Mercredi 05 juin
08:45

Mercredi 05 juin

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CR
08:45 - 10:15

Commission Recherche
Recherche: les clés de la réussite

Modérateur : Maxime MAIGNAN (Grenoble)
Coordonnateur : Maxime MAIGNAN (Grenoble)
08:45 - 10:15 Comment financer mon projet. Lionel LAMHAUT (Paris)
08:45 - 10:15 Loi Jardé: que retenir ? Julie CONTENTI (physician) (Nice)
08:45 - 10:15 Un article oui, mais quels auteurs ? Youri YORDANOV (Médecin) (Paris)
Salle 241

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CS-03
08:45 - 10:15

Conférence soignants N°3
Allo !!…Venez écouter ma vie d’ARM

Modérateurs : Eric PERRET (ARM) (Annecy), Ludovic RADOU (Superviseur) (Le Mans)
08:45 - 10:15 Aspects médicolégaux de la profession d'ARM. Germain DECROIX (Juriste) (Paris)
Connaître le cadre de l'exercice de l'assistant médico-administratif, assistant de régulation médicale
Reconnaitre les droits et devoirs des ARM
Définir l'impact juridique des ARMS ( EI, plainte, etc)
08:45 - 10:15 Évaluation des pratiques professionnelles de la profession d'ARM. C CAPLETTE (Le Mans)
Enoncer les principes de l' EPP individuel et de sa mise en place ,
Définir les principes de l' EPP collectif et de sa mise en place
Définir les avantages et inconvénients de ces deux méthodes
Retour d’expérience sur une EPP régionale
08:45 - 10:15 Réécoute qualité pour les ARMS. M PONCET (Grenoble)
Expliquer sa mise en place au sein du groupe, les fréquences de réécoute
Analyse de la pratique - grille dévaluation
Avantages et inconvénients de cette méthode
Salle 242A

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AM-17 A
08:45 - 10:15

Atelier Médecins 17 A
Contrôle des voies aériennes

Coordonnateur : Hervé MENU (Lille)
Conférenciers : Christian ERB (Lille), Cédric GOZE (Valenciennes), Hervé MENU (Lille), Eric WIEL (Lille)
Prérequis : connaitre l’intubation orotrachéale sous laryngoscopie

Communiquer sur les facteurs prédictifs d’intubation et de ventilation difficile.
Revoir l’algorithme de contrôle des voies aériennes et d’intubation en urgence, en envisageant les différentes techniques validées par les recommandations, et leur place dans la stratégie de contrôle des voies aériennes.
Les animateurs montrent l’usage des dispositifs cités dans l’algorithme sur mannequin. Puis les participants utilisent ces dispositifs sur mannequins, afin d’appréhender leur usage et de poser toute question utile aux animateurs.
Salle 252B

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AS-63
08:45 - 10:15

Atelier Soignants 63
« J’ai quelque chose à te dire… » Améliorer son feed back en débriefing ou en stage

Coordonnateur : Morgan JAFFRELOT (Brest)
Conférencier : Morgan JAFFRELOT (Directeur des programmes de Simulations en santé) (Brest)
En pratique clinique, ou lors d’une simulation, les soignants sont fréquemment confrontés à la supervision de stagiaires. Lors de l’atelier, les participants seront amenés à analyser des situations de débriefing afin d’identifier les caractéristiques d’un feed back efficace.
A l’issue de l’atelier ils devraient être en mesure de préparer un feedback, de choisir les objectifs à discuter avec les stagiaires, et d’adopter un comportement pour faciliter les apprentissages.
Salle 353

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AMS-35
08:45 - 10:15

Atelier Médico-Soignants 35
Formation de Formateurs en Simulation en Santé

Coordonnateur : François LECOMTE (Paris)
Conférenciers : Guillaume DER SAHAKIAN (Orange), François LECOMTE (Paris), Mathieu OLLIVIER (Guingamp)
Le but de cette session est de sensibiliser les futurs formateurs en simulation aux principes pédagogiques spécifiques utilisés en simulation, notamment haute-fidélité. Grâce à de courtes mises en situations interactives, les concepts de briefing, simulation, débriefing mais aussi les objectifs pédagogiques médicaux et non médicaux (Crisis Ressource Management) seront définis et illustrés.
Salles 221-222-223

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CS-01
08:45 - 10:15

Conférence soignants N°1
Des éléphants roses dans les soins ?

Modérateurs : Delphine HUGENSCHMITT (infirmière) (Lyon), Karinne LE GLOAN (IDE enseignante) (Nantes)
Coordonnateur : Delphine HUGENSCHMITT (Lyon)
08:45 - 10:15 Hypno-analgésie en pré-hospitalier. Stéphanie DUBAIN-GUYOMARD (IDE) (Lyon), Franck GRANGER (ADE) (Lyon)
•L’intérêt de l’hypnoanalgésie dans la prise en charge préhospitalière
•L’intérêt de binôme infirmier /ambulancier dans la pratique de l’hyponoanalgésie en SMUR
•La formation nécessaire pour la pratique de l’hypnoanalgésie et es outils à dispositions en SMUR
08:45 - 10:15 Hypno analgésie en pédiatrie d’urgence. Florence TREMBLAY (Chambery)
De la distraction à l’hypoanalgésie ou comment l’ équipe invite les enfants à « s’éloigner » du soin douloureux
La place des parents dans ce soin
Hypnoanalgésie=consensus avec adhésion de l’équipe médicale
08:45 - 10:15 Hypnose et analgésie en SU. Françoise MOULINET (Paris)
Définir l’intérêt de l’hypno analgésie au sein d’un service des urgences
Expliciter en quoi consiste la formation permettant de réaliser l’hypnose.
Etre capable d’expliquer les points forts de l’hypnose et ses limites
Amphi Havane

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AM-22
08:45 - 10:15

Atelier Médecins 22
Communiquer en anglais aux Urgences

Coordonnateur : Yacine LAMARCHE VADEL (Fontainebleau)
Conférenciers : Sandrine DAVIRON (Fontainebleau), Isabelle GUILLAUME (Fontainebleau), Yacine LAMARCHE VADEL (Fontainebleau)
4 Ateliers pratiques de discussion avec des patients anglophones
1- Enregistrement et motif de consultation
2- Constantes vitales et triage
3- Douleur thoracique
4- Entorse de cheville
Salle 342A

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AS-60
08:45 - 10:15

Atelier Soignants 60
Hémodynamique pratique : rappels physiopathologiques des états de choc, évaluation clinique, prise en charge et monitorage

Coordonnateur : Arnaud DELAHAYE (Rodez)
Conférenciers : Arnaud DELAHAYE (Chef de Service) (Rodez), Laurent DUCROS (PH) (Toulon)
A partir de cas cliniques :
Rappels physiopathologiques sur les états de choc
Evaluation clinique et biologique au quotidien
Pratique de prise en charge
Approches et stratégie du monitorage
Salle 342B

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AS-64
08:45 - 10:15

Atelier Soignants 64
Analgésie médicamenteuse : du per-os à l'intra-nasale en passant par la voie veineuse, l’intra-osseuse...

Coordonnateur : Vincent MONMARTEAU (Bobigny)
Conférenciers : Vincent MONMARTEAU (Infirmier Anesthésiste) (Bobigny), Julien SAN ROMAN (Bobigny)
Passer en revue les différentes techniques médicamenteuses de l’analgésie.
Revoir les indications, contre-indications, surveillance et posologies des produits
Présenter quelques « astuces » et des retours d’expériences pour que l’analgésie soit plus facile à proposer et à mettre en place.
Salle 343

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PLM-04
08:45 - 10:15

Communications libres plénières
Douleur et SU

Modérateurs : Richard CHOCRON (PHC) (Paris), Michel GALINSKI (Bordeaux)
08:45 - 10:15 #16817 - CP01 PenASAP: Etude multicentrique randomisée contrôlée, en double aveugle évaluant l’efficacité et la tolérance du méthoxyflurane inhalé sur le soulagement des douleurs modérées à sévères associées à un traumatisme pour des patients adultes admis aux urgences.
CP01 PenASAP: Etude multicentrique randomisée contrôlée, en double aveugle évaluant l’efficacité et la tolérance du méthoxyflurane inhalé sur le soulagement des douleurs modérées à sévères associées à un traumatisme pour des patients adultes admis aux urgences.

Introduction :

En dépit de l’arsenal thérapeutique antalgique disponible, l’analgésie des douleurs aiguës associées à un traumatisme reste insuffisante dans les structures d’urgence. Le méthoxyflurane inhalé (MEOF) pourrait compléter la stratégie analgésique usuelle, compte tenu de son mode d’administration, de sa praticité et de sa rapidité d’action. Les données disponibles d’études contrôlées, randomisées évaluant son efficacité aux urgences sont limitées dans la littérature. L’étude PenASAP est une étude multicentrique conçue pour répondre à la question posée : le MEOF - dans une stratégie d’analgésie multimodale - apporte-t-il un bénéfice en termes de rapidité de soulagement pour les patients se présentant aux urgences avec des douleurs modérées (EN 4-5) à sévères (EN 6-10) associées à un traumatisme ?

Méthode : PenASAP est un essai randomisé (1 :1) en double-aveugle, multicentrique, contrôlé versus analgésie standard + placebo mené dans 8 centres en France. Les patients ont été randomisés à l’accueil infirmier pour recevoir soit MEOF via un inhalateur (Penthrox®) + analgésie standard (SoC) soit un placebo via un inhalateur+ SoC avec une stratification par sexe, par centre et par score de douleur.

Le critère principal de jugement est le délai de soulagement de la douleur défini par la durée entre le début du traitement à l’étude et le soulagement de la douleur (score ≤ 30 sur l’EVA).

Le premier critère secondaire est la différence absolue d'intensité de la douleur à 5, 10, 15, 20 et 30 min après T0.

La tolérance a également été évaluée.

Avec 360 patients, le test du log-rank a une puissance de 90% pour un niveau de significativité bilatéral de 1% de détecter une différence entre les courbes de survie avec un hazard ratio prévu de 0.6.

Résultats : 360 patients ont été inclus de Mai à Décembre 2018 avec 40% de femmes, un âge médian de 34 ans et 76% de douleurs sévères (EN 6-10). Les traumatismes les plus fréquents sont : contusions (34%), entorses (18%) et fractures (18%), localisés sur membres supérieurs pour 44% des patients et membres inférieurs pour 35% d’entre eux. La levée d’aveugle de l’étude PenASAP est prévue début 2019.

Conclusion : Les résultats présentés par groupes de traitements permettront de répondre à la question posée sur le bénéfice du MEOF dans une stratégie d’analgésie multimodale en termes de rapidité et d’efficacité du soulagement des douleurs aigues modérées à sévères aux urgences.

Nathalie LECOULES (Toulouse), Laurent JACQUIN, Dominique SAVARY, Eric WIEL, Frederic ADNET, Marion DOUPLAT, Patrick DESCHAMPS, Agnès RICARD-HIBON
08:45 - 10:15 #17060 - CP02 Evaluation de l'efficacité et de le nature de l'analgésie aux urgences.
CP02 Evaluation de l'efficacité et de le nature de l'analgésie aux urgences.

Introduction : La douleur représente actuellement 70% des motifs de recours aux urgences. Si l’antalgie doit être optimale, de nombreux freins persistent et l’oligoanalgésie perdure. L’objectif principal de cette étude était d’évaluer la nature et l’efficacité de l’analgésie utilisée aux urgences.

Méthodes : Il s’agissait d’une étude observationnelle rétrospective et monocentrique réalisée sur 1 mois. Les critères d’inclusion étaient les patients de 18 ans et plus admis aux urgences et se plaignant d’une douleur aiguë modérée à sévère, mesurée avec une échelle numérique (EN) et définie par un niveau égale ou supérieur à 4/10 .La douleur sévère était  définie par une EN supérieure ou égale à 6/10. Les critères de non-inclusion comprenaient tout patient comateux, présentant une détresse vitale ou polytraumatisé. Le critère de jugement principal était l’intensité de la douleur à la sortie des urgences. L’analyse uni puis multivariée devait permettre de mesurer l’association entre différentes variables étudiées et le soulagement définie par une EN inférieure ou égale à 3/10 avec l’aide d’un modèle de régression logistique.

Résultats : 517 patients ont été inclus (70% d’exhaustivité), l’âge moyen était de 46 ans (écart type = 21) et le sex ratio F/M de 52%. Les motifs de recours étaient traumatiques dans 41% des cas. A l’arrivée aux urgences, l’EN médiane était égale à 7 [Interquartiles 25 -75 = 5-8] et de 3 [1-4] à la sortie des urgences. Au total, 66% [Intervalle de Confiance 95% : 62 ; 70] des patients avaient une douleur sévère à l’arrivée aux urgences mais à la sortie, seuls 63% [IC 95% : 59 ; 67] étaient soulagés. Dix pour cent des patients avait reçu un opiacé, 19% (N=96) n’avait pas reçu d’antalgiques. En analyse multivariée, les variables associées ou non au soulagement de la douleur étaient le sexe féminin, odds ratio (OR) à 1,7 [IC 95% : 1,1 ;2,5], l’absence d’antalgique administré, OR à 2,7 [IC 95% : 1,5 ;4,9], une douleur sévère à l’arrivée, OR à 2,7 [IC 95% :1,6 ;4,1] et une durée de passage inférieure ou égale à 3 heures, OR à 1,6 [IC 95% :1,1 ; 2,5].

Conclusion: Plus d’un tiers des patients n’est pas soulagé à la sortie des urgences. Quelques éléments d’amélioration ressortent de ce travail comme proposer systématiquement une analgésie à tous les patients douloureux, renforcer l’utilisation des opiacés pour les douleurs sévères et ne pas laisser sortir les patients algiques.

Eve KAMMER (Périgueux), Jean Paul LORENDEAU, Anne LAGARDE, Benjamin SALEZ, Georges KASKAS, Michel GALINSKI
08:45 - 10:15 #17114 - CP03 Traitement par morphine du SCA ST+ : un mal pour un mal ?
CP03 Traitement par morphine du SCA ST+ : un mal pour un mal ?

Introduction

La morphine est suspectée d’avoir un effet défavorable dans le syndrome coronaire aigu ST+ (SCA ST+) : diminution de pression artérielle et retard d’absorption des antiagrégants plaquettaires. Elle pourrait contribuer à en grever le pronostic. 

Objectif

Étudier l’impact du traitement morphinique sur la survenue de complications et la mortalité du SCA ST+

Méthodes

Source : registre régional incluant tous les patients SCA ST+ ( < 24 heures) pris en charge en préhospitalier (primaires et secondaires) depuis 2003. Détail de l’analgésie relevé depuis 2015

Inclusion : tous les patients du registre de 2015 à 2017

Exclusion : transferts secondaires et traitement antalgique non précisé

Définitions : un score Killip ≥ 2, un trouble du rythme ou de la conduction, le recours à une catécholamine, un choc électrique externe, une réanimation cardio-pulmonaire ou une intubation définissaient les complications. Survie évaluée à la sortie de l’hôpital

Critères de jugement principal : mortalité hospitalière et secondaire : survenue d’une complication préhospitalière

Analyse : mortalité et incidence des complications selon traitement morphinique (ou non)

Résultats

3.618 patients ont été inclus, 2.826 (79%) hommes et 774 (21%) femmes, d’âge médian 61 (53-72). Résultats dans le tableau. 

Conclusion

La morphine n’était pas associée à une augmentation de mortalité ni de complications des SCA ST+ à l’exception des troubles du rythme / conduction.­­

Julian MORO (LE CHESNAY), Aurélie LOYEAU, Lionel LAMHAUT, Marine SCANNIVINO, Thevy BOCHE, Yves LAMBERT, Frédéric LAPOSTOLLE
08:45 - 10:15 #17200 - CP04 Evaluation de la qualité du sommeil des urgentistes en fonction de leur activité au sein du pôle Urgences.
CP04 Evaluation de la qualité du sommeil des urgentistes en fonction de leur activité au sein du pôle Urgences.

Introduction : Le travail d’un urgentiste alterne activité diurne et nocturne. Cette dernière entraine une diminution de la concentration et du jugement ainsi qu’une majoration du stress et des erreurs médicales. La dette de sommeil altère la santé globale des praticiens et majore le risque d’accident en fin de garde. L’objectif de cette étude est d’évaluer la qualité du sommeil des urgentistes travaillant dans les différentes unités d’un service d’urgences.

Matériel et méthode : Du 31 décembre 2017 au 31 juillet 2018, le sommeil des urgentistes ayant une activité partagée entre les trois unités du pôle urgences (SAU, SAMU et SMUR) a été enregistré à l’aide d’un bracelet enregistreur d’activité. L’enregistrement a eu lieu pendant une semaine dans chacune des unités (SAU, SAMU et SMUR) ainsi qu’une quatrième semaine correspondant à une activité aléatoire dans les trois unités du pôle, appelée semaine « mixte ».  Le critère de jugement principal était l’efficacité du sommeil en quantitatif. Le critère de jugement secondaire était le nombre de plages de sommeil efficace, défini par une efficacité supérieure à 80. Les données ont été analysées par ANOVA pour les variables quantitatives et test de Fisher pour les variables qualitatives. L’analyse multivariée a été conduite à l’aide d’un modèle mixte généralisé.

Résultats : 13 urgentistes ont été inclus dans l’étude, ce qui représente 443 plages de sommeil. La médiane de l’efficacité du sommeil était de 57 (étendu interquartile 47-67,5). Quarante-neuf plages (soit 11%) était considérée comme efficace, c’est-à-dire supérieure à 80. En analyse multivariée après ajustement sur l’âge, le sexe, la parentalité et un effet aléatoire sur le sujet lui-même, on retrouvait que les semaines d‘activité mixte étaient associées à une augmentation de l’efficacité du sommeil. Les résultats étaient superposables en considérant le nombre de plages de sommeil efficace.

Conclusion : Pour les praticiens ayant une activité partagée, une activité mixte sur une semaine entre les trois unités du pôle urgences (SAU, SAMU et SMUR) est associée dans notre étude à une meilleure efficacité du sommeil par rapport à une activité fixe sur une semaine dans une seule unité du pôle. Cette étude ouvre des perspectives de réflexion sur la répartition du temps de travail dans les structures de médecine d’urgences.

Alix DATTIN (BORDEAUX), Laura BUSCAGLIA, Eric TELLIER, Caroline DE LA RIVIÈRE, Renaud JACQUEMIN, Philippe REVEL, Michel GALINSKI, Cedric GIL JARDINE
08:45 - 10:15 #17108 - CP05 Vu à la Télé… Et si Médiamétrie® évaluait aussi l’activité des SAMU-Centre 15 ?
CP05 Vu à la Télé… Et si Médiamétrie® évaluait aussi l’activité des SAMU-Centre 15 ?

Introduction

Il est couramment admis que les grands évènements médiatiques ’'modulent’’ l’activité des structures d’urgence… Cet impact est-il prévisible ? C’est la question que nous nous sommes posée.

Méthodes

Inclusion : sélection des périodes correspondant aux 20 plus grosses audiences télé de 2013 à 2018 selon Médiamétrie®

Activité du SAMU : dossiers de régulation médicale (DRM)

Analyse & critères de jugement : détermination d’une variation de nombre de DRM par rapport au référentiel défini par le nombre moyen de DRM à la même heure les trois semaines précédentes. Recherche d’une corrélation entre nombre de téléspectateurs et variation de DRM

Résultats

Toutes les audiences dépassaient 12,3 millions de téléspectateurs. Il s’agissait 18 (90%) fois de la retransmission d’un match de football international.

Quinze (75%) de ces audiences étaient en soirée (début de 20 h à 21 h).

Médiane de DRM de référence : 36 (IQ 31 ; 41) à 20 h et 64 (29 ; 39) à 21 h.

Variation médiane de DRM : -22% (-38 ; -13) avec une maximale à -55% pour la finale de la Coupe de Monde de football 2018. Seuls quatre (20%) évènements n’étaient pas associés à une baisse d’activité (dont les deux qui n’étaient pas du football). Celle-ci était constante pour les évènements ayant rassemblé plus de 16 millions de téléspectateurs (Figure). Il s’agissait de matchs éliminatoires. La corrélation audiences - DRM était médiocre.

Conclusion

Un match de football international à enjeu est associé à une baisse d’activité du SAMU.

Patrick WIPF (BOBIGNY), Laurent GOIX, Feras SAHLI, Charles DURAND , Erick CHANZY, Tomislav PETROVIC, Frédéric ADNET, Frédéric LAPOSTOLLE
08:45 - 10:15 #17152 - CP06 Le big-data au secours des structures d’urgence. Les requêtes sur Google comme outil de prédiction des épidémies Etude Google-Fever.
CP06 Le big-data au secours des structures d’urgence. Les requêtes sur Google comme outil de prédiction des épidémies Etude Google-Fever.

Introduction

Les structures d’urgences sont des observatoires de santé publique qui peuvent aussi profiter d’informations du ’'big-data’’… Ainsi, il est établi que les épidémies saisonnières sont associées à une augmentation des requêtes sur Internet. Pour autant, cela permet-il d’anticiper l’épidémie afin de s’y préparer ?

Objectif

Comparer le délai d’alerte des autorités sanitaires et d’Internet en cas d’épidémie de grippe

Méthodes

Outil : Google-trends avec la méthodologie de référence (PlosOne 2016)

Définitions

- Alerte Google : requêtes pour ‘’fievre’’ supérieures de 25% à la moyenne annuelle

- Alerte officielle : Santé Publique France : 165 consultations pour syndrome grippal pour 100.000 habitants

Comparaison : délai entre alerte Google et alerte officielle, Juin 2013 - Juin 2018

Résultats

Sur 258 semaines, les requêtes pour ‘’fievre’’ tendait à augmenter. Le seuil d’alerte Google a été franchi 28 fois (Figure).

Le seuil d’alerte officielle était franchi pendant 51 semaines correspond aux cinq épidémies annuelles (N° 1 à 5).

L’alerte Google survenait une semaine avant l’alerte officielle pour l’épidémie 1, trois semaines avant pour l’épidémie 2, la même semaine pour l’épidémie 3, trois semaines avant pour l’épidémie 4 et la même semaine pour l’épidémie 5.

Conclusion

La surveillance des requêtes Google pour ‘’fievre’’ aurait permis de prévoir l’épidémie de grippe 3 fois sur 5, une à trois semaines avant l’alerte officielle. Ce critère pourrait être intégré aux outils de surveillance.

Charles DURAND (Bobigny Cedex), Laurent GOIX, Erick CHANZY, Sabine GUINEMER, Christelle HILAIRE SCHNEIDER, Judith GORLICKI, Tomislav PETROVIC, Frédéric LAPOSTOLLE
08:45 - 10:15 #17111 - CP07 Evolution du Traitement Antalgique et du recours à la MOrphine dans le traitement en préhospitalier pour un SCA ST+ - Etude TAMOSCA.
CP07 Evolution du Traitement Antalgique et du recours à la MOrphine dans le traitement en préhospitalier pour un SCA ST+ - Etude TAMOSCA.

Introduction

Le traitement spécifique de la douleur thoracique du syndrome coronaire aigu (SCA) est aussi indispensable que controversé. La morphine reste le traitement de choix alors que les arguments en sa défaveur s’accumulent et que son niveau de recommandation a été revu à la baisse (en 2017).

Objectif

Étudier l’évolution du traitement antalgique à la phase aiguë, préhospitalière, du SCA ST+

Méthodes

Source : registre régional incluant tous les patients SCA ST+ ( < 24 heures) pris en charge en préhospitalier (primaires et secondaires) par 41 SMUR

Inclusion : tous les patients du registre de 2003 à 2017

Exclusion : secondaires

Analyse : évolution dans le temps du taux de patients traités par antalgique et respectivement par paracétamol, morphine ou autre (variables recueillies depuis 2015 seulement) ; test de tendance de Cochran-Armitage

Résultats

24.774 patients inclus : 19.326 (78%) hommes et 5.381 (22%) femmes, d’âge médian 50 (62-73) ans.

Sur la période étudiée, 13.885 (56%) ont reçu un antalgique. Le taux de traitement variait, selon les SMUR, de 38 à 72%.

Le taux de SCA traités par antalgique a significativement augmenté depuis 2003 (p < 0,0001 ; test de Cochran-Armitage) (Figure). Sur les trois dernières années, la morphine était le premier antalgique utilisé (Figure).

Conclusion

Plus de 2/3 des SCA ST+ reçoivent un antalgique, morphinique dans ¾ des cas. Pourtant, études récentes et recommandations doivent inciter à reconsidérer l’usage de la morphine dans le SCA.

Alexandre ALLONNEAU (Paris), Benoit SIMON, Aurélie LOYEAU, Sophie BATAILLE, Marine SCANNIVINO, Thevy BOCHE, Yves LAMBERT, Frédéric LAPOSTOLLE
Salle 253
09:00

Mercredi 05 juin

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PCW01(suite)
09:00 - 17:00

Pré-Cours Médecins Winfocus France
Les bases de l'échographie d'urgence

Conférenciers : Elise CARRIE (Langon), Hervé DUGA (Lille), Corinne GONET (Bordeaux), Carmela GRACI (Milan, ITALIE), Guillaume LIEGEOIS (Mont de Marsan), Guy MAZAIRAC (Libramont, BELGIQUE), Luca NERI (Milan, ITALIE), Vicki NOBLE (Boston, ETATS-UNIS), Ramon NOGUÉ (Barcelone, ESPAGNE), Christophe PERRIER (PH) (Clermont-Ferrand), Philippe PÈS (médecin) (Nantes), Paul-Georges REUTER (Garches), Grégorie ROMERO DE AVILA (Châtellerault)
Salle 351

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PCW02(suite)
09:00 - 18:00

Pré-Cours Médecins Winfocus France (suite)
Evaluation hémodynamique avancée

Conférenciers : Idriss ARNAUDET (Nantes), Christophe BERRANGER (Nantes), Xavier BOBBIA (Nîmes), Nathalie DEGRÈZE (Versailles), Arif HUSSAIN (Riyadh, ÉMIRATS ARABES UNIS), Philippe LE CONTE (PU-PH) (Nantes), Yannick LEBRET (PH URGENTISTE) (Mont-de-Marsan), Thibaut MARKARIAN (Marseille), Lawrence A. MELNIKER (New York, ETATS-UNIS), Laurent MULLER (Nîmes), Gabriele VIA (Lugano, SUISSE)
Salle 352A
09:15

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EA-06
09:15 - 10:15

Etat de l'Art Médecins N°6
Hype ou has-been? les biomarqueurs

Modérateurs : Pierre-Géraud CLARET (Nîmes), Jeannot SCHMIDT (Professeur des universités) (Clermont-Ferrand)
Coordonnateur : Sandrine CHARPENTIER (Toulouse)
09:15 - 10:15 S100B. Cédric GANGLOFF (Rennes)
09:15 - 10:15 Copeptine. Sandrine CHARPENTIER (Toulouse)
09:15 - 10:15 Peptides natriurétiques. Patrick RAY (Dijon)
09:15 - 10:15 PCR multiplex. Pierre HAUSFATER (Paris)
Salle Maillot

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QZ-01
09:15 - 10:15

Quizz médecins N°1
Quel toxique : 5 minutes pour le sauver !

Coordonnateur : Aurélie AVONDO (Dijon)
Conférencier : Frédéric LAPOSTOLLE (Bobigny)
Salle 242B

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TRM-02
09:15 - 10:15

Table ronde N°2
Le risque de surdiagnostic: quand ne pas explorer !

Modérateurs : Thomas MOUMNEH (Chef de clinique) (Angers), Pierre TABOULET (Médecin) (Paris)
Coordonnateur : Aurélie AVONDO (Dijon)
09:15 - 10:15 Dans l’EP. Andréa PENALOZA (Chef de Service adjointe (PUPH)) (Bruxelles, BELGIQUE)
09:15 - 10:15 Dans l’AIT. Stéphane GENNAI (MCU-PH) (Reims)
09:15 - 10:15 Dans le SCA. Tahar CHOUIHED (Praticien Hospitalier) (Nancy)
Salle 243

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TRMS-03
09:15 - 10:15

Table ronde Médico-soignants N°3
Un psychologue a-t-il sa place aux urgences ?

Modérateurs : Clémence BIED (Lyon), Nicolas TERMOZ MASSON (Infirmier) (Grenoble)
Coordonnateur : Michel GALINSKI (Bordeaux)
09:15 - 10:15 Soignants. Anissa GARALI (Psychologue du travail) (Grenoble)
09:15 - 10:15 Patients. Gerald DE SCHIETERE (Bruxelles, BELGIQUE)
09:15 - 10:15 Famille et accompagnants. Carla DE STEFANO (Paris)
Salle 252A

Mercredi 05 juin

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FCM-02
09:15 - 10:15

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09:15 - 10:15 #17052 - FC009 Evaluation initiale et à 3 mois, des compétences des internes en médecine concernant la prise en charge d’un arrêt cardio-respiratoire après une formation basée sur la simulation.
FC009 Evaluation initiale et à 3 mois, des compétences des internes en médecine concernant la prise en charge d’un arrêt cardio-respiratoire après une formation basée sur la simulation.

Introduction : La prise en charge d’un arrêt cardio-respiratoire (ACR) nécessite une formation spécifique que tout professionnel de santé doit posséder. Pour cela, la formation basée sur la simulation est devenue un modèle pédagogique incontournable.

Objectifs : L’objectif principal était d’étudier l’apport d’une formation basée sur la simulation, sur la prise en charge d’un ACR par des internes en médecine à court et moyen terme.

Méthodes : Sur une période de 1 an, 81 internes, ont été évalués en simulation sur leurs capacités initiales de prise en charge d’un ACR (S0) grâce à une grille notée sur 20 points. Le même jour, après avoir bénéficié d’une formation basée sur la simulation, ils ont été réévalués sur 2 scénarios d’ACR (S1,S2). Une évaluation identique a été répétée à 3 mois (scénarios S0’, S1’, S2’).

Résultats : Le score moyen lors du scénario S0 était de 9,33/20. En comparant ce résultat à celui obtenu en fin de première formation (S2=16,05/20) il a été noté une amélioration significative (p<0,05) des compétences. Lors de la réévaluation à 3 mois une régression significative des compétences entre S2 et S0’(p<0,05) était constatée, celles-ci s’amélioraient de nouveau de manière significative à la fin de la seconde formation ( S0'/S2', p <0,05).

 Conclusion : La formation initiale basée sur la simulation améliore significativement la prise en charge des internes face à une situation d’ACR. Le maintien de ces compétences nécessite des formations régulières.

Elodie CHARPENTIER (ANGOULEME), Olivier PEREIRA, Laurent DELAIRE, Sophie BOURIEZ
09:15 - 10:15 #17278 - FC010 Formation de masse aux gestes d’urgence : apprentissage et évaluation du garrot tourniquet.
FC010 Formation de masse aux gestes d’urgence : apprentissage et évaluation du garrot tourniquet.

Introduction : Le garrot tourniquet improvisé est actuellement préconisé en formation de masse. Objectif : le but de ce travail est de comparer garrot tourniquet (GT) au garrot double nœud (DN) et lien en boucle (B) quel que soit le format pédagogique : présentiel, numérique ou mixte.  Matériel et méthode : La pose d’un garrot a été enseignée pendant 30 minutes à 214 étudiants post PACES, répartis aléatoirement selon le format.  Dans le tutoriel et en présentiel, le garrot tourniquet improvisé est développé et les deux autres techniques sont montrées rapidement. Les performances pratiques ont été évaluées à T0 puis à T1 (cinq mois après) par des simulations (critères : garrot réalisé, en moins de deux minutes, emplacement correct, garrot serré et maintenu) Résultats :  A T0, logiquement, un nombre supérieur d’étudiants réalisent le GT (enseigné plus longuement) mais l’efficacité est faible. Bien que montrées plus rapidement, les deux autres techniques sont réalisées spontanément avec une efficacité significativement supérieure (p < 0,05).  A distance (T1), la technique de la boucle est la mieux retenue et la plus efficace (p < 0,05) [tab 1]. Discussion : En discriminant les techniques utilisées, plus de 75% des étudiants réaliseraient un garrot efficace avec technique en boucle.  Conclusion : Le garrot tourniquet avec du matériel adapté est courant chez les professionnels mais la complexité du garrot tourniquet improvisé semble le rendre inopérant pour les citoyens.  

Carole AMSALLEM (AMIENS), Alban GUILLIER, Christine AMMIRATI
09:15 - 10:15 #17177 - FC011 Etude de l’impact de l’introduction du damage control chez les étudiants en médecine.
FC011 Etude de l’impact de l’introduction du damage control chez les étudiants en médecine.

Introduction :

Depuis les attentats de 2015, les équipes médicales ont dû intégrer dans leurs pratiques le concept de damage control. L’enseignement de ces modalités de prise en charge fait désormais parti des formations aux gestes et soins d’urgence dispensées aux professionnels de santé dès leur cursus initial. Un an après leur formation, nous avons évalué l’impact de l’enseignement du damage control chez les étudiants de 3ème et 4ème année de médecine.

Matériel et méthodes :

Il s’agit d’une étude descriptive et monocentrique à partir d’un questionnaire anonyme adressé à tous les étudiants en médecine d’une même université ayant reçu cet enseignement l’année précédente. Les critères de jugement étaient : le ressenti face au concept de damage control, le sentiment d’être capable d’agir en cas d’attaque terroriste et le souhait de voir traiter ce sujet annuellement. Les résultats sont présentés en effectifs (n) et pourcentages (%).

Résultats :

243 étudiants ont été inclus. Les résultats sont présentés dans le tableau n°1.

Discussion :

Ce travail nous a permis de mettre en évidence une très bonne adhésion des notions de damage control et un bon accueil auprès des étudiants en médecine. Ces derniers ne se disent pas choqués par cette nouvelle thématique et se sentent capables d’agir en cas d’attaque terroriste. La poursuite de ces formations associées à des rappels annuels est nécessaire et pertinente face à la menace qui persiste.

François REVAUX (Créteil), Julien VAUX, Camille PENTIER, Michel DRU, Nadia MANSOURI, Kadiba COULIBALY, Eric LECARPENTIER, Charlotte CHOLLET-XEMARD
09:15 - 10:15 #17186 - FC012 Evaluation du sentiment d’efficacité personnelle chez les apprenants en Formation Gestes et Soins d’Urgence de niveau 2 avant et après formation.
FC012 Evaluation du sentiment d’efficacité personnelle chez les apprenants en Formation Gestes et Soins d’Urgence de niveau 2 avant et après formation.

Introduction : Les outils d’évaluation des Formations Gestes et Soins d’Urgence (FGSU), dispensées par le Centre d’enseignement des soins d’urgences (CESU) sont des pré et post-tests par QCM qui n’explorent que les connaissances théoriques des apprenants. Or, une évaluation du savoir-faire et du savoir-être de chaque apprenant est capitale afin de pouvoir attester de l’acquisition de la compétence dans la gestion de situations d’urgence.

Matériel et méthode : Auto-évaluation du sentiment d’efficacité personnelle (SEP) de l’aptitude estimée par chaque apprenant à gérer une situation d’urgence et à pratiquer correctement les gestes indiqués, pré et post-formation. Statistiques par tests de Wilcoxon, Mann-Whitney et Kruskall-Wallis. Inclusion de 99 apprenants d’octobre à décembre 2017.

Résultats : Les items présentant les moins bons SEP initiaux étaient la gestion de l’arrêt cardiaque chez l’enfant et le nourrisson, ainsi que la pratique du massage cardiaque pédiatrique. L’amélioration du SEP (comparaison pré et post-formation) est significative pour l’ensemble des items étudiés (cf image).

Conclusion : Les FGSU délivrées par ce CESU permettent d’améliorer de façon significative le SEP des apprenants. Les formateurs doivent prêter une attention particulière à l’enseignement de l’urgence vitale pédiatrique, corrélée à un faible SEP avant formation, tant sur le savoir-faire que sur le savoir-être.

Jean-Philippe DESCLEFS (La Varenne-Saint-Hilaire), Fazia LAOUARI, Fabrice GIRAULT, Fabien LAMY, Stéphane AUSTRUY, Richard RHEIN, Jacky VIN, François-Xavier LABORNE
09:15 - 10:15 #16891 - FC013 Les stages de dfasm en médecine d’urgence, quelle qualité de formation perçue par les étudiants d’une ufr ?
FC013 Les stages de dfasm en médecine d’urgence, quelle qualité de formation perçue par les étudiants d’une ufr ?

Contexte : Le DES de médecine d'urgence (MU) représente une avancée majeure dans la formation des urgentistes. Impliquant un choix précoce, cette carrière peut effrayer les étudiants. Le stage en MU des étudiants du Diplôme Formation Approfondie en Sciences Médicales (DFASM) représente le premier contact qu’ils ont avec la spécialité. L’objectif de l’étude est d’établir un état des lieux de la formation des étudiants dans ces stages et d’identifier les points à améliorer.

thode : étude descriptive, observationnelle, monocentrique, transversale, au moyen d’une enquête déclarative par questionnaire, sur l’application GELULES, auprès des étudiants du DFASM d’une Unité de Formation et Recherche médicale du 01/01/2014 au 15/09/2017 effectuant un stage de médecine d’urgence.

Résultats : 637 questionnaires ont été inclus soit un taux de réponse de 47,7%, évaluant 19 terrains de stage. 91% (580) des étudiants considéraient que l’organisation du service leur avait été suffisamment présentée, mais seulement 52,3% (380) recevaient des objectifs de stage. L’ambiance de travail était perçue comme « agréable » voire « très agréable » dans les stages de MU. Aucun cours théorique n'était organisé dans 71% des stages évalués. Pourtant ils étaient associés à une meilleure évaluation de l'enseignement en stage, d’autant plus s’ils étaient dispensées par un médecin senior. Dans 98,2% des évaluations recueillies les étudiants présentent leurs dossiers à un médecin senior (339) ou à un interne (287). La note moyenne de formation clinique est meilleure dans le cas où les dossiers étaient présentés aux médecins seniors. La charge de travail clinique est considérée comme « lourde » voire « très lourde » dans 70% des évaluations recueillies, mais n’influe pas significativement sur la recommandation du stage. La charge de travail administrative est considérée comme légère voir très légère dans 67% des évaluations collectées. Les stages de MU sont recommandés dans 92,3% des évaluations.

Conclusion : Les stages de MU sont appréciés par les étudiants du DFASM mais il existe une marge de progression importante dans la formation de ces étudiants. Les étudiants potentialiseront les acquis cliniques par des sessions théoriques. Les objectifs pédagogiques de l’UFR doivent leur être présentés, les stages coordonnés par un tuteur dans chaque structure. Des outils coordonnés à l’échelle de la spécialité peuvent aider à répondre à ces défis.

Cyril DELANSAY (Seclin), Ramy AZZOUZ, Pierre-Olivier DENOEUX, Matthieu BRAZY, Eric WIEL
09:15 - 10:15 #17316 - FC014 Simulation haute fidélité et sentiment d'efficacité personnelle.
FC014 Simulation haute fidélité et sentiment d'efficacité personnelle.

Introduction

L’auto-efficacité est définie comme «la croyance en la capacité d’organiser et d’exécuter les actions nécessaires pour obtenir des acquis». Dans de nombreuses approches, y compris les urgences médicales, l'auto-efficacité joue un rôle important dans la réalisation du comportement approprié. La simulation haute fidélité pourrait apparaître comme une situation d’apprentissage susceptible de renforcer l’auto-efficacité. Le but de cette étude est d’évaluer l’impact de la simulation haute fidélité sur le sentiment d’auto-efficacité dans la prise en charge des urgences cardiaques par des équipes qui exercent dans des services des urgences.

Matériels et méthodes

C'était une étude prospective, interventionnelle. Mise en place de formations par simulation des urgences cardiaques pour des équipes multidisciplinaires (urgentiste et réanimateurs). Ces formations ont été organisées autour de trois situations de simulation: syndrome coronarien aigu avec élévation du segment ST à la phase aigue, arrêt cardiaque et état de choc cardiogénique. Chaque simulation a été suivie d’un débriefing. L'auto-efficacité a été mesurée avant et juste après l'entraînement à l'aide d'échelle d'auto-efficacité.

Résultats

Vingt-quatre séances ont été organisées pour former 68 professionnels de la santé (36 paramédicaux et 32 médecins). Les résultats ont montré un effet bénéfique de ce programme sur l'auto-efficacité du participant en matière de gestion des urgences cardiaques pour les trois scénarii (p <0,001). L’augmentation de l’auto-efficacité a resté significative à moyen terme (un mois après la simulation)

Conclusion

Les résultats obtenus, montrant l’augmentation de l’auto-efficacité, nous permettent de mieux comprendre le champ de la simulation pour la formation des professionnels de la santé et les mécanismes psychologiques mis en jeu dans ce type de formation.

Saida ZELFANI (Tunis, Tunisie), Manai HÉLA, Asma ALOUI, Sarra KARAA, Chedly GHANEM, Mounir DAGHFOUS
09:15 - 10:15 #16863 - FC015 Exposition des internes aux pathologies graves et fréquentes dans un service de médecine d’urgence - Etude EXPODES.
FC015 Exposition des internes aux pathologies graves et fréquentes dans un service de médecine d’urgence - Etude EXPODES.

