Mardi 04 juin
09:00

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PC03
09:00 - 18:00

Formation Pré-Congrès Médecins
Abords thoraciques en Médecine d'Urgence
Etat de choc, Pneumologie, Thérapeutique, Traumatologie

Coordonnateur : Mathieu COBLENCE (Coordonnateur, Quincy-sous-Sénart)
Conférencier : Mathieu COBLENCE (Chirurgien) (Conférencier, Quincy-sous-Sénart)
1. Abords thoraciques en Médecine d'Urgence
-indications et gestes à connaitre
-formation théorique et pratique
-gestion des drains thoraciques
2. Mise à jour : urgences thoraciques et vasculaires
Salles 320-321-322-323-324
Mercredi 05 juin
08:45

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CM27
08:45 - 10:15

Conférence Médecins
Hémorragie digestive haute
Gastro-entérologie, Thérapeutique, Triage

Modérateurs : Xavier DEMAISON (Médecin Adjoint) (Saint-Mandé), Jean-Philippe DESCLEFS (Médecin urgentiste) (Paris)
Coordonnateur : Pierre-Clément THIEBAUD (Coordonnateur, Paris)
Où l'on fera un tour d'horizon des actualités et débats dans l'hémorragie digestive haute. De la consultation initiale à l'endoscopie, en passant par la thérapeutique et la physiopath', vous saurez tout sur cette urgence digestive relativement fréquente et potentiellement grave.
08:45 - 09:07 Prise en charge ambulatoire. Pierre-Clément THIEBAUD (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Paris)
09:07 - 09:29 IPP, quelles preuves ? Nicolas JAVAUD (PU-PH) (Conférencier, Colombes)
09:29 - 09:51 L'endoscopie, dans quel délai ? Mathias RÉTORET (Praticien hospitalier) (Conférencier, Tours)
09:51 - 10:13 Spécificités du patient suspect d'hypertension portale. Marie DUPUY (Praticien Hospitalier Contractuel) (Conférencier, Clermont-Ferrand)
Salle 241

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CLM11
08:45 - 10:15

Communications Libres Médecins
Cœur et vaisseaux
Cardiologie - Insuffisance coronarienne - IDM - SCA, Cardiologie - Maladie thromboembolique - EP - Phlébite, Neurologie

Modérateurs : Bahram CHAYBANY (praticien hospitalier) (Lille), Jonathan DUCHENNE (Chef de Département) (Aurillac)
08:45 - 08:56 #39024 - CP01 Premières données de "vraie vie" d’accès à la thrombectomie en France. Registre EFFECT.
CP01 Premières données de "vraie vie" d’accès à la thrombectomie en France. Registre EFFECT.

Introduction La thrombectomie a fondamentalement modifié la prise en charge des AVC. Le parcours patient demeure peu évalué. C’était l’objectif de ce travail. Méthodes Registre prospectif, multicentrique (22 centres) sur les dispositifs de thrombectomie – réalisé à la demande de l’HAS Inclusion : thrombectomie Paramètres : démographie, vecteur, NIHSS, imagerie, étiologie, chronologie, complications et mortalité à H24 Critères de jugement : délai de thrombectomie et évolution Résultats 1035 patients inclus : 542 (52%) hommes et 493 (48%) femmes, d’âge moyen : 71±14 ans Vecteur. SAMU : 618 (60%), pompiers : 154 (15%) et autre ou inconnu : 263 (25%) cas Accès direct en neuroradio-interventionnelle dans 453 (44%) cas (Figure) NIHSS à arrivée : 15±7 Topographie. Infarctus antérieur : 955 (92%), postérieur : 64 (6%), autre ou inconnu : 16 (2%) Lésion. M1 : 553 (53%), M2 : 143 (14%), carotide interne : 130 (13%), autre, multiple ou inconnu : 209 (20%) Etiologie. Cardio-embolique : 457 (44%), autre, multiple ou inconnu : 398 (38%) Thrombolyse avant thrombectomie : 497 (48%) Evolution. NIHSS : 597 (58%) amélioré, 75 (7%) inchangé et 19 (18%) dégradé Hémorragie intracrânienne symptomatique à H24 : 63 (6%) Mortalité H24 : 19 (2%) Délais : figure Conclusion Dans 44% des cas l’accès à la thrombectomie était direct avec un délai moyen de 3,5 heures. Quand ce n’était pas le cas, le délai était de plus de 5 heures. Le transport par le SAMU était le plus fréquent. Amélioration obtenue chez 58% des patients.

Aucun
Frédéric LAPOSTOLLE (Bobigny), Stéphanie DEGROOTE, Bertrand LAPERGUE, Hubert DESAL
08:56 - 09:07 #39070 - CP02 Caractéristiques et suivi à 30 jours des patients de moins de 40 ans consultant aux Urgences pour douleur thoracique aiguë non traumatique.
CP02 Caractéristiques et suivi à 30 jours des patients de moins de 40 ans consultant aux Urgences pour douleur thoracique aiguë non traumatique.

Introduction. La douleur thoracique, motif fréquent de consultation aux urgences, concerne dans 14% des cas des patients de moins de 40 ans. L’objectif de cette étude était d’étudier les caractéristiques, le parcours de soins et le devenir à 30 jours des patients de moins de 40 ans consultant aux urgences pour douleur thoracique aigüe. Matériel et Méthode. Étude de cohorte, réalisée entre le 6 août 2022 et le 16 mars 2023 aux urgences du CHU de Rouen, incluant les patients âgés de 18 ans à 40 ans qui consultaient pour douleur thoracique aigüe. Les données démographiques, les examens complémentaires réalisés, le diagnostic et l’orientation ont d’abord été recueillis de manière rétrospective puis les patients ont ensuite été rappelés par téléphone afin de réaliser un suivi à 30 jours de leur consultation. Après la description de la population, une analyse comparative stratifiée selon le statut de reconsultation puis une régression logistique ont été réalisés. Résultats. Entre le 6 août 2022 et le 16 mars 2023, 1041 patients de moins de 40 ans ont consulté aux urgences du CHU de Rouen pour douleur thoracique. Parmi eux, 847 présentaient les critères d’inclusion et 504 ont bénéficié d’un suivi à 30 jours et ont donc été inclus. Au sein de cette population, 230 (45,6%) étaient de sexe masculin, 119 (38,4 %) présentaient un tabagisme actif et 259 (51,4%) présentaient une douleur supérieure à 7/10. Concernant les examens réalisés, 451 (96,8%) patients ont bénéficié d’un électrocardiogramme, 364 (72,2%) d’une radiographie de thorax et 411 (81,7%) d’un examen biologique qui étaient interprétés comme normaux dans 87,7%, 92,3% et 81,7% des cas respectivement. A la sortie des urgences, 238 patients (47,2%) n’avaient pas de diagnostic établi. Au cours du suivi à 30 jours, 36 patients (7,2%) ont déclaré avoir reconsulté dans un service d’urgence, sans différence démographique ou de réalisation d’examens complémentaires aux urgences avec ceux n’ayant pas reconsulté. La récidive d’une douleur était associée à une reconsultation dans les 30 jours (OR 10,1 IC95% 2,39-42,54). Conclusion. Bien que de nombreux examens soient réalisés chez les patients de moins de 40 ans consultant pour douleur thoracique, peu de patients reconsulte aux urgences alors que près de la moitié d’entre eux sort des urgences sans diagnostic établi. La récidive d’une douleur thoracique rend 10 fois plus probable la reconsultation dans un service d’urgence.

Il n'y a pas de conflits d'intérêt
Bastien GUERNION (Rouen), Melanie ROUSSEL, Luc-Marie JOLY, Cédric DAMM, Alix DELAMARE-FAUVEL
09:18 - 09:29 #39174 - CP04 La thrombose veineuse profonde aux urgences : facteurs de risque prédictifs du syndrome post-thrombotique.
CP04 La thrombose veineuse profonde aux urgences : facteurs de risque prédictifs du syndrome post-thrombotique.

Introduction : la thrombose veineuse profonde (TVP) des membres inférieurs demeure une condition fréquemment rencontrée aux urgences. Malgré les avancées thérapeutiques, ses complications notamment le syndrome post-thrombotique (SPT) persistent, engendrant des coûts économiques et sociaux élevés. Notre étude visait à repérer les facteurs de risque prédictifs de SPT chez les patients admis aux urgences pour une TVP des membres inférieurs Méthodes : Il s’agissait d’une étude prospective et descriptive menée au service d’urgence sur 5 ans et 9 mois (mars 2017 - décembre 2022). Inclusion des patients âgés de plus de 18 ans vus aux urgences pour une TVP confirmée par échographie doppler des membres inférieurs. Nous avons recueilli les données anamnestiques, cliniques et évolutives. Le diagnostic du SPT était retenu au cours du suivi à 1, 3, 6 et 12 mois du diagnostic en calculant le score de VILLALTA. Une valeur supérieure ou égale à 5 confirmait le SPT. Une analyse multivariée a été effectuée pour identifier les facteurs indépendamment liés à l’apparition d’un SPT. Résultats : Nous avons inclus 158 patients. L’âge moyen était de 58±17 ans avec un genre-ratio à 1,17. Le nombre moyen des facteurs de risque de la maladie thromboembolique était de 3 ±1,7. La douleur était le motif de consultation dans 85,4% des cas. La TVP était fréquente en automne (62%). Le siège proximal était retrouvé dans 64% des TVP. Le SPT a été constaté chez 105 patients (67%) ayant un ’âge moyen de 60±19 ans avec un genre-ratio à 1,9. Le score de VILLALTA moyen était de 7±2. Le SPT était léger chez 70,5%. Les facteurs prédictifs de SPT étaient: l’âge supérieur à 60 ans (OR ajusté=4,5 ; IC95%[2 ;9] ;p=0,002), la présence de varices (OR ajusté=4 ; IC95% [1,5 ;8,3] ; p=0,002), la présence d’érythème et de chaleur (OR ajusté=3 ; IC95% [1,4 ;6] ; p=0,009) et la non compliance à la compression élastique (OR ajusté=6,4 ;IC95%[3 ;13]; p<0,001). Conclusion : Le SPT était fréquemment observé (66,5% des patients). L’âge supérieur à 60 ans, la présence des varices, d’érythème et chaleur et la non-compliance à la compression élastique étaient les facteurs associés à l’apparition de SPT.

Aucun
Nouha HAMOUDA, Fedya ELAYECH, Raja FADHEL, Chaima MESKINI, Rihab ARFI, Rihab DAOUD, Hanen GHAZALI, Ines CHERMITI (Ben Arous, Tunisie)
09:29 - 09:40 #39209 - CP05 Étude qualitative multicentrique sur l'utilisation du score PERC aux Urgences.
CP05 Étude qualitative multicentrique sur l'utilisation du score PERC aux Urgences.

Introduction : La prescription d'angioscanners pour la recherche d’embolie pulmonaire (EP) augmente malgré la validation de scores permettant d’éviter les investigations complémentaires inutiles. L’objectif de l’étude était d’analyser les raisons de prescriptions de D-Dimères non conformes aux recommandations. Matériels et méthode : Étude qualitative, multicentrique réalisée dans deux CH et un CHU. Un repérage par le laboratoire analysant les D-Dimères a permis d’identifier les patients à faible risque d’EP avec un score PERC négatif. Des entretiens semi-dirigés avec les prescripteurs (seniors ou internes) dans la semaine suivant la prescription, explorant la connaissance et l'opinion sur les scores (notamment le PERC), le motif de prescription des D-dimères "hors recommandations" et l'attitude habituelle des professionnels vis-à-vis des scores ont été réalisés. Les entretiens ont ensuite été retranscrits et analysés indépendamment par trois praticiens, dont deux urgentistes. Les analyses ont permis d'identifier les thèmes évoqués par les prescripteurs et les obstacles à l'utilisation des scores. Résultats : Parmi les 58 entretiens réalisés, les barrières à l’utilisation du PERC notées étaient : la peur de manquer le diagnostic d’EP (perçue comme grave et trompeuse), les scores jugés insuffisamment fiables pour éliminer le diagnostic, la crainte d’un risque médico-légal même en respectant les recommandations, une connaissance insuffisante du score PERC, l’absence de contrainte perçue provenant des praticiens séniors, mais aussi de l’institution, à éviter les prescriptions non pertinentes, la conviction d’accélérer ainsi la prise en charge. Conclusion : La prescription non pertinente de D-dimères aux urgences chez des patients à faible risque d’EP était liée aux organisations de travail et à la perception de l’EP comme pathologie grave et trompeuse exposant le prescripteur à un risque médico-légal individuel. Un outil de prescription conditionnant le dosage de D-dimères au résultat d’un score compatible, l’organisation de réunion d’actualisation des compétences, ou la redéfinition du rôle du médecin d’accueil et d’orientation pourraient contribuer à améliorer la pertinence de cette prescription.
Lovaniaina RAMAHALEO (Montivilliers), Céline MALASSIGNE, Julien JEANNELLE, Xavier LAKERMANCE, Luc-Marie JOLY, Quentin FOUBERT, Véronique MERLE
09:40 - 09:51 #39338 - CP06 Voie veineuse périphérique : identification des facteurs influençant la "perfusabilité". Etude PERFID.
CP06 Voie veineuse périphérique : identification des facteurs influençant la "perfusabilité". Etude PERFID.

Introduction La mise en place d’une voie veineuse périphérique est précédée d’une évaluation subjective de sa faisabilité = ‘perfusabilité’. Ces facteurs de ‘perfusabilité’ sont inconnus. Nous avons souhaité identifier ces facteurs parmi des ceux connus pour être associés ou supposés être associés à la ‘perfusabilité’. Méthodes Inclusion : volontaires sains lors de séances de formation / simulation. Procédure : ‘perfusabilité’ évaluée subjectivement (échelle de 1 à 100) par deux observateurs après mise en place du garrot pendant 3 minutes. Procédure standardisée (position du volontaire, du garrot…) réalisée (selon randomisation) à droite et à gauche avec garrot sur bras et avant-bras. Paramètre : genre, sexe, IMC, latéralité, activité physique, température cutanée. Critère de jugement : haute ‘perfusabilité’ correspondant au 25% percentiles de ‘perfusabilité’ maximale. Analyse : multivariée pour critères avec p<0,2 en univarié. Résultats 400 procédures sur 56 (28%) hommes et 144 (72%) femmes, d’âge médian 31 (27-38) ans. La ‘perfusabilité’ haute était plus fréquente chez l’homme, quand l’âge et le poids diminuaient, quand la température cutanée augmentait et que le garrot était sur le bras. Détails dans la figure. Autres critères (observateur, latéralité, activité physique) non significatifs. Conclusion A côté ces critères connus pour être associés à la ‘perfusabilité’ (âge, genre, poids), la position du garrot et la température cutanée étaient déterminants.

Aucun
Pierre-Marie DONZE (Bobigny), Léa FERNANDES, Elodie SCHNEIDER, Aubry SAINT-CAST, Lisa WEISSLINGER, Anne-Laure FERAL-PIERSSENS, Tomislav PETROVIC, Frédéric LAPOSTOLLE
09:51 - 10:02 #39365 - CP07 Patients avec œdème aigu des poumons aux Urgences : apport du Pulmonary edema prognostic score.
CP07 Patients avec œdème aigu des poumons aux Urgences : apport du Pulmonary edema prognostic score.

Introduction : L’œdème aigu des poumons (OAP) d’origine cardiogénique représente une urgence diagnostique et thérapeutique, qui peut mettre en jeu le pronostic vital des patients à très court terme. Le pulmonary edema prognostic score (PEPS score) est un score clinico-biologique qui a été proposé pour prédire la mortalité précoce des patients avec OAP cardiogénique. L’objectif de notre étude était d’évaluer la valeur pronostique du PEPS chez les patients admis aux urgences pour prise en charge d’un OAP d’origine cardiogénique. Méthodes : Il s’agissait d’une étude prospective, descriptive et analytique, menée sur une période de 18 mois. Nous avons inclus tous les patients admis aux urgences pour prise en charge d’un OAP d’origine cardiogénique avec recueil des données épidémiocliniques, biologiques, et évolutives. Nous avons calculé le score PEPS de tous les patients à l’admission. Une analyse de la courbe ROC du PEPS a été effectuée. Résultats : Nous avons inclus 211 patients. L’âge moyen était de 72±10 ans. Le sexe ratio était de 1,06. Les principaux antécédents pathologiques des patients étaient : l’hypertension artérielle (73,5%), le diabète (48,6%), l’insuffisance coronaire (34,6%) et l’insuffisance cardiaque (30,8%). Cent-quatre-vingt-cinq patients (87,7%) représentaient en détresse respiratoire aigüe à l’admission. L’OAP était causé essentiellement par une poussée hypertensive (CS1) ou un évènement ischémique (CS4) dans respectivement 36,4 % et 31,8 % des cas. Concernant les items du score PEPS : 36,4% des patients présentaient un infarctus de myocarde, 22,3% avaient une fréquence cardiaque ≥ 115 bpm, 39,3% avaient une pression artérielle systolique ≤130 mmHg et 30% avaient un taux de globules blancs ≥ 11,500 mm³. La médiane du score PEPS calculé était de 1 [0-4]. Douze patients (5,7%) avaient un score PEPS≥3. La mortalité précoce aux urgences était de 11,4%. Un score PEPS ≥3 apparait comme un facteur prédictif de mortalité précoce aux urgences en analyse univariée (p<0,001, OR=13, IC95%=[6,79-28,4]). L’aire sous la courbe ROC du score PEPS était de 0,74 (p<0,01, IC95%=[0,64-0,85]). Conclusion : Le score PEPS est un score pronostique, facile à calculer aux urgences à partir de données clinico-biologiques qui permettrait de prédire la mortalité intra-hospitalière précoce des patients admis pour prise en charge d’un OAP cardiogénique.

Aucun
Wiem DEMNI, Wided BAHRIA, Youssef ZOUAGHI, Intissar BOUSSAID, Dorra ABDELHEDI, Khaireddine JEMAI (Tunis, Tunisie), Nour Elhouda NOUIRA
10:02 - 10:13 #39560 - CP08 Facteurs prédictifs de survenue de complications chez les patients admis pour une décompensation cardiaque mis sous ventilation en pression positive continue (CPAP).
CP08 Facteurs prédictifs de survenue de complications chez les patients admis pour une décompensation cardiaque mis sous ventilation en pression positive continue (CPAP).

Introduction Le recours à la ventilation en pression positive continue (CPAP) lors d'une décompensation cardiaque est une pratique courante. Ce support ventilatoire peut être associé à des complications pouvant être mineures liées principalement à l’interface ou plus importants liées à la pression et au débit. L’objectif de cette étude était d’identifier les facteurs prédictifs de survenue de complications chez les patients admis pour une décompensation cardiaque et mis sous CPAP. Méthodes Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique sur une période de deux ans. Nous avons inclus les patients admis pour une décompensation cardiaque nécessitant le recours au CPAP. Nous avons recueilli les paramètres épidémiologiques, cliniques et biologiques. Le critère de jugement principal était la survenue des complications sous CPAP (hypotension artérielle, érosion cutanée, sécheresse buccale, vomissements, épigastralgies et pneumothorax). Nous avons comparé deux groupes : patients présentant une complication sous CPAP (G1) versus patients n’ayant pas présenté de complication (G2). Nous avons mené une analyse univariée puis multivariée afin d’identifier les facteurs prédictifs de survenue de complications. Résultats Nous avons inclus 170 patients. L’âge moyen était de 68+/-12 ans et le genre-ratio à 1, 3. Les comorbidités les plus observées étaient : l’hypertension artérielle (68%), le diabète (52%), l’insuffisance coronarienne (33%),l’insuffisance cardiaque (28%), l’insuffisance rénale (22%), la fibrillation auriculaire (22%) et la broncho-pneumopathie chronique constrictive (20% des cas). La mortalité intra-hospitalière était de 3%. G1 comportait 118 patients (69%) et G2) comportait 52 patients (31%). Les complications étaient (%) : sècheresse buccale (46%), érosion cutanée (20%), vomissements (12%), hypotension artérielle (3%), épigastralgies (2%). Aucun cas de pneumothorax n’a été enregistré. L’analyse multivariée a identifié deux facteurs prédictifs de survenue de complications qui sont la BPCO et la présence de douleurs thoraciques (OR ajusté ; [IC 95%] ; p) : Pour la BPCO (0,667 ; [0,447-0,997] ; 0,048) et pour les douleurs thoraciques (2,116 ; [1,216-3,684] ; 0,008). Conclusion Les résultats de notre étude ont montré que l’apparition de complications chez les patients sous CPAP pour une décompensation cardiaque étaient fréquentes mais t non graves. Le terrain et la symptomatologie initiale conditionne l’apparition de ces complications.

Aucun
Ines CHERMITI (Ben Arous, Tunisie), Kamel JLALI, Youssef HMIDI, Raja FADHEL, Sana BELFKIH, Shayma HAMZA, Hanène GHAZALI, Sami SOUISSI
Salle 242A

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SI15
08:45 - 10:15

Session Interactive Médecins
Best-of des articles
Jeunes, Recherche

Coordonnateur : Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Rouen)
Où vous seront présentés les meilleurs articles de l'année en Médecine d'Urgence
08:45 - 10:15 Best-of des articles. Yonathan FREUND (PUPH) (Conférencier, Paris), Youri YORDANOV (Médecin) (Conférencier, Paris), François-Xavier DUCHATEAU (Médecin) (Conférencier, Paris)
Salle 251

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CLM01
08:45 - 10:15

Communications Libres Médecins
Arrêt cardiaque
Arrêt cardio-respiratoire ACR

Modérateurs : Emmanuelle DEUTSCH (Cadre superieur de santé Cellule SSE -NRBCE ESRR 67) (Strasbourg), Charles Henri HOUZE-CERFON (Praticien hospitalier) (Toulouse)
08:45 - 08:57 #39020 - CP09 Pronostic neurologique des arrêts cardiaques dans les zones de montagne.
CP09 Pronostic neurologique des arrêts cardiaques dans les zones de montagne.

Introduction : Les zones de montagne représentent un défi majeur pour la chaîne de survie en cas d'arrêt cardiaque extra-hospitalier (ACEH). Dans cette étude, nous avons distingué les ACEH survenant sur les pistes de ski (Sur-P), avec des équipes de secouristes dédiées, et ceux survenant hors des pistes de ski (Hors-P), en dehors du domaine skiable. L’objectif de cette étude était de comparer les taux de survie avec un bon pronostic neurologique dans ces deux situations par rapport aux arrêts cardiaques survenant dans d’autres endroits (AE). Matériel et Méthode : Nous avons analysé les données, collectées de manière prospective du registre des arrêts cardiaques du Réseau Nord Alpin des Urgences (RENAU) de 2015 à 2021. Notre critère principal était la survie à 30 jours avec un score de 1 ou 2 sur l'échelle de catégorie de performance cérébrale (CPC). Une analyse multivariée a été réalisée afin d’ajuster nos résultats sur le sexe, l’âge, la réalisation d’un massage cardiaque par un témoin, le rythme initial, le temps entre l’appel et le premier choc délivré, la saison et l’étiologie de l’arrêt cardiaque. Résultats : Au total, 9 589 ACEH ont été inclus : 213 dans le groupe Sur-P, 141 dans le groupe Hors-P et 9 235 dans le groupe AE. L'étiologie cardiaque était plus fréquente pour les arrêts cardiaques Sur-P (Sur-P : 68,9 % vs Hors-P : 51,1 % vs AE : 66,7 %, p < 0,001), tandis que les arrêts cardiaques hors des pistes étaient plus souvent secondaires à une étiologie traumatique (Hors-P : 39,7 % vs Sur-P : 21,7 % vs AE : 7,7 %, p < 0,001). L'utilisation d'un défibrillateur automatisé externe avant l'arrivée des secouristes était plus faible hors des pistes par rapport au reste de la population (Sur-P : 15,2 % vs AE : 4,5 % vs Hors-P : 3,7 % ; p < 0,002). Dans l'analyse multivariée, un arrêt cardiaque survenant sur piste est un facteur positif de survie à 30 jours avec un bon pronostic neurologique (CPC 1 ou 2), retrouvant un odds-ratio ajusté de 1,96 (IC 95 % : 1,02–3,75 ; p = 0,04). Au contraire, les arrêts cardiaques hors des pistes de ski avaient un odds-ratio ajusté de 0,88 (IC 95 % : 0,28 – 2,72 ; p = 0,82). Conclusion : Les ACEH survenant sur les pistes de ski étaient associés à une amélioration de la survie avec un bon pronostic neurologique à 30 jours, tandis que les ACEH survenant en dehors des pistes de ski étaient associés à une diminution de la survie avec un bon pronostic neurologique.

Les auteurs n'ont aucun conflit d'intérêt à déclarer en lien avec cette étude.
Nicolas SEGOND (Grenoble), Damien VIGLINO, Hélène DUHEM, Céline VIGNERON, Cécile VALLOT, Dominique SAVARY, Alexandre BELLIER, Guillaume DEBATY
08:57 - 09:09 #39152 - CP10 Déterminants de la fuite vasculaire post arrêt cardiaque.
CP10 Déterminants de la fuite vasculaire post arrêt cardiaque.

Introduction: Il existe une fuite vasculaire majeure dans les suite d’un arrêt cardiaque récupéré (ACR), imposant le remplissage massif des patients les plus sévères, qu’on sait très délétère. Elle est liée au syndrome de réponse inflammatoire systémique (SIRS) induit par les lésions d’ischémie-reperfusion, mais ses déterminants restent mal caractérisés chez l’homme, et aucun traitement n’est disponible actuellement pour la contrôler. Lors d’une étude précédente, nous avons isolé par RNAseq 38 gènes exprimés par les monocytes circulants de patients présentant une fuite majeure post-ACR. Parmi eux, celui codant pour la “protéine P” (anonymisée du fait d'un brevet en cours de dépôt), est massivement surexprimé (x56) chez ces patients. Nous avons par ailleurs confirmé une forte association entre le taux circulant à l’admission de la Protéine-P et le remplissage reçu par les patients en post-ACR, dans une cohorte de validation de 52 patients. L’objectif de cette étude était de caractériser l’effet de la Protéine-P sur la fuite vasculaire post-ACR. Méthodes: Les effets de la Protéine-P recombinante ont été analysés dans un modèle d’ACR ressuscité chez la souris, comportant un no-flow et un low-flow de 8 minutes chacun. Résultats: In vivo, nous confirmons une fuite vasculaire importante dans tous les organes après la reprise d’une activité circulatoire spontanée (ROSC). L’injection de Protéine-P recombinante au début de la réanimation (après le no-flow) entraîne une réduction drastique de cette fuite, quantifiée par l’extravasation de traceurs fluorescents. En accord avec la réduction de l’oedème myocardique observé, la fonction myocardique des souris est fortement améliorée par l’injection de Protéine-P. Enfin, les souris ayant reçu la protéine présentent une survie nettement améliorée (40% vs. 0%, p<0.0001). Conclusions: Ces résultats démontrent que la Protéine-P, isolée à partir de prélèvements humains, est un régulateur majeur de la fuite vasculaire, et un traitement prometteur pour la contrôler en post-ACR.

Advisory board F4-Pharma, Findimmune, Lascco. Grant obtenu auprès du PHRC pour l'évaluation chez l'homme d'un inhibiteur spécifique de la fuite vasculaire en post arrêt cardiaque
Alexandre RUTAULT, Emmanuelle GUÉRIN, Iris MARANGON, Cyrielle DESNOS, Alain COMBES, Pierre-Louis THARAUX, Stéphane GERMAIN, Nicolas BRÉCHOT (Paris)
09:09 - 09:21 #39158 - CP11 Bilan à un an de la mise en place des citoyens de choc équipés de défibrillateurs semi-automatiques personnels pour optimiser la prise en charge des arrêts cardiorespiratoires extrahospitaliers.
CP11 Bilan à un an de la mise en place des citoyens de choc équipés de défibrillateurs semi-automatiques personnels pour optimiser la prise en charge des arrêts cardiorespiratoires extrahospitaliers.

Introduction : La défibrillation précoce au cours de l’arrêt cardiaque (ACR) extra-hospitalier est un déterminant majeur de sa survie. Sa réalisation dans les 3 à 5 premières minutes permettrait l’obtention d’un taux de survie jusqu’à 70%. Afin d’optimiser ces délais il est primordial que cette défibrillation soit réalisée par des sauveteurs entraînés. Elle est aujourd’hui insuffisamment réalisée. C’est pourquoi nous avons mis en place en mai 2022 des “citoyens de choc”, équipés d’un défibrillateur semi-automatique (DSA) portable et formés à leurs utilisations. Nous faisons désormais le bilan de ce dispositif à un an. Matériels et Méthodes : Un partenariat entre la ville d’Angers, l’application smartphone SAUVLife et le CHU d’Angers a permis d’équiper des citoyens sauveteurs de leurs propres DSA. En cas d’ACR à Angers et dans un rayon de 1 km autour du citoyen de choc, ceux-ci étaient déclenchés par le SAMU. Notre étude observationnelle rétrospective évalue le taux d’apport de DSA sur les lieux de l’ACR et leur utilisation. Résultats : 50 citoyens de choc ont été formé et déployé à Angers. De mai 2022 à mai 2023, 88 ACR sont survenus à Angers (56,4/100,000 habitants). Pour 40 ACR (40/88, 45%), aucun citoyen sauveteur n’a pu être déployé, avec la réalisation d’une réanimation cardiopulmonaire de base par des témoins pour 21 d’entre eux (21/40, 52%), incluant une seule utilisation de DSA (1/40, 2,5%). Les 48 autres ACR bénéficièrent de l’envoi d’au moins un citoyen sauveteur. Pour 9 d’entre eux un citoyen de choc fut déclenché, avec la pose de 6 DSA (6/9, 66,7%). Trois récupérations d’une activité circulatoire spontanée (RACS) furent constatées (3/9, 33%). Pour les 39 autres ACR avec envoi de citoyens sauveteurs sans DSA, 5 DSA (5/39, 12,8%) furent posés. A noter qu’un citoyen de choc a également été déclenché en dehors d’Angers, permettant l’utilisation de son DSA et une RACS. Discussion : Le faible nombre d’ACR et la grande variété de leurs étiologies rendent impossible l’établissement d’un lien de cause à effet entre le déploiement de citoyens de choc et le taux de RACS. Cependant, nous savons que les rythmes choquables sont fortement associés à de meilleurs taux de survie. Nous sommes donc satisfaits que notre système de citoyens de choc permette une utilisation plus fréquente des DSA. Conclusion : le déploiement de citoyens de choc permet un apport plus fréquent des DSA sur le lieu de l’ACR et permet une optimisation conséquente des chances de RACS.

aucun
Emma SOKPOH (Angers), Dominique SAVARY, Delphine DOUILLET, François MORIN
09:21 - 09:33 #39226 - CP12 Evaluation de la filière "Extra Corporeal Life Support " : une étude rétrospective au SAMU 76A (2014-2022).
CP12 Evaluation de la filière "Extra Corporeal Life Support " : une étude rétrospective au SAMU 76A (2014-2022).

Introduction. L’Extra Corporeal Life Support (ECLS) est une assistance circulatoire employée dans l’arrêt cardiaque. En 2014, une filière a été créée au SAMU 76A afin prendre en charge les patients éligibles à une l'ECLS selon les critères suivants : un âge inférieur à 65 ans, une absence de comorbidité, un no flow < 5 minutes, un rythme choquable ou des signes de réveil pendant la réanimation, une Etco2 > 10 mmHg et un low flow inférieur à 60 minutes. L'objectif de cette étude était d'analyser les facteurs influençant l’éligibilité et l’inclusion dans cette filière. Méthode. Étude rétrospective monocentrique réalisée au SAMU 76A incluant la totalité des patients de moins de 65 ans pris en charge en SMUR pour un arrêt cardiaque non traumatique entre juillet 2014 et juillet 2022. Les morts inattendues du nourrisson étaient exclues. Les données étaient recueillies à partir du Registre Électronique des Arrêts Cardiaques (RéAc) un registre national permettant un retour d’analyse de données de chaque SMUR participant. L’éligibilité, l'inclusion et le suivi des patients de la filière ECLS étaient étudiées avec une analyse descriptive. Une analyse comparative (test du khi2) a été réalisée entre les patients éligibles et les patients inclus dans la filière ECLS. Résultats. Entre le 1er juillet 2014 et le 1er juillet 2022, 3048 arrêts cardiaques non traumatiques ont été recensés et 979 (32%) concernaient des patients de moins de 65 ans. On comptait 51 patients (5%) entrant dans la filière ECLS. Parmi eux, 40 (78%) ont finalement été canulés tandis que 11 (22%) ont été récusés. Dans la filière ECLS, 33 (3%) patients étaient éligibles mais non inclus. Les patients canulés étaient plus jeunes (44,3 vs 15,5 ans vs 52,3 vs10,9 ans, p=0,01) et moins pris en charge sur le temps de garde (45,0 vs 75,7%, p=0,001) que les patients éligibles à l’ECLS mais non inclus dans la filière. Il n’était pas mis en évidence de différence entre les deux groupes en termes de no flow, de rythme initial, de nombre de chocs délivrés, et d’EtCO2. Parmi les 40 patients canulés, 33 (82,5%) ont survécu à 24h, 5 (12,5%) sont sortis vivant de réanimation et 4 (10%) ont survécu sans séquelle neurologique (score CPC 1 ou 2). Conclusion. L'évaluation de la filière ECLS du SAMU 76A retrouve des patients plus jeunes, essentiellement inclus en dehors des périodes de gardes, ouvrant des pistes d’amélioration concernant la prise en charge et l’inclusion des patients éligibles à une ECLS.

aucun
Alexandre JARDEL (Rouen), Alix DELAMARE, Mélanie ROUSSEL, Luc-Marie JOLY, Gerald SEJOURNE, Zoe DEMAILLY, Cedric DAMM, Christelle DAGRON
09:33 - 09:45 #39322 - CP13 Déterminants des délais d’arrivée des équipes SMUR dans l’arrêt cardiaque extrahospitalier et associations pronostiques : de fortes inégalités territoriales d’accès aux soins urgents. Étude de cohorte rétrospective nationale.
CP13 Déterminants des délais d’arrivée des équipes SMUR dans l’arrêt cardiaque extrahospitalier et associations pronostiques : de fortes inégalités territoriales d’accès aux soins urgents. Étude de cohorte rétrospective nationale.

Introduction : Le délai d’arrivée des équipes de secours est un facteur pronostique dans l’arrêt cardiaque extrahospitalier (ACEH). Ses déterminants combinent des variables géographiques (milieu urbain, rural, isolé, immeubles de grande hauteur, zones complexes) et socioéconomiques. Cependant, l’interaction entre ces deux dimensions reste mal explorée. L’objectif de ce travail était de décrire et analyser les associations entre déterminants géographiques et socioéconomiques. Méthodes : Etude de cohorte rétrospective, multicentrique, nationale, tirée du registre national des arrêts cardiaques en France (RéAC). Étaient inclus les ACEH non traumatiques de l’adulte (≥ 18 ans) recensés entre 2011 et 2019. L’adresse d’intervention était rapportée à une catégorie d’îlot regroupé pour l’information statistique (IRIS ; urbain vs. rural) ainsi qu’à un quintile du score Français de défavorisation socioéconomique (French-EDI, Q1 : moins défavorisé, Q5 : plus défavorisé). Après analyses descriptives, les associations entre le délai d’arrivée du SMUR, le type de d’IRIS, et l’EDI des lieux d’intervention étaient modélisées par des modèles mixtes multiniveaux de régressions linéaires uni puis multivariées. Résultats : Au total, 76 493 patients étaient inclus, d’âge médian 71 ans (écart interquartile, [59 ;82]). La majorité des patients étaient de sexe masculin (49 680, 65%) et en milieu urbain (52 542, 86%). Après analyses multivariées, il existait un gradient d’allongement des délais SMUR entre milieu urbain favorisé (Q1) et rural défavorisé (Q5). Le délai d’arrivée du SMUR s’allongeait de 7.57 minutes (IC95% 5.66 à 9.48, p<0.001) pour les arrêts cardiaques en zone rurale et défavorisée (RURAL-ED5), était raccourci de -4.99 minutes (IC95% -5.71 à -4.27, p<0.001) pour les arrêts cardiaques en zone urbaine et favorisée (URBAIN-EDI1), et était également raccourci de -6.23 minutes (-6.89 à -5.57, p<0.001) pour les arrêts cardiaques en zone urbaine et défavorisée (URBAIN-ED5). Conclusion : Les délais d’arrivée des SMUR étaient plus longs en zone rurale qu’en zone urbaine en France, avec une interaction forte avec le niveau socio-économique des lieux d’intervention.

Aucun
Fadi Hillary MINKA (PARIS), Etienne AUDUREAU, Sally Oceane MINKA, Valentine CANON, Herve HUBERT, Patrick PLAISANCE, Anthony CHAUVIN, Heidet MATTHIEU
09:45 - 09:57 #39333 - CP14 Détection des patients en mort évidente par la régulation médicale.
CP14 Détection des patients en mort évidente par la régulation médicale.

Introduction: Dans un système préhospitalier aux ressources limitées, il est nécessaire d'optimiser au mieux l'utilisation des moyens à disposition. La capacité de la régulation d'identifier les situations pour lesquelles une réanimation est futile permet une gestion plus efficiente des ressources. L'objectif de cette étude est de mesurer la performance de la régulation pour détecter les morts évidentes. Méthode: Etude rétrospective, monocentrique, sur 18 mois. Lors d'une suspicion d'un arrêt cardiaque récent, une ambulance avec médicalisation doit être engagée. En cas de doute sur la présence d'une mort évidente, la régulation peut engager une ambulance seule avec signaux prioritaires pour « une levée de doute ». Devant des signes de mort évidente (corps froid dans un environnement tempéré ou rigidité des membres ou lividités spontanément décrites par le témoin), la régulation peut envoyer un médecin de garde, voire une ambulance sans signaux prioritaires si un soutien est nécessaire pour les témoins. Tous les appels classifiés comme « suspicion d’arrêt cardiaque » par la régulation ont été inclus. Ces appels comprennent les patients inconscients et en apnée, ainsi que les suspicions de mort évidente. Ils ont été réécoutés et analysés via une grille de lecture de 44 variables par des infirmières de recherche. Résultats : 1004 appels ont été inclus. La régulation a recherché activement des signes de mort évidente dans 20.9% de ces appels. Dans 89 (8.9%) des situations, des moyens non-urgents ont été envoyés. 9 patients ont néanmoins bénéficié de manœuvres de réanimation, 5 en raison d’information erronées de la part de l’appelant et dans 4 situations la réanimation a rapidement été interrompue sur site. Dans les 915 autres situations (81.1%) des moyens prioritaires ont été engagés dont 255 situations pour lesquelles les secours sur site n’ont pas débuté de réanimation. La détection de la mort évidente par la régulation était de 23.9%, elle augmente à 33.1% lorsque des signes cliniques de mort évidente sont activement recherchés. La sensibilité pour détecter les arrêts cardiaques nécessitant une réanimation s’est élevée elle à 98.7%. Conclusion : La détection des arrêts cardiaque nécessitant l’engagement de moyens prioritaires est performante. Une recherche plus systématique des signes de mort évidente au téléphone permettrait d’améliorer l’efficience du système en diminuant l’engagement de moyens non nécessaires.

aucun
Fabrice DAMI (LAUSANNE, Suisse), Loïc JASPARD
09:57 - 10:09 #39395 - CP15 Quel témoin d’un arrêt cardiaque permet d’augmenter la survie ?
CP15 Quel témoin d’un arrêt cardiaque permet d’augmenter la survie ?

introduction : L’intervention rapide des témoins d’un arrêt cardiaque extrahospitalier (ACEH) permettent d’améliorer la survie. L'objectif de notre étude est de déterminer était de déterminer si le type de relation entre le témoin et la victime était associée à la survie après un ACEH. Materiel et méthodes : Etude réalisée sur le RéAC entre 2011 et 2023. Nous avons inclus les patients pour lesquels un témoin était présent et pour lesquels une réanimation par le SMUR avait été initiée. Les témoins ont été catégorisés comme des membres de la famille, d'autres témoins non secouristes, des secouristes professionnels en dehors de leur service ou des professionnels de santé en dehors de leur service. Le critère de jugement principal était la survie à 30 jours avec un résultat neurologique favorable (catégorie de performance cérébrale 1 ou 2). Résultats : Parmi les 89 861 cas d'ACEH analysés, les membres de la famille constituaient le groupe le plus important de témoins (69,2 %). Par rapport aux témoins non membres de la famille, le statut de témoin familial était associé à un taux de déclenchement de la RCP plus faible, à un temps de non-écoulement plus long et à des taux de survie à 30 jours plus faibles. Plus précisément, les cas d'ACEH avec des témoins non membres de la famille avaient 1,3 fois plus de chance de survivre 30 jours après l’ACEH avec un CPC 1 ou 2 que les cas avec des témoins membres de la famille. Le statut de témoin médicalement formé (secouristes professionnels et professionnels de la santé qui ne sont pas en service) était associé à des taux plus élevés d'initiation à la RCP et de survie à 30 jours, par rapport aux profanes non formés. Conclusions : La survie après un ACEH semble être associée au type de témoin. Bien que les membres de la famille soient les témoins les plus fréquents, ils sont moins susceptibles de commencer la RCP et de voir la victime de l'ACEH survivre. Les efforts visant à augmenter le taux de survie après un ACEH devraient inclure des interventions ciblées (telles que des programmes d'éducation et de formation du public) qui soulignent l'importance d'une RCP précoce et de l'utilisation d'un défibrillateur par les membres de la famille.

aucun
Hizia BENKERROU (Lille), Martin LAFRANCE, Ramy AZZOUZ, Matthieu HEIDET, Morgan RECHER, Marguerite LOCKHART, Hervé HUBERT, Valentine CANON
Salle 252A
09:15

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CM14
09:15 - 10:15

Conférence Médecins - Pour / Contre
Scoop and run vs stay and treat dans l'AC, les systèmes sont-ils si différents ?
Arrêt cardio-respiratoire ACR, Organisation SAMU/SMUR

Modérateurs : Pierre CARLI (Pr Emérite) (Paris), Alice HUTIN (PH) (Paris)
Coordonnateur : Alice HUTIN (Coordonnateur, Paris)
On oppose souvent les systèmes préhospitaliers mais en pratique sont-ils si différents lors de la prise en charge d'un arrêt cardiaque extra-hospitalier?
09:15 - 09:45 Scoop and run. Lionel LAMHAUT (Responsable d'unité) (Conférencier, Paris)
09:45 - 10:15 Stay and treat. Guillaume DEBATY (Chef de service du SAMU de l’Isère) (Conférencier, Grenoble)
Amphi Havane

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SI14
09:15 - 10:15

Session Interactive Médecins
Ces médicaments de l'urgence : comment fonctionnent-ils ?
Jeunes, Toxicologie

Coordonnateur : Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Rouen)
Venez tester vos connaissances en pharamcologie sur les médicaments que vous utilisez au quotidien
09:15 - 10:15 Ces médicaments de l'urgence : comment fonctionnent-ils ? Frédéric LAPOSTOLLE (PU-PH) (Conférencier, Bobigny)
Salle 342A

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CM07
09:15 - 10:15

Conférence Médecins
Urgences ORL
Evaluation Services d'Urgences, Infectiologie - Sepsis, Jeunes, Neurologie

Modérateurs : Alix DELAMARE FAUVEL (Chef de Clinique Assistant) (Rouen), Gael GHENO (Chef de service) (Annecy)
Coordonnateur : Xavier COMBES (Coordonnateur, Bordeaux)
Les pathologies ORL sont très fréquentes aux Urgences.
Vous verrez comment différencier un vertige et une paralysie faciale périphérique d'une affection neurologique centrale.
Epistaxis, ça saigne encore malgré le tamponnement antérieur, que faire.... Angine, inciser ou simplement des antibiotiques ....
09:15 - 09:30 Vertiges aux Urgences. Elena-Laura LEMAITRE (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Strasbourg)
09:30 - 09:45 Epistaxis. Ines CHERMITI (Assistant Professor) (Conférencier, Ben Arous, Tunisie)
09:45 - 10:00 Phlegmon et angines. Anna CRAMBERT (praticien hospitalier) (Conférencier, Clamart)
10:00 - 10:15 Paralysie faciale périphérique. Amaury GOSSIOME (PHC) (Conférencier, Lyon)
Salle Maillot
11:00

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CM20
11:00 - 12:00

Conférence Médecins
Scores, biomarqueurs ou clinique : mon cœur balance
Marqueurs biologiques - Biomarqueurs, Monitorage

Modérateurs : Pierre HAUSFATER (Chef de service) (Paris), Mathias WARGON (Chef de Service) (Saint-Denis)
Coordonnateur : Céline OCCELLI (Coordonnateur, Nice)
Examen clinique, utilisation de scores ou de biomarqueurs ... venez discuter des outils les plus pertinents dans le diagnostic ou l'évaluation pronostic de ces pathologies
11:00 - 11:15 Dans le sepsis. Yonathan FREUND (PUPH) (Conférencier, Paris)
11:15 - 11:30 Dans la douleur thoracique. Thomas MOUMNEH (Assistant Professor) (Conférencier, Tours)
11:30 - 11:45 Dans la dyspnée aiguë. Frédéric BALEN (Médecin) (Conférencier, Toulouse)
11:45 - 12:00 Dans l'état de choc. Céline OCCELLI (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Nice)
Amphi Havane

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CM13
11:00 - 12:30

Conférence Médecins
Le médico-légal : c'est quoi, c'est qui ?
Médecin, Médico-légal, Organisation Services d'Urgences, Profession - Métier, Psychologue

Modérateurs : Jean Marie BONNEC (Praticien Hospitalier) (Narbonne), Papa GUEYE (Directeur Médical) (Fort de France, Martinique)
Coordonnateur : Matthieu HEIDET (Coordonnateur, Créteil)
Ça fait peur, c'est chronophage ou c'est obscur... C'est pourtant simple à la lumière de l'expertise de nos intervenants, qui nous aideront à mieux appréhender les démarches médico-légales en intra ou en extrahospitalier, et qui nous éclaireront sur les filières multidisciplinaires aux frontières de la médecine, de la psychologie, de la justice et de la sécurité.
11:00 - 11:22 Les urgences médico-judiciaires : j'en attends quoi ? Laurène DUFAYET (Médecin légiste) (Conférencier, Paris)
11:22 - 11:44 Certificats initiaux, garde à vue, non-admission : je fais quoi, je mets combien d'ITT ? Didier HONNART (MEDECIN) (Conférencier, Dijon)
11:44 - 12:06 Les violences conjugales : quelles filières ? Pierre-Alexis RAYNAL (CDS SAU) (Conférencier, Paris)
12:06 - 12:28 Dois-je mettre un obstacle médicolégal ? Pauline SAINT MARTIN (PUPH, chef de service) (Conférencier, Tours)
Salle 241

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CLM12
11:00 - 12:30

Communications Libres Médecins
Régulation
Régulation

Modérateurs : Nicolas JUZAN (medecin) (Paris), Eric TENTILLIER (directeur médical du CFARM) (Bordeaux)
11:00 - 11:11 #39086 - CP16 Évaluation du raisonnement clinique et de la prise de décision en régulation médicale : élaboration de tests de concordance de script audios pour les internes de médecine d’urgence.
CP16 Évaluation du raisonnement clinique et de la prise de décision en régulation médicale : élaboration de tests de concordance de script audios pour les internes de médecine d’urgence.

Introduction : Par la reconnaissance parfois difficile, d’indices permettant de catégoriser des situations très variables, la formation à la régulation médicale est un défi. En explorant le raisonnement clinique en situation d’incertitude, les tests de concordance de script (TCS) pourraient être un mode d’évaluation pertinent de la formation des internes de médecine d’urgence à la régulation. L’objectif de l’étude était de créer et de tester un outil d’évaluation par TCS issus d’enregistrements de régulations médicales (DRM) authentiques. Matériels et Méthodes : Les critères de sélection des enregistrements de régulation étaient : langue française ; discours intelligible ; situation présentant un caractère d’incertitude. Les critères d’exclusion étaient : enregistrement incomplet ou de mauvaise qualité, situation déjà traitée. Les enregistrements ont été découpés et assemblés afin de respecter une durée maximale de 45 secondes pour la vignette clinique et 15 secondes pour l’information supplémentaire. Les TCS créés ont été présentés à un panel de 26 experts régulateurs de 10 ans d’expérience exerçant au SAMU d’Amiens, Lille ou Rouen. Les questions ont ensuite été administrées en ligne à 109 participants internes, docteurs juniors ou séniors de médecine d’urgence. La validité du test était évaluée par le calcul du coefficient alpha de Cronbach, et la performance des questions évaluée par une analyse de variance à un facteur (ANOVA) et de corrélation des réponses des experts. Résultats : Sur 1214 DRM, 80 ont été choisis pour leurs intérêts thématiques.15 DRM ont été retenus et déclinés en TCS. 16 experts et 61 participants ont répondu aux 45 items en 32 min en moyenne pour un score moyen de 67,8/100. Le coefficient alpha de Cronbach de 0,48 est inférieur au seuil de 0,8 requis. La variance des réponses d’experts était faible (<0,5) pour 10 items, moyenne ou élevée pour 17 ou 18 items. La corrélation était élevée (>0,15) pour 30 items, moyenne ou mauvaise pour 16 items. Conclusion : Bien que la validité du test n’atteigne pas les seuils pour une utilisation certificative, les résultats encouragent à utiliser le test dans un cadre formatif et à poursuivre le développement de TCS de régulation médicale au moyen d’enregistrements authentiques.

Aucun
Mathilde MARIEL (Rouen), Louis SIBERT, Mathieu BEN HADDOUR, Luc-Marie JOLY, Cédric DAMM, Gérald SÉJOURNÉ
11:11 - 11:22 #39113 - CP17 Impact d'un protocole de conseils avec envoi d'un SMS en régulation médicale pour les fièvres non graves de l'enfant.
CP17 Impact d'un protocole de conseils avec envoi d'un SMS en régulation médicale pour les fièvres non graves de l'enfant.

