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00:00 - 00:00 #28032 - P01 Wrap Around proximal du Premier Orteil : au sujet de 2 cas.
Wrap Around proximal du Premier Orteil : au sujet de 2 cas.

Germain POMARES*, Thomas JAGER

Institut Européen de la Main - Hôpital Kirchberg, Luxembourg, LUXEMBOURG

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : germain.pomares@icloud.com (Germain POMARES)

La couverture des pertes de substances (PdS) circonférentielles des doigts est un défi technique, avec des impératifs fonctionnels à respecter. Dans ce contexte, les solutions pédiculées sont dépassées, et/ou imparfaites. Nous rapportons une solution de couverture microchirurgicale des PdS cutanées circonférentielles des doigts proposées à deux patients.

Il s’agissait de PdS circonférentielles de P2 du médius, et de P1 de l’annulaire. Le lambeau était prélevé sur le premier orteil du pied controlatéral selon des conditions techniques proches de celles décrites par Morrison. Le prélèvement n’intéressait que le fourreau cutané plantaire et dorsal de la première phalange. Le complexe pulpo-unguéal de l'orteil était laissé en place. La couverture du site donneur était confiée pour la face plantaire du premier orteil à un lambeau cross-toe prélevé sur le 2e orteil. La couverture de la face dorsale des 1er et 2e orteils était assurée par une greffe de peau mince prélevée sur la jambe.

Il s'agissait de deux patients de sexe masculin, avec une moyenne d'âge de 29 ans. Le membre dominant était dans les deux cas le membre traumatisé. Dans l'ensemble des cas, les structures nobles (os, tendons, pédicules) étaient exposées. La perte de substance était complètement circonférentielle dans un cas, et dans l'autre elle ménageait un étroit pont cutané de 6mm de large en latéro-ulnaire.La cicatrisation des lambeaux était obtenue en deux semaines. La cicatrisation du site receveur était observée en 6 à 7 semaines.

Aucune complication n'était observée. Les deux patients ont pu reprendre leurs activités professionnelles et sportives.

Cette option permet de reconstruire les PdS complexes des doigts en respectant les caractéristiques et l’orientation des téguments digitaux, toute en autorisant une mobilisation précoce. En cas PdS des nerfs et artères, celle-ci peuvent être reconstruite dans le même temps. Les limites de cette technique sont les risques d’échecs microchirurgicaux, ainsi qu’une durée opératoire plus longue. L’autre critique pouvant être avancée est le prélèvement sur le pied.

Les solutions locales ne trouvent pour nous aucune place dans cette situation. Ici, les solutions homodigitales n’autorisent pas une couverture complète. Les lambeaux cross-finger, ne respectent pas l’organisation des téguments, et favorisent l’enraidissement du doigt traumatisé ainsi que des doigts adjacents. De plus, elles ne peuvent être proposées qu’aux doigts longs non bordants.

Ce prélèvement sur mesure de la partie proximale du premier orteil est parfaitement adapté aux PdS circulaires des doigts.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Germain POMARES (Chirurgien) (Luxembourg, Luxembourg)
00:00 - 00:00 #28033 - P02 Migration des implants hormonaux positionnés à la face interne du bras : Etude rétrospective à propos de 30 cas.
Migration des implants hormonaux positionnés à la face interne du bras : Etude rétrospective à propos de 30 cas.

Edgard TORRES CORTES, Bouali AMARA*, Manuel VALVERDE, Frédéric DUSSERRE, Gero MEYER, Suhayla BARTHES, Jean-Luc ROUX

Institut Montpelliérain de la Main et du Membre Supérieur, Montpellier, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : b.amara@wanadoo.fr (Bouali AMARA)

Notre étude porte sur 30 cas de migration d’implant hormonal à la face interne du bras qui ont nécessité après migration une ablation chirurgicale au bloc opératoire  entre septembre 2017 et juin 2019.

Nous évaluons l’importance de leur migration vers les structures nobles neuro-vasculaires et les modalités de leur ablation sous contrôle échographique. Nous proposons une autre localisation pour leur implantation.

Depuis leur apparition en 1998, l’implant hormonal contraceptif est un mode de contraception qui s’est popularisé grâce à sa simplicité, son efficacité, sa rapidité de mise en place et le confort qu’il procure par rapport à d’autres méthodes contraceptives.

En France, 200 000 implants hormonaux sont mis en place chaque année, essentiellement au niveau de la face interne du bras, acte réalisé par les gynécologues obstétriciens, médecins généralistes et les sages femmes.

Notre étude porte sur une évaluation rétrospective de 30 cas d'implants hormonaux ayant nécessité une ablation chirurgicale et chez qui nous avons réalisé un contrôle échographique préopératoire afin de parfaitement localiser leur position  le jour de l'intervention.

L'échographie a permis dans 100% des cas de localiser la nouvelle position de l'implant hormonal. 

Nous avons évalué  la corrélation entre la position échographique et la position réelle mise en évidence  pendant l'intervention.

La position après migration  de ces différents implants a été évaluée : 40% sous cutané, 30% sous aponévrotique, 30% intra-musculaire par rapport à leur position initiale.

Nous avons également réalisé  une évaluation du surcoût économique de son ablation.

L’incidence nationale de ces complications des migrations des implants hormonaux de la face interne du bras pourrait être élevée  si l’on prend en compte qu’actuellement 5% des femmes françaises sont porteuses d’implants hormonaux et que à chaque année 200 000 nouvelles femmes ont recours  à ce mode de contraception au niveau national.

Leur ablation peut poser des problèmes complexes de localisation qui doivent être anticipés par une échographie obligatoire le jour même de leur programmation. 

L'échographie reste très performante dans le repérage  proximo-distal et  latéro-médial de l'implant mais insuffisamment contributive  dans le repérage en profondeur de l'implant d'où la nécessité d'une ablation au bloc opératoire sous anesthésie loco-régionale et sous garrot pneumatique.

Nous proposons donc une autre localisation de son implantation pour diminuer et  faciliter leur ablation en cas de migration mais également  limiter ainsi les complications iatrogènes de ce type de contraception.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Edgard TORRES CORTES (Saint-Didier)
00:00 - 00:00 #28034 - P03 La chirurgie de désarthrodèse-prothèse pour le poignet et la main.
La chirurgie de désarthrodèse-prothèse pour le poignet et la main.

Maximilien ARNAL*, Florent WEPPE

Centre de la main Sauvegarde, Lyon, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : maximilien.arnal@yahoo.fr (Maximilien ARNAL)

La chirurgie de désarthrodèse-prothèse est une technique opératoire reconnue dans le cadre des interventions orthopédiques du membre inférieur. En revanche, la littérature est pauvre dans le domaine de la chirurgie du membre supérieur.

Nous présentons 3 cas de désarthrodeses-prothèses pour la chirurgie du poignet et de la main

3 désarthrodeses-prothèses (1 arthrodèse radioscapholunaire, 1 arthrodèse totale de poignet, 1 arthrodèse interphalangienne proximale) ont été réalisées chez 3 patients plus de un an après la fusion de l'arthrodèse. L'arthrodèse totale a été remplacée par une prothèse totale bipolaire de poignet (Freedom Wrist Integra®), l'arthrodese radio-scapho-lunaire remplacée par un implant d'interposition en pyrocarbone (Amandys Tornier SAS-Bioprofile®) et l'arthtrodese interphalangienne proximale remplacée par une prothèse totale bipolaire (Tactys Stryker®)

Les reculs au dernier suivi sont respectivement de 6 ans, 1 an et 3 ans. L’ensemble des scores fonctionnels (Quick DASH) et des mobilités ont été améliorés. Aucune instabilité n’a été retrouvé. L'ensemble des patients décrit le résultat comme satisfaisant ou très satisfaisant.

La désarthrodese-prothèse est une possibilité thérapeutique techniquement réalisable et une alternative à envisager potentiellement en cas de résultat d'arthrodèse au membre supérieur non satisfaisant. L'expérience et le recul méritent cependant à être augmentés afin de préciser les indications et sa place dans la stratégie thérapeutique.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Maximilien ARNAL (chirurgien) (Lyon)
00:00 - 00:00 #28035 - P04 Ostéotomie correctrice d’un cal vicieux intra-articulaire de l’extrémité inférieure du radius chez une patiente de 16 ans : planification 3D assistée par ordinateur et contrôle arthroscopique.
Ostéotomie correctrice d’un cal vicieux intra-articulaire de l’extrémité inférieure du radius chez une patiente de 16 ans : planification 3D assistée par ordinateur et contrôle arthroscopique.

Clara SOS* (1), Ludovic ARDOUIN (2), Flore-Anne LECOQ (2),  Yves BOUJU (2), Philippe BELLEMERE (2), Marc LEROY (2)

1. Service de chirurgie orthopédique et traumatologique, unité de chirurgie de la main et des nerfs périphériques, Centre Hospitalier Régional Universitaire, Tours, FRANCE

2. Service de chirurgie réparatrice du membre supérieur - Institut de la main - Nantes Atlantiques

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : clara.sosp@gmail.com (Clara SOS)

L’apparition d’un cal vicieux intra-articulaire fait partie des complications pouvant survenir dans les suites d’une fracture de l’extrémité inférieure du radius. Ce cal vicieux peut avoir un retentissement fonctionnel et douloureux important ainsi qu’un risque arthrogène, d’autant plus lorsqu’il est intra-articulaire. La modélisation 3D d’un guide de coupe sur-mesure semble alors être un avantage nécessaire afin d’obtenir une correction anatomique. L’arthroscopie permet d’apporter un contrôle per-opératoire de la réduction.

Nous rapportons ici le cas d’une patiente de 16 ans présentant un cal vicieux intra articulaire symptomatique de l’extrémité inférieure du radius. Une ostéotomie intra articulaire a été réalisée, utilisant un guide de coupe sur mesure modélisé à partir d’un scanner pré-opératoire. Une vérification de la correction anatomique a été faite sous contrôle arthroscopique en per-opératoire. Les paramètres cliniques évaluées étaient la douleur, les mobilités du poignet, la force de préhension et le retentissement fonctionnel (à l’aide des scores Quick DASH et PRWE). Une analyse des radiographies et des scanners complétait notre évaluation.

La patiente a été revue au recul de 6 mois après l’ostéotomie. On retrouvait une disparition complète des douleurs, des mobilités équivalentes au côté controlatéral, une amélioration de la force de préhension et une augmentation des scores fonctionnels. La consolidation était acquise.

L’ostéotomie correctrice intra articulaire, utilisant une planification 3D assistée par ordinateur est intéressante pour le traitement des cals vicieux intra articulaire symptomatiques. La précision du guide de coupe assure une correction anatomique qui est indispensable pour le résultat fonctionnel à distance, et d’autant plus chez les patients jeunes. L’arthroscopie est un appui supplémentaire permettant d’optimiser et contrôler la réduction.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Clara SOS (Interne) (Tours)
00:00 - 00:00 #28036 - P05 Lésion périlunaire chronique sans luxation et avulsion des ligaments Ulno-triquetraux. Une association rare.
Lésion périlunaire chronique sans luxation et avulsion des ligaments Ulno-triquetraux. Une association rare.

Coline GREGOIRE (1), Marion BURNIER (2), Guillaume HERZBERG* (3)

1. Hôpital Herriot, Lyon, FRANCE

2. Hôpital Médipôle, Lyon, FRANCE

3. Clinique Parc - Clinique Val d'Ouest, Lyon, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : prgherzberg@gmail.com (Guillaume HERZBERG)

Les lésions périlunaires chroniques sans luxation ont été décrites récemment. L’avulsion des ligaments ulno-carpiens est une lésion très rare du complexe TFCC. A notre connaissance la combinaison de ces 2 lésions n’a pas été rapportée.

Nous rapportons le cas d’un patient d’âge mur ayant subi un traumatisme violent par traction du poignet. Il a gardé des douleurs très importantes pendant près d’une année, sans diagnostic précis. Pourtant l’analyse des radiographies montrait une bascule en flexion très marquée du carpe ainsi qu’une sub-luxation antérieure du capitatum par rapport au lunatum. 

Une arthroscopie diagnostique première a permis d’objectiver la combinaison lésionnelle. 

Compte tenu des souhaits du patient et de l’étendue des dégâts ligamentaires, un traitement par résection de première rangée du carpe par technique mini-invasive a été choisi.

Au recul de 2 ans, la valeur subjective du poignet était de 80 %. Le score du poignet incluant la force de pronosupination était de 84 (bon). La flexion – extension du poignet était de 65 et 30°. La pronosupination était de 60 et 80°. La force de pronosupination était de 92 %. La force de serrage était de 94 %. Les radiographies ne montraient aucune translation ulnaire de la 2ème rangée du carpe sous le radius.

Les combinaisons lésionnelles par traumatisme du carpe sont infinies mais il est très rare d’observer l’association d’une lésion grave péri-lunaire sans luxation (PLIND) et d’une lésion sévère de la partie antérieure périphérique du TFCC. Nous rapportons le premier cas de cette association. L’arthroscopie diagnostique a eu un rôle essentiel pour choisir un traitement simple et efficace.

Les auteurs rapportent une observation de PLIND chronique associée à une avulsion des ligaments ulno-carpiens. Une telle association n’a pas été rapportée dans la littérature à notre connaissance.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Coline GREGOIRE (interne orthopédie) (Lyon)
00:00 - 00:00 #28038 - P07 Variations anatomiques du plexus brachial (à propos de 10 dissections).
Variations anatomiques du plexus brachial (à propos de 10 dissections).

Mouhamadou El Khalifa FALL* (1), Valentin ANDJEFFA (1), Badara DEMBELE (1), Rokhaya DIA (1), Alioune Badara GUEYE (2), Lamine SARR (1), N'dèye Fatou COULIBALY (1)

1. Hôpital Le Dantec, Dakar, SÉNÉGAL

2. Centre hospitalier de l'ordre de Malte, Dakar, SÉNÉGAL

 

Auteur correspondant.

Adresse e-mail : khalimelfall@yahoo.fr (Mouhamadou El Khalifa FALL)

 

Le Plexus brachial est la partie du système nerveux périphérique qui assure l’innervation sensitivomotrice du membre supérieur par ses branches terminales et de la ceinture scapulaire par ses branches collatérales purement motrices. C’est la partie du système nerveux périphérique qui présente le plus de variations. 

L’objectif de ce travail était de disséquer le plexus brachial sur des sujets cadavériques à la recherche de variations anatomiques.

: Il s’agissait de 05 cadavres frais, adultes, de sexe masculin, chez qui une dissection bilatérale du plexus brachial a été effectuée.

 Critères étudiés : l’angle d’émergence des racines, leur longueur, celle des troncs primaires et des faisceaux ainsi que l’identification des branches terminales en recherchant les variations anatomiques.

Sur 10 cas, nous avons noté 03 variations anatomiques observées sur 02 plexus chez un même individu. A gauche, une absence d’anastomose entre les racines C8 et T1 aboutissant à la formation de 04 troncs primaires, une division des branches terminales en distalité dans le creux axillaire et la troisième retrouvée à droite était l’absence d’individualisation de nerf musculocutané avec formation d’un tronc commun médian-musculocutané jusqu’au bras.

Selon les paramètres étudiés nous avons noté une asymétrie chez tous les sujets.

Hormis l’asymétrie   rapportée par plusieurs auteurs, nous avons retrouvé 03 variations anatomiques malgré notre échantillon très réduit. Parmi elles, celle en rapport avec la non fusion des racines C8 et T1 n’a pas encore été rapportée dans la littérature.  Ce qui montre que le plexus brachial est une zone anatomique ou les variations sont fréquentes.

Les auteurs décrivent un grand nombre de variations notamment le plexus post ou préfixé, des variations de la participation de la branche de division antérieure du tronc primaire moyen lors de la formation des faisceaux antérieurs, des anastomoses intercostobrachiales. Dans l’avenir, une étude plus large pourrait permettre de déceler ces formes de variations.

: Ces particularités anatomiques doivent être évoquées dans le cadre d’incohérences topographiques lésionnelles d’atteintes plexiques. Leur connaissance est utile dans le cadre des anesthésies sélectives tronculaires et permet aussi d’anticiper la surprise de certaines découvertes peropératoires.

 

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

 


Mouhamadou El Khalifa FALL (Dakar, Sénégal)
00:00 - 00:00 #28039 - P08 Suture directe des pertes de substance du nerf sciatique en grande flexion du genou : observations cliniques et proposition d’une nouvelle stratégie de traitement.
Suture directe des pertes de substance du nerf sciatique en grande flexion du genou : observations cliniques et proposition d’une nouvelle stratégie de traitement.

Laurent MATHIEU* (1), Georges PFISTER (1), Sarah AMAR (1), James MURISON (1), Christophe OBERLIN (2), Zoubir BELKHEYAR (2)

1. Hôpital d'Instruction des Armées Percy, Clamart, FRANCE

2. Hôpital Privé du Mont-Louis, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : laurent_tom2@yahoo.fr (Laurent MATHIEU)

Le chirurgien de la main des nerfs périphériques est parfois confronté à des pertes de substance du nerf sciatique dont le pronostic est réputé mauvais du fait des grandes dimensions de ce nerf. La littérature montre en effet que les autogreffes nerveuses donnent des résultats médiocres, et que les allogreffes ne fonctionnent pas.

Nous utilisons la technique de suture directe du nerf sciatique en grande flexion du genou décrite par Bourrel en 1965. A la lumière de notre expérience et d’une étude expérimentale nous avons précisé et étendu les conditions d’application de cette technique. Trois observations typiques sont présentées avec un recul clinique de 2 ans. Il s’agissait dans tous les cas de pertes de substance d’origine balistique.

Cas 1= Défect complet de 6 cm à la fesse avec récupération d’un triceps sural à M3+ et d’une sensibilité plantaire de protection. Cas 2 = Défect de 4 cm sur le contingent fibulaire à la cuisse avec récupération d’un tibial antérieur à M+3, d’extenseurs des orteils et de fibulaires à M+2. Cas 3 = Défect asymétrique au creux poplité (4 cm sur le nerf tibial et 9 cm sur le nerf fibulaire commun) avec récupération d’un triceps sural à M4, de fléchisseurs des orteils à M2 et de muscles fibulaires à M3 avec une sensibilité plantaire de protection.

Nous proposons un algorithme de traitement original : 1) suture directe conventionnelle pour les défects < 2 cm ; 2) suture directe genou fléchi à 90° pour les défects compris entre 2 et 8 cm. Pour les exceptionnels défects > 8 cm, il y a trois possibilités selon l’étendue et la localisation du défect : 1) autogreffe courte genou fléchi à 90° ; 2) autogreffe longue vascularisée aux dépends du contingent tibial ; 3) transfert tendineux pour les défects isolés du contingent fibulaire.

La suture directe genou fléchi à 90° permet une réparation efficace des défects du nerf sciatique allant jusqu’à 8 cm.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Laurent MATHIEU (Pr) (Clamart)
00:00 - 00:00 #28040 - P09 Lambeau fascio-cutané rétro-auriculaire basé sur l’artère temporale superficielle (TAPAS): première application en chirurgie de la main.
Lambeau fascio-cutané rétro-auriculaire basé sur l’artère temporale superficielle (TAPAS): première application en chirurgie de la main.

Alessio STIVALA*, David GUILLIER, Alain TCHURUKDICHIAN

Chirurgie Plastique et de la main, CHU, Dijon, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : drstivala@gmail.com (Alessio STIVALA)

La couverture des pertes de substances de la face dorsale pouce est un problème fréquent. Les solutions loco-régionales et à distance sont nombreuses. Nous rapportons la première application du lambeau TAPAS (Temporal Artery Posterior Auricular Skin) en chirurgie de la main.

Matériel d'étude:

Nous relatons le cas d’une perte de substance post-infectieuse et étendue exposant le tendon du muscle long extenseur du pouce sur la totalité du premier rayon chez un patient de 57 ans, diabétique et travailleur de force.

Après un premier temps de mise à plat et de contrôle de l’infection locale, le défect de 58 mm x 22 mm et exposant les structures nobles ne pouvait pas être couvert par une solution loco-régionale. Une indication de couverture par lambeau libre était décidée. Le lambeau fascio-cutané TAPAS de 64 mm x 30 mm tributaire de l’angiosome de l’artère supra auriculaire issue de l’artère temporale superficielle a été prélevé puis anastomosé en termino-latérale sur l’artère radiale et la première branche dorsale de la veine céphalique. Les mesures d’angles de mobilité du rayon (AROM et PROM), un score de Kapandji, un Scar-Q et un Quick-DASH ont été réalisés de manière bilatérale et comparative en préopératoire et post opératoire à 6 mois et 1 an.

La cicatrisation était obtenue en 15 jours. Le patient repris son travail à trois mois post-opératoire. Sur le plan fonctionnel, la flexion maximale de l’articulation interphalangienne était respectivement de 70° et 75° en actif et en passif (contre 78° en actif et 83° en passif à gauche). Le score de Kapandji était à 8 avec un Quick DASH de 6,8. Le résultat plastique était jugé satisfaisant par le patient (Scar-Q moyen de 87).

Le lambeau TAPAS n’a été rapporté jusqu’ alors qu’en chirurgie maxillo-faciale. Cependant, la faible morbidité du site donneur et les caractéristiques intrinsèques de ce lambeau (finesse, palette cutanée disponible, facilité de prélèvement, longueur de pédicule et calibre des vaisseaux) correspondent aux critères de reconstruction en chirurgie de la main.

Le Lambeau TAPAS est une nouvelle option thérapeutique à considérer dans les pertes de substance de la main.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Alessio STIVALA (Praticien Hospitalier) (Mâcon)
00:00 - 00:00 #28041 - P10 Rupture spontanée des deux tendons extenseurs de l'index suite à une ostéophytose d'un SNAC wrist.
Rupture spontanée des deux tendons extenseurs de l'index suite à une ostéophytose d'un SNAC wrist.

Tim PHILIPS (1), Kjell VAN ROYEN (2), Bert VANMIERLO (3), Koen MERMUYS (4), Jean GOUBAU* (5) 

1. Universitair Ziekenhuis Gent, Gent, BELGIQUE

2. Damiaan Ziekenhuis, Oostende, BELGIQUE

3. Delta Ziekenhuis, Roeselare, BELGIQUE

4. AZ Sint Jan AV, Brugge, BELGIQUE

5. Maria Middelares Ziekenhuis, Gent, BELGIQUE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : jean@goubau.eu (Jean GOUBAU)

We present two recent cases of spontaneous tendon rupture of the extensor digitorum communis of the index finger and the extensor indicis of the dominant right hand caused by an osteophyte of the carpus. Both patients had a chronic history of a Scaphoid non-union adavance collaps (SNAC) of the wrist

These two cases were treated surgically with a 3-corner arthrodesis, and an interposition of a fragment of one of both ruptured tendons together with a tendon transfer of a surnummerary extensor digitorum communis of the third finger. The interposed tendon fragment was sutured with a pulvertaft proximally and end-to-end distally. The surnumerary tendon was added supplementary to this construction.

To our knowledge, this type of complication has never been reported in literature. The patient with the longest follow up was delayed regarding surgery, until he quit heavy smoking (1 month). During the minumum follow-up of 6 months and maximum of 14 months, they both showed a remarkable preservation of wrist range of motion and strength: flexion/extension of the affected wrist was 45°/30° in comparison with 60°/70° of the unaffected wrist preoperatively in patient one. Postoperatively, this was 40°/34° of the affected wrist and 76°/74° of the unaffected wrist. Patient two, with a follow-up of 6 months, had similar values for the range of motion of the affected wrist in comparison to unaffected hand, but experiences more stiffness of the wirst during flexion. A persistant drop of 32° of the MP of the index finger is not hindering him functionally in ADL according to the QuickDASH results.

In summary, we can conclude that these cases illustrate that in this type of pathology, were conservative treatment is always preferred, care should be taken not to overlook a pathological subluxation of the distal carpal row, since secondary osteophytes might cause te above described pathologic tendon rupture.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Recherches cliniques/travaux scientifiques : non
Consultant, expert : non
Cours, formations : non
Documents publicitaires : non
Invitations à des congrès nationaux ou internationaux : non
Actionnariat : non
Détention d’un brevet ou inventeur d’un produit : Stryker


Tim PHILIPS (Resident) (Ghent, Belgique)
00:00 - 00:00 #28043 - P12 Reconstruction de l’ulna sur maladie exostosante par hémi-fibula non vascularisée.
Reconstruction de l’ulna sur maladie exostosante par hémi-fibula non vascularisée.

Mustapha YAKOUBI*

Service de chirurgie orthopédique, Hôpital de Ben Aknoun, Alger, ALGÉRIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : yakoubimustapha@yahoo.fr (Mustapha YAKOUBI)

Nous rapportons un cas de fracture de l’ulna chez une patiente de 14 ans porteuse d’une maladie exostosante. Une reconstruction par hémi-fibula a été préconisée aboutissant à la consolidation au 4e mois post-opératoire et à une récupération fonctionnelle satisfaisante.

Patiente de 14 ans, atteinte de maladie exostosante, a consulté pour un ancien traumatisme de l’avant-bras gauche. A 12 ans, elle a bénéficié d’une intervention pour allongement progressif de l’ulna à l'aide d’un fixateur externe. Suite à une chute il y’a une année, elle fait un traumatisme ayant engendré une fracture isolée de l’ulna peu déplacée sur un os grêle et incurvé. Elle fut traitée initialement par une simple attelle, 6 mois après, la fracture n’a toujours pas consolidé. Puis un fixateur externe a été mis pour 6 mois sans résultats. La radiographie a montré un avant-bras déformé avec une ulna raccourcie, incurvée et grêle à sa partie centrale et en son sein il existe une fracture non consolidée. Devant cet aspect de la diaphyse ulnaire, nous avons réalisé une reconstruction par hémi-fibula, le prélèvement a été réalisé en intrapériosté et la synthèse a fait appel à une fixation du greffon par deux vis de part et d’autre.

La consolidation des deux foyers a été obtenue au 4e mois post-opératoire avec une bonne incorporation du greffon avec une récupération d’une bonne fonction avec une nette amélioration de la pro-supination 70-0-90.

La patiente utilise aisément sa main dans ses activités scolaires et dans les différentes taches quotidiennes.

Cette affection héréditaire est rare, secondaire à trois mutations chromosomiques dont la transmission est autosomique dominante. Le risque de dégénérescence maligne chez l'adulte, est exceptionnelle.Chez notre patiente, une intervention chirurgicale a été réalisée à l’âge de 12 ans pour allonger l’ulna. En effet, un cal a été formé, mais hélas très fin ce qui a été à l’origine de la fracture. Les méthodes conventionnelles de greffes osseuses (crête iliaque) n’ont aucune place dans la restitution de la longueur et la forme diaphysaire de l’os et peuvent même compromettre d’avantage sa solidité. La diaphyse fibulaire trouve une place justifiée dans la reconstruction des pertes de substance osseuses des deux os de l’avant-bras notamment de l’ulna.

La maladie exostosante est à l’origine des déformations osseuses qui peuvent être sujettes au traumatisme. La survenue d’une fracture sur un os déformé et fragile complique le traitement. La reconstruction par hémi-fibula trouve sa place dans l’arsenal thérapeutique.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Mustapha YAKOUBI (Chirurgien orthopédiste) (Alger, Algérie)
00:00 - 00:00 #28044 - P13 Tumeurs à cellules géantes agressives du radius distal: résection - reconstruction par une longue greffe fibulaire avasculaire (à propos de 3 cas).
Tumeurs à cellules géantes agressives du radius distal: résection - reconstruction par une longue greffe fibulaire avasculaire (à propos de 3 cas).

Kamel ACHOUR*, Abdelhalim OULD ROUIS, Mourad HAMIDANI 

CHU Frantz Fanon, Blida, ALGÉRIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : kameldok@yahoo.fr (Kamel ACHOUR)

Giant cell tumors (GCT) are locally aggressive tumors with a preference for epiphyses and metaphysis of long bones. They represent 5%–10% of all primary bone tumors. The distal radius is the third location after the distal femur and proximal tibia. Their treatment remains controversial because of the high rate of recurrence.

We report three cases of GCT of the distal radius, treated between 2013 and 2018, in three women aged 21, 24 and 36 years. Radiography and MRI showed a large osteolytic tumor of the distal radius involving the soft tissues. Biopsy of the lesions showed that is an aggressive giant cell tumor. The indication of a resection-reconstruction with arthrodesis of the wrist in two times was decided, this decision was based on the extent of the tumor and the invasion of the soft tissues, which made any attempt at conservative treatment illusory. Surgery was performed via a dorsal approach with en-bloc resection removing the distal radius; the void left by the resection was filled by a cement spacer. The reconstruction was performed after six months of hindsight with a long avascular fibular graft.

The mean follow-up was 03 years (24- 60 months), No patients had pseudarthrosis, bone lysis or tumor recurrence. All three patients are functionally satisfied and resumed their daily and professional activities.

Oncological resection of the diseased bone segment of the distal radius, with reconstruction by avascular fibular graft allows reducing the rate of recurrence and salvaging the wrist with this pathology.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Kamel ACHOUR (Alger, Algérie)
00:00 - 00:00 #28045 - P14 Dactylite Sarcoidosique: à propos d'un cas.
Dactylite Sarcoidosique: à propos d'un cas.

Ibrahim DELLOUL*, Nadir MAHDI, Kahina DJAOUT, Ahmed Chahine TOUALBI, Zoubir KARA

Orthopédie, CHU, Bejaia, ALGÉRIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : ibr.delloul@gmail.com (Ibrahim DELLOUL)

Synonyme de Maladie de Besnier-Boeck-Schaumann, la sarcoïdose est une granulomatose systémique.

Affection ubiquitaire avec une incidence moyenne de 16/100 000.

70% des cas diagnostiqués chez des patients âgés de 20 à 40 ans.

Il s’agit d’une patient âgée de 35, sans antécédent pathologique, suite à une intervention chirurgicale sur une lésion lytique de l’os du nez une lésion granulomatose a été découverte, puis il y a apparition d’une masse sur le troisième doigt gauche, ou elle été adressé par nos confrères pneumologue car ils suspectent une sarcoïdose.

L’examen clinique objective une masse douloureuse en regard du deuxième phalange, sans signes inflammatoires, ni fistule, avec conservation de la mobilité articulaire des inter phalangiennes.

La radiographie de la main: montre une image lytique de la du deuxième phalange, avec respect de l’articulation. TDM thoracique: multiples adénopathies mediastinale.

Echographie abdomino- pelvienne sans anomalie. 

Bilan biologique pas de syndrome inflammatoire.

Fibroscopie bronchique aspect inflammatoire de la muqueuse bronchique

Biopsies étagées de la muqueuse bronchique : inflammation non spécifique.

Recherche de BK +culture sur le liquide d’aspiration bronchique négative.

EFR indices spirometrique normaux.

L’exploration cardiovasculaire normale.

Ophtalmo normal.

La malade était opéré en avril 2015,par un abord latéral sur la deuxième phalange ou on a trouvé une image lytique contenant d’une matière blanchâtre et nacré. 

Apres cette biopsie-exérese, on a réalisé un comblement par un greffon prélevé de la crête cubitale homolatérale et embrochage double. 

La pièce était envoyé pour études histologique.

Les suites opératoires sans particularité.

Les résultats histologiques sont revenus en faveur d’une sarcoidose,avec un granulome épithélio-giganto-cellulaire et absence de nécrose caséeuse.

Les broches ont été enlevé après trois semaines.

La malade été mise sous simple surveillance par les pneumologues.

La malade est revu au dernier recul après  trois ans, et on note pas de récidive avec conservation de la mobilité articulaire.

La radiographie de la main montre une image lytique limitée en rapport probable avec lyse partielle du greffon, sans retentissement articulaire.

Atteinte rare, la sarcoïdose osseuse illustre la systématisation de cette granulomatose.

Elle ne doit pas être négligée en raison d’éventuelles conséquences fonctionnelles étant donné qu’elle touche plus fréquemment les mains et les pieds.

Il faut savoir l’ évoquer devant des lésions digitales. Compte tenu de sa fréquence, on ne la recherche pas  systématiquement mais seulement sur des indications cliniques.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Ibrahim DELLOUL (ASSISTANT) (Béjaïa, Algérie)
00:00 - 00:00 #28046 - P15 Histoire d’un gigantisme de la main. Clinique, prise en charge et résultats.
Histoire d’un gigantisme de la main. Clinique, prise en charge et résultats.

Hayat CHERIFI*,  Amin HENINE

CHU Douéra / Université Saad Dahlab, Alger, ALGÉRIE

& Faculté de Médecine de Blida, ALGÉRIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : hayat_c@hotmail.com (Hayat CHERIFI)

Le gigantisme et la macrodactylie sont des anomalies congénitales, non héréditaires,  rares (moins de 1%)  et dont l’étiologie reste inconnue. Elles sont caractérisées par l’augmentation de volume de tous les éléments d’un ou de plusieurs doigts par une infiltration fibrograisseuse. Cette malformation est à l’origine d’un handicap fonctionnel et d’un préjudice esthétique.

Nous rapportons le cas d’une jeune femme B A, reçue en 2014, âgée de 28ans pour un gigantisme de la main droite. Dans les antécédents, une seule intervention à l’âge de 01 an ; subissant l’amputation du 2éme et 3éme rayon à la base des doigts. La patiente n’avait aucune utilisation de sa main qu’elle devait en plus cacher du fait de son aspect « monstrueux ». Une première intervention est effectuée, complétant l’amputation osseuse du 2ème rayon, un « dégraissage » de la face dorsale et une plastie cutanée. Reprise deux ans plus tard par une excision du tissus graisseux en palmaire  et complétée par une décompression du nerf médian au niveau du canal carpien. Le « dégraissage » est un geste d’excision de tout le tissu graisseux pathologique qui envahit toute la main, mis en évidence en préopératoire par une bonne exploration IRM. Nous devions faire face à deux difficultés techniques; l’absence de plan de clivage ou de discernement entre le tissu graisseux sain et le tissu pathologique en excès et l’obligation de préserver un bon socle sous cutané pour éviter de provoquer une nécrose cutanée par une excision excessive.

Les suites opératoires sont simples, nous n’avons eu à déplorer ni nécrose cutanée ni infection. Il a été préconisé en post-opératoire, le port d’un gant élastique de contention. Revue en 2019 la jeune femme est épanouie, sa main droite qui était complètement exclue est réintégrée progressivement dans les gestes usuels du quotidien.

Le gigantisme et la macrodactylie sont des anomalies congénitales rares dont l’origine est pour certains auteurs une origine incomplète de neurofibromatose. Deux formes d’évolutions sont connues : statique et progressive avec un arrêt de l’hyper croissance à la fin de la croissance.

L’infiltration fibro-graisseuse qui est à l’origine de cette malformation est d’indication chirurgicale précoce et de gestes répétitifs, seuls garants d’un bon résultat fonctionnel et esthétique.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Hayat CHERIFI BENCHENOUF (Chirurgien orthopédique et chirurgien de la main) (Alger, Algérie)
00:00 - 00:00 #28047 - P16 Etude prospective comparative sur la prise en charge de la maladie récurrente de Dupuytren : à propos de 20 cas.
Etude prospective comparative sur la prise en charge de la maladie récurrente de Dupuytren : à propos de 20 cas.

Ahmed Chahine Toualbi*, Leila Azouaou, Nadir Mahdi, Sif Eddine Khelifi, Nassima Meziani
Orthopédie, CHU, Bejaia, ALGÉRIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : a.chahinetoualbi@gmail.com (Ahmed Chahine TOUALBI)

La MDD est une fibrose rétractile évolutive intéressant  au stade de début  l’aponévrose palmaire puis les tendons, le plus souvent bilatérale, d’étiologie inconnue. Son principal traitement est l’aponévrectomie. La récidive survenant dans les mois qui suivent est considérée comme étant la complication de l’intervention.

Il s’agit d’une comparaison entre deux cohortes de 10 patients dont l’âge moyen est de 55 ans et atteints au niveau des deux mains qui ont tous bénéficié d’une aponévrectomie. Les 10 premiers patients ont été opérés d’un seul coté sans bénéficier d’injections de collagénase pendant les 8 semaines après l’intervention et dont 05 ont récidivé après 12 mois. Pour la deuxième série, deux injections de collagénase ont été effectuées à 4 semaines d’intervalles après l’aponévrectomie sans noter de récidives sur la même période.

Tous les patients présentaient un stade 3 de la maladie avec des brides palmaires et digitales au niveau du  4e et 5e rayon digital des deux mains. Flexion de la MP à 135°. Les 20 patients ont bénéficie d’une résection du tissu fibroblastique et excision des brides digitales lors de l’aponévrectomie.  10 patients  n’ont pas bénéficié d’injection de collagénase  dont 05 ont récidivé dans les 12 mois de l’intervention. Les 10 autres patients ont bénéficié de deux injections après 3 et 4 mois de l’intervention au niveau des zones non opérées et n’ont pas présenté de récidives. Tous les patients étaient sous attelle pendant 4 semaines.

Le risque de récidive pour les patients bénéficiant des deux traitements a été évalué sur une période de 12 mois. 25 pour cent d’entre eux n’ont pas bénéficié de collagénase comme traitement secondaire à la chirurgie ont récidivé.  Cette récidive est probablement l’extension d’un nouveau tissu dans les zones non opérées en rapport avec l’intervention source de traumatisme.

La récidive de la MDD après une prise en charge chirurgicale n’était que rarement mentionnée dans les années 1980. Le traitement chirurgical était considéré comme étant le seul traitement. Depuis les années 2012  les injections de collagénase (CCH) ont été introduites efficacement. Il peut être envisagé  en postopératoire pour prévenir toute évolution ultérieure de la maladie. 

Références

JP. Moermans, MD, PhD. Nouveauté dans le trt de la MDD. Chirec PRO ; 2015.

J.Hueston. Trt des récidives de la MDD. Chir. De la main, ScienceDirect,Vol 20, p.199-205 ; 2001.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Nassima MEZIANI (Chirurgien de la main) (Alger, Algérie)
00:00 - 00:00 #28048 - P17 Ténosynovite tuberculeuse de l'epaule, à propos d'un cas.
Ténosynovite tuberculeuse de l'epaule, à propos d'un cas.

Mounira BOUKREDERA*, Assya BENHABILES

Faculté de médecine, Constantine, ALGÉRIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : mboukredera@hotmail.fr (Mounira BOUKREDERA)

La ténosynovite tuberculeuse est une atteinte classique et décrite depuis 1777. Elle demeure une pathologie rare ayant pris de l'intérêt ces dernières années. Le diagnostic est souvent retardé. Elle atteint le plus souvent les tendons  fléchisseurs et extenseurs de la main et du poignet. La localisation au niveau des tendons de l’épaule est plutôt rare. Son diagnostic est clinique et histologique. Son traitement est médicochirurgical

Sexagénaire, maquignon depuis son jeune âge, consulte en novembre 2016 pour une tuméfaction de la face antérieure du l'épaule droite comblant le sillon delto-pectoral. Elle est de consistance molle, crépitante, mobile à la pression s’étendant jusqu'au sillon deltoïdien. Non douloureuse . Des paresthésies dans le territoire du nerf circonflexe sont rapportées. L' IDR est négative , l'IRM révèle des signe de ténosynovite hyperhémique prenant le contrastes. L'exploration chirurgicale par une large voie delto-pectoral a mis en évidence une gaine épaissie du tenton de la longue portion du biceps avec une synoviale pâteuse et des  formations en grains riziformes. Il a été procédé une synovectomie totale avec réparation tendineuse partielle.

L'étude histologique a identifié des follicules tuberculeux avec nécrose caséeuse. Une chimiothérapie anti bacillaire a été mise en trithérapie : (isoniazide, rifampicine, pyrazinamide) pour une durée de 09 mois étant donné la localisation abarticulaire.  L'évolution était favorable sans récidive sur un recul de 03 ans la sensibilité du moignon de l'épaule est redevenue normale après des séances d'électo-stimulation et de vitaminothérapie

C'est une pathologie qui touche l'adulte jeune de 3O à 50 ans, de sexe masculin particulièrement

exposés au bétail - L'atteinte des fléchisseurs est plus fréquente que celle des extenseurs - Contrairement aux synovites infectieuses, et se voit souvent au niveau de la main et du poignet. Elle se localise rarement au niveau de l'épaule. La symptomatologie est sourde sans aucun signe d'imprégnation bacillaire - Il s'agit souvent d'une tuméfaction de consistance pâteuse. Le Test cutané à la tuberculine (IDR) est souvent négatif.  L'étude bactériologique synoviale est toujours positive. La mise en évidence de l'agent pathogène détermine le diagnostic et la conduite thérapeutique en découle avec une chimiothérapie antituberculeuse pendant 09 mois associée à un synovectomie totale

Le diagnostic d'une atteinte tuberculeuse doit être évoqué chez tout patient présentant une ténosynovite chronique ou récidivante. Le caractère radical du geste chirurgical et l'efficacité du traitement médical restent les seuls garants de guérison et de récupération fonctionnelle

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Mounira BOUKREDERA (Chirurgienne orthopédiste chercheur) (Constantine, Algérie)
00:00 - 00:00 #28050 - P18 Osteotomie d'accourcissement du capitatum dans la maladie de Kienbock. Résultats cliniques et radiologiques à cinq ans de recul moyen. A propos de 10 cas.
Osteotomie d'accourcissement du capitatum dans la maladie de Kienbock. Résultats cliniques et radiologiques à cinq ans de recul moyen. A propos de 10 cas.

Kamel ACHOUR*, Abdelhalim OULD ROUIS, Mourad HAMIDANI 

CHU Frantz Fanon, Blida, ALGÉRIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : kameldok@yahoo.fr (Kamel ACHOUR)

Kienböck’s disease is a form of osteonecrosis affecting the lunate, which progresses through several stages if not treated. Usual surgical procedures unload the lunate. Radial shortening is the common procedure in negative ulnar variance. For wrists with neutral or positive ulnar variance, this procedure could produce a distal radio-ulnar discrepancy and an ulnocarpal impingement. We perform, in these cases; a capitate shortening.Our objective was to assess the long-term clinical and radiological outcome of capitate shortening for patients with neutral or positive ulnar variance at stage II and IIIA of disease.

Between 2012 and 2018, 10 patients (07 male, 03 female) were operated.Their average age was 38 years (28 to 49).Four Lichtman’s stage II and six stage III A with neutral or positive ulnar variance. The surgical procedure consisted in a dorsal approach and a 2 mm shortening osteotomy in the capitate’s waist. Fixation was carried out by two memory staples.

The mean follow-up was 05 years (29-84 months). Clinically all patients had improved wrist pain, wrist range of movement,and grip strength after the surgery. Radiographic disease progression occurred only in 3 wrists (one stage II to stage IIIA and two stage IIIA to IV), at 5 years follow-up without a bad clinical outcome.Lunate revascularization improved in all other cases. Any intracarpal complication or capitate non-union occurred.

The aim of surgical intervention in the early stages of Kienböck's disease is to improve lunate vascularity by unloading the bone.Radial shortening osteotomy has been used in Kienböck's disease with ulnar minus variance, with excellent results.In ulnar positive or neutral variance, the capitate shortening is a simple and not very aggressive intervention.The functional improvement of the wrist is clear, MRI results prove the revascularization of the lunate and do not reveal any induced radio- or mid-carpal deterioration. The capitate shortening seems to decompress satisfactorily the lunar compartment, however the osteotomy should not exceed 2 mm in order to avoid the risk of hamatal chondritis.

The capitate shortening is a simple and low aggressive procedure. Wrist’s functional outcome has good results. We recommend this procedure for symptomatic patients in early Kienböck’s disease with neutral or positive ulnar variance.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Kamel ACHOUR (Alger, Algérie)
00:00 - 00:00 #28051 - P19 L’embrochage percutané d’arthrorise dans les fractures-luxations de l’articulation interphalangienne proximale, type Trojan.
L’embrochage percutané d’arthrorise dans les fractures-luxations de l’articulation interphalangienne proximale, type Trojan.

Youssef GAM* (1), Youssef BEN OMRANE (1), Rawend MERAI (1), Moadh BOUZIDI (1), Med Ali SEBAI (2), Riadh MAALA (1)

1. CHU La Rabta, Tunis, TUNISIE

2. Faculté de médecine, Tunis, TUNISIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : youssefyoga@gmail.com (Youssef GAM)

La fracture-luxation dorsale de l’articulation interphalangienne proximale   associe une fracture marginale antérieure de la base de la deuxième phalange et une luxation dorsale de l’interphalangienne proximale sous l’effet de la traction de la bandelette médiane du système extenseur.

Le but de l’étude était de démontrer l’intérêt du traitement par arthrorise postérieure (interphalangienne proximale stop) par rapport aux autres techniques thérapeutiques. Il s’agit d’une réduction par manœuvre externe et stabilisation par une butée postérieure.

Nous avons réalisé cette technique pour 45 fractures de Trojan. L’âge moyen de nos patients était de 32ans,entre 23 et 48 ans, majoritairement de sexe masculin. Dans la moitié des cas, la fracture intéressait plus de 40 % de la surface articulaire de la deuxième phalange

Au recul moyen de 8 ans et 2 mois, nos résultats jugés sur des critères fonctionnels, cliniques et radiologiques étaient bons dans 80 % des cas. L’articulation interphalangienne proximale était indolore et le secteur de mobilité active moyen était supérieur à 85°

la fracture-luxation dorsale de l’articulation interphalangienne proximale est une lésion instable dont le traitement doit assurer une réduction stable permettant une mobilisation précoce. Différents moyens thérapeutiques ont été décrits. Nous avons opté pour l’embrochage d’arthrorise, technique simple et reproductible avec un résultat encourageant.

Le traitement doit faire le choix entre les différentes méthodes et aura pour objectif d’assurer une réduction stable autorisant la mobilisation précoce ,  l’embrochage d’arthrorise semble une option des plus  interessantes

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Youssef GAM (Interne) (Tunis, Tunisie)
00:00 - 00:00 #28052 - P20 La plaque à double crochets : une astuce utile en traumatologie de la main.
La plaque à double crochets : une astuce utile en traumatologie de la main.

Armelle BRETON (1), Hervé LAMARRE* (1), Antoine DEDERICHS (2), Léo CHICHE (3), Stéphane BARBARY (2)

1. Clinique Ambroise Paré, Thionville, FRANCE

2. Clinique Gentilly, Nancy, FRANCE

3. CHU, Montpellier, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : hervelamarre@me.com (Hervé LAMARRE)

La plaque à crochets est une astuce simple basée sur un matériel déjà présent dans la plupart des blocs : un ancillaire d’ostéosynthèse petites plaques et vis en titane.

Certaines astuces bien qu'utiles restent en deçà des critères d’une publication et sont simplement transmises par compagnonnage lors de la formation initiale.

Ce e-poster se propose de transmettre cette connaissance aux jeunes générations de chirurgiens qui n'auraient pas eu l'occasion de le voir par ailleurs, par des photos immédiatement compréhensibles et des montages faciles à reproduire une fois rentrés dans leur structure de soins.

