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CO3
08:00 - 09:00
Communications Orales - Collecte de cellules hématopoëtiques
Modérateurs :
Christophe BARISIEN (Besançon), Farhad HESHMATI (responsable de l'unité) (Plessis Robinson)
08:00 - 08:10
#50048 - CO13 Usage du plerixafor chez les donneurs apparentés de cellules souches sanguines allogéniques au sein des programmes d’allogreffes affiliés à la SFGM-TC : des pratiques hétérogènes.
Usage du plerixafor chez les donneurs apparentés de cellules souches sanguines allogéniques au sein des programmes d’allogreffes affiliés à la SFGM-TC : des pratiques hétérogènes.
La mobilisation des donneurs adultes de cellules souches hématopoïétiques allogéniques est assurée depuis 3 décennies par l’administration de rhG-CSF pendant les 4 jours qui précèdent l'aphérèse.
Une petite proportion des donneurs se comportent comme des "mauvais mobilisateurs".
La seule option validée dans cette situation est de procéder à un prélèvement de moelle osseuse sous anesthésie générale. Une alternative possible est un usage hors AMM du plerixafor dont l’indication est restreinte à la situation autologue, mais dont l’usage a été rapporté pour de petites séries de donneurs apparentés.
Nous avons interrogé les programmes d’allogreffes affiliés à la SFGM-TC sur leurs pratiques et en particulier sur l’introduction du plerixafor dans cette situation. Sur les 45 centres interrogés, 20 ont répondu, dont 13 ont mentionné n’avoir jamais utilisé de plerixafor. Dans 7 centres, nous avons identifié 34 donneurs apparentés qui ont reçu du plerixafor, Le nombre de cellules CD34+ circulantes a été multiplié en moyenne par un facteur 5,47. 5 donneurs ont présenté des EI de nature digestive grade 1-2; un donneur a présenté une symptomatologie de type anaphylactoide. Les receveurs ayant reçu un greffon obtenu après addition de plerixafor sont sortis d’aplasie en moyenne à 18 jours; 13 ont présenté une GVH aigue dont 2 grades 3; 16 ont présenté une GVH chronique, dont 4 formes graves. 17 ont rechuté, 12 sont décédés, avec un suivi médian de 27,9 mois. L’enquête révèle une grande hétérogénéité des pratiques et la nécessité de valider des algorithmes robustes sur l’usage du plerixafor chez des donneurs
Angela GRANATA (13), Christian CHABANNON
08:10 - 08:20
#50044 - CO14 Optimiser les prélèvements cellulaires pour CAR T cell ou don de lymphocytes allogéniques en prédisant le nombre de lymphocytes T collectés.
Optimiser les prélèvements cellulaires pour CAR T cell ou don de lymphocytes allogéniques en prédisant le nombre de lymphocytes T collectés.
Rationnel : La quantité de lymphocytes T collectés pour CAR-T cells par cytaphérèse peut être facilement prédite à partir d’une Numération Formule sanguine (NFS). A partir de plus de 440 cytaphérèse pour CAR-T lors de lymphome malin non hodgkinien (LMNH) nous avons estimé le nombre de lymphocytes T collectés (x109) par la formule :
taux de lymphocytes sanguins(x109/L) X nombre de masses sanguines traitées X 2
Méthodes : Nous avons élargi cette évaluation à d’autres pathologies (myélome), d’autres process (collecte pour don de lymphocytes allogéniques) et d’autres services d’aphérèse (Grenoble et St Etienne). Pour cela nous avons analysé rétrospectivement les collectes de lymphocytes T pour CAR-T cells et lymphocytes allogéniques dans 3 équipes sur 10 ans.
Résultats : L’analyse des 105 puis 29 et 12 collectes pour don de lymphocytes allogéniques dans les 3 services d’aphérèse confirme la formule précédemment publiée afin d’estimer la quantité de lymphocytes T collectés à partir de la NFS et du nombre de masses sanguines traitées. L’analyse de 42 puis 13 et 9 collectes pour CAR-T cells pour myélome dans ces services confirme la validité de cette formule. Celle-ci permet d’optimiser le nombre de masses traitées = taux de lymphocytes T souhaité (x109)/2xtaux sanguins de lymphocytes (x109/L)
Conclusion : Estimer les quantités de lymphocytes T collectés par cytaphérèse apparait primordial dans les nouvelles immunotherapies qui s’imposent dans l’arsenal thérapeutique de nombreuses maladies. La connaissance des populations d’intérêt pour initier le processing des CAR-T cells utilisera cette approche simple pour estimer les quantités cellulaires à collecter.
