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Conférences d'enseignement

Modérateur : Michel EBELIN (Paris)
08:00 - 08:40 Cals vicieux articulaires du poignet. Stéphane ROMANO (Paris)
08:40 - 09:20 Arthrose STT. Laurent OBERT (Chirurgien orthopédiste) (Besançon)
09:20 - 10:00 Lambeaux de couverture du pouce. Lionel ATHLANI (Praticien Hospitalier Universitaire) (Nancy)
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Communications libres
Coude, avant-bras, RUD, radius distal

Modérateurs : Pierre MOUTON (chirurgien) (Pessac), Fabrice RABARIN (chirurgien) (Angers - Trelaze)
08:00 - 08:06 #27761 - CO001 Résultats des prothèses totales de coude chez le patient de moins de 55 ans.
Résultats des prothèses totales de coude chez le patient de moins de 55 ans.

Mahdi SIALA* (1), Pierre LAUMONERIE (1), Abdellah HEDJOUDJE (2), Stéphanie DELCLAUX (1), Nicolas BONNEVIALLE (1), Pierre MANSAT (1)

1. Chirurgie orthopédique et traumatologique, CHU de Toulouse, FRANCE

2. CHRU de Besançon, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : mahdisiala@hotmail.com (Mahdi SIALA)

La prothèse totale de coude (PTC) est une option pour le traitement pour l'arthrose terminale. Même si les résultats sont satisfaisants pour la population âgée, la chirurgie des PTC est sujette à controverse chez les patients plus jeunes. Le but de cette étude était d'évaluer les résultats cliniques et radiographiques des PTC semi-contraintes réalisées pour l'arthrose chez les patients âgés de moins de 55 ans.

Entre 1998 et 2008, 19 PTC ont été implantées chez 17 patients de moins de 55 ans (âge moyen 46 ans, extrêmes 29 à 54 ans). Les indications d'une chirurgie supplémentaire, les mobilités, le score du coude de la Mayo (MEPS), le score du quickDASH, les liserés périprothétiques ainsi que les mesures des résultats incluant la survie des implants, les complications et les révisions ont été évaluées.

Le suivi moyen était de 10 ans (2 à 16 ans). Les mobilités étaient significativement améliorées : la flexion de 120° (90 à 140°) à 140° (130 à 155°) et l'extension de 40° (0 à 60°) à 25 ° (0 à 90°). Le MEPS moyen était de 85 (55-100). Au cours de la période d'étude, onze (58%) coudes ont connu des complications et huit (42%) ont subi une révision. Le descellement aseptique (3 ulnaires et 2 bipolaires) était la principale indication de révision. Le taux de survie sans révision était de 94% à 5 ans et de 75% à 10 ans.

L'arthroplastie totale du coude a donné des résultats satisfaisants chez les patients jeunes de la population étudiée. Cependant, un taux élevé de complications et de révision a été observé avec le suivi.

La PTC doit être considérée avec prudence chez les patients jeunes et d'autres options thérapeutiques doivent être discutées.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Recherches cliniques/travaux scientifiques : non

Consultant, expert : non

Cours, formations : Stryker, Arthrex, Smith

Documents publicitaires : non

Invitations à des congrès nationaux ou internationaux : non

Actionnariat : non

Détention d’un brevet ou inventeur d’un produit : non


Mahdi SIALA (Praticien hospitalier contractuel) (Montauban)
08:06 - 08:12 #27762 - CO002 Complications des prothèses totales du coude pour fractures et séquelles de fractures. Etude monocentrique de 46 cas.
Complications des prothèses totales du coude pour fractures et séquelles de fractures. Etude monocentrique de 46 cas.

Thaïs GALISSARD (1), Marion BURNIER (2), Guillaume HERZBERG* (3) 

1. Hôpital Herriot, Lyon, FRANCE

2. Hôpital Médipôle, Lyon, FRANCE

3. Clinique du Parc - Clinique Val d'Ouest, Lyon, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : prgherzberg@gmail.com (Guillaume HERZBERG)

La place de la prothèse totale de coude dans le traitement des fractures fraîches de l’humérus distal est maintenant reconnue ; il existe moins de données sur les résultats des prothèses totales de coude en secondaire après échec d’un traitement chirurgical premier par ostéosynthèse. Notre but est de rapporter une revue monocentrique des complications et réinterventions à propos de 46 cas.

Entre 2004 et 2016, 29 patients ont été opérés par prothèse totale de coude pour fractures fraiches non ostéosynthésables. (Groupe 1). Les critères d’inclusion étaient : fractures comminutives AO B ou C, ou A très distales, chez des patients âgés aux nombreuses comorbidités, avec un os très ostéoporotique. 

Entre 1996 et 2016, 17 patients ont été opérés par prothèse totale de coude pour séquelles post-traumatiques (Groupe 2). Le critère d’inclusion était un échec de traitement chirurgical primaire par ostéosynthèse. 

Un recueil clinique et radiologique a été réalisé avec un suivi minimal de 1 an.

Dans le groupe 1, 7 complications (1 sepsis, 5 ossifications péri-prothétiques, 1 algodystrophie) et 5 ré interventions (17%) ont été nécessaires à des délais entre 1 et 70 mois. L’arc moyen de flexion-extension au recul était de 97°. Le défaut d’extension moyen était de 27°. La douleur moyenne (EVA) était de 1,3.

Dans le groupe 2, 3 complications (1 descellement, 1 désassemblage, 1 ossification) ont été observées. 3 reprises chirurgicales (17%) ont été réalisées. L’arc moyen de flexion-extension au recul était de 96°. Le défaut d’extension moyen était de 33°. La douleur moyenne (EVA) était de 0,91.

Les taux de ré interventions sont semblables dans les deux groupes. La prothèse totale de coude en seconde intention semble être une solution légitime et envisageable dans les cas complexes d’échec d’ostéosynthèse, puisqu’elle ne présente pas plus de complications majeures qu’en aigu, et des résultats fonctionnels satisfaisants.

Nos résultats suggèrent qu’une prothèse totale du coude peut être conseillée non seulement dans les traumatismes complexes de la palette humérale chez le sujet âgé comme cela est classique dans la littérature, mais aussi comme traitement de reprise en cas d’échec d’ostéosynthèse, avec un risque raisonnable de complications.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Thaïs GALISSARD (chirurgien) (Lyon)
08:12 - 08:16 Discussion commune.
08:16 - 08:22 #27763 - CO003 Prothèses de tête radiale en pyrocarbone: résultats à 9 ans de recul.
Prothèses de tête radiale en pyrocarbone: résultats à 9 ans de recul.

Romain CECCARELLI* (1), Marc Olivier GAUCI (1), Hugo BARRET (2), Matthias WINTER (3)

CHU de Nice, FRANCE

CH de Cannes, FRANCE

Clinique Saint Jean, Cagnes Sur Mer, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : dr.ceccarelliromain@gmail.com (Romain CECCARELLI)

L’objectif de cette étude est d’analyser les résultats radiologiques et cliniques à long terme d’une série continue de patients porteurs d'une prothèse de tête radiale (PTR) en pyrocarbone, dont les résultats ont été publiés à moyen recul.

Nous avions revu 52 patients opérés d’une PTR MoPyC (Tornier) entre janvier 2006 et avril 2013 pour fracture non synthésable, échec d’ostéosynthèse ou révision d’un autre implant. Parmi les 52 patients analysés dans l’étude princeps 25 ont été revus pour l’évaluation des amplitudes, de la douleur, de la stabilité et de la fonction par le score MEPS. La résorption osseuse autour du col et la présence d’un liseré périprothétique ont été évalués sur radiographies. La présence de lésion capitélaires ainsi que d'arthrose huméro-ulnaire ont été évalués. Les complications et les révisions d’implant ont été analysées.

26 patients ont été inclus pour une analyse clinique et radiographique. Aucun patient n'a nécessité de révision. Huit patients ont dû être réopérés : 1 retrait de vis de coronoïde et 7 arthrolyses postérieures pour raideur. Le délai moyen de réopération était de 11 mois. La moyenne des MEPS au dernier suivi était de 96±9/100, avec une douleur de 42±7/45, une mobilité de 19±2/20, une stabilité de 10/10, une fonction de 25/25. La comparaison avec les données cliniques du délai intermédiaire n'a pas révélé de différence statistiquement significative. Tous les patients présentaient une ostéolyse radiale proximale. Cependant, aucune progression n'a été constatée. Aucun signe de descellement de tige n'a été trouvé. Une progression de l'arthrose huméro-radiale (12 % au délai intermédiaire VS 80 % au dernier suivi) et des lésions capitelaires (34 % au délai intermédiaire VS 80 % au dernier suivi) a été mise en évidence.

Nous avons montré qu'un PTR en pyrocarbone à 9 ans de suivi donne des résultats cliniques stables et satisfaisants. L'ostéolyse du col radial est une constante, mais elle n'évolue pas et n'est pas associée au descellement de la tige. Enfin, nous avons montré une nette aggravation de l'arthrose huméro-radiale et des lésions capitelaires, sans aucune répercussion clinique à ce recul.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Romain CECCARELLI (CCA) (Nice)
08:22 - 08:28 #27764 - CO004 Après l'échec d'une arthroplastie de la tête radiale, le retrait isolé de l'implant entraine-il un résultat péjoratif ?
Après l'échec d'une arthroplastie de la tête radiale, le retrait isolé de l'implant entraine-il un résultat péjoratif ?

Hugo BARRET*, Benjamin DEGEORGE, Cyril LAZERGES, Michel CHAMMAS, Bertrand COULET

Chirurgie de la main et du membre supérieur, chirurgie des nerfs périphériques, Hôpital Lapeyronie, Montpellier, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : hugobarret89@gmail.com (Hugo BARRET)

Le nombre de révision des prothèses de tête radiale (PTR) pour 100 personnes-années de suivi est en moyenne de 2,53. L’objectif de notre étude est de comparer les résultats des révisions de PTR entre une simple résection et une nouvelle arthroplastie de tête radiale (R-PTR)

Vingt-huit patients ont été inclus dans cette série pour une révision de prothèse de tête radiale. L’âge moyen était de 47 ans+/-13 ans avec un recul moyen de 70+/-48 mois. Nous avons divisé cette série en deux groupes : Le groupe résection seul composé de 17 patients et le groupe révision par prothèse de tête radiale composé de 11 patients. Une évaluation clinique et radiologique a été effectuée, comprenant l'analyse des taux de complications et de révisions, le niveau de la douleur, l'amplitude des mouvements ainsi que le score de performance du coude (MEPS) et un score fonctionnel du membre supérieur (DASH).

Six complications ont été rapportées dans cette série sans aucune révision, ni différence entre les 2 groupes. Les mobilités étaient meilleures dans le groupe résection en pronation (77+/-10 vs 64+/-22 ; p=0.03), en supination (74+/-11 vs 53+/-30 ; p=0.027) et en extension ( -14+/-13 vs -29+/-13 ; p=0.036).

Les patients étaient moins douloureux dans le groupe résection par rapport au groupe R-PTR (EVA douleur 0.65+/-0.9 vs 3+/-2.0 ; p=0.045 et MEPS Pain 39+/-7 vs 26+/-15 ; p=0.027) sans que les score fonctionnels totaux ne soient différents (DASH: résection = 14+/-5 vs R-PTR = 11+/-6 ; p=0.056 et MEPS total résection = 88+/-8 vs R-PTR = 77+/-16 ; p=0.07). Dans les sous-groupes, instabilités initiales et révision pour instabilité clinique persistante, le score DASH (résection = 15+/-6 vs R-PTR = 10+/-5 ; p=0.02) et le Score MEPS total (résection = 79+/-8 vs R-RHA = 85+/-16 ; p=0.045) étaient meilleurs dans le groupe R-PTR.

L’analyse de la totalité de l’histoire de la PTR associé à l’évaluation des lésions du capitulum va nous permettre de faire un compromis et de choisir entre résection et R-PTR.

La résection en cas d’échec de prothèse de tête radiale donne des résultats satisfaisants et pouvant être supérieurs aux R-PTR pour certaines indications.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Hugo BARRET (Assistant) (Montpellier)
08:28 - 08:32 Discussion commune.
08:32 - 08:38 #27604 - CO005 Résultats de l’ostéotomie accourcissante isolée de la diaphyse ulnaire dans le traitement du syndrome d’impaction ulno-carpien idiopathique.
Résultats de l’ostéotomie accourcissante isolée de la diaphyse ulnaire dans le traitement du syndrome d’impaction ulno-carpien idiopathique.

Jean-Baptiste  FACON*

CHRU de Lille, France

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : jeanbaptiste.facon@gmail.com (Jean-Baptiste FACON)

L'ostéotomie accourcissante de la diaphyse ulnaire représente une technique de référence du traitement du syndrome d''impaction ulno-carpien. Souvent critiquée pour ses complications, elle devient, avec le développement de l'arthroscopie, une chirurgie de seconde intention pour certains chirurgiens. L'objectif de ce travail est d'évaluer les résultats et les complications de cette procédure.

Il s'agit d'une étude rétrospective de 31 patients. La variance ulnaire pré-opératoire moyenne était de 3,4 mm. L'intensité douloureuse pré-opératoire moyenne (EVA) était de 7/10. Le recul moyen était de 62 mois.

L'ostéotomie accourcissante isolée de la diaphyse ulnaire réduisait de manière statistiquement significative l'intensité douloureuse (7/10 versus 1,7/10 ; p<0,001) et 84% des patients étaient satisfaits de l'intervention. Le QuickDASH moyen était de 19,6 ; le PRWE moyen était de 23. La variance ulnaire post-opératoire moyenne était de - 0,5mm. Nous avons retrouvé 13% de pseudarthrose, 61% d'inconfort lié au matériel nécessitant son ablation et 9,7% d'arthrose radio-ulnaire distale.

A l'image des publications précédentes, notre étude confirme l'efficacité de l'ostéotomie accourcissante isolée de la diaphyse ulnaire dans le traitement du syndrome d'impaction ulno-carpien primitif : la majorité des patients (84%) étaient satisfaits de l'intervention et accepteraient de se faire réopérer ; la douleur diminuait de manière statistiquement significative, sans aménagement de l'activité professionnelle manuelle. Pour autant, il nous est impossible d'affirmer que l'ostéotomie accourcissante de la diaphyse ulnaire améliore les scores fonctionnels (Quick DASH / PRWE), la force de préhension et les amplitudes articulaires dans la mesure où, et cela représente une des principales limites de notre étude rétrospective, il existe un certain nombre de données manquantes pré-opératoires. Nous pouvons au mieux constater que cette procédure n'entraine pas de raideur articulaire et/ou de diminution de la force de préhension majeure. 

Par ailleurs, malgré un recrutement exhaustif avec un seul patient perdu de vue, l'ostéotomie accourcissante de la diaphyse ulnaire reste une intervention rare en pratique clinique. En dépit d'une collaboration entre deux centres orthopédiques majeurs de la région,  l'effectif de l'étude reste faible. Cette faible puissance pouvant expliquer l'absence de significativité de certains résultats.

L'ostéotomie accourcissante est une intervention efficace sur la réduction des douleurs du syndrome d'impaction ulno-carpien primitif mais source de complications nécessitant le plus souvent une reprise chirurgicale.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Jean-Baptiste FACON (CCA) (Lille)
08:38 - 08:40 Discussion.
08:40 - 08:46 #27652 - CO006 Brochage échoguidé des fractures de l'extrémité distale du radius: a propos de 24 cas.
Brochage échoguidé des fractures de l'extrémité distale du radius: a propos de 24 cas.

François  YAOUANC*

Chirurgie orthopédique, Centre Hospitalier de Saintonge, Saintes, France

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : francois.yaouanc@orange.fr (François YAOUANC)

De nombreuses études établissent l'intérêt de l'échographie dans le diagnostic et la réduction des fractures de l'extrémité distale du radius. Aucune étude clinique à notre connaissance n'étudie la faisabilité, l'intérêt et la sécurité du brochage percutané échoguidé.

L'échographie a été employée en per-opératoire pour améliorer le bilan lésionnel en complément de nos examens usuels, pour assister la réduction et le brochage percutanés utilisé dans nos indications habituelles, dans l'optique de remplacer à chaque fois que possible l'amplificateur de brillance, et enfin pour envisager la faisabilité de l'utilisation de l'échographe dans un futur protocole WALANT de brochage percutané des fractures de l'extrémité distale du radius.

24 patients ont bénéficié d'un brochage écho assisté en 2020 par le même opérateur.

L'échographie a été utilisée en per-opératoire pour le bilan lésionnel, le contrôle de la réduction, du positionnement des broches, de l'ostéosynthèse.

Le recours final à l'amplificateur de brillance pour le contrôle de l'ostéosynthèse a été systématique.

Le même opérateur a effectué le suivi clinique et radiologique avec un recul moyen de 52 jours (35 à 159 jours). 

Les critères radiographiques de bonne qualité de la réduction étaient une variance Ulnaire inférieure à 3mm, une pente radiale supérieure à 10 degrés, une antéversion de glène positive, une hauteur radiale supérieure à 5mm.

Tout emploi per-opératoire de la radioscopie pour autre chose que le contrôle final, toute ostéosynthèse imparfaite, toute perte de réduction, toute reprise chirurgicale ont été considérés comme des échecs.

24 patients de 68 ans d’âge moyen présentant des fractures A2, A3, B1 et C2 ont été sélectionnés.

On dénombre 1 échec per-opératoire par recours à la radioscopie, 1 patient avec de mauvais critères de réduction, 1 rupture du tendon de l'abductor pollicis longus, 6 pertes de réduction, 2 migrations de broches ayant abouti à leur ablation avant terme.

Nous n'avons relevé aucune lésion vasculaire ou nerveuse, aucune infection, aucune reprise de l'ostéosynthèse.

Notre étude a concerné essentiellement des sujets âgés victimes de fractures 21 fois sur 24 extra articulaires, dont l'état général était jugé incompatible avec une ostéosynthèse par plaque. Les complications et limites de cette étude sont aussi ceux de l'indication du brochage, tandis que les corrélations radiographiques et cliniques restent controversées chez le sujet âgé.

Notre étude démontre la faisabilité, l'intérêt et la sécurité du brochage échoguidé sur  des patients sélectionnés présentant des fractures extra articulaires, et ouvre la perspective d'un brochage échoguidé par technique WALANT, en office surgery.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


François YAOUANC (Chirurgien) (Saintes)
08:46 - 08:52 #27672 - CO007 Évaluation médicale et paramédicale de l’utilisation des ancillaires à usage unique et des ancillaires réutilisables pour le traitement par plaques verrouillées antérieures des fractures du radius distal – Enquête de satisfaction.
Évaluation médicale et paramédicale de l’utilisation des ancillaires à usage unique et des ancillaires réutilisables pour le traitement par plaques verrouillées antérieures des fractures du radius distal – Enquête de satisfaction.

Thibaut  CUNIQUE*, Romain  DESCLEE DE MAREDSOUS, Jérémy  HARDY, Guillaume  VERGNENEGRE, Pierre-Sylvain  MARCHEIX

Chirurgie Orthopédique et Traumatologique,  CHU, LIMOGES, France

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : tcunique@icloud.com (Thibaut CUNIQUE)

Depuis le début des années 2010, l'utilisation d'ancillaire à usage unique en chirurgie orthopédique et traumatologique est en plein essor. Les études économiques déjà publiées à ce sujet retrouvent des résultats discordants quant à l'hypothèse d'un avantage en termes de coût pour les ancillaires à usage unique. Nous avons souhaité évaluer l'utilisation des ancillaires à usage unique (AUU) par rapport aux ancillaires réutilisables (ARU). L'objectifs de notre étude était : 1) de comparer la satisfaction du personnel médical et paramédical entre AUU et ARU dans le cadre des ostéosynthèses par plaque verrouillée antérieure des fractures du radius distal, 2) de comparer les résultats radiologiques en post opératoire et à moyen terme entre ces deux ancillaires. L'hypothèse de notre travail était que les AUU apportaient une meilleure satisfaction à l'utilisation dans le cadre des ostéosynthèses par plaque verrouillée antérieure des fractures du radius distal.

Il s'agissait d'une étude prospective, monocentrique réalisée entre avril 2019 et mai 2020. Les critères d'inclusion étaient les suivants : âge supérieur à 18 ans, fracture du radius distal avec indication à une ostéosynthèse par plaque verrouillée antérieure, prise en charge initiale et suivi réalisé dans notre service. Deux groupes de patients ont été créés : groupe AUU, groupe ARU. L'évaluation de la satisfaction des chirurgiens et des infirmiers instrumentistes a été réalisée à l'aide d'un questionnaire composé de 10 items.

Ce travail portait sur 91 interventions pour lesquelles un questionnaire de satisfaction avait pu être complété par l'opérateur principal et l'infirmier instrumentiste. L'étude de la satisfaction mettait en évidence une différence significative avec des scores de satisfaction systématiquement supérieurs (p<0,05) dans le groupe ARU comparativement au groupe AUU.

A l'heure où les kits à usage unique se démocratisent en chirurgie orthopédique et traumatologique, sur des arguments économiques qui restent encore à confirmer, la prise en compte de l'avis du personnel de bloc opératoire doit rester un critère non négligeable dans le choix du matériel afin d'améliorer ces ancillaires réutilisables.

Cette étude a montré que l'ancillaire réutilisable était plus apprécié à l'utilisation que l'ancillaire à usage unique par le chirurgien comme par l'instrumentiste.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Thibaut CUNIQUE (Interne) (Limoges)
08:52 - 08:58 #27564 - CO008 Empreinte carbone en chirurgie orthopédique : comparaison de matériel à usage unique versus ancillaire réutilisable dans le traitement des fractures du radius distal.
Empreinte carbone en chirurgie orthopédique : comparaison de matériel à usage unique versus ancillaire réutilisable dans le traitement des fractures du radius distal.

Sharon  ABIHSSIRA*  (1), Thibault  GEROSA  (1), Nicolas  MARTELLI  (2), Inès  PRIEUR DE LA COMBLE  (3), Florian  GALLO  (3), Emmanuel H. MASMEJEAN  (1)

1. Chirurgie de la main, du membre supérieur et des nerfs périphériques, HEGP, Paris, FRANCE

2. HEGP, Paris, FRANCE

3. Carbone 4, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : sharon@abihssira.net (Sharon Abihssira)

Le changement climatique constitue une menace grandissante en terme de santé publique. Paradoxalement, la Santé occupe une grande partie des émissions de gaz à effets de serre (GES). L'empreinte carbone (EC) permet de réaliser le bilan des GES mais reste peu développée en Santé, et particulièrement en chirurgie. A ce jour, l'EC en chirurgie orthopédique est inconnue. 

Les fractures du radius distal sont les fractures chirurgicales les plus fréquentes au membre supérieur. Pour ces chirurgies, la tendance porte vers une ostéosynthèse par plaque. Le développement du matériel à usage unique (UU) a questionné sur les gains de temps et de coût mais aucune étude traite de son impact écologique. 

L'objectif de cette étude est d'évaluer l'EC de dispositif à UU versus ancillaire réutilisable pour l'ostéosynthèse de fracture du radius distal, de leur fabrication à leur implantation.

Nous avons réalisé une analyse en cycle de vie de deux dispositifs médicaux produits par la même société en France : un kit à UU et l'autre réutilisable. Pour chacun, l'EC était calculée lors de son utilisation dans un centre hospitalo-universitaire et une structure privée à Paris. Les émissions des postes de fabrication, fret et utilisation ont été calculées et converties en équivalent carbone (kgCO2).

La fabrication d'un kit standard est 29 fois plus émissive en GES que celle d'un kit UU (735 kg CO2 Vs 26 kgCO2). Pour un cas, l'utilisation d'un kit standard est 8 fois plus émissive que celle d'un kit à UU (10,1 Vs 1,3 kgCO2) et ceci double en cas d'utilisation dans une structure privée. L'écart s'amoindrit avec le nombre d'utilisation mais reste toujours en faveur des kits à UU, même à 200 cas par an (26 Vs 41 kgCO2). 

En modélisant l'utilisation en Allemagne ou en Australie, l'écart des émissions de GES se majore jusqu'à 65 kgCO2 et 117 kgCO2 respectivement, du fait des émissions de transport et d'énergie nécessaire lors de l'utilisation.

L'EC des dispositifs à UU est moindre dans tous les scénarios étudiés. Cette analyse prend en compte toutes les étapes de la vie du produit. Elle permet d'évaluer un aspect de l'impact écologique mais doit se compléter par la mesure de la pollution par ces deux dispositifs.

Cette première étude évaluant ce dispositif chirurgical de sa fabrication à son utilisation et doit faire réfléchir le chirurgien dans ses pratiques, en faveur de l'usage unique dans les fractures du radius distal.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Sharon ABIHSSIRA (Interne) (Paris)
08:58 - 09:04 #27766 - CO009 Faut-il utiliser l'arthroscopie pour traiter des fractures fraîches partielles du radius distal type B ?
Faut-il utiliser l'arthroscopie pour traiter des fractures fraîches partielles du radius distal type B ?

Lyliane LY (1), Thibault DRUEL (1), Marjolaine WALLE (2), Marion BURNIER (3), Guillaume HERZBERG*(4)

1. Service de Chirurgie Main - Membre Supérieur, Hôpital Edouard Herriot, Lyon, FRANCE

2. Orthopédie, Hôpital Gabriel-Montpied, Clermont-Ferrand, FRANCE

3. Hôpital Médipôle, Lyon, FRANCE

4. Clinique Parc - Clinique Val d'Ouest, Lyon, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : prgherzberg@gmail.com (Guillaume HERZBERG)

L'utilité de l'arthroscopie dans le traitement des fractures fraîches du radius distal reste discutée. Les auteurs font l'hypothèse que les fractures partielles de type B sont les meilleures indications.

Entre 2009 et 2019, nous avons traité 227 fractures du radius distal sous assistance arthroscopique, cinquante d'entre elles étaient des fractures partielles de type B. L’âge moyen des patients était de 33 ans (16 à 69) ce qui les différencie très nettement des fractures complètes. Une arthroscopie a été pratiquée dans les quatre jours suivant le traumatisme, en complément d'une ostéosynthèse qui a été réalisée dans 90% des cas par plaque antérieure.

L'utilisation de l'arthroscopie a permis de révéler dans 9 cas de gros fragments ostéo-cartilagineux, dans 13 cas, une lésion du TFCC, dans 11 cas, une lésion scapho-lunaire et dans 3 cas une lésion luno-triquétrale. La marge d'escaliers initiale était supérieure à 3 millimètres dans 34 cas et l’écart inter fragmentaire était supérieur à 3 millimètres dans 37 cas. Sur les 27 cas qui ont pu avoir un contrôle radiologique par scanner, 17 avaient une marche d'escalier à 0 et 16 avaient un écart inter fragmentaire à 0.

Les auteurs pensent que l'arthroscopie est la meilleure indication pour des fractures articulaires fraîches partielles du radius distal. Ceci est corroboré par une étude publiée récemment par Bhash,Ya (2019) qui confirme que les fractures partielles du radius distal sont des formes de transition avec les fracture-luxations radio carpiennes.

Les fractures articulaires fraîches partielles du radius distal sont des formes de transition avec les fractures-luxations radio-carpiennes. Elles surviennent chez des hommes jeunes préférentiellement et peuvent grandement bénéficier de l’arthroscopie à la fois sur le plan diagnostic et thérapeutique

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Lyliane LY (interne en chirurgie orthopédique) (Lyon)
09:04 - 09:12 Discussion commune.
09:12 - 09:18 #27767 - CO010 Prothèse isoélastique de resurfaçage du radius distal : à propos d’une série de 24 cas de fractures revues à plus de 2 ans.
Prothèse isoélastique de resurfaçage du radius distal : à propos d’une série de 24 cas de fractures revues à plus de 2 ans.

Antoine MARTINS*, Priscille LAZARUS, Sybille FACCA, Stéphanie GOUZOU, Nicolas MEYER, Philippe LIVERNEAUX 

Chirurgie de la main, du poignet et des nerfs périphériques, CHRU de Strasbourg, France

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : Antoine1martins@gmail.com (Antoine MARTINS)

Certains auteurs ont montré l’intérêt des prothèses unicompartimentales de resurfaçage dans le traitement des fractures articulaires comminutives du radius distal chez les patients âgés ostéoporotiques. Cependant, il existe encore peu de travaux sur le sujet et de nouvelles études nécessitent d’être évaluer.

Le but de ce travail était d’évaluer les résultats cliniques et radiologiques après prothèse unicompartimentale de resurfaçage dans les fractures du radius distal avec un minimum de deux ans de recul.

Notre série comprenait 24 fractures de type C selon l’AO opérées par prothèses Prosthelast®. L’âge moyen était de 78 ans (60 à 91). On notait 22 femmes. Trois fractures étaient ouvertes. Les patients ont été évalués cliniquement par une échelle de la douleur (Echelle Visuelle Analogique), les mobilités du poignet, la force, ainsi que par des scores fonctionnels et un bilan radiographique.

Le recul moyen était de 55,2 mois (24 à 97). La durée moyenne du garrot était de 61,9 minutes (37 à 126). La mobilité moyenne en flexion était de 39°, en extension de 49°, en pronation 74°, en supination 68°. La douleur était de 2,1 (0 à 7), le quick DASH à 39,8 (9,09 à 77), le PRWE à 42,7 (5 à 95), la force à 38 (25 à 150). Une limitation douloureuse du coude a été notée chez un patient opéré d’une prothèse totale de coude. Six CRPS et 5 reprises chirurgicales ont été notées. On notait 8 perforations de la tête radiale asymptomatique, aucune ostéolyse périprothétique, aucune arthrose, 2 conflits entre prothèse et lunatum et 1 avec le scaphoïde. La variance ulnaire moyenne était de +0,17 mm (-1 à 7,5). Un remodelage osseux périprothétique a été observé chez tous les patients sauf 2.

Les prothèses de resurfaçage conservent une place dans le traitement des fractures articulaires comminutives des patients ostéoporotiques au recul moyen de 55 mois. Une étude à long terme est nécessaire pour confirmer ces résultats.

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Antoine MARTINS (CCA) (Strasbourg)
09:18 - 09:24 #27768 - CO011 Place de l’hémiarthroplastie dans les fractures articulaires irréparables du sujet âgé autonome.
Place de l’hémiarthroplastie dans les fractures articulaires irréparables du sujet âgé autonome.

Thomas JALAGUIER (1), Arnaud WALCH (1), Marion BURNIER (2), Guillaume HERZBERG* (3)

1. Service de Chirurgie Main - Membre Supérieur, Hôpital Edouard Herriot, Lyon, FRANCE

2. Hôpital Médipôle, Lyon, FRANCE

3. Clinique Parc - Clinique Val d'Ouest, Lyon, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : prgherzberg@gmail.com (Guillaume HERZBERG)

La fréquence des fractures du radius distal chez la personne âgée est élevée. En cas de fractures articulaire irréparables, chez une personne âgée autonome, aucun traitement n’a fait la preuve de sa supériorité. L’objectif principal de cette étude est d’évaluer les résultats d’une hémi-arthroplastie de poignet pour cette population et ce type de fracture.

Nous rapportons une série de 25 patients (25 poignets) âgés autonomes, en moyenne de 77 ans (65-88 ans) opérés par hémi-arthroplastie pour fracture articulaire irréparable du radius distal. Le suivi moyen était de 32 mois (24-44 mois). Les critères d’évaluation clinique portent sur la douleur, les mobilités articulaires, le Quick-DASH, la force de préhension, le Lyon Wrist Score et le taux de complication.

Au recul, nous rapportons une douleur à 1/10, une mobilité active en flexion-extension moyenne à 60°, en prono-supination à 150°, un Quick-DASH à 26/100, une force de préhension à 68% par rapport au poignet controlatéral et un Lyon Wrist Score à 74%. Aucune luxation n’a été mise en évidence, 3 CRPS ont été vu en post-opératoire soit 11% et aucune ablation d’implant n’a dû être réalisée.

Nous avons comparé les résultats cliniques des différentes études portant sur l’hémi-arthroplastie de poignet. La revue de la littérature porte sur cinq autres travaux parus entre 2009 et 2020, utilisant trois types d’hémi-prothèses de poignet sur une population âgée de plus de 65 ans (61 patients) et autonome. Les résultats sont similaires en termes d’amplitudes articulaires et de force de préhension. Le suivi moyen est de 31,4 mois (18-55 mois), la douleur moyenne est de 2,5/10 (1-3,88), 18% de CRPS ont été diagnostiqué et 11% ont eu une seconde intervention.

Notre étude suggère que l’hémi-arthroplastie de poignet est une technique viable pour les patients âgée et autonome présentant une fracture du radius distal irréparable. Le taux de complication et de reprise est relativement faible.

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Thomas JALAGUIER (Chirurgien Orthopédique) (Lyon)
09:24 - 09:28 Discussion commune.
09:28 - 09:34 #27554 - CO012 Cals vicieux du radius distal : ostéotomie accourcissante du radius et de l’ulna.
Cals vicieux du radius distal : ostéotomie accourcissante du radius et de l’ulna.

Sabine  PILLOT*, Thaïs  GALISSARD, Aram GAZARIAN

Chirurgie du membre supérieur SOS Mains,  Hôpital Edouard Herriot, Lyon, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : pillotsabine@free.fr (Sabine Pillot)

Le cal vicieux du radius distal est la complication la plus fréquente des fractures de l'extrémité distale du radius. La plupart des études s'intéressent aux ostéotomies d'ouverture.

L'objectif de notre étude est d'évaluer les résultats fonctionnels à long terme d'une ostéotomie accourcissante combinée du radius et de l'ulna dans le traitement des cals vicieux du radius distal.

Il s'agit d'une étude rétrospective, monocentrique et mono-opérateur. Vingt patients opérés entre 1999 et 2017, ont été inclus. Les critères d'exclusion comprenaient les enfants et les patients ayant un suivi inférieur à 12 mois. 

L'âge moyen au moment du traumatisme était de 47 ans et de 50 ans au moment de la chirurgie (16 à 71 ans). Le côté dominant était atteint chez 11 patients. Le sex-ratio était de 15 femmes pour 5 hommes. Le traitement initial avait été réalisé par brochage chez 11 patients, plaque palmaire chez un patient, et traitement orthopédique dans 8 cas. Le cal vicieux était dorsal pour 11 patients et palmaire pour 9 patients.

Le délai de suivi moyen était de 66 mois (12 à 240).

Les mobilités ont été améliorées au dernier recul. La supination a été augmentée : passant de 28° en préopératoire à 71° au dernier suivi (p<0,0001). La flexion a progressé : passant de 40° en préopératoire à 55° en postopératoire (p=0,0216). La force de serrage au JAMAR était en moyenne à 14 kg en préopératoire versus 25 kg au dernier suivi (p<0,0001), mais est resté légèrement diminué par rapport au côté controlatéral mesuré à 30 kg en moyenne. L'auto-évaluation subjective globale était également significativement amélioré (4 VS 7 - p=0,004). Au niveau radiographique, la variance ulnaire s'est négativée (-0,5mm) [ ; -3]. L'index sagittal a été amélioré ; de -20 à ° en cas de déplacement dorsal et s'est normalisé pour les déplacements palmaires (°).

Ces résultats sont satisfaisants, notamment sur les mobilités. La force a été significativement améliorée malgré l’accourcissement. La principale plainte reste la douleur en post-opératoire.

La variance ulnaire est un paramètre difficile à corriger avec précision dans le traitement des cals vicieux du radius. Trois patients ont gardé une variance ulnaire positive dont deux nécessitant une reprise chirurgicale pour ostéotomie itérative. L'autre complication attendue est la difficulté de consolidation des deux os; or, aucun cas de pseudarthrose n'a été observé.

L'ostéotomie accourcissante est une technique efficace et reproductible. Elle présente des résultats fonctionnels satisfaisants sur le long terme.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Thaïs GALISSARD (chirurgien) (Lyon)
09:34 - 09:40 #27769 - CO013 Suivi à moyen terme des résultats radio-cliniques des arthrodèses radio-scapho-lunaires.
Suivi à moyen terme des résultats radio-cliniques des arthrodèses radio-scapho-lunaires.

Mathilde LEON*, Benjamin HADDAD, Vittorio FERRARI, Vladimir ROTARI, Hugo NAJJARI, Emmanuel DAVID 

Service de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique, CHU Amiens-Picardie, Amiens, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : leon.mathilde@gmail.com (Mathilde LEON)

L’arthrodèse radio scapho lunaire (ARSL) est le plus souvent réalisée dans le cadre de séquelles de fracture de radius distal. Les résultats restent néanmoins modestes. L’objectif de cette étude était d’analyser l’effet de la triquétrectomie et de la résection du pôle distal du scaphoïde (RDPS) sur les douleurs et les raideurs post-opératoires des ARSL.

Nous avons conduit une étude observationnelle rétrospective sur 13 patients opérés de Janvier 2008 à août 2018. Nous avons effectué trois sous-groupes : ARSL isolée (groupe 1), ARSL associée à une RDPS (groupe 2) et ARSL associée à une RDPS et une triquétrectomie (groupe 3). Nous avons recueilli des données cliniques : douleur, amplitudes articulaires, force ; des scores fonctionnels : MMWS, PRWE, QuickDASH. Les données radiologiques ont été analysées par 3 observateurs différents.

Au total, 13 patients ont été inclus, 8 ont été vu en consultation et 5 contactés par téléphone. Le recul moyen était de 4,5 ans (1,5-10 ans). Le groupe 1 était composé de 6 patients, le groupe 2 était composé de 5 patients et le dernier groupe en comprenait 2. L’EVA moyenne était de 1,5 pour le groupe 1, 0,8 dans le groupe 2 et 0 dans le groupe 3. Les arcs de flexion-extension étaient respectivement de 33, 46 et 70 degrés et les arcs d’inclinaison radio- ulnaire de 16, 23, et 30 degrés pour chacun des groupes. La force de préhension était respectivement de 73%, 23% et 98% par rapport au côté non opéré. Concernant le QuickDASH, il était respectivement de 52, 61 et 56 et le MMWS était respectivement de 67, 61 et 68. Une arthrose scapho-trapézo-trapézoïdienne (STT) était retrouvée dans le groupe 1 à 89%, dans le groupe 2 à 78% et dans le groupe 3 à 50%. Une arthrose médio-carpienne était retrouvée dans le groupe 1 à 78%, dans le groupe 2 à 11% et dans le groupe 3 à 17%.

Une triquétrectomie accompagnée d’une résection du pôle distal du scaphoïde devrait systématiquement être envisagée lors de la réalisation d’une ARSL. Bien que les résultats ne soient pas statistiquement significatifs, il semblerait que cette option améliore les douleurs, la mobilité, les scores fonctionnels et diminue l’incidence de survenue d’arthrose STT et médio-carpienne.

L’ARSL reste une intervention fiable. Dans notre pratique actuelle, nous associons depuis une résection du pôle distal du scaphoïde et une triquétrectomie afin de restaurer une fonctionnalité optimale du poignet opéré.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Mathilde LEON (Docteur Junior) (Amiens)
09:40 - 09:44 Discussion commune.
09:44 - 09:48 #27790 - CO014 Apprentissage d’une technique MIPO des fractures du radius distal : « compagnonnage » versus « simple expérience » versus « pratique délibérée ».
Apprentissage d’une technique MIPO des fractures du radius distal : « compagnonnage » versus « simple expérience » versus « pratique délibérée ».

François DUCOURNAU* (1), Nicolas MEYER (2), Louis BARTHEL (1), Sophie HONECKER (1), Priscille LAZARUS (1), Christophe MUCCIOLI (1), Stéphanie GOUZOU (1), Sybille FACCA (1), Philippe LIVERNEAUX (1)

1. Department of Hand Surgery, Strasbourg University Hospitals, FMTS, Strasbourg, France

2. Strasbourg University Hospital, Service de Santé Publique, GMRC, Strasbourg, France

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : francois.ducournau@gmail.com (François DUCOURNAU)

Le niveau de performance d’un chirurgien pour une technique chirurgicale donnée s’étend de 1 (débutant) à 5 (expert). Le « compagnonnage » permet d’acquérir le niveau 3. La « simple expérience » permet rarement d’acquérir le niveau 5, contrairement à la « pratique délibérée » qui consiste à améliorer sa performance en se fixant des objectifs d’apprentissage à partir de son propre retour d’expérience. L’hypothèse était que les résultats de l’apprentissage d’une technique d’ostéosynthèse de fractures du radius distal étaient meilleurs par « pratique délibérée » que par « compagnonnage » ou « simple expérience ».

Le matériel comprenait 4 chirurgiens chargés d’ostéosynthéser 15 fractures par méthode MIPO (minimally invasive plate osteosynthesis). Les interventions étaient filmées par une caméra HD. Les 5 premières fractures (E1) étaient opérées après « compagnonnage », les 5 suivantes après avoir lu un article et visionné une vidéo de référence (E2), et les 5 dernières après avoir visionné et commenté 20 courtes vidéos montrant les erreurs possibles (E3). Chaque vidéo était notée de 1 (mauvais) à 5 (excellent) pour chacun des 20 items d’une grille OSATS, donc 10 consacrés aux gestes de base (B) et 10 spécifiques MIPO (S).

Pour les gestes de base, la moyenne OSATS sur 50 E1=31, E2=31, E3=43. Pour les gestes spécifiques, la moyenne OSATS sur 50 E1=25, E2=29, E3=48. Pour la totalité des gestes (B+S), la moyenne OSATS sur 100 E1=56, E2=60, E3=91.

Notre étude a permis de confirmer que la méthode de « pratique délibérée » était plus efficace que la méthode de « simple expérience » pour améliorer sa performance. La « pratique délibérée » comprend 4 étapes essentielles : 1) avoir un but bien défini 2) être motivé pour améliorer sa performance 3) recevoir un retour d’expérience immédiat 4) avoir de nombreuses possibilités de répétition et de raffinement progressif de sa performance. L’hypothèse principale était vérifiée puisque les résultats de l’apprentissage d’une technique MIPO mesurés par OSATS étaient significativement meilleurs avec une solution vidéo-assistée que par « compagnonnage » ou « simple expérience ».

La méthode de « pratique délibérée » vidéo-assistée devrait se généraliser afin de d’optimiser la courbe d’apprentissage et d’améliorer la gestion des risques en chirurgie.

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François DUCOURNAU (Interne chirurgie orthopédique) (Brest)
09:48 - 09:50 Discussion.
09:50 - 09:56 #27647 - CO015 Retour d’expérience sur l’utilisation du « dorsal spanning plate » dans les fractures très comminutives du radius distal.
Retour d’expérience sur l’utilisation du « dorsal spanning plate » dans les fractures très comminutives du radius distal.

Lucian  STRATAN*, Charlotte  GABRIEL 

Orthopédie 2B,  CHU de la Martinique, Fort-de-France, Martinique, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : stratanlucian@yahoo.com (Lucian STRATAN)

L'utilisation des plaques dorsales d'arthrodèse de poignet dans le cas de fractures très comminutives du radius distal, a émergé dans les années 90, à Seattle, USA.

En France, l'utilisation de cette technique reste très marginale ; notre Service a initié cette pratique en posant des spanning plates en Traumatologie il y a 1 an. Forts de certains constats, nous avons souhaité partager notre modeste expérience sur le sujet avec nos confrères.

Notre Service a pris en charge deux patientes âgées de plus de 85 ans, avec ostéoporose majeure et comminution importante de leur radius distal, ainsi qu'un jeune patient, avec une fracture-luxation comminutive de son poignet avec trait très distal : notre choix chirurgical a été une stabilisation par plaque dorsale d'arthrodèse (provisoire) associée ou pas à un brochage sous-chondral.

Malgré le retrait des plaques à 3 mois pour les patientes âgées et à 2 mois pour le jeune patient, nous étions agréablement surpris par la récupération plus que satisfaisante de leur mobilité à tous les 3. De surcroît, les patientes ont échappé aux inconvénients suivants des fixateurs externes : algoneurodystrophie, raideur, infection au niveau des fiches.

Des discussions portent sur 2 points :

- la fixation de la plaque sur le 2ème ou le 3ème métacarpe 

- si un éventuel brochage sous-chondral pour les corrections des déplacements intra-articulaires se ferait avant ou après la mise en place de la plaque.

Les plaques dorsales d'arthrodèse de poignet (spanning- ou bridge-plate) restent une alternative bien plus satisfaisante que les fixateurs externes dans les fractures (ou fractures-luxation) très comminutives du radius distal, à condition que cela ne concerne que des cas de traumatismes fermés.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Lucian STRATAN (Praticien Hospitalier) (Fort-de-France, Martinique)
09:56 - 09:58 Discussion.
Salle 252AB

Jeudi 16 décembre

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SFRM1
08:00 - 08:14

Mot du Président

08:00 - 08:14 Mot du président. Serge ROUZAUD (kiné) (Pessac)
Salle 251
08:14

Jeudi 16 décembre

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SFRM2
08:14 - 09:10

Communications libres GEMMSOR 1

Modérateurs : Dominique ANDREU (kinésithérapeute) (Pau), Frédéric APAIX (Kinésithérapeute) (Lyon)
08:14 - 08:24 COG1 Analyse des pratiques professionnelles sur le retour au sport de mise en charge des membres supérieurs en extension de poignet (gymnastiques, breakdance, capoeira, ..) après pathologies de poignet. Timothy LE BRET (Alençon)
08:24 - 08:34 COG2 Place du masseur-kinésithérapeute dans la prévention de la dystonie de la main du musicien. Loic PIRÈS (Masseur-kinésithérapeute) (Dijon)
08:34 - 08:44 COG3 Traitement des cicatrices de la main par silicone. Vers un élargissement des indications. Maximilien ARNAL (chirurgien) (Lyon)
08:44 - 08:54 COG4 Place de la rééducation dans le syndrome des loges et le syndrome de Volkman. Simona AUDEMAR (Médecin MPR) (Lamalou-les-Bains)
08:54 - 09:04 COG8 Le mallet 2.0 la solution sénégalaise. Frédéric DEGEZ (masseur Kinésithérapeute) (Trelaze), Myriam NGOIE (Dakar, Sénégal), Pauline MARÉCHAL (confection ortheses de la main) (Trelaze)
09:04 - 09:10 Discussion.
Salle 251
09:10

Jeudi 16 décembre

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SFRM3
09:10 - 10:00

Table ronde
L’intérêt des Stimulations Proprioceptives Fonctionnelles dans la prise en charge des pathologies du membre supérieur

Modérateurs : André GAY (Chirurgien Libéral) (Marseille), Lionel PHILIP (Kinésithérapeute) (Marseille)
09:10 - 09:25 Intérêt des Stimulations Proprioceptives Fonctionnelles dans la prise en charge des pathologies du membre supérieur. Frédéric ALBERT (Co-Directeur) (Mane)
09:25 - 09:40  Utilisations des vibrations dans le cadre des mobilisations immédiates après fracture de métacarpien ou de phalange. Denis GERLAC (Masseur - Kinésithérapeute) (Echirolles)
09:40 - 09:55 Vibrations tendineuses: aspects pratiques en rééducation de la main. Michel BOUTAN (Kinésithérapeute) (Dax)
09:55 - 10:00 Questions.
Salle 251
10:00 Pause café
10:30

Jeudi 16 décembre

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G1-12
10:30 - 12:30

Conférences d'enseignement

10:30 - 11:10 Fracture de la base du premier métacarpien. Jean GOUBAU (Professeur/ Chirurgien) (Gand - Bruxelles, Belgique)
11:10 - 11:50 Biomécanique de l'articulation trapézo-métacarpienne et applications à son arthroplastie. Filip STOCKMANS (Responsable SOS Mains) (Heule Kortrijk, Belgique)
11:50 - 12:30 Maladie de Preiser. Constantin SOKOLOW (chirurgien) (Paris)
Amphi Bleu

Jeudi 16 décembre

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SFRM5
10:30 - 11:40

Table ronde
Les entorses du poignet

Modérateurs : Maxime FOURMY (Kinésithérapeute-Orthésiste) (Marseille), Erle WELTZER (Chirurgien) (Pessac)
10:30 - 10:40 Repères palpatoires utiles au diagnostic kinésithérapie. Serge ROUZAUD (kiné) (Pessac)
10:40 - 10:55 Raisonnement clinique permettant d'optimiser la stratégie thérapeutique. Grégory MESPLIÉ (Kiné / orthésiste) (Biarritz)
10:55 - 11:10 Rééducation du poignet douloureux sans signe clinique d'instabilité. Nathalie POIRIER COUTANSAIS (KINESITHERAPEUTE ORTHESISTE) (Trelaze), Véronique LE GAC (masseur-kinésithérapeute) (Caen)
11:10 - 11:25 Examen complémentaires quels examens et quelles interprétations. Correlation entre examens cliniques, examen complémentaires et constatation per opératoire. Chihab TALEB (Chirurgien Orthopédique) (Paris)
11:25 - 11:40 Discussion.
Salle 251

Jeudi 16 décembre

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G2-12
10:30 - 12:30

Communications libres
Pédiatrie

Modérateurs : Olivier BARBIER (médecin) (Bruxelles, Belgique), Charlotte JALOUX (CCA) (Marseille)
10:30 - 10:36 #27744 - CO016 Étude prospective de l'épidémiologie des urgences chirurgicales de la main de l’enfant, à-propos de 245 patients.
Étude prospective de l'épidémiologie des urgences chirurgicales de la main de l’enfant, à-propos de 245 patients.

Frédérique DIZIN*, Marc SAAB, Aurélie MÉZEL, Elvire GUERRE, Christophe CHANTELOT

Orthopédie & Traumatologie, CHRU, Lille, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : f.dizin@gmail.com (Frédérique DIZIN)

Les lésions de la main sont parmi les lésions les plus fréquentes chez les enfants. L’objectif principal de l’étude était d’étudier de façon prospective l’ensemble des lésions de la main de l’enfant nécessitant une prise en charge chirurgicale en urgence.

Il s’agissait d’une étude épidémiologique descriptive, prospective entre janvier et octobre 2016, dans deux centres de référence de la main de l’enfant. Etaient inclus les enfants de moins de 15 ans et 3 mois, nécessitant une prise en charge chirurgicale pour une lésion de la main. Les caractéristiques de survenue et de prise en charge des lésions étaient analysées, selon quatre groupes d'âges, à l’aide de questionnaires remplis par les parents et le chirurgien.

