Vendredi 17 décembre
Heure Amphi Bleu Salle 252AB Salle 251
08:00
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G1-21
Session de la société invitée
Société Allemande de Chirurgie de la Main - DGH

Session de la société invitée
Société Allemande de Chirurgie de la Main - DGH

Présidents de séance : Eva-Maria BAUR (Murnau, Allemagne), Max HAERLE (Chef de service) (Markgröningen, Allemagne)
08:00 - 08:10 Variations of resection arthroplasties of CMC-I. Martin LANGER (Münster, Allemagne)
08:10 - 08:20 Ultrasound-treatment in CMC-I-Osteoarthritis. Martin LAUTENBACH (Head of the Department) (Berlin, Allemagne)
08:20 - 08:30 Denervation of CMC-I. Max HAERLE (Chef de service) (Markgröningen, Allemagne)
08:30 - 08:40 Arthroscopic treatment options. Eva-Maria BAUR (Murnau, Allemagne)
08:40 - 08:50 Revisions after failed CMC-Arthroplasty. Arne TENBROCK (Berlin, Allemagne)
08:50 - 09:00 Rip replacement after failed resection arthroplasty of CMC-I. Martin RICHTER (Head of Department) (Bonn, Allemagne)

08:00-10:00
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G2-21
Communications libres
Main froide - Doigts

Communications libres
Main froide - Doigts

Modérateurs : Michel CHAMMAS (Chirurgien Orthopédique) (Montpellier), Nathalie HANOUZ (Chirurgien) (Caen)
08:00 - 08:06 #27825 - CO083 Physiopathologie de la maladie de Dupuytren : Fondamentaux et nouveautés.
Physiopathologie de la maladie de Dupuytren : Fondamentaux et nouveautés.

Pierre  DE SULAUZE*, Isabelle AUQUIT AUCKBUR

Service de Chirurgie Plastique, Chirurgie de la Main, CHU Charles Nicolle, Rouen, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : pierredesulauze@hotmail.fr (Pierre DE SULAUZE)

La physiopathologie de la maladie de Dupuytren est complexe et de nombreuses investigations sont développées. Le chirurgien restant le principal acteur thérapeutique, l’objectif de cette revue est de rapporter de manière didactique les grandes hypothèses physiopathologiques et axes de recherche actuels.

Le mot clef « Dupuytren » a été recherché sur Pubmed, Google Scholar, CISMeF et Cochrane. Toutes les études publiées depuis 2010 concernant les facteurs de risque ou la physiopathologie ont été relues puis confrontées avec des études plus anciennes, pour aboutir à une revue de plus de 200 articles.

Partant des deux éléments centraux que sont le myofibroblaste et la matrice extracellulaire, nous avons recensé leurs mécanismes de régulation et les liens entre génétique, physiopathologie et facteurs de risque environnementaux. On y décèle le rôle de la voie de signalisation Wnt et de la Bêta-caténine, des facteurs de croissance et cytokines et en particulier du TGF-beta. La recherche de susceptibilités génétiques y est également exposée avec la découverte de polymorphismes nucléotidiques favorisant (facteur Zf9, récepteurs au TGFbeta…). Les différentes théories, vasculaire, traumatique et auto immune, et le possible rôle du HLA sont décrits. Un schéma de synthèse tente de résumer les nombreux liens entre les différents acteurs de la maladie.

De nombreuses études concernant la maladie de Dupuytren mettent en lumière la complexité des mécanismes physiopathologiques. Les données sont parfois divergentes et dépendantes du contexte cellulo-matriciel. A la lumière des publications sur le sujet des 10 dernières années, nous avons tenté d'obtenir une vision globale des phénomènes physiopathologiques. Certains nécessiteraient le développement d'un modèle animal de la maladie, qui permettrait de vérifier les hypothèses et de tester les thérapeutiques qui en découlent.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Pierre DE SULAUZE (Assistant Spécialiste Régional) (Rouen)
08:06 - 08:12 #27527 - CO084 Maladie de Dupuytren, corrélation entre classification histopathologique et récidives.
Maladie de Dupuytren, corrélation entre classification histopathologique et récidives.

Elise  OBRECHT*  (1), Jean Edern  OLLIVIER  (2), Isabelle  AUQUIT AUCKBUR  (1)

1. Service de Chirurgie Plastique, Chirurgie de la Main, CHU Charles Nicolle, Rouen, FRANCE

2. Chirurgie orthopédique,  Groupe Hospitalier du Havre, Le Havre, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : elise.obrecht@gmail.com (Elise OBRECHT)

La maladie de Dupuytren est une fibromatose dégénérative récidivante après aponévrectomie. Il existe actuellement peu d'éléments prédictifs de l'évolution de la maladie chez les patients. Rombouts en 1989 a créé une classification pronostique corrélant trois stades histologiques à un risque de récidive : Stade 1 Cellulaire prolifératif, Stade 2 Fibrocellulaire, Stade 3 Fibreux. L'objectif de notre étude était de réaliser une revue des patients pris en charge chirurgicalement dans notre centre et de déterminer si l'histologie des lésions de Dupuytren était corrélée aux réinterventions chirurgicales. Il s'agissait d'une étude préliminaire avec analyse sur 40 patients

Il s'agit d'une étude rétrospective sur 40 patients et 78 rayons palmo-digitaux, opérés par les chirurgiens de la main de notre service entre 2002 et 2018, avec au moins un résultat d'anatomopathologie avec stadification de Rombouts. Notre recueil de donnée concernait les éléments suivants : caractéristiques des patients avec leurs antécédents et habitus, l'histoire de la maladie, la clinique actuelle avec mesure des flessums, la recherche d'une récidive et recueil des scores histologiques de Rombouts de chaque intervention. Les facteurs de risques décrits dans la littérature étaient recherchés et leur association à la récidive analysée avec des Hazard ratios. Un modèle de régression de Cox a été utilisé.

Concernant les rayons opérés, 66% ont récidivé et 23,1 % ont subi une réintervention. Nos premières statistiques ont été réalisées pour l'instant sur 5 ans. Aucun des Rombouts 3 n'a subi de récidive chirurgicale. L'appartenance au groupe histologique Rombouts 2 et 3 semble présenter un facteur protecteur en comparaison du groupe histologique Rombouts 1, mais non statistiquement significatif (p>0.005).

Nos premières analyses ne nous permettent pas de conclure de façon significative sur la valeur prédictive de l'histologie, bien que nous ayons observé une différence entre les trois groupes avec un stade 1 récidivant plus que les stades 2 et 3 et un groupe 3 sans réinterventions. Il est intéressant de voir que des rayons différents sur une main peuvent avoir une histologie et évolution différente.

Ces analyses nous ont permis de voir les points à approfondir. La suite de l'étude sur un nombre plus important de patients analysera la récidive au-delà de 5 ans et de façon plus complète la corrélation aux autres facteurs de risques. La prise en compte de l'histologie en plus de la recherche des facteurs de risque, pourrait permettre au chirurgien d'anticiper le parcours de soin du patient et d'adapter ses informations.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Elise OBRECHT (Interne de chirurgie orthopédique) (Rouen)
08:12 - 08:18 #27827 - CO086 Le lambeau latéro-digital ulnaire dans la maladie de Dupuytren du cinquième doigt.
Le lambeau latéro-digital ulnaire dans la maladie de Dupuytren du cinquième doigt.

Canelle BAKOTA MORRISON (1), GKOTSI Antonia (2), Wissam EL KAZZI (2), Frédéric SCHUIND (2)

1. GHOL, Nyon, SUISSE

2. Hôpital Erasme, Bruxelles, BELGIQUE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : morrison.canelle@hotmail.fr (Canelle BAKOTA MORRISON)

Dupuytren’s disease is a common condition in hand surgery. The fifth finger is frequently affected, presenting the highest recurrence rate. The ulnar lateral-digital flap is used when a skin defect prevents direct closure after fasciectomy of the fifth finger at the level of the MP joint. The aim of this work is to describe the technique, evaluate the clinical results and to compare them with those described in the literature.

Our case series comprises of 11 patients (4 women and 7 men) undergoing this procedure. Their mean preoperative extension deficit was 52° at the MP joint and 43° at the PIP joint. The average age at the time of first symptoms of DD was 58 years and the average age at the time of surgery was 63 years. Assessment includes results in term of post-operative extension, function, aesthetic result and satisfaction.

Full extension of the MP joint and a mean of 8° extension deficit at the PIP joint was achieved with surgery. All patients maintained full extension at the MP joint until last follow-up (9 months in average). Complications included one small area of necrosis (2x2mm2), one case of hypoesthesia on the ulnar side of the auricular and one complex regional pain syndrome, all resolved within three months after surgery. Subjective self assessment for both function and satisfaction was characterised as excellent.

Razemon, Anwar and Ould-Slimane described the use of the lateral-digital flap with very good results. The observations we were able to make concerning this flap are in agreement with those made by these authors. Our series shows encouraging results for the MP joint with the obtaining of the complete extension, maintained throughout the follow-up. Regarding the complications, we observed only one delay in healing and one subjective hypoesthesia, the evolution being favourable in both cases. The case of complex regional pain syndrome cannot be considered as a complication specific to the lateral-digital flap.

The purpose of this study was to evaluate the efficacy of the ulnar lateral digital flap in skin defects resulting from the extension of the little finger in the treatment of Dupuytren's disease. Our observations demonstrate the reliability and simplicity of this technique. The evolution of the flap confirms that the procedure is safe, with few complications and a more than satisfactory aesthetic result. In our opinion, this flap should be integrated into the usual management of Dupuytren’s disease involving the little finger.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Recherches cliniques/travaux scientifiques : non
Consultant, expert : Groupe Lépine
Cours, formations : Groupe Lépine
Documents publicitaires : non
Invitations à des congrès nationaux ou internationaux : non
Actionnariat : non
Détention d’un brevet ou inventeur d’un produit : Groupe Lépine


Canelle BAKOTA MORRISON (Nyon, Suisse)
08:18 - 08:24 #27828 - CO087 Choix techniques dans les stades 3 & 4 de la maladie de Dupuytren à propos de 145 cas opérés.
Choix techniques dans les stades 3 & 4 de la maladie de Dupuytren à propos de 145 cas opérés.

Hervé LAMARRE* (1), Thomas JAGER (2), Germain POMARES (2), Michel MERLE (2)

1. Clinique Chirurgicale Ambroise Paré, Thionville, FRANCE

2. Institut Européen de la Main Hopital Kirchberg, Luxembourg, LUXEMBOURG

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : hervelamarre@me.com (Hervé LAMARRE)

Le choix de la voie d’abord de la maladie de Dupuytren dans les stades 3 et 4 de Tubiana-Michon conditionne directement les techniques de fermeture.

Afin d’affiner le choix des indications et des techniques complémentaires, cette étude compare les résultats de deux techniques :

d’une part le lambeau de Jacobsen +/- gestes d’arthrolyse de l’ipp

d’autre part le zig zag Palmen avec lambeaux en VY

Dans le groupe Jabobsen : 70 patients étaient opérés pour la première fois tandis que pour 38, il s’agissait d’une intervention itérative pour une récidive. Sur les ipp les plus rétractées, une arthrolyse palmaire a été associée.

Dans le groupe Palmen/VY : 25 patients étaient opérés pour la première fois, tandis que pour 10 patients il s’agissait d’une récidive.

À la revue finale, 132 dossiers sur les 145 étaient évalués. 

Sur les 80 patients en stade IV, 54 étaient en stade 0 ou I, 10 en stade II et 8 en stade III au moment de l’évaluation du suivi. 4 en stade IV.

Sur les 52 patients en stade III préopératoires, 34 étaient devenus des stades 0 ou 1, 11 des stades II et 7 des stades III lors du suivi.

L’arthrolyse avec désinsertion des ligaments collatéraux accessoires est recommandée lorsque la forme prédomine sur l’ipp,

Pour les patients à potentiel évolutif récidivant, des aponévrectomies précoces dès le stade 1 avec incisions en zig zag très courtes suivant au plus près de la bride, préservent la peau d’une infiltration étendue sur le long terme.

Au stade III IV si la peau est très infiltrée, deux temps opératoires sont judicieux : D’abord des aponévrotomies étagées pour revenir au stade II. Puis la « vraie » aponévrectomie quelques mois plus tard.

Le suivi du Jacobsen est contraignant. Une surveillance régulière sur 2 mois est indispensable pour ajuster l’orthèse dynamique au progrès de la cicatrisation et ainsi exploiter le plein potentiel de la technique.

Pour les stades les plus rétractés, le lambeau de Jacobsen/arthrolyse est supérieur à l’association Palmen/ lambeau en VY.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Hervé LAMARRE (chirurgien) (Thionville)
08:24 - 08:34 Discussion commune.
08:34 - 08:40 #27580 - CO088 Blocage de l'articulation métacarpo-phalangienne : rapport de cas et revue compréhensive de la littérature.
Blocage de l'articulation métacarpo-phalangienne : rapport de cas et revue compréhensive de la littérature.

Paul  LEVET * (1), Charlotte  JALOUX  (2), Najib  KACHOUH  (2)

Chirurgie de la main et chirurgie reconstructrice des membres,  Hôpital de la Timone, Marseille, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : paul.levet@gmail.com (Paul LEVET)

The locked metacarpophalangeal joint (MCPJ) is defined as a limited mobility of the MCPJ with normal interphalangeal joint mobility (in opposition with trigger finger). There is sparse literature on the subject as it is a rare condition. The objective of our systematic literature review was to understand locking mechanisms and overview optimal medical and surgical care in this condition.

Research was performed on medical literature databases PubMed and Google Scholar using the referring terms " locked metacarpophalangeal joint". Inclusion criteria were: clinical cases reporting locking of a finger MCPJ. Exclusion criteria were: locking of the thumb MPCJ and trigger finger cases. Fifty-two articles in the English literature met our inclusion criteria, and 39 articles were reviewed.

One hundred and thirteen cases of metacarpophalangeal locking concerning 119 fingers were included,. There were 75 women (66.4%), 38 men (33.6%), and mean age was 46 years old (14-85). The most concerned finger was the index (n=56 ; 47.1%), followed by the middle finger (n=36 ; 30.3%). The majority of MCPJ were locked in flexion (n=113 ; 95.0%). Thirteen patients (18 fingers ; 15.1%) experienced intermittent or recurrent locking. Precipitating factors were heterogenous, most of them including activities of daily living, forced movements in flexion, or minor trauma of the hand. Accessory collateral ligament (ACL) entrapment was the most common cause of locking (n=81 ; 68.1%). Rarer causes were described such as: articular loose bodies (n=9 ; 7.56%); ?vertical locking? (n=7; 5.9%); torn palmar plate (n=7 ; 5.9%); dorsal interosseous tendon entrapment (n=6 ; 5.0%); sesamoid bone entrapment (n=4 ; 3.4%). Surgical exploration was performed in 89 cases (74.8%). External reduction was attempted in most cases but was successful in only 26 cases (21.9%). Four patients did not receive treatment because of refusal or simple surveillance (3.4%). Good to excellent motion was usually achieved after surgery, with no pain or recurrence.

The locked MCPJ is a clinical diagnosis, radiology being contributive for etiological findings. The unbalanced sex-ratio (0.5) in our review could be explained with greater MCPJ laxity among women. Treatment is still controversial, but closed reduction seems to be only relevant if ACL entrapment is suspected, as almost any other locking mechanism needs surgical release.

Our work is to our knowledge the largest review published for this condition. Our findings match previous reviews results and improve the knowledge on this pathology.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Paul LEVET (Interne en chirurgie) (Marseille)
08:40 - 08:46 #27832 - CO089 Arthrodèse de l’articulation métacarpo phalangienne du pouce par techniques combinées arthroscopique et percutanée : une étude de faisabilité anatomique.
Arthrodèse de l’articulation métacarpo phalangienne du pouce par techniques combinées arthroscopique et percutanée : une étude de faisabilité anatomique.

Benjamin KHATIR* (1), Gautier PETRONI (2), Jérôme PIERRART (1)

1. Cabinet Archimed, Clinique des Deux Caps, Coquelles, FRANCE

2. Hôpital Européen Georges Pompidou, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : b.khatir@gmail.com (Benjamin KHATIR)

La technique conventionnelle d'arthrodèse de l’articulation métacarpo-phalangienne du pouce (MCP1) à ciel ouvert donne d'excellents résultats. Fin 2018, une étude thérapeutique portant sur une technique d'arthrodèse percutanée de la MCP 1 sans avivement de la surface cartilagineuse est publiée par l’équipe de Strasbourg. Celle-ci retrouve de bons résultats dans le cadre de pathologies ou le cartilage n’est plus présent. Cependant, les résultats restent médiocres dans les indications ou il persiste du cartilage.