Introduction : Notre étude souhaitait déterminer si l’utilisation d’un protocole de conseils standardisés au SAMU-Centre 15 pour les fièvres bénignes de l’enfant, avec envoi aux appelants d’un SMS de conseils, permettait une diminution du nombre de consultations non nécessaires aux urgences ou dans le secteur libéral, une diminution du taux de rappel au Centre 15, et avait un impact sur la compréhension des conseils et la satisfaction des appelants. Méthodes : Enquête de pratique, observationnelle prospective monocentrique menée au CRRA de Haute-Savoie. Les appels concernant les fièvres bénignes de l’enfant ont été comparés sur des périodes de 2 semaines chacune, avant et après l’instauration du protocole. Le critère de jugement principal était le nombre d’enfants ayant nécessité un contact médical pour le même motif dans les 7 jours suivant l’appel initial. Les critères de jugement secondaires étaient les caractéristiques de l’appel, de l’appelant et du patient, la compréhension des conseils, l’observance de l’appelant, la satisfaction des appelants, le nombre de rappel au 15 pour le même motif dans les 7 jours, la mortalité toute cause ou hospitalisation dans les 7 jours suivants l’appel. Résultats : 182 appels ont été inclus dans l’étude. L’utilisation du protocole était associée à un risque relatif de contact médical dans les 7 jours à 0.85 (IC 95%, 0.71 ; 1.01, p = 0.061), avec une diminution significative de consultation en médecine de ville (p = 0.046). Lorsque le SMS de conseils était lu par l’appelant, le nombre de rappels au 15 dans les 7 jours était significativement diminué (p = 0.039). La compréhension des conseils était améliorée par l’utilisation du protocole (RR = 1.38 ; IC 95% 1.16-1.63 ; p < 0.001). Nous n’avons pas retrouvé de différence significative sur la satisfaction de l’appelant, le nombre de consultations aux urgences, d’hospitalisation ou de mortalité avec l’utilisation du protocole. Conclusion : La mise en place d’un protocole en régulation médicale pour les fièvres bénignes de l’enfant avec envoi de SMS de conseils à l’appelant montre une tendance à un bénéfice de cet outil. De plus amples investigations sont nécessaires pour confirmer ces données dans cette indication afin de pouvoir généraliser cette pratique et envisager de l’étendre à d’autres pathologies fréquentes et bénignes dans les centres d’appels des SAMU Centre 15.

aucun
Clara GODET (Annecy), Mathieu ARTAUD, Nicolas LUCET, Tristan DELORY, Hugo SCHMIT
11:22 - 11:33 #39115 - CP18 Impact du transport héliporté versus terrestre dans la prise en charge des patients atteints d’une pathologie cardiovasculaire aiguë : une revue systématique et méta-analyse.
CP18 Impact du transport héliporté versus terrestre dans la prise en charge des patients atteints d’une pathologie cardiovasculaire aiguë : une revue systématique et méta-analyse.

Introduction : les pathologies cardiovasculaires aiguës (infarctus du myocarde, dissection aortique) sont des urgences médicales majeures nécessitant une prise en charge rapide et adapté. En médecine d’urgence, le transport héliporté et le transport terrestre sont couramment utilisés. L’objectif était d’évaluer l’impact du transport héliporté, versus terrestre, chez les patients présentant un infarctus du myocarde ou une dissection aortique à travers une revue systématique. Matériel et méthode : le recueil d’articles a été effectué sur les bases de données PUBMED, CENTRAL, EMBASE et GOOGLE SCHOLAR. La revue a été réalisée en accord avec les guidelines PRISMA. Les données d’intérêt ont été extraites et organisées indépendamment par deux auteurs selon un tableau constitué des mêmes critères. Les outcomes retenus étaient la mortalité intra-hospitalière, la mortalité à 30 jours, la survenue de complications médicales ainsi que le temps d’accès et la distance au plateau technique. Le score EPHPP a été utilisé pour l’évaluation de la qualité. Résultats : vingt-neuf articles ont été inclus dans la revue systématique, dont douze ont été retenus pour la méta-analyse selon leur design d’étude et les variables analysées. Aucune différence significative n’a été mise en évidence sur la mortalité intra-hospitalière (RR : 0.97 [0.89, 1.05] ; 7 articles ; p = 0.41 ; I2 : 0%), ni sur la mortalité à 30 jours (RR : 0.70 [0.45, 1.08] ; 3 articles ; p = 0.11 ; I2 : 0%). Aucun impact n’a été retrouvé sur l’incidence des complications médicales (RR : 0.87 [0.41, 1.83] ; 5 articles ; p = 0.72 ; I2 : 87%). L'utilisation du transport héliporté diminuait significativement les délais de prise en charge des patients, quel que soit les intervalles étudiés. Cependant, la méta-analyse n'a pas pu être réalisée en raison de la variabilité importante des données mesurées. Conclusion : l’utilisation du vecteur héliporté retrouvait une tendance à la réduction de la mortalité intra-hospitalière, de la mortalité à 30 jours et de la survenue de complications médicales, sans résultat significatif observé. En revanche, le transport héliporté permettait une réduction significative des délais de prise en charge des patients. Toutefois, il est complexe de généraliser ces résultats en raison des particularités géographiques et organisationnelles propres à chaque territoire.

Je n'ai aucun conflit d'intérêt
Marie LAVROFF (Besancon), Tania MARX, Abdo KHOURY
11:33 - 11:44 #39205 - CP19 Etude E-ECG : Prévalence des Electro-Cardiogramme (ECG) pathologiques réalisés par les secouristes et télétransmis au Centre 15. Une étude rétrospective monocentrique. Résultats préliminaires.
CP19 Etude E-ECG : Prévalence des Electro-Cardiogramme (ECG) pathologiques réalisés par les secouristes et télétransmis au Centre 15. Une étude rétrospective monocentrique. Résultats préliminaires.

Introduction : La régulation médicale d’un appel pour douleur thoracique ou malaise peut s’avérer difficile en cas de présentation clinique atypique. La télémédecine est un enjeu émergent de la permanence de soins et les pompiers sont autorisés sur prescription médicale à télétransmettre un électrocardiogramme (E-ECG). Une étude descriptive observationnelle, rétrospective, monocentrique a été réalisée pour évaluer l’intérêt de l’E-ECG par les secouristes des véhicules de secours à victimes (VSAV) suite à sa mise en œuvre dans notre service. Objectif : Évaluer la prévalence des anomalies électrocardiographiques aigues (troubles de la repolarisation, troubles de conduction, troubles du rythme (TDR) en lien avec les symptômes) sur les ECG télétransmis au centre 15 par les secouristes. Méthode : Les ECG télétransmis au centre 15 ainsi que les dossiers de régulation médicale ont été analysés. Les critères d’exclusion étaient : ECG non-interprétables, absence de diagnostic ECG de la part du régulateur, moyens médicaux déclenchés en anticipation. Le critère de jugement principal était les anomalies ECG relevées par le régulateur (ECG +) et définies par des troubles de la repolarisation, des troubles du rythme ou des troubles de la conduction pouvant expliquer les symptômes décrit par le patient. Les critères de jugement secondaires étaient : -Motifs d’appel justifiant la prescription d’E-ECG : douleur thoracique/ malaise/ palpitations/ autre -Nombres de SMUR envoyés après la régulation et l’analyse E-ECG. -Modification d’orientation du patient après E-ECG : Inclusion dans une filière cardiologique -Qualité de l’E-ECG : prévalence des E-ECG jugés ininterprétables par le médecin régulateur. Résultats : Entre le 1er janvier 2023 et le 30 septembre 2023, 618 E-ECG ont été réalisés. A date de soumission, 250 dossiers ont été analysés, dont 69 (27,6%) ECG étaient non interprétés. L’âge moyen de la population était de 55,79 ans, dont 31% (n =77) de femmes et 69% (n = 173) d’homme. L’E-ECG était positif dans 28% (n=51) des cas dont 11% (n=20) de troubles de la repolarisation (3 diagnostics de syndrome coronarien aigu (SCA) ST+, 10 diagnostics de SCA non ST +), n=13 troubles de la conduction, n = 18 TDR. Un moyen médical a été déclenché après E-ECG dans 9,39% (n=17) des cas. Après E -ECG, il y a eu 7,7% (n=14) d’inclusions directes en filière cardiologique. Conclusion : Les résultats complets seront présentés en juin 2024.

neant
Mathilde CORBU, Julien GALANT (Marseille), Nicolas CAZES, Pierre Alexis BALAZ, Rachid KANTAR, Daniel MEYRAND, Aurelien RENARD, Cédric BOUTILLIER DU RETAIL
11:44 - 11:55 #39258 - CP20 Relation entre l’état émotionnel de l’appelant et la gravité de la situation en régulation médicale : étude prospective.
CP20 Relation entre l’état émotionnel de l’appelant et la gravité de la situation en régulation médicale : étude prospective.

Introduction : La régulation des appels au SAMU Centre 15 est un exercice délicat, qui s’appuie sur l’obtention d’informations capitales en un temps restreint. La communication peut être difficile, notamment lorsque l’appelant est en détresse émotionnelle. Notre objectif est d’étudier la relation entre l’état émotionnel de l’appelant ressenti par l’Assistant de Régulation Médicale (ARM) et la gravité de la situation. Méthode : Etude prospective, observationnelle, réalisée de février-mai 2023 au Centre 15 (validée par IRB), incluant les appels régulés par l’ARM (sauf appel par un mineur, communication impossible (barrière de la langue ou compréhension), appel régulé par les régulateurs libéraux, dentistes et SDIS, appel pour l’envoi de Forces de l’Ordre ou transferts secondaires). Apres 15j de familiarisation à l’utilisation de l’échelle Emotional Content and Cooperation Score, l’ARM évalue l’état émotionnel de l’appelant dès l’appel initial (5 niveaux, ECCS1 : voix normale à ECCS5 : incontrôlable/hystérique). Le critère de jugement est la gravité de la situation définie par le devenir (admission soins critiques ou décès). Les liens entre ECCS et les paramètres de régulation (priorisation P0-P2, décision R1-R4, cotation post bilan B0-B3) sont testées, les performances de l’ECCS calculées. Résultats : 805 des 1134 appels inclus par 27 (63% de l’effectif) ARMs (63% femmes, expérience médiane 3 (2-8) ans) sont analysés. L’appelant (58% femmes) est un proche (42%), le patient (24%) ou un professionnel de santé (16%). L’état émotionnel de l’appelant ressenti par l’ARM est classé : ECCS 4 (2%), ECCS 3 (6%), ECCS 2 (28%) et ECCS 1 (64%). Le devenir est grave dans 3% cas : 12 décès, 13 admissions soins critiques. Le niveau émotionnel de l’appelant ressenti par l’ARM augmente avec la gravité (test de tendance Cochran-Armitage, p = 0.0007). L’ECCS (seuil ECCS2) a une sensibilité de 68%, spécificité de 65% et VPN de 98% pour prédire le devenir grave (ROC AUC = 67%, [IC95 56 ; 79]). L’ECCS est modérément corrélée à la priorisation p (spearman -0.18, p<0.0001), et à la décision r (spearman -0.13, p=0.0002), mais pas à la cotation B (Spearman = 0.03, p =0.43). Conclusion : Cette étude montre que l’état émotionnel de l’appelant ressenti par l’ARM, dès l’appel initial au Centre 15, reflète la gravité de la situation. L’échelle ECCS pourrait être un outil d’aide décisionnel en régulation, sous reserve de validation.

Aucun
Ng Ping Cheung MARIE CHRISTINA (Montpellier), Juline BERINGER, Lionel MOULIS, Benoit MILAN, Blaise DEBIEN, Richard BABEAU, Sophie LEFEBVRE, Mustapha SEBBANE
11:55 - 12:06 #39260 - CP21 Pertinence des engagements de moyens préhospitaliers sans régulation médicale préalable déclenchés par les assistants de régulation médicale : étude rétrospective au SAMU centre 15.
CP21 Pertinence des engagements de moyens préhospitaliers sans régulation médicale préalable déclenchés par les assistants de régulation médicale : étude rétrospective au SAMU centre 15.

Introduction : Les assistants de régulation médicale (ARM) occupent une place importante au SAMU centre 15. L’engagement réflexe des moyens par les ARM, sans régulation médicale permet une réponse sans délai. L'objectif de l’étude est d'évaluer la pertinence des engagements réflexes de moyens préhospitaliers par les ARM dès la prise d’appel, sans régulation médicale préalable. Méthodes : Étude monocentrique, rétrospective incluant les patients âgés de plus de 15 ans pris en charge au SAMU-centre 15 avec engagement réflexe d’un SMUR, ATSU, VSAV, dirigés vers le CHU ou laissés sur place, sur 2 semaines tirées au sort en 2022. La gravité clinique est définie par le décès préhospitalier ou l’admission directe en soins critiques. Les associations entre les variables de la prise en charge (priorisation ARM (P), décision MRH (R) et cotation B post bilan) et la gravité clinique sont analysées par régression linéaire ou test exact de Fisher. Les délais sont comparés avec le test de Kruskal-Wallis. Résultats : 236 dossiers sont analysés. La priorisation de l’ARM est P0 (14%), P1(39%), P2(47%). 66 (28%) patients sont graves (34 (14%) décès, 32 (14%) admissions soins critiques). Les patients classés P0 ou P1 présentent un surrisque de gravité par rapport aux P2 : odds ratio de 201 [41 ; 999] et 5 [2; 13], respectivement. La priorisation P0-P2 varie avec la gravité clinique (patients graves : P0=47%, P1=41%, P2=12% vs patients non graves : P0=1%, P1=38%, P2=61% ; p<0.001), les décisions R par le MRH (p<0.001) et B post bilan (p<0.001), le type de moyen engagés (SMUR, ATSU, VSAV, p<0.001), l’admission ou pas à l’hôpital (p<0.001), le service d’admission (p<0.001), et le motif d’appel (p <0.001). Les délais de décision (P0=2,98 (± 3,19) min, P1=3,12 (± 2,17) min, P2=3,58 (± 3,02) min) ; p=0,076) et d’engagement (P0=4,78 (± 4,62) min, P1=7,04 (± 7,06) min, P2=5,94 (± 4,4) min ; p=0.188), et l’expérience de l’ARM (p=0.11) ne semblent pas différer en fonction de la priorisation P. Conclusion : Les ARM jouent un rôle crucial dans l'identification précoce de patients en situation critique. Les engagements de moyens anticipés par les ARM sont adaptés, et déterminants dans l’amélioration de la morbi-mortalité préhospitalière des patients graves, probablement avec un gain de temps précieux à l’engagement précoce de l’effecteur.

Aucun
Sara BENYAHIA (Montpellier), Solene BROUILLONNET, David SAMBATI, Lionel MOULIS, Margit FOLSCHVEILLER, Sophie LEFEBVRE, Hakim SAID, Mustapha SEBBANE
12:06 - 12:17 #39274 - CP22 Impact de la régulation médicale sur l’orientation des patients par le médecin du SAMU centre 15 : étude rétrospective.
CP22 Impact de la régulation médicale sur l’orientation des patients par le médecin du SAMU centre 15 : étude rétrospective.

Introduction : Dans un contexte d’accroissement et de vieillissement de la population française, l’engorgement des services d’urgences est un problème de santé publique majeur. Le Service d’accès Aux Soins (SAS) est un nouveau dispositif déployé pour faciliter l’accès aux soins non programmé des patients en ville et ainsi limiter le recours systématique aux structures d’urgence. L’objectif de ce travail est d’évaluer l’incidence de l’orientation vers une structure hospitalière des patients relevant d’un simple conseil médical comparé aux patients nécessitant une prise en charge urgente et d’explorer les facteurs possiblement associés à l’orientation vers un établissement de santé. Méthode : Étude rétrospective sur données des dossiers de régulation médicale extraites sur une semaine type (21 - 27 novembre 2022), au centre des appels d’urgence d’un SAMU de CHU (sauf appels pour transferts inter-intra hospitaliers). Deux groupes de patients sont comparés en fonction de la catégorisation du médecin régulateur (décision R4 vs R1-3). Le critère de jugement principal est l’orientation vers un établissement de santé du département des patients lors d’un appel au centre 15. Les critères de jugement secondaires sont l’impact de la zone d’appel rurale ou urbaine et l’heure d’appel (journée 8h-18h /soirée 18h-00h / nuit profonde 00h-8h). Résultats : 4226 patients sont analysés (ratio H/F 0.91, âge 44 (± 30 ans) ans, dont 2113 (50%) classés R4. Les patients R4 diffèrent des patients R1-R3 par le sexe (femme 55% vs 49%) , l’âge (27 (5-57) ans vs 64 (33-82)), l’orientation. 651/2113 (31%) patients R4 ont été orientés vers un établissement de santé malgré leur catégorisation en conseil médical (motifs médecine (38%), pédiatrie (25%), traumatologie (15%), Sars-cov-2 (2.6%)). Les patients R4 sont orientés vers un établissement de santé en nuit profonde (37% des R4), soirée (30%) et journée (29%) versus 67 %, 67% et 76 % pour les patients catégorisés R2-R3. Les zones rurales sont plus génératrices de consultations non programmées que les zones urbaines. Conclusion : Notre travail montre que près d’un tiers des patients classés R4 par le médecin régulateur ont nécessité une consultation non programmée dans un établissement de santé. Cette demande est plus importante la nuit profonde et dans les zones rurales. Le SAS pourrait représenter une réponse partielle à cette demande de soins non programmés.

Aucun
Edouard Charles BARINET (Montpellier), Yann INSERRA, Bruno LEHODEY, Simon LEGERE, Yoav MAMAN, Elodie VANDEVILLE, Emmanuel GUEDJ, Mustapha SEBBANE
12:17 - 12:28 #39438 - CP23 Etude de la validité externe du score SCARE concernant la survenue de Syndromes Coronariens Aigus lors de la régulation médicale des douleurs thoraciques par le SAMU 08.
CP23 Etude de la validité externe du score SCARE concernant la survenue de Syndromes Coronariens Aigus lors de la régulation médicale des douleurs thoraciques par le SAMU 08.

Introduction : La régulation médicale d’une douleur thoracique non traumatique est un acte difficile du fait de la multitude des diagnostics potentiels. L’enjeu est de ne pas méconnaître un Syndrome Coronarien Aigu (SCA) nécessitant une prise en charge médicale urgente tout en évitant un sur-triage. Le score SCARE est un outil prédictif de SCA utilisable en régulation et basé sur l’âge, le sexe, le tabagisme, la présence d’une douleur coronarienne typique, d’une douleur inaugurale ou de sueurs et sur la conviction du médecin régulateur. Il permet de classer les patients en groupe à bas, intermédiaire ou haut risque de SCA et pourrait être une aide décisionnelle pour le médecin régulateur. Matériel et Méthode : Il s’agit d’une étude prospective monocentrique menée au CRRA-15 du SAMU 08. L’objectif principal était de déterminer les performances diagnostiques du score SCARE parmi les patients appelant pour une douleur thoracique. Le score SCARE calculé à partir des informations recueillies à l’appel a été comparé au diagnostic final posé par le médecin prenant en charge le patient, par l’élaboration d’une courbe ROC et calcul de l’AUC. Résultats : 194 patients ont été inclus du 2 octobre au 16 novembre 2023, dont 32 (16%) avec un diagnostic confirmé de SCA. Parmi les patients souffrant d’un SCA, 24 (75%) ont été pris en charge par un SMUR. La performance diagnostique du score SCARE par l'AUC de la courbe ROC est de 0,80 [IC95 0,73 – 0,87]. Pour un seuil à 26 (seuil de bas risque), la sensibilité est de 100% [IC95 89,1 - 100%], et la spécificité de 45,1% [IC95 37,2 - 53,1%]. Pour un seuil à 36 (seuil de risque élevé), la sensibilité est de 71,9% [IC95 53,3 - 86,3%] et la spécificité de 70,4% [IC95 62,7 - 77,3%]. L’utilisation du score est optimale pour un seuil à 26 avec un indice de Youden à 0,45. La conviction du médecin régulateur a quant à elle une AUC de 0,71 [IC95 0,62 – 0,80]. Conclusion : Dans notre étude, le score SCARE présente de bonnes performances diagnostiques pour la prédiction de SCA lors d’un appel pour douleur thoracique non traumatique et pourrait être une aide décisionnelle à disposition du médecin régulateur. Afin de faciliter son utilisation, un calculateur en ligne a été créé et est disponible à l’adresse suivante : scare.univ-reims.fr . L’utilisation en pratique courante de ce score devra être évaluée par des études randomisées.

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Augustine LEMOINE (Charleville-Mézières), Xavier FONTAINE, Camille DUVAL, Mathilde QUIRIN
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Coordonnateur : Xavier BOBBIA (Coordonnateur, Montpellier)
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Modérateurs : Jérôme BOKOBZA (PH) (Paris), Florence DUPRIEZ (Médecin) (Bruxelles, Belgique)
11:00 - 11:12 #38557 - CP106 Effet d'un bloc fémoral échoguidé précoce sur la consommation préopératoire d'opioïdes des patients ayant une fracture de la hanche aux urgences : un essai randomisé.
CP106 Effet d'un bloc fémoral échoguidé précoce sur la consommation préopératoire d'opioïdes des patients ayant une fracture de la hanche aux urgences : un essai randomisé.

Introduction : Le bloc échoguidé du nerf fémoral est aujourd’hui recommandé dans le cadre d'une analgésie multimodale pour les patients ayant une fracture de la hanche. L’objectif de l’étude était d'évaluer l'effet d'un bloc fémoral échoguidé réalisé précocement par les urgentistes, comme alternative à une titration de morphine, sur la consommation totale d'opioïdes en préopératoire, en comparaison avec une antalgie initiale standard. Matériel et Méthode : Essai randomisé-contrôlé, en ouvert, mené dans un service d’urgences avec des patients ayant une fracture du col ou du trochanter fémoral et un score de douleur ≥ 7 points sur 10 à l’arrivée. Les patients étaient randomisés concernant l’analgésie initiale : soit avec un bloc fémoral échoguidé, soit avec une antalgie standard adaptée au score de douleur. Après cette intervention, le traitement antalgique était identique dans les deux groupes jusqu’à la sortie de l’hôpital, et conforme aux recommandations internationales. Le critère principal était la consommation préopératoire d'opioïdes, tronquée à la 48e h après l’arrivée et convertie en milligrammes d’équivalents de morphine (MME). Les critères secondaires étaient le délai de soulagement de la douleur, le délai de reprise de la marche, la consommation d'opioïdes en intra-hospitalier et la survenue d'effets indésirables liés aux opioïdes et au bloc en intra-hospitalier. Les critères exploratoires comprenaient la facilité et la durée de la procédure. Résultats : Nous avons randomisé 35 patients : 17 pour une antalgie standard et 18 pour un bloc échoguidé du nerf fémoral, parmi lesquels 30 ont complété le protocole. La médiane de la consommation d'opioïdes en préopératoire était réduite de 60 % dans le groupe bloc par rapport au groupe standard (6 MME [3-9] vs. 15 MME [11-18]), avec une différence de consommation de 9 MME (IC 95 % : 3 à 14, P<0,001). Pendant l’hospitalisation, la consommation d'opioïdes était réduite de 56 % dans le groupe bloc par rapport au groupe standard, avec une différence de consommation de 11,5 MME (IC à 95 % : 0,5 à 22). La fréquence des effets indésirables des opioïdes était réduite de 40 % (IC à 95 % : 5,1 à 74,9) dans le groupe bloc par rapport au groupe standard. Aucun effet indésirable du bloc n'a été détecté. Conclusion : Le bloc échoguidé du nerf fémoral réalisé précocement permet de réduire la consommation d'opioïdes en préopératoire, sans retarder le délai de soulagement de la douleur aux urgences.

Aucun.
Camille GERLIER (Paris), Rami MIJAHED, Audrey FELS, Samir BEKKA, Romain COURSEAU, Anne-Lyse SYNGH, Olivier GANANSIA, Gilles CHATELLIER
11:12 - 11:24 #38719 - CP107 Évaluation de la courbe d'apprentissage de la pratique du bloc fémoral échoguidé pour les praticiens du SAU de l'HIA LAVERAN.
CP107 Évaluation de la courbe d'apprentissage de la pratique du bloc fémoral échoguidé pour les praticiens du SAU de l'HIA LAVERAN.

Introduction : Il est recommandé depuis 2016 que l’urgentiste soit capable de réaliser un bloc fémoral échoguidé (BFE) afin de soulager un patient victime d’une fracture de l’extrémité supérieure du fémur (FESF) qui se présente aux urgences. Après une courte formation (théorique et repérage anatomique sous échographie) nous avons évalué la courbe d’apprentissage de la pratique du BFE par des médecins urgentistes novices en anesthésie loco-régionale écho-guidée. Matériel et méthodes : Étude prospective monocentrique incluant tout patient victime d’une FESF avec une indication de réalisation d’un BFE aux urgences et ayant consenti à participer à l’étude. Chaque médecin urgentiste était chronométré et évalué par un médecin anesthésiste ou urgentiste diplômé au cours de la réalisation du BFE au moyen d’une grille d’évaluation connue de tous. Ce dernier était en mesure de reprendre la main à tout instant si nécessaire. Les critères d’installation du praticien et de réalisation technique du geste étaient respectivement notés sur 10 et 14 et considérés comme acquis si la note était respectivement supérieure ou égale à 8 et à 11. Résultats : Quarante-huit BFE ont été réalisés entre mai 2021 et décembre 2022 par 16 praticiens différents. Aucun effet secondaire lié à la réalisation du geste ni à l’administration d’agents anesthésiques locaux n’a été rapporté. L’acquisition de l’installation du praticien était acquise en moyenne dès le deuxième BFE (p<0,01) et la technique d’échoguidage à partir du quatrième BFE (p=0,02). Le temps total moyen de réalisation du BFE variait de 16 minutes au 1er geste à 11 minutes au 6ème geste sans qu’il n’y ait de différence statistiquement significative (p=0,3). Au moment de la réalisation du geste, 38% des patients avaient une douleur avec une EN supérieure à 3 contre seulement 10% des patients à 30 minutes du geste. Discussion : La courbe d’apprentissage du BFE est très rapide avec une acquisition (installation et réalisation technique) dès la 4ème réalisation. Son temps de réalisation semble plafonner à 10 minutes malgré la répétition du geste. Ce temps incompressible est à mettre en balance avec celui gagné par l’absence d’aller-retours auprès du patient pour le soulager par administration itérative d’antalgiques et par la qualité de la prise en charge de la douleur offerte au patient. Conclusion : L’apprentissage du BFE chez un médecin novice est simple et rapide et sa réalisation semble peu risquée.

aucun
Domitille LE RAY, Cécile BUJON, Aurélien RENARD, Nicolas CAZES, Camille MARTINET (Marseille), François TOPIN, Olga MAURIN, Bertrand PRUNET
11:24 - 11:36 #38959 - CP108 Performance de l’échographie clinique réalisée par le médecin urgentiste dans le diagnostic d’insuffisance rénale aiguë obstructive : Etude IRASMU.
CP108 Performance de l’échographie clinique réalisée par le médecin urgentiste dans le diagnostic d’insuffisance rénale aiguë obstructive : Etude IRASMU.

Introduction : L’insuffisance rénale aiguë (IRA) se définit par une augmentation de 1,5 fois la créatinine de base, connue ou estimée par calcul. Les recommandations préconisent de débuter l’exploration de toute IRA par une imagerie des voies urinaires à la recherche d’une cause obstructive par la visualisation de dilatation des cavités pyélocalicielles (DPC). Dans ce contexte, l’échographie clinique de médecine d’urgence (ECMU) des voies urinaires pourrait se révéler utile. L’objectif principal de ce travail était d’en évaluer les performances. Méthode : Il s’agit d’une étude prospective monocentrique menée de juin 2021 à juin 2023. Les patients admis aux urgences présentant une IRA au bilan biologique étaient éligibles et bénéficiaient d’une ECMU des voies urinaires. Le critère de jugement principal était une origine obstructive à l’IRA, adjudiqué par lecture des dossiers complets des patients par deux experts (urologue et néphrologue), en aveugle des résultats de l’ECMU. Résultats : 129 patients ont été inclus dont 22 (17%) présentaient une IRA obstructive. Les performances de l’ECMU dans le diagnostic d’IRA obstructive sont représentés dans le Tableau 1. Conclusion : L’ECMU présente une valeur prédictive négative satisfaisante pour éliminer une origine obstructive à une IRA (VPN = 98%). Cependant, sa valeur prédictive positive (VPP = 61%) doit inciter à compléter par une imagerie radiologique pour affirmer le caractère obstructif et l’origine de l’obstacle.

Aucun
Louise DRUMARE (Toulouse)
11:36 - 11:48 #39031 - CP109 Comparaison des variations de l’ITV pulmonaire comparées à celles de l’ITV sous-aortique au cours du remplissage vasculaire dans le sepsis : étude prospective bicentrique.
CP109 Comparaison des variations de l’ITV pulmonaire comparées à celles de l’ITV sous-aortique au cours du remplissage vasculaire dans le sepsis : étude prospective bicentrique.

Introduction : le remplissage vasculaire (RV) est un élément essentiel de la prise en charge du sepsis. La volodépendance peut être définie comme la variation d’ITV de plus de 15 %. Puisque l’ITV sous-aortique (ITVSA) n’est pas toujours accessible, ce travail a exploré la corrélation entre l’ITV pulmonaire (ITVP) et l’ITV sous-aortique. Matériel et méthode : Il s’agissait d’une étude prospective observationnelle et bicentrique. Les patients inclus étaient des adultes en ventilation spontanée présentant un sepsis et une hypotension artérielle. Les critères d’exclusion étaient l’AC/FA, un RV antérieur > 500 ml, une HTAP. L’ITVSA et l’ITVP étaient mesurées pour chaque patient après un RV de 250cc de Ringer lactate sur 10 minutes. Il était arrêté en cas de delta ITV après RV <15 %. L’objectif principal était d’étudier la corrélation entre ITVSA et ITVP après RV de 250 ml. Les secondaires étaient l’accessibilité de l’ITVP et le site de mesure. L’analyse statistique a utilisé le coefficient de Spearman. Le nombre de sujets nécessaires était de 25 pour R > 0.6 avec puissance 90 % et risque alpha 5 % Résultats : 26 patients ont été inclus (15 hommes, 11 femmes, âge 68 [29-84]). La PAM était de 60 ± 14 mmHg, la fréquence de 97 ± 36 b/min. Le coefficient de Spearman entre ITVP et ITVSA était de 0,72. Chez un patient, l’ITVP n’a pas pu être mesurée. Les sites de mesure de l’ITVP étaient la parasternale petit axe chez 13 patients et la sous-xyphoïde chez 12. Limites : étude pilote préliminaire avec faible nombre de sujets. Conclusion : La corrélation entre ITVSA et ITVP en cours de RV chez les patients septiques est forte. Les variations d’ITVP pourraient être utilisées en cas d’impossibilité d’acquisition de l’ITVSA si des travaux ultérieurs confirment ces résultats.

Aucun
Clervie HAMON (Nantes)
11:48 - 12:00 #39088 - CP110 Evaluation des performances diagnostiques de la FAST pré-hospitalière.
CP110 Evaluation des performances diagnostiques de la FAST pré-hospitalière.

Introduction : La mortalité précoce des traumatisés, principalement par choc hémorragique, suscite un intérêt majeur pour rechercher la présence d’un saignement non extériorisé. La FAST (Focused Assessment with Sonography for Trauma) hospitalière a montré son intérêt dans l’évaluation et la gestion des patients traumatisés sévères. Les données concernant les performances diagnostiques de la FAST en préhospitalier sont peu nombreuses et incomplètes. L’objectif principal de cette étude était d’évaluer les performances diagnostiques de la FAST préhospitalière (pFAST) comparativement au scanner. Matériel et méthode : Il s’agissait d’une étude rétrospective, multicentrique, issue d’une base de données. Tous les patients traumatisés sévères pris en charge par une équipe médicale préhospitalière étaient inclus. Les résultats de la pFAST étaient comparés au scanner à l’admission. Résultats : Un total de 495 patients a été inclus. La pFAST avait une sensibilité de 27% IC95% [22% ; 32%] et une spécificité de 94% IC95% [90% ; 97%] pour prédire la présence d’une lésion au scanner à l’admission hospitalière. L’aire sous la courbe (AUC) était de 0,66 IC95% [0,57 ; 0,63], la valeur prédictive positive de 84% IC95% [75% ; 87%] et la valeur prédictive négative de 51% IC95% [44% ; 66%]. Le rapport de vraisemblance positif était de 4,24 IC95% [2,46 ; 7,3] et le rapport de vraisemblance négatif de 0,78 IC95% [0,72 ; 0,85]. Sur l‘ensemble de la population, on comptait 200 (40%) patients présentant des résultats échographiques faussement négatifs et 14 (2%) faussement positifs. Les faux négatifs étaient essentiellement représentés par les pneumothorax et les lésions d’organes abdominaux. Conclusion : Les performances diagnostiques de la FAST réalisée en pré-hospitalier sont limitées en raison d’une faible sensibilité. La pFAST n’infirme pas l’absence d’un épanchement et ne permet pas de se passer d’un scanner si elle est négative. En revanche, sa forte spécificité permet de dépister précocement des hémorragies non extériorisées. Une pFAST positive doit probablement être considérée comme un critère de gravité conduisant à mettre en place un traitement d’urgence et facilite la prise en charge intra-hospitalière en informant en amont les équipes qui vont recevoir le patient.

Participation à des formations en ECMU rémunérées par General Electric HealthCare : Bobbia Xavier, Markarian Thibaut
Camille VOGLER (Montpellier), Dino TIKVESA, Thibaut MARKARIAN, Frederic BALEN, Philippe LE CONTE, Xavier BOBBIA
12:00 - 12:12 #39248 - CP111 Echographie clinique des voies urinaires pour la détection de l’hydronéphrose chez des patients présentant une insuffisance rénale aigue : étude prospective pragmatique comparative.
CP111 Echographie clinique des voies urinaires pour la détection de l’hydronéphrose chez des patients présentant une insuffisance rénale aigue : étude prospective pragmatique comparative.

Introduction : Le diagnostic d’insuffisance rénale aigue (IRA) impose d’éliminer rapidement une cause obstructive. L’échographie clinique par l’urgentiste (ECMU) est peu évaluée dans cette indication. L’objectif est d’analyser les facteurs associés à une discordance entre l’ECMU et l’imagerie en radiologie pour la détection de dilatation pyélo-calicielle (DPC) dans le contexte de l’IRA. Méthode : Etude observationnelle prospective, pragmatique, validée par l’IRB, menée de 2020-2023, incluant les patients en IRA selon KDIGO, pour laquelle une imagerie des voies urinaires est indiquée (sauf globe urinaire, anomalie rénale connue). L’ECMU est réalisée par un urgentiste formé, en aveugle de l’imagerie en radiologie (echo et/ou TDM, examen de référence). Résultats : 155 patients (70 (±19) ans, 45% KDIGO1) sont inclus par 63 MU (41% ont expérience>50 ECMU, médiane 1 [1 ; 3] ECMU/ MU). L’imagerie (64% TDM) diagnostique une DPC chez 35 (22%) patients (délai ECMU-imagerie médian 1.8 (0.8 ; 3.2) h). L’ECMU a une sensibilité de 87% [IC95 69-100], une VPN de 96% [IC95 91-100]. L’ECMU est en désaccord dans 30 cas (19%), dont 8 (23%) DPC non vues. Les facteurs associés au mauvais classement par l’ECMU sont analysés en table 1. Conclusion : Chez des patients en IRA, l’ECMU est performante pour éliminer une DPC. Un antécédent vasculaire et une douleur à l’ébranlement lombaire sont des facteurs de risque d’erreur. En cas de DPC visualisée ou de doute, une imagerie en radiologie est indiquée.

Aucun
Emmanuelle ESTIVES (Nimes), Solenn CORBINAIS, Yann INSERRA, Martin DARLET, Marie-Christine PICOT, Bruno LEHODEY, Sophie LEFEBVRE, Mustapha SEBBANE
12:12 - 12:24 #39271 - CP112 Évaluation de l’apport d’une aide cognitive dans l’apprentissage des coupes cardiaques l’échographie clinique de médecine d’urgence de niveau 1 : étude expérimentale prospective d’une aide cognitive chez les DESMU rouennais.
CP112 Évaluation de l’apport d’une aide cognitive dans l’apprentissage des coupes cardiaques l’échographie clinique de médecine d’urgence de niveau 1 : étude expérimentale prospective d’une aide cognitive chez les DESMU rouennais.

Introduction : L’échographie clinique en médecine d’urgence est d’intégration récente dans les compétences du médecin urgentiste. Son apprentissage a été intégré dans l’apprentissage du DES de médecine d’urgence. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’apport d’une aide-cognitive dans l’apprentissage des coupes d’échographie cardiaque de niveau 1. Méthode : Étude prospective, monocentrique, randomisée, avant/après menée au CHU de Rouen de mars 2023 à septembre 2023. La population étudiée était tous les étudiants du DESMU rouennais. Les étudiants étaient répartis en 2 groupes : avec et sans aide cognitive. L’attribution de l’aide cognitive a fait l’objet d’une randomisation selon le passage en stage de cardiologie, la promotion du DES et le terrain de stage. Le critère de jugement principal était la note d’évaluation de l’examen quantifiée par le score RACEr à T1 (première évaluation avant éventuelle aide cognitive) et à T2 (3 mois après la première évaluation). Les critères de jugement secondaires étaient le temps de réalisation des échocardiographies, le nombre d’échocardiographies réalisées dans l’intervalle entre les 2 évaluations. Une analyse statistique descriptive et comparative a été réalisée. Résultats : Parmi les 56 DESMU rouennais, 40 (71%) ont participé à la première évaluation et 36 (64%) aux 2 évaluations. Après randomisation, 21 étudiants (52,5%) étaient dans le groupe aide cognitive et 19 (47,5%) sans aide cognitive. La note médiane à T2 pour le groupe aide cognitive était de 16 [IIQ 13-19] et de 18 [IIQ 14-20] pour le groupe sans aide cognitive (p=0,48). Dans le groupe aide cognitive, la note médiane à T1 était de 11 [IIQ 9-15] et la note médiane à T2 était 16 [IIQ 13-19] (p=0,04). Le nombre d’échographies réalisées entre T1 et T2 était de 11 [IIQ 8-17] dans le groupe aide cognitive et de 5 [IIQ 2-10] dans le groupe sans aide cognitive (p=0,002). Conclusion : Dans la population du DESMU rouennais, la présence d’une aide cognitive dans l’apprentissage des coupes d’échographie cardiaque de niveau 1 n’améliore pas la note des étudiants évaluée par le score RACEr. Toutefois, l’aide cognitive semble favoriser la réalisation d’examens supplémentaires.

Aucun
Hugo DHENAIN (Rouen), Mehdi TAALBA, Johnny MICHEL, Mélanie ROUSSEL, Luc-Marie JOLY
Salle 252A

"Mercredi 05 juin"

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CM34
11:00 - 12:30

Conférence Médecins - Session commune SFMU / SFAR
Urgences vitales préhospitalières : avis croisés
Organisation SAMU/SMUR, Ventilation

Modérateurs : Véronique RAMONDA (Médecin hopistalier anesthésie-réanimation) (Toulouse), Mélanie ROUSSEL (Physician Doctor) (Rouen)
Coordonnateur : Elena-Laura LEMAITRE (Coordonnateur, Strasbourg)
Dans cette session commune avec la SFAR nous parlerons de deux sujets d'actualité qui créent le débat en ce moment : faut-il utiliser la videolaryngoscopie en première intention et la PEC en préhospitalier: stay and play ou scop and run ?
11:00 - 11:15 L'intubation en pré-hospitalier: il faut passer au vidéolaryngoscope en première intention // Pour. Jean-Denis MOYER (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Caen)
11:15 - 11:30 L'intubation en pré-hospitalier: il faut passer au vidéolaryngoscope en première intention // Contre. Michel GALINSKI (Physician) (Conférencier, Bordeaux)
11:30 - 11:45 Discussion. Jean-Denis MOYER (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Caen), Michel GALINSKI (Physician) (Conférencier, Bordeaux)
11:45 - 12:00 Prise en charge du traumatisé grave en préhospitalier: il faut stabiliser sur place // Pour. Alice HUTIN (PH) (Conférencier, Paris)
12:00 - 12:15 Prise en charge du traumatisé grave en préhospitalier: il faut stabiliser sur place // Contre. Jean-Stéphane DAVID (PUPH) (Conférencier, Lyon)
12:15 - 12:30 Discussion. Alice HUTIN (PH) (Conférencier, Paris), Jean-Stéphane DAVID (PUPH) (Conférencier, Lyon)
Salle 351

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FC01
11:00 - 12:00

Flash communications
Arrêt cardiaque
Arrêt cardio-respiratoire ACR

Modérateur : Laurence ARROUY (PH) (Paris)
11:00 - 11:07 #39251 - FC01-01 Abord veineux des arrêts cardiaques : les patients l’ont de plus en plus souvent dans l’os ! Etude AVIO2.
FC01-01 Abord veineux des arrêts cardiaques : les patients l’ont de plus en plus souvent dans l’os ! Etude AVIO2.

Introduction Nous avons constaté une augmentation linéaire du recours à la voie intra-osseuse (IO) lors de la réanimation des arrêts cardiaques (AC) préhospitaliers, de 7% en 2013 à 23% en 2018. Nous nous sommes demandé si, 5 ans plus tard, cette croissance s’était tarie. Méthodes Données de 4 SMUR issues du registre RéAC. Inclusion : tout patient avec un AC préhospitalier, de janvier 2013 à novembre 2023 Critères : âge, sexe, AC traumatique ou non, voie d’abord utilisée, délai d’injection d’adrénaline (de l’arrivée du SMUR à la première injection), évolution : reprise d’activité cardiaque spontanée (RACS), survie. Critères de jugement principal et secondaire : taux d’IO et mortalité Résultats Sur 9.535 AC, 5.197 (54%) réanimés : 2.857 (70%) hommes et 2.340 (30%) femmes d’âge médian : 60(51-74) ans. Voie d’abord : intra-veineuse dans 4.073 (78%) cas, IO dans 1.124 (28%) cas, centrale ou autre dans 43 (<1%) cas (plusieurs abords possibles). Le recours à IO a augmenté de façon linéaire (R2=0,70) et continue depuis 2013. De 7% des voies d’abord en 2013 à 23% en 2018 et 28% sur les quatre derniers semestres 2023 (Figure). IO plus fréquente en cas d’AC traumatique : 153 (14%) vs 315 (8%) (p<0,0001). Délai adrénaline : 6 (3-9) min dans le groupe IO vs 4 (0-7) (p<0,001). RACS : 306 (27%) dans le groupe IO vs 1.412 (35%) (p<0,0001). Survie : 23 (2%) dans le groupe IO vs 229 (6%) (p<0,001). Conclusion Le recours à la voie intra-osseuse a continué de croitre. Il est associé à un moins bon pronostic.

Aucun
Isabelle SCHILTZ (Paris), Jean-Marc AGOSTINUCCI, Angélie GENTILHOMME, Jacques METZGER, Philippe BERTRAND, Priscilia HSING, Anne-Laure FERAL-PIERSSENS, Frédéric LAPOSTOLLE
11:07 - 11:14 #39252 - FC01-02 Évaluation de la couverture en défibrillateurs et de la formation aux premiers secours du personnel dans les infrastructures sportives en Seine Maritime.
FC01-02 Évaluation de la couverture en défibrillateurs et de la formation aux premiers secours du personnel dans les infrastructures sportives en Seine Maritime.

Introduction : L’arrêt cardiaque (AC) lors de la pratique sportive est estimée à 1000 cas en 2021. Dans plus de 80% des cas, l’AC est accessible à un traitement par défibrillation, justifiant l’instauration légale en 2022 de défibrillateurs au sein de tous les établissements sportifs en milieu clos. L’objectif de cette étude était d’évaluer le déploiement des défibrillateurs au sein des structures sportives de Seine Maritime ainsi que la formation aux gestes de secours du personnel. Matériel et méthode : Étude épidémiologique transversale descriptive menée du 8 août 2021 au 30 juin 2022 au sein de tous les établissements sportifs privés ou publiques de Seine Maritime disposant de personnel sur place. Les établissements non couverts par l’obligation légale étaient exclus. Les établissements éligibles étaient invités à répondre par courriel à un questionnaire standardisé accessible via Google Form, et composé de 36 questions réparties en 3 catégories : 1) caractéristiques de l‘établissement, 2) caractéristiques du défibrillateur ou les raisons de son absence le cas échéant, 3) formation du personnel aux gestes de premiers secours. Une analyse univariée a permis d’étudier les facteurs associés à l’installation d’un défibrillateur. Résultats : Parmi les 601 établissements contactés, 234 (39%) ont été inclus. 86 établissements (79,5%) étaient équipés d’un défibrillateur, mais dans 26,7% des cas l’emplacement de celui-ci n’est pas connu du personnel. L’installation d’un défibrillateur était plus probable en zone urbaine (OR 2,1 IC95% 1,1-4,3), en cas de pratique de sport de ballon (OR 3,6 IC 95% 1,2-13), d’activité multisport (OR 4,4 IC95% 1,4-19,7), ainsi qu’en cas de connaissance des dernières recommandations sur arrêt cardiaque (OR 3,5 IC95% 1,1-13,4). L’installation d’un défibrillateur était moins probable en cas de pratique de sports de combat (OR 0,4 IC95% 0,2-0,9). La justification de l’absence de défibrillateur était dans 51,1% l’existence d’un dispositif à moins de 2 min à pied. Seuls 44% des établissements déclaraient avoir au moins un employé formé aux gestes de premier secours, 27% des employés déclaraient connaitre les dernières recommandations de l’arrêt cardiaque et des rappels de formation n’existaient que pour 61,9% des établissements sportifs. Conclusion : Près de 80% des infrastructures sportives de Seine Maritime sont équipés en défibrillateur comme l’exige la loi de janvier 2022. La formation aux gestes de premiers secours reste un réel enjeu.

Aucun
Margault URVOIS (Rouen), Luc-Marie JOLY, Mehdi TAALBA, Alix DELAMARE FAUVEL, Mélanie ROUSSEL, Emilie DURIEUX
11:14 - 11:21 #38866 - FC01-03 Évaluation d’une sensibilisation présentielle et dématérialisée sur 6 mois des lycéens à la prise en charge d’un arrêt cardiaque.
FC01-03 Évaluation d’une sensibilisation présentielle et dématérialisée sur 6 mois des lycéens à la prise en charge d’un arrêt cardiaque.

Introduction : Le pronostic de l’arrêt cardiaque est influencé par les premières minutes de prise en charge par les témoins. Il paraît nécessaire d’optimiser la sensibilisation en population générale. Nous avons étudié plusieurs modalités de sensibilisations courtes dans une population de lycéens. Méthodes : Nous avons clivé une promotion de 400 lycéens en 4 groupes. Différentes modalités de sensibilisation présentielle (groupe F) avec mannequin, et distancielle par vidéo (groupe V), ont été délivrées dans ces différents groupes sur 6 mois. Les lycéens ont été évalués à l’aide de QCM. Des analyses intra-groupes ont été réalisées pour étudier l’évolution dans le temps des connaissances théoriques de chaque groupe. Des analyses inter-groupes ont été réalisées pour comparer les différentes modalités de sensibilisation entre elles. Avis favorable de la CNIL. Résultats : La sensibilisation présentielle seule a montré son efficacité à 6 mois. Une sensibilisation dématérialisée surajoutée a permis un maintien plus important des connaissances à 6 mois. Néanmoins, nous ne retrouvons pas de différence significative sur les connaissances théoriques à 6 mois entre le groupe sensibilisé de façon dématérialisée seule et le groupe sensibilisé par méthode présentielle et dématérialisée. Conclusion : Nous avons montré l’efficacité de méthodes alternatives courtes de sensibilisation à la prise en charge de l’arrêt cardiaque chez des lycéens.

Aucun conflit d'intérêt.
Mégane MAYEUX-WAUQUIER (LILLE), Martin FERQUEL, Adrien WAUQUIER, Cécile BOSSAERT, Alice DELACROIX, Philippe GROSSET, Eric WIEL
11:21 - 11:28 #38731 - FC01-04 Dose cumulée d'adrénaline au cours de la RCP et mode de décès après un arrêt cardiaque extrahospitalier non choquable : une étude basée sur un registre.
FC01-04 Dose cumulée d'adrénaline au cours de la RCP et mode de décès après un arrêt cardiaque extrahospitalier non choquable : une étude basée sur un registre.