Etaient inclus 245 patients (âge moyen 6,4 ans, 55% de garçons). Avant 10 ans, on retrouvait 43% de doigts de porte/écrasements et 30% de panaris/infections, survenant dans 69% des cas au domicile. A partir de 11 ans on retrouvait 31% de fractures/luxations et 35% de plaies, survenant au sport (26%) ou dans la rue (18,5%). Les morsures étaient rares (2%). Quelque soit l’âge dans 35% des cas les lésions étaient secondaires à un traumatisme avec une porte et dans 49% des cas un adulte était présent. Pour 20% des patients une anesthésie générale était réalisée et pour 81% il s’agissait d’une anesthésie locorégionale.

Nous pensons que l’incidence de ces lésions pourrait être diminuée avec un renforcement des efforts de prévention des risques et de la sensibilisation du public.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Frédérique DIZIN (CCA) (Paris)
10:36 - 10:42 #27745 - CO017 Le déplacement résiduel ou secondaire dans le traitement des fractures du quart distal du radius chez l’enfant est la source des reprises par excès : évaluation du seuil de tolérance à propos de 837 cas).
Le déplacement résiduel ou secondaire dans le traitement des fractures du quart distal du radius chez l’enfant est la source des reprises par excès : évaluation du seuil de tolérance à propos de 837 cas).

Rabah ATIA*, Sourour BOUZOUITA, Soumaya REMEL

Université Badji Mokhtar, Faculté de Médecine de Annaba, ALGÉRIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : atiarabah@gmail.com (Rabah ATIA)

Le déplacement résiduel ou secondaire dans le traitement des Fractures du quart distal du radius chez l’enfant pose plus de questionnement sur la

reprise de la réduction

Il s’agit d’une étude rétrospective et prospective portant sur 968 enfants L’examen clinique et la radiographie pose le diagnostic. Tous les types de fracture ont été étudiés tout en détaillant les fractures complètes. Le traitement orthopédique a été préconisé chez 929 cas (soit 96 %).

L’âge (57% de 8 à 11 ans). 89% de garçons. 53% droit et 2% bilatéral. Printemps 29,9%, 89,5%, avec réception sur la main. Le déplacement initial pure ou associée se fait en arrière dans 95%. Le traitement orthopédique dans 96 %. Le déplacement résiduel est retrouvé dans 67% (647cas), et le déplacement secondaire dans 91% (123 Cas / 135 Revus)

6.4% seulement ont bénéficié d’une reprise (angulation supérieure à 30°). La consolidation est rapide. Toutes les fractures déplacées se déplacent (même bien réduites)

Les résultats avec un recul moyen de 05 ans ont été marqués par une correction totale chez 65% des cas Les reprises : 14 cas sur 135/10,16% : Toutes ont été faites de manière empirique : angulation supérieur à 3o°, translation supérieur au tiers 1/3 sans

tenir compte de l’ulna

La fracture ne pose pas de problème de consolidation. Le risque de fracture itérative n’est pas négligeable. La croissance du radius se faisant à 80% à

partir du cartilage distal, le défaut résiduel

devient rapidement diaphysaire. L’âge décisif ou la croissance se fait sentir est 13 ans, le défaut reste au quart inférieur. La tentation de reprise est souvent forte devant l’inquiétude des parents et la pression du aux avis des confrères mais il faut savoir persévérer et adapter chaque en fonction du déplacement résiduel ou secondaire et l'âge de l’enfant. Les reprises sont souvent source de complications, Sepsis, syndromes compressif et de Volkmann, stérilisation du cartilage de conjugaison, résultat souvent décevant, cicatrice chéloïde, vraie main botte radiale, poignet en dos ou ventre de fourchette peu être fonctionnel mais toujours. Surtout ne pas

céder aux tentations de reprise si la fracture a été manipulée ou vieillie

La déformation se corrige totalement ou partiellement car elle devient diaphysaire : Un angle de déplacement dit d’équilibre en externe de 0 à 15 ° , en

arrière de 0 à 15° pour les fractures réduites anatomiquement et de 15 à 30° dans les fractures avec déplacement résiduel

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Rabah ATIA (Professeur enseignant hospitalier universitaire) (Annaba, Algérie)
10:42 - 10:48 #27746 - CO018 Evaluation objective de la correction obtenue grâce à la croissance sur l'angulation frontale des fractures physaires de la phalange proximale des doigts longs.
Evaluation objective de la correction obtenue grâce à la croissance sur l'angulation frontale des fractures physaires de la phalange proximale des doigts longs.

Charlotte JALOUX*, Samuel NIDDAM, Najib KACHOUH, Alice MAYOLY, Marie WITTERS, Régis LEGRÉ

Chirurgie de la Main, Hôpital La Timone, Marseille, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : charlottejaloux@gmail.com (Charlotte JALOUX)

Physeal fractures of the proximal phalanx are very common in children, nonoperative management is the treatment of choice when there is no rotational deformity after closed reduction. A minimal residual frontal and/or sagittal displacement may be tolerated, however how much displacement can be left without leading to functional impairment? How much displacement can be corrected with growth?

To answer these questions, we reviewed all children treated in our center between 2017 and 2019 for a physeal fracture of the proximal phalanx of a finger (except the thumb) with a residual frontal displacement after closed reduction superior to 7°. 

All patients up to 16 years old were included, if the fracture was originally displaced it was reduced under nitrous oxide sedation. A post reduction x-ray was systematically done, if no persistent rotational deformity was present, a non-operative treatment was set with either a forearm-based volar hand splint in an intrinsic plus position or with buddy taping for 4 to 6 weeks according to the age and morphology of the patient.

Radioulnar fracture angulation was measured on each PA x-ray. The measuring technique used was the one described by Vonlanthen et al (J Pediatr Orthop 2019;39:e657–e660) Parallel lines are drawn through the epiphyseal plate and the phalangeal shaft. The deviation from a 90-degree angle between these two lines is the fracture angulation.

212 patients had a physeal fracture of a finger proximal phalanx, 51 had a residual displacement of more than 7 degrees after closed reduction. Twenty-six were not included due to the absence of enough follow-up (inferior or equal to four weeks). Only one patient needed surgical treatment with open reduction (flexor tendon incarceration) and k-wire fixation. Finally, 25 patients were studied (mean age = 10.2 years old), 17 boys and 8 girls. All fractures were type II of Salter-Harris classification, the average radioulnar displacement after reduction was 12,5 degrees. All patients had better angulation on the last X-ray, with an average improvement of 7.4 degrees, the mean follow-up time was 12.4 weeks. The mean residual displacement was around 4 degrees.

This study contributes to assess the exact correction of growth in this location, and so to better estimate what displacement can be tolerated according to the age and the residual growth.

Radio-ulnar displacement is well corrected with growth in children, even for teenagers, as long as growth plates are still open.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Samuel NIDDAM (interne) (Marseille)
10:48 - 10:54 Discussion commune.
10:54 - 11:00 #27747 - CO019 Perte de substance digitale distale chez l'enfant : limites et indications du lambeau d'Atasoy.
Perte de substance digitale distale chez l'enfant : limites et indications du lambeau d'Atasoy.

Raphaël NGUYEN, Jean-Gabriel DELVAQUE, Virginie MAS, Brice ILHARREBORDE, Pascal JEHANNO

Chirurgie Orthopédique, Hôpital Robert Debré, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : nguyen.rphl@gmail.com (Raphaël NGUYEN)

Les traumatismes digitaux distaux sont un motif fréquent de consultations aux urgences pédiatriques. En cas de perte de substance, le lambeau d’Atasoy d’avancement en V-Y est réputé simple et fiable dans cette indication chez l’adulte.

Une étude récente a retrouvé des résultats contrastés chez l’enfant, et l’a décrit comme fiable et reproductible mais n’obtenant des résultats fonctionnels et esthétiques que modestes.

L’objectif de cette étude rétrospective est d’évaluer les résultats à distance de ce lambeau chez l’enfant, afin de déterminer ses limites et ses indications.

56 enfants présentant une perte de substance digitale distale couverte par un lambeau d’Atasoy opérés entre janvier 2017 et janvier 2020 ont été inclus dans cette étude.

La zone de la lésion selon la classification d’Ishikawa, la technique opératoire, les complications post-opératoires précoces (infection, difficultés de cicatrisation, nécrose), et à terme l’aspect de l’ongle, la difficulté à couper les ongles, une intolérance au froid ou des douleurs du doigt, l’éviction du doigt lors des activités, le défaut d’extension, ainsi que la satisfaction finale des parents ont été analysés.

49 enfants ont été revus et évalués avec un recul moyen de 18 mois.

33 enfants présentaient une lésion en zone II (10 cas en zone I, 6 cas en zone III). Un ongle en griffe a été observé chez 18 enfants avec pour 6 d’entre eux une éviction du doigt. Il existait une difficulté à couper les ongles chez 15 enfants. La majorité des ongles en griffes sont retrouvés dans les lésions en zone III et en zone II proximales (12 cas). 89% des enfants ayant eu une fixation distale par une suture au lit unguéal ont présenté cette déformation de l'ongle.

9 enfants avaient une intolérance au froid et 3 des douleurs persistantes.

Aucun cas de défaut d’extension ou de complication post-opératoire précoce (infection, difficultés de cicatrisation, nécrose) n’a été retrouvé.

La satisfaction des parents était bonne avec un score à 9,1/10.

Le lambeau d’Atasoy chez l’enfant semble fiable pour couvrir les pertes de substances digitales distales, mais répond à deux conditions essentielles afin de limiter la survenue d’un ongle en griffe, principale complication de ce lambeau et source d’insatisfaction des parents.

Il faut respecter ses indications (pertes de substances transversales ne dépassant pas le tiers proximal de la zone II) ainsi qu'une technique opératoire précise (fixation distale par une aiguille sans suture au lit unguéal, levée profonde du lambeau, non fermeture du site donneur).

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Raphaël NGUYEN (Interne) (Paris)
11:00 - 11:06 #27748 - CO020 Corrélation entre l'évaluation macroscopique per opératoire et l'étude histologique de la qualité nerveuse dans les paralysies néonatales du plexus brachial.
Corrélation entre l'évaluation macroscopique per opératoire et l'étude histologique de la qualité nerveuse dans les paralysies néonatales du plexus brachial.

Lorie BELLITY*, Malo LEHANNEUR, Pierre-Alban BOUCHÉ, Sabah BOUDJEMAA, Franck FITOUSSI 

Service Orthopédie, Hôpital Trousseau, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : lorie@bellity.com (Lorie BELLITY)

La paralysie néonatale du plexus brachial est une affection qui touche 0,4 à 2/1000 naissances par an. Lorsque l’indication chirurgicale de réparation primaire est posée, une difficulté majeure réside dans l'évaluation des racines ou des troncs à greffer. L’objectif de notre étude était de comparer l’aspect macroscopique de la qualité des recoupes nerveuses au pourcentage de fibrose retrouvé en anatomopathologie à l'analyse du névrome.

Une évaluation qualitative et une analyse quantitative histologique de 62 échantillons de recoupes nerveuses ont été comparées (40 racines, 12 troncs et 9 nerfs supra scapulaires) chez 14 patients opérés entre Novembre 2018 et Avril 2020. L'évaluation peropératoire des racines, des troncs et des nerfs supra scapulaires, a permis de classer la qualité du moignon nerveux comme étant de "bonne", "moyenne" ou "avulsée", le dernier grade étant utilisé uniquement pour les racines. Les tranches de section nerveuses ont ensuite été évaluées histologiquement afin de calculer le pourcentage de fibrose.

Le pourcentage médian de fibrose des racines était de 20% (0;80%), 45% (0;80%) et 15% (0;80%) dans les groupes "bonne qualité", "qualité moyenne" et "avulsée", respectivement. Nous n’avons pas retrouvé de corrélation statistique entre ces deux indices (R = -0,86 et IC = (-0,98;0,56)), le pourcentage de fibrose étant pour certaines racines plus important qu’estimé en peropératoire. Les pourcentages médians de fibrose des troncs et nerfs supra scapulaires étaient de 31% (0 ;50%) et 10%(0 ;60%) respectivement.

Ces résultats soulèvent la question de l’utilisation d’un examen extemporané des recoupes nerveuses afin d’optimiser la stratégie chirurgicale. Cette évaluation histologique pourrait par ailleurs avoir une valeur pronostic sur la récupération.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Lorie BELLITY (CCA) (Paris)
11:06 - 11:12 #27752 - CO021 Neurotisation en « Y » par le médian pour restaurer la flexion du coude dans les paralysies obstétricales.
Neurotisation en « Y » par le médian pour restaurer la flexion du coude dans les paralysies obstétricales.

Sofiane NOURI*, Abdeslam BENAMIROUCHE, Fouad BESSAA, Mustapha YAKOUBI 

Service Orthopédie, EHS Ben Aknoun, ALGÉRIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : nsofiane@yahoo.com (Sofiane NOURI)

La paralysie obstétricale du plexus brachial survient dans 1,4/1000 naissances avec souvent des séquelles fonctionnelles importantes. Les formes hautes (C5C6 et C5C6C7) concernent 75 à 80 % des atteintes. La main dans ces cas est fonctionnelle d’où la nécessité d’une bonne flexion du coude.

Une neurotisation à partir du seul nerf médian sur le biceps et le brachialis reste une bonne option dans les formes avec une épaule fonctionnelle ou vues tard.

Il s’agit d’une étude rétrospective à propos de 18 enfants avec paralysie obstétricale.

L’âge moyen au moment de la chirurgie était de 11,8 mois.

L’atteinte haute (C5C6) était présente dans 09 cas, l’atteinte (C5C6C7) dans 09 cas et le score AMS de flexion du coude allait de 0 à 2.

Nous avons utilisé un seul fascicule moteur du médian destiné au FCR pour réanimer dans le même temps le biceps et le brachialis (montage en Y). La suture nerveuse a reposé sur l’utilisation de colle biologique seule.

On dénombre en parallèle 14 neurotisations du suprascapulaire sur le spinal accessoire, 06 greffes des racines C5 et C6, 04 neurotisations d’une branche motrice radiale sur l’axillaire.

Les résultats sont globalement bons avec un délai de réinnervation (ébauche de flexion) moyen de 02 mois. 

Le délai moyen de restauration d’une flexion cotée M2 –M3 était de 05 mois, 12 patients avaient un score AMS à 05 et pouvaient soulever plus d'un kilo en supination.

La neurotisation d’Oberlin du biceps par un fascicule moteur ulnaire, permet de restaurer la flexion du coude dans les atteintes hautes et traumatiques du plexus chez l’adulte.

L’utilisation du médian pour réanimer le biceps chez l’enfant a été décrite par Al-Quatan, en 2014.

On ne retrouve dans la littérature aucune étude qui traite de la réanimation conjointe du biceps et du brachialis par un seul contingent du nerf médian. 

Le transfert nerveux à partir du nerf médian est une option intéressante au vu de la proximité anatomique de ce nerf, permet de réduire le risque de déficits sensitivomoteurs dans le territoire prélevé par rapport à la classique double neurotisation et préserve la force du FCU pour un transfert d’extension.

Le transfert nerveux du médian pour restaurer la flexion du coude est une technique séduisante qui trouve ses indications dans les formes avec avulsions des racines supérieures, les formes vues tard ou qui ont récupéré une épaule et une main fonctionnelles.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Sofiane NOURI (Chirurgien orthopédiste) (Alger, Algérie)
11:12 - 11:18 #27620 - CO022 Arthrolyse arthroscopique de l'épaule chez les patients présentant une lésion néonatale du plexus brachial: méta analyse et revue systématique.
Arthrolyse arthroscopique de l'épaule chez les patients présentant une lésion néonatale du plexus brachial: méta analyse et revue systématique.

Tatiana  MASSAMBA*  (1), Morgane  DORNIOL  (1), Dominique  LE NEN  (1), Matthias  THEPAUT  (2), Sylvain  BROCHARD  (3), Christelle  PONS  (3)

1. Chirurgie orthopédique et traumatologique,  Hôpital Cavale Blanche, CHRU de Brest, Brest, FRANCE

2. Chirurgie pédiatrique orthopédique,  Hôpital Morvan, CHRU de Brest, Brest, FRANCE

3. Service de médecine physique et réadaptation pédiatrique, Fondation Ildys, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : mass_tati@hotmail.fr (Tatiana Massamba)

Les données scientifiques concernant les effets de la libération arthroscopique de l'épaule sur la mobilité et la déformation osseuse sont insuffisantes pour guider la pratique clinique chez les patients présentant une lésion néonatale du plexus brachial. Les bénéfices potentiels d'un transfert associé ne sont pas évalués.

Le but de cette étude est d'évaluer les résultats sur la mobilité de l'épaule et la déformation osseuse, d'évaluer les effets de la libération avec ou sans transfert et d'évaluer les complications péri opératoires et à long terme.

Nous avons réalisé une revue systématique et une méta analyse: 4 bases de données ont été exploitées sans date limite initiale et jusque mai 2020 en utilisant des critères d'inclusion et d'exclusion. La qualité des articles a été évaluée en utilisant l'échelle MINORS. Les données des patients concernant le type de chirurgie, les résultats cliniques et radiologique été reportés.

Treize articles ont été inclus: 6 de basse qualité et 7 de qualité moyenne séparés en 17 études (266 enfants). La moyenne de durée du suivi était de 32,4 mois (SD=15,2). L'arthrolyse arthroscopique a permis l'amélioration significative du score de Mallet (SMD= 3.1 (1.5, 4.7), p<0,001) et de la rotation externe passive (SMD= 3.6 (2.3, 4.9), p=0.02). Le pourcentage de tête humérale antérieure (SMD= 1.3 (0.7, 1.9), p=0.003) et la rétroversion glénoïdienne (SMD= 1.4 (0.9, 2), p=0.01) ont également été améliorés. L'analyse descriptive des données suggère qu'un transfert tendineux concomitant améliore la mobilité. La récidive de raideur en rotation interne est reportée chez 8/157 patients.

Cette revue systématique a montré que l'arthrolyse arthroscopique améliore la mobilité de l'épaule et la déformation osseuse avec peu de complications chez les jeunes patients présentant une lésion néonatale du plexus brachial. Il semble raisonnable de proposer une approche progressive débutant avec une libération arthroscopique sans transfert.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Tatiana MASSAMBA (Chirurgien, assistant chef de clinique) (Brest)
11:18 - 11:24 Discussion commune.
11:24 - 11:30 #27666 - CO023 Résultats insuffisants après pollicisation de l'index dans les malformations congénitales de la main.
Résultats insuffisants après pollicisation de l'index dans les malformations congénitales de la main.

Marie-Cécile SAPA* (1), Sybille FACCA (1), Philippe  GICQUEL  (2), Philippe LIVERNEAUX (1), Gilles DAUTEL (3)

1. Chirurgie de la Main,  Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, Strasbourg, FRANCE

2. Chirurgie orthopédique infantile,  Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, Strasbourg, FRANCE

3. Chirurgie de la Main,  Centre Chirurgical Emile Gallé, Nancy, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : mc.sapa14@gmail.com (Marie-Cécile Sapa)

La pollicisation de l'index est une chirurgie complexe et exigeante pouvant donner lieu à des résultats insuffisants sur le plan fonctionnel et esthétique. L'enjeu est de créer un néo-pouce intégré dans le schéma de préhension de la main afin de restaurer une fonction d'opposition. L'objectif de notre travail sera d'identifier les résultats insuffisants d'une série de pollicisations de l'index réalisées sur malformation congénitale de la main, de décrire les techniques de chirurgie secondaire déployées et leurs résultats, et de discuter des facteurs prédictifs de mauvais résultats.

Une série de 102 pollicisations de l'index a été analysée rétrospectivement.

20 résultats insuffisants chez 18 patients ont été identifiés. Le taux de chirurgie secondaire est de 15,7%. 23 gestes de reprise ont été réalisés à distance : 4 gestes cutanés, 7 gestes tendineux, 12 gestes osseux. Parmi les 17 gestes de chirurgie secondaire réalisés en première intention, 7 n'ont pas permis d'obtenir d'amélioration et ont mené à une nouvelle reprise dans 6 cas.

De nombreux éléments peuvent impacter les résultats tels que l'anatomie du doigt pollicisé, l'âge de la chirurgie et la technique chirurgicale. L'analyse de nos résultats montre que les résultats de la chirurgie secondaire sont mitigés avec un taux d'échec conséquent.

Tout doit être fait lors du geste inaugural pour obtenir un résultat fonctionnel optimal.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Marie-Cécile SAPA (CCU-AH) (Strasbourg)
11:30 - 11:36 #27754 - CO024 Libération des sillons de constriction amniotique par excision hémi circonférentielle et fermeture cutanée sans plasties en Z.
Libération des sillons de constriction amniotique par excision hémi circonférentielle et fermeture cutanée sans plasties en Z.

Mathilde PAYEN *, Thi Thuy TrangPHAM, Jérôme SALES DE GAUZY, Franck ACCADBLED, Abdelaziz ABID

Orthopédie Traumatologie, Hôpital des Enfants, Purpan, Toulouse, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : mathilde-payen@hotmail.fr (Mathilde PAYEN)

Les sillons de constriction sont des anomalies typiques du syndrome des brides amniotiques. Le traitement par excision complète et fermeture par plasties en Z est la technique de choix pour la libération de ces sillons. Néanmoins, les résultats de ces plasties en Z sont souvent jugés inesthétiques. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats cliniques de la libération des sillons amniotiques par simple excision hémi-circonférentielle sans avoir recours à des plasties en Z.

Tous les patients ayant eu une libération de sillons amniotiques par excision linéaire hémi-circonférentielle et fermeture cutanée sans plasties en Z étaient inclus entre 2011 et 2017. La libération des sillons complets ou circonférentiels était réalisée en 2 temps. L’évaluation clinique était basée sur la satisfaction parentale de l’aspect esthétique et par la survenue d’éventuelles complications ou de récidives.

Quatorze sillons dont 8 circonférentiels et 6 hémi-circonférentiels étaient libérés, chez 7 patients d’âge moyen de 9 mois (3-18 mois). Le sillon était localisé dans 7 cas au niveau de la jambe, dans 4 cas au niveau des doigts et dans 1 cas au niveau de la cuisse, des orteils et de l’avant-bras. Au dernier suivi moyen de 25 mois (12- 41 mois), tous les parents étaient très satisfaits de l’aspect esthétique. Aucune complication, notamment cicatricielle, vasculaire ou lymphatique n’était déplorée. Aucune récidive n’était notée.

La libération des sillons amniotiques par simple excision linéaire hémi-circonférentielle sans avoir recours à des plasties en Z est une technique simple, sûre et efficace. Les résultats esthétiques sont très satisfaisants.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Mathilde PAYEN (Interne) (Rouen)
11:36 - 11:42 #27667 - CO025 Transfert de phalanges d’orteil non vascularisé pour pathologies congénitales des mains chez l’enfant : à propos de 12 transferts.
Transfert de phalanges d’orteil non vascularisé pour pathologies congénitales des mains chez l’enfant : à propos de 12 transferts.

Louise  VANDEWALLE*, Federico  CANAVESE, Aurélie  MEZEL

Chirurgie orthopédique pédiatrique, Hôpital Jeanne de Flandre, Lille, France

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : louisevdw@live.fr (Louise Vandewalle)

Parmi les pathologies congénitales des mains, les défauts de formation ou anomalies déficitaires des doigts, telles que la symbrachydactylie ou la maladie des brides amniotiques, peuvent bénéficier d'une reconstruction afin d'améliorer une fonction à la main.  Le transfert de phalange non vascularisé avant l'âge de 2 ans est une des techniques possibles. Dans cette étude, nous présentons les résultats cliniques et radiologiques des transferts, et nous évaluons la morbidité du site donneur.

Les données démographiques, cliniques, radiographiques, peropératoires, post-opératoires, les complications à court et long-terme, des sites donneur et receveur ont été recueillis entre 2011 et 2019, rétrospectivement sur dossier. La taille de la phalange transférée a été mesurée sur les radiographies de face. L'évaluation fonctionnelle et esthétique des mains a été réalisée en consultation.  La morbidité du site donneur a été évaluée par le OXFORD ankle foot questionnaire.

Douze transferts, chez dix patients présentant une agénésie transverse distale, ont été réalisés entre 2011 et 2019. Il s'agissait de formes non syndromiques. En moyenne, les patients avaient 14 mois lors de l'intervention [12 ;19]. La médiane de suivi était de 3 ans [8 mois ; 6 ans]. Les phalanges transférées étaient prélevées au niveau de la 2ème phalange du 4ème orteil pour un cas, de la 2ème phalange du 2ème orteil pour neuf cas et de la 1ère phalange du 4ème orteil pour un cas. La moitié des phalanges étaient placées en position terminale, et l'autre en position intermédiaire. Pour un cas, un reliquat osseux du premier rayon de la main droite a été transféré au niveau de M1 du pouce gauche. Deux complications post-opératoires ont été relevées au niveau de la main. Aucune complication post-opératoire du site donneur n'a été recensée. La médiane de croissance de la phalange transférée était de 1,9 mm [0 ;4,7] et on a déploré une résorption complète. Tous les patients présentaient des doigts stables, qui leur permettaient d'attraper, de stabiliser. Lors de la dernière consultation, on constatait 4 clinodactylies des orteils prélevés, et un recurvatum, qui cependant ne gênaient pas le patient. Les parents étaient satisfaits à très satisfaits de l'apparence des mains et des pieds de leur enfant.

D'autres techniques comme le transfert d'orteil micro vascularisé ou l'allongement sont utilisées pour traiter ces pathologies congénitales. Le transfert de phalange libre s'avère être une technique simple, et fiable pour restaurer une fonction à la main, et principalement une pince.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Louise VANDEWALLE (Interne) (Lille)
11:42 - 11:48 #27760 - CO026 Fibrome digital infantile: faut-il les opérer?
Fibrome digital infantile: faut-il les opérer?

Stéphanie REMY (1), Elena MARTIN (2), Sylvie FRAITAG (3), Stéphane GUERO* (4)

1. Clinique Saint Luc, Bouge, BELGIQUE

2. Chirurgie Plastique et de chirurgie de la Main, Bucarest, ROUMANIE

3. Service d'Anatomie Pathologique, Hôpital Necker-Enfants Malades, Paris, FRANCE

4. Institut de la Main, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : sguero2@gmail.com (Stephane GUERO)

Introduction: le fibrome digital infantile (FDI) est une lésion bénigne du derme appartenant à la famille des fibromatoses de l'enfant. Il se manifeste le plus souvent durant la petite enfance sous forme de nodule unique ou multiple d'aspect rosé ou érythémateux à la face dorsale des doigts ou des orteils.Le pouce et l'hallux sont le plus souvent épargnés. L'analyse histologique permet de poser le diagnostic sur base de trois critères: une prolifération cellulaire exclusivement dermique, la présence de fascicules constitués de myofibroblastes et de collagène s'étendant perpendiculairement dans l'épiderme et la mise en évidence de cellules tumorales autours des annexes cutanées et au sein du tissu adipeux péri-annexiel. La présence d'inclusions cytoplasmiques éosinophiliques est pathognomonique du FDI mais n'est pas constante. Les lésions ont initialement tendance à s'étendre à un degré variable de sévérité selon le patient.

Plusieurs traitements sont décrits: la cryothérapie, l'application locale ou l'injection intralésionnelle de stéroïdes ou autres agents pharmacologiques, la résection limitée ou large avec greffe cutanée voire l'amputation. Le point commun à tous ces traitements est le taux élevé de récidives 

Ce travail a pour objectif de démontrer l'évolution naturelle de ces fibromes digitaux infantiles.

Matériel et méthode: 24 enfants avec un ou plusieurs fibromes digitaux infantiles ont été pris en charge par un chirurgien plasticien dans notre institution. Nous avons comparé l'évolution des 20 patients opérés et celle des quatre patients les plus récents, qui ont bénéficié d'une surveillance des lésions sans geste thérapeutique associé.

Résultats: dans les 20 cas opérés, nous n'avons jamais observé de récidive après excision large et greffe, mais l'analyse histologique a systématiquement conclu a une résection intra-lésionnelle, comme s'il s'agissait d'une fibromateuse diffuse régionale. Malgré des présentations parfois très spectaculaires, on observe chez les quatre enfants non opérés une régression spontanée des FDI après une période de un an en moyenne.

Conclusion: le traitement des fibromes digitaux infantiles est controversé. Tous les gestes thérapeutiques sont associés à un taux de récidive non négligeable, susceptible de mener à une escalade thérapeutique. Il s'agit de lésions bénignes dont l'évolution naturelle se fait vers la régression spontanée comme le suggèrent les résultats de ce travail.

Il paraît raisonnable de proposer aux parents de surveiller les lésions et de réserver les gestes chirurgicaux en cas de trouble fonctionnel lié au FDI.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Stéphanie REMY (Chirurgien de la main) (Bouge, Belgique)
11:48 - 11:54 Discussion commune.
11:54 - 12:00 #27756 - CO027 Traitement chirurgical de la pseudarthrose congénitale de clavicule: à propos de 10 cas.
Traitement chirurgical de la pseudarthrose congénitale de clavicule: à propos de 10 cas.

Mathilde PAYEN*, Thi Thuy Trang PHAM, Jérôme SALES DE GAUZY, Franck ACCADBLED, Abdelaziz ABID

Orthopédie Traumatologie, Hôpital des Enfants, Purpan, Toulouse, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : mathilde-payen@hotmail.fr (Mathilde PAYEN)

La pseudarthrose congénitale de clavicule (PCC) est une anomalie rare avec seulement 200 cas décrits dans la littérature. Nous rapportons dans cette étude notre expérience du traitement chirurgical de la PCC.

Il s’agissait d’une étude rétrospective, monocentrique. Dix patients ayant eu un traitement chirurgical par résection et greffe osseuse pour PCC étaient inclus entre 1998 et 2017. La pseudarthrose atteignait le tiers moyen de la clavicule et le côté droit dans tous les cas. Le gap inter-fragmentaire moyen était de 14.1 mm (10-15 mm). Tous les patients étaient asymptomatiques en préopératoire sauf pour un cas d’adolescent qui présentait une gêne avec sensation de perte de force. L’âge moyen était de 5.1 ans (1.7-13.4 ans). L’ostéosynthèse était réalisée par broche dans 9 cas et par plaque dans 1 cas. Une autogreffe prélevée au dépens de la crête iliaque était utilisée dans tous les cas. La durée d’immobilisation post-opératoire moyenne était de 70.3 jours (41-128 jours).

Au dernier suivi moyen de 29 mois (6-129 mois), tous les patients restaient indolores avec des mobilités complètes. La consolidation osseuse était acquise dans 70% des cas (7 patients), avec un délai moyen de 3.8 mois (1.1-13.3 mois). Quatre patients avaient présenté une complication dont 4 cas de migration précoce du matériel d’ostéosynthèse et du greffon et 1 cas d’infection associée du site opératoire. Parmi ces patients, il était réalisé une reprise de l’ostéosynthèse par plaque avec conservation du greffon dans 2 cas, et une ablation simple du matériel sans reprise de l’ostéosynthèse dans 2 cas dont 1 était une reprise septique associée. Tous les patients ayant présenté une complication avaient moins de 5 ans au moment de la chirurgie, avec un âge moyen à 3.7 ans (1.7-5 ans).

Le traitement chirurgical de la PCC apporte des résultats satisfaisants mais le risque de complication n’est pas négligeable. Les parents doivent être informés de ces risques. L’âge au moment de la chirurgie semble être un facteur influençant les résultats. Nous conseillons donc de proposer le traitement chirurgical à partir de l’âge de 5 ans.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Mathilde PAYEN (Interne) (Rouen)
12:00 - 12:06 #27759 - CO028 Ostéotomie combinée radio-ulnaire au cours de la maladie de Madelung.
Ostéotomie combinée radio-ulnaire au cours de la maladie de Madelung.

Nassima MEZIANI* (1), Mohamed HADDAD (2)

1. Faculté de médecine, Alger, ALGÉRIE

2. Centre hospitalo-universitaire de Bab El Oued, ALGÉRIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : nassimameziani26@gmail.com (Nassima MEZIANI)

La maladie de Madelung est une déformation du poignet due à une atrophie de la partie médiale du cartilage de croissance distal du radius. La prédominance est féminine. L’atteinte est uni ou bilatérale. Il en résulte une subluxation antéro-médiale du carpe. Plusieurs techniques visant à restaurer une anatomie normale du poignet, à la fin de la croissance, plusieurs techniques permettent la restitution de l’anatomie.

 Nous rapportons notre expérience de la double ostéotomie radio-ulnaire distale.

Notre série est constituée de 13 poignets toutes des femmes parmi lesquelles 8 présentaient une forme bilatérale et 1 patiente une forme unilatérale. 4 patientes ont été opérées des deux côtés. L’âge moyen au moment de la chirurgie était de 17,3 ans (14 – 21). L’indication chirurgicale a été posée devant des douleurs ou une gêne fonctionnelle. La technique associe une ostéotomie métaphysaire de réorientation de la glène radiale par soustraction d’un coin dorso-latéral et une ostéotomie de raccourcissement de l’ulna. La synthèse est assurée par deux plaques vissées .

Au recul moyen de 42 mois (09 – 69), nous avons constaté une amélioration clinique avec absence de douleurs et de gêne. Avec une amélioration significative des amplitudes articulaires en postopératoire, notamment la supination et l’extension.

 Radiologiquement, toutes les ostéotomies ont consolidé dans des délais habituels. Nous avons constaté une amélioration très significative de l’inclinaison de la glène radiale, de la variance ulnaire et du déplacement ulnaire du carpe.

Dans la maladie de Madelung les options thérapeutiques sont nombreuses. L’objectif est d’améliorer l’orientation de la glène radiale, de supprimer le conflit ulno-carpien et de stabiliser la radio ulnaire distale. Cette technique est efficace aussi bien sur le plan fonctionnels que sur le plan esthétique. Dans la littérature, Salon et coll , Dos Reis et coll ont rapporté des résultats cliniques très satisfaisants à long terme avec la double ostéotomie.

La maladie de Madelung est une affection rare, d’origine indéterminée. Elle est responsable d’une gêne fonctionnelle et esthétique. Lorsque la chirurgie est indiquée, nous recommandons la double ostéotomie combinée radio-ulnaire. Cette technique conservatrice est efficace sur la douleur améliore les rapports anatomiques, et les secteurs de mobilité et redonne un aspect esthétique satisfaisant du poignet. Elle pourrait permettre également de prévenir le développement de lésions dégénératives mais ceci doit être confirmé par des études à plus long terme.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Nassima MEZIANI (Chirurgien de la main) (Alger, Algérie)
12:06 - 12:10 #27758 - CO029 Utilisation de la déformation ulnaire comme facteur prédictif de luxation de la tête radiale dans la maladie des exostoses multiples de l’enfant.
Utilisation de la déformation ulnaire comme facteur prédictif de luxation de la tête radiale dans la maladie des exostoses multiples de l’enfant.

Philippe MASSARD-COMBE*(1), Alexandre DEBS (2), Younes OUCHRIF (1), DE Marine TIENDA (1), Zagorka PEJIN (1), Georges FINIDORI (1), Christophe GLORION (1), Stéphanie PANNIER (1)

1. Chirurgie orthopédique, Hôpital Necker Enfants Malades, Paris, FRANCE

2. Pédiatrie Générale, Hôpital Ambroise Paré, Boulogne-Billancourt, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : philippe.massardcombe@gmail.com (Philippe MASSARD-COMBE)

Dans la maladie des exostoses multiples (MEM), près de la moitié des ostéochondromes sont situés sur l’avant-bras, pouvant entrainer au cours de la croissance une déformation du cadre ante-brachial responsable parfois d’une luxation de la tête radiale. Celle-ci est définitive, source de douleur et de perte de force.

L’objectif de cette étude est de mettre en évidence des facteurs radiologiques de la déformation ulnaire comme facteur prédisposant à la luxation de la tête radiale.

Nous avons inclus de manière rétrospective et monocentrique tous les patients non opérés, présentant une atteinte de l’avant bras dans le cadre d’une MEM, suivis entre 1961 et 2014. 110 radiographies de l’avant bras de face et de profil ont été inclus chez 84 patients d’un âge moyen de 9,8 ans. Nous avons analysé les radiographies de face et de profil en les séparant en deux groupes avec et sans luxation. Quatre facteurs reflétant la déformation de l’ulna dans le plan frontal ont été étudiés sur la radiographie de face et trois reflétant la déformation dans le plan sagittal sur la radiographie de profil.

La courbure ulnaire, l’angle centro-diaphysaire ulnaire, l’angle de tangente ulnaire et l’angle articulaire ulnaire étaient significativement plus élevés dans le groupe des enfants présentant une luxation de la tête radiale (0.52 vs 0.26 p=0.007 ; 161 vs 167 p <0.001 ; 156 vs 162 p <0.001 ; 52 vs 30 p = 0.001). Aucune déformation de l’ulna dans le plan sagittal n’était statistiquement significative.

La surveillance des déformations de l’avant bras au cours de la croissance est essentielle dans la MEM de manière à proposer une intervention chirurgicale avant la luxation de la tête radiale qui est l’élément pronostic majeur de ces déformations. Les radiographies sont à ce jour le principal élément de suivi et de planification chirurgicale. Différentes études se sont intéressées au raccourcissement ulnaire sans trouver de mesure seuil permettant de proposer un traitement chirurgical préventif. L’indication opératoire n’étant pas consensuelle et les opérations n’étant pas dénuées de complications, l’apport d’un nouvel élément dans la décision chirurgicale est capital.

L’étude de la courbure ulnaire sur la radiographie de face pourrait se révéler un élément clé dans l’indication opératoire des enfants atteints de maladie exostosante.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Philippe MASSARD-COMBE (Dr. junior) (Paris)
12:10 - 12:15 Discussion commune.
12:15 - 12:21 #27757 - CO030 Syndrome du canal carpien et déformation des doigts chez les enfants atteints de mucopolysaccharidose : à propos de 55 cas.
Syndrome du canal carpien et déformation des doigts chez les enfants atteints de mucopolysaccharidose : à propos de 55 cas.

Clément THIRACHE*, Marine DE TIENDA, Cyril GITIAUX, Anaïs BRASSIER, Arielle SALON, Caroline DANA, Christophe GLORION, Stéphanie PANNIER

Chirurgie orthopédique, Hôpital Necker Enfants Malades, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : clement.thirache@gmail.com (Clément THIRACHE)

Chez l’enfant, le syndrome du canal carpien (CTS) est souvent associé à une mucopolysaccharidose (MPS) et peut s’accompagner de déformation sévère des doigts en flexion. Le but de cette étude est de caractériser l’atteinte des mains chez ces enfants, de décrire le traitement chirurgical de ces lésions et de déterminer les facteurs de récidive chez l’enfant.

Cette étude rétrospective monocentrique réalisée de 1999 à 2018 a inclus 55 enfants (44 garçons et 11 filles) d’un âge médian de 4 ans atteints de MPS et présentant un CTS objectivé par électromyogramme. Une neurolyse chirurgicale du nerf médian a été réalisée dans 52 cas, associé à une épineurotomie antérieure dans 50% des cas et à une ténosynovectomie des fléchisseurs au poignet ou au canal digital dans 73% des cas. 65% des enfants ont eu une ouverture ou une plastie d’agrandissement sur au moins une poulie. La chirurgie était bilatérale et symétrique dans 98% des cas, soit 103 mains opérées.

L’âge moyen au diagnostic de MPS était de 2 ans et 4 mois. Tous les enfants étaient connus MPS au moment du diagnostic de CTS. Le délai moyen entre le diagnostic de MPS et la chirurgie était de 3 ans et 3 mois. 38% des patients ne présentaient aucun signe clinique de CTS, 44% présentaient un flessum digital sur au moins un rayon. Le recul moyen à la première chirurgie était de 12 ans. 

Seulement 14 patients ont normalisé leur EMG, 4 présentaient toujours des signes électriques sans plainte clinique. Quatre patients restaient symptomatiques pour le CTS et 13 présentaient un défaut d’enroulement des doigts, souvent réductible, prédominant sur les IPD. Dix patients ont récidivé leur CTS, huit ont été réopéré dont deux à deux reprises.

Le CTS est fréquent dans les MPS. Le diagnostic souvent tardif est difficile car la clinique est pauvre ou atypique et l’EMG de réalisation difficile. L’enzymothérapie peut limiter la progression du CTS ou des contractures des doigts. Les résultats sont d’autant meilleurs que la chirurgie est précoce. Elle doit être réalisées à ciel ouvert et associée au traitement des déformations digitales.

Le dépistage d’un CTS par EMG est primordial dans le suivi d’une MPS. Son traitement chirurgical doit être précoce et le suivi électrique indispensable à la recherche d’une récidive.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Clément THIRACHE (CCA chirurgie orthopédique) (Paris)
12:21 - 12:26 #27678 - CO031 Pouce à ressaut et hyper - extension de l'articulation métacarpophalangienne du premier rayon chez l'enfant.
Pouce à ressaut et hyper - extension de l'articulation métacarpophalangienne du premier rayon chez l'enfant.

Audrey  MANCERON*, Stéphane GUERO

Orthopédie, Hôpital Necker Enfants Malades, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : audrey.manceron@gmail.com (audrey manceron)

Le pouce à ressaut (PAR) est une pathologie commune en pédiatrie. Il se présente soit comme un ressaut douloureux, soit, le plus souvent, comme un flessum irréductible de l'inter phalangienne du pouce (IP1) secondaire à un conflit entre le long fléchisseur du pouce et la poulie T1, inextensible. Le traitement reste débattu avec différentes possibilités telles que la chirurgie (libération de la poulie T1) ou le traitement conservateur par manipulation avec ou sans attelle d'extension. 

L'hyperlaxité de l'articulation métacarpo phalangienne du premier rayon (MCP1) a été suspectée comme facteur favorisant les PAR.

Le but de notre travail est d'étudier la mobilité, notamment dans le secteur de l'extension, de l'articulation MCP1 avant tout traitement.

Dans cette étude prospective, menée dans quatre centres, un premier groupe de patients a été constitué, composé d'enfants présentant un PAR (Groupe 1). Quatorze patients y ont été inclus, d'âge moyen 50 mois. Les mesures de mobilité des articulations MCP1 et IP1 ont été relevées lors du diagnostic du PAR, puis deux mois après traitement. Un deuxième groupe, constitué de pouces sains, sera le groupe témoin.

Nous utiliserons un test de student pour comparaison statistique des deux groupes.

Dans le groupe 1, avant traitement, on trouve une extension moyenne de 37° (avec des valeurs allant de 10° à  90°) et une flexion moyenne de 75° (60° à 90°) de l'articulation MCP1, avec 30% des pouces ayant une mobilité en extension supérieure à 60°. L'articulation IP1 est en moyenne à 27° de flessum (10° à 45°).

Après traitement, on retrouve une extension en moyenne identique à celle avant traitement, ainsi qu'une flexion inchangée. Enfin, on observe une extension en moyenne de 15° dans l'articulation IP1 avec une flexion non modifiée à 90°.

Les résultats dans le groupe 2 sont en cours d'évaluation.

Bien que la relation de cause à effet entre hyperextension de l'articulation MCP1 et PAR ne soit pas connue, on constate une mobilité articulaire importante de l'articulation MCP1 dans les PAR, limitée au secteur de l'extension. Par ailleurs, dans le groupe traité, le traitement conservateur ou chirurgical n'a pas d'influence sur l'hyperextension de la MCP1.

Il semble exister un lien entre le PAR et l'hyperextension de MCP1. Ceci pourrait avoir une influence sur le choix du traitement en fonction de l'importance de l'hyper extension, et de l'âge du patient.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Audrey MANCERON (Interne) (Paris)
12:26 - 12:30 Discussion commune.
Salle 252AB
11:40

Jeudi 16 décembre

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SFRM6
11:40 - 12:30

Table ronde
Les troubles de l’écriture chez l’enfant

Modérateurs : Fabrice JULIEN (kinésithérapeute) (Paris), Jean-Luc ROUX (Chirurgien orthopédique) (Montpellier)
11:40 - 12:02 Les dystonies d’écriture. Jean-Pierre BLETON (Kinésithérapeute - Clinicien chercheur) (Paris)
12:02 - 12:24 Les douleurs provoquées par l'écriture. Philippe LE CHEVALIER (GRAPHOTHERAPEUTE) (Joinville-le-Pont)
12:24 - 12:30 Discussion.
Salle 251
12:30 ATELIERS DEJEUNERS DE L’INDUSTRIE
14:00

Jeudi 16 décembre

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G1-13
14:00 - 16:00

Communications libres - sous l’égide de la FESUM
Traumatologie 1

Modérateurs : Anne LEJEUNE (Présidente du Belgian Hand Group) (Bruxelles, Belgique), Fabrice RABARIN (chirurgien) (Angers - Trelaze)
14:00 - 14:06 #27723 - CO032 Épidémiologie de traumatismes de la main dans un centre SOS main pendant le confinement du au COVID-19.
Épidémiologie de traumatismes de la main dans un centre SOS main pendant le confinement du au COVID-19.

Ines REGAS* (1), Flore-anne LECOQ (2), LAMON Berangere (2), BOUJU Yves (2), BELLEMERE Philippe (2), CHAVES Camilo (2)

1. Chirurgie Orthopédique, CHU Besançon, FRANCE

2. Institut de la Main, Nantes, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : ines.regas@gmail.com (Ines REGAS)

La récente pandémie de coronavirus a mis à l'épreuve l'adaptabilité de nos systèmes de santé. Des restrictions ont été établies dans plusieurs pays pour réduire la transmission du virus alors que les services d'urgence sont débordés et qu'il y a pénurie de personnel soignant. Nous présentons l’épidémiologie des urgences de la main dans un centre d'urgence SOS-mains pendant le confinement français.

Cette étude rétrospective du 18 mars au 11 mai 2020 a inclut 1947 patients. Les données étaient recueillies et anonymisées par un évaluateur indépendant. Les motifs de consultations pour des pathologies chroniques ont été exclus. Les données analysées comprenaient la démographie, le contexte lésionnel, le type et la localisation de la lésion et les traitements entrepris. Les résultats ont été présentés sous forme de moyenne ou de pourcentage avec écart-type (ET) et confiance intervalle (IC 95%) mesuré par la méthode modifiée de Wald.

La majorité de nos 1947 patients étaient des hommes (63%; IC 95%, 61% -65%). Les lésions les plus fréquentes étaient des plaies ouvertes avec une incidence de 705,2 pour 1000 habitants (71%, IC 95%, 68% -73%). L'âge moyen de la population était de 39 ans (ET: 19,9 ans, extrêmes: 1-97, IC 95% 38% -40%). Le contexte le plus fréquent était les blessures domestiques (90%, IC 95%, 89% -91%) et 77% (IC 95%, 75% -78%) des patients ont dû subir une intervention chirurgicale.

Bien que nous présentions l'épidémiologie de la population pendant la quarantaine, une comparaison des données des années précédentes aurait montré l'évolution de l'incidence globale des cas. La collecte des données a eu lieu pendant la période de quarantaine exacte et il est probable que certains patients se consulteront après la fin de celle-ci car ils auraient pu être découragés de se rendre aux services d'urgence pendant cette période.

Cette étude renforce la sensibilisation à la traumatologie des mains pendant les périodes de quarantaine. Les taux d'accidents domestiques des mains chez les hommes jeunes pendant la quarantaine soulignent l'importance de la prévention, en particulier dans cette population, pour éviter les conséquences personnelles et sociales.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Ines REGAS (Chef de clinique) (Besançon)
14:06 - 14:12 #27724 - CO033 L’incidence des traumatismes de la main a-t-elle diminué pendant les confinements dans le contexte épidémique COVID-19 ? Etude cas-témoin dans un centre SOS main français.
L’incidence des traumatismes de la main a-t-elle diminué pendant les confinements dans le contexte épidémique COVID-19 ? Etude cas-témoin dans un centre SOS main français.

Alexandre BUFFET*, Camille BOUTEILLE, Julien FAGEOT, Laurent OBERT, François LOISEL, Isabelle PLUVY

Service d’Orthopédie, Traumatologie, Chirurgie Plastique et Assistance main, CHU, Besançon, FRANCE

& Laboratoire de Nanomédecine, Imagerie et Thérapeutique EA4662, Université Bourgogne Franche-Comté, Besançon, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : alexandre.buffet@edu.univ-fcomte.fr (Alexandre BUFFET)

Introduction : En France, un dispositif de confinement a été appliqué du 17 mars au 11 mai 2020. Il a été renouvelé avec de nouvelles modalités, du 3 avril au 3 mai 2021. Notre objectif était de comparer l'épidémiologie des lésions traumatiques de la main et du poignet pendant ces périodes à une période témoin, avec comme hypothèse une incidence des traumatismes de la main et du poignet diminuée. 

Méthode : Les patients consultant aux urgences traumatologiques d’un centre hospitalo-universitaire labellisé SOS Mains ont été inclus pendant les périodes de confinement de 2020 et 2021, et ont été comparés à un groupe témoin ayant consulté pendant une période équivalente en 2019. Nous avons recueilli rétrospectivement les données démographiques et cliniques en rapport avec des lésions de la main et du poignet. Nous avons également mis en place préalablement au confinement de 2021 une campagne de prévention concernant les blessures de la main par le biais de communications télévisées.

Résultats : Lors des confinements, il existait une augmentation des traumatismes de la main par rapport au nombre total de patients (16% en 2019, 22% en 2020 et 18% en 2021). Nous avons constaté une diminution du nombre de fractures, d’amputations, de brûlures, des infections, des lésions secondaires à un accident de travail et des plaies isolées mais une plus haute proportion des lésions tendineuses et vasculonerveuses lors du premier confinement (12% en 2020 vs 4% en 2019), qui n’a pas été retrouvé en 2021 (4%). 

Discussion : En période de confinement strict, il a été constaté une augmentation des lésions tendineuses et microchirurgicales, qui peut s'expliquer par la modification des activités de loisirs. Dans ce contexte de crise sanitaire avec diminution des ressources humaines et matériel, cela souligne l'importance des mesures préventives concernant les risques liés à certaines activités (utilisation d’objets tranchants ou motorisés). Il est fort probable que la diminution de l’incidence des traumatismes de la main en 2021 soit multifactorielle, mais il est important de rappeler le rôle primordial de l’éducation et de la prévention à grande échelle.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Alexandre BUFFET (interne) (Besançon)
14:12 - 14:14 Discussion commune.
14:14 - 14:17 #27725 - CO034 Urgences de la main : ce qu’il faut absolument savoir lorsque l'on est en première ligne.
Urgences de la main : ce qu’il faut absolument savoir lorsque l'on est en première ligne.

