Mardi 04 juin
08:30

"Mardi 04 juin"

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PCW01
08:30 - 17:30

Formation Pré-Congrès Médecins - Echographie
Winfocus France
Ultrasonographie - Echographie

Coordonnateur : Philippe PÈS (Coordonnateur, Nantes)
08:30 - 12:30 Matin - thème 1 : Echographie thoracique - Niveau avancé. Xavier BOBBIA (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Montpellier), Mathieu OBERLIN (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Selestat), Gauthier CHANTREL (RPPS : 10101039971) (Conférencier, Bordeaux), Christophe BERRANGER (Urgentiste) (Conférencier, Nantes), Idriss ARNAUDET (Médecin) (Conférencier, Nantes), Thibaut MARKARIAN (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Marseille), Laurent MULLER (Praticien Hospitalier, Professeur Associé, Chef de service réanimations et surveillance continue) (Conférencier, Nîmes), Simon RIBES (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Nantes), Christophe PERRIER (PH) (Conférencier, Clermont-Ferrand)
De la dyspnée, de la douleur, du choc… Et parfois les trois en même temps...
Objectifs :
Pour l’utilisateur averti en échographie cardiaque et pulmonaire, comment utiliser les différents outils de mesures 2D et Doppler pour raisonner.
Définir l’utilité et les limites de chaque mesure selon la situation clinique.
08:30 - 12:30 Matin - thème 2 : Abdomen aiguë - Niveau avancé. Claire MORDANT (Urgentiste) (Conférencier, Marseille), Arnaud VANDENESCH (Médecin urgentiste) (Conférencier, Saint-Jean de Luz), Florence DUPRIEZ (Médecin) (Conférencier, Bruxelles, Belgique), Quentin LE BASTARD (Praticien hospitalier universitaire) (Conférencier, Nantes), Hervé DUGA (Praticien hospitalier/médecin libéral) (Conférencier, Lille), Delphine BASTIAN (PC) (Conférencier, Marseille), Grégorie ROMERO DE AVILA (Praticien hospitalier) (Conférencier, Poitiers), Severin THIEBERGIEN (Conférencier, Nantes), Corinne GONET (Medecin urgentiste) (Conférencier, Pessac), Nathalie DEGRÈZE (PRATICIEN HOSPITALIER) (Conférencier, Versailles)
L'échographie clinique est essentielle dans les douleurs abdominales de par leur fréquence élevée et les difficultés à les prendre en charge aux urgences.
L'échographie clinique améliore la performance diagnostique pour de multiples symptômes (douleurs épigastriques, lombaires, pelviennes …), permet de mieux localiser « là ou ça fait mal » (occlusion, rechercher des signes d’inflammation localisée, etc.) et d'éviter nombre de gestes inutiles (contrôler la position d'une sonde gastrique ou urinaire, ponctionner une ascite, déterminer si l'estomac est vide ou plein, rechercher un fecalome, ...).
13:30 - 17:30 Après-midi thème 1 : Traumatologie - Niveau avancé. Tomislav PETROVIC (PHTP) (Conférencier, Bobigny), Philippe PÈS (médecin) (Conférencier, Nantes), Zakaria BELKHADIR (Chef de service) (Conférencier, Rabat, Maroc), Ali KETTANI (Chef de service) (Conférencier, Rabat, Maroc), Carmela GRACI (Médecin) (Conférencier, Milan, Italie), Marie-Caroline BEMBARON (PH) (Conférencier, Versailles), Benoit VIAULT (PHC) (Conférencier, Toulouse), Nathalie DEGRÈZE (PRATICIEN HOSPITALIER) (Conférencier, Versailles), Corinne GONET (Medecin urgentiste) (Conférencier, Pessac)
Formation pour les utilisateurs ayant une pratique régulière de l'échographie chez le.la patient.e traumatisé.e ou non.
Savoir utiliser l'échographie de la tête aux pieds et tout au long de la prise en charge des patient.e.s traumatisé.e.s.
Au-delà du "débrouillage", apprendre à intégrer l'échographie dans le temps, dans l'espace et dans le raisonnement médical afin d'optimiser non seulement le diagnostic, mais aussi le traitement et l'orientation des patient.e.s.
Le tout à l'aide de cas cliniques et de mises en situations...
13:30 - 17:30 Après-midi thème 2 : Musculo-squelettique & interventionnel - Niveau avancé. Idriss ARNAUDET (Médecin) (Conférencier, Nantes), Claire MORDANT (Urgentiste) (Conférencier, Marseille), Arnaud VANDENESCH (Médecin urgentiste) (Conférencier, Saint-Jean de Luz), Quentin LE BASTARD (Praticien hospitalier universitaire) (Conférencier, Nantes), Grégorie ROMERO DE AVILA (Praticien hospitalier) (Conférencier, Poitiers), Hervé DUGA (Praticien hospitalier/médecin libéral) (Conférencier, Lille), Christophe BERRANGER (Urgentiste) (Conférencier, Nantes), Simon RIBES (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Nantes), Mathieu OBERLIN (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Selestat)
Voir au-delà du tégument !
Objectifs :
Pour l’utilisateur averti en échographie : comment utiliser l’outil pour diagnostiquer des lésions quand la radiographie n’apporte pas d’aide. Comment utiliser l’échographe pour améliorer la performance lors des gestes techniques et éviter les complications des approches par repères de surface seul quand ce n’est pas évident.
Fractures, lésions articulaires pour le MSK.
Ponction morelle lavallee.
Arthrite septique et ponction?
Qui dit fracture, dit bloc nerveux...
Abcès sous cutané(sans fistules vers le fond) versus cellulite... etc
Salles 252B & 253
09:00

"Mardi 04 juin"

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PC02
09:00 - 17:30

Formation Pré-Congrès Soignants
Journée des Infirmiers de l'Urgence / 2ème édition !
Infirmier, Triage, Traumatologie, Catastrophe SSE CUMP, Communication, Gériatrie

Coordonnateur : Geoffrey GALOPIN (Coordonnateur, Dijon)
La journée pré-congrès à destination des infirmier(ère)s de l'urgence a pour objectif de traiter des thématiques relatives à notre pratique en structure d'urgence. Composé de 6 interventions, cette journée débutera par une intervention sur le triage IOA suivi d'une session urgence et traumatologie. La deuxième partie de matinée sera consacrée à l'ECG pour l'infirmier(ère). L'après-midi débutera par une intervention sur le thème des situations sanitaires exceptionnelles avec le soutien de la société Tanit. La communication et le leadership infirmier seront abordé dans une avant dernière session. Cette journée se terminera par une intervention sur le thème de la Gériatrie aux Urgences.
09:00 - 10:00 Triage IOA. Olivier PICOT (IDE) (Conférencier, Paris)
10:00 - 11:00 Urgences et traumatologie. Geoffrey GALOPIN (Infirmier) (Conférencier, Dijon)
11:15 - 12:15 L'ECG pour l'infirmier. Jérome MOLINARO (Infirmier) (Conférencier, Eaubonne)
13:30 - 15:00 Urgences et situations sanitaires exceptionnelles. Bruno GARRIGUE (IADE cadre de santé) (Conférencier, Bonnay)
15:15 - 16:15 Communication et leadership infirmier. Clément ROUXEL (Ide) (Conférencier, Dijon)
16:15 - 17:15 Urgences et gériatrie. Hélène FAUCON (INFIRMIERE GERIATRIQUE AUX URGENCES IGU) (Conférencier, Marseille)
Salles 224-225-226

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PC03
09:00 - 18:00

Formation Pré-Congrès Médecins
Abords thoraciques en Médecine d'Urgence
Etat de choc, Pneumologie, Thérapeutique, Traumatologie

Coordonnateur : Mathieu COBLENCE (Coordonnateur, Quincy-sous-Sénart)
Conférencier : Mathieu COBLENCE (Chirurgien) (Conférencier, Quincy-sous-Sénart)
1. Abords thoraciques en Médecine d'Urgence
-indications et gestes à connaitre
-formation théorique et pratique
-gestion des drains thoraciques
2. Mise à jour : urgences thoraciques et vasculaires
Salles 320-321-322-323-324
10:00

"Mardi 04 juin"

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PC01
10:00 - 17:30

Formation Pré-Congrès ARM
Réguler
ARM, Régulation

Coordonnateur : Beatrice CLARE (Coordonnateur, Tulle)
Atelier 1 - La douleur thoracique et la douleur épigastrique. Savoir prendre en charge un patient appelant pour une douleur thoracique ou douleur épigastrique. TRIER le patient entre médecin libéral et urgentiste, dans le respect des recommandations scientifiques.
Atelier 2 - Communiquons ensemble … vous avez dit quoi ? Savoir repérer et maitriser un aspect essentiel de la communication, afin d’en éviter la rupture. Ecoute de bandes et analyse.
Atelier 3 - Le patient diabétique : prise en charge adaptée. Maîtriser la prise en charge et le TRI patient des personnes diabétiques, notamment en situation d’urgence. Présentation des différents matériels de mesure de glycémie.
10:30 - 12:00 La douleur thoracique et la douleur épigastrique. Catherine PRADEAU (MEDECIN) (Conférencier, Bordeaux), Ludovic RADOU (MANAGER EN SANTE) (Conférencier, Angers)
13:00 - 13:30 Medin+ // Déployer de nouveaux cas d’usages de soins non programmés par le SAS, en s’appuyant sur la réussite en médecine générale. Sophie DOS SANTOS, Alexis DELACROIX
13:30 - 16:45 Atelier - Communiquons ensemble … vous avez dit quoi ? : savoir repérer et maitriser un aspect essentiel de la communication, afin d’en éviter la rupture. Louise ROBERT (Docteur en Sciences du Langage) (Conférencier, Montpellier), Beatrice CLARE (ARM) (Conférencier, Tulle)
13:30 - 16:45 Atelier - Le patient diabétique : prise en charge adaptée : maîtriser la prise en charge et le TRI patient des personnes diabétiques, notamment en situation d’urgence. Gael GHENO (Chef de service) (Conférencier, Annecy), Eric PERRET (ARM) (Conférencier, Annecy)
Salles 221-222-223
Mercredi 05 juin
08:45

"Mercredi 05 juin"

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CE02
08:45 - 10:15

Conférence Exceptionnelle
L'urgentiste décide comme un sportif de haut niveau
Médecin, Profession - Métier, Psychologue, J.O.

Modérateurs : Marc Antoine BARON (IDE) (Avranches), Matthieu HEIDET (Médecin) (Créteil)
Coordonnateur : Matthieu HEIDET (Coordonnateur, Créteil)
Super Modérateur : Paul-Henri AUBOIROUX (Praticien Hospitalier) (Super Modérateur, Toulouse)
Le processus décisionnel de l'urgentiste, contraint dans le temps, ajusté à des objectifs précis et ciblé sur la recherche de succès, est superposable à celui d'un sportif de haut niveau. Vous êtes des athlètes !
08:45 - 10:15 L'urgentiste décide comme un sportif de haut niveau. Alain MOUCHET (Professeur des universités) (Conférencier, Créteil)
Amphi Bleu

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CM27
08:45 - 10:15

Conférence Médecins
Hémorragie digestive haute
Gastro-entérologie, Thérapeutique, Triage

Modérateurs : Xavier DEMAISON (Médecin Adjoint) (Saint-Mandé), Jean-Philippe DESCLEFS (Médecin urgentiste) (Paris)
Coordonnateur : Pierre-Clément THIEBAUD (Coordonnateur, Paris)
Où l'on fera un tour d'horizon des actualités et débats dans l'hémorragie digestive haute. De la consultation initiale à l'endoscopie, en passant par la thérapeutique et la physiopath', vous saurez tout sur cette urgence digestive relativement fréquente et potentiellement grave.
08:45 - 09:07 Prise en charge ambulatoire. Pierre-Clément THIEBAUD (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Paris)
09:07 - 09:29 IPP, quelles preuves ? Nicolas JAVAUD (PU-PH) (Conférencier, Colombes)
09:29 - 09:51 L'endoscopie, dans quel délai ? Mathias RÉTORET (Praticien hospitalier) (Conférencier, Tours)
09:51 - 10:13 Spécificités du patient suspect d'hypertension portale. Marie DUPUY (Praticien Hospitalier Contractuel) (Conférencier, Clermont-Ferrand)
Salle 241

"Mercredi 05 juin"

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CLM11
08:45 - 10:15

Communications Libres Médecins
Cœur et vaisseaux
Cardiologie - Insuffisance coronarienne - IDM - SCA, Cardiologie - Maladie thromboembolique - EP - Phlébite, Neurologie

Modérateurs : Bahram CHAYBANY (praticien hospitalier) (Lille), Jonathan DUCHENNE (Chef de Département) (Aurillac)
08:45 - 08:56 #39024 - CP01 Premières données de "vraie vie" d’accès à la thrombectomie en France. Registre EFFECT.
CP01 Premières données de "vraie vie" d’accès à la thrombectomie en France. Registre EFFECT.

Introduction La thrombectomie a fondamentalement modifié la prise en charge des AVC. Le parcours patient demeure peu évalué. C’était l’objectif de ce travail. Méthodes Registre prospectif, multicentrique (22 centres) sur les dispositifs de thrombectomie – réalisé à la demande de l’HAS Inclusion : thrombectomie Paramètres : démographie, vecteur, NIHSS, imagerie, étiologie, chronologie, complications et mortalité à H24 Critères de jugement : délai de thrombectomie et évolution Résultats 1035 patients inclus : 542 (52%) hommes et 493 (48%) femmes, d’âge moyen : 71±14 ans Vecteur. SAMU : 618 (60%), pompiers : 154 (15%) et autre ou inconnu : 263 (25%) cas Accès direct en neuroradio-interventionnelle dans 453 (44%) cas (Figure) NIHSS à arrivée : 15±7 Topographie. Infarctus antérieur : 955 (92%), postérieur : 64 (6%), autre ou inconnu : 16 (2%) Lésion. M1 : 553 (53%), M2 : 143 (14%), carotide interne : 130 (13%), autre, multiple ou inconnu : 209 (20%) Etiologie. Cardio-embolique : 457 (44%), autre, multiple ou inconnu : 398 (38%) Thrombolyse avant thrombectomie : 497 (48%) Evolution. NIHSS : 597 (58%) amélioré, 75 (7%) inchangé et 19 (18%) dégradé Hémorragie intracrânienne symptomatique à H24 : 63 (6%) Mortalité H24 : 19 (2%) Délais : figure Conclusion Dans 44% des cas l’accès à la thrombectomie était direct avec un délai moyen de 3,5 heures. Quand ce n’était pas le cas, le délai était de plus de 5 heures. Le transport par le SAMU était le plus fréquent. Amélioration obtenue chez 58% des patients.

Aucun
Frédéric LAPOSTOLLE (Bobigny), Stéphanie DEGROOTE, Bertrand LAPERGUE, Hubert DESAL
08:56 - 09:07 #39070 - CP02 Caractéristiques et suivi à 30 jours des patients de moins de 40 ans consultant aux Urgences pour douleur thoracique aiguë non traumatique.
CP02 Caractéristiques et suivi à 30 jours des patients de moins de 40 ans consultant aux Urgences pour douleur thoracique aiguë non traumatique.

Introduction. La douleur thoracique, motif fréquent de consultation aux urgences, concerne dans 14% des cas des patients de moins de 40 ans. L’objectif de cette étude était d’étudier les caractéristiques, le parcours de soins et le devenir à 30 jours des patients de moins de 40 ans consultant aux urgences pour douleur thoracique aigüe. Matériel et Méthode. Étude de cohorte, réalisée entre le 6 août 2022 et le 16 mars 2023 aux urgences du CHU de Rouen, incluant les patients âgés de 18 ans à 40 ans qui consultaient pour douleur thoracique aigüe. Les données démographiques, les examens complémentaires réalisés, le diagnostic et l’orientation ont d’abord été recueillis de manière rétrospective puis les patients ont ensuite été rappelés par téléphone afin de réaliser un suivi à 30 jours de leur consultation. Après la description de la population, une analyse comparative stratifiée selon le statut de reconsultation puis une régression logistique ont été réalisés. Résultats. Entre le 6 août 2022 et le 16 mars 2023, 1041 patients de moins de 40 ans ont consulté aux urgences du CHU de Rouen pour douleur thoracique. Parmi eux, 847 présentaient les critères d’inclusion et 504 ont bénéficié d’un suivi à 30 jours et ont donc été inclus. Au sein de cette population, 230 (45,6%) étaient de sexe masculin, 119 (38,4 %) présentaient un tabagisme actif et 259 (51,4%) présentaient une douleur supérieure à 7/10. Concernant les examens réalisés, 451 (96,8%) patients ont bénéficié d’un électrocardiogramme, 364 (72,2%) d’une radiographie de thorax et 411 (81,7%) d’un examen biologique qui étaient interprétés comme normaux dans 87,7%, 92,3% et 81,7% des cas respectivement. A la sortie des urgences, 238 patients (47,2%) n’avaient pas de diagnostic établi. Au cours du suivi à 30 jours, 36 patients (7,2%) ont déclaré avoir reconsulté dans un service d’urgence, sans différence démographique ou de réalisation d’examens complémentaires aux urgences avec ceux n’ayant pas reconsulté. La récidive d’une douleur était associée à une reconsultation dans les 30 jours (OR 10,1 IC95% 2,39-42,54). Conclusion. Bien que de nombreux examens soient réalisés chez les patients de moins de 40 ans consultant pour douleur thoracique, peu de patients reconsulte aux urgences alors que près de la moitié d’entre eux sort des urgences sans diagnostic établi. La récidive d’une douleur thoracique rend 10 fois plus probable la reconsultation dans un service d’urgence.

Il n'y a pas de conflits d'intérêt
Bastien GUERNION (Rouen), Melanie ROUSSEL, Luc-Marie JOLY, Cédric DAMM, Alix DELAMARE-FAUVEL
09:18 - 09:29 #39174 - CP04 La thrombose veineuse profonde aux urgences : facteurs de risque prédictifs du syndrome post-thrombotique.
CP04 La thrombose veineuse profonde aux urgences : facteurs de risque prédictifs du syndrome post-thrombotique.

Introduction : la thrombose veineuse profonde (TVP) des membres inférieurs demeure une condition fréquemment rencontrée aux urgences. Malgré les avancées thérapeutiques, ses complications notamment le syndrome post-thrombotique (SPT) persistent, engendrant des coûts économiques et sociaux élevés. Notre étude visait à repérer les facteurs de risque prédictifs de SPT chez les patients admis aux urgences pour une TVP des membres inférieurs Méthodes : Il s’agissait d’une étude prospective et descriptive menée au service d’urgence sur 5 ans et 9 mois (mars 2017 - décembre 2022). Inclusion des patients âgés de plus de 18 ans vus aux urgences pour une TVP confirmée par échographie doppler des membres inférieurs. Nous avons recueilli les données anamnestiques, cliniques et évolutives. Le diagnostic du SPT était retenu au cours du suivi à 1, 3, 6 et 12 mois du diagnostic en calculant le score de VILLALTA. Une valeur supérieure ou égale à 5 confirmait le SPT. Une analyse multivariée a été effectuée pour identifier les facteurs indépendamment liés à l’apparition d’un SPT. Résultats : Nous avons inclus 158 patients. L’âge moyen était de 58±17 ans avec un genre-ratio à 1,17. Le nombre moyen des facteurs de risque de la maladie thromboembolique était de 3 ±1,7. La douleur était le motif de consultation dans 85,4% des cas. La TVP était fréquente en automne (62%). Le siège proximal était retrouvé dans 64% des TVP. Le SPT a été constaté chez 105 patients (67%) ayant un ’âge moyen de 60±19 ans avec un genre-ratio à 1,9. Le score de VILLALTA moyen était de 7±2. Le SPT était léger chez 70,5%. Les facteurs prédictifs de SPT étaient: l’âge supérieur à 60 ans (OR ajusté=4,5 ; IC95%[2 ;9] ;p=0,002), la présence de varices (OR ajusté=4 ; IC95% [1,5 ;8,3] ; p=0,002), la présence d’érythème et de chaleur (OR ajusté=3 ; IC95% [1,4 ;6] ; p=0,009) et la non compliance à la compression élastique (OR ajusté=6,4 ;IC95%[3 ;13]; p<0,001). Conclusion : Le SPT était fréquemment observé (66,5% des patients). L’âge supérieur à 60 ans, la présence des varices, d’érythème et chaleur et la non-compliance à la compression élastique étaient les facteurs associés à l’apparition de SPT.

Aucun
Nouha HAMOUDA, Fedya ELAYECH, Raja FADHEL, Chaima MESKINI, Rihab ARFI, Rihab DAOUD, Hanen GHAZALI, Ines CHERMITI (Ben Arous, Tunisie)
09:29 - 09:40 #39209 - CP05 Étude qualitative multicentrique sur l'utilisation du score PERC aux Urgences.
CP05 Étude qualitative multicentrique sur l'utilisation du score PERC aux Urgences.

Introduction : La prescription d'angioscanners pour la recherche d’embolie pulmonaire (EP) augmente malgré la validation de scores permettant d’éviter les investigations complémentaires inutiles. L’objectif de l’étude était d’analyser les raisons de prescriptions de D-Dimères non conformes aux recommandations. Matériels et méthode : Étude qualitative, multicentrique réalisée dans deux CH et un CHU. Un repérage par le laboratoire analysant les D-Dimères a permis d’identifier les patients à faible risque d’EP avec un score PERC négatif. Des entretiens semi-dirigés avec les prescripteurs (seniors ou internes) dans la semaine suivant la prescription, explorant la connaissance et l'opinion sur les scores (notamment le PERC), le motif de prescription des D-dimères "hors recommandations" et l'attitude habituelle des professionnels vis-à-vis des scores ont été réalisés. Les entretiens ont ensuite été retranscrits et analysés indépendamment par trois praticiens, dont deux urgentistes. Les analyses ont permis d'identifier les thèmes évoqués par les prescripteurs et les obstacles à l'utilisation des scores. Résultats : Parmi les 58 entretiens réalisés, les barrières à l’utilisation du PERC notées étaient : la peur de manquer le diagnostic d’EP (perçue comme grave et trompeuse), les scores jugés insuffisamment fiables pour éliminer le diagnostic, la crainte d’un risque médico-légal même en respectant les recommandations, une connaissance insuffisante du score PERC, l’absence de contrainte perçue provenant des praticiens séniors, mais aussi de l’institution, à éviter les prescriptions non pertinentes, la conviction d’accélérer ainsi la prise en charge. Conclusion : La prescription non pertinente de D-dimères aux urgences chez des patients à faible risque d’EP était liée aux organisations de travail et à la perception de l’EP comme pathologie grave et trompeuse exposant le prescripteur à un risque médico-légal individuel. Un outil de prescription conditionnant le dosage de D-dimères au résultat d’un score compatible, l’organisation de réunion d’actualisation des compétences, ou la redéfinition du rôle du médecin d’accueil et d’orientation pourraient contribuer à améliorer la pertinence de cette prescription.
Lovaniaina RAMAHALEO (Montivilliers), Céline MALASSIGNE, Julien JEANNELLE, Xavier LAKERMANCE, Luc-Marie JOLY, Quentin FOUBERT, Véronique MERLE
09:40 - 09:51 #39338 - CP06 Voie veineuse périphérique : identification des facteurs influençant la "perfusabilité". Etude PERFID.
CP06 Voie veineuse périphérique : identification des facteurs influençant la "perfusabilité". Etude PERFID.

Introduction La mise en place d’une voie veineuse périphérique est précédée d’une évaluation subjective de sa faisabilité = ‘perfusabilité’. Ces facteurs de ‘perfusabilité’ sont inconnus. Nous avons souhaité identifier ces facteurs parmi des ceux connus pour être associés ou supposés être associés à la ‘perfusabilité’. Méthodes Inclusion : volontaires sains lors de séances de formation / simulation. Procédure : ‘perfusabilité’ évaluée subjectivement (échelle de 1 à 100) par deux observateurs après mise en place du garrot pendant 3 minutes. Procédure standardisée (position du volontaire, du garrot…) réalisée (selon randomisation) à droite et à gauche avec garrot sur bras et avant-bras. Paramètre : genre, sexe, IMC, latéralité, activité physique, température cutanée. Critère de jugement : haute ‘perfusabilité’ correspondant au 25% percentiles de ‘perfusabilité’ maximale. Analyse : multivariée pour critères avec p<0,2 en univarié. Résultats 400 procédures sur 56 (28%) hommes et 144 (72%) femmes, d’âge médian 31 (27-38) ans. La ‘perfusabilité’ haute était plus fréquente chez l’homme, quand l’âge et le poids diminuaient, quand la température cutanée augmentait et que le garrot était sur le bras. Détails dans la figure. Autres critères (observateur, latéralité, activité physique) non significatifs. Conclusion A côté ces critères connus pour être associés à la ‘perfusabilité’ (âge, genre, poids), la position du garrot et la température cutanée étaient déterminants.

Aucun
Pierre-Marie DONZE (Bobigny), Léa FERNANDES, Elodie SCHNEIDER, Aubry SAINT-CAST, Lisa WEISSLINGER, Anne-Laure FERAL-PIERSSENS, Tomislav PETROVIC, Frédéric LAPOSTOLLE
09:51 - 10:02 #39365 - CP07 Patients avec œdème aigu des poumons aux Urgences : apport du Pulmonary edema prognostic score.
CP07 Patients avec œdème aigu des poumons aux Urgences : apport du Pulmonary edema prognostic score.

Introduction : L’œdème aigu des poumons (OAP) d’origine cardiogénique représente une urgence diagnostique et thérapeutique, qui peut mettre en jeu le pronostic vital des patients à très court terme. Le pulmonary edema prognostic score (PEPS score) est un score clinico-biologique qui a été proposé pour prédire la mortalité précoce des patients avec OAP cardiogénique. L’objectif de notre étude était d’évaluer la valeur pronostique du PEPS chez les patients admis aux urgences pour prise en charge d’un OAP d’origine cardiogénique. Méthodes : Il s’agissait d’une étude prospective, descriptive et analytique, menée sur une période de 18 mois. Nous avons inclus tous les patients admis aux urgences pour prise en charge d’un OAP d’origine cardiogénique avec recueil des données épidémiocliniques, biologiques, et évolutives. Nous avons calculé le score PEPS de tous les patients à l’admission. Une analyse de la courbe ROC du PEPS a été effectuée. Résultats : Nous avons inclus 211 patients. L’âge moyen était de 72±10 ans. Le sexe ratio était de 1,06. Les principaux antécédents pathologiques des patients étaient : l’hypertension artérielle (73,5%), le diabète (48,6%), l’insuffisance coronaire (34,6%) et l’insuffisance cardiaque (30,8%). Cent-quatre-vingt-cinq patients (87,7%) représentaient en détresse respiratoire aigüe à l’admission. L’OAP était causé essentiellement par une poussée hypertensive (CS1) ou un évènement ischémique (CS4) dans respectivement 36,4 % et 31,8 % des cas. Concernant les items du score PEPS : 36,4% des patients présentaient un infarctus de myocarde, 22,3% avaient une fréquence cardiaque ≥ 115 bpm, 39,3% avaient une pression artérielle systolique ≤130 mmHg et 30% avaient un taux de globules blancs ≥ 11,500 mm³. La médiane du score PEPS calculé était de 1 [0-4]. Douze patients (5,7%) avaient un score PEPS≥3. La mortalité précoce aux urgences était de 11,4%. Un score PEPS ≥3 apparait comme un facteur prédictif de mortalité précoce aux urgences en analyse univariée (p<0,001, OR=13, IC95%=[6,79-28,4]). L’aire sous la courbe ROC du score PEPS était de 0,74 (p<0,01, IC95%=[0,64-0,85]). Conclusion : Le score PEPS est un score pronostique, facile à calculer aux urgences à partir de données clinico-biologiques qui permettrait de prédire la mortalité intra-hospitalière précoce des patients admis pour prise en charge d’un OAP cardiogénique.

Aucun
Wiem DEMNI, Wided BAHRIA, Youssef ZOUAGHI, Intissar BOUSSAID, Dorra ABDELHEDI, Khaireddine JEMAI (Tunis, Tunisie), Nour Elhouda NOUIRA
10:02 - 10:13 #39560 - CP08 Facteurs prédictifs de survenue de complications chez les patients admis pour une décompensation cardiaque mis sous ventilation en pression positive continue (CPAP).
CP08 Facteurs prédictifs de survenue de complications chez les patients admis pour une décompensation cardiaque mis sous ventilation en pression positive continue (CPAP).

Introduction Le recours à la ventilation en pression positive continue (CPAP) lors d'une décompensation cardiaque est une pratique courante. Ce support ventilatoire peut être associé à des complications pouvant être mineures liées principalement à l’interface ou plus importants liées à la pression et au débit. L’objectif de cette étude était d’identifier les facteurs prédictifs de survenue de complications chez les patients admis pour une décompensation cardiaque et mis sous CPAP. Méthodes Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique sur une période de deux ans. Nous avons inclus les patients admis pour une décompensation cardiaque nécessitant le recours au CPAP. Nous avons recueilli les paramètres épidémiologiques, cliniques et biologiques. Le critère de jugement principal était la survenue des complications sous CPAP (hypotension artérielle, érosion cutanée, sécheresse buccale, vomissements, épigastralgies et pneumothorax). Nous avons comparé deux groupes : patients présentant une complication sous CPAP (G1) versus patients n’ayant pas présenté de complication (G2). Nous avons mené une analyse univariée puis multivariée afin d’identifier les facteurs prédictifs de survenue de complications. Résultats Nous avons inclus 170 patients. L’âge moyen était de 68+/-12 ans et le genre-ratio à 1, 3. Les comorbidités les plus observées étaient : l’hypertension artérielle (68%), le diabète (52%), l’insuffisance coronarienne (33%),l’insuffisance cardiaque (28%), l’insuffisance rénale (22%), la fibrillation auriculaire (22%) et la broncho-pneumopathie chronique constrictive (20% des cas). La mortalité intra-hospitalière était de 3%. G1 comportait 118 patients (69%) et G2) comportait 52 patients (31%). Les complications étaient (%) : sècheresse buccale (46%), érosion cutanée (20%), vomissements (12%), hypotension artérielle (3%), épigastralgies (2%). Aucun cas de pneumothorax n’a été enregistré. L’analyse multivariée a identifié deux facteurs prédictifs de survenue de complications qui sont la BPCO et la présence de douleurs thoraciques (OR ajusté ; [IC 95%] ; p) : Pour la BPCO (0,667 ; [0,447-0,997] ; 0,048) et pour les douleurs thoraciques (2,116 ; [1,216-3,684] ; 0,008). Conclusion Les résultats de notre étude ont montré que l’apparition de complications chez les patients sous CPAP pour une décompensation cardiaque étaient fréquentes mais t non graves. Le terrain et la symptomatologie initiale conditionne l’apparition de ces complications.

Aucun
Ines CHERMITI (Ben Arous, Tunisie), Kamel JLALI, Youssef HMIDI, Raja FADHEL, Sana BELFKIH, Shayma HAMZA, Hanène GHAZALI, Sami SOUISSI
Salle 242A

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Session Interactive Médecins
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Coordonnateur : Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Rouen)
Où vous seront présentés les meilleurs articles de l'année en Médecine d'Urgence
08:45 - 10:15 Best-of des articles. Yonathan FREUND (PUPH) (Conférencier, Paris), Youri YORDANOV (Médecin) (Conférencier, Paris), François-Xavier DUCHATEAU (Médecin) (Conférencier, Paris)
Salle 251

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CLM01
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Communications Libres Médecins
Arrêt cardiaque
Arrêt cardio-respiratoire ACR

Modérateurs : Emmanuelle DEUTSCH (Cadre superieur de santé Cellule SSE -NRBCE ESRR 67) (Strasbourg), Charles Henri HOUZE-CERFON (Praticien hospitalier) (Toulouse)
08:45 - 08:57 #39020 - CP09 Pronostic neurologique des arrêts cardiaques dans les zones de montagne.
CP09 Pronostic neurologique des arrêts cardiaques dans les zones de montagne.

Introduction : Les zones de montagne représentent un défi majeur pour la chaîne de survie en cas d'arrêt cardiaque extra-hospitalier (ACEH). Dans cette étude, nous avons distingué les ACEH survenant sur les pistes de ski (Sur-P), avec des équipes de secouristes dédiées, et ceux survenant hors des pistes de ski (Hors-P), en dehors du domaine skiable. L’objectif de cette étude était de comparer les taux de survie avec un bon pronostic neurologique dans ces deux situations par rapport aux arrêts cardiaques survenant dans d’autres endroits (AE). Matériel et Méthode : Nous avons analysé les données, collectées de manière prospective du registre des arrêts cardiaques du Réseau Nord Alpin des Urgences (RENAU) de 2015 à 2021. Notre critère principal était la survie à 30 jours avec un score de 1 ou 2 sur l'échelle de catégorie de performance cérébrale (CPC). Une analyse multivariée a été réalisée afin d’ajuster nos résultats sur le sexe, l’âge, la réalisation d’un massage cardiaque par un témoin, le rythme initial, le temps entre l’appel et le premier choc délivré, la saison et l’étiologie de l’arrêt cardiaque. Résultats : Au total, 9 589 ACEH ont été inclus : 213 dans le groupe Sur-P, 141 dans le groupe Hors-P et 9 235 dans le groupe AE. L'étiologie cardiaque était plus fréquente pour les arrêts cardiaques Sur-P (Sur-P : 68,9 % vs Hors-P : 51,1 % vs AE : 66,7 %, p < 0,001), tandis que les arrêts cardiaques hors des pistes étaient plus souvent secondaires à une étiologie traumatique (Hors-P : 39,7 % vs Sur-P : 21,7 % vs AE : 7,7 %, p < 0,001). L'utilisation d'un défibrillateur automatisé externe avant l'arrivée des secouristes était plus faible hors des pistes par rapport au reste de la population (Sur-P : 15,2 % vs AE : 4,5 % vs Hors-P : 3,7 % ; p < 0,002). Dans l'analyse multivariée, un arrêt cardiaque survenant sur piste est un facteur positif de survie à 30 jours avec un bon pronostic neurologique (CPC 1 ou 2), retrouvant un odds-ratio ajusté de 1,96 (IC 95 % : 1,02–3,75 ; p = 0,04). Au contraire, les arrêts cardiaques hors des pistes de ski avaient un odds-ratio ajusté de 0,88 (IC 95 % : 0,28 – 2,72 ; p = 0,82). Conclusion : Les ACEH survenant sur les pistes de ski étaient associés à une amélioration de la survie avec un bon pronostic neurologique à 30 jours, tandis que les ACEH survenant en dehors des pistes de ski étaient associés à une diminution de la survie avec un bon pronostic neurologique.

Les auteurs n'ont aucun conflit d'intérêt à déclarer en lien avec cette étude.
Nicolas SEGOND (Grenoble), Damien VIGLINO, Hélène DUHEM, Céline VIGNERON, Cécile VALLOT, Dominique SAVARY, Alexandre BELLIER, Guillaume DEBATY
08:57 - 09:09 #39152 - CP10 Déterminants de la fuite vasculaire post arrêt cardiaque.
CP10 Déterminants de la fuite vasculaire post arrêt cardiaque.

Introduction: Il existe une fuite vasculaire majeure dans les suite d’un arrêt cardiaque récupéré (ACR), imposant le remplissage massif des patients les plus sévères, qu’on sait très délétère. Elle est liée au syndrome de réponse inflammatoire systémique (SIRS) induit par les lésions d’ischémie-reperfusion, mais ses déterminants restent mal caractérisés chez l’homme, et aucun traitement n’est disponible actuellement pour la contrôler. Lors d’une étude précédente, nous avons isolé par RNAseq 38 gènes exprimés par les monocytes circulants de patients présentant une fuite majeure post-ACR. Parmi eux, celui codant pour la “protéine P” (anonymisée du fait d'un brevet en cours de dépôt), est massivement surexprimé (x56) chez ces patients. Nous avons par ailleurs confirmé une forte association entre le taux circulant à l’admission de la Protéine-P et le remplissage reçu par les patients en post-ACR, dans une cohorte de validation de 52 patients. L’objectif de cette étude était de caractériser l’effet de la Protéine-P sur la fuite vasculaire post-ACR. Méthodes: Les effets de la Protéine-P recombinante ont été analysés dans un modèle d’ACR ressuscité chez la souris, comportant un no-flow et un low-flow de 8 minutes chacun. Résultats: In vivo, nous confirmons une fuite vasculaire importante dans tous les organes après la reprise d’une activité circulatoire spontanée (ROSC). L’injection de Protéine-P recombinante au début de la réanimation (après le no-flow) entraîne une réduction drastique de cette fuite, quantifiée par l’extravasation de traceurs fluorescents. En accord avec la réduction de l’oedème myocardique observé, la fonction myocardique des souris est fortement améliorée par l’injection de Protéine-P. Enfin, les souris ayant reçu la protéine présentent une survie nettement améliorée (40% vs. 0%, p<0.0001). Conclusions: Ces résultats démontrent que la Protéine-P, isolée à partir de prélèvements humains, est un régulateur majeur de la fuite vasculaire, et un traitement prometteur pour la contrôler en post-ACR.

Advisory board F4-Pharma, Findimmune, Lascco. Grant obtenu auprès du PHRC pour l'évaluation chez l'homme d'un inhibiteur spécifique de la fuite vasculaire en post arrêt cardiaque
Alexandre RUTAULT, Emmanuelle GUÉRIN, Iris MARANGON, Cyrielle DESNOS, Alain COMBES, Pierre-Louis THARAUX, Stéphane GERMAIN, Nicolas BRÉCHOT (Paris)
09:09 - 09:21 #39158 - CP11 Bilan à un an de la mise en place des citoyens de choc équipés de défibrillateurs semi-automatiques personnels pour optimiser la prise en charge des arrêts cardiorespiratoires extrahospitaliers.
CP11 Bilan à un an de la mise en place des citoyens de choc équipés de défibrillateurs semi-automatiques personnels pour optimiser la prise en charge des arrêts cardiorespiratoires extrahospitaliers.

