Jeudi 06 juin
08:15

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ES-13
08:15 - 09:15

Essentiel Médecins N°13
Isoler et contenir aux urgences

Modérateurs : Clémence BIED (Lyon), Quentin DELANNOY (INTERNE) (Paris)
Coordonnateur : Anne-Laure FERAL-PIERSSENS (Paris)
08:15 - 09:15 Quel cadre légal? David COREGE (Châlon-sur-Saône)
08:15 - 09:15 Quelles indications? Cécile VALLOT (Médecin) (Nancy)
08:15 - 09:15 Quelles alternatives? Florent FEMY (Paris)
Salle 241

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REX01
08:15 - 09:15

Rencontre avec les experts N°01
Leadership et excellence aux urgences

Modérateur : Romain HELLMANN (PH) (Paris)
Coordonnateur : Tahar CHOUIHED (Nancy)
Conférencier : Frédéric THYS (Chef de Pole, Directeur des urgences, Adjoint à al direction médicale et Professeur) (Charleroi, BELGIQUE)
Salle 242A

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PDEX-01
08:15 - 09:15

Petit déjeuner expert N°1
Traumatologie non vitale

Modérateur : Jean-Jacques BANIHACHEMI (Grenoble)
Coordonnateur : Anne-Laure FERAL-PIERSSENS (Paris)
Conférencier : Richard CHOCRON (PHC) (Paris)
Salle 242B

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ES-07
08:15 - 09:15

Essentiel Médecins N°7
L’hypothermie pour tous ?

Modérateurs : Arnaud DEPIL-DUVAL (Chef de service) (Evreux), Dominique SAVARY (Annecy)
Coordonnateur : Guillaume DEBATY (Grenoble)
08:15 - 09:15 Accidentelle. Guillaume DEBATY (Chef de service du SAMU de l’Isère) (Grenoble)
08:15 - 09:15 Thérapeutique. Antoine LEFEBVRE-SCELLES (Rouen)
08:15 - 09:15 Traumatisme. Frédéric LAPOSTOLLE (Bobigny)
Amphi Havane

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CTM-04
08:15 - 09:15

Controverse Médecin N°4
Faut-il tout filiariser?

Modérateur : Guillaume VALDENAIRE (Praticien Hospitalier) (Bordeaux)
Coordonnateur : Aurélien RENARD (Toulon)
08:15 - 09:15 Oui. Carlos EL KHOURY (Physician) (Vienne)
08:15 - 09:15 Non. Benoît DOUMENC (Paris)
Salle 251

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FCM-08
08:15 - 09:15

Flash communications
Douleur

Modérateur : Marie-Laure DEVAUD (médecin urgentiste) (CERGY PONTOISE)
08:15 - 09:15 #17336 - FC057 Comparaison d’un protocole d’analgésie orale à un protocole standard d’analgésie intraveineuse en pré hospitalier.
FC057 Comparaison d’un protocole d’analgésie orale à un protocole standard d’analgésie intraveineuse en pré hospitalier.

Objectif : Comparaison du paracétamol intraveineux au paracétamol par voie oral dans le traitement de la douleur modérée en pré hospitalier

 

Matériels et méthodes:

Il s'agissait d'une étude préliminaire prospective, randomisée, sur 3 mois.

Nous avons inclus les patients d’âge supérieur à 14 ans, présentant une douleur légère à modérée (échelle visuelle analogique (EVA) = <6). Ils ont reçu une analgésie avec un gramme de paracétamol et ceci en l’absence de contre-indication à la prescription du produit ou à sa forme orale (allergie connue au paracétamol, insuffisance hépatocellulaire, insuffisance rénale, détérioration de la conscience). Les patients ont été randomisés pour recevoir soit le paracétamol par voie intraveineuse (groupe IV), soit le paracétamol par voie orale (groupe PO).

Les données démographiques, les paramètres hémodynamiques, l'échelle visuelle analogique (EVA), la paracétamolémie avant la prise du médicament et trente minutes après ont été collectés.

Le critère de jugement principal était la réduction de la douleur par échelle visuelle analogique (EVA) à 30 minutes. Un changement cliniquement significatif de la douleur était défini à 15 mm.

Notre critère d'évaluation secondaire est la différence de paracétamolémie 30 minutes après l'administration du médicament dans les deux groupes. Une valeur de p <0,05 était considérée comme significative.

Résultats:

Vingt cinq patients ont été identifiés, dix dans le groupe PO et 15 dans le groupe IV. Une prédominance masculine a été notée (sex ratio = 1,5), l'âge moyen était de 32,8 ans ± 16 ans. Aucune différence significative n'a été démontrée dans cet essai avec du paracétamol par voie intraveineuse par rapport au paracétamol oral en termes de réduction moyenne de l'échelle de douleur à 30 minutes ( 42,5 ± 12,81 mm dans le groupe PO contre 38,33 ± 15,85 mm dans le groupe IV; p = 0,54). Cependant, une différence significative de paracétamolémie à 30 minutes a été observée entre les deux groupes (4,33 ± 3,39 mg / l dans le groupe PO contre 18,58 ± 7,4 mg / l dans le groupe IV; p <0,01).

Conclusions:

Notre étude préliminaire a montré une meilleure biodisponibilité de la forme IV du paracétamol. Cependant, il n'y avait pas de différence significative dans l'analgésie. Des études multicentriques incluant un plus grand nombre de patients sont nécessaires pour confirmer ce résultat.

Saida ZELFANI (Tunis, Tunisie), Asma ALOUI, Manai HÉLA, Yosra RIAHI, Slim BEN DLALA, Mounir DAGHFOUS
08:15 - 09:15 #16876 - FC058 Intérêt d’une analgésie myofasciale sous échoguidage dans la PEC de la lombalgie aigue commune : étude comparative non randomisée.
FC058 Intérêt d’une analgésie myofasciale sous échoguidage dans la PEC de la lombalgie aigue commune : étude comparative non randomisée.

INTRODUCTION : le lumbago est une pathologie à forte incidence avec un retentissement socio-économique majeur. Devant le peu d’efficacité des thérapeutiques médicamenteuses, l’équipe d’Anesthésie en collaboration avec les Urgences a développé une technique  d’infiltration sous échoguidage d’un mélange d’un anesthésique local et d’un corticoïde dans les fascias des muscles paravertébraux. Cette étude compare l’efficacité de cette technique par rapport au traitement médicamenteux de référence seul dans la prise en charge de la lombalgie aigue commune.

METHODES : étude d’évaluation des pratiques, menée d’avril 2017 à octobre 2018. Les patients âgés de ≤70 ans admis pour une lombalgie aigue commune évoluant depuis 6 semaines maximum, et présentant une douleur > 3/10 et une incapacité fonctionnelle > 5/24 sur l’échelle EIFEL sont inclus.  Les patients ayant une lombalgie secondaire, une anomalie de l'hémostase ou de la coagulation, une allergie aux anesthésiants locaux sont exclus. Les patients bénéficient soit d’une infiltration myofasciale, soit du traitement médicamenteux standard (analgésique, AINS, myorelaxant) en cas de refus ou absence d’opérateur formé (bras contrôle). La prise en charge est associée à la prise en charge globale recommandée comportant une prescription de sortie d’antalgiques et d’AINS, et kinésithérapie. Les patients sont évalués avant puis à 1h post traitement et par rappel téléphonique à J1 et J7 de la prise en charge. Les critères d’évaluation sont  la douleur (évaluée sur une EN de 1-10), l’incapacité fonctionnelle (échelle EIFEL de 0-24), et la consommation d’antalgiques.

RESULTATS : 98 patients ont été inclus dont 75 infiltrés et 25 contrôles. Les 2 groupes sont comparables à l’admission : douleur (EN : 8 [7-10] vs 8 [7-8], p=0.57),  incapacité fonctionnelle (Eifel : 19 [15-24] vs 18 [13-21], p=0.08). L’infiltration apporte une amélioration significative de la douleur dès 1h (Δ EN : 4.6 [IC 95% : 3.4-5.3] vs 2.5 [1-4]) et jusqu’à J1 (Δ EN : 4.7 [4.2-5.2] vs 2.8 [1-4]) et de l’incapacité fonctionnelle à J1 (ΔEifel : 6.8 [IC95% : 5-9] vs 1.8 [-2-5]. Une épargne d’antalgique de palier I est observée à J1 (p=0,04) et J7 (p=0,07)  dans le groupe infiltré. CONCLUSION : Ces résultats encouragent à mener une étude contrôlée randomisée pour conforter le bénéfice immédiat de l’infiltration myofasciale sur le traitement médicamenteux standard, permettant le retour rapide à une mobilisation quasi-normale.

Nicolas MARJANOVIC (Poitiers), Riad JREIGE, Olivier CHOQUET, Francois JEDRYKA, Marin JUBRE, Sophie LEFEBVRE, Xavier CAPDEVILA, Mustapha SEBBANE
08:15 - 09:15 #16936 - FC059 Facteurs prédictifs de non efficacité antalgique de la morphine.
FC059 Facteurs prédictifs de non efficacité antalgique de la morphine.

Objectif : Rechercher les critères prédictifs de résistance antalgique à la morphine chez les patients douloureux consultant dans les services d’urgences.

Matériel et méthode : Étude épidémiologique, analytique, à partir d’une base de données existante publiée en 2017 sur les effets indésirables des morphiniques dans 23 services d’urgences de 2 pays. Tous les patients de cette base, de 18 ans et plus, consultant aux urgences et présentant des douleurs estimées par une échelle numérique supérieure à 3 motivant l’administration de morphine ont été inclus. La réponse à l’antalgie morphinique était définie par la diminution de la douleur d’au moins 30 % entre le début et la fin de la prise en charge aux urgences. Les analyses univariées et multivariées ont été réalisées par régression logistique selon le critère de jugement principal (répondeur/résistant) pour essayer d’identifier des facteurs prédictifs de non efficacité antalgique de la morphine.

Résultats : 891 patients ont été inclus dans cette étude. La morphine était efficace dans 93 % des cas. Les doses-poids de morphine étaient initiées à 0,048 mg/kg pour atteindre une dose-poids finale à 0,1 mg/kg. Aucune influence du genre, de l’âge, du tabagisme ou du type de douleur, n'a été mise en évidence sur l’amélioration des douleurs. La dose initiale semble être un facteur prédictif d’efficacité de la morphine (OR : 1,15 ; IC 95 % [1,02 – 1,29] ; p 0,02) alors que la dose finale semble être un facteur prédictif de non efficacité de la morphine (OR : 0,94 ; IC 95 % [0,90 – 0,99] ; p 0,01).

Conclusion : L’importance du bolus initial de morphine est associée à une meilleure efficacité antalgique chez les patients douloureux; par contre, un échec d’analgésie doit rapidement faire envisager une analgésie multimodale plutôt qu’une inflation des doses de morphine.

Alicia GOUETTA (Toulouse cedex 9), Vincent BOUNES
08:15 - 09:15 #17296 - FC060 Le choix de l’échelle a-t-il un impact sur le dépistage de la douleur intense ?
FC060 Le choix de l’échelle a-t-il un impact sur le dépistage de la douleur intense ?

Introduction : Bien que l’échelle visuelle analogique (EVA) soit la référence pour la douleur aiguë, les urgentistes utilisent surtout l’échelle numérique (EN). Quand l’auto-évaluation est impossible, ils utilisent l’hétéro-évaluation, notamment l’échelle comportementale d’évaluation rapide de la douleur aiguë (ECERDA). Nous avons souhaité savoir si le choix de l’échelle impactait le dépistage de la « douleur intense ».

Méthode : Etude prospective multicentrique validée par CPP. Analyse sur 852 patients (SAU ou SMUR), avec EVA > 0. EVA initiale mesurée par IDE. EN et ECERDA mesurées par médecin sénior, interne ou autre IDE (SAU) ou ambulancier (SMUR) en aveugle des autres mesures. Le critère « seuil d’alerte douleur intense » était (pour chaque échelle) le score moyen déclenchant « analgésie immédiate + cotation continue de la douleur ». Les décalages EN-EVA et ECERDA-EVA, ont été relevés au SAU et au SMUR. Ils ont permis de calculer les scores EN et ECERDA équivalents à un score EVA donné.

Résultats : Au SAU comme au SMUR, le « seuil d’alerte douleur intense » pour l’EVA était 4/10. Les autres résultats sont donnés Tableau I. Par rapport à l’EVA, on observe une sous-cotation avec ECERDA et une sur-cotation avec l’EN. Le décalage du « seuil d’alerte douleur intense » était négligeable.  

Discussion : Les sous-cotations et sur-cotations de l’EN et d’ECERDA sont discrètes. Sur le plan pratique, le choix de l’échelle ne semble pas affecter le dépistage de la douleur intense.

Ariane QUEFFÉLEC (Le Chesnay), Kolia MILOJEVIC, Alexandre MURET, Louise BONNIN, Pauline CHEVALIER, Julien COUCHOT, Cécile JACQUOT, Olivier RICHARD
08:15 - 09:15 #17059 - FC061 Prise en charge de la douleur aiguë par l'infirmier organisateur de l'accueil (IOA) du service des urgences (SU): évaluation des prescriptions anticipées d'antalgiques sur protocole.
FC061 Prise en charge de la douleur aiguë par l'infirmier organisateur de l'accueil (IOA) du service des urgences (SU): évaluation des prescriptions anticipées d'antalgiques sur protocole.

PRISE EN CHARGE DE LA DOULEUR AIGUE PAR L'INFIRMIER ORGANISATEUR DE L'ACCUEIL (IOA) DU SERVICE DES URGENCES (SU): EVALUATION DES PRESCRIPTIONS ANTICIPEES D'ANTALGIQUES SUR PROTOCOLE

Introduction : La prévalence de la douleur aux Urgences varie entre 60 et 90% selon les études. De nombreuses études parlent d’oligoanalgésie. L’objectif de l’étude est d’évaluer la prise en charge de la douleur aigue par l’IOA, avec pour critère de jugement principal, le respect des prescriptions anticipées d’antalgiques sur protocole.

Matériel et Méthode : Etude observationnelle, rétrospective, monocentrique, sur une période de 4 mois. Randomisation par tirage au sort : 330 patients consultants aux Urgences adultes pour un motif médical ou traumatique. Patients exclus : absence de passage par la zone d’accueil, critères d’urgence immédiate, absence de douleur après évaluation par l’IOA ou absence d’évaluation initiale de la douleur.

Résultats et Discussion : 106 patients inclus. Les prescriptions anticipées d’antalgiques sont conformes au protocole pour 12.3% des patients (40.1% en incluant les patients n’ayant pas de douleur à l’admission). 75% des patients n’ont pas bénéficiés d’antalgiques dès l’admission. Plus l’intensité de la douleur est élevée, plus le pourcentage d’antalgiques administrés est important. Les antalgiques ne sont pas administrés de manière conforme au protocole : le plus souvent, des antalgiques de palier insuffisant sont administrés pour des douleurs d’intensité élevée. Le délai moyen entre l’admission au SU et l’EN est de 23.9 minutes [18.2-29.7]. Celui entre l’admission au SU et le premier antalgique est de 37 minutes [26.7-47.3]. Lorsque les prescriptions respectent le protocole, les délais moyens sont respectivement de 20.8 minutes [9.4-32.3] et de 31.6 minutes [14-49.3]. Concernant le délai d’administration du premier antalgique, ils concordent avec ceux d’études multicentriques françaises réalisées en 2008 et 2011 (audit réalisée par la MéaH et étude Paliers). Une douleur à la sortie est retrouvée chez la moitié des patients, dont 9.6% présentent une douleur sévère.

Conclusion : Le protocole de prescription anticipée d’antalgiques est sous-utilisé. Néanmoins, le délai d’administration du 1er antalgique ainsi que le pourcentage de douleur à la sortie, concordent avec les moyennes nationales. Pour améliorer la prise en charge de la douleur dès l’admission, des mesures d’amélioration sont nécessaires concernant l’accès et la connaissance du protocole.

Margaux SCHOENAUER (NANTES), Céline LONGO, Eric BATARD, Francois JAVAUDIN
08:15 - 09:15 #17439 - FC062 EPP douleur aux urgences et effet Hawthorne.
FC062 EPP douleur aux urgences et effet Hawthorne.

Introduction: Le soulagement de la douleur est un droit fondamental du patient (loi du 4-3-2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé). Nous avons évalué la persistance d’adhésion à notre protocole douleur (abstract SFMU 2012). Nous avons recherché un effet Hawthorne (modification du comportement d’un individu qui se sait observé).

Méthode: Etude transversale (été 2018). Le patient était interrogé (douleur/satisfaction) lors de son passage en radiologie, et les autres données récupérées dans le dossier médical. Le critère de jugement principal était le % de patient douloureux à l'arrivée (EN≥3) ayant bénéficié d'une proposition antalgique (médicamenteuse ou non) avant imagerie. Durant une phase 1 l’équipe n’était pas au courant de l’EPP en cours, puis en phase 2 l’équipe présente était avertie de la réalisation de l’EPP (chacun étant par ailleurs bien au courant que le service travaille sur cette thématique d’amélioration). Le nombre de sujet à inclure a été estimé pour mettre en évidence un effet Hawthorne de 20%.

Résultats: Nous avons inclus 200 patients, traumatologie 70%. 38% avait pris un antalgique avant les urgences. 37% ont été hospitalisés.

Conclusion: Malgré un protocole appliqué depuis 2012, la prise en charge de la douleur reste sub-optimale dans notre SU. Un effet Hawthorne marqué (triplement des propositions antalgiques) existe quand une équipe se sait évaluée. Tout EPP doit donc s’évaluer « en aveugle » pour l’équipe.

Justine JOLY (Rouen), Imane ARAF, Luc-Marie JOLY
08:15 - 09:15 #17477 - FC063 Douleur abdominale aigue non traumatique aux urgences : Délais de prise en charge.
FC063 Douleur abdominale aigue non traumatique aux urgences : Délais de prise en charge.

Introduction:

La douleur abdominale aigue est un motif fréquent de consultation aux urgences. La démarche diagnostique doit être pragmatique et rapide, elle repose sur l’interrogatoire  et l’examen clinique. La demande des  examens complémentaires doit être rationalisée à fin d’optimiser la prise en charge des patients dans les plus brefs délais.

Le but de notre travail était d’évaluer le délai de prise en charge des patients présentant une douleur abdominale aigue aux urgences.

Méthodes: Etude prospective  observationnelle, sur une période de trois mois du 01/10/2017au 31 /12/2017. Nous avons inclus les patients qui ont consulté les urgences pour des douleurs abdominales aigues non traumatique et dont l’âge était supérieur à 15 ans; les délais de prise en charge de ces patients ont été relevés.

Résultats:   on a colligé 230 patients, l’âge moyen était de 45+/- 17 ans avec des extrêmes de 15 à 90 ans. Le sexe ratio était de 0,90. le délai médian de consultation des patients était de 12 heures. Le délai médian de séjour des patients aux urgences était de 4 heures, le délai de prise en charge était rapide en cas de contracture abdominale (p<0,001), et prolongée en cas  de sensibilité diffuse ou en cas d'examen abdominal non contributif (p<0,001). Pour les patients qui présentaient une hyper leucocytose (48%) la durée  moyenne de séjour aux urgences était significativement plus prolongée (p< 0,005), l'indication d'un examen radiologique prolonge significativement leur séjour aux urgences  (p<0,001). Après la réalisation des examens complémentaires nous avons retenu un diagnostic pour 88% des patients. Une hospitalisation était indiquée pour 107 patients (47%) au service de chirurgie, 11patients au service de gynécologie et trois patients sont décèdes aux urgences.

Conclusion: La démarche diagnostique des abdomens aigues aux urgences doit être multi disciplinaires,  rigoureuse mais aussi rapide car de la performance de la prise en charge initiale  que découle le pronostic du patient

Amira LAHOUEGUE (TUNIS, Tunisie), Nourelhouda NOUIRA, Syrine JAOUANI, El Moez BEN OTHMANE, Yesmine WALHA, Monia BOUSSEN, Maamoun BEN CHEIKH
08:15 - 09:15 #17348 - FC064 Prise en charge de la douleur post traumatique à la sortie des urgences : comparaison de trois stratégies : paracétamol seul, AINS seul et l’association paracétamol+AINS.
FC064 Prise en charge de la douleur post traumatique à la sortie des urgences : comparaison de trois stratégies : paracétamol seul, AINS seul et l’association paracétamol+AINS.

Introduction:   Les lésions post traumatiques est le premier motif d’hospitalisation aux urgences. On prescrit aux urgences fréquemment du paracétamol, des AINS ou bien une association des deux molécules. De point de vue efficacité, coût et tolérance, plusieurs études ont mentionnée l’intérêt du paracétamol par rapport aux AINS mais sans preuves solides.Le but de notre étude est de comparer les trois stratégies dans la prise en charge de la douleur post traumatique à la sortie des urgences: paracétamol seul vs AINS vs association paracétamol et AINS.

Matériel et méthode: Il s’agit d’une étude prospective, randomisée et contrôlée au du service des urgences durant une période de 3 ans incluant les patients âgé de 18 ans et plus,consultant pour une douleur aigue post traumatique au niveau des membres supérieurs ou inférieurs.

Resultas :1401 patients ont été inclus et randomisés en 3 groupes au hazard :500 dans le groupe AA ;401 dans le groupe AINS et 500 dans le groupe association paracétamol+AINS. Les 3 groupes étaient comparables de point de vue caractéristiques démographique. L’accident domestique est la circonstance du traumatisme la plus fréquente dans les 3 groupes.Les fractures étaient le mécanisme le plus fréquent 47% chez les trois groupes. EVN initiale moyenne, était de 6[3-9] dans le groupe AA, 7[4-10] :AINS et7[4-10] dans l’association ;(p=0.2). 793 patients rapportent un succès thérapeutique. L’analyse des sous groupes montre un taux de succès plus important dans le groupe association chez 55.8% versus 60% dans le groupe AA et 53.4% dans le groupe AINS, (p=0.1). Un succès thérapeutique, (EVN≤3 après 7 jours) dans 1188 patients soit 84.8% : 86.8% dans le groupe AA, 81.5% dans le groupe AINS et 85.4% dans le groupe association (P= 0.08). L’analyse des sous groupes montre un taux de recours à d’autres antalgiques est de17.7% dans le groupe AINS vs 11.4% dans le groupe AA(P=0), et 9.8% dans le groupe AA+AINS. (P=0 entre le groupe AA+AINS et le groupe AINS). 7% des patients ont présenté des effets indésirables: 2 % dans le groupe AA, 12.5% dans le groupe AINS et 7.6% dans le groupe association (p=0).Les effets indésirables les plus répondus sont : épigastralgie, vomissement et vertige.

Conclusion : le paracétamol n’est pas inférieur aux AINS ni à l’association des deux dans le traitement de la douleur post traumatique. C’est aussi le traitement qui est associé à la meilleure tolérance

Marwa TOUMIA (monastir, Tunisie), Khaoula BEL HAJ ALI , Mohamed Amine MSOLLI, Adel SEKMA, Mohamed Habib GRISSA, Hamdi BOUBAKER, Wahid BOUIDA, Semir NOUIRA
Salle 352B-Zone poster 1

Jeudi 06 juin

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FCM-13
08:15 - 09:15

Flash communications
Enseigner

Modérateur : Catherine BERTRAND (Paris)
08:15 - 09:15 #16900 - FC097 Stress : un facteur pouvant expliquer la différence de taux succès entre procédure simulée et procédure clinique de ponction lombaire.
FC097 Stress : un facteur pouvant expliquer la différence de taux succès entre procédure simulée et procédure clinique de ponction lombaire.

Introduction : Le stress peut nuire au succès des procédures en médecine d'urgence. Les objectifs de cette étude étaient d'évaluer le stress des internes lors de la réalisation de ponctions lombaires (PL) simulés et cliniques et d'explorer la corrélation entre stress et performance.

Méthode : Une étude prospective multicentrique a été réalisée dans des services d'urgence pédiatrique. L'accord du conseil d'éthique a été obtenu. Une formation à la maîtrise du geste de PL en simulation a été réalisée. Dans un deuxième temps, une formation juste avant la réalisation de la PL en situation clinique a été de nouveau réalisée sur mannequin. Le stress a été autoévalué à l'aide de l'échelle Stress-O-Meter (SOM) (0-10). Les performances (score de 0-6 points sur une échelle validée) et le taux de réussite (recueil de liquide céphalo-rachidien en simulation sur mannequin et en clinique sur nourrisson) ont été enregistrés par un superviseur formé. Une enquête aurpès de ces internes a exploré la confiance en soi et les causes potentielles de stress.

Résultats : 33 internes ont réalisé 35 PL sur des nourrissons. Il n’y avait pas de stress en simulation. Les niveaux de stress ont significativement augmenté pour la procédure clinique (p < 0,0001). La performance était similaire en simulation et en clinique (respectivement 5,50 ± 0,93 vs 5,42 ± 0,83, p = 0,75). Le succès a diminué de manière significative pendant le LP clinique (p < 0,0001). Les deux facteurs de stress les plus signalés étaient la peur des erreurs techniques et la fatigue personnelle.

Discussion / Conclusion : les scores de performance et les taux de réussite en simulation sont insuffisants pour prédire le succès en situation clinique. Le niveau de stress et les facteurs liés au stress (peur des erreurs techniques et de la fatigue personnelle) peuvent être différents dans des conditions simulées ou réelles et, par conséquent, avoir une incidence sur le succès d'une procédure technique, même si un score de performance élevé est enregistré.

Daniel Aiham GHAZALI (Paris), Marine TRIGOLET, David KESSLER, Marc AUERBACH, Denis ORIOT
08:15 - 09:15 #16910 - FC098 Formation par simulation in situ pour l'amélioration du triage infirmier des patients consultants aux urgences après exposition au VIH.
FC098 Formation par simulation in situ pour l'amélioration du triage infirmier des patients consultants aux urgences après exposition au VIH.

Introduction : La prévention de la transmission du VIH repose sur la prophylaxie post-exposition (PPE). En France, la PPE est limitée aux premières 48 heures suivant l'exposition au VIH. On estime que la plupart des PPE sont prescrites dans les services des urgences. Ni les règles de triage ni les programmes de formation d'infirmières de triage n'ont été évalués et n'ont démontré leur capacité à améliorer la gestion des patients après une exposition au VIH.

Méthode : étude prospective de 3 ans avant et après intervention validé par le comité d’éthique local. Un cours de 2h a été mis en place comprenant une formation théorique (15min) et une formation simulée (105min). Il était répété régulièrement jusqu'à ce que toutes les infirmières de triage aient été formées. Les 15 minutes de formation théorique ont été consacrées aux règles de prescription de la PPE et à une stratégie de triage simplifiée (≤48 heures : urgent ; > 48 heures : non urgent). Des simulations in situ basées sur des patients simulés et 5 scenarios ont été réalisés (5min de briefing et 10min de simulation pour chaque scenario). Les connaissances ont été évaluées par un pré-test et un post-test avec 5 questions à choix multiples avant le cours théorique et après la simulation.

Résultats : L'auto-évaluation (sur 10) de la formation a montré une très bonne satisfaction (8 ± 1) et des scénarios très réalistes (9 ± 1). Les connaissances ont été considérablement améliorées avec un score de performance de 1,4 ± 1,2 en pré-test contre 4,0 ± 0,9 / 5 en post-test (p <0,0001). Tous les patients (n=2011) ayant consulté après l'exposition au VIH ont été inclus. Respectivement avant et après intervention : les patients correctement considérés comme urgents étaient 59/497 (11,9%) et 1249/1400 (89,2%), p <0,0001 ; les personnes correctement classées comme non urgentes étaient respectivement 22/39 (56,4%) et 49/75 (65,3%), p = 0,0001. Parmi les patients bien triés jugés urgents, le taux de prescription de PPE est passé de 30,5% à 57,6%, p <0,0001.

Discussion / Conclusion : Ces résultats suggèrent fortement que le délai d'exposition du VIH à l'arrivée puisse être utilisée comme critère de triage, et qu'un programme d'amélioration continue de la qualité pour la PPE, basé sur un programme de formation du triage infirmière utilisant des patients simulés, a atteint les objectifs suivants : optimiser les performances de triage en réduisant le temps d'accès à la première dose de prophylaxie post-exposition.

Daniel Aiham GHAZALI (Paris), Philippe KENWAY, Cécile JEANSON, Swanie GIGOT, Philippe MOUJAOUI, Richard CLERY, Michelle MACAUX, Enrique CASALINO
08:15 - 09:15 #16736 - FC099 Évaluation de l’intérêt d’un simulateur haute-fidélité dans l’apprentissage de la réalisation des coupes de bases d’échocardiographie : étude randomisée.
FC099 Évaluation de l’intérêt d’un simulateur haute-fidélité dans l’apprentissage de la réalisation des coupes de bases d’échocardiographie : étude randomisée.

Introduction : Aucune étude n'a montré un avantage à l'enseignement de l'échocardiographie sur un simulateur par rapport à l'enseignement sur un volontaire vivant. L'objectif principal de notre étude était de comparer une échelle de qualité totale estimée (PTQS sur 100) des coupes obtenues à distance d'une formation initiale sur un simulateur ou sur un volontaire sain. Les objectifs secondaires étaient de comparer, entre ces deux modalités d'enseignement, l'échelle de qualité pour chaque coupe. Méthode : Cet essai prospectif randomisé en simple aveugle comprenait des étudiants en médecine sans expérience en échographie. Après une vidéo de 15 minutes sur les coupes d'échocardographie, les élèves ont été assignés au hasard à un groupe témoin (45 minutes de pratique sur un volontaire vivant) ou à un groupe simulation (45 minutes de pratique sur un simulateur d'échocardiographie). Résultats : Cinquante-cinq étudiants ont été évalués. Le PTQS moyen étaient respectivement dans les groupes témoins et simulations : 83±8 vs 87±6 (p=0.02). L’échelle de qualité de chaque coupe (coupe parasternale petit axe, coupe parasternale grand axe, coupe apicale 4 cavités, coupe sous xiphoïdienne 4 cavités et coupe sous xiphoïdienne veine cave inférieure respectivement) et pour les groupes témoin et simulation respectivement : 76±7 vs 81±7 (p=0.01), 43±7 vs 43±6 (p=1), 38±5 vs 42±5 (p < 0.01), 24±4 vs 26±4 (p=0.12), 26±5 vs 27±4 (p=0.21). Dans le groupe témoin, la durée totale de l’examen était de 9±3.8 min vs 8.8±3.2 min pour le groupe simulation. Il n’y avait pas de différence entre les deux groupes pour les temps de chaque coupe (p=0.82). Conclusion : L’utilisation d’un simulateur pour la pratique de la première échocardiographie augmente le score de qualité des coupes échocardiographiques sans augmenter le temps pour l’effectuer.

Mathilde CHAPTAL (NIMES), Ludivine TENDRON , Xavier BOBBIA
08:15 - 09:15 #17054 - FC100 Gestion de l’agitation en simulation par patient standardisé : diminution du stress et amélioration des performances.
FC100 Gestion de l’agitation en simulation par patient standardisé : diminution du stress et amélioration des performances.

Introduction : La prise en charge d’un patient agité est décrite comme une situation stressante, pouvant générer une anxiété-état ayant un impact sur la qualité des soins et sur la sécurité des patients comme des intervenants. L’apprentissage par simulation permet une immersion réaliste et favorise l’apprentissage grâce au temps d’analyse et de synthèse lors du débriefing. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact d’une formation sur l’agitation par patient standardisé sur le stress, l’anxiété, les performances techniques et de communication verbale et non verbale des internes.

Matériel et méthode : Il s’agit d’une étude prospective, comparative, monocentrique, randomisée en cross-over incluant des internes du DES de médecine d’urgence volontaires. Chaque interne a exécuté 2 scénarios à 2 mois d’intervalle. La moitié d’entre eux a débuté par un scénario anxiogène (groupe 1), l’autre par un scenario moins anxiogène (groupe 2) afin de diminuer le biais dû à la première simulation. Une hétéro-évaluation de l’anxiété-état par la fréquence cardiaque moyenne (critère de jugement principal) et maximale mesurée par holter rythmique, ainsi qu’une auto évaluation par l’échelle IASTA ont été réalisées. La performance de la communication a été évaluée par l’échelle RCRS et la performance technique par la réalisation correcte de 10 items tirés des recommandations nationales pendant les scénarios.

Résultats : 12 internes ont été inclus. La fréquence cardiaque moyenne et maximale n’évolue pas de façon significative entre les 2 passages, respectivement de 106 battements par minute et 122,5 à 103,9 et 123,2. L’auto-évaluation de l’anxiété par l’échelle IASTA diminue de façon significative (p=0,024). Les performances de communication verbale et non verbale et les performances techniques s’améliorent significativement entre les deux passages, de façon plus importante dans le groupe 1 (respectivement p=0,008 et p=0,04). 

Conclusion : L’apprentissage à la gestion de l’agitation par patient standardisé ne permet pas dans notre étude une diminution significative du stress évalué sur la fréquence cardiaque mais montre une diminution du stress ressenti par les internes en DES et une amélioration de leurs compétences techniques et de communications.

Yann MALLÉDAN (Trégastel), Delphine DOUILLET
08:15 - 09:15 #16739 - FC101 Comment favoriser l’engagement dans les tâches pédagogiques du clinicien enseignant de médecine d’urgence ?
FC101 Comment favoriser l’engagement dans les tâches pédagogiques du clinicien enseignant de médecine d’urgence ?

 

Résumé – Contexte : La naissance récente de la médecine d’urgence comme spécialité place le clinicien enseignant de médecine d’urgence au centre des enjeux de l’enseignement clinique de sa spécialité. Une formation aux compétences requises par cet enseignement pourrait ne pas suffire s’il ne rencontre pas les conditions d’engagement dans les tâches pédagogiques sur le terrain.

 But : Identifier les leviers et les freins de l’engagement dans les tâches pédagogiques du clinicien enseignant de médecine d’urgence, selon le modèle exigences-ressources de l’engagement.

 Sujets/matériel/méthode : Douze cliniciens enseignants du Département  de Médecine d’Urgence d'un Centre Hospitalier Universitaire français ont participé à un entretien en re-situ subjectif suivant l’enregistrement vidéo en perspective subjective d’une séquence pédagogique en milieu clinique. Les verbatims obtenus par la retranscription des entretiens ont été analysés selon une approche interprétative et confrontés à une grille d’analyse thématique.

Résultats : L’analyse des entretiens a permis de caractériser l’activité pédagogique mise en œuvre et d’identifier cinq ressources qui la soutiennent, et cinq exigences qui lui font obstacle et peuvent conduire à son abandon pur et simple. Elle a aussi porté l’emphase sur l’intérêt pédagogique de la méthode de recueil, génératrice de rétro action équilibrée et centrée sur le clinicien enseignant.

Conclusion :Favoriser l’engagement dans les tâches pédagogiques nécessite d’identifier des axes d’action prioritaires et réalisables. L’entretien en re situ subjectif, en s’appuyant sur le point de vue du clinicien enseignant pendant l’activité pédagogique, favoriserait non seulement l’approche cet objectif, mais permettrait aussi d’identifier un bagage pédagogique minimal pour renforcer ses ressources personnelles.

 

Céline PERRIN (antibes)
08:15 - 09:15 #17256 - FC102 Formation de masse aux gestes d’urgence : intérêt d’un tutoriel vidéo.
FC102 Formation de masse aux gestes d’urgence : intérêt d’un tutoriel vidéo.

La faible rétention des gestes de secours par les citoyens est un défi pédagogique. Quelle place pour un tutoriel vidéo ? Objectif : Comparer les performances selon le format d’apprentissage du garrot : présentiel (P), numérique (T, tutoriel) et hybride (PT, présentiel et tutoriel vidéo). Matériel et méthode : Trois cohortes d’étudiants post PACES ont été définies aléatoirement selon la modalité pédagogique (P, T, PT).  Après 30 minutes de formation les performances pratiques ont été évaluées par des simulations (critères : garrot réalisé, en moins de deux minutes, emplacement correct, garrot serré et maintenu) et le savoir théorique par 15 questions fermées (pourcentage de réponses correctes avec un degré de certitude > 50%), à T0 et à T1 (cinq mois après). Résultats : 214 étudiants concernés (70 P, 71 PT, 73 T).  Entre chaque cohorte, à T0 comme à T1, il n’y a pas de différence significative des performances techniques et du savoir théorique, ni de différence significative d’écart de performances entre T0 et T1 (Tab. 1). L’efficacité reste à 50%. Discussion : les modalités d’enseignement ne semblent influencer ni les performances pratiques, ni le savoir théorique des apprenants, à T0 et à distance. Bien qu’encourageant, il est difficile d’affirmer le transfert efficace en situation réelle. Conclusion : Un tutoriel vidéo a sa place dans l’apprentissage des gestes de secours et doit être proposé comme support numérique facilement accessible pour favoriser la rétention.

Alban GUILLIER (Amiens), Carole AMSALLEM, Maxime GIGNON, Laurence GAMBIER, Emilie RIMBERT, Christine AMMIRATI
08:15 - 09:15 #16858 - FC103 Évaluation de la formation à la régulation médicale dans le cadre du DESC de Médecine d’Urgence.
FC103 Évaluation de la formation à la régulation médicale dans le cadre du DESC de Médecine d’Urgence.

Introduction : La régulation est une des multiples facettes du métier de Médecin Urgentiste qui mobilise des compétences particulières mais est peu enseigné. La mise en place d’un DES de Médecine d’Urgence implique une réorganisation de la formation à la régulation médicale pour proposer des supports adaptés.

 

Méthode : Nous avons évalué la satisfaction et les souhaits de formation des assistants des trois dernières promotions de DESC de Médecine d’Urgence.

 

Résultats : 21 jeunes régulateurs sur 29 ont répondu au questionnaire de satisfaction. La totalité des répondants admet avoir été confrontée à des difficultés à la prise d’appels de régulation. 67% estiment que la formation est insuffisante. Les souhaits de formation complémentaires concernent la connaissance des effecteurs et du territoire (90,5%) et les difficultés organisationnelles (85,7%). Les supports plébiscités sont décrits dans le tableau.

 

Discussion : Les résultats confortent le choix d’une formation en ligne. Plusieurs études montrent que la formation à distance est adaptée aux études médicales. Nous avons mis en place des supports de formation par e-learning concernant l’organisation de l’Aide Médicale Urgente. Différents supports seront proposés (écoutes de simulations d’appels, QCM et liens vers les textes qui régissent la régulation).

 

Conclusion : La formation à la régulation médicale doit poursuivre son évolution et son amélioration en mettant en place de nouveaux supports.

Violette BOIVEAU (ANGERS), Caroline SOULIÉ, Aurélie FIENI
08:15 - 09:15 #17363 - FC104 La prévention antitétanique au service d’accueil et d’urgences: à propos d’un audit.
FC104 La prévention antitétanique au service d’accueil et d’urgences: à propos d’un audit.

 

Introduction: L’introduction du Tétanos Quick Stick test (TQS) dans les Service d’Accueil des Urgences (SAU) permet de réaliser une prévention antitétanique de meilleure qualité. Utilisé chez les patients blessés qui fréquentent les SAU, il permet de corriger la méconnaissance que les patients ont de leur état vaccinal. Il a été démontré que cette méconnaissance provoquait, avant l’utilisation du TQS, un excès de prévention parmi les patients qui pensaient ne plus être immunisés.

Nous avons voulu vérifier si l’utilisation du TQS qui exclut les erreurs anamnestiques permet dorénavant une  prévention de meilleure qualité.  Nous avons donc vérifié si les patients avec une blessure avaient reçu une prévention conforme.

Matériel et méthode: Nous avons revu les dossiers des patients s’étant présentés au Service des Urgences avec une plaie entre le 1erjanvier 2015 et le 30 juin 2018. Sur les 8748 dossiers revus, 8116 étaient évaluables. 

Nous avons vérifié si les patients immunisés avaient reçu une prévention conforme aux directives, c’est-à-dire un rappel vaccinal en cas de TQS négatif et aucune prévention en cas de TQS positif.

Résultats: Parmi cette population de 8116 patients qui se croient non immunisés, 5714 étaient encore immunisés tandis que 2352 ne l’étaient plus. Parmi les patients dont le TQS était positif 43 patients (0,75%) ont reçu un rappel de vaccination inutile. Parmi les 2352 patients non immunisés  (TQS négatif) 500 (21,3%) n’ont pas reçu de rappel. 

Discussion: Ces résultats montrent que dans notre institution le TQS est bien interprété quand il est positif mais  que son résultat est mal interprété, ou que les directives de prévention sont mal appliquées, lorsque le TQS est négatif.   

Conclusion: La prévention antitétanique est devenue précise grâce à un test  fiable, cependant la qualité de cette prévention reste dépendante d’une intervention humaine, c’est-à-dire l’interprétation du test.  Cet audit montre qu’une formation continue et qu’un rappel de l’interprétation de ce test en particulier, et des autres test en général, reste une priorité dans la formation des équipes de soins.