Nous voulions démontrer sur modèles anatomiques l’efficacité et l’innocuité d’une technique d’avivement arthroscopique ou percutané et d'arthrodèse percutanée de la MCP1.

De mai à juin 2020, nous avons pu réaliser sur 10 MCP1 la technique associant avivement arthroscopique et arthrodèse percutanée. Nous avons, à titre comparatif, essayé sur 4 MCP1 la technique d’avivement percutanée associée à l’arthrodèse percutanée.

Une fois, l’une de ces deux techniques réalisées, après ablation des broches, nous nous

sommes assurés de l'innocuité de celle-ci par dissection des structures nobles, mais également de l’efficacité par estimation à ciel ouvert du pourcentage d’avivement de la surface articulaire.

La technique d’avivement percutanée n’a pu démontrer son innocuité. L'emploi d’instruments trop agressifs et l'absence de contrôle visuel ont entraîné dans tous les cas étudiés une perte de substance osseuse trop importante, risquant d’entraîner une perte de hauteur de la colonne du pouce et compliquant la réalisation de l’arthrodèse. Dans un cas, il est également noté une section quasi-complète du court extenseur du pouce. La technique arthroscopique, en revanche, a rapidement fait la preuve de son innocuité. Après une phase initiale où l’avivement de la surface articulaire palmaire du métacarpien s’est avérée insuffisante, une courbe de progression technique a été observée, à la suite de laquelle nous avons pu obtenir un avivement satisfaisant.

Il est envisageable que les mauvais résultats obtenus avec la technique d’avivement percutanée soient liée à l’inexpérience du maniement des instruments de l’opérateur principal. Il serait donc intéressant de les faire réaliser par un opérateur habitué à ce type de chirurgie.

Concernant la technique combinant avivement arthroscopique et arthrodèse percutanée, par son innocuité et son efficacité sur sujet anatomique, son extrapolation sur des patients semble envisageable. En effet, celle-ci permettrait d’attester de la bonne consolidation de l’arthrodèse avec cette technique.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Recherches cliniques/travaux scientifiques : non
Consultant, expert : non
Cours, formations : Orthofix, Stryker
Documents publicitaires : non
Invitations à des congrès nationaux ou internationaux : non
Actionnariat : non
Détention d’un brevet ou inventeur d’un produit : non


Benjamin KHATIR (Interne) (Paris)
08:46 - 08:50 Discussion commune.
08:50 - 08:56 #27833 - CO090 Anatomie et voie d'abord de l'IPP. Particularités de la vascularisation articulaire et osseuse.
Anatomie et voie d'abord de l'IPP. Particularités de la vascularisation articulaire et osseuse.

Pierre GIRARD* (1,2), Mario Ruben SANGUINA (2), Enrique VERGARA AMADOR (3), Bachar ZERKLY (2)

1. Service de chirurgie orthopédique et traumatologique, CHU Amiens, FRANCE

2. GHPSO/Oise, Creil, FRANCE

3. National University of Colombia Unidad de Ortopedia y traumatologia, Departamento de Cirugía, Bogotá, COLOMBIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : pierre.girard21@orange.fr (Pierre GIRARD)

Les différentes voies d'abord de l'IPP comportent des risques de nécrose de la tête de la 1re phalange. Avec l'avènement de l'ostéosynthèse par plaque et vis des phalanges, la connaissance de de la vascularisation de l'IPP peut nous permettre d'éviter la nécrose articulaire.

Notre travail anatomique porte sur une dissection anatomique de 80 doigts sur 20 sujets. Nous avons mis en rapport les différentes voies d'abord, dorsales et palmaires avec la vascularisation articulaire.

La vascularisation principale de l'articulation inter-phalangienne proximale dépend de la réunion des artères symétriques issues des deux collatérales digitales. 

a)Au niveau de la 1re phalange :

- L'artère proximale ou digitale articulaire proximale.

- L'artère moyenne ou condylienne.

b)Au niveau de la 2e phalange :

- L’artère distale ou métaphysaire proximale de la 2e phalange.

- L'artère dorsale de la 2e phalange. Dans 35% des cas (28 doigts) elle naît par un tronc commun avec la précédente.

c)Elles vont constituer trois arcades :

- L'arcade palmaire transversale proximale.

- L'arcade palmaire moyenne.

- L'arcade palmaire distale.

I.Voies d'abord de l'IPP

a)Voie postérolatérale, peut provoquer la lésion de l’artère dorsale de P2

b)Voie postérolatérale conjointe, peut provoquer la lésion de l’artère dorsale de P2

c)Voie transe tendineuse de Chamay, est plus sûre de point de vue vasculaire

d)La voie latérale, peut provoquer une lésion de l’artère latéro-dorsale proximale

e)La voie d’abord palmaire présente plus de risque de lésion vasculaire, notamment des arcades.

Selon les différentes publications et notre expérience, il existe peu de variations anatomiques dans la vascularisation de l'articulation IPP.

Nous conseillons l'utilisation d'un grossissement optique dans tout acte chirurgical portant sur les articulations des doigts, afin de préserver la vascularisation articulaire.

La vascularisation de l'IPP dépend des trois artères :

a)L'artère digitale articulaire proximale. 

b)L'artère métaphysaire de P2.

c) L'artère dorsale de P2.

La fréquence de nécrose est accrue lors de l'abord palmaire et dorsal simultanée, ou séparés dans le temps. 

La plupart des nécroses de la tête de la 1re phalange sont dues à la lésion de la branche osseuse de l’artère digitale articulaire proximale. La base de P2 est épargnée car sa vascularisation dépend des deux arcades vasculaires, elles sont protégées, du traumatisme chirurgical, par l’insertion du tendon fléchisseur superficiel.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Pierre GIRARD (Paris)
08:56 - 09:00 #27834 - CO091 Intérêt de l’infiltration de corticoïdes dans le traitement des entorses de l’articulation interphalangienne proximale (IPP) des doigts longs: étude prospective.
Intérêt de l’infiltration de corticoïdes dans le traitement des entorses de l’articulation interphalangienne proximale (IPP) des doigts longs: étude prospective.

Laura PLACE (1), Nader CHAHIDI (2), Nicolas CUYLITS (1), Konstantinos DROSSOS (2), Anne LEJEUNE (2)

1. Hôpital Erasme, ULB, Bruxelles, BELGIQUE

2. Centre médical du Parc, Bruxelles, BELGIQUE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : laura.place@ulb.be (Laura PLACE)

Bien que les entorses de l’articulation interphalangienne proximale (IPP) soient fréquentes, la littérature n’apporte pas de preuve suffisamment solide sur la meilleure option de traitement. Or, trop souvent, une prise en charge négligée entraîne des séquelles fonctionnelles et esthétiques importantes : douleur, œdème et flessum permanents. Le but de cette étude est d’évaluer si une infiltration para-articulaire de corticoïdes améliore le pronostic des lésions de la plaque palmaire.

Il s’agit d’une étude multicentrique, prospective, contrôlée non randomisée, d’une durée de neuf mois. Quarante-quatre entorses IPP des doigts longs non chirurgicales (Eaton I, II et III stable) ont été évaluées. Les patients ont été répartis dans deux groupes différents. Le premier groupe (groupe A) reçoit l’infiltration lors de la première consultation alors que le deuxième groupe (groupe B) reçoit le traitement conservateur habituel (attelle de repos et/ou syndactylie). Nous avons évalué diverses variables à une semaine et à un mois après la première consultation : extension, flexion, périmètre, force, EVA, Quick-DASH et MHQ.

Le traitement par infiltration de corticoïdes entraîne une meilleure force de préhension et moins de douleur au cours du premier mois. En effet, 55% des patients infiltrés n'avaient plus de douleur un mois après l'infiltration contre 18% des patients non infiltrés (p = 0,012). Les corticoïdes réduisent le risque d'œdème et de flessum. Le pourcentage de patients sans œdème après 1 semaine était significativement plus élevé dans le groupe A (73%) que dans le groupe B (18%) avec p < 0,001. Après 1 mois, seuls 27% des patients infiltrés avaient un flessum contrairement à 68% des patients non infiltrés (p = 0,007). Les patients infiltrés étaient satisfaits et récupéraient une fonction globale de la main dès la première semaine. Selon le score de gradation utilisé, un excellent résultat est atteint plus précocement dans le groupe infiltré: 59% des patients infiltrés contre 14% des patients non infiltrés dès la première semaine (p = 0,002).

L’infiltration de corticoïdes accélère la résolution de la symptomatologie des entorses IPP stables des doigts longs : plus de force, moins de douleur, moins d’œdème et moins de flessum. L’utilisation de corticoïdes injectables est courante en chirurgie de la main mais elle n’a jamais été utilisée auparavant pour les entorses de l’IPP.

Cette étude suggère un bénéfice de l’utilisation de corticoïdes dans les entorses stables de l’IPP. Ces résultats devraient être confirmés par une seconde étude, idéalement randomisée et en simple aveugle.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Laura PLACE (Assistante en chirurgie plastique) (Bruxelles, Belgique)
09:00 - 09:06 #27835 - CO092 Dénervation de l’articulation interphalangienne proximale, résultats de 54 cas chez 42 patients.
Dénervation de l’articulation interphalangienne proximale, résultats de 54 cas chez 42 patients.

Lisa SERVASIER*, Jacky LAULAN, Emilie MARTEAU, Guillaume BACLE

Service de chirurgie orthopédique et traumatologique, unité de chirurgie de la main et des nerfs périphériques, Centre Hospitalier Régional Universitaire de Tours, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : lisa.servasier@gmail.com (Lisa SERVASIER)

Les arthropathies de l’articulation interphalangienne proximale (IPP) sont fréquentes. La dénervation articulaire est un traitement symptomatique. Par section des branches nerveuses à destinée articulaire, elle peut soulager les douleurs sans interférer avec la biomécanique de l’articulation. Elle est idéalement indiquée dans les arthropathies douloureuses avec des amplitudes articulaires préservées. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats cliniques des dénervations de l’IPP et leur pérennité.

Etude rétrospective monocentrique incluant tous les patients présentant une arthropathie douloureuse de l’IPP avec des mobilités articulaires fonctionnelles, traités par dénervation entre janvier 2005 et septembre 2018 et évalués par une examinatrice indépendante. Exclusion des patients présentant une raideur de l’IPP. 54 dénervations consécutives réalisées chez 42 patients (41 femmes, 1 homme) de 66,5 ans (44-78ans) d’âge moyen. Il y avait 11 arthropathies inflammatoires et 43 dégénératives.

Les 42 patients ont été évalués ou contactés par téléphone, avec un recul moyen de 51 mois (4-168 mois). L’EVA moyenne était de 7,5/10 (5-10) avant l’intervention et de 1,1/10 (0-8) au plus long recul. Les patients considéraient leur articulation guérie ou améliorée dans 78% des cas toutes étiologies confondues, (42 cas/54), et dans 86% des cas d’arthropathies arthrosiques (37 cas/43). 32 patients étaient satisfaits ou très satisfaits de l’intervention (76% des cas). Les mobilités articulaires étaient améliorées dans 16 cas, inchangées dans 33 cas et diminuées dans 5 cas. Il y a eu 7 échecs de dénervation qui ont conduit à un traitement chirurgical par arthrodèse (2 cas) ou prothèse (5 cas), il s’agissait dans 5 cas d’une arthropathie d’origine inflammatoire.

Cette étude confirme, avec un nombre de cas et un recul plus important, l’efficacité de la dénervation de l’IPP sur la douleur avec 78% de cas améliorés ou indolores et ¾ des patients satisfaits du résultat. Même dans les cas seulement « améliorés », l’EVA était toujours inférieure à 2, et on peut penser que l’évaluation reste influencée par la déformation résiduelle de l’IPP. Une ré-intervention a été nécessaire sur 13% des articulations, ces taux sont conformes avec ceux de la littérature. Concernant les amplitudes articulaires, les résultats des dénervations et des prothèses sont comparables, mais il apparait un certain nombre de complications mécaniques à la suite de prothèse.

La dénervation est un traitement efficace pour l’arthrose douloureuse de l’IPP, elle permet une sédation des douleurs, durable dans le temps, tout en préservant les amplitudes articulaires.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Lisa SERVASIER (Interne) (Tours)
09:06 - 09:12 Discussion commune.
09:12 - 09:18 #27836 - CO093 Arthroplastie de l'articulation interphalangienne proximale au moyen de la prothèse TACTYS(r): résultats cliniques et radiographiques avec une moyenne de suivi de 5 ans.
Arthroplastie de l'articulation interphalangienne proximale au moyen de la prothèse TACTYS(r): résultats cliniques et radiographiques avec une moyenne de suivi de 5 ans.

Tim PHILIPS (1), Bert VANMIERLO (2), Kjell VAN ROYEN (3), Chul Ki GOORENS (4), Jean GOUBAU* (5)

1. Universitair Ziekenhuis, Gent, BELGIQUE

2. Delta Hospital, Roeselare, BELGIQUE

3. Damiaan Ziekenhuis, Oostende, BELGIQUE

4. Hagelandse Orthopedische Praktijk, Tienen, BELGIQUE

5. Maria Middelares Ziekenhuis, Gent, BELGIQUE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : jean@goubau.eu (Jean GOUBAU)

Degenerative arthritis of the proximal interphalangeal joint (PIP ) of the long fingers is a common disorder affecting mainly a female middle aged population. Conservative treatment is often effective, but in some cases, pain can persist which lead to invalidating function. Besides denervation and arthrodesis, arthroplasty can be proposed in these

People were operated under long acting loco regional anesthesia (plexus) and through a dorsal central approach with desinsertion of the extensor apparatus at the insertion of the central slip. Prosthesis was implanted and the day after surgery active movement was authorized under supervision of an experienced hand therapist.

Between october 2005 and August 2019 we treated 10 joints in 9 patients (4 males and 6 women) for painful degenerative arthritis of the long fingers with a Tactys® prosthesis (Stryker Inc. – Kalamazoo – USA). Mean Follow up was 65,70 months (range 23 – 106). Mean Age was 71,5 (Range 64-83). QuickDash score evolved from 68,43 preoperatively to 41,92 at final follow up. Range of motion 37,5 degrees tot 45,1 postoperatively. Visual analogue scale evolved from 6,65 to 1 out of 10. Power grip and precision pinch evolved preoperatively from 16,44 kg to 20,80 kg and 1.97 kg to 2.85 kg respectively after surgery.

In summary we can conclude that Tactys arthoplasty can be proposed for people which have been treated long enough with unsuccesful conservative treatment. Infection rate is still the highest complication in this series, which can evolved in invalidating arthrodesis. Post-traumatic arthrosis yields to stiffer arthoplasty. It should be proposed exceptionnally if the PIP joint arthritis causes invalidating functional pain in ADL.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Recherches cliniques/travaux scientifiques : non
Consultant, expert : non
Cours, formations : non
Documents publicitaires : non
Invitations à des congrès nationaux ou internationaux : non
Actionnariat : non
Détention d’un brevet ou inventeur d’un produit : Stryker


Tim PHILIPS (Resident) (Ghent, Belgique)
09:18 - 09:24 #27548 - CO094 Arthroplastie de l'articulation interphalangienne proximale avec la prothèse Tactys® : résultats cliniques, fonctionnels et radiographiques au suivi moyen de 3,1 ans.
Arthroplastie de l'articulation interphalangienne proximale avec la prothèse Tactys® : résultats cliniques, fonctionnels et radiographiques au suivi moyen de 3,1 ans.

Aude  LOZANO*, Gilles  DAUTEL

Chirurgie reconstructrice et réparatrice de l'appareil locomoteur - chirurgie de la main,  Centre Chirurgical Emile Gallé - CHRU, Nancy, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : aude.lozano26@gmail.com (Aude LOZANO)

Les premiers résultats obtenus à courts termes avec la prothèse modulaire à glissement Tactys® pour le remplacement de l'articulation interphalangienne proximale (IPP) étaient encourageants avec une amélioration significative des scores cliniques et fonctionnels à 1 et 2 ans de suivi. Cependant, une récente étude a révélé une tendance à leur détérioration avec le temps. L'objectif de cette étude est d'analyser les résultats de cette prothèse sur le moyen terme et de vérifier si cette tendance se confirme sur notre série.