Caroline REGNY (Grenoble), Philippe RENAUDIER, Mathieu MEUNIER, Silvia Maria BEZSERA, Clelia BENSAID, Estelle MARSOL, Olivier HEQUET
08:20 - 08:30
#50021 - CO15 Contenu en plaquettes des prélèvements d’aphérèse pour autogreffe de cellules souches hématopoïétiques et conséquences.
Contenu en plaquettes des prélèvements d’aphérèse pour autogreffe de cellules souches hématopoïétiques et conséquences.
Rationnel: La quantité de plaquettes prélevées lors des collectes de cellules souches hématopoïétiques périphériques (CSHP) a augmenté. Cet excès de plaquettes peut altérer le processus de cryoconservation des CSHP, à l’origine de mauvais rendements à la décongélation des cellules. Nous avons évalué l’influence de la déplaquettisation depuis son début en 2022 sur le process de conservation/autogreffe de CSHP et les impacts éventuels sur le déroulement des cytaphérèses.
Méthode: Nous avons analysé ces données d’aphérèses et de congélation pour 539 patients (n=857 cytaphérèses; n=576 autogreffes décongelées). Les rendements de CSHP CD34+ après/avant deplaquettisation et cryoconservation ont été analysés au laboratoire de thérapie cellulaire EFS de Lyon.
Résultats: Sur 857 cytaphérèses, 48% ont été déplaquettisées sur la première aphérèse et 6% sur la seconde. Les patients impactés sont atteints de myélomes (96%). La quantité de plaquettes dans le prélèvement est corrélée au taux de plaquettes dans le sang.
La déplaquettisation n’entraine qu’une perte minime de CSHP nécessitant 1 cytaphérèse supplémentaire chez 3.5% des patients.
Initialement les rendements en CSHP viables greffées après déplaquettisation-deplasmatisation puis cryopréservation restaient inférieurs aux rendements des greffons non deplaquettisés mais l’étape d’ajout de plasma a permis leur amélioration.
La place d’autres facteurs (thérapies) associée à une mauvaise collecte (évaluée par « Collection Efficiency ») est en cours d’évaluation.
Conclusion: La déplaquettisation apparait nécessaire lors de collecte excessive de plaquettes afin de préserver un greffon optimum de CSH. Elle ne semble pas entrainer de conséquence pour les services d’hématologie ou de cytaphérèse mais doit être évaluée à long terme.
Valerie MIALOU (Decines Charpieu), Olivia LEBLANC, Claire-Lise DURIEZ, Ines ESSID, Mégane LO GRASSO, Alexandra CLERC, Olivier HEQUET
08:30 - 08:40
#50028 - CO16 Impact des données hématimétriques sur le choix du séparateur : cas d'anémie microcytaire.
Impact des données hématimétriques sur le choix du séparateur : cas d'anémie microcytaire.
Introduction : Les recueils de cellules souches hématopoïétiques peuvent être réalisés avec différents séparateurs. Le choix du séparateur repose sur des critères liés au patient, au séparateur (modalité continu ou discontinu), et aux techniques de thérapie cellulaire (réduction, déplaquettisation…).
A Toulouse, entre le 1er Janvier 2023 et le 11 Septembre 2025, une étude observationnelle a été mise en place, incluant les patients autologues, présentant une anémie microcytaire.
Méthode : 8 patients ont été inclus, âgés de 20 à 64 ans, et atteints de maladie hématologique : 4 myélomes multiples, 4 lymphomes (3 Maladies de Hodgkin, 1 Lymphome non Hodgkinien).
20 recueils ont été analysés : 14 réalisés avec la COMTEC (P1YA) et 6 avec l’OPTIA (CCMN).
Résultats : Les rendements de recueils variaient entre 4% et 73,6%, avec des rendements moyens de 28% pour les myélomes, de 73% pour le LNH, et de 42% pour les MDH.
Les patients ayant une anémie microcytaire et un indice de distribution élevé (>20) ont obtenu les rendements de recueil les plus bas (<12%), lors du premier recueil.
Des adaptations de réglages ont été apportées selon trois modalités : le choix du séparateur, l’observation du spill-over au stroboscope (aspect de double population de globules rouges), et la colorimétrie. Ces adaptations avaient permis d’obtenir des rendements de recueil de plus de 39%.