Le principe consiste simplement à ouvrir le dernier anneau d’une plaque sécable en titane pour modeler les extrémités à la façon des antennes d’un insecte. 

La souplesse naturelle du matériau permet d’exercer une pression stabilisatrice type « console » sur le fragment. Cette réduction autorise le plus souvent la mobilisation précoce.

Les détails pratiques en fonction des localisations ( taille choisie, nombre de trous, conformation de la plaque jouant sur son élasticité) seront détaillés sur le e-poster.

La plaque à double crochets permet d'avoir une ostéosynthèse de qualité même quand le fragment osseux à réinsérer est :

-tellement petit qu’il n’est pas possible de le visser directement, et/ou

-tellement pluri-fragmentaire que la vis ou la broche n’aurait aucune tenue, et/ou

-tellement difficile d’accès qu’il nécessiterait un voie d’abord délabrante pour avoir le débattement nécessaire de la mèche  ou de la broche, et/ou

-tellement soumis à un traction tendineuse ou ligamentaire que la synthèse se doit d’être très solide...

Les indications sont multiples. En voici une liste non exhaustive : 

-  entorse grave avec fragment osseux déplacée des P1 du pouce ou des doigts longs, 

-  fracture de base de M1,

-  doigt en maillet à gros fragments, 

-  fracture-luxation d’ipp,

-  fracture de la base de M5…

-  fracture partielle d’un os du carpe ...

Cette description détaillée aidera les plus jeunes à réussir ce type d’ostéosynthèse dès leurs premiers cas.

La plaque à double crochets est aux ostéosynthèses à petits fragments ce qu’est la plastie de Malingue dans la Dupuytren. Bien maîtrisée, elle complètera l'arsenal intellectuel de nos jeunes confrères et pourra les aider (et indirectement aider leurs patients) dans des cas difficiles.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Armelle BRETON (chirurgien) (thionville)
00:00 - 00:00 #28053 - P21 Correction d’une main bote radiale post traumatique par la technique du one-bone forearm.
Correction d’une main bote radiale post traumatique par la technique du one-bone forearm.

Hélène AGNERAY* (1), Victor LESTIENNE (2), Thierry LOUBERSAC (2), Philippe BELLEMÈRE (2)

1. Orthopédie, CHRU, Nancy, FRANCE

2. Institut de la Main Nantes Atlantique, Nantes, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : helene.agneray@yahoo.fr (Helene AGNERAY)

Les pertes de substances osseuses massives de l’avant bras sont un véritable challenge thérapeutique pour le chirurgien. Lorsque ce défect osseux est trop important pour une reconstruction anatomique par  greffe osseuse vascularisée, l’amputation peut être envisagée . Une alternative, le one-bone forearm (OBF), est une procédure de sauvetage permettant de conserver une longueur suffisante pour garder un membre fonctionnel.

Cette technique reconstruit un avant bras par un os unique,  en fusionnant  l’extrémité proximale de l’ulna avec l’extrémité distale du radius.

Cas clinique 

Il s’agit d’un patient victime d’un accident de la route il y a 30 ans occasionnant une résection osseuse des ¾ de la diaphyse radiale. L’instabilité de l’articulation radioulnaire distale a entraîné une déformation majeure en main bote radiale. La main du patient était jugée inutile par sa position fixée en pronation à 70 °. Le Quick DASH était de 82. 

 Pour redonner la fonctionnalité du membre, seule la technique du « one bone forearm » était  envisageable. La diaphyse ulnaire a été encastrée dans l’épiphyse radiale distale. Nous avons greffé en prélevant l’épiphyse  ulnaire distale et avons complété par une greffe corticospongieuse  de crête iliaque.  La stabilisation du montage a été effectuée par une plaque standard d’arthrodèse totale de poignet et broches de Kirschner.

La fusion osseuse a été acquise en 2 mois. Cette chirurgie a permis au patient de récupérer une main utile dans les gestes de la vie quotidienne bien que la correction de la déformation n’a pu être complète   Le Quick DASH est à 54  L’aspect esthétique était  jugé satisfaisant pour le patient.

Le OBF est utilisé dans les instabilités complexes de l’avant bras dont les étiologies sont multiples. Les cas post traumatiques sont les plus nombreux et donnent les moins bons  résultats. Le facteur principal de mauvais pronostique est la gravité des lésions initiales,  par les lésions des parties molles et la mauvaise qualité du stock osseux qu’elle engendre. La reconstruction  est d’autant plus difficile dans ces cas complexes

Néanmoins, malgré des scores fonctionnels moyens, les patients sont dans la plupart des cas satisfaits de cette intervention

Cette technique chirurgicale de dernier recours donne des résultats fonctionnels et esthétiques acceptables dans des situations complexes ou l’amputation est la seule alternative.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Hélène AGNERAY (chirurgien) (Nancy)
00:00 - 00:00 #28054 - P22 Résultats d'un délabrement musculo-cutané avec section du nerf radial sur une fracture complexe de l’humérus.
Résultats d'un délabrement musculo-cutané avec section du nerf radial sur une fracture complexe de l’humérus.

Nadir MAHDI*, Ibrahim DELLOUL, Ahmed Chahine TOUALBI, Zoubir KARA

CHU, Bejaia, ALGÉRIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : nadirmahdi175@gmail.com (Nadir MAHDI)

Patient Y.F. âgé de 43 ans victime d’un accident de circulation ayant occasionné un traumatisme grave et ouvert  du bras  gauche. l'examen clinique retrouve un délabrement musculo-cutané important du bras souillé de débris tellurique  avec section du nerf radial. 

Le bilan radiologique retrouve une fracture complexe de l’humérus à la jonction tiers moyen tiers inférieur.

Le patient admis au bloc opératoire en urgence , un nettoyage de la plaie a été réalisé au antiseptiques avec un parage soigneux dans un premier temps, ensuite une ostéosynthèse  de l'humérus a été réalisé par un fixateur externe, enfin une suture direct du nerf radial a été réalisé dans le même temps opératoire.

Le résultats global est coté excellent selon la cotation de ALNOT, après 9 mois d'évolution.

L’évaluation clinique des extenseurs du poignet et de l'extension des doigts est excellente, ainsi que l'extension et la rétropropulsion du pouce. Cependant la supination reste difficile.

Le patient a récupéré la sensibilité au niveau de la première commissure.

La consolidation de l’humérus est obtenue.

Les lésions du nerf radial au cours d’un traumatisme complexe du bras est une éventualité relativement rare.

L’addition des facteurs de pronostic, fracture de la diaphyse humérale et lésions des parties molles, plurinerveuses , nécessitent un plan thérapeutique précis.

La suture direct du nerf radial  au prix d'un accourcissement de l’humérus donne de meilleurs résultats que la greffe nerveuse secondaire.

Le nerf radial à forte majorité de fibres motrices peut être lésé dans les traumatismes du bras, et sa réparation par suture ou par greffe donne globalement des résultats satisfaisants. Les sutures donnent de meilleurs résultats que les greffes nerveuses.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Nadir MAHDI (CHEF DE CLINIQUE) (Béjaïa, Algérie)
00:00 - 00:00 #28055 - P23 Trapéziectomie distale, reconstruction ligamentaire et arthroplastie interpositionnelle pour l’arthrose TM du pouce chez les jeunes patients : un suivi minimum de 15 ans.
Trapéziectomie distale, reconstruction ligamentaire et arthroplastie interpositionnelle pour l’arthrose TM du pouce chez les jeunes patients : un suivi minimum de 15 ans.

Emanuele GERACE* (1), Pier Luigi BONUCCI (2), Marcello MARCIALIS (2), Guido CRISTIANI (2)

1. ASST Cremona, Cremona, ITALIE

2. Hesperia Hospital, Modena, ITALIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : emanuele.gerace@gmail.com (Emanuele GERACE)

Treatment of basal thumb osteoarthritis in young patients is always a big concern for hand surgeons. Long term functional outcomes, complications and reinterventions rate should be considered in the choice of the surgical technique. We present the outcome of patients under 50 years after a minimum 15 years follow-up that underwent distal trapeziectomy, ligament reconstruction and interpositional arthroplasty.

Surgical technique: distal trapeziectomy, ligament reconstruction using an accessory sling of abductor pollicis longus detached proximally, passed around flexor radialis carpus tendon and firmly sutured on itself. Finally, an interpositional arthroplasty is done using an "anchovy" made with palmaris longus tendon.

We have analyzed our database and we found 28 cases under 50 years old at the time of the intervention operated between 1999 and 2004 with Eaton & Littler stage 2-3 thumb osteoarthritis. Four patients died (one bilateral) and we could not retrieve 9 cases. We retrospectively examined 12 patients (14 cases). Mean follow up was 17 years (180;240 months) and mean age was 46 years old (30;50 years). 92% of cases were women. In 86% we operated the dominant hand. 64% were manual workers. Every case was evaluated with a full clinical and functional examination and x-ray imaging. 

At final follow-up satisfaction rate was 93%. Mean scores results were: DASH 7 (0;15), PRWE 4 (8;0), VAS 0 (0;3). Grip strength was assessed with a dynamometer and mean was 26 kg (18;30). Mean T-Pinch and K-Pinch were respectively 6 kg (4;10) and 7 kg (4;10). Mean Kapandji index was 10 (9;10). Complication and reintervention rate was 7%. One patient in the first series of cases, after 12 months still reported pain and underwent a full trapezectomy in another hand surgery center

Distal trapezectomy with ligament reconstruction and tendon interposition gives satisfactory functional results during follow-ups. Low rate of complications, good strength and no evidence of metacarpal collapse makes this technique a reliable procedure for young patients. After 17 years we still use the same technique in young patients.

This is a preliminary study and it has its limitations. It’s a retrospective analysis of a small, increasing, cohort and there is not a control group. Anyway international literature still has not identified the most adequate treatment for thumb CMC osteoarthritis in young patients, even for short-mid term follow up. We believe that our work could be a suggestion for hand surgeons.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Emanuele GERACE (Chirurgien) (Cremona, Italie)
00:00 - 00:00 #28056 - P24 L’influence du stress oxydant dans la récidive du syndrome du canal carpien opéré et le choix thérapeutique chirurgical (lambeau synovial) pour cette pathologie.
L’influence du stress oxydant dans la récidive du syndrome du canal carpien opéré et le choix thérapeutique chirurgical (lambeau synovial) pour cette pathologie.

Ahmed Chahine Toualbi*, Leila Azouaou, Nadir Mahdi, Sif Eddine Khelifi, Nassima Meziani

CHU, Bejaia, ALGÉRIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : a.chahinetoualbi@gmail.com (Ahmed Chahine TOUALBI)

Le syndrome du tunnel carpien récidivant n’est pas rare (1). Cette récidive peut survenir secondairement à l’augmentation du stress oxydant qui est élevée chez les patients hémodialysés chroniques.

Objectif : est de comparer les marqueurs de stress oxydant chez les patients qui ont récidivés après 03 mois d’une neurolyse par voie endoscopique (recul de 90 jours) par rapport aux patients qui n’ont pas récidivés. L’exploration chirurgicale chez ces malades a retrouvé une fibrose périneurale. La reprise des malades à ciel ouvert avec une interposition d’un lambeau synovial est un choix thérapeutique judicieux (1).

une étude portant sur 20 patients hémodialysés opérés par voie endoscopique pour un syndrome de canal carpien. L’âge moyen est de 48 ± 15 ans avec un sex-ratio de 0,9. Les patients opérés ont tous bénéficiés de l'hémodialyse intermittente à raison de 10 à 12 heures par semaine. La durée moyenne en hémodialyse est de 83 ± 6,5 mois. Le dosage des marqueurs du stress oxydant et des bêta- 2 microglobuline a été fait chez tous les patients.

50%  des patients qui ont bénéficié de l’acte chirurgical ont récidivé (récidive entre 3 et 6 mois). La comparaison statistique entre les deux groupes de patients avec et sans récidive a démontré que les taux des béta- 2 microglobulines sont plus élevés chez les patients qui ont présenté une récidive due à la présence d’une fibrose périneurale du nerf médian que  les patients sans récidives ( 5,5 mg/l vs   2,5 mg/l  ) avec un taux de marqueurs du stress oxydants : AOPP,MPO et MDA ,  AOPP (61.89 ± 1.4 vs 26.65±1.05 μmol/l), MPO (59.89 ± 1.98 vs 38.45±1.98 UI/ml), MDA (6.1 ± 0.12 vs 3.26±0.03 μmol/l) avec(P≤ 0,05).

Le SCC récidivant est une complication fréquente de l'hémodialyse chronique. L'amélioration de la qualité de dialyse permettrait de réduire le risque de survenue des récidives. Le SCC récidivant doit être dépisté précocement par la pratique systématique et périodique de l’EMG. C’est une pathologie qui n’est pas rare, et un lambeau interposé de la synoviale à ciel ouvert est une indication dans la récidive (1). Des études ont démontré que le taux des marqueurs du stress oxydant élevé engendre des récidives du syndrome du canal carpien opéré .

Le lambeau synovial de recouvrement est un choix thérapeutique intéressant pour le SCC récidivant donnant des résultats satisfaisants (1). 

Référence :

(1 )G. Bollmann . Récidive du tunnel carpien- traitement par lambeau synovial. EMC ; 2017.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Nassima MEZIANI (Chirurgien de la main) (Alger, Algérie)
00:00 - 00:00 #28057 - P25 Chondromatose synoviale primitive géante de l’articulation métacarpophalangienne.
Chondromatose synoviale primitive géante de l’articulation métacarpophalangienne.

El Mehdi BOUMEDIANE*, Amine BENHIMA, Abkari IMAD, Saidi HALIM

Hôpital Arrazi - CHU Mohammed VI, Marrakech, MAROC

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : e.boumediane@live.fr (El Mehdi BOUMEDIANE)

La chondromatose synoviale est une mono-arthropathie caractérisée par la formation dans la synoviale de foyers cartilagineux probablement métaplasiques. C’est une affection de l’adulte jeune (20—40 ans), plus fréquente chez les hommes. Elle siège préférentiellement aux grosses articulations. Les localisations aux extrémités ne sont pas fréquentes  et la dégénérescence maligne est rare. A notre connaissance, seuls  trois cas ont été rapportés dans l'articulation interphalangienne. Nous rapportons un homme de 47 ans atteinte d'une Chondromatose synoviale géante de l’articulation métacarpophalangienne

Un homme de 47 ans s’est présenté devant la persistance pendant 8 mois d’un syndrome de masse non douloureux de l’articulation métacarpophalangienne (MCP) de l’index de sa main droite. La radiographie standard et le scanner montraient une lésion tissulaire érosive circonférentielle périarticulaire de la deuxième MCP. Une intervention chirurgicale a permis une excision de ce processus considéré comme ostéo chondromateux par un abord dorsal .

Le patient était considéré comme guéri un an après la chirurgie. L’examen anatomopathologique macroscopique montrait de nombreux nodules cartilagineux. L’examen microscopique montrait de multiples nodules cartilagineux hyalins intrasynoviaux. De rares atypies et quelques zones d’hypercellularité avec quelques noyaux hyperchromatiques étaient observées ainsi que quelques rares cellules binucléées, sans transformation myxoïde.

Chondromatose synoviale primitive de la main est rare, présentant généralement comme une lésion avec des caractéristiques cliniques non spécifiques. L'exérèse chirurgicale et l'examen histopathologique sont donc requis pour le diagnostic. La prise en charge consiste en l'excision complète et l'ablation des corps lâches. Synovectomie complète est préconisée; Cependant, la récidive est encore commune. D'autres preuves sont nécessaires pour améliorer le diagnostic et la prise en charge.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


El Mehdi BOUMEDIANE (Marrakech, Maroc)
00:00 - 00:00 #28058 - P26 Hamartome du nerf median et macrodactylie - cas clinique.
Hamartome du nerf median et macrodactylie - cas clinique.

Vassiliki LAINA*

Hôpital Universitaire des enfants Reine Fabiola, Bruxelles, BELGIQUE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : v.laina@doctors.org.uk (Vassiliki LAINA)

L'hamartome du nerf médian, ou hamartome lipofibromateux, est une tumeur rare, bénigne et à croissance lente du nerf périphérique, signalée pour la première fois en 1953.

La tumeur est caractérisée par une prolifération excessive de tissu fibroadipeux, qui infiltre le périnèvre et l'épinèvre, entourant et séparant ainsi les fascicules nerveux.

La tumeur est considérée comme un hamartome car les éléments fibreux, graisseux et neuronaux sont essentiellement matures.

Ce rapport décrit un cas d'hamartome du nerf médian, présentant une macrodactylie associée et des symptômes avancés du syndrome du canal carpien.

Une décompression du canal carpien a été effectuée, ainsi qu'un débulclage soigneux de certaines zones du nerf médian, préservant les branches superficielles dans la mesure du possible. Dans le même temps, une ablation de son éminence thénar et de son pouce a été réalisée en macrodactylie, ainsi qu'une résection de l'un des deux nerfs numériques, gravement touché par la lésion. Tous les échantillons ont été envoyés pour analyse histologique et génétique.

Le suivi postopératoire immédiat s'est déroulé sans incident, le patient se rétablissant complètement en termes de déficits sensoriels et moteurs. Le patient a été suivi tous les trois mois pendant la première année et tous les 6 mois par la suite.

Un suivi de trois ans a révélé qu'il n'y avait pas d'aggravation macrodactylique de son pouce et, en fait, à mesure que le reste de sa main grandissait, le pouce était maintenant beaucoup plus en proportion avec le reste de sa main.

Le traitement chirurgical de ces lésions reste controversiel, à cause de l'impossibilité de séparer la lésion du nerf médian. Une excision complete de cette lesion vient avec des consequences importantes et est deconseillee. A l’absence de symptômes, une approche plus conservative est appropriée. Une libération du canal carpien est nécessaire dans la majorité des cas. Souvent, cette lésion est associée avec une macrodactylie, qui suit la distribution du nerf médian.

Les hamartomes du nerf médian sont des lésions bénignes et rares, mais à considérer quand un jeune patient présente des symptômes de compression du nerf médian +/- une macrodactylie.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Vassiliki LAINA (Bruxelles, Belgique)
00:00 - 00:00 #28059 - P27 Luxation isolée du scaphoide carpien ( a propos d’un cas).
Luxation isolée du scaphoide carpien ( a propos d’un cas).

Abdelhalim OULD-ROUIS*, Kamel ACHOUR

Service d'orthopédie, CHU, Blida, ALGÉRIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : professeurouldrouis@gmail.com (Abdelhalim OULD-ROUIS)

La luxation isolée du scaphoïde carpien est une lésion extrêmement rare qui est, en fait, une luxation complexe associée à d’importantes lésions capsulo-ligamentaires. La revue de la littérature retrouve seulement 28 cas publiés.

Nous rapportons le cas d’un patient âgé de 39 ans, droitier, agriculteur de profession, ayant présenté suite à un accident de travail un traumatisme fermé de son poignet droit. A l’examen clinique, le poignet était tuméfié et douloureux avec une saillie osseuse évidente sur le bord radial du poignet. L’examen radiographique avait montré une luxation radio-palmaire isolée du scaphoïde carpien dont le pôle proximal se projette au-dessus de la styloïde radiale et le pôle distal a perdu tout contact avec le capitatum.

Un traitement chirurgical a été entrepris en urgence par voie dorsale, permettant de réduire le scaphoïde et de réparer le ligament scapho-lunaire via une suture transosseuse protégée par un embrochage scapho-lunaire et scapho-capital ; et de compléter la réparation par une capsulodèse dorsale.les suites post opératoires étaient simples avec ablation des broches à 6 semaines suivie d’une rééducation fonctionnelle.

Au dernier recul après trois ans, le patient a repris le même travail, son poignet est indolore avec une mobilité proche de la normale et une force musculaire symétrique. Radiologiquement, on n’a pas trouvé de signes

d’instabilité, ni d’arthrose du poignet, ni de nécrose avasculaire

du scaphoïde.

La luxation isolée du scaphoïde carpien est très rare. La connaissance des propriétés anatomiques et biomécaniques des ligaments périscaphoïdiens est essentielle pour comprendre cette luxation et entreprendre un traitement. Le pronostic est dans l’ensemble bon avec un seul cas de nécrose avasculaire du scaphoïde rapporté dans la littérature suite à une luxation isolée.

Le diagnostic doit être porté au stade de lésion fraîche suivi d’un traitement entrepris en urgence afin d’assurer un résultat satisfaisant.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Abdelhalim OULD ROUIS (Montpellier)
00:00 - 00:00 #28060 - P28 Chirurgie de reprise pour prothèse trapézo-métacarpienne Ivory: la compatibilité avec la prothèse Touch permet de retenir la tige métacarpienne.
Chirurgie de reprise pour prothèse trapézo-métacarpienne Ivory: la compatibilité avec la prothèse Touch permet de retenir la tige métacarpienne.

Joris DUERINCKX*

Ziekenhuis Oost-Limburg, Genk, BELGIQUE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : joris.duerinckx@gmail.com (Joris DUERINCKX)

Painful trapeziometacarpal osteoarthritis can be treated with total joint arthroplasty. The Ivory prosthesis (Memometal, Stryker Corporate, Kalamazoo, Michigan, USA) was introduced in 1992. Production was stopped in 2017. Therefore, revision surgery by replacement with original components is not possible.

We present a case of a 73-year-old male who was treated with implantation of an Ivory prosthesis at his left hand in 2015. Because of recurrent dorsal dislocations, revision surgery was indicated.

During surgery, polyethylene damage was observed at the dorsal rim of the cup. The conical Ivory cup with a diameter of 9mm was removed from the trapezium. Sclerotic bone was removed with a reamer. Next, a conical cup of the Touch system with a diameter of 10mm was inserted. The head of the Ivory system was removed from the stem and replaced with a bipolar head of the Touch system. Clinical and radiographic follow-up at 6 months after surgery was uneventful.

Ivory metacarpal stems have a round, conical hole for fixation of the prosthetic head. The dimensions of this hole are compatible with the Touch system. The Ivory stem does not have a peg to prevent rotation of the Touch neck. Therefore, the use of a straight neck of the Touch system is mandatory in combination with an Ivory stem.

Revision of the cup and the head of an Ivory trapeziometacarpal prosthesis is possible with a conical cup and a straight neck of the Touch system. A well-fixed Ivory stem can therefore be retained. This simplifies revision surgery of the Ivory prosthesis.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Recherches cliniques/travaux scientifiques : non
Consultant, expert : Kerimedical
Cours, formations : Kerimedical
Documents publicitaires : non
Invitations à des congrès nationaux ou internationaux : non
Actionnariat : non
Détention d’un brevet ou inventeur d’un produit : Kerimedical


Joris DUERINCKX (Chirurgien de la main) (Genk, Belgique)
00:00 - 00:00 #28062 - P29 Intervention de Graner II dans la maladie de Kienböck. Analyse et résultats à plus de 12 ans post opératoire.
Intervention de Graner II dans la maladie de Kienböck. Analyse et résultats à plus de 12 ans post opératoire.

Hayat CHERIFI* (1,2), Amin HENINE  (1,2)

1. CHU Douéra, Alger, ALGÉRIE

2. Faculté de médecine, Université Saad Dahlab, Blida, ALGÉRIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : hayat_c@hotmail.com (Hayat CHERIFI)

Les  interventions dans le Kienböck sont conservatrices aux stades précoces, et radicales aux stades ultimes. Le problème d’indication se pose aux stades de lunatum fragmenté chez le travailleur de force dont le poignet est douloureux mais mobile. Entre 1997 et 2018, l’intervention modifiée de Graner (Graner II) a été pratiquée chez 25 patients.

6 patients avec un recul moyen de 16 ans (12 et 22ans) sont revus. Il s’agit de quatre femmes et deux hommes, travailleurs manuelles et de force. L’âge de prise en charge varie entre 19 et 35 ans. Pour tous, le motif de consultation était un poignet douloureux et faible avec une mobilité entre 35 et 60˚  d’extension et entre 25 et 60˚  de flexion. Radiologiquement il s’agissait de 5 stades III (2 A et 3B) et d’un stade IV  selon la classification de Lichtman.

L’intervention s’est déroulée pour tous, par une voie d’abord dorsale. Après arthrotomie, la  lunarectomie est suivie par un avivement des surfaces entourant le semi-lunaire. Ostéotomie à la partie médiane du capitatum, avivement des surfaces latérales et médiales de sa partie proximale avant sa transposition sous la fossette lunarienne et fixée par une broche scapho-pyramidale. La perte de substance engendrée par le repositionnement de la partie proximale du capitatum est comblée par un greffon cortico spongieux prélevé à la crête iliaque. Un gant pour 6 à 8 semaines.

Nous déplorons une infection autour des broches ayant nécessité leurs ablation. Cliniquement la douleur est atténuée, voire disparue, avec amélioration de la force, par contre la mobilité est diminuée. Radiologiquement : aucune nécrose du capitatum transposé n’a été constatée, la fusion intracarpienne est obtenue en moyenne au 5 ème mois sauf pour un patient qui était au stade IIIB qui a présenté un retard de fusion. La patiente au stade IV qui avait  refusé l’arthrodèse l’a été trois ans plus tard.

Le Kienböck requiert un traitement chirurgical. Les interventions conservatrices sont dépassées au stade III, alors que les arthrodèses ne sont pas encore nécessaires.  L’intervention de Graner II  est une arthrodèse intracarpienne conservant la hauteur carpe, recréant un condyle carpien cartilagineux proche du condyle physiologique sans sacrifice de la mobilité radio-carpienne avec réapparition d’une force.

La technique de Graner II garde son indication chez le travailleur de force au stade IIIB pré-arthrosique dont le poignet est mobile.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Hayat CHERIFI BENCHENOUF (Chirurgien orthopédique et chirurgien de la main) (Alger, Algérie)
00:00 - 00:00 #28063 - P30 Le panaris herpétique.
Le panaris herpétique.

Albane BONMARCHAND* (1), Roberto BECCARI (1), Isabelle AUQUIT AUCKBUR (2)

1. Clinique du Cèdre, Bois-Guillaume, FRANCE

2. SOS Main, CHU Rouen, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : albanebonmarchand@yahoo.fr (Albane BONMARCHAND)

Les panaris sont des infections cutanées digitales fréquentes, le plus souvent d’origine bactériennes. Ils peuvent aussi être d’origine fongique ou virale. Le plus fréquemment le panaris est unidigital, d’origine bactérienne, et lié dans la majorité des cas à un staphylocoque doré. Les panaris d’origine fongique sont le plus souvent liés à un candida et ceux d’origine virale sont le plus souvent liés à l’herpès simplex virus.

Nous vous rapportons le cas d’une jeune femme de 20 ans présentant des lésions périunguéales et pulpaires sur plusieurs doigts de la même main, deux doigts longs et le pouce. Ces lésions sont apparues rapidement. Les douleurs, à type de brûlure, étaient très marquées. Elle présentait des vésicules multiples bien limitées, et une lésion périunguéale purulente. La patiente n’avait pas d’antécédent particulier. Elle rapportait une onychophagie. Il n’y avait pas d’autre lésion associée, notamment d’éruption herpétique de la sphère oropharyngée, ni de portage d’herpès simplex virus connu. Devant ces lésions de panaris herpétiques typiques un traitement médical par Aciclovir a été administré, associé à la prise en charge de la surinfection bactérienne d’une lésion par Fucidine crème.

Les lésions et la douleur ont régressé en quelques jours, la cicatrisation a été obtenue en 13 jours.

Ce cas illustre un diagnostic peu fréquent, les lésions périunguéale et pulpaire d’un même doigt sont évocatrices d’un panaris en bouton de chemise. Au stade collecté la prise en charge de ce type de panaris d’origine bactérienne est chirurgicale. Il est classiquement favorisé par l’onychophagie présent chez notre patiente. Le panaris herpétique est une lésion rare le plus souvent unidigitale mais qui peut aussi être pluridigitale, sa prise en charge est médicale. La clinique est très évocatrice, en cas de doute une PCR peut être réalisée.

L'infection à herpes simplex virus est une infection très fréquente. Le but de cette communication est d’illustrer le panaris herpétique que nous rencontrons peu en chirurgie de la main, dont l’aspect clinique est très évocateur et qu’il est important de ne pas méconnaître pour avoir une prise en charge adaptée.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Albane BONMARCHAND (Chirurgien) (Rouen)
00:00 - 00:00 #28064 - P31 L’apport du substitut osseux dans la pseudarthrose du scaphoïde carpien. Résultats.
L’apport du substitut osseux dans la pseudarthrose du scaphoïde carpien. Résultats.

Mahdi RAHEM*, Hichem LABASSI, Ismail GHADI, Karim Riade AMIMOUSSA, Mohamed Karim LARBAOUI 

Hôpital central de l’armée, Alger, ALGÉRIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : rahem_mahdi@yahoo.fr (Mahdi RAHEM)

Les autogreffes restent le mode de comblement de référence. Elles sont quelques fois insuffisantes et leur prélèvement est source de morbidité. Les substituts osseux de synthèse sont essentiellement représentés par les phosphates de calcium. Ils sont de plus en plus employés et évitent, dans beaucoup de cas, l’utilisation d’une autogreffe. Dans certaines indications, ils se posent en alternative aux allogreffes.

Si les substituts osseux sont maintenant utilisés de façon courante en orthopédie et traumatologie, d'ou notre but est d’analyser et comparer nos résultats de la greffe par substituts osseux dans les pseudarthroses du scaphoïde carpien afin de confirmer leur efficacité et de déterminer les facteurs influençant les résultats.

Onze (11) hommes ont été opérés entre 2016 et 2018. La technique consistait en un Matti Russe avec greffe par substituts osseux et ostéosynthèse par broches sous anesthésie loco-régionale.

L’âge moyen est de 26 ans. Neuf patients étaient fumeurs avant l’intervention. Le délai moyen de prise en charge par rapport au traumatisme était de 17 mois. La revue minimale était de 6 mois pour juger de la consolidation. Les pseudarthroses ont été évaluées selon les critères radiographiques de

Schernberg (4 zone 1, 9 zone 2, 13 zone 3, 1 zone 4) et D’Alnot.

Tous les patients ont fait l’objet d’une appréciation clinique pour la douleur, la mobilité et la force de préhension selon le score de DASH.

La consolidation a été appréciée par l'imagerie standard, et la tomodensitométrie à coupes fines.L’immobilisation était en moyenne de 12 semaines. Le recul moyen était de 23,5 mois. La consolidation a été obtenue dans 7 cas.

Le choix de la greffe osseuse est discutable car certains auteurs ont rapidement élargi leur

indications des les pertes substances osseuses d'où l'intérêt de son application.

Nos résultats montrent que la greffe par substitut osseux constitue un arsenal thérapeutique non négligeable et fiable dont les perspectives d’avenir sont très prometteuses grâce aux progrès de la recherche en ingénierie tissulaire

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Mahdi RAHEM (Pr) (Alger, Algérie)
00:00 - 00:00 #28065 - P32 Blocage métacarpo-phalangien par piégeage ligamentaire.
Blocage métacarpo-phalangien par piégeage ligamentaire.

Antoine DEDERICHS* (1), Stéphane BARBARY (1), Hervé LAMARRE (2)

1. Centre Chirurgical ADR, Nancy, FRANCE

2. Clinique Ambroise Paré, Thionville, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : antoine.dederichs@wanadoo.fr (Antoine DEDERICHS)

Il s’agit d’un blocage par incarcération du ligament collatéral accessoire métacapo-phalangien entraînant un flessum irréductible d’environ 30°, non ou peu douloureux et sans conséquence sur le flexion ni sur les articulations inter-phalangiennes. Cette physiopathologie a déjà bien été décrite mais reste peu connue du fait de sa rareté.

Nous avons pris en charge 2 patients présentant un flessum métacarpo-phalangien irréductible avec une flexion conservée et indolore. Il s’agissait d’atteintes du 3ème doigt pour l’un et du 4ème doigt pour l’autre où l’iconographie mettait en évidence pour chacun des ostéophytes prononcés au niveau de ces têtes métacarpiennes. Ces patients ont été traités chirurgicalement dans un délai de 1 et 4 semaines après le début du blocage et il est noté pour chaque tentative de réduction infructueuse dans des services d’urgences. Les interventions ont permis la levée du conflit par résection des ostéophytes et libération ligamentaire par voies dorso-latérales. La mobilisation post-opératoire a été immédiate.

Les suites opératoires ont été simples avec une récupération ad integrum des mobilités et sans récidive.

Il a été décrit dans la littérature des réductions par manœuvres externes mais nous préconisons, comme d’autres auteurs, une solution chirurgicale et nous avons choisi des voies dorso-latérales bien qu’une approche palmaire puisse être discutée.

La survenue d’un flessum irréductible peut conduire à un écueil diagnostic en l’absence de connaissance de cette physiopathologie rare qui ne doit notamment pas être confondue avec un doigt à ressaut. La connaissance de ce mécanisme de blocage ligamentaire sur conflit osseux et de son traitement chirurgical permet une bonne évolution.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Antoine DEDERICHS (chirurgien) (Nancy)
00:00 - 00:00 #28066 - P33 Remplacement du scaphoïde: le 3D prothèse.
Remplacement du scaphoïde: le 3D prothèse.

Eline STROOBANTS (1), Anton BORGERS (2), Matthias VANHEES (1), Frederik VERSTREKEN (1)

1. AZ Monica, Antwerpen, BELGIQUE

2. AZ Turnhout, Turnhout, BELGIQUE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : elinestroobants@msn.com (Eline STROOBANTS)

As a direct consequence of poor blood supply, complicated scaphoid fractures often lead to nonunion, avascular necrosis and late degenerative changes (SNAC wrist). In symptomatic patients, salvage procedures, such as partial or total wrist arthrodesis or proximal row carpectomy are indicated, but all have their inherent disadvantages. Recent advances in 3D technology allow the production of custom patient specific implants, that have become a valid treatment option for a selected group of patients.

Six patients with non reconstructable scaphoid problems due to a combination of bone resorption, avascular necrosis and degenerative changes were treated with a patient specific 3D printed scaphoid replacement, based on CT images of the contralateral scaphoid. The implant is printed out of titanium and incorporates eyelets for ligament reinsertion and a tunnel for ligament reconstruction with a tendon graft.

Follow-up ranges from 6 months up to 2 years. One implant had to be removed 5 months postoperative due to symptomatic palmar subluxation. All other implants maintained their correct alignment on radiographs. Clinical testing confirms significant improvement in functional scores and patient-reported pain and outcome scores.

3D printed scaphoid implants, show promising early results and may become a valid alternative or at least delay the need to perform salvage procedures.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Eline STROOBANTS (Antwerpen, Belgique)
00:00 - 00:00 #28067 - P34 Main après la vitre.
Main après la vitre.

Youssef GAM* (1), Rawend MERAI (1), Youssef BEN OMRANE (1), Moadh BOUZIDI (1), Med Ali SEBAI (2), Riadh MAALA (1)

1. CHU La Rabta, Tunis, TUNISIE

2. Faculté de médecine, Tunis, TUNISIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : youssefyoga@gmail.com (Youssef GAM)

L a main après la vitre est un groupe de pathologie regroupant des lésions de la main suite à un coup de point  porté sur  vitre. Elle présente une classification permettant de localiser la face atteinte : le type I les lésions de la face dorsale, le type II de la face palmaire et le type III des deux faces.

Ce travail porte sur 320  cas traités entre les années 2005 et 2020.

Le traitement s’est fait au bloc opératoire, sous bloc axillaire. Une exploration après lavage a été réalisée . Ensuite nous avons réparé  les lésions dans l’ordre suivant:  La réparation tendineuse se fait pour les tendons fléchisseurs avec un point type Kessler modifié (prolène 4/0) renforcé par un hémi-surjet antérieur .La réparation vasculaire se fait par des point simple (6 à 8 au prolène 7/0) et la suture nerveuse se fait par suture simple ( prolène 9/0). La réparation vasculaire et nerveuse nécessite un matériel de microchirurgie et un moyen de grossissement .

L’immobilisation était de mise durant 21 jours puis  9 semaines de kinésithérapie.

population jeune et masculine  (âge moyen de 24 ans, allant de 14 à 40 ans et 72 hommes pour 2 femmes). 

La notion de colère présente dans 91% des cas.

La main droite  touchée dans 82 % des cas. 

La lésion a porté sur la main dominante dans 95% des cas

Parmi les 320 cas: nous avons traité 180 MAV type I, 76 MAV type II et  64 MAV type III.

Les résultats obtenus étaient évalués en se basant sur le Total  Active Motion, le Total Passive Motion, le Déficit Global d’Extension, et la sensibilité selon le Médical Research Council. 

Avec un recul moyen de 2 ans, les résultats étaient généralement très bons pour les lésions de type I et bons pour les lésions de type II. Les lésions de type III avaient une prédominance de résultats assez bon . Nous avons déploré 7% de complications de type algodystrophie , infection

apanage des jeunes coléreux. 

Le résultat est conditionné par la nécessité d’un traitement chirurgical  rapide de 1 ere intention et d’une prise en charge multidisciplinaire incluant chirurgiens, kinésithérapeutes et psychologues.

La durée élevée d’inactivité et de rééducation engendre un impact économique souvent lourd 

Rechercher le pourquoi de la MAV : urgence de la main ou urgence psychiatrique?

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Youssef GAM (Interne) (Tunis, Tunisie)
00:00 - 00:00 #28068 - P35 Echochirurgie pour syndrome du canal carpien, pas si anodin: à propos d’un cas de phlegmon sévère des gaines du 5eme rayon et du canal carpien.
Echochirurgie pour syndrome du canal carpien, pas si anodin: à propos d’un cas de phlegmon sévère des gaines du 5eme rayon et du canal carpien.

Henri REMY, Marie-Anne POUMELLEC, Joshka DECKER, Thierry BALAGUER, Olivier CAMUZAR, Marianne CEGARRA-ESCOLANO*

Institut Universitaire Locomoteur et du Sport - Orthopédie, CHU, Nice, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : m.cegarra.escolano@gmail.com (Marianne CEGARRA-ESCOLANO)

Du fait de sa prévalence, la chirurgie du canal carpien est l’objet de modifications techniques perpétuelles pour améliorer les suites post-opératoires. Après l’apparition des techniques endoscopique et mini-open, une approche échographique percutanée a émergé avec l’évolution de la précision du matériel d’échographie. Cette technique est pratiquée par des chirurgiens formés à l’échographie ou par des radiologues. Elle permettrait de réduire les cicatrices, accélérer la récupération post-opératoire, sans risque infectieux.

Nous présentons un rare cas de phlegmon de la gaine du 5ème doigt et du canal carpien après échochirurgie pour libération du nerf médian réalisée par un radiologue.

Une patiente non fumeuse de 42 ans s’est présentée dans le service de radiologie pour douleurs de la main gauche à six jours d’une décompression échochirurgicale du nerf médian au canal carpien. Traitée par anti-inflammatoires non stéroïdiens au long cours pour douleurs dorsales, elle ne présentait pas d’autre antécédent médical. Une échographie de contrôle ne retrouvait pas d’anomalie de la région opérée ni des gaines tendineuses.

Elle a ensuite consulté au SOS main, 4 jours plus tard, avec des signes d’infection généralisée de la main (érythème, douleur croissante insomniante, augmentation globale de volume de la portion ulnaire de la main avec flessum des 4eme et 5eme doigts) ainsi qu’une persistance des paresthésies sur le territoire du nerf médian.

Avec le diagnostic clinique de phlegmon des gaines, nous avons réalisé une chirurgie en urgence pour exploration et lavage des gaines. Nous avons constaté la présence de pus depuis la région du canal carpien jusqu’à l’extrémité de la gaine du 5ème rayon, ainsi qu’une ouverture incomplète du carpi volare, nécessitant un complément de neurolyse.

L’évolution post-opératoire a été lentement favorable sans nécessité de reprise chirurgicale pour lavage avec surveillance quotidienne et antibiothérapie parentérale puis orale pendant 10 jours. Les prélèvements bactériologiques retrouvaient un staphylocoque cutané de souche sauvage classique. La mobilité de l’ensemble des doigts a été récupérée en 6 mois après kinésithérapie intensive.

L’échochirurgie est une technique d’avenir qui mérite d’être enseignée et diffusée parmi les chirurgiens de la main. Il s’agit d’une discipline technique qui requiert un entraînement dédié. L’absence totale de complication septique jusqu’alors est probablement liée à l’usage récent de cette technique. Sa pratique devrait être réservée aux chirurgiens formés à l’échographie, plutôt qu'aux radiologues qui ne peuvent réaliser la prise en charge de complications telles qu’infection, lésion artérielle ou encore nerveuse nécessitant une prise en charge chirurgicale.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Recherches cliniques/travaux scientifiques : non
Consultant, expert : non
Cours, formations : KERIMEDICAL, ARTHREX
Documents publicitaires : non
Invitations à des congrès nationaux ou internationaux : non
Actionnariat : non
Détention d’un brevet ou inventeur d’un produit : non


Henri REMY (Chirurgien) (Nice)
00:00 - 00:00 #28069 - P36 Urgences en orthopédie pédiatrique pendant la COVID-19. Conséquences et perspectives.
Urgences en orthopédie pédiatrique pendant la COVID-19. Conséquences et perspectives.

Anne-Laure SIMON, Jean-Gabriel DELVAQUE, Virginie MAS, Brice ILHARREBORDE, Pascal JEHANNO*

Urgences Mains Enfants, Hôpital Robert Debré, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : pa.jehanno@wanadoo.fr (Pascal JEHANNO)

Le confinement institué en France pour lutter contre la pandémie liée au COVID 19 a imposé un maintien strict des enfants à domicile, modifiant considérablement leur mode de vie avec un risque accru d’accidents domestiques et la tentation de désobéir au cadre légal. L’objectif de cette étude était d’analyser l’impact du confinement sur l’activité d’urgence pédiatrique dans un centre universitaire de référence située en zone rouge, et de décrire les modes de prise en charge spécifiques.

L’hypothèse était que l’activité ainsi que les mécanismes lésionnels seraient significativement impactés par le confinement.

Tous les enfants pris en charge au bloc opératoire pour une urgence en orthopédie pendant le confinement (groupe 1) ont été inclus de façon prospective, puis comparés de manière rétrospective aux patients opérés lors de la même période en 2019 (groupe 2). Les données démographiques et chirurgicales ont été analysées, et les circuits spécifiques instaurés (contraintes anesthésiques, mesures barrière au sein de la structure) ont été décrits.

Une diminution de 40% de l’activité a été constatée (175 patients vs. 292), sans modification des motifs de prise en charge. Les lésions les plus fréquentes étaient les plaies (54,3%), suivies des fractures (34,3%) et des infections (11,4%) et concernaient le membre supérieur dans 83% des cas. Le cadre légal était non respecté dans 9,7% des traumatismes et occasionnant principalement des fractures (55%). La prise en charge a été modifiée durant le confinement (suivi radiologique et des pansements, en téléconsultation, non enfouissement des broches, extension des indications du traitement non chirurgical, …) dans 34%, sans complication à ce jour.

La diminution de l’activité d’urgence dans notre région a été similaire à celle rapportée dans d’autres pays lors de la pandémie

Une modification  des circuits de soins, de l’anesthésie (suivant les recommandations de la SFAR), de l’hospitalisation, a été nécessaire pour limiter l’exposition virale des enfants, de leurs proches, et du personnel soignant.

L’adaptation du parcours patient qui a été utile pendant le confinement s’est révélée efficiente. Elle va sans doute permettre de faire évoluer nos pratiques, notamment avec la création de circuits raccourcis et l’utilisation de la télémédecine.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Anne-Laure SIMON (Paris)
00:00 - 00:00 #28070 - P37 Schwannome en dégénérescence kystique du nerf ulnaire au coude : une présentation atypique à ne pas méconnaître.
Schwannome en dégénérescence kystique du nerf ulnaire au coude : une présentation atypique à ne pas méconnaître.

Florent METAIRIE*, Matthieu HANNEBICQUE

1. CHU de Nantes, FRANCE

2. CHD Vendée, La Roche Sur Yon, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : florent.metairie@gmail.com (Florent METAIRIE)

Les tumeurs des tissus mous autour du coude sont rares, avec une incidence d'environ 3,8% parmi l’ensemble des tumeurs des tissus mous. Les tumeurs bénignes des nerfs périphériques (TBNP) sont des lésions rares (1% des tumeurs des parties molles). 

Les schwannomes  représentent  80 % de ces tumeurs isolées bénignes. Leur présentation clinique et histologique est bien décrite. 

Cependant, ils partagent des caractéristiques cliniques, épidémiologiques et d'imagerie communes avec les autres tumeurs des tissus mous et la présence d’atypies cliniques ou anatomopathologiques peut dans certains cas, faire évoquer à tort le diagnostic de tumeur maligne.

Ainsi, le diagnostic des schwannomes en préopératoire peut être difficile avec un risque potentiel d'erreur, le diagnostic de certitude reposant sur l’analyse  anatomopathologique.

Nous rapportons un cas rare de dégénérescence kystique de schwannome du nerf ulnaire au coude, chez une patiente de 79 ans, initialement adressée par son médecin traitant pour un syndrome du canal carpien bilatéral associé à un syndrome du tunnel cubital droit, avec une présentation clinique atypique ne nous ayant pas permis d’exclure d’emblée un processus expansif malin. 

Elle présentait une masse supra-centimétrique de la gouttière épitrochléenne, responsable d’un tableau de déficit ulnaire sensitivo-moteur, avec signe de tinel ulnaire au coude, déficit des intrinsèques et aspect de griffe réductible du 5e doigt.

L’hypothèse diagnostique après bilan d’imagerie, était celle d’un schwannome en dégénérescence kystique devant la présence d'une lésion kystique cloisonnée intra nerveuse au bilan échographie et IRM.

La prise en charge chirurgicale, réalisée sous grossissement optique, sous anesthésie locorégionale par bloc axillaire, a consisté en une énucléation complète de la tumeur après neurolyse du nerf ulnaire, incision épineurale et intra neurodissection soigneuse permettant une préservation de l’ensemble des fascicules. Devant un risque d’instabilité du nerf ulnaire après la neurolyse effectuée et la tumeur retirée, une transposition sous cutanée en avant de l’épicondyle médial a été réalisée avec manchonnage de la zone de suture nerveuse épineurale par colle biologique. 

Le diagnostic retenu après exérèse et analyse histologique fut celui de schwannome avec remaniements kystiques marqués.

La dégénérescence kystique du schwannome est une présentation clinique à connaître.

Le caractère inhabituel de la présentation ne doit pas faire évoquer à tort une tumeur maligne, et faire mettre en place le bon traitement devant cette tumeur bénigne et extirpable : conservation nerveuse et préservation de la fonction.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Jimmy PECHEUR (Interne) (Nantes)
00:00 - 00:00 #26028 - P38 Arthroscopic treatment of capitate nonunion: a new technique.
Arthroscopic treatment of capitate nonunion: a new technique.