Adrien CARÊME*, Guillaume BERTELOOT

IMM, Montpellier, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : adrien.careme@gmail.com (Adrien CARÊME)

Le nombre de blessés de la main a été évalué en 2018 à plus de 2 millions en France. Si environ 50% de ces blessés sont directement pris en charge dans des structures spécialisées, c’est encore près d’un million de blessés qui bénéficient des premiers soins par un médecin non spécialisé. A partir de notre expérience de « médecin de la main » nous avons tenté de rassembler les connaissances qui nous paraissent indispensables lorsqu’on est en première ligne.

De 2010 à 2020, nous avons pris en charge environ 64000 patients blessés de la main et du poignet. Nous avons analysés les problèmes posés par ces patients pour les regrouper et définir un cadre théorique d’enseignement.

Pour les plaies, 60% de nos patients ne nécessitent pas de chirurgie au bloc opératoire mais simplement une suture cutanée après une exploration adaptée. Il est donc nécessaire de correctement interroger et examiner les blessés. Il faut également savoir utiliser les anesthésiques locaux et le garrot. Il faut donc avoir un minimum de connaissances en anatomie. Un certain nombre de pièges fréquemment rencontrés doivent être connus ainsi que les situations nécessitant l’intervention urgente d’un chirurgien de la main comme les injections sous pression. La vaccination antitétanique, les notions de bases en infectiologie doivent être maîtrisées.

Pour les traumatismes fermés de nombreuses lésions ne sont pas chirurgicales, environ 67% dans notre institut, mais nécessitent des connaissances spécifiques pour les reconnaitre et éviter les complications. C’est le cas de ruptures tendineuses fréquentes comme le mallet finger, certaines entorses et luxations des doigts. Après avis chirurgical adapté, certaines fractures du poignet, des os du carpe ou des métacarpo-phalangiennes sont d’indications orthopédiques. C’est pourquoi, il est important de savoir lire les radiographies puis connaître les principes de traitement, d’immobilisation et de suivi.

Notre formation s’est faite par compagnonnage, sans programme précis. C’est pour cette raison que nous avons réalisé ce travail afin de mettre en avant les connaissances qui sont indispensables lorsqu’on est en première ligne. La liste que nous avons colligée n’est pas exhaustive mais constitue une base de travail pour un programme de formation.

Pour le million de blessés de la main qui bénéficie chaque année en France d’un premier avis non spécialisé, une formation spécifique des médecins nous parait indispensable.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Adrien CARÊME (Montpellier)
14:17 - 14:18 Discussion.
14:18 - 14:24 #27726 - CO035 État des lieux des habitudes et protocoles des soins post-opératoires des replantations digitales dans les centre FESUM.
État des lieux des habitudes et protocoles des soins post-opératoires des replantations digitales dans les centre FESUM.

Marin CAUBRIERE*

Angers, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : marin.caubriere@gmail.com (Marin CAUBRIERE)

Il existe de nombreux articles décrivant les différentes techniques chirurgicales des replantations digitales, mais très peu sur les traitements adjuvants post opératoires . L’objectif de ce travail est de dresser un état des lieux des différentes pratiques et protocoles post opératoire des replantations digitales dans les centres SOS Main de la FESUM.

Toutes les données ont été recueillies via un formulaire sous le format « google form », envoyé par email, à chaque responsable de centre FESUM. Les statistiques ont été réalisées via la plateforme « google form ». Les réponses libres ont été harmonisées par groupement d’idées.

Au total, 38 centres ont répondu sur 70.

Dans 100 % des cas la replantation est réalisé par un senior ; sous ALR seule (84,2%) ; sous microscope dans 94,7 % des cas.

L’hospitalisation se déroule au sein d’une unité dédiée (78,9 %), en chambre seule (76,3%), avec consignes de decubitus strict (65,8%). Une source de chaleur sur le membre opéré est utilisée dans la moitié des centres. 

Un protocole particulier de surveillance est établi dans 84,2% des centres avec notamment : la surveillance du temps de recoloration cutanée (78,9%), les piqures à l’aiguille (50%). Quand elles sont nécessaires, des mesures de désengorgement existent avec un saignement dirigé (81,6%), ou bien la mise en place de sangsues (57,9%). 

Au niveau médicamenteux 68,4% des centres prescrivent des antibiotiques en post opératoires, 84,2% des anti agreggants, 5,3% des anticoagulants à visée curative. 

En cas de spasme, 71,1% des centres ne recourent pas à une prise en charge spécifique médicamenteuse. Soixante huit pourcent des centres reprennent directement au bloc opératoire le patient en cas de spasme artériel, sans modification du protocole de surveillance dans 76,3% des cas. Seulement 18,3% des centres proposent une aide spécifique au sevrage des patients fumeurs. Par contre, 65,8% des centres proposent un suivi psychologique à ces patients. Pour les prises en charge non ambulatoires, la durée d’hospitalisation moyenne varie de 2 jours à 10 jours.

Les mesures adjuvantes post opératoires des replantations digitales bien que connues de tous, relèvent d’une utilisation en partie empirique, variant pour chaque centre. Il n’y a pas de consensus en ce qui concerne les modalités de prise en charge adjuvante et d’indication de reprise. Il est constaté une forme de logique globale même si celle-ci n’est pas basée sur des preuves.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Marin CAUBRIÈRE (interne) (Angers)
14:24 - 14:26 Discussion.
14:26 - 14:32 #27727 - CO036 Modification de la technique de Mantero pour la réparation des lésions du tendon fléchisseur profond en zone 2.
Modification de la technique de Mantero pour la réparation des lésions du tendon fléchisseur profond en zone 2.

Taha MOUHIB, Elodie PAYET, Farouk DARGAI*

Service de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique - SOS Main, CHU Félix Guyon, Saint-Denis, La Réunion, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : najibfa@hotmail.com (Farouk DARGAI)

Mantero et al. (1973) advocated a pull-out suture for the repair of the flexor digitorum profundus (FDP)

tendon in the distal part of the fingers, based on a description by Brunelli (1958). This was an alternative

method of treatment of Zone 1 and distal Zone 2 tendon division with less surgical invasion of the sheath and less suture material in this restricted space.We have modified Mantero’s technique for repair of FDP division in Zone 2B and 2C by using a distal cannula and a lasso through the pulp and distal FDP tendon rather than two cannulas.

A 20-gauge cannula is passed through the tip of the finger pulp, traversing the distal tendon stump

and exiting at the laceration site. We pass through this cannula a PDSTM II Poly (P-dioxanone) Monofil

3-0 thread as a lasso. The ends of the core suture are passed through the lasso, which is withdrawn

through the cannula and out the fingertip The cannula is removed, the tendon stumps are apposed, and the pull-out suture is tied over a piece of drain catheter. From January 2008 to January 2010, 20 complete

FDP disruptions in Zone 2B and 2C were treated using the modified Mantero technique. There were

14 men and six women with a mean age of 30 years (range 18–50). The injured digits were three index,

two middle, nine ring, and six little fingers. The patients were re-examined at a mean of 40 months (26–82) postoperatively. Ten patients also had neurovascular bundle injuries that required repair.The surgery was performed under Walant procedure.

There was no skin necrosis at the fingertip, no tendon ruptures, or other complications. At followup, the mean flexion of the distal interphalangeal joint was 72. The results were assessed using distal interphalangeal joint range of motion alone, as proposed by Moiemen and Elliot (2000). Fourteen patients had excellent, four patients good, and two patients fair outcomes. Only the two patients with fair outcomes were unable to make a complete fist. Repair of the neurovascular bundle did not affect the results.

The use of a single cannula is technically simpler, reducing the risk of placement error and pulley/sheath impingement by cannula or suture.The procedure is performed through minimal incisions,limiting adhesion formation.

The good results and absence of ruptures in a small number of patients suggest that the tendon healing

and strength of repair are adequate for immediate postoperative motion.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Taha MOUHIB (Interne) (Rouen)
14:32 - 14:34 Discussion.
14:34 - 14:37 #27728 - CO037 Transfert de l'extenseur propre du cinquième doigt pour la récupération de l'extension du pouce: technique chirurgicale alternative basée sur une étude anatomique.
Transfert de l'extenseur propre du cinquième doigt pour la récupération de l'extension du pouce: technique chirurgicale alternative basée sur une étude anatomique.

Livio DRAGO*, Sébastien HUGON

Chirurgie orthopédique, Centre Hospitalier Régional, Namur, BELGIQUE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : livio.drago@student.ulg.ac.be (Livio DRAGO)

Cette étude propose une technique de transfert tendineux fiable pour restaurer l'extension du pouce lorsque le long extenseur du pouce (LEP) est manquant suite à un traumatisme délabrant du versant radial de la main. Le transfert de l'extenseur propre de l’index (EPI) est une option classique, cependant celui-ci peut être également manquant dans ce type de traumatisme. L’extenseur propre du cinquième doigt (EP5) pourrait donc être une option utile. La littérature rapporte deux cas où le LEP a pu être substitué par l’EP5.

L’anatomie des extenseurs montrant de nombreuses variations, surtout sur le versant ulnaire de la main, ce travail se base sur une revue de littérature et sur une étude anatomique. La présentation la plus fréquente des extenseurs sur le cinquième doigt est: un tendon extenseur commun des doigts (EC5) unique ou absent et un tendon EP5 double. Les caractéristiques de l’EP5 (potentiel de raccourcissement et force potentielle) sont décrites comme similaires au LEP et à l’EPI.

Etude anatomique:

Étude sur cadavre : 26 mains (13 gauches, 13 droites), de 13 corps différents (5 femmes, 8 hommes). Sont étudiés : le nombre de tendons EP5 et EC5 insérés à la base de l'auriculaire, leur nombre respectif, le passage de l’EP5 dans la cinquième coulisse.

Technique chirurgicale:

Repérage du nombre d’EP5 à la sortie de la cinquième coulisse puis du nombre de tendons à la base de l'auriculaire. Transfert de la partie distale de l'EP5 le plus radial s’il existe vers l’EC5, et transfert de l'EP5 le plus ulnaire vers le LEP distal d'une manière similaire au transfert d’EPI.

Dans cette étude, EP5 passe toujours dans la 5ème coulisse. Il existe toujours au moins deux tendons insérés distalement sur l'auriculaire, la proportion d’EP5 et d’EC5 est semblable à la littérature.

Nous rapportons 2 cas cliniques attestant de la réussite de cette technique. Elle semble s'adapter à l'anatomie du patient mais nécessite que le chirurgien y soit familier. L’absence d’EP5 ou la présence d'un seul EP5 sans EC5 sont les deux situations empêchant sa réalisation (extrêmement rare).

Quand l'EPI est manquant, le transfert de l’EP5 permet de manière fiable une extension indépendante du pouce sans sacrifier l'extension de l'auriculaire si il existe au moins deux extenseurs à la base de celui-ci. Dont au moins un EP5, ce qui est presque toujours le cas. A l'avenir pourquoi ne pas préserver l'EPI si le transfert d’EP5 est envisageable ?

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Livio DRAGO (Chirurgie orthopédique) (Liège, Belgique)
14:37 - 14:38 Discussion.
14:38 - 14:44 #27729 - CO038 Le niveau de recoupe artérielle influence-t-il les résultats des replantations et revascularisations en chirurgie de la main : étude prospective sur 22 mois.
Le niveau de recoupe artérielle influence-t-il les résultats des replantations et revascularisations en chirurgie de la main : étude prospective sur 22 mois.

Inès REGAS* (1), Fiona SAKEK (1), Pierre TUPHE (1), Damien FEUVRIER (1), Clément MENEZ (2), François LOISEL (1), Laurent OBERT (1), Isabelle PLUVY (1)

1. Service de chirurgie Orthopédique, Traumatologique, Plastique et Reconstructrice, SOS mains, Besançon, FRANCE

2. Pôle Santé Sud Haut-Marnais, Chaumont, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : ines.regas@gmail.com (Ines REGAS)

Plus de 2 millions de blessés de la main sont estimés par an en France. Aucune étude de la littérature n’apporte de réponses objectives sur les marges de recoupe artérielle nécessaires pour améliorer les résultats fonctionnels de replantations et revascularisations.

L’objectif de ce travail était d’évaluer quelles marges de recoupes artérielles macroscopiques sont nécessaires pour obtenir une anastomose artérielle histologiquement saine et en déduire les recoupes macroscopiques nécessaires en fonction du mécanisme lésionnel.

Cette étude prospective monocentrique a inclus des patients présentant une lésion artérielle de la main et/ou du poignet. Une recoupe artérielle de minimum 2 mm des moignons proximaux et distaux était réalisée avant l’anastomose artérielle. Une échographie doppler artérielle de contrôle de perméabilité était réalisée à 1 mois post opératoire. Les patients étaient réévalués cliniquement par EVA, Quick Dash, SF36 et TAM à M1, M3, M6, M9 et M12.

De 2018 à 2020, 46 patients ont été inclus avec un recul maximal de 13 mois. 35 sections, 2 écrasements, 8 amputations et 1 blast ont été évalués. Macroscopiquement, 37% des berges étaient considérées comme délabrées. Histologiquement, 41,3% des recoupes étaient saines avec un taux de 50% pour les écrasements, 44% pour les sections par outil mécanique 37,5% pour les sections par outil électrique, 37,5% pour les amputations et 0% pour les blasts. Les taux d’échec de replantations et revascularisations sont respectivement de 25% et 4,9% (2 thromboses diagnostiquées à l’échographie). A la dernière évaluation, les patients présentaient une EVA à 1,9/10, un Quick Dash à 8%, un SF36 PCS à 68,9% et SF36 MCS à 70% et un TAM à 87%. Nos analyses statistiques permettent de conclure que les facteurs influençant le succès ou l’échec des replantations et revascularisations sont le mécanisme lésionnel (p = 0.02), les lésions nerveuses associées (p = 0.014) et la longueur de la recoupe artérielle proximale (p = 0.046).

Cette étude ne permet pas de conclure significativement si les lésions histologiques influent sur le succès ou l’échec anastomotique et sur les résultats fonctionnels. Ces résultats non significatifs font discuter soit d’un manque de puissance, soit d’une sous-évaluation de l’influence des lésions histologiques sur l’échec anastomotique.

Les lésions artérielles histologiques semblent corrélées au mécanisme lésionnel. Les sections par du verre ou par écrasement ne semblent pas nécessiter des recoupes artérielles de plus de 2 mm. Une poursuite de l’étude avec un nombre de sujets plus important permettrait d’envisager des résultats significatifs.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Ines REGAS (Chef de clinique) (Besançon)
14:44 - 14:46 Discussion.
14:46 - 14:52 #27730 - CO039 Traumatisme du lit ungueal: 78 cas.
Traumatisme du lit ungueal: 78 cas.

Jefferson BRAGA SILVA*

Hand Surgery / Reconstructive Microsurgery, PUCRS University, Porto Alegre, BRÉSIL

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : jeffmao@terra.com.br (Jefferson BRAGA SILVA)

Fingertip trauma is a commonly seen condition in the emergency room and each injury must be adequately assessed. Adequate nailbed reconstruction is important for the recovery of fingertip function, with preserved sensation and absence of pain. We evaluate the difference in outcomes obtained with two different techniques used for nailbed reconstruction in a series of patients with similar injury patterns.

We conducted a retrospective chart review of 78 cases of patients who underwent nailbed reconstruction due to trauma between January 2012 and August 2017. The techniques were suturing of the nailbed (SNB) and suturing of the nailbed associated with osteosynthesis of the distal phalanx (SNBOst). Injury types analyzed were those with a subungual hematoma comprising >50% of the nailbed with or without an associated fracture.

In our series, 42 (53.8%) cases were treated with suturing of the nailbed (SNB) and 36 (46%) cases with suturing of the nailbed associated with osteosynthesis of the distal phalanx (SNBOst). Average patient age was 22.7 years (range 18 - 30). Considering nail appearance, 93.6% of men had good results vs 74.2% among women (P=0.022). Zook 1 outcomes (n=20, 45%) were worse than Zook 2 (n=40, 100%) and Zook 3 (n=18, 100%) (p<0.001). Regarding the type of injury, 86.5% of the lacerations and 85.4% of the crushes had good results (P>0.99). When comparing the techniques, there was no apparent significant difference, good results were achieved in 88.1% with SNB (n=42) vs 83.3% with SNBOst (n=36) (P=0.75).

Treatment choice should consider a simple, reliable and cost-effective technique, and should produce satisfactory functional and cosmetic results. In cases with a hematoma compromising more than 50% of then ail surface area, we opt for exploration and suturing of the nailbed with 6-0 Vicryl. We also favor nail plate removal and nailbed repair in cases of proximal fracture involving the germinal matrix, displaced distal phalangeal fracture requiring pinning, or nail plate lacerations.

In our series, patients treated with simple suturing of the nailbed and patients who underwent reconstruction of the entire nailbed showed good outcomes. The level of the injury and the type of trauma influenced the results. It is necessary to wait 12 months to determine a definitive result, as remodeling of the nailbed complex occurs in the intervening period.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Jefferson BRAGA SILVA (Prof.) (Porto Alegre, Brésil)
14:52 - 14:54 Discussion.
14:54 - 15:00 #27355 - CO040 Régénération du lit de l'ongle.
Régénération du lit de l'ongle.

Jefferson BRAGA SILVA* , Gabriela MAGNUS, Valentina STANHAM, Catarina BUSNELLO, Alice BECKER, Bruna LEAL

Hand Surgery / Reconstructive Microsurgery, PUCRS University, Porto Alegre, BRÉSIL

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : jeffersonbragasilva@gmail.com (Jefferson Braga Silva)

The regenerative potential of the nail bed after trauma remains controversial. The objectives of our study were evaluate the outcomes of nail bed injuries treated using two different reconstructive techniques direct flow island flap or a Tranquilli-Leali ?Atasoy? flap.

We performed a retrospective review of 51 patients who underwent nail bed reconstruction with two techniques (direct flow island flap or Tranquilli-Leali ?Atasoy? flap) due to trauma involving the nail bed complex. These two flaps were used to support the loss of distal substance and to allow the regeneration of the nail bed. Outcomes were analyzed for at least 18 months. There were 34 males (66.7%), and the average age was 16.1 years. Most patients (56.9%) had crush injuries. The little (16) and index (14) fingers were the most affected. Twenty-seven were children (range 4 - 11) with an average age of 7.4  1.9 years. The middle finger was the most affected (29.2%).

The outcomes were good to excellent in 41 operated patients (80.4%). Hooknail was absent in 84.3% of the patients. The children group showed a greater chance of excellent/good results. When analyzing the factors associated with the excellent/good result, the direct flow island flap technique presented better results regardless of the age group, the Zook type or the type of trauma. Quantitative variables were described using the mean and standard deviation and categorical variables by absolute and relative frequencies. To compare means, the Student t test was applied. When comparing proportions, Pearson's chi-square or Fisher's exact tests were used. To control confounding factors, the Multivariate Poisson Regression model was applied. Relative Risk was calculated in conjunction with the 95% confidence interval.

For many years, it was believed that the nail was produced by the germinal matrix alone. We have 51 patients in this series, it was possible to carry out several statistical analyzes and draw conclusions that allow us to establish a course of action for a certain type of trauma and obtain a satisfactory standard result. In our series, we have found that reconstruction of the fingertip, potentially by offering support to the growing distal phalanx, as well as a possible intrinsically increased potential for nail bed regeneration in children and adults.

The direct-flow island flap it is superior in terms of outcome, regardless of age, sex, affected finger, dominant hand, type of trauma and injury zone.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Jefferson BRAGA SILVA (Prof.) (Porto Alegre, Brésil)
15:00 - 15:02 Discussion.
15:02 - 15:05 #27655 - CO041 Reconstruction des pertes de substances post-traumatiques du lit de l’ongle avec exposition osseuse par le lambeau homodigital adipofascial dorsal retourné.
Reconstruction des pertes de substances post-traumatiques du lit de l’ongle avec exposition osseuse par le lambeau homodigital adipofascial dorsal retourné.

Amirouche  DAHMAM*, Faris  ALKAHTANI, Philippe  PELISSIER, Marie-Laure ABI-CHAHLA, Anais  DELGOVE, Hussein CHOUGHRI

Chirurgie de la main, CHU de Bordeaux, Bordeaux, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : amirouche.dahmam@gmail.com (Amirouche DAHMAM)

Les lésions de l'appareil unguéal sont fréquentes en traumatologie de la main. La prise en charge chirurgicale des pertes de substance du lit de l'ongle avec exposition osseuse de la phalange distale reste difficile. L'objectif de cette étude était d'évaluer les résultats de la reconstruction de ces pertes de substance par le lambeau homodigital adipofascial dorsal retourné.

Il s'agit d'une étude rétrospective réalisée de février 2018 à décembre 2019, qui inclus 16 patients (14hommes et 2femmes), âgés en moyenne de 43 ans (6-82), et ayant bénéficié de la reconstruction d'une perte de substance post-traumatique du lit de l'ongle par un lambeau homodigital adipofascial dorsal retourné. La taille moyenne de la perte de substance était de 60% (30%-90%) de la surface totale du lit de l'ongle. Les résultats cliniques, le taux de survie du lambeau, la repousse de l'ongle, le pourcentage d'adhérence de l'ongle, les complications et la satisfaction des patients ont été évalués lors du suivi.

Au recul moyen de 26 mois (15 - 37 mois), le pourcentage de survie du lambeau était de 100%. Un patient a présenté une nécrose superficielle locale qui a évolué favorablement après des soins locaux. Une repousse complète de l'ongle a été rapportée dans 11 cas (69%), en moyenne 4,7 mois (4 - 6mois) après la chirurgie. Une absence totale de repousse unguéale a été notée dans 5 cas (31%), et considérée secondaire à une lésion simultanée du lit unguéal et de la matrice germinale. Nous avons remarqué que l'adhérence de l'ongle était partielle dans les cas où la perte de substance du lit de l'ongle était importante. La satisfaction des patients était considérée très satisfaisante dans 11 cas (69 %), satisfaisante dans 4 cas (25%) et décevante dans 1 cas (6%).

Les options thérapeutiques permettant la prise en charge des pertes de substance du lit de l'ongle incluent, la greffe du lit unguéal, les greffes composites, les lambeaux locorégionaux et le derme artificiel. Le lambeau homodigital adipofascial dorsal retourné permet la couverture complète de la phalange distale en un seul temps opératoire, en n'utilisant que le tissu adipofascial et sans prélèvement sur les doigts voisins. Cependant, la durée de cicatrisation est rallongée et la repousse de l'ongle sous le lambeau est incertaine, ce qui nécessite un suivi post-opératoire.

Le lambeau homodigital adipofascial dorsal retourné est simple et fiable. Il offre des résultats fonctionnels et esthétiques satisfaisant avec une faible morbidité du site donneur.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Amirouche DAHMAM (Assistant) (Bordeaux)
15:05 - 15:06 Discussion.
15:06 - 15:12 #27734 - CO042 Reconstruction des amputations pulpaires par lambeau en ilot palmaire bipédiculé dans les doigts longs (une version modifiée du lambeau de Tranquilli-Leali) : une étude multicentrique.
Reconstruction des amputations pulpaires par lambeau en ilot palmaire bipédiculé dans les doigts longs (une version modifiée du lambeau de Tranquilli-Leali) : une étude multicentrique.

Luc KOPEL (1), Julien SERANE* (1), Thibault LAFOSSE (2), Camilo CHAVES (1), Lior AMSALLEM (1), Romain CHASSAT (3), Gautier PETRONI (1), Thibault GEROSA (1), Xavier DELPIT (3), Emmanuel MASMEJEAN (1)

1. Chirurgie de la main, du membre supérieur et des nerfs périphériques, HEGP, Paris, FRANCE

2. ASI, Annecy, FRANCE

3. SOS Mains, Trappes, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : julienseranefresnel@gmail.com (Julien SERANE)

Les pertes de substances pulpaires exposant l’os peuvent nécessiter une reconstruction par lambeau. Différents types de lambeau sont disponibles et le choix ne fait pas toujours l’objet de consensus, mais ils ont chacun leurs inconvénients : troubles esthétiques (ongle en griffe), neurologiques (perte de sensibilité) ou fonctionnels (raideur). L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats d’un lambeau palmaire en îlot bipédiculé (Tranquilili-Leali modifié) utilisé pour la reconstruction pulpaire dans les doigts longs.

L’analyse rétrospective de données portait sur 42 lambeaux dits modifiés avec un recul moyen de 16,4 mois (30-6 mois) opérés dans 2 centres. Trente-trois étaient des hommes. L’âge moyen était de 39,5 ans (12-83 ans) et 57,1%(n=24) étaient fumeurs. Dans 54,8%(n=23) des cas, l’accident était lié au travail ; il correspondait à un écrasement dans 69%(n=29) des cas. Selon la classification d’Allen, il y avait 26 stade II, 14 stade III et 2 stade IV. Les chirurgies étaient toutes réalisées en urgence dans les 24 premières heures.

Aucun ongle en griffe n’a été observé. Le Weber moyen était à 3,8mm (2-6mm). La TAM moyenne était de 268,3° (255-275°). L’index global de satisfaction était de 8,7/10 et les résultats étaient considérés comme excellents dans 15 cas et bons dans 23 des cas.

Le lambeau bipédiculé en îlot palmaire permet de simplifier et sécuriser un lambeau qui conserve une mauvaise réputation chez les chirurgiens de la main, en assurant de bons résultats, en reconstruisant un bon équilibre entre la peau, l’os et l’appareil unguéal dans les amputations zone II et III d’Allen.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Luc KOPEL (Interne) (Paris)
15:12 - 15:14 Discussion.
15:14 - 15:20 #27736 - CO043 Évaluation à long terme d’un lambeau pulpaire en îlot homodactyle « court » associé à un simple ou double V-Y.
Évaluation à long terme d’un lambeau pulpaire en îlot homodactyle « court » associé à un simple ou double V-Y.

Daniel ESTOPPEY*, Germain POMARES, Thomas JAGER

Hôpital Kirchberg, Luxembourg, LUXEMBOURG

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : daniel.estoppey@gmail.com (Daniel ESTOPPEY)

Les lambeaux pulpaires antérogrades en îlots homodactyles sont très utiles pour reconstruire les amputations pulpaires proximales avec exposition osseuse mais ont le désavantage d’amener une raideur de l’articulation interphalangienne proximale (IPP). L’ajout d’un simple ou double V-Y de type Atasoy permet de gagner en mobilisation et donc d’économiser la dissection jusqu’à l’IPP. Le but de cette étude est de réaliser une évaluation fonctionnelle à long terme des patients ayant bénéficié d’un lambeau antérograde en îlot homodactyle « court » associé à un simple ou double V-Y. Notre hypothèse principale est que ce lambeau n’induit pas de raideur de l’IPP et notre hypothèse secondaire est qu’il préserve une sensibilité pulpaire de qualité.

Il s’agit d’une étude rétrospective de patients opérés entre août 2017 et septembre 2018 présentant comme critères d’inclusion une amputation pulpaire par écrasement ou lacération avec exposition osseuse, prise en charge en aigu ou en cas de nécrose secondaire et classifiée de type II oblique palmaire, III ou IV selon Allen. Les critères de jugement étaient : mobilités articulaires, discrimination aux 2 points et au monofilament de Semmes-Weinstein, durée de cicatrisation, complications post-opératoires, durée de l’arrêt de travail, tabagisme periopératoire, intolérance au froid, hypersensibilité au toucher, déformation de l’ongle et exclusion du doigt.

Six patients (âge moyen 57 ans [40-67]) ont été opérés. Une intervention s’est compliquée d’une nécrose cutanée du lambeau. Au suivi moyen de 25.5 mois [17-31], les mobilités articulaires moyennes des métacarpo-phalangiennes, IPP et interphalangiennes distales étaient de 92-0-0°, 97.2-0-0° et 56-4.8-0° respectivement, sans différence significative par rapport au côté controlatéral. La discrimination aux 2 points moyenne de la partie proximale des lambeaux étaient de 7.7 mm en ulnaire (p = 0.1) et 8.2 mm en radial (p = 0.53) et de la partie distale de 8 mm en ulnaire (p = 0.075) et 8.5 mm en radial (p < 0.05). La sensibilité au monofilament de Semmes-Weinstein était diminuée mais de manière non significative.

Nos deux hypothèses sont confirmées. En comparaison, les lambeaux antérogrades en îlot homodactyles «traditionnels» et les îlots bi-pédiculés (Tranquili-Leali modifié) ont montré des raideurs de l’IPP mais par contre une meilleure sensibilité pulpaire. Notre étude devra faire l’objet d’une étude prospective comparative qui permettrait une meilleure définition de nos observations.

L’association d’un lambeau pulpaire antérograde en îlot homodactyle « court » et d’un simple ou double V-Y permet d’éviter un enraidissement de l’IPP tout en préservant une sensibilité pulpaire de qualité.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Daniel ESTOPPEY (Médecin en voie de spécialisation) (Fribourg, Suisse)
15:20 - 15:22 Discussion.
15:22 - 15:25 #27735 - CO044 Technique de fixation en étai des lambeaux pulpaires. À propos de 10 cas.
Technique de fixation en étai des lambeaux pulpaires. À propos de 10 cas.

Ludovic BINCAZ*

Clinique Kennedy, Montélimar, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : ludovic.bincaz@orange.fr (Ludovic BINCAZ)

Les lambeaux de couverture pulpaire sont probablement les lambeaux les plus fréquemment réalisés à la main. Si les publications sur le mode de prélèvement et ses variantes sont nombreuses, peu de publications s’intéressent spécifiquement aux modes de fixation du lambeau à la partie distale.

Nous proposons une étude clinique prospective de Aout 2019 à mai 2020, mono opérateur, portant sur 10 patients, avec l’utilisation d’une méthode originale de fixation distale du lambeau, permettant de modeler de façon précise la pulpe, sans utiliser de fixation intra-osseuse, que la tablette unguéale avulsée soit présente ou pas. 10 patients victimes d’amputation en zone 2 des doigts longs ont été étudiés. Les lambeaux pulpaires étaient prélevés selon la technique d’Atazoy, avec ses différentes améliorations techniques de prélèvement. La technique de fixation était une suture en étai sur une tablette unguéale naturelle ou prothétique, avec suture au repli proximal.

La fixation en étai s'est avérée être une technique fiable, sans fixation intra osseuse, permettant de modeler et d'avancer la pulpe à la demande. Il permet également de répartir la tension sur les tissus mous, évitant ainsi les sillons de traction.

La fixation en étai des lambeaux pulpaires est une technique simple, ajustable à volonté, permet une fixation harmonieuse et sans complication notée dans l’étude pour les lambeaux pulpaires.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Ludovic BINCAZ (Chirurgien) (Montélimar)
15:25 - 15:26 Discussion.
15:26 - 15:32 #27737 - CO045 Utilisant du lambeau latérodigitale homodactyle pour les pertes de susbtance centimétrique de la pulpe des doigts longs.
Utilisant du lambeau latérodigitale homodactyle pour les pertes de susbtance centimétrique de la pulpe des doigts longs.

Stéphane HOUZE, Jérôme PIERRART, Alexandre SAUVAGE, Aurélien AUMAR*

Cabinet ARCHIMED, Lesquin, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : docteur.aurelien.aumar@gmail.com (Aurélien AUMAR)

Les amputations pulpaires distille en sifflet ou massives constituent un enjeu thérapeutique majeur. 

L'utilisation du lambeau homodactyle rétrograde dit de ROSE, constitue une option thérapeutique fiable, reproductible. 

Lorsque le nerf digital homolatéral est emporté dans le dissection, il est suturé au nerf digital palmaire contro latéral pour favoriser la récupération sensitive 

L'objectif est d'analyse l'évolution fonctionnelle des doigts traumatisés

Nous avons mené une étude rétrospective descriptive monocentrique. 

Tous les patients ayant eu une amputation distale de stade 3 et 4 de la classification de TAMAI ont été inclus,

La technique opératoire était la suivante: le lambeau est dessiné sur la face palmaire et dorsale de 1 du rayon opéré. 

Le point de rotation est située au niveau du col de M2

La zone donneuse est laissée en cicatrisation 

Nous avons étudié le retentissement opératoire, les scores fonctionnels Quick DASh et PRWE et le score fonctionnel de WEBERS.

Vingt six lambeaux de ROSE ont pû revus et inclus avec un recul moyen de 6 mois. 

quatorze lésions concernaient le quatrième rayon, 6 le 3e rayon et 6l le deuxième rayon. 

Le ROM était à 92 % du côté contro latéral. 

La force était mesurée à 84 % du côté contro latéral. 

Le test statique de weber était de l'ordre de 10,6 mm

Un patient a bénéficié d'un geste de plasties cutanées secondaire pour traiter un bride rétractile superficielle.

Toutes les pulpes amputées ont retrouvé un galbe satisfaisant.

Le lambeau de Rose ou homodactyle rétrograde constitue une option thérapeutique de choix pour les couvertures de perte de substance pulpaire complète des doigts longs. 

Les complications sont rares. 

La suture du moignon distal du nerf digital palmaire a permis d'améliorer le score de Weber.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Recherches cliniques/travaux scientifiques : non
Consultant, expert : KERIMEDICAL
Cours, formations : KERIMEDICAL
Documents publicitaires : non
Invitations à des congrès nationaux ou internationaux : non
Actionnariat : non
Détention d’un brevet ou inventeur d’un produit : non


Stéphane HOUZE (Lille)
15:32 - 15:34 Discussion.
15:34 - 15:40 #27731 - CO046 Arthroplastie métacarpophalangienne avec greffe osseuse en urgence dans les destructions articulaires traumatiques.
Arthroplastie métacarpophalangienne avec greffe osseuse en urgence dans les destructions articulaires traumatiques.

Germain POMARES*, Thomas JAGER 

Institut Européen de la Main - Hôpital Kirchberg, LUXEMBOURG

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : germain.pomares@icloud.com (Germain POMARES)

Les destructions traumatiques des articulations métacarpophalangiennes (AMP) associées à une perte de substance osseuse (PSO) représentent un défi technique pour le chirurgien qui souhaite conserver la mobilité de cette articulation. La réalisation d’une arthroplastie en urgence avec greffe osseuse de la première phalange (P1). Nous présentons une solution technique permettant une arthroplastie avec greffe osseuse en urgence pour l’ensemble des PSO du tiers proximal P1.

Nous présentons une série de 4 patients comportant 5 arthroplasties métacarpophalangiennes avec greffe osseuse en urgence. Il s’agissait exclusivement d’hommes. Dans cette série toutes les AMP étaient. Il s’agissait pour 3 patients de traumatismes ouverts, et 4 articulations de traumatismes ouverts (scie circulaire, accident balistique). Dans un cas, il s’agissait d’un traumatisme fermé. Dans 3 cas, il existait une PSO 

Intéressant le 1/3 proximal et dorsal de la P1. Dans 1 cas, la PSO se faisait au dépens du 1/3 proximal et palmaire de la P1. Dans le dernier cas, la PSO concernait la totalité du 1/3 proximal de la P1. Après réalisation d’un parage chirurgical des fragments ostéo-chondraux libres, et d’une évaluation de la perte de substance osseuse, cette indication était confirmée. La greffe osseuse se faisait à partir d’un prélèvement de la calotte céphalique du métacarpien. Cette greffe osseuse était ensuite ostéosynthèse sur la PSO de la P1. Une prothèse en silicone était ensuite implantée.

L’évolution postopératoire restait pour l’ensemble des patients. Un protocole de mobilisation immédiate était instauré. L’arc moyen de mobilité en flexion-extension des AMP était de 70°, avec un défaut d’extension actif de -10° dans deux cas. Ces résultats étaient constatés à partir du 6ème mois. Aucune complication n’a été observée.

Dans ces situations précises, aucune solution d’ostéosynthèse ne peut être retenue. Les arthroplasties restent soumises à un risque d’instabilité de l’implant, voire même à l’impossibilité de positionner l’implant lorsque la PSO s’étend au-delà de l’épiphyse. Cette stratégie de reconstruction des AMP peut être proposée à l’ensemble des PSO de la base de P1. L’intérêt de cette solution est, premièrement, la reconstruction du fourreau osseux phalangien indispensable pour stabiliser l’implant et autoriser une sollicitation précoce, et secondairement la restitution du stock osseux. Ce dernier point est crucial puisqu’il permet en cas de faillite de l’implant, un changement dans des conditions techniques simples.

Cette option thérapeutique simple et rapide, en une seule étape, permet une mobilisation immédiate sans sacrifier les solutions de sauvetage en cas d'échec.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Germain POMARES (Chirurgien) (Luxembourg, Luxembourg)
15:40 - 15:42 Discussion.
15:42 - 15:48 #27733 - CO048 Brûlures profondes de la face dorsale de la main et des doigts: place du lambeau inguinal pédiculé et de l'empochement dans la prise en charge aiguë.
Brûlures profondes de la face dorsale de la main et des doigts: place du lambeau inguinal pédiculé et de l'empochement dans la prise en charge aiguë.

Lisa BARRY*, Louise PASQUESOONE, Elvire GUERRE

Chirurgie Plastique et reconstructrice, CHRU de Lille, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : lisa.barry@hotmail.fr (Lisa BARRY)

La prise en charge aiguë des brûlures profondes du dorsum de la main et des doigts représente un défi pour le chirurgien reconstructeur. En effet, l'exposition des structures ostéo-tendineuses nécessite souvent une couverture par lambeau dans un contexte où les lambeaux loco-régionaux ou libres ne sont pas toujours réalisables.

Nous rapportons ici une série de 8 brûlures profondes du dorsum de main. 6 mains ont été couvertes par lambeau-greffe abdominal de Colson et 2 mains ont été couvertes par lambeau inguinal pédiculé. 4 patients sur 6 ont été revus en consultation avec un recul moyen de 20.5 mois; 1 patient a été perdu de vue et 1 patient est décédé.

L'évaluation clinique a été réalisé par un chirurgien différent de l'opérateur. On retrouve un DASH score moyen de 46/100 avec des extrêmes allant de 17.5 à 93/100. Le résultat esthétique est satisfaisant avec un score de Vancouver de 4.5/13 en moyenne et une opinion générale du patient de 3.75/10 selon l'échelle POSAS.

Le lambeau inguinal pédiculé et l'empochement sont deux techniques fiables et de réalisation rapide qui permettent une couverture cutanée de bonne qualité dans un contexte de brûlures profondes de la main. En effet, les lambeaux locaux sont rarement possibles. En cas d'atteinte associée du membre supérieur, les lambeaux loco-régionaux ne sont pas réalisables; ils atteignent par ailleurs difficilement les extrémités digitales. Enfin, les lambeaux libres nécessitent un plateau technique adapté, une hémodynamique stable et leur épaisseur est peu compatible avec la finesse du dorsum de main.

Bien qu'il y ait eu d'énormes progrès techniques depuis leurs descriptions, le lambeau inguinal pédiculé et l'empochement restent des alternatives à envisager dans la prise en charge aiguë des brûlures profondes du dorsum de main. Nous proposons dans cette présentation un algorithme d'aide à la prise en charge chirurgicale afin de situer ces deux techniques dans l'arsenal thérapeutique du chirurgien plasticien.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Lisa BARRY (Interne) (Lille)
15:48 - 15:50 Discussion.
Amphi Bleu

Jeudi 16 décembre

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SFRM8
14:00 - 15:15

Table ronde commune GEM - GEMMSOR
La camptodactylie congénitale

Présidents de séance : Frédéric DEGEZ (masseur Kinésithérapeute) (Trelaze), Stéphane GUÉRO (Chirurgien) (Paris)
14:00 - 14:12 La camptodactylie : Origine, étude clinique et classification. Vanina QUILICI (Masseuse - Kinésithérapeute) (Auxerre)
14:12 - 14:24 La camptodactylie : qui traiter, quand et comment traiter ? Place de la chirurgie. Stéphane GUÉRO (Chirurgien) (Paris)
14:24 - 14:36 Traitement orthétique de la camptodactylie de l’enfant. Jean REDOUX (Orthoprothésiste) (Lyon)
14:36 - 14:48 L'appareillage des camptodactylies, données de la littérature et expérience d'équipe. Jean LICHTLE (kinésithérapeute) (Paris), Blandine MARCADET (Kinésithérapeute) (Paris)
14:48 - 15:00 La camptodactylie : orthèses ET kinésithérapie ? Marc BOUDOU (MKDE libéral associé) (Marseille)
15:00 - 15:15 Questions.
Salle 251

Jeudi 16 décembre

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G2-13
14:00 - 16:00

Communications libres
Poignet 1

Modérateurs : Emmanuel CAMUS (Chirurgien) (Maubeuge), Ahmed ZEMIRLINE (Chirurgien de la main) (Rennes)
14:00 - 14:06 #27770 - CO049 Comparaison du repérage du point d’entrée à l’amplificateur de brillance ou sous arthroscopie dans le traitement des fractures non déplacées du scaphoïde sur la diminution du taux d’irradiation.
Comparaison du repérage du point d’entrée à l’amplificateur de brillance ou sous arthroscopie dans le traitement des fractures non déplacées du scaphoïde sur la diminution du taux d’irradiation.

Daphné QUEREL*, Lorenzo MERLINI, Charles DACHEUX, Quentin HENNOCQ, Thomas GREGORY

Hôpital Avicenne, Bobigny, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : d_querel@hotmail.fr (Daphné QUEREL)

Les fractures du scaphoïde représentent 60% des fractures du carpe. Les fractures non déplacées peuvent être traitées de façon orthopédique par immobilisation dans une manchette plâtrée pour une durée de 8 à 12 semaines en moyenne. Des techniques de vissages percutanées ont été décrites pour réduire la durée d'immobilisation et un retour aux activités quotidiennes précoce. Ces techniques nécessitent l'utilisation d'un amplificateur de brillance pour repérer le point d'entrée et le bon positionnement final de la broche. Le but de notre étude est de comparer une technique de vissage percutané rétrograde avec contrôle du point d'entrée à l'amplificateur de brillance, à une technique arthroscopique avec repérage d'un point d'entrée de la broche immédiatement radial à l’insertion scaphoïdienne du ligament scapho-lunaire dorsal, sur la diminution du taux d'irradiation.

Cette étude rétrospective réalisée entre 2018 et 2019 regroupe 20 patients âgés de 27,4 ans en moyenne (17-45) opérés par un même chirurgien, dans un même hôpital, d’une fracture non déplacée du scaphoïde. Deux techniques de vissage ont été comparées : avec repérage du point d’entrée de la broche sous contrôle scopique ou arthroscopique. Le critère de jugement principal était la mesure du taux d’irradiation.

La dose d’irradiation reçue par le patient était de 0,15 μGy (0,04-0,22) en percutané contre 0,06 μGy (0,02-0,1) en arthroscopie.

Le nombre de tentatives de bon positionnement de la broche était de 5,3 (1-8) en percutané, contre 2 en moyenne (1-3) en arthroscopie.

Le nombre de clichés d’amplificateur de brillance était de 17,1 (5-25) en percutané pour 6,9 (3-11) en arthroscopie.

La durée opératoire moyenne était de 24,4 minutes (10-35) en percutané et 22,8 minutes (16-30) en arthroscopie.

Un des inconvénients de la technique percutanée est le besoin permanent du contrôle fluoroscopique, exposant le patient ainsi que l’équipe chirurgicale à une irradiation importante mais le positionnement central de la broche est un des facteurs limitant le déplacement secondaire, et augmentant la rigidité de la synthèse. Le repérage du point d'entrée en arthroscopie et l'orientation de la broche depuis ce point facilite le positionnement de la broche.

Le repérage arthroscopique du point d’entrée de la broche scaphoïdienne, immédiatement radial à l’insertion scaphoïdienne du ligament scapho-lunaire dorsal permet une diminution du taux d’irradiation , du nombre de tentatives de bon positionnement de la broche, du nombre de clichés de scopie, du produit-dose-surface et de la durée d’irradiation sans allongement de la durée opératoire par rapport à la technique percutanée.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Daphné QUEREL (Interne) (Bobigny)
14:06 - 14:12 #27694 - CO050 Prise en charge chirurgicale des fractures corporéales peu ou non déplacées du scaphoïde par vissage percutané rétrograde en passant par la corne antérieure du trapèze : Une étude Française rétrospective uni-centrique auprès de 33 patients.
Prise en charge chirurgicale des fractures corporéales peu ou non déplacées du scaphoïde par vissage percutané rétrograde en passant par la corne antérieure du trapèze : Une étude Française rétrospective uni-centrique auprès de 33 patients.

Elise  LUPON* (1), Yoann  DALMAS  (2), Benoît  CHAPUT  (1), Jean-Louis  GROLLEAU  (1), Pierre  MANSAT  (2), Stéphanie  DELCLAUX  (2)

1. Département de Chirurgie Plastique, CHU Rangueil, Université Toulouse III Paul Sabatier, Toulouse, FRANCE

2. Département de Chirurgie Orthopédique, Hôpital Pierre Paul Riquet, Toulouse, France, Université Toulouse III Paul Sabatier, Toulouse, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : elise.lupon@gmail.com (Elise LUPON)

En tant qu'alternative au traitement conservateur, le vissage percutané a récemment gagné en popularité pour éviter une immobilisation prolongée. Le placement d'une vis dans l'axe central du scaphoïde s'est avéré supérieur à son excentration sur le plan biomécanique mais pose des difficultés à la réalisation du vissage percutanée par voie palmaire comme dorsale.

Nous décrivons un vissage percutané palmaire de fractures corporéale du scaphoïde par une approche trans-trapézienne palmaire simple permettant un centrage optimale de la vis.

Nous avons sélectionné les patients opérés par voie trans-trapézienne palmaire par le même chirurgien entre Janvier 2015 et Janvier 2019 à partir du codage utilisé pour ces fractures et des comptes rendus opératoire. Le recueil des données pré- per- et post-opératoire a été obtenu grâce aux données collectées dans le dossier informatique et papier du patient et par contact téléphonique des patients.

33 patients ont été inclus. Le vissage percutané du scaphoïde a été fait sous anesthésie locorégionale, au bloc opératoire avec un bras en position allongée sur la table à bras, en supination et aucune hyper-extension du poignet n'a été réalisée.

La broche guide de Kirchner passait dans la corne antérieure du trapèze puis dans l'articulation trapézo-scaphoïdienne et était remplacée par une vis SBI après centrage dans l'axe du scaphoïde satisfaisant. La prise en charge avait lieu en moyenne dans les 12.14 jours après le traumatisme.

75.8% étaient des fractures A2 de la classification de Herbert. La durée opératoire moyenne était de 16.63 minutes et dans 91% des cas, le patient était hospitalisé une journée.

La variation de l'angle scapho-lunaire sur les radiographies de profil en pré opératoire avec l'angle défini par l'axe de la vis scaphoïdienne et le lunatum post chirurgie était en moyenne de 2.94°. Un patient a présenté une pseudarthrose et quatre patients ont présenté une vis de taille non adaptée avec un débord de la vis nécessitant une reprise chirurgicale dans trois cas.

Si l'introduction correcte de la vis est facilitée par rapport à la voie palmaire standard et dorsale, le choix d'une taille adéquate de la vis peut être plus complexe.

L'approche trans-trapézienne pour la fixation des fractures aiguës du scaphoïde facilite le placement percutané précis d'une vis dans l'axe central du scaphoïde.

Une étude des complications à long terme, et notamment de l'impact dégénératif sur l'articulation scapho-trapézienne est nécessaire pour évaluer l'innocuité du passage dans la corne antérieure du trapèze.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Elise LUPON (Interne de chirurgie plastique) (Toulouse)
14:12 - 14:16 Discussion commune.
14:16 - 14:22 #27781 - CO051 Résultats à moyen terme du traitement chirurgical de l’arthrose radio- et médio-carpienne stade IV par athroplastie d’interposition (Amandys ®) ou implant de resurfaçage du capitatum (RCPI®) :Etude rétrospective comparative multi-centrique.
Résultats à moyen terme du traitement chirurgical de l’arthrose radio- et médio-carpienne stade IV par athroplastie d’interposition (Amandys ®) ou implant de resurfaçage du capitatum (RCPI®) :Etude rétrospective comparative multi-centrique.

Gautier PETRONI* (1), Sharon ABIHSSIRA (1), Thomas BIHEL (1), Christian COUTURIER (2), Julien SERANE (1), Thibault GEROSA (1), Lior AMSALLEM (1), Emmanuel MASMEJEAN (1)

1. Chirurgie de la main, du membre supérieur et des nerfs périphériques, HEGP, Paris, FRANCE

2. Espace medical Vauban, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : gautierpetroni@gmail.com (Gautier PETRONI)

Les implants d’interposition en pyrocarbone ont élargi le champ des traitements chirurgicaux des arthroses carpiennes. Le but de cette étude est de comparer les résultats cliniques, fonctionnels et radiologiques des implants Amandys® (« spacer » libre et mobile) et RCPI® (implant de resurfaçage fixé à la tête du capitatum) dans le cadre d’arthroses évoluées à un stade IV

L’étude comprenait deux séries constituées de 13 implants Amandys®, évalués à un recul moyen de 7 ans (groupe A) et de 11 implants RCPI® (recul moyen de 5 ans)

Aucune différence significative n’a été mise en évidence entre les deux groupes, concernant les évaluations cliniques et fonctionnelles. Dans le temps, les deux implants diminuent significativement la douleur, conservent l’amplitude d’extension et la force de serrage. La flexion est augmentée dans le groupe B et diminuée dans le groupe A, cependant ces changements ne sont pas statistiquement significatifs. 2 de luxations précoces avec migration d’implant ont été constatées dans le groupe A et ont conduit à une redéfinition de la taille de l’implant initial. Dans chaque groupe, une arthrodèse totale a été effectuée

Les arthroplasties par implant Amandys® et RCPI® ont montré des résultats équivalents. Elles induisent une indolence significative et durable, conservent la mobilité des poignets et leur force dans le temps. Ces résultats confirment la place des implants Amandys® et RCPI® dans le traitement des poignets arthrosiques de stade évolué ainsi que leur efficacité dans la durée. Pour ces indications, ils représentent une alternative intéressante à des techniques chirurgicales plus lourdes. Les facteurs à l’origine d’une instabilité de l’implant sont à maîtriser afin d’éviter d’éventuelles complications

Les résultats obtenus ne permettent pas de conclure sur la supériorité d’un implant par rapport à l’autre dans cadre d’arthroses évoluées à un stade IV. Ces conclusions doivent toutefois être validées par des études à plus gros effectifs et à plus long terme

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Gautier PETRONI (CHIRURGIEN) (Compiègne)
14:22 - 14:28 #27574 - CO052 Remplacement du lunatum par un implant APSI dans le traitement de la maladie de Kienböck.
Remplacement du lunatum par un implant APSI dans le traitement de la maladie de Kienböck.

