Mardi 04 juin
09:00

Mardi 04 juin

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PC3
09:00 - 18:00

Pré-Cours Médecins
Interprétation d'ECG en situation d'urgence

Coordonnateur : Nicolas PESCHANSKI (Evreux)
Conférenciers : Frédéric LAPOSTOLLE (Bobigny), Nicolas PESCHANSKI (Praticien Hospitalier Urgentiste) (Evreux)
- Permettre une approche synthétique de l'électrophysiopathologie utile à l'urgentiste
- Apprendre à reconnaître un SCA à partir de l’observation des anomalies ECG
- Conduire le participant à une meilleure sensibilité diagnostique, en particulier dans les formes difficiles
- Maitriser la prise en charge thérapeutique qui découle de l’affirmation du diagnostic clinico-ECG du SCA.
Salles 221-222-223

Mardi 04 juin

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PC1
09:00 - 18:00

Pré-Cours Médecins
Ventilation Non Invasive

Coordonnateur : Thibaut DESMETTRE (Besançon)
Conférenciers : Thibaut DESMETTRE (Besançon), François TEMPLIER (PH Chef de service) (Angers), Frédéric THYS (Chef de Pole, Directeur des urgences, Adjoint à al direction médicale et Professeur) (Charleroi, BELGIQUE)
- Connaître les principaux modes utilisés en VNI (CPAP et VS-AI-PEP).
- Comprendre leurs mécanismes d’action à la lumière de la physiopathologie de l'IRA
- Connaître leur rationnel d'utilisation aux urgences et en préhospitalier, ainsi que leurs contre-indications et complications
- Connaître les notions d'asynchronies patient - ventilateur et de PEPi
- Connaître les éléments techniques liés aux matériels de CPAP et de VS-AI-PEP pouvant avoir une conséquence clinique,
- Connaître et savoir choisir les différentes interfaces utilisables pour la VNI adaptée en urgence
- Savoir mettre en place, adapter et surveiller une CPAP et une VS-AI-PEP
Salles 330-331-332-333

Mardi 04 juin

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PC2
09:00 - 18:00

Pré-Cours Médecins
Obstétrique pour les urgentistes

Coordonnateur : Gilles BAGOU (Lyon)
Conférenciers : Gilles BAGOU (MEDECIN) (Lyon), Sybille GODDET (médecin) (Dijon), Gaëlle LE BAIL (Garches)
5 groupes de situations cliniques :
— accouchement impromptu extrahospitalier
— pathologies hypertensives de la grossesse
— traumatismes chez la femme enceinte
— hémorragies du 3ème trimestre et du postpartum immédiat
— transfert in utero pour pathologie de la grossesse

pour chaque item :
— rappeler les aspects physiopathologiques
— connaître les particularités en urgence pré et intra hospitalière
— acquérir les conduites à tenir diagnostiques et thérapeutiques
Salles 335-336-337-338
Mercredi 05 juin
08:45

Mercredi 05 juin

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CR
08:45 - 10:15

Commission Recherche
Recherche: les clés de la réussite

Modérateur : Maxime MAIGNAN (Grenoble)
Coordonnateur : Maxime MAIGNAN (Grenoble)
08:45 - 10:15 Comment financer mon projet. Lionel LAMHAUT (Paris)
08:45 - 10:15 Loi Jardé: que retenir ? Julie CONTENTI (physician) (Nice)
08:45 - 10:15 Un article oui, mais quels auteurs ? Youri YORDANOV (Médecin) (Paris)
Salle 241

Mercredi 05 juin

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AM-17 A
08:45 - 10:15

Atelier Médecins 17 A
Contrôle des voies aériennes

Coordonnateur : Hervé MENU (Lille)
Conférenciers : Christian ERB (Lille), Cédric GOZE (Valenciennes), Hervé MENU (Lille), Eric WIEL (Lille)
Prérequis : connaitre l’intubation orotrachéale sous laryngoscopie

Communiquer sur les facteurs prédictifs d’intubation et de ventilation difficile.
Revoir l’algorithme de contrôle des voies aériennes et d’intubation en urgence, en envisageant les différentes techniques validées par les recommandations, et leur place dans la stratégie de contrôle des voies aériennes.
Les animateurs montrent l’usage des dispositifs cités dans l’algorithme sur mannequin. Puis les participants utilisent ces dispositifs sur mannequins, afin d’appréhender leur usage et de poser toute question utile aux animateurs.
Salle 252B

Mercredi 05 juin

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AM-22
08:45 - 10:15

Atelier Médecins 22
Communiquer en anglais aux Urgences

Coordonnateur : Yacine LAMARCHE VADEL (Fontainebleau)
Conférenciers : Sandrine DAVIRON (Fontainebleau), Isabelle GUILLAUME (Fontainebleau), Yacine LAMARCHE VADEL (Fontainebleau)
4 Ateliers pratiques de discussion avec des patients anglophones
1- Enregistrement et motif de consultation
2- Constantes vitales et triage
3- Douleur thoracique
4- Entorse de cheville
Salle 342A

Mercredi 05 juin

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PLM-04
08:45 - 10:15

Communications libres plénières
Douleur et SU

Modérateurs : Richard CHOCRON (PHC) (Paris), Michel GALINSKI (Bordeaux)
08:45 - 10:15 #16817 - CP01 PenASAP: Etude multicentrique randomisée contrôlée, en double aveugle évaluant l’efficacité et la tolérance du méthoxyflurane inhalé sur le soulagement des douleurs modérées à sévères associées à un traumatisme pour des patients adultes admis aux urgences.
CP01 PenASAP: Etude multicentrique randomisée contrôlée, en double aveugle évaluant l’efficacité et la tolérance du méthoxyflurane inhalé sur le soulagement des douleurs modérées à sévères associées à un traumatisme pour des patients adultes admis aux urgences.

Introduction :

En dépit de l’arsenal thérapeutique antalgique disponible, l’analgésie des douleurs aiguës associées à un traumatisme reste insuffisante dans les structures d’urgence. Le méthoxyflurane inhalé (MEOF) pourrait compléter la stratégie analgésique usuelle, compte tenu de son mode d’administration, de sa praticité et de sa rapidité d’action. Les données disponibles d’études contrôlées, randomisées évaluant son efficacité aux urgences sont limitées dans la littérature. L’étude PenASAP est une étude multicentrique conçue pour répondre à la question posée : le MEOF - dans une stratégie d’analgésie multimodale - apporte-t-il un bénéfice en termes de rapidité de soulagement pour les patients se présentant aux urgences avec des douleurs modérées (EN 4-5) à sévères (EN 6-10) associées à un traumatisme ?

Méthode : PenASAP est un essai randomisé (1 :1) en double-aveugle, multicentrique, contrôlé versus analgésie standard + placebo mené dans 8 centres en France. Les patients ont été randomisés à l’accueil infirmier pour recevoir soit MEOF via un inhalateur (Penthrox®) + analgésie standard (SoC) soit un placebo via un inhalateur+ SoC avec une stratification par sexe, par centre et par score de douleur.

Le critère principal de jugement est le délai de soulagement de la douleur défini par la durée entre le début du traitement à l’étude et le soulagement de la douleur (score ≤ 30 sur l’EVA).

Le premier critère secondaire est la différence absolue d'intensité de la douleur à 5, 10, 15, 20 et 30 min après T0.

La tolérance a également été évaluée.

Avec 360 patients, le test du log-rank a une puissance de 90% pour un niveau de significativité bilatéral de 1% de détecter une différence entre les courbes de survie avec un hazard ratio prévu de 0.6.

Résultats : 360 patients ont été inclus de Mai à Décembre 2018 avec 40% de femmes, un âge médian de 34 ans et 76% de douleurs sévères (EN 6-10). Les traumatismes les plus fréquents sont : contusions (34%), entorses (18%) et fractures (18%), localisés sur membres supérieurs pour 44% des patients et membres inférieurs pour 35% d’entre eux. La levée d’aveugle de l’étude PenASAP est prévue début 2019.

Conclusion : Les résultats présentés par groupes de traitements permettront de répondre à la question posée sur le bénéfice du MEOF dans une stratégie d’analgésie multimodale en termes de rapidité et d’efficacité du soulagement des douleurs aigues modérées à sévères aux urgences.

Nathalie LECOULES (Toulouse), Laurent JACQUIN, Dominique SAVARY, Eric WIEL, Frederic ADNET, Marion DOUPLAT, Patrick DESCHAMPS, Agnès RICARD-HIBON
08:45 - 10:15 #17060 - CP02 Evaluation de l'efficacité et de le nature de l'analgésie aux urgences.
CP02 Evaluation de l'efficacité et de le nature de l'analgésie aux urgences.

Introduction : La douleur représente actuellement 70% des motifs de recours aux urgences. Si l’antalgie doit être optimale, de nombreux freins persistent et l’oligoanalgésie perdure. L’objectif principal de cette étude était d’évaluer la nature et l’efficacité de l’analgésie utilisée aux urgences.

Méthodes : Il s’agissait d’une étude observationnelle rétrospective et monocentrique réalisée sur 1 mois. Les critères d’inclusion étaient les patients de 18 ans et plus admis aux urgences et se plaignant d’une douleur aiguë modérée à sévère, mesurée avec une échelle numérique (EN) et définie par un niveau égale ou supérieur à 4/10 .La douleur sévère était  définie par une EN supérieure ou égale à 6/10. Les critères de non-inclusion comprenaient tout patient comateux, présentant une détresse vitale ou polytraumatisé. Le critère de jugement principal était l’intensité de la douleur à la sortie des urgences. L’analyse uni puis multivariée devait permettre de mesurer l’association entre différentes variables étudiées et le soulagement définie par une EN inférieure ou égale à 3/10 avec l’aide d’un modèle de régression logistique.

Résultats : 517 patients ont été inclus (70% d’exhaustivité), l’âge moyen était de 46 ans (écart type = 21) et le sex ratio F/M de 52%. Les motifs de recours étaient traumatiques dans 41% des cas. A l’arrivée aux urgences, l’EN médiane était égale à 7 [Interquartiles 25 -75 = 5-8] et de 3 [1-4] à la sortie des urgences. Au total, 66% [Intervalle de Confiance 95% : 62 ; 70] des patients avaient une douleur sévère à l’arrivée aux urgences mais à la sortie, seuls 63% [IC 95% : 59 ; 67] étaient soulagés. Dix pour cent des patients avait reçu un opiacé, 19% (N=96) n’avait pas reçu d’antalgiques. En analyse multivariée, les variables associées ou non au soulagement de la douleur étaient le sexe féminin, odds ratio (OR) à 1,7 [IC 95% : 1,1 ;2,5], l’absence d’antalgique administré, OR à 2,7 [IC 95% : 1,5 ;4,9], une douleur sévère à l’arrivée, OR à 2,7 [IC 95% :1,6 ;4,1] et une durée de passage inférieure ou égale à 3 heures, OR à 1,6 [IC 95% :1,1 ; 2,5].

Conclusion: Plus d’un tiers des patients n’est pas soulagé à la sortie des urgences. Quelques éléments d’amélioration ressortent de ce travail comme proposer systématiquement une analgésie à tous les patients douloureux, renforcer l’utilisation des opiacés pour les douleurs sévères et ne pas laisser sortir les patients algiques.

Eve KAMMER (Périgueux), Jean Paul LORENDEAU, Anne LAGARDE, Benjamin SALEZ, Georges KASKAS, Michel GALINSKI
08:45 - 10:15 #17114 - CP03 Traitement par morphine du SCA ST+ : un mal pour un mal ?
CP03 Traitement par morphine du SCA ST+ : un mal pour un mal ?

Introduction

La morphine est suspectée d’avoir un effet défavorable dans le syndrome coronaire aigu ST+ (SCA ST+) : diminution de pression artérielle et retard d’absorption des antiagrégants plaquettaires. Elle pourrait contribuer à en grever le pronostic. 

Objectif

Étudier l’impact du traitement morphinique sur la survenue de complications et la mortalité du SCA ST+

Méthodes

Source : registre régional incluant tous les patients SCA ST+ ( < 24 heures) pris en charge en préhospitalier (primaires et secondaires) depuis 2003. Détail de l’analgésie relevé depuis 2015

Inclusion : tous les patients du registre de 2015 à 2017

Exclusion : transferts secondaires et traitement antalgique non précisé

Définitions : un score Killip ≥ 2, un trouble du rythme ou de la conduction, le recours à une catécholamine, un choc électrique externe, une réanimation cardio-pulmonaire ou une intubation définissaient les complications. Survie évaluée à la sortie de l’hôpital

Critères de jugement principal : mortalité hospitalière et secondaire : survenue d’une complication préhospitalière

Analyse : mortalité et incidence des complications selon traitement morphinique (ou non)

Résultats

3.618 patients ont été inclus, 2.826 (79%) hommes et 774 (21%) femmes, d’âge médian 61 (53-72). Résultats dans le tableau. 

Conclusion

La morphine n’était pas associée à une augmentation de mortalité ni de complications des SCA ST+ à l’exception des troubles du rythme / conduction.­­

Julian MORO (LE CHESNAY), Aurélie LOYEAU, Lionel LAMHAUT, Marine SCANNIVINO, Thevy BOCHE, Yves LAMBERT, Frédéric LAPOSTOLLE
08:45 - 10:15 #17200 - CP04 Evaluation de la qualité du sommeil des urgentistes en fonction de leur activité au sein du pôle Urgences.
CP04 Evaluation de la qualité du sommeil des urgentistes en fonction de leur activité au sein du pôle Urgences.

Introduction : Le travail d’un urgentiste alterne activité diurne et nocturne. Cette dernière entraine une diminution de la concentration et du jugement ainsi qu’une majoration du stress et des erreurs médicales. La dette de sommeil altère la santé globale des praticiens et majore le risque d’accident en fin de garde. L’objectif de cette étude est d’évaluer la qualité du sommeil des urgentistes travaillant dans les différentes unités d’un service d’urgences.

Matériel et méthode : Du 31 décembre 2017 au 31 juillet 2018, le sommeil des urgentistes ayant une activité partagée entre les trois unités du pôle urgences (SAU, SAMU et SMUR) a été enregistré à l’aide d’un bracelet enregistreur d’activité. L’enregistrement a eu lieu pendant une semaine dans chacune des unités (SAU, SAMU et SMUR) ainsi qu’une quatrième semaine correspondant à une activité aléatoire dans les trois unités du pôle, appelée semaine « mixte ».  Le critère de jugement principal était l’efficacité du sommeil en quantitatif. Le critère de jugement secondaire était le nombre de plages de sommeil efficace, défini par une efficacité supérieure à 80. Les données ont été analysées par ANOVA pour les variables quantitatives et test de Fisher pour les variables qualitatives. L’analyse multivariée a été conduite à l’aide d’un modèle mixte généralisé.

Résultats : 13 urgentistes ont été inclus dans l’étude, ce qui représente 443 plages de sommeil. La médiane de l’efficacité du sommeil était de 57 (étendu interquartile 47-67,5). Quarante-neuf plages (soit 11%) était considérée comme efficace, c’est-à-dire supérieure à 80. En analyse multivariée après ajustement sur l’âge, le sexe, la parentalité et un effet aléatoire sur le sujet lui-même, on retrouvait que les semaines d‘activité mixte étaient associées à une augmentation de l’efficacité du sommeil. Les résultats étaient superposables en considérant le nombre de plages de sommeil efficace.

Conclusion : Pour les praticiens ayant une activité partagée, une activité mixte sur une semaine entre les trois unités du pôle urgences (SAU, SAMU et SMUR) est associée dans notre étude à une meilleure efficacité du sommeil par rapport à une activité fixe sur une semaine dans une seule unité du pôle. Cette étude ouvre des perspectives de réflexion sur la répartition du temps de travail dans les structures de médecine d’urgences.

Alix DATTIN (BORDEAUX), Laura BUSCAGLIA, Eric TELLIER, Caroline DE LA RIVIÈRE, Renaud JACQUEMIN, Philippe REVEL, Michel GALINSKI, Cedric GIL JARDINE
08:45 - 10:15 #17108 - CP05 Vu à la Télé… Et si Médiamétrie® évaluait aussi l’activité des SAMU-Centre 15 ?
CP05 Vu à la Télé… Et si Médiamétrie® évaluait aussi l’activité des SAMU-Centre 15 ?

Introduction

Il est couramment admis que les grands évènements médiatiques ’'modulent’’ l’activité des structures d’urgence… Cet impact est-il prévisible ? C’est la question que nous nous sommes posée.

Méthodes

Inclusion : sélection des périodes correspondant aux 20 plus grosses audiences télé de 2013 à 2018 selon Médiamétrie®

Activité du SAMU : dossiers de régulation médicale (DRM)

Analyse & critères de jugement : détermination d’une variation de nombre de DRM par rapport au référentiel défini par le nombre moyen de DRM à la même heure les trois semaines précédentes. Recherche d’une corrélation entre nombre de téléspectateurs et variation de DRM

Résultats

Toutes les audiences dépassaient 12,3 millions de téléspectateurs. Il s’agissait 18 (90%) fois de la retransmission d’un match de football international.

Quinze (75%) de ces audiences étaient en soirée (début de 20 h à 21 h).

Médiane de DRM de référence : 36 (IQ 31 ; 41) à 20 h et 64 (29 ; 39) à 21 h.

Variation médiane de DRM : -22% (-38 ; -13) avec une maximale à -55% pour la finale de la Coupe de Monde de football 2018. Seuls quatre (20%) évènements n’étaient pas associés à une baisse d’activité (dont les deux qui n’étaient pas du football). Celle-ci était constante pour les évènements ayant rassemblé plus de 16 millions de téléspectateurs (Figure). Il s’agissait de matchs éliminatoires. La corrélation audiences - DRM était médiocre.

Conclusion

Un match de football international à enjeu est associé à une baisse d’activité du SAMU.

Patrick WIPF (BOBIGNY), Laurent GOIX, Feras SAHLI, Charles DURAND , Erick CHANZY, Tomislav PETROVIC, Frédéric ADNET, Frédéric LAPOSTOLLE
08:45 - 10:15 #17152 - CP06 Le big-data au secours des structures d’urgence. Les requêtes sur Google comme outil de prédiction des épidémies Etude Google-Fever.
CP06 Le big-data au secours des structures d’urgence. Les requêtes sur Google comme outil de prédiction des épidémies Etude Google-Fever.

Introduction

Les structures d’urgences sont des observatoires de santé publique qui peuvent aussi profiter d’informations du ’'big-data’’… Ainsi, il est établi que les épidémies saisonnières sont associées à une augmentation des requêtes sur Internet. Pour autant, cela permet-il d’anticiper l’épidémie afin de s’y préparer ?

Objectif

Comparer le délai d’alerte des autorités sanitaires et d’Internet en cas d’épidémie de grippe

Méthodes

Outil : Google-trends avec la méthodologie de référence (PlosOne 2016)

Définitions

- Alerte Google : requêtes pour ‘’fievre’’ supérieures de 25% à la moyenne annuelle

- Alerte officielle : Santé Publique France : 165 consultations pour syndrome grippal pour 100.000 habitants

Comparaison : délai entre alerte Google et alerte officielle, Juin 2013 - Juin 2018

Résultats

Sur 258 semaines, les requêtes pour ‘’fievre’’ tendait à augmenter. Le seuil d’alerte Google a été franchi 28 fois (Figure).

Le seuil d’alerte officielle était franchi pendant 51 semaines correspond aux cinq épidémies annuelles (N° 1 à 5).

L’alerte Google survenait une semaine avant l’alerte officielle pour l’épidémie 1, trois semaines avant pour l’épidémie 2, la même semaine pour l’épidémie 3, trois semaines avant pour l’épidémie 4 et la même semaine pour l’épidémie 5.

Conclusion

La surveillance des requêtes Google pour ‘’fievre’’ aurait permis de prévoir l’épidémie de grippe 3 fois sur 5, une à trois semaines avant l’alerte officielle. Ce critère pourrait être intégré aux outils de surveillance.

Charles DURAND (Bobigny Cedex), Laurent GOIX, Erick CHANZY, Sabine GUINEMER, Christelle HILAIRE SCHNEIDER, Judith GORLICKI, Tomislav PETROVIC, Frédéric LAPOSTOLLE
08:45 - 10:15 #17111 - CP07 Evolution du Traitement Antalgique et du recours à la MOrphine dans le traitement en préhospitalier pour un SCA ST+ - Etude TAMOSCA.
CP07 Evolution du Traitement Antalgique et du recours à la MOrphine dans le traitement en préhospitalier pour un SCA ST+ - Etude TAMOSCA.

Introduction

Le traitement spécifique de la douleur thoracique du syndrome coronaire aigu (SCA) est aussi indispensable que controversé. La morphine reste le traitement de choix alors que les arguments en sa défaveur s’accumulent et que son niveau de recommandation a été revu à la baisse (en 2017).

Objectif

Étudier l’évolution du traitement antalgique à la phase aiguë, préhospitalière, du SCA ST+

Méthodes

Source : registre régional incluant tous les patients SCA ST+ ( < 24 heures) pris en charge en préhospitalier (primaires et secondaires) par 41 SMUR

Inclusion : tous les patients du registre de 2003 à 2017

Exclusion : secondaires

Analyse : évolution dans le temps du taux de patients traités par antalgique et respectivement par paracétamol, morphine ou autre (variables recueillies depuis 2015 seulement) ; test de tendance de Cochran-Armitage

Résultats

24.774 patients inclus : 19.326 (78%) hommes et 5.381 (22%) femmes, d’âge médian 50 (62-73) ans.

Sur la période étudiée, 13.885 (56%) ont reçu un antalgique. Le taux de traitement variait, selon les SMUR, de 38 à 72%.

Le taux de SCA traités par antalgique a significativement augmenté depuis 2003 (p < 0,0001 ; test de Cochran-Armitage) (Figure). Sur les trois dernières années, la morphine était le premier antalgique utilisé (Figure).

Conclusion

Plus de 2/3 des SCA ST+ reçoivent un antalgique, morphinique dans ¾ des cas. Pourtant, études récentes et recommandations doivent inciter à reconsidérer l’usage de la morphine dans le SCA.

Alexandre ALLONNEAU (Paris), Benoit SIMON, Aurélie LOYEAU, Sophie BATAILLE, Marine SCANNIVINO, Thevy BOCHE, Yves LAMBERT, Frédéric LAPOSTOLLE
Salle 253
09:15

Mercredi 05 juin

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EA-06
09:15 - 10:15

Etat de l'Art Médecins N°6
Hype ou has-been? les biomarqueurs

Modérateurs : Pierre-Géraud CLARET (Nîmes), Jeannot SCHMIDT (Professeur des universités) (Clermont-Ferrand)
Coordonnateur : Sandrine CHARPENTIER (Toulouse)
09:15 - 10:15 S100B. Cédric GANGLOFF (Rennes)
09:15 - 10:15 Copeptine. Sandrine CHARPENTIER (Toulouse)
09:15 - 10:15 Peptides natriurétiques. Patrick RAY (Dijon)
09:15 - 10:15 PCR multiplex. Pierre HAUSFATER (Paris)
Salle Maillot

Mercredi 05 juin

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TRM-02
09:15 - 10:15

Table ronde N°2
Le risque de surdiagnostic: quand ne pas explorer !

Modérateurs : Thomas MOUMNEH (Chef de clinique) (Angers), Pierre TABOULET (Médecin) (Paris)
Coordonnateur : Aurélie AVONDO (Dijon)
09:15 - 10:15 Dans l’EP. Andréa PENALOZA (Chef de Service adjointe (PUPH)) (Bruxelles, BELGIQUE)
09:15 - 10:15 Dans l’AIT. Stéphane GENNAI (MCU-PH) (Reims)
09:15 - 10:15 Dans le SCA. Tahar CHOUIHED (Praticien Hospitalier) (Nancy)
Salle 243

Mercredi 05 juin

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FCM-02
09:15 - 10:15

Flash communications
Apprendre

Salle 352B-Zone poster 1

Mercredi 05 juin

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FCM-04
09:15 - 10:15

Flash communications
Caillot

Modérateur : Maurice RAPHAËL (Le Kremlin-Bicêtre)
Salle 352B-Zone poster 2
11:00

Mercredi 05 juin

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EA-03
11:00 - 12:30

Etat de l'Art Médecins N°3
ST+ Mimics

Modérateurs : Yves LAMBERT (Chef de Service) (Versailles), Louis SOULAT (PH) (Rennes)
Coordonnateur : Sandrine CHARPENTIER (Toulouse)
11:00 - 12:30 Type 2 et MINOCA. Sandrine CHARPENTIER (Toulouse)
11:00 - 12:30 Tako-tsubo. Nicolas PESCHANSKI (Praticien Hospitalier Urgentiste) (Evreux)
11:00 - 12:30 Femme jeune. Stéphane MANZO SILBERMANN (Paris)
Amphi Bleu

Mercredi 05 juin

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CEX-03
11:00 - 12:00

Conférence exceptionnelle N°3
Quelle Troponine en 2020 ?