Conclusion : Les valeurs hématimétriques telles que le VGM et l’indice de distribution devraient être prise en compte dans le choix du séparateur, et orientées préférentiellement vers un séparateur en mode discontinu
Pauline SOLER (Toulouse), Olivier HEQUET, Cécile BOREL, Pierre COUGOUL, Lucie OBERIC, Aurore PERROT, François VERGEZ, Joelle RIGAUD, Sandrine GOMES DA SILVA, Anne-Laure BRETON, Camille GARBARINO, Stephanie GAYRAUD
08:40 - 08:50
#49361 - CO17 Collaboration interservices pour collecter les cellules souches hématopoïétiques : expérience avec l’outil EPIC.
Collaboration interservices pour collecter les cellules souches hématopoïétiques : expérience avec l’outil EPIC.
L’allogreffe de cellules souches hématopoïétiques représente une approche potentiellement curative dans de nombreuses hémopathies malignes et non malignes. Les résultats de la greffe dépendent de multiples paramètres liés au greffon, au donneur et au receveur, tels que la présence d’anticorps anti-HLA spécifiques du donneur, l’incompatibilité ABO, la source cellulaire, la dose de cellules CD34+ infusée, le nombre total de cellules nucléées ou encore la durée de transport du greffon. Plusieurs stratégies visent à optimiser la prise de greffe, réduire la mortalité liée au traitement et limiter certaines complications (hémolyse, aplasie de la lignée rouge, immunisation, la maladie du greffon contre l’hôte). Parmi celles-ci figurent l’échange plasmatique, les protocoles transfusionnels adaptés, la manipulation du greffon (déplétion plasma ou globules rouge, mise en suspension dans du plasma ou de l’albumine), ainsi que le respect des valeurs cibles de cellules CD34+ collectées. Aux Cliniques universitaires Saint-Luc, la mise en œuvre d’une coordination inter- et multidisciplinaire renforcée a été facilitée par l’intégration en 2020 de l’outil EPIC (Electronic Medical Record - EMR). Le développement d’un module « JACIE » dédié permet désormais un suivi intégré et interactif et en temps réel de l’ensemble du processus de greffe, centralisant les données cliniques et biologiques du donneur et du receveur, les détails de toutes les prescriptions, les procédures liées à la greffe, le timing et le statut de la greffe, les complications et les règles transfusionnelles, garantissant ainsi une traçabilité optimale et une amélioration de la communication entre les divers intervenants.
Catherine LAMBERT (Bruxelles, Belgique)
08:50 - 09:00
#49396 - CO18 Evolution de l’activité des Centres De Soins de l’EFS.
Evolution de l’activité des Centres De Soins de l’EFS.
L’activité des centres de soins de l’EFS a fortement évolué au cours de ces 20 dernières années, à la suite de fermetures de centres, de recentrages régionaux, dus à des considérations médicales et économiques. Nous présenterons ici, les différents actes pratiqués dans les CDS de l’EFS et l’évolution de ces actes au cours des 20 dernières années. Certains actes comme les saignées thérapeutiques ont été peu à peu transférés vers d’autres structures en veillant à accompagner les patients, tandis que d’autres comme la PCE ou le prélèvement de CMN matière première pharmaceutique pour la production de CART se sont fortement développés.
De nombreux actes d’aphérèses sont étroitement réalisés en coopération étroite avec les unités de thérapie cellulaires de l’EFS et de CHU qui réceptionnent et préparent/transforment/conservent/exportent ces prélèvements cellulaires, c’est le cas des prélèvements de CSH et de CMN (pour les DLI, la PCE ou la production de CART).
L’évolution de certaines pratiques (exemple de la PCE et des CART), a modifié l’activité de nombreux centres de soins qui ont su s’adapter aux besoins des laboratoires pharmaceutiques producteurs.
Nous réaliserons notamment un focus sur l’activité CART qui a depuis 6 années profondément impactée les Centres de Soins.
Christophe SOLER (Saint-Denis)
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CO4
08:00 - 09:00
Communications Orales : Drépanocytose/Echange érythrocytaire
Modérateurs :
Claire FALGUIERE (Kremlin-Bicêtre), Olivier HEQUET (Médecin chef de server de soins) (Lyon)
08:00 - 08:10
#50067 - CO19 Dépistage opportuniste de la drépanocytose chez l'enfant : prévalence et profil clinico-biologique des cas non diagnostiqués admis pour fièvre et anémie (kisangani, rdc).