Gaia BAVESTRELLO PICCINI (Bruxelles, Belgique), Jean-Christophe CAVENAILE
Salle 352B-Zone poster 2
08:30

Jeudi 06 juin

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DPC01
08:30 - 12:00

Session DPC
CUMP Programme N° 64291900007

Coordonnateur : Jeannot SCHMIDT (Clermont-Ferrand)
Conférenciers : Jonathan DUCHENNE (Aurillac), Julie GENESTE-SAELENS (Clermont-Ferrand), Delphine ROBILLARD (Clermont-ferrand)
Salle 342B

Jeudi 06 juin

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DPC02
08:30 - 12:00

Session DPC
Asthme aux Urgences Programme N° 64291900008

Conférenciers : Thibaut DESMETTRE (Besançon), Patrick PLAISANCE (Paris)
Salle 343
08:45

Jeudi 06 juin

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ES-19
08:45 - 10:15

Essentiel Médecins N°19
SFMU/CARUM : du blessé par arme de guerre : que faire de plus?

Modérateurs : Patrick BENNER (Toulon), Philippe JUVIN (Chef de Service) (Paris)
Coordonnateur : Stéphane TRAVERS (Paris)
08:45 - 10:15 L’objectif de “zéro décès évitable”: où en sommes-nous ? Bertrand PRUNET (Paris)
08:45 - 10:15 Quel bénéfice de la transfusion préhospitalière ? Stéphane TRAVERS (Paris)
08:45 - 10:15 Hémorragie non-compressible en préhospitalier. Christophe DUBECQ (Médecin) (Bayonne)
08:45 - 10:15 Apport de la biologie dans le triage et le prolonged field care. Aurélien RENARD (Toulon)
Amphi Bleu

Jeudi 06 juin

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AMS-23
08:45 - 10:15

Atelier Médico-Soignants 23
CREX aux Urgences, les clés de la réussite

Coordonnateur : Alban GUIBERT (Bourg-en-Bresse)
Conférenciers : Alban GUIBERT (Praticien Hospitalier) (Bourg-en-Bresse), Sébastien ROUX (Praticien Hospitalier) (Bourg-en-Bresse)
Présenter ce qu’est un CREX.
Donner aux participants les éléments nécessaires à son organisation et sa pérennité au sein des urgences.
Apporter des éléments pratiques (« do-list ») détaillant les étapes de sa mise en place.
Détailler le déroulement d'un CREX.
Préciser la méthodologie d'analyse des événements indésirables, puis d'élaboration et de suivi des actions d'amélioration.
Présenter un exemple pratique d’analyse en sous-groupes.
Salle 252B

Jeudi 06 juin

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AMS-50
08:45 - 10:15

Atelier Médico-Soignants 50
Atelier sensibilisation aux risques NRBC

Coordonnateur : Stéphane DUBOURDIEU (PARIS)
Conférenciers : Sébastien BATRANCOURT (Paris), Franck CALAMAI (Paris)
Prise en charge d’une victime intoxiquée par un toxique de guerre (Neurotoxiques organophosphorés, vésicants, agents cyanés, suffocants, …) :
Comment identifier le toxique ? Principes de prise en charge initiale
Savoir revêtir une tenue de protection NRBC
S’entrainer à la réalisation de gestes techniques simples en tenue de protection (intubation, VVP, préparation de drogues)
Salles 221-222-223

Jeudi 06 juin

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AS-61
08:45 - 10:15

Atelier Soignants 61
Réanimation cardiopulmonaire pédiatrique de base

Coordonnateur : Daniele VAN DER ROOST (Bruxelles, BELGIQUE)
Conférenciers : Didier CEYSENS (Bruxelles, BELGIQUE), Diane DE LONGUEVILLE (Bruxelles, BELGIQUE), Frédéric TITS (Bruxelles, BELGIQUE), Alex VANCRAYBEX (Bruxelles, BELGIQUE)
Exposer les spécificités de la réanimation cardiopulmonaire pédiatrique de base suivant les guidelines ERC 2015
Expliciter et démontrer les procédures pratiques et les précautions à respecter lors de la ventilation (bouche à bouche et bouche à bouche/nez) et du massage cardiaque chez le nourrisson et l’enfant
Mettre en œuvre les gestes sur mannequins

Il s’agit bien d’un atelier traitant de réanimation pédiatrique de base !!
Salle 342A

Jeudi 06 juin

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AMS-33
08:45 - 10:15

Atelier Médico-Soignants 33
Soins médicaux d’Urgence en Milieu Périlleux

Coordonnateur : Emgan QUERELLOU (Brest)
Conférenciers : Ollivier GRIMAULT (Brest), Emgan QUERELLOU (Brest)
Comprendre les contraintes de travail en milieu périlleux (pente aide, vertical et maritime).
Connaître les contraintes techniques des milieux périlleux.
Connaître les limites d’emplois des dispositifs bio médicaux
Analyser les modifications des référentiels spatiaux et anticiper l’impact de ces contraintes sur la réalisation des gestes techniques de soins d’urgences.
Gérer la prise en charge organisationnel en milieu périlleux et contraint sur simulateur patient
Salle 227

Jeudi 06 juin

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CLS-02
08:45 - 10:15

Communications libres
Soignants 02

Modérateurs : Aurélien LANDIE (IDE SMUR/REA) (Rodez), Marc SMOUNYA (Infirmier) (Besançon)
08:45 - 10:15 #17175 - CP64 Les Assistants de Régulation Médicaux sont-ils tous formés pour les Situations Sanitaires Exceptionnelles ?
CP64 Les Assistants de Régulation Médicaux sont-ils tous formés pour les Situations Sanitaires Exceptionnelles ?

Introduction:

La formation des Assistants de Régulation Médicale (ARM) à la gestion des risques liés à une situation sanitaire exceptionnelle (SSE) devrait faire partie de leur formation initiale, mais qu’en est–il en pratique ? Nous avons réalisé une évaluation de leurs connaissances des risques SSE s’ils devaient faire face à une telle situation. L’objectif est d’évaluer le nombre d'ARM de notre service formés à la gestion d’une crise.


Méthode:

Il s’agit d’une étude mono-centrique, basée sur l’envoi d’un questionnaire à chaque ARM du service, le recueil des données est anonyme, il consistait à savoir combien de personnes avaient été formées et combien savaient ouvrir la salle de crise et utiliser les différents logiciels dédiés.


Résultats:

Sur 42 personnes, 22 ont répondu (45%) et 6 (30%) avaient déjà participé à un plan ORSEC-NOVI. La moitié avait eu une formation aux risques SSE, parmi eux 13 ARM (65%) savaient ouvrir la salle de crise, 15 (75%) avaient eu une formation au logiciel dédié catastrophe mais 14 pensaient pouvoir l’utiliser facilement, 9 ARM (45%) étaient formés au logiciel SINUS et pensaient pouvoir l’utiliser et 5 (25%) seulement connaissaient le logiciel SI-VIC. La majorité estime qu’une formation théorique et pratique est nécessaire. Parmi les répondants, 60% avait une ancienneté de plus de 5 ans, 35% entre 1 et 5 ans. 30% estimaient qu’une formation tous les trimestres serait utile, 30% tous les semestres, et 40% tous les ans.


Discussion:

La réponse aux questionnaires a été faible, seule la moitié des agents ayant répondu, et parmi les répondants seuls 50% ont reçu une formation et parmi ceux ci tous ne s’estimaient pas aguerris pour ouvrir la salle de crise. En regard de la répartition de l’ancienneté des ARM, les moins expérimentés semblent ne pas avoir répondu, probablement qu’une majorité d’entre eux n’osait pas exprimer leur manque de formation ou s’estimait peu impliqué dans les risques SSE. La formation aux risques SSE paraît encore insuffisante et il serait souhaitable que cette formation entre dans la formation initiale de chaque agent, pour qu’il puisse participer ensuite à des entraînements réguliers.

Gilles DOS SANTOS (BORDEAUX), Christelle CHAZEAU, Isabelle MILLET, Jean Michel DINDART, Christina PROUVE, Eric TENTILLIER, Catherine PRADEAU
08:45 - 10:15 #17029 - CP65 Les cathéters obturés: une pratique sûre?
CP65 Les cathéters obturés: une pratique sûre?

Introduction : Aux Urgences, l'abord veineux permet à la fois de réaliser un bilan biologique et d'administrer des médicaments. L'utilisation de cathéter veineux obturé est une pratique courante mais son utilisation a été très peu étudiée. Nous avons donc voulu évaluer les effets indésirables incombant à la manipulation de ces cathéters et dans un second temps le taux d'hémolyse lors d'un prélèvement ultérieur.

Matériel et méthode : Cette étude observationnelle, prospective, monocentrique avait été réalisée du 23 octobre 2017 au 5 avril 2018. Les inclusions étaient effectuées 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Un questionnaire était complété par l'IDE en charge du patient avant sa sortie du service. Tous patients de plus de 18 ans ne présentant pas de détresses vitales, qui nécessitaient un bilan biologique avec la possibilité d'être prélevés une seconde fois ou devant recevoir un traitement intraveineux en cas de perturbation du bilan biologique était inclus. La préparation cutanée était réalisée selon les préconisations du CLIN avant la pose du cathéter avec obturateur (KTO). L'opposition du patient correspondait au critère de non inclusion. Le critère de jugement principal était le taux de survenue d'effets indésirables. Une hémoculture était effectuée à l'ablation du cathéter afin de confirmer une colonisation. Pour ne pas omettre des effets indésirables différés les patients étaient contactés par téléphone à 3 jours et 15 jours. Le taux d'hémolyse lors d'un deuxième prélèvement, le respect du protocole de préparation cutanée constituaient les critères secondaires.

Résultats : 300 patients étaient éligibles à la pose de KTO, inclus et analysés. 9.3% d'effets indésirables: 6.3% d'hématomes, 1.7% d'infections, 0.3% de thrombose superficielle. Aucun effet indésirable n'avait engendré de risque vitale. Aucun lien entre la durée moyenne de pose, la durée moyenne de préparation cutanée n'avait pu être établi avec la survenue d'effets indésirables. 21 patients (7%) avaient été prélevés une seconde fois, aucun de ces bilans secondaires n'était hémolysé. 

Conclusion : Les effets indésirables sont dans notre étude peu fréquents et ceux mis en évidence n’entraînent pas de conséquences graves pour les patients. Ce faible taux d'infections est également du au respect du protocole de préparation cutanée. Le faible taux d'hémolyse est positif pour les patients, cela évite de les repiquer et d'engendrer une douleur. Et accessoirement un gain de temps pour les IDE.

Anthony MILLET, Sandrine PINTO (Laval), Florence BEAUCHER
08:45 - 10:15 #17229 - CP66 Une expertise sociale au sein d’un SAMU : quels impacts sur les patients et les équipes d’intervention ?
CP66 Une expertise sociale au sein d’un SAMU : quels impacts sur les patients et les équipes d’intervention ?

Introduction

L’assistante sociale des Urgences intervient au SAMU sur demande du médecin régulateur à distance des soins. Elle peut aussi, sur appel du SMUR, aider à la prise de décision depuis le lieu d’intervention. Elle permet de prévenir les risques en anticipant les phénomènes qui pourraient aggraver des problèmes de santé et conduire le patient aux Urgences.  L’objectif est de démontrer  que l’intervention sociale SAMU permet un repérage de patients qui ne se présentent pas spontanément aux Urgences.  

Patients et méthode

Etude sur l’année 2017 : 118 SAMU vs 1046 patients vus aux Urgences .

  • Intervention de l’AS aux Urgences en temps réel sur requête du patient ou de l’équipe.

  • Sollicitation de l’AS par le SAMU via une Fiche Alerte (délai de réponse de 72h).

  • Permanence téléphonique dédiée au SMUR pour expertise sociale.

Résultats

Les usagers du service social SAMU sont  majoritairement âgés de 19 à 59 ans (37%), sexe ratio H/F -  1/3, 12% sont mineurs, 17% ont + de 60 ans et 34%  + de 75. Aux Urgences, les patients de 19 à 59 ans sont également majoritaires (42%), sexe ratio H/F 2/1. 2% sont mineurs, 18% ont + de 60 ans et 39% + de 75.

La répartition des problématiques montre de fortes disparités telles que  les violences conjugales (12% SAMU/3% SAU), la protection de l’enfance (21% SAMU/2% SAU). De même, la précarité des femmes est plus aisément perçue par le SAMU alors que les hommes, davantage en errance, sont repérés sur la voie publique et conduits au SAU.

L’AS hospitalière reste le principal relais au SAU comme au SAMU. Les signalements pour maltraitance, les alertes aux Réseaux Gérontologiques et à l’ARS sont la priorité des AS SAMU. A contrario,  les CLIC et les associations de réinsertion sociale sont les partenaires privilégiés du SAU.  

Conclusion

Cette recherche souligne que la population accompagnée au SAU et au SAMU divergeLe repérage au SAMU est complémentaire de celui des Urgences. Il permet de mettre en exergue un public parfois oublié entre ses murs, moins visible ou sur la réserve. Cette mutualisation des compétences démontre son utilité tant sur l’appui opérationnel aux professionnels que sur le traitement des situations humaines en amont et aval de l’Hôpital. Notre pratique répond à une réorganisation progressive du système de santé. Ces constats plaident en faveur d’une évolution du service social en service d’urgences.

Katy FLAGA (Nancy Cedex), Pauline LEOPOLDES, Julien JABBOUR, Marie Hélène PHILIPPE, Lionel NACE
08:45 - 10:15 #16885 - CP67 Infirmiers experts en soins d’urgence, incontournables !
CP67 Infirmiers experts en soins d’urgence, incontournables !

Introduction : Les soins pratiqués en service d’urgence SU sont de plus en plus spécialisés et complexes. Face à ce constat, certains pays ont mis en place des formations à l’intention des infirmiers exerçant en SU afin de sécuriser les soins. En Suisse, la médecine d’urgence MU n’est pas encore reconnue comme une spécialité. Il existe pourtant une spécialisation en soins d’urgence des infirmiers.

Matériel et méthode : Mise en place en 2011 d’un diplôme spécialisé en soins d’urgence accessible aux infirmiers exerçant depuis une année en SU. Analyse descriptive, bilan et impact de ce diplôme.

Résultats : 7 promotions d’étudiants ont terminé la formation, avec un total de 65 diplômés pour 71 admis. 26 étudiants sont en cours de formation. 15 infirmiers sont inscrits pour 2019. L’âge moyen est de 32 ans. Le sex ratio est de 1. Le rapport infirmier expert aux urgences/infirmier du SU augmente (70 % en 2018). 80 % des diplômés exercent encore dans leur SU d’origine. La qualité des mémoires de fin de cursus progresse avec celle du programme de formation.

Discussion : Le succès du diplôme est grandissant. Le professionnel y gagne en autonomie, développe ses capacités d’analyse, prend des initiatives et accède aux postes clés du SU (triage, gestion des flux, infirmier leader pour les soins des patients graves). L’enseignement théorique et clinique, complété de sessions en centre de simulation, permet le développement des automatismes, du travail en équipe et de la communication entre professionnels. L’institution dégage à l’infirmier le temps nécessaire à l’enseignement, il ne perd pas le lien avec son équipe, facteur clé du « team building ». Le professionnalisme grandissant et la stabilisation de l’équipe soignante permet de faire face à l’augmentation d’activité. La délégation d’actes de soins cadrée par des protocoles peut se faire en sécurité. La création d’une consultation infirmière autonome pour des  situations simples ne nécessitant pas d’intervention médicale est envisagée. Des travaux de recherches sont attendus. 

Conclusion : La formation générale d’un infirmier ne prépare pas suffisamment à l’exercice en SU. La spécialité en soins d’urgence des infirmiers s’est développée sur la base des formations en soins intensifs et anesthésie déjà existantes. Aujourd’hui, forte de 8 années de reconnaissance, elle est toujours en plein essor. Elle participe à l’amélioration de la qualité des soins, au développement de la MU et à l’autonomisation des SU.

Thomas SCHMUTZ, Fabien RIGOLET (Farvagny, Suisse), Virginie RIENSENMEY, Nicole CHOLLET, Nicole BUCHER, Thierry CARON, Juliette BELISSENT, Vincent RIBORDY
08:45 - 10:15 #16864 - CP68 Le temps freine la recherche ! - Etude Freins.
CP68 Le temps freine la recherche ! - Etude Freins.

Introduction

La recherche a été intégrée au programme de formation des infirmiers en 2012. Est-elle pour autant entrée dans les mœurs ?

Objectifs

État des lieux et identification des freins à la recherche paramédicale.

Méthodes

Questionnaire en ligne diffusé sur les réseaux sociaux professionnels en Novembre 2018

23 questions dont profession : IDE, cadre de santé (CDS), IDE spécialisé (IDES : IADE, IBODE, puéricultrice), formation, participation à la recherche et freins potentiels.

Résultats

508 réponses

IDE : 376 (74%) ; CDS : 54 (11%) ; IDES : 78 (15%).

454 (89%) connaissaient la recherche paramédicale, 288 (57%) avaient été formés (variation significative selon la profession) et 54 (11%) avaient du temps dédié (Figure).

• 183 (36%) avaient participé à la recherche : 36 (20%) comme initiateurs et 78 (43%) sollicités par le corps médical.

• 71 (39%) avait communiqué dans un congrès, 18 (10%) participé à un PHRIP et 12 (7%) publié dans une revue française.

• Principales difficultés rapportées : lourdeur des démarches (N=52 ; 28%), incompréhension de l’étude (N=30 ; 16%), temps requis et équipe peu impliquée (N=26 ; 14% pour chaque critère).

• 325 (64%) ne participaient pas à la recherche : 296 (91%) non sollicités par le corps médical et 41 (13%) pensant la recherche réservée au corps médical.

Conclusion

Les infirmiers participaient peu (36%) à la recherche alors qu’ils se disaient formés (57%). Le temps dédié était rare. La participation était surtout liée aux sollicitations médicales.

Aubry SAINT-CAST (Bobigny Cedex), Christelle HILAIRE SCHNEIDER, Jérémy GOURGON, Pauline LE BASTARD, Xavier YARDIMIAN, Delphine GIRARD-MORMAND, Valérie MAZUR, Frédéric LAPOSTOLLE
08:45 - 10:15 #17244 - CP69 Evaluation du délai moyen de prise en charge administrative.
CP69 Evaluation du délai moyen de prise en charge administrative.

Introduction : L’augmentation du nombre de passage dans les services d’urgences, nous interroge sur la qualité de nos prises en charge et ceci dès l’arrivée d’un usager. A-t-on un délai d’attente important avant un 1er contact avec l’équipe soignante ? Est-ce que ce temps varie selon le mode d’arrivée ? Ce délai d’attente fait-il prendre un risque de retard de prise en charge? Nous avons des réponses qui s’apparentent plus à du ressenti qu’à des données chiffrées.

Nous faisons l’hypothèse qu’en mettant un gestionnaire de file d’attente à l’accueil cela permettrai d’objectiver le délai d’attente avant enregistrement et de mieux structurer notre file d’attente.

Cette étude a pour objectif principal de définir le délai moyen de prise en charge administrative (DMPA) : délai moyen entre l’arrivée du patient aux urgences et l’enregistrement administratif.

Matériel et méthode : C’est une étude pilote monocentrique et prospective menée dans un service d’urgence polyvalente. La population cible étudiée est l’ensemble des patients enregistrés aux urgences entre 8h00 et 22h00 au mois d’octobre 2018.

Résultats : En octobre il y a eu 3134 passages. L’étude porte sur 2325 passages. 60% des patients arrivants en moyens personnels(MP) ont un DMPA < 4 min (82% ont un DMPA < 8 min), 64% pour les VSAV (85% ont un DMPA < 8 min), 65% pour les ambulances privée (90% ont un DMPA < 8min).

Discussion : Cette étude montre qu’il existe un DMPA incompressible. Tout mode d’arrivée confondu le DMPA est de 9 min. Le DMPA est respectivement de 8 min 31s pour les ambulances privées, 9 min 11s pour les VSAV et de 9 min 17s pour les MP. En dessous de 4 minutes on ne constate pas de variation du DMPA quel que soit le mode d’arrivée. Plus de 80% des DMPA sont < 8 min tout mode d’arrivée confondus. Enfin, 152 patients (6.5%) ont un DMPA > 16 minutes. Patients pour lesquels nous n’avons aucune traçabilité de prise en charge. N’ayant pas trouvé d’étude comparable sur le sujet avec d’autres établissements nous avons décidé de façon empirique, dans le service, que nous mettrions une alarme dès que les patients ne seraient pas enregistrés dans les 8 premières minutes.

Conclusion :Cette étude nous permet d’objectiver nos DMPA. Ce qui induit une réflexion sur nos pratiques. Chez les patients dont le DMPA est > 8 min nous essayons de mettre en place un alermatisme entraînant une intervention anticipée de l’IOA au sein de la file d’attente.

Nathalie URCULLU (AGEN), Marie Laure POUJADE, Laurent DR MAILLARD, Virginie DR DELONGLEE, Emmanuelle MILLIET , Fatima FALI, Mohammed ESSABRI, Jeanjacques FAURIE
08:45 - 10:15 #16903 - CP70 L’Infirmier d’Accueil et d’Orientation dans le parcours de soin : questionnaires d’évaluation pour un regard croisé des infirmiers et des médecins sur ce poste.
CP70 L’Infirmier d’Accueil et d’Orientation dans le parcours de soin : questionnaires d’évaluation pour un regard croisé des infirmiers et des médecins sur ce poste.

Introduction : L’évaluation par l’Infirmière d’Accueil et d’Orientation (eIAO) est une étape essentielle dans le circuit patient aux urgences qui conditionne l’ensemble de la prise en charge (PEC). Elle a dû s’adapter aux contraintes du service et sa pertinence nécessite d’être réévaluée.

 

Matériel et méthode : Un questionnaire distinct adressé aux IDE et aux urgentistes a été distribué pour évaluer l’IAO. Ils comprennent des questions d’évaluation numérique (EN) et des questions ouvertes afin de détecter les problématiques rencontrées et solliciter les propositions amélioratrices.

 

Résultats : 12 infirmiers et 9 médecins ont répondus. 7/10 a été la note apportée à l’eIAO dans son ensemble par les médecins et les IDE. Le triage et l’orientation des patients ont été jugés comme bons. Les transmissions faites entre l’IAO et l’IDE ont été jugées comme pertinente, ne mettant pas en difficulté l’IDE sous couvert de transmissions allant à l’essentiel et sans retard de prise en charge. L’ensemble des informations recueillies (histoire de la maladie, antécédents, traitements, mode de vie) sont lues par les médecins avant la consultation ; seulement 3 praticiens sur 9 ne les lisent pas de façon systématique.  Ces informations ont été jugées comme importantes à connaitre (EN > 7/10). Tous les IDE ont considéré que ce poste pouvait être amélioré, notamment sur la PEC de la douleur (notée à 6/10) et celle des plaies/brûlures (notée à 7/10) par une meilleure formation et présentation des protocoles de service. La cause exprimée est également le manque de temps (exprimé par 8 IDE sur 12) et le recourt d’une aide-soignante a été un point convergent de demande pour améliorer le rendement à ce poste.

Le ressenti de l’IAO et son expérience sont des paramètres qui influences le médecin notamment sur la priorisation du patient. L’eIAO permet aux médecins de les orienter sur « le type » de consultation et permet d’anticiper les besoins matériels et organisationnels. Des précisions ont demandé à être rajoutées tels que la source d’information de la liste des traitements et l’antalgie administrée à l’IAO.  

 

Discussion – conclusion : L’eIAO est une étape primordiale nécessitant le recueil de nombreuses informations et avec d’importantes implications pour le parcourt du patient. Ce constat renforce la demande de formation des IDE à ce poste, et de se faire accompagner par une aide-soignante pour obtenir les objectifs de qualité tout en respectant la contrainte du temps.  

Marilyne DA COSTA (CLAMART), Tania CABOS, Stephanie CHATEAU, Paul-Vincent MARTIN
Salle 253

Jeudi 06 juin

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AMWF-01
08:45 - 10:15

Atelier Médecins Winfocus 01
Douleur abdominale (Voie biliaires, intestin grèle et appendice)

Expérience requise
Salle 351

Jeudi 06 juin

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AMWF-02
08:45 - 10:15

Atelier Médecins Winfocus 02
Echocardiographie avancée (Doppler, mesures, débit, volémie, etc.)

Expérience requise
Salle 352A
09:00

Jeudi 06 juin

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CS-07
09:00 - 10:30

Conférence soignants N°7
Soins d’urgence : apprendre encore ….et toujours, essentiel pour se perfectionner 

Modérateurs : Lionel DEGOMME (IADE) (Paris), Alexia MOREIRA (infirmière puéricultrice) (Paris)
09:00 - 10:30 Encadrement / tutorat nouveaux personnels Formation Ide SU. Chrystelle EYMARON (Grenoble)
• Besoins détectés pour accompagner le professionnel
• Présentation du livret accueil dédié
• Evaluation du livret d’accueil dédié
09:00 - 10:30 Simu /atelier in situ. Karinne LE GLOAN (IDE enseignante) (Nantes)
• Besoin de formation
• Intérêt d’une formation in situ et méthode par simulation
• Bénéfices de la formation in situ par simulation
09:00 - 10:30 Formation aux SSE ( retour d’expérience exercice damage control). Emmanuel LETINTURIER (INFIRMIER) (Paris), Marc Antoine BARON (infirmier) (Paris)
• régulation déportée PSM/
• préparation et débriefing des étudiants plastrons dans les exercices SSE /
• damage control /
• organisation SAU si afflux
Salle 243

Jeudi 06 juin

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CONF WF01
09:00 - 10:30

Session commune SFMU/WINFOCUS FRANCE
Échographie du traumatisé grave

09:00 - 10:30 Impact de l'eFAST.
09:00 - 10:30 Traumatisés crânien aux urgences: Je préfère le Doppler transcrânien. Pierre BOUZAT (PU-PH) (Grenoble)
09:00 - 10:30 Traumatisés crânien aux urgences: Je préfère la mesure du diamètre de la gaine du nerf optique. Charles Henri HOUZE-CERFON (Pratricien hospitalier) (TOULOUSE)
Salle 252A

Jeudi 06 juin

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SM
09:00 - 17:00

SIM-CUP

Espace Challenges et vous Niveau 2
09:15

Jeudi 06 juin

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ES-17
09:15 - 10:15

Essentiel Médecins N°17
Paludisme

Modérateurs : Nicolas JAVAUD (MCU-PH) (Colombes), Gilles POTEL (Chef de Service) (Nantes)
Coordonnateur : Emmanuel MONTASSIER (Nantes)
09:15 - 10:15 Cycle parasitaire, prophylaxie et détection. Olivier BOUCHAUD (Bobigny)
09:15 - 10:15 Traitements chez l’adulte. Mehdi KHELLAF (Paris)
09:15 - 10:15 Spécificité chez l’enfant et la femme enceinte. Philippe MINODIER (Médecin) (Marseille)
Salle 241

Jeudi 06 juin

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VZ-04
09:15 - 10:15

Venez...
Rencontrer les patients

Modérateurs : Sandrine CHARPENTIER (Toulouse), Tahar CHOUIHED (Praticien Hospitalier) (Nancy)
Coordonnateur : Sandrine CHARPENTIER (Toulouse)
Conférenciers : Lilham BOUKERCHE (Toulouse), Sandrine LARAN
Salle 242A

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UT-03
09:15 - 10:15

Urgences Tonic N°03
Dermatologie en pédiatrie

Coordonnateur : François ANGOULVANT (Paris)
Conférencier : Marion LEROUGE BAILHACHE (Bordeaux)
Salle 242B

Jeudi 06 juin

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ES-02
09:15 - 10:15

Essentiel Médecins N°2
Le traumatisé sévère

Modérateurs : Lionel LAMHAUT (Paris), Julien VAUX (médecin) (Créteil)
Coordonnateur : Aurélie AVONDO (Dijon)
09:15 - 10:15 Bassin. Nicolas CAZES (médecin adjoint) (Marseille)
09:15 - 10:15 Thorax. Cédric CARRIÉ (Bordeaux)
09:15 - 10:15 Traumatisme crânien. Axel BENHAMED (CCA) (Lyon)
Amphi Havane

Jeudi 06 juin

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CTM-02
09:15 - 10:15

Controverse Médecin N°2
Remplissage initial dans le sepsis : au moins 30 ml/Kg dans la première heure

Modérateur : Jacques LEVRAUT (Nice)
Coordonnateur : Aurélien RENARD (Toulon)
09:15 - 10:15 Pour. Yann-Erick CLAESSENS (Monaco)
09:15 - 10:15 Contre. Yonathan FREUND (Paris)
Salle 251

Jeudi 06 juin

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FCM-28
09:15 - 10:15

Flash communications
L'enfant

Modérateur : Patrice SERRE (Praticien Hospitalier) (Bourg-en-Bresse)
09:15 - 10:15 #17157 - FC217 Comparaison de l’efficacité de la réhydratation par sonde nasogastrique contre la réhydratation intraveineuse lors d'une gastro-entérite aiguë chez les enfants âgés de 3 à 36 mois.
FC217 Comparaison de l’efficacité de la réhydratation par sonde nasogastrique contre la réhydratation intraveineuse lors d'une gastro-entérite aiguë chez les enfants âgés de 3 à 36 mois.

Introduction : Pour traiter une déshydratation modérée secondaire à une gastroentérite aigue (GEA) on dispose actuellement de deux méthodes : la méthode recommandée par sonde nasogastrique (SNG) et la méthode utilisée majoritairement en France, par voie intraveineuse (IV). L’objectif principal de cette étude était d’évaluer si la réhydratation par SNG était non inférieure à la réhydratation IV chez les enfants de moins de 3 ans au cours d’une GEA.

Matériel et Méthodes : Il s’agissait d’une étude interventionnelle monocentrique en 2 phases prospectives de 6 semaines chacune dans un service d’urgences pédiatriques. Les critères d’inclusion comprenaient tous les enfants présentant une GEA, une déshydratation modérée et un échec de la réhydratation simple par voie orale. Les critères de non-inclusion comprenaient tout patient avec troubles de la conscience, une instabilité hémodynamique ou qui présentait une impossibilité d’utiliser une SNG. Les patients ont été réhydratés par voie entérale à travers une SNG dans la première phase de l’étude et par voie parentérale dans la deuxième phase de l’étude. Le critère de jugement principal était la durée d’hospitalisation totale comptabilisée en heures. Les critères de jugement secondaires étaient le nombre d’échecs de réhydratation, l’apparition d’évènements indésirables et le taux de nouvelles consultations aux urgences dans les 48 heures après sortie de l’hôpital.

Résultats : 52 patients ont été inclus au total dont 26 dans chaque phase de l’étude. L’âge moyen des patients était de 17 mois (écart type = 9). La durée d’hospitalisation moyenne durant la phase SNG était de 40 heures (écart type = 22) contre 43 heures (écart type = 31) durant la phase IV (p=0,7). On retrouvait plus d’échecs de réhydratation durant la phase SNG (8 contre 2, p=0,03) et plus d’évènements indésirables durant la phase IV (3 contre 1, p=0,2). Aucun des patients inclus ne s’est présenté pour une nouvelle consultation dans les 48 heures suivant sa sortie de l’hôpital.

Conclusion : L’utilisation de la SNG comme méthode de réhydratation ne s’est pas traduite par des durées d’hospitalisation plus longues, mais on retrouve plus d’échecs de traitement qu’avec la voie IV. L’utilisation de la voie parentérale s’est traduite par plus d’événements indésirables mais sans différence statistiquement significative. 

Jean Paul LORENDEAU (Périgueux), Georges KASKAS, Eve KAMMER, Benjamin SALEZ, Boris OUDIN, Anne LAGARDE, Olivier RICHER
09:15 - 10:15 #16716 - FC218 Evolution des admissions aux urgences pour coma non traumatique chez l’enfant sur une période de 11 ans.
FC218 Evolution des admissions aux urgences pour coma non traumatique chez l’enfant sur une période de 11 ans.

Le coma non-traumatique chez l’enfant constitue une pathologie relativement fréquente, dont la prise en charge est complexe et peu codifiée. Le but de l’étude était d’observer l’évolution des admissions et des étiologies pour coma non traumatique aux urgences sur une période de 11 ans

Matériel et méthode - Nous avons effectué une étude de cohorte rétrospective observationnelle monocentrique, aux Urgences Pédiatriques d’un CHU sur la période 2007-2017. La définition retenue du coma était celle d’une altération aigue de la conscience, avec disparition des activités de veille, sans ouverture spontanée des yeux, sans réveil possible. Tous les patients âgés de plus de 1 mois et moins de 15 ans admis dans l’unité pour le motif de coma répondant à la définition ont été inclus. Les comas connus comme traumatiques à l’admission, ceux admis directement en réanimation, et l’absence de critères cliniques de coma après analyse du dossier ont été exclus.

Résultats - Cent deux patients ont été inclus. L’âge moyen était de 7,3 +/- 5,1 ans, 27% des enfants avaient moins de deux ans alors que ces derniers représentaient 44% des admissions non traumatiques. Les étiologies principales étaient neurologiques / neuroinfectieuses (39%), toxiques (33%), métaboliques (17%), infectieuses (6%), autres ou indéterminées (5%). La proportion des étiologies était stable sur la période, et entre les groupes d’âges. Trente-cinq enfants (34%) ont été admis en réanimation ; la mortalité globale était de 8% (causes neurologiques 63%, métaboliques (37%)). La cohorte de comas a été comparée dans ses caractéristiques selon trois périodes (2007-2010, 2011-2014 et 205-2017), selon le sexe (garçons versus filles) et selon l’âge (âge < 6 ans versus autres et âge < 2ans vs. autres). Selon le sexe, les garçons étaient surreprésentés entre 5 et 10 ans (25% versus 2%, p=0,02). Les garçons étaient significativement moins admis en réanimation (27% versus 46%, p=0,049) et avaient une mortalité moindre (3% versus 15%, p=0,04). La mortalité était significativement plus importante chez les enfants de sexe féminin, (15% vs 3%, p=0,04), et avait tendance à l’être plus chez les nourrissons (11% vs 4%, p=0,22).

Conclusion - Sur la période de recueil, la proportion des différentes étiologies restait stable, bien que les comas toxiques liés aux cannabis soient en nette augmentation depuis 2012. Le jeune âge et le sexe féminin sont des facteurs de morbimortalité supplémentaire.

Hugo VANLERBERGHE (Toulouse), Sophie BREINIG, Caroline CORTEY, Camille BRÉHIN, Isabelle CLAUDET
09:15 - 10:15 #17484 - FC219 Compréhension parentale des explications médicales données à la sortie d'un service d'urgence pédiatrique.
FC219 Compréhension parentale des explications médicales données à la sortie d'un service d'urgence pédiatrique.

Aux urgences, la bonne compréhension des explications médicales par les patients est capitale. Objectif : évaluer les facteurs associés à une mauvaise compréhension de ces explications dans un SU pédiatrique. Etude prospective sur 1 mois. Un questionnaire était rempli par les parents et un par le médecin. Le critère de jugement était la compréhension des parents évaluée sur la concordance entre les réponses des médecins et des parents concernant, le diagnostic, le traitement, la justification d’une d’hospitalisation ou non et le pronostic. Compréhension jugée mauvaise si plus de 25% des items étaient non concordants entre les parents et les médecins. Principaux facteurs recueillis : variables sociodémographique et professionnel des parents, niveau précarité (score EPICE), pathologie, gravité, anxiété parentale et le niveau d’activité du service (NPP : nombre de patient présent)  au moment de l’admission du patient. Les facteurs associés au seuil 0.20 à une mauvaise compréhension étaient introduits dans une analyse multivariée. 204 questionnaires ont été distribués dont 101 étaient analysables en multivarié (ensemble des variables disponibles). Il n’existait pas de différence entre le groupe inclus et non inclus dans l’analyse multivariée.  La compréhension était mauvaise  dans 60.1% des cas. Les facteurs à une mauvaise compréhension étaient : âge de la mère ( < 40 ans), la gravité perçue par les parents, score EPICE élevé et le niveau de saturation du SU (tableau).

Guilhem NOEL (Hyères), Lise-Noëlle FAUCHER, Sophie FRUSCIONE, Josephine PIARROUX, Philippe MINODIER
09:15 - 10:15 #16717 - FC220 Evaluation des pratiques : prise en charge de l’acidocétose chez l’enfant aux Urgences pédiatriques.
FC220 Evaluation des pratiques : prise en charge de l’acidocétose chez l’enfant aux Urgences pédiatriques.

Introduction – L’acidocétose diabétique est la première cause de mortalité chez les patients diabétiques de moins de 30 ans. Sa prise en charge est spécifique et codifiée. Nous avons évalué la prise en charge de l’acidocétose diabétique selon les recommandations 2014 de l’International Society for Pediatric and Adolescent Diabete.

Matériel et méthodes – Cette étude était observationnelle, descriptive, rétrospective. Ont été inclus tous les patients présentant une acidocétose diabétique et pris en charge aux Urgences Pédiatriques d’un CHU entre le 01 janvier 2013 et le 31 décembre 2017. Pour chaque dossier, la conformité aux 16 critères de l’ISPAD a été recherchée et analysée.

Résultats – 122 dossiers ont été inclus. Les résultats de conformité sont résumés dans le tableau ci-après.

Le délai d’instauration de l’insuline était de 3h30 et pour 42% des patients un début dans les 3h suivant leur arrivée aux Urgences. Aucune différence statistiquement significative n’a été retrouvée en comparant les durées d’instauration de l’insuline selon la saison, jour/nuit, le degré de sévérité de l’acidocétose.

Conclusion - La prise en charge de l’acidocétose diabétique aux Urgences respecte dans l’ensemble les recommandations de l’ISPAD avec néanmoins des difficultés à obtenir un délai d’instauration de l’insuline trop long et à maintenir une surveillance clinique et biologique horaire.

Camille FOUCAULT (Toulouse), Camille BRÉHIN, Caroline CORTEY, Maeva TALVARD, Carole MORIN, Claire LE TALLEC, Isabelle CLAUDET
09:15 - 10:15 #17195 - FC221 Transfusion pré hospitalière d’enfants traumatisés sévères : résultats préliminaires d’une revue de la littérature.
FC221 Transfusion pré hospitalière d’enfants traumatisés sévères : résultats préliminaires d’une revue de la littérature.

Introduction: Le pronostic des victimes pédiatriques traumatisées sévères en choc hémorragique est sombre. La majorité des décès survient dans l’heure suivant le traumatisme du fait d’une coagulopathie précoce. Le but de ce travail était de réaliser une revue de la littérature qui synthétise les cas de transfusion pré hospitalière pour de enfants victimes d’un choc hémorragique post traumatique (TPHP) afin d’optimiser la prise en charge initiale par les équipes SMUR.

Matériels et méthodes: Recherche à partir d’une revue de la littérature réalisée sur Pubmed avec les mots clés: prehospital, transfusion, blood, plasma, pediatric.  Critères d’inclusion : toute étude ayant inclus des cas de TPHP pour des  victimes de moins de 18 ans. Les variables recueillies étaient: 1. Géographiques 2. Epidémiologiques (traumatisme, âge, sexe) 3. Transfusionnelles (critères d’éligibilité, stratégie [culots globulaires, plasma, volumes]) 4. Sureté et sécurité de la TPHP 5. Survie.  

 Résultats et discussion: La période de publication analysée était de 1988 jusqu’à 2018 inclus. Sur 30 publications éligibles, 27 étaient exclues (13 victimes >18 ans, 5 prises en charge hospitalières, 6 damage control resuscitation, 3 autres). Les 3 études restantes étaient réalisées aux Etats-Unis dans 2 cas, aux Pays-Bas dans 1 cas. Dans 3 cas/3, il s’agissait d’études de cohortes rétrospectives. Le nombre d’enfants éligibles était de 7753, 54 étaient inclus. Le sexe masculin dépassait 50% de l’effectif total. L’âge rapporté était respectivement en valeur médiane de 12 ans (espace interquartile EIQ [0-17]), 13 [5-18] et en moyenne de 13 ans ±4. Le traumatisme était pénétrant dans 13% des cas. L’ISS était en valeur médiane de 30 [9-66], 24 [9-66], 41 [9-66]. L’indication de TPHP était posée dans 2 études/3 après échec de 2 remplissages de 20ml/kg de cristalloïdes. Dans 2 études/3, le pack de TPHP contenait 3 CGR (O neg.) et 3 PFC (A pos.) administrés à raison de 10ml/kg. Dans 1 étude, le pack contenait 2 CGR.  Les auteurs ne rapportaient pas d’évènements indésirables lors de la TPHP. Le taux de survie à 30 jours variait de 12% à 88%.

 Discussion: La TPHP est une situation rare probablement liée à l’hétérogénéité de la population pédiatrique et à la stabilité hémodynamique de l’enfant jusqu’à 20% de perte de sa masse sanguine. 

Conclusion: Nous encourageons les équipes SMUR  à connaitre les critères d’éligibilités à la TPHP afin de retarder et/ou de diminuer la coagulopathie post traumatique. 

Sabine LEMOINE (Paris), Daniel JOST, Estelle VERGNAUD, Frederic LEMOINE, Christophe MARTINAUD, Stéphane TRAVERS, Bertrand PRUNET, Michel BIGNAND
09:15 - 10:15 #17420 - FC222 L'enfant douloureux en SMUR pédiatrique : l'apport du Fentanyl intranasal.
FC222 L'enfant douloureux en SMUR pédiatrique : l'apport du Fentanyl intranasal.

Introduction : Cette étude présente les intérêts du fentanyl intranasal (FIN) dans la prise en charge de l’enfant douloureux en SMUR pédiatrique.