Modérateurs : Eric REVUE (Praticien Hospitalier Adjoint Chef de Service) (Paris), Youri YORDANOV (Médecin) (Paris)
Coordonnateur : Gilles POTEL (Nantes)
Conférencier : Rick BODY (Manchester, ROYAUME UNI)
Salle Maillot

Mercredi 05 juin

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ES-03
11:00 - 12:30

Essentiel Médecins N°3
La démarche diagnostique : apport du modèle Bayésien

Modérateurs : Sylvie BAQUÉ (MEDECIN) (ST GIRONS), Mathieu VIOLEAU (Medecin) (Niort)
Coordonnateur : Nicolas PESCHANSKI (Evreux)
11:00 - 12:30 Démarche Bayesienne. Andréa PENALOZA (Chef de Service adjointe (PUPH)) (Bruxelles, BELGIQUE)
11:00 - 12:30 illustration dans l’EP. Andréa PENALOZA (Chef de Service adjointe (PUPH)) (Bruxelles, BELGIQUE)
11:00 - 12:30 SCA. Thomas MOUMNEH (Chef de clinique) (Angers)
11:00 - 12:30 Appendicite. Pierre Clément THIEBAUD (PHC) (Paris)
Salle 241

Mercredi 05 juin

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REX03
11:00 - 12:00

Rencontre avec les experts N°03
Générer une hypothèse diagnostique

Coordonnateur : Sandrine CHARPENTIER (Toulouse)
Conférencier : Thierry PELACCIA (Médecin) (Strasbourg)
Salle 242A

Mercredi 05 juin

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AVV01
11:00 - 12:00

L'auriez-vous vu ?
En pédiatrie

Modérateur : François ANGOULVANT (Paris)
Coordonnateur : François ANGOULVANT (Paris)
Conférencier : Isabelle CLAUDET (Toulouse)
Salle 242B

Mercredi 05 juin

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TRM-03
11:00 - 12:30

Table ronde N°3
Temps de travail aux urgences

Modérateurs : Eric BATARD (Nantes), Arnaud DEPIL-DUVAL (Chef de service) (Evreux)
Coordonnateur : Nicolas PESCHANSKI (Evreux)
11:00 - 12:30 Rappel réglementaire et évolution prévisible. Luc-Marie JOLY (PUPH) (Rouen)
11:00 - 12:30 24h de garde: risqué pour le médecin et pour le malade. Anne-Laure PHILIPPON (PH) (Paris)
11:00 - 12:30 Les 3-8 : Intérêt et applicabilité. Sébastien BEAUNE (Chef de service) (Boulogne-Billancourt)
11:00 - 12:30 Comment je m’adapte. Mathias WARGON (Chef de Service) (Saint-Denis)
Salle 243

Mercredi 05 juin

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AM-17 B
11:00 - 12:30

Atelier Médecins 17 B
Contrôle des voies aériennes

Coordonnateur : Hervé MENU (Lille)
Conférenciers : Christian ERB (Lille), Cédric GOZE (Valenciennes), Hervé MENU (Lille), Eric WIEL (Lille)
Prérequis : connaitre l’intubation orotrachéale sous laryngoscopie

Communiquer sur les facteurs prédictifs d’intubation et de ventilation difficile.
Revoir l’algorithme de contrôle des voies aériennes et d’intubation en urgence, en envisageant les différentes techniques validées par les recommandations, et leur place dans la stratégie de contrôle des voies aériennes.
Les animateurs montrent l’usage des dispositifs cités dans l’algorithme sur mannequin. Puis les participants utilisent ces dispositifs sur mannequins, afin d’appréhender leur usage et de poser toute question utile aux animateurs.
Salle 252B

Mercredi 05 juin

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ES-11
11:00 - 12:30

Essentiel Médecins N°11
L’aorte déroulée

Modérateurs : Nicolas CAZES (médecin adjoint) (Marseille), Carlos EL KHOURY (Physician) (Vienne)
Coordonnateur : Tahar CHOUIHED (Nancy)
11:00 - 12:30 Anévrisme de l’aorte abdominale. Sarah-Lise PUJOL (Nîmes)
11:00 - 12:30 Dissection. Hayatte AKODAD (Bobigny)
11:00 - 12:30 Ischémie mésentérique. Clément COLLART (INTERNE MEDECINE GENERALE) (Grenoble)
11:00 - 12:30 Traumatisme. Benoît VIVIEN (Paris)
Amphi Havane

Mercredi 05 juin

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PLM-03
11:00 - 12:30

Communications libres plénières
Coeur et arrêt

Modérateurs : Tahar CHOUIHED (Praticien Hospitalier) (Nancy), Guillaume DEBATY (Chef de service du SAMU de l’Isère) (Grenoble)
11:00 - 12:30 #17115 - CP08 Amiodarone et Autre Anti-Arythmique dans l’Arrêt Cardiaque – Etude 5A-C.
CP08 Amiodarone et Autre Anti-Arythmique dans l’Arrêt Cardiaque – Etude 5A-C.

Introduction

Une étude (Kudenchuk, NEJM, Mai 2016) n’a pas montré de bénéfice à l’utilisation d’amiodarone ni de lidocaïne (vs placebo) dans la réanimation de l’arrêt cardiaque (AC).

Objectif

Evaluer l’impact de cette étude sur la pratique des urgentistes.

Méthodes

Source : données du registre RéAC dans un département de 1,6 million d’habitants.

Inclusion : tous les AC, de Janvier 2013 à Novembre 2018.

Paramètres : genre, âge, cause de l’AC (médicale ou non), rythme initial (asystole, FV ou rythme sans pouls), décision de réanimation, utilisation d’un anti-arythmique (amiodarone ou lidocaïne), reprise d’une activité cardiaque et survie à J30.

Critère de jugement : utilisation d’un anti-arythmique (amiodarone ou lidocaïne)

Analyse : avant vs après publication (Mai 2016) (tests de Student et de Khi2)

Résultats

5.066 AC : 3.213 (63%) hommes et 1.854 (37%) femmes, d’âge médian 66 (51-81).

Aucun des paramètres étudiés n’a été modifié après Mai 2016.     

Conclusion

D’aucune façon, l’étude négative publiée en 2016 n’a modifié la pratique de utilisation d’anti-arythmiques par les urgentistes réanimant des AC. La prochaine mise à jour des recommandations sera déterminante.

Angélie GENTILHOMME (Bobigny Cedex), Jean-Marc AGOSTINUCCI, Philippe BERTRAND, Laurence MARTINEAU, Pierre NADIRAS, Sarah TEPPER, Tomislav PETROVIC, Frédéric LAPOSTOLLE
11:00 - 12:30 #17123 - CP09 Association entre l’arrivée précoce des équipes médicalisés et le bon pronostique neurologique à un mois des arrêts cardiaques extrahospitaliers.
CP09 Association entre l’arrivée précoce des équipes médicalisés et le bon pronostique neurologique à un mois des arrêts cardiaques extrahospitaliers.

Introduction

L’arrêt cardiaque extrahospitalier (ACEH) est un problème majeur de santé publique. L’organisation du service médical d’urgence extrahospitalier varie d’un pays à l’autre. En France, cette organisation qui regroupe deux niveaux de soins (la réanimation non médicalisée et la réanimation médicalisée a été récemment remise en question. Pour apporter un axe de réponse au débat actuel, nous avons décidé dans cette étude d’évaluer l’association entre l’arrivée précoce des équipes médicales et le bon pronostic neurologique à 1 mois des ACEHs.

Méthode

Nous avons utilisé les données de la base multicentrique RéAC, qui recense depuis juin 2011 tous les cas d’ACEH dans les 250 villes participantes, pour une analyse rétrospective. Seuls les adultes en ACEH non traumatique et réanimés par le SMUR ont été inclus dans l’étude. Ils ont été classés en deux groupes : soit arrivée des SP puis du SMUR (« D-ALS »), soit arrivée simultanée du SMUR et des SP (« E-ALS »). 

Après imputation multiple, l’analyse principale utilise un appariement entre les deux groupes à partir de la moyenne des scores de propension imputés. L’appariement a été réalisé avec un rapport variable d’au plus 1:4, à partir de la moyenne des scores de propension. L’analyse a été réalisée par une régression logistique. Cinq analyses de sensibilité ont été effectuées. Le critère de jugement principal était le score Cerebral Performance Category (CPC) à un mois (1-2 vs 3-5). Le critère de jugement secondaire était l’incidence cumulée de reprise d’activité cardiaque spontanée (RACS).

Résultats

Entre le 1erjanvier 2013 et le 1erjanvier 2016, 30672 ACEH ont été inclus dans ReAC. Sur l’ensemble de la base, 20804 patients répondaient aux critères d’inclusion de l’étude, 2711 dans le groupe « E-ALS » et 18093 dans le groupe « D-ALS ». Après appariement, les patients du groupe « E-ALS » avaient significativement un moins bon pronostic neurologique (OR : 0,95 ; IC à 95 % : [0,93 ; 0,96]). Les 5 analyses de sensibilités étaient principalement cohérentes avec ce résultat. En termes d’incidence cumulée de RACS, à partir de la minute 20 les courbes se séparent avec un taux de récupération plus élevée dans le groupe D-ALS.

Conclusion

Les résultats de l’étude montrent que le groupe E-ALS était associé à un moins bon pronostic neurologique chez les patients en ACEHs. L’une des explication possible pourrait être la durée de la réanimation qui est probablement interrompu prématurément dans ce même groupe. 

Laurianne MICHELLAND (Vincennes), Fréderic ADNET, Sylvie CHEVRET
11:00 - 12:30 #17221 - CP10 Territorialisation et arrêts cardiaques en Nord-Pas-de-Calais (TRACE) : premiers résultats.
CP10 Territorialisation et arrêts cardiaques en Nord-Pas-de-Calais (TRACE) : premiers résultats.

Introduction:Le style d’Utstein a envisagé, dès sa création, d’intégrer des données médico-économiques pour caractériser les arrêts cardiaques (AC). Ce recueil, trop complexe, a été abandonné. Notre objectif est de déterminer le lien entre incidence de l’AC et facteurs de défaveur sociale en Nord-Pas-de-Calais (NPdC).

Méthode:Etude descriptive multicentrique basée sur le RéAC entre 07/2015 et 07/2016. L’étude statistique consiste à: 1) déterminer les zones géographiques de sur (en rouge) ou sous (en bleu) incidence (statistiques de scan), 2) caractériser ces clusters à partir de facteurs permettant l’évaluation du niveau de défaveur sociale.

Résultats:Nous avons recueilli 2867 AC (incidence: 68,8/100000/an). L’analyse spatiale permet d’observer 2 clusters de sur-incidence et 3 clusters de sous-incidence. L’analyse des caractéristiques des clusters montre que la sur-incidence est caractérisée par une plus grande défaveur sociale que la sous-incidence et l’incidence normale.

Discussion:Ces résultats sont conformes à ceux de la littérature, notamment ceux observés en région parisienne (Castra,  2018). Ainsi, il existe un lien significatif entre incidence et défaveur sociale.

Conclusion:Ces résultats invitent à envisager d’intégrer ce lien dans les politiques de santé publique afin d’optimiser l’adéquation entre actions de santé publique et caractéristiques territoriales. De plus, notre étude souligne la nécessité d’adapter les actions au type de défaveur rencontré.

Manon SANTERNE (Lille), Michaël GENIN, Valentine BAERT, Joséphine ESCUTNAIRE, Christian VILHELM, Patrick GOLDSTEIN, Eric WIEL, Hervé HUBERT
11:00 - 12:30 #17232 - CP11 Accès intraveineux périphérique versus accès intraosseux dans la prise en charge de l’arrêt cardiaque médical extrahospitalier : comparaison de la survie à 30 jours et du pronostic neurologique sur populations comparables.
CP11 Accès intraveineux périphérique versus accès intraosseux dans la prise en charge de l’arrêt cardiaque médical extrahospitalier : comparaison de la survie à 30 jours et du pronostic neurologique sur populations comparables.

Introduction: Les dernières recommandations reconnaissent le recours à la voie intraosseuse (IO) comme alternative efficace à l’accès veineux périphérique (IVP) dans la prise en charge de l’arrêt cardiaque extrahospitalier (ACEH) de l’adulte. Toutefois, des études récentes ont abordé la question de l’efficacité comparable de ces deux voies sur cette population. Nous avons comparé le devenir des patients adultes victimes d’ACEH ayant reçu de l’adrénaline injectée IO vs IVP.

Matériel et méthode: Etude nationale multicentrique et rétrospective sur les données du RéAC. Après analyse descriptive et comparative des deux cohortes (ACEH avec IO vs ACEH avec IVP), nous avons comparé la survie des patients (RACS, J0 et J30) ainsi que leur devenir neurologique avant et après appariement sur leur score de propension.

Résultats: 1576 patients avaient eu un accès par IO et 27280 avaient eu un accès par IVP. Avant appariement, les patients du groupe IO survivaient moins que leurs homologues à tous les stades de leur prise en charge mais sans différence de pronostic neurologique à J30. L’appariement sur le score de propension avait permis de conserver 1515 paires de patients comparables. Après appariement, nous ne retrouvions plus aucune différence en termes de devenir à 30 jours (1,6% vs 2,2% p=0,233 ; OR=0,706[0,421;1,185]) ni en termes de bon pronostic neurologique (CPC1-2) (81,8% vs 72,7% p=0,343 ; OR=1,116[0,833;1,494]). Cependant, les victimes d’ACEH pris en charge avec une IO avaient 1,2 fois moins de chances d’avoir une RACS et 1,4 fois moins de chance d’être en vie à J0 que leurs homologues avec IVP.

Discussion: Les populations observées étaient globalement comparables à celles investiguées dans la littérature, en particulier les études suggérant que la prise en charge incluant l’utilisation d’une IO était associée avec un moins bon devenir. Toutefois, nos résultats montraient que sur populations comparables, il n’existait pas de différences de survie et de pronostic neurologique à 30 jours entre IO et IVP.

Conclusion: Vues la facilité d’utilisation et d’apprentissage de l’IO et en l’absence de différences en termes de survie à 30 jours et de devenir neurologique entre les deux groupes étudiés, l’IO s’impose comme alternative de choix à l’IVP. Cependant, il conviendrait de réserver l’utilisation d’une telle procédure aux cas qui la requièrent puisqu’il est nécessaire de prendre en compte les contraintes logistiques et économiques imposées dans la médecine actuelle.

Joséphine ESCUTNAIRE (Lille), Sophie NAVE, Valentine BAERT, François JAVAUDIN, Eric WIEL, Karim TAZAROURTE, Hervé HUBERT, Gr RÉAC
11:00 - 12:30 #17354 - CP12 Le sexe est un facteur pronostic dans l’arrêt cardiaque extra-hospitalier : A propos d’une analyse de 14 051 paires de patients du registre du RéAC.
CP12 Le sexe est un facteur pronostic dans l’arrêt cardiaque extra-hospitalier : A propos d’une analyse de 14 051 paires de patients du registre du RéAC.

Introduction :L’association entre le pronostic et le sexe des patients victime d’arrêt cardiaque reste encore mal comprise. La plupart des études publiées ont montré des limites méthodologiques significatives dans la comparaison entre les hommes et les femmes. Le but de notre étude est d’essayer, sur une population importante d'arrêts cardiaques extrahospitaliers (AC), de montrer cette association et de rechercher des pistes explicatives.

Matériel et Méthodes :Les données concernant les patients en AC ont été collectées par le Registre National des Arrêts Cardiaques entre le 1er juillet 2011 et le 21 septembre 2017. Si le patient était admis vivant à l'hôpital, un suivi de 30 jours devait être effectué. Les patients ont été divisés en deux cohortes d’AC selon le sexe. Une étude cas-témoin basée sur le score de propension a été utilisée pour comparer les groupes après appariement par paires en fonction de multiples co-variables statistiquement significatives. Le critère d'évaluation principal était la survie au jour 30 (J30). Les critères d'évaluation secondaires comprenaient la proportion de RetOur de la Circulation Spontanée (ROCS), le statut vital à l'admission à l'hôpital et l'état neurologique des survivants. 

Résultats :66 395 OHCA ont été inclus dans la population non jumelée. La survie à l'admission à l'hôpital était de 18,2 % chez les femmes contre 20,2 % chez les hommes (OR : 1,138[1,092-1,185]) et à J30 de 4,3 % chez les femmes contre 5,9 % chez les hommes (OR : 1,290[1,191-1,500]). Il n'y avait pas de différence statistique concernant le score neurologique. Après appariement (14 051 patients dans chaque groupe), 15,3 % des femmes contre 9,1 % des hommes étaient en vie à l'admission à l'hôpital (OR 0,557[0,517-0,599]) et 3,2 % contre 2,6 % à J30 (OR 0,801[0,697-0,921]), et ceci sans différence significative sur le plan neurologique (OR 0,966[0,664-1,407]). Cependant, malgré des délais d’intervention similaires des équipes de secours, les femmes étaient beaucoup moins intubées et recevaient moins souvent de le l’adrénaline. De plus, la durée globale de réanimation était statistiquement significativement plus courte chez les femmes que chez les hommes (40 minutes contre 41 minutes ; p < 0,001). 

Conclusion: Dans cette vaste population d’AC, les femmes avaient de meilleures chances de survie avec un statut neurologique correct, bien qu'elles aient été moins réanimées sur les lieux.

Hervé HUBERT (Lille), Déborah JAEGER, Stéphane MANZO-SILBERMAN, Pierre-Yves GUEUGNIAUD, Karim TAZAROURTE, Claire MOUNIER-VEHIER, Carlos EL KHOURY , Tahar CHOUIHED
11:00 - 12:30 #16706 - CP13 Etude observationnelle validant une nouvelle procédure de détection téléphonique des arrêts cardiaques extra-hospitaliers.
CP13 Etude observationnelle validant une nouvelle procédure de détection téléphonique des arrêts cardiaques extra-hospitaliers.

Introduction : Dans les centres de réception d’appels d’urgence (CRA), la détection téléphonique des arrêts cardiaques extra hospitaliers (ACEH) permet de faire initier un massage cardiaque externe (MCE) par le requérant, conditionnant ainsi la survie. Nous avons implémenté une nouvelle procédure, pour la détection téléphonique des ACEH basée sur l’évaluation de la fréquence respiratoire :  l’alertant est invité à poser sa main sur le ventre de la victime et à dire un « top » à chaque mouvement perçu. Au-delà de 7 secondes entre deux « top », l’opérateur fait démarrer un MCE guidé par téléphone. Le but de l’étude était de vérifier que la procédure améliore les taux de détection des ACEH et d’initiation du MCE.

Méthode : Etude observationnelle monocentrique de type avant/après l’implémentation de la procédure, prospective aux deux périodes.  Critère de jugement principal :  taux d’ACEH détectés. Critères secondaires : délais de reconnaissance de l’ACEH et de début du MCE. Inclusion de tous les appels directs par requérant; exclusion des appels pour ACR avec requérant à distance du patient. Analyse statistique uni et multivariée (régression logistique pas à pas descendante, variable à expliquer : détection OUI/NON). Recueil des données réalisé à partir des réécoutes des bandes téléphoniques d’alerte. Avis favorable d’un comité d’éthique.  

Résultats : Après analyse de 116 patients éligibles, 53% des ACEH étaient dépistés en 2012 (période « avant ») versus 85% en 2017 (période « après » ; p < 0.001). Les ACEH dépistés ont bénéficié d’un MCE guidé dans 50% en 2012 vs. 82,9% en 2017 (p < 0.001). En analyse multivariée, la procédure tendait à être associée à une détection réussie (Odds Ratio ajusté : 4.92, IC95% [0.99-24.38], p=0.051). Les patients bénéficiaient d’un MCE à l’arrivée des secours dans 37% des cas (2012) vs. 78% des cas (2017 ; ORa : 5.88 [2.49-13.89] ; p < 0.001). Les délais ne différaient pas entre 2012 et 2017.

Discussion : La procédure a permis d’améliorer les taux de dépistage des ACEH et de guidage du MCE. L’American Heart Association recommande un objectif de 95% pour le taux de dépistage et de 75% pour le taux de MCE chez les OHCA dépistés. En 2017 nos résultats sont proches de ces recommandations.

Conclusion : Notre procédure permet un haut taux de MCE à l’arrivée des secouts, en dépistant certains arrêts cardiaques difficiles à détecter : ceux qui gaspent. Sa diffusion et son évaluation à l’échelle nationale sont les prochains défis.

Clément DERKENNE (Paris), Daniel JOST, Stéphane TRAVERS, Frédérique BRICHE, Lemoine FRÉDÉRIC, GROUPE DE TRAVAIL SUR L'ARRÊT CARDIAQUE, Oscar THABOUILLOT
11:00 - 12:30 #16746 - CP14 Survie des arrêts cardiaques extrahospitaliers : le rôle clef du premier témoin.
CP14 Survie des arrêts cardiaques extrahospitaliers : le rôle clef du premier témoin.

Introduction : L’arrêt cardiaque extrahospitalier (ACEH) représente un problème de santé publique en France avec une incidence de 61,5 cas / 100 000 habitants par an. L’impact du rôle du premier témoin, avant l’arrivée des secours, sur la survie à 30 jours (J30) n’a jamais été étudié en France.

Méthodes : 24 885 ACEH d’origine médicale survenus en présence de témoin ont été étudiés du 1/1/2012 au 1/5/2018, afin de déterminer si la réanimation cardiopulmonaire (RCP) réalisée par le premier témoin, avant l’arrivée des secours, était associée à l’augmentation de la survie à J30. Les données sont issues du Registre électronique des Arrêts Cardiaques (Déclaration CNIL). L’association de l’effet de la RCP par le témoin sur le taux de survie à J30 a été étudié, via l’odds ratio, avant et après appariement par score de propension (incluant : âge, sexe, lieu et cause de l’ACEH, rythme cardiaque initial, délai d’arrivée des secours, no-flowet année de l’ACEH).

Résultats : Une RCP a été réalisée par le témoin dans 14 904 cas (59,9%) et non réalisée dans 9 981 cas (40,1%) avec un taux de survie à J30 de 10,2% versus 3,9% respectivement (p < 0,001). La RCP réalisée par le témoin a été associée à une augmentation du taux de survie à 30 jours (odds ratio 1,269 [1,207 - 1,334]).

Conclusion : La RCP par le premier témoin, réalisée avant l’arrivée des secours, est associée à une augmentation du taux de survie à J30 après un ACEH en France.

Teresa CAMPOS (Lille), Valentine BAERT, Hervé HUBERT, Éric WIEL, Nordine BENAMEUR
Salle 253

Mercredi 05 juin

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FCM-01
11:00 - 12:00

Flash communications
Emile et Image

Modérateur : Françoise CARPENTIER (Grenoble)
Salle 352B-Zone poster 1

Mercredi 05 juin

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FCM-21
11:00 - 12:00

Flash communications
Gros traumatisme

Modérateur : Griselda RAZAFIMANANTSOA (Médecin Urgentiste) (Angers)
Salle 352B-Zone poster 2
12:00

Mercredi 05 juin

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BN-01
12:00 - 13:00

Breaking News N°1
Sans blessures apparentes : réparer les survivants ?

Modérateur : Claude LAPANDRY (Conseiller médical) (Paris)
Coordonnateur : Yonathan FREUND (Paris)
Conférencier : Jean-Paul MARI (journaliste-écrivain) (Paris)
Salle 242A

Mercredi 05 juin

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FCM-11
12:00 - 13:00

Flash communications
Encore le cœur

Modérateur : Philippe DREYFUS (Dijon)
Salle 352B-Zone poster 2
14:00

Mercredi 05 juin

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EA-01
14:00 - 15:30

Etat de l'Art Médecins N°1
Urgences vitales du sujet âgé

Modérateurs : Sébastien BEAUNE (Chef de service) (Boulogne-Billancourt), Olivier GANANSIA (Chef de service) (Paris)
Coordonnateur : Anne-Laure FERAL-PIERSSENS (Paris)
14:00 - 15:30 Admission en réanimation. Anne-Laure FERAL-PIERSSENS (Emergency Physician) (Paris)
14:00 - 15:30 ACR. Tahar CHOUIHED (Praticien Hospitalier) (Nancy)
14:00 - 15:30 IDM. Aurélie AVONDO (Dijon)
14:00 - 15:30 Traumatisé grave. François-Xavier AGERON (Médecin hospitalier) (Lausanne, SUISSE)
Amphi Bleu

Mercredi 05 juin

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CA-01
14:00 - 15:30

SESSION CA SFMU
Réflexion Ethique en Médecine d’Urgence

Modérateurs : Gilles POTEL (Chef de Service) (Nantes), Muriel VERGNE (Toulon)
Coordonnateur : Xavier BOBBIA (Nîmes)
14:00 - 15:30 Le “no bed challenge” et la maltraitance. François BRAUN (Chef de Service) (Metz)
14:00 - 15:30 Des couloirs et des hommes. Jacques ORVAIN (Rennes Cedex)
14:00 - 15:30 Limitations et arrêt de soins aux urgence. Delphine HUGENSCHMITT (infirmière) (Lyon)
Salle Maillot

Mercredi 05 juin

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ES-08
14:00 - 15:00

Essentiel Médecins N°8
Intolérance ou allergie ?

Modérateurs : Aurélie GLOAGUEN (PHC) (Dijon), Nicolas MARJANOVIC (Praticien Hospitalier) (Poitiers)
Coordonnateur : Emmanuel MONTASSIER (Nantes)
14:00 - 15:00 N-Acétyl-Cystéine. Samuel DELERME (Paris)
14:00 - 15:00 Suspicion allergie aux antibiotiques aux urgences: en tenir compte ou pas? Quentin LEBASTARD (Nantes)
14:00 - 15:00 Iode et Imagerie. Justin OUTREY (Praticien hospitalier contractuel) (Besançon)
Salle 241

Mercredi 05 juin

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UT-06
14:00 - 15:00

Urgences Tonic N°06
Troubles du Rythme

Coordonnateur : Guillaume DEBATY (Grenoble)
Conférencier : Pierre TABOULET (Médecin) (Paris)
Salle 242B

Mercredi 05 juin

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ES-12
14:00 - 15:30

Essentiel Médecins N°12
Imagerie par et pour l’urgentiste

Modérateurs : Anthony CHAUVIN (Praticien Hospitalier Contractuel) (Paris), Fares MOUSTAFA (Chef de Service UHCD) (Clermont-Ferrand)
Coordonnateur : Emmanuel MONTASSIER (Nantes)
14:00 - 15:30 Echo pleuro-pulmonaire. Thibaut MARKARIAN (Marseille)
14:00 - 15:30 Échographie de compression veineuse. Mathieu OBERLIN (Cahors)
14:00 - 15:30 Imagerie cérébrale. Cédric GIL-JARDINÉ (Praticien Hospitalier) (Bordeaux)
14:00 - 15:30 Double lecture des radiographies. Jean-Paul FONTAINE (Chef de Service) (Paris)
Amphi Havane

Mercredi 05 juin

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AM-21
14:00 - 15:30

Atelier Médecins 21
Comment réagir face à une plainte judiciaire ou ordinale

Coordonnateur : Nicolas LIECHTMANEGER LEPITRE (Saint-Brieuc)
Conférenciers : Nicolas LIECHTMANEGER LEPITRE (Saint-Brieuc), Angélique WENGER (Avocat) (Paris)
• A travers des cas concrets, inspirés de faits réels, issus de l’exercice aux urgences, ou en SAMU-SMUR, adaptés à un atelier pratique, en interaction avec les participants, appréhender la survenue d’une mise en cause (réclamation amiable, plainte pénale ou ordinale, assignation devant les juridictions civiles ou administratives).
• Connaître les étapes des procédures et comment s’y préparer.
• Synthèse : Quelles sont les bonnes réactions et les erreurs à éviter en cas de mise en cause.
Salle 343

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PLM-08
14:00 - 15:30

Communications libres plénières
Thrombose et coeur

Modérateurs : Pierre-Marie ROY (Angers), Jeannot SCHMIDT (Professeur des universités) (Clermont-Ferrand)
14:00 - 15:30 #16893 - CP15 Prévalence d’embolie pulmonaire parmi les patients consultant aux urgences pour syncope isolée : l’étude prospective multicentrique PEEPS.
CP15 Prévalence d’embolie pulmonaire parmi les patients consultant aux urgences pour syncope isolée : l’étude prospective multicentrique PEEPS.

Prévalence d’embolie pulmonaire parmi les patients consultant aux urgences pour syncope isolée : l’étude prospective multicentrique PEEPS

 

Introduction :

La prévalence d’embolie pulmonaire parmi les patients consultant pour syncope aux urgences est inconnue. De récentes études tout à fait contradictoires ont semé le doute dans l’esprit des cliniciens, et l’équipoise demeure quant à l’indication de rechercher systématiquement une embolie pulmonaire (EP) aux urgences devant une syncope isolée. L’étude PEEPS est la première à chercher à évaluer en prospectif cette prévalence parmi tous les patients des urgences présentant une syncope isolée, en l’absence de douleur thoracique ou dyspnée.