Dépistage opportuniste de la drépanocytose chez l'enfant : prévalence et profil clinico-biologique des cas non diagnostiqués admis pour fièvre et anémie (kisangani, rdc).
Introduction : En rdc, le manque de dépistage néonatal entraîne un diagnostic tardif des syndromes drépanocytaires majeurs (SDM), cause majeure de mortalité pédiatrique. L'identification des enfants SDM non diagnostiqués, lors de leur admission pour fièvre et anémie, est une stratégie d'urgence non évaluée. Cette étude vise à déterminer la prévalence et les caractéristiques clinico-biologiques des SDM non diagnostiqués dans cette population à Kisangani.
Matériels et méthodes : Nous avons mené une étude prospective sur 312 enfants (1-17 ans), sans drépanocytose connue, admis pour fièvre (> 38,5 °c) et anémie (hémoglobine [Hb] < 8 g/dl). Le phénotype d’Hb a été déterminé par le test rapide hemotypesc™ pour sa faisabilité en urgence, ainsi que les données cliniques et biologiques.
Résultats : La prévalence du SDM non diagnostiqué (Hb SS ou SC) a été de 18,3 % (n=57). L'âge médian au diagnostic opportuniste était de 4,2 ans. Ces enfants présentaient une anémie sévère (Hb moyenne à 5,9 g/dl) et 75 % d'entre eux des complications aiguës (crises vaso-occlusives ou séquestrations spléniques).
Discussion: La prévalence élevée des SDM non diagnostiqués confirme l'échec des systèmes de dépistage primaire. Le dépistage opportuniste par test rapide permet une intervention thérapeutique immédiate et l'initiation d'une prise en charge préventive essentielle, réduisant ainsi la morbidité et la mortalité.
Conclusion: L'intégration du dépistage opportuniste par test rapide est une stratégie efficace pour combler le déficit de diagnostic néonatal en rdc, et doit être généralisée en milieu hospitalier pour améliorer le pronostic vital.
Epiphanie EWUSU BALENGU, Guelord MAKASHINGA (Ndongo, RD du Congo)
08:10 - 08:20
#49998 - CO20 Former une équipe d'HDJ conventionnel pédiatrique à l'aphérèse pour mettre en place une nouvelle activité d'échanges érythrocytaires ambulatoires (>25kg): l'expérience du CCMR FilRougE-MCGRE CHU Grenoble Alpes.
Former une équipe d'HDJ conventionnel pédiatrique à l'aphérèse pour mettre en place une nouvelle activité d'échanges érythrocytaires ambulatoires (>25kg): l'expérience du CCMR FilRougE-MCGRE CHU Grenoble Alpes.
Introduction : Les centres en charge des patients drépanocytaires majeurs expérimentent une majoration constante d’activité, en contexte démographique professionnel défavorable.
Méthodes : Une formation d’équipe à l’Echange Erythrocytaire Automatisé (EEA) sur séparateur OPTIA®TerumoBTC, a été menée en HDJ pédiatrique, par un binôme de formateurs médical et soignant, auprès de professionnels sans expérience en circulation extracorporelle (CEC): 3pédiatres et 5PuericultricesDE. Le format associait pour chacun 6heures d’apport théorique collectif présentiel puis 6jours de mise en situation pratique - formation constructeur comprise - avec réalisation individuelle de 5EEA. Une hétéroévaluation en continu, hétéro et autoévaluation finales étaient effectués sur items sécuritaires : évaluation précytaphérèse, préparation du poste, paramétrage, surveillance patient, vigilances.
Résultats : La formation a débuté le 07/09/2021. La formation pratique a porté sur les procédures de 6 patients (>25kg, programme prophylactique, abord veineux périphérique, accord préalable), poids médian 44kg. En 5 mois, 4/5PDE et 2/3pédiatres étaient formés : les EEA ont débuté en autonomie. Les 8 professionnels étaient formés en 8 mois. En terme d’activité : 19 EEA réalisés en 2021, 95 en 2022, 95 en 2023 et 117 en 2024, sans incident majeur ni attribuable au manque d’expérience de l’équipe.