Introduction

Un des objectifs des internes en stage aux urgences est de reconnaître et traiter les pathologies graves (et parfois rares) et/ou fréquentes

Objectif

Évaluer l’exposition des internes aux pathologies graves et/ou fréquentes pendant un stage aux urgences

Méthodes

Étude multicentrique et rétrospective

Recueil sur Urqual de dix pathologies graves et/ou fréquentes : arrêt cardiaque (AC), syndrome coronarien aigu (SCA), thrombose veineuse profonde (TVP), embolie pulmonaire (EP), exacerbation d’asthme, accident vasculaire cérébral (AVC), céphalées, migraine, colique néphrétique et pyélonéphrite aiguë

Recueil du nombre d’internes présents par jour

Critère de jugement : taux d’exposition semestrielle des internes obtenus par division du nombre de cas par le temps de présence par interne dans le service sur la période donnée

Résultats

Quatre centres sur six pressentis ont participé

Nombres passages annuels aux urgences : 30.839 à 66.000

Nombres d’internes par jour : 4 à 9

Le taux d’exposition semestriel par interne variait de 3 (3-5) pour l’AC à 37 (5-55) pour la colique néphrétique. Résultats complets dans la figure.

Conclusion

La disparité d’exposition des internes aux pathologies graves et/ou fréquentes interroge sur la formation des futurs urgentistes. Une réflexion sur un taux d’exposition minimal par pathologie doit être menée.

Sheila GASMI (Bobigny), Jonathan ZARKA, Yonathan FREUND, Aurélié AVONDO, Arnaud DELAHAYE, Jeremy GUEZENAN, Frédéric ADNET, Frédéric LAPOSTOLLE
09:15 - 10:15 #17119 - FC016 Démarche anticipée au don d'organes : évaluation des pratiques professionnelles des médecins urgentistes au sein des services d'urgence.
FC016 Démarche anticipée au don d'organes : évaluation des pratiques professionnelles des médecins urgentistes au sein des services d'urgence.

Introduction : dans un contexte de pénurie d’organes, la démarche anticipée au don d’organes améliore le recensement de donneurs potentiels d’organes, augmentant les prélèvements donc le nombre de greffons. Cette démarche est encore trop confidentielle au sein des services d’accueil des urgences (SAU) alors qu’ils sont confrontés à des donneurs potentiels. Cette étude a pour objectif d’évaluer le taux de participation des médecins urgentistes à la démarche anticipée au don d’organes au SAU. Matériel et méthodes :  les médecins urgentistes, internes de DESC et DES de médecine d’urgence ont été sollicités via un questionnaire anonyme en ligne entre le 7 mai et le 9 juillet 2018. Résultats : 406 professionnels étaient concernés par l’étude. 24 adresses mails se sont avérées invalides (5,9%), 382 courriels ont donc été envoyés et nous avons obtenu 141 réponses soit une participation de 36,9%. Le taux de participation à une démarche anticipée au SAU chez les urgentistes était de 75,2%. Plus de 73% avaient déclaré avoir un intérêt « fort » à « très fort » pour le don d’organes. La majorité des urgentistes connaissant la procédure y a été familiarisée lors de la formation professionnelle (76,6%). 37% ignoraient où trouver le protocole correspondant. 89,5% indiquaient avoir fait appel à la coordination hospitalière de prélèvements d’organes et de tissus (CHPOT) lors de la réalisation d’une démarche anticipée et dans 88,3% des cas dès l’identification du donneur potentiel. 71,4% avaient déjà participé à un entretien auprès des proches pour la recherche d’opposition au don d’organes mais 75,2% n’avaient jamais reçu de formation à propos de ce type d’entretien. Ceux ayant bénéficié d’une formation l’avait jugée utile. Le caractère chronophage de la procédure (51%) et le manque de formation (38%) sont les principaux freins évoqués. 28% des professionnels sondés ne retrouvaient aucun obstacle à la réalisation de la démarche anticipée. Conclusion : la démarche anticipée au don d’organes est encore méconnue des médecins urgentistes. Le recours précoce à la CHPOT lors de la réalisation de la procédure semble bien intégré. Le temps et le manque de formation apparaissent comme les deux principaux freins au développement de cette pratique au sein des SAU.

Léa NJAMFA (Nantes)
Salle 352B-Zone poster 1

Mercredi 05 juin

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FCM-04
09:15 - 10:15

Flash communications
Caillot

Modérateur : Maurice RAPHAËL (Le Kremlin-Bicêtre)
09:15 - 10:15 #17364 - FC025 Dérivation et validation d’un score de probabilité à quatre niveaux pour le diagnostic d’embolie pulmonaire : PEPS (Pulmonary Embolism Probability Score).
FC025 Dérivation et validation d’un score de probabilité à quatre niveaux pour le diagnostic d’embolie pulmonaire : PEPS (Pulmonary Embolism Probability Score).

Introduction : Lors d’une suspicion d’embolie pulmonaire (EP) plusieurs stratégies ont été développées afin de limiter le recours à l’imagerie en se basant uniquement sur des données cliniques ou sur différentes valeurs seuils des D-dimères. Chacune de ces stratégies s’appuie sur un mode d’évaluation de la probabilité clinique (PC) différent limitant leur combinaison. Notre objectif est de dériver et valider un unique score de PC permettant d’associer plusieurs stratégies.

Méthodes : Les catégories de PC ont été définies au préalable afin d’avoir un taux de faux négatifs < 1,9% sans dosage des D-dimères (PC très faible) ou sur base des rapports de vraisemblance des D-dimères < 1000 µg/L (PC faible) ou < Agex10 après 50 ans (PC intermédiaire) ou ne le permettant pas (PC forte). Une cohorte de dérivation et une de validation interne ont été constituées à partir de 11066 patients suspects d’EP. Par un modèle de régression logistique multivariée, des valeurs ont été attribuées aux variables significativement associées au diagnostic d’EP, constituant le score PEPS. Le score a été validé dans la cohorte de validation interne et dans une cohorte de validation externe de 1744 patients suspects d’EP. Les populations sont issues de 4 études prospectives réalisées avec accord d’un comité d’éthique.

Résultats : Les variables retenues sont : âge < 50 ans (-2), âge entre 50-64 ans (-1), fréquence cardiaque < 80 /min (-1), pathologie respiratoire chronique (-1), douleur thoracique et dyspnée (+1), sexe masculin (+2), malaise (+2), antécédent thromboembolique (+2), immobilisation (+2), traitement œstrogénique (+2), SpO2 < 95% (+3), douleur du mollet (+3), et EP = diagnostic le plus probable (+5). Un score < 0 correspond à une PC très faible, entre 0 et 4 à une PC faible, entre 5 et 11 à une PC intermédiaire et ≥12 à une PC forte. Dans la validation externe, la prévalence d’EP était de 11,7% (IC 95% :10,3-13,4) et par catégorie de 1,4% (0,6-3,3), 7,2% (5,7-9,1), 24,9% (21-29,2) et 51,1% (37-65). L’application de la stratégie PEPS +/- D-dimères dans la cohorte de validation externe aurait abouti à un taux de faux négatif de 0,85% (0,5-1,5) et permis une réduction de 21,4% (19,4-23,5) des dosages des D-dimères et de 26,6% (23,5-29,9) des examens d’imagerie.

Conclusion : La stratégie s’appuyant sur le score PEPS +/- D-dimères semble exclure le diagnostic d’EP de façon fiable avec une réduction significative du recours aux examens complémentaires.

Emilie FRIOU (ANGERS), Boris GERMEAU, Thomas MOUMNEH, Delphine DOUILLET, Charlotte STEINIER, Rafaël MAHIEU, Andrea PENALOZA, Pierre-Marie ROY
09:15 - 10:15 #16845 - FC026 Pertinence d'un gradient alvéolo-artériel < 6 mmHg par la mesure de la capnométrie nasale dans la démarche d'exclusion du diagnostic d'embolie pulmonaire chez les patients en exacerbation bronchique au sau, à risque faible et intermédiaire.
FC026 Pertinence d'un gradient alvéolo-artériel < 6 mmHg par la mesure de la capnométrie nasale dans la démarche d'exclusion du diagnostic d'embolie pulmonaire chez les patients en exacerbation bronchique au sau, à risque faible et intermédiaire.

Contexte : Les exacerbations bronchiques ponctuent la vie des patients atteints de BPCO. La cause retrouvée est majoritairement d’origine infectieuse. Mais dans 20 à 30 % des cas, l’étiologie n’est pas connue. Selon les études, l’embolie pulmonaire (EP) serait responsable de 5 à 25% des décompensations de BPCO. Notre étude avait pour but d’étudier la pertinence d’un gradient alvéolo-artériel < 6 mmHg par la mesure de la capnométrie nasale dans la démarche d’exclusion du diagnostic d’EPchez les patients en exacerbation bronchique au SAU, à risque faible et intermédiaire. 

            Méthode : Etude observationnelle, mono centrique, transversale. Les patients 

ont été inclus de mai à août 2016 et de mars 2017 à juillet 2018. Tous les patients 

âgés de 18 ans et plus, admis au SAU pour exacerbation bronchique étaient 

éligibles. Ils bénéficiaient de la démarche diagnostique de l’EP selon 

l’ESC et de la mesure d’un gradient alvéolo-artériel par la capnométrie nasale. Les 

caractéristiques des tests étaient comparées : les sensibilités, spécificités et valeurs 

prédictives des 2 tests étaient comparées au moyen d’un test de Fisher ; les aires 

sous la courbe étaient comparées au moyen d’un test de Delong. Le test était 

significatif en cas de p-valeur inférieure à 0,05. 

Le protocole de l’étude a été soumis au CPPavecavis favorable, et déclaration CNIL.

 

Résultats : 58 patients ont été inclus. 37 avaient des d-dimères positifs et 21 des d-dimères négatifs.  6 EP ont été confirmées dans la population d-dimères positifs. Ils avaient en moyenne 72,9 ±13,2 ans84,6étaient des hommes. Le stade de BPCO, selon la classification GOLD, était côté à IV pour 37,5% d’entre-eux.

Le gradient alvéolo-artériel < 6 mmHg avait une très bonne sensibilité à 100 %, une spécificité à 36,8 et une valeur prédictive négative à 100% IC95%. L’aire sous la courbe était mesurée à 0,60 IC95% [0,43 ; 0,77].  

Un seuil < 8,5 mmHg présentait de meilleures performances avec une spécificité à 40,4, une sensibilité à 100% et une VPN à 100% également. 

Conclusion : un gradient alvéolo-artériel < 6 mmHg par la mesure de la capnométrie nasale pourrait permettre d’exclure de manière non invasive et sereine le diagnostic d’EPchez les patients en exacerbation bronchique au SAU, à risque faible et intermédiaire.

Terence AHUI (Wasquehal), Alain-Eric DUBART, Eric PR.WIEL
09:15 - 10:15 #17137 - FC027 Evaluation de l’anticoagulation chez les patients admis pour fibrillation auriculaire aux urgences.
FC027 Evaluation de l’anticoagulation chez les patients admis pour fibrillation auriculaire aux urgences.

Introduction : La Fibrillation auriculaire (FA) est le trouble du rythme le plus fréquemment observé au service des urgences. L’initiation du traitement anticoagulant doit prendre en considération le risque potentiel des complications thromboemboliques basée sur le calcul du score de CHA2DS2VASC et l’évaluation de la balance bénéfice risque de ce traitement. Les anti-vitamines K (AVK) sont actuellement la classe thérapeutique la plus prescrite pour la prévention de ces évènements.
Objectif : Evaluer la prescription des AVK chez les patients à risque thrombo-embolique élevé et déterminer les critères associés à une sous-prescription.
Matériels et méthodes : Etude prospective, observationnelle, sur cinq ans. Inclusion : patients adultes, pour une FA non valvulaire (FANV) et à haut risque thromboembolique. Non inclusion : patients déjà sous AVK et contre-indications aux AVK. Recueil des paramètres épidémio-cliniques, classification de la FA, calcul du risque ischémique (CHA2DS2-VASc) et du risque hémorragique (HASBLED). Une étude analytique a été faite afin de connaitre les paramètres significativement et indépendamment associés à la non prescription des AVK.
Résultats :
Inclusion de 394 patients avec un âge moyen de 64±14 ans, un sex-ratio à 0,7. Cent soixante patients nécessitant leur mise sous AVK ont été colligés. Classification de la FA : paroxystique n=84, permanente n=56 et persistante n=18. Score CHA2DS2VASc moyen=3,7±1,2 et score HASBLED moyen=1,9±0,9. Les AVK ont été prescrits dans 30% des cas. En analyse multivariée, l’âge≥70 ans (ORajusté =2,59 ;IC 95%[1,11-3,45];p < 0,001), HASBLED > 3 (ORajusté =2,57; IC 95%[1,40–4,72];p=0,002), et la prise d’aspirine (ORajusté=1,7; IC 95%[1,08-2,67];p=0,02) ont été associés de manière indépendante à la non prescription des AVK. Les facteurs cités par l’urgentiste comme associés à la non prescription des AVK ont été les suivants: facteurs liés aux caractéristiques du patient (sujets âgés non autonomes n=37 ; non éduqués n=24, troubles cognitif n= 3), facteurs liés au médecin urgentiste (n=62), facteurs liés à l’environnement du patient (n=13) et facteurs liés au médicament (n=13).
Conclusion :
Malgré l’indication à une anticoagulation pour les patients consultant pour FA aux urgences, le taux de prescription des AVK a été de 30%. Les facteurs de non prescription des AVK par l’urgentiste sont liés à plusieurs facteurs inhérents au patient et au degré d’adhésion du médecin aux recommandations.

Raja FADHEL (Tunis, Tunisie), Emna REZGUI, Fethi IDOUDI, Ines CHERMITI, Imen CHAEIB, Ahlem AZOUZI, Najla ELHENI, Hanen GHAZALI
09:15 - 10:15 #16960 - FC028 Stratification du risque des embolies pulmonaires aux urgences selon le score s-PESI.
FC028 Stratification du risque des embolies pulmonaires aux urgences selon le score s-PESI.

Introduction :

La maladie thromboembolique veineuse (MTEV) est une pathologie fréquente. Elle touche 180 cas pour 100 000 habitants dont 120 thromboses veineuses profondes (TVP) et 60 embolies pulmonaires (EP) correspondant à 40 000 embolies pulmonaires par an en France. La présentation clinique de l’embolie pulmonaire est parfois pauvre et nécessite l’utilisation de scores de stratification du risque de mortalité. Le score s-PESI a une excellente sensibilité et une forte valeur prédictive négative de la mortalité à 30 jours.

L’objectif principal de notre étude était d’évaluer la mortalité à 6 mois et 1 an des embolies pulmonaires en fonction de score S-PESI calculé aux urgences lors du diagnostic.

Méthodes :

Nous avons réalisé une étude rétrospective monocentrique, descriptive des patients admis dans notre Centre Hospitalo-Universiatire pour une EP entre le 07/10/2013 et le 08/12/2016. L’étude a été réalisée à partir de la base de données « RIETE » (NCT02832245). Le score s-PESI a été calculé à l’admission lors du diagnostic d’EP.

Résultats :

Parmi les 379 patients inclus, 261(68%) étaient classés s-PESI ≥1 et 118 (32%) s-PESI=0. Le groupe s-PESI = 0 comparé au groupe s-PESI≥1 était plus jeune [56,8 ans +/- 15,6 vs 76,5 ans +/- 14,4 ; (p< 0,001)] et avait une durée d’hospitalisation plus courte [8,7 vs 13,2 jours ; (p=0,0001)].  Dans le groupe s-PESI≥1, 38 décès ont été enregistrés en 12 mois soit une survie globale de 82,5% à 1 an contre aucun décès dans le groupe s-PESI=0. Concernant les critères du score s-PESI, la saturation en oxygène <90% augmentait significativement la mortalité (p<0,03) en analyse univariée. De plus, l’augmentation du NT-proBNP et l’augmentation de la troponine étaient significativement associée à une augmentation de la mortalité (respectivement ; p< 0,05 et p<0,009). Une analyse multivariée a montré qu’un patient avec un antécédent de cancer était neuf fois plus à risque de décès (HR 9,6 ; IC95% = [3,98 ; 23,11] ; p<0,001) avec une survie globale à 6 mois de 75% (IC95% = [0,64 ;0,84 ;] p<0,05).

Conclusion :

Notre étude rétrospective a montré que les items du score s-PESI les plus prédictifs de la mortalité semblent être la présence d’un cancer lors du diagnostic et une présentation avec une saturation en oxygène inférieure à 90% à l’admission. L’utilisation d’un critère composite associant la troponine et les BNP pourrait avoir un intérêt dans la stratification au long cours y compris peut-être chez les patients s-PESI=0.

Adrien ROBERT (Clermont-ferrand), Farès MOUSTAFA, Haithem DEBBABI, Marjolaine BOREL, Marie VALETTE, Christophe PERRIER, Julien RACONNAT, Jeannot SCHMIDT
09:15 - 10:15 #16894 - FC029 Thromboses porto-spléno-mésentériques, un piège de la médecine d'urgence.
FC029 Thromboses porto-spléno-mésentériques, un piège de la médecine d'urgence.

Introduction : Les thromboses porto-spléno-mésentériques ont une incidence de 1% dans la population générale et un taux de mortalité de 10,3%. Elles touchent principalement les cirrhotiques et les patients atteints de cancers. Il existe un lien fort avec la présence d’un syndrome myéloprolifératif. Elles peuvent se compliquer d’une ischémie mésentérique veineuse aiguë, avec un risque d’infarctus intestinal quand les trois veines sont atteintes. Méthode : Étude rétrospective observationnelle réalisée sur une période de 10 ans (2007 à 2017) incluant tous les patients ayant eu un diagnostic de ces thromboses (hors population pédiatrique), quelque soit le service de prise en charge. Objectif : comparer les données cliniques, diagnostiques et thérapeutiques à celles de la littérature. Résultats : Un total de 187 patients ont été inclus (67,9% d’hommes et 32,1 de femmes), avec une moyenne d’âge de 64 ans. La douleur abdominale était le symptôme le plus fréquent (63,6%). Les étiologies majoritairement retrouvées étaient les pathologies aiguës inflammatoires hépato-pancréatiques (25,1%), l’hépatocarcinome (22,5%), la cirrhose (20,9%) et les cancers digestifs (17,1%). Le diagnostic a été réalisé majoritairement à l’aide du scanner injecté (81,8%). Sa découverte a été fortuite dans 24,6% des cas. La réalisation d’un bilan de thrombophilie était rare (18,2%). Le traitement anticoagulant a été fréquemment prescrit (72,7%), notamment avec HBPM avec relais par AVK, mais aucun cas de thrombolyse n’a été retrouvé. Lischémie mésentérique veineuse aigue était la complication immédiate la plus fréquente (9,3%). La mortalité aiguë à J1 était de 1,1%, de 6,5% à J7, et de 23,3% à J30, cette dernière liée principalement à la pathologie sous-jacente. Les complications chroniques étaient aussi fréquentes, notamment l’hypertension portale (28,5%).  La mortalité à un an était de 45,3%. Conclusion : La thrombose porto-spléno-mésentérique est une pathologie multifactorielle de présentation clinique hétérogène et d’évolution potentiellement mortelle. Elle nécessite la réalisation d’un bilan exhaustif, afin de permettre un diagnostic et une prise en charge thérapeutique rapide et adaptée, ainsi qu’un suivi au long cours.

Pauline HAESSLER (Colmar), Martin BEHR, Thomas LANG, Fadi KHALIL, Syamak AGHA BABAEI , Sebastien HARSCOAT, Pascal BILBAULT, Paul GAYOL
09:15 - 10:15 #17365 - FC030 Prise en charge des complications hémorragiques sous anticoagulants oraux : état des lieux dans un service d’urgences universitaire français.
FC030 Prise en charge des complications hémorragiques sous anticoagulants oraux : état des lieux dans un service d’urgences universitaire français.

Introduction : Les services d’accueil des urgences sont en première ligne dans la gestion des accidents hémorragiques (AH) sous anticoagulants. Il existe des recommandations de prise en charge des AH sous antivitamines K (AVK) mais pas sous anticoagulants oraux directs (AOD). L’objectif de ce travail était d’évaluer la typologie et la prise en charge des AH sous anticoagulants oraux aux urgences au regard des recommandations.

Matériel et Méthodes : Étude épidémiologique observationnelle menée durant 24 mois dans un service d’urgence universitaire français, incluant tous les patients victimes d’un AH sous anticoagulant oral. Le critère de jugement principal était l’adéquation aux recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) de 2008 (pour les AVK) et aux préconisations du Groupe d’Intérêt en Hémostase Péri-opératoire (GIHP) de 2015 (pour les AOD). Étaient également étudiés la typologie des complications hémorragiques, la prise en charge thérapeutique et le suivi lors de l’hospitalisation.

Résultats : Cent-vingt-quatre patients ont été inclus. L’âge moyen était de 80±10 ans. Quatre-vingt-trois pourcent des patients présentaient des critères d’hémorragie grave, 30,6% un saignement intra-crânien avec 28 patients (68%) sous AVK et 10 (28%) sous AOD. Vingt-sept hémorragies digestives (72%) étaient sous AVK et 13 (29,5%) sous AOD. Le délai moyen entre l’arrivée du patient et le début d’une antagonisation était de 93,1±42,6 minutes. Quatre-vingt-un pourcent des patients sous AVK et 64% des patients sous AOD ont reçu une prise en charge conforme aux recommandations HAS et aux propositions du GIHP respectivement. La durée d’hospitalisation était de 13±16 jours avec une mortalité globale durant l’hospitalisation de 14,5%.

Conclusion : Le bon suivi des recommandations des AH sous AVK contraste avec une prise en charge moins consensuelle sous AOD. La mise en place de registres semble nécessaire.

Hélène CHARLES (Besançon), Omide TAHERI, Jean-Baptiste PRETALLI, Thibaut DESMETTRE
09:15 - 10:15 #17424 - FC031 Comparaison des accidents hémorragiques sous anticoagulants oraux directs des patients avec fibrillation atriale ou maladie thromboembolique veineuse admis dans un service d’urgence : Etude en vie réelle.
FC031 Comparaison des accidents hémorragiques sous anticoagulants oraux directs des patients avec fibrillation atriale ou maladie thromboembolique veineuse admis dans un service d’urgence : Etude en vie réelle.

Introduction :

Les anticoagulants oraux directs (AOD) sont prescrits à la fois en cas de fibrillation atriale (FA) ou de maladie thrombo-embolique veineuse (MTEV). En outre, comme tout traitement anticoagulant, leur utilisation peut être associée à la survenue de complications hémorragiques. A notre connaissance, aucune étude, n’a comparé les évènements hémorragiques entre ces deux indications.  

L’objectif de notre étude est de comparer ces deux populations de patients en termes d’incidence hémorragique et de caractéristiques clinico-biologiques.

Méthode :

Nous avons réalisé une étude rétrospective, monocentrique, descriptive à partir d’une base de données déclarée encours dans notre service d’urgence. Ont été inclus des patients majeurs sous AOD, pour une FA ou une MTEV, se présentant aux urgences entre le 1er janvier 2014 au 31 décembre 2016. Ont été exclus les patients traités pour la double indication MTEV et FA.

Résultats :

Sur 525 patients inclus, 100 patients (19%) étaient sous Dabigatran, 282 (54%) sous Rivaroxaban et 143 (27%) sous Apixaban avec 149 patients (28.4%) traités pour une MTEV et 376 (71.6%) pour une FA.

Parmi les 95 patients ayant présentés une hémorragie, 27 patients (28.4%) étaient traités pour une MTEV et 68 (71.6%) pour une FA soit 18.4% d’hémorragies dans le groupe MTEV versus 18.3% dans le groupe FA. Les patients du groupe FA étaient plus âgés (77.4 ±11.0 vs 62.8 ±19.6, p<0.001), avaient plus d’hypertension artérielle (51.9% vs 33.6%, p<0.001), plus d’accident vasculaire cérébral (21.1% vs 8.7%, p<0.001), plus d’infarctus du myocarde (21.8% vs 13.1%, p=0.029), plus de traitements associés (3.7 versus 3, p<0.001) et des scores de risque hémorragique plus élevés.

Paradoxalement, lors de l’analyse en sous-groupes « FA avec hémorragie » versus « MTEV avec hémorragie », hormis la différence d’âge persistante (78.6± 10.2 versus 60.6± 21.1, p<0.001), les antécédents devenaient comparables dans les deux groupes.

Conclusion :

Si les patients traités par AOD pour une FA semblent différés des patients traités pour une MTEV en terme d’âge ou d’antécédent, notre étude a montré que lors de la survenue d’un accident hémorragique ces différences s’estompaient laissant supposer que les patients présentant une hémorragie ne diffèrent pas et ce quelque soit l’indication thérapeutique.

Thomas FLEUCHOT (Clermont-ferrand), Farès MOUSTAFA, Mathilde QUINTY, Sonia AJIMI, Dorian TEISSANDIER, Jean-Baptiste BOUILLON, Julien RACONNAT, Jeannot SCHMIDT
09:15 - 10:15 #16745 - FC032 Intérêt de la thromboélastométrie (ROTEM) aux urgences comme biomarqueur de succès de revascularisation par rtPA dans l'infarctus cérébral : ROTEMpredict.
FC032 Intérêt de la thromboélastométrie (ROTEM) aux urgences comme biomarqueur de succès de revascularisation par rtPA dans l'infarctus cérébral : ROTEMpredict.

Introduction: La recanalisation vasculaire post-thrombolyse n’est observée que chez moins de 50% des patients victime d’un infarctus cérébral. La thromboélastométrie rotative (ROTEM) est une méthode d’analyse de la coagulation et de la fibrinolyse sur sang total. L’objectif principal de l’étude était d’évaluer si des paramètres obtenus par ROTEM sont prédictifs d’une revascularisation à 24h de la thrombolyse par rtPA.

 

Méthode : Il s’agissait d’une étude prospective observationnelle  monocentrique. Tout patient présentant un déficit neurologique d’apparition brutale compatible avec un infarctus cérébral, éligible à une thrombolyse par rtPA et présentant  une occlusion proximale de l’artère cérébrale moyenne ou du tronc basilaire objectivée à l’imagerie cérébrale était inclus. La cinétique de formation du caillot était évaluée par ROTEM après ajout de concentrations croissantes de rtPA. Les paramètres de formation et de lyse du caillot étaient étudiés. Le critère de jugement principal était d’évaluer si des paramètres obtenus par ROTEM, étaient prédictifs d’une revascularisation à 24h de la thrombolyse par rtPA.

 

Résultats : 145 patients étaient éligibles à l’étude. 93 patients ont été exclus car non éligibles à une thrombolyse. 22 patients ont été inclus. 15 Patients ont présenté une recanalisation à 24h post-thrombolyse. 7 patients n’ont pas recanalisé. 14 patients ont présenté une amélioration neurologique à 24h post-thrombolyse. Il n’a pas été retrouvé de paramètres de coagulation et/ou de lyse, obtenus in vitro par ROTEM, prédictifs d’une revascularisation à 24H de la thrombolyse ou encore de paramètres prédictifs d’une amélioration du score NIHSS à 24H post-thrombolyse.

 

Conclusion : En l’état actuel de l’étude, les paramètres ROTEM obtenus ne permettent pas de prédire d’une recanalisation ou une amélioration clinique post-thrombolyse. Il n’est donc pour le moment pas possible d’orienter grâce au ROTEM, dès l’arrivée aux  urgences, le patient vers une autre prise en charge (thrombectomie seule ou associée au rtPA) ou de proposer une personnalisation de la dose de rtPA qui serait nécessaire pour une recanalisation efficace. Etant donné le faible nombre de patients inclus, il a été décidé de poursuivre cette étude.

Richard MACREZ (Caen), Eric ROUPIE , Mathieu ZUBER, Emmanuel TOUZE, Denis VIVIEN, Yohann REPESSE
Salle 352B-Zone poster 2
11:00

Mercredi 05 juin

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EA-03
11:00 - 12:30

Etat de l'Art Médecins N°3
ST+ Mimics

Modérateurs : Yves LAMBERT (Chef de Service) (Versailles), Louis SOULAT (PH) (Rennes)
Coordonnateur : Sandrine CHARPENTIER (Toulouse)
11:00 - 12:30 Type 2 et MINOCA. Sandrine CHARPENTIER (Toulouse)
11:00 - 12:30 Tako-tsubo. Nicolas PESCHANSKI (Praticien Hospitalier Urgentiste) (Evreux)
11:00 - 12:30 Femme jeune. Stéphane MANZO SILBERMANN (Paris)
Amphi Bleu

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CEX-03
11:00 - 12:00

Conférence exceptionnelle N°3
Quelle Troponine en 2020 ?

Modérateurs : Eric REVUE (Praticien Hospitalier Adjoint Chef de Service) (Paris), Youri YORDANOV (Médecin) (Paris)
Coordonnateur : Gilles POTEL (Nantes)
Conférencier : Rick BODY (Manchester, ROYAUME UNI)
Salle Maillot

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ES-03
11:00 - 12:30

Essentiel Médecins N°3
La démarche diagnostique : apport du modèle Bayésien

Modérateurs : Sylvie BAQUÉ (MEDECIN) (ST GIRONS), Mathieu VIOLEAU (Medecin) (Niort)
Coordonnateur : Nicolas PESCHANSKI (Evreux)
11:00 - 12:30 Démarche Bayesienne. Andréa PENALOZA (Chef de Service adjointe (PUPH)) (Bruxelles, BELGIQUE)
11:00 - 12:30 illustration dans l’EP. Andréa PENALOZA (Chef de Service adjointe (PUPH)) (Bruxelles, BELGIQUE)
11:00 - 12:30 SCA. Thomas MOUMNEH (Chef de clinique) (Angers)
11:00 - 12:30 Appendicite. Pierre Clément THIEBAUD (PHC) (Paris)
Salle 241

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REX03
11:00 - 12:00

Rencontre avec les experts N°03
Générer une hypothèse diagnostique

Modérateur : Christine AMMIRATI (Chef de pôle) (Amiens)
Coordonnateur : Sandrine CHARPENTIER (Toulouse)
Conférencier : Thierry PELACCIA (Médecin) (Strasbourg)
Salle 242A

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AVV01
11:00 - 12:00

L'auriez-vous vu ?
En pédiatrie

Modérateur : François ANGOULVANT (Paris)
Coordonnateur : François ANGOULVANT (Paris)
Conférencier : Isabelle CLAUDET (Toulouse)
Salle 242B

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TRM-03
11:00 - 12:30

Table ronde N°3
Temps de travail aux urgences

Modérateurs : Eric BATARD (Nantes), Arnaud DEPIL-DUVAL (Chef de service) (Evreux)
Coordonnateur : Nicolas PESCHANSKI (Evreux)
11:00 - 12:30 Rappel réglementaire et évolution prévisible. Luc-Marie JOLY (PUPH) (Rouen)
11:00 - 12:30 24h de garde: risqué pour le médecin et pour le malade. Anne-Laure PHILIPPON (PH) (Paris)
11:00 - 12:30 Les 3-8 : Intérêt et applicabilité. Sébastien BEAUNE (Chef de service) (Boulogne-Billancourt)
11:00 - 12:30 Comment je m’adapte. Mathias WARGON (Chef de Service) (Saint-Denis)
Salle 243

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TRMS-02
11:00 - 12:30

Table ronde Médico-soignants N°2
Douleur: bien évaluer pour bien traiter

Modérateurs : Lionel DEGOMME (IADE) (Paris), Michel GALINSKI (Bordeaux)
Coordonnateur : Michel GALINSKI (Bordeaux)
11:00 - 12:30 En régulation. Muriel VERGNE (Toulon)
11:00 - 12:30 Par l’IOA. Olivier PICOT (IDE) (Paris)
11:00 - 12:30 Chez les personnes fragiles (enfants, personnes âgées, précaires). Anne-Laure FERAL-PIERSSENS (Emergency Physician) (Paris)
11:00 - 12:30 Chez les enfants. Ricardo CARBAJAL (Paris)
Salle 252A

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AM-17 B
11:00 - 12:30

Atelier Médecins 17 B
Contrôle des voies aériennes

Coordonnateur : Hervé MENU (Lille)
Conférenciers : Christian ERB (Lille), Cédric GOZE (Valenciennes), Hervé MENU (Lille), Eric WIEL (Lille)
Prérequis : connaitre l’intubation orotrachéale sous laryngoscopie

Communiquer sur les facteurs prédictifs d’intubation et de ventilation difficile.
Revoir l’algorithme de contrôle des voies aériennes et d’intubation en urgence, en envisageant les différentes techniques validées par les recommandations, et leur place dans la stratégie de contrôle des voies aériennes.
Les animateurs montrent l’usage des dispositifs cités dans l’algorithme sur mannequin. Puis les participants utilisent ces dispositifs sur mannequins, afin d’appréhender leur usage et de poser toute question utile aux animateurs.
Salle 252B

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AMS-37
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants 37
Je fais un diaporama et il déchire

Coordonnateur : Frédéric LAPOSTOLLE (Bobigny)
Conférencier : Frédéric LAPOSTOLLE (Bobigny)
Découvrez comment rendre votre diaporama attractif et votre présentation percutante !
Salle 353

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AMS-46
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants 46
ACR de l'adulte. Principes de prise en charge et mise en pratique des algorithmes

Coordonnateur : Patrick PLAISANCE (Paris)
Conférenciers : Patrick PLAISANCE (Paris), Vanessa RAT (Paris), Jennifer TRUCHOT (Paris)
Permettre aux participants d'intégrer les nouvelles facettes des recommandations internationales sur l'arrêt circulatoire par l'intermédiaire de cas cliniques interactifs sur simulateur humain.
Salles 221-222-223

Mercredi 05 juin

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ES-11
11:00 - 12:30

Essentiel Médecins N°11
L’aorte déroulée

Modérateurs : Nicolas CAZES (médecin adjoint) (Marseille), Carlos EL KHOURY (Physician) (Vienne)
Coordonnateur : Tahar CHOUIHED (Nancy)
11:00 - 12:30 Anévrisme de l’aorte abdominale. Sarah-Lise PUJOL (Nîmes)
11:00 - 12:30 Dissection. Hayatte AKODAD (Bobigny)
11:00 - 12:30 Ischémie mésentérique. Clément COLLART (INTERNE MEDECINE GENERALE) (Grenoble)
11:00 - 12:30 Traumatisme. Benoît VIVIEN (Paris)
Amphi Havane

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AMS ARM-66
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants ARM 66
Gestion Téléphonique relationnelle et décisionnelle d’une Urgence Cardiologique

Coordonnateur : Igor OUSS (Bobigny)
Conférenciers : Stéphane DELFINI (Toulouse), Igor OUSS (Bobigny)
Conduire un interrogatoire performant dans les situations cardiologiques, en particulier les malaises et les syndromes coronariens aigus. Prendre en compte les particularités relationnelles de l'appelant pour favoriser le recueil de la sémiologie afin d'identifier les situations d'urgence et d’appliquer la décision optimale.
L'atelier sera conduit sur des simulations d'appels par un acteur. Les appels seront pris en charge par les auditeurs,
séquencés, argumentés par le groupe. Enfin les experts théoriseront les aspects de communication interpersonnelle et
en parallèle les items sémiologiques et les décisions.
Salle 342A

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AMS ARM-70 A
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants ARM 70 A
Simulation en régulation pédiatrique

Coordonnateur : Julien NAUD (Bordeaux)
Conférenciers : Mathieu DUBOIS (Comédien) (Bordeaux), Julien NAUD (Bordeaux), Oriana SANCHEZ (Bordeaux)
Programme de simulation multiprofessionnel avec patient standardisé pour améliorer la qualité et la sécurité de la prise en charge par les ARM et les médecins régulateurs d’un appel pour un enfant présentant une urgence vitale :
- reconnaître les critères de gravité chez l’enfant
- proposer la (ou les) réponse(s) les plus adaptées
- guider par téléphone la réalisation de gestes d’urgence
- communiquer avec un appelant en contexte de stress et d’urgence
Salle 342B

Mercredi 05 juin

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AS-69
11:00 - 12:30

Atelier Soignants AS 69
Conditionnement et déconditionnement du traumatisé grave

Coordonnateur : Yann COEN (Brest)
Conférenciers : Christian CARIOU (Brest), Jean-Baptiste MAGNIN (Brest)
Revoir le matériel et les techniques d'immobilisation qui sont utilisées tous les jours en SMUR et SAUV :
Collier cervical, plan dur (araignée), bloc tête (speedblock), attelle cervico-thoracique (ACT), attelle de traction (CT6), ceinture pelvienne, garrot tourniquet...Apprendre aussi à marier le matériel d'immobilisation sur un patient déjà lourdement techniqué.
Salle 343

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AMS-55 A
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants 55 A
Simulation de plan ORSEC Nombreuses Victimes avec figurines et moyens de communications

Coordonnateur : Florent GACHET (Rouen)
Conférenciers : Vincent BAREGE (Rouen), Florent GACHET (Rouen)
En immergeant les participants dans une catastrophe entièrement scénarisé sur plateau, cet atelier a pour principal objectif de faire acquérir les principes de communication et d’organisation dans de telles situations. La simulation est organisée autour de la reproduction d’un village et l’évènement est matérialisé par plusieurs centaines de figurines, véhicules, un hôpital et des bâtiments de ville (Playmobil®).

Les participants mettent en place un plan ORSEC "nombreuses victimes" (Organisation de la Réponse de la Sécurité Civile) et doivent réorganiser l'activité des hôpitaux pour faire face à l’afflux massif de victimes.

Les participants sont répartis en quatre groupes : Le groupe chantier et PMA (Poste Médical Avancé), le groupe poste de commandement, le groupe régulation du SAMU et le groupe hôpital. Les participants doivent ainsi s’organiser en équipe et communiquer par le biais de téléphones et de talkies walkies pour faire face à cette situation de crise. Divers outils sont également mis à leur disposition pour rythmer la séquence : fiches "objectifs" et "état des lieux", photographies aériennes...
Espace Challenges et vous Niveau 2

Mercredi 05 juin

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CS-06
11:00 - 12:30

Conférence soignants N°6
« Même pas peur … ! » Les soignants face aux risques professionnels en Urgence

Modérateurs : Yann COEN (Brest), Eric PERRET (ARM) (Annecy)
11:00 - 12:30 Les risques professionnels en SU... Yann JAOUEN (Paris)
Environnement travail /Exposition au sang
Identifier et définir les risques professionnels pré-valents
Expliciter l’impact organisationnel et personnel lié à la réalisation d’un évènement non souhaité
Envisager les solutions d’amélioration pour la sécurité des personnels
11:00 - 12:30 Les risques professionnels en sortie SMUR. Nicolas HUMBERT (Besançon), Benjamin HUSSON (Besançon)
Identifier les risques en sortie SMUR (surdité (sirène), lombalgie, risques infectieux, stress, violence, risque routier (sur accident) aérien...)
Nommer les solutions d'améliorations pour le patient et le personnel (EPI, matériels, ceintures brancard, immobilisations, balisage, formation...)
Présenter les prises en charge spécifique dans un environnement de travail hostile (AVP, GRIMP, incendie, treuillage...)
11:00 - 12:30 Les risques du transport en SMUR . Yannick GRANDCOING (Bordeaux)
Rappel des normes et de la législation des transports en ambulance (en 1789,1865,10G, AFNOR) "la sécurité dans l'ambulance avant le crash..."
Identifier les risques et les solutions d'améliorations lors d'une prise en charge pédiatrique. (matériel, module couveuse, harnais, AR spécifique...)
Identifier les risques et les solutions d'améliorations lors d'un transport bariatrique (brancard, matériel spécifique, moyen de levage, personnels, formations, AR spécialisée ....)
Identifier les risques et les solutions d'améliorations lors d'une extraction pénitentiaire
Salle 251

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PLM-03
11:00 - 12:30

Communications libres plénières
Coeur et arrêt

Modérateurs : Guillaume DEBATY (Chef de service du SAMU de l’Isère) (Grenoble), Jean PUJO (Cayenne)
11:00 - 12:30 #17115 - CP08 Amiodarone et Autre Anti-Arythmique dans l’Arrêt Cardiaque – Etude 5A-C.
CP08 Amiodarone et Autre Anti-Arythmique dans l’Arrêt Cardiaque – Etude 5A-C.

Introduction

Une étude (Kudenchuk, NEJM, Mai 2016) n’a pas montré de bénéfice à l’utilisation d’amiodarone ni de lidocaïne (vs placebo) dans la réanimation de l’arrêt cardiaque (AC).

Objectif

Evaluer l’impact de cette étude sur la pratique des urgentistes.

Méthodes

Source : données du registre RéAC dans un département de 1,6 million d’habitants.

Inclusion : tous les AC, de Janvier 2013 à Novembre 2018.

Paramètres : genre, âge, cause de l’AC (médicale ou non), rythme initial (asystole, FV ou rythme sans pouls), décision de réanimation, utilisation d’un anti-arythmique (amiodarone ou lidocaïne), reprise d’une activité cardiaque et survie à J30.

Critère de jugement : utilisation d’un anti-arythmique (amiodarone ou lidocaïne)

Analyse : avant vs après publication (Mai 2016) (tests de Student et de Khi2)

Résultats

5.066 AC : 3.213 (63%) hommes et 1.854 (37%) femmes, d’âge médian 66 (51-81).

Aucun des paramètres étudiés n’a été modifié après Mai 2016.     

Conclusion

D’aucune façon, l’étude négative publiée en 2016 n’a modifié la pratique de utilisation d’anti-arythmiques par les urgentistes réanimant des AC. La prochaine mise à jour des recommandations sera déterminante.

Angélie GENTILHOMME (Bobigny Cedex), Jean-Marc AGOSTINUCCI, Philippe BERTRAND, Laurence MARTINEAU, Pierre NADIRAS, Sarah TEPPER, Tomislav PETROVIC, Frédéric LAPOSTOLLE
11:00 - 12:30 #17123 - CP09 Association entre l’arrivée précoce des équipes médicalisés et le bon pronostique neurologique à un mois des arrêts cardiaques extrahospitaliers.
CP09 Association entre l’arrivée précoce des équipes médicalisés et le bon pronostique neurologique à un mois des arrêts cardiaques extrahospitaliers.