Introduction : La défibrillation précoce au cours de l’arrêt cardiaque (ACR) extra-hospitalier est un déterminant majeur de sa survie. Sa réalisation dans les 3 à 5 premières minutes permettrait l’obtention d’un taux de survie jusqu’à 70%. Afin d’optimiser ces délais il est primordial que cette défibrillation soit réalisée par des sauveteurs entraînés. Elle est aujourd’hui insuffisamment réalisée. C’est pourquoi nous avons mis en place en mai 2022 des “citoyens de choc”, équipés d’un défibrillateur semi-automatique (DSA) portable et formés à leurs utilisations. Nous faisons désormais le bilan de ce dispositif à un an. Matériels et Méthodes : Un partenariat entre la ville d’Angers, l’application smartphone SAUVLife et le CHU d’Angers a permis d’équiper des citoyens sauveteurs de leurs propres DSA. En cas d’ACR à Angers et dans un rayon de 1 km autour du citoyen de choc, ceux-ci étaient déclenchés par le SAMU. Notre étude observationnelle rétrospective évalue le taux d’apport de DSA sur les lieux de l’ACR et leur utilisation. Résultats : 50 citoyens de choc ont été formé et déployé à Angers. De mai 2022 à mai 2023, 88 ACR sont survenus à Angers (56,4/100,000 habitants). Pour 40 ACR (40/88, 45%), aucun citoyen sauveteur n’a pu être déployé, avec la réalisation d’une réanimation cardiopulmonaire de base par des témoins pour 21 d’entre eux (21/40, 52%), incluant une seule utilisation de DSA (1/40, 2,5%). Les 48 autres ACR bénéficièrent de l’envoi d’au moins un citoyen sauveteur. Pour 9 d’entre eux un citoyen de choc fut déclenché, avec la pose de 6 DSA (6/9, 66,7%). Trois récupérations d’une activité circulatoire spontanée (RACS) furent constatées (3/9, 33%). Pour les 39 autres ACR avec envoi de citoyens sauveteurs sans DSA, 5 DSA (5/39, 12,8%) furent posés. A noter qu’un citoyen de choc a également été déclenché en dehors d’Angers, permettant l’utilisation de son DSA et une RACS. Discussion : Le faible nombre d’ACR et la grande variété de leurs étiologies rendent impossible l’établissement d’un lien de cause à effet entre le déploiement de citoyens de choc et le taux de RACS. Cependant, nous savons que les rythmes choquables sont fortement associés à de meilleurs taux de survie. Nous sommes donc satisfaits que notre système de citoyens de choc permette une utilisation plus fréquente des DSA. Conclusion : le déploiement de citoyens de choc permet un apport plus fréquent des DSA sur le lieu de l’ACR et permet une optimisation conséquente des chances de RACS.

aucun
Emma SOKPOH (Angers), Dominique SAVARY, Delphine DOUILLET, François MORIN
09:21 - 09:33 #39226 - CP12 Evaluation de la filière "Extra Corporeal Life Support " : une étude rétrospective au SAMU 76A (2014-2022).
CP12 Evaluation de la filière "Extra Corporeal Life Support " : une étude rétrospective au SAMU 76A (2014-2022).

Introduction. L’Extra Corporeal Life Support (ECLS) est une assistance circulatoire employée dans l’arrêt cardiaque. En 2014, une filière a été créée au SAMU 76A afin prendre en charge les patients éligibles à une l'ECLS selon les critères suivants : un âge inférieur à 65 ans, une absence de comorbidité, un no flow < 5 minutes, un rythme choquable ou des signes de réveil pendant la réanimation, une Etco2 > 10 mmHg et un low flow inférieur à 60 minutes. L'objectif de cette étude était d'analyser les facteurs influençant l’éligibilité et l’inclusion dans cette filière. Méthode. Étude rétrospective monocentrique réalisée au SAMU 76A incluant la totalité des patients de moins de 65 ans pris en charge en SMUR pour un arrêt cardiaque non traumatique entre juillet 2014 et juillet 2022. Les morts inattendues du nourrisson étaient exclues. Les données étaient recueillies à partir du Registre Électronique des Arrêts Cardiaques (RéAc) un registre national permettant un retour d’analyse de données de chaque SMUR participant. L’éligibilité, l'inclusion et le suivi des patients de la filière ECLS étaient étudiées avec une analyse descriptive. Une analyse comparative (test du khi2) a été réalisée entre les patients éligibles et les patients inclus dans la filière ECLS. Résultats. Entre le 1er juillet 2014 et le 1er juillet 2022, 3048 arrêts cardiaques non traumatiques ont été recensés et 979 (32%) concernaient des patients de moins de 65 ans. On comptait 51 patients (5%) entrant dans la filière ECLS. Parmi eux, 40 (78%) ont finalement été canulés tandis que 11 (22%) ont été récusés. Dans la filière ECLS, 33 (3%) patients étaient éligibles mais non inclus. Les patients canulés étaient plus jeunes (44,3 vs 15,5 ans vs 52,3 vs10,9 ans, p=0,01) et moins pris en charge sur le temps de garde (45,0 vs 75,7%, p=0,001) que les patients éligibles à l’ECLS mais non inclus dans la filière. Il n’était pas mis en évidence de différence entre les deux groupes en termes de no flow, de rythme initial, de nombre de chocs délivrés, et d’EtCO2. Parmi les 40 patients canulés, 33 (82,5%) ont survécu à 24h, 5 (12,5%) sont sortis vivant de réanimation et 4 (10%) ont survécu sans séquelle neurologique (score CPC 1 ou 2). Conclusion. L'évaluation de la filière ECLS du SAMU 76A retrouve des patients plus jeunes, essentiellement inclus en dehors des périodes de gardes, ouvrant des pistes d’amélioration concernant la prise en charge et l’inclusion des patients éligibles à une ECLS.

aucun
Alexandre JARDEL (Rouen), Alix DELAMARE, Mélanie ROUSSEL, Luc-Marie JOLY, Gerald SEJOURNE, Zoe DEMAILLY, Cedric DAMM, Christelle DAGRON
09:33 - 09:45 #39322 - CP13 Déterminants des délais d’arrivée des équipes SMUR dans l’arrêt cardiaque extrahospitalier et associations pronostiques : de fortes inégalités territoriales d’accès aux soins urgents. Étude de cohorte rétrospective nationale.
CP13 Déterminants des délais d’arrivée des équipes SMUR dans l’arrêt cardiaque extrahospitalier et associations pronostiques : de fortes inégalités territoriales d’accès aux soins urgents. Étude de cohorte rétrospective nationale.

Introduction : Le délai d’arrivée des équipes de secours est un facteur pronostique dans l’arrêt cardiaque extrahospitalier (ACEH). Ses déterminants combinent des variables géographiques (milieu urbain, rural, isolé, immeubles de grande hauteur, zones complexes) et socioéconomiques. Cependant, l’interaction entre ces deux dimensions reste mal explorée. L’objectif de ce travail était de décrire et analyser les associations entre déterminants géographiques et socioéconomiques. Méthodes : Etude de cohorte rétrospective, multicentrique, nationale, tirée du registre national des arrêts cardiaques en France (RéAC). Étaient inclus les ACEH non traumatiques de l’adulte (≥ 18 ans) recensés entre 2011 et 2019. L’adresse d’intervention était rapportée à une catégorie d’îlot regroupé pour l’information statistique (IRIS ; urbain vs. rural) ainsi qu’à un quintile du score Français de défavorisation socioéconomique (French-EDI, Q1 : moins défavorisé, Q5 : plus défavorisé). Après analyses descriptives, les associations entre le délai d’arrivée du SMUR, le type de d’IRIS, et l’EDI des lieux d’intervention étaient modélisées par des modèles mixtes multiniveaux de régressions linéaires uni puis multivariées. Résultats : Au total, 76 493 patients étaient inclus, d’âge médian 71 ans (écart interquartile, [59 ;82]). La majorité des patients étaient de sexe masculin (49 680, 65%) et en milieu urbain (52 542, 86%). Après analyses multivariées, il existait un gradient d’allongement des délais SMUR entre milieu urbain favorisé (Q1) et rural défavorisé (Q5). Le délai d’arrivée du SMUR s’allongeait de 7.57 minutes (IC95% 5.66 à 9.48, p<0.001) pour les arrêts cardiaques en zone rurale et défavorisée (RURAL-ED5), était raccourci de -4.99 minutes (IC95% -5.71 à -4.27, p<0.001) pour les arrêts cardiaques en zone urbaine et favorisée (URBAIN-EDI1), et était également raccourci de -6.23 minutes (-6.89 à -5.57, p<0.001) pour les arrêts cardiaques en zone urbaine et défavorisée (URBAIN-ED5). Conclusion : Les délais d’arrivée des SMUR étaient plus longs en zone rurale qu’en zone urbaine en France, avec une interaction forte avec le niveau socio-économique des lieux d’intervention.

Aucun
Fadi Hillary MINKA (PARIS), Etienne AUDUREAU, Sally Oceane MINKA, Valentine CANON, Herve HUBERT, Patrick PLAISANCE, Anthony CHAUVIN, Heidet MATTHIEU
09:45 - 09:57 #39333 - CP14 Détection des patients en mort évidente par la régulation médicale.
CP14 Détection des patients en mort évidente par la régulation médicale.

Introduction: Dans un système préhospitalier aux ressources limitées, il est nécessaire d'optimiser au mieux l'utilisation des moyens à disposition. La capacité de la régulation d'identifier les situations pour lesquelles une réanimation est futile permet une gestion plus efficiente des ressources. L'objectif de cette étude est de mesurer la performance de la régulation pour détecter les morts évidentes. Méthode: Etude rétrospective, monocentrique, sur 18 mois. Lors d'une suspicion d'un arrêt cardiaque récent, une ambulance avec médicalisation doit être engagée. En cas de doute sur la présence d'une mort évidente, la régulation peut engager une ambulance seule avec signaux prioritaires pour « une levée de doute ». Devant des signes de mort évidente (corps froid dans un environnement tempéré ou rigidité des membres ou lividités spontanément décrites par le témoin), la régulation peut envoyer un médecin de garde, voire une ambulance sans signaux prioritaires si un soutien est nécessaire pour les témoins. Tous les appels classifiés comme « suspicion d’arrêt cardiaque » par la régulation ont été inclus. Ces appels comprennent les patients inconscients et en apnée, ainsi que les suspicions de mort évidente. Ils ont été réécoutés et analysés via une grille de lecture de 44 variables par des infirmières de recherche. Résultats : 1004 appels ont été inclus. La régulation a recherché activement des signes de mort évidente dans 20.9% de ces appels. Dans 89 (8.9%) des situations, des moyens non-urgents ont été envoyés. 9 patients ont néanmoins bénéficié de manœuvres de réanimation, 5 en raison d’information erronées de la part de l’appelant et dans 4 situations la réanimation a rapidement été interrompue sur site. Dans les 915 autres situations (81.1%) des moyens prioritaires ont été engagés dont 255 situations pour lesquelles les secours sur site n’ont pas débuté de réanimation. La détection de la mort évidente par la régulation était de 23.9%, elle augmente à 33.1% lorsque des signes cliniques de mort évidente sont activement recherchés. La sensibilité pour détecter les arrêts cardiaques nécessitant une réanimation s’est élevée elle à 98.7%. Conclusion : La détection des arrêts cardiaque nécessitant l’engagement de moyens prioritaires est performante. Une recherche plus systématique des signes de mort évidente au téléphone permettrait d’améliorer l’efficience du système en diminuant l’engagement de moyens non nécessaires.

aucun
Fabrice DAMI (LAUSANNE, Suisse), Loïc JASPARD
09:57 - 10:09 #39395 - CP15 Quel témoin d’un arrêt cardiaque permet d’augmenter la survie ?
CP15 Quel témoin d’un arrêt cardiaque permet d’augmenter la survie ?

introduction : L’intervention rapide des témoins d’un arrêt cardiaque extrahospitalier (ACEH) permettent d’améliorer la survie. L'objectif de notre étude est de déterminer était de déterminer si le type de relation entre le témoin et la victime était associée à la survie après un ACEH. Materiel et méthodes : Etude réalisée sur le RéAC entre 2011 et 2023. Nous avons inclus les patients pour lesquels un témoin était présent et pour lesquels une réanimation par le SMUR avait été initiée. Les témoins ont été catégorisés comme des membres de la famille, d'autres témoins non secouristes, des secouristes professionnels en dehors de leur service ou des professionnels de santé en dehors de leur service. Le critère de jugement principal était la survie à 30 jours avec un résultat neurologique favorable (catégorie de performance cérébrale 1 ou 2). Résultats : Parmi les 89 861 cas d'ACEH analysés, les membres de la famille constituaient le groupe le plus important de témoins (69,2 %). Par rapport aux témoins non membres de la famille, le statut de témoin familial était associé à un taux de déclenchement de la RCP plus faible, à un temps de non-écoulement plus long et à des taux de survie à 30 jours plus faibles. Plus précisément, les cas d'ACEH avec des témoins non membres de la famille avaient 1,3 fois plus de chance de survivre 30 jours après l’ACEH avec un CPC 1 ou 2 que les cas avec des témoins membres de la famille. Le statut de témoin médicalement formé (secouristes professionnels et professionnels de la santé qui ne sont pas en service) était associé à des taux plus élevés d'initiation à la RCP et de survie à 30 jours, par rapport aux profanes non formés. Conclusions : La survie après un ACEH semble être associée au type de témoin. Bien que les membres de la famille soient les témoins les plus fréquents, ils sont moins susceptibles de commencer la RCP et de voir la victime de l'ACEH survivre. Les efforts visant à augmenter le taux de survie après un ACEH devraient inclure des interventions ciblées (telles que des programmes d'éducation et de formation du public) qui soulignent l'importance d'une RCP précoce et de l'utilisation d'un défibrillateur par les membres de la famille.

aucun
Hizia BENKERROU (Lille), Martin LAFRANCE, Ramy AZZOUZ, Matthieu HEIDET, Morgan RECHER, Marguerite LOCKHART, Hervé HUBERT, Valentine CANON
Salle 252A

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ATW01
08:45 - 10:15

Atelier Médecins - Echographie
Douleur abdominale (la vésicule, les voie biliaires, l'intestin - grêle et colon - et l'appendice). Expérience requise
Ultrasonographie - Echographie

Coordonnateur : Philippe PÈS (Coordonnateur, Nantes)
Conférenciers : Idriss ARNAUDET (Médecin) (Conférencier, Nantes), Quentin LE BASTARD (Praticien hospitalier universitaire) (Conférencier, Nantes), Philippe LE CONTE (PU-PH) (Conférencier, Nantes), Claire MORDANT (Urgentiste) (Conférencier, Marseille), Tomislav PETROVIC (PHTP) (Conférencier, Bobigny), Philippe PÈS (médecin) (Conférencier, Nantes)
Vous êtes aguerri en échographie abdominale aux Urgences, mais vous en voulez encore plus ? Ne manquez pas cet atelier passionnant et interactif pour perfectionner vos compétences en matière de diagnostic et de traitement des douleurs abdominales. En plus des classiques comme la vésicule biliaire et les reins, découvrez comment utiliser l'échographie pour détecter les occlusions et les inflammations là où ça fait mal. Avec notre équipe de passionnés, apprenez des applications complètement disruptives qui vous permettront d'éliminer certains gestes inutiles, tels que la recherche d'un fécalome ou le contrôle de la SNG grâce à l'échographie. Nous vous guiderons à travers des démonstrations pratiques et des astuces pour maîtriser chaque coupe et leurs critères de qualité. Ne ratez pas cette opportunité pour devenir un pro de l'échographie clinique dans les douleurs abdominales ! Réservez votre place dès maintenant pour atteindre de nouveaux sommets dans votre pratique clinique !
Salle 252B

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ATW02
08:45 - 10:15

Atelier Médecins - Echographie
Echocardiographie avancée (Doppler, mesures, débit, volémie, etc.). Expérience requise
Ultrasonographie - Echographie

Coordonnateur : Philippe PÈS (Coordonnateur, Nantes)
Conférenciers : Christophe BERRANGER (Urgentiste) (Conférencier, Nantes), Thibaut MARKARIAN (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Marseille), Laurent MULLER (Praticien Hospitalier, Professeur Associé, Chef de service réanimations et surveillance continue) (Conférencier, Nîmes), Mathieu OBERLIN (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Selestat), Severin THIEBERGIEN (Conférencier, Nantes), Arnaud VANDENESCH (Médecin urgentiste) (Conférencier, Saint-Jean de Luz)
Appréhender l'hemodynamique d'un patient critique grâce à l'échographie en 2h, c'est possible ? Venez le constater de vous-même lors de l' atelier encadré par nos experts. ITV sous-Aortique, profil mitral, Doppler tissulaire et surtout...la VEINE CAVE n auront plus de secret pour vous...
Salle 253

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AMS09
08:45 - 10:15

Atelier Médico-Soignants
Limitation des thérapeutiques en urgences (SMUR, urgences) chez l’adulte
Ethique, Médico-légal

Coordonnateur : Anne-Laure FERAL-PIERSSENS (Coordonnateur, Bobigny)
Conférenciers : Mélisande BENSOUSSAN (Médecin) (Conférencier, Bobigny), Anne-Laure FERAL-PIERSSENS (Emergency Physician) (Conférencier, Bobigny)
Présentation au travers de cas cliniques des spécificités des situations de limitation des thérapeutiques en urgences (pré hospitalier et intra hospitalier) chez l’adulte :
- Cadre règlementaire
- Modalités de la prise de décision
- Communication avec les proches
- Elaboration et mise en pratique du projet de soins
Salle 342B

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AMS-ARM 35
08:45 - 10:15

Atelier Médico-Soignants & ARM
Simulateur de régulations médicales au SAMU concernant des adultes
Recherche, Régulation, ARM

Coordonnateur : Igor OUSS (Coordonnateur, Bondy)
Conférenciers : Stéphane DELFINI (Assistant de Régulation Médicale) (Conférencier, Toulouse), Igor OUSS (Médecin Urgentiste) (Conférencier, Bondy)
Objectif général :
Tester ses compétences en régulation en gérant des appels simulés.
Ces appels sont créés en temps réel à partir de choix multiples formulés par les participants.
Objectifs pédagogiques :
Intégrer les aspects sémiologiques présentés par le patient et les paramètres relationnels de l’appelant afin de prendre de façon la plus performante la meilleure décision en régulation.
Méthode pédagogique :
L'atelier sera conduit à partir de simulations d'appels par un acteur, simulations créées extemporanément. Les critères de construction du cas médical seront choisis par les participants selon trois entrées : niveau de difficulté, domaine médical, profil relationnel de l’interlocuteur.
Les appels seront pris en charge par des auditeurs, séquencés, argumentés par le groupe. Enfin les experts théoriseront les aspects de communication interpersonnelle et en parallèle les items sémiologiques et les critères de décision.
Salle 343

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TRMS02
08:45 - 10:15

Table Ronde Médico-Soignants
Les enjeux de la communication
Aide Soignant, Ambulanciers, ARM, Communication, Infirmier, Médecin

Modérateurs : Florence BONNET (Cadre supérieure de santé) (Blois), Beatrice CLARE (ARM) (Tulle)
Coordonnateur : Florence BONNET (Coordonnateur, Blois)
La communication, un élément clé de notre quotidien. Venez échanger sur ses enjeux et différentes stratégies.
08:45 - 09:00 Stratégies efficaces dans la communication en régulation. Eric PERRET (ARM) (Conférencier, Annecy), Nicolas LUCET (PH médecine urgence) (Conférencier, Annecy)
09:00 - 09:15 Stratégies efficaces dans la communication en pré-hospitalier. Jonathan POISSONNIER (Ambulancier/ aide soignant) (Conférencier, Roubaix), Christelle HILAIRE (Chef de projet Scientifique) (Conférencier, ST DENIS)
09:15 - 09:30 Stratégies efficaces dans la communication en IOA. Olivier PICOT (IDE) (Conférencier, Paris)
09:30 - 09:45 Le regard de l'experte. Louise ROBERT (Docteur en Sciences du Langage) (Conférencier, Montpellier)
09:45 - 10:15 Débat.
Salle 351

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AMS22 A
08:45 - 10:15

Atelier Médico-Soignants
Drainage thoracique et alternatives
Pneumologie, Ventilation

Coordonnateur : Thibaut DESMETTRE (Coordonnateur, Genève, Suisse)
Conférenciers : Thibaut DESMETTRE (médecin) (Conférencier, Genève, Suisse), Sabrina GARNIER KEPKA (Praticien hospitalier) (Conférencier, Strasbourg), Frédéric ROUYER (Médecin responsable d'unité) (Conférencier, Genève, Suisse)
Rappel des principales indications, contre-indications, et complications du drainage thoracique en urgence pré-hospitalière et hospitalière. Présentation des techniques de drainage thoracique standard chirurgical, et des alternatives de drainage moins invasives, des matériels et techniques d’exsufflation/ponction, sous la forme de 3 mini stations avec pratique sur mannequin.
Salle 352A

"Mercredi 05 juin"

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AS32
08:45 - 10:15

Atelier Soignants
Quand la crise est là, l'ado n'est plus là ! Prise en charge de l'adolescent en crise, au centre 15 et au SAU
Thérapeutique, Triage, Pédiatrie

Coordonnateur : Eric PERRET (Coordonnateur, Annecy)
Conférencier : Laure ROUGEGREZ (Psychiatre) (Conférencier, Lille)
Connaitre la sémiologie des états de crise à la préadolescence et à l’adolescence.
Compréhension et évaluation des différences cliniques concernant une crise émotionnelle, une conduite compulsive et une crise suicidaire.
Connaître les différentes réactions de l’entourage, de la famille, afin d’optimiser l’aide à apporter.
-Acquérir une méthode d’entretien pendant le moment de crise aigüe, afin d’établir un lien accueillant et constructif avec l’adolescent en crise
-Développer des aptitudes pour la gestion et la prise de décision optimale en régulation et au SAU
-Approche des recommandations et du cadre légal, en cas de survenue de la crise en institution ou en foyer
-Savoir trier : le TRI ARM en régulation, et le TRI IOA au SAU
Salle 353
09:15

"Mercredi 05 juin"

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CM14
09:15 - 10:15

Conférence Médecins - Pour / Contre
Scoop and run vs stay and treat dans l'AC, les systèmes sont-ils si différents ?
Arrêt cardio-respiratoire ACR, Organisation SAMU/SMUR

Modérateurs : Pierre CARLI (Pr Emérite) (Paris), Alice HUTIN (PH) (Paris)
Coordonnateur : Alice HUTIN (Coordonnateur, Paris)
On oppose souvent les systèmes préhospitaliers mais en pratique sont-ils si différents lors de la prise en charge d'un arrêt cardiaque extra-hospitalier?
09:15 - 09:45 Scoop and run. Lionel LAMHAUT (Responsable d'unité) (Conférencier, Paris)
09:45 - 10:15 Stay and treat. Guillaume DEBATY (Chef de service du SAMU de l’Isère) (Conférencier, Grenoble)
Amphi Havane

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TRMS05
09:15 - 10:15

Table Ronde Médico-Soignants
Débat sur les enjeux, modalités de mise en œuvre et avancement du SAS
Organisation SAMU/SMUR, Régulation

Modérateurs : Olivier MIMOZ (PU-PH) (Poitiers), Ludovic RADOU (MANAGER EN SANTE) (Angers)
Coordonnateur : Xavier BOBBIA (Coordonnateur, Montpellier)
Cette session rappellera l’origine du SAS et ses enjeux en matière de santé publique, vous pourrez y découvrir les étapes de sa mise en place et connaitre la mission d’accompagnement à la généralisation du SAS et son retour d’expertise.
09:15 - 09:35 Genèse du SAS : création du rapport initial et aspects politiques. Thomas MESNIER (Chef de Pôle) (Conférencier, Bordeaux)
09:35 - 09:55 RETEX Bordelais. Catherine PRADEAU (MEDECIN) (Conférencier, Bordeaux)
09:55 - 10:15 Retour sur la mission d’accompagnement à la Généralisation du SAS. Yann PENVERNE (Praticien hospitalier) (Conférencier, Nantes)
Salle 242B

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SIMS03
09:15 - 10:15

Session Interactive Médico-Soignants
Scores en Médecine d'Urgence : lesquels utiliser ? Lequels oublier ?
Triage

Coordonnateur : Pierre-Clément THIEBAUD (Coordonnateur, Paris)
Où l'on discutera des scores à utiliser (ou pas) en Médecine d'Urgence...
09:15 - 10:15 Scores en médecine d'urgence : lesquels utiliser ? Lequels oublier ? Thomas MOUMNEH (Assistant Professor) (Conférencier, Tours)
Salle 243

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SI14
09:15 - 10:15

Session Interactive Médecins
Ces médicaments de l'urgence : comment fonctionnent-ils ?
Jeunes, Toxicologie

Coordonnateur : Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Rouen)
Venez tester vos connaissances en pharamcologie sur les médicaments que vous utilisez au quotidien
09:15 - 10:15 Ces médicaments de l'urgence : comment fonctionnent-ils ? Frédéric LAPOSTOLLE (PU-PH) (Conférencier, Bobigny)
Salle 342A

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CM07
09:15 - 10:15

Conférence Médecins
Urgences ORL
Evaluation Services d'Urgences, Infectiologie - Sepsis, Jeunes, Neurologie

Modérateurs : Alix DELAMARE FAUVEL (Chef de Clinique Assistant) (Rouen), Gael GHENO (Chef de service) (Annecy)
Coordonnateur : Xavier COMBES (Coordonnateur, Bordeaux)
Les pathologies ORL sont très fréquentes aux Urgences.
Vous verrez comment différencier un vertige et une paralysie faciale périphérique d'une affection neurologique centrale.
Epistaxis, ça saigne encore malgré le tamponnement antérieur, que faire.... Angine, inciser ou simplement des antibiotiques ....
09:15 - 09:30 Vertiges aux Urgences. Elena-Laura LEMAITRE (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Strasbourg)
09:30 - 09:45 Epistaxis. Ines CHERMITI (Assistant Professor) (Conférencier, Ben Arous, Tunisie)
09:45 - 10:00 Phlegmon et angines. Anna CRAMBERT (praticien hospitalier) (Conférencier, Clamart)
10:00 - 10:15 Paralysie faciale périphérique. Amaury GOSSIOME (PHC) (Conférencier, Lyon)
Salle Maillot
10:15

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CDIM
10:15 - 10:45

Conférence de l'industrie MACSF
Fonctionnement en mode dégradé aux urgences : quelle responsabilité pour l’urgentiste ?

10:15 - 10:45 Urgences surchargées, orientation des patients, organisation dégradée, manque de moyens … autant de situations à risque médico-légal. Marie DUPUY (Praticien Hospitalier Contractuel) (Conférencier, Clermont-Ferrand), Angélique WENGER (Avocat) (Conférencier, Paris), Thierry HOUSELSTEIN (directeur médical) (Conférencier, La Défense)
Salle 251
10:20

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URGMEET01
10:20 - 10:40

UrgencesMeet
Board QVT - Place de la QVT dans notre travail
UrgencesMeet

Coordonnateur : Jean-Baptiste MAGNIN (Coordonnateur, Brest)
Conférenciers : Jean-Baptiste MAGNIN (Ambulancier SMUR) (Conférencier, Brest), Ludovic RADOU (MANAGER EN SANTE) (Conférencier, Angers)
Espace Networking

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URGMEET12
10:20 - 10:30

UrgencesMeet
Groupe Cochrane - Les récentes méta-analyses Cochrane qui changent la pratique
UrgencesMeet

Coordonnateur : Patricia JABRE (Coordonnateur, Paris)
Conférenciers : Yannick AUFFRET (Médecin) (Conférencier, Brest), Patricia JABRE (PH) (Conférencier, Paris), Mathieu OBERLIN (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Selestat)
Espace Urgences Démo
10:30

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URGMEET13
10:30 - 10:40

UrgencesMeet
Commission RISSQ - Les travaux de la Commission RISSQ
UrgencesMeet

Coordonnateur : Ludovic RADOU (Coordonnateur, Angers)
Conférenciers : Catherine CAPLETTE (PH) (Conférencier, Angers), Ludovic RADOU (MANAGER EN SANTE) (Conférencier, Angers)
Espace Urgences Démo
10:40

"Mercredi 05 juin"

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URGMEET02
10:40 - 11:00

UrgencesMeet
Groupe Cochrane - Les récentes méta-analyses Cochrane qui changent la pratique
UrgencesMeet

Coordonnateur : Patricia JABRE (Coordonnateur, Paris)
Conférencier : Patricia JABRE (PH) (Conférencier, Paris)
Espace Networking

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URGMEET24
10:40 - 10:50

UrgencesMeet
Board Innovation : objectifs et missions
UrgencesMeet

Coordonnateur : Mathieu VIOLEAU (Coordonnateur, Niort)
Conférencier : Mathieu VIOLEAU (Medecin) (Conférencier, Niort)
Espace Urgences Démo
11:00

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CE05
11:00 - 12:30

Conférence Exceptionnelle
Peut-on bien manger dans l’urgence ?
Environnement, Profession - Métier

Modérateurs : Magali GUERIN (Paramed) (Niort), Pierre-Clément THIEBAUD (Praticien Hospitalier) (Paris)
Coordonnateur : Pierre-Clément THIEBAUD (Coordonnateur, Paris)
Super Modérateur : Paul-Henri AUBOIROUX (Praticien Hospitalier) (Super Modérateur, Toulouse)
Engagé pour une alimentation alliant plaisir et santé et considérant le repas comme un moment holistique, le Chef étoilé Thierry Marx nous fait l'honneur de venir nous expliquer si et comment l'on peut bien manger dans l’urgence
11:00 - 12:30 Peut-on bien manger dans l’urgence ? Thierry MARX (Chef étoilé) (Conférencier, Paris)
Amphi Bleu

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CM20
11:00 - 12:00

Conférence Médecins
Scores, biomarqueurs ou clinique : mon cœur balance
Marqueurs biologiques - Biomarqueurs, Monitorage

Modérateurs : Pierre HAUSFATER (Chef de service) (Paris), Mathias WARGON (Chef de Service) (Saint-Denis)
Coordonnateur : Céline OCCELLI (Coordonnateur, Nice)
Examen clinique, utilisation de scores ou de biomarqueurs ... venez discuter des outils les plus pertinents dans le diagnostic ou l'évaluation pronostic de ces pathologies
11:00 - 11:15 Dans le sepsis. Yonathan FREUND (PUPH) (Conférencier, Paris)
11:15 - 11:30 Dans la douleur thoracique. Thomas MOUMNEH (Assistant Professor) (Conférencier, Tours)
11:30 - 11:45 Dans la dyspnée aiguë. Frédéric BALEN (Médecin) (Conférencier, Toulouse)
11:45 - 12:00 Dans l'état de choc. Céline OCCELLI (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Nice)
Amphi Havane

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CM13
11:00 - 12:30

Conférence Médecins
Le médico-légal : c'est quoi, c'est qui ?
Médecin, Médico-légal, Organisation Services d'Urgences, Profession - Métier, Psychologue

Modérateurs : Jean Marie BONNEC (Praticien Hospitalier) (Narbonne), Papa GUEYE (Directeur Médical) (Fort de France, Martinique)
Coordonnateur : Matthieu HEIDET (Coordonnateur, Créteil)
Ça fait peur, c'est chronophage ou c'est obscur... C'est pourtant simple à la lumière de l'expertise de nos intervenants, qui nous aideront à mieux appréhender les démarches médico-légales en intra ou en extrahospitalier, et qui nous éclaireront sur les filières multidisciplinaires aux frontières de la médecine, de la psychologie, de la justice et de la sécurité.
11:00 - 11:22 Les urgences médico-judiciaires : j'en attends quoi ? Laurène DUFAYET (Médecin légiste) (Conférencier, Paris)
11:22 - 11:44 Certificats initiaux, garde à vue, non-admission : je fais quoi, je mets combien d'ITT ? Didier HONNART (MEDECIN) (Conférencier, Dijon)
11:44 - 12:06 Les violences conjugales : quelles filières ? Pierre-Alexis RAYNAL (CDS SAU) (Conférencier, Paris)
12:06 - 12:28 Dois-je mettre un obstacle médicolégal ? Pauline SAINT MARTIN (PUPH, chef de service) (Conférencier, Tours)
Salle 241

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CLM12
11:00 - 12:30

Communications Libres Médecins
Régulation
Régulation

Modérateurs : Nicolas JUZAN (medecin) (Paris), Eric TENTILLIER (directeur médical du CFARM) (Bordeaux)
11:00 - 11:11 #39086 - CP16 Évaluation du raisonnement clinique et de la prise de décision en régulation médicale : élaboration de tests de concordance de script audios pour les internes de médecine d’urgence.
CP16 Évaluation du raisonnement clinique et de la prise de décision en régulation médicale : élaboration de tests de concordance de script audios pour les internes de médecine d’urgence.

Introduction : Par la reconnaissance parfois difficile, d’indices permettant de catégoriser des situations très variables, la formation à la régulation médicale est un défi. En explorant le raisonnement clinique en situation d’incertitude, les tests de concordance de script (TCS) pourraient être un mode d’évaluation pertinent de la formation des internes de médecine d’urgence à la régulation. L’objectif de l’étude était de créer et de tester un outil d’évaluation par TCS issus d’enregistrements de régulations médicales (DRM) authentiques. Matériels et Méthodes : Les critères de sélection des enregistrements de régulation étaient : langue française ; discours intelligible ; situation présentant un caractère d’incertitude. Les critères d’exclusion étaient : enregistrement incomplet ou de mauvaise qualité, situation déjà traitée. Les enregistrements ont été découpés et assemblés afin de respecter une durée maximale de 45 secondes pour la vignette clinique et 15 secondes pour l’information supplémentaire. Les TCS créés ont été présentés à un panel de 26 experts régulateurs de 10 ans d’expérience exerçant au SAMU d’Amiens, Lille ou Rouen. Les questions ont ensuite été administrées en ligne à 109 participants internes, docteurs juniors ou séniors de médecine d’urgence. La validité du test était évaluée par le calcul du coefficient alpha de Cronbach, et la performance des questions évaluée par une analyse de variance à un facteur (ANOVA) et de corrélation des réponses des experts. Résultats : Sur 1214 DRM, 80 ont été choisis pour leurs intérêts thématiques.15 DRM ont été retenus et déclinés en TCS. 16 experts et 61 participants ont répondu aux 45 items en 32 min en moyenne pour un score moyen de 67,8/100. Le coefficient alpha de Cronbach de 0,48 est inférieur au seuil de 0,8 requis. La variance des réponses d’experts était faible (<0,5) pour 10 items, moyenne ou élevée pour 17 ou 18 items. La corrélation était élevée (>0,15) pour 30 items, moyenne ou mauvaise pour 16 items. Conclusion : Bien que la validité du test n’atteigne pas les seuils pour une utilisation certificative, les résultats encouragent à utiliser le test dans un cadre formatif et à poursuivre le développement de TCS de régulation médicale au moyen d’enregistrements authentiques.

Aucun
Mathilde MARIEL (Rouen), Louis SIBERT, Mathieu BEN HADDOUR, Luc-Marie JOLY, Cédric DAMM, Gérald SÉJOURNÉ
11:11 - 11:22 #39113 - CP17 Impact d'un protocole de conseils avec envoi d'un SMS en régulation médicale pour les fièvres non graves de l'enfant.
CP17 Impact d'un protocole de conseils avec envoi d'un SMS en régulation médicale pour les fièvres non graves de l'enfant.

Introduction : Notre étude souhaitait déterminer si l’utilisation d’un protocole de conseils standardisés au SAMU-Centre 15 pour les fièvres bénignes de l’enfant, avec envoi aux appelants d’un SMS de conseils, permettait une diminution du nombre de consultations non nécessaires aux urgences ou dans le secteur libéral, une diminution du taux de rappel au Centre 15, et avait un impact sur la compréhension des conseils et la satisfaction des appelants. Méthodes : Enquête de pratique, observationnelle prospective monocentrique menée au CRRA de Haute-Savoie. Les appels concernant les fièvres bénignes de l’enfant ont été comparés sur des périodes de 2 semaines chacune, avant et après l’instauration du protocole. Le critère de jugement principal était le nombre d’enfants ayant nécessité un contact médical pour le même motif dans les 7 jours suivant l’appel initial. Les critères de jugement secondaires étaient les caractéristiques de l’appel, de l’appelant et du patient, la compréhension des conseils, l’observance de l’appelant, la satisfaction des appelants, le nombre de rappel au 15 pour le même motif dans les 7 jours, la mortalité toute cause ou hospitalisation dans les 7 jours suivants l’appel. Résultats : 182 appels ont été inclus dans l’étude. L’utilisation du protocole était associée à un risque relatif de contact médical dans les 7 jours à 0.85 (IC 95%, 0.71 ; 1.01, p = 0.061), avec une diminution significative de consultation en médecine de ville (p = 0.046). Lorsque le SMS de conseils était lu par l’appelant, le nombre de rappels au 15 dans les 7 jours était significativement diminué (p = 0.039). La compréhension des conseils était améliorée par l’utilisation du protocole (RR = 1.38 ; IC 95% 1.16-1.63 ; p < 0.001). Nous n’avons pas retrouvé de différence significative sur la satisfaction de l’appelant, le nombre de consultations aux urgences, d’hospitalisation ou de mortalité avec l’utilisation du protocole. Conclusion : La mise en place d’un protocole en régulation médicale pour les fièvres bénignes de l’enfant avec envoi de SMS de conseils à l’appelant montre une tendance à un bénéfice de cet outil. De plus amples investigations sont nécessaires pour confirmer ces données dans cette indication afin de pouvoir généraliser cette pratique et envisager de l’étendre à d’autres pathologies fréquentes et bénignes dans les centres d’appels des SAMU Centre 15.

aucun
Clara GODET (Annecy), Mathieu ARTAUD, Nicolas LUCET, Tristan DELORY, Hugo SCHMIT
11:22 - 11:33 #39115 - CP18 Impact du transport héliporté versus terrestre dans la prise en charge des patients atteints d’une pathologie cardiovasculaire aiguë : une revue systématique et méta-analyse.
CP18 Impact du transport héliporté versus terrestre dans la prise en charge des patients atteints d’une pathologie cardiovasculaire aiguë : une revue systématique et méta-analyse.

Introduction : les pathologies cardiovasculaires aiguës (infarctus du myocarde, dissection aortique) sont des urgences médicales majeures nécessitant une prise en charge rapide et adapté. En médecine d’urgence, le transport héliporté et le transport terrestre sont couramment utilisés. L’objectif était d’évaluer l’impact du transport héliporté, versus terrestre, chez les patients présentant un infarctus du myocarde ou une dissection aortique à travers une revue systématique. Matériel et méthode : le recueil d’articles a été effectué sur les bases de données PUBMED, CENTRAL, EMBASE et GOOGLE SCHOLAR. La revue a été réalisée en accord avec les guidelines PRISMA. Les données d’intérêt ont été extraites et organisées indépendamment par deux auteurs selon un tableau constitué des mêmes critères. Les outcomes retenus étaient la mortalité intra-hospitalière, la mortalité à 30 jours, la survenue de complications médicales ainsi que le temps d’accès et la distance au plateau technique. Le score EPHPP a été utilisé pour l’évaluation de la qualité. Résultats : vingt-neuf articles ont été inclus dans la revue systématique, dont douze ont été retenus pour la méta-analyse selon leur design d’étude et les variables analysées. Aucune différence significative n’a été mise en évidence sur la mortalité intra-hospitalière (RR : 0.97 [0.89, 1.05] ; 7 articles ; p = 0.41 ; I2 : 0%), ni sur la mortalité à 30 jours (RR : 0.70 [0.45, 1.08] ; 3 articles ; p = 0.11 ; I2 : 0%). Aucun impact n’a été retrouvé sur l’incidence des complications médicales (RR : 0.87 [0.41, 1.83] ; 5 articles ; p = 0.72 ; I2 : 87%). L'utilisation du transport héliporté diminuait significativement les délais de prise en charge des patients, quel que soit les intervalles étudiés. Cependant, la méta-analyse n'a pas pu être réalisée en raison de la variabilité importante des données mesurées. Conclusion : l’utilisation du vecteur héliporté retrouvait une tendance à la réduction de la mortalité intra-hospitalière, de la mortalité à 30 jours et de la survenue de complications médicales, sans résultat significatif observé. En revanche, le transport héliporté permettait une réduction significative des délais de prise en charge des patients. Toutefois, il est complexe de généraliser ces résultats en raison des particularités géographiques et organisationnelles propres à chaque territoire.

Je n'ai aucun conflit d'intérêt
Marie LAVROFF (Besancon), Tania MARX, Abdo KHOURY
11:33 - 11:44 #39205 - CP19 Etude E-ECG : Prévalence des Electro-Cardiogramme (ECG) pathologiques réalisés par les secouristes et télétransmis au Centre 15. Une étude rétrospective monocentrique. Résultats préliminaires.
CP19 Etude E-ECG : Prévalence des Electro-Cardiogramme (ECG) pathologiques réalisés par les secouristes et télétransmis au Centre 15. Une étude rétrospective monocentrique. Résultats préliminaires.