Introduction L'adrénaline augmente les chances de retour à la circulation spontanée (RACS) en cas d'arrêt cardiaque extrahospitalier (ACEH), en particulier lorsque le rythme initial n'est pas choquable. Cependant, ce médicament pourrait également aggraver le syndrome post-arrêt cardiaque (AC). Nous avons évalué l'association entre l'utilisation d’adrénaline pendant la réanimation cardio-pulmonaire (RCP) et la cause de mortalité chez les patients admis en unité de soins intensifs (USI) après un ACEH en rythme non choquable. Matériel et Méthode Nous avons utilisé les données du registre du Centre d'Expertise de la Mort Subite (CEMS) de Paris entre 2011 et 2021. Tous les adultes avec un RACS après un ACEH médical en rythme non choquable admis en USI ont été inclus. Les modes de décès ont été catégorisés comme : cardiocirculatoire, neurologique et autre. Résultats Sur les 2792 patients analysés, 242 (8,7%) ont survécu, 1004 (35,9%) sont décédés de causes cardiocirculatoires, 1233 (44,2%) de causes neurologiques et 313 (11,2%) d'autres causes. Le groupe des décès d'origine cardiocirculatoire avait reçu plus d'adrénaline (4,6 ± 3,8 mg contre 1,7 ± 2,8 mg, 3,2 ± 2,6 mg et 3,5 ± 3,6 mg pour les survivants, les décès d'origine neurologique et les autres décès). En analyse multivariable, la dose cumulée d'adrénaline était fortement associée aux décès précoces d'origine cardiocirculatoire (odds ratio ajusté de 3,6, IC95% [2,09-6,21] pour 1 mg d'adrénaline ; 12,91, IC95% [7,86-21,21] pour 2 à 5 mg ; et 23,9, IC 95% [11,09-51,57] pour > 5 mg), même après ajustement sur la durée de la réanimation. Discussion L’utilisation de fortes doses d’adrénaline au cours de la RCP est associée à une mortalité accrue en USI. Nous avons pu montrer une association entre son utilisation et le décès précoce de cause cardiocirculatoire. Les stratégies de prévention et de gestion du syndrome post-AC pourraient prendre en compte cette dose d'adrénaline. De plus, des études cliniques visant à limiter sa dose pendant la RCP sont justifiées. Les limites principales de l’étude sont : i. sa conception rétrospective ne permet pas d'établir un lien de causalité, ii. nous n'avons pas pu analyser la dose des boli d'adrénaline ni le moment de leur administration. Conclusion En cas d'ACEH en rythme non choquable, la dose d'adrénaline utilisée pendant la RCP est fortement associée au décès cardiocirculatoire précoce en USI.

Aucun
François JAVAUDIN (Nantes), Wulfran BOUGOUIN, Lucie FANET, Jean-Philippe EMPANA, Jean-Baptiste LASCARROU, Alain CARIOU, Florence DUMAS
11:28 - 11:35 #38730 - FC01-05 Initiation de la RCP par les témoins au cours des arrêts cardiaques extrahospitaliers chez les patients atteints du VIH : une étude de cohorte nationale.
FC01-05 Initiation de la RCP par les témoins au cours des arrêts cardiaques extrahospitaliers chez les patients atteints du VIH : une étude de cohorte nationale.

Introduction L’initiation d’une réanimation cardiopulmonaire (RCP) par les témoins est un élément majeur de la chaine de survie lors d’un arrêt cardiaque extrahospitalier (ACEH). La crainte de contracter le VIH pendant la RCP peut constituer un obstacle à l’initiation des gestes de secours. L’objectif de cette étude était de comparer le taux d’initiation de RCP par les témoins chez les patients infectés ou non par le VIH. Matériel et Méthode Nous avons combiné les données de deux registres français d’ACEH : le centre d’expertise de mort subite de Paris (CEMS) et le registre électronique des arrêts cardiaques (RéAC). Les critères d’inclusion étaient : ACEH devant témoin non-professionnel et âge ≥ 18 ans. En plus de l’analyse principale, nous avons stratifié l’analyse selon le lieu de survenue de l’AHEC. En effet, les témoins des ACEH survenant à domicile sont classiquement des proches de la victime donc plus à même de connaitre son statut VIH. Les analyses par régression logistique ont été ajustées sur l’âge, le sexe, l’année, le lieu, la cause de l’ACEH, ainsi que le registre comme effet aléatoire. Résultats Au total nous avons pu inclure 58177 ACEH dont 192 (0,3%) chez des sujets VIH, correspondant à la prévalence du VIH en France. Les patients VIH étaient plus jeunes (55,4 contre 67,4 ans) et plus souvent des hommes (83,3 % contre 67,4 %). Il n’y avait pas de différence d’initiation de la RCP selon le statut VIH de la victime (57,3 % contre 47,6 % ; odds ratio ajusté [aOR], 1,11 ; IC95%, 0,83 à 1,48). Lorsque l'ACEH survenait à domicile, il n'y avait pas de différence dans l'initiation de la RCP par le témoin (57,7 % contre 45,4 % ; aOR, 1,07 ; IC95%, 0,76 à 1,51), de même que dans un lieu public (56,0 % contre 53,6 % ; aOR, 0,99 ; IC95%, 0,55 à 1,79). Discussion Cette étude est la première à évaluer le taux d’initiation de RCP chez des patients VIH. Certaines personnes croient à tort que le VIH peut être facilement contracté par contact avec la peau ou la salive. Pourtant, nous n’avons pas retrouvé de différence selon le statut VIH. Les deux limites principales de l’étude étaient que i. nous n’avions pas pu déterminer si les témoins connaissaient le statut VIH et ii. la France est un pays développé avec un bon niveau d’éducation, nos résultats ne sont donc pas extrapolables à d’autres pays. Conclusion Dans la population française la contamination par le VIH d’un patient en ACEH ne constitue pas à frein à l’initiation de la RCP par les témoins.

Aucun
François JAVAUDIN (Nantes), Valentine CANON, Matthieu HEIDET, Xavier JOUVEN, Jean-Philippe EMPANA, Hervé HUBERT, Florence DUMAS, Alain CARIOU
11:35 - 11:42 #39280 - FC01-06 Incidence de survenue des fibrillations ventriculaires récidivantes et persistante au cours de l’arrêt cardiaque extra-hospitalier. Etude rétrospective observationnelle.
FC01-06 Incidence de survenue des fibrillations ventriculaires récidivantes et persistante au cours de l’arrêt cardiaque extra-hospitalier. Etude rétrospective observationnelle.

Introduction Lors d'un arrêt cardiaque extrahospitalier (ACEH) en fibrillation ventriculaire (VF) la précocité de la défibrillation dicte le pronostic vital. Certaines FV sont résistantes au choc électrique externe, tandis que d'autres sont résolues par le CEE mais réapparaissent rapidement. Le but de ce travail était de décrire les incidences des FV selon leur caractère persistant ou récidivant. L’objectif secondaire était de mesure le délai de survenue des récidives de FV et de le comparer à ceux d’une cohorte historique. Méthode Etude observationnelle rétrospective. Nous avons inclus les patients adultes victimes d'un OHCA avec une FV initiale prise en charge par une équipe professionnelle de secouristes et pour lesquels le rythme cardiaque a pu être enregistré et restitué par le défibrillateur automatisé externe (DAE) La FV était définie comme résolue si elle avait disparu 5 secondes après le choc, récidivante si elle réapparaissait au-delà, et persistante si elle était toujours apparente 5 secondes après le choc. Le critère de jugement principal était les taux de FV récidivante et persistante. Le critère secondaire était le délai de refibrillation. L’étude a été soumise et validée par un Comité de Protection des Personnes. Résultat Sur les années 2017 et 2022 , nous avons inclus 602 patients cumulant 1475 chocs, avec un âge médian de 59 ans (intervalle interquartile, IQR [50-71]), 78% (nb.patients = 470) d'hommes, 37% (nb.patients = 223) dans un lieu public, 71% (n patients = 427) ayant été massé par un témoin. Le nombre de chocs par patient allait de 1 à 7 (médiane 3 [1-4]). La FV a été résolue dans 83,8 % (nb. CEE = 1237) des cas de chocs, la FV a récidivé dans 63 % (nb. CEE = 778) et a persisté dans 15,7 % (nb. CEE = 232). Le délai de récidive était de 20,4 sec. [10,2 - 41,7] avec un délai similaire pour les chocs suivants (durée médiane de 18,0 à 25,1). La FV a récidivé au cours du massage cardiaque dans 91 % des cas (nb. chocs = 706). Ces résultats sont cohérents avec ceux d'une cohorte historique. Conclusion. Les FV récidivantes étaient quatre fois plus fréquentes que les FV persistantes, et se sont produites dans un délai très court après le choc. D'autres études sont nécessaires pour différencier le traitement de ces deux types de fibrillation ventriculaire "refractaire".

travaux de recherche sur la défibrillation avec Schiller Médical
Vivien HONG TUAN HA (PARIS), Daniel JOST, Clément DERKENNE, Benoit FRATTINI, Sarah MENETRE, Jean-Philippe DIDON, Stéphane TRAVERS
11:42 - 11:49 #39211 - FC01-07 Incidence des arrêts cardiaques, modalités de la prise en charge et du devenir : analyse par commune selon la population et les revenus. Etude COM-AC.
FC01-07 Incidence des arrêts cardiaques, modalités de la prise en charge et du devenir : analyse par commune selon la population et les revenus. Etude COM-AC.

Introduction Les arrêts cardiaques (AC) ne surviennent pas partout avec la même fréquence (Marijon, Circulation, 2015). Il en est de même pour les ‘gestes qui sauvent’. Il est donc capital d’isoler des lieux à ‘haut risque’. C’était l’objet de ce travail. Méthodes Données de quatre SMUR issues du registre prospectif RéAC après contrôle d’exhaustivité. Critères : population et revenu médian par habitant (selon INSEE) de 34 communes du département ; sexe, âge, interventions : gestes par témoins (massage cardiaque ou DSA), réanimation médicale et devenir : reprise d’activité cardiaque spontanée (RACS) et survie à J30. Analyse : recherche d’une corrélation entre interventions (en valeur absolue et %) et nombre d’habitants ou revenu médian par commune. Résultats 7.951 AC, 5.653 (71%) hommes et 2.298 (29%) femmes, d’âge médian = 68 (65-70) ans. Nombre d’AC très fortement corrélé (R2=0,94) à la population de chaque commune. Tous les critères d’intervention et de devenir, très fortement corrélés au nombre d’habitants en valeur absolue et négligemment en valeur relative (Tableau). Corrélation avec le revenu médian négligeable ou faible pour tous les critères (R2<0,30) sauf pour la décision de réanimation médicale (R2=0,44). Conclusion La densité de population explique le nombre d’AC et de ‘gestes qui sauvent’. Le revenu médian n’est pas corrélé aux mêmes intervention – dont l‘initiation de ‘gestes qui sauvent’. Un ‘signal’ sur les décisions de réanimations médiales est à creuser.

Aucun
Jean-Marc AGOSTINUCCI (Bobigny), Angélie GENTILHOMME, Priscilia HSING, Jacques METZGER, Philippe BERTRAND, Tomislav PETROVIC, Anne-Laure FERAL-PIERSSENS, Frédéric LAPOSTOLLE
11:49 - 11:56 #39568 - FC01-08 Intérêt de l’apprentissage par simulation sur l'ACR dédiée au personnel paramédical.
FC01-08 Intérêt de l’apprentissage par simulation sur l'ACR dédiée au personnel paramédical.

simulation Introduction : Tout professionnel de santé est néanmoins tenu de savoir initier la réanimation cardiopulmonaire, la qualité et la précocité de cette réanimation étant associées à un meilleur pronostic Objectif : évaluer les connaissances du personnel paramédical à reconnaitre et réanimer un ACR avant et après une formation dédiée en étudiant l’intérêt pédagogique immédiat de la simulation. Méthodes : Etude prospective observationnelle et comparative en échantillons appariés de type avant/après, incluant tout le personnel paramédical d’un hôpital régional qui se sont présentés. Tous les participants étaient évalués selon une grille d’évaluation cotée sur un total de 5 points. Nous avons évalué leur moyenne générale. Pour s’assurer du maintien des connaissances et leur pérennisation à distance de l’apprentissage par simulation nous avons étudié l’évolution des notes entre T0(pré-test) et T1(post-test après une semaine) Résultats : Nous avons inclus 44 participants à la formation. Un âge moyen de 38± 11 ans et le genre-ratio était à 0,4. Ils étaient 17(34%) infirmiers, 7(16%) aides-soignants, 7(16%) ouvriers et 13(26%) techniciens. Les droitiers étaient 27 (67%). L'ancienneté moyenne était de 13±9 ans. Dix-sept (44%) avaient une formation ultérieure : 7 dans une formation de secourisme, 4 dans le SAMU, 4 dans l’école de santé et 2 dans le croissant rouge. Pour l’évaluation du stress, la moitié des participants avait un niveau moyen de stress supérieur à 5. On a noté une amélioration statistiquement significative dans le raccourcissement des délais de reconnaissance de L'ACR entre T0 et T1 (P<0,001), le début du MCE entre T0 et T1(P=0,001) et l'alerte immédiate (p=0,043). la moyenne du total du pré-test était de 3,39 ± 0,7 versus celle du post-test était de 4,93 ± 0,01 (p=0,001) L’étude de l’évolution des notes, a montré une amélioration significative des notes supérieure à 25% pour le post test (p=0,005). Le fait d’avoir bénéficié auparavant d’une formation ultérieure était statistiquement lié à une amélioration supérieure à 25% (p=0,036) Tous les participants étaient satisfaits de la séance de façon similaire ainsi que leur degré de stress entre le pré et le post-test Conclusion : L’apprentissage par simulation était bénéfique dans l’acquisition immédiate des compétences. Cependant, une étude de ce bénéfice à court terme à 1 mois s’avère utile pour évaluer le maintien des connaissances et leur pérennisation à distance de l’apprentissage par simulation.

aucun
Manel KALLEL, Ghada KHEDHIRI (Beja, Tunisie), Emna REZGUI, Lina AOUADI, Sonia ISSA, Khedija ZAOUCHE
Salle 352B-Zone poster 1

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11:00 - 12:00

Flash communications
Syndrome coronarien aigu
Cardiologie - Insuffisance coronarienne - IDM - SCA

Modérateur : Benjamin CHEVALLIER (Médecin) (Paris)
11:00 - 11:07 #38907 - FC02-01 Impact du sexe du médecin dans la prise en charge du syndrome coronarien aigu avec sus décalage du segment ST en régulation médicale.
FC02-01 Impact du sexe du médecin dans la prise en charge du syndrome coronarien aigu avec sus décalage du segment ST en régulation médicale.

Objectif:L’objectif principal était d’évaluer l’impact du sexe du médecin régulateur dans la prise en charge du SCA ST+ en régulation médicale. Méthode : Nous avons constitué une cohorte rétrospective et observationnelle de 215 patients entre 2019 et 2022 qui ont tous bénéficié, suite à un appel au SAMU, d’une coronarographie pour un SCA ST+ dans un centre de recours territorial de cardiologie. Les données ont été récoltées après analyse de l’ensemble du verbatim des bandes de régulation médicales, l’analyse des dossiers de régulation médicale et de l’hospitalisation du patient. Nous avons étudié les différences d’interrogatoire du médecin régulateur selon son sexe, les délais de transport, l’orientation aux urgences en première intention, ainsi que l’orientation du patient en coronarographie. Enfin nous avons comparé les données de morbi-mortalité selon le sexe du patient, en stratifiant sur le sexe du médecin régulateur. Le critère de jugement principal était l’envoi d’un SMUR par le médecin régulateur. Résultats : Les populations de patients hommes et femmes ne différaient pas selon le sexe du médecin régulateur sur les critères d’âge moyen, d’antécédent et de traitement habituel. Les interrogatoires étaient incomplets dans 20 à 30% des cas pour la question du tabagisme actif chez les patients quel que soit le sexe du médecin régulateur. La présomption diagnostique de SCA suite à l’interrogatoire ne différait pas significativement entre médecins régulateurs homme et femme quel que soit le sexe du patient (p=0.126). Les médecins régulateurs femmes déclenchaient plus de SMUR que leurs collègues masculins (p=0.015), mais envoyaient significativement moins de SMUR pour les femmes que les hommes (p=0.05). Les patientes étaient plus fréquemment adressées au service d’urgence de proximité via un transport non médicalisé (p=0.026), entrainant ainsi un délai d’arrivée en coronarographie plus long que pour les hommes. Néanmoins, on ne retrouvait pas de différence significative de morbi-mortalité entre les hommes et les femmes (p=0.411). Conclusion : Dans cette étude, les médecins femmes n’avaient pas de meilleurs résultats que les médecins hommes dans la prise en charge d’un SCA ST+ chez la femme en régulation médicale. D’autres études complémentaires seraient utiles, afin notamment de préciser s’il s’agissait d’un défaut de reconnaissance des symptômes, ou si d’autres facteurs pouvaient influencer la prise en charge comme l’expérience du médecin.

NEANT
Laure ABENSUR VUILLAUME (Metz), Flora BOROWIAK, Julien BAYARD, Michel GALINSKI
11:07 - 11:14 #39183 - FC02-02 Prise en charge extra-hospitalière et devenir des patients ayant présenté un syndrome coronarien aigu avec sus-décalage du segment ST (SCA ST+), d’avril à octobre 2021, à La Réunion.
FC02-02 Prise en charge extra-hospitalière et devenir des patients ayant présenté un syndrome coronarien aigu avec sus-décalage du segment ST (SCA ST+), d’avril à octobre 2021, à La Réunion.

Introduction : La prise en charge du SCA ST+ est bien codifiée par des recommandations. Pourtant, de nombreux facteurs peuvent freiner son application, particulièrement à la Réunion avec ses particularités géographiques et où la prévalence du diabète et de l’obésité sont importantes. Méthode : Notre étude, multicentrique et rétrospective, menée d’avril à octobre 2021 à La Réunion, a évalué la conformité des délais et des traitements des patients pris en charge pour un SCA ST + avec les recommandations. Elle a analysé également la thrombolyse, les femmes et les patients de plus de 75 ans. Résultats : 180 patients pris en charge pour un SCA ST+ inférieur à 12 heures ont été inclus (âge médian : 60 ans (EI : 55 ; 67,2) ; 29% de femmes ; 14% de plus de 75 ans ; 29% avec un angor préalable ; 32% de stratégie thrombolyse). La prise en charge était en adéquation avec les recommandations chez 66 patients (41%) : 79% respectaient le traitement préconisé et 48% les délais. Chez les plus de 75 ans, les femmes étaient plus présentes (48% vs 26% ; p=0,023) et l’on retrouvait 24% de thrombolyse dans cette classe d’âge. La mortalité à 28 jours (3%) et à 1 an (7%) ne différait pas suivant la qualité de la prise en charge. Conclusion : Cette étude apporte des données récentes et exhaustives sur la qualité de prise en charge des SCA ST+ à La Réunion. Parmi les particularités de l’île, se trouve une population plus jeune et plus touchée par les facteurs de risque qu’en métropole. Il y a aussi une complexité d’accès géographique, avec une vaste zone à la limite des 60 minutes de transport, souvent sous-estimée.

Aucun
Victor LEMERLE (Saint-Denis, Réunion), Jérôme CORRE
11:14 - 11:21 #39231 - FC02-03 La semaine commence mal ? Le lundi c’est infarctus….
FC02-03 La semaine commence mal ? Le lundi c’est infarctus….

Introduction Une étude récente (Laffan, Heart, 2023) a fait beaucoup discuter. Elle a identifié un sur-risque d’infarctus (SCA ST+) le lundi (OR=1.13). Nous nous sommes demandé si cela était vrai dans notre région. Méthodes Source : registre régional incluant tous les patients SCA ST+ (< 24 heures) pris en charge en préhospitalier (primaires et secondaires) par 39 SMUR d’une région Inclusion : tous les patients du registre avec transfert secondaire de 2014 à 2022 Exclusion : aucun Paramètre : jour de survenue du SCA ST+ Critères de jugement : jour de la semaine Analyse : comparaison entre incidences attendues (=1/7) et observées par jour : calcul du risque relatif selon le jour. Résultats 20 325 SCA ST+ : 15 690 (77.5%) hommes et 4 561 (22.5%) femmes, d’âge médian 61 (52-72) ans. Incidence attendue = 2 904/jour Incidence minimale le samedi (2.799 p = ref) et maximale le lundi (3.104 p=0.005) (Figure). Aucune différence significative pour les autres jours. Conclusion Il existe bien une augmentation significative des SCA ST+ le lundi, par rapport au samedi, et seulement le lundi ! Il conviendra d’en identifier les causes.

Aucun
Gaëlle LE BAIL (Garches), Brice MOITEAUX, Sophie BATAILLE, Matthieu HANF, Lionel LAMHAUT, Daniel JOST, Yves LAMBERT, Frédéric LAPOSTOLLE
11:21 - 11:28 #39264 - FC02-04 Impact des conditions de circulation sur les délais de prise en charge des SCA ST+. Etude CISCA.
FC02-04 Impact des conditions de circulation sur les délais de prise en charge des SCA ST+. Etude CISCA.

Introduction L’arrivée rapide en salle de coronarographie est un enjeu majeur du traitement des SCA ST+. Les conditions de circulation peuvent allonger ce délai. Cet effet peut être extrêmement marqué dans une région très urbanisée à forte densité de population. C’est ce que nous avons étudié. Méthode Source : registre régional incluant tous les patients SCA ST+ <24h pris en charge en préhospitalier (primaires et secondaires). Inclusion : tous les patients du registre pris en charge en primaire de 2014 à 2022 Exclusion : secondaires Paramètres : sexe, âge, décision de reperfusion, délai de premier contact médical de transport et survie Critères de jugement : délai de transport = délai prise en charge-arrivée hôpital, dichotomisé selon les conditions de circulation : fort trafic (si cumul de bouchon de plus de 200 km sur la région) de 08:00 à 09:00 et de 17:00 à 20:00 les jours de la semaine vs hors fort trafic. Résultats 11.569 SCA ST+ : 9.162 (79%) hommes et 2.407 (21%) femmes, d’âge médian 61 (53-71) ans Délai fort trafic = 49 (39-60) vs 49 (40-61) min hors fort trafic (p=0,2) Pas de différence significative sur le délai de transport (Tableau) ni sur le genre, l’âge, la décision de reperfusion, le délai de premier contact médical et la survie des patients. Conclusion Les périodes de fort trafic n’étaient pas significativement associées à un allongement des délais d’arrivée en salle de coronarographie et étaient sans impact sur le pronostic.

Aucun
Lucie LANDRÉAT (Paris), Alper AYAZ, Gaëlle LE BAIL, François DUPAS, Sophie BATAILLE, Aurelie LOYEAU, Yves LAMBERT, Frédéric LAPOSTOLLE
11:28 - 11:35 #39440 - FC02-05 SCA ST+ : les épisodes de canicule laissent froids les patients de notre région ! Etude SCANICULE.
FC02-05 SCA ST+ : les épisodes de canicule laissent froids les patients de notre région ! Etude SCANICULE.

Introduction Les épisodes de canicule se multiplient d’année en année. Plusieurs études ont pointé l’impact de ces épisodes caniculaires sur le système cardiovasculaire, exposant au risque d’événement coronarien. Nous avons souhaité tester cette hypothèse. Méthodes Source : registre régional incluant tous les patients SCA ST+ (< 24 heures ) pris en charge en préhospitalier (primaires et secondaires) par 39 SMUR. Inclusion : tous les patients du registre de 2016 à 2020 Exclusion : aucun Paramètres : genre, sexe, date ; jour de canicule selon météo-France si les températures restent >30°C la journée et >20°C la nuit. Critère de jugement : nombre de SCA ST+, jours de canicule vs autres jours Analyse : comparaison de la moyenne de SCA ST+ selon la période + régression de Poisson pour modéliser le nombre de cas par période. Résultats Sur la période de 273 jours étudiée, 25 jours de canicule ont été identifiés. 1.624 SCA ST+ inclus, dont 80% hommes et 20% femmes, d’âge médian 61 (52-71) ans. En moyenne 5.4(±2,61) cas les jours de canicule vs 6,0(±2,5) les autres jours ; p=0,24 (Figure) Conclusion Aucun impact des épisodes de canicule sur l’incidence des SCA ST+ n’a été retrouvé dans notre région.

Aucun
Marina LAFAY (Corbeil-Essonnes), Daouda BA, Bérangère ARNOUX, Daniel JOST, François DUPAS, Julian MORO, Yves LAMBERT, Frédéric LAPOSTOLLE
11:42 - 11:49 #39566 - FC02-07 Evaluation du transport par le service mobile d’urgence et de réanimation (SMUR) de Bizerte du syndrome coronarien avec sus-décalage ST(STEMI).
FC02-07 Evaluation du transport par le service mobile d’urgence et de réanimation (SMUR) de Bizerte du syndrome coronarien avec sus-décalage ST(STEMI).

Introduction : Le transport des patients avec STEMI représente une part importante de l’activité des SMUR en raison principalement d’un manque de plateau technique d’angioplastie dans nos hôpitaux. Ce transport ne saura pas anodin pour ces patients en état critique d’où la nécessité de son étude afin d’évaluer nos pratiques professionnelles Méthodes Il s’agit d’une étude rétrospective, observationnelle et monocentrique réalisée à notre SMUR , sur une période de 11 mois, du 1 er janvier 2022 au 30 novembre 2022. On a inclus les fiches des patients transportés pour un STEMI. N’ont pas été inclus les fiches avec des données manquantes. Résultats : Au total cinquante patients ont bénéficié d’un transport par SMUR pour un STEMI. La moyenne d’âge était de 61,8±12 ans. Une prédominance masculine était notée (39 hommes/11 femmes). Le diabète (70,6%) et l’hypertension artérielle (60,8%) étaient les antécédents les plus fréquents. Le territoire électrocardiographique concerné était l’antérieur dans 50% des cas et l’inférieur dans 36% des cas. La tension artérielle systolique et diastolique étaient à 134±32mmHg et 91±10mmHg, la fréquence cardiaque à 81±20 bpm, la fréquence respiratoire à 22±5 cpm et une saturation pulsée en oxygène (SpO2) à 93%±5. Dans 98% des cas les sortie SMUR étaient de type secondaire. Le motif était une angioplastie de sauvetage (17 cas), un transfert inter-hospitalier (10 cas), une coronarographie après succès de la thrombolyse pharmacologique (9 cas), une angioplastie primaire (7cas) et une prise en charge initiale (7 cas). La durée de la mission était de 102±48,8 minutes. La prise en charge thérapeutique pharmacologique spécifique était assurée par l’équipe SMUR chez 68% des cas dont la thrombolyse dans 2 cas. Pour le traitement symptomatique était une intubation chez un patient, des antalgiques chez 31 patients et oxygénothérapie chez 28 patients alors que 14 patients avaient une SpO2 inférieure à 94%. Les complications survenues au cours de transport étaient notées dans 40% des cas. Elles étaient essentiellement à type d’IVG (7 patients), une bradycardie (4 patients) et une exacerbation de la douleur (4 patients). Un seul patient est décédé dans un tableau d’état de choc cardiogénique. Le décès à J7 du transport était survenu chez 8 (16%) patients. Conclusion : Les sorties primaires pour un STEMI restent toujours très restreintes. De même l’angioplastie primaire n’est pas souvent de première intention dans notre système de soins

Aucun
Elhem MCHIRGUI, Maroua MABROUK, Sabrine BLANCO (Bizerte, Tunisie), Ichrak BACHA
Salle 352B-Zone poster 2

"Mercredi 05 juin"

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CM33
11:00 - 12:30

Conférence Médecins - Session commune SFMU / SFR
Nouveautés en imagerie : avis croisés
Imagerie - Radiologie, Ultrasonographie - Echographie

Modérateurs : Florian CANU (Médecin) (Montdidier), Arnaud DEPIL-DUVAL (Praticien hospitalier) (Evreux)
Coordonnateur : Xavier BOBBIA (Coordonnateur, Montpellier)
Cette session sera un moment d'échange entre les spécialités de Médecine d'Urgence et d'imagerie médicale, où sera abordé l'avis de chaque spécialité sur les nouveautés en imagerie
11:00 - 11:15 L'interprétation automatique des Rx : l'avis de l'urgentiste. Mathieu VIOLEAU (Medecin) (Conférencier, Niort)
11:15 - 11:30 L'interprétation automatique des Rx : l'avis du radiologue. Catherine CYTEVAL (PU-PH) (Conférencier, Montpellier)
11:30 - 11:45 L'interprétation du scanner à distance : l'avis de l'urgentiste. Thibaut MARKARIAN (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Marseille)
11:45 - 12:00 L'interprétation du scanner à distance : l'avis du radiologue. Jean-Christophe FERRE (PU-PH, Chef de Pôle) (Conférencier, Rennes)
12:00 - 12:15 Échographie du radiologue aux Urgences : pratiques actuelles et indications incontournables. Guillaume HERPE (PH) (Conférencier, Poitiers)
12:15 - 12:30 Nouvelles pratiques en échographie par l'urgentiste : vers une interprétation automatique. Xavier BOBBIA (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Montpellier)
Salle Maillot
12:00

"Mercredi 05 juin"

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FC03
12:00 - 13:00

Flash communications
Syndrome coronarien aigu et trouble du rythme
Cardiologie - Autre, Cardiologie - Insuffisance coronarienne - IDM - SCA

Modérateur : Alain-Eric DUBART (CHEF DE POLE URGENCES) (Béthune)
12:07 - 12:14 #39157 - FC03-02 Valeur pronostique d’une pression artérielle systolique élevée à l’admission chez les patients admis aux urgences pour un infarctus du myocarde.
FC03-02 Valeur pronostique d’une pression artérielle systolique élevée à l’admission chez les patients admis aux urgences pour un infarctus du myocarde.

Le pronostic du syndrome coronarien aigu repose sur la qualité de la prise en charge initiale aux urgences. Cette prise en charge repose sur la stratification de risque de morbidité et de mortalité par la connaissance des facteurs de mauvais pronostic. Le but de cette étude est d'explorer la valeur pronostique des chiffres tensionnels élevés à l’admission chez les patients ayant un infarctus du myocarde (IDM). Méthode : Etude rétrospective d’un registre prospectif monocentrique d’IDM sur une durée de 10 ans. Inclusion des patient admis aux urgences pour un IDM, diagnostic retenu sur la présentation clinique, les données électrocardiographiques et le dosage des troponines. Exclusion des patients avec instabilité hémodynamique. Etude comparative des patients avec une pression artérielle systolique (PAS) élevé (>140 mmHg) et PAS normale. Résultats : Inclusion de 2088 patients avec un genre ratio=2,77 et un âge moyen = 60+/-12 ans. Les principaux facteurs de risque cardiovasculaires étaient n (%) : Tabac 1117 (53), Hypertension artérielle (HTA) 872 (42), Diabète 774 (37), coronaropathie 382 (18). L’étude comparative des deux groupes est représentée dans le tableau suivant : Conclusion : Une PAS élevée à l'admission chez les patients ayant un IDM a été associée à un risque plus élevé de complications à court terme. La PAS doit être monitorée et traitée à la phase aigüe.

je déclare l'absence de tout conflit d'intérêt
Héla BEN TURKIA, Ibtissem BEN TAHER, Ines CHERMITI (Ben Arous, Tunisie), Farah MANSOUR, Sanae BELFQUIH, Rihab TRABELSI, Hanene GHAZELI, Sami SOUISSI
12:14 - 12:21 #39161 - FC03-03 Facteurs prédictifs d'arrêt cardiaque chez les patients présentant un syndrome coronarien avec sus décalage du segment ST.
FC03-03 Facteurs prédictifs d'arrêt cardiaque chez les patients présentant un syndrome coronarien avec sus décalage du segment ST.

La moitié des arrêts cardiaques (AC) compliquant des syndromes coronariens aigus avec sus-décalage de ST (SCA ST+) surviennent lors de la prise en charge initiale au service des urgences. Objectif de l'étude : Évaluer les facteurs prédictifs et le pronostic d'un AC survenant lors de la prise en charge initiale d'un SCA ST+ aux urgences. Méthodes : Étude observationnelle prospective durant 13 ans. Inclusion des patients admis pour un SCA ST+ évoluant depuis moins de 24 heures. Recueil des données démographiques, cliniques, et thérapeutiques. Identification des facteurs liés à la survenue d'AC à l'aide d'un modèle de régression logistique. Résultats : Inclusion de 1415 patients, avec un genre-ratio=5 et un âge moyen de 60 +/-12 ans. Les principales comorbidités étaient (%): Tabagisme (68%) , hypertension artérielle (34%) et diabète (34%). Le temps de consultation médian était 180 min [75 ; 305 min]. La fibrinolyse était administrée à 71 % des patients avec un taux de succès de 57 %. Les complications étaient : Choc cardiogénique (10 %), AC (9 %). Les patients ayant présenté un AC avaient un âge moyen de 60,5 ± 13 ans et avec un sex-ratio = 5. Le délai médian de la consultation était de 120 min. Le rythme initial de l'AC était : fibrillation ventriculaire (72%), asystolie (20%), tachycardie ventriculaire (8%). La localisation du sus décalage était (%) : antérieur (65), inférieure (36). Le traitement (n) : défibrillation externe (80), intubation (41), catécholamines (33), antiarythmiques (26). L’analyse multivariée a identifié deux facteurs indépendants liés à l’apparition de l’AC : lchoc cardiogénique (OR = 4,769 IC à 95 % : 3,65 à 8,9) et territoire antérieur (OR = 2,6 IC à 95 % : 0,04 à 0,26). La mortalité hospitalière des patients en AC était de 18 %. Conclusion : Un AC peut compliquer 9% des patients avec un SCA ST+. Le choc cardiogénique et le territoire antérieure sont les deux facteurs prédictifs indépendants de l’AC

Je déclare l'absence de tout conflit d'intérêt
Hela BEN TURKIA, Firas CHABAANE, Ines ALOUI, Syrine KESKES, Dhieddine ARFAOUI, Ines CHERMITI (Ben Arous, Tunisie), Hanene GHAZELI, Sami SOUISSI
12:21 - 12:28 #39164 - FC03-04 Fibrillation atriale chez le sujet âgé vu aux urgences : à propos de 219 cas.
FC03-04 Fibrillation atriale chez le sujet âgé vu aux urgences : à propos de 219 cas.

INTRODUCTION: Arythmie fréquente voire banale, la fibrillation atriale (FA) est bien une maladie invalidante et coûteuse. Elle entraine une morbi-mortalité importante chez les personnes âgées. Peu d’études ont été publiées à partir des services d’urgences sur la prise en charge de la FA chez le sujet âgé. OBJECTIF: Décrire le profil épidémio-clinique, thérapeutique et pronostique des patients âgés de plus de 65 ans avec une FA objectivée aux urgences. METHODES: Analyse rétrospective d’un registre prospectif menée sur 9 ans (janvier 2011 à décembre 2020). Inclusion des patients âgés de plus de 65 ans avec signes cliniques en faveur d’une FA. Recueil des paramètres épidémio-cliniques. Classification de la FA : paroxystique, persistante, permanente. Calcul du risque ischémique (CHA2DS2VASc) et du risque hémorragique (HASBLED). Evaluation de la mortalité à J 90. RESULTATS: Inclusion de 219 patients. Âge moyen = 75 ± 7 ans avec une prédominance féminine (59,4%). Comorbidités (%) : HTA (70,3), diabète (29,7), insuffisance cardiaque (25,1) et insuffisance coronaire (14,6). La FA était connue chez 106 patients (48,4 %) dont 2,3 % était valvulaire. Les motifs de consultation étaient (%): palpitations (42,5), dyspnée (35,2), douleurs thoraciques (24,7%), vertiges (9,1), lipothymie (3,2) et signes neurologiques (3,2). A l’admission, la fréquence cardiaque moyenne était de 124±28 bpm, 14,3% des patients étaient en détresse respiratoire. Le score CHA2DS2-VASc moyen était 3,61 ± 1,4, et le score HAS-BLED moyen était 1,98± 1. Un score CHA2DS2- VASc >=2 était noté dans 93,1% des cas, et un score HAS-BLED>=2 dans 61,2% des cas. Les antivitamine-K étaient prescrits chez 47 patients (21,4%). Les facteurs déclenchant la FA étaient : un œdème aigue du poumon dans 27,5% des cas, une infection dans 12,5% des cas, l’arrêt du traitement dans 10% des cas et une hypokaliémie dans 7,8% des cas. La stratégie de ralentissement de la FA était adoptée dans 49,3 % des cas (Bétabloquants 6,7%, Digitaliques 15,2%, inhibiteur calcique non dihydropyridine 7,7%) et la réduction dans 7,9% des cas exclusivement par l’amiodarone. Le taux de mortalité à J90 était 6 %. CONCLUSION: La prise en charge de la FA chez le sujet âgé aux urgences exige une prise en charge globale y compris le contrôle des facteurs extracardiaques. L’utilisation de nouveaux scores gériatriques et une prise en charge socio-médicale peuvent dans le futur améliorer la prise en charge et les éléments de pronostic

Aucun
Amira BAKIR, Fedya ELAYECH, Syrine KESKES (Tunis, Tunisie), Kamel JLALI, Amel BEN GARFA, Sami SOUISSI, Hanen GHAZALI, Ines CHERMITI
12:28 - 12:35 #39358 - FC03-05 Les patients consultant aux urgences pour une douleur thoracique : évaluation du score HEAR pour exclure l'hypothèse d'un syndrome coronarien aigu (SCA).
FC03-05 Les patients consultant aux urgences pour une douleur thoracique : évaluation du score HEAR pour exclure l'hypothèse d'un syndrome coronarien aigu (SCA).

Introduction : La douleur thoracique est un motif fréquent de consultation aux urgences, le principal diagnostic représentant une urgence potentiellement mortelle est le syndrome coronarien aigu. Plusieurs études ont conclu que le score HEAR permettrait, s'il est ≤ 2, d'exclure l'hypothèse d'un SCA avec un faible risque de faux négatifs. L’objectif principal de notre étude était d’évaluer la performance du score HEAR chez les patients consultant pour des douleurs thoraciques aiguës aux urgences. Méthodologie : Il s’agissait d’une étude rétrospective et descriptive. Réalisé sur une période de sept mois (de juin 2022 à janvier 2023), réalisé au service des urgences. Nous avons inclus les patients consultant pour des douleurs thoraciques non traumatiques et dont les données cliniques, biologiques et électrocardiographiques étaient complètes. Le score Hear a été calculé. Le SCA a été retenu sur les critères diagnostiques basés sur les recommandations de la société européenne de cardiologie et après consultation du cardiologue. Résultats : Nous avons inclus 416 patients. L’âge moyen était de 56 ± 14 ans avec un sex-ratio de 1,88. Parmi ces patients, 27,5 % avaient une maladie coronarienne connue. Seuls 15,3% ont bénéficié d'un transport préhospitalier. Le diagnostic de SCA a été retenu chez 58,6 % des patients. Le score HEAR était ≤ 2 pour 9,7 % des patients, 96,8 % d'entre eux avaient un taux de troponine inférieur à 3 fois la valeur seuil. La valeur prédictive négative du SCA chez les patients présentant un score HEAR à faible risque était de 94,5. En analysant la courbe ROC on a trouvé les résultats significatifs suivants : (P<0,01 ; air sous la courbe=0,83 ; IC [0,79-0,87]). La valeur seuil était de 1,5, la sensibilité et la spécificité étaient de 99,1 % et 78,3 % respectivement. Notez que pour HEAR <2, le rapport de vraisemblance négatif était de 0,025 (IC à 95 %, 0,003 à 0,19). Conclusion : Le score HEAR est un outil intéressant pour la pratique quotidienne qui pourrait permettre de désengorger les urgences, en déchargeant plutôt les patients à faible risque de SCA.

Aucun
Yessmine WALHA, Wided BAHRIA, Khaireddine JEMAI (Tunis, Tunisie), Dhekra HAMDI, Intissar BOUSSAID, Ismail SAHNOUN, Chiheb CHAMMEM, Nourelhouda NOUIRA
12:35 - 12:42 #39394 - FC03-06 Performance du score EDACS dans le triage des patients présentant une douleur thoracique aiguë aux urgences.
FC03-06 Performance du score EDACS dans le triage des patients présentant une douleur thoracique aiguë aux urgences.

Introduction : Le score EDACS (the Emergency Department Assessment of Chest Pain Score) est un score clinique simple, utilisé aux urgences afin de trier les patients ayant un éventuel syndrome coronarien aigu (SCA) et ce en les classant en 2 catégories : faible risque (<16 points) et risque élevé (≥16 points). L’objectif de notre étude était d’étudier la performance de ce score à prédire la survenue d’événements cardiaques majeurs indésirables (décès, infarctus du myocarde, revascularisation) chez les patients consultant pour une douleur thoracique aiguë. Matériel et méthode : Etude monocentrique, prospective observationnelle du score EDACS, menée sur une période de 13 mois au niveau d'une structure d'urgence polyvalente d'un hôpital régional. Nous avons inclus les patients âgés de plus de 18 ans ayant comme motif principal de consultation une douleur thoracique non traumatique. Nous avons calculé le score EDACS pour les patients inclus et nous les avons contactés après 30 jours de leur consultation en notant la survenue ou non d’événements cardiaques majeurs (ECM). Résultats : Nous avons colligé 731 patients dont 55% étaient des hommes. L’âge moyen était de 55±15 ans. La moyenne du score EDACS était de 11,5±5,5. Onze patients (2%) ont eu un ECM après 30 jours de leur consultation. Cinq cent cinquante-deux patients (76%) étaient à faible risque. La valeur médiane des troponines chez les patients à faible risque était de 7,56 IQR25%-75% [5,06 ; 13,74] (p=0,002). Les troponines étaient négatives chez 408 patients (74%) ayant un faible risque (p<000,1). Le score moyen EDACS était significativement plus élevé chez les patients ayant fait un ECM à 30 jours et chez les patients admis en salle d’accueil des urgences vitales, respectivement (15,82±4 versus 11,42±5,5, p=0,005) et (13,31±5,75 versus 11,23±5,47, p=0,001). L’aire sous la courbe du score EDACS était de 0,736 [0,629-0,843(p=0,007)]. Conclusion : Les patients ayant un score EDACS<16 points pourraient ne pas nécessiter d’investigations supplémentaires et donc réduire le temps d’attente aux urgences. Toutefois, une étude multicentrique randomisée serait nécessaire afin de valider ce score dans notre population.

Aucun
Sana SELLAMI (Ariana, Tunisie), Manel KALLEL, Emna REZGUI, Ghada KHEDIRI, Emna KALLEL, Sofiene GZARA, Khedija ZAOUCHE
12:42 - 12:49 #39451 - FC03-07 Stratégie de reperfusion des syndromes coronariens aigus avec sus-décalage du segment ST : Angioplastie versus thrombolyse.
FC03-07 Stratégie de reperfusion des syndromes coronariens aigus avec sus-décalage du segment ST : Angioplastie versus thrombolyse.

La prise en charge des syndromes coronariens aigus avec surélévation de ST (SCA ST+) repose sur la reperfusion coronaire. Bien que l’angioplastie primaire (ATC) soit recommandé en première intention, la fibrinolyse (FIB) reste une alternative en cas de non disponibilité de l’ATC dans les délais. Objectif: Comparer les patients traités par angioplastie versus les patients thrombolysés Méthodes: Analyse rétrospective d’un registre prospective monocentrique de SCA ST+ sur une durée de 15 ans. Inclusion des patients admis pour un SCA ST+ évoluant depuis moins de 24 heures. Recueil des paramètres épidémio-cliniques, thérapeutiques et pronostiques. Etude comparative des deux groupes. Résultats : Inclusion de 1175 patients, genre-ratio=4.7, âge moyen=60+/-12 ans Les principaux facteurs de risque cardiovasculaires étaient (%) : tabagisme (68), diabète (35), hypertension artérielle (34), dyslipidémie (13) et insuffisance coronaire (13). Le recours à une ATC primaire était possible chez 23% des patients. La fibrinolyse était réalisé par la Streptokinase (60%), la Tenecteplase (29%) et l’Alteplase (11%) avec un taux de succès de lyse de 64%. L’incidence des complications hémorragique mineure était de 8%, l’hémorragie intracérébrale était observée chez deux patients. Les patients ayant bénéficié d’une ATC avaient une contre-indication à la thrombolyse dans 76 % des cas avec un délai médian de 210 minutes chez ces patients. Les principales contre-indications (CI) étaient (%) : risque hémorragique élevé (48), ldoute diagnostique (24) et délai de consultation supérieur à 12 heures (18). L’analyse comparative des patients ayant bénéficié d’une ATC versus les patients FIB avait trouvé un âge avancé, la présence d’un bloc de branche gauche et un délai de consultation plus long chez les patients ayant bénéficié d’ATC. Aucune différence significative n’a été retrouvé concernant les paramètres épidémiologiques, clinique ou évolutive. Le taux de mortalité intra hospitalière et à 6 mois était similaire pour les deux groupes. Conclusion : Dans notre population le recours à l’ATC primaire est faible devant la non disponibilité. La fibrinolyse permet d’assurer une reperfusion coronaire sans augmenter la morbidité et la mortalité.

Aucun
Firas CHABAANE, Héla BEN TURKIA, Kamel JLALI, Khaoula AMDOUNI, Rahma DHOKAR, Monia NGHACH, Sami SOUISSI, Ines CHERMITI (Ben Arous, Tunisie)
Salle 352B-Zone poster 1

"Mercredi 05 juin"

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FC04
12:00 - 13:00

Flash communications
Maladie thrombo-embolique et Anticoagulants
Cardiologie - Maladie thromboembolique - EP - Phlébite

Modérateur : Olivier PEYRONY (MD, PhD) (Paris)
12:00 - 12:07 #39035 - FC04-01 Utilité du dosage des D-dimères chez les patients insuffisants rénaux admis aux urgences.
FC04-01 Utilité du dosage des D-dimères chez les patients insuffisants rénaux admis aux urgences.

Contexte : La suspicion de maladie thrombo-embolique veineuse (MTEV) est un motif fréquent au sein des services d’urgence et l’utilisation des D-dimères chez les patients insuffisants rénaux est peu codifiée. Leur utilisation avec un seuil approprié permettrait d’éviter des examens couteux et dangereux mais aussi des traitements à risque pour les patients. L’objectif principal de l’étude est d’évaluer l’utilité́ clinique des D-dimères chez les patients insuffisants rénaux. Matériel et Méthodes : Étude observationnelle, rétrospective et monocentrique dans notre CH menée entre janvier 2017 et décembre 2020. Les patients âgés de plus de 18 ans non dialysés ayant eu un dosage de créatininémie et de D-dimères ont eté inclus. Les critères d’exclusion comportaient l’instabilité́ hémodynamique, un score de Genève élevé́, un manque de données et l’utilisation de NACO. Nous avons ensuite réalisé́ une courbe ROC afin de déterminer un seuil de D-dimères adapté aux patients insuffisants rénaux. Nous avons également réalisé́ une corrélation entre le dosage des D- dimères et la clairance de la créatininémie selon CKD-epi. Avis CNIL positif. Résultats : 333 patients ont été inclus dans cette étude. L’âge moyen était de 77 ans avec 41,4% d’hommes. Dans la cohorte, 47 patients (14,1%) étaient porteurs d’une MTEV et 26 (7,8%) patients étaient atteints d’une insuffisance rénale sévère ou terminale. Une faible corrélation négative non statistiquement significative a été observée entre le dosage de D-dimères et la clairance de la créatinine selon CKD-épi. L’AUC était à 0,817 pour l’ensemble des patients. En y appliquant l’indice J de Youden, un seuil de 1,13 μg/mL a été retenu. Conclusion : Une utilité́ clinique du dosage des D-dimères chez les patients insuffisants rénaux modérés ressort de cette étude évitant la réalisation d’examens complémentaires à 137 (41%) patients sur 333. Nous proposons également un seuil de D-dimères à 1,13 μg/mL pour les patients insuffisants rénaux. La corrélation entre les D-dimères et la clairance de la créatinine n’était pas statistiquement significative dans notre étude. Les limites de cette étude incluent son caractère monocentrique, rétrospectif et la présence de données manquantes mais aussi de facteurs confondants tels que le COVID-19. Il serait souhaitable de réaliser une étude prospective multicentrique afin d’approfondir nos résultats.

Aucun
Amaury GAVILLON (Beuvry), Audrey WAGON, Alain-Eric DUBART, Eric WIEL
12:07 - 12:14 #39131 - FC04-02 Le SIC-score comme outil d’évaluation du risque thromboembolique chez les patients COVID-19.
FC04-02 Le SIC-score comme outil d’évaluation du risque thromboembolique chez les patients COVID-19.

CONTEXTE : La maladie du COVID19 liée au Virus SarsCov2 a été, en France, un enjeu de santé publique majeur. Les manifestations thromboemboliques chez les patients atteints du COVID-19 ont été rapidement constatées et l’instauration d’une anticoagulation adaptée au risque thromboembolique a été un des points clé de la prise en charge. OBJECTIF : Le SIC-Score est un score validé pour l’évaluation du risque thromboembolique dans le sepsis. Notre objectif était d’étudier sa pertinence pour l’évaluation du risque thromboembolique dans la pathologie du COVID-19. METHODE : Nous avons réalisé une étude rétrospective, monocentrique au sein d’un service d’urgence adulte. Nous avons analysé les données des patients admis via les urgences ou le SMUR du 13/03/20 au 11/04/20 (première vague) et du 01/08/20 au 31/11/20 (seconde vague). Les informations récoltées recensent des données cliniques et paracliniques des patients atteints du COVID lors de leur admission afin de calculer leur SIC-Score. RESULTATS : Sur les 434 patients inclus, 30 (6.9%) ont présentés un évènement thromboembolique. La pertinence du SIC-Score comme marqueur du risque thromboembolique a été évalué par le calcul de l’aire sous la courbe ROC de 0.905 (IC 95% = [0.823 - 0.910] - p< 0.001). En analyse multivariée, l’augmentation de 1 point du SIC-Score majore la probabilité de présenter un évènement thromboembolique par 2.11 (IC 95% = [1.12 - 3.99] ; p = 0.02). Pour le SIC-Score, un seuil inférieur à 2 montre une valeur prédictive négative de 99.6% (Ratio de Vraisemblance Négatif à 0.047) et un seuil de 3 montre une valeur prédictive positive à 34% (Ratio de Vraisemblance Positif à 6.91). CONCLUSION : Le SIC-Score est un score objectif et pertinent dans l’évaluation du risque thromboembolique chez les patients atteints du COVID-19 permettant d’individualiser les patients à risque et donc d’initier une anticoagulation préventive adaptée à ces derniers.

aucun
Felix MOSSE, Marine LORIDON, Sophie FLEURQUIN, Clément BONNET, Romain DURIF, Dorian TEISSANDIER, Jeannot SCHMIDT, Farès MOUSTAFA (Clermont-Ferrand)
12:14 - 12:21 #39225 - FC04-03 Embolie pulmonaire aux urgences avant et après l’épidémie au coronavirus 19 : comparaison du profil clinique et du pronostic.
FC04-03 Embolie pulmonaire aux urgences avant et après l’épidémie au coronavirus 19 : comparaison du profil clinique et du pronostic.