Nous rapportons les résultats cliniques, fonctionnels et radiographiques de 64 arthroplasties de l'IPP par la prothèse Tactys® réalisées dans un même centre entre janvier 2015 et janvier 2020 sur 48 patients. Il s'agit d'une étude rétrospective. Parmi eux, les résultats de 15 arthroplasties ont été analysés à la fois à court et à moyen terme, à 17 puis à 61,4 mois afin d'analyser l'évolution des résultats dans le temps.

Le suivi moyen était de 3,1 ans. La douleur était significativement diminuée sur l'échelle numérique (P<0,001). Le score fonctionnel QuickDASH s'est amélioré de 67,3 à 55,9 (P<10-4). Les forces palmo-digitale et digitale pure étaient plus faibles au niveau de la main opérée qu'en controlatéral (respectivement P=0,043 and P=0,6). L'arc de mobilité active de l'IPP s'est amélioré de 44 à 49,43° (P=0,17). 15 arthroplasties ont été analysées à 17 puis à 61,4 mois de suivi. La douleur restait significativement soulagée. L'arc de mobilité active a diminué de 57 à 46° (P<0,05) et le score fonctionnel QuickDASH s'est détérioré de 25,82 à 54,69 (P<0,001). Les forces de préhensions ont augmenté avec une différence significative sur la force digitale pure (P=0,003). La principale complication était l'apparition d'une déformation en col-de-cygne retrouvée dans 46% de la totalité des cas avec un délai d'apparition moyen de 12 mois. 71% des patients étaient satisfaits.

Cette étude semble confirmer la tendance à la dégradation des résultats fonctionnels de la prothèse Tactys® avec le temps. Cependant, les résultats obtenus sont semblables aux autres prothèses de resurfacement étudiées dans la littérature. Les résultats post-opératoires restent supérieurs aux données pré-opératoires.

La prothèse Tactys® reste une prothèse de resurfacement de l'articulation IPP offrant satisfaction aux patients malgré une détérioration des résultats fonctionnels au cours du temps. Une étude au suivi de plus long terme permettrait d'appuyer ces résultats.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Aude LOZANO (docteur junior) (Nancy)
09:24 - 09:30 #27837 - CO095 Résultat de l'arthroplastie MatOrtho pour l'arthrose de l'IPP avec un suivi minimum de 2 ans.
Résultat de l'arthroplastie MatOrtho pour l'arthrose de l'IPP avec un suivi minimum de 2 ans.

Kathleen  JANSSENS*  (1,2), Frederik VERSTREKEN (1)

1. Orthopédie, AZ Monica, Antwerpen, BELGIQUE

2. Universitair Ziekenhuis Antwerpen, Antwerpen, BELGIQUE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : janssens.mm.kathleen@gmail.com (Kathleen JANSSENS)

Proximal interphalangeal (PIP) joint osteoarthritis can be a disabling condition, for which surgical treatment is indicated when conservative treatment fails. Joint arthroplasty has the advantage of preserving mobility compared to arthrodesis, but comes with a higher complication rate. The aim of this study is to report the early results of the MatOrtho PIP replacement, a newer generation resurfacing implant of the PIP joint.

We reviewed all MatOrtho PIP joint replacements performed between 12/2013 and 05/2018 by a single surgeon in a single institution, because of primary osteoarthritis. A total of 34 implants were inserted in 25 patients. Two implants were lost to follow up.

Patient demographics, diagnosis, implant revision and other surgical interventions were recorded. Subjective and objective outcomes were evaluated at the latest follow-up, including range of motion, Patient Reported Outcome Measures (VAS, QuickDASH and PEM) and radiographic assessment.

The minimum follow-up in our study was 2 years with a mean follow-up of 33 months (range 24 - 61 months). Pain scores improved significantly (mean VAS pre-op 7, mean VAS post-op 1, p < 0.05). Active range of motion improved in 83% (25/30) of joints, with a mean improvement of the total arc of motion of 25.5 degrees. On radiographic assessment, no signs of circumferential lucency or subsidence were observed. Additional surgery was necessary for 9.4% of implants, including implant removal in 2 cases (6.3%). Implant survival after a mean follow-up of 33 months was 93.75%.

Our results showed excellent pain relief, consistent with other studies, and a statistical significant improvement in range of motion, while most other studies showed no or minimal improvement. The revision rate in this study was considerably lower than previously reported in the literature, but our study has a shorter follow-up.

At least at short term follow up, this PIP arthroplasty can be a successful procedure with high patient satisfaction and functional improvement. Longer follow-up of these patients is planned to confirm these results.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Kathleen JANSSENS (Fellow Hand- and wristsurgery) (Leuven, Belgique)
09:30 - 09:36 #27607 - CO096 Ré-interventions après arthroplastie de l’IPP par prothèse TACTYS.
Ré-interventions après arthroplastie de l’IPP par prothèse TACTYS.

Jimmy PECHEUR* (1), Emmanuelle RICHARD  (2), Philippe BELLEMERE  (1), Etienne GAISNE  (1), Thierry LOUBERSAC  (1)

1. Institut de la main,  Sante Atlantique - ELSAN, Saint Herblain, FRANCE

2. CHU, Lyon, France

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : Jimmy.pecheur@gmail.com (Jimmy Pecheur)

L'arthroplastie de l'IPP par la prothèse totale modulaire à glissement TACTYS® a donné globalement des résultats satisfaisants à court et moyen terme. L'objectif de cette étude a été de déterminer les causes des échecs conduisant à une ré-intervention et d'analyser son résultat.

Une analyse rétrospective sur une série continue monocentrique de 181 prothèses Tactys implantées entre Juin 2010 à Avril 2021 a été effectuée par une revue de dossiers. La série était composée de 117 femmes et 28 hommes d'âge moyen de 66,4 ans au moment de la chirurgie initiale. Les patients ré-opérés de leur arthroplastie ont été colligés. La cause de la ré-intervention, le délai par rapport à l'intervention initiale et le type de ré-intervention ont été rapportés ainsi que le résultat final sur la douleur, la mobilité et la satisfaction des patients

25 prothèses ont nécessité une ré-opération soit 13,8% et parmi elles, 4 soit 2,2% ont été ré-opérées plusieurs fois. Il y a eu 13 prothèses de révisées soit 7,18%. Les causes de ré-opération étaient : l'enraidissement post-opératoire (31,8%), la déformation en col de cygne (22,7%), l'instabilité de la prothèse (18,2%), le descellement prothétique (13,6%) avec respectivement un délai moyen de ré-intervention de 15, 19, 30 et 66 mois. Les gestes sur les parties molles ont été des synovectomies, des ténoarthrolyses dorsales, des ténotomies de l'appareil extenseur et des ténodèses palmaires. Au niveau de la prothèse, 2 soit 1,1% ont été retirées et suivies d'une arthrodèse, 6 soit 3,3% ont eu un changement partiel et 5 soit 2,7%, un changement complet des implants. Avec une durée moyenne de suivi de 48 mois, parmi les patients ayant conservé leur prothèse, 16 (84,21%) s'estimaient satisfaits de leur  amplitude articulaire et 15 (83,33%) n'avaient plus de douleur. L'amplitude articulaire après ré-opération ont été augmentée de 9° par rapport à l'amplitude pré-opératoire initiale et de 10° par rapport à l'amplitude au moment de la ré-intervention.

Le taux de ré-intervention a été comparable voire moindre à celui des autres séries de prothèses à glissement. Les causes de survenue d'une raideur ou d'une déformation en col de cygne n'ont pas été clairement établies. La majorité des ré-interventions à porter sur les parties molles.

Les ré-interventions après arthroplastie de l'IPP par une prothèse TACTYS  sont relativement peu fréquentes. Elles permettent d'obtenir une indolence et des amplitudes articulaires satisfaisantes pour le patient dans près de 85% des cas.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Jimmy PECHEUR (Interne) (Nantes)
09:36 - 09:44 Discussion commune.
09:44 - 09:50 #27659 - CO097 Technique d'Ishiguro vs synthèse avec broche ("e;umbrella technique"e;) pour le traitement des Mallet fractures. Une étude retrospective.
Technique d'Ishiguro vs synthèse avec broche ("e;umbrella technique"e;) pour le traitement des Mallet fractures. Une étude retrospective.

Camillo  FULCHIGNONI*, Lorenzo  ROCCHI, Rocco DE VITIS

Orthopaedics & Hand Surgery Unit, Department of Orthopaedics, Fondazione Policlinico Universitario A. Gemelli, IRCCS, Rome, ITALIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : camillo.fulchignoni@gmail.com (Camillo Fulchignoni)

Les Mallet fractures font partie du quotidien de tout chirurgien de la main. Cette lésion est due à une flexion forcée de l'articulation interphalangienne distale lorsque celle-ci se trouve en extension. Selon leur gravité, ces lésions peuvent être soignées par traitement conservateur ou par chirurgie. De nombreuses techniques sont décrites dans la littérature : l'utilisation de micro-vis, de pull-out, de hook-plate, la fixation en extension selon Ishiguro, la fixation avec une broche... les auteurs utilisent plus particulièrement ces deux dernières techniques et proposent de comparer et d'évaluer leurs résultats de façon restrospective.

Parmi les patients opérés entre Janvier 1998 et Décembre 2019 pour des Mallet fractures, 98 patients traités avec la technique d'Ishiguro ou avec la technique par simple broche ont été inclus dans cette étude. Les patients ont été de nouveau évalués un an après leur intervention à partir de la méthode Crawford et le taux de complication.

Les résultats présentés par les deux techniques sont meilleurs sur les patients les plus jeunes et ceux traités précocement. De plus, la technique par simple broche semble présenter de meilleurs résultats sur les patients avec fracture d type 2b et 2c d'après la classification de Wehbe et Schneider, tandis que la technique Ishiguro semble présenter de meilleurs résultats sur les patients classés comme 1b.

La technique d'Ishiguro et la "Umbrella technique" présentent toutes les deux de très bons résultats dans le traitement des Mallet fractures chirurgicales, mais une étude randomisée serait utile afin de confirmer laquelle de ces techniques est la plus indiquée selon le stade de la lésion d'après Wehbe et Schneider.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Camillo FULCHIGNONI (Dr.) (Rome, Italie)
09:50 - 09:56 #27838 - CO098 Restauration de l'extension par attelle nocturne pour défaut d'extension récurrent après traitement non-chirurgical d'un doigt en maillet tendineux.
Restauration de l'extension par attelle nocturne pour défaut d'extension récurrent après traitement non-chirurgical d'un doigt en maillet tendineux.

Pieter-Bastiaan DE KEYZER (1), Dennis BROUWERS (2), Bert VANMIERLO (3), Jean GOUBAU* (4)

1. University Hospital Brussel (Vrije Universiteit Brussel), Bruxelles, BELGIQUE

2. Universitair Ziekenhuis Brussel (Vrije Universiteit Brussel), Bruxelles, BELGIQUE

3. Department of Orthopaedics and Traumatology - Delta Hospital, Roeselare, BELGIQUE

4. Maria Middelares Ziekenhuis Gent/ Universitair Ziekenhuis Brussel (VUB), Gent, BELGIQUE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : jean@goubau.eu (Jean GOUBAU)

Residual extensor lag of more than 20° after initial conservative treatment of non-bony mallet finger injuries are commonplace. In the few studies that exist on this topic, it is recommended to continue night splinting in order to correct this deformation. However, literature remains vague about the correcting effect on extensor lag and about the optimal timeframe of this practice.

In this study, we examined the evolution of the drop at the level of the DIP following a continuous immobilisation of 8 weeks for non bony mallet finger without degenerative arthritis. 

People were seen after the trauma, and following X ray, a custom made thermoplastic splint was applied dorsally from the fingertip to the PIP joint and held in place with a tensoplast® type of adhesive plaster for a period of 8 weeks. After that period of time, the splint was removed and patients were instructed to start gentle flexion taking care to manage to keep active extension.

Three to 4 weeks later, patients were evaluated and if the drop of the distal phalanx (P3) had increased to more than 20°, people were encouraged to put on the custom made splint by night (average of 8 to 10 hours) for a period of minimum 3 months which could be extented to 6 months or even 9 to 12 months.

In this study we evaluated the results using this technique in about 50 patients, and in a majority of cases they all managed to decrease the extension lag to 10° or less. Hyper extension could not be regained if present. 

This study illustrates that nightsplinting for a long period of time after unsuccessful restauration of the extension following extension splinting in non bony malletfinger is a valuable treatment protocol, which enhances and ameliorates functional extension of the affected finger. 

Limitations of this study are the retrospective construct. Nevertheless, the treatment period and the scale of the sample size are larger than in any other comparable study.

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Recherches cliniques/travaux scientifiques : non
Consultant, expert : non
Cours, formations : non
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Actionnariat : non
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Pieter - Bastiaan DE KEYZER (Chirurgien orthopedique) (Bruxelles, Belgique)
09:56 - 10:00 Discussion commune.

09:00
09:00-10:00
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G1-22
Conférences
EVO-DEVO du pouce

Conférences
EVO-DEVO du pouce

Modérateur : Stéphane GUÉRO (Chirurgien) (Paris)
09:00 - 09:10 Pollex et hallux. Homologies et divergences évolutives. Jean-Marie LE MINOR (Strasbourg)
09:10 - 09:20 Phylogénèse du scaphoïde. Sébastien DURAND (Dr) (Lausanne, Suisse)
09:20 - 09:30 Comparative anatomy and embryology of the thumb – what can we learn from them. Martin LANGER (Münster, Allemagne)
09:30 - 09:40 La biphalangie du pouce. Christian FONTAINE (Head of department) (Lille)
09:40 - 09:50 Developmental biology of the thumb. Kerby C. OBERG (Professor, Vice Chair) (Loma Linda, Etats-Unis)
09:50 - 10:00 Discussion.

09:00-09:35
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SFRM23
Mémoire DIU rééducation de la Main

Mémoire DIU rééducation de la Main

Modérateurs : Nicolas BAILLY (Thérapeute de la main) (Genève, Suisse), Grégory MESPLIÉ (Kiné / orthésiste) (Biarritz)
09:00 - 09:10 COG9 Reflexion sur le smartphone tactile: le geste, les incidences. Kouimi TCHAKOUMI (Masseur-kinesitherapeute D.E.) (Craponne)
09:10 - 09:20 COG10 Protocole de prise en charge de la ténosynovite de de quervain post partum. Albert DOMINGUEZ ARASA (kinesiterapeute) (Andorra La Vella, Andorre)
09:20 - 09:30 COG11 La gestion d’un névrome : vision éducation thérapeutique du patient. Arnaud FILLON (Masseur kinésithérapeute) (Vinassan)
09:30 - 09:35 Discussion.

09:35
09:35-10:00
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SFRM22
Face-à-face
IPP - Intervention Pratique ou Physiothérapie

Face-à-face
IPP - Intervention Pratique ou Physiothérapie

Modérateurs : Serge ROUZAUD (kiné) (Pessac), Jean-Claude ROUZAUD (Responsable Pôle Rééducation) (Montpellier)
09:35 - 10:00 IPP - Intervention pratique ou physiothérapie. Davide ZANIN (Physioterapist) (Turin, Italie), Claude LE LARDIC (Masseur Kinésithérapeute) (Nantes), Vicenç PUNSOLA IZARD (Barcelona, Espagne)

10:00 - 10:30 Pause café
10:30
10:30-12:30
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G1-23
Séance solennelle de la SFCM

Séance solennelle de la SFCM

Modérateur : Pierre MOUTON (chirurgien) (Pessac)
10:30 - 12:30 Introduction par le Secrétaire Général : Vie de la Société, les événements de 2020 et annulation du Congrès, le premier événement SFCM 2021 qui a pu se tenir en septembre (Cours Pratique SFCM), CR des deux AG et présentation du 2ème Vice-Président 2025. Pierre MOUTON (chirurgien) (Pessac)
10:30 - 12:30 Membres disparus en 2021.
10:30 - 12:30 Hommage à Jacques Roullet, Ancien Président de la SFCM disparu le 16 août 2021.
10:30 - 12:30 Minute de silence.
10:30 - 12:30 Remise des prix 2019.
10:30 - 12:30 Présentation des nouveaux membres années 2020 et 2021 et remise des diplômes.
10:30 - 12:30 Présentation du nouveau Président et passation médaille & mot du nouveau Président. Stéphane GUÉRO (Chirurgien) (Paris), Bruno LUSSIEZ (chirurgien) (Nice)
10:30 - 12:30 Présentation des invités étrangers (Pays invités Belgique et Allemagne).
10:30 - 12:30 Discours du Président. Stéphane GUÉRO (Chirurgien) (Paris)
10:30 - 12:30 Conférence du Président : La phylogénèse du pouce. Stéphane GUÉRO (Chirurgien) (Paris)

10:30-11:00
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SFRM15
Séance solennelle du GEMMSOR

Séance solennelle du GEMMSOR

11:00
11:00-11:35
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SFRM16
Session Epaule
L'épaule instable

Session Epaule
L'épaule instable

Modérateurs : Jonathan BELLITY (Paris), Thierry STEVENOT (Kinésithérapeute) (Charleville-Mézières)
11:00 - 11:15 Récupération fonctionnelle et musculaire après butée antérieure d’épaule : comparaison entre Latarjet à ciel ouvert et arthroscopique. Antoni ORGIU (Docteur Junior) (Paris)
11:15 - 11:30 Prise en charge kiné de l'épaule instable après chirurgie. Guillaume ROUSSELIN (Kinésithérapeute) (Nîmes)
11:30 - 11:35 Questions.