Introduction : La régulation médicale d’un appel pour douleur thoracique ou malaise peut s’avérer difficile en cas de présentation clinique atypique. La télémédecine est un enjeu émergent de la permanence de soins et les pompiers sont autorisés sur prescription médicale à télétransmettre un électrocardiogramme (E-ECG). Une étude descriptive observationnelle, rétrospective, monocentrique a été réalisée pour évaluer l’intérêt de l’E-ECG par les secouristes des véhicules de secours à victimes (VSAV) suite à sa mise en œuvre dans notre service. Objectif : Évaluer la prévalence des anomalies électrocardiographiques aigues (troubles de la repolarisation, troubles de conduction, troubles du rythme (TDR) en lien avec les symptômes) sur les ECG télétransmis au centre 15 par les secouristes. Méthode : Les ECG télétransmis au centre 15 ainsi que les dossiers de régulation médicale ont été analysés. Les critères d’exclusion étaient : ECG non-interprétables, absence de diagnostic ECG de la part du régulateur, moyens médicaux déclenchés en anticipation. Le critère de jugement principal était les anomalies ECG relevées par le régulateur (ECG +) et définies par des troubles de la repolarisation, des troubles du rythme ou des troubles de la conduction pouvant expliquer les symptômes décrit par le patient. Les critères de jugement secondaires étaient : -Motifs d’appel justifiant la prescription d’E-ECG : douleur thoracique/ malaise/ palpitations/ autre -Nombres de SMUR envoyés après la régulation et l’analyse E-ECG. -Modification d’orientation du patient après E-ECG : Inclusion dans une filière cardiologique -Qualité de l’E-ECG : prévalence des E-ECG jugés ininterprétables par le médecin régulateur. Résultats : Entre le 1er janvier 2023 et le 30 septembre 2023, 618 E-ECG ont été réalisés. A date de soumission, 250 dossiers ont été analysés, dont 69 (27,6%) ECG étaient non interprétés. L’âge moyen de la population était de 55,79 ans, dont 31% (n =77) de femmes et 69% (n = 173) d’homme. L’E-ECG était positif dans 28% (n=51) des cas dont 11% (n=20) de troubles de la repolarisation (3 diagnostics de syndrome coronarien aigu (SCA) ST+, 10 diagnostics de SCA non ST +), n=13 troubles de la conduction, n = 18 TDR. Un moyen médical a été déclenché après E-ECG dans 9,39% (n=17) des cas. Après E -ECG, il y a eu 7,7% (n=14) d’inclusions directes en filière cardiologique. Conclusion : Les résultats complets seront présentés en juin 2024.

neant
Mathilde CORBU, Julien GALANT (Marseille), Nicolas CAZES, Pierre Alexis BALAZ, Rachid KANTAR, Daniel MEYRAND, Aurelien RENARD, Cédric BOUTILLIER DU RETAIL
11:44 - 11:55 #39258 - CP20 Relation entre l’état émotionnel de l’appelant et la gravité de la situation en régulation médicale : étude prospective.
CP20 Relation entre l’état émotionnel de l’appelant et la gravité de la situation en régulation médicale : étude prospective.

Introduction : La régulation des appels au SAMU Centre 15 est un exercice délicat, qui s’appuie sur l’obtention d’informations capitales en un temps restreint. La communication peut être difficile, notamment lorsque l’appelant est en détresse émotionnelle. Notre objectif est d’étudier la relation entre l’état émotionnel de l’appelant ressenti par l’Assistant de Régulation Médicale (ARM) et la gravité de la situation. Méthode : Etude prospective, observationnelle, réalisée de février-mai 2023 au Centre 15 (validée par IRB), incluant les appels régulés par l’ARM (sauf appel par un mineur, communication impossible (barrière de la langue ou compréhension), appel régulé par les régulateurs libéraux, dentistes et SDIS, appel pour l’envoi de Forces de l’Ordre ou transferts secondaires). Apres 15j de familiarisation à l’utilisation de l’échelle Emotional Content and Cooperation Score, l’ARM évalue l’état émotionnel de l’appelant dès l’appel initial (5 niveaux, ECCS1 : voix normale à ECCS5 : incontrôlable/hystérique). Le critère de jugement est la gravité de la situation définie par le devenir (admission soins critiques ou décès). Les liens entre ECCS et les paramètres de régulation (priorisation P0-P2, décision R1-R4, cotation post bilan B0-B3) sont testées, les performances de l’ECCS calculées. Résultats : 805 des 1134 appels inclus par 27 (63% de l’effectif) ARMs (63% femmes, expérience médiane 3 (2-8) ans) sont analysés. L’appelant (58% femmes) est un proche (42%), le patient (24%) ou un professionnel de santé (16%). L’état émotionnel de l’appelant ressenti par l’ARM est classé : ECCS 4 (2%), ECCS 3 (6%), ECCS 2 (28%) et ECCS 1 (64%). Le devenir est grave dans 3% cas : 12 décès, 13 admissions soins critiques. Le niveau émotionnel de l’appelant ressenti par l’ARM augmente avec la gravité (test de tendance Cochran-Armitage, p = 0.0007). L’ECCS (seuil ECCS2) a une sensibilité de 68%, spécificité de 65% et VPN de 98% pour prédire le devenir grave (ROC AUC = 67%, [IC95 56 ; 79]). L’ECCS est modérément corrélée à la priorisation p (spearman -0.18, p<0.0001), et à la décision r (spearman -0.13, p=0.0002), mais pas à la cotation B (Spearman = 0.03, p =0.43). Conclusion : Cette étude montre que l’état émotionnel de l’appelant ressenti par l’ARM, dès l’appel initial au Centre 15, reflète la gravité de la situation. L’échelle ECCS pourrait être un outil d’aide décisionnel en régulation, sous reserve de validation.

Aucun
Ng Ping Cheung MARIE CHRISTINA (Montpellier), Juline BERINGER, Lionel MOULIS, Benoit MILAN, Blaise DEBIEN, Richard BABEAU, Sophie LEFEBVRE, Mustapha SEBBANE
11:55 - 12:06 #39260 - CP21 Pertinence des engagements de moyens préhospitaliers sans régulation médicale préalable déclenchés par les assistants de régulation médicale : étude rétrospective au SAMU centre 15.
CP21 Pertinence des engagements de moyens préhospitaliers sans régulation médicale préalable déclenchés par les assistants de régulation médicale : étude rétrospective au SAMU centre 15.

Introduction : Les assistants de régulation médicale (ARM) occupent une place importante au SAMU centre 15. L’engagement réflexe des moyens par les ARM, sans régulation médicale permet une réponse sans délai. L'objectif de l’étude est d'évaluer la pertinence des engagements réflexes de moyens préhospitaliers par les ARM dès la prise d’appel, sans régulation médicale préalable. Méthodes : Étude monocentrique, rétrospective incluant les patients âgés de plus de 15 ans pris en charge au SAMU-centre 15 avec engagement réflexe d’un SMUR, ATSU, VSAV, dirigés vers le CHU ou laissés sur place, sur 2 semaines tirées au sort en 2022. La gravité clinique est définie par le décès préhospitalier ou l’admission directe en soins critiques. Les associations entre les variables de la prise en charge (priorisation ARM (P), décision MRH (R) et cotation B post bilan) et la gravité clinique sont analysées par régression linéaire ou test exact de Fisher. Les délais sont comparés avec le test de Kruskal-Wallis. Résultats : 236 dossiers sont analysés. La priorisation de l’ARM est P0 (14%), P1(39%), P2(47%). 66 (28%) patients sont graves (34 (14%) décès, 32 (14%) admissions soins critiques). Les patients classés P0 ou P1 présentent un surrisque de gravité par rapport aux P2 : odds ratio de 201 [41 ; 999] et 5 [2; 13], respectivement. La priorisation P0-P2 varie avec la gravité clinique (patients graves : P0=47%, P1=41%, P2=12% vs patients non graves : P0=1%, P1=38%, P2=61% ; p<0.001), les décisions R par le MRH (p<0.001) et B post bilan (p<0.001), le type de moyen engagés (SMUR, ATSU, VSAV, p<0.001), l’admission ou pas à l’hôpital (p<0.001), le service d’admission (p<0.001), et le motif d’appel (p <0.001). Les délais de décision (P0=2,98 (± 3,19) min, P1=3,12 (± 2,17) min, P2=3,58 (± 3,02) min) ; p=0,076) et d’engagement (P0=4,78 (± 4,62) min, P1=7,04 (± 7,06) min, P2=5,94 (± 4,4) min ; p=0.188), et l’expérience de l’ARM (p=0.11) ne semblent pas différer en fonction de la priorisation P. Conclusion : Les ARM jouent un rôle crucial dans l'identification précoce de patients en situation critique. Les engagements de moyens anticipés par les ARM sont adaptés, et déterminants dans l’amélioration de la morbi-mortalité préhospitalière des patients graves, probablement avec un gain de temps précieux à l’engagement précoce de l’effecteur.

Aucun
Sara BENYAHIA (Montpellier), Solene BROUILLONNET, David SAMBATI, Lionel MOULIS, Margit FOLSCHVEILLER, Sophie LEFEBVRE, Hakim SAID, Mustapha SEBBANE
12:06 - 12:17 #39274 - CP22 Impact de la régulation médicale sur l’orientation des patients par le médecin du SAMU centre 15 : étude rétrospective.
CP22 Impact de la régulation médicale sur l’orientation des patients par le médecin du SAMU centre 15 : étude rétrospective.

Introduction : Dans un contexte d’accroissement et de vieillissement de la population française, l’engorgement des services d’urgences est un problème de santé publique majeur. Le Service d’accès Aux Soins (SAS) est un nouveau dispositif déployé pour faciliter l’accès aux soins non programmé des patients en ville et ainsi limiter le recours systématique aux structures d’urgence. L’objectif de ce travail est d’évaluer l’incidence de l’orientation vers une structure hospitalière des patients relevant d’un simple conseil médical comparé aux patients nécessitant une prise en charge urgente et d’explorer les facteurs possiblement associés à l’orientation vers un établissement de santé. Méthode : Étude rétrospective sur données des dossiers de régulation médicale extraites sur une semaine type (21 - 27 novembre 2022), au centre des appels d’urgence d’un SAMU de CHU (sauf appels pour transferts inter-intra hospitaliers). Deux groupes de patients sont comparés en fonction de la catégorisation du médecin régulateur (décision R4 vs R1-3). Le critère de jugement principal est l’orientation vers un établissement de santé du département des patients lors d’un appel au centre 15. Les critères de jugement secondaires sont l’impact de la zone d’appel rurale ou urbaine et l’heure d’appel (journée 8h-18h /soirée 18h-00h / nuit profonde 00h-8h). Résultats : 4226 patients sont analysés (ratio H/F 0.91, âge 44 (± 30 ans) ans, dont 2113 (50%) classés R4. Les patients R4 diffèrent des patients R1-R3 par le sexe (femme 55% vs 49%) , l’âge (27 (5-57) ans vs 64 (33-82)), l’orientation. 651/2113 (31%) patients R4 ont été orientés vers un établissement de santé malgré leur catégorisation en conseil médical (motifs médecine (38%), pédiatrie (25%), traumatologie (15%), Sars-cov-2 (2.6%)). Les patients R4 sont orientés vers un établissement de santé en nuit profonde (37% des R4), soirée (30%) et journée (29%) versus 67 %, 67% et 76 % pour les patients catégorisés R2-R3. Les zones rurales sont plus génératrices de consultations non programmées que les zones urbaines. Conclusion : Notre travail montre que près d’un tiers des patients classés R4 par le médecin régulateur ont nécessité une consultation non programmée dans un établissement de santé. Cette demande est plus importante la nuit profonde et dans les zones rurales. Le SAS pourrait représenter une réponse partielle à cette demande de soins non programmés.

Aucun
Edouard Charles BARINET (Montpellier), Yann INSERRA, Bruno LEHODEY, Simon LEGERE, Yoav MAMAN, Elodie VANDEVILLE, Emmanuel GUEDJ, Mustapha SEBBANE
12:17 - 12:28 #39438 - CP23 Etude de la validité externe du score SCARE concernant la survenue de Syndromes Coronariens Aigus lors de la régulation médicale des douleurs thoraciques par le SAMU 08.
CP23 Etude de la validité externe du score SCARE concernant la survenue de Syndromes Coronariens Aigus lors de la régulation médicale des douleurs thoraciques par le SAMU 08.

Introduction : La régulation médicale d’une douleur thoracique non traumatique est un acte difficile du fait de la multitude des diagnostics potentiels. L’enjeu est de ne pas méconnaître un Syndrome Coronarien Aigu (SCA) nécessitant une prise en charge médicale urgente tout en évitant un sur-triage. Le score SCARE est un outil prédictif de SCA utilisable en régulation et basé sur l’âge, le sexe, le tabagisme, la présence d’une douleur coronarienne typique, d’une douleur inaugurale ou de sueurs et sur la conviction du médecin régulateur. Il permet de classer les patients en groupe à bas, intermédiaire ou haut risque de SCA et pourrait être une aide décisionnelle pour le médecin régulateur. Matériel et Méthode : Il s’agit d’une étude prospective monocentrique menée au CRRA-15 du SAMU 08. L’objectif principal était de déterminer les performances diagnostiques du score SCARE parmi les patients appelant pour une douleur thoracique. Le score SCARE calculé à partir des informations recueillies à l’appel a été comparé au diagnostic final posé par le médecin prenant en charge le patient, par l’élaboration d’une courbe ROC et calcul de l’AUC. Résultats : 194 patients ont été inclus du 2 octobre au 16 novembre 2023, dont 32 (16%) avec un diagnostic confirmé de SCA. Parmi les patients souffrant d’un SCA, 24 (75%) ont été pris en charge par un SMUR. La performance diagnostique du score SCARE par l'AUC de la courbe ROC est de 0,80 [IC95 0,73 – 0,87]. Pour un seuil à 26 (seuil de bas risque), la sensibilité est de 100% [IC95 89,1 - 100%], et la spécificité de 45,1% [IC95 37,2 - 53,1%]. Pour un seuil à 36 (seuil de risque élevé), la sensibilité est de 71,9% [IC95 53,3 - 86,3%] et la spécificité de 70,4% [IC95 62,7 - 77,3%]. L’utilisation du score est optimale pour un seuil à 26 avec un indice de Youden à 0,45. La conviction du médecin régulateur a quant à elle une AUC de 0,71 [IC95 0,62 – 0,80]. Conclusion : Dans notre étude, le score SCARE présente de bonnes performances diagnostiques pour la prédiction de SCA lors d’un appel pour douleur thoracique non traumatique et pourrait être une aide décisionnelle à disposition du médecin régulateur. Afin de faciliter son utilisation, un calculateur en ligne a été créé et est disponible à l’adresse suivante : scare.univ-reims.fr . L’utilisation en pratique courante de ce score devra être évaluée par des études randomisées.

Aucun
Augustine LEMOINE (Charleville-Mézières), Xavier FONTAINE, Camille DUVAL, Mathilde QUIRIN
Salle 242A

"Mercredi 05 juin"

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AMS39
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants
Les Techniques d'Optimisation du Potentiel au service des soignants : gestion du stress et du sommeil
Organisation SAMU/SMUR, Organisation Services d'Urgences, Profession - Métier, Qualité de vie au travail

Coordonnateur : Nicolas GASCHET (Coordonnateur, Cabrières d'Aigues)
Conférencier : Nicolas GASCHET (infirmier anesthésiste) (Conférencier, Cabrières d'Aigues)
-Connaitre le fonctionnement et les signes d'apparition du stress.
-Personnaliser des techniques de respiration et de relaxation dans son quotidien.
-Favoriser un sommeil de qualité en respectant la chronotypologie de son cycle.
-Adopter des outils TOP (Technique d'Optimisation du Potentiel) en fonction de ses besoins et de son niveau de vigilance
Salle 242B

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SIS03
11:00 - 12:00

Session Interactive Soignants
Quiz : les pièges de la pharmaco

Modérateur : Geoffrey GALOPIN (Infirmier) (Dijon)
Coordonnateur : Charlotte VERJUX (Coordonnateur, Paris)
11:00 - 12:00 Quiz : les pièges de la pharmaco. Aurélien LANDIÉ (IDE SMUR/REA/CESU) (Conférencier, Rodez), Lionel DEGOMME (IADE) (Conférencier, Paris)
Salle 243

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SI02
11:00 - 12:00

Session Interactive Médecins
Quiz contre IA
Intelligence Artificielle

Coordonnateur : Xavier BOBBIA (Coordonnateur, Montpellier)
Serez vous plus pertinent que l'IA ?
11:00 - 12:00 Quizz contre IA. Dino TIKVESA (Chef de clinique des universités - Assistant des hôpitaux) (Conférencier, Montpellier)
Salle 251

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CLM02
11:00 - 12:30

Communications Libres Médecins
Sonde d'Or
Ultrasonographie - Echographie

Modérateurs : Jérôme BOKOBZA (PH) (Paris), Florence DUPRIEZ (Médecin) (Bruxelles, Belgique)
11:00 - 11:12 #38557 - CP106 Effet d'un bloc fémoral échoguidé précoce sur la consommation préopératoire d'opioïdes des patients ayant une fracture de la hanche aux urgences : un essai randomisé.
CP106 Effet d'un bloc fémoral échoguidé précoce sur la consommation préopératoire d'opioïdes des patients ayant une fracture de la hanche aux urgences : un essai randomisé.

Introduction : Le bloc échoguidé du nerf fémoral est aujourd’hui recommandé dans le cadre d'une analgésie multimodale pour les patients ayant une fracture de la hanche. L’objectif de l’étude était d'évaluer l'effet d'un bloc fémoral échoguidé réalisé précocement par les urgentistes, comme alternative à une titration de morphine, sur la consommation totale d'opioïdes en préopératoire, en comparaison avec une antalgie initiale standard. Matériel et Méthode : Essai randomisé-contrôlé, en ouvert, mené dans un service d’urgences avec des patients ayant une fracture du col ou du trochanter fémoral et un score de douleur ≥ 7 points sur 10 à l’arrivée. Les patients étaient randomisés concernant l’analgésie initiale : soit avec un bloc fémoral échoguidé, soit avec une antalgie standard adaptée au score de douleur. Après cette intervention, le traitement antalgique était identique dans les deux groupes jusqu’à la sortie de l’hôpital, et conforme aux recommandations internationales. Le critère principal était la consommation préopératoire d'opioïdes, tronquée à la 48e h après l’arrivée et convertie en milligrammes d’équivalents de morphine (MME). Les critères secondaires étaient le délai de soulagement de la douleur, le délai de reprise de la marche, la consommation d'opioïdes en intra-hospitalier et la survenue d'effets indésirables liés aux opioïdes et au bloc en intra-hospitalier. Les critères exploratoires comprenaient la facilité et la durée de la procédure. Résultats : Nous avons randomisé 35 patients : 17 pour une antalgie standard et 18 pour un bloc échoguidé du nerf fémoral, parmi lesquels 30 ont complété le protocole. La médiane de la consommation d'opioïdes en préopératoire était réduite de 60 % dans le groupe bloc par rapport au groupe standard (6 MME [3-9] vs. 15 MME [11-18]), avec une différence de consommation de 9 MME (IC 95 % : 3 à 14, P<0,001). Pendant l’hospitalisation, la consommation d'opioïdes était réduite de 56 % dans le groupe bloc par rapport au groupe standard, avec une différence de consommation de 11,5 MME (IC à 95 % : 0,5 à 22). La fréquence des effets indésirables des opioïdes était réduite de 40 % (IC à 95 % : 5,1 à 74,9) dans le groupe bloc par rapport au groupe standard. Aucun effet indésirable du bloc n'a été détecté. Conclusion : Le bloc échoguidé du nerf fémoral réalisé précocement permet de réduire la consommation d'opioïdes en préopératoire, sans retarder le délai de soulagement de la douleur aux urgences.

Aucun.
Camille GERLIER (Paris), Rami MIJAHED, Audrey FELS, Samir BEKKA, Romain COURSEAU, Anne-Lyse SYNGH, Olivier GANANSIA, Gilles CHATELLIER
11:12 - 11:24 #38719 - CP107 Évaluation de la courbe d'apprentissage de la pratique du bloc fémoral échoguidé pour les praticiens du SAU de l'HIA LAVERAN.
CP107 Évaluation de la courbe d'apprentissage de la pratique du bloc fémoral échoguidé pour les praticiens du SAU de l'HIA LAVERAN.

Introduction : Il est recommandé depuis 2016 que l’urgentiste soit capable de réaliser un bloc fémoral échoguidé (BFE) afin de soulager un patient victime d’une fracture de l’extrémité supérieure du fémur (FESF) qui se présente aux urgences. Après une courte formation (théorique et repérage anatomique sous échographie) nous avons évalué la courbe d’apprentissage de la pratique du BFE par des médecins urgentistes novices en anesthésie loco-régionale écho-guidée. Matériel et méthodes : Étude prospective monocentrique incluant tout patient victime d’une FESF avec une indication de réalisation d’un BFE aux urgences et ayant consenti à participer à l’étude. Chaque médecin urgentiste était chronométré et évalué par un médecin anesthésiste ou urgentiste diplômé au cours de la réalisation du BFE au moyen d’une grille d’évaluation connue de tous. Ce dernier était en mesure de reprendre la main à tout instant si nécessaire. Les critères d’installation du praticien et de réalisation technique du geste étaient respectivement notés sur 10 et 14 et considérés comme acquis si la note était respectivement supérieure ou égale à 8 et à 11. Résultats : Quarante-huit BFE ont été réalisés entre mai 2021 et décembre 2022 par 16 praticiens différents. Aucun effet secondaire lié à la réalisation du geste ni à l’administration d’agents anesthésiques locaux n’a été rapporté. L’acquisition de l’installation du praticien était acquise en moyenne dès le deuxième BFE (p<0,01) et la technique d’échoguidage à partir du quatrième BFE (p=0,02). Le temps total moyen de réalisation du BFE variait de 16 minutes au 1er geste à 11 minutes au 6ème geste sans qu’il n’y ait de différence statistiquement significative (p=0,3). Au moment de la réalisation du geste, 38% des patients avaient une douleur avec une EN supérieure à 3 contre seulement 10% des patients à 30 minutes du geste. Discussion : La courbe d’apprentissage du BFE est très rapide avec une acquisition (installation et réalisation technique) dès la 4ème réalisation. Son temps de réalisation semble plafonner à 10 minutes malgré la répétition du geste. Ce temps incompressible est à mettre en balance avec celui gagné par l’absence d’aller-retours auprès du patient pour le soulager par administration itérative d’antalgiques et par la qualité de la prise en charge de la douleur offerte au patient. Conclusion : L’apprentissage du BFE chez un médecin novice est simple et rapide et sa réalisation semble peu risquée.

aucun
Domitille LE RAY, Cécile BUJON, Aurélien RENARD, Nicolas CAZES, Camille MARTINET (Marseille), François TOPIN, Olga MAURIN, Bertrand PRUNET
11:24 - 11:36 #38959 - CP108 Performance de l’échographie clinique réalisée par le médecin urgentiste dans le diagnostic d’insuffisance rénale aiguë obstructive : Etude IRASMU.
CP108 Performance de l’échographie clinique réalisée par le médecin urgentiste dans le diagnostic d’insuffisance rénale aiguë obstructive : Etude IRASMU.

Introduction : L’insuffisance rénale aiguë (IRA) se définit par une augmentation de 1,5 fois la créatinine de base, connue ou estimée par calcul. Les recommandations préconisent de débuter l’exploration de toute IRA par une imagerie des voies urinaires à la recherche d’une cause obstructive par la visualisation de dilatation des cavités pyélocalicielles (DPC). Dans ce contexte, l’échographie clinique de médecine d’urgence (ECMU) des voies urinaires pourrait se révéler utile. L’objectif principal de ce travail était d’en évaluer les performances. Méthode : Il s’agit d’une étude prospective monocentrique menée de juin 2021 à juin 2023. Les patients admis aux urgences présentant une IRA au bilan biologique étaient éligibles et bénéficiaient d’une ECMU des voies urinaires. Le critère de jugement principal était une origine obstructive à l’IRA, adjudiqué par lecture des dossiers complets des patients par deux experts (urologue et néphrologue), en aveugle des résultats de l’ECMU. Résultats : 129 patients ont été inclus dont 22 (17%) présentaient une IRA obstructive. Les performances de l’ECMU dans le diagnostic d’IRA obstructive sont représentés dans le Tableau 1. Conclusion : L’ECMU présente une valeur prédictive négative satisfaisante pour éliminer une origine obstructive à une IRA (VPN = 98%). Cependant, sa valeur prédictive positive (VPP = 61%) doit inciter à compléter par une imagerie radiologique pour affirmer le caractère obstructif et l’origine de l’obstacle.

Aucun
Louise DRUMARE (Toulouse)
11:36 - 11:48 #39031 - CP109 Comparaison des variations de l’ITV pulmonaire comparées à celles de l’ITV sous-aortique au cours du remplissage vasculaire dans le sepsis : étude prospective bicentrique.
CP109 Comparaison des variations de l’ITV pulmonaire comparées à celles de l’ITV sous-aortique au cours du remplissage vasculaire dans le sepsis : étude prospective bicentrique.

Introduction : le remplissage vasculaire (RV) est un élément essentiel de la prise en charge du sepsis. La volodépendance peut être définie comme la variation d’ITV de plus de 15 %. Puisque l’ITV sous-aortique (ITVSA) n’est pas toujours accessible, ce travail a exploré la corrélation entre l’ITV pulmonaire (ITVP) et l’ITV sous-aortique. Matériel et méthode : Il s’agissait d’une étude prospective observationnelle et bicentrique. Les patients inclus étaient des adultes en ventilation spontanée présentant un sepsis et une hypotension artérielle. Les critères d’exclusion étaient l’AC/FA, un RV antérieur > 500 ml, une HTAP. L’ITVSA et l’ITVP étaient mesurées pour chaque patient après un RV de 250cc de Ringer lactate sur 10 minutes. Il était arrêté en cas de delta ITV après RV <15 %. L’objectif principal était d’étudier la corrélation entre ITVSA et ITVP après RV de 250 ml. Les secondaires étaient l’accessibilité de l’ITVP et le site de mesure. L’analyse statistique a utilisé le coefficient de Spearman. Le nombre de sujets nécessaires était de 25 pour R > 0.6 avec puissance 90 % et risque alpha 5 % Résultats : 26 patients ont été inclus (15 hommes, 11 femmes, âge 68 [29-84]). La PAM était de 60 ± 14 mmHg, la fréquence de 97 ± 36 b/min. Le coefficient de Spearman entre ITVP et ITVSA était de 0,72. Chez un patient, l’ITVP n’a pas pu être mesurée. Les sites de mesure de l’ITVP étaient la parasternale petit axe chez 13 patients et la sous-xyphoïde chez 12. Limites : étude pilote préliminaire avec faible nombre de sujets. Conclusion : La corrélation entre ITVSA et ITVP en cours de RV chez les patients septiques est forte. Les variations d’ITVP pourraient être utilisées en cas d’impossibilité d’acquisition de l’ITVSA si des travaux ultérieurs confirment ces résultats.

Aucun
Clervie HAMON (Nantes)
11:48 - 12:00 #39088 - CP110 Evaluation des performances diagnostiques de la FAST pré-hospitalière.
CP110 Evaluation des performances diagnostiques de la FAST pré-hospitalière.

Introduction : La mortalité précoce des traumatisés, principalement par choc hémorragique, suscite un intérêt majeur pour rechercher la présence d’un saignement non extériorisé. La FAST (Focused Assessment with Sonography for Trauma) hospitalière a montré son intérêt dans l’évaluation et la gestion des patients traumatisés sévères. Les données concernant les performances diagnostiques de la FAST en préhospitalier sont peu nombreuses et incomplètes. L’objectif principal de cette étude était d’évaluer les performances diagnostiques de la FAST préhospitalière (pFAST) comparativement au scanner. Matériel et méthode : Il s’agissait d’une étude rétrospective, multicentrique, issue d’une base de données. Tous les patients traumatisés sévères pris en charge par une équipe médicale préhospitalière étaient inclus. Les résultats de la pFAST étaient comparés au scanner à l’admission. Résultats : Un total de 495 patients a été inclus. La pFAST avait une sensibilité de 27% IC95% [22% ; 32%] et une spécificité de 94% IC95% [90% ; 97%] pour prédire la présence d’une lésion au scanner à l’admission hospitalière. L’aire sous la courbe (AUC) était de 0,66 IC95% [0,57 ; 0,63], la valeur prédictive positive de 84% IC95% [75% ; 87%] et la valeur prédictive négative de 51% IC95% [44% ; 66%]. Le rapport de vraisemblance positif était de 4,24 IC95% [2,46 ; 7,3] et le rapport de vraisemblance négatif de 0,78 IC95% [0,72 ; 0,85]. Sur l‘ensemble de la population, on comptait 200 (40%) patients présentant des résultats échographiques faussement négatifs et 14 (2%) faussement positifs. Les faux négatifs étaient essentiellement représentés par les pneumothorax et les lésions d’organes abdominaux. Conclusion : Les performances diagnostiques de la FAST réalisée en pré-hospitalier sont limitées en raison d’une faible sensibilité. La pFAST n’infirme pas l’absence d’un épanchement et ne permet pas de se passer d’un scanner si elle est négative. En revanche, sa forte spécificité permet de dépister précocement des hémorragies non extériorisées. Une pFAST positive doit probablement être considérée comme un critère de gravité conduisant à mettre en place un traitement d’urgence et facilite la prise en charge intra-hospitalière en informant en amont les équipes qui vont recevoir le patient.

Participation à des formations en ECMU rémunérées par General Electric HealthCare : Bobbia Xavier, Markarian Thibaut
Camille VOGLER (Montpellier), Dino TIKVESA, Thibaut MARKARIAN, Frederic BALEN, Philippe LE CONTE, Xavier BOBBIA
12:00 - 12:12 #39248 - CP111 Echographie clinique des voies urinaires pour la détection de l’hydronéphrose chez des patients présentant une insuffisance rénale aigue : étude prospective pragmatique comparative.
CP111 Echographie clinique des voies urinaires pour la détection de l’hydronéphrose chez des patients présentant une insuffisance rénale aigue : étude prospective pragmatique comparative.

Introduction : Le diagnostic d’insuffisance rénale aigue (IRA) impose d’éliminer rapidement une cause obstructive. L’échographie clinique par l’urgentiste (ECMU) est peu évaluée dans cette indication. L’objectif est d’analyser les facteurs associés à une discordance entre l’ECMU et l’imagerie en radiologie pour la détection de dilatation pyélo-calicielle (DPC) dans le contexte de l’IRA. Méthode : Etude observationnelle prospective, pragmatique, validée par l’IRB, menée de 2020-2023, incluant les patients en IRA selon KDIGO, pour laquelle une imagerie des voies urinaires est indiquée (sauf globe urinaire, anomalie rénale connue). L’ECMU est réalisée par un urgentiste formé, en aveugle de l’imagerie en radiologie (echo et/ou TDM, examen de référence). Résultats : 155 patients (70 (±19) ans, 45% KDIGO1) sont inclus par 63 MU (41% ont expérience>50 ECMU, médiane 1 [1 ; 3] ECMU/ MU). L’imagerie (64% TDM) diagnostique une DPC chez 35 (22%) patients (délai ECMU-imagerie médian 1.8 (0.8 ; 3.2) h). L’ECMU a une sensibilité de 87% [IC95 69-100], une VPN de 96% [IC95 91-100]. L’ECMU est en désaccord dans 30 cas (19%), dont 8 (23%) DPC non vues. Les facteurs associés au mauvais classement par l’ECMU sont analysés en table 1. Conclusion : Chez des patients en IRA, l’ECMU est performante pour éliminer une DPC. Un antécédent vasculaire et une douleur à l’ébranlement lombaire sont des facteurs de risque d’erreur. En cas de DPC visualisée ou de doute, une imagerie en radiologie est indiquée.

Aucun
Emmanuelle ESTIVES (Nimes), Solenn CORBINAIS, Yann INSERRA, Martin DARLET, Marie-Christine PICOT, Bruno LEHODEY, Sophie LEFEBVRE, Mustapha SEBBANE
12:12 - 12:24 #39271 - CP112 Évaluation de l’apport d’une aide cognitive dans l’apprentissage des coupes cardiaques l’échographie clinique de médecine d’urgence de niveau 1 : étude expérimentale prospective d’une aide cognitive chez les DESMU rouennais.
CP112 Évaluation de l’apport d’une aide cognitive dans l’apprentissage des coupes cardiaques l’échographie clinique de médecine d’urgence de niveau 1 : étude expérimentale prospective d’une aide cognitive chez les DESMU rouennais.

Introduction : L’échographie clinique en médecine d’urgence est d’intégration récente dans les compétences du médecin urgentiste. Son apprentissage a été intégré dans l’apprentissage du DES de médecine d’urgence. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’apport d’une aide-cognitive dans l’apprentissage des coupes d’échographie cardiaque de niveau 1. Méthode : Étude prospective, monocentrique, randomisée, avant/après menée au CHU de Rouen de mars 2023 à septembre 2023. La population étudiée était tous les étudiants du DESMU rouennais. Les étudiants étaient répartis en 2 groupes : avec et sans aide cognitive. L’attribution de l’aide cognitive a fait l’objet d’une randomisation selon le passage en stage de cardiologie, la promotion du DES et le terrain de stage. Le critère de jugement principal était la note d’évaluation de l’examen quantifiée par le score RACEr à T1 (première évaluation avant éventuelle aide cognitive) et à T2 (3 mois après la première évaluation). Les critères de jugement secondaires étaient le temps de réalisation des échocardiographies, le nombre d’échocardiographies réalisées dans l’intervalle entre les 2 évaluations. Une analyse statistique descriptive et comparative a été réalisée. Résultats : Parmi les 56 DESMU rouennais, 40 (71%) ont participé à la première évaluation et 36 (64%) aux 2 évaluations. Après randomisation, 21 étudiants (52,5%) étaient dans le groupe aide cognitive et 19 (47,5%) sans aide cognitive. La note médiane à T2 pour le groupe aide cognitive était de 16 [IIQ 13-19] et de 18 [IIQ 14-20] pour le groupe sans aide cognitive (p=0,48). Dans le groupe aide cognitive, la note médiane à T1 était de 11 [IIQ 9-15] et la note médiane à T2 était 16 [IIQ 13-19] (p=0,04). Le nombre d’échographies réalisées entre T1 et T2 était de 11 [IIQ 8-17] dans le groupe aide cognitive et de 5 [IIQ 2-10] dans le groupe sans aide cognitive (p=0,002). Conclusion : Dans la population du DESMU rouennais, la présence d’une aide cognitive dans l’apprentissage des coupes d’échographie cardiaque de niveau 1 n’améliore pas la note des étudiants évaluée par le score RACEr. Toutefois, l’aide cognitive semble favoriser la réalisation d’examens supplémentaires.