Jean-Baptiste  DE VILLENEUVE BARGEMON* (1), Michel  LEVADOUX  (2)

1. Chirurgie Orthopédique et Traumatologique,  APHM, Marseille, FRANCE

2. Hand, wrist and elbow surgery department,  Saint Roch Private Hospital, Toulon, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : jbdevilleneuvebargemon@gmail.com (Jean-Baptiste de Villeneuve Bargemon)

A 21-year-old man complained of chronic pain in his left wrist. Ten years before, he had suffered a wrist injury resulting in a scaphoid fracture that was treated conservatively. After 10 years, his left wrist was painful, mobility was preserved but grip strength - evaluated with a dynamometer - was 45N on the right and 28N on the left. For the past 6 months, his wrist has become more and more painful, especially with flexion and extension of the wrist. His wrist pain was on the mediocarpal aspect, radiating to the dorsal face, and increased with pronosupination or when carrying loads of more than 5 kg. The range of motion was comparable between the left and right wrists, although the left wrist exhibited slightly less radial flexion.

He decided to consult when his wrist pain not only limited him in his daily activities but also especially in his professional activities (as a manual worker in nautical maintenance). The patient was seeking employment.

The aim of this article is to report a case of arthroscopic management of capitate nonunion and to propose a new approach by performing an autologous cancellous bone graft under arthroscopic guidance.

Grip strength was 44 N on the right and 42 N on the left at the 6-month follow-up and 50 N on the right and 45 N on the left at the 4-year follow-up. The range of motion at both wrists was identical. The patient reported the complete disappearance of pain at the 6-month follow-up. The patient was able to resume professional activity. He works as a handler in an agricultural cooperative.

The patient returned for consultation 4 years later for management of a triangular fibrocartilage complex lesion on the contralateral wrist. He brought in an X-ray that showed perfect consolidation of the capitate.

Capitate nonunion is very rare and difficult to diagnose. A missed diagnosis can have serious consequences on the wrist and the patient's quality of life. In this article, we show that an arthroscopic technique is feasible and produces good results. Ours is the first published description of arthroscopy being used in the management of capitate nonunion.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Jean-Baptiste DE VILLENEUVE BARGEMON (interne) (Marseille)
00:00 - 00:00 #26029 - P39 Are the orthopedic surgery residents trained enough in wrist arthroscopy? Wrist Arthroscopy in Resident Survey (WARS).
Are the orthopedic surgery residents trained enough in wrist arthroscopy? Wrist Arthroscopy in Resident Survey (WARS).

Jean-Baptiste  DE VILLENEUVE BARGEMON* (1), Christophe  MATHOULIN  (2), Lorenzo  MERLINI  (2)

1. Chirurgie Orthopédique et Traumatologique,  APHM, Marseille, FRANCE

2. International Wrist Center, Paris, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : jbdevilleneuvebargemon@gmail.com (Jean-Baptiste de Villeneuve Bargemon)

Wrist arthroscopy has become an essential means in the management of patients suffering from wrist pathologies. However, this technique must be mastered by residents wishing to specialize in upper limb surgery

An online questionnaire of 15 items was sent to the national orthopedic surgery referents (n = 14) in each city throughout France. It was specified at the beginning of the questionnaire that only residents or the heads of clinics who intended to specialize in upper limb surgery had to answer the questionnaire.

Despite good access to wrist arthroscopy blocks (83.67%), almost 43.90% of residents only saw a low number of wrist arthroscopies (between 0 and 10), which is insufficient to fully master this surgical technique. In addition, in all interns intending to specialize in the upper limb, 53.6% saw less than 10 or even zero wrist arthroscopies.

It is also interesting to note that only 53.66% of residents were able to attend a wrist arthroscopy in a university hospital center, requiring 41.46% of residents to be trained in a private structure. Then, more than half of the residents (58.3%) interested in the upper limb could not benefit from practical training on a cadaver. This can be explained by the significant financial cost for residents with regard to training in wrist arthroscopy provided in a non-university setting. This information shows training in wrist arthroscopy can be improved, and there is a real lack of training within university training centers.

In addition, in our study, we targeted residents interested in upper limb surgery. Therefore, we can submit the hypothesis that there is a lack of visibility of wrist arthroscopy among all orthopedic surgery residents.

According to several studies, wrist arthroscopy represents the third least anatomical location operated on by residents (behind the hip and elbow), although there has been a slight non-significant increase in procedures performed by residents over the years (5.8 wrist arthroscopies in 2007 compared to 6.3 in 2013). Virtual simulation exercises allow better triangulation and arthroscopic visualization in young residents

We can affirm that residents wishing to train in upper limb surgery have more access to the operating room for at least one wrist arthroscopy, which is insufficient to master the surgical technique. However, this study pushes to improve the training system within university centers and the number of procedures where residents can assist by offering them free training.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Jean-Baptiste DE VILLENEUVE BARGEMON (interne) (Marseille)
00:00 - 00:00 #27339 - P40 Photogrammétrie de la face dorsale de la main et du poignet.
Photogrammétrie de la face dorsale de la main et du poignet.

Thomas ALBERT* (1), Vincent DELMAS  (2), Nicolas BIGORRE  (3), Laurent HUBERT  (1), Henri-Dominique FOURNIER  (4), Guy RAIMBEAU  (3)

1. Chirurgie Orthopédique et Traumatologique,  CHU d'Angers, Angers, FRANCE

2. Département d'anatomie Université Paris V,  Université Paris Descartes, Paris, FRANCE

3. Chirurgie de la Main,  Centre de la Main, Angers, FRANCE

4. Neurochirurgie, CHU d'Angers, Angers, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : thomas.albert@chu-angers.fr (Thomas Albert)

La face dorsale de la main et du poignet constitue une région sociale et esthétique. Elle dispose d'une diversité et d'une richesse anatomique (tendons, os, nerfs, artères, veines, ?) qu'il est important de connaître car son intégrité assure le bon fonctionnement de la main. A fortiori, cette richesse anatomique constitue un substratum très exploité en chirurgie réparatrice. La finesse du tégument rend la face dorsale de la main plus vulnérable aux agressions mécaniques que la face palmaire. L'anatomie 3D offre un intérêt pédagogique supérieur à la 2D. La photogrammétrie, outil de modélisation 3D communément utilisé dans le domaine aérien, pourrait constituer une méthode pédagogique intéressante dans la formation en anatomie et en chirurgie de la main.

Une dissection a été réalisée sur un membre supérieur gauche de cadavre de sexe masculin préalablement injecté au latex rouge. Le matériel utilisé était des instruments classiques de chirurgie de la main (bistouri, pince Adson, ciseaux de Stevens, ?). Du matériel de microchirurgie (microciseaux, pince de Dumont, ?) a été utilisé pour la dissection vasculaire et nerveuse ainsi que des lunettes grossissantes x4,5. Les photographies ont été réalisées avec un iPhone X® en mode « photo standard ». Les modélisations 3D ont été faites à partir du logiciel Autodesk® RecapTM Photo.

Un total de 446 photos a été réalisé. A partir de ces photos 3 modélisations ont pu être reconstruites. Une pour la dissection dans son ensemble, une pour les éléments musculo-tendineux et une pour les éléments vasculaires. Des montages vidéo ont été associés aux modélisations 3D.

La photogrammétrie représente une technique de modélisation 3D fiable, reproductible, financièrement accessible et ne nécessitant pas de compétence professionnelle en informatique.

La photogrammétrie constitue un outil pédagogique applicable dans le domaine de l'anatomie et de la chirurgie de la main.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Thomas ALBERT (Interne des hopitaux) (Angers)
00:00 - 00:00 #27543 - P41 Le traitement chirurgical des fractures articulaires de la palette humérale.
Le traitement chirurgical des fractures articulaires de la palette humérale.

Meryem  LEMSANNI*, Youssef  NAJEB, Hanane  ELHAOURY, Rachid  CHAFIK, Mohamed  MADHAR

Service de chirurgie traumatologique et orthopédique,  Hopital Ibn Tofail, Centre Hospitalier Universitaire Mohammed VI, Marrakech, MAROC

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : lemsani.meryam@hotmail.com (Meryem LEMSANNI)

Les fractures de la palette humérale ne sont pas rares dans notre contexte. Leur traitement est essentiellement chirurgical et doit préférer l'ostéosynthèse la plus stable possible, afin d'éviter tout démontage et surtout permettre une mobilisation précoce.

L'objectif de notre travail est d'évaluer les résultats cliniques, radiologiques et fonctionnels à court et à long terme du traitement chirurgical des fractures de la palette humérale.

Nous avons mené une étude rétrospective, sur une durée de 4 ans, incluant 49 patients admis pour fracture articulaire de la palette humérale et traités chirurgicalement.

Les données épidémiologiques, cliniques, radiologiques  et évolutives ont été collectées à partir des dossiers médicaux.

Les fractures les plus fréquentes étaient de type C selon la classification de l'AO. Dans 52.5% des cas, il y avait des lésions associées dans le cadre d'un polytraumatisme. Tous nos patients ont été opérés (100% des cas) via un abord postérieur, une ostéotomie de l'olécrane a été réalisée dans 89% des cas. Nous avons noté 3 cas d'infection du site opératoire (6%), 3 cas de pseudarthrose (6%), 2 cas de cals vicieux (4%), 5 cas de raideur du coude (10%) et 6 cas d'arthrose du coude (12%).

La chirurgie est considérée aujourd'hui comme le gold standard de la prise en charge des fractures articulaires de l'humérus distal. Les montages par plaques vissées sont reconnus comme étant le traitement de choix. Cependant, le type et la localisation optimale des plaques restent un sujet de controverse.

Notre série présente un taux d'infection de 6% qui est comparable à celui de la majorité des séries étudiées. La pseudarthrose a été observée dans 6% des cas, tout comme en témoigne l'ensemble des séries nationales et étrangères, 5,1% pour Nedellec et 3,6% pour Raiss. Nos résultats étaient satisfaisants dans 85%, un taux qui rejoint les résultats trouvés par Jupiter (77%) et Saragaglia (68%), ce qui confirme, en accord avec la littérature, l'intérêt d'une prise en charge chirurgicale des fractures de la palette humérale dont le pronostic fonctionnel repose sur la restitution anatomique parfaite.

Les fractures de la palette humérale sont de plus en plus fréquentes, ceci est en rapport avec l'augmentation des accidents de la voie publique et leur violence. La rééducation précoce et prolongée est le seul garant d'un coude libre.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Meryem LEMSANNI (Médecin résidente) (Marrakech, Maroc)
00:00 - 00:00 #27544 - P42 Les fractures-luxations trans-olécraniennes du coude.
Les fractures-luxations trans-olécraniennes du coude.

Meryem  LEMSANNI*, Youssef  NAJEB

Service de chirurgie traumatologique et orthopédique,  Hopital Ibn Tofail, Centre Hospitalier Universitaire Mohammed VI, Marrakech, MAROC

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : lemsani.meryam@hotmail.com (Meryem LEMSANNI)

La fracture-luxation trans-olécranienne est une lésion complexe caractérisée par une luxation de l'articulation huméro-ulnaire associée à une fracture de l'olécrane. Leur traitement est délicat et nécessite une bonne réduction anatomique en prenant en compte les lésions associées qui pourraient mettre en jeu la stabilité et le pronostic fonctionnel du coude. Le but de cette étude est de préciser les caractéristiques épidémiologiques de cette lésion particulière et de détailler ses modalités thérapeutiques et fonctionnelles.

Nous rapportons une étude rétrospective de 16 cas de fracture-luxation trans-olécranienne, colligés entre janvier 2007 et décembre 2015. Tous nos patients ont été suivis à la consultation, interrogés, examinés et contrôlés radiologiquement. La période moyenne de suivi était de 5 ans. On a évalué l'activité quotidienne de nos patients ainsi que la reprise de l'activité professionnelle. On a adopté le score de Broberg et Morrey pour l'évaluation des résultats fonctionnels.

Les fractures de l'olécrane étaient comminutives dans 12 cas et ouvertes dans trois cas. Tous nos patients ont été opérés avec mise en place d'une plaque de reconstruction dans un délai moyen de trois jours. Lors du suivi, nous avons relevé un cas d'infection superficielle avec nécrose cutanée secondaire, et trois cas de raideur articulaire. Le délai moyen de consolidation était de 13.5 semaines. Le score de Broberg et Morrey moyen était de  86,3.

La fracture-luxation trans-olécranienne est une lésion complexe qui traduit un traumatisme de haute énergie. La majorité des auteurs recommandent de fixer les fractures comminutives de l'olécrane par plaque vissée dorsale. Ring et al. préconisent une plaque à compression dynamique (DCP) qu'une plaque 1/3 de tube du fait de sa rigidité insuffisante. La fixation par embrochage haubanage peut être suffisante pour certaines des fractures simples de l’olécrane. Les résultats fonctionnels sont évalués, chez la majorité des auteurs, par le score fonctionnel de Broberg et Morrey. Les résultats satisfaisants dans les séries de littérature varient entre 71 et 88% des cas.

Le traitement optimal de la fracture-luxation trans-olécranienne commence par l'identification de la lésion comme une perturbation de l'articulation ulno-humérale, étant souvent confondue avec des fractures de Monteggia. La restauration de la continuité de la cavité sigmoïde doit être anatomique par plaque vissée, sans oublier le traitement des lésions associées. La reconstruction anatomique et stable, ainsi que la mobilisation précoce permettent d'améliorer le pronostic fonctionnel, souvent engagé par cette lésion rare et grave.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Meryem LEMSANNI (Médecin résidente) (Marrakech, Maroc)
00:00 - 00:00 #27545 - P43 Lesion fermée de la bandelette sagittale de 3 doigts: une cause de douleur de la main.
Lesion fermée de la bandelette sagittale de 3 doigts: une cause de douleur de la main.

Thierry  AIHONNOU*, Pierre  GUERET, Vladimir  ROTARI, Vittorio  FERRARI

Clinique Pauchet, Amiens, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : taihon02@yahoo.fr (Thierry AIHONNOU)

L'atteinte simultanée de 3 bandelettes sagittales de 3 doigts est une lésion rare.Nous rapportons un cas de knuckle boxer par atteinte traumatique du 3eme, 4eme et 5eme rayon. Le diagnostic a été posé tardivement car la plainte principale était un craquement douloureux lors des efforts de serrage.

Décembre 2019 un patient droitier de 30 ans est victime d'un traumatisme de la main droite poing fermé. Il est pris en charge dans un CH général (radiographie de la main normale).Un mois après il voit son médecin qui lui prescrit une échographie de la main à la recherche de corps étrangers devant des craquements douloureux de la main puis une IRM(examens normaux).Le patient est adressé à la consultation de chirurgie de la main de la clinique 3 mois après le traumatisme. Il se plaignait uniquement de craquement douloureux à la prise de force et d'un manque de force.L'examen ne retrouvait pas de subluxation des extenseurs à l'enroulement des doigts mais uniquement à la prise de force pour les 3ème, 4ème, 5ème rayons. L'échographie a confirmé la lésion des bandelettes sagittales. L'intervention a consisté à une réparation des bandelettes sagittales radiales.

Au bout de 2 mois ½ récupération complète de l'enroulement des doigts et disparition des douleurs et craquements.  Normalisation de la force (grasp à 35 kg  à droite/32 kg à gauche).Reprise du travail à 2 mois ½  au même poste

L'atteinte traumatique de l'appareil extenseur en zone 5 connue sous le nom de boxer's knuckle survient après un traumatisme direct poing fermé. Elle est secondaire à une lésion des bandelettes sagittales et concerne habituellement le 5ème rayon. Nous rapportons un cas d'atteinte simultanée des 3 doigts. Le diagnostic est clinique mais n'est pas toujours évident car la subluxation des tendons n'apparaît parfois qu'à la prise de force ce qui peut expliquer le retard diagnostic. Il peut être confirmé par une échographie. Le traitement est chirurgical.La subluxation traumatique simultanée de plusieurs tendons extenseurs est une lésion rare. Elle doit être recherchée après un traumatisme direct point fermé de la main notamment devant des douleurs inexpliquées et des craquements apparaissant à la prise de force.

La subluxation traumatique simultanée de plusieurs tendons extenseurs bien que rare doit être recherchée devant tout traumatisme poing fermé de la main .Le diagnostic est essentiellement clinique.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Thierry AIHONNOU (CHIRURGIEN ORTHOPEDISTE) (Amiens)
00:00 - 00:00 #27549 - P44 carcinome de merkel: un cas rapporté et revue de la litterature.
carcinome de merkel: un cas rapporté et revue de la litterature.

Delphine  METAIRY*

Clinique Paul Picquet, Sens, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : metairy1@yahoo.fr (Delphine METAIRY)

L'objectif est de sensibiliser les chirurgiens de la main à ce type de lésion cutanée rare, plus agressive qu'un mélanome car très lymphophile pour une prise en charge rapide optimale multidisciplinaire et de rapporter de nouvelles pistes de traitement.

Une femme de 65 ans consulte pour un canal carpien droit en juin 2016. On constate la présence d'une lésion sur la face dorsale de p1 de d5 droit nodulaire molasse de 1 cm x 1 cm faisant évoquer un lipome, sans adhérence au plan profond, de couleur chair, indolore, évoluant depuis plusieurs années, ne gênant pas la patiente. On évoque la possibilité de retirer cette lésion en plus de réaliser une neurolyse du nerf médian.

La chirurgie du canal carpien est faite et l'exérèse de cette lésion est réalisée.

Le résultat d'anatomopathologie, inattendu, conclut à une tumeur de Merkel à l'histologie, diagnostic confirmé par relecture des lames faite par le Dr Fabiani.

Le cas est déclaré dans les réseaux LYMPHOPATH et TENPat de l'INCa, et est soumis en RCP, qui propose la reprise avec amputation du 5ème rayon avec des marges de 2 cm à 3 cm et la réalisation d'un ganglion sentinelle.

Compte tenu de la rareté de cette lésion et de l'absence de consensus thérapeutique dans sa prise en charge, la patiente est transférée à l'hôpital Saint-Louis (centre référent dans la prise en charge des tumeurs rares cutanées agressives).

Elle est suivie tous les 3 mois pendant 3 ans, puis tous les 6 mois, et est en rémission complète, 5 ans après sa prise en charge.

Le CCM est une tumeur neuroendocrine cutanée primitive dérivant de cellules de Merkel. Elle présente les mêmes caractéristiques histo-immunochimiques que la cellule de Merkel, découverte en 1875. Elle est décrite en 1972 par Tonkin, et est dénommée « CCM » depuis 1980.

Cette tumeur, à haut potentiel métastatique, est 100 fois plus rare et 3 fois plus mortelle que le mélanome. Tout stade confondu, le taux de survie est entre 56 et 67 %. Au stade métastatique, il est compris entre 0 et 30 %.

La thérapeutique suivra les recommandations de 2011 du groupe de cancérologie cutanée française (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie ou immunothérapie selon le stade)

L'essentiel pour le diagnostic précoce réside donc dans la connaissance de cette lésion.

La prise en charge de cette lésion nécessite une coopération multidisciplinaire.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Delphine METAIRY (Chirurgien) (Sens)
00:00 - 00:00 #27551 - P45 Une phaeohyphomycose à la main : à propos d'un cas.
Une phaeohyphomycose à la main : à propos d'un cas.

Emilie  MARTEAU*  (1), Guillaume  BACLE (1), Jacky  LAULAN (1), Steven  ROULLET (1), Frédéric BASTIDE (2)

1. Service de chirurgie orthopédique et traumatologique, unité de chirurgie de la main et des nerfs périphériques, Centre Hospitalier Régional Universitaire de Tours, FRANCE

2. CHRU Bretonneau, Tours, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : emilie_marteau@hotmail.fr (Emilie MARTEAU)

Les phaeohyphomycoses sont des infections rares causées par des champignons. Il s'agit d'une infection rare inconnue dans les pays occidentaux. Elle se caractérise par la présence de mycèles pigmentées dans les tissus. En cas d'infection superficielle, l'évolution se fait sous une forme chronique avec des lésions pseudotumorales .

Nous rapportons le cas d'un patient, transplanté cardiaque pris en charge dans le service de chirurgie de la main de notre hôpital de manière conjointe avec l'équipe d'infectiologie en 2017.

Il s'agit d'un patient qui a présenté une lésion ulcérée pseudotumorale de la face dorsale de la main gauche. Il n'a jamais voyagé à l'étranger. Devant l'évolution chronique, chez un patient immunodéprimé, il a d'abord été suspecté une lésion de type carcinomateuse. Devant l'absence de diagnostic dermatologique il a été réalisé à 2 reprises une biopsie chirurgicale. L'analyse anatomopathologique a mis en évidence des mycèles. les prélèvements ont donc été adressés en mycologie. Le diagnostic de phaeohyphomycose de la main gauche a donc été poséé. L'agent responsable était le Trematosphaeria grisea.

La littérature recommande une chirurgie carcinologique en association avec un anti-mycotique. compte tenu de la localisation en face dorsale de main, il n'était pas possible de faire un geste complet sans lambeau chez un patient aux lourds antécédents. Un traitement par isavuconazole a été initialement mis en place pendant 3 mois. le traitement immunosuppresseur a été diminué.

Initialement l'évolution a été favorable, puis une reprise infectieuse a conduit à associer de la terbinafine en traitement local. Ceci a permis la guérison complète. Il n'a pas été nécessaire de faire de geste de résection chirurgical secondaire. Le suivi actuel en 2021 montre l'absence de récidive.

Les phaehyphomycoses causées par T Grisea sont des infections rares dans les pays développés. En raison de l'aspect clinique pouvant en imposer pour une tumeur maligne, cette étiologie doit être connue. L'association de la terbinafine à l'isavuconazole permet d'obtenir la guérison même chez un patient immunodéprimé.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Emilie MARTEAU (praticien hospitalier) (Tours)
00:00 - 00:00 #27563 - P46 Mélanome malin unguéal : localisation particulière au niveau du pouce A propos de deux cas.
Mélanome malin unguéal : localisation particulière au niveau du pouce A propos de deux cas.

Mounira  BOUKREDERA, Mohamed  KHENFRI, Assya  BENHABILES

Service de chirurgie orthopédique,  Faculté de médecine, Constantine, ALGÉRIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : mboukredera@hotmail.fr (Mounira Boukredera)

Le mélanome malin unguéal représente 1,8 à 8,1% des mélanomes malins cutanés. Sa prise en charge s'adresse aujourd'hui aux praticiens de différentes spécialités. L'acte chirurgical initial est une étape incontournable du traitement curatif. Nous révélons à travers ce cas de mélanome malin achromique unguéal au niveau du pouce, la rareté de la localisation, les difficultés thérapeutiques mais surtout une espérance de vie  assez considérable.

Nous avons eu à traiter deux patients : un homme âgé de 60 ans qui avait présenté une lésion ulcérée avec destruction totale et prolifération de la tablette unguéale du pouce gauche évoluant depuis  une année et une femme, quinquagénaire qui a consulté à un stade avancé avec une ulcération bourgeonnante et circonférentielle du pouce gauche. L'histologique des biopsies était presque identique révélant un mélanome malin acro-lentigineux ulcéré de niveau V de Clark et d'indice  de Breslow de 04 mm chez l'homme et de 03mm chez la femme.  Ils n'avaient pas d'adénopathies sentinelle et le bilan d'extension était négatif. Ils ont bénéficié d'une désarticulation  de la première colonne . Les lésions ont été  classées en stade IIB.

Le patient a  eu un traitement adjuvant à base d'interférant alpha. Il décède 10 ans après par la survenue de métastases. La patiente n'a qu'un recul de 08 mois. L'évolution est sans incidents particuliers jusqu'à ce jour.

C'est une tumeur qui correspond à une excroissance pathologique de cellules aboutissant à un tissu néoformé retrouvé dans l'organisme, soit à l'état embryonnaire, soit à l'état adulte.  L'incidence des mélanomes achromiques  varie de 1,8 à 8,1%]. Il se retrouve plus fréquemment au niveau des extrémités, et plus particulièrement sous l'ongle. Les mélanomes de l'appareil unguéal sont plus fréquents sur les doigts que sur les orteils. L'attitude thérapeutique préconise l'exérèse de l'intégralité de la lésion afin de déterminer la profondeur de l'envahissement en termes d'indice de Breslow, et de niveau de Clark. Le ganglion sentinelle correspond au premier relais de drainage lymphatique du mélanome. Sa recherche a un intérêt pronostique, son intérêt thérapeutique est en cours d'évaluation. La survie en cas de métastase à distance est de 6 à 8 mois. Dans notre cas, la chirurgie était plutôt radicale.

La prise en charge du mélanome malin s'adresse aujourd'hui aux praticiens de différentes spécialités. L'acte chirurgical initial est une étape incontournable du traitement curatif. La biopsie de la lésion doit être complète, afin de déterminer de façon exacte la profondeur de l'envahissement.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Mounira BOUKREDERA (Chirurgienne orthopédiste chercheur) (Constantine, Algérie)
00:00 - 00:00 #27576 - P47 Synostoses radio-ulnaires distales post-traumatiques chez l’enfant dans les fractures de l’avant-bras. Case report et revue de la littérature.
Synostoses radio-ulnaires distales post-traumatiques chez l’enfant dans les fractures de l’avant-bras. Case report et revue de la littérature.

Alexandre GOUNOT*, Anne-Laure SIMON, Virginie MAS, Frédérique DIZIN, Jason CHINNAPPA, Pascal  JEHANNO

Chirurgie orthopédique pédiatrique,  Hôpital Robert Debré, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : alexandre_gounot@hotmail.com (Alexandre Gounot)

Les synostoses radio-ulnaires distales post-traumatiques sont des complications rares des fractures du quart distal de l'avant-bras, entraînant une perte de la prono-supination. De nombreuses techniques ont été décrites chez l'adulte, consistant en une résection de synostose souvent complétée d'interposition afin de diminuer le risque de récurrence, avec des résultats fonctionnels variables. Peu de cas ont été décrits chez l'enfant. Le but de cette étude est de décrire deux cas de synostose radio ulnaire distale post-traumatique chez l'enfant, en y associant une revue de la littérature, évaluant les facteurs de risque, la prise en charge et les résultats fonctionnels des synostoses radio-ulnaires distales.

Deux cas de synostose radio-ulnaire distale post traumatique chez l'enfant ayant bénéficié d'une résection sans interposition ont été évalués. Dans la littérature, 23 cas de synostose radio-ulnaire opérés ont été rapportés. Le type de traumatisme, l'âge lors du traumatisme, l'intervalle de prise en charge chirurgicale, l'association ou non d'interposition et la survenue d'une récurrence ont été évalués. L'analyse fonctionnelle utilise la classification de Vince et Miller.

Chez nos deux patients, il n'y a pas eu de récurrence de la synostose et les résultats fonctionnels sont « bons » et « excellents ». Concernant les 23 cas de la littérature (tous types de synostoses), l'âge moyen lors du traumatisme est de 9,5 ± 1,2 ans. L'intervalle entre le traumatisme et la chirurgie est de 2,7 ± 3 ans. L'utilisation d'une interposition a été réalisée dans 43% des cas.  Au dernier recul (20,8 ± 13 mois), les résultats sont « bons » ou « excellents » dans 48% des cas, et 22% sont «passables ». Le taux de récurrence est de 30%.  Concernant les synostoses distales, les résultats sont « bons » ou « excellents »  dans 72% des cas et le taux de récurrence est de 14%.

Les facteurs de risque de synostoses radio ulnaires distales post traumatiques sont un déplacement de la fracture important, des manœuvres de réduction itératives et le délai de prise en charge. L'association d'interposition ne modifie pas le risque de récurrence ni les résultats fonctionnels. Nous recommandons donc chez l'enfant une résection isolée de la synostose radio ulnaire distale sans utilisation d'interposition. La prévention par une prise en charge initiale adéquate demeure la clé pour lutter contre cette complication rare, mais invalidante.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Alexandre GOUNOT (INTERNE) (Paris)
00:00 - 00:00 #27577 - P48 Dorsal perilunate carpal dislocations : a retrospective study spanning a ten-year period with a minimum nine year follow-Up.
Dorsal perilunate carpal dislocations : a retrospective study spanning a ten-year period with a minimum nine year follow-Up.

Meryem  LEMSANNI*, Youssef  NAJEB, Hanane  ELHAOURY, Mohamed  MADHAR, Rachid  CHAFIK

Service de chirurgie traumatologique et orthopédique,  Hopital Ibn Tofail, Centre Hospitalier Universitaire Mohammed VI, Marrakech, MAROC

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : lemsani.meryam@hotmail.com (Meryem  LEMSANNI)

Perilunate dislocations are rare high-energy injuries which have the potential to cause lifelong disability of the wrist. Thereby, early recognition and diagnosis are important to restore patient function and prevent morbidity.

The aim of our study was to evaluate the clinical, functional, and radiological outcomes of surgically managed perilunate dislocations.

We performed a retrospective study that identified 53 cases of perilunate dislocations. Fourty-seven patients agreed to participate and were included. The mean follow-up was 13 years (range, 9-18 years).  The clinical and functional evaluation was based on the range of motion, grip strength, the Mayo wrist score and the Quick Disabilities of the Arm Shoulder and Hand score.

At the final follow up, the mean range of flexion was 70% and extension was 59% relative to the contralateral side. The mean grip strength was 69%. The mean Mayo wrist score was 70 and the mean Quick Disabilities of the Arm Shoulder score was 20. Complex regional pain syndrome, arthritis and lunate avascular necrosis were identified, respectively, in 20%, 22% and 64% of cases. The average duration of the work stoppage leave was 7 months.

Perilunate dislocations are potentially devastating injuries that are often unrecognized at initial evaluation. According to several previous studies, the timing and the type of support treatment bear are the most important prognostic guarantors of a better result factors. Open reduction and internal fixation methods allow for direct anatomic reduction and appropriate fixation of most injured components. Evaluation of osteochondral and ligamentous lesions should form an integral part of the treatment to avoid  imperfect carpal reduction and residual instability.

Surgical treatment of perilunate dislocations can provide good clinical outcomes allowing patients to return to normal activities in a reasonable timescale when delays to surgery are kept to a minimum. Although arthritis occurred in 70% of cases, its clinical and functional impact appeared to be low. However, complex regional pain syndrome appeared to have an impact on long-term outcomes.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Meryem LEMSANNI (Médecin résidente) (Marrakech, Maroc)
00:00 - 00:00 #27586 - P49 Volumineux Schwannome du nerf ulnaire révélé par une tuméfaction de l’avant-bras A propos d’un cas.
Volumineux Schwannome du nerf ulnaire révélé par une tuméfaction de l’avant-bras A propos d’un cas.

Volumineux  Schwannome du nerf ulnaire révélé par une tuméfaction de l'avant-bras  A propos d'un cas

Mounira  BOUKREDERA, Mohamed  KHENFRI, Assya  BENHABILES

Service de chirurgie orthopédique,  Faculté de médecine, Constantine, ALGÉRIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : mboukredera@hotmail.fr (Mounira BOUKREDERA)

Le Schwannome est une tumeur nerveuse bénigne qui se développe aux dépens des cellules de Schwann. C'est la plus fréquente des tumeurs des nerfs périphériques. Il siège plus volontiers dans les zones d'extension des membres. Il s'agit d'une lésion encapsulée rarement responsable d'un déficit neurologique. Nous rapportons  le cas d'un  Schwannome isolé du nerf ulnaire révélé par  par une volumineuse masse  de la face antérieure de l'avant-bras gauche.

Il s'agit d'un patient  de 24 ans qui a consulté pour une masse du 1/3 moyen  de la face antéro-médiale de l'avant-bras gauche évoluant depuis 1 an. La masse mesurait 07 cm de diamètre à grand axe vertical,  ferme, mobile par rapport au plan superficiel  avec un signe de Tinel positif à sa percussion,  des paresthésies dans le territoire du nerf ulnaire et une  amyotrophie du premier espace inter métacarpien.  

L'IRM  montrait une masse  de 73 mm de diamètre, bien limitée, homogène, présentant un halo périphérique hyper intense et un centre hypo intense en T1 T2  en rapport étroit avec l'artère  et la veine ulnaire. Une première  biopsie échoguidée a été pratiquée mais la lecture n'était pas concluante.

Le patient bénéficie d'une chirurgie d'exérèse complète. L'examen anatomopathologique et immunohistochimie  avaient conclu à un Schwannome sans critère de malignité. Les signes de compression ulnaire avaient cédé dans les premières semaines après l'intervention, le premier espace intermétacarpien a repris au 5ème mois d'évolution.

Les tumeurs des nerfs périphériques sont des tumeurs rares qui proviennent de la gaine des nerfs. On en distingue les Schwannomes, les neurofibromes et les tumeurs malignes des nerfs. Les Schwannome sont les plus fréquentes (70%), ils prolifèrent à partir de la gaine des cellules de Schwann et atteignent habituellement les  troncs nerveux, en particulier, ceux du membre supérieur.leur évolution est lente et les signes les plus fréquents sont des douleurs spontanées de type radiculaire. L´IRM reste le gold standard en matière de diagnostic du Schwannome. Il  apparaît comme une masse excentrée sur le trajet du nerf refoulant les fascicules nerveux, ce qui explique la pauvreté des symptômes  déficitaires malgré des lésions  volumineuses tel que le cas de notre patient.

Le Schwannome du nerf ulnaire est rare. Il peut être  responsable de névralgies et  de troubles déficitaires  lorsqu'il est volumineux. Il doit toujours être évoqué à chaque fois qu'aucune origine radiculaire n´a été trouvée. La certitude diagnostique est histologique et l'exérèse totale reste le seul garant d'une guérison sans récidive.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Mounira BOUKREDERA (Chirurgienne orthopédiste chercheur) (Constantine, Algérie)
00:00 - 00:00 #27588 - P50 Ostéome ostéoïde : à propos d’une double localisation au niveau du carpe.
Ostéome ostéoïde : à propos d’une double localisation au niveau du carpe.

Mounira  BOUKREDERA*, Mohamed  KHENFRI, Assya  BENHABILES

Service de chirurgie orthopédique,  Faculté de médecine, Constantine, ALGÉRIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : mboukredera@hotmail.fr (Mounira BOUKREDERA)

L'ostéome ostéoïde est une  lésion bénigne mais douloureuse. Elle est exclusivement  osseuse et se caractérise histologiquement par la production d'un tissu osseux dense au sein duquel une zone  d'hyperactivité ostéoblastiques appelée le nidus. La localisation carpienne est rare, la double localisation est exceptionnelle. Nous rapportons le cas d'une double localisation d'un ostéome ostéoïde sur les bases de l'hamatum et du capitatum du poignet droit  chez un jeune homme de 35 ans.

Patient âgé de 35 ans qui s'est présenté pour des douleurs du dos de la main droite sans  notion de traumatisme, de type inflammatoire irradiant aux 3ème et 4ème doigt. La palpation réveille une douleur exquise au centre du dos de la main plus  en regard de la base du 3ème et 4ème métacarpien légèrement calmé par les salicylées. La radiographie standard et le scanner ont objectivé l'image pathognomonique de l'ostéome ostéoïde avec  de deux  nidus l'un à côté de l'autre au niveau de la base de l'hamatum et du capitatum, délimitées par une zone d'ostéolyse circonscrite, entourée d'un halo d'ostéocondensation, mesurant 4×3mm. une exérèse-curetage de la lésion a été réalisée  par voie dorsale sans comblement, ni  arthrodèse  ni immobilisation postopératoire. L'examen anatomopathologique de la pièce d'exérèse a confirmé le diagnostic.

La douleur a cédé dans les jours qui ont suivi l'intervention. L'examen clinique de contrôle, 03 mois après, a retrouvé un poignet indolore, sans limitation des amplitudes articulaires. La reprise de travail a eu lieu au 2ème mois avec son ancien niveau d'activité

L'ostéome ostéoïde du carpe est une lésion rare et de diagnostic difficile survenant préférentiellement au niveau de l'os scaphoïde secondé par le capitatum.  La double localisation reste exceptionnelle. La douleur de type inflammatoire n'est pas pathognomonique de la lésion, seule sa sédation à l'aspirine oriente la clinique.La radiographie conventionnelle peut montrer la classique image du nidus  indispensable au diagnostic mais elle est souvent atypique dans les  localisations carpiennes. Le scanner est l'élément fondamental du diagnostic lorsque les radiographies sont peu contributives. Le traitement  utilise plusieurs techniques : abord chirurgical avec l'exérèse osseuse en bloc  comme dans notre cas, résection percutanée scano-guidée, biopsie-résection percutanée par petites tréphines et sclérose par alcoolisation et destruction complète de la lésion

Toute douleur atraumatique du poignet doit  faire penser à l'ostéome ostéoïde. Cette lésion est rare au niveau  du carpe et  exceptionnelle lorsqu'elle siège sur deux os mitoyens.  L'exérèse est la condition  nécessaire  pour amender les douleurs et  éviter la récidive

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Mounira BOUKREDERA (Chirurgienne orthopédiste chercheur) (Constantine, Algérie)
00:00 - 00:00 #27593 - P51 Syndrome de maffucci: une forme sévère localisée au niveau des deux mains, à propos d'un cas.
Syndrome de maffucci: une forme sévère localisée au niveau des deux mains, à propos d'un cas.

Mounira  BOUKREDERA*, Mohamed  KHENFRI, Assya  BENHABILES

Service de chirurgie orthopédique,  Faculté de médecine, Constantine, ALGÉRIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : mboukredera@hotmail.fr (Mounira BOUKREDERA)

Le syndrome de MAFFUCCI revêt un aspect grave de l'enchondromatose par l'association d'une atteinte infectieuse et angiomateuse. L'observation rapporte une évolution particulièrement grave vers un aspect monstrueux des deux mains

Adolescent de 11 ans qui consulte pour la première fois pour des tuméfactions monstrueuses, ulcérées et nécrosées ayant complètement déformé les doigts des deux mains qui sont devenues complètement non fonctionnelles. les parents rapportent la notion d'une évolution lente sur 3 à 4 années mais en raison des conditions socio-économiques défavorables, la consultation a été retardée. L'examen clinique  deux mains  dénaturée, siège d'énormes tuméfaction  ulcérées et nécrosées. le bilan clinique et radiologique étaient suffisants pour  diagnostiquer de syndrome le MAFFUCCI. L'état avancé des lésions notamment à gauche et le risque de dégénérescence maligne ont obligé à un traitement radical consistant en une amputation au niveau du poignet gauche.  A droite, l'amputation était partielle gardant le pouce et l'index après avoir réséqué les multiples chondriomes , en visant de préserver une pince pouce-index. l'étude histologique a confirmé le diagnostic sans signe de malignité.

Sur le plan psychologique, l'état de l'adolescent était meilleur après l'intervention car il n'avait plus honte de la monstruosité de ses mains. La pince pouce-index était fonctionnellement valable à droite lui permettant d'écrire, de tenir des objets telle une cuillère ou une tasse de lait ce qui lui a procuré une certaine autonomie qu'il n'avait pas. au niveau du côté gauche il portait une prothèse esthétique, n'ayant pas les moyens de se permettre une prothèse myo-électrique.

L'enchondromatose est une pathologie rare, bénigne et évolutive. Elle réserve toute sa gravité dans le syndrome de MAFFUCCI. Sa découverte est précoce (2 à 10 ans) et évolue avec la croissance. Les complications sont dominées par les troubles de la croissance induits par les localisations metaphyso-épiphysaires des chondriomes. La complication la plus redoutée est la dégénérescence maligne qui est plus fréquente dans le syndrome de MAFFUCCI (25%). La gravité de l'observation rapportée est liée au stade très avancé et la localisation au niveau des deux mains avec perte totale de la fonction. Le risque dégénératif est marqué par les ulcérations et l'angiomatose ayant justifié notre attitude radicale

Le syndrome de MAFFUCCI est rare dans la famille des tumeurs cartilagineuses. Il dégenere en chondrosarcome dans 25% des cas, nécessitant une traitement adéquat et une surveillance rigoureuse. Le traitement de la chondromatose doit être précoce et conservateur pour un pronostic plus optimal.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Mounira BOUKREDERA (Chirurgienne orthopédiste chercheur) (Constantine, Algérie)
00:00 - 00:00 #27611 - P52 Un hématome inhabituel après une fracture du poignet.
Un hématome inhabituel après une fracture du poignet.

Eric  MARECHAL*, Renaud  DEGEORGES

Clinique Pasteur - HPDA, Guilherand Granges, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : eric.marechal@ccb07.org (Eric MARECHAL)

Les faux anévrismes au décours des fractures du poignet sont rares, surtout pour l'artère ulnaire. Nous rapportons un cas compliqué d'une compression du nerf médian.

Une patiente droitière de 74 ans consultait 5 semaines après l'ostéosynthèse d'une fracture du quart inférieur des deux os du poignet droit (plaque sur le radius) . Elle se plaignait de douleurs intenses associées à une raideur et une perte de sensibilité des trois premiers doigts.

L'interrogatoire précisait bien que cette hypoesthésie s'était constituée progressivement.

L'examen clinique pouvait faire suspecter une algodystrophie mais une volumineuse tuméfaction pulsatile et soufflante au stéthoscope était observée sur la face antérieure du poignet. 

L'angio-TDM retrouvait un pseudo-anévrysme de l'artère ulnaire. 

L'intervention sous garrot pneumatique était réalisée rapidement et retrouvait le faux anévrysme de 10 cm  qui soulevait et laminait le nerf médian. Le nerf était neurolysé. Le faux anévrysme était ouvert et sa coque réséquée. Le pertuis qui l'alimentait était retrouvé sur le bord radial de l'artère cubitale qui était très épaissie; celle-ci était finalement ligaturée . Le garrot était lâché après 45 minutes avec une bonne recoloration des doigts.

Les douleurs se sont rapidement estompées en post opératoire.

Après un an et de la rééducation, les doigts et le poignet ont retrouvé une mobilité complète mais  la force de serrage de la main restait déficitaire.

Le test aux monofilaments s'est totalement normalisé.

La physiopathologie des faux anévrysmes est connue : une blessure de la paroi vasculaire induit un hématome juxta-artériel qui va s'organiser avec une coque fibreuse. La masse peut comprimer des structures nobles.  

Quelques cas cliniques ont été décrits pour l'artère radiale après synthèse du radius, ablation de matériel ou exérèse de kyste. Ils restent exceptionnels pour l'artère ulnaire.

Le diagnostic se fait essentiellement sur la clinique devant une masse pulsatile sur le trajet d'une artère en contexte post traumatique. 

L'angioscanner est l'examen de référence.

Dans notre cas, la souffrance du nerf médian imposait un abord chirurgical.

Le sacrifice de l'artère cubitale peut se discuter mais la perméabilité de l'artère radiale avait été vérifiée en pré opératoire.

Toute masse pulsatile sur le trajet d'une artère en contexte post traumatique doit faire évoquer un faux anévrysme.

La chirurgie à proximité de gros vaisseaux doit comporter un temps d'hémostase soigneuse après lever du garrot afin de détecter d'éventuelles plaies artérielles.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Eric MARECHAL (CHIRURGIEN) (Valence)
00:00 - 00:00 #27631 - P53 Ligamentoplastie avec interposition de l’articulation interphalangienne proximale dans le traitement des pertes de substances ostéochondrales uni condyliennes : Une étude cadavérique de faisabilité.
Ligamentoplastie avec interposition de l’articulation interphalangienne proximale dans le traitement des pertes de substances ostéochondrales uni condyliennes : Une étude cadavérique de faisabilité.

Jean-Charles HERY*, Baptiste PICART, Mélanie MALHERBE, Christophe HULET, Aude LOMBARD

Orthopédie - Traumatologie,  CHU de Caen, Caen, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : jc.13hery@gmail.com (Jean-Charles HERY)

L'interphalangienne proximale (IPP) est une articulation clé pour la fonction globale des doigts. Les traumatismes de l'IPP sont fréquents et complexes. La reconstruction de l'articulation reste difficile et expose au risque de raideur. Nous proposons ici une nouvelle technique pour prendre en charge les défects uni-condyliens de P1 permettant de restaurer les amplitudes articulaires et d'assurer la stabilité de l'IPP. Les pertes de substances ostéochondrales de l'IPP représentent un défi chirurgical.

Étude cadavérique de faisabilité. Les défects uni-condyliens étaient reproduits à l'aide de ciseaux à frapper et d'une pince gouge. Un premier tunnel transversal de 2 mm de diamètre passant par la tête de P1 était réalisé. Un second à la base de la deuxième phalange de diamètre identique. Le greffon était passé dans chacun de ces tunnels. L'extrémité proximale du greffon était interposée dans la perte de substance osseuse. La ligamentoplastie était ensuite tendue et fixée par deux ancres sur P1. Les amplitudes articulaires et la stabilité frontale étaient mesurées en pré et post-opératoire.

Il n'y avait pas de différence significative d'amplitude articulaire ; en préopératoire les arcs de mobilités moyens étaient de 0° à 115°, ils étaient de 0° à 110° après la procédure (p = 0.983). Il n'y avait pas de différence significative concernant la stabilité articulaire (p > 0.05).

La littérature retrouve de nombreuses techniques visant à prendre en charge ce type de traumatisme : L'arthrodèse laisse une raideur séquellaire évidente. L'arthroplastie est discutable chez les patients jeunes et peut ne pas être indiquée dans ce type de traumatisme. Le transfert articulaire vascularisé est techniquement exigeant, crée une morbidité sur le site donneur et ne devrait probablement être envisagé que chez les patients présentant une perte des deux surfaces articulaires. Les greffes ostéochondrales autologues peuvent être une option chirurgicale pour restaurer la surface articulaire. Ishida et al. ont utilisés la deuxième ou la troisième articulation carpo-métacarpienne. Sato et al. ont rapportés une technique avec des greffons costo-chondraux autologues. Une technique de reconstruction uni condylienne de P1 par un greffon pris au dépend de la base de cinquième métacarpien a été décrite. Kumta et al ont décrit la possibilité d'utiliser des greffes microchirurgicales du condyle fémoral pour la reconstruction des articulations interphalangiennes.

La ligamentoplastie avec interposition de l'IPP semble être une solution envisageable pour la prise en charge des défects ostéochondraux uni-condyliens de P1. Une évaluation des résultats cliniques est envisagée afin de valider définitivement cette technique.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Jean-Charles HERY (Assistant des Hôpitaux) (Caen)
00:00 - 00:00 #27675 - P54 Correction chirurgicale par guide d'ostéotomies sur mesure d'une main bote radiale post traumatique chez un patient de 13 ans.
Correction chirurgicale par guide d'ostéotomies sur mesure d'une main bote radiale post traumatique chez un patient de 13 ans.