Matériel et Méthode : Cette étude monocentrique a été réalisée sur la base d’un recueil prospectif pour les patients traités par FIN et sur des données rétrospectives des feuilles d’intervention. Ont été inclus tous patients de 1 à 18 ans, n’ayant pas de voie veineuse initialement, présentant une douleur aiguë modérée à intense nécessitant un antalgique palier II/III, ou palier I associé à un co-antalgique. Les traumatismes crâniens (TC) ont été exclus car le FIN était contre-indiqué dans ce contexte. La période d’inclusion était de 40 mois : 20 mois avant l’introduction du FIN (pré-FIN), puis les 20 premiers mois de son utilisation (per-FIN). Le FIN était administré à la dose de 1mcg/kg (renouvelable une fois) en formulation pure (1ml/50mcg) à l’aide d’un dispositif d’atomisation nasal. Les autres antalgiques utilisés selon les cas étaient : Morphine IV, Nalbuphine IV ou IR, MEOPA, Kétamine IV, Paracétamol.

Résultats : 71 patients ont été inclus. Les diagnostics étaient des brûlures (51%), des traumatismes sans TC (34%) et des crises drépanocytaires (6%). 33 patients ont été inclus en période pré-FIN, et 38 en per-FIN parmi lesquels 33 (87%) ont bénéficié d’un traitement par FIN. Soit au total, 95% des patients ont été traités par antalgique palier III en per-FIN contre 67% en pré-FIN (p=0,002). Le FIN était administré en moyenne au bout de 6,9 minutes (+/- écart-type 6,1) de prise en charge, contre 24,3 minutes (+/- 7,8) pour les 25 patients traités par Morphine IV (p < 0,001). L’antalgie en fin d’intervention était similaire entre FIN et Morphine IV (douleur nulle ou faible : 58% vs 61%). La pose de voie veineuse n’a pas été nécessaire pour 12 patients (32%) en période per-FIN contre 5 (15%) en pré-FIN (p=0,11). Aucun effet indésirable majeur lié au FIN n’a été rapporté.

Discussion : L’antalgie par FIN est simple, rapide, non invasive et efficace. Avec un délai d’action de 5 à 10 minutes, il supplante en primo-antalgie la Morphine IV nécessitant une voie veineuse et administrée ici avec un délai 17 minutes plus long que le FIN. La pose de voie veineuse peut être évitée dans certains cas ou sinon retardée et posée de façon plus sereine chez un patient rendu moins algique.

Conclusion : Cette étude montre l’utilité du FIN en SMUR pédiatrique par sa rapidité d’administration à efficacité similaire avec la morphine IV.

Sebastien JULLIAND (PARIS), Noella LODÉ, Isabelle MAURY, Franck KERROUE
09:15 - 10:15 #17390 - FC223 La leishmaniose viscérale infantile : faut-il y penser aux urgences?
FC223 La leishmaniose viscérale infantile : faut-il y penser aux urgences?

Introduction:

La leishmaniose viscérale infantile est une maladie parasitaire mortelle en l’absence de traitement spécifique. Il s’agit d’une pathologie rare et de diagnostic souvent difficile et tardif. Le but de cette étude était de décrire le profil épidémiologique des enfants consultants le service d’urgence pour leishmaniose viscérale.

Patients et méthodes: 

Etude rétrospective menée sur 10 ans [janvier 2008 - décembre 2018]. Inclusion des patients âgés de moins de 14 ans présentant une leishmaniose viscérale admis en pédiatrie par le biais des urgences. Les données démographiques, cliniques, biologiques et évolutives ont été recueillies à partir des dossiers médicaux.

Résultats:

N=18. L'âge moyen de nos patients était de 25 mois. Les garçons étaient plus touchés avec un sex-ratio de 1,5. Le délai de consultation moyen aux urgences par rapport à l’apparition des premiers signes était de 15 jours. Les motifs étaient dominés par la fièvre prolongée dans 66% des cas et la survenue de diarrhée dans 17% des cas. Une pâleur cutanéo-muqueuse a été retrouvée chez deux patients et un syndrome hémorragique chez un patient. L'examen clinique aux urgences a objectivé une fièvre chez tous les patients, une splénomégalie dans 89% des cas et une hépatomégalie dans 22% des cas. Sur le plan biologique, l'anémie était constamment notée et une pancytopénie chez 55 % des patients. On a retenu le diagnostic positif de leishmaniose visérale dans un délai moyen de 24 heures par rapport à la consultation, il reposait sur la sérologie positive de leishmaniose et la mise en évidence du parasite au niveau de la moelle osseuse. Tous les malades ont eu un traitement à base du Méglumine antimoniate à la dose de 100 mg/kg par jour pendant 21 jours. Une transfusion sanguine était nécessaire dans 44% des cas et l’évolution était favorable dans tous les cas.

Discussion et conclusion:

La leishmaniose viscérale est en recrudescence chez le jeune enfant. Elle peut être grave et mettre en jeu le pronostic vital. Aux urgences, le diagnostic doit être toujours évoqué devant toute splénomégalie fébrile et principalement dans les pays d’endémie dans le pourtour méditerranéen ou autre, afin de permettre un diagnostic rapide permettant la prise en charge adéquate précoce.

Rania HMAISSI (Ariana, Tunisie), Fatma HEBAIEB, Sondess MAGHRAOUI, Fadoua KHALFAOUI, Bouteina BEN AMMAR, Sonia AISSA, Faouzia DASSI, Abderraouef MOKRANI
09:15 - 10:15 #17011 - FC224 Incidence des lésions osseuses occultes dans les traumatismes de la cheville à radiographies initiales normales chez l’enfant de 6 à 15 ans.
FC224 Incidence des lésions osseuses occultes dans les traumatismes de la cheville à radiographies initiales normales chez l’enfant de 6 à 15 ans.

Objectif : De manière empirique, lors d’un traumatisme aigu de cheville chez l’enfant, une immobilisation est de mise, à fortiori rigide, et ce malgré un bilan radiologique négatif, dans l’hypothèse d’une fracture occulte. L’objectif principal était de déterminer dans ce contexte l'incidence réelle des fractures occultes.

Méthodes : Il s’agissait d’une étude observationnelle rétrospective mono centrique, sur une période de 2 ans, de 2016 à 2017. Ont été inclus tous les enfants de plus de 6 ans et de moins de 15 ans et 3 mois, ayant consulté aux urgences pédiatriques d’un centre hospitalier universitaire français, pour un traumatisme symptomatique de la cheville, sans fracture au bilan radiologique initial et ayant reçu une immobilisation rigide ou amovible.

Résultats : Mille cent six enfants ont inclus et quatre cent un ont été suivis en consultation post-urgence. L’incidence des lésions osseuses occultes était de 10,1% (n=42/401) chez les enfants traités par contention rigide, pourcentage diminuant à 3,8% (n=42/1106) sur l’ensemble de la population étudiée quel que soit le type d’immobilisation, en supposant que les entorses non revues en consultation soient exemptes de fracture. Même dans le cadre des fractures occultes, les critères d’Ottawa étaient valables chez l’enfant avec un taux de proche de 0% lorsque le score était négatif. Il existe un net allongement de la durée de passage aux urgences allant de pair avec la décision de plâtrer l’enfant (108 vs 148 min, p<10-15). En analyse multivariée des données complètes traitées en imputation multiple, le sport comme lieu du traumatisme (RC=2,3[1.2-4.4]) était un facteur favorisant des fractures occultes, tandis qu’une marche conservée (RC=0,1[0.04-0.3]) ou encore des radiographies sans aucune anomalie visible à l’interprétation (absence d’œdème, d’épanchement, ou de variante de l’ossification) (RC=0.4[0.2-0.8]) étaient deux facteurs protecteurs d’une fracture occulte.

Conclusion : Longtemps surestimée, l’incidence des fractures occultes de la cheville est faible. Les indications d’immobilisation par plâtre circulaire dans les traumatismes de la cheville devrait être réévaluée. Les critères d’Ottawa ont une bonne performance chez l’enfant. Le mieux serait encore de réaliser une étude prospective dans le but de comparer l’attelle par rapport au plâtre circulaire dans le cadre de ces traumatismes de la cheville à radiographies normales, ainsi que leurs complications ultérieures à court, moyen et long terme.

Domitille MALENGÉ (Bordeaux), Eric TELLIER, Jacquemin RENAUD, Michel GALINSKI, Philippe REVEL, Olivier RICHER, Cédric GIL-JARDINÉ
Salle 352B-Zone poster 1

Jeudi 06 juin

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FCM-42
09:15 - 10:15

Flash communications
Un peu plus de cœur

Modérateur : Said LARIBI (PU-PH, chef de service) (Tours)
09:15 - 10:15 #17456 - FC329 Apport de l’échographie pulmonaire dans le diagnostic de l’insuffisance cardiaque aigue (ICA) chez les patients admis aux urgences pour dyspnée.
FC329 Apport de l’échographie pulmonaire dans le diagnostic de l’insuffisance cardiaque aigue (ICA) chez les patients admis aux urgences pour dyspnée.

Matériel et méthodes : Etude prospective qui a inclus tous les patients âgés de plus de 18 ans admis au service des urgences pour dyspnée entre 01/2016 et 06/2018.A l’admission, nous avons effectué une échographie pulmonaire par un résident en moins de 24 heures. Le score de congestion pulmonaire (SCP)  a été calculé ainsi que le profil a été déterminé. Le diagnostic d’insuffisance cardiaque a été retenu sur la base de la clinique, la radio thorax, le BNP et l’échographie cardiaque. La valeur diagnostique du SCP et du profil B de Lichtenstein a été évaluée par la spécificité, sensibilité, valeur prédictive positive(VPP), la valeur prédictive négative (VPN) et l’aire sous la courbe (AUC).Résultats : Nous avons inclus  700 patients dont l’âge moyenest de 68±12 ans. Le sex- ratio (H/F)=1.43. Le diagnostic de l’ICA est retenu chez 371 patients (53%). Les résultats sont représentés par le tableau et la figure. Les performances diagnostiques du SCP et profil B de Lichtenstein dans le diagnostic de l'AHF étaient respectivement de 88% et 82,5% pour la sensibilité, 75% et 84% pour la spécificité, 80% et 85% pour la valeur prédictive positive, 84% et 81% pour la valeur prédictive négative. la valeur et l’aire sous la courbe étaient de 0,83 et 0,84.

 Conclusion: L’échographie pulmonaire est un bon moyen diagnostique de l’ICA chez les patients admis aux urgences pour dyspnée.

Khaoula BEL HAJ ALI (monastir, Tunisie), Naoures JOMAA, Mohamed Amine MSOLLI, Adel SEKMA, Kaouther BELTAIEF, Mohamed Habib GRISSA, Hamdi BOUBAKER, Semir NOUIRA
09:15 - 10:15 #17101 - FC330 Syndromes aortiques aigus de type A : Évaluation des délais de prise en charge dans un réseau de médecine d’urgence.
FC330 Syndromes aortiques aigus de type A : Évaluation des délais de prise en charge dans un réseau de médecine d’urgence.

Introduction : Les syndromes aortiques aigus (SAA) sont une urgence médico-chirurgicale rare au pronostic spontané redoutable. L’objectif de notre étude était d’évaluer les délais diagnostiques et chirurgicaux des SAA de type A dans un réseau de médecine d’urgence étendu sur 3 départements avec deux centres de chirurgie cardiaque.

 

Matériel et Méthode : Etude rétrospective multicentrique entre le 01/01/2012 et le 31/12/2016 incluant les SAA de type A opérés dans le réseau. Les mineurs, majeurs protégés, les lésions traumatiques, chroniques, iatrogènes, les découvertes fortuites et décès avant chirurgie ont été exclus.

 

Résultats : 197 patients inclus dont l’âge médian était de 65 ans [58 ; 73]. La prise en charge était réalisée par le SMUR pour 102 patients (52%), 52 d’entre eux (26%) se sont présentés spontanément aux urgences. Une échographie trans-thoracique pré-hospitalière a été réalisée pour 14 patients (7%). Le score ADD était de haute probabilité pour 134 patients (68%). L’ECG retrouvait un sus-décalage du segment ST dans 8% des cas et était normal pour 77 patients (39%). Les D-dimères ont été réalisé pour 74 patients (38%) avec 86% de sensibilité. Le scanner était l’examen diagnostique pour 159 patients (81%). La mortalité hospitalière postopératoire était de 16%.

 

Conclusion : L’organisation en réseau de médecine d’urgence pourrait être associée à une réduction des délais de prise en charge des SAA de type A. Analyser le parcours patient pourrait améliorer ces délais.

Franklin BRUNA (ANNECY), Axelle LECHERBONNIER, Loic BELLE, Julien TURK, Claire VALLENET , Dominique SAVARY , Pascal USSEGLIO, Guillaume DEBATY
09:15 - 10:15 #17317 - FC331 Intérêt de l’échographie pulmonaire par rapport aux autres outils dans le diagnostic positif de l’insuffisance cardiaque aiguë aux urgences.
FC331 Intérêt de l’échographie pulmonaire par rapport aux autres outils dans le diagnostic positif de l’insuffisance cardiaque aiguë aux urgences.

Introduction: la dyspnée aigue est un motif fréquent de consultation aux urgences son diagnostique est souvent difficile vu l’interdépendance des étiologies cardiaques et pulmonaires, ainsi que la pauvreté de l’examen clinique et la rentabilité basse des moyens d’exploration (radio thorax, BNP) et la non disponibilité de l’échographie cardiaque dans la plus part des urgences, l’échographie pulmonaire (EP) peut être une alternative intéressante dans l’approche diagnostique chez les malades se présentant aux urgences pour une dyspnée aigue non traumatique .

Objectif : le but de cette étude est d’évaluer la pertinence diagnostique de l’EP, sa corrélation avec les autres moyens d’exploration (Radiographie thorax, BNP et échographie cardiaque).

Méthodologie : C’est une étude prospective menée aux urgences de janvier 2017 jusqu’à janvier 2018, une échographie pulmonaire est faite par un opérateur aveuglé aux résultats de l’examen clinique radiologique et biologique. Le diagnostic retenu est comparé à un diagnostic final retenu de façon collégiale.

Résultats : 102 patients ont été inclus dans cette étude avec une prédominance masculine (sexe ratio=1.68), l’âge moyen était 67 ± 15 ans, l’origine cardiaque a été retenue chez 55 malades, l’EP avait une excellente sensibilité et spécificité pour le diagnostic de l’origine cardiaque via le score de LUS (85.5% et 89.4% respectivement avec une AUC de 0.944) . L’EP a montré une supériorité diagnostique par rapport aux autres moyen diagnostiques : Radio thorax (Sensibilité et spécificité de70.9% et 78.7% respectivement et une AUC de 0.744) et BNP (Pour une BNP>400pg/ml on a une sensibilité de 82.8% avec une AUC de 0.818 et cette sensibilité diminue pour une valeur de BNP entre 100-400 pg/ml) on note aussi une bonne corrélation avec l’échographie cardiaque.

Conclusion : l’EP est un moyen fiable, facile à apprendre et à réaliser pour le diagnostic étiologique de la dyspnée aigue non traumatique aux urgences.

 

Wael CHAABANE, Lotfi BOUKADIDA (Sousse, Tunisie), Ali OUSJI, Chawki EL MARZOUGUI, Amal BACCARI, Oussema ACHECHE, Asma ZORGATI, Riadh BOUKEF
09:15 - 10:15 #16973 - FC332 Valeur pronostique du score d'OESIL pour la survenue d’évènements graves à 6 et 12 mois chez les patients consultant aux urgences pour malaise.
FC332 Valeur pronostique du score d'OESIL pour la survenue d’évènements graves à 6 et 12 mois chez les patients consultant aux urgences pour malaise.

Introduction : Les malaises sont un motif fréquent de consultation aux urgences, et regroupent les syncopes d’origine cardiaque ou inconnue qui présentent un risque accru de décès, et le malaise vagal dont le pronostic est bénin. Parmi les scores d’aide à la décision et l’orientation des patients victimes de malaises, le score d’Oesil est un score simple d’utilisation, développé pour stratifier le risque de mortalité à 1 an d’une syncope. Notre objectif est d’évaluer l'intérêt prédictif du score d'OESIL pour la survenue d'événements graves à six mois et 1 an chez les patients admis aux urgences pour malaise.

Méthode : Etude prospective non interventionnelle incluant les patients adultes admis pour malaise dans le SAU d’un CHU, entre le 1er juin 2012 et le 30 juin 2013. Les patients ayant un glasgow < 15 ou un malaise dans un contexte de prise de toxique ou traumatique ont été exclus. Le score d’OESIL (de 0-4 selon les critères : âge > 65 ans,  absence de prodrome,  anomalies à l’ECG et antécédents cardio-vasculaires) et le diagnostic ont été établis après revue des dossiers. Les événements graves (définis par le score de San Francisco) et la mortalité ont été recueillis à six mois et 1an par revue des dossiers médicaux et appel téléphonique. La relation entre le score d’OESIL et les évènements graves (EG) a été étudiée par analyse multivariée et courbe ROC.

Résultats : 305  patients ont été admis pour malaise, 76 patients ont été exclus (38 pour critère de non inclusion, 38 perdus de vue). 229 patients ont été analysés (âge: 59 ± 22,5 ans,  55% de femmes). Le malaise vasovagal représentait 50% des cas, les étiologies inconnues 15%, les pertes de connaissance non syncopales 15%, les étiologies cardiovasculaires 10%, les hypotensions orthostatiques 9%. Un EG est survenu chez 32 (14%) patients à 6 mois (dont 5 décès), et chez 40 patients (17%) à 1 an (dont 10 décès). La survenue d’EG est significativement liée au score d’Oesil avec un taux d’EG variant de 1.8% à 46% (score 0 à 4 ; p < 0.001) à 6 mois, et de 2.4% à 57% à 1 an (p < 0.001).La valeur prédictive du score est de 0,79 (IC95% [0,70 -0,87]) à 6 mois et de 0,79 (IC95% [0,72 - 0,87]) à 1 an. Le risque de présenter un EG augmente avec le nombre de points du score à 6 mois (OR : 1,12 [1,08 - 1,15] et à 1 an (OR :1,15 [1,11 - 1,19]).

Conclusion : Cette étude démontre la valeur pronostique du score d’Oesil pour la survenue d’évènements graves à 6 mois et 1 an d’une admission aux urgences pour malaise. 

Olivier VUILLOT (Paris), Bruno LEHODEY, Aude BERGER, Jonathan DESMARAIS, Pierre Geraud CLARET, Richard DUMONT, Nicolas MARJANOVIC, Mustapha SEBBANE
09:15 - 10:15 #17434 - FC333 Signification pronostique à court et à long terme de l’hyponatrémie chez les patients admis aux urgences pour une insuffisance cardiaque aigue (ICA).
FC333 Signification pronostique à court et à long terme de l’hyponatrémie chez les patients admis aux urgences pour une insuffisance cardiaque aigue (ICA).

Intoduction :

L’hyponatrémie est une anomalie électrolytique fréquente chez les patients hospitalisés pour ICA. Sa valeur pronostique à été évoquée. Le but de cette étude est d’évaluer la relation de l’hyponatrémie avec le devenu à court et à long terme chez les patients hospitalisés pour poussé d’ICA.

Matériel et méthode:

 Etude prospective observationnelle réalisée au service des urgences incluant les patients de plus de 18 ans qui ont consulté pour ICA. Les données démographiques, cliniques, biologiques et échocardiographiques ont été enregistrées. Le pronostic des patients à été évalué par le taux de réhospitalisation et de mortalité à 30 jours et à 1 an de la sortie. Les patients ont été répartis en deux groupes en fonction de leur natrémie de base : normale ≥ 135 mmol/l ou hyponatrémie  < 135 mmol/l.

Résultats :

Après 30 jours d'évaluation, le nombre de décès dans le groupe hyponatrémique était respectivement de 15,4% et 12,8% dans le groupe non hyponatrémique. Ces différences n'étaient pas significatives.

À un an, le taux de mortalité était de 34,6% dans le groupe hyponatrémique contre 28,5% dans le groupe non hyponatrémique (p <0,05).

Conclusion:

La présente étude a montré que l'hyponatrémie était associée à une issue défavorable chez les patients hospitalisés pour poussé d’ICA.

Asma KHALFALLAH (ksour essef, Tunisie), Marwa TOUMIA, Mohamed Amine MSOLLI, Adel SEKMA, Kaouther BELTAIEF, Mohamed Habib GRISSA, Wahid BOUIDA, Semir NOUIRA
09:15 - 10:15 #17235 - FC334 Intérêt de la manœuvre de Valsalva modifiée dans les tachycardies supra ventriculaires aux urgences.
FC334 Intérêt de la manœuvre de Valsalva modifiée dans les tachycardies supra ventriculaires aux urgences.

Introduction : L’identification et le traitement d’une tachycardie supra ventriculaire (TSV) est de pratique courante en médecine d’urgence et reposent initialement sur la manœuvre de Valsalva. Récemment, une modification posturale de la manœuvre de Valsalva (Valsalva modifiée) a été proposée afin d'améliorer les résultats de la cardiversion. L’étude REVERT a montré un taux de succès dans 45 % des cas vs 17% pour la manœuvre standard [1].Notre travail était d’évaluer l'intérêt de la manœuvre de Valsalva modifiée pour les TSV aux urgences.

Matériel et Méthode : Etude observationnelle prospective durant 4 mois. Les patients âgés de plus que 18 ans consultant aux urgences pour une tachycardie supra ventriculaire et n’ayant pas reçu d’anti arythmique auparavant ont été inclus. Les critères de non inclusion étaient : Instabilité hémodynamique avec une TAS < 90mmHg, Indication d’une cardiversion urgente, Fibrillation ou Flutter auriculaire, contre-indication à la manœuvre de Valsalva (IDM récent, glaucome, rétinopathie, BPCO, Asthme)

Résultats : Nous avons colligé 53 patients. L'âge moyen était de 51 ± 14 ans. Sex-ratio = 0,6. Antécédents médicaux (%): Hypertension artérielle (34), Diabète (38), cardiopathie ischémique (2), ablation par radiofréquence (2). Huit patients ont été réduits spontanément et six patients ont été exclus de l’étude pour incapacité à produire la technique. La manœuvre de Valsalva modifiée a été pratiquée chez 39 patients. Parmi eux, la cardioversion a été obtenue chez 22 patients (57%) dont 10 au cours de la première tentative et 12 malades au cours de la deuxième tentative.

Conclusion : Notre étude rejoint la littérature montrant l’efficacité de la manœuvre de Valsalva modifiée par rapport à la manœuvre standard.

Références:                                                                                                                                   

[1] Andrew. Postural modification to the standard Valsalvamanoeuvre for emergency treatment of supraventricular tachycardias (REVERT): a randomised controlled trial. The lancet 2015.

                          

Wided BAHRIA (TUNISIA, Tunisie), Hana HEDHLI, Sarra JOUINI, Badr FERJAOUI, Rym BEN KADDOUR, Maha TOUATI, Rym HAMED
09:15 - 10:15 #16840 - FC335 Parcours de soins des patients pris en charge pour insuffisance cardiaque aiguë : influence sur la mortalité hospitalière.
FC335 Parcours de soins des patients pris en charge pour insuffisance cardiaque aiguë : influence sur la mortalité hospitalière.

Introduction : la prise en charge d’un épisode d’insuffisance cardiaque aigüe (ICA) fait intervenir plusieurs parcours hospitaliers. Notre objectif était de décrire les parcours de soin des patients hospitalisés pour ICA dans une enquête nationale et de déterminer si le parcours pouvait influencer la mortalité. Méthode : ont été inclus entre juin 2014 et mai 2016 dans 24 hôpitaux français tous les patients ≥ 18 ans hospitalisés pour ICA. Les caractéristiques de l’épisode, du parcours de soin et le devenir ont été recueillis sur une fiche dédiée. Le critère de jugement principal était la mortalité hospitalière. Une analyse univariée et multivariée sur la mortalité a été effectuée. L’association entre hospitalisation en cardiologie et mortalité a été analysée après appariement par score de propension. L’accord du Comité de Protection des Personnes a été obtenu. Résultats : 2111 patients ont été inclus, d’âge moyen 78 ans. Les parcours ont été identifiés (Figure). La mortalité hospitalière était de 8% (N=172). Elle était influencée par : l’âge élevé, la présence d’un sepsis ou d’un choc cardiogénique, des scores de KILLIP et NYHA élevés, une créatininémie élevée et l’absence d’hypertension artérielle. Après appariement par score de propension, le passage en cardiologie diminuait significativement la mortalité (OR = 0,51, IC95% [0,34;0,76], p<0,001). Conclusion : un parcours hospitalier impliquant le cardiologue pourrait améliorer la survie des patients présentant une ICA.

Judith GORLICKI (Bobigny), Marouane BOUBAYA, Yamina ARIFA, Denis ANGOULVANT, Yves JUILLIERE, Louis SOULAT, Yves LAMBERT, Frédéric ADNET
09:15 - 10:15 #17106 - FC336 Intérêt de l’évaluation de la fraction d’éjection ventriculaire gauche par l’échocardiographie faite par l’urgentiste chez les patients ayant un syndrome coronarien aigu sans sus-décalage du segment ST.
FC336 Intérêt de l’évaluation de la fraction d’éjection ventriculaire gauche par l’échocardiographie faite par l’urgentiste chez les patients ayant un syndrome coronarien aigu sans sus-décalage du segment ST.

Introduction : Les syndromes coronaires aigus sans sus-décalage du segment ST (NSTMI) représentent  une cause fréquente des douleurs thoraciques aiguës  pris en charge aux urgences. Cette pathologie  est fréquemment associée à des co-morbidités et  des anomalies échocardiographiques  qui   sont  souvent  méconnues par le patient et l’urgentiste et qui entrent dans la stratification du risque  de ces patients

 

Objectif : Le but était d’évaluer la fraction d’éjection ventriculaire gauche (FEVG) chez les patients ayant un NSTMI pris en charge aux urgences et d'apprécier la valeur pronostique de ce paramètre en se basant sur le score de (GRACE). Cette stratégie peut-elle mener à une meilleure stratification du risque dans cette population ?

 

Matériel et méthodes: Nous avons réalisé une étude prospective sur trois mois chez  des patients admis en salle de surveillance et de soins continus pour NSTMI . La stratification du risque en utilisant les scores de GRACE et l’évaluation des fractions d’éjection ventriculaires gauches (FEVG) par l'échocardiographie transthoracique (ETT) pratiquée au lit du malade par l’urgentiste a été réalisée chez tous les patients.

Cette évaluation de la FEVG par l’urgentiste était uniquement visuelle.

 

Résultat: Cent-deux patients ont été inclus. L'âge moyen était de 68 ans avec un sex ratio de 4H/2F. L'hypertension, le diabète et la dyslipidémie étaient présents dans 49%, 44% et 32% des cas respectivement. L'index de masse corporelle moyen était de 30.2 kg/m2. La mortalité hospitalière était de 0.84%.

Dans notre population, des FEVG basses (≤ 50%) ont été trouvées dans 38.5% des cas, principalement chez les personnes âgées (p=0.009), les diabétiques (p=0.051), les patients hypertendus (p=0,018), les dyslipidémiques (p=0.007).La FEVG améliore la valeur pronostique des scores de GRACE avec une valeur de chi2 de 52.14.

 

Conclusion: Notre étude confirme la valeur pronostique additive de l’évaluation de la FEVG en plus des scores de GRACE chez les patients admis aux urgences pour NSTMI incitant ainsi l’urgentiste à évaluer la FEVG chez cette population.

 

Mehdi BEN LASSOUED (Tunis, Tunisie), Rim HAMMAMI, Alaa ZAMMITI, Mounir HAGGUI, Maher ARAFA , Houaida MAHFOUDHI, Olfa DJEBBI, Khaled LAMINE
Salle 352B-Zone poster 2
11:00

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EA-13
11:00 - 12:30

Etat de l'Art Médecins N°13
SFMU/SRLF : Monitoring et traitements des états de choc

Modérateur : Nicolas PESCHANSKI (Praticien Hospitalier Urgentiste) (Evreux)
Coordonnateur : Tahar CHOUIHED (Nancy)
11:00 - 12:30 Quel(s) soluté(s)? Youri YORDANOV (Médecin) (Paris)
11:00 - 12:30 Quel monitorage non invasif du remplissage? Xavier BOBBIA (Nîmes)
11:00 - 12:30 Quelle(s) catécholamine(s) associée(s). A MÉKONTSO-DESSAP (Créteil)
11:00 - 12:30 Stratégie restrictive vs libérale. Jean-Paul MIRA (Paris)
Amphi Bleu

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CEX-01
11:00 - 12:00

Conférence exceptionnelle N°1
Opioid epidemic : l’expérience des USA?

Modérateurs : François-Xavier DUCHATEAU (Clichy), Yonathan FREUND (Paris)
Coordonnateur : Yonathan FREUND (Paris)
Conférencier : Carlos Arturo CAMARGO (Boston, ETATS-UNIS)
Salle Maillot

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CMS-05
11:00 - 12:30

Conférence Médico-soignants N°5
L'air de rien.... Les détresses respiratoires en pédiatrie.

Modérateur : Yann COEN (Brest)
11:00 - 12:30 Detresse respiratoire chez l’enfant. Alexia MOREIRA (infirmière puéricultrice) (Paris)
•Définir les signes cliniques
•Définir la prise en charge pré- hospitalière
•Définir la prise en charge hospitalière et les conseils donnés aux parents en cas de récidive
11:00 - 12:30 Syndrome de pénétration :conduite à tenir. Julie LEGAL (Paris)
11:00 - 12:30 Ventilation en pédiatrie. Chantal PEIGNE (Annecy)
Induction /sédation
Intubation
Ventilation en pédiatrie
Salle 241

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REX02
11:00 - 12:00

Rencontre avec les experts N°02
Le risque thérapeutique

Modérateur : Emmanuel MONTASSIER (Nantes)
Coordonnateur : Emmanuel MONTASSIER (Nantes)
Conférencier : Gilles POTEL (Chef de Service) (Nantes)
Salle 242A

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UT-04
11:00 - 12:00

Urgences Tonic N°04
Insuffisance rénale en pratique

Coordonnateur : Emmanuel MONTASSIER (Nantes)
Conférencier : Nicolas JAVAUD (MCU-PH) (Colombes)
Salle 242B

Jeudi 06 juin

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TRM-06
11:00 - 12:30

Table ronde N°6
SFMU/SUDF : Intelligence Artificielle et Urgences

Coordonnateur : Aurélie AVONDO (Dijon)
11:00 - 12:30 Je suis ton doc, Luke ; le futur de la médecine d'urgence. Arnaud DEPIL-DUVAL (Chef de service) (Evreux)
11:00 - 12:30 l’IA au service de la régulation médicale. François BRAUN (Chef de Service) (Metz)
Salle 243

Jeudi 06 juin

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TS-03
11:00 - 12:30

Table ronde Soignants N°3
Du patient « dangereux » au soignant « en danger »

Modérateurs : Carla DE STEFANO (Paris), Karinne LE GLOAN (IDE enseignante) (Nantes)
11:00 - 12:30 Comment reconnaître la dangerosité. Sevan MINASSIAN (Paris)
Est-il possible reconnaître la dangerosité du patient aux urgences ?
Quels sont les pièges comportementaux à dépister ?
Quelles spécificités à aborder avec le patient lors de l’entretien ?
11:00 - 12:30 Quand le patient se met en danger. Nicolas TERMOZ MASSON (Infirmier) (Grenoble)
Décrire l’épidémiologie des intoxications aigues volontaires et les typologies
Dangerosité immédiate ou dépendance ? L’importance de savoir
Définir la prise en charge pour cette population
11:00 - 12:30 Quand le soignant est en danger. Victoire CHOPIN (Psychologue) (Paris)
Comment contrôler son stress et ses émotions face au patient
Traumatisme vicariant ou burn out ? Définissons-les
Quelles pistes pour se protéger
Salle 252A

Jeudi 06 juin

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AMS-27
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants 27
Ventilation non invasive chez l’enfant

Coordonnateur : Azzédine AYACHI (Montreuil)
Conférenciers : Christophe MILESI (Montpellier), Odile NOIZET-YVERNEAU (Reims)
Indications et contre-indications de la VNI chez l’enfant
Critères de mise en route de la VNI
Interfaces disponibles, type de respirateur à utiliser, réglages en fonction des pathologies
Surveillance
Utilisation au cours d’un transfert médicalisé pédiatrique.
Salle 252B

Jeudi 06 juin

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AM-09
11:00 - 12:30

Atelier Médecins 09
Transfusion et urgences

Coordonnateur : Marianne SANDLARZ (Lille)
Conférenciers : Alain FACON (Lille), Marianne SANDLARZ (Lille)
A partir de cas cliniques :
Savoir prescrire et transfuser selon les différents niveaux d'urgence transfusionnelle et les produits sanguins labiles disponibles
Connaître les indications des principales qualifications des concentrés érythrocytaires
Savoir lire et interpréter un contrôle ultime pré-transfusionnel
Connaître les recours disponibles en cas de difficultés transfusionnelles
Salle 353

Jeudi 06 juin

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AMS-51 A
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants 51 A
Atelier simulation Damage Control

Coordonnateur : Stéphane DUBOURDIEU (PARIS)
Conférenciers : Benoit FRATTINI (Médecin) (Anyland), Marie PERY (Paris)
Savoir aborder une victime blessée par arme à feu ou victime d’explosion
Acquisition d’une méthode réflexe de prise en charge
Connaitre les objectifs de la prise en charge préhospitalière (première demi-heure)
Maitriser les gestes essentiels de damage control (garrots, pansements hémostatiques, exsufflation etc…)
Prise en charge d’une victime sur mannequin de simulation haute-fidélité
Salles 221-222-223

Jeudi 06 juin

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ES-14
11:00 - 12:30

Essentiel Médecins N°14
De l’optimisation du parcours de soins
Réseau de santé

Modérateurs : Jean-Emmanuel DE LA COUSSAYE (Nîmes), Aurélien RENARD (Toulon)
Coordonnateur : Tahar CHOUIHED (Nancy)
11:00 - 12:30 PDS au SAMU. Vincent BOUNES (Toulouse)
11:00 - 12:30 Objets connectés en SMUR. Elies ANDRÉ (Metz)
11:00 - 12:30 SAUV/Déchocage: par qui, pour qui? Guillaume VALDENAIRE (Praticien Hospitalier) (Bordeaux)
11:00 - 12:30 Améliorer la fluidité chez le patient valide. Pierre-Géraud CLARET (Nîmes)
Amphi Havane

Jeudi 06 juin

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AS-62
11:00 - 12:30

Atelier Soignants 62
Triage des enfants dans un SAU adultes / enfants

Coordonnateur : Daniele VAN DER ROOST (Bruxelles, BELGIQUE)
Conférenciers : Ludivine NELISSEN (La Louvière, BELGIQUE), Daniele VAN DER ROOST (IDE puer SISU) (Bruxelles, BELGIQUE)
Présentation des spécificités pédiatriques et appréhension des difficultés pratiques rencontrées dans l’utilisation des échelles suivantes validées : ETGP canadienne, échelle anglaise de Manchester, Emergency Severity Index américaine, New French.
Identification des critères de gravité spécifiques aux enfants au travers de cas cliniques scorés par ces échelles. Comparaison et discussion avec les participants des résultats des différents scores pour chaque cas clinique
Salle 342A

Jeudi 06 juin

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PLM-05
11:00 - 12:30

Communications libres plénières
Evaluation et activité

Modérateurs : Cédric GIL-JARDINÉ (Praticien Hospitalier) (Bordeaux), Mathias WARGON (Chef de Service) (Saint-Denis)
11:00 - 12:30 #16997 - CP22 Evaluation de la prise en charge des patients sourds signant par le service d’accueil des urgences.
CP22 Evaluation de la prise en charge des patients sourds signant par le service d’accueil des urgences.

Titre : Evaluation de la prise en charge des patients sourds signant par le service d’accueil des urgences

 

Introduction : La problématique d’accès aux soins pour les sourds signant résulte d’un obstacle de communication. Ainsi des unités de soins et d’accueil pour sourds (SAS) ont émergé en France, avec un apport bénéfique pour les patients et les institutions. Aucune étude n’a mesuré l’impact de la surdité et de l’existence d’une unité SAS sur la prise en charge de ces patients par un service d’urgences. L’objectif de l’étude a été de comparer le temps moyen de passage d’un sourd signant aux patients non sourds. Les objectifs secondaires ont été d’identifier les facteurs influençant ce temps de passage, de mesurer le taux d’incidence de l’admission et le taux de recours à l’unité SAS par les soignants.

 

Matériel et méthodes : Nous avons réalisé une étude rétrospective monocentrique des passages aux urgences des patients sourds signant versus les autres patients sur une période de 5 ans. Les données récoltées ont été extraites du prologiciel Resurgences® puis ont été analysées selon une méthode univariée et multivariée, puis la durée de passage aux urgences a été analysée selon un modèle mixte de régression linéaire.

 

Résultats : Nous avons analysé un total de 230 855 passages, dont 577 passages de patients sourds signant. En analyse univariée, il n’a pas été démontré de différence pour la durée de passage aux urgences (p=0,24). L’analyse multivariée a mis en évidence une durée de passage supérieure chez les patients sourds avec un Odds Ratio à 3,5 [2,4-5,0] après ajustement sur la CIMU, l’âge, le sexe et le département d’origine. La CIMU (plus long pour les CIMU 2 et 3), le repérage de la surdité par le médecin, l’hospitalisation et la venue spontanée aux urgences, sont des facteurs influençant cette durée de passage. L’évolution du recours au SAS n’est pas significative dans le temps, probablement par manque de puissance.

Enfin, le taux d’incidence de passages de patients sourds signant aux urgences est de 2,48/1000 passages-jour, ce dernier augmentant de façon significative avec le temps.

 

Conclusion : Notre analyse a démontré que l’obstacle de communication rencontré par les sourds signant et l’absence de recours aux ressources institutionnelles sont associés à une augmentation du temps de passage des patients sourds aux urgences. Des axes d’amélioration sont possibles, notamment une sensibilisation de la population étudiée et des professionnels de santé.

Mathieu AUTIN (Poitiers), Pierre VANDINGENEN, Jerome LAUBRETON, Mathieu PUYADE
11:00 - 12:30 #17064 - CP23 Impact du jeûne du ramadan sur le flux de passages aux urgences et sur les pathologies diagnostiquées.
CP23 Impact du jeûne du ramadan sur le flux de passages aux urgences et sur les pathologies diagnostiquées.

Introduction : Le jeûne du ramadan modifie les comportements alimentaires et inverse le rythme nycthéméral, ce qui retentirait sur le flux des passages aux urgences dans certains pays. Objectifs : évaluer l’impact du ramadan sur le flux de passages aux urgences et sur les pathologies liées au jeûne et à la chaleur en France.

Matériel et méthode : Etude observationnelle, étiologique, rétrospective, multicentrique incluant tous les passages du 01/06 au 30/09 de 2010 à 2017 de 3 services d’urgence.

Le nombre de passages aux urgences par jour, par horaire d’admission et par pathologies liées au jeûne et à la chaleur étaient comparé selon la période ramadan/hors ramadan en univarié, ajusté sur les cofacteurs météorologiques et calendaires liés aux passages en multivarié. La moyenne ajustée (écart-type) était calculée par modèle linéaire généralisé.

Résultats : 343880 passages inclus, dont 23.5% de passages en période ramadan et 76.5% hors ramadan. L’âge moyen des patients était 45 (±21) ans, dont 52.9% de sexe masculin.

En multivarié, le nombre de passages par jour était de 344.8 (±2.0) pendant ramadan versus 351.8 (±1.4) hors ramadan soit -2% de passages pendant le ramadan (p<0.001). Pendant le ramadan, le flux de passages diminuait de -2.3% de 12h à 15h (p=0.04), -2.5% de 15h à 18h (p=0.03), -6.5% de 18h à 21h (p<0.001) et -5.3% de 21h à 00h (p<0.001) puis augmentait de +7.1% de 00h à 3h (p<0.001) et +5.8% de 3h à 6h (p=0.02). Les cofacteurs liés aux passages étaient la température (p<0.001), les précipitations (p<0.05), le vent (p<0.001) et l’année d’admission (p<0.05).

Les passages par jour pour pathologies liées au jeûne et à la chaleur étaient de 50.2 (±0.6) pendant le ramadan versus 50.0 (±0.3) hors ramadan (p=0.8), ajustés sur la température (p<0.001).

Discussion : le flux horaire de passages aux urgences était inversé pendant le ramadan, soit une diminution de midi à minuit et une augmentation en nuit profonde, ce qui concorde avec la littérature. Mais une réduction de -2% des passages par jour était observée en période ramadan. Cependant l’impact clinique semble être mineur, soit +1 passage/2h en nuit profonde, ne nécessitant pas de réorganisation des services d’urgences. Les périodes de ramadan n’avaient pas d’incidence sur les pathologies liées au jeûne.

Conclusion : Pendant le ramadan, une modification du flux de passages aux urgences était observée, soit une diminution des passages de midi à minuit suivie d’une augmentation des passages en nuit profonde.