11:35
11:35-12:25
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SFRM17
Communications libres GEMMSOR 2

Communications libres GEMMSOR 2

Modérateurs : Eric DELMARES (Kinésithérapeute) (Marseille), Sybille FACCA (PU-PH) (Strasbourg)
11:35 - 11:45 COG5 Evaluer et traiter les troubles de la perception dans le SDRC. Tessadit AISSAOUI (Kiné) (Lyon)
11:45 - 11:55 COG6 Traitement du SDRC-1 : rééducation proprioceptive vibratoire - thérapie miroir- imagerie motrice graduée - réalité virtuelle. Claire PAUZE (Kinésithérapeute) (Marseille)
11:55 - 12:05 COG7 Vidéo : Retirer une bague sur un doigt gonflé. Denis GERLAC (Masseur - Kinésithérapeute) (Echirolles)
12:05 - 12:15 COG12 Concilier orthèse et écologie: vers une utilisation responsable du plastique. Céline BOUISSOU (Ergothérapeute) (Annemasse)
12:15 - 12:20 Questions.

12:25
12:30 - 14:00 ATELIERS DEJEUNERS DE L’INDUSTRIE
14:00
14:00-15:24
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G1-24
Communications libres
Système nerveux / Douleurs

Communications libres
Système nerveux / Douleurs

Modérateurs : Zoubir BELKHEYAR (belkheyar.zoubir@gmail.com) (Paris), Adeline CAMBON-BINDER (MCU-PH) (Paris)
14:00 - 14:06 #27605 - CO099 Analyse IRM des muscles para vertébraux comme signe indirect d’avulsion du plexus brachial.
Analyse IRM des muscles para vertébraux comme signe indirect d’avulsion du plexus brachial.

Olivier CAMUZARD* (1), Abraham ZAVALA  (2), Will TZU-WEI KUO  (2), Tommy NAI-JEN CHANG  (2), Johnny CHUIENG-YI LU (2), David CHWEI-CHIN CHUANG  (2)

1. Chirurgie réparatrice,  Hôpital Pasteur 2, Nice, FRANCE

2. Department of Plastic and Reconstructive Surgery, Division of Reconstructive Microsurgery, Chang Gung Memorial Hospital, Linkou, TAIWAN

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : camuzard.olivier@hotmail.fr (Olivier CAMUZARD)

Evaluer l'intérêt de la mesure des volumes et de l'intensité IRM des muscles para vertébraux comme signe indirect pour différencier une lésion par avulsion ou par rupture du plexus brachial (PB)

Étude rétrospectives qui a inclut 80 patients présentant une lésion unilatérale par avulsion du PB (40 patients) ou une lésion par rupture du PB (40 patients). L'avulsion ou la rupture du PB était confirmée dans tous les cas par une analyse clinique et chirurgicale.  Les muscles para-vertébraux ont été analysés sur des coupes IRM transversales étagées pour analyser la perte de volume musculaire et l'intensité anormale du signal sur les images pondérées en T1 et T2. La perte de volume musculaire a été définie comme positive lorsque la section transversale du muscle était inférieure à celle du muscle controlatéral correspondant. Les images IRM ont été interprétées indépendamment par deux observateurs afin d'assurer la variabilité inter-observateur.

Les résultats suggèrent que 78% des patients avec avulsion des racines du PB (confirmation per- ou postopératoire) présentaient une perte de volume des muscles paravertébraux. Parmi les 40 patients présentant une avulsion de la racine nerveuse, les images IRM T1 ou T2 ont montré une augmentation de l'intensité du signal dans les muscles paraspinaux postérieurs profonds dans 88 % des cas. L'intensité du signal des muscles paraspinaux postérieurs était normale chez 80 % des patients présentant une rupture des racines du PB.

Les résultats anormaux de l'IRM dans les muscles paraspinaux sont précis pour indiquer les lésions de l'avulsion radiculaire, et un volume et un rehaussement anormaux dans les muscles paraspinaux pourraient être une solution intéressante pour le diagnostic préopératoire des lésions de l'avulsion radiculaire.

Les résultats anormaux de l'IRM dans les muscles paraspinaux sont précis pour indiquer les lésions de l'avulsion radiculaire, et un volume et un rehaussement anormaux dans les muscles paraspinaux pourraient être une solution intéressante pour le diagnostic préopératoire des lésions de l'avulsion radiculaire.

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Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Olivier CAMUZARD (MCU PH) (NICE)
14:06 - 14:12 #26699 - CO100 Formes déficitaires du syndrome de la traversée thoraco brachiale : à propos de 53 cas.
Formes déficitaires du syndrome de la traversée thoraco brachiale : à propos de 53 cas.

Lisa SERVASIER*, Jacky LAULAN, Guillaume BACLE, Emilie MARTEAU

Service de chirurgie orthopédique et traumatologique, unité de chirurgie de la main et des nerfs périphériques, Centre Hospitalier Régional Universitaire de Tours, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : lisa.servasier@gmail.com (Lisa SERVASIER)

Les syndromes de la traversée thoraco-brachiale (STTB) dits neurologiques sont dominés par les formes subjectives. Cette étude ne concerne que les rares formes objectives liées à une compression nerveuse proximale dans la traversée thoraco-brachiale, avec la présence de signes déficitaires neurologiques moteurs (amyotrophie des muscles intrinsèques de la main) et/ou sensitifs (hypoesthésie dans le territoire du nerf cutané antébrachial médial). Les objectifs de cette étude étaient de définir les caractéristiques cliniques, les causes anatomiques et les résultats chirurgicaux de cette pathologie.

Etude rétrospective monocentrique incluant 53 cas consécutifs chez 50 patients présentant un déficit clinique objectif, confirmé par examen électroneuromyographique. La population était composée de 47 adultes et 3 enfants, 9 hommes et 41 femmes, d'âge moyen de 39 ans (9-80 ans), dont le diagnostic a été posé entre juillet 1994 et décembre 2019. Un déficit moteur objectif était présent dans 50 cas, et les 3 autres présentaient uniquement un déficit sensitif. Quarante cas ont été opérés, le plus souvent par voie sus-claviculaire, et 13 cas ne l'ont pas été en particulier en raison d'un déficit ancien et non évolutif.

Un cas opéré a été perdu de vue. Dix-huit cas ont été étudiés sur dossier, dont 15 cas opérés qui, avec un recul de 53 mois (1-162), présentaient une récupération complète dans 4 cas, une amélioration importante dans 9 cas et discrète dans 2 cas. Trente-quatre cas ont été revus en consultation, dont 24 cas opérés et évalués avec un recul de 135 mois (36-284 mois) : la douleur avait disparue dans 21 cas, il persistait dans 17 cas une amyotrophie thénarienne, associée à une déformation en griffe dans 3 cas, et dans 2 cas une déformation en griffe isolée. Les patients étaient très satisfaits de l'intervention dans 15 cas et satisfaits dans 9 cas. Ils évaluaient le bénéfice de la chirurgie à 87,4% et l'évaluation de leur membre supérieur était passée de 38,3% (10-60) en pré-opératoire à 77,2% (60-100) à la révision.

Peu d'étude dans la littérature portent sur les formes déficitaires de STTB. Le traitement est chirurgical dans les cas évolutifs, une anomalie anatomique est constamment retrouvée. Il permet une disparition de la douleur et une stabilisation voire une récupération au moins partielle du déficit.

Malgré un gain objectif modéré, le ressenti de l'amélioration fonctionnelle par les patients est important avec un taux de satisfaction élevé.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Lisa SERVASIER (Interne) (Tours)
14:12 - 14:18 #27550 - CO101 Les syndromes de la traversée thoracobrachial de l'enfant : prise en charge thérapeutique.
Les syndromes de la traversée thoracobrachial de l'enfant : prise en charge thérapeutique.

Guillaume BACLE (1), Jacky  LAULAN (1), Thierry  ODENT (1), Steven  ROULLET (1), Lisa  SERVASIER (1), Emilie  MARTEAU* (2)

Service de chirurgie orthopédique et traumatologique, unité de chirurgie de la main et des nerfs périphériques, Centre Hospitalier Régional Universitaire de Tours, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : emilie_marteau@hotmail.fr (Emilie MARTEAU)

Les formes déficitaires de syndrome de la traversée thoracobrachiale sont exceptionnelles chez l'enfant et leur diagnostic est souvent tardif chez un adulte jeune avec une amyotrophie évoluée des muscles intrinsèques.

L'objectif était, à partir de nos cas pédiatriques, d'identifier les éléments permettant un diagnostic précoce.

De 2014 à 2019, 5 cas de syndrome de la traversée thoracobrachiale avérés, chez des enfants âgés de 9 à 13 ans, ont été pris en charge dans notre hôpital. Il s'agit d'une étude rétrospective observationnelle.

Il y avait 2 formes vasculaires et 3 formes neurologiques déficitaires.

Ces 3 cas concernaient 2 filles et un garçon âgés de 9, 10 et 13 ans.

Tous se plaignaient d'une douleur sus-claviculaire irradiant dans le membre supérieur, de paresthésies du versant médial de l'avant-bras et d'une gêne à l'écriture.

Deux avaient une hypoesthésie dans le territoire du nerf cutané antébrachial médial et un présentait une amyotrophie des muscles intrinsèques.

Tous avaient des anomalies évocatrices en neurographie (diminution de l'amplitude des potentiels sensitif et moteur du nerf ulnaire, diminution de l'amplitude du seul potentiel moteur du nerf médian) et un avait aussi des anomalies neurogènes en détection.

Tous avaient des anomalies osseuses sur les radiographies (côte cervicale, synchondrose costale et malformation vertébrale)

La chirurgie (exérèse côte cervicale) a permis une régression complète de la douleur, des paresthésies et de l'amyotrophie.

Les syndromes de la traversée de la traversée thoracobrachiale de l'enfant sont surtout des formes vasculaires. Cependant, il faut connaître la possibilité de formes neurologiques déficitaires qui peuvent être facilement suspectées sur les données cliniques et la présence constante d'anomalies osseuses sur les radiographies. Il est  parfois difficile de faire la part des choses entre des troubles subjectifs parfois dysfonctionnels chez des enfants en souffrance psychoaffective. Toutefois, le diagnostic est confirmé par l'électrophysiologie qui montre des anomalies en rapport avec une compression du tronc inférieur et/ou du faisceau médial du plexus brachial.

Les syndromes de la traversée thoracobrachiale de l'enfant sont rarement diagnostiqués. Pourtant à ce stade précoce, le traitement permet une récupération complète.

Il est donc important de sensibiliser nos collègues pédiatres à y penser devant ces symptômes et ne pas hésiter à réaliser un électromyogramme qui permet d'avoir des éléments objectifs de diagnostic et de surveillance.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Emilie MARTEAU (praticien hospitalier) (Tours)
14:18 - 14:24 Discussion commune.
14:24 - 14:30 #27680 - CO102 Étude anatomique des différents sites de compression du nerf inter-osseux antérieur et de ses branches.
Étude anatomique des différents sites de compression du nerf inter-osseux antérieur et de ses branches.

Patrick  HOUVET, Stéphane  ROMANO, Charles  SCHLUR, Marc  JUVENSPAN, Laurent  BOURCHEIX*

Institut Français de Chirurgie de la Main, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : laurentbourcheix@gmail.com (Laurent BOURCHEIX)

Le nerf inter-osseux antérieur représente la branche collatérale motrice majeure du nerf médian. Il prend en charge l'innervation motrice des muscles long fléchisseur du pouce, partielle du fléchisseur profond des doigts et du carré pronateur. Son trajet se situe profondément en regard de la membrane inter-osseuse. Plusieurs structures vasculaires, musculaires et fibro-tendineuses sont suspectes d'être des facteurs de compression nerveuse, source de paralysies partielles ou complètes.

Cette étude a pour objet de décrire les différents rapports du nerf, de ses branches.

Cette étude porte sur 48 spécimens (24 sujets anatomiques), tous préparés grâce à une technique d'injection vasculaire à l'aide de silicone RTV coloré. L'exploration du nerf inter-osseux antérieur s'effectue par une voie médiale (voie de McConnell) de l'avant-bras sous loupe grossissante. L'ensemble du nerf et de ses ramifications sont disséquées, mesurées et rapportées à la longueur de l'avant-bras ainsi que leurs rapports aux structures musculaires et vasculaires.

Tout un ensemble de variation anatomique ont été répertorié, topographié et mesuré : muscle de Gantzer est retrouvé chez 22 spécimens dont la moitié comme muscles accessoires des fléchisseurs profond des doigts ulnaires ; 4 fois une arcade aberrante du muscle fléchisseur superficiel des doigts ; faisceau surnuméraire du muscle fléchisseur profond de l'index pour 6 spécimens ; artère médiane ante-brachiale chez deux sujets ; anastomose de Martin-Grüber 9 fois et une anastomose de Marinacci. Il a été possible d'identifier cinq profils d'arborisation des fibres motrices présentant différents embranchements et leurs rapports vasculaires propres.

Le muscle de Gantzer est suspect de compression du nerf inter-osseux en tant que faisceau accessoire du long fléchisseur du pouce, nullement noté lorsque son tendon se confond avec les fléchisseurs profonds des 2 doigts ulnaires. Le faisceau surnuméraire du muscle fléchisseur profond de l'index retrouvé 6 fois sur croisant le trajet du nerf et n'a pas été suspecté jusqu'à présent comme facteur de compression. De plus, la distribution des branches collatérales du nerf n'a pas fait l'objet d'une systématisation ordonnée. Il nous est possible d'établir parmi les cinq profils, ceux susceptibles à une compression d'origine vasculaire et/ou musculaire source d'une paralysie partielle, en particulier atteignant le muscle long fléchisseur du pouce.

Certains profils anatomiques nerveux associés à des structures musculaires ou fibreuses variantes, sont candidats à une compression nerveuse du nerf inter-osseux antérieur. Cette étude anatomique, ambitionne d'en démembrer certaines caractéristiques afin de donner des orientations physiopathologiques, cliniques et diagnostiques.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Laurent BOURCHEIX (Direction scientifique) (Paris)
14:30 - 14:36 #27602 - CO103 Fiabilité d’identification du faisceau moteur du nerf ulnaire au poignet dans la neurotisation par le nerf interosseux antérieur : dissection sur 20 poignets.
Fiabilité d’identification du faisceau moteur du nerf ulnaire au poignet dans la neurotisation par le nerf interosseux antérieur : dissection sur 20 poignets.

Sarah  MOLING  (1), Arthémon  HEITZ* (2), Justin  RUYER  (3)

1. Faculté de Médecine Lyon Est, Lyon, FRANCE

2. Service de chirurgie de la main et du membre supérieur - SOS main - Pavillon E,  Hospices Civils de Lyon, Lyon, FRANCE

3. Centre de la main,  Clinique de la Sauvegarde, Lyon, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : arthemon.heitz@gmail.com (Arthémon HEITZ)

La réinnervation des muscles intrinsèques de la main suite à la réparation d'une lésion proximale du nerf ulnaire est souvent insatisfaisante. La neurotisation termino-latérale de la branche motrice du nerf ulnaire par le nerf interosseux antérieur a été décrite avec des résultats prometteurs. L'objectif de cette étude est de déterminer s'il est possible de réaliser une identification correcte du faisceau moteur du nerf ulnaire sans réaliser de dissection rétrograde intra-neurale à partir du canal de Guyon.

20 poignets ont été disséqués. Dans un premier temps, la neurotisation était réalisée par une incision limitée de 4cm sans exposition du canal de Guyon. Dans un second temps, la bonne identification initiale du faisceau moteur était vérifiée par intra-neuro-dissection rétrograde à partir de l'émergence de la branche motrice du nerf ulnaire.