Discussion : L’engagement du constructeur, du bio-médical, du pharmacien et de l’hémovigilance (audit des pratiques) ont été facilitants. Une adaptation en format court s’adresse aux professionnels rompus à la CEC.
Perspectives : Cette formation « Aphérèse Globules Rouges », inscrite au plan de formation du CHU, constitue une base vers des modules consensuels pour tout professionnel débutant en aphérèse.
Lionel MOTTE (Grenoble), Christelle HUITRIC, Delphine DELON, Aurélie BILDE-MAGNOL, Anne CANTALOUBE, Heidi HUOT, Stéphanie LORPHELIN, Julie COZIC, Annick TARAVEL, Céline DOCQUIERE, Corinne ARMARI-ALLA, Dalila ADJAOUD, Cécile PERRET, Sébastien CHANOINE, Caroline MAKOWSKI
08:20 - 08:30
#50069 - CO21 Démarche réglementaire pour un projet de recherche clinique sur données, en général et y compris dans les services d’aphérèse : Être pragmatique.
Démarche réglementaire pour un projet de recherche clinique sur données, en général et y compris dans les services d’aphérèse : Être pragmatique.
Un projet de recherche en santé impliquant des données à caractère personnel est encadré par la législation française et européenne. Selon la loi Jardé, les recherches impliquant la personne humaine (RIPH) se répartissent en trois catégories :
• RIPH 1 : recherche interventionnelle comportant une intervention non justifiée par la prise en charge habituelle
• RIPH 2 : recherche interventionnelle à risques et contraintes minimes
• RIPH 3 : recherche non interventionnelle sans risque ni contrainte
Dès lors qu’un patient est contacté, la recherche entre dans le cadre de la loi Jardé. Si le projet porte sur des données/échantillons précédemment collectés, il relève d’une recherche sur données, recherche n’impliquant pas la personne humaine (RNIPH). Le protocole de recherche constitue donc la pièce maîtresse du dossier, car sa rédaction détermine la qualification réglementaire du projet.
Passer d’un protocole RIPH 3 à une RNIPH permet souvent de simplifier considérablement les démarches administratives : absence de soumission à un comité de protection des personnes, procédures « CNIL » allégées (information générale et individuelle ou via un portail de transparence) et délais de mise en œuvre réduits.
La clé de bascule repose sur l’absence totale d’interaction avec les personnes : aucune intervention, aucun recueil complémentaire, aucun suivi. Le protocole doit se limiter à la réutilisation de données déjà collectées dans le cadre du soin ou d’une recherche antérieure. En repensant la méthodologie autour de cette approche, il est possible de conduire une recherche clinique rigoureuse sur données tout en respectant pleinement le cadre réglementaire.
Fabrice COGNASSE (Saint-Etienne), Jacques TERRASSE
08:30 - 08:40
#50046 - CO22 Dispositif microfluidique hémodynamique pour le traitement et la concentration des globules rouges.
Dispositif microfluidique hémodynamique pour le traitement et la concentration des globules rouges.
Un concentré de globules rouges (CGR) contient les érythrocytes (le produit thérapeutique), mais aussi la solution de conservation, du plasma du donneur et ses composants (IgA) ainsi que des molécules libérées au cours du stockage (hémoglobine ou fer libre, des ions NH₄⁺ ou K⁺) qui peuvent agir comme des DAMP et déclencher une réponse immunitaire.
Ces éléments peuvent entraîner des réactions allergiques sévères ou récurrentes, ce qui impose un lavage réglementaire avant toute transfusion. Les effets à long terme de ces apports chez les patients transfusés chroniquement restent mal connus.
Le lavage actuel requiert une solution spécifique, des centrifugations multiples, un équipement dédié, un temps de manipulation significatif et l'intervention de personnels spécialisés, limitant son accessibilité et l’efficacité opérationnelle.
Le lavage des CGR via un dispositif microfluidique portable améliorerait potentiellement la sécurité et l'efficacité des transfusions, offrant une solution innovante utilisable directement au lit du patient.
Notre solution utilise une micropuce de filtration hydrodynamique exploitant l'effet Zweifach-Fung, et un contrôleur Fluigent Flow EZ régulant précisément la pression pour une séparation optimale et reproductible.