Introduction

L’arrêt cardiaque extrahospitalier (ACEH) est un problème majeur de santé publique. L’organisation du service médical d’urgence extrahospitalier varie d’un pays à l’autre. En France, cette organisation qui regroupe deux niveaux de soins (la réanimation non médicalisée et la réanimation médicalisée a été récemment remise en question. Pour apporter un axe de réponse au débat actuel, nous avons décidé dans cette étude d’évaluer l’association entre l’arrivée précoce des équipes médicales et le bon pronostic neurologique à 1 mois des ACEHs.

Méthode

Nous avons utilisé les données de la base multicentrique RéAC, qui recense depuis juin 2011 tous les cas d’ACEH dans les 250 villes participantes, pour une analyse rétrospective. Seuls les adultes en ACEH non traumatique et réanimés par le SMUR ont été inclus dans l’étude. Ils ont été classés en deux groupes : soit arrivée des SP puis du SMUR (« D-ALS »), soit arrivée simultanée du SMUR et des SP (« E-ALS »). 

Après imputation multiple, l’analyse principale utilise un appariement entre les deux groupes à partir de la moyenne des scores de propension imputés. L’appariement a été réalisé avec un rapport variable d’au plus 1:4, à partir de la moyenne des scores de propension. L’analyse a été réalisée par une régression logistique. Cinq analyses de sensibilité ont été effectuées. Le critère de jugement principal était le score Cerebral Performance Category (CPC) à un mois (1-2 vs 3-5). Le critère de jugement secondaire était l’incidence cumulée de reprise d’activité cardiaque spontanée (RACS).

Résultats

Entre le 1erjanvier 2013 et le 1erjanvier 2016, 30672 ACEH ont été inclus dans ReAC. Sur l’ensemble de la base, 20804 patients répondaient aux critères d’inclusion de l’étude, 2711 dans le groupe « E-ALS » et 18093 dans le groupe « D-ALS ». Après appariement, les patients du groupe « E-ALS » avaient significativement un moins bon pronostic neurologique (OR : 0,95 ; IC à 95 % : [0,93 ; 0,96]). Les 5 analyses de sensibilités étaient principalement cohérentes avec ce résultat. En termes d’incidence cumulée de RACS, à partir de la minute 20 les courbes se séparent avec un taux de récupération plus élevée dans le groupe D-ALS.

Conclusion

Les résultats de l’étude montrent que le groupe E-ALS était associé à un moins bon pronostic neurologique chez les patients en ACEHs. L’une des explication possible pourrait être la durée de la réanimation qui est probablement interrompu prématurément dans ce même groupe. 

Laurianne MICHELLAND (Vincennes), Fréderic ADNET, Sylvie CHEVRET
11:00 - 12:30 #17221 - CP10 Territorialisation et arrêts cardiaques en Nord-Pas-de-Calais (TRACE) : premiers résultats.
CP10 Territorialisation et arrêts cardiaques en Nord-Pas-de-Calais (TRACE) : premiers résultats.

Introduction:Le style d’Utstein a envisagé, dès sa création, d’intégrer des données médico-économiques pour caractériser les arrêts cardiaques (AC). Ce recueil, trop complexe, a été abandonné. Notre objectif est de déterminer le lien entre incidence de l’AC et facteurs de défaveur sociale en Nord-Pas-de-Calais (NPdC).

Méthode:Etude descriptive multicentrique basée sur le RéAC entre 07/2015 et 07/2016. L’étude statistique consiste à: 1) déterminer les zones géographiques de sur (en rouge) ou sous (en bleu) incidence (statistiques de scan), 2) caractériser ces clusters à partir de facteurs permettant l’évaluation du niveau de défaveur sociale.

Résultats:Nous avons recueilli 2867 AC (incidence: 68,8/100000/an). L’analyse spatiale permet d’observer 2 clusters de sur-incidence et 3 clusters de sous-incidence. L’analyse des caractéristiques des clusters montre que la sur-incidence est caractérisée par une plus grande défaveur sociale que la sous-incidence et l’incidence normale.

Discussion:Ces résultats sont conformes à ceux de la littérature, notamment ceux observés en région parisienne (Castra,  2018). Ainsi, il existe un lien significatif entre incidence et défaveur sociale.

Conclusion:Ces résultats invitent à envisager d’intégrer ce lien dans les politiques de santé publique afin d’optimiser l’adéquation entre actions de santé publique et caractéristiques territoriales. De plus, notre étude souligne la nécessité d’adapter les actions au type de défaveur rencontré.

Manon SANTERNE (Lille), Michaël GENIN, Valentine BAERT, Joséphine ESCUTNAIRE, Christian VILHELM, Patrick GOLDSTEIN, Eric WIEL, Hervé HUBERT
11:00 - 12:30 #17232 - CP11 Accès intraveineux périphérique versus accès intraosseux dans la prise en charge de l’arrêt cardiaque médical extrahospitalier : comparaison de la survie à 30 jours et du pronostic neurologique sur populations comparables.
CP11 Accès intraveineux périphérique versus accès intraosseux dans la prise en charge de l’arrêt cardiaque médical extrahospitalier : comparaison de la survie à 30 jours et du pronostic neurologique sur populations comparables.

Introduction: Les dernières recommandations reconnaissent le recours à la voie intraosseuse (IO) comme alternative efficace à l’accès veineux périphérique (IVP) dans la prise en charge de l’arrêt cardiaque extrahospitalier (ACEH) de l’adulte. Toutefois, des études récentes ont abordé la question de l’efficacité comparable de ces deux voies sur cette population. Nous avons comparé le devenir des patients adultes victimes d’ACEH ayant reçu de l’adrénaline injectée IO vs IVP.

Matériel et méthode: Etude nationale multicentrique et rétrospective sur les données du RéAC. Après analyse descriptive et comparative des deux cohortes (ACEH avec IO vs ACEH avec IVP), nous avons comparé la survie des patients (RACS, J0 et J30) ainsi que leur devenir neurologique avant et après appariement sur leur score de propension.

Résultats: 1576 patients avaient eu un accès par IO et 27280 avaient eu un accès par IVP. Avant appariement, les patients du groupe IO survivaient moins que leurs homologues à tous les stades de leur prise en charge mais sans différence de pronostic neurologique à J30. L’appariement sur le score de propension avait permis de conserver 1515 paires de patients comparables. Après appariement, nous ne retrouvions plus aucune différence en termes de devenir à 30 jours (1,6% vs 2,2% p=0,233 ; OR=0,706[0,421;1,185]) ni en termes de bon pronostic neurologique (CPC1-2) (81,8% vs 72,7% p=0,343 ; OR=1,116[0,833;1,494]). Cependant, les victimes d’ACEH pris en charge avec une IO avaient 1,2 fois moins de chances d’avoir une RACS et 1,4 fois moins de chance d’être en vie à J0 que leurs homologues avec IVP.

Discussion: Les populations observées étaient globalement comparables à celles investiguées dans la littérature, en particulier les études suggérant que la prise en charge incluant l’utilisation d’une IO était associée avec un moins bon devenir. Toutefois, nos résultats montraient que sur populations comparables, il n’existait pas de différences de survie et de pronostic neurologique à 30 jours entre IO et IVP.

Conclusion: Vues la facilité d’utilisation et d’apprentissage de l’IO et en l’absence de différences en termes de survie à 30 jours et de devenir neurologique entre les deux groupes étudiés, l’IO s’impose comme alternative de choix à l’IVP. Cependant, il conviendrait de réserver l’utilisation d’une telle procédure aux cas qui la requièrent puisqu’il est nécessaire de prendre en compte les contraintes logistiques et économiques imposées dans la médecine actuelle.

Joséphine ESCUTNAIRE (Lille), Sophie NAVE, Valentine BAERT, François JAVAUDIN, Eric WIEL, Karim TAZAROURTE, Hervé HUBERT, Gr RÉAC
11:00 - 12:30 #17354 - CP12 Le sexe est un facteur pronostic dans l’arrêt cardiaque extra-hospitalier : A propos d’une analyse de 14 051 paires de patients du registre du RéAC.
CP12 Le sexe est un facteur pronostic dans l’arrêt cardiaque extra-hospitalier : A propos d’une analyse de 14 051 paires de patients du registre du RéAC.

Introduction :L’association entre le pronostic et le sexe des patients victime d’arrêt cardiaque reste encore mal comprise. La plupart des études publiées ont montré des limites méthodologiques significatives dans la comparaison entre les hommes et les femmes. Le but de notre étude est d’essayer, sur une population importante d'arrêts cardiaques extrahospitaliers (AC), de montrer cette association et de rechercher des pistes explicatives.

Matériel et Méthodes :Les données concernant les patients en AC ont été collectées par le Registre National des Arrêts Cardiaques entre le 1er juillet 2011 et le 21 septembre 2017. Si le patient était admis vivant à l'hôpital, un suivi de 30 jours devait être effectué. Les patients ont été divisés en deux cohortes d’AC selon le sexe. Une étude cas-témoin basée sur le score de propension a été utilisée pour comparer les groupes après appariement par paires en fonction de multiples co-variables statistiquement significatives. Le critère d'évaluation principal était la survie au jour 30 (J30). Les critères d'évaluation secondaires comprenaient la proportion de RetOur de la Circulation Spontanée (ROCS), le statut vital à l'admission à l'hôpital et l'état neurologique des survivants. 

Résultats :66 395 OHCA ont été inclus dans la population non jumelée. La survie à l'admission à l'hôpital était de 18,2 % chez les femmes contre 20,2 % chez les hommes (OR : 1,138[1,092-1,185]) et à J30 de 4,3 % chez les femmes contre 5,9 % chez les hommes (OR : 1,290[1,191-1,500]). Il n'y avait pas de différence statistique concernant le score neurologique. Après appariement (14 051 patients dans chaque groupe), 15,3 % des femmes contre 9,1 % des hommes étaient en vie à l'admission à l'hôpital (OR 0,557[0,517-0,599]) et 3,2 % contre 2,6 % à J30 (OR 0,801[0,697-0,921]), et ceci sans différence significative sur le plan neurologique (OR 0,966[0,664-1,407]). Cependant, malgré des délais d’intervention similaires des équipes de secours, les femmes étaient beaucoup moins intubées et recevaient moins souvent de le l’adrénaline. De plus, la durée globale de réanimation était statistiquement significativement plus courte chez les femmes que chez les hommes (40 minutes contre 41 minutes ; p < 0,001). 

Conclusion: Dans cette vaste population d’AC, les femmes avaient de meilleures chances de survie avec un statut neurologique correct, bien qu'elles aient été moins réanimées sur les lieux.

Hervé HUBERT (Lille), Déborah JAEGER, Stéphane MANZO-SILBERMAN, Pierre-Yves GUEUGNIAUD, Karim TAZAROURTE, Claire MOUNIER-VEHIER, Carlos EL KHOURY , Tahar CHOUIHED
11:00 - 12:30 #16706 - CP13 Etude observationnelle validant une nouvelle procédure de détection téléphonique des arrêts cardiaques extra-hospitaliers.
CP13 Etude observationnelle validant une nouvelle procédure de détection téléphonique des arrêts cardiaques extra-hospitaliers.

Introduction : Dans les centres de réception d’appels d’urgence (CRA), la détection téléphonique des arrêts cardiaques extra hospitaliers (ACEH) permet de faire initier un massage cardiaque externe (MCE) par le requérant, conditionnant ainsi la survie. Nous avons implémenté une nouvelle procédure, pour la détection téléphonique des ACEH basée sur l’évaluation de la fréquence respiratoire :  l’alertant est invité à poser sa main sur le ventre de la victime et à dire un « top » à chaque mouvement perçu. Au-delà de 7 secondes entre deux « top », l’opérateur fait démarrer un MCE guidé par téléphone. Le but de l’étude était de vérifier que la procédure améliore les taux de détection des ACEH et d’initiation du MCE.

Méthode : Etude observationnelle monocentrique de type avant/après l’implémentation de la procédure, prospective aux deux périodes.  Critère de jugement principal :  taux d’ACEH détectés. Critères secondaires : délais de reconnaissance de l’ACEH et de début du MCE. Inclusion de tous les appels directs par requérant; exclusion des appels pour ACR avec requérant à distance du patient. Analyse statistique uni et multivariée (régression logistique pas à pas descendante, variable à expliquer : détection OUI/NON). Recueil des données réalisé à partir des réécoutes des bandes téléphoniques d’alerte. Avis favorable d’un comité d’éthique.  

Résultats : Après analyse de 116 patients éligibles, 53% des ACEH étaient dépistés en 2012 (période « avant ») versus 85% en 2017 (période « après » ; p < 0.001). Les ACEH dépistés ont bénéficié d’un MCE guidé dans 50% en 2012 vs. 82,9% en 2017 (p < 0.001). En analyse multivariée, la procédure tendait à être associée à une détection réussie (Odds Ratio ajusté : 4.92, IC95% [0.99-24.38], p=0.051). Les patients bénéficiaient d’un MCE à l’arrivée des secours dans 37% des cas (2012) vs. 78% des cas (2017 ; ORa : 5.88 [2.49-13.89] ; p < 0.001). Les délais ne différaient pas entre 2012 et 2017.

Discussion : La procédure a permis d’améliorer les taux de dépistage des ACEH et de guidage du MCE. L’American Heart Association recommande un objectif de 95% pour le taux de dépistage et de 75% pour le taux de MCE chez les OHCA dépistés. En 2017 nos résultats sont proches de ces recommandations.

Conclusion : Notre procédure permet un haut taux de MCE à l’arrivée des secouts, en dépistant certains arrêts cardiaques difficiles à détecter : ceux qui gaspent. Sa diffusion et son évaluation à l’échelle nationale sont les prochains défis.

Clément DERKENNE (Paris), Daniel JOST, Stéphane TRAVERS, Frédérique BRICHE, Lemoine FRÉDÉRIC, GROUPE DE TRAVAIL SUR L'ARRÊT CARDIAQUE, Oscar THABOUILLOT
11:00 - 12:30 #16746 - CP14 Survie des arrêts cardiaques extrahospitaliers : le rôle clef du premier témoin.
CP14 Survie des arrêts cardiaques extrahospitaliers : le rôle clef du premier témoin.

Introduction : L’arrêt cardiaque extrahospitalier (ACEH) représente un problème de santé publique en France avec une incidence de 61,5 cas / 100 000 habitants par an. L’impact du rôle du premier témoin, avant l’arrivée des secours, sur la survie à 30 jours (J30) n’a jamais été étudié en France.

Méthodes : 24 885 ACEH d’origine médicale survenus en présence de témoin ont été étudiés du 1/1/2012 au 1/5/2018, afin de déterminer si la réanimation cardiopulmonaire (RCP) réalisée par le premier témoin, avant l’arrivée des secours, était associée à l’augmentation de la survie à J30. Les données sont issues du Registre électronique des Arrêts Cardiaques (Déclaration CNIL). L’association de l’effet de la RCP par le témoin sur le taux de survie à J30 a été étudié, via l’odds ratio, avant et après appariement par score de propension (incluant : âge, sexe, lieu et cause de l’ACEH, rythme cardiaque initial, délai d’arrivée des secours, no-flowet année de l’ACEH).

Résultats : Une RCP a été réalisée par le témoin dans 14 904 cas (59,9%) et non réalisée dans 9 981 cas (40,1%) avec un taux de survie à J30 de 10,2% versus 3,9% respectivement (p < 0,001). La RCP réalisée par le témoin a été associée à une augmentation du taux de survie à 30 jours (odds ratio 1,269 [1,207 - 1,334]).

Conclusion : La RCP par le premier témoin, réalisée avant l’arrivée des secours, est associée à une augmentation du taux de survie à J30 après un ACEH en France.

Teresa CAMPOS (Lille), Valentine BAERT, Hervé HUBERT, Éric WIEL, Nordine BENAMEUR
Salle 253

Mercredi 05 juin

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FCM-01
11:00 - 12:00

Flash communications
Emile et Image

Modérateur : Françoise CARPENTIER (Grenoble)
11:00 - 12:00 #17260 - FC001 Impact de la réalisation d’un scanner thoracique aux urgences sur le devenir des patients hospitalisés pour le motif « dyspnée » : étude rétrospective.
FC001 Impact de la réalisation d’un scanner thoracique aux urgences sur le devenir des patients hospitalisés pour le motif « dyspnée » : étude rétrospective.

Introduction : La dyspnée aigue est l’un des principaux motifs de consultation aux urgences. C’est un symptôme fréquent, rencontré dans le cadre de pathologies engageant potentiellement le pronostic vital. Le scanner thoracique est l’imagerie de choix pour dans la prise en charge diagnostique des patients dyspnéiques.

Méthodes : Etude rétrospective sur données existantes menée sur une cohorte de patients adultes pris en charge pour dyspnée sur une période d’un an (janv à déc 2017 inclus). Les dossiers médicaux des patients hospitalisés suite à leur prise en charge aux urgences pour dyspnée ont été revus. Les données des patients ayant eu une TDM thoracique au SAU ont été comparées à ceux n’ayant pas eu de TDM.

Résultats : 3093 patients ont été admis pour dyspnée, 1259 ont été hospitalisés. 363 (29%) patients hospitalisés ont bénéficié d’un scanner thoracique au SAU. Le résultat de la TDM est normal pour 21 (6%) patients, pneumopathie pour 142 (39%) et embolie pulmonaire pour 44 (12%). Les patients des 2 groupes sont comparables excepté pour le sexe masculin (p < 0,002), l’âge plus jeune (p < 10-4), une fréquence cardiaque plus élevée (p < 0,02) pour les patients avec TDM. La mortalité est de 47 (13%) chez les patients avec TDM et de 99 (11%) chez les patients sans TDM, sans différence significative (OR=0,83, IC95 [0,57 - 1,24], p = 0,33). La durée d’hospitalisation est de 12 jours (p=0.8) dans les 2 groupes.

Conclusion : Les patients admis aux urgences pour dyspnée et ayant bénéficié d’une TDM thoracique au cours de la prise en charge au SAU ne présentent pas de différence significative sur le taux de survie et la durée moyenne de séjour.

David SAMBATI (Montpellier), Marion BASTY, Garnier CÉLINE, Solene BROUILLONNET, Jean-Francois VIGNEAU, Emmanuel GUEDJ, Cécile AUDRY, Mustapha SEBBANE
11:00 - 12:00 #17377 - FC002 Le NIveau de base des médecins participant à une première Formation à l’Echographie Clinique d’Urgence augmente, mais pas leur niveau final ! Étude NIFECU.
FC002 Le NIveau de base des médecins participant à une première Formation à l’Echographie Clinique d’Urgence augmente, mais pas leur niveau final ! Étude NIFECU.

Introduction

L’utilisation et, de fait, l’apprentissage de l’échographie clinique d’urgence (ECU) se sont largement développés au cours des dernières années. Une initiation est de plus en plus souvent réalisée au cours des études médicales. Nous nous sommes demandés si cela avait un impact sur le niveau des médecins venant suivre une première formation de base à l’ECU.

Méthodes

Pretest : 10 boucles vidéo d’une durée totale de 3 minutes avec diagnostics à choisir parmi huit items

Données : formations de deux jours, avec 60% de temps de pratique délivrées dans deux centres d’enseignement des soins d’urgence (CESU) de deux SAMU de régions distinctes et un hôpital régional

Post-test : idem pré-test, dans un ordre différent

Analyse : comparaison des notes (sur 10) pré et post-test sur trois périodes, de 2013 à 2018

Résultats

239 médecins ont participé aux pré et post-tests de 20 sessions de formations.

Note prétest : 5,3+2,3 points. Augmentation au cours du temps, de 4,5+2,0 à 5,9+2,3 (Figure).

Note post test : 8,0+1,7 points. Diminution au cours du temps, de 8,6+1,3 à 7,6+1,7 (Figure).

La note de post-test était supérieure à la note de pré-test dans 218 (90%) cas. Progression moyenne : 2,6+2,4 points.

Conclusion

Le niveau de base des médecins participant à une première formation à l’échographie clinique d’urgence a augmenté au cours du temps, mais, pas leur niveau final ! Cela doit inciter à continuellement faire évoluer le contenu de l’enseignement.

Aurélien GUENIN (Bobigny Cedex), Philippe PES , Idriss ARNAUDET, Yazid ROUICHI, Paul-Georges REUTER, Xavier BOBBIA, Tomislav PETROVIC, Frédéric LAPOSTOLLE
11:00 - 12:00 #17261 - FC003 ETUDE DE LA PERTINENCE DU SCANNER CORPS ENTIER AUX URGENCES ADULTES.
FC003 ETUDE DE LA PERTINENCE DU SCANNER CORPS ENTIER AUX URGENCES ADULTES.

Introduction : Le scanner corps entier (SCE) est un examen performant qui guide la prise en charge des patients traumatisés graves. Pourtant, son recours systématique aux urgences aboutit à une grande proportion d’examens normaux. Son coût direct est conséquent et l’irradiation de 20mSV expose un adulte à un risque d’1 sur 1000 de développer un cancer. Le but de cette étude est de déterminer des critères prédictifs de normalité chez les traumatisés ayant eu un SCE pour en rationaliser l’usage. Matériels et Méthode : Une étude rétrospective monocentrique a inclus les patients traumatisés de plus 16 ans pour lesquels un SCE est réalisé durant leur passage aux urgences de 2016 à 2018. Le critère de jugement permettant d’affirmer l’anormalité du SCE était au moins une lésion catégorisée 2 par l’Abreviated Injury Scale. Les données anamnestiques, cliniques, radiologiques et relatives à la prise en charge du patient étaient recueillies. Deux méthodes d’analyse indépendantes ont été appliquées : une méthode avec des critères « a priori » et l’autre selon un modèle multivarié avec régression logistique. L’objectif était de définir un profil de patient à bas risque en testant la capacité discriminante de cet ensemble de critères pour éviter un SCE. Résultats : Sur 810 patients inclus 41% avaient un SCE anormal (n=329). 17 critères « a priori » ont été testés. La performance du test montrait une sensibilité de 96,9%, une spécificité de 25,8%, une valeur prédictive négative de 89,7%, une valeur prédictive positive de 48,2%. Cette méthode permettait d’éviter un SCE sur sept. Dans le modèle de régression logistique multivarié 9 variables ont été retenues. Les performances de ce modèle montraient une sensibilité de 87%, une spécificité de 44%, une valeur prédictive négative de 81,3% et une valeur prédictive positive de 50%. Les courbes ROC montraient une aire sous la courbe de 0,8 pour l’échantillon d’apprentissage et 0,73 pour l’échantillon test. Cette méthode permettait d’éviter un SCE sur quatre dans le groupe apprentissage et un SCE sur cinq dans le groupe test. Discussion : L’approche « a priori » semble plus robuste pour prédire la normalité du SCE. Les patients faux-négatifs du modèle multivarié sont plus nombreux et présentent des lésions plus graves. Une rationalisation du SCE chez les patients traumatisés est possible par un algorithme prédictif. Conclusion : Une validation externe par le biais d’une étude prospective multicentrique est nécessaire.

Mehdi TAALBA (Rouen), Matthieu SCHUERS, Clotilde BOUVY, Stefan DARMONI, Andre GILLIBERT, Luc-Marie JOLY
11:00 - 12:00 #16698 - FC004 Evaluation de la pertinence des demandes d'examens tomodensitométriques aux urgences adultes du CHU.
FC004 Evaluation de la pertinence des demandes d'examens tomodensitométriques aux urgences adultes du CHU.

Introduction:

Les demandes d’examens d’imagerie aux urgences sont en plein essor avec une estimation à 9 % des consultations aux urgences bénéficiant d'un scanner (22% dans les urgences adultes de notre CHU). Devant cette demande importante et sans cesse croissante, nous nous interrogeons sur la pertinence de nos prescriptions de scanners.

Méthode et Matériel:

Notre étude est rétrospective, monocentrique et observationnelle. Elle inclut 704 demandes d’imagerie chez 3126 patients admis consécutivement entre le 5 et le 25 mars 2018. Tous les patients évalués sont des patients de notre pôle des urgences. Le Guide de Bon Usage des examens d’imagerie médicale a été retenu comme "gold standard" pour valider les indications des examens demandés.

Résultats:

Sur la période étudiée, 704 examens d’imagerie par scanners ont été réalisés dont 61% avec injection, répartis entre urgences non vitales (n=523), SAUV (n=58), ambulatoire (n=81) et UHCD (n=42). Pour 86% des demandes, une hypothèse diagnostique était clairement formulée. Sur les 704 scanners, 370 exploraient le crâne, 148 la région abdomino-pelvienne et 109 la région thoracique. Après réalisation du scanner, 377 patients étaient hospitalisés et 297 retournaient à domicile. Selon les recommandations du GBU, 415 scanners étaient conformes à la prescription en 1ère intention (59%), mais 289 demandes (37%) n'étaient pas pertinentes et pouvaient être classées en 2 sous-catégories: 162 recommandations d’un autre examen d’imagerie en 1ère intention et 97 réalisations en l’absence d’une hypothèse diagnostique.

Discussion:

Avec en moyenne 33.5 scanners/24h, les examens d’imagerie tomodensitométrique ont une large place en Médecine d’Urgence, permettant d’affirmer ou d’ infirmer l’hypothèse diagnostique formulée. Dans nombre de cas, le scanner réalisé retient un diagnostic alternatif  et autorise le retour à domicile pour 4 malades sur 10. Sur la base du GBU, 37% des demandes n’étaient pas pertinentes, essentiellement par absence d’une hypothèse diagnostique précise ou par indication d’un autre examen d’imagerie en 1ère intention. Cette catégorie peut être améliorée en exigeant d’une part de préciser l’hypothèse diagnostique sur la demande de scanner et en permettant d’autre part un accès en temps réel aux examens d'imagerie selon les recommandations actualisées (IRM +++). Une actualisation des algorithmes du GBU s’impose également en tenant compte des évolutions des recommandations formulées par les sociétés scientifiques.

Pauline LOUIS (Clermont-Ferrand), Remi ESPENEL, Jeannot SCHMIDT, Louis BOYER, Laurent GERBAUD
11:00 - 12:00 #16888 - FC005 L'échographie sur le champ de bataille est-elle possible et utile ? Etude lors du stage de Médicalisation en milieu hostile (MEDICHOS).
FC005 L'échographie sur le champ de bataille est-elle possible et utile ? Etude lors du stage de Médicalisation en milieu hostile (MEDICHOS).

Introduction : Les forces françaises sont engagées sur des théâtres où les distances d’évacuation imposent un triage optimal. Notre objectif était d’évaluer si l’utilisation de l’échographie était possible dans un contexte opérationnel.

Matériel et méthode : Pendant les stages MEDICHOS, reproduisant des conditions proches du combat, les praticiens disposaient d’un échographe portable. Si les coupes de référence (EFAST ou POCUS) étaient obtenues, des coupes enregistrées sur tablette étaient proposées. Le critère d’évaluation principal est l’obtention des coupes. Les critères d’évaluation secondaire sont le délai de réalisation et le bénéfice ressenti (échelle numérique) quant aux décisions thérapeutiques et à la priorisation des évacuations.

Résultats : 44 échographies ont été réalisées sur un total de 168 patients (5 échecs). Le délai moyen d’obtention était de 180 secondes pour les coupes E- FAST contre 138 secondes lors des échographies ciblées (POCUS). Le taux de réussite était de 90%, le score d’aisance était supérieur à 5/10 dans 86%. La figure 1 résume l’impact sur la prise en charge.

Discussion : En condition de stress, au combat, l’échographie d’urgence est réalisable pour guider la thérapeutique et permet de définir rapidement les priorités d’évacuation. Ce travail encourage l’extension de l’utilisation en milieu civil isolé et hostile.

Camille MARTINET (toulon), Emmanuel COMBES, Pierre Mathieu ASTRIÉ, Stephane FOUCHER, Guillaume GASPERINI, Delphine KEREBEL, Patrick BENNER, Aurélien RENARD
11:00 - 12:00 #17062 - FC006 Évaluation de l'utilisation de la capnographie en préhospitalier par les médecins urgentistes.
FC006 Évaluation de l'utilisation de la capnographie en préhospitalier par les médecins urgentistes.

Introduction : La capnographie est un outil primordial dans la prise en charge des patients intubés en médecine d’urgence. Elle permet de vérifier le positionnement de la sonde d’intubation et monitorer l’efficacité de la réanimation cardiopulmonaire dans l’ACR. Elle permet également de manager les patients avec des objectifs d’EtCO2 différents selon le contexte clinique. Les connaissances théoriques telles que l’existence d’un gradient avec la PaCO2 et l’interprétation des informations apportées par le capnogramme sont essentielles pour l’utiliser de manière optimale. L’objectif principal de cette étude était de faire une évaluation des connaissances des urgentistes d’une région sur l’utilisation de la capnographie en préhospitalier.

Matériel et méthode : Il s’agissait d’une enquête transversale multicentrique (5 centres) sur une cohorte des médecins par questionnaire. Les critères d’inclusion regroupaient les médecins formés à la médecine d’urgence (DESCMU, DESAR, CAMU) exerçant en SMUR et dans notre région. Dans chaque centre hospitalier un médecin désigné par l’investigateur principal distribuait les questionnaires et surveillait les réponses. Le critère de jugement principal était le taux de bonnes réponses global et le taux de réponses à chacune de trois sous-parties du questionnaire (« généralités sur la capnographie », « arrêt cardio-respiratoire  (ACR)» et « prise en charge du patient grave »).

Résultats : 52 médecins ont été recrutés pour participer à cette étude entre le 07 et le 31 Juillet 2018. L’âge moyen était de 40 ans (écart type = 9) et le sex ratio F/M de 62%.Le taux de bonnes réponses au questionnaire était de 65%. Le taux de bonnes réponses était de 65% pour la partie « généralités sur la capnographie », 76% pour la partie « ACR » et 58% pour la partie « patients graves ». Le temps moyen de réponse était de 11 minutes (écart type = 5). Il existait une association sur deux paramètres lors de l’analyse multivariée, avec des meilleurs résultats pour les participants ayant une formation d’anesthésie-réanimation et pour les participants ayant pris le plus de temps au répondre au questionnaire. On ne retrouvait pas de différences selon l’ancienneté dans la profession ou le lieu d’exercice.

Conclusion : Les connaissances des urgentistes sur la capnographie sont globalement satisfaisantes en particuliers sur la partie "ACR" Quelques éléments d’amélioration de la formation initiale et continue des médecins urgentistes ressortent de ce travail.

Benjamin SALEZ (Périgueux), Jean Paul LORENDEAU, Eve KAMMER, Romain BLONDET, Olivia BOUDARD , Georges KASKAS, Boris OUDIN, Michel GALINSKI
11:00 - 12:00 #16818 - FC007 Incidence des anomalies IRM chez 135 patients ayant consulté pour un épisode d’ictus amnésique aux Urgences adultes, en 2015 et 2016.
FC007 Incidence des anomalies IRM chez 135 patients ayant consulté pour un épisode d’ictus amnésique aux Urgences adultes, en 2015 et 2016.

Introduction : L'ictus amnésique (IA) est un trouble mnésique brutal et totalement régressif en moins de 24 heures qui affecte principalement l’adulte avec une moyenne d'âge à 60 ans.

Matériel et méthode : Il s’agissait d’une étude monocentrique, rétrospective et observationnelle, analysant la population et les examens complémentaires réalisés chez les patients âgés de 40 et 80 ans dont le diagnostic d’iIA avait été posé aux Urgences adultes, du 01/01/15 au 31/12/16. L’objectif principal était de déterminer l’incidence d'anomalies en imagerie par résonnance magnétique (IRM).  L’objectif secondaire était d’analyser les facteurs cliniques associés à la réalisation d’une imagerie cérébrale chez ces patients.

Résultats : 135 patients, 89 femmes et 46 hommes, ont été inclus avec une médiane d’âge de 66 ans.
37 patients avaient bénéficié d’une IRM cérébrale dont 18 au sein du service des Urgences et 19 en dehors.
Parmi ces examens, 13 IRM (35%) montraient des anomalies avec 9 IRM (24%) montrant des anomalies typiques d’IA et 4 IRM (10%) montrant un AVC. Le délai médian de réalisation de l’IRM cérébrale était de 2 jours avec une médiane d'anomalies typiques d'IA à J3. Les patients ayant bénéficié d’une imagerie cérébrale présentaient de manière significative plus de facteurs de risque cardiovasculaires (FRCV), en particulier d’HTA et de dyslipidémie. La survenue per-coïtale était également un critère d'imagerie cérébrale aux urgences.

Discussion : L'IA devrait être diagnostiqué aisément grâce aux critères cliniques rigoureusement établis. Cependant,  l'absence de consensus ou de recommandation engendre des prises en charge hétérogènes. Malgré un nombre de patients inclus intéressant, notre étude possédait des faiblesses et plusieurs biais inhérents, pour une grande partie, au caractère rétrospectif (biais d'information) et monocentrique (biais de sélection) de l’étude. Concernant l’incidence des anomalies en IRM cérébrale, les chiffres doivent être considéré avec prudence car seuls 37 patients ont bénéficié d’une IRM cérébrale.

Conclusion : Concernant une population de 135 patients ayant consultés aux urgences adultes, entre le 01/01/2015 et le 31/12/2016, l’incidence des anomalies IRM était de 35% (13/37) avec 24% (9/37) d’anomalie typiques d’IA et 10% (4/37) d'AVC. Le critère principal d’imagerie cérébrale était la présence de FRCV, avec en particulier l’hypertension artérielle et enfin la survenue percoïtale (aux urgences).

Marie FLANDINETTE (Cestas)
11:00 - 12:00 #16933 - FC008 PULSE : Première Utilisation de Lunettes connectés par les pisteurs SEcouristes.
FC008 PULSE : Première Utilisation de Lunettes connectés par les pisteurs SEcouristes.

Introduction :

Les pisteurs secouristes de domaine skiable ont parfois recours au SAMU pour bénéficier d’une régulation médicale. Les dispositifs de « lunettes connectées » sont en plein essor. Ils n’ont cependant jamais été testés pour le secours en montagne. Des contraintes techniques liées à l’environnement peuvent limiter l’utilisation du dispositif.

L’objectif principal était de tester la faisabilité de leur utilisation par des pisteurs secouristes pour passer un bilan au SAMU. 

Matériel et Méthode :

Il s’agissait d’une étude de preuve de concept.  

L’utilisation du dispositif était évaluée sur des cas médicaux simulés, à différents endroits du domaine skiable incluant un glacier de haute altitude. 

Les tests ont eu lieux sur deux jours. Un médecin était sur place pour encadrer les cas simulés et plusieurs médecins ont pu tester le dispositif depuis le centre de régulation.

Pour apprécier la faisabilité de l’utilisation, le critère principal de jugement était le nombre de connexions réussies ayant pu donner lieu à une évaluation complète du médecin régulateur. La vitesse et la durée de connexion sans perte étaient également évalués.

Nous avons également réalisé une analyse qualitative sur la simplicité de l’utilisation du dispositif et l’utilité ressentie.

Résultats :

7 tests ont été réalisés. La connexion a été établie en moins d’une minute pour 4 tests, en moins de 10 minutes pour 2 tests et un échec complet a été dû à un problème de réseau. La connexion a été totale sans interruption pour 4 tests. Il y a eu une interruption pour un test et 4 interruptions pour un autre. Aucun défaut du au froid ni à des problèmes d’altitude ou de condensation n’a été relevé. Les médecins ont dans l’ensemble été satisfaits par le dispositif, aimeraient l’utiliser, ont trouvé la qualité de l’image satisfaisante, et pensent gagner du temps pour réguler.

Discussion :

Le système a été efficace mais est améliorable. Ce dispositif pourra aider le régulateur dans sa prise de décision grâce à une vision d’ensemble incluant le tableau clinique et paramètres environnementaux.  L’écran intégré aux lunettes pourrait aider le secouriste en cas de non accessibilité héliportée, grâce à et l’envoie de schéma et protocoles, avec un rétrocontrôle direct par le médecin régulateur.

Conclusion :

L’utilisation de lunettes connectées  semble pertinente pour la régulation en milieu montagnard. Des améliorations sont en cours de développement avant des tests sur patients.

Vivien BRENCKMANN (Grenoble), Lucas FALCO , Marc BLANCHER , Thomas WAENDENDRIES, Caroline SANCHEZ, Cyrielle CLAPE, Sarah BERNOU, Guillaume DEBATY
Salle 352B-Zone poster 1

Mercredi 05 juin

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FCM-21
11:00 - 12:00

Flash communications
Gros traumatisme

Modérateur : Griselda RAZAFIMANANTSOA (Médecin Urgentiste) (Angers)
11:00 - 12:00 #17373 - FC161 L’insuffisance rénale aiguë post-traumatique.
FC161 L’insuffisance rénale aiguë post-traumatique.

Introduction :

La survenue d’insuffisance rénale aigue (IRA) chez les patients ayant subi un traumatisme est une problématique qui a été peu étudiée jusqu’à ce jour. Sa présence a été démontrée comme étant associée à un risque accru de morbidités et de mortalité chez les sujets atteints.

Le but:

Déterminer l’incidence de l’IRA post-traumatique, mesurer son impact pronostique et identifier des facteurs prédictifs mesurés pendant la prise en charge initiale du patient aux urgences.

Patients et méthodes :

Il s’agit d’une étude prospective, conduite sur 20 mois, dans le département des urgences et en unité de soins intensifs (USI) d’un hopital universitaire, incluant les patients admis pour prise en charge de polytraumatisme avec un minimum de séjour de 7 jours en USI. L’insuffisance rénale a été définie on se basant sur la nouvelle classification du KDIGO. Les facteurs prédictifs d’IRA et de mortalité ont été identifiés en analyse univariée puis multi-variée.

Résultats :

365 patients ont été admis durant la période de l’étude, pour prise en charge de lésions post- traumatique, parmi lesquels 130 patients ont été inclus. L’incidence d’IRA dans la population étudiée a été de  45%(59 cas) avec 19 (32%) diagnostiqués d’un stade1, 7 (11%) d’un stade3 et recours à la dialyse dans 5 cas.

Les facteurs prédictifs suivants ont été identifiés à l’analyse univariée : l’âge, le glasgow (GCS) à l’admission, l’instabilité hémodynamique à l’admission et durant le séjour, le shock-index à l’admission,  la quantité de fluide administrée, le recours aux catécholamines, le syndrome de détresse respiratoire aigüe (SDRA), les valeurs de l’urée et de créatinine à l’admission,  l’administration du mannitol et la CIVD. Parmi ces facteurs, le SDRA (p=0.039, OR=5.786, IC : 1.074-31.163) et la valeur initiale de la créatinine (p=0.012, OR=1.099, IC : 1.021-1.183) ont été identifiés comme prédicteurs indépendants d’IRA à l’analyse multi-variée.

La mortalité des patients ayants une IRA a été de 34% (20 patients) avec une durée moyenne de séjour en USI de 22jours. La non-réversibilité de l’atteinte rénale a été un facteur prédictifs de mortalité à l’analyse multi-variée (p=0.009, OR=23, IC : 1.94-279).

Conclusion:

l’IRA post-traumatique est asociée à une morbi-mortalité importante en USI. L’identification des facteurs prédictifs dès la prise initiale du polytraumatisé aux urgences, permettent d’orienter sa prise en charge.

Mariem DLELA (Sfax, Tunisie), Aziza TALBI, Olfa TURKI, Mounir BOUAZIZ
11:00 - 12:00 #17400 - FC162 Shock index versus shock index modifié pour la prédiction de l’hypoperfusion tissulaire chez le traumatisé sévère.
FC162 Shock index versus shock index modifié pour la prédiction de l’hypoperfusion tissulaire chez le traumatisé sévère.

Introduction : La détection précoce de l’hypoperfusion occulte chez les traumatisés sévères représente un tournant évolutif pour le patient cliniquement stable. Des indices cliniques et biologiques tels que la pression artérielle moyenne (PAM), le shock index (SI) et le lactate ont été proposés dans cette optique. Toutefois, la PAM a montré sa supériorité dans la prédiction de l’hypoperfusion tissulaire comparée à la pression artérielle systolique (PAS). Dans ce contexte, SI et shock index modifié (SIM) dépendant respectivement de la PAS et PAM ont été évalués quant à la prédiction de l’hypoperfusion occulte.  L’objectif de ce travail a été de comparer le SI et le SIM à l’admission pour prédire une lactatémie ≥ 4 mmol/L (LACT ≥ 4).

Méthodes : Etude rétrospective à partir du registre local des traumatisés sévères (TS) inclus sur 33 mois ayant eu une gazométrie artérielle à l’admission et ayant une PAS≥90 mmHg. Calcul du SI et SIM. Etude des performances diagnostiques du SI et SIM selon les courbes ROC pour la LACT ≥ 4 avec calcul de l’index de Youden.

Résultats : Inclusion de 413 TS admis en SAUV sur des critères de haute vélocité. Âge moyen=42±19 ans. Sex-ratio=4,2. Caractéristiques de la population : ISS moyen=20±11 ; SI moyen=0,74±0,4. SIM moyen=1±0,52. Lactate moyen (mmol/l)= 2,4±1,6 ; Lactatémie ≥ 4 mmol/L chez 41 patients (10%) ; Recours aux drogues vasoactives chez 63 patients (15%) ; Transfusion massive chez 19 patients (5%). Les caractéristiques des courbes ROC pour prédire une hypoperfusion ont été superposables pour le SI et le SIM  avec respectivement: AUC ; p ;[IC95%]=0,609 ;0,021 ;[0,511 ;0,706] et 0,609 ;0,021 ;[0,511 ;0,707]. Les performances diagnostiques ont été étudiées selon les cut-off suivants : SI>0,9 et SIM>1,1. Les résultats ont été : (Sensibilité ; Spécificité ; valeur prédictive positive ; valeur prédictive  négative)= (41% ;85% ;27% ;93%) pour le SI et (43% ;77% ;17% ;92%) pour le SIM. L’index de Youden a été de 0,26 et 0,2 respectivement pour SI et SIM.