Maeliss BOURILLON (Marseille), Guilhem NOEL, Antoine ROCH, Nicolas PERSICO
11:00 - 12:30 #17104 - CP24 Situations de limitation ou arrêt des traitements (LAT) en préhospitalier : sommes-nous en accord avec les recommandations ?
CP24 Situations de limitation ou arrêt des traitements (LAT) en préhospitalier : sommes-nous en accord avec les recommandations ?

Introduction : Depuis juin 2018, nous disposons de recommandations de la SFMU et de la SRLF sur les décisions de LAT dans le contexte de l’urgence. Ces recommandations précisent la loi Clayes-Leonetti qui n’aborde pas ce contexte particulier, loi dont il fallait s’inspirer jusque-là faute de référentiel spécifique. Nous avons analysé l’activité de LAT d’un SAMU et des SMUR d’un département et vérifié sa potentielle adéquation avec ces recommandations.

Méthode : Registre départemental des patients pour lesquels le SAMU et/ou l’un des 7 SMUR du département participe à une décision de LAT, de janvier 2015 à décembre 2017. Sont exclus de ce registre les arrêts cardio-respiratoires.

Résultats : 253 dossiers ont été colligés en 3 ans. L’appel provenait le plus souvent du domicile (40%) ou d’une maison de retraite (40%), hors heures ouvrables (66%), par un IDE (40%) ou un médecin (23%). 15 dossiers (6%) ont été traités par le régulateur sans envoi de moyen. Un SMUR était engagé dans 77% des cas. Les pathologies étaient principalement des néoplasies (27%) et des démences (24%). 16% des patients étaient inscrits dans un réseau de soins. 126 patients disposaient d’une personne de confiance (50%), 71 d’un médecin référent (28%), 17 de directives anticipées écrites (7%). Pour 67 patients (26%) la LAT suivait une consigne orale ou écrite déjà établie. Pour 184 des 186 autres patients cette décision était collégiale avec différents intervenant présents ou à distance : le patient (11%), le médecin sur place (25%), l’IDE (33%), le médecin référent (27%), la famille (36%), la personne de confiance (37%), un expert à distance (8%). 101 patients (40%) ont reçu des soins de conforts par le SMUR. Si 100 patients ont été laissés sur place, 153 (60%) ont été transportés, aux urgences dans 83% des cas. Le temps passé sur place par le SMUR était en médiane de 58.5 minutes contre 39 minutes pour l’ensemble des interventions SMUR (p<0.0001).

Discussion, conclusion : Les SAMU-SMUR participent régulièrement à des décisions de LAT. Les volontés du patient et les consignes de l’équipe soignante sont systématiquement recherchées et respectées. Ces sollicitations surviennent majoritairement hors heures ouvrables, n’empêchant pas de réaliser le plus souvent une décision collégiale avec des intervenants sur place ou à distance. Les patients sont fréquemment maintenus au domicile, au prix d’interventions SMUR plus longues. Ces constatations sont en adéquation avec les recommandations récentes.

Camille NUSSBAUM (Paris Cedex 14), Khadidiatou CISSOKHO, Elodie WINTER, Catherine MERCIER, David EMSALLEM, Hélène VERBEKE, David SAPIR, François-Xavier LABORNE
11:00 - 12:30 #16968 - CP25 Quand la météo souffle le CHAud et le FrOid sur l’activité du SAMU… Etude CHAUFOS.
CP25 Quand la météo souffle le CHAud et le FrOid sur l’activité du SAMU… Etude CHAUFOS.

Introduction

L’impact sanitaire des vagues de froid et de chaud est majeur. Les températures extrêmes sont déterminantes, mais l’impact respectif des températures extrêmes, hautes et basses, est controversé.

Méthodes

Sélection : les 10 jours plus chauds et les plus froids par an de 2011 à 2017 (2x70 jours) et les 30 jours les plus chauds et les plus froids de la période (2x30 jours)

Analyse : nombre quotidien de dossiers de régulation médicale (DRM), interventions SMUR et décès. Température quotidienne : station Météo-France locale

Résultats

2.702 jours, 1.513.070 DRM, 89.478 interventions SMUR et 7.350 décès

Température médiane : 16,0[10,4 -21,6]°C

Jours les plus froids : significativement plus de DRM (665[609-764] vs 538[474-619] ; p<0,001), d’interventions SMUR (35[32-39] vs 33[28-38] ; p=0,006) et de décès (3[2-5] vs 2[1-4] ; p=0,0008) pour les 10 jours de températures extrêmes par an et de DRM (615[580-698] vs 542[475-627] ; p<0,001) pour les 30 jours de températures extrêmes de la période (Figure).

Jours les plus chauds : significativement moins de DRM (484[443-549] vs 538[474-619] ; p<0,001), d’interventions SMUR (31[25-37] vs 33[28-38] ; p=0,006) et de décès (2[1-3] vs 2[1-4] ; p=0,0008) pour les 10 jours de températures extrêmes par an et de DRM (536[479-576] vs 542[475-627] ; p<0,001) pour les 30 jours de températures extrêmes de la période (Figure).

Conclusion

Demande de soins primaires, patients sévères et décès étaient plus nombreux en cas de températures extrêmes basses.

Erick CHANZY (Bobigny Cedex), Laurent GOIX, Paul-Georges REUTER, Hayatte AKODAD, Frédéric LINVAL, Tomislav PETROVIC, Frédéric ADNET, Frédéric LAPOSTOLLE
11:00 - 12:30 #17192 - CP26 La saturation transcutanée en Monoxyde de Carbone des utilisateurs des e-cigarettes est-elle comparable à celle des fumeurs ?
CP26 La saturation transcutanée en Monoxyde de Carbone des utilisateurs des e-cigarettes est-elle comparable à celle des fumeurs ?

Introduction : En médecine d’urgence, le traitement des patients victimes d’intoxication aux fumées est fonction du statut tabagique. Les patients fumeurs seront traités si leur saturation transcutanée en monoxyde de carbone (SpCO) excède 10% contre 5 % chez les non-fumeurs. En 2018, malgré la démocratisation de l’utilisation des e-cigarettes, nous ne savons pas si leurs utilisateurs doivent être considérés comme des patients fumeurs, non-fumeurs ou autre lors d’exposition aux fumées d’incendie. Le risque est de traiter en excès ou pire de sous-estimer une intoxication au CO chez les patients utilisateurs des e-cigarettes. Notre étude cherchait à comparer la mesure de la SpCO chez les patients se présentant aux urgences adultes en fonction du statut : non-fumeur, fumeur et utilisateur des e-cigarettes.

Matériel et Méthode : Nous avons réalisé une étude observationnelle, prospective, mono-centrique et non invasive entre le 12 septembre et le 23 septembre 2018. Les critères d’inclusion étaient les patients majeurs se présentant au service des urgences adultes et pris en charge par l’IAO. Pour chaque patient inclus, nous avons recueilli son âge, son sexe, le statut d’exposition : « aucune », « tabagique », « e-cigarette », et la SpCO. Les critères de non-inclusion étaient : le tabagisme passif, une tutelle/curatelle, une exposition mixte (tabac et e-cigarette), la production endogène de CO, l’intoxication aux fumées et le refus de participation. La mesure non invasive de la SpCO était réalisée à l’aide d’un scope Zoll X-series.

Résultats: 1119 patients ont été inclus, 396 étaient tabagiques, 73 étaient utilisateurs de e-cigarettes et 650 non-fumeurs. Ils étaient âgés entre 18 et 99 ans (moyenne 48 ans). La SpCO était significativement plus élevée dans le groupe fumeur que dans le groupe e-cigarette (p < 0.01). Il n’y avait pas de différence significative entre le groupe e-cigarettes et les non fumeurs.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                            

Conclusion: Cette étude pourrait suggérer d’utiliser le même seuil d’intoxication au CO pour les patients utilisateurs des e-cigarettes que pour celui de la population non fumeur soit SpCO supérieur 5%.

 

Leila CAMBONI (TOURS), Alexandre JEZIORNY, Said LARIBI
11:00 - 12:30 #17236 - CP27 Evaluation de l’utilisation d’un logiciel de prescription de la prophylaxie post-exposition (PPE) pour les accidents d’exposition au VIH aux urgences : évaluation par la méthode des patients simulés.
CP27 Evaluation de l’utilisation d’un logiciel de prescription de la prophylaxie post-exposition (PPE) pour les accidents d’exposition au VIH aux urgences : évaluation par la méthode des patients simulés.

Objectif : évaluer si le recours à un logiciel d’aide à la prescription permet d’améliorer la qualité de la prescription de la prophylaxie post-exposition (PPE) pour les AES aux urgences comparativement à une formation classique.

Méthode : un programme informatique d’aide à la prescription pour la PPE sur la base des recommandations françaises de 2017 a été développé. Les urgentistes ont été formés à la prise en charge des AES et à l'utilisation du logiciel. Des patients simulés (40) ont été entrainés sur la base de 10 scénarios pour les AES Professionnels et 10 scénarios pour les Sexuels. Deux contextes ont été créés : i. les patients simulés ont été pris en charge dans un bureau par un urgentiste ayant reçu la formation aux AES et disposant des recommandations; ii) les patients simulés ont été pris en charge par un urgentiste dans un bureau avec le logiciel d’aide à la prescription. Le programme informatique précise les questions à poser en fonction du type d’AES, rappelle les définitions, et défini en accord avec les recommandations l’indication ou pas de la PPE.

Résultats : le recours au logiciel a permis de réduire la durée des consultations (minutes) : Professionnels 8.5±3.1 vs 6.9±2.5 (p < 0.01), Sexuels 9.4±4.1 vs 7.3±3.1 (p < 0.001) ; d’améliorer la fréquence de non récupération et validation des variables nécessaires à la décision (entre 0% et 88.8% sans logiciel, et de 0% à 7.7% avec le logiciel (p < 0.001)); d’améliorer le taux de prescription de la PPE (Professionnels sans logiciel 23% et avec logiciel 16.6% (p < 0.001), et Sexuels 88.5% et 64% ( < 0.001), respectivement); et de réduire le nombre de cas traités de 28.3% pour les Professionnels et de 27.7% pour les Sexuels. Nous avons identifié lors des débriefings, que le logiciel a permis de mieux prendre en charge les situations de stress chez les patients exposés, de mieux organiser le questionnaire et de donner plus de confiance à l’urgentiste lors de la présentation de l’indication ou non de la PPE.

Conclusion : Nos résultats indiquent que le recours à un programme informatique d’aide à la prescription comparativement à une formation isolée permet de réduire les erreurs dans le relevé des informations, de réduire la surprescription et d’améliorer la qualité de la prescription de la PPE, ce qui permet de réduire de façon importante le nombre de cas traités. Le recours aux patients simulés montre son intérêt comme un outil de formation mais aussi d’évaluation des pratiques professionnelles.

Enrique CASALINO (Paris), Stephanie ANTONIOL, Donia BOUZID, Christophe CHOQUET, Aiham GHAZALI
11:00 - 12:30 #16787 - CP28 Activité des Samu Centres 15 : particularisme ou homogénéité ?
CP28 Activité des Samu Centres 15 : particularisme ou homogénéité ?

Introduction : Les indicateurs de performance des Samu Centres 15 (C15) ont été évalués en monocentrique. Aucune donnée multicentrique n’existe en France. Certains considèrent l’activité comme homogène entre les centres.

Objectif : Décrire l’activité de plusieurs C15 et en évaluer l’homogénéité.

Méthode : Etude multicentrique menée du 1 juillet 2016 au 30 juin 2017, auprès de six Samu Centres 15 métropolitains avec extraction des données d’activité téléphonique (CCpulse+, Genesys®). Description par tranche horaire et estimation de la corrélation entre les principaux indicateurs selon les méthodes d’équations structurelles.

Résultats : Nous avons analysé 2 544 254 appels (entrants – raccrochés < 15 secondes). Le nombre moyen horaire d’appels variait de 29 à 61 et le taux d’accueil de 75% à 98%. Il existait une variabilité inter-centre d’activité le matin et à partir de 16h (Figure). Des corrélations existaient entre différents indicateurs qualités mais variaient en fonction des centres.

Discussion : La dynamique d’activité des six centres n’est pas identique. Cette variabilité, illustrant le particularisme de chaque centre, est probablement rattachée aux mouvements de population et aux organisations sanitaires locales.

Conclusion : L’activité des C15 n’est pas homogène. Ce travail contribue à l’amélioration de nos capacités au pilotage opérationnel essentiel à l’amélioration de l’accessibilité des C15.

Yann PENVERNE (Nantes), Laurent GOIX, Eric LECARPENTIER, Benjamin GICQUEL, Jean-Sebastien MARX, Brice LECLERE, Paul-Georges REUTER
Salle 253

Jeudi 06 juin

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AMWF-03
11:00 - 12:30

Atelier Médecins Winfocus 03
Principaux blocs nerveux en médecine d'urgence

Expérience requise
Salle 351

Jeudi 06 juin

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AMWF-04
11:00 - 12:30

Atelier Médecins Winfocus 04
Echo vasculaire

Tout Public
Salle 352A

Jeudi 06 juin

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FCM-05
11:00 - 12:00

Flash communications
Cerveau

Modérateur : Arnaud BOURDÉ (Saint-Palais)
11:00 - 12:00 #17051 - FC033 Recensement des complications des AVC ischémiques thrombolysés à la phase aigüe et leur impact sur le mode transfert inter-hospitalier de ces patients.
FC033 Recensement des complications des AVC ischémiques thrombolysés à la phase aigüe et leur impact sur le mode transfert inter-hospitalier de ces patients.

Introduction : Le développement et l’extension d’indication de la thrombectomie mécanique dans la phase aigüe de l’AVC entraîne un nombre accru de transferts de patients thrombolysés, médicalisés dans la plupart des cas, vers les UNV de recours. Cette étude a pour objectif de recenser le nombre de complications ayant nécessité une intervention médicale ou paramédicale urgente, survenant dans les 24 premières heures suivant le début de la thrombolyse afin d’évaluer la nécessité de médicalisation des transferts inter-hospitaliers de ces patients.

Matériel et Méthode : Il s’agit d’une étude épidémiologique observationnelle rétrospective sur 2 centres disposant d’une UNV de territoire, reposant sur l’analyse des dossiers médicaux des urgences et de neurologie à la recherche d’une dégradation neurologique (NIHSS, Glasgow), d’une complication cardio-vasculaire (paramètres hémodynamiques), d’une défaillance respiratoire (oxygène, ventilation), ou de la nécessité d’un geste urgent.

 

Résultats : L’étude s’est portée sur 430 patients. 22 patients (5.1%) ont présenté une complication ayant nécessité une intervention médicale urgente, parmi lesquelles 5 hémorragies intracérébrales graves et 4 détérioration neurologique d’origine œdémateuse, 6 détresses respiratoires, 3 réactions anaphylactoïdes, 3 épistaxis, 1 choc indéterminé. 3 patients ont été intubés au total. 91 patients (21.1%) ont nécessité la perfusion continue d’antihypertenseur à la phase aigüe de leur prise en charge.

 

Discussion : Les résultats de cette étude vont dans le même sens que de précédentes études, avec un effectif plus grand et sont rassurant quant au faible taux de complications graves. Elles ne sont cependant pas inexistantes, et de plus s’agissant de patients relevant de soins intensifs nécessitant une surveillance rapprochée concernant les ACSOS, notamment la tension artérielle avec 1 patient sur 5 qui nécessite un traitement intra-veineux à la seringue électrique, une paramédicalisation du transport semble donc justifiée. Une étude prospective serait souhaitable pour renforcer ces résultats et étudier le profil des patients susceptibles de s’aggraver.

 

Conclusion : Le faible nombre de cas de complications graves post thrombolyse fait remettre en question la médicalisation systématique des patients transférés. Un transfert infirmier inter-hospitaliers avec mise en place de protocoles semble la meilleure option afin de garantir sécurité au patient et épargner la mobilisation inutile d’un médecin.

Nicolas ROCHÉ (Niort)
11:00 - 12:00 #17128 - FC034 Accidents vasculaires cérébraux chez le sujet âgé de plus de 75 ans : aspects épidémio-cliniques et pronostic.
FC034 Accidents vasculaires cérébraux chez le sujet âgé de plus de 75 ans : aspects épidémio-cliniques et pronostic.

Introduction : Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) demeurent fréquents et graves du fait de leur mortalité élevée et des séquelles invalidantes qu’ils engendrent.
Ils deviennent de plus en plus fréquents avec le vieillissement de la population, cependant leur particularité est encore peu étudiée chez le sujet âgé.
Objectif : Étudier les caractéristiques socio-démographiques, cliniques des AVC du sujet âgé de plus que 75 ans vus aux urgences et évaluer le pronostic à court terme.
Matériel et méthode : Étude prospective observationnelle menée sur cinq ans. Ont été inclus tous les patients âgés de plus de 75 ans présentant des signes neurologiques d’installation aigue évocateurs d’AVC. Recueil des données épidémio-cliniques et scannographiques. Évaluation de la gravité de l’AVC par l’échelle NIHSS. Pronostic évalué à J90 sur la mortalité et/ou sur le devenir fonctionnel estimé par le score de Rankin modifiée (mRS) (mRs=4 ou 5 était considéré comme une invalidité sévère). Une analyse multivariée a été réalisée pour identifier les facteurs prédictifs de mauvais pronostic.
Résultats :
Inclusion de 500 patients dont 148 avaient un âge supérieur à 75 ans. Sex-ratio= 1,05.
Comorbidités n(%) : HTA 93 (63), antécédents d’AVC 40 (27), diabète 34 (23), fibrillation auriculaire 22 (15), dyslipidémie 18 (12). Déficit des membres (81%), troubles du langage (72%) et déficit atteignant la face (51%). Délai de consultation supérieur à six heures chez 56 patients (38%). NIHSS moyen = 9,99±6,43. GCS moyen = 12±2 [4,15]. AVC ischémique (76%). Taux de mortalité = 46%. Invalidité sévère (39%). Un GCS<11 (ORajusté=1,72 ; IC95% [1,05 ; 2,86] ; p=0,03), un déficit des membres (ORajusté=1,74 ; IC95% [1,05;2,86] ; p=0,045) , une PAS>18 mmHg (ORajusté=2,07 ; IC95% [1,2 ; 4,63] ; p=0,05) et l’AVC hémorragique (ORajusté=2,69 ; IC95% [1,09 ; 3,6] ; p=0,01) , les crises convulsives (ORajusté=3,95 ; IC95% [1,24 ; 5,86] ; p=0,01) étaient associés de façon indépendante à un mauvais pronostic invalidité sévère.
Conclusion : Les personnes âgées de plus que 75 ans se présentent fréquemment avec un déficit des membres et tardivement par rapport au début de la symptomatologie ce qui pourrait expliquer en partie une morbi-mortalité élevée (mortalité de 46% et invalidité sévère de 39%)

Marwa MABROUK (Ben Arous, Tunisie), Hajer TOUJ, Amira KHEMIRI, Sana TABIB, Sawsen CHIBOUB, Sami SOUISSI, Hanen GHAZALI
11:00 - 12:00 #17289 - FC035 valeur pronostique du ratio lymphocytes Neutrophiles des AVC ischémiques alertés pour thrombolyse;.
FC035 valeur pronostique du ratio lymphocytes Neutrophiles des AVC ischémiques alertés pour thrombolyse;.

Introduction

L’accident vasculaire cérébral (AVC) est la cause la plus fréquente d’handicap moteur chez l’adulte.Certains  marqueurs ont été étudiés comme prédicteurs du pronostic chez les patients victimes d’un AVC.

Le  ratio lymphocytes neutrophiles (NLR), qui a été considéré pour plusieurs pathologies comme marqueur inflammatoire important pour le pronostic. On va étudier sa valeur pronostique pour les AVC.

Matériel et méthode

Il s’agit d’une étude rétrospective intéressant des patients pris en charge aux urgences pour un AVC et qui ont été alertés pour thrombolyse intraveineuse en exploitant les données du registre local des AVC entre janvier 2016 et  juin 2018. On a analysé le pronostic à travers le score de mRankin à 1moi.

Résultats

Au total, 120 patients ont été inclus. L’âge moyen était de 61,3 ans. Ils se sont présentés à notre service des urgences avec un AVC dans les quatre heures et demi qui suivent la symptomatologie. Les caractéristiques démographiques et les comorbidités des patients ont été enregistrées. 25% de ces patients alertés ont été thrombolysés.

Le NLR était significativement plus élevée chez les patients thrombolysés avec un succès relatif ou un échec de la thrombolyse par rapport à ceux thrombolysés avec un succès total. (p=0.021). AUC=0.609. avec un seuil de 2,5.

Le pronostic est meilleur (mRankin 0_2) pour les patients qui avaient un NLR bas avec une différence significative(p =0,004) AUC=0.817par rapport à ceux qui avaient un NLR élevé (mRankin entre 3 et 6).

Conclusion

Le rapport NLR apparait dans notre série comme un prédicteur de succès de thrombolyse et de pronostic à un mois. C’est un marqueur simple et facile à mesurer.

Hajer YAAKOUBI, Lotfi BOUKADIDA (Sousse, Tunisie), Rahma JABALLAH, Sana MABSOUT, Fatma BOUKADIDA, Asma ZORGATI, Riadh BOUKEF
11:00 - 12:00 #16783 - FC036 Evaluation rétrospective d'un algorithme diagnostique décisionnel pour la suspicion d'hémorragie sous-arachnoïdienne.
FC036 Evaluation rétrospective d'un algorithme diagnostique décisionnel pour la suspicion d'hémorragie sous-arachnoïdienne.

Introduction: L’utilisation de la ponction lombaire (PL) dans la démarche diagnostique de l’hémorragie sous-arachnoïdienne (HSA) peut être rationalisée. Nous avons créé un algorithme décisionnel, afin d’aider le clinicien à mieux cibler les patients nécessitant une PL1. Notre objectif est de tester ses performances.

Méthode: Nous avons effectué une étude de cohorte rétrospective monocentrique sur 5 ans, basée sur les PL faites à la recherche de saignement dans notre service. Nous avons extrait les informations nécessaires à l’application de l’algorithme des dossiers patients.

Résultats: 506 PL ont été faites dans la période citée. 24 cas d’imagerie positive ont été exclus. Sur les 482 cas inclus, 196 patients (40.7%) ne sont pas entrés dans l’algorithme. Sur les 286 cas restants, 133 cas (46.5%) n’auraient pas eu de PL si l’algorithme avait été appliqué et aucun diagnostic d’HSA n’aurait été manqué de surcroît.  Notre taux de données manquantes est à 1.4%.

Discussion: Cette étude permet d’évaluer le nombre de PL évitables si l’algorithme était appliqué. Son aspect monocentrique et rétrospectif, ainsi que le nombre de cas n’entrant pas dans l’algorithme en limitent les résultats. Le peu de données manquantes et la proportion de PL évitables qu’elle démontre en sont ses forces.

Conclusion: L’utilisation de la PL peut être rationalisée dans le diagnostic de l’HSA, de près de moitié selon notre étude, sans diminuer l’efficacité diagnostique. 

1Ann. Fr. Med. Urgence (2017) 7:97-105

Christophe BIANCHI (Lausanne, Suisse), Pierre-Nicolas CARRON
11:00 - 12:00 #16914 - FC037 Etude épidémiologique de la filière alerte thrombolyse aux urgences d'un secteur : cohorte rétrospective multicentrique.
FC037 Etude épidémiologique de la filière alerte thrombolyse aux urgences d'un secteur : cohorte rétrospective multicentrique.

Introduction : Le traitement de l'infarctus cérébral dans la phase aiguë repose sur l'administration intraveineuse d'alteplase avant 4h30. Il est d’autant plus efficace qu’il est administré tôt. Pour améliorer les délais de prise en charge et augmenter le nombre de patients thrombolysés, un centre hospitalier périphérique a structuré la filière alerte-thrombolyse en 2016 puis a développé la télé-thrombolyse dans deux hôpitaux de proximité en juillet 2017. Le but de cette étude était d’evaluer l’efficience de la filière alerte thrombolyse dans le secteur en analysant les délais de prise en charge et en les comparant aux données nationales et internationales.

Matériels et méthodes : Etude descriptive rétrospective multicentrique des patients se présentant aux urgences du secteur avec un déficit neurologique aigu dans un délai compatible avec un traitement par thrombolyse de juillet 2017 à février 2018.

Résultats : 182 patients ont été inclus. L’âge moyen était de 73+/-14.5 ans avec un sex-ratio de 1.22. 79.7% (n=145) ont été régulés par le 15. Le diagnostic d’AVC ischémique a été retenu dans 80% des cas (n=146). 36.8% des patients (n=67) ont pu bénéficier de la thrombolyse, dont 7.1 % (n=13) de la télé-thrombolyse. 22 patients ont été transférés dans un centre de référence pour thrombectomie (15 réalisées). Les délais médians pré-hospitaliers étaient de 84 minutes [15 ; 473] et intra-hospitaliers  Door To Needle (DTN) de 77 minutes [29 ; 192]. Le DTN était significativement diminué de 24 minutes si régulation par le 15 (p=0,048) et de 16 minutes (p= 0.017) si NIHSS>5.

Conclusion : Notre étude met en évidence des délais pré-hospitaliers inférieurs aux données nationales mais des délais intra-hospitaliers notamment le DTN supérieurs aux données nationales et internationales. Pour améliorer ces délais, des formations et l'administration de l’alteplase directement dans la salle d’accueil du scanner pourrait être réalisés.

Emmanuelle THEVENON (Pau), Nathan VOIRIN, Pierre ESCANDE, Maxence COUDRAY, Pierre CHANSEAU
11:00 - 12:00 #16895 - FC038 Evaluation de la filière neurovasculaire: Analyse des patients admis en unité neurovasculaire UNV à partir du SAUV en 2015 et 2017.
FC038 Evaluation de la filière neurovasculaire: Analyse des patients admis en unité neurovasculaire UNV à partir du SAUV en 2015 et 2017.

Introduction : L’accident vasculaire cérébral (AVC) est une urgence médicale nécessitant une prise en charge précoce dans la filière de soin adaptée. Il est recommandé un accès direct des pathologies neurovasculaires aiguës en UNV (unité neuro-vasculaire). Dans notre centre hospitalier, l’UNV, le service d’urgence (SU) et l’imagerie ne sont pas sur le même site, conduisant à inscrire le secteur d’accueil des urgences vitales (SAUV) du SU au sein de la filière neurovasculaire. L’objectif est d’analyser les patients admis en UNV, à partir du SAUV, sur deux périodes -2015 et 2017 afin d’identifier les axes d’amélioration.

Matériel et méthodes : Il s’agit d’une étude observationnelle rétrospective. Sur deux périodes 2015 et 2017. Tous les patients admis via le SAUV directement en UNV ont été inclus. Les données recueillies ont été les données démographiques, la durée de passage, l’imagerie, son résultat, la réalisation d’une thrombolyse et le délai intra-hospitalier de la réalisation de la thrombolyse (DIHT), le diagnostic.

Résultat : 253 patients ont été admis en 2015 et 313 en 2017 en UNV depuis le SAUV. Le nombre de patients admis a augmenté de 19% (p=0,014). Le nombre d’AIT a augmenté de 6,2%(p=0,046). Le score NIHSS global a diminué de 0,6 point. Il est observé une diminution de 2,3 points du NIHSS des patients thrombolysés (p=0,040). Le nombre d’IRM réalisés était stable environ des 80%. Le nombre de patients thrombolysés a augmenté de 8,9% chez les AVC ischémiques (p=0,11). Le DIHT était stable à 1h17.

La durée moyenne de passage a augmenté de façon non significative de 18min.

Discussion : Le principal biais de cette étude est son caractère rétrospectif. L’augmentation du nombre d’AIT et la baisse du NIHSS sont expliquées par des modification des recommandations et l’élargissement des critères de thrombolyse. Il reste a amélioré le DIHT puisque les recommandations fixent ce délai inférieur à 1h. Un travail complémentaire prospectif est nécessaire pour réduire ce délai.

Conclusion : Il existe une stabilité des prises en charge de la filière neurovasculaire au sein de notre établissement. L’âge, les délais de prise en charge globale, les délais de thrombolyse ne sont pas significativement différents entre 2015 et 2017 alors que le nombre de patients admis semble augmenté avec un score NIHSS plus bas.

Marion ROUCAUTE (AMIENS), Benedicte DOUAY, Marie DELECLUSE, Pauline DESBUREAUX, Lucie BUNO, Paulo HENRIQUES, Christine AMMIRATI
11:00 - 12:00 #17441 - FC039 Mise en place d’une filière de soins des traumatismes cranio-cérébraux légers (TCCL) à risque d’évolution défavorable ayant recours aux urgences.
FC039 Mise en place d’une filière de soins des traumatismes cranio-cérébraux légers (TCCL) à risque d’évolution défavorable ayant recours aux urgences.

Objectif : Le traumatisme crânien-cérébral léger (TCCL) est un problème important de santé publique. Environ 150 000 personnes par an sont victimes de TCCL en France. Il a été montré que 10 à 20% d’entre eux vont garder un syndrome post-commotionnel persistant (>3 mois) voire définitif, avec un retentissement socioprofessionnel, toutefois, les facteurs pronostiques d’évolution défavorable d’un TCCL sont inconnus. Le but de l’étude était, au travers de la mise en place d’une filière de soins des TCCL de repérer les patients à risque présentant à 1 mois les critères d’un syndrome post-commotionnel.

Matériel et méthode : Il s’agit d’une étude prospective bicentrique, observationnelle, de septembre 2017 à Septembre 2018, incluant tous les patients consécutifs présentant un TCCL accueillis aux urgences dans les 48h après l’accident. Un entretien téléphonique a été réalisé dans un délai d’un mois post-consultation pour évaluer le score RIVERMEAD, déclaré pathologique s’il persistait au moins 3 symptômes côtés au moins à 2.

Résultats : Il y a eu 372 patients inclus. L’âge moyen était de 44 ans et  53% (n=197) étaient des hommes. Pour 46% (n=171) des patients un scanner cérébral a été réalisé et pathologique dans 9% (n=34) des cas. Au total, 7% (n=25) ont été hospitalisés. Au cours du premier mois 268 patients ont été recontactés par téléphone dans un délai moyen de 27,6 jours. Parmi eux 26% (n=69) présentaient un score de RIVERMEAD évoquant un syndrome post-commotionnel justifiant d’une prise en charge complémentaire.

Conclusion : La prise en charge des TCCL nécessite une amélioration de la reconnaissance cette pathologie et du dépistage des complications. Cela rend primordial la mise en place d’un réseau de soins afin de réaliser un suivi et si besoin une prise en charge multidisciplinaire.

Prabakar VAITTINADA AYAR (Clichy), Adam BIARD, Enrique CASALINO, Christophe CHOQUET, Sonja CURAC, Philippe DECQ
11:00 - 12:00 #16942 - FC040 Doit on s'intéresser au syndrome d'hyperémèse cannabinoide ?
FC040 Doit on s'intéresser au syndrome d'hyperémèse cannabinoide ?

Objectifs :La consommation chronique de cannabis peut être associée à des vomissements incoercibles et des douleurs abdominales. Les critères diagnostiques du syndrome d’hyperémèse cannabinoide (SHC) ont été définis en 2012 par Simonetto et al. Les objectifs de l’étude étaient de décrire la prévalence du SHC, les caractéristiques épidémiologiques des patients.

Matériel et méthodes : Il s’agissait d’une cohorte prospective. La population cible était les patients qui sortaient du service d’urgences adultes avec un syndrome abdominal douloureux sans étiologie retrouvée. Le recrutement s’est fait au sein de cette population à l’aide d’une alerte informatique qui incitait l’urgentiste à interroger le patient sur sa consommation de cannabis. Les critères d’inclusions était une consommation chronique de cannabis associée à des nausées et des vomissements. L’étude s’est déroulée sur 10 mois (octobre 2017 à juillet 218).

Résultats :48 patients ont été inclus, la moyenne d’âge était de 27,2 ans (écart-type :7,7), 66% était des hommes. Ils consommaient tous quotidiennement du cannabis ; 63% fumaient depuis plus de 5 ans et seulement 2% depuis moins d’un an. La prévalence de SHC au sein de la population cible était de 1,6%. Les vomissements prédominaient le matin et étaient récidivants pour 97% des patients. Le cannabis était consommé sous forme de résine dans 95,7% des cas. 58,3% d’entre eux présentaient une perte de poids supérieure à 5 kg. La douche chaude a été la prise en charge symptomatique la plus efficace dans 54,2% des cas. 20 % des patients avaient un antécédent de pathologie psychiatrique connue et avaient bénéficié au moins une fois au cours de leur vie d’un suivi spécialisé. Les patients atteints du SHC passaient significativement plus d’heures aux urgences (11 versus 6,5). 20,3% d’entre eux étaient hospitalisés pour poursuivre la prise en charge antalgique. Le suivi en médecine de ville était faible et le sevrage en cannabis, seul traitement étiologique, difficile à mettre en place : aucuns des patients orientés vers une consultation d’addictologie en externe ne s’y est rendu.

 Conclusion :Pour qu’elle soit optimale, la prise en charge devrait être multi disciplinaire. L’information des patients est primordiale et la douche chaude pourra être proposée systématiquement. Le SHC est une réalité et sa reconnaissance pourra avoir un impact sur la formation du corps médical et devrait être considérée sérieusement par les politiques de santé.

Julie WEISS (Marseille), Baptiste VERHAMME, Nicolas SIMON, Antoine ROCH, Nicolas PERSICO
Salle 352B-Zone poster 1

Jeudi 06 juin

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FCM-39
11:00 - 12:00

Flash communications
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Modérateur : Patrice SERRE (Praticien Hospitalier) (Bourg-en-Bresse)
11:00 - 12:00 #17070 - FC305 Facteurs prédictifs de succès de la manœuvre de Valsalva modifiée lors de la prise en charge des tachycardies supra-ventriculaires aux urgences.
FC305 Facteurs prédictifs de succès de la manœuvre de Valsalva modifiée lors de la prise en charge des tachycardies supra-ventriculaires aux urgences.

Introduction : La manœuvre de Valsalva modifiée (MVm) stimule le tonus parasympathique qui peut réduire les tachycardies supra-ventriculaires (TSV). Elle est associée à un taux  d’échec relativement élevé. L’objectif de notre étude était d’identifier les facteurs prédictifs de succès de la MVm lors d’une TSV prise en charge aux urgences.

Méthodes : étude prospective sur 2 ans. Inclusion des adultes admis pour TSV. Exclusion des patients avec une instabilité hémodynamique ou une TSV secondaire. La MVm a été tentée au moins 2 fois. Lors de l’échec de la manœuvre, le recours à un anti-arythmique intraveineux était décidé. Comparaison de 2 groupes : succès MVm vs échec MVm. Analyse univariée et multivariée pour identifier les facteurs prédictifs de succès de la MVm.

Résultats : admission de 74 patients. Cinquante-deux patients ont bénéficié de manœuvres vagales.  La MVm a été tenté chez 45 patients. Un succès a été noté chez 29% d’entre eux. La comparaison des deux groupes est illustrée dans le tableau 1.

L’analyse multivariée a retrouvé 4 facteurs prédictifs de succès de la MVm (p ; OR ajusté ; [IC 95%]: âge inférieur ou égal à 40 ans (<0,001 ; 5,95 ; [1,793-3,63], absence de diabète (0,003 ; 3,2 [0,598-2,642]), antécédent de TSV (<0,001 ; 5,46 ; [1,57-3,43]) et traitement par bétabloquant (<0,001 ; 4,7 ; [1,287-3,229]).

Conclusion : Ces résultats peuvent être valorisés par une étude multicentrique élaborant un score à partir des facteurs identifiés dans notre étude.

Ines CHERMITI (Tunis, Tunisie), Emna REZGUI, Hajer TOUJ, Hanène GHAZALI, Amira KHEMIRI, Monia NGACH, Ahlem AZOUZI, Sami SOUISSI
11:00 - 12:00 #16922 - FC306 Risque d’hémorragie grave sous anticoagulants oraux en pratique clinique: à partir d'une cohorte prospective multicentrique sur 3 ans.
FC306 Risque d’hémorragie grave sous anticoagulants oraux en pratique clinique: à partir d'une cohorte prospective multicentrique sur 3 ans.

Objectif : déterminer la réelle fréquence des accidents hémorragiques graves des anticoagulants oraux  – anti-vitamines K (AVK) et anticoagulants oraux directs (AOD) – en pratique clinique quotidienne.

Méthode : Cinq zones géographiques autour de grandes métropoles françaises ont été définies.  A partir des données de l’Assurance Maladie (SNIIRAM), 47469 patients résidant dans ces 5 zones, nouveaux utilisateurs d’anticoagulants sur la période 2012-2015 ont été identifiés : 20205 sous AVK, 19579 sous rivaroxaban, 4225 sous dabigatran et 3460 sous apixaban. A partir des structures d’urgences publiques et privées de ces mêmes zones, tous les patients sous anticoagulants admis pour hémorragie grave selon les critères HAS 2008 ont été prospectivement inclus sur la même période. Les taux d’incidence et risques relatifs (hazard ratio, HR) des 3 principaux types d’hémorragies  - hémorragies intracrâniennes (HIC), hémorragies digestives (HD) et hémorragies « autres » - ont été calculés à partir de modèles ajustés de Cox. Des analyses de sensibilité en fonction des 2 principales indications des anticoagulants (fibrillation atriale (FA), maladie veineuse thromboembolique) ont été faites en utilisant un score de propension.

Résultats : Sur la période de l’étude, 573 patients (1,2%) ont eu une hémorragie grave, 148 (0,31%) une HIC, 202 (0,42%) une HD, 223 (0,47%) une hémorragie « autre ». Comparés aux AVK,  les AOD à dose réduite et à dose pleine ont eu un risque réduit d’HIC (HR = 0,55 IC95%: 0,37-0,82, et HR = 0,36 IC95%: 0,18-0,79, respectivement), et un risque réduit d’hémorragie « autre » (HR=0,41 IC95%: 0,29-0,58 et HR=0,27 IC95%: 0,14-0,51, respectivement), quelles que soient la durée et l’indication du traitement. Le risque d’HD n’a pas été significativement différent pour les AOD quelles que soient les doses par rapport aux AVK. Chez les patients en FA, apixaban à pleine dose a été associé à une meilleure survie sans évènements que les AVK ou rivaroxaban.

Conclusions : Pour les HIC, cette étude confirme qu’il y a un bénéfice évident à utiliser les AOD. Concernant le risque d’hémorragie digestive et d’hémorragie « autre » des AOD, cette étude apporte de nouvelles données pertinentes et utiles pour les prescripteurs.

Jacques BOUGET (Rennes), Frédéric BALUSSON, Maxime MAIGNAN, Pierre-Marie ROY, Erwan L'HER, Laure PAVAGEAU, Emmanuel OGER
11:00 - 12:00 #16831 - FC307 Effets sur une dyspnée expérimentale par charge thoraco-abdominale élastique du haut débit nasal.
FC307 Effets sur une dyspnée expérimentale par charge thoraco-abdominale élastique du haut débit nasal.

Introduction : La dyspnée est un facteur indépendant de morbi-mortalité, il existe peu de traitement spécifique mais l’oxygène nasal à haut débit est efficace pour la soulager. Cet effet est indépendant de l’oxygénation dans une étude, suggérant l’implication d’afférences des voies aériennes supérieures (VAS). Nous avons évalué l’efficacité du haut débit nasal (HDN), avec et sans oxygène, sur une dyspnée expérimentale par constriction thoracique.

Matériel et méthode : Cette étude randomisée, contrôlée en simple aveugle, soumettait des sujets sains à une dyspnée expérimentale par charge thoraco-abdominale élastique au repos sur trois sessions. Première session : entrainement, les suivantes : test de l’intervention, soit HDN avec et sans oxygène. L’intensité de la dyspnée était cotée par deux échelles visuelles analogiques (composantes affective et sensorielle).

Résultats : Sur les 32 sujets inclus l’HDN entrainait une baisse significative des deux composantes de la dyspnée, ce indépendamment de l’adjonction d’oxygène.

Conclusion : Le haut débit nasal soulage la dyspnée induite par une charge thoraco abdominale élastique chez le sujet sain au repos, l’oxygène n’ayant aucun effet additif.

Discussion : Cela suggère un effet de l’HDN via stimulation des mécanorécepteurs des VAS permettant une augmentation des afférences respiratoires. L’utilisation de l’HDN pourrait alors s’étendre aux dyspnées sans hypoxie et aux dyspnées persistantes restrictives.

Clara BIANQUIS (Paris), Camille ROLLAND-DEBORD, Thomas SIMILOWSKI, Capucine MORELOT-PANZINI
11:00 - 12:00 #16819 - FC308 Identification de facteurs de risque d’erreur de prescription médicamenteuse aux urgences : optimisation d’une activité de conciliation médicamenteuse à l’UHCD.
FC308 Identification de facteurs de risque d’erreur de prescription médicamenteuse aux urgences : optimisation d’une activité de conciliation médicamenteuse à l’UHCD.

Introduction : Les patients hospitalisés au décours d’un passage aux urgences sont à risque d’erreur médicamenteuse (hospitalisations non programmées, patients méconnaissant souvent leurs traitements). Le déploiement d'une activité de conciliation médicamenteuse à l’admission en Unité d’Hospitalisation de Courte Durée (UHCD) permet d’identifier les divergences non intentionnelles (DNI) de prescription médicamenteuse hospitalière en comparaison avec le traitement pris à domicile, puis de les corriger. L’objectif de l’étude était d’identifier les facteurs prédictifs d’erreurs de prescription médicamenteuse aux urgences, afin de prioriser la conciliation médicamenteuse pour les patients admis à l’UHCD.