L'identification du faisceau moteur a été correctement réalisée pour 18 des 20 poignets de l'étude (90%).

L'identification du faisceau moteur du nerf ulnaire par épinévrotomie reste un challenge technique malgré les données topographiques. Il est possible d'exposer tous les éléments nécessaires à la neurotisation par une incision réduite de 4cm, cependant l'identification du faisceau moteur était mauvaise dans 10% des cas.

Il nous semble préférable de réaliser la dissection au canal de Guyon pour confirmer la bonne identification du faisceau moteur du nerf ulnaire.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Arthémon HEITZ (Interne de Hospices Civils de Lyon) (Lyon)
14:36 - 14:42 #27606 - CO104 Greffes artérialisée du nerf interosseux postérieur pour la reconstruction des pertes de substances des artères et des nerfs digitaux propres : Technique opératoire.
Greffes artérialisée du nerf interosseux postérieur pour la reconstruction des pertes de substances des artères et des nerfs digitaux propres : Technique opératoire.

Olivier CAMUZARD* (1), Gilles  CLARO   (2), Marie-Anne  POUMELLEC  (1), Nicolas  BRONSARD  (3), Thierry  BALAGUER  (1)

1. Institut Universitaire Locomoteur et du Sport - Orthopédie, CHU, Nice, FRANCE

2. CHU, Toulouse, FRANCE

3. Chirurgie Orthopédique,  Hôpital Pasteur 2, Nice, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : camuzard.olivier@hotmail.fr (Olivier CAMUZARD)

Les traumatismes digitaux complexes avec perte de substance (PDS) artério-nerveuse sont des lésions rares mais graves. Ces PDS nécessitent des greffes nerveuses la plupart du temps non vascularisés. Nous proposons d'utiliser un greffon nerveux vascularisé du nerf interosseux postérieur (NIOP).  En plus d'associer un pontage artériel, il revêt tous les avantages du greffon nerveux vascularisé. L'objectif de notre travail est d'effectuer une étude anatomique de la vascularisation de ce nerf et présenter notre expérience chirurgicale

Dix-huit avant-bras ont été injectés avec du latex rouge afin de recueillir les caractéristiques anatomiques de la vascularisation du NIOP.

Nous présenterons la technique opératoire et nous rapportons le cas d'un patient chez qui le lambeau neurovasculaire a été utilisé avec succès.

Dans tous les cas, le NIOP était vascularisée par une branche de l'artère Interosseuse Antérieure. L'origine de cette artère était proximale par rapport à l'articulation radiocarpienne, à une distance moyenne de 56,5 ± 11,1 mm. Les diamètres proximal et distal de la branche de l'AIA étaient respectivement de 1,6 ± 0,2 et 1,1 ± 0,2 mm. Les diamètres proximal et distal du NIO étaient respectivement de 1,2 ± 0,3 mm et 1,1 ± 0,3 mm.

Ces résultats montrent qu'une potentielle greffe neurovasculaire libre utilisant le NIOP comme greffon nerveux vascularisé et l'AIA comme pontage artériel pour reconstruire à la fois, le nerf et les artères digitales pourrait être une approche intéressante.

La greffe vascularisée de NIOP combine les avantages de la greffe nerveuse, lui apportant un ?supercharging? par son artère, et celui d'un pontage artériel assurant un apport sanguin distal au doigt, et ce pour des inconvénients restreints.

Elle est donc constamment réalisable avec une longueur et des calibres artério-nerveux suffisants pour les reconstructions de pertes de substances des pédicules arétrio-nerveux des doigts

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Olivier CAMUZARD (MCU PH) (NICE)
14:42 - 14:48 Discussion commune.
14:48 - 14:54 #27343 - CO105 Lésions nerveuses périphériques du membre supérieur chez l’enfant : résultats cliniques à long terme et facteurs pronostiques.
Lésions nerveuses périphériques du membre supérieur chez l’enfant : résultats cliniques à long terme et facteurs pronostiques.

Justine  FLEURETTE*, Mathilde  GAUMÉ, Marine  DE TIENDA, Caroline  DANA, Stéphanie  PANNIER

Chirurgie orthopédique pédiatrique,  Hôpital Necker, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : jfleurette@icloud.com (Justine FLEURETTE)

Les lésions des nerfs périphériques du bras, de l'avant-bras ou du poignet sont rares chez l'enfant et peu documentées tant sur le plan épidémiologique que pronostique. L'objectif de ce travail était d'évaluer les résultats à long terme du traitement d'une lésion nerveuse périphérique du membre supérieur de l'enfant par suture directe ou greffe.

Cette étude rétrospective concernait 13 enfants d'un âge moyen de 9,2 ans, opérés entre 2006 et 2018 d'une lésion nerveuse périphérique du membre supérieur. Une intolérance au froid, la persistance de paresthésies ou un syndrome irritatif en regard de la plaie étaient recherchés. La sensibilité était mesurée à l'aide du test au monofilament de Semmens-Weinstein et du test de discrimination de deux points statiques. La force de préhension était recueillie à l'aide d'un dynamomètre, et la force motrice était cotée de 0 à 5. La qualité de vie était évaluée par QuickDASH.

Le mécanisme lésionnel était traumatique par verre (10), ou accident de la voie publique (3). L'atteinte concernait le nerf radial (3), médian (9), ou l'association des nerfs médian et ulnaire (1). Elle se situait au bras (2), à l'avant-bras (2) ou au poignet (9). Il a été réalisé une suture directe (11) ou une greffe nerveuse (2). Onze patients présentaient des lésions associées tendineuses (6), vasculaires (2) ou osseuses (3). Il s'agissait du membre dominant dans sept cas. Après un recul moyen de 7,8 ans, trois patients présentaient une intolérance au froid, quatre ressentaient des paresthésies dont un nécessitant un traitement médical. Un syndrome irritatif en regard de la plaie a été trouvé chez trois patients. Au test du monofilament, la sensibilité au toucher était normale (10) ou légèrement déficitaire (3). Le test de discrimination était normal à <6mm (11) ou adéquat entre 6-10mm (2).

La force de préhension et la force motrice étaient complètes chez dix patients. Le QuickDASH moyen était de 5,6 (0-18,2). Il n'a pas été retrouvé de différence significative en fonction de la localisation de la lésion nerveuse, ni de l'association à d'autres lésions (p=0.33). Il existait une meilleure récupération chez les enfants plutôt que les adolescents (p<0.05). Le pronostic était également meilleur par suture directe que par greffe nerveuse (p<0.05).

Les résultats cliniques sensitifs, moteurs et fonctionnels après prise en charge chirurgicale des lésions nerveuses périphériques du membre supérieur chez l'enfant sont globalement satisfaisants. La récupération est meilleure à un âge précoce et après suture directe.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Justine FLEURETTE (Interne) (Paris)
14:54 - 15:02 #27753 - CO106 Transferts nerveux chez l´enfant pour des pathologies rares.
Transferts nerveux chez l´enfant pour des pathologies rares.

Jörg BAHM* (1), Wissam ELKAZZI (2)

1. CHU UKA Aachen, Baelen, BELGIQUE

2. CHU Erasme ULB, Bruxelles, BELGIQUE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : jorg.bahm@belgacom.net (Jörg BAHM)

En chirurgie du nerf périphérique, la technique du transfert nerveux a innové certaines stratégies reconstructrices chez l´adulte et l´enfant, notamment dans les lésions plexuelles. Il existe des indications élargies chez l´enfant souffrant de pathologies plus rares où cette technique permet de rendre des fonctions motrices et / ou sensitives auparavant irrécupérables.

Nous présentons notre expérience dans des cas d´arthrogrypose atypique du membre supérieur et de myélite.

Des transferts nerveux classiques utilisant comme donneurs des nerfs intercostaux, le nerf spinal accessoire ou des fascicules du nerf médian, cubital ou radial et adressant les muscles de l´épaule et /ou du coude ont été appliqués à un groupe d´enfants présentant ces pathologies d´arthrogrypose et de myélite dans un but de récupérer des fonctions motrices essentielles du membre supérieur atteint. La technique opératoire est identique à celle des auteurs initiaux et appliquée couramment aux lésions plexuelles obstétricales; l´indication a été posée le plus tôt possible afin de diminuer l´atrophie musculaire.

Dans un collectif de 7 enfants atteints d´arthrogrypose et 3 de myélite, les transferts visant la fonction de l´épaule et du coude ont donné en général un résultat au moins M3, comparable à celui obtenu dans une indication plus classique de reconstruction plexique.

Le résultat fonctionnel global dépend fort de l´étendue de la lésion pour le membre donné et doit être pondéré selon l´absence de toute alternative chirurgicale ou médicale.

Devant des atteintes rares et peu connues des motoneurones secondaires, seuls les transferts nerveux au départ de donneurs sains peuvent établir un minimum de fonction dans des muscles sinon voués à l´atrophie.

Cette technique introduite pourtant depuis 25 ans voit son champs d´indication s´élargir régulièrement, chez l´enfant et chez l´adulte, et constitue tantot la seule solution, tantot une alternative aux techniques plus classiques de transferts musculo- tendineux.

Certaines pathologies neuroorthopédiques rares peuvent ainsi bénéficier d´une approche chirurgicale précoce, faisable uniquement si l´enfant est adressé tôt à un centre expérimenté.

Nous présentons des résultats fonctionnels encourageants suite à des transferts nerveux classiques appliqués à des enfants souffrant de pathologies neuroorthopédiques rares. Cette approche devrait changer certains paradigmes de prise en charge chez les (neuro)pédiatres et encourager les microchirurgiens à affiner leurs techniques et indications.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Jörg BAHM (Division Head) (Bruxelles, Belgique)
15:00 - 15:04 Discussion commune.
15:04 - 15:10 #27695 - CO107 Douleur aiguë après écrasement digital et intoxication tabagique. La cigarette toujours une fausse amie. Une étude prospective.
Douleur aiguë après écrasement digital et intoxication tabagique. La cigarette toujours une fausse amie. Une étude prospective.

Mathurin  GOMEZ*  (1), Alexandre  PETIT  (2), Yann  SAINT-CAST  (2), Fabrice  RABARIN  (2), Guy  RAIMBEAU  (2), Nicolas  BIGORRE  (2)

1. Chirurgie orthopédique,  CHU, Angers, France

2. Centre de la main, Angers, France

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : mathurin111@hotmail.com (Mathurin GOMEZ)

L'intoxication tabagique est un problème de santé publique. Notre hypothèse était que le degré de dépendance tabagique était corrélé positivement à l'intensité ressentie d'une douleur aiguë.

Notre étude était prospective, comparative, observationnelle, monocentrique, de 2019 à 2021. Les patients inclus présentaient un traumatisme de phalange distale, extra articulaires de moins de vingt-quatre heures. Nous comparions un groupe fumeur, et un groupe non-fumeur. Pour chaque patients, une Échelle Numérique de Douleur (END) était réalisée au moment du traumatisme, à la première consultation, une fois par jour jusqu'au cinquième jour du traumatisme. Un test de Fagerström était réalisé. Le critère de jugement principal était la corrélation entre la dépendance et l'END d'une part, et la corrélation entre la quantité de tabac consommée et l'END d'autre part. Les critères de jugement secondaires étaient la consommation d'antalgiques en fonction du Fagerström, de l'END et de la consommation tabagique.

67 patients été inclus, 26 fumeurs, 41 non-fumeurs. Nous n'avons pas mis en évidence de corrélation significative entre le niveau de dépendance et l'END, pas de différence significative non plus entre la quantité de tabac consommé et l'END. La consommation d'antalgiques de palier II était multipliée par deux de façon significative dans le groupe fumeur au deuxième, troisième et cinquième jour (2,15 comprimés contre 1,22 au deuxième jour p=0,02, 1,27 comprimés contre 0,49 au troisième jour p=0,01, 0,69 comprimé contre 0 ,20 au cinquième jour p=0,04).

Les patients tabagiques sont exposés à des douleurs plus fréquentes, plus intenses et consomment plus d'antalgiques de pallier deux.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Mathurin GOMEZ (chef de clinique assistant des hôpitaux) (Angers)
15:10 - 15:12 Discussion.
15:12 - 15:18 #27553 - CO108 Intérêt de la toxine botulinique dans la prise en charge du syndrome douloureux régional complexe (SDRC) après chirurgie du poignet.
Intérêt de la toxine botulinique dans la prise en charge du syndrome douloureux régional complexe (SDRC) après chirurgie du poignet.

Guillaume  BERTELOOT*, Jean-Luc ROUX

Institut Montpelliérain de la Main et du Membre Supérieur, Montpellier, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : berteloot.guillaume.91@gmail.com (Guillaume BERTELOOT)

Si l'amélioration des techniques chirurgicales, la spécialisation des chirurgiens semblent avoir réduit les complications post-opératoires comme cela a été constaté avec les fractures du radius distal (FRD). Le SDRC n'a pas totalement disparu. Nous proposons d'évaluer la place de la toxine botulinique dans la prévention de l'aggravation des SDRC type 1 et 2  à prédominance motrice chez des patients opérés récents présentant des difficultés à un enroulement digital correct.

De janvier à décembre 2020, nous avons sélectionné les opérés récents du poignet qui avaient perdu le « réflexe proprioceptif » : flexion des doigts - extension du poignet et présentaient une hypertonie notamment sur le fléchisseur radial du carpe (FRC) et/ou sur le rond pronateur (RP). Nous avons considéré ces patients à risque de SDRC moteur et leur avons proposé une injection de toxine botulinique, dans le muscle FRC (20 UI) et dans le RP (30 UI) de manière écho guidée. La toxine botulique type A utilisée est XEOMIN avec une dilution de 10 UI par 0,1 ml. Il s'agissait de 4 patients sur 365 patients que nous avons suivis.

Nous avons constaté chez les 4 patients une récupération progressive des amplitudes articulaires (ROM) avec notamment une récupération de l'extension et de la supination du poignet. La récupération de l'effet ténodèse a amélioré l'enroulement digital (le contact pulpe paume était retrouvé chez tous les patients) leur permettant de retrouver une activité. Les douleurs ont également diminué, l'EVA moyen est passée de 8 à 2.

Le dépistage précoce des patients perdant le «  bon réflexe proprioceptif » : flexion des doigts-extension du poignet, est essentiel dans les suites d'une chirurgie du poignet. Ce signe qui se retrouve dès les premières semaines post-opératoires nous paraît prédictif de l'apparition des SDRC notamment à prédominance motrice ; d'autant plus qu'une douleur importante est associée à ce problème fonctionnel. Les causes évidentes de douleurs comme une compression du nerf médian, un conflit avec le matériel d'ostéosynthèse ont bénéficié d'un traitement spécifique. Une immobilisation adaptée associée à la kinésithérapie et à des auto-exercices de rééducation conservent toute leur place à côté de l'injection de toxine.

Cette étude est courte mais la toxine botulinique associée au traitement des épines irritatives douloureuses semble apporter une amélioration de l'enroulement digital dans les suites de la chirurgie du poignet compliqué du SDRC à prédominance motrice.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Guillaume BERTELOOT (Docteur en Médecine Physique et de Réadaptation) (Montpellier)
15:18 - 15:20 Discussion.
15:20 - 15:23 #27785 - CO109 Le syndrome de la main étrangère (Alien Hand Syndrome, AHS) : revue de la littérature.
Le syndrome de la main étrangère (Alien Hand Syndrome, AHS) : revue de la littérature.

Patrick HOUVET*, Laurent BOURCHEIX

Institut Français de Chirurgie de la Main, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : phouvet@ifcm.org (Patrick HOUVET)

Décrite par Goldstein en 1908, le signe de la main étrangère (ou étrange) ou AHS (Alien Hand Syndrome) a été introduit par Brion et Jedynak pour désigner le phénomène dans lequel les patients ne reconnaissent leurs membres comme les leurs. Le syndrome de la main étrangère a été popularisé dans le film de Stanley Kubrick “Docteur Folamour”

Nous avons colligé 196 articles sous le vocable « Alien Hand Syndrome » et nous en avons retenu 92 pour notre analyse de la littérature. De ces 92 articles, 24 nous ont semblés les plus pertinents pour extraire les éléments clés de la compréhension de cette pathologie rare.

L’AHS donne une multitude de formes cliniques rapportées dans les études :

Une impression d’étrangeté d’un membre supérieur avec le sentiment de posséder un membre supplémentaire indépendant. Cette sensation peut s’accompagner de mouvements incontrôlables voire violents, avec le sentiment que le membre à sa propre volonté. L’une des mains peut annuler et s’opposer à toutes les actions de la seconde ou bien l’une des mains exécute une action avec un but différent de celui souhaité par le patient ou encore l’un des membres a tendance à rester en l’air en « lévitation ».