 

Méthode :

Il s’agit d’une étude prospective multicentrique (7 services d’urgences) pendant 6 mois, visant à confirmer l’hypothèse que la prévalence d’EP parmi ces patients est inférieure à 2%.

Les critères d’inclusion étaient : adulte se présentant aux urgences pour une syncope (perte de connaissance brève, avec ou sans prodrome, avec récupération rapide) isolée, en l’absence de dyspnée ou douleur thoracique. Les critères d’exclusion étaient la présence d’une autre étiologie évidente à l’origine de la syncope, la grossesse, et le refus de participation du patient. Tout patient inclus bénéficiait d’un dosage de D-dimères, et si celui  était positif (supérieur à 500 ng/ml ou age x10 au-delà de 50 ans), un angioscanner thoracique devait être réalisé pour confirmer ou exclure l’EP. Le critère de jugement principal était la présence d’une EP objectivée à l’imagerie, confirmée par une relecture de deux radiologues indépendants. Les objectifs secondaires de l’étude comprenaient la validation des scores habituellement utilisés (PERC, Genève, et Wells) dans le cadre des syncopes isolées.

Pour valider une prévalence dont la borne supérieure serait inférieure à 2%, avec un alpha à 5% et une puissance à 80%, il nous fallait inclure 454 patients.

 

Résultats :

A la fin de l’étude le 10 décembre 2018, 455 patients ont été inclus. L’analyse des résultats pourra nous permettre d’estimer précisément la prévalence d’EP parmi ces patients, et de guider notre pratique clinique. Si notre hypothèse est confirmée, avec une prévalence inférieure à 2%, la recherche d’EP n’aura pas lieu d’être devant une syncope isolée.

registration: NCT03487237

Pierre-Alexis RAYNAL (Paris), Marine CACHANADO, Clara DAMAS-PERRRICHET, Anne-Laure FERAL-PIERSSENS, Hélène GOULET, Tabassome SIMON, Yonathan FREUND, Anne-Laure PHILIPPON
14:00 - 15:30 #17053 - CP16 Incidence de l'embolie pulmonaire après les vols long-courriers.
CP16 Incidence de l'embolie pulmonaire après les vols long-courriers.

INTRODUCTION :

La relation entre vols long-courriers (VLC) et maladie thromboembolique veineuse est bien établie. Cependant, l’incidence des embolies pulmonaires (EP) après les VLC est probablement sous-estimée du fait des difficultés de recensement des cas. La situation d’un territoire ultramarin français isolé (destinataire de nombreux VLC, peu de voyageurs en escale, couvert uniquement par 4 services d’urgences) parait présenter des conditions idéales pour pouvoir estimer plus précisément cette incidence des EP après les VLC.

MATERIELS ET METHODES :

L’objectif principal de l’étude était d’évaluer l’incidence des EP chez les personnes ayant fait un vol long-courrier.
Les objectifs secondaires de l’étude étaient :
- décrire la présentation de la maladie au diagnostic.
- décrire et estimer la fréquence des facteurs de risque (FDR) thromboemboliques en relation avec les conditions du vol et les antécédents des patients,
Il s’agissait d’une étude descriptive rétrospective multicentrique. Nous avons inclus l’ensemble des cas d’EP diagnostiquées entre le 01/01/2015 et le 30/01/2017 (diagnostic PMSI) dans l’un des 4 hôpitaux de notre territoire ultramarin au décours d’un vol long-courrier ayant atterri entre le 01/01/2015 et le 31/12/2016. Nous avons comparé ce chiffre à l’ensemble des passagers de VLC sur la période. Notre étude a reçu un avis favorable du Comité de Protection des Personnes (Réf. CPP : 3555-NI).

RESULTATS :

45 patients ont été́ inclus sur les 2 années d’étude. Le nombre total de passagers d’un VLC sur la période était de 1 223 001.  L’incidence de l’EP après VLC a été mesurée à 36.8 par million de voyageurs. L’âge moyen des patients était de 57.6 ans et le sexe ratio de 0.67. Le délai moyen entre le vol et les symptômes était de 7 jours (écart type=7). 64% des patients présentaient au moins un FDR thromboembolique. Le principal antécédent cardiovasculaire retrouvé était l’hypertension artérielle. 75% des patients s’étaient déplacés au moins une fois et tous avaient consommé des boissons au cours du vol. 77% des patients avaient utilisé une prophylaxie anti thrombotique.

CONCLUSION :

L’incidence des EP après VLC dans notre étude est nettement supérieure à celle retrouvée dans la littérature (36.8 versus 4.8 EP par million de voyageurs). Ceci s’explique probablement par un recueil de données plus exhaustif. Concernant l’analyse des FDR d’EP post VLC, une étude cas-témoins serait nécessaire pour préciser nos résultats. 

Béatrice SALEH (Saint Denis), Caroline PAUL, Servane DI BERNARDO, Xavier COMBES, Bertrand GUIHARD, Camille DUPAIGNE, Bruno-Bernard ROCHETAMS
14:00 - 15:30 #17010 - CP17 Impact de l’insuffisance rénale dans la prise en charge et le devenir des patients présentant un syndrome coronaire aigu.
CP17 Impact de l’insuffisance rénale dans la prise en charge et le devenir des patients présentant un syndrome coronaire aigu.

Introduction. Notre objectif est de comparer la prise en charge et le devenir des patients insuffisants rénaux (IR), après un syndrome coronaire aigu avec sus-décalage du segment ST (SCA ST+) aux patients sans dysfonction rénale.

Méthode. Depuis 10 ans, notre registre observationnel multicentrique étudie la prise en charge des patients avec SCA ST+ par la médecine d’urgence. L’IR a été définie par une clairance de la créatinine (Clcr) inférieure à 90mL/min et calculée selon la formule de Cockcroft-Gault (CG). Deux groupes ont été comparés : le groupe IR (Clcr < 90mL/min) et le groupe à fonction rénale normal. Le groupe IR a été stratifié en 3 sous-groupes : IR légère (60 < Clcr < 90 mL/min), IR modérée (30 < Clcr < 60mL/min) et IR sévère ou terminale (Clcr < 30mL/min). La comparaison des groupes concernait la stratégie thérapeutique et le suivi à 1, 6 et 12 mois.

Résultats. Notre étude a inclus 8 003 SCA ST+ de 2009 à 2018, 4 234 (52.9%) présentaient une IR. Parmi eux, 2441 (57,65%) patients avaient une IR légère, 1494 (35,29%) une IR modérée et 299 (7,06%) une IR sévère. Les patients IR étaient plus âgés (72 [63-81] vs 54 [48-61] ans, avaient moins de douleur thoracique mais plus de dyspnée et d’arrêt cardiaque (p < 0,001) à la prise en charge. Plus de 14% avaient un stade Killip ≥2 (p < 0,001). Les lésions artérielles, plus sévères dans le groupe IR, prédominaient en antérieur (p < 0,02).  Il n’y avait pas de différence entre les délais de prise en charge (p=0,30). En intra-hospitalier, les patients IR ont reçu moins de ticagrelor (44% vs 49%), de prasugrel (11% vs 20%), d’enoxaparine (70% vs 80%), mais plus de clopidogrel (33% vs 23%), de diurétiques (3% vs 0,7%) et d’amines, p < 0,001. A un an, la mortalité était de 14% pour le groupe IR contre 2% pour le groupe sans dysfonction rénale (p < 0,001). La mortalité augmentait avec la sévérité de l’IR dès la période intra-hospitalière (2%, 8% et 24% pour les groupes IR légère, modérée et sévère) et jusqu’à un an après l’évènement coronarien (respectivement 1%, 6% et 12%).

Conclusion. L’IR est un facteur prédictif d’un mauvais pronostic chez les patients coronariens. La mortalité augmente de façon exponentielle avec l’altération de la fonction rénale. Pour une prise en charge optimale, nous devons avoir une stratégie aussi agressive que pour les patients à fonction rénale conservée.

Virginie BERNARD (LYON), Laurie FRATICELLI, Carlos EL KHOURY, Groupe OSCAR
14:00 - 15:30 #17118 - CP18 Comparaison de la performance diagnostique de deux scores de probabilité clinique dans la thrombose veineuse profonde : wells versus primary care scores.
CP18 Comparaison de la performance diagnostique de deux scores de probabilité clinique dans la thrombose veineuse profonde : wells versus primary care scores.

Introduction :La maladie veineuse thromboembolique est une maladie vasculaire fréquente qui représente un problème de santé publique par sa gravité, sa fréquence, ainsi que ses complications à  court et à long terme.

La présentation clinique n’étant pas spécifique, l’utilisation de scores de probabilité diagnostique parait utile pour orienter le recours à l’exploration par échographie de compression.

Actuellement le score de wells est le score de référence mais il existe d’autres scores qui ont été établis ultérieurement et validés dont le score Primary Care (PC) (2005).

Objectif : Comparer  la performance diagnostique de deux scores (Wells versus Primary Care)  chez les patients admis aux urgences pour une thrombose veineuse profonde (TVP).

Matériel et méthode : Etude prospective menée sur une période d’ onze mois (Janvier-Novembre 2018). Inclusion des patients âgés  de plus de 18 ans consultant aux urgences pour suspicion de TVP. Calcul des 2 scores de probabilité cliniques Wells et Primary Care. Le diagnostic de TVP a été basé sur l’échographie de compression. La comparaison de la performance diagnostique entre les deux scores a été évaluée par l’aire sous la courbe ROC (discrimination).

Résultats : Inclusion de 104 patients. Age moyen = 57 ±18 ans. Sex-ratio = 0,96. Comorbidités (%) : hypertension (29), diabétique (23), néoplasie (5). Le dosage des D-Dimères a été réalisé chez tous les patients, il était positif chez 56 patients (54%). La médiane des scores Wells et Primary Care était respectivement égale à 2 et  4. Le diagnostic de TVP a été retenu chez 54 patients (53%). La performance diagnostique du Primary Care score était satisfaisante (AUC : 0,80 ; p<0,001 ; IC95% [0,69-0,92]) meilleure que celle du Wells score (AUC : 0,72 ; p<0,001 ; IC95% [0,62-0,82]). La valeur prédictive positive (VPP) et  la valeur prédictive négative (VPN) pour les deux scores en utilisant leur meilleur seuil de discrimination était de 69 et 92% pour le Primary Care versus. 63 et 74% pour le score de Wells.

Conclusion : Notre étude a permis de confirmer la pertinence du score Primary Care dans la stratification des patients consultants aux urgences pour suspicion de thrombose veineuse profonde. Toutefois, d’autres études muticentriques sont nécessaires pour généraliser l’utilisation de ce score.

 

 

Hajer TOUJ (Ben Arous, Tunisie), Emna REZGUI, Oumayma LAABIDI, Ines CHERMITI, Sana TABIB, Sawsen CHIBOUB, Sami SOUISSI, Hanen GHAZALI
14:00 - 15:30 #17069 - CP19 Mortalité à un an des patients présentant une hypotension artérielle ou un choc cardiogénique à la phase initiale d’un syndrome coronaire aigu avec sus-décalage persistant du segment ST.
CP19 Mortalité à un an des patients présentant une hypotension artérielle ou un choc cardiogénique à la phase initiale d’un syndrome coronaire aigu avec sus-décalage persistant du segment ST.

Introduction. L’hypotension artérielle avec ou sans hypoperfusion à la phase initiale d’un syndrome coronaire aigu avec sus-décalage du segment ST (SCA ST+) est un marqueur de mauvais pronostic. Notre objectif était d’évaluer la mortalité à 1 an dans une cohorte récente de SCA ST+ et d’identifier les marqueurs de mauvais pronostic associés.

Méthode. A partir d’un registre observationnel multicentrique prospectif, les patients présentant un SCA ST+ en diagnostic final ont été inclus dans notre étude. Le groupe d’intérêt hypotension avec ou sans hypoperfusion (hypo-PA) a été défini par une tension artérielle systolique < 90 mmHg et l’hypoperfusion par un statut Killip 4 ou une nécessité d’introduction catécholamines à la prise en charge initiale, ou la survenue d’un choc cardiogénique lors du transfert vers la salle de cardiologie interventionnelle. La mortalité à 1 an de ces patients a été comparée à celles des autres patients.

Résultats. Entre 2010 et 2016, 7664 patients ont été pris en charge pour un SCA ST+ dont 7% (n=533) dans le groupe hypo-PA. Près d’un tiers de ces patients (n=171) sont décédés durant l’hospitalisation, contre seulement 3,1% dans le groupe contrôle (p < 0.001). Le taux de décès était de 50,2% durant la première année chez les patients du groupe hypo-PA. Parmi les patients vivants en sortie d’hospitalisation, la mortalité à 1 mois était significativement plus élevée dans le groupe hypo-PA (14.4% vs. 1.6%, p < 0.001), à 6 mois (18.1% vs. 2.7%, p < 0.001) et à 1 an (22.1% vs. 3.9%, p < 0.001). En cas de retour directement à domicile, la mortalité à 1 an des patients du groupe hypo-PA n’était pas significativement différente de celle des autres patients (2.9% vs. 1.6%, p=0.27). L’âge (RR 1.22, IC95% 1.13-1.31, p < 0.001), un appel initial pour arrêt cardio-respiratoire (RR 1.66, IC95% 1.26-2.18, p < 0.001), pour dyspnée (RR 1.58, IC95% 1.07-2.32, p=0.02) et un statut Killip ≥2 (RR 1.48, IC95% 1.09-2.01, p=0.01) étaient les facteurs de risque indépendants de mortalité à 1 an dans le groupe hypo-PA. 

Conclusion. La survenue d’une hypotension artérielle avec ou sans hypoperfusion à la phase initiale d’un SCA ST+ est associée à une mortalité élevée durant l’hospitalisation initiale et à une surmortalité persistante 1 an après l’épisode. Le pronostic à long terme semble plus corrélé à la gravité de la présentation initiale qu’aux comorbidités des patients.

Antoine DELINIÈRE (lyon), Laurie FRATICELLI, Clément CLAUSTRE, Nicolas EYDOUX, Alexandra PEIRETTI, Carlos EL KHOURY, Eric BONNEFOY-CUDRAZ, Groupe OSCAR
14:00 - 15:30 #17082 - CP20 SCA ST+ : évaluation prise en charge par réseau MCS.
CP20 SCA ST+ : évaluation prise en charge par réseau MCS.

Introduction : La procédure de prise en charge du syndrome coronarien avec sur élévation du segment ST (SCA ST+) par les Médecins Correspondants du SAMU (MCS) justifie l’utilisation de la thrombolyse en raison du délai d’accès à une salle d’angioplastie. Depuis 2002, les études ont démontré  haute efficacité en terme de réanimation (des troubles du rythme concomitants) et de délai de reperfusion (European Heart Journal 2014 : 45.0 +/- 25 .05 vs 62.4 +/- 23.4 minutes – p 0,003). Notre étude évalue le retentissement des efforts de formation des équipes des SAMU et des MCS de 4 départements pour améliorer la réalisation d’une thrombolyse quand elle est indiquée en amont de l’arrivée du Smur.

Méthode : Etude descriptive prospective à partir du registre d’intervention de 130 MCS dépendants de 4 SAMU et de 13 Smur de proximité entre la 1er décembre 2017 et le 1er décembre 2018 (12 mois).

Résultats : 1933 interventions MCS, dont 361 motifs d’appel cardiologique (18%), et 127 pour suspicion d’ACR (7%).  64 SCA ST+ diagnostiqués par les MCS dont 2 présentant un ACR qui ont été récupérés sans séquelles (CEE). Moyenne d’âge des patients de 62.5 ans (36-93), 51 homme et 13 femmes. 51 prises en charge le jour et 13 la nuit. 30 appels ont été déclenchés par le C15, et 34 auto déclenchement par le MCS (53%) qui alerte le C15. 27 patients ont bénéficié d’une thrombolyse avant l’arrivée du Smur (dont 2 après réanimation d’un ACR). 1 patient présentait contre indication à la thrombolyse, 15 patients ont été proposés pour une angioplastie directe en raison transfert héliporté, et 17 ont bénéficié d’un début de procédure avant l’arrivée du Smur. 25 des 130 MCS du réseau ont réalisé ces thrombolyses. Leur âge moyen est de 47 ans (29-68), la moyenne de leur ancienneté dans le réseau est de 7 ans (2-15), et 15 ont moins de 5 ans d’engagement. 16 MCS hommes, et 9 femmes (dont 2 ont fait chacune 2 thrombolyses (29 et 31 ans). 

Conclusion : Le réseau contribue à améliorer l’activation de la filière SCA (53% des patients ont un contact initial avec le Médecin généraliste MCS). La thrombolyse a été réalisée précocement après l’ECG validant (avant l’arrivée du Smur) justifiant la dotation en tenecteplase des MCS. La répartition des MCS qui ont été amenés à réaliser une thrombolyse est homogène quelque soit leur âge, leur sexe, ou leur ancienneté d’engagement et de formation.

Bernard AUDEMA (Avoriaz), Dominique SAVARY, Loïc BELLE, Guillaume DEBATY, Pascal USSEGLIO, Sylvain PROST , Christine CHEVALLIER-BRILLOIT, Marie SCHUSSLER COTTAREL
14:00 - 15:30 #16906 - CP21 Comparaison sur un modèle porcin de trois modalités de ventilation dans l’arrêt cardiaque réfractaire.
CP21 Comparaison sur un modèle porcin de trois modalités de ventilation dans l’arrêt cardiaque réfractaire.

Introduction : Les modalités de la ventilation dans la réanimation cardio-pulmonaire (RCP) d’un arrêt cardio-respiratoire (ACR) sont largement discutées, avec au centre du débat l’interaction cœur/poumon. Les recommandations actuelles préconisent une ventilation mécanique dès lors que le patient est intubé. Mais il existe également depuis peu, 2 techniques ventilatoires innovantes la B-card® et le mode CPV du Monnal T60®. Le but de notre étude est  de comparer leur efficacité sur la ventilation mais également leur effet hémodynamique par rapport à la ventilation mécanique (VM).

Matériel et Méthodes : Le modèle porcin choisi pour cette expérimentation a obtenu l’accord du comité d’éthique sous le numéro de saisine : APAFIS#10199-2017061312039981 v1. Entre décembre 2017 et avril 2018, nous avons randomisés 24 sujets en 3 groupes : groupe contrôle, B-card et mode CPV. Après avoir été sédatés, les sujets étaient intubés et une VM est débutée. Un monitoring respiratoire et hémodynamique exhaustif est mis en place. Six gaz du sang permettaient de suivre l’évolution durant la manipulation. Une fibrillation ventriculaire est alors induite. Après 5 minutes de No-Flow, le sujet est massé par une planche à masser automatique pendant 30 minutes. Les données sont enregistrées en continues.

Les groupes de sujets ont été comparés à l’aide du test non-paramétrique de Wilcoxon dans le cas de 2 groupes. Mais également à l’aide du test non-paramétrique de Kruskal-Wallis (si plus de 2 groupes pour les variables continues).

Résultats : Parmi les résultats disponibles, les gaz du sang permettent de montrer une tendance à l’hyperoxygénation dans le groupe contrôle : PaO2 à 10 minutes, 268mmHg (110-379) vs 110mmHg (72-217) avec le CPV et 94mmHg (29-198) avec la B-card (p=0,004). L’hypercapnie est par ailleurs majeure avec la B-card, PaCO2 à 30 minutes : 127mmHg (104-224) versus CPV 76mmHg (41 122) ou le contrôle 46mmHg (29 99) (p < 0,001). Le pH est significativement plus bas dans le groupe B-card que CPV ou contrôle : 6,90 (6,70-7), 7,07 (6,81-7,30) et 7,19 (6,96-7,36) (p=0,001)

Discussion : Les possibilités de ventilation sont multiples et leurs effets sont peu connus. Notre étude montre une tendance favorable sur la partie ventilatoire pour le mode CPV mais les effets sur l’hémodynamique ne sont pas encore disponibles.

Conclusion : Le mode CPV semble prévenir l’hyperoxygénation et l’hypercapnie comparé à une ventilation standard et à la B-Card lors de la RCP d’un ACR

Déborah JAEGER (Nancy Cedex), Caroline FRITZ, Adrien LAUVRAY, Adrien BASSAND, Bruno LEVY, Tahar CHOUIHED
Salle 253

Mercredi 05 juin

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FCM-06
14:00 - 15:00

Flash communications
Cœur et arrêt

Modérateur : Pierre MARDEGAN (MONTAUBAN)
Salle 352B-Zone poster 1

Mercredi 05 juin

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FCM-14
14:00 - 15:00

Flash communications
Epidémiologie et Réseau

Modérateur : Tarak MOKNI (Medecin urgentiste) (BAYONNE)
Salle 352B-Zone poster 2
15:00

Mercredi 05 juin

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UT-01
15:00 - 16:00

Urgences Tonic N°01
En régulation : que dire ? que faire ?

Coordonnateur : Michel GALINSKI (Bordeaux)
Conférencier : Catherine PRADEAU (MEDECIN) (Bordeaux)
Salle 242B

Mercredi 05 juin

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FCM-15
15:00 - 16:00

Flash communications
Ethique et pratique

Modérateur : Maud MICHALOUX (PHC) (paris)
Salle 352B-Zone poster 2
16:00

Mercredi 05 juin

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EA-09
16:00 - 17:30

Etat de l'Art Médecins N°9
Que faire du pneumothorax ?

Modérateurs : Chloé GERBAUD-COULAS (assistante spécialisée) (Lyon), Mathieu VIOLEAU (Medecin) (Niort)
Coordonnateur : Andréa PENALOZA (Bruxelles, BELGIQUE)
16:00 - 17:30 Échographie vs Radio ? Tomislav PETROVIC (Bobigny)
16:00 - 17:30 Le PNO qui ne nécessite pas de traitement. Nicolas MARJANOVIC (Praticien Hospitalier) (Poitiers)
16:00 - 17:30 Exsufflation aux urgences et prise en charge ambulatoire. Thibaut DESMETTRE (Besançon)
Amphi Bleu

Mercredi 05 juin

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EA-02
16:00 - 17:30

Etat de l'Art Médecins N°2
Ne rien rater en traumatologie non vitale

Modérateurs : Guillaume RANCHON (Lyon), François REVAUX (Praticien Hospitalier Temps Plein) (Créteil)
Coordonnateur : Andréa PENALOZA (Bruxelles, BELGIQUE)
16:00 - 17:30 Place de l’échographie. Etienne HINGLAIS (Le Kremlin-Bicêtre)
16:00 - 17:30 Cheville et Pied. Richard CHOCRON (PHC) (Paris)
16:00 - 17:30 Sterno-costale. Pierre MICHELET (Marseille)
Salle Maillot

Mercredi 05 juin

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ES-10
16:00 - 17:00

Essentiel Médecins N°10
Au coeur de la gériatrie

Modérateurs : Nicolas PESCHANSKI (Praticien Hospitalier Urgentiste) (Evreux), Caroline ZANKER (CHEF DE SERVICE) (Paris)
Coordonnateur : Nicolas PESCHANSKI (Evreux)
16:00 - 17:00 OAP. Judith GORLICKI (Fellow Physician) (Bobigny)
16:00 - 17:00 Transfusion. Aurélie AVONDO (Dijon)
Salle 241

Mercredi 05 juin

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UT-02
16:00 - 17:00

Urgences Tonic N°02
Echographie Clinique d’urgence

Coordonnateur : Andréa PENALOZA (Bruxelles, BELGIQUE)
Conférencier : Florence DUPRIEZ (Bruxelles, BELGIQUE)
Salle 242B

Mercredi 05 juin

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CTM-03
16:00 - 17:00

Controverse Médecin N°3
Faut-il respecter les recommandations?

Modérateur : Anne-Laure FERAL-PIERSSENS (Emergency Physician) (Paris)
Coordonnateur : Sandrine CHARPENTIER (Toulouse)
16:00 - 17:00 Toujours. Pierre-Géraud CLARET (Nîmes)
16:00 - 17:00 Jamais. Frédéric LAPOSTOLLE (Bobigny)
Salle 251

Mercredi 05 juin

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FCM-16
16:00 - 17:00

Flash communications
Evaluation et disparité

Modérateur : Gilles VIUDES (Médecin) (HYERES)
Salle 352B-Zone poster 1

Mercredi 05 juin

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FCM-17
16:00 - 17:00

Flash communications
Evaluation et pratique

Salle 352B-Zone poster 2
17:00

Mercredi 05 juin

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APEX-01
17:00 - 18:00

Apero expert N°1
De la non fatalité de la surcharge aux urgences

Modérateur : Eric REVUE (Praticien Hospitalier Adjoint Chef de Service) (Paris)
Coordonnateur : Yonathan FREUND (Paris)
Conférencier : Mathias WARGON (Chef de Service) (Saint-Denis)
Salle 242B

Mercredi 05 juin

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FCM-27
17:00 - 18:00

Flash communications
Le cœur

Modérateur : Bahram CHAYBANY (Lille)
Salle 352B-Zone poster 1
Jeudi 06 juin
08:15

Jeudi 06 juin

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ES-13
08:15 - 09:15

Essentiel Médecins N°13
Isoler et contenir aux urgences

Modérateurs : Clémence BIED (Lyon), Quentin DELANNOY (INTERNE) (Paris)
Coordonnateur : Anne-Laure FERAL-PIERSSENS (Paris)
08:15 - 09:15 Quel cadre légal? David COREGE (Châlon-sur-Saône)
08:15 - 09:15 Quelles indications? Cécile VALLOT (Médecin) (Nancy)
08:15 - 09:15 Quelles alternatives? Florent FEMY (Paris)
Salle 241

Jeudi 06 juin

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REX01
08:15 - 09:15

Rencontre avec les experts N°01
Leadership et excellence aux urgences

Modérateur : Romain HELLMANN (PH) (Paris)
Coordonnateur : Tahar CHOUIHED (Nancy)
Conférencier : Frédéric THYS (Chef de Pole, Directeur des urgences, Adjoint à al direction médicale et Professeur) (Charleroi, BELGIQUE)
Salle 242A

Jeudi 06 juin

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PDEX-01
08:15 - 09:15

Petit déjeuner expert N°1
Traumatologie non vitale

Modérateur : Jean-Jacques BANIHACHEMI (Grenoble)
Coordonnateur : Anne-Laure FERAL-PIERSSENS (Paris)
Conférencier : Richard CHOCRON (PHC) (Paris)
Salle 242B

Jeudi 06 juin

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ES-07
08:15 - 09:15

Essentiel Médecins N°7
L’hypothermie pour tous ?

Modérateurs : Arnaud DEPIL-DUVAL (Chef de service) (Evreux), Dominique SAVARY (Annecy)
Coordonnateur : Guillaume DEBATY (Grenoble)
08:15 - 09:15 Accidentelle. Guillaume DEBATY (Chef de service du SAMU de l’Isère) (Grenoble)
08:15 - 09:15 Thérapeutique. Antoine LEFEBVRE-SCELLES (Rouen)
08:15 - 09:15 Traumatisme. Frédéric LAPOSTOLLE (Bobigny)
Amphi Havane

Jeudi 06 juin

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CTM-04
08:15 - 09:15

Controverse Médecin N°4
Faut-il tout filiariser?