Suzanne  ROBERT*, Florence  DAUZERE, Stéphanie  DELCLAUX, Pierre  MANSAT

Chirurgie orthopédique et traumatologique,  CHU de Toulouse, France

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : suzanne_robert@orange.fr (Suzanne Robert)

Le traitement des stades avancés de la maladie de Kienböck (IIIA, IIIB et IV de la classification de Lichtman) ne fait pas encore l'objet d'un consensus. L'objectif était d'évaluer les résultats cliniques et radiologiques d'une série de patients traités par exérèse du lunatum et interposition d'un implant en pyrocarbone APSI.

8 patients ont été opérés entre 2013 et 2019. L'implant était mis en place par une voie d'abord dorsale après exérèse complète ou partielle du lunatum. Les critères d'évaluation pré et post opératoires étaient cliniques (douleur, mobilités, force de serrage), radiologiques (angle radio-scaphoïdien, hauteur carpienne, évolution arthrosique) et fonctionnels (scores DASH, Mayo Wrist Score et Patient Rated Wrist Evaluation).

Le recul moyen était de 5 ans (1-8ans). Les douleurs étaient améliorées au repos comme à l'effort. Les mobilités ont augmenté avec un arc moyen de mobilité en flexion extension de 97° (70-125). La force de serrage était également améliorée avec une force moyenne mesurée à 82,5% (67,8-100) du côté controlatéral. Les scores fonctionnels étaient satisfaisants (DASH moyen : 43,3 (27,5-52,5), MWS moyen : 72,5 (65-85) et PRWE moyen : 31,3 (15-46,5)). Il n'a pas été retrouvé de majoration de l'évolution arthrosique ou du collapsus intra-carpien.  L'implant a dû être retiré chez 3 patients suite à une luxation de l'implant ou à des douleurs persistantes post opératoires.

Les résultats de notre série sont comparables aux résultats des séries retrouvées dans la littérature sur le sujet et aux résultats des techniques de référence dans les stades avancés de la maladie de Kienböck. La principale complication reste l'instabilité de l'implant. Notre étude et les données actuelles de la littérature n'ont pas permis de déterminer d'éventuels facteurs expliquant cette instabilité.

Le remplacement du lunatum par un implant APSI dans les stades avancés de la maladie de Kienböck permet dans notre série une amélioration des douleurs, des mobilités et de la force de serrage sans majoration de l'évolution arthrosique ou du collapsus intra-carpien au dernier recul. Des études sur des plus grandes séries de patients seraient nécessaires afin de comprendre et résoudre la problématique d'instabilité de l'implant.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Suzanne ROBERT (Interne) (Toulouse)
14:28 - 14:32 Discussion commune.
14:32 - 14:38 #27639 - CO053 Les Pseudarthroses polaires proximales du scaphoïde carpien : intérêt de l'embrochage percutané type Galluccio modifié.
Les Pseudarthroses polaires proximales du scaphoïde carpien : intérêt de l'embrochage percutané type Galluccio modifié.

Rawend  MERAI*, Oussema  ABCHA, Imene  CHEMKHI, Sayed  BACCARI, Lamjed  TARHOUNI, Mouna  OUNAIES

Service chirurgie de la main, Institut Mohamed Kassab d'orthopédie, Tunis, Tunisie

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : merai.rawend@gmail.com (Rawend Merai)

Le scaphoïde carpien se caractérise par une vascularisation de type terminale et rétrograde. De ce fait, la fracture polaire proximale est à haut risque de pseudarthrose. L'objectif de notre travail étaient d'évaluer les résultats du traitement des pseudarthroses polaires proximales du scaphoïde carpien par un embrochage percutané type Galluccio modifié.

Il s'agit d'une étude rétrospective, descriptive sur 15 ans. Nous avons colligé des pseudarthroses polaires proximales du scaphoïde carpien type II d'Alnot datant de moins de 2 ans.

Nous avons inclus 39 patients. Il s'agissait d'une population jeune (âge moyen= 25,5ans), masculine (95%). L'accident sportif a été en cause dans 39% des cas avec un mécanisme d'hyperextension non appuyée dans 35% des cas. Le délai moyen de chirurgie a été de 11,4 mois. Tous les patients ont eu un embrochage percutané de type Galluccio modifié par trois ou quatre broches, et un embrochage scapho-lunaire associé dans 54% des cas. L'expulsion des broches a été la complication postopératoire la plus fréquente (49%). Nous n'avons pas constaté de cal vicieux ou de dégradation arthrosique au dernier recul. Nous avons obtenu 95% de succès de consolidation, et la durée moyenne de consolidation a été de 4,41 mois. Le tabagisme a été le seul facteur qui a statistiquement influencé le délai de consolidation. Au dernier recul, le Mayo Wrist modifié a été excellent dans 92%, le Quick Dash moyen a été de 10% et le PRWE moyen a été de 6,3.

Dans la littérature, peu d'études se sont intéressées à la localisation polaire proximale et notre étude a comporté le plus de nombre de cas.

Durant ces deux dernières décennies les auteurs ont principalement eu recours à la greffe osseuse pour traiter ce type de pseudarthrose, et les méta-analyses rapportent une supériorité de la greffe osseuse vascularisée. L'embrochage percutané de type Galluccio modifié permet par le biais d'une stabilisation élastique du scaphoïde carpien la consolidation osseuse avec un excellent résultat fonctionnel.

L'Embrochage percutané de type Galluccio modifié des pseudarthroses polaires proximales du scaphoïde carpien est une technique peu coûteuse, d'exécution facile et rapide qui permet une consolidation avec un excellent résultat fonctionnel dans les formes prises en charge précocement.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Rawend MERAI (Interne) (Tunis, Tunisie)
14:38 - 14:44 #27771 - CO054 Taux de consolidation radiologique après traitement arthroscopique des pseudarthroses du scaphoïde. Étude rétrospective à propos de 32 cas.
Taux de consolidation radiologique après traitement arthroscopique des pseudarthroses du scaphoïde. Étude rétrospective à propos de 32 cas.

Simon RATTIER* (1), EL Bachar FATAYRI (1), Vittorio FERRARI (1,2), Youssouf TANWIN (1), Catherine MAES CLAVIER (1), Emmanuel DAVID (1), Thierry AIHONNOU (2), Vladimir ROTARI (1,2)

1. CHU Amiens-Picardie, Amiens, FRANCE

2. Clinique Victor Pauchet, Amiens, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : simonrattier15@gmail.com (Simon RATTIER)

La prise en charge des pseudarthroses de scaphoïde constitue un défi chirurgical. De nombreuses techniques ont été décrites avec des résultats disparates en fonction des séries (80 à 100 % de consolidation). Peu d’études ont évalué les résultats des greffes sous arthroscopie.

Notre objectif principal était d’étudier le taux de consolidation radiologique dans les suites d’une cure de pseudarthrose sous arthroscopie. L’objectif secondaire était d’évaluer les résultats cliniques

Nous avons réalisé une étude multicentrique, rétrospective. Tous les patients opérés par cette technique entre janvier 2016 et décembre 2019 ont été inclus. Les patients ont été revus par un examinateur indépendant. Nous avons évalué : les mobilités du poignet, la force au dynamomètre de Jamar, la capacité fonctionnelle par un questionnaire d’auto-évaluation (Quick Dash) ainsi que la satisfaction.

Les classifications de Schernberg et d’Alnot ont été utilisées pour classer la pseudarthrose sur l’imagerie pré opératoire (radiographie et scanner). L‘évaluation de la consolidation a été faite par un scanner à environ 4 mois post opératoire.

Trente-deux patients ont été inclus, 29 hommes et 3 femmes, d’âge moyen 25,7 ans. Le taux de consolidation est de 84,37 % (27 patients). Sur le plan clinique, 22 patients ont pu être revus entre avril et juin 2020 avec un recul moyen de 29 mois (7-48). L’arc de mobilité en flexion-extension était de 112 °, soit 90 % par rapport au côté sain. Les inclinaisons ulnaires et radiales étaient similaires. La force moyenne était de 38 kg pour le côté opéré, soit 95% par rapport au côté sain. L’opération a été jugée très satisfaisante pour 86,4% des patients (19 des 22 patients revus). Enfin, le Quick DASH moyen est de 9,25.

Nous rapportons une complication (un névrome cicatriciel au niveau de la branche sensitive dorsale médiale du 2e rayon, issue du nerf radial) et une évolution vers une arthrose médio-carpienne ayant nécessité une ré intervention

Le traitement de la pseudarthrose du scaphoïde sous arthroscopie donne des résultats satisfaisants sur le taux de consolidation, et sur le plan clinique. Notre étude met, cependant, en évidence un taux de consolidation inférieur aux autres séries utilisant cette technique chirurgicale.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Simon RATTIER (CCA) (Amiens)
14:44 - 14:50 #27772 - CO055 Greffe osseuse sous arthroscopie des pseudarthroses du scaphoïde : étude rétrospective de 42 cas.
Greffe osseuse sous arthroscopie des pseudarthroses du scaphoïde : étude rétrospective de 42 cas.

Bérangère LAMON* (1), Ludovic ARDOUIN (2), Philippe BELLEMERE (2), Gilles DAUTEL (1), Lionel ATHLANI (1)

1. Centre Chirurgical Emile Gallé, Nancy, FRANCE

2. Institut de la main Nantes-Atlantique, Nantes, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : berangere.lamon@gmail.com (Bérangère LAMON)

Notre objectif était de rapporter les résultats de la greffe osseuse sous arthroscopie des pseudarthroses du scaphoïde après en avoir décrit la technique chirurgicale.

Il s’agit d’une étude rétrospective bicentrique non randomisée de 42 patients d’âge moyen 25 ans (15-56). Tous ont été opérés d’une greffe osseuse spongieuse autologue sous arthroscopie avec ostéosynthèse par broches pour le traitement d’une pseudarthrose du tiers proximal et moyen du scaphoïde, sans désaxation intracarpienne ni arthrose Scaphoid Non Advanced Collapse - SNAC. L’ensemble des patients a été revu en consultation par un examinateur indépendant au recul minimum de 6 mois pour une évaluation clinique et radiologique.

Le délai moyen entre le traumatisme et l’intervention chirurgicale était de 15 mois (5-60). Avec un recul moyen de 18 mois (6-56), la douleur au repos et à l’effort était significativement diminuée passant respectivement de 3 à 0 et de 8 à 1 sur 10 à l’échelle visuelle analogique. Les scores fonctionnels Quick DASH et le PRWE étaient également significativement améliorés. Au dernier recul, le force de serrage était de 83% par rapport au côté controlatéral, et la mobilité active en flexion-extension et inclinaison radio-ulnaire de 125° et 58° (versus 143° et 62° côté controlatéral). La consolidation a été acquise chez 37 patients (88%) avec un délai moyen de 3 mois (2-8). Aucun patient n’a présenté de développement d’arthrose SNAC. Les angles scapho-lunaire et latéral intrascaphoidien ainsi que l’index de hauteur carpienne de Youm ne présentaient aucune différence significative par rapport aux données préopératoires. Quatre patients (9.5%) ont été repris chirurgicalement pour échec de consolidation.

Au vu de nos résultats, la greffe osseuse sous arthroscopie est apparue comme une chirurgie fiable et efficace pour traiter les pseudarthroses du tiers proximal et moyen du scaphoïde lorsqu’il s’agit de stades sans désaxation intracarpienne majeure et sans arthrose SNAC installée. Son caractère peu invasif permet de préserver la vascularisation du scaphoïde ainsi que l’intégrité des structures capsulo-ligamentaires.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Berangere LAMON (Interne) (Nancy)
14:50 - 14:56 #27773 - CO056 Utilisation de la RhBMP7 dans le traitement des pseudarthroses du scaphoïde : 5 cas évalués à 10 ans.
Utilisation de la RhBMP7 dans le traitement des pseudarthroses du scaphoïde : 5 cas évalués à 10 ans.

Damien BERTRAND* (1), Albin CHEVET-NOEL (1), Margaux DELORD (2), Laurent OBERT (1), Daniel LEPAGE (1), Isabelle PLUVY (1), François LOISEL (1)

1. Service d’Orthopédie, de Traumatologie, de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Assistance Main EA 4268 Innovation, Imagerie, Ingénierie et Intervention en santé « I4S » - IFR 133 INSERM Pôle Innovation et Technique Chirurgicale C.H.U. Jean Minjoz - Besançon, FRANCE

2. SOS main Grenoble ; unité de chirurgie réparatrice, de la main et des brûlés, Hôpital Michallon, CHU de Grenoble, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : damien.bertrand34@gmail.com (Damien BERTRAND)

La pseudarthrose du scaphoïde est la plus fréquente des pseudarthroses. Une fixation et une autogreffe vascularisée ou non demeurent les principes du traitement de référence de ces pseudarthroses. Mais que proposer en cas d’échec de l’autogreffe ? L’utilisation de protéines ostéoinductives dans des cas difficiles de traitement des pseudarthroses des os longs ont montré de bons résultats ; cependant peu d’études ont été réalisées quant à leur utilisation pour les pseudarthroses du scaphoïde

Cinq patients d’âge moyen 32 ans (21-44) présentant une pseudarthrose ancienne (supérieure à 24 mois) du scaphoïde ont été pris en charge après un échec d’autogreffe. L’intervention consistait en un avivement du foyer de pseudarthrose. Une autogreffe osseuse associée à de la RhBMP-7 (Osigraft®) était mise en place et fixée par vis ou broche. Une immobilisation post opératoire était prescrite

Un seul patient a pu consolider (20%) avec un recul moyen de 10 ans (80-143 mois). La perte moyenne du volant de flexion-extension était de 16.6° (0-30) par rapport au côté controlatéral. Concernant les pertes de force, elles étaient en moyenne de 450 grammes (0-2000) pour le pinch et de 12.1kg (0-29) pour la poigne par rapport au côté controlatéral. L’auto-évaluation des poignets par questionnaire a montré un PRWE moyen à 28.9 (10,5-49) et un QuickDASH moyen à 28.6 (9,09-61,36)

Dans notre série de faible puissance, le taux de consolidation à long terme est faible (20%) comparé à ceux rapportés dans la littérature ; cela peut être probablement expliqué par nos patients. De nombreux facteurs de risque de pseudarthroses étaient présents dans notre série : l’âge moyen était de 32 ans (21–44ans), le délai de prise en charge était supérieur à 24 mois pour tous, 4 patients étaient des travailleurs manuels de force, 3 patients étaient fumeurs et 2 patients avaient un antécédent de pseudarthrose d’une fracture du scaphoïde controlatéral.

Notre étude n’a pu mettre en évidence un réel bénéfice à l’utilisation de la RhBMP-7 malgré leurs coûts élevés dans le traitement des pseudarthroses anciennes de scaphoïde. L’utilisation de nouveaux vecteurs associant VEGF et BMP est une piste de recherche à envisager.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Laurent OBERT (Chirurgien orthopédiste) (Besançon)
14:56 - 15:02 #27566 - CO057 Résultats à long terme de la prise en charge d’une pseudarthrose du scaphoïde. A propos d’une série de 22 patients.
Résultats à long terme de la prise en charge d’une pseudarthrose du scaphoïde. A propos d’une série de 22 patients.

Claire  NICOT*  (1), Guy  RAIMBEAU  (2), Yann  SAINT CAST  (2), Fabrice  RABARIN  (2), Alexandre  PETIT  (2), Nicolas  BIGORRE  (3)

1. Orthopédie - Traumatologie,  CHU Angers, Angers, France

2. Centre de la Main - Trélazé, Angers, France

3. Orthopédie - Traumatologie,  Centre de la Main - Trélazé, Angers, France

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : claire.nicot@gmail.com (Claire NICOT)

La fracture du scaphoïde évolue vers une pseudarthrose dans 2 à 5% des cas. Non traitée, elle évoluera vers une désorganisation intra-carpienne et des remaniements dégénératifs, engendrant une perte de fonction du poignet. Les processus dégénératifs initiés peuvent perdurer même après l'obtention d'une consolidation. L'objectif de cette étude était d'analyser les résultats cliniques, fonctionnels et radiologiques à long terme d'une série de vingt-deux patients opérés d'une pseudarthrose du scaphoïde.

Il s'agissait d'une étude rétrospective, mono-centrique. Les critères d'inclusion étaient une prise en charge pour pseudarthrose du scaphoïde évoluant depuis plus de 6 mois, sans antécédent au niveau du poignet étudié, avec un recul minimum de 10 ans. 63 patients répondaient à ces critères, il y avait 41 perdus de vue.  22 patients ont été revus. La révision clinique comportait une mesure des mobilités du poignet et une évaluation de la force, comparées au côté controlatéral. La fonction était évaluée par des questionnaires dédiés (QuickDASH, PRWE). L'évaluation radiographique permettait d'évaluer la consolidation, la mesure des angles intra-carpiens et la recherche de remaniements arthrosiques.

Le taux de consolidation était de 77,3%. Comparé au côté controlatéral, la force de préhension et les mobilités étaient toutes significativement diminuées. Les angles radio- et scapho-lunaires étaient significativement augmentés. Le QuickDASH moyen était de 8,68, le PRWE moyen de 12,64. De l'arthrose radio-scaphoïdienne était présente chez 6 patients et 11 patients présentaient une arthrose médio-carpienne. On retrouvait une DISI résiduelle chez 12 patients.

En termes d'épidémiologie et de résultats clinique, notre série était comparable aux autres séries à long terme de la littérature, hormis un taux de consolidation légèrement inférieur. La DISI résiduelle était d'origine ligamentaire, osseuse ou mixte. Le nombre important de perdus de vue, l'hétérogénéité des techniques et l'absence de suivi scannographique sont un obstacle à l'analyse des résultats.

L'importance de la DISI résiduelle et des désorganisations intra-carpiennes au recul de 10 ans nous fait reconsidérer l'entité même de la fracture du scaphoïde évoluant vers la pseudarthrose avec désaxation carpienne comme une lésion complexe ostéo-ligamentaire carpienne. Un bilan d'imagerie en 4D pourrait être intéressant pour identifier la part ligamentaire et/ou osseuse de la déformation en DISI.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Claire NICOT (Interne) (Angers)
15:02 - 15:12 Discussion commune.
15:12 - 15:18 #27562 - CO058 Evolution et analyse comparative 3D du scaphoïde bipartite.
Evolution et analyse comparative 3D du scaphoïde bipartite.

Justine DUFOUR, Geoffroi LALLEMAND, Sébastien DURAND*

Centre de la main, CHUV, Lausanne, Suisse

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : sebastien.durand@chuv.ch (Sébastien Durand)

Chez la plupart des primates, il existe neuf os du carpe. Chez l'humain et les singes africains, l'os central est fusionné au scaphoïde. Le scaphoide bipartite lié au défaut de fusion de l'os central, est encore mal différencié de la pseudarthrose du scaphoïde. Le but de cette étude est de présenter les critères géométriques en faveur du diagnostic de scaphoïde bipartite et d'étudier le rôle de l'os central dans la forme actuelle du scaphoïde.

100 scaphoïde humain, 4 scaphoïde bipartite humain, 4 scaphoïdes d'embryons humains, 12 spécimens adultes d'autres primates anthropoïdes existants représentant six genres et deux spécimens de scaphoïde de Néandertal ont été inclus dans cette étude. 

Des modèles polygonaux 3D du scaphoïde et de l'os central ont été générés à partir de coupes CT-scan, microCT-scan ou histologiques avec un logiciel de segmentation. Une étude comparative 3D de la morphologie et des paramètres morphométriques a été réalisée à l'aide du logiciel de CAO MSC Patran v9.

L'os central est plus petit que le scaphoïde chez tous les spécimens (p<0,05). Le vecteur de direction traduisant la position de l'os central par rapport au scaphoïde a une forte orientation dans l'axe proximo-distal chez l'homme (cos( v, y)=-0,97) et cette caractéristique est partagée par toutes les espèces. Il existe une continuité du scaphoïde du pôle proximal au tubercule distal chez toutes les espèces. C'est la principale caractéristique morphologique qui diffère le scaphoïde bipartite de la pseudarthrose chez l'homme.

Chez l'humain, la principale cause de dispersion concernant la forme du scaphoïde, mesurée à l'aide des moments d'inerties, semble liée à la variation de courbure du bord postérieur du scaphoïde siège de la fusion de l'os centrale.

Le scaphoïde bipartite chez l'homme adulte partage des analogies géométriques avec les singes et les orangs-outans, les embryons humains et les Néandertaliens. Les caractéristiques morphologiques et morphométriques identifiées dans cette étude sont utiles pour différencier le scaphoïde bipartite d'une fracture ou d'une pseudarthrose du scaphoïde. Tous les autres critères suggérés dans le passé conduisent à un diagnostic erroné.

La forme convexe du bord postérieur du scaphoïde est en relation avec l'os central lorsque la fusion apparaît. La courbure du bord postérieur du scaphoïde humain est le plus souvent concave et supporte l'hypothèse qu'après avoir fusionné, la partie du scaphoïde correspondant à l'os central est en train de disparaître chez l'homme.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Justine DUFOUR (Cheffe de Clinique) (Genève, Suisse)
15:18 - 15:20 Discussion.
15:20 - 15:26 #27775 - CO059 Fracture fraîches du Lunatum: méta-analyse et applications cliniques.
Fracture fraîches du Lunatum: méta-analyse et applications cliniques.

Maxime CIEVET-BONFILS (1), Marion BURNIER (2), Marjolaine WALLE (3), Guillaume HERZBERG* (4)

1. Hôpital Edouard Herriot, Lyon, FRANCE

2. Médipôle, Lyon, FRANCE

3. Orthopédie, Hôpital Gabriel-Montpied, Clermont-Ferrand, FRANCE

4. Clinique Parc- Clinique Val d'Ouest, Lyon, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : prgherzberg@gmail.com (Guillaume HERZBERG)

Les fractures fraîches du lunatum sont très rares, représentant entre 0,4 et 2,2% de toutes les fractures du carpe. Elles présentent un risque élevé d'être sous-diagnostiquées et l'imagerie doit toujours comporter un scanner. Les fractures du lunatum peuvent être isolées mais sont souvent associées à d'autres lésions complexes. Les études vasculaires impliquent que 8% à 26% des lunatums sont à haut risque de nécrose avasculaire post-traumatique. Le but de ce travail était de réaliser une méta-analyse qui puisse fournir des orientations quant à la prise en charge, en particulier quant au rôle de l’arthroscopie.

Nous avons effectué une méta-analyse des fractures fraîches du lunatum, incluant 43 études. Ont été exclues les études concernant la maladie de Kienböck et les études avec un manque de données ou l’absence de radiographies interprétables. Cinquante-deux patients ont été inclus pour une analyse descriptive du cas et du traitement et 37 patients ont été inclus pour une analyse univariée. Nous avons analysé le taux de consolidation osseuse.

Les fractures fraîches du lunatum concernent le plus souvent un homme jeune, entre 20 et 30 ans, victime d’un accident à haute cinétique. Le taux de luxation est de 42%, avec 10 luxations en palmaire et 11 luxations en dorsal. Les fractures du lunatum étaient associées à d’autres lésions dans 79% des cas. L’âge, la cinétique, l’orientation du trait de fracture, la présence de lésions associées ne semblent pas modifier le taux de consolidation. Nous avons relevé 6 cas de traitement avec assistance arthroscopique. La fracture-luxation trans-lunaire augmente considérablement le risque de pseudarthrose par rapport aux fractures non luxées (p <0,31). L'ostéosynthèse par broches, vis ou ancres augmente le taux de consolidation des fractures (p <0,01).

Les articles rapportant un traitement sous assistance arthroscopique nous paraissent particulièrement intéressant car l’arthroscopie minimise par définition, les traumatismes vasculaires itératifs liés à une chirurgie ouverte. Notre propre expérience et cette revue de la littérature conforte sur le fort intérêt de l'arthroscopie dans le traitement des fractures fraîches du lunatum.

Ce travail nous a permis de recenser un nombre important de fractures fraîches du lunatum, isolées ou associées. Les études les plus récentes s'orientent vers une prise en charge arthroscopique dont les résultats sont prometteurs ce qui confirme notre expérience.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Maxime CIEVET-BONFILS (Chirurgien Orthopédiste) (Villeurbanne)
15:26 - 15:28 Discussion.
15:28 - 15:34 #27585 - CO060 Analyse tomodensitométrique 2D du lunatum et du capitatum dans le cadre d'une étude préliminaire sur la faisabilité d'une arthrodèse médiocarpienne par plaque radiale.
Analyse tomodensitométrique 2D du lunatum et du capitatum dans le cadre d'une étude préliminaire sur la faisabilité d'une arthrodèse médiocarpienne par plaque radiale.

Monia  EL KINANI*  (1), Philippe  BELLEMERE  (1), Vincent  GUITTON  (2), Mark  ROSS   (3)

1. Chirurgie de la Main et du Membre Supérieur,  Institut de la Main Nantes Atlantique, Saint Herblain, FRANCE

2. Pôle imagerie, Institut de la Main Nantes Atlantique, Saint Herblain, FRANCE

3. Hand Surgery and Upper Limb, Brisbane Hand and Upper Limb Clinic, Brisbane, AUSTRALIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : monia.elkinani@gmail.com (Monia EL KINANI)

L'arthrodèse médio-carpienne reste une intervention courante en chirurgie de la main, notamment en cas d'arthrose du poignet (essentiellement SLAC ou SNAC wrist). Actuellement, il n'existe aucun consensus sur le moyen de fixation à privilégier. Les plaques utilisées habituellement par voie dorsale peuvents présenter des inconvénients (conflit dorsal,fracture du matériel, pseudarthrodèse). Dans l'hypothèse d'une plaque d'arthrodèse du côté radial, nous avons voulu évaluer l'anatomie 2D du lunatum et du capitatum afin d'anticiper l'anatomie et la taille à prévoir pour cette plaque.

Nous avons analysé rétrospectivement des coupes scannographiques sur des tomodensitométries (TDM) réalisées dans notre centre. Le poignet devait être sain et l'examen réalisé en position neutre standardisée afin de définir des coupes simples et reproductibles permettant d'effectuer des mesures dans différents plans de façon fiable. Dans le plan frontal, il s'agissait de la hauteur capito-lunaire totale, les hauteurs isolées du capitatum et du lunatum, ainsi que l'offset capito-lunaire. Dans le plan sagittal, des mesures de largeur antéro-postérieure du lunatum et du capitatum étaient effectuées à différents niveaux.

Cinquante imageries ont pu être analysées sur des poignets de patients masculins dans 29 cas et féminins dans 21 cas. 27 lunatums étaient de type Viegas 1 et 23 lunatums de type Viegas 2. La hauteur capito-lunaire moyenne ajustée (après soustraction de l'interligne capito-lunaire) était évaluée à 19,90 mm. Les hauteurs moyennes respectives du capitatum et du lunatum étaient de 12,37 mm et 6,98 mm. L'offset capito-lunaire moyen était mesuré à 4,55 mm, sans influence significative de la morphologie du lunatum sur cette mesure. Dans le plan sagittal, le capitatum s'élargit de radial en ulnaire avec des largeurs antéropostérieures moyennes de 10,43 mm en radial et 13,59 mm au centre du grand os.

Ces mesures spécifiques ne sont pas décrites la littérature. Malgré la standardisation de la méthode de recueil des données celles-ci peuvent néanmoins être biaisées par une certaine subjectivité  ou par le non respect de la position strictement neutre du poignet lors de la réalisation du TDM. Les données recueillies montre une variété anatomique individuelle dans le plan frontal et sagittal.

Une ostéosynthèse médiocarpienne par une plaque d'arthrodèse radiale suppose la réalisation de plusieurs modèles de plaques permettant de tenir compte des variations individuelles, non seulement la taille du lunatum et du capitatum mais aussi de leur offset.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Monia EL KINANI (Interne) (Nantes)
15:34 - 15:36 Discussion.
15:36 - 15:42 #27581 - CO061 Arthroscopic Radiocarpal Tendinous Interpositions (ARTI) for SLAC I and 2 : « A new conservative solution » Technique.
Arthroscopic Radiocarpal Tendinous Interpositions (ARTI) for SLAC I and 2 : « A new conservative solution » Technique.

Jean-Baptiste  DE VILLENEUVE BARGEMON*  (1), Michel  LEVADOUX  (2), Christophe  MATHOULIN  (3), Lorenzo  MERLINI  (3)

1. Chirurgie Orthopédique et Traumatologique,  APHM, Marseille, FRANCE

2. Hand, wrist and elbow surgery department,  Saint Roch Private Hospital, Toulon, FRANCE

3. International Wrist Center, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : jbdevilleneuvebargemon@gmail.com (Jean-Baptiste de Villeneuve Bargemon)

Les lésions du complexe capsulo-ligamentaire scapho-lunaire entraînent une perturbation de la biomécanique carpienne à l'origine d'une bascule en flexion du scaphoïde associée à une subluxation dorsale qui vont entrainer un conflit arthrogène entre le radius et le carpe identifié sous le terme SLAC Wrist pour Scapho Lunate Advanced Collapse.

La prise en charge des lésions arthrosiques de types SLAC reste palliative comme par exemple les résections de première rangée des os du carpe, l'arthrodèse des quatre os ou alors la dénervation complète du poignet.

Arianni et Mathoulin, proposent en 2018 une alternative arthroscopique avec la réalisation d'une interposition tendineuse (AITA, Arthroscopic Interposition Tendon Arthroplasty) entre le radius et la première rangée des os du carpe (6). Il s'agit du seul article dans la Littérature décrivant cette technique ainsi qu'une évaluation d'une cohorte.  Cependant, la réalisation de cette chirurgie est techniquement difficile et exigeante et possiblement dangereuse par l'utilisation de voie d'abord arthroscopique palmaire. Cette technique permet néanmoins d'empêcher le frottement entre le radius, améliorant le ROM les amplitudes articulaires et diminuant la douleur. De plus, elle ne coupe pas les ponts avec une chirurgie classique.

Dans cet article, nous vous présentons la technique chirurgicale non publiée d'interposition à 1 boucle tendineuse radiocarpienne arthroscopique (1L-ARTI) mini-invasive et n'utilisant que des voies d'abord arthroscopiques dorsales.

Description de la technique opératoire

Nous avions réalisé une précédente étude (17) en 2012 avec des résultats préliminaires sur une cohorte de 15 patients avec une douleur radiocarpienne passant de 7/10 à 1/10 avec pour certains des épisodes de pointes douloureuse évaluées à 3/10 et une force de poigne a constamment augmenté avec une moyenne de 30 %.

La prise en charge des lésions de Type SLAC reste actuellement palliative et les différentes techniques ne sont pas dénuées de conséquences (perte de force et de mobilité). L'ARTI permet donc de supprimer les conflits radioscaphoïdien au stade de SLAC I SLAC II provoqués par la subluxation dorsale du scaphoide et de retarder l'indication à des méthodes moins conservatrices sur le plan fonctionnel. C'est une méthode fiable simple qui a l'avantage de restaurer une partie de la force et de diminuer la douleur presque systématiquement sans « couper les ponts » avec d'autres techniques plus classiques mais dont la morbidité est beaucoup plus importante. Une nouvelle étude rétrospective sur plus de 60 cas est actuellement en cours de réalisation.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Jean-Baptiste DE VILLENEUVE BARGEMON (interne) (Marseille)
15:42 - 15:48 #27640 - CO062 Luxation antélunaire du carpe : à propos de cinq cas.
Luxation antélunaire du carpe : à propos de cinq cas.

Rawend  MERAI*, Oussema  ABCHA, Imene  CHEMKHI, Sayed  BACCARI, Lamjed  TARHOUNI, Mouna  OUNAIES

Service chirurgie de la main,  Institut Mohamed Kassab d'orthopédie, Tunis, TUNISIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : merai.rawend@gmail.com (Rawend Merai)

Les luxations périlunariennes antérieures du carpe sont exceptionnelles et beaucoup moins fréquentes que le déplacement inverse. Il n'en pose pas moins de problèmes à résoudre. Elles ont fait l'objet de publications sporadiques souvent à propos d'un cas.

Nous avons colligé 5 patients présentant une luxation périlunariennes antérieures du carpe. Le score fonctionnel utilisé est celui de GREEN et O'BRIEN

La lésion est survenue chez des patients jeunes. La chute d'une hauteur de 3 mètres en a été la cause dans tous les cas et le mécanisme en hyper flexion palmaire du poignet a été signalé chez trois patients. La luxation était impure dans tous les cas. Elle était associée à ; une fracture du scaphoïde, du semi lunaire, de la base du 2éme et 3éme métacarpien ou de la styloïde radiale. Une irritation du nerf médian a été retrouvée dans 2 cas. Quatre patients ont été opérés à 48 heures. Un patient a été opéré à la 5ème semaine. L'opération a été menée par un abord palmaire dans trois cas et à foyer fermé dans deux cas. L'intervention a consisté en une réduction avec une ostéosynthèse des fractures associées, des brochages temporaires intra carpiens, une neurolyse dans 2 cas et une réparation ligamentaires dans un cas. Au dernier recul moyen de 2 ans, le résultat était jugé bon dans deux cas, moyen dans deux cas et mauvais dans un seul cas compliqué d'une arthrite du poignet.

Les luxations périlunariennes sont les plus fréquentes des luxations intra carpiennes, cependant sa composante périlunariennes antérieure est beaucoup plus rare. 

Plusieurs hypothèses sont retrouvées pour expliquer la difficulté de ce type de déplacement en occurrence la forme particulière du semi-lunaire. 

Des lésions osseuses sont fréquement associées (fracture du scaphoïde 50%, styloïde radiale dans 73%).

Le mécanisme lésionnel est un choc sur le dos de la main provoquant une hyperflexion de celle-ci où le grand os vient pousser le semi-lunaire en arrière.

Les luxations antélunaire isolées sont traitées orthopédiquement  par réduction et contention plâtrée. La présence de lésions osseuses associées rend ces luxations instables. Leur traitement devient chirurgical. Nous avons opté pour le traitement chirurgical qui a consisté en une réduction, brochage carpien en per cutané et immobilisation plâtrée.

Les luxations périlunariennes antérieures du carpe se produisent dans un contexte de traumatisme violent. Le traitement doit se faire dans le souci d'une reconstitution anatomique des surfaces articulaires pour préserver la fonction du poignet.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Rawend MERAI (Interne) (Tunis, Tunisie)
15:48 - 15:54 #27674 - CO063 Résection de la première rangée des os du carpe versus Scaphoïdectomie et arthrodèse des 4 os : Une revue radio-clinique monocentrique.
Résection de la première rangée des os du carpe versus Scaphoïdectomie et arthrodèse des 4 os : Une revue radio-clinique monocentrique.

Richard CHAN*

Chirurgie Plastique et de la Main, CHU de Rouen, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : r.chan@hotmail.fr (Richard CHAN)

L'arthrodèse des 4 os avec scaphoïdectomie et la résection de la première rangée des os du carpe sont des opérations fréquemment pratiquées sur des poignets présentant de l'arthrose post-traumatique SNAC/SLAC. Le but de cette étude était de comparer les deux interventions sur la force, la mobilité, la fonction et la satisfaction.

C'était une étude mono-centrique, mono-opérateur rétrospective de cohorte de 25 patients opérés entre le 1er janvier 2009 et le 1er janvier 2019. Le suivi comportait : un bilan clinique : Mesure de la force, mobilité, Score Quick Dash, PRWE, Mobilité subjective, satisfaction globale et une radiographie.

Il n'y avait pas de différence significative entre les groupes "Résection de la première rangée des os du carpe" et "Arthrodèse des 4 os avec scaphoïdectomie" sur la force, la mobilité, les scores fonctionnels, la mobilité subjective et le score de satisfaction globale.

Les patients avaient au grip test 72% de leur force comparé au côté controlatéral dans le groupe arthrodèse, et 62% pour le groupe résection. Pour les groupes arthrodèses, et résections, les mobilités étaient pour l'inclinaison radiale 18° versus 14°, l'inclinaison ulnaire de 21° versus 22°, une flexion de 39° versus 30°, une extension 32,5° versus 29,5°, le score Quick Dash était ) 12,5 ° versus 17,6° le PRWE était à 18,7 versus 17,6 la mobilité subjective à 7,8 versus 7,5 et le score de satisfaction à 8,7 versus 9 respectivement.

14% des patients du groupe arthodèse avaient été réopérés versus 0% du groupe résection.

L'arthrodèse des 4 os avec scaphoïdectomie et la résection de la première rangée des os du carpe sont des interventions fiables donnant tous les deux de bons résultats.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Richard CHAN (Chirurgien orthopédiste) (Rouen)
15:54 - 16:00 Discussion commune.
Salle 252AB
15:15

Jeudi 16 décembre

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SFRM9
15:15 - 15:50

Conférence d'enseignement
De l'anatomie du poignet à la dynamisation des concepts en rééducation

Modérateurs : Christian FONTAINE (Head of department) (Lille), Véronique LE GAC (masseur-kinésithérapeute) (Caen)
15:15 - 15:45 De l'anatomie du poignet à la dynamisation des concepts en rééducation. Michel BOUTAN (Kinésithérapeute) (Dax)
15:45 - 15:50 Questions.
Salle 251
16:00 Pause café
16:30

Jeudi 16 décembre

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SFRM11
16:30 - 18:00

Table ronde commune GEM - GEMMSOR
Entorses latérales de la MCP du Pouce

Modératrices : Julia CREMILLIEUX (exercice liberal) (Valence), Alexandra FORLI (Chirurgien plastique) (Grenoble)
16:30 - 18:00 Introduction. Julia CREMILLIEUX (exercice liberal) (Valence), Alexandra FORLI (Chirurgien plastique) (Grenoble)
16:30 - 18:00 Apport de l'échographie. Thomas APARD (chirurgien) (Versailles)
16:30 - 18:00 Lésion aiguë : traitement orthopédique / Orthèses. Dominique THOMAS (orthésiste) (Grenoble)
16:30 - 18:00 Lésion aiguë : traitement orthopédique / Mobilisation précoce. Grégory MESPLIÉ (Kiné / orthésiste) (Biarritz)
16:30 - 18:00 Lésion aiguë : traitement chirurgical. Philippe PRADEL (Praticien associé) (Challes-les-Eaux)
16:30 - 18:00 Lésion chronique : traitement chirurgical. Alexandra FORLI (Chirurgien plastique) (Grenoble)
16:30 - 18:00 Rééducation lésions aigue et chronique après chirurgie. Claude LE LARDIC (Masseur Kinésithérapeute) (Nantes)
16:30 - 18:00 Conclusion. Julia CREMILLIEUX (exercice liberal) (Valence), Alexandra FORLI (Chirurgien plastique) (Grenoble)
Amphi Bleu

Jeudi 16 décembre

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G2-14
16:30 - 18:30

Communications libres - sous l’égide de la FESUM
Traumatologie 2

Modérateurs : Bruno BARBATO (chir main) (Aubergenville), Thierry DUBERT (chirurgien) (Paris)
16:30 - 16:36 #27741 - CO064 Incidence des névromes douloureux après suture de nerfs sensitifs à la main. Comparaison entre suture avec manchonnage veineux, suture protégée par un neurotube, et suture microchirurgicale simple.
Incidence des névromes douloureux après suture de nerfs sensitifs à la main. Comparaison entre suture avec manchonnage veineux, suture protégée par un neurotube, et suture microchirurgicale simple.

Sarah AMAR* (1), Laurent MATHIEU (1), Alain SAUTET (2), Alain Charles MASQUELET (2), Adeline CAMBON-BINDER (2)

1. HIA Percy, Clamart, FRANCE

2. Hôpital Saint-Antoine, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : sarah_amar@orange.fr (Sarah AMAR)

Cinq pourcent des plaies des nerfs à la main évoluent vers une neuropathie séquellaire pouvant être très invalidante. Plusieurs études ont suggéré que l’utilisation d’un manchon autologue veineux ou synthétique (neurotube) permettait de réduire le risque de névrome. L’objectif de notre étude est de comparer les résultats de sutures nerveuses manchonnées ou non.

Il s’agissait d’une étude comparative, rétrospective, non randomisée et bicentrique. Etaient inclus tous les patients opérés d’une plaie de la main, de Novembre 2014 à Janvier 2017, avec section nerveuse sans perte de substance (nerfs collatéraux digitaux, digitaux communs, médian, ulnaire ou radial). Les critères d’exclusion étaient un suivi inférieur à 12 mois et un mécanisme par explosion. Selon les habitudes du chirurgien, les sutures nerveuses étaient soit simples, soit manchonnées par une veine régionale ou un neurotube en collagène de type 1. Au recul minimum de un an, un examinateur indépendant recherchait des signes de névrome (association d’un signe de Tinel à la percussion de la cicatrice et de douleurs neuropathiques) et évaluait la qualité de la récupération sensitive, lors d’une consultation spécialisée soit à défaut lors d’un entretien téléphonique ou par e-mail à l’aide d’un questionnaire.

Nous avons inclus 64 patients, âgés en moyenne de 35 ans, totalisant 67 réparations nerveuses (93% de nerfs collatéraux digitaux) dont 31 sutures simples, 20 manchons veineux et 16 manchons collagéniques. Au recul moyen de 40 mois, des signes de névromes étaient présents chez 35,5 % des patients ayant eu une suture microchirurgicale simple, 30% de ceux avec manchonnage veineux et 56 % de ceux avec neurotube (p=0,24). Il persistait des douleurs neuropathiques chez 52% des patients ayant eu une suture microchirurgicale, 50% de ceux avec manchonnage veineux et 87,5% de ceux avec neurotube (p=0,032).

Il n’y avait pas de différence significative en terme de douleur au repos, de récupération sensitive au test de Weber, de mobilité (Total Active Motion) et de qualité de vie (score Quick Disabilities of the Arm, Shoulder and Hand) entre les 3 groupes. Les résultats à la classification de Mackinnon et Dellon étaient excellents ou bons (classés S4 ou S3+) chez 80% des patients ayant eu une suture microchirurgicale, 75% de ceux avec manchonnage veineux et 90% de ceux avec neurotube (p=0,49).

Au vu de cette étude, dont les effectifs sont néanmoins réduits, l’ajout d’un manchon collagénique ou veineux ne réduit pas le risque de névrome lors des sutures de nerfs à la main.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Sarah AMAR (INTERNE) (Paris)
16:36 - 16:42 #27742 - CO065 Techniques de prévention des névromes symptomatiques dans les amputations digitales.
Techniques de prévention des névromes symptomatiques dans les amputations digitales.

Camille BOUTEILLE*, Sébastien EL RIFAI, François LOISEL, François SAADE, Laurent OBERT, Pluvy ISABELLE

Service d’Orthopédie, de Traumatologie, de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Assistance Main, C.H.U. Jean Minjoz, Besançon, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : cam.bouteille@gmail.com (Camille BOUTEILLE)

La survenue d’un névrome symptomatique sur moignon d’amputation digitale, de nature traumatique ou non, est une complication fréquente, altérant la qualité de vie des patients, du fait de leur exposition aux traumatismes répétés. L’objectif de ce travail était d’évaluer les techniques utilisées pour prévenir la survenue d’un névrome en cas d’amputation digitale.

105 patients ont été évalués sur une période de 5 ans et sur 131 amputations digitales 23 cas de névromes symptomatiques existaient (17%)

Il existait 12/33 névromes en cas de nerfs non traités (36%), 8/60 névromes en cas de nerfs traités par traction/résection (13%), 3/18 névromes en cas de nerfs été traités traction/résection et thermocoagulation (16%). Aucun névrome n’était observé en cas suture termino terminale des deux nerfs collatéraux (5 cas), d’enfouissement dans l’os (5 cas) et de thermocoagulation (9 cas).

En cas d’amputation il est nécessaire d’essayer d’éviter un névrome symptomatique en traitant le nerf; Aucune technique ne semble supérieure à une autre même si dans ce travail certaines semblent permettre de l’éviter mieux que d’autre . Cependant ,il existe des biais de recrutement. La seule certitude est que ,de ne rien faire, fait un courir un risque important de névrome symptomatique.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Camille BOUTEILLE (Interne) (Besançon)
16:42 - 16:46 Discussion commune.
16:46 - 16:52 #27743 - CO066 Fasciotomies des 3 loges à l'avant bras par une unique voie d'abord latérale : description d'une nouvelle technique [Vidéo flash].
Fasciotomies des 3 loges à l'avant bras par une unique voie d'abord latérale : description d'une nouvelle technique [Vidéo flash].

Sharon ABIHSSIRA*, Thibault GEROSA, Julien SERANE, Emmanuel MASMEJEAN

Chirurgie de la main, du membre supérieur et des nerfs périphériques, HEGP, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : sharon@abihssira.net (Sharon ABIHSSIRA)

Le syndrome des loges aigu à l’avant-bras est rare, mais une prise en charge précoce réduit les séquelles à moyen et long terme. La loge antérieure est plus fréquemment atteinte cependant les loges dorsale et latérale sont aussi à risque. Plusieurs techniques de fasciotomies ont été décrites et sont associées à diverses complications, notamment des difficultés de couvertures cutanée et des séquelles esthétiques importantes. À ce jour, les techniques mini-invasives ne sont pas applicables en aigu. Une voie d’abord latérale unique a été décrite pour les syndromes des loges aigus à la jambe, et est à présent largement utilisée. Nous présentons une voie d’abord latérale unique pour les fasciotomies des trois loges de l’avant-bras.

On réalise une incision latérale en forme de S le long du brachio-radialis. Par celle-ci, nous avons accès aux loges dorsale et latérale après une dissection au-dessus du plan musculaire. Nous avons également accès à la loge antérieure après un bref décollement sous-cutané permettant de retrouver une voie de Henry classique.

Cette étude cadavérique objective la faisabilité de cette technique.

L’intérêt principal de cette technique est d’avoir accès aux trois loges musculaires de l’avant-bras et de prendre en charge tous les syndromes des loges aigus, qu’ils soient d’une ou plusieurs loges, par la même incision. Le risque de nécrose cutané après décollement est faible à l’avant-bras, région bien vascularisée. L’incision latérale sinueuse limite l’évolution vers une cicatrice rétractile et l’abord en regard d’une zone majoritairement musculaire permet un sous-sol de qualité si une greffe de peau est nécessaire secondairement. La cicatrice est également plus esthétique que les multiples cicatrices nécessaires par les autres abords décrits. Le risque théorique de léser le nerf radial doit être diminuer par une pratique régulière au laboratoire d’anatomie. Une étude clinique est nécessaire afin de confirmer les bénéfices d’un abord unique facile à assimiler, enseigner et pratiquer ; et repérer d’autres potentielles complications.

Cette nouvelle technique permettant un accès simplifié à toutes les loges de l'avant-bras, par une voie d'abord unique, est tout aussi fiable est reproductible que les multiples voies d'abord précédemment décrites, et ce en limitant l'impact fonctionnel et esthétique pour le patient.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Sharon ABIHSSIRA (Interne) (Paris)
16:52 - 16:54 Discussion.
16:54 - 17:00 #27831 - CO067 Lipofilling, indications en chirurgie de la main fonctionnelle. A propos de 68 procédures.
Lipofilling, indications en chirurgie de la main fonctionnelle. A propos de 68 procédures.

Florent WEPPE*, Maximilien ARNAL 

Centre de la Main Sauvegarde, Lyon, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : florent.weppe@hotmail.fr (Florent WEPPE)

Le lipofilling ou injection de graisse autologue est une technique classique en chirurgie esthétique. Associée à l'aponévrotomie percutanée, cette procédure est de plus en plus utilisée dans le traitement de la maladie de Dupuytren mais est peu décrite comme traitement complémentaire dans la prise en charge des séquelles fonctionnelles à la main.

68 procédures de lipofilling ont réalisées chez 57 patients par 2 opérateurs sur une période de 5 ans. Les indications principales étaient les dystrophies cicatricielles douloureuses (41 patients dont 14 amputations partielles) suivies par la maladie de Dupuytren (16 patients). Des injections intra-articulaires ont été associées dans 3 cas d'arthrose associée. Le site donneur était abdominal dans 65 procédures et la face interne des cuisses dans 3 procédures. Un kit de lipofilling à usage unique était utilisé dans 89,7% des procédures.

Le résultat fonctionnel est considéré comme satisfaisant ou très satisfaisant dans 96 % des cas. Les injections intra-articulaires ont amélioré la douleur sur l'échelle visuelle analogique de 2 points en moyenne chez les patients traités. Le résultat esthétique est considéré comme satisfaisant ou très satisfaisant dans 88% des cas. Le résultat fonctionnel est considéré comme mauvais ou décevant dans 4 % correspondant aux 2 complications locales rencontrées (1 infection et 1 rupture tendineuse). Aucune complication n'est notée au niveau du site de prélèvement graisseux.

Le lipofilling appliqué à la chirurgie de la main dans un objectif d'amélioration fonctionnelle est une technique prometteuse apportant des résultats satisfaisants en l'absence de complication dans les traitements des séquelles essentiellement post traumatiques. La morbidité du site donneur est extrêmement faible et l'instrumentation spécifique simple d'utilisation. Ses indications sont probablement plus larges que le traitement la maladie de Dupuytren.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Florent WEPPE (Co gérant) (Lyon)
17:00 - 17:04 Discussion.
17:08 - 17:14 #27839 - CO069 La libération échoguidée de la poulie A1 des doigts longs : à propos d'une nouvelle technique avec un couteau à usage unique MiniKemis.
La libération échoguidée de la poulie A1 des doigts longs : à propos d'une nouvelle technique avec un couteau à usage unique MiniKemis.