La puce traite des concentrations cellulaires élevées (testé jusqu'à 6×10^6 cellules/µl). Sur des CGR déclassés, nous avons ajusté l'hématocrite à 20 % pour une sortie à 30 % et un débit de 2,6 ml/h. Après optimisation, le circuit biocompatible pourra être parallélisé pour délivrer 300 ml en 1 h, soit le besoin transfusionnel. Actuellement, nous caractérisons les produits sortants du dispositif microfluidique au regard des contrôles qualité réglementaires des CGR et de sécurité.
Nicolas PETIT, Philippe DRILLAT, Michael VINCENDON, David LAURIN (Grenoble)
08:40 - 08:50
#50015 - CO23 Hémaphèrèse thérapeutique en Afrique subsaharienne : indications, sécurité et résultats d’une expérience locale.
Hémaphèrèse thérapeutique en Afrique subsaharienne : indications, sécurité et résultats d’une expérience locale.
L’hémaphèrèse thérapeutique constitue une modalité thérapeutique essentielle mais encore peu expérimentée en Afrique subsaharienne.
il s’agissait d’étude rétrospective descriptive incluant toutes les séances d’hémaphèrèse (Erythraphérèse et Plasmaphérèse) réalisées entre mai 2024 à Septembre 2025. Les variables recueillies comprenaient les données sociodémographiques, la pathologie sous-jacente, l’indication, les paramètres biologiques pré- et post-procédure, les aspects techniques (volume échangé, produit de remplacement, anticoagulation), les incidents survenus et les résultats cliniques.
Résultats : Un total de 26 procédures a été réalisé chez 14 patients. La drépanocytose représentait la principale pathologie sous-jacente des érythraphérèses (N=8/14 : Vasculopathie cérébrale, priapisme, CVO persistantes), tandis que les affections neurologiques et auto-immunes dominaient pour les plasmaphérèses (N=5/14 : NORB, PRN, NMO, Guillain Barré). Pour la plasmaphérèse, le PFC associé à l’albumine était utilisé dans 6 cas, l’albumine seul dans 6 cas et du PFC seul lors d’une séance. La durée médiane des séances était de 75,33 min avec un volume moyen échangé de 1142 ml pour l’érythraphérèse contre 140 min pour un volume moyen de 2148 ml pour la plasmaphérèse. Des incidents immédiats sont survenus dans 26,9 % des cas, majoritairement bénins (hypocalcémie, hypotension légère). On observait une réduction significative du taux d’HbS (<30%).
Conclusion : L’hémaphèrèse thérapeutique est une approche réalisable et globalement bien tolérée dans un contexte africain à ressources limitées, avec des résultats cliniques encourageants. Toutefois, les contraintes économiques et techniques constituent encore des obstacles majeurs à son accessibilité. Ces données renforcent la nécessité de développer et de structurer les programmes d’hémaphèrèse dans la région.
Fatou Samba Diago NDIAYE (Dakar, Sénégal), Sokhna Aissatou TOURE, El Hadj Daouda NIANG
08:50 - 09:00
#50051 - CO24 Gestion des voies d'abord périphériques et place de l'unipuncturedans les érythraphérèses chroniques des enfants drépanocytaires.
Gestion des voies d'abord périphériques et place de l'unipuncturedans les érythraphérèses chroniques des enfants drépanocytaires.
La difficulté des voies d'abord est souvent un frein à la réalisation des érythraphérèses (EE) en pédiatrie. Les infirmières de notre unité ont acquis une expérience des paramètres facilitant la pose des voies veineuses périphériques tels que le réchauffement, l'hydratation et la mise en confiance pour diminuer le stress. Mais parfois la pose de deux voies d'abord peut s'avérer difficile. La possibilité d'effectuer cette procédure en unipuncture (UP) nous semble être une grande avancée dans la prise en charge des enfants en programme d'EE chronique.
Du 1er Janvier au 30 Septembre 2025, sur les 641 procédures faites dans notre unité, 30 soit 4.6% l'ont été en UP. Les résultats de l'épuration de l'HbS sont comparables, la durée de la procédure est théoriquement allongée de 1.5 fois, en pratique de moins. La balance des fluides est de plus ou moins 30 ml, ce qui permet une bonne tolérance de la procédure y compris chez les enfants de moins de 20 kg.
l'UP a permis une épargne importante du capital veineux en particulier chez les plus petits enfants. 3 enfant de moins de 20kg avec un capital veineux appauvri ont pu bénéficier d'EE régulières en UP évitant la mise en place d'une voie veineuse centrale.