Conclusion : Dans cette étude, SI et SIM ont été prédictifs d’une hyperlactatémie initiale. Toutefois, les index de Youden ont été en faveur d’une précision basse du test pour les deux indices cliniques. Par ailleurs, le SIM n’a pas été supérieur au SI.  Le recours aux biomarqueurs pour l’évaluation initiale de la gravité de ces patients demeure nécessaire. 

Imen MEKKI (Tunis, Tunisie), Hamed RYM, Hana HEDHLI, Maha TOUATI, Badr FERJEOUI, Maaref AMEL, Asma JENDOUBI, Rym BEN KADDOUR
11:00 - 12:00 #17462 - FC163 Facteurs prédictifs de recours à une chirurgie viscérale urgente chez les traumatisés sévères.
FC163 Facteurs prédictifs de recours à une chirurgie viscérale urgente chez les traumatisés sévères.

Introduction :

La prise en charge initiale du traumatisé sévère aux urgences  est de plus en plus axée sur  le concept de damage resuscitation. Le recours à une chirurgie urgente n’est pas dénudée de risques et conditionne de ce fait le pronostic des traumatisés sévères à la phase précoce. Détecter précocement les TS nécessitant un geste chirurgical urgent demeure un challenge pour tout urgentiste. L’objectif de ce travail a été d’étudier les facteurs prédictifs de recours à une chirurgie viscérale urgente chez les TS admis en salle d’accueil des urgences vitales.

Méthodes : Étude prospective observationnelle et pronostique incluant tous les TS âgés de plus de 18 ans. Etude multivariée en régression logistique. P significatif si < 0,05.

Résultats :

Inclusion de 699 TS. Âge moyen=41 ± 18 ans. Sex-ratio=4,3. Les accidents de la voie publique étaient majoritaires dans 83% des cas (n=561). Le shock index moyen (SI) = 0,82±0,48. La lactatémie moyenne=2,6 ± 2 mmol/l. Vingt-deux pour cent ont eu recours aux drogues vasoactives (n= 153). Une transfusion immédiate a été effectuée dans 7% des cas (n=48). ISS moyen=20 ± 13. Soixante patients (9%) ont nécessité une chirurgie viscérale en urgence. Le taux de mortalité a été de 19% à J7 et de 20% à J30. La mortalité a été significativement plus élevée chez les patients ayant eu recours à une chirurgie urgente avec p= 0,014 à J7 et p= 0,02 à J30. Les facteurs indépendants prédictifs de recours à une chirurgie viscérale retrouvés en analyse multivariée ont été (OR ;IC [95%] ;p) : une lactatémie > 4 mmol/L (1,65 ;[1,03 ;2,65] ;0,036) ; un SI > 0,9 (1,67 ;[1,15 ;2,42] ;0,007) et le recours à une transfusion immédiate (2,31 ;[1,54 ;3,46] ;<0,001).

Conclusion :

Dans ce travail, un shock index élevé, une hyperlactatémie initiale ainsi que le recours à une transfusion immédiate ont été des facteurs prédictifs de recours à une chirurgie urgente chez les TS admis en SAUV. La mortalité a été significativement plus élevée après recours à la chirurgie.  Le traitement chirurgical demeure ainsi un tournant évolutif chez les traumatisés sévères. 

Imen MEKKI (Tunis, Tunisie), Hamed RYM, Anissa CHAMSSI , Rym BEN KADDOUR, Badr FERJEOUI, Fatma LAMOUCHI, Maaref AMEL, Safia OTHMANI
11:00 - 12:00 #16731 - FC164 Pertinence des grils costaux aux urgences devant un traumatisme thoracique non compliqué.
FC164 Pertinence des grils costaux aux urgences devant un traumatisme thoracique non compliqué.

Introduction :Les radiographies du gril costal ne sont pas indiquées en première intention dans le diagnostic des traumatismes thoraciques bénins (TTB), les preuves scientifiques de l’utilité de cet examen étant pauvres. Cet examen est cependant souvent pratiqué aux urgences. Notre objectif était d'analyser la plus-value diagnostique du gril costal par rapport aux radiographies thoraciques de face dans les TTB.

Méthode :Etude observationnelle rétrospective réalisée aux urgences d’un centre hospitalier universitaire  entre juillet et décembre 2015. Les patients avec un diagnostic du groupe S20-S29 de la Classification Internationale des Maladies v10 étaient sélectionnés par requête informatique. Seuls les patients avec un diagnostic de TTB ayant eu un gril costal et une radiographie thoracique étaient inclus. Le diagnostic de TTB était retenu si aucun critère de Vittel du polytraumatisé n’était présent, à l’exception de ceux liés au terrain du patient. Les imageries étaient anonymisées puis relues en aveugle et en ordre aléatoire par deux traumatologues. Le critère principal de jugement était le pourcentage de patients dont l’interprétation du gril costal modifiait le diagnostic par rapport à la radiographie thoracique. Les critères secondaires étaient : le pourcentage de patients avec une modification de sévérité (≥ 3 fractures de côtes et/ou une atteinte parenchymateuse ou pleurale) grâce au gril costal ; le coefficient kappa d’accord entre les relecteurs ; le pourcentage d’échographies pleurales réalisées. Les bases de données étaient déclarées à la CNIL.

Résultats : 188 patients étaient inclus (âge médian 66 [40-83] ans,  94 (50%) femmes). Le mécanisme du traumatisme était souvent un accident domestique (n=116, 61%). 33 (18%) patients avaient un diagnostic modifié par l’interprétation du gril costal. Pour 5 (3%) patients, cette interprétation modifiait la sévérité du diagnostic (3 patients avec plus de 3 fractures costales, 2 avec épanchement pleural). Le coefficient Kappa des relecteurs était de 0,86. 14 (7%) patients bénéficiaient d’une échographie pleurale.

Discussion : L’analyse des données de l’examen cliniques permettrait d’affiner ces résultats.

Conclusion : Chez les patients admis aux urgences pour un TTB, la réalisation d’un gril costal modifie peu souvent le diagnostic et très rarement l’appréciation de la sévérité des patients. Trop peu pratiquée, l’échographie pleurale n’a pas encore trouvé sa place dans la prise en charge de ces patients.    

Anne LANGEVIN (grenoble), Clément TOUSSAINT, Almuth SCHLEIERMACHER, Amar NASRI, Damien VIGLINO, Maxime MAIGNAN
11:00 - 12:00 #17361 - FC165 Traumatisé grave et alcoolisation dans un centre de traumatologie de niveau 1.
FC165 Traumatisé grave et alcoolisation dans un centre de traumatologie de niveau 1.

Objectif : Etudier la gravité des patients traumatisés graves (TG) et leur devenir, selon l’alcoolisation initiale.

Matériel et méthode : Etude rétrospective, monocentrique. Inclusion des TG sur les critères de Vittel, admis en salle d’accueil des urgences vitales d’un centre de traumatologie de niveau 1. Recueil des données : dossier résurgences®, dossier hospitalier pour la survie.

Résultats : Sur 178 dossiers de TG analysés du 1er janvier au 12 juin 2018, 25% avaient une alcoolémie positive. L’âge moyen était de 42,8 ans avec une nette prédominance masculine (77,1%). La figure 1 présente la répartition des TG selon le mécanisme initial. Les traumatismes observés étaient craniaux-faciaux (24%), devant les traumatismes vertébro-médullaires (16%) et ceux des membres (14%). L’alcoolisation était statistiquement plus fréquente chez les hommes (89%, p<0,05). Parmi les TG de grade A, 11% étaient alcoolisés et 13% non alcoolisés (p=0,9). Dans le sous groupe des TG alcoolisés, l'alcoolémie moyenne était de 1,3 g/l dans le grade A, 2,1 g/l dans le grade B et 1,6 g/l dans le grade C (p=0,3). Le séjour hospitalier était significativement moins long en cas d’alcoolisation (10 jours versus 18 jours, p=0,05). La mortalité totale était de 6,7%, sans différence significative selon l’alcoolisation.

Conclusion : La gravité initiale des TG apparait sans relation avec l'alcoolémie. D’autres études sont nécessaires afin de préciser les facteurs déterminants de la durée d'hospitalisation des TG.

Antoine SIGAUX (Besançon Cedex), Jean Baptiste PRETALLI, Solène LOTH, Julie GARNAUD , Manon FERRIER, Marion MICHEL, Letellier THOMAS, Thibaut DESMETTRE
11:00 - 12:00 #17091 - FC166 Ratios élevés versus faibles en plasma frais congelé (PFC) et concentrés de globules rouges (CGR), évolution des pratiques et mortalité chez les patients présentant un traumatisme grave, étude rétrospective monocentrique.
FC166 Ratios élevés versus faibles en plasma frais congelé (PFC) et concentrés de globules rouges (CGR), évolution des pratiques et mortalité chez les patients présentant un traumatisme grave, étude rétrospective monocentrique.

Introduction : Les hémorragies incontrôlées restent la principale cause de décès évitable après un traumatisme. Il existe un débat sur les modalités transfusionnelles entre l'application d'un protocole de ratios de transfusion fixes et l'application d'une transfusion personnalisée guidée par une thromboélastométrie. Nos objectifs étaient de décrire les pratiques transfusionnelles au cours du temps et d’analyser la mortalité toutes causes confondues sur 24 heures et 30 jours.

Méthode : Cette étude était observationnelle rétrospective monocentrique dans un centre de traumatologie de niveau 1. Tous les patients traumatisés âgés de plus de 18 ans et ayant reçu une transfusion d'au moins 4 CGR à 24 heures après leur admission de 2011 à 2016 ont été inclus. Les patients ont été classés en groupes à ratio élevé (PFC:CGR à 1:2) ou faibles (PFC:CGR < 1: 2).

Résultats : Au total, 122 patients traumatisés ont été inclus. Nous avons observé une diminution significative de l’incidence des patients nécessitant au moins 4 CGR à H24 après leur admission au centre de traumatologie (de 9% en 2011 à 3% en 2016, p-trend < 0,001) et une diminution significative de l’incidence des ratios élevés (86% vs 56%; p-trend=0,004). Aucune différence significative n'a été observée dans la mortalité à H24 et à J30 lorsque l'on comparait les ratios élevés aux faibles. Après 2013, l'acide tranexamique était administré à tous les patients inclus. Il y avait une bonne adhésion au protocole de thromboélastométrie pour l'administration de fibrinogène (p=0,0003).

Conclusion : Dans notre centre de traumatologie, nous réalisons une transfusion personnalisée en fonction des résultats de thromboélastométrie obtenues en moins de 15 minutes après admission. Cette méthode a réduit dans l'incidence transfusionnelle et les ratios élevés sans majorer la mortalité. Cette méthode est proche de celle décrite dans la littérature sous le nom de " Copenhage concept" et peut être appliquée à tous les centres de traumatologie disposant de la thromboélastométrie.

Cyril PERNOD (lyon), Laurie FRATICELLI, Guillaume MARCOTTE, Bernard FLOCCARD, Thibault GIRARDOT, Clément CLAUSTRE, Maeva DURAND, Thomas RIMMELÉ
11:00 - 12:00 #16854 - FC167 Etude d'évaluation des pratiques sur l'orientation et la prise en charge des patients traumatisés thoraciques hospitalisés en soins intensifs sans plateau technique de chirurgie thoracique.
FC167 Etude d'évaluation des pratiques sur l'orientation et la prise en charge des patients traumatisés thoraciques hospitalisés en soins intensifs sans plateau technique de chirurgie thoracique.

Introduction : Les traumatisés thoraciques représentent une entité distincte de la traumatologie grave avec une dysfonction respiratoire initiale qui peut évoluer secondairement avec la mise en jeux du pronostic vital. Les recommandations SFMU/SFAR de 2015 sur la prise en charge des 48 première heures recommandent d’orienter d'emblée vers un centre avec un plateau technique de chirurgie thoracique les patients qui présentent une défaillance hémodynamique ou respiratoire. Mais les centres de chirurgie thoracique peuvent être géographiquement éloignés. Nous avons réalisé une étude d'évaluation des pratiques sur la prise en charge des patients traumatisés thoraciques hospitalisés dans des centres sans plateau technique de chirurgie thoracique. Nos objectifs ont été d’évaluer le recours à la chirurgie pour ces patients adressés aux urgences puis hospitalisés en soins intensifs selon la gravité initiale des patients.

Matériel et méthode : Nous avons réalisé une étude rétrospective à partir des données PMSI des années 2016 et 2017 des patients hospitalisés avec un traumatisme thoracique en service de soins intensifs de deux centres hospitaliers départementaux sans services de chirurgie thoracique. Les analyses ont été effectuées à partir des données de régulation du SAMU, fiches d’interventions, et dossiers hospitaliers.

Résultats : 105 patients traumatisés thoraciques ont été inclus, dont 44 avec un traumatisme de haute cinétique. A la prise en charge, 20 patients avaient une défaillance hémodynamique ou respiratoire. La moitié des patients a nécessité un drainage thoracique et 16 de la ventilation mécanique invasive. Onze patients ont secondairement été adressés dans un centre en vue d’une chirurgie thoracique et 9 ont été opéré. Le délai médian traumatisme-transfert était de 7 jours [2 ; 10]. Deux patients ont été transférés à J0 pour une atteinte cardiaque. Sur 20 patients avec une défaillance hémodynamique ou respiratoire initiale, 15 n’ont pas nécessité de transfert vers un service de chirurgie thoracique.

Conclusion : Dans notre cohorte, 75 % des patients traumatisés thoraciques avec une défaillance respiratoire ou hémodynamique ont été pris en charge en service de soins intensifs sans nécessité de recours à une chirurgie thoracique. Le travail en réseau entre urgentiste, réanimateur et chirurgien thoracique a permis une prise en charge initiale en soins intensifs avec une orientation dans un deuxième temps vers un centre de chirurgie thoracique.

Kevin QUESNEL (DAX), Jerome DIMET, Jean FABRE, Thierry MAYET, Arnaud SEMENT, Muriel ARNAUD, Adrien AUVET
11:00 - 12:00 #17265 - FC168 Valeur pronostique du rapid emergency medicine score (REMS) chez les traumatisés graves admis en salle d'accueil des urgences vitales.
FC168 Valeur pronostique du rapid emergency medicine score (REMS) chez les traumatisés graves admis en salle d'accueil des urgences vitales.

Introduction :

Le REMS score a été bien étudié en réanimation pour prédire la mortalité des patients admis pour pathologie médicale, mais il reste peu documenté aux urgences chez les traumatisés graves.

L’objectif était de comparer la valeur pronostique du REMS score par rapport au shock index (SI) en termes de mortalité intra hospitalière.

 

Méthodes :

Etude prospective menée sur 04 mois au service des urgences. Inclusion des traumatisés graves (lésions et cinétique) admis en salle d'Accueil des Urgences vitales. Calculer les scores REMS et SI et étudier la valeur pronostique de ses scores en termes de mortalité intra hospitalière.

Résultats :

Quarante traumatisés graves ont été inclus. L’âge moyen = 36,3 ans ±15. Sex ratio =3. Les mécanismes N (%) : AVP avec éjection : 17(42,5%), AVP avec décélération :4(10%), Accident de travail (chute de plus de 6 mètres) : 8(20%). Evolution N (%) : intubation trachéale 8(20%), Recours à la chirurgie 25 (62,5%), mortalité intra hospitalière : 5(12,5%). Le SI ≥ 0,7 n’a pas montré de différence significative entre les décédés en intra hospitalier et les survivants. Par contre, le REMS score a été significativement plus élevé chez les décédés (8,2 ±2,3) versus les survivants (2,4 ±3), p=0,001.

Caractéristiques de la courbe ROC pour le REMS score : Cut-off= 3,5; AUC [Intervalle confiance 95%]= 0,84 [0,65-0,99] ; p=0,014.

Dans cette étude, le REMS score a démontré son intérêt dans la prédiction de la mortalité intra hospitalière du traumatisé grave.

Dorra CHTOUROU (tunis, Tunisie), Fatma MEJRI , Nourelhouda NOUIRA, Elmoez BEN OTHMANE, Wiem DEMNI, Nacef BEN MRAD, Maamoun BEN CHEIKH
Salle 352B-Zone poster 2

Mercredi 05 juin

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AS-65 A
11:00 - 12:30

Atelier Soignants 65 A
Simulation de conduite en situation d'urgence

Coordonnateur : Bruno GARRIGUE (Corbeil-Essonnes)
Conférenciers : Marc BODSON (Trappes), Didier GRANDIN (Corbeil), Stéphane GRESSIN (Trappes)
Rappeler les bases de législation en matière de formation à la conduite des Ambulanciers SMUR.
Appréhender sur simulateur réaliste différentes situations accidentogenes en conduite d’urgence.
Réaliser une analyse des pratiques et apporter des pistes d’amélioration pour renforcer la sécurité.
Village SFMU
12:00

Mercredi 05 juin

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CMS-01
12:00 - 13:00

Conférence Médico-soignants N°1
Les risques de la régulation

Modérateurs : Perrine BOURSIN (Paris), Catherine PRADEAU (MEDECIN) (Bordeaux)
Coordonnateur : Clémence BIED (Lyon)
12:00 - 13:00 L’ EPP en régulation. Joel JENVRIN (Chef de Service) (Nantes)
12:00 - 13:00 La déclaration EI en régulation. François BRAUN (Chef de Service) (Metz)
12:00 - 13:00 Psycho-traumatisme ... impact sur les ARM. Ludovic RADOU (Superviseur) (Le Mans)
Salle Maillot

Mercredi 05 juin

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BN-01
12:00 - 13:00

Breaking News N°1
Sans blessures apparentes : réparer les survivants ?

Modérateur : Claude LAPANDRY (Conseiller médical) (Paris)
Coordonnateur : Yonathan FREUND (Paris)
Conférencier : Jean-Paul MARI (journaliste-écrivain) (Paris)
Salle 242A

Mercredi 05 juin

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FCM-09
12:00 - 13:00

Flash communications
Echo and Co.

Modérateur : Aurélie GLOAGUEN (PHC) (Dijon)
12:00 - 13:00 #17240 - FC065 Faisabilité de la mesure du TAcc par voie sous xyphoidienne par des médecins urgentistes.
FC065 Faisabilité de la mesure du TAcc par voie sous xyphoidienne par des médecins urgentistes.

Introduction: En cas d’hypertension artérielle pulmonaire et notamment dans les embolies pulmonaire (EP), le temps d’accélération des flux dans l’artère pulmonaire (TAcc) diminue. Cette mesure utilisée par les cardiologues s’obtient classiquement grâce à une coupe parasternale petit axe (PSPA) mais est de réalisation quelque fois difficile. Un abord sous xyphoidien est aussi possible et cette dernière voie est plus utilisée et enseignée aux médecins urgentistes (MU). L’objectif de notre étude était d’évaluer la capacité des MU à réaliser une coupe échographique par voie sous xyphoidienne afin de mesurer le TAcc au niveau de l’artère pulmonaire chez des sujets sains après une formation courte.

Méthode: Une formation courte de 2 heures a été prodiguée à des MU par des experts en échographie, suivie de séances d’entrainement, au cours desquelles la mesure de TAcc était enregistrée. La qualité de ces enregistrements a été évaluée par 2 experts en échographie indépendants au processus de formation.

Résultats: Sur une période de 4 mois, 26 médecins ont participé à l’étude (19 internes, 5 assistants, 2 praticiens hospitaliers). Cinq n’avaient aucune formation en échographie, 15 suivaient une formation intégrée au DESMU et 6 avaient effectué une formation spécifique (USLS, HD2, TUSAR). Ils ont réalisé en médiane 3 échographies par personne. Dans 95% des cas, le TAcc a pu être mesuré. Ces mesures ont été considérées comme fiables dans plus de 75% des cas par les 2 experts. L’expérience et les formations ne semblaient pas influencer d’une manière majeure la fiabilité de la mesure du TAcc d’après les 2 experts (p=0,19 et p=0,62). En médiane la qualité des coupes enregistrées était considérée comme « exploitable avec réserve », mais la concordance entre les experts était faible avec un coefficient kappa compris entre 0,2 et 0,4 selon le critère évalué.

Discussion: Malgré un faible nombre d’échographie réalisé, le taux d’obtention du TAcc est cohérent vis-à-vis de la littérature. Cependant, celles-ci ont été effectuées sur une population homogène et saine contrairement à la population des urgences.

Conclusion: Après une formation courte, la mesure échographique du TAcc par voie sous xyphoïdienne semble réalisable par des MU sur des sujets sains. Il serait utile d’évaluer cette mesure sur la population des urgences avant de pouvoir étudier l’apport éventuel du TAcc dans le schéma de prise en charge de l’EP.

Camille ERNOULT (Nantes), Philippe PES, Philippe LE CONTE, Idriss ARNAUDET, Christophe BERRANGER, Laurent MULLER, François JAVAUDIN
12:00 - 13:00 #16924 - FC066 Remplissage vasculaire (RV) guidé par échographie dans le sepsis avec défaillance hémodynamique (SH) : étude pilote.
FC066 Remplissage vasculaire (RV) guidé par échographie dans le sepsis avec défaillance hémodynamique (SH) : étude pilote.

Remplissage vasculaire (RV) guidé par échographie dans le sepsis avec défaillance hémodynamique (SH) : étude pilote.

Introduction : le RV initial constitue un élément-clé dans le SH. La Surviving Sepsis Campaign recommande un volume fixe de 30 ml/kg. Cependant, le volume initial nécessaire est hautement variable en fonction du foyer infectieux, de l’état hémodynamique et des antécédents. Un sur-remplissage constitue un facteur de risque de mortalité. Une stratégie de RV individualisé par échographie cardiaque et pulmonaire (EP) avec comparaison au volume fixe de 30 ml/kg a été évaluée.

Patients et méthode

inclusion : patients présentant un sepsis (infection et qSoFA > 2) avec défaillance hémodynamique (PAM < 65 mm Hg ou lactate > 2 mmol/l)

exclusion : profil pulmonaire initial B/B, fin de vie documentée

méthode :

- avant RV, mesure ITV sous-aortique et EP recherchant un profil B/B

- RV de 500 ml toutes les 20 min avec nouvelle mesure ITV et réalisation EP

- arrêt RV si augmentation ITV < 10 % ou apparition à l’EP d’un profil B/B

objectif principal : delta volume RV réalisé comparé à 30 ml/kg

objectifs secondaires : tolérance respiratoire évaluée par l’évolution du rapport SpO2/fiO2, delta ITV

Données exprimées comme médiane, [Q25 %-Q75%], comparaison par Wilcoxon apparié

Résultats

10 patients ont été inclus (6 femmes, 4 hommes), 66+15 ans. Le RV a été effectué en 73±26 min.

Conclusion : l’approche échographique paraît efficace sous réserve de confirmation de ces résultats préliminaires.

Quentin LE BASTARD (Nantes), Chloé DESCHAMPS, François JAVAUDIN, Idriss ARNAUDET, Philippe PES, Philippe LE CONTE
12:00 - 13:00 #17272 - FC067 Evaluation du cœur, des poumons et des vaisseaux en échographie, faite au chevet du malade, des patients en état de choc aux urgences : intérêt de l’estimation visuelle en mode bidimensionnel.
FC067 Evaluation du cœur, des poumons et des vaisseaux en échographie, faite au chevet du malade, des patients en état de choc aux urgences : intérêt de l’estimation visuelle en mode bidimensionnel.

Objectif : Evaluer l’intérêt  de l’estimation visuelle seule, en mode bidimensionnel, du cœur des poumons et des vaisseaux en échographique, des patients en  état de choc aux urgences.

Matériel et méthodes : Etude prospective réalisée  aux urgences, menée sur une période de cinq ans, incluant tous les  patients  présentant une pression artérielle systolique inférieure ou égale à 90 mmHg ou moyenne <=60 mmHg et/ou une insuffisance circulatoire périphérique associée à une dysfonction d’organe

L’évaluation a été basée sur l’estimation visuelle en :

-Echographie cardiaque :  fraction d’éjection ventriculaire gauche, dveine cave inférieure, cavités droites et péricarde

-Echographie pleuropulmonaire : profil A, profil B, foyer de condensation,  épanchement pleural liquidien ou gazeux.

-Echographie vasculaire: diagnostic d’une thrombophlébite proximale et d’un anévrysme de l’aorte thoracique et ou abdominale.

Aucune mesure ni évaluation par doppler n’a été pratiquée. Le diagnostic clinique et le traitement initial ont été confrontés aux résultats de l’approche visuelle de l’évaluation hémodynamique.

Résultats : Cent quatre-vingt patients ont été inclus. L’âge moyen était de 62.8±10 ans. La fraction d’éjection ventriculaire gauche était altérée dans  30 % des cas. Une dilatation des cavités droites a été diagnostiquée dans 34%, une veine cave inférieure dilatée et non compliante dans 35% des cas  et  petite et plate dans 18 % des cas. Un épanchement péricardique a été retrouvé dans 38% des cas dont 25% avec des signes échocardiographiques de compression.Soixante pour cent des malades avaient un profil B. Un épanchement pleural liquidien a été diagnostiqué dans 52% des cas et gazeux dans 12% des cas. Un foyer de condensation a été diagnostiqué dans 38 % des cas. Une thrombophlébite a été objectivée dans12 % des cas et un anévrysme de l’aorte thoracique et ou abdominale dans 19% des cas Dans 61 %  l’évaluation visuelle du cœur, des poumons et des vaisseaux modifiait le diagnostic étiologique de l’état de choc et conduisait à des modifications thérapeutiques dans  55 % des cas. Cette évaluation visuelle ne permettait  pas de conclure dans 14 % des cas.

 Conclusion : L’évaluation visuelle seule, en mode bidimensionnel, du cœur des poumons et des vaisseaux en échographique, des patients en  état de choc, faite au lit du malade par l’urgentiste  permettait  de redresser un certain nombre de diagnostic mais elle restait  insuffisante dans les situations hémodynamiques complexes.

 

 

Mehdi BEN LASSOUED (Tunis, Tunisie), Maher ARAFA , Rim HAMMAMI, Mounir HAGGUI, Bassem CHATBRI , Houaida MAHFOUDHI, Olfa DJEBBI, Khaled LAMINE
12:00 - 13:00 #16759 - FC068 Pratique de l’échographie clinique au sein d’un réseau territorial d’urgence.
FC068 Pratique de l’échographie clinique au sein d’un réseau territorial d’urgence.

Introduction : L’échographie clinique en médecine d’urgence (ECMU) fait partie intégrante de la démarche diagnostique et thérapeutique de l’urgentiste et a fait l’objet de recommandations formalisées d’experts en 2016 et 2018 par la Société française de médecine d’urgence. L’objectif principal de notre étude était d’évaluer les caractéristiques des médecins pratiquant l’ECMU au sein de notre territoire. L’objectif secondaire était d’analyser les facteurs influençant une pratique régulière.

Matériel et méthodes : Etude descriptive multicentrique et déclarative, réalisée auprès de l’ensemble des médecins urgentistes travaillant au sein d’un réseau territorial de médecine d’urgence composé de onze services d’urgence et de quatre Smur, à l’aide d’un questionnaire en ligne et réalisée en décembre 2017.

Résultats : Cent onze questionnaires sur 120 envoyés ont été renseignés (92 %). Onze services (92 %) étaient dotés en échographe dont neuf (82 %) en dotation propre. Soixante-six médecins (59 %) déclaraient pratiquer l’échographie régulièrement. La FAST (focused assessment with sonography for traumas) était la plus pratiquée (80 médecins, 72 %), suivie de l’exploration hémodynamique (50 médecins, 45 %) et pleurale (44 médecins, 40 %). Dans le groupe des médecins ne pratiquant pas l’ECMU, 17 médecins sur 22 (77 %) l’expliquaient par un manque de formation. Dans le même temps, l’intérêt porté à l’ECMU par les urgentistes était coté à 7 ± 2 sur une échelle de 0 à 9. Les facteurs associés à la fréquence de la pratique de l’ECMU en analyse multivariée étaient le sexe (p < 0,001) corrélé au niveau de formation ; le type d’activité : intra, extrahospitalière ou mixte (p = 0,005) ; le type de formation à l’échographie : universitaire ou non (p < 0,001) et l’ancienneté d’équipement de son service en échographe (p < 0,001).

Conclusion : Cette enquête a montré que la pratique régulière était majoritaire avec un intérêt porté par les praticiens à l’ECMU élevé. La recherche d’épanchement ainsi que l’exploration hémodynamique étaient les techniques les plus utilisées. Cependant, le frein principal à son développement  était un niveau de formation jugé insuffisant par un grand nombre avec le souhait que celle-ci soit totalement intégrée à la formation du diplôme d’étude spécialisée en médecine d’urgence.

 

Brune LESAGE (Firminy), Mikaël MARTINEZ, Tiphaine LEFEBVRE, Pascale CAVALLI, Abdesslam REDJALINE, Alain VIALLON
12:00 - 13:00 #17173 - FC069 Evaluation des indices de contractilité longitudinale du ventricule droit en échocardiographie au lit du malade réalisée par l’urgentiste versus cardiologue : Etude de concordance à propos de 84 cas.
FC069 Evaluation des indices de contractilité longitudinale du ventricule droit en échocardiographie au lit du malade réalisée par l’urgentiste versus cardiologue : Etude de concordance à propos de 84 cas.

Introduction : L’évaluation des indices de contractilité longitudinale du ventricule droit (VD) en échocardiographie transthoracique (ETT) réalisée aux urgences par l’urgentiste fait partie intégrante de l’évaluation hémodynamique(HD) complète d’un patient en état critique. Une bonne corrélation existe entre les indices de contractilité longitudinale du VD et la fonction d’éjection ventriculaire droite (FEVD).

 

Objectif : Evaluer la performance de l’urgentiste dans l’évaluation des indices de contractilité longitudinale du VD en les comparant  aux résultats d'un cardiologue expérimenté en ETT.

 

Matériel et méthodes : Etude prospective réalisée aux urgences, menée sur une période de trois mois, incluant les patients d’âge > 16 ans  chez qui une indication urgente d’une (ETT) est posée.

Les patients inclus dans l’étude ont bénéficié d’une double exploration échocardiographique :

- Une exploration aux urgences pratiquée par un  urgentiste ayant une formation en perfectionnement en évaluation hémodynamique de deux jours.

- Et un deuxième examen pratiqué par un cardiologue :

L’évaluation a porté sur les indices de contractilité du VD:

1- L’excursion systolique du plan de l’anneau tricuspide (TAPSE) est un paramètre obtenu par acquisition sur un tir temps–mouvement (TM) au niveau de l’anneau tricuspide.

2- Le pic de l’onde S en mode Doppler tissulaire pulsé (DTI) à l’anneau tricuspide.

La concordance entre les deux opérateurs pour l’évaluation du TAPSE  et le pic de l’onde S a été évaluée par le test de concordance kappa.

 

Résultats : Quatre-vingt-quatre patients ont été inclus dans l’étude, l’âge moyen était de 62 +/- 12

ans, sexe ratio 5H/ 6 F.

 Un TAPSE inférieure à 17 mm a été diagnostiqué chez 37 % des cas et une onde S inférieure à 10.5 cm/s a été diagnostiqué chez 32 % des cas témoignant d’un dysfonctionnement systolique du VD.

 

La concordance entre l’urgentiste et le cardiologue pour l’estimation du TAPSE était kappa = 0,83 [95% IC 0,65 -1] avec un agreement = 0,92 [95% IC 0,84 – 0,99].

 

La concordance entre les deux opérateurs pour l’évaluation du pic de l’onde S était kappa = 0,85  [95% IC 0,63 -1] avec un agreement = 0,92 [95% IC 0,74 – 0,99]

 

Conclusion : La concordance entre les deux opérateurs était excellente incitant à l’évaluation des indices de contractilité longitudinale du VD qui ont une bonne corrélation avec la FEVD. Néanmoins une formation courte en perfectionnement hémodynamique serait nécessaire.

 

Mehdi BEN LASSOUED (Tunis, Tunisie), Rim HAMMAMI, Maher ARAFA , Mounir HAGGUI, Yosra GUETARI, Houaida MAHFOUDHI, Olfa DJEBBI, Khaled LAMINE
12:00 - 13:00 #17000 - FC070 Performance de l’évaluation hémodynamique échocardiographique faite par l’urgentiste pour le diagnostic d’un épanchement péricardique compressif.
FC070 Performance de l’évaluation hémodynamique échocardiographique faite par l’urgentiste pour le diagnostic d’un épanchement péricardique compressif.

Introduction : L’épanchement péricardique  compressif  est une étiologie fréquente de l’état de choc cardiogénique aux urgences. L’évaluation hémodynamique par l’échocardiographie transthoracique est un moyen non invasif  permettant  en quelques minutes de confirmer ou d’exclure ce diagnostic.

But de l’étude : Evaluer la  performance de l’évaluation hémodynamique par l’échocardiographie pratiquée au lit du malade par le médecin urgentiste dans le cadre du diagnostic positif  de l’épanchement péricardique compressif.

Matériel et méthodes : Etude prospective réalisée aux urgences, menée sur une période de deux  ans  incluant tous les patients ayant des arguments cliniques et ou para cliniques en faveur d’un état de choc cardiogénique. Les signes échocardiographiques de compression  qui ont été recherchés : le swinging–heart, le collapsus télé-diastolique de l’oreillette droite, le collapsus proto-diastolique du ventricule droit, la dilatation de la veine cave inférieure et les  variations respiratoires du flux mitral à l’anneau mitral supérieures à 25 %. Les patients inclus dans l’étude ont bénéficié par la suite d’une exploration  échocardiographique par le cardiologue. La concordance entre les deux opérateurs pour la présence ou non d’un épanchement péricardique puis de signes de compression ont été évaluées par le test de concordance kappa.

 Résultats : Cent douze patients ont été inclus dans l’étude, l’âge moyen était de 43 +/- 12 ans, sexe ratio 6H/ 4F. L’incidence de l’épanchement péricardique dans la population étudiée était de 62,3 %. Quarante-huit pour cent de ces épanchements ont été jugés compressifs écho graphiquement par l’urgentiste. Le signe échographique le plus fréquent était le collapsus télé diastolique de l’oreillette droite. Onze pour cent des épanchements étaient dans un contexte traumatique.

La concordance entre l’urgentiste  et le cardiologue pour la présence d’un épanchement péricardique est kappa = 0,80 [95% IC 0,57 -1] avec un agreement = 0,91 [95% IC 0,74 – 0,99], la concordance entre l’urgentiste et le cardiologue pour la présence de  signes échocardiographiques d’un épanchement compressif est kappa  = 1 avec un agreement = 1.

 

Conclusion : La concordance entre les deux opérateurs pour le diagnostic d’un épanchement péricardique compressif  était excellente incitant ainsi au développement de l’évaluation hémodynamique échocardiographique aux urgences.

 

Mehdi BEN LASSOUED (Tunis, Tunisie), Maher ARAFA , Rim HAMMAMI, Alaa ZAMMITI, Houaida MAHFOUDHI, Mounir HAGGUI, Olfa DJEBBI, Khaled LAMINE
12:00 - 13:00 #16969 - FC071 Evaluation échographique des effets de la ventilation par VNI ou haut débit nasal sur les pressions intracardiaques en phase aiguë d’un OAP cardiogénique.
FC071 Evaluation échographique des effets de la ventilation par VNI ou haut débit nasal sur les pressions intracardiaques en phase aiguë d’un OAP cardiogénique.

Introduction : Certains oedèmes aigus du poumon (OAP) en phase aiguë nécessitent une assistance ventilatoire. Si la VNI est recommandée dans cette indication depuis plusieurs années, le haut débit nasal (HDN) est une alternative intéressante car souvent mieux tolérée. L’échographie cardiaque est un outil simple, d’aide au diagnostic étiologique de l’OAP cardiogénique qui permet une  évaluation semi-quantitative des pressions de remplissage du ventricule gauche (PRVG). L’objectif de l’étude est d’analyser, par échographie, les effets hémodynamiques de la ventilation par VNI ou HDN sur les pressions intracardiaques en phase aiguë d’un OAP cardiogénique, et de comparer l’effet des 2 modes de ventilation.

Méthode : Il s’agit d’une étude prospective d’évaluation des pratiques. Tous les patients admis en OAP cardiogénique et ayant reçu une assistance ventilatoire par VNI ou HDN, ont été inclus. L’échographie cardiaque est réalisée par 3 médecins formés, avec un appareil GE VIVID S60 équipé d’une sonde cardiaque à basses fréquences (2,5 - 3,5 MHz). Les données échographiques (ondes E, A, E’ et rapport E/A et E/E’)  et cliniques (GDS, FR, PAS et signes de lutte) sont recueillies avant (H0) puis après 1h de ventilation par VNI ou HDN (H1). Le critère de jugement principal est la pression intracardiaque mesurée par doppler pulsé et tissulaire à l’anneau mitral par échographie. Les comparaisons sont testées par test de Mann-Whitney.

Résultats : 15 patients ont été inclus, 13 ont été analysés (échographie non réalisable chez 1 patient en détresse respiratoire). Six ont reçu de l’HDN et 7 de la VNI. Les patients (âge médian 91 (83-93 ans), avaient une FEVG à l’effort considérée comme altérée. Ils étaient comparables hormis une PAS plus élevée dans le groupe VNI (p=0,02). Nous observons une diminution du rapport E/A, de la vitesse de l’onde E, et des paramètres cliniques après 1h de ventilation. Il n’y a pas de différence significative entre VNI et HDN pour la modification du rapport E/A (p=0,79) ni pour le rapport E/E’ (p=0,13) à 1h.

Conclusion : Notre étude montre une diminution des pressions de remplissage ventriculaire gauche avec la VNI et le HDN, sans différence significative entre ces deux modalités d’assistance respiratoire (p= 0,13). Ces résultats préliminaires restent à confirmer sur une étude plus large.

Pierre MILLANVOIS (Montpellier), Riad JREIGE, Alexandre FLACHER, Barbara CHOLLET, Bruno LEHODEY, Martin DARLET, Nicolas MARJANOVIC, Mustapha SEBBANE
12:00 - 13:00 #16935 - FC072 Performance de l’échographie pulmonaire et de l’index de collapsibilité de la veine cave inférieure pour le diagnostic d’insuffisance cardiaque décompensée.
FC072 Performance de l’échographie pulmonaire et de l’index de collapsibilité de la veine cave inférieure pour le diagnostic d’insuffisance cardiaque décompensée.

Introduction : L’examen clinique échoue parfois à déterminer la cause d’une dyspnée. L’échocardiographie permet d’identifier une cause cardiologique mais nécessite une certaine expertise. Certains signes échographiques tels que des épanchements pleuraux bilatéraux, un profil pulmonaire B (selon le Blue protocol) et un index de collapsibilité de la veine cave inférieure (IcVCI) < 20%, rencontrés dans l’insuffisance cardiaque aigue (ICA) sont plus facilement accessibles. Le but est de déterminer leur valeur diagnostique, seuls ou en association, dans l’ICA.  

 

Matériel et méthode : Etude prospective monocentrique sur juin 2017 à novembre 2019. Tous les patients admis aux urgences avec une dyspnée NYHA 3-4, ayant bénéficié d’une échographie, et dont le diagnostic final était connu ont été inclus. La performance diagnostique (sensibilité, spécificité, valeur prédictive positive et négative) des signes échographiques seuls et en association a été évaluée. L’indice de Youden évalue l’efficacité du test et le coefficient Q de Yule la force de l’association entre le test et le diagnostic.

 

Résultats : 80 patients ont été inclus (âge moyen : 72 ans, 51 femmes) dont 46 avec une ICA. 

 

Conclusion : L’association d’un profil B et d’un faible IcVCI oriente vers une ICA. Un IcVCI > 20% sans épanchements pleuraux exclut une ICA dans 9/10 cas. L’échographie pulmonaire et de la VCI permet d’orienter le diagnostic d’une dyspnée vers une ICA lorsque l'échocardiographie n'est pas accessible. 

Paul-Vincent MARTIN (Clamart), Anne-Céline MARTIN
Salle 352B-Zone poster 1

Mercredi 05 juin

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FCM-11
12:00 - 13:00

Flash communications
Encore le cœur

Modérateur : Philippe DREYFUS (Dijon)
12:00 - 13:00 #16860 - FC081 Evènements graves au cours de transfert inter-hospitalier de patients présentant un SCA non ST+.
FC081 Evènements graves au cours de transfert inter-hospitalier de patients présentant un SCA non ST+.

Evènements graves au cours de transfert inter-hospitalier de patients présentant un SCA non ST+

 

Résumé

Introduction : Les patients souffrant d’un syndrome coronarien aigu sans sus décalage du segment ST (SCA non-ST+) représentent un nombre important de transports secondaire vers les centres pourvus de coronarographie interventionnelle. Selon la littérature, ces transports sont médicalisés à l’excès car peu d’évènements indésirables graves interviennent. Nous souhaitons connaître ici, l’incidence et la nature des évènements indésirables se produisant lors de ces transports. L’intérêt de différents scores pronostics tels que le score de GRACE, le score de TIMI, l’échelle de risque de la Société Européenne de Cardiologie (ESC) et la grille de Fiancette ont été étudiés dans la prédiction de tels évènements.

Méthode : Il s’agit d’une étude de cohorte multicentrique rétrospective. Du 1er novembre 2016 au 31 octobre 2017, les patients SCA non-ST+ et bénéficiant d’un transport secondaire, ont été inclus à partir des fiches de régulation de 3 SAMU du ****** de la France.

Résultats : Sur 1 an, 315 patients ont été inclus et 3% d’évènement indésirables (EI) (n=10), dont 2 graves seulement ont été retrouvés. Les autres évènements sont mineurs et 40% des patients n’ont pas nécessité d’intervention thérapeutique. Le score de l’ESC semble être le plus pertinent pour les prédire.