Introduction : L’embolie pulmonaire (EP) est une manifestation de la maladie thromboembolique. L’avènement de la pandémie au coronavirus 19 a augmenté son incidence en raison du risque emboligène probablement associé à ce germe. L’objectif de cette étude était de comparer le profil clinique et pronostic des patients admis aux urgences pour une EP avant et après l’épidémie au coronavirus 19. Méthodes : Nous avons mené une étude prospective incluant les patients ayant présenté une EP lors de deux périodes : la période prépandémique et la période pandémique. Nous avons recueilli et comparé les données démographiques, anamnestiques, cliniques, paracliniques et évolutives. Le pronostic a été étudié en termes de mortalité intra-hospitalière et après un an. Résultats : Nous avons inclus 150 patients : 51 patients avant la pandémie et 99 patients pendant la pandémie dont 88 étaient Covid positifs. Une prédominance masculine avec un genre-ratio à 1,6 a été notée pendant la pandémie alors que les femmes étaient plus fréquemment atteintes avant la pandémie (59% versus 38% ; p=0,017). La présentation clinique initiale était plus grave sur le plan respiratoire chez les patients avec une EP pendant la période Covid19. Pendant la pandémie, une lymphopénie (p<0,001) et des troponines positives (p=0,012) étaient plus fréquemment retrouvés. Les EP distales et unilatérales étaient plus fréquentes durant la pandémie (68% versus 35% ; p<0,001 et 66% versus 45% ; p=0,015 respectivement). La différence du score d’obstruction de Qanadli était significative : 15±15,1 chez les patients hospitalisés en période de pandémie contre 24,4±18,7 avant la pandémie (p=0,003). La mortalité intra hospitalière chez les patients du groupe COVID était de 21% contre 16% avant la pandémie sans différence significative (p=0,25). Conclusions : Le profil clinique et biologique des patients ayant eu une EP au cours de la pandémie du COVID19 était marqué par la présence de signes de gravité cliniques et biologiques. Les EP sont devenues plus distales avec un indice d’obstruction nettement plus bas et ceci est expliqué par le phénomène d’immunothrombose. Les deux groupes étaient comparables en termes de pronostic.

Pas de conflit
Ines CHERMITI (Ben Arous, Tunisie), Yassine BALI, Feten SBEI, Raja FADHEL, Yosra MEJDOUB, Rihab DAOUD, Hanène GHAZALI, Sami SOUISSI
12:21 - 12:28 #39315 - FC04-04 Épidémiologie en situation réelle des événements indésirables médicamenteux sous traitement anticoagulant oral au service d'accueil des urgences.
FC04-04 Épidémiologie en situation réelle des événements indésirables médicamenteux sous traitement anticoagulant oral au service d'accueil des urgences.

Introduction : Plusieurs types d'événements indésirables médicamenteux sous traitement anticoagulant oral (EIACO) semblent avoir une incidence élevée dans les services d'urgence. L'objectif principal de cette étude était d'évaluer l'épidémiologie réelle des EIACO en service d’urgences (SAU). Matériel et méthodes : Une étude observationnelle rétrospective monocentrique a été menée entre janvier 2018 et décembre 2019. Etaient inclus les patients adultes traités par anticoagulants oraux (AO ; anti-vitamine K ou anticoagulants oraux directs) ; admis au SAU d’un centre hospitalier universitaire français. RÉSULTATS : Au total, 2 206 patients ont été admis au SAU avec une AO dont 34,6 % (763 patients) avaient un EIACO. Une hémorragie traumatique a été observée chez 378 patients (50%), une hémorragie spontanée chez 306 patients (40%), un surdosage asymptomatique chez 40 patients (5%) et une thrombose chez 39 patients (5%). L'âge médian était de 83 ans et 51% des patients étaient des femmes. Le motif le plus fréquent d'admission au SAU était une chute, concernant 12,7% (277) des patients. Mille trente-sept (47%) patients ont été traités par fluindione, 523 (24%) par apixaban, 104 (4,8%) par dabigatran, 93 (4,3%) par warfarine, 41 (2%) par acénocoumarol et 377 (17,1%) par rivaroxaban. Les recommandations pour l'OA ont été le plus souvent respectées (97,7 %, 98,3 % et 98,1 % de prescription correcte). L'interaction médicamenteuse la plus fréquente était entre l'anticoagulation orale et un agent antiagrégant plaquettaire, concernant 131 patients avec une EIACO (17,1%), et 200 patients sans (17,4%). Chez 23 patients du groupe EIACO (1%), un anticoagulant sous-cutané était présent en association avec l'OA. Chez 4,5% (100 patients), des antécédents hémorragiques ont été retrouvés, dont une majorité d’origine digestive (21 patients). CONCLUSION : Les effets indésirables médicamenteux des anticoagulants oraux sont très fréquents au SAU, majoritairement hémorragiques, et semblent être autant liés à des traumatismes que spontanés. Ils concernent les sujets âgés, fréquemment dans le cadre d'une chute, et impliquent toutes les classes d'anticoagulants oraux. L'observance et les interactions médicamenteuses, en particulier avec les antiagrégants, semblent être des facteurs explicatifs.

Aucun
Omide TAHERI (Besançon), Pauline PLACHTA, Marie-Blanche RABIER, Samuel LIMAT, Thibaut DESMETTRE
12:28 - 12:35 #39404 - FC04-05 Prévalence des incidentalomes découverts sur angioscanner thoracique chez des patients suspects d’embolie pulmonaire aux urgences.
FC04-05 Prévalence des incidentalomes découverts sur angioscanner thoracique chez des patients suspects d’embolie pulmonaire aux urgences.

Introduction : La sur-prescription de l’angioscanner thoraciques dans la démarche diagnostique de l’embolie pulmonaire (EP) a entraîné ces dernières années une augmentation du nombre d’incidentalomes recensés. L’objectif de cette étude était d’évaluer la prévalence des incidentalomes identifiés sur les angioscanners thoraciques réalisés aux urgences pour suspicion d’EP, ainsi que leur documentation par les médecins urgentistes. Matériels et Méthodes : Il s’agit d’une étude monocentrique rétrospective. Tous les patients majeurs suspects d’EP aux urgences du CHU d’Angers ont été inclus pendant les 7 premiers jours de chaque mois impair, entre 2015 et 2021. Il s’agissait d’une étude ancillaire de l’étude TRY-SPEED. Le critère de jugement principal était le taux d’incidentalomes découverts sur les angioscanners thoraciques. Les incidentalomes ont été classés en 3 groupes : ceux nécessitant une réévaluation à court terme dans les 7 jours (type 1), ceux ne nécessitant pas d’intervention dans les 7 jours suivant leur découverte, mais nécessitant un suivi ambulatoire (type 2) et ceux ne nécessitant pas de suivi (type 3). Le critère de jugement secondaire est le taux de diagnostic différentiel défini comme une lésion en lien avec les symptômes rapportés par le patient ayant motivé la réalisation de l’angioscanner pour suspicion d’EP en premier lieu. L’étude a été déclaré à la CNIL et a été évalué en comité d’éthique. Résultats : Au total, 648 patients ont été inclus. Parmi ces patients, 205 (31.6%) incidentalomes ont été détectés. Il a été recensé 10 (4.8%) type 1, 127 (61.9%) type 2 et 68 (33.1%) type 3. L’incidentalome le plus fréquemment retrouvés était les nodules pulmonaires (n=32, 15.6%). Un suivi des incidentalomes était nécessaire pour 137 (66.8%) incidentalomes. Seulement, 41% des incidentalomes ont été documentés dans les comptes rendus de sortie des urgences. Une EP a été détectée chez 101 patients (15.5%) et 181 (43.3%) diagnostics différentiels à l’EP ont été observés. Conclusion : Dans cette étude, la probabilité de découvrir un incidentalome est deux fois plus élevée à celle de diagnostiquer une EP. Il est nécessaire que les médecins soient sensibilisés à ces découverts afin de les documenter dans les dossiers des patients pour que ces patients puissent bénéficier d’un parcours de soin adapté.

Aucun
Léna FONTAINE (Angers), Mélanie ROUSSEL, Thomas MOUMNEH, Pierre-Marie ROY, Aurore ARMAND, Delphine DOUILLET
12:35 - 12:42 #39443 - FC04-06 Application des scores prédictifs dans l’orientation depuis les Urgences Adultes d'un centre hospitalier universitaire des patients avec un diagnostic d’embolie pulmonaire.
FC04-06 Application des scores prédictifs dans l’orientation depuis les Urgences Adultes d'un centre hospitalier universitaire des patients avec un diagnostic d’embolie pulmonaire.

Introduction Le nombre de diagnostics d’embolie pulmonaire (EP) a augmenté ces dernières années. L’European Society of Cardiology (ESC) a publié des recommandations en 2014 et 2019 sur la stratification du risque via des scores prédictifs tels que le simplified Pulmonary Embolism Severity Index (sPESI). Dans le contexte de tension hospitalière existant depuis de nombreuses années, la pertinence de l’orientation des patients ayant un diagnostic d’EP s’est posée avant les recommandations de 2019. Méthodes Il s’agit d’une étude rétrospective des patients avec un diagnostic d’EP aux urgences du CHU Amiens-Picardie entre 2015 et 2019. Le critère de jugement principal était le taux d’agrément avec les recommandations évalué par l’adéquation entre le score sPESI et la décision médicale d’orientation. Les critères de jugement secondaire étaient le décès toutes causes confondues à 30 et 90 jours et les facteurs de risque de mortalité. Résultats Sur les 60 patients inclus, 19 (32%) sont restés hospitalisés moins de 48 heures à l’hôpital et 12 (20%) avait un sPESI < 0. Le taux d’agrément était modéré. La mortalité était de 10% et 13,33% respectivement à 30 et 90 jours. Discussion Les patients avec un sPESI faible sont restés hospitalisés pour des critères environnementaux ou des pathologies associées. L’étude HOME-PE retrouvait 28,5% de patients dont l’orientation a différé de celle prévue par le sPESI. Les patients décédés avaient un sPESI élevé. Conclusion L’accord était déjà modéré avant les recommandations formelles de 2019. Une étude prospective permettrait de préciser les freins à la sortie malgré les recommandations.

Aucun
Lise BATHELLIER (Amiens), Daniel Aiham GHAZALI, Simon SOUDET, Émilien ARNAUD
Salle 352B-Zone poster 2
14:00

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CM03
14:00 - 15:30

Conférence Médecins
Impact des facteurs humains sur la prise de décision
Management, Médecin, Profession - Métier

Modérateurs : Evelyne DUBREUCQ GUERIF (Praticien hospitalier) (Paris), Agnès RICARD-HIBON (Medical Chief) (Pontoise)
Coordonnateur : Xavier BOBBIA (Coordonnateur, Montpellier)
Apprendre à reconnaitre et à faire face à ce qui ce qui va impacter le plus nos prises en charge : nos conditions de travail, notre entourage et notre état psychologique
14:00 - 14:22 Interruptions de tâches. Jennifer TRUCHOT (MEDECIN) (Conférencier, Paris)
14:22 - 14:44 Self fulfilling prediction. Aurore ARMAND (médecin) (Conférencier, Angers)
14:44 - 15:06 Fatigue (gardes longues). Judy MORRIS (Physician, Associate Professor) (Conférencier, Montréal, Canada)
15:06 - 15:28 Humeur, stress personnel…. Sylvain BENENATI (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Nîmes)
Salle 242A

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SI09
14:00 - 15:00

Session Interactive Médecins
Tic, Tac…désactiver une bombe : un jeu sérieux
Jeunes

Coordonnateur : Matthieu HEIDET (Coordonnateur, Créteil)
Démineur ou urgentiste : même combat dans la communication d'équipe ! Venez éviter de tout faire exploser !
14:00 - 15:00 Tic, Tac…désactiver une bombe : un jeu sérieux. Jean-Pierre HENRY (Président) (Conférencier, Nancy)
Salle 243

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CLM03
14:00 - 15:30

Communications Libres Médecins
Diagnostic et pronostic
Gériatrie, Marqueurs biologiques - Biomarqueurs, Neurologie, Pneumologie

Modérateurs : Jean-Cédric HANSEN (PH Médecin Coordonnateur) (Pacy-sur-Eure), Frédéric PARIS (PHc) (Tours)
14:00 - 14:10 #38960 - CP24 Facteurs de risque de traitement inapproprié de la dyspnée aux urgences : étude de cohorte rétrospective.
CP24 Facteurs de risque de traitement inapproprié de la dyspnée aux urgences : étude de cohorte rétrospective.

Introduction. La dyspnée est un symptôme fréquent dans les services d'urgence. Les erreurs de diagnostic lors de l'examen clinique initial sont fréquentes et conduisent à un traitement initial inapproprié. L’objectif de ce travail était d’identifier les facteurs de risque de traitement inapproprié de la dyspnée chez les patients admis aux urgences. Méthode. Étude de cohorte rétrospective observationnelle. Les patients de plus de 15 ans admis aux urgences adultes du CHU de Toulouse avec une dyspnée ont été inclus du 1 juillet au 31 janvier 2019. Le critère de jugement principal était le traitement inapproprié de la dyspnée initié aux urgences, défini en comparant le diagnostic final à la sortie de l'hôpital au traitement aux urgences. Le caractère approprié ou non était défini selon les recommandations internationales pour l'insuffisance cardiaque, la pneumopathie, la BPCO, l'asthme et l'embolie pulmonaire. Résultats. 2123 patients ont été analysés, dont 827 (39%) avaient un traitement inapproprié aux urgences. Les facteurs de risque de traitement inapproprié sont représentés dans le Tableau 1. En analyse multivariée, sous-traitement et sur-traitement étaient associé avec une surmortalité hospitalière (OR = 1,75 [IC95 = 1,06 – 2,89] et OR = 1,35 [IC95 = 0,93 – 1,96], respectivement). Conclusion. Les patients âgés, comorbides, en détresse respiratoire et avec une auscultation anormale sont à risque de traitement inapproprié de leur dyspnée aux urgences.

PhD sur la thématique en cours
Frédéric BALEN (Toulouse), Sebastien LAMY, Léa FROISSART, Mesnard THOMAS, Benjamin SANCHEZ, Xavier DUBUCS, Sandrine CHARPENTIER
14:10 - 14:20 #39105 - CP25 La reconsultation des personnes âgées aux urgences, après un premier passage, au CHU de Rouen.
CP25 La reconsultation des personnes âgées aux urgences, après un premier passage, au CHU de Rouen.

Introduction : Le vieillissement de la population générale évolue en parallèle de la croissance du nombre de consultations dans les services d’urgence. Cette population polypathologique est plus à risque de consulter plusieurs fois aux urgences. L’objectif de cette étude est d’analyser le taux de re consultation des personnes âgées aux urgences et de mettre en évidence d’éventuels facteurs de risque prédictifs de celle-ci. Méthode : Etude épidémiologique, rétrospective et monocentrique au CHU de Rouen, réalisée du 1 janvier 2021 au 31 décembre 2021, étudiant des patients âgés de 75 ans ou plus consultant aux urgences. Cette population était classée selon leur nombre de consultation : une seule consultation avec retour au domicile versus 2 consultations dans un délai de 7 jours, avec à l’issu un retour au domicile ou une hospitalisation. Les patients résidant en EHPAD, relevant de le filière psychiatrique, adressés par un autre établissement hospitalier, et les patients reconsultant dans un délai > 7j étaient exclus. Le critère de jugement principal était la reconsultation dans les 7 jours après la première consultation. Une analyse comparative puis univariée entre les deux groupes de patients a été réalisée. Résultats : Parmi les 1149 dossiers analysés, le taux de reconsultation était de 39%. Après exclusion, 127 patients ont été inclus dans le groupe 1 consultation et 227 dans le groupe 2 consultations. La reconsultation intervenait principalement (54,8%) dans les 72 premières heures après un premier passage. Il n’a pas été mis en évidence de différence entre les groupes en termes de sexe, de troubles neurocognitifs, d’autonomie ou de nombre de traitements. Toutefois, un score de Charlson entre 6 et 7 rendait plus probable de consulter deux fois aux urgences (OR 2,69 IC95% 1,12-6,44) augmente cette probabilité s’il était > 8 (OR 3,85 IC95% 1,4-10,59). En termes d’antécédents, seule l’insuffisance rénale rendait plus probable la reconsultation (OR 2,26 IC95% 1,14-4,51), sans mise en évidence de différence pour les autres comorbidités. Conclusion : Cette étude semble montrer qu’un score de Charlson élevé serait prédictif de reconsultation aux urgences chez les patients âgés de plus de 75 ans. Toutefois, prises séparément, les comorbidités ne semblent pas être prédictives de reconsultation.
Margot COTTIAS (ROUEN), Margot VANNIER, Alix DELAMARE FAUVEL, Luc Marie JOLY, Mélanie ROUSSEL, Thomas DUMONTIER
14:20 - 14:30 #39143 - CP26 Valeur prédictive des scores cliniques REMS (Rapid Emergency Medicine Score), MEWS (Modified Early Warning Score) et VIEWS (Vital PAC Early Warning Score) sur la mortalité à 30 jours : une étude observationnelle rétrospective monocentrique.
CP26 Valeur prédictive des scores cliniques REMS (Rapid Emergency Medicine Score), MEWS (Modified Early Warning Score) et VIEWS (Vital PAC Early Warning Score) sur la mortalité à 30 jours : une étude observationnelle rétrospective monocentrique.

Introduction : Les patients gériatriques représentent 8% des admissions aux urgences. C’est une population à risque dont l’évaluation du pronostic est difficile. Les scores d’alertes précoces permettent de détecter rapidement les patients à risque d’évolution défavorable. L’objectif de notre travail a été de mesurer l’association entre des scores d’alerte précoce et le pronostic des patients gériatriques. Méthodes : Étude rétrospective observationnelle monocentrique réalisée aux urgences d’un CHU. Les patients de plus de 65 ans ont été inclus. Il n’y avait pas de critères d’exclusion. Nous avons évalué la valeur diagnostique des scores REMS, MEWS et VIEWS pour prédire le risque de mortalité à 30 jours à l’aide de l’analyse Receiver Operating Charactéristic (ROC) et des valeurs des aires sous la courbes ROC (AUC). Résultats : L’âge moyen était de 80,5 ans, 131 sujets (50%) étaient des hommes. Les patients présentaient principalement des antécédents cardiologiques (162 sujets, 61,8%) et métaboliques (107 sujets, 40,8%). Les principaux traitements chroniques retrouvés sont les traitements à visée cardiologiques (144 sujets, 55%). 202 sujets (77,1%) présentaient une plainte initiale non traumatique, avec principalement des symptômes cardiologiques (48 sujets, 18,3%), les douleurs d’origine non cardiologique (47 sujets, 17,9%) et les chutes (41 sujets, 15,6%). Au cours de la période de suivi, 18 patients (6,9%) sont décédés. L’AUC du score VIEWS est de 0,596 avec une IC [0,506 – 0,732]. Les AUC des scores MEWS et REMS, sont respectivement de 0,588 avec IC [0,444 – 0,732] et 0,528 avec IC [0,386 – 0,670]. Conclusion : Les scores d'alertes précoces étudiés ont une valeur pronostic précoce pour mesurer le risque de mortalité à J30 chez les patients de plus de 65 ans.
Paul DUPUY (Poitiers), Paul CONTAL, Jérémy GUÉNÉZAN, Olivier MIMOZ, Nicolas MARJANOVIC
14:30 - 14:40 #39151 - CP27 Dosage plasmatique de la NGAL dans la prise en charge de la rhabdomyolyse aux urgences : étude de son intérêt prédictif d’insuffisance rénale.
CP27 Dosage plasmatique de la NGAL dans la prise en charge de la rhabdomyolyse aux urgences : étude de son intérêt prédictif d’insuffisance rénale.

Contexte : L’apparition d’une insuffisance rénale aiguë (IRA) est une complication fréquente de la rhabdomyolyse. La Neutrophil Gelatinase Associated Lipocalin (NGAL) semble montrer de bonnes capacités de prédiction d’insuffisance rénale aiguë dans d’autres contextes comme le sepsis. L’objectif principal de notre étude était d’étudier les performances diagnostiques de la NGAL dans l’apparition d’une IRA chez les patients admis aux urgences pour rhabdomyolyse. Type d’étude : Étude diagnostique, prospective, multicentrique, non randomisée. Méthode : Un dosage plasmatique de la NGAL était réalisé à l’admission des patients, si le taux plasmatique de CPK était supérieur à 1000 UI/L, quel que soit la cause de la rhabdomyolyse. Les patients recevaient une prise en charge standardisée (remplissage vasculaire au sérum salé isotonique entre 200 et 1000 cc/h pour une diurèse de 3 ml/Kg/h avec adjonction de 100 mmol de bicarbonate si le pH urinaire était inférieur à 6,5) et nécessitaient une surveillance hospitalière. La survenue d’une insuffisance rénale aiguë était diagnostiquée selon les critères de l’AKIN (Acute Kidney Injury Network). Le critère de jugement était la survenue d’une IRA à 48 heures de la prise en charge en structure d’urgence. Les objectifs secondaires étaient d’évaluer les performance diagnostiques de la NGAL pour prédire un décès ou l’admission en réanimation. Résultats : 194 patients ont été analysés. L’AUC pour la prédiction d’une altération de la fonction rénale à 48h par dosage initial de la NGAL était de 0,60 IC95% [0,51- 0,70]. L'AUC pour la survenue d’un décès pendant l’hospitalisation était de 0,75 IC95% [0,62 ; 0,87]. L’AUC de la NGAL concernant l’admission en réanimation était de 0,72 IC95% [0,58 ; 0,86]. Conclusion : Les performances du dosage plasmatique de la NGAL sont modérées pour la prédiction de la survenue d’une insuffisance rénale aiguë au cours d’une rhabdomyolyse chez les patients de structure d’urgence.

aucun
Lucille BALAGUER (Nîmes), Stéphane POMMET, Fabien COISY, Laura GRAU MERCIER, Xavier BOBBIA, Romain GENRE GRANDPIERRE
14:40 - 14:50 #39173 - CP28 Incidence de l’insuffisance rénale aiguë post-contraste chez les patients ayant un scanner avec injection de produit de contraste en situation d’urgence.
CP28 Incidence de l’insuffisance rénale aiguë post-contraste chez les patients ayant un scanner avec injection de produit de contraste en situation d’urgence.

Incidence de l’insuffisance rénale aiguë post-contraste chez les patients ayant un scanner avec injection de produit de contraste en situation d’urgence. Résumé : Introduction : Depuis 1930, il est admis que l’injection intraveineuse de produit de contraste iodé (PCI) dans le cadre de rehaussement d’imagerie de tomodensitométrie (TDM) serait à risque d’insuffisance rénale aiguë post-contraste (IRA-PC). Ces 10 dernières années, plusieurs études ont remis en cause cette iatrogénie. Cependant, ces travaux concernaient des populations dont l’épidémiologie locale différait de la population française. Il semblerait alors licite d’explorer l’incidence de l’IRA-PC chez la population française (ici francilienne) afin d’en comparer les caractéristiques spécifiques. Objectif : Étude de l’incidence de l’IRA-PC chez les patients recevant un scanner avec injection de produit de contraste dans un contexte d’urgence. Méthode : il s’agit d’une étude monocentrique, rétrospective, réalisée dans un centre hospitalo-universitaire francilien (hôpital Beaujon) entre 2019 et 2022. Les patients inclus étaient âgés de plus de 16 ans, ils avaient reçu un scanner injecté avec deux dosages de créatinine sérique : une pré-TDM et une post-TDM (2 à 7 jours plus tard). Les facteurs de risque et facteurs protecteurs d’IRA-PC ainsi que les caractéristiques de la population ont été analysés. Résultats : Après l’étude de 5079 scanners injectés, 1463 présentaient les critères d’inclusion. L’incidence d’IRA-PC était de 4,1%. Les facteurs de risques associés étaient : l’HTA (Odds Ratio ajusté (ORa) = 3,36 ; IC 95% (1,76 ; 6,43)), l’IRC grade 4-5 (ORa = 5,89 ; IC 95% (1,39 ; 24,95)) et le temps d’attente avant la réalisation du TDM (ORa = 3,36 ; intervalle de confiance (IC) 95% (1,76 ; 6,43)). Le facteur protecteur retrouvé était la prise de metformine (ORa = 0,26 ; IC 95% (0,06 ; 1,12)). Conclusion : Il semble exister des critères cliniques, permettant de réaliser un scanner injecté sans attendre la créatininémie dans la grande majorité des cas. Cette réflexion permettrait de réduire la durée de séjour dans les services d’accueil des urgences (SAU) de certains patients et ainsi d’en abaisser la morbi-mortalité qui y serait associée.
Elodie LECOMTE (Paris), Prabakar VAITTINADA AYAR
14:50 - 15:00 #39273 - CP29 Nature et prévalence des diagnostics établis aux urgences chez les patients consultant en contexte post-coïtal : étude rétrospective monocentrique.
CP29 Nature et prévalence des diagnostics établis aux urgences chez les patients consultant en contexte post-coïtal : étude rétrospective monocentrique.

Dr Florian ROCHE, Dr DELAMARE Alix, Dr ROUSSEL Mélanie, Pr Luc-Marie JOLY Emergency department,Rouen University Hospital,Rouen,France Introduction : L’acte sexuel représente un effort d’intensité modérée à intense et s’accompagne de variations brutales des paramètres physiologiques. Ces variations, combinées aux contraintes physiques imposées par l’acte en lui-même, sont à l’origine d’évènements pouvant entrainer des motifs de recours aux urgences variés. L’objectif de cette étude était de déterminer la nature et la prévalence des diagnostics établis aux urgences chez les patients consultant en contexte post-coïtal. Méthode : Étude observationnelle rétrospective réalisée chez les patients majeurs consultant dans le service des urgences du CHU de Rouen entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2022, pour un motif de consultation relatif au coït avec une symptomatologie apparue en per-coïtal ou en post-coïtal avec un délai d’apparition n’excédant pas 48 heures. Les patients mineurs, les viols et violences sexuelles, les patients dont l’intervalle libre entre l’acte sexuel et l’apparition des symptômes était supérieur à 48 heures, les patients sortis contre avis médical ou ayant refusé la réalisation d’examens complémentaires nécessaires à l’établissement d’un diagnostic de certitude, les patientes dont les symptômes relevaient d’une prise en charge gynécologique ont été exclus de l’étude. Une analyse descriptive des données recueillies a été réalisée. Résultats : Parmi les 2269 dossiers analysés, 799 patients ont été inclus. L’âge médian était de 28 ans (min 18-max 88) et de prédominance masculine (n=605, 75,8%). Les trois diagnostics les plus fréquemment établis étaient l’accident d’exposition viral (n=363, 45,7%), la plaie du frein de la verge (n=49, 6,1%) et les céphalées sans critère de gravité (n=49, 6,1%). À l’issue de leur passage aux urgences, 88 patients (11%) ont nécessité une hospitalisation. Dans ce sous-groupe des patients hospitalisés, les trois diagnostics les plus fréquemment étaient : le syndrome de vasoconstriction réversible (n=33, 37,5%), l’hémorragie sous-arachnoïdienne représentant (n=14, 15,9%) et la fracture des corps caverneux (n=7, 8,0%). Conclusion : Les patients consultant en contexte post coïtal relèvent de motifs principalement infectieux. Toutefois, les diagnostics neurologiques relèvent une forte morbidité et la prévalence de diagnostics graves doit amener à considérer l’acte sexuel comme une épreuve d’effort à part entière.

Aucun
Florian ROCHE (rouen)
15:00 - 15:10 #39399 - CP30 Impacts de l’hospitalisation à domicile pour les ainés fragilisés aux urgences.
CP30 Impacts de l’hospitalisation à domicile pour les ainés fragilisés aux urgences.

Introduction : Le vieillissement de la population nécessite une transformation et une adaptation des systèmes de soins aux personnes âgées, notamment aux urgences. La Clinique des Aînés (CDA), implantée en 2018 à Québec, repose sur le principe de l’hôpital à domicile. La CDA organise le retour à domicile, accompagné d’un suivi grâce une unité mobile médicale. L'objectif principal de cette étude est d'évaluer l'impact de cette clinique pour personnes âgées sur la sécurité des patients. L'objectif secondaire est d'évaluer l'efficacité de la clinique à réduire la durée du séjour et les réadmissions. Méthode : Design : étude de cohorte pré/post implantation. Population : Patients fragiles âgés de ≥75 ans admis dans l'unité gériatrique de courte durée après une consultation aux urgences ou inclus par la CDA. Critères de jugement: Principal: sécurité des patients, soit les retours aux urgences et les décès. Secondaire: Durée de séjour aux urgences/ à l'hôpital et réadmissions. Analyses statistiques: Modèle de régression logistique multivariée avec score de propension. Résultats : Au total, 437 patients ont été inclus au le site d'intervention (pré-implantation: 248 post-implantation: 189). Aucune différence significative n'a été observée entre les phases en ce qui concerne la probabilité ajustée au patient de retourner aux urgences à 30 jours : p=0,58, 90 jours : p=0,46, 180 jours : p=0,07. La probabilité de décès dans les 180 jours était également similaire entre les phases (p=0,51). La durée ajustée de séjour à l'hôpital pour la visite initiale a diminué de 14 jours pour les patients ayant bénéficié de la CDA (p<0,0001). La probabilité ajustée de réhospitalisation était plus élevée dans le groupe ayant bénéficié de l'intervention à 30 (8,4 % VS 14,6 %, p=0,03) et 180 jours (29,6 % VS 41,2 %, p= 0,01). Cependant, la durée de séjour à l'hôpital a diminué à 30 jours (6,5 VS 3,2 jours, p=0,27), avec une différence statistiquement significative à 90 (16,9 VS 8,4 jours, p= 0,02) et 180 jours (13,6 VS 7,1, p= 0,03). Conclusion : Nos résultats valident la sécurité d'une hospitalisation à domicile avec clinique mobile pour les patients âgés fragiles, ce qui pourrait réduire la durée du séjour à l'hôpital. La CDA soutient le concept de l'hospitalisation à domicile pour les personnes âgées fragiles.

Dr Émond reçoit des subventions de recherche d'organismes gouvernementaux.
Valérie BOUCHER (na, Canada), Philippe VOYER, Pierre-Hugues CARMICHAEL, Luc TAILLEUR, Marcel ÉMOND
15:10 - 15:20 #39525 - CP31 La prédiction de la mortalité dans l’accident vasculaire hémorragique aux Urgences à l’aide de l'intelligence artificielle.
CP31 La prédiction de la mortalité dans l’accident vasculaire hémorragique aux Urgences à l’aide de l'intelligence artificielle.

Introduction: L'accident vasculaire cérébral hémorragique (AVCH) est une cause fréquente d'admission au service des urgences. Le système de notation le plus courant, le score ICH, a montré qu'il pouvait surestimer la probabilité de mortalité. L’objectif de notre étude était de développer et de tester un système de notation plus précis utilisant l'intelligence artificielle (IA) pour la prédiction de la mortalité intrahospitalière des patients souffrant d’AVCH en utilisant les paramètres clinico-biologiques et radiologiques à l’admission. Méthodes: Il s'agissait d'une étude observationnelle rétrospective monocentrique. Nous avions inclus tous les patients admis aux urgences pour AVCH confirmé par un scanner cérébral et exclu les patients avec des données manquantes. Les données démographiques et cliniques avaient été recueillies à l'arrivée à l'hôpital. Une analyse univariée avait été réalisée pour explorer les facteurs prédictifs de mortalité à l'hôpital. L'ensemble de données avait été divisé en 75 % (175 patients) pour l'apprentissage de l'algorithme et 25 % (40 patients) pour le test de l'algorithme. Nous avions évalué la précision de l'algorithme d'IA dans la prédiction de la mortalité intrahospitalière AVCH à l'aide de la courbe ROC. Résultats : Deux cent quinze patients étaient inclus dans l´étude. L’âge moyen était de 63.7+/- 14.38. L'âge et le sexe n'étaient pas corrélés à la mortalité. La réserve alcaline, la glycémie, la C-réactive protéine, la bilirubine, les globules blancs, HCO3-, FiO2 et PaO2/FiO2 étaient significativement corrélés à la mortalité hospitalière. La pneumonie par inhalation était significativement corrélée à la mortalité hospitalière avec un OR à 26,667 [13,429-52,953] (p<0,001). L'indication d'oxygénothérapie était significativement corrélée à la mortalité hospitalière avec un OR à 3,266 [1,563-6,823] (p=0,001). L'indication d'intubation était significativement corrélée à la mortalité hospitalière avec un OR à 10,326 [5,058-21,082] (p<0,001). La courbe ROC du modèle d'apprentissage automatique avait montré une aire sous le ROC (±SD) de 0,938 ± 0,044 pour la prédiction de la mortalité intrahospitalière (supérieure aux aires sous le ROC des scores ICH et SAPS2. Conclusions: Cette étude a montré que le modèle d'IA a réussi à prédire avec précision la mortalité hospitalière des patients admis aux urgences pour AVCH. Nous avons pu comparer notre modèle d'IA avec les scores les plus fréquemment utilisés dans l’AVC hémorragique.

aucun
Amenne ALOUINI, Badra BAHRI (Tunis, Tunisie), Ines BELGACEM, Hager TOUJ, Anissa CHEMSI, Ines SEDGHIANI, Youssef Zied ELHECHMI, Nebiha BORSALI FALFOUL
15:20 - 15:30 #39109 - CP97 Violences conjugales : faisabilité et acceptabilité de l’auto-détection par les patients et les soignants aux urgences.
CP97 Violences conjugales : faisabilité et acceptabilité de l’auto-détection par les patients et les soignants aux urgences.

Introduction : La prévalence des victimes de violences conjugales dans la population française est difficile à estimer et varie de 1% à 26% selon les modalités de détection utilisées. Une partie de ces victimes consulte aux urgences et malgré les recommandations insistant sur la nécessaire détection systématique des violences, il est probable qu'un certain nombre d'entre elles ne soient pas identifiées par les équipes soignantes. Notre objectif était d'évaluer aux urgences l’acceptabilité par les patients de la détection systématique des violences conjugales par le recours à un auto-questionnaire. Matériel et méthode : Étude observationnelle prospective multicentrique dans trois services d'urgences hospitalo-universitaires parisiens sur une période de trois jours consécutifs. L’auto-questionnaire WAST, "Woman abuse Screening Tool", permettant d’identifier les victimes de violences conjugales, était distribué à tous les patients, hommes et femmes consultant aux urgences. Le critère de jugement principal était l'acceptabilité du questionnaire par les patients, définie par la proportion de réponses à l’auto-questionnaire parmi le nombre total de questionnaires rendus. Les critères de jugement secondaires étaient le niveau de confort des patients et des soignants vis-à-vis de la distribution systématique de l'auto-questionnaire, la prévalence des situations de violences conjugales parmi les patients ayant répondu au questionnaire, ainsi que la faisabilité de ce mode de détection systématique aux urgences. Cette dernière était définie par la proportion de questionnaires distribués durant la période d’inclusion. Résultats : Parmi les 1506 patients ayant consulté aux urgences durant la période d'inclusion, 165 (11%) ont répondu au questionnaire parmi lesquels 11% d'entre eux ont été identifiés comme étant victimes de violences conjugales. Le taux d’acceptabilité du questionnaire par les patients était de 74% et 93% des questionnaires rendus étaient complets. Le taux de remise des questionnaires était faible et les soignants semblaient peu confortables avec la thématique des violences conjugales. Conclusion : L’acceptation par les patients d’un auto-questionnaire permettant d’identifier les victimes de violences conjugales consultant aux urgences est élevée mais la distribution systématique d’un questionnaire par l’Infirmier d’Accueil et d’Orientation aux urgences est difficilement faisable en pratique.
Sonia ALVES (Paris), Anne-Laure FERAL-PIERSSENS, Fatoumata KANTE, Donia BOUZID, Marie LAKHLIFI, Judith LEBLANC
Salle 252A

"Mercredi 05 juin"

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CM29
14:00 - 15:30

Conférence Médecins
Urgences psychiatriques
Gériatrie, Psychiatrie, Régulation

Modérateurs : Cédric GIL-JARDINÉ (MCU-PH) (Bordeaux), Eric WIEL (Chef de Pôle Adjoint) (Lille)
Coordonnateur : Thomas MOUMNEH (Coordonnateur, Tours)
Dans cette session, le trouble psychiatrique sera mis en interface entre les spécialistes de l’urgences, de la psychiatrie et de la gériatrie. Nous verrons deux situations complexes : la régulation en psychiatrie et le patient gériatrique.
14:00 - 14:22 Régulation des appels psychiatriques : l'avis de l'urgentiste. Catherine PRADEAU (MEDECIN) (Conférencier, Bordeaux)
14:22 - 14:44 Régulation des appels psychiatriques : l'avis du psychiatre. Julien KATZ (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Paris)
14:44 - 15:06 Troubles du comportement de la personne âgée : l'avis du psychiatre. Gérald DESCHIETERE (responsable unité de crise) (Conférencier, Bruxelles, Belgique)
15:06 - 15:28 Troubles du comportement de la personne âgée : l'avis du gériatre. Matthieu PICCOLI (Médecin) (Conférencier, Paris)
Salle 342A

"Mercredi 05 juin"

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CM36
14:00 - 15:30

Conférence Médecins // Session CA SFMU
Dotation qualité et retours sur l'enquête Urgences 2023
Organisation Services d'Urgences, Qualité

Modérateurs : Sandrine CHARPENTIER (chef de service urgences adultes) (Toulouse), Patrice SERRE (Praticien Hospitalier) (Bourg-en-Bresse)
Coordonnateur : Xavier BOBBIA (Coordonnateur, Montpellier)
Qu'est ce que la dotation qualité ? Quel est son impact sur le fonctionnement de nos services ? Quelles sont les premiers résultats de l'enquête Urgences 2023 qui a enregistré l'activité de tous les Services d'Urgences pendant 24h ? Et, qu'est-ce que ces données vont permettre ? Venez écouter les réponses à toutes ces questions.
14:00 - 14:22 Qu’est-ce que la dotation qualité ? Laurence ARROUY (PH) (Conférencier, Paris)
14:22 - 14:44 Comment faire évoluer la dotation qualité ? Dominique SAVARY (Chef du département de médecine d'urgence) (Conférencier, Angers)
14:44 - 15:06 Résultats de l'enquête Urgences 2023. Elvire DEMOLY (Cheffe de projet enquête Urgences 2023) (Conférencier, Paris)
15:06 - 15:28 Enquête Urgences 2023 : quelle exploitation des résultats ? Youri YORDANOV (Médecin) (Conférencier, Paris)
Salle 351

"Mercredi 05 juin"

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FC05
14:00 - 15:00

Flash communications
Urgences neurologiques
Neurologie

Modérateur : Camille GERLIER (MEDECIN) (Paris)
14:00 - 14:07 #38948 - FC05-01 Intérêt de la mise en place d'un protocole systématique du dosage de la protéine S100B dans la réduction du recours au TDMc chez les traumatisés crâniens légers aux urgences de notre centre hospitalier.
FC05-01 Intérêt de la mise en place d'un protocole systématique du dosage de la protéine S100B dans la réduction du recours au TDMc chez les traumatisés crâniens légers aux urgences de notre centre hospitalier.

Introduction : Notre SAU accueil en moyenne 600 patients/an pour TCL. L’étude a démarré en 2021, nous avons utilisé les recommandations de 2014. Malgré cela, la S100B n’est pas généralisée. L'objectif I est d'évaluer la faisabilité et l’intérêt du dosage de la S100B chez les TCLs pour réduire les TDMcs. Les objectifs II décrivent la performance diagnostique de la S100B, évaluent l’impact sur la durée de passage au SAU et évaluent l'impact de l’ajout du protocole sur les équipes. Matériel et méthode : Nous avons mené une étude observationnelle, prospective et monocentrique incluant les patients > 18 ans pris en charge dans les 2h30 suivant un TCL (classification de Jehle). Le critère d'évaluation de l’objectif I est estimé en %. Le critère d'évaluation de l'objectif II n°1 estime : Se, Spe, VPP, VPN. Le critère II n°2 est évalué en h. Le dernier objectif II est réalisé par questionnaire. Accord CPP Ouest III. Résultats : Sur 445 patients répondant aux critères en sont retenu 222. 86 patients ont un dosage <0,10ug/l soit 23,9% IC95% [19,6%-28,6%] de TDMcs évitables (Figure 1). La VPN et là Se sont de 100%. 16,6% IC95% [12,8%-20,5%] des patients sont sortis en - de 6h. 20% des médecins et IDEs ont trouvé le protocole chronophage. Conclusion : Si le dosage était effectué dans les 2h30, on pourrait réduire les TDMcs de 23,9%=150 TDMcs/an soit une économie de 10000 euros/an. De nouvelles recommandations étant sorties en 2022, il serait intéressant de réaliser une nouvelle étude.

L'auteur ne déclare aucun conflit d’intérêt.
Justine HERENG (LILLE), Yann CONSTANT, Patrice MABOUDOU, Marlène DASSIGLI, Eric WIEL
14:07 - 14:14 #39062 - FC05-02 Comparaison de la morbi-mortalité des patients entrant dans une filière thrombolyse via les urgences d'une UNV de territoire versus UNV de recours. Exemple de l'Hôpital Nord Franche-Comté et du CHU de Besançon en 2021.
FC05-02 Comparaison de la morbi-mortalité des patients entrant dans une filière thrombolyse via les urgences d'une UNV de territoire versus UNV de recours. Exemple de l'Hôpital Nord Franche-Comté et du CHU de Besançon en 2021.

Introduction : L’AVC ischémique constitue un problème de santé publique majeur. La morbi-mortalité est corrélée à la réalisation de gestes de revascularisation en urgence. Nous avions pour objectif d’étudier la morbi-mortalité à 3 mois des patients admis via les urgences d’une UNV de territoire versus UNV de recours en cas d’AVC ischémique aigu. Méthode : Nous avons conduit une étude rétrospective s’intéressant à la prise en charge des patients ayant fait un AVC ischémique aigu diagnostiqué aux urgences du CHU de Besançon ou de l’Hôpital Nord Franche-Comté en 2021 et ayant eu recours à un geste de revascularisation en urgence par TIV et/ou TM. La morbi-mortalité a été évaluée par le score de Rankin à 3 mois. Résultats : L'étude des 170 patients ayant eu recours à une TIV et/ou à une TM a montré que selon leur SAU d'admission, les populations CHU et HNFC étaient significativement comparables d’un point de vue sociodémographique mais différaient au niveau de facteurs de risque cardio-vasculaires. Chez les patients ayant reçu uniquement une TIV, l’évolution semblait être était discrètement plus favorable lorsqu’elle était réalisée au CHU (mRs à 3 mois ≤2, 68% au CHU vs 62,9% à l’HNFC, p= 0,681) et la mortalité à 3 mois post TIV semblait être augmentée au CHU (16% au CHU vs 8,6% à l’HNFC, p=0,43). Les patients ayant reçu au moins une TM semblaient mieux évoluer lorsqu’ils étaient issus de l’HNFC (Rankin modifié à 3 mois ≤2, 34,1% au CHU vs 44,1%, p=0.367) et la mortalité post TM était légèrement supérieure au CHU (27,3% au CHU vs 26,5% à l’HNFC, p=1). Il n’existait aucune différence significative. Conclusion : Sur l’année 2021 étudiée, notre travail a montré qu’à 3 mois d’un AVC ischémique aigu, l’évolution clinique des patients ayant reçu un geste de revascularisation en urgence ne montrait pas de différence significative, qu’ils aient été pris en charge à l’HNFC ou au CHU de Besançon. Notamment, il n’y a pas eu de perte de chance pour les patients qui ont dû être transférés de l’HNFC vers le CHU de Besançon pour bénéficier d’une thrombectomie mécanique.
Adrien BILLOT (Besançon)
14:14 - 14:21 #39077 - FC05-03 Transferts inter-hospitaliers pour thrombectomie : quels patients faut-il médicaliser ?
FC05-03 Transferts inter-hospitaliers pour thrombectomie : quels patients faut-il médicaliser ?

Introduction Les recommandations sur le transfert vers un centre de neuroradiologie des accidents vasculaires cérébraux (AVC) justifiants d’une thrombectomie, privilégient la médicalisation. Or le besoin de soins varie selon les cas. Aucune étude ne compare les modalités du transfert et ses complications. Notre étude vise à identifier les facteurs prédictifs de complication et la pertinence du niveau de soins pendant le transfert. Matériel et méthode Etude observationnelle, rétrospective, monocentrique, non contrôlée, de fév. 2017 à mai 2022. 2 modèles de régression logistique ont été créés pour identifier les facteurs de risque associés. Résultats Parmi 811 dossiers de régulation analysés, 282 patients ont été inclus. 74 ont présenté au moins une complication : neurologique (59%), respiratoire (21%) ou hémodynamique (20%). 19 ont eu besoin d’une intervention médicale. Le traitement hypotenseur est associé à un risque de complications pendant le transfert (p=0,02). Le traitement hypotenseur ou thrombolytique est associé au besoin de paramédicalisation (p < 0,001). Les AVC de localisation autre que vertébrobasilaire ont moins besoin de médicalisation. Conclusion La médicalisation du transfert pour thrombectomie ne doit pas être systématique. L’AVC hypertendu traité est plus à risque de complication, il justifie a minima une paramédicalisation. L’AVC vertébrobasilaire justifie d’une médicalisation. D’autres travaux doivent valider un algorithme décisionnel utilisable en régulation.
Morgane LANNOU (Nantes), Gwenolé PINEAU, Bertille GRIVEAU, Guillaume BARREAU, Guillaume LAWTON, Que Anh PHUNG, Keryann OMNES, Joël JENVRIN
14:21 - 14:28 #39104 - FC05-04 Reprise du traitement anticoagulant oral chez les patients présentant une hémorragie intracrânienne traumatique : une revue systématique.
FC05-04 Reprise du traitement anticoagulant oral chez les patients présentant une hémorragie intracrânienne traumatique : une revue systématique.

Introduction : À la suite d’une hémorrhagie intracrânienne traumatique (tHIC), peu d’études guident la gestion des anticoagulants oraux (ACO). Le but de cette revue systématique (RS) est de dresser l’état des lieux de la littérature et d’établir un délai sécuritaire pour la réintroduction d’un traitement ACO à la suite d’une tHIC. Matériel et méthode : Une RS de la littérature a été menée à travers quatre bases de données. Les études rapportant le risque de récidive d’HIC, d’évènement thrombotique ou de mortalité chez des patients ayant subi une tHIC nécessitant la reprise d’un ACO ont été considérées pour inclusion. Résultats : Au total, 2 668 études ont été identifiées et 11 études de cohortes ont été incluses. Le délai médian avant reprise d’un ACO variait de 8 à 67 jours. La reprise du traitement n’augmentait pas le risque de récidive d’HIC chez les patients traumatisés (RR 0,70 [IC95% 0,52-0,95] et HR 0,45 [IC95% 0,26-0,76]). Toutes les études, sauf une, ont rapporté une diminution du risque thromboembolique par la mise en place d’un traitement ACO. L’incidence de mortalité variait de 12,1 à 13/100 personnes-années (PA) chez les patients ayant repris un ACO contre 22 à 34/100 PA en l’absence d’ACO. Conclusion : En l’absence d’étude à haut niveau de preuve, nous ne sommes pas en mesure d’apporter un délai sécuritaire pour réintroduire un ACO après une tHIC. Contrairement aux HIC spontanées, les tHIC ne semblent pas présenter de surrisque d’HIC à la réintroduction d’un ACO.

Aucun
Amaury GOSSIOME (Lyon), Axel BENHAMED, Xavier DUBUCS, Valérie BOUCHER, Caroline SIROIS, Éric MERCIER, Pierre-Gilles BLANCHARD, Marcel EMOND
14:28 - 14:35 #39175 - FC05-05 Algorithme clinique face à un vertige aigu : Formation à destination des internes, présentielle contre e-learning.
FC05-05 Algorithme clinique face à un vertige aigu : Formation à destination des internes, présentielle contre e-learning.

Introduction : La plainte vertigineuse est un motif fréquent de consultation en soins non programmés et représente un enjeu diagnostic pour différencier les causes périphériques des causes centrales. L’imagerie est très utilisée en phase aigüe, bien que sa performance diagnostique ne soit pas démontrée. La réalisation de tests cliniques est indispensable : dont l’algorithme HINTS, plus sensible que l’IRM dans les 48 premières heures. La formation et l’application de cet outil est donc indispensable pour les médecins de première ligne. Les modules de formation en ligne ou e-learning se développent, en complément ou en remplacement des formations présentielles. L’objectif de notre étude était d’évaluer un programme de formation sur les syndromes vestibulaires aigus et de comparer la performance en fonction du type de formation reçue, en ligne ou présentielle. Matériel et méthodes : Nous avons élaboré une formation similaire en e-learning et en présentiel fondée sur un algorithme clinique, en se basant sur le HINTS et validé par des spécialistes, à destination des internes. Un questionnaire pré et post-formation a permis d’évaluer la différence des notes avant-après selon le mode de formation. L’analyse des effets d’apprentissage via le gain relatif a également été étudiée. Résultats : Sur 225 étudiants éligibles, 50 internes de médecine générale et de médecine d’urgence ont été analysées, 14 dans le groupe « présentiel » et 36 dans le groupe « e-learning ». Avant la formation, le score médian sur 15 était de 6 [5;7] pour l’ensemble des apprenants. Après la formation le score médian sur 15 était de 8 [7;9]. Nous n’avons pas retrouvé de différence significative d’évolution des notes en fonction du mode de formation, e-learning ou présentiel (0,37, IC 95% [-1,30 ; 2,04], p = 0,66) mais une différence significative sur l'évolution des résultats entre les deux questionnaires, indépendamment d’une mode de formation (1,92, IC 95% [1,03, 2,80], p < 0,001). Le gain relatif moyen est de 33%, en faveur d’une bonne efficacité pédagogique de la formation. Conclusion : Nous n’avons pas retrouvé de différence significative de performance en fonction du type de formation reçue sur les SVA, mais une amélioration globale des connaissances. L’incitation de nos internes à la réalisation de cette formation est indispensable. Ce module « vertiges », éventuellement hybride, permettra-t-il une diminution du recours aux examens d’imagerie ? D'autres études sont à réaliser.

aucun conflit d'intérêt
Amandine BELLIER (NANTES), Nicolas GOFFINET, Guillemette VERGNE, Juliette PESTEL, Emmanuel MONTASSIER
14:35 - 14:42 #39347 - FC05-06 Epidémiologie des états de mal épileptique de l’adulte pris en charge par une équipe SMUR.
FC05-06 Epidémiologie des états de mal épileptique de l’adulte pris en charge par une équipe SMUR.