Au total La bonne prise en charge par les IDE est indispensable pour la réalisation des EE pédiatriques. La possibilité d'effectuer la procédure en UP est une avancée notable. Elle améliore le confort et réduit le stress de l'enfant, de sa famille et de l'équipe.
Emmanuelle LESPRIT (Paris), Ines HANIM, Marialuiga CATANOSO, Florence MISSUD
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A4
09:00 - 10:30
Session commune SFNDT/SFH
Modérateurs :
Alexandre HERTIG (Suresnes), Isabelle SEGALEN (PH) (Brest)
> Connaitre les techniques de désimmunisation prégreffe
09:00 - 09:25
Greffe ABO incompatible et aphérèse.
Arnaud DEL BELLO (Conférencier, Toulouse)
09:25 - 09:50
Greffe sous imlifidase des patients hyperimmunisés; place de l’aphérèse.
Christophe MASSET (Conférencier, Nantes)
09:50 - 10:15
Aphérèse en contexte de Xenogreffe.
Gilles BLANCHO (Conférencier, Toulouse)
10:15 - 10:30
Discussion générale.
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B4
09:00 - 10:30
Échange Érythrocytaire
Modérateurs :
Françoise DRISS (Paris), Justine GUILLAUME (IDE) (Lyon), Benoit MEUNIER (PH) (Marseille)
> Identifier et discuter les articles scientifiques importants récents concernant les échanges érythrocytaires
> Appréhender l’édition de bonnes pratiques d’échange érythrocytaire en pédiatrie
> Connaitre le résultat de l’étude nationale sur la prise en charge des patients drépanocytaires par échange érythrocytaire et son plan d’action
09:00 - 09:30
Revue Littérature et articles d’intérêt médicaux et IDE.
Justine GUILLAUME (IDE) (Conférencier, Lyon), Benoit MEUNIER (PH) (Conférencier, Marseille)
09:30 - 10:00
Éditions de bonnes pratiques pour les échanges érythrocytaires pédiatriques.
Claire FALGUIERE (Conférencier, Kremlin-Bicêtre)
10:00 - 10:30
Organisation de l’aphérèse : un plan d’action national.
Pablo BARTOLUCCI (Conférencier, Paris)
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Pause - Visite des stands - Session posters
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A5
11:00 - 12:15
Aphérèse Pédiatrique
Modérateurs :
Victoria GREZE (Clermont-Ferrand), Bruno RANCHIN (Lyon)
> Comprendre les enjeux médicaux et les contraintes techniques spécifiques à la pédiatrie dans la réalisation des échanges plasmatiques sur voies veineuses périphériques
> Comprendre les spécificités et enjeux pédiatriques permettant de mettre en œuvre les prélèvements d'aphérèse
11:00 - 11:25
Et si la voie veineuse périphérique devenait centrale ? Echanges plasmatiques sur veines périphériques en pédiatrie, retour d'expérience.
Mélodie MOSCA (Conférencier, Lyon), Cécile RIGHI (Infirmière IPA) (Conférencier, Lyon)
11:25 - 11:50
Efficacité et tolérance de l’aphérèse thérapeutique en neuropédiatrie.
Marc FILA (Conférencier, Montpellier)
11:50 - 12:15
Spécificités pédiatriques des prélèvements d’aphérèse, CSP et PCE.
Justyna KANOLD (Conférencier, Clermont-Ferrand)
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Auditorium |
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B5
11:00 - 12:15
Aphérèse Donneur
Modérateurs :
Christophe BARISIEN (Besançon), Thibaut BOCQUET (Saint-Denis)
> Comprendre les enjeux de l’auto-suffisance en plasma
> Connaitre les nouvelles perspectives et techniques en aphérèse donneur
11:00 - 11:25
Nouvelles perspectives en plasmaphérèse.
Christophe BARISIEN (Conférencier, Besançon)
11:25 - 11:50
Ambition Plasma de l’EFS.
Thibaut BOCQUET (Conférencier, Saint-Denis)
11:50 - 12:15
Nouvelle plateforme d’aphérèse cellulaire Amicore.
Nathalie JAUSSAUD (Médecin responsable prélèvements) (Conférencier, Bourg en Bresse)
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Foyer |
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S3
12:30 - 13:15
Symposium THERAKOS + déjeuner offert par le congrès
Focus sur les voies d'abord périphériques
12:30 - 12:35
Introduction.
Nabih AZAR (Conférencier, Paris)
12:35 - 13:05
Expérience de l'hôpital Necker.