Aucun
Hugo DHENAIN (Rouen), Mehdi TAALBA, Johnny MICHEL, Mélanie ROUSSEL, Luc-Marie JOLY
Salle 252A

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ATW03
11:00 - 12:30

Atelier Médecins - Echographie
Interventionnel : principaux blocs nerveux en Médecine d'Urgence. Médecins, tous niveaux.
Ultrasonographie - Echographie

Coordonnateur : Philippe PÈS (Coordonnateur, Nantes)
Conférenciers : Idriss ARNAUDET (Médecin) (Conférencier, Nantes), Christophe BERRANGER (Urgentiste) (Conférencier, Nantes), Hervé DUGA (Praticien hospitalier/médecin libéral) (Conférencier, Lille), Quentin LE BASTARD (Praticien hospitalier universitaire) (Conférencier, Nantes), Mathieu OBERLIN (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Selestat), Simon RIBES (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Nantes)
Venez découvrir l'anesthésie locorégionale échoguidée lors d'un atelier passionnant et interactif. Vous y apprendrez comment utiliser l'échographie pour améliorer la précision et la sécurité de vos injections anesthésiques. Nous vous guiderons à travers des démonstrations pratiques et des conseils clés pour vous aider à maîtriser cette technique innovante, qui a largement démontrée dans son utilité aux urgences et en Smur. Ne manquez pas cette occasion de perfectionner vos compétences et de rejoindre une communauté de professionnels passionnés de cette technique avancée. Inscrivez-vous dès maintenant pour réserver votre place !
Salle 252B

"Mercredi 05 juin"

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ATW04
11:00 - 12:30

Atelier Médecins - Echographie
Echo vasculaire. Médecins, tous niveaux
Ultrasonographie - Echographie

Coordonnateur : Philippe PÈS (Coordonnateur, Nantes)
Conférenciers : Zakaria BELKHADIR (Chef de service) (Conférencier, Rabat, Maroc), Gauthier CHANTREL (RPPS : 10101039971) (Conférencier, Bordeaux), Corinne GONET (Medecin urgentiste) (Conférencier, Pessac), Christophe PERRIER (PH) (Conférencier, Clermont-Ferrand), Arnaud VANDENESCH (Médecin urgentiste) (Conférencier, Saint-Jean de Luz), Benoit VIAULT (PHC) (Conférencier, Toulouse)
Qui le vendredi soir après 17h00 n’a pas vu arriver un patient pour suspicion de TVP ? Venez donc découvrir la compression 4 points lors d'un atelier passionnant et interactif. Vous y apprendrez comment utiliser l'échographie pour améliorer la précision de vos diagnostics.
Cette technique est rapide, fiable et d’apprentissage facile. De plus, sur l'incontournable carotide vous pourrez vous initier aux techniques Doppler couleur et pulsé et en comprendrer les principes. Ne manquez pas cette occasion de perfectionner vos compétences. Inscrivez-vous dès maintenant pour réserver votre place !
Salle 253

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CMS23
11:00 - 12:00

Conférence Médico-Soignants
Session rencontre DGOS : la réforme des autorisations de Médecine d’Urgence
Management, Organisation SAMU/SMUR, Organisation Services d'Urgences

Modérateurs : Sandrine CHARPENTIER (chef de service urgences adultes) (Toulouse), Olivier MIMOZ (PU-PH) (Poitiers)
Coordonnateur : Xavier BOBBIA (Coordonnateur, Montpellier)
Conférenciers : Louise PIHOUEE (Adjointe au chef du Bureau Premier Recours - Pôle Urgences) (Conférencier, Paris), Pierre SAVARY (Chef du bureau R2)
Les conséquences de laa réforme des autorisation des structures d'urgence de Décembre 2023 va nous être présenté par des membres de la DGOS
Salle 342A

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AMS16
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants
Prise en charge en urgence des patient.e.s victimes de violence conjugale
Assistante Sociale, Communication, Médico-légal, Psychologue

Coordonnateur : Anne-Laure FERAL-PIERSSENS (Coordonnateur, Bobigny)
Conférenciers : Anne-Laure FERAL-PIERSSENS (Emergency Physician) (Conférencier, Bobigny), Marie-Inès LAKHLIFI (Conférencier, Bobigny)
-Rappeler brièvement les éléments de la prise en charge en urgence des victimes de violence conjugale (médicale, psychologique, sociale, judiciaire)
-Identifier les difficultés et les écueils liés au contexte de l'urgence (intra et pré hospitaliers)
-Se familiariser avec les outils et les ressources pouvant aider à la prise en charge
-Travailler en groupe à partir d'études de cas et débriefing
Salle 342B

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AMS-ARM 36
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants & ARM
Classe de maître en régulation médicale
Recherche, Régulation, ARM

Coordonnateur : Igor OUSS (Coordonnateur, Bondy)
Conférenciers : Stéphane DELFINI (Assistant de Régulation Médicale) (Conférencier, Toulouse), Igor OUSS (Médecin Urgentiste) (Conférencier, Bondy)
Cet atelier s’inspire des formations personnalisées de haut niveau délivrées par des Maîtres dans le domaine artistique, en particulier musical.
Objectif général :
À partir d’un appel simulé par un acteur et géré par un participant, parvenir par tentatives et ajustements en analysant le processus, guidé par un « coach », à un résultat optimal.
Le groupe interagit avec le binôme régulateur/expert.
Objectifs pédagogiques :
Identifier le cheminement de son action professionnelle et la réajuster au fil de l’eau dans les domaines du raisonnement, des outils mis en œuvre et de la relation. Expérimenter des stratégies alternatives, épurer l’acte de régulation afin d’en améliorer la performance.
Méthode pédagogique :
Un auditeur gère un appelant simulé par un acteur. Il analyse et rectifie les éléments inaboutis de son action dans le moindre détail sous le regard du coach .
L’auditoire participe en tant que spectateur et interagit avec la « leçon du maître ».
Salle 343

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CM34
11:00 - 12:30

Conférence Médecins - Session commune SFMU / SFAR
Urgences vitales préhospitalières : avis croisés
Organisation SAMU/SMUR, Ventilation

Modérateurs : Véronique RAMONDA (Médecin hopistalier anesthésie-réanimation) (Toulouse), Mélanie ROUSSEL (Physician Doctor) (Rouen)
Coordonnateur : Elena-Laura LEMAITRE (Coordonnateur, Strasbourg)
Dans cette session commune avec la SFAR nous parlerons de deux sujets d'actualité qui créent le débat en ce moment : faut-il utiliser la videolaryngoscopie en première intention et la PEC en préhospitalier: stay and play ou scop and run ?
11:00 - 11:15 L'intubation en pré-hospitalier: il faut passer au vidéolaryngoscope en première intention // Pour. Jean-Denis MOYER (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Caen)
11:15 - 11:30 L'intubation en pré-hospitalier: il faut passer au vidéolaryngoscope en première intention // Contre. Michel GALINSKI (Physician) (Conférencier, Bordeaux)
11:30 - 11:45 Discussion. Jean-Denis MOYER (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Caen), Michel GALINSKI (Physician) (Conférencier, Bordeaux)
11:45 - 12:00 Prise en charge du traumatisé grave en préhospitalier: il faut stabiliser sur place // Pour. Alice HUTIN (PH) (Conférencier, Paris)
12:00 - 12:15 Prise en charge du traumatisé grave en préhospitalier: il faut stabiliser sur place // Contre. Jean-Stéphane DAVID (PUPH) (Conférencier, Lyon)
12:15 - 12:30 Discussion. Alice HUTIN (PH) (Conférencier, Paris), Jean-Stéphane DAVID (PUPH) (Conférencier, Lyon)
Salle 351

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AMS22 B
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants
Drainage thoracique et alternatives
Pneumologie, Ventilation

Coordonnateur : Thibaut DESMETTRE (Coordonnateur, Genève, Suisse)
Conférenciers : Thibaut DESMETTRE (médecin) (Conférencier, Genève, Suisse), Sabrina GARNIER KEPKA (Praticien hospitalier) (Conférencier, Strasbourg), Frédéric ROUYER (Médecin responsable d'unité) (Conférencier, Genève, Suisse)
Rappel des principales indications, contre-indications, et complications du drainage thoracique en urgence pré-hospitalière et hospitalière. Présentation des techniques de drainage thoracique standard chirurgical, et des alternatives de drainage moins invasives, des matériels et techniques d’exsufflation/ponction, sous la forme de 3 mini stations avec pratique sur mannequin.
Salle 352A

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FC01
11:00 - 12:00

Flash communications
Arrêt cardiaque
Arrêt cardio-respiratoire ACR

Modérateur : Laurence ARROUY (PH) (Paris)
11:00 - 11:07 #39251 - FC01-01 Abord veineux des arrêts cardiaques : les patients l’ont de plus en plus souvent dans l’os ! Etude AVIO2.
FC01-01 Abord veineux des arrêts cardiaques : les patients l’ont de plus en plus souvent dans l’os ! Etude AVIO2.

Introduction Nous avons constaté une augmentation linéaire du recours à la voie intra-osseuse (IO) lors de la réanimation des arrêts cardiaques (AC) préhospitaliers, de 7% en 2013 à 23% en 2018. Nous nous sommes demandé si, 5 ans plus tard, cette croissance s’était tarie. Méthodes Données de 4 SMUR issues du registre RéAC. Inclusion : tout patient avec un AC préhospitalier, de janvier 2013 à novembre 2023 Critères : âge, sexe, AC traumatique ou non, voie d’abord utilisée, délai d’injection d’adrénaline (de l’arrivée du SMUR à la première injection), évolution : reprise d’activité cardiaque spontanée (RACS), survie. Critères de jugement principal et secondaire : taux d’IO et mortalité Résultats Sur 9.535 AC, 5.197 (54%) réanimés : 2.857 (70%) hommes et 2.340 (30%) femmes d’âge médian : 60(51-74) ans. Voie d’abord : intra-veineuse dans 4.073 (78%) cas, IO dans 1.124 (28%) cas, centrale ou autre dans 43 (<1%) cas (plusieurs abords possibles). Le recours à IO a augmenté de façon linéaire (R2=0,70) et continue depuis 2013. De 7% des voies d’abord en 2013 à 23% en 2018 et 28% sur les quatre derniers semestres 2023 (Figure). IO plus fréquente en cas d’AC traumatique : 153 (14%) vs 315 (8%) (p<0,0001). Délai adrénaline : 6 (3-9) min dans le groupe IO vs 4 (0-7) (p<0,001). RACS : 306 (27%) dans le groupe IO vs 1.412 (35%) (p<0,0001). Survie : 23 (2%) dans le groupe IO vs 229 (6%) (p<0,001). Conclusion Le recours à la voie intra-osseuse a continué de croitre. Il est associé à un moins bon pronostic.

Aucun
Isabelle SCHILTZ (Paris), Jean-Marc AGOSTINUCCI, Angélie GENTILHOMME, Jacques METZGER, Philippe BERTRAND, Priscilia HSING, Anne-Laure FERAL-PIERSSENS, Frédéric LAPOSTOLLE
11:07 - 11:14 #39252 - FC01-02 Évaluation de la couverture en défibrillateurs et de la formation aux premiers secours du personnel dans les infrastructures sportives en Seine Maritime.
FC01-02 Évaluation de la couverture en défibrillateurs et de la formation aux premiers secours du personnel dans les infrastructures sportives en Seine Maritime.

Introduction : L’arrêt cardiaque (AC) lors de la pratique sportive est estimée à 1000 cas en 2021. Dans plus de 80% des cas, l’AC est accessible à un traitement par défibrillation, justifiant l’instauration légale en 2022 de défibrillateurs au sein de tous les établissements sportifs en milieu clos. L’objectif de cette étude était d’évaluer le déploiement des défibrillateurs au sein des structures sportives de Seine Maritime ainsi que la formation aux gestes de secours du personnel. Matériel et méthode : Étude épidémiologique transversale descriptive menée du 8 août 2021 au 30 juin 2022 au sein de tous les établissements sportifs privés ou publiques de Seine Maritime disposant de personnel sur place. Les établissements non couverts par l’obligation légale étaient exclus. Les établissements éligibles étaient invités à répondre par courriel à un questionnaire standardisé accessible via Google Form, et composé de 36 questions réparties en 3 catégories : 1) caractéristiques de l‘établissement, 2) caractéristiques du défibrillateur ou les raisons de son absence le cas échéant, 3) formation du personnel aux gestes de premiers secours. Une analyse univariée a permis d’étudier les facteurs associés à l’installation d’un défibrillateur. Résultats : Parmi les 601 établissements contactés, 234 (39%) ont été inclus. 86 établissements (79,5%) étaient équipés d’un défibrillateur, mais dans 26,7% des cas l’emplacement de celui-ci n’est pas connu du personnel. L’installation d’un défibrillateur était plus probable en zone urbaine (OR 2,1 IC95% 1,1-4,3), en cas de pratique de sport de ballon (OR 3,6 IC 95% 1,2-13), d’activité multisport (OR 4,4 IC95% 1,4-19,7), ainsi qu’en cas de connaissance des dernières recommandations sur arrêt cardiaque (OR 3,5 IC95% 1,1-13,4). L’installation d’un défibrillateur était moins probable en cas de pratique de sports de combat (OR 0,4 IC95% 0,2-0,9). La justification de l’absence de défibrillateur était dans 51,1% l’existence d’un dispositif à moins de 2 min à pied. Seuls 44% des établissements déclaraient avoir au moins un employé formé aux gestes de premier secours, 27% des employés déclaraient connaitre les dernières recommandations de l’arrêt cardiaque et des rappels de formation n’existaient que pour 61,9% des établissements sportifs. Conclusion : Près de 80% des infrastructures sportives de Seine Maritime sont équipés en défibrillateur comme l’exige la loi de janvier 2022. La formation aux gestes de premiers secours reste un réel enjeu.

Aucun
Margault URVOIS (Rouen), Luc-Marie JOLY, Mehdi TAALBA, Alix DELAMARE FAUVEL, Mélanie ROUSSEL, Emilie DURIEUX
11:14 - 11:21 #38866 - FC01-03 Évaluation d’une sensibilisation présentielle et dématérialisée sur 6 mois des lycéens à la prise en charge d’un arrêt cardiaque.
FC01-03 Évaluation d’une sensibilisation présentielle et dématérialisée sur 6 mois des lycéens à la prise en charge d’un arrêt cardiaque.

Introduction : Le pronostic de l’arrêt cardiaque est influencé par les premières minutes de prise en charge par les témoins. Il paraît nécessaire d’optimiser la sensibilisation en population générale. Nous avons étudié plusieurs modalités de sensibilisations courtes dans une population de lycéens. Méthodes : Nous avons clivé une promotion de 400 lycéens en 4 groupes. Différentes modalités de sensibilisation présentielle (groupe F) avec mannequin, et distancielle par vidéo (groupe V), ont été délivrées dans ces différents groupes sur 6 mois. Les lycéens ont été évalués à l’aide de QCM. Des analyses intra-groupes ont été réalisées pour étudier l’évolution dans le temps des connaissances théoriques de chaque groupe. Des analyses inter-groupes ont été réalisées pour comparer les différentes modalités de sensibilisation entre elles. Avis favorable de la CNIL. Résultats : La sensibilisation présentielle seule a montré son efficacité à 6 mois. Une sensibilisation dématérialisée surajoutée a permis un maintien plus important des connaissances à 6 mois. Néanmoins, nous ne retrouvons pas de différence significative sur les connaissances théoriques à 6 mois entre le groupe sensibilisé de façon dématérialisée seule et le groupe sensibilisé par méthode présentielle et dématérialisée. Conclusion : Nous avons montré l’efficacité de méthodes alternatives courtes de sensibilisation à la prise en charge de l’arrêt cardiaque chez des lycéens.

Aucun conflit d'intérêt.
Mégane MAYEUX-WAUQUIER (LILLE), Martin FERQUEL, Adrien WAUQUIER, Cécile BOSSAERT, Alice DELACROIX, Philippe GROSSET, Eric WIEL
11:21 - 11:28 #38731 - FC01-04 Dose cumulée d'adrénaline au cours de la RCP et mode de décès après un arrêt cardiaque extrahospitalier non choquable : une étude basée sur un registre.
FC01-04 Dose cumulée d'adrénaline au cours de la RCP et mode de décès après un arrêt cardiaque extrahospitalier non choquable : une étude basée sur un registre.

Introduction L'adrénaline augmente les chances de retour à la circulation spontanée (RACS) en cas d'arrêt cardiaque extrahospitalier (ACEH), en particulier lorsque le rythme initial n'est pas choquable. Cependant, ce médicament pourrait également aggraver le syndrome post-arrêt cardiaque (AC). Nous avons évalué l'association entre l'utilisation d’adrénaline pendant la réanimation cardio-pulmonaire (RCP) et la cause de mortalité chez les patients admis en unité de soins intensifs (USI) après un ACEH en rythme non choquable. Matériel et Méthode Nous avons utilisé les données du registre du Centre d'Expertise de la Mort Subite (CEMS) de Paris entre 2011 et 2021. Tous les adultes avec un RACS après un ACEH médical en rythme non choquable admis en USI ont été inclus. Les modes de décès ont été catégorisés comme : cardiocirculatoire, neurologique et autre. Résultats Sur les 2792 patients analysés, 242 (8,7%) ont survécu, 1004 (35,9%) sont décédés de causes cardiocirculatoires, 1233 (44,2%) de causes neurologiques et 313 (11,2%) d'autres causes. Le groupe des décès d'origine cardiocirculatoire avait reçu plus d'adrénaline (4,6 ± 3,8 mg contre 1,7 ± 2,8 mg, 3,2 ± 2,6 mg et 3,5 ± 3,6 mg pour les survivants, les décès d'origine neurologique et les autres décès). En analyse multivariable, la dose cumulée d'adrénaline était fortement associée aux décès précoces d'origine cardiocirculatoire (odds ratio ajusté de 3,6, IC95% [2,09-6,21] pour 1 mg d'adrénaline ; 12,91, IC95% [7,86-21,21] pour 2 à 5 mg ; et 23,9, IC 95% [11,09-51,57] pour > 5 mg), même après ajustement sur la durée de la réanimation. Discussion L’utilisation de fortes doses d’adrénaline au cours de la RCP est associée à une mortalité accrue en USI. Nous avons pu montrer une association entre son utilisation et le décès précoce de cause cardiocirculatoire. Les stratégies de prévention et de gestion du syndrome post-AC pourraient prendre en compte cette dose d'adrénaline. De plus, des études cliniques visant à limiter sa dose pendant la RCP sont justifiées. Les limites principales de l’étude sont : i. sa conception rétrospective ne permet pas d'établir un lien de causalité, ii. nous n'avons pas pu analyser la dose des boli d'adrénaline ni le moment de leur administration. Conclusion En cas d'ACEH en rythme non choquable, la dose d'adrénaline utilisée pendant la RCP est fortement associée au décès cardiocirculatoire précoce en USI.

Aucun
François JAVAUDIN (Nantes), Wulfran BOUGOUIN, Lucie FANET, Jean-Philippe EMPANA, Jean-Baptiste LASCARROU, Alain CARIOU, Florence DUMAS
11:28 - 11:35 #38730 - FC01-05 Initiation de la RCP par les témoins au cours des arrêts cardiaques extrahospitaliers chez les patients atteints du VIH : une étude de cohorte nationale.
FC01-05 Initiation de la RCP par les témoins au cours des arrêts cardiaques extrahospitaliers chez les patients atteints du VIH : une étude de cohorte nationale.

Introduction L’initiation d’une réanimation cardiopulmonaire (RCP) par les témoins est un élément majeur de la chaine de survie lors d’un arrêt cardiaque extrahospitalier (ACEH). La crainte de contracter le VIH pendant la RCP peut constituer un obstacle à l’initiation des gestes de secours. L’objectif de cette étude était de comparer le taux d’initiation de RCP par les témoins chez les patients infectés ou non par le VIH. Matériel et Méthode Nous avons combiné les données de deux registres français d’ACEH : le centre d’expertise de mort subite de Paris (CEMS) et le registre électronique des arrêts cardiaques (RéAC). Les critères d’inclusion étaient : ACEH devant témoin non-professionnel et âge ≥ 18 ans. En plus de l’analyse principale, nous avons stratifié l’analyse selon le lieu de survenue de l’AHEC. En effet, les témoins des ACEH survenant à domicile sont classiquement des proches de la victime donc plus à même de connaitre son statut VIH. Les analyses par régression logistique ont été ajustées sur l’âge, le sexe, l’année, le lieu, la cause de l’ACEH, ainsi que le registre comme effet aléatoire. Résultats Au total nous avons pu inclure 58177 ACEH dont 192 (0,3%) chez des sujets VIH, correspondant à la prévalence du VIH en France. Les patients VIH étaient plus jeunes (55,4 contre 67,4 ans) et plus souvent des hommes (83,3 % contre 67,4 %). Il n’y avait pas de différence d’initiation de la RCP selon le statut VIH de la victime (57,3 % contre 47,6 % ; odds ratio ajusté [aOR], 1,11 ; IC95%, 0,83 à 1,48). Lorsque l'ACEH survenait à domicile, il n'y avait pas de différence dans l'initiation de la RCP par le témoin (57,7 % contre 45,4 % ; aOR, 1,07 ; IC95%, 0,76 à 1,51), de même que dans un lieu public (56,0 % contre 53,6 % ; aOR, 0,99 ; IC95%, 0,55 à 1,79). Discussion Cette étude est la première à évaluer le taux d’initiation de RCP chez des patients VIH. Certaines personnes croient à tort que le VIH peut être facilement contracté par contact avec la peau ou la salive. Pourtant, nous n’avons pas retrouvé de différence selon le statut VIH. Les deux limites principales de l’étude étaient que i. nous n’avions pas pu déterminer si les témoins connaissaient le statut VIH et ii. la France est un pays développé avec un bon niveau d’éducation, nos résultats ne sont donc pas extrapolables à d’autres pays. Conclusion Dans la population française la contamination par le VIH d’un patient en ACEH ne constitue pas à frein à l’initiation de la RCP par les témoins.

Aucun
François JAVAUDIN (Nantes), Valentine CANON, Matthieu HEIDET, Xavier JOUVEN, Jean-Philippe EMPANA, Hervé HUBERT, Florence DUMAS, Alain CARIOU
11:35 - 11:42 #39280 - FC01-06 Incidence de survenue des fibrillations ventriculaires récidivantes et persistante au cours de l’arrêt cardiaque extra-hospitalier. Etude rétrospective observationnelle.
FC01-06 Incidence de survenue des fibrillations ventriculaires récidivantes et persistante au cours de l’arrêt cardiaque extra-hospitalier. Etude rétrospective observationnelle.

Introduction Lors d'un arrêt cardiaque extrahospitalier (ACEH) en fibrillation ventriculaire (VF) la précocité de la défibrillation dicte le pronostic vital. Certaines FV sont résistantes au choc électrique externe, tandis que d'autres sont résolues par le CEE mais réapparaissent rapidement. Le but de ce travail était de décrire les incidences des FV selon leur caractère persistant ou récidivant. L’objectif secondaire était de mesure le délai de survenue des récidives de FV et de le comparer à ceux d’une cohorte historique. Méthode Etude observationnelle rétrospective. Nous avons inclus les patients adultes victimes d'un OHCA avec une FV initiale prise en charge par une équipe professionnelle de secouristes et pour lesquels le rythme cardiaque a pu être enregistré et restitué par le défibrillateur automatisé externe (DAE) La FV était définie comme résolue si elle avait disparu 5 secondes après le choc, récidivante si elle réapparaissait au-delà, et persistante si elle était toujours apparente 5 secondes après le choc. Le critère de jugement principal était les taux de FV récidivante et persistante. Le critère secondaire était le délai de refibrillation. L’étude a été soumise et validée par un Comité de Protection des Personnes. Résultat Sur les années 2017 et 2022 , nous avons inclus 602 patients cumulant 1475 chocs, avec un âge médian de 59 ans (intervalle interquartile, IQR [50-71]), 78% (nb.patients = 470) d'hommes, 37% (nb.patients = 223) dans un lieu public, 71% (n patients = 427) ayant été massé par un témoin. Le nombre de chocs par patient allait de 1 à 7 (médiane 3 [1-4]). La FV a été résolue dans 83,8 % (nb. CEE = 1237) des cas de chocs, la FV a récidivé dans 63 % (nb. CEE = 778) et a persisté dans 15,7 % (nb. CEE = 232). Le délai de récidive était de 20,4 sec. [10,2 - 41,7] avec un délai similaire pour les chocs suivants (durée médiane de 18,0 à 25,1). La FV a récidivé au cours du massage cardiaque dans 91 % des cas (nb. chocs = 706). Ces résultats sont cohérents avec ceux d'une cohorte historique. Conclusion. Les FV récidivantes étaient quatre fois plus fréquentes que les FV persistantes, et se sont produites dans un délai très court après le choc. D'autres études sont nécessaires pour différencier le traitement de ces deux types de fibrillation ventriculaire "refractaire".

travaux de recherche sur la défibrillation avec Schiller Médical
Vivien HONG TUAN HA (PARIS), Daniel JOST, Clément DERKENNE, Benoit FRATTINI, Sarah MENETRE, Jean-Philippe DIDON, Stéphane TRAVERS
11:42 - 11:49 #39211 - FC01-07 Incidence des arrêts cardiaques, modalités de la prise en charge et du devenir : analyse par commune selon la population et les revenus. Etude COM-AC.
FC01-07 Incidence des arrêts cardiaques, modalités de la prise en charge et du devenir : analyse par commune selon la population et les revenus. Etude COM-AC.

Introduction Les arrêts cardiaques (AC) ne surviennent pas partout avec la même fréquence (Marijon, Circulation, 2015). Il en est de même pour les ‘gestes qui sauvent’. Il est donc capital d’isoler des lieux à ‘haut risque’. C’était l’objet de ce travail. Méthodes Données de quatre SMUR issues du registre prospectif RéAC après contrôle d’exhaustivité. Critères : population et revenu médian par habitant (selon INSEE) de 34 communes du département ; sexe, âge, interventions : gestes par témoins (massage cardiaque ou DSA), réanimation médicale et devenir : reprise d’activité cardiaque spontanée (RACS) et survie à J30. Analyse : recherche d’une corrélation entre interventions (en valeur absolue et %) et nombre d’habitants ou revenu médian par commune. Résultats 7.951 AC, 5.653 (71%) hommes et 2.298 (29%) femmes, d’âge médian = 68 (65-70) ans. Nombre d’AC très fortement corrélé (R2=0,94) à la population de chaque commune. Tous les critères d’intervention et de devenir, très fortement corrélés au nombre d’habitants en valeur absolue et négligemment en valeur relative (Tableau). Corrélation avec le revenu médian négligeable ou faible pour tous les critères (R2<0,30) sauf pour la décision de réanimation médicale (R2=0,44). Conclusion La densité de population explique le nombre d’AC et de ‘gestes qui sauvent’. Le revenu médian n’est pas corrélé aux mêmes intervention – dont l‘initiation de ‘gestes qui sauvent’. Un ‘signal’ sur les décisions de réanimations médiales est à creuser.

Aucun
Jean-Marc AGOSTINUCCI (Bobigny), Angélie GENTILHOMME, Priscilia HSING, Jacques METZGER, Philippe BERTRAND, Tomislav PETROVIC, Anne-Laure FERAL-PIERSSENS, Frédéric LAPOSTOLLE
11:49 - 11:56 #39568 - FC01-08 Intérêt de l’apprentissage par simulation sur l'ACR dédiée au personnel paramédical.
FC01-08 Intérêt de l’apprentissage par simulation sur l'ACR dédiée au personnel paramédical.

simulation Introduction : Tout professionnel de santé est néanmoins tenu de savoir initier la réanimation cardiopulmonaire, la qualité et la précocité de cette réanimation étant associées à un meilleur pronostic Objectif : évaluer les connaissances du personnel paramédical à reconnaitre et réanimer un ACR avant et après une formation dédiée en étudiant l’intérêt pédagogique immédiat de la simulation. Méthodes : Etude prospective observationnelle et comparative en échantillons appariés de type avant/après, incluant tout le personnel paramédical d’un hôpital régional qui se sont présentés. Tous les participants étaient évalués selon une grille d’évaluation cotée sur un total de 5 points. Nous avons évalué leur moyenne générale. Pour s’assurer du maintien des connaissances et leur pérennisation à distance de l’apprentissage par simulation nous avons étudié l’évolution des notes entre T0(pré-test) et T1(post-test après une semaine) Résultats : Nous avons inclus 44 participants à la formation. Un âge moyen de 38± 11 ans et le genre-ratio était à 0,4. Ils étaient 17(34%) infirmiers, 7(16%) aides-soignants, 7(16%) ouvriers et 13(26%) techniciens. Les droitiers étaient 27 (67%). L'ancienneté moyenne était de 13±9 ans. Dix-sept (44%) avaient une formation ultérieure : 7 dans une formation de secourisme, 4 dans le SAMU, 4 dans l’école de santé et 2 dans le croissant rouge. Pour l’évaluation du stress, la moitié des participants avait un niveau moyen de stress supérieur à 5. On a noté une amélioration statistiquement significative dans le raccourcissement des délais de reconnaissance de L'ACR entre T0 et T1 (P<0,001), le début du MCE entre T0 et T1(P=0,001) et l'alerte immédiate (p=0,043). la moyenne du total du pré-test était de 3,39 ± 0,7 versus celle du post-test était de 4,93 ± 0,01 (p=0,001) L’étude de l’évolution des notes, a montré une amélioration significative des notes supérieure à 25% pour le post test (p=0,005). Le fait d’avoir bénéficié auparavant d’une formation ultérieure était statistiquement lié à une amélioration supérieure à 25% (p=0,036) Tous les participants étaient satisfaits de la séance de façon similaire ainsi que leur degré de stress entre le pré et le post-test Conclusion : L’apprentissage par simulation était bénéfique dans l’acquisition immédiate des compétences. Cependant, une étude de ce bénéfice à court terme à 1 mois s’avère utile pour évaluer le maintien des connaissances et leur pérennisation à distance de l’apprentissage par simulation.

aucun
Manel KALLEL, Ghada KHEDHIRI (Beja, Tunisie), Emna REZGUI, Lina AOUADI, Sonia ISSA, Khedija ZAOUCHE
Salle 352B-Zone poster 1

"Mercredi 05 juin"

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FC02
11:00 - 12:00

Flash communications
Syndrome coronarien aigu
Cardiologie - Insuffisance coronarienne - IDM - SCA

Modérateur : Benjamin CHEVALLIER (Médecin) (Paris)
11:00 - 11:07 #38907 - FC02-01 Impact du sexe du médecin dans la prise en charge du syndrome coronarien aigu avec sus décalage du segment ST en régulation médicale.
FC02-01 Impact du sexe du médecin dans la prise en charge du syndrome coronarien aigu avec sus décalage du segment ST en régulation médicale.

Objectif:L’objectif principal était d’évaluer l’impact du sexe du médecin régulateur dans la prise en charge du SCA ST+ en régulation médicale. Méthode : Nous avons constitué une cohorte rétrospective et observationnelle de 215 patients entre 2019 et 2022 qui ont tous bénéficié, suite à un appel au SAMU, d’une coronarographie pour un SCA ST+ dans un centre de recours territorial de cardiologie. Les données ont été récoltées après analyse de l’ensemble du verbatim des bandes de régulation médicales, l’analyse des dossiers de régulation médicale et de l’hospitalisation du patient. Nous avons étudié les différences d’interrogatoire du médecin régulateur selon son sexe, les délais de transport, l’orientation aux urgences en première intention, ainsi que l’orientation du patient en coronarographie. Enfin nous avons comparé les données de morbi-mortalité selon le sexe du patient, en stratifiant sur le sexe du médecin régulateur. Le critère de jugement principal était l’envoi d’un SMUR par le médecin régulateur. Résultats : Les populations de patients hommes et femmes ne différaient pas selon le sexe du médecin régulateur sur les critères d’âge moyen, d’antécédent et de traitement habituel. Les interrogatoires étaient incomplets dans 20 à 30% des cas pour la question du tabagisme actif chez les patients quel que soit le sexe du médecin régulateur. La présomption diagnostique de SCA suite à l’interrogatoire ne différait pas significativement entre médecins régulateurs homme et femme quel que soit le sexe du patient (p=0.126). Les médecins régulateurs femmes déclenchaient plus de SMUR que leurs collègues masculins (p=0.015), mais envoyaient significativement moins de SMUR pour les femmes que les hommes (p=0.05). Les patientes étaient plus fréquemment adressées au service d’urgence de proximité via un transport non médicalisé (p=0.026), entrainant ainsi un délai d’arrivée en coronarographie plus long que pour les hommes. Néanmoins, on ne retrouvait pas de différence significative de morbi-mortalité entre les hommes et les femmes (p=0.411). Conclusion : Dans cette étude, les médecins femmes n’avaient pas de meilleurs résultats que les médecins hommes dans la prise en charge d’un SCA ST+ chez la femme en régulation médicale. D’autres études complémentaires seraient utiles, afin notamment de préciser s’il s’agissait d’un défaut de reconnaissance des symptômes, ou si d’autres facteurs pouvaient influencer la prise en charge comme l’expérience du médecin.

NEANT
Laure ABENSUR VUILLAUME (Metz), Flora BOROWIAK, Julien BAYARD, Michel GALINSKI
11:07 - 11:14 #39183 - FC02-02 Prise en charge extra-hospitalière et devenir des patients ayant présenté un syndrome coronarien aigu avec sus-décalage du segment ST (SCA ST+), d’avril à octobre 2021, à La Réunion.
FC02-02 Prise en charge extra-hospitalière et devenir des patients ayant présenté un syndrome coronarien aigu avec sus-décalage du segment ST (SCA ST+), d’avril à octobre 2021, à La Réunion.

Introduction : La prise en charge du SCA ST+ est bien codifiée par des recommandations. Pourtant, de nombreux facteurs peuvent freiner son application, particulièrement à la Réunion avec ses particularités géographiques et où la prévalence du diabète et de l’obésité sont importantes. Méthode : Notre étude, multicentrique et rétrospective, menée d’avril à octobre 2021 à La Réunion, a évalué la conformité des délais et des traitements des patients pris en charge pour un SCA ST + avec les recommandations. Elle a analysé également la thrombolyse, les femmes et les patients de plus de 75 ans. Résultats : 180 patients pris en charge pour un SCA ST+ inférieur à 12 heures ont été inclus (âge médian : 60 ans (EI : 55 ; 67,2) ; 29% de femmes ; 14% de plus de 75 ans ; 29% avec un angor préalable ; 32% de stratégie thrombolyse). La prise en charge était en adéquation avec les recommandations chez 66 patients (41%) : 79% respectaient le traitement préconisé et 48% les délais. Chez les plus de 75 ans, les femmes étaient plus présentes (48% vs 26% ; p=0,023) et l’on retrouvait 24% de thrombolyse dans cette classe d’âge. La mortalité à 28 jours (3%) et à 1 an (7%) ne différait pas suivant la qualité de la prise en charge. Conclusion : Cette étude apporte des données récentes et exhaustives sur la qualité de prise en charge des SCA ST+ à La Réunion. Parmi les particularités de l’île, se trouve une population plus jeune et plus touchée par les facteurs de risque qu’en métropole. Il y a aussi une complexité d’accès géographique, avec une vaste zone à la limite des 60 minutes de transport, souvent sous-estimée.

Aucun
Victor LEMERLE (Saint-Denis, Réunion), Jérôme CORRE
11:14 - 11:21 #39231 - FC02-03 La semaine commence mal ? Le lundi c’est infarctus….
FC02-03 La semaine commence mal ? Le lundi c’est infarctus….

Introduction Une étude récente (Laffan, Heart, 2023) a fait beaucoup discuter. Elle a identifié un sur-risque d’infarctus (SCA ST+) le lundi (OR=1.13). Nous nous sommes demandé si cela était vrai dans notre région. Méthodes Source : registre régional incluant tous les patients SCA ST+ (< 24 heures) pris en charge en préhospitalier (primaires et secondaires) par 39 SMUR d’une région Inclusion : tous les patients du registre avec transfert secondaire de 2014 à 2022 Exclusion : aucun Paramètre : jour de survenue du SCA ST+ Critères de jugement : jour de la semaine Analyse : comparaison entre incidences attendues (=1/7) et observées par jour : calcul du risque relatif selon le jour. Résultats 20 325 SCA ST+ : 15 690 (77.5%) hommes et 4 561 (22.5%) femmes, d’âge médian 61 (52-72) ans. Incidence attendue = 2 904/jour Incidence minimale le samedi (2.799 p = ref) et maximale le lundi (3.104 p=0.005) (Figure). Aucune différence significative pour les autres jours. Conclusion Il existe bien une augmentation significative des SCA ST+ le lundi, par rapport au samedi, et seulement le lundi ! Il conviendra d’en identifier les causes.

Aucun
Gaëlle LE BAIL (Garches), Brice MOITEAUX, Sophie BATAILLE, Matthieu HANF, Lionel LAMHAUT, Daniel JOST, Yves LAMBERT, Frédéric LAPOSTOLLE
11:21 - 11:28 #39264 - FC02-04 Impact des conditions de circulation sur les délais de prise en charge des SCA ST+. Etude CISCA.
FC02-04 Impact des conditions de circulation sur les délais de prise en charge des SCA ST+. Etude CISCA.

Introduction L’arrivée rapide en salle de coronarographie est un enjeu majeur du traitement des SCA ST+. Les conditions de circulation peuvent allonger ce délai. Cet effet peut être extrêmement marqué dans une région très urbanisée à forte densité de population. C’est ce que nous avons étudié. Méthode Source : registre régional incluant tous les patients SCA ST+ <24h pris en charge en préhospitalier (primaires et secondaires). Inclusion : tous les patients du registre pris en charge en primaire de 2014 à 2022 Exclusion : secondaires Paramètres : sexe, âge, décision de reperfusion, délai de premier contact médical de transport et survie Critères de jugement : délai de transport = délai prise en charge-arrivée hôpital, dichotomisé selon les conditions de circulation : fort trafic (si cumul de bouchon de plus de 200 km sur la région) de 08:00 à 09:00 et de 17:00 à 20:00 les jours de la semaine vs hors fort trafic. Résultats 11.569 SCA ST+ : 9.162 (79%) hommes et 2.407 (21%) femmes, d’âge médian 61 (53-71) ans Délai fort trafic = 49 (39-60) vs 49 (40-61) min hors fort trafic (p=0,2) Pas de différence significative sur le délai de transport (Tableau) ni sur le genre, l’âge, la décision de reperfusion, le délai de premier contact médical et la survie des patients. Conclusion Les périodes de fort trafic n’étaient pas significativement associées à un allongement des délais d’arrivée en salle de coronarographie et étaient sans impact sur le pronostic.

Aucun
Lucie LANDRÉAT (Paris), Alper AYAZ, Gaëlle LE BAIL, François DUPAS, Sophie BATAILLE, Aurelie LOYEAU, Yves LAMBERT, Frédéric LAPOSTOLLE
11:28 - 11:35 #39440 - FC02-05 SCA ST+ : les épisodes de canicule laissent froids les patients de notre région ! Etude SCANICULE.
FC02-05 SCA ST+ : les épisodes de canicule laissent froids les patients de notre région ! Etude SCANICULE.

Introduction Les épisodes de canicule se multiplient d’année en année. Plusieurs études ont pointé l’impact de ces épisodes caniculaires sur le système cardiovasculaire, exposant au risque d’événement coronarien. Nous avons souhaité tester cette hypothèse. Méthodes Source : registre régional incluant tous les patients SCA ST+ (< 24 heures ) pris en charge en préhospitalier (primaires et secondaires) par 39 SMUR. Inclusion : tous les patients du registre de 2016 à 2020 Exclusion : aucun Paramètres : genre, sexe, date ; jour de canicule selon météo-France si les températures restent >30°C la journée et >20°C la nuit. Critère de jugement : nombre de SCA ST+, jours de canicule vs autres jours Analyse : comparaison de la moyenne de SCA ST+ selon la période + régression de Poisson pour modéliser le nombre de cas par période. Résultats Sur la période de 273 jours étudiée, 25 jours de canicule ont été identifiés. 1.624 SCA ST+ inclus, dont 80% hommes et 20% femmes, d’âge médian 61 (52-71) ans. En moyenne 5.4(±2,61) cas les jours de canicule vs 6,0(±2,5) les autres jours ; p=0,24 (Figure) Conclusion Aucun impact des épisodes de canicule sur l’incidence des SCA ST+ n’a été retrouvé dans notre région.

Aucun
Marina LAFAY (Corbeil-Essonnes), Daouda BA, Bérangère ARNOUX, Daniel JOST, François DUPAS, Julian MORO, Yves LAMBERT, Frédéric LAPOSTOLLE
11:42 - 11:49 #39566 - FC02-07 Evaluation du transport par le service mobile d’urgence et de réanimation (SMUR) de Bizerte du syndrome coronarien avec sus-décalage ST(STEMI).
FC02-07 Evaluation du transport par le service mobile d’urgence et de réanimation (SMUR) de Bizerte du syndrome coronarien avec sus-décalage ST(STEMI).