Modérateur : Guillaume VALDENAIRE (Praticien Hospitalier) (Bordeaux)
Coordonnateur : Aurélien RENARD (Toulon)
08:15 - 09:15 Oui. Carlos EL KHOURY (Physician) (Vienne)
08:15 - 09:15 Non. Benoît DOUMENC (Paris)
Salle 251

Jeudi 06 juin

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FCM-08
08:15 - 09:15

Flash communications
Douleur

Modérateur : Marie-Laure DEVAUD (médecin urgentiste) (CERGY PONTOISE)
Salle 352B-Zone poster 1

Jeudi 06 juin

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FCM-13
08:15 - 09:15

Flash communications
Enseigner

Modérateur : Catherine BERTRAND (Paris)
Salle 352B-Zone poster 2
08:30

Jeudi 06 juin

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DPC02
08:30 - 12:00

Session DPC
Asthme aux Urgences Programme N° 64291900008

Conférenciers : Thibaut DESMETTRE (Besançon), Patrick PLAISANCE (Paris)
Salle 343
08:45

Jeudi 06 juin

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ES-19
08:45 - 10:15

Essentiel Médecins N°19
SFMU/CARUM : du blessé par arme de guerre : que faire de plus?

Modérateur : Patrick BENNER (Toulon)
Coordonnateur : Stéphane TRAVERS (Paris)
08:45 - 10:15 L’objectif de “zéro décès évitable”: où en sommes-nous ? Bertrand PRUNET (Paris)
08:45 - 10:15 Quel bénéfice de la transfusion préhospitalière ? Stéphane TRAVERS (Paris)
08:45 - 10:15 Hémorragie non-compressible en préhospitalier. Christophe DUBECQ (Médecin) (Bayonne)
08:45 - 10:15 Apport de la biologie dans le triage et le prolonged field care. Aurélien RENARD (Toulon)
Amphi Bleu
09:15

Jeudi 06 juin

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ES-17
09:15 - 10:15

Essentiel Médecins N°17
Paludisme

Modérateurs : Nicolas JAVAUD (MCU-PH) (Colombes), Gilles POTEL (Chef de Service) (Nantes)
Coordonnateur : Emmanuel MONTASSIER (Nantes)
09:15 - 10:15 Cycle parasitaire, prophylaxie et détection. Olivier BOUCHAUD (Bobigny)
09:15 - 10:15 Traitements chez l’adulte. Mehdi KHELLAF (Paris)
09:15 - 10:15 Spécificité chez l’enfant et la femme enceinte. Philippe MINODIER (Médecin) (Marseille)
Salle 241

Jeudi 06 juin

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VZ-04
09:15 - 10:15

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Rencontrer les patients

Modérateurs : Sandrine CHARPENTIER (Toulouse), Tahar CHOUIHED (Praticien Hospitalier) (Nancy), Emmanuel MONTASSIER (Nantes)
Coordonnateur : Sandrine CHARPENTIER (Toulouse)
Conférenciers : Lilham BOUKERCHE (Toulouse), Sandrine LARAN
Salle 242A

Jeudi 06 juin

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UT-03
09:15 - 10:15

Urgences Tonic N°03
Dermato en pédiatrie

Coordonnateur : François ANGOULVANT (Paris)
Conférencier : Marion LEROUGE BAILHACHE (Bordeaux)
Salle 242B

Jeudi 06 juin

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ES-02
09:15 - 10:15

Essentiel Médecins N°2
Le traumatisé sévère

Modérateurs : Lionel LAMHAUT (Paris), Julien VAUX (médecin) (Créteil)
Coordonnateur : Aurélie AVONDO (Dijon)
09:15 - 10:15 Bassin. Nicolas CAZES (médecin adjoint) (Marseille)
09:15 - 10:15 Thorax. Cédric CARRIÉ (Bordeaux)
09:15 - 10:15 Traumatisme crânien. Axel BENHAMED (CCA) (Lyon)
Amphi Havane

Jeudi 06 juin

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CTM-02
09:15 - 10:15

Controverse Médecin N°2
Remplissage initial dans le sepsis : au moins 30 ml/Kg dans la première heure

Coordonnateur : Aurélien RENARD (Toulon)
09:15 - 10:15 Pour. Yann-Erick CLAESSENS (Monaco)
09:15 - 10:15 Contre. Yonathan FREUND (Paris)
Salle 251

Jeudi 06 juin

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FCM-28
09:15 - 10:15

Flash communications
L'enfant

Modérateur : Patrice SERRE (Praticien Hospitalier) (Bourg-en-Bresse)
Salle 352B-Zone poster 1

Jeudi 06 juin

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FCM-42
09:15 - 10:15

Flash communications
Un peu plus de cœur

Modérateur : Said LARIBI (PU-PH, chef de service) (Tours)
Salle 352B-Zone poster 2
11:00

Jeudi 06 juin

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EA-13
11:00 - 12:30

Etat de l'Art Médecins N°13
SFMU/SRLF : Monitoring et traitements des états de choc

Modérateur : Nicolas PESCHANSKI (Praticien Hospitalier Urgentiste) (Evreux)
Coordonnateur : Tahar CHOUIHED (Nancy)
11:00 - 12:30 Quel(s) soluté(s)? Youri YORDANOV (Médecin) (Paris)
11:00 - 12:30 Quel monitorage non invasif du remplissage? Xavier BOBBIA (Nîmes)
11:00 - 12:30 Quelle(s) catécholamine(s) associée(s). A MÉKONTSO-DESSAP (Créteil)
11:00 - 12:30 Stratégie restrictive vs libérale. Jean-Paul MIRA (Paris)
Amphi Bleu

Jeudi 06 juin

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REX02
11:00 - 12:00

Rencontre avec les experts N°02
Le risque thérapeutique

Modérateur : Emmanuel MONTASSIER (Nantes)
Coordonnateur : Emmanuel MONTASSIER (Nantes)
Conférencier : Gilles POTEL (Chef de Service) (Nantes)
Salle 242A

Jeudi 06 juin

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UT-04
11:00 - 12:00

Urgences Tonic N°04
Insuffisance rénale en pratique

Coordonnateur : Emmanuel MONTASSIER (Nantes)
Conférencier : Nicolas JAVAUD (MCU-PH) (Colombes)
Salle 242B

Jeudi 06 juin

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TRM-06
11:00 - 12:30

Table ronde N°6
SFMU/SUDF : Intelligence Artificielle et Urgences

Coordonnateur : Aurélie AVONDO (Dijon)
11:00 - 12:30 Je suis ton doc, Luke ; le futur de la médecine d'urgence. Arnaud DEPIL-DUVAL (Chef de service) (Evreux)
11:00 - 12:30 l’IA au service de la régulation médicale. François BRAUN (Chef de Service) (Metz)
Salle 243

Jeudi 06 juin

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AM-09
11:00 - 12:30

Atelier Médecins 09
Transfusion et urgences

Coordonnateur : Marianne SANDLARZ (Lille)
Conférenciers : Alain FACON (Lille), Marianne SANDLARZ (Lille)
A partir de cas cliniques :
Savoir prescrire et transfuser selon les différents niveaux d'urgence transfusionnelle et les produits sanguins labiles disponibles
Connaître les indications des principales qualifications des concentrés érythrocytaires
Savoir lire et interpréter un contrôle ultime pré-transfusionnel
Connaître les recours disponibles en cas de difficultés transfusionnelles
Salle 353

Jeudi 06 juin

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ES-14
11:00 - 12:30

Essentiel Médecins N°14
De l’optimisation du parcours de soins
Réseau de santé

Modérateurs : Jean-Emmanuel DE LA COUSSAYE (Nîmes), Aurélien RENARD (Toulon)
Coordonnateur : Tahar CHOUIHED (Nancy)
11:00 - 12:30 PDS au SAMU. Vincent BOUNES (Toulouse)
11:00 - 12:30 Objets connectés en SMUR. Elies ANDRÉ (Metz)
11:00 - 12:30 SAUV/Déchocage: par qui, pour qui? Guillaume VALDENAIRE (Praticien Hospitalier) (Bordeaux)
11:00 - 12:30 Améliorer la fluidité chez le patient valide. Pierre-Géraud CLARET (Nîmes)
Amphi Havane

Jeudi 06 juin

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PLM-05
11:00 - 12:30

Communications libres plénières
Evaluation et activité

Modérateurs : Cédric GIL-JARDINÉ (Praticien Hospitalier) (Bordeaux), Mathias WARGON (Chef de Service) (Saint-Denis)
11:00 - 12:30 #16997 - CP22 Evaluation de la prise en charge des patients sourds signant par le service d’accueil des urgences.
CP22 Evaluation de la prise en charge des patients sourds signant par le service d’accueil des urgences.

Titre : Evaluation de la prise en charge des patients sourds signant par le service d’accueil des urgences

 

Introduction : La problématique d’accès aux soins pour les sourds signant résulte d’un obstacle de communication. Ainsi des unités de soins et d’accueil pour sourds (SAS) ont émergé en France, avec un apport bénéfique pour les patients et les institutions. Aucune étude n’a mesuré l’impact de la surdité et de l’existence d’une unité SAS sur la prise en charge de ces patients par un service d’urgences. L’objectif de l’étude a été de comparer le temps moyen de passage d’un sourd signant aux patients non sourds. Les objectifs secondaires ont été d’identifier les facteurs influençant ce temps de passage, de mesurer le taux d’incidence de l’admission et le taux de recours à l’unité SAS par les soignants.

 

Matériel et méthodes : Nous avons réalisé une étude rétrospective monocentrique des passages aux urgences des patients sourds signant versus les autres patients sur une période de 5 ans. Les données récoltées ont été extraites du prologiciel Resurgences® puis ont été analysées selon une méthode univariée et multivariée, puis la durée de passage aux urgences a été analysée selon un modèle mixte de régression linéaire.

 

Résultats : Nous avons analysé un total de 230 855 passages, dont 577 passages de patients sourds signant. En analyse univariée, il n’a pas été démontré de différence pour la durée de passage aux urgences (p=0,24). L’analyse multivariée a mis en évidence une durée de passage supérieure chez les patients sourds avec un Odds Ratio à 3,5 [2,4-5,0] après ajustement sur la CIMU, l’âge, le sexe et le département d’origine. La CIMU (plus long pour les CIMU 2 et 3), le repérage de la surdité par le médecin, l’hospitalisation et la venue spontanée aux urgences, sont des facteurs influençant cette durée de passage. L’évolution du recours au SAS n’est pas significative dans le temps, probablement par manque de puissance.

Enfin, le taux d’incidence de passages de patients sourds signant aux urgences est de 2,48/1000 passages-jour, ce dernier augmentant de façon significative avec le temps.

 

Conclusion : Notre analyse a démontré que l’obstacle de communication rencontré par les sourds signant et l’absence de recours aux ressources institutionnelles sont associés à une augmentation du temps de passage des patients sourds aux urgences. Des axes d’amélioration sont possibles, notamment une sensibilisation de la population étudiée et des professionnels de santé.

Mathieu AUTIN (Poitiers), Pierre VANDINGENEN, Jerome LAUBRETON, Mathieu PUYADE
11:00 - 12:30 #17064 - CP23 Impact du jeûne du ramadan sur le flux de passages aux urgences et sur les pathologies diagnostiquées.
CP23 Impact du jeûne du ramadan sur le flux de passages aux urgences et sur les pathologies diagnostiquées.

Introduction : Le jeûne du ramadan modifie les comportements alimentaires et inverse le rythme nycthéméral, ce qui retentirait sur le flux des passages aux urgences dans certains pays. Objectifs : évaluer l’impact du ramadan sur le flux de passages aux urgences et sur les pathologies liées au jeûne et à la chaleur en France.

Matériel et méthode : Etude observationnelle, étiologique, rétrospective, multicentrique incluant tous les passages du 01/06 au 30/09 de 2010 à 2017 de 3 services d’urgence.

Le nombre de passages aux urgences par jour, par horaire d’admission et par pathologies liées au jeûne et à la chaleur étaient comparé selon la période ramadan/hors ramadan en univarié, ajusté sur les cofacteurs météorologiques et calendaires liés aux passages en multivarié. La moyenne ajustée (écart-type) était calculée par modèle linéaire généralisé.

Résultats : 343880 passages inclus, dont 23.5% de passages en période ramadan et 76.5% hors ramadan. L’âge moyen des patients était 45 (±21) ans, dont 52.9% de sexe masculin.

En multivarié, le nombre de passages par jour était de 344.8 (±2.0) pendant ramadan versus 351.8 (±1.4) hors ramadan soit -2% de passages pendant le ramadan (p<0.001). Pendant le ramadan, le flux de passages diminuait de -2.3% de 12h à 15h (p=0.04), -2.5% de 15h à 18h (p=0.03), -6.5% de 18h à 21h (p<0.001) et -5.3% de 21h à 00h (p<0.001) puis augmentait de +7.1% de 00h à 3h (p<0.001) et +5.8% de 3h à 6h (p=0.02). Les cofacteurs liés aux passages étaient la température (p<0.001), les précipitations (p<0.05), le vent (p<0.001) et l’année d’admission (p<0.05).

Les passages par jour pour pathologies liées au jeûne et à la chaleur étaient de 50.2 (±0.6) pendant le ramadan versus 50.0 (±0.3) hors ramadan (p=0.8), ajustés sur la température (p<0.001).

Discussion : le flux horaire de passages aux urgences était inversé pendant le ramadan, soit une diminution de midi à minuit et une augmentation en nuit profonde, ce qui concorde avec la littérature. Mais une réduction de -2% des passages par jour était observée en période ramadan. Cependant l’impact clinique semble être mineur, soit +1 passage/2h en nuit profonde, ne nécessitant pas de réorganisation des services d’urgences. Les périodes de ramadan n’avaient pas d’incidence sur les pathologies liées au jeûne.

Conclusion : Pendant le ramadan, une modification du flux de passages aux urgences était observée, soit une diminution des passages de midi à minuit suivie d’une augmentation des passages en nuit profonde.

Maeliss BOURILLON (Marseille), Guilhem NOEL, Antoine ROCH, Nicolas PERSICO
11:00 - 12:30 #17104 - CP24 Situations de limitation ou arrêt des traitements (LAT) en préhospitalier : sommes-nous en accord avec les recommandations ?
CP24 Situations de limitation ou arrêt des traitements (LAT) en préhospitalier : sommes-nous en accord avec les recommandations ?

Introduction : Depuis juin 2018, nous disposons de recommandations de la SFMU et de la SRLF sur les décisions de LAT dans le contexte de l’urgence. Ces recommandations précisent la loi Clayes-Leonetti qui n’aborde pas ce contexte particulier, loi dont il fallait s’inspirer jusque-là faute de référentiel spécifique. Nous avons analysé l’activité de LAT d’un SAMU et des SMUR d’un département et vérifié sa potentielle adéquation avec ces recommandations.

Méthode : Registre départemental des patients pour lesquels le SAMU et/ou l’un des 7 SMUR du département participe à une décision de LAT, de janvier 2015 à décembre 2017. Sont exclus de ce registre les arrêts cardio-respiratoires.

Résultats : 253 dossiers ont été colligés en 3 ans. L’appel provenait le plus souvent du domicile (40%) ou d’une maison de retraite (40%), hors heures ouvrables (66%), par un IDE (40%) ou un médecin (23%). 15 dossiers (6%) ont été traités par le régulateur sans envoi de moyen. Un SMUR était engagé dans 77% des cas. Les pathologies étaient principalement des néoplasies (27%) et des démences (24%). 16% des patients étaient inscrits dans un réseau de soins. 126 patients disposaient d’une personne de confiance (50%), 71 d’un médecin référent (28%), 17 de directives anticipées écrites (7%). Pour 67 patients (26%) la LAT suivait une consigne orale ou écrite déjà établie. Pour 184 des 186 autres patients cette décision était collégiale avec différents intervenant présents ou à distance : le patient (11%), le médecin sur place (25%), l’IDE (33%), le médecin référent (27%), la famille (36%), la personne de confiance (37%), un expert à distance (8%). 101 patients (40%) ont reçu des soins de conforts par le SMUR. Si 100 patients ont été laissés sur place, 153 (60%) ont été transportés, aux urgences dans 83% des cas. Le temps passé sur place par le SMUR était en médiane de 58.5 minutes contre 39 minutes pour l’ensemble des interventions SMUR (p<0.0001).

Discussion, conclusion : Les SAMU-SMUR participent régulièrement à des décisions de LAT. Les volontés du patient et les consignes de l’équipe soignante sont systématiquement recherchées et respectées. Ces sollicitations surviennent majoritairement hors heures ouvrables, n’empêchant pas de réaliser le plus souvent une décision collégiale avec des intervenants sur place ou à distance. Les patients sont fréquemment maintenus au domicile, au prix d’interventions SMUR plus longues. Ces constatations sont en adéquation avec les recommandations récentes.

Camille NUSSBAUM (Paris Cedex 14), Khadidiatou CISSOKHO, Elodie WINTER, Catherine MERCIER, David EMSALLEM, Hélène VERBEKE, David SAPIR, François-Xavier LABORNE
11:00 - 12:30 #16968 - CP25 Quand la météo souffle le CHAud et le FrOid sur l’activité du SAMU… Etude CHAUFOS.
CP25 Quand la météo souffle le CHAud et le FrOid sur l’activité du SAMU… Etude CHAUFOS.

Introduction

L’impact sanitaire des vagues de froid et de chaud est majeur. Les températures extrêmes sont déterminantes, mais l’impact respectif des températures extrêmes, hautes et basses, est controversé.

Méthodes

Sélection : les 10 jours plus chauds et les plus froids par an de 2011 à 2017 (2x70 jours) et les 30 jours les plus chauds et les plus froids de la période (2x30 jours)

Analyse : nombre quotidien de dossiers de régulation médicale (DRM), interventions SMUR et décès. Température quotidienne : station Météo-France locale

Résultats

2.702 jours, 1.513.070 DRM, 89.478 interventions SMUR et 7.350 décès

Température médiane : 16,0[10,4 -21,6]°C

Jours les plus froids : significativement plus de DRM (665[609-764] vs 538[474-619] ; p<0,001), d’interventions SMUR (35[32-39] vs 33[28-38] ; p=0,006) et de décès (3[2-5] vs 2[1-4] ; p=0,0008) pour les 10 jours de températures extrêmes par an et de DRM (615[580-698] vs 542[475-627] ; p<0,001) pour les 30 jours de températures extrêmes de la période (Figure).

Jours les plus chauds : significativement moins de DRM (484[443-549] vs 538[474-619] ; p<0,001), d’interventions SMUR (31[25-37] vs 33[28-38] ; p=0,006) et de décès (2[1-3] vs 2[1-4] ; p=0,0008) pour les 10 jours de températures extrêmes par an et de DRM (536[479-576] vs 542[475-627] ; p<0,001) pour les 30 jours de températures extrêmes de la période (Figure).

Conclusion

Demande de soins primaires, patients sévères et décès étaient plus nombreux en cas de températures extrêmes basses.

Erick CHANZY (Bobigny Cedex), Laurent GOIX, Paul-Georges REUTER, Hayatte AKODAD, Frédéric LINVAL, Tomislav PETROVIC, Frédéric ADNET, Frédéric LAPOSTOLLE
11:00 - 12:30 #17192 - CP26 La saturation transcutanée en Monoxyde de Carbone des utilisateurs des e-cigarettes est-elle comparable à celle des fumeurs ?
CP26 La saturation transcutanée en Monoxyde de Carbone des utilisateurs des e-cigarettes est-elle comparable à celle des fumeurs ?

Introduction : En médecine d’urgence, le traitement des patients victimes d’intoxication aux fumées est fonction du statut tabagique. Les patients fumeurs seront traités si leur saturation transcutanée en monoxyde de carbone (SpCO) excède 10% contre 5 % chez les non-fumeurs. En 2018, malgré la démocratisation de l’utilisation des e-cigarettes, nous ne savons pas si leurs utilisateurs doivent être considérés comme des patients fumeurs, non-fumeurs ou autre lors d’exposition aux fumées d’incendie. Le risque est de traiter en excès ou pire de sous-estimer une intoxication au CO chez les patients utilisateurs des e-cigarettes. Notre étude cherchait à comparer la mesure de la SpCO chez les patients se présentant aux urgences adultes en fonction du statut : non-fumeur, fumeur et utilisateur des e-cigarettes.

Matériel et Méthode : Nous avons réalisé une étude observationnelle, prospective, mono-centrique et non invasive entre le 12 septembre et le 23 septembre 2018. Les critères d’inclusion étaient les patients majeurs se présentant au service des urgences adultes et pris en charge par l’IAO. Pour chaque patient inclus, nous avons recueilli son âge, son sexe, le statut d’exposition : « aucune », « tabagique », « e-cigarette », et la SpCO. Les critères de non-inclusion étaient : le tabagisme passif, une tutelle/curatelle, une exposition mixte (tabac et e-cigarette), la production endogène de CO, l’intoxication aux fumées et le refus de participation. La mesure non invasive de la SpCO était réalisée à l’aide d’un scope Zoll X-series.

Résultats: 1119 patients ont été inclus, 396 étaient tabagiques, 73 étaient utilisateurs de e-cigarettes et 650 non-fumeurs. Ils étaient âgés entre 18 et 99 ans (moyenne 48 ans). La SpCO était significativement plus élevée dans le groupe fumeur que dans le groupe e-cigarette (p < 0.01). Il n’y avait pas de différence significative entre le groupe e-cigarettes et les non fumeurs.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                            

Conclusion: Cette étude pourrait suggérer d’utiliser le même seuil d’intoxication au CO pour les patients utilisateurs des e-cigarettes que pour celui de la population non fumeur soit SpCO supérieur 5%.

 

Leila CAMBONI (TOURS), Alexandre JEZIORNY, Said LARIBI
11:00 - 12:30 #17236 - CP27 Evaluation de l’utilisation d’un logiciel de prescription de la prophylaxie post-exposition (PPE) pour les accidents d’exposition au VIH aux urgences : évaluation par la méthode des patients simulés.
CP27 Evaluation de l’utilisation d’un logiciel de prescription de la prophylaxie post-exposition (PPE) pour les accidents d’exposition au VIH aux urgences : évaluation par la méthode des patients simulés.

Objectif : évaluer si le recours à un logiciel d’aide à la prescription permet d’améliorer la qualité de la prescription de la prophylaxie post-exposition (PPE) pour les AES aux urgences comparativement à une formation classique.

Méthode : un programme informatique d’aide à la prescription pour la PPE sur la base des recommandations françaises de 2017 a été développé. Les urgentistes ont été formés à la prise en charge des AES et à l'utilisation du logiciel. Des patients simulés (40) ont été entrainés sur la base de 10 scénarios pour les AES Professionnels et 10 scénarios pour les Sexuels. Deux contextes ont été créés : i. les patients simulés ont été pris en charge dans un bureau par un urgentiste ayant reçu la formation aux AES et disposant des recommandations; ii) les patients simulés ont été pris en charge par un urgentiste dans un bureau avec le logiciel d’aide à la prescription. Le programme informatique précise les questions à poser en fonction du type d’AES, rappelle les définitions, et défini en accord avec les recommandations l’indication ou pas de la PPE.

Résultats : le recours au logiciel a permis de réduire la durée des consultations (minutes) : Professionnels 8.5±3.1 vs 6.9±2.5 (p < 0.01), Sexuels 9.4±4.1 vs 7.3±3.1 (p < 0.001) ; d’améliorer la fréquence de non récupération et validation des variables nécessaires à la décision (entre 0% et 88.8% sans logiciel, et de 0% à 7.7% avec le logiciel (p < 0.001)); d’améliorer le taux de prescription de la PPE (Professionnels sans logiciel 23% et avec logiciel 16.6% (p < 0.001), et Sexuels 88.5% et 64% ( < 0.001), respectivement); et de réduire le nombre de cas traités de 28.3% pour les Professionnels et de 27.7% pour les Sexuels. Nous avons identifié lors des débriefings, que le logiciel a permis de mieux prendre en charge les situations de stress chez les patients exposés, de mieux organiser le questionnaire et de donner plus de confiance à l’urgentiste lors de la présentation de l’indication ou non de la PPE.

Conclusion : Nos résultats indiquent que le recours à un programme informatique d’aide à la prescription comparativement à une formation isolée permet de réduire les erreurs dans le relevé des informations, de réduire la surprescription et d’améliorer la qualité de la prescription de la PPE, ce qui permet de réduire de façon importante le nombre de cas traités. Le recours aux patients simulés montre son intérêt comme un outil de formation mais aussi d’évaluation des pratiques professionnelles.

Enrique CASALINO (Paris), Stephanie ANTONIOL, Donia BOUZID, Christophe CHOQUET, Aiham GHAZALI
11:00 - 12:30 #16787 - CP28 Activité des Samu Centres 15 : particularisme ou homogénéité ?
CP28 Activité des Samu Centres 15 : particularisme ou homogénéité ?

Introduction : Les indicateurs de performance des Samu Centres 15 (C15) ont été évalués en monocentrique. Aucune donnée multicentrique n’existe en France. Certains considèrent l’activité comme homogène entre les centres.

Objectif : Décrire l’activité de plusieurs C15 et en évaluer l’homogénéité.

Méthode : Etude multicentrique menée du 1 juillet 2016 au 30 juin 2017, auprès de six Samu Centres 15 métropolitains avec extraction des données d’activité téléphonique (CCpulse+, Genesys®). Description par tranche horaire et estimation de la corrélation entre les principaux indicateurs selon les méthodes d’équations structurelles.

Résultats : Nous avons analysé 2 544 254 appels (entrants – raccrochés < 15 secondes). Le nombre moyen horaire d’appels variait de 29 à 61 et le taux d’accueil de 75% à 98%. Il existait une variabilité inter-centre d’activité le matin et à partir de 16h (Figure). Des corrélations existaient entre différents indicateurs qualités mais variaient en fonction des centres.

Discussion : La dynamique d’activité des six centres n’est pas identique. Cette variabilité, illustrant le particularisme de chaque centre, est probablement rattachée aux mouvements de population et aux organisations sanitaires locales.

Conclusion : L’activité des C15 n’est pas homogène. Ce travail contribue à l’amélioration de nos capacités au pilotage opérationnel essentiel à l’amélioration de l’accessibilité des C15.