Hugo  PELET*  (1), Alexandra  ERBLAND  (1), Anais  DELGOVE  (2), Gilles  DAUTEL  (3), Marie-Laure  ABI-CHAHLA  (1)

1. Orthopédie Traumatologie,  CHU Bordeaux, Bordeaux, FRANCE

2. Chirurgie plastique et chirurgie de la main,  CHU Bordeaux, Bordeaux, FRANCE

3. Chirurgie de la main,  Centre Chirurgical Emile Gallé, Nancy, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : hugo.pelet@outlook.fr (Hugo Pelet)

Suite à des fractures itératives des 2 os de l'avant bras droit traitées hors centre par enclouages centro-médullaires élastiques stables répétés avec multiples passages de broches au travers des physe distales radiale et ulnaire, un patient de 13 ans se présente à notre consultation avec une déformation en main bote radiale droite causée par une épiphysiodèse ulnaire distale complète et une épiphysiodèse partielle latérale au niveau du radius distal. Le retentissement fonctionnel de cette déformation est majeur dans la vie scolaire et extra scolaire de ce jeune collégien droitier actuellement en classe de 4ème. Une prise en charge chirurgicale était nécessaire et ce patient a bénéficié d'une double ostéotomie du radius avec greffe osseuse pour ouverture latérale de l'ostéotomie distale. L'objectif était de rétablir la courbure pronatrice du radius et de récupérer une pente radiale satisfaisante.

Il s'agissait d'un pré adolescent de 13 ans droitier en classe de 4ème. Les amplitudes articulaires du poignet était de 10° en extension, 40° de flexion, une prono supination à 0°. Le score de douleur EVA était de 8/10 au jour de la consultation. Le score Quick DASH était de 66/100. Radiographiquement on retrouvait une épiphysiodèse ulnaire distale complète ainsi qu'une épiphysiodèse partielle du radius distal au dépend de son versant latéral. L'index radio-ulnaire distal était de - 7 mm, la pente radiale dans le plan frontal était de -30°. Après une planification pré opératoire scanographique avec élaboration d'un guide de coupe sur mesure se calquant sur l'avant bras controlatéral, nous avons effectué sous anesthésie générale une double ostéotomie du radius avec totalisation de l'épiphysiodèse radiale distale. L'ostéotomie proximale ayant pour but de rétablir la courbure pronatrice du radius, l'ostéotomie distale d'ouverture latérale avec greffon cortico spongieux prélevé au dépend de la crête iliaque homolatérale avait pour but de corriger la pente radiale dans le plan frontal. La réduction a été effectuée à l'aide d'une plaque d'ostéosynthèse fabriquée sur mesure.

L'intervention s'est déroulée sans complication per ou post opératoires. Il y a eu 140 minutes de garrot. Les suites post opératoires ont été simples. Radiographiquement nous avons constaté une bonne récupération de la courbure pronatrice du radius et une pente radiale distale à 10°.

L'intervention a permis de restaurer des paramètres cliniques et radiologiques satisfaisants.

Lors d'ostéotomies avec corrections d'orientation dans plusieurs plans de l'espace, les guides sur mesure offrent un gain de précision et de temps chirurgical.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Hugo PELET (Interne) (Bordeaux)
00:00 - 00:00 #27676 - P55 Traitement de la rhizarthrose par dénervation articulaire. Résultats fonctionnels à moyen terme.
Traitement de la rhizarthrose par dénervation articulaire. Résultats fonctionnels à moyen terme.

Luis A.  BAHILLO O'MAHONEY  (1), Isidro  JIMENEZ*  (1), Jonathan  CABALLERO  (1), Alberto  MARCOS GARCIA  (1), Gustavo  MURATORE  (1), Jose  MEDINA  (2)

1. Orthopedic Surgery,  Hospital Universitario Insular de Gran Canaria, Las Palmas de Gran Canaria, ESPAGNE

2. Orthopedic Surgery,  Mutua de Accidentes de Canarias. Hospitales Universitarios San Roque, Las Palmas de Gran Canaria, ESPAGNE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : isidro_jimenez@hotmail.com (Isidro Jimenez)

L'arthrose de l'articulation trapézométacarpienne ou rhizarthrose est une pathologie courante, étant l'une des principales causes de douleur et de dysfonctionnement de la main. Son traitement chirurgical est complexe et reste toujours un sujet de controverse. Le but de cette étude était d'analyser les résultats de douleur et fonction après le traitement de la rhizarthrose par dénervation avec un suivi à moyen terme.

Étude de cohorte incluant les patients qui ont été opérés d'une dénervation trapézométacarpienne pour rhizarthrose durant la période 2007-2015. Les paramètres démographiques, l'échelle visuelle analogique pour la douleur, le questionnaire DASH en préopératoire et à la fin du suivi, les complications et les récidives ont été enregistrés.

21 patients ont été identifiés, il y a eu 6 pertes, donc 15 patients ont été évalués. L'âge moyen était de 56 ans. Le suivi moyen était de 9 ans. Le score de douleur s'est amélioré de 8.3 à 4.2 points au repos, de 9 à 5.1 points à l'activité et de 9.5 à 5.5 points à l'effort. Le questionnaire DASH s'est amélioré, passant de 77 points en préopératoire à 34 à la fin du suivi. Le temps de retour aux activités antérieures était de 4 mois. Aucune complication liée à la technique n'a été observée. La symptomatologie a réapparu dans 4 cas. Trois patients ont demandé une chirurgie de sauvetage.

Les résultats obtenus dans cette étude ont montré que la dénervation articulaire trapézométacarpienne réduit la douleur et améliore la fonction chez 73 % des patients qui ont été opérés. Cette amélioration est maintenue après 9 ans dans 64% des cas. Même si la douleur n'a pas complètement disparu, le faible nombre de patients ayant nécessité une nouvelle intervention chirurgicale à long terme et l'amélioration du questionnaire sur la fonctionnalité confirment l'idée avancée dans la littérature, selon laquelle il n'est pas nécessaire d'éliminer complètement la douleur pour obtenir des résultats satisfaisants et améliorer la qualité de vie des patients. La dénervation présente des avantages théoriques par rapport aux autres techniques puisqu'il s'agit d'une technique moins agressive, avec une récupération postopératoire rapide et qui n'exclut pas une future intervention chirurgicale si nécessaire.

La dénervation trapézométacarpienne est une technique efficace et fiable dans le traitement de la rhizarthrose, permettant d'obtenir une amélioration de la douleur et de la fonction qui se maintient à moyen terme chez un pourcentage élevé de patients.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs n’ont pas précisé leurs éventuels liens d’intérêts.


Isidro JIMENEZ (Consultant) (Las Palmas, Espagne)
00:00 - 00:00 #27829 - P56 / CO068 Étude prospective randomisée et contrôlée de l'injection de stéroïdes par la commissure dorsale par rapport à la technique palmaire classique dans le traitement du doigt et du pouce à ressaut.
Étude prospective randomisée et contrôlée de l'injection de stéroïdes par la commissure dorsale par rapport à la technique palmaire classique dans le traitement du doigt et du pouce à ressaut.

Isidro JIMÉNEZ* (1), Gerardo GARCÉS l (2), Alberto MARCOS-GARCÍA (1), Beatriz ROMERO (1), José MEDINA (1)

1. Hospital Universitario Insular de Gran Canaria and Universidad, Las Palmas De Gran Canaria, ESPAGNE

2. Universidad de Las Palmas de Gran Canaria and Hospital Perpetuo Socorro, Las Palmas De Gran Canaria, ESPAGNE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : isidro_jimenez@hotmail.com (Isidro JIMÉNEZ)

Most trigger digits can be cost-effectively and safely treated by corticosteroid injection but the pain during the injection is an always-present side effect. This study was designed to assess if the perceived pain during an injection through the dorsal web space in the treatment of trigger digits is lower than the experienced pain during the palmar midline technique while the effectiveness remains at least the same.

Following institutional human research committee approval, patients with idiopathic trigger finger presenting to the office of three orthopaedic hand surgeons in a two–year period were prospectively enrolled in this randomized controlled parallel trial comparing a subcutaneous corticosteroid injection through the dorsal web space versus the classical palmar midline technique for idiopathic trigger finger and thumb. 160 patients were enrolled and 138 completed the one-year follow-up (72 at the dorsal arm, 66 at the palmar). Outcome measures included the demographic data, trigger grading, perceived pain during the injection on a visual analog scale, DASH questionnaire, success and complications.

They were 116 women and 44 men with a mean age of 60 years. The mean time from onset of symptoms was 7.8 months. Most cases were considered Green’s grade 3. The mean VAS for pain during the injection was 3.6 in the dorsal group and 5.4 in the palmar group (p<0.05). The overall success was 67% in the dorsal group and 56% in the palmar group (p>0.05). The DASH questionnaire was 49 points at baseline and 8 at final follow-up with no differences between groups. No complications were noted.

There are few studies that have reported a measure of patient–perceived pain in trigger digits injection but it seems to vary according to the injection technique. The data from this trial support the use of the dorsal web space extra–sheath technique to decrease the patient’s perceived pain. The dorsal web space approach resulted in a 1.8 reduction in mean VAS score (a 33% decrease in perceived pain) compared with the palmar midline extra–sheath technique.

The subcutaneous corticosteroid injection through the dorsal web space is less painful and, at least, as effective as the palmar midline technique. The dorsal web space technique should be considered in the treatment of the trigger finger and thumb.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Isidro JIMENEZ (Consultant) (Las Palmas, Espagne)
00:00 - 00:00 #27787 - P57 / CO122 Récidive des tumeurs à cellules géantes des gaines tendineuses digitales après exérèse. A propos de 08 cas.
Récidive des tumeurs à cellules géantes des gaines tendineuses digitales après exérèse. A propos de 08 cas.

Mounira  BOUKREDERA*, Assya BENHABILES 

Faculté de médecine, Constantine, ALGÉRIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : mboukredera@hotmail.fr (Mounira BOUKREDERA)

Les tumeurs à cellules géantes (TCG) des gaines digitales sont relativement fréquentes et de bon pronostic mais redoutées pour leur haut risque de récidive qui est imputé à une exérèse incomplète. Le but de la présentation est d’évaluer les résultats cliniques à long terme d’une série consécutive et de déterminer les facteurs de risque de récidives

Il s’agit d’une analyse rétrospective de 08 patients opérés entre février 2011 et octobre 2018 d’une TCG des gaines synoviales de la main. L’âge moyen était de 45,5 ans. La localisation tumorale était : index : 2 cas, , pouce : 2 cas, annulaire : 1 cas, auriculaire : 03 cas. La tuméfaction était palmaire dans 6 cas, latérale ou médiale dans 2 cas. En préopératoire, ont été réalisés une radiographie standard associée à une échographie et dans 06 cas une résonance magnétique. La taille tumorale était en moyenne de 20,5 mm. Sur le plan histologique, on retrouvait des cellules géantes multinucléées encapsulées ou non. Des difficultés de dissection ont été rencontrées dans 03 cas pour raison de taille et d’extension aux pédicules vasculo-nerveux.

Le recul moyen à la révision était de 3,5 ans. On notait 04 récidives : 50% (chez 08 patients), elles étaient toutes de grande taille (18mm à 30,5mm). Elles ont toutes été reprises chirurgicalement. Le délai moyen de récidive était de 2,5 ans. Dans chaque cas de récidive, il a été révélé : une érosion tendineuse et une effraction de la corticale sous-jacente

Les tumeurs à cellules géantes des gaines synoviales (TCGGS) des tendons représentent la forme localisée de la synovite villonodulaire hémopigmentée. Elles s'observent le plus souvent au niveau des mains (80% des cas) où elle représente la deuxième tumeur des parties molles après le kyste arthrosynovial. Son traitement est exclusivement chirurgical, parfois difficile du fait de l'extension locale et de l'envahissement des structures nobles digitales. La récidive se voit dans pré de 30 % des cas, cette haute propension à récidiver serait due à une exérèse incomplète que l’on pourrait imputer aux difficultés opératoires notamment de dissection

La tumeur à cellules géantes des gaines synoviales digitales reste une lésion bénigne dont le principal risque est la récidive. Elle survient le plus fréquemment dans les 36 mois suivant l’exérèse. La résection marginale semble être des facteurs favorisant la récidive. Une corrélation entre le type histologique tumoral (encapsulé ou pas et degrés d’invasion) et la récidive pourrait exister.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Mounira BOUKREDERA (Chirurgienne orthopédiste chercheur) (Constantine, Algérie)
00:00 - 00:00 #27558 - P58 / CO183 Evaluation de la relaxation au cours de l'apprentissage du geste microchirurgical.
Evaluation de la relaxation au cours de l'apprentissage du geste microchirurgical.

Lara  CORTELLINI  (1), Antoine  NOGUEIRA  (2), Thierry  CHRISTEN  (1), Enrico  STADERINI  (2), Sébastien  DURAND*  (1)

1. CHUV, Lausanne, SUISSE

2. HEIG-VD, Yverdon, SUISSE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : sebastien.durand@chuv.ch (Sébastien DURAND)

L'apprentissage de la microchirurgie nécessite une certaine relaxation mais les relations entre la qualité du geste microchirurgical et le niveau de relaxation du système nerveux central et périphérique (autonome et somatique) n'ont pas encore été totalement explorées.

10 étudiants en médecine sans expérience de la microchirurgie et 5 experts ont participé à cette étude qui a été approuvé par notre comité d'éthique local.

Les étudiants participants se sont entraînés pendant 4 semaines, à raison de 2 séances d'1 heure par semaine. Le geste microchirurgical consistait en une suture vasculaire termino-terminale au nylon 10/0 sous microscope au grossissement x12.5. Les étudiants ont été testé à 3 temps différents (J1, J15, J30). Un enregistrement du temps, de la force appliquée sur la pince microchirurgicale, du score d'anxiété STAI, de la fréquence cardiaque, de l'activité électrique cérébrale (EEG) a été réalisé en même temps qu'une mesure de la qualité de la suture microchirurgicale grâce au score MARS 10. L'analyse statistique a été réalisée en utilisant les tests Wilcoxon and Mann-Whitney et le test de corrélation de Spearman.

La force maximale et moyenne appliquée sur le porte aiguille de microchirurgie diminue significativement avec l'entraînement (p<0,05) et aucune différence significative n'est observable avec les experts après 4 semaines. Le temps de suture diminue de façon significative (p<0,05) lors de l'entraînement mais reste supérieur par rapport aux experts même après 4 semaines. L'anxiété générale et spécifique pour le geste (STAI I et II) diminue de manière significative (p<0.05). La fréquence cardiaque montre une tendance à la diminution avec l'entraînement et l'analyse préliminaire EEG semble montrer chez certains sujets des modifications de l'activité électrique avec le temps. Le score Mars 10 apparaît avoir une excellente corrélation inter-observateur (p<0,05 R=0,9498) et la qualité de la suture augmente de manière significative dès les 15 premiers jours (p<0.05).

La relaxation augmentation lors de l'apprentissage du geste microchirurgical. Le porte aiguille microchirurgical avec mesure de force a été développé spécifiquement pour cette étude et offre un outil intéressant pour l'évaluation du geste microchirurgical et pour l'aide à l'apprentissage.

Si les mécanismes neurologiques centraux et périphériques impliqués lors du geste d'apprentissage restent encore peu connus, il existe une diminution de la production d'énergie et une augmentation de la relaxation, particulièrement pour la microchirurgie.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Lara CORTELLINI (Etudiante en médecine) (Lausanne, Suisse)
08:00

Jeudi 16 décembre

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G1-11
08:00 - 10:00

Conférences d'enseignement

Modérateur : Michel EBELIN (Paris)
08:00 - 08:40 Cals vicieux articulaires du poignet. Stéphane ROMANO (Paris)
08:40 - 09:20 Arthrose STT. Laurent OBERT (Chirurgien orthopédiste) (Besançon)
09:20 - 10:00 Lambeaux de couverture du pouce. Lionel ATHLANI (Praticien Hospitalier Universitaire) (Nancy)
Amphi Bleu

Jeudi 16 décembre

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G2-11
08:00 - 10:00

Communications libres
Coude, avant-bras, RUD, radius distal

Modérateurs : Pierre MOUTON (chirurgien) (Pessac), Fabrice RABARIN (chirurgien) (Angers - Trelaze)
08:00 - 08:06 #27761 - CO001 Résultats des prothèses totales de coude chez le patient de moins de 55 ans.
Résultats des prothèses totales de coude chez le patient de moins de 55 ans.

Mahdi SIALA* (1), Pierre LAUMONERIE (1), Abdellah HEDJOUDJE (2), Stéphanie DELCLAUX (1), Nicolas BONNEVIALLE (1), Pierre MANSAT (1)

1. Chirurgie orthopédique et traumatologique, CHU de Toulouse, FRANCE

2. CHRU de Besançon, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : mahdisiala@hotmail.com (Mahdi SIALA)

La prothèse totale de coude (PTC) est une option pour le traitement pour l'arthrose terminale. Même si les résultats sont satisfaisants pour la population âgée, la chirurgie des PTC est sujette à controverse chez les patients plus jeunes. Le but de cette étude était d'évaluer les résultats cliniques et radiographiques des PTC semi-contraintes réalisées pour l'arthrose chez les patients âgés de moins de 55 ans.

Entre 1998 et 2008, 19 PTC ont été implantées chez 17 patients de moins de 55 ans (âge moyen 46 ans, extrêmes 29 à 54 ans). Les indications d'une chirurgie supplémentaire, les mobilités, le score du coude de la Mayo (MEPS), le score du quickDASH, les liserés périprothétiques ainsi que les mesures des résultats incluant la survie des implants, les complications et les révisions ont été évaluées.

Le suivi moyen était de 10 ans (2 à 16 ans). Les mobilités étaient significativement améliorées : la flexion de 120° (90 à 140°) à 140° (130 à 155°) et l'extension de 40° (0 à 60°) à 25 ° (0 à 90°). Le MEPS moyen était de 85 (55-100). Au cours de la période d'étude, onze (58%) coudes ont connu des complications et huit (42%) ont subi une révision. Le descellement aseptique (3 ulnaires et 2 bipolaires) était la principale indication de révision. Le taux de survie sans révision était de 94% à 5 ans et de 75% à 10 ans.

L'arthroplastie totale du coude a donné des résultats satisfaisants chez les patients jeunes de la population étudiée. Cependant, un taux élevé de complications et de révision a été observé avec le suivi.

La PTC doit être considérée avec prudence chez les patients jeunes et d'autres options thérapeutiques doivent être discutées.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Recherches cliniques/travaux scientifiques : non

Consultant, expert : non

Cours, formations : Stryker, Arthrex, Smith

Documents publicitaires : non

Invitations à des congrès nationaux ou internationaux : non

Actionnariat : non

Détention d’un brevet ou inventeur d’un produit : non


Mahdi SIALA (Praticien hospitalier contractuel) (Toulouse)
08:06 - 08:12 #27762 - CO002 Complications des prothèses totales du coude pour fractures et séquelles de fractures. Etude monocentrique de 46 cas.
Complications des prothèses totales du coude pour fractures et séquelles de fractures. Etude monocentrique de 46 cas.

Thaïs GALISSARD (1), Marion BURNIER (2), Guillaume HERZBERG* (3) 

1. Hôpital Herriot, Lyon, FRANCE

2. Hôpital Médipôle, Lyon, FRANCE

3. Clinique du Parc - Clinique Val d'Ouest, Lyon, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : prgherzberg@gmail.com (Guillaume HERZBERG)

La place de la prothèse totale de coude dans le traitement des fractures fraîches de l’humérus distal est maintenant reconnue ; il existe moins de données sur les résultats des prothèses totales de coude en secondaire après échec d’un traitement chirurgical premier par ostéosynthèse. Notre but est de rapporter une revue monocentrique des complications et réinterventions à propos de 46 cas.

Entre 2004 et 2016, 29 patients ont été opérés par prothèse totale de coude pour fractures fraiches non ostéosynthésables. (Groupe 1). Les critères d’inclusion étaient : fractures comminutives AO B ou C, ou A très distales, chez des patients âgés aux nombreuses comorbidités, avec un os très ostéoporotique. 

Entre 1996 et 2016, 17 patients ont été opérés par prothèse totale de coude pour séquelles post-traumatiques (Groupe 2). Le critère d’inclusion était un échec de traitement chirurgical primaire par ostéosynthèse. 

Un recueil clinique et radiologique a été réalisé avec un suivi minimal de 1 an.

Dans le groupe 1, 7 complications (1 sepsis, 5 ossifications péri-prothétiques, 1 algodystrophie) et 5 ré interventions (17%) ont été nécessaires à des délais entre 1 et 70 mois. L’arc moyen de flexion-extension au recul était de 97°. Le défaut d’extension moyen était de 27°. La douleur moyenne (EVA) était de 1,3.

Dans le groupe 2, 3 complications (1 descellement, 1 désassemblage, 1 ossification) ont été observées. 3 reprises chirurgicales (17%) ont été réalisées. L’arc moyen de flexion-extension au recul était de 96°. Le défaut d’extension moyen était de 33°. La douleur moyenne (EVA) était de 0,91.

Les taux de ré interventions sont semblables dans les deux groupes. La prothèse totale de coude en seconde intention semble être une solution légitime et envisageable dans les cas complexes d’échec d’ostéosynthèse, puisqu’elle ne présente pas plus de complications majeures qu’en aigu, et des résultats fonctionnels satisfaisants.

Nos résultats suggèrent qu’une prothèse totale du coude peut être conseillée non seulement dans les traumatismes complexes de la palette humérale chez le sujet âgé comme cela est classique dans la littérature, mais aussi comme traitement de reprise en cas d’échec d’ostéosynthèse, avec un risque raisonnable de complications.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Thaïs GALISSARD (chirurgien) (Lyon)
08:12 - 08:16 Discussion commune.
08:16 - 08:22 #27763 - CO003 Prothèses de tête radiale en pyrocarbone: résultats à 9 ans de recul.
Prothèses de tête radiale en pyrocarbone: résultats à 9 ans de recul.

Romain CECCARELLI* (1), Marc Olivier GAUCI (1), Hugo BARRET (2), Matthias WINTER (3)

CHU de Nice, FRANCE

CH de Cannes, FRANCE

Clinique Saint Jean, Cagnes Sur Mer, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : dr.ceccarelliromain@gmail.com (Romain CECCARELLI)

L’objectif de cette étude est d’analyser les résultats radiologiques et cliniques à long terme d’une série continue de patients porteurs d'une prothèse de tête radiale (PTR) en pyrocarbone, dont les résultats ont été publiés à moyen recul.

Nous avions revu 52 patients opérés d’une PTR MoPyC (Tornier) entre janvier 2006 et avril 2013 pour fracture non synthésable, échec d’ostéosynthèse ou révision d’un autre implant. Parmi les 52 patients analysés dans l’étude princeps 25 ont été revus pour l’évaluation des amplitudes, de la douleur, de la stabilité et de la fonction par le score MEPS. La résorption osseuse autour du col et la présence d’un liseré périprothétique ont été évalués sur radiographies. La présence de lésion capitélaires ainsi que d'arthrose huméro-ulnaire ont été évalués. Les complications et les révisions d’implant ont été analysées.

26 patients ont été inclus pour une analyse clinique et radiographique. Aucun patient n'a nécessité de révision. Huit patients ont dû être réopérés : 1 retrait de vis de coronoïde et 7 arthrolyses postérieures pour raideur. Le délai moyen de réopération était de 11 mois. La moyenne des MEPS au dernier suivi était de 96±9/100, avec une douleur de 42±7/45, une mobilité de 19±2/20, une stabilité de 10/10, une fonction de 25/25. La comparaison avec les données cliniques du délai intermédiaire n'a pas révélé de différence statistiquement significative. Tous les patients présentaient une ostéolyse radiale proximale. Cependant, aucune progression n'a été constatée. Aucun signe de descellement de tige n'a été trouvé. Une progression de l'arthrose huméro-radiale (12 % au délai intermédiaire VS 80 % au dernier suivi) et des lésions capitelaires (34 % au délai intermédiaire VS 80 % au dernier suivi) a été mise en évidence.

Nous avons montré qu'un PTR en pyrocarbone à 9 ans de suivi donne des résultats cliniques stables et satisfaisants. L'ostéolyse du col radial est une constante, mais elle n'évolue pas et n'est pas associée au descellement de la tige. Enfin, nous avons montré une nette aggravation de l'arthrose huméro-radiale et des lésions capitelaires, sans aucune répercussion clinique à ce recul.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Romain CECCARELLI (CCA) (Nice)
08:22 - 08:28 #27764 - CO004 Après l'échec d'une arthroplastie de la tête radiale, le retrait isolé de l'implant entraine-il un résultat péjoratif ?
Après l'échec d'une arthroplastie de la tête radiale, le retrait isolé de l'implant entraine-il un résultat péjoratif ?

Hugo BARRET*, Benjamin DEGEORGE, Cyril LAZERGES, Michel CHAMMAS, Bertrand COULET

Chirurgie de la main et du membre supérieur, chirurgie des nerfs périphériques, Hôpital Lapeyronie, Montpellier, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : hugobarret89@gmail.com (Hugo BARRET)

Le nombre de révision des prothèses de tête radiale (PTR) pour 100 personnes-années de suivi est en moyenne de 2,53. L’objectif de notre étude est de comparer les résultats des révisions de PTR entre une simple résection et une nouvelle arthroplastie de tête radiale (R-PTR)

Vingt-huit patients ont été inclus dans cette série pour une révision de prothèse de tête radiale. L’âge moyen était de 47 ans+/-13 ans avec un recul moyen de 70+/-48 mois. Nous avons divisé cette série en deux groupes : Le groupe résection seul composé de 17 patients et le groupe révision par prothèse de tête radiale composé de 11 patients. Une évaluation clinique et radiologique a été effectuée, comprenant l'analyse des taux de complications et de révisions, le niveau de la douleur, l'amplitude des mouvements ainsi que le score de performance du coude (MEPS) et un score fonctionnel du membre supérieur (DASH).

Six complications ont été rapportées dans cette série sans aucune révision, ni différence entre les 2 groupes. Les mobilités étaient meilleures dans le groupe résection en pronation (77+/-10 vs 64+/-22 ; p=0.03), en supination (74+/-11 vs 53+/-30 ; p=0.027) et en extension ( -14+/-13 vs -29+/-13 ; p=0.036).

Les patients étaient moins douloureux dans le groupe résection par rapport au groupe R-PTR (EVA douleur 0.65+/-0.9 vs 3+/-2.0 ; p=0.045 et MEPS Pain 39+/-7 vs 26+/-15 ; p=0.027) sans que les score fonctionnels totaux ne soient différents (DASH: résection = 14+/-5 vs R-PTR = 11+/-6 ; p=0.056 et MEPS total résection = 88+/-8 vs R-PTR = 77+/-16 ; p=0.07). Dans les sous-groupes, instabilités initiales et révision pour instabilité clinique persistante, le score DASH (résection = 15+/-6 vs R-PTR = 10+/-5 ; p=0.02) et le Score MEPS total (résection = 79+/-8 vs R-RHA = 85+/-16 ; p=0.045) étaient meilleurs dans le groupe R-PTR.

L’analyse de la totalité de l’histoire de la PTR associé à l’évaluation des lésions du capitulum va nous permettre de faire un compromis et de choisir entre résection et R-PTR.

La résection en cas d’échec de prothèse de tête radiale donne des résultats satisfaisants et pouvant être supérieurs aux R-PTR pour certaines indications.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Hugo BARRET (Assistant) (Montpellier)
08:28 - 08:32 Discussion commune.
08:32 - 08:38 #27604 - CO005 Résultats de l’ostéotomie accourcissante isolée de la diaphyse ulnaire dans le traitement du syndrome d’impaction ulno-carpien idiopathique.
Résultats de l’ostéotomie accourcissante isolée de la diaphyse ulnaire dans le traitement du syndrome d’impaction ulno-carpien idiopathique.

Jean-Baptiste  FACON*

CHRU de Lille, France

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : jeanbaptiste.facon@gmail.com (Jean-Baptiste FACON)

L'ostéotomie accourcissante de la diaphyse ulnaire représente une technique de référence du traitement du syndrome d''impaction ulno-carpien. Souvent critiquée pour ses complications, elle devient, avec le développement de l'arthroscopie, une chirurgie de seconde intention pour certains chirurgiens. L'objectif de ce travail est d'évaluer les résultats et les complications de cette procédure.

Il s'agit d'une étude rétrospective de 31 patients. La variance ulnaire pré-opératoire moyenne était de 3,4 mm. L'intensité douloureuse pré-opératoire moyenne (EVA) était de 7/10. Le recul moyen était de 62 mois.

L'ostéotomie accourcissante isolée de la diaphyse ulnaire réduisait de manière statistiquement significative l'intensité douloureuse (7/10 versus 1,7/10 ; p<0,001) et 84% des patients étaient satisfaits de l'intervention. Le QuickDASH moyen était de 19,6 ; le PRWE moyen était de 23. La variance ulnaire post-opératoire moyenne était de - 0,5mm. Nous avons retrouvé 13% de pseudarthrose, 61% d'inconfort lié au matériel nécessitant son ablation et 9,7% d'arthrose radio-ulnaire distale.

A l'image des publications précédentes, notre étude confirme l'efficacité de l'ostéotomie accourcissante isolée de la diaphyse ulnaire dans le traitement du syndrome d'impaction ulno-carpien primitif : la majorité des patients (84%) étaient satisfaits de l'intervention et accepteraient de se faire réopérer ; la douleur diminuait de manière statistiquement significative, sans aménagement de l'activité professionnelle manuelle. Pour autant, il nous est impossible d'affirmer que l'ostéotomie accourcissante de la diaphyse ulnaire améliore les scores fonctionnels (Quick DASH / PRWE), la force de préhension et les amplitudes articulaires dans la mesure où, et cela représente une des principales limites de notre étude rétrospective, il existe un certain nombre de données manquantes pré-opératoires. Nous pouvons au mieux constater que cette procédure n'entraine pas de raideur articulaire et/ou de diminution de la force de préhension majeure. 

Par ailleurs, malgré un recrutement exhaustif avec un seul patient perdu de vue, l'ostéotomie accourcissante de la diaphyse ulnaire reste une intervention rare en pratique clinique. En dépit d'une collaboration entre deux centres orthopédiques majeurs de la région,  l'effectif de l'étude reste faible. Cette faible puissance pouvant expliquer l'absence de significativité de certains résultats.

L'ostéotomie accourcissante est une intervention efficace sur la réduction des douleurs du syndrome d'impaction ulno-carpien primitif mais source de complications nécessitant le plus souvent une reprise chirurgicale.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Jean-Baptiste FACON (CCA) (Lille)
08:38 - 08:40 Discussion.
08:40 - 08:46 #27652 - CO006 Brochage échoguidé des fractures de l'extrémité distale du radius: a propos de 24 cas.
Brochage échoguidé des fractures de l'extrémité distale du radius: a propos de 24 cas.

François  YAOUANC*

Chirurgie orthopédique, Centre Hospitalier de Saintonge, Saintes, France

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : francois.yaouanc@orange.fr (François YAOUANC)

De nombreuses études établissent l'intérêt de l'échographie dans le diagnostic et la réduction des fractures de l'extrémité distale du radius. Aucune étude clinique à notre connaissance n'étudie la faisabilité, l'intérêt et la sécurité du brochage percutané échoguidé.

L'échographie a été employée en per-opératoire pour améliorer le bilan lésionnel en complément de nos examens usuels, pour assister la réduction et le brochage percutanés utilisé dans nos indications habituelles, dans l'optique de remplacer à chaque fois que possible l'amplificateur de brillance, et enfin pour envisager la faisabilité de l'utilisation de l'échographe dans un futur protocole WALANT de brochage percutané des fractures de l'extrémité distale du radius.

24 patients ont bénéficié d'un brochage écho assisté en 2020 par le même opérateur.

L'échographie a été utilisée en per-opératoire pour le bilan lésionnel, le contrôle de la réduction, du positionnement des broches, de l'ostéosynthèse.

Le recours final à l'amplificateur de brillance pour le contrôle de l'ostéosynthèse a été systématique.

Le même opérateur a effectué le suivi clinique et radiologique avec un recul moyen de 52 jours (35 à 159 jours). 

Les critères radiographiques de bonne qualité de la réduction étaient une variance Ulnaire inférieure à 3mm, une pente radiale supérieure à 10 degrés, une antéversion de glène positive, une hauteur radiale supérieure à 5mm.

Tout emploi per-opératoire de la radioscopie pour autre chose que le contrôle final, toute ostéosynthèse imparfaite, toute perte de réduction, toute reprise chirurgicale ont été considérés comme des échecs.

24 patients de 68 ans d’âge moyen présentant des fractures A2, A3, B1 et C2 ont été sélectionnés.

On dénombre 1 échec per-opératoire par recours à la radioscopie, 1 patient avec de mauvais critères de réduction, 1 rupture du tendon de l'abductor pollicis longus, 6 pertes de réduction, 2 migrations de broches ayant abouti à leur ablation avant terme.

Nous n'avons relevé aucune lésion vasculaire ou nerveuse, aucune infection, aucune reprise de l'ostéosynthèse.

Notre étude a concerné essentiellement des sujets âgés victimes de fractures 21 fois sur 24 extra articulaires, dont l'état général était jugé incompatible avec une ostéosynthèse par plaque. Les complications et limites de cette étude sont aussi ceux de l'indication du brochage, tandis que les corrélations radiographiques et cliniques restent controversées chez le sujet âgé.

Notre étude démontre la faisabilité, l'intérêt et la sécurité du brochage échoguidé sur  des patients sélectionnés présentant des fractures extra articulaires, et ouvre la perspective d'un brochage échoguidé par technique WALANT, en office surgery.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


François YAOUANC (Chirurgien) (Saintes)
08:46 - 08:52 #27672 - CO007 Évaluation médicale et paramédicale de l’utilisation des ancillaires à usage unique et des ancillaires réutilisables pour le traitement par plaques verrouillées antérieures des fractures du radius distal – Enquête de satisfaction.
Évaluation médicale et paramédicale de l’utilisation des ancillaires à usage unique et des ancillaires réutilisables pour le traitement par plaques verrouillées antérieures des fractures du radius distal – Enquête de satisfaction.

Thibaut  CUNIQUE*, Romain  DESCLEE DE MAREDSOUS, Jérémy  HARDY, Guillaume  VERGNENEGRE, Pierre-Sylvain  MARCHEIX

Chirurgie Orthopédique et Traumatologique,  CHU, LIMOGES, France

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : tcunique@icloud.com (Thibaut CUNIQUE)

Depuis le début des années 2010, l'utilisation d'ancillaire à usage unique en chirurgie orthopédique et traumatologique est en plein essor. Les études économiques déjà publiées à ce sujet retrouvent des résultats discordants quant à l'hypothèse d'un avantage en termes de coût pour les ancillaires à usage unique. Nous avons souhaité évaluer l'utilisation des ancillaires à usage unique (AUU) par rapport aux ancillaires réutilisables (ARU). L'objectifs de notre étude était : 1) de comparer la satisfaction du personnel médical et paramédical entre AUU et ARU dans le cadre des ostéosynthèses par plaque verrouillée antérieure des fractures du radius distal, 2) de comparer les résultats radiologiques en post opératoire et à moyen terme entre ces deux ancillaires. L'hypothèse de notre travail était que les AUU apportaient une meilleure satisfaction à l'utilisation dans le cadre des ostéosynthèses par plaque verrouillée antérieure des fractures du radius distal.

Il s'agissait d'une étude prospective, monocentrique réalisée entre avril 2019 et mai 2020. Les critères d'inclusion étaient les suivants : âge supérieur à 18 ans, fracture du radius distal avec indication à une ostéosynthèse par plaque verrouillée antérieure, prise en charge initiale et suivi réalisé dans notre service. Deux groupes de patients ont été créés : groupe AUU, groupe ARU. L'évaluation de la satisfaction des chirurgiens et des infirmiers instrumentistes a été réalisée à l'aide d'un questionnaire composé de 10 items.

Ce travail portait sur 91 interventions pour lesquelles un questionnaire de satisfaction avait pu être complété par l'opérateur principal et l'infirmier instrumentiste. L'étude de la satisfaction mettait en évidence une différence significative avec des scores de satisfaction systématiquement supérieurs (p<0,05) dans le groupe ARU comparativement au groupe AUU.

A l'heure où les kits à usage unique se démocratisent en chirurgie orthopédique et traumatologique, sur des arguments économiques qui restent encore à confirmer, la prise en compte de l'avis du personnel de bloc opératoire doit rester un critère non négligeable dans le choix du matériel afin d'améliorer ces ancillaires réutilisables.

Cette étude a montré que l'ancillaire réutilisable était plus apprécié à l'utilisation que l'ancillaire à usage unique par le chirurgien comme par l'instrumentiste.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Thibaut CUNIQUE (Interne) (Limoges)
08:52 - 08:58 #27564 - CO008 Empreinte carbone en chirurgie orthopédique : comparaison de matériel à usage unique versus ancillaire réutilisable dans le traitement des fractures du radius distal.
Empreinte carbone en chirurgie orthopédique : comparaison de matériel à usage unique versus ancillaire réutilisable dans le traitement des fractures du radius distal.

Sharon  ABIHSSIRA*  (1), Thibault  GEROSA  (1), Nicolas  MARTELLI  (2), Inès  PRIEUR DE LA COMBLE  (3), Florian  GALLO  (3), Emmanuel H. MASMEJEAN  (1)

1. Chirurgie de la main, du membre supérieur et des nerfs périphériques, HEGP, Paris, FRANCE

2. HEGP, Paris, FRANCE

3. Carbone 4, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : sharon@abihssira.net (Sharon Abihssira)

Le changement climatique constitue une menace grandissante en terme de santé publique. Paradoxalement, la Santé occupe une grande partie des émissions de gaz à effets de serre (GES). L'empreinte carbone (EC) permet de réaliser le bilan des GES mais reste peu développée en Santé, et particulièrement en chirurgie. A ce jour, l'EC en chirurgie orthopédique est inconnue. 

Les fractures du radius distal sont les fractures chirurgicales les plus fréquentes au membre supérieur. Pour ces chirurgies, la tendance porte vers une ostéosynthèse par plaque. Le développement du matériel à usage unique (UU) a questionné sur les gains de temps et de coût mais aucune étude traite de son impact écologique. 

L'objectif de cette étude est d'évaluer l'EC de dispositif à UU versus ancillaire réutilisable pour l'ostéosynthèse de fracture du radius distal, de leur fabrication à leur implantation.

Nous avons réalisé une analyse en cycle de vie de deux dispositifs médicaux produits par la même société en France : un kit à UU et l'autre réutilisable. Pour chacun, l'EC était calculée lors de son utilisation dans un centre hospitalo-universitaire et une structure privée à Paris. Les émissions des postes de fabrication, fret et utilisation ont été calculées et converties en équivalent carbone (kgCO2).

La fabrication d'un kit standard est 29 fois plus émissive en GES que celle d'un kit UU (735 kg CO2 Vs 26 kgCO2). Pour un cas, l'utilisation d'un kit standard est 8 fois plus émissive que celle d'un kit à UU (10,1 Vs 1,3 kgCO2) et ceci double en cas d'utilisation dans une structure privée. L'écart s'amoindrit avec le nombre d'utilisation mais reste toujours en faveur des kits à UU, même à 200 cas par an (26 Vs 41 kgCO2). 

En modélisant l'utilisation en Allemagne ou en Australie, l'écart des émissions de GES se majore jusqu'à 65 kgCO2 et 117 kgCO2 respectivement, du fait des émissions de transport et d'énergie nécessaire lors de l'utilisation.

L'EC des dispositifs à UU est moindre dans tous les scénarios étudiés. Cette analyse prend en compte toutes les étapes de la vie du produit. Elle permet d'évaluer un aspect de l'impact écologique mais doit se compléter par la mesure de la pollution par ces deux dispositifs.

Cette première étude évaluant ce dispositif chirurgical de sa fabrication à son utilisation et doit faire réfléchir le chirurgien dans ses pratiques, en faveur de l'usage unique dans les fractures du radius distal.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Sharon ABIHSSIRA (Interne) (Paris)
08:58 - 09:04 #27766 - CO009 Faut-il utiliser l'arthroscopie pour traiter des fractures fraîches partielles du radius distal type B ?
Faut-il utiliser l'arthroscopie pour traiter des fractures fraîches partielles du radius distal type B ?

Lyliane LY (1), Thibault DRUEL (1), Marjolaine WALLE (2), Marion BURNIER (3), Guillaume HERZBERG*(4)

1. Service de Chirurgie Main - Membre Supérieur, Hôpital Edouard Herriot, Lyon, FRANCE

2. Orthopédie, Hôpital Gabriel-Montpied, Clermont-Ferrand, FRANCE

3. Hôpital Médipôle, Lyon, FRANCE

4. Clinique Parc - Clinique Val d'Ouest, Lyon, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : prgherzberg@gmail.com (Guillaume HERZBERG)

L'utilité de l'arthroscopie dans le traitement des fractures fraîches du radius distal reste discutée. Les auteurs font l'hypothèse que les fractures partielles de type B sont les meilleures indications.

Entre 2009 et 2019, nous avons traité 227 fractures du radius distal sous assistance arthroscopique, cinquante d'entre elles étaient des fractures partielles de type B. L’âge moyen des patients était de 33 ans (16 à 69) ce qui les différencie très nettement des fractures complètes. Une arthroscopie a été pratiquée dans les quatre jours suivant le traumatisme, en complément d'une ostéosynthèse qui a été réalisée dans 90% des cas par plaque antérieure.

L'utilisation de l'arthroscopie a permis de révéler dans 9 cas de gros fragments ostéo-cartilagineux, dans 13 cas, une lésion du TFCC, dans 11 cas, une lésion scapho-lunaire et dans 3 cas une lésion luno-triquétrale. La marge d'escaliers initiale était supérieure à 3 millimètres dans 34 cas et l’écart inter fragmentaire était supérieur à 3 millimètres dans 37 cas. Sur les 27 cas qui ont pu avoir un contrôle radiologique par scanner, 17 avaient une marche d'escalier à 0 et 16 avaient un écart inter fragmentaire à 0.

Les auteurs pensent que l'arthroscopie est la meilleure indication pour des fractures articulaires fraîches partielles du radius distal. Ceci est corroboré par une étude publiée récemment par Bhash,Ya (2019) qui confirme que les fractures partielles du radius distal sont des formes de transition avec les fracture-luxations radio carpiennes.

Les fractures articulaires fraîches partielles du radius distal sont des formes de transition avec les fractures-luxations radio-carpiennes. Elles surviennent chez des hommes jeunes préférentiellement et peuvent grandement bénéficier de l’arthroscopie à la fois sur le plan diagnostic et thérapeutique

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Lyliane LY (interne en chirurgie orthopédique) (Lyon)
09:04 - 09:12 Discussion commune.
09:12 - 09:18 #27767 - CO010 Prothèse isoélastique de resurfaçage du radius distal : à propos d’une série de 24 cas de fractures revues à plus de 2 ans.
Prothèse isoélastique de resurfaçage du radius distal : à propos d’une série de 24 cas de fractures revues à plus de 2 ans.

Antoine MARTINS*, Priscille LAZARUS, Sybille FACCA, Stéphanie GOUZOU, Nicolas MEYER, Philippe LIVERNEAUX 

Chirurgie de la main, du poignet et des nerfs périphériques, CHRU de Strasbourg, France

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : Antoine1martins@gmail.com (Antoine MARTINS)

Certains auteurs ont montré l’intérêt des prothèses unicompartimentales de resurfaçage dans le traitement des fractures articulaires comminutives du radius distal chez les patients âgés ostéoporotiques. Cependant, il existe encore peu de travaux sur le sujet et de nouvelles études nécessitent d’être évaluer.

Le but de ce travail était d’évaluer les résultats cliniques et radiologiques après prothèse unicompartimentale de resurfaçage dans les fractures du radius distal avec un minimum de deux ans de recul.

Notre série comprenait 24 fractures de type C selon l’AO opérées par prothèses Prosthelast®. L’âge moyen était de 78 ans (60 à 91). On notait 22 femmes. Trois fractures étaient ouvertes. Les patients ont été évalués cliniquement par une échelle de la douleur (Echelle Visuelle Analogique), les mobilités du poignet, la force, ainsi que par des scores fonctionnels et un bilan radiographique.

Le recul moyen était de 55,2 mois (24 à 97). La durée moyenne du garrot était de 61,9 minutes (37 à 126). La mobilité moyenne en flexion était de 39°, en extension de 49°, en pronation 74°, en supination 68°. La douleur était de 2,1 (0 à 7), le quick DASH à 39,8 (9,09 à 77), le PRWE à 42,7 (5 à 95), la force à 38 (25 à 150). Une limitation douloureuse du coude a été notée chez un patient opéré d’une prothèse totale de coude. Six CRPS et 5 reprises chirurgicales ont été notées. On notait 8 perforations de la tête radiale asymptomatique, aucune ostéolyse périprothétique, aucune arthrose, 2 conflits entre prothèse et lunatum et 1 avec le scaphoïde. La variance ulnaire moyenne était de +0,17 mm (-1 à 7,5). Un remodelage osseux périprothétique a été observé chez tous les patients sauf 2.

Les prothèses de resurfaçage conservent une place dans le traitement des fractures articulaires comminutives des patients ostéoporotiques au recul moyen de 55 mois. Une étude à long terme est nécessaire pour confirmer ces résultats.

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Recherches cliniques/travaux scientifiques : non

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Cours, formations : Argomedical

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Détention d’un brevet ou inventeur d’un produit : non


Antoine MARTINS (CCA) (Strasbourg)
09:18 - 09:24 #27768 - CO011 Place de l’hémiarthroplastie dans les fractures articulaires irréparables du sujet âgé autonome.
Place de l’hémiarthroplastie dans les fractures articulaires irréparables du sujet âgé autonome.

Thomas JALAGUIER (1), Arnaud WALCH (1), Marion BURNIER (2), Guillaume HERZBERG* (3)

1. Service de Chirurgie Main - Membre Supérieur, Hôpital Edouard Herriot, Lyon, FRANCE

2. Hôpital Médipôle, Lyon, FRANCE

3. Clinique Parc - Clinique Val d'Ouest, Lyon, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : prgherzberg@gmail.com (Guillaume HERZBERG)

La fréquence des fractures du radius distal chez la personne âgée est élevée. En cas de fractures articulaire irréparables, chez une personne âgée autonome, aucun traitement n’a fait la preuve de sa supériorité. L’objectif principal de cette étude est d’évaluer les résultats d’une hémi-arthroplastie de poignet pour cette population et ce type de fracture.

Nous rapportons une série de 25 patients (25 poignets) âgés autonomes, en moyenne de 77 ans (65-88 ans) opérés par hémi-arthroplastie pour fracture articulaire irréparable du radius distal. Le suivi moyen était de 32 mois (24-44 mois). Les critères d’évaluation clinique portent sur la douleur, les mobilités articulaires, le Quick-DASH, la force de préhension, le Lyon Wrist Score et le taux de complication.

Au recul, nous rapportons une douleur à 1/10, une mobilité active en flexion-extension moyenne à 60°, en prono-supination à 150°, un Quick-DASH à 26/100, une force de préhension à 68% par rapport au poignet controlatéral et un Lyon Wrist Score à 74%. Aucune luxation n’a été mise en évidence, 3 CRPS ont été vu en post-opératoire soit 11% et aucune ablation d’implant n’a dû être réalisée.