Leila RAIMBAUD (infirmière) (Conférencier, Villeurbanne)
13:05 - 13:15
Questions/Réponses.
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Auditorium |
| 13:15 |
Café - Visite des stands - Session posters
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| 13:45 |
"Vendredi 30 janvier"
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A6
13:45 - 15:00
Aphérèse d’Urgence
Modérateurs :
Antoine HUART (modérateur, orga) (Toulouse), Tarik KANOUNI (Montpellier)
> Connaitre la place des plasmaphérèses dans la prise en charge des hypertriglycéridemies majeures ou des hyperchylomicronémies
> Connaitre la place des plasmaphérèses dans les hépatites fulminantes
13:45 - 14:10
Pancréatites aigües et hypertriglycéridémies traitées par échange plasmatique.
Sybil CHARRIERE (Conférencier, Lyon)
14:10 - 14:35
Hépatites fulminantes traitées par échange plasmatique.
Clément LEJEALLE (Conférencier, Lyon)
14:35 - 15:00
Traitement des thrombocytoses et hyperleucocytoses majeures par aphérèse.
Tarik KANOUNI (Conférencier, Montpellier)
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Auditorium |
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"Vendredi 30 janvier"
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B6
13:45 - 15:00
Session commune SFTS/SFH Transfusion et Aphérèse
Modérateurs :
Jean-Yves PY (Orléans), France PIRENNE (Créteil)
> Définir l’état réfractaire à la transfusion plaquettaire, ses modalités diagnostiques, les traitements recommandés et les perspectives émergentes, et notamment la place de l’hémaphérèse
> Identifier au moins 2 nouveaux produits plaquettaires dont l’intérêt clinique et la sécurité sont en cours d’évaluation
> Décrire les modalités d’organisation des prélèvements des concentrés de plaquettes d’aphérèse : parcours donneur, matériel, procédures d’aphérèse
13:45 - 14:05
Prélèvement de plaquettes par aphérèse.
Christophe BARISIEN (Conférencier, Besançon)
14:05 - 14:25
Gestion des thrombopénies réfractaires et transfusion plaquettaire.
Pascal PEDINI (Biologiste médical, directeur médical et scientifique adjoint de l’EFS PACA Corse) (Conférencier, Marseille)
14:25 - 14:45
Les nouveaux produits plaquettaires.
Catherine HUMBRECHT (directrice médicale EFS Grand Est) (Conférencier, NANCY)
14:45 - 15:00
Discussion générale.
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Foyer |
| 15:00 |
"Vendredi 30 janvier"
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A7
15:00 - 16:15
Rhéophérèse
Modérateurs :
Arnaud LIONET (MD) (Lille), Thomas ROBERT (Marseille)
> Connaitre les principes et particularités de la rhéophérèse dans les pathologies microcirculatoires
15:00 - 15:25
Apport de la rhéophérèse dans les troubles microcirculatoires associés à la sclérodermie systémique.
Benjamin SAVENKOFF
15:25 - 15:50
Effets hémorhéologiques de la rhéophérèse sur le globule rouge.
Nans FLORENS (Conférencier, Strasbourg)
15:50 - 16:15
Nouveauté dans l'usage de la rhéophérèse dans la calciphylaxie: résultat de l'étude Rhéo-CAU.
Arnaud LIONET (MD) (Conférencier, Lille)
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Foyer |
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"Vendredi 30 janvier"
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B7
15:00 - 16:15
PCE et GVHD
Modérateurs :
Tarik KANOUNI (Montpellier), Hélène LABUSSIERE-WALLET (Lyon)
> Comprendre les mécanismes d’action de la PCE aigue et chronique
> Expliquer l’intérêt de la PCE dans la GVHD aigue
> Identifier les indications de la PCE dans la prise en charge de la GVHD chronique
15:00 - 15:25
PCE et GVH aigüe.
Marie-Thérèse RUBIO (Conférencier, Nancy)
15:25 - 15:50
Les nouveaux traitements dans la GVHD chronique.
Sandrine LORON (Conférencier, Lyon)
15:50 - 16:15
Nouvelles approches thérapeutiques dans la GVHD chronique.
David MICHONNEAU (Conférencier, Paris)
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Auditorium |
| 16:15 |
"Vendredi 30 janvier"
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C
16:15 - 16:30
Clôture du congrès
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Auditorium |