Yann PENVERNE (Nantes), Laurent GOIX, Eric LECARPENTIER, Benjamin GICQUEL, Jean-Sebastien MARX, Brice LECLERE, Paul-Georges REUTER
Salle 253

Jeudi 06 juin

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FCM-39
11:00 - 12:00

Flash communications
Traiter

Modérateur : Patrice SERRE (Praticien Hospitalier) (Bourg-en-Bresse)
Salle 352B-Zone poster 2
12:00

Jeudi 06 juin

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FCM-12
12:00 - 13:00

Flash communications
Encore mal

Modérateur : Rémy LOYANT (Angoulême)
Salle 352B-Zone poster 1

Jeudi 06 juin

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FCM-19
12:00 - 13:00

Flash communications
Evaluation et structure

Modérateur : Laure ABENSUR VUILLAUME (Interne) (Nancy)
Salle 352B-Zone poster 2
14:00

Jeudi 06 juin

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EA-12
14:00 - 15:30

Etat de l'Art Médecins N°12
De l’intubation difficile

Modérateurs : Thibaut DESMETTRE (Besançon), Yves LAMBERT (Chef de Service) (Versailles)
Coordonnateur : Aurélie AVONDO (Dijon)
14:00 - 15:30 Critères prédictifs d’intubation difficile. Frédéric ADNET (Bobigny)
14:00 - 15:30 Algorithme de prise en charge. Michel GALINSKI (Bordeaux)
14:00 - 15:30 Apport de la vidéo-laryngoscopie et autres nouveautés. Xavier COMBES (Chef de service) (Saint-Denis La Reunion)
Amphi Bleu

Jeudi 06 juin

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RFE
14:00 - 15:30

Recommandations Formalisées d’Expert
Connaissez vous les dernières recommandations ?

Modérateur : Pierre-Géraud CLARET (Nîmes)
Coordonnateur : Xavier BOBBIA (Nîmes)
14:00 - 15:30 Architecture des structures d’urgences. Bénédicte DOUAY (Médecin) (Amiens)
14:00 - 15:30 Acidoses métaboliques. Mikaël MARTINEZ (Chef de service) (Montbrison)
14:00 - 15:30 Traumatismes vertébromédullaires. Anthony CHAUVIN (Praticien Hospitalier Contractuel) (Paris)
14:00 - 15:30 Simulation. Jean-Philippe DESCLEFS (Médecin urgentiste) (Paris)
Salle Maillot

Jeudi 06 juin

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UT-05
14:00 - 15:00

Urgences Tonic N°05
Vite fait, bien lu: Le scanner abdominal

Coordonnateur : Anne-Laure FERAL-PIERSSENS (Paris)
Conférencier : Matthieu HUOT-MARCHAND (Nancy)
Salle 242B

Jeudi 06 juin

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TRM-08
14:00 - 15:30

Table ronde N°8
SFMU/SFMC : Urgences collectives en milieu périlleux

Modérateurs : Aurélien RENARD (Toulon), Luc RONCHI (ST NAZAIRE)
Coordonnateur : Mathieu VIOLEAU (Niort)
14:00 - 15:30 Secours en milieu instable. Patrick BENNER (Toulon)
14:00 - 15:30 Secours en montagne. Francois ALBASINI (responsable unité URGENCES SMUR) (Saint Jean de Morienne)
14:00 - 15:30 Secours en milieu maritime. Sonia LABAN-MELE (RPPS 10005157531) (Bayonne)
14:00 - 15:30 Secours en milieu confiné. Michel TAILLADE (Cahors)
Salle 243

Jeudi 06 juin

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AM-16
14:00 - 15:30

Atelier Médecins 16
Sédation procédurale

Coordonnateur : Vincent BOUNES (Toulouse)
Conférenciers : Vincent BOUNES (Toulouse), Emilie DEHOURS (Médecin) (Toulouse)
Rappeler les indications et modalités de réalisation de la sédation procédurale.
Préciser la place des médicaments les plus utiles (propofol, kétamine, etc.) au travers de cas cliniques vidéo interactifs.
Proposer les bases d’un protocole de sédation procédurale que chaque intervenant ramènera dans son centre afin de le faire valider par les partenaires de son institution.

L’atelier est théorique et pratique.
Salle 353

Jeudi 06 juin

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ES-15
14:00 - 15:30

Essentiel Médecins N°15
De l’obsolescence des bicarbonates

Modérateurs : Romain DUFAU (Paris), Pierre HAUSFATER (Paris)
Coordonnateur : Tahar CHOUIHED (Nancy)
14:00 - 15:30 Hyperkaliémie. Emmanuel MONTASSIER (Nantes)
14:00 - 15:30 lactate et base excess. Céline OCCELLI (Chef de Clinique Assistant) (Nice)
14:00 - 15:30 Arrêt cardiaque. Lionel LAMHAUT (Paris)
14:00 - 15:30 Les intoxications. Arnaud DELAHAYE (Chef de Service) (Rodez)
Amphi Havane

Jeudi 06 juin

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DPC03
14:00 - 18:00

Session DPC
AVC aux Urgences Programme N° 64291900009

Conférenciers : Sandrine DELTOUR (Paris), Marie GIROT (Lille)
Salle 342B

Jeudi 06 juin

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DPC04
14:00 - 18:00

Session DPC
Détresses respiratoires de l'enfant Programme N° 64291900010

Conférenciers : Jean-Louis CHABERNAUD (Clamart), Noella LODÉ (Paris)
Salle 343

Jeudi 06 juin

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FCM-34
14:00 - 15:00

Flash communications
Réguler

Modérateur : Arnaud BOURDÉ (Saint-Palais)
Salle 352B-Zone poster 1

Jeudi 06 juin

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FCM-22
14:00 - 15:00

Flash communications
Histoire de la violence

Modérateur : Benjamin GICQUEL (Assistant spécialiste des hopitaux) (La Roche-sur-Yon)
Salle 352B-Zone poster 2
15:00

Jeudi 06 juin

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FCM-07
15:00 - 16:00

Flash communications
Communiquer

Modérateur : Jean-François CIBIEN (Agen)
Salle 352B-Zone poster 1

Jeudi 06 juin

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FCM-26
15:00 - 16:00

Flash communications
La personne âgée

Salle 352B-Zone poster 2
16:00

Jeudi 06 juin

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EA-14
16:00 - 17:30

Etat de l'Art Médecins N°14
SFMU/SFC : Hype ou has-been? dans l’arrêt cardiaque

Modérateurs : Guillaume DEBATY (Chef de service du SAMU de l’Isère) (Grenoble), Xavier LESAFFRE (Médecin) (Paris)
Coordonnateur : Tahar CHOUIHED (Nancy)
16:00 - 17:30 L’intubation. Frédéric ADNET (Bobigny)
16:00 - 17:30 L’adrénaline. Florence DUMAS (Paris)
16:00 - 17:30 La coronarographie. Christian SPAULDING (PUPH) (Paris)
16:00 - 17:30 L’ECMO. Clément DELMAS (Dr) (Toulouse)
Amphi Bleu

Jeudi 06 juin

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EA-10
16:00 - 17:30

Etat de l'Art Médecins N°10
De la complexité de certaines prises en charge aux urgences
Urgences Sociales PASS

Modérateurs : Pierre-Géraud CLARET (Nîmes), Eric REVUE (Praticien Hospitalier Adjoint Chef de Service) (Paris)
Coordonnateur : Michel GALINSKI (Bordeaux)
16:00 - 17:30 Patient psy agité à domicile. Clémence BIED (Lyon)
16:00 - 17:30 Le patient alcoolisé qui veut fuguer. Mathieu VIOLEAU (Medecin) (Niort)
16:00 - 17:30 Douleur chez le fibromyalgique. Michel GALINSKI (Bordeaux)
16:00 - 17:30 Maintien à domicile impossible. Anne-Laure FERAL-PIERSSENS (Emergency Physician) (Paris)
Salle Maillot

Jeudi 06 juin

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TRM-01
16:00 - 17:00

Table ronde N°1
Le médecin urgentiste et le post-urgence

Modérateur : Gilles POTEL (Chef de Service) (Nantes)
Coordonnateur : Xavier BOBBIA (Nîmes)
16:00 - 17:00 USC. Didier HONNART (MEDECIN) (Dijon)
16:00 - 17:00 Médecine polyvalente. Dominique PATERON (Paris)
16:00 - 17:00 Ré-évaluations, reconvocations. Gilles MOALIC (Praticien hospitalier) (Angoulême)
Salle 243

Jeudi 06 juin

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AM-12
16:00 - 17:30

Atelier Médecins 12
Dyspnée pour un champion - Apport de l’échostéthoscopie

Coordonnateur : Olivier PEYRONY (Paris)
Conférenciers : Olivier PEYRONY (Paris), Pierre TABOULET (Médecin) (Paris)
Résoudre des cas cliniques difficiles de dyspnée aux urgences, à l’aide de l’échostéthoscopie (ou échographie clinique), pour optimiser le traitement et l’orientation d’un malade aux urgences.
L’objectif est de changer de paradigme : l’échostéthoscopie dorénavant en amont de la biologie et du scanner.
Atelier interactif autour de cas réels : débutants ou confirmés
Salle 353

Jeudi 06 juin

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ES-16
16:00 - 17:30

Essentiel Médecins N°16
L’abdominite

Modérateurs : Emmanuel MONTASSIER (Nantes), Pierre-Alexis RAYNAL (PHC) (PARIS)
Coordonnateur : Michel GALINSKI (Bordeaux)
16:00 - 17:30 Sigmoïdite. Florence CONRARD (Nancy)
16:00 - 17:30 Pancréatite. Py DUPONT (Dijon)
16:00 - 17:30 Cholécystite et angiocholite. Hugo DE CARVALHO (Nantes)
16:00 - 17:30 Appendicite. Gwenaëlle LEMÉE (Assistant) (Toulon)
Amphi Havane

Jeudi 06 juin

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FCM-10
16:00 - 17:00

Flash communications
Echo pédago

Modérateur : Thomas LEREDU (PHC) (Versailles)
Salle 352B-Zone poster 1

Jeudi 06 juin

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FCM-38
16:00 - 17:00

Flash communications
Toxique

Modérateur : Papa GUEYE (Directeur Médical) (Fort-de-France, MARTINIQUE)
Salle 352B-Zone poster 2
16:15

Jeudi 06 juin

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PLM-01
16:15 - 17:45

Communications libres plénières
Médecins - U d'or

Modérateurs : Frédéric LAPOSTOLLE (Bobigny), Agnès RICARD-HIBON (Pontoise), Jennifer TRUCHOT (Paris)
16:15 - 17:45 #16932 - CP29 Intérêt de la règle CARE et du score HEART pour exclure un syndrome coronarien aigue.
CP29 Intérêt de la règle CARE et du score HEART pour exclure un syndrome coronarien aigue.

Introduction: La règle CARE correspond aux 4 premiers items du score HEART: Caractéristique de la douleur, Age, facteurs de Risques et ECG, le dernier item de HEART étant le dosage de la troponine, chaque item étant classés de 0 à 2. Une règle CARE négative <2 (sans dosage de la troponine) ou un score HEART <4 (avec dosage de la troponine) permettrait d’exclure un syndrome coronarien aigu (SCA) de façon fiable avec un risque d’évènement cardiologique majeur (ECM) à 45 jours très faible. Cette étude a pour objectif d’évaluer prospectivement les performances de la règle CARE et celle de la combinaison CARE et HEART.

Méthode: Etude observationnelle multicentrique (n=7) Franco-belge réalisée avec accord du comité de protection des personnes. Les patients de 18 ans et plus, admis aux urgences pour une douleur thoracique non traumatique étaient inclus. Le critère de jugement principal était le taux ECM à 45jours: infarctus du myocarde, décès d’origine cardiologique probable, angioplastie percutanée ou pontage coronaire. Pour être considérée fiable, la borne inférieure de l’intervalle de confiance à 95% de la valeur prédictive négative (VPN) de la règle CARE devait être supérieur à 97%. Le nombre de patients nécessaires dans le groupe CARE négatif a été calculé à 280.

Résultats: De septembre 2016 à décembre 2017, 1452 patients ont été inclus dont 14 ont été exclus secondairement et 36 perdus de vue. Parmi les 1402 patients analysés, 97 ont présenté un ECM à 45jours (7%). La règle CARE était négative pour 279 patients (20%). Parmi eux, un seul patient a présenté un infarctus du myocarde lors du suivi soit une VPN de 99,6% [98,0-100], une sensibilité de 99,0% [94,4-100] et une spécificité de 21,3% [19,1-23,6]. La stratégie aurait potentiellement permis d’éviter un dosage de troponine tous les 5 patients. Parmi les 1123 patients ayant une règle CARE positive, 476 avaient un score HEART <4 avec un seul dosage de la troponine. En per-protocole, l’association CARE<2 ou HEART<4 avait une VPN de 99.7% [99,1-100].

Discussion: Chez les patients des urgences ayant une douleur thoracique, un SCA pourrait potentiellement être exclu avec un taux très faible d’ECM (<2%) chez 20% des patients sans dosage de la troponine grâce à la règle CARE et chez 34% des patients sur un seul dosage grâce au score HEART.

Conclusion: La règle CARE et le score HEART semblent fiables pour exclure l’hypothèse SCA. Une étude interventionnelle de validation devrait à présent être conduite.

Thomas MOUMNEH (Angers), Andréa PENALOZA, Alexandra WARNANT, Sandrine CHARPENTIER, Thibault SCHOTTÉ, Sabrina PERNET, Delphine DOUILLET, Pierre-Marie ROY
16:15 - 17:45 #16937 - CP30 Valeurs diagnostiques et pronostiques de l'estimation du volume plasmatique des patients dyspnéiques admis aux urgences.
CP30 Valeurs diagnostiques et pronostiques de l'estimation du volume plasmatique des patients dyspnéiques admis aux urgences.

Introduction: Dès l’admission aux urgences de patients présentant une dyspnée aigüe, établir un diagnostic de certitude représente un challenge pour l’urgentiste. Après avoir montré des résultats encourageants avec des études rétrospectives mettant en évidence un lien entre « l' estimated Plasma Volume Status » (ePVS, utilisant l’hémoglobine et l’hématocrite) et le pronostic vital des patients dyspnéiques, nous avons souhaité étudier la relation entre ePVS et le diagnostic d’insuffisance cardiaque (IC) aux urgences.

Matériel et Méthodes: Étude prospective, multicentrique du 01/10/2017 au 31/05/2018, incluant tout patient dyspnéique pris en charge aux urgences, toutes causes confondues (hors traumatique). L’objectif principal est d’évaluer la capacité diagnostique pour l’IC de l’ePVS et le critère de jugement principal est l’association de l’ePVS avec le diagnostic de sortie d’IC. Un des objectifs secondaires est d’analyser la valeur pronostique de l’ePVS en utilisant la mortalité intra-hospitalière. 

Les groupes de patients selon les niveaux d’ePVS ont été comparés à l’aide du test non-paramétrique de Wilcoxon dans le cas de 2 groupes. Mais également à l’aide du test non-paramétrique de Kruskal-Wallis (si plus de 2 groupes pour les variables continues) et du test exact de Fisher ou du test du khi-2 (pour les variables catégorielles). Les associations entre l’ePVS et le diagnostic d’IC ainsi que la mortalité intra-hospitalière ont été évaluées par régression logistique univariable et multivariable. Ce travail représente une analyse intermédiaire des résultats de l’étude PURPLE (NCT03194243), d’une durée totale de 5 ans.

Résultats : 625 patients inclus. Nous avons retrouvé une association significative entre des valeurs hautes d’ePVS et le diagnostic d’IC (OR (IC 95%) 2,80 [1,62-4,84], p=0,0002). Toutefois, ces résultats préliminaires ne sont pas significatifs en terme pronostic (mortalité intra-hospitalière) (OR (IC 95%) 1,31 [0,65-2,65], p=0,46).

Discussion : L’ePVS permettrait de détecter rapidement les patients souffrant d’IC. Nous attendons un échantillon de plus grande ampleur, (durée totale 5 ans) pour compléter l’analyse avec l’évaluation de la mortalité à court et moyen terme.

Conclusion : Une valeur élevée d’ePVS, déterminée par un prélèvement sanguin simple et rapide (hémoglobine et hématocrite) à l’admission aux urgences, est associée à une probabilité forte dediagnostic d’IC chez les patients admis pour dyspnée aigüe dans un service d’urgence.

Adrien BASSAND (Nancy), Alexandra KRAUSER, Kevin DUARTE, Laure ABENSUR, Eliès ANDRE, Aurélien BUESSLER, Nicolas GIRERD, Tahar CHOUIHED
16:15 - 17:45 #17092 - CP31 Impact de la prescription de biologies anticipées sur la prise en charge des patients aux urgences d’un centre hospitalier général.
CP31 Impact de la prescription de biologies anticipées sur la prise en charge des patients aux urgences d’un centre hospitalier général.

Introduction : Afin de réduire les délais de prise en charge aux urgences, nous avons mis en place un protocole de biologies anticipées prescrites par l'IOA, destinés aux patients triés sans critères de gravité selon une échelle de tri locale. Nos objectifs visent à évaluer l’impact de cette nouvelle pratique sur les délais de prises en charge et l'impact économique.

Méthode : Une étude observationnelle, rétrospective, monocentrique de type avant/après a été réalisée sur deux périodes de 9 mois (du 1er janvier au 1er septembre en 2016 et en 2017) comparant les délais de prise en charge. Les patients éligibles étaient les adultes pris en charge en filière longue (ambulatoire et couchés) pour tout motif médical ou traumatologique, triés sans signe de gravité. Nous avons mesuré sur la population globale le délai global, le nombre d’actes biologiques et le coût avant/après la mise en place du protocole.

Résultats : Au total, l’étude portait sur 8 740 patients inclus au cours de la première période et 8 914 sur la deuxième. Le délai de prise en charge médicale (1ère connexion médicale - conclusion médicale) était significativement réduit d’au moins 30 minutes (141 min [74;220] vs 103 min [39;187], p < 0,0001), que le patient soit vu par un senior (116 min [44 ;187] vs 69 min [23 ;145], p < 0,001) ou par un interne au préalable (181 min [118;266] vs 156 min [97;251.5], p < 0,0001). Cette tendance était observée quel que soit l’âge du patient, le motif de recours ou le devenir intra-hospitalier. Le délai global de prise en charge aux urgences (entrée-sortie) était réduit de façon significative (347 [238;470] vs 333 [225;454], p < 0,0001) contre (231 [139;359] vs 218 [131;346], p < 0,0001) pour la population globale. Le temps de prise en charge par l’IOA n’était pas modifié (6 min en médiane). Nous avons observé une hausse de l’activité globale de 5% entre les deux périodes, du coût total des biologies de 10,6% et du nombre d’actes biologiques de 11,9%.

Conclusion : Le protocole de biologie anticipée ciblé sur une population de patients triés non graves a permis de diminuer de façon significative le délai de prise en charge dans notre structure d'urgence, et ce malgré l’augmentation d’activité annuelle constatée. La mise en place d’un tel protocole constitue une solution satisfaisante pour optimiser l’organisation de l’offre de soins en palliant par exemple à l’absence d’un médecin d’accueil et d’orientation.

James BERTHOLLE (LYON), Laurie FRATICELLI, Clément CLAUSTRE, Patrice SERRE, Arnaud BERTHIER, Delphine MARTINEZ
16:15 - 17:45 #17180 - CP32 Douleurs abdominales aiguës aux urgences : évaluation de la lactatémie et du Strong Ion Gap selon le modèle de Stewart comme facteurs prédictifs d’intervention chirurgicale dans les sept jours.
CP32 Douleurs abdominales aiguës aux urgences : évaluation de la lactatémie et du Strong Ion Gap selon le modèle de Stewart comme facteurs prédictifs d’intervention chirurgicale dans les sept jours.

 Introduction : Les douleurs abdominales aiguës sont fréquentes dans nos services d’urgences et elles placent le clinicien devant un défi de taille : ne pas omettre une urgence chirurgicale. Le scanner est l’actuel gold standard en termes de démarche diagnostique mais les risques inhérents à cet examen rendent la recherche d’autres outils diagnostiques indispensable.

Notre objectif était de déterminer si le lactate veineux et le Strong Ion Gap (SIG) étaient des facteurs prédictifs d’intervention chirurgicale chez les patients présentant des douleurs abdominales aiguës.

Matériel et méthode : Il s’agissait d’une étude prospective, monocentrique en soins courants, menée dans un service d’accueil des urgences. Ont été inclus les patients de plus de 18 ans, consultant pour des douleurs abdominales aiguës non traumatiques évoluant depuis moins de 7 jours et nécessitant la réalisation d’un bilan sanguin. Le dosage du lactate veineux, d’une gazométrie, du ionogramme et le calcul du SIG ont été effectués de façon systématique. Le devenir des patients à J7, chirurgical ou non, a été déterminé par consultation du logiciel de gestion des patients ou par contact téléphonique.

Résultats : 746 patients ont été inclus de mai 2016 à juin 2018 et 15,1% d’entre eux ont été opérés dans les 7 jours. La lactatémie veineuse était plus élevée dans le groupe des opérés par rapport à celui des non opérés : 2,13mmol/l (±1,78) versus 1,6mmol/l (±0,98) (p <0,001). Le SIG était plus élevé dans le groupe des patients opérés par rapport à celui des non opérés : 15,4mEq/l (±6,2) versus 13,3mEq/l (±3,5) (p <0,001). Les aires sous la courbe du lactate et du SIG étaient respectivement de 0,62 (IC 95% : 0,58-0,66) et 0,64 (IC95% : 0,6-0,68). En analyse multivariée, le sexe masculin avait un Odds Ratio (OR) de 1,99 (IC 95% : 1,17-3,39) et le caractère intermittent de la douleur un OR de 0,2 (IC 95% : 0,09-0,44).

Conclusion : Si les résultats préliminaires, présentés au congrès Urgences 2017 étaient prometteurs, nous concluons que le lactate veineux, comme le SIG ne sont pas des outils diagnostiques intéressants devant un tableau de douleur abdominale aigüe aux urgences. Le lactate ne devrait donc plus être dosé de façon systématique dans cette indication.

Pauline SIVRY (NICE), Jacques LEVRAUT, Julie CONTENTI, Céline OCCELLI
16:15 - 17:45 #17297 - CP33 Kétamine intranasale dans le traitement précoce de la douleur aigue post traumatique aux urgences : à propos de 1102 cas.
CP33 Kétamine intranasale dans le traitement précoce de la douleur aigue post traumatique aux urgences : à propos de 1102 cas.

Intoduction: Évaluer l’efficacité et la sécurité de la  kétamine à faible dose intra nasale dés le triage   chez les patients consultant aux urgences pour une  douleur aiguë post traumatique modérée à sévère Méthodes: Il s'agit d'une étude  prospective, randomisée, contrôlée en double aveugle et multicentrique. Le recrutement des patients s’est déroulé aux urgences de trois hôpitaux universitaires durant la période allant de janvier 2016 à aout 2018. Les critères d’inclusion étaient les patients âgés de 18 à 65 ans qui consultent pour une douleur aigue modérée à sévère (EVA ≥ 5) après consentement écrit.  Les patients inclus ont été assignés au hasard à recevoir deux pulvérisations intranasales de kétamine à La dose de 0,5 à 0,6 mg / kg ou d'un placebo au triage.Le critère principal de succès est le recours aux opioïdes de secours. Les critères secondaires étaient le recours aux autres antalgiques non opioïdes et le pourcentage de patients ayant une EVA <30 à la sortie.Résultats: Nous avons inclus 1102 patients, 552 ont reçu la kétamine ( groupe kétamine) et  550 groupe placebo. L'âge moyen de notre population  de 37,2 ± 12 ans. La majorité des patients avait moins de 50 ans et 86,5% étaient sans antécédents médicaux. Notre population de l'étude comprenait 633 hommes (57,4%).Les groupes étaient similaires en ce qui concerne les caractéristiques démographiques et cliniques et l’échelle visuelle analogique (EVA) de base. Le recours aux opioïdes était plus faible chez le groupe kétamine par rapport au groupe placebo (11,4% versus 26,5%; p <0,001). Le besoin aux autres analgésiques de secours a été significativement réduit dans le groupe kétamine par rapport au groupe placebo (31.1% versus 39.6%; p <0,01). À la sortie, l'EVA dans le groupe kétamine (médiane 16,6 ;IC 20-30) était significativement plus faible que dans le groupe placebo (médiane 27.4, IC 10-30) (p <0,001) 80% des patients dans le groupe kétamine sont sortis avec une EVA inférieure à 30 vs  67% dans le groupe placebo (p = 0,002).Aucun effet secondaire majeur n’a été observé chez les deux groupes. Conclusion: La kétamine intranasale administrée au triage a été associée à une diminution des besoins en opioïdes et aux autres antalgiques pour les douleurs aigues post traumatiques aux urgences.

Khaoula BEL HAJ ALI (monastir, Tunisie), Marwa TOUMIA, Mohamed Amine MSOLLI, Adel SEKMA, Kaouther BELTAIEF, Hamdi BOUBAKER, Wahid BOUIDA, Semir NOUIRA
16:15 - 17:45 #17387 - CP34 Prise de décision du témoin d’un arrêt cardiaque inopiné simulé sur la voie publique : Etude en caméra cachée.
CP34 Prise de décision du témoin d’un arrêt cardiaque inopiné simulé sur la voie publique : Etude en caméra cachée.

L’objectif de notre étude est d’identifier les facteurs qui altèrent ou modifient le raisonnement et la prise de décision des témoins afin de les intégrer, à terme, dans l’enseignement du secourisme.

MATERIEL ET METHODE

Notre étude consiste en la mise en place d’une simulation d’une urgence vitale avec des acteurs sur la voie publique, en caméra cachée, suivi d’un débriefing des témoins. 

RESULTATS

Les dix-sept séquences filmées ont permis l’observation de 19 situations mettant en jeu 34 personnes. Vingt et un questionnaires ont été complétés. En présence d’un groupe de témoins, seuls les témoins ayant directement pris en charge la victime ont en effet été interrogés. Au cours de huit situations, les témoins ne s’arrêtaient pas pour porter secours (42%). La victime simulée était dans 12 séquences un homme et 5 une femme. Huit intervenants sur les 25 avaient un diplôme de secourisme (32%). Parmi les témoins du groupe « non-assistance », beaucoup de données sont manquantes en raison de leur refus de répondre (2 sur 8) ou de leur fuite (2 sur 8). Sur les quatre témoins ayant accepté de répondre, deux avaient un diplôme de secourisme (SST et PSC1) et 2 avaient suivis l’initiation à la journée d’appel. Les raisons données pour expliquer leur non intervention sont un défaut d’acuité visuelle, une minimisation de la situation, un comportement de fuite. Les personnes seules interviennent moins volontiers. Sur les 11 séquences au cours desquelles le(s) témoin(s) s’arrête(nt) : 6 sont réalisées en présence d’au moins un secouriste diplômé dont 4 en présence d’un secouriste du secteur de la santé, 5 actions sont d’emblée conformes  aux recommandations dont 2 en présence d’un secouriste (du secteur santé). 

CONCLUSION

Notre étude confirme l’importance fondamentale du facteur humain dans la gestion d’une situation d’urgence vitale. Dans ce contexte, la prise de conscience de la situation est souvent perturbée par une erreur d’appréciation de la nature réelle du problème, elle-même sous-tendue par une erreur de raisonnement. Le témoin est soumis à un tel stress que sa capacité d’analyse est altérée et que ses actions sont inhibées. 