Plusieurs sous-types du syndrome de la main étrangère sont distingués dans la littérature en fonction des lésions anatomiques cérébrales associées :

-Une lésion du corps calleux peut occasionner des actions non-intentionnelles de la main dominante. 

-Une lésion unilatérale à la face mésiale du lobe cérébral frontal peut déclencher des mouvements ciblés de la main controlatérale. 

-Une lésion du lobe pariétal ou occipital est associée à des comportements autonomes voire à la personnification de l’extrémité affectée.

Les causes de l’AHS sont multiples : mécaniques après traumatisme direct ou post-chirurgical, tumorales, vasculaires (AVC, anévrysmes), infectieuses, sclérose en plaques, troubles dégénératifs tels que la dégénérescence cortico-basale (CBD), maladie de Creuzfeldt -Jacob, maladie d'Alzheimer, etc.

L’évolution, encore mal analysée, est variable et fonction de l’étiologie. L’AHS dans le cadre de troubles dégénératifs tels que le CBD progresse pour impliquer d'autres membres. A contrario, s’il s’agit d’un AVC, l'AHS s'améliore généralement à des degrés divers et le patient apprend à le contrôler par diverses astuces telles que la tenue d'un objet dans le membre affecté pour permettre une activité normale du membre non impliqué.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Patrick HOUVET (Paris)
15:23 - 15:24 Discussion.

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Session Juridique
La plus-value du bilan kinésithérapique dans l’expertise

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La plus-value du bilan kinésithérapique dans l’expertise

Modérateurs : Maxime FOURMY (Kinésithérapeute-Orthésiste) (Marseille), Régis LEGRÉ (Chirurgien de la main - PLASTIE) (Marseille)
14:00 - 14:10 L'expertise en kinésithérapie. Marie-Françoise DUFFRIN (Paris)
14:10 - 14:20 Cas pratique. Corinne LATRUFFE (Paris)
14:20 - 14:25 Aspect médico-légal de la rééducation de la main. Jean-Noël THÉRON (Kinésithérapeute) (Marseille)
14:25 - 14:30 Cas pratiques. Patrick LAMAT (Kinésithérapeute) (Bordeaux)
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INF3-21
Session Programme Infirmier
Le parcours du patient opéré : du postopératoire immédiat au suivi extrahospitalier

Session Programme Infirmier
Le parcours du patient opéré : du postopératoire immédiat au suivi extrahospitalier

14:00 - 15:00 Le parcours du patient opéré : du postopératoire immédiat au suivi extrahospitalier. Ophélie ZUNKER (Infirmière) (Luxembourg, Luxembourg), Lalia SEKKIL (Infirmière Responsable Adjointe) (Luxembourg, Luxembourg), Germain POMARES (Chirurgien) (Luxembourg, Luxembourg)

14:35
14:35-16:00
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SFRM20
Session Intrinsèques

Session Intrinsèques

Modérateurs : Frédéric APAIX (Kinésithérapeute) (Lyon), Florent WEPPE (Co gérant) (Lyon)
14:35 - 14:45 Anatomie chirurgicale. Christian FONTAINE (Head of department) (Lille)
14:45 - 14:55 Testing et examen clinique + « comment les chirurgiens font le diagnostic d’une rétraction ». Jean-Claude ROUZAUD (Responsable Pôle Rééducation) (Montpellier)
14:55 - 15:05 Diagnostic et traitement des syndromes aigus de loges intrinsèques de la main. Ines REGAS (Chef de clinique) (Besançon)
15:05 - 15:15 Prise en charge des rétractions des muscles intrinsèques. Dominique THOMAS (orthésiste) (Grenoble), Davide ZANIN (Physioterapist) (Turin, Italie)
15:15 - 15:25 Verrouillage actif de l’IPP – Technique de rééducation. Julia CREMILLIEUX (exercice liberal) (Valence)
15:25 - 15:35 Traitement chirurgical de l’hypertonie des intrinsèques. Mathilde GRAS (chirurgien) (Paris)
15:35 - 15:45 Traitement chirurgical de la rétraction des intrinsèques. Nadine STURBOIS-NACHEF (Chirurgien orthopédiste) (Paris)
15:45 - 15:55 Syndrome lombrical plus. Frédéric SCHUIND (Professeur, Université libre de Bruxelles) (Bruxelles, Belgique)
15:55 - 16:00 Discussion.

15:00
15:00-16:00
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INF3-22
Session Programme Infirmier
Prise en charge des amputations de la main : le rôle de l’IDE

Session Programme Infirmier
Prise en charge des amputations de la main : le rôle de l’IDE

15:00 - 16:00 Prise en charge des amputations de la main : le rôle de l’IDE. Jamak SEDAGHATIAN (Infirmière) (Luxembourg, Luxembourg), Eloise MEIGNANT (Luxembourg, Luxembourg), Germain POMARES (Chirurgien) (Luxembourg, Luxembourg)

15:24
15:24-16:00
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G1-25
Communications libres
Rhizarthrose 1

Communications libres
Rhizarthrose 1

Modérateurs : Alain GRAFTIAUX (CHIRURGIEN) (Haguenau), Jean GOUBAU (Professeur/ Chirurgien) (Gand - Bruxelles, Belgique)
15:24 - 15:32 #27595 - CO110 Reprises des échecs de trapézectomie dans la rhizarthrose : analyse rétrospective de 10 cas et revue de la littérature.
Reprises des échecs de trapézectomie dans la rhizarthrose : analyse rétrospective de 10 cas et revue de la littérature.

Mathias  ROUVEYROL*, Régis LEGRÉ, Charlotte JALOUX

Chirurgie de la main,  Hôpital La Timone APHM, Marseille, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : mathias.rouv@gmail.com (Mathias Rouveyrol)

Dans la rhizarthrose, la controverse concernant le statut de « gold standard » de la trapézectomie persiste. La difficulté de prise en charge lorsqu'elle aboutit à un échec devrait justifier la plus grande prudence dans le choix de la technique initiale.

Nous rapportons une série monocentrique rétrospective de dix révisions de trapézectomie effectuées entre mars 2011 et mars 2020, ainsi qu'une analyse de la littérature.

La principale cause de révision était un recul du premier métacarpien causant un conflit arthrogène. Après un suivi moyen de 73,3 mois, cinq patients ont été réopérés. La douleur était de 2 ,9/10 avec 5 cas d'indolence. Les forces étaient plus atteintes que les mobilités, l'ensemble aboutissant à une fonction décevante.

Nos résultats corroborent ceux retrouvés dans la littérature. Cette dernière est majoritairement cantonnée dans une description de séries trop hétérogènes, ne permettant pas de guider les pratiques efficacement. Les tentatives d'arboriser les décisions selon les spécificités du patient ne semblent pas permettre à ce jour aux chirurgiens de guider leurs décisions autrement que par intuition, mimétisme, ou expérience personnelle.

Pour notre équipe, en cas de douleur persistante après trapézectomie, toute erreur technique réalisée lors de la trapézectomie première ainsi que toute autre étiologie

pourvoyeuse de douleur sur la colonne du pouce doivent d'abord être dépistées. Même en cas d'étiologie spécifique identifiée, un intervalle avant révision de six à 12 mois est souhaitable, considérant ce délai nécessaire à l'obtention d'une cicatrice mûre dans la loge de résection. En cas de déformation avec recul de M1, nous faisons le choix d'une nouvelle interposition. Nous ne l'associons à une ligamentoplastie que dans les seuls cas de crépitations où d'instabilité de la base métacarpienne à l'examen clinique, ou en cas de signe radiographique ou scannographique de contact arthrogène franc impliquant M1. Dans la littérature, le choix d'un nouveau geste ligamentaire associé ou non à une interposition par tendon ou implant de pyrocarbone semble être le plus fréquent, et a été celui apportant le seul bon résultat dans notre série. D'autres techniques semblent prometteuses, et mériteraient une évaluation de grande échelle.

Ainsi le statut de gold standard de la trapézectomie devrait être pondéré par l'observation de ces patients multirepris en situation d'impasse thérapeutique. Devrions-nous limiter les indications des trapézectomies de première intention, en particulier chez les patients avec facteur de risque de révision ?

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Mathias ROUVEYROL (Interne) (Marseille)
15:32 - 15:36 #27594 - CO111 Les révisions de trapézectomie: revue systématique de la littérature portant sur l'incidence, le délais, les causes, et les facteurs de risques.
Les révisions de trapézectomie: revue systématique de la littérature portant sur l'incidence, le délais, les causes, et les facteurs de risques.

Mathias  ROUVEYROL*, Régis LEGRÉ, Charlotte JALOUX

Chirurgie de la main,  Hôpital La Timone APHM, Marseille, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : mathias.rouv@gmail.com (Mathias Rouveyrol)

L'échec après une trapézectomie peut positionner le patient et le chirurgien dans une situation difficile. Les présentations cliniques, les causes radiologiques, ainsi que les données épidémiologiques ne sont rapportées que de façon inconstante dans les séries existantes. Il nous est paru intéressant de conduire une revue systématique de la littérature sur la révision de trapézectomie, avec un intérêt particulier pour les taux et délais de survenue, les étiologies cliniques et radiographiques, les facteurs de risques, ainsi que l'incidence de la nécessité de temps chirurgicaux supplémentaires après une révision.

La recherche a été effectuée sur PubMed et ScienceDirect selon la méthode “PRISMA”.

Après éviction des doublons et sélection sur titres/résumés, 25 articles ont été retenus pour notre analyse.

Survenant dans approximativement 5% des cas suivis à moyens termes, la révision de trapézectomie semble n'être qu'un événement rare. Néanmoins la majorité des taux de révision décrits sont issues de petites séries, ou dont la totalité des patients initialement opérés dans le centre investigateur n'a pu être recontacté. Celle-ci survient pour la majorité des séries en moyenne au 24eme mois post-opératoire. Pour la majorité des auteurs, la douleur est présente de façon systématique lors de la consultation indiquant la révision. Même si cela ne semble pas être la règle, elle peut être isolée et sans explication radiologique. En cas d'origine mécanique, M1 est le plus souvent mis en cause par son recul, impliquant un conflit avec le scaphoïde, le trapézoïde, M2 ou la portion de trapèze restante, la luxation de sa base ou du matériel d'interposition, ou la survenue d'ostéophyte au voisinage du trapézoïde. La fréquence de survenue d'autres étiologies mécaniques est variable selon les auteurs, il s'agit de l'apparition ou la décompensation d'une arthrose d'un compartiment articulaire voisin, d'instabilité de la base de M1 sans recul, ou d'une hyperextension métacarpo-phalangienne. L'âge jeune lors de la réalisation de la trapézectomie première apparaît comme le principal facteur de risque de révision, et l'existence d'une proportion non

négligeable de cas multi-opérés dans les suites d'une révision de trapézectomie témoigne de résultats incertains.

L'ensemble met en évidence les difficultés autant décisionnelles que techniques que peuvent représenter ces situations d'échec, dont le patient devrait systématiquement être prévenu avant réalisation de la trapézectomie première.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Mathias ROUVEYROL (Interne) (Marseille)
15:36 - 15:42 #27802 - CO128 Trapézectomie primaire avec Regjoint, un spacer en poly-L/D-lactide, étude à 2 ans de suivi avec utilisation d'un nouvel outil radiologique d'évaluation.
Trapézectomie primaire avec Regjoint, un spacer en poly-L/D-lactide, étude à 2 ans de suivi avec utilisation d'un nouvel outil radiologique d'évaluation.

Svetlana BOGAERT* (1), Nader CHAHIDI (2), Nicolas CUYLITS (1,2), Konstantinos DROSSOS (2), Anne LEJEUNE (2)

1. Hôpital Erasme, Bruxelles, BELGIQUE

2. Centre médical du parc, Bruxelles, BELGIQUE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : bogaertsvetlana@gmail.com (Svetlana BOGAERT)

Trapeziometacarpal joint osteoarthritis is a common degenerative and disabling pathology.

In some cases, these lesions are refractory to conservative management and surgery is the only way to relieve the pain. 

Several surgical options can be proposed: trapeziectomy isolated or with interposition or ligamentous reconstruction; total joint replacement arthroplasty or arthrodesis.

The Regjoint®, a biodegradable poly-L / D-lactide spacer, is a new alternative for the treatment of major trapezio-metacarpal or scapho-trapezo-trapezoidal joint osteoarthritis.

This study focus to the evaluation of potential bone erosion and to assess the efficiency and security of trapeziectomy with Regjoint® interposition in cases of peritrapezium arthritis. 

20 patients were followed over a period of 2 years (January 2015 - December 2016). 

On average 24,32 months, patients were reconvened for a post-operative evaluation (subjective evaluation of pain, function and patient satisfaction; clinical evaluation with strength and mobility measures; post-operative X-rays). On X-rays, 2 criteria were evaluated: the bony erosion and the shortening of the thumb column (trapezium+metacarpal height measure, ratio M1/M2, a new radiological assessment tool based on a trapezoid relationship gradation).

In most patients, surgery relieved pain and offered good functional results, according to the Quick DASH. No statistically significant differences in strength were observed, between the operated hand and the opposite hand.

Only 3 patients showed an osteolytic lesion (less than 3 millimeters) at the first metacarpal basis. A statistically significant reduction in the thumb column height was generally observed. However, all of these radiologic changes were present without clinical impact.

We show that the Regjoint® spacer is safe and biologically inert. We did not highlight any significant associated complications, no adverse tissue reaction, no bone erosion, no pain or functional disorder.

Our results contrast with the Mattila's series, witch demonstrated 22 osteolysis of varying severity, with 7 clinical foreign-body reactions and the Kennedy's study, witch show an average metacarpal erosion of 3.1 mm. These differences can be explained by the interposition space preservation with K-wire, the adequate spacer size selection and the spacer interposition after total trapeziectomy (contrary to the other studies witch performed a partial trapeziectomy). Theses factors ensure a better constraints distribution, avoiding the premature wear of the implant and the liberation of bone debris, possible trigger of adverse tissue reaction.

Currently, there is no significant evidence-based superiority amongst surgical treatments for peritrapezium arthritis. The Regjoint® interposition is a reliable and safe option for the treatment of peritrapezium arthritis.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Svetlana BOGAERT (chirurgien plasticien) (Genève, Suisse)
15:42 - 15:48 Discussion commune.
15:48 - 15:52 #27603 - CO113 Injection de moëlle osseuse concentrée totale autologue chez des patients atteints de rhizarthrose.
Injection de moëlle osseuse concentrée totale autologue chez des patients atteints de rhizarthrose.

Ismaël  DAOUDI* (1), Philippe  PELISSIER  (2), Hussein  CHOUGHRI  (2), Anaïs  DELGOVE  (2)

1. Institut de la main Nantes Atlantique, Nantes, FRANCE

2. Chirurgie plastique, CHU, Bordeaux, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : ismael.daoudi2018@gmail.com (Ismaël Daoudi)

Le but de cette étude était d'évaluer l'effet d'une injection de moelle osseuse concentrée totale (MOCT) autologue dans le traitement de la rhizarthrose.

Les injections ont été réalisées sur 27 pouces chez des patients de 55 ans (37-77). Selon la classification de DELL, on dénombrait 2 rhizarthroses de stade I, 11 de stade II, 13 de stade III et 1 de stade IV. La moelle osseuse était aspirée au niveau de la crête iliaque, concentrée par centrifugation, puis injectée sous contrôle scopique dans l'articulation. L'évaluation des résultats de l'injection au dernier recul avait été faite à 16 mois post-opératoire (8-26). L'évaluation comprenait, une mesure des scores fonctionnels QuickDASH et PRWE, la douleur au repos à l'échelle numérique (EN), l'abduction de la colonne du pouce.

Les scores QuickDASH et PRWE étaient respectivement de 59 (27-82) et 88 (37-125) en pré-opératoire contre 29 (0-64) et 50 (1-99) en post-opératoire. La douleur moyenne au repos s'était améliorée en passant de 7 (1-10) à 4 (0-9). L'abduction de la colonne du pouce s'était améliorée de 18° en moyenne. Aucune complication n'a été mise en évidence. Deux patients ont dû être opérés du fait de l'inefficacité de l'injection.