Introduction : L’état de mal épileptique (EME) est une complication aiguë qui peut survenir au cours de la maladie épileptique, mais également pouvant témoigner d’une atteinte neurologique ou systémique aiguë. L’incidence des EME est estimée à 12,6 cas pour 100,000 personne-année, mais cette incidence reste variable selon les régions à travers le monde et les différentes communautés, tout comme sa mortalité. Il n’existe pas de données dans notre territoire, à la population spécifique et plutôt précaire. Méthodes : Cette étude rétrospective observationnelle monocentrique à l’échelle d’une région, du 1er janvier au 31 décembre 2019. Ont été inclus tous les patients pris en charge par une équipe SMUR pour suspicion d’un EME. Résultats : 94 patients ont été pris en charge par un SMUR pour suspicion d’EME, dont 93 inclus dans l’étude. L'âge médian est de 65 [50-74] ans, et 69% sont des hommes. 69 % survient à domicile et 72 % avaient un antécédant épileptique, et 33% avaient déjà eu un EME. Dans 81%, la présentation était un EME tonico-clonique généralisé (TCG). Par ordre de fréquence, les causes ou facteurs favorisants sont : un AVC séquellaire (32%), malobservance thérapeutique (25%) et les toxiques (16%). La cascade thérapeutique a été jugée conforme dans 77% des cas avec une utilisation de 2e ligne dans 50% des EME. 71 % ont eu une imagerie cérébrale dont 58% avaient une anomalie (13% aigues et 45% non aigue). Seulement 17% ont eu une biologie conforme aux recommandations. La durée médiane d’hospitalisation est de 3 [2-8.25] jours, et 13 patients (14%) vont décéder durant l’hospitalisation. Conclusion : Cette pathologie semble plus fréquente dans notre région, et non rare en SMUR. Une amélioration de l’application des recommandations pourrait être un élément favorisant dans la prise en charge. Une étude prospective pourrait être bénéfique pour approfondir ces profils de patients et avoir une incidence plus précise.

Aucun
Florian NEGRELLO (Fort de France, Martinique), Alexis FREMERY, Sylvie MERLE, Yannick BROUSTE, Vianney AQUILINA, Papa GUEYE
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"Mercredi 05 juin"

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14:00 - 15:00

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Urgences infectieuses
Infectiologie - Sepsis

Modérateur : Prabakar VAITTINADA AYAR (PH) (Clichy)
14:00 - 14:07 #39022 - FC06-01 Association des résultats de la bandelette urinaire et de l’examen cytobactériologique des urines en cas de suspicion d’infection urinaire aux urgences.
FC06-01 Association des résultats de la bandelette urinaire et de l’examen cytobactériologique des urines en cas de suspicion d’infection urinaire aux urgences.

Introduction : En cas de suspicion d’infection urinaire, la bandelette urinaire (BU) guide le raisonnement diagnostique de l’urgentiste dans l’attente des résultats de l’examen cytobactériologique des urines (ECBU). L’association entre les résultats de la BU et la présence ou non d’une infection des voies urinaires est parfois discutée. L’objectif était d’étudier l’association entre résultats de la BU et de l’ECBU chez les patients admis aux urgences pour suspicion d’infection urinaire. Matériel et Méthode : Étude observationnelle, rétrospective et monocentrique au CHU de ROUEN. Les patients inclus étaient ceux âgés de plus de 16 ans, admis aux urgences adultes du CHU de Rouen, ayant bénéficié d’un ECBU et non hospitalisés à l’issue de leur consultation. Les caractéristiques cliniques, biologiques et les données de la BU ont été recueillies. La performance diagnostique de la BU a été analysée. Une analyse multivariée a été réalisée afin de déterminer les variables indépendamment associées à la positivité de l’ECBU. Résultats : Entre le 1er juillet 2022 et le 30 août 2022, 398 patients ont été inclus, dont 215 hommes (54%) avec un âge médian de 49 ans [IQ 30-70]. Un ECBU positif avec BU négative était retrouvé dans 10% des cas. La BU a obtenu des valeurs de Se = 79,2% et Sp = 82% ainsi que des VPN et VPP égales respectivement à 89,6% et 66,9%. En analyse multivariée, les variables indépendamment associées à la positivité de l’ECBU étaient le sexe féminin (ORa 2,7 IC95%1,4-5,2), la nitriturie à la BU (ORa 6,3 IC95% 3,4-12,1) et la leucocyturie à la BU (ORa 9,9 IC95% 4,4-24,3). Conclusion : Lors de la réalisation d’une BU en cas de suspicion d’infection urinaire, le sexe féminin, la nitriturie et la leucocyturie à la BU sont indépendamment associés à la positivité de l’ECBU.

Aucun
Alexis LEVERT (Rouen), Tessier DAINNIS, Joly LUC-MARIE, Johnny MICHEL, Mehdi TAALBA
14:07 - 14:14 #39073 - FC06-02 Etude des facteurs de mortalité intra-hospitalière des patients admis en structure d'urgence pour pyélonéphrite aigue : une étude rétrospective sur le CHU de Nîmes.
FC06-02 Etude des facteurs de mortalité intra-hospitalière des patients admis en structure d'urgence pour pyélonéphrite aigue : une étude rétrospective sur le CHU de Nîmes.

Introduction : Les infections bactériennes de l’arbre urinaire sont fréquentes, notamment chez les femmes jeunes et les populations âgées. La pyélonéphrite aiguë (PNA) correspond à l’infection du parenchyme rénal, avec des tableaux cliniques allant de l’infection urinaire fébrile au choc septique. Les facteurs de mortalité hospitalière des patients ayants un diagnostic de pyélonéphrite aigu aux urgences reste mal connu. Objectifs : L’objectif principal était d’étudier les facteurs de mortalité intra-hospitalière. L’objectif secondaire était d’étudier le lien entre mortalité intra hospitalière et insuffisance rénale aigue (IRA). Méthode : Etude épidémiologique descriptive rétrospective sur la mortalité intra-hospitalière des patients pris en charge pour PNA dans la structure des urgences du CHU de Nîmes, hospitalisés au décours de leur passage, sur les années 2021 et 2022. L'IRA était définie selon la classification Kidney Disease Improving Global Outcome (KDIGO). Le sepsis était défini par un score qSOFA > 2. Résultats : Parmi 187 patients étudiés, 7 (4 %) sont décédés durant l’hospitalisation. Parmi les patients décédés, 2 (28 %) présentaient une IRA à l'admission, contre 38 (21 %) chez les survivants (p > 0,05). A 72 heures, 1 (20 %) patients décédés avaient une IRA, contre 17 (10 %) chez les survivants (p > 0,05). Un âge de 75 ans ou plus et l’existence d’un sepsis étaient des facteurs de risque de mortalité intra hospitalière, respectivement OR = 0.88, IC95 [0.79 ; 0.96], p-value = 0.01 et OR = 0.12, IC95 [0.02 ; 0.75], p-value = 0.02. Chez les 40 (21 %) patients qui présentaient une IRA à l'admission, 25 (13 %) ont bénéficié d'une prise en charge interventionnelle et 15 (8%) d'une prise en charge médicale unique (p< 0,05). Parmi les 20 (100 %) patients présentants un sepsis, 10 (50%) présentaient une IRA biologique lors de la prise en charge initiale. Parmi les patients septiques avec IRA à l'admission, 1 (10 %) est décédé, contre 2 (20) dans le groupe sans IRA initiale (p > 0,05) Conclusion : Un âge de 75 ans ou plus et l’existence d’un sepsis semblent être des facteurs de risque de décès intra-hospitalier. L’existence d’une IRA lors de la prise en charge ou à 72 heures, ne semblait pas associé avec la mortalité intra hospitalière.

Aucun
Fabien COISY (Nîmes), Loïc CARAMEL, Laura GRAU-MERCIER, Xavier BOBBIA, Romain GENRE-GRANDPIERRE
14:14 - 14:21 #39144 - FC06-03 Analyse réactive des passages aux urgences pour pneumopathie en France à partir du réseau OSCOUR : illustration avec Mycoplasma pneumoniae en novembre 2023.
FC06-03 Analyse réactive des passages aux urgences pour pneumopathie en France à partir du réseau OSCOUR : illustration avec Mycoplasma pneumoniae en novembre 2023.

Introduction: En novembre 2023, des réseaux de laboratoires et de cliniciens signalaient une recrudescence de pneumopathies atypiques, notamment à Mycoplasma pneumoniae. Santé publique France a analysé l'évolution des recours aux urgences pour pneumopathie et identifié les populations les plus touchées. Matériel et Méthodes: Les passages aux urgences et hospitalisations après passage pour pneumopathies ont été étudiés du 01/06 au 03/12/2023 à partir des 700 services d’urgences du réseau OSCOUR. Ils ont été stratifiées par classe d’âge, région et type de pneumopathie (bactérienne, virale, non spécifiée, à Mycoplasme) et comparés aux années 2019 et 2022. Résultats: Sur la période d’étude, une augmentation des passages pour pneumopathie est observée dans toutes les régions de France hexagonale, en particulier depuis début novembre, à des niveaux très supérieurs aux années précédentes chez les 2-15 ans et chez les adultes de moins de 50 ans (Figure 1). Cette hausse concerne tous les types de pneumopathies, avec une part marginale attribuée à Mycoplasma pneumoniae (4% des pneumopathies bactériennes tous âges (>10% chez les 6-15 ans). La proportion d’hospitalisations après passage est stable (27% en 2022, 25% en 2023). Conclusion: L’analyse des passages confirme le signal émis, avec une augmentation significative des passages aux urgences pour pneumopathie, touchant principalement les enfants de 6 à 15 ans et, dans une moindre mesure, les 16-49 ans, sans augmentation de gravité.

Aucun conflit d'intérêt n'est déclaré par les auteurs
Yves GALLIEN (PARIS), Anne FOUILLET, Bernadette VERRAT, Céline CASERIO-SCHÖNEMANN
14:21 - 14:28 #39206 - FC06-04 Épidémiologie et caractérisation clinique de la filière infectieuse au sein d’un Service d’Urgences.
FC06-04 Épidémiologie et caractérisation clinique de la filière infectieuse au sein d’un Service d’Urgences.

Introduction : En 2017, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a fait de l’infectiologie une priorité mondiale et a mené une campagne visant à améliorer la détection, le diagnostic et la prise en charge thérapeutique. Actuellement, l’épidémiologie et le parcours de soins des patients infectés sont peu connus au Service d’Urgences (SU) bien que 80% des patients en sepsis y sont diagnostiqués et traités. En France, il existe un plan sepsis national dont les premières recommandations sont basées sur la création de filières spécifiques, l’analyse de l’épidémiologie, la description des trajectoires de soins et la création de bases de données. Pourtant l’hétérogénéité de présentation et la variété des tableaux cliniques rendent difficile l’identification de ces patients dans un contexte de flux permanent avec une épidémiologie et des données de santé publique peu connues. Méthodes : Nous avons réalisé une étude prospective mono-centrique sur une période de 10 mois. Tous les patients admis au SU pour suspicion d’infection selon le médecin d'accueil et d'orientation ont été analysés. L’objectif principal était de décrire l’épidémiologie de la filière infectieuse (incidence, provenance, tri FRENCH, durée moyenne de séjour [DMS], orientation). Les objectifs secondaires étaient de décrire la gravité, le site infectieux, l’orientation à l’issue du SU et la mortalité. Résultats : Sur la période d’étude, parmi les 38510 admissions, 2380 patients (6%) ont été pris en charge pour une infection aigue (âge moyen = 62±23 ans, homme = 55%). À l’admission, 37% des patients avaient de la fièvre, 84% étaient classés stade 3 sur la grille FRENCH et 13% ont été orientés dans un box de déchoquage. Les sites infectieux principaux étaient pulmonaires (32%), urinaires (19%) et digestifs (12%). La DMS aux Urgences était de 24±3h (36h pour les patients > 75 ans). A l’issu du séjour aux urgences, 55% des patients ont été hospitalisés (dont 3% en Réanimation), 43% sont retournés à domicile et 2% sont décédés. Conclusion : L’infectiologie est une problématique quotidienne dans les SU avec une incidence élevée, une présentation hétérogène et une gravité importante. Ce travail illustre la nécessité de créer des filières spécifiques au sein des services d’urgence afin d’améliorer la prise en charge de ces patients.

Aucun
Anaëlle NARDOT (87000 - LIMOGES), Aloïse BLANCHET, Manon DUMOLARD, Anne PACAIL, Pierrick BARDOU, Antoine LANNELUC, Thomas DAIX, Thomas LAFON
14:28 - 14:35 #39316 - FC06-05 Intérêt du scanner thoraco-abdomino-pelvien dans la recherche de foyers infectieux profonds chez des patients suspects d'infection sans point d'appel clinique aux urgences.
FC06-05 Intérêt du scanner thoraco-abdomino-pelvien dans la recherche de foyers infectieux profonds chez des patients suspects d'infection sans point d'appel clinique aux urgences.

Introduction : Les patients suspects d’infection sans point d’appel clinique sont fréquemment rencontrés aux urgences. En raison de l’absence d’examens, notamment biologiques, spécifiques, les praticiens ont régulièrement recours à la tomodensitométrie thoraco abdominopelvienne (TDM TAP) considéré comme l’examen de référence. Cela provoque une augmentation des coûts de pris en charge et d’exposition aux rayonnements pour un rendement diagnostique modéré. L’objectif de notre étude était d’évaluer les facteurs prédictifs d’une TDM positive à la recherche d’un foyer infectieux profond chez des patients adressés aux urgences sans point d’appel clinique. Méthodes : Il s’agissait d’une étude rétrospective, observationnelle et monocentrique conduite au sein du centre hospitalo-universitaire de Montpellier. Tous les patients suspects d’infection sans point d’appel clinique et ayant bénéficié d’une TDM TAP à la recherche d’un foyer infectieux profond ont été inclus. Résultats : Au total, 552 patients ont été inclus et un foyer infectieux était diagnostiqué au TDM chez 309 (46%) patients. Les facteurs indépendamment liés à un résultat de TDM positive étaient un antécédent de broncho-pneumopathie chronique obstructive (OR = 2,69 IC95% [1,26 ; 6,16] ; p = 0,01), un antécédent de diabète (OR = 1,77 IC95% [1,04 ; 3,03] ; p = 0,03), une protéine C-réactive > 150 mg/L (OR = 2,73 IC95% [1,8 ; 4,17] ; p < 0,01) et une bandelette urinaire positive (OR = 2,53 IC95% [1,51 ; 4,35] ; p < 0,01). La présence d’au moins 2 de ces critères était prédictif d’une TDM positive dans 75% des cas. Conclusion : La présence d’un antécédent de BPCO et de diabète ainsi qu’une protéine C-réactive > 150 mg/L et une bandelette urinaire positive étaient des facteurs indépendamment liés à une TDM positive lorsqu’ils étaient réalisés chez des patients suspects d’infection sans point d’appel clinique.

aucun
Sybille FOTSO TAMBUE (Montpellier), Thibaud MARKARIAN, Xavier BOBBIA
14:35 - 14:42 #39419 - FC06-06 Epidémiologie et prise en charge des patients atteints de paludisme à N’djamena - Tchad : etude prospective, descriptive sur la période du 1er juillet au 31 Novembre 2023.
FC06-06 Epidémiologie et prise en charge des patients atteints de paludisme à N’djamena - Tchad : etude prospective, descriptive sur la période du 1er juillet au 31 Novembre 2023.

Introduction :La clinique International SOS à N’Djamena TCHAD fait face chaque année à une épidémie sévère de malaria. L’objectif de cette étude était de décrire l’activité, les patients et leur prise en charge pendant la période épidémique qui s’est étendue de juillet à novembre 2023. Matériel et méthode : Il s’agissait d’une étude descriptive prospective monocentrique menée du 1er juillet au 30 novembre 2023. Les critères d’inclusion étaient : une consultation et/ou un passage aux urgences et/ou une hospitalisation à la clinique et un malaria test rapide positif et/ou une goutte épaisse positive. Les données étaient collectées au jour le jour et saisies par la suite dans un tableur. Données étudiées : données médicales (symptômes, paramètres vitaux, résultats biologiques, traitements), données démographiques des patients et données géographiques (quartiers d’origine). Résultats :Nous avons inclus 1022 patients pendant la période de l’étude dont 59 % avaient moins de 18 ans. Il y a eu 729 consultations, 186 passages aux urgences, 107 hospitalisations. Plus de 90 % des patients habitants au Tchad ont rapporté avoir déjà eu le paludisme avant cet épisode. Plus de 90% des patients ont rapporté ne pas appliquer des mesures de prévention physiques et ou médicamenteuse. Les 7, 5 et 3em arrondissements de la ville de N’Djamena représentent plus de 70% des patients de l’étude. Le motif de consultation principal était une fièvre ressentie pour 851 patients. La fièvre a été objectivée chez 451 patients. Deux cent trente-huit patients ont consulté pour des symptômes généraux sans fièvre (toux, rhinite, douleur abdominale, odynophagie). Nous avons traité 23 patients par artésunate IV, 107 par artéméther IM, et 892 par per os par une combinaisons thérapeutiques à base d'artémisinine. Dix patients ont été dans un état critique avec comme défaillance majoritaire : neurologiques et rénales. Conclusion:Cette étude nous permet d’avoir des connaissances précises de l’activité dans le but d’optimiser la prise en charge des patients pendant une épidémie de paludisme. La population est majoritairement locale avec une immunité acquise. Cette population étant fréquemment en contact avec le paludisme ce qui explique probablement le faible taux de cas graves et les présentations cliniques fréquentes comme les symptômes ORL. Il est mit en évidence une sous-utilisation des mesures de prévention. Plusieurs arrondissements de la ville sont significativement très touchés par la maladie.

Aucun
Ludovic ICHÉ, Gerhard ADAMEK (N'Djamena, Tchad), Bertrand GUIHARD, Nadine ATANGANA, Yannick ANDIGUE, Pierrot GOILAO, Moussa BENDOGO, Thierry KIMATO
14:49 - 14:56 #39466 - FC06-08 Profil épidémio-cliniques des patients consultants aux urgences pour une infection urinaire.
FC06-08 Profil épidémio-cliniques des patients consultants aux urgences pour une infection urinaire.

Profil épidémio-cliniques des patients consultants aux urgences pour une infection urinaire Khediri G, Rezgui E, Ben abbassia H, Kallel M, Zaouche K Introduction: Les infections urinaires constituent un motif courant de consultation en médecine de première ligne. Aux urgences la prise en charge vise essentiellement à poser le diagnostic et entamer à temps une antibiothérapie probabiliste. L’objectif de notre étude était d’évaluer les particularités cliniques ainsi que le profil bactériologique des consultants aux urgences pour une infection de l’arbre urinaire. Méthodes: Nous avons mené une étude prospective descriptive dans une structure d’urgence polyvalente d’un hôpital régional durant une période de six mois(Mai 2023-Octobre 2023). Pour chaque patient consultant les urgences pour une infection urinaire confirmée sur bandelette urinaire ou examen cytobactériologique des urines (ECBU), nous avons recueillis les paramètres épidemio-cliniques et microbiologiques. Resultat: Nous avons colligé 183 patients, dont l’âge moyen était de 51±20 ans avec un genre ratio à 0,22. Vingt-sept patients (30%)étaient d’âge supérieur à 65 ans. Le diabète était la comorbidité la plus fréquente 42(23%), suivie par l’hypertrophie prostatique 17(9%). Seulement huit (4%) patients présentaient une infection urinaire récidivante, sept (4%) étaient immunodéprimés, six (3%) avaient bénéficié d’un sondage récent et quatre (2%) avaient l’antécédent d’une hospitalisation dans les 03 derniers mois. Le motif de consultation par ordre de fréquence était: 115(63%) une brûlure mictionnelle, 56(31%) une douleur lombaire, 42(23 %) avaient une fièvre associée et 32(18 %) une dysurie . Dix-huit (10%) patients avaient un sepsis et trois (2%) avaient un choc septique. Le germe le plus fréquemment isolé était l’E.Coli dans 75% (64) suivi par le K.Pneumoniae dans 14%(12) avec un taux de résistance à 66%. Seulement deux germes étaient producteurs de Béta-Lactamases à spectre élargi chez une patiente ayant des infections urinaires à répétition et l’autre chez un patient immunodéprimé qui avait l’antécédent d’un sondage récent et d’une infection urinaire traité par fluoroquinolone il y’a 1 mois. Conclusion: Les principaux comorbidités des infections urinaires étaient le diabète et l’hypertrophie prostatique. Le germe coupable était principalement l’E.Coli avec un taux élevé et préoccupant de résistance aux antibiotiques.

aucun
Ghada KHEDIRI (Beja, Tunisie), Emna REZGUI, Houssem BEN ABBASSIA, Manel KALLEL, Khadija ZAOUCHE
Salle 352B-Zone poster 2
15:00

"Mercredi 05 juin"

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15:00 - 16:00

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Covid-19
Covid-19

Modérateur : Pierre CATOIRE (Chef de Clinique) (Paris)
15:00 - 15:07 #38947 - FC07-01 Intoxications médicamenteuses volontaires au paracétamol chez les 10-18 ans : impact de la pandémie de COVID-19.
FC07-01 Intoxications médicamenteuses volontaires au paracétamol chez les 10-18 ans : impact de la pandémie de COVID-19.

Introduction : Le paracétamol est un des premiers principes actif responsables d’intoxications médicamenteuses volontaires (IMV) admises en réanimation. La pandémie de COVID-19 a provoqué une hausse des tentatives de suicide chez les adolescents, notamment à partir de septembre 2020. Objectif : Comparer la fréquence et la gravité des IMV au paracétamol chez les 10-18 ans consultant aux urgences pédiatriques avant et après la pandémie de COVID-19. Méthode : Étude monocentrique rétrospective réalisée sur données issues du dossier médical informatisé (logiciel ORBIS) de patients âgés de 10 à 18 ans ayant consulté de janvier 2018 à mai 2023 aux urgences pédiatriques de l’hôpital Necker-Enfants-Malades (AP-HP, Paris). La population est divisée en deux groupes : un groupe dit « pré COVID » (01/01/18 – 31/08/20) et un groupe dit « post COVID » (01/09/20 – 30/04/23). Résultats : 120 patients ont été inclus dont 24 (20%) patients en pré COVID et 96 (80%) patients en post COVID. La fréquence des IMV au paracétamol a été multiplié par 4,4 entre les périodes pré COVID et post COVID (respectivement 0,017% et 0,075% de l’ensemble des consultations pour motif médical de chacune des périodes). Les groupes pré et post COVID sont similaires en termes de gravité : taux de paracétamolémie en zone toxique sur le nomogramme de Rumack et Matthew, anomalies de paramètres biologiques reflets de la fonction hépatique (ASAT/ALAT, TP), taux d’admission en USC/réanimation. On note une plus grande proportion de 10-12ans (29,2% vs 8,3%, p=0,047), moins de poly intoxications (33,3% vs 70,8%, p = 0,002) et moins de conduites à risque (10,4% vs 29,2%, p = 0,018) dans le groupe post COVID. Il y existe une différence significative entre les deux groupes quant au devenir des patients : diminution du taux d’hospitalisations en service de médecine (58,3% vs 83,3%, p = 0,032) et allongement des durées de prise en charge en UHCD (1,73 jours vs 0,46 jour, p <0,001) dans le groupe post COVID. Conclusion : Dans notre étude, les IMV au paracétamol chez les 10-18 ans ont augmenté depuis la pandémie de COVID-19 mais sans hausse de gravité. On note une modification de certaines caractéristiques de la population concernée par les IMV au paracétamol mais également un taux d’hospitalisation en médecine plus faible associé à un allongement des durées d’UHCD. Il n’existe pas à notre connaissance dans la littérature d’étude sur une population comparable à la nôtre.

aucun
Clémentine LAURENT-LOONES (Paris), Hélène CHAPPUY
15:07 - 15:14 #39121 - FC07-02 Modulation et impact de la corticothérapie sur la voie de signalisation CXCL12/CXCR4, le recrutement des polynucléaires neutrophiles et les profils de miRNA chez les patients atteints de COVID-19.
FC07-02 Modulation et impact de la corticothérapie sur la voie de signalisation CXCL12/CXCR4, le recrutement des polynucléaires neutrophiles et les profils de miRNA chez les patients atteints de COVID-19.

Les polymorphonucléaires neutrophiles (PNN), cellules immunitaires innées, sont caractérisées par un dysfonctionnement et un recrutement actif pendant la COVID-19 et sont associés au pronostic des patients. Le récepteur CXCR4 situé à la surface du PNN et son ligand SDF-1 (CXCL12), sécrété notamment par les cellules stromales mésenchymateuses (CSM) sous formes plasmatique et exosomale, sont connus pour jouer un rôle clé dans le recrutement des PNN dans les états septiques. L’objectif de notre étude était de mettre en évidence la modulation de cette voie chez les patients infectés par le SARS-CoV-2 par rapport à des patients contrôles. Nos objectifs secondaires étaient de démontrer une modulation de cet axe et du profil miARN chez les patients atteints de COVID-19 sévère traités par corticoïdes. Nous avons mené une étude comparative prospective monocentrique. Nous avons comparé une population de patients admis aux urgences pour une infection par le SARS-CoV-2 avec une population de patients témoins admis pour un traumatisme mineur exempts de syndrome inflammatoire biologique. Les patients ont été recrutés sur une période allant de décembre 2022 à avril 2023. Nous avons étudié l'expression de surface du récepteur CXCR4 sur les PNN par cytométrie en flux et les taux circulants de SDF-1 par méthode ELISA. Les patients COVID-19 traités par dexaméthasone ont été à nouveau échantillonnés 48 heures après le traitement afin d'étudier la cinétique des biomarqueurs considérés. Quarante-quatre patients infectés par le SARS-CoV-2 et 19 patients témoins ont été analysés sur la période considérée. Les taux circulants de SDF-1 étaient significativement augmentés chez les patients atteints de COVID-19 (12,62 pg/ml) par rapport aux témoins (4,26 pg/ml) (p <0,001). Chez les patients infectés par le SARS-CoV-2 traités par DXM, les taux de SDF-1 étaient significativement diminués après 48h (12,62 pg/ml à J1 vs 7,47 pg/ml après DXM, p<0,01) et le pourcentage de PNN exprimant CXCR4 à leur surface ont augmenté significativement (27,5% à J1 versus 45,3% après traitement, p=0,01). Le niveau de SDF-1 mesuré à l'admission était significativement associé au risque de ventilation mécanique. Il existe une modulation significative de l’axe SDF-1/CXCR4 chez les patients COVID-19 et une modulation de celui-ci dans les cas les plus graves traités par corticostéroïdes. Ces résultats suggèrent une implication majeure de cette voie dans la physiopathogenèse de l’infection par le SARS-CoV-2.

Aucun
Matthieu DANIEL (Saint-Denis, Réunion)
15:14 - 15:21 #39228 - FC07-03 Evolution des patients traites par oxygénothérapie haut débit au cours de la quatrième vague épidémique covid-19 en Martinique : étude analytique descriptive en services de médecine et soins intensifs.
FC07-03 Evolution des patients traites par oxygénothérapie haut débit au cours de la quatrième vague épidémique covid-19 en Martinique : étude analytique descriptive en services de médecine et soins intensifs.

Introduction : L’efficacité thérapeutique et la sécurité de l’Oxygénothérapie Haut Débit (OHD) appliquée en service de médecine n’a jamais jusqu’alors été comparée dans la littérature à son utilisation en service de soins intensifs. Notre objectif était de comparer l’évolution des patients traités par OHD aux urgences et en service de médecine à celle des patients pris en charge en soins critiques durant la quatrième vague de la pandémie de COVID 19 en Martinique afin d’adapter ce type de prise en charge lors de futures épidémies. Matériel et méthodes : Nous avons réalisé une étude observationnelle rétrospective, monocentrique, en Martinique, dans les services de médecine et soins intensifs OHD, du 11 août au 11 septembre 2021, durant la période de déploiement des unités de médecine OHD. Les critères de jugement étaient l’évolution des patients (sevrage d’OHD, poursuite d’OHD dans un autre service, évolution vers une ventilation mécanique invasive, décès en service et à 30 jours) ainsi que la durée de prise en charge. Résultats : 2105 dossiers ont été recueillis, 173 patients ont été pris en charge par OHD dans les services de médecine et soins intensifs au cours de la période. Parmi ces derniers, 168 ont été inclus dans l’étude, 66 en service de médecine, 70 en soins intensifs et 32 communs aux deux groupes. Au total 85 femmes (50,6%) et 83 hommes (49,4%) avec un âge médian de 56,5 ans ont été analysés. Les patients pris en charge en service de médecine présentaient plus fréquemment une évolution favorable conduisant à une sortie (59%) comparativement au groupe pris en charge en soins critiques (24%), p<0,0001. Cependant 27,2% de patients ont évolué vers une ventilation mécanique invasive. Le taux de décès à 30 jour était inférieur dans le groupe pris en charge en service de médecine (21,21%) comparativement au groupe pris en charge en soins critiques (40%) p=0.01. Les durées de prises en charge étaient similaires entre les services de médecine et soins intensifs avec une durée médiane de 5 jours. Conclusion : L’utilisation de l’OHD en service de médecine a permis de désengorger les services de soins intensifs, avec une évolution favorable pour une majorité de patients.

Les auteurs déclarent n'avoir aucun conflit d'intérêt en rapport avec l'étude
Thomas POUSSOT (Fort de France), Katlyne POLOMAT, Jonathan FLORENTIN, Papa GUEYE, Moustapha AGOSSOU, Dabor RESIERE
15:21 - 15:28 #39329 - FC07-04 Transport secondaire des patients Covid-19 en insuffisance respiratoire aiguë.
FC07-04 Transport secondaire des patients Covid-19 en insuffisance respiratoire aiguë.

Introduction: La pandémie de Covid-19 a conduit l’ensemble du système de santé, intrahospitalier et extrahospitalier, à mener des adaptations sur le plan médical en termes de protocoles de soins, tant au domicile par les équipes de SMUR, que dans les services d’accueil des urgences. L’objectif de notre étude était d’évaluer l’impact du décubitus ventral vigile au cours du transport des patients COVID-19 en insuffisance respiratoire aigüe. Matériel et méthode: Il s’agit d’une étude prospective descriptive, monocentrique menée sur une période de 17 mois (du 01 Avril 2020 au 31 Août 2021). Inclusion des patients Covid 19 en insuffisance respiratoire aigüe, non intubés et qui ont bénéficié d’un transport secondaire par nos équipes SMUR. Les patients ont été subdivisés en deux groupes (G1 : décubitus dorsale (n=91), G2 : décubitus ventral (n=54)). Résultats : Nous avons colligé 145 patients. L’âge moyen était de 59,41 ans avec un genre ratio à 0,62. Les patients avaient des antécédents dans 68% des cas. Les indications du transport était le transfert vers un milieu de la réanimation dans 69% des cas. Les supports ventilatoires utilisés au cours du transport étaient : un masque à haute concentration (MHC) dans 61,3% des cas, une ventilation non invasive dans 15% des cas, un optiflow dans 6% des cas et une association de MHC et lunette nasale dans 17% des cas. Le taux de complication au cours du transport était 43% pour G1 et 13% pour G2 avec une différence statistiquement significative (p<0,001). Le recours à l’intubation était dans 15,3% des cas dans G1 et 1,8% des cas dans G2 avec une différence statistiquement significative (p˂0,001). Conclusion: Notre étude montre la faisabilité du décubitus ventral vigile des patients COVID 19 lors du transport secondaire et l’amélioration du pronostic de ces patients en pré hospitalier.

Aucun
Soumaya SAAD (TUNIS, Tunisie), Houyem ZOUARI, Hela MANNAI, Fadwa LACHTAR, Teyscir KHARRAZ, Mehdi BOUZID, Saida ZELFANI
15:28 - 15:35 #39408 - FC07-05 Conséquences psycho-traumatiques à long terme de la crise sanitaire COVID-19 chez les soignants aux urgences.
FC07-05 Conséquences psycho-traumatiques à long terme de la crise sanitaire COVID-19 chez les soignants aux urgences.

Contexte Lors de la première épidémie de COVID-19, les services d'urgence étaient en première ligne. Depuis, d'autres vagues successives COVID-19 ont eu lieu, ce qui a pu conduire à l'épuisement du personnel soignant. L'objectif de l'étude était d'évaluer les conséquences à long terme sur la santé mentale des soignants aux urgences. La méthode Nous avons mené une étude de cohorte prospective et multicentrique dans trois services d'urgence de CHU et dans un SAMU. Les médecins, les paramédicaux et le personnel administratif ont été inclus et suivis à 3, 16 et 18 mois après le début de la première vague. Chaque participant a rempli les questionnaires d'évaluation de l'état de stress post-traumatique (PTSD), du burnout, de l'anxiété, de la dépression, du jobstrain et de l'isostrain. Résultats Parmi les 485 soignant, 211 (43,5 %) ont été inclus, 122 ont été suivis à 3 mois et 59 à 18 mois. À 16 mois, 10,9 % des soignants présentaient des symptômes de PTSD et 17,39 % à 18 mois. Le personnel administratif présentait davantage de symptômes de PTSD à 16 mois, mais à 18 mois, le personnel paramédical était le plus concerné, sans différence significative. À l'inclusion, 33,5 % (69) et 11,7 % (24) des soignants présentaient des symptômes d'anxiété et de dépression et à 18 mois, 36,2 % (17) et 22,3 % (10) respectivement. Nous avons constaté une diminution significative de l'anxiété entre l'inclusion et le 16ème mois (OR=0.22, 95 % CI [0.06, 0.82], p=0.02) et une augmentation entre le 16ème et le 18ème mois (OR=4.15, 95 % CI [1.43, 12.05], p=0.009). À l'inclusion, 40,78 % (84) des soignants présentaient des symptômes de burnout. À 18 mois, ils étaient 53,19 % (25) : OR=4.37, 95 % CI [1.53, 12.52], p=0.006. À l'inclusion, 43,22 % (86) des soignants présentaient des symptômes de jobstrain et 29,44 % (58) des symptômes d'isostrain dont les niveaux sont restés stables dans le temps. Les symptômes de jobstrain étaient plus élevés chez les paramédicaux et le personnel administratif que chez les médecins : OR=3.68, 95 % CI [1.64, 8.24] p=0.001 et 3.50, 95 % CI [1.16, 10.54] p =0.026 respectivement. Conclusion Notre étude objective que la pandémie COVID-19 a eu un impact à long terme sur la santé mentale des soignants aux urgences en particulier en termes de burnout et de jobstrain avec des différences en fonction des professions. Celle-ci doivent être reconnues afin de mettre en œuvre des programmes spécifiques de soutien et de prévention pour le personnel soignant des urgences.

aucun
Sophie VESCO (LYON SUD), Anne TERMOZ, Fabien SUBTIL, Sebastien BEROUD, Julien DURAND, Goeffrey SAGNOL, Julie HAESEBAERT, Marion DOUPLAT
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15:00 - 16:00

Flash communications
Urgences toxicologiques
Toxicologie

Modérateur : Roger KADJI KALABANG (RPPS : 10001578565) (Melun)
15:00 - 15:07 #38789 - FC08-01 Estimation de la carboxyhémoglobinémie par la mesure du monoxyde de carbone expiré chez les sujets intoxiqués au monoxyde de carbone.
FC08-01 Estimation de la carboxyhémoglobinémie par la mesure du monoxyde de carbone expiré chez les sujets intoxiqués au monoxyde de carbone.

Introduction : Le diagnostic d’intoxication au monoxyde de carbone (CO) repose sur trois critères : des symptômes, une exposition au CO et une carboxyhémoglobinémie (HbCO) élevée. Selon certains auteurs, la valeur du CO expiré semble corrélée à la gravité des symptômes mais très peu de données existent évaluant la corrélation à l’HbCO. Matériel et Méthode : Notre étude était une analyse secondaire de celle publiée par Hullin et al. à partir des données recueillies par l’Institut de Veille Sanitaire (InVS) entre janvier 2006 et décembre 2010. Il s’agissait d’une cohorte observationnelle et multicentrique regroupant tous les cas d’intoxication au CO de Paris et sa banlieue, à l’exception de ceux ayant eu lieu au cours d’incendie (intoxication cyanhydrique associée). Le critère de jugement de cette analyse secondaire était basé sur le calcul du coefficient de corrélation linéaire entre les valeurs de CO expiré et d’HbCO. Les statistiques ont été effectuées grâce au logiciel GraphPad Prism version 9.5.0. Résultats : Parmi les 3153 inclus, 2328 (74%) ont bénéficié d’une mesure de l’HbCO et 94 (3%) d’une mesure du CO expiré. Au total 44 patients (1%) ont bénéficié de ces deux mesures et ont pu être analysés dans notre analyse secondaire. L’âge moyen était de 35,2 ± 20,6 ans, 20 (45%) étaient des hommes, 4 (9%) étaient fumeurs, 32 (73%) non-fumeurs et 8 (18%) avec un statut tabagique inconnu. La valeur de l’HbCO moyenne était de 7,8 ± 7,6 % et du CO expiré moyen de 82,1 ± 90,2 ppm. Le coefficient de corrélation était de 0,16 (intervalle de confiance à 95% : -0,15 ; 0,43) entre ces deux méthodes de mesure. Discussion : Pour être valide et reproductible, la mesure du CO expiré doit être faite après le maintien d’une apnée de 15 à 20 secondes puis une expiration continue dans l’analyseur pendant 5 à 10 secondes, ces contraintes rendant parfois difficile l’obtention d’un chiffre fiable. D’autre part, la consommation d’alcool et de bonbons riches en polyols, l’intolérance au lactose, le diabète, l’asthme, la dilatation des bronches, la BPCO, l’apnée du sommeil et le tabac sont des facteurs connus modifiant le taux de CO expiré. Cette étude présentait plusieurs limites : les délais entre les mesures de CO expiré et HbCO n’étaient pas précisément connus et le nombre de sujets ayant pu être analysé était faible. Conclusion : Il n’existait pas de corrélation significative entre les valeurs d’HbCO et de CO expiré chez les patients intoxiqués au CO inclus dans cette étude.
Mathilde PAPIN (Nantes), Dorian WOLFF, Vincent SOUDAY, François JAVAUDIN
15:07 - 15:14 #39004 - FC08-02 Caractéristiques cliniques et prise en charge de L’intoxication aiguë au Datura dans les Antilles Françaises (Martinique).
FC08-02 Caractéristiques cliniques et prise en charge de L’intoxication aiguë au Datura dans les Antilles Françaises (Martinique).

Introduction : Les intoxications par le Datura, une plante riche en scopolamine, atropine et hysocyamine sont responsables d’un toxidrome anticholinergique lors de sa consommation. Récemment elles semblent en augmentation constante dans les Départements Français d’Amériques (DFA). Cependant, il est difficile de déterminer les caractéristiques exactes de cette intoxication a priori peu fréquente dans les DFA ce qui représente un défi diagnostic et thérapeutique pour les urgentistes. L’objectif de cette étude était de déterminer la prévalence, les caractéristiques cliniques et la prise en charge des patients intoxiqués par le Datura en Martinique. Matériel et méthodes : étude rétrospective du 01 janvier 2012 au 31 décembre 2022, incluant tous les patients traités pour intoxication au Datura en Martinique et ayant eu recours au SAMU ou ayant été admis aux urgences et en réanimation, pour une intoxication par le Datura. Ce travail à reçu l’approbation du comité d’éthique. Une analyse uni-variée a été réalisée afin de déterminer les caractéristiques associées à la survenue des troubles neurologiques. Résultats : 53 patients ont été inclus, il s’agissait de femmes dans 60,4% des cas, et dans 39,6% d’hommes, avec un âge médian de 40 ans [30-55]. Toutes les intoxications étaient involontaires, 2 patients ont été admis en soins intensifs. 89% des patients ont présenté un toxidrome anticholinergique associant des symptômes neurovégétatifs (83.2%) : principalement une sècheresse buccale (64%) et des troubles digestifs (33%) ; et un syndrome central présent dans 83.2% incluant principalement des sensations vertigineuses (41%) et ébrieuses (41%). Les symptômes de gravité tels que la tachycardie était présents dans 13% des cas tandis que le coma et les convulsions ont été observés dans 2% des cas. La caractéristique la plus fréquemment associée à la survenue des troubles neurologiques centraux était la présence d’antécédents médicaux : p 0.022, tandis que l’âge le sexe n’ont pas montré de résultats significatifs. Conclusion : l’intoxication aiguë par le Datura reste une pathologie rare dans les DFA, en particulier en Martinique. Comme pour d’autres intoxications la typologie, les modes d’intoxication et la gravité des cas, diffèrent de ce qui est rapporté en métropole et dans les autres départements d’outre-mer, c’est pourquoi il nous semble urgent de doter les DFA d’un centre antipoison.

Les auteurs déclarent n'avoir aucun conflit d'intérêt en rapport avec la présentation
Jonathan FLORENTIN (Fort de France), Hatem KALLEL, Noura BOUDEAU-ZOHAIR, Papa GUEYE, Patrick PORTECOP, Rémi NEVIERE, Dabor RESIERE
15:14 - 15:21 #39006 - FC08-03 Mise en place d’un parcours de soins chez les patients consultant dans le cadre d’une consommation de protoxyde d’azote : évaluation rétrospective des pratiques aux urgences de notre CHU.
FC08-03 Mise en place d’un parcours de soins chez les patients consultant dans le cadre d’une consommation de protoxyde d’azote : évaluation rétrospective des pratiques aux urgences de notre CHU.

Introduction : Le protoxyde d’azote aussi appelé gaz hilarant, est de plus en plus détourné par les adolescents et les jeunes adultes. Ses nombreux effets néfastes peuvent être graves, et vont amener les patients à consulter principalement aux urgences, où des examens paracliniques et un traitement spécifique seront nécessaires. Du fait de l’absence de recommandation sur la prise en charge des patients consultant pour intoxication au protoxyde d’azote, une filière de soins spécifiques a été mise en place à partir de juillet 2021 dans notre CHU afin de guider la prescription des professionnels de santé. L’objectif principal de cette étude est d’évaluer la prise en charge des patients se présentant aux urgences dans le cadre d’un usage détourné de protoxyde d’azote. Matériel et Méthode : Il s’agit d’une étude épidémiologique rétrospective qui inclut les patients ayant consulté aux urgences de notre CHU dans le cadre d’une consommation de protoxyde d’azote, de janvier 2020 à décembre 2022. La prise en charge des patients a été évaluée avant et après la mise en place du parcours de soins aux urgences. Afin de pouvoir collecter les données, une déclaration a été réalisée auprès de la CNIL. Résultats : Parmi les 206 patients qui ont consulté aux urgences, plus de 75% d’entre eux avaient moins de 25 ans. À partir de juillet 2021, seulement 35% des patients ont été intégrés dans le parcours de soins spécifique. Cette filière a cependant entraîné une augmentation significative du nombre de bilans biologiques spécifiques réalisés, de la demande d’un avis addictologique, et de la prescription de vitamine B12 à la sortie des urgences. La prescription écrite de l’arrêt de la consommation de protoxyde d’azote est quant à elle restée identique, et n’a concerné que moins de 20% des patients. A la sortie des urgences, 61% des patients ont été orientés vers un retour à domicile. Conclusion : À la suite de complications en lien avec l’usage détourné de protoxyde d’azote, les patients vont souvent consulter aux urgences, où il est indispensable de former les urgentistes à la recherche de cet usage, et à sa prise en charge. L’inclusion des patients dans une filière de soins spécifique permet d’optimiser la prise en charge dans le cas où elle aurait été incomplète, et d’assurer le suivi du patient à la sortie des urgences.

ASTRAZENECA,
Suzanne MACHTA (Lille), Guillaume GRZYCH, Adrien WAUQUIER, Eric WIEL
15:21 - 15:28 #39275 - FC08-04 Emergence des nouveaux produits de synthèse : consommation des nouveaux produits de synthèse et apparentés chez les patients intoxiqués pendant les saisons de sport d’hiver – Etude SKITOX.
FC08-04 Emergence des nouveaux produits de synthèse : consommation des nouveaux produits de synthèse et apparentés chez les patients intoxiqués pendant les saisons de sport d’hiver – Etude SKITOX.

Introduction : Les nouveaux produits de synthèse (NPS - New Psychoactive Substances), regroupent un éventail très hétérogène de substances qui imitent les effets de molécules illicites ou contrôlées. Leur détection dans le cadre du soin est compliquée et non réalisée en routine. L’objectif de cette étude est d’identifier des NPS associés aux intoxications des patients provenant de stations de ski en période hivernale, se présentant à l’hôpital dans le cadre d’intoxication aiguë, grâce à un prélèvement urinaire. Matériels & Méthodes : Analyse d’une étude de cohorte prospective, multicentrique au sein des services d’urgences et de réanimation des Centres Hospitaliers d’Albertville, de Chambéry et du Centre Hospitalier Universitaire Grenoble-Alpes (CHUGA), avec recrutement consécutif sur les saisons hivernales 2019-2023, concernant les patients originaires de stations de ski avec des critères cliniques d’intoxication aiguë par drogue. Un prélèvement urinaire était réalisé puis analysé au CHUGA. L’objectif était d’identifier des NPS responsables d’intoxication chez les patients provenant d’une station de ski. Le critère de jugement principal était l’identification des NPS par méthodes chromatographiques couplées à une spectrométrie de masse sur échantillon urinaire. Les objectifs secondaires étaient de décrire les toxidromes, la morbidité, la mortalité et la prise en charge habituelle des intoxications aux NPS, ainsi que de décrire la fréquence des poly-intoxications. Résultats (de l’analyse intermédiaire, résultats complets à venir): Parmi les 40 patients inclus, 13 patients étaient intoxiqués aux NPS. Parmi les 40 patients inclus, 30 patients (75%) présentaient des prélèvements positifs à 2 substances ou plus, puis 20 patients (50%) en excluant l’alcool. Tous les patients intoxiqués aux NPS étaient poly-intoxiqués. Le nombre de substances retrouvées chez les patients intoxiqués aux NPS était supérieur au nombre de substances chez les patients non intoxiqués aux NPS (p=0,02). Conclusion : La recherche prospective de toxiques type NPS dans les urines de patients admis des services d’urgences du CH d’Albertville et du CHU Grenoble-Alpes (CHUGA) et des services de réanimations médicale et polyvalente chirurgicale du CHUGA et de Chambéry pour intoxication aiguë et originaire de stations de ski a permis de mettre en évidence 13 patients intoxiqués aux NPS sur 77 prélèvements, sur les quatre saisons hivernales de 2019 à 2023.

Aucun
Blaise CAVAU (GRENOBLE), Damien VENCHIARUTTI, Pierre-Jean BOUNIOL, Mireille BARTOLI, Damien VIGLINO
15:28 - 15:35 #39391 - FC08-05 Cannabidiol (CBD) : analyse de produits « CBD non pharmaceutiques » (CBD NP) disponibles en France.
FC08-05 Cannabidiol (CBD) : analyse de produits « CBD non pharmaceutiques » (CBD NP) disponibles en France.

Contexte : Disponible sur Internet comme dans le commerce, le « CBD NP » a pris son essor depuis 5 ans en France. La vigilance des autorités vis-à-vis du CBD s’est accrue au regard du marketing « sauvage » auprès de la population générale allant du mineur expérimentateur d’e-cigarette à la personne âgée douloureuse. Dans ce contexte, des signalements des services d’urgences de jeunes mineurs ayant fait un malaise après vapotage de CBD ont été rapportés. Ce projet d’addictovigilance vise à analyser la composition réelle des produits « CBD NP » afin d’évaluer l’adéquation entre contenu et étiquetage. Matériel et méthodes : Après une étude de marché du CBD, un achat aléatoire a été réalisé sur les boutiques référencées. Une analyse toxicologique ciblée et non ciblée (autres xénobiotiques dont les nouveaux produits de synthèse) a été réalisée. Résultats : Au total, 223 échantillons ont été collectés (à inhaler (85%), à ingérer (14%) ou à appliquer en topiques (1%)). Très loin des taux de Δ9-THC retrouvés habituellement dans le cannabis récréatif, les échantillons de CBD vendus en France ont majoritairement (87,5%) un taux considéré comme légal (Δ9-THC <0,3%). Trente échantillons sont considérés comme stupéfiant avec un taux < à 1,2%. Concernant le CBD, seul un échantillon sur deux présente un étiquetage, avec pour 20% des échantillons une teneur adéquate en CBD (+/- 20% de la valeur cible), 69% une concentration inférieure et 11% supérieure. Il a été retrouvé à l’insu des consommateurs (non mentionné) des phytocannabinoides naturels ou d’hémisynthèse avec pour 5,4% des échantillons des cannabinoides hémisynthétiques tels que HHC, Δ8-THC et H4-CBD. Discussion : A côté de la problématique du THC, cette étude met en évidence un défaut qualité du CBD non pharmaceutique et ce quel que soit la filière d’approvisionnement/ et la forme collectée. Notre étude confirme que le CBD a été une filière de prise à l’insu de nouveaux produits de synthèse qui nécessite encore la vigilance des services d’urgences, lanceur d’alerte.