Méthode : Étude rétrospective, monocentrique, observationnelle des patients ayant bénéficié d’une conciliation médicamenteuse à l’admission à l’UHCD pendant 6 mois. Les caractéristiques des patients étaient relevées a posteriori à partir des dossiers médicaux. L’association entre ces caractéristiques et la survenue d’au moins une DNI a été étudiée à l’aide d’une régression logistique en ajustant sur les facteurs de confusion (analyse multivariée).

Résultats : Parmi les 200 patients, 111 étaient concernés par la survenue de ≥ 1 DNI. Les erreurs étaient principalement des omissions (75%) et des erreurs de dosages (18%), en majorité pour des traitements à visée cardio-vasculaire (26%), du système nerveux central (19%), et des correcteurs de troubles métaboliques (17%). Dans l’analyse multivariée, la présence de  ≥ 5 lignes de traitement dans l’observation médicale de l'urgentiste était prédictive de la survenue de  ≥ 1 DNI (0R 1,30 ; IC 95% : 1,15-1,26 ; p=0,00002). Cette association se renforçait pour un groupe de patients âgés de ≥ 75 ans (OR 1,01 ; IC 95% : 0,97-1,04 ; p=0,1) et connus pour ≥ 2 comorbidités (OR 0,92 ; IC 95% : 0,62-1,23 ; p=0,61), dont le taux de DNI était de 69%, contre 55% dans la cohorte. Les facteurs organisationnels propres à l’hospitalisation en situation urgente (l’absence d’ordonnance à l’arrivée, la prescription nocturne, le flux important de patients etc) n’étaient pas prédictifs de la survenue de DNI.

Conclusion : Pour le pharmacien de l’UHCD, la présence de  ≥ 5 lignes de traitement dans l’observation médicale d’un patient doit être considérée comme une alerte et déclencher l’activité de conciliation médicamenteuse, en priorisant les patients âgés de plus de 75 ans et poly-pathologiques.

Camille GERLIER (PARIS), Jennifer CORNY, Olivier GANANSIA, Helene BEAUSSIER, Typhaine POINSAT, Marine SITBON
11:00 - 12:00 #16784 - FC309 Conciliation avec bilan médicamenteux optimisé : un outil d’amélioration de la prise en charge des patients aux urgences.
FC309 Conciliation avec bilan médicamenteux optimisé : un outil d’amélioration de la prise en charge des patients aux urgences.

Introduction: Objectiver l'intérêt de la conciliation médicamenteuse (CM) avec bilan médicamenteux optimisé (BMO) réalisés par l'équipe de pharmacie pour les patients admis aux urgences.

Matériel et méthode : Etude prospective sur 6 semaines (hiver 2018) pour les patients admis aux urgences (SU ou UHCD). Inclusion de 8 patients par jour (tirage au sort). Pour chaque patient un BMO a été réalisé à l’aide de 4 sources : ordonnance(s) présentée(s), consultation du dossier informatisé patient ( < 3 mois), interrogatoire patient (sauf impossibilité), appel à la pharmacie.

Résultats : 240 patients ont été inclus, d’âge moyen 70 ans (67% > 65 ans). 215 patients prenaient un traitement habituel (TH) (90%  des patients, 97% des patients > 65 ans). En moyenne, 2,4 sources ont permis la réalisation du BMO. 49% avaient une ordonnance avec eux, 79% ont participé à un entretien, contact avec leur pharmacie dans 85% des cas (raisons de non-contact : patient ne connaissant pas le nom de sa pharmacie, pharmacie non joignable).

Sur les 215 patients ayant un TH, celui-ci a été poursuivi en totalité dans 11% des cas et partiellement dans 37% des cas. Les divergences observées avec le TH étaient intentionnelles et documentées dans 34% des cas.  

Au total, 326 divergences non intentionnelles (DNI) ont été relevées (36.5% des divergences) dont 89.6%  étaient des omissions concernant 65% des patients ayant un TH. Parmi ces patients, 56 ont bénéficié d’un BMO effectué de façon proactive (avant toute prescription) au SU, dont 37 (66%) n’avaient aucun document à l’admission. Les autres DNI ont été des erreurs de dose (6.7%), des erreurs de médicaments (1.8%) , de patient (1.5%), de moment de prise (0.6%) ou de durée de traitement (0.3%). La CM a permis une modification de la prescription pour 116 médicaments concernant 57 patients.

Discussion/Conclusion : La présence d’un interne en pharmacie à l’UHCD (novembre 2016) a permis d’instaurer la pratique de la CM diminuant le taux d’erreurs de prescription ou d’omissions de TH. De plus, la présence d’externes sur la période de l’étude a permis d’étendre la réalisation du BMO au SU et de récupérer des informations fiables sur les TH des patients avant toute prescription. Nos résultats montrent qu’une présence pharmaceutique au SU/UHCD contribue à l’amélioration de la prise en charge médicamenteuse des patients. Mais les effectifs alloués étant inconstants, la priorité est la CM à l’UHCD, pour les patients ultérieurement hospitalisés.

Nina RANJIT (ROUEN), Gaëlle DECREAU-GAILLON, Nathalie MASSY, Luc-Marie JOLY
11:00 - 12:00 #16979 - FC310 Evènements indésirables médicamenteux liés aux antalgiques : étude de cohorte rétrospective.
FC310 Evènements indésirables médicamenteux liés aux antalgiques : étude de cohorte rétrospective.

INTRODUCTION : La iatrogénie est responsable d’environ 115000 hospitalisations annuelles avec comme trio de tête des molécules responsables les psychotropes, les anticoagulants et les antalgiques.

OBJECTIF : Evaluer l’association entre prise d’antalgiques et survenue d’évènements indésirables médicamenteux (EIM) chez les patients adultes admis aux urgences pour toutes causes mais ayant au moins un antalgique ou co-antalgique dans leurs traitements.

MÉTHODES : Étude rétrospective sur données existantes basée sur un observatoire des EIM (URGEIM) mené depuis 2011 dans notre SAU. Les données des patients ayant au moins un antalgique ou co-antalgique dans leurs traitements ont été extraites de la base de données et analysées. Le diagnostic et la nature de l’EIM sont validés lors de concertations pluridisciplinaires hebdomadaires (pharmaciens, urgentistes et pharmacovigilance). L’association entre l’antalgique et l’EIM est testée en univariée, pour chaque type d’antalgique. Les EIM imputables à un antalgique et ceux non imputables sont comparés par test de Student/Fischer, avec seuil de significativité α = 5%.

RÉSULTATS : 6 429 patients ayant au moins 1 antalgique ont été inclus. 5 766 (89%) patients étaient sous antalgique palier I, dont 5 299 (82%) sous paracétamol. 477 (7%) étaient sous antalgique palier III. 1 172 (18%) patients ont présenté un EIM imputable à un de leurs traitements. 566 (48%) EIM étaient graves (sources d’hospitalisations ou de décès). 1 003 (86%) EIM n’étaient pas dus à un mésusage. 363 (31%) EIM étaient liés à un antalgique. Parmi eux, 113 (31%) concernaient un palier I, 134 (37%) un palier II, et 112 (31%) un palier III. L’automédication est associée à la survenue d’EIM imputables au paracétamol (OR = 3,8 (IC 95% [1,35 - 10,64])), ou aux AINS (OR = 3.65 (IC 95% [1,60 - 8,30])), avec respectivement 9 EIM sur 19 et 19 EIM sur 56. L’automédication par AINS est associée à la survenue d’évènements digestifs (OR = 3,35 (IC 95% [1,46 - 7,75])). Les EIM liés aux paliers III les plus fréquents étaient les troubles digestifs et les troubles neurologiques, avec respectivement 50 (45%) et 88 (79%) EIM. 26 (30%) troubles neurologiques étaient imputés au fentanyl (p = 0,056 ; OR = 2,78 (IC 95% : 0,98 - 8,38)).

CONCLUSION : Nos résultats concordent avec ceux de la littérature, et valident la base de données URGEIM comme un outil robuste d’analyse des EIM. Un tel support peut permettre également de tester de potentielles interactions médicamenteuses.

Pablo MIRABAIL (Montpellier), Francois JEDRYKA, Vincent GOURHANT, Damien PERIER, Benoit AUBERT, Olivier VUILLOT, Nicolas MARJANOVIC, Mustapha SEBBANE
11:00 - 12:00 #16756 - FC311 Étude d’impact, de la mise en place, d’un protocole validé d’aide à la prescription du bilan préopératoire des traumatisés de membres isolés.
FC311 Étude d’impact, de la mise en place, d’un protocole validé d’aide à la prescription du bilan préopératoire des traumatisés de membres isolés.

Introduction : En cas de traitement chirurgical en urgence, le bilan pré-thérapeutique réalisé est souvent inadapté comme le montre l’audit de 2015 dans 67% des cas. Cet audit avait été réalisé sans diffusion du protocole à l’ensemble du service. Matériel et méthodes :L’objectif principal était d’évaluer l’impact de la diffusion du protocole local, validé, aux professionnels de santé. Il s’agissait d’une évaluation des pratiques professionnelles, rétrospective, d’avril 2018 à juillet 2018, dans le service des Urgences du CHU... réalisée après une évaluation initiale en 2015 et après une intervention auprès des professionnels du service.Le critère de jugement principal était la proportion de dossier en adéquation avec les recommandations comparée à celle obtenue en 2015 avant intervention. L’intervention a consisté à former le personnel médical, paramédical de manière passive et avec retour d’information puis d’utiliser des rappels par différents moyens (mailing ciblés, posters, carte de poche, IDE) Résultat : Sur les 107 dossiers analysés 67 étaient conformes soit 62,6%. L’étude a montré une progression de l’adéquation au protocole des dossiers concernant la prescription d’examens complémentaires comparativement à l’audit de 2015 (p=0,0017 ; IC95 [0,18 - 0,47]. Conclusion: Notre étude a montré un impact et une amélioration des pratiques concernant l’adéquation des bilans pré-thérapeutiques au protocole de service grâce à l’utilisation de plusieurs méthodes d’intervention.

Jean-Michel LE MOIGNO (Angers), Delphine DOUILLET, Pierre-Marie ROY, Lucile BRUÈRE-RONZI, Maud DELORI
11:00 - 12:00 #17009 - FC312 Effets hémodynamiques après administration de paracétamol IV en urgences intra et extra hospitalières.
FC312 Effets hémodynamiques après administration de paracétamol IV en urgences intra et extra hospitalières.

Introduction : L’objectif de cette étude était d’évaluer les effets hémodynamiques de l’administration IV de paracétamol lors d’urgences intra et extrahospitalières.

Matériel et méthode : Nous avons réalisé une étude observationnelle prospective dans deux services d’urgences. Les patients pris en charge en SAUV ou par le SMUR et recevant du paracétamol IV ont été inclus. L’analyse statistique a été réalisée par le test exact de Fisher et la différence entre les groupes considérée comme significative pour p < 0,05.

Résultats : 117 patients ont été inclus avec un âge moyen de 63 ± 22 ans, dont 90 (77%) avaient une pathologie médicale. La PAS, la PAD, la PAM, la FC et la température corporelle diminuent pour l’ensemble des patients après administration de paracétamol IV (p < 0,001). Une hypotension significative, définie par une baisse de plus de 15% de la PAM, a été observée chez 54 (46%) patients, mais aucune n’a nécessité un traitement spécifique. Les facteurs significativement liés à une baisse de la PA étaient la fièvre (OR= 5,45) et l’utilisation d’autres médicaments (OR= 3,55).

Discussion et conclusion : L’incidence d’hypotensions après paracétamol IV était comparable aux résultats de la littérature (variable entre 1% et 60%), mais aucune n’a nécessité d’intervention thérapeutique. Les conséquences de cette hypotension ne sont pas encore identifiées, mais ces résultats impliquent une surveillance accrue des patients lors de l’administration de paracétamol IV.

Margaux FERTAT (Dijon), Eric DEBERDT, Benoit SAHUC, Eléonore TIMSIT, Patrick RAY, Aurélie AVONDO
Salle 352B-Zone poster 2

Jeudi 06 juin

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AS-65 B
11:00 - 12:30

Atelier Soignants 65 B
Simulation de conduite en situation d'urgence

Coordonnateur : Bruno GARRIGUE (Corbeil-Essonnes)
Conférenciers : Marc BODSON (Trappes), Didier GRANDIN (Corbeil), Stéphane GRESSIN (Trappes)
Rappeler les bases de législation en matière de formation à la conduite des Ambulanciers SMUR.
Appréhender sur simulateur réaliste différentes situations accidentogenes en conduite d’urgence.
Réaliser une analyse des pratiques et apporter des pistes d’amélioration pour renforcer la sécurité.
Village SFMU
12:00

Jeudi 06 juin

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BN-02
12:00 - 13:00

Breaking News N°2
Régulation et Réanimation : le choix des mots

Modérateur : Chloé GERBAUD-COULAS (assistante spécialisée) (Lyon)
Conférencier : Marine RIOU (Maître de conférences) (Lyon)
Salle 242A

Jeudi 06 juin

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QZS-02
12:00 - 13:00

Quizz soignants N°2
Les pièges du tri : saison 4 

Conférenciers : Perrine BOURSIN (Paris), Olivier PICOT (IDE) (Paris)
Salle 242B

Jeudi 06 juin

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FCM-12
12:00 - 13:00

Flash communications
Encore mal

Modérateur : Rémy LOYANT (Angoulême)
12:00 - 13:00 #17419 - FC089 La titration de morphine intraveineuse dans le traitement de la douleur sévère post traumatique aux urgences: efficacité et limites.
FC089 La titration de morphine intraveineuse dans le traitement de la douleur sévère post traumatique aux urgences: efficacité et limites.

Introduction: Au décours d’un traumatisme, la douleur constitue le motif principal de consultation aux urgences. L’administration de la morphine en titration intraveineuse est toujours parmi les drogues les plus adaptées offrant aux malades un confort et un soulagement rapide et durable. La survenue d'effet indésirable demeure la plus grande limite pour cette thérapeutique.

L'objectif de notre travail était d'étudier la survenue d'effets indésirables chez des patients mis sous titration intraveineuse de morphine en recherchant les facteurs favorisant l'apparition des ces effets.

Méthodes:

Etude prospective, descriptive et analytique sur 9 mois (Octobre 2016, Juin 2017) incluant tous les patients consultant aux urgences pour douleur aigue sévère post traumatique et mis sous titration intraveineuse de Morphine, les paramètres cliniques et l'évaluation de la douleur par l'échelle numérique (EN) ont été relevés au début et tout au long du protocole le critère de jugement et la survenue d'effet indésirable.

Résultats: on a colligé 232 patients, l'âge moyen était de 37±15 ans, le sexe ratio était de 2,62, le motif de consultation le plus fréquent était les traumatismes des membres (44%), suivi par le polytraumatisme (9,9%) et les traumatismes abdominaux (9%), la moyenne de l'EN initiale était de 8,6 ±1, sa valeur a diminué de 22 % à 5 min , 40 % à 10 min et 56 % à 30 min, cette dégression était significative (p < 0,001). Trente patients avait présenté des effets indésirables dont 9 avaient nécessité l'arrêt de la titration en morphine, l'hypotension artérielle et le vertige étaient les effets indésirable les plus fréquents; les facteurs liés à un plus grand risque d'apparition d'effets indésirables étaient: le sexe féminin (p < 0,02) et le poids faible (p < 0,01).

Conclusion: La titration de morphine intraveineuse est une option efficace pour le traitement de la douleur sévère, toutefois un protocole avec des doses plus adaptées au poids et au sexe des patients semble être nécessaire afin d'éviter la survenue d'effets indésirables.

Nourelhouda NOUIRA (Tunis, Tunisie), Syrine JAOUANI, Sana LAHMAR, Wiem DEMNI, Amira LAHOUEGUE, Monia BOUSSEN, Maamoun BEN CHEIKH
12:00 - 13:00 #16945 - FC090 Traçabilité de l’Evaluation de la douleur thoracique en SMUR.
FC090 Traçabilité de l’Evaluation de la douleur thoracique en SMUR.

Objectif : Améliorer la traçabilité de l’évaluation de la douleur en SMUR et la qualité de la prise en charge antalgique des douleurs thoraciques.

Introduction : Un audit du SAMU-SMUR réalisé en 2011 a démontré la nécessité d’améliorer la qualité de remplissage des fiches d’intervention (FI). En 2014, suite à une modification de cette FI, une étude a été réalisée afin d’évaluer l’impact des modifications sur nos pratiques. En 2016, la création d’un groupe douleur pluriprofessionnel au sein du SAMU-SMUR, ainsi que notre implication au sein du CLUD (Comité de Lutte contre la Douleur) nous a permis d’améliorer nos pratiques. Depuis 2017 nous étudions toutes les FI sur l’item spécifique EN (échelle numérique) et nous encourageons l’évaluation de la douleur lors des staffs hebdomadaires. En  2018, nous avons choisi d’évaluer la prise en charge antalgique des patients présentant une  douleur thoracique car cette pathologie représente 23% de notre activité.

Méthode : Du 1/01 au 30/09/2018 nous avons analysé quotidiennement toutes les FI des patients adultes souffrant d’une douleur thoracique quelque soit l’étiologie. Pendant les 9 mois de l’étude prospective, 927 fiches ont été étudiées sur 4215 interventions pré hospitalières. Nous avons relevé les EN et les traitements antalgiques mis en place pour chaque patient.

Résultats : 927 fiches ont été recensées dont 696 Interventions Extra Hospitalières (IEH) et 231 Interventions Inter Hospitalières  (IIH). L’EN est notée dans 87,5% cas  (90%  en IEH et 86% en IIH) contre 37% en 2016. Dans 82% des cas, le traitement de la douleur en IIH  est efficace selon les critères des recommandations formalisées d’experts 2010 (Sédation et analgésie en structure d’urgence) contre 68 % en IEH. Dans 2% des cas les patients n’ont pas pu donner une évaluation de leur douleur, et aucune autre échelle d’hétéroévaluation n’a été proposée.

Dans 14% des cas en IIH et 21% des cas en IEH, l’EN n’est pas tracée. En IEH, 16 patients n’ont reçu aucun traitement antalgique malgré une EN élevée.

Discussion : L’amélioration très significative de la traçabilité de l’évaluation de l’EN de 87% en 2018 contre 67% en 2017 (p < 0.001) est liée à la sensibilisation hebdomadaire des professionnels. Cette étude a mis en évidence l'absence d'utilisation de l'échelle d’hétéro évaluation simple (Algoplus) pour les patients non communicants. Le groupe douleur souhaite optimiser la prise en charge médicamenteuse et non médicamenteuse et réévaluer ces actions.

Thérèse SZCZUDLO (ROUEN), Delphine BOUTRAIS, Laurence PRIGENT, Julien MIKLIN, Marie TEXTE LEFRANC, Gaelle DÉCRÉAU GAILLON, Denis THILLARD, Philippe ROUX
12:00 - 13:00 #16947 - FC091 Délégation de délivrance de Méthoxyflurane (Penthrox) par des secouristes.
FC091 Délégation de délivrance de Méthoxyflurane (Penthrox) par des secouristes.

Introduction : La délégation de délivrance de Méthoxyflurane (Penthrox) à des secouristes a été mise en place sur deux secteurs d’un réseau Médecins Correspondants du Samu dans le cadre d’une expérimentation du SAMU. Notre étude évalue la faisabilité et les résultats de cette antalgie avancée sur la période du 23/12/17 au 23/04/18.

Méthode : 80 secouristes formés en insistant sur la qualité de communication thérapeutique. Sont inclus les patients adultes victimes d’un traumatisme isolé d’un membre, difficiles à conditionner et évacuer sans antalgie. Exclusion de toute suspicion de traumatisme sévère et des contre indication du Méthoxyflurane. Le contact radio ou téléphone avec le MCS qui va recevoir le patient est obligatoire pour autoriser la délivrance et une fiche de transmission avec check list des indications, contre indications, et évaluation de l’évolution de l’EVA est gérée par le secouriste qui accompagne le blessé jusqu’au cabinet médical. Elle est remise au MCS afin de servir d’évaluation.

Résultats : 36 patients ont bénéficié de cette délégation de délivrance de Méthoxyflurane, sur 1419 secours réalisés par ces secouristes pendant 4 mois consécutifs. L’âge moyen des patients est de 36 ans (18 à 70), 20 hommes pour 16 femmes. 23 traumatismes du membre supérieur dont 18 luxations d’épaule, et 13 traumatismes du membre inférieur dont 8 fractures de jambe et 1 du fémur. On constate une diminution de l’EVA de 3,6 points avec un effet antalgique obtenu en 7,72 minutes.

Conclusion : Aucune interruption de la procédure en raison d’un effet secondaire ou d’une difficulté de réalisation. L’effet antalgique est modeste mais rapide afin de permettre une évacuation du blessé plus confortable vers le cabinet médical de proximité.  Les secouristes sont valorisés par cette prise en charge dont la formation a insisté sur la communication avec les patients afin d’obtenir une coopération indispensable.

Bernard AUDEMA (Avoriaz), Manuella BARTHES, Jean Marc BERTRAND, Christine CHEVALLIER-BRILLOIT, Dominique SAVARY, Jean Baptiste DELAY, Patrick JOUBERT , James TANSLEY
12:00 - 13:00 #17395 - FC092 Association entre la qualité de la prise en charge antalgique et la satisfaction des patients aux urgences: une étude observationnelle rétrospective.
FC092 Association entre la qualité de la prise en charge antalgique et la satisfaction des patients aux urgences: une étude observationnelle rétrospective.

Introduction : La prise en charge de la douleur et la satisfaction des patients sont des critères de qualité et d’efficacité indispensables dans notre système de soins. L’objectif principal de notre étude est d’évaluer l’association entre l’efficacité de l’analgésie et le degré de satisfaction des patients.

Méthode : Etude rétrospective, observationnelle, monocentrique, menée auprès de patients admis dans un service d’urgences adultes sur une période de 30 jours. Les patients âgés de 15 ans ou plus, ayant une Echelle Numérique (EN) ou une Echelle Observationnelle Comportementale (EOC) supérieure ou égale à 1 ont été inclus dans l’étude. Le critère de jugement principal a été l’efficacité de l’analgésie, définie comme une diminution de l’EN avec une valeur finale inférieure ou égale à 3. La satisfaction a été évaluée selon une échelle de Likert. 

Résultats : Au total, 333 patients ont été inclus et 73% des patients ont déclaré une analgésie efficace à la sortie des urgences (diminution moyenne de l’EN de 4 ± 2). 58% des patients ont reçu un traitement antalgique durant leur séjour aux urgences. Une majorité (82%) étaient globalement satisfaits de la prise en charge de leur douleur. L’analgésie efficace était significativement associée à une satisfaction des patients (OR=3,17 [IC 95% : 1,12-8,94] ; p=0,03) (Tableau 1).  

Conclusion : L’analgésie efficace était associée à une meilleure satisfaction des patients, quant à la prise en charge de leur douleur aux urgences. 

 

Poonam LOLL (Niort), Mathieu VIOLEAU
12:00 - 13:00 #16855 - FC093 Etat des lieux de l’analgésie-sédation dans les luxations articulaires au sein de cinq services d’accueil d’urgences dans un GHT.
FC093 Etat des lieux de l’analgésie-sédation dans les luxations articulaires au sein de cinq services d’accueil d’urgences dans un GHT.

Contexte: L’analgésie-sédation est une pratique quotidienne en médecine d’urgence, tant en milieu hospitalier que pré-hospitalier. La SFMU et la SFAR ont publié des recommandations communes à ce sujet. Le recours aux urgences pour des douleurs liées à la traumatologie est fréquent, entre 45 et 60% des consultations. Les luxations articulaires, douloureuses et fréquentes, nécessitent une prise en charge rapide et optimale.

Méthode: Nous avons réalisé une étude observationnelle, rétrospective et multicentrique au sein de cinq centres hospitaliers de notre GHT, du 01-01-2017 au 31-12-2017. Les patients ont été inclus, secondairement à un accord de la CNIL, après relecture des dossiers médicaux informatisés, et avaient comme diagnostic principal une luxation de l’articulation gléno-humérale antéro-interne, de l’articulation fémoro-patellaire ou de coude. Nous avons recueilli la prise en charge analgésique. Les statistiques étaient descriptives. 

Résultats: 320 dossiers médicaux ont été inclus. La luxation de l’articulation gléno-humérale antéro-interne était la plus représentée (69,7% IC [64,7-74,7]). La majorité des luxations étaient réduites aux urgences (85,3% IC [81,4-89,2]) par les urgentistes (97,8% IC [96,1-99,5]). 14,4% des luxations (IC [10,5-18,2]) furent réduites au bloc opératoire. L’utilisation de morphine et de kétamine pour la réduction d’une luxation articulaire est la première association utilisée (14,4% IC [10,5-18,2]), suivi de l’association morphine et MEOPA pour 2,8% des cas (IC [1,0-4,6]). 6,9% (IC [4,1-8,6]) des luxations articulaires furent réduites sous MEOPA et 14,4% (IC [10,5-18,5]) sous PENTHROXÒ.

Conclusion: Les urgentistes ont recours fréquemment aux techniques de réductions de luxations articulaires par manœuvre externe. Ils disposent d’un arsenal thérapeutique pour la réalisation d’analgésie-sédation. Il est important de soulager de manière efficace et rapide la douleur des patients afin de permettre la réalisation de la réduction de manière optimale.

 

Natacha ALMOYNER (Maubeuge), Romain DEWILDE, Philippe ALARCON, Eric WIEL
12:00 - 13:00 #17085 - FC094 Réduction des luxations, réduction des recommandations ?
FC094 Réduction des luxations, réduction des recommandations ?

Introduction : L’Analgésie-Sédation Procédurale (ASP) a été formalisée en 2010 par des recommandations d’experts posant un cadre pour la gestion de l’antalgie durant un geste court douloureux tel que la réduction des luxations articulaires. Après la diffusion de ces recommandations, nos pratiques thérapeutiques actuelles sont-elles en accord avec ces recommandations ?

Méthode : Étude rétrospective observationnelle des attitudes thérapeutiques adoptées en pré-hospitalier par les équipes de notre SMUR (4500 sorties/an) face à des luxations articulaires. L’inclusion a été réalisée du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2017 pour des patients chez qui le médecin urgentiste suspectait une luxation d’épaule ou de coude. L’ensemble des données de la prise en charge était recueilli à partir du dossier médical. Les variables quantitatives sont données en pourcentages et en moyennes.

Résultats : 108 patients ont été inclus sur la période concernée, 88 ayant une luxation de l’épaule et 20 du coude. 68% étaient des hommes et l’âge moyen était de 37 ans. 72% ont bénéficié d’une réduction pré-hospitalière. Le MEOPA a été le médicament le plus administré (56,4%) devant la Morphine en titration intra veineuse (51,8%), la Kétamine (22,2%), le Propofol (18,5%), le Midazolam (7,4%) et le Sufentanyl (0,92%). La posologie moyenne de Morphine a été de 0,07mg/kg ± 0,04, celle de la Kétamine 0,5mg/kg ± 0,3, celle du Propofol 1,2mg/kg ± 0,59 et le Midazolam 0,02mg/kg ± 0,02. 16 combinaisons différentes de médicaments ont été utilisées pour l’ASP. 25,9% des patients ont reçu du MEOPA seul et 10,1% de la Morphine seule. Le MEOPA et la Morphine ont été le plus souvent associés pour 10,8% des patients, suivie par l’association MEOPA - Morphine - Kétamine (8,3%), MEOPA-Kétamine (6,48%) et la Morphine avec la Kétamine ou le Propofol (4,6% respectivement). L’association sédatif et antalgique a été faite dans 33,3% des cas.

Conclusion : Les thérapeutiques employées pour l’ASP le sont dans des posologies en accord avec les recommandations. Malgré des recommandations préconisant l’utilisation de l’analgésie multimodale, le MEOPA et la Morphine sont très souvent utilisés seuls. Il existe une très grande hétérogénéité dans les associations thérapeutiques, notamment celle d’un antalgique à un sédatif qui n’était utilisée que pour un patient sur trois. Bien qu’aucune complication per-procédure n’ai été retrouvée dans notre étude, nous montrons une inadéquation entre nos pratiques et les RFE.

Virginie SAVRY (Chambéry), Loïc LAMBOLEY, Arnaud MICHALLON, Romain MERMILLOD, Dominique SAVARY
12:00 - 13:00 #16905 - FC095 Accidents à vélo : nécessité d’une législation pour réduire le risque de traumatismes crâniens.
FC095 Accidents à vélo : nécessité d’une législation pour réduire le risque de traumatismes crâniens.

Accidents à vélo : nécessité d’une législation pour réduire le risque de traumatismes crâniens

Introduction : Le vélo connaît un engouement croissant, pour profiter pleinement des bienfaits associés à la pratique du vélo, il importe toutefois de diminuer le risque de traumatismes crâniens (TC). C’est dans ce contexte que nous décrivons la traumatologie crânienne chez le cycliste.

 Matériel et méthodes : Les données explorées proviennent d’un registre hospitalier qui inclut toute personne blessée ou tuée  à la suite d’un accident de la route. Les données recueillies concernent la victime, son accident, ses lésions et son devenir. Les lésions sont codées grâce à l’AIS (Abbreviated Injury Scale) qui décrit pour chaque lésion, le siège, la nature et attribue un score de gravité allant de 1(lésions mineures à 6 (lésions mortelles). L’analyse porte sur les cyclistes traumatisés crâniens (AIS 2+) pendant la période 2007-2016.

 

Résultats : On a dénombré 13 406 blessés à vélo soit 17% des victimes de la route. Parmi celles-ci, 765 ont présenté un traumatisme crânien (6% des cyclistes accidentés).

On observe une sur-exposition des 10 -24 ans et des plus de 50 ans. Le sexe ratio est de plus de 3. La mortalité des cyclistes traumatisés crâniens est de  3,6%.Un quart des victimes ont été admises en soins intensifs. La gravité augmente avec l’âge du cycliste. Trois victimes sur quatre n’étaient pas casquées. Les traumatisés crâniens graves (AIS 3+) s’observent chez les cyclistes non casqués : 31% contre 24 % chez les casqués.

Les lésions les plus fréquentes sont des fractures de la base et les hémorragies sous-arachnoïdiennes (11%), les hématomes sous-duraux et les contusions (10%). La fréquence de l’hématome extra dural est estimée à 4%.

Entre 2007 et 2016, les traumatismes crâniens chez les cyclistes ont augmenté de 29% tandis que, dans le même temps, on observe une réduction significative chez les automobilistes et les deux roues motorisés.

Le traumatisme crânien s’intègre dans un tableau de polytraumatisme (3,6 lésions par victime en moyenne). Ces lésions associées siègent à la face (42%), aux membres supérieurs (35%) aux membres inférieurs (23%), au thorax (14%) et dans une moindre mesure au rachis (3%).

 Discussion et Conclusion : En France, la loi qui consiste à porter le casque chez les enfants de moins de douze ans a été adoptée. La promotion de son utilisation quel que soit l’âge doit être poursuivie.

Mots clés : traumatismes crâniens, cycliste, casque

Etienne JAVOUHEY, Frederic DAILLER (Lyon), Thomas LIEUTAUD
12:00 - 13:00 #16714 - FC096 Urgences médicales en vol : analyse des fiches médicales des vols nationaux et internationaux de la compagnie Air France.
FC096 Urgences médicales en vol : analyse des fiches médicales des vols nationaux et internationaux de la compagnie Air France.

Introduction – Le nombre d’urgences médicales en vol (UMV) augmente. Il n’existe aucun registre international et la littérature concernant le sujet est peu fournie. Lors d’un appel à bord, un médecin se présente dans 40% à 89% des cas.

Objectifs – Analyser les recours médicaux en vol, les symptômes présentés, les thérapeutiques délivrées et les prises de décisions concernant le débarquement/déroutement d’un avion pour cause médicale.

Matériel et méthodes – Etude rétrospective, descriptive, observationnelle réalisée à partir de fiches de rapport d’UMV. Le critère de jugement principal était le motif de déclenchement d’un recours médicalisé en vol pour une UMV.

Résultats - De juin à août 2017, 581 UMV ont été inclues. Elles concernaient essentiellement les vols long-courriers (86%) et des passagers adultes (âge ≥ 18 ans) (89%). Lors des demandes d’intervention de médecin par les PNC, 527 passagers (91%) ont été pris en charge par un seul médecin, 46 passagers par deux médecins (8%) et 8 passagers par trois médecins. Les motifs de recours étaient dominés par : malaises (adultes 42% vs enfants 7%), les douleurs abdominales (11% vs 18%), les nausées et vomissements (7% vs 11%), les dyspnées (6% vs 3%), allergies/anaphylaxie (1% vs 5%). Deux décès ont été déclarés à bord. La trousse médicale d’urgence a été utilisée pour 51% des passagers, avec délivrance de traitements médicamenteux (35% dont voie intraveineuse 10%, sous cutanée (n=5), intramusculaire (n=1)) et d’oxygénothérapie (29%). Un contact radio a été établi avec le SAMU pour 51 UMV (9%) et a conduit à 9 déroutements (malaise sévère (n=2), accident vasculaire cérébral (n=1), infarctus du myocarde (n=1), œdème aigu pulmonaire (OAP) (n=1), convulsion (n=1), hyperthermie chez un nourrisson âgé de 6 mois (n=1)).

Conclusion – Chaque médecin passager peut être confronté à une UMV. Les urgences vitales sont exceptionnelles. L’obligation d’intervention du médecin passager en cas d’appel et le manque de données internationales imposent la nécessité d’un registre permettant l’amélioration des prises en charge à bord, la sensibilisation des médecins et la prévention des UMV.

Vaucourt PAULINE (Toulouse), Charles-Henri HOUZE-CERFON, Vincent FEUILLIE, Philippe BARGAIN, Isabelle CLAUDET
Salle 352B-Zone poster 1

Jeudi 06 juin

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FCM-19
12:00 - 13:00

Flash communications
Evaluation et structure

Modérateur : Laure ABENSUR VUILLAUME (Interne) (Nancy)
12:00 - 13:00 #16986 - FC145 Stratégie de prise en charge diagnostique et thérapeutique des lombalgies aigües communes aux urgences.
FC145 Stratégie de prise en charge diagnostique et thérapeutique des lombalgies aigües communes aux urgences.

Introduction : La lombalgie est un motif fréquent de passage aux urgences. Les données OSCOUR dénombre sur la période 2014-2017, 480000 passages aux urgences soit 1,1% de l'activité toutes causes codées. L'objectif principal de notre étude est d'évaluer la prise en charge diagnostique et thérapeutique de ces lombalgies dans un services d'urgence et de comparer notre démarche diagnostic avec les recommandations internationales en vigueur. L'objectif secondaire est d'étudier les modalités thérapeutiques. 

Méthodes : Etude épidémiologique, descriptive, observationnelle, restrospective et monocentrique sur une période 3 mois. Nous avons séléctionné un échantillon aléatoire simple de 168 participants adultes qui se sont présentés aux urgences pour lombalgie aigue commune, avec receuil des données démographiques, des tests diagnostiques radiologiques, sanguins et urinaires et de leurs thérapeutiques aux urgences et à la sortie. 

Résultats : La moyenne d'age est de 40,3 ans avec une médiane à 40 ans. L'echelle numérique (EN) moyen à l'admission est de 6,5 avec une EN médiane égale à 8. Le temps de transit moyen est de 262,5 minutes avec une médiane à 206,5 minutes. Conformément aux données observés dans la littérature, mais contrairement aux recommandations de l'ANAES qui préconisent la pratique d'une radiographie du rachis lombaire chez les patients de plus de 50 ans, 18% des patients agés de 20 à 50 ans ont bénéficié d'un bilan d'imagerie par radiographie, alors que seulement 18% des patients agés de plus de 50 ans ont pu en bénéficier. Aux urgences, la douleur a été traité dans 18% des cas par l'association d'un antalgique de palier II à un AINS. Parmi les médicaments administrés, le Tramadol 47%, le Paracetamol 41%, et la Ketoprofene 21% étaient les plus frequemment utilisés. A la sortie, l'ordonnance comportait dans 54% des cas une association d'antalgiques de palier I et de palier II et dans 46% des cas une association d'antalgie de palier II à un AINS. Le paracétamol est prescrit le plus largement dans 72% des cas. 

Conclusions : Nous avons présenté une description d'un echantillon aléatoire de patients consultants aux urgences pour lombalgie aigue commune. En l'absence de recommandations françaises et/ou internationales sur la prise en charge des lombalgies aux urgences, il est nécessaire d'identifier des axes d'amélioration pour améliorer nos pratiques sur le plan diagnostiques et thérapeutique.

Alexandre FICHOU (Lille), Arthur HONOREZ , Bahram CHAYBANY , Eric WIEL
12:00 - 13:00 #16796 - FC146 Evaluation des pratiques d'hygiène associées à l'utilisation des appareils d'échographie dans les services d'urgence de notre région.
FC146 Evaluation des pratiques d'hygiène associées à l'utilisation des appareils d'échographie dans les services d'urgence de notre région.

Contexte : La prévention de la transmission croisée par l’entretien des dispositifs médicaux réutilisables fait partie du PROPIAS, élaboré en 2015. L’échographe est un des dispositifs médicaux dont l’utilisation se généralise dans les services d’urgence. Les parties de l’appareil (sondes, clavier, gel) sont exposées à la contamination bactérienne. Nous avons réalisé une enquête d’évaluation des pratiques professionnelles auprès des urgentistes de notre région dont l’objectif était d’évaluer les pratiques d’hygiène encadrant l’utilisation de ce dispositif, afin d’en tirer des axes d’amélioration.

Méthode : Une enquête déclarative, anonyme et multicentrique a été menée auprès de tous les établissements de notre région dont le service d’urgences était muni d’un échographe fonctionnel. Tous les praticiens urgentistes ainsi que les internes, étaient concernés par l’évaluation. Un questionnaire reprenant plusieurs situations cliniques et concernant les pratiques d’hygiène associées leur a été proposé via un lien internet pour une période de 10 semaines. Les réponses ont été analysées par conformités en regard des différentes recommandations en vigueur.

Résultats : 16 établissements, soit 55% des établissements sollicités ont été inclus. 104 questionnaires au total ont été retournés durant la période d’audit. Les taux de conformités étaient : de 60,4% IC95[0,56 – 0,65], pour la partie concernant les examens d’échographie sur peau saine, de 70,9% IC95[0,66 - 0,76], pour la partie concernant les examens sur peau lésée, et de 69,4% IC95[0,65 - 0,74], pour la partie concernant les gestes invasifs écho-guidés. Le taux de conformités global était de 66,1% IC95[0,63 - 0,69]. Aucun questionnaire n’a comptabilisé 100% de conformités à titre individuel.

Conclusion : L’entretien de l’échographe et des sondes reste sous-optimal avant utilisation. Certaines erreurs dans les gestes d’hygiène encadrant l’examen, notamment la désinfection du clavier, l’utilisation du gel et du matériel de protection contact et les procédures d’asepsie, sont des points à améliorer par la sensibilisation. Nous proposons à cette fin un protocole de désinfection du matériel échographique rédigé selon les recommandations en vigueur et intégrant une procédure de vérification d’intégrité de la gaine de protection après examen en conditions stériles, ainsi qu’une prise en charge du matériel par désinfection de niveau intermédiaire en cas de contact avéré avec des liquides biologiques.

Axel ANDOLFO (Dunkerque), Karine BLANCKAERT, Cyril FAYOLLE, Christophe DECOENE, Christophe COUTURIER, Eric WIEL
12:00 - 13:00 #17020 - FC147 Impact d'une formation médicale en ligne sur la pertinence des Examens cytobactériologiques des urines (ECBU) prélévés aux Urgences.
FC147 Impact d'une formation médicale en ligne sur la pertinence des Examens cytobactériologiques des urines (ECBU) prélévés aux Urgences.

Introduction:En 2012-2013, 44% des ECBU réalisés dans notre service n'étaient pas pertinents, c'est-à-dire qu'ils n'étaient pas justifiés par des signes cliniques d'infection urinaire. Une formation en ligne a été proposée aux personnels paramédicaux du service en 2015, et aux médecins de juillet à septembre 2016, pour améliorer la pertinence des ECBU. Dans cette étude, nous avons évalué l'impact de la formation médicale en ligne sur la pertinence des ECBU.

Méthodes: Il s'agit d'une étude monocentrique, rétrospective comparant les périodes avant (novembre 2015 - juin 2016) et après la formation médicale (novembre 2016 - juin 2017). Le critère d'inclusion était un ECBU prélevé aux urgences adultes. Le critère principal de jugement était la proportion de patients dont la prescription de l'ECBU était pertinente. Un ECBU était considéré pertinent en cas de diagnostic d'IU ou de sepsis/choc septique, ou en cas de signes cliniques  compatibles avec une IU.  