Introduction : Le transport des patients avec STEMI représente une part importante de l’activité des SMUR en raison principalement d’un manque de plateau technique d’angioplastie dans nos hôpitaux. Ce transport ne saura pas anodin pour ces patients en état critique d’où la nécessité de son étude afin d’évaluer nos pratiques professionnelles Méthodes Il s’agit d’une étude rétrospective, observationnelle et monocentrique réalisée à notre SMUR , sur une période de 11 mois, du 1 er janvier 2022 au 30 novembre 2022. On a inclus les fiches des patients transportés pour un STEMI. N’ont pas été inclus les fiches avec des données manquantes. Résultats : Au total cinquante patients ont bénéficié d’un transport par SMUR pour un STEMI. La moyenne d’âge était de 61,8±12 ans. Une prédominance masculine était notée (39 hommes/11 femmes). Le diabète (70,6%) et l’hypertension artérielle (60,8%) étaient les antécédents les plus fréquents. Le territoire électrocardiographique concerné était l’antérieur dans 50% des cas et l’inférieur dans 36% des cas. La tension artérielle systolique et diastolique étaient à 134±32mmHg et 91±10mmHg, la fréquence cardiaque à 81±20 bpm, la fréquence respiratoire à 22±5 cpm et une saturation pulsée en oxygène (SpO2) à 93%±5. Dans 98% des cas les sortie SMUR étaient de type secondaire. Le motif était une angioplastie de sauvetage (17 cas), un transfert inter-hospitalier (10 cas), une coronarographie après succès de la thrombolyse pharmacologique (9 cas), une angioplastie primaire (7cas) et une prise en charge initiale (7 cas). La durée de la mission était de 102±48,8 minutes. La prise en charge thérapeutique pharmacologique spécifique était assurée par l’équipe SMUR chez 68% des cas dont la thrombolyse dans 2 cas. Pour le traitement symptomatique était une intubation chez un patient, des antalgiques chez 31 patients et oxygénothérapie chez 28 patients alors que 14 patients avaient une SpO2 inférieure à 94%. Les complications survenues au cours de transport étaient notées dans 40% des cas. Elles étaient essentiellement à type d’IVG (7 patients), une bradycardie (4 patients) et une exacerbation de la douleur (4 patients). Un seul patient est décédé dans un tableau d’état de choc cardiogénique. Le décès à J7 du transport était survenu chez 8 (16%) patients. Conclusion : Les sorties primaires pour un STEMI restent toujours très restreintes. De même l’angioplastie primaire n’est pas souvent de première intention dans notre système de soins

Aucun
Elhem MCHIRGUI, Maroua MABROUK, Sabrine BLANCO (Bizerte, Tunisie), Ichrak BACHA
Salle 352B-Zone poster 2

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AMS10
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants
Ventilation non invasive chez l’enfant
Pédiatrie, Ventilation

Coordonnateur : Azzédine AYACHI (Coordonnateur, Clamart)
Conférenciers : Azzédine AYACHI (Responsable UF) (Conférencier, Clamart), Christophe MILESI (pediatre) (Conférencier, Montpellier)
- Indications et contre-indications de la VNI chez l’enfant
- Critères de mise en route de la VNI, réussite d’une VNI
- Critères d’échec de la VNI
- Interfaces disponibles, type de respirateur et réglages en fonction de la pathologie
- Surveillance
- Utilisation au cours d’un transfert médicalisé pédiatrique
Salle 353

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CM33
11:00 - 12:30

Conférence Médecins - Session commune SFMU / SFR
Nouveautés en imagerie : avis croisés
Imagerie - Radiologie, Ultrasonographie - Echographie

Modérateurs : Florian CANU (Médecin) (Montdidier), Arnaud DEPIL-DUVAL (Praticien hospitalier) (Evreux)
Coordonnateur : Xavier BOBBIA (Coordonnateur, Montpellier)
Cette session sera un moment d'échange entre les spécialités de Médecine d'Urgence et d'imagerie médicale, où sera abordé l'avis de chaque spécialité sur les nouveautés en imagerie
11:00 - 11:15 L'interprétation automatique des Rx : l'avis de l'urgentiste. Mathieu VIOLEAU (Medecin) (Conférencier, Niort)
11:15 - 11:30 L'interprétation automatique des Rx : l'avis du radiologue. Catherine CYTEVAL (PU-PH) (Conférencier, Montpellier)
11:30 - 11:45 L'interprétation du scanner à distance : l'avis de l'urgentiste. Thibaut MARKARIAN (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Marseille)
11:45 - 12:00 L'interprétation du scanner à distance : l'avis du radiologue. Jean-Christophe FERRE (PU-PH, Chef de Pôle) (Conférencier, Rennes)
12:00 - 12:15 Échographie du radiologue aux Urgences : pratiques actuelles et indications incontournables. Guillaume HERPE (PH) (Conférencier, Poitiers)
12:15 - 12:30 Nouvelles pratiques en échographie par l'urgentiste : vers une interprétation automatique. Xavier BOBBIA (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Montpellier)
Salle Maillot

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AMS14
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants
Atelier sensibilisation aux risques NRBC
Catastrophe SSE CUMP

Coordonnateur : Marie PERY (Coordonnateur, Paris)
Conférenciers : Sébastien BATRANCOURT (Infirmier) (Conférencier, Paris), David FONTAINE (Médecin BSPP) (Conférencier, Paris), Marie PERY (Groupe enseignement simulation médicale) (Conférencier, Paris)
Apport de connaissances :
Prise en charge d’une victime intoxiquée par un toxique de guerre (Neurotoxiques
organophosphorés, vésicants, agents cyanés, suffocants, ...) :
-Comment identifier le toxique ?
-Principes de prise en charge initiale

Partie pratique :
-Savoir revêtir une tenue de protection NRBC
-S’entrainer à la réalisation de gestes techniques simples en tenue de protection (intubation, VVP, préparation de drogues)
Salles 221-222-223

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AMS29 A
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants
Simulation de plan ORSEC Nombreuses Victimes avec figurines et moyens de communication
Catastrophe SSE CUMP, Pédagogie - Enseignement - Formation, Pédiatrie

Coordonnateur : Florent GACHET (Coordonnateur, Rouen)
Conférenciers : Florent GACHET (soignant) (Conférencier, Rouen), Antoine LEFEVRE-SCELLES (Medical Doctor) (Conférencier, Rouen)
En immergeant les participants dans une catastrophe entièrement scénarisé sur plateau, cet atelier a pour principal objectif de faire acquérir les principes de communication et d’organisation dans de telles situations. La simulation est organisée autour de la reproduction d’un village et l’évènement est matérialisé par plusieurs centaines de figurines, véhicules, un hôpital et des bâtiments de ville (Playmobil®).
Les participants mettent en place un plan ORSEC "nombreuses victimes" (Organisation de la Réponse de la Sécurité Civile) et doivent réorganiser l'activité des hôpitaux pour faire face à l’afflux massif de victimes.
Les participants sont répartis en quatre groupes : Le groupe chantier et PMA (Poste Médical Avancé), le groupe poste de commandement, le groupe régulation du SAMU et le groupe hôpital. Les participants doivent ainsi s’organiser en équipe et communiquer par le biais de téléphones et de talkies walkies pour faire face à cette situation de crise. Divers outils sont également mis à leur disposition pour rythmer la séquence : fiches "objectifs" et "état des lieux", photographies aériennes...
Salles 224-225-226
12:00

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BOX1
12:00 - 16:00

Cluebox : le Box des Urgences

Coordonnateur : Jean-Baptiste MAGNIN (Coordonnateur, Brest)
Conférencier : Jonathan POISSONNIER (Ambulancier/ aide soignant) (Conférencier, Roubaix)
Imaginez : soignant, médecin, étudiant.... vous prenez votre poste et devez poursuivre la prise en charge d’un patient en état critique. Mais vous vous apercevez que votre collègue a fait de nombreuses erreurs : votre patient est en danger ! Trouvez en un temps record l’ensemble des erreurs, sauvez votre patient et, si vous êtes le(s) meilleur(s), ne repartez pas les mains vides ! Gagnez vos inscriptions à une prochaine manifestation scientifique SFMU !
Une animation ludo-pédagogique à destination de tous ceux qui veulent tester leurs connaissances et leur sens de l’observation dans la bonne humeur et la décontraction.
Espace Accueil Congrès

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FC03
12:00 - 13:00

Flash communications
Syndrome coronarien aigu et trouble du rythme
Cardiologie - Autre, Cardiologie - Insuffisance coronarienne - IDM - SCA

Modérateur : Alain-Eric DUBART (CHEF DE POLE URGENCES) (Béthune)
12:07 - 12:14 #39157 - FC03-02 Valeur pronostique d’une pression artérielle systolique élevée à l’admission chez les patients admis aux urgences pour un infarctus du myocarde.
FC03-02 Valeur pronostique d’une pression artérielle systolique élevée à l’admission chez les patients admis aux urgences pour un infarctus du myocarde.

Le pronostic du syndrome coronarien aigu repose sur la qualité de la prise en charge initiale aux urgences. Cette prise en charge repose sur la stratification de risque de morbidité et de mortalité par la connaissance des facteurs de mauvais pronostic. Le but de cette étude est d'explorer la valeur pronostique des chiffres tensionnels élevés à l’admission chez les patients ayant un infarctus du myocarde (IDM). Méthode : Etude rétrospective d’un registre prospectif monocentrique d’IDM sur une durée de 10 ans. Inclusion des patient admis aux urgences pour un IDM, diagnostic retenu sur la présentation clinique, les données électrocardiographiques et le dosage des troponines. Exclusion des patients avec instabilité hémodynamique. Etude comparative des patients avec une pression artérielle systolique (PAS) élevé (>140 mmHg) et PAS normale. Résultats : Inclusion de 2088 patients avec un genre ratio=2,77 et un âge moyen = 60+/-12 ans. Les principaux facteurs de risque cardiovasculaires étaient n (%) : Tabac 1117 (53), Hypertension artérielle (HTA) 872 (42), Diabète 774 (37), coronaropathie 382 (18). L’étude comparative des deux groupes est représentée dans le tableau suivant : Conclusion : Une PAS élevée à l'admission chez les patients ayant un IDM a été associée à un risque plus élevé de complications à court terme. La PAS doit être monitorée et traitée à la phase aigüe.

je déclare l'absence de tout conflit d'intérêt
Héla BEN TURKIA, Ibtissem BEN TAHER, Ines CHERMITI (Ben Arous, Tunisie), Farah MANSOUR, Sanae BELFQUIH, Rihab TRABELSI, Hanene GHAZELI, Sami SOUISSI
12:14 - 12:21 #39161 - FC03-03 Facteurs prédictifs d'arrêt cardiaque chez les patients présentant un syndrome coronarien avec sus décalage du segment ST.
FC03-03 Facteurs prédictifs d'arrêt cardiaque chez les patients présentant un syndrome coronarien avec sus décalage du segment ST.

La moitié des arrêts cardiaques (AC) compliquant des syndromes coronariens aigus avec sus-décalage de ST (SCA ST+) surviennent lors de la prise en charge initiale au service des urgences. Objectif de l'étude : Évaluer les facteurs prédictifs et le pronostic d'un AC survenant lors de la prise en charge initiale d'un SCA ST+ aux urgences. Méthodes : Étude observationnelle prospective durant 13 ans. Inclusion des patients admis pour un SCA ST+ évoluant depuis moins de 24 heures. Recueil des données démographiques, cliniques, et thérapeutiques. Identification des facteurs liés à la survenue d'AC à l'aide d'un modèle de régression logistique. Résultats : Inclusion de 1415 patients, avec un genre-ratio=5 et un âge moyen de 60 +/-12 ans. Les principales comorbidités étaient (%): Tabagisme (68%) , hypertension artérielle (34%) et diabète (34%). Le temps de consultation médian était 180 min [75 ; 305 min]. La fibrinolyse était administrée à 71 % des patients avec un taux de succès de 57 %. Les complications étaient : Choc cardiogénique (10 %), AC (9 %). Les patients ayant présenté un AC avaient un âge moyen de 60,5 ± 13 ans et avec un sex-ratio = 5. Le délai médian de la consultation était de 120 min. Le rythme initial de l'AC était : fibrillation ventriculaire (72%), asystolie (20%), tachycardie ventriculaire (8%). La localisation du sus décalage était (%) : antérieur (65), inférieure (36). Le traitement (n) : défibrillation externe (80), intubation (41), catécholamines (33), antiarythmiques (26). L’analyse multivariée a identifié deux facteurs indépendants liés à l’apparition de l’AC : lchoc cardiogénique (OR = 4,769 IC à 95 % : 3,65 à 8,9) et territoire antérieur (OR = 2,6 IC à 95 % : 0,04 à 0,26). La mortalité hospitalière des patients en AC était de 18 %. Conclusion : Un AC peut compliquer 9% des patients avec un SCA ST+. Le choc cardiogénique et le territoire antérieure sont les deux facteurs prédictifs indépendants de l’AC

Je déclare l'absence de tout conflit d'intérêt
Hela BEN TURKIA, Firas CHABAANE, Ines ALOUI, Syrine KESKES, Dhieddine ARFAOUI, Ines CHERMITI (Ben Arous, Tunisie), Hanene GHAZELI, Sami SOUISSI
12:21 - 12:28 #39164 - FC03-04 Fibrillation atriale chez le sujet âgé vu aux urgences : à propos de 219 cas.
FC03-04 Fibrillation atriale chez le sujet âgé vu aux urgences : à propos de 219 cas.

INTRODUCTION: Arythmie fréquente voire banale, la fibrillation atriale (FA) est bien une maladie invalidante et coûteuse. Elle entraine une morbi-mortalité importante chez les personnes âgées. Peu d’études ont été publiées à partir des services d’urgences sur la prise en charge de la FA chez le sujet âgé. OBJECTIF: Décrire le profil épidémio-clinique, thérapeutique et pronostique des patients âgés de plus de 65 ans avec une FA objectivée aux urgences. METHODES: Analyse rétrospective d’un registre prospectif menée sur 9 ans (janvier 2011 à décembre 2020). Inclusion des patients âgés de plus de 65 ans avec signes cliniques en faveur d’une FA. Recueil des paramètres épidémio-cliniques. Classification de la FA : paroxystique, persistante, permanente. Calcul du risque ischémique (CHA2DS2VASc) et du risque hémorragique (HASBLED). Evaluation de la mortalité à J 90. RESULTATS: Inclusion de 219 patients. Âge moyen = 75 ± 7 ans avec une prédominance féminine (59,4%). Comorbidités (%) : HTA (70,3), diabète (29,7), insuffisance cardiaque (25,1) et insuffisance coronaire (14,6). La FA était connue chez 106 patients (48,4 %) dont 2,3 % était valvulaire. Les motifs de consultation étaient (%): palpitations (42,5), dyspnée (35,2), douleurs thoraciques (24,7%), vertiges (9,1), lipothymie (3,2) et signes neurologiques (3,2). A l’admission, la fréquence cardiaque moyenne était de 124±28 bpm, 14,3% des patients étaient en détresse respiratoire. Le score CHA2DS2-VASc moyen était 3,61 ± 1,4, et le score HAS-BLED moyen était 1,98± 1. Un score CHA2DS2- VASc >=2 était noté dans 93,1% des cas, et un score HAS-BLED>=2 dans 61,2% des cas. Les antivitamine-K étaient prescrits chez 47 patients (21,4%). Les facteurs déclenchant la FA étaient : un œdème aigue du poumon dans 27,5% des cas, une infection dans 12,5% des cas, l’arrêt du traitement dans 10% des cas et une hypokaliémie dans 7,8% des cas. La stratégie de ralentissement de la FA était adoptée dans 49,3 % des cas (Bétabloquants 6,7%, Digitaliques 15,2%, inhibiteur calcique non dihydropyridine 7,7%) et la réduction dans 7,9% des cas exclusivement par l’amiodarone. Le taux de mortalité à J90 était 6 %. CONCLUSION: La prise en charge de la FA chez le sujet âgé aux urgences exige une prise en charge globale y compris le contrôle des facteurs extracardiaques. L’utilisation de nouveaux scores gériatriques et une prise en charge socio-médicale peuvent dans le futur améliorer la prise en charge et les éléments de pronostic

Aucun
Amira BAKIR, Fedya ELAYECH, Syrine KESKES (Tunis, Tunisie), Kamel JLALI, Amel BEN GARFA, Sami SOUISSI, Hanen GHAZALI, Ines CHERMITI
12:28 - 12:35 #39358 - FC03-05 Les patients consultant aux urgences pour une douleur thoracique : évaluation du score HEAR pour exclure l'hypothèse d'un syndrome coronarien aigu (SCA).
FC03-05 Les patients consultant aux urgences pour une douleur thoracique : évaluation du score HEAR pour exclure l'hypothèse d'un syndrome coronarien aigu (SCA).

Introduction : La douleur thoracique est un motif fréquent de consultation aux urgences, le principal diagnostic représentant une urgence potentiellement mortelle est le syndrome coronarien aigu. Plusieurs études ont conclu que le score HEAR permettrait, s'il est ≤ 2, d'exclure l'hypothèse d'un SCA avec un faible risque de faux négatifs. L’objectif principal de notre étude était d’évaluer la performance du score HEAR chez les patients consultant pour des douleurs thoraciques aiguës aux urgences. Méthodologie : Il s’agissait d’une étude rétrospective et descriptive. Réalisé sur une période de sept mois (de juin 2022 à janvier 2023), réalisé au service des urgences. Nous avons inclus les patients consultant pour des douleurs thoraciques non traumatiques et dont les données cliniques, biologiques et électrocardiographiques étaient complètes. Le score Hear a été calculé. Le SCA a été retenu sur les critères diagnostiques basés sur les recommandations de la société européenne de cardiologie et après consultation du cardiologue. Résultats : Nous avons inclus 416 patients. L’âge moyen était de 56 ± 14 ans avec un sex-ratio de 1,88. Parmi ces patients, 27,5 % avaient une maladie coronarienne connue. Seuls 15,3% ont bénéficié d'un transport préhospitalier. Le diagnostic de SCA a été retenu chez 58,6 % des patients. Le score HEAR était ≤ 2 pour 9,7 % des patients, 96,8 % d'entre eux avaient un taux de troponine inférieur à 3 fois la valeur seuil. La valeur prédictive négative du SCA chez les patients présentant un score HEAR à faible risque était de 94,5. En analysant la courbe ROC on a trouvé les résultats significatifs suivants : (P<0,01 ; air sous la courbe=0,83 ; IC [0,79-0,87]). La valeur seuil était de 1,5, la sensibilité et la spécificité étaient de 99,1 % et 78,3 % respectivement. Notez que pour HEAR <2, le rapport de vraisemblance négatif était de 0,025 (IC à 95 %, 0,003 à 0,19). Conclusion : Le score HEAR est un outil intéressant pour la pratique quotidienne qui pourrait permettre de désengorger les urgences, en déchargeant plutôt les patients à faible risque de SCA.

Aucun
Yessmine WALHA, Wided BAHRIA, Khaireddine JEMAI (Tunis, Tunisie), Dhekra HAMDI, Intissar BOUSSAID, Ismail SAHNOUN, Chiheb CHAMMEM, Nourelhouda NOUIRA
12:35 - 12:42 #39394 - FC03-06 Performance du score EDACS dans le triage des patients présentant une douleur thoracique aiguë aux urgences.
FC03-06 Performance du score EDACS dans le triage des patients présentant une douleur thoracique aiguë aux urgences.

Introduction : Le score EDACS (the Emergency Department Assessment of Chest Pain Score) est un score clinique simple, utilisé aux urgences afin de trier les patients ayant un éventuel syndrome coronarien aigu (SCA) et ce en les classant en 2 catégories : faible risque (<16 points) et risque élevé (≥16 points). L’objectif de notre étude était d’étudier la performance de ce score à prédire la survenue d’événements cardiaques majeurs indésirables (décès, infarctus du myocarde, revascularisation) chez les patients consultant pour une douleur thoracique aiguë. Matériel et méthode : Etude monocentrique, prospective observationnelle du score EDACS, menée sur une période de 13 mois au niveau d'une structure d'urgence polyvalente d'un hôpital régional. Nous avons inclus les patients âgés de plus de 18 ans ayant comme motif principal de consultation une douleur thoracique non traumatique. Nous avons calculé le score EDACS pour les patients inclus et nous les avons contactés après 30 jours de leur consultation en notant la survenue ou non d’événements cardiaques majeurs (ECM). Résultats : Nous avons colligé 731 patients dont 55% étaient des hommes. L’âge moyen était de 55±15 ans. La moyenne du score EDACS était de 11,5±5,5. Onze patients (2%) ont eu un ECM après 30 jours de leur consultation. Cinq cent cinquante-deux patients (76%) étaient à faible risque. La valeur médiane des troponines chez les patients à faible risque était de 7,56 IQR25%-75% [5,06 ; 13,74] (p=0,002). Les troponines étaient négatives chez 408 patients (74%) ayant un faible risque (p<000,1). Le score moyen EDACS était significativement plus élevé chez les patients ayant fait un ECM à 30 jours et chez les patients admis en salle d’accueil des urgences vitales, respectivement (15,82±4 versus 11,42±5,5, p=0,005) et (13,31±5,75 versus 11,23±5,47, p=0,001). L’aire sous la courbe du score EDACS était de 0,736 [0,629-0,843(p=0,007)]. Conclusion : Les patients ayant un score EDACS<16 points pourraient ne pas nécessiter d’investigations supplémentaires et donc réduire le temps d’attente aux urgences. Toutefois, une étude multicentrique randomisée serait nécessaire afin de valider ce score dans notre population.

Aucun
Sana SELLAMI (Ariana, Tunisie), Manel KALLEL, Emna REZGUI, Ghada KHEDIRI, Emna KALLEL, Sofiene GZARA, Khedija ZAOUCHE
12:42 - 12:49 #39451 - FC03-07 Stratégie de reperfusion des syndromes coronariens aigus avec sus-décalage du segment ST : Angioplastie versus thrombolyse.
FC03-07 Stratégie de reperfusion des syndromes coronariens aigus avec sus-décalage du segment ST : Angioplastie versus thrombolyse.

La prise en charge des syndromes coronariens aigus avec surélévation de ST (SCA ST+) repose sur la reperfusion coronaire. Bien que l’angioplastie primaire (ATC) soit recommandé en première intention, la fibrinolyse (FIB) reste une alternative en cas de non disponibilité de l’ATC dans les délais. Objectif: Comparer les patients traités par angioplastie versus les patients thrombolysés Méthodes: Analyse rétrospective d’un registre prospective monocentrique de SCA ST+ sur une durée de 15 ans. Inclusion des patients admis pour un SCA ST+ évoluant depuis moins de 24 heures. Recueil des paramètres épidémio-cliniques, thérapeutiques et pronostiques. Etude comparative des deux groupes. Résultats : Inclusion de 1175 patients, genre-ratio=4.7, âge moyen=60+/-12 ans Les principaux facteurs de risque cardiovasculaires étaient (%) : tabagisme (68), diabète (35), hypertension artérielle (34), dyslipidémie (13) et insuffisance coronaire (13). Le recours à une ATC primaire était possible chez 23% des patients. La fibrinolyse était réalisé par la Streptokinase (60%), la Tenecteplase (29%) et l’Alteplase (11%) avec un taux de succès de lyse de 64%. L’incidence des complications hémorragique mineure était de 8%, l’hémorragie intracérébrale était observée chez deux patients. Les patients ayant bénéficié d’une ATC avaient une contre-indication à la thrombolyse dans 76 % des cas avec un délai médian de 210 minutes chez ces patients. Les principales contre-indications (CI) étaient (%) : risque hémorragique élevé (48), ldoute diagnostique (24) et délai de consultation supérieur à 12 heures (18). L’analyse comparative des patients ayant bénéficié d’une ATC versus les patients FIB avait trouvé un âge avancé, la présence d’un bloc de branche gauche et un délai de consultation plus long chez les patients ayant bénéficié d’ATC. Aucune différence significative n’a été retrouvé concernant les paramètres épidémiologiques, clinique ou évolutive. Le taux de mortalité intra hospitalière et à 6 mois était similaire pour les deux groupes. Conclusion : Dans notre population le recours à l’ATC primaire est faible devant la non disponibilité. La fibrinolyse permet d’assurer une reperfusion coronaire sans augmenter la morbidité et la mortalité.

Aucun
Firas CHABAANE, Héla BEN TURKIA, Kamel JLALI, Khaoula AMDOUNI, Rahma DHOKAR, Monia NGHACH, Sami SOUISSI, Ines CHERMITI (Ben Arous, Tunisie)
Salle 352B-Zone poster 1

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FC04
12:00 - 13:00

Flash communications
Maladie thrombo-embolique et Anticoagulants
Cardiologie - Maladie thromboembolique - EP - Phlébite

Modérateur : Olivier PEYRONY (MD, PhD) (Paris)
12:00 - 12:07 #39035 - FC04-01 Utilité du dosage des D-dimères chez les patients insuffisants rénaux admis aux urgences.
FC04-01 Utilité du dosage des D-dimères chez les patients insuffisants rénaux admis aux urgences.

Contexte : La suspicion de maladie thrombo-embolique veineuse (MTEV) est un motif fréquent au sein des services d’urgence et l’utilisation des D-dimères chez les patients insuffisants rénaux est peu codifiée. Leur utilisation avec un seuil approprié permettrait d’éviter des examens couteux et dangereux mais aussi des traitements à risque pour les patients. L’objectif principal de l’étude est d’évaluer l’utilité́ clinique des D-dimères chez les patients insuffisants rénaux. Matériel et Méthodes : Étude observationnelle, rétrospective et monocentrique dans notre CH menée entre janvier 2017 et décembre 2020. Les patients âgés de plus de 18 ans non dialysés ayant eu un dosage de créatininémie et de D-dimères ont eté inclus. Les critères d’exclusion comportaient l’instabilité́ hémodynamique, un score de Genève élevé́, un manque de données et l’utilisation de NACO. Nous avons ensuite réalisé́ une courbe ROC afin de déterminer un seuil de D-dimères adapté aux patients insuffisants rénaux. Nous avons également réalisé́ une corrélation entre le dosage des D- dimères et la clairance de la créatininémie selon CKD-epi. Avis CNIL positif. Résultats : 333 patients ont été inclus dans cette étude. L’âge moyen était de 77 ans avec 41,4% d’hommes. Dans la cohorte, 47 patients (14,1%) étaient porteurs d’une MTEV et 26 (7,8%) patients étaient atteints d’une insuffisance rénale sévère ou terminale. Une faible corrélation négative non statistiquement significative a été observée entre le dosage de D-dimères et la clairance de la créatinine selon CKD-épi. L’AUC était à 0,817 pour l’ensemble des patients. En y appliquant l’indice J de Youden, un seuil de 1,13 μg/mL a été retenu. Conclusion : Une utilité́ clinique du dosage des D-dimères chez les patients insuffisants rénaux modérés ressort de cette étude évitant la réalisation d’examens complémentaires à 137 (41%) patients sur 333. Nous proposons également un seuil de D-dimères à 1,13 μg/mL pour les patients insuffisants rénaux. La corrélation entre les D-dimères et la clairance de la créatinine n’était pas statistiquement significative dans notre étude. Les limites de cette étude incluent son caractère monocentrique, rétrospectif et la présence de données manquantes mais aussi de facteurs confondants tels que le COVID-19. Il serait souhaitable de réaliser une étude prospective multicentrique afin d’approfondir nos résultats.

Aucun
Amaury GAVILLON (Beuvry), Audrey WAGON, Alain-Eric DUBART, Eric WIEL
12:07 - 12:14 #39131 - FC04-02 Le SIC-score comme outil d’évaluation du risque thromboembolique chez les patients COVID-19.
FC04-02 Le SIC-score comme outil d’évaluation du risque thromboembolique chez les patients COVID-19.

CONTEXTE : La maladie du COVID19 liée au Virus SarsCov2 a été, en France, un enjeu de santé publique majeur. Les manifestations thromboemboliques chez les patients atteints du COVID-19 ont été rapidement constatées et l’instauration d’une anticoagulation adaptée au risque thromboembolique a été un des points clé de la prise en charge. OBJECTIF : Le SIC-Score est un score validé pour l’évaluation du risque thromboembolique dans le sepsis. Notre objectif était d’étudier sa pertinence pour l’évaluation du risque thromboembolique dans la pathologie du COVID-19. METHODE : Nous avons réalisé une étude rétrospective, monocentrique au sein d’un service d’urgence adulte. Nous avons analysé les données des patients admis via les urgences ou le SMUR du 13/03/20 au 11/04/20 (première vague) et du 01/08/20 au 31/11/20 (seconde vague). Les informations récoltées recensent des données cliniques et paracliniques des patients atteints du COVID lors de leur admission afin de calculer leur SIC-Score. RESULTATS : Sur les 434 patients inclus, 30 (6.9%) ont présentés un évènement thromboembolique. La pertinence du SIC-Score comme marqueur du risque thromboembolique a été évalué par le calcul de l’aire sous la courbe ROC de 0.905 (IC 95% = [0.823 - 0.910] - p< 0.001). En analyse multivariée, l’augmentation de 1 point du SIC-Score majore la probabilité de présenter un évènement thromboembolique par 2.11 (IC 95% = [1.12 - 3.99] ; p = 0.02). Pour le SIC-Score, un seuil inférieur à 2 montre une valeur prédictive négative de 99.6% (Ratio de Vraisemblance Négatif à 0.047) et un seuil de 3 montre une valeur prédictive positive à 34% (Ratio de Vraisemblance Positif à 6.91). CONCLUSION : Le SIC-Score est un score objectif et pertinent dans l’évaluation du risque thromboembolique chez les patients atteints du COVID-19 permettant d’individualiser les patients à risque et donc d’initier une anticoagulation préventive adaptée à ces derniers.

aucun
Felix MOSSE, Marine LORIDON, Sophie FLEURQUIN, Clément BONNET, Romain DURIF, Dorian TEISSANDIER, Jeannot SCHMIDT, Farès MOUSTAFA (Clermont-Ferrand)
12:14 - 12:21 #39225 - FC04-03 Embolie pulmonaire aux urgences avant et après l’épidémie au coronavirus 19 : comparaison du profil clinique et du pronostic.
FC04-03 Embolie pulmonaire aux urgences avant et après l’épidémie au coronavirus 19 : comparaison du profil clinique et du pronostic.

Introduction : L’embolie pulmonaire (EP) est une manifestation de la maladie thromboembolique. L’avènement de la pandémie au coronavirus 19 a augmenté son incidence en raison du risque emboligène probablement associé à ce germe. L’objectif de cette étude était de comparer le profil clinique et pronostic des patients admis aux urgences pour une EP avant et après l’épidémie au coronavirus 19. Méthodes : Nous avons mené une étude prospective incluant les patients ayant présenté une EP lors de deux périodes : la période prépandémique et la période pandémique. Nous avons recueilli et comparé les données démographiques, anamnestiques, cliniques, paracliniques et évolutives. Le pronostic a été étudié en termes de mortalité intra-hospitalière et après un an. Résultats : Nous avons inclus 150 patients : 51 patients avant la pandémie et 99 patients pendant la pandémie dont 88 étaient Covid positifs. Une prédominance masculine avec un genre-ratio à 1,6 a été notée pendant la pandémie alors que les femmes étaient plus fréquemment atteintes avant la pandémie (59% versus 38% ; p=0,017). La présentation clinique initiale était plus grave sur le plan respiratoire chez les patients avec une EP pendant la période Covid19. Pendant la pandémie, une lymphopénie (p<0,001) et des troponines positives (p=0,012) étaient plus fréquemment retrouvés. Les EP distales et unilatérales étaient plus fréquentes durant la pandémie (68% versus 35% ; p<0,001 et 66% versus 45% ; p=0,015 respectivement). La différence du score d’obstruction de Qanadli était significative : 15±15,1 chez les patients hospitalisés en période de pandémie contre 24,4±18,7 avant la pandémie (p=0,003). La mortalité intra hospitalière chez les patients du groupe COVID était de 21% contre 16% avant la pandémie sans différence significative (p=0,25). Conclusions : Le profil clinique et biologique des patients ayant eu une EP au cours de la pandémie du COVID19 était marqué par la présence de signes de gravité cliniques et biologiques. Les EP sont devenues plus distales avec un indice d’obstruction nettement plus bas et ceci est expliqué par le phénomène d’immunothrombose. Les deux groupes étaient comparables en termes de pronostic.

Pas de conflit
Ines CHERMITI (Ben Arous, Tunisie), Yassine BALI, Feten SBEI, Raja FADHEL, Yosra MEJDOUB, Rihab DAOUD, Hanène GHAZALI, Sami SOUISSI
12:21 - 12:28 #39315 - FC04-04 Épidémiologie en situation réelle des événements indésirables médicamenteux sous traitement anticoagulant oral au service d'accueil des urgences.
FC04-04 Épidémiologie en situation réelle des événements indésirables médicamenteux sous traitement anticoagulant oral au service d'accueil des urgences.

Introduction : Plusieurs types d'événements indésirables médicamenteux sous traitement anticoagulant oral (EIACO) semblent avoir une incidence élevée dans les services d'urgence. L'objectif principal de cette étude était d'évaluer l'épidémiologie réelle des EIACO en service d’urgences (SAU). Matériel et méthodes : Une étude observationnelle rétrospective monocentrique a été menée entre janvier 2018 et décembre 2019. Etaient inclus les patients adultes traités par anticoagulants oraux (AO ; anti-vitamine K ou anticoagulants oraux directs) ; admis au SAU d’un centre hospitalier universitaire français. RÉSULTATS : Au total, 2 206 patients ont été admis au SAU avec une AO dont 34,6 % (763 patients) avaient un EIACO. Une hémorragie traumatique a été observée chez 378 patients (50%), une hémorragie spontanée chez 306 patients (40%), un surdosage asymptomatique chez 40 patients (5%) et une thrombose chez 39 patients (5%). L'âge médian était de 83 ans et 51% des patients étaient des femmes. Le motif le plus fréquent d'admission au SAU était une chute, concernant 12,7% (277) des patients. Mille trente-sept (47%) patients ont été traités par fluindione, 523 (24%) par apixaban, 104 (4,8%) par dabigatran, 93 (4,3%) par warfarine, 41 (2%) par acénocoumarol et 377 (17,1%) par rivaroxaban. Les recommandations pour l'OA ont été le plus souvent respectées (97,7 %, 98,3 % et 98,1 % de prescription correcte). L'interaction médicamenteuse la plus fréquente était entre l'anticoagulation orale et un agent antiagrégant plaquettaire, concernant 131 patients avec une EIACO (17,1%), et 200 patients sans (17,4%). Chez 23 patients du groupe EIACO (1%), un anticoagulant sous-cutané était présent en association avec l'OA. Chez 4,5% (100 patients), des antécédents hémorragiques ont été retrouvés, dont une majorité d’origine digestive (21 patients). CONCLUSION : Les effets indésirables médicamenteux des anticoagulants oraux sont très fréquents au SAU, majoritairement hémorragiques, et semblent être autant liés à des traumatismes que spontanés. Ils concernent les sujets âgés, fréquemment dans le cadre d'une chute, et impliquent toutes les classes d'anticoagulants oraux. L'observance et les interactions médicamenteuses, en particulier avec les antiagrégants, semblent être des facteurs explicatifs.

Aucun
Omide TAHERI (Besançon), Pauline PLACHTA, Marie-Blanche RABIER, Samuel LIMAT, Thibaut DESMETTRE
12:28 - 12:35 #39404 - FC04-05 Prévalence des incidentalomes découverts sur angioscanner thoracique chez des patients suspects d’embolie pulmonaire aux urgences.
FC04-05 Prévalence des incidentalomes découverts sur angioscanner thoracique chez des patients suspects d’embolie pulmonaire aux urgences.

Introduction : La sur-prescription de l’angioscanner thoraciques dans la démarche diagnostique de l’embolie pulmonaire (EP) a entraîné ces dernières années une augmentation du nombre d’incidentalomes recensés. L’objectif de cette étude était d’évaluer la prévalence des incidentalomes identifiés sur les angioscanners thoraciques réalisés aux urgences pour suspicion d’EP, ainsi que leur documentation par les médecins urgentistes. Matériels et Méthodes : Il s’agit d’une étude monocentrique rétrospective. Tous les patients majeurs suspects d’EP aux urgences du CHU d’Angers ont été inclus pendant les 7 premiers jours de chaque mois impair, entre 2015 et 2021. Il s’agissait d’une étude ancillaire de l’étude TRY-SPEED. Le critère de jugement principal était le taux d’incidentalomes découverts sur les angioscanners thoraciques. Les incidentalomes ont été classés en 3 groupes : ceux nécessitant une réévaluation à court terme dans les 7 jours (type 1), ceux ne nécessitant pas d’intervention dans les 7 jours suivant leur découverte, mais nécessitant un suivi ambulatoire (type 2) et ceux ne nécessitant pas de suivi (type 3). Le critère de jugement secondaire est le taux de diagnostic différentiel défini comme une lésion en lien avec les symptômes rapportés par le patient ayant motivé la réalisation de l’angioscanner pour suspicion d’EP en premier lieu. L’étude a été déclaré à la CNIL et a été évalué en comité d’éthique. Résultats : Au total, 648 patients ont été inclus. Parmi ces patients, 205 (31.6%) incidentalomes ont été détectés. Il a été recensé 10 (4.8%) type 1, 127 (61.9%) type 2 et 68 (33.1%) type 3. L’incidentalome le plus fréquemment retrouvés était les nodules pulmonaires (n=32, 15.6%). Un suivi des incidentalomes était nécessaire pour 137 (66.8%) incidentalomes. Seulement, 41% des incidentalomes ont été documentés dans les comptes rendus de sortie des urgences. Une EP a été détectée chez 101 patients (15.5%) et 181 (43.3%) diagnostics différentiels à l’EP ont été observés. Conclusion : Dans cette étude, la probabilité de découvrir un incidentalome est deux fois plus élevée à celle de diagnostiquer une EP. Il est nécessaire que les médecins soient sensibilisés à ces découverts afin de les documenter dans les dossiers des patients pour que ces patients puissent bénéficier d’un parcours de soin adapté.

Aucun
Léna FONTAINE (Angers), Mélanie ROUSSEL, Thomas MOUMNEH, Pierre-Marie ROY, Aurore ARMAND, Delphine DOUILLET
12:35 - 12:42 #39443 - FC04-06 Application des scores prédictifs dans l’orientation depuis les Urgences Adultes d'un centre hospitalier universitaire des patients avec un diagnostic d’embolie pulmonaire.
FC04-06 Application des scores prédictifs dans l’orientation depuis les Urgences Adultes d'un centre hospitalier universitaire des patients avec un diagnostic d’embolie pulmonaire.

Introduction Le nombre de diagnostics d’embolie pulmonaire (EP) a augmenté ces dernières années. L’European Society of Cardiology (ESC) a publié des recommandations en 2014 et 2019 sur la stratification du risque via des scores prédictifs tels que le simplified Pulmonary Embolism Severity Index (sPESI). Dans le contexte de tension hospitalière existant depuis de nombreuses années, la pertinence de l’orientation des patients ayant un diagnostic d’EP s’est posée avant les recommandations de 2019. Méthodes Il s’agit d’une étude rétrospective des patients avec un diagnostic d’EP aux urgences du CHU Amiens-Picardie entre 2015 et 2019. Le critère de jugement principal était le taux d’agrément avec les recommandations évalué par l’adéquation entre le score sPESI et la décision médicale d’orientation. Les critères de jugement secondaire étaient le décès toutes causes confondues à 30 et 90 jours et les facteurs de risque de mortalité. Résultats Sur les 60 patients inclus, 19 (32%) sont restés hospitalisés moins de 48 heures à l’hôpital et 12 (20%) avait un sPESI < 0. Le taux d’agrément était modéré. La mortalité était de 10% et 13,33% respectivement à 30 et 90 jours. Discussion Les patients avec un sPESI faible sont restés hospitalisés pour des critères environnementaux ou des pathologies associées. L’étude HOME-PE retrouvait 28,5% de patients dont l’orientation a différé de celle prévue par le sPESI. Les patients décédés avaient un sPESI élevé. Conclusion L’accord était déjà modéré avant les recommandations formelles de 2019. Une étude prospective permettrait de préciser les freins à la sortie malgré les recommandations.

Aucun
Lise BATHELLIER (Amiens), Daniel Aiham GHAZALI, Simon SOUDET, Émilien ARNAUD
Salle 352B-Zone poster 2
12:30

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UD05
12:30 - 12:40

ECHOPEN
echOpen

Conférencier : Mehdi BENCHOUFI
echOpen O1 est une sonde d’échographie clinique tri-fréquence.
Elle permet d’obtenir des images échographiques des organes, vaisseaux et autres structures anatomiques internes, à des fins d’orientation diagnostique. Elle peut également être utilisée en tant qu’aide procédurale - par exemple, pour localiser un organe ou vaisseau avant l’insertion d’un cathéter. Elle peut être utilisée
sur des patients de tout âge, sans irradiation et sans procédure invasive. La sonde est adaptée aux usages des médecins de toutes les spécialités : médecine générale, médecine interne, médecine du travail, libéraux, hospitaliers, urgentistes,
spécialistes… echOpen O1 s’utilise avec une application mobile qui permet de contrôler la sonde, visualiser les images, les enregistrer et les stocker.
Espace Urgences Démo

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CDIV-2
12:30 - 13:15

Conférence de l'industrie Viatris
Quelle sédation procédurale en 2024 pour quels contextes d'urgence ?

Modérateur : Virginie-Eve LVOVSCHI (Praticien Hospitalier) (Lyon)
12:30 - 13:15 Sédation procédurale en intra-hospitalier. Fabien LEMOEL (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Nice)
12:30 - 13:15 Sédation procédurale en extra-hospitalier et en milieu périlleux. Marc BLANCHER (Medecin Urgentiste) (Conférencier, Grenoble)
Salle 241

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CDIO
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Conférence de l'industrie Octapharma
Comment intégrer le plasma lyophilisé dans vos pratiques ?