Conclusion : Il y a peu d’EI lors du transport des SCA non-ST+. L’utilisation systématique en régulation du score de l’ESC pourrait réduire la surmédicalisation de ces malades, au bénéfice des transports inter hospitaliers infirmiers (T2IH).

Adeline LENGLET (Toulouse)
12:00 - 13:00 #17423 - FC082 Quelle sont les conséquences d’un transfert inter-hospitalier lors d’une phase aiguë d’un infarctus ?
FC082 Quelle sont les conséquences d’un transfert inter-hospitalier lors d’une phase aiguë d’un infarctus ?

Introduction

Lors d’un infarctus (SCAST+), 50% des patients n’utilisent pas la filière idéale. Une partie d’entre eux vont nécessiter un transfert inter hospitalier (TIH). Les conséquences de ce type de transfert sont mal connues.

Objectif

Étudier les différences épidémiologiques et le pronostic des patients ayant un SCAST+ nécessitant un TIH en comparaison des patients sans TIH.

Méthodes

Source : registre régional incluant tous les patients SCAST+ (< 24 heures) pris en charge en préhospitalier depuis 2003.

Inclusion : tous les patients du registre de 2003 à 2017.

Variables d’intérêt : Genre, âge, présence d’une défaillance d’organe, décision et méthode de reperfusion, délai douleur-passage du guide et mortalité hospitalière.

Analyse : test de Chi2 et Wilcoxon.

 Résultats

Les résultats sont dans le tableau.

Discussion/Conclusion

Les patients avec un TIH lors d’un SCAST+ sont plus fréquemment des femmes, d’âge plus jeune que les patients sans TIH.  Cette population est probablement sous diagnostiqué lors des appels aux secours. Le groupe TIH a significativement moins de reperfusions et étonnamment moins de thrombolyse alors que les délais sont allongés. Probablement les patients TIH sont angioplastés hors délai. Alors que la présentation initiale du groupe TIH est moins grave, la mortalité est significativement augmentée à mettre en rapport avec une augmentation des délais de reperfusion. Il est donc essentiel d’avoir une orientation initiale correcte des patients ayant SCAST+

 

 

Olivier LE PENNETIER (Paris), Lionel LAMHAUT, Virginie PIRES, Aurélie LOYEAU, Sophie BATAILLE, Gaelle LE BAIL, Frédéric LAPOSTOLLE , Yves LAMBERT
12:00 - 13:00 #17267 - FC083 SMUR face au SCA-ST+ précoce : qui utilise encore la thrombolyse ?
FC083 SMUR face au SCA-ST+ précoce : qui utilise encore la thrombolyse ?

Introduction : Il est admis que le SCA-ST+ précoce (critère = délai douleur à ECG qualifiant < 2 heures) justifie une reperfuson au plus vite. Cette présentation réunie deux études départementales : étude E1 = sondage sur le délai critique « ECG-angioplastie » au-delà duquel la thrombolyse serait préférable, étude E2 = mesure du délai réel  « ECG-angioplastie » en distinguant ses composantes.  

Méthodes : E1 = questionnaire sur le SCA-ST+ précoce, proposé à 50 cardiologues et 100 urgentistes. E2 = 200 dossiers SAMU-SMUR consécutifs de SCA-ST+ précoce traités par angioplastie primaire, analysés pour mesurer la durée des étapes pré-hospitalières.  

Résultats (voir tableau I). E1 : Les avis des cardiologues diffèrent de ceux des urgentistes (p < 0,01) mais dans les deux groupes, la majorité considère que l’angioplastie primaire exclusive est préférable à la thrombolyse si elle est réalisée dans les 120 min. E2 : Analyse de 200 angioplasties primaires sur 218 SCA-ST+ précoce (18 thrombolyses exclues.) Le délai ECG-angioplastie était 83 ± 9 min, la répartition des 200 dossiers en fonction de cette durée était : 60-70 min = 18% ; 71-80 min = 38% ; 81-90 min = 30% ; 91-120 min = 14%.

Discussion : Dans notre département, le délai ECG-Angioplastie du SCA-ST+ précoce varie de 60 à 120 min. La thrombolyse (8%) n’est utilisée que par de rares urgentistes qui estiment que le SCA-ST+ précoce justifie une exigence particulière en termes de délai de reperfusion.

Kolia MILOJEVIC (Le Chesnay), Ariane QUEFFÉLEC , Julien COUCHOT, Pauline CHEVALIER, Louise BONNIN, Sabrina MEASSO SANANES, Estelle ROUE, Olivier RICHARD
12:00 - 13:00 #16965 - FC084 Evolution du traitement anti-agrégant plaquettaire pré-hospitalier du SCA ST+ - Etude SCAAAP.
FC084 Evolution du traitement anti-agrégant plaquettaire pré-hospitalier du SCA ST+ - Etude SCAAAP.

Introduction

Un deuxième anti-agrégant plaquettaire (AAP) de type inhibiteur des récepteurs P2Y12 est recommandé dans le traitement du SCA ST+. Depuis 2010, le prasugrel et le ticagrelor, plus efficaces que le clopidogrel, sont recommandés sans supériorité démontrée de l’un sur l’autre. Néanmoins, le prasugrel présente plus de contre-indications (âge, poids, antécédent d’AVC).

Objectif

Étudier l’évolution du traitement AAP à la phase aiguë, préhospitalière, du SCA ST+.

Méthodes

Source : registre régional incluant tous les patients SCA ST+ ( < 24 heures) pris en charge en préhospitalier (primaires et secondaires)

Inclusion : tous les patients du registre de 2013 à 2017

Exclusion : secondaires

Analyse : évolution dans le temps du taux de patients traités par double AAP et respectivement par prasugrel, ticagrelor et clopidogrel ; test de tendance de Cochran-Armitage

Résultats

8.331 patients inclus : 6.499 (78%) hommes et 1.801 (22%) femmes, d’âge médian 61 (52-72) ans.

Hausse significative (p < 0.0001) du taux de double AAP qui atteint désormais 86%.

Diminution significative (p < 0.0001) de l’utilisation du clopidogrel et du prasugrel et hausse significative (p < 0.0001) de celle du ticagrelor.

Conclusion

La double AAP est très largement appliquée. Le ticagrelor est devenu le traitement de référence.

Gaelle LE BAIL (Garches), Sophie BATAILLE, Julien CHARTON, Aurélie LOYEAU, Jean-Michel JULIARD, Benoit SIMON, Yves LAMBERT, Frédéric LAPOSTOLLE
12:00 - 13:00 #16966 - FC085 Analyse de la prise en charge du syndrome coronaire aigu avec élévation du segment ST depuis l'événement jusqu'à un après l'infarctus en 2014 et 2015 au sein d'un centre hospitalier périphérique.
FC085 Analyse de la prise en charge du syndrome coronaire aigu avec élévation du segment ST depuis l'événement jusqu'à un après l'infarctus en 2014 et 2015 au sein d'un centre hospitalier périphérique.

Introduction : Les maladies cardiovasculaires, première cause de mortalité dans le monde, sont un enjeu au cœur des préoccupations de santé publique. Notre objectif était de caractériser la prise en charge des patients victimes d’un syndrome coronarien aigu ST+ (SCA ST+) et leur devenir à un an de l'infarctus.

Matériel et Méthode : Dans une étude rétrospective observationnelle, les patients ayant présenté un SCA ST+ en 2014 et 2015 dans le réseau Urgences et SMUR d'un centre hospitalier périphérique ont été inclus. Le critère de jugement principal était la conformité de la prise en charge de la population selon les recommandations de la Société Européenne de Cardiologie (2017). L’analyse de la prise en charge s’appuyait sur les registres d'activité et de pratiques régionaux et l'analyse des dossiers médicaux.

Résultats : 149 patients ont été inclus dans l’étude avec 77,2% d’hommes et un âge moyen de 64,4 ans. Pour la phase aiguë du SCA ST+, nous observons des taux de 42,3% de médicalisation préhospitalière et de 30% d’ECG réalisés dans les 10 premières minutes du premier contact médical. On note un taux de 7% d’angioplasties réalisées dans les 60 minutes à l’arrivée aux urgences de l’hôpital et de 40% pour une angioplastie réalisée dans les 90 premières minutes suite à la prise en charge en SMUR. Un taux de 13,3% de thrombolyse est observé lorsqu’elle est recommandée. Pour la suite de la prise en charge, nous observons un taux de 94% de prescription du traitement BASI approprié, un taux de 56% de prévention du tabagisme pour les patients fumeurs et de 78% de prévention diététique. La mortalité hospitalière était de 6% avec une mortalité à un an de 8%. En comparaison avec les pratiques nationales dans le programme FAST-MI 2015, les délais ECG-angioplastie semblent similaires avec un délai d'appel au SAMU allongé et une médicalisation préhospitalière moindre.

Discussion : Plusieurs axes d'amélioration ont été proposés : auprès du public et des médecins généralistes avec un réflexe pour l'appel au SAMU; auprès des urgentistes pour réenvisager la thrombolyse préhospitalière et optimiser le circuit de prise en charge des douleurs thoraciques ; auprès des cardiologues pour améliorer la mise en place d'éléments de prévention secondaire. 

Conclusion : Cette étude propose une évaluation des pratiques professionnelles comme le recommande l'ESC et permet d'envisager des axes d'amélioration au niveau local et par extension pour d'autres centres hospitaliers périphériques.

Anaïs GAGNEPAIN (Guitres), Pascal BISSOLOKELE, Pierre CHEVALLEREAU, Emilie LESAINE, Floriane SEVIN, Corinne PEREZ
12:00 - 13:00 #17041 - FC086 Prise en charge des syndromes coronariens aigus par les médecins urgentistes : Evaluation des pratiques professionnelles du SMUR d’un hôpital de périphérie des Hauts de France.
FC086 Prise en charge des syndromes coronariens aigus par les médecins urgentistes : Evaluation des pratiques professionnelles du SMUR d’un hôpital de périphérie des Hauts de France.

CONTEXTE : Le SCA est une pathologie fréquente avec une morbi-mortalité importante, impliquant la nécessité de respecter une stratégie de reperfusion optimale, réduisant les délais d’intervention et optimisant la prise en charge. L’objectif de cette étude est d’évaluer les pratiques professionnelles de prise en charge médicale des SCA par les médecins urgentistes du SMUR d’un hôpital de périphérie des Hauts de France en les confrontant aux recommandations européennes.

METHODE : Il s’agit d’une étude épidémiologique, observationnelle, descriptive, prospective et monocentrique, menée du 1er mars au 31 octobre 2017. Tous les patients de plus de 18 ans ayant présenté un SCA nécessitant une angioplastie primaire et pris en charge par le SMUR de l’hôpital ont été inclus, avec le recueil des données démographiques, cliniques et thérapeutiques. L’étude a fait l’objet d’une déclaration à la CNIL. Les données ont été testées en analyse univariée et bivariée.

RESULTATS : 82 patients (66% d’hommes), d’âge médian de 62,5 ans ont été inclus. Le délai ECG / angioplastie était en moyenne de 179 minutes, avec une médiane de 116 minutes. 67% des patients bénéficiaient d’une angioplastie dans les délais recommandés. Seuls 2 patients ont bénéficié d’une thrombolyse pré-hospitalière. Le respect des recommandations est statistiquement associé à la distance d’intervention (p=0,0427) ainsi qu’au type d’interventions primaires ou secondaires (p=0,00611), 81,25% des patients bénéficiant de l’angioplastie dans les délais recommandés en cas d’intervention primaire contre 45,45% en cas d’intervention secondaire.

CONCLUSION : La prise en charge des SCA par le SMUR de l’hôpital respecte les recommandations en matière de stratégie de reperfusion lors des interventions primaires. L’allongement des délais de prise en charge observé lors des interventions secondaires soulève la question de la réduction des délais inter-hospitaliers ; le recours à la thrombolyse pré-hospitalière dans ce contexte pourrait être plus fréquent.

Anne-Sophie PERU (valenciennes), Emmelyne CLAUW, Nicolas ROOTHAER, Antoine MAISONNEUVE, Eric WIEL
12:00 - 13:00 #17116 - FC087 Évaluation de l’impact du HEART Score dans la douleur thoracique suspecte du syndrome coronarien aigu aux urgences : étude de cohorte.
FC087 Évaluation de l’impact du HEART Score dans la douleur thoracique suspecte du syndrome coronarien aigu aux urgences : étude de cohorte.

Introduction: le score HEART (Tab1) permet de classer la douleur thoracique (DT) suspecte de syndrome coronarien aigu en 3 niveaux de risque : haut, intermediaire et faible.

Matériel & Méthode: étude observationnelle de cohorte, unicentrique, rétrospective réalisée sur 4 mois avec l'objectif d'appliquer le score chez les consultants pour DT. 

Résultats: 481 inclus, 312 (65%) risque faible, 127 (26%) intermédiaire, 42 (9%) haut. Courbe ROC (Fig1) 

Conclusion: le score HEART est performant et fiable.

Marie VALIN (Rouen), Mélanie ROUSSEL, Luc-Marie JOLY, Nicolas PESCHANSKI
12:00 - 13:00 #17134 - FC088 Délais de revascularisation des SCA ST+ : étude sur l'état des lieux d'une filière départementale au premier semestre 2018.
FC088 Délais de revascularisation des SCA ST+ : étude sur l'état des lieux d'une filière départementale au premier semestre 2018.

Introduction: Le délai de revascularisation est un facteur pronostic majeur dans le traitement du SCA ST+. L'ESC recommande que ce délai (120 minutes maximum) soit l’élément de décision central dans le choix de la stratégie de reperfusion. L’objectif de cette étude est d’analyser les délais de transferts vers les centres de cardiologie interventionnelle dans notre département.

Matériel & méthode: étude rétrospective de cohorte des patients ayant bénéficié d’une prise en charge médicale pour un SCA ST+ à destination d’un centre de coronarographie, entre le 01/01 et le 30/06/2018. Critère de jugement principal: arrivée en centre de coronarographie en moins de 90 minutes après diagnostic de SCA ST+. Critères secondaires: lieu du diagnostic (pré-hospitalier ou urgences), délai avant le début du transport et temps de transport.

Résultats: 120 SCA ST+ inclus. 3 d’entre eux ont été fibrinolysés. Le temps médian de transfert en coronarographie de 76+/-25 min. 81 patients (67,5%) transférés en moins de 90 minutes. Les patients pris en charge en pré-hospitalier avaient un délai de transfert significativement plus court que les patients des urgences (70 vs 88 min., p=0,00035).

Discussion: Le délai d’accès à la coronarographie reste supérieur aux recommandations dans notre département et la fibrinolyse y est pourtant très peu pratiquée.

Conclusion: Un effort doit être entrepris afin de réduire toutes les composantes du délai global de transfert.

Agnès MEURICE-MARLY (EVREUX), Audrey RECOQUILLAY, Fabrice BOISHARDY, Nicolas PESCHANSKI
Salle 352B-Zone poster 2
14:00

Mercredi 05 juin

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EA-01
14:00 - 15:30

Etat de l'Art Médecins N°1
Urgences vitales du sujet âgé

Modérateurs : Sébastien BEAUNE (Chef de service) (Boulogne-Billancourt), Olivier GANANSIA (Chef de service) (Paris)
Coordonnateur : Anne-Laure FERAL-PIERSSENS (Paris)
14:00 - 15:30 Admission en réanimation. Anne-Laure FERAL-PIERSSENS (Emergency Physician) (Paris)
14:00 - 15:30 ACR. Tahar CHOUIHED (Praticien Hospitalier) (Nancy)
14:00 - 15:30 IDM. Aurélie AVONDO (Dijon)
14:00 - 15:30 Traumatisé grave. François-Xavier AGERON (Médecin hospitalier) (Lausanne, SUISSE)
Amphi Bleu

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CA-01
14:00 - 15:30

SESSION CA SFMU
Réflexion Ethique en Médecine d’Urgence

Modérateurs : Gilles POTEL (Chef de Service) (Nantes), Muriel VERGNE (Toulon)
Coordonnateur : Xavier BOBBIA (Nîmes)
14:00 - 15:30 Le “no bed challenge” et la maltraitance. François BRAUN (Chef de Service) (Metz)
14:00 - 15:30 Des couloirs et des hommes. Jacques ORVAIN (Rennes Cedex)
14:00 - 15:30 Limitations et arrêt de soins aux urgence. Delphine HUGENSCHMITT (infirmière) (Lyon)
Salle Maillot

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ES-08
14:00 - 15:00

Essentiel Médecins N°8
Intolérance ou allergie ?

Modérateurs : Aurélie GLOAGUEN (PHC) (Dijon), Nicolas MARJANOVIC (Praticien Hospitalier) (Poitiers)
Coordonnateur : Emmanuel MONTASSIER (Nantes)
14:00 - 15:00 N-Acétyl-Cystéine. Samuel DELERME (Paris)
14:00 - 15:00 Suspicion allergie aux antibiotiques aux urgences: en tenir compte ou pas? Quentin LEBASTARD (Nantes)
14:00 - 15:00 Iode et Imagerie. Justin OUTREY (Praticien hospitalier contractuel) (Besançon)
Salle 241

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VZ-03
14:00 - 15:30

Venez...
Best of des articles de l’année

Coordonnateur : Yonathan FREUND (Paris)
Conférenciers : François-Xavier DUCHATEAU (Clichy), Yonathan FREUND (Paris), Youri YORDANOV (Médecin) (Paris)
Salle 242A

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UT-06
14:00 - 15:00

Urgences Tonic N°06
Troubles du Rythme

Coordonnateur : Guillaume DEBATY (Grenoble)
Conférencier : Pierre TABOULET (Médecin) (Paris)
Salle 242B

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TRM-04
14:00 - 15:30

Table ronde N°4
Sepsis 3 et au delà...

Modérateurs : Pierre-Géraud CLARET (Nîmes), Pierre HAUSFATER (Paris)
Coordonnateur : Yonathan FREUND (Paris)
14:00 - 15:30 Scores et critères de gravité du sepsis. Julie CONTENTI (physician) (Nice)
14:00 - 15:30 Mme Irma vous dévoile sepsis 4. Yann-Erick CLAESSENS (Monaco)
14:00 - 15:30 Application en pédiatrie. François ANGOULVANT (Paris)
Salle 243

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TRMS-01
14:00 - 15:30

Table ronde Médico-soignants N°1
Le goût du risque

Modérateurs : Bruno GARRIGUE (IDE) (Corbeil-Essonnes), Eric REVUE (Praticien Hospitalier Adjoint Chef de Service) (Paris)
Coordonnateur : Aurélien RENARD (Toulon)
14:00 - 15:30 Peut-on évaluer le goût du risque? Bruno SICARD (Toronto - Canada)
14:00 - 15:30 Secours et médicalisation en milieu périlleux. Francois ALBASINI (responsable unité URGENCES SMUR) (Saint Jean de Morienne)
14:00 - 15:30 Quand les soignant sont menacés. Stéphane TRAVERS (Paris)
Salle 252A

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AMS-29
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants 29
Evaluation d'un patient suicidaire aux Urgences

Coordonnateur : Catherine MASSOUBRE (Saint-Etienne)
Conférenciers : Juliette BONNET (Saint-Etienne), Catherine MASSOUBRE (Saint-Etienne)
Evaluer le potentiel suicidaire d’un patient (facteurs de risque, facteurs de protection, urgence, dangerosité)
Mises en situation pratique
Salle 252B

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AMS-52 A
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants 52 A
Accouchement inopiné hors maternité

Coordonnateur : Gilles BAGOU (Lyon)
Conférenciers : Gilles BAGOU (MEDECIN) (Lyon), Valérie HAMEL (URGENTISTE) (Toulouse), Nathalie LAURENCEAU-NICOLLE (Cadre supérieure sage-femme) (Toulouse), Marianne SOUBEIRAN (sage-femme formatrice) (Amiens)
Décrire l’installation d’une parturiente pour un accouchement impromptu hors maternité. Présenter la préparation du matériel pour la maman et pour le bébé. Exposer le déroulement d’un accouchement eutocique par voie basse. Faire réaliser les gestes aux participants. Exposer les 4 gestes qui sauvent un siège. Décrire la prise en charge de base d’un nouveau-né né à domicile (réanimation exclue). Rappeler les recommandations nationales spécifiques à cette situation.
Salle 353

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AMS-53 A
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants 53 A
Simulation en pédiatrie

Coordonnateur : Gilles JOURDAIN (Clamart)
Conférenciers : Jean-Louis CHABERNAUD (Clamart), Gilles JOURDAIN (Responsable médical) (Clamart), Céline MENANTEAU (Clamart)
Reconnaissance de la gravité d’un état clinique de manière objective (utilisation d’algorithmes reconnus)
Prise en charge de défaillances circulatoires et ventilatoires de manière protocolisées
Salles 221-222-223

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ES-12
14:00 - 15:30

Essentiel Médecins N°12
Imagerie par et pour l’urgentiste

Modérateurs : Anthony CHAUVIN (Praticien Hospitalier Contractuel) (Paris), Fares MOUSTAFA (Chef de Service UHCD) (Clermont-Ferrand)
Coordonnateur : Emmanuel MONTASSIER (Nantes)
14:00 - 15:30 Echo pleuro-pulmonaire. Thibaut MARKARIAN (Marseille)
14:00 - 15:30 Échographie de compression veineuse. Mathieu OBERLIN (Cahors)
14:00 - 15:30 Imagerie cérébrale. Cédric GIL-JARDINÉ (Praticien Hospitalier) (Bordeaux)
14:00 - 15:30 Double lecture des radiographies. Jean-Paul FONTAINE (Chef de Service) (Paris)
Amphi Havane

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AMS ARM-67
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants ARM 67
Régulation des Urgences Psychiatriques au Samu

Coordonnateur : Igor OUSS (Bobigny)
Conférenciers : Stéphane DELFINI (Toulouse), Igor OUSS (Bobigny)
Conduire un interrogatoire performant dans les situations psychiatriques afin d'identifier la dangerosité, à savoir le risque de passage à l'acte auto ou hétéro agressif et d'accident. Prendre en compte les particularités relationnelles de l'appelant et la sémiologie afin d'identifier les situations d'urgence et de prendre la décision optimale.
L'atelier sera conduit sur des simulations d'appels par un acteur. Les appels seront pris en charge par les auditeurs, séquencés, argumentés par le groupe. Enfin les experts théoriseront les aspects de communication interpersonnelle et en parallèle les items sémiologiques.
Salle 342A

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AMS ARM-70 B
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants ARM 70 B
Simulation en régulation pédiatrique

Coordonnateur : Julien NAUD (Bordeaux)
Conférenciers : Mathieu DUBOIS (Comédien) (Bordeaux), Julien NAUD (Bordeaux), Oriana SANCHEZ (Bordeaux)
Programme de simulation multiprofessionnel avec patient standardisé pour améliorer la qualité et la sécurité de la prise en charge par les ARM et les médecins régulateurs d’un appel pour un enfant présentant une urgence vitale :
- reconnaître les critères de gravité chez l’enfant
- proposer la (ou les) réponse(s) les plus adaptées
- guider par téléphone la réalisation de gestes d’urgence
- communiquer avec un appelant en contexte de stress et d’urgence
Salle 342B

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AM-21
14:00 - 15:30

Atelier Médecins 21
Comment réagir face à une plainte judiciaire ou ordinale

Coordonnateur : Nicolas LIECHTMANEGER LEPITRE (Saint-Brieuc)
Conférenciers : Nicolas LIECHTMANEGER LEPITRE (Saint-Brieuc), Angélique WENGER (Avocat) (Paris)
• A travers des cas concrets, inspirés de faits réels, issus de l’exercice aux urgences, ou en SAMU-SMUR, adaptés à un atelier pratique, en interaction avec les participants, appréhender la survenue d’une mise en cause (réclamation amiable, plainte pénale ou ordinale, assignation devant les juridictions civiles ou administratives).
• Connaître les étapes des procédures et comment s’y préparer.
• Synthèse : Quelles sont les bonnes réactions et les erreurs à éviter en cas de mise en cause.
Salle 343

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AMS-55 B
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants 55 B
Simulation de plan ORSEC Nombreuses Victimes avec figurines et moyens de communications

Coordonnateur : Florent GACHET (Rouen)
Conférenciers : Vincent BAREGE (Rouen), Florent GACHET (Rouen)
En immergeant les participants dans une catastrophe entièrement scénarisé sur plateau, cet atelier a pour principal objectif de faire acquérir les principes de communication et d’organisation dans de telles situations. La simulation est organisée autour de la reproduction d’un village et l’évènement est matérialisé par plusieurs centaines de figurines, véhicules, un hôpital et des bâtiments de ville (Playmobil®).

Les participants mettent en place un plan ORSEC "nombreuses victimes" (Organisation de la Réponse de la Sécurité Civile) et doivent réorganiser l'activité des hôpitaux pour faire face à l’afflux massif de victimes.

Les participants sont répartis en quatre groupes : Le groupe chantier et PMA (Poste Médical Avancé), le groupe poste de commandement, le groupe régulation du SAMU et le groupe hôpital. Les participants doivent ainsi s’organiser en équipe et communiquer par le biais de téléphones et de talkies walkies pour faire face à cette situation de crise. Divers outils sont également mis à leur disposition pour rythmer la séquence : fiches "objectifs" et "état des lieux", photographies aériennes...
Espace Challenges et vous Niveau 2

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CS-09
14:00 - 15:30

Conférence soignants N°6
Les techniques 3.0

Modérateurs : Lionel DEGOMME (IADE) (Paris), Nicolas TERMOZ MASSON (Infirmier) (Grenoble)
14:00 - 15:30 Biologies délocalisées dans les structures d’urgences. Segolène DELABY (Paris)
Rappel sur les principes de la biologie délocalisée
Place de la biologie délocalisé dans un service d’urgences/ SMUR
Quelles indications en médecine d’urgence (particularité en SMUR)
Responsabilités des infirmiers dans cette nouvelle pratique
14:00 - 15:30 Pratiques sous échographie dans les structures d’urgences. Thibault BREVET (Paris)
Exposer le cadre réglementaire, les recommandations et la littérature scientifique entourant la technique concernant les infirmiers exerçant en médecine d’urgence
Exposer les indications et intérêts principaux
Exposer les principes de réalisation, à partir de rappels anatomiques et techniques
Présenter les difficultés et freins actuels
Proposer des pistes de réflexion en matière de formation et de réalisation dans le contexte de l’urgence
14:00 - 15:30 les objets connectés en régulation géolocalisation AP+SMUR. Matthieu REYNAUD (Annecy)
Expliquer grâce à quels moyens fonctionne la géolocalisation
Montrer la géolocalisation d'une adresse et le guidage des moyens engagés
Géolocalisation des ambulances privées intégrée au système : avantages ou inconvénients ?
Salle 251

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PLM-08
14:00 - 15:30

Communications libres plénières
Thrombose et coeur

Modérateurs : Pierre-Marie ROY (Angers), Jeannot SCHMIDT (Professeur des universités) (Clermont-Ferrand)
14:00 - 15:30 #16893 - CP15 Prévalence d’embolie pulmonaire parmi les patients consultant aux urgences pour syncope isolée : l’étude prospective multicentrique PEEPS.
CP15 Prévalence d’embolie pulmonaire parmi les patients consultant aux urgences pour syncope isolée : l’étude prospective multicentrique PEEPS.

Prévalence d’embolie pulmonaire parmi les patients consultant aux urgences pour syncope isolée : l’étude prospective multicentrique PEEPS

 

Introduction :

La prévalence d’embolie pulmonaire parmi les patients consultant pour syncope aux urgences est inconnue. De récentes études tout à fait contradictoires ont semé le doute dans l’esprit des cliniciens, et l’équipoise demeure quant à l’indication de rechercher systématiquement une embolie pulmonaire (EP) aux urgences devant une syncope isolée. L’étude PEEPS est la première à chercher à évaluer en prospectif cette prévalence parmi tous les patients des urgences présentant une syncope isolée, en l’absence de douleur thoracique ou dyspnée.

 

Méthode :

Il s’agit d’une étude prospective multicentrique (7 services d’urgences) pendant 6 mois, visant à confirmer l’hypothèse que la prévalence d’EP parmi ces patients est inférieure à 2%.

Les critères d’inclusion étaient : adulte se présentant aux urgences pour une syncope (perte de connaissance brève, avec ou sans prodrome, avec récupération rapide) isolée, en l’absence de dyspnée ou douleur thoracique. Les critères d’exclusion étaient la présence d’une autre étiologie évidente à l’origine de la syncope, la grossesse, et le refus de participation du patient. Tout patient inclus bénéficiait d’un dosage de D-dimères, et si celui  était positif (supérieur à 500 ng/ml ou age x10 au-delà de 50 ans), un angioscanner thoracique devait être réalisé pour confirmer ou exclure l’EP. Le critère de jugement principal était la présence d’une EP objectivée à l’imagerie, confirmée par une relecture de deux radiologues indépendants. Les objectifs secondaires de l’étude comprenaient la validation des scores habituellement utilisés (PERC, Genève, et Wells) dans le cadre des syncopes isolées.

Pour valider une prévalence dont la borne supérieure serait inférieure à 2%, avec un alpha à 5% et une puissance à 80%, il nous fallait inclure 454 patients.

 

Résultats :

A la fin de l’étude le 10 décembre 2018, 455 patients ont été inclus. L’analyse des résultats pourra nous permettre d’estimer précisément la prévalence d’EP parmi ces patients, et de guider notre pratique clinique. Si notre hypothèse est confirmée, avec une prévalence inférieure à 2%, la recherche d’EP n’aura pas lieu d’être devant une syncope isolée.

registration: NCT03487237

Pierre-Alexis RAYNAL (Paris), Marine CACHANADO, Clara DAMAS-PERRRICHET, Anne-Laure FERAL-PIERSSENS, Hélène GOULET, Tabassome SIMON, Yonathan FREUND, Anne-Laure PHILIPPON
14:00 - 15:30 #17053 - CP16 Incidence de l'embolie pulmonaire après les vols long-courriers.
CP16 Incidence de l'embolie pulmonaire après les vols long-courriers.

INTRODUCTION :

La relation entre vols long-courriers (VLC) et maladie thromboembolique veineuse est bien établie. Cependant, l’incidence des embolies pulmonaires (EP) après les VLC est probablement sous-estimée du fait des difficultés de recensement des cas. La situation d’un territoire ultramarin français isolé (destinataire de nombreux VLC, peu de voyageurs en escale, couvert uniquement par 4 services d’urgences) parait présenter des conditions idéales pour pouvoir estimer plus précisément cette incidence des EP après les VLC.

MATERIELS ET METHODES :

L’objectif principal de l’étude était d’évaluer l’incidence des EP chez les personnes ayant fait un vol long-courrier.
Les objectifs secondaires de l’étude étaient :
- décrire la présentation de la maladie au diagnostic.
- décrire et estimer la fréquence des facteurs de risque (FDR) thromboemboliques en relation avec les conditions du vol et les antécédents des patients,
Il s’agissait d’une étude descriptive rétrospective multicentrique. Nous avons inclus l’ensemble des cas d’EP diagnostiquées entre le 01/01/2015 et le 30/01/2017 (diagnostic PMSI) dans l’un des 4 hôpitaux de notre territoire ultramarin au décours d’un vol long-courrier ayant atterri entre le 01/01/2015 et le 31/12/2016. Nous avons comparé ce chiffre à l’ensemble des passagers de VLC sur la période. Notre étude a reçu un avis favorable du Comité de Protection des Personnes (Réf. CPP : 3555-NI).

RESULTATS :

45 patients ont été́ inclus sur les 2 années d’étude. Le nombre total de passagers d’un VLC sur la période était de 1 223 001.  L’incidence de l’EP après VLC a été mesurée à 36.8 par million de voyageurs. L’âge moyen des patients était de 57.6 ans et le sexe ratio de 0.67. Le délai moyen entre le vol et les symptômes était de 7 jours (écart type=7). 64% des patients présentaient au moins un FDR thromboembolique. Le principal antécédent cardiovasculaire retrouvé était l’hypertension artérielle. 75% des patients s’étaient déplacés au moins une fois et tous avaient consommé des boissons au cours du vol. 77% des patients avaient utilisé une prophylaxie anti thrombotique.

CONCLUSION :

L’incidence des EP après VLC dans notre étude est nettement supérieure à celle retrouvée dans la littérature (36.8 versus 4.8 EP par million de voyageurs). Ceci s’explique probablement par un recueil de données plus exhaustif. Concernant l’analyse des FDR d’EP post VLC, une étude cas-témoins serait nécessaire pour préciser nos résultats. 

Béatrice SALEH (Saint Denis), Caroline PAUL, Servane DI BERNARDO, Xavier COMBES, Bertrand GUIHARD, Camille DUPAIGNE, Bruno-Bernard ROCHETAMS
14:00 - 15:30 #17010 - CP17 Impact de l’insuffisance rénale dans la prise en charge et le devenir des patients présentant un syndrome coronaire aigu.
CP17 Impact de l’insuffisance rénale dans la prise en charge et le devenir des patients présentant un syndrome coronaire aigu.

Introduction. Notre objectif est de comparer la prise en charge et le devenir des patients insuffisants rénaux (IR), après un syndrome coronaire aigu avec sus-décalage du segment ST (SCA ST+) aux patients sans dysfonction rénale.

Méthode. Depuis 10 ans, notre registre observationnel multicentrique étudie la prise en charge des patients avec SCA ST+ par la médecine d’urgence. L’IR a été définie par une clairance de la créatinine (Clcr) inférieure à 90mL/min et calculée selon la formule de Cockcroft-Gault (CG). Deux groupes ont été comparés : le groupe IR (Clcr < 90mL/min) et le groupe à fonction rénale normal. Le groupe IR a été stratifié en 3 sous-groupes : IR légère (60 < Clcr < 90 mL/min), IR modérée (30 < Clcr < 60mL/min) et IR sévère ou terminale (Clcr < 30mL/min). La comparaison des groupes concernait la stratégie thérapeutique et le suivi à 1, 6 et 12 mois.

Résultats. Notre étude a inclus 8 003 SCA ST+ de 2009 à 2018, 4 234 (52.9%) présentaient une IR. Parmi eux, 2441 (57,65%) patients avaient une IR légère, 1494 (35,29%) une IR modérée et 299 (7,06%) une IR sévère. Les patients IR étaient plus âgés (72 [63-81] vs 54 [48-61] ans, avaient moins de douleur thoracique mais plus de dyspnée et d’arrêt cardiaque (p < 0,001) à la prise en charge. Plus de 14% avaient un stade Killip ≥2 (p < 0,001). Les lésions artérielles, plus sévères dans le groupe IR, prédominaient en antérieur (p < 0,02).  Il n’y avait pas de différence entre les délais de prise en charge (p=0,30). En intra-hospitalier, les patients IR ont reçu moins de ticagrelor (44% vs 49%), de prasugrel (11% vs 20%), d’enoxaparine (70% vs 80%), mais plus de clopidogrel (33% vs 23%), de diurétiques (3% vs 0,7%) et d’amines, p < 0,001. A un an, la mortalité était de 14% pour le groupe IR contre 2% pour le groupe sans dysfonction rénale (p < 0,001). La mortalité augmentait avec la sévérité de l’IR dès la période intra-hospitalière (2%, 8% et 24% pour les groupes IR légère, modérée et sévère) et jusqu’à un an après l’évènement coronarien (respectivement 1%, 6% et 12%).

Conclusion. L’IR est un facteur prédictif d’un mauvais pronostic chez les patients coronariens. La mortalité augmente de façon exponentielle avec l’altération de la fonction rénale. Pour une prise en charge optimale, nous devons avoir une stratégie aussi agressive que pour les patients à fonction rénale conservée.

Virginie BERNARD (LYON), Laurie FRATICELLI, Carlos EL KHOURY, Groupe OSCAR
14:00 - 15:30 #17118 - CP18 Comparaison de la performance diagnostique de deux scores de probabilité clinique dans la thrombose veineuse profonde : wells versus primary care scores.
CP18 Comparaison de la performance diagnostique de deux scores de probabilité clinique dans la thrombose veineuse profonde : wells versus primary care scores.

Introduction :La maladie veineuse thromboembolique est une maladie vasculaire fréquente qui représente un problème de santé publique par sa gravité, sa fréquence, ainsi que ses complications à  court et à long terme.

La présentation clinique n’étant pas spécifique, l’utilisation de scores de probabilité diagnostique parait utile pour orienter le recours à l’exploration par échographie de compression.

Actuellement le score de wells est le score de référence mais il existe d’autres scores qui ont été établis ultérieurement et validés dont le score Primary Care (PC) (2005).

Objectif : Comparer  la performance diagnostique de deux scores (Wells versus Primary Care)  chez les patients admis aux urgences pour une thrombose veineuse profonde (TVP).

Matériel et méthode : Etude prospective menée sur une période d’ onze mois (Janvier-Novembre 2018). Inclusion des patients âgés  de plus de 18 ans consultant aux urgences pour suspicion de TVP. Calcul des 2 scores de probabilité cliniques Wells et Primary Care. Le diagnostic de TVP a été basé sur l’échographie de compression. La comparaison de la performance diagnostique entre les deux scores a été évaluée par l’aire sous la courbe ROC (discrimination).

Résultats : Inclusion de 104 patients. Age moyen = 57 ±18 ans. Sex-ratio = 0,96. Comorbidités (%) : hypertension (29), diabétique (23), néoplasie (5). Le dosage des D-Dimères a été réalisé chez tous les patients, il était positif chez 56 patients (54%). La médiane des scores Wells et Primary Care était respectivement égale à 2 et  4. Le diagnostic de TVP a été retenu chez 54 patients (53%). La performance diagnostique du Primary Care score était satisfaisante (AUC : 0,80 ; p<0,001 ; IC95% [0,69-0,92]) meilleure que celle du Wells score (AUC : 0,72 ; p<0,001 ; IC95% [0,62-0,82]). La valeur prédictive positive (VPP) et  la valeur prédictive négative (VPN) pour les deux scores en utilisant leur meilleur seuil de discrimination était de 69 et 92% pour le Primary Care versus. 63 et 74% pour le score de Wells.

Conclusion : Notre étude a permis de confirmer la pertinence du score Primary Care dans la stratification des patients consultants aux urgences pour suspicion de thrombose veineuse profonde. Toutefois, d’autres études muticentriques sont nécessaires pour généraliser l’utilisation de ce score.

 

 

Hajer TOUJ (Ben Arous, Tunisie), Emna REZGUI, Oumayma LAABIDI, Ines CHERMITI, Sana TABIB, Sawsen CHIBOUB, Sami SOUISSI, Hanen GHAZALI
14:00 - 15:30 #17069 - CP19 Mortalité à un an des patients présentant une hypotension artérielle ou un choc cardiogénique à la phase initiale d’un syndrome coronaire aigu avec sus-décalage persistant du segment ST.
CP19 Mortalité à un an des patients présentant une hypotension artérielle ou un choc cardiogénique à la phase initiale d’un syndrome coronaire aigu avec sus-décalage persistant du segment ST.

Introduction. L’hypotension artérielle avec ou sans hypoperfusion à la phase initiale d’un syndrome coronaire aigu avec sus-décalage du segment ST (SCA ST+) est un marqueur de mauvais pronostic. Notre objectif était d’évaluer la mortalité à 1 an dans une cohorte récente de SCA ST+ et d’identifier les marqueurs de mauvais pronostic associés.

Méthode. A partir d’un registre observationnel multicentrique prospectif, les patients présentant un SCA ST+ en diagnostic final ont été inclus dans notre étude. Le groupe d’intérêt hypotension avec ou sans hypoperfusion (hypo-PA) a été défini par une tension artérielle systolique < 90 mmHg et l’hypoperfusion par un statut Killip 4 ou une nécessité d’introduction catécholamines à la prise en charge initiale, ou la survenue d’un choc cardiogénique lors du transfert vers la salle de cardiologie interventionnelle. La mortalité à 1 an de ces patients a été comparée à celles des autres patients.

Résultats. Entre 2010 et 2016, 7664 patients ont été pris en charge pour un SCA ST+ dont 7% (n=533) dans le groupe hypo-PA. Près d’un tiers de ces patients (n=171) sont décédés durant l’hospitalisation, contre seulement 3,1% dans le groupe contrôle (p < 0.001). Le taux de décès était de 50,2% durant la première année chez les patients du groupe hypo-PA. Parmi les patients vivants en sortie d’hospitalisation, la mortalité à 1 mois était significativement plus élevée dans le groupe hypo-PA (14.4% vs. 1.6%, p < 0.001), à 6 mois (18.1% vs. 2.7%, p < 0.001) et à 1 an (22.1% vs. 3.9%, p < 0.001). En cas de retour directement à domicile, la mortalité à 1 an des patients du groupe hypo-PA n’était pas significativement différente de celle des autres patients (2.9% vs. 1.6%, p=0.27). L’âge (RR 1.22, IC95% 1.13-1.31, p < 0.001), un appel initial pour arrêt cardio-respiratoire (RR 1.66, IC95% 1.26-2.18, p < 0.001), pour dyspnée (RR 1.58, IC95% 1.07-2.32, p=0.02) et un statut Killip ≥2 (RR 1.48, IC95% 1.09-2.01, p=0.01) étaient les facteurs de risque indépendants de mortalité à 1 an dans le groupe hypo-PA. 

Conclusion. La survenue d’une hypotension artérielle avec ou sans hypoperfusion à la phase initiale d’un SCA ST+ est associée à une mortalité élevée durant l’hospitalisation initiale et à une surmortalité persistante 1 an après l’épisode. Le pronostic à long terme semble plus corrélé à la gravité de la présentation initiale qu’aux comorbidités des patients.