Cédric DAMM (Letteguives), Edouard BEIGNOT, Virginie CROTEAU, Bertrand DUREUIL, Thierry ARDOUIN
16:15 - 17:45 #17415 - CP35 Stratification du risque thromboembolique chez les patients traumatisés d’un membre inférieur nécessitant une immobilisation : Le score TRiP(cast).
CP35 Stratification du risque thromboembolique chez les patients traumatisés d’un membre inférieur nécessitant une immobilisation : Le score TRiP(cast).

Introduction :

Définir parmi les patients ayant un traumatisme du membre inférieur et nécessitant une immobilisation orthopédique lesquels peuvent bénéficier d’une thromboprophylaxie et ceux pour qui elle serait inutile voire délétère représente un enjeu médical et économique important. Deux scores de stratification du risque sont proposés pour cela, le score
L-TRiP(cast) développé à partir des données d’une étude cas-témoin et le score TIP développé par consensus d’experts internationaux selon la méthode DELPHI mais aucun n’a bénéficié d’une validation dans une large cohorte extrinsèque. Notre objectif est d’élaborer et de valider un score consensuel.

 

Matériel et Méthode :

Les items du score L-TRiP(cast) et du score TIP ont été regroupés dans un score unique intégrant les caractéristiques du traumatisme, de l’immobilisation et du patient : le score TRiP(cast). Il a été évalué rétrospectivement dans une cohorte prospective de validation externe de 1435 patients (étude POTCAST). Les variables manquantes ont été complétées par imputation. Le critère de jugement principal était l’aire sous la courbe ROC. Les études princeps ont été réalisées avec accord d’un comité d’éthique.  

 

Résultats :

Parmi les items retenus, 3 concernent le traumatisme, 3 l’immobilisation et 12 les caractéristiques du patient, chacun côté de 1 à 4, la somme définissant le score TRiP(cast) individuel.  Dans la cohorte de dérivation, l’AUC était 0,74 chez les patients ayant des données complètes (n = 1250) et 0,72 (IC à 95% 0,6-0, 84) sur données imputées (n = 1435). L’accord entre le risque observé et le risque prévu estimé par R² était de 0,93. Pour une valeur seuil à 7, la sensibilité était de 76,1%, la spécificité de 51,2%. 

Conclusion :

Le score TRiP(cast) permet une stratification clinique du risque thromboembolique chez les patients présentant un traumatisme au membre inférieur avec une immobilisation orthopédique et la définition d’un groupe de patients à faible risque ne requérant pas de traitement anticoagulant préventif. Il doit désormais être évalué dans une étude prospective interventionnelle.

Delphine DOUILLET (ANGERS), Andrea PENALOZA, Banne NEMETH, Suzanne C. CANNEGIETER, Pierre-Marie ROY
Salle 253
17:00

Jeudi 06 juin

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APEX-02
17:00 - 18:00

Apero expert N°2
Certificats : pièges à éviter

Modérateur : Tahar CHOUIHED (Praticien Hospitalier) (Nancy)
Coordonnateur : Yonathan FREUND (Paris)
Conférencier : Vanessa BELPOMME (médecin) (Clichy)
Salle 242B

Jeudi 06 juin

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FCM-30
17:00 - 18:00

Flash communications
Organisation et structure d'urgence

Modérateur : Nicolas CHAUVEL (PH) (Rennes)
Salle 352B-Zone poster 1

Jeudi 06 juin

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FCM-32
17:00 - 18:00

Flash communications
Prise en charge

Modérateur : Pierre Arnaud FORT (Agen)
Salle 352B-Zone poster 2
Vendredi 07 juin
08:15

Vendredi 07 juin

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EA-04
08:15 - 09:15

Etat de l'Art Médecins N°4
AVC-Mimics

Modérateurs : Mélanie ROUSSEL (chef de clinique assistant) (Rouen), Emmanuel TOUZE (CAEN)
Coordonnateur : Yonathan FREUND (Paris)
08:15 - 09:15 Présentations atypiques. Stéphane GENNAI (MCU-PH) (Reims)
08:15 - 09:15 Ce qui mime l’AVC. David CALVET
08:15 - 09:15 Critères discriminants d’imagerie. Sandrine DELTOUR (Paris)
Salle Maillot

Vendredi 07 juin

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ES-06
08:15 - 09:15

Essentiel Médecins N°6
Les urgences ORL chez l’enfant

Modérateurs : François ANGOULVANT (Paris), Chloé GERBAUD-COULAS (assistante spécialisée) (Lyon)
Coordonnateur : François ANGOULVANT (Paris)
08:15 - 09:15 Post-amygdalectomie. Pierre FAYOUX (Lille)
08:15 - 09:15 Torticolis. Anne-Laure HERISSE (Nice)
08:15 - 09:15 Corps étranger. Clémentine AUREGAN (Paris)
Salle 241

Vendredi 07 juin

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FCM-23
08:15 - 09:15

Flash communications
Infection

Modérateur : Julie GRENET (Boulogne-Billancourt)
Salle 352B-Zone poster 1

Vendredi 07 juin

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FCM-40
08:15 - 09:15

Flash communications
Traumatisme

Modérateur : Nicolas CHAUVEL (PH) (Rennes)
Salle 352B-Zone poster 2
08:30

Vendredi 07 juin

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DPC05
08:30 - 12:00

Session DPC
Complications liées aux anticoagulants oraux Programme N° 64291900011

Conférenciers : Fares MOUSTAFA (Chef de Service UHCD) (Clermont-Ferrand), Karim TAZAROURTE (Chef de service) (Lyon)
Salle 342B

Vendredi 07 juin

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DPC06
08:30 - 12:00

Session DPC
ECMU : appareil musculosquelettique Programme N° 64291900012

Conférenciers : Etienne HINGLAIS (Le Kremlin-Bicêtre), Carlos SENTIAS CANELLAS (Praticien Hospitalier) (Rang du Fliers)
Salle 343
08:45

Vendredi 07 juin

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AM-10
08:45 - 10:15

Atelier Médecins 10
A chacun sa douleur, à chacun son analgésie

Coordonnateur : Michel GALINSKI (Bordeaux)
Conférenciers : Anna BOUCHARA (Aulnay-sous-Bois), Virginie LVOVSCHI (Praticien Hospitalier) (Rouen)
Aborder la douleur aigüe en urgences en insistant sur les terrains particuliers (douleur chronique, grand âge, grossesse, pathologies psychiatriques, insuffisants rénaux ….), les situations particulières (difficultés d’accès au patient, milieux périlleux), les phénomènes d’hyperalgésie, les nouvelies voies d’administration, les nouveaux antalgiques et sur
la gestion des opioïdes et leurs nouvelles limites d’utilisation.
Forme : Cas cliniques traités par les participants et discussion collégiale à la lumière de la littérature et des recommandations.
Propositions de protocoles.
Salle 242A

Vendredi 07 juin

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AM-07
08:45 - 10:15

Atelier Médecins 07
Session Recherche : comment publier vite et bien ? Outils pour rédiger et soumettre un article scientifique

Coordonnateur : Jennifer TRUCHOT (Paris)
Conférenciers : Florence DUMAS (Paris), Jennifer TRUCHOT (Paris)
Atelier théorique pour aider à la rédaction d’articles scientifiques en médecine d’urgence
Les points abordés lors de l’atelier seront :

• Situer la problématique et structurer les idées pour sa démonstration
• Gérer les difficultés pour rédiger, allouer du temps et travailler avec des co-auteurs
• Points forts de la lettre à l'éditeur (cover letter)
• Points forts de l’abstract

• Mettre en valeur et discuter vos résultats
• Discussion sur le choix de la revue et la soumission en ligne
Salle 243

Vendredi 07 juin

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ES-18
08:45 - 10:15

Essentiel Médecins N°18
De l'urgence de la parturiente

Modérateurs : Michel GALINSKI (Bordeaux), Caroline TELION (Paris)
Coordonnateur : Andréa PENALOZA (Bruxelles, BELGIQUE)
08:45 - 10:15 Monitoring en préhospitalier. Agnès RICARD-HIBON (Pontoise)
08:45 - 10:15 Accouchement. Valérie HAMEL (URGENTISTE) (Toulouse)
08:45 - 10:15 Traumatisée. Gilles BAGOU (MEDECIN) (Lyon)
08:45 - 10:15 Éclampsie. Sybille GODDET (médecin) (Dijon)
Amphi Havane

Vendredi 07 juin

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AM-19
08:45 - 10:15

Atelier Médecins 19
Atelier suture : initiation

Coordonnateur : Philippe SATTONNET (Thionville)
Conférenciers : Anaïs CLÉMENÇOT (Praticien Hospitalier Contractuel) (Sarreguemines), Hervé LAMARRE (chirurgien) (Thionville), Philippe SATTONNET (Thionville)
Initiation à la suture aux urgences. Présentation et réalisation simultanée sur pieds de cochons des différentes techniques de suture
Suture filaire : point simple, en croix, blair donati, d’angle
Suture collée
Agrafe
Salle 342A

Vendredi 07 juin

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AM-13
08:45 - 10:15

Atelier Médecins 13
Initiation à l'échographie pulmonaire

Coordonnateur : Philippe PÈS (Nantes)
Conférenciers : Christophe BERRANGER (Nantes), Thibaut MARKARIAN (Marseille), Christophe PERRIER (PH) (Clermont-Ferrand), Philippe PÈS (médecin) (Nantes)
Cet atelier s'adresse aux médecins urgentistes ayant pas ou peu d’expérience en échographie d’urgence (3P). Les objectifs sont d'acquérir les bases techniques et physiopathologiques de l’échographie pulmonaire aux urgences et en réanimation. Après acquisition pratique il sera proposé de discuter de cas cliniques (vidéo) et d'intégrer deux algorithmes diagnostiques et thérapeutiques.
Salle 352A
09:15

Vendredi 07 juin

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ES-05
09:15 - 10:15

Essentiel Médecins N°5
De l’infection neuro-méningée

Modérateurs : Emmanuel MONTASSIER (Nantes), Mathieu OBERLIN (Cahors)
Coordonnateur : Aurélie AVONDO (Dijon)
09:15 - 10:15 Diagnostic. Geoffroy ROUSSEAU (Praticien Hospitalier Contractuel) (Tours)
09:15 - 10:15 Traitement anti-infectieux. Laura CLUZOL (médecin sénior) (Marseille)
09:15 - 10:15 Cas de la méningite virale. Hélène GOULET (Praticien Hospitalier) (Paris)
Salle 241

Vendredi 07 juin

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FCM-25
09:15 - 10:15

Flash communications
Infection et pronostic

Salle 352B-Zone poster 1

Vendredi 07 juin

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FCM-35
09:15 - 10:15

Flash communications
Respirer

Modérateur : Pierre VALETTE (Médecin) (Arras)
Salle 352B-Zone poster 2
10:00

Vendredi 07 juin

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QZ-02
10:00 - 11:00

Quizz médecins N°2
Images

Coordonnateur : Tahar CHOUIHED (Nancy)
Conférenciers : Tahar CHOUIHED (Praticien Hospitalier) (Nancy), Damien TOURDIAS (Langon)
Salle 242B
11:00

Vendredi 07 juin

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EA-07
11:00 - 12:30

Etat de l'Art Médecins N°7
Arrêt cardiaque: mon pari sur les recommandations.

Modérateurs : Pierre CARLI (Chef de Service) (Paris), Pierre-Yves GUEUGNIAUD (Directeur Médical) (Lyon)
Coordonnateur : Guillaume DEBATY (Grenoble)
11:00 - 12:30 RCP-B. Pascal CASSAN (Médecin Conseiller National) (Paris)
11:00 - 12:30 RCP-S. Florence DUMAS (Paris)
11:00 - 12:30 Soins post-resuscitation. Guillaume DEBATY (Chef de service du SAMU de l’Isère) (Grenoble)
Amphi Bleu

Vendredi 07 juin

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AM-01
11:00 - 12:30

Atelier Médecins 01
Optimiser la ventilation dans la RCP

Coordonnateur : Adrien DROUET (Annecy)
Conférenciers : Adrien DROUET (médecin, PH) (Annecy), Arnaud MICHALON (PH) (Annecy)
Rappel des recommandations 2015 concernant la ventilation d'un arrêt circulatoire Rappel physiologique de la ventilation artificielle appliquée à l'AC
Connaitre les risques circulatoires de la ventilation, en particulier au BAVU
Connaitre les différents dispositifs médicaux pour la ventilation lors de la RCP
Connaitre les différentes interfaces et stratégies pour la ventilation lors de la RCP : atelier pratique
Salle 353

Vendredi 07 juin

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EA-11
11:00 - 12:30

Etat de l'Art Médecins N°11
Urgences cardiologiques : retour sur les journées thématiques 2018

Modérateurs : Tahar CHOUIHED (Praticien Hospitalier) (Nancy), Eric TENTILLIER (responsable médical) (Bordeaux)
Coordonnateur : Tahar CHOUIHED (Nancy)
11:00 - 12:30 Syncope. Matthieu HUOT-MARCHAND (Nancy)
11:00 - 12:30 Intoxications. Arnaud DELAHAYE (Chef de Service) (Rodez)
11:00 - 12:30 Pédiatrie. Gérard CHERON (Paris)
Amphi Havane

Vendredi 07 juin

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AM-20
11:00 - 12:30

Atelier Médecins 20
Atelier suture : niveau supérieur

Coordonnateur : Philippe SATTONNET (Thionville)
Conférenciers : Anaïs CLÉMENÇOT (Praticien Hospitalier Contractuel) (Sarreguemines), Hervé LAMARRE (chirurgien) (Thionville), Philippe SATTONNET (Thionville)
Formation supérieure à la suture aux urgences
-surjet de résorbables / non résorbables
( avec techniques d’arrêt de surjet )
-parage et suture du visage et des mains (comment faire la plus belle cicatrice possible en particulier sur le visage )
-technique rapide de noeud aux doigts ( =sans porte aiguille )
-information du patient sur les délais de retrait des points en fonction de la localisation
-astuces de suture de cuir chevelu ( colle )
-indication des strips ( y compris colle ) versus suture fil aux urgences surjet de résorbables / non résorbables
Salle 342A

Vendredi 07 juin

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AM-06
11:00 - 12:30

Atelier Médecins 06
Echographie interventionnelle

Coordonnateur : Idriss ARNAUDET (Nantes)
Conférenciers : Idriss ARNAUDET (Nantes), Etienne HINGLAIS (Le Kremlin-Bicêtre), Christophe PERRIER (PH) (Clermont-Ferrand)
Initiation au guidage d’un instrument vers une cible en utilisant l’outil échographique. Savoir reconnaitre la cible et identifier les obstacles potentiels permettant de choisir le meilleur trajet. Connaitre les avantages et limites des différentes techniques. Découvrir les aspects pratiques selon le type de cible à atteindre.
Salle 351

Vendredi 07 juin

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AM-14
11:00 - 12:30

Atelier Médecins 14
Initiation au Doppler Trans-Crânien

Coordonnateur : Philippe PÈS (Nantes)
Conférenciers : Corinne GONET (Bordeaux), Tomislav PETROVIC (Bobigny), Philippe PÈS (médecin) (Nantes), David SAPIR (Clichy)
Cet atelier s'adresse aux médecins urgentistes ayant pas ou peu d’expérience en échographie d’urgence (3P). Les objectifs sont d'acquérir les bases techniques et physiopathologiques de l’échographie pulmonaire aux urgences et en réanimation. Après acquisition pratique il sera proposé de discuter de cas cliniques (vidéo) et d'intégrer deux algorithmes diagnostiques et thérapeutiques.
Salle 352A

Vendredi 07 juin

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PLM-02
11:00 - 12:30

Communications libres plénières
DESC D'or

Modérateurs : Emmanuel MONTASSIER (Nantes), Céline OCCELLI (Chef de Clinique Assistant) (Nice)
11:00 - 12:30 #16975 - CP36 Evolution de la performance du massage cardiaque externe au cours de 5 passages de formation : étude en simulation.
CP36 Evolution de la performance du massage cardiaque externe au cours de 5 passages de formation : étude en simulation.

Introduction : Le pronostic de l’arrêt cardio respiratoire (ACR) dépend directement de la qualité de la réanimation cardio pulmonaire (RCP), et de la performance des intervenants à réaliser des compressions thoraciques externes (CTE) conformes aux recommandations.

L’objectif principal de l’étude est d’évaluer la progression de la performance des étudiants en médecine au cours d’une formation intégrant 5 passages sur simulateur. L’objectif secondaire est d’évaluer les facteurs associés à l’amélioration des performances.

Méthode : étude en simulation, randomisée, menée d’octobre 2013 à octobre 2017 chez 560 étudiants en 5ème année de médecine dans le cadre de la formation standard à la RCP (avec approbation de l’IRB). Les étudiants sont formés à la RCP selon les recommandations 2010,  avec une formation pratique au MCE de 5 passages de 2mn (avec 15-20 min de repos entre passages) sur simulateur Resuscit’Anne (Laerdal) et après randomisation en 2 groupes de formation : en position à genou au sol (sol) ou debout à côté du brancard (brancard). Les paramètres des CTE sont enregistrés par le simulateur.

Le critère de jugement principal est un score composite exprimé en % de CT de qualité satisfaisante et calculé comme le produit : amplitude x fréquence X position des mains x décompression (Q-CPR score Laerdal Medical). La progression des paramètres des CTE au cours des 5 passages est analysée par régression linéaire (test Student apparié). Les facteurs indépendamment associés à la qualité des CTE sont recherchés par analyse multivarié.

Résultats : 445 étudiants ont été analysés, dont 264 formés en position debout, 172 en position à genou au sol. Les 2 groupes sont comparables. Le score de performance s’améliore avec un gain moyen de 1,37 [IC95% 0,71 – 2,05] par passage, et un effet plateau au 4ième passage. La formation debout (brancard) est associée à une meilleure progression du score (OR : 4.8 [-8.4 – 1.2], p=0.009). Le sexe masculin vs féminin (OR : 3.2 [1.9- 5.5]) et le poids (OR : 1.05 [1.03 - 1.08] soit un gain de 5% de CTE d’amplitude correcte par kg) sont associés à l’amélioration de l’amplitude des CTE, mais pas à celle des autres paramètres du massage.

Conclusion : Une formation en simulation de qualité des étudiants en médecine au massage cardiaque externe pourrait se limiter à 3 passages de formation de 2 mn, inclure des passages en position debout à coté du brancard, et pourrait être adaptée aux caractéristiques des apprenants.

Olivier VUILLOT (Paris), Guillaume ADE, Solene BROUILLONNET, Garnier CÉLINE, Bruno LEHODEY, Nicolas MOLINARI, Sophie LEFEBVRE, Mustapha SEBBANE
11:00 - 12:30 #16983 - CP37 Évaluation d'un nouvel outil échographique pour mesurer le débit cardiaque : étude expérimentale.
CP37 Évaluation d'un nouvel outil échographique pour mesurer le débit cardiaque : étude expérimentale.

Introduction : La corrélation entre le débit cardiaque (Qc) évalué par échocardiographie Trans-Thoracique (ETT)  et par thermodilution (Qcth) est très différente selon les études. Il existe un nouvel outil échocardiographique qui mesure automatiquement l’Intégrale Temps Vitesse sous-aortique (ITV)  et calcule le Qc (Qcauto). L'objectif principal était d'évaluer la corrélation entre Qcth et Qcauto dans un modèle de choc hémorragique (CH) de porcelets ventilés.

Matériel et Méthode : Un CH a été induit chez 18 porcelets jusqu'à ce que la pression artérielle moyenne (PAM) atteigne 40 mmHg. La PAM a été maintenue pendant 30 minutes avant une phase de réanimation. Le Qc a été mesuré par  thermodilution à l'aide d’un moniteur PiCCO®. A chaque temps de l'expérience, 3 ITV étaient mesurées manuellement (min, med, max) et une moyenne était calculée (Qcmoy). Un autre échographe mesurait automatiquement le Qc (Qcauto).

Résultats : Sur les 204 mesures tentées, le taux de réussite était de 197 (97%) manuellement et de 122 (60%) automatiquement (p < 0,01). Le coefficient de corrélation (r) entre Qcth et respectivement Qcauto, Qcmoy, Qcmax, Qcmed et Qcmin étaient : 0,83 (IC 95% [0,76; 0,88]; p < 0,01); 0,54 (IC 95% [0,43; 0,63]; p < 0,01), 0,43 (IC à 95% [0,31; 0,54], p < 0,01), 0,58 (IC à 95% [0,48; 0,67], p < 0,01) et 0,52 (IC à 95% [0,41; 0,62]; p < 0,01).

Conclusion : Dans ce modèle expérimental de CH, Qcauto semble mieux corrélé au Qcth qu'avec des mesures échocardiographiques manuelles.

Laure VIGOUROUX (Nimes), Xavier BOBBIA, Laurent MULLER, Pierre-Géraud CLARET , Antonia PEREZ-MARTIN, Jean-Emmanuel DE LA COUSSAYE, Jean-Yves LEFRANT, Guillaume LOUART
11:00 - 12:30 #16996 - CP38 Impact des interruptions de tâche sur la charge mentale de travail du médecin urgentiste.
CP38 Impact des interruptions de tâche sur la charge mentale de travail du médecin urgentiste.

INTRODUCTION : L’interruption de tâche est la réponse d’un sujet à un stimulus externe, l’obligeant à la suspendre au profit d’une nouvelle. Les conséquences médicales connues sont l’augmentation des erreurs de prescriptions et de durée d’exécution de tâche. Les impacts sur la charge mentale de travail (somme des coûts cognitifs et émotionnels pour accomplir une tâche) ne sont pas connus. MATERIEL ET METHODE : Il s’agit d’une étude observationnelle directe prospective comptant 33 observations sur 21 urgentistes séniors des urgences d’un CHU. Le score de charge mentale de travail NASA-TLX est recueilli avant et après une séance d’observation. Un observateur recense toutes les tâches et interruptions. Le score NASA-TLX final est étudié en fonction du score initial, du nombre d’interruptions, et du nombre de patients présents dans le secteur de soins, en analyses univariée puis multivariée. RESULTATS : On recense en moyenne 7 interruptions par heure. Le score NASA-TLX final est significativement lié au nombre d’interruptions, et au NASA-TLX initial, mais pas au nombre de patients présents dans le secteur de soins. DISCUSSION : De nouvelles études pour déterminer les interruptions les plus perturbatrices semblent nécessaires. CONCLUSION : L’impact des interruptions sur la charge mentale de travail est un nouvel argument pour mener une réflexion sur les pratiques et l’organisation des services d’urgence.

Louis CHAGNON (Caen), Julien LAFOSSE, Eric ROUPIE
11:00 - 12:30 #17014 - CP39 Etude de la génération de thrombine sur trois populations de patients sous anticoagulants oraux : accidents hémorragiques avec réversion, accidents hémorragiques sans réversion ou sans accident hémorragique.
CP39 Etude de la génération de thrombine sur trois populations de patients sous anticoagulants oraux : accidents hémorragiques avec réversion, accidents hémorragiques sans réversion ou sans accident hémorragique.

Introduction : Les hémorragies sous anticoagulant oraux (ACO) sont des motifs fréquents de consultation aux urgences et leur prise en charge est codifiées par des recommandations ou propositions d’experts.

Objectif : Comparaison des paramètres de génération de thrombine (GT) chez 3 populations de patients sous ACO : patients avec accidents hémorragiques graves ayant reçu des facteurs pro-coagulants, patients avec hémorragie non grave sans réversion et patients anticoagulés sans accident hémorragique.

Méthode : Etude prospective, descriptive, monocentrique de la GT chez les patients présentant une hémorragie sous ACO (AVK, rivaroxaban, dabigatran, apixaban). L’étude a été réalisée sur plasma pauvre en plaquettes prélevé à l’arrivée (V1) avant la réversion, puis 30 min (V2), 6h (V3) et 24h (V4) après la réversion.

Résultats : 307 patients ont été inclus dans cette étude avec 98 patients avec hémorragie grave réversés (61 AVK, 13 rivaroxaban, 17 apixaban et 7 dabigatran), 95 patients sans hémorragie grave non réversés (44 AVK, 25 rivaroxaban, 24 apixaban et 2 dabigatran) et 108 patients sous ACO sans saignement. Pour V1, les patients sous AVK avec hémorragie réversée présentaient une diminution significative des principaux paramètres de GT (ETP et pic) en comparaison aux patients sans hémorragie (p= 0,017). Il ne semblait pas exister de différence significative entre les 3 populations d’AOD à V1. Au même temps V1, les principaux paramètres de la GT (ETP et pic) étaient significativement diminués pour les AVK en comparaison aux AOD (p < 0,001) et entre anti-IIa comparés aux anti-Xa (p < 0,001). Aux visites V2, V3 et V4, la réversion a rétabli un état normocoagulable pour les AVK avec une augmentation significative des principaux paramètres de la GT entre V1 et V2-V3-V4 (p < 0,001). Pour les AOD réversés par CCP (50 UI/Kg) ou CCPa (30-50UI/kg), un état d’hypercoagulabilité significatif a été mis en évidence sur la GT. Pour le dabigatran réversé par l’idarucizumab on retrouvait une normalisation de la coagulation, sans état hypercoagulable au décours de la réversion.

Conclusion : Les patients sous AVK ont retrouvé un état de coagulation comparable à des sujets sains après réversion contrairement aux patients traités par AOD dont la réversion par CCP ou CCPa a induit un état hypercoagulable. Cet état hypercoagulable pourrait être minimisé par une réduction des doses de CCP ou de CCPa, ou être contourné par l’utilisation d’antidotes spécifiques.

Dorian TEISSANDIER (Clermont-ferrand), Farès MOUSTAFA, Amélie DENAIVES, Thomas SINEGRE, Charlotte AYZAC, Julien RACONNAT, Aurélien LEBRETON, Jeannot SCHMIDT
11:00 - 12:30 #17028 - CP40 L'élargissement des indications des transferts infirmiers inter- intrahospitaliers permet-il de garantir la sécurité ? : Evaluation d'une nouvelle procédure dans un SAMU.
CP40 L'élargissement des indications des transferts infirmiers inter- intrahospitaliers permet-il de garantir la sécurité ? : Evaluation d'une nouvelle procédure dans un SAMU.

Introduction : Les transferts infirmiers inter- ou intrahospitaliers (T2IH) sont une alternative entre transfert sanitaire simple (TSS) et SMUR (SdF 2004). En place depuis 2007 dans notre SAMU pour des indications précises, la place des T2IH a été élargie, en précisant surtout les contre-indications. Notre objectif est d’évaluer la sécurité des T2IH avec cette nouvelle procédure.