12:30 - 13:15 Le plasma lyophilisé dans le pré-hospitalier. Eric CESARÉO (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Lyon)
12:30 - 13:15 Utilisation en pratique du plasma lyophilisé au déchocage. Jacques DURANTEAU (Conférencier, Le Kremlin-Bicêtre)
Salle 242A

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CDIT
12:30 - 13:15

Conférence de l'industrie Takeda
Cas pratiques des maladies rares aux urgences : comment reconnaître l'angiœdème héréditaire et l'hémophilie acquise ?

12:30 - 12:45 Angiœdème héréditaire chez l’adulte. Céline MEGUERDITCHIAN (PH) (Conférencier, MARSEILLE)
12:30 - 13:15 Cas pratique de maladie rare aux Urgences : enjeux de la PEC d'un angiœdème bradykinique. Sophie DEBORD (Anesthésiste-réanimateur) (Conférencier, Lyon)
12:45 - 13:00 Angiœdème héréditaire chez l’enfant. Mélisande BOURGOIN (Pédiatre) (Conférencier, Paris), Simon RIVIERE (Médecin) (Conférencier, Paris)
13:00 - 13:10 Hémophilie Acquise. Roseline D'OIRON (Coordinatrice du centre de référence Hémophilie et autres déficits constitutionnels en protéines de la coagulation) (Conférencier, Le Kremlin-Bicêtre)
13:10 - 13:15 Questions / Réponses.
Salle 251

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CDIQ
12:30 - 13:15

Conférence de l'industrie Quidelortho
Comment optimiser la prise en charge des douleurs thoraciques au SMUR et aux urgences ?

12:30 - 13:15 Recommandations de prise en charge des douleurs thoraciques et positionnement des tests hsTn en biologie délocalisée vs laboratoire. Camille GOBEAUX (Dr) (Conférencier, Paris)
12:30 - 13:15 Retour d’expérience de l’utilisation de la troponine hyper-sensible TriageTrue® aux urgences du CH de Ruffec : cas cliniques. Jean-Marc DE LUSTRAC (Conférencier, Ruffec)
Salle 252A
14:00

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CMS18
14:00 - 15:30

Conférence Médico-Soignants
Urgences et manifestations respiratoires
Cardiologie - Autre, Pneumologie, Triage, Ventilation

Modérateurs : Tahar CHOUIHED (PU-PH) (Nancy), Clément ROUXEL (Ide) (Dijon)
Coordonnateur : Clément ROUXEL (Coordonnateur, Dijon)
Tri, organisation et prise en charge des pathologies respiratoires en service d'urgence.
14:00 - 14:22 Asthme. Geoffrey GALOPIN (Infirmier) (Conférencier, Dijon)
14:22 - 14:44 Décompensation de BPCO. Damien VIGLINO (Professeur des Universités - Praticien Hospitalier) (Conférencier, Grenoble)
14:44 - 15:06 OAP. Patrick RAY (Pr) (Conférencier, Dijon)
15:06 - 15:28 Oedème de Quincke. Aurélien LANDIÉ (IDE SMUR/REA/CESU) (Conférencier, Rodez)
14:00 - 15:30 Q&R. Florian CANU (Médecin) (Super Modérateur, Montdidier)
Amphi Bleu

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CMS02
14:00 - 15:00

Conférence Médico-Soignants
Gérer la mort
Arrêt cardio-respiratoire ACR, Ethique, Management, Organisation SAMU/SMUR, Pédiatrie

Modérateurs : Carla DE STEFANO (psychologue) (Paris), Marion DOUPLAT (Médecin) (Lyon)
Coordonnateur : Clément DERKENNE (Coordonnateur, Paris)
Le médecin urgentiste a une relation intime à la mort. Quatre experts nous dépeindront quatre situations particulièrement difficiles et courantes où, confronté à la mort, l' urgentiste est un soignant vibrant d'humanité
14:00 - 14:15 D'un personnel de ses Urgences. Eric REVUE (Chef de Service) (Conférencier, Paris)
14:15 - 14:30 En pédiatrie. Laurent DUPIC (PH) (Conférencier, Paris)
14:30 - 14:45 LATA en préhospitalier. Clément LECLAIRE (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Paris)
14:45 - 15:00 Consultation spécialisée en mort subite. Xavier JOUVEN (PUPH) (Conférencier, Paris)
Amphi Havane

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AMS30 A
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants
Atelier de conduite en situation d'urgence
Ambulanciers

Coordonnateur : Didier GRANDIN (Coordonnateur, Trappes)
Conférenciers : Stephane GRESSIN (Conférencier, Trappes), Didier GRANDIN (cadre logistique smur) (Conférencier, Trappes)
Prendre conscience des risques routiers et des prérogatives des véhicules d'urgence.
Moyen pédagogique : simulation de conduite
Public concerné : médecins, soignants, ambulanciers SMUR
Espace exposition - stand ST n°43

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URGMEET03
14:00 - 14:20

UrgencesMeet
SUdF - Expérimentation Matras : où en sommes-nous ?
UrgencesMeet

Coordonnateur : Henri DELELIS FANIEN (Coordonnateur, Poitiers)
Conférencier : Henri DELELIS FANIEN (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Poitiers)
Espace Networking

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CMS22
14:00 - 15:30

Conférence Médico-Soignants
Urgences infectieuses : le meilleur des JTI 2023
Infectiologie - Sepsis

Modérateurs : Karinne LE GLOAN (IDE SAMU 44) (Nantes), Emmanuel MONTASSIER (Professeur) (Nantes)
Coordonnateur : Alice HUTIN (Coordonnateur, Paris)
Si vous avez raté les JTI 2023 sur les Urgences infectieuses, venez écouter le best-of par les intervenants des JTI eux-mêmes
14:00 - 14:15 Mise au point dans les infections courantes de l'enfant. Romain GUEDJ (Pediatrician) (Conférencier, Paris)
14:15 - 14:30 L'apport de la surviving sepsis campaign. Yonathan FREUND (PUPH) (Conférencier, Paris)
14:30 - 14:45 Mise au point dans les infections courantes de l'adulte. Julie CONTENTI (Medecin) (Conférencier, Nice)
14:45 - 15:00 Les bons examens microbiologiques. Eric BATARD (PU-PH) (Conférencier, Nantes)
15:00 - 15:15 Qui est fragile face à l'infection ? Yann-Erick CLAESSENS (chef de service) (Conférencier, Monaco, Monaco)
15:15 - 15:30 Aspects organisationnels pour le risque biologique. Emmanuel BERNIGAUD (Praticien hospitalier) (Conférencier, Nantes)
Salle 241

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CM03
14:00 - 15:30

Conférence Médecins
Impact des facteurs humains sur la prise de décision
Management, Médecin, Profession - Métier

Modérateurs : Evelyne DUBREUCQ GUERIF (Praticien hospitalier) (Paris), Agnès RICARD-HIBON (Medical Chief) (Pontoise)
Coordonnateur : Xavier BOBBIA (Coordonnateur, Montpellier)
Apprendre à reconnaitre et à faire face à ce qui ce qui va impacter le plus nos prises en charge : nos conditions de travail, notre entourage et notre état psychologique
14:00 - 14:22 Interruptions de tâches. Jennifer TRUCHOT (MEDECIN) (Conférencier, Paris)
14:22 - 14:44 Self fulfilling prediction. Aurore ARMAND (médecin) (Conférencier, Angers)
14:44 - 15:06 Fatigue (gardes longues). Judy MORRIS (Physician, Associate Professor) (Conférencier, Montréal, Canada)
15:06 - 15:28 Humeur, stress personnel…. Sylvain BENENATI (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Nîmes)
Salle 242A

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CMS16
14:00 - 15:30

Conférence Médico-Soignants
Urgences pédiatriques : gérer le soin courant
Douleur - Analgésie, Pédiatrie, Régulation, Traumatologie

Modérateurs : Charlotte ATTALI (IDE) (Paris), Alexandra MOUROT (Urgences) (Narbonne)
Coordonnateur : Aline CHENOU (Coordonnateur, Strasbourg)
De la régulation à la prise en charge en passant par la gestion du trinôme enfant-parent-soignant, venez faire le point sur les urgences pédiatriques courantes !
14:00 - 14:22 Régulation : comment gérer l'anxiété des parents. Delphine PIERRE (ARM Superviseur) (Conférencier, Orléans)
14:22 - 14:44 Pathologies traumatiques courantes : quelles fractures courantes chez l'enfant ? Jean-Jacques BANIHACHEMI (MD PhD) (Conférencier, Grenoble)
14:44 - 15:06 Prendre soin en trinôme : enfant - parent - soignant. Delphine GOISET (cadre puericultrice SAUP Dijon) (Conférencier, Dijon)
15:06 - 15:28 Gestion de la douleur chez l'enfant. Anne CAVAU (PH) (Conférencier, Paris)
Salle 242B

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SI09
14:00 - 15:00

Session Interactive Médecins
Tic, Tac…désactiver une bombe : un jeu sérieux
Jeunes

Coordonnateur : Matthieu HEIDET (Coordonnateur, Créteil)
Démineur ou urgentiste : même combat dans la communication d'équipe ! Venez éviter de tout faire exploser !
14:00 - 15:00 Tic, Tac…désactiver une bombe : un jeu sérieux. Jean-Pierre HENRY (Président) (Conférencier, Nancy)
Salle 243

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SIMS02
14:00 - 15:00

Session Interactive Médico-Soignants
SCA ST + : les ECG académiques et les équivalents
Cardiologie - Insuffisance coronarienne - IDM - SCA, Jeunes

Coordonnateur : Alexandra MOUROT (Coordonnateur, Narbonne)
Pas si facile le SCA ST + : de l’ECG typique aux situations où l'ECG joue les excentriques
14:00 - 15:00 SCA ST + : les ECG académiques et les équivalents. Julien SEGARD (praticien hospitalier) (Conférencier, Saint-Nazaire)
Salle 251

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CLM03
14:00 - 15:30

Communications Libres Médecins
Diagnostic et pronostic
Gériatrie, Marqueurs biologiques - Biomarqueurs, Neurologie, Pneumologie

Modérateurs : Jean-Cédric HANSEN (PH Médecin Coordonnateur) (Pacy-sur-Eure), Frédéric PARIS (PHc) (Tours)
14:00 - 14:10 #38960 - CP24 Facteurs de risque de traitement inapproprié de la dyspnée aux urgences : étude de cohorte rétrospective.
CP24 Facteurs de risque de traitement inapproprié de la dyspnée aux urgences : étude de cohorte rétrospective.

Introduction. La dyspnée est un symptôme fréquent dans les services d'urgence. Les erreurs de diagnostic lors de l'examen clinique initial sont fréquentes et conduisent à un traitement initial inapproprié. L’objectif de ce travail était d’identifier les facteurs de risque de traitement inapproprié de la dyspnée chez les patients admis aux urgences. Méthode. Étude de cohorte rétrospective observationnelle. Les patients de plus de 15 ans admis aux urgences adultes du CHU de Toulouse avec une dyspnée ont été inclus du 1 juillet au 31 janvier 2019. Le critère de jugement principal était le traitement inapproprié de la dyspnée initié aux urgences, défini en comparant le diagnostic final à la sortie de l'hôpital au traitement aux urgences. Le caractère approprié ou non était défini selon les recommandations internationales pour l'insuffisance cardiaque, la pneumopathie, la BPCO, l'asthme et l'embolie pulmonaire. Résultats. 2123 patients ont été analysés, dont 827 (39%) avaient un traitement inapproprié aux urgences. Les facteurs de risque de traitement inapproprié sont représentés dans le Tableau 1. En analyse multivariée, sous-traitement et sur-traitement étaient associé avec une surmortalité hospitalière (OR = 1,75 [IC95 = 1,06 – 2,89] et OR = 1,35 [IC95 = 0,93 – 1,96], respectivement). Conclusion. Les patients âgés, comorbides, en détresse respiratoire et avec une auscultation anormale sont à risque de traitement inapproprié de leur dyspnée aux urgences.

PhD sur la thématique en cours
Frédéric BALEN (Toulouse), Sebastien LAMY, Léa FROISSART, Mesnard THOMAS, Benjamin SANCHEZ, Xavier DUBUCS, Sandrine CHARPENTIER
14:10 - 14:20 #39105 - CP25 La reconsultation des personnes âgées aux urgences, après un premier passage, au CHU de Rouen.
CP25 La reconsultation des personnes âgées aux urgences, après un premier passage, au CHU de Rouen.

Introduction : Le vieillissement de la population générale évolue en parallèle de la croissance du nombre de consultations dans les services d’urgence. Cette population polypathologique est plus à risque de consulter plusieurs fois aux urgences. L’objectif de cette étude est d’analyser le taux de re consultation des personnes âgées aux urgences et de mettre en évidence d’éventuels facteurs de risque prédictifs de celle-ci. Méthode : Etude épidémiologique, rétrospective et monocentrique au CHU de Rouen, réalisée du 1 janvier 2021 au 31 décembre 2021, étudiant des patients âgés de 75 ans ou plus consultant aux urgences. Cette population était classée selon leur nombre de consultation : une seule consultation avec retour au domicile versus 2 consultations dans un délai de 7 jours, avec à l’issu un retour au domicile ou une hospitalisation. Les patients résidant en EHPAD, relevant de le filière psychiatrique, adressés par un autre établissement hospitalier, et les patients reconsultant dans un délai > 7j étaient exclus. Le critère de jugement principal était la reconsultation dans les 7 jours après la première consultation. Une analyse comparative puis univariée entre les deux groupes de patients a été réalisée. Résultats : Parmi les 1149 dossiers analysés, le taux de reconsultation était de 39%. Après exclusion, 127 patients ont été inclus dans le groupe 1 consultation et 227 dans le groupe 2 consultations. La reconsultation intervenait principalement (54,8%) dans les 72 premières heures après un premier passage. Il n’a pas été mis en évidence de différence entre les groupes en termes de sexe, de troubles neurocognitifs, d’autonomie ou de nombre de traitements. Toutefois, un score de Charlson entre 6 et 7 rendait plus probable de consulter deux fois aux urgences (OR 2,69 IC95% 1,12-6,44) augmente cette probabilité s’il était > 8 (OR 3,85 IC95% 1,4-10,59). En termes d’antécédents, seule l’insuffisance rénale rendait plus probable la reconsultation (OR 2,26 IC95% 1,14-4,51), sans mise en évidence de différence pour les autres comorbidités. Conclusion : Cette étude semble montrer qu’un score de Charlson élevé serait prédictif de reconsultation aux urgences chez les patients âgés de plus de 75 ans. Toutefois, prises séparément, les comorbidités ne semblent pas être prédictives de reconsultation.
Margot COTTIAS (ROUEN), Margot VANNIER, Alix DELAMARE FAUVEL, Luc Marie JOLY, Mélanie ROUSSEL, Thomas DUMONTIER
14:20 - 14:30 #39143 - CP26 Valeur prédictive des scores cliniques REMS (Rapid Emergency Medicine Score), MEWS (Modified Early Warning Score) et VIEWS (Vital PAC Early Warning Score) sur la mortalité à 30 jours : une étude observationnelle rétrospective monocentrique.
CP26 Valeur prédictive des scores cliniques REMS (Rapid Emergency Medicine Score), MEWS (Modified Early Warning Score) et VIEWS (Vital PAC Early Warning Score) sur la mortalité à 30 jours : une étude observationnelle rétrospective monocentrique.

Introduction : Les patients gériatriques représentent 8% des admissions aux urgences. C’est une population à risque dont l’évaluation du pronostic est difficile. Les scores d’alertes précoces permettent de détecter rapidement les patients à risque d’évolution défavorable. L’objectif de notre travail a été de mesurer l’association entre des scores d’alerte précoce et le pronostic des patients gériatriques. Méthodes : Étude rétrospective observationnelle monocentrique réalisée aux urgences d’un CHU. Les patients de plus de 65 ans ont été inclus. Il n’y avait pas de critères d’exclusion. Nous avons évalué la valeur diagnostique des scores REMS, MEWS et VIEWS pour prédire le risque de mortalité à 30 jours à l’aide de l’analyse Receiver Operating Charactéristic (ROC) et des valeurs des aires sous la courbes ROC (AUC). Résultats : L’âge moyen était de 80,5 ans, 131 sujets (50%) étaient des hommes. Les patients présentaient principalement des antécédents cardiologiques (162 sujets, 61,8%) et métaboliques (107 sujets, 40,8%). Les principaux traitements chroniques retrouvés sont les traitements à visée cardiologiques (144 sujets, 55%). 202 sujets (77,1%) présentaient une plainte initiale non traumatique, avec principalement des symptômes cardiologiques (48 sujets, 18,3%), les douleurs d’origine non cardiologique (47 sujets, 17,9%) et les chutes (41 sujets, 15,6%). Au cours de la période de suivi, 18 patients (6,9%) sont décédés. L’AUC du score VIEWS est de 0,596 avec une IC [0,506 – 0,732]. Les AUC des scores MEWS et REMS, sont respectivement de 0,588 avec IC [0,444 – 0,732] et 0,528 avec IC [0,386 – 0,670]. Conclusion : Les scores d'alertes précoces étudiés ont une valeur pronostic précoce pour mesurer le risque de mortalité à J30 chez les patients de plus de 65 ans.
Paul DUPUY (Poitiers), Paul CONTAL, Jérémy GUÉNÉZAN, Olivier MIMOZ, Nicolas MARJANOVIC
14:30 - 14:40 #39151 - CP27 Dosage plasmatique de la NGAL dans la prise en charge de la rhabdomyolyse aux urgences : étude de son intérêt prédictif d’insuffisance rénale.
CP27 Dosage plasmatique de la NGAL dans la prise en charge de la rhabdomyolyse aux urgences : étude de son intérêt prédictif d’insuffisance rénale.

Contexte : L’apparition d’une insuffisance rénale aiguë (IRA) est une complication fréquente de la rhabdomyolyse. La Neutrophil Gelatinase Associated Lipocalin (NGAL) semble montrer de bonnes capacités de prédiction d’insuffisance rénale aiguë dans d’autres contextes comme le sepsis. L’objectif principal de notre étude était d’étudier les performances diagnostiques de la NGAL dans l’apparition d’une IRA chez les patients admis aux urgences pour rhabdomyolyse. Type d’étude : Étude diagnostique, prospective, multicentrique, non randomisée. Méthode : Un dosage plasmatique de la NGAL était réalisé à l’admission des patients, si le taux plasmatique de CPK était supérieur à 1000 UI/L, quel que soit la cause de la rhabdomyolyse. Les patients recevaient une prise en charge standardisée (remplissage vasculaire au sérum salé isotonique entre 200 et 1000 cc/h pour une diurèse de 3 ml/Kg/h avec adjonction de 100 mmol de bicarbonate si le pH urinaire était inférieur à 6,5) et nécessitaient une surveillance hospitalière. La survenue d’une insuffisance rénale aiguë était diagnostiquée selon les critères de l’AKIN (Acute Kidney Injury Network). Le critère de jugement était la survenue d’une IRA à 48 heures de la prise en charge en structure d’urgence. Les objectifs secondaires étaient d’évaluer les performance diagnostiques de la NGAL pour prédire un décès ou l’admission en réanimation. Résultats : 194 patients ont été analysés. L’AUC pour la prédiction d’une altération de la fonction rénale à 48h par dosage initial de la NGAL était de 0,60 IC95% [0,51- 0,70]. L'AUC pour la survenue d’un décès pendant l’hospitalisation était de 0,75 IC95% [0,62 ; 0,87]. L’AUC de la NGAL concernant l’admission en réanimation était de 0,72 IC95% [0,58 ; 0,86]. Conclusion : Les performances du dosage plasmatique de la NGAL sont modérées pour la prédiction de la survenue d’une insuffisance rénale aiguë au cours d’une rhabdomyolyse chez les patients de structure d’urgence.

aucun
Lucille BALAGUER (Nîmes), Stéphane POMMET, Fabien COISY, Laura GRAU MERCIER, Xavier BOBBIA, Romain GENRE GRANDPIERRE
14:40 - 14:50 #39173 - CP28 Incidence de l’insuffisance rénale aiguë post-contraste chez les patients ayant un scanner avec injection de produit de contraste en situation d’urgence.
CP28 Incidence de l’insuffisance rénale aiguë post-contraste chez les patients ayant un scanner avec injection de produit de contraste en situation d’urgence.

Incidence de l’insuffisance rénale aiguë post-contraste chez les patients ayant un scanner avec injection de produit de contraste en situation d’urgence. Résumé : Introduction : Depuis 1930, il est admis que l’injection intraveineuse de produit de contraste iodé (PCI) dans le cadre de rehaussement d’imagerie de tomodensitométrie (TDM) serait à risque d’insuffisance rénale aiguë post-contraste (IRA-PC). Ces 10 dernières années, plusieurs études ont remis en cause cette iatrogénie. Cependant, ces travaux concernaient des populations dont l’épidémiologie locale différait de la population française. Il semblerait alors licite d’explorer l’incidence de l’IRA-PC chez la population française (ici francilienne) afin d’en comparer les caractéristiques spécifiques. Objectif : Étude de l’incidence de l’IRA-PC chez les patients recevant un scanner avec injection de produit de contraste dans un contexte d’urgence. Méthode : il s’agit d’une étude monocentrique, rétrospective, réalisée dans un centre hospitalo-universitaire francilien (hôpital Beaujon) entre 2019 et 2022. Les patients inclus étaient âgés de plus de 16 ans, ils avaient reçu un scanner injecté avec deux dosages de créatinine sérique : une pré-TDM et une post-TDM (2 à 7 jours plus tard). Les facteurs de risque et facteurs protecteurs d’IRA-PC ainsi que les caractéristiques de la population ont été analysés. Résultats : Après l’étude de 5079 scanners injectés, 1463 présentaient les critères d’inclusion. L’incidence d’IRA-PC était de 4,1%. Les facteurs de risques associés étaient : l’HTA (Odds Ratio ajusté (ORa) = 3,36 ; IC 95% (1,76 ; 6,43)), l’IRC grade 4-5 (ORa = 5,89 ; IC 95% (1,39 ; 24,95)) et le temps d’attente avant la réalisation du TDM (ORa = 3,36 ; intervalle de confiance (IC) 95% (1,76 ; 6,43)). Le facteur protecteur retrouvé était la prise de metformine (ORa = 0,26 ; IC 95% (0,06 ; 1,12)). Conclusion : Il semble exister des critères cliniques, permettant de réaliser un scanner injecté sans attendre la créatininémie dans la grande majorité des cas. Cette réflexion permettrait de réduire la durée de séjour dans les services d’accueil des urgences (SAU) de certains patients et ainsi d’en abaisser la morbi-mortalité qui y serait associée.
Elodie LECOMTE (Paris), Prabakar VAITTINADA AYAR
14:50 - 15:00 #39273 - CP29 Nature et prévalence des diagnostics établis aux urgences chez les patients consultant en contexte post-coïtal : étude rétrospective monocentrique.
CP29 Nature et prévalence des diagnostics établis aux urgences chez les patients consultant en contexte post-coïtal : étude rétrospective monocentrique.

Dr Florian ROCHE, Dr DELAMARE Alix, Dr ROUSSEL Mélanie, Pr Luc-Marie JOLY Emergency department,Rouen University Hospital,Rouen,France Introduction : L’acte sexuel représente un effort d’intensité modérée à intense et s’accompagne de variations brutales des paramètres physiologiques. Ces variations, combinées aux contraintes physiques imposées par l’acte en lui-même, sont à l’origine d’évènements pouvant entrainer des motifs de recours aux urgences variés. L’objectif de cette étude était de déterminer la nature et la prévalence des diagnostics établis aux urgences chez les patients consultant en contexte post-coïtal. Méthode : Étude observationnelle rétrospective réalisée chez les patients majeurs consultant dans le service des urgences du CHU de Rouen entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2022, pour un motif de consultation relatif au coït avec une symptomatologie apparue en per-coïtal ou en post-coïtal avec un délai d’apparition n’excédant pas 48 heures. Les patients mineurs, les viols et violences sexuelles, les patients dont l’intervalle libre entre l’acte sexuel et l’apparition des symptômes était supérieur à 48 heures, les patients sortis contre avis médical ou ayant refusé la réalisation d’examens complémentaires nécessaires à l’établissement d’un diagnostic de certitude, les patientes dont les symptômes relevaient d’une prise en charge gynécologique ont été exclus de l’étude. Une analyse descriptive des données recueillies a été réalisée. Résultats : Parmi les 2269 dossiers analysés, 799 patients ont été inclus. L’âge médian était de 28 ans (min 18-max 88) et de prédominance masculine (n=605, 75,8%). Les trois diagnostics les plus fréquemment établis étaient l’accident d’exposition viral (n=363, 45,7%), la plaie du frein de la verge (n=49, 6,1%) et les céphalées sans critère de gravité (n=49, 6,1%). À l’issue de leur passage aux urgences, 88 patients (11%) ont nécessité une hospitalisation. Dans ce sous-groupe des patients hospitalisés, les trois diagnostics les plus fréquemment étaient : le syndrome de vasoconstriction réversible (n=33, 37,5%), l’hémorragie sous-arachnoïdienne représentant (n=14, 15,9%) et la fracture des corps caverneux (n=7, 8,0%). Conclusion : Les patients consultant en contexte post coïtal relèvent de motifs principalement infectieux. Toutefois, les diagnostics neurologiques relèvent une forte morbidité et la prévalence de diagnostics graves doit amener à considérer l’acte sexuel comme une épreuve d’effort à part entière.

Aucun
Florian ROCHE (rouen)
15:00 - 15:10 #39399 - CP30 Impacts de l’hospitalisation à domicile pour les ainés fragilisés aux urgences.
CP30 Impacts de l’hospitalisation à domicile pour les ainés fragilisés aux urgences.

Introduction : Le vieillissement de la population nécessite une transformation et une adaptation des systèmes de soins aux personnes âgées, notamment aux urgences. La Clinique des Aînés (CDA), implantée en 2018 à Québec, repose sur le principe de l’hôpital à domicile. La CDA organise le retour à domicile, accompagné d’un suivi grâce une unité mobile médicale. L'objectif principal de cette étude est d'évaluer l'impact de cette clinique pour personnes âgées sur la sécurité des patients. L'objectif secondaire est d'évaluer l'efficacité de la clinique à réduire la durée du séjour et les réadmissions. Méthode : Design : étude de cohorte pré/post implantation. Population : Patients fragiles âgés de ≥75 ans admis dans l'unité gériatrique de courte durée après une consultation aux urgences ou inclus par la CDA. Critères de jugement: Principal: sécurité des patients, soit les retours aux urgences et les décès. Secondaire: Durée de séjour aux urgences/ à l'hôpital et réadmissions. Analyses statistiques: Modèle de régression logistique multivariée avec score de propension. Résultats : Au total, 437 patients ont été inclus au le site d'intervention (pré-implantation: 248 post-implantation: 189). Aucune différence significative n'a été observée entre les phases en ce qui concerne la probabilité ajustée au patient de retourner aux urgences à 30 jours : p=0,58, 90 jours : p=0,46, 180 jours : p=0,07. La probabilité de décès dans les 180 jours était également similaire entre les phases (p=0,51). La durée ajustée de séjour à l'hôpital pour la visite initiale a diminué de 14 jours pour les patients ayant bénéficié de la CDA (p<0,0001). La probabilité ajustée de réhospitalisation était plus élevée dans le groupe ayant bénéficié de l'intervention à 30 (8,4 % VS 14,6 %, p=0,03) et 180 jours (29,6 % VS 41,2 %, p= 0,01). Cependant, la durée de séjour à l'hôpital a diminué à 30 jours (6,5 VS 3,2 jours, p=0,27), avec une différence statistiquement significative à 90 (16,9 VS 8,4 jours, p= 0,02) et 180 jours (13,6 VS 7,1, p= 0,03). Conclusion : Nos résultats valident la sécurité d'une hospitalisation à domicile avec clinique mobile pour les patients âgés fragiles, ce qui pourrait réduire la durée du séjour à l'hôpital. La CDA soutient le concept de l'hospitalisation à domicile pour les personnes âgées fragiles.

Dr Émond reçoit des subventions de recherche d'organismes gouvernementaux.
Valérie BOUCHER (na, Canada), Philippe VOYER, Pierre-Hugues CARMICHAEL, Luc TAILLEUR, Marcel ÉMOND
15:10 - 15:20 #39525 - CP31 La prédiction de la mortalité dans l’accident vasculaire hémorragique aux Urgences à l’aide de l'intelligence artificielle.
CP31 La prédiction de la mortalité dans l’accident vasculaire hémorragique aux Urgences à l’aide de l'intelligence artificielle.

Introduction: L'accident vasculaire cérébral hémorragique (AVCH) est une cause fréquente d'admission au service des urgences. Le système de notation le plus courant, le score ICH, a montré qu'il pouvait surestimer la probabilité de mortalité. L’objectif de notre étude était de développer et de tester un système de notation plus précis utilisant l'intelligence artificielle (IA) pour la prédiction de la mortalité intrahospitalière des patients souffrant d’AVCH en utilisant les paramètres clinico-biologiques et radiologiques à l’admission. Méthodes: Il s'agissait d'une étude observationnelle rétrospective monocentrique. Nous avions inclus tous les patients admis aux urgences pour AVCH confirmé par un scanner cérébral et exclu les patients avec des données manquantes. Les données démographiques et cliniques avaient été recueillies à l'arrivée à l'hôpital. Une analyse univariée avait été réalisée pour explorer les facteurs prédictifs de mortalité à l'hôpital. L'ensemble de données avait été divisé en 75 % (175 patients) pour l'apprentissage de l'algorithme et 25 % (40 patients) pour le test de l'algorithme. Nous avions évalué la précision de l'algorithme d'IA dans la prédiction de la mortalité intrahospitalière AVCH à l'aide de la courbe ROC. Résultats : Deux cent quinze patients étaient inclus dans l´étude. L’âge moyen était de 63.7+/- 14.38. L'âge et le sexe n'étaient pas corrélés à la mortalité. La réserve alcaline, la glycémie, la C-réactive protéine, la bilirubine, les globules blancs, HCO3-, FiO2 et PaO2/FiO2 étaient significativement corrélés à la mortalité hospitalière. La pneumonie par inhalation était significativement corrélée à la mortalité hospitalière avec un OR à 26,667 [13,429-52,953] (p<0,001). L'indication d'oxygénothérapie était significativement corrélée à la mortalité hospitalière avec un OR à 3,266 [1,563-6,823] (p=0,001). L'indication d'intubation était significativement corrélée à la mortalité hospitalière avec un OR à 10,326 [5,058-21,082] (p<0,001). La courbe ROC du modèle d'apprentissage automatique avait montré une aire sous le ROC (±SD) de 0,938 ± 0,044 pour la prédiction de la mortalité intrahospitalière (supérieure aux aires sous le ROC des scores ICH et SAPS2. Conclusions: Cette étude a montré que le modèle d'IA a réussi à prédire avec précision la mortalité hospitalière des patients admis aux urgences pour AVCH. Nous avons pu comparer notre modèle d'IA avec les scores les plus fréquemment utilisés dans l’AVC hémorragique.

aucun
Amenne ALOUINI, Badra BAHRI (Tunis, Tunisie), Ines BELGACEM, Hager TOUJ, Anissa CHEMSI, Ines SEDGHIANI, Youssef Zied ELHECHMI, Nebiha BORSALI FALFOUL
15:20 - 15:30 #39109 - CP97 Violences conjugales : faisabilité et acceptabilité de l’auto-détection par les patients et les soignants aux urgences.
CP97 Violences conjugales : faisabilité et acceptabilité de l’auto-détection par les patients et les soignants aux urgences.

Introduction : La prévalence des victimes de violences conjugales dans la population française est difficile à estimer et varie de 1% à 26% selon les modalités de détection utilisées. Une partie de ces victimes consulte aux urgences et malgré les recommandations insistant sur la nécessaire détection systématique des violences, il est probable qu'un certain nombre d'entre elles ne soient pas identifiées par les équipes soignantes. Notre objectif était d'évaluer aux urgences l’acceptabilité par les patients de la détection systématique des violences conjugales par le recours à un auto-questionnaire. Matériel et méthode : Étude observationnelle prospective multicentrique dans trois services d'urgences hospitalo-universitaires parisiens sur une période de trois jours consécutifs. L’auto-questionnaire WAST, "Woman abuse Screening Tool", permettant d’identifier les victimes de violences conjugales, était distribué à tous les patients, hommes et femmes consultant aux urgences. Le critère de jugement principal était l'acceptabilité du questionnaire par les patients, définie par la proportion de réponses à l’auto-questionnaire parmi le nombre total de questionnaires rendus. Les critères de jugement secondaires étaient le niveau de confort des patients et des soignants vis-à-vis de la distribution systématique de l'auto-questionnaire, la prévalence des situations de violences conjugales parmi les patients ayant répondu au questionnaire, ainsi que la faisabilité de ce mode de détection systématique aux urgences. Cette dernière était définie par la proportion de questionnaires distribués durant la période d’inclusion. Résultats : Parmi les 1506 patients ayant consulté aux urgences durant la période d'inclusion, 165 (11%) ont répondu au questionnaire parmi lesquels 11% d'entre eux ont été identifiés comme étant victimes de violences conjugales. Le taux d’acceptabilité du questionnaire par les patients était de 74% et 93% des questionnaires rendus étaient complets. Le taux de remise des questionnaires était faible et les soignants semblaient peu confortables avec la thématique des violences conjugales. Conclusion : L’acceptation par les patients d’un auto-questionnaire permettant d’identifier les victimes de violences conjugales consultant aux urgences est élevée mais la distribution systématique d’un questionnaire par l’Infirmier d’Accueil et d’Orientation aux urgences est difficilement faisable en pratique.
Sonia ALVES (Paris), Anne-Laure FERAL-PIERSSENS, Fatoumata KANTE, Donia BOUZID, Marie LAKHLIFI, Judith LEBLANC
Salle 252A

"Mercredi 05 juin"

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ATW05
14:00 - 15:30

Atelier Médecins - Echographie
Echo musculo-squelettique. Médecins, tous niveaux
Ultrasonographie - Echographie

Coordonnateur : Philippe PÈS (Coordonnateur, Nantes)
Conférenciers : Idriss ARNAUDET (Médecin) (Conférencier, Nantes), Hervé DUGA (Praticien hospitalier/médecin libéral) (Conférencier, Lille), Quentin LE BASTARD (Praticien hospitalier universitaire) (Conférencier, Nantes), Claire MORDANT (Urgentiste) (Conférencier, Marseille), Christophe PERRIER (PH) (Conférencier, Clermont-Ferrand), Grégorie ROMERO DE AVILA (Praticien hospitalier) (Conférencier, Poitiers)
Vous êtes passionné de traumatologie ? Vous adorez les tendons et les muscles et vous voulez améliorer vos compétences en échographie clinique ? Ne manquez pas cet atelier musculo-squelettique interactif et passionnant ! Nous y discuterons de l'intérêt de l échographie clinique dans la prise en charge de la traumatologie non vitale. Nous vous apprendrons comment utiliser l'échographie pour détecter avec précision les épanchements intra-articulaires, diagnostiquer les fractures des os longs et plats, et explorer les parties molles douloureuses en profondeur. N'attendez plus et inscrivez vous pour devenir un pro de l'échographie MSK !
Salle 252B

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ATW06
14:00 - 15:30

Atelier Soignants - Echographie
Echographie pour l'Infirmier.e Infirmiers, IDE, IOA, IPA - tous niveaux
Ultrasonographie - Echographie

Coordonnateur : Philippe PÈS (Coordonnateur, Nantes)
Conférenciers : Delphine BASTIAN (PC) (Conférencier, Marseille), Carmela GRACI (Médecin) (Conférencier, Milan, Italie), Julie GÉRARD (ETUDIANTE IPA) (Conférencier, Nantes), Isabelle ROBIN (Conférencier, Nantes), Rodolphe ROUET (Infirmier) (Conférencier, Nantes), Severin THIEBERGIEN (Conférencier, Nantes)
CluECHO
Le commandant Bladerscan a été assassiné.
Retrouvez le Professeur Globe, principal suspect, et confondez-le en prouvant que Miss Song Dû s'est trompée
(ou comment résoudre le problème des fausses routes).
Dans cet atelier, vous serez encadré.e.s par des infirmiers, vous apprendrez comment améliorer la sensibilité de votre triage, de vos diagnostics infirmier et même de vos gestes au quotidien grâce à un outil ultra simple et rapide à utiliser...
Vous avez dit Echoooo ??!!!
Salle 253

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CM29
14:00 - 15:30

Conférence Médecins
Urgences psychiatriques
Gériatrie, Psychiatrie, Régulation

Modérateurs : Cédric GIL-JARDINÉ (MCU-PH) (Bordeaux), Eric WIEL (Chef de Pôle Adjoint) (Lille)
Coordonnateur : Thomas MOUMNEH (Coordonnateur, Tours)
Dans cette session, le trouble psychiatrique sera mis en interface entre les spécialistes de l’urgences, de la psychiatrie et de la gériatrie. Nous verrons deux situations complexes : la régulation en psychiatrie et le patient gériatrique.
14:00 - 14:22 Régulation des appels psychiatriques : l'avis de l'urgentiste. Catherine PRADEAU (MEDECIN) (Conférencier, Bordeaux)
14:22 - 14:44 Régulation des appels psychiatriques : l'avis du psychiatre. Julien KATZ (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Paris)
14:44 - 15:06 Troubles du comportement de la personne âgée : l'avis du psychiatre. Gérald DESCHIETERE (responsable unité de crise) (Conférencier, Bruxelles, Belgique)
15:06 - 15:28 Troubles du comportement de la personne âgée : l'avis du gériatre. Matthieu PICCOLI (Médecin) (Conférencier, Paris)
Salle 342A

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AMS15
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants
Prise en charge du brûlé à la phase initiale
Pathologie circonstancielle, Traumatologie

Coordonnateur : Damien BARRAUD (Coordonnateur, METZ)
Conférenciers : Damien BARRAUD (médecin) (Conférencier, METZ), Laetitia GESNOT (IDE) (Conférencier, Metz), Christelle PINCK (IDE) (Conférencier, Metz)
-Partie théorique interactive : Premières heures de la prise en charge du brûlé grave.
-Partie pratique : Evaluation et triage du brûlé. Réalisation de pansements.
Salle 342B

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AMS-ARM 37
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants & ARM
Echelle de tri ARM
Régulation, Triage

Coordonnateur : Catherine CAPLETTE (Coordonnateur, Angers)
Conférenciers : Catherine CAPLETTE (PH) (Conférencier, Angers), Ludovic RADOU (MANAGER EN SANTE) (Conférencier, Angers)
1. Comprendre l’objectif du tri ARM
2. Homogénéiser les pratiques de triage pour augmenter la qualité et la sécurité de prise en charge des requérants au sein des CCRA et des SAS
3. Trier avec l’échelle de tri ARM
Salle 343

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CM36
14:00 - 15:30

Conférence Médecins // Session CA SFMU
Dotation qualité et retours sur l'enquête Urgences 2023
Organisation Services d'Urgences, Qualité

Modérateurs : Sandrine CHARPENTIER (chef de service urgences adultes) (Toulouse), Patrice SERRE (Praticien Hospitalier) (Bourg-en-Bresse)
Coordonnateur : Xavier BOBBIA (Coordonnateur, Montpellier)
Qu'est ce que la dotation qualité ? Quel est son impact sur le fonctionnement de nos services ? Quelles sont les premiers résultats de l'enquête Urgences 2023 qui a enregistré l'activité de tous les Services d'Urgences pendant 24h ? Et, qu'est-ce que ces données vont permettre ? Venez écouter les réponses à toutes ces questions.
14:00 - 14:22 Qu’est-ce que la dotation qualité ? Laurence ARROUY (PH) (Conférencier, Paris)
14:22 - 14:44 Comment faire évoluer la dotation qualité ? Dominique SAVARY (Chef du département de médecine d'urgence) (Conférencier, Angers)
14:44 - 15:06 Résultats de l'enquête Urgences 2023. Elvire DEMOLY (Cheffe de projet enquête Urgences 2023) (Conférencier, Paris)
15:06 - 15:28 Enquête Urgences 2023 : quelle exploitation des résultats ? Youri YORDANOV (Médecin) (Conférencier, Paris)
Salle 351

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AMS19 A
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants
Optimisation de la ventilation pendant la RCP : enjeux et perspectives
Arrêt cardio-respiratoire ACR, Ventilation

Coordonnateur : Hugo SCHMIT (Coordonnateur, Annecy)
Conférenciers : Alexandre ARMAINGAUD (Médecin) (Conférencier, Annecy), Hugo SCHMIT (PH) (Conférencier, Annecy)
Comprendre les enjeux de la ventilation pendant la RCP et notamment ses interactions avec la circulation.
Maitriser et appliquer les recommandations internationales en matière de ventilation.
Optimiser la ventilation per-RCP dans les phases BLS et ALS.
Découvrir les nouvelles technologies permettant cette optimisation.
Salle 352A

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FC05
14:00 - 15:00

Flash communications
Urgences neurologiques
Neurologie

Modérateur : Camille GERLIER (MEDECIN) (Paris)
14:00 - 14:07 #38948 - FC05-01 Intérêt de la mise en place d'un protocole systématique du dosage de la protéine S100B dans la réduction du recours au TDMc chez les traumatisés crâniens légers aux urgences de notre centre hospitalier.
FC05-01 Intérêt de la mise en place d'un protocole systématique du dosage de la protéine S100B dans la réduction du recours au TDMc chez les traumatisés crâniens légers aux urgences de notre centre hospitalier.