Résultats: Nous avons inclus 187 patients, dont respectivement 90 (48%), 15 (8%) et 82 (44%) avaient un ECBU positif, contaminé ou stérile. Une bactériurie asymptomatique était présente dans 14 cas (7%). Cent quarante-trois ECBU (76%) étaient pertinents, du fait d'une hypothèse diagnostique d'IU (n=83, 44%) ou de  sepsis et/ou choc septique (n=12, 6%), ou de signes cliniques compatibles avec une IU (n=97, 52%). Les proportions d'ECBU pertinents n'étaient pas différentes entre les deux périodes (pré-formation médicale, 73% [63%-81%]; post-formation médicale, 82% [70%-87%]; P=0,30). L'ECBU était plus souvent positif quand son indication était pertinente (53% des ECBU pertinents) que quand elle ne l'était pas (32% des ECBU non pertinents, P=0.02). 

Conclusion: La proportion d'ECBU pertinents est de 76%, suggérant une amélioration des pratiques par rapport aux années 2012-2013.La pertinence des ECBU n'a en revanche pas augmenté de façon significative après la mise en place d'une formation médicale en ligne. D'autres interventions sont nécessaires pour améliorer la pertinence des ECBU prélevés aux urgences. 

Thomas FOURGNIER (Nantes), François JAVAUDIN, Quentin LE BASTARD, Nicolas GENTET, Pierrick LUGUERN, Emmanuel MONTASSIER, Eric BATARD
12:00 - 13:00 #16774 - FC148 Impact de la mise en place d'un protocole de prescription des examens biologiques sur le temps de passage aux urgences.
FC148 Impact de la mise en place d'un protocole de prescription des examens biologiques sur le temps de passage aux urgences.

Introduction : Trop d’examens complémentaires sont prescrits dans les services d’urgence, ce qui pourrait allonger la prise en charge des patients. Notre étude a évalué l’impact de la mise en place d’un référentiel de prescription des examens biologiques dans la diminution du temps de passage des patients aux urgences adultes. L‘objectif secondaire était d’évaluer l’impact de la mise en place de ce protocole sur la pertinence des examens biologiques.

Matériel et Méthode : Etude prospective de type « avant/après », monocentrique sur l’analyse de dossiers médicaux informatisés, réalisée en deux périodes :  une période A (du 1er janvier au 1er mai 2015, 409 patients) et une période B (du 1er janvier au 1er mai 2018, 516 patients). Elle concernait les patients consultant aux urgences pour les motifs d’admission suivants : crise d'asthme simple, colique néphrétique simple, cystite aiguë, pyélonéphrite aiguë simple, intoxication médicamenteuse volontaire aux benzodiazépines, ivresse, pneumopathie (Fine = 1), syncope réflexe, traumatisme crânien léger, premier épisode de crise convulsive. Le critère de jugement principal était la durée médicale de séjour (DMS). Le nombre de patients ayant bénéficié d’au moins un examen biologique non pertinent selon les recommandations a également été analysé. 

Résultats : La DMS médiane a diminué de manière significative entre les deux périodes (120 minutes [14-210] versus 64 minutes [5-183] ; (p < 0.01)). Il existait une augmentation significative de 24% du nombre de patients ayant bénéficié d’examens adaptés à la situation clinique entre les deux périodes (p < 0.001) avec une diminution de la DMS de 131 minutes en cas de prescription appropriée. En analyse multivariée, les deux facteurs indépendamment associés à une augmentation du temps de passage étaient le motif de consultation (p=0,01) et le respect des recommandations (p < 0,001).

Conclusion : La mise en place d’un protocole unique de prescription s’est accompagnée d’une diminution significative du temps de passage aux urgences. Un meilleur suivi des recommandations entre les deux périodes semble expliquer ce gain. 

Marion MESRINE (Poitiers), Nicolas MARJANOVIC, Matthieu MARCHETTI, Olivier MIMOZ
12:00 - 13:00 #16758 - FC149 Analyse des courriers de réclamation adressés à un service d’urgence de 2012 à 2017.
FC149 Analyse des courriers de réclamation adressés à un service d’urgence de 2012 à 2017.

Introduction : Les services d’urgences (SU) sont les services qui reçoivent le plus de courriers de réclamation (CR) au sein des hôpitaux. Dans le cadre réglementaire de l’amélioration des soins dans les établissements de santé inscrit dans le code de la santé publique, l’analyse des insatisfactions doit être entreprise. L’objectif principal de notre travail a été d’analyser les CR adressés à notre SU. L’objectif secondaire a été de déterminer s’il y existait une corrélation entre la survenue d’une réclamation et la temporalité de passage au SU (nuit, garde, week-end).

Matériel et Méthode : Nous avons mené une étude rétrospective monocentrique portant sur tous les CR des patients pris en charge par notre SU de janvier 2012 à décembre 2017. L’analyse a porté sur les caractéristiques des CR, le recueil des doléances, et le suivi dans le circuit interne de gestion des plaintes de l’hôpital.

Résultats : Quatre-vingt-un CR ont été analysés, la moyenne était de 13,5 CR/an et l’incidence moyenne de 5,5 CR/10 000 passages. Les incidences étaient de 3,5 CR/10 000 passage pour les enfants vs 6,1 CR/10 000 passages pour les adultes (p=0,11). Le plaignant était la famille dans 44 CR (55%) et le patient dans 34 CR (42%). Il n’existait pas de différence statistiquement significative sur les incidences de CR entre le jour et la nuit (5,7 CR/10 000 vs 4,8 CR/10 000, p=0,57), ni entre « horaire de garde » et « horaire hors-garde » (5,6 CR/10 000 vs 5,2 CR/10 000 passages, p=0,78), ni entre semaine et week-ends/jours fériés (5,4 CR/10 000 vs 6 CR/10 000 passages, p=0,76). Nous avons dénombré 133 doléances, avec une cause médicale dans 64 CR (48%), une cause organisationnelle dans 44 CR (33%), une cause relationnelle dans 25 CR (19%). Une indemnisation a été demandée dans 13 CR (16%), deux (2,5%) ont abouti au versement par notre assurance d’un dédommagement moyen de 4 175 euros. Aucune poursuite en justice n’a été notée.

Conclusion : L’incidence des plaintes dans notre SU reste dans la fourchette basse au niveau national. Les indemnisations sont rares, et les plaintes en justice inexistante sur la période étudiée. Les doléances avec une composante relationnelle sont souvent au premier plan. Dans le cadre de la gestion des plaintes, l’analyse des CR permet d’améliorer la qualité de la prise en charge et de proposer des mesures correctives en relation avec la commission des usagers.

Youssef CHOUHAB (BEZAUDUN LES ALPES), Tiphaine LEFEBVRE, Coline FORESTIER, Pierre PARSIS, Mikaël MARTINEZ
12:00 - 13:00 #17469 - FC150 Evaluation de la douleur aux urgences.
FC150 Evaluation de la douleur aux urgences.

Introduction :

La douleur est un motif fréquent de consultation aux urgences. Ce symptôme considéré comme signal d’alarme et de sauvegarde de l’intégrité de l’organisme est souvent sous-estimé, mal évalué et insuffisamment pris en charge en amont comme aux services des urgences exposant à l’oligo- analgésie. L’objectif de ce travail a été d’évaluer la prise en charge de la douleur aux urgences.

Méthodes :

Nous avons mené une étude prospective observationnelle sur un mois ayant inclus les patients consultant pour une douleur aiguë aux urgences. Recueil prospectif selon un questionnaire pré-établi. Evaluation de la douleur selon l’échelle visuelle simple (EVS).

Résultats :

Inclusion de 80 patients. Âge moyen=48 ± 15. Sex-ratio=1,2. Quarante-cinq pour cent des patients étaient sans antécédents pathologiques notables. La pathologie causale était médicale dans 68% des cas. L’étiologie de la douleur a été (%) : colique néphrétique (36), abdominale (12), thoracique (9), post-traumatique (16).Neuf patients (11%) ont eu un médicament per os avant de consulter. Le délai d’évaluation de la douleur a été supérieur à une heure dans 69% des cas. La 1ère évaluation de la douleur a été effectuée dans 25% des cas par des infirmiers contre 75% par des médecins. Douze patients (15%) n’ont pas reçu d’antalgique après une première évaluation contre 68 (85%). Le palier 1 a été le plus utilisé : 97% contre 3% en palier 3 et 0% en palier 2. La douleur a été réévaluée uniquement chez un patient sur trois parmi lesquels 67% ont reçu un 2ème antalgique. Parmi les 80 patients, 70 (87%) sont rentrés à domicile avec une ordonnance médicale. Parmi eux, 36 patients (45%) avaient une EVS à 2. Une oligo- analgésie a été chiffrée à 67,5%.

Conclusion :

Dans cette étude, l’oligo-analgésie a été fréquente. L’élaboration de protocoles et de programmes de formation continue est nécessaire afin de pallier à ces insuffisances. 

Imen MEKKI (Tunis, Tunisie), Maha TOUATI, Anissa CHAMSSI , Badr FERJEOUI, Fatma LAMOUCHI, Rym BEN KADDOUR, Maaref AMEL, Hamed RYM
12:00 - 13:00 #16792 - FC151 Analyse de l’impact d’évènements exceptionnels et très médiatisés sur le recours aux urgences.
FC151 Analyse de l’impact d’évènements exceptionnels et très médiatisés sur le recours aux urgences.

Introduction : Cette étude évalue l’impact d’évènements exceptionnels et inattendus sur le recours aux services d’urgences, à partir de 3 situations (un attentat, un accident de car, des inondations).

Méthode : Etude rétrospective à partir des résumés de passages aux urgences. Le nombre de passages aux urgences de deux CH au décours de chaque épisode a été comparé, d’une part, aux passages lors de ces mêmes jours de semaine dans le mois, d’autre part aux passages lors de ces mêmes jours les années précédentes (test Wilcoxon). La gravité (CCMU), le diagnostic et le mode de sortie ont aussi été analysés (test Chi2 ou exact de Fisher).

Résultats : Le nombre de passages aux urgences diminue au décours immédiat des événements étudiés (voir fig). Concernant les inondations la baisse d’activité n’est visible qu’en matinée (p=0,0265) et en début d’après-midi (p=0,0284).

Le taux d’hospitalisation ne varie pas (33% vs 31% habituellement sur le premier CH et 16% vs 15% sur le second) tout comme les urgences vitales (CCMU 4-5 : 2% vs 1% sur le premier CH et 2% vs 2% sur le second). Les diagnostics changent uniquement suite à l’attentat : les urgences psychiatriques passent de 2 à 7% (p=0,0042) et les pathologies cardio-vasculaires de 9 à 14% (p=0,1221).

Conclusion : Notre étude montre les modifications du recours aux urgences lors d’évènements inattendus de grande ampleur. Un phénomène de sidération semble survenir temporairement, sans grande modification des caractéristiques des patients.

Laure POURCEL (Toulouse Cedex), Elsa DELISLE, Sabrina GROLLEAU, Hervé MOUROU
12:00 - 13:00 #17435 - FC152 Evaluation de la charge de travail d'un service mobile d'urgence et de réanimation lors des sorties primaires.
FC152 Evaluation de la charge de travail d'un service mobile d'urgence et de réanimation lors des sorties primaires.

Introduction : L'activité médicale et la charge de soins lors des  missions  primaires  d'un service mobile d'urgence et de réanimation (SMUR) demeurent  sous-évaluées  et sont restreints à une évaluation de nombres et de délai. Le but de notre étude était d'évaluer la charge de travail d’un SMUR lors des interventions primaires.

Méthodes : étude descriptive prospective menée sur 6 mois. Inclusion des interventions primaires. Recueil des données épidémiologiques,  des délais d'intervention, des durées de missions et du type de pathologies rencontrées. Les gestes et procédures performés ont été évalués par un score : Codage Activité SMUR ou CAS.

Résultats : Inclusion de 193 interventions. Les sorties blanches représentaient 17 interventions (9%). Le transport d’un patient été effectué dans 176 cas. Age moyen  57+/-20 ans. Sex-ratio 1,75. Tranches d’âge n(%) : moins de 12 ans 20(10), plus de 65 ans 153(31).Sites d'intervention n(%) : domicile (75), voie publique (9) et cabinets médicaux privés (6). Pathologies (%) : neurologiques (29), cardiovasculaires (17), respiratoires (16) et traumatologiques (8). Gestes réalisés n(%) : Monitorage  non-invasif 157(81), pose d'un voie veineuse périphérique 116(60), mesure de la glycémie capillaire 88(45), électrocardiogramme 39(20),  oxygénothérapie 47(24), CPAP 5(3), intubation 1(0,5), massage cardiaque externe 2(1), traitement en intraveineux au pousse seringue électrique 8(4). La durée de médicalisation moyenne était de 52+/-21 minutes et la durée d’intervention moyenne est de 79+/-38 minutes. Le CAS moyen était de 6±4 avec des extrêmes allant de 0 à 29. Un score supérieur ou égal à 4 a été retrouvé dans 89% des interventions (n=157).

Conclusion : Les interventions primaires entrainent une charge de travail importante comme en témoigne le score CAS élevé. Les gestes et procédures prodigués par le personnel médical et paramédical nécessitent une collaboration étroite et des fiches techniques communes. La formation continue des équipes SMUR est le seul garant d’une amélioration de la qualité de prise en charge des patients en pré-hospitalier.

Hajer TOUJ (Tunis, Tunisie), Ines CHERMITI, Mariem BEN SOLTANE, Imène CHAIEB , Syrine JAOUANI, Amel BEN GARFA, Sami SOUISSI, Hanène GHAZALI
Salle 352B-Zone poster 2
12:45

Jeudi 06 juin

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ATD05
12:45 - 13:45

Atelier déjeuner Aspen France
Quelques règles d’anti coagulations aux urgences

Modérateur : Karim TAZAROURTE (Chef de service) (Lyon)
12:45 - 13:45 Traitement injectable en phase aigüe de MTEV. Jean Pierre LAROCHE (Montpellier)
12:45 - 13:45 Quels traitements Anti coagulant pour le patient obèse aux urgences. Laurent BERTOLETTI (Saint-Etienne)
12:45 - 13:45 Cas de TIH aux urgences. Laurence CAMOIN (Marseille)
Salle 243
14:00

Jeudi 06 juin

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EA-12
14:00 - 15:30

Etat de l'Art Médecins N°12
De l’intubation difficile

Modérateurs : Thibaut DESMETTRE (Besançon), Yves LAMBERT (Chef de Service) (Versailles)
Coordonnateur : Aurélie AVONDO (Dijon)
14:00 - 15:30 Critères prédictifs d’intubation difficile. Frédéric ADNET (Bobigny)
14:00 - 15:30 Algorithme de prise en charge. Michel GALINSKI (Bordeaux)
14:00 - 15:30 Apport de la vidéo-laryngoscopie et autres nouveautés. Xavier COMBES (Chef de service) (Saint-Denis La Reunion)
Amphi Bleu

Jeudi 06 juin

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RFE
14:00 - 15:30

Recommandations Formalisées d’Expert
Connaissez vous les dernières recommandations ?

Modérateur : Pierre-Géraud CLARET (Nîmes)
Coordonnateur : Xavier BOBBIA (Nîmes)
14:00 - 15:30 Architecture des structures d’urgences. Bénédicte DOUAY (Médecin) (Amiens)
14:00 - 15:30 Acidoses métaboliques. Mikaël MARTINEZ (Chef de service) (Montbrison)
14:00 - 15:30 Traumatismes vertébromédullaires. Anthony CHAUVIN (Praticien Hospitalier Contractuel) (Paris)
14:00 - 15:30 Simulation. Jean-Philippe DESCLEFS (Médecin urgentiste) (Paris)
Salle Maillot

Jeudi 06 juin

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CMS-02
14:00 - 15:30

Conférence Médico-soignants N°2
Court-circuiter le flux

Modérateurs : Yann JAOUEN (Paris), Patrick PORTECOP (Chef de Service) (Pointe-a-Pitre)
Coordonnateur : Eric REVUE (Paris)
14:00 - 15:30 Lean Management. Eric REVUE (Praticien Hospitalier Adjoint Chef de Service) (Paris)
14:00 - 15:30 Circuits patients. Olivier GANANSIA (Chef de service) (Paris)
14:00 - 15:30 Circuit très court pour la Maison Médicale de Garde ? Romain HELLMANN (PH) (Paris)
Salle 241

Jeudi 06 juin

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VZ-01
14:00 - 15:00

Venez...
Speed-dating: les autres facettes du métier d’urgentiste

Modérateurs : Chloé GERBAUD-COULAS (assistante spécialisée) (Lyon), Mathieu VIOLEAU (Medecin) (Niort)
Salle 242A

Jeudi 06 juin

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UT-05
14:00 - 15:00

Urgences Tonic N°05
Vite fait, bien lu: Le scanner abdominal

Coordonnateur : Anne-Laure FERAL-PIERSSENS (Paris)
Conférencier : Matthieu HUOT-MARCHAND (Nancy)
Salle 242B

Jeudi 06 juin

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TRM-08
14:00 - 15:30

Table ronde N°8
SFMU/SFMC : Urgences collectives en milieu périlleux

Modérateurs : Aurélien RENARD (Toulon), Luc RONCHI (ST NAZAIRE)
Coordonnateur : Mathieu VIOLEAU (Niort)
14:00 - 15:30 Secours en milieu instable. Patrick BENNER (Toulon)
14:00 - 15:30 Secours en montagne. Francois ALBASINI (responsable unité URGENCES SMUR) (Saint Jean de Morienne)
14:00 - 15:30 Secours en milieu maritime. Sonia LABAN-MELE (RPPS 10005157531) (Bayonne)
14:00 - 15:30 Secours en milieu confiné. Michel TAILLADE (Cahors)
Salle 243

Jeudi 06 juin

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TS-02
14:00 - 15:30

Table ronde Soignants N°2
Allons voir ce qui se passe chez nos voisins ! La place des pratiques avancées donnée dans leur système de soins !

Modérateurs : Delphine HUGENSCHMITT (infirmière) (Lyon), Nicolas TERMOZ MASSON (Infirmier) (Grenoble)
14:00 - 15:30 Pratiques avancées : le modèle Belge. Jamila BOUGALALA (Belgique)
Définir la formation et le champ de compétences d’une infirmière Clinicienne
Définir la formation et le champ de compétences d’une Infirmière Praticienne ou de santé publique
Définir la formation et le champs de compétences d’une Paramédical Intervention Team (PIT)
14:00 - 15:30 Pratiques avancées : le modèle Helvelte. Valère VEYRAT (Genève)
•Les champs d'activités des professionnels de la santé selon le cadre réglementaire en vigueur
•Les spécificités de la pratique selon les domaines de compétences, les lieux d'exercice, et les responsabilités du diplôme obtenu
•La surveillance de la pratique professionnelle à Genève selon la Loi sur la santé et ses règlements d'app
14:00 - 15:30 Etat des lieux en France protocole de coopération / pratiques avancées. Agnès VERDETTI (Grenoble)
Généralité concernant les protocoles de coopérations
Place de ces protocoles au sein d’un service d’urgences/SMUR.
Modalité de soumissions et exemple de protocole soumis (radiographie anticipée dès l’accueil par l’IOA, pose d’un cathéter intra osseux par l’ide exerçant en SMUR
Salle 252A

Jeudi 06 juin

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AMS-47
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants 47
Trier avec la FRENCH

Coordonnateur : Sybille GODDET (Dijon)
Conférenciers : Perrine BOURSIN (Paris), Olivier PICOT (IDE) (Paris), François REVAUX (Praticien Hospitalier Temps Plein) (Créteil)
Atelier pratique :
- Découvrir ou mettre à jour ses connaissances sur la FRENCH
- S’approprier l’échelle de tri FRENCH
- Mettre en pratique à l’aide de cas cliniques
Salle 252B

Jeudi 06 juin

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AM-16
14:00 - 15:30

Atelier Médecins 16
Sédation procédurale

Coordonnateur : Vincent BOUNES (Toulouse)
Conférenciers : Vincent BOUNES (Toulouse), Emilie DEHOURS (Médecin) (Toulouse)
Rappeler les indications et modalités de réalisation de la sédation procédurale.
Préciser la place des médicaments les plus utiles (propofol, kétamine, etc.) au travers de cas cliniques vidéo interactifs.
Proposer les bases d’un protocole de sédation procédurale que chaque intervenant ramènera dans son centre afin de le faire valider par les partenaires de son institution.

L’atelier est théorique et pratique.
Salle 353

Jeudi 06 juin

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AMS-51 B
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants 51 B
Atelier simulation Damage Control

Coordonnateur : Stéphane DUBOURDIEU (PARIS)
Conférenciers : Benoit FRATTINI (Médecin) (Anyland), Marie PERY (Paris)
-Savoir aborder une victime blessée par arme à feu ou victime d’explosion
-Acquisition d’une méthode réflexe de prise en charge
-Connaitre les objectifs de la prise en charge préhospitalière (première demi-heure)
-Maitriser les gestes essentiels de damage control (garrots, pansements hémostatiques, exsufflation etc…)
-Prise en charge d’une victime sur mannequin de simulation haute-fidélité
Salles 221-222-223

Jeudi 06 juin

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ES-15
14:00 - 15:30

Essentiel Médecins N°15
De l’obsolescence des bicarbonates

Modérateurs : Romain DUFAU (Paris), Pierre HAUSFATER (Paris)
Coordonnateur : Tahar CHOUIHED (Nancy)
14:00 - 15:30 Hyperkaliémie. Emmanuel MONTASSIER (Nantes)
14:00 - 15:30 lactate et base excess. Céline OCCELLI (Chef de Clinique Assistant) (Nice)
14:00 - 15:30 Arrêt cardiaque. Lionel LAMHAUT (Paris)
14:00 - 15:30 Les intoxications. Arnaud DELAHAYE (Chef de Service) (Rodez)
Amphi Havane

Jeudi 06 juin

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AMS-56
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants 56
Immobilisation du membre supérieur par résine

Coordonnateur : Jean-Jacques BANIHACHEMI (Grenoble)
Conférenciers : Jean-Jacques BANIHACHEMI (Grenoble), Francis LAUNOIS (Grenoble)
Atelier pratique.
Connaitre les techniques d’immobilisations avec de la résine pour un traumatisme du poignet et du pouce.
Savoir réaliser une immobilisation pour le poignet en résine rigide et une immobilisation du pouce en résine souple.
Salle 342A

Jeudi 06 juin

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DPC03
14:00 - 18:00

Session DPC
AVC aux Urgences Programme N° 64291900009

Conférenciers : Sandrine DELTOUR (Paris), Marie GIROT (Lille)
Salle 342B

Jeudi 06 juin

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DPC04
14:00 - 18:00

Session DPC
Détresses respiratoires de l'enfant Programme N° 64291900010

Conférenciers : Jean-Louis CHABERNAUD (Clamart), Noella LODÉ (Paris)
Salle 343

Jeudi 06 juin

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CLS-03
14:00 - 15:30

Communications libres
IFSI : sur la voie des urgences

Modérateurs : Karinne LE GLOAN (IDE enseignante) (Nantes), Olivier PICOT (IDE) (Paris)
Salle 253

Jeudi 06 juin

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AMWF-05
14:00 - 15:30

Atelier Médecins Winfocus 05
Echo musculo-squelettique

Salle 351

Jeudi 06 juin

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AMWF-06
14:00 - 15:30

Atelier Médecins Winfocus 06
Echocardiographie focalisée

(débutants, coupes cardiaques)
Salle 352A

Jeudi 06 juin

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FCM-34
14:00 - 15:00

Flash communications
Réguler

Modérateur : Arnaud BOURDÉ (Saint-Palais)
14:00 - 15:00 #17163 - FC265 Existe-t-il un lien entre les décisions prises au SAMU-Centre 15 et le niveau socio-économique des patients ?
FC265 Existe-t-il un lien entre les décisions prises au SAMU-Centre 15 et le niveau socio-économique des patients ?

Introduction : Plusieurs études ont objectivé une association entre pratiques médicales et caractéristiques socio-économiques (SE) des patients, mais les conclusions sont contradictoires. A notre connaissance, cette association n’a pas été évaluée dans le système pré-hospitalier français. L’objectif de notre travail était de rechercher l’existence d’une association entre le niveau SE des patients faisant appel au SAMU-Centre 15 et les décisions prises en régulation.

Matériel et Méthode : Etude observationnelle rétrospective monocentrique portant sur les dossiers de régulation médicale créés entre les 20 et 30 janvier 2018 dans un SAMU français. N’étaient inclus que les appels passés par le patient lui-même ou par l’un de ses proches, provenant d’un domicile localisé dans le département de ce SAMU. Le niveau SE du patient était estimé par l’Indice de Désavantage Social correspondant à l’ilot regroupé pour l’information statistique de l’adresse d’appel (exprimé en quintiles, Q1 correspondant au niveau socio-économique le plus élevé). Le critère de jugement principal était l’envoi d’une équipe de Smur. Les analyses statistiques étaient ajustées sur l’âge, le sexe et le type d’appelant.

Résultats : 3638 dossiers de régulation ont été analysés. La distribution SE de la population étudiée était comparable à celle de la population globale du département (p=0,07). L’orientation de l’appel vers un médecin régulateur de l’Aide Médicale Urgente (plutôt que vers le médecin régulateur de la Permanence Des Soins) tendait à être plus rare pour les patients ayant un niveau SE bas (Q5) que pour ceux ayant un niveau SE élevé (Q1-Q2), mais cette différence n’était pas significative (12,9 % et 16,1 % respectivement ; OR=0,80 ; IC 95% [0,61-1,05]). L’envoi d’une équipe de Smur n’était pas associé au niveau SE des patients (1,6 % pour les Q5 versus 1,7 % pour les Q1-Q2; OR=0,79 ; IC 95% [0,54-1,19]), de même que les autres réponses potentielles (conseil médical, envoi d'une ambulance privée, etc.).

Conclusion : Le recours au SAMU-Centre 15 ainsi que les décisions prises en régulation ne semblent pas associées au niveau SE des patients.

Delphine THIEBAUT (PARIS 20), Thomas PERENNOU, Elise BRAMI, Kadiba COULIBALY, Matthieu HEIDET, Charlotte CHOLLET-XEMARD, Eric LECARPENTIER, Julien VAUX
14:00 - 15:00 #16985 - FC266 Performance d’un outil d’aide à la régulation basé sur l’évaluation des symptômes au sein d’un centre de communication médicale d’urgence paramédicalisé.
FC266 Performance d’un outil d’aide à la régulation basé sur l’évaluation des symptômes au sein d’un centre de communication médicale d’urgence paramédicalisé.

Introduction: La correspondance entre la gravité de l’urgence définie lors de l’appel initial et la gravité de la situation rencontrée sur le site de l’intervention est un indicateur de la performance des Centres de Communication Médicale d’Urgence (CCMU). Dans les systèmes de soins paramédicalisés, ce sont des infirmiers ou des ambulanciers paramédicaux qui interviennent, et parfois régulent aussi les appels, à l’aide de protocoles d’évaluation des symptômes dont la performance ne semble pas encore avoir été mesurée. L’objectif de cette étude était donc de comparer les évaluations effectuées avec ou sans l’aide de protocoles, en mesurant pour chaque groupe la performance de la décision d’envoi en urgence d’une ambulance au regard de la sévérité de l’état du patient constaté sur le site de l’intervention.

Matériel et Méthode: Etude prospective observationnelle incluant tous les appels d’urgences d’un CCMU paramédicalisé régional, du 1er décembre 2013 au 1er décembre 2017. Durant l’appel initial, le régulateur attribuait un niveau de risque au symptôme principal défini, avec ou sans l’aide d’un protocole spécifique, qui déterminait si l’ambulance devait être envoyée en urgence ou non. La gravité constatée par les intervenants était basée sur la mesure du National Advisory Committee for Aeronautics (NACA) score, qui était aussi dichotomisé en 1) un état grave ou pouvant s’aggraver rapidement (NACA≥4), ou 2) un état considéré stable (NACA < 4). Les groupes protocolés ou non ont été comparées en mesurant pour chacun le niveau de risque dichotomisé défini lors de l’appel au regard du score NACA dichotomisé constaté.

Résultats : Sur les 105'501 évaluations incluses, la sensibilité des évaluations du groupe sans protocole spécifique à chaque symptôme (n = 88'522) a été mesurée à 86.4%, IC95% [85.8-86.9] et la spécificité à 44.7%, IC95% [44.3-45.0] pour une prévalence de gravité de 17.3%, IC95% [17.0-17.5]. La sensibilité des évaluations du groupe avec protocole spécifique (n = 16'979)  a été mesurée à 95.8%, IC95% [95.3-96.3] et la spécificité à 37.2%, IC95% [36.3-38.1] pour une prévalence de gravité de 36.7%, IC95% [36.0-37.5].

Conclusions : L’évaluation paramédicale des symptômes a une bonne sensibilité mais une spécificité peu élevée pour décider de l’envoi d’ambulances en urgence. L’instauration de protocoles principalement pour les symptômes les plus graves, donc peut-être plus facile à évaluer, pourrait expliquer le gain de sensibilité constaté dans ce groupe.

Robert LARRIBAU (Genève, Suisse), Hélène DEHAM, Philippe COTTET, Simon REGARD, Florent GUICHE, François Pierre SARASIN, Olivier Thierry RUTSCHMANN, Marc NIQUILLE
14:00 - 15:00 #17306 - FC267 Concordance entre la priorisation des assistants de régulation médicale et le niveau de décision du médecin régulateur. A propos de 57474 appels primaires de pédiatrie au SAMU-Centre 15.
FC267 Concordance entre la priorisation des assistants de régulation médicale et le niveau de décision du médecin régulateur. A propos de 57474 appels primaires de pédiatrie au SAMU-Centre 15.

INTRODUCTION : La priorisation d’un appel par l'Assistant de régulation médicale (ARM) est fondamentale pour la qualité de l’acte de régulation.

 

MÉTHODE : L'objectif était d'évaluer les éventuelles discordances entre l’ARM et le médecin régulateur (MR) à type de « sous-priorisation » dans un champ à fort retentissement médicolégal :  l’appel primaire de pédiatrie. Il s’agit d’une étude épidémiologique descriptive, rétrospective et mono-centrique des appels primaires pédiatriques régulés sur trois ans (de 2015 à 2017) basée sur les dossiers informatisés. Pour définir la « sous-priorisation », il s’agissait de croiser les appels pour lesquels le niveau  priorisation de l’ARM était coté « P2 » (« régulation différée ») sur le dossier informatique alors que le médecin régulateur décidait de l’envoi d’un SMUR (R1).  Les objectifs secondaires étaient de vérifier la réalité des discordances et de caractériser ces situations avec la réécoute de bande.

RÉSULTATS : 36577 dossiers informatiques ont été exploitables sur 57434 appels primaires de pédiatrie , Une discordance a été retrouvée pour 40 d’entre eux avec un risque de sous-priorisation de 10-3. L’analyse plus précise de ces appels (32 bandes disponibles) a montré l’existence d’erreurs de saisie informatique qui ont été objectivés par la rapidité de passage au médecin et la teneur des dialogues. Au total, une réelle discordance est relevée pour 3 appels (1.10-4) : caractère récidivant ou persistant d’une crise convulsive et perte de connaissance lors d'un malaise du nourisson. Il est à noter que sur ces 32 appels,  6 signes de gravité n’ont été donnés qu’à l’ARM et sans trace de transmission orale au MR par l'appelant.

DISCUSSION : Ce taux de discordance est faible mais pose la question de la fiabilité du « tout informatique » puisque l’erreur de saisie a été compensée dans la majorité des cas par le dialogue ARM-médecin qui a permis la prise en charge immédiate des appels urgents.

CONCLUSION : la concordance de priorisation entre l’ARM et le médecin est forte puisque la  prévalence du risque de « sous-priorisation » est estimée à 1.10-4 dans cette étude en prenant en compte l’analyse des bandes sonores. Ces résultats démontrent une efficience certaine mais des pistes d’amélioration doivent encore s’envisager.

Pauline DESBUREAUX (SALOUEL), Florian CANU, Christophe BOYER, Benedicte DOUAY, Christine AMMIRATI
14:00 - 15:00 #16753 - FC268 Évacuations médicales stratégiques au profit des militaires français de 2015 à 2017.
FC268 Évacuations médicales stratégiques au profit des militaires français de 2015 à 2017.

Introduction : Le soutien médical des militaires implique le déploiement d'une chaîne complète de prise en charge depuis le point de blessure au traitement final en métropole. L'analyse continue des pratiques est indispensable pour adapter le dispositif et la formation des équipes. L’objectif de cette étude était d’étudier l'épidémiologie, les caractéristiques et les délais des évacuations médicales stratégiques françaises.

Matériel et Méthode : Étude épidémiologique prospective observationnelle à partir d'un registre institutionnel. Tous les militaires français évacués pour raison médicale d'un pays étranger entre 2015 et 2017 ont été inclus. Les données médico-biographiques, la priorité d'évacuation (P1, P2, P3 par ordre de gravité), le diagnostic, le vecteur d’évacuation, la composition de l'équipe, les délais "demande d'évacuation-admission hospitalière" (temps médian +/- écart type) ainsi que le lieu d’arrivée ont été collectés.

Résultats : 2129 patients ont été inclus, provenant de 71 pays, dont 1256 africains, 382 du Moyen-Orient et 175 d’Amérique du sud. Les patients étaient en majorité (n=1958) catégorisés P3 et plus rarement P1 (n=68) ou P2 (n=103). Les causes d'évacuation étaient principalement médicales (48,5%) et traumatologiques non liées au combat (43,2%). On relevait 2,9% de blessés physiques de guerre et 6,3% de blessés psychologiques. 225 évacuations étaient médicalisées, dont 186 par avion Falcon dédié. Les principales étiologies pour ces derniers étaient la traumatologie de guerre (16,8%), les pathologies cardio-vasculaires (12%) et infectieuses (5%). Le temps médian de retour était de 16h03 [13h41-18h54] pour les P1 et de 26h15 [18h03-33h40] pour les P2. Le service d'admission en métropole était la chirurgie pour 1124 patients et la réanimation pour 67.

Discussion : Cette étude est la première à décrire l’ensemble des évacuations médicales stratégiques françaises. Son originalité est la prédominance des causes traumatologiques et infectieuses par rapport aux séries américaines ou européennes. Les blessés de guerre ne représentent qu'une faible part de l'activité mais un enjeu médical majeur.

Conclusion : La doctrine française d'évacuations précoces et la mise en place  d'une chaîne de soins autonome et modulable permet le rapatriement des militaires français dans les délais souhaités par les autorités. La prévention des maladies et blessures non liées aux combats représente un axe d'effort pour limiter les évacuations.

Simon-Pierre CORCOSTEGUI (Versailles), Antoine LUFT, Jérôme BOISSIER, Jérôme BANCAREL, Cyril CARFANTAN
14:00 - 15:00 #16967 - FC269 Performance de l’indication à l’envoi d’un SMUR en premier échelon au sein d’un centre de communication médicale d’urgence paramédicalisé.
FC269 Performance de l’indication à l’envoi d’un SMUR en premier échelon au sein d’un centre de communication médicale d’urgence paramédicalisé.

Introduction: Certains systèmes de soins d’urgence se basent sur des Centres de Communication Médicale d’Urgence (CCMU) au sein desquels des infirmiers ou des ambulanciers paramédicaux régulent en évaluant les symptômes à l’appel. Ces paramédicaux constituent aussi le premier niveau de réponse sur le terrain, le second étant assuré par des Services Mobiles d’Urgence et de Réanimation (SMUR). Dans un tel système, la performance de la régulation concernant la décision d’envoi d’un SMUR en 1er échelon ne semble pas souvent avoir été mesurée. L’objectif de cette étude était donc de mesurer cette performance, en comparant l’indication avec la sévérité de l’état du patient constatée sur le site de l’intervention.

Matériel et Méthode: Etude prospective observationnelle ayant inclus tous les appels d’urgences dans un CCMU paramédicalisé régional, du 1er décembre 2015 au 1er décembre 2017. Lors de l’appel initial, le régulateur choisissait un symptôme principal, auquel il attribuait un niveau de risque : seul le plus élevé posait l’indication à l’envoi d’un SMUR en 1er échelon. L’évaluation de la sévérité de l’état du patient constatée par les intervenants sur le site de l’intervention était basée sur la mesure du National Advisory Committee for Aeronautics (NACA) score. Ce score a été divisé en deux groupes, l’un pour lequel la présence d’un SMUR était nécessaire (NACA > 3), et l’autre non. Le niveau de risque dichotomisé défini lors de l’appel a ensuite été comparé au score NACA dichotomisé constaté sur site.

Résultats : Pour 52'392 évaluations incluses, l’indication au SMUR en 1er échelon a été posée 7'459 fois (14.2% IC95% [13.9-14.5] de l’ensemble des évaluations). La prévalence des symptômes nécessitant la présence d’un SMUR (NACA > 3) a été mesurée à 18.9%, IC95% [18.5-19.2]. La sensibilité des tests déterminants la décision d’envoi d’un SMUR en 1er échelon a été mesurée à 43.5%, IC95% [42.5-44.4] et la spécificité à 92.6%, IC95% [92.3-92.8]. La valeur prédictive positive a été mesurée à 57.6%, IC95% [56.5-58.8] et la valeur prédictive négative à 87.6%, IC95% [87.3-87.9].

Conclusions : Les régulateurs paramédicaux décident de l’engagement d’un SMUR en 1er échelon avec une bonne spécificité alors que la sensibilité reste peu élevée. Ceci est probablement lié à une intention d’épargne de moyens lourds pour les situations intermédiaires, le niveau inférieur de réponse étant déjà constitué de moyens paramédicaux offrant des soins avancés.

Victor Nathan CHAPPUIS (Genève, Suisse), Hélène DEHAM, Philippe COTTET, Birgit Andrea GARTNER, François Pierre SARASIN, Marc NIQUILLE, Laurent SUPPAN, Robert LARRIBAU
14:00 - 15:00 #16847 - FC270 Appels au 15 pour motifs relevant de la médecine générale.
FC270 Appels au 15 pour motifs relevant de la médecine générale.

 

Introduction : Les appels au Centre 15 pour des motifs relevant de la médecine générale (MG) aux horaires d’ouverture des cabinets ont augmenté de 71% en 10 ans.

Objectif : analyser ces appels et déterminer les motifs d’indisponibilité du médecin traitant (MT).  

Matériel et méthode : Enquête prospective en Régulation de la Permanence des Soins (PDS) du SAMU XX, du 30 mai au 6 octobre 2018.

Critères d’inclusion : Appels hors horaires de PDS (= appels du lundi au vendredi entre 8h et 20h, et le samedi entre 8h et 12h), décrochés par l’un des cinq médecins régulateurs investigateurs volontaires, motif relevant de la MG, MT indisponible. Critères d’exclusion : MT non contacté auparavant par le patient, motif ne relevant pas de la MG. Questionnaire renseigné par le régulateur au décours de chaque appel, détaillant les critères d’analyse : motif d’indisponibilité du MT (critère principal), impact des vacances scolaires, impact de l’exercice en cabinets de groupe, motif d’appel, réponse apportée (critères secondaires).

Résultats : 185 appels inclus, dont 57% hors vacances scolaires. Age médian 51 ans. Tranche d’âge 16-65 ans : 38% des appels.

12% des patients appelants n’avaient pas ou plus de MT. Pour les patients ayant un MT dans le département (88%), les principaux motifs d’indisponibilité étaient : médecin absent non remplacé 55% (vacances 36%, jour de repos 17%, arrêt maladie 2%), consultation saturée 14%, pas de visites à domicile 10%. Pour ce dernier motif la médiane d’âge était de 77 ans.

Le samedi matin le motif prédominant est le jour de congé fixe du MT (p < 0,05).

Pendant les vacances scolaires, il y avait plus de médecins en vacances (61%), moins de consultation saturée (3%), par rapport à la période hors vacances scolaires (respectivement 3% et 23%) (p < 0,05).

Le cabinet de groupe était associé à  moins d’appels pour motif  « médecin en vacances » (p < 0,05).

Principaux motif d’appel : infectiologie 12%, gastro-entérologie 10%, ORL 9%, rhumatologie  8%, traumatologie 7%, psychiatrie 6%.

Réponses apportées : orientation vers les urgences 27%, les ressources disponibles en journée 24%, report sur la PDS 19%, conseil téléphonique 15%, ré-adressé au MT 7%.

Conclusion : Dans notre échantillon les principaux motifs étaient médecin absent non remplacé et consultation saturée, suggérant que les ressources proposées ne permettent pas de répondre aux demandes de consultations non programmées en dehors des horaires de PDS. Le report se fait vers les services d’urgence.

Ariane QUEFFELEC, Pauline CHEVALIER (PARIS), Françoise BOUTOT, Caroline RICHARD, Christophe LARIPPE, Jean-Marie CAUSSANEL, Olivier RICHARD
14:00 - 15:00 #16769 - FC271 Analyse de deux nouveaux trigger-tools pour la détection d'évènements indésirables en régulation médicale.
FC271 Analyse de deux nouveaux trigger-tools pour la détection d'évènements indésirables en régulation médicale.