Nous avons comparé les résultats cliniques des différentes études portant sur l’hémi-arthroplastie de poignet. La revue de la littérature porte sur cinq autres travaux parus entre 2009 et 2020, utilisant trois types d’hémi-prothèses de poignet sur une population âgée de plus de 65 ans (61 patients) et autonome. Les résultats sont similaires en termes d’amplitudes articulaires et de force de préhension. Le suivi moyen est de 31,4 mois (18-55 mois), la douleur moyenne est de 2,5/10 (1-3,88), 18% de CRPS ont été diagnostiqué et 11% ont eu une seconde intervention.

Notre étude suggère que l’hémi-arthroplastie de poignet est une technique viable pour les patients âgée et autonome présentant une fracture du radius distal irréparable. Le taux de complication et de reprise est relativement faible.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Recherches cliniques/travaux scientifiques : non

Consultant, expert : non

Cours, formations : non

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Actionnariat : non

Détention d’un brevet ou inventeur d’un produit : Groupe Lépine


Thomas JALAGUIER (Chirurgien Orthopédique) (Lyon)
09:24 - 09:28 Discussion commune.
09:28 - 09:34 #27554 - CO012 Cals vicieux du radius distal : ostéotomie accourcissante du radius et de l’ulna.
Cals vicieux du radius distal : ostéotomie accourcissante du radius et de l’ulna.

Sabine  PILLOT*, Thaïs  GALISSARD, Aram GAZARIAN

Chirurgie du membre supérieur SOS Mains,  Hôpital Edouard Herriot, Lyon, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : pillotsabine@free.fr (Sabine Pillot)

Le cal vicieux du radius distal est la complication la plus fréquente des fractures de l'extrémité distale du radius. La plupart des études s'intéressent aux ostéotomies d'ouverture.

L'objectif de notre étude est d'évaluer les résultats fonctionnels à long terme d'une ostéotomie accourcissante combinée du radius et de l'ulna dans le traitement des cals vicieux du radius distal.

Il s'agit d'une étude rétrospective, monocentrique et mono-opérateur. Vingt patients opérés entre 1999 et 2017, ont été inclus. Les critères d'exclusion comprenaient les enfants et les patients ayant un suivi inférieur à 12 mois. 

L'âge moyen au moment du traumatisme était de 47 ans et de 50 ans au moment de la chirurgie (16 à 71 ans). Le côté dominant était atteint chez 11 patients. Le sex-ratio était de 15 femmes pour 5 hommes. Le traitement initial avait été réalisé par brochage chez 11 patients, plaque palmaire chez un patient, et traitement orthopédique dans 8 cas. Le cal vicieux était dorsal pour 11 patients et palmaire pour 9 patients.

Le délai de suivi moyen était de 66 mois (12 à 240).

Les mobilités ont été améliorées au dernier recul. La supination a été augmentée : passant de 28° en préopératoire à 71° au dernier suivi (p<0,0001). La flexion a progressé : passant de 40° en préopératoire à 55° en postopératoire (p=0,0216). La force de serrage au JAMAR était en moyenne à 14 kg en préopératoire versus 25 kg au dernier suivi (p<0,0001), mais est resté légèrement diminué par rapport au côté controlatéral mesuré à 30 kg en moyenne. L'auto-évaluation subjective globale était également significativement amélioré (4 VS 7 - p=0,004). Au niveau radiographique, la variance ulnaire s'est négativée (-0,5mm) [ ; -3]. L'index sagittal a été amélioré ; de -20 à ° en cas de déplacement dorsal et s'est normalisé pour les déplacements palmaires (°).

Ces résultats sont satisfaisants, notamment sur les mobilités. La force a été significativement améliorée malgré l’accourcissement. La principale plainte reste la douleur en post-opératoire.

La variance ulnaire est un paramètre difficile à corriger avec précision dans le traitement des cals vicieux du radius. Trois patients ont gardé une variance ulnaire positive dont deux nécessitant une reprise chirurgicale pour ostéotomie itérative. L'autre complication attendue est la difficulté de consolidation des deux os; or, aucun cas de pseudarthrose n'a été observé.

L'ostéotomie accourcissante est une technique efficace et reproductible. Elle présente des résultats fonctionnels satisfaisants sur le long terme.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Thaïs GALISSARD (chirurgien) (Lyon)
09:34 - 09:40 #27769 - CO013 Suivi à moyen terme des résultats radio-cliniques des arthrodèses radio-scapho-lunaires.
Suivi à moyen terme des résultats radio-cliniques des arthrodèses radio-scapho-lunaires.

Mathilde LEON*, Benjamin HADDAD, Vittorio FERRARI, Vladimir ROTARI, Hugo NAJJARI, Emmanuel DAVID 

Service de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique, CHU Amiens-Picardie, Amiens, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : leon.mathilde@gmail.com (Mathilde LEON)

L’arthrodèse radio scapho lunaire (ARSL) est le plus souvent réalisée dans le cadre de séquelles de fracture de radius distal. Les résultats restent néanmoins modestes. L’objectif de cette étude était d’analyser l’effet de la triquétrectomie et de la résection du pôle distal du scaphoïde (RDPS) sur les douleurs et les raideurs post-opératoires des ARSL.

Nous avons conduit une étude observationnelle rétrospective sur 13 patients opérés de Janvier 2008 à août 2018. Nous avons effectué trois sous-groupes : ARSL isolée (groupe 1), ARSL associée à une RDPS (groupe 2) et ARSL associée à une RDPS et une triquétrectomie (groupe 3). Nous avons recueilli des données cliniques : douleur, amplitudes articulaires, force ; des scores fonctionnels : MMWS, PRWE, QuickDASH. Les données radiologiques ont été analysées par 3 observateurs différents.

Au total, 13 patients ont été inclus, 8 ont été vu en consultation et 5 contactés par téléphone. Le recul moyen était de 4,5 ans (1,5-10 ans). Le groupe 1 était composé de 6 patients, le groupe 2 était composé de 5 patients et le dernier groupe en comprenait 2. L’EVA moyenne était de 1,5 pour le groupe 1, 0,8 dans le groupe 2 et 0 dans le groupe 3. Les arcs de flexion-extension étaient respectivement de 33, 46 et 70 degrés et les arcs d’inclinaison radio- ulnaire de 16, 23, et 30 degrés pour chacun des groupes. La force de préhension était respectivement de 73%, 23% et 98% par rapport au côté non opéré. Concernant le QuickDASH, il était respectivement de 52, 61 et 56 et le MMWS était respectivement de 67, 61 et 68. Une arthrose scapho-trapézo-trapézoïdienne (STT) était retrouvée dans le groupe 1 à 89%, dans le groupe 2 à 78% et dans le groupe 3 à 50%. Une arthrose médio-carpienne était retrouvée dans le groupe 1 à 78%, dans le groupe 2 à 11% et dans le groupe 3 à 17%.

Une triquétrectomie accompagnée d’une résection du pôle distal du scaphoïde devrait systématiquement être envisagée lors de la réalisation d’une ARSL. Bien que les résultats ne soient pas statistiquement significatifs, il semblerait que cette option améliore les douleurs, la mobilité, les scores fonctionnels et diminue l’incidence de survenue d’arthrose STT et médio-carpienne.

L’ARSL reste une intervention fiable. Dans notre pratique actuelle, nous associons depuis une résection du pôle distal du scaphoïde et une triquétrectomie afin de restaurer une fonctionnalité optimale du poignet opéré.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Mathilde LEON (Docteur Junior) (Amiens)
09:40 - 09:44 Discussion commune.
09:44 - 09:48 #27790 - CO014 Apprentissage d’une technique MIPO des fractures du radius distal : « compagnonnage » versus « simple expérience » versus « pratique délibérée ».
Apprentissage d’une technique MIPO des fractures du radius distal : « compagnonnage » versus « simple expérience » versus « pratique délibérée ».

François DUCOURNAU* (1), Nicolas MEYER (2), Louis BARTHEL (1), Sophie HONECKER (1), Priscille LAZARUS (1), Christophe MUCCIOLI (1), Stéphanie GOUZOU (1), Sybille FACCA (1), Philippe LIVERNEAUX (1)

1. Department of Hand Surgery, Strasbourg University Hospitals, FMTS, Strasbourg, France

2. Strasbourg University Hospital, Service de Santé Publique, GMRC, Strasbourg, France

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : francois.ducournau@gmail.com (François DUCOURNAU)

Le niveau de performance d’un chirurgien pour une technique chirurgicale donnée s’étend de 1 (débutant) à 5 (expert). Le « compagnonnage » permet d’acquérir le niveau 3. La « simple expérience » permet rarement d’acquérir le niveau 5, contrairement à la « pratique délibérée » qui consiste à améliorer sa performance en se fixant des objectifs d’apprentissage à partir de son propre retour d’expérience. L’hypothèse était que les résultats de l’apprentissage d’une technique d’ostéosynthèse de fractures du radius distal étaient meilleurs par « pratique délibérée » que par « compagnonnage » ou « simple expérience ».

Le matériel comprenait 4 chirurgiens chargés d’ostéosynthéser 15 fractures par méthode MIPO (minimally invasive plate osteosynthesis). Les interventions étaient filmées par une caméra HD. Les 5 premières fractures (E1) étaient opérées après « compagnonnage », les 5 suivantes après avoir lu un article et visionné une vidéo de référence (E2), et les 5 dernières après avoir visionné et commenté 20 courtes vidéos montrant les erreurs possibles (E3). Chaque vidéo était notée de 1 (mauvais) à 5 (excellent) pour chacun des 20 items d’une grille OSATS, donc 10 consacrés aux gestes de base (B) et 10 spécifiques MIPO (S).

Pour les gestes de base, la moyenne OSATS sur 50 E1=31, E2=31, E3=43. Pour les gestes spécifiques, la moyenne OSATS sur 50 E1=25, E2=29, E3=48. Pour la totalité des gestes (B+S), la moyenne OSATS sur 100 E1=56, E2=60, E3=91.

Notre étude a permis de confirmer que la méthode de « pratique délibérée » était plus efficace que la méthode de « simple expérience » pour améliorer sa performance. La « pratique délibérée » comprend 4 étapes essentielles : 1) avoir un but bien défini 2) être motivé pour améliorer sa performance 3) recevoir un retour d’expérience immédiat 4) avoir de nombreuses possibilités de répétition et de raffinement progressif de sa performance. L’hypothèse principale était vérifiée puisque les résultats de l’apprentissage d’une technique MIPO mesurés par OSATS étaient significativement meilleurs avec une solution vidéo-assistée que par « compagnonnage » ou « simple expérience ».

La méthode de « pratique délibérée » vidéo-assistée devrait se généraliser afin de d’optimiser la courbe d’apprentissage et d’améliorer la gestion des risques en chirurgie.

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Recherches cliniques/travaux scientifiques : non

Consultant, expert : Newclip technics,  Argomedical

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François DUCOURNAU (Interne chirurgie orthopédique) (Brest)
09:48 - 09:50 Discussion.
09:50 - 09:56 #27647 - CO015 Retour d’expérience sur l’utilisation du « dorsal spanning plate » dans les fractures très comminutives du radius distal.
Retour d’expérience sur l’utilisation du « dorsal spanning plate » dans les fractures très comminutives du radius distal.

Lucian  STRATAN*, Charlotte  GABRIEL 

Orthopédie 2B,  CHU de la Martinique, Fort-de-France, Martinique, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : stratanlucian@yahoo.com (Lucian STRATAN)

L'utilisation des plaques dorsales d'arthrodèse de poignet dans le cas de fractures très comminutives du radius distal, a émergé dans les années 90, à Seattle, USA.

En France, l'utilisation de cette technique reste très marginale ; notre Service a initié cette pratique en posant des spanning plates en Traumatologie il y a 1 an. Forts de certains constats, nous avons souhaité partager notre modeste expérience sur le sujet avec nos confrères.

Notre Service a pris en charge deux patientes âgées de plus de 85 ans, avec ostéoporose majeure et comminution importante de leur radius distal, ainsi qu'un jeune patient, avec une fracture-luxation comminutive de son poignet avec trait très distal : notre choix chirurgical a été une stabilisation par plaque dorsale d'arthrodèse (provisoire) associée ou pas à un brochage sous-chondral.

Malgré le retrait des plaques à 3 mois pour les patientes âgées et à 2 mois pour le jeune patient, nous étions agréablement surpris par la récupération plus que satisfaisante de leur mobilité à tous les 3. De surcroît, les patientes ont échappé aux inconvénients suivants des fixateurs externes : algoneurodystrophie, raideur, infection au niveau des fiches.

Des discussions portent sur 2 points :

- la fixation de la plaque sur le 2ème ou le 3ème métacarpe 

- si un éventuel brochage sous-chondral pour les corrections des déplacements intra-articulaires se ferait avant ou après la mise en place de la plaque.

Les plaques dorsales d'arthrodèse de poignet (spanning- ou bridge-plate) restent une alternative bien plus satisfaisante que les fixateurs externes dans les fractures (ou fractures-luxation) très comminutives du radius distal, à condition que cela ne concerne que des cas de traumatismes fermés.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Lucian STRATAN (Praticien Hospitalier) (Fort-de-France, La Martinique)
09:56 - 09:58 Discussion.
Salle 252AB

Jeudi 16 décembre

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SFRM1
08:00 - 08:14

Mot du Président

08:00 - 08:14 Mot du président. Serge ROUZAUD (kiné) (Pessac)
Salle 251
08:14

Jeudi 16 décembre

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SFRM2
08:14 - 09:10

Communications libres GEMMSOR 1

Modérateurs : Dominique ANDREU (kinésithérapeute) (Pau), Frédéric APAIX (Kinésithérapeute) (Lyon)
08:14 - 08:24 COG1 Analyse des pratiques professionnelles sur le retour au sport de mise en charge des membres supérieurs en extension de poignet (gymnastiques, breakdance, capoeira, ..) après pathologies de poignet. Timothy LE BRET (Alençon)
08:24 - 08:34 COG2 Place du masseur-kinésithérapeute dans la prévention de la dystonie de la main du musicien. Loic PIRÈS (Masseur-kinésithérapeute) (Dijon)
08:34 - 08:44 COG3 Traitement des cicatrices de la main par silicone. Vers un élargissement des indications. Maximilien ARNAL (chirurgien) (Lyon)
08:44 - 08:54 COG4 Place de la rééducation dans le syndrome des loges et le syndrome de Volkman. Simona AUDEMAR (Médecin MPR) (Lamalou-les-Bains)
08:54 - 09:04 COG8 Le mallet 2.0 la solution sénégalaise. Frédéric DEGEZ (masseur Kinésithérapeute) (Trelaze), Myriam NGOIE (Dakar, Sénégal), Pauline MARÉCHAL (confection ortheses de la main) (Trelaze)
09:04 - 09:10 Discussion.
Salle 251
09:10

Jeudi 16 décembre

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SFRM3
09:10 - 10:00

Table ronde
L’intérêt des Stimulations Proprioceptives Fonctionnelles dans la prise en charge des pathologies du membre supérieur

Modérateurs : André GAY (Chirurgien Libéral) (Marseille), Lionel PHILIP (Kinésithérapeute) (Marseille)
09:10 - 09:25 Intérêt des Stimulations Proprioceptives Fonctionnelles dans la prise en charge des pathologies du membre supérieur. Frédéric ALBERT (Co-Directeur) (Mane)
09:25 - 09:40  Utilisations des vibrations dans le cadre des mobilisations immédiates après fracture de métacarpien ou de phalange. Denis GERLAC (Masseur - Kinésithérapeute) (Echirolles)
09:40 - 09:55 Vibrations tendineuses: aspects pratiques en rééducation de la main. Michel BOUTAN (Kinésithérapeute) (Dax)
09:55 - 10:00 Questions.
Salle 251
10:00 Pause café
10:30

Jeudi 16 décembre

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G1-12
10:30 - 12:30

Conférences d'enseignement

10:30 - 11:10 Fracture de la base du premier métacarpien. Jean GOUBAU (Professeur/ Chirurgien) (Gand - Bruxelles, Belgique)
11:10 - 11:50 Biomécanique de l'articulation trapézo-métacarpienne et applications à son arthroplastie. Filip STOCKMANS (Responsable SOS Mains) (Heule Kortrijk, Belgique)
11:50 - 12:30 Maladie de Preiser. Constantin SOKOLOW (chirurgien) (Paris)
Amphi Bleu

Jeudi 16 décembre

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SFRM5
10:30 - 11:40

Table ronde
Les entorses du poignet

Modérateurs : Maxime FOURMY (Kinésithérapeute-Orthésiste) (MARSEILLE), Erle WELTZER (Chirurgien) (Pessac)
10:30 - 10:40 Repères palpatoires utiles au diagnostic kinésithérapie. Serge ROUZAUD (kiné) (Pessac)
10:40 - 10:55 Raisonnement clinique permettant d'optimiser la stratégie thérapeutique. Grégory MESPLIÉ (Kiné / orthésiste) (Biarritz)
10:55 - 11:10 Rééducation du poignet douloureux sans signe clinique d'instabilité. Nathalie POIRIER COUTANSAIS (KINESITHERAPEUTE ORTHESISTE) (Trelaze), Véronique LE GAC (masseur-kinésithérapeute) (Caen)
11:10 - 11:25 Examen complémentaires quels examens et quelles interprétations. Correlation entre examens cliniques, examen complémentaires et constatation per opératoire. Chihab TALEB (Chirurgien Orthopédique) (Paris)
11:25 - 11:40 Discussion.
Salle 251

Jeudi 16 décembre

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G2-12
10:30 - 12:30

Communications libres
Pédiatrie

Modérateurs : Olivier BARBIER (médecin) (Bruxelles, Belgique), Charlotte JALOUX (CCA) (Marseille)
10:30 - 10:36 #27744 - CO016 Étude prospective de l'épidémiologie des urgences chirurgicales de la main de l’enfant, à-propos de 245 patients.
Étude prospective de l'épidémiologie des urgences chirurgicales de la main de l’enfant, à-propos de 245 patients.

Frédérique DIZIN*, Marc SAAB, Aurélie MÉZEL, Elvire GUERRE, Christophe CHANTELOT

Orthopédie & Traumatologie, CHRU, Lille, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : f.dizin@gmail.com (Frédérique DIZIN)

Les lésions de la main sont parmi les lésions les plus fréquentes chez les enfants. L’objectif principal de l’étude était d’étudier de façon prospective l’ensemble des lésions de la main de l’enfant nécessitant une prise en charge chirurgicale en urgence.

Il s’agissait d’une étude épidémiologique descriptive, prospective entre janvier et octobre 2016, dans deux centres de référence de la main de l’enfant. Etaient inclus les enfants de moins de 15 ans et 3 mois, nécessitant une prise en charge chirurgicale pour une lésion de la main. Les caractéristiques de survenue et de prise en charge des lésions étaient analysées, selon quatre groupes d'âges, à l’aide de questionnaires remplis par les parents et le chirurgien.

Etaient inclus 245 patients (âge moyen 6,4 ans, 55% de garçons). Avant 10 ans, on retrouvait 43% de doigts de porte/écrasements et 30% de panaris/infections, survenant dans 69% des cas au domicile. A partir de 11 ans on retrouvait 31% de fractures/luxations et 35% de plaies, survenant au sport (26%) ou dans la rue (18,5%). Les morsures étaient rares (2%). Quelque soit l’âge dans 35% des cas les lésions étaient secondaires à un traumatisme avec une porte et dans 49% des cas un adulte était présent. Pour 20% des patients une anesthésie générale était réalisée et pour 81% il s’agissait d’une anesthésie locorégionale.

Nous pensons que l’incidence de ces lésions pourrait être diminuée avec un renforcement des efforts de prévention des risques et de la sensibilisation du public.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Frédérique DIZIN (CCA) (Paris)
10:36 - 10:42 #27745 - CO017 Le déplacement résiduel ou secondaire dans le traitement des fractures du quart distal du radius chez l’enfant est la source des reprises par excès : évaluation du seuil de tolérance à propos de 837 cas).
Le déplacement résiduel ou secondaire dans le traitement des fractures du quart distal du radius chez l’enfant est la source des reprises par excès : évaluation du seuil de tolérance à propos de 837 cas).

Rabah ATIA*, Sourour BOUZOUITA, Soumaya REMEL

Université Badji Mokhtar, Faculté de Médecine de Annaba, ALGÉRIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : atiarabah@gmail.com (Rabah ATIA)

Le déplacement résiduel ou secondaire dans le traitement des Fractures du quart distal du radius chez l’enfant pose plus de questionnement sur la

reprise de la réduction

Il s’agit d’une étude rétrospective et prospective portant sur 968 enfants L’examen clinique et la radiographie pose le diagnostic. Tous les types de fracture ont été étudiés tout en détaillant les fractures complètes. Le traitement orthopédique a été préconisé chez 929 cas (soit 96 %).

L’âge (57% de 8 à 11 ans). 89% de garçons. 53% droit et 2% bilatéral. Printemps 29,9%, 89,5%, avec réception sur la main. Le déplacement initial pure ou associée se fait en arrière dans 95%. Le traitement orthopédique dans 96 %. Le déplacement résiduel est retrouvé dans 67% (647cas), et le déplacement secondaire dans 91% (123 Cas / 135 Revus)

6.4% seulement ont bénéficié d’une reprise (angulation supérieure à 30°). La consolidation est rapide. Toutes les fractures déplacées se déplacent (même bien réduites)

Les résultats avec un recul moyen de 05 ans ont été marqués par une correction totale chez 65% des cas Les reprises : 14 cas sur 135/10,16% : Toutes ont été faites de manière empirique : angulation supérieur à 3o°, translation supérieur au tiers 1/3 sans

tenir compte de l’ulna

La fracture ne pose pas de problème de consolidation. Le risque de fracture itérative n’est pas négligeable. La croissance du radius se faisant à 80% à

partir du cartilage distal, le défaut résiduel

devient rapidement diaphysaire. L’âge décisif ou la croissance se fait sentir est 13 ans, le défaut reste au quart inférieur. La tentation de reprise est souvent forte devant l’inquiétude des parents et la pression du aux avis des confrères mais il faut savoir persévérer et adapter chaque en fonction du déplacement résiduel ou secondaire et l'âge de l’enfant. Les reprises sont souvent source de complications, Sepsis, syndromes compressif et de Volkmann, stérilisation du cartilage de conjugaison, résultat souvent décevant, cicatrice chéloïde, vraie main botte radiale, poignet en dos ou ventre de fourchette peu être fonctionnel mais toujours. Surtout ne pas

céder aux tentations de reprise si la fracture a été manipulée ou vieillie

La déformation se corrige totalement ou partiellement car elle devient diaphysaire : Un angle de déplacement dit d’équilibre en externe de 0 à 15 ° , en

arrière de 0 à 15° pour les fractures réduites anatomiquement et de 15 à 30° dans les fractures avec déplacement résiduel

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Rabah ATIA (Professeur enseignant hospitalier universitaire) (Annaba, Algérie)
10:42 - 10:48 #27746 - CO018 Evaluation objective de la correction obtenue grâce à la croissance sur l'angulation frontale des fractures physaires de la phalange proximale des doigts longs.
Evaluation objective de la correction obtenue grâce à la croissance sur l'angulation frontale des fractures physaires de la phalange proximale des doigts longs.

Charlotte JALOUX*, Samuel NIDDAM, Najib KACHOUH, Alice MAYOLY, Marie WITTERS, Régis LEGRÉ

Chirurgie de la Main, Hôpital La Timone, Marseille, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : charlottejaloux@gmail.com (Charlotte JALOUX)

Physeal fractures of the proximal phalanx are very common in children, nonoperative management is the treatment of choice when there is no rotational deformity after closed reduction. A minimal residual frontal and/or sagittal displacement may be tolerated, however how much displacement can be left without leading to functional impairment? How much displacement can be corrected with growth?

To answer these questions, we reviewed all children treated in our center between 2017 and 2019 for a physeal fracture of the proximal phalanx of a finger (except the thumb) with a residual frontal displacement after closed reduction superior to 7°. 

All patients up to 16 years old were included, if the fracture was originally displaced it was reduced under nitrous oxide sedation. A post reduction x-ray was systematically done, if no persistent rotational deformity was present, a non-operative treatment was set with either a forearm-based volar hand splint in an intrinsic plus position or with buddy taping for 4 to 6 weeks according to the age and morphology of the patient.

Radioulnar fracture angulation was measured on each PA x-ray. The measuring technique used was the one described by Vonlanthen et al (J Pediatr Orthop 2019;39:e657–e660) Parallel lines are drawn through the epiphyseal plate and the phalangeal shaft. The deviation from a 90-degree angle between these two lines is the fracture angulation.

212 patients had a physeal fracture of a finger proximal phalanx, 51 had a residual displacement of more than 7 degrees after closed reduction. Twenty-six were not included due to the absence of enough follow-up (inferior or equal to four weeks). Only one patient needed surgical treatment with open reduction (flexor tendon incarceration) and k-wire fixation. Finally, 25 patients were studied (mean age = 10.2 years old), 17 boys and 8 girls. All fractures were type II of Salter-Harris classification, the average radioulnar displacement after reduction was 12,5 degrees. All patients had better angulation on the last X-ray, with an average improvement of 7.4 degrees, the mean follow-up time was 12.4 weeks. The mean residual displacement was around 4 degrees.

This study contributes to assess the exact correction of growth in this location, and so to better estimate what displacement can be tolerated according to the age and the residual growth.

Radio-ulnar displacement is well corrected with growth in children, even for teenagers, as long as growth plates are still open.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Samuel NIDDAM (interne) (Marseille)
10:48 - 10:54 Discussion commune.
10:54 - 11:00 #27747 - CO019 Perte de substance digitale distale chez l'enfant : limites et indications du lambeau d'Atasoy.
Perte de substance digitale distale chez l'enfant : limites et indications du lambeau d'Atasoy.

Raphaël NGUYEN, Jean-Gabriel DELVAQUE, Virginie MAS, Brice ILHARREBORDE, Pascal JEHANNO

Chirurgie Orthopédique, Hôpital Robert Debré, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : nguyen.rphl@gmail.com (Raphaël NGUYEN)

Les traumatismes digitaux distaux sont un motif fréquent de consultations aux urgences pédiatriques. En cas de perte de substance, le lambeau d’Atasoy d’avancement en V-Y est réputé simple et fiable dans cette indication chez l’adulte.

Une étude récente a retrouvé des résultats contrastés chez l’enfant, et l’a décrit comme fiable et reproductible mais n’obtenant des résultats fonctionnels et esthétiques que modestes.

L’objectif de cette étude rétrospective est d’évaluer les résultats à distance de ce lambeau chez l’enfant, afin de déterminer ses limites et ses indications.

56 enfants présentant une perte de substance digitale distale couverte par un lambeau d’Atasoy opérés entre janvier 2017 et janvier 2020 ont été inclus dans cette étude.

La zone de la lésion selon la classification d’Ishikawa, la technique opératoire, les complications post-opératoires précoces (infection, difficultés de cicatrisation, nécrose), et à terme l’aspect de l’ongle, la difficulté à couper les ongles, une intolérance au froid ou des douleurs du doigt, l’éviction du doigt lors des activités, le défaut d’extension, ainsi que la satisfaction finale des parents ont été analysés.

49 enfants ont été revus et évalués avec un recul moyen de 18 mois.

33 enfants présentaient une lésion en zone II (10 cas en zone I, 6 cas en zone III). Un ongle en griffe a été observé chez 18 enfants avec pour 6 d’entre eux une éviction du doigt. Il existait une difficulté à couper les ongles chez 15 enfants. La majorité des ongles en griffes sont retrouvés dans les lésions en zone III et en zone II proximales (12 cas). 89% des enfants ayant eu une fixation distale par une suture au lit unguéal ont présenté cette déformation de l'ongle.

9 enfants avaient une intolérance au froid et 3 des douleurs persistantes.

Aucun cas de défaut d’extension ou de complication post-opératoire précoce (infection, difficultés de cicatrisation, nécrose) n’a été retrouvé.

La satisfaction des parents était bonne avec un score à 9,1/10.

Le lambeau d’Atasoy chez l’enfant semble fiable pour couvrir les pertes de substances digitales distales, mais répond à deux conditions essentielles afin de limiter la survenue d’un ongle en griffe, principale complication de ce lambeau et source d’insatisfaction des parents.

Il faut respecter ses indications (pertes de substances transversales ne dépassant pas le tiers proximal de la zone II) ainsi qu'une technique opératoire précise (fixation distale par une aiguille sans suture au lit unguéal, levée profonde du lambeau, non fermeture du site donneur).

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Raphaël NGUYEN (Interne) (Paris)
11:00 - 11:06 #27748 - CO020 Corrélation entre l'évaluation macroscopique per opératoire et l'étude histologique de la qualité nerveuse dans les paralysies néonatales du plexus brachial.
Corrélation entre l'évaluation macroscopique per opératoire et l'étude histologique de la qualité nerveuse dans les paralysies néonatales du plexus brachial.

Lorie BELLITY*, Malo LEHANNEUR, Pierre-Alban BOUCHÉ, Sabah BOUDJEMAA, Franck FITOUSSI 

Service Orthopédie, Hôpital Trousseau, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : lorie@bellity.com (Lorie BELLITY)

La paralysie néonatale du plexus brachial est une affection qui touche 0,4 à 2/1000 naissances par an. Lorsque l’indication chirurgicale de réparation primaire est posée, une difficulté majeure réside dans l'évaluation des racines ou des troncs à greffer. L’objectif de notre étude était de comparer l’aspect macroscopique de la qualité des recoupes nerveuses au pourcentage de fibrose retrouvé en anatomopathologie à l'analyse du névrome.

Une évaluation qualitative et une analyse quantitative histologique de 62 échantillons de recoupes nerveuses ont été comparées (40 racines, 12 troncs et 9 nerfs supra scapulaires) chez 14 patients opérés entre Novembre 2018 et Avril 2020. L'évaluation peropératoire des racines, des troncs et des nerfs supra scapulaires, a permis de classer la qualité du moignon nerveux comme étant de "bonne", "moyenne" ou "avulsée", le dernier grade étant utilisé uniquement pour les racines. Les tranches de section nerveuses ont ensuite été évaluées histologiquement afin de calculer le pourcentage de fibrose.

Le pourcentage médian de fibrose des racines était de 20% (0;80%), 45% (0;80%) et 15% (0;80%) dans les groupes "bonne qualité", "qualité moyenne" et "avulsée", respectivement. Nous n’avons pas retrouvé de corrélation statistique entre ces deux indices (R = -0,86 et IC = (-0,98;0,56)), le pourcentage de fibrose étant pour certaines racines plus important qu’estimé en peropératoire. Les pourcentages médians de fibrose des troncs et nerfs supra scapulaires étaient de 31% (0 ;50%) et 10%(0 ;60%) respectivement.

Ces résultats soulèvent la question de l’utilisation d’un examen extemporané des recoupes nerveuses afin d’optimiser la stratégie chirurgicale. Cette évaluation histologique pourrait par ailleurs avoir une valeur pronostic sur la récupération.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Lorie BELLITY (CCA) (Paris)
11:06 - 11:12 #27752 - CO021 Neurotisation en « Y » par le médian pour restaurer la flexion du coude dans les paralysies obstétricales.
Neurotisation en « Y » par le médian pour restaurer la flexion du coude dans les paralysies obstétricales.

Sofiane NOURI*, Abdeslam BENAMIROUCHE, Fouad BESSAA, Mustapha YAKOUBI 

Service Orthopédie, EHS Ben Aknoun, ALGÉRIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : nsofiane@yahoo.com (Sofiane NOURI)

La paralysie obstétricale du plexus brachial survient dans 1,4/1000 naissances avec souvent des séquelles fonctionnelles importantes. Les formes hautes (C5C6 et C5C6C7) concernent 75 à 80 % des atteintes. La main dans ces cas est fonctionnelle d’où la nécessité d’une bonne flexion du coude.

Une neurotisation à partir du seul nerf médian sur le biceps et le brachialis reste une bonne option dans les formes avec une épaule fonctionnelle ou vues tard.

Il s’agit d’une étude rétrospective à propos de 18 enfants avec paralysie obstétricale.

L’âge moyen au moment de la chirurgie était de 11,8 mois.

L’atteinte haute (C5C6) était présente dans 09 cas, l’atteinte (C5C6C7) dans 09 cas et le score AMS de flexion du coude allait de 0 à 2.

Nous avons utilisé un seul fascicule moteur du médian destiné au FCR pour réanimer dans le même temps le biceps et le brachialis (montage en Y). La suture nerveuse a reposé sur l’utilisation de colle biologique seule.

On dénombre en parallèle 14 neurotisations du suprascapulaire sur le spinal accessoire, 06 greffes des racines C5 et C6, 04 neurotisations d’une branche motrice radiale sur l’axillaire.

Les résultats sont globalement bons avec un délai de réinnervation (ébauche de flexion) moyen de 02 mois. 

Le délai moyen de restauration d’une flexion cotée M2 –M3 était de 05 mois, 12 patients avaient un score AMS à 05 et pouvaient soulever plus d'un kilo en supination.

La neurotisation d’Oberlin du biceps par un fascicule moteur ulnaire, permet de restaurer la flexion du coude dans les atteintes hautes et traumatiques du plexus chez l’adulte.

L’utilisation du médian pour réanimer le biceps chez l’enfant a été décrite par Al-Quatan, en 2014.

On ne retrouve dans la littérature aucune étude qui traite de la réanimation conjointe du biceps et du brachialis par un seul contingent du nerf médian. 

Le transfert nerveux à partir du nerf médian est une option intéressante au vu de la proximité anatomique de ce nerf, permet de réduire le risque de déficits sensitivomoteurs dans le territoire prélevé par rapport à la classique double neurotisation et préserve la force du FCU pour un transfert d’extension.

Le transfert nerveux du médian pour restaurer la flexion du coude est une technique séduisante qui trouve ses indications dans les formes avec avulsions des racines supérieures, les formes vues tard ou qui ont récupéré une épaule et une main fonctionnelles.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Sofiane NOURI (Chirurgien orthopédiste) (Alger, Algérie)
11:12 - 11:18 #27620 - CO022 Arthrolyse arthroscopique de l'épaule chez les patients présentant une lésion néonatale du plexus brachial: méta analyse et revue systématique.
Arthrolyse arthroscopique de l'épaule chez les patients présentant une lésion néonatale du plexus brachial: méta analyse et revue systématique.

Tatiana  MASSAMBA*  (1), Morgane  DORNIOL  (1), Dominique  LE NEN  (1), Matthias  THEPAUT  (2), Sylvain  BROCHARD  (3), Christelle  PONS  (3)

1. Chirurgie orthopédique et traumatologique,  Hôpital Cavale Blanche, CHRU de Brest, Brest, FRANCE

2. Chirurgie pédiatrique orthopédique,  Hôpital Morvan, CHRU de Brest, Brest, FRANCE

3. Service de médecine physique et réadaptation pédiatrique, Fondation Ildys, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : mass_tati@hotmail.fr (Tatiana Massamba)

Les données scientifiques concernant les effets de la libération arthroscopique de l'épaule sur la mobilité et la déformation osseuse sont insuffisantes pour guider la pratique clinique chez les patients présentant une lésion néonatale du plexus brachial. Les bénéfices potentiels d'un transfert associé ne sont pas évalués.

Le but de cette étude est d'évaluer les résultats sur la mobilité de l'épaule et la déformation osseuse, d'évaluer les effets de la libération avec ou sans transfert et d'évaluer les complications péri opératoires et à long terme.

Nous avons réalisé une revue systématique et une méta analyse: 4 bases de données ont été exploitées sans date limite initiale et jusque mai 2020 en utilisant des critères d'inclusion et d'exclusion. La qualité des articles a été évaluée en utilisant l'échelle MINORS. Les données des patients concernant le type de chirurgie, les résultats cliniques et radiologique été reportés.

Treize articles ont été inclus: 6 de basse qualité et 7 de qualité moyenne séparés en 17 études (266 enfants). La moyenne de durée du suivi était de 32,4 mois (SD=15,2). L'arthrolyse arthroscopique a permis l'amélioration significative du score de Mallet (SMD= 3.1 (1.5, 4.7), p<0,001) et de la rotation externe passive (SMD= 3.6 (2.3, 4.9), p=0.02). Le pourcentage de tête humérale antérieure (SMD= 1.3 (0.7, 1.9), p=0.003) et la rétroversion glénoïdienne (SMD= 1.4 (0.9, 2), p=0.01) ont également été améliorés. L'analyse descriptive des données suggère qu'un transfert tendineux concomitant améliore la mobilité. La récidive de raideur en rotation interne est reportée chez 8/157 patients.

Cette revue systématique a montré que l'arthrolyse arthroscopique améliore la mobilité de l'épaule et la déformation osseuse avec peu de complications chez les jeunes patients présentant une lésion néonatale du plexus brachial. Il semble raisonnable de proposer une approche progressive débutant avec une libération arthroscopique sans transfert.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Tatiana MASSAMBA (Chirurgien, assistant chef de clinique) (Brest)
11:18 - 11:24 Discussion commune.
11:24 - 11:30 #27666 - CO023 Résultats insuffisants après pollicisation de l'index dans les malformations congénitales de la main.
Résultats insuffisants après pollicisation de l'index dans les malformations congénitales de la main.

Marie-Cécile SAPA* (1), Sybille FACCA (1), Philippe  GICQUEL  (2), Philippe LIVERNEAUX (1), Gilles DAUTEL (3)

1. Chirurgie de la Main,  Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, Strasbourg, FRANCE

2. Chirurgie orthopédique infantile,  Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, Strasbourg, FRANCE

3. Chirurgie de la Main,  Centre Chirurgical Emile Gallé, Nancy, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : mc.sapa14@gmail.com (Marie-Cécile Sapa)

La pollicisation de l'index est une chirurgie complexe et exigeante pouvant donner lieu à des résultats insuffisants sur le plan fonctionnel et esthétique. L'enjeu est de créer un néo-pouce intégré dans le schéma de préhension de la main afin de restaurer une fonction d'opposition. L'objectif de notre travail sera d'identifier les résultats insuffisants d'une série de pollicisations de l'index réalisées sur malformation congénitale de la main, de décrire les techniques de chirurgie secondaire déployées et leurs résultats, et de discuter des facteurs prédictifs de mauvais résultats.

Une série de 102 pollicisations de l'index a été analysée rétrospectivement.

20 résultats insuffisants chez 18 patients ont été identifiés. Le taux de chirurgie secondaire est de 15,7%. 23 gestes de reprise ont été réalisés à distance : 4 gestes cutanés, 7 gestes tendineux, 12 gestes osseux. Parmi les 17 gestes de chirurgie secondaire réalisés en première intention, 7 n'ont pas permis d'obtenir d'amélioration et ont mené à une nouvelle reprise dans 6 cas.

De nombreux éléments peuvent impacter les résultats tels que l'anatomie du doigt pollicisé, l'âge de la chirurgie et la technique chirurgicale. L'analyse de nos résultats montre que les résultats de la chirurgie secondaire sont mitigés avec un taux d'échec conséquent.

Tout doit être fait lors du geste inaugural pour obtenir un résultat fonctionnel optimal.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Marie-Cécile SAPA (CCU-AH) (Strasbourg)
11:30 - 11:36 #27754 - CO024 Libération des sillons de constriction amniotique par excision hémi circonférentielle et fermeture cutanée sans plasties en Z.
Libération des sillons de constriction amniotique par excision hémi circonférentielle et fermeture cutanée sans plasties en Z.

Mathilde PAYEN *, Thi Thuy TrangPHAM, Jérôme SALES DE GAUZY, Franck ACCADBLED, Abdelaziz ABID

Orthopédie Traumatologie, Hôpital des Enfants, Purpan, Toulouse, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : mathilde-payen@hotmail.fr (Mathilde PAYEN)

Les sillons de constriction sont des anomalies typiques du syndrome des brides amniotiques. Le traitement par excision complète et fermeture par plasties en Z est la technique de choix pour la libération de ces sillons. Néanmoins, les résultats de ces plasties en Z sont souvent jugés inesthétiques. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats cliniques de la libération des sillons amniotiques par simple excision hémi-circonférentielle sans avoir recours à des plasties en Z.

Tous les patients ayant eu une libération de sillons amniotiques par excision linéaire hémi-circonférentielle et fermeture cutanée sans plasties en Z étaient inclus entre 2011 et 2017. La libération des sillons complets ou circonférentiels était réalisée en 2 temps. L’évaluation clinique était basée sur la satisfaction parentale de l’aspect esthétique et par la survenue d’éventuelles complications ou de récidives.

Quatorze sillons dont 8 circonférentiels et 6 hémi-circonférentiels étaient libérés, chez 7 patients d’âge moyen de 9 mois (3-18 mois). Le sillon était localisé dans 7 cas au niveau de la jambe, dans 4 cas au niveau des doigts et dans 1 cas au niveau de la cuisse, des orteils et de l’avant-bras. Au dernier suivi moyen de 25 mois (12- 41 mois), tous les parents étaient très satisfaits de l’aspect esthétique. Aucune complication, notamment cicatricielle, vasculaire ou lymphatique n’était déplorée. Aucune récidive n’était notée.

La libération des sillons amniotiques par simple excision linéaire hémi-circonférentielle sans avoir recours à des plasties en Z est une technique simple, sûre et efficace. Les résultats esthétiques sont très satisfaisants.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Mathilde PAYEN (Interne) (Rouen)
11:36 - 11:42 #27667 - CO025 Transfert de phalanges d’orteil non vascularisé pour pathologies congénitales des mains chez l’enfant : à propos de 12 transferts.
Transfert de phalanges d’orteil non vascularisé pour pathologies congénitales des mains chez l’enfant : à propos de 12 transferts.

Louise  VANDEWALLE*, Federico  CANAVESE, Aurélie  MEZEL

Chirurgie orthopédique pédiatrique, Hôpital Jeanne de Flandre, Lille, France

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : louisevdw@live.fr (Louise Vandewalle)

Parmi les pathologies congénitales des mains, les défauts de formation ou anomalies déficitaires des doigts, telles que la symbrachydactylie ou la maladie des brides amniotiques, peuvent bénéficier d'une reconstruction afin d'améliorer une fonction à la main.  Le transfert de phalange non vascularisé avant l'âge de 2 ans est une des techniques possibles. Dans cette étude, nous présentons les résultats cliniques et radiologiques des transferts, et nous évaluons la morbidité du site donneur.

Les données démographiques, cliniques, radiographiques, peropératoires, post-opératoires, les complications à court et long-terme, des sites donneur et receveur ont été recueillis entre 2011 et 2019, rétrospectivement sur dossier. La taille de la phalange transférée a été mesurée sur les radiographies de face. L'évaluation fonctionnelle et esthétique des mains a été réalisée en consultation.  La morbidité du site donneur a été évaluée par le OXFORD ankle foot questionnaire.

Douze transferts, chez dix patients présentant une agénésie transverse distale, ont été réalisés entre 2011 et 2019. Il s'agissait de formes non syndromiques. En moyenne, les patients avaient 14 mois lors de l'intervention [12 ;19]. La médiane de suivi était de 3 ans [8 mois ; 6 ans]. Les phalanges transférées étaient prélevées au niveau de la 2ème phalange du 4ème orteil pour un cas, de la 2ème phalange du 2ème orteil pour neuf cas et de la 1ère phalange du 4ème orteil pour un cas. La moitié des phalanges étaient placées en position terminale, et l'autre en position intermédiaire. Pour un cas, un reliquat osseux du premier rayon de la main droite a été transféré au niveau de M1 du pouce gauche. Deux complications post-opératoires ont été relevées au niveau de la main. Aucune complication post-opératoire du site donneur n'a été recensée. La médiane de croissance de la phalange transférée était de 1,9 mm [0 ;4,7] et on a déploré une résorption complète. Tous les patients présentaient des doigts stables, qui leur permettaient d'attraper, de stabiliser. Lors de la dernière consultation, on constatait 4 clinodactylies des orteils prélevés, et un recurvatum, qui cependant ne gênaient pas le patient. Les parents étaient satisfaits à très satisfaits de l'apparence des mains et des pieds de leur enfant.

D'autres techniques comme le transfert d'orteil micro vascularisé ou l'allongement sont utilisées pour traiter ces pathologies congénitales. Le transfert de phalange libre s'avère être une technique simple, et fiable pour restaurer une fonction à la main, et principalement une pince.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Louise VANDEWALLE (Interne) (Lille)
11:42 - 11:48 #27760 - CO026 Fibrome digital infantile: faut-il les opérer?
Fibrome digital infantile: faut-il les opérer?

Stéphanie REMY (1), Elena MARTIN (2), Sylvie FRAITAG (3), Stéphane GUERO* (4)

1. Clinique Saint Luc, Bouge, BELGIQUE

2. Chirurgie Plastique et de chirurgie de la Main, Bucarest, ROUMANIE

3. Service d'Anatomie Pathologique, Hôpital Necker-Enfants Malades, Paris, FRANCE

4. Institut de la Main, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : sguero2@gmail.com (Stephane GUERO)

Introduction: le fibrome digital infantile (FDI) est une lésion bénigne du derme appartenant à la famille des fibromatoses de l'enfant. Il se manifeste le plus souvent durant la petite enfance sous forme de nodule unique ou multiple d'aspect rosé ou érythémateux à la face dorsale des doigts ou des orteils.Le pouce et l'hallux sont le plus souvent épargnés. L'analyse histologique permet de poser le diagnostic sur base de trois critères: une prolifération cellulaire exclusivement dermique, la présence de fascicules constitués de myofibroblastes et de collagène s'étendant perpendiculairement dans l'épiderme et la mise en évidence de cellules tumorales autours des annexes cutanées et au sein du tissu adipeux péri-annexiel. La présence d'inclusions cytoplasmiques éosinophiliques est pathognomonique du FDI mais n'est pas constante. Les lésions ont initialement tendance à s'étendre à un degré variable de sévérité selon le patient.

Plusieurs traitements sont décrits: la cryothérapie, l'application locale ou l'injection intralésionnelle de stéroïdes ou autres agents pharmacologiques, la résection limitée ou large avec greffe cutanée voire l'amputation. Le point commun à tous ces traitements est le taux élevé de récidives 

Ce travail a pour objectif de démontrer l'évolution naturelle de ces fibromes digitaux infantiles.

Matériel et méthode: 24 enfants avec un ou plusieurs fibromes digitaux infantiles ont été pris en charge par un chirurgien plasticien dans notre institution. Nous avons comparé l'évolution des 20 patients opérés et celle des quatre patients les plus récents, qui ont bénéficié d'une surveillance des lésions sans geste thérapeutique associé.

Résultats: dans les 20 cas opérés, nous n'avons jamais observé de récidive après excision large et greffe, mais l'analyse histologique a systématiquement conclu a une résection intra-lésionnelle, comme s'il s'agissait d'une fibromateuse diffuse régionale. Malgré des présentations parfois très spectaculaires, on observe chez les quatre enfants non opérés une régression spontanée des FDI après une période de un an en moyenne.