Antoine DELINIÈRE (lyon), Laurie FRATICELLI, Clément CLAUSTRE, Nicolas EYDOUX, Alexandra PEIRETTI, Carlos EL KHOURY, Eric BONNEFOY-CUDRAZ, Groupe OSCAR
14:00 - 15:30 #17082 - CP20 SCA ST+ : évaluation prise en charge par réseau MCS.
CP20 SCA ST+ : évaluation prise en charge par réseau MCS.

Introduction : La procédure de prise en charge du syndrome coronarien avec sur élévation du segment ST (SCA ST+) par les Médecins Correspondants du SAMU (MCS) justifie l’utilisation de la thrombolyse en raison du délai d’accès à une salle d’angioplastie. Depuis 2002, les études ont démontré  haute efficacité en terme de réanimation (des troubles du rythme concomitants) et de délai de reperfusion (European Heart Journal 2014 : 45.0 +/- 25 .05 vs 62.4 +/- 23.4 minutes – p 0,003). Notre étude évalue le retentissement des efforts de formation des équipes des SAMU et des MCS de 4 départements pour améliorer la réalisation d’une thrombolyse quand elle est indiquée en amont de l’arrivée du Smur.

Méthode : Etude descriptive prospective à partir du registre d’intervention de 130 MCS dépendants de 4 SAMU et de 13 Smur de proximité entre la 1er décembre 2017 et le 1er décembre 2018 (12 mois).

Résultats : 1933 interventions MCS, dont 361 motifs d’appel cardiologique (18%), et 127 pour suspicion d’ACR (7%).  64 SCA ST+ diagnostiqués par les MCS dont 2 présentant un ACR qui ont été récupérés sans séquelles (CEE). Moyenne d’âge des patients de 62.5 ans (36-93), 51 homme et 13 femmes. 51 prises en charge le jour et 13 la nuit. 30 appels ont été déclenchés par le C15, et 34 auto déclenchement par le MCS (53%) qui alerte le C15. 27 patients ont bénéficié d’une thrombolyse avant l’arrivée du Smur (dont 2 après réanimation d’un ACR). 1 patient présentait contre indication à la thrombolyse, 15 patients ont été proposés pour une angioplastie directe en raison transfert héliporté, et 17 ont bénéficié d’un début de procédure avant l’arrivée du Smur. 25 des 130 MCS du réseau ont réalisé ces thrombolyses. Leur âge moyen est de 47 ans (29-68), la moyenne de leur ancienneté dans le réseau est de 7 ans (2-15), et 15 ont moins de 5 ans d’engagement. 16 MCS hommes, et 9 femmes (dont 2 ont fait chacune 2 thrombolyses (29 et 31 ans). 

Conclusion : Le réseau contribue à améliorer l’activation de la filière SCA (53% des patients ont un contact initial avec le Médecin généraliste MCS). La thrombolyse a été réalisée précocement après l’ECG validant (avant l’arrivée du Smur) justifiant la dotation en tenecteplase des MCS. La répartition des MCS qui ont été amenés à réaliser une thrombolyse est homogène quelque soit leur âge, leur sexe, ou leur ancienneté d’engagement et de formation.

Bernard AUDEMA (Avoriaz), Dominique SAVARY, Loïc BELLE, Guillaume DEBATY, Pascal USSEGLIO, Sylvain PROST , Christine CHEVALLIER-BRILLOIT, Marie SCHUSSLER COTTAREL
14:00 - 15:30 #16906 - CP21 Comparaison sur un modèle porcin de trois modalités de ventilation dans l’arrêt cardiaque réfractaire.
CP21 Comparaison sur un modèle porcin de trois modalités de ventilation dans l’arrêt cardiaque réfractaire.

Introduction : Les modalités de la ventilation dans la réanimation cardio-pulmonaire (RCP) d’un arrêt cardio-respiratoire (ACR) sont largement discutées, avec au centre du débat l’interaction cœur/poumon. Les recommandations actuelles préconisent une ventilation mécanique dès lors que le patient est intubé. Mais il existe également depuis peu, 2 techniques ventilatoires innovantes la B-card® et le mode CPV du Monnal T60®. Le but de notre étude est  de comparer leur efficacité sur la ventilation mais également leur effet hémodynamique par rapport à la ventilation mécanique (VM).

Matériel et Méthodes : Le modèle porcin choisi pour cette expérimentation a obtenu l’accord du comité d’éthique sous le numéro de saisine : APAFIS#10199-2017061312039981 v1. Entre décembre 2017 et avril 2018, nous avons randomisés 24 sujets en 3 groupes : groupe contrôle, B-card et mode CPV. Après avoir été sédatés, les sujets étaient intubés et une VM est débutée. Un monitoring respiratoire et hémodynamique exhaustif est mis en place. Six gaz du sang permettaient de suivre l’évolution durant la manipulation. Une fibrillation ventriculaire est alors induite. Après 5 minutes de No-Flow, le sujet est massé par une planche à masser automatique pendant 30 minutes. Les données sont enregistrées en continues.

Les groupes de sujets ont été comparés à l’aide du test non-paramétrique de Wilcoxon dans le cas de 2 groupes. Mais également à l’aide du test non-paramétrique de Kruskal-Wallis (si plus de 2 groupes pour les variables continues).

Résultats : Parmi les résultats disponibles, les gaz du sang permettent de montrer une tendance à l’hyperoxygénation dans le groupe contrôle : PaO2 à 10 minutes, 268mmHg (110-379) vs 110mmHg (72-217) avec le CPV et 94mmHg (29-198) avec la B-card (p=0,004). L’hypercapnie est par ailleurs majeure avec la B-card, PaCO2 à 30 minutes : 127mmHg (104-224) versus CPV 76mmHg (41 122) ou le contrôle 46mmHg (29 99) (p < 0,001). Le pH est significativement plus bas dans le groupe B-card que CPV ou contrôle : 6,90 (6,70-7), 7,07 (6,81-7,30) et 7,19 (6,96-7,36) (p=0,001)

Discussion : Les possibilités de ventilation sont multiples et leurs effets sont peu connus. Notre étude montre une tendance favorable sur la partie ventilatoire pour le mode CPV mais les effets sur l’hémodynamique ne sont pas encore disponibles.

Conclusion : Le mode CPV semble prévenir l’hyperoxygénation et l’hypercapnie comparé à une ventilation standard et à la B-Card lors de la RCP d’un ACR

Déborah JAEGER (Nancy Cedex), Caroline FRITZ, Adrien LAUVRAY, Adrien BASSAND, Bruno LEVY, Tahar CHOUIHED
Salle 253

Mercredi 05 juin

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FCM-06
14:00 - 15:00

Flash communications
Cœur et arrêt

Modérateur : Pierre MARDEGAN (MONTAUBAN)
14:00 - 15:00 #16755 - FC041 Prédiction de la probabilité de survie après réchauffement pat voie extracorporelle des patients hypothermes en arrêt cardiaque : validation externe du score HOPE.
FC041 Prédiction de la probabilité de survie après réchauffement pat voie extracorporelle des patients hypothermes en arrêt cardiaque : validation externe du score HOPE.

Introduction: Le réchauffement par voie extracorporelle (RVE) est le traitement de choix des patients victimes d’un arrêt cardio-respiratoire (ACR) sur hypothermie. La décision d’initier un tel traitement repose à l’heure actuelle sur la kaliémie. Nous avons récemment développé le score HOPE qui comprend les six variables suivantes : l’âge, le sexe, la température corporelle, le mécanisme de l’exposition au froid, la valeur de la kaliémie, et la durée de la réanimation cardio-pulmonaire. La prédiction de la survie après RVE était meilleure en utilisant ce nouveau score en comparaison avec l’approche actuelle, basée sur la seule kaliémie. Notre but était d’étudier la validation externe du score HOPE.

Matériel et Méthodes: Inclusion de patients consécutifs en ACR sur hypothermie traités par RVE identifiés par une revue systématique de littérature ainsi que des cas non publiés provenant de différents hôpitaux. Les six prédicteurs indépendants de survie inclus dans le score HOPE ont été récoltés pour chaque patient. Nous avons étudié la validité du score HOPE en calculant le score pour les nouveaux patients, n’ayant pas participé à l’étude de dérivation du score. La calibration a été étudiée en comparant les probabilités observées et estimées de survie (test de Hosmer-Lemeshow). La discrimination a été étudiée en calculant l’aire sous la courbe ROC.

Résultats: Parmi les 122 patients inclus, 51 (41.8% (95% CI=[33.1%;50.6%]) ont survécu, la plupart (76%) avec un devenir neurologique favorable. Les probabilités moyennes de survie calculées selon le score HOPE étaient de 38.1%. L’analyse de la comparaison entre les probabilités de survie observées et prédites et observées a montré une bonne calibration du modèle (test de Hosmer-Lemeshow p=0.08). L’aire sous la courbe ROC était de 0.825 (95% CI=[0.753;0.897]).

Discussion: Cette étude a permis de valider sur une cohorte rétrospective le score HOPE. La prédiction de la survie étant meilleure en utilisant ce score que l’approche basée sur la seule kaliémie, le score HOPE devrait permettre de mieux guider la décision lorsqu’un RVE est considéré.

Mathieu PASQUIER (Lausanne, Suisse), Rousson VALENTIN, Tomasz DAROCHA, Pierre BOUZAT, Olivier HUGLI
14:00 - 15:00 #16898 - FC042 Etude pragmatique sur les interactions entre un défibrillateur public et son utilisateur.
FC042 Etude pragmatique sur les interactions entre un défibrillateur public et son utilisateur.

Introduction : L’efficacité d’un défibrillateur automatisé externe grand public (DAEp) dépend du respect des consignes de la machine par l’utilisateur. L’objectif principal de ce travail est de rapporter l’incidence des interactions délétères (non-respect pause massage, non délivrance de choc).

Méthode : Etude observationnelle rétrospective sur 4 départements incluant les arrêts cardiaques extra hospitaliers avec pose d’un DAEp. Identification des tracés avec analyses et/ou chocs perturbés et comparaisons des cohortes avec et sans respect d’analyse/choc. Critère de jugement principal : incidence des « non-respect » d’analyse ou de choc. Critères de jugement secondaire : délai de 1ere analyse et 1er choc, fréquence des compressions thoraciques, CPR-ratio.

Résultats : 5173 ACEH de janvier 2017 à juin 2018 dont 112 avec DAEp posé (2.2%). 39 tracés étaient illisibles. 73 cas analysables, dont 24 avec interaction délétère (32.9%). Seul le délai de 1er choc était significativement associé à la cohorte « non respect » (170 secondes vs 46 secondes ; p < 0.01). 58 tracés présentaient des difficultés de lecture liés à la configuration machine (mauvais horodatage, pas d’impédance)

Conclusion : Les interactions délétères lors de l’utilisation des DAEp sont fréquentes et responsable d’un retard à l’administration au 1° choc. Ces erreurs sont essentiellement en début et fin de tracé. Les dysfonctionnements empêchant ou gênant l’interprétation des tracés sont également fréquents.

Pierre-Alexandre HARUEL (Boulogne Billancourt), Clément DERKENNE, Groupe De Travail ARRÊT CARDIAQUE, Jérémy GOUZE, Pascal DIEGELMAN, Daniel JOST, Bertrand PRUNET
14:00 - 15:00 #17196 - FC043 Etude rétrospective sur la distance entre les arrêts cardiaques et le défibrillateur connu le plus proche.
FC043 Etude rétrospective sur la distance entre les arrêts cardiaques et le défibrillateur connu le plus proche.

Intro : Pour les Arrêts Cardiaques Extra Hospitaliers (ACEH), la précocité de la défibrillation est un facteur pronostic majeur. Une loi sur l’équipement en défibrillateur a été adoptée en 2018. Nous nous sommes demandé si notre territoire était déjà suffisamment équipé en défibrillateur automatisé externe public (DAEp).

M&M : étude rétrospective monocentrique critère de jugement principal : taux de patient qui aurait pu avoir un DAEp avant l’arrivée des secours par comparaison du délai (déclenchement - arrivée des secours) au délai calculé pour un piéton courant à 6km/h faisant un aller/retour depuis l’ACEH jusqu’au DAEp le plus proche connu sur notre cartographie. Modélisation grâce à Python for Street. Inclusion: ACEH pris en charge en 2017, Exclusion: utilisation d’un DAEp avant l’arrivée des secours et ACR devant les secours.

Résultat : 3547 ACEH pris en charge en 2017, 351 exclus : 3174 analysés. Pour 42% (n=1331) des ACEH, un DAEp aurait pu être utilisé avant l’arrivée des secours. 25% des ACEH se trouvaient à moins de 400 mètres aller/retour d'un DSAp.

Conclusion : Notre territoire n’est pas assez équipé en défibrillateur. Ceux existants sont très insuffisamment utilisés (45 DSAp réellements utilisés/3547 ACEH) . Notre étude donne un taux de DSAp cible aux régulateurs qui doivent mieux faire pour faire utiliser l’existant. Deux requérants doivent cependant être présents pour que l’un aille chercher le DSAp. Une étude cartographique fine peut aider au déploiement.

Benoit FRATTINI (Paris), Albane DE L'ESPINAY, Clément DERKENNE, Lemoine FRÉDÉRIC, GROUPE DE TRAVAIL SUR L'ARRÊT CARDIAQUE, De La Fondation Bon Samaritain COMITÉ SCIENTIFIQUE, Daniel JOST, Prunet BERTRAND
14:00 - 15:00 #17368 - FC044 Caractéristiques et survie comparée des arrêts cardiaques d'origine toxique. Analyse du registre RéAC.
FC044 Caractéristiques et survie comparée des arrêts cardiaques d'origine toxique. Analyse du registre RéAC.

Introduction: Les arrêts cardiaques(AC) d'origine toxique (ACT) représentent 1,9 à 4,4% des AC. Ils surviennent en pré hospitalier dans 85% des cas. Leur cause étant potentiellement réversible, leur pronostic pourrait être plus favorable que celui des arrêts cardiaques non toxiques (ACnT).

Objectif : Comparer les survies et le pronostic neurologique des ACT à celle des ACnT.

Méthode: Il s'agit d'une étude rétrospective, observationnelle, multicentrique sur les données du registre électronique français des AC (RéAC). Tous les AC d’étiologie non traumatique entre juillet 2011 et juillet 2015 pour lesquels une réanimation a été entreprise ont été inclus. Les groupes ACT et ACnT ont été comparés de manière univariée, puis appariés sur le sexe, l'âge, la durée de no flow et le rythme cardiaque à la prise en charge. Le critère de jugement principal était la survie à trente jours. Le critère de jugement secondaire était le bon pronostic neurologique (score CPC 1-2).

Résultats: 491 ACT et 33004 ACnT ont été inclus. En analyse univariée, Il n'y avait pas de différence entre les groupes ACT et ACnT sur le taux de patients admis vivant à l'hôpital, respectivement 115 (23,4%) vs. 6139 (18,6%) p=0,47, ni sur la survie à 30 jours 33(6,7%) vs. 1881 (5,7%), p=0,668. Le taux de patient avec un score CPC à 1 ou 2 à 30 jours n'était pas différent entre les deux groupes 342 (69,7%) vs. 26997 (81,8%), p=0,754. Après appariement, 264 ACT et 792 ACnT ont été analysés. On ne retrouvait pas de différence significative sur la survie à l'admission 50 (18,9%) vs. 146 (18,4%), p=0,904 ou à 30 jours 12 (4,5%) vs. 30 (3,8%), p=0,865. Le taux de patients avec un score CPC 1 ou 2 à 30 jours n'était pas différent 12 (75%) vs. 712 (90%), p=0,844.

Conclusion: La survie et le pronostic cérébral des ACT ne semblent pas différents de ceux des ACnT en France.

Sébastien MOTTE (la Tronche), Damien VIGLINO, Maxime MAIGNAN
14:00 - 15:00 #17129 - FC045 La journée s’écoule et l’incidence de l’arrêt cardiaque diminue ! Heure de survenue de l’Arrêt Cardiaque en fonction de l’âge et du genre. Etude HAC.
FC045 La journée s’écoule et l’incidence de l’arrêt cardiaque diminue ! Heure de survenue de l’Arrêt Cardiaque en fonction de l’âge et du genre. Etude HAC.

Introduction

La cause de l’arrêt cardiaque (AC) varie certainement avec l’âge et le genre. En conséquence, l’heure de survenue de l’AC pourrait aussi varier. Ceci pourrait constituer un argument diagnostique de nature à faciliter les prises de décision en régulation.

Objectif

Analyser la répartition nycthémérale de survenue de l’AC en fonction de l’âge et du genre

Méthodes

Source : données du registre RéAC dans un département de 1,6 million d’habitants

Inclusion : AC de cause médicale, de Janvier 2013 à Novembre 2018

Paramètres : âge, genre, heure de survenue répartie par ¼ de journée : matin (06:00-12:00), après-midi (12:00-18:00), soir (18:00-24:00) et nuit (24:00-06:00)

Critère de jugement : heure de survenue de l’AC

Analyse : par genre et par tercile d’âge (test de Khi2)

Résultats

4.488 AC : 2.798 (62%) hommes et 1.690 (38%) femmes, d’âge médian 68(55-82).

L’AC survenait par avec une fréquence décroissante au cours de la journée le matin (32%) puis l’après midi (27%), le soir (23%) et la nuit (17%) (Figure) (p < 0,0001) !

Cette répartition était observée pour les hommes et les femmes (p < 0,0001) et quel que soit le tercile d’âge considéré (tous p < 0,007).

Conclusion

Nous rapportons ici une incidence décroissante des AC au cours de la journée. Cette observation peut être déterminante en régulation.

Philippe BERTRAND (Bobigny Cedex), Jean-Marc AGOSTINUCCI, Angélie GENTILHOMME, Pierre NADIRAS, Jacques METZGER, Laurence MARTINEAU, Frédéric ADNET, Frédéric LAPOSTOLLE
14:00 - 15:00 #17474 - FC046 Cractéristiques et prise en charge des patients victimes de mort subite à la phase aigue d'un infarctus du myocarde.
FC046 Cractéristiques et prise en charge des patients victimes de mort subite à la phase aigue d'un infarctus du myocarde.

Introduction. La mort subite (MS) est une mort inattendue, survenue dans l’heure suivant le début des symptômes. Elle est le plus souvent liée à la survenue d’un infarctus aigu du myocarde. Notre étude vise à caractériser le profil et la prise en charge des patients présentant un syndrome coronaire aigu avec sus-ST (SCA ST+) victime de MS à la prise en charge.

Matériel et méthode. A partir d’un registre observationnel multicentrique prospectif, les patients présentant un SCA ST+ en diagnostic final ont été inclus dans notre étude. Nous avons comparé les patients pris en charge par un SMUR, ayant présenté une MS (arrêt cardiaque survenu dans l’heure suivant la douleur thoracique) et ceux admis vivant en cardiologie interventionnelle.

Résultats. Notre registre a inclus en 10 ans 5180 patients pris en charge en SMUR, dont 277 (5,35%) victimes de MS. Ils étaient plus jeunes (58 [48.25;69.75] vs 63 [53;74] ans, p < 0,0001), moins souvent coronariens connus (26,35% vs 38,57%, p=0,0001), dyslipidémiques (22,74% vs 34,25%, p=0,0001), en surpoids (IMC ≥ 25 : 48,74% vs 59,98%, p=0,0003) et hypertendus (34,3% vs 43,83%, p=0,0023). Le délai symptôme-appel au 15 était de 5[1 ;8] min vs 60[23,5 ;161] min, p < 0,0001. Le délai symptôme-ECG était de 38[31 ;49] min vs 96[57 ;220] min, p < 0,0001. A la prise en charge les patients victimes de MS étaient plus souvent en choc cardiogénique (62,09% vs 6,23%, p < 0,0001), présentaient plus souvent un SCA antérieur (61,01% vs 46,51%, p < 0,0001). A la phase aiguë ils avaient plus souvent reçu des amines (59,57% vs 3,33%, p < 0,0001) et de l’amiodarone (40,79% vs 3,23%, p < 0,0001). Après réanimation par le SMUR, 91,7% d’entre eux ont présenté une récupération d’activité cardiaque spontanée (RACS). Il n’y avait pas de différence de délais ECG-arrivée en coronarographie ni arrivée-restauration du flux. 96,39% d’entre eux ont pu bénéficier de coronarographie dont 74,73% d’angioplastie primaire. Seulement 18% d’entre eux avaient une FEVG > 50% à la phase aiguë contre 37,85% de l’autre groupe (p < 0,0001). La mortalité hospitalière était de 37,18% vs 4,86%, à un mois 48,63% vs 7,34%, à 6 mois 53,31% vs 9,02% et à un an 57,27% vs 10,86% (p < 0,0001).

Conclusion. Les patients victimes d’une MS à la phase aiguë du SCA ST+ présentent des infarctus plus étendus et sont d’emblée en état de choc. Bien que la prise en charge soit rapide leur pronostic à un an demeure sombre. Les facteurs prédictifs de mort subite restent à ce jour mal définis.

Carlos EL KHOURY (Vienne Cedex), Laurie FRATICELLI, Clément CLAUSTRE, Valentine BAERT, Groupe OSCAR
14:00 - 15:00 #17360 - FC047 Évaluation du massage cardiaque par les témoins, initié par le Centre 15, pour les arrêts cardiaques extra-hospitaliers : A partir des données du registre RéAC.
FC047 Évaluation du massage cardiaque par les témoins, initié par le Centre 15, pour les arrêts cardiaques extra-hospitaliers : A partir des données du registre RéAC.

Introduction :Il est désormais admis que la détection précoce de l'arrêt cardiaque (AC) et le massage cardiaque externe (MCE) rapide, sont des éléments clés du pronostic. Le but de notre étude est d’évaluer le pronostic des patients ayant bénéficiés d’un MCE initié par le Centre 15 (C15) par rapport aux patients ayant bénéficié d’un MCE par le témoin d’emblée et ceux sans MCE. 

Matériel et Méthode : Analyse rétrospective entre le 1erjanvier 2012 et le 1ermai 2018 sur la base RéAc, incluant tous les patients victimes d’un AC extra-hospitalier. 3 groupes ont été constitués selon l’initiation du MCE puis analysés de façon descriptive et appariés avec une approche d’ajustement utilisant un score de propension multiple. Une régression logistique polynomiale a été ensuite réalisée comme décrit par Spreeuwenberg. L’objectif principal : Evaluation du pronostic à 1 mois (J30). Critère de jugement principal : taux de survie à J30. Parmi les objectifs secondaires : Pronostic neurologique à J30 en utilisant le score CPC (Cerebral Performance Category scale) à J30.

Résultats : Sur 85634 malades de la base RéAC, l’étude statistique a porté sur les 18185 patients retenus une fois les critères d’exclusion posés. Nous présentons les résultats appariés des 3 groupes selon l’initiation du MCE. (Tableau)

Conclusion :L’initiation d’un MCE par le C15 garde une place importante mais notre travail souligne le rôle du MCE sans délai et donc l’importance de la formation du grand public. 

Déborah JAEGER (Nancy Cedex), Hervé HUBERT, Valentine BAERT, Lucile NOEL, Karim TAZAROURTE, Pierre-Yves GUEUGNIAUD, Carlos EL KHOURY , Tahar CHOUIHED
14:00 - 15:00 #17382 - FC048 Efficacité du 1er choc électrique externe en cas d’arrêt cardiaque extra hospitalier en fibrillation ventriculaire : résultats préliminaires d’une revue de la littérature.
FC048 Efficacité du 1er choc électrique externe en cas d’arrêt cardiaque extra hospitalier en fibrillation ventriculaire : résultats préliminaires d’une revue de la littérature.

Introduction: L’arrêt cardiaque extrahospitalier (ACEH) se traduit par une fibrillation ventriculaire initiale (FVi) dans moins de 20% des cas. Le but de ce travail était de comparer l’efficacité du 1er choc électrique externe (CEE) au sein de notre cohorte, aux travaux de la littérature.

Méthode: Etude rétrospective observationnelle. Critères d’inclusion : ACEH non traumatique avec (FVi) choqué par des secouristes professionnels. Variables colligées : délai appel–1er choc, présence de témoin, réalisation d’un massage cardiaque externe par le témoin (MCET), sortie vivant de l’hôpital. Critère de jugement principal : défibrillation réussie au 1er choc (disparition de la fibrillation à la 5eme seconde post-choc). Comparaison des taux par le test du chi2. Des modèles de régression logistique ont testé l’association entre l’efficacité du CEE et les autres variables recueillies.

Résultats: Du 01/01 au 31/12/2017, 311 patients ont été confrontés aux autres publications. Après régression logistique seul le MCET était associé à l’efficacité (Odds ratio=28.56 [2,8-286]). L’efficacité des différentes formes d’ondes (Rectilinéaire, Haute Energie, Basse Energie, et énergie pulsée) est reportée dans le tableau 1.

Discussion: L’efficacité du 1er CEE allait de 85 à 95% pour des énergies de 120 à 200 Joules, en dépit d’une disparité épidémiologique entre les cohortes.

Conclusion: Les différents types d’ondes biphasiques avaient une efficacité similaire au 1er choc.

Delphine LAVIGNASSE (Wissembourg), Benoit FRATTINI, Sarah MENETRE, Frédérique BRICHE, Frédéric LEMOINE, Jean-Philippe DIDON, Daniel JOST, Bertrand PRUNET
Salle 352B-Zone poster 1

Mercredi 05 juin

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FCM-14
14:00 - 15:00

Flash communications
Epidémiologie et Réseau

Modérateur : Tarak MOKNI (Medecin urgentiste) (BAYONNE)
14:00 - 15:00 #17224 - FC105 Analyse des signaux d’intoxication aux substances addictives à partir des données d’urgences du réseau OSCOUR® en France.
FC105 Analyse des signaux d’intoxication aux substances addictives à partir des données d’urgences du réseau OSCOUR® en France.

Introduction : Piloté depuis 2004 par Santé publique France, le système de surveillance syndromique SurSaUD® collecte quotidiennement les données de passages aux urgences permettant d’analyser des données en temps proche du réel. Du fait de sa réactivité, il est souvent utilisé pour investiguer des signaux sanitaires. En 2018, l’équipe de surveillance syndromique a été sollicitée pour l’analyse de différents signaux d’intoxication par protoxyde d’azote, opioïdes, MMDA (Ecstasy) et GHB/GBL (Gammahydroxybutyrate/Gamma-butyrolactone).

Objectif : (1) Décrire l’analyse des signaux d’intoxication au protoxyde d’azote, de MMDA et de GHB/GBL et (2) analyser les tendances temporelles de ces intoxications à travers les données d’urgences.  

Méthodes : Le choix des codes CIM-10 utilisés pour l’analyse des intoxications s’est fait en consultant les urgentistes du réseau OSCOUR® et à partir de la revue de littérature. Les codes CIM-10 suivants ont été utilisés : T41.0, T41.5, T59.0 pour le protoxyde d’azote ; T50.9, X64, T40 pour le GHB/GBL ; T43.6, F15, F16 pour le MMDA. Ces codes ont été groupés pour l’analyse des passages à partir des données de 650 services d’urgences collectées par SurSaUD. Afin d’analyser l’évolution temporelle entre 2016 et 2018, la proportion de passages par âge, sexe, zone géographique a été calculée parmi l’ensemble des passages codés aux urgences en France.

Résultats :

-       De 2016 à 2018, 121 passages aux urgences ont été observés pour intoxication au protoxyde d’azote. Le nombre de passages était plus élevé en Normandie ;  

-       En 2018, on a observé près de 500 passages aux urgences en lien avec l’intoxication au MMDA. Le nombre de passages était plus élevé en Île-de-France ;  

-       L’analyse du signal d’intoxication au GHB/GBL en Île-de-France n’a pas mis en évidence une hausse des passages.

Comparée aux 2 années précédentes, on n’a pas observé une tendance à la hausse de ces intoxications aux urgences.

Conclusion : L’analyse des signaux sanitaires en lien avec l’usage de substances addictives est de plus en plus fréquente. Le repérage de ces intoxications parmi les passages aux urgences est quelquefois difficile du fait de plusieurs facteurs dont l’absence de code CIM-10 spécifique. Un travail pluridisciplinaire pour l’amélioration de la méthode d’identification de ces passages va s’engager à partir de 2019. Il sera une opportunité pour une meilleure analyse des  tendances et le renforcement des actions de prévention.

Marie-Michèle THIAM (Saint-Maurice Cedex), Céline CASERIO-SCHÖNEMANN, Anne FOUILLET, Cécile FORGEOT
14:00 - 15:00 #17206 - FC106 Surveillance des intoxications aux opioïdes à partir des structures d’urgences du réseau OSCOUR® en France.
FC106 Surveillance des intoxications aux opioïdes à partir des structures d’urgences du réseau OSCOUR® en France.

Introduction : La prescription des opioïdes aux États-Unis est à l’origine d’une épidémie de grande ampleur responsable de plus de 40 000 décès en 2016 (cinq fois plus qu’en 1999). En France, les études épidémiologiques relatives à l’usage des opioïdes sont rares. Toutefois, les récentes publications ont permis de mettre en évidence une augmentation de l’usage des opioïdes, ainsi que des hospitalisations et des décès qui sont liés. Si ces publications ne suggèrent pas une épidémie, elles soulignent néanmoins la nécessité de renforcer la surveillance ainsi que les programmes de prévention.

Objectifs : Identifier les passages aux urgences en lien avec l’utilisation des opioïdes et décrire leur évolution temporelle en France à partir du réseau OSCOUR®.

Méthodes : En 2018, près de 650 services d’urgences transmettent quotidiennement leurs données au système de surveillance syndromique SurSaUD®. Les recours aux urgences pour intoxications aux opioïdes ont été repérés à partir des diagnostics médicaux codés selon la CIM-10 (F11, F19 et T40). Ces codes ont été sélectionnés à l’issue d’une revue de littérature. Le calcul de la proportion de passages aux urgences par classe d’âges, sexe, zone géographique et types d’opioïdes, parmi l’activité totale codée a permis d’analyser l’évolution aux urgences de 2014 à 2018 en France.     

Résultats : Au cours de ces 5 dernières années, près de 20 000 passages pour intoxication aux opioïdes ont été observés, représentant près de 1% de l’ensemble des passages aux urgences. Près de 2 passages sur 3 concernaient les hommes. La tranche d’âges de 25-49 ans était la plus représentée (60%). La majorité de ces passages a été observée en Ile-de-France. Parmi ces passages, 23% étaient codés T40.2 (Intoxication par morphine/codéine) et 4% étaient codés T40.1 (Intoxication par héroïne). On observe une légère tendance à la hausse des passages aux urgences en lien avec les opioïdes.

Conclusion : La surveillance syndromique à partir des données de passages aux urgences est une surveillance en temps proche du réel. Elle pourrait compléter les systèmes de surveillance spécifiques des drogues et permettre ainsi une surveillance plus réactive. Une surveillance des effets liés à l’utilisation des opioïdes est possible à partir des données d’urgences. Avant une utilisation en routine, une validation des codes CIM-10 par un groupe d’experts (épidémiologistes, addictologues, urgentistes,  …) sera nécessaire.

Anne FOUILLET, Cécile FORGEOT, Céline CASERIO-SCHÖNEMANN, Marie-Michèle THIAM (Saint-Maurice Cedex)
14:00 - 15:00 #17139 - FC107 Réinscription dans les services d’urgences: profil des "e;reconsultants"e;.
FC107 Réinscription dans les services d’urgences: profil des "e;reconsultants"e;.

INTRODUCTION:

Le nombre de passages dans les services d’urgences augmente tous les ans demandant une adaptation permanente d’organisation. Parmi ces patients, certains consultent une deuxième fois dans les jours qui suivent. Notre étude a pour objet d’évaluer l’importance relative de ces “reconsultants”, leur profil. Ainsi nous pourrons dégager des axes d’amélioration pour éviter leur retour.

MATERIEL ET METHODES:

Nous avons recueilli de façon rétrospective les données des patients ayant consulté au cours du mois de janvier 2018 dans notre service d’urgences.

Nous avons analysé les données des patients ayant reconsulté dans les 30 jours et essayer de déterminer un facteur commun.

RÉSULTATS:

Sur les 3 236 patients inscrits, 224 reviennent une seconde fois dans les 30 jours, soit 6.92%.

44,6% d'entre eux sont réinscrits dans les 7 jours.

L'âge, le sexe, la durée du séjour, la consultation par un interne ou l'inscription en période de garde ne semblent pas influer sur la réinscription.

Dans 75 % des cas, le motif de reconsultation est une persistance,  une aggravation ou une récidive de la pathologie. Les principales spécialités concernées sont la traumatologie (22.4%), les maladies cardio-vasculaires (13%) et la chirurgie digestive-gastroentérologie (12%).

En traumatologie, les motifs de reconsultation sont variés (céphalées post TC, problème de plâtre, de suture, de douleur) et la plupart (75%) des patients rentrent à domicile, parfois avec uniquement des conseils ou une réorientation.
Le principal point commun de tous ces reconsultants est l’absence d’une conclusion complète. 90% des observations n’ont pas tous les éléments d’une conclusion, à savoir hypothèse diagnostic, orientation, conseils de suivi.

CONCLUSION:

La part des patients reconsultant aux urgences dans les 30 jours est relativement importante, presque 7%.

Les motifs de reconsultation sont variés mais sont pour les trois quarts en rapport avec le motif initial. Les 3 principales “spécialités” concernées sont la traumatologie, la chirurgie digestive et le cardiovasculaire.

Le principal point commun retrouvé est l’absence de conclusion complète, de conseils de suivi dans l'observation initiale. L’accès à certaines consultations spécialisées semblent également être un élément prédisposant.

La prochaine étape va donc consister à améliorer nos conclusions, nos informations de sortie, l’accès à certaines consultations spécialisées et évaluer si nous arrivons par ce biais à diminuer ce taux de reconsultation.

Sophie QUENTIN DE GROMARD (Paris), David RAZAZI, Julie GRENET, Sebastien BEAUNE
14:00 - 15:00 #17158 - FC108 caractéristiques socio-démographiques et cliniques des patients polyconsultants aux urgences adultes du 01/01/2015 au 31/12/2016.
FC108 caractéristiques socio-démographiques et cliniques des patients polyconsultants aux urgences adultes du 01/01/2015 au 31/12/2016.

Introduction : L’activité des services d’accueil d’urgence est en augmentation constante. Parmi les patients admis, certains se présenteront plusieurs fois dans l’année, participant à un effet de surcharge, avec des conséquences multiples et néfastes.

Matériel et méthode : L’objectif principal de cette étude épidémiologique monocentrique rétrospective était de caractériser ces patients sur le plan socio-démographique, ainsi que leurs consultations. Secondairement, nous avons étudié les causes et conséquences possibles aux recours itératifs aux urgences.

Résultats : Trois cent cinq patients ont été inclus entre le 01/01/2015 et le 31/12/2016. Un échantillon de 121 patients a été analysé, totalisant 1816 consultations. Un groupe d’usagers fréquents (UF) et un groupe d’usagers très fréquents (UTF) ont été définis selon la médiane des consultations. Dans ces deux groupes, les patients étaient majoritairement représentés par des hommes, âgés en moyenne de 56,4 ans. Des antécédents psychiatriques étaient retrouvés dans 46,3% des cas, une addiction dans 57% des cas, et 91,7% des patients avaient un traitement de fond. Les motifs de consultation des UF et UTF étaient généralement d’ordre psychiatrique ou traumatologique. Dans 62,9% des cas, la consultation se soldait par un retour au domicile, et dans 73,1% des cas, sans ordonnance de sortie.

Discussion : Les résultats de notre étude étaient cohérents aux données de la littérature en termes d’antécédents et d’habitus ainsi que des motifs de consultation. Les données concernant le sexe et l’âge restaient variables. Les causes possibles aux recours itératifs aux urgences se situeraient dans une modification du comportement des usagers mais aussi de l’offre de soins en ambulatoire. La conséquence principale de ce mode de consultation est la participation à l’effet de surcharge, à l’origine d’une augmentation de la morbi-mortalité pour les patients, de la charge de travail pour les soignants, sans oublier l’impact économique.

Conclusion : notre étude met en évidence un groupe de patients en situation de difficultés socio-psychologiques, souvent porteurs de pathologies chroniques. Leurs consultations multiples participent à la surcharge des urgences, entrainant des conséquences pour les patients, les soignants, et sur le budget de santé. Des possibilités de gestion de ce flux semblent exister, en optimisant les soins ambulatoires et l’orientation des patients au sein des urgences et de l’hôpital lui-même.

 

Perline SOCQUARD (Besançon), Jean-Baptiste PRETALLI, Jean-Luc FORTIN, Amish SEERUTTUN, Luc SENGLER, Thibaut DESMETTRE
14:00 - 15:00 #17140 - FC109 Les noyades en france, un étude descriptive.
FC109 Les noyades en france, un étude descriptive.

OBJECTIF : L’objectif de notre étude est de décrire la répartition des patients victimes de noyade admis dans nos hôpitaux, selon la Classification de Szpilman, de définir la mortalité attribuable à ces stades et de préciser les profils respiratoires et hémodynamiques des patients.

MATERIEL ET METHODE : Il s’agit d’une étude épidémiologique observationnelle multicentrique, menée de 2014 à 2017 en 3 centres distincts. Ont été inclus les patients victimes de noyades, âgés de plus de 15 ans, admis dans nos services d’urgences ou de réanimation. Les patients décédés sur place ont été exclus. La classification de Szpilman permet d'évaluer la gravité de la noyade en s'appuyant sur les états neurologiques, hémodynamiques et respiratoires initiaux des victimes, et de les répartir en 6 stades. L’objectif principal est la description de la répartition, selon cette classification, des patients victimes de noyades. Puis d’évaluer le taux de mortalité global et pondéré en fonction du grade de noyade. Les objectifs secondaires sont la description des caractéristiques cliniques, gazométriques et ventilatoires des patients des différents grades.

RESULTATS : 312 patients ont été inclus, dont 63,5% d’hommes. L’âge médian est de 57 ans [40-71]. A la prise en charge initiale 49,8% des patients étaient inconscient, 6,9% présentaient un score de Glasgow entre 9 et 12 et 43,2% un score de Glasgow ≥ 13. 47,5% des patients ont bénéficié d’une ventilation mécanique, 15,5% de la ventilation non invasive, 31,3% d’une oxygénothérapie et 5,6% étaient en air ambiant. Selon la classification de Szpilman 6,5% des patients étaient répartis dans le grade 2, 43,2% dans le grade 3, 2,6% dans le grade 4, 15,8% dans le grade 5 et 31,9% dans le grade 6. La mortalité globale était de 18,5%. La mortalité pondérée était de 0% pour les grades 2 et 4, 2% pour les grades 3 et 5 et 54% pour le grade 6.

CONCLUSION : La noyade est une pathologie circonstancielle en pleine actualité, dont le pronostic n’est pas si sombre. La prise en charge préhospitalière spécifique et rapide semble particulièrement importante.

Vera HEYER (Marseille)
14:00 - 15:00 #17482 - FC110 La saturation des service d'urgence réduit l'adhésion aux recommandations dans l'anaphylaxie.
FC110 La saturation des service d'urgence réduit l'adhésion aux recommandations dans l'anaphylaxie.

L’anaphylaxie, définit par les critères de Sampson nécessite une injection d’adrénaline (A). L’A est sous utilisée (28% dans le registre européen). Dans les services d’urgence (SU), la saturation (forte activité) est associée à une moins bonne adhésion aux recommandations. Objectif : Evaluer les facteurs associés à une non utilisation d’A chez les enfants admis pour anaphylaxie dans les SU. Etude transversale bi centrique rétrospective. A partir des Résumés de Passages aux Urgences, les enfants (< 16 ans) admis dans 2 SUP pour anaphylaxie (codes CIM-10) étaient inclus sur la période 2010-2016. Les dossiers médicaux étaient analysés. Exclus: Enfants ne répondant pas aux critères de Sampson. Le niveau de saturation du service au moment de l’admission du patient était évaluée par le taux d’occupation ponctuel (TOP : nb de patient présent / nb de box dans le SU). Critère de jugement : Injection ou non d’A dans le SU. Régression logistique pour déterminer les facteurs associés à l’injection d’A. Sur la période d’étude 422.483 enfants étaient admis dont 235 pour anaphylaxie. 8 dossier n’ont pas été retrouvés et 23 / 227 enfants (10.1%) ne répondaient pas aux critères de Sampson. L’A était utilisé dans seulement 22.4% des cas dans le SU. L’A était moins souvent utilisée lors des périodes de saturation (3ème tercile du TOP), chez les patients les moins graves (Grade II de Ring-Messner)  et lorsqu’une injection avait été réalisée en pré hospitalier (tableau : analyse multivariée).

Guilhem NOEL (Hyères), Marie-Sophie LE, Philippe MINODIER, Stéphanie GENTILE, Jean Christophe DUBUS
14:00 - 15:00 #16820 - FC111 Intérêt d’un dépistage systématique, fait aux urgences, des violences intra familiales contre les femmes.
FC111 Intérêt d’un dépistage systématique, fait aux urgences, des violences intra familiales contre les femmes.

Introduction : les violences conjugales sont un problème d’actualité, qui a des lourdes conséquences sanitaires et économiques. Les services d’urgences, carrefours des premiers effets de la violence, semblent être un des meilleurs endroits pour leur dépistage, car lieu de premier recours de la femme victime. Pourtant, le dépistage systématique entre difficilement dans la pratique des médecins.

Matériel et méthode : il s’agit d’une étude unicentrique descriptive réalisée aux urgences générales, durant les 7 jours de la semaine, H24. Une interne a questionné à propos des violences toutes les patientes de plus de 15 ans consultantes aux urgences pour toute raison médicale ou traumatologiques. Les critères d’exclusion étaient une incapacité d’expression ou de compréhension, l’installation directe en salle de déchocage ou une douleur cotée EVA > 6/10.