Introduction : Dans le cadre de la démarche qualité, la détection des évènements indésirables reste un des objectifs du système de santé, via plusieurs méthodes dont la plus efficace est l’analyse de dossiers par le biais des trigger-tools. Un trigger est un indicateur déclencheur d’analyse et permet d’isoler les dossiers à risque de comporter des évènements indésirables. Notre objectif était de déterminer la pertinence de deux nouveaux trigger, utilisés dans la recherche des évènements indésirables en régulation médicale. Matériel et méthodes : Notre étude prospective était réalisée de janvier à juin 2018. Le premier trigger étudié était : mutation en réanimation dans les 90 premières minutes après son arrivée, d’un patient régulé et orienté vers les urgences. Le second trigger étudié était : arrivée d’un patient présentant un syndrome coronarien aigu ST+, préalablement régulé et orienté vers les urgences. Les dossiers de régulation répondant aux trigger étaient analysés manuellement à la recherche d’événements indésirables évitables. Le critère de jugement principal était la pertinence de chaque trigger, appréciée par le calcul de la valeur prédictive positive et l’évaluation de la gravité de l’événement indésirable. Résultats : Sur les 117500 appels régulés, 113 dossiers de régulation ont déclenché l’un des 2 triggers. Pour le trigger « mutation précoce », la VPP était de 55% et le score moyen de gravité était de 1,56/6. Pour le trigger « SCA ST+ », la VPP était de 15,8 % et le score moyen de gravité de 2/6. Discussion : Les valeurs prédictives positives étaient strictement supérieures à 5% donc les deux trigger étaient pertinents, en accord avec les données de la littérature. Les évènements indésirables étaient de faible gravité. Cependant, notre étude comportait des limites avec un biais d’information et des données manquantes dans les dossiers. De plus, notre interprétation statistique de la valeur prédictive positive était biaisée puisque nous ne connaissions pas l’incidence des évènements indésirables. Néanmoins, notre étude était originale car peu de travaux s’intéressaient à la régulation médicale. Conclusion : Les 2 trigger étudiés étaient pertinents. Ainsi, dans le contexte actuel d’enquête judicaire, de manquement aux pratiques recommandées et d’absence de signalement des évènements indésirables graves, la méthode d’analyse par le biais des trigger-tools revêt un intérêt majeur dans le cadre de l’amélioration des pratiques professionnelles.

Delphine CACHERA (Toulouse), Manon BECHU
14:00 - 15:00 #16857 - FC272 La visioconférence : nouvel outil de télémédecine sur les plateaux de régulation des sociétés d’assistance.
FC272 La visioconférence : nouvel outil de télémédecine sur les plateaux de régulation des sociétés d’assistance.

Contexte

L’assistance médicale internationale a pour mission d’optimiser le parcours de soin et d’assurer les meilleures conditions de rapatriement. Améliorer le recueil d’information est indispensable pour remplir ces objectifs. Nous disposons d’un nouvel outil, la visioconférence (VC) en complément des moyens habituels : téléphone ou média (email, fax, photos). L’objectif de cette étude a été d’évaluer la faisabilité de la VC comme nouveau moyen de recueil d’information et son apport éventuel.

 

Matériel et méthode 

Il s’agit d’une étude prospective multicentrique et internationale sur deux plateaux de régulation médicale, de Juillet 2017 à Décembre 2018. Les patients hospitalisés à l’étranger pendant plus de 24h nécessitant un rapatriement ont été inclus à condition de disposer d’un Smartphone et d’un accès à internet. Le logiciel utilisé était MedicallÒ ou Skype. Outre les caractéristiques démographiques et liées à la pathologie, les données techniques de la VC ainsi que son apport éventuel étaient recueillies au terme de chaque entretien. Le critère principal était le succès de la VC (entretien réalisé avec un bon signal image et son). Le critère secondaire son impact sur la pratique. Les patients ont été répartis en 2 groupes selon que la pathologie était traumatique (T) ou médicale (M) et comparés par un test exact de Fisher (p < 0,05 significatif).

 

Résultats

Sur 125 tentatives de VC, 63 ont abouti soit 50%. Les échecs étaient tous liés à une contrainte technique (débit insuffisant, manipulations). Les appels ont durée en moyenne 9 minutes et se situaient principalement en Asie et en Europe (60%). Pour les investigateurs, la VC était jugée « essentielle » dans 66% des cas, « modérément utile » dans 28% dans cas et « inutile » dans 6% des cas un seulement. Il n’y avait pas de différence selon que la pathologie était médicale ou traumatique (p =0,9). Pour le médecin ou l’infirmier régulateur, la VC a permis une meilleure évaluation clinique (71% dans le groupe T, 85% dans le groupe M, p=0,025) et des modalités de rapatriement (49% dans le groupe T, 46% dans le groupe M, p=0,77).

 

Conclusion

Même si les contraintes techniques sont encore fréquentes, la VC est un nouvel outil de télémédecine prometteur pour l’assistance médicale internationale. Son utilisation semble apporter une aide aux médecins et infirmiers régulateurs particulièrement dans l’évaluation clinique des patients atteints de pathologies médicales.

 

Carole CORNAGLIA (PARIS), Julien JOSSEAUME, Pauline POTTIER, François-Xavier DUCHATEAU, Anne LEPETIT, Michel NAHON
Salle 352B-Zone poster 1

Jeudi 06 juin

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FCM-22
14:00 - 15:00

Flash communications
Histoire de la violence

Modérateur : Benjamin GICQUEL (Assistant spécialiste des hopitaux) (La Roche-sur-Yon)
14:00 - 15:00 #17257 - FC169 Les violences verbales des patients envers les médecins régulateurs libéraux: incidence et facteurs aggravants.
FC169 Les violences verbales des patients envers les médecins régulateurs libéraux: incidence et facteurs aggravants.

Introduction : Les violences verbales sont en augmentation dans le milieu de la santé. 65% des déclarants de violences sont les médecins généralistes et 75% des cas concernent la médecine de ville selon l’Observatoire National de la Sécurité des médecins (ONVS). Les violences verbales en régulation libérale sont peu étudiées. L’objectif principal était de définir la fréquence et le niveau des violences verbales par téléphone envers les médecins régulateurs libéraux (MRL). L’objectif secondaire était d’évaluer les facteurs aggravants de violences verbales.

Méthode : Etude monocentrique, prospective, menée du 01/06/2017 au 31/10/2017 auprès d’une association de 17 médecins régulateurs libéraux. La violence verbale est définie selon l’OMS et classifiée selon une échelle standardisée créée et validée pour l’étude, permettant de stratifier les niveaux de violence selon les conséquences juridiques. Tous les appels violents repérés par les MRL ont été réécoutés par un évaluateur. La violence verbale a été classifiée par niveau de gravité : niveau 1-2 et 3 (infractions), niveau 4-5 (délits). Les caractéristiques des patients, lieux,  dates, heure et temps d’attente des appels ont été recueillis pour l’analyse des facteurs aggravants.  L’échelle a été validée par 3 observateurs (1 interne en médecine, 2 MRL) sur 10 appels violents sélectionnés aléatoirement.

Résultats : Parmi les 22939 appels de régulation libérale sur la période, 41 appels violents ont été déclarés par 10 MRL, soit une incidence de 1,8/1000 soit 1,9 appel violent par semaine. Parmi les 41 appels violents, 37 (90%) étaient de niveaux 1 à 3 (groupe 1) et 4 appels (10%) de niveaux 4 et 5 (groupe 2). L’heure tardive des appels violents semble être un facteur statistiquement significatif aggravant le niveau de violence verbale, notamment sur le créneau [20h-01h] contre 23,5 heures les week-ends et jours fériés (p < 0.005).[LS1] 

Conclusion : Les violences verbales en médecine de régulation libérale ne sont pas rares. Leur prévention, notamment par la formation continue des MRL aux stratégies de médiation et de désamorçage doit être une priorité.De cette étude découle la création d’une fiche de recensement adaptée à la régulation libérale. Un premier questionnaire concernant le retentissement professionnel et personnel des violences verbales sur le MRL souligne l’intérêt de mener des études plus poussées.

Anais GOMBERT (Montpellier), Marc EGOUMENIDES, Jean-Paul AYACH, Nathalie BERENGUER, Richard THERY, Nicolas MARJANOVIC, Richard DUMONT, Mustapha SEBBANE
14:00 - 15:00 #17254 - FC170 Etude de faisabilité sur la pose d’une circulation extra corporelle avec oxygénateur de membranes en préhospitalier chez des patients en arrêt cardio-respiratoire réfractaire par une équipe SMUR.
FC170 Etude de faisabilité sur la pose d’une circulation extra corporelle avec oxygénateur de membranes en préhospitalier chez des patients en arrêt cardio-respiratoire réfractaire par une équipe SMUR.

Introduction : La circulation extra corporelle avec oxygénateur de membranes (ECMO) est une technique d’assistance respiratoire et circulatoire apparaissant peu à peu comme une technique de sauvetage pour les patients en arrêt cardio-respiratoire réfractaire. Notre hypothèse est que grâce à une équipe SMUR pouvant poser une ECMO en pré hospitalier, le nombre de patient avec un low flow < 100min serait plus nombreux et augmenterait le nombre de bénéficiaires à cette technique.

Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude observationnelle, rétrospective, monocentrique dans un centre hospitalo-universitaire réalisée du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2017. Les critères d’inclusion sont : victimes d’un arrêt cardio respiratoire devant témoin, âgés de 18 à 75ans, avec un no flow < 5min, un rythme choquable et une EtCO2 > 10mmHg. Le critère de jugement principal est le nombre de patients éligibles en écartant le critère de low flow.  Notre critère de jugement secondaire est le temps de low flow gagné par la mise en place d’une équipe SMUR.

Résultats : 400 patients ont été inclus. Quinze patients ont été assistés sur les cinquante-six patients potentiels. Cent pour cent des patients en arrêt cardio-respiratoire réfractaire ayant une indication à une ECMO ont un low flow < 100min. Le temps médian de low flow gagné en soustrayant le temps de trajet retour serait de 44min (41-50min). Cela permettrait une implantation avant 60 min de low flow.

Discussion : La mise en place d’une équipe SMUR ne permettrait pas d’augmenter le nombre de bénéficiaire mais diminuerait le temps de low flow. Le pronostic des patients et notamment neurologique pourrait être amélioré. Cependant, le nombre de patients éligibles actuellement est trop faible pour former une équipe performante. En attendant, il semble important de sensibiliser à nouveau les urgentistes à cette technique et d’intervenir en collaboration avec les réanimateurs cardio-thoraciques.

Conclusion : A l’heure actuelle, le développement d’une équipe de SMUR spécialisée dans un centre hospitalier autre que parisien ne peut être créé même si le pronostic des patients en arrêt cardio-respiratoire réfractaire pourrait théoriquement être amélioré.

Camille RAYNAUD (poitiers), Stevens PRINEAU, Olivier MIMOZ
14:00 - 15:00 #17470 - FC171 L’ECPR en préhospitalier, une filière préétablie.
FC171 L’ECPR en préhospitalier, une filière préétablie.

Introduction :

L’ECPR, « extracorporeal cardiopulmonary resuscitation » est un traitement de 2ème intention dans la prise en charge thérapeutique des arrêts cardiaques réfractaires. Une équipe spécialisée est dédiée à cette activité. Elle est composée d’un médecin, d’un infirmier anesthésiste, et d’un aide-soignant. La journée, le médecin est présent sur place ; la nuit et les weekends il est d’astreinte. L’infirmier anesthésiste et l’aide-soignant sont présents 24h/24 ; ils interviennent sur les unités mobiles hospitalières (UMH) et sont détachés sur l’équipe ECPR si besoin.

Le « low flow » est un des facteurs pronostics majeurs de la survie. Le déclenchement de l’équipe ECPR se fait donc par le centre de réception et de régulation des appels (CRRA) le plus précocement possible après l’arrêt cardiaque, au mieux au départ secours (VSAV et UMH). L’annulation de l’équipe ECPR peut venir des équipes sur place, notamment en cas de reprise d’activité cardiaque spontanée (RACS). Le médecin de l’équipe ECPR une fois sur les lieux confirme ou non l’indication de la mise en place de l’ECPR.

 

Matériel et Méthode,

Etude rétrospective observationnelle monocentrique sur la période de janvier à décembre 2017. Les données suivantes ont été recueillies : nombre de déclenchements l’équipe ECPR, les lieux et horaires d’intervention, pose ou non de l’ECPR, motif d’absence de pose.

 

Résultats,

Sur cette période de 12 mois, l’équipe ECPR est intervenue 346 fois, dont 185 fois (55%) sur la période d’astreinte. 209 interventions ont été réalisées sur le département d’origine de l’équipe ECPR. Les motifs d’annulation étaient les suivants : la RACS (N=116, 33%), l’absence d’indication à l’ECPR (N=102, 30%), l’absence d’ACR (N=25, 7%), inconnu (N=42, 12%). Au total, 61 patients (18%) présentaient une indication à l’ECPR ont bénéficié de la pose d’une ECPR. 

 

Discussion,

Au total, 18% des interventions de l’équipe ECPR ont donné lieu à la pose de l’ECPR. La nécessité d’une intervention précoce de l’équipe justifie l’alerte et le déclenchement précoce, avec un risque élevé d’annulation, notamment pour RACS ou absence d’AC. Les intervenants du CRRA jouent un rôle majeur dans le déclenchement et la coordination des équipes. Cette prise en charge spécialisée nécessite une procédure préétablie.

 

Conclusion

Compte tenu de l’activité, il semblerait licite d’avoir une équipe ECPR complète spécifiquement  dédiée 24h/24 afin de répondre au mieux aux besoins de la prise en charge des AC réfractaires.

Alice HUTIN (Paris), Jean Herlé RAPHALEN, Christelle DAGRON, Kim AN, Akshay MUNGUR, Anaïs WINCHENNE, Pierre CARLI, Lionel LAMHAUT
14:00 - 15:00 #16856 - FC172 Analgésie du traumatisé thoracique - Réalisation du Serratus plane block par des médecins non spécialisés en anesthésie-réanimation : étude de faisabilité sur cadavre.
FC172 Analgésie du traumatisé thoracique - Réalisation du Serratus plane block par des médecins non spécialisés en anesthésie-réanimation : étude de faisabilité sur cadavre.

Le Serratus plane block (SPB) est une récente technique d’anesthésie locorégionale (ALR) qui a montré son efficacité pour l’analgésie des traumatismes thoraciques. L’objectif principal de l’étude était d’évaluer la faisabilité du SPB par des médecins non spécialisés en anesthésie-réanimation.

Une étude de faisabilité sur cadavre a été conduite en laboratoire d’anatomie. Les médecins inclus étaient tous volontaires et urgentistes. Ces derniers devaient réaliser un SPB sur un cadavre en injectant du bleu de méthylène. La plèvre des cadavres était remplie de solution colorée à l’éosine. Le critère de jugement principal était la réussite du bloc, critère composé de 5 items : identification correcte de la sonoanatomie, respect des règles de sécurité en ALR, absence de ponction pleurale (aspiration rouge), validation du bloc en échographie et anatomiquement après dissection (liquide bleu situé dans le plan entre les muscles grand dorsal et dentelé antérieur).

12 urgentistes ont participé à l’étude, 10 militaires et 2 civils. Chaque médecin a réalisé 1 SPB. 10 blocs sur 12 ont été réussis. Aucune ponction pleurale n’a été observée.

Cette étude montre que le SPB est réalisable par des médecins urgentistes. Ce bloc facile et sûr procure une analgésie efficace pour les traumatismes thoraciques. Sa diffusion dans les structures d’urgences et en préhospitalier pourrait permettre une analgésie multimodale précoce, y compris en l’absence de médecin anesthésiste-réanimateur disponible.

Matthias HUCK (Clamart), Thomas LECLERC, Justine SIMONET, Elisabeth FALZONE, Clément HOFFMANN
14:00 - 15:00 #17448 - FC173 Thoracostomies dans l’arrêt cardio-respiratoire : une question de rythme ?
FC173 Thoracostomies dans l’arrêt cardio-respiratoire : une question de rythme ?

Introduction

La prise en charge de l’arrêt cardio-respiratoire traumatique (ACT) a fait l’objet en 2015 de recommandations de l’European Resuscitation Council. Celles-ci préconisent notamment la décompression efficace de la cavité pleurale en réalisant des thoracostomies quel que soit le rythme initial de l’ACT, contrairement à certaines recommandations d’Amérique du Nord. Notre SMUR pratique depuis 2013 la thoracostomie simple en cas d’ACT, sans distinction de rythme électrique initial.  Nous avons voulu étudier les caractéristiques et le devenir des patients en ACT chez qui une thoracostomie a été effectuée.

Matériel et méthode

Cette étude rétrospective a inclus les patients pris en charge pour ACT par notre SMUR entre 2013 et 2018. Nous avons analysé les données préhospitalières et hospitalières, en s’intéressant plus spécifiquement au rythme initial (asystolie, activité électrique sans pouls [AESP] ou fibrillation ventriculaire [FV]) ainsi qu’au devenir des patients. Le succès de la thoracostomie était défini par l’atteinte de la cavité pleurale.

Résultats

50 patients ont bénéficié d’une thoracostomie, dont 49 (98%) dans le cadre d’un traumatisme fermé.  La thoracostomie était bilatérale chez 45 (90%) patients. La majorité des patients (36; 72%) étaient des hommes, d’un âge moyen de 42 ans (écart type 20 ans; min 8, max 88). Un seul échec de décompression a été relevé. Le rythme initial était une asystolie chez 36 (72%), une AESP chez 12 (24%), et une FV chez 2 (4%) des patients inclus. Un retour à une circulation spontanée (RACS) a été obtenu chez 6 (12%) patients, dont 4 étaient initialement en AESP et 2 en FV. Un seul patient, en AESP lors de sa prise en charge a finalement quitté l’hôpital vivant.

Discussion

Cinq ans après l’introduction dans notre service d’un protocole spécifique de prise en charge de l’ACT comprenant la thoracostomie, nous avons pu constater que le succès technique (atteinte de la cavité pleurale) est excellent. Le pronostic de l’ACT reste cependant très sombre, notamment en cas d’asystolie et ce malgré la réalisation des thoracostomies. Le volume relativement faible de ce collectif incite à la prudence quant l’interprétation des résultats.

Conclusion

La présence d’un rythme électrique initial semble être un critère de sélection des patients pouvant bénéficier au mieux d’une prise en charge agressive de l’ACT, incluant la réalisation de thoracostomies simples bilatérales.

François STIFKENS (Lausanne, Suisse), Mathieu PASQUIER, Ludovic MAUDET
14:00 - 15:00 #16715 - FC174 Evolution des admissions pédiatriques pour défenestration entre 2007 et 2017.
FC174 Evolution des admissions pédiatriques pour défenestration entre 2007 et 2017.

Introduction –Des campagnes de prévention des défenestrations ont régulièrement lieu, de nouvelles normes de balcons et de fenêtres ont été imposées aux constructions récentes mais malgré cela, ces accidents continuent de survenir. L’objectif de cette étude était de décrire les caractéristiques des patients admis annuellement pour le motif de défenestration et d’analyser l’évolution du phénomène sur la période étudiée.

Patients et Méthodes – Il s’agissait d’une étude rétrospective observationnelle, monocentrique aux Urgences pédiatriques d’un CHU sur une période de 11 ans (2007-2017). Tous les patients âgés de moins de 15 ans adresses dans l’unité et admis pour le motif de défenestration ont été inclus.

Résultats – Sur les 461 408 admissions de la période étudiée, 111 enfants se sont défenestrés accidentellement (n=92) ou volontairement (n=19). Le taux annuel moyen variait d’un facteur 10 : 0,6 défenestrations pour 10 000 admissions traumatologiques en 2007 et 6,4 en 2017 tandis que la population pédiatrique cible augmentait de 13% dans le département sur la période. 33,4% des accidents survenaient dans la ville principale du département et pour 51%,  concentrés dans les quartiers de deux codes postaux. La chute était de deux étages ou plus dans 18% des formes accidentelles et 47% des évènements volontaires. La moyenne d’âge globale était de 6 ans, avec une prévalence masculine (75%) dans les défenestrations accidentelles, féminine (79%) dans les autres situations. La distribution des lésions était : céphalique (58%), tronc (43%), membres inférieurs 38%, membres supérieurs (19%), rachis (14%). Treize pour cent des défenestrations accidentelles et 42% des accidents volontaires présentaient au moins deux fractures. Dix enfants avaient un Pediatric Trauma Score inférieur à 8 (grave) et 11 patients avaient un Injury Severity Score supérieur à 24 (sévère, critique) sans différence de répartition selon l’intentionnalité. A J30, 14 enfants présentaient un handicap sévère selon le score de Rankin modifié. Deux patients (2%) sont décédés (un enfant âgé de 14 ans décédé sur les lieux et un nourrisson âgé d’un an décédé à J1).

Conclusion - Il existe une augmentation de la prévalence des défenestrations sur la période étudiée, principalement d’enfants âgés de moins de 6 ans et de cause accidentelle. Des campagnes de prévention doivent être poursuivies et une enquête diligentée au sein des habitats des quartiers les plus représentés pour endiguer ce phénomène.

Quentin VRINAT (Toulouse), Mathieu CHANUT, Emmanuel GURRERA, Guillaume LOPIN, Hocine REKHROUKH, Sophie SALANNE, Isabelle CLAUDET
14:00 - 15:00 #17037 - FC175 Hypotension permissive chez le traumatisé grave : évaluation des pratiques en Smur.
FC175 Hypotension permissive chez le traumatisé grave : évaluation des pratiques en Smur.

Introduction : Depuis l’apparition du Damage Control Resuscitation, il a été observé une diminution du remplissage en pré-hospitalier. Mais à ce jour, aucune étude n’a évalué la pratique de l’hypotension permissive en pré-hospitalier.

Objectif : Evaluer les pratiques concernant la réalisation de l'hypotension permissive et le Damage Control en pré-hospitalier selon les dernières recommandations françaises de 2015.

Méthode : Etude observationnelle rétrospective monocentrique. Les patients traumatisés graves pris en charge en Smur entre février 2015 et avril 2018 ayant présenté au moins un épisode hypotensif ont été inclus. Ont été exclus les patients où l’hypotension permissive n’était pas recommandée.

Le critère de jugement principal était le taux d’arrêt du remplissage vasculaire si la pression artérielle systolique (PAs) ≥ 80 mmHg. Cette étude a reçu l’avis favorable du comité d’éthique local.

Résultats : 76 patients ont été inclus sur 39 mois. Le score ISS médian était de 19. 76% des patients avaient une PAs à l’admission à l’hôpital > 90 mmHg. Le remplissage respectait les objectifs tensionnels recommandés chez 21% des patients sans modification significative des pratiques au cours des années. Le score ISS, l’expérience du médecin, le type ou le temps de transport n’était pas significativement associés à la réalisation de l’hypotension permissive.

Le volume médian de remplissage et le volume avant introduction des vasopresseurs était de 1 000 ml [750 ml ; 1 500 ml]. Un remplissage adapté aux objectifs tensionnels permettait une diminution significative du volume administré en pré-hospitalier (500 ml vs 1 000 ml, p=0.008). La dose d’entretien en noradrénaline était diminuée chez 27% des patients lorsque la pression artérielle était supérieure aux objectifs recommandés (PAs > 90 mmHg). Le contrôle de la température et l’administration de l’acide tranexamique étaient réalisés respectivement chez 29% et 41% des patients. La mortalité à 24 heures était de 3% et à 30 jours de 7%. Les facteurs augmentant significativement le risque de transfusion étaient l’index de choc > 0.9 (OR 11.6 [1.86 – 72.57], p=0.009) et le score ISS > 15 (OR 11.6 [1.86 – 72.57], p=0.03).

Conclusion : La pratique de l’hypotension permissive reste sous-utilisée en Smur. Le renforcement de la formation et l’emploi d’un protocole de remplissage à faible volume permettrait de favoriser l’adhésion aux recommandations.

Julien BONNEAU (nantes), Océane PETTINOTTI, Jonathan HARMAND, Margaux SCHOENAUER, Nicolas GENTET, Francois JAVAUDIN, Emmanuel MONTASSIER, Joel JENVRIN
14:00 - 15:00 #17042 - FC176 Evaluation de la qualité de l’intubation oro-trachéale en médecine d’urgence extra-hospitalière : mesure du taux d’échec de la première tentative - étude SMURIDS .
FC176 Evaluation de la qualité de l’intubation oro-trachéale en médecine d’urgence extra-hospitalière : mesure du taux d’échec de la première tentative - étude SMURIDS .

INTRODUCTION :
L’intubation orotrachéale peut être difficile en préhospitalier, en lien avec des conditions cliniques et environnementales austères. L’allongement de la durée d’intubation est responsable de complications graves. Ainsi, il est dans l’intérêt du patient de parvenir à intuber dès la première laryngoscopie. Notre étude avait pour objectif d’évaluer l’incidence de l’échec de l’intubation en préhospitalier à la première tentative et les facteurs liés à cet échec.

MATÉRIEL ET MÉTHODE :
Nous avons réalisé une étude rétrospective, observationnelle, multicentrique, de mars 2017 à juin 2018, via un questionnaire rempli après chaque intubation réalisée par les équipes du SMUR. Le questionnaire portait sur l’expérience de l’opérateur, les conditions environnementales, les antécédents du patient, des éléments anatomiques et/ou des lésions pouvant rendre difficile l’exposition glottique, et la nature de la détresse ayant indiqué l’intervention. La difficulté  d’intubation était mesurée avec le score IDS, un score supérieur à 5 définissant une intubation difficile. Une première analyse univariée a permis de déterminer  les variables pouvant intégrer un modèle de régression logistique pour une analyse multivariée. 

RÉSULTATS :
Sur 1517 patients, 1285 ont été inclus (85%). L’âge moyen des patients était de 61 ans (écart type = 19), le sex ratio de  64% d’hommes et l’IMC moyen (N=1235) de 26 (écart type = 6). Les indications de l’intubation était un arrêt cardio-respiratoire (ACR) dans 59% des cas (N=761), une détresse traumatique dans 7% (N =96) et médicale dans 23% (N= 296) et il manquait l’information dans 10% des cas (N=132). Le taux d’échec lors de la première tentative était de 30% [IC 95% 27,5;32,5] soit 385 sur 1285. Les facteurs associés à cet échec en analyse multivariée étaient la limitation de l’ouverture de bouche OR 2,4 [IC 95% 1,6-3,5], une grosse langue OR 1,9 [IC 95% 1,2-2,9], l’antécédent de tumeur ORL 4,3 [IC 95% 1,0-17,6], le nombre préalable d’intubations réalisées par l’opérateur < 50 OR 1,6 [IC 95% 1,2-2,2] et l’indication d’ACR OR 1,7 [IC 95% 1,1-2,5]. Par ailleurs 152 patients avaient un score IDS>5, soit 12% [IC95% 10 ;14].

CONCLUSION :
Cette étude montre un taux d’échec d’intubation au premier essai en préhospitalier très important (30%) bien que proche de certaines études. Si de nombreux facteurs sont associé au patient lui même, l’expérience de l’opérateur est un paramètre sur lequel on pourrait agir.

Marion WROBEL (Bordeaux), Michel GALINSKI, Romain BOYER, . GROUPE SMURIDS
Salle 352B-Zone poster 2
15:00

Jeudi 06 juin

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FCM-07
15:00 - 16:00

Flash communications
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Modérateur : Jean-François CIBIEN (Agen)
15:00 - 16:00 #17351 - FC049 Optimisation du trajet des médecins de la permanence des soins ambulatoires missionnés par le SAMU-Centre15 : performances d’un algorithme génétique.
FC049 Optimisation du trajet des médecins de la permanence des soins ambulatoires missionnés par le SAMU-Centre15 : performances d’un algorithme génétique.

Introduction: La sécurité et l’efficacité des visites à domicile effectuées par les médecins mobiles de la permanence des soins (MPDSA) missionnés par le SAMU-Centre15 reposent sur des délais cibles, adaptés au degré de priorité clinique. Les pratiques actuelles requièrent la création de méthodes d’optimisation afin d’aider les MPDSA à organiser leur liste de visites de façon dynamique et de choisir le meilleur trajet. Notre étude avait pour but de développer une méthode d’optimisation puis d’en évaluer l’efficacité théorique sur les délais de réalisation des visites MPDSA dans un département urbain.

Méthodes : Étude quasi-expérimentale monocentrique sur données théoriques. Création d’un modèle mathématique dont les paramètres étaient : nombre de patients à visiter, nombre de MPDSA de garde et disponibles à un temps donné, degré de priorité des visites (haute, normale, basse), intervalle de réception des appels, durée des visites. Développement d’un algorithme génétique (AG) visant à réduire les délais de réponse (arrivée sur les lieux de la visite), puis évaluation de ses performances selon plusieurs instances de test (10-50 patients, 1-5 MPDSA, heures d’appel aléatoires). Temps de calcul et de rafraîchissement de la liste limité à 60 secondes. Comparaison des performances de l’AG à celles d’une méthode de référence non évolutive (programmation linéaire en nombres entiers, MILP) sur la somme totale des retards en fin de garde (en minutes), correspondant aux délais de réponse de l’ensemble des visites dans la liste (temps « acceptation de la visite-arrivée sur les lieux »).

Résultats : Sur chacune des 1.750 instances, l’AG fournissait des solutions systématiquement égales ou meilleures que celles données par la MILP, et ses performances s’amélioraient avec la taille et la complexité des instances (réduction des délais d’arrivée chez les patients) : pour 5 MG et 50 patients, la somme totale des retards donnés par l’AG était de 285 min, contre 2800 min (1 MG, 20 patients). La MILP était par ailleurs incapable de fournir des solutions dans 37% des instances (1.100/1.750).

Discussion : Sur données théoriques et en configuration urbaine, notre méthode réduisait les temps de réponse des MPDSA tout en optimisant l’ordre des visites à effectuer par ces derniers. Même en un temps de calcul réduit (limité à 60 secondes), les performances de l’AG étaient élevées et s’amélioraient avec la complexité du problème à optimiser.

Onur OZTURK, Matthieu HEIDET (Créteil), Eric MERMET, Thomas PERENNOU, Maeva BERTIN, Eric LECARPENTIER, Jean MARTY
15:00 - 16:00 #16921 - FC050 Polyvalence en médecine d’urgence & publications des urgentistes – Etude POPU.
FC050 Polyvalence en médecine d’urgence & publications des urgentistes – Etude POPU.

Introduction

La polyvalence est un défi pour l’urgentiste. Il est amené à travailler indifféremment au SAMU, au SMUR et aux Urgences, avec ses différentes composantes. Nous nous sommes demandé si l’activité de recherche publiée en Français rendait compte de cette diversité.

Méthodes

Source : Annales Françaises de Médecine d’Urgence (AFMU)

Inclusion : articles « originaux » publiés de Janvier 2011 à Octobre 2018

Exclusion : numéro spécial

Analyse : lecture du résumé de l’article par les investigateurs

Classification : d'après le sujet principal de l’article : urgences (intra-hospitalier), SMUR ou SAMU-Centre de réception et de régulation des appels et autre (dont formation, docimologie, etc.). Plusieurs catégories étaient possibles.

Résultats

48 numéros des AFMU analysés : 139 articles originaux étudiés soit, en médiane : 3 [IQ 2-4] par numéro.

Ces articles portaient préférentiellement sur les urgences (N=89 ; 64%). Les détails sont dans le tableau.

Conclusion

Les articles originaux publiés dans les AFMU portaient pour l’essentiel sur les Urgences. Cela correspond à la publication d’un à deux articles par an sur le SAMU et le SMUR - ce qui semble peu ! Analyser les articles soumis aux AFMU permettrait de savoir s’il s’agit d’un déficit d’études ou d’un défaut de qualité.

Ali HADJEM (Bobigny Cedex), Laurent GOIX, Judith GORLICKI, Agnès RICARD-HIBON, François DOLVECK, Tomislav PETROVIC, Frédéric ADNET, Frédéric LAPOSTOLLE
15:00 - 16:00 #16737 - FC051 Impact de la pollution de l’air sur la survenue du pneumothorax spontané primitif : une étude française multicentrique de type cas-croisée.
FC051 Impact de la pollution de l’air sur la survenue du pneumothorax spontané primitif : une étude française multicentrique de type cas-croisée.

Introduction: La pollution atmosphérique a un impact sur les pathologies respiratoires. Peu d’études ont évalué ce lien avec les pneumothorax spontané primitif (PSP). Les rares travaux ayant étudié le lien entre occurrence d’un PSP et l’exposition à la pollution atmosphérique ont produit des résultats très contrastés. Le manque de puissance, les limites méthodologiques dont le caractère monocentrique de ces travaux, nous ont amenés à conduire une étude dont l’objectif était d’analyser la relation entre PSP et l’exposition environnementale aux dioxydes d’azote (NO2), à l’ozone (O3) et aux particules de matières de diamètre ≤ 10µm (PM10).

Matériel et méthodes: Il s’agit d’une étude cas-croisée, dont les patients ont été recrutés dans les services d’urgence de 14 centres hospitaliers répartis sur le territoire français. Les critères d’inclusion étaient : âge ≥ 18 ans, pneumothorax non traumatique admis du 1er juin 2009 au 31 mai 2013 dans les centres participants. Les pneumothorax secondaires ou récidivants n’étaient pas considérés. Les valeurs horaires des concentrations de polluants ont été collectées auprès de chaque Association de Surveillance de la Qualité de l’Air. L’exposition aux polluants a été estimée par leurs : valeurs quantitatives (minimum, maximum, moyenne), leur augmentation rapide sur trois heures, la survenue de pics de pollution. Ces calculs ont été réalisés pour chacune des périodes cas et témoins,  pour chacun des quatre jours définissant la période d’exposition ainsi que pour la période entière.

Résultats: 948 sujets inclus. Quelque soit le polluant analysé, aucune différence n’a été observée entre les périodes cas et les périodes témoins, que ce soit sur les valeurs quantitatives de l’exposition à la pollution de l’air (p>0.09), pour l’existence d’une augmentation rapide de concentration de polluants (p>0.46), ou pour l’occurrence de pic de pollution (p>0.20).

Discussion: nos résultats ne sont pas en faveur d’un lien entre exposition à court terme aux polluants atmosphériques et occurrence de PSP. L’exposition aux NO2, O3 et PM10 était de concentration faible à modérée, contrairement à d’autres études, et sans être associée à d’autres facteurs météorologiques. Un impact à un niveau d’exposition plus élevé et/ou associé à d’autres facteurs environnementaux reste à démontrer.

Conclusion: Aucun impact de l’exposition à court terme et à des concentrations faibles à modérés du NO2, O3 et PM10 n’a été mis en évidence sur la survenue du PSP.

Tania MARX (Besançon), Nadine BERNARD, Anne-Laure PARMENTIER, Marc PUYRAVEAU, Bérenger MARTIN, Jean-Baptiste PRETALLI, Frédéric MAUNY, Thibaut DESMETTRE
15:00 - 16:00 #16725 - FC052 Revue méthodologique des essais contrôlés randomisés évaluant l'échographie en médecine d'urgence.
FC052 Revue méthodologique des essais contrôlés randomisés évaluant l'échographie en médecine d'urgence.

Introduction: L'intérêt pour l'échographie dans le domaine de l'urgence a augmenté au cours des dernières années, comme en témoigne une augmentation marquée des publications sur le sujet. En effet, le nombre de publications visant à fournir des preuves additionnelles de l'efficacité clinique de l'échographie a grandement augmenté lors de la dernière decennie. Le but de cette étude était 1) de décrire et d'évaluer les caractéristiques méthodologiques des essais contrôlées randomisées (ECR) évaluant une intervention échographique au service des urgences et 2) d'estimer si les essais décrivaient adéquatement l'intervention pour permettre la réplication.

Méthodes: Nous avons réalisé une revue systématique à partir de la base de donnée MEDLINE via PubMed pour tous les rapports d'ECR publiés en 2015 évaluant une intervention échographique, quel que soit le type, qui ont été réalisées dans un service d'urgence ou évaluant une situation d'urgence. Deux chercheurs ont indépendamment sélectionné les titres, les résumés et le texte intégral des résultats de recherche. Les données de toutes les études incluses ont ensuite été extraites indépendamment. L'outil de la collaboration Cochrane a été utilisé pour évaluer le risque de biais. L'évaluation de la qualité de la description de l'intervention a été évalué sur la base de la checklist «modèle pour la description et la réplication de l'intervention» (i.e; TIDier).

Résultats: nous avons identifié 11 études. Le sujet le plus fréquent était l'accès / identification vasculaire (n = 4). Concernant les risques de biais, la génération de séquence aléatoire et la dissimulation d'allocation ont été effectuées correctement dans 55% et 27% des essais. Des rapports inappropriés ou l'absence d'insu chez les participants étaiet présent dans 73% des essais. Le risque de biais dû à l'insu des évaluateurs a été classé avec un faible risque de biais pour 27% (n = 3) des ECR, le risque de biais d'attrition étant classé à faible dans tous les rapports. Le risque de déclaration sélective des résultats n'était pas clair dans l'ensemble des essais (n = 11). Seuls 27% des rapports ont fourni une description optimale de l'intervention.

Conclusion: Peu d'ECR ont évalué une intervention échographique dans un champ d'urgence. La qualité de ces essais soulève des questions. Dans notre échantillon, les auteurs n'ont pas rapporté correctement l'aveugle des participants et des évaluateurs, ainsi que la dissimulation des allocations.

Quentin DAFFOS (Paris), Erwin HANSCONRAD, Patrick PLAISANCE, Dominique PATERON, Youri YORDANOV, Chauvin ANTHONY
15:00 - 16:00 #16957 - FC053 Prévisions de l’activité des services d’urgences durant la période estivale.
FC053 Prévisions de l’activité des services d’urgences durant la période estivale.

Introduction : La période estivale modifie le recours à nos structures d’urgence dans notre région touristique. Dans un but d’anticipation pour permettre aux établissements d’adapter quotidiennement leurs ressources humaines et les lits mis à disposition des urgences, nous avons diffusé auprès de chaque établissement de la région un prévisionnel sur le nombre moyen quotidien de patients qu’ils devraient prendre en charge et qu’ils devraient hospitalisés pour chaque mois de l’année 2018.

Méthode : À partir de l’historique, le nombre moyen journalier de passages aux urgences et d’hospitalisations des patients pris en charge aux urgences ont été estimé grâce à des modèles de lissage exponentiel qui prenaient en compte tendance et saisonnalité. L’objectif de notre étude était de comparer notre prévisionnel au réel notamment pendant la période estivale.

Résultats : L’activité des services d’urgences de notre région est en constante évolution. Chaque année, nous augmentons notre activité de 2 à 4%. Les prévisions nous ont permis de prendre en compte cette augmentation mais aussi les fluctuations saisonnières dues à l’attraction touristique régionale. Les prévisions du nombre de passages ont été significatives pour l’ensemble des 69 services d’urgences de la région. Pour environ 90% des établissements, les prévisions du nombre moyen d’hospitalisation étaient significatives et dans 10% des cas, elles n’ont pas abouti car le mode de sortie n’était pas suffisamment exploitable. Le prévisionnel se superposait au réel puisque la plupart de l’activité réelle étaient comprise dans l’intervalle de confiance de la prévision, tout particulièrement pour les services où l’activité estivale était très forte.

Discussion : Notre région subit pendant la période estivale une forte augmentation d’activité de ses structures touristiques. Cela induit pour les établissements situés dans ces zones la mise en place d’organisation spécifique limitée à cette période. Si les établissements nous remontent des données de qualité, nous pouvons grâce à cette méthode de calcul, déterminer de façon fiable une estimation des flux de patients à venir dans nos structures d’urgences qu’ils s’agissent de consultations externes ou de patients à hospitaliser.

Conclusion : L’activité des urgences est donc une activité programmable. Les établissements doivent intégrer les données prédictives des urgences pour adapter l’organisation des services d’aval et prévoir une adéquation en lits disponibles.  

Laurent MAILLARD (Agen Cedex 9), Antoine TIGNON, Caroline LIGIER
15:00 - 16:00 #17378 - FC054 Estimation de la proportion des donneurs potentiels d’organes, en état de mort encéphalique présumée, âgés de 65 ans et plus après leur admission aux urgences.
FC054 Estimation de la proportion des donneurs potentiels d’organes, en état de mort encéphalique présumée, âgés de 65 ans et plus après leur admission aux urgences.

 

INTRODUCTION : Le don d’organe est possible à tout âge. Les dons d'organes réalisés chaque année en France ne couvrent pas les besoins. L’objectif principal est d’estimer la proportion des donneurs potentiels d’organes en état de mort encéphalique présumée âgés de 65 ans et plus après leur admission aux urgences. L’objectif secondaire est d’évaluer la proportion des donneurs d’organe et d’identifier les raisons de l’exclusion au prélèvement.

MATERIELS ET METHODES : Il s’agit d’une étude rétrospective multicentrique descriptive de janvier 2015 à décembre 2017. , Les dossiers des patients âgés de 65 ans et plus, décédés dans les 72h qui suivent leur admission aux urgences, ont été extraits de la base de données « Cristal Action » de l’Agence de Biomédecine. Les critères d’inclusion pour être considéré comme donneur d’organe potentiel étaient : un score de Glasgow (GCS) < 8 à l’admission, l’existence d’une décision de limitation et arrêt des thérapeutiques actives, l’absence de contre-indication absolue évidente à un don d’organe et un diagnostic d’entré compatible avec une évolution vers un état de mort encéphalique.