Il s'agit du premier article dans la littérature étudiant l'effet d'une injection de MOCT dans la rhizarthrose et les résultats retrouvés sont encourageants. De nombreux patients semblent ressentir une amélioration de leur qualité de vie et une diminution des douleurs. Celle-ci paraît donc être un moyen efficace pour retarder la mise en route d'un traitement chirurgical.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Ismaël DAOUDI (Assistant spécialiste) (Le Mans)
15:52 - 15:54 Discussion.
15:54 - 15:58 #27584 - CO114 Contrôle échographique de l'espace trapézien après trapézectomie et interposition : étude préliminaire rétrospective.
Contrôle échographique de l'espace trapézien après trapézectomie et interposition : étude préliminaire rétrospective.

Isaline  BAZIN*  (1), Arthur  GRAS  (1), Côme  BOMMIER  (2), Mélanie  MALHERBE  (1), Aude  LOMBARD  (3)

1. Orthopédie traumatologie,  CHU, Caen, FRANCE

2. Université de Paris, Paris, FRANCE

3. Orthopédie traumatologie,  Fondation du Diaconat, Mulhouse, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : isaline.bazin@hotmail.com (Isaline BAZIN)

Trapeziometacarpal osteoarthritis is a common disease in hand surgery and many surgical options are available such as bone removal, bone removal and interposition or prosthesis . More and more surgeons use ultrasonography in consultation to assist during diagnosis, follow-up or operating. The aim of the study was to find a correlation between sonographic trapezial space height (TSH) measured in consultation by the surgeon and clinical results.

Twenty-five patients had undergone for trapeziectomy with Gore-tex interposition (n=18) and with tendon interposition (n=7). They  were reviewed at 65 months follow-up (range, 18-140 months). Ultrasound exam has been done to evaluate the transplant/implant echogenicity, its location, and its motion during circumduction. The TSH at rest and with tip-to-tip pinch was measured. Subjective score (Quick DASH, PRWE, Michigan), estimation of pain and physical exams (Jamar, pinch test, Kapandji, ROM) were measured.

A high ultrasound TSH was associated with decreased rest pain [Pearson correlation: -0.4 (p=0.045)], and  increased Quick DASH and PRWE score [Pearson correlation: -0.43 (p= 0.031), -0.43(p= 0.032) respectively]. There was no significant correlation between Jamar test, pinch test, ROM and the TSH. Transplant/implant suspension was associated with a significant higher ultrasound TSH with a coefficient of 2.32 by linear regression.

Ultrasonographic examination used by the surgeon in consultation is a good method to help him to understand clinical results after surgery. There is no other study of sonographic TSH in case of trapeziectomy and interposition.

In this preliminary study, a high TSH was corelated with better clinical results in terms of pain, Quick Dash and PRWE.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Isaline BAZIN (AHU) (Caen)
15:58 - 16:00 Discussion.

16:00 - 16:30 Pause café
16:30
16:30-17:30
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G1-26
Conférences
Les substituts dermique en chirurgie de la Main

Conférences
Les substituts dermique en chirurgie de la Main

Modératrice : Isabelle AUQUIT-AUCKBUR (PUPH) (Rouen)
16:30 - 16:38 Utilisation des substituts collagéniques en traumatologie de la main chez l’adulte. Hussein CHOUGHRI (Praticien Hospitalier) (Bordeaux)
16:38 - 16:44 Reconstruction des pertes substances de la main par greffe de peau mince avec apport de la matrice dermique Matriderm. Isabelle AUQUIT-AUCKBUR (PUPH) (Rouen)
16:44 - 16:50 Utilisation du matriderm dans les cures de brides commissurales post-brûlures et post-cure de syndactylies. Sybille FACCA (PU-PH) (Strasbourg)
16:50 - 16:56 Expérience des substituts dermiques dans les epidermolyses bulleuses récessives dystrophiques. Loubna ABBOUD (chirurgienne) (Beyrouth, Liban)
16:56 - 17:02 Utilisation des substituts collagéniques en traumatologie de la main chez l’enfant. Anais DELGOVE (Chirurgien) (Bordeaux)

16:30-18:00
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G3-21
Communications libres
Tumeurs

Communications libres
Tumeurs

Modérateurs : Alexandra FORLI (Chirurgien plastique) (Grenoble), Philippe SAMSON (Main) (Marseille)
16:30 - 16:33 #27369 - CO115 Intérêt de la mise en place d’une broche centro-médullaire en complément du fixateur externe dans les allongements d’ulna dans le cadre de la maladie des exostoses multiples.
Intérêt de la mise en place d’une broche centro-médullaire en complément du fixateur externe dans les allongements d’ulna dans le cadre de la maladie des exostoses multiples.

Edouard GAILLOT-DREVON* (1), Marine DE TIENDA (1), Pierre-Alban BOUCHE (2), Georges FINIDORI (1), Zagorka PEJIN (1), Stéphanie PANNIER (1)

1. Service de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique, Hôpital Necker - APHP / Université de Paris, FRANCE

2. Service de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique, Hôpital Lariboisière - APHP / Université de Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : edouardgd@hotmail.fr (Edouard GAILLOT-DREVON)

Les déformations de l'avant-bras sont fréquentes dans la maladie des exostoses multiples (MEM) et peuvent entraîner un retentissement fonctionnel et esthétique important. L'allongement de l'ulna fait partie de l'arsenal thérapeutique classique de ces déformations afin d'éviter la luxation de la tête radiale. Le but de cette étude est d'évaluer les résultats de l'utilisation d'une broche centromédullaire en complément du fixateur externe monoaxial dans la correction chirurgicale des déformations de l'avant-bras.

Cette étude rétrospective concernait 9 patients présentant une MEM, âgés en moyenne de 7,7 ans et opérés entre 2012 et 2019. Un allongement de l'ulna a été réalisé dans tous les cas, devant une récidive de la déformation après émondage/ostéotomie de réaxation des 2 os de l'avant bras. La technique chirurgicale a consisté en la mise en place d'un fixateur externe monoplan d'allongement progressif de l'ulna associé à une broche centromédullaire.

L'allongement a débuté au 10ème jour post-opératoire à raison de 0,75 mm/jour. Une évaluation clinique et radiologique a été réalisée en pré, post opératoire et au dernier recul ainsi qu'un recueil des complications.

Le recul était de 4,5 ans (2 à 8 ans). On retrouvait 5 cas de type 1 dans la classification de Masada et 4 cas de type 2b. La durée de fixateur externe était de 79,1 jours (50 à 103) avec un allongement moyen de 35,3 mm (28 à 42). Le healing index était de 20,2 jours/cm (14,8 à 33). A la fin de l'allongement, les têtes radiales étaient toutes centrées avec une amélioration des paramètres cliniques et radiologiques. Aucun retard de consolidation n'a été retrouvé. Deux bursites sur l'extrémité de la broche et trois infections superficielles de fiches de fixateur externe, toutes résolutives avec des soins locaux et antibiotiques, ont été observées.

Cette étude semble montrer une tendance à l'amélioration des données cliniques notamment la flexion-extension et la supination, et des paramètres subjectifs avec moins de patients présentant une déformation ou une gêne esthétique.

Radiologiquement, on observe des ulna significativement mieux axés et rectilignes suite à notre technique chirurgicale.

L'utilisation d'une broche centro-médullaire en complément du fixateur externe dans les allongements de l'ulna, a permis de raccourcir la durée du fixateur externe et de diminuer les complications, en particulier le risque de retard de consolidation. La présence de la broche n'a pas majoré le risque septique et a permis de guider la croissance après l'allongement.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Edouard GAILLOT-DREVON (Interne en chirurgie orthopédique) (Paris)
16:33 - 16:34 Discussion.
16:34 - 16:40 #27782 - CO116 Schwannomes du membre supérieur : facteurs prédictifs de déficit postopératoire et résultat fonctionnel après traitement chirurgical : série rétrospective à propos de 21 cas.
Schwannomes du membre supérieur : facteurs prédictifs de déficit postopératoire et résultat fonctionnel après traitement chirurgical : série rétrospective à propos de 21 cas.

Corentin RAJ*, Christophe CHANTELOT, Marc SAAB

Service d’orthopédie, CHRU, Lille, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : corentin.raj@hotmail.fr (Corentin RAJ)

Les schwannomes sont les tumeurs bénignes les plus fréquentes des nerfs périphériques. Le traitement chirurgical classique de ces tumeurs est l’énucléation. L’incidence des complications neurologiques après chirurgie varie et il n’y a pas de consensus concernant des facteurs prédictifs de complications postopératoires. L’objectif de cette étude était de chercher des facteurs prédictifs de déficit après chirurgie de schwannomes du membre supérieur. 

La chirurgie des schwannomes n’est pas dénuée de risques. Malgré l’absence de résultats statistiquement significatifs, un âge élevé, un diamètre tumoral élevé, une durée supérieure à 16 mois entre le début des symptômes et la chirurgie, ainsi que la localisation au plexus brachial semblent être plus fréquents chez les patients déficitaires après chirurgie.

Vingt-quatre schwannomes du membre supérieur opérés chez 21 patients ont été analysés de façon rétrospective, avec un âge moyen de 45,4 ans, et un recul moyen de 64,4 mois. Les critères étudiés étaient : âge, sexe, symptômes préopératoires, durée d’évolution, type de chirurgie, localisation tumorale, nerf atteint, diamètre tumoral, et les scores QuickDASH et DN4.

Quatorze patients (66,6%) ont présenté un déficit postopératoire, avec 11 déficits sensitifs (6 postopératoire) et 7 déficits moteurs (5 postopératoires). Le plexus brachial était impliqué chez 6 des 14 patients avec un déficit postopératoire, les nerfs ulnaire et médian dans 4 cas chacun. Les 7 cas de résection fasciculaire appartenaient au groupe de patients déficitaires après chirurgie. Dix patients avaient un score QuickDASH et DN4 identique ou aggravé après chirurgie.

La chirurgie des schwannomes n’est pas dénuée de risques. Malgré l’absence de résultats statistiquement significatifs, un âge élevé, un diamètre tumoral élevé, une durée supérieure à 16 mois entre le début des symptômes et la chirurgie, ainsi que la localisation au plexus brachial semblent être plus fréquents chez les patients déficitaires après chirurgie.

Cette étude peut servir de point de départ à une étude plus puissante, permettant de définir d'éventuels facteurs prédictifs de déficit post opératoire.

Il serait intéressant aussi de définir le rôle de l'imagerie, ainsi que la place de l'électroneuromyogramme dans la prise en charge diagnostique et pronostique des schwnanomes.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Corentin RAJ (Interne) (Lille)
16:40 - 16:46 #27783 - CO117 Neurofibromes nodulaires périphériques dans les neurofibromatoses de type 1 : prise en charge chirurgicale et transformation sarcomateuse.
Neurofibromes nodulaires périphériques dans les neurofibromatoses de type 1 : prise en charge chirurgicale et transformation sarcomateuse.

Marie-Anne POUMELLEC*, Marianne CEGARRA-ESCOLANO, Alexandra MAERTENS, Katharina HUFSCHMIDT, Thierry BALAGUER, Olivier CAMUZARD

Institut Universitaire Locomoteur et du Sport - Orthopédie, CHU, Nice, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : ma.poumellec@gmail.com (Marie-Anne POUMELLEC)

La neurofibromatose de type 1 (NF1) est une maladie génétique neuro-cutanée rare, autosomique dominante. Les neurofibromes (NF) présentés dans cette maladie sont de 3 types : plexiformes, nodulaire périphérique (NFP) et cutané. La prise en charge des NFP et plus particulièrement la forme profonde (nodulaire interne) est complexe et son risque de transformation en tumeur maligne des gaines nerveuses périphériques est souvent méconnu entrainant des retards de prise en charge lourds en conséquence. Nous réalisons ici une revue de la littérature de cette pathologie.

Une recherche sur Pubmed a été réalisée avec pour mots clés: NF1 et NF.

Selon le Protocole National de Diagnostic et de Soins (PNDS) de Décembre 2016 le risque de développer une tumeur maligne des gaines nerveuses périphériques (TMGNP) est accru avec une prévalence chez les patients atteints de NF1 de 2-13%. Le pronostique de ces tumeurs est lourd avec 18 mois de survie à 5 ans pour 21 % des patients. Ce risque est majoré en cas de NF nodulaire interne avec un phénotype à risque associé ou en cas de douleurs neuropathiques associées à un NFP. Les symptômes les plus évocateurs sont l’apparition de douleur et une augmentation rapide de taille d’un NF mais également la survenue d’un déficit neurologique ou le changement de consistance du NF. En cas de suspicion d’une TMGNP une IRM et un TEP TDM est recommandé. Toute suspicion diagnostique fera réaliser une biopsie radioguidée en 1er intention. En cas de diagnostique confirmé une exérèse chirurgicale sera réalisée d’objectif R0 à 3 cm de marges après bilan d’extension par TDM thoracique éliminant une atteinte métastatique. 

La prise en charge des NF sous-cutanés n’est pas systématique et doit être préconisée en cas de manifestation clinique et/ou de gêne esthétique avec retentissement psychologique. Le geste chirurgical à privilégier lorsqu’il est possible est l’énucléation du NF permettant de respecter la continuité nerveuse et d’éviter des déficits neurologiques séquellaires. Daniel et al dans une série de 32 NF retrouvent une lésion qui se développe au dépend de 2 fascicules en moyenne et préconise donc une dissection intra-fasciculaire avec résection des fascicules atteints en cas d’absence de réponse à l’électrostimulation de ces fascicules.

Toute prise en charge chirurgicale d’un NFP dans le cadre d’une NF1 doit être réfléchi soigneusement afin d’éviter le risque de créer des séquelles motrices ou d’omettre un diagnostique de transformation sarcomateuse.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Marie-Anne POUMELLEC (Chirurgien) (Nice)
16:46 - 16:52 #27784 - CO118 Tumeur d’Abrikossof (tumeur à cellules granuleuses) du nerf ulnaire au bras. A propos d’un cas et revue de la littérature des tumeurs à cellules granuleuses du nerf ulnaire.
Tumeur d’Abrikossof (tumeur à cellules granuleuses) du nerf ulnaire au bras. A propos d’un cas et revue de la littérature des tumeurs à cellules granuleuses du nerf ulnaire.

Alexandre  DORFMANN* (1), Christian DUMONTIER (2)

1. CHU Guadeloupe, Les Abymes, La Guadeloupe, FRANCE

2. Clinique Les Eaux Claires, Baie Mahault, La Guadeloupe, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : alexandre@dorfmann.me (Alexandre DORFMANN)

Initialement décrit au niveau de la langue par Weber en 1854, les tumeurs à cellules granuleuses portent le nom d’Abrikossof qui les décrit en 1926. C’est Lack, en 1980, qui parle de cellule granuleuse. Il s’agit de tumeurs bénignes dans 98% des cas. Bien que d’origine neurale, elles sont extrêmement rares au niveau des nerf périphériques avec une incidence de 0.029% des spécimens anapathologiques. Dans la littérature, on retrouve uniquement 5 cas d’atteinte du nerf ulnaire qui est « la plus fréquente » au membre supérieur.

Nous présentons ici un case report accompagné d’une revue de la littérature ciblée sur l’atteinte du nerf ulnaire

La patiente est une femme antillaise de 32 ans qui présente une douleur importante au niveau du tiers distal du bras accompagné d’un déficit des interosseux. Le diagnostic initial, après le bilan d’imagerie, est celui d’un Schwannome mais l’aspect peropératoire est celui d’une tumeur intraneurale. On réalise donc une biopsie dont l’analyse révèle une tumeur à cellule granuleuse. Après avis collégial, il est décidé d’attendre et de surveiller. Devant l’aggravation des douleurs, de la gêne et l’augmentation de la taille de la tumeur sur moins de deux ans, une analyse de la littérature et un avis collégial sont réalisés. Il est proposé d’effectuer une résection de la tumeur avec reconstruction par une greffe surale du nerf ulnaire. On y a associé une neurotisation de la branche motrice du nerf ulnaire par le nerf interosseux antérieur pour réinnerver les interosseux. Les marges de résection sont saines . A deux ans de la résection, il n’y a pas de récidive. Il existe une hypersensibilité au niveau de la cicatrice avec des douleurs neuropathiques modérés du nerf ulnaire. On note une récupération sensitive de l’annulaire mais pas de récupération motrice de la main. Il existe une récupération légère des fléchisseurs profond aggravant la griffe ulnaire.

Les 5 cas rapportés dans la littérature ont eu une prise en charge différente avec une simple observation dans un cas à la partie haute de l’avant-bras et des résections en gardant des fascicules apparemment intacts dans deux cas au poignet. Dans le dernier cas, une extirpation complète, au poignet, a été possible. Dans les tumeurs d’Abrikossof, les femmes représentent deux-tiers des cas, et il existe une sur-représentation des sujets à carnation.