"aucun"
Cécile CHEVALLIER, Lauriane CHARUEL (PARIS), Camille RICHEVAL, Leila CHAOUACHI, Laurie DELVALLE, Céline EIDEN, Jean-Michel GAULIER, Anne BATISSE
15:35 - 15:42 #39447 - FC08-06 Etude de l’impact du genre sur le pronostic des intoxications volontaires aigues vues aux urgences.
FC08-06 Etude de l’impact du genre sur le pronostic des intoxications volontaires aigues vues aux urgences.

Introduction: Les intoxications volontaires aigues (IVA) représentent l’une des méthodes les plus courantes pour se donner la mort. L’épidémiologie est variable selon les caractéristiques socio- culturelles des régions. Le genre féminin est le plus fréquemment exposé. Objectif: Etudier l’impact du genre sur l’épidémiologie et le pronostic des IVA vues aux urgences. Méthodes: Analyse rétrospective d’un registre prospectif d’IVA. Un score d’intentionnalité suicidaire (SIS) est calculé. Le pronostic est jugé sur la mortalité et le taux d’admission en réanimation. Etude comparative entre deux groupes selon le genre: groupe Homme (H) et Femme (F). Résultats: Durant 5 ans (janvier 2016-décembre 2020), inclusion de 500 patients. L’âge moyen était de 27± 12 ans avec un genre-ratio=0,25. Les toxiques incriminés étaient d’origine médicamenteuse dans 86,7% des cas ou de pesticides dans 12% des cas. Quatre-vingt-onze patients (18,7%) étaient admis en réanimation. Il n’y avait pas de différence significative entre les 2 groupes concernant les délais de consultation, les antécédents psychiatriques et les caractéristiques cliniques. Aucun décès n’a été enregistré aux urgences. Conclusion: Comparativement aux femmes, les hommes étaient significativement plus âgés et présentaient plus fréquemment des troubles neurologiques. Malgré les différences significatives concernant le toxique en cause, le pronostic était comparable pour les deux genres.

Aucun
Amira BAKIR, Hela BEN TURKIA, Syrine KESKES (Tunis, Tunisie), Inès CHERMITI, Hanene GHAZALI, Sami SOUISSI
15:42 - 15:49 #39470 - FC08-07 Etude épidémiologique des intoxications aigues aux psychotropes vues aux urgences.
FC08-07 Etude épidémiologique des intoxications aigues aux psychotropes vues aux urgences.

Introduction : Les actes suicidaires sont dans 90% des cas des intoxications médicamenteuses. Les psychotropes sont en fait de plus en plus cités dans les séries s’intéressant à ces urgences médico-psychiatriques. Nous nous sommes intéressés à l’épidémiologie de ce type d’intoxication dans notre service. Objectif : L’objectif de ce travail était d’étudier les caractéristiques épidémiologiques et évolutives des patients admis aux urgences pour une intoxication aigue aux psychotropes. Méthode : Etude prospective, observationnelle, monocentrique, étalée sur une période de cinq ans (janvier2016 – décembre 2020). Inclusion des patients consultant pour une ingestion volontaire ou accidentelle de psychotropes. Recueil des paramètres épidémio-cliniques, thérapeutiques et évolutifs. Résultats : Durant la période de l’étude, nous avons inclus 150 patients avec une nette prédominance féminine (76,7%). L’âge moyen était de 28 ± 11 ans, l’intoxication était volontaire dans 93,3% des cas. Le délai de consultation médian était de 4 heures. Des antécédents psychiatriques ont été connus chez 79 patients (52,7 % des cas) dont 20 avaient été hospitalisés. La notion d’antécédent de tentative de suicide antérieure a été rapportée chez 44 patients. Le produit ingéré était un antidépresseur chez 37 patients, un neuroleptique chez 34 patients, un anxiolytique chez 29 patients et un anticonvulsivant chez 22 patients. L’intoxication a été poly médicamenteuse chez 64 patients (42,7%). Un trouble de la vigilance a été objectivé chez 22 patients (15%) avec un score de Glasgow variant de 9 à 14 points et 20 patients étaient comateux. D’autres signes neurologiques ont été constatés(n): une rigidité musculaire (n=2) et des convulsions (n=1). Un seul patient a présenté une détresse hémodynamique et 5 patients ont présenté une détresse respiratoire. 25 patients ont nécessité un support respiratoire mécanique. Le recours aux drogues vasoactives était nécessaire chez un seul patient. La décontamination digestive a été réalisée chez 48 patients (32%) par charbon activé dans 33 cas et par lavage gastrique chez 15 patients. Deux cas de décès ont été enregistré aux urgences et 22% des intoxiqués ont été transférés en réanimation. Conclusion : L’intoxication aux psychotropes est un motif de consultation de plus en plus fréquent aux urgences. Sa prise en charge doit être somatique mais aussi psychiatrique afin de prévenir les récidives.

Aucun
Amira BAKIR, Hela BEN TURKIA, Syrine KESKES (Tunis, Tunisie), Kamel JLALI, Raja FADHEL, Hanene GHAZALI, Sami SOUISSI
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CM21
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Conférence Médecins
Les Urgences de demain
Organisation Services d'Urgences, Profession - Métier

Modérateurs : Arnaud DEPIL-DUVAL (Praticien hospitalier) (Evreux), Olivier GANANSIA (Chef de service) (Paris)
Coordonnateur : Céline OCCELLI (Coordonnateur, Nice)
Venez discuter des outils pouvant permettre d'améliorer le flux de nos services d'urgences
16:00 - 16:22 Les clefs pour la gestion du flux. Mathias WARGON (Chef de Service) (Conférencier, Saint-Denis)
16:22 - 16:44 L'aval doit-il dépendre des Urgences ? Jacques LEVRAUT (PU-PH, chef du Dpt de Médecine d'Urgence, Pdt de CME) (Conférencier, Nice)
16:44 - 17:06 Filières post urgence : l'indispensable ! Gilles MOALIC (Praticien hospitalier) (Conférencier, Angoulême)
17:06 - 17:28 Tout faire la première heure - expérience québecoise Elyse Berger-Pelletier (Québec). Elyse BERGER-PELLETIER (médecin d'urgence) (Conférencier, Québéc, Canada)
Amphi Havane

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CM17
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Conférence Médecins
Qu'est-ce qui ne va pas dans l'édition médicale actuelle ?
Recherche

Modérateurs : Yonathan FREUND (PUPH) (Paris), Frédéric LAPOSTOLLE (PU-PH) (Bobigny)
Coordonnateur : Xavier BOBBIA (Coordonnateur, Montpellier)
L'ancien éditeur en chef du JAMA nous fera la chance de nous donner son diagnostic et ses idées pour améliorer la presse médicale
16:00 - 17:00 Qu'est-ce qui ne va pas dans l'édition médicale actuelle ? Howard BAUCHNER (Conférencier, Boston, Etats-Unis)
Salle 251

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Atelier Médecins
Troubles acido-basiques métaboliques
Thérapeutique, Endocrinologie - Métabolisme, Marqueurs biologiques - Biomarqueurs

Coordonnateur : Marc ANDRONIKOF (Coordonnateur, Clamart)
Conférenciers : Marc ANDRONIKOF (chef de service) (Conférencier, Clamart), Axelle LUCAS-AMICHI (Médecin) (Conférencier, Clamart)
A partir de cas cliniques interactifs, intégrer le raisonnement pour la prise en charge pratique des troubles acido-basiques métaboliques
Salle 343

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CM08
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Conférence Médecins
Ils influencent votre flux aux Urgences
Organisation Services d'Urgences, Régulation, Triage, Gériatrie

Modérateurs : Jean-Paul FONTAINE (Chef de Service) (Paris), Eric REVUE (Chef de Service) (Paris)
Coordonnateur : Clément DERKENNE (Coordonnateur, Paris)
En ces temps où se multiplient les plans de tension hospitalière, quatre orateurs passionnants vous apporteront des solutions qui marchent pour améliorer la gestion de votre flux de patients.
16:00 - 16:15 Les EHPAD. Sébastien BEAUNE (Chef de service) (Conférencier, Boulogne-Billancourt)
16:15 - 16:30 La Permanence des soins. Delphine TORTIGET (medecin généraliste) (Conférencier, Cergy)
16:30 - 16:45 Le laboratoire de l'hôpital. Camille GOBEAUX (Dr) (Conférencier, Paris)
16:45 - 17:00 Le Bed Manager. Manon MILLET (infirmier) (Conférencier, VILLEURBANNE)
Salle 351

"Mercredi 05 juin"

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16:00 - 17:00

Flash communications
Urgences digestives et urologiques
Gastro-entérologie

Modérateur : Geoffroy ROUSSEAU (Praticien Hospitalier) (Tours)
16:00 - 16:07 #38965 - FC09-01 Ischémie mésentérique aigue: quels sont les facteurs de retard diagnostique rencontrés aux urgences ?
FC09-01 Ischémie mésentérique aigue: quels sont les facteurs de retard diagnostique rencontrés aux urgences ?

Introduction : L’ischémie mésentérique aigue (IMA) est peu fréquente et souvent diagnostiquée tardivement. A cause du retard diagnostique et thérapeutique, son pronostic est catastrophique. Les objectifs de cette étude étaient de rechercher des facteurs de risque de retard diagnostique, et d’analyser les conséquences en termes de morbi-mortalité, chez les patients admis aux urgences pour une IMA. Méthodes : Tous les patients présentant une IMA, entre Janvier 2015 et Aout 2020, au sein du service d’accueil des urgences de 2 centres hospitalo-universitaire de Marseille, ont été rétrospectivement inclus. 2 groupes étaient identifiés en fonction du délai diagnostique, défini par une durée inférieure ou supérieure à 6h entre l’arrivée aux urgences et la réalisation du scanner. Les données démographiques, cliniques, biologiques, scannographiques ainsi que la la morbidité post opératoire et la mortalité étaient recueillies. Résultats : 119 patients (âge moyen 71 ± 7 ans) ont été inclus. Le délai diagnostique moyen était de 7h ± 6 [0-24], à l’origine d’un retard diagnostique pour 33 patients (28% ; délai moyen = 14 ± 6 heures). Les patients du groupe retard diagnostique étaient significativement associés à une présentation clinique différente concernant la douleur abdominale présente seulement chez 73% des patients (vs 89% des patients du groupe précoce, p=0,003) et la défense abdominale présente chez 33% des patients (vs 43%, p=0,03). Ils étaient également associés à un taux de lactate moins important à 4mmol/m ± 2 (vs 6mmol/l ± 7 chez les patients du groupe précoce, p=0,03). Il n’existe pas de différence significative sur la morbimortalité lors du retard diagnostic d’IMA. Le taux d’intervention chirurgical était de 63% dans le groupe précoce et de 79% dans le groupe tardif, et le taux de mortalité était similaire à 56% dans le groupe précoce et 55% dans le groupe tardif. Conclusions : L’IMA reste un défi pour le clinicien. Les antécédents du patient, l’examen clinique, et les examens biologiques sont à eux seuls insuffisant pour poser le diagnostic d’IMA. C’est un faisceau d’argument qui permet au clinicien d’évoquer l’ischémie mésentérique. Elle reste à ce jour le diagnostic complexe face à un ventre douteux

Aucun
Julie MARTIN (Marseille), Diane MEGE
16:07 - 16:14 #38975 - FC09-02 Évaluation des pratiques professionnelles sur la prise en charge de l'hémorragie digestive haute aux urgences.
FC09-02 Évaluation des pratiques professionnelles sur la prise en charge de l'hémorragie digestive haute aux urgences.

Contexte : L’hémorragie digestive haute (HDH) est une pathologie fréquente et potentiellement grave. Une évaluation des pratiques professionnelles (EPP) réalisée en 2017 dans 14 services d’urgences de notre région démontrait une disparité des prises en charge par rapport aux recommandations de 2012. Un protocole régional a été élaboré par le Collège Régional de Médecine d’Urgence et en 2019, une nouvelle EPP a montré une harmonisation relative de ces pratiques après diffusion de ce protocole. L’objectif de notre étude est d’évaluer la conformité des pratiques professionnelles au sein de notre service d’urgences depuis la diffusion de ce protocole. Méthode : Etude rétrospective, observationnelle, descriptive et monocentrique de janvier 2019 à décembre 2022. Nous avons analysé 212 patients, qui consultaient pour rectorragies instables sur le plan hémodynamique, hématémèse ou méléna, âgés d’au moins 18 ans. Les patients mineurs, les motifs autres qu’hémorragie digestive haute dont les rectorragies stables sur le plan hémodynamique ont été exclus. Nous avons confronté la prise en charge de ces patients aux recommandations. Cette étude a fait l’objet d’une déclaration à la CNIL (n°2229135). Résultats : L’âge moyen de notre population était de 61 ans avec une prédominance masculine. Près de 44% des patients présentaient une exogénose chronique et 29% avaient une cirrhose connue. Les motifs d'entrée principaux étaient l'hématémèse simple ou le méléna isolé. La prise en charge était optimale dans 52,8% des cas et sous optimale dans 38,2% des cas. Cette adhésion tend à diminuer au bout de 2 ans. Seuls 7,5% des malades étaient traités en ambulatoire. Le score de Glasgow Blatchford n’était renseigné pour aucun patient. Un seul décès était survenu au cours de la prise en charge aux urgences. Conclusion : La mise en place du protocole régional a permis l’optimisation de la prise en charge des malades consultant pour HDH. Les recommandations semblent bien suivies par les urgentistes. Le suivi est plutôt pérenne dans le temps, avec une légère inflexion au bout de 2 ans. Ce qui pourrait nécessiter un rappel au cours des Journées Thématiques Interactives organisées par les sociétés savantes ou lors des Congrès de Médecine d’Urgence.

Aucun
Camille MINTA (LILLE), Adrien DELPRAT, Cyril DELANGUE, Eric WIEL
16:14 - 16:21 #39356 - FC09-03 La colique néphrétique aux urgences : facteurs prédictifs de récidive.
FC09-03 La colique néphrétique aux urgences : facteurs prédictifs de récidive.

Introduction : La colique néphrétique (CN) est un syndrome douloureux aigu, fréquemment rencontrée aux services des urgences. La recrudescence des consultations et la récidive précoce restent encore non négligeables. L’objectif : Étudier les caractéristiques épidémiologiques et les facteurs prédictifs de récidive (FPR). Méthodes : Étude prospective observationnelle menée sur 11 mois [Janvier-Novembre 2023]. Inclusion des patients admis aux urgences pour une douleur lombaire évoquant une CN. Recueil des paramètres épidémio-cliniques, thérapeutiques et évolutifs. Comparaison de deux groupes : Récidive+ les patients qui avaient présenté une récidive après un mois et Récidive- : absence de récidive. Les FPR de CN étaient identifiés par une analyse univariée et multivariée. Résultats : Inclusion de 213 patients.Age moyen= 48±16 ans.Genre ratio=1,05. Antécédents médicaux (%) : l’hypertension artérielle (16) et le diabète (16). Cinquante-huit patients (27%) avaient des antécédents urologiques (%): lithiase rénale (22), antécédents de lithotritie extracorporelle (4), pathologie prostatique (3), rein unique (2). La symptomatologie clinique était(%): douleur lombaire droite (51),douleur lombaire gauche (47),irradiation aux organes génitaux (31),dysurie (11), hématurie (8),pollakiurie (8).L’échelle numérique (EN) de la douleur était 8±2.Trente-six patients (17%) avaient présenté une récidive à un mois. Les deux groupes étaient comparables concernant l’âge (p=0,6), les antécédents médicaux (p=0,2) et les antécédents urologiques (p=0,7). L’évaluation de la douleur à l’admission était similaire entre les deux groupes (p=0,3). Après 60 minutes de l’administration d’un antalgique, les patients du groupe Récidive+ étaient plus algiques (EN : 4±3 vs. 2±1 ;p=0,03). L’analgésie par paracétamol et anti-inflammatoire était similaire entre les deux groupes (p=NS).Le recours au chlorhydrate de morphine était plus fréquent dans le groupe Récidive+ (50 vs.27% ;p=0,02). Dans le groupe Récidive-, il y avait moins de CN compliquée (24 vs.36% ;p=0,06). L’analyse univariée a identifié 2 FPR (OR; [IC 95%] ; p): le recours au chlorhydrate de morphine (3,6 ;[1,2-10] ;p=0,02), la présence d’une CN compliquée (3 ;[1-9,8] ;p=0,06). En analyse multivariée, la présence de CN compliquée a été indépendamment associée à la récidive ( OR ajusté=2 ; IC95%[1,1-3,5] ;p=0,02). Conclusions : Le taux de récidive était élevé. La présence d’une CN compliquée était un facteur prédictif de récidive précoce.

Je déclare aucun conflit d'intérêt
Raja FADHEL, Sana BELFQUIH, Ibtissem BEN TAHER, Youssef HMIDI, Syrine KESKES, Hela BEN TURKIA, Sami SOUISSI, Ines CHERMITI (Ben Arous, Tunisie)
16:21 - 16:28 #39405 - FC09-04 Facteurs associés à une intervention endoscopique urgent chez les patients ayant une hémorragie digestive haute.
FC09-04 Facteurs associés à une intervention endoscopique urgent chez les patients ayant une hémorragie digestive haute.

Introduction : Au cours des dernières décennies, la régression de la mortalité suite à l’hémorragie digestive haute (HDH) est due essentiellement au progrès de la prise en charge endoscopique. L’intérêt du traitement endoscopique est d’arrêter l’hémorragie, éviter une intervention chirurgicale d’hémostase et réduire le risque de récidive hémorragique et de mortalité. Une fois le patient est stabilisé et les mesures de réanimation étaient insaturés, le délai de la réalisation de l’endoscopie œsogastroduodénale (EOGD) est une préoccupation majeure pour les urgentistes. L’objectif de notre étude était d’identifier les facteurs associés à une intervention endoscopique urgente à visée hémostatique lors d’une HDH. Méthodes : Nous avons réalisé une étude prospective observationnelle sur une période de 18 mois. Tous les patients adultes admis urgences pour une symptomatologie évoquant une HDH puis confirmée par une EOGD ont été inclus. Le critère de jugement principal était le recours urgent à une intervention endoscopique à visée hémostatique. Analyse univariée puis multivariée selon une régression logistique binaire afin d’identifier les facteurs associés à une intervention endoscopique urgente à visée hémostatique lors d’une HDH. Résultats : Soixante-cinq patients ont été inclus dont la moyenne d’âge était 57±17 ans et le genre ratio était de 1,6. La pression artérielle systolique (PAS) moyenne était de 123±30 mmHg. L’hémoglobine (Hb) moyenne était de 9±3,6 g/dl. Durant les 24 premières heures de la prise en charge, un état de choc hémorragique est survenu chez 12 patients (18%) et une récidive de l’épisode hémorragique a été noté chez 29 patients (42.6%). Quatorze patients (21%) ont nécessité une intervention endoscopique urgente à visée hémostatique. L’analyse multivariée par régression logistique binaire a identifié deux facteurs indépendamment associés à une intervention endoscopique urgente (OR; IC 95%;p) : Hb initiale inférieure à 8 g/dl (4,39 ; [1,56-12,3]; 0,005); une PAS< 90 mmHg (7,1; [1,8-28,3]; 0,005). Conclusions Notre étude a conclu que deux critères clinique et biologique le taux d’Hb initial et la PAS sont indépendamment associés à une intervention endoscopique en urgence. L’utilisation des scores incluant ces deux paramètres pour le triage et l’orientation des patients permettraient d’écourter le séjour de ces patients aux urgences et de faciliter leur admission en unité de soins intensifs.

Aucun
Ines CHERMITI (Ben Arous, Tunisie), Khouloud BOUGHABA, Mariem SABBEH, Sirine KESKES, Kamel JLALI, Rahma DHOKAR, Hanène GHAZALI, Sami SOUISSI
16:28 - 16:35 #39480 - FC09-05 Variation des paramètres biologiques chez les patients ayant une hémorragie digestive haute : valeur pronostic.
FC09-05 Variation des paramètres biologiques chez les patients ayant une hémorragie digestive haute : valeur pronostic.

Introduction : L'hémorragie digestive est un motif de consultation fréquent au service des Urgences et potentiellement grave ,qui est associé à une morbidité et une mortalité importante . L'incidence de l'hémorragie digestive Haute (HDH) a été rapporté à 67-103 pour 100 000 adultes par an avec des taux de mortalité de 2 %–8 %. Objectifs du travail : Notre but est d’étudier l’impact des paramètres biologiques dans le pronostic des patients ayant une hémorragie digestive haute chez une population tunisienne. Méthodes :il s’agit d’une étude mono-centrique descriptive sur une période de 3 ans à partir de septembre 2019. Nous avons inclus tous les patients âgés de 18 ans ou plus, consultant les urgences pour HDH non traumatique. On a collecté les paramètres démographiques, cliniques et biologiques pour chaque patient inclus dans notre étude. L’analyse des données a été réalisé à l’aide du logiciel SPSS version 20. Différents tests statistiques ont été appliqués (test t indépendant, test de Chi deux, tableaux croisés) selon les variables. Résultats : nous avons inclus 143 patients. L’âge moyen de notre population est de 63,8±16,5 ans. La majorité des patients (38,8%) est âgée entre 60 et 74 ans. Une prédominance masculine a été observée. Dans notre étude, un taux d’urée>10 et un taux de créatinine >150 ont été corrélé avec un mauvais pronostic : un taux d’urée >10 avait un risque de mortalité de 2,068 avec un IC95% [1,026-4,168] et augmente la chance d’avoir des complications avec un OR 2,049 et un IC95% [0,988-4,249]. On a trouvé qu’un taux de lactates supérieur à 2 mmol/l était prédictif de la mortalité intra hospitalière Dans notre étude, un rapport urée/ créatinine inférieur à 75 a été corrélé avec un mauvais pronostic. Conclusion : Après analyse comparative entre les patients « à bonne évolution » et ceux qui ont présenté des complications (décès ,resaignement, réadmission…) nous avons pu conclure que le taux de lactate, d’urée et de créatinine peuvent être des facteurs de risques chez les patients consultants les urgences pour une HDH.

Aucun
Mohamed Hedi AHMED (Sousse Tunisia, Tunisie), Lotfi BOUKADIDA, Rahma JABALLAH, Hajer YAACOUBI, Marouene KACEMI, Rym YOUSSEF, Asma ZORGATI, Riadh BOUKEF
16:35 - 16:42 #39498 - FC09-06 La validation du score Glasgow-Blatchford dans une population tunisienne: étude monocentrique.
FC09-06 La validation du score Glasgow-Blatchford dans une population tunisienne: étude monocentrique.

Introduction : l’hémorragie digestive Haute reste une urgence potentiellement grave associée à une mortalité encore élevée malgré les l’amélioration de sa PEC . Plusieurs scores pronostiques ont été élaborés pour stratifier le risque de complications et de mortalité. De par leur nombre, leur diversité et leur complexité, l’application de ces scores pronostiques dans la pratique médicale quotidienne est délicate et leur utilité est controversée. Aucun n’est à ce jour employé de manière systématique et reconnue. Objectifs du travail : Notre but est de valider le score de Glasgow-Blatchford chez une population tunisienne. Méthodes :il s’agit d’une étude mono-centrique descriptive analytique portant sur 143 patients réalisée sur une période de 3ans à partir de septembre 2019. Nous avons inclus les patients âgés de 18 ans ou plus, consultant les urgences pour HDH non traumatique. Un formulaire préétabli a été prospectivement rempli . L’analyse des données a été réalisé à l’aide du logiciel SPSS version 20. Différents tests statistiques ont été appliqués (test t indépendant ,test de Chi deux, tableaux croisés) selon les variables . Une analyse uni-variée puis multi-variée ont été fait pour dégager les items du score Glasgow-Blatchford (GBS). Nous avons calculé l’aire sous la courbe (AUROC) du GBS . Résultats : nous avons inclus 143 patients. Une prédominance masculine a été observée. Le GBS a été calculé pour notre population pour l’évaluation du risque de complications/ mortalité. La courbe ROC a mis en évidence une aire sous la courbe (AUROC) de 0,658 avec une sensibilité de 93,6% et une spécificité de 7,5% pour prévoir le décès/complications avec une valeur seuil de 2,5. Pour prévoir la mortalité, AUROC est de 0,685 avec une sensibilité de 95,5% et une spécificité de 4,6% . La corrélation avec le décès intra hospitalier était observée avec un AUROC de 0,792. Le GBS n’était pas prédictif de la nécessité d’un acte d’hémostase endoscopique avec une AUROC de 0,640. Se 96% Sp 21,4 %. Le GBS (AUROC 0,714) prédisait le besoin transfusionnel avec un seuil de 5,5 , une sensibilité de 98%et une spécificité de 26%. Les score était prédictif de la récidive hémorragique avec un AUROC 0,646, une Se 97,2% et une Sp8% ; avec un seuil 2,5 Conclusion : Le GBS parait sensible mais non spécifique. La nécessité d’établir un score de gravité pré-endoscopique, plus pratique et plus adapté à notre population

Aucun
Mouez MEJRI (sousse, Tunisie), Lotfi BOUKADIDA, Houda BEN SALAH, Rahma JABALLAH, Hajer YAACOUBI, Rym YOUSSEF, Asma ZORGATI, Riadh BOUKEF
Salle 352B-Zone poster 1

"Mercredi 05 juin"

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16:00 - 17:00

Flash communications
Urgences traumatologiques
Traumatologie

Modérateur : Jean-Jacques BANIHACHEMI (MD PhD) (Grenoble)
16:00 - 16:07 #39013 - FC10-01 Évaluation des modalités d’utilisation de la kétamine lors d’interventions extrahospitalières au SAMU 64A.
FC10-01 Évaluation des modalités d’utilisation de la kétamine lors d’interventions extrahospitalières au SAMU 64A.

Introduction : Lors d’interventions extrahospitalières les équipes du SAMU sont régulièrement confrontées à une problématique de gestion de la douleur. Dans ces situations la kétamine est une thérapeutique de choix. L’objectif principal de l’étude est d’étudier la dose-poids IV de kétamine administrée lors d’interventions primaires réalisées par le SMUR de Bayonne en fonction de l’indication, comparativement aux recommandations. Méthodologie: Étude observationnelle, rétrospective et monocentrique, étudiant toutes les interventions primaires du SAMU 64A durant lesquelles a été utilisée de la kétamine, sur une période de deux ans. Résultats : 243 sujets ont été inclus ; 187 dans le bras sédation procédurale, 46 pour analgésie et 10 concernant l’ISR. Concernant les sujets ayant reçu de la kétamine en IV dans le cadre d’une sédation procédurale la dose moyenne administrée était dans notre étude de 0,53 mg/kg. La dose moyenne était de 0,37 mg/kg pour de l’analgésie et de 2,85 mg/kg pour les ISR. 12 effets indésirables ont été identifiés au cours de l’étude. Conclusion : Notre étude met en évidence des discordances entre les pratiques courantes et les recommandations. Notamment la dose-poids moyenne utilisée en pratique pour les sédations procédurales (0,53 mg/kg) est significativement inférieure à la dose préconisée de 1 mg/kg. Ces discordances peuvent s’expliquer par la crainte des potentiels effets indésirables de la kétamine, ainsi qu’un manque de connaissance et de formation.
Jean-Baptiste DUFOUR (Bordeaux)
16:07 - 16:14 #39079 - FC10-02 Intérêt de la consultation post urgences dans la traumatologie du genou : une étude de cohorte prospective.
FC10-02 Intérêt de la consultation post urgences dans la traumatologie du genou : une étude de cohorte prospective.

Introduction : Le traumatisme du genou est un motif fréquent de consultation dans les services d’urgences. Son bilan lésionnel est difficile à la phase aigue. Une consultation post-urgence (CPU) a été organisée pour affiner le diagnostic et optimiser la prise en charge et le suivi. L’objectif de l’étude était de mettre en évidence l’intérêt de la CPU chez les patients avec traumatisme du genou. Méthode : Etude prospective monocentrique réalisée entre le 1er mars 2023 et le 30 juin 2023. Les patients inclus étaient tous les traumatismes isolés du genou, d’âge > 16 ans. Les critères d’exclusion étaient : indication chirurgicale urgente, présence de troubles neurocognitifs, patients alcoolisés. Les patients étaient répartis en 2 groupes : ceux ayant eu une CPU et ceux sans CPU. Un rappel téléphonique à 2 mois recueillait la satisfaction ressentie par une échelle Likert, le recours à une consultation spécialisée ou à une chirurgie, le diagnostic final, un traitement antalgique, par immobilisation, par kinésithérapie encore en cours lors de l’appel et le cas échéant le délai avant CPU. Une analyse comparative a été effectuée avec test du Chi-2 et test de Student puis une régression logistique. Résultats : Parmi les 1001 patients éligibles, 353 patients ont été inclus, 112 (31,7%) dans le groupe CPU et 241 (68,3%) dans le groupe sans CPU. Le délai médian de CPU était de 13 jours [IIQ 10-20]. Lors de l’enquête téléphonique, 208 patients (58,9%) ont répondu dont 75 (36,1%) dans le groupe CPU et 133 (63,9%) dans groupe sans CPU. Les patients avec CPU étaient plus fréquemment des hommes (n=75, 67%), plus douloureux (EN médiane 7 [IIQ 5-8], p=0,02), avaient plus d’épanchement articulaire (OR 2.6 IC95% 1.6 ;4.3). Les diagnostics initialement suspectés aux urgences motivant une CPU étaient une luxation fémoro-patellaire (OR 8,4 IC95% 2,5-35,8) ou une fracture (OR 18,2 IC95% 2,4-8,2). A 2 mois, le groupe avec CPU a plus souvent eu recours à un orthopédiste (OR 3,4 IC95%1,5-7,9), et une kinésithérapie était toujours en cours (OR 1,7 IC95% 1,6-5,5). La satisfaction était identique pour les 2 groupes (p=0.02). Dans 20% des cas, les diagnostics étaient corrigés en CPU. Conclusion : Avec près d’un diagnostic sur 5 rétabli lors de la CPU, celle-ci semble améliorer la qualité de la prise en charge des traumatismes du genou.
Ludivine LEMIEUX (Rouen), Mehdi TAALBA, Alix DELAMARE-FAUVEL
16:14 - 16:21 #39215 - FC10-03 Analyse géostatistique de la répartition des accidents de la route en Haute-Garonne.
FC10-03 Analyse géostatistique de la répartition des accidents de la route en Haute-Garonne.

Introduction: Les accidents de la route sont une cause importante de morbi-mortalité. Cependant, l’analyse de la répartition géographique en fonction de leur gravité reste peu explorée. Cette étude vise à analyser la distribution spatiale des accidents graves dans le département à l'aide de géostatistiques. Matériel et méthode: Nous avons examiné les bilans lésionnels (score ISS) et la localisation des accidents nécessitant une intervention SMUR ainsi qu’une orientation vers des soins critiques. Utilisant la géostatistique (densité de Kernel), nous avons calculé la densité d'accidents au sein du département, mettant en évidence les zones statistiquement plus accidentogènes. Nous avons créé des cartes pour l'ensemble des accidents et pour différentes catégories d'ISS. Résultats: La répartition des accidents est inégale, avec une densité plus élevée au nord de Toulouse. Étonnamment, en regard de Muret et Auterive. Les ISS entre 0-15 et 15-25 montrent des résultats similaires, mais les ISS > 25 présentent une répartition plus homogène avec un effet centre de la métropole. Conclusion: Cette étude géostatistique locale sur les accidents de la route offre des perspectives d'extension à d'autres échelles et pathologies, utilisant un outil puissant peu utilisé en médecine. L'analyse détaillée de la répartition spatiale fournit des informations cruciales pour la prévention et la gestion des accidents. Soulignant l'importance de cette approche novatrice dans le domaine médical.

Aucun conflit d'intérêt.
Alexandre BRECHENMACHER (Toulouse), Benoit VIAULT, Vanessa HOUZE-CERFON, Margot RIBAUD, Gwendoline LATOURNERIE, Vincent BOUNES
16:21 - 16:28 #39330 - FC10-04 Détection de fracture sur une radiographie simple de patient présentant un traumatisme de membre : performance diagnostique des médecins aux urgences et impact clinique.
FC10-04 Détection de fracture sur une radiographie simple de patient présentant un traumatisme de membre : performance diagnostique des médecins aux urgences et impact clinique.

Objectif : Évaluer la performance des médecins aux urgences dans la détection de fracture sur une radiographie simple de patient se présentant avec un traumatisme de membre et mesurer l’impact clinique. Schéma d’étude : Étude diagnostique rétrospective monocentrique transversale. Population : Patients de plus 15 ans, consultant aux urgences, entre le 1er janvier 2022 et le 18 février 2022, pour un traumatisme de membre, et ayant bénéficié d’une radiographie. Les patients ayant bénéficié d’un avis de spécialiste ou d’une imagerie complémentaire à visée diagnostique pour l’interprétation de la radiographie avaient été exclus. Effets mesurés : Performance, taux de discordance, ratio de résultats concordants/discordants des médecins aux urgences dans la détection d’au moins une fracture sur une radiographie simple en fonction de la relecture radiologique des radiologues, prévalence des patients reconvoqués. Effectifs : Parmi les 1411 traumatismes éligibles, 1358 ont été inclus et 959 étudiés répartis parmi 811 patients. Il s’agissait d’une patientèle principalement ambulatoire (98%), d’âge médian 36 ans (22-58), ayant principalement un seul traumatisme (86,7%). Les traumatismes les plus représentés étaient ceux de la cheville (16,8%), du genou (15,8%), des épaules (12,7%) et des doigts (12,6%). Résultats : La performance des médecins aux urgences dans la détection de fracture était estimée entre 97,7% [96,8-98,7] et 98,7% [98-99,5], soit un taux de discordance estimé entre 1,3% [0,5-2] et 2,3% [1,3-3,2]. Avec une sensibilité estimée entre 85,4% [78,8-90,2] et 91,5% [85,5-95,2], et une spécificité estimée à 100% [99,4-100], le RV- était estimé entre 0,085 [0,05-0,146] et 0,146 [0,099-0,214]. En l’absence de faux positif, la VPP était à 100% [100-100] et le RV+ à 0. La VPN était estimée entre 97,3% [96,3-98,4] et 98,6% [97,7-99,4]. Les zones anatomiques les plus sujettes aux erreurs étaient le coude, le genou, les doigts et les orteils. Les fractures les plus sujettes aux erreurs étaient le scaphoïde, et le tibia proximal. Un total de 16 patients, soit 2% [1 - 3] du nombre total de patients inclus dans cette étude, nécessitaient à minima d’un rappel pour un complément de prise en soin. Conclusion : Les médecins aux urgences avaient une bonne performance globale dans la détection de fracture sur des radiographies simples de patient adulte présentant un traumatisme de membre et nécessitant une prise en soin ambulatoire.

Aucun
Hugo MIRA (Amiens), Laure DOMISSE, Patrice MERTL, Thierry YZET, Daniel Aiham GHAZALI, Pauline DESBUREAUX
16:28 - 16:35 #39355 - FC10-05 Organisation et piste d'amélioration d'une filière traumatologique sur un CH de montagne.
FC10-05 Organisation et piste d'amélioration d'une filière traumatologique sur un CH de montagne.

Introduction : Les filières dédiés ont montrés un intérêt afin de diminuer les temps d’attentes aux urgences et la qualité des soins. Les particularités de notre territoires rendent nécessaire une bonne coordination entre la médecine de ville et les différents spécialistes de l’hôpital. L’objectif de cette étude était de décrire la filière traumatologique existante au sein de notre hôpital et d’obtenir l’avis d’expert afin d’en améliorer l'efficience. Méthode : L’extractions de données a été faite sur les dossiers médicaux des patients sur l’hivers 2021-2022. Puis une étude prospective, semi-quantitative, par méthode de consensus Delphi a été menée de Décembre 2022 à Avril 2023 auprès d’un groupe d’experts composé des médecins généralistes de station, de médecins urgentistes et de chirurgiens orthopédiques travaillant sur l’hôpital. Le principe était de proposer des questionnaires, comportant des items sur la filière traumatologique. Pour chaque item, les experts ont exprimé leur degré d’accord. Les items ayant obtenu un consensus ont été validés, les autres ont été reformulés, grâce à l’aide des commentaires libres formulés par les experts, lors de 3 rondes successives. Résultats : La filière traumatologique, facilite le parcours du patient blessé en station de sport d’hiver entre le cabinet de station et l’hôpital. Elle permet un contact direct entre le médecin de station et le chirurgien orthopédiste, pour obtenir un avis et prévoir une prise en charge, via un téléphone dédié. Sur la saison 2021-2022, sur 833 appels, 516 ont conduit à une hospitalisation, dont 266 convocation direct en service. Au total seul 250 patients sont passés par le SAU. A la fin de l’étude, 19 items sur 21 ont obtenu un consensus. Plusieurs éléments ont obtenu un consensus immédiat auprès des experts, d’autres ont dû être reformulés et proposés de nouveau. Des pistes d’amélioration ont donc été dégagé. Conclusion : La filière traumatologique, comporte de nombreux points positifs. Elle permet un désengorgement du SAU via une collaboration étroite entre plusieurs spécialités. Afin d’en améliorer l’efficience, la poursuite d’une discussion avec les différents acteurs de la filière est nécessaire sur la saison 2023-2024.

Aucun
Delphine CLAESSEN, Eloise BOCHET (Albertville), Bertrand ALEXIS
16:42 - 16:49 #39518 - FC10-07 Evaluation de l’efficacité et la tolérance de deux AINS dans la PEC des patients admis au service des urgences.
FC10-07 Evaluation de l’efficacité et la tolérance de deux AINS dans la PEC des patients admis au service des urgences.

Introduction : Le but de cette étude est d’évaluer l’efficacité et la tolérance de deux AINS par voie Intramusculaire (Dexkétoprofène versus Piroxicam) chez les patients admis au service des urgences (SU) suite à un traumatisme benin. Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude prospective randomisée. Nous avons inclu tous patients consultant les urgences suite à un traumatisme, ayant un âge> 18 ans, ayant un score de la douleur> 5 (EVA de 0 à 10). Nous avons exclu les patients qui ont refusé de participer au protocole ou qui ont une contre-indication aux AINS, et les patients incapables d’apprécier l’intensité de la douleur selon l’EVN. Les patients sont randomisés dans l’un des groupes de l’étude : groupe Dexkétoprofène et groupe piroxicam. Les patients ont reçu 1 injection en intramusculaire (IM) dès leur arrivée. L’objectif primaire de notre étude est d’évaluer la variation de l’EVA post injection. La tolérance est évaluée par la survenue des effets indésirables liés au médicament, leurs délais et le degré d’imputabilité. Résultats : 105 patients ont été inclus dans l’étude : dans le groupe 50 Dexkétoprofène et 56 dans le groupe Piroxicam. Les deux groupes sont comparables de point de vue âge sex-ratio et antécédents. La diminution de 50% de l’EVA de la douleur a été observé en une moyenne de 9,4 ± 2,1 minutes dans le groupe Dexkétoprofène versus 10,5±2,4 minutes dans le groupe Piroxicam avec une différence statistiquement non significative entre les deux groupes (p=0,079). Aucun effet indésirable n’a été noté dans les deux groupes. Conclusion : L’efficacité du Dexkétoprofène et le Piroxicam administré par voie IM est comparable dans la prise en charge de la douleur chez des patients admis suite à un traumatisme bénin.

Aucun
Arij BAKIR (Sousse, Tunisie), Houda BEN SALAH, Rym YOUSSEF, Lotfi BOUKADIDA, Rahma JABALLAH, Hajer YAACOUBI, Asma ZORGATI, Riadh BOUKEF
16:49 - 16:56 #39564 - FC10-08 Pronostic immédiat des traumatismes crâniens légers vus aux urgences.
FC10-08 Pronostic immédiat des traumatismes crâniens légers vus aux urgences.

Introduction : Le traumatisme crânien léger (TCL) est la forme la plus fréquente des traumatismes crâniens vus aux urgences. L’identification des TCL susceptibles d’avoir une lésion intracrânienne constitue un défi pour le médecin urgentiste. Objectif :Étudier le profil épidémio-clinique et le pronostic des patients victimes d’un TCL vus aux urgences. Méthodes : Étude prospective et observationnelle menée sur 6 mois [Juin-Novembre 2023]. Inclusion des patients âgés ≥18 ans victimes d’un TCL défini selon les recommandations scandinaves par un Glasgow Coma Scale ≥14. Recueil des paramètres épidémio-cliniques et évolutifs. Résultats : Inclusion de 68 patients. Age moyen=54+/-19 ans. Genre-ratio=0,6. Comorbidités (%):diabète (25),hypertension artérielle (21), pathologie psychiatrique (9),fibrillation auriculaire (6).Les facteurs aggravants (%):antiagrégant plaquettaire (7),antivitamine K (7),psychotrope (7),anticoagulants oraux (2), éthylisme (2).Le délai de consultation médian=1heure (h) IQ[25 ;75]=[1 ;5].Circonstances de survenue (%):syncope (24),lipothymie (19),agression (15),accident de la voie publique (7),convulsion (6),chute (5).Symptômes (%):perte de connaissance initiale (PCI) (27),céphalées (25),vomissements (7),amnésie post traumatique (4),troubles visuels (2).La durée de PCI=3+/-1 minutes. Les lésions cutanées (%): plaie du cuir chevelu (15),hématome sous-cutané (2).Neuf patients avaient des lésions extra-crâniennes. Le TCL était (%): minime (71) et mineur (29).Un scanner cérébral (SC) a été réalisé dans 65% des cas. Les indications (%) : PCI (41),patient sous anticoagulants (16), antiagrégants plaquettaire(7),vomissements≥2 épisodes (9),déficit neurologique (7),convulsion (7), traumatisme avec cinétique élevé (2), ecchymose périorbitaire (2). Le délai médian de la réalisation du SC était 6 h IQ[25 ;75]=[4 ;6].Quatre patients (6%) avaient présenté des lésions hémorragiques intra-craniennes (n) :hématome intracérébral (1),hématome extra-dural (1),hémorragie méningée (1), signes d’engagement (1).L’indication neurochirurgicale a été posée chez 2% des cas. Dix patients ont nécessité une hospitalisation aux urgences. La durée du séjour médiane=6 h IQ[25 ;75]=[3 ;7]. Conclusion : Le TCL est fréquent aux urgences. Six pourcent des patients avaient des lésions intracrâniennes et l’indication neurochirurgicale n’est posée dans 2% des cas.

Je déclare aucun conflit d'intérêt
Farah MANSOUR, Raja FADHEL, Youssef HMIDI, Ines ALOUI, Syrine KESKES, Hela BEN TURKIA, Sami SOUISSI, Ines CHERMITI (Ben Arous, Tunisie)
Salle 352B-Zone poster 2

"Mercredi 05 juin"

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CM18
16:00 - 17:00

Conférence Médecins
Le traumatisme crânien léger
Marqueurs biologiques - Biomarqueurs, Organisation Services d'Urgences, Traumatologie, Ultrasonographie - Echographie

Modérateurs : Bénédicte DOUAY (Médecin) (Paris), Cédric GIL-JARDINÉ (MCU-PH) (Bordeaux)
Coordonnateur : Alexandra MOUROT (Coordonnateur, Narbonne)
Cette session a pour objectif de se pencher sur les avancées récentes dans la prise en charge du traumatisé crânien léger et de son devenir
16:00 - 16:15 Les nouvelles recommandations. Jérémy GUENEZAN (MCU - PH) (Conférencier, Poitiers)
16:15 - 16:30 Place des biomarqueurs. Yann-Erick CLAESSENS (chef de service) (Conférencier, Monaco, Monaco)
16:30 - 16:45 Faut-il utiliser le doppler trans cranien dans le TCL ? Pierre BOUZAT (PU-PH) (Conférencier, Grenoble)
16:45 - 17:00 Faut-il créer une filière de suivi pour ces patients ? Xavier DUBUCS (CCA) (Conférencier, Toulouse)
Salle Maillot
Jeudi 06 juin
08:30

"Jeudi 06 juin"

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DPC01
08:30 - 12:00

Session DPC
Régulation des appels de patients en situation d'urgence toxicologique. DPC 64292425018

Conférenciers : Sébastien BEAUNE (Chef de service) (Conférencier, Boulogne-Billancourt), Tania MARX (Médecin) (Conférencier, Besançon)
Être capable d’identifier, dans le cadre de la régulation médicale des appels, ceux concernant les IMV considérées comme immédiatement grave ou avec un potentiel d’aggravation.
Être capable de répondre à une prise en charge adéquate en proposant la meilleure orientation possible par l’effecteur le plus approprié selon le risque vital (avéré ou supposé) et son délai d’apparition probable.
Salle 352A

"Jeudi 06 juin"

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DPC02
08:30 - 12:00

Session DPC
Amélioration de l'évaluation, du traitement et de la prise en charge de la douleur en Médecine d’Urgence. DPC 6429232513

Conférenciers : Fabien LEMOEL (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Nice), Virginie-Eve LVOVSCHI (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Lyon)
• Connaître l’épidémiologie de la douleur en médecine d’urgence, les facteurs de risque de l’oligo-analgésie et de chronicisation de la douleur,
• Connaître les modalités spécifiques de l’évaluation de la douleur en médecine d‘Urgence,
• Maîtriser les recommandations des différentes sociétés savantes et des autorités de santé impliquées par cette prise en charge
de la douleur,
• Savoir manier les antalgiques opioïdes en pré-hospitalier comme à l’intérieur des urgences, savoir les rationaliser pour en limiter
les mesusages, et acquérir des connaissances sur les nouvelles voies d’administration non invasives des antalgiques majeurs, • Connaître les méthodes de routine de prise en charge des douleurs induites par les soins en médecine d‘urgence,
• Identifier les facteurs de risques d’une sédation procédurale et savoir en déduire la stratégie médicamenteuse la plus adaptée
à la situation de douleur induite,
• Acquérir les bases nécessaires à une prise en charge multimodale de la douleur,
• Acquérir les bases de l’évaluation et du traitement face à certains terrains particuliers (personne âgée, drépanocytaires, ...)
Salle 353
08:45

"Jeudi 06 juin"

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CM38
08:45 - 10:15

Conférence Médecins - Session Commune SFMU / SUDF
La médecine préhospitalière d'hier à demain
Management, Médecin, Organisation SAMU/SMUR, Organisation Services d'Urgences

Modérateurs : Sandrine CHARPENTIER (chef de service urgences adultes) (Toulouse), Marc NOIZET (PH Chef de service) (Mulhouse)
Coordonnateur : Xavier BOBBIA (Coordonnateur, Montpellier)
Super Modérateur : Karinne LE GLOAN (IDE SAMU 44) (Super Modérateur, Nantes)
C'est LA session commune à notre société savante et le principal syndicat professionnel de l'urgence, au cours de laquelle les deux conseils sd'administration discuteront des orientations futures pour toujours mieux représenter tous les corps de métier de la médecine d'urgence.
08:45 - 09:07 Crise(s) ou mutation, quels enjeux de la Médecine d'Urgence ? François BRAUN (Chef de Service et de pôle) (Conférencier, Metz)
09:07 - 09:29 Médicalisation préhospitalière : quel intérêt 50 ans après ? Frédéric ADNET (Chef de service) (Conférencier, Paris)
09:29 - 09:51 SMUR : les indications d’hier sont-elles celles de demain ? Karim TAZAROURTE (Chef de service) (Conférencier, Lyon)
09:51 - 10:13 Préhospitalier : subir ou agir ? Marc NOIZET (PH Chef de service) (Conférencier, Mulhouse)
Amphi Bleu

"Jeudi 06 juin"

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CM28
08:45 - 10:15

Conférence Médecins
Améliorons notre stratégie diagnostique et thérapeutique : le jeu des 7 différences
Evaluation Services d'Urgences, Jeunes, Physiologie

Modérateurs : Gael GHENO (Chef de service) (Annecy), Mathieu VIOLEAU (Medecin) (Niort)
Coordonnateur : Mathieu VIOLEAU (Coordonnateur, Niort)
En comparant les stratégies diagnostiques et thérapeutiques des principales pathologies cardiaques, pulmonaires, renales et neurologiques, nous tenterons de mettre en lumière les "red flags" ainsi optimiser la prise en charge des patients des Urgences
08:45 - 09:07 Coeur sain vs Coeur pathologique . Nicolas PESCHANSKI (Praticien Hospitalier Urgentiste) (Conférencier, Rennes)
09:07 - 09:29 Poumon aiguë vs poumon chronique . Dominique SAVARY (Chef du département de médecine d'urgence) (Conférencier, Angers)
09:29 - 09:51 Patient cérébro-lésé vs Patient neurologiquement sain. Anthony CHAUVIN (PU-PH) (Conférencier, Paris)
09:51 - 10:13 Insuffisance rénale fonctionnelle vs insuffisance rénale organique. Florian NEGRELLO (Médecin urgentiste) (Conférencier, Fort de France, Martinique)
Amphi Havane

"Jeudi 06 juin"

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CLM04
08:45 - 10:15

Communications Libres Médecins
Impact des organisations
Evaluation SAMU / SMUR, Evaluation Services d'Urgences

Modérateurs : Catherine CAPLETTE (PH) (Angers), Caroline ZANKER (Praticien hospitalier) (Paris)
08:45 - 08:55 #38869 - CP32 Intégration de l’IA dans la « Météo des Urgences » pour la prédiction de l’activité des SAU franciliens de J0 à J+7.
CP32 Intégration de l’IA dans la « Météo des Urgences » pour la prédiction de l’activité des SAU franciliens de J0 à J+7.