Olivier MARES* (1), Hamid GHERSI (1), Alexandre LABORDE (1), Lara MOSCATO (1), Gilles CANDELIER (2)

1. Chirurgie Orthopédique et Traumatologique & Chirurgie du Rachis, CHU, Nîmes, FRANCE

2. Clinique Saint Martin, Caen, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : docteuroliviermares@gmail.com (Olivier MARES)

Nous rapportons une nouvelle technique échoguidée permettant la libération de la poulie A1 des doigts longs en percutanée. 

L'objectif de cette étude était de montrer la faisabilité et l’absence de complication spécifique avec cette nouvelle technique.

Nous avons mené une étude rétrospective clinique multicentrique multi opérateurs de décembre 2019 à Mai 2019.

Nous avons mené une étude rétrospective clinique multicentrique multi opérateurs de décembre 2019 à Mai 2019.

Les patients étaient opérés sous anesthésie de type WALANT et en Office surgery. La technique opératoire consistait premièrement à un repérage sur une coupe transversale du point d’introduction. Un mini abord cutané (2 à 3 mm) était réalisée, puis le couteau mini kemis était passé sous contrôle échographique de face et de profil sous la poulie A1 de manière atraumatique grâce à son guide intégré. Lorsque le positionnement était optimal en coupe transversale, la section de la poulie était réalisée de proximal à distal ou de distal à proximal sous contrôle longitudinal échographique permanent. En post opératoire le patient portait un simple pansement trois jours et débute immédiatement son auto-rééducation.

Nous avons analysé : la disparition du ressaut, le délai de retour aux activités quotidiennes, la présence d’une réaction fibreuse et les complications de type hématome, infection et lésions des éléments nobles.

Chaque patient a été évalué en préopératoire, à J1 et à un mois. Cette évaluation comportait un questionnaire fonctionnel et une mesure de l’EVA.

Nous avons inclus 18 patients, et opéré 20 doigts longs : 10 fois le geste a été réalisé de proximal à distal et 10 fois de distal à proximal. Le recul moyen est de 3,4 mois.

Nous n’avons aucun échec du traitement et aucune lésion vasculo-nerveuse. Le délai de reprise des activités quotidiennes est de 3,4 jours. L’EVA passait de 3,6 à 1,4.

Il n’y avait pas de différence sur la réaction fibreuse mais probablement par manque de recul et du nombre de procédures. Cette technique permet une section complète de la poulie. C'est une réelle option alternative entre la chirurgie classique et la chirurgie percutané.

La libération percutanée échoguidée avec un couteau spécifique Mini-kemis permet une libération complète de poulie A1 de manière simple et reproductive.

Il faudra analyser à plus long terme la réaction fibreuse post opératoire pour pouvoir conclure s’il existe une meilleure approche entre proximale et distal.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Recherches cliniques/travaux scientifiques : non
Consultant, expert : Arthrex, Newclip, Stryker
Cours, formations : Arthrex, Newclip, Stryker
Documents publicitaires : non
Invitations à des congrès nationaux ou internationaux : non
Actionnariat : non
Détention d’un brevet ou inventeur d’un produit : Newclip


Olivier MARÈS (Medecin) (Nîmes)
17:14 - 17:20 #26077 - CO070 Manchonnage veineux après section complète du tendon du fléchisseur commun profond (FCP) des doigts longs en zone 2.
Manchonnage veineux après section complète du tendon du fléchisseur commun profond (FCP) des doigts longs en zone 2.

Mathilde PAYEN*

Service d'orthopédie pédiatrique,  CHU, Rouen, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : mathilde-payen@hotmail.fr (Mathilde Payen)

Les lésions des tendons des FCP dans le canal digital (zone 2) sont une urgence très fréquente. Leurs réparations sont exigeantes sur le plan technique. Elles ont un cout sociétal important. Les complications sont fréquentes. Parmi celles-ci les adhérences limitent la récupération fonctionnelle. Le manchon veineux est une technique simple de couverture de suture par un matériel autologue, facilement accessible, peu coûteuse dont l'intérêt a été prouvé dans la réparation nerveuse en limitant les complications nevromateuses. L'objectif était d'évaluer la faisabilité d'un manchonnage veineux du FCP après sa réparation en zone 2.

Ce travail anatomique sur corps donnés à la Science s'est déroulé au laboratoire universitaire. Le canal digital était exposé sur toute sa longueur, puis une section du FCP se faisait en amont ou en aval des poulies A2 et A4. Une veine dorsale de la main était prélevée, dégraissée puis dilatée à l'aide d'instruments microchirurgicaux. Ce manchon veineux était enfilé sur un  moignon tendineux. La réparation tendineuse était confiée à un point de Kessler au PDS 3.0, associé à un hémi surjet antérieur au PDS 5.0. Le manchon était placé de façon à couvrir la zone suturée. Des mouvements de flexion-extension répétés vérifiaient la course tendineuse, l'absence d'encombrement, la solidité de la suture et la stabilité du patch veineux.

12 doigts (index et majeurs provenant de 6 mains) ont pu être inclus dans l'étude. La procédure durait en moyenne 45 min par doigt. Tous les doigts ont pu être manchonnés puis suturés. Cependant dans 2 cas, une dilatation impossible de la veine a conduit à prélever une veine antérieure de l'avant-bras. Lors du testing il n'y avait aucun problème d'encombrement au sein du canal digital. Le manchon veineux non fixé à la suture restait stable quel que soit la zone de suture.

C'est une technique simple en chirurgie de la main, où il est souvent pratiqué des manchonnages veineux autour des sutures nerveuses. Cette technique prolonge peu le temps chirurgical, puisque le prélèvement et la préparation de la veine sont réalisés en 4-5minutes. Ce transplant veineux n'augmente pas le cout de l'intervention et pourrait diminuer les complications post-opératoires en privilégiant la cicatrisation intrinsèque tendineuse.

Le manchonnage veineux après suture du FCP en zone 2 est anatomiquement réalisable sur sujets anatomiques. Compte tenu du caractère non coûteux et non invasif d'une telle procédure, des protocoles d'études cliniques pourraient être mis en place.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Mathilde PAYEN (Interne) (Rouen)
17:20 - 17:22 Discussion.
17:22 - 17:28 #27609 - CO071 Vissage percutanée des fractures de phalanges proximales et intermédiaires des doigts longs sous anesthésie locale avec les vis canulées Biotech® : à propos de 13 cas avec un recul minimal de 6 mois.
Vissage percutanée des fractures de phalanges proximales et intermédiaires des doigts longs sous anesthésie locale avec les vis canulées Biotech® : à propos de 13 cas avec un recul minimal de 6 mois.

Yoan Kim  DE ALMEIDA*  (1), Colin  PIESSAT  (2), François  DAP  (2), Gilles  DAUTEL  (2), Lionel  ATHLANI  (2)

1. Service de chirurgie de la main, Fondation de la Miséricorde, Caen, FRANCE

2. Service de chirurgie plastique et reconstructrice de l'appareil locomoteur, SOS mains, Centre chirurgical Émile Gallé, Nancy, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : dealmeida_yk@yahoo.fr (Yoan Kim De Almeida)

Les fractures de phalanges proximales et intermédiaires des doigts longs sont fréquentes en traumatologie de la main. Une ostéosynthèse stable autorisant une mobilisation précoce et une voie d'abord limitée réduisent le risque d'adhérences ainsi que la convalescence post opératoire. Nous rapportons les résultats cliniques et radiographiques de l'ostéosynthèse percutanée avec des vis canulées Biotech® chez des patients présentant une fracture oblique ou spiroïde diaphysaire de la phalange proximale ou intermédiaire d'un doigt long.

Nous avons inclus 13 patients (10 femmes et 3 hommes) avec un recul minimal de 6 mois. Le recul moyen était de 12,7 mois. L'âge moyen était de 45 ans. Dans 6 cas, il s'agissait d'une fracture de la phalange intermédiaire et dans 7 cas, il s'agissait d'une fracture de la phalange proximale. Dans 3 cas, il existait un trait de fracture intra articulaire. Les résultats cliniques (mobilités, trouble rotatoire, DASH score, PRWE-Hand, pinch test, douleur sur l'échelle visuelle analogique, complications) et radiographique ont été recueillis par un observateur indépendant.

Les patients étaient opérés par 2 opérateurs différents selon la même technique opératoire sous anesthésie locale (bloc digital à la xylocaïne sans adrénaline) dans l'objectif de réaliser des man?uvres actives de flexion et extension du doigt.

Le taux de consolidation était de 100% avec un délai moyen de 7 semaines.

Au dernier recul, la douleur sur l'échelle visuelle analogique était de 0.47, le DASH-score et le PRWE-Hand étaient de 6,3 et 8,5 respectivement. Le pinch test était mesuré à 93% par rapport au doigt controlatéral. 

Deux patients présentaient un trouble de rotation inférieur à 15° et n'occasionnant pas de gêne fonctionnelle. Le déficit total d'extension était en moyenne de 6° et le déficit total de flexion était de 12 ° en moyenne par rapport au doigt controlatéral. Aucune complication n'a été reportée.

Le vissage percutané permet de limiter les adhérences post opératoires et la dévascularisation osseuse. Les man?uvres mobilisatrices actives du doigt pendant l'intervention permettent de s'assurer de l'absence de trouble rotatoire et favorisent l'intégration du doigt dans les suites opératoires.

Dans notre série, le taux de consolidation était de 100% avec des résultats cliniques satisfaisants. Ces résultats encouragent à la prise en charge par vissage percutanée des fractures proximales et intermédiaires obliques simples des doigts longs sous anesthésie locale.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Recherches cliniques/travaux scientifiques : non
Consultant, expert : non
Cours, formations : KERIMEDICAL
Documents publicitaires : non
Invitations à des congrès nationaux ou internationaux : non
Actionnariat : non
Détention d’un brevet ou inventeur d’un produit : non


Yoan Kim DE ALMEIDA (Docteur) (Caen)
17:28 - 17:30 Discussion.
17:30 - 17:36 #27830 - CO072 Syndrome du marteau hypothenarien : résultats à long-terme après reconstruction de l'artère ulnaire par un pontage veineux.
Syndrome du marteau hypothenarien : résultats à long-terme après reconstruction de l'artère ulnaire par un pontage veineux.

Colin PIESSAT*, Yoan-kim DE ALMEIDA, Lionel ATHLANI, Gilles DAUTEL

Service de chirurgie plastique et réparatrice de l'appareil locomoteur, chirurgie de la main,  Centre chirurgical Emile Gallé, Nancy, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : c.piessat@gmail.com (Colin PIESSAT)

Le syndrome du marteau hypothénarien (SMH) résulte d’une occlusion de l’artère ulnaire au voisinage de l’hamatum consécutive à des traumatismes répétés de l’éminence hypothénar. Les traitements sont variés, du traitement médical isolé à la reconstruction artérielle après résection de la zone pathologique et non consensuels. Cette étude rapporte les résultats à long terme du traitement chirurgical par reconstruction artérielle au moyen d’un pontage veineux inversé.

Une étude rétrospective a été menée chez 19 patients présentant un SMH pour évaluer les résultats cliniques d’une revascularisation par pontage veineux inversé avec un recul minimal de 12 mois. Les données cliniques et radiographies préopératoires et postopératoires ont été recueillies. Les questionnaires quick Disabilities of the Arm, Shoulder and Hand (quickDASH) et Cold Intolerance Symptom Severity (CISS) ont été renseignés. La perméabilité des pontages a été évaluée par échographie-doppler. L’âge, la longueur du pontage, le recul, la force de poignet et les scores des questionnaires quickDASH et CISS ont été comparés en fonction du caractère perméable ou non du pontage.

Douze pontages sur 19 (63%) étaient perméables à 7 +/- 4,6 ans de recul moyen. Les scores moyens du quickDASH et du CISS étaient respectivement de 20,45/100 et 28/100. Seize patients avaient un résultat excellent ou bon et 3 patients ne présentaient aucune amélioration. Les patients dont le pontage était perméable avaient un recul plus court (5,7 vs 10,4 ans ; p=0,037) et un meilleur score CISS (20,3 vs 40,6 ; p=0,038) que ceux dont le pontage n’était pas perméable. Il n’y avait pas de différence significative entre les deux groupes concernant l’âge (48,6 vs 46,7 ans ; p=0,899), la longueur du pontage (6,1 vs 9,9 cm ; p=0,081), le score du quickDASH (12,1 vs 34,7 ; p=0,084).

La reconstruction artérielle par pontage veineux inversé donne de bons résultats chez les patients avec un SMH en échec de traitement conservateur. Ces résultats semblent être meilleurs chez les patients dont le pontage est perméable.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Colin PIESSAT (Assistant - Chef de Clinique) (Nancy)
17:36 - 17:38 Discussion.
17:38 - 17:44 #27622 - CO073 Multiple Spiral Ligamentoplasty for severe forms of Rheumatoid or Jaccoud hand arthropathy [Vidéo flash].
Multiple Spiral Ligamentoplasty for severe forms of Rheumatoid or Jaccoud hand arthropathy [Vidéo flash].

Martin  CHOLLEY-ROULLEAU*, Gilles  DAUTEL

Service de chirurgie plastique et réparatrice de l'appareil locomoteur, chirurgie de la main,  Centre chirurgical Emile Gallé, Nancy, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : cholleyroulleau.martin@gmail.com (Martin Cholley-Roulleau)

Rheumatoid arthritis (RA) and Jaccoud arthropathy (JA) are complex and challenging conditions that affect the hand joints and soft tissues. In JA, clinical symptoms are close to those found in RA but with a ?correctable pattern?. Both can lead to finger deformations responsible for increasing morbidity and impacted daily life activities. The MCP joints are often affected, with the main deformities being dislocations with ulnar drift and rotation of the first phalange (P1). It can be associated with capsular distension and extensor tendon luxation between metacarpal bones. 

Many different procedures have been proposed to correct the deformity and improve hand function, including cross intrinsic muscle transfer, release and reinforcement of the extensor hood, or reinsertion of the lateral ligament of the MCP joint. Efficacy of those options remains questionable, and they require adequate soft tissues around the involved MCP joints.

 The purpose of this video was to present the biomechanics principles, the surgical technique (cadaveric specimen), and our early clinical results of a new ligamentoplasty for treating severe forms of RA or JA, with severe ulnar drift and MCP dislocations.

Surgical technique: transversal incision centered on the MCP joints of the long fingers was made. The extensor hood was opened on the radial side to expose the dorsal capsule. If needed, arthroplasty of the MCP joints was performed. After harvested the Palmaris Longus, the multiple spiral ligamentoplasty of the MCP joints was made according to the following steps: the first one was to secure the tendon graft to the distal phalangeal insertion of the radial collateral ligament, either with a direct suture or with a bone anchor in the absence of any suitable remnants of the ligament. After passing the ligament under the extensor tendon, the second step was to fix it to the dorsal joint capsule, under tension, on either side of the extensor tendon using long resorption sutures. The tension applied must allow the correction of the digital deformation while leaving the MCP flexion possible. Finally, the ligament is passed between the second and third metacarpal distally to reach the radial base of the P1 of the 3rd finger. The same procedure is performed on all deformed fingers, ending up with a multiple spiral pattern. The final fixation of the graft is performed at the proximal insertion of the ulnar collateral ligament on the 5th metacarpal. It will be fixed either by resorbable suture or by an anchor.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Martin CHOLLEY-ROULLEAU (chef de clinique) (Nancy)
17:44 - 17:46 Discussion.
17:46 - 17:52 #27600 - CO074 Les victimes d'une amputation traumatique du membre supérieur : le processus vers l'acceptation.
Les victimes d'une amputation traumatique du membre supérieur : le processus vers l'acceptation.

Thomas  JAGER, Germain  POMARES*

Institut Européen de la Main,  Luxembourg, LUXEMBOURG

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : germain.pomares@icloud.com (Germain Pomares)

Après une amputation traumatique survenant au membre supérieur, un tiers des patients présente un deuil pathologique traumatique. Pour autant, est-il possible de considérer indemnes sur le plan psychologique les autres patients ? L'objectif principal était de déterminer la proportion de patients victimes d'une amputation du membre supérieur affirmant avoir surmonté les conséquences de l'accident et ne présentant pas de deuil pathologique. Nos objectifs secondaires étaient de déterminer les facteurs négatifs empêchant les patients de surmonter les conséquences de l'accident, mais aussi de préciser les facteurs positifs ayant permis aux autres de surmonter les conséquences de l'accident.

Il s'agissait d'une étude clinique rétrospective menée sur une période de onze années : la cohorte était constituée de toutes les amputations traumatiques du membre supérieur de l'adulte recensée dans notre service. L'évaluation des patients était réalisée à l'aide d'un questionnaire. L'appréciation du deuil pathologique se faisait par l'échelle ICG (Inventory of Complicated Grief). Les facteurs étaient évalués par des critères physiques, psychologiques, sociaux, fonctionnels, esthétiques, et épidémiologiques. L'analyse statistique a été réalisée avec le logiciel StatView avec une valeur de p < 0,05.

On constatait une différence significative avec un retentissement fonctionnel plus important chez les patients en état de DP. Un retentissement social significativement plus important était mis en évidence chez les patients en état de DP. L'amputation du pouce était significativement plus fréquente chez les patients en état de DP. Statistiquement, on remarquait que les amputations basimétacarpiennes secondaires ont été réalisées plus fréquemment chez les patients ne présentant pas de DP. À l'inverse, les patients en état de DP, avait significativement plus été opérés pour des résections de névromes ou des reprises de moignons.

Dans cette série, les suites d'une amputation traumatique au membre supérieur sont marquées par un taux de guérison inférieur à la moitié des patients présents dans l'effectif. Le pronostic à long terme de ces amputations repose sur la capacité du patient à accepter cette nouvelle situation, bien plus que sur le niveau d'amputation en lui-même. Il semble indispensable d'encadrer ces patients dès les premières minutes, et de prolonger le suivi bien au-delà du délai de cicatrisation.

Il semble indispensable d'encadrer ces patients dès les premières minutes et de prolonger le suivi bien au-delà du délai de cicatrisation. L'apparition de cette blessure narcissique et sa cicatrisation sont forcément décalées dans le temps comparativement à l'évolution de la cicatrisation cutanée.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Germain POMARES (Chirurgien) (Luxembourg, Luxembourg)
17:52 - 17:54 Discussion.
17:54 - 18:00 #27635 - CO075 Urgences main : l’information des patients souvent négligée.
Urgences main : l’information des patients souvent négligée.

Octave  DHELLEMMES* (1), Mathias  EL AYOUBI  (1), Jordane  MOUTON  (2), Isabelle  AUQUIT-AUCKBUR  (1)

1. Chirurgie plastique,  CHU de Rouen, Rouen, FRANCE

2. Chirurgie orthopédique,  Clinique de l'Europe, Rouen, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : octave.dhellemmes@hotmail.fr (Octave Dhellemmes)

La chirurgie urgente de la main représente un enjeu important de santé publique, avec plus de 300- 000 patients opérés chaque année en France. L'information de ces patients est une obligation déontologique, légale et éthique qui ne semble pas toujours respectée. L'objectif de cette étude était de mesurer le niveau d'information des patients opérés en urgence dans un centre SOS main.

Nous avons réalisé une étude observationnelle, prospective et monocentrique concernant tous les adultes opérés d'un traumatisme de la main dans notre centre entre le 18 janvier 2021 et le 2 mai 2021. Chaque patient inclus recevait un questionnaire après son intervention, en aveugle d'un autre questionnaire rempli par l'interne au bloc opératoire. Le critère de jugement principal était la proportion de patients ayant compris la nature de leurs lésions. Les taux de bonnes réponses aux autres questions et les scores de satisfaction constituaient des critères de jugement secondaires.

Parmi les 194 patients inclus, 82 (42,3%) ont compris quelles étaient leurs lésions. Seuls 22 patients ont retenu au moins la moitié des complications possibles. Cent-trente-deux patients ont vu un chirurgien après leur intervention, et 39 connaissaient le nom de celui qui les avait opérés. Ils estimaient avoir été très bien informés (8,93/10) et soignés (9,45/10).

Cette étude montre le défaut d'information des patients opérés en urgence. L'information orale, l'implication des chirurgiens et le parcours de soin des patients ne suffisent pas pour remplir cette obligation. La satisfaction des patients sur leur prise en charge montre néanmoins qu'elle dépend d'autres critères que l'information.

La modification de notre organisation et la formation des chirurgiens sont nécessaires pour informer correctement nos patients. Un autre moyen d'information doit être développé et testé. Son impact pourra être mesuré par un essai clinique.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Octave DHELLEMMES (Interne) (Rouen)
18:00 - 18:02 Discussion.
18:02 - 18:08 #27677 - CO076 Évaluation de l'acquisition de compétences de base en échographie de la main chez des internes de chirurgie en autonomie après une courte formation.
Évaluation de l'acquisition de compétences de base en échographie de la main chez des internes de chirurgie en autonomie après une courte formation.

Marie  WITTERS  (1), Clarisse   MACNI  (1), Charlotte  JALOUX  (1), Alice  MAYOLY  (1), Régis  LEGRE  (1)

Chirurgie de la main,  Hôpital de la Timone, Marseille, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : m.witters1995@gmail.com (marie witters)

Initialement réservée aux radiologues, l'échographie est désormais utilisée par les chirurgiens. Très peu d'études évaluent l'expérience nécessaire pour obtenir des compétences cliniquement pertinentes en chirurgie de la main. Cette étude évalue la capacité des internes de chirurgie avec une formation minimale à effectuer des examens simples d'échographie de la main et d'étudier leur courbe de progression en pratiquant ces gestes en autonomie.

Les internes de chirurgie ont tout d'abord bénéficié d'une heure de formation pratique en échographie ostéoarticulaire et des tissus mous de la main et du poignet par une chirurgienne de la main qui a validé le DIU d'échochirurgie 

Après un interrogatoire et un examen clinique, une échographie (sonde linéaire 12MHz) était réalisée sur l'ensemble des lésions traumatiques ouvertes ou fermées reçues par l’interne aux SAU sur une période de 3 mois. Nous avons recueilli le diagnostic échographique, le temps de réalisation de l'examen ainsi que le diagnostic chirurgical et/ou d'imagerie. La satisfaction des étudiants et leur courbe de progression en termes d'exactitude diagnostique et de durée des examens ont été évalués.

Au total 86 échographies ont été réalisées par 2 internes de juin à novembre 2020. La concordance diagnostic échographique vs chirurgical était stable sur toute la période (moyenne 78%). La durée moyenne de chaque échographie est de 23 minutes sur les dix premiers examens et de 9 minutes pour les dix derniers. Les internes étaient satisfaits, se sont rapidement sentis à l'aise, et rapportent que l'échographie par ses capacités d'étude dynamique permet de donner des explications claires aux patients.

Récemment, Zumsteg et al. ont rapporté la courbe de progression de fellows en chirurgie de la main en évaluant l'exécution de tâches simples avant et après une brève formation à l'échographie. Dans cette étude, comme dans la nôtre, nous constatons que la formation nécessaire pour atteindre un niveau utile de compétences est relativement réduite. Comme pour toute modalité d'imagerie, l'interprétation correcte des images est basée sur la compréhension de l'anatomie normale et pathologique, l'expérience du chirurgien est donc grandement facilitatrice.

La maîtrise totale de l'échographie exige un apprentissage spécifique. Cependant, les techniques de base semblent pouvoir être acquises de façon ludique et rapide par une formation initiale courte et une période d'autoapprentissage de quelques mois. L'échographie est un nouvel outil pour le chirurgien, il permet une amélioration de la prise en charge des patients, et devait faire partie de la formation des chirurgiens de la main.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Marie WITTERS (Interne) (Marseille)
18:08 - 18:10 Discussion.
18:10 - 18:16 #27608 - CO077 Évaluation de l’intelligibilité et de la qualité des informations présentes sur internet concernant les chirurgies de cure de syndactylie.
Évaluation de l’intelligibilité et de la qualité des informations présentes sur internet concernant les chirurgies de cure de syndactylie.

Emilie  BOUGIE* (1), Charlotte  JALOUX  (2), Jordan  GORNITSKY  (3), Joseph  SALEH  (4)

1. Chirurgie plastique,  CHU Sainte-Justine, Montréal, CANADA

2. Chirurgie plastique et reconstructrice et chirurgie de la main, Hôpital la Timone, Marseille, FRANCE

3. Chirurgie plastique,  Université de Montréal, Montréal, CANADA

4. Faculté de médecine et des sciences de la santé, Université de Sherbrooke, Sherbrooke, CANADA

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : Emilie.bougie@me.com (Emilie Bougie)

La syndactylie est l'une des anomalies congénitales de la main la plus fréquente. Elle implique une fusion anomale des doigts et son traitement varie selon sa complexité. Internet est devenu une source primaire d'information sur cette malformation à la fois pour les patients mais aussi et surtout pour leurs familles. Le but de cette étude est d'évaluer la qualité et l'intelligibilité du contenu disponible sur internet pour la syndactylie en utilisant des instruments validés. Nous avons supposé que ces deux variables seraient sous optimales.

Deux évaluateurs ont réalisé une recherche pour les termes « Syndactyly treatment » en utilisant trois des plus importants moteurs de recherche incluant Bing, Google et Yahoo. Les 10 premiers sites webs de chaque moteur de recherche ainsi que toutes les pages web disponibles en deçà d'un click de cette page ont été analysées. L'intelligibilité a été évaluée en utilisant sept test quantitatifs. La qualité quand a elle fut analysée selon le questionnaire Discern.

Un total de 15 sites internet ont été inclus dans l'analyse. En utilisant un consensus d'intelligibilité, le niveau d'éducation de tous les sites internet étaient de 11.33 (Intervalle 6-28). Le score de Flesch moyen était de 49.3 sur 100, considéré comme difficile à lire. L'évaluation moyenne de la qualité en utilisant le questionnaire Discern était de 33.26 sur un maximum de 80 points.

Le niveau de l'information disponible sur internet concernant l'arsenal thérapeutique de la syndactylie digitale est bien au-dessus du niveau classiquement recommandé de 6e année (USA). L'information disponible est déficitaire en termes de qualité et d'exhaustivité de l'information.

Les professionnels de la santé impliqués dans le traitement de ces malformations doivent être conscient du manque d'information de qualité sur le web et fournir à leurs patients des ressources plus appropriés afin d'améliorer le processus décisionnel partagé.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Recherches cliniques/travaux scientifiques : CSPS
Consultant, expert : non
Cours, formations : non
Documents publicitaires : non
Invitations à des congrès nationaux ou internationaux : ASPS
Actionnariat : non
Détention d’un brevet ou inventeur d’un produit : non


Emilie BOUGIE (Chirurgienne plasticienne) (Montréal, Canada)
18:16 - 18:18 Discussion.
18:18 - 18:24 #27610 - CO078 Traumatismes du membre supérieur en contexte de guerre : expérience d‘une antenne chirurgicale dans la bande sahélienne.
Traumatismes du membre supérieur en contexte de guerre : expérience d‘une antenne chirurgicale dans la bande sahélienne.

Anaïs  CHATAIGNEAU  (1), Georges  PFISTER* (1), James-Charles  MURISON  (1), Antoine  GROSSET  (2), Sarah  AMAR  (1), Laurent  MATHIEU  (1)

1. Centre Militaire de Chirurgie de la Main,  Hôpital d'Instruction des Armées de Percy, Clamart, FRANCE

2. Service de Chirurgie Orthopédique,  Hôpital d'Instruction des Armées de Percy, Clamart, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : georgespfister@hotmail.com (Georges PFISTER)

Peu d'études épidémiologiques ont été consacrées à la prise en charge chirurgicale des traumatismes du membre supérieur en contexte de guerre. L'objectif de ce travail était d'analyser les lésions du membre supérieur, liées à des agents vulnérants de guerre ou à des traumatismes de pratique civile, traitées au sein du complexe chirurgical de Gao (MALI).

Une étude rétrospective a été menée en utilisant la banque de données française OpEX (service de santé des armées) entre décembre 2013 et mars 2021.

Durant cette période, 223 patients d'âge moyen 28 ans ont été opérés d'un traumatisme du membre supérieur. Parmi eux, 79 (35 %) avaient subi un traumatisme de guerre et 144 (65 %) un traumatisme de pratique civile, pour un total de 246 lésions analysées. Les lésions multiples du membre supérieur et les lésions associées étaient significativement plus nombreuses dans le groupe des traumatismes de guerre. Le parage était le geste le plus fréquemment pratiqué dans les deux groupes.

La reconstruction secondaire était fréquente chez les blessés de guerre devant l'importance des lésions mais également chez les patients de pratique civil devant le délai important entre le traumatisme et la présentation à notre hôpital de campagne dans le contexte de l'aide médicale à la population.

Du fait de la fréquence des lésions du membre supérieur sur les théâtres d'opérations, les chirurgiens orthopédistes déployés doivent avoir une formation minimale en chirurgie de la main. Si le traitement des lésions de guerre est bien codifié, la prise en charge des traumatismes de la main de pratique civile reste discutée dans ce contexte.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Anais CHATAIGNEAU (chirurgien) (Clamart)
18:24 - 18:26 Discussion.
Salle 252AB
18:00

Jeudi 16 décembre

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G1-15
18:00 - 18:30

Communications libres
Infections

Modérateurs : Pieter - Bastiaan DE KEYZER (Chirurgien orthopedique) (Bruxelles, Belgique), Adil TRABELSI (CHIRURGIEN) (Avignon)
18:00 - 18:03 #27732 - CO079 Infections de la main: le bistouri est la solution. Une démonstration mathématique.
Infections de la main: le bistouri est la solution. Une démonstration mathématique.

Jean-Roger WERTHER (1), Sylvie CARMÈS (2), Christian DUMONTIER* (2)

1. Hôpital Saint-Antoine, Paris, FRANCE

2. Centre de la Main, Clinique les Eaux Claires, Baie-Mahault, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : dumontierchristian@mac.com (Christian DUMONTIER)

Although every textbook highlights the importance of surgical drainage in hand infection, there is no consensus on the use of antibiotics. Using Altemeier’s equation, we want to demonstrate why surgery is the answer for hand infection, not antibiotics.

For a contamination to become an infection, Altemeier described a mathematical equation to better understand the plurifactorial phenomenon that are involved. The equation is I = NV/R with: I: infection rate; N: Number of bacteria; V: Virulence of the bacteria; R: Host resistance. We will use all the terms of this equation in our mathematical demonstration but R is the most important parameter.

Host resistance can be diminished for diabetes and any disease leading to immunosuppression and surgeons cannot change that situation. However, if we also think of R as the local resistance, then surgery becomes obviously the only logical treatment of hand infection. A necrotic tissue, unable to defend itself against bacteria has a resistance R tending to 0.

I = NV/R. If lim R → 0, so I → 1. An infection of necrotic tissues (R = 0) will give the opportunity of low virulent germs to develop. Excision of necrotic or infected tissue will increase R to such an extent that no more infection will be present after surgical excision.

Using this equation, it is also easy to demonstrate that after surgical excision (R → ∞ ), no antibiotics is needed postoperatively as already shown in some series.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Jean-Roger WERTHER (Paris)
18:03 - 18:04 Discussion.
18:04 - 18:10 #27637 - CO080 Dermo-hypodermites bactériennes nécrosantes et fasciites nécrosantes du membre supérieur : série monocentrique de 24 cas.
Dermo-hypodermites bactériennes nécrosantes et fasciites nécrosantes du membre supérieur : série monocentrique de 24 cas.

François  POSTEL  (1), Florian  DELAS  (1), Silvia  GANDOLFI  (1), Roberto  BECCARI  (2), Dorothée  COQUEREL  (1), Isabelle  AUQUIT-AUCKBUR  (1)

1. Chirurgie plastique et chirurgie de la main, CHU, Rouen, FRANCE

2. Chirurgie orthopédique et chirurgie de la main,  Clinique du Cèdre, Rouen, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : postel.francois@gmail.com (François Postel)

Les dermo-hypodermites bactériennes nécrosantes et fasciites nécrosantes (DHBN-FN) du membre supérieur sont peu fréquentes. Malgré l'extrême gravité de ces pathologies et leurs séquelles potentielles au membre supérieur, les études qui y font référence sont rares et souvent associées aux autres localisations. Leurs caractéristiques et particularités sont mal connues. Le but de cette étude était d'observer les aspects diagnostiques et de prise en charge de ces DHBN-FN du membre supérieur.

Nous avons mené une étude monocentrique rétrospective sur une période de 10 ans de tous les patients traités pour une DHBN-FN du membre supérieur. Les patients inclus ont été sélectionnés par recherche informatisée par mots-clés couplée à un codage d'acte chirurgical en rapport avec la pathologie.

En 10 ans, 24 patients traités pour DHBN-FN du membre supérieur ont été identifiés. Deux patients (8,3 %) sont décédés dans les 30 jours suivant le diagnostic, et cinq patients (20,8 %) ont subi une amputation. L'antécédent le plus fréquemment retrouvé était le tabagisme actif (45,8 %). Pour 14 patients (58,4 %), les analyses microbiologiques ont conclu à une infection mono-microbienne au Streptocoque bêta-hémolytique du groupe A (SBHA). Le délai moyen entre les premiers symptômes et la prise en charge chirurgicale était de 3,6 jours. Dix patients (42 %) ont nécessité un séjour en réanimation.

Les éléments discutés portent sur le taux de mortalité faible, le profil bactériologique particulier, la fréquence des portes d'entrée, le rôle éventuel des anti-inflammatoires non stéroïdiens dans l'aggravation de la pathologie, les particularités des dosages biologiques préopératoires, et sur le délai entre la suspicion diagnostique et la prise en charge chirurgicale relativement long.

Les DHBN-FN ont un taux de mortalité relativement bas au membre supérieur, mais un taux d'amputation relativement haut comparativement aux études qui font référence à toutes les régions anatomiques. Le SBHA est fréquemment en cause au membre supérieur, et l'utilisation d'anti-inflammatoire non stéroïdiens au début d'une infection non nécrosante, peut s'avérer très péjorative.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


François POSTEL (Interne chirurgie plastique) (Rouen)
18:10 - 18:16 #27617 - CO082 Epidémiologie bactériologique des phlegmons de la main en zone tropicale.
Epidémiologie bactériologique des phlegmons de la main en zone tropicale.

Charlotte GABRIEL*, Pierrick PIRBAKAS, Mathieu SEVEYNS, Lucian STRATAN, Jacques DONATIEN

Hôpital Pierre Zobda-Quitman, Fort-de-France, La Martinique, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : gabriel_charlotte@yahoo.fr (Charlotte GABRIEL)

Les infections de la main et plus particulièrement les phlegmons sont des pathologies fréquentes avec des séquelles importantes si la prise en charge n'est pas faite dans les délais adéquats. Le spectre épidémiologique de la bactériologie de ces infections est large.

Les objectifs de cette étude dans un premier temps est de faire un relevé épidémiologique bactériologique sur une durée de 5 ans des phlegmons de la main en zone tropicale.

Nous avons décidé d'établir un relevé épidémiologique de la bactériologie des phlegmons de la main dans notre centre durant les cinq dernières années. Le diagnostic de phlegmon était posé par un chirurgien référent du SOS mains sur la base  des signes de Kanavel.

L'ensemble des prélèvements bactériologiques étaient des prélèvements profonds. En effet, tous les patients ont été pris en charge au bloc opératoire. Nous avons classifié le stade du phlegmon selon la classification de Michon. Tous nos patients sont âgé de plus de 15 ans.

En plus de faire le relevé de la bactériologie et de l'antibiogramme, nous avons aussi collecté le taux de récidive dans les 48 heures dans un premier temps et puis le taux de récidive générale. Une autre donnée intéressante que nous avons pu sortir de notre étude était le délai de prise en charge et de voir le lien de celui-ci avec le taux de récidive et les résistances aux antibiotiques.

Nos résultats couvre la période du 01/01/2016 au 31/12/2020. Nous avons relevé 180 cas pris au bloc opératoire pour phlegmon.

Le stade 1 de Michon est le stade  le plus fréquemment retrouvé lors de la prise en charge avec 82,78% ensuite nous avons le stade 2 avec 11 ,67% et pour terminer le stade 3 avec 5,56%.

Le SAMS est le germe de loin le plus retrouvé avec 51,66%. Ensuite nous avons un taux de prélèvement négatif de 18,88%. Le pourcentage des autres types de germes retrouvés tournent aux alentour de 0,5 à 5%. Ceux-ci vont du streptocoques en passant par pasteurella, Klebsiella, SARM et les BMR.

Le taux de reprise à 48h de ces infections est de 8,3% et monte à 12,22 % après 48h.

Les résultats de la bactériologie de notre étude sont similaires aux données retrouvées dans la littérature

Dans cette pathologie fréquente de la chirurgie de la main nous avons un taux de récidive relativement élevé. Et spectre bactériologique large mais fortement dominé par les SAMS.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Charlotte GABRIEL (Assistant spécialiste) (Schaerbeek, Belgique)
18:16 - 18:22 #27636 - CO081 Quel est l'impact des changements des habitudes de lavage des mains et de l'utilisation de la solution hydroalcoolique sur la bactériologie retrouvée dans les phlegmon et l'évolution de ceux-ci?
Quel est l'impact des changements des habitudes de lavage des mains et de l'utilisation de la solution hydroalcoolique sur la bactériologie retrouvée dans les phlegmon et l'évolution de ceux-ci?

Charlotte  GABRIEL*, Pierrick  PIRBAKAS, Jacques  DONATIEN, Lucian  STRATAN, Mathieu SEVEYNS

Hôpital Pierre Zobda-Quitman, Fort-de-France, La Martinique, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : gabriel_charlotte@yahoo.fr (Charlotte GABRIEL)

Les infections de la main et plus particulièrement les phlegmons de la main sont des pathologies fréquentes avec des séquelles importantes si la prise en charge n'est pas faite dans les délais adéquats.

Les objectifs de cette étude étaient de voir si le spectre bactériologique et le suivi de ces infections de la main ont été modifié par l'avènement des consignes sanitaires lors la pandémie du covid-19  notamment le lavage des mains et l'utilisation des solution hydroalcoolique.

Nous avons décidé d'établir un relevé épidémiologique de la bactériologie par des prélèvement profonds des phlegmons de la main dans notre centre durant les cinq dernières années. 

Après avoir contacté l'ensemble des patients que nous avons traité pendant le confinement pour connaitre le changement de leur habitudes de lavage des mains, nous avons alors comparé la démographie, la bactériologie et l'évolution des patients traité pendant la pandémie et ceux avant celle-ci.

Nos résultats s'étalent du 01/01/2016 au 19/04/2020 pour la période avant le confinement (pré-C) et du 20/04/2020 au 31/12/2020 pour la période du confinement (C), ou nous avons respectivement 154 et 26 patients. 

Le SAMS est le germe de loin le plus retrouvé avec 62,9% en pré-C et 61,5% en C , le taux de prélèvement négatif de 18,18% en pré-C et de 26,9% en C. Le pourcentage des autres types de germes(BGN et entérocoques) retrouvés est de 18,8% en pré-C et 11,5% en C. 

L'évolution à 48h classée en favorable et non favorable est significativement différente, 93,5% en pré-C et 80,8% en C. 

Les stades de Michon 1,2,3 sont respectivement de 44%,48% et 7% en pré-C et de 30,8%,69,2% et 0% en C.

L'examen clinique à 48h systématique a montré meilleur évolution post-opératoire en période pré-C que C de manière significative, avec aussi une augmentation du stade lésionnel initial pour la période C comparé à la pré- C.

L'impact des changements des habitudes sanitaires du lavage des mains depuis la crise du covid-19 à impacté l'épidémiologie retrouvé lors de ce type d'infection de la main mais de manière non significative avec une flore moins polymicrobienne en C.

Nous avons pu constater que les modifications de nos habitudes sanitaires a eu un certain impact sur l'épidémiologie de la  bactériologie mais de façon non significative. L'impact le plus marqué est une moins bonne évolution post-opératoire à 48h ainsi qu'une prise en charge à un stade plus avancé.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Charlotte GABRIEL (Assistant spécialiste) (Schaerbeek, Belgique)
18:22 - 18:28 Discussion commune.
Amphi Bleu
18:15

Jeudi 16 décembre

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SFRM12
18:15 - 20:00

Assemblée Générale
GEMMSOR - Société Française de Rééducation de la Main

Salle 251
18:30

Jeudi 16 décembre

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G2-15
18:30 - 20:00

Assemblée Générale
SFCM - Société Française de Chirurgie de la Main

Salle 252AB
Vendredi 17 décembre
08:00

Vendredi 17 décembre

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G1-21
08:00 - 09:00

Session de la société invitée
Société Allemande de Chirurgie de la Main - DGH

Présidents de séance : Eva-Maria BAUR (Murnau, Allemagne), Max HAERLE (Chef de service) (Markgröningen, Allemagne)
08:00 - 08:10 Variations of resection arthroplasties of CMC-I. Martin LANGER (Münster, Allemagne)
08:10 - 08:20 Ultrasound-treatment in CMC-I-Osteoarthritis. Martin LAUTENBACH (Head of the Department) (Berlin, Allemagne)
08:20 - 08:30 Denervation of CMC-I. Max HAERLE (Chef de service) (Markgröningen, Allemagne)
08:30 - 08:40 Arthroscopic treatment options. Eva-Maria BAUR (Murnau, Allemagne)
08:40 - 08:50 Revisions after failed CMC-Arthroplasty. Arne TENBROCK (Berlin, Allemagne)
08:50 - 09:00 Rip replacement after failed resection arthroplasty of CMC-I. Martin RICHTER (Head of Department) (Bonn, Allemagne)
Amphi Bleu

Vendredi 17 décembre

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G2-21
08:00 - 10:00

Communications libres
Main froide - Doigts

Modérateurs : Michel CHAMMAS (Chirurgien Orthopédique) (Montpellier), Nathalie HANOUZ (Chirurgien) (Caen)
08:00 - 08:06 #27825 - CO083 Physiopathologie de la maladie de Dupuytren : Fondamentaux et nouveautés.
Physiopathologie de la maladie de Dupuytren : Fondamentaux et nouveautés.

Pierre  DE SULAUZE*, Isabelle AUQUIT AUCKBUR

Service de Chirurgie Plastique, Chirurgie de la Main, CHU Charles Nicolle, Rouen, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : pierredesulauze@hotmail.fr (Pierre DE SULAUZE)

La physiopathologie de la maladie de Dupuytren est complexe et de nombreuses investigations sont développées. Le chirurgien restant le principal acteur thérapeutique, l’objectif de cette revue est de rapporter de manière didactique les grandes hypothèses physiopathologiques et axes de recherche actuels.

Le mot clef « Dupuytren » a été recherché sur Pubmed, Google Scholar, CISMeF et Cochrane. Toutes les études publiées depuis 2010 concernant les facteurs de risque ou la physiopathologie ont été relues puis confrontées avec des études plus anciennes, pour aboutir à une revue de plus de 200 articles.

Partant des deux éléments centraux que sont le myofibroblaste et la matrice extracellulaire, nous avons recensé leurs mécanismes de régulation et les liens entre génétique, physiopathologie et facteurs de risque environnementaux. On y décèle le rôle de la voie de signalisation Wnt et de la Bêta-caténine, des facteurs de croissance et cytokines et en particulier du TGF-beta. La recherche de susceptibilités génétiques y est également exposée avec la découverte de polymorphismes nucléotidiques favorisant (facteur Zf9, récepteurs au TGFbeta…). Les différentes théories, vasculaire, traumatique et auto immune, et le possible rôle du HLA sont décrits. Un schéma de synthèse tente de résumer les nombreux liens entre les différents acteurs de la maladie.

De nombreuses études concernant la maladie de Dupuytren mettent en lumière la complexité des mécanismes physiopathologiques. Les données sont parfois divergentes et dépendantes du contexte cellulo-matriciel. A la lumière des publications sur le sujet des 10 dernières années, nous avons tenté d'obtenir une vision globale des phénomènes physiopathologiques. Certains nécessiteraient le développement d'un modèle animal de la maladie, qui permettrait de vérifier les hypothèses et de tester les thérapeutiques qui en découlent.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Pierre DE SULAUZE (Assistant Spécialiste Régional) (Rouen)
08:06 - 08:12 #27527 - CO084 Maladie de Dupuytren, corrélation entre classification histopathologique et récidives.
Maladie de Dupuytren, corrélation entre classification histopathologique et récidives.

Elise  OBRECHT*  (1), Jean Edern  OLLIVIER  (2), Isabelle  AUQUIT AUCKBUR  (1)

1. Service de Chirurgie Plastique, Chirurgie de la Main, CHU Charles Nicolle, Rouen, FRANCE

2. Chirurgie orthopédique,  Groupe Hospitalier du Havre, Le Havre, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : elise.obrecht@gmail.com (Elise OBRECHT)

La maladie de Dupuytren est une fibromatose dégénérative récidivante après aponévrectomie. Il existe actuellement peu d'éléments prédictifs de l'évolution de la maladie chez les patients. Rombouts en 1989 a créé une classification pronostique corrélant trois stades histologiques à un risque de récidive : Stade 1 Cellulaire prolifératif, Stade 2 Fibrocellulaire, Stade 3 Fibreux. L'objectif de notre étude était de réaliser une revue des patients pris en charge chirurgicalement dans notre centre et de déterminer si l'histologie des lésions de Dupuytren était corrélée aux réinterventions chirurgicales. Il s'agissait d'une étude préliminaire avec analyse sur 40 patients

Il s'agit d'une étude rétrospective sur 40 patients et 78 rayons palmo-digitaux, opérés par les chirurgiens de la main de notre service entre 2002 et 2018, avec au moins un résultat d'anatomopathologie avec stadification de Rombouts. Notre recueil de donnée concernait les éléments suivants : caractéristiques des patients avec leurs antécédents et habitus, l'histoire de la maladie, la clinique actuelle avec mesure des flessums, la recherche d'une récidive et recueil des scores histologiques de Rombouts de chaque intervention. Les facteurs de risques décrits dans la littérature étaient recherchés et leur association à la récidive analysée avec des Hazard ratios. Un modèle de régression de Cox a été utilisé.

Concernant les rayons opérés, 66% ont récidivé et 23,1 % ont subi une réintervention. Nos premières statistiques ont été réalisées pour l'instant sur 5 ans. Aucun des Rombouts 3 n'a subi de récidive chirurgicale. L'appartenance au groupe histologique Rombouts 2 et 3 semble présenter un facteur protecteur en comparaison du groupe histologique Rombouts 1, mais non statistiquement significatif (p>0.005).

Nos premières analyses ne nous permettent pas de conclure de façon significative sur la valeur prédictive de l'histologie, bien que nous ayons observé une différence entre les trois groupes avec un stade 1 récidivant plus que les stades 2 et 3 et un groupe 3 sans réinterventions. Il est intéressant de voir que des rayons différents sur une main peuvent avoir une histologie et évolution différente.

Ces analyses nous ont permis de voir les points à approfondir. La suite de l'étude sur un nombre plus important de patients analysera la récidive au-delà de 5 ans et de façon plus complète la corrélation aux autres facteurs de risques. La prise en compte de l'histologie en plus de la recherche des facteurs de risque, pourrait permettre au chirurgien d'anticiper le parcours de soin du patient et d'adapter ses informations.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Elise OBRECHT (Interne de chirurgie orthopédique) (Rouen)
08:12 - 08:18 #27827 - CO086 Le lambeau latéro-digital ulnaire dans la maladie de Dupuytren du cinquième doigt.
Le lambeau latéro-digital ulnaire dans la maladie de Dupuytren du cinquième doigt.

Canelle BAKOTA MORRISON (1), GKOTSI Antonia (2), Wissam EL KAZZI (2), Frédéric SCHUIND (2)

1. GHOL, Nyon, SUISSE

2. Hôpital Erasme, Bruxelles, BELGIQUE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : morrison.canelle@hotmail.fr (Canelle BAKOTA MORRISON)

Dupuytren’s disease is a common condition in hand surgery. The fifth finger is frequently affected, presenting the highest recurrence rate. The ulnar lateral-digital flap is used when a skin defect prevents direct closure after fasciectomy of the fifth finger at the level of the MP joint. The aim of this work is to describe the technique, evaluate the clinical results and to compare them with those described in the literature.

Our case series comprises of 11 patients (4 women and 7 men) undergoing this procedure. Their mean preoperative extension deficit was 52° at the MP joint and 43° at the PIP joint. The average age at the time of first symptoms of DD was 58 years and the average age at the time of surgery was 63 years. Assessment includes results in term of post-operative extension, function, aesthetic result and satisfaction.

Full extension of the MP joint and a mean of 8° extension deficit at the PIP joint was achieved with surgery. All patients maintained full extension at the MP joint until last follow-up (9 months in average). Complications included one small area of necrosis (2x2mm2), one case of hypoesthesia on the ulnar side of the auricular and one complex regional pain syndrome, all resolved within three months after surgery. Subjective self assessment for both function and satisfaction was characterised as excellent.

Razemon, Anwar and Ould-Slimane described the use of the lateral-digital flap with very good results. The observations we were able to make concerning this flap are in agreement with those made by these authors. Our series shows encouraging results for the MP joint with the obtaining of the complete extension, maintained throughout the follow-up. Regarding the complications, we observed only one delay in healing and one subjective hypoesthesia, the evolution being favourable in both cases. The case of complex regional pain syndrome cannot be considered as a complication specific to the lateral-digital flap.

The purpose of this study was to evaluate the efficacy of the ulnar lateral digital flap in skin defects resulting from the extension of the little finger in the treatment of Dupuytren's disease. Our observations demonstrate the reliability and simplicity of this technique. The evolution of the flap confirms that the procedure is safe, with few complications and a more than satisfactory aesthetic result. In our opinion, this flap should be integrated into the usual management of Dupuytren’s disease involving the little finger.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Recherches cliniques/travaux scientifiques : non
Consultant, expert : Groupe Lépine
Cours, formations : Groupe Lépine
Documents publicitaires : non
Invitations à des congrès nationaux ou internationaux : non
Actionnariat : non
Détention d’un brevet ou inventeur d’un produit : Groupe Lépine


Canelle BAKOTA MORRISON (Nyon, Suisse)
08:18 - 08:24 #27828 - CO087 Choix techniques dans les stades 3 & 4 de la maladie de Dupuytren à propos de 145 cas opérés.
Choix techniques dans les stades 3 & 4 de la maladie de Dupuytren à propos de 145 cas opérés.