Méthode : Etude prospective descriptive monocentrique du 01/05/2017 au 10/04/2018 avec recueil sur fiche spécifique. Le critère de jugement principal est le taux d’événements indésirables graves requérant une présence médicale (EIG). Les  critères secondaires sont le taux d'évènements porteurs de risque gérables par l’IDE (EPR), le respect du protocole et le taux de T2IH relevant d’un TSS selon l’IDE. Effectif calculé pour assurer une borne supérieure de l’intervalle de confiance (IC95%) < 2%  =753 T2IH. Comité d'éthique : avis favorable.

Résultats : 756 T2IH analysés (57% interhospitaliers). Patients : Age moyen 66 ans. 22 (3%) T2IH requalifiés SMUR à la prise en charge. Sur 734 T2IH réalisés, 1 EIG (0.14% IC95% [0%-0.8%]) sans conséquence pour le patient et 41 EPR (6%) dont un avec renfort SMUR durant le trajet (Tab I). Respect du protocole : 87%. Le non respect du protocole entraine une augmentation des requalifications et des EPR (p < 0.05). T2IH relevant d'un TSS : 5%.

Conclusion : Les T2IH sont réalisés en sécurité avec cet élargissement des indications. Le respect de la procédure reste essentiel.

Aurélie FIENI (ANGERS), David HAMDAN, Cécile BELLANGER, Cyril CAMPAN, Patricia BRICHET, Laurence HOUSSIN, Pierre-Marie ROY, François TEMPLIER
11:00 - 12:30 #17146 - CP41 Prise en charge ambulatoire pragmatique de l'embolie pulmonaire après passage aux urgences : une étude de cohorte.
CP41 Prise en charge ambulatoire pragmatique de l'embolie pulmonaire après passage aux urgences : une étude de cohorte.

Introduction :

Malgré une base scientifique rassurante, la prise en charge ambulatoire des patients avec embolie pulmonaire (EP) sans signe de gravité reste rare. Nous avons instauré un circuit de prise en charge ambulatoire pour les patients avec diagnostic d’EP aux urgences dans notre hôpital. L’hypothèse de cette étude est de confirmer que cette alternative est sans risque pour le patient.

Méthode :

Etude prospective monocentrique de cohorte, de Décembre 2015 à novembre 2018. Tous les patients inclus dans la filière « EP Ambulatoire » entre notre service d’urgence et le service de médecine interne ont été inclus. Les patients sans critère de gravité (estimé par le score sPESI) bénéficiant de cette prise en charge pouvaient rentrer au domicile depuis les urgences après prescription d’un anticoagulant, puis étaient contactés rapidement pour suivi en consultation de médecine interne.
Le critère de jugement principal était la survenue d’un évènement indésirables avant la première consultation (hémorragie, récidive d’embolie, reconsultation aux urgences nécessitant une hospitalisation urgente, ou hospitalisation). Les critères de jugement secondaires comprenaient la durée de passage aux urgences, le respect des indications de prise en charge ambulatoire.

 Résultats :

Sur la durée de l’étude, 37 patients ont été pris en charge par la filière « EP ambulatoire », et 34 ont pu être inclus dans l’étude (3 ne se sont pas présentés à la consultation de suivi). L’âge médian était de 51 ans, (37 – 63) et 14 (41%) étaient des femmes. Parmi ces EP, 6 étaient sous-segmentaires isolées, 11 segmentaires et 17 lobaires. Le traitement de sortie était apixaban (N=15, 44%) et rivaroxaban (N=17, 50%) et héparine (N=2, 6%).

Trois patients (9%) ont eu un évènement indésirable avant la première consultation : 2 hémorragies (sous rivaroxaban) et une éruption cutanée (sous apixaban). Un seul de ces évènements a motivé une hospitalisation en urgence (3%, IC95% 0% - 15%). Le temps de passage aux urgences était en médiane de 7h (IQ 6h – 8h), et 5 patients étaient pris en charge en ambulatoire malgré un score sPESI > 0. Parmi les patients respectant les indications, aucun n’a eu d’évènement indésirable précoce.

Conclusion :

La prise en charge ambulatoire de l’EP à partir des urgences reste rare malgré la mise en place d’une filière spécifique. Dans notre échantillon, nous retrouvons un taux faible d’évènement indésirable – en particulier lorsque les indications sont respectées.

Constance HUCK (Paris), Fleur COHEN, Marie-Caroline RICHARD, Virginie ALAUZY, Yonathan FREUND
11:00 - 12:30 #17176 - CP42 Etude pilote prospective sur l’adhésion des médecins urgentistes à la ventilation protectrice après formation.
CP42 Etude pilote prospective sur l’adhésion des médecins urgentistes à la ventilation protectrice après formation.

Etude pilote prospective sur l’adhésion des médecins urgentistes à la ventilation protectrice après formation

Introduction : La ventilation protectrice est la ventilation de référence dans les blocs opératoires et les services de réanimation. Elle a pour but de lutter contre les traumatismes et complications liés à la ventilation artificielle. Les pratiques ventilatoires en médecine d’urgence sont peu étudiées. Notre objectif est d’évaluer l’impact d’une formation théorique sur le taux de ventilation protectrice chez les patients intubés et ventilés par les médecins urgentistes, et secondairement d’évaluer les effets.

Méthodes : Nous avons réalisé une étude prospective en 2 phases : la 1ère était une phase non-interventionnelle avec observation des pratiques professionnelles pendant 11 mois puis une 2ème phase interventionnelle, de 10 mois, après formation des médecins (staffs, e-mails, affiches). Tous les sujets majeurs, intubés et ventilés aux urgences ou en pré-hospitalier, étaient inclus. La ventilation protectrice était définie par une pression expiratoire positive (PEP) supérieure ou égale à 5 cmH20 et un volume courant compris entre 6 et 8 ml/kg de poids idéal théorique.

Résultats : 259 patients ont été inclus dans la phase non-interventionnelle, 203 dans la phase interventionnelle. Le taux de ventilation protectrice était de 42% pour la 1ère phase et de 48% pour la 2ème (p=0,2). Les médecins urgentistes utilisent une FiO2 élevée (moyenne=78%), des volumes courants adaptés (moy.=6,9 ml/kg) et des valeurs de PEP basses (moy.=4,3 cmH20). La PEP était cependant plus élevée durant la phase interventionnelle (p=0,02) et les taux de pneumopathies acquises sous ventilation mécanique précoces et d’atélectasie significativement plus bas durant cette 2ème phase (21% vs 13%, p=0,03 et 3% vs 1%, p=0,05 respectivement). 

Discussion : Nous ne notons pas d’amélioration significative des pratiques ventilatoires après nos actions de formation. Nous remarquons cependant qu’il existe une marge de progression importante puisque moins d’un patient sur deux est ventilé en ventilation protectrice.

Conclusion : La formation proposée n’a pas permis de faire évoluer les pratiques de ventilation mécanique des médecins urgentistes. D’autres actions de formations à la ventilation protectrice sont nécessaires et pourraient permettre de limiter l’hyperoxygénation et de diminuer les complications pulmonaires de la ventilation mécanique invasive pratiquée par les médecins urgentistes.

Anne MELEARD (Chateaubriant), Philippe LE CONTE, Philippe PES, Joel JENVRIN, Marie OLIVIER, François JAVAUDIN
Salle 253

Vendredi 07 juin

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FCM-36
11:00 - 11:00

Flash communications
Santé mentale et bien être

Modérateur : Benjamin GICQUEL (Assistant spécialiste des hopitaux) (La Roche-sur-Yon)
Salle 352B-Zone poster 1

Vendredi 07 juin

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FCM-20
11:00 - 12:00

Flash communications
Glandes et sels

Modérateur : Jean-Baptiste BOUILLON (Chef de clinique) (Clermont-ferrand)
Salle 352B-Zone poster 2
12:00

Vendredi 07 juin

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FCM-31
12:00 - 13:00

Flash communications
Organiser

Salle 352B-Zone poster 1

Vendredi 07 juin

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FCM-33
12:00 - 13:00

Flash communications
Qualité

Modérateur : Didier HONNART (MEDECIN) (Dijon)
Salle 352B-Zone poster 2
14:00

Vendredi 07 juin

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EA-05
14:00 - 15:30

Etat de l'Art Médecins N°5
Hype ou has-been? des traitements vraiment recommandés?

Modérateur : Céline OCCELLI (Chef de Clinique Assistant) (Nice)
Coordonnateur : Yonathan FREUND (Paris)
14:00 - 15:30 Oseltamivir dans la grippe. Eric BATARD (Nantes)
14:00 - 15:30 Corticoïde dans l'hématome sous dural. Mélanie ROUSSEL (chef de clinique assistant) (Rouen)
14:00 - 15:30 Benzodiazépine après une crise convulsive. Marie GIROT (Lille)
14:00 - 15:30 Ipratropium dans l’asthme. Sébastien BEAUNE (Chef de service) (Boulogne-Billancourt)
Amphi Bleu

Vendredi 07 juin

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ES-04
14:00 - 15:00

Essentiel Médecins N°4
De la pathologie faciale

Modérateur : Jean Denis FIROLINI (RPPS : 10003441960) (Hyères)
Coordonnateur : Aurélien RENARD (Toulon)
14:00 - 15:00 Nez. Julie SALIGNON (Dijon)
14:00 - 15:00 Cavité buccale. Florent FEMY (Paris)
14:00 - 15:00 Oeil. Matthieu HEIDET (Physician) (Créteil)
Salle 241

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TRM-07
14:00 - 15:30

Table ronde N°7
SFMU/ANCESU

Salle 242B

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AM-02
14:00 - 15:30

Atelier Médecins 02
Imagerie en traumatologie pédiatrique

Coordonnateur : Bénédicte VRIGNAUD (Nantes)
Conférenciers : Marie DESMARET (Paris), Bénédicte VRIGNAUD (Nantes)
Cas clinico-radiologiques interactifs sur les fractures les plus courantes de l’enfant : diagnostic, complications et traitements.
Savoir identifier les pièges radiologiques en traumatologie pédiatrique.
Connaître les indications de traitements orthopédiques et chirurgicaux des fractures des membres de l’enfant.
Salle 353

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AM-03
14:00 - 15:30

Atelier Médecins 03
Ventilation Volumétrique (VC – VAC) : Aspects fondamentaux

Coordonnateur : François TEMPLIER (Angers)
Conférenciers : François TEMPLIER (PH Chef de service) (Angers), Frédéric THYS (Chef de Pole, Directeur des urgences, Adjoint à al direction médicale et Professeur) (Charleroi, BELGIQUE)
Au moyen de cas cliniques avec QCM sollicitant l'avis de la salle : Connaître les modes ventilatoires volumétriques (VC - VAC) ; Savoir régler les principales consignes machine disponibles en VC-VAC ; Savoir interpréter les paramètres mesurés par le ventilateur. Connaître les asynchronies patient-ventilateur possibles dans ces modes (NB : atelier théorique interactif sans manipulation de matériel)
Salles 221-222-223

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AM-18
14:00 - 15:30

Atelier Médecins 18
Jeux de main, jeux de vilain

Coordonnateur : Philippe SATTONNET (Thionville)
Conférenciers : Hervé LAMARRE (chirurgien) (Thionville), Philippe SATTONNET (Thionville)
Atelier interactif animé par un urgentiste et un chirurgien de la main travaillant ensemble depuis de nombreuses années qui vont présenter des cas cliniques auquels vous devrez répondre par l’intermédiaire de votre smartphone.
Ces cas sont issus de problèmes, de pièges ou d’erreurs qui se sont présentés à l’urgentiste.
Une façon originale de valoriser l’expérience en confrontant les deux points de vue : celui de la prise initiale et de celui qui la poursuit.
Vous pourrez vous confronter à ces problèmes et voir si vous seriez ou pas tombés dans le piège ;
Jeux de mains , jeux de vilains
Salle 342A

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AM-05
14:00 - 15:30

Atelier Médecins 05
Initiation à l’échographie 3P

Coordonnateur : Idriss ARNAUDET (Nantes)
Conférenciers : Idriss ARNAUDET (Nantes), Etienne HINGLAIS (Le Kremlin-Bicêtre), Christophe PERRIER (PH) (Clermont-Ferrand)
Initiation au dépistage d’un épanchement péritonéal, péricardique ou pleural par des médecins prenant en charge
des urgences en situation instable ou critique et n'ayant pas (ou très peu) de connaissance et/ou d'expérience dans le maniement de l'appareil d'échographie. Les objectifs sont de présenter les modalités techniques de réalisation, de discuter la valeur diagnostique et de découvrir les zones d’intérêt en s'entrainant sur volontaires sains.
Salle 351

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AM-11
14:00 - 15:30

Atelier Médecins 11
Anesthésie loco-régionale écho-guidée

Coordonnateur : Nicolas CAZES (Marseille)
Conférenciers : Nicolas CAZES (médecin adjoint) (Marseille), Pierre-Yves CORDIER (Marseille), Jérôme LEYRAL (SAU) (Pont-l'Abbé)
Connaître les indications de l'anesthésie loco-régionale écho-guidée dans le cadre d'un service d'urgences. Connaître les repères anatomiques et échographiques au niveau du poignet et de l'avant-bras pour l'anesthésie des territoires médian, radial et cubital. Connaître les repères anatomiques et échographiques au niveau de la cheville pour une anesthésie du pied. Savoir réaliser des blocs anesthésiques de la main et du pied en appliquant les manœuvres de sécurité. Savoir évaluer le rapport bénéfices/risques de la technique des blocs anesthésiques de la main et du pied dans un service d'urgence.
Salle 352A

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CEQ
14:00 - 15:30

Commission évaluation qualité
La démarche qualité en pratique

Modérateur : Sybille GODDET (médecin) (Dijon)
Coordonnateur : Xavier BOBBIA (Nîmes)
14:00 - 15:30 Principes généraux, point de vue d’un expert. Aurélien AGNIEL (Paris)
14:00 - 15:30 Nouveaux « outils » autour de la qualité. Emmanuel CARLI (Paris)
14:00 - 15:30 Et sur le terrain, qu’en est-il en pratique. Alban GUIBERT (Praticien Hospitalier) (Bourg-en-Bresse)
Salle 251

Vendredi 07 juin

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PLM-06
14:00 - 15:30

Communications libres plénières
Image et infection

Modérateur : Quentin LEBASTARD (Nantes)
14:00 - 15:30 #17026 - CP43 Optimisation de l’accès au scanner abdominal basse dose après colique néphrétique simple : intérêt d’une filière post urgence.
CP43 Optimisation de l’accès au scanner abdominal basse dose après colique néphrétique simple : intérêt d’une filière post urgence.

Introduction : Après un épisode de colique néphrétique simple, les recommandations préconisent la réalisation d’un scanner abdominal basse dose dans les 72 heures et un suivi urologique. Objectif : évaluer l’intérêt d’une filière multidisciplinaire post urgence  pour la prise en charge ambulatoire des patients admis aux urgences pour colique néphrétique simple. 

Matériel et Méthode :étude avant (6 mois) / après (12 mois), unicentrique, incluant les patients sortis des urgences avec un diagnostic de colique néphrétique simple. Principe de la filière : convocation par SMS pour imagerie abdominale et consultation urologique. Critères de jugement : réalisation de l’imagerie abdominale (type, délai et résultat) et de la consultation urologique en ambulatoire. Recueil des données par enquête téléphonique et sur dossier informatique.

Résultats : 312 patients ont été inclus dans le groupe filière post urgence, dont 72.4% (n=226) ont reçu une convocation, versus 153 patients inclus dans le groupe avant filière. Une imagerie en ambulatoire a été réalisée chez 87.1% des patients convoqués de la filière post urgence (n=226) versus 57.5% des patients avant la filière (n=153), p < 0.001. Le type de l’imagerie était un scanner basse dose chez 100% des patients inclus dans la filière (n=197) versus 41% des patients avant la filière (n=88), p < 0.001. Avec la filière post urgence, le délai d’accès à l’imagerie était en médiane (écart interquartile) de 4 (5) jours versus 7 (4) jours avant la filière (p < 0.001). Sur 197 scanners réalisés via la filière, les résultats montraient : 16.8% de lithiase urétérale avec dilatation pyélo-calicielle, 41.6% de lithiase urinaire non compliquée, 36.5% sans anomalie et 5.1% de diagnostic différentiel. Avec la filière, 31% des patients ont eu une consultation avec un urologue après imagerie.

Discussion : la filière post urgence a permis d’augmenter le nombre et de réduire le délai d’accès au scanner basse dose. Une dilatation pyélo-calicielle a pu être détectée précocement chez 16.8% des patients grâce à cette filière. Des mesures d’amélioration ont été adoptées : création d’un agenda partagé avec la radiologie afin de fixer la date du scanner dès la sortie des urgences et création d’un créneau de consultation dédié avec les urologues.   

Conclusion : la filière post urgence facilite l’accès au scanner basse dose et le suivi des patients après diagnostic d’une colique néphrétique simple aux urgences, en accord avec les recommandations.

Noémie DAURELLE (Marseille), Justine MARTIN, Aurélie RIVIERE, Antoine ROCH, Nicolas PERSICO
14:00 - 15:30 #16920 - CP44 Identification du profil hémodynamique précoce des patients en sepsis ou choc septique par échocardiographie ciblée au Service d’Urgence.
CP44 Identification du profil hémodynamique précoce des patients en sepsis ou choc septique par échocardiographie ciblée au Service d’Urgence.

Introduction : Le sepsis reste la principale cause d’état de choc au Service d’Urgences (SU). Un remplissage vasculaire (RV) de 30 ml/kg fait partie des objectifs thérapeutiques de la première heure de prise en charge dans les dernières recommandations de la Surviving Sepsis Campaign. Le but de l’étude était de décrire le profil hémodynamique des patients évalués par échocardiographie ciblée à la phase initiale du sepsis/choc septique pris en charge au SU.

Méthodes : Dans cette étude prospective observationnelle mono-centrique, les patients admis au SU avec un sepsis/choc septique (Sepsis-3) étaient évalués successivement en échocardiographie ciblée par un médecin urgentiste (ECMU 1) et par un médecin expert. Les profils hémodynamiques prédéfinis étaient : hypovolémie (petite cavités ventriculaires, veine cave inférieure < 15mm et collapsus inspiratoire > 50%) ; dysfonction ventriculaire gauche (fraction d’éjection [FEVG] estimée < 40%) ; dysfonction ventriculaire droite [VD] (diamètre VD/VG > 0,6) ; vasoplégie (FEVG > 65%) ; tamponnade (épanchement péricardique compressif) ; fuite valvulaire massive en Doppler couleur.

Résultats : De janvier 2017 à juillet 2018, parmi 100 patients évalués par échocardiographie ciblée au SU pour état de choc (âge : 70±15 ans ; RV : 500cc [500-1500] ; lactates : 4.9±4.6 mmol/L ; mortalité à J28 : 41%), 28 avaient un sepsis et 27 un choc septique (qSOFA ≥2 : 100% ; SOFA moyen : 5.2±2.9, RV : 750cc [500-1500]). Le profil hémodynamique identifié par l’expert était : hypovolémique (60%), vasoplégique (31%), dysfonction VG (18%), dysfonction VD (11%) et pas d’anomalie identifiable sous traitement (14%). Aucun cas de tamponnade ou d’insuffisance valvulaire massive n’a été identifié. La concordance globale entre l’évaluation hémodynamique du médecin urgentiste et de l’expert était bonne à excellente (Kappa médian : 0,68).

Conclusion : L’évaluation par échocardiographie ciblée précoce des patients admis au SU avec un sepsis/choc septique confirme la prévalence de l’hypovolémie et de la vasoplégie. Néanmoins, une dysfonction ventriculaire peut faire remettre en cause les recommandations actuelles de remplissage vasculaire dans près d’un tiers des cas. Cette évaluation réalisée par le médecin urgentiste est fiable.

Thomas LAFON (Limoges Cedex), Alexandra APPERT, Vincent BIGRAT, Vincent LEGARÇON, Paul CLAVERIES, Mathilde HADJ, Marine GOUDELIN, Philippe VIGNON
14:00 - 15:30 #17074 - CP45 Impact du temps de prise en charge au service d’accueil des urgences sur la mortalité des patients admis en réanimation pour choc septique.
CP45 Impact du temps de prise en charge au service d’accueil des urgences sur la mortalité des patients admis en réanimation pour choc septique.

Introduction : Le recours aux soins d’urgence est en augmentation. Dans des urgences surchargées, la prise en charge des patients critiques n’est pas optimale. Ceux souffrant de choc septique ont un taux de mortalité de 40%. Le diagnostic rapide, les soins intensifs et le transfert en réanimation de ces patients sont donc une priorité. Devant l’absence de données existantes en France, nous avons étudié l’impact du temps passé aux urgences sur la mortalité en réanimation des patients souffrant de choc septique.

Matériel et méthode : Dans notre étude de cohorte rétrospective monocentrique, les patients hospitalisés en réanimation pour choc septique et admis via le service d’accueil des urgences (SAU) entre 2012 et 2017 étaient inclus. Les patients « non réanimatoires » et ceux provenant d’un autre SAU étaient exclus. Nous avons comparé le temps passé au SAU entre les groupes «sortis vivants de réanimation» et « décédés en réanimation», ainsi que les données biométriques initiales, l’IGS2, l’âge, le sexe, le délai d’administration de l’antibiotique, le remplissage vasculaire, l’introduction de vasopresseurs, l’intubation oro-trachéale au SAU et la survenue du décès en réanimation. 

Résultats : 115 patients ont été admis en réanimation pour choc septique, avec un temps médian passé au SAU de 317 [IQR 245-496] minutes. Le taux de mortalité en réanimation était de 25,2%. Dans le groupe « vivants », le temps passé au SAU était de 343 [IQR 244-565] minutes versus 295 [IQR 240-367] dans le groupe « décédés », différence non significative. En analyse univariée, le qSOFA, les lactates, l’IGS2 et le recours à l’intubation étaient significativement plus élevés dans le groupe « décédés ». En analyse multivariée, l’IGS2 et le recours à l’intubation étaient significativement associés à la mortalité en réanimation, respectivement OR 1,08 [IC95% 1,05 ; 1,13] et OR 4,55 [IC95% 1,24 ; 16,74].

Discussion : Les patients décédés en réanimation n’ont pas passé plus de temps aux urgences que les patients survivants. Ils étaient d’emblée plus graves : données biométriques à l’accueil et comorbidités plus importantes. Le recours à l’intubation dès le SAU était plus fréquent chez ces patients, ce qui témoigne d’une défaillance multiviscérale grave. Il sera important de confirmer ces résultats par une étude prospective multicentrique.

Conclusion : Malgré des urgences surchargées, le temps passé au SAU ne semble pas impacter le taux de mortalité des patients souffrant de choc septique.

Noémie TEIXERA VAIDIE (Chambray les tours), Geoffroy ROUSSEAU, Emeline LAURENT, Said LARIBI
14:00 - 15:30 #17239 - CP46 Pronostic de la détérioration clinique et hétérogénéité des patients admis aux Service d’Urgence avec une suspicion d’infection.
CP46 Pronostic de la détérioration clinique et hétérogénéité des patients admis aux Service d’Urgence avec une suspicion d’infection.

Introduction : Le pronostic de l’infection est un enjeu majeur au sein des services d’urgences. Actuellement, aucun outil pronostique ne semble suffisamment performant pour identifier les patients à risque. L’une des hypothèses est que l’origine de l’infection est un facteur majeur d’hétérogénéité. Dans cette analyse, les performances pronostiques de biomarqueurs sanguins pour prédire la détérioration clinique des patients admis aux urgences avec une suspicion d’infection ont été évaluées en fonction du site infectieux.

Méthode : TRIAGE est une étude observationnelle prospective multicentrique (14 centres). Les patients présentant une infection associée à 2 critères de SRIS étaient inclus. La détérioration était évaluée à 72H par un comité d'adjudication indépendant. Les performances pronostiques des biomarqueurs ont été évaluées en utilisant des modèles de régression logistique. Les AUC ont été calculées à l’aide de la méthode de DeLong.

Résultats : Au total 462 patients ont été analysés. Les sites infectieux confirmés étaient principalement d’origine pulmonaire (29%), urinaire (27%) et abdomino-pelviennes (25%). Les patients ayant une infection pulmonaire étaient significativement plus sévères (qSOFA, et score de Charlson) (p < 0,001) que les autres patients. Ces patients étaient également ceux qui se détérioraient le plus dans les 72h et avaient une mortalité à J28 supérieure (p=0,0047). L’expression des biomarqueurs était significativement associée au risque de détérioration quel que soit le site d’infection initial (Abdo-pelvien : OR= 2,4 [1,26-4,97], Poumon : OR =1,9 [1,24-2,86], Urinaire : OR = 2,6 [1,3-5,82], Autres : OR = 1,67 [1,05-2,74] ; p < 0,05). Les performances prédictives étaient supérieures chez les patients présentant une infection urinaire et abdomino-pelvienne (AUC=0,70 et AUC=0,81, respectivement) par rapport aux infections pulmonaires et autres sites d’infection (AUC=0,66).

Conclusion : Le pronostique des patients septiques est un véritable challenge. L’analyse des variables cliniques montre des différences importantes en fonction du site d’infection. Bien que les marqueurs soient associés à un risque de détérioration indépendamment du site initial, les performances pronostiques sont différentes selon la source infectieuse. Cette observation montre l’importance du contexte clinique dans l’interprétation des performances des biomarqueurs.

Thomas LAFON (Limoges Cedex), Marie-Angélique CAZALIS, Arnaud DESACHY, Valérie GISSOT, Thomas DAIX, Marion DOUPLAT, Franck VERSHUREN, Christine VALLEJO
14:00 - 15:30 #16917 - CP47 Apport de l’échographie thoracique (ET) dans le diagnostic des dyspnées aiguës des sujets âgés (DAS) : étude observationnelle prospective.
CP47 Apport de l’échographie thoracique (ET) dans le diagnostic des dyspnées aiguës des sujets âgés (DAS) : étude observationnelle prospective.

Apport de l’échographie thoracique (ET) dans le diagnostic des dyspnées aiguës des sujets âgés (DAS) : étude observationnelle prospective.

Introduction : le diagnostic étiologique des DAS a une importance majeure dans le pronostic qui est aggravé en cas de mauvaise orientation initiale. La démarche diagnostique classique (DDC) est souvent mise en échec. Le but de ce travail était d’évaluer l’apport de l’ET, cardiaque et pulmonaire, dans le diagnostic des DAS. l’ET comportait des coupes cardiaques avec analyse des profils Doppler et des coupes pulmonaires

Patients et Méthodes :

Inclusion : patients > 75 ans avec dyspnée aiguë.

Exclusion : nécessité immédiate d’un support ventilatoire, fin de vie documentée

Méthode :

Après recueil du consentement et DDC, l'ET était réalisée par un seul opérateur. Les diagnostics initiaux et après ET étaient choisis dans une liste fermée. Le diagnostic final était déterminé par 3 experts (urgentiste, médecine polyvalente et gériatre) disposant de l'ensemble des dossiers.

Objectif principal : performance avant et après ET en comparaison du diagnostic final.

Nombre de sujets : avec une concordance de 0,6 par DDC et 0.9 par ET, un risque alpha 0,05 et bêta 0,10, le nombre était de 84.