Introduction : A partir de la « Météo des urgences » d’IdF (tableau de bord quotidien issu des résumés de passages RPU), nous avons déterminé une prédiction de l’activité les 7 jours suivants. Méthode : Réalisation de 2 modèles de prédiction appliqués aux données régionales des Passages (P) et Hospitalisations (H) de J0 à J+7 des 122 SAU d’IdF, à partir des variables d’entrée P et H des 122 SAU depuis 2018, inclusion des données calendaires (jours de semaine, mois, années, jours fériés, vacances scolaires), épidémiologiques (bronchiolite, grippe, covid) issues des codes CIM10, et des termes auto régressifs sur les P et H des jours passés. Algorithme : Forêts d’arbre de décision Entrainement du 1/01/2018 au 01/7/2022, pic de passage covid S1 2020 exclu. Analyse de performance du modèle en production sur avril à aout 2023 : comparaison des prédictions et données réelles collectées par calcul des MAE (erreur moyenne absolue) et MAPE (moyenne des erreurs en pourcentage). Résultats et conclusion: Malgré la dépendance à l’exhaustivité et la qualité des RPU transmis, on prédit avec une faible erreur relative (MAPE P=5,6%; MAPE H=5,5%) et absolue en nombre de patients (MAE P=575; MAE H=71) et une très bonne prédiction des tendances. L’Intégration dans la météo des courbes de prédiction pour P et H de J0 à J+7 en mars 2023 montre qu’Il est possible de créer des modèles prédictifs fiables à l’échelle régionale, basés sur les RPU, en attendant des prédictions départementales et hospitalières.

aucun
Saif Eddine GHRIBI (Paris), Mathias HUITOREL, Nabia MEBARKI, Jane-Lore MAZUÉ, Matthieu HANF, Youri YORDANOV, Mathias WARGON
08:55 - 09:05 #39191 - CP33 Contentions mécaniques aux urgences : profil-type du patient sous contention et étude des pratiques actuelles.
CP33 Contentions mécaniques aux urgences : profil-type du patient sous contention et étude des pratiques actuelles.

Introduction : La contention physique est une mesure de contrainte utilisée traditionnellement en milieu psychiatrique et transposée aux urgences notamment pour la prise en charge des patients agités. Cette procédure est peu étudiée aux urgences et comprend des risques. L’objectif était d’étudier la prévalence de la mise sous contention, le profil de ces patients et d’analyser les mesures associées à cette pratique en service d’urgence (SU). Méthode : il s’agit d’une étude observationnelle, rétrospective, monocentrique, réalisée dans un SU adultes du 01/01/2022 au 31/12/2022. Tous les patients majeurs bénéficiant d’une contention au SU ont été inclus. Les données ont été obtenues à partir du dossier médical et analysées de manière descriptive. Résultats : Sur 57080 passages, 977 patients (1,7%) ont été placés sous contention. L’âge médian était de 43 [IIQ = 30-64] ans et 61% étaient des hommes. Le principal motif de consultation était des troubles mentaux (n=501, 52%). Une intoxication (dont éthylique) était retrouvée chez 426 (44%) patients. Les trois profils de patients, déterminés selon leur devenir, sont présentés dans le tableau. La prescription d’une sédation était retrouvée dans 69% et une surveillance adaptée dans 14% des dossiers. Conclusion : Le recours aux contentions physique n’est pas rare. Trois profils de patients sont identifiés. Les prescriptions encadrant cette pratique doivent être améliorées.

aucun
Apolline RAY (Rennes), Paul-Georges REUTER, Louis SOULAT, Raphael GOUREVITCH, Nicolas PESCHANSKI, Jean GADOULLET
09:15 - 09:25 #39257 - CP35 GeoGeria : offre de soins primaires pour personnes âgées et consommation de médecine d’urgence.
CP35 GeoGeria : offre de soins primaires pour personnes âgées et consommation de médecine d’urgence.

Introduction : Le vieillissement s’accélère en France depuis 2011 et la fécondité baisse, nous allons assister à un nouveau choc démographique dès 2030 avec une population âgée supérieure à la population jeune. Face à la diversité des territoires et des organisations, il est important d’évaluer la consommation de soins de cette tranche de la population. Cette étude a pour objectif de mesurer la relation entre offre de soins primaire et consommation de médecine d’urgence des personnes âgées ainsi que l’impact des disparités territoriales sur l’activité des services d’urgence (SU). Matériel et méthode : Etude rétrospective observationnelle en Auvergne-Rhône-Alpes faisant suite à une première phase, présentée à Urgences 2023, ayant défini 7 groupes décrivant l’offre de soins primaires (libérale et structures) et la démographie par commune. Les Résumés de Passages aux Urgences de 2022 des ≥75 ans (N = 334 866) ont été étudiés par commune, afin de mesurer la relation entre l’offre de soins et la consommation au SU par groupe. Un régression logistique aléatoire ajustée sur le SU a mesurée l’odd d’hospitalisation par groupe. Résultats : Les groupes sont différents en termes d’offre de soins primaire, de densité de population et d’âge. Les groupes ne sont pas répartis équitablement entre les SU. Il existe des différences sur les profils de patients entre les groupes notamment sur les durées de passages et le taux d’hospitalisation. Une fois ajusté sur le SU, la régression montre que les patients habitants dans les communes des groupes 3, 5, 6, 7 (populations jeunes et modérément âgées, offre primaire modérée à forte) ont un odd d'hospitalisation significativement plus faibles que ceux du groupe 1 (population âgée, peu d’offre). Conclusion : Des disparités régionales de consommation de médecine d’urgence existent chez les plus de 75 ans. Les groupes dont la part de population âgée est la plus importante et l’offre de soins primaires plus faible sont plus consommateurs de SU et hospitalisés. Dans un contexte de vieillissement croissant de la population dans les années à venir et un impact toujours plus fort sur les SU, ces résultats confirment qu’il est nécessaire de renforcer l’offre de soins primaires sur le territoire et de développer des réseaux adaptés à la personne âgée.

Aucun
Julie FREYSSENGE (Lyon), Clément CLAUSTRE, Mathys WOHL, Amélie TAKI, Karim TAZAROURTE, Thomas GILBERT, Abdesslam REDJALINE, Réseau Des Urgences URG'ARA
09:25 - 09:35 #39418 - CP36 Evaluation du partenariat avec les patients dans les services d'urgence en France.
CP36 Evaluation du partenariat avec les patients dans les services d'urgence en France.

Introduction : Le partenariat patient est une approche en cours de développent en France. Inspiré du modèle de Montréal, il place le patient comme un acteur et partenaire dans la co-construction d’intervention dans les soins, la recherche ou l’enseignement. L’objectif principal de notre étude était de faire un état des lieux du partenariat patient dans les services d'urgence en France et de déterminer auprès des patients partenaires les motivations et les freins à leur engagement. Méthode : Nous avons réalisé une étude mixte sous la forme d’une étude avec une enquête nationale de pratique auprès des chefs de service d'urgences. Dans une deuxième partie nous avons réalisé des entretiens semi-dirigés avec des patients partenaires impliqués dans un projet de réorganisation de services d'urgences. Des données qualitatives ont été collectées selon une méthode mixte inductive et déductive. Résultats : Nous avons obtenue 48/146 réponses (32.9%) de chefs de services dont 20 (41.7%) concernaient des CHU. 33,3% ont déjà impliqué des patients partenaires pour des projets de réorganisation de service, 20,8% dans des projets d'enseignement et 4,2% dans des projets de recherche. 60,4% des répondants souhaitaient faire intervenir des patients partenaires pour des projets de réorganisation ou d'enseignement dans leurs services. Les principaux freins exprimés étaient les difficultés de recrutement des patients, le manque de temps et le manque de connaissance du système de santé et des enjeux de soins des patients. Les principaux avantages étaient une amélioration de la relation soignant/soigné, des idées nouvelles pour améliorer les soins, et une meilleure expérience du soin pour les patients. Du point de vue des patients, les motivations à l’engagement étaient le désir d'améliorer les soins, la nécessité de faire intervenir des profils différents dans le système de santé et l'envie de partager leur expérience. Ils donnent comme principal obstacle un investissement personnel trop important. Discussion : Bien que cette étude préliminaire indique une perception plutôt positive du partenariat avec le patient chez les chefs de service d'urgence et les patients partenaires, cette approche est limitée à des projets surtout organisationnels. Conclusion : La pratique du partenariat patient est encore émergente aux urgences en France et nécessite un accompagnement spécifique des équipes afin de pourvoir inclure les patients comme des partenaires.

aucun
Goeffrey SAGNOL (Pierre-Bénite), Anne TERMOZ, Julie HAESEBAERT, Anne-Marie SCHOTT, Marie-Pascale POMEY, Sebastien BEROUD, Sophie VESCO, Marion DOUPLAT
09:35 - 09:45 #39468 - CP37 Impact des situations d'hébergement sur la mortalité des patients hospitalisés depuis les urgences.
CP37 Impact des situations d'hébergement sur la mortalité des patients hospitalisés depuis les urgences.

Introduction : Devant la tension sur les lits d’aval des urgences, les patients nécessitant une hospitalisation sont fréquemment hébergés dans des services ne correspondant pas à la filière initialement adaptée, tel que déterminée par les urgentistes. Cependant, l’impact de cet hébergement en terme de morbi-mortalité n’a jamais été évalué à grande échelle. Cette étude a pour objectif d’évaluer l’impact sur la mortalité à 30 jours des patients hébergés en comparaison aux patients hospitalisés dans le service adapté. Méthodes : Il s’agit d’une étude sur large base de données monocentrique. Ont été inclus de tous les patients majeurs ayant consulté aux urgences en 2022 et hospitalisés par la suite. Les données ont été recueillies via l'entrepôt de données ehop. Le critère de jugement principal était la mortalité à 30 jours. Cela comprenait la mortalité intra-hospitalière et la mortalité extra-hospitalière vérifiée avec la base de données des décès de l'INSEE. La CNIL et un comité d’éthique ont évalué l’étude. Afin d’assurer la comparabilité des groupes, une analyse statistique par score de propension ajusté (ATE) et régression logistique a été réalisée. Résultats : Au total, 9287 patients ont été inclus (5522 non hébergés, 3765 hébergés) en 2022. Les résultats montrent une association significative entre l'hébergement et la mortalité à 30 jours entre les deux groupes (p < 0,05). Les analyses statistiques sont en cours de finalisation à ce jour mais les résultats seront disponible au congrès urgences. Discussion : Cette étude souligne l'importance d'une adéquation entre l'orientation souhaitée et réelle pour minimiser la mortalité post-urgence. Elle met en lumière la nécessité d'analyser les résultats en sous-groupes, permettant d'identifier les situations d'hébergement les plus critiques. Cette approche ciblée pourrait mener à des choix stratégiques pour limiter les situations d'hébergement les plus pourvoyeuses de mortalité. Conclusion : Cette étude montre une association forte entre le fait d’héberger un patient dans un service ne correspondant pas à l’orientation souhaitée et la mortalité à 30 jours.

Aucun
Pierre FAURE (Angers), Jean-Marie CHRETIEN, Alexis DESCATHA, Marc FADEL, Pierre-Marie ROY, Delphine DOUILLET, Dominique SAVARY
09:45 - 09:55 #39502 - CP38 Évaluation intermédiaire à 3 mois d’un dispositif de détection et d’accompagnement des usagers multiples dans un service d’urgence. Projet DAUM.
CP38 Évaluation intermédiaire à 3 mois d’un dispositif de détection et d’accompagnement des usagers multiples dans un service d’urgence. Projet DAUM.

Introduction : Depuis plusieurs années en France, nous constatons une croissance constante des passages dans les services des urgences avec près de 12% des consultations effectuées par des usagers multiples (UM). Afin d’essayer de quantifier et d’organiser une réponse efficiente à cette demande de soins, le dispositif DAUM a été mis en place. L’objectif est de comprendre le comportement de ces UM, et de les accompagner pour une meilleure prise en charge. Matériel et méthode : Les patients concernés sont de notre métropole, ayant cumulé 4 passages ou plus sur l’année glissante et deux facteurs de vulnérabilité au moins. Il s’agit d’une étude de cohorte interventionnelle prospective menée conjointement par l’ARS, notre service d’urgences (SU) et le dispositif d’appui à la coordination de Meurthe et Moselle (DAC 54). Elle se déroule en deux parties : une phase d’expérimentation de novembre 2022 à novembre 2023 et une phase de suivi de novembre 2023 à novembre 2024. Selon le cadre d’évaluation Re-AIM, cinq composantes sont étudiées : Reach, Effectiveness, Adoption, Implementation, Maintenance. Résultats : Nous présentons l’analyse intermédiaire à 3 mois (M3), prévue dans le protocole. Sur 438 patients potentiellement éligibles à M3, 48% ont été signalés au DAC par le SU. 118 étaient éligibles au dispositif. Parmi eux, 80% avaient des troubles psychologiques, 70% des problématiques sociales, 54% des addictions et 94% des troubles somatiques. Les UM sont donc des patients dont le parcours de santé est complexe. L'étude a eu un taux d'acceptation de 96% par les médecins traitants, et 83% des patients ne se sont pas opposés à un accompagnement. L’analyse des dossiers permet de définir quatre profils dominants : maintien à domicile difficile (44%), précarité (17%), consommations diverses (19%) et santé mentale (20%). Les UM ont souvent une équipe de soins constituée, non défaillante. Conclusion : L’amélioration du lien entre professionnels de la ville et de l'hôpital est un élément clé permettant une prise en charge pluriprofessionnelle, avec une approche globale et un temps d'accompagnement adapté. Les points forts de cette étude sont l'existence d’un dispositif d’appui solide et médicalisé (le DAC), la notion d'une prise en charge personnalisée et la collaboration entre les équipes. DAUM pourrait être une des solutions permettant de réduire la surconsommation des urgences, en améliorant la prise en charge coordonnée des UM.

Aucun
Manon SORNETTE (Nancy), Romain HELLMANN, Eliane ABRAHAM, Olivier BABEL, Arnaud ETIENNE, Moragne MICHEL, Nathalie THILLY, Tahar CHOUIHED
09:55 - 10:05 #39504 - CP39 Impact du passage en UHCD sur la durée de séjour hospitalière et la mortalité intra-hospitalière des patients âgés hospitalisés en post-urgences gériatriques.
CP39 Impact du passage en UHCD sur la durée de séjour hospitalière et la mortalité intra-hospitalière des patients âgés hospitalisés en post-urgences gériatriques.

Introduction : Dans un contexte de surpeuplement des urgences évoluant de manière croissante depuis 1996, l'Unité d'Hospitalisation de Courte Durée (UHCD) présente un taux d'occupation avoisinant les 100% de manière quasi-systématique. Les plus de 75 ans représentent 11% des passages aux Urgences en Occitanie, l'UHCD accueille 41% de ceux nécessitant une hospitalisation. Le post-urgences gériatrique (PUG) est un service d'aval de court séjour gériatrique polyvalent, où la majorité des patients sont admis soit directement depuis les urgences, soit depuis l'UHCD. L'objectif de note étude était d'évaluer l'impact du passage à l'UHCD sur la durée de séjour hospitalière et la mortalité intrahospitalière, chez les patients hospitalisés au PUG suite à une admission aux urgences. Méthodes : Nous avons réalisé une étude rétrospective monocentrique observationnelle analytique au CHU de Toulouse. Population d'intérêt : patients hospitalisés au PUG entre le 01/01/2015 et le 31/12/2020 depuis les urgences (groupe « d'admission directe ») ou depuis l'UHCD (groupe UHCD). Critère principal : durée du séjour hospitalier (entre l’admission aux urgences et la sortie d’hospitalisation). Critères secondaires : mortalité intrahospitalière. Une régression linéaire a été utilisée pour ajuster le passage à l’UHCD avec la CIMU, l’âge, le lieu de vie et le mode l’arrivée. Résultats : 12070 patients ont été inclus (groupe UHCD N= 6288 ; groupe d'admission directe N=5782). L'âge moyen était de 86 ans et 60% étaient des patients étaient des femmes. La durée moyenne du séjour hospitalier était de 6,5 jours (SD= 3.4) et la durée moyenne de passage à l'UHCD était de 22h (SD = 16). La mortalité intrahospitalière était de 8.6%. En analyse multivariée, le passage par l'UHCD était associé à une majoration de la durée de séjour de +0,7j (7,02 jours vs 6,3 p < 0,01). La mortalité intra-hospitalière était similaire entre les deux groupes. Conclusion : Le passage en UHCD est associée à une augmentation significative de la durée du séjour hospitalier.

aucun
Xavier DUBUCS, Marie BROSSARD (Toulouse)
10:05 - 10:15 #39523 - CP40 Évaluation d’une échelle subjective de ressenti de charge de travail comme indicateur de surcharge des services d’urgences en Indre-et-Loire.
CP40 Évaluation d’une échelle subjective de ressenti de charge de travail comme indicateur de surcharge des services d’urgences en Indre-et-Loire.

Introduction : La santé mondiale fait face depuis de nombreuses années à une problématique de surcharge de ses services d’urgences. La mesure de la surcharge est un enjeu crucial et de nombreux outils ont été proposés pour cela. Ces études ont été réalisées dans des centres universitaires avec un nombre de passages annuels important et peu de données sont disponibles dans des centres de plus faible affluence. En France, la FEDORU suggère l’utilisation du taux d’occupation ponctuel pour traduire la surcharge des urgences. L’objectif de notre étude était de déterminer si le taux d’occupation ponctuel est corrélé au ressenti de charge de travail des médecins et IDE des services d’urgences. Matériel et méthode : Nous avons réalisé une étude prospective multicentrique dans les services d’urgences du CHRU de Tours, des CH de Chinon et Loches (ayant un nombre de passages annuels inférieur à 40 000), du 15 au 28 mai 2023. Le ressenti des médecins et IDE était évalué bi-quotidiennement par une échelle numérique subjective de 1 à 6, validée antérieurement (Wretborn J, Starkenberg H, Ruge T, Wilhelms DB, Ekelund U.2021). Nous avons recueilli dans le même temps le taux d’occupation des urgences. Nous avons ensuite recherché une corrélation entre le taux d’occupation et le ressenti de charge de travail en calculant le coefficient de corrélation R global sur l’ensemble des centres puis sur chaque centre. Nous avons comparé le ressenti de charges de travail entre les médecins et les infirmiers ainsi que par rapport aux années d’expériences du personnel soignant répartis de cette manière : inférieur à 2 ans, entre 2 et 5 ans et supérieur à 5 ans. Résultats : Nous retrouvons un coefficient de corrélation R de 0,42 (p < 0,01) entre le ressenti des soignants et le taux d’occupation. L’analyse de chaque centre a montré un coefficient de corrélation R de 0,68 (p < 0,01) au CHRU de Tours, de 0,39 (p < 0,01) à Chinon et de 0,32 (p < 0,01) à Loches. Nous ne retrouvons pas de différence significative du ressenti de charge de travail ni entre IDE et médecins, ni entre les différentes années d’expérience. Conclusion : Il existe une association modeste entre le taux d’occupation ponctuel et le ressenti de charge de travail des médecins et IDE des urgences. Cette association semble moindre dans les centres de plus petite taille.

Aucun
Maxime SOMMELETTE (TOURS), Frédéric PARIS, Thomas MOUMNEH
Salle 252A

"Jeudi 06 juin"

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CM39
08:45 - 10:15

Conférence Médecins - Session Commune SFMU / SFC
Maladie thrombo-embolique veineuse
Cardiologie - Maladie thromboembolique - EP - Phlébite

Modérateurs : Tahar CHOUIHED (PU-PH) (Nancy), Farès MOUSTAFA (MD,PhD) (Clermont-Ferrand)
Coordonnateur : Thomas MOUMNEH (Coordonnateur, Tours)
Cette session vous exposera les avancées et les limites des stratégies de stratification du risque des embolies pulmonaires, avant d’en explorer ses extrêmes : prise en charge ambulatoire d’un côté, et thrombolyse et dépistage de l’hypertension artérielle post-embolique de l’autre.
08:45 - 09:07 Stratification du risque. Pierre-Marie ROY (PUPH) (Conférencier, Angers)
09:07 - 09:29 Prise en charge ambulatoire : pour qui ? Andréa PENALOZA (Chef de Service) (Conférencier, Bruxelles, Belgique)
09:29 - 09:51 Thrombolyse : pour qui ? Olivier SANCHEZ (PUPH chef de service) (Conférencier, Paris)
09:51 - 10:13 HTP post-embolique : dépister et traiter. Charles FAUVEL (CCA) (Conférencier, Rouen)
Salle Maillot
09:15

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BN01
09:15 - 10:15

Breaking News
Loi de fin de vie
Ethique

Modérateurs : Aurore ARMAND (médecin) (Angers), Thomas MOUMNEH (Assistant Professor) (Tours)
Coordonnateur : Thomas MOUMNEH (Coordonnateur, Tours)
L'arrivée d'une loi "aide a mourir" pourait avoir de significatifs effets de bord avec la médecine d'urgence. Cette loi à remis sur la table un certain nombre de questions et est suceptible de modifier les attente des requerants vis à vis du systeme de santé. De plus, nous seront amenés à prendre en charge des patients en cours de procédure, ou débouté d'une demande de procédure "d'aide à mourir". Venez ecouter un message claire et révison la place de l'urgentise ou sein de la prise en charge de la fin de vie.
09:15 - 10:15 Loi de fin de vie. Vanessa MEYNIER (Praticien Hospitalier Contractuel) (Conférencier, Marseille)
Salle 242B

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SI03
09:15 - 10:15

Session Interactive Médecins
La sédation procédurale : ce n'est pas que pour la traumatologie
Douleur - Analgésie, Sédation

Coordonnateur : Jérôme BOKOBZA (Coordonnateur, Paris)
Toutes les indications de la sédation procédurale !
09:15 - 10:15 La sédation procédurale : ce n'est pas que pour la traumatologie. Antoine LEFEVRE-SCELLES (Medical Doctor) (Conférencier, Rouen)
Salle 251

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FC11
09:15 - 10:15

Flash communications
Pathologies circonstancielles et intoxication éthylique aiguë
Pathologie circonstancielle

Modérateur : Bérangère ARNOUX (Médecin urgentiste) (Paris)
09:15 - 09:22 #38750 - FC11-01 Homicides non détectés : les urgentistes, primo-intervenants indispensables au processus judiciaire.
FC11-01 Homicides non détectés : les urgentistes, primo-intervenants indispensables au processus judiciaire.

Introduction : En France, 10 à 15% des homicides ne seraient pas détectés. Ces meurtres et assassinats dont la nature criminelle n’est pas perçue passent pour des suicides, accidents, ou morts naturelles. Il ne s'agit nullement de « meurtres parfaits », puisque la réalisation de ceux-ci est matériellement impossible selon le principe d'échange d'Edmond Locard. Plus que la perfection du crime, c'est leur prise en charge imparfaite par les institutions qui doit inquiéter. Outre la police et la justice, un troisième acteur a un rôle capital : le médecin, notamment urgentiste. Or, ils ne sont pas sensibilisés à cette problématique, ce qui peut entraîner des erreurs pouvant être particulièrement dommageables pour les suites de l'enquête. Matériel et méthode : cette étude qualitative porte sur 15 affaires d'homicides, commis sur le territoire national entre 1972 et 2013. La collecte des données a été réalisée par trois moyens : la presse (reportages et articles), des entretiens semi-directifs avec des juges d’instruction / procureurs / gendarmes / policiers / avocats / médecins légistes, et la consultation des dossiers de procédures. Une analyse des 15 affaires a été réalisée puis validée par les professionnels ayant personnellement travaillé sur ces dossiers. Une modélisation sous forme de tableaux a permis une comparaison plus lisible entre les affaires, permettant de mettre en lumière les patterns impactant l’élucidation. Résultats : certaines populations sont particulièrement exposées : nourrissons, personnes âgées, femmes, TDS. Parmi les facteurs récurrent retrouvés dans les affaires d’homicides maquillés, on retrouve les premières constatations mal effectuées, des expertises (y compris médicales) remises en causes, et des manquements des primo-intervenants. Discussion : Le fait pour les médecins de savoir identifier les homicides maquillés pourrait favoriser la résolution d’un certain nombre d’affaires. Une sensibilisation et une formation des professionnels de santé est donc un prérequis indispensable. Conclusion : Savoir considérer le décès comme étant suspect est la première étape pour révéler l’homicide. L’accent doit donc être mis sur la formation au remplissage du certificat de décès, à l’examen de corps, et un recours plus systématique à la médecine légale doit être mis en place. Le médecin urgentiste pourrait alors devenir un "criminologue de proximité", un véritable allié du processus judiciaire, favorisant la détection des homicides ignorés.

Aucun conflit d'intérêt
Anaïs GUILLAUME CRANE (Rennes)
09:22 - 09:29 #38917 - FC11-02 Application de l’outil clinique d’aide à la décision VipGrade® dans une cohorte historique de 115 morsures de vipère chez l’enfant.
FC11-02 Application de l’outil clinique d’aide à la décision VipGrade® dans une cohorte historique de 115 morsures de vipère chez l’enfant.

Cette aide à la gradation (13 items) est proposée en ligne sur le site de la société de toxicologie clinique depuis 2021 (Boels et al. Clin Toxicol 2021). Objectif – Apprécier le résultat de gradation par l’outil et le comparer à la gradation clinique d’Audebert et al. (1992) et celle de Boels et al. (2012). Déterminer en cas d’écart, le ou les critères discordants. Résultats – 115 enfants ont été admis après morsure de vipères entre 2001 et 2022 au sein des urgences pédiatriques. L’âge moyen était égal à 7,3+/-3,8 ans. Le site de morsure était le membre inférieur dans 56% des cas, supérieur 34% ; 27 enfants ont développé une envenimation de haut grade (grades 2 (A ou B) et 3) selon les classifications cliniques et 74% ont reçu l’anti venin. Quatre enfants avaient une hyperleucocytose, aucun une thrombopénie, un seul cas (grade 1) un fibrinogène à 1,3g/L. Le VipGrade® était discordant dans 9 des 39 grades 1 (23%) avec surestimation vers un grade 2A (8 cas) ou 2B. La discordance provenait de la taille estimée de l’œdème (cut-off 4cm du VipGrade® (8 cas)) et dans un cas par la présence de signes généraux. Conclusion – Afin d’éviter une surestimation et le risque d’administration inappropriée d’un antidote, nous proposons une adaptation de l’item « taille de l’œdème » en reprenant la classification de Boels et la notion d’œdème régional.

Pas de conflit d'intérêt en lien avec le sujet
Hugo GERMAIN (TOULOUSE), Isabelle CLAUDET
09:36 - 09:43 #39132 - FC11-04 Analyse rétrospective des patients admis en soins critiques pour syndrome de sevrage éthylique après passage aux urgences.
FC11-04 Analyse rétrospective des patients admis en soins critiques pour syndrome de sevrage éthylique après passage aux urgences.

CONTEXTE : Le nombre de passages pour alcoolisation aiguë au sein du service d'accueil des urgences (SAU) est estimé à 30% des patients admis. Le syndrome de sevrage éthylique (SSE) présente plusieurs stades mais s’il peut être prévenu, sa létalité justifie un monitoring ajusté, et des soins parfois rapprochés en termes de délais, aboutissant parfois à la nécessité d'une hospitalisation en soins critiques. OBJECTIF : L’objectif principal de cette étude est d’analyser le délai entre l’admission aux urgences et l’orientation en soins critiques des patients présentant un SSE. Il s'agit également d'étudier la population d'intérêt, l'impact de « l'overcrowding » sur l'hospitalisation en soins critiques et l'impact de la prévention médicamenteuse sur l'évolution du score de Cushman au cours du séjour aux urgences. METHODE : Cette étude observationnelle, rétrospective, monocentrique a été réalisée du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2022, au sein d’un SAU. Tous les patients admis et orientés en soins critiques pour SSE ont été inclus. Les caractéristiques socio-démographiques, antécédents, paramètres clinico-biologiques, thérapeutiques administrées, scores de Cushman ainsi que l’heure d’admission en soins critiques ont été recueillis. RESULTATS : 84 patients ont été inclus. La population est hétérogène, majoritairement masculine, avec un âge moyen de 50 ans. Le délai d’orientation en soins critiques des patients présentant un SSE lors de leur admission au SAU est de 20.4 heures. Ce travail met également en évidence de façon significative qu’un séjour en unité d’hospitalisation de courte durée, une vitaminothérapie importante ou un taux d’alcoolisation élevé à l’entrée, retardent l’orientation en soins critiques. Le même constat est fait pour l’administration de fortes doses cumulées de benzodiazépines mais dispersées lors du séjour. Au contraire, un score de Cushman élevé lors de l’admission au SAU ou une hydratation retardée accélèrent l’orientation en soins critiques. Il en va de même pour des doses élevées de benzodiazépines administrées sur une courte période de temps, qui traduisent sans doute une élévation du score de Cushman, indiquant un transfert en soins critiques. CONCLUSION : Des études complémentaires seront nécessaires afin d’améliorer les protocoles de reconnaissance dès l’admission au SAU des patients à risque de SSE sévère dans le but de les orienter plus rapidement et de réduire in fine la morbi-mortalité liée à cette pathologie.

aucun
Coline CHIROL (Clermont-Ferrand), Marine LORIDON, Sophie FLEURQUIN, Marie DUPUY, Daniel ROUX-BONIFACE, Farès MOUSTAFA, Jeannot SCHMIDT, Dora FURNON
09:43 - 09:50 #39178 - FC11-05 Épidémiologie, prise en charge et outcome des patients en état d'hypothermie sans arrêt cardiaque (T°<32°C) à l'admission de l'hôpital : une étude rétrospective.
FC11-05 Épidémiologie, prise en charge et outcome des patients en état d'hypothermie sans arrêt cardiaque (T°<32°C) à l'admission de l'hôpital : une étude rétrospective.

Introduction: L'hypothermie est une baisse de la température (T°) corporelle centrale <35°C. L'épidémiologie des patients hypothermes en arrêt cardiaque (AC) est connue, ayant abouti à de nombreuses publications et directives spécifiques. Cependant, moins d'informations sont disponibles concernant ceux sans AC. Bien que certaines recommandations existent, la prise en charge de ces patients reste non standardisée, sans recommandation officielle. Notre étude investigue rétrospectivement l'épidémiologie, la prise en charge et le devenir des patients hypothermes (T°< 32°C), sans AC admis dans notre centre hospitalier universitaire. Matériel et méthodes: Les patients admis dans notre hôpital entre le 01.01.2000-01.10.2021 ont été revus. Les patients inclus avaient une T°<32°C, >18 ans, pas d’AC et sans refus documenté. Ils furent classés en hypothermie modérée (32-28°C) et sévère (<28°C). Un ensemble de données épidémiologiques, cliniques et biologiques (pH, paCO2, lactate, potassium, créatinine, urée, albumine, CK, plaquettes, TP) a été extrait. Résultats: 91 patients répondaient aux critères ; 60% de femmes (n=55) ; âge moyen : 71,8 ± 19,3 ans ; 73% en hypothermie modérée, 27% sévère ; T° moyenne à l'admission : 29,0 ± 2,2°C ; 15 techniques de réchauffement ont été utilisées. Aucune différence significative n'a été trouvée entre les deux groupes concernant la fréquence d'utilisation des méthodes de réchauffement externe, interne ou avancé. La méthode la plus utilisée était des fluides chauds par voie IV. Avec la sévérité croissante de l'hypothermie, des méthodes plus invasives ont été adoptées. La durée médiane de réchauffement était de 420 minutes (IQR= 300-600). Aucun des paramètres biologiques n'a montré de différence significative entre les deux groupes. Les principales complications étaient l'insuffisance rénale aiguë, la rhabdomyolyse, les arythmies, la pneumonie, les anomalies électrolytiques, la coagulopathie et la pancréatite. Elles étaient toutes significativement plus fréquentes dans le groupe des hypothermes sévère, sauf pour l'insuffisance rénale aiguë et de la rhabdomyolyse. La plupart des patients ont atteint une T°>35°C, 25% sont décédés suite à l’hypothermie. Conclusion: L'hypothermie accidentelle est traitée par une grande variété de méthodes de réchauffement. La documentation du site de mesure de la T°, de la méthode et de la vitesse de réchauffement n'étaient pas systématique. Des améliorations devraient être apportées dans ces domaines.

Aucun
Audwyn ORMOND, Mathieu PASQUIER (Lausanne, Suisse), Olivier PANTET
09:50 - 09:57 #39250 - FC11-06 Étude rétrospective des patients en arrêt cardiaque hypotherme à leur admission aux urgences et chez qui l’indication à un réchauffement par voie extracorporelle a été retenue.
FC11-06 Étude rétrospective des patients en arrêt cardiaque hypotherme à leur admission aux urgences et chez qui l’indication à un réchauffement par voie extracorporelle a été retenue.

Introduction : Le réchauffement par voie extracorporelle (RVE) est le traitement de choix des patients en arrêt cardiaque (AC) hypotherme. Le score HOPE a récemment remplacé le potassium dans la décision d’initier un RVE. Notre but était d’étudier le devenir des patients en AC hypotherme chez qui l’indication à un RVE a été retenue. Matériel et Méthode : Etude rétrospective de patients en AC hypotherme admis dans un centre universitaire (CHU) et un centre régional (CHR), et chez qui un RVE a été indiqué. Les six variables du score HOPE ont été collectées : âge, sexe, mécanisme d’exposition au froid, température, kaliémie, et durée de réanimation. La survie à la sortie de l’hôpital a été analysée. Résultats : Nous avons inclus 50 patients. La survie globale était de 22% (CHU 32% et CHR 9%, p=0.051). En excluant les 4 (8%) patients avec échec d’implantation du RVE, la survie était de 24% (CHU 33% et CHR 11%, p=0.074). Les probabilités de survie selon HOPE chez les patients avec RVE étaient de 36% (CHU) et 28% (CHR). L’utilisation de HOPE avec le seuil proposé de 10% comme indiquant un RVE aurait épargné 14 RVE (28% du total des patients) tout en indiquant le RVE chez 100% des survivants. Conclusion : La survie des patients en AC hypotherme dépend du succès d’implantation du RVE, ainsi que de leurs caractéristiques à l’admission. L’utilisation du score HOPE permet d’estimer les probabilités de survie attendues d’un collectif de patients, et ainsi une comparaison entre centres.

Aucun
Mathieu PASQUIER (Lausanne, Suisse), Chloé CONFORTI, Amélie DUPASQUIER, Nicolas HALL, Jessika MÉTRAILLER
09:57 - 10:04 #39289 - FC11-07 Facteurs prédictifs de gravité des accidents d’électrisation aux urgences.
FC11-07 Facteurs prédictifs de gravité des accidents d’électrisation aux urgences.

Introduction : Les AE représentent un motif fréquent de consultation aux urgences et chez les médecins de première ligne . Leur présentation clinique est variable allant des formes bénignes asymptomatiques jusqu’aux accidents graves qui mettent en jeu le pronostic vital des patients, ce qui pose un défi diagnostique et thérapeutique pour le clinicien. Patients et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive menée sur une période de 04 ans (du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2021) au service des urgences et SAMU 04 du centre hospitalo-universitaire Habib Bourguiba de Sfax. Nous avons inclus tous les patients qui se sont présentés notre service pour un accident d’électrisation. Résultats : Nous avons colligé 118 patients dont 7 (6%) ont été victimes d’une électrocution et 111 victimes d’électrisation. Nous avons retenu le diagnostic d’un impliqué électrique dans 25.4% des cas, d’un électrisé sans signes de gravité dans 26.3% des cas et d’un électrisé grave ou en détresse vitale dans 48.3% des cas. Nous avons comparé deux groupes de patients : le groupe des victimes graves (48,3%) et le groupe des victimes non graves (51.7%). Nous avons conclu à une différence statistiquement significative (p<0.05) concernant ces facteurs : - Les circonstances de l’AE, la notion de tétanisation, le moyen d’arrivée aux urgences. - Clinique : l’atteinte respiratoire, l’atteinte cardiovasculaire, un ACR à l’admission, les anomalies électrocardiographiques, la présence d’un traumatisme thoracique ou abdomino-pelvien, les brulures et l’atteinte musculaire. - Biologiques : la rhabdomyolyse, la glycémie, les taux de globules blancs à l’admission, et la persistance d’une rhabdomyolyse à H6 et à H12. L’analyse multivariée a montré deux facteurs indépendants prédictifs du pronostic : un taux de CPK ≥253 UI /l à H1 de l’admission est corrélé aux formes graves (p=0.031, OR= 28.27, IC [1.34-594], et un ECG normal à H1 de l’admission est un facteur protecteur (p<0.001, OR = 0.005, IC [0.001-0.03]). Conclusion : La détection précoce de ces facteurs de gravité chez les patients victimes d’électrisation apparemment sains permet d’optimiser leur surveillance et prévoir les complications.
Rim KARRAY (Sfax, Tunisie), Folla MECHRI, Imen SALEM, Fadhila ISSAOUI, Leila CHAARI, Olfa CHAKROUN, Adel CHAARI, Noureddine REKIK
Salle 352B-Zone poster 1

"Jeudi 06 juin"

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FC12
09:15 - 10:15

Flash communications
Urgences métaboliques et anaphylaxie
Anaphylaxie

Modérateur : Agathe BEAUVAIS (CCA) (Paris)
09:15 - 09:22 #38981 - FC12-01 Décompensation diabétique : évaluation du suivi ambulatoire des patients se présentant aux Urgences.
FC12-01 Décompensation diabétique : évaluation du suivi ambulatoire des patients se présentant aux Urgences.

Contexte : Le diabète est une maladie très fréquente et responsable d’une morbidité et d’une mortalité élevées. Notre territoire accusant une grande précarité et un accès aux soins très inégalitaire, présente une prévalence du diabète presque deux fois plus élevée que la moyenne nationale. L’objectif de cette étude est d’établir l’incidence des passages aux urgences de Cayenne pour les différentes décompensations diabétiques. Dans un second objectif, nous avons étudié les profils socio-démographiques et cliniques, ainsi que le parcours de soins des patients. Matériel et méthode : Du 1er mai au 31 aout 2021, nous avons réalisé une étude prospective incluant tous les patients se présentant aux urgences pour décompensation diabétique. Nous avons exclu tout patient avec une pathologie intercurrente ayant pour conséquence un déséquilibre glycémique. Résultats : Cette étude a inclus 85 patients pour décompensation diabétique ce qui représente une incidence de 0,9%. La cohorte était composée majoritairement de femmes (59%), d’âge intermédiaire (51 ± 17 ans) avec un niveau socio-économique précaire (56%). Ils ont été 61% à consulter pour hyperglycémie et 27% pour malaise. Il a finalement été conclu à une hyperglycémie pour 51% des patients, à une découverte du diabète pour 22% et à une décompensation diabétique pour 27%. Ils ont été 46% à être hospitalisés et la durée moyenne de séjour était de 7 ± 3 jours. Seulement 46% des patients consultent leur médecin traitant, 12% déclarent un suivi par un cardiologue et 23% par un ophtalmologue. Seuls 40% décrivent une bonne observance médicamenteuse. Nous retrouvons dans nos résultats, une association significative entre suivi médical et profession (41% vs 12%, p= 0,035), ainsi qu’entre précarité et absence de médecin traitant (46% vs 92% p<0,01). Conclusion : Ce travail souligne une grande précarité chez les patients diabétiques ainsi qu’un suivi médical et paramédical encore très insuffisant. L’adhérence aux traitements reste faible en l’absence de médecin traitant. Améliorer l’éducation du patient à sa maladie chronique constitue un levier pour une meilleure prise en charge du diabète. Il existe également une négligence concernant l’hygiène de vie. Il serait nécessaire que les pouvoirs publics et les sociétés savantes prennent conscience des difficultés et des particularités de notre territoire afin de mettre en place une organisation sanitaire plus adaptée.

Aucun
Romane GUINUT, Tertre VICTOR, Nadia SABBAH, Mathieu NACHER, Alexis FREMERY (Cayenne)
09:22 - 09:29 #39162 - FC12-02 Anaphylaxie aux antibiotiques vue aux urgences: facteurs prédictifs de réactions biphasiques.
FC12-02 Anaphylaxie aux antibiotiques vue aux urgences: facteurs prédictifs de réactions biphasiques.

Introduction: Une réaction biphasique est la récurrence des symptômes d'anaphylaxie dans les 72 heures suivant l'événement anaphylactique initial, sans réexposition à l’agent déclencheur. Les réactions biphasiques causées par les antibiotiques sont rares et imprévisibles, et ses facteurs prédictifs sont peu étudiés dans la littérature. Objectif: Le but de notre étude était d’étudier les facteurs prédictifs de réactions biphasiques chez les malades admis aux urgences pour une anaphylaxie aux antibiotiques. Méthodes: Il s’agissait d’une étude prospective, observationnelle menée sur 10 ans (juin 2010 à mai 2020). Nous avons inclus les patients âgés de plus de 14 ans, avec signes cliniques en faveur d’une anaphylaxie aux antibiotiques. Un recueil des paramètres épidémio-cliniques, thérapeutiques et évolutifs a été réalisé. Les patients ont été répartis en deux groupes : groupe des patients (Récidive + ayant présenté une réapparition des signes cliniques d’anaphylaxie quelques minutes à quelques heures de la symptomatologie initiale versus. patients (Récidive -). Une étude univariée et multivariée a été menée afin d’identifier les facteurs prédictifs de réaction biphasique. Résultats: Au cours de l’étude, 193 patients ont été recrutés. Âge moyen = 41 ± 14 ans. Sex-ratio= 0,87. Les antécédents d’anaphylaxie ont été signalés dans 42,5% des cas. La famille d'antibiotiques la plus courante était la pénicilline dans 73,6 % des cas. Une réaction bi-phasique a été rapportée chez 6 patients (3,1%). Les antécédents d'anaphylaxie (OR=1,24 ; IC 95% [1,04- 3,60] ;p=0,04), l’apparition des signes cardiovasculaires (OR =5,57 ;IC 95%[1,90-16,26] ;p=0,002) et le recours à l’adrénaline 100 µg par voie intraveineuse (OR= 10,54 ; IC à 95%[2,77-40,03] ; p=0,001) ont été associés à l’apparition d’une réaction biphasique. Une bonne évolution a été notée chez 189 patients (98%). Aucun cas de décès n'a été enregistré aux urgences. Quatre-vingt-dix-huit pour cent des patients sont sortis des urgences. Conclusion: Les réactions biphasiques d’anaphylaxie aux antibiotiques restent sous-diagnostiquées aux urgences. Les patients ayant des antécédents d’anaphylaxie, l’apparition de signes cardiovasculaires et le recours à l’adrénaline 100 µg par voie intraveineuse sont associés à des réactions biphasiques d’anaphylaxie aux antibiotiques.

Aucun
Amira BAKIR, Khaoula AMDOUNI, Hela BEN TURKIA, Youssef HMIDI, Ibtissem BEN TAHAR, Sami SOUISSI, Hanen GHAZALI, Ines CHERMITI (Ben Arous, Tunisie)
09:29 - 09:36 #39185 - FC12-03 Insuffisants rénaux admis aux urgences : facteurs prédictifs de mortalité.
FC12-03 Insuffisants rénaux admis aux urgences : facteurs prédictifs de mortalité.

Introduction : L’incidence de l’insuffisance rénale(IR) est en nette augmentation ces dernières décennies. La morbi-mortalité reste importante malgré les progrès thérapeutiques. Le but de notre étude était d’étudier le profil épidémiologique des patients insuffisants rénaux admis aux urgences et de déterminer les facteurs prédictifs de mortalité (FPM). Méthodes : Étude prospective observationnelle menée sur un an. Inclusion des patients admis aux urgences et présentant une IR définie par une baisse du débit de filtration glomérulaire<à 60 mL/mn/1,73m2,calculé selon la formule de Chronic Kidney Disease Epidemiology. Recueil des paramètres épidémio-cliniques et évolutifs. Comparaison de deux groupes:G1 les patients décédés (mortalité intra-hospitalière et mortalité à un mois) et G2 les patients survivants.Les FPM étaient identifiés par une analyse univariée et multivariée. Résultats : Inclusion de 219 patients. Age moyen=64±15 ans. Genre ratio=1,04.Les antécédents médicaux étaient(%):hypertension artérielle(70),diabète(54),insuffisance coronaire (15),insuffisance cardiaque(10),antécédents urologiques(3).Cent soixante-cinq patients (75%) avaient une IR chronique et 104 patients(48%) étaient au stade d’hémodialyse (HD).La symptomatologie était(%):dyspnée(26),douleur abdominale(19),douleur thoracique(16).Les diagnostics étaient(%):œdème aigu du poumon(20),sepsis(23),hyperkaliémie sans signes électriques (12),syndrome coronarien aigu(8),hyperkaliémie avec signes électriques(3),IR obstructive(3).Le traitement administré était(%):diurétique(22), antibiothérapie(22),traitement hypokaliémiant(15),le recours à une VS-PeeP (14),dérivés nitrés (10),traitement anti ischémique et antithrombotique (5).Neuf patients avaient bénéficié d’une HD en urgence.La mortalité intra-hospitalière était à 8%.La mortalité à un mois était à 12%.Les deux groupes étaient comparables concernant les caractéristiques démographiques (p=0,3).L’analyse univariée a identifié 4 FPM(OR; [IC 95%] ; p):patient en sepsis(4 ;[1,7-9,4] ;p=0,002);Glasgow coma scale (GCS)<10(11 ;[3-41] ;p<0.001);fréquence cardiaque >95bpm(11 ;[3-41] ;p<0,001);le recours à l’intubation orotrachéale (IOT)(31 ;[6-158] ;p<0,001).En analyse multivariée,2 FPM ont été identifiés: GCS<10(2,6 ; [1,2-6] ;p=0,02);le recours à une IOT(4,8 ;[1,4-16] ;p=0,01). Conclusion : La mortalité des patients insuffisants rénaux était élevée. La présence d’une altération de l’état de conscience et le recours à une IOT étaient des facteurs favorisants.

Je déclare aucun conflit d'intérêt
Raja FADHEL, Ibtissem BEN TAHER, Rania JABRI, Syrine KESKES, Hela BEN TURKIA, Amira BAKIR, Sami SOUISSI, Ines CHERMITI (Ben Arous, Tunisie)
09:36 - 09:43 #39202 - FC12-04 Pronostic des patients de plus de 75 ans avec insuffisance rénale aiguë lors d'un recours aux urgences.
FC12-04 Pronostic des patients de plus de 75 ans avec insuffisance rénale aiguë lors d'un recours aux urgences.

La mortalité des patients adultes avec insuffisance rénale aigue (IRA) aux urgences est de 12% à 30 jours et de 10% à 90 jours dans 2 études récentes, sans qu’aucune donnée ne cible les patients de plus de 75 ans. L’objectif de cette étude rétrospective, monocentrique est ainsi d’évaluer le pronostic des patients âgés avec IRA à 60 jours après un passage aux urgences. Sur les 2 652 visites analysées entre mai et décembre 2022, 331 patients présentaient une IRA dont 180 en stade 1 ; 114 en stade 2 ; 37 en stade 3. Soixante (18%) patients sont décédés à 60 jours. Ces derniers présentaient une créatinine significativement plus élevée que les survivants (185 µmol/l vs 160 µmol/l) et une plus grande fragilité (42% vs 20%). Les patients en IRA de stade 1 présentent une probabilité de survie significativement plus élevée que ceux de stade 2 et 3 (p = 0.008). En analyse multivariée, l’âge (OR 1.08 [1.02-1.14]), le taux de créatinine (OR 1.004 [1.00-1.009]), la fréquence cardiaque (OR 1.027 [1.01-1.04]), la natrémie (OR 1.09 [1.03-1.16]), une maladie pulmonaire (OR 2.28 [1.01-5.16]) et un cancer (OR 9.72 [2.52-37.45]) associés à l’IRA sont indépendamment associés à la mortalité à 60 jours. Les patients de plus de 75 ans avec IRA aux urgences ont une mortalité à 60 jours de leur admission de 18%. Les facteurs prédictifs de cette mortalité sont l’âge avancé, une créatinine sérique élevée, une maladie pulmonaire, un cancer, une fréquence cardiaque élevée et une natrémie en augmentation.

AUCUN
Marie-Noëlle ROVIRA (Paris), Erwan SALARD, Fahima AKLOUCHE, Boualem MOULOUEL, Salem ANANOU, Antoine LY, Nicolas JAVAUD
09:43 - 09:50 #39303 - FC12-05 Hypoglycémie sévère : étude épidémiologique.
FC12-05 Hypoglycémie sévère : étude épidémiologique.

Objectif : L'hypoglycémie sévère peut avoir des conséquences graves notamment aux âges extrêmes. Elle peut entraver le pronostic vital et/ou fonctionnel. Le but de notre travail est d'évaluer les paramètres clinico-biologiques, étiologiques et évolutifs de l'hypoglycémie sévère chez le sujet âgé diabétique. Patients et méthodes: Il s'agit d'une étude prospective concernant 67 patients diabétiques de type 2 âgés de plus de 65 ans hospitalisés pour hypoglycémie . Résultats : L'âge moyen des patients est de 72 ans. Il s'agit d'une majorité féminine (n = 27). L'hypoglycémie était confirmée biologiquement dans tous les cas. Le coma hypoglycémique a concerné 9 patients. Des crises convulsives ont été observées dans 4 cas. Les manifestations psychiatriques concernent 6 patients. La prise d'alcool a été notée dans 2 cas. Le diagnostic d'accident vasculaire cérébral a été établi dans 5 cas. La démence et les chutes ont été est observée respectivement dans 3 et 2 cas. Une polymédication est notée dans la majorité des cas. Un surdosage en insuline ou sulfamides est observé dans 17 cas. L'hypoglycémie a révélé une insuffisance rénale dans 7 cas. Elle a également révélé une hypothyroïdie dans 3 cas. Conclusion Il est primordial d'évaluer le risque hypoglycémique de chaque patient pour définir l'objectif et le moyen thérapeutique chez le sujet âgé. L'éducation thérapeutique du patient et/ou de son entourage est essentielle, elle est basée sur les précautions à prendre afin d'éviter les situations potentiellement dangereuses

aucun conflit d'interet
Neila MAAROUFI, Faten MARAACHI (Jendouba tunisie, Tunisie), Moufida NAOUARI
09:50 - 09:57 #39313 - FC12-06 Évaluation de l’application des recommandations de prise en charge thérapeutique de l’hyperkaliémie de la Société Française de Médecine d’Urgence dans les services d’urgences.
FC12-06 Évaluation de l’application des recommandations de prise en charge thérapeutique de l’hyperkaliémie de la Société Française de Médecine d’Urgence dans les services d’urgences.