Hervé LAMARRE* (1), Thomas JAGER (2), Germain POMARES (2), Michel MERLE (2)

1. Clinique Chirurgicale Ambroise Paré, Thionville, FRANCE

2. Institut Européen de la Main Hopital Kirchberg, Luxembourg, LUXEMBOURG

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : hervelamarre@me.com (Hervé LAMARRE)

Le choix de la voie d’abord de la maladie de Dupuytren dans les stades 3 et 4 de Tubiana-Michon conditionne directement les techniques de fermeture.

Afin d’affiner le choix des indications et des techniques complémentaires, cette étude compare les résultats de deux techniques :

d’une part le lambeau de Jacobsen +/- gestes d’arthrolyse de l’ipp

d’autre part le zig zag Palmen avec lambeaux en VY

Dans le groupe Jabobsen : 70 patients étaient opérés pour la première fois tandis que pour 38, il s’agissait d’une intervention itérative pour une récidive. Sur les ipp les plus rétractées, une arthrolyse palmaire a été associée.

Dans le groupe Palmen/VY : 25 patients étaient opérés pour la première fois, tandis que pour 10 patients il s’agissait d’une récidive.

À la revue finale, 132 dossiers sur les 145 étaient évalués. 

Sur les 80 patients en stade IV, 54 étaient en stade 0 ou I, 10 en stade II et 8 en stade III au moment de l’évaluation du suivi. 4 en stade IV.

Sur les 52 patients en stade III préopératoires, 34 étaient devenus des stades 0 ou 1, 11 des stades II et 7 des stades III lors du suivi.

L’arthrolyse avec désinsertion des ligaments collatéraux accessoires est recommandée lorsque la forme prédomine sur l’ipp,

Pour les patients à potentiel évolutif récidivant, des aponévrectomies précoces dès le stade 1 avec incisions en zig zag très courtes suivant au plus près de la bride, préservent la peau d’une infiltration étendue sur le long terme.

Au stade III IV si la peau est très infiltrée, deux temps opératoires sont judicieux : D’abord des aponévrotomies étagées pour revenir au stade II. Puis la « vraie » aponévrectomie quelques mois plus tard.

Le suivi du Jacobsen est contraignant. Une surveillance régulière sur 2 mois est indispensable pour ajuster l’orthèse dynamique au progrès de la cicatrisation et ainsi exploiter le plein potentiel de la technique.

Pour les stades les plus rétractés, le lambeau de Jacobsen/arthrolyse est supérieur à l’association Palmen/ lambeau en VY.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Hervé LAMARRE (chirurgien) (Thionville)
08:24 - 08:34 Discussion commune.
08:34 - 08:40 #27580 - CO088 Blocage de l'articulation métacarpo-phalangienne : rapport de cas et revue compréhensive de la littérature.
Blocage de l'articulation métacarpo-phalangienne : rapport de cas et revue compréhensive de la littérature.

Paul  LEVET * (1), Charlotte  JALOUX  (2), Najib  KACHOUH  (2)

Chirurgie de la main et chirurgie reconstructrice des membres,  Hôpital de la Timone, Marseille, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : paul.levet@gmail.com (Paul LEVET)

The locked metacarpophalangeal joint (MCPJ) is defined as a limited mobility of the MCPJ with normal interphalangeal joint mobility (in opposition with trigger finger). There is sparse literature on the subject as it is a rare condition. The objective of our systematic literature review was to understand locking mechanisms and overview optimal medical and surgical care in this condition.

Research was performed on medical literature databases PubMed and Google Scholar using the referring terms " locked metacarpophalangeal joint". Inclusion criteria were: clinical cases reporting locking of a finger MCPJ. Exclusion criteria were: locking of the thumb MPCJ and trigger finger cases. Fifty-two articles in the English literature met our inclusion criteria, and 39 articles were reviewed.

One hundred and thirteen cases of metacarpophalangeal locking concerning 119 fingers were included,. There were 75 women (66.4%), 38 men (33.6%), and mean age was 46 years old (14-85). The most concerned finger was the index (n=56 ; 47.1%), followed by the middle finger (n=36 ; 30.3%). The majority of MCPJ were locked in flexion (n=113 ; 95.0%). Thirteen patients (18 fingers ; 15.1%) experienced intermittent or recurrent locking. Precipitating factors were heterogenous, most of them including activities of daily living, forced movements in flexion, or minor trauma of the hand. Accessory collateral ligament (ACL) entrapment was the most common cause of locking (n=81 ; 68.1%). Rarer causes were described such as: articular loose bodies (n=9 ; 7.56%); ?vertical locking? (n=7; 5.9%); torn palmar plate (n=7 ; 5.9%); dorsal interosseous tendon entrapment (n=6 ; 5.0%); sesamoid bone entrapment (n=4 ; 3.4%). Surgical exploration was performed in 89 cases (74.8%). External reduction was attempted in most cases but was successful in only 26 cases (21.9%). Four patients did not receive treatment because of refusal or simple surveillance (3.4%). Good to excellent motion was usually achieved after surgery, with no pain or recurrence.

The locked MCPJ is a clinical diagnosis, radiology being contributive for etiological findings. The unbalanced sex-ratio (0.5) in our review could be explained with greater MCPJ laxity among women. Treatment is still controversial, but closed reduction seems to be only relevant if ACL entrapment is suspected, as almost any other locking mechanism needs surgical release.

Our work is to our knowledge the largest review published for this condition. Our findings match previous reviews results and improve the knowledge on this pathology.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Paul LEVET (Interne en chirurgie) (Marseille)
08:40 - 08:46 #27832 - CO089 Arthrodèse de l’articulation métacarpo phalangienne du pouce par techniques combinées arthroscopique et percutanée : une étude de faisabilité anatomique.
Arthrodèse de l’articulation métacarpo phalangienne du pouce par techniques combinées arthroscopique et percutanée : une étude de faisabilité anatomique.

Benjamin KHATIR* (1), Gautier PETRONI (2), Jérôme PIERRART (1)

1. Cabinet Archimed, Clinique des Deux Caps, Coquelles, FRANCE

2. Hôpital Européen Georges Pompidou, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : b.khatir@gmail.com (Benjamin KHATIR)

La technique conventionnelle d'arthrodèse de l’articulation métacarpo-phalangienne du pouce (MCP1) à ciel ouvert donne d'excellents résultats. Fin 2018, une étude thérapeutique portant sur une technique d'arthrodèse percutanée de la MCP 1 sans avivement de la surface cartilagineuse est publiée par l’équipe de Strasbourg. Celle-ci retrouve de bons résultats dans le cadre de pathologies ou le cartilage n’est plus présent. Cependant, les résultats restent médiocres dans les indications ou il persiste du cartilage.

Nous voulions démontrer sur modèles anatomiques l’efficacité et l’innocuité d’une technique d’avivement arthroscopique ou percutané et d'arthrodèse percutanée de la MCP1.

De mai à juin 2020, nous avons pu réaliser sur 10 MCP1 la technique associant avivement arthroscopique et arthrodèse percutanée. Nous avons, à titre comparatif, essayé sur 4 MCP1 la technique d’avivement percutanée associée à l’arthrodèse percutanée.

Une fois, l’une de ces deux techniques réalisées, après ablation des broches, nous nous

sommes assurés de l'innocuité de celle-ci par dissection des structures nobles, mais également de l’efficacité par estimation à ciel ouvert du pourcentage d’avivement de la surface articulaire.

La technique d’avivement percutanée n’a pu démontrer son innocuité. L'emploi d’instruments trop agressifs et l'absence de contrôle visuel ont entraîné dans tous les cas étudiés une perte de substance osseuse trop importante, risquant d’entraîner une perte de hauteur de la colonne du pouce et compliquant la réalisation de l’arthrodèse. Dans un cas, il est également noté une section quasi-complète du court extenseur du pouce. La technique arthroscopique, en revanche, a rapidement fait la preuve de son innocuité. Après une phase initiale où l’avivement de la surface articulaire palmaire du métacarpien s’est avérée insuffisante, une courbe de progression technique a été observée, à la suite de laquelle nous avons pu obtenir un avivement satisfaisant.

Il est envisageable que les mauvais résultats obtenus avec la technique d’avivement percutanée soient liée à l’inexpérience du maniement des instruments de l’opérateur principal. Il serait donc intéressant de les faire réaliser par un opérateur habitué à ce type de chirurgie.

Concernant la technique combinant avivement arthroscopique et arthrodèse percutanée, par son innocuité et son efficacité sur sujet anatomique, son extrapolation sur des patients semble envisageable. En effet, celle-ci permettrait d’attester de la bonne consolidation de l’arthrodèse avec cette technique.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Recherches cliniques/travaux scientifiques : non
Consultant, expert : non
Cours, formations : Orthofix, Stryker
Documents publicitaires : non
Invitations à des congrès nationaux ou internationaux : non
Actionnariat : non
Détention d’un brevet ou inventeur d’un produit : non


Benjamin KHATIR (Interne) (Paris)
08:46 - 08:50 Discussion commune.
08:50 - 08:56 #27833 - CO090 Anatomie et voie d'abord de l'IPP. Particularités de la vascularisation articulaire et osseuse.
Anatomie et voie d'abord de l'IPP. Particularités de la vascularisation articulaire et osseuse.

Pierre GIRARD* (1,2), Mario Ruben SANGUINA (2), Enrique VERGARA AMADOR (3), Bachar ZERKLY (2)

1. Service de chirurgie orthopédique et traumatologique, CHU Amiens, FRANCE

2. GHPSO/Oise, Creil, FRANCE

3. National University of Colombia Unidad de Ortopedia y traumatologia, Departamento de Cirugía, Bogotá, COLOMBIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : pierre.girard21@orange.fr (Pierre GIRARD)

Les différentes voies d'abord de l'IPP comportent des risques de nécrose de la tête de la 1re phalange. Avec l'avènement de l'ostéosynthèse par plaque et vis des phalanges, la connaissance de de la vascularisation de l'IPP peut nous permettre d'éviter la nécrose articulaire.

Notre travail anatomique porte sur une dissection anatomique de 80 doigts sur 20 sujets. Nous avons mis en rapport les différentes voies d'abord, dorsales et palmaires avec la vascularisation articulaire.

La vascularisation principale de l'articulation inter-phalangienne proximale dépend de la réunion des artères symétriques issues des deux collatérales digitales. 

a)Au niveau de la 1re phalange :

- L'artère proximale ou digitale articulaire proximale.

- L'artère moyenne ou condylienne.

b)Au niveau de la 2e phalange :

- L’artère distale ou métaphysaire proximale de la 2e phalange.

- L'artère dorsale de la 2e phalange. Dans 35% des cas (28 doigts) elle naît par un tronc commun avec la précédente.

c)Elles vont constituer trois arcades :

- L'arcade palmaire transversale proximale.

- L'arcade palmaire moyenne.

- L'arcade palmaire distale.

I.Voies d'abord de l'IPP

a)Voie postérolatérale, peut provoquer la lésion de l’artère dorsale de P2

b)Voie postérolatérale conjointe, peut provoquer la lésion de l’artère dorsale de P2

c)Voie transe tendineuse de Chamay, est plus sûre de point de vue vasculaire

d)La voie latérale, peut provoquer une lésion de l’artère latéro-dorsale proximale

e)La voie d’abord palmaire présente plus de risque de lésion vasculaire, notamment des arcades.

Selon les différentes publications et notre expérience, il existe peu de variations anatomiques dans la vascularisation de l'articulation IPP.

Nous conseillons l'utilisation d'un grossissement optique dans tout acte chirurgical portant sur les articulations des doigts, afin de préserver la vascularisation articulaire.

La vascularisation de l'IPP dépend des trois artères :

a)L'artère digitale articulaire proximale. 

b)L'artère métaphysaire de P2.

c) L'artère dorsale de P2.

La fréquence de nécrose est accrue lors de l'abord palmaire et dorsal simultanée, ou séparés dans le temps. 

La plupart des nécroses de la tête de la 1re phalange sont dues à la lésion de la branche osseuse de l’artère digitale articulaire proximale. La base de P2 est épargnée car sa vascularisation dépend des deux arcades vasculaires, elles sont protégées, du traumatisme chirurgical, par l’insertion du tendon fléchisseur superficiel.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Pierre GIRARD (Paris)
08:56 - 09:00 #27834 - CO091 Intérêt de l’infiltration de corticoïdes dans le traitement des entorses de l’articulation interphalangienne proximale (IPP) des doigts longs: étude prospective.
Intérêt de l’infiltration de corticoïdes dans le traitement des entorses de l’articulation interphalangienne proximale (IPP) des doigts longs: étude prospective.

Laura PLACE (1), Nader CHAHIDI (2), Nicolas CUYLITS (1), Konstantinos DROSSOS (2), Anne LEJEUNE (2)

1. Hôpital Erasme, ULB, Bruxelles, BELGIQUE

2. Centre médical du Parc, Bruxelles, BELGIQUE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : laura.place@ulb.be (Laura PLACE)

Bien que les entorses de l’articulation interphalangienne proximale (IPP) soient fréquentes, la littérature n’apporte pas de preuve suffisamment solide sur la meilleure option de traitement. Or, trop souvent, une prise en charge négligée entraîne des séquelles fonctionnelles et esthétiques importantes : douleur, œdème et flessum permanents. Le but de cette étude est d’évaluer si une infiltration para-articulaire de corticoïdes améliore le pronostic des lésions de la plaque palmaire.

Il s’agit d’une étude multicentrique, prospective, contrôlée non randomisée, d’une durée de neuf mois. Quarante-quatre entorses IPP des doigts longs non chirurgicales (Eaton I, II et III stable) ont été évaluées. Les patients ont été répartis dans deux groupes différents. Le premier groupe (groupe A) reçoit l’infiltration lors de la première consultation alors que le deuxième groupe (groupe B) reçoit le traitement conservateur habituel (attelle de repos et/ou syndactylie). Nous avons évalué diverses variables à une semaine et à un mois après la première consultation : extension, flexion, périmètre, force, EVA, Quick-DASH et MHQ.

Le traitement par infiltration de corticoïdes entraîne une meilleure force de préhension et moins de douleur au cours du premier mois. En effet, 55% des patients infiltrés n'avaient plus de douleur un mois après l'infiltration contre 18% des patients non infiltrés (p = 0,012). Les corticoïdes réduisent le risque d'œdème et de flessum. Le pourcentage de patients sans œdème après 1 semaine était significativement plus élevé dans le groupe A (73%) que dans le groupe B (18%) avec p < 0,001. Après 1 mois, seuls 27% des patients infiltrés avaient un flessum contrairement à 68% des patients non infiltrés (p = 0,007). Les patients infiltrés étaient satisfaits et récupéraient une fonction globale de la main dès la première semaine. Selon le score de gradation utilisé, un excellent résultat est atteint plus précocement dans le groupe infiltré: 59% des patients infiltrés contre 14% des patients non infiltrés dès la première semaine (p = 0,002).

L’infiltration de corticoïdes accélère la résolution de la symptomatologie des entorses IPP stables des doigts longs : plus de force, moins de douleur, moins d’œdème et moins de flessum. L’utilisation de corticoïdes injectables est courante en chirurgie de la main mais elle n’a jamais été utilisée auparavant pour les entorses de l’IPP.

Cette étude suggère un bénéfice de l’utilisation de corticoïdes dans les entorses stables de l’IPP. Ces résultats devraient être confirmés par une seconde étude, idéalement randomisée et en simple aveugle.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Laura PLACE (Assistante en chirurgie plastique) (Bruxelles, Belgique)
09:00 - 09:06 #27835 - CO092 Dénervation de l’articulation interphalangienne proximale, résultats de 54 cas chez 42 patients.
Dénervation de l’articulation interphalangienne proximale, résultats de 54 cas chez 42 patients.

Lisa SERVASIER*, Jacky LAULAN, Emilie MARTEAU, Guillaume BACLE

Service de chirurgie orthopédique et traumatologique, unité de chirurgie de la main et des nerfs périphériques, Centre Hospitalier Régional Universitaire de Tours, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : lisa.servasier@gmail.com (Lisa SERVASIER)

Les arthropathies de l’articulation interphalangienne proximale (IPP) sont fréquentes. La dénervation articulaire est un traitement symptomatique. Par section des branches nerveuses à destinée articulaire, elle peut soulager les douleurs sans interférer avec la biomécanique de l’articulation. Elle est idéalement indiquée dans les arthropathies douloureuses avec des amplitudes articulaires préservées. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats cliniques des dénervations de l’IPP et leur pérennité.

Etude rétrospective monocentrique incluant tous les patients présentant une arthropathie douloureuse de l’IPP avec des mobilités articulaires fonctionnelles, traités par dénervation entre janvier 2005 et septembre 2018 et évalués par une examinatrice indépendante. Exclusion des patients présentant une raideur de l’IPP. 54 dénervations consécutives réalisées chez 42 patients (41 femmes, 1 homme) de 66,5 ans (44-78ans) d’âge moyen. Il y avait 11 arthropathies inflammatoires et 43 dégénératives.

Les 42 patients ont été évalués ou contactés par téléphone, avec un recul moyen de 51 mois (4-168 mois). L’EVA moyenne était de 7,5/10 (5-10) avant l’intervention et de 1,1/10 (0-8) au plus long recul. Les patients considéraient leur articulation guérie ou améliorée dans 78% des cas toutes étiologies confondues, (42 cas/54), et dans 86% des cas d’arthropathies arthrosiques (37 cas/43). 32 patients étaient satisfaits ou très satisfaits de l’intervention (76% des cas). Les mobilités articulaires étaient améliorées dans 16 cas, inchangées dans 33 cas et diminuées dans 5 cas. Il y a eu 7 échecs de dénervation qui ont conduit à un traitement chirurgical par arthrodèse (2 cas) ou prothèse (5 cas), il s’agissait dans 5 cas d’une arthropathie d’origine inflammatoire.

Cette étude confirme, avec un nombre de cas et un recul plus important, l’efficacité de la dénervation de l’IPP sur la douleur avec 78% de cas améliorés ou indolores et ¾ des patients satisfaits du résultat. Même dans les cas seulement « améliorés », l’EVA était toujours inférieure à 2, et on peut penser que l’évaluation reste influencée par la déformation résiduelle de l’IPP. Une ré-intervention a été nécessaire sur 13% des articulations, ces taux sont conformes avec ceux de la littérature. Concernant les amplitudes articulaires, les résultats des dénervations et des prothèses sont comparables, mais il apparait un certain nombre de complications mécaniques à la suite de prothèse.

La dénervation est un traitement efficace pour l’arthrose douloureuse de l’IPP, elle permet une sédation des douleurs, durable dans le temps, tout en préservant les amplitudes articulaires.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Lisa SERVASIER (Interne) (Tours)
09:06 - 09:12 Discussion commune.
09:12 - 09:18 #27836 - CO093 Arthroplastie de l'articulation interphalangienne proximale au moyen de la prothèse TACTYS(r): résultats cliniques et radiographiques avec une moyenne de suivi de 5 ans.
Arthroplastie de l'articulation interphalangienne proximale au moyen de la prothèse TACTYS(r): résultats cliniques et radiographiques avec une moyenne de suivi de 5 ans.

Tim PHILIPS (1), Bert VANMIERLO (2), Kjell VAN ROYEN (3), Chul Ki GOORENS (4), Jean GOUBAU* (5)

1. Universitair Ziekenhuis, Gent, BELGIQUE

2. Delta Hospital, Roeselare, BELGIQUE

3. Damiaan Ziekenhuis, Oostende, BELGIQUE

4. Hagelandse Orthopedische Praktijk, Tienen, BELGIQUE

5. Maria Middelares Ziekenhuis, Gent, BELGIQUE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : jean@goubau.eu (Jean GOUBAU)

Degenerative arthritis of the proximal interphalangeal joint (PIP ) of the long fingers is a common disorder affecting mainly a female middle aged population. Conservative treatment is often effective, but in some cases, pain can persist which lead to invalidating function. Besides denervation and arthrodesis, arthroplasty can be proposed in these

People were operated under long acting loco regional anesthesia (plexus) and through a dorsal central approach with desinsertion of the extensor apparatus at the insertion of the central slip. Prosthesis was implanted and the day after surgery active movement was authorized under supervision of an experienced hand therapist.

Between october 2005 and August 2019 we treated 10 joints in 9 patients (4 males and 6 women) for painful degenerative arthritis of the long fingers with a Tactys® prosthesis (Stryker Inc. – Kalamazoo – USA). Mean Follow up was 65,70 months (range 23 – 106). Mean Age was 71,5 (Range 64-83). QuickDash score evolved from 68,43 preoperatively to 41,92 at final follow up. Range of motion 37,5 degrees tot 45,1 postoperatively. Visual analogue scale evolved from 6,65 to 1 out of 10. Power grip and precision pinch evolved preoperatively from 16,44 kg to 20,80 kg and 1.97 kg to 2.85 kg respectively after surgery.

In summary we can conclude that Tactys arthoplasty can be proposed for people which have been treated long enough with unsuccesful conservative treatment. Infection rate is still the highest complication in this series, which can evolved in invalidating arthrodesis. Post-traumatic arthrosis yields to stiffer arthoplasty. It should be proposed exceptionnally if the PIP joint arthritis causes invalidating functional pain in ADL.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Recherches cliniques/travaux scientifiques : non
Consultant, expert : non
Cours, formations : non
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Invitations à des congrès nationaux ou internationaux : non
Actionnariat : non
Détention d’un brevet ou inventeur d’un produit : Stryker


Tim PHILIPS (Resident) (Ghent, Belgique)
09:18 - 09:24 #27548 - CO094 Arthroplastie de l'articulation interphalangienne proximale avec la prothèse Tactys® : résultats cliniques, fonctionnels et radiographiques au suivi moyen de 3,1 ans.
Arthroplastie de l'articulation interphalangienne proximale avec la prothèse Tactys® : résultats cliniques, fonctionnels et radiographiques au suivi moyen de 3,1 ans.

Aude  LOZANO*, Gilles  DAUTEL

Chirurgie reconstructrice et réparatrice de l'appareil locomoteur - chirurgie de la main,  Centre Chirurgical Emile Gallé - CHRU, Nancy, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : aude.lozano26@gmail.com (Aude LOZANO)

Les premiers résultats obtenus à courts termes avec la prothèse modulaire à glissement Tactys® pour le remplacement de l'articulation interphalangienne proximale (IPP) étaient encourageants avec une amélioration significative des scores cliniques et fonctionnels à 1 et 2 ans de suivi. Cependant, une récente étude a révélé une tendance à leur détérioration avec le temps. L'objectif de cette étude est d'analyser les résultats de cette prothèse sur le moyen terme et de vérifier si cette tendance se confirme sur notre série.

Nous rapportons les résultats cliniques, fonctionnels et radiographiques de 64 arthroplasties de l'IPP par la prothèse Tactys® réalisées dans un même centre entre janvier 2015 et janvier 2020 sur 48 patients. Il s'agit d'une étude rétrospective. Parmi eux, les résultats de 15 arthroplasties ont été analysés à la fois à court et à moyen terme, à 17 puis à 61,4 mois afin d'analyser l'évolution des résultats dans le temps.

Le suivi moyen était de 3,1 ans. La douleur était significativement diminuée sur l'échelle numérique (P<0,001). Le score fonctionnel QuickDASH s'est amélioré de 67,3 à 55,9 (P<10-4). Les forces palmo-digitale et digitale pure étaient plus faibles au niveau de la main opérée qu'en controlatéral (respectivement P=0,043 and P=0,6). L'arc de mobilité active de l'IPP s'est amélioré de 44 à 49,43° (P=0,17). 15 arthroplasties ont été analysées à 17 puis à 61,4 mois de suivi. La douleur restait significativement soulagée. L'arc de mobilité active a diminué de 57 à 46° (P<0,05) et le score fonctionnel QuickDASH s'est détérioré de 25,82 à 54,69 (P<0,001). Les forces de préhensions ont augmenté avec une différence significative sur la force digitale pure (P=0,003). La principale complication était l'apparition d'une déformation en col-de-cygne retrouvée dans 46% de la totalité des cas avec un délai d'apparition moyen de 12 mois. 71% des patients étaient satisfaits.

Cette étude semble confirmer la tendance à la dégradation des résultats fonctionnels de la prothèse Tactys® avec le temps. Cependant, les résultats obtenus sont semblables aux autres prothèses de resurfacement étudiées dans la littérature. Les résultats post-opératoires restent supérieurs aux données pré-opératoires.

La prothèse Tactys® reste une prothèse de resurfacement de l'articulation IPP offrant satisfaction aux patients malgré une détérioration des résultats fonctionnels au cours du temps. Une étude au suivi de plus long terme permettrait d'appuyer ces résultats.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Aude LOZANO (docteur junior) (Nancy)
09:24 - 09:30 #27837 - CO095 Résultat de l'arthroplastie MatOrtho pour l'arthrose de l'IPP avec un suivi minimum de 2 ans.
Résultat de l'arthroplastie MatOrtho pour l'arthrose de l'IPP avec un suivi minimum de 2 ans.

Kathleen  JANSSENS*  (1,2), Frederik VERSTREKEN (1)

1. Orthopédie, AZ Monica, Antwerpen, BELGIQUE

2. Universitair Ziekenhuis Antwerpen, Antwerpen, BELGIQUE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : janssens.mm.kathleen@gmail.com (Kathleen JANSSENS)

Proximal interphalangeal (PIP) joint osteoarthritis can be a disabling condition, for which surgical treatment is indicated when conservative treatment fails. Joint arthroplasty has the advantage of preserving mobility compared to arthrodesis, but comes with a higher complication rate. The aim of this study is to report the early results of the MatOrtho PIP replacement, a newer generation resurfacing implant of the PIP joint.

We reviewed all MatOrtho PIP joint replacements performed between 12/2013 and 05/2018 by a single surgeon in a single institution, because of primary osteoarthritis. A total of 34 implants were inserted in 25 patients. Two implants were lost to follow up.

Patient demographics, diagnosis, implant revision and other surgical interventions were recorded. Subjective and objective outcomes were evaluated at the latest follow-up, including range of motion, Patient Reported Outcome Measures (VAS, QuickDASH and PEM) and radiographic assessment.

The minimum follow-up in our study was 2 years with a mean follow-up of 33 months (range 24 - 61 months). Pain scores improved significantly (mean VAS pre-op 7, mean VAS post-op 1, p < 0.05). Active range of motion improved in 83% (25/30) of joints, with a mean improvement of the total arc of motion of 25.5 degrees. On radiographic assessment, no signs of circumferential lucency or subsidence were observed. Additional surgery was necessary for 9.4% of implants, including implant removal in 2 cases (6.3%). Implant survival after a mean follow-up of 33 months was 93.75%.

Our results showed excellent pain relief, consistent with other studies, and a statistical significant improvement in range of motion, while most other studies showed no or minimal improvement. The revision rate in this study was considerably lower than previously reported in the literature, but our study has a shorter follow-up.

At least at short term follow up, this PIP arthroplasty can be a successful procedure with high patient satisfaction and functional improvement. Longer follow-up of these patients is planned to confirm these results.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Kathleen JANSSENS (Fellow Hand- and wristsurgery) (Leuven, Belgique)
09:30 - 09:36 #27607 - CO096 Ré-interventions après arthroplastie de l’IPP par prothèse TACTYS.
Ré-interventions après arthroplastie de l’IPP par prothèse TACTYS.

Jimmy PECHEUR* (1), Emmanuelle RICHARD  (2), Philippe BELLEMERE  (1), Etienne GAISNE  (1), Thierry LOUBERSAC  (1)

1. Institut de la main,  Sante Atlantique - ELSAN, Saint Herblain, FRANCE

2. CHU, Lyon, France

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : Jimmy.pecheur@gmail.com (Jimmy Pecheur)

L'arthroplastie de l'IPP par la prothèse totale modulaire à glissement TACTYS® a donné globalement des résultats satisfaisants à court et moyen terme. L'objectif de cette étude a été de déterminer les causes des échecs conduisant à une ré-intervention et d'analyser son résultat.

Une analyse rétrospective sur une série continue monocentrique de 181 prothèses Tactys implantées entre Juin 2010 à Avril 2021 a été effectuée par une revue de dossiers. La série était composée de 117 femmes et 28 hommes d'âge moyen de 66,4 ans au moment de la chirurgie initiale. Les patients ré-opérés de leur arthroplastie ont été colligés. La cause de la ré-intervention, le délai par rapport à l'intervention initiale et le type de ré-intervention ont été rapportés ainsi que le résultat final sur la douleur, la mobilité et la satisfaction des patients

25 prothèses ont nécessité une ré-opération soit 13,8% et parmi elles, 4 soit 2,2% ont été ré-opérées plusieurs fois. Il y a eu 13 prothèses de révisées soit 7,18%. Les causes de ré-opération étaient : l'enraidissement post-opératoire (31,8%), la déformation en col de cygne (22,7%), l'instabilité de la prothèse (18,2%), le descellement prothétique (13,6%) avec respectivement un délai moyen de ré-intervention de 15, 19, 30 et 66 mois. Les gestes sur les parties molles ont été des synovectomies, des ténoarthrolyses dorsales, des ténotomies de l'appareil extenseur et des ténodèses palmaires. Au niveau de la prothèse, 2 soit 1,1% ont été retirées et suivies d'une arthrodèse, 6 soit 3,3% ont eu un changement partiel et 5 soit 2,7%, un changement complet des implants. Avec une durée moyenne de suivi de 48 mois, parmi les patients ayant conservé leur prothèse, 16 (84,21%) s'estimaient satisfaits de leur  amplitude articulaire et 15 (83,33%) n'avaient plus de douleur. L'amplitude articulaire après ré-opération ont été augmentée de 9° par rapport à l'amplitude pré-opératoire initiale et de 10° par rapport à l'amplitude au moment de la ré-intervention.

Le taux de ré-intervention a été comparable voire moindre à celui des autres séries de prothèses à glissement. Les causes de survenue d'une raideur ou d'une déformation en col de cygne n'ont pas été clairement établies. La majorité des ré-interventions à porter sur les parties molles.

Les ré-interventions après arthroplastie de l'IPP par une prothèse TACTYS  sont relativement peu fréquentes. Elles permettent d'obtenir une indolence et des amplitudes articulaires satisfaisantes pour le patient dans près de 85% des cas.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Jimmy PECHEUR (Interne) (Nantes)
09:36 - 09:44 Discussion commune.
09:44 - 09:50 #27659 - CO097 Technique d'Ishiguro vs synthèse avec broche ("e;umbrella technique"e;) pour le traitement des Mallet fractures. Une étude retrospective.
Technique d'Ishiguro vs synthèse avec broche ("e;umbrella technique"e;) pour le traitement des Mallet fractures. Une étude retrospective.

Camillo  FULCHIGNONI*, Lorenzo  ROCCHI, Rocco DE VITIS

Orthopaedics & Hand Surgery Unit, Department of Orthopaedics, Fondazione Policlinico Universitario A. Gemelli, IRCCS, Rome, ITALIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : camillo.fulchignoni@gmail.com (Camillo Fulchignoni)

Les Mallet fractures font partie du quotidien de tout chirurgien de la main. Cette lésion est due à une flexion forcée de l'articulation interphalangienne distale lorsque celle-ci se trouve en extension. Selon leur gravité, ces lésions peuvent être soignées par traitement conservateur ou par chirurgie. De nombreuses techniques sont décrites dans la littérature : l'utilisation de micro-vis, de pull-out, de hook-plate, la fixation en extension selon Ishiguro, la fixation avec une broche... les auteurs utilisent plus particulièrement ces deux dernières techniques et proposent de comparer et d'évaluer leurs résultats de façon restrospective.

Parmi les patients opérés entre Janvier 1998 et Décembre 2019 pour des Mallet fractures, 98 patients traités avec la technique d'Ishiguro ou avec la technique par simple broche ont été inclus dans cette étude. Les patients ont été de nouveau évalués un an après leur intervention à partir de la méthode Crawford et le taux de complication.

Les résultats présentés par les deux techniques sont meilleurs sur les patients les plus jeunes et ceux traités précocement. De plus, la technique par simple broche semble présenter de meilleurs résultats sur les patients avec fracture d type 2b et 2c d'après la classification de Wehbe et Schneider, tandis que la technique Ishiguro semble présenter de meilleurs résultats sur les patients classés comme 1b.

La technique d'Ishiguro et la "Umbrella technique" présentent toutes les deux de très bons résultats dans le traitement des Mallet fractures chirurgicales, mais une étude randomisée serait utile afin de confirmer laquelle de ces techniques est la plus indiquée selon le stade de la lésion d'après Wehbe et Schneider.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Camillo FULCHIGNONI (Dr.) (Rome, Italie)
09:50 - 09:56 #27838 - CO098 Restauration de l'extension par attelle nocturne pour défaut d'extension récurrent après traitement non-chirurgical d'un doigt en maillet tendineux.
Restauration de l'extension par attelle nocturne pour défaut d'extension récurrent après traitement non-chirurgical d'un doigt en maillet tendineux.

Pieter-Bastiaan DE KEYZER (1), Dennis BROUWERS (2), Bert VANMIERLO (3), Jean GOUBAU* (4)

1. University Hospital Brussel (Vrije Universiteit Brussel), Bruxelles, BELGIQUE

2. Universitair Ziekenhuis Brussel (Vrije Universiteit Brussel), Bruxelles, BELGIQUE

3. Department of Orthopaedics and Traumatology - Delta Hospital, Roeselare, BELGIQUE

4. Maria Middelares Ziekenhuis Gent/ Universitair Ziekenhuis Brussel (VUB), Gent, BELGIQUE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : jean@goubau.eu (Jean GOUBAU)

Residual extensor lag of more than 20° after initial conservative treatment of non-bony mallet finger injuries are commonplace. In the few studies that exist on this topic, it is recommended to continue night splinting in order to correct this deformation. However, literature remains vague about the correcting effect on extensor lag and about the optimal timeframe of this practice.

In this study, we examined the evolution of the drop at the level of the DIP following a continuous immobilisation of 8 weeks for non bony mallet finger without degenerative arthritis. 

People were seen after the trauma, and following X ray, a custom made thermoplastic splint was applied dorsally from the fingertip to the PIP joint and held in place with a tensoplast® type of adhesive plaster for a period of 8 weeks. After that period of time, the splint was removed and patients were instructed to start gentle flexion taking care to manage to keep active extension.

Three to 4 weeks later, patients were evaluated and if the drop of the distal phalanx (P3) had increased to more than 20°, people were encouraged to put on the custom made splint by night (average of 8 to 10 hours) for a period of minimum 3 months which could be extented to 6 months or even 9 to 12 months.

In this study we evaluated the results using this technique in about 50 patients, and in a majority of cases they all managed to decrease the extension lag to 10° or less. Hyper extension could not be regained if present. 

This study illustrates that nightsplinting for a long period of time after unsuccessful restauration of the extension following extension splinting in non bony malletfinger is a valuable treatment protocol, which enhances and ameliorates functional extension of the affected finger. 

Limitations of this study are the retrospective construct. Nevertheless, the treatment period and the scale of the sample size are larger than in any other comparable study.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Recherches cliniques/travaux scientifiques : non
Consultant, expert : non
Cours, formations : non
Documents publicitaires : non
Invitations à des congrès nationaux ou internationaux : non
Actionnariat : non
Détention d’un brevet ou inventeur d’un produit : Stryker


Pieter - Bastiaan DE KEYZER (Chirurgien orthopedique) (Bruxelles, Belgique)
09:56 - 10:00 Discussion commune.
Salle 252AB
09:00

Vendredi 17 décembre

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G1-22
09:00 - 10:00

Conférences
EVO-DEVO du pouce

Modérateur : Stéphane GUÉRO (Chirurgien) (Paris)
09:00 - 09:10 Pollex et hallux. Homologies et divergences évolutives. Jean-Marie LE MINOR (Strasbourg)
09:10 - 09:20 Phylogénèse du scaphoïde. Sébastien DURAND (Dr) (Lausanne, Suisse)
09:20 - 09:30 Comparative anatomy and embryology of the thumb – what can we learn from them. Martin LANGER (Münster, Allemagne)
09:30 - 09:40 La biphalangie du pouce. Christian FONTAINE (Head of department) (Lille)
09:40 - 09:50 Developmental biology of the thumb. Kerby C. OBERG (Professor, Vice Chair) (Loma Linda, Etats-Unis)
09:50 - 10:00 Discussion.
Amphi Bleu

Vendredi 17 décembre

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SFRM23
09:00 - 09:35

Mémoire DIU rééducation de la Main

Modérateurs : Nicolas BAILLY (Thérapeute de la main) (Genève, Suisse), Grégory MESPLIÉ (Kiné / orthésiste) (Biarritz)
09:00 - 09:10 COG9 Reflexion sur le smartphone tactile: le geste, les incidences. Kouimi TCHAKOUMI (Masseur-kinesitherapeute D.E.) (Craponne)
09:10 - 09:20 COG10 Protocole de prise en charge de la ténosynovite de de quervain post partum. Albert DOMINGUEZ ARASA (kinesiterapeute) (Andorra La Vella, Andorre)
09:20 - 09:30 COG11 La gestion d’un névrome : vision éducation thérapeutique du patient. Arnaud FILLON (Masseur kinésithérapeute) (Vinassan)
09:30 - 09:35 Discussion.
Salle 251
09:35

Vendredi 17 décembre

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SFRM22
09:35 - 10:00

Face-à-face
IPP - Intervention Pratique ou Physiothérapie

Modérateurs : Serge ROUZAUD (kiné) (Pessac), Jean-Claude ROUZAUD (Responsable Pôle Rééducation) (Montpellier)
09:35 - 10:00 IPP - Intervention pratique ou physiothérapie. Davide ZANIN (Physioterapist) (Turin, Italie), Claude LE LARDIC (Masseur Kinésithérapeute) (Nantes), Vicenç PUNSOLA IZARD (Barcelona, Espagne)
Salle 251
10:00 Pause café
10:30

Vendredi 17 décembre

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G1-23
10:30 - 12:30

Séance solennelle de la SFCM

Modérateur : Pierre MOUTON (chirurgien) (Pessac)
10:30 - 12:30 Introduction par le Secrétaire Général : Vie de la Société, les événements de 2020 et annulation du Congrès, le premier événement SFCM 2021 qui a pu se tenir en septembre (Cours Pratique SFCM), CR des deux AG et présentation du 2ème Vice-Président 2025. Pierre MOUTON (chirurgien) (Pessac)
10:30 - 12:30 Membres disparus en 2021.
10:30 - 12:30 Hommage à Jacques Roullet, Ancien Président de la SFCM disparu le 16 août 2021.
10:30 - 12:30 Minute de silence.
10:30 - 12:30 Remise des prix 2019.
10:30 - 12:30 Présentation des nouveaux membres années 2020 et 2021 et remise des diplômes.
10:30 - 12:30 Présentation du nouveau Président et passation médaille & mot du nouveau Président. Stéphane GUÉRO (Chirurgien) (Paris), Bruno LUSSIEZ (chirurgien) (Nice)
10:30 - 12:30 Présentation des invités étrangers (Pays invités Belgique et Allemagne).
10:30 - 12:30 Discours du Président. Stéphane GUÉRO (Chirurgien) (Paris)
10:30 - 12:30 Conférence du Président : La phylogénèse du pouce. Stéphane GUÉRO (Chirurgien) (Paris)
Amphi Bleu

Vendredi 17 décembre

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SFRM15
10:30 - 11:00

Séance solennelle du GEMMSOR

Salle 252AB
11:00

Vendredi 17 décembre

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SFRM16
11:00 - 11:35

Session Epaule
L'épaule instable

Modérateurs : Jonathan BELLITY (Paris), Thierry STEVENOT (Kinésithérapeute) (Charleville-Mézières)
11:00 - 11:15 Récupération fonctionnelle et musculaire après butée antérieure d’épaule : comparaison entre Latarjet à ciel ouvert et arthroscopique. Antoni ORGIU (Docteur Junior) (Paris)
11:15 - 11:30 Prise en charge kiné de l'épaule instable après chirurgie. Guillaume ROUSSELIN (Kinésithérapeute) (Nîmes)
11:30 - 11:35 Questions.
Salle 252AB
11:35

Vendredi 17 décembre

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SFRM17
11:35 - 12:25

Communications libres GEMMSOR 2

Modérateurs : Eric DELMARES (Kinésithérapeute) (Marseille), Sybille FACCA (PU-PH) (Strasbourg)
11:35 - 11:45 COG5 Evaluer et traiter les troubles de la perception dans le SDRC. Tessadit AISSAOUI (Kiné) (Lyon)
11:45 - 11:55 COG6 Traitement du SDRC-1 : rééducation proprioceptive vibratoire - thérapie miroir- imagerie motrice graduée - réalité virtuelle. Claire PAUZE (Kinésithérapeute) (Marseille)
11:55 - 12:05 COG7 Vidéo : Retirer une bague sur un doigt gonflé. Denis GERLAC (Masseur - Kinésithérapeute) (Echirolles)
12:05 - 12:15 COG12 Concilier orthèse et écologie: vers une utilisation responsable du plastique. Céline BOUISSOU (Ergothérapeute) (Annemasse)
12:15 - 12:20 Questions.
Salle 252AB
12:30 ATELIERS DEJEUNERS DE L’INDUSTRIE
14:00

Vendredi 17 décembre

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G1-24
14:00 - 15:24

Communications libres
Système nerveux / Douleurs

Modérateurs : Zoubir BELKHEYAR (belkheyar.zoubir@gmail.com) (Paris), Adeline CAMBON-BINDER (MCU-PH) (Paris)
14:00 - 14:06 #27605 - CO099 Analyse IRM des muscles para vertébraux comme signe indirect d’avulsion du plexus brachial.
Analyse IRM des muscles para vertébraux comme signe indirect d’avulsion du plexus brachial.

Olivier CAMUZARD* (1), Abraham ZAVALA  (2), Will TZU-WEI KUO  (2), Tommy NAI-JEN CHANG  (2), Johnny CHUIENG-YI LU (2), David CHWEI-CHIN CHUANG  (2)

1. Chirurgie réparatrice,  Hôpital Pasteur 2, Nice, FRANCE

2. Department of Plastic and Reconstructive Surgery, Division of Reconstructive Microsurgery, Chang Gung Memorial Hospital, Linkou, TAIWAN

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : camuzard.olivier@hotmail.fr (Olivier CAMUZARD)

Evaluer l'intérêt de la mesure des volumes et de l'intensité IRM des muscles para vertébraux comme signe indirect pour différencier une lésion par avulsion ou par rupture du plexus brachial (PB)

Étude rétrospectives qui a inclut 80 patients présentant une lésion unilatérale par avulsion du PB (40 patients) ou une lésion par rupture du PB (40 patients). L'avulsion ou la rupture du PB était confirmée dans tous les cas par une analyse clinique et chirurgicale.  Les muscles para-vertébraux ont été analysés sur des coupes IRM transversales étagées pour analyser la perte de volume musculaire et l'intensité anormale du signal sur les images pondérées en T1 et T2. La perte de volume musculaire a été définie comme positive lorsque la section transversale du muscle était inférieure à celle du muscle controlatéral correspondant. Les images IRM ont été interprétées indépendamment par deux observateurs afin d'assurer la variabilité inter-observateur.

Les résultats suggèrent que 78% des patients avec avulsion des racines du PB (confirmation per- ou postopératoire) présentaient une perte de volume des muscles paravertébraux. Parmi les 40 patients présentant une avulsion de la racine nerveuse, les images IRM T1 ou T2 ont montré une augmentation de l'intensité du signal dans les muscles paraspinaux postérieurs profonds dans 88 % des cas. L'intensité du signal des muscles paraspinaux postérieurs était normale chez 80 % des patients présentant une rupture des racines du PB.

Les résultats anormaux de l'IRM dans les muscles paraspinaux sont précis pour indiquer les lésions de l'avulsion radiculaire, et un volume et un rehaussement anormaux dans les muscles paraspinaux pourraient être une solution intéressante pour le diagnostic préopératoire des lésions de l'avulsion radiculaire.

Les résultats anormaux de l'IRM dans les muscles paraspinaux sont précis pour indiquer les lésions de l'avulsion radiculaire, et un volume et un rehaussement anormaux dans les muscles paraspinaux pourraient être une solution intéressante pour le diagnostic préopératoire des lésions de l'avulsion radiculaire.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Olivier CAMUZARD (MCU PH) (NICE)
14:06 - 14:12 #26699 - CO100 Formes déficitaires du syndrome de la traversée thoraco brachiale : à propos de 53 cas.
Formes déficitaires du syndrome de la traversée thoraco brachiale : à propos de 53 cas.

Lisa SERVASIER*, Jacky LAULAN, Guillaume BACLE, Emilie MARTEAU

Service de chirurgie orthopédique et traumatologique, unité de chirurgie de la main et des nerfs périphériques, Centre Hospitalier Régional Universitaire de Tours, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : lisa.servasier@gmail.com (Lisa SERVASIER)

Les syndromes de la traversée thoraco-brachiale (STTB) dits neurologiques sont dominés par les formes subjectives. Cette étude ne concerne que les rares formes objectives liées à une compression nerveuse proximale dans la traversée thoraco-brachiale, avec la présence de signes déficitaires neurologiques moteurs (amyotrophie des muscles intrinsèques de la main) et/ou sensitifs (hypoesthésie dans le territoire du nerf cutané antébrachial médial). Les objectifs de cette étude étaient de définir les caractéristiques cliniques, les causes anatomiques et les résultats chirurgicaux de cette pathologie.

Etude rétrospective monocentrique incluant 53 cas consécutifs chez 50 patients présentant un déficit clinique objectif, confirmé par examen électroneuromyographique. La population était composée de 47 adultes et 3 enfants, 9 hommes et 41 femmes, d'âge moyen de 39 ans (9-80 ans), dont le diagnostic a été posé entre juillet 1994 et décembre 2019. Un déficit moteur objectif était présent dans 50 cas, et les 3 autres présentaient uniquement un déficit sensitif. Quarante cas ont été opérés, le plus souvent par voie sus-claviculaire, et 13 cas ne l'ont pas été en particulier en raison d'un déficit ancien et non évolutif.

Un cas opéré a été perdu de vue. Dix-huit cas ont été étudiés sur dossier, dont 15 cas opérés qui, avec un recul de 53 mois (1-162), présentaient une récupération complète dans 4 cas, une amélioration importante dans 9 cas et discrète dans 2 cas. Trente-quatre cas ont été revus en consultation, dont 24 cas opérés et évalués avec un recul de 135 mois (36-284 mois) : la douleur avait disparue dans 21 cas, il persistait dans 17 cas une amyotrophie thénarienne, associée à une déformation en griffe dans 3 cas, et dans 2 cas une déformation en griffe isolée. Les patients étaient très satisfaits de l'intervention dans 15 cas et satisfaits dans 9 cas. Ils évaluaient le bénéfice de la chirurgie à 87,4% et l'évaluation de leur membre supérieur était passée de 38,3% (10-60) en pré-opératoire à 77,2% (60-100) à la révision.

Peu d'étude dans la littérature portent sur les formes déficitaires de STTB. Le traitement est chirurgical dans les cas évolutifs, une anomalie anatomique est constamment retrouvée. Il permet une disparition de la douleur et une stabilisation voire une récupération au moins partielle du déficit.

Malgré un gain objectif modéré, le ressenti de l'amélioration fonctionnelle par les patients est important avec un taux de satisfaction élevé.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Lisa SERVASIER (Interne) (Tours)
14:12 - 14:18 #27550 - CO101 Les syndromes de la traversée thoracobrachial de l'enfant : prise en charge thérapeutique.
Les syndromes de la traversée thoracobrachial de l'enfant : prise en charge thérapeutique.

Guillaume BACLE (1), Jacky  LAULAN (1), Thierry  ODENT (1), Steven  ROULLET (1), Lisa  SERVASIER (1), Emilie  MARTEAU* (2)

Service de chirurgie orthopédique et traumatologique, unité de chirurgie de la main et des nerfs périphériques, Centre Hospitalier Régional Universitaire de Tours, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : emilie_marteau@hotmail.fr (Emilie MARTEAU)

Les formes déficitaires de syndrome de la traversée thoracobrachiale sont exceptionnelles chez l'enfant et leur diagnostic est souvent tardif chez un adulte jeune avec une amyotrophie évoluée des muscles intrinsèques.

L'objectif était, à partir de nos cas pédiatriques, d'identifier les éléments permettant un diagnostic précoce.

De 2014 à 2019, 5 cas de syndrome de la traversée thoracobrachiale avérés, chez des enfants âgés de 9 à 13 ans, ont été pris en charge dans notre hôpital. Il s'agit d'une étude rétrospective observationnelle.

Il y avait 2 formes vasculaires et 3 formes neurologiques déficitaires.

Ces 3 cas concernaient 2 filles et un garçon âgés de 9, 10 et 13 ans.

Tous se plaignaient d'une douleur sus-claviculaire irradiant dans le membre supérieur, de paresthésies du versant médial de l'avant-bras et d'une gêne à l'écriture.

Deux avaient une hypoesthésie dans le territoire du nerf cutané antébrachial médial et un présentait une amyotrophie des muscles intrinsèques.

Tous avaient des anomalies évocatrices en neurographie (diminution de l'amplitude des potentiels sensitif et moteur du nerf ulnaire, diminution de l'amplitude du seul potentiel moteur du nerf médian) et un avait aussi des anomalies neurogènes en détection.

Tous avaient des anomalies osseuses sur les radiographies (côte cervicale, synchondrose costale et malformation vertébrale)

La chirurgie (exérèse côte cervicale) a permis une régression complète de la douleur, des paresthésies et de l'amyotrophie.

Les syndromes de la traversée de la traversée thoracobrachiale de l'enfant sont surtout des formes vasculaires. Cependant, il faut connaître la possibilité de formes neurologiques déficitaires qui peuvent être facilement suspectées sur les données cliniques et la présence constante d'anomalies osseuses sur les radiographies. Il est  parfois difficile de faire la part des choses entre des troubles subjectifs parfois dysfonctionnels chez des enfants en souffrance psychoaffective. Toutefois, le diagnostic est confirmé par l'électrophysiologie qui montre des anomalies en rapport avec une compression du tronc inférieur et/ou du faisceau médial du plexus brachial.