Conclusion: le traitement des fibromes digitaux infantiles est controversé. Tous les gestes thérapeutiques sont associés à un taux de récidive non négligeable, susceptible de mener à une escalade thérapeutique. Il s'agit de lésions bénignes dont l'évolution naturelle se fait vers la régression spontanée comme le suggèrent les résultats de ce travail.

Il paraît raisonnable de proposer aux parents de surveiller les lésions et de réserver les gestes chirurgicaux en cas de trouble fonctionnel lié au FDI.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Stéphanie REMY (Chirurgien de la main) (Bouge, Belgique)
11:48 - 11:54 Discussion commune.
11:54 - 12:00 #27756 - CO027 Traitement chirurgical de la pseudarthrose congénitale de clavicule: à propos de 10 cas.
Traitement chirurgical de la pseudarthrose congénitale de clavicule: à propos de 10 cas.

Mathilde PAYEN*, Thi Thuy Trang PHAM, Jérôme SALES DE GAUZY, Franck ACCADBLED, Abdelaziz ABID

Orthopédie Traumatologie, Hôpital des Enfants, Purpan, Toulouse, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : mathilde-payen@hotmail.fr (Mathilde PAYEN)

La pseudarthrose congénitale de clavicule (PCC) est une anomalie rare avec seulement 200 cas décrits dans la littérature. Nous rapportons dans cette étude notre expérience du traitement chirurgical de la PCC.

Il s’agissait d’une étude rétrospective, monocentrique. Dix patients ayant eu un traitement chirurgical par résection et greffe osseuse pour PCC étaient inclus entre 1998 et 2017. La pseudarthrose atteignait le tiers moyen de la clavicule et le côté droit dans tous les cas. Le gap inter-fragmentaire moyen était de 14.1 mm (10-15 mm). Tous les patients étaient asymptomatiques en préopératoire sauf pour un cas d’adolescent qui présentait une gêne avec sensation de perte de force. L’âge moyen était de 5.1 ans (1.7-13.4 ans). L’ostéosynthèse était réalisée par broche dans 9 cas et par plaque dans 1 cas. Une autogreffe prélevée au dépens de la crête iliaque était utilisée dans tous les cas. La durée d’immobilisation post-opératoire moyenne était de 70.3 jours (41-128 jours).

Au dernier suivi moyen de 29 mois (6-129 mois), tous les patients restaient indolores avec des mobilités complètes. La consolidation osseuse était acquise dans 70% des cas (7 patients), avec un délai moyen de 3.8 mois (1.1-13.3 mois). Quatre patients avaient présenté une complication dont 4 cas de migration précoce du matériel d’ostéosynthèse et du greffon et 1 cas d’infection associée du site opératoire. Parmi ces patients, il était réalisé une reprise de l’ostéosynthèse par plaque avec conservation du greffon dans 2 cas, et une ablation simple du matériel sans reprise de l’ostéosynthèse dans 2 cas dont 1 était une reprise septique associée. Tous les patients ayant présenté une complication avaient moins de 5 ans au moment de la chirurgie, avec un âge moyen à 3.7 ans (1.7-5 ans).

Le traitement chirurgical de la PCC apporte des résultats satisfaisants mais le risque de complication n’est pas négligeable. Les parents doivent être informés de ces risques. L’âge au moment de la chirurgie semble être un facteur influençant les résultats. Nous conseillons donc de proposer le traitement chirurgical à partir de l’âge de 5 ans.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Mathilde PAYEN (Interne) (Rouen)
12:00 - 12:06 #27759 - CO028 Ostéotomie combinée radio-ulnaire au cours de la maladie de Madelung.
Ostéotomie combinée radio-ulnaire au cours de la maladie de Madelung.

Nassima MEZIANI* (1), Mohamed HADDAD (2)

1. Faculté de médecine, Alger, ALGÉRIE

2. Centre hospitalo-universitaire de Bab El Oued, ALGÉRIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : nassimameziani26@gmail.com (Nassima MEZIANI)

La maladie de Madelung est une déformation du poignet due à une atrophie de la partie médiale du cartilage de croissance distal du radius. La prédominance est féminine. L’atteinte est uni ou bilatérale. Il en résulte une subluxation antéro-médiale du carpe. Plusieurs techniques visant à restaurer une anatomie normale du poignet, à la fin de la croissance, plusieurs techniques permettent la restitution de l’anatomie.

 Nous rapportons notre expérience de la double ostéotomie radio-ulnaire distale.

Notre série est constituée de 13 poignets toutes des femmes parmi lesquelles 8 présentaient une forme bilatérale et 1 patiente une forme unilatérale. 4 patientes ont été opérées des deux côtés. L’âge moyen au moment de la chirurgie était de 17,3 ans (14 – 21). L’indication chirurgicale a été posée devant des douleurs ou une gêne fonctionnelle. La technique associe une ostéotomie métaphysaire de réorientation de la glène radiale par soustraction d’un coin dorso-latéral et une ostéotomie de raccourcissement de l’ulna. La synthèse est assurée par deux plaques vissées .

Au recul moyen de 42 mois (09 – 69), nous avons constaté une amélioration clinique avec absence de douleurs et de gêne. Avec une amélioration significative des amplitudes articulaires en postopératoire, notamment la supination et l’extension.

 Radiologiquement, toutes les ostéotomies ont consolidé dans des délais habituels. Nous avons constaté une amélioration très significative de l’inclinaison de la glène radiale, de la variance ulnaire et du déplacement ulnaire du carpe.

Dans la maladie de Madelung les options thérapeutiques sont nombreuses. L’objectif est d’améliorer l’orientation de la glène radiale, de supprimer le conflit ulno-carpien et de stabiliser la radio ulnaire distale. Cette technique est efficace aussi bien sur le plan fonctionnels que sur le plan esthétique. Dans la littérature, Salon et coll , Dos Reis et coll ont rapporté des résultats cliniques très satisfaisants à long terme avec la double ostéotomie.

La maladie de Madelung est une affection rare, d’origine indéterminée. Elle est responsable d’une gêne fonctionnelle et esthétique. Lorsque la chirurgie est indiquée, nous recommandons la double ostéotomie combinée radio-ulnaire. Cette technique conservatrice est efficace sur la douleur améliore les rapports anatomiques, et les secteurs de mobilité et redonne un aspect esthétique satisfaisant du poignet. Elle pourrait permettre également de prévenir le développement de lésions dégénératives mais ceci doit être confirmé par des études à plus long terme.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Nassima MEZIANI (Chirurgien de la main) (Alger, Algérie)
12:06 - 12:10 #27758 - CO029 Utilisation de la déformation ulnaire comme facteur prédictif de luxation de la tête radiale dans la maladie des exostoses multiples de l’enfant.
Utilisation de la déformation ulnaire comme facteur prédictif de luxation de la tête radiale dans la maladie des exostoses multiples de l’enfant.

Philippe MASSARD-COMBE*(1), Alexandre DEBS (2), Younes OUCHRIF (1), DE Marine TIENDA (1), Zagorka PEJIN (1), Georges FINIDORI (1), Christophe GLORION (1), Stéphanie PANNIER (1)

1. Chirurgie orthopédique, Hôpital Necker Enfants Malades, Paris, FRANCE

2. Pédiatrie Générale, Hôpital Ambroise Paré, Boulogne-Billancourt, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : philippe.massardcombe@gmail.com (Philippe MASSARD-COMBE)

Dans la maladie des exostoses multiples (MEM), près de la moitié des ostéochondromes sont situés sur l’avant-bras, pouvant entrainer au cours de la croissance une déformation du cadre ante-brachial responsable parfois d’une luxation de la tête radiale. Celle-ci est définitive, source de douleur et de perte de force.

L’objectif de cette étude est de mettre en évidence des facteurs radiologiques de la déformation ulnaire comme facteur prédisposant à la luxation de la tête radiale.

Nous avons inclus de manière rétrospective et monocentrique tous les patients non opérés, présentant une atteinte de l’avant bras dans le cadre d’une MEM, suivis entre 1961 et 2014. 110 radiographies de l’avant bras de face et de profil ont été inclus chez 84 patients d’un âge moyen de 9,8 ans. Nous avons analysé les radiographies de face et de profil en les séparant en deux groupes avec et sans luxation. Quatre facteurs reflétant la déformation de l’ulna dans le plan frontal ont été étudiés sur la radiographie de face et trois reflétant la déformation dans le plan sagittal sur la radiographie de profil.

La courbure ulnaire, l’angle centro-diaphysaire ulnaire, l’angle de tangente ulnaire et l’angle articulaire ulnaire étaient significativement plus élevés dans le groupe des enfants présentant une luxation de la tête radiale (0.52 vs 0.26 p=0.007 ; 161 vs 167 p <0.001 ; 156 vs 162 p <0.001 ; 52 vs 30 p = 0.001). Aucune déformation de l’ulna dans le plan sagittal n’était statistiquement significative.

La surveillance des déformations de l’avant bras au cours de la croissance est essentielle dans la MEM de manière à proposer une intervention chirurgicale avant la luxation de la tête radiale qui est l’élément pronostic majeur de ces déformations. Les radiographies sont à ce jour le principal élément de suivi et de planification chirurgicale. Différentes études se sont intéressées au raccourcissement ulnaire sans trouver de mesure seuil permettant de proposer un traitement chirurgical préventif. L’indication opératoire n’étant pas consensuelle et les opérations n’étant pas dénuées de complications, l’apport d’un nouvel élément dans la décision chirurgicale est capital.

L’étude de la courbure ulnaire sur la radiographie de face pourrait se révéler un élément clé dans l’indication opératoire des enfants atteints de maladie exostosante.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Philippe MASSARD-COMBE (Dr. junior) (Paris)
12:10 - 12:15 Discussion commune.
12:15 - 12:21 #27757 - CO030 Syndrome du canal carpien et déformation des doigts chez les enfants atteints de mucopolysaccharidose : à propos de 55 cas.
Syndrome du canal carpien et déformation des doigts chez les enfants atteints de mucopolysaccharidose : à propos de 55 cas.

Clément THIRACHE*, Marine DE TIENDA, Cyril GITIAUX, Anaïs BRASSIER, Arielle SALON, Caroline DANA, Christophe GLORION, Stéphanie PANNIER

Chirurgie orthopédique, Hôpital Necker Enfants Malades, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : clement.thirache@gmail.com (Clément THIRACHE)

Chez l’enfant, le syndrome du canal carpien (CTS) est souvent associé à une mucopolysaccharidose (MPS) et peut s’accompagner de déformation sévère des doigts en flexion. Le but de cette étude est de caractériser l’atteinte des mains chez ces enfants, de décrire le traitement chirurgical de ces lésions et de déterminer les facteurs de récidive chez l’enfant.

Cette étude rétrospective monocentrique réalisée de 1999 à 2018 a inclus 55 enfants (44 garçons et 11 filles) d’un âge médian de 4 ans atteints de MPS et présentant un CTS objectivé par électromyogramme. Une neurolyse chirurgicale du nerf médian a été réalisée dans 52 cas, associé à une épineurotomie antérieure dans 50% des cas et à une ténosynovectomie des fléchisseurs au poignet ou au canal digital dans 73% des cas. 65% des enfants ont eu une ouverture ou une plastie d’agrandissement sur au moins une poulie. La chirurgie était bilatérale et symétrique dans 98% des cas, soit 103 mains opérées.

L’âge moyen au diagnostic de MPS était de 2 ans et 4 mois. Tous les enfants étaient connus MPS au moment du diagnostic de CTS. Le délai moyen entre le diagnostic de MPS et la chirurgie était de 3 ans et 3 mois. 38% des patients ne présentaient aucun signe clinique de CTS, 44% présentaient un flessum digital sur au moins un rayon. Le recul moyen à la première chirurgie était de 12 ans. 

Seulement 14 patients ont normalisé leur EMG, 4 présentaient toujours des signes électriques sans plainte clinique. Quatre patients restaient symptomatiques pour le CTS et 13 présentaient un défaut d’enroulement des doigts, souvent réductible, prédominant sur les IPD. Dix patients ont récidivé leur CTS, huit ont été réopéré dont deux à deux reprises.

Le CTS est fréquent dans les MPS. Le diagnostic souvent tardif est difficile car la clinique est pauvre ou atypique et l’EMG de réalisation difficile. L’enzymothérapie peut limiter la progression du CTS ou des contractures des doigts. Les résultats sont d’autant meilleurs que la chirurgie est précoce. Elle doit être réalisées à ciel ouvert et associée au traitement des déformations digitales.

Le dépistage d’un CTS par EMG est primordial dans le suivi d’une MPS. Son traitement chirurgical doit être précoce et le suivi électrique indispensable à la recherche d’une récidive.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Clément THIRACHE (CCA chirurgie orthopédique) (Paris)
12:21 - 12:26 #27678 - CO031 Pouce à ressaut et hyper - extension de l'articulation métacarpophalangienne du premier rayon chez l'enfant.
Pouce à ressaut et hyper - extension de l'articulation métacarpophalangienne du premier rayon chez l'enfant.

Audrey  MANCERON*, Stéphane GUERO

Orthopédie, Hôpital Necker Enfants Malades, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : audrey.manceron@gmail.com (audrey manceron)

Le pouce à ressaut (PAR) est une pathologie commune en pédiatrie. Il se présente soit comme un ressaut douloureux, soit, le plus souvent, comme un flessum irréductible de l'inter phalangienne du pouce (IP1) secondaire à un conflit entre le long fléchisseur du pouce et la poulie T1, inextensible. Le traitement reste débattu avec différentes possibilités telles que la chirurgie (libération de la poulie T1) ou le traitement conservateur par manipulation avec ou sans attelle d'extension. 

L'hyperlaxité de l'articulation métacarpo phalangienne du premier rayon (MCP1) a été suspectée comme facteur favorisant les PAR.

Le but de notre travail est d'étudier la mobilité, notamment dans le secteur de l'extension, de l'articulation MCP1 avant tout traitement.

Dans cette étude prospective, menée dans quatre centres, un premier groupe de patients a été constitué, composé d'enfants présentant un PAR (Groupe 1). Quatorze patients y ont été inclus, d'âge moyen 50 mois. Les mesures de mobilité des articulations MCP1 et IP1 ont été relevées lors du diagnostic du PAR, puis deux mois après traitement. Un deuxième groupe, constitué de pouces sains, sera le groupe témoin.

Nous utiliserons un test de student pour comparaison statistique des deux groupes.

Dans le groupe 1, avant traitement, on trouve une extension moyenne de 37° (avec des valeurs allant de 10° à  90°) et une flexion moyenne de 75° (60° à 90°) de l'articulation MCP1, avec 30% des pouces ayant une mobilité en extension supérieure à 60°. L'articulation IP1 est en moyenne à 27° de flessum (10° à 45°).

Après traitement, on retrouve une extension en moyenne identique à celle avant traitement, ainsi qu'une flexion inchangée. Enfin, on observe une extension en moyenne de 15° dans l'articulation IP1 avec une flexion non modifiée à 90°.

Les résultats dans le groupe 2 sont en cours d'évaluation.

Bien que la relation de cause à effet entre hyperextension de l'articulation MCP1 et PAR ne soit pas connue, on constate une mobilité articulaire importante de l'articulation MCP1 dans les PAR, limitée au secteur de l'extension. Par ailleurs, dans le groupe traité, le traitement conservateur ou chirurgical n'a pas d'influence sur l'hyperextension de la MCP1.

Il semble exister un lien entre le PAR et l'hyperextension de MCP1. Ceci pourrait avoir une influence sur le choix du traitement en fonction de l'importance de l'hyper extension, et de l'âge du patient.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Audrey MANCERON (Interne) (Paris)
12:26 - 12:30 Discussion commune.
Salle 252AB
11:40

Jeudi 16 décembre

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SFRM6
11:40 - 12:30

Table ronde
Les troubles de l’écriture chez l’enfant

Modérateurs : Fabrice JULIEN (kinésithérapeute) (Paris), Jean-Luc ROUX (Chirurgien orthopédique) (Montpellier)
11:40 - 12:02 Les dystonies d’écriture. Jean-Pierre BLETON (Kinésithérapeute - Clinicien chercheur) (Paris)
12:02 - 12:24 Les douleurs provoquées par l'écriture. Philippe LE CHEVALIER (GRAPHOTHERAPEUTE) (Joinville-le-Pont)
12:24 - 12:30 Discussion.
Salle 251
12:30 ATELIERS DEJEUNERS DE L’INDUSTRIE

Jeudi 16 décembre

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AT2-DEJ
12:30 - 14:00

Atelier Déjeuner - Médartis
Le conflit Ulno Carpien

Modérateur : Laurent OBERT (Chirurgien orthopédiste) (Besançon)
12:30 - 14:00 Conflit ulno-carpien : physiopathologie et diagnostic. Jacky LAULAN (Chirurgien) (Tours)
12:30 - 14:00 De l’indication à la réalisation de l’accourcissement de l’ulna : "trucs et astuces". Erle WELTZER (Chirurgien) (Pessac)
12:30 - 14:00 Notre expérience de l'accourcissement de l’ulna. Dominique LE NEN (dominique.lenen@wanadoo.fr) (Brest)
12:30 - 14:00 Accourcissements associés aux traitement arthroscopiques du TFCC en 1 temps. Florent WEPPE (Co gérant) (Lyon)
Salle 251

Jeudi 16 décembre

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AT1-DEJ
12:30 - 14:00

Atelier Déjeuner - Keri Medical
Ténosynovite de De Quervain après prothèse TMC

Modérateur : Adil TRABELSI (CHIRURGIEN) (Avignon)
12:30 - 14:00 Introduction.
12:30 - 14:00 Présentation des résultats du questionnaire.
12:30 - 14:00 Études de cas et hypothèses Etiopathogéniques. Adil TRABELSI (CHIRURGIEN) (Avignon)
12:30 - 14:00 Partage d’expérience. Lionel ATHLANI (Praticien Hospitalier Universitaire) (Nancy)
12:30 - 14:00 Échanges / débats.
Salle 252AB

Jeudi 16 décembre

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AT6-DEJ
12:30 - 14:00

Atelier Déjeuner - Lepine
Table ronde – Prothèse TMC vs Trapézectomie

12:30 - 14:00 Pourquoi une prothèse TMC plutôt qu’une trapézectomie. Benjamin DEGEORGE (Chirurgien) (Montpellier)
12:30 - 14:00 La synthèse des indications de prothèses TMC et de trapézectomie. Michel CHAMMAS (Chirurgien Orthopédique) (Montpellier)
12:30 - 14:00 Arthroplastie TMC – Trucs et astuces. Lionel ERHARD (Chirurgien) (Lyon)
Salle 253
14:00

Jeudi 16 décembre

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G1-13
14:00 - 16:00

Communications libres - sous l’égide de la FESUM
Traumatologie 1

Modérateurs : Anne LEJEUNE (Présidente du Belgian Hand Group) (Bruxelles, Belgique), Fabrice RABARIN (chirurgien) (Angers - Trelaze)
14:00 - 14:06 #27723 - CO032 Épidémiologie de traumatismes de la main dans un centre SOS main pendant le confinement du au COVID-19.
Épidémiologie de traumatismes de la main dans un centre SOS main pendant le confinement du au COVID-19.

Ines REGAS* (1), Flore-anne LECOQ (2), LAMON Berangere (2), BOUJU Yves (2), BELLEMERE Philippe (2), CHAVES Camilo (2)

1. Chirurgie Orthopédique, CHU Besançon, FRANCE

2. Institut de la Main, Nantes, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : ines.regas@gmail.com (Ines REGAS)

La récente pandémie de coronavirus a mis à l'épreuve l'adaptabilité de nos systèmes de santé. Des restrictions ont été établies dans plusieurs pays pour réduire la transmission du virus alors que les services d'urgence sont débordés et qu'il y a pénurie de personnel soignant. Nous présentons l’épidémiologie des urgences de la main dans un centre d'urgence SOS-mains pendant le confinement français.

Cette étude rétrospective du 18 mars au 11 mai 2020 a inclut 1947 patients. Les données étaient recueillies et anonymisées par un évaluateur indépendant. Les motifs de consultations pour des pathologies chroniques ont été exclus. Les données analysées comprenaient la démographie, le contexte lésionnel, le type et la localisation de la lésion et les traitements entrepris. Les résultats ont été présentés sous forme de moyenne ou de pourcentage avec écart-type (ET) et confiance intervalle (IC 95%) mesuré par la méthode modifiée de Wald.

La majorité de nos 1947 patients étaient des hommes (63%; IC 95%, 61% -65%). Les lésions les plus fréquentes étaient des plaies ouvertes avec une incidence de 705,2 pour 1000 habitants (71%, IC 95%, 68% -73%). L'âge moyen de la population était de 39 ans (ET: 19,9 ans, extrêmes: 1-97, IC 95% 38% -40%). Le contexte le plus fréquent était les blessures domestiques (90%, IC 95%, 89% -91%) et 77% (IC 95%, 75% -78%) des patients ont dû subir une intervention chirurgicale.

Bien que nous présentions l'épidémiologie de la population pendant la quarantaine, une comparaison des données des années précédentes aurait montré l'évolution de l'incidence globale des cas. La collecte des données a eu lieu pendant la période de quarantaine exacte et il est probable que certains patients se consulteront après la fin de celle-ci car ils auraient pu être découragés de se rendre aux services d'urgence pendant cette période.

Cette étude renforce la sensibilisation à la traumatologie des mains pendant les périodes de quarantaine. Les taux d'accidents domestiques des mains chez les hommes jeunes pendant la quarantaine soulignent l'importance de la prévention, en particulier dans cette population, pour éviter les conséquences personnelles et sociales.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Ines REGAS (Chef de clinique) (Besançon)
14:06 - 14:12 #27724 - CO033 L’incidence des traumatismes de la main a-t-elle diminué pendant les confinements dans le contexte épidémique COVID-19 ? Etude cas-témoin dans un centre SOS main français.
L’incidence des traumatismes de la main a-t-elle diminué pendant les confinements dans le contexte épidémique COVID-19 ? Etude cas-témoin dans un centre SOS main français.

Alexandre BUFFET*, Camille BOUTEILLE, Julien FAGEOT, Laurent OBERT, François LOISEL, Isabelle PLUVY

Service d’Orthopédie, Traumatologie, Chirurgie Plastique et Assistance main, CHU, Besançon, FRANCE

& Laboratoire de Nanomédecine, Imagerie et Thérapeutique EA4662, Université Bourgogne Franche-Comté, Besançon, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : alexandre.buffet@edu.univ-fcomte.fr (Alexandre BUFFET)

Introduction : En France, un dispositif de confinement a été appliqué du 17 mars au 11 mai 2020. Il a été renouvelé avec de nouvelles modalités, du 3 avril au 3 mai 2021. Notre objectif était de comparer l'épidémiologie des lésions traumatiques de la main et du poignet pendant ces périodes à une période témoin, avec comme hypothèse une incidence des traumatismes de la main et du poignet diminuée. 

Méthode : Les patients consultant aux urgences traumatologiques d’un centre hospitalo-universitaire labellisé SOS Mains ont été inclus pendant les périodes de confinement de 2020 et 2021, et ont été comparés à un groupe témoin ayant consulté pendant une période équivalente en 2019. Nous avons recueilli rétrospectivement les données démographiques et cliniques en rapport avec des lésions de la main et du poignet. Nous avons également mis en place préalablement au confinement de 2021 une campagne de prévention concernant les blessures de la main par le biais de communications télévisées.

Résultats : Lors des confinements, il existait une augmentation des traumatismes de la main par rapport au nombre total de patients (16% en 2019, 22% en 2020 et 18% en 2021). Nous avons constaté une diminution du nombre de fractures, d’amputations, de brûlures, des infections, des lésions secondaires à un accident de travail et des plaies isolées mais une plus haute proportion des lésions tendineuses et vasculonerveuses lors du premier confinement (12% en 2020 vs 4% en 2019), qui n’a pas été retrouvé en 2021 (4%). 

Discussion : En période de confinement strict, il a été constaté une augmentation des lésions tendineuses et microchirurgicales, qui peut s'expliquer par la modification des activités de loisirs. Dans ce contexte de crise sanitaire avec diminution des ressources humaines et matériel, cela souligne l'importance des mesures préventives concernant les risques liés à certaines activités (utilisation d’objets tranchants ou motorisés). Il est fort probable que la diminution de l’incidence des traumatismes de la main en 2021 soit multifactorielle, mais il est important de rappeler le rôle primordial de l’éducation et de la prévention à grande échelle.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Alexandre BUFFET (interne) (Besançon)
14:12 - 14:14 Discussion commune.
14:14 - 14:17 #27725 - CO034 Urgences de la main : ce qu’il faut absolument savoir lorsque l'on est en première ligne.
Urgences de la main : ce qu’il faut absolument savoir lorsque l'on est en première ligne.

Adrien CARÊME*, Guillaume BERTELOOT

IMM, Montpellier, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : adrien.careme@gmail.com (Adrien CARÊME)

Le nombre de blessés de la main a été évalué en 2018 à plus de 2 millions en France. Si environ 50% de ces blessés sont directement pris en charge dans des structures spécialisées, c’est encore près d’un million de blessés qui bénéficient des premiers soins par un médecin non spécialisé. A partir de notre expérience de « médecin de la main » nous avons tenté de rassembler les connaissances qui nous paraissent indispensables lorsqu’on est en première ligne.

De 2010 à 2020, nous avons pris en charge environ 64000 patients blessés de la main et du poignet. Nous avons analysés les problèmes posés par ces patients pour les regrouper et définir un cadre théorique d’enseignement.

Pour les plaies, 60% de nos patients ne nécessitent pas de chirurgie au bloc opératoire mais simplement une suture cutanée après une exploration adaptée. Il est donc nécessaire de correctement interroger et examiner les blessés. Il faut également savoir utiliser les anesthésiques locaux et le garrot. Il faut donc avoir un minimum de connaissances en anatomie. Un certain nombre de pièges fréquemment rencontrés doivent être connus ainsi que les situations nécessitant l’intervention urgente d’un chirurgien de la main comme les injections sous pression. La vaccination antitétanique, les notions de bases en infectiologie doivent être maîtrisées.

Pour les traumatismes fermés de nombreuses lésions ne sont pas chirurgicales, environ 67% dans notre institut, mais nécessitent des connaissances spécifiques pour les reconnaitre et éviter les complications. C’est le cas de ruptures tendineuses fréquentes comme le mallet finger, certaines entorses et luxations des doigts. Après avis chirurgical adapté, certaines fractures du poignet, des os du carpe ou des métacarpo-phalangiennes sont d’indications orthopédiques. C’est pourquoi, il est important de savoir lire les radiographies puis connaître les principes de traitement, d’immobilisation et de suivi.

Notre formation s’est faite par compagnonnage, sans programme précis. C’est pour cette raison que nous avons réalisé ce travail afin de mettre en avant les connaissances qui sont indispensables lorsqu’on est en première ligne. La liste que nous avons colligée n’est pas exhaustive mais constitue une base de travail pour un programme de formation.

Pour le million de blessés de la main qui bénéficie chaque année en France d’un premier avis non spécialisé, une formation spécifique des médecins nous parait indispensable.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Adrien CARÊME (Montpellier)
14:17 - 14:18 Discussion.
14:18 - 14:24 #27726 - CO035 État des lieux des habitudes et protocoles des soins post-opératoires des replantations digitales dans les centre FESUM.
État des lieux des habitudes et protocoles des soins post-opératoires des replantations digitales dans les centre FESUM.

Marin CAUBRIERE*

Angers, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : marin.caubriere@gmail.com (Marin CAUBRIERE)

Il existe de nombreux articles décrivant les différentes techniques chirurgicales des replantations digitales, mais très peu sur les traitements adjuvants post opératoires . L’objectif de ce travail est de dresser un état des lieux des différentes pratiques et protocoles post opératoire des replantations digitales dans les centres SOS Main de la FESUM.

Toutes les données ont été recueillies via un formulaire sous le format « google form », envoyé par email, à chaque responsable de centre FESUM. Les statistiques ont été réalisées via la plateforme « google form ». Les réponses libres ont été harmonisées par groupement d’idées.

Au total, 38 centres ont répondu sur 70.

Dans 100 % des cas la replantation est réalisé par un senior ; sous ALR seule (84,2%) ; sous microscope dans 94,7 % des cas.

L’hospitalisation se déroule au sein d’une unité dédiée (78,9 %), en chambre seule (76,3%), avec consignes de decubitus strict (65,8%). Une source de chaleur sur le membre opéré est utilisée dans la moitié des centres. 

Un protocole particulier de surveillance est établi dans 84,2% des centres avec notamment : la surveillance du temps de recoloration cutanée (78,9%), les piqures à l’aiguille (50%). Quand elles sont nécessaires, des mesures de désengorgement existent avec un saignement dirigé (81,6%), ou bien la mise en place de sangsues (57,9%). 

Au niveau médicamenteux 68,4% des centres prescrivent des antibiotiques en post opératoires, 84,2% des anti agreggants, 5,3% des anticoagulants à visée curative. 

En cas de spasme, 71,1% des centres ne recourent pas à une prise en charge spécifique médicamenteuse. Soixante huit pourcent des centres reprennent directement au bloc opératoire le patient en cas de spasme artériel, sans modification du protocole de surveillance dans 76,3% des cas. Seulement 18,3% des centres proposent une aide spécifique au sevrage des patients fumeurs. Par contre, 65,8% des centres proposent un suivi psychologique à ces patients. Pour les prises en charge non ambulatoires, la durée d’hospitalisation moyenne varie de 2 jours à 10 jours.

Les mesures adjuvantes post opératoires des replantations digitales bien que connues de tous, relèvent d’une utilisation en partie empirique, variant pour chaque centre. Il n’y a pas de consensus en ce qui concerne les modalités de prise en charge adjuvante et d’indication de reprise. Il est constaté une forme de logique globale même si celle-ci n’est pas basée sur des preuves.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Marin CAUBRIÈRE (interne) (Angers)
14:24 - 14:26 Discussion.
14:26 - 14:32 #27727 - CO036 Modification de la technique de Mantero pour la réparation des lésions du tendon fléchisseur profond en zone 2.
Modification de la technique de Mantero pour la réparation des lésions du tendon fléchisseur profond en zone 2.

Taha MOUHIB, Elodie PAYET, Farouk DARGAI*

Service de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique - SOS Main, CHU Félix Guyon, Saint-Denis, La Réunion, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : najibfa@hotmail.com (Farouk DARGAI)

Mantero et al. (1973) advocated a pull-out suture for the repair of the flexor digitorum profundus (FDP)

tendon in the distal part of the fingers, based on a description by Brunelli (1958). This was an alternative

method of treatment of Zone 1 and distal Zone 2 tendon division with less surgical invasion of the sheath and less suture material in this restricted space.We have modified Mantero’s technique for repair of FDP division in Zone 2B and 2C by using a distal cannula and a lasso through the pulp and distal FDP tendon rather than two cannulas.

A 20-gauge cannula is passed through the tip of the finger pulp, traversing the distal tendon stump

and exiting at the laceration site. We pass through this cannula a PDSTM II Poly (P-dioxanone) Monofil

3-0 thread as a lasso. The ends of the core suture are passed through the lasso, which is withdrawn

through the cannula and out the fingertip The cannula is removed, the tendon stumps are apposed, and the pull-out suture is tied over a piece of drain catheter. From January 2008 to January 2010, 20 complete

FDP disruptions in Zone 2B and 2C were treated using the modified Mantero technique. There were

14 men and six women with a mean age of 30 years (range 18–50). The injured digits were three index,

two middle, nine ring, and six little fingers. The patients were re-examined at a mean of 40 months (26–82) postoperatively. Ten patients also had neurovascular bundle injuries that required repair.The surgery was performed under Walant procedure.

There was no skin necrosis at the fingertip, no tendon ruptures, or other complications. At followup, the mean flexion of the distal interphalangeal joint was 72. The results were assessed using distal interphalangeal joint range of motion alone, as proposed by Moiemen and Elliot (2000). Fourteen patients had excellent, four patients good, and two patients fair outcomes. Only the two patients with fair outcomes were unable to make a complete fist. Repair of the neurovascular bundle did not affect the results.

The use of a single cannula is technically simpler, reducing the risk of placement error and pulley/sheath impingement by cannula or suture.The procedure is performed through minimal incisions,limiting adhesion formation.

The good results and absence of ruptures in a small number of patients suggest that the tendon healing

and strength of repair are adequate for immediate postoperative motion.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Taha MOUHIB (Interne) (Saint-Denis, La Réunion)
14:32 - 14:34 Discussion.
14:34 - 14:37 #27728 - CO037 Transfert de l'extenseur propre du cinquième doigt pour la récupération de l'extension du pouce: technique chirurgicale alternative basée sur une étude anatomique.
Transfert de l'extenseur propre du cinquième doigt pour la récupération de l'extension du pouce: technique chirurgicale alternative basée sur une étude anatomique.

Livio DRAGO*, Sébastien HUGON

Chirurgie orthopédique, Centre Hospitalier Régional, Namur, BELGIQUE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : livio.drago@student.ulg.ac.be (Livio DRAGO)

Cette étude propose une technique de transfert tendineux fiable pour restaurer l'extension du pouce lorsque le long extenseur du pouce (LEP) est manquant suite à un traumatisme délabrant du versant radial de la main. Le transfert de l'extenseur propre de l’index (EPI) est une option classique, cependant celui-ci peut être également manquant dans ce type de traumatisme. L’extenseur propre du cinquième doigt (EP5) pourrait donc être une option utile. La littérature rapporte deux cas où le LEP a pu être substitué par l’EP5.

L’anatomie des extenseurs montrant de nombreuses variations, surtout sur le versant ulnaire de la main, ce travail se base sur une revue de littérature et sur une étude anatomique. La présentation la plus fréquente des extenseurs sur le cinquième doigt est: un tendon extenseur commun des doigts (EC5) unique ou absent et un tendon EP5 double. Les caractéristiques de l’EP5 (potentiel de raccourcissement et force potentielle) sont décrites comme similaires au LEP et à l’EPI.

Etude anatomique:

Étude sur cadavre : 26 mains (13 gauches, 13 droites), de 13 corps différents (5 femmes, 8 hommes). Sont étudiés : le nombre de tendons EP5 et EC5 insérés à la base de l'auriculaire, leur nombre respectif, le passage de l’EP5 dans la cinquième coulisse.

Technique chirurgicale:

Repérage du nombre d’EP5 à la sortie de la cinquième coulisse puis du nombre de tendons à la base de l'auriculaire. Transfert de la partie distale de l'EP5 le plus radial s’il existe vers l’EC5, et transfert de l'EP5 le plus ulnaire vers le LEP distal d'une manière similaire au transfert d’EPI.

Dans cette étude, EP5 passe toujours dans la 5ème coulisse. Il existe toujours au moins deux tendons insérés distalement sur l'auriculaire, la proportion d’EP5 et d’EC5 est semblable à la littérature.

Nous rapportons 2 cas cliniques attestant de la réussite de cette technique. Elle semble s'adapter à l'anatomie du patient mais nécessite que le chirurgien y soit familier. L’absence d’EP5 ou la présence d'un seul EP5 sans EC5 sont les deux situations empêchant sa réalisation (extrêmement rare).

Quand l'EPI est manquant, le transfert de l’EP5 permet de manière fiable une extension indépendante du pouce sans sacrifier l'extension de l'auriculaire si il existe au moins deux extenseurs à la base de celui-ci. Dont au moins un EP5, ce qui est presque toujours le cas. A l'avenir pourquoi ne pas préserver l'EPI si le transfert d’EP5 est envisageable ?

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Livio DRAGO (Chirurgie orthopédique) (Liège, Belgique)
14:37 - 14:38 Discussion.
14:38 - 14:44 #27729 - CO038 Le niveau de recoupe artérielle influence-t-il les résultats des replantations et revascularisations en chirurgie de la main : étude prospective sur 22 mois.
Le niveau de recoupe artérielle influence-t-il les résultats des replantations et revascularisations en chirurgie de la main : étude prospective sur 22 mois.

Inès REGAS* (1), Fiona SAKEK (1), Pierre TUPHE (1), Damien FEUVRIER (1), Clément MENEZ (2), François LOISEL (1), Laurent OBERT (1), Isabelle PLUVY (1)

1. Service de chirurgie Orthopédique, Traumatologique, Plastique et Reconstructrice, SOS mains, Besançon, FRANCE

2. Pôle Santé Sud Haut-Marnais, Chaumont, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : ines.regas@gmail.com (Ines REGAS)

Plus de 2 millions de blessés de la main sont estimés par an en France. Aucune étude de la littérature n’apporte de réponses objectives sur les marges de recoupe artérielle nécessaires pour améliorer les résultats fonctionnels de replantations et revascularisations.

L’objectif de ce travail était d’évaluer quelles marges de recoupes artérielles macroscopiques sont nécessaires pour obtenir une anastomose artérielle histologiquement saine et en déduire les recoupes macroscopiques nécessaires en fonction du mécanisme lésionnel.

Cette étude prospective monocentrique a inclus des patients présentant une lésion artérielle de la main et/ou du poignet. Une recoupe artérielle de minimum 2 mm des moignons proximaux et distaux était réalisée avant l’anastomose artérielle. Une échographie doppler artérielle de contrôle de perméabilité était réalisée à 1 mois post opératoire. Les patients étaient réévalués cliniquement par EVA, Quick Dash, SF36 et TAM à M1, M3, M6, M9 et M12.

De 2018 à 2020, 46 patients ont été inclus avec un recul maximal de 13 mois. 35 sections, 2 écrasements, 8 amputations et 1 blast ont été évalués. Macroscopiquement, 37% des berges étaient considérées comme délabrées. Histologiquement, 41,3% des recoupes étaient saines avec un taux de 50% pour les écrasements, 44% pour les sections par outil mécanique 37,5% pour les sections par outil électrique, 37,5% pour les amputations et 0% pour les blasts. Les taux d’échec de replantations et revascularisations sont respectivement de 25% et 4,9% (2 thromboses diagnostiquées à l’échographie). A la dernière évaluation, les patients présentaient une EVA à 1,9/10, un Quick Dash à 8%, un SF36 PCS à 68,9% et SF36 MCS à 70% et un TAM à 87%. Nos analyses statistiques permettent de conclure que les facteurs influençant le succès ou l’échec des replantations et revascularisations sont le mécanisme lésionnel (p = 0.02), les lésions nerveuses associées (p = 0.014) et la longueur de la recoupe artérielle proximale (p = 0.046).

Cette étude ne permet pas de conclure significativement si les lésions histologiques influent sur le succès ou l’échec anastomotique et sur les résultats fonctionnels. Ces résultats non significatifs font discuter soit d’un manque de puissance, soit d’une sous-évaluation de l’influence des lésions histologiques sur l’échec anastomotique.

Les lésions artérielles histologiques semblent corrélées au mécanisme lésionnel. Les sections par du verre ou par écrasement ne semblent pas nécessiter des recoupes artérielles de plus de 2 mm. Une poursuite de l’étude avec un nombre de sujets plus important permettrait d’envisager des résultats significatifs.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Ines REGAS (Chef de clinique) (Besançon)
14:44 - 14:46 Discussion.
14:46 - 14:52 #27730 - CO039 Traumatisme du lit ungueal: 78 cas.
Traumatisme du lit ungueal: 78 cas.

Jefferson BRAGA SILVA*

Hand Surgery / Reconstructive Microsurgery, PUCRS University, Porto Alegre, BRÉSIL

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : jeffmao@terra.com.br (Jefferson BRAGA SILVA)

Fingertip trauma is a commonly seen condition in the emergency room and each injury must be adequately assessed. Adequate nailbed reconstruction is important for the recovery of fingertip function, with preserved sensation and absence of pain. We evaluate the difference in outcomes obtained with two different techniques used for nailbed reconstruction in a series of patients with similar injury patterns.

We conducted a retrospective chart review of 78 cases of patients who underwent nailbed reconstruction due to trauma between January 2012 and August 2017. The techniques were suturing of the nailbed (SNB) and suturing of the nailbed associated with osteosynthesis of the distal phalanx (SNBOst). Injury types analyzed were those with a subungual hematoma comprising >50% of the nailbed with or without an associated fracture.

In our series, 42 (53.8%) cases were treated with suturing of the nailbed (SNB) and 36 (46%) cases with suturing of the nailbed associated with osteosynthesis of the distal phalanx (SNBOst). Average patient age was 22.7 years (range 18 - 30). Considering nail appearance, 93.6% of men had good results vs 74.2% among women (P=0.022). Zook 1 outcomes (n=20, 45%) were worse than Zook 2 (n=40, 100%) and Zook 3 (n=18, 100%) (p<0.001). Regarding the type of injury, 86.5% of the lacerations and 85.4% of the crushes had good results (P>0.99). When comparing the techniques, there was no apparent significant difference, good results were achieved in 88.1% with SNB (n=42) vs 83.3% with SNBOst (n=36) (P=0.75).

Treatment choice should consider a simple, reliable and cost-effective technique, and should produce satisfactory functional and cosmetic results. In cases with a hematoma compromising more than 50% of then ail surface area, we opt for exploration and suturing of the nailbed with 6-0 Vicryl. We also favor nail plate removal and nailbed repair in cases of proximal fracture involving the germinal matrix, displaced distal phalangeal fracture requiring pinning, or nail plate lacerations.

In our series, patients treated with simple suturing of the nailbed and patients who underwent reconstruction of the entire nailbed showed good outcomes. The level of the injury and the type of trauma influenced the results. It is necessary to wait 12 months to determine a definitive result, as remodeling of the nailbed complex occurs in the intervening period.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Jefferson BRAGA SILVA (Prof.) (Porto Alegre, Brésil)
14:52 - 14:54 Discussion.
14:54 - 15:00 #27355 - CO040 Régénération du lit de l'ongle.
Régénération du lit de l'ongle.

Jefferson BRAGA SILVA* , Gabriela MAGNUS, Valentina STANHAM, Catarina BUSNELLO, Alice BECKER, Bruna LEAL

Hand Surgery / Reconstructive Microsurgery, PUCRS University, Porto Alegre, BRÉSIL

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : jeffersonbragasilva@gmail.com (Jefferson Braga Silva)

The regenerative potential of the nail bed after trauma remains controversial. The objectives of our study were evaluate the outcomes of nail bed injuries treated using two different reconstructive techniques direct flow island flap or a Tranquilli-Leali ?Atasoy? flap.

We performed a retrospective review of 51 patients who underwent nail bed reconstruction with two techniques (direct flow island flap or Tranquilli-Leali ?Atasoy? flap) due to trauma involving the nail bed complex. These two flaps were used to support the loss of distal substance and to allow the regeneration of the nail bed. Outcomes were analyzed for at least 18 months. There were 34 males (66.7%), and the average age was 16.1 years. Most patients (56.9%) had crush injuries. The little (16) and index (14) fingers were the most affected. Twenty-seven were children (range 4 - 11) with an average age of 7.4  1.9 years. The middle finger was the most affected (29.2%).

The outcomes were good to excellent in 41 operated patients (80.4%). Hooknail was absent in 84.3% of the patients. The children group showed a greater chance of excellent/good results. When analyzing the factors associated with the excellent/good result, the direct flow island flap technique presented better results regardless of the age group, the Zook type or the type of trauma. Quantitative variables were described using the mean and standard deviation and categorical variables by absolute and relative frequencies. To compare means, the Student t test was applied. When comparing proportions, Pearson's chi-square or Fisher's exact tests were used. To control confounding factors, the Multivariate Poisson Regression model was applied. Relative Risk was calculated in conjunction with the 95% confidence interval.

For many years, it was believed that the nail was produced by the germinal matrix alone. We have 51 patients in this series, it was possible to carry out several statistical analyzes and draw conclusions that allow us to establish a course of action for a certain type of trauma and obtain a satisfactory standard result. In our series, we have found that reconstruction of the fingertip, potentially by offering support to the growing distal phalanx, as well as a possible intrinsically increased potential for nail bed regeneration in children and adults.

The direct-flow island flap it is superior in terms of outcome, regardless of age, sex, affected finger, dominant hand, type of trauma and injury zone.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Jefferson BRAGA SILVA (Prof.) (Porto Alegre, Brésil)
15:00 - 15:02 Discussion.
15:02 - 15:05 #27655 - CO041 Reconstruction des pertes de substances post-traumatiques du lit de l’ongle avec exposition osseuse par le lambeau homodigital adipofascial dorsal retourné.
Reconstruction des pertes de substances post-traumatiques du lit de l’ongle avec exposition osseuse par le lambeau homodigital adipofascial dorsal retourné.

Amirouche  DAHMAM*, Faris  ALKAHTANI, Philippe  PELISSIER, Marie-Laure ABI-CHAHLA, Anais  DELGOVE, Hussein CHOUGHRI

Chirurgie de la main, CHU de Bordeaux, Bordeaux, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : amirouche.dahmam@gmail.com (Amirouche DAHMAM)

Les lésions de l'appareil unguéal sont fréquentes en traumatologie de la main. La prise en charge chirurgicale des pertes de substance du lit de l'ongle avec exposition osseuse de la phalange distale reste difficile. L'objectif de cette étude était d'évaluer les résultats de la reconstruction de ces pertes de substance par le lambeau homodigital adipofascial dorsal retourné.

Il s'agit d'une étude rétrospective réalisée de février 2018 à décembre 2019, qui inclus 16 patients (14hommes et 2femmes), âgés en moyenne de 43 ans (6-82), et ayant bénéficié de la reconstruction d'une perte de substance post-traumatique du lit de l'ongle par un lambeau homodigital adipofascial dorsal retourné. La taille moyenne de la perte de substance était de 60% (30%-90%) de la surface totale du lit de l'ongle. Les résultats cliniques, le taux de survie du lambeau, la repousse de l'ongle, le pourcentage d'adhérence de l'ongle, les complications et la satisfaction des patients ont été évalués lors du suivi.

Au recul moyen de 26 mois (15 - 37 mois), le pourcentage de survie du lambeau était de 100%. Un patient a présenté une nécrose superficielle locale qui a évolué favorablement après des soins locaux. Une repousse complète de l'ongle a été rapportée dans 11 cas (69%), en moyenne 4,7 mois (4 - 6mois) après la chirurgie. Une absence totale de repousse unguéale a été notée dans 5 cas (31%), et considérée secondaire à une lésion simultanée du lit unguéal et de la matrice germinale. Nous avons remarqué que l'adhérence de l'ongle était partielle dans les cas où la perte de substance du lit de l'ongle était importante. La satisfaction des patients était considérée très satisfaisante dans 11 cas (69 %), satisfaisante dans 4 cas (25%) et décevante dans 1 cas (6%).

Les options thérapeutiques permettant la prise en charge des pertes de substance du lit de l'ongle incluent, la greffe du lit unguéal, les greffes composites, les lambeaux locorégionaux et le derme artificiel. Le lambeau homodigital adipofascial dorsal retourné permet la couverture complète de la phalange distale en un seul temps opératoire, en n'utilisant que le tissu adipofascial et sans prélèvement sur les doigts voisins. Cependant, la durée de cicatrisation est rallongée et la repousse de l'ongle sous le lambeau est incertaine, ce qui nécessite un suivi post-opératoire.