Introduction : Notre SAU accueil en moyenne 600 patients/an pour TCL. L’étude a démarré en 2021, nous avons utilisé les recommandations de 2014. Malgré cela, la S100B n’est pas généralisée. L'objectif I est d'évaluer la faisabilité et l’intérêt du dosage de la S100B chez les TCLs pour réduire les TDMcs. Les objectifs II décrivent la performance diagnostique de la S100B, évaluent l’impact sur la durée de passage au SAU et évaluent l'impact de l’ajout du protocole sur les équipes. Matériel et méthode : Nous avons mené une étude observationnelle, prospective et monocentrique incluant les patients > 18 ans pris en charge dans les 2h30 suivant un TCL (classification de Jehle). Le critère d'évaluation de l’objectif I est estimé en %. Le critère d'évaluation de l'objectif II n°1 estime : Se, Spe, VPP, VPN. Le critère II n°2 est évalué en h. Le dernier objectif II est réalisé par questionnaire. Accord CPP Ouest III. Résultats : Sur 445 patients répondant aux critères en sont retenu 222. 86 patients ont un dosage <0,10ug/l soit 23,9% IC95% [19,6%-28,6%] de TDMcs évitables (Figure 1). La VPN et là Se sont de 100%. 16,6% IC95% [12,8%-20,5%] des patients sont sortis en - de 6h. 20% des médecins et IDEs ont trouvé le protocole chronophage. Conclusion : Si le dosage était effectué dans les 2h30, on pourrait réduire les TDMcs de 23,9%=150 TDMcs/an soit une économie de 10000 euros/an. De nouvelles recommandations étant sorties en 2022, il serait intéressant de réaliser une nouvelle étude.

L'auteur ne déclare aucun conflit d’intérêt.
Justine HERENG (LILLE), Yann CONSTANT, Patrice MABOUDOU, Marlène DASSIGLI, Eric WIEL
14:07 - 14:14 #39062 - FC05-02 Comparaison de la morbi-mortalité des patients entrant dans une filière thrombolyse via les urgences d'une UNV de territoire versus UNV de recours. Exemple de l'Hôpital Nord Franche-Comté et du CHU de Besançon en 2021.
FC05-02 Comparaison de la morbi-mortalité des patients entrant dans une filière thrombolyse via les urgences d'une UNV de territoire versus UNV de recours. Exemple de l'Hôpital Nord Franche-Comté et du CHU de Besançon en 2021.

Introduction : L’AVC ischémique constitue un problème de santé publique majeur. La morbi-mortalité est corrélée à la réalisation de gestes de revascularisation en urgence. Nous avions pour objectif d’étudier la morbi-mortalité à 3 mois des patients admis via les urgences d’une UNV de territoire versus UNV de recours en cas d’AVC ischémique aigu. Méthode : Nous avons conduit une étude rétrospective s’intéressant à la prise en charge des patients ayant fait un AVC ischémique aigu diagnostiqué aux urgences du CHU de Besançon ou de l’Hôpital Nord Franche-Comté en 2021 et ayant eu recours à un geste de revascularisation en urgence par TIV et/ou TM. La morbi-mortalité a été évaluée par le score de Rankin à 3 mois. Résultats : L'étude des 170 patients ayant eu recours à une TIV et/ou à une TM a montré que selon leur SAU d'admission, les populations CHU et HNFC étaient significativement comparables d’un point de vue sociodémographique mais différaient au niveau de facteurs de risque cardio-vasculaires. Chez les patients ayant reçu uniquement une TIV, l’évolution semblait être était discrètement plus favorable lorsqu’elle était réalisée au CHU (mRs à 3 mois ≤2, 68% au CHU vs 62,9% à l’HNFC, p= 0,681) et la mortalité à 3 mois post TIV semblait être augmentée au CHU (16% au CHU vs 8,6% à l’HNFC, p=0,43). Les patients ayant reçu au moins une TM semblaient mieux évoluer lorsqu’ils étaient issus de l’HNFC (Rankin modifié à 3 mois ≤2, 34,1% au CHU vs 44,1%, p=0.367) et la mortalité post TM était légèrement supérieure au CHU (27,3% au CHU vs 26,5% à l’HNFC, p=1). Il n’existait aucune différence significative. Conclusion : Sur l’année 2021 étudiée, notre travail a montré qu’à 3 mois d’un AVC ischémique aigu, l’évolution clinique des patients ayant reçu un geste de revascularisation en urgence ne montrait pas de différence significative, qu’ils aient été pris en charge à l’HNFC ou au CHU de Besançon. Notamment, il n’y a pas eu de perte de chance pour les patients qui ont dû être transférés de l’HNFC vers le CHU de Besançon pour bénéficier d’une thrombectomie mécanique.
Adrien BILLOT (Besançon)
14:14 - 14:21 #39077 - FC05-03 Transferts inter-hospitaliers pour thrombectomie : quels patients faut-il médicaliser ?
FC05-03 Transferts inter-hospitaliers pour thrombectomie : quels patients faut-il médicaliser ?

Introduction Les recommandations sur le transfert vers un centre de neuroradiologie des accidents vasculaires cérébraux (AVC) justifiants d’une thrombectomie, privilégient la médicalisation. Or le besoin de soins varie selon les cas. Aucune étude ne compare les modalités du transfert et ses complications. Notre étude vise à identifier les facteurs prédictifs de complication et la pertinence du niveau de soins pendant le transfert. Matériel et méthode Etude observationnelle, rétrospective, monocentrique, non contrôlée, de fév. 2017 à mai 2022. 2 modèles de régression logistique ont été créés pour identifier les facteurs de risque associés. Résultats Parmi 811 dossiers de régulation analysés, 282 patients ont été inclus. 74 ont présenté au moins une complication : neurologique (59%), respiratoire (21%) ou hémodynamique (20%). 19 ont eu besoin d’une intervention médicale. Le traitement hypotenseur est associé à un risque de complications pendant le transfert (p=0,02). Le traitement hypotenseur ou thrombolytique est associé au besoin de paramédicalisation (p < 0,001). Les AVC de localisation autre que vertébrobasilaire ont moins besoin de médicalisation. Conclusion La médicalisation du transfert pour thrombectomie ne doit pas être systématique. L’AVC hypertendu traité est plus à risque de complication, il justifie a minima une paramédicalisation. L’AVC vertébrobasilaire justifie d’une médicalisation. D’autres travaux doivent valider un algorithme décisionnel utilisable en régulation.
Morgane LANNOU (Nantes), Gwenolé PINEAU, Bertille GRIVEAU, Guillaume BARREAU, Guillaume LAWTON, Que Anh PHUNG, Keryann OMNES, Joël JENVRIN
14:21 - 14:28 #39104 - FC05-04 Reprise du traitement anticoagulant oral chez les patients présentant une hémorragie intracrânienne traumatique : une revue systématique.
FC05-04 Reprise du traitement anticoagulant oral chez les patients présentant une hémorragie intracrânienne traumatique : une revue systématique.

Introduction : À la suite d’une hémorrhagie intracrânienne traumatique (tHIC), peu d’études guident la gestion des anticoagulants oraux (ACO). Le but de cette revue systématique (RS) est de dresser l’état des lieux de la littérature et d’établir un délai sécuritaire pour la réintroduction d’un traitement ACO à la suite d’une tHIC. Matériel et méthode : Une RS de la littérature a été menée à travers quatre bases de données. Les études rapportant le risque de récidive d’HIC, d’évènement thrombotique ou de mortalité chez des patients ayant subi une tHIC nécessitant la reprise d’un ACO ont été considérées pour inclusion. Résultats : Au total, 2 668 études ont été identifiées et 11 études de cohortes ont été incluses. Le délai médian avant reprise d’un ACO variait de 8 à 67 jours. La reprise du traitement n’augmentait pas le risque de récidive d’HIC chez les patients traumatisés (RR 0,70 [IC95% 0,52-0,95] et HR 0,45 [IC95% 0,26-0,76]). Toutes les études, sauf une, ont rapporté une diminution du risque thromboembolique par la mise en place d’un traitement ACO. L’incidence de mortalité variait de 12,1 à 13/100 personnes-années (PA) chez les patients ayant repris un ACO contre 22 à 34/100 PA en l’absence d’ACO. Conclusion : En l’absence d’étude à haut niveau de preuve, nous ne sommes pas en mesure d’apporter un délai sécuritaire pour réintroduire un ACO après une tHIC. Contrairement aux HIC spontanées, les tHIC ne semblent pas présenter de surrisque d’HIC à la réintroduction d’un ACO.

Aucun
Amaury GOSSIOME (Lyon), Axel BENHAMED, Xavier DUBUCS, Valérie BOUCHER, Caroline SIROIS, Éric MERCIER, Pierre-Gilles BLANCHARD, Marcel EMOND
14:28 - 14:35 #39175 - FC05-05 Algorithme clinique face à un vertige aigu : Formation à destination des internes, présentielle contre e-learning.
FC05-05 Algorithme clinique face à un vertige aigu : Formation à destination des internes, présentielle contre e-learning.

Introduction : La plainte vertigineuse est un motif fréquent de consultation en soins non programmés et représente un enjeu diagnostic pour différencier les causes périphériques des causes centrales. L’imagerie est très utilisée en phase aigüe, bien que sa performance diagnostique ne soit pas démontrée. La réalisation de tests cliniques est indispensable : dont l’algorithme HINTS, plus sensible que l’IRM dans les 48 premières heures. La formation et l’application de cet outil est donc indispensable pour les médecins de première ligne. Les modules de formation en ligne ou e-learning se développent, en complément ou en remplacement des formations présentielles. L’objectif de notre étude était d’évaluer un programme de formation sur les syndromes vestibulaires aigus et de comparer la performance en fonction du type de formation reçue, en ligne ou présentielle. Matériel et méthodes : Nous avons élaboré une formation similaire en e-learning et en présentiel fondée sur un algorithme clinique, en se basant sur le HINTS et validé par des spécialistes, à destination des internes. Un questionnaire pré et post-formation a permis d’évaluer la différence des notes avant-après selon le mode de formation. L’analyse des effets d’apprentissage via le gain relatif a également été étudiée. Résultats : Sur 225 étudiants éligibles, 50 internes de médecine générale et de médecine d’urgence ont été analysées, 14 dans le groupe « présentiel » et 36 dans le groupe « e-learning ». Avant la formation, le score médian sur 15 était de 6 [5;7] pour l’ensemble des apprenants. Après la formation le score médian sur 15 était de 8 [7;9]. Nous n’avons pas retrouvé de différence significative d’évolution des notes en fonction du mode de formation, e-learning ou présentiel (0,37, IC 95% [-1,30 ; 2,04], p = 0,66) mais une différence significative sur l'évolution des résultats entre les deux questionnaires, indépendamment d’une mode de formation (1,92, IC 95% [1,03, 2,80], p < 0,001). Le gain relatif moyen est de 33%, en faveur d’une bonne efficacité pédagogique de la formation. Conclusion : Nous n’avons pas retrouvé de différence significative de performance en fonction du type de formation reçue sur les SVA, mais une amélioration globale des connaissances. L’incitation de nos internes à la réalisation de cette formation est indispensable. Ce module « vertiges », éventuellement hybride, permettra-t-il une diminution du recours aux examens d’imagerie ? D'autres études sont à réaliser.

aucun conflit d'intérêt
Amandine BELLIER (NANTES), Nicolas GOFFINET, Guillemette VERGNE, Juliette PESTEL, Emmanuel MONTASSIER
14:35 - 14:42 #39347 - FC05-06 Epidémiologie des états de mal épileptique de l’adulte pris en charge par une équipe SMUR.
FC05-06 Epidémiologie des états de mal épileptique de l’adulte pris en charge par une équipe SMUR.

Introduction : L’état de mal épileptique (EME) est une complication aiguë qui peut survenir au cours de la maladie épileptique, mais également pouvant témoigner d’une atteinte neurologique ou systémique aiguë. L’incidence des EME est estimée à 12,6 cas pour 100,000 personne-année, mais cette incidence reste variable selon les régions à travers le monde et les différentes communautés, tout comme sa mortalité. Il n’existe pas de données dans notre territoire, à la population spécifique et plutôt précaire. Méthodes : Cette étude rétrospective observationnelle monocentrique à l’échelle d’une région, du 1er janvier au 31 décembre 2019. Ont été inclus tous les patients pris en charge par une équipe SMUR pour suspicion d’un EME. Résultats : 94 patients ont été pris en charge par un SMUR pour suspicion d’EME, dont 93 inclus dans l’étude. L'âge médian est de 65 [50-74] ans, et 69% sont des hommes. 69 % survient à domicile et 72 % avaient un antécédant épileptique, et 33% avaient déjà eu un EME. Dans 81%, la présentation était un EME tonico-clonique généralisé (TCG). Par ordre de fréquence, les causes ou facteurs favorisants sont : un AVC séquellaire (32%), malobservance thérapeutique (25%) et les toxiques (16%). La cascade thérapeutique a été jugée conforme dans 77% des cas avec une utilisation de 2e ligne dans 50% des EME. 71 % ont eu une imagerie cérébrale dont 58% avaient une anomalie (13% aigues et 45% non aigue). Seulement 17% ont eu une biologie conforme aux recommandations. La durée médiane d’hospitalisation est de 3 [2-8.25] jours, et 13 patients (14%) vont décéder durant l’hospitalisation. Conclusion : Cette pathologie semble plus fréquente dans notre région, et non rare en SMUR. Une amélioration de l’application des recommandations pourrait être un élément favorisant dans la prise en charge. Une étude prospective pourrait être bénéfique pour approfondir ces profils de patients et avoir une incidence plus précise.

Aucun
Florian NEGRELLO (Fort de France, Martinique), Alexis FREMERY, Sylvie MERLE, Yannick BROUSTE, Vianney AQUILINA, Papa GUEYE
Salle 352B-Zone poster 1

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FC06
14:00 - 15:00

Flash communications
Urgences infectieuses
Infectiologie - Sepsis

Modérateur : Prabakar VAITTINADA AYAR (PH) (Clichy)
14:00 - 14:07 #39022 - FC06-01 Association des résultats de la bandelette urinaire et de l’examen cytobactériologique des urines en cas de suspicion d’infection urinaire aux urgences.
FC06-01 Association des résultats de la bandelette urinaire et de l’examen cytobactériologique des urines en cas de suspicion d’infection urinaire aux urgences.

Introduction : En cas de suspicion d’infection urinaire, la bandelette urinaire (BU) guide le raisonnement diagnostique de l’urgentiste dans l’attente des résultats de l’examen cytobactériologique des urines (ECBU). L’association entre les résultats de la BU et la présence ou non d’une infection des voies urinaires est parfois discutée. L’objectif était d’étudier l’association entre résultats de la BU et de l’ECBU chez les patients admis aux urgences pour suspicion d’infection urinaire. Matériel et Méthode : Étude observationnelle, rétrospective et monocentrique au CHU de ROUEN. Les patients inclus étaient ceux âgés de plus de 16 ans, admis aux urgences adultes du CHU de Rouen, ayant bénéficié d’un ECBU et non hospitalisés à l’issue de leur consultation. Les caractéristiques cliniques, biologiques et les données de la BU ont été recueillies. La performance diagnostique de la BU a été analysée. Une analyse multivariée a été réalisée afin de déterminer les variables indépendamment associées à la positivité de l’ECBU. Résultats : Entre le 1er juillet 2022 et le 30 août 2022, 398 patients ont été inclus, dont 215 hommes (54%) avec un âge médian de 49 ans [IQ 30-70]. Un ECBU positif avec BU négative était retrouvé dans 10% des cas. La BU a obtenu des valeurs de Se = 79,2% et Sp = 82% ainsi que des VPN et VPP égales respectivement à 89,6% et 66,9%. En analyse multivariée, les variables indépendamment associées à la positivité de l’ECBU étaient le sexe féminin (ORa 2,7 IC95%1,4-5,2), la nitriturie à la BU (ORa 6,3 IC95% 3,4-12,1) et la leucocyturie à la BU (ORa 9,9 IC95% 4,4-24,3). Conclusion : Lors de la réalisation d’une BU en cas de suspicion d’infection urinaire, le sexe féminin, la nitriturie et la leucocyturie à la BU sont indépendamment associés à la positivité de l’ECBU.

Aucun
Alexis LEVERT (Rouen), Tessier DAINNIS, Joly LUC-MARIE, Johnny MICHEL, Mehdi TAALBA
14:07 - 14:14 #39073 - FC06-02 Etude des facteurs de mortalité intra-hospitalière des patients admis en structure d'urgence pour pyélonéphrite aigue : une étude rétrospective sur le CHU de Nîmes.
FC06-02 Etude des facteurs de mortalité intra-hospitalière des patients admis en structure d'urgence pour pyélonéphrite aigue : une étude rétrospective sur le CHU de Nîmes.

Introduction : Les infections bactériennes de l’arbre urinaire sont fréquentes, notamment chez les femmes jeunes et les populations âgées. La pyélonéphrite aiguë (PNA) correspond à l’infection du parenchyme rénal, avec des tableaux cliniques allant de l’infection urinaire fébrile au choc septique. Les facteurs de mortalité hospitalière des patients ayants un diagnostic de pyélonéphrite aigu aux urgences reste mal connu. Objectifs : L’objectif principal était d’étudier les facteurs de mortalité intra-hospitalière. L’objectif secondaire était d’étudier le lien entre mortalité intra hospitalière et insuffisance rénale aigue (IRA). Méthode : Etude épidémiologique descriptive rétrospective sur la mortalité intra-hospitalière des patients pris en charge pour PNA dans la structure des urgences du CHU de Nîmes, hospitalisés au décours de leur passage, sur les années 2021 et 2022. L'IRA était définie selon la classification Kidney Disease Improving Global Outcome (KDIGO). Le sepsis était défini par un score qSOFA > 2. Résultats : Parmi 187 patients étudiés, 7 (4 %) sont décédés durant l’hospitalisation. Parmi les patients décédés, 2 (28 %) présentaient une IRA à l'admission, contre 38 (21 %) chez les survivants (p > 0,05). A 72 heures, 1 (20 %) patients décédés avaient une IRA, contre 17 (10 %) chez les survivants (p > 0,05). Un âge de 75 ans ou plus et l’existence d’un sepsis étaient des facteurs de risque de mortalité intra hospitalière, respectivement OR = 0.88, IC95 [0.79 ; 0.96], p-value = 0.01 et OR = 0.12, IC95 [0.02 ; 0.75], p-value = 0.02. Chez les 40 (21 %) patients qui présentaient une IRA à l'admission, 25 (13 %) ont bénéficié d'une prise en charge interventionnelle et 15 (8%) d'une prise en charge médicale unique (p< 0,05). Parmi les 20 (100 %) patients présentants un sepsis, 10 (50%) présentaient une IRA biologique lors de la prise en charge initiale. Parmi les patients septiques avec IRA à l'admission, 1 (10 %) est décédé, contre 2 (20) dans le groupe sans IRA initiale (p > 0,05) Conclusion : Un âge de 75 ans ou plus et l’existence d’un sepsis semblent être des facteurs de risque de décès intra-hospitalier. L’existence d’une IRA lors de la prise en charge ou à 72 heures, ne semblait pas associé avec la mortalité intra hospitalière.

Aucun
Fabien COISY (Nîmes), Loïc CARAMEL, Laura GRAU-MERCIER, Xavier BOBBIA, Romain GENRE-GRANDPIERRE
14:14 - 14:21 #39144 - FC06-03 Analyse réactive des passages aux urgences pour pneumopathie en France à partir du réseau OSCOUR : illustration avec Mycoplasma pneumoniae en novembre 2023.
FC06-03 Analyse réactive des passages aux urgences pour pneumopathie en France à partir du réseau OSCOUR : illustration avec Mycoplasma pneumoniae en novembre 2023.

Introduction: En novembre 2023, des réseaux de laboratoires et de cliniciens signalaient une recrudescence de pneumopathies atypiques, notamment à Mycoplasma pneumoniae. Santé publique France a analysé l'évolution des recours aux urgences pour pneumopathie et identifié les populations les plus touchées. Matériel et Méthodes: Les passages aux urgences et hospitalisations après passage pour pneumopathies ont été étudiés du 01/06 au 03/12/2023 à partir des 700 services d’urgences du réseau OSCOUR. Ils ont été stratifiées par classe d’âge, région et type de pneumopathie (bactérienne, virale, non spécifiée, à Mycoplasme) et comparés aux années 2019 et 2022. Résultats: Sur la période d’étude, une augmentation des passages pour pneumopathie est observée dans toutes les régions de France hexagonale, en particulier depuis début novembre, à des niveaux très supérieurs aux années précédentes chez les 2-15 ans et chez les adultes de moins de 50 ans (Figure 1). Cette hausse concerne tous les types de pneumopathies, avec une part marginale attribuée à Mycoplasma pneumoniae (4% des pneumopathies bactériennes tous âges (>10% chez les 6-15 ans). La proportion d’hospitalisations après passage est stable (27% en 2022, 25% en 2023). Conclusion: L’analyse des passages confirme le signal émis, avec une augmentation significative des passages aux urgences pour pneumopathie, touchant principalement les enfants de 6 à 15 ans et, dans une moindre mesure, les 16-49 ans, sans augmentation de gravité.

Aucun conflit d'intérêt n'est déclaré par les auteurs
Yves GALLIEN (PARIS), Anne FOUILLET, Bernadette VERRAT, Céline CASERIO-SCHÖNEMANN
14:21 - 14:28 #39206 - FC06-04 Épidémiologie et caractérisation clinique de la filière infectieuse au sein d’un Service d’Urgences.
FC06-04 Épidémiologie et caractérisation clinique de la filière infectieuse au sein d’un Service d’Urgences.

Introduction : En 2017, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a fait de l’infectiologie une priorité mondiale et a mené une campagne visant à améliorer la détection, le diagnostic et la prise en charge thérapeutique. Actuellement, l’épidémiologie et le parcours de soins des patients infectés sont peu connus au Service d’Urgences (SU) bien que 80% des patients en sepsis y sont diagnostiqués et traités. En France, il existe un plan sepsis national dont les premières recommandations sont basées sur la création de filières spécifiques, l’analyse de l’épidémiologie, la description des trajectoires de soins et la création de bases de données. Pourtant l’hétérogénéité de présentation et la variété des tableaux cliniques rendent difficile l’identification de ces patients dans un contexte de flux permanent avec une épidémiologie et des données de santé publique peu connues. Méthodes : Nous avons réalisé une étude prospective mono-centrique sur une période de 10 mois. Tous les patients admis au SU pour suspicion d’infection selon le médecin d'accueil et d'orientation ont été analysés. L’objectif principal était de décrire l’épidémiologie de la filière infectieuse (incidence, provenance, tri FRENCH, durée moyenne de séjour [DMS], orientation). Les objectifs secondaires étaient de décrire la gravité, le site infectieux, l’orientation à l’issue du SU et la mortalité. Résultats : Sur la période d’étude, parmi les 38510 admissions, 2380 patients (6%) ont été pris en charge pour une infection aigue (âge moyen = 62±23 ans, homme = 55%). À l’admission, 37% des patients avaient de la fièvre, 84% étaient classés stade 3 sur la grille FRENCH et 13% ont été orientés dans un box de déchoquage. Les sites infectieux principaux étaient pulmonaires (32%), urinaires (19%) et digestifs (12%). La DMS aux Urgences était de 24±3h (36h pour les patients > 75 ans). A l’issu du séjour aux urgences, 55% des patients ont été hospitalisés (dont 3% en Réanimation), 43% sont retournés à domicile et 2% sont décédés. Conclusion : L’infectiologie est une problématique quotidienne dans les SU avec une incidence élevée, une présentation hétérogène et une gravité importante. Ce travail illustre la nécessité de créer des filières spécifiques au sein des services d’urgence afin d’améliorer la prise en charge de ces patients.

Aucun
Anaëlle NARDOT (87000 - LIMOGES), Aloïse BLANCHET, Manon DUMOLARD, Anne PACAIL, Pierrick BARDOU, Antoine LANNELUC, Thomas DAIX, Thomas LAFON
14:28 - 14:35 #39316 - FC06-05 Intérêt du scanner thoraco-abdomino-pelvien dans la recherche de foyers infectieux profonds chez des patients suspects d'infection sans point d'appel clinique aux urgences.
FC06-05 Intérêt du scanner thoraco-abdomino-pelvien dans la recherche de foyers infectieux profonds chez des patients suspects d'infection sans point d'appel clinique aux urgences.

Introduction : Les patients suspects d’infection sans point d’appel clinique sont fréquemment rencontrés aux urgences. En raison de l’absence d’examens, notamment biologiques, spécifiques, les praticiens ont régulièrement recours à la tomodensitométrie thoraco abdominopelvienne (TDM TAP) considéré comme l’examen de référence. Cela provoque une augmentation des coûts de pris en charge et d’exposition aux rayonnements pour un rendement diagnostique modéré. L’objectif de notre étude était d’évaluer les facteurs prédictifs d’une TDM positive à la recherche d’un foyer infectieux profond chez des patients adressés aux urgences sans point d’appel clinique. Méthodes : Il s’agissait d’une étude rétrospective, observationnelle et monocentrique conduite au sein du centre hospitalo-universitaire de Montpellier. Tous les patients suspects d’infection sans point d’appel clinique et ayant bénéficié d’une TDM TAP à la recherche d’un foyer infectieux profond ont été inclus. Résultats : Au total, 552 patients ont été inclus et un foyer infectieux était diagnostiqué au TDM chez 309 (46%) patients. Les facteurs indépendamment liés à un résultat de TDM positive étaient un antécédent de broncho-pneumopathie chronique obstructive (OR = 2,69 IC95% [1,26 ; 6,16] ; p = 0,01), un antécédent de diabète (OR = 1,77 IC95% [1,04 ; 3,03] ; p = 0,03), une protéine C-réactive > 150 mg/L (OR = 2,73 IC95% [1,8 ; 4,17] ; p < 0,01) et une bandelette urinaire positive (OR = 2,53 IC95% [1,51 ; 4,35] ; p < 0,01). La présence d’au moins 2 de ces critères était prédictif d’une TDM positive dans 75% des cas. Conclusion : La présence d’un antécédent de BPCO et de diabète ainsi qu’une protéine C-réactive > 150 mg/L et une bandelette urinaire positive étaient des facteurs indépendamment liés à une TDM positive lorsqu’ils étaient réalisés chez des patients suspects d’infection sans point d’appel clinique.

aucun
Sybille FOTSO TAMBUE (Montpellier), Thibaud MARKARIAN, Xavier BOBBIA
14:35 - 14:42 #39419 - FC06-06 Epidémiologie et prise en charge des patients atteints de paludisme à N’djamena - Tchad : etude prospective, descriptive sur la période du 1er juillet au 31 Novembre 2023.
FC06-06 Epidémiologie et prise en charge des patients atteints de paludisme à N’djamena - Tchad : etude prospective, descriptive sur la période du 1er juillet au 31 Novembre 2023.

Introduction :La clinique International SOS à N’Djamena TCHAD fait face chaque année à une épidémie sévère de malaria. L’objectif de cette étude était de décrire l’activité, les patients et leur prise en charge pendant la période épidémique qui s’est étendue de juillet à novembre 2023. Matériel et méthode : Il s’agissait d’une étude descriptive prospective monocentrique menée du 1er juillet au 30 novembre 2023. Les critères d’inclusion étaient : une consultation et/ou un passage aux urgences et/ou une hospitalisation à la clinique et un malaria test rapide positif et/ou une goutte épaisse positive. Les données étaient collectées au jour le jour et saisies par la suite dans un tableur. Données étudiées : données médicales (symptômes, paramètres vitaux, résultats biologiques, traitements), données démographiques des patients et données géographiques (quartiers d’origine). Résultats :Nous avons inclus 1022 patients pendant la période de l’étude dont 59 % avaient moins de 18 ans. Il y a eu 729 consultations, 186 passages aux urgences, 107 hospitalisations. Plus de 90 % des patients habitants au Tchad ont rapporté avoir déjà eu le paludisme avant cet épisode. Plus de 90% des patients ont rapporté ne pas appliquer des mesures de prévention physiques et ou médicamenteuse. Les 7, 5 et 3em arrondissements de la ville de N’Djamena représentent plus de 70% des patients de l’étude. Le motif de consultation principal était une fièvre ressentie pour 851 patients. La fièvre a été objectivée chez 451 patients. Deux cent trente-huit patients ont consulté pour des symptômes généraux sans fièvre (toux, rhinite, douleur abdominale, odynophagie). Nous avons traité 23 patients par artésunate IV, 107 par artéméther IM, et 892 par per os par une combinaisons thérapeutiques à base d'artémisinine. Dix patients ont été dans un état critique avec comme défaillance majoritaire : neurologiques et rénales. Conclusion:Cette étude nous permet d’avoir des connaissances précises de l’activité dans le but d’optimiser la prise en charge des patients pendant une épidémie de paludisme. La population est majoritairement locale avec une immunité acquise. Cette population étant fréquemment en contact avec le paludisme ce qui explique probablement le faible taux de cas graves et les présentations cliniques fréquentes comme les symptômes ORL. Il est mit en évidence une sous-utilisation des mesures de prévention. Plusieurs arrondissements de la ville sont significativement très touchés par la maladie.

Aucun
Ludovic ICHÉ, Gerhard ADAMEK (N'Djamena, Tchad), Bertrand GUIHARD, Nadine ATANGANA, Yannick ANDIGUE, Pierrot GOILAO, Moussa BENDOGO, Thierry KIMATO
14:49 - 14:56 #39466 - FC06-08 Profil épidémio-cliniques des patients consultants aux urgences pour une infection urinaire.
FC06-08 Profil épidémio-cliniques des patients consultants aux urgences pour une infection urinaire.

Profil épidémio-cliniques des patients consultants aux urgences pour une infection urinaire Khediri G, Rezgui E, Ben abbassia H, Kallel M, Zaouche K Introduction: Les infections urinaires constituent un motif courant de consultation en médecine de première ligne. Aux urgences la prise en charge vise essentiellement à poser le diagnostic et entamer à temps une antibiothérapie probabiliste. L’objectif de notre étude était d’évaluer les particularités cliniques ainsi que le profil bactériologique des consultants aux urgences pour une infection de l’arbre urinaire. Méthodes: Nous avons mené une étude prospective descriptive dans une structure d’urgence polyvalente d’un hôpital régional durant une période de six mois(Mai 2023-Octobre 2023). Pour chaque patient consultant les urgences pour une infection urinaire confirmée sur bandelette urinaire ou examen cytobactériologique des urines (ECBU), nous avons recueillis les paramètres épidemio-cliniques et microbiologiques. Resultat: Nous avons colligé 183 patients, dont l’âge moyen était de 51±20 ans avec un genre ratio à 0,22. Vingt-sept patients (30%)étaient d’âge supérieur à 65 ans. Le diabète était la comorbidité la plus fréquente 42(23%), suivie par l’hypertrophie prostatique 17(9%). Seulement huit (4%) patients présentaient une infection urinaire récidivante, sept (4%) étaient immunodéprimés, six (3%) avaient bénéficié d’un sondage récent et quatre (2%) avaient l’antécédent d’une hospitalisation dans les 03 derniers mois. Le motif de consultation par ordre de fréquence était: 115(63%) une brûlure mictionnelle, 56(31%) une douleur lombaire, 42(23 %) avaient une fièvre associée et 32(18 %) une dysurie . Dix-huit (10%) patients avaient un sepsis et trois (2%) avaient un choc septique. Le germe le plus fréquemment isolé était l’E.Coli dans 75% (64) suivi par le K.Pneumoniae dans 14%(12) avec un taux de résistance à 66%. Seulement deux germes étaient producteurs de Béta-Lactamases à spectre élargi chez une patiente ayant des infections urinaires à répétition et l’autre chez un patient immunodéprimé qui avait l’antécédent d’un sondage récent et d’une infection urinaire traité par fluoroquinolone il y’a 1 mois. Conclusion: Les principaux comorbidités des infections urinaires étaient le diabète et l’hypertrophie prostatique. Le germe coupable était principalement l’E.Coli avec un taux élevé et préoccupant de résistance aux antibiotiques.

aucun
Ghada KHEDIRI (Beja, Tunisie), Emna REZGUI, Houssem BEN ABBASSIA, Manel KALLEL, Khadija ZAOUCHE
Salle 352B-Zone poster 2

"Mercredi 05 juin"

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AMS25 A
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants
Réanimation du nouveau-né en salle de naissance et aspects particuliers d’une prise en charge lors d’une naissance au domicile
Obstétrique / Gynécologie, Pédiatrie

Coordonnateur : Azzédine AYACHI (Coordonnateur, Clamart)
Conférenciers : Azzédine AYACHI (Responsable UF) (Conférencier, Clamart), Guillaume ESCOURROU (Praticien hospitalier néonatalogie) (Conférencier, Paris), Anissa TURQUI-LEMOUCHI (Praticien hospitalier) (Conférencier, Montreuil)
Décrire l’accueil et la prise en charge d’un nouveau-né à la naissance (ILCOR 2021) et les particularités lors d’une naissance inopinée hors maternité. Connaître et préparer le matériel nécessaire à l’accueil du nouveau-né dans les différentes circonstances (accouchement eutocique ou non). Savoir évaluer l’état du nouveau-né à la naissance. Prise en charge optimale, décrire les principes et techniques de réanimation du nouveau-né à la naissance et présenter le rôle des membres de l’équipe dans cette prise en charge.
Salle 353

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TRS03
14:00 - 15:30

Table Ronde Soignants
Quand la prise en charge devient hostile
Ethique, Organisation SAMU/SMUR

Modérateurs : Emeline DELON (infirmière) (Nîmes), Jonathan POISSONNIER (Ambulancier/ aide soignant) (Roubaix)
Coordonnateur : Jonathan POISSONNIER (Coordonnateur, Roubaix)
La présence inatendue d'un animal ? Une arme à feu ? Venez discuter avec les experts des bonnes pratiques et de la gestion du stress en interventions.
14:00 - 14:15 Quand les animaux s'en mêlent : gérer le risque animalier en intervention. David RINGOT (Vétérinaire) (Conférencier, Paris)
14:15 - 14:30 Coopérer au décours d'une intervention avec présence d'armes à feu. Laurent MARTY (Brigadier Chef Police Nationale) (Conférencier, Strasbourg)
14:30 - 14:45 Le gilet pare-balle, pare-lame, caméra en SMUR... Des EPI comme les autres ? Mohamed EL KHEBIR (physician) (Conférencier, Beauvais)
14:45 - 15:00 Gestion du stress en contexte périlleux. Matthieu LANGLOIS (medecin) (Conférencier, Paris)
15:00 - 15:30 Débat.
Salle Maillot

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AMS24 A
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants
Atelier simulation Damage Control
Coagulation - Hémostase, Traumatologie

Coordonnateur : Marie PERY (Coordonnateur, Paris)
Conférenciers : Stéphane DUBOURDIEU (Médecin) (Conférencier, PARIS), Marie PERY (Groupe enseignement simulation médicale) (Conférencier, Paris)
Savoir aborder une victime blessée par arme à feu ou victime d’explosion
- Acquisition d’une méthode réflexe de prise en charge
- Connaitre les objectifs de la prise en charge préhospitalière (première demi-heure)
- Maitriser les gestes essentiels de damage control (garrots, pansements hémostatiques, exsufflation etc...)
Prise en charge d’une victime sur mannequin de simulation haute-fidélité
Salles 221-222-223

"Mercredi 05 juin"

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AMS29 B
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants
Simulation de plan ORSEC Nombreuses Victimes avec figurines et moyens de communication
Catastrophe SSE CUMP, Pédagogie - Enseignement - Formation, Pédiatrie

Coordonnateur : Florent GACHET (Coordonnateur, Rouen)
Conférenciers : Florent GACHET (soignant) (Conférencier, Rouen), Antoine LEFEVRE-SCELLES (Medical Doctor) (Conférencier, Rouen)
En immergeant les participants dans une catastrophe entièrement scénarisé sur plateau, cet atelier a pour principal objectif de faire acquérir les principes de communication et d’organisation dans de telles situations. La simulation est organisée autour de la reproduction d’un village et l’évènement est matérialisé par plusieurs centaines de figurines, véhicules, un hôpital et des bâtiments de ville (Playmobil®).
Les participants mettent en place un plan ORSEC "nombreuses victimes" (Organisation de la Réponse de la Sécurité Civile) et doivent réorganiser l'activité des hôpitaux pour faire face à l’afflux massif de victimes.
Les participants sont répartis en quatre groupes : Le groupe chantier et PMA (Poste Médical Avancé), le groupe poste de commandement, le groupe régulation du SAMU et le groupe hôpital. Les participants doivent ainsi s’organiser en équipe et communiquer par le biais de téléphones et de talkies walkies pour faire face à cette situation de crise. Divers outils sont également mis à leur disposition pour rythmer la séquence : fiches "objectifs" et "état des lieux", photographies aériennes...
Salles 224-225-226
15:00

"Mercredi 05 juin"

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FC07
15:00 - 16:00

Flash communications
Covid-19
Covid-19

Modérateur : Pierre CATOIRE (Chef de Clinique) (Paris)
15:00 - 15:07 #38947 - FC07-01 Intoxications médicamenteuses volontaires au paracétamol chez les 10-18 ans : impact de la pandémie de COVID-19.
FC07-01 Intoxications médicamenteuses volontaires au paracétamol chez les 10-18 ans : impact de la pandémie de COVID-19.