Résultats : 256 patientes ont été incluses dans l’étude. 40 femmes (15,6%) avaient été victimes de violences dans l’enfance, dont 24 (60%) sont devenues victimes à l’âge adulte. Parmi les 216 femmes non victimes dans l’enfance,57 (26,4%) sont devenues victimes à l’âge adulte. 97 femmes (37,8%) ont été victimes de violence soit dans l’enfance soit à l’âge adulte. 54 femmes (21%) ont été témoins de violence dans l’enfance. Au total, 118 femmes (46%) ont été exposées à la violence, en étant soit témoin de violence dans l’enfance soit victime de violence (enfance ou âge adulte). La prévalence des pathologies psychiatriques, gynécologiques, traumatologiques et la consommation des médicaments est significativement plus élevée chez les femmes exposées à la violence que chez les femmes qui n’ont pas été exposées à la violence (81,4% vs 42%, 52,5% vs 35,5%, 71,2% vs 42% et 26,3% vs 13% respectivement). 249 femmes (97,3%) se déclarent en faveur d’un dépistage systématique des violences fait aux urgences.

Discussion : être exposée à la violence en jeune âge est un facteur de risque de devenir victime à l’âge adulte ; l’exposition à la violence est corrélée positivement avec les pathologies psychiatriques, gynécologiques, traumatologiques et la consommation des médicaments.

Conclusion : Questionner systématiquement les patientes dans les services d’urgences permet de repérer les femmes victimes de violences conjugales, premier pas vers une meilleure prise en charge et orientation vers les structures adaptées. L’acceptabilité d’un tel dépistage a été presque plébiscitaire.

Maria FERRARI, Frederique BROSIN-DOUTAZ (Aulnay-sous-Bois Cedex)
14:00 - 15:00 #16719 - FC112 Prise en charge des victimes de violences conjugales aux urgences.
FC112 Prise en charge des victimes de violences conjugales aux urgences.

Introduction : Les violences conjugales (VC) représentent un enjeu de santé publique aux conséquences désastreuses sur la santé à court, moyen et long terme. Les urgences sont en première ligne de leur prise en charge. En effet, en Novembre 2015, le ministère de la santé a nommé un médecin référent VC dans chaque service d’urgence. Un protocole de prise en charge des victimes de VC a de ce fait été mis en place dans notre service d’urgence. L’objectif de l’étude est d’étudier les caractéristiques des victimes de VC consultants notre service d’urgence et d’évaluer la qualité de leur prise en charge. 

Matériel et méthodes : Il s’agit d’une étude épidémiologique descriptive mono-centrique menée sur une période d’un an. Toutes les victimes de VC majeures, détectées aux urgences ou en régulation au SAMU ont été incluses. Les caractéristiques épidémiologiques, certaines de leurs particularités (grossesse, addiction, pathologies psychiatriques), le moment, le motif initial de consultation et leur prise en charge aux urgences ont été décrits. 

Résultats : 79 victimes ont été incluses dans notre étude. Il s’agit principalement de femmes (96%) jeunes (76%), consultant majoritairement la nuit (58%) et le week-end (28%). Les VC (34%), la traumatologie (32%) et la psychiatrie (16%) sont les motifs principaux de consultation. 9% étaient enceintes, 18% ont fait des tentatives de suicide dans la semaine, et un tiers déclare subir des violences répétées. 47% ont bénéficié d’une prise en charge médico-psycho-sociale complète. 37% ont déposé plainte. 

Discussion : Cette étude a permis d’une part d’encourager certains points de la prise en charge déjà en place et de les améliorer comme la mise en place d’un parcours de soin dès la régulation du SAMU, la priorisation de ces victimes aux urgences, l’instauration d’un suivi à la sortie des urgences. Et d’autre part de dégager des pistes d’amélioration par la poursuite de la sensibilisation et de la formation du personnel des urgences ; et d’étendre cette évolution des pratiques à tout type de maltraitance, notamment par la création d’une unité de victimologie.

Conclusion : Les urgences représentent une porte d’entrée privilégiée des victimes de VC. La sensibilisation au repérage et la formation des urgentistes sont les premières étapes d’une prise en charge efficace et pluridisciplinaire.

Mouna HANEBALI (BAYONNE), Marie SOULAT
Salle 352B-Zone poster 2
15:00

Mercredi 05 juin

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ES-09
15:00 - 16:00

Essentiel Médecins N°9
Gestion de l’intoxication alcoolique
Soins Infirmiers

Modérateurs : Anne-Dominique CURUNET-RAOUL (Medecin) (Brest), Didier HONNART (MEDECIN) (Dijon)
Coordonnateur : Anne-Laure FERAL-PIERSSENS (Paris)
15:00 - 16:00 Adolescent. Jennifer TRUCHOT (Paris)
15:00 - 16:00 DT. Hadrien FRIEDEL (Médecin) (Dijon)
15:00 - 16:00 Orientation. Quentin DELANNOY (INTERNE) (Paris)
Salle 241

Mercredi 05 juin

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UT-01
15:00 - 16:00

Urgences Tonic N°01
En régulation : que dire ? que faire ?

Coordonnateur : Michel GALINSKI (Bordeaux)
Conférencier : Catherine PRADEAU (MEDECIN) (Bordeaux)
Salle 242B

Mercredi 05 juin

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FCM-24
15:00 - 16:00

Flash communications
Infection et évaluation

Modérateur : Guillaume VALDENAIRE (Praticien Hospitalier) (Bordeaux)
15:00 - 16:00 #17117 - FC185 Evaluation d'un Test Rapide d'Orientation Diagnostique de la grippe.
FC185 Evaluation d'un Test Rapide d'Orientation Diagnostique de la grippe.

Introduction. La grippe est une pathologie infectieuse virale représentant un enjeu de santé publique. Elle participe à l'augmentation du nombre d epatients consultant aux urgences pendant la période hivernale. Un diagnostic précoce permet de traiter précocément les patients les plus fragiles et d'éviter les complications. Notre objectif était d'évaluer la performance diagnostique d'un Test Rapide d'Orientation Diagnostique (TROD) de la grippe chez les patients hospitalisés au décours d'une consultation aux urgences.

Méthode. Il s'agit d'une étude comparative de non infériorité monocentrique rétrospective de novembre 2017 à février 2018. Tous les patients hospitalisés au décours des urgences et ayant bénéficié d'un TROD grippe et d'une PCR ont été inclus. La PCR grippe était considérée comme Fold Standard. La performance du TROD a été évaluée en calculant sa sensibilité, sa spécificité, sa valeur prédictive positive (VPN) et sa valeur prédictive négative (VPN).

Résultats. 217 patients ont bénéficié d'un TROD et d'une PCR (correspondant à 43% des patients ayant bénéficié d'un TROD). La sensibilité et la spécificité sont respectivement de 36.2% et de 99.3%. La VPP est de 95.45% et la VPN de 81.03%.

Conclusion. Le TROD est un mauvais test de dépistage mais un bon test diagnostique. Ce test rapide serait donc utile pour les patients graves pour discuter l'instauration d'un traitement antiviral précoce.

Etienne IMHAUS (Suresnes), Anne-Laure FERAL-PIERSSENS, Richard CHOCRON, Philippe JUVIN, Marie-Christine BALLESTER-CALVO, Natacha ALAVI
15:00 - 16:00 #17138 - FC186 Epidémiologie et pronostic des encéphalites dans un territoire d'outre-mer.
FC186 Epidémiologie et pronostic des encéphalites dans un territoire d'outre-mer.

Introduction

L'encéphalite est un enjeu important de santé publique, mais son diagnostic est difficile, avec une présentation clinique hétérogène, et un grand nombre d'étiologies possibles. Ces étiologies dépendent d'une variabilité régionale, particulièrement pour les maladies transmissibles et les zoonoses. Le but de notre étude était de décrire l'épidémiologie régionale et le pronostic des encéphalites dans un territoire d’outre-mer de climat tropical.

Patients et méthodes

Notre étude était rétrospective, descriptive, et portait sur la population générale de la région, de janvier 2007 à juillet 2017. Les patients étaient inclus selon la définition du consortium international de 2013 et le pronostic était évalué à 3 mois du diagnostic de l'encéphalite par le Glasgow Outcome Scale.

Résultats

Nous avons inclus 108 patients, soit une incidence approximative de 4 cas/100 000 habitants/an. L'âge moyen était de 38.3±20.5 ans (ext, 7 mois and 80 ans). Dix-huit patients (16.7%) avaient moins de 16 ans. Vingt-cinq patients (23.1%) venaient des communes de l'intérieur (isolement géographique). Soixante-huit patients (63%) avaient au moins un antécédent et 41.7% vivaient avec le VIH. L'étiologie des encéphalites était identifée dans 81 cas (75%), avec 72 causes infectieuses (66.7%). Les agents infectieux les plus communément identifiés étaient : Cryptococcus (18.5%) -quel que soit le statut immunitaire-, T.gondii (13.9%), S.pneumoniae (5.5%), VZV et HIV (3.7% chacun), HSV et M.tuberculosis (2.8% chacun). A 3 mois du diagnostic, 48 patients (46.6%) ont eu une évolution défavorable. Les facteurs de risque indépendamment associés à l'évolution défavorable était de vivre dans les communes  non accessibles par la route à la capitale (p=0.036, OR=4.19, CI95%=1.09 – 16.06), le recours à la ventilation mécanique (p=0.002, OR=5.92; IC95%=1.95 – 17.95), et l'âge ≥ 65 ans (p=0.049, OR=3.99; IC95%=1.01– 15.89).

Conclusion

L'épidémiologie des encéphalites de ce territoire d’outre-mer tropical est différente de celle qui est décrite ailleurs dans le monde : la cause la plus fréquente était liée au Cryptococcus. Il est primordial de poursuivre la surveillance d'agents émergents, en particuliers pour les populations vivant en milieu isolé.

Alexandre ROUX (Bastia)
15:00 - 16:00 #17178 - FC187 Evaluation de la consultation post urgence en hôpital de jour de maladies infectieuses et tropicales.
FC187 Evaluation de la consultation post urgence en hôpital de jour de maladies infectieuses et tropicales.

Introduction

Près de 200 patients consultent quotidiennement dans le Service d'Accueil des Urgences (SAU) d'un hôpital universitaire. Certains d'entre eux nécessitent un avis en maladies infectieuses ou une réévaluation après prise en charge initiale. Depuis novembre 2017, une Consultation Post Urgence (CPU) a été initiée en l'Hôpital de Jour (HDJ) d’un service de Maladies Infectieuses et Tropicales : les patients sont adressés en HDJ via un signalement par fax après leur passage aux SAU. 

L'objectif de cette évaluation est de démontrer la pertinence de cette consultation.

 

Matériels et méthodes

Entre Novembre 2017 et Septembre 2018, tous les patients consultant au SAU pour une pathologie infectieuse et nécessitant un avis ultérieur ont été signalés à l'HDJ. Les patients ont ensuite été convoqués par téléphone, dans un délai variable, selon l'indication.

Les motifs de venue aux urgences et les caractéristiques des patients ont été collectés à l'aide des logiciels de suivi clinico-administratifs URQUAL, ORBIS et DIAMM.

 

Résultats

Cent-cinquante patients ont été adressés à l'HDJ, 103 (69 %) d'entre eux ont honoré leur consultation. L'âge moyen des patients était de 42 ans (âge minimum : 17 ans et âge maximum : 81 ans) et 53 (52 %) étaient de sexe masculin.

Les diagnostics initiaux retenus étaient : 18 (17%) pathologies respiratoires, 21 (20%) digestives, 25 (24 %) urinaires, 18 (18 %) cutanées, 11 (11 %) tropicales et 10 (10 %) Infections Sexuellement Transmissibles (IST).

Parmi ces patients, 60 (58 %) étaient sortis du SAU avec une antibiothérapie. Cette antibiothérapie a été modifiée pour 22 patients (37 %) dont 3 réductions de spectre, 3 réductions de durée et 5 arrêts.

Concernant les 43 autres patients (42 %), les 3 principales pathologies diagnostiquées étaient : accès palustre simple (7), grippe (7) et hépatite A (7).

Une antibiothérapie a été instaurée chez 8 patients pour 3 infections urinaires, 2 infections cutanées, 2 infections digestives et 1 IST. Quatre patients (3,9 %) ont été hospitalisés et 11 (10,6 %) ont bénéficié d' un suivi prolongé.

Au total, 34 (33 %) patients ont vu leur prise en charge modifiée par cette consultation.

 

Conclusion

La mise en place d'une CPU d'infectiologie a permis une réévaluation clinique précoce et une adaptation de l’antibiothérapie en fonction de la pathologie, de l’évolution clinique et des résultats bactériologiques. Cette consultation s’enregistre dans la politique de bon usage des antibiotiques.

Boulfa BADORO (Paris), Nadia VALIN, Laurent FONQUERNIE, Nicolas CURY, Erwan DEBUC, Pierre-Marie GIRARD, Karine LACOMBE, Laure SURGERS
15:00 - 16:00 #17245 - FC188 Evaluation de la pertinence des prescriptions d’Amoxicilline et d’Amoxicilline Acide clavulanique aux urgences par l’Index d’Adéquation Thérapeutique.
FC188 Evaluation de la pertinence des prescriptions d’Amoxicilline et d’Amoxicilline Acide clavulanique aux urgences par l’Index d’Adéquation Thérapeutique.

Introduction :

L’Amoxicilline (AMX) et l’Amoxicilline-Acide clavulanique (AAC) sont les antibiotiques les plus couramment prescrits aux urgences et leurs indications sont parfois proches. Cependant l’AAC présente plus de risques, notamment en favorisant les infections à clostridium difficile. De plus, l’exposition antérieure à l’AAC été démontrée comme un facteur de risque indépendant de colonisation et d’infection à BLSE. Notre étude avait pour objectif d’évaluer la pertinence des prescriptions d’AMX et d’AAC en 2017  aux urgences par le calcul de l’Index d’Adéquation Thérapeutique (IAT).

 

Matériel et Méthodes :

Etude descriptive, rétrospective, mono-centrique. Nous avons extrait via une requête sur le logiciel des urgences toutes les prescriptions d’AMX et d’AAC effectuées dans le service ou figurant sur l’ordonnance de sortie des patients majeurs ayant consulté aux urgences entre le 1er janvier et le 31 décembre 2017. Au total, 210 dossiers ont été tirés au sort après calcul du nombre de dossiers nécessaires à partir d’un échantillon de 50 dossiers. Pour chaque dossier une fiche de recueil standardisée collectant les données nécessaires à la cotation de l’IAT était renseignée par le médecin urgentiste. Le calcul de l’IAT était effectué de façon conjointe par un médecin infectiologue et un pharmacien de l’établissement. Ils évaluaient la conformité de la prescription au regard des critères suivants : indication, posologie, durée, voie, association le cas échéant. Chaque item était jugé conforme, discutable ou non conforme et pondéré par un facteur de 0 à 3 selon l’importance qui lui était accordée. Lorsque l’indication était jugée non conforme, les autres items n’étaient pas cotés.

Le critère de jugement principal était le taux de prescriptions jugées non conformes pour l’indication. Lorsque l’indication était jugée conforme ou discutable les critères de jugement secondaires étaient étudiés : il s’agissait des taux de non-conformité concernant la posologie, la voie, la durée de prescription et la pertinence d’une association d’antibiotiques si elle était prescrite.

 

Résultats :

Sur les 210 dossiers tirés au sort, 10 dossiers n’étaient pas exploitables en raison de données cliniques manquantes. Au total 200 dossiers ont été analysés. L’âge moyen de notre échantillon était de 51,3 (+/-22,5) ans, dont 56,5% (n=118) d’hommes. La majorité des patients rentraient à domicile après la consultation aux urgences (81,0%, n=170). Sur les 200 dossiers analysés, 15,0% des prescriptions ont été jugées non conformes et 2,0% discutables pour leur indication. Les prescriptions étaient significativement plus pertinentes pour l’AAC que pour l’AMX (9.3% vs 20.4% p=0.03). Pour les infections cutanées et les plaies 7,3% des indications était non conformes. Pour les infections respiratoires et ORL le taux de non-conformité était de 21,7%. La majorité des antibiothérapies non conformes était évitable, c’est-à-dire qu’aucune antibiothérapie n’était nécessaire. Au total 62,0% des prescriptions étaient à la fois justifiées pour leur indication et conformes dans leur réalisation. Les erreurs concernaient presque exclusivement des durées de prescriptions trop longues (87.8% des durées non conformes étaient jugées excessives). Un certain nombre de dossiers ne renseignaient pas la posologie ni la durée de prescription, en particulier pour les patients hospitalisés ou parce que les ordonnances de sortie n’étaient pas correctement complétées. Ainsi, 17,6% des prescriptions contenaient au moins une donnée manquante.

Discussion :

Cette étude a montré que les prescriptions d’AMX et d’AAC manquaient de pertinence principalement pour les infections respiratoires et ORL. La plupart des prescriptions jugées non conformes auraient pu être évitées. De plus les durées de prescriptions étaient trop longues, ce qui constitue un axe d’amélioration important pour réduire l’exposition des patients aux antibiotiques. Les recommandations de la SPILF pour des durées d’antibiothérapies plus courtes sont parues l’année de notre étude et les pratiques ont peut-être été modifiées depuis. Ce travail est limité par un certain nombre de données manquantes, ceci est lié à la méthodologie mais également à un défaut de traçabilité de nos prescriptions d’antibiotiques. Enfin l’utilisation de l’IAT pour évaluer la pertinence des prescriptions d’antibiotiques aux urgences nous a permis de standardiser notre évaluation, cependant cet outil été validé dans des services de médecine et n’est pas adapté à l’usage des antibiotiques aux urgences (certains items comme la réévaluation de l’antibiothérapie à 48h ne sont pas applicables aux urgences).

 

Conclusion :

L’usage de l’AMX et l’AAC aux urgences pourrait être amélioré en limitant les indications pour les infections respiratoires et ORL et en réduisant les durées de prescription. L’évaluation de la qualité des antibiothérapies prescrites aux urgences pourrait être améliorée en créant un index d’évaluation spécifique et assurant la traçabilité des prescriptions.

Cathelle LEMARCHAND (Nantes), Clara SENK, François ETCHEVERRIGARAY, Dominique MERRIEN, Philippe FRADIN
15:00 - 16:00 #17198 - FC189 Description d'un épisode épidémique local de rougeole en Moselle en 2017.
FC189 Description d'un épisode épidémique local de rougeole en Moselle en 2017.

Introduction : Durant l’hiver 2017, la Moselle a connu un des principaux foyers épidémiques de rougeole de métropole. Les objectifs de cette étude sont de décrire les caractéristiques des cas et d’estimer le nombre total de cas passés par les services d’accueil des urgences (SAU) de Moselle, à partir des déclarations obligatoires (DO) et des résumés des passages aux urgences (RPU).

Matériel et méthode : La base d’investigation en urgence a été constituée par Santé publique France à partir des signalements de rougeole reçus du 1er janvier au 30 avril 2017, complétés par la consultation des dossiers hospitaliers et a permis de réaliser la description clinique et épidémiologique des cas. Le nombre total de cas a été estimé à partir d’un modèle de capture recapture en utilisant les données précédentes et les RPU collectés dans le cadre de la Surveillance Sanitaire des Urgences et des Décès (SurSaUD®).

Résultats : L’épidémie a touché 70 personnes (78,6% avec une DO), âgés de moins de 5 ans (52,8%) et de 25 ans et plus (34,3%). La majorité des cas (78,6%) sont passés par un SAU, 51,4% ont présenté des complications (2 patients ont été hospitalisés en réanimation) et 71,4% n’étaient pas vaccinés. Le milieu familial, la précarité de l’hébergement et le milieu médical (un contage en milieu médical a été suspecté pour 32,9%) semblent avoir favorisé la transmission de la maladie. Le nombre total de cas de rougeole passés en SAU en Moselle sur la période est estimé à 85 [IC95% : 74-97], avec une exhaustivité respectivement de 62,3% [54,9-72,0] pour les signalements et 58,8% [51,8-67,9] pour SurSaUD®.

Discussion : La proportion de cas de moins de 5 ans, la fréquence des cas compliqués et l’absence d’associations SOS Médecins sur le territoire, ont placéles SAU, particulièrement pédiatriques, au cœur de la prise en charge de l’épisode épidémique de rougeole observé en Moselle en 2017, posant la question de leur préparation. Ni le système des DO, ni le système SurSaUD® ne se sont révélés exhaustifs pour le recensement des cas, ce qui laisse des marges de progression.

Conclusion : Au-delà de la question de l’insuffisante couverture vaccinale de la population et des personnels soignants, et de l’éventuel impact de l’obligation vaccinale entrée en vigueur en 2018, l’épisode épidémique de rougeole de 2017 rappelle que des foyers de cas groupés de rougeole, en lien avec des populations insuffisamment vaccinées (migrants, opposants à la vaccination) peuvent survenir brutalement.

Matthieu LAURAIN (Ars-Laquenexy), Paolo DI PATRIZIO, Julie WENDLING, Oriane BROUSTAL, Nadège MARGUERITE, Michel VERNAY, Anaïs BAUER
15:00 - 16:00 #16938 - FC190 sVEGFR2 : biomarqueur associé au stress endothélial prédictif de la détérioration clinique des patients infectés au Service d’Urgence.
FC190 sVEGFR2 : biomarqueur associé au stress endothélial prédictif de la détérioration clinique des patients infectés au Service d’Urgence.

Introduction : La reconnaissance précoce des patients infectés à risque de détérioration clinique est un challenge au Service d’Urgence (SU). Les dysfonctions d’organes peuvent rapidement apparaître et sont associées à un pronostic péjoratif. Ainsi, savoir reconnaître et trier précocement ces patients est essentiel. Le stress endothélial, initialement asymptomatique, est un des facteurs à l’origine de la dysfonction d’organe. L’objectif de cette étude est d’évaluer les performances pronostiques des biomarqueurs sVEGFR2 et sUPAR en prédiction de la détérioration clinique chez les patients en sepsis au SU.

Méthodes : TRIAGE était une étude observationnelle prospective multicentrique internationale avec constitution d’une collection biologique. Les patients adultes admis au SU avec une infection associée aux critères de SIRS ont été inclus. Les prélèvements biologiques étaient effectués à H0, H6 et H24. La détérioration était confirmée à 72H (décès, admission aux soins intensifs, augmentation du score SOFA) par un comité d'adjudication indépendant. L'association à la détérioration et les performances pronostiques des biomarqueurs ont été évalués avec et sans ajustement sur des variables cliniques (âge, sexe, score de Charlson, SOFA, qSOFA, lactatémie) en utilisant des modèles de régression logistique. Les aires sous la courbe ROC et leurs intervalles de confiance à 95% ont été calculés par méthode de DeLong.

Résultats : sVEGFR2 et sUPAR ont été mesurés chez 462 patients : 124 (27%) se sont détériorés sur les 72 heures (dont 64% avant H6). La concentration des 2 biomarqueurs était significativement différente entre les 2 groupes à H0 et H6 (p-value < 0.0001, Mann-Whitney test). Parmi les 233 patients avec un score SOFA < 2, 48 (21%) ont développé une dysfonction d’organe. Le niveau de protéine sVEGFR2 seul, ou en combinaison avec la protéine sUPAR à H0, était le meilleur prédicteur de l’aggravation (AUC= 0.72, Se= 0.92, VPN=0.94 et AUC= 0.73, Se= 0.92, VPN= 0.95 pour la combinaison), et significativement supérieur à d’autres biomarqueurs : CRP (AUC = 0.57), lactate (AUC = 0.48), qSOFA (AUC = 0.54) et PCT (AUC = 0.61). De plus, cette performance était augmentée à H6 (AUC = 0.79, Se = 0.94, VPN = 0.98).

Conclusion : L'expression de la protéine sVEGFR2 seule ou associée à celle de sUPAR prédit significativement l'aggravation des patients infectés au SU et pourrait aider le clinicien dans la prise en charge et l’orientation du patient.

Thomas LAFON (Limoges Cedex), Marie-Angélique CAZALIS, Said LARIBI, Karim TAZAROURTE, Maxime MAIGNAN, Thibault DESMETTRE, Christine VALLEJO, Bruno FRANÇOIS
15:00 - 16:00 #16804 - FC191 Intérêt de la formule leucocytaire dans le diagnostic de sepsis aux urgences.
FC191 Intérêt de la formule leucocytaire dans le diagnostic de sepsis aux urgences.

Introduction: Le diagnostic de sepsis aux urgences repose sur un faisceau d’arguments cliniques et paracliniques. La NFS est un examen peu couteux et très largement prescrit. L’hyperleucocytose à polynucléaires neutrophiles est régulièrement prise en considération, alors qu’il s’agit d’un marqueur peu spécifique et que d’autres éléments de la formule leucocytaire pourraient être davantage discriminants. L’objectif de notre travail était d’étudier l’intérêt de la formule leucocytaire dans son ensemble dans le diagnostic positif et dans le diagnostic de gravité du sepsis.

Méthodes: Nous avons réalisé une étude rétrospective, monocentrique aux urgences adultes d’un CHU français sur une période de 6 mois (sept 2015-fév 2016). Les patients éligibles étaient ceux pour lesquels avait été posé un diagnostic de sepsis (infections urinaires, d’appendicite, de cholécystite, de sigmoïdite ou de pneumopathies). Les paramètres de la formule leucocytaire et la CRP ont été comparés à ceux d’un groupe témoin non infecté.

Résultats: Au total, 466 patients infectés et 466 témoins ont été inclus pour analyse. Parmi les infectés, 135 (29%) patients étaient en sepsis et 13 (2,8%) en choc septique. Tous les éléments de la formule et la CRP étaient modifiés de façon significative (p < 0,001) dans le groupe des patients infectés par rapport au groupe témoin. Les anomalies semblaient se majorer avec le stade de gravité, notamment pour les éosinophiles, les basophiles et les lymphocytes qui étaient significativement plus bas dans les sepsis graves (p < 0,05). La polynucléose neutrophile était le paramètre le plus sensible de la formule leucocytaire et possédait la plus grande aire sous la courbe à 79,6%. L’éosinopénie inférieure à 10/mm3 et la lymphopénie inférieure à 700/mm3 présentaient une spécificité supérieure à 94% et des rapports de vraisemblance positifs à respectivement 6,3 et 3,9. Les performances de ces deux paramètres étaient majorées dans les infections urinaires et biliaires. Une monocytose supérieure à 1000/mm3 avait une spécificité de 88,4% et un rapport de vraisemblance positif de 3,9. Les associations de marqueurs leucocytaires entre eux, avec la présence de fièvre ou avec l’augmentation de la CRP offraient des spécificités supérieures à 97 %.

Conclusion: Une analyse détaillée de la formule leucocytaire d’une NFS apparaît comme un outil pertinent à considérer dans le cadre de la prise en charge d’un sepsis aux urgences.

Sylvie CHABRIER (Strasbourg Cedex), Charles-Eric LAVOIGNET, Joffrey BIDOIRE, Sarah UGÉ, Hakim SLIMANI, Céline RENFER, Pierrick LE BORGNE, Pascal BILBAULT
15:00 - 16:00 #17463 - FC192 Vaccination des agents hospitaliers aux urgences pédiatriques et adultes du Centre Hospitalier.
FC192 Vaccination des agents hospitaliers aux urgences pédiatriques et adultes du Centre Hospitalier.

Introduction :La grippe peut être particulièrement sévère chez les enfants et personnes âgées de plus de 65 ans. La vaccination systématique des soignants associée à celle des personnes âgées diminue significativement le risque de survenue et la mortalité par la grippe dans ces populations. Cependant, la couverture vaccinale des professionnels de santé intervenant dans les services d’urgence reste insuffisante malgré les campagnes de sensibilisation. 

Objectifs : Apprécier l’impact de l’information hospitalière ; Evaluer la couverture vaccinale du personnel des services d’urgence pédiatrique et adulte; Comprendre les raisons de l’attitude du personnel face à la vaccination.

Matériels et Méthodes : Nous avons mené une étude transversale qui s’est déroulée du 01eroctobre au 31 décembre 2017 dans les services d’urgences adulte et pédiatrique du CH. Un questionnaire anonyme recueillant les informations socioprofessionnelles, les informations relatives aux campagnes de sensibilisation, les informations personnelles sur la grippe, les perceptions sur les vaccinations obligatoires a été diffusé à tous les agents hospitaliers présents pendant la période de l’étude.

Résultats : Sur les 115 participants de l’étude, 13,9 % ont participé aux campagnes de sensibilisation et 34,8% ont été vaccinés pendant la saison 2016-2017. La tranche d’âge de 20  à 29 ans (34,8%), le sexe féminin (62,5%), la fonction de médecin (65%), l’ancienneté supérieure à 5 ans (60%),  le personnel de pédiatrie (72,5%) étaient plus vaccinés que les autres. Seul le fait d’être ASH/AS était un facteur de risque significatif de non-vaccination en 2016-2017 (OR = 1,5 IC 95% [1,19-1,85]). Les principales raisons de non-vaccination étaient la crainte des effets secondaires au long cours, le doute sur l’efficacité du vaccin, la considération des risques qui seraient supérieurs aux bénéfices, le doute généré par la gestion de l’épidémiologie de la grippe A H1N1 en 2009-2010.Pres de 67% accepteraient de se vacciner si le vaccin devenait obligatoire.

Conclusion : Les campagnes hospitalières doivent axer les efforts sur les idées préconçues afin d’optimiser la couverture vaccinale dans les catégories socioprofessionnelles à risque de non-vaccination

Koffi KOMLANVI (ARRAS), Marie CHEVELLE, Pauline CUVELIER, Marion SALES, Pierre Luc MAERTEN, Enayet EDUN
Salle 352B-Zone poster 1

Mercredi 05 juin

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FCM-15
15:00 - 16:00

Flash communications
Ethique et pratique

Modérateur : Maud MICHALOUX (PHC) (paris)
15:00 - 16:00 #17421 - FC113 Limitation et arrêt des thérapeutiques actives (LATA) dans un service d’urgences adultes : évaluation des pratiques professionnelles.
FC113 Limitation et arrêt des thérapeutiques actives (LATA) dans un service d’urgences adultes : évaluation des pratiques professionnelles.

Limitation et arrêt des thérapeutiques actives (LATA) dans un service d’urgences adultes : évaluation des pratiques professionnelles 

Introduction : Les rapports français concernant les pratiques de soins entourant les décisions de LATA aux urgences sont alarmants. Entre enjeux éthiques, obligations légales et préoccupations sociétales, nous avons voulu savoir si les pratiques professionnelles actuelles de notre Service d’Accueil des Urgences adultes étaient conformes aux recommandations de bonnes pratiques.

Méthode : Il s’agissait d’une étude observationnelle descriptive mixte monocentrique rétrospective d’évaluation des pratiques professionnelles par audit clinique. Tous les patients pour lesquels une décision de LATA était prise entre le 15/05/16 et le 31/05/17 ont été inclus.

Résultats : Les 161 patients inclus étaient âgés et non autonomes (86%). Ils présentaient une démence (41%) ou une néoplasie (34%) et étaient admis pour une détresse respiratoire (82%) dans la majorité des cas. 74% des patients passaient par l’UHTCD pour une durée moyenne de séjour de 3j. La mortalité intra-hospitalière était de 63% et la mortalité à 3mois de 78%. 72% des décisions étaient prises en permanence de soins et il s’agissait d’une limitation dans 99% des cas. La procédure collégiale médicale était respectée dans 92% des cas. Les 36 patients (22%) considérés aptes à s’exprimer participaient dans 58% des cas à la décision et les familles des 123 patients inaptes étaient consultées dans 73% des situations. La décision et sa justification étaient inscrites respectivement dans 86% et dans 58% des dossiers. A l’UHTCD, la décision de LATA était réévaluée dans 73% des cas et des soins de confort étaient instaurés pour 95% des patients.

Discussion : Bien que nos résultats soient globalement supérieurs à ceux retrouvés dans la littérature, ils restent insuffisants. Le rôle de notre UHTCD dans la prise en charge des patients en fin de vie est central, alors même que ce type d’unité n’est ni spécialisée ni appropriée à l’accompagnement de ces patients. Un groupe d’experts a analysé notre audit et suggéré des axes d’amélioration tels que la réécriture de la procédure « Fiche LATA » ou la création d’un protocole dédié. Il a aussi soulevé la question de l’applicabilité de la loi Claeys-Leonetti aux urgences.

Conclusion : La prise en charge actuelle des patients en fin de vie dans notre service est imparfaite mais une amélioration de nos performances semble accessible à moyen terme.

Vanessa MEYNIER (Marseille), Sarah ASSAL
15:00 - 16:00 #16866 - FC114 Mise en place de fiches Limitation et Arrêt des Thérapeutiques en préhospitalier : impact sur la prise en charge des patients.
FC114 Mise en place de fiches Limitation et Arrêt des Thérapeutiques en préhospitalier : impact sur la prise en charge des patients.

Introduction : Les recommandations sur la prise en charge de la fin de vie préconisent un accompagnement des patients au domicile. Les sociétés savantes insistent sur la mise en place de fiches de Limitation et Arrêt des Thérapeutiques (LAT) comme aide à la décision et à la traçabilité dans un contexte d’urgence. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact sur notre pratique de la mise en place de fiches LAT dans notre Service Mobile d’Urgence et de Réanimation.

Méthodes : Nous avons réalisé une étude rétrospective. Ont été inclus tous les patients en fin de vie et dans l’incapacité d’exprimer leur volonté, pris en charge entre novembre et décembre 2016 (période 1) puis, après la mise en place des fiches LAT en février 2017, entre novembre et décembre 2017 (période 2). Les variables analysées étaient les caractéristiques patient (âge, sexe, type de détresse, autonomie, comorbidités), la traçabilité de la discussion collégiale, et le devenir des patients.

Résultats : 34 patients ont été inclus en période 1 et 36 en période 2. La prise en charge a eu lieu pour 61% des patients en horaires non ouvrables. La population était composée de 45 (64%) femmes, avec un âge médian de 88 [81-92] ans. Le GIR était évalué à 1 ou 2 pour 45 (64%) patients. Un cancer multi-métastatique était retrouvé pour 25 (36%) patients. La détresse était respiratoire dans 57% (n=40) des cas. Seulement 4 patients avaient des directives anticipées. Aucune différence n’était retrouvée entre les deux périodes. Une décision de LAT était posée chez 27 (79%) patients en période 1 et chez 27 (75%) en période 2 (p=0,9). Une discussion collégiale était tracée dans 38% et 36 % des dossiers, p=1. Le taux de patients laissés sur place était de 18% et 33% (p=0,2). Sur les 52 patients transportés, 36 (69%) sont décédés précocement à l’hôpital.

Conclusion : La mise en place de fiches LAT a eu tendance à diminuer le nombre d’hospitalisation mais n’a pas eu d’impact sur le nombre de LAT posées. Pour améliorer ces résultats, nos efforts devront porter sur la formation des personnels.

Cécile URSAT (Garches), Paul-Georges REUTER, Anna OZGULER, Thomas LOEB
15:00 - 16:00 #17358 - FC115 Directives anticipées des patients en EHPAD : Enquête de pratique au Service d'Acceuil des Urgences d'un CHU.
FC115 Directives anticipées des patients en EHPAD : Enquête de pratique au Service d'Acceuil des Urgences d'un CHU.

Introduction : Depuis la création des directives anticipées (DA) en 2005, le taux de rédaction reste faible. En 2009, 2,5% des patients décédés en France avaient écrit des directives anticipées. Selon les recommandations, le personnel des EHPAD est chargé de faire le lien avec le service d’urgence et notamment de « s’assurer que les informations utiles à la prise en charge » figurent dans le Dossier de Liaison d’Urgence (DLU). Quelle est la prévalence des DA dans le DLU ? Les DA sont-elles rédigées mais peu communiquées ? Quels sont les freins à leur réalisation ?

 

Matériel et Méthodes : Une première évaluation des pratiques concernant les DA des patients en provenance des EHPAD a été réalisée au SAU d’un CHU du 19 avril au 1 septembre 2018. L’objectif principal était d’estimer la prévalence des DA dans le DLU et secondairement auprès des EHPAD, des proches ou des médecins traitants. Une seconde évaluation des pratiques a été menée au sein des EHPAD rattachés au CHU. L’objectif principal était de rechercher les difficultés rencontrées par les EHAPD.

 

Résultats : Nous avons inclus 69 patients au SAU. La prévalence des DA dans les DLU est estimée à 10,1%. Après recherche auprès de la personne de confiance, du médecin traitant et/ou de l’EHPAD, 42% des résidents possédaient des DA. 22 EHPAD ont participé à l’étude. 31,8% des EHPAD abordent systématiquement le sujet des DA avec leur résidents. Dans 40,9% des cas, la rédaction des DA est jugée primordiale et dans 53,5% des cas utile mais souvent difficilement réalisable (54,5%). Les difficultés principales mises en avant sont : troubles cognitifs, difficultés d’aborder le sujet par le personnel soignant, manque de connaissance du dispositif.

 

Discussion : Les DA constituent une aide éthique précieuse dans les décisions médicales de l’urgentiste. Les pistes d’amélioration retenues sont une uniformisation locale des pratiques et l’utilisation de l’outil américain « Go Wish ». Le principal risque de déviance est qu’elles deviennent un indicateur de qualité et une obligation pour les résidents.

 

Conclusion : Les DA représentent un besoin dans les services d’urgence. La recherche de ce document est chronophage mais souvent fructueuse. En parallèle, les EPHAD manifestent une rélle volonté d’amélioration mais les soignants se sentent démunis pour aborder le sujet ressenti comme délicat. Un travail de collaboration entre EHPAD et les services d’urgences semble nécessaire pour l’amélioration éthique de l’offre de soins.

Marjorie BOULEY (MACON), Lucie BUCCO, Adrien DOUMY
15:00 - 16:00 #16750 - FC116 « Je ne prolongerai pas abusivement les agonies » Hippocrate.
FC116 « Je ne prolongerai pas abusivement les agonies » Hippocrate.

Introduction : les situations où le médecin urgentiste est face à la promesse qu’il a faite devant ses pairs au moment de prêter serment sont fréquentes dans les services d'accueil d’urgence (SAU). En effet nous sommes régulièrement amenés à prendre en charge des patients en fin de vie dans nos SAU et à prendre des décisions de limitation et/ou arrêt des thérapeutiques actives (LATA). Cette étude a pour objectif d’explorer les situations de LATA parmi les patients décédés au SAU d’un centre hospitalier (CH).

Méthode : Nous avons mené une étude observationnelle, descriptive et rétrospective dans un SAU comptabilisant 50 000 passages/an. La totalité des patients majeurs décédés en 2016 a été analysée. Les caractéristiques démographiques et médicales de ces patients ont été étudiées ainsi que la présence ou non d’une décision de LATA et les soins reçus. De plus un questionnaire anonyme a été soumis aux urgentistes explorant leur pratique dans ces situations. Les données qualitatives sont présentées sous forme de pourcentages (comparaison avec un test exact de Fisher), et les données quantitatives présentées sous forme d’une moyenne avec un écart type (comparaison avec test de Wilcoxon) 

Résultats : 117 patients ont été inclus, 109 (93%) ont bénéficié d’une décision de LATA avant leur décès, leur âge moyen était de 83 ± 11ans. 75% des patients avaient des pathologies chroniques ou des comorbidités à leur admission. La collégialité de la prise de décision de LATA a été respectée dans 79% des cas. 27% des patients ont reçu des thérapeutiques intensives puis des soins de confort, 61% des patients ont bénéficié de soins de confort seul. 27 médecins sur 30 sollicités ont répondu au questionnaire, soit un taux de réponse de 90%. La majorité a plus de 5 ans d’expérience. 55% des médecins interrogés ont déclaré avoir plutôt une bonne connaissance des textes entourant la fin de vie, quand 8 ont considéré leur niveau de connaissance comme plutôt mauvais. Ils évaluaient la fréquence des décisions de LATA en moyenne à 15 fois par an (± 11/an). 

Discussion: Le SAU de notre CH est un lieu d’accueil et de décès des personnes en fin de vie. Il s’agit en majorité de personnes âgées avec des pathologies préexistantes. Cette fréquence est certainement sous estimée car la sélection de nos patients s’est faite sur la survenue du décès, et qu‘il manque les LATA n’ont suivie d’un décès. 

La collégialité et la prise en charge après la décision de LATA pourraient encore être améliorées. 

Enora PIERRE (ANNECY), Catherine THIVOLLE-CAZAT, Dominique SAVARY
15:00 - 16:00 #16987 - FC117 « Laissé sur place » des patients en fin de vie par le SAMU : suivi à moyen terme.
FC117 « Laissé sur place » des patients en fin de vie par le SAMU : suivi à moyen terme.

Introduction : Nombreux sont les Patients en situation de Fin de Vie (PFV) qui souhaitent finir leur vie à domicile. Dans ce contexte, le « Laissé Sur Place » (LSP) par le SAMU peut sembler l’option la plus raisonnable pour respecter leur souhait. L’organisation d’un véritable suivi au décours constitue un aspect majeur de l’évaluation de nos pratiques de soins et de régulation. L’objectif de l’étude est de préciser le devenir des PFV LSP après un appel au SAMU pour « détresse » et de spécifier leurs caractéristiques médico-sociales.

Matériel et Méthode : Nous avons mené une étude épidémiologique descriptive monocentrique rétrospective dans un SAMU français sur les PFV pour lesquels il y a eu un appel au SAMU pour « détresse », LSP et codés « fin de vie » dans le dossier de régulation à l’issue de la prise en charge du 01/08/2017 au 31/01/2018. Dans les six mois suivant l’appel, nous avons recueilli des données portant sur le devenir, le contexte médico-social et la régulation, issues des dossiers de régulation et du rappel téléphonique des proches. Le critère de non-inclusion était le manque de données d’intérêt suffisantes.