Introduction : Les recommandations de prise en charge thérapeutique (PEC) de l’hyperkaliémie de la Société Française de Médecine d’Urgence (SFMU) sont-elles appliquées dans les services d’urgences ? L'objectif de cette étude était d‘évaluer l’application des recommandations de PEC de l’hyperkaliémie de la SFMU en service d'urgence. Matériel et méthodes : Une étude observationnelle rétrospective et monocentrique a été menée du 1er janvier 2021 au 30 juin 2021. Étaient inclus les patients adultes admis aux urgences d’un centre hospitalier universitaire français avec une kaliémie supérieure à 5 mmol/L. Le critère de jugement principal était l’évaluation de l’application des recommandations de PEC de l’hyperkaliémie de la SFMU de 2019. Résultats : Huit-cent trente-deux patients ont été inclus. L’âge médian était de 74 ans (EI 23,2), 394 patients (47%) étaient des femmes, 125 (15%) avaient une insuffisance rénale chronique. Les principaux symptômes d’hyperkaliémie rapportés étaient des paresthésies (19 soit 48%), une faiblesse musculaire (10 soit 25%) et des myalgies (9 soit 23%). Une insuffisance rénale aiguë concernait 36 patients (4,3%). La kaliémie médiane était de 5,30 mmol/L (EI 0,40) et 76 patients (9,1%) avaient une kaliémie supérieure à 6 mmol/L. Parmi les 12 patients (1,9%) ayant des signes d'hyperkaliémie à l’électrocardiogramme (ECG), 11 (91%) avaient des ondes T amples et pointues, 1 (8,3%) une tachycardie ventriculaire. Deux cent quarante-huit patients (83%) ont reçu un traitement de l’hyperkaliémie (84% des prélèvements non hémolysés). Les recommandations étaient appliquées pour 644 patients (77.4%). Les principales causes de non-application étaient l’absence de traitement étiologique si kaliémie inférieure à 6 mmol/L (128 soit 17%), l’absence d’ECG si kaliémie supérieure à 6 mmol/L (4 soit 5%), l’absence de gluconate de calcium si modifications ECG (4 soit 33%), l’absence de β2 mimétiques et d'insuline si kaliémie supérieure à 6,5 mmol/L (14 soit 43%), l’absence de β2 mimétiques ou insuline si entre 6 et 6,5 mmol/L (44 soit 58%), l’absence de contrôle de la kaliémie à 1 heure si kaliémie supérieure à 6 mmol/L (10 soit 13%). Conclusion : Les recommandations de PEC de l'hyperkaliémie de la SFMU sont majoritairement mais pas totalement appliquées. Une majorité des patients ne reçoivent pas un traitement adapté. Des données multicentriques et de haut niveau de preuves permettront corroborer ces résultats.

Aucun
Pierre JAVERZAT (BESANCON), Julien HRASKO, Jamel BAMOULID, Amaury TOITOT, Jean-Paul FEUGEAS, Abdo KHOURY, Omide TAHERI
09:57 - 10:04 #39435 - FC12-07 Prévalence et caractéristiques des patients présentant une thrombopénie aux urgences.
FC12-07 Prévalence et caractéristiques des patients présentant une thrombopénie aux urgences.

Introduction : les plaquettes jouent un rôle essentiel dans l’hémostase et l’immunité. Récemment, il a été montré que les patients présentant une thrombopénie présentaient une mortalité hospitalière augmentée par rapport aux patients non thrombopéniques. L’objectif de cette étude était de déterminer la prévalence et les caractéristiques des patients thrombopéniques pris en charge en service d’urgence aux urgences. Matériels et méthodes : étude épidémiologique rétrospective entre le 01/01/2020 et le 28/02/2020 portant sur des patients pris en charge au service d’urgence adultes du CHU de Toulouse. Les patients présentant une thrombopénie définie par un taux de plaquettes inférieur à 150 G/L sur la première prise de sang faite aux urgences étaient inclus. Résultats : parmi les 19 806 patients admis aux urgences sur la période, 421 patients présentaient une thrombopénie, établissant une prévalence de la thrombopénie aux urgences de 2,2 % (IC 95 % 1,9 – 2,3). Parmi eux, 136 (32,3 %) étaient des femmes et l’âge moyen était de 66,5 ans (± 21,2). Les principales comorbidités étaient en premier lieu une néoplasie (24,70 %), puis le diabète (23,7 %) et un antécédent d’infarctus du myocarde (18,78 %). Le principal diagnostic établi aux urgences était une pathologie infectieuse (29,7 %), suivi des pathologies non classées ailleurs (14,01 %) et des pathologies cardiovasculaires (12,8 %). Les patients avec une thrombopénie modérée à sévère (plaquettes inférieures à 100 G/L) étaient significativement associés à une majoration du décès intra hospitalier (36,36 %), par rapport aux patients présentant une thrombopénie légère (3,19 %). Conclusion : le premier diagnostic associé aux thrombopénies chez les patients admis en structure d’urgence est la pathologie infectieuse. La profondeur de la thrombopénie est associée à une augmentation de la mortalité intra hospitalière.

Aucun
Dina MENNUNI (TOULOUSE)
10:04 - 10:11 #39484 - FC12-08 Anaphylaxie aux urgences : Profil épidémio-clinique et évolutif des patients.
FC12-08 Anaphylaxie aux urgences : Profil épidémio-clinique et évolutif des patients.

Introduction : L'anaphylaxie représente une urgence médicale majeure. La reconnaissance précoce de ses signes cliniques et l’intervention médicale immédiate représente un vrai challenge pour le médecin urgentiste. Objectif : décrire le profil épidémio-clinique et thérapeutique des patients admis aux urgences pour anaphylaxie. Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective et descriptive sur une période de neuf mois, menée au niveau d'une structure d'urgence polyvalente d'un hôpital régional. Nous avons inclus les patients admis aux urgences pour la prise en charge d’une anaphylaxie. Résultats : Nous avons colligés 87 patients, l’âge moyen a été de 35,2 ± 16 ans et le Sex-ratio = 0.61. Il s’agissait du premier épisode d’hospitalisation pour anaphylaxie dans 72 (82,8%) patients. Des antécédents d’atopie ont été rapportés dans 27(31%) des cas. Six patients(6.89%) ont été hospitalisés auparavant aux urgences pour une anaphylaxie. Les signes cliniques retrouvés : des manifestations cutanées pour 85 (97,7%) à type de (urticaire (80,4%), rash cutané (79,3%) et de prurit (68,9%)). Les signes respiratoires 19(21,8%) avec une désaturation chez 6 patients, signes digestifs 16(18,4%), signes cardiovasculaires 6(6,9%) et signes neurologiques 4(4,6%) des cas. Le délai moyen d’apparition signes cliniques a été de 120 min ± 30. L’allergène incriminé a été : un médicament 58,2% (n=67), un aliment 9(10,3%) et une piqure d’insecte 6(6 ,9%). Les médicaments incriminés ont été : des antibiotiques 42(48,2%), a des anti-inflammatoires non stéroïdiens 15(17,2 %), des antalgiques 7 (8 %) et autres médicaments 3(3,4%). Tous nos patients ont été pris en charge à l’unité d’hospitalisation de courte durée. Soixante patients (68,9%) ont reçu une expansion volémique par le sérum salé isotonique. L’adrénaline a été utilisée dans 71 (81,6%) des cas dont (86% en intramusculaire). Les corticoïdes et les antihistaminiques ont été prescrits chez respectivement 66 (75,9%) et 86 (98,9%) des patients. L’évolution a été favorable dans 90,8% des cas : 51 malades ont été mis sortants et 8 patients ont été transférés en réanimation. Aucun décès n’a été noté. Conclusion : Notre étude a révélé la diversité de la présentation clinique de l'anaphylaxie aux urgences ainsi que l’agent incriminé. L’évolution favorable de la plupart des patients souligne l'importance de recours rapide à l'adrénaline.

aucun
Fatma TRIFA, Manel KALLEL, Ghada KHEDHIRI (Beja, Tunisie), Emna REZGUI, Saad AFGHANI, Sonia AISSA, Khedija ZAOUCHE
Salle 352B-Zone poster 2
10:40

"Jeudi 06 juin"

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URGMEET07
10:40 - 11:00

UrgencesMeet
Commission Scientifique - Urgences 2025 : venez proposer vos sessions !
UrgencesMeet

Coordonnateur : Thomas MOUMNEH (Coordonnateur, Tours)
Conférenciers : Thomas MOUMNEH (Assistant Professor) (Conférencier, Tours), Pierre-Clément THIEBAUD (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Paris)
Espace Networking
11:00

"Jeudi 06 juin"

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CM12
11:00 - 12:30

Conférence Médecins
L'accès aux soins urgents : un pot pourri ?
Environnement, Evaluation SAMU / SMUR, Organisation SAMU/SMUR, Profession - Métier

Modérateurs : Pierre-Yves GUEUGNIAUD (Chef de Pôle) (Lyon), Nicolas JAVAUD (PU-PH) (Colombes)
Coordonnateur : Matthieu HEIDET (Coordonnateur, Créteil)
C'est capital, donc à la mode et à toutes les sauces, mais comprenons-nous réellement ce que cache le terme d'"accès aux soins urgents" ? Dans cette session, nous discuterons de ses multiples concepts, et de ses intrications multifactorielles souvent négligées.
11:00 - 11:22 L'accessbilité aux soins urgents : concepts et définitions. Karim TAZAROURTE (Chef de service) (Conférencier, Lyon)
11:22 - 11:44 Urgentiste : peut mieux faire, mais doit travailler sa géographie ! Julie FREYSSENGE (Responsable Département Méthodes & Analyses) (Conférencier, Lyon)
11:44 - 12:06 La dimension socio-économique de l'accessibilité aux soins urgents. Anne-Laure FERAL-PIERSSENS (Emergency Physician) (Conférencier, Bobigny)
12:06 - 12:28 Délais cachés en SMUR : quelles associations pronostiques ? Matthieu HEIDET (Médecin) (Conférencier, Créteil)
Amphi Havane

"Jeudi 06 juin"

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CLM13
11:00 - 12:30

Communications Libres Médecins
Urgences vitales
Etat de choc, Pneumologie, Traumatologie

Modérateurs : Axel BENHAMED (Médecin) (Quebec, Canada), Rémy DIESNIS (Emergency physician) (Roubaix)
11:00 - 11:10 #38970 - CP41 Validation externe de scores pronostiques pour prédire une intervention thérapeutique et/ou un décès chez les patients présentant une hémorragie digestive haute aux urgences.
CP41 Validation externe de scores pronostiques pour prédire une intervention thérapeutique et/ou un décès chez les patients présentant une hémorragie digestive haute aux urgences.

Introduction : L'hémorragie digestive haute est une urgence médicale potentiellement grave. Une stratification pronostique précoce dans les services d'urgence pourrait optimiser la gestion des patients présentant une hémorragie digestive haute et réduire les hospitalisations inutiles. La plupart des scores pronostiques existants n'ont pas fait l'objet de validation externe. L'objectif de cette étude est de réaliser une validation externe et de comparer les scores pronostiques existants pour prédire la nécessité d'une intervention thérapeutique et/ou le décès. Méthode : Une revue systématique de la littérature a été réalisée pour identifier les scores pronostiques existants. Une étude de cohorte rétrospective multicentrique a été réalisée à partir d'un entrepôt de données de santé (EDS). Les patients éligibles étaient ceux ayant consulté pour une suspicion d'hémorragie digestive haute du 1er janvier 2019 au 31 décembre 2020 dans l'un des 15 services d'urgence dont les données étaient disponibles dans l'EDS et pour lesquels les compte-rendus des urgences et d'hospitalisation étaient disponibles. Le critère de jugement principal était composite: intervention thérapeutique (transfusion, hémostase endoscopique, radiologique ou chirurgicale) et/ou mortalité à 30 jours. Résultats : La revue systématique a identifié 39 scores pronostiques éligibles, dont 12 ont pu être calculés avec les données disponibles. Parmi les 990 patients inclus, 755 (76,4 %) ont subi une intervention thérapeutique et/ou sont décédés dans les 30 jours. Les scores les plus discriminants pour prédire une intervention thérapeutique et/ou le décès étaient le score de Glasgow-Blatchford (GBS) (aire sous la courbe (AUC) 0.869 [0.842-0.895]), le GBS modifié (AUC 0.872 [0.847-0.898]), et le GBS modifié n°2 (AUC 0.855 [0.827-0.884]). Les scores ayant montré les meilleures performances pour identifier les patients à faible risque étaient le GBS ≤ 1 (sensibilité 0.99 [0.99-1.00], valeur prédictive négative 0.89 [0.75-0.97]) et le GBS modifié = 0 (sensibilité 0.99 [0.98-1.00], valeur prédictive négative 0.84 [0.71-0.94]). Conclusion : Le GBS et le GBS modifié sont les scores les plus performants, tant pour stratifier les patients selon leur risque d'intervention thérapeutique et/ou de décès, que pour identifier les patients à faible risque qui pourraient être pris en charge en ambulatoire.
Pierre-Clément THIEBAUD, Agathe BEAUVAIS, Clément PREBIN, Mathilde DE CALUWE, Yolaine COSTES, Claire CHAVAUX (Paris), Youri YORDANOV, Thomas OLIVIER
11:10 - 11:20 #39026 - CP42 L’hypothermie en climat tropical est une réalité ! Elle multiplie par 8 la mortalité des traumatisés ! Etude HYPOTROP.
CP42 L’hypothermie en climat tropical est une réalité ! Elle multiplie par 8 la mortalité des traumatisés ! Etude HYPOTROP.

Introduction L’hypothermie est un facteur indépendant de mortalité chez les patients traumatisés (Perlman, Crit Care, 2016). Notre hypothèse était qu’un climat tropical n’écartait pas le risque d’hypothermie. Méthodes Site : département ultramarin avec une température moyenne annuelle de 26°C et une température mensuelle moyenne toujours ⩾ 22°C. Inclusion : registre prospectif des traumatisés arrivant aux urgences de septembre 2021 à octobre 2023 (CPP+CNIL). Paramètres : sexe, âge, température ambiante, température corporelle (TC) à l’arrivée et mortalité hospitalière. Critère de jugement : taux d’hypothermie (TC<36°C) et mortalité. Résultats 336 patients inclus, dont 282(84%) hommes, d’âge médian = 28(21-40) ans avec un ISS = 9(4-16). 42(12%) avaient une hémorragie, 81(24%) ont reçu de l’acide tranexamique et 17(5%) des catécholamines en préhospitalier. La TC manquait dans 121(36%) cas. TC (N=215) = 36,7(36,4-37,0)°C. Hypothermie dans 18 (8%) cas. Température extérieure moyenne le jour de la prise en charge des patients hypothermes = 26,9(±0,9)°C. Mortalité = 19(5,6%) ; significativement augmentée en cas d’hypothermie : 4(22%) vs 7(3%) (p=0,003 ; OR=7.67 [IC95%=1.83-28.8] (Figure). Mortalité : 8(7%) si la TC était absence (p=0,02). Conclusion La température corporelle n’était pas relevée dans plus d’un tiers des cas. Les patients étaient hypothermes en dépit d’une température ambiante moyenne de 26,9°C. La mortalité des patients hypothermes était multipliée par 8.

Aucun
Alexis FREMERY (Cayenne), Nicolas HIGEL, Diana HO-KEE-KING, Jean-Marc PUJO, Angèle MARTIN, Frédéric LAPOSTOLLE
11:20 - 11:30 #39045 - CP43 Variables préhospitalières prédictives d'une tomodensitométrie positive chez les traumatisés sévères sans défaillance d'organe apparente.
CP43 Variables préhospitalières prédictives d'une tomodensitométrie positive chez les traumatisés sévères sans défaillance d'organe apparente.

Introduction : La tomodensitométrie du corps entier est devenue l’examen de référence dans l’évaluation des lésions chez les traumatisés sévères. Il n’existe pas de consensus quant à sa réalisation, en particulier chez des patients cliniquement stables. Son utilisation systématique entraine une exposition accrue aux radiations, pose la question de l’intérêt pronostique et conduit à un nombre croissant de résultats négatifs. L’objectif de notre étude était de rechercher les facteurs préhospitaliers prédictifs d’une tomodensitométrie positive chez des patients traumatisés sévères sans défaillance d’organe apparente. Méthode : Il s’agissait d’une étude observationnelle et rétrospective concernant des patients traumatisés sévères pris en charge par un Service Mobile d’Urgence et de Réanimation de janvier 2017 à décembre 2021 dans 4 centres hospitalo-universitaire français. Ont été exclus les patients considérés instables selon les recommandations régionales du réseau Occi.TRAUMA. L’ensemble des données cliniques et paracliniques préhospitalières ont été analysées. Résultats : Parmi les 318 patients analysés, le nombre de tomodensitométrie positives était de 153 (48%). Les facteurs préhospitaliers indépendamment liés à la positivité de la tomodensitométrie étaient le score de Glasgow < 15 : OR 2,5 IC95% [1,2 ; 5,2] (p = 0,01), la saturation pulsée en oxygène < 97% : OR 2,7 IC95% [1,3 ; 5,5] (p < 0,01) et une FAST positive : OR 3,6 IC95% [1,4 ; 10,1] (p > 0,01). La meilleure performance diagnostique était celle de la FAST avec une aire sous la courbe de 0,59 IC95% [0,6 ; 0,6], une sensibilité de 24% IC95% [17 ; 32], une spécificité de 95% IC95% [91 ; 98], une valeur prédictive positive de 82% IC95% [69 ; 88], une valeur prédictive négative de 58% IC95% [48 ; 78]. Conclusion : Les facteurs préhospitaliers prédictifs d’une lésion à la tomodensitométrie du corps entier chez des patients traumatisés sévères sans défaillance d’organe apparente sont un score de Glasgow inférieur à 15, une saturation pulsée en oxygène inférieure à 97% et une FAST positive. Leur mauvaise sensibilité respective ne permet pas de s’affranchir de la tomodensitométrie. Il serait intéressant de déterminer un facteur sensible afin d’améliorer la sélection des patients bénéficiant d’une imagerie.

Aucun
Marianne LE DORTZ (Montpellier), Thibaut MARKARIAN, Dino TIKVESA, Frédéric BALEN, Philippe LE CONTE, Xavier BOBBIA
11:30 - 11:40 #39075 - CP44 Évolution du gradient veino-artériel de dioxyde de carbone au cours d’un état de choc hémorragique dans un modèle porcin.
CP44 Évolution du gradient veino-artériel de dioxyde de carbone au cours d’un état de choc hémorragique dans un modèle porcin.

Contexte : Le gradient veino-artériel de la pression partielle en CO2 (gapCO2) est le reflet du métabolisme cellulaire. L’objectif de notre étude était de décrire les variations du gapCO2 avec les paramètres de monitoring d'un état de choc hémorragique contrôlé sur des porcelets anesthésiés. Méthode : Il s'agissait d'une analyse secondaire de données recueillies pour une autre étude. Les prélèvements artériels et veineux ont été réalisés au 5 temps expérimentaux (T0, T1, T2, T3, T4). Les porcelets étaient randomisés selon 3 modalités de réanimation : remplissage vasculaire (RV) seul, RV + noradrénaline et RV + adrénaline. Des coefficients de corrélation de Spearman ont été calculés entre le gapCO2 et le débit cardiaque (DC), la pression artérielle moyenne (PAM) et la lactatémie artérielle. Résultats : 13 porcelets ont étés inclus et 65 gapCO2 (100%) ont étés calculés. Le gapCO2 en fonction du temps expérimental est représenté en figure 1. Le gapCO2 présentait une corrélation négative avec le DC (rho = -0,41 [-0,65 ; -0 ,15], p < 0,001), la PAM (rho = -0,50 [-0,66 ; -0,29], p<0,001) et positive avec la lactatémie artérielle (rho = 0,45 [0,20 ; 0,67], p<0,001). Conclusion : Dans notre modèle, le gapCO2 présentait une corrélation modérée avec les paramètres hémodynamiques et biologiques classiques de monitoring des états de choc. L'étude des variation de ce paramètre en fonction de l'administration de sang total comme méthode de réanimation pourrait être d'intérêt.

Xavier bobbia déclare un conflit d’intérêt comme enseignant d’échographie pour Général Electics.
Fabien COISY (Nîmes), Jules FONTAINE, Laura GRAU-MERCIER, Romain GENRE-GRANDPIERRE, Florian AJAVON, Xavier BOBBIA
11:40 - 11:50 #39130 - CP45 Impact de la taille de la lame Macintosh® sur le taux de succès de l’intubation orotrachéale en pré-hospitalier et intra-hospitalier.
CP45 Impact de la taille de la lame Macintosh® sur le taux de succès de l’intubation orotrachéale en pré-hospitalier et intra-hospitalier.

CONTEXTE La laryngoscopie directe reste fréquemment pratiquée aux urgences et en pré-hospitalier. En l’absence de recommandation claire concernant la taille de la lame de Macintosh®, cette décision est laissée à la discrétion de l’opérateur et dépend de son expérience, de ses habitudes et des caractéristiques du patient. A ce jour, deux études ont étudié l'impact de la taille de la lame Macintosh® sur le taux de réussite de la première tentative d’intubation par laryngoscopie directe (LD) sur des patients en états critiques, en réanimation ou en service d’accueil des urgences, ainsi que les taux de complications associées. OBJECTIF Cette étude vise à examiner l’impact de la taille de la lame Macintosh® utilisée lors de la première LD sur le taux de succès de l’intubation oro-trachéale en médecine d’urgence intra- et pré-hospitalière. L’hypothèse posée a priori est taux de réussite plus élevé en cas d’utilisation de lames de taille 3 par rapport à la taille 4. METHODE Nous avons conduit une étude observationnelle prospective multicentrique utilisant des données provenant de 4 centres hospitaliers auvergnats. Les informations collectées après chaque intubation comprenaient les caractéristiques des patients et des opérateurs, la taille de la lame Macintosh®, les résultats de la première LD, les techniques alternatives employées et la nécessité d’un second opérateur. Les taux de complications liées à l’intubation ont également été analysés. Le critère de jugement principal était le taux de réussite de la 1ère LD avec la lame Macintosh®. RESULTATS Sur un total de 184 intubations, 76 (41%) ont été effectuées avec une lame Macintosh® de taille 3 et 108 (59%) avec une lame 4. Le taux de succès de l’intubation lors de la première LD était significativement plus élevée avec la lame Macintosh® 3 (84,2% contre 70,4% pour la 4, p = 0,03), pour des niveaux de visualisation glottique comparables (score de Cormack-Lehane, p = 0,13). Les taux de complications étaient plus élevés avec la lame Macintosh® 4 (77,8% contre 48,7% pour la 3, p = 0,0001). CONCLUSION Cette étude indique que l’utilisation de la lame Macintosh® 3 est associée à une amélioration de la réussite de la première LD en médecine d’urgences intra- et pré-hospitalière. Cependant, pour confirmer ces conclusions, il est nécessaire de mener un essai randomisé prospectif multicentrique de plus grande ampleur, au mieux à l’échelle nationale.

aucun
Camelia EL GHISSASSI, Thomas GODET, Marine LORIDON, Marie DUPUY, Romain DURIF, Daniel ROUX-BONIFACE, Jeannot SCHMIDT, Farès MOUSTAFA (Clermont-Ferrand)
11:50 - 12:00 #39146 - CP46 Prise en charge et devenir des patients victimes d'une chute de grande hauteur. Etude rétrospective multicentrique à partir du registre Trauma-System du Réseau des Urgences de la Vallée du Rhône.
CP46 Prise en charge et devenir des patients victimes d'une chute de grande hauteur. Etude rétrospective multicentrique à partir du registre Trauma-System du Réseau des Urgences de la Vallée du Rhône.

Introduction : L’objectif de cette étude est d’évaluer le critère de hauteur de 6 mètres, inscrit dans les critères de Vittel, lors de la prise en charge d’un patient victime d’une chute de hauteur. Nous étudions le rapport entre la hauteur de la chute et la sévérité des lésions présentées. Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective, multicentrique, réalisée à partir du registre TRAUMA du RESUVAL. Ont été inclus les patients du registre majeurs, ayant présenté une chute d’une hauteur > 3 mètres, entre le 1er janvier 2017 et le 29 décembre 2019. Les patients ont été répartis en 2 groupes : ceux ayant chutés d’une hauteur de 3 à 6 mètres (cinétique modérée), et ceux ayant chuté d’une hauteur > 6 mètres (cinétique élevée). Résultats : 323 patients ont été inclus, 105 dans le groupe cinétique modérée, versus 218. L’ISS était plus élevé lors des chutes > 6 mètres, avec une médiane à 20 (vs 10,5). Dans le groupe cinétique élevée, 61,7% des patients avaient un score ISS > 16, (vs 39,4%). En pré-hospitalier, on ne retrouvait pas de différence entre les 2 groupes sur le plan hémodynamique. Lors de l’admission hospitalière, il existait une différence sur la valeur du shock index : > 0,9 chez 23% des patients du groupe cinétique élevée, vs 10,3% des patients du groupe cinétique modérée. 22,8% des patients du groupe cinétique élevée nécessitaient l’administration d’amines (vs 9,3%) ; 32,8% nécessitaient une prise en charge chirurgicale (contre 20,6%), et 8% nécessitaient une embolisation (contre 3,1%). A partir d’une hauteur de 3 mètres et pour chaque mètre supplémentaire, l’odd de traumatisme sévère augmente de 18%. Discussion : Les patients victimes d’une hauteur de chute > 6 mètres présentent des lésions plus sévères que les patients victimes d’une hauteur de chute de 3 à 6 mètres. On retrouve chez les patients victimes d’une chute de hauteur élevée un potentiel de dégradation secondaire, principalement à la faveur de lésions hémorragiques. Concernant les victimes d’une chute de hauteur de 3 et 6 mètres, notre étude montre qu’un nombre important d’entre eux sont orientés secondairement vers un service de réanimation ou de soins intensifs, et qu’une vigilance particulière doit être apportée sur leur orientation initiale. Conclusion : Les données que nous rapportons confirment que pour définir un parcours de soins adapté dans le cadre d’une chute de hauteur, il est important de prendre en compte le critère cinétique lié à la hauteur de chute.

Aucun
Grégory LORIOT (LYON), Eric CESAREO, Karim TAZAROURTE, Anne-Claire LUKASZEWICZ, Jean-Stéphane DAVID, Clément CLAUSTRE, Laurie FRATICELLI, Marion DOUPLAT
12:00 - 12:10 #39200 - CP47 Faisabilité et déterminants de l’engagement du moyen héliporté chez le patient traumatisé sévère.
CP47 Faisabilité et déterminants de l’engagement du moyen héliporté chez le patient traumatisé sévère.

Introduction : La prise en charge du traumatisé sévère est un enjeu majeur de santé publique tant au niveau de morbidité que de mortalité avec une stratégie évoluant au cours des années. Actuellement, en France la stratégie réalisée est le transport médicalisé rapide du patient vers un centre hospitalier adapté tout en administrant les premières thérapeutiques. Le mode de transport peut être terrestre ou héliporté. L’objectif de cette étude était d’évaluer la faisabilité du recours du moyen SMUR héliporté (héliSMUR). Méthodes : Étude rétrospective monocentrique réalisée au sein d’un SAMU du 15/05/21 au 31/12/22. Les critères d’inclusion étaient les patients majeurs, traumatisés sévères, avec nécessité d’un transport médicalisé vers un centre hospitalier. La liste des communes où l’engagement d’un héliSMUR est pertinent a été définie en lien avec les pilotes. Les objectifs étaient de définir le taux de recours à l’héliSMUR, le taux d’engagement (faisabilité) d’un héliSMUR et des causes de refus sur un registre mis en place le 15/05/21. Les populations ont été comparées selon le mode de transport terrestre ou héliSMUR. Résultats : 170 patients ont été recensés. La population était composée de 139 (82%) hommes, d’un âge médian de 35 [IIQ : 24 – 51] années. Le recours à un héliSMUR était demandé pour 55 (32%) patients. L’engagement était effectif pour 42 (76%) patients. Les motifs de refus étaient multifactoriels : météorologique (39%), technique (39%) et indéterminé (23%). Le transport était terrestre pour 128 patients. Les deux populations (héliSMUR ou terrestre) étaient comparables en matière d’âge, de sexe, de circonstances du traumatisme, et du grade ABC. Les interventions héliportées avaient principalement lieu la journée (91% versus 63%, p<0,001). La distance médiane parcourue était de 59 [37 – 68] km en héliSMUR et de 21 [7 – 40] km en terrestre (p<0,001). La durée médiane de prise en charge sur place était de 66 [46 – 85] minutes en héliSMUR et de 37 [29 – 50] minutes en terrestres (p <0,001). Discussion : La faisabilité du recours à l’héliSMUR était bonne pour la traumatologie sévère. Les raisons de l’impossibilité du recours à ce vecteur étaient multifactorielles et indépendantes de la seule décision médicale. Des solutions techniques devraient permettre d’optimiser le recours à ce moyen.

Aucun
Yoann DELAUNAY (Rennes), Paul-Georges REUTER, Louis SOULAT, Nicolas PESCHANSKI, Adeline BOEFFARD
12:10 - 12:20 #39232 - CP48 Corrélation de l’oxymétrie de pouls avec la saturation artérielle en oxygène parmi les patients admis en structure d’urgence : étude rétrospective multicentrique.
CP48 Corrélation de l’oxymétrie de pouls avec la saturation artérielle en oxygène parmi les patients admis en structure d’urgence : étude rétrospective multicentrique.

Introduction : L'oxymétrie de pouls est un outil de pratique courante au sein des structures d’urgence permettant une identification précoce d’une hypoxémie. Plusieurs facteurs peuvent réduire la précision de l’estimation de la saturation artérielle en oxygène par oxymétrie. Matériel et méthode : Nous avons réalisé une étude rétrospective et multicentrique visant à évaluer la corrélation entre la SpO2 obtenue par oxymétrie de pouls et la SaO2 obtenue par gazométrie artérielle, étudier la performance prédictive de seuils de saturation pulsée permettant d’identifier une hypoxémie, et étudier les facteurs associés à une plus grande variabilité de la précision d’estimation. Résultats : Nous avons analysé 514 patients d'Août 2022 à Mars 2023 dans trois centres hospitaliers. 58,9% ont une différence de précision entre la SpO2 et la SaO2 inférieure à 2% et 12,7% entre 2% et 3%. La SpO2 et la SaO2 médiane sont de 95% et 95,9%. La moyenne des valeurs absolues des écarts est de 3,17% et la racine de la moyenne des carrés des écarts est de 6,99%. Pour exclure une hypoxémie (SaO2<90%), la VPN aux seuils de SpO2 de 94% et 92% est respectivement de 98.5% et 97.3%. L’âge et une SpO2 basse sont associés à une plus faible précision. Conclusion : Nos résultats suggèrent que la précision de l’estimation de la SpO2 par oxymétrie est inférieure aux standards de requis par l’International Organization for Standardization. Un seuil de SpO2 inférieur à 94% permettrait d’obtenir une VPN supérieure à 98%.

Aucun
Pierre MOUGIN (Bordeaux), Cédric GIL-JARDINE, Anais GAGNEPAIN, Thibault VIARD, Pierre CATOIRE
12:20 - 12:30 #39426 - CP49 Gravité des patients victimes d'avalanche et dégagés vivants : une étude comparative issue d'un registre prospectif.
CP49 Gravité des patients victimes d'avalanche et dégagés vivants : une étude comparative issue d'un registre prospectif.

Introduction : Les accidents par avalanche représentent en moyenne 35 évènements et 70 patients par an dans la partie nord des alpes Françaises avec une mortalité globale de 27%. L’ensevelissement, et la menace qu’il fait peser sur les voies aériennes, occulte souvent le potentiel traumatique du mécanisme à forte cinétique d’une avalanche. Ces victimes d’avalanche sont considérées au minimum comme des traumatisés sévères de Grade C selon les critères de Vitell. Matériel et méthode : Nous avons étudié les données disponibles dans deux registres prospectifs du Réseau Nord alpin des Urgences (RENAU) devenu le réseau Urg’ara : le ReNAAV (Réseau Nord Alpin des Avalanches) et le TReNAU (registre des traumatisés sévères). En comparant les scores ISS (Injury Severity Scale), nous avons cherché à savoir si la gravité des lésions constatées chez les victimes d’avalanche arrivées vivantes et sans atteintes vitales à l’hôpital étaient comparables à celles constatées chez les traumatisés sévères classées grade C du registre des traumatisés hors avalanche. Résultats : Entre 2014 et 2021, 485 victimes issues de 247 avalanches ont été incluses dans le registre. 85 patients du groupe avalanchés étaient considérés grade C sur la cinétique. Sur la même période (de temps et de saison) 86 patients traumatisés sévères et non avalanchés issus du registre TReNAU ont été inclus. Dans la population des patients polytraumatisés GRADE C avalanchés, la valeur moyenne de l’ISS était de 6,64 ( 6,7). Elle était de 10,07 ( 9,6) dans la population des patients polytraumatisés GRADE C non victimes d’avalanches, avec une différence statistiquement significative (p = 0,007). Chez les patients avalanchés, 9 (10,6%) avaient un score ISS d’une valeur supérieure à 15, contre 21 (24,4%) chez les patients non victimes d’avalanches (p = 0.017). Les lésions les plus fréquemment retrouvées chez les patients polytraumatisés GRADE C avalanchés étaient : les membres (n=74 ; 35,2%), le thorax (n=49 ; 23,3%), le crane (n=27 ; 12,9%), la face (n=20 ; 9,5%), le rachis (n=17 ; 8,1%), l’abdomen (n=14 ; 6,7%), le bassin (n=7 ; 3,3%) et le cou (n=2 ; 1 %). Conclusion : Ce travail portant spécifiquement sur les patients avalanchés dégagés vivants montre une sévérité des lésions moindre que des patients également classés grade C et non avalanchés. La fréquence des lésions retrouvées chez ces patients doit cependant appeler une attention particulière dans l’évaluation clinique initiale de ces patients.

Aucun
Loïc LAMBOLEY (Annecy), Alexandre ARMAINGAUD, Charles CERIA, Antoine LE GOFF, Marc BLANCHER
Salle 242A

"Jeudi 06 juin"

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SI01
11:00 - 12:00

Session Interactive Médecins
Quizz échocardiographie
Jeunes, Ultrasonographie - Echographie

Coordonnateur : Xavier BOBBIA (Coordonnateur, Montpellier)
Venez tester vos connaissance en échographie cardiaque !
11:00 - 12:00 Quizz échocardiographie. Laura GRAU-MERCIER (Médecin) (Conférencier, Nîmes)
Salle 243

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CM11
11:00 - 12:30

Conférence Médecins
Milieux extrêmes : il n'y a pas que les Urgences
Environnement, Médecin, Pathologie circonstancielle, Profession - Métier

Modérateurs : Stéphane TRAVERS (Médecin) (Paris), Muriel VERGNE (muriel.vergne66@orange.fr) (Toulon)
Coordonnateur : Matthieu HEIDET (Coordonnateur, Créteil)
L'exercice de la médecine d'urgence n'est pas aisé... mais encore moins en milieu extrême !
Dans cette session, nos experts des milieux isolés nous dresseront un panorama des situations où, encore plus que d'habitude, on se sent parfois bien seul.e !
11:00 - 11:22 La médecine de haute montagne : froid ! Benoît GINON (Médecin militaire) (Conférencier, Gap)
11:22 - 11:44 La médecine sous la mer : pression ! Thibaut MARKARIAN (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Marseille)
11:44 - 12:06 La médecine dans l'espace : dépression ! Stephen ALAMO (Praticien hospitalier contractuel) (Conférencier, Toulouse)
12:06 - 12:28 La médecine en mileu isolé : solitude ! Christophe DUBECQ (Médecin) (Conférencier, Bayonne)
Salle 251

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CM22
11:00 - 12:00

Conférence Médecins
Analgésie : quelles évolutions à prévoir ?
Douleur - Analgésie

Modérateurs : Florian CANU (Médecin) (Montdidier), Michel GALINSKI (Physician) (Bordeaux)
Coordonnateur : Nicolas CAZES (Coordonnateur, Marseille)
L’analgésie de demain : qui la fera, par quels moyens, avec quelles molécules ? Un petit aperçu à voir dans cette session
11:00 - 11:20 La voie intra nasale. Nicolas CAZES (médecin adjoint) (Conférencier, Marseille)
11:20 - 11:40 Esketamine : le même en mieux ? Georges MION (PH) (Conférencier, Paris)
11:40 - 12:00 Délégation de tâche : quel produit pour quel soignant ? Marc BLANCHER (Medecin Urgentiste) (Conférencier, Grenoble)
Salle 351

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FC13
11:00 - 12:00

Flash communications
Traumatologie grave
Traumatologie

Modérateur : Olivier BON (Paris)
11:00 - 11:07 #39180 - FC13-01 Analyse des lésions à la tomodensitométrie du corps entier chez les patients traumatisés sévères grade C.
FC13-01 Analyse des lésions à la tomodensitométrie du corps entier chez les patients traumatisés sévères grade C.

INTRODUCTION : La réalisation d’une tomodensitométrie (TDM) du corps entier chez les patients traumatisés sévère de grade C est quasi-systématique. L’objectif de cette étude est de décrire les caractéristiques les lésions tomodensitométriques et de déterminer les facteurs associés à la présence d’au moins une lésion à la TDM. MATERIEL ET METHODES : Étude rétrospective, monocentrique aux urgences du CHU de Dijon incluant tous les patients de plus de 18 ans ayant eu un traumatisme sévère catégorisé initialement grade C en 2022. RESULTATS : Sur une période de 12 mois, 276 patients ont été inclus (âge moyen 40,1 ± 2,2 ans avec un sexe ration H/F de 1,97). 120 patients (43%) ont présenté au moins une lésion post traumatique au scanner corps entier. Les sites lésionnels les plus fréquents sont le thorax osseux (20 %), puis la région intra-thoracique (13 %) et le rachis lombaire (9 %). 114 patients (41 %) ont été hospitalisés, dont 10 (4 %) en réanimation. En analyse univariée, un âge supérieur à 55 ans, la chute d’une hauteur, d’une moto, de vélo ou trottinette, une pression artérielle moyenne <100, une fréquence cardiaque élevée et la présence de lésions osseuses associées sont associés à la présence de lésions au scanner. En analyse multivariée, seul l’âge supérieur à 55 ans est associé de façon significative à la présence de lésion à la TDM (OR = 2,95, IC 95 % = 1,55 – 5,77 ; p = 0,001). CONCLUSION : 43 % des traumatisés sévères grade C ont eu un des TDM du corps entier objectivant au moins une lésion post-traumatique. Un âge supérieur à 55 ans est un facteur associé à la mise en évidence d’une lésion à la TDM corps entier.
Alan ROBINSON (Dijon), Patrick RAY, Riadh TFIFHA
11:07 - 11:14 #39208 - FC13-02 Les traumatisés changent de visage. Etude PEPITRAUM.
FC13-02 Les traumatisés changent de visage. Etude PEPITRAUM.

Introduction L’organisation des filières, les stratégies thérapeutiques et la formation des urgentistes sont très axées sur les accidents de la voie publique. L’épidémiologie de nos traumatisés semblait avoir changé, c’est ce que nous avons voulu vérifier. Méthodes Registre prospectif, monocentrique (partie d’un PHRC national) Site : département totalement urbanisé de 1,6 millions d’habitants Inclusion : tout patient traumatisé pris en charge par un SMUR de juin 2022 à aout 2023 Paramètres : âge, genre, mécanisme du traumatisme, transport médicalisé ou non Analyse : comparaison (chi-deux) avec traumatologie 2004-2007 (Crit Care, 2012) Critères de jugement : incidence et mécanisme du traumatisme Résultats 628 patients, 491 (78%) homme et 137 (22%) femmes, d’âge médian : 33 (21-47) ans Mécanismes de traumatisme : 284 (45%) chutes, 216 (34%) plaies par arme dont 184 (85%) par arme blanche, 68 (11%) accidents de la voie publique (AVP) avec 20 accidents de moto (29%), 8 (11%) de voiture et 12 (18%) de trottinette (Figure) Gravité : 442 (70%) transports médicalisés, 14 décès (2%) sur place Comparaisons : diminution de la traumatologie grave : 5 % de l’activité SMUR vs 13% en 2004-2007 (p<0,0001) (Figure) Augmentation des plaies par arme (34% vs 5%) et des chutes (46% vs 28%) et diminution des AVP (11% vs 57%) (p<0,0001) Conclusion L’explosion des traumatismes par arme – davantage encore que la diminution des AVP - marque un changement majeur du profil des traumatisés graves dans notre département.

Aucun
Angèle MARTIN (Bobigny), Priscilia HSING, Lucie LANDREAT, Lisa WEISSLINGER, Isabelle SCHILTZ, Tomislav PETROVIC, Anne-Laure FERAL-PIERSSENS, Frédéric LAPOSTOLLE
11:14 - 11:21 #39363 - FC13-03 Evaluation du score GAP dans la prédiction de la mortalité précoce des patients traumatisés sévères aux urgences.
FC13-03 Evaluation du score GAP dans la prédiction de la mortalité précoce des patients traumatisés sévères aux urgences.

Introduction : La pathologie traumatique représente un motif fréquent d’admission aux urgences. De nombreux scores ont été développés dans le but de prédire le pronostic des patients traumatisés sévères. Parmi eux, apparait le score GAP qui est un score clinique facile à calculer. Le but de notre étude était d’étudier la valeur pronostique du score GAP chez les patients traumatisés sévères aux urgences. Méthodes : Etude prospective, descriptive et analytique, menée sur une période de deux ans. Inclusion de tous les patients admis aux urgences pour prise en charge d’un traumatisme sévère. Avec recueil des données épidémiocliniques et évolutives des patients et calcul du score GAP à l’admission. La valeur pronostique du score GAP a été déterminée via une étude univariée avec analyse de la courbe ROC. Le critère de jugement était la mortalité précoce au service des urgences. Résultats : Inclusion de 354 patients traumatisés sévères. L’âge médian était de 38±17 ans. Le sexe ratio était de 5,1. Les principaux mécanismes des traumatismes étaient : des accidents de la voie publique(64,7%), des agressions(13%), des accidents domestiques(11,6%) et des accidents de travail(10,7%). La moyenne du shock index(SI) était de 0,73±0,21 avec 31 patients(8,8%) qui avaient un SI≥1. Les principales lésions présentées étaient : des lésions thoraciques(32,8%), cérébrales (29,7%), abdominopelviennes (34,4%) et rachidiennes(14,1%). Concernant la prise en charge initiale: 22,9% des patients ont nécessité une oxygénothérapie avec recours à la ventilation mécanique dans 9,3% des cas, 193 patients(54,5%) ont reçu une expansion volémique, avec recours aux drogues vasoactives et à l’acide tranexamique dans respectivement 7,5% et 14,1% des cas. Quarante-trois patients (12,1%) ont été transféré au bloc opératoire pour une chirurgie d’hémostase. La mortalité précoce aux urgences était de 4,2%. La moyenne du score GAP était de 22±3 [min=3,max=25]. Le score GAP apparait comme un facteur prédictif de mortalité précoce en analyse univariée(p<0,001, OR=1,7, IC95%=[3,20-10,48]. L’aire sous la courbe ROC du score GAP était de 0,81 (p<0,001, IC95%=[0,68-0,96]). Conclusion : L’évaluation initiale des traumatisés sévères aux urgences conditionne la prise en charge initiale aux urgences. Le score GAP, basé sur 3 critères cliniques simples, peut être utilisé pour prédire la mortalité précoce des patients et trier les patients les plus graves à fin d’optimiser d’emblée leur prise en charge initiale.

Aucun
Wiem DEMNI, Khaireddine JEMAI (Tunis, Tunisie), Wided BAHRIA, Intissar BOUSSAID, Maroua BAHRI, Dorra ABDELHEDI, Nour Elhouda NOUIRA
11:21 - 11:28 #39507 - FC13-04 Facteurs pronostiques prédictifs de morbidité chez les traumatisés graves aux urgences.
FC13-04 Facteurs pronostiques prédictifs de morbidité chez les traumatisés graves aux urgences.

Introduction : La pathologie traumatique reste la première cause de mortalité du sujet jeune. L’identification des facteurs prédictifs de morbi-mortalité du traumatisé grave permettrait d’optimiser la stratégie de prise en charge. Objectif : Identifier les facteurs prédictifs de morbidité chez les traumatisés graves aux urgences. Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive menée aux urgences sur une période de 6 mois (avril-septembre 2023). On a inclus tous patients victimes d’un traumatisme et ayant au moins un critère de vittel positif. Le critère de jugement était la morbidité jugée sur le transfert en réanimation. On a calculé les scores pronostiques : Injury Severity Score (ISS) et Revised Trauma Score (RTS) via un calculateur en ligne. On a défini 2 groupes : groupe grave (G) : les patients transférés en réanimation et groupe non grave (NG) : les patients ayant autres issues. On a relevé les caractéristiques épidémio-cliniques et biologiques pour chaque groupe. Résultats : On a inclus dans notre étude 118 patients. L’âge moyen était de 36 ± 18 ans. Le genre ratio M/F était de 3,4. Cinquante-quatre patients (81%) n’avaient aucun antécédent. Le délai de prise en charge médian était de 1.5 heure et la durée médiane de séjour aux urgences était de 6 heures (1-73). Les accidents de la voie publique était la principale cause du traumatisme dans 59% des cas. On a inclus 71 patients dans le groupe G et 47 patients dans le groupe NG. On a comparé les 2 groupes (G vs. NG) : les différentes composantes du bilan lésionnel étaient : l’étage cérébral (24 vs. 13%, p=0.05), l’étage thoracique (35 vs.11%, p<0.01) et l’étage abdominal (28 vs. 6%, p=0.001). Pour les paramètres biologiques : la créatinine sanguine en μmol/l étaient de (89.2 ± 23 vs. 75±18, p=0.01) et les leucocytes en mm3/l étaient de 18131±15609 vs. 10643±4787, p=0.04. Les scores pronostiques étaient : ISS (27±17 vs. 15±15, p<0.01) et RTS (7±1 vs 7.1±1, p=0.2). A l’étude multivariée, les composantes lésionnelles : cérébrale (ORajusté=0.13 ; IC95% [0.02-0.70] ; p=0.01), thoracique (ORajusté=0.20 ; IC95% [0.04-0.80] ; p=0.02) et abdominale (ORajusté=0.49 ; IC95% [0.08-0.30] ; p<0.01) étaient associées d’une façon indépendante à une morbidité élevé. Conclusion : Chez le traumatisé grave, la morbi-mortalité dépend de la composante lésionnelle, la fonction rénale et des scores ISS et RTS.

aucun conflit
Ichrak BACHA (tunisia, Tunisie), Sabrine BLANCO, Maroua MABROUK, Elhem MCHIRGUI
11:28 - 11:35 #39528 - FC13-05 Traumatismes balistiques par arme à feu : épidémiologie, facteurs de mortalité et de transfusion sanguine.
FC13-05 Traumatismes balistiques par arme à feu : épidémiologie, facteurs de mortalité et de transfusion sanguine.

Titre : Traumatismes balistiques par arme à feu : épidémiologie, facteurs de mortalité et de transfusion sanguine Introduction : L’utilisation des armes à feu apparait désormais dans le civil comme non anecdotique sur le territoire français. Ainsi, la connaissance de l’épidémiologie des plaies balistiques par arme à feu, les facteurs associés à la mortalité et à la transfusion sanguine permettraient d’améliorer le triage des patients et l’optimisation de prise en charge de cette population. Matériel et méthode : Étude descriptive rétrospective réalisée au SAMU du 01/01/2016 au 30/06/2022 incluant tous les patients pris en charge par une équipe SMUR pour plaie balistique. Résultats : Sur ces 6 ans et demi, 321 traumatismes par arme à feu sont recensés parmi les dossiers de régulation médicale avec en motif d’appel plaie par arme à feu, dont 250 ont pu être analysés. Il s’agit d’une population majoritairement masculine (92%), jeune (32,4  12,2 ans), victime d’agression (92%), survenant la nuit (71%). Les munitions utilisées sont principalement les balles (82%) avec un impact présumé unique dans 71% des cas. Les atteintes céphalique, thoracique et l’extrémité proximale sont associées à une augmentation de la mortalité à 28 jours, ce qui n’est pas le cas de l’atteinte abdominale. La gravité des différentes variables physiologiques étudiées (fréquence cardiaque, pression artérielle, shock index, Glasgow score) est significativement associée (p < 0.01) à une augmentation de la mortalité à 28 jours et des transfusions sanguines. La mortalité globale (pré et intra hospitalière) est de 13,6%, et dans les 24 premières heures pour 31 patients sur 34. Pour les transfusions de PLS, les zones anatomiques associées à une augmentation significative sont les atteintes thoracique, abdominale et les atteintes multiples. Conclusion : La traumatologie balistique civile touche une population masculine, jeune, dans un contexte d’agression. La mortalité est élevée avec plus d’un patient sur dix qui va en décéder. Les facteurs prédictifs de mortalités étudiés sont les critères de Vittel, développés pour anticiper la prédictivité de traumatisme grave chez les patients polytraumatisés, sauf pour la zone abdominale. Cependant, près d’un tiers des patients rentrent à domicile au décours de la prise en charge initiale. Le triage de cette population de traumatisés est une pierre angulaire de la prise en charge.

Aucun
Rozenn-Laure BOIS (Martinique), Florian NEGRELLO, Naima SABIN, Vianney AQUILINA, Yannick BROUSTE
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