Introduction : Le paracétamol est un des premiers principes actif responsables d’intoxications médicamenteuses volontaires (IMV) admises en réanimation. La pandémie de COVID-19 a provoqué une hausse des tentatives de suicide chez les adolescents, notamment à partir de septembre 2020. Objectif : Comparer la fréquence et la gravité des IMV au paracétamol chez les 10-18 ans consultant aux urgences pédiatriques avant et après la pandémie de COVID-19. Méthode : Étude monocentrique rétrospective réalisée sur données issues du dossier médical informatisé (logiciel ORBIS) de patients âgés de 10 à 18 ans ayant consulté de janvier 2018 à mai 2023 aux urgences pédiatriques de l’hôpital Necker-Enfants-Malades (AP-HP, Paris). La population est divisée en deux groupes : un groupe dit « pré COVID » (01/01/18 – 31/08/20) et un groupe dit « post COVID » (01/09/20 – 30/04/23). Résultats : 120 patients ont été inclus dont 24 (20%) patients en pré COVID et 96 (80%) patients en post COVID. La fréquence des IMV au paracétamol a été multiplié par 4,4 entre les périodes pré COVID et post COVID (respectivement 0,017% et 0,075% de l’ensemble des consultations pour motif médical de chacune des périodes). Les groupes pré et post COVID sont similaires en termes de gravité : taux de paracétamolémie en zone toxique sur le nomogramme de Rumack et Matthew, anomalies de paramètres biologiques reflets de la fonction hépatique (ASAT/ALAT, TP), taux d’admission en USC/réanimation. On note une plus grande proportion de 10-12ans (29,2% vs 8,3%, p=0,047), moins de poly intoxications (33,3% vs 70,8%, p = 0,002) et moins de conduites à risque (10,4% vs 29,2%, p = 0,018) dans le groupe post COVID. Il y existe une différence significative entre les deux groupes quant au devenir des patients : diminution du taux d’hospitalisations en service de médecine (58,3% vs 83,3%, p = 0,032) et allongement des durées de prise en charge en UHCD (1,73 jours vs 0,46 jour, p <0,001) dans le groupe post COVID. Conclusion : Dans notre étude, les IMV au paracétamol chez les 10-18 ans ont augmenté depuis la pandémie de COVID-19 mais sans hausse de gravité. On note une modification de certaines caractéristiques de la population concernée par les IMV au paracétamol mais également un taux d’hospitalisation en médecine plus faible associé à un allongement des durées d’UHCD. Il n’existe pas à notre connaissance dans la littérature d’étude sur une population comparable à la nôtre.

aucun
Clémentine LAURENT-LOONES (Paris), Hélène CHAPPUY
15:07 - 15:14 #39121 - FC07-02 Modulation et impact de la corticothérapie sur la voie de signalisation CXCL12/CXCR4, le recrutement des polynucléaires neutrophiles et les profils de miRNA chez les patients atteints de COVID-19.
FC07-02 Modulation et impact de la corticothérapie sur la voie de signalisation CXCL12/CXCR4, le recrutement des polynucléaires neutrophiles et les profils de miRNA chez les patients atteints de COVID-19.

Les polymorphonucléaires neutrophiles (PNN), cellules immunitaires innées, sont caractérisées par un dysfonctionnement et un recrutement actif pendant la COVID-19 et sont associés au pronostic des patients. Le récepteur CXCR4 situé à la surface du PNN et son ligand SDF-1 (CXCL12), sécrété notamment par les cellules stromales mésenchymateuses (CSM) sous formes plasmatique et exosomale, sont connus pour jouer un rôle clé dans le recrutement des PNN dans les états septiques. L’objectif de notre étude était de mettre en évidence la modulation de cette voie chez les patients infectés par le SARS-CoV-2 par rapport à des patients contrôles. Nos objectifs secondaires étaient de démontrer une modulation de cet axe et du profil miARN chez les patients atteints de COVID-19 sévère traités par corticoïdes. Nous avons mené une étude comparative prospective monocentrique. Nous avons comparé une population de patients admis aux urgences pour une infection par le SARS-CoV-2 avec une population de patients témoins admis pour un traumatisme mineur exempts de syndrome inflammatoire biologique. Les patients ont été recrutés sur une période allant de décembre 2022 à avril 2023. Nous avons étudié l'expression de surface du récepteur CXCR4 sur les PNN par cytométrie en flux et les taux circulants de SDF-1 par méthode ELISA. Les patients COVID-19 traités par dexaméthasone ont été à nouveau échantillonnés 48 heures après le traitement afin d'étudier la cinétique des biomarqueurs considérés. Quarante-quatre patients infectés par le SARS-CoV-2 et 19 patients témoins ont été analysés sur la période considérée. Les taux circulants de SDF-1 étaient significativement augmentés chez les patients atteints de COVID-19 (12,62 pg/ml) par rapport aux témoins (4,26 pg/ml) (p <0,001). Chez les patients infectés par le SARS-CoV-2 traités par DXM, les taux de SDF-1 étaient significativement diminués après 48h (12,62 pg/ml à J1 vs 7,47 pg/ml après DXM, p<0,01) et le pourcentage de PNN exprimant CXCR4 à leur surface ont augmenté significativement (27,5% à J1 versus 45,3% après traitement, p=0,01). Le niveau de SDF-1 mesuré à l'admission était significativement associé au risque de ventilation mécanique. Il existe une modulation significative de l’axe SDF-1/CXCR4 chez les patients COVID-19 et une modulation de celui-ci dans les cas les plus graves traités par corticostéroïdes. Ces résultats suggèrent une implication majeure de cette voie dans la physiopathogenèse de l’infection par le SARS-CoV-2.

Aucun
Matthieu DANIEL (Saint-Denis, Réunion)
15:14 - 15:21 #39228 - FC07-03 Evolution des patients traites par oxygénothérapie haut débit au cours de la quatrième vague épidémique covid-19 en Martinique : étude analytique descriptive en services de médecine et soins intensifs.
FC07-03 Evolution des patients traites par oxygénothérapie haut débit au cours de la quatrième vague épidémique covid-19 en Martinique : étude analytique descriptive en services de médecine et soins intensifs.

Introduction : L’efficacité thérapeutique et la sécurité de l’Oxygénothérapie Haut Débit (OHD) appliquée en service de médecine n’a jamais jusqu’alors été comparée dans la littérature à son utilisation en service de soins intensifs. Notre objectif était de comparer l’évolution des patients traités par OHD aux urgences et en service de médecine à celle des patients pris en charge en soins critiques durant la quatrième vague de la pandémie de COVID 19 en Martinique afin d’adapter ce type de prise en charge lors de futures épidémies. Matériel et méthodes : Nous avons réalisé une étude observationnelle rétrospective, monocentrique, en Martinique, dans les services de médecine et soins intensifs OHD, du 11 août au 11 septembre 2021, durant la période de déploiement des unités de médecine OHD. Les critères de jugement étaient l’évolution des patients (sevrage d’OHD, poursuite d’OHD dans un autre service, évolution vers une ventilation mécanique invasive, décès en service et à 30 jours) ainsi que la durée de prise en charge. Résultats : 2105 dossiers ont été recueillis, 173 patients ont été pris en charge par OHD dans les services de médecine et soins intensifs au cours de la période. Parmi ces derniers, 168 ont été inclus dans l’étude, 66 en service de médecine, 70 en soins intensifs et 32 communs aux deux groupes. Au total 85 femmes (50,6%) et 83 hommes (49,4%) avec un âge médian de 56,5 ans ont été analysés. Les patients pris en charge en service de médecine présentaient plus fréquemment une évolution favorable conduisant à une sortie (59%) comparativement au groupe pris en charge en soins critiques (24%), p<0,0001. Cependant 27,2% de patients ont évolué vers une ventilation mécanique invasive. Le taux de décès à 30 jour était inférieur dans le groupe pris en charge en service de médecine (21,21%) comparativement au groupe pris en charge en soins critiques (40%) p=0.01. Les durées de prises en charge étaient similaires entre les services de médecine et soins intensifs avec une durée médiane de 5 jours. Conclusion : L’utilisation de l’OHD en service de médecine a permis de désengorger les services de soins intensifs, avec une évolution favorable pour une majorité de patients.

Les auteurs déclarent n'avoir aucun conflit d'intérêt en rapport avec l'étude
Thomas POUSSOT (Fort de France), Katlyne POLOMAT, Jonathan FLORENTIN, Papa GUEYE, Moustapha AGOSSOU, Dabor RESIERE
15:21 - 15:28 #39329 - FC07-04 Transport secondaire des patients Covid-19 en insuffisance respiratoire aiguë.
FC07-04 Transport secondaire des patients Covid-19 en insuffisance respiratoire aiguë.

Introduction: La pandémie de Covid-19 a conduit l’ensemble du système de santé, intrahospitalier et extrahospitalier, à mener des adaptations sur le plan médical en termes de protocoles de soins, tant au domicile par les équipes de SMUR, que dans les services d’accueil des urgences. L’objectif de notre étude était d’évaluer l’impact du décubitus ventral vigile au cours du transport des patients COVID-19 en insuffisance respiratoire aigüe. Matériel et méthode: Il s’agit d’une étude prospective descriptive, monocentrique menée sur une période de 17 mois (du 01 Avril 2020 au 31 Août 2021). Inclusion des patients Covid 19 en insuffisance respiratoire aigüe, non intubés et qui ont bénéficié d’un transport secondaire par nos équipes SMUR. Les patients ont été subdivisés en deux groupes (G1 : décubitus dorsale (n=91), G2 : décubitus ventral (n=54)). Résultats : Nous avons colligé 145 patients. L’âge moyen était de 59,41 ans avec un genre ratio à 0,62. Les patients avaient des antécédents dans 68% des cas. Les indications du transport était le transfert vers un milieu de la réanimation dans 69% des cas. Les supports ventilatoires utilisés au cours du transport étaient : un masque à haute concentration (MHC) dans 61,3% des cas, une ventilation non invasive dans 15% des cas, un optiflow dans 6% des cas et une association de MHC et lunette nasale dans 17% des cas. Le taux de complication au cours du transport était 43% pour G1 et 13% pour G2 avec une différence statistiquement significative (p<0,001). Le recours à l’intubation était dans 15,3% des cas dans G1 et 1,8% des cas dans G2 avec une différence statistiquement significative (p˂0,001). Conclusion: Notre étude montre la faisabilité du décubitus ventral vigile des patients COVID 19 lors du transport secondaire et l’amélioration du pronostic de ces patients en pré hospitalier.

Aucun
Soumaya SAAD (TUNIS, Tunisie), Houyem ZOUARI, Hela MANNAI, Fadwa LACHTAR, Teyscir KHARRAZ, Mehdi BOUZID, Saida ZELFANI
15:28 - 15:35 #39408 - FC07-05 Conséquences psycho-traumatiques à long terme de la crise sanitaire COVID-19 chez les soignants aux urgences.
FC07-05 Conséquences psycho-traumatiques à long terme de la crise sanitaire COVID-19 chez les soignants aux urgences.

Contexte Lors de la première épidémie de COVID-19, les services d'urgence étaient en première ligne. Depuis, d'autres vagues successives COVID-19 ont eu lieu, ce qui a pu conduire à l'épuisement du personnel soignant. L'objectif de l'étude était d'évaluer les conséquences à long terme sur la santé mentale des soignants aux urgences. La méthode Nous avons mené une étude de cohorte prospective et multicentrique dans trois services d'urgence de CHU et dans un SAMU. Les médecins, les paramédicaux et le personnel administratif ont été inclus et suivis à 3, 16 et 18 mois après le début de la première vague. Chaque participant a rempli les questionnaires d'évaluation de l'état de stress post-traumatique (PTSD), du burnout, de l'anxiété, de la dépression, du jobstrain et de l'isostrain. Résultats Parmi les 485 soignant, 211 (43,5 %) ont été inclus, 122 ont été suivis à 3 mois et 59 à 18 mois. À 16 mois, 10,9 % des soignants présentaient des symptômes de PTSD et 17,39 % à 18 mois. Le personnel administratif présentait davantage de symptômes de PTSD à 16 mois, mais à 18 mois, le personnel paramédical était le plus concerné, sans différence significative. À l'inclusion, 33,5 % (69) et 11,7 % (24) des soignants présentaient des symptômes d'anxiété et de dépression et à 18 mois, 36,2 % (17) et 22,3 % (10) respectivement. Nous avons constaté une diminution significative de l'anxiété entre l'inclusion et le 16ème mois (OR=0.22, 95 % CI [0.06, 0.82], p=0.02) et une augmentation entre le 16ème et le 18ème mois (OR=4.15, 95 % CI [1.43, 12.05], p=0.009). À l'inclusion, 40,78 % (84) des soignants présentaient des symptômes de burnout. À 18 mois, ils étaient 53,19 % (25) : OR=4.37, 95 % CI [1.53, 12.52], p=0.006. À l'inclusion, 43,22 % (86) des soignants présentaient des symptômes de jobstrain et 29,44 % (58) des symptômes d'isostrain dont les niveaux sont restés stables dans le temps. Les symptômes de jobstrain étaient plus élevés chez les paramédicaux et le personnel administratif que chez les médecins : OR=3.68, 95 % CI [1.64, 8.24] p=0.001 et 3.50, 95 % CI [1.16, 10.54] p =0.026 respectivement. Conclusion Notre étude objective que la pandémie COVID-19 a eu un impact à long terme sur la santé mentale des soignants aux urgences en particulier en termes de burnout et de jobstrain avec des différences en fonction des professions. Celle-ci doivent être reconnues afin de mettre en œuvre des programmes spécifiques de soutien et de prévention pour le personnel soignant des urgences.

aucun
Sophie VESCO (LYON SUD), Anne TERMOZ, Fabien SUBTIL, Sebastien BEROUD, Julien DURAND, Goeffrey SAGNOL, Julie HAESEBAERT, Marion DOUPLAT
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15:00 - 16:00

Flash communications
Urgences toxicologiques
Toxicologie

Modérateur : Roger KADJI KALABANG (RPPS : 10001578565) (Melun)
15:00 - 15:07 #38789 - FC08-01 Estimation de la carboxyhémoglobinémie par la mesure du monoxyde de carbone expiré chez les sujets intoxiqués au monoxyde de carbone.
FC08-01 Estimation de la carboxyhémoglobinémie par la mesure du monoxyde de carbone expiré chez les sujets intoxiqués au monoxyde de carbone.

Introduction : Le diagnostic d’intoxication au monoxyde de carbone (CO) repose sur trois critères : des symptômes, une exposition au CO et une carboxyhémoglobinémie (HbCO) élevée. Selon certains auteurs, la valeur du CO expiré semble corrélée à la gravité des symptômes mais très peu de données existent évaluant la corrélation à l’HbCO. Matériel et Méthode : Notre étude était une analyse secondaire de celle publiée par Hullin et al. à partir des données recueillies par l’Institut de Veille Sanitaire (InVS) entre janvier 2006 et décembre 2010. Il s’agissait d’une cohorte observationnelle et multicentrique regroupant tous les cas d’intoxication au CO de Paris et sa banlieue, à l’exception de ceux ayant eu lieu au cours d’incendie (intoxication cyanhydrique associée). Le critère de jugement de cette analyse secondaire était basé sur le calcul du coefficient de corrélation linéaire entre les valeurs de CO expiré et d’HbCO. Les statistiques ont été effectuées grâce au logiciel GraphPad Prism version 9.5.0. Résultats : Parmi les 3153 inclus, 2328 (74%) ont bénéficié d’une mesure de l’HbCO et 94 (3%) d’une mesure du CO expiré. Au total 44 patients (1%) ont bénéficié de ces deux mesures et ont pu être analysés dans notre analyse secondaire. L’âge moyen était de 35,2 ± 20,6 ans, 20 (45%) étaient des hommes, 4 (9%) étaient fumeurs, 32 (73%) non-fumeurs et 8 (18%) avec un statut tabagique inconnu. La valeur de l’HbCO moyenne était de 7,8 ± 7,6 % et du CO expiré moyen de 82,1 ± 90,2 ppm. Le coefficient de corrélation était de 0,16 (intervalle de confiance à 95% : -0,15 ; 0,43) entre ces deux méthodes de mesure. Discussion : Pour être valide et reproductible, la mesure du CO expiré doit être faite après le maintien d’une apnée de 15 à 20 secondes puis une expiration continue dans l’analyseur pendant 5 à 10 secondes, ces contraintes rendant parfois difficile l’obtention d’un chiffre fiable. D’autre part, la consommation d’alcool et de bonbons riches en polyols, l’intolérance au lactose, le diabète, l’asthme, la dilatation des bronches, la BPCO, l’apnée du sommeil et le tabac sont des facteurs connus modifiant le taux de CO expiré. Cette étude présentait plusieurs limites : les délais entre les mesures de CO expiré et HbCO n’étaient pas précisément connus et le nombre de sujets ayant pu être analysé était faible. Conclusion : Il n’existait pas de corrélation significative entre les valeurs d’HbCO et de CO expiré chez les patients intoxiqués au CO inclus dans cette étude.
Mathilde PAPIN (Nantes), Dorian WOLFF, Vincent SOUDAY, François JAVAUDIN
15:07 - 15:14 #39004 - FC08-02 Caractéristiques cliniques et prise en charge de L’intoxication aiguë au Datura dans les Antilles Françaises (Martinique).
FC08-02 Caractéristiques cliniques et prise en charge de L’intoxication aiguë au Datura dans les Antilles Françaises (Martinique).

Introduction : Les intoxications par le Datura, une plante riche en scopolamine, atropine et hysocyamine sont responsables d’un toxidrome anticholinergique lors de sa consommation. Récemment elles semblent en augmentation constante dans les Départements Français d’Amériques (DFA). Cependant, il est difficile de déterminer les caractéristiques exactes de cette intoxication a priori peu fréquente dans les DFA ce qui représente un défi diagnostic et thérapeutique pour les urgentistes. L’objectif de cette étude était de déterminer la prévalence, les caractéristiques cliniques et la prise en charge des patients intoxiqués par le Datura en Martinique. Matériel et méthodes : étude rétrospective du 01 janvier 2012 au 31 décembre 2022, incluant tous les patients traités pour intoxication au Datura en Martinique et ayant eu recours au SAMU ou ayant été admis aux urgences et en réanimation, pour une intoxication par le Datura. Ce travail à reçu l’approbation du comité d’éthique. Une analyse uni-variée a été réalisée afin de déterminer les caractéristiques associées à la survenue des troubles neurologiques. Résultats : 53 patients ont été inclus, il s’agissait de femmes dans 60,4% des cas, et dans 39,6% d’hommes, avec un âge médian de 40 ans [30-55]. Toutes les intoxications étaient involontaires, 2 patients ont été admis en soins intensifs. 89% des patients ont présenté un toxidrome anticholinergique associant des symptômes neurovégétatifs (83.2%) : principalement une sècheresse buccale (64%) et des troubles digestifs (33%) ; et un syndrome central présent dans 83.2% incluant principalement des sensations vertigineuses (41%) et ébrieuses (41%). Les symptômes de gravité tels que la tachycardie était présents dans 13% des cas tandis que le coma et les convulsions ont été observés dans 2% des cas. La caractéristique la plus fréquemment associée à la survenue des troubles neurologiques centraux était la présence d’antécédents médicaux : p 0.022, tandis que l’âge le sexe n’ont pas montré de résultats significatifs. Conclusion : l’intoxication aiguë par le Datura reste une pathologie rare dans les DFA, en particulier en Martinique. Comme pour d’autres intoxications la typologie, les modes d’intoxication et la gravité des cas, diffèrent de ce qui est rapporté en métropole et dans les autres départements d’outre-mer, c’est pourquoi il nous semble urgent de doter les DFA d’un centre antipoison.

Les auteurs déclarent n'avoir aucun conflit d'intérêt en rapport avec la présentation
Jonathan FLORENTIN (Fort de France), Hatem KALLEL, Noura BOUDEAU-ZOHAIR, Papa GUEYE, Patrick PORTECOP, Rémi NEVIERE, Dabor RESIERE
15:14 - 15:21 #39006 - FC08-03 Mise en place d’un parcours de soins chez les patients consultant dans le cadre d’une consommation de protoxyde d’azote : évaluation rétrospective des pratiques aux urgences de notre CHU.
FC08-03 Mise en place d’un parcours de soins chez les patients consultant dans le cadre d’une consommation de protoxyde d’azote : évaluation rétrospective des pratiques aux urgences de notre CHU.

Introduction : Le protoxyde d’azote aussi appelé gaz hilarant, est de plus en plus détourné par les adolescents et les jeunes adultes. Ses nombreux effets néfastes peuvent être graves, et vont amener les patients à consulter principalement aux urgences, où des examens paracliniques et un traitement spécifique seront nécessaires. Du fait de l’absence de recommandation sur la prise en charge des patients consultant pour intoxication au protoxyde d’azote, une filière de soins spécifiques a été mise en place à partir de juillet 2021 dans notre CHU afin de guider la prescription des professionnels de santé. L’objectif principal de cette étude est d’évaluer la prise en charge des patients se présentant aux urgences dans le cadre d’un usage détourné de protoxyde d’azote. Matériel et Méthode : Il s’agit d’une étude épidémiologique rétrospective qui inclut les patients ayant consulté aux urgences de notre CHU dans le cadre d’une consommation de protoxyde d’azote, de janvier 2020 à décembre 2022. La prise en charge des patients a été évaluée avant et après la mise en place du parcours de soins aux urgences. Afin de pouvoir collecter les données, une déclaration a été réalisée auprès de la CNIL. Résultats : Parmi les 206 patients qui ont consulté aux urgences, plus de 75% d’entre eux avaient moins de 25 ans. À partir de juillet 2021, seulement 35% des patients ont été intégrés dans le parcours de soins spécifique. Cette filière a cependant entraîné une augmentation significative du nombre de bilans biologiques spécifiques réalisés, de la demande d’un avis addictologique, et de la prescription de vitamine B12 à la sortie des urgences. La prescription écrite de l’arrêt de la consommation de protoxyde d’azote est quant à elle restée identique, et n’a concerné que moins de 20% des patients. A la sortie des urgences, 61% des patients ont été orientés vers un retour à domicile. Conclusion : À la suite de complications en lien avec l’usage détourné de protoxyde d’azote, les patients vont souvent consulter aux urgences, où il est indispensable de former les urgentistes à la recherche de cet usage, et à sa prise en charge. L’inclusion des patients dans une filière de soins spécifique permet d’optimiser la prise en charge dans le cas où elle aurait été incomplète, et d’assurer le suivi du patient à la sortie des urgences.

ASTRAZENECA,
Suzanne MACHTA (Lille), Guillaume GRZYCH, Adrien WAUQUIER, Eric WIEL
15:21 - 15:28 #39275 - FC08-04 Emergence des nouveaux produits de synthèse : consommation des nouveaux produits de synthèse et apparentés chez les patients intoxiqués pendant les saisons de sport d’hiver – Etude SKITOX.
FC08-04 Emergence des nouveaux produits de synthèse : consommation des nouveaux produits de synthèse et apparentés chez les patients intoxiqués pendant les saisons de sport d’hiver – Etude SKITOX.

Introduction : Les nouveaux produits de synthèse (NPS - New Psychoactive Substances), regroupent un éventail très hétérogène de substances qui imitent les effets de molécules illicites ou contrôlées. Leur détection dans le cadre du soin est compliquée et non réalisée en routine. L’objectif de cette étude est d’identifier des NPS associés aux intoxications des patients provenant de stations de ski en période hivernale, se présentant à l’hôpital dans le cadre d’intoxication aiguë, grâce à un prélèvement urinaire. Matériels & Méthodes : Analyse d’une étude de cohorte prospective, multicentrique au sein des services d’urgences et de réanimation des Centres Hospitaliers d’Albertville, de Chambéry et du Centre Hospitalier Universitaire Grenoble-Alpes (CHUGA), avec recrutement consécutif sur les saisons hivernales 2019-2023, concernant les patients originaires de stations de ski avec des critères cliniques d’intoxication aiguë par drogue. Un prélèvement urinaire était réalisé puis analysé au CHUGA. L’objectif était d’identifier des NPS responsables d’intoxication chez les patients provenant d’une station de ski. Le critère de jugement principal était l’identification des NPS par méthodes chromatographiques couplées à une spectrométrie de masse sur échantillon urinaire. Les objectifs secondaires étaient de décrire les toxidromes, la morbidité, la mortalité et la prise en charge habituelle des intoxications aux NPS, ainsi que de décrire la fréquence des poly-intoxications. Résultats (de l’analyse intermédiaire, résultats complets à venir): Parmi les 40 patients inclus, 13 patients étaient intoxiqués aux NPS. Parmi les 40 patients inclus, 30 patients (75%) présentaient des prélèvements positifs à 2 substances ou plus, puis 20 patients (50%) en excluant l’alcool. Tous les patients intoxiqués aux NPS étaient poly-intoxiqués. Le nombre de substances retrouvées chez les patients intoxiqués aux NPS était supérieur au nombre de substances chez les patients non intoxiqués aux NPS (p=0,02). Conclusion : La recherche prospective de toxiques type NPS dans les urines de patients admis des services d’urgences du CH d’Albertville et du CHU Grenoble-Alpes (CHUGA) et des services de réanimations médicale et polyvalente chirurgicale du CHUGA et de Chambéry pour intoxication aiguë et originaire de stations de ski a permis de mettre en évidence 13 patients intoxiqués aux NPS sur 77 prélèvements, sur les quatre saisons hivernales de 2019 à 2023.

Aucun
Blaise CAVAU (GRENOBLE), Damien VENCHIARUTTI, Pierre-Jean BOUNIOL, Mireille BARTOLI, Damien VIGLINO
15:28 - 15:35 #39391 - FC08-05 Cannabidiol (CBD) : analyse de produits « CBD non pharmaceutiques » (CBD NP) disponibles en France.
FC08-05 Cannabidiol (CBD) : analyse de produits « CBD non pharmaceutiques » (CBD NP) disponibles en France.

Contexte : Disponible sur Internet comme dans le commerce, le « CBD NP » a pris son essor depuis 5 ans en France. La vigilance des autorités vis-à-vis du CBD s’est accrue au regard du marketing « sauvage » auprès de la population générale allant du mineur expérimentateur d’e-cigarette à la personne âgée douloureuse. Dans ce contexte, des signalements des services d’urgences de jeunes mineurs ayant fait un malaise après vapotage de CBD ont été rapportés. Ce projet d’addictovigilance vise à analyser la composition réelle des produits « CBD NP » afin d’évaluer l’adéquation entre contenu et étiquetage. Matériel et méthodes : Après une étude de marché du CBD, un achat aléatoire a été réalisé sur les boutiques référencées. Une analyse toxicologique ciblée et non ciblée (autres xénobiotiques dont les nouveaux produits de synthèse) a été réalisée. Résultats : Au total, 223 échantillons ont été collectés (à inhaler (85%), à ingérer (14%) ou à appliquer en topiques (1%)). Très loin des taux de Δ9-THC retrouvés habituellement dans le cannabis récréatif, les échantillons de CBD vendus en France ont majoritairement (87,5%) un taux considéré comme légal (Δ9-THC <0,3%). Trente échantillons sont considérés comme stupéfiant avec un taux < à 1,2%. Concernant le CBD, seul un échantillon sur deux présente un étiquetage, avec pour 20% des échantillons une teneur adéquate en CBD (+/- 20% de la valeur cible), 69% une concentration inférieure et 11% supérieure. Il a été retrouvé à l’insu des consommateurs (non mentionné) des phytocannabinoides naturels ou d’hémisynthèse avec pour 5,4% des échantillons des cannabinoides hémisynthétiques tels que HHC, Δ8-THC et H4-CBD. Discussion : A côté de la problématique du THC, cette étude met en évidence un défaut qualité du CBD non pharmaceutique et ce quel que soit la filière d’approvisionnement/ et la forme collectée. Notre étude confirme que le CBD a été une filière de prise à l’insu de nouveaux produits de synthèse qui nécessite encore la vigilance des services d’urgences, lanceur d’alerte.

"aucun"
Cécile CHEVALLIER, Lauriane CHARUEL (PARIS), Camille RICHEVAL, Leila CHAOUACHI, Laurie DELVALLE, Céline EIDEN, Jean-Michel GAULIER, Anne BATISSE
15:35 - 15:42 #39447 - FC08-06 Etude de l’impact du genre sur le pronostic des intoxications volontaires aigues vues aux urgences.
FC08-06 Etude de l’impact du genre sur le pronostic des intoxications volontaires aigues vues aux urgences.

Introduction: Les intoxications volontaires aigues (IVA) représentent l’une des méthodes les plus courantes pour se donner la mort. L’épidémiologie est variable selon les caractéristiques socio- culturelles des régions. Le genre féminin est le plus fréquemment exposé. Objectif: Etudier l’impact du genre sur l’épidémiologie et le pronostic des IVA vues aux urgences. Méthodes: Analyse rétrospective d’un registre prospectif d’IVA. Un score d’intentionnalité suicidaire (SIS) est calculé. Le pronostic est jugé sur la mortalité et le taux d’admission en réanimation. Etude comparative entre deux groupes selon le genre: groupe Homme (H) et Femme (F). Résultats: Durant 5 ans (janvier 2016-décembre 2020), inclusion de 500 patients. L’âge moyen était de 27± 12 ans avec un genre-ratio=0,25. Les toxiques incriminés étaient d’origine médicamenteuse dans 86,7% des cas ou de pesticides dans 12% des cas. Quatre-vingt-onze patients (18,7%) étaient admis en réanimation. Il n’y avait pas de différence significative entre les 2 groupes concernant les délais de consultation, les antécédents psychiatriques et les caractéristiques cliniques. Aucun décès n’a été enregistré aux urgences. Conclusion: Comparativement aux femmes, les hommes étaient significativement plus âgés et présentaient plus fréquemment des troubles neurologiques. Malgré les différences significatives concernant le toxique en cause, le pronostic était comparable pour les deux genres.

Aucun
Amira BAKIR, Hela BEN TURKIA, Syrine KESKES (Tunis, Tunisie), Inès CHERMITI, Hanene GHAZALI, Sami SOUISSI
15:42 - 15:49 #39470 - FC08-07 Etude épidémiologique des intoxications aigues aux psychotropes vues aux urgences.
FC08-07 Etude épidémiologique des intoxications aigues aux psychotropes vues aux urgences.

Introduction : Les actes suicidaires sont dans 90% des cas des intoxications médicamenteuses. Les psychotropes sont en fait de plus en plus cités dans les séries s’intéressant à ces urgences médico-psychiatriques. Nous nous sommes intéressés à l’épidémiologie de ce type d’intoxication dans notre service. Objectif : L’objectif de ce travail était d’étudier les caractéristiques épidémiologiques et évolutives des patients admis aux urgences pour une intoxication aigue aux psychotropes. Méthode : Etude prospective, observationnelle, monocentrique, étalée sur une période de cinq ans (janvier2016 – décembre 2020). Inclusion des patients consultant pour une ingestion volontaire ou accidentelle de psychotropes. Recueil des paramètres épidémio-cliniques, thérapeutiques et évolutifs. Résultats : Durant la période de l’étude, nous avons inclus 150 patients avec une nette prédominance féminine (76,7%). L’âge moyen était de 28 ± 11 ans, l’intoxication était volontaire dans 93,3% des cas. Le délai de consultation médian était de 4 heures. Des antécédents psychiatriques ont été connus chez 79 patients (52,7 % des cas) dont 20 avaient été hospitalisés. La notion d’antécédent de tentative de suicide antérieure a été rapportée chez 44 patients. Le produit ingéré était un antidépresseur chez 37 patients, un neuroleptique chez 34 patients, un anxiolytique chez 29 patients et un anticonvulsivant chez 22 patients. L’intoxication a été poly médicamenteuse chez 64 patients (42,7%). Un trouble de la vigilance a été objectivé chez 22 patients (15%) avec un score de Glasgow variant de 9 à 14 points et 20 patients étaient comateux. D’autres signes neurologiques ont été constatés(n): une rigidité musculaire (n=2) et des convulsions (n=1). Un seul patient a présenté une détresse hémodynamique et 5 patients ont présenté une détresse respiratoire. 25 patients ont nécessité un support respiratoire mécanique. Le recours aux drogues vasoactives était nécessaire chez un seul patient. La décontamination digestive a été réalisée chez 48 patients (32%) par charbon activé dans 33 cas et par lavage gastrique chez 15 patients. Deux cas de décès ont été enregistré aux urgences et 22% des intoxiqués ont été transférés en réanimation. Conclusion : L’intoxication aux psychotropes est un motif de consultation de plus en plus fréquent aux urgences. Sa prise en charge doit être somatique mais aussi psychiatrique afin de prévenir les récidives.

Aucun
Amira BAKIR, Hela BEN TURKIA, Syrine KESKES (Tunis, Tunisie), Kamel JLALI, Raja FADHEL, Hanene GHAZALI, Sami SOUISSI
Salle 352B-Zone poster 2
15:30

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URGMEET20
15:30 - 16:00

UrgencesMeet
Board ACR - Double défibrillation séquentielle
UrgencesMeet

Coordonnateur : François JAVAUDIN (Coordonnateur, Nantes)
Conférenciers : François JAVAUDIN (Emergency physician) (Conférencier, Nantes), Nicolas SEGOND (Chef de Clinique - Assistant) (Conférencier, Grenoble)
Espace Accueil Congrès

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URGMEET04
15:30 - 15:50

UrgencesMeet
Commission RISSQ - Rencontrez les membres de la Commission RISSQ
UrgencesMeet

Coordonnateur : Frédéric PARIS (Coordonnateur, Tours)
Conférenciers : Evelyne DUBREUCQ GUERIF (Praticien hospitalier) (Conférencier, Paris), Frédéric PARIS (PHc) (Conférencier, Tours)
Espace Networking

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UD08
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MYCAREPROCESS
FollowMe : Les Urgences, en plus calme.

Conférencier : Firas ABOU KASSEM (Président) (Conférencier, Caen)
FollowMe c’est l’appli qui informe en temps réel et qui améliore l’expérience des patients et des aidants, pour des meilleures conditions d’accueil et d’exercice.
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UD10
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Sclépios I.A
Pulsar I.A

Conférencier : Andreï GALINDO
Pulsar I.A vous permet d'optimiser votre temps aux urgences.
Permet des Cotations automatiques et une valorisation efficace des séjours. Un outil indispensable pour les urgentistes.
Espace Urgences Démo
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UrgencesMeet
SUdF - Adhérer à SUDF ça sert à quoi?
UrgencesMeet

Coordonnateur : Marc NOIZET (Coordonnateur, Mulhouse)
Conférencier : Marc NOIZET (PH Chef de service) (Conférencier, Mulhouse)
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CE01
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Conférence Exceptionnelle
Comment redonner du sens aux professionnels de l'Urgence ?
Organisation SAMU/SMUR, Organisation Services d'Urgences, Qualité de vie au travail

Modérateurs : Karim TAZAROURTE (Chef de service) (Lyon), Mathieu VIOLEAU (Medecin) (Niort)
Coordonnateur : Mathieu VIOLEAU (Coordonnateur, Niort)
Super Modérateur : Florian CANU (Médecin) (Super Modérateur, Montdidier)
Aujourd'hui, la quête de sens au travail s'impose chez les professionnels de santé et modifie drastiquement l'organisation des Hôpitaux et de notre systême de santé. Quelles sont les clés et les réflexions pour redonner envie et comprendre cette évolution anthropologique ?
16:00 - 17:30 Comment redonner du sens aux professionnels de l'Urgence ? Julia DE FUNÈS (Philosophe, écrivaine et conférencière française.) (Conférencier, Paris)
Amphi Bleu

"Mercredi 05 juin"

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CM21
16:00 - 17:30

Conférence Médecins
Les Urgences de demain
Organisation Services d'Urgences, Profession - Métier

Modérateurs : Arnaud DEPIL-DUVAL (Praticien hospitalier) (Evreux), Olivier GANANSIA (Chef de service) (Paris)
Coordonnateur : Céline OCCELLI (Coordonnateur, Nice)
Venez discuter des outils pouvant permettre d'améliorer le flux de nos services d'urgences
16:00 - 16:22 Les clefs pour la gestion du flux. Mathias WARGON (Chef de Service) (Conférencier, Saint-Denis)
16:22 - 16:44 L'aval doit-il dépendre des Urgences ? Jacques LEVRAUT (PU-PH, chef du Dpt de Médecine d'Urgence, Pdt de CME) (Conférencier, Nice)
16:44 - 17:06 Filières post urgence : l'indispensable ! Gilles MOALIC (Praticien hospitalier) (Conférencier, Angoulême)
17:06 - 17:28 Tout faire la première heure - expérience québecoise Elyse Berger-Pelletier (Québec). Elyse BERGER-PELLETIER (médecin d'urgence) (Conférencier, Québéc, Canada)
Amphi Havane

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URGMEET15
16:00 - 16:10

UrgencesMeet
SUdF - Réforme des transports sanitaires
UrgencesMeet

Coordonnateur : Agnès RICARD-HIBON (Coordonnateur, Pontoise)
Conférencier : Agnès RICARD-HIBON (Medical Chief) (Conférencier, Pontoise)
Espace Urgences Démo

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CMS15
16:00 - 17:30

Conférence Médico-Soignants
Situations Sanitaires Exceptionnelles
Ambulanciers, ARM, Catastrophe SSE CUMP, Infirmier, Médecin, Organisation SAMU/SMUR, Régulation

Modérateurs : Jean-Baptiste MAGNIN (Ambulancier SMUR) (Brest), Jonathan POISSONNIER (Ambulancier/ aide soignant) (Roubaix)
Coordonnateur : Jean-Baptiste MAGNIN (Coordonnateur, Brest)
Les Situations Sanitaires Exeptionnelles nécessitent une organisation spécifique à tous niveaux, ainsi qu'un déploiement de matériel particulier sur le terrain. Venez découvrir quelques principes permettant d'optimiser une gestion de crise.
16:00 - 16:22 Régulation : ouverture et gestion d'une salle de crise. Eric PERRET (ARM) (Conférencier, Annecy)
16:22 - 16:44 PC Médical : conception, rôle et utilisation. Rémi GAROT (Ingénieur IT) (Conférencier, Lille), François VAN HEEMS (medecin) (Conférencier, Lille)
16:44 - 17:06 Poste Médical Avancé : comment faire ? Eric MARCOU (Ambulancier SMUR) (Conférencier, Toulouse)
17:06 - 17:28 Directeur médical de crise : rôle et missions ? Laure ABENSUR VUILLAUME (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Metz)
Salle 241

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CS02
16:00 - 17:30

Conférence Soignants
Le triage des patients et ses enjeux
Ambulanciers, ARM, Catastrophe SSE CUMP, Infirmier, Régulation, Triage

Modérateurs : Yann COEN (Ambulancier SMUR) (Brest), Emeline DELON (infirmière) (Nîmes)
Coordonnateur : Merlin DESCOURS (Coordonnateur, Toulon)
De la régulation aux Urgences, en passant par le terrain, le tri ne s'improvise pas.
16:00 - 16:22 L'importance du tri en régulation. Ludovic RADOU (MANAGER EN SANTE) (Conférencier, Angers)
16:22 - 16:44 Mieux trier : pourquoi ? Olivier PICOT (IDE) (Conférencier, Paris)
16:44 - 17:06 Le leadership en IOA : un impératif pour la sécurité des soins. Merlin DESCOURS (Infirmier) (Conférencier, Toulon)
17:06 - 17:28 Le triage des victimes en SSE. Sébastien BATRANCOURT (Infirmier) (Conférencier, Paris)
Salle 242A

"Mercredi 05 juin"