Les syndromes de la traversée thoracobrachiale de l'enfant sont rarement diagnostiqués. Pourtant à ce stade précoce, le traitement permet une récupération complète.

Il est donc important de sensibiliser nos collègues pédiatres à y penser devant ces symptômes et ne pas hésiter à réaliser un électromyogramme qui permet d'avoir des éléments objectifs de diagnostic et de surveillance.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Emilie MARTEAU (praticien hospitalier) (Tours)
14:18 - 14:24 Discussion commune.
14:24 - 14:30 #27680 - CO102 Étude anatomique des différents sites de compression du nerf inter-osseux antérieur et de ses branches.
Étude anatomique des différents sites de compression du nerf inter-osseux antérieur et de ses branches.

Patrick  HOUVET, Stéphane  ROMANO, Charles  SCHLUR, Marc  JUVENSPAN, Laurent  BOURCHEIX*

Institut Français de Chirurgie de la Main, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : laurentbourcheix@gmail.com (Laurent BOURCHEIX)

Le nerf inter-osseux antérieur représente la branche collatérale motrice majeure du nerf médian. Il prend en charge l'innervation motrice des muscles long fléchisseur du pouce, partielle du fléchisseur profond des doigts et du carré pronateur. Son trajet se situe profondément en regard de la membrane inter-osseuse. Plusieurs structures vasculaires, musculaires et fibro-tendineuses sont suspectes d'être des facteurs de compression nerveuse, source de paralysies partielles ou complètes.

Cette étude a pour objet de décrire les différents rapports du nerf, de ses branches.

Cette étude porte sur 48 spécimens (24 sujets anatomiques), tous préparés grâce à une technique d'injection vasculaire à l'aide de silicone RTV coloré. L'exploration du nerf inter-osseux antérieur s'effectue par une voie médiale (voie de McConnell) de l'avant-bras sous loupe grossissante. L'ensemble du nerf et de ses ramifications sont disséquées, mesurées et rapportées à la longueur de l'avant-bras ainsi que leurs rapports aux structures musculaires et vasculaires.

Tout un ensemble de variation anatomique ont été répertorié, topographié et mesuré : muscle de Gantzer est retrouvé chez 22 spécimens dont la moitié comme muscles accessoires des fléchisseurs profond des doigts ulnaires ; 4 fois une arcade aberrante du muscle fléchisseur superficiel des doigts ; faisceau surnuméraire du muscle fléchisseur profond de l'index pour 6 spécimens ; artère médiane ante-brachiale chez deux sujets ; anastomose de Martin-Grüber 9 fois et une anastomose de Marinacci. Il a été possible d'identifier cinq profils d'arborisation des fibres motrices présentant différents embranchements et leurs rapports vasculaires propres.

Le muscle de Gantzer est suspect de compression du nerf inter-osseux en tant que faisceau accessoire du long fléchisseur du pouce, nullement noté lorsque son tendon se confond avec les fléchisseurs profonds des 2 doigts ulnaires. Le faisceau surnuméraire du muscle fléchisseur profond de l'index retrouvé 6 fois sur croisant le trajet du nerf et n'a pas été suspecté jusqu'à présent comme facteur de compression. De plus, la distribution des branches collatérales du nerf n'a pas fait l'objet d'une systématisation ordonnée. Il nous est possible d'établir parmi les cinq profils, ceux susceptibles à une compression d'origine vasculaire et/ou musculaire source d'une paralysie partielle, en particulier atteignant le muscle long fléchisseur du pouce.

Certains profils anatomiques nerveux associés à des structures musculaires ou fibreuses variantes, sont candidats à une compression nerveuse du nerf inter-osseux antérieur. Cette étude anatomique, ambitionne d'en démembrer certaines caractéristiques afin de donner des orientations physiopathologiques, cliniques et diagnostiques.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Laurent BOURCHEIX (Direction scientifique) (Paris)
14:30 - 14:36 #27602 - CO103 Fiabilité d’identification du faisceau moteur du nerf ulnaire au poignet dans la neurotisation par le nerf interosseux antérieur : dissection sur 20 poignets.
Fiabilité d’identification du faisceau moteur du nerf ulnaire au poignet dans la neurotisation par le nerf interosseux antérieur : dissection sur 20 poignets.

Sarah  MOLING  (1), Arthémon  HEITZ* (2), Justin  RUYER  (3)

1. Faculté de Médecine Lyon Est, Lyon, FRANCE

2. Service de chirurgie de la main et du membre supérieur - SOS main - Pavillon E,  Hospices Civils de Lyon, Lyon, FRANCE

3. Centre de la main,  Clinique de la Sauvegarde, Lyon, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : arthemon.heitz@gmail.com (Arthémon HEITZ)

La réinnervation des muscles intrinsèques de la main suite à la réparation d'une lésion proximale du nerf ulnaire est souvent insatisfaisante. La neurotisation termino-latérale de la branche motrice du nerf ulnaire par le nerf interosseux antérieur a été décrite avec des résultats prometteurs. L'objectif de cette étude est de déterminer s'il est possible de réaliser une identification correcte du faisceau moteur du nerf ulnaire sans réaliser de dissection rétrograde intra-neurale à partir du canal de Guyon.

20 poignets ont été disséqués. Dans un premier temps, la neurotisation était réalisée par une incision limitée de 4cm sans exposition du canal de Guyon. Dans un second temps, la bonne identification initiale du faisceau moteur était vérifiée par intra-neuro-dissection rétrograde à partir de l'émergence de la branche motrice du nerf ulnaire.

L'identification du faisceau moteur a été correctement réalisée pour 18 des 20 poignets de l'étude (90%).

L'identification du faisceau moteur du nerf ulnaire par épinévrotomie reste un challenge technique malgré les données topographiques. Il est possible d'exposer tous les éléments nécessaires à la neurotisation par une incision réduite de 4cm, cependant l'identification du faisceau moteur était mauvaise dans 10% des cas.

Il nous semble préférable de réaliser la dissection au canal de Guyon pour confirmer la bonne identification du faisceau moteur du nerf ulnaire.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Arthémon HEITZ (Interne de Hospices Civils de Lyon) (Lyon)
14:36 - 14:42 #27606 - CO104 Greffes artérialisée du nerf interosseux postérieur pour la reconstruction des pertes de substances des artères et des nerfs digitaux propres : Technique opératoire.
Greffes artérialisée du nerf interosseux postérieur pour la reconstruction des pertes de substances des artères et des nerfs digitaux propres : Technique opératoire.

Olivier CAMUZARD* (1), Gilles  CLARO   (2), Marie-Anne  POUMELLEC  (1), Nicolas  BRONSARD  (3), Thierry  BALAGUER  (1)

1. Institut Universitaire Locomoteur et du Sport - Orthopédie, CHU, Nice, FRANCE

2. CHU, Toulouse, FRANCE

3. Chirurgie Orthopédique,  Hôpital Pasteur 2, Nice, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : camuzard.olivier@hotmail.fr (Olivier CAMUZARD)

Les traumatismes digitaux complexes avec perte de substance (PDS) artério-nerveuse sont des lésions rares mais graves. Ces PDS nécessitent des greffes nerveuses la plupart du temps non vascularisés. Nous proposons d'utiliser un greffon nerveux vascularisé du nerf interosseux postérieur (NIOP).  En plus d'associer un pontage artériel, il revêt tous les avantages du greffon nerveux vascularisé. L'objectif de notre travail est d'effectuer une étude anatomique de la vascularisation de ce nerf et présenter notre expérience chirurgicale

Dix-huit avant-bras ont été injectés avec du latex rouge afin de recueillir les caractéristiques anatomiques de la vascularisation du NIOP.

Nous présenterons la technique opératoire et nous rapportons le cas d'un patient chez qui le lambeau neurovasculaire a été utilisé avec succès.

Dans tous les cas, le NIOP était vascularisée par une branche de l'artère Interosseuse Antérieure. L'origine de cette artère était proximale par rapport à l'articulation radiocarpienne, à une distance moyenne de 56,5 ± 11,1 mm. Les diamètres proximal et distal de la branche de l'AIA étaient respectivement de 1,6 ± 0,2 et 1,1 ± 0,2 mm. Les diamètres proximal et distal du NIO étaient respectivement de 1,2 ± 0,3 mm et 1,1 ± 0,3 mm.

Ces résultats montrent qu'une potentielle greffe neurovasculaire libre utilisant le NIOP comme greffon nerveux vascularisé et l'AIA comme pontage artériel pour reconstruire à la fois, le nerf et les artères digitales pourrait être une approche intéressante.

La greffe vascularisée de NIOP combine les avantages de la greffe nerveuse, lui apportant un ?supercharging? par son artère, et celui d'un pontage artériel assurant un apport sanguin distal au doigt, et ce pour des inconvénients restreints.

Elle est donc constamment réalisable avec une longueur et des calibres artério-nerveux suffisants pour les reconstructions de pertes de substances des pédicules arétrio-nerveux des doigts

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Olivier CAMUZARD (MCU PH) (NICE)
14:42 - 14:48 Discussion commune.
14:48 - 14:54 #27343 - CO105 Lésions nerveuses périphériques du membre supérieur chez l’enfant : résultats cliniques à long terme et facteurs pronostiques.
Lésions nerveuses périphériques du membre supérieur chez l’enfant : résultats cliniques à long terme et facteurs pronostiques.

Justine  FLEURETTE*, Mathilde  GAUMÉ, Marine  DE TIENDA, Caroline  DANA, Stéphanie  PANNIER

Chirurgie orthopédique pédiatrique,  Hôpital Necker, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : jfleurette@icloud.com (Justine FLEURETTE)

Les lésions des nerfs périphériques du bras, de l'avant-bras ou du poignet sont rares chez l'enfant et peu documentées tant sur le plan épidémiologique que pronostique. L'objectif de ce travail était d'évaluer les résultats à long terme du traitement d'une lésion nerveuse périphérique du membre supérieur de l'enfant par suture directe ou greffe.

Cette étude rétrospective concernait 13 enfants d'un âge moyen de 9,2 ans, opérés entre 2006 et 2018 d'une lésion nerveuse périphérique du membre supérieur. Une intolérance au froid, la persistance de paresthésies ou un syndrome irritatif en regard de la plaie étaient recherchés. La sensibilité était mesurée à l'aide du test au monofilament de Semmens-Weinstein et du test de discrimination de deux points statiques. La force de préhension était recueillie à l'aide d'un dynamomètre, et la force motrice était cotée de 0 à 5. La qualité de vie était évaluée par QuickDASH.

Le mécanisme lésionnel était traumatique par verre (10), ou accident de la voie publique (3). L'atteinte concernait le nerf radial (3), médian (9), ou l'association des nerfs médian et ulnaire (1). Elle se situait au bras (2), à l'avant-bras (2) ou au poignet (9). Il a été réalisé une suture directe (11) ou une greffe nerveuse (2). Onze patients présentaient des lésions associées tendineuses (6), vasculaires (2) ou osseuses (3). Il s'agissait du membre dominant dans sept cas. Après un recul moyen de 7,8 ans, trois patients présentaient une intolérance au froid, quatre ressentaient des paresthésies dont un nécessitant un traitement médical. Un syndrome irritatif en regard de la plaie a été trouvé chez trois patients. Au test du monofilament, la sensibilité au toucher était normale (10) ou légèrement déficitaire (3). Le test de discrimination était normal à <6mm (11) ou adéquat entre 6-10mm (2).

La force de préhension et la force motrice étaient complètes chez dix patients. Le QuickDASH moyen était de 5,6 (0-18,2). Il n'a pas été retrouvé de différence significative en fonction de la localisation de la lésion nerveuse, ni de l'association à d'autres lésions (p=0.33). Il existait une meilleure récupération chez les enfants plutôt que les adolescents (p<0.05). Le pronostic était également meilleur par suture directe que par greffe nerveuse (p<0.05).

Les résultats cliniques sensitifs, moteurs et fonctionnels après prise en charge chirurgicale des lésions nerveuses périphériques du membre supérieur chez l'enfant sont globalement satisfaisants. La récupération est meilleure à un âge précoce et après suture directe.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Justine FLEURETTE (Interne) (Paris)
14:54 - 15:02 #27753 - CO106 Transferts nerveux chez l´enfant pour des pathologies rares.
Transferts nerveux chez l´enfant pour des pathologies rares.

Jörg BAHM* (1), Wissam ELKAZZI (2)

1. CHU UKA Aachen, Baelen, BELGIQUE

2. CHU Erasme ULB, Bruxelles, BELGIQUE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : jorg.bahm@belgacom.net (Jörg BAHM)

En chirurgie du nerf périphérique, la technique du transfert nerveux a innové certaines stratégies reconstructrices chez l´adulte et l´enfant, notamment dans les lésions plexuelles. Il existe des indications élargies chez l´enfant souffrant de pathologies plus rares où cette technique permet de rendre des fonctions motrices et / ou sensitives auparavant irrécupérables.

Nous présentons notre expérience dans des cas d´arthrogrypose atypique du membre supérieur et de myélite.

Des transferts nerveux classiques utilisant comme donneurs des nerfs intercostaux, le nerf spinal accessoire ou des fascicules du nerf médian, cubital ou radial et adressant les muscles de l´épaule et /ou du coude ont été appliqués à un groupe d´enfants présentant ces pathologies d´arthrogrypose et de myélite dans un but de récupérer des fonctions motrices essentielles du membre supérieur atteint. La technique opératoire est identique à celle des auteurs initiaux et appliquée couramment aux lésions plexuelles obstétricales; l´indication a été posée le plus tôt possible afin de diminuer l´atrophie musculaire.

Dans un collectif de 7 enfants atteints d´arthrogrypose et 3 de myélite, les transferts visant la fonction de l´épaule et du coude ont donné en général un résultat au moins M3, comparable à celui obtenu dans une indication plus classique de reconstruction plexique.

Le résultat fonctionnel global dépend fort de l´étendue de la lésion pour le membre donné et doit être pondéré selon l´absence de toute alternative chirurgicale ou médicale.

Devant des atteintes rares et peu connues des motoneurones secondaires, seuls les transferts nerveux au départ de donneurs sains peuvent établir un minimum de fonction dans des muscles sinon voués à l´atrophie.

Cette technique introduite pourtant depuis 25 ans voit son champs d´indication s´élargir régulièrement, chez l´enfant et chez l´adulte, et constitue tantot la seule solution, tantot une alternative aux techniques plus classiques de transferts musculo- tendineux.

Certaines pathologies neuroorthopédiques rares peuvent ainsi bénéficier d´une approche chirurgicale précoce, faisable uniquement si l´enfant est adressé tôt à un centre expérimenté.

Nous présentons des résultats fonctionnels encourageants suite à des transferts nerveux classiques appliqués à des enfants souffrant de pathologies neuroorthopédiques rares. Cette approche devrait changer certains paradigmes de prise en charge chez les (neuro)pédiatres et encourager les microchirurgiens à affiner leurs techniques et indications.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Jörg BAHM (Division Head) (Bruxelles, Belgique)
15:00 - 15:04 Discussion commune.
15:04 - 15:10 #27695 - CO107 Douleur aiguë après écrasement digital et intoxication tabagique. La cigarette toujours une fausse amie. Une étude prospective.
Douleur aiguë après écrasement digital et intoxication tabagique. La cigarette toujours une fausse amie. Une étude prospective.

Mathurin  GOMEZ*  (1), Alexandre  PETIT  (2), Yann  SAINT-CAST  (2), Fabrice  RABARIN  (2), Guy  RAIMBEAU  (2), Nicolas  BIGORRE  (2)

1. Chirurgie orthopédique,  CHU, Angers, France

2. Centre de la main, Angers, France

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : mathurin111@hotmail.com (Mathurin GOMEZ)

L'intoxication tabagique est un problème de santé publique. Notre hypothèse était que le degré de dépendance tabagique était corrélé positivement à l'intensité ressentie d'une douleur aiguë.

Notre étude était prospective, comparative, observationnelle, monocentrique, de 2019 à 2021. Les patients inclus présentaient un traumatisme de phalange distale, extra articulaires de moins de vingt-quatre heures. Nous comparions un groupe fumeur, et un groupe non-fumeur. Pour chaque patients, une Échelle Numérique de Douleur (END) était réalisée au moment du traumatisme, à la première consultation, une fois par jour jusqu'au cinquième jour du traumatisme. Un test de Fagerström était réalisé. Le critère de jugement principal était la corrélation entre la dépendance et l'END d'une part, et la corrélation entre la quantité de tabac consommée et l'END d'autre part. Les critères de jugement secondaires étaient la consommation d'antalgiques en fonction du Fagerström, de l'END et de la consommation tabagique.

67 patients été inclus, 26 fumeurs, 41 non-fumeurs. Nous n'avons pas mis en évidence de corrélation significative entre le niveau de dépendance et l'END, pas de différence significative non plus entre la quantité de tabac consommé et l'END. La consommation d'antalgiques de palier II était multipliée par deux de façon significative dans le groupe fumeur au deuxième, troisième et cinquième jour (2,15 comprimés contre 1,22 au deuxième jour p=0,02, 1,27 comprimés contre 0,49 au troisième jour p=0,01, 0,69 comprimé contre 0 ,20 au cinquième jour p=0,04).

Les patients tabagiques sont exposés à des douleurs plus fréquentes, plus intenses et consomment plus d'antalgiques de pallier deux.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Mathurin GOMEZ (chef de clinique assistant des hôpitaux) (Angers)
15:10 - 15:12 Discussion.
15:12 - 15:18 #27553 - CO108 Intérêt de la toxine botulinique dans la prise en charge du syndrome douloureux régional complexe (SDRC) après chirurgie du poignet.
Intérêt de la toxine botulinique dans la prise en charge du syndrome douloureux régional complexe (SDRC) après chirurgie du poignet.

Guillaume  BERTELOOT*, Jean-Luc ROUX

Institut Montpelliérain de la Main et du Membre Supérieur, Montpellier, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : berteloot.guillaume.91@gmail.com (Guillaume BERTELOOT)

Si l'amélioration des techniques chirurgicales, la spécialisation des chirurgiens semblent avoir réduit les complications post-opératoires comme cela a été constaté avec les fractures du radius distal (FRD). Le SDRC n'a pas totalement disparu. Nous proposons d'évaluer la place de la toxine botulinique dans la prévention de l'aggravation des SDRC type 1 et 2  à prédominance motrice chez des patients opérés récents présentant des difficultés à un enroulement digital correct.

De janvier à décembre 2020, nous avons sélectionné les opérés récents du poignet qui avaient perdu le « réflexe proprioceptif » : flexion des doigts - extension du poignet et présentaient une hypertonie notamment sur le fléchisseur radial du carpe (FRC) et/ou sur le rond pronateur (RP). Nous avons considéré ces patients à risque de SDRC moteur et leur avons proposé une injection de toxine botulinique, dans le muscle FRC (20 UI) et dans le RP (30 UI) de manière écho guidée. La toxine botulique type A utilisée est XEOMIN avec une dilution de 10 UI par 0,1 ml. Il s'agissait de 4 patients sur 365 patients que nous avons suivis.

Nous avons constaté chez les 4 patients une récupération progressive des amplitudes articulaires (ROM) avec notamment une récupération de l'extension et de la supination du poignet. La récupération de l'effet ténodèse a amélioré l'enroulement digital (le contact pulpe paume était retrouvé chez tous les patients) leur permettant de retrouver une activité. Les douleurs ont également diminué, l'EVA moyen est passée de 8 à 2.

Le dépistage précoce des patients perdant le «  bon réflexe proprioceptif » : flexion des doigts-extension du poignet, est essentiel dans les suites d'une chirurgie du poignet. Ce signe qui se retrouve dès les premières semaines post-opératoires nous paraît prédictif de l'apparition des SDRC notamment à prédominance motrice ; d'autant plus qu'une douleur importante est associée à ce problème fonctionnel. Les causes évidentes de douleurs comme une compression du nerf médian, un conflit avec le matériel d'ostéosynthèse ont bénéficié d'un traitement spécifique. Une immobilisation adaptée associée à la kinésithérapie et à des auto-exercices de rééducation conservent toute leur place à côté de l'injection de toxine.

Cette étude est courte mais la toxine botulinique associée au traitement des épines irritatives douloureuses semble apporter une amélioration de l'enroulement digital dans les suites de la chirurgie du poignet compliqué du SDRC à prédominance motrice.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Guillaume BERTELOOT (Docteur en Médecine Physique et de Réadaptation) (Montpellier)
15:18 - 15:20 Discussion.
15:20 - 15:23 #27785 - CO109 Le syndrome de la main étrangère (Alien Hand Syndrome, AHS) : revue de la littérature.
Le syndrome de la main étrangère (Alien Hand Syndrome, AHS) : revue de la littérature.

Patrick HOUVET*, Laurent BOURCHEIX

Institut Français de Chirurgie de la Main, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : phouvet@ifcm.org (Patrick HOUVET)

Décrite par Goldstein en 1908, le signe de la main étrangère (ou étrange) ou AHS (Alien Hand Syndrome) a été introduit par Brion et Jedynak pour désigner le phénomène dans lequel les patients ne reconnaissent leurs membres comme les leurs. Le syndrome de la main étrangère a été popularisé dans le film de Stanley Kubrick “Docteur Folamour”

Nous avons colligé 196 articles sous le vocable « Alien Hand Syndrome » et nous en avons retenu 92 pour notre analyse de la littérature. De ces 92 articles, 24 nous ont semblés les plus pertinents pour extraire les éléments clés de la compréhension de cette pathologie rare.

L’AHS donne une multitude de formes cliniques rapportées dans les études :

Une impression d’étrangeté d’un membre supérieur avec le sentiment de posséder un membre supplémentaire indépendant. Cette sensation peut s’accompagner de mouvements incontrôlables voire violents, avec le sentiment que le membre à sa propre volonté. L’une des mains peut annuler et s’opposer à toutes les actions de la seconde ou bien l’une des mains exécute une action avec un but différent de celui souhaité par le patient ou encore l’un des membres a tendance à rester en l’air en « lévitation ».

Plusieurs sous-types du syndrome de la main étrangère sont distingués dans la littérature en fonction des lésions anatomiques cérébrales associées :

-Une lésion du corps calleux peut occasionner des actions non-intentionnelles de la main dominante. 

-Une lésion unilatérale à la face mésiale du lobe cérébral frontal peut déclencher des mouvements ciblés de la main controlatérale. 

-Une lésion du lobe pariétal ou occipital est associée à des comportements autonomes voire à la personnification de l’extrémité affectée.

Les causes de l’AHS sont multiples : mécaniques après traumatisme direct ou post-chirurgical, tumorales, vasculaires (AVC, anévrysmes), infectieuses, sclérose en plaques, troubles dégénératifs tels que la dégénérescence cortico-basale (CBD), maladie de Creuzfeldt -Jacob, maladie d'Alzheimer, etc.

L’évolution, encore mal analysée, est variable et fonction de l’étiologie. L’AHS dans le cadre de troubles dégénératifs tels que le CBD progresse pour impliquer d'autres membres. A contrario, s’il s’agit d’un AVC, l'AHS s'améliore généralement à des degrés divers et le patient apprend à le contrôler par diverses astuces telles que la tenue d'un objet dans le membre affecté pour permettre une activité normale du membre non impliqué.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Patrick HOUVET (Paris)
15:23 - 15:24 Discussion.
Amphi Bleu

Vendredi 17 décembre

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INF3-21
14:00 - 15:00

Session Programme Infirmier
Le parcours du patient opéré : du postopératoire immédiat au suivi extrahospitalier

14:00 - 15:00 Le parcours du patient opéré : du postopératoire immédiat au suivi extrahospitalier. Ophélie ZUNKER (Infirmière) (Luxembourg, Luxembourg), Lalia SEKKIL (Infirmière Responsable Adjointe) (Luxembourg, Luxembourg), Germain POMARES (Chirurgien) (Luxembourg, Luxembourg)
Salle 251

Vendredi 17 décembre

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SFRM19
14:00 - 14:35

Session Juridique
La plus-value du bilan kinésithérapique dans l’expertise

Modérateurs : Maxime FOURMY (Kinésithérapeute-Orthésiste) (Marseille), Régis LEGRÉ (Chirurgien de la main - PLASTIE) (Marseille)
14:00 - 14:10 L'expertise en kinésithérapie. Marie-Françoise DUFFRIN (Paris)
14:10 - 14:20 Cas pratique. Corinne LATRUFFE (Paris)
14:20 - 14:25 Aspect médico-légal de la rééducation de la main. Jean-Noël THÉRON (Kinésithérapeute) (Marseille)
14:25 - 14:30 Cas pratiques. Patrick LAMAT (Kinésithérapeute) (Bordeaux)
14:30 - 14:35 Discussion.
Salle 252AB
14:35

Vendredi 17 décembre

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SFRM20
14:35 - 16:00

Session Intrinsèques

Modérateurs : Frédéric APAIX (Kinésithérapeute) (Lyon), Florent WEPPE (Co gérant) (Lyon)
14:35 - 14:45 Anatomie chirurgicale. Christian FONTAINE (Head of department) (Lille)
14:45 - 14:55 Testing et examen clinique + « comment les chirurgiens font le diagnostic d’une rétraction ». Jean-Claude ROUZAUD (Responsable Pôle Rééducation) (Montpellier)
14:55 - 15:05 Diagnostic et traitement des syndromes aigus de loges intrinsèques de la main. Ines REGAS (Chef de clinique) (Besançon)
15:05 - 15:15 Prise en charge des rétractions des muscles intrinsèques. Dominique THOMAS (orthésiste) (Grenoble), Davide ZANIN (Physioterapist) (Turin, Italie)
15:15 - 15:25 Verrouillage actif de l’IPP – Technique de rééducation. Julia CREMILLIEUX (exercice liberal) (Valence)
15:25 - 15:35 Traitement chirurgical de l’hypertonie des intrinsèques. Mathilde GRAS (chirurgien) (Paris)
15:35 - 15:45 Traitement chirurgical de la rétraction des intrinsèques. Nadine STURBOIS-NACHEF (Chirurgien orthopédiste) (Paris)
15:45 - 15:55 Syndrome lombrical plus. Frédéric SCHUIND (Professeur, Université libre de Bruxelles) (Bruxelles, Belgique)
15:55 - 16:00 Discussion.
Salle 252AB
15:00

Vendredi 17 décembre

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INF3-22
15:00 - 16:00

Session Programme Infirmier
Prise en charge des amputations de la main : le rôle de l’IDE

15:00 - 16:00 Prise en charge des amputations de la main : le rôle de l’IDE. Jamak SEDAGHATIAN (Infirmière) (Luxembourg, Luxembourg), Eloise MEIGNANT (Luxembourg, Luxembourg), Germain POMARES (Chirurgien) (Luxembourg, Luxembourg)
Salle 251
15:24

Vendredi 17 décembre

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G1-25
15:24 - 16:00

Communications libres
Rhizarthrose 1

Modérateurs : Alain GRAFTIAUX (CHIRURGIEN) (Haguenau), Jean GOUBAU (Professeur/ Chirurgien) (Gand - Bruxelles, Belgique)
15:24 - 15:32 #27595 - CO110 Reprises des échecs de trapézectomie dans la rhizarthrose : analyse rétrospective de 10 cas et revue de la littérature.
Reprises des échecs de trapézectomie dans la rhizarthrose : analyse rétrospective de 10 cas et revue de la littérature.

Mathias  ROUVEYROL*, Régis LEGRÉ, Charlotte JALOUX

Chirurgie de la main,  Hôpital La Timone APHM, Marseille, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : mathias.rouv@gmail.com (Mathias Rouveyrol)

Dans la rhizarthrose, la controverse concernant le statut de « gold standard » de la trapézectomie persiste. La difficulté de prise en charge lorsqu'elle aboutit à un échec devrait justifier la plus grande prudence dans le choix de la technique initiale.

Nous rapportons une série monocentrique rétrospective de dix révisions de trapézectomie effectuées entre mars 2011 et mars 2020, ainsi qu'une analyse de la littérature.

La principale cause de révision était un recul du premier métacarpien causant un conflit arthrogène. Après un suivi moyen de 73,3 mois, cinq patients ont été réopérés. La douleur était de 2 ,9/10 avec 5 cas d'indolence. Les forces étaient plus atteintes que les mobilités, l'ensemble aboutissant à une fonction décevante.

Nos résultats corroborent ceux retrouvés dans la littérature. Cette dernière est majoritairement cantonnée dans une description de séries trop hétérogènes, ne permettant pas de guider les pratiques efficacement. Les tentatives d'arboriser les décisions selon les spécificités du patient ne semblent pas permettre à ce jour aux chirurgiens de guider leurs décisions autrement que par intuition, mimétisme, ou expérience personnelle.

Pour notre équipe, en cas de douleur persistante après trapézectomie, toute erreur technique réalisée lors de la trapézectomie première ainsi que toute autre étiologie

pourvoyeuse de douleur sur la colonne du pouce doivent d'abord être dépistées. Même en cas d'étiologie spécifique identifiée, un intervalle avant révision de six à 12 mois est souhaitable, considérant ce délai nécessaire à l'obtention d'une cicatrice mûre dans la loge de résection. En cas de déformation avec recul de M1, nous faisons le choix d'une nouvelle interposition. Nous ne l'associons à une ligamentoplastie que dans les seuls cas de crépitations où d'instabilité de la base métacarpienne à l'examen clinique, ou en cas de signe radiographique ou scannographique de contact arthrogène franc impliquant M1. Dans la littérature, le choix d'un nouveau geste ligamentaire associé ou non à une interposition par tendon ou implant de pyrocarbone semble être le plus fréquent, et a été celui apportant le seul bon résultat dans notre série. D'autres techniques semblent prometteuses, et mériteraient une évaluation de grande échelle.

Ainsi le statut de gold standard de la trapézectomie devrait être pondéré par l'observation de ces patients multirepris en situation d'impasse thérapeutique. Devrions-nous limiter les indications des trapézectomies de première intention, en particulier chez les patients avec facteur de risque de révision ?

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Mathias ROUVEYROL (Interne) (Marseille)
15:32 - 15:36 #27594 - CO111 Les révisions de trapézectomie: revue systématique de la littérature portant sur l'incidence, le délais, les causes, et les facteurs de risques.
Les révisions de trapézectomie: revue systématique de la littérature portant sur l'incidence, le délais, les causes, et les facteurs de risques.

Mathias  ROUVEYROL*, Régis LEGRÉ, Charlotte JALOUX

Chirurgie de la main,  Hôpital La Timone APHM, Marseille, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : mathias.rouv@gmail.com (Mathias Rouveyrol)

L'échec après une trapézectomie peut positionner le patient et le chirurgien dans une situation difficile. Les présentations cliniques, les causes radiologiques, ainsi que les données épidémiologiques ne sont rapportées que de façon inconstante dans les séries existantes. Il nous est paru intéressant de conduire une revue systématique de la littérature sur la révision de trapézectomie, avec un intérêt particulier pour les taux et délais de survenue, les étiologies cliniques et radiographiques, les facteurs de risques, ainsi que l'incidence de la nécessité de temps chirurgicaux supplémentaires après une révision.

La recherche a été effectuée sur PubMed et ScienceDirect selon la méthode “PRISMA”.

Après éviction des doublons et sélection sur titres/résumés, 25 articles ont été retenus pour notre analyse.

Survenant dans approximativement 5% des cas suivis à moyens termes, la révision de trapézectomie semble n'être qu'un événement rare. Néanmoins la majorité des taux de révision décrits sont issues de petites séries, ou dont la totalité des patients initialement opérés dans le centre investigateur n'a pu être recontacté. Celle-ci survient pour la majorité des séries en moyenne au 24eme mois post-opératoire. Pour la majorité des auteurs, la douleur est présente de façon systématique lors de la consultation indiquant la révision. Même si cela ne semble pas être la règle, elle peut être isolée et sans explication radiologique. En cas d'origine mécanique, M1 est le plus souvent mis en cause par son recul, impliquant un conflit avec le scaphoïde, le trapézoïde, M2 ou la portion de trapèze restante, la luxation de sa base ou du matériel d'interposition, ou la survenue d'ostéophyte au voisinage du trapézoïde. La fréquence de survenue d'autres étiologies mécaniques est variable selon les auteurs, il s'agit de l'apparition ou la décompensation d'une arthrose d'un compartiment articulaire voisin, d'instabilité de la base de M1 sans recul, ou d'une hyperextension métacarpo-phalangienne. L'âge jeune lors de la réalisation de la trapézectomie première apparaît comme le principal facteur de risque de révision, et l'existence d'une proportion non

négligeable de cas multi-opérés dans les suites d'une révision de trapézectomie témoigne de résultats incertains.

L'ensemble met en évidence les difficultés autant décisionnelles que techniques que peuvent représenter ces situations d'échec, dont le patient devrait systématiquement être prévenu avant réalisation de la trapézectomie première.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Mathias ROUVEYROL (Interne) (Marseille)
15:36 - 15:42 #27802 - CO128 Trapézectomie primaire avec Regjoint, un spacer en poly-L/D-lactide, étude à 2 ans de suivi avec utilisation d'un nouvel outil radiologique d'évaluation.
Trapézectomie primaire avec Regjoint, un spacer en poly-L/D-lactide, étude à 2 ans de suivi avec utilisation d'un nouvel outil radiologique d'évaluation.

Svetlana BOGAERT* (1), Nader CHAHIDI (2), Nicolas CUYLITS (1,2), Konstantinos DROSSOS (2), Anne LEJEUNE (2)

1. Hôpital Erasme, Bruxelles, BELGIQUE

2. Centre médical du parc, Bruxelles, BELGIQUE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : bogaertsvetlana@gmail.com (Svetlana BOGAERT)

Trapeziometacarpal joint osteoarthritis is a common degenerative and disabling pathology.

In some cases, these lesions are refractory to conservative management and surgery is the only way to relieve the pain. 

Several surgical options can be proposed: trapeziectomy isolated or with interposition or ligamentous reconstruction; total joint replacement arthroplasty or arthrodesis.

The Regjoint®, a biodegradable poly-L / D-lactide spacer, is a new alternative for the treatment of major trapezio-metacarpal or scapho-trapezo-trapezoidal joint osteoarthritis.

This study focus to the evaluation of potential bone erosion and to assess the efficiency and security of trapeziectomy with Regjoint® interposition in cases of peritrapezium arthritis. 

20 patients were followed over a period of 2 years (January 2015 - December 2016). 

On average 24,32 months, patients were reconvened for a post-operative evaluation (subjective evaluation of pain, function and patient satisfaction; clinical evaluation with strength and mobility measures; post-operative X-rays). On X-rays, 2 criteria were evaluated: the bony erosion and the shortening of the thumb column (trapezium+metacarpal height measure, ratio M1/M2, a new radiological assessment tool based on a trapezoid relationship gradation).

In most patients, surgery relieved pain and offered good functional results, according to the Quick DASH. No statistically significant differences in strength were observed, between the operated hand and the opposite hand.

Only 3 patients showed an osteolytic lesion (less than 3 millimeters) at the first metacarpal basis. A statistically significant reduction in the thumb column height was generally observed. However, all of these radiologic changes were present without clinical impact.

We show that the Regjoint® spacer is safe and biologically inert. We did not highlight any significant associated complications, no adverse tissue reaction, no bone erosion, no pain or functional disorder.

Our results contrast with the Mattila's series, witch demonstrated 22 osteolysis of varying severity, with 7 clinical foreign-body reactions and the Kennedy's study, witch show an average metacarpal erosion of 3.1 mm. These differences can be explained by the interposition space preservation with K-wire, the adequate spacer size selection and the spacer interposition after total trapeziectomy (contrary to the other studies witch performed a partial trapeziectomy). Theses factors ensure a better constraints distribution, avoiding the premature wear of the implant and the liberation of bone debris, possible trigger of adverse tissue reaction.

Currently, there is no significant evidence-based superiority amongst surgical treatments for peritrapezium arthritis. The Regjoint® interposition is a reliable and safe option for the treatment of peritrapezium arthritis.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Svetlana BOGAERT (chirurgien plasticien) (Genève, Suisse)
15:42 - 15:48 Discussion commune.
15:48 - 15:52 #27603 - CO113 Injection de moëlle osseuse concentrée totale autologue chez des patients atteints de rhizarthrose.
Injection de moëlle osseuse concentrée totale autologue chez des patients atteints de rhizarthrose.

Ismaël  DAOUDI* (1), Philippe  PELISSIER  (2), Hussein  CHOUGHRI  (2), Anaïs  DELGOVE  (2)

1. Institut de la main Nantes Atlantique, Nantes, FRANCE

2. Chirurgie plastique, CHU, Bordeaux, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : ismael.daoudi2018@gmail.com (Ismaël Daoudi)

Le but de cette étude était d'évaluer l'effet d'une injection de moelle osseuse concentrée totale (MOCT) autologue dans le traitement de la rhizarthrose.

Les injections ont été réalisées sur 27 pouces chez des patients de 55 ans (37-77). Selon la classification de DELL, on dénombrait 2 rhizarthroses de stade I, 11 de stade II, 13 de stade III et 1 de stade IV. La moelle osseuse était aspirée au niveau de la crête iliaque, concentrée par centrifugation, puis injectée sous contrôle scopique dans l'articulation. L'évaluation des résultats de l'injection au dernier recul avait été faite à 16 mois post-opératoire (8-26). L'évaluation comprenait, une mesure des scores fonctionnels QuickDASH et PRWE, la douleur au repos à l'échelle numérique (EN), l'abduction de la colonne du pouce.

Les scores QuickDASH et PRWE étaient respectivement de 59 (27-82) et 88 (37-125) en pré-opératoire contre 29 (0-64) et 50 (1-99) en post-opératoire. La douleur moyenne au repos s'était améliorée en passant de 7 (1-10) à 4 (0-9). L'abduction de la colonne du pouce s'était améliorée de 18° en moyenne. Aucune complication n'a été mise en évidence. Deux patients ont dû être opérés du fait de l'inefficacité de l'injection.

Il s'agit du premier article dans la littérature étudiant l'effet d'une injection de MOCT dans la rhizarthrose et les résultats retrouvés sont encourageants. De nombreux patients semblent ressentir une amélioration de leur qualité de vie et une diminution des douleurs. Celle-ci paraît donc être un moyen efficace pour retarder la mise en route d'un traitement chirurgical.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Ismaël DAOUDI (Assistant spécialiste) (Le Mans)
15:52 - 15:54 Discussion.
15:54 - 15:58 #27584 - CO114 Contrôle échographique de l'espace trapézien après trapézectomie et interposition : étude préliminaire rétrospective.
Contrôle échographique de l'espace trapézien après trapézectomie et interposition : étude préliminaire rétrospective.

Isaline  BAZIN*  (1), Arthur  GRAS  (1), Côme  BOMMIER  (2), Mélanie  MALHERBE  (1), Aude  LOMBARD  (3)

1. Orthopédie traumatologie,  CHU, Caen, FRANCE

2. Université de Paris, Paris, FRANCE

3. Orthopédie traumatologie,  Fondation du Diaconat, Mulhouse, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : isaline.bazin@hotmail.com (Isaline BAZIN)

Trapeziometacarpal osteoarthritis is a common disease in hand surgery and many surgical options are available such as bone removal, bone removal and interposition or prosthesis . More and more surgeons use ultrasonography in consultation to assist during diagnosis, follow-up or operating. The aim of the study was to find a correlation between sonographic trapezial space height (TSH) measured in consultation by the surgeon and clinical results.

Twenty-five patients had undergone for trapeziectomy with Gore-tex interposition (n=18) and with tendon interposition (n=7). They  were reviewed at 65 months follow-up (range, 18-140 months). Ultrasound exam has been done to evaluate the transplant/implant echogenicity, its location, and its motion during circumduction. The TSH at rest and with tip-to-tip pinch was measured. Subjective score (Quick DASH, PRWE, Michigan), estimation of pain and physical exams (Jamar, pinch test, Kapandji, ROM) were measured.

A high ultrasound TSH was associated with decreased rest pain [Pearson correlation: -0.4 (p=0.045)], and  increased Quick DASH and PRWE score [Pearson correlation: -0.43 (p= 0.031), -0.43(p= 0.032) respectively]. There was no significant correlation between Jamar test, pinch test, ROM and the TSH. Transplant/implant suspension was associated with a significant higher ultrasound TSH with a coefficient of 2.32 by linear regression.

Ultrasonographic examination used by the surgeon in consultation is a good method to help him to understand clinical results after surgery. There is no other study of sonographic TSH in case of trapeziectomy and interposition.

In this preliminary study, a high TSH was corelated with better clinical results in terms of pain, Quick Dash and PRWE.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Isaline BAZIN (AHU) (Caen)
15:58 - 16:00 Discussion.
Amphi Bleu
16:00 Pause café
16:30

Vendredi 17 décembre

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SFRM13
16:30 - 18:00

Table ronde
La douleur en rééducation de la main

Modérateurs : Célia BOUKARI (Masseur Kinésithérapeute DE) (Montpellier), Alexandre FOURNIER (chirurgien) (Nantes)
16:30 - 16:55 Mécanismes de la douleur et techniques médicales de gestion de la douleur. Alix DOUSSET (Marseille)
16:55 - 17:10 Place de l'hypnose dans la prise en charge de la douleur en rééducation de la main. Nicole BASSET (kinésithérapeute - ergothérapeute) (Lyon)
17:10 - 17:25 Intérêt des corticoïdes dans la prise en charge des S.D.R.C. Ludovic BINCAZ (Chirurgien) (Montélimar)
17:25 - 17:50 La kinésithérapie informée par la psychologie. Anthony HALIMI (Masseur-kinésithérapeute D. E) (Dijon)
17:50 - 18:00 Discussion.
Salle 251

Vendredi 17 décembre

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G1-26
16:30 - 17:30

Conférences
Les substituts dermique en chirurgie de la Main

Modératrice : Isabelle AUQUIT-AUCKBUR (PUPH) (Rouen)
16:30 - 16:38 Utilisation des substituts collagéniques en traumatologie de la main chez l’adulte. Hussein CHOUGHRI (Praticien Hospitalier) (Bordeaux)
16:38 - 16:44 Reconstruction des pertes substances de la main par greffe de peau mince avec apport de la matrice dermique Matriderm. Isabelle AUQUIT-AUCKBUR (PUPH) (Rouen)
16:44 - 16:50 Utilisation du matriderm dans les cures de brides commissurales post-brûlures et post-cure de syndactylies. Sybille FACCA (PU-PH) (Strasbourg)
16:50 - 16:56 Expérience des substituts dermiques dans les epidermolyses bulleuses récessives dystrophiques. Loubna ABBOUD (chirurgienne) (Beyrouth, Liban)
16:56 - 17:02 Utilisation des substituts collagéniques en traumatologie de la main chez l’enfant. Anais DELGOVE (Chirurgien) (Bordeaux)
Amphi Bleu

Vendredi 17 décembre

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G3-21
16:30 - 18:00

Communications libres
Tumeurs

Modérateurs : Alexandra FORLI (Chirurgien plastique) (Grenoble), Philippe SAMSON (Main) (Marseille)
16:30 - 16:33 #27369 - CO115 Intérêt de la mise en place d’une broche centro-médullaire en complément du fixateur externe dans les allongements d’ulna dans le cadre de la maladie des exostoses multiples.
Intérêt de la mise en place d’une broche centro-médullaire en complément du fixateur externe dans les allongements d’ulna dans le cadre de la maladie des exostoses multiples.

Edouard GAILLOT-DREVON* (1), Marine DE TIENDA (1), Pierre-Alban BOUCHE (2), Georges FINIDORI (1), Zagorka PEJIN (1), Stéphanie PANNIER (1)

1. Service de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique, Hôpital Necker - APHP / Université de Paris, FRANCE

2. Service de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique, Hôpital Lariboisière - APHP / Université de Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : edouardgd@hotmail.fr (Edouard GAILLOT-DREVON)

Les déformations de l'avant-bras sont fréquentes dans la maladie des exostoses multiples (MEM) et peuvent entraîner un retentissement fonctionnel et esthétique important. L'allongement de l'ulna fait partie de l'arsenal thérapeutique classique de ces déformations afin d'éviter la luxation de la tête radiale. Le but de cette étude est d'évaluer les résultats de l'utilisation d'une broche centromédullaire en complément du fixateur externe monoaxial dans la correction chirurgicale des déformations de l'avant-bras.

Cette étude rétrospective concernait 9 patients présentant une MEM, âgés en moyenne de 7,7 ans et opérés entre 2012 et 2019. Un allongement de l'ulna a été réalisé dans tous les cas, devant une récidive de la déformation après émondage/ostéotomie de réaxation des 2 os de l'avant bras. La technique chirurgicale a consisté en la mise en place d'un fixateur externe monoplan d'allongement progressif de l'ulna associé à une broche centromédullaire.

L'allongement a débuté au 10ème jour post-opératoire à raison de 0,75 mm/jour. Une évaluation clinique et radiologique a été réalisée en pré, post opératoire et au dernier recul ainsi qu'un recueil des complications.

Le recul était de 4,5 ans (2 à 8 ans). On retrouvait 5 cas de type 1 dans la classification de Masada et 4 cas de type 2b. La durée de fixateur externe était de 79,1 jours (50 à 103) avec un allongement moyen de 35,3 mm (28 à 42). Le healing index était de 20,2 jours/cm (14,8 à 33). A la fin de l'allongement, les têtes radiales étaient toutes centrées avec une amélioration des paramètres cliniques et radiologiques. Aucun retard de consolidation n'a été retrouvé. Deux bursites sur l'extrémité de la broche et trois infections superficielles de fiches de fixateur externe, toutes résolutives avec des soins locaux et antibiotiques, ont été observées.

Cette étude semble montrer une tendance à l'amélioration des données cliniques notamment la flexion-extension et la supination, et des paramètres subjectifs avec moins de patients présentant une déformation ou une gêne esthétique.

Radiologiquement, on observe des ulna significativement mieux axés et rectilignes suite à notre technique chirurgicale.

L'utilisation d'une broche centro-médullaire en complément du fixateur externe dans les allongements de l'ulna, a permis de raccourcir la durée du fixateur externe et de diminuer les complications, en particulier le risque de retard de consolidation. La présence de la broche n'a pas majoré le risque septique et a permis de guider la croissance après l'allongement.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Edouard GAILLOT-DREVON (Interne en chirurgie orthopédique) (Paris)
16:33 - 16:34 Discussion.
16:34 - 16:40 #27782 - CO116 Schwannomes du membre supérieur : facteurs prédictifs de déficit postopératoire et résultat fonctionnel après traitement chirurgical : série rétrospective à propos de 21 cas.
Schwannomes du membre supérieur : facteurs prédictifs de déficit postopératoire et résultat fonctionnel après traitement chirurgical : série rétrospective à propos de 21 cas.

Corentin RAJ*, Christophe CHANTELOT, Marc SAAB

Service d’orthopédie, CHRU, Lille, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : corentin.raj@hotmail.fr (Corentin RAJ)

Les schwannomes sont les tumeurs bénignes les plus fréquentes des nerfs périphériques. Le traitement chirurgical classique de ces tumeurs est l’énucléation. L’incidence des complications neurologiques après chirurgie varie et il n’y a pas de consensus concernant des facteurs prédictifs de complications postopératoires. L’objectif de cette étude était de chercher des facteurs prédictifs de déficit après chirurgie de schwannomes du membre supérieur. 

La chirurgie des schwannomes n’est pas dénuée de risques. Malgré l’absence de résultats statistiquement significatifs, un âge élevé, un diamètre tumoral élevé, une durée supérieure à 16 mois entre le début des symptômes et la chirurgie, ainsi que la localisation au plexus brachial semblent être plus fréquents chez les patients déficitaires après chirurgie.

Vingt-quatre schwannomes du membre supérieur opérés chez 21 patients ont été analysés de façon rétrospective, avec un âge moyen de 45,4 ans, et un recul moyen de 64,4 mois. Les critères étudiés étaient : âge, sexe, symptômes préopératoires, durée d’évolution, type de chirurgie, localisation tumorale, nerf atteint, diamètre tumoral, et les scores QuickDASH et DN4.

Quatorze patients (66,6%) ont présenté un déficit postopératoire, avec 11 déficits sensitifs (6 postopératoire) et 7 déficits moteurs (5 postopératoires). Le plexus brachial était impliqué chez 6 des 14 patients avec un déficit postopératoire, les nerfs ulnaire et médian dans 4 cas chacun. Les 7 cas de résection fasciculaire appartenaient au groupe de patients déficitaires après chirurgie. Dix patients avaient un score QuickDASH et DN4 identique ou aggravé après chirurgie.

La chirurgie des schwannomes n’est pas dénuée de risques. Malgré l’absence de résultats statistiquement significatifs, un âge élevé, un diamètre tumoral élevé, une durée supérieure à 16 mois entre le début des symptômes et la chirurgie, ainsi que la localisation au plexus brachial semblent être plus fréquents chez les patients déficitaires après chirurgie.

Cette étude peut servir de point de départ à une étude plus puissante, permettant de définir d'éventuels facteurs prédictifs de déficit post opératoire.

Il serait intéressant aussi de définir le rôle de l'imagerie, ainsi que la place de l'électroneuromyogramme dans la prise en charge diagnostique et pronostique des schwnanomes.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Corentin RAJ (Interne) (Lille)
16:40 - 16:46 #27783 - CO117 Neurofibromes nodulaires périphériques dans les neurofibromatoses de type 1 : prise en charge chirurgicale et transformation sarcomateuse.
Neurofibromes nodulaires périphériques dans les neurofibromatoses de type 1 : prise en charge chirurgicale et transformation sarcomateuse.

Marie-Anne POUMELLEC*, Marianne CEGARRA-ESCOLANO, Alexandra MAERTENS, Katharina HUFSCHMIDT, Thierry BALAGUER, Olivier CAMUZARD

Institut Universitaire Locomoteur et du Sport - Orthopédie, CHU, Nice, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : ma.poumellec@gmail.com (Marie-Anne POUMELLEC)

La neurofibromatose de type 1 (NF1) est une maladie génétique neuro-cutanée rare, autosomique dominante. Les neurofibromes (NF) présentés dans cette maladie sont de 3 types : plexiformes, nodulaire périphérique (NFP) et cutané. La prise en charge des NFP et plus particulièrement la forme profonde (nodulaire interne) est complexe et son risque de transformation en tumeur maligne des gaines nerveuses périphériques est souvent méconnu entrainant des retards de prise en charge lourds en conséquence. Nous réalisons ici une revue de la littérature de cette pathologie.