Résultats : Nous avons inclus 34 patients sur les 49 PFV LSP. Le 28/02/2018, on dénombrait 31 (91,2%) décès dont 28 (82,4%) ont eu lieu au domicile et 6 (17,6%) en service hospitalier ou autre. Suivant l’appel au SAMU, 15 (48,4%) patients sont décédés dans les soixante-douze heures et 6 (17,7%) ont été admis aux urgences dans les sept jours. 21 (61,8%) patients étaient en soins palliatifs, 30 (88,4%) avaient un entourage familial présent, 7 (20,6%) étaient en Hospitalisation à Domicile ou Réseau, 24 (70,6%) avaient exprimé le souhait de mourir au domicile et 12 (35,3%) patients n’avaient pas de directives anticipées de façon certaine.

Discussion : Il s’agit d’une des rares études sur le suivi des PFV LSP par le SAMU qui apporte des éléments nouveaux sur la résultante de nos pratiques. Seule une minorité ont à nouveau recours à une structure d’urgence. Les données sur les caractéristiques médico-sociales et la régulation reflètent celles de la littérature actuelle.

Conclusion : La grande majorité des PFV LSP par le SAMU reste au domicile et y décède dans un délai souvent court. L’entourage familial présent, l’existence d’aides à domicile et le souhait du patient de mourir au domicile sont des éléments fréquemment retrouvés dans ces cas. La réalisation d’études complémentaires est nécessaire pour compléter l’évaluation de nos pratiques.

Mathilde MONPIERRE (Montpellier), Aurélie BRANA, Agnès RICARD-HIBON
15:00 - 16:00 #17388 - FC118 Évaluation des connaissances et des pratiques concernant la limitation ou arrêt des thérapeutiques (LAT) auprès du personnel médical des urgences.
FC118 Évaluation des connaissances et des pratiques concernant la limitation ou arrêt des thérapeutiques (LAT) auprès du personnel médical des urgences.

INTRODUCTION : Le service d’accueil des urgences (SAU), situé en première ligne du système de soins est de plus en plus confronté à la prise en charge de patients en fin de vie. Si les lois Leonetti et Clayes Leonetti récusent l’obstination déraisonnable, imposent le recueil de la volonté des patients, et offrent un cadre réglementaire lors de la prise de décision d’une limitation ou d’un arrêt des thérapeutiques (LAT), son application en médecine d’urgence semble difficile. Nous souhaitons ici évaluer les connaissances concernant la LAT auprès de médecins et futurs médecins urgentistes en France.

METHODE : Etude qualitative, prospective, multi centrique menée de janvier à mars 2018 par questionnaire anonyme informatisé diffusé par internet (Google Form®) via courrier électronique. Il a été envoyé aux internes inscrits en DESC de médecine d’urgence à Paris et aux médecins seniors de plusieurs SAU d’Ile de France et de Strasbourg. Le questionnaire est composé de 19 questions à choix multiples et divisé en deux parties. Une partie pour définir le profil de l’interrogé (âge, sexe, expérience, fonction, formation), et une partie évaluation des connaissances concernant la LAT via auto évaluation et analyse des pratiques.

RESULTATS : Nous avons envoyé 250 courriels et reçu 113 réponses, parmi elles 108 complètes et exploitables : 61,1% d’internes ; 62% de femmes ; 91,6% âgés de moins de 40 ans ; 82,4% avec moins de 5 ans d’expérience professionnelle. 100% des praticiens interrogés déclarent avoir déjà participé à une procédure de LAT contre 88% des internes. Les principales difficultés rencontrées par les médecins sont le recueil des directives anticipées (85,6%) ou du témoignage de la personne de confiance (74,8%). 85,2% des médecins interrogés estiment que leur formation est insuffisante et qu’ils n’ont qu’une connaissance partielle des textes réglementaires encadrant les décisions de LAT (63,9%).

CONCLUSION : Il existe un paradoxe entre le fait que les médecins urgentistes soient confrontés à des prises de décisions de LAT en urgence alors qu’ils estiment mal maitriser le contexte réglementaire des décisions de LAT. L’amélioration de la formation associée à une meilleure connaissance des textes réglementaires sont indispensables à la prise de décisions de LAT dans de bonnes conditions.

Simon AUDIBERT (Paris)
15:00 - 16:00 #16899 - FC119 Pourquoi les patients relevant de la médecine générale consultent-t-ils aux urgences ?
FC119 Pourquoi les patients relevant de la médecine générale consultent-t-ils aux urgences ?

Introduction : Les patients des services d'accueil des urgences (SAU) sont triés à leur arrivée par l’Infirmier Organisateur de l’Accueil (IOA) en cinq catégories en fonction de leur gravité grâce à l’échelle classification infirmière des malades aux urgences (CIMU). Les consultations « non urgentes » ne relevant d’aucune exploration ou thérapeutique aux urgences sont classées CIMU 5. Ces consultations, pouvant relever de la médecine générale, varient de 5 à 90% dans les pays développés. Ces visites sont d’autant plus « inappropriées » qu’elles ont lieu en grande majorité aux heures d’ouverture des cabinets médicaux et à l’initiative du patient lui-même. Ce flux de patients contribue à alourdir le nombre de passages de plus en plus élevé au SAU et échappe à une prise en charge globale réalisée par une consultation de médecine générale. L’objectif de l’étude était de connaitre les motivations de ces patients. 

Patients et méthode : Etude prospective par auto-questionnaire des patients triés CIMU 5, se présentant spontanément au SAU d’un centre hospitalo-universitaire pendant 5 semaines. L’accord du comité d’éthique et du représentant de la CNIL a été obtenu. L’objectif principal de l’étude était de connaitre les motivations des patients CIMU 5 à consulter au sein du service d’urgences. 

Résultats : 260 questionnaires ont été distribués aux patients. Onze n’ont pu être inclus (en raison d’une incapacité des patients à répondre ou une consultation motivée par un motif administratif). Six patients ont été exclus (refus d’attendre la consultation ou tri non conforme). Les patients ont consulté au SAU pour des motifs divers, avec majoritairement des pathologies ostéo articulaires (40%). Ils consultaient principalement aux heures d’ouvertures des cabinets médicaux. Un quart préférait se rendre au SAU pour y réaliser des examens complémentaires. Seulement 26,5% s’y étaient rendus car ils n’avaient pas eu accès à leur médecin traitant. 

Conclusion : Cette étude nous a permis de montrer un changement de comportement des patients. Plutôt que de consulter leur médecin traitant pour des soins primaires, ils préfèrent le SAU en raison de bénéfices directs comme l’accès aux examens complémentaires. Il serait donc nécessaire de développer des unités attenantes aux SAU ou équiper les maisons de santé pluri-professionnelles d’un plateau technique. Une autre alternative serait de créer et d’équiper des structures « hybrides » entre un cabinet de médecine générale et un SAU. 

Arnaud RICHARD (aris), Enrique CASALINO, Christophe CHOQUET, Daniel Aiham GHAZALI
15:00 - 16:00 #17148 - FC120 Valeur pronostique du charlson comorbidity index dans la prédiction de la mortalité intra hospitalière aux urgences.
FC120 Valeur pronostique du charlson comorbidity index dans la prédiction de la mortalité intra hospitalière aux urgences.

Introduction : Le Charlson Comorbidity index (CCI) est l’un des scores de comorbidité qui a été élaboré pour évaluer la mortalité. C’est un score qui  prend en considération le niveau de sévérité de plusieurs comorbidités  prédéfinis et les ajuste à l’âge. Il a prouvé sa  validé dans de nombreux domaines cliniques, mais pas de manière approfondie en cas d'urgence.

 

Objectif : Evaluer la valeur pronostique du Charlson Comorbidity index (CCI) pour prédire la mortalité intra hospitalière chez les patients admis aux urgences. 

Matériel et méthode : Une étude prospective observationnelle a été menée sur trois ans, entre janvier 2015 et décembre 2018. Inclusion des patients admis en salle d’accueil des urgences vitales. Recueil des caractéristiques épidémio-cliniques, thérapeutiques et biologiques. Le Charlson Comorbidity index a été calculé chez tous les patients à leurs admissions. Le pronostic a été évalué sur la mortalité précoce : intra-hospitalière  et à J7.

Résultats : Inclusion de 318 patients. Age moyen 58 ± 20 ans .Sex-ratio était à 1,42. La mortalité précoce était de 24 %. Le CCI médian était de 3[1,4]. Le CCI médian chez les patients décédés était 3[1,4] vs. 2,5 [0,4] chez les survivants avec une p=0,04. Le CCI  était prédictif de mortalité à partir d’un seuil de 3 avec AUC=0,62, IC95%  [0,46-0,65], p≤0,04, une VPP à 21% et une VPN à 90% avec un rapport de vraisemblance = 2,3.

Conclusion : Le Charlson comorbidy index peut être utilisé comme un facteur prédictif de la mortalité intra-hospitalière chez les patients admis aux urgences.

 

Siwar JERBI (ben arous, Tunisie), Hanen GHAZALI, Ihsen HNEN, Ines CHERMITI, Adel HBACH, Ahlem AZOUZI, Walid GHRISS, Sami SOUISSI
Salle 352B-Zone poster 2
16:00

Mercredi 05 juin

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EA-09
16:00 - 17:30

Etat de l'Art Médecins N°9
Que faire du pneumothorax ?

Modérateurs : Chloé GERBAUD-COULAS (assistante spécialisée) (Lyon), Mathieu VIOLEAU (Medecin) (Niort)
Coordonnateur : Andréa PENALOZA (Bruxelles, BELGIQUE)
16:00 - 17:30 Échographie vs Radio ? Tomislav PETROVIC (Bobigny)
16:00 - 17:30 Le PNO qui ne nécessite pas de traitement. Nicolas MARJANOVIC (Praticien Hospitalier) (Poitiers)
16:00 - 17:30 Exsufflation aux urgences et prise en charge ambulatoire. Thibaut DESMETTRE (Besançon)
Amphi Bleu

Mercredi 05 juin

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EA-02
16:00 - 17:30

Etat de l'Art Médecins N°2
Ne rien rater en traumatologie non vitale

Modérateurs : Guillaume RANCHON (Lyon), François REVAUX (Praticien Hospitalier Temps Plein) (Créteil)
Coordonnateur : Andréa PENALOZA (Bruxelles, BELGIQUE)
16:00 - 17:30 Place de l’échographie. Etienne HINGLAIS (Le Kremlin-Bicêtre)
16:00 - 17:30 Cheville et Pied. Richard CHOCRON (PHC) (Paris)
16:00 - 17:30 Sterno-costale. Pierre MICHELET (Marseille)
Salle Maillot

Mercredi 05 juin

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ES-10
16:00 - 17:00

Essentiel Médecins N°10
Au coeur de la gériatrie

Modérateurs : Nicolas PESCHANSKI (Praticien Hospitalier Urgentiste) (Evreux), Caroline ZANKER (CHEF DE SERVICE) (Paris)
Coordonnateur : Nicolas PESCHANSKI (Evreux)
16:00 - 17:00 OAP. Judith GORLICKI (Fellow Physician) (Bobigny)
16:00 - 17:00 Transfusion. Aurélie AVONDO (Dijon)
16:00 - 17:00 Iatrogénie. Philippe JUVIN (Chef de Service) (Paris)
Salle 241

Mercredi 05 juin

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CMS-06
16:00 - 17:30

Conférence Médico-soignants N°6
Quand ça fait mal…!

Modérateurs : Yann COEN (Brest), Aurélien LANDIE (IDE SMUR/REA) (Rodez)
16:00 - 17:30 Le traumatisé crânien. Fabien ROCARD (Nantes)
Définir la physiopathologie
Définir la prise en charge médicale et paramédicale
Définir les moyens et précaution d’immobilisation et de transport d’un patient traumatisé crânien
16:00 - 17:30 La prise en charge du crush syndrome et rhabdomyolyse. Arnaud DELAHAYE (Chef de Service) (Rodez)
Définir le crush syndrome et rhabdomiolyse
Définir la prise en charge préhospitalière : précautions traitements et surveillance
Définir la prise en charge intrahospitalière : traitements et orientation
16:00 - 17:30 Gypsotherapie : qui essuie les plâtres ? Christel BRUNAT (St Julien Genevois)
Définir la gypsothérapie : présenter la spécialité, les bases légales de la spécialisation (pour qui ? pourquoi?)
Citer un exemple de mise en place au SAU, ses avantages et ses inconvénients.
Evolution future pour une pratique avancée dans le futur ?
Salle 242A

Mercredi 05 juin

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UT-02
16:00 - 17:00

Urgences Tonic N°02
Echographie Clinique d’urgence

Coordonnateur : Andréa PENALOZA (Bruxelles, BELGIQUE)
Conférencier : Florence DUPRIEZ (Bruxelles, BELGIQUE)
Salle 242B

Mercredi 05 juin

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TRM-05
16:00 - 17:30

Table ronde N°5
SFMU/CNUMU : DESMU Année 2

Modérateurs : Sandrine CHARPENTIER (Toulouse), Jeannot SCHMIDT (Professeur des universités) (Clermont-Ferrand)
Coordonnateur : Sandrine CHARPENTIER (Toulouse)
16:00 - 17:30 Le DESMU dans 10 ans? Bruno RIOU (Paris)
16:00 - 17:30 Quelle formation regulation médicale? Benoît VIVIEN (Paris)
16:00 - 17:30 Place de la simulation. Eric WIEL (Lille)
Salle 243

Mercredi 05 juin

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TRMS-04
16:00 - 17:30

Table ronde Médico-soignants N°4
Dans le tourbillon du quotidien aux Urgences ! 

Modérateur : Yann JAOUEN (Paris)
16:00 - 17:30 Urgence et barrière de langue Accueil population migrante. Mickaël PERCHOC (Infirmier) (Mayotte)
Aborder les grands principes de communication et d’interprétariat en santé
Expliquer la mise en application de ces principes aux urgences
Développer la PEC des soins interculturels
Lister les outils et ressources disponibles
16:00 - 17:30 Lits d'hospitalisation en SU : le casse tête chinois. Florencia CARON (Cadre de santé SAU) (Annecy)
Effectuer un état des lieux d’organisation de gestion des lits
Expliciter les missions d’un IDE de flux
Présenter la cellule OSE d’Annecy et son modèle collaboratif
16:00 - 17:30 Gestion stress et émotions des soignants. Enrique CASALINO (Chef de Département) (Paris)
Salle 252A

Mercredi 05 juin

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AMS-30
16:00 - 17:30

Atelier Médico-Soignants 30
Pratique de l'entretien motivationnel avec les patients souffrant d'addictions

Coordonnateur : Catherine MASSOUBRE (Saint-Etienne)
Conférenciers : Juliette BONNET (Saint-Etienne), Catherine MASSOUBRE (Saint-Etienne)
Règles de base de l’entretien motivationnel
Mises en situation pratique
Salle 252B

Mercredi 05 juin

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AMS-52 B
16:00 - 17:30

Atelier Médico-Soignants 52 B
Accouchement inopiné hors maternité

Coordonnateur : Gilles BAGOU (Lyon)
Conférenciers : Gilles BAGOU (MEDECIN) (Lyon), Valérie HAMEL (URGENTISTE) (Toulouse), Nathalie LAURENCEAU-NICOLLE (Cadre supérieure sage-femme) (Toulouse), Marianne SOUBEIRAN (sage-femme formatrice) (Amiens)
Décrire l’installation d’une parturiente pour un accouchement impromptu hors maternité. Présenter la préparation du matériel pour la maman et pour le bébé. Exposer le déroulement d’un accouchement eutocique par voie basse. Faire réaliser les gestes aux participants. Exposer les 4 gestes qui sauvent un siège. Décrire la prise en charge de base d’un nouveau-né né à domicile (réanimation exclue). Rappeler les recommandations nationales spécifiques à cette situation.
Salle 353

Mercredi 05 juin

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AMS-53 B
16:00 - 17:30

Atelier Médico-Soignants 53 B
Simulation en pédiatrie

Coordonnateur : Gilles JOURDAIN (Clamart)
Conférenciers : Jean-Louis CHABERNAUD (Clamart), Gilles JOURDAIN (Responsable médical) (Clamart), Céline MENANTEAU (Clamart)
Reconnaissance de la gravité d’un état clinique de manière objective (utilisation d’algorithmes reconnus)
Prise en charge de défaillances circulatoires et ventilatoires de manière protocolisées
Salles 221-222-223

Mercredi 05 juin

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CMS-08
16:00 - 17:30

Conférence Médico-soignants N°8
Trier … de la régulation au SAU

Modérateurs : Eric PERRET (ARM) (Annecy), Ludovic RADOU (Superviseur) (Le Mans)
16:00 - 17:30 ARM et douleurs thoraciques. Claudine VERROUX (Fort de France)
Décrire les principes et le déroulé de l'Aide à la Décision (AAD) lors d’un appel pour douleur thoracique.
Développer orientation et priorisation de l'appel.
Quels moyens engager ? Avant ou après la régulation médicale ? Développer les problématiques.
16:00 - 17:30 IOA et ECG. Charlotte BAVIERE (Lille)
Décrire les bénéfices de l’ECG dès l’IOA sur le devenir des victimes de syndrome coronarien aigu.
Présenter le cadre réglementaire et l’impact organisationnel de l’ECG à l’IOA.
Pour qui ? Pourquoi ? A partir d’un cas concret, développer bénéfices et limites de la mise en place de l’ECG à l’IO
16:00 - 17:30 Tri et SSE. Joel PANNETIER (Urgentiste - Responsable SSE) (LE MANS)
Décrire les principes généraux du tri en SSE.
Développer le rôle des premiers intervenants et la place de chacun en SSE (ARM, Médecin, IDE, CAH).
A partir d’un cas concret comme IRMA ou HAITI, présenter le tri lors d'une catastrophe naturelle.
Amphi Havane

Mercredi 05 juin

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AMS ARM-68
16:00 - 17:30

Atelier Médico-Soignants ARM 68
Les nouvelles technologies dans la médecine de catastrophe

Coordonnateur : Vincent BOUNES (Toulouse)
Conférenciers : Gérard BLANCO (Toulouse), Vincent BOUNES (Toulouse), Cédric ZANNESE (Toulouse)
Comprendre l’intérêt des systèmes de communication dans la médecine de catastrophe.
Apprendre les nouveautés permises par la miniaturisation, les réseaux déportés, numériques, satellitaires et autres.
Connaitre et manipuler les logiciels actuels et à venir de la médecine de catastrophe (Sinus, Sivic, etc)

L’atelier est théorique et pratique. Face à l’inventivité des terroristes, les SAMU doivent aussi gagner la guerre de l’information. Les systèmes de communication deviennent innovants (véhicules satellitaires, Wifi longue portée, radios), les logiciels se complexifient (Sinus, Sivic, etc°), les remontées d’information doivent être rapides et coordonnées (interservices). Les SAMU doivent développer et utiliser de nouveaux outils pour gagner cette guerre…

Au service de cet atelier, l’expérience du SAMU qui a connu AZF et l’affaire Merah avec Vincent Bounes, chef de service, Gérard Blanco, Chef ARM chargé de la médecine de catastrophe, et Cédric Zannese, informaticien SAMU. Il s’agit d’un atelier mêlant théorie et pratique (manipulation des nouveaux outils, radio, systèmes d’information, etc.).
Salle 342B

Mercredi 05 juin

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CTM-03
16:00 - 17:00

Controverse Médecin N°3
Faut-il respecter les recommandations?

Modérateur : Anne-Laure FERAL-PIERSSENS (Emergency Physician) (Paris)
Coordonnateur : Sandrine CHARPENTIER (Toulouse)
16:00 - 17:00 Toujours. Pierre-Géraud CLARET (Nîmes)
16:00 - 17:00 Jamais. Frédéric LAPOSTOLLE (Bobigny)
Salle 251

Mercredi 05 juin

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FCM-16
16:00 - 17:00

Flash communications
Evaluation et disparité

Modérateur : Gilles VIUDES (Médecin) (HYERES)
16:00 - 17:00 #16949 - FC121 Gestion de la dotation par les médecins d'un réseau MCS.
FC121 Gestion de la dotation par les médecins d'un réseau MCS.

Introduction : Les Médecins Correspondants SAMU (MCS) sont des maillons de la chaîne d’urgence dans les zones à plus de 30 minutes d’un SMUR. Ces MCS sont équipés d’une dotation en produits de santé (médicaments et dispositifs médicaux stériles et non stériles) et d'un équipement biomédical. Si l'organisation de sa distribution est maîtrisée, sa gestion par les praticiens est libre. L'objectif est d’en évaluer ses difficultés et de proposer des solutions.

Matériels et méthode : Étude descriptive par questionnaire auprès d’un réseau de 130 MCS, afin d’identifier leurs organisations de gestion de la dotation, indiquer les difficultés et évoquer des pistes d’améliorations.

Résultats : 70 MCS ont répondu, répartis dans 46 cabinets (90% des structures). 80% des MCS stockent la dotation dans des espaces dédiés. Un médecin unique la gère dans 39,1% des cas. Une demi-journée ou plus est nécessaire pour se réapprovisionner pour 66% des MCS. Dans 81,4% des cas les péremptions sont vérifiées une fois par an, dans 50,8% des cas les sacs d'urgence sont vérifiés mensuellement, mais systématiquement après chaque intervention pour 94,3% des MCS. 35,7% des MCS ont manqué de matériels ou de médicaments pendant une intervention. La kétamine et la morphine sont les plus mentionnées. 57,1% des MCS rapportent des difficultés, la principale étant le réapprovisionnement du fait de l'éloignement de l'hôpital de référence. Les solutions proposées sont l'utilisation d'un logiciel informatique de gestion des médicaments et une dotation plus importante en kétamine.

Conclusion: Le réapprovisionnement de la dotation, la gestion des stocks, la péremption des médicaments, et  une dotation insuffisante en kétamine sont les principales difficultés rencontrées. Certaines améliorations sont déjà en place dont la mise en place d’un site internet permettant la gestion du registre des intervention, les inscriptions aux formations, le calendrier des astreintes et le réapprovisionnement en ligne des médicaments et des dispositifs médicaux. D’autres sont à promouvoir pour une meilleure adhésion des médecins au réseau MCS et une sécurité pour les patients.

Florian GUEVARA (Alpe d'Huez), Laure BAILLY BEAUREGARD, Christine CHEVALLIER-BRILLOIT, Guillaume DEBATY, Pascal USSEGLIO, Dominique SAVARY, Bernard AUDEMA, Marie SCHUSSLER COTTAREL
16:00 - 17:00 #17444 - FC122 Critères d'efficience et de pertinence des réseaux Médecins Correspondants du SAMU (MCS).
FC122 Critères d'efficience et de pertinence des réseaux Médecins Correspondants du SAMU (MCS).

Introduction : L’arrêté du 12 février 2007 relatif aux médecins correspondants du service d’aide médicale urgente (SAMU) définit le rôle du Médecin du Samu (MCS), son mode de déclenchement simultané avec un SMUR, par le SAMU Centre 15, qui adapte après réception du premier bilan du MCS, les moyens adéquats pour la bonne orientation du patient. Le MCS signataire d’un contrat avec l’établissement de SAMU auquel il est rattaché. Il s’engage à suivre une formation sous l’autorité du service hospitalo-universitaire de référence, en liaison avec le SAMU, dispensée par le CESU. Sa dotation comprend des produits de santé et un équipement bio médical adapté aux situations d’urgence auxquelles il sera confronté dans son statut de collaborateur du service public. Notre travail tente d’élaborer les critères d’efficience et de pertinence des réseaux MCS.

Méthode : Etude descriptive prospective à partir des registres d’intervention des réseaux MCS de 3 grandes régions françaises (346 MCS). L’objectif principal était de faire ressortir à partir des 2281 interventions de l’année 2017 de ces registres, des critères communs, la diminution de l’intervalle libre médical, les activités ciblées urgences vitales, la zone géographique des MCS, l’optimisation de l’orientation vers les filières d’urgence définies par les réseaux d’urgence, les procédures types et gestes techniques.

Résultats : Intervalle libre médical de 29 à 37 minutes, et temps global d’intervention du MCS de 64 minutes. Des délais de jonction SMUR de 32 à 67 minutes. Motifs de déclenchement principaux, cardiologique (ACR médicaux compris) 25%, hyperalgie 24%, suspicion de traumatisme sévère 15%. Syndromes coronariens aigus (SCA) 7,4%, avec 3,31% de SCA ST+. ACR récupérés et hospitalisés 23%. 5 à 15 interventions annuelles par MCS. 65,7% à 68,3% de pose de voie veineuse périphérique. Analgésie douleur sévère de 24 à 35%. Intubation orotrachéale de 5 à 6%. Pose d’un dispositif intra osseux de 1 à 6%. Procédure de triage-damage control traumatismes sévères dans 1,7%. La procédure de thrombolyse des SCA ST+ n’est mise en évidence que dans un seul réseau et représente 1,39% des interventions. 

Conclusion : Intervalle libre médical, délais de jonction SMUR, nombre intervention par an et par MCS, ACR réanimés et hospitalisés, SCA, analgésie, triage-damage control, thrombolyse des SCA ST+, et probablement le nombre de SMUR annulés, permettent de définir des critères de pertinence et d’efficience d’un réseau MCS.

Bernard AUDEMA (Avoriaz), Marie Annick HIDOUX, Christophe RUIZ, Manuella BARTHES, Jean Michel SUBTIL, Laurent CAUMON, Béatrice MITHIEUX, Marie SCHUSSLER COTTAREL
16:00 - 17:00 #16868 - FC123 Motifs et caractéristiques des déclenchements des infirmiers sapeurs-pompiers.
FC123 Motifs et caractéristiques des déclenchements des infirmiers sapeurs-pompiers.

Introduction: Les Infirmiers Sapeurs-Pompiers (ISP) sont déclenchés par le CODIS (Centre Opérationnel Départemental d'Incendie et de Secours) ou le SAMU (Service d'Aide Médicale Urgente). Leurs interventions sont encadrées par des Protocoles Infirmiers de Soins d'Urgence (PISU). L'objectif de l'étude était de décrire les motifs et les caractéristiques de déclenchements des ISP. Les caractéristiques de prise en charge par les ISP étaient étudiées secondairement.

Méthode: Etude transversale descriptive, monocentrique, prospective, du 01/11 au 30/11/2017, au SAMU. Les données recueillies étaient les données de déclenchement, par le CODIS ou par le SAMU, et de prise en charge par les ISP. Analyses statistiques descriptives et bi-variées. Déclaration CNIL.

Résultats: Les ISP étaient envoyés dans le cadre de motifs d'appels d'origine médicale par le CODIS (60,5%) et par le SAMU (80,1%). Les principaux motifs de déclenchement des ISP étaient la dyspnée (17,7%), l'altération de la conscience (13,9%) et les accidents de la voie publique (11,9%). Les interventions des ISP sont déclenchées dans 69,1% des cas par le CODIS. Les ISP étaient le plus souvent déclenchés dans le cadre de gravité CCMU 2 (44,2%) et CCMU 3 (23,4%). Les ISP étaient dans 82,9% des cas déclenchés d'emblée, avant une régulation médicale. Les PISU étaient appliqués dans 29,9% des interventions. Seulement 29,4% des interventions par les ISP bénéficiaient d'un transport final paramédicalisé. Un cumul des moyens déclenchés était retrouvé dans 54,8%.

Conclusion: Les ISP sont un maillon de l'aide médicale urgente dont les principaux motifs de déclenchement sont la dyspnée, l'altération de la conscience et les accidents de la voie publique. Les caractéristiques de déclenchement nécessitent d'être précisées afin d'éviter le cumul des moyen. Une régulation médicale est essentielle dans le déclenchement des ISP afin d'adapter au mieux la réponse à la demande d'aide médicale urgente.

Marion SALES (LILLE), Koffi KOMLANVI, Enayet EDUN, Pierre VALETTE, Eric WIEL
16:00 - 17:00 #17418 - FC124 Intubation en pré-hospitalier : Compétences de l’urgentiste.
FC124 Intubation en pré-hospitalier : Compétences de l’urgentiste.

Introduction : L’intubation endotrachéale (IET) n’est pas un geste si fréquent en médecine pré-hospitalière. Les formations sont disparates et la formation continue passe par l’exposition au geste. Il y a peu de littérature sur l’aisance à l’intubation et le maintien de compétence. Pour cela nous avons émis l’hypothèse que l’aisance était évaluable via une échelle numérique et que des critères objectifs pouvaient l’influencer : le terrain, la difficulté de l’intubation (score IDS) et le profil de l’opérateur.

Méthodes : Il s'agit d'une étude prospective, descriptive, multicentrique. Le travail a été réalisé entre août 2017 et septembre 2018. Nous avons inclus tous les patients ayant nécessité une intubation lors d’une intervention SMUR. 

Résultats : 355 patients ont été inclus sur cette période d’étude. 54,6% des intubations ont été réalisées par des assistants. Le taux d’intubation difficile représenté par un score IDS > 5 est de 13,2%. Le taux d’échec lors de la première tentative d’intubation est de 30%. 

L’aisance à l’intubation décroit significativement en fonction du score IDS. Les internes, assistants (moins de 2 ans d’experience, moins de 50 intubations) sont moins à l’aise que les praticiens. Les DESMAR (au moins 5 semestres et 50 intubations) ont le même profil que les praticiens. L’aisance est moindre (OR 0,4 [0,19-0,86]) chez un médecin n’ayant pas intubé le mois précédent l’intervention. 

Conclusion : La compétence est influencée par l’expérience de l’opérateur, en particulier une difficulté accrue si l’expérience est de moins de 2 ans. La formation initiale des DESMU doit donc être renforcée. Par ailleurs, l’absence de geste d’intubation dans les 30 jours précédents est corrélée à une plus grande difficulté. Ces indices permettent d’élaborer une politique de formation sélective au sein du service. La poursuite de notre travail permettra l’élaboration d’un score prédictif de maintien de compétences relatif à l'intubation. 

Kamélia MAROUF (ANGERS), Michel GALINSKI, David HAMDAN, François TEMPLIER, Sybille GODDET , Jean Paul LORENDEAU, Emilie DEHOURS , Patrick MIROUX
16:00 - 17:00 #17231 - FC125 Coma hypoglycémique : le G30% est-il une habitude ineffaçable?
FC125 Coma hypoglycémique : le G30% est-il une habitude ineffaçable?

Introduction : Une publication de 2005 a conclu que des kits de G10% étaient aussi rapidement efficaces et moins délétères que des kits de G50% pour réveiller les patients en coma hypoglycémiques (Emerg Med J. 2005 Jul;22:512-5). En 2016, nous avons comparé sur 100 patients (2 x 50) le G30% en ampoules au G10% en poche et conclu que le G10% était aussi rapidement efficace et mieux titré (dose plus adaptée, moins d’hyperglycémies). Nous avons souhaité évaluer l’évolution de nos pratiques.

Matériels et Méthode : Inclusion de 250 patients perfusés par un SMUR pour coma hypoglycémiques et ayant reçu du G30% et/ou du G10% en IV. Recensement de l’utilisation du G10% en traitement exclusif de première intention. Cinq périodes ont été comparées par Chi2 (critère de significativité p < 0,05).

Résultats : Voir Figure 1. La stratégie G10% était beaucoup moins fréquente que la stratégie G30% à l’état de base : 8% vs 92%. Sa prévalence a augmenté à 22% durant la période de l’étude (effet étude, p  <  0,05). Par la suite, cette prévalence diminue (baisse globale significative, non significative année par année). 

Discussion : L’effectif de notre évaluation longitudinale est faible. Cependant, s’il l’on espérait une avancée importante et durable de nos pratiques, il est clair qu’elle n’est pas au rendez-vous.

Conclusion : Bien que l’enjeu « G30 ou G10 » ne soit pas majeur, cette enquête montre qu’il faut appliquer plusieurs couches sur la toile pour imprimer une image pérenne. 

Kolia MILOJEVIC (Le Chesnay), Ariane QUEFFÉLEC , Louise BONNIN, Pauline CHEVALIER, Julien COUCHOT, Estelle ROUE, Marie-Caroline BEMBARON, Olivier RICHARD
16:00 - 17:00 #17203 - FC126 Existe -t-il une différence d’envoi de moyens entre médecins régulateurs?
FC126 Existe -t-il une différence d’envoi de moyens entre médecins régulateurs?

Introduction:

Au SAMU, l’envoi de moyens est décidé par les médecins régulateurs. Le ressenti des ARM et des effecteurs médicaux laissent penser que certains médecins envoient plus de moyens que d’autres. L’objectif principal était de connaître si il existait une différence d’envoi de moyens entre médecins; et secondaire était d'en connaître les causes.

Matériel et méthode:

Il s’agit d’une étude rétrospective dans un SAMU. Sur l’ensemble des dossiers de régulation de l’aide Médicale Urgente étaient extraits la décision médicale: conseil, envoi d’une ambulance privée, d’un VSAV ou d’un SMUR. Le critère de jugement principal était le nombre et la nature des moyens par médecin. Le critère de jugement secondaire était l’impact de l’envoi de moyens en fonction de l’ancienneté du médecin régulateur (3 groupes: <5 ans; 5-11 ans; >11 ans) et du nombre de gardes effectuées par médecin (3 groupes: <15 gardes; 15-25 gardes; >25 gardes)

Résultats:

Du 02 janvier 2017 à 09h00 au 31 décembre 2017 à 23h59, 21 médecins se sont relayés sur 325 gardes. Les données sont manquantes pour 38 gardes. Sur les 325 gardes, ce SAMU a reçu 146764 appels, envoyé 18336 VSAV, 11688 ambulances privées et 1914 SMUR. Pour 78% des appels, un conseil a été donné (conseil simple, conseil d’aller aux urgences ou conseil d’aller consulter le médecin de garde). En moyenne, une équipe de pompiers est envoyé tous les 8 appels, une ambulance tous les 13 appels et un SMUR tous les 77 appels. Le nombre de secours envoyé est statistiquement associé à l’identité du médecin régulateur (p < 0,001). Il n’est pas associé à l’ancienneté du médecin régulateur (p = 0,09) mais il est bien associé à l’activité du médecin régulateur (p < 0,001). Les médecins réalisant 15 à 25 gardes par an envoient moins de secours que ceux réalisant moins de 15 gardes.  

Discussion:

Pour confirmer ces données, il serait intéressant de réaliser des analyses complémentaires pour connaitre la raison de cette diversité: formation initiale, degré de stress lié à une garde au SAMU, nombre de plaintes… Seul l’aspect quantitatif de l’envoi de moyen a été analysé. Il serait intéressant de mener une étude qualitative pour savoir si les moyens envoyés sont adapté.

Conclusion:

Il existe une différence significative sur l’envoi de moyens entre ces médecins régulateurs. L’ancienneté n’influence pas l’envoi de moyens contrairement au cumul de gardes. D’autres facteurs influençant la diversité entre médecins régulateurs  restent à explorer.

Julien COELHO (Agen), Virginie DELONGLÉE, Laurent MAILLARD
16:00 - 17:00 #17056 - FC127 l’hélicoptère comme vecteur de transport Samu, moyen de maitrise du temps ?
FC127 l’hélicoptère comme vecteur de transport Samu, moyen de maitrise du temps ?

Introduction

L’hélicoptère est un vecteur de transport Samu rapide permettant de se projeter à distance des centres de réference. Pourtant, en milieu semi urbain, son utilisation peine à s’établir. Nous avons réalisé une étude rétrospective comparant pour des trajets similaires, les délais de prise en charge d’un SMUR terrestre à ceux d’un SMUR heliporté.

Matériel et méthode. 

Extraction à partir du logiciel métier d’un Samu, des cas de transports héliportés, entre juillet 2014 et juin 2018. Pour chaque transport héliporté, appariement avec les transports terrestres partant de la même commune (primaires) ou du même hôpital (secondaires), ayant le même établissement de destination, et survenant sur le même créneau horaire (à défaut , élargissement à +/- 4heures). Comparaison des délais "arrivée sur les lieux" – "arrivée à destination" pour les primaires, "départ de la base" - "arrivée à destination" pour les secondaires, par tests de Wilcoxon.

Résultats

En primaire, 208 transports héliportés et 45443 transports terrestres ont été retrouvés dont 105 et 19995 respectivement avec statuts exploitables et 42 appariements possibles. La médiane du délai de transport aérien était de 177,5 min (IQ :[153,7-194,4]) contre 158 min (IQ: [134,8-209,8]) en terrestre. Il n'y avait pas de différence significative entre les délais aérien et terrestre (p= 0,5).

En secondaire, 713 transports aériens et 7455 transports terrestres aériens ont été retrouvés dont 256 et 4629 avec statuts et 201 appariements possibles. La médiane du délai de transport était de 136,2 min (IQ: [119,8 - 157,1]) pour les transports héliportés contre 143 min (IQ: [127,2 - 173,7]) pour les transports terrestres. Les délais aériens étaient significativement plus courts que les transports terrestres (p < 0,001). La variabilité du délai de transport aérien était significativement plus faible que celle des transports terrestres 

Discussion et Conclusion

L’hélicoptère reste un vecteur marginal et pourtant, il améliore les délais en secondaire, bien qu'en en primaire ces delais sont similaires par rapport aux transports terrestres. Il a l’avantage d'une durée plus stable et plus prévisible. Ces résultats montrent que les régulateurs ont utilisé à bon escient ces transports. Cependant, il n'a pas pu être analysé les facteurs confondants comme nature de la pathologie, les difficultés de brancardage, les conditions atmosphériques, les conditions de charge. Une analyse prospective de ces données est souhaitable.

Roger KADJI (Corbeil-Essonnes), Stephane AUSTRUY, Khadidiatou CISSOKHO, Beatrice CLARE, Camille NUSSBAUM, Fabrice GIRAULT, Sapir DAVID, Francois-Xavier LABORNE
16:00 - 17:00 #16795 - FC128 Disparité des dotations médicamenteuses des SMUR: étude multicentrique régionale.
FC128 Disparité des dotations médicamenteuses des SMUR: étude multicentrique régionale.

Introduction : Le référentiel de 2013 concernant la dotation médicamenteuse des SMUR est imprécis, laissant celle-ci à l’appréciation des responsables d’équipe. L’objectif principal était de faire un état des lieux des dotations médicamenteuses des SMUR de notre région. L’objectif secondaire était de discuter la pertinence de chaque molécule en regard des recommandations.

Méthodologie : Nous avons mené une enquête de pratique. Les centres ont été contactés entre mars et mai 2018. Les médicaments ont été répertoriés grâce aux listings utilisés pour la réfection des sacs.

Résultats : Nous avons obtenu un taux de réponse de 100% (12 centres/12). Les 121 molécules répertoriées (moyenne 70, minimum 59, maximum 84) ont été classées par organe cible et taux de présence dans la région.

Discussion : Après confrontation aux recommandations pour les pathologies fréquemment rencontrées en pratique préhospitalière, 60 molécules ont été retenues comme indispensables. Parmi celles-ci, un quart est présent dans moins de 75% des centres. Un quart des molécules non recommandées est présent dans plus de 50% des centres.

Conclusion : Il existe de nombreuses disparités, probablement par habitudes de service ou manque de mise à jour. L’optimisation et l’uniformisation des dotations pourraient faciliter la prise en charge des patients (gain de temps, diminution du risque d’erreur, amélioration des prises en charge conjointes) et diminuer les coûts liés au renouvellement de médicaments non utilisés.

Marie BARRY (Colmar), Fanny PETITCUENOT, Jean-Baptiste PRETALLI, Thibaut DESMETTRE, Pauline HAESSLER, Jessica MARCHETTO, Nicolas DELMAS, Emilie WEBER
Salle 352B-Zone poster 1

Mercredi 05 juin

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FCM-17
16:00 - 17:00

Flash communications
Evaluation et pratique

Modérateur : Francois DUBOS (LILLE)
16:00 - 17:00 #16822 - FC129 Qualité d’un brancard d’extraction pour organiser un circuit fluide et rapide en cas de tuerie de masse.
FC129 Qualité d’un brancard d’extraction pour organiser un circuit fluide et rapide en cas de tuerie de masse.

Introduction :

Dans les incidents impliquant de nombreuses victimes où la menace est en cours, l'évacuation des victimes reste un défi : une extraction rapide en respectant l'immobilisation du rachis ou le contrôle des hémorragies. Différentes techniques sont disponibles, mais leurs efficiences et leurs caractéristiques n’ont pas été comparées.

Méthodes :

Design : étude de simulation comparant huit dispositifs d'extraction avec une randomisation de l'ordre des tests

Population : cinq équipes, composées de quatre agents, évacuant une victime

Scénario en cinq étapes : déploiement du dispositif, chargement de la victime, transport de la victime dans un couloir, négociation d’un couloir d’angle et descente par un escalier.

Critère de jugement principal : temps d'extraction d'urgence : du déploiement au premier obstacle.

Critères de jugement secondaires : facilité de transport et stabilité de la victime, classés de 1 (pire) à 10 (meilleur).

Résultats :

Cent soixante simulations ont été effectuées. Le temps d'extraction d'urgence médian était de 16,7 [IIQ : 11,6-24,9] secondes. Les trois techniques les plus rapides étaient le «porter pompiers», le «snogg» et la «bâche souple», prenant respectivement 9,7 [8.1-11.0], 11.7 [10.9-15.4] et 12.2 [11.2-17.9] secondes (p < 0,001). Concernant la facilité de transport, les trois dispositifs les mieux évalués étaient le «porter pompiers», la «sangle» et la «bâche souple» avec 10 [9-10], 9 [8-9] et 8 [8-9]