Le lambeau homodigital adipofascial dorsal retourné est simple et fiable. Il offre des résultats fonctionnels et esthétiques satisfaisant avec une faible morbidité du site donneur.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Amirouche DAHMAM (Assistant) (Bordeaux)
15:05 - 15:06 Discussion.
15:06 - 15:12 #27734 - CO042 Reconstruction des amputations pulpaires par lambeau en ilot palmaire bipédiculé dans les doigts longs (une version modifiée du lambeau de Tranquilli-Leali) : une étude multicentrique.
Reconstruction des amputations pulpaires par lambeau en ilot palmaire bipédiculé dans les doigts longs (une version modifiée du lambeau de Tranquilli-Leali) : une étude multicentrique.

Luc KOPEL (1), Julien SERANE* (1), Thibault LAFOSSE (2), Camilo CHAVES (1), Lior AMSALLEM (1), Romain CHASSAT (3), Gautier PETRONI (1), Thibault GEROSA (1), Xavier DELPIT (3), Emmanuel MASMEJEAN (1)

1. Chirurgie de la main, du membre supérieur et des nerfs périphériques, HEGP, Paris, FRANCE

2. ASI, Annecy, FRANCE

3. SOS Mains, Trappes, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : julienseranefresnel@gmail.com (Julien SERANE)

Les pertes de substances pulpaires exposant l’os peuvent nécessiter une reconstruction par lambeau. Différents types de lambeau sont disponibles et le choix ne fait pas toujours l’objet de consensus, mais ils ont chacun leurs inconvénients : troubles esthétiques (ongle en griffe), neurologiques (perte de sensibilité) ou fonctionnels (raideur). L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats d’un lambeau palmaire en îlot bipédiculé (Tranquilili-Leali modifié) utilisé pour la reconstruction pulpaire dans les doigts longs.

L’analyse rétrospective de données portait sur 42 lambeaux dits modifiés avec un recul moyen de 16,4 mois (30-6 mois) opérés dans 2 centres. Trente-trois étaient des hommes. L’âge moyen était de 39,5 ans (12-83 ans) et 57,1%(n=24) étaient fumeurs. Dans 54,8%(n=23) des cas, l’accident était lié au travail ; il correspondait à un écrasement dans 69%(n=29) des cas. Selon la classification d’Allen, il y avait 26 stade II, 14 stade III et 2 stade IV. Les chirurgies étaient toutes réalisées en urgence dans les 24 premières heures.

Aucun ongle en griffe n’a été observé. Le Weber moyen était à 3,8mm (2-6mm). La TAM moyenne était de 268,3° (255-275°). L’index global de satisfaction était de 8,7/10 et les résultats étaient considérés comme excellents dans 15 cas et bons dans 23 des cas.

Le lambeau bipédiculé en îlot palmaire permet de simplifier et sécuriser un lambeau qui conserve une mauvaise réputation chez les chirurgiens de la main, en assurant de bons résultats, en reconstruisant un bon équilibre entre la peau, l’os et l’appareil unguéal dans les amputations zone II et III d’Allen.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Luc KOPEL (Interne) (Paris)
15:12 - 15:14 Discussion.
15:14 - 15:20 #27736 - CO043 Évaluation à long terme d’un lambeau pulpaire en îlot homodactyle « court » associé à un simple ou double V-Y.
Évaluation à long terme d’un lambeau pulpaire en îlot homodactyle « court » associé à un simple ou double V-Y.

Daniel ESTOPPEY*, Germain POMARES, Thomas JAGER

Hôpital Kirchberg, Luxembourg, LUXEMBOURG

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : daniel.estoppey@gmail.com (Daniel ESTOPPEY)

Les lambeaux pulpaires antérogrades en îlots homodactyles sont très utiles pour reconstruire les amputations pulpaires proximales avec exposition osseuse mais ont le désavantage d’amener une raideur de l’articulation interphalangienne proximale (IPP). L’ajout d’un simple ou double V-Y de type Atasoy permet de gagner en mobilisation et donc d’économiser la dissection jusqu’à l’IPP. Le but de cette étude est de réaliser une évaluation fonctionnelle à long terme des patients ayant bénéficié d’un lambeau antérograde en îlot homodactyle « court » associé à un simple ou double V-Y. Notre hypothèse principale est que ce lambeau n’induit pas de raideur de l’IPP et notre hypothèse secondaire est qu’il préserve une sensibilité pulpaire de qualité.

Il s’agit d’une étude rétrospective de patients opérés entre août 2017 et septembre 2018 présentant comme critères d’inclusion une amputation pulpaire par écrasement ou lacération avec exposition osseuse, prise en charge en aigu ou en cas de nécrose secondaire et classifiée de type II oblique palmaire, III ou IV selon Allen. Les critères de jugement étaient : mobilités articulaires, discrimination aux 2 points et au monofilament de Semmes-Weinstein, durée de cicatrisation, complications post-opératoires, durée de l’arrêt de travail, tabagisme periopératoire, intolérance au froid, hypersensibilité au toucher, déformation de l’ongle et exclusion du doigt.

Six patients (âge moyen 57 ans [40-67]) ont été opérés. Une intervention s’est compliquée d’une nécrose cutanée du lambeau. Au suivi moyen de 25.5 mois [17-31], les mobilités articulaires moyennes des métacarpo-phalangiennes, IPP et interphalangiennes distales étaient de 92-0-0°, 97.2-0-0° et 56-4.8-0° respectivement, sans différence significative par rapport au côté controlatéral. La discrimination aux 2 points moyenne de la partie proximale des lambeaux étaient de 7.7 mm en ulnaire (p = 0.1) et 8.2 mm en radial (p = 0.53) et de la partie distale de 8 mm en ulnaire (p = 0.075) et 8.5 mm en radial (p < 0.05). La sensibilité au monofilament de Semmes-Weinstein était diminuée mais de manière non significative.

Nos deux hypothèses sont confirmées. En comparaison, les lambeaux antérogrades en îlot homodactyles «traditionnels» et les îlots bi-pédiculés (Tranquili-Leali modifié) ont montré des raideurs de l’IPP mais par contre une meilleure sensibilité pulpaire. Notre étude devra faire l’objet d’une étude prospective comparative qui permettrait une meilleure définition de nos observations.

L’association d’un lambeau pulpaire antérograde en îlot homodactyle « court » et d’un simple ou double V-Y permet d’éviter un enraidissement de l’IPP tout en préservant une sensibilité pulpaire de qualité.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Daniel ESTOPPEY (Médecin en voie de spécialisation) (Fribourg, Suisse)
15:20 - 15:22 Discussion.
15:22 - 15:25 #27735 - CO044 Technique de fixation en étai des lambeaux pulpaires. À propos de 10 cas.
Technique de fixation en étai des lambeaux pulpaires. À propos de 10 cas.

Ludovic BINCAZ*

Clinique Kennedy, Montélimar, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : ludovic.bincaz@orange.fr (Ludovic BINCAZ)

Les lambeaux de couverture pulpaire sont probablement les lambeaux les plus fréquemment réalisés à la main. Si les publications sur le mode de prélèvement et ses variantes sont nombreuses, peu de publications s’intéressent spécifiquement aux modes de fixation du lambeau à la partie distale.

Nous proposons une étude clinique prospective de Aout 2019 à mai 2020, mono opérateur, portant sur 10 patients, avec l’utilisation d’une méthode originale de fixation distale du lambeau, permettant de modeler de façon précise la pulpe, sans utiliser de fixation intra-osseuse, que la tablette unguéale avulsée soit présente ou pas. 10 patients victimes d’amputation en zone 2 des doigts longs ont été étudiés. Les lambeaux pulpaires étaient prélevés selon la technique d’Atazoy, avec ses différentes améliorations techniques de prélèvement. La technique de fixation était une suture en étai sur une tablette unguéale naturelle ou prothétique, avec suture au repli proximal.

La fixation en étai s'est avérée être une technique fiable, sans fixation intra osseuse, permettant de modeler et d'avancer la pulpe à la demande. Il permet également de répartir la tension sur les tissus mous, évitant ainsi les sillons de traction.

La fixation en étai des lambeaux pulpaires est une technique simple, ajustable à volonté, permet une fixation harmonieuse et sans complication notée dans l’étude pour les lambeaux pulpaires.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Ludovic BINCAZ (Chirurgien) (Montélimar)
15:25 - 15:26 Discussion.
15:26 - 15:32 #27737 - CO045 Utilisant du lambeau latérodigitale homodactyle pour les pertes de susbtance centimétrique de la pulpe des doigts longs.
Utilisant du lambeau latérodigitale homodactyle pour les pertes de susbtance centimétrique de la pulpe des doigts longs.

Stéphane HOUZE, Jérôme PIERRART, Alexandre SAUVAGE, Aurélien AUMAR*

Cabinet ARCHIMED, Lesquin, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : docteur.aurelien.aumar@gmail.com (Aurélien AUMAR)

Les amputations pulpaires distille en sifflet ou massives constituent un enjeu thérapeutique majeur. 

L'utilisation du lambeau homodactyle rétrograde dit de ROSE, constitue une option thérapeutique fiable, reproductible. 

Lorsque le nerf digital homolatéral est emporté dans le dissection, il est suturé au nerf digital palmaire contro latéral pour favoriser la récupération sensitive 

L'objectif est d'analyse l'évolution fonctionnelle des doigts traumatisés

Nous avons mené une étude rétrospective descriptive monocentrique. 

Tous les patients ayant eu une amputation distale de stade 3 et 4 de la classification de TAMAI ont été inclus,

La technique opératoire était la suivante: le lambeau est dessiné sur la face palmaire et dorsale de 1 du rayon opéré. 

Le point de rotation est située au niveau du col de M2

La zone donneuse est laissée en cicatrisation 

Nous avons étudié le retentissement opératoire, les scores fonctionnels Quick DASh et PRWE et le score fonctionnel de WEBERS.

Vingt six lambeaux de ROSE ont pû revus et inclus avec un recul moyen de 6 mois. 

quatorze lésions concernaient le quatrième rayon, 6 le 3e rayon et 6l le deuxième rayon. 

Le ROM était à 92 % du côté contro latéral. 

La force était mesurée à 84 % du côté contro latéral. 

Le test statique de weber était de l'ordre de 10,6 mm

Un patient a bénéficié d'un geste de plasties cutanées secondaire pour traiter un bride rétractile superficielle.

Toutes les pulpes amputées ont retrouvé un galbe satisfaisant.

Le lambeau de Rose ou homodactyle rétrograde constitue une option thérapeutique de choix pour les couvertures de perte de substance pulpaire complète des doigts longs. 

Les complications sont rares. 

La suture du moignon distal du nerf digital palmaire a permis d'améliorer le score de Weber.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Recherches cliniques/travaux scientifiques : non
Consultant, expert : KERIMEDICAL
Cours, formations : KERIMEDICAL
Documents publicitaires : non
Invitations à des congrès nationaux ou internationaux : non
Actionnariat : non
Détention d’un brevet ou inventeur d’un produit : non


Stéphane HOUZE (Lille)
15:32 - 15:34 Discussion.
15:34 - 15:40 #27731 - CO046 Arthroplastie métacarpophalangienne avec greffe osseuse en urgence dans les destructions articulaires traumatiques.
Arthroplastie métacarpophalangienne avec greffe osseuse en urgence dans les destructions articulaires traumatiques.

Germain POMARES*, Thomas JAGER 

Institut Européen de la Main - Hôpital Kirchberg, LUXEMBOURG

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : germain.pomares@icloud.com (Germain POMARES)

Les destructions traumatiques des articulations métacarpophalangiennes (AMP) associées à une perte de substance osseuse (PSO) représentent un défi technique pour le chirurgien qui souhaite conserver la mobilité de cette articulation. La réalisation d’une arthroplastie en urgence avec greffe osseuse de la première phalange (P1). Nous présentons une solution technique permettant une arthroplastie avec greffe osseuse en urgence pour l’ensemble des PSO du tiers proximal P1.

Nous présentons une série de 4 patients comportant 5 arthroplasties métacarpophalangiennes avec greffe osseuse en urgence. Il s’agissait exclusivement d’hommes. Dans cette série toutes les AMP étaient. Il s’agissait pour 3 patients de traumatismes ouverts, et 4 articulations de traumatismes ouverts (scie circulaire, accident balistique). Dans un cas, il s’agissait d’un traumatisme fermé. Dans 3 cas, il existait une PSO 

Intéressant le 1/3 proximal et dorsal de la P1. Dans 1 cas, la PSO se faisait au dépens du 1/3 proximal et palmaire de la P1. Dans le dernier cas, la PSO concernait la totalité du 1/3 proximal de la P1. Après réalisation d’un parage chirurgical des fragments ostéo-chondraux libres, et d’une évaluation de la perte de substance osseuse, cette indication était confirmée. La greffe osseuse se faisait à partir d’un prélèvement de la calotte céphalique du métacarpien. Cette greffe osseuse était ensuite ostéosynthèse sur la PSO de la P1. Une prothèse en silicone était ensuite implantée.

L’évolution postopératoire restait pour l’ensemble des patients. Un protocole de mobilisation immédiate était instauré. L’arc moyen de mobilité en flexion-extension des AMP était de 70°, avec un défaut d’extension actif de -10° dans deux cas. Ces résultats étaient constatés à partir du 6ème mois. Aucune complication n’a été observée.

Dans ces situations précises, aucune solution d’ostéosynthèse ne peut être retenue. Les arthroplasties restent soumises à un risque d’instabilité de l’implant, voire même à l’impossibilité de positionner l’implant lorsque la PSO s’étend au-delà de l’épiphyse. Cette stratégie de reconstruction des AMP peut être proposée à l’ensemble des PSO de la base de P1. L’intérêt de cette solution est, premièrement, la reconstruction du fourreau osseux phalangien indispensable pour stabiliser l’implant et autoriser une sollicitation précoce, et secondairement la restitution du stock osseux. Ce dernier point est crucial puisqu’il permet en cas de faillite de l’implant, un changement dans des conditions techniques simples.

Cette option thérapeutique simple et rapide, en une seule étape, permet une mobilisation immédiate sans sacrifier les solutions de sauvetage en cas d'échec.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Germain POMARES (Chirurgien) (Luxembourg, Luxembourg)
15:40 - 15:42 Discussion.
15:42 - 15:48 #27733 - CO048 Brûlures profondes de la face dorsale de la main et des doigts: place du lambeau inguinal pédiculé et de l'empochement dans la prise en charge aiguë.
Brûlures profondes de la face dorsale de la main et des doigts: place du lambeau inguinal pédiculé et de l'empochement dans la prise en charge aiguë.

Lisa BARRY*, Louise PASQUESOONE, Elvire GUERRE

Chirurgie Plastique et reconstructrice, CHRU de Lille, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : lisa.barry@hotmail.fr (Lisa BARRY)

La prise en charge aiguë des brûlures profondes du dorsum de la main et des doigts représente un défi pour le chirurgien reconstructeur. En effet, l'exposition des structures ostéo-tendineuses nécessite souvent une couverture par lambeau dans un contexte où les lambeaux loco-régionaux ou libres ne sont pas toujours réalisables.

Nous rapportons ici une série de 8 brûlures profondes du dorsum de main. 6 mains ont été couvertes par lambeau-greffe abdominal de Colson et 2 mains ont été couvertes par lambeau inguinal pédiculé. 4 patients sur 6 ont été revus en consultation avec un recul moyen de 20.5 mois; 1 patient a été perdu de vue et 1 patient est décédé.

L'évaluation clinique a été réalisé par un chirurgien différent de l'opérateur. On retrouve un DASH score moyen de 46/100 avec des extrêmes allant de 17.5 à 93/100. Le résultat esthétique est satisfaisant avec un score de Vancouver de 4.5/13 en moyenne et une opinion générale du patient de 3.75/10 selon l'échelle POSAS.

Le lambeau inguinal pédiculé et l'empochement sont deux techniques fiables et de réalisation rapide qui permettent une couverture cutanée de bonne qualité dans un contexte de brûlures profondes de la main. En effet, les lambeaux locaux sont rarement possibles. En cas d'atteinte associée du membre supérieur, les lambeaux loco-régionaux ne sont pas réalisables; ils atteignent par ailleurs difficilement les extrémités digitales. Enfin, les lambeaux libres nécessitent un plateau technique adapté, une hémodynamique stable et leur épaisseur est peu compatible avec la finesse du dorsum de main.

Bien qu'il y ait eu d'énormes progrès techniques depuis leurs descriptions, le lambeau inguinal pédiculé et l'empochement restent des alternatives à envisager dans la prise en charge aiguë des brûlures profondes du dorsum de main. Nous proposons dans cette présentation un algorithme d'aide à la prise en charge chirurgicale afin de situer ces deux techniques dans l'arsenal thérapeutique du chirurgien plasticien.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Lisa BARRY (Interne) (Lille)
15:48 - 15:50 Discussion.
Amphi Bleu

Jeudi 16 décembre

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SFRM8
14:00 - 15:15

Table ronde commune GEM - GEMMSOR
La camptodactylie congénitale

Présidents de séance : Frédéric DEGEZ (masseur Kinésithérapeute) (Trelaze), Stéphane GUÉRO (Chirurgien) (Paris)
14:00 - 14:12 La camptodactylie : Origine, étude clinique et classification. Vanina QUILICI (Masseuse - Kinésithérapeute) (Auxerre)
14:12 - 14:24 La camptodactylie : qui traiter, quand et comment traiter ? Place de la chirurgie. Stéphane GUÉRO (Chirurgien) (Paris)
14:24 - 14:36 Traitement orthétique de la camptodactylie de l’enfant. Jean REDOUX (Orthoprothésiste) (Lyon)
14:36 - 14:48 L'appareillage des camptodactylies, données de la littérature et expérience d'équipe. Jean LICHTLE (kinésithérapeute) (Paris), Blandine MARCADET (Kinésithérapeute) (Paris)
14:48 - 15:00 La camptodactylie : orthèses ET kinésithérapie ? Marc BOUDOU (MKDE libéral associé) (Marseille)
15:00 - 15:15 Questions.
Salle 251

Jeudi 16 décembre

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G2-13
14:00 - 16:00

Communications libres
Poignet 1

Modérateurs : Emmanuel CAMUS (Chirurgien) (Maubeuge), Ahmed ZEMIRLINE (Chirurgien de la main) (Rennes)
14:00 - 14:06 #27770 - CO049 Comparaison du repérage du point d’entrée à l’amplificateur de brillance ou sous arthroscopie dans le traitement des fractures non déplacées du scaphoïde sur la diminution du taux d’irradiation.
Comparaison du repérage du point d’entrée à l’amplificateur de brillance ou sous arthroscopie dans le traitement des fractures non déplacées du scaphoïde sur la diminution du taux d’irradiation.

Daphné QUEREL*, Lorenzo MERLINI, Charles DACHEUX, Quentin HENNOCQ, Thomas GREGORY

Hôpital Avicenne, Bobigny, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : d_querel@hotmail.fr (Daphné QUEREL)

Les fractures du scaphoïde représentent 60% des fractures du carpe. Les fractures non déplacées peuvent être traitées de façon orthopédique par immobilisation dans une manchette plâtrée pour une durée de 8 à 12 semaines en moyenne. Des techniques de vissages percutanées ont été décrites pour réduire la durée d'immobilisation et un retour aux activités quotidiennes précoce. Ces techniques nécessitent l'utilisation d'un amplificateur de brillance pour repérer le point d'entrée et le bon positionnement final de la broche. Le but de notre étude est de comparer une technique de vissage percutané rétrograde avec contrôle du point d'entrée à l'amplificateur de brillance, à une technique arthroscopique avec repérage d'un point d'entrée de la broche immédiatement radial à l’insertion scaphoïdienne du ligament scapho-lunaire dorsal, sur la diminution du taux d'irradiation.

Cette étude rétrospective réalisée entre 2018 et 2019 regroupe 20 patients âgés de 27,4 ans en moyenne (17-45) opérés par un même chirurgien, dans un même hôpital, d’une fracture non déplacée du scaphoïde. Deux techniques de vissage ont été comparées : avec repérage du point d’entrée de la broche sous contrôle scopique ou arthroscopique. Le critère de jugement principal était la mesure du taux d’irradiation.

La dose d’irradiation reçue par le patient était de 0,15 μGy (0,04-0,22) en percutané contre 0,06 μGy (0,02-0,1) en arthroscopie.

Le nombre de tentatives de bon positionnement de la broche était de 5,3 (1-8) en percutané, contre 2 en moyenne (1-3) en arthroscopie.

Le nombre de clichés d’amplificateur de brillance était de 17,1 (5-25) en percutané pour 6,9 (3-11) en arthroscopie.

La durée opératoire moyenne était de 24,4 minutes (10-35) en percutané et 22,8 minutes (16-30) en arthroscopie.

Un des inconvénients de la technique percutanée est le besoin permanent du contrôle fluoroscopique, exposant le patient ainsi que l’équipe chirurgicale à une irradiation importante mais le positionnement central de la broche est un des facteurs limitant le déplacement secondaire, et augmentant la rigidité de la synthèse. Le repérage du point d'entrée en arthroscopie et l'orientation de la broche depuis ce point facilite le positionnement de la broche.

Le repérage arthroscopique du point d’entrée de la broche scaphoïdienne, immédiatement radial à l’insertion scaphoïdienne du ligament scapho-lunaire dorsal permet une diminution du taux d’irradiation , du nombre de tentatives de bon positionnement de la broche, du nombre de clichés de scopie, du produit-dose-surface et de la durée d’irradiation sans allongement de la durée opératoire par rapport à la technique percutanée.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Daphné QUEREL (Interne) (Bobigny)
14:06 - 14:12 #27694 - CO050 Prise en charge chirurgicale des fractures corporéales peu ou non déplacées du scaphoïde par vissage percutané rétrograde en passant par la corne antérieure du trapèze : Une étude Française rétrospective uni-centrique auprès de 33 patients.
Prise en charge chirurgicale des fractures corporéales peu ou non déplacées du scaphoïde par vissage percutané rétrograde en passant par la corne antérieure du trapèze : Une étude Française rétrospective uni-centrique auprès de 33 patients.

Elise  LUPON* (1), Yoann  DALMAS  (2), Benoît  CHAPUT  (1), Jean-Louis  GROLLEAU  (1), Pierre  MANSAT  (2), Stéphanie  DELCLAUX  (2)

1. Département de Chirurgie Plastique, CHU Rangueil, Université Toulouse III Paul Sabatier, Toulouse, FRANCE

2. Département de Chirurgie Orthopédique, Hôpital Pierre Paul Riquet, Toulouse, France, Université Toulouse III Paul Sabatier, Toulouse, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : elise.lupon@gmail.com (Elise LUPON)

En tant qu'alternative au traitement conservateur, le vissage percutané a récemment gagné en popularité pour éviter une immobilisation prolongée. Le placement d'une vis dans l'axe central du scaphoïde s'est avéré supérieur à son excentration sur le plan biomécanique mais pose des difficultés à la réalisation du vissage percutanée par voie palmaire comme dorsale.

Nous décrivons un vissage percutané palmaire de fractures corporéale du scaphoïde par une approche trans-trapézienne palmaire simple permettant un centrage optimale de la vis.

Nous avons sélectionné les patients opérés par voie trans-trapézienne palmaire par le même chirurgien entre Janvier 2015 et Janvier 2019 à partir du codage utilisé pour ces fractures et des comptes rendus opératoire. Le recueil des données pré- per- et post-opératoire a été obtenu grâce aux données collectées dans le dossier informatique et papier du patient et par contact téléphonique des patients.

33 patients ont été inclus. Le vissage percutané du scaphoïde a été fait sous anesthésie locorégionale, au bloc opératoire avec un bras en position allongée sur la table à bras, en supination et aucune hyper-extension du poignet n'a été réalisée.

La broche guide de Kirchner passait dans la corne antérieure du trapèze puis dans l'articulation trapézo-scaphoïdienne et était remplacée par une vis SBI après centrage dans l'axe du scaphoïde satisfaisant. La prise en charge avait lieu en moyenne dans les 12.14 jours après le traumatisme.

75.8% étaient des fractures A2 de la classification de Herbert. La durée opératoire moyenne était de 16.63 minutes et dans 91% des cas, le patient était hospitalisé une journée.

La variation de l'angle scapho-lunaire sur les radiographies de profil en pré opératoire avec l'angle défini par l'axe de la vis scaphoïdienne et le lunatum post chirurgie était en moyenne de 2.94°. Un patient a présenté une pseudarthrose et quatre patients ont présenté une vis de taille non adaptée avec un débord de la vis nécessitant une reprise chirurgicale dans trois cas.

Si l'introduction correcte de la vis est facilitée par rapport à la voie palmaire standard et dorsale, le choix d'une taille adéquate de la vis peut être plus complexe.

L'approche trans-trapézienne pour la fixation des fractures aiguës du scaphoïde facilite le placement percutané précis d'une vis dans l'axe central du scaphoïde.

Une étude des complications à long terme, et notamment de l'impact dégénératif sur l'articulation scapho-trapézienne est nécessaire pour évaluer l'innocuité du passage dans la corne antérieure du trapèze.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Elise LUPON (Interne de chirurgie plastique) (Nice)
14:12 - 14:16 Discussion commune.
14:16 - 14:22 #27781 - CO051 Résultats à moyen terme du traitement chirurgical de l’arthrose radio- et médio-carpienne stade IV par athroplastie d’interposition (Amandys ®) ou implant de resurfaçage du capitatum (RCPI®) :Etude rétrospective comparative multi-centrique.
Résultats à moyen terme du traitement chirurgical de l’arthrose radio- et médio-carpienne stade IV par athroplastie d’interposition (Amandys ®) ou implant de resurfaçage du capitatum (RCPI®) :Etude rétrospective comparative multi-centrique.

Gautier PETRONI* (1), Sharon ABIHSSIRA (1), Thomas BIHEL (1), Christian COUTURIER (2), Julien SERANE (1), Thibault GEROSA (1), Lior AMSALLEM (1), Emmanuel MASMEJEAN (1)

1. Chirurgie de la main, du membre supérieur et des nerfs périphériques, HEGP, Paris, FRANCE

2. Espace medical Vauban, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : gautierpetroni@gmail.com (Gautier PETRONI)

Les implants d’interposition en pyrocarbone ont élargi le champ des traitements chirurgicaux des arthroses carpiennes. Le but de cette étude est de comparer les résultats cliniques, fonctionnels et radiologiques des implants Amandys® (« spacer » libre et mobile) et RCPI® (implant de resurfaçage fixé à la tête du capitatum) dans le cadre d’arthroses évoluées à un stade IV

L’étude comprenait deux séries constituées de 13 implants Amandys®, évalués à un recul moyen de 7 ans (groupe A) et de 11 implants RCPI® (recul moyen de 5 ans)

Aucune différence significative n’a été mise en évidence entre les deux groupes, concernant les évaluations cliniques et fonctionnelles. Dans le temps, les deux implants diminuent significativement la douleur, conservent l’amplitude d’extension et la force de serrage. La flexion est augmentée dans le groupe B et diminuée dans le groupe A, cependant ces changements ne sont pas statistiquement significatifs. 2 de luxations précoces avec migration d’implant ont été constatées dans le groupe A et ont conduit à une redéfinition de la taille de l’implant initial. Dans chaque groupe, une arthrodèse totale a été effectuée

Les arthroplasties par implant Amandys® et RCPI® ont montré des résultats équivalents. Elles induisent une indolence significative et durable, conservent la mobilité des poignets et leur force dans le temps. Ces résultats confirment la place des implants Amandys® et RCPI® dans le traitement des poignets arthrosiques de stade évolué ainsi que leur efficacité dans la durée. Pour ces indications, ils représentent une alternative intéressante à des techniques chirurgicales plus lourdes. Les facteurs à l’origine d’une instabilité de l’implant sont à maîtriser afin d’éviter d’éventuelles complications

Les résultats obtenus ne permettent pas de conclure sur la supériorité d’un implant par rapport à l’autre dans cadre d’arthroses évoluées à un stade IV. Ces conclusions doivent toutefois être validées par des études à plus gros effectifs et à plus long terme

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Gautier PETRONI (CHIRURGIEN) (Compiègne)
14:22 - 14:28 #27574 - CO052 Remplacement du lunatum par un implant APSI dans le traitement de la maladie de Kienböck.
Remplacement du lunatum par un implant APSI dans le traitement de la maladie de Kienböck.

Suzanne  ROBERT*, Florence  DAUZERE, Stéphanie  DELCLAUX, Pierre  MANSAT

Chirurgie orthopédique et traumatologique,  CHU de Toulouse, France

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : suzanne_robert@orange.fr (Suzanne Robert)

Le traitement des stades avancés de la maladie de Kienböck (IIIA, IIIB et IV de la classification de Lichtman) ne fait pas encore l'objet d'un consensus. L'objectif était d'évaluer les résultats cliniques et radiologiques d'une série de patients traités par exérèse du lunatum et interposition d'un implant en pyrocarbone APSI.

8 patients ont été opérés entre 2013 et 2019. L'implant était mis en place par une voie d'abord dorsale après exérèse complète ou partielle du lunatum. Les critères d'évaluation pré et post opératoires étaient cliniques (douleur, mobilités, force de serrage), radiologiques (angle radio-scaphoïdien, hauteur carpienne, évolution arthrosique) et fonctionnels (scores DASH, Mayo Wrist Score et Patient Rated Wrist Evaluation).

Le recul moyen était de 5 ans (1-8ans). Les douleurs étaient améliorées au repos comme à l'effort. Les mobilités ont augmenté avec un arc moyen de mobilité en flexion extension de 97° (70-125). La force de serrage était également améliorée avec une force moyenne mesurée à 82,5% (67,8-100) du côté controlatéral. Les scores fonctionnels étaient satisfaisants (DASH moyen : 43,3 (27,5-52,5), MWS moyen : 72,5 (65-85) et PRWE moyen : 31,3 (15-46,5)). Il n'a pas été retrouvé de majoration de l'évolution arthrosique ou du collapsus intra-carpien.  L'implant a dû être retiré chez 3 patients suite à une luxation de l'implant ou à des douleurs persistantes post opératoires.

Les résultats de notre série sont comparables aux résultats des séries retrouvées dans la littérature sur le sujet et aux résultats des techniques de référence dans les stades avancés de la maladie de Kienböck. La principale complication reste l'instabilité de l'implant. Notre étude et les données actuelles de la littérature n'ont pas permis de déterminer d'éventuels facteurs expliquant cette instabilité.

Le remplacement du lunatum par un implant APSI dans les stades avancés de la maladie de Kienböck permet dans notre série une amélioration des douleurs, des mobilités et de la force de serrage sans majoration de l'évolution arthrosique ou du collapsus intra-carpien au dernier recul. Des études sur des plus grandes séries de patients seraient nécessaires afin de comprendre et résoudre la problématique d'instabilité de l'implant.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Suzanne ROBERT (Interne) (Toulouse)
14:28 - 14:32 Discussion commune.
14:32 - 14:38 #27639 - CO053 Les Pseudarthroses polaires proximales du scaphoïde carpien : intérêt de l'embrochage percutané type Galluccio modifié.
Les Pseudarthroses polaires proximales du scaphoïde carpien : intérêt de l'embrochage percutané type Galluccio modifié.

Rawend  MERAI*, Oussema  ABCHA, Imene  CHEMKHI, Sayed  BACCARI, Lamjed  TARHOUNI, Mouna  OUNAIES

Service chirurgie de la main, Institut Mohamed Kassab d'orthopédie, Tunis, Tunisie

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : merai.rawend@gmail.com (Rawend Merai)

Le scaphoïde carpien se caractérise par une vascularisation de type terminale et rétrograde. De ce fait, la fracture polaire proximale est à haut risque de pseudarthrose. L'objectif de notre travail étaient d'évaluer les résultats du traitement des pseudarthroses polaires proximales du scaphoïde carpien par un embrochage percutané type Galluccio modifié.

Il s'agit d'une étude rétrospective, descriptive sur 15 ans. Nous avons colligé des pseudarthroses polaires proximales du scaphoïde carpien type II d'Alnot datant de moins de 2 ans.

Nous avons inclus 39 patients. Il s'agissait d'une population jeune (âge moyen= 25,5ans), masculine (95%). L'accident sportif a été en cause dans 39% des cas avec un mécanisme d'hyperextension non appuyée dans 35% des cas. Le délai moyen de chirurgie a été de 11,4 mois. Tous les patients ont eu un embrochage percutané de type Galluccio modifié par trois ou quatre broches, et un embrochage scapho-lunaire associé dans 54% des cas. L'expulsion des broches a été la complication postopératoire la plus fréquente (49%). Nous n'avons pas constaté de cal vicieux ou de dégradation arthrosique au dernier recul. Nous avons obtenu 95% de succès de consolidation, et la durée moyenne de consolidation a été de 4,41 mois. Le tabagisme a été le seul facteur qui a statistiquement influencé le délai de consolidation. Au dernier recul, le Mayo Wrist modifié a été excellent dans 92%, le Quick Dash moyen a été de 10% et le PRWE moyen a été de 6,3.

Dans la littérature, peu d'études se sont intéressées à la localisation polaire proximale et notre étude a comporté le plus de nombre de cas.

Durant ces deux dernières décennies les auteurs ont principalement eu recours à la greffe osseuse pour traiter ce type de pseudarthrose, et les méta-analyses rapportent une supériorité de la greffe osseuse vascularisée. L'embrochage percutané de type Galluccio modifié permet par le biais d'une stabilisation élastique du scaphoïde carpien la consolidation osseuse avec un excellent résultat fonctionnel.

L'Embrochage percutané de type Galluccio modifié des pseudarthroses polaires proximales du scaphoïde carpien est une technique peu coûteuse, d'exécution facile et rapide qui permet une consolidation avec un excellent résultat fonctionnel dans les formes prises en charge précocement.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Rawend MERAI (Interne) (Tunis, Tunisie)
14:38 - 14:44 #27771 - CO054 Taux de consolidation radiologique après traitement arthroscopique des pseudarthroses du scaphoïde. Étude rétrospective à propos de 32 cas.
Taux de consolidation radiologique après traitement arthroscopique des pseudarthroses du scaphoïde. Étude rétrospective à propos de 32 cas.

Simon RATTIER* (1), EL Bachar FATAYRI (1), Vittorio FERRARI (1,2), Youssouf TANWIN (1), Catherine MAES CLAVIER (1), Emmanuel DAVID (1), Thierry AIHONNOU (2), Vladimir ROTARI (1,2)

1. CHU Amiens-Picardie, Amiens, FRANCE

2. Clinique Victor Pauchet, Amiens, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : simonrattier15@gmail.com (Simon RATTIER)

La prise en charge des pseudarthroses de scaphoïde constitue un défi chirurgical. De nombreuses techniques ont été décrites avec des résultats disparates en fonction des séries (80 à 100 % de consolidation). Peu d’études ont évalué les résultats des greffes sous arthroscopie.

Notre objectif principal était d’étudier le taux de consolidation radiologique dans les suites d’une cure de pseudarthrose sous arthroscopie. L’objectif secondaire était d’évaluer les résultats cliniques

Nous avons réalisé une étude multicentrique, rétrospective. Tous les patients opérés par cette technique entre janvier 2016 et décembre 2019 ont été inclus. Les patients ont été revus par un examinateur indépendant. Nous avons évalué : les mobilités du poignet, la force au dynamomètre de Jamar, la capacité fonctionnelle par un questionnaire d’auto-évaluation (Quick Dash) ainsi que la satisfaction.

Les classifications de Schernberg et d’Alnot ont été utilisées pour classer la pseudarthrose sur l’imagerie pré opératoire (radiographie et scanner). L‘évaluation de la consolidation a été faite par un scanner à environ 4 mois post opératoire.

Trente-deux patients ont été inclus, 29 hommes et 3 femmes, d’âge moyen 25,7 ans. Le taux de consolidation est de 84,37 % (27 patients). Sur le plan clinique, 22 patients ont pu être revus entre avril et juin 2020 avec un recul moyen de 29 mois (7-48). L’arc de mobilité en flexion-extension était de 112 °, soit 90 % par rapport au côté sain. Les inclinaisons ulnaires et radiales étaient similaires. La force moyenne était de 38 kg pour le côté opéré, soit 95% par rapport au côté sain. L’opération a été jugée très satisfaisante pour 86,4% des patients (19 des 22 patients revus). Enfin, le Quick DASH moyen est de 9,25.

Nous rapportons une complication (un névrome cicatriciel au niveau de la branche sensitive dorsale médiale du 2e rayon, issue du nerf radial) et une évolution vers une arthrose médio-carpienne ayant nécessité une ré intervention

Le traitement de la pseudarthrose du scaphoïde sous arthroscopie donne des résultats satisfaisants sur le taux de consolidation, et sur le plan clinique. Notre étude met, cependant, en évidence un taux de consolidation inférieur aux autres séries utilisant cette technique chirurgicale.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Simon RATTIER (CCA) (Amiens)
14:44 - 14:50 #27772 - CO055 Greffe osseuse sous arthroscopie des pseudarthroses du scaphoïde : étude rétrospective de 42 cas.
Greffe osseuse sous arthroscopie des pseudarthroses du scaphoïde : étude rétrospective de 42 cas.

Bérangère LAMON* (1), Ludovic ARDOUIN (2), Philippe BELLEMERE (2), Gilles DAUTEL (1), Lionel ATHLANI (1)

1. Centre Chirurgical Emile Gallé, Nancy, FRANCE

2. Institut de la main Nantes-Atlantique, Nantes, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : berangere.lamon@gmail.com (Bérangère LAMON)

Notre objectif était de rapporter les résultats de la greffe osseuse sous arthroscopie des pseudarthroses du scaphoïde après en avoir décrit la technique chirurgicale.

Il s’agit d’une étude rétrospective bicentrique non randomisée de 42 patients d’âge moyen 25 ans (15-56). Tous ont été opérés d’une greffe osseuse spongieuse autologue sous arthroscopie avec ostéosynthèse par broches pour le traitement d’une pseudarthrose du tiers proximal et moyen du scaphoïde, sans désaxation intracarpienne ni arthrose Scaphoid Non Advanced Collapse - SNAC. L’ensemble des patients a été revu en consultation par un examinateur indépendant au recul minimum de 6 mois pour une évaluation clinique et radiologique.

Le délai moyen entre le traumatisme et l’intervention chirurgicale était de 15 mois (5-60). Avec un recul moyen de 18 mois (6-56), la douleur au repos et à l’effort était significativement diminuée passant respectivement de 3 à 0 et de 8 à 1 sur 10 à l’échelle visuelle analogique. Les scores fonctionnels Quick DASH et le PRWE étaient également significativement améliorés. Au dernier recul, le force de serrage était de 83% par rapport au côté controlatéral, et la mobilité active en flexion-extension et inclinaison radio-ulnaire de 125° et 58° (versus 143° et 62° côté controlatéral). La consolidation a été acquise chez 37 patients (88%) avec un délai moyen de 3 mois (2-8). Aucun patient n’a présenté de développement d’arthrose SNAC. Les angles scapho-lunaire et latéral intrascaphoidien ainsi que l’index de hauteur carpienne de Youm ne présentaient aucune différence significative par rapport aux données préopératoires. Quatre patients (9.5%) ont été repris chirurgicalement pour échec de consolidation.

Au vu de nos résultats, la greffe osseuse sous arthroscopie est apparue comme une chirurgie fiable et efficace pour traiter les pseudarthroses du tiers proximal et moyen du scaphoïde lorsqu’il s’agit de stades sans désaxation intracarpienne majeure et sans arthrose SNAC installée. Son caractère peu invasif permet de préserver la vascularisation du scaphoïde ainsi que l’intégrité des structures capsulo-ligamentaires.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Berangere LAMON (Interne) (Nancy)
14:50 - 14:56 #27773 - CO056 Utilisation de la RhBMP7 dans le traitement des pseudarthroses du scaphoïde : 5 cas évalués à 10 ans.
Utilisation de la RhBMP7 dans le traitement des pseudarthroses du scaphoïde : 5 cas évalués à 10 ans.

Damien BERTRAND* (1), Albin CHEVET-NOEL (1), Margaux DELORD (2), Laurent OBERT (1), Daniel LEPAGE (1), Isabelle PLUVY (1), François LOISEL (1)

1. Service d’Orthopédie, de Traumatologie, de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Assistance Main EA 4268 Innovation, Imagerie, Ingénierie et Intervention en santé « I4S » - IFR 133 INSERM Pôle Innovation et Technique Chirurgicale C.H.U. Jean Minjoz - Besançon, FRANCE

2. SOS main Grenoble ; unité de chirurgie réparatrice, de la main et des brûlés, Hôpital Michallon, CHU de Grenoble, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : damien.bertrand34@gmail.com (Damien BERTRAND)

La pseudarthrose du scaphoïde est la plus fréquente des pseudarthroses. Une fixation et une autogreffe vascularisée ou non demeurent les principes du traitement de référence de ces pseudarthroses. Mais que proposer en cas d’échec de l’autogreffe ? L’utilisation de protéines ostéoinductives dans des cas difficiles de traitement des pseudarthroses des os longs ont montré de bons résultats ; cependant peu d’études ont été réalisées quant à leur utilisation pour les pseudarthroses du scaphoïde

Cinq patients d’âge moyen 32 ans (21-44) présentant une pseudarthrose ancienne (supérieure à 24 mois) du scaphoïde ont été pris en charge après un échec d’autogreffe. L’intervention consistait en un avivement du foyer de pseudarthrose. Une autogreffe osseuse associée à de la RhBMP-7 (Osigraft®) était mise en place et fixée par vis ou broche. Une immobilisation post opératoire était prescrite

Un seul patient a pu consolider (20%) avec un recul moyen de 10 ans (80-143 mois). La perte moyenne du volant de flexion-extension était de 16.6° (0-30) par rapport au côté controlatéral. Concernant les pertes de force, elles étaient en moyenne de 450 grammes (0-2000) pour le pinch et de 12.1kg (0-29) pour la poigne par rapport au côté controlatéral. L’auto-évaluation des poignets par questionnaire a montré un PRWE moyen à 28.9 (10,5-49) et un QuickDASH moyen à 28.6 (9,09-61,36)

Dans notre série de faible puissance, le taux de consolidation à long terme est faible (20%) comparé à ceux rapportés dans la littérature ; cela peut être probablement expliqué par nos patients. De nombreux facteurs de risque de pseudarthroses étaient présents dans notre série : l’âge moyen était de 32 ans (21–44ans), le délai de prise en charge était supérieur à 24 mois pour tous, 4 patients étaient des travailleurs manuels de force, 3 patients étaient fumeurs et 2 patients avaient un antécédent de pseudarthrose d’une fracture du scaphoïde controlatéral.

Notre étude n’a pu mettre en évidence un réel bénéfice à l’utilisation de la RhBMP-7 malgré leurs coûts élevés dans le traitement des pseudarthroses anciennes de scaphoïde. L’utilisation de nouveaux vecteurs associant VEGF et BMP est une piste de recherche à envisager.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Laurent OBERT (Chirurgien orthopédiste) (Besançon)
14:56 - 15:02 #27566 - CO057 Résultats à long terme de la prise en charge d’une pseudarthrose du scaphoïde. A propos d’une série de 22 patients.
Résultats à long terme de la prise en charge d’une pseudarthrose du scaphoïde. A propos d’une série de 22 patients.

Claire  NICOT*  (1), Guy  RAIMBEAU  (2), Yann  SAINT CAST  (2), Fabrice  RABARIN  (2), Alexandre  PETIT  (2), Nicolas  BIGORRE  (3)

1. Orthopédie - Traumatologie,  CHU Angers, Angers, France

2. Centre de la Main - Trélazé, Angers, France

3. Orthopédie - Traumatologie,  Centre de la Main - Trélazé, Angers, France

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : claire.nicot@gmail.com (Claire NICOT)

La fracture du scaphoïde évolue vers une pseudarthrose dans 2 à 5% des cas. Non traitée, elle évoluera vers une désorganisation intra-carpienne et des remaniements dégénératifs, engendrant une perte de fonction du poignet. Les processus dégénératifs initiés peuvent perdurer même après l'obtention d'une consolidation. L'objectif de cette étude était d'analyser les résultats cliniques, fonctionnels et radiologiques à long terme d'une série de vingt-deux patients opérés d'une pseudarthrose du scaphoïde.

Il s'agissait d'une étude rétrospective, mono-centrique. Les critères d'inclusion étaient une prise en charge pour pseudarthrose du scaphoïde évoluant depuis plus de 6 mois, sans antécédent au niveau du poignet étudié, avec un recul minimum de 10 ans. 63 patients répondaient à ces critères, il y avait 41 perdus de vue.  22 patients ont été revus. La révision clinique comportait une mesure des mobilités du poignet et une évaluation de la force, comparées au côté controlatéral. La fonction était évaluée par des questionnaires dédiés (QuickDASH, PRWE). L'évaluation radiographique permettait d'évaluer la consolidation, la mesure des angles intra-carpiens et la recherche de remaniements arthrosiques.

Le taux de consolidation était de 77,3%. Comparé au côté controlatéral, la force de préhension et les mobilités étaient toutes significativement diminuées. Les angles radio- et scapho-lunaires étaient significativement augmentés. Le QuickDASH moyen était de 8,68, le PRWE moyen de 12,64. De l'arthrose radio-scaphoïdienne était présente chez 6 patients et 11 patients présentaient une arthrose médio-carpienne. On retrouvait une DISI résiduelle chez 12 patients.

En termes d'épidémiologie et de résultats clinique, notre série était comparable aux autres séries à long terme de la littérature, hormis un taux de consolidation légèrement inférieur. La DISI résiduelle était d'origine ligamentaire, osseuse ou mixte. Le nombre important de perdus de vue, l'hétérogénéité des techniques et l'absence de suivi scannographique sont un obstacle à l'analyse des résultats.

L'importance de la DISI résiduelle et des désorganisations intra-carpiennes au recul de 10 ans nous fait reconsidérer l'entité même de la fracture du scaphoïde évoluant vers la pseudarthrose avec désaxation carpienne comme une lésion complexe ostéo-ligamentaire carpienne. Un bilan d'imagerie en 4D pourrait être intéressant pour identifier la part ligamentaire et/ou osseuse de la déformation en DISI.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Claire NICOT (Interne) (Angers)
15:02 - 15:12 Discussion commune.
15:12 - 15:18 #27562 - CO058 Evolution et analyse comparative 3D du scaphoïde bipartite.
Evolution et analyse comparative 3D du scaphoïde bipartite.

Justine DUFOUR, Geoffroi LALLEMAND, Sébastien DURAND*

Centre de la main, CHUV, Lausanne, Suisse

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : sebastien.durand@chuv.ch (Sébastien Durand)

Chez la plupart des primates, il existe neuf os du carpe. Chez l'humain et les singes africains, l'os central est fusionné au scaphoïde. Le scaphoide bipartite lié au défaut de fusion de l'os central, est encore mal différencié de la pseudarthrose du scaphoïde. Le but de cette étude est de présenter les critères géométriques en faveur du diagnostic de scaphoïde bipartite et d'étudier le rôle de l'os central dans la forme actuelle du scaphoïde.