Une recherche sur Pubmed a été réalisée avec pour mots clés: NF1 et NF.

Selon le Protocole National de Diagnostic et de Soins (PNDS) de Décembre 2016 le risque de développer une tumeur maligne des gaines nerveuses périphériques (TMGNP) est accru avec une prévalence chez les patients atteints de NF1 de 2-13%. Le pronostique de ces tumeurs est lourd avec 18 mois de survie à 5 ans pour 21 % des patients. Ce risque est majoré en cas de NF nodulaire interne avec un phénotype à risque associé ou en cas de douleurs neuropathiques associées à un NFP. Les symptômes les plus évocateurs sont l’apparition de douleur et une augmentation rapide de taille d’un NF mais également la survenue d’un déficit neurologique ou le changement de consistance du NF. En cas de suspicion d’une TMGNP une IRM et un TEP TDM est recommandé. Toute suspicion diagnostique fera réaliser une biopsie radioguidée en 1er intention. En cas de diagnostique confirmé une exérèse chirurgicale sera réalisée d’objectif R0 à 3 cm de marges après bilan d’extension par TDM thoracique éliminant une atteinte métastatique. 

La prise en charge des NF sous-cutanés n’est pas systématique et doit être préconisée en cas de manifestation clinique et/ou de gêne esthétique avec retentissement psychologique. Le geste chirurgical à privilégier lorsqu’il est possible est l’énucléation du NF permettant de respecter la continuité nerveuse et d’éviter des déficits neurologiques séquellaires. Daniel et al dans une série de 32 NF retrouvent une lésion qui se développe au dépend de 2 fascicules en moyenne et préconise donc une dissection intra-fasciculaire avec résection des fascicules atteints en cas d’absence de réponse à l’électrostimulation de ces fascicules.

Toute prise en charge chirurgicale d’un NFP dans le cadre d’une NF1 doit être réfléchi soigneusement afin d’éviter le risque de créer des séquelles motrices ou d’omettre un diagnostique de transformation sarcomateuse.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Marie-Anne POUMELLEC (Chirurgien) (Nice)
16:46 - 16:52 #27784 - CO118 Tumeur d’Abrikossof (tumeur à cellules granuleuses) du nerf ulnaire au bras. A propos d’un cas et revue de la littérature des tumeurs à cellules granuleuses du nerf ulnaire.
Tumeur d’Abrikossof (tumeur à cellules granuleuses) du nerf ulnaire au bras. A propos d’un cas et revue de la littérature des tumeurs à cellules granuleuses du nerf ulnaire.

Alexandre  DORFMANN* (1), Christian DUMONTIER (2)

1. CHU Guadeloupe, Les Abymes, La Guadeloupe, FRANCE

2. Clinique Les Eaux Claires, Baie Mahault, La Guadeloupe, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : alexandre@dorfmann.me (Alexandre DORFMANN)

Initialement décrit au niveau de la langue par Weber en 1854, les tumeurs à cellules granuleuses portent le nom d’Abrikossof qui les décrit en 1926. C’est Lack, en 1980, qui parle de cellule granuleuse. Il s’agit de tumeurs bénignes dans 98% des cas. Bien que d’origine neurale, elles sont extrêmement rares au niveau des nerf périphériques avec une incidence de 0.029% des spécimens anapathologiques. Dans la littérature, on retrouve uniquement 5 cas d’atteinte du nerf ulnaire qui est « la plus fréquente » au membre supérieur.

Nous présentons ici un case report accompagné d’une revue de la littérature ciblée sur l’atteinte du nerf ulnaire

La patiente est une femme antillaise de 32 ans qui présente une douleur importante au niveau du tiers distal du bras accompagné d’un déficit des interosseux. Le diagnostic initial, après le bilan d’imagerie, est celui d’un Schwannome mais l’aspect peropératoire est celui d’une tumeur intraneurale. On réalise donc une biopsie dont l’analyse révèle une tumeur à cellule granuleuse. Après avis collégial, il est décidé d’attendre et de surveiller. Devant l’aggravation des douleurs, de la gêne et l’augmentation de la taille de la tumeur sur moins de deux ans, une analyse de la littérature et un avis collégial sont réalisés. Il est proposé d’effectuer une résection de la tumeur avec reconstruction par une greffe surale du nerf ulnaire. On y a associé une neurotisation de la branche motrice du nerf ulnaire par le nerf interosseux antérieur pour réinnerver les interosseux. Les marges de résection sont saines . A deux ans de la résection, il n’y a pas de récidive. Il existe une hypersensibilité au niveau de la cicatrice avec des douleurs neuropathiques modérés du nerf ulnaire. On note une récupération sensitive de l’annulaire mais pas de récupération motrice de la main. Il existe une récupération légère des fléchisseurs profond aggravant la griffe ulnaire.

Les 5 cas rapportés dans la littérature ont eu une prise en charge différente avec une simple observation dans un cas à la partie haute de l’avant-bras et des résections en gardant des fascicules apparemment intacts dans deux cas au poignet. Dans le dernier cas, une extirpation complète, au poignet, a été possible. Dans les tumeurs d’Abrikossof, les femmes représentent deux-tiers des cas, et il existe une sur-représentation des sujets à carnation.

Si nous avons pu exciser la tumeur complètement, le résultat fonctionnel est un échec.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Alexandre DORFMANN (Interne) (Montpellier)
16:52 - 16:58 Discussion commune.
16:58 - 17:04 #27788 - CO119 Traitement chirurgical de chondrome de la main : comparaison entre curetage et comblement par allogreffe ou greffe autologue.
Traitement chirurgical de chondrome de la main : comparaison entre curetage et comblement par allogreffe ou greffe autologue.

Alexis  BREJUIN*, Albane BONMARCHAND, Isabelle AUQUIT AUCKBUR 

Service de Chirurgie Plastique, Chirurgie de la Main, CHU Charles Nicolle, Rouen, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : alexis.brejuin@gmail.com (Alexis BREJUIN)

Le chondrome est une tumeur osseuse, la plus fréquente de la main. Bénin, asymptomatique, sa découverte survient classiquement lors d’une fracture. Notre étude a comparé les résultats fonctionnels et radiologiques d’un curetage et comblement par allogreffe, au traitement chirurgical de référence qu’est le curetage et comblement par greffe autologue.

Nous avons revu rétrospectivement 25 patients opérés d’un chondrome de la main par curetage et comblement, entre 2011 et 2019, avec un suivi moyen de 11 mois. 19 patients ont bénéficié d’un curetage et comblement par greffe autologue ( 9 greffes iliaques, 6 greffes issues du radius, 4 greffes issues de l’ulna) et 6 patients par allogreffe OSTEOPURE.

Nous avons recueilli les données pré-opératoires (localisation, présentation clinique, examen fonctionnel), per-opératoires (type et durée d’hospitalisation, durée d’intervention, type d’anesthésie) et de suivis (EVA, amplitudes articulaires, QuickDASH, pourcentage de complications, score de Takigawa, score de Tordai) et comparées celles-ci en fonction du comblement réalisé.

50% des patients ont été diagnostiqué suite à la survenue d’une fracture pathologique. Les chondromes étaient majoritairement localisés sur le versant ulnaire de la main ( 4 ou 5eme rayon - 52%) et prédominait sur P1 (44%). Le score de TAKIGAWA au dernier suivi était excellent à bon dans 82% des cas. Le taux de complication était de 12%.

Les scores de Takigawa et de Tordai étaient similaires au dernier suivi, quel que soit le type de greffe utilisé pour le comblement.

Les curetages et comblements par allogreffe ont été réalisés systématiquement: en ambulatoire, sous anesthésie loco-régionale avec une durée d’intervention moyenne de 32 minutes. Les curetages et comblements par greffe autologue ont été réalisés pour 21% en ambulatoire, sous anesthésie loco-régionale pour 42%, avec une durée opératoire moyenne de 57 mins.

Le curetage et comblement par greffe autologue iliaque reste le gold standard. Comme d’autres auteurs, nous avons été confrontés au manque de tissus spongieux disponibles lors d’une prise de greffe issue de l’ulna ou du radius ; ainsi qu’à la morbidité importante liée à la prise de greffe iliaque. Le comblement par allogreffe remédie à ces problématiques tout en permettant une chirurgie rapide, sous anesthésie loco-régionale, en ambulatoire, sans impacter les résultats fonctionnels et radiologiques. Mais avec un coût important (594 euros).

Le curetage et comblement d’un chondrome de la main par allogreffe, est une alternative satisfaisante au curetage comblement par greffe autologue.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Alexis BREJUIN (Assistant spécialiste régional) (Rouen)
17:04 - 17:10 #27307 - CO120 Amylose à transthyrétine et Canal carpien : Etude épidémiologique.
Amylose à transthyrétine et Canal carpien : Etude épidémiologique.

Nicolas  BIGORRE  (1), Caroline  VINCELOT-CHAINARD*  (2)

1. Centre de la Main - Trélazé, Angers, FRANCE

2. Service de Chirurgie Orthopédique - Traumatologie, CHU d'Angers, Angers, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : vincelot.chainard.caroline@gmail.com (Caroline VINCELOT-CHAINARD)

L'amylose à transthyrétine (ATTR) est une maladie systémique dans laquelle l'atteinte cardiaque est la plus péjorative. La moitié des patients atteints d'ATTR cardiaque ont des antécédents de syndrome du canal carpien opéré (SCC) qui précéderaient les symptômes cardiaques de 5,4 ans en moyenne. L'objectif de cette étude était, d'une part, d'analyser les éléments pouvant être considérés comme des facteurs prédisposant à l'apparition d'une amylose à TTR et, d'autre part, d'évaluer le délai d'apparition des signes cardiaques après la chirurgie de libération canalaire.

Il s'agissait d'une étude rétrospective unicentrique de patients suivis en cardiologie pour une amylose TTR avec atteinte cardiaque et opérés dans les années précédentes d'une libération de leur nerf médian au canal carpien. Nous avons étudié dans leurs dossiers cliniques leurs antécédents et les données de l'électromyographie pour évaluer les facteurs de prédisposition à une amylose à TTR.

Nous avons revu les dossiers de 28 hommes (82%) et 6 femmes (18%) âgés en moyenne de 72 ans lors de l'intervention du canal carpien. Le recul moyen entre la chirurgie du canal carpien et la mise en place du traitement spécifique de l'amylose était de 11 ans [119 j-27,2]. Les patients avaient été opérés des 2 côtés dans 71% des cas et la plupart des patients présentaient des atteintes sévères à l'électromyogramme. On retrouvait des pathologies cardiaques (rythmiques, valvulaires, tensionnelles) dans 70% des cas et une association à des pathologies locales : doigt à ressaut ou maladie de Dupuytren dans 41% des cas.

Nos résultats montrent que la population atteinte de SCC et d'amylose diffère de la population type du syndrome du canal carpien. La plupart des résultats rejoignent les données de la littérature notamment sur la prédominance du côté bilatéral, du sexe masculin et l'association à d'autres pathologies locales de la main.

Les patients qui bénéficient d'un traitement chirurgical pour le canal carpien sont associés à un risque plus élevé de développer une amylose surtout chez les hommes après 70 ans. Dans ce cas-là, il est nécessaire de faire attention à certains éléments cliniques pouvant nous amener à rechercher une amylose : l'âge, le sexe, les antécédents cardiaques et l'association à une maladie de Dupuytren ou un ressaut digital.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Caroline VINCELOT-CHAINARD (Interne) (Angers)
17:10 - 17:14 Discussion commune.
17:14 - 17:20 #27786 - CO121 Les tumeurs glomiques sous ungueales, quelles voies d'abord ?
Les tumeurs glomiques sous ungueales, quelles voies d'abord ?

Sofiane AOUANE (1), Mohamed HADDAD (1), Nassima MEZIANI* (2)

1. Centre hospitalo-universitaire de Bab El Oued, Alger, ALGÉRIE

2. Faculté de médecine d'Alger, Alger, ALGÉRIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : nassimameziani26@gmail.com (Nassima MEZIANI)

La tumeur glomique est une formation bénigne constituée aux dépens du tissu neuro-myo-artériel siégeant au niveau des anastomoses capillaro-veineuses de régulation, localisés aux extrémités digitales. La topographie sous unguéale est la plus fréquente

Le diagnostic est essentiellement clinique. Suspecte devant toute douleur digitale distale persistante, exacerbée au choc et au froid, élicitée avec une pointe de stylo.

La technique d'exérèse est un sujet de controverse La voie latérale, nous semble être la plus adéquate avec peu d’inconvénients.

Il s’agit d’une étude rétrospective, portant sur 23 patients (22 femmes, 1 homme), dont l’âge moyen est de 35,2 ans opérés au niveau de notre service entre (2010 et 2018), avec un recul moyen de 50 mois.

La radiographie a montré un scalloping de la phalange dans 16 cas. L'aspect de la tumeur en IRM est en hypo signal en T1 , en hyper signal en T2.

La voie d’abord est latérale directe, on réalise un lambeau forme par la berge cutanée et le lit de l’ongle en respectant la jonction matricielle, l’exposition ainsi que l’exérèse sont alors aisées

La nature glomique a été confirmée histologiquement, la cicatrice était indolore, quasi invisible et aucune dystrophie unguéale n'a été constatée, témoignent de l’efficacité de cette technique 2 cas de récidive sont à déplorer.

La voie d'abord des tumeurs glomiques sous unguéales a divisé les chirurgiens entre partisans de l'abord direct trans-unguéal et ceux de l'abord latéral. Ce dernier permet une large exploration qui reste souhaitable du fait de la difficulté de l’ablation complète de la lésion et de la possibilité de tumeurs multiples, autorisant même l'exploration pulpaire. Cette voie évite le décollement de l’ongle, qui même reposé, entraîne une gêne jusqu'à la repousse complète avec le risque de dystrophie unguéale, complication parfois mentionnée avec l'abord direct.

Les tumeurs glomiques ne sont pas exceptionnelles, la localisation sous unguéale reste la plus rencontrée, sa technique d'exérèse est toujours un sujet de controverse. La voie latéro-unguéale en décollant le complexe unguéal semble être celle qui donne le moins de complications post-opératoires : par sa simplicité d’exécution, sa qualité d’exposition facilitant ainsi une exérèse la plus complète possible. Le risque de dystrophie est éloigné, complication parfois mentionnée avec l'abord direct d’autant qu’il s’agit d’une pathologie touchant souvent des femmes jeunes qui restent très sensibles au préjudice esthétique.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Nassima MEZIANI (Chirurgien de la main) (Alger, Algérie)
17:20 - 17:22 Discussion.
17:22 - 17:28 #27644 - CO123 Utilisation d’un lambeau bifolié vascularisé de fibula préservant la mobilité médiocarpienne après exérèse du radius distal pour tumeur.
Utilisation d’un lambeau bifolié vascularisé de fibula préservant la mobilité médiocarpienne après exérèse du radius distal pour tumeur.

Claire  MULLER*, Gilles  DAUTEL

Chirurgie de la main,  CHU, Nancy, France

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : muller.cma@hotmail.fr (Claire MULLER)

Certaines tumeurs du radius distal nécessitent le sacrifice de l'épiphyse. Nous proposons d'ajouter aux options de reconstruction déjà présentes, une technique de reconstruction utilisant un lambeau bifolié de fibula vascularisée fixé en distal sur la première rangée du carpe et ménageant la mobilité médiocarpienne.

Notre série comporte quatre cas de tumeur à cellules géantes de grade Campanacci III et deux cas d'ostéosarcome. Après une résection en bloc de la tumeur, un lambeau de fibula bifolié vascularisé a été logé dans le scaphoïde et le lunatum en distal et dans le radius en proximal. Le suivi a été clinique et radiologique avec l'utilisation des scores fonctionnels DASH, PWRE et MSTS.

Au suivi moyen de 74 mois, il n'y a pas eu de récidive ni de pseudarthrose. Les mobilités moyennes étaient de 28° de flexion, 35° d'extension, 78° de pronation et 57° de supination. La force moyenne par rapport au côté opposé était de 71%. Les scores fonctionnels DASH et PWRE se sont améliorés significativement avec un gain moyen de 14 et 22 points. Le MSTS moyen était de 84%.

Plutôt que d'opter pour une reconstruction en arthrodèse complète du poignet, stratégie souvent défendue, nous avons préféré chez ces patients jeunes opter pour une solution préservant au moins partiellement la mobilité du poignet. L'option d'un transfert épiphysaire vascularisé de fibula a été écartée en raison de la morbidité du prélèvement et en l'absence dans notre série de patients n'ayant pas atteint leur maturité squelettique, pour lesquels le transfert d'une plaque de croissance se serait imposé. Le recours à une arthroplastie prothétique a également été écarté, en raison de l'étendue de la résection osseuse pratiquée chez nos patients ce qui aurait conduit à une prothèse de reconstruction sur mesure, de longévité limitée, impossible à envisager chez nos patients en raison de leur jeune âge. Le transfert de fibula bifolié s'est donc imposé comme une des rares solutions permettant de préserver une partie de la mobilité du poignet. Nous proposons une technique d'ostéosynthèse utilisant une plaque en T en arthrodèse transitoire de la médiocarpienne permettant de contourner la difficulté technique représentée par la fixation distale de ces lambeaux bifoliés au niveau de la première rangée du carpe.

Bien que cette technique soit exigeante avec la difficulté de l'agencement du lambeau bifolié et la gestion de la plicature du pédicule, le lambeau de fibula bifoliée vascularisée permet d'obtenir un poignet stable et mobile.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Claire MULLER (Interne) (Nancy)
17:28 - 17:30 Discussion.
17:30 - 17:33 #27670 - CO124 Retard diagnostic de schwannomatose : à propos d’un cas.
Retard diagnostic de schwannomatose : à propos d’un cas.

Nathalie Marie DE LAMBILLY*, Grégoire CHICK

Hand and Wrist Unit, Meyrin, SUISSE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : nathalie.delambilly@gmail.com (Nathalie Marie DE LAMBILLY)

A 68-year-old right-handed woman presented with a 10-year history of a left supraclavicular fossa tumefaction which was increasing in size. The retained diagnosis of non resectable neurofibromas involving the 6th and 7th cervical nerve roots in a context of Von Recklinghausen's (VRH) disease, was established elsewehre. 

Upon clinical examination, light touch of the overlying skin at the supraclavicular fossa elicited the symptoms of hypersensitivity. Tinel's sign over the brachial plexus was negative. There was no peripheral nerve deficit. 

The magnetic resonance imaging (MRI) showed eccentric globular well delimited masses (of 12 and 5 cm in diameter, respectively) with diffuse enhancement, in direct continuity with the 6th and 7th cervical nerve roots at their proximal and distal poles. 

Physical examination and slit-lamp examination ruled out VRH disease. Enhanced brain MRI and a spinal MRI ruled out the presence of vestibular schwannomas.

The patient consented to surgery and a planned in-situ tumour resection was performed.  Once the epineurium was incised, a mandarina-shaped pale yellow hard mass was found within the nerve roots. Under microscopic magnification, masses were shelled out preserving nerve continuity.

Histological examination reported two completely excised schwannomas. 

Following enucleation, postoperative neurological deficits were absent, and her symptoms resolved with no recurrence or new locations at 3 years follow-up.

Unlike the neurofibroma which infiltrate all constituent elements of a nerve with nerve fibre damage always occurring upon complete removal (nonresectable tumour,) the schwannoma is a resectable tumour after epineurotomy.

The diagnosis of schwannomatosis is based on the existence of multiple peripheral nerve tumours (>2) composed exclusively of schwannomas without involvement of the vestibular nerve, at above 18 years old. The absence of neurofibroma and neuroacoustic neurofibromatosis criteria makes schwannomatosis a diagnosis of exclusion.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Nathalie Marie DE LAMBILLY (chef de clinique) (Meyrin, Suisse)
17:33 - 17:34 Discussion.
Salle 252AB
17:30

Vendredi 17 décembre

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G1-27
17:30 - 18:15

Face-à-face
Échographie en pathologie de la main : par qui et pourquoi ?

17:30 - 18:15 Échographie en pathologie de la main : par qui et pourquoi ? Olivier MARÈS (Medecin) (Nîmes)
17:30 - 18:15 Échographie en pathologie de la main : par qui et pourquoi ? Franck LAPÈGUE (radiologue) (Toulouse)
Amphi Bleu
18:00

Vendredi 17 décembre

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FES
18:00 - 19:30

Assemblée Générale
FESUM

Salle 251
Samedi 18 décembre
08:00

Samedi 18 décembre

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G1-31
08:00 - 10:23

Communications libres
Rhizarthrose 2

Modérateurs : Philippe BELLEMERE (chirurgien de la main) (Nantes), Christophe RIZZO (chirurgien) (Lyon)
08:00 - 08:03 #27799 - CO125 La mesure radiologique d’une dysplasie trapézienne – variation de l’angle de dévers comparé à l’inclinaison trapézienne.
La mesure radiologique d’une dysplasie trapézienne – variation de l’angle de dévers comparé à l’inclinaison trapézienne.

Kjell VAN ROYEN* (1), Mathieu GEVERS (1), Bert VANMIERLO (2), Thierry SCHEERLINCK (1), Jean GOUBAU (1)

1. UZ Brussel, Bruxelles, BELGIQUE

2. AZ Delta, Roeselare, BELGIQUE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : kjellvanroyen@gmail.com (Kjell VAN ROYEN)

Trapezial tilt (angle de dévers) is defined as the angle between the distal surface of the trapezium and the longitudinal axis of the second metacarpal. It has been used to quantify bony trapezial dysplasia and guide its treatment, but seems to vary with hand position when used in daily practice. Trapezial inclination is defined as the angle between the proximal and distal trapezial surface. Measurements are done on the same bone, making them less dependent of hand position or motion during radiographs. The purpose of this study was to compare trapezial tilt and trapezial inclination in order to define the most reliable method to evaluate trapezial dysplasia.

Fifty patients were found with at least 3 consecutive Eaton views and without radiographic signs of advanced osteoarthritis. Radiographs were taken without stress and with an adequate visualization of the TMC joint, carpometacarpal 2 joint, scafotrapeziotrapezoïd joints and both the first and the second metacarpals. In total, 150 radiographies were used to measure trapezial tilt and trapezial inclination. Trapezial tilt was defined as the angle between the distal articular surface of the trapezium and the longitudinal axis of the second metacarpal. Trapezial inclination was defined as the angle between the distal articular surface of the trapezium and the proximal articular surface of the trapezium. Both trapezial tilt and trapezial inclination were measured by two independent observers on three radiographs for every patient. Inter-observer and intra-observer variability were assessed for both measurements.

The mean patient age at the time of the first radiograph was 61 years and the mean time between the first and third radiograph was 35 months. Average trapezial tilt was 136° and average trapezial inclination was 10°. For both observers, intra-observer variation and intra-observer consistency of trapezial inclination was significantly better when compared to that of trapezial tilt.

Our study shows that trapezial inclination is a more reproducible measurement than the more frequently used trapezial tilt and might be a better parameter to define bony trapezial dysplasia and guide its treatment. Trapezial inclination is measured on the same bone and is less dependent of ligamentous laxity, variation in thumb position and shape of the second metacarpal. Further research is needed to define normal values of trapezial inclination in a population without TMC osteoarthritis and to find out whether trapezial dysplasia is a predicting factor for the development of TMC osteoarthritis.

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Kjell VAN ROYEN (Dr.) (Brussels, Belgique)
08:03 - 08:04 Discussion.
08:04 - 08:10 #27800 - CO126 Indications du Mini TightRope dans le traitement de la rhizarthrose.
Indications du Mini TightRope dans le traitement de la rhizarthrose.

Nicolas DREANT* (1), Marie-Anne POUMELLEC (2), Marianne CEGARRA-ESCOLANO (2)

1. Clinique Saint François, Nice, FRANCE

2. Institut Universitaire Locomoteur et du Sport - Orthopédie, Nice, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : ndreant@sfr.fr (Nicolas DREANT)

The aim of this study was to present the different indications of the Mini TightRope® suture-button in the treatment of thumb carpometacarpal (CMC) arthritis.

21 patients treated with the Mini TightRope® have been included in a prospective study. 14 devices have been used in first intention for trapeziectomy and suture-button suspensioplasty. 8 have been used for revision surgery for painful proximalisation of the first metacarpal after trapeziectomy or CMC prosthetis reoperation. We recorded demographic data, preoperative Eaton stage, follow-up duration time, pain level, fingertips strength before and after surgery, range of motion, metacarpal subsidence and postoperative complications.

The average age of the patients was 60 years. There were 19 women and 2 men. The average follow-up duration time was 2.5 years (1-4). The pain level, according to a visual analogue scale (1-10) was on an average of 3.5 (2-5) preoperatively and 2 (1-4) postoperatively at rest and on an average of 7 (6-8) preoperatively and 4 (3-6) postoperatively with maximum load. The mean Kapandji score was 9 (7-10) and counter-opposition score was 3 (1-4). The average key-pinch and pulp-to-pulp pinch strengths were 80% and 78% of the contralateral side at the final follow-up. The trapeziectomy-suspensioplasty group had significantly greater average trapezial space height, compared to the revision surgery group (7.0 mm vs 4.5 mm).

The use of TightRope® suspension in trapeziometacarpal arthroplasty has been established. Complications associated with this device include fracture of the index finger metacarpal , symptomatic buttons, broken TightRope® , and impingement of the thumb and index metacarpal bases from over-tightening the TightRope®. For Yao and Cheah, favorable outcomes with improvement in the range of motion and pain relief of suture-button suspensioplasty remain durable over time. Their results show that improvement in strength may also be expected over time when using the Mini TightRope® after trapeziectomy for the treatment of thumb CMC joint osteo-arthritis.

The good results of trapeziectomy or prosthesis reoperation and Mini TightRope® suspensioplasty confirm its usefulness in treating thumb carpometacarpal severe arthritis. Objective outcomes measures are similar to other techniques. In cases of painful proximalisation of the first metacarpal after trapeziectomy, the use of the Mini TightRope® for first metacarpal suspension is a procedure that can improve the condition of some patients but cannot prevent further proximalisation.

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Nicolas DREANT (Chirurgien) (Nice)
08:10 - 08:16 #27801 - CO127 Trapézectomie partielle arthroscopique avec ou sans ligamentoplastie dans le traitement de la rhizarthrose, résultats à au moins 10 ans de recul.
Trapézectomie partielle arthroscopique avec ou sans ligamentoplastie dans le traitement de la rhizarthrose, résultats à au moins 10 ans de recul.

Pierre DESMOINEAUX*, Lorie BELLITY, Tiphanie DELCOURT, Nicolas PUJOL

Orthopédie, Centre Hospitalier de Versailles, Le Chesnay, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : pdesmoineaux@free.fr (Pierre DESMOINEAUX)

En 1995, J.Menon publie les résultats de la première série de traitement arthroscopique de la rhizarthrose, associant une trapézectomie partielle et diverses interpositions. Il obtenait l’indolence dans 75% des cas.Le but de ce travail est de rapporter les résultats à au moins dix ans de recul, en comparant la série de trapézectomie partielle arthroscopique isolée (TP) et celle associée à une ligamentoplastie (TPL). Notre hypothèse était que les patients ayant bénéficiée d’une ligamentoplastie avaient un meilleur résultat fonctionnel.

Il s'agit d'une étude monocentrique prospective dans laquelle 83 patients ont été opérés entre 2002 and 2009 par un seul opérateur. Les patients ont été divisés en deux groupes consécutifs. A plus de dix ans de recul, quinze patients ont pu être revu dans le groupe Group TP, et vingt-huit dans le groupe TPL. L’appréciation des résultats comportait l’analyse par un observateur indépendant de la douleur, des mobilités et de la force. Les patients ont rempli des scores d’évaluation fonctionnelle globale (QuickDASH, PRWE et de l'hôpital Nelson). Le bilan radiographique comportait des clichés statiques selon Kapandji. L’analyse des données préopératoires permet de considérer les deux séries linéaires et consécutives comme des cohortes de patients homogènes entre elles.

Au recul moyen de 12,48 ans pour l’ensemble des patients on note une amélioration significative des douleurs avec 72 % de pouces indolores, de la force en prise globale et de la pince pouce-index. L’hyperextension métacarpo-phalangienne (MCP) s’est majorée de façon non significative. 92% des patients s’estimaient satisfaits de leur intervention. Aucune reprise chirurgicale n’a été nécessaire. Aucun syndrome douloureux régional complexe n’a été constaté dans les deux séries. Les résultats semblent néanmoins meilleurs pour les patients ayant bénéficié́ d’une ligamentoplastie. On retrouve un gain en force globale plus important de façon significative. Les radiographies retrouvent une néo-articulation trapézo-métacarpienne stable dans le temps sans récidive des signes d’arthrose.

La trapézectomie partielle arthroscopique avec ligamentoplastie qui pouvait être considérée comme une solution d’attente en étant moins invasive que les autres techniques, s’avère être une intervention efficace, peu morbide et avec un résultat durable. L’addition d’une ligamentoplastie apparait utile.

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Lorie BELLITY (CCA) (Paris)
08:16 - 08:22 #27803 - CO129 Trapézectomie et ligamentoplastie au Gore-Tex® dans le traitement de la rhizarthrose. Résultats à plus de 10 ans de recul.
Trapézectomie et ligamentoplastie au Gore-Tex® dans le traitement de la rhizarthrose. Résultats à plus de 10 ans de recul.

Arthur DELLESTABLE* (1), Damien CHEVAL (2), Hoel LETISSIER (1), Dominique LE NEN (1)

1. CHRU Cavale Blanche, Brest, FRANCE

2. Centre Hospitalier de Cornouaille, Quimper, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : arthur.dell@hotmail.fr (Arthur DELLESTABLE)

La rhizarthrose est une pathologie fréquente. La trapézectomie est le gold standard chirurgical après échec d’un traitement médical. Plusieurs techniques ont été décrites pour éviter l’ascension de M1 et l’apparition d’un conflit scapho-M1. Nous avons décrit une technique de ligamentoplastie au Gore-Tex® pour s’épargner un prélèvement tendineux potentiellement délétère. Nous analyserons les résultats de cette technique à l’aide d’une courbe de survie à long terme. Les résultats seront ensuite comparés aux données de la littérature.

Étude rétrospective observationnelle monocentrique mono-opérateur. Les critères d’inclusion étaient la réalisation d’une trapézectomie de première intention. Les critères d’exclusion étaient la trapézectomie de reprise, suivi inférieur à 10 ans, refus de participation. Le critère de jugement principal était la survie sans événement (reprise chirurgicale et/ou EN>3). Les critères de jugement secondaires étaient la tolérance clinique du Gore-Tex® et l’évolution radiologique. Les patients ont été revus en consultation ou par questionnaire téléphonique.

54 patients ont été revus en consultation et 24 par téléphone. La survie sans événement à 10 ans est de 91,3%. La survie sans reprise à 10 ans est de 95%. 60,3% des patients sont indolores. Des signes d’ostéolyses sont retrouvés chez 24%. Nous n’avons pas rapporté de mauvaise tolérance clinique du Gore-Tex®. Le DASH moyen est de 25,5. L’hyperextension MP moyenne est de 30,6° et se majore de manière significative. L’index trapézien moyen est à 39,1% de celui d’origine et diminue de manière significative.

La survie sans événement à long terme est importante. Les données recueillies sont semblables aux données de la littérature concernant la qualité fonctionnelle ou les douleurs. Il est à noter l’apparition d’ostéolyse dans une partie de la population. Elle n’est pas corrélée avec une mauvaise tolérance clinique.

La trapézectomie avec ligamentoplastie au Gore-Tex® permet de traiter efficacement dans le temps la rhizarthrose. Le ligament en Gore-Tex® n’a pas entrainé de réaction à corps étranger dans cette étude. Cette technique de trapézectomie ne permet pas de traiter l’hyperextension MP associée à la rhizarthrose. Il est nécessaire de continuer à surveiller l’évolution radiologique et clinique à distance après mise en place de Gore-Tex®.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Arthur DELLESTABLE (Assistant spécialisé) (Brest)
08:22 - 08:27 Discussion commune.
08:27 - 08:33 #27804 - CO130 Résultats et Complications des trapézectomies au cours de l'arthrose TM: étude systématique au recul minimum de 5 ans.
Résultats et Complications des trapézectomies au cours de l'arthrose TM: étude systématique au recul minimum de 5 ans.

Marc SAAB (1), Grégoire CHICK* (2)

1. Service d’orthopédie, CHRU, Lille, FRANCE

2. Hand and Wrist Unit, Hôpital Latour, Genève, SUISSE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : CHICK@LA-MAIN.CH (Grégoire CHICK)

We performed a systematic review of the current literature regarding the outcomes and complications at a minimum of 5 years following trapeziectomy for primary basal thumb osteoarthritis (OA).

This systematic review was performed in accordance with the PRISMA guidelines. Four databases were searched for clinical studies related to outcomes and complications following primary pure trapeziectomy, with ligamentoplasty or biological interposition, in the context of OA. After exclusion of duplicates, 1034 records were screened and 267 full-text articles assessed for eligibility. After exclusion criteria were applied, 22 studies were included, involving 728 patients and 823 trapeziectomies. Outcomes extracted included pre- and post-operative clinical characteristics (pain visual analogue score, range of movement [ROM], strength of pinch and grip, satisfaction, and patient-reported outcome measures [PROMs]) and radiological characteristics. Complications were recorded, including mechanical changes (scaphometacarpal [scapho-M1] joint degeneration and metacarpophalangeal joint hyperextension); non-direct complications, which may result from any surgical intervention; complications linked to additional procedures; and revision surgeries.

Results at 5-year follow-up showed that trapeziectomy provided a 76% reduction in pain (82% of patients were pain free); 5.4% increase in key pinch, 14.7% increase in tip pinch, and 30% increase in grip strength; and 16° improvement in ROM. Patients receiving trapeziectomy had a reduction in thumb hyperextension of 65%, and satisfaction rates were 86%. Average progressive trapezial collapse was 23%; scapho-M1 impingement did not correlate with pain, grip strength or satisfaction. The overall complication rate was 14.8%. The most represented complications were linked to tendons or nerves affected during additional procedures to stabilise the joint (7.4%) and sensory radial nerve damage (9.3%). Mechanical complications included increased metacarpophalangeal joint extension (8.71%) and symptomatic scapho-M1 impingement (4.4%) leading to revisions (1.58%). Meta-analysis was not possible because of the heterogeneity of the studies and the limited presentation of data. Limitations of the study included poor quality of the included series.

At minimum 5-year follow-up, trapeziectomy achieved high patient satisfaction and pain relief. At the final follow-up, strength seemed to be deteriorating; however, correlation with trapezial collapse was not confirmed. Objective values such as the ROM and the decrease of the distance between the metacarpal and scaphoid bones did not correlate with outcomes. Complication rates and morbidity were relatively low. However, the significant number of issues related to mechanical complications (underestimated) and varying degrees of success should be highlighted in the information provided to patients.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Recherches cliniques/travaux scientifiques : non
Consultant, expert : non
Cours, formations : FOUNDATION FOR HAND SURGERY GENEVA SWITZERLAND
Documents publicitaires : non
Invitations à des congrès nationaux ou internationaux : non
Actionnariat : non
Détention d’un brevet ou inventeur d’un produit : IN2 BONES PLAQUE RADIUS NEOVIEW


Marc SAAB (Chef de Clinique) (Lille)
08:33 - 08:39 #27601 - CO112 La subluxation trapèzo-métacarpienne est-elle un facteur prédictif de faillite des trapèzectomies totales ?
La subluxation trapèzo-métacarpienne est-elle un facteur prédictif de faillite des trapèzectomies totales ?

Thomas  JAGER  (1), Alexandre  DURAND  (2), Germain  POMARES* (1)

1. Institut Européen de la Main, Luxembourg, LUXEMBOURG

2. Institut Européen de la Main, Nancy, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : germain.pomares@icloud.com (Germain POMARES)

Notre objectif principal est de déterminer la corrélation entre la subluxation préopératoire de l'articulation trapézo-métacarpienne et l'ascension postopératoire du premier métacarpien après réalisation d'une trapézectomie totale.

Cette étude rétrospective a été réalisée entre 1994 et 2003, sur des patients opérés d'une trapézectomie pour rhizarthrose, après un suivi minimum de 10 ans. Cette série évaluait l'évolution radiologique et clinique des trapézectomies. Les critères d'inclusions étaient la réalisation d'une trapézectomie isolée, et la disponibilité des patients à un minimum de 10 ans après l'intervention pour une évaluation clinicoradiologique. Toutes interventions chirurgicales trapézo-métacarpiennes secondaires à la trapézectomie constituaient un facteur d'exclusion ainsi que la présence préopératoire d'une déformation en M de la colonne du pouce. 

Cent vingts patients ont été identifiés ; 54 patients ont pu être revus (soit 67 trapézectomies). Une moyenne d'âge de 58 ans (43-76) au moment de l'intervention, et de 71 ans (55-89) lors de l'évaluation. Le recul moyen est de 13 ans (10-22). Le côté droit était opéré dans 37 cas, contre 30 fois pour le côté gauche. Un geste associé complétait la trapézectomie systématiquement, avec 51 interpositions, et 16 suspensioplasties.

Une hyperlaxité constitutionnelle était identifiée dans 2 cas. Une déformation secondaire gênante en M de la colonne du pouce était observée dans 16 cas. La comparaison entre les données préopératoires et postopératoires concernant la hauteur de M1 mettait en évidence une ascension systématique de M1 après l'intervention. Il existait une progression linéaire entre la subluxation préopératoire et l'ascension postopératoire de M1. Les 16 déformations en M observées après cette chirurgie de trapézectomie était observée associée à des ascensions majeur de M1. Il existait un lien statistique entre l'ascension postopératoire de M1, et la déformation en M de la colonne du pouce.

Le collapsus de la loge trapézienne est l'une des complications classiques des trapézectomies et représente un facteur d'échec. La déformation inesthétique de la colonne du pouce ainsi que les douleurs provoquées par le conflit scapho-métacarpien sont source de mécontentement, et de reprise chirurgicale. Les différents artifices techniques associés aux trapéziectomy totales ne sont, d'après la littérature, pas à l'origine de différence significative quand à la préservation de la hauteur de la loge de trapézectomie. L'identification préopératoire d'une subluxation de la base du premier métacarpien permet de contre indiquer la réalisation d'une trapézectomie totale chez ces patients.

La subluxation préopératoire de la base du premier métacarpien est un facteur prédictif de faillite des trapézectomies totales.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Germain POMARES (Chirurgien) (Luxembourg, Luxembourg)
08:39 - 08:45 #27805 - CO131 Évaluation radiographique et fonctionnelle de la trapézectomie totale pour rhizarthrose à 10 ans de recul minimal: à propos de 21 cas.
Évaluation radiographique et fonctionnelle de la trapézectomie totale pour rhizarthrose à 10 ans de recul minimal: à propos de 21 cas.

Ziad ABDALLA*, Marc SAAB, Thomas AMOUYEL, Elvire GUERRE, Christophe CHANTELOT, Nadine STURBOIS-NACHEF 

Service d’orthopédie, CHRU, Lille, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : ziad.g.abdallah@gmail.com (Ziad ABDALLAH)

Trapeziectomy is a technique of choice for osteoarthritis of the trapeziometacarpal joint, but few studies have assessed long-term radiological and clinical outcome in total trapeziectomy, mean follow-up being rather between 2 and 6 years in most cases. The main aim of the present study was to assess loss of trapezial space height at a minimum 10 years' follow-up. Secondary endpoints comprised functional outcome at the same follow-up.

Sixteen patients were retrospectively reassessed at a mean 13.8 years' follow-up (range, 10-17.8 years), for 21 total trapeziectomies. Criteria for the main endpoint comprised trapezial space height (TSH) and trapezial space ratio (TSR=TSH/thumb P1 phalanx length), both measured on Kapandji lateral views. Secondary endpoint criteria comprised pain, Kapandji opposition and retropulsion scores, active abduction, dynamometric parameters (key-pinch, tip-pinch and grip strength compared to the contralateral side), QuickDASH and satisfaction.

Early postoperative mean TSH and TSR were respectively 5.6 mm (range, 3.8-8) and 0.21 (0.15-0.29), compared to 3.7 mm (0.5-6.1) and 0.14 (0.02-0.25) at last follow-up. Ranges of motion were conserved, with mean Kapandji score of 9.3 (6-10), Kapandji retropulsion score of 2.8 (1-4) and active abduction of 43° (30-45°). Strength measurements were comparable to contralateral values except for key-pinch, which was significantly weaker on the operated side (4.8 kg (1.5-8.5 kg) versus 5.5 kg (1.5-8 kg); p=0.041). Mean QuickDASH was 23.5 (0-68.2), and overall satisfaction on VAS was 9.5/10 (6-10). Statistical testing confirmed the absence of correlation between radiological and clinical criteria.

Despite systematic trapezial space height loss, functional results were satisfactory and stable at a mean follow-up of 13.8 years. There was no correlation between radiological and clinical criteria in the long term.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Ziad ABDALLAH (Interne) (Lille)
08:45 - 08:50 Discussion commune.
08:50 - 08:53 #27806 - CO132 Description et évaluation de la reproductibilité de deux nouveaux index de surveillance des prothèses trapézo-métacarpiennes type rotule.
Description et évaluation de la reproductibilité de deux nouveaux index de surveillance des prothèses trapézo-métacarpiennes type rotule.

Axel VAN VLIET*, Benjamin HADDAD, Vladimir ROTARI, Hugo NAJJARI, Vittorio FERRARI, Emmanuel DAVID

Service de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique, CHU Amiens-Picardie, Amiens, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : axelvanvliet@gmail.com (Axel VAN VLIET)

Les prothèses trapézo-métacarpiennes à rotule présentent une survie intéressante à long terme. Le nombre de pose annuel a doublé entre 2008 et 2017. Les descellements et enfoncements des cupules trapéziennes constituent un enjeu dans la survie des implants, et l’identification de ces évènements est parfois délicate. L’objectif de cette étude est de proposer et d’évaluer une méthode de surveillance des implants via les mesures d’index trapézien et métacarpien.

Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 20 patients porteurs d’une prothèse Maïa (Groupe Lépine) avec un recul minimal de cinq ans.

Les index ont été mesurés en post-opératoire immédiat et aux différents contrôles annuels. 

Cinq mesures successives étaient réalisées par patient permettant d’obtenir pour chaque patient, après deux mesures consécutives, un intervalle de confiance prédictif de la mesure suivante, et permettant d’identifier une modification précoce de chaque index.

Quatre observateurs ont réalisé une mesure de chaque index à deux reprises avec une semaine d’intervalle, pour obtenir un coefficient de corrélation inter- et intra-observateur.

L’index trapézien moyen en post-opératoire est de 52,69% [48,02 – 57,35], contre une valeur au plus long recul de 50,12% [44,64 – 55,60] traduisant une perte de hauteur de 4,87% hautement significative (p < 0,01). L’index métacarpien moyen en post-opératoire est de 81,43% [79,39 – 83,48] pour une valeur moyenne au plus long recul de 81,66% [79,96 – 83,35] traduisant une augmentation de l’index de 0,27% non significative (p = 0,27). 

L’utilisation des intervalles de confiance permet d’identifier sept patients pour lesquels l’évolution était jugée non-cohérente.

Le coefficient de corrélation intra-observateur moyen est pour l’index trapézien de 0,94, pour l’index métacarpien de 0,98. Le coefficient de corrélation inter-observateur est en moyenne pour l’index trapézien de 0,93 (p < 0,01), pour l’index métacarpien de 0,94 (p < 0,01). La puissance calculée post-hoc était de 0,98.

L’index métacarpien proposé, bénéficie d’une bonne corrélation inter- et intra-observateurs ; il est stable dans le temps, témoignant d’une bonne intégration des tiges . L’index trapézien présente une corrélation inter- et intra-observateurs satisfaisante, mais dévoile des modifications sur 35% des patients, nécessitant des investigations complémentaires. L’évaluation de ces index couplée à des coupes scannographiques permettra de préciser leurs sensibilités et leurs spécificités.

Ces index simples et reproductibles permettent un suivi précis des prothèses trapézo-métacarpiennes et identifient les modifications radiographiques devant conduire à des examens complémentaires en vue d’améliorer la durée de vie des implants.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Axel VAN VLIET (Interne) (Amiens)
08:53 - 08:54 Discussion.
08:54 - 09:00 #27807 - CO133 L’effet de la libération capsulaire sur la mobilité et la stabilité des prothèses trapézo-métacarpiennes.
L’effet de la libération capsulaire sur la mobilité et la stabilité des prothèses trapézo-métacarpiennes.

Bram VAN HOVE (1), Jonas VANTILT (2), Amber BRUIJNES (1), Pieter CAEKEBEKE (1), Kristoff CORTEN (1), Ilse DEGREEF (3), Joris DUERINCKX* (1)

1. Ziekenhuis Oost-Limburg (ZOL), Genk, BELGIQUE

2. Orthopaedic Research Foundation Genk VZW, Genk, BELGIQUE

3. UZ Leuven, Leuven, BELGIQUE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : joris.duerinckx@gmail.com (Joris DUERINCKX)

L’association d’un remplacement total de l’articulation trapézo-métacarpienne avec une liberation capsulaire complète a été suggérée pour empêcher des luxations. Notre objectif était d’évaluer les conséquences de la libération capsulaire sur l’amplitude de mouvement et la stabilité longitudinale.

Sept mains cadavériques humaines fraîches congelées étaient utilisées pour mesurer les mouvements de l’articulation trapézo-métacarpienne. Nous avons aussi mesuré la distraction de l’articulation en mettant une force de traction longitudinale sur le pouce de 10N. Les mesures ont été faits avec un détecteur de mouvement 3D (Patriot system, Polhemus Inc., Colchester, VT, USA), avant et après la libération capsulaire et le remplacement total de l’articulation avec des cols de longueur progressivement croissante.

Par rapport à l’articulation trapézo-métacarpienne normale avec capsule articulaire intacte, le mouvement moyen de flexion–extension a été significativement augmenté pour la prothèse avec libération capsulaire et allongement jusqu’à 6 mm. Le mouvement moyen d’abduction–adduction n’a pas été significativement augmenté. La prothèse doit être rallongée plus que 4 mm pour avoir une distraction moyenne de moins de 2mm.

Une prothèse trapézo-métacarpienne, associée à une libération capsulaire, augmente l’amplitude de mouvement de l’articulation trapézo-métacarpienne, mais pas au delà des limites de la plupart des modèles de prothèses. L’articulation TMC avec libération capsulaire doit être rallongée plus que 4 mm pour obtenir une stabilité longitudinale suffisante pour les prothèses avec une tête de diamètre de 4 mm.

L’allongement nécessaire pour éviter la luxation pendant la phase postopératoire initiale peut théoriquement être diminué par l’utilisation d’une cupule semi-contrainte ou d’une tête de plus grand diamètre.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Bram VAN HOVE (Fellow) (Etterbeek, Belgique)
09:00 - 09:02 Discussion.
09:02 - 09:05 #27808 - CO134 Reprise de l’activité professionnelle après une chirurgie de prothèse trapézo-métacarpienne : Étude rétrospective de 193 patients.
Reprise de l’activité professionnelle après une chirurgie de prothèse trapézo-métacarpienne : Étude rétrospective de 193 patients.

David GUILLIER*, Bénédicte JEANDROZ, Vivien MORIS, Leslie Ann SEE, Philippe RIZZI, Narcisse ZWETYENGA, Alain TCHURUKDICHIAN 

Service de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et de la Main - Centre Hospitalier Universitaire, Dijon, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : docteurguillierdavid@gmail.com (David GUILLIER)

Les bénéfices de la prothèse trapézométacarpienne (TMC) sur la douleur, la force et les mobilités de la colonne du pouce sont reconnus. Le taux de survie de ces prothèses ne cesse de croitre au fil des évolutions permettant l’extension des indications aux patients en activité professionnelle souffrant de rhizarthrose. L’objectif de cette étude était d’évaluer la durée de convalescence avant reprise de l’activité professionnelle dans les suites d’une chirurgie d’implantation de prothèse trapézométacarpienne.

L’étude rétrospective et multicentrique était réalisée de janvier 2002 à janvier 2020. Tous les patients en activité professionnelle et ayant bénéficié d’une prothèse trapézo-métacarpienne étaient inclus. Les patients dépourvus d’activité professionnelle ou retraités étaient exclus. La reprise d’activité professionnelle était définie comme la reprise du poste à plein temps occupé avant la chirurgie. Le recours à une rééducation spécifique ainsi que les complications post-opératoires étaient précisés.

193 patients ont été inclus représentant un total de 244 prothèses (Ivory® = 60 prothèses soit 24,60%, ARPE® = 4 prothèses soit 1,60%, Moovis® = 82 prothèses soit 33,6%, Touch® = 98 prothèses soit 40,2%). L’âge moyen des patients était de 54,7ans (41-60ans, SD : 5,6) pour un ratio femme/homme de 148/45. Le suivi moyen était de 5 ans (0,4-18ans ; SD : 3,7). Le taux de re-intervention chirurgicale pour complication était de 8,2% avec une survie prothétique totale estimée à 97,2%. La reprise d’activité professionnelle était réalisée en moyenne après 48 jours (29-210 jours, SD = 22,7) sans différence significative entre chaque sexe. La reprise n’a pas été possible dans treize cas soit 5,3%. Le recours à de la kinésithérapie spécifique était nécessaire après 11 interventions (4,5%).

L’âge et les contraintes imposées par l’activité professionnelle sont parfois considérés comme des freins aux implants prothétique. Cependant, la reprise d’activité professionnelle a pu être envisagée dans 94,7% avec un délai de convalescence moyen inférieur à 50 jours sans détériorer la survie globale de l’implant.

La prothèse trapézo-métacarpienne est une solution efficace aux patients souffrant de rhizarthrose. Elle permet la reprise de l’activité professionnelle dans la grande majorité des cas après un temps de convalescence restreint

Déclaration de liens d’intérêts : 

Recherches cliniques/travaux scientifiques : non
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