Si nous avons pu exciser la tumeur complètement, le résultat fonctionnel est un échec.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Alexandre DORFMANN (Interne) (Montpellier)
16:52 - 16:58 Discussion commune.
16:58 - 17:04 #27788 - CO119 Traitement chirurgical de chondrome de la main : comparaison entre curetage et comblement par allogreffe ou greffe autologue.
Traitement chirurgical de chondrome de la main : comparaison entre curetage et comblement par allogreffe ou greffe autologue.

Alexis  BREJUIN*, Albane BONMARCHAND, Isabelle AUQUIT AUCKBUR 

Service de Chirurgie Plastique, Chirurgie de la Main, CHU Charles Nicolle, Rouen, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : alexis.brejuin@gmail.com (Alexis BREJUIN)

Le chondrome est une tumeur osseuse, la plus fréquente de la main. Bénin, asymptomatique, sa découverte survient classiquement lors d’une fracture. Notre étude a comparé les résultats fonctionnels et radiologiques d’un curetage et comblement par allogreffe, au traitement chirurgical de référence qu’est le curetage et comblement par greffe autologue.

Nous avons revu rétrospectivement 25 patients opérés d’un chondrome de la main par curetage et comblement, entre 2011 et 2019, avec un suivi moyen de 11 mois. 19 patients ont bénéficié d’un curetage et comblement par greffe autologue ( 9 greffes iliaques, 6 greffes issues du radius, 4 greffes issues de l’ulna) et 6 patients par allogreffe OSTEOPURE.

Nous avons recueilli les données pré-opératoires (localisation, présentation clinique, examen fonctionnel), per-opératoires (type et durée d’hospitalisation, durée d’intervention, type d’anesthésie) et de suivis (EVA, amplitudes articulaires, QuickDASH, pourcentage de complications, score de Takigawa, score de Tordai) et comparées celles-ci en fonction du comblement réalisé.

50% des patients ont été diagnostiqué suite à la survenue d’une fracture pathologique. Les chondromes étaient majoritairement localisés sur le versant ulnaire de la main ( 4 ou 5eme rayon - 52%) et prédominait sur P1 (44%). Le score de TAKIGAWA au dernier suivi était excellent à bon dans 82% des cas. Le taux de complication était de 12%.

Les scores de Takigawa et de Tordai étaient similaires au dernier suivi, quel que soit le type de greffe utilisé pour le comblement.

Les curetages et comblements par allogreffe ont été réalisés systématiquement: en ambulatoire, sous anesthésie loco-régionale avec une durée d’intervention moyenne de 32 minutes. Les curetages et comblements par greffe autologue ont été réalisés pour 21% en ambulatoire, sous anesthésie loco-régionale pour 42%, avec une durée opératoire moyenne de 57 mins.

Le curetage et comblement par greffe autologue iliaque reste le gold standard. Comme d’autres auteurs, nous avons été confrontés au manque de tissus spongieux disponibles lors d’une prise de greffe issue de l’ulna ou du radius ; ainsi qu’à la morbidité importante liée à la prise de greffe iliaque. Le comblement par allogreffe remédie à ces problématiques tout en permettant une chirurgie rapide, sous anesthésie loco-régionale, en ambulatoire, sans impacter les résultats fonctionnels et radiologiques. Mais avec un coût important (594 euros).

Le curetage et comblement d’un chondrome de la main par allogreffe, est une alternative satisfaisante au curetage comblement par greffe autologue.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Alexis BREJUIN (Assistant spécialiste régional) (Rouen)
17:04 - 17:10 #27307 - CO120 Amylose à transthyrétine et Canal carpien : Etude épidémiologique.
Amylose à transthyrétine et Canal carpien : Etude épidémiologique.

Nicolas  BIGORRE  (1), Caroline  VINCELOT-CHAINARD*  (2)

1. Centre de la Main - Trélazé, Angers, FRANCE

2. Service de Chirurgie Orthopédique - Traumatologie, CHU d'Angers, Angers, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : vincelot.chainard.caroline@gmail.com (Caroline VINCELOT-CHAINARD)

L'amylose à transthyrétine (ATTR) est une maladie systémique dans laquelle l'atteinte cardiaque est la plus péjorative. La moitié des patients atteints d'ATTR cardiaque ont des antécédents de syndrome du canal carpien opéré (SCC) qui précéderaient les symptômes cardiaques de 5,4 ans en moyenne. L'objectif de cette étude était, d'une part, d'analyser les éléments pouvant être considérés comme des facteurs prédisposant à l'apparition d'une amylose à TTR et, d'autre part, d'évaluer le délai d'apparition des signes cardiaques après la chirurgie de libération canalaire.

Il s'agissait d'une étude rétrospective unicentrique de patients suivis en cardiologie pour une amylose TTR avec atteinte cardiaque et opérés dans les années précédentes d'une libération de leur nerf médian au canal carpien. Nous avons étudié dans leurs dossiers cliniques leurs antécédents et les données de l'électromyographie pour évaluer les facteurs de prédisposition à une amylose à TTR.

Nous avons revu les dossiers de 28 hommes (82%) et 6 femmes (18%) âgés en moyenne de 72 ans lors de l'intervention du canal carpien. Le recul moyen entre la chirurgie du canal carpien et la mise en place du traitement spécifique de l'amylose était de 11 ans [119 j-27,2]. Les patients avaient été opérés des 2 côtés dans 71% des cas et la plupart des patients présentaient des atteintes sévères à l'électromyogramme. On retrouvait des pathologies cardiaques (rythmiques, valvulaires, tensionnelles) dans 70% des cas et une association à des pathologies locales : doigt à ressaut ou maladie de Dupuytren dans 41% des cas.

Nos résultats montrent que la population atteinte de SCC et d'amylose diffère de la population type du syndrome du canal carpien. La plupart des résultats rejoignent les données de la littérature notamment sur la prédominance du côté bilatéral, du sexe masculin et l'association à d'autres pathologies locales de la main.

Les patients qui bénéficient d'un traitement chirurgical pour le canal carpien sont associés à un risque plus élevé de développer une amylose surtout chez les hommes après 70 ans. Dans ce cas-là, il est nécessaire de faire attention à certains éléments cliniques pouvant nous amener à rechercher une amylose : l'âge, le sexe, les antécédents cardiaques et l'association à une maladie de Dupuytren ou un ressaut digital.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Caroline VINCELOT-CHAINARD (Interne) (Angers)
17:10 - 17:14 Discussion commune.
17:14 - 17:20 #27786 - CO121 Les tumeurs glomiques sous ungueales, quelles voies d'abord ?
Les tumeurs glomiques sous ungueales, quelles voies d'abord ?

Sofiane AOUANE (1), Mohamed HADDAD (1), Nassima MEZIANI* (2)

1. Centre hospitalo-universitaire de Bab El Oued, Alger, ALGÉRIE

2. Faculté de médecine d'Alger, Alger, ALGÉRIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : nassimameziani26@gmail.com (Nassima MEZIANI)

La tumeur glomique est une formation bénigne constituée aux dépens du tissu neuro-myo-artériel siégeant au niveau des anastomoses capillaro-veineuses de régulation, localisés aux extrémités digitales. La topographie sous unguéale est la plus fréquente

Le diagnostic est essentiellement clinique. Suspecte devant toute douleur digitale distale persistante, exacerbée au choc et au froid, élicitée avec une pointe de stylo.

La technique d'exérèse est un sujet de controverse La voie latérale, nous semble être la plus adéquate avec peu d’inconvénients.

Il s’agit d’une étude rétrospective, portant sur 23 patients (22 femmes, 1 homme), dont l’âge moyen est de 35,2 ans opérés au niveau de notre service entre (2010 et 2018), avec un recul moyen de 50 mois.

La radiographie a montré un scalloping de la phalange dans 16 cas. L'aspect de la tumeur en IRM est en hypo signal en T1 , en hyper signal en T2.

La voie d’abord est latérale directe, on réalise un lambeau forme par la berge cutanée et le lit de l’ongle en respectant la jonction matricielle, l’exposition ainsi que l’exérèse sont alors aisées

La nature glomique a été confirmée histologiquement, la cicatrice était indolore, quasi invisible et aucune dystrophie unguéale n'a été constatée, témoignent de l’efficacité de cette technique 2 cas de récidive sont à déplorer.

La voie d'abord des tumeurs glomiques sous unguéales a divisé les chirurgiens entre partisans de l'abord direct trans-unguéal et ceux de l'abord latéral. Ce dernier permet une large exploration qui reste souhaitable du fait de la difficulté de l’ablation complète de la lésion et de la possibilité de tumeurs multiples, autorisant même l'exploration pulpaire. Cette voie évite le décollement de l’ongle, qui même reposé, entraîne une gêne jusqu'à la repousse complète avec le risque de dystrophie unguéale, complication parfois mentionnée avec l'abord direct.

Les tumeurs glomiques ne sont pas exceptionnelles, la localisation sous unguéale reste la plus rencontrée, sa technique d'exérèse est toujours un sujet de controverse. La voie latéro-unguéale en décollant le complexe unguéal semble être celle qui donne le moins de complications post-opératoires : par sa simplicité d’exécution, sa qualité d’exposition facilitant ainsi une exérèse la plus complète possible. Le risque de dystrophie est éloigné, complication parfois mentionnée avec l'abord direct d’autant qu’il s’agit d’une pathologie touchant souvent des femmes jeunes qui restent très sensibles au préjudice esthétique.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Nassima MEZIANI (Chirurgien de la main) (Alger, Algérie)
17:20 - 17:22 Discussion.
17:22 - 17:28 #27644 - CO123 Utilisation d’un lambeau bifolié vascularisé de fibula préservant la mobilité médiocarpienne après exérèse du radius distal pour tumeur.
Utilisation d’un lambeau bifolié vascularisé de fibula préservant la mobilité médiocarpienne après exérèse du radius distal pour tumeur.

Claire  MULLER*, Gilles  DAUTEL

Chirurgie de la main,  CHU, Nancy, France

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : muller.cma@hotmail.fr (Claire MULLER)

Certaines tumeurs du radius distal nécessitent le sacrifice de l'épiphyse. Nous proposons d'ajouter aux options de reconstruction déjà présentes, une technique de reconstruction utilisant un lambeau bifolié de fibula vascularisée fixé en distal sur la première rangée du carpe et ménageant la mobilité médiocarpienne.

Notre série comporte quatre cas de tumeur à cellules géantes de grade Campanacci III et deux cas d'ostéosarcome. Après une résection en bloc de la tumeur, un lambeau de fibula bifolié vascularisé a été logé dans le scaphoïde et le lunatum en distal et dans le radius en proximal. Le suivi a été clinique et radiologique avec l'utilisation des scores fonctionnels DASH, PWRE et MSTS.

Au suivi moyen de 74 mois, il n'y a pas eu de récidive ni de pseudarthrose. Les mobilités moyennes étaient de 28° de flexion, 35° d'extension, 78° de pronation et 57° de supination. La force moyenne par rapport au côté opposé était de 71%. Les scores fonctionnels DASH et PWRE se sont améliorés significativement avec un gain moyen de 14 et 22 points. Le MSTS moyen était de 84%.

Plutôt que d'opter pour une reconstruction en arthrodèse complète du poignet, stratégie souvent défendue, nous avons préféré chez ces patients jeunes opter pour une solution préservant au moins partiellement la mobilité du poignet. L'option d'un transfert épiphysaire vascularisé de fibula a été écartée en raison de la morbidité du prélèvement et en l'absence dans notre série de patients n'ayant pas atteint leur maturité squelettique, pour lesquels le transfert d'une plaque de croissance se serait imposé. Le recours à une arthroplastie prothétique a également été écarté, en raison de l'étendue de la résection osseuse pratiquée chez nos patients ce qui aurait conduit à une prothèse de reconstruction sur mesure, de longévité limitée, impossible à envisager chez nos patients en raison de leur jeune âge. Le transfert de fibula bifolié s'est donc imposé comme une des rares solutions permettant de préserver une partie de la mobilité du poignet. Nous proposons une technique d'ostéosynthèse utilisant une plaque en T en arthrodèse transitoire de la médiocarpienne permettant de contourner la difficulté technique représentée par la fixation distale de ces lambeaux bifoliés au niveau de la première rangée du carpe.

Bien que cette technique soit exigeante avec la difficulté de l'agencement du lambeau bifolié et la gestion de la plicature du pédicule, le lambeau de fibula bifoliée vascularisée permet d'obtenir un poignet stable et mobile.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Claire MULLER (Interne) (Nancy)
17:28 - 17:30 Discussion.
17:30 - 17:33 #27670 - CO124 Retard diagnostic de schwannomatose : à propos d’un cas.
Retard diagnostic de schwannomatose : à propos d’un cas.

Nathalie Marie DE LAMBILLY*, Grégoire CHICK

Hand and Wrist Unit, Meyrin, SUISSE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : nathalie.delambilly@gmail.com (Nathalie Marie DE LAMBILLY)

A 68-year-old right-handed woman presented with a 10-year history of a left supraclavicular fossa tumefaction which was increasing in size. The retained diagnosis of non resectable neurofibromas involving the 6th and 7th cervical nerve roots in a context of Von Recklinghausen's (VRH) disease, was established elsewehre. 

Upon clinical examination, light touch of the overlying skin at the supraclavicular fossa elicited the symptoms of hypersensitivity. Tinel's sign over the brachial plexus was negative. There was no peripheral nerve deficit. 

The magnetic resonance imaging (MRI) showed eccentric globular well delimited masses (of 12 and 5 cm in diameter, respectively) with diffuse enhancement, in direct continuity with the 6th and 7th cervical nerve roots at their proximal and distal poles. 

Physical examination and slit-lamp examination ruled out VRH disease. Enhanced brain MRI and a spinal MRI ruled out the presence of vestibular schwannomas.

The patient consented to surgery and a planned in-situ tumour resection was performed.  Once the epineurium was incised, a mandarina-shaped pale yellow hard mass was found within the nerve roots. Under microscopic magnification, masses were shelled out preserving nerve continuity.

Histological examination reported two completely excised schwannomas. 

Following enucleation, postoperative neurological deficits were absent, and her symptoms resolved with no recurrence or new locations at 3 years follow-up.

Unlike the neurofibroma which infiltrate all constituent elements of a nerve with nerve fibre damage always occurring upon complete removal (nonresectable tumour,) the schwannoma is a resectable tumour after epineurotomy.

The diagnosis of schwannomatosis is based on the existence of multiple peripheral nerve tumours (>2) composed exclusively of schwannomas without involvement of the vestibular nerve, at above 18 years old. The absence of neurofibroma and neuroacoustic neurofibromatosis criteria makes schwannomatosis a diagnosis of exclusion.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Nathalie Marie DE LAMBILLY (chef de clinique) (Meyrin, Suisse)
17:33 - 17:34 Discussion.

16:30-18:00
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SFRM13
Table ronde
La douleur en rééducation de la main

Table ronde
La douleur en rééducation de la main

Modérateurs : Célia BOUKARI (Masseur Kinésithérapeute DE) (Montpellier), Alexandre FOURNIER (chirurgien) (Nantes)
16:30 - 16:55 Mécanismes de la douleur et techniques médicales de gestion de la douleur. Alix DOUSSET (Marseille)
16:55 - 17:10 Place de l'hypnose dans la prise en charge de la douleur en rééducation de la main. Nicole BASSET (kinésithérapeute - ergothérapeute) (Lyon)
17:10 - 17:25 Intérêt des corticoïdes dans la prise en charge des S.D.R.C. Ludovic BINCAZ (Chirurgien) (Montélimar)
17:25 - 17:50 La kinésithérapie informée par la psychologie. Anthony HALIMI (Masseur-kinésithérapeute D. E) (Dijon)
17:50 - 18:00 Discussion.

17:30
17:30-18:15
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G1-27
Face-à-face
Échographie en pathologie de la main : par qui et pourquoi ?

Face-à-face
Échographie en pathologie de la main : par qui et pourquoi ?

17:30 - 18:15 Échographie en pathologie de la main : par qui et pourquoi ? Olivier MARÈS (Medecin) (Nîmes)
17:30 - 18:15 Échographie en pathologie de la main : par qui et pourquoi ? Franck LAPÈGUE (radiologue) (Toulouse)

18:00
18:00-19:30
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FES
Assemblée Générale
FESUM

Assemblée Générale
FESUM

18:15