RESULTATS : Sur les 747 patients de 65 ans et plus, décédés dans les 72h qui suivent leur admission aux urgences, 148 avaient un diagnostic compatible avec une évolution vers un état de mort encéphalique. Parmi eux, 39,6% étaient potentiellement donneurs d’organe. La moyenne d’âge de ces patients était de 82 ans. Il n’y a pas eu de réanimation d’organe pour 20,4% de ces patients. In fine 37,3% de ces patients ont été prélevés. Dans 42,4% des cas l’éventualité d’un prélèvement d’organe n’a pas été évoquée.

CONCLUSION : Les septuagénaires, octogénaires et même nonagénaires peuvent être de potentiels donneurs d’organe. La question d’une éventuelle réanimation d’organe doit se poser quand le patient est en dehors de toute ressource thérapeutique. La poursuite de la sensibilisation auprès des urgentistes et la création de filières propres pourraient être instaurées.

Rachel PAGGI (cherbourg), Richard MACREZ, Eric ROUPIE
15:00 - 16:00 #17457 - FC055 Formation, simulation et débriefing : annonce de mauvaise nouvelle à l’hôpital.
FC055 Formation, simulation et débriefing : annonce de mauvaise nouvelle à l’hôpital.

Introduction: De plus en plus de formations utilisent la simulation pour préparer les médecins et le personnel soignant à l‘annonce de mauvaise nouvelle (Park et al., 2010). Le but de cette recherche est d’étudier l’évolution du niveau d’anxiété-état (associée à une situation immédiatement vécue) et du sentiment d’auto-efficacité (SAE), deux variables psychologiques corrélées au processus d’apprentissage (Macher et al., 2012 ; Galand & Vanlede, 2004), avant et après la simulation à l’annonce de mauvaise nouvelle. 

Matériels et méthodes: Un plan expérimental à mesures répétées (avant et après la simulation) a été construit en utilisant les versions courtes traduites en français du STAI-État (Gautier & Bouchard, 1993) et GSE-Scale (Dumont et al., 2011) pour respectivement mesurer l’anxiété-état et le sentiment d’auto-efficacité. Les données ont été recueillies pendant un scénario d’annonce intégré à une session d’une journée de formation à l’urgence auprès de 49 participants (10 apprenants actifs et 39 observateurs).

Résultats: Nous observons une différence significative sur l’évolution du sentiment d’auto-efficacité pour l’ensemble des participants (différence = 0,51 ; p < .05) entre le Temps 1 et 2.En revanche, il n’y a pas d’évolutions significatives de l’anxiété. 

Quand on compare les acteurs et les spectateurs, il n’y a pas de différences significatives entre ces deux populations ni pour le niveau d’anxiété ni pour le sentiment d’auto-efficacité, aussi bien avant qu’après la simulation.

Conclusion: Cette étude met en avant un effet positif de la simulation sur le sentiment d’auto efficacité lors de l’annonce. On peut donc supposer que la simulation permet de renforcer le sentiment d’auto-efficacité des participants. Cette étude souligne aussi le fait que les acteurs ne sont pas forcément plus anxieux que les spectateurs. Ils ne se perçoivent pas forcément comme plus efficace non plus. Ces résultats amènent à penser que la simulation à l’annonce de mauvaise nouvelle est tout aussi pertinente pour les apprenants actifs que pour les observateurs.

Adrien BOURNAS (Boulogne-Billancourt), Catherine DELGOULET, Philippe CABON, François LECOMTE
15:00 - 16:00 #17212 - FC056 L’apport de la simulation en santé dans l’apprentissage du raisonnement clinique en médecine d’urgence pour les étudiants du deuxième cycle des études médicales.
FC056 L’apport de la simulation en santé dans l’apprentissage du raisonnement clinique en médecine d’urgence pour les étudiants du deuxième cycle des études médicales.

Introduction : L’apprentissage du raisonnement clinique (ARC) au cours de la formation médicale initiale est indispensable. L’objectif de ce travail est d’évaluer la mise en place d’un programme de simulation pour permettre un apprentissage contextualisé et développer le raisonnement clinique en médecine d’urgence chez les étudiants du deuxième cycle des études médicales.

Méthode : Etude descriptive, prospective, réalisée par un questionnaire en ligne auto-administré, de février à avril 2017, adressé aux étudiants en médecine stagiaires au SAMU ou au SAU après la réalisation de séances d'ARC sur simulateur de haute-fidélité.

Résultats : Seize étudiants hospitaliers, majoritairement en 5ème année, ont répondu au questionnaire. Une minorité avait bénéficié de séances d’ARC (12,5%) ou de simulation (18,8%) au cours de leurs précédents stages hospitaliers. Les 2 thématiques choisies pour les séances d’ARC, la dyspnée et la douleur thoracique avaient été rencontrées fréquemment au cours de leurs stages précédents dans respectivement 68,8% et 56,3% des cas. Cependant 31,3% des étudiants s’estimaient à l’aise sur ces sujets et seulement 12,5% d’entre eux ont été en mesure d’interroger les patients.

93,8% des étudiants se sentaient motivés lors des séances de simulation, mais 18,8% manquaient d’aisance pour la hiérarchisation des hypothèses diagnostiques et 31,3% pour la mise en place de stratégies diagnostiques. La séance de simulation d’ARC leur a permis d’améliorer leur raisonnement clinique pour 87,5% des étudiants. La qualité des scénarii et la réalité de l’environnement sont les 2 facteurs ayant permis un apprentissage contextualisé. Enfin, 90% des étudiants estiment que les séances simulées sont plus formatrices que les séances d’ARC traditionnelles.

Conclusion : Pour les étudiants hospitaliers, les séances de simulation d’ARC leur permettent d’explorer et d’acquérir les différentes composantes du raisonnement clinique et devraient à leurs yeux, intégrer le curriculum universitaire des étudiants en médecine.

Aurélie LANGLOIS SANCERNI (PARIS), Johan AMANI, Clothilde MARTIN, Sabrina MEASSO, Caroline RICHARD, Alexandre NGUYEN, Olivier RICHARD
Salle 352B-Zone poster 1

Jeudi 06 juin

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FCM-26
15:00 - 16:00

Flash communications
La personne âgée

Modérateur : Jean Marie BONNEC (Perpignan)
15:00 - 16:00 #17445 - FC201 Valeur pronostique du geriatric trauma outcome score chez les sujets âgés traumatisés sévères.
FC201 Valeur pronostique du geriatric trauma outcome score chez les sujets âgés traumatisés sévères.

Introduction :

La traumatologie sévère étant l’apanage des sujets jeunes, peu de scores évaluant le pronostic chez les traumatisés âgés ont été proposés. Néanmoins, la population âgée peut subir des lésions graves avec des mécanismes de cinétique moindre. Le sous-triage des patients âgés traumatisés sévères est de ce fait fréquent. L’évaluation précoce du pronostic par des scores  peut être ainsi une aide au triage chez ce type de population. L’Objectif de ce travail a été d’étudier la performance diagnostique du Geriatric Trauma Outcome Score (GTOS) dans la prédiction de la mortalité à J7 des personnes âgées traumatisées sévères.

Méthodes : Etude prospective incluant les traumatisés sévères (TS) âgés de plus de 65 ans. Calcul du score GTOS. Etude de la performance diagnostique pour la mortalité à J7 selon la courbe ROC.

Résultats : Parmi les 699 TS, 65 sujets âgés ont été inclus. Caractéristiques de la population : âge moyen=74±6 ans avec des extrêmes de 65 et 90 ans ; ISS moyen=23 ± 15 ; GTOS moyen=133  ± 38 ;  recours aux drogues vasoactives chez 16 patients (25%) ; Recours à une transfusion dans les 24 heures chez 2 patients  (3%). Le taux de mortalité à J7 a été de 32% (n= 21). Le GTOS a été significativement plus élevé chez les décédés à J7 = 160 ± 45 versus 120 ± 27 chez les survivants (p < 0,001). La courbe ROC a été significative pour prédire la mortalité à J7 pour le score GTOS avec les caractéristiques suivantes : AUC=0,790 ; p<0,001 ; IC [95%]=[0,667 ;0,913]. La performance diagnostique a été étudiée selon le cut-off de 139. Les résultats ont été : (Sensibilité= 71%; Spécificité= 78% ;Valeur Prédictive Positive= 62,5%  ;Valeur Prédictive Négative= 84%).

Conclusion : Dans cette étude, le score GTOS a été prédictif d’une mortalité élevée au 7ème jour post-traumatique. Une comparaison avec d’autres scores de gravité chez la population gériatrique est nécessaire pour mieux évaluer ce score.

Imen MEKKI (Tunis, Tunisie), Hamed RYM, Badr FERJEOUI, Anissa CHAMSSI , Maha TOUATI, Hana HEDHLI, Safia OTHMANI, Sarra JOUINI
15:00 - 16:00 #16778 - FC202 Profil et prise en charge des 2,5 millions de personnes âgées admis dans les services d’urgence en 2017.
FC202 Profil et prise en charge des 2,5 millions de personnes âgées admis dans les services d’urgence en 2017.

Introduction : D’après la Statistique annuelle des établissements de santé (SAE), la France dispose de 713 services d’urgence (SU) qui ont réalisé 21 472 915 passages en 2017. A partir des données des Résumés de passages aux urgences (RPU), on dénombre 2 515 156 passages de patients âgés de plus de 75 ans, soit 13% de l’activité globale déclarée.

Méthode : Etude rétrospective, multicentrique, observationnelle basée sur les RPU 2017 des patients âgés de 75 ans et plus transmis par les 12 régions sur 13 renseignant ces données.

Résultats : Les RPU inclus représentaient 93,8% de l’ensemble des passages donnée par la SAE.  La part de l’activité gériatrique variait de 9 à 17% suivant la région. Entre 2016 et 2017, le nombre de passages gériatriques a augmenté de 1,8%. Parmi les 75 ans et plus, le sex-ratio était de 0,68 et la répartition selon l’âge était : 75-85 ans (52%) et 85 et plus (48%). Une forte proportion arrivait en ambulance (40%) ou en Véhicule de Secours et d’Assistance aux Victimes (21%), 36% arrivaient par leurs propres moyens, et 2% transportés par un Service Mobile d’Urgence et de Réanimation. Les arrivées avaient lieu dans 21% des cas entre 20h et 8h, dans 39% des cas lors de la période de permanence des soins et dans 26% des cas le week-end. La durée de passage était inférieure à 4 h dans 40% des cas, moins souvent en cas d’hospitalisation (30%) vs 51% si retour à domicile. Le diagnostic de sortie était médico-chirurgical dans 73% des cas, traumatologique (23%), psychiatrique (2%), ou toxicologique ( < 1%). Après leur passage, 55% des personnes âgées étaient hospitalisés (dont 3% par mutation dans un autre centre) et 45% rentraient à domicile. La Classification Clinique des Malades aux Urgences (CCMU) 1 représentait 7% des passages et les CCMU 4 et 5 représentaient 4% des patients (contre 1% pour la population générale). Comparés à la population générale, les patients gériatriques avaient un temps de passage moins souvent inférieur à 4 h (40% vs 67%) et plus souvent suivi d’hospitalisation (55% vs 21%).

Discussion et conclusion : Une limite de l’étude est la non exhaustivité de la transmission des RPU (limitant l’analyse des variabilités interrégionale). Les personnes âgées de plus de 75 ans, présentent un profil différent de celui de la population générale avec des temps de passages plus longs, des hospitalisations plus fréquentes et des niveaux de gravité plus élevés.

Abdesslam REDJALINE (Firminy), Mikaël MARTINEZ, Bruno FERROUD-PLATTET, Caroline LIGIER, Laure POURCEL, Barbara PHILIPPOT, Gilles VIUDES
15:00 - 16:00 #17179 - FC203 Prise en charge des sujets âgés hospitalisés en soins intensifs des urgences : étude épidémiologique de 121 patients.
FC203 Prise en charge des sujets âgés hospitalisés en soins intensifs des urgences : étude épidémiologique de 121 patients.

Objectif : Décrire le profil épidémiologique et analyser l’évaluation gériatrique standardisé des patients âgés admis en unité de soins intensifs des urgences. Déterminer les pathologies retrouvées chez ces patients ainsi que les caractéristiques thérapeutiques et évolutives

Méthode : Il s’agit d’une étude prospective descriptive réalisée à l’unité d’accueil des urgences vitales des urgences, déroulée sur une période de deux mois. Nous avons inclus toutes les personnes âgées de 65 ans et plus admises à l’unité des soins intensifs des urgences. Nous avons observé leur prise en charge thérapeutique ainsi que leurs caractéristiques démographiques et évolutives. Nous avons également calculé le score ADL pour tous les patients et suivi leur évolution à la sortie des urgences.

Résultat : Notre étude a porté sur 121 patients, soit 17% de l’ensemble des hospitalisations. L’âge moyen a été 78 ans (+/-8) avec un sexe ratio de 0,9. Des antécédents pathologiques médicaux ont été notés chez la plupart des patients (81,8%). Elles ont été dominés par l’HTA et le diabète. La majorité des patients (65,2%) sont poly-médiqués. L’antécédent d’hospitalisation a été retrouvé dans 40,5% des cas. Les données anamnestiques ont montré la présence de troubles cognitifs et la maladie d’Alzheimer dans 24,8% et 8,3% des cas, respectivement. Le score ADL a montré une perte de l’autonomie dans 38,8% des cas. Près d’un quart des patients ont été grabataires. Les motifs d’hospitalisation se sont répartis majoritairement vers des motifs médicaux et, à moindre titre, traumatiques et viscéral alors que l’altération de l’état général a été en cause dans 5% des cas. Le recours aux soins non invasifs a caractérisé la plupart de la population gériatrique (79,3%). La durée moyenne de séjour hospitalier a été de 3,4 +/- 4. L’évolution a été favorable dans la majorité des cas, avec un retour à l’état de base (71%). Parmi les sortants à domicile (36,4%), le quart ont gardé des séquelles modérées ou graves. Ces séquelles ont été essentiellement un déficit neurologique, une neuromyopathie de réanimation et/ou des escarres. L’évolution a été fatale dans 14,9% des cas, aux urgences. La principale cause de décès a été la souffrance cérébrale (6,6%).

Conclusion : Les sujets âgés hospitalisés aux urgences représentent un défi pour les urgentistes. Leur prise en charge doit être multidisciplinaire et leur pronostic est étroitement lié à la précocité de leur prise en charge.

Mouna JERBI, Mouna BENAMOR (sfax, Tunisie), Yassine ABDELKEFI, Rim KARRAY, Rahma TRABELSI , Abdennour NASRI, Olfa CHAKROUN-WALHA, Noureddine REKIK
15:00 - 16:00 #16977 - FC204 Fréquence de consultation du médecin généraliste à 30 jours des sujets âgés de 75 ans et plus, rentrés à domicile à l’issue de leur admission aux urgences.
FC204 Fréquence de consultation du médecin généraliste à 30 jours des sujets âgés de 75 ans et plus, rentrés à domicile à l’issue de leur admission aux urgences.

Introduction: La moitié des patients âgés admis aux urgences rentre à domicile et leur suivi repose sur le médecin généraliste. L’objectif principal est de mesurer la fréquence de consultation du médecin généraliste à 30 jours des patients âgés de 75 ans et plus, après leur retour à domicile depuis les urgences. Les déterminants de la consultation, le taux de réadmission à l’hôpital à 30 jours et ses facteurs de risque ont été recherchés.

Matériel et méthodes: Une étude descriptive, rétrospective, mono-centrique a été conduite au sein d’un service d’urgences. Les dossiers des urgences de 500 patients de 75 ans et plus, admis en 2017 pour un motif médical et rentrés à domicile, ont été analysés. La présence d’une consultation de suivi a été obtenue par l’appel téléphonique du médecin généraliste de chaque patient. Les réadmissions ont été identifiées informatiquement.

Résultats: Le médecin généraliste a pu être contacté pour 338 patients (67,6%). Une consultation de suivi est survenue pour 196 patients (58%), dans un délai médian de 6 jours. Elle a été plus fréquente pour les patients ayant une comorbidité cardiologique (OR 1,875 [IC95% 1,058-3,324]), pour ceux vivants seuls (OR 1,957 [1,043-3,742]) et lorsque la consigne de reconsulter avait été donnée (OR 1,844 [1,141-2,981]). Sur les 500 patients, 91 ont été réadmis (18,2%), dans un délai médian de 8 jours. L’âge supérieur à 85 ans (OR 1,631 [1,035-2,570]) et la présence de plusieurs comorbidités (OR 2,064 [1,165-3,659]) ont été prédictifs du risque de réadmission. La réalisation d’un examen d’imagerie en coupe a été associée à une réduction des réadmissions (OR 0,255 [0,104-0,625]).

Discussion : Cette étude apporte des données nouvelles sur la consultation du médecin généraliste à la sortie des urgences. Elle est fréquente et sa survenue précoce suggère son lien avec la venue aux urgences. Chez les patients âgés, les situations justifiant un suivi sont courantes et la consultation  pourrait avoir de nombreux bénéfices. A l’instar de la littérature, les réadmissions aux urgences ont été fréquentes et précoces. Néanmoins, la perte d’information a été importante (rétrospectif, dossiers imprécis, appel du médecin impossible) et certains résultats doivent être confirmés.

Conclusion: La consultation du médecin généraliste est fréquente après les urgences et pourrait être bénéfique pour tous les patients âgés. Les liens entre admission, consultation et réadmission méritent d’être précisés.

Guillaume LEGRIS (LA TRONCHE), Maxime MAIGNAN, Dominique SAVARY, Cyril BESSON
15:00 - 16:00 #17144 - FC205 Prévalence de la consommation d'alcool chez la personne âgée consultant aux urgences pour chute : étude prospective de cohorte.
FC205 Prévalence de la consommation d'alcool chez la personne âgée consultant aux urgences pour chute : étude prospective de cohorte.

Introduction : La chute du sujet âgé est un réel problème de santé publique. Chaque année, la proportion de patients âgés victimes de chute ne cesse d’augmenter. En parallèle, la consommation d’alcool chez les personnes âgées est assez peu étudiées. Le lien entre la consommation d’alcool et la survenue de chute conduisant à une admission aux urgences l’est encore moins. Les services d’accueils d’urgence sont les premiers confrontés aux personnes âgées qui chutent. L'objectif principal de notre étude était donc d’évaluer la prévalence de la consommeation d’alcool dans la population de personne âgée ayant consulté aux urgences dans un contexte de chute. L'objectif secondaire était d’évaluer l’interrogatoire des médecins urgentistes afin d'évaluer la consommation d’alcool après une chute.

Matériel et méthodes : étude prospective de cohorte sur une période de 10 mois de la population des patients âgés de plus de 75 ans ayant consulté dans un service d’urgence au décours d’une chute et ayant bénéficié du dosage (sanguin ou exhalé) d'une alcoolémie. Inclusions au libre arbitre de l'urgentiste avec recueil des caractéristiques épidémiologiques, de l’alcoolémie et de l’interrogatoire au travers de l'analyse des dossiers.

Résultats : 120 patients ont été inclus sur la période. Nous avons pu mettre en évidence une prévalence de 36,7% d’alcoolémie positive à l’admission hospitalière répartie sur toutes les tranches d’âge.

Discussion : Bien que la prévalence de l'alcoolisation des sujets âgés chuteurs soit importante et que les urgentistes semblent sensibilisés à ce sujet, l’interrogatoire sur les consommations d’alcool des personnes âgées au décours d’une chute ne sont pas systématiques. 

Conclusion : La prévalence de l’alcoolémie positive dans les chutes de nos seniors consultant aux urgences est très élevée. Il convient de mettre en place de nouvelles stratégies de prise en charge en milieu hospitalier pour ne pas méconnaître cette problématique. Une campagne de sensibilisation et le recours à des supports d’aide à l'interrogatoire visant la consommation d'alcool chez le sujet âgé chuteur apparaissent utiles.

Thomas DUMONTIER (Rouen), Nicolas PESCHANSKI, Arnaud DEPIL-DUVAL
15:00 - 16:00 #16919 - FC206 Chutes d’origine iatrogène chez les nonagénaires admis aux urgences : caractéristiques, devenir.
FC206 Chutes d’origine iatrogène chez les nonagénaires admis aux urgences : caractéristiques, devenir.

Introduction : Analyser et comparer les caractéristiques et le devenir des patients de plus de 90 ans admis aux urgences pour des chutes d’origine médicamenteuse et pour des chutes d’autres étiologies

Méthode : étude unicentrique prospective sur 1 an incluant tous les patients de + de 90 ans admis au SAU pour chute. L’origine iatrogène des chutes a été établi par 2 auteurs sur un ensemble de critères chronologiques, sémiologiques, tensionnels et évolutifs. Les conséquences cliniques et le devenir ont été comparés dans les groupes chutes iatrogènes versus chutes non iatrogènes.

Résultats : sur la période de l’étude, 1716 nonagénaires ont été admis au SAU, 446 pour chutes (26%) dont 113 (25,3%) pour chutes iatrogènes. Age médian : 92,7 ans, 76% femmes. Les classes médicamenteuses incriminées ont été : antihypertenseurs (incluant béta-bloqueurs et diurétiques): 56,6%, psychotropes /antidépresseurs: 23,9%, sédatifs/hypnotiques: 21,2%,  antalgiques paliers 2 et 3: 7,1%, autres: 6,2%. Chez 17 patients (15%), 2 classes médicamenteuses ont été incriminées. Les conséquences ont été : plaies hématomes et contusions (n=60), fractures (n=20) dont fémur (n=10), pathologie intracrânienne (n=3), rhabdomyolyse avec insuffisance rénale (n=12), syndrome post-chute (n=13). 54% des patients ont été hospitalisés, 4 (3,5%) sont décédés à 1 mois. Une modification thérapeutique a été effectuée chez 20 malades (17,7%). La comparaison avec les patients chuteurs accidentels n’a pas montré de différence statistiquement significative en termes de conséquences traumatiques, médicales, ni en termes de devenir: taux d’hospitalisation (54,3%) et mortalité à 1 mois (6%) similaires

Conclusions : la iatrogènie médicamenteuse chez les nonagénaires chuteurs représente ¼ des chutes. Les classes médicamenteuses incriminées sont habituelles. Les conséquences des chutes iatrogènes sont identiques à celles des chutes accidentelles. Considérant le rapport bénéfice/risque des traitements, le taux de modification thérapeutique est faible dans cette population.

Jacques BOUGET (Rennes), Vincent CADRO, Cédric GANGLOFF, Etienne PAULHET, Louis SOULAT
15:00 - 16:00 #16982 - FC207 Impacts diagnostiques et thérapeutiques d’une échographie cardiaque clinique réalisée par un urgentiste (ECCU) à l’UHCD ou en médecine polyvalente d'urgence (MPU) : étude rétrospective sur 103 patients.
FC207 Impacts diagnostiques et thérapeutiques d’une échographie cardiaque clinique réalisée par un urgentiste (ECCU) à l’UHCD ou en médecine polyvalente d'urgence (MPU) : étude rétrospective sur 103 patients.

Impacts diagnostiques et thérapeutiques d’une échographie cardiaque clinique réalisée par un urgentiste (ECCU) à l’UHCD ou en médecine polyvalente d’urgence (MPU) : étude rétrospective sur 103 patients

introduction : de nombreux patients hospitalisés à l’UHCD ou en MPU présentent un diagnostic incertain ou une évolution défavorable. L’ECCU peut permettre de réorienter le diagnostic ou le traitement. Nous avons évalué de façon rétrospective les impacts de toutes les ECCU réalisées du 01/01/16 au 31/12/17.

Patients et méthodes

inclusion : tous patients chez qui une ECCU a été réalisée

méthode : recueil des données (diagnostic, explorations prévues, diurétiques, anticoagulants et antibiotiques) avant et après réalisation de l’ECCU. Elle comportait les coupes cardiaques usuelles avec analyse des profils Doppler et des coupes pulmonaires

Objectif principal : Rectification des diagnostics

Objectifs secondaires : Correction des thérapeutiques et des explorations

Statistiques : expression des données sous forme de proportion [IC95%], utilisation du Khi2 ou du test exact de Fisher

Déclaration du fichier à la CNIL

Résultats

103 patients inclus, 53 à l’UHCD, 46 en MPU, 57 femmes, 46 hommes, âge 78 ± 14 ans, décès hospitalier chez 21 patients.

Conclusion

L’ECCMU entraine des modifications diagnostiques et thérapeutiques importantes avec notamment une diminution des diurétiques dans cette population âgée au pronostic grave. Ses indications pourraient être étendues et/ou systématisées.

Pauline LAMOUCHE-WILQUIN (Nantes), Quentin LE BASTARD, François JAVAUDIN, Anne Sophie BOUREAU, Idriss ARNAUDET, Philippe PES, Philippe LE CONTE
15:00 - 16:00 #17464 - FC208 Particularités de la prise en charge pré-hospitalière des patients âgés de plus de 65 ans.
FC208 Particularités de la prise en charge pré-hospitalière des patients âgés de plus de 65 ans.

Introduction : Peu d’études ont évalué l’activité des services mobiles d’urgences et de réanimation (SMUR) lors de la prise en charge des patients âgés de plus de 65 ans. Le but de notre étude était de décrire les particularités de l’activité SMUR chez les patients âgés de plus de 65 ans.

Méthodes : Etude prospective descriptive menée sur six mois. Inclusion de  tous les patients âgés transférés par une équipe SMUR.  Recueil des données épidémio-cliniques, des délais d’intervention et des gestes effectués. Calcul du score Codage Activité SMUR (CAS). Comparaison des 2 groupes : G1 (âge supérieur ou égal à 65 ans) et G2 (âge inférieur à 65 ans).

Résultats : inclusion de 489 interventions. Les personnes âgées de plus de 64 ans représentaient 173 patients transportés (35%). Le tableau 1 montre la comparaison des deux groupes.

Conclusion : Les interventions SMUR des patients âgés de plus de 65 ans ont certaines particularités : une population féminine, des sorties primaires plutôt que secondaires, une charge de travail plus importante, des gestes et procédures plus fréquents.

Syrine JAOUANI (TUNIS, Tunisie), Ines CHERMITI, Hajer TOUJ, Imène CHAIEB , Mariem BEN SOLTANE, Mahbouba CHKIR, Hanène GHAZALI, Sami SOUISSI
Salle 352B-Zone poster 2
16:00

Jeudi 06 juin

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EA-14
16:00 - 17:30

Etat de l'Art Médecins N°14
SFMU/SFC : Hype ou has-been? dans l’arrêt cardiaque

Modérateurs : Guillaume DEBATY (Chef de service du SAMU de l’Isère) (Grenoble), Xavier LESAFFRE (Médecin) (Paris)
Coordonnateur : Tahar CHOUIHED (Nancy)
16:00 - 17:30 L’intubation. Frédéric ADNET (Bobigny)
16:00 - 17:30 L’adrénaline. Florence DUMAS (Paris)
16:00 - 17:30 La coronarographie. Christian SPAULDING (PUPH) (Paris)
16:00 - 17:30 L’ECMO. Clément DELMAS (Dr) (Toulouse)
Amphi Bleu

Jeudi 06 juin

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EA-10
16:00 - 17:30

Etat de l'Art Médecins N°10
De la complexité de certaines prises en charge aux urgences
Urgences Sociales PASS

Modérateurs : Pierre-Géraud CLARET (Nîmes), Eric REVUE (Praticien Hospitalier Adjoint Chef de Service) (Paris)
Coordonnateur : Michel GALINSKI (Bordeaux)
16:00 - 17:30 Patient psy agité à domicile. Clémence BIED (Lyon)
16:00 - 17:30 Le patient alcoolisé qui veut fuguer. Mathieu VIOLEAU (Medecin) (Niort)
16:00 - 17:30 Douleur chez le fibromyalgique. Michel GALINSKI (Bordeaux)
16:00 - 17:30 Maintien à domicile impossible. Anne-Laure FERAL-PIERSSENS (Emergency Physician) (Paris)
Salle Maillot

Jeudi 06 juin

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CMS-04
16:00 - 17:30

Conférence Médico-soignants N°4
Accidents de la vie courante
Médico-légal

Modérateurs : Clémentine AUREGAN (Paris), Alexia MOREIRA (infirmière puéricultrice) (Paris)
Coordonnateur : François ANGOULVANT (Paris)
16:00 - 17:30 Syndrome du bébé secoué. Solene LOSCHI (praticien hospitalier) (Paris)
16:00 - 17:30 Notre environnement évolue les accidents domestiques aussi. Valérie SOUSSAN BANINI (Boulogne-Billancourt)
16:00 - 17:30 Morsure d’animaux. Bénédicte VRIGNAUD (Nantes)
16:00 - 17:30 Colle pour plaie cutanée. Pauline VILLEMONT (Puéricultrice) (Paris)
Salle 241

Jeudi 06 juin

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VZ-02
16:00 - 17:30

Venez...
Rencontrez les auteurs de l’année

Coordonnateur : Andréa PENALOZA (Bruxelles, BELGIQUE)
Conférenciers : Yann-Erick CLAESSENS (Monaco), Andréa PENALOZA (Chef de Service adjointe (PUPH)) (Bruxelles, BELGIQUE), Paul-Georges REUTER (Garches)
Salle 242A

Jeudi 06 juin

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UT-07
16:00 - 17:00

Urgences Tonic N°07
Les pièges du Tri
Triage

Coordonnateur : Chloé GERBAUD-COULAS (Lyon)
Conférenciers : Perrine BOURSIN (Paris), Olivier PICOT (IDE) (Paris)
Salle 242B

Jeudi 06 juin

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TRM-01
16:00 - 17:00

Table ronde N°1
Le médecin urgentiste et le post-urgence

Modérateurs : Patrick PLAISANCE (Paris), Gilles POTEL (Chef de Service) (Nantes)
Coordonnateur : Xavier BOBBIA (Nîmes)
16:00 - 17:00 USC. Didier HONNART (MEDECIN) (Dijon)
16:00 - 17:00 Médecine polyvalente. Dominique PATERON (Paris)
16:00 - 17:00 Ré-évaluations, reconvocations. Gilles MOALIC (Praticien hospitalier) (Angoulême)
Salle 243

Jeudi 06 juin

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CONF WF02
16:00 - 17:30

Session commune SFMU/WINFOCUS FRANCE
Echocardiographie, de la base aux outils avancés

16:00 - 17:30 Examens focalisés de base. Yannick LEBRET (PH URGENTISTE) (Mont-de-Marsan)
16:00 - 17:30 Les modes avancés. Philippe LE CONTE (PU-PH) (Nantes)
16:00 - 17:30 Les outils de demain. Laurent MULLER (Nîmes)
Salle 252A

Jeudi 06 juin

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AMS-49
16:00 - 17:30

Atelier Médico-Soignanst 49
Pansements des plaies aiguës

Coordonnateur : Yann JAOUEN (Paris)
Conférenciers : Hugues LEFORT (MILITARY PHYSICIAN) (Metz), Amandine WINCKERT (Paris)
Connaître les principales indications des différentes interfaces en médecine d’urgence pour les plaies aigües, dont la brulure.
Connaître les modalités de réalisation des pansements complexes en SU : tête, bras, main
Salle 252B

Jeudi 06 juin

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AM-12
16:00 - 17:30

Atelier Médecins 12
Dyspnée pour un champion - Apport de l’échostéthoscopie

Coordonnateur : Olivier PEYRONY (Paris)
Conférenciers : Olivier PEYRONY (Paris), Pierre TABOULET (Médecin) (Paris)
Résoudre des cas cliniques difficiles de dyspnée aux urgences, à l’aide de l’échostéthoscopie (ou échographie clinique), pour optimiser le traitement et l’orientation d’un malade aux urgences.
L’objectif est de changer de paradigme : l’échostéthoscopie dorénavant en amont de la biologie et du scanner.
Atelier interactif autour de cas réels : débutants ou confirmés
Salle 353

Jeudi 06 juin

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ES-16
16:00 - 17:30

Essentiel Médecins N°16
L’abdominite

Modérateur : Pierre-Alexis RAYNAL (PHC) (PARIS)
Coordonnateur : Michel GALINSKI (Bordeaux)
16:00 - 17:30 Sigmoïdite. Florence CONRARD (Nancy)
16:00 - 17:30 Pancréatite. Py DUPONT (Dijon)
16:00 - 17:30 Cholécystite et angiocholite. Hugo DE CARVALHO (Nantes)
16:00 - 17:30 Appendicite. Gwenaëlle LEMÉE (Assistant) (Toulon)
Amphi Havane

Jeudi 06 juin

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CS-02
16:00 - 17:30

Conférence soignants N°2
Quand le soignant à la tête dans les nuages !

Modérateurs : Lionel DEGOMME (IADE) (Paris), Aurélien LANDIE (IDE SMUR/REA) (Rodez)
16:00 - 17:30 Y a il un infirmier dans l’avion ? Karinne LE GLOAN (IDE enseignante) (Nantes)
Comment est régulé un appel provenant d’un avion?
Quel matériel d’urgence trouver dans un vol commercial ?
Quelle prise en charge guidée par les procédures et la régulation centre 15 ?
16:00 - 17:30 Rôle d’un infirmier dans l’ assistance et le rapatriement. Jessica KONAN (Paris)
16:00 - 17:30 Intervention en milieu périlleux par voie aérienne, et l’infirmier dans tout ça ? Delphine HUGENSCHMITT (infirmière) (Lyon)
Quelle formation ?
Quelle problématique de intervention en milieux périllieux ?( abordage de l’appareil dépose patin / sécurité /risque treuillage)
Comment prendre en charge les victimes ?( matériel /etc )
Salle 251

Jeudi 06 juin

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FCM-10
16:00 - 17:00

Flash communications
Echo pédago

Modérateur : Thomas LEREDU (PHC) (Versailles)
16:00 - 17:00 #16800 - FC073 Validation d’une formation hospitalière formalisée locale au premier niveau de champs de compétences à l’échographie clinique de médecine d’urgence (ECMU).
FC073 Validation d’une formation hospitalière formalisée locale au premier niveau de champs de compétences à l’échographie clinique de médecine d’urgence (ECMU).

Objectif : L’objectif était de tester si la mise en place d’une formation validante sur un plan théorique et pratique d’initiation au premier niveau de compétence à l’échographie clinique de médecine d’urgence (ECMU) au niveau local était possible, afin de l’intégrer au cursus de DES de médecine d’urgence (MU).

Méthodes : Etude prospective mono centrique à type d’essai d’intervention chez des étudiants naïfs de formation à l’ECMU à l’échelle régionale. La formation suivait le plan suivant : pré test, formation initiale, post test immédiat (M0), tenue d’un portfolio en autoformation et réévaluation par un post test à 3 mois (M3). Le critère de jugement principal était la validation du premier niveau de compétence à l’ECMU par l’obtention d’une note globale supérieure à la moyenne à 3 mois de la formation initiale.

Résultats : 29 sur 47 étudiants en MU étaient inclus. 82,8% ont validé le premier niveau de compétence à l’ECMU à 3 mois avec une note moyenne globale de 11,63 sur 20 [IC95% 10,95-12,31]. Les résultats lors de la réévaluation étaient significativement meilleurs qu’avant la formation (p < 0,0001), amélioration plus marquée à M0 (p < 0,0001). Il y avait une perte des connaissances entre M0 et M3 (p=0,0003). Un effet positif d’apprentissage existait à 3 mois de notre formation (Figure 1).

Conclusion : Notre formation est validante dans le cadre du cursus de DES MU pour l’initiation au premier niveau de compétence à l’ECMU au niveau local.

Charles DELALE (Chambray-les-Tours), Geoffroy ROUSSEAU, Romain BOUYGUES, Antoine PORNIN, Antoine BIHOREAU, Said LARIBI
16:00 - 17:00 #17193 - FC074 ECHO-FORM: LE TYPE DE FORMATION A L’ECHOGRAPHIE CLINIQUE INFLUENCE-T-IL SA PRATIQUE ?
FC074 ECHO-FORM: LE TYPE DE FORMATION A L’ECHOGRAPHIE CLINIQUE INFLUENCE-T-IL SA PRATIQUE ?

ECHO-FORM: LE TYPE DE FORMATION A L’ECHOGRAPHIE CLINIQUE INFLUENCE-T-IL SA PRATIQUE ?

 

Introduction : Notre objectif  est de mettre en lumière d'éventuelles différences dans la pratique de l’échographie clinique selon le type de formation reçue: courte, longue, ou les deux.

 

Méthode : Étude observationnelle comparative déclarative des médecins cliniciens à partir d’un questionnaire standardisé. Le critère de jugement principal était la fréquence d’utilisation de l’échographie. Les objectifs secondaires étaient de comparer les pratiques en termes de champs d’applications pratiqués usuellement (autoévalués : note sur 10), de fiabilité, de doute et d’impact ressenti sur les prises en charge.

 

Résultats : Sur 1992 envois, 614 réponses ont été inclues: 276 médecins ont suivi une formation courte, 218 une formation longue et 120 une formation mixte. 49% des médecins des groupes longue (n=106) et mixte (n=59) pratiquent > 3 échographies par jour, alors que 49% du groupe courte (n=134) la pratiquent moins d’une fois par semaine (p < 0,001).

Le groupe formation courte est moins performant sur l’ensemble des applications échographiques (p < 0,001), mais il est performant dans des applications de pratique courante auxquelles il est formé: FAST (7/10 ; [2-9]), recherche de globe urinaire (9/10; [5-10]), recherche d’épanchement pleural liquidien (7/10; [3-9]) ou aérique (5/10; [2-8]), et échographie veineuse 4P (5/10; [0-8]). Il existe peu de différences de pratique entre les formations longue et mixte dans l’ensemble des applications.

La majorité des médecins accordent un bon crédit à leurs examens, que ce soit dans le groupe longue (192; 91%), mixte (102; 86%) et courte (146; 59%).

L’échographie a un impact sur la prise en charge dans les trois groupes. Le type de formation influence la performance (courte vs longue: OR 0,30; [0,18-0,50]), mais très en deçà de la pratique ( > 3/jours: OR 10,23; [5,42-19,28]).


Conclusion : Les médecins ayant suivi une formation longue ou mixte pratiquent plus l’échographie et sont plus performants. Les médecins ayant suivi une formation courte sont performants dans les applications pour lesquels ils ont été formés. Tous accordent une fiabilité forte à leur pratique et ressentent un impact sur leur prise en charge. Au-delà de la formation, c’est la pratique et l’expérience qui influencent le plus la performance échographique: il pourrait être intéressant d’étudier la place de son enseignement dès la formation initiale.

Nicolas GODIVEAUX (NANTES), Vincent KUCZER, Philippe PÈS, Francois JAVAUDIN, Paul-Georges REUTER, Philippe LE CONTE, Joel JENVRIN
16:00 - 17:00 #16823 - FC075 Doit-on former nos infirmiers militaires à l'échographie? Enquête préliminaire.
FC075 Doit-on former nos infirmiers militaires à l'échographie? Enquête préliminaire.

Introduction: en opérations extérieures (OPEX), il n’est pas rare que l’infirmier militaire (IM) soit amené à soutenir seul des militaires en zones isolées. À l’heure où dans le civil, les infirmiers de pratique avancée vont bénéficier de compétences étendues, nous avons interrogé les IM sur leur volonté à être formé à l’échographie clinique (EC). Matériel et méthode: étude observationnelle transversale multicentrique réalisée du 1er novembre 2018 au 1er décembre 2018 incluant tous les IM déployés sur l’opération Barkhane durant cette période. Le questionnaire, envoyé par mail, visait à décrire la volonté des IM d’être formés à l’EC. Leur avis sur l’utilité de cette formation, les situations et les cibles échographiques leur paraissant les plus profitables ont également été étudiées. Enfin les éventuelles formations échographiques déjà effectuées et la présence d’échographe disponible dans leur environnement de travail étaient recherchées. Les questionnaires étaient anonymes. Résultats: 30 questionnaires sur 34 ont été remplis. En moyenne, les IM avaient 7,4 ans de pratique et avaient déjà effectué 3 OPEX. 73% avaient un cursus exclusivement dans les forces, 10% uniquement à l’hôpital et 17% mixte. Trois IM ont déclaré avoir été formés à l’EC et 6 en avoir déjà réalisé. 96% des IM non formés souhaitait l’être. Vingt-neuf (96%) IM considèrent qu’il y a une plus-value à ce qu’ils sachent faire des EC, tout particulièrement en OPEX et en poste isolé sans médecin. Le FAST (Focused Assessment with Sonography for Trauma), l’échographie pleurale et de l’appareil urinaire sont, dans l’ordre, les cibles qui leur paraissent être les plus utiles. Enfin, 90% des binômes sont déjà équipés d’échographes. Discussion: La quasi-majorité des IM sondés souhaitent être formés à l’EC dans le but d’améliorer la prise en charge de leur patient dans les situations où ils se retrouvent seuls ou en situation dégradée. 20% des IM a déjà réalisé des échographies après apprentissage par compagnonnage avec les médecins qu’ils côtoient en métropole et en OPEX. Ils ne souhaitent pas devenir échographistes mais réaliser certains examens bien précis après une formation dédiée et agir dans le cadre de protocoles. Conclusion: les IM sont dans l’extrême majorité des cas intéressés par l’apprentissage de l’EC. Une formation avant leur départ en mission pour des cibles simples et rapides d’acquisition serait aisée à mettre en œuvre et probablement bénéfique pour le patient, l’IM et son médecin.

Nicolas CAZES (Marseille), Guillaume COMAT, Anne-Sophie PITEL, Jean-Guillaume MEUSNIER, Marc BASCOU, Coline MONTIGON, Aurélien RENARD