Ce travail a été approuvé par le comité d’éthique local.

Résultats

89 patients ont été inclus, 55 femmes et 34 hommes, 85+5 ans, la mortalité hospitalière était de 37 %

Conclusion

L’ET améliore la performance diagnostique globale et en particulier, dans l’OAP et les pneumopathies.

François JAVAUDIN (Nantes Cedex 1), Anne Sophie BOUREAU, Quentin LE BASTARD, Bryan HORN, Eric BATARD
14:00 - 15:30 #17055 - CP48 Echographe portable versus échographe ultraportable pour la ponction veineuse profonde échoguidée sur fantôme : comparaison des courbes d’apprentissage des internes.
CP48 Echographe portable versus échographe ultraportable pour la ponction veineuse profonde échoguidée sur fantôme : comparaison des courbes d’apprentissage des internes.

Introduction : Le recours à l’échoguidage pour le cathétérisme veineux profond est recommandé et enseigné en DESC de médecine d’urgence. Les échographes n’étant pas toujours disponibles, les appareils ultraportables pourraient être utilisés pour l’apprentissage de ce geste. Matériel et Méthode : Il s’agissait d’une étude pilote prospective monocentrique randomisée par alternance entre Novembre 2016 et Septembre 2017. Le but était de comparer les courbes d’apprentissage des internes pour la ponction profonde guidée avec un échographe portable (GE Vivid-S6) ou un échographe ultraportable (GE V-Scan 2 Dual-Probe), sur fantôme. Les internes n’ayant aucune expérience du geste étaient inclus et randomisés en 2 groupes. Ils réalisaient chacun 6 ponctions. L’objectif principal était de comparer l’évolution des temps de ponction par appareil. L’objectif secondaire était de comparer les temps obtenus à ceux d’experts. Résultats : Trente-neuf internes ont été inclus. Le temps de ponction moyen du groupe V-Scan était significativement inférieur à celui du groupe Vivid (29.95s Vs 41.11s, p < 0.001) et s’améliorait plus rapidement (ponction 2 Vs ponction 4) (Fig 1.) La disparition d’une différence significative par rapport aux temps des experts (V-Scan : 30s ; Vivid : 28s) était obtenue plus rapidement avec l’ultraportable. Conclusion : L’échographe ultraportable permettait un meilleur apprentissage des ponctions veineuses profondes échoguidées sur mannequin chez des utilisateurs novices.

Adrien CHETIOUI (Caveirac), Thibaud MASIA, Romain GENRE GRANDPIERRE, Pierre-Géraud CLARET, Jean-Emmanuel DE LA COUSSAYE, Xavier BOBBIA
14:00 - 15:30 #17130 - CP49 Taux du lactate sanguin initial et mortalité intra-hospitalière chez les patients en état critique aux urgences.
CP49 Taux du lactate sanguin initial et mortalité intra-hospitalière chez les patients en état critique aux urgences.

Introduction : L’hyperlactatémie est reconnue être un  facteur prédictif de mortalité chez les patients en état critique et surtout chez les patients traumatiques et septiques.

Peu d’études se sont intéressées à la mesure du  lactate comme marqueur  pronostique chez  les patients en état critique  admis aux urgences.

Objectif: Identifier l'association  entre le taux du lactate sanguin initial et la mortalité intra-hospitalière chez les  patients admis aux urgences avec des étiologies différentes.

Matériel et méthode: Etude prospective  observationnelle menée au service des urgences sur toi ans (2015-2018). Inclusion des patients admis en salle d’accueil des urgences vitales chez qui un dosage de lactate a été mesuré. Le niveau initial de lactate a été classé comme  faible ( < 2mmol/l), intermédiaire (2-3,9 mmol / L) ou élevé ( > ou = 4 mmol / L). Le pronostic a été évalué sur la mortalité intra-hospitalière. La catégorisation de l'étiologie présumée était fondée sur les diagnostics de sortie.

Résultats: Inclusion de 291 patients. L'âge moyen était de 59 ±19 ans. Le sex ratio= 1,42. Le lactate sérique médian était de 3,4 mmol / L [2,3 ; 6,1]. Soixante-trois patients  (22%) avaient un taux de lactate faible, 95 patients (33%) avaient un lactate intermédiaire et 133 patients (46%) avaient un lactate élevé. La mortalité intra-hospitalière était de 16%. L'association entre le taux de lactate et la mortalité variait selon les différentes étiologies. Le taux de lactate s'est avéré utile pour les maladies : cardiaques (AUC=0,882, IC 95% 0,77 à 0,99), les infectieuses (AUC=0,7,  IC 95% 0,31 à 0,58), métaboliques (AUC= 0,667, IC 95% 0,41 à 0,91) et respiratoires (AUC=0,64, IC 95% 0,47 à 0,81). Le taux de lactate n'a pas été utile dans les maladies gastro-intestinales (AUC= 0,55, IC 95% 0,24 à 0,86), neurologiques (AUC=0, 50, IC  95% 0, 31 à 0, 69) et toxiques  (AUC=0,38; IC  95%: 0,10 à 0,67).

Conclusion: L’hyperlactatémie est  un  facteur prédictif  de mortalité chez la majorité des patients en situation critique.  Cependant, son utilité reste  à démontrer dans les maladies digestives, neurologiques et toxiques.

Siwar JERBI (ben arous, Tunisie), Hanen GHAZALI, Sana TABIB, Ines CHERMITI, Sirine JAOUANI, Fethi IDOUDI, Amel BEN GARFA, Sami SOUISSI
Salle 253

Vendredi 07 juin

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FCM-18
14:00 - 15:00

Flash communications
Evaluation et pré-hospitalier

Modérateur : Jean-Marc LABOUREY (Besançon)
Salle 352B-Zone poster 1

Vendredi 07 juin

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FCM-41
14:00 - 15:00

Flash communications
Tri et évaluation

Modérateur : Pierre Arnaud FORT (Agen)
Salle 352B-Zone poster 2
16:00

Vendredi 07 juin

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AM-15
16:00 - 17:30

Atelier Médecins 15
Le risque médico légal existe-t-il vraiment en médecine d'urgence ?

Coordonnateur : Vanessa BELPOMME (Clichy)
Conférenciers : Vanessa BELPOMME (médecin) (Clichy), Magali RICHARD PIAUGER (Chef du Département) (Paris)
Quels sont les différents régimes de responsabilité ?
Circuit d’une plainte/réclamation indemnitaire
Analyses de cas concrets
Questions diverses
Salle 353

Vendredi 07 juin

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CTM-01
16:00 - 17:30

Controverse Médecin N°1
Réaliser systématiquement une TDM dans la colique néphrétique

Modérateur : Sabrina KEPKA (Strasbourg)
Coordonnateur : Xavier BOBBIA (Nîmes)
16:00 - 17:30 Pour. Chloé GERBAUD-COULAS (assistante spécialisée) (Lyon)
16:00 - 17:30 Contre. Philippe LE CONTE (PU-PH) (Nantes)
Salle 251

Vendredi 07 juin

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FCM-03
16:00 - 17:00

Flash communications
Arrêt du cœur

Modérateur : Cécile CHAUVEAU (Cadre de santé) (Paris)
Salle 352B-Zone poster 1

Vendredi 07 juin

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FCM-37
16:00 - 17:00

Flash communications
Toujours le cœur

Modérateur : Marie-Laure DEVAUD (médecin urgentiste) (CERGY PONTOISE)
Salle 352B-Zone poster 2
16:15

Vendredi 07 juin

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AM-08
16:15 - 17:45

Atelier Médecins 08
Troubles acido-basiques

Coordonnateur : Marc ANDRONIKOF (Clamart)
Conférenciers : Marc ANDRONIKOF (Clamart), Annelise DEMANTKÉ (Clamart)
A partir de cas cliniques, intégrer le raisonnement pour la prise en charge des troubles acido-basiques
Salle 342A

Vendredi 07 juin

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AM-04
16:15 - 17:45

Atelier Médecins 04
ECG de l’ischémie myocardique

Coordonnateur : Frédéric ADNET (Bobigny)
Conférencier : Frédéric ADNET (Bobigny)
Reconnaître les signes prédictifs d'une ischémie myocardique lors de l'analyse d'un ECG sans sus décalage du segment ST. Savoir différentier les troubles de la repolarisation entre une HVG et une ischémie myocardique. Savoir reconnaître une repolarisation précoce et savoir la distinguer d'une ischémie coronarienne.
Connaître les caractéristiques d'une onde T d'ischémie précoce.
Salle 343

Vendredi 07 juin

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PLM-07
16:15 - 17:45

Communications libres plénières
Tête et coeur

Modérateurs : Aurélie AVONDO (Dijon), Aurélien RENARD (Toulon)
16:15 - 17:45 #17238 - CP50 Prévention des symptômes de type post commotionnel chez des patients pris en charge aux urgences. Un essai randomisé multicentrique comparant l'EMDR à la prise en charge habituelle.
CP50 Prévention des symptômes de type post commotionnel chez des patients pris en charge aux urgences. Un essai randomisé multicentrique comparant l'EMDR à la prise en charge habituelle.

Introduction : Des données récentes suggèrent que 10 à 20% des patients traumatisés souffrent pendant plusieurs mois après le traumatisme de divers symptômes appelés « post-concussion-like symptoms » (PCLS). Ces symptômes qui altèrent leur qualité de vie sont probablement lié au stress ressenti au cours du passage aux urgences. Un essai préliminaire, randomisé, suggérait que ce PCLS pouvait être prévenu par une séance de psychothérapie basée sur les stimulations bilatérales alternées comme l’Eye Movement Desensitization et Reprocessing (EMDR). Le protocole de notre étude était conçu pour mettre en évidence la supériorité de l’EMDR par rapport à la prise en charge habituellement réalisée aux urgences.

Matériel et Méthodes : Nous avons mené un essai ouvert contrôlé randomisé, multicentrique. Les personnes éligibles à l'inclusion étaient des adultes se présentant aux urgences de deux Centre Hospitalier Universitaire et évalués comme étant à risque élevé de PCLS à l'aide d’un score d’évaluation construit pour l’étude. La randomisation a été conduite par bloc de taille aléatoire avec le package blockrand du logiciel R (version 3.5.1). Les 2 groupes étaient : EMDR (intervention précoce effectuée par un psychologue qualifié aux urgences) ; les Témoins (soins habituels). La variable d’intérêt était le diagnostic de PCLS, obtenu lors du questionnaire de rappel des patients à 3 mois. Il s’agissait d’une analyse Per Protocole. 

Résultats : Au cours de l’étude, 1857 patients ont été évalués, 490 étaient éligibles à l’inclusion et 314 ont finalement été randomisés dont 156 dans le groupe EMDR. Les rappels à 3 mois se sont terminé le 31 octobre 2018. 220 patients ont pu être rappelés (70%). Les données sont en cours d'analyse et les résultats seront disponibles pour le congrès en juin 2018.

Discussion : Il s’agissait de la première étude multicentrique qui évalue l’efficacité de l’EMDR dans la prévention du PCLS à 3 mois d’un passage aux urgences. C’est également l’étude portant sur l’EMDR qui a inclus le plus grand nombre de patients. Nous espérons confirmer les résultats obtenus sur l’étude précédente (diminution significative du taux de PCLS à 3 mois) et mieux comprendre les phénomènes en rapport avec la survenue de ces symptômes aspécifiques mais particulièrement invalidants.

Cédric GIL-JARDINÉ (Bordeaux Cedex), Romain BRUNCSHWIG, Pierre CATOIRE, Éric TELLIER, Guillaume VALDENAIRE, Louis-Rachid SALMI, Michel GALINSKI, Emmanuel LAGARDE
16:15 - 17:45 #16956 - CP51 Mise en place et impact du dosage sérique de la protéine S100B dans la prise en charge du traumatisme crânien léger aux urgences adultes.
CP51 Mise en place et impact du dosage sérique de la protéine S100B dans la prise en charge du traumatisme crânien léger aux urgences adultes.

Introduction : Les recommandations actuelles de prise en charge des traumatismes crâniens légers (TCL) sont fondées sur une stratégie diagnostique, prédictive d’un risque de lésion intracrânienne (LIC). En cas de risque, une tomodensitométrie cérébrale (TDMc), examen de référence, est réalisée. Malgré cela, le nombre de TDMc réalisées reste élevé avec une absence de lésion dans plus de 90% des cas. La protéine S100B (PS100B), marqueur de lésion du tissu cérébral, présente un intérêt dans la prise en charge du TCL. De nombreuses études montrent que son dosage sérique permettrait, grâce à une sensibilité proche de 100 % pour les lésions cérébrales, de diminuer le nombre de TDMc actuellement prescrites d’environ 30 %. L’objectif de cette étude est de vérifier l’intérêt du dosage de la PS100B en pratique clinique pour l’exclusion de LIC après TCL à risque modéré.

Matériel et méthodes : Une étude prospective observationnelle est mise en place dans le  service des urgences adultes, sur une période d’un an. Les patients avec un TCL à risque modéré de moins de 3 h sont inclus et un dosage de PS100B effectué (seuil ≤ 0,10 µg/L). Le critère de jugement principal est l’évaluation de l’absence de LIC symptomatique, par rappel téléphonique des patients à J15, ayant eu un dosage négatif. Un dosage positif, non informatif, entraîne l’application des recommandations actuelles des TCL.

Résultats : Cent quatre-vingt-seize patients sont inclus. 67 (soit 34%) patients ont eu un dosage PS100B négatif et ceux-ci n’ont  pas présenté de LIC. Parmi les 129 (soit 66%) patients avec PS100B positive, trois ont présenté une LIC. La prévalence de LIC était de 1.5%. Ce test a montré une sensibilité de 100%, une valeur prédictive négative de 100%, une spécificité de 35% et une valeur prédictive positive de 2.3%. Dans notre étude, 34 % de scanners cérébraux sont évités.

Conclusion : L'utilisation de la PS100B associée aux recommandations de prise en charge des TCL est applicable. Les patients adultes présentant un TCL à risque modéré, sans facteur de risque supplémentaire et avec un dosage de PS100B ≤ 0,10 µg/L dans les 3 heures post-traumatisme, peuvent sans risque être sortis de l'hôpital. Une spécificité étant de 35% dans notre étude incite à recommander le dosage de PS100B dans l’algorithme de prise en charge des TCL. Grâce à cette étude, une diminution nette du nombre d’imagerie cérébrale aux urgences est constatée.

Emilie CHAPLAIN (Caen), Catherine LEROUX, Alexandre GUIGNE
16:15 - 17:45 #17455 - CP52 Facteurs associés à la survenue d’une hémorragie intracrânienne après traumatisme crânien léger : étude observationnelle multicentrique rétrospective.
CP52 Facteurs associés à la survenue d’une hémorragie intracrânienne après traumatisme crânien léger : étude observationnelle multicentrique rétrospective.

Introduction : Le traumatisme crânien léger (TCL) est un motif de consultation fréquent dans les services d’urgences (SU). Les recommandations sont variées sur l’indication de réalisation d’une tomodensitométrie cérébrale (TDMc). L’objectif de notre étude était d’identifier les facteurs associés à une hémorragie intracrânienne (HIC) après un TCL.

Matériels et méthodes : Il s’agissait d’une étude rétrospective observationnelle menée dans deux SU sur l’année 2017. Les patients inclus étaient les patients de plus de 18 ans présentant un TCL, soit un CGS supérieur ou égal à 13 comme défini par la société française de médecine d’urgence (SFMU). Seuls les patients ayant bénéficié d’une TDMc, prescrite selon les recommandations de la SFMU, ont été inclus pour l’analyse principale. Le critère de jugement principal était la présence d’une HIC à la TDMc. L’analyse secondaire a été réalisée avec imputation des données manquantes sur la population totale incluse.

Résultats : Au total, 2897 patients ont été inclus. 1700 patients ont bénéficié d’une TDMc, 122 présentaient une HIC (7,2%) dont 8 avec une prise en charge neurochirurgicale (0,5%). Les facteurs associés à une HIC pour l’analyse primaire multivariée étaient le déficit neurologique focal (OR 13,7), l’âge, les convulsions post TCL (OR 7,5), les antécédents neurochirurgicaux (OR 5,5), les vomissements post TCL (OR 3,6), la suspicion de fracture de la base du crâne (OR 3,6), les céphalées intenses (OR 3,5), la perte de connaissance initiale (OR 3), le CGS < 15 à 2 heures (OR 2,6), l’amnésie (2,5), le traitement par aspirine (OR 2,5) et les intoxications (OR 2,2). Avec l’imputation des données manquantes, les facteurs associés à une HIC sont similaires.

Discussion : Il s’agit d’une des études s’intéressant aux TCL ayant le plus grand effectif. Les facteurs de risques d’HIC correspondent globalement à ceux identifiés dans la littérature et en particulier aux recommandations françaises et internationales. En revanche, même si nous manquons de puissance concernant les patients victimes de TCL sous anticoagulants, elle suggère la nécessité de nouvelles études afin de définir plus précisément leur prise en charge.

Conclusion : Les facteurs de risques d’HIC correspondent à ceux des recommandations françaises actuelles. Même si certains aspects sont difficiles à bien appréhender en pratique, ces recommandations permettent une bonne identification des patients à risque.

Amandine MOTHU (Agen Cedex 9), Lucie BONNET, Albert TRINH-DUC, Philippe REVEL, Michel GALINSKI, Virginie DELONGLEE, Laurent MAILLARD, Cédric GIL-JARDINE
16:15 - 17:45 #17038 - CP53 Arrêts cardiaques d’origine traumatiques : étude observationnelle multicentrique, entre 2009 et 2015 dans un réseau d'urgence.
CP53 Arrêts cardiaques d’origine traumatiques : étude observationnelle multicentrique, entre 2009 et 2015 dans un réseau d'urgence.

Objectifs : Décrire l’épidémiologie et le bilan lésionnel des patients victimes d’un arrêt cardiaque traumatique (ACT) dans un réseau d’urgence français.

Méthodes : Étude observationnelle à partir du registre prospectif de notre réseau, bicentrique, entre 2009 et 2015, dans 2 SMUR et 2 Trauma Center de niveau 1 a été réalisé. Les mineurs, noyés, pendus, électrocutés et brulés ont été exclus.

Résultats : 249 patients ont été inclus, 58 (23 %) ont eu un retour à la circulation spontanée et 65 hospitalisés. 4 ont survécu à la sortie de l’hôpital. Les traumatismes fermés représentaient 228 (92%) des cas. Les accidents sur voie publique étaient de 123 (49%), ceux de montagne arrivaient en 4e position 32 (13 %). En pré-hospitalier: la lésion anatomique principale la plus rencontrée, quand il était possible de la déterminer était l’atteinte cranio-encéphalique (20 %). Les lésions multiples étaient les plus fréquentes (38 %). Pour 54% l’étiologie n’était pas clairement identifiée. A l’hôpital: les étiologies de l’ACT étaient principalement les traumatismes crâniens (31 %) et anoxie (16 %). L’Injury Severity Score médian était de 34 [25-40]. La thoracostomie a été réalisé dans 56% des cas, et pour 46 % des patients hospitalisés. Les survivants avaient tous une atteinte thoracique principale suite à un traumatisme fermé.

Conclusion : Les ACT ont un taux de survie faible, mais concordant avec la littérature. Le bilan lésionnel retrouve en majorité des lésions multiples. La présence de lésions thoraciques chez les seuls survivants renforce l’importance d’une thoracostomie bilatérale systématique préhospitalière. 

Pierrick EYRAL (VEDENE), Guillaume DEBATY
16:15 - 17:45 #17027 - CP54 Impact des paramètres vitaux pré-hospitaliers sur le pronostic neurologique des arrêts cardiaques extra-hospitaliers : analyse rétrospective du registre RéAC.
CP54 Impact des paramètres vitaux pré-hospitaliers sur le pronostic neurologique des arrêts cardiaques extra-hospitaliers : analyse rétrospective du registre RéAC.

Introduction : Les objectifs des paramètres vitaux post-RACS dans les suites d’un ACR, définis par l’ERC et l’ESICM en 2015, se basent principalement sur des études réalisées en réanimation. Notre étude s’intéresse spécifiquement à la phase pré-hospitalière.

Méthode : Nous avons analysé rétrospectivement la base de données nationale du RéAC et inclus les ACR extrahospitaliers de l’adulte d’origine non traumatique ayant récupéré une activité cardiaque, admis vivants à l’hôpital et dans le coma (GCS < 8). Les paramètres vitaux (SpO2, EtCO2, PAS) à l’admission hospitalière ont été analysés en fonction du pronostic neurologique à J30 défini par le score CPC (CPC 1-2 : bon pronostic ; CPC 3-5 : mauvais pronostic).

Résultats : Entre 2011 et 2017, 9405 patients ont été inclus. Une SpO2 inférieure à 94% était corrélée à un moindre pronostic comparativement à une valeur entre 94 et 98% (Figure A). Une SpO2 de 99 à 100% n’était pas délétère. Une EtCO2 s’éloignant de la référence de 30 et 40 mmHg était associée à un moins bon pronostic (Figure B). Comparativement à une PAS entre 100 et 130 mmHg, les valeurs inférieures et supérieures étaient associées à un mauvais pronostic (Figure C).

Conclusion : Chez les patients en post RACS d’un ACR extrahospitalier admis dans le coma, les paramètres vitaux pré-hospitaliers impactent le pronostic neurologique à J30. Dans notre étude, une SpO2≥ 94%, une EtcO2 entre 30 et 40 mmHg et une PAS entre 100 et 130 mmHg sont associés à un meilleur pronostic.

Natacha DESCE (saint nazaire), Quentin LE BASTARD, Hugo DE CARVALHO, Joséphine ESCUTNAIRE, Hervé HUBERT, Emmanuel MONTASSIER, Brice LECLERE, François JAVAUDIN
16:15 - 17:45 #17034 - CP55 La thrombolyse pendant la reanimation d’un arret cardiaque extra hospitalier augmente la survie a 30 jours en cas d’embolie pulmonaire : résultats du registre français des arrêts cardiaques.
CP55 La thrombolyse pendant la reanimation d’un arret cardiaque extra hospitalier augmente la survie a 30 jours en cas d’embolie pulmonaire : résultats du registre français des arrêts cardiaques.

Intro:L'embolie pulmonaire (EP) représente entre 2% et 13% des étiologies des arrêts cardio-respiratoires extra-hospitaliers (ACREH). Les recommandations européennes et américaines proposent d’utiliser la thrombolyse durant la réanimation cardio pulmonaire (RCP) en cas d’EP même si aucune étude n’a pu montrer un bénéfice sur la survie. Méthodeétude basée sur le Registre national des arrêts cardiaques (RéAC) (prospectif multicentrique depuis 2011) ; inclusion de tous les ACREH de l’adulte dont l’étiologie d’EP était confirmée à l’hôpital.Le critère de jugement principal était la survie à 30 jours. Pour équilibrer la population incluse nous avons utilisé un score de propension afin de pouvoir comparer les patients ayant bénéficié ou non d’une thrombolyse durant la RCP. Résultat: Entre juillet 2011 et mars 2018, 14253 sujets ont été admis vivants à l’hôpital après un ACREH. 328 avaient une EP (2,3%) et 246 ont été analysés.58 patients ont bénéficié d'une thrombolyse contre 188 patents témoins. La survie était plus élevée dans le groupe thrombolyse que dans le groupe témoin (16% vs 6%, p=0,005 ; test du log-rank ajusté). Les molécules utilisées pour la thrombolyse étaient l’alteplase dans 24%, la tenecteplase dans 74% et la streptokinase dans 2%. La durée du séjour en réanimation était de 1 [0-5] jours dans le groupe thrombolyse et de 1 [0-3] dans le groupe témoin (p=0,23). ConclusionLa thrombolyse pendant la RCP augmente la survie à 30 jours des ACREH causées par EP.

Quentin BOURRY (Nantes), Quentin LE BASTARD, Chloe LATOUR, Philippe LE CONTE, Hugo DE CARVALHO , Brice LECLERE, Emmanuel MONTASSIER, Francois JAVAUDIN
16:15 - 17:45 #17155 - CP56 Description des délais de prise en charge des patients victimes d’AVC entre l’apparition des symptômes et le traitement au sein de 6 établissements entre 2012 et 2017.
CP56 Description des délais de prise en charge des patients victimes d’AVC entre l’apparition des symptômes et le traitement au sein de 6 établissements entre 2012 et 2017.

Introduction : Le pronostic des patients présentant un AVC est lié à la rapidité des soins en urgence. L’objectif de cette étude est de présenter l’évolution des délais de prise en charge entre l’apparition des symptômes et le traitement au sein des établissements de santé entre 2012 et 2017.  

Méthode : Les données sont issues d’une cohorte régionale de patients ayant présenté un AVC constitué pris en charge dans 6 établissements de santé entre 2012 et 2017. Trois délais ont été décrits : entre l’apparition des symptômes et l’admission primaire en établissement de santé ; entre l’admission et la première imagerie ; entre la première imagerie et le traitement par thrombolyse chez les patients présentant un AVC ischémique.

L’analyse a été réalisée sur l’ensemble des patients inclus, puis chez les patients en alerte thrombolyse (délai entre apparition des symptômes et admission inférieur à 4h) et chez les patients thrombolysés. Les résultats étaient exprimés en délai médian et en proportion de patients présentant un délai inférieur à un seuil recommandé d’un point de vue clinique. Une analyse par cartographie a permis de décrire le délai entre l’apparition des symptômes et l’admission en fonction du lieu de résidence du patient et de l’appel ou non au centre 15.

Résultats : 12 500 AVC confirmés ont été inclus sur la période d’étude. Le délai médian entre l’apparition des symptômes et l’admission primaire était de 2h26 ; 64% des patients ont été admis avec un délai compatible avec la thrombolyse. Les délais étaient plus courts en présence d’un appel au centre 15 quelque soit le lieu de résidence (délai médian : 2h00). Chez les patients en alerte thrombolyse, le délai médian entre l’admission et la première imagerie a diminué entre 2012 et 2014 passant de 55 min à 45 min, puis a augmenté à partir de 2015 pour atteindre 51 min en 2017 ; seuls 58% des patients ont eu une imagerie dans un délai inférieur à 1h après l’admission. Chez les patients thrombolysés, le délai médian entre l’imagerie et la thrombolyse a diminué entre 2012 et 2017 passant de 49 min à 34 min.

Discussion : Les délais pré-hospitaliers observés montrent un effet positif des dispositifs de prévention et de régulation mis en place depuis plusieurs années sur l’accès aux soins. Au sein des établissements de santé, alors que des changements dans les organisations de soins ont permis d’améliorer l’accès à la thrombolyse après imagerie, des efforts doivent porter désormais sur l’accès à l’imagerie.

Sandrine DOMECQ (Bordeaux cedex), Emilie LESAINE, Jean-Marc FAUCHEUX, Basile ONDZE, Isabelle JAMET, Florence SAILLOUR-GLÉNISSON, François ROUANET
Salle 253