100 scaphoïde humain, 4 scaphoïde bipartite humain, 4 scaphoïdes d'embryons humains, 12 spécimens adultes d'autres primates anthropoïdes existants représentant six genres et deux spécimens de scaphoïde de Néandertal ont été inclus dans cette étude. 

Des modèles polygonaux 3D du scaphoïde et de l'os central ont été générés à partir de coupes CT-scan, microCT-scan ou histologiques avec un logiciel de segmentation. Une étude comparative 3D de la morphologie et des paramètres morphométriques a été réalisée à l'aide du logiciel de CAO MSC Patran v9.

L'os central est plus petit que le scaphoïde chez tous les spécimens (p<0,05). Le vecteur de direction traduisant la position de l'os central par rapport au scaphoïde a une forte orientation dans l'axe proximo-distal chez l'homme (cos( v, y)=-0,97) et cette caractéristique est partagée par toutes les espèces. Il existe une continuité du scaphoïde du pôle proximal au tubercule distal chez toutes les espèces. C'est la principale caractéristique morphologique qui diffère le scaphoïde bipartite de la pseudarthrose chez l'homme.

Chez l'humain, la principale cause de dispersion concernant la forme du scaphoïde, mesurée à l'aide des moments d'inerties, semble liée à la variation de courbure du bord postérieur du scaphoïde siège de la fusion de l'os centrale.

Le scaphoïde bipartite chez l'homme adulte partage des analogies géométriques avec les singes et les orangs-outans, les embryons humains et les Néandertaliens. Les caractéristiques morphologiques et morphométriques identifiées dans cette étude sont utiles pour différencier le scaphoïde bipartite d'une fracture ou d'une pseudarthrose du scaphoïde. Tous les autres critères suggérés dans le passé conduisent à un diagnostic erroné.

La forme convexe du bord postérieur du scaphoïde est en relation avec l'os central lorsque la fusion apparaît. La courbure du bord postérieur du scaphoïde humain est le plus souvent concave et supporte l'hypothèse qu'après avoir fusionné, la partie du scaphoïde correspondant à l'os central est en train de disparaître chez l'homme.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Justine DUFOUR (Cheffe de Clinique) (Genève, Suisse)
15:18 - 15:20 Discussion.
15:20 - 15:26 #27775 - CO059 Fracture fraîches du Lunatum: méta-analyse et applications cliniques.
Fracture fraîches du Lunatum: méta-analyse et applications cliniques.

Maxime CIEVET-BONFILS (1), Marion BURNIER (2), Marjolaine WALLE (3), Guillaume HERZBERG* (4)

1. Hôpital Edouard Herriot, Lyon, FRANCE

2. Médipôle, Lyon, FRANCE

3. Orthopédie, Hôpital Gabriel-Montpied, Clermont-Ferrand, FRANCE

4. Clinique Parc- Clinique Val d'Ouest, Lyon, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : prgherzberg@gmail.com (Guillaume HERZBERG)

Les fractures fraîches du lunatum sont très rares, représentant entre 0,4 et 2,2% de toutes les fractures du carpe. Elles présentent un risque élevé d'être sous-diagnostiquées et l'imagerie doit toujours comporter un scanner. Les fractures du lunatum peuvent être isolées mais sont souvent associées à d'autres lésions complexes. Les études vasculaires impliquent que 8% à 26% des lunatums sont à haut risque de nécrose avasculaire post-traumatique. Le but de ce travail était de réaliser une méta-analyse qui puisse fournir des orientations quant à la prise en charge, en particulier quant au rôle de l’arthroscopie.

Nous avons effectué une méta-analyse des fractures fraîches du lunatum, incluant 43 études. Ont été exclues les études concernant la maladie de Kienböck et les études avec un manque de données ou l’absence de radiographies interprétables. Cinquante-deux patients ont été inclus pour une analyse descriptive du cas et du traitement et 37 patients ont été inclus pour une analyse univariée. Nous avons analysé le taux de consolidation osseuse.

Les fractures fraîches du lunatum concernent le plus souvent un homme jeune, entre 20 et 30 ans, victime d’un accident à haute cinétique. Le taux de luxation est de 42%, avec 10 luxations en palmaire et 11 luxations en dorsal. Les fractures du lunatum étaient associées à d’autres lésions dans 79% des cas. L’âge, la cinétique, l’orientation du trait de fracture, la présence de lésions associées ne semblent pas modifier le taux de consolidation. Nous avons relevé 6 cas de traitement avec assistance arthroscopique. La fracture-luxation trans-lunaire augmente considérablement le risque de pseudarthrose par rapport aux fractures non luxées (p <0,31). L'ostéosynthèse par broches, vis ou ancres augmente le taux de consolidation des fractures (p <0,01).

Les articles rapportant un traitement sous assistance arthroscopique nous paraissent particulièrement intéressant car l’arthroscopie minimise par définition, les traumatismes vasculaires itératifs liés à une chirurgie ouverte. Notre propre expérience et cette revue de la littérature conforte sur le fort intérêt de l'arthroscopie dans le traitement des fractures fraîches du lunatum.

Ce travail nous a permis de recenser un nombre important de fractures fraîches du lunatum, isolées ou associées. Les études les plus récentes s'orientent vers une prise en charge arthroscopique dont les résultats sont prometteurs ce qui confirme notre expérience.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Maxime CIEVET-BONFILS (Chirurgien Orthopédiste) (Villeurbanne)
15:26 - 15:28 Discussion.
15:28 - 15:34 #27585 - CO060 Analyse tomodensitométrique 2D du lunatum et du capitatum dans le cadre d'une étude préliminaire sur la faisabilité d'une arthrodèse médiocarpienne par plaque radiale.
Analyse tomodensitométrique 2D du lunatum et du capitatum dans le cadre d'une étude préliminaire sur la faisabilité d'une arthrodèse médiocarpienne par plaque radiale.

Monia  EL KINANI*  (1), Philippe  BELLEMERE  (1), Vincent  GUITTON  (2), Mark  ROSS   (3)

1. Chirurgie de la Main et du Membre Supérieur,  Institut de la Main Nantes Atlantique, Saint Herblain, FRANCE

2. Pôle imagerie, Institut de la Main Nantes Atlantique, Saint Herblain, FRANCE

3. Hand Surgery and Upper Limb, Brisbane Hand and Upper Limb Clinic, Brisbane, AUSTRALIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : monia.elkinani@gmail.com (Monia EL KINANI)

L'arthrodèse médio-carpienne reste une intervention courante en chirurgie de la main, notamment en cas d'arthrose du poignet (essentiellement SLAC ou SNAC wrist). Actuellement, il n'existe aucun consensus sur le moyen de fixation à privilégier. Les plaques utilisées habituellement par voie dorsale peuvents présenter des inconvénients (conflit dorsal,fracture du matériel, pseudarthrodèse). Dans l'hypothèse d'une plaque d'arthrodèse du côté radial, nous avons voulu évaluer l'anatomie 2D du lunatum et du capitatum afin d'anticiper l'anatomie et la taille à prévoir pour cette plaque.

Nous avons analysé rétrospectivement des coupes scannographiques sur des tomodensitométries (TDM) réalisées dans notre centre. Le poignet devait être sain et l'examen réalisé en position neutre standardisée afin de définir des coupes simples et reproductibles permettant d'effectuer des mesures dans différents plans de façon fiable. Dans le plan frontal, il s'agissait de la hauteur capito-lunaire totale, les hauteurs isolées du capitatum et du lunatum, ainsi que l'offset capito-lunaire. Dans le plan sagittal, des mesures de largeur antéro-postérieure du lunatum et du capitatum étaient effectuées à différents niveaux.

Cinquante imageries ont pu être analysées sur des poignets de patients masculins dans 29 cas et féminins dans 21 cas. 27 lunatums étaient de type Viegas 1 et 23 lunatums de type Viegas 2. La hauteur capito-lunaire moyenne ajustée (après soustraction de l'interligne capito-lunaire) était évaluée à 19,90 mm. Les hauteurs moyennes respectives du capitatum et du lunatum étaient de 12,37 mm et 6,98 mm. L'offset capito-lunaire moyen était mesuré à 4,55 mm, sans influence significative de la morphologie du lunatum sur cette mesure. Dans le plan sagittal, le capitatum s'élargit de radial en ulnaire avec des largeurs antéropostérieures moyennes de 10,43 mm en radial et 13,59 mm au centre du grand os.

Ces mesures spécifiques ne sont pas décrites la littérature. Malgré la standardisation de la méthode de recueil des données celles-ci peuvent néanmoins être biaisées par une certaine subjectivité  ou par le non respect de la position strictement neutre du poignet lors de la réalisation du TDM. Les données recueillies montre une variété anatomique individuelle dans le plan frontal et sagittal.

Une ostéosynthèse médiocarpienne par une plaque d'arthrodèse radiale suppose la réalisation de plusieurs modèles de plaques permettant de tenir compte des variations individuelles, non seulement la taille du lunatum et du capitatum mais aussi de leur offset.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Monia EL KINANI (Interne) (Nantes)
15:34 - 15:36 Discussion.
15:36 - 15:42 #27581 - CO061 Arthroscopic Radiocarpal Tendinous Interpositions (ARTI) for SLAC I and 2 : « A new conservative solution » Technique.
Arthroscopic Radiocarpal Tendinous Interpositions (ARTI) for SLAC I and 2 : « A new conservative solution » Technique.

Jean-Baptiste  DE VILLENEUVE BARGEMON*  (1), Michel  LEVADOUX  (2), Christophe  MATHOULIN  (3), Lorenzo  MERLINI  (3)

1. Chirurgie Orthopédique et Traumatologique,  APHM, Marseille, FRANCE

2. Hand, wrist and elbow surgery department,  Saint Roch Private Hospital, Toulon, FRANCE

3. International Wrist Center, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : jbdevilleneuvebargemon@gmail.com (Jean-Baptiste de Villeneuve Bargemon)

Les lésions du complexe capsulo-ligamentaire scapho-lunaire entraînent une perturbation de la biomécanique carpienne à l'origine d'une bascule en flexion du scaphoïde associée à une subluxation dorsale qui vont entrainer un conflit arthrogène entre le radius et le carpe identifié sous le terme SLAC Wrist pour Scapho Lunate Advanced Collapse.

La prise en charge des lésions arthrosiques de types SLAC reste palliative comme par exemple les résections de première rangée des os du carpe, l'arthrodèse des quatre os ou alors la dénervation complète du poignet.

Arianni et Mathoulin, proposent en 2018 une alternative arthroscopique avec la réalisation d'une interposition tendineuse (AITA, Arthroscopic Interposition Tendon Arthroplasty) entre le radius et la première rangée des os du carpe (6). Il s'agit du seul article dans la Littérature décrivant cette technique ainsi qu'une évaluation d'une cohorte.  Cependant, la réalisation de cette chirurgie est techniquement difficile et exigeante et possiblement dangereuse par l'utilisation de voie d'abord arthroscopique palmaire. Cette technique permet néanmoins d'empêcher le frottement entre le radius, améliorant le ROM les amplitudes articulaires et diminuant la douleur. De plus, elle ne coupe pas les ponts avec une chirurgie classique.

Dans cet article, nous vous présentons la technique chirurgicale non publiée d'interposition à 1 boucle tendineuse radiocarpienne arthroscopique (1L-ARTI) mini-invasive et n'utilisant que des voies d'abord arthroscopiques dorsales.

Description de la technique opératoire

Nous avions réalisé une précédente étude (17) en 2012 avec des résultats préliminaires sur une cohorte de 15 patients avec une douleur radiocarpienne passant de 7/10 à 1/10 avec pour certains des épisodes de pointes douloureuse évaluées à 3/10 et une force de poigne a constamment augmenté avec une moyenne de 30 %.

La prise en charge des lésions de Type SLAC reste actuellement palliative et les différentes techniques ne sont pas dénuées de conséquences (perte de force et de mobilité). L'ARTI permet donc de supprimer les conflits radioscaphoïdien au stade de SLAC I SLAC II provoqués par la subluxation dorsale du scaphoide et de retarder l'indication à des méthodes moins conservatrices sur le plan fonctionnel. C'est une méthode fiable simple qui a l'avantage de restaurer une partie de la force et de diminuer la douleur presque systématiquement sans « couper les ponts » avec d'autres techniques plus classiques mais dont la morbidité est beaucoup plus importante. Une nouvelle étude rétrospective sur plus de 60 cas est actuellement en cours de réalisation.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Jean-Baptiste DE VILLENEUVE BARGEMON (interne) (Marseille)
15:42 - 15:48 #27640 - CO062 Luxation antélunaire du carpe : à propos de cinq cas.
Luxation antélunaire du carpe : à propos de cinq cas.

Rawend  MERAI*, Oussema  ABCHA, Imene  CHEMKHI, Sayed  BACCARI, Lamjed  TARHOUNI, Mouna  OUNAIES

Service chirurgie de la main,  Institut Mohamed Kassab d'orthopédie, Tunis, TUNISIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : merai.rawend@gmail.com (Rawend Merai)

Les luxations périlunariennes antérieures du carpe sont exceptionnelles et beaucoup moins fréquentes que le déplacement inverse. Il n'en pose pas moins de problèmes à résoudre. Elles ont fait l'objet de publications sporadiques souvent à propos d'un cas.

Nous avons colligé 5 patients présentant une luxation périlunariennes antérieures du carpe. Le score fonctionnel utilisé est celui de GREEN et O'BRIEN

La lésion est survenue chez des patients jeunes. La chute d'une hauteur de 3 mètres en a été la cause dans tous les cas et le mécanisme en hyper flexion palmaire du poignet a été signalé chez trois patients. La luxation était impure dans tous les cas. Elle était associée à ; une fracture du scaphoïde, du semi lunaire, de la base du 2éme et 3éme métacarpien ou de la styloïde radiale. Une irritation du nerf médian a été retrouvée dans 2 cas. Quatre patients ont été opérés à 48 heures. Un patient a été opéré à la 5ème semaine. L'opération a été menée par un abord palmaire dans trois cas et à foyer fermé dans deux cas. L'intervention a consisté en une réduction avec une ostéosynthèse des fractures associées, des brochages temporaires intra carpiens, une neurolyse dans 2 cas et une réparation ligamentaires dans un cas. Au dernier recul moyen de 2 ans, le résultat était jugé bon dans deux cas, moyen dans deux cas et mauvais dans un seul cas compliqué d'une arthrite du poignet.

Les luxations périlunariennes sont les plus fréquentes des luxations intra carpiennes, cependant sa composante périlunariennes antérieure est beaucoup plus rare. 

Plusieurs hypothèses sont retrouvées pour expliquer la difficulté de ce type de déplacement en occurrence la forme particulière du semi-lunaire. 

Des lésions osseuses sont fréquement associées (fracture du scaphoïde 50%, styloïde radiale dans 73%).

Le mécanisme lésionnel est un choc sur le dos de la main provoquant une hyperflexion de celle-ci où le grand os vient pousser le semi-lunaire en arrière.

Les luxations antélunaire isolées sont traitées orthopédiquement  par réduction et contention plâtrée. La présence de lésions osseuses associées rend ces luxations instables. Leur traitement devient chirurgical. Nous avons opté pour le traitement chirurgical qui a consisté en une réduction, brochage carpien en per cutané et immobilisation plâtrée.

Les luxations périlunariennes antérieures du carpe se produisent dans un contexte de traumatisme violent. Le traitement doit se faire dans le souci d'une reconstitution anatomique des surfaces articulaires pour préserver la fonction du poignet.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Rawend MERAI (Interne) (Tunis, Tunisie)
15:48 - 15:54 #27674 - CO063 Résection de la première rangée des os du carpe versus Scaphoïdectomie et arthrodèse des 4 os : Une revue radio-clinique monocentrique.
Résection de la première rangée des os du carpe versus Scaphoïdectomie et arthrodèse des 4 os : Une revue radio-clinique monocentrique.

Richard CHAN*

Chirurgie Plastique et de la Main, CHU de Rouen, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : r.chan@hotmail.fr (Richard CHAN)

L'arthrodèse des 4 os avec scaphoïdectomie et la résection de la première rangée des os du carpe sont des opérations fréquemment pratiquées sur des poignets présentant de l'arthrose post-traumatique SNAC/SLAC. Le but de cette étude était de comparer les deux interventions sur la force, la mobilité, la fonction et la satisfaction.

C'était une étude mono-centrique, mono-opérateur rétrospective de cohorte de 25 patients opérés entre le 1er janvier 2009 et le 1er janvier 2019. Le suivi comportait : un bilan clinique : Mesure de la force, mobilité, Score Quick Dash, PRWE, Mobilité subjective, satisfaction globale et une radiographie.

Il n'y avait pas de différence significative entre les groupes "Résection de la première rangée des os du carpe" et "Arthrodèse des 4 os avec scaphoïdectomie" sur la force, la mobilité, les scores fonctionnels, la mobilité subjective et le score de satisfaction globale.

Les patients avaient au grip test 72% de leur force comparé au côté controlatéral dans le groupe arthrodèse, et 62% pour le groupe résection. Pour les groupes arthrodèses, et résections, les mobilités étaient pour l'inclinaison radiale 18° versus 14°, l'inclinaison ulnaire de 21° versus 22°, une flexion de 39° versus 30°, une extension 32,5° versus 29,5°, le score Quick Dash était ) 12,5 ° versus 17,6° le PRWE était à 18,7 versus 17,6 la mobilité subjective à 7,8 versus 7,5 et le score de satisfaction à 8,7 versus 9 respectivement.

14% des patients du groupe arthodèse avaient été réopérés versus 0% du groupe résection.

L'arthrodèse des 4 os avec scaphoïdectomie et la résection de la première rangée des os du carpe sont des interventions fiables donnant tous les deux de bons résultats.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Richard CHAN (Chirurgien orthopédiste) (Rouen)
15:54 - 16:00 Discussion commune.
Salle 252AB
15:15

Jeudi 16 décembre

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SFRM9
15:15 - 15:50

Conférence d'enseignement
De l'anatomie du poignet à la dynamisation des concepts en rééducation

Modérateurs : Christian FONTAINE (Head of department) (Lille), Véronique LE GAC (masseur-kinésithérapeute) (Caen)
15:15 - 15:45 De l'anatomie du poignet à la dynamisation des concepts en rééducation. Michel BOUTAN (Kinésithérapeute) (Dax)
15:45 - 15:50 Questions.
Salle 251
16:00 Pause café
16:30

Jeudi 16 décembre

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SFRM11
16:30 - 18:00

Table ronde commune GEM - GEMMSOR
Entorses latérales de la MCP du Pouce

Modératrices : Julia CREMILLIEUX (exercice liberal) (Valence), Alexandra FORLI (Chirurgien plastique) (Grenoble)
16:30 - 18:00 Introduction. Julia CREMILLIEUX (exercice liberal) (Valence), Alexandra FORLI (Chirurgien plastique) (Grenoble)
16:30 - 18:00 Apport de l'échographie. Thomas APARD (chirurgien) (Versailles)
16:30 - 18:00 Lésion aiguë : traitement orthopédique / Orthèses. Dominique THOMAS (orthésiste) (Grenoble)
16:30 - 18:00 Lésion aiguë : traitement orthopédique / Mobilisation précoce. Grégory MESPLIÉ (Kiné / orthésiste) (Biarritz)
16:30 - 18:00 Lésion aiguë : traitement chirurgical. Philippe PRADEL (Praticien associé) (Challes-les-Eaux)
16:30 - 18:00 Lésion chronique : traitement chirurgical. Alexandra FORLI (Chirurgien plastique) (Grenoble)
16:30 - 18:00 Rééducation lésions aigue et chronique après chirurgie. Claude LE LARDIC (Masseur Kinésithérapeute) (Nantes)
16:30 - 18:00 Conclusion. Julia CREMILLIEUX (exercice liberal) (Valence), Alexandra FORLI (Chirurgien plastique) (Grenoble)
Amphi Bleu

Jeudi 16 décembre

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G2-14
16:30 - 18:30

Communications libres - sous l’égide de la FESUM
Traumatologie 2

Modérateurs : Bruno BARBATO (chir main) (Aubergenville), Thierry DUBERT (chirurgien) (Paris)
16:30 - 16:36 #27741 - CO064 Incidence des névromes douloureux après suture de nerfs sensitifs à la main. Comparaison entre suture avec manchonnage veineux, suture protégée par un neurotube, et suture microchirurgicale simple.
Incidence des névromes douloureux après suture de nerfs sensitifs à la main. Comparaison entre suture avec manchonnage veineux, suture protégée par un neurotube, et suture microchirurgicale simple.

Sarah AMAR* (1), Laurent MATHIEU (1), Alain SAUTET (2), Alain Charles MASQUELET (2), Adeline CAMBON-BINDER (2)

1. HIA Percy, Clamart, FRANCE

2. Hôpital Saint-Antoine, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : sarah_amar@orange.fr (Sarah AMAR)

Cinq pourcent des plaies des nerfs à la main évoluent vers une neuropathie séquellaire pouvant être très invalidante. Plusieurs études ont suggéré que l’utilisation d’un manchon autologue veineux ou synthétique (neurotube) permettait de réduire le risque de névrome. L’objectif de notre étude est de comparer les résultats de sutures nerveuses manchonnées ou non.

Il s’agissait d’une étude comparative, rétrospective, non randomisée et bicentrique. Etaient inclus tous les patients opérés d’une plaie de la main, de Novembre 2014 à Janvier 2017, avec section nerveuse sans perte de substance (nerfs collatéraux digitaux, digitaux communs, médian, ulnaire ou radial). Les critères d’exclusion étaient un suivi inférieur à 12 mois et un mécanisme par explosion. Selon les habitudes du chirurgien, les sutures nerveuses étaient soit simples, soit manchonnées par une veine régionale ou un neurotube en collagène de type 1. Au recul minimum de un an, un examinateur indépendant recherchait des signes de névrome (association d’un signe de Tinel à la percussion de la cicatrice et de douleurs neuropathiques) et évaluait la qualité de la récupération sensitive, lors d’une consultation spécialisée soit à défaut lors d’un entretien téléphonique ou par e-mail à l’aide d’un questionnaire.

Nous avons inclus 64 patients, âgés en moyenne de 35 ans, totalisant 67 réparations nerveuses (93% de nerfs collatéraux digitaux) dont 31 sutures simples, 20 manchons veineux et 16 manchons collagéniques. Au recul moyen de 40 mois, des signes de névromes étaient présents chez 35,5 % des patients ayant eu une suture microchirurgicale simple, 30% de ceux avec manchonnage veineux et 56 % de ceux avec neurotube (p=0,24). Il persistait des douleurs neuropathiques chez 52% des patients ayant eu une suture microchirurgicale, 50% de ceux avec manchonnage veineux et 87,5% de ceux avec neurotube (p=0,032).

Il n’y avait pas de différence significative en terme de douleur au repos, de récupération sensitive au test de Weber, de mobilité (Total Active Motion) et de qualité de vie (score Quick Disabilities of the Arm, Shoulder and Hand) entre les 3 groupes. Les résultats à la classification de Mackinnon et Dellon étaient excellents ou bons (classés S4 ou S3+) chez 80% des patients ayant eu une suture microchirurgicale, 75% de ceux avec manchonnage veineux et 90% de ceux avec neurotube (p=0,49).

Au vu de cette étude, dont les effectifs sont néanmoins réduits, l’ajout d’un manchon collagénique ou veineux ne réduit pas le risque de névrome lors des sutures de nerfs à la main.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Sarah AMAR (INTERNE) (Paris)
16:36 - 16:42 #27742 - CO065 Techniques de prévention des névromes symptomatiques dans les amputations digitales.
Techniques de prévention des névromes symptomatiques dans les amputations digitales.

Camille BOUTEILLE*, Sébastien EL RIFAI, François LOISEL, François SAADE, Laurent OBERT, Pluvy ISABELLE

Service d’Orthopédie, de Traumatologie, de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Assistance Main, C.H.U. Jean Minjoz, Besançon, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : cam.bouteille@gmail.com (Camille BOUTEILLE)

La survenue d’un névrome symptomatique sur moignon d’amputation digitale, de nature traumatique ou non, est une complication fréquente, altérant la qualité de vie des patients, du fait de leur exposition aux traumatismes répétés. L’objectif de ce travail était d’évaluer les techniques utilisées pour prévenir la survenue d’un névrome en cas d’amputation digitale.

105 patients ont été évalués sur une période de 5 ans et sur 131 amputations digitales 23 cas de névromes symptomatiques existaient (17%)

Il existait 12/33 névromes en cas de nerfs non traités (36%), 8/60 névromes en cas de nerfs traités par traction/résection (13%), 3/18 névromes en cas de nerfs été traités traction/résection et thermocoagulation (16%). Aucun névrome n’était observé en cas suture termino terminale des deux nerfs collatéraux (5 cas), d’enfouissement dans l’os (5 cas) et de thermocoagulation (9 cas).

En cas d’amputation il est nécessaire d’essayer d’éviter un névrome symptomatique en traitant le nerf; Aucune technique ne semble supérieure à une autre même si dans ce travail certaines semblent permettre de l’éviter mieux que d’autre . Cependant ,il existe des biais de recrutement. La seule certitude est que ,de ne rien faire, fait un courir un risque important de névrome symptomatique.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Camille BOUTEILLE (Interne) (Besançon)
16:42 - 16:46 Discussion commune.
16:46 - 16:52 #27743 - CO066 Fasciotomies des 3 loges à l'avant bras par une unique voie d'abord latérale : description d'une nouvelle technique [Vidéo flash].
Fasciotomies des 3 loges à l'avant bras par une unique voie d'abord latérale : description d'une nouvelle technique [Vidéo flash].

Sharon ABIHSSIRA*, Thibault GEROSA, Julien SERANE, Emmanuel MASMEJEAN

Chirurgie de la main, du membre supérieur et des nerfs périphériques, HEGP, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : sharon@abihssira.net (Sharon ABIHSSIRA)

Le syndrome des loges aigu à l’avant-bras est rare, mais une prise en charge précoce réduit les séquelles à moyen et long terme. La loge antérieure est plus fréquemment atteinte cependant les loges dorsale et latérale sont aussi à risque. Plusieurs techniques de fasciotomies ont été décrites et sont associées à diverses complications, notamment des difficultés de couvertures cutanée et des séquelles esthétiques importantes. À ce jour, les techniques mini-invasives ne sont pas applicables en aigu. Une voie d’abord latérale unique a été décrite pour les syndromes des loges aigus à la jambe, et est à présent largement utilisée. Nous présentons une voie d’abord latérale unique pour les fasciotomies des trois loges de l’avant-bras.

On réalise une incision latérale en forme de S le long du brachio-radialis. Par celle-ci, nous avons accès aux loges dorsale et latérale après une dissection au-dessus du plan musculaire. Nous avons également accès à la loge antérieure après un bref décollement sous-cutané permettant de retrouver une voie de Henry classique.

Cette étude cadavérique objective la faisabilité de cette technique.

L’intérêt principal de cette technique est d’avoir accès aux trois loges musculaires de l’avant-bras et de prendre en charge tous les syndromes des loges aigus, qu’ils soient d’une ou plusieurs loges, par la même incision. Le risque de nécrose cutané après décollement est faible à l’avant-bras, région bien vascularisée. L’incision latérale sinueuse limite l’évolution vers une cicatrice rétractile et l’abord en regard d’une zone majoritairement musculaire permet un sous-sol de qualité si une greffe de peau est nécessaire secondairement. La cicatrice est également plus esthétique que les multiples cicatrices nécessaires par les autres abords décrits. Le risque théorique de léser le nerf radial doit être diminuer par une pratique régulière au laboratoire d’anatomie. Une étude clinique est nécessaire afin de confirmer les bénéfices d’un abord unique facile à assimiler, enseigner et pratiquer ; et repérer d’autres potentielles complications.

Cette nouvelle technique permettant un accès simplifié à toutes les loges de l'avant-bras, par une voie d'abord unique, est tout aussi fiable est reproductible que les multiples voies d'abord précédemment décrites, et ce en limitant l'impact fonctionnel et esthétique pour le patient.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Sharon ABIHSSIRA (Interne) (Paris)
16:52 - 16:54 Discussion.
16:54 - 17:00 #27831 - CO067 Lipofilling, indications en chirurgie de la main fonctionnelle. A propos de 68 procédures.
Lipofilling, indications en chirurgie de la main fonctionnelle. A propos de 68 procédures.

Florent WEPPE*, Maximilien ARNAL 

Centre de la Main Sauvegarde, Lyon, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : florent.weppe@hotmail.fr (Florent WEPPE)

Le lipofilling ou injection de graisse autologue est une technique classique en chirurgie esthétique. Associée à l'aponévrotomie percutanée, cette procédure est de plus en plus utilisée dans le traitement de la maladie de Dupuytren mais est peu décrite comme traitement complémentaire dans la prise en charge des séquelles fonctionnelles à la main.

68 procédures de lipofilling ont réalisées chez 57 patients par 2 opérateurs sur une période de 5 ans. Les indications principales étaient les dystrophies cicatricielles douloureuses (41 patients dont 14 amputations partielles) suivies par la maladie de Dupuytren (16 patients). Des injections intra-articulaires ont été associées dans 3 cas d'arthrose associée. Le site donneur était abdominal dans 65 procédures et la face interne des cuisses dans 3 procédures. Un kit de lipofilling à usage unique était utilisé dans 89,7% des procédures.

Le résultat fonctionnel est considéré comme satisfaisant ou très satisfaisant dans 96 % des cas. Les injections intra-articulaires ont amélioré la douleur sur l'échelle visuelle analogique de 2 points en moyenne chez les patients traités. Le résultat esthétique est considéré comme satisfaisant ou très satisfaisant dans 88% des cas. Le résultat fonctionnel est considéré comme mauvais ou décevant dans 4 % correspondant aux 2 complications locales rencontrées (1 infection et 1 rupture tendineuse). Aucune complication n'est notée au niveau du site de prélèvement graisseux.

Le lipofilling appliqué à la chirurgie de la main dans un objectif d'amélioration fonctionnelle est une technique prometteuse apportant des résultats satisfaisants en l'absence de complication dans les traitements des séquelles essentiellement post traumatiques. La morbidité du site donneur est extrêmement faible et l'instrumentation spécifique simple d'utilisation. Ses indications sont probablement plus larges que le traitement la maladie de Dupuytren.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Florent WEPPE (Co gérant) (Lyon)
17:00 - 17:04 Discussion.
17:08 - 17:14 #27839 - CO069 La libération échoguidée de la poulie A1 des doigts longs : à propos d'une nouvelle technique avec un couteau à usage unique MiniKemis.
La libération échoguidée de la poulie A1 des doigts longs : à propos d'une nouvelle technique avec un couteau à usage unique MiniKemis.

Olivier MARES* (1), Hamid GHERSI (1), Alexandre LABORDE (1), Lara MOSCATO (1), Gilles CANDELIER (2)

1. Chirurgie Orthopédique et Traumatologique & Chirurgie du Rachis, CHU, Nîmes, FRANCE

2. Clinique Saint Martin, Caen, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : docteuroliviermares@gmail.com (Olivier MARES)

Nous rapportons une nouvelle technique échoguidée permettant la libération de la poulie A1 des doigts longs en percutanée. 

L'objectif de cette étude était de montrer la faisabilité et l’absence de complication spécifique avec cette nouvelle technique.

Nous avons mené une étude rétrospective clinique multicentrique multi opérateurs de décembre 2019 à Mai 2019.

Nous avons mené une étude rétrospective clinique multicentrique multi opérateurs de décembre 2019 à Mai 2019.

Les patients étaient opérés sous anesthésie de type WALANT et en Office surgery. La technique opératoire consistait premièrement à un repérage sur une coupe transversale du point d’introduction. Un mini abord cutané (2 à 3 mm) était réalisée, puis le couteau mini kemis était passé sous contrôle échographique de face et de profil sous la poulie A1 de manière atraumatique grâce à son guide intégré. Lorsque le positionnement était optimal en coupe transversale, la section de la poulie était réalisée de proximal à distal ou de distal à proximal sous contrôle longitudinal échographique permanent. En post opératoire le patient portait un simple pansement trois jours et débute immédiatement son auto-rééducation.

Nous avons analysé : la disparition du ressaut, le délai de retour aux activités quotidiennes, la présence d’une réaction fibreuse et les complications de type hématome, infection et lésions des éléments nobles.

Chaque patient a été évalué en préopératoire, à J1 et à un mois. Cette évaluation comportait un questionnaire fonctionnel et une mesure de l’EVA.

Nous avons inclus 18 patients, et opéré 20 doigts longs : 10 fois le geste a été réalisé de proximal à distal et 10 fois de distal à proximal. Le recul moyen est de 3,4 mois.

Nous n’avons aucun échec du traitement et aucune lésion vasculo-nerveuse. Le délai de reprise des activités quotidiennes est de 3,4 jours. L’EVA passait de 3,6 à 1,4.

Il n’y avait pas de différence sur la réaction fibreuse mais probablement par manque de recul et du nombre de procédures. Cette technique permet une section complète de la poulie. C'est une réelle option alternative entre la chirurgie classique et la chirurgie percutané.

La libération percutanée échoguidée avec un couteau spécifique Mini-kemis permet une libération complète de poulie A1 de manière simple et reproductive.

Il faudra analyser à plus long terme la réaction fibreuse post opératoire pour pouvoir conclure s’il existe une meilleure approche entre proximale et distal.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Recherches cliniques/travaux scientifiques : non
Consultant, expert : Arthrex, Newclip, Stryker
Cours, formations : Arthrex, Newclip, Stryker
Documents publicitaires : non
Invitations à des congrès nationaux ou internationaux : non
Actionnariat : non
Détention d’un brevet ou inventeur d’un produit : Newclip


Olivier MARÈS (Medecin) (Nîmes)
17:14 - 17:20 #26077 - CO070 Manchonnage veineux après section complète du tendon du fléchisseur commun profond (FCP) des doigts longs en zone 2.
Manchonnage veineux après section complète du tendon du fléchisseur commun profond (FCP) des doigts longs en zone 2.

Mathilde PAYEN*

Service d'orthopédie pédiatrique,  CHU, Rouen, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : mathilde-payen@hotmail.fr (Mathilde Payen)

Les lésions des tendons des FCP dans le canal digital (zone 2) sont une urgence très fréquente. Leurs réparations sont exigeantes sur le plan technique. Elles ont un cout sociétal important. Les complications sont fréquentes. Parmi celles-ci les adhérences limitent la récupération fonctionnelle. Le manchon veineux est une technique simple de couverture de suture par un matériel autologue, facilement accessible, peu coûteuse dont l'intérêt a été prouvé dans la réparation nerveuse en limitant les complications nevromateuses. L'objectif était d'évaluer la faisabilité d'un manchonnage veineux du FCP après sa réparation en zone 2.

Ce travail anatomique sur corps donnés à la Science s'est déroulé au laboratoire universitaire. Le canal digital était exposé sur toute sa longueur, puis une section du FCP se faisait en amont ou en aval des poulies A2 et A4. Une veine dorsale de la main était prélevée, dégraissée puis dilatée à l'aide d'instruments microchirurgicaux. Ce manchon veineux était enfilé sur un  moignon tendineux. La réparation tendineuse était confiée à un point de Kessler au PDS 3.0, associé à un hémi surjet antérieur au PDS 5.0. Le manchon était placé de façon à couvrir la zone suturée. Des mouvements de flexion-extension répétés vérifiaient la course tendineuse, l'absence d'encombrement, la solidité de la suture et la stabilité du patch veineux.

12 doigts (index et majeurs provenant de 6 mains) ont pu être inclus dans l'étude. La procédure durait en moyenne 45 min par doigt. Tous les doigts ont pu être manchonnés puis suturés. Cependant dans 2 cas, une dilatation impossible de la veine a conduit à prélever une veine antérieure de l'avant-bras. Lors du testing il n'y avait aucun problème d'encombrement au sein du canal digital. Le manchon veineux non fixé à la suture restait stable quel que soit la zone de suture.

C'est une technique simple en chirurgie de la main, où il est souvent pratiqué des manchonnages veineux autour des sutures nerveuses. Cette technique prolonge peu le temps chirurgical, puisque le prélèvement et la préparation de la veine sont réalisés en 4-5minutes. Ce transplant veineux n'augmente pas le cout de l'intervention et pourrait diminuer les complications post-opératoires en privilégiant la cicatrisation intrinsèque tendineuse.

Le manchonnage veineux après suture du FCP en zone 2 est anatomiquement réalisable sur sujets anatomiques. Compte tenu du caractère non coûteux et non invasif d'une telle procédure, des protocoles d'études cliniques pourraient être mis en place.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Mathilde PAYEN (Interne) (Rouen)
17:20 - 17:22 Discussion.
17:22 - 17:28 #27609 - CO071 Vissage percutanée des fractures de phalanges proximales et intermédiaires des doigts longs sous anesthésie locale avec les vis canulées Biotech® : à propos de 13 cas avec un recul minimal de 6 mois.
Vissage percutanée des fractures de phalanges proximales et intermédiaires des doigts longs sous anesthésie locale avec les vis canulées Biotech® : à propos de 13 cas avec un recul minimal de 6 mois.

Yoan Kim  DE ALMEIDA*  (1), Colin  PIESSAT  (2), François  DAP  (2), Gilles  DAUTEL  (2), Lionel  ATHLANI  (2)

1. Service de chirurgie de la main, Fondation de la Miséricorde, Caen, FRANCE

2. Service de chirurgie plastique et reconstructrice de l'appareil locomoteur, SOS mains, Centre chirurgical Émile Gallé, Nancy, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : dealmeida_yk@yahoo.fr (Yoan Kim De Almeida)

Les fractures de phalanges proximales et intermédiaires des doigts longs sont fréquentes en traumatologie de la main. Une ostéosynthèse stable autorisant une mobilisation précoce et une voie d'abord limitée réduisent le risque d'adhérences ainsi que la convalescence post opératoire. Nous rapportons les résultats cliniques et radiographiques de l'ostéosynthèse percutanée avec des vis canulées Biotech® chez des patients présentant une fracture oblique ou spiroïde diaphysaire de la phalange proximale ou intermédiaire d'un doigt long.

Nous avons inclus 13 patients (10 femmes et 3 hommes) avec un recul minimal de 6 mois. Le recul moyen était de 12,7 mois. L'âge moyen était de 45 ans. Dans 6 cas, il s'agissait d'une fracture de la phalange intermédiaire et dans 7 cas, il s'agissait d'une fracture de la phalange proximale. Dans 3 cas, il existait un trait de fracture intra articulaire. Les résultats cliniques (mobilités, trouble rotatoire, DASH score, PRWE-Hand, pinch test, douleur sur l'échelle visuelle analogique, complications) et radiographique ont été recueillis par un observateur indépendant.

Les patients étaient opérés par 2 opérateurs différents selon la même technique opératoire sous anesthésie locale (bloc digital à la xylocaïne sans adrénaline) dans l'objectif de réaliser des man?uvres actives de flexion et extension du doigt.

Le taux de consolidation était de 100% avec un délai moyen de 7 semaines.

Au dernier recul, la douleur sur l'échelle visuelle analogique était de 0.47, le DASH-score et le PRWE-Hand étaient de 6,3 et 8,5 respectivement. Le pinch test était mesuré à 93% par rapport au doigt controlatéral. 

Deux patients présentaient un trouble de rotation inférieur à 15° et n'occasionnant pas de gêne fonctionnelle. Le déficit total d'extension était en moyenne de 6° et le déficit total de flexion était de 12 ° en moyenne par rapport au doigt controlatéral. Aucune complication n'a été reportée.

Le vissage percutané permet de limiter les adhérences post opératoires et la dévascularisation osseuse. Les man?uvres mobilisatrices actives du doigt pendant l'intervention permettent de s'assurer de l'absence de trouble rotatoire et favorisent l'intégration du doigt dans les suites opératoires.

Dans notre série, le taux de consolidation était de 100% avec des résultats cliniques satisfaisants. Ces résultats encouragent à la prise en charge par vissage percutanée des fractures proximales et intermédiaires obliques simples des doigts longs sous anesthésie locale.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Recherches cliniques/travaux scientifiques : non
Consultant, expert : non
Cours, formations : KERIMEDICAL
Documents publicitaires : non
Invitations à des congrès nationaux ou internationaux : non
Actionnariat : non
Détention d’un brevet ou inventeur d’un produit : non


Yoan Kim DE ALMEIDA (Docteur) (Caen)
17:28 - 17:30 Discussion.
17:30 - 17:36 #27830 - CO072 Syndrome du marteau hypothenarien : résultats à long-terme après reconstruction de l'artère ulnaire par un pontage veineux.
Syndrome du marteau hypothenarien : résultats à long-terme après reconstruction de l'artère ulnaire par un pontage veineux.

Colin PIESSAT*, Yoan-kim DE ALMEIDA, Lionel ATHLANI, Gilles DAUTEL

Service de chirurgie plastique et réparatrice de l'appareil locomoteur, chirurgie de la main,  Centre chirurgical Emile Gallé, Nancy, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : c.piessat@gmail.com (Colin PIESSAT)

Le syndrome du marteau hypothénarien (SMH) résulte d’une occlusion de l’artère ulnaire au voisinage de l’hamatum consécutive à des traumatismes répétés de l’éminence hypothénar. Les traitements sont variés, du traitement médical isolé à la reconstruction artérielle après résection de la zone pathologique et non consensuels. Cette étude rapporte les résultats à long terme du traitement chirurgical par reconstruction artérielle au moyen d’un pontage veineux inversé.

Une étude rétrospective a été menée chez 19 patients présentant un SMH pour évaluer les résultats cliniques d’une revascularisation par pontage veineux inversé avec un recul minimal de 12 mois. Les données cliniques et radiographies préopératoires et postopératoires ont été recueillies. Les questionnaires quick Disabilities of the Arm, Shoulder and Hand (quickDASH) et Cold Intolerance Symptom Severity (CISS) ont été renseignés. La perméabilité des pontages a été évaluée par échographie-doppler. L’âge, la longueur du pontage, le recul, la force de poignet et les scores des questionnaires quickDASH et CISS ont été comparés en fonction du caractère perméable ou non du pontage.

Douze pontages sur 19 (63%) étaient perméables à 7 +/- 4,6 ans de recul moyen. Les scores moyens du quickDASH et du CISS étaient respectivement de 20,45/100 et 28/100. Seize patients avaient un résultat excellent ou bon et 3 patients ne présentaient aucune amélioration. Les patients dont le pontage était perméable avaient un recul plus court (5,7 vs 10,4 ans ; p=0,037) et un meilleur score CISS (20,3 vs 40,6 ; p=0,038) que ceux dont le pontage n’était pas perméable. Il n’y avait pas de différence significative entre les deux groupes concernant l’âge (48,6 vs 46,7 ans ; p=0,899), la longueur du pontage (6,1 vs 9,9 cm ; p=0,081), le score du quickDASH (12,1 vs 34,7 ; p=0,084).

La reconstruction artérielle par pontage veineux inversé donne de bons résultats chez les patients avec un SMH en échec de traitement conservateur. Ces résultats semblent être meilleurs chez les patients dont le pontage est perméable.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Colin PIESSAT (Assistant - Chef de Clinique) (Nancy)
17:36 - 17:38 Discussion.
17:38 - 17:44 #27622 - CO073 Multiple Spiral Ligamentoplasty for severe forms of Rheumatoid or Jaccoud hand arthropathy [Vidéo flash].
Multiple Spiral Ligamentoplasty for severe forms of Rheumatoid or Jaccoud hand arthropathy [Vidéo flash].

Martin  CHOLLEY-ROULLEAU*, Gilles  DAUTEL

Service de chirurgie plastique et réparatrice de l'appareil locomoteur, chirurgie de la main,  Centre chirurgical Emile Gallé, Nancy, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : cholleyroulleau.martin@gmail.com (Martin Cholley-Roulleau)

Rheumatoid arthritis (RA) and Jaccoud arthropathy (JA) are complex and challenging conditions that affect the hand joints and soft tissues. In JA, clinical symptoms are close to those found in RA but with a ?correctable pattern?. Both can lead to finger deformations responsible for increasing morbidity and impacted daily life activities. The MCP joints are often affected, with the main deformities being dislocations with ulnar drift and rotation of the first phalange (P1). It can be associated with capsular distension and extensor tendon luxation between metacarpal bones. 

Many different procedures have been proposed to correct the deformity and improve hand function, including cross intrinsic muscle transfer, release and reinforcement of the extensor hood, or reinsertion of the lateral ligament of the MCP joint. Efficacy of those options remains questionable, and they require adequate soft tissues around the involved MCP joints.

 The purpose of this video was to present the biomechanics principles, the surgical technique (cadaveric specimen), and our early clinical results of a new ligamentoplasty for treating severe forms of RA or JA, with severe ulnar drift and MCP dislocations.

Surgical technique: transversal incision centered on the MCP joints of the long fingers was made. The extensor hood was opened on the radial side to expose the dorsal capsule. If needed, arthroplasty of the MCP joints was performed. After harvested the Palmaris Longus, the multiple spiral ligamentoplasty of the MCP joints was made according to the following steps: the first one was to secure the tendon graft to the distal phalangeal insertion of the radial collateral ligament, either with a direct suture or with a bone anchor in the absence of any suitable remnants of the ligament. After passing the ligament under the extensor tendon, the second step was to fix it to the dorsal joint capsule, under tension, on either side of the extensor tendon using long resorption sutures. The tension applied must allow the correction of the digital deformation while leaving the MCP flexion possible. Finally, the ligament is passed between the second and third metacarpal distally to reach the radial base of the P1 of the 3rd finger. The same procedure is performed on all deformed fingers, ending up with a multiple spiral pattern. The final fixation of the graft is performed at the proximal insertion of the ulnar collateral ligament on the 5th metacarpal. It will be fixed either by resorbable suture or by an anchor.

Déclaration de liens d’intérêts : 

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Martin CHOLLEY-ROULLEAU (chef de clinique) (Nancy)
17:44 - 17:46 Discussion.
17:46 - 17:52 #27600 - CO074 Les victimes d'une amputation traumatique du membre supérieur : le processus vers l'acceptation.
Les victimes d'une amputation traumatique du membre supérieur : le processus vers l'acceptation.

Thomas  JAGER, Germain  POMARES*

Institut Européen de la Main,  Luxembourg, LUXEMBOURG

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : germain.pomares@icloud.com (Germain Pomares)

Après une amputation traumatique survenant au membre supérieur, un tiers des patients présente un deuil pathologique traumatique. Pour autant, est-il possible de considérer indemnes sur le plan psychologique les autres patients ? L'objectif principal était de déterminer la proportion de patients victimes d'une amputation du membre supérieur affirmant avoir surmonté les conséquences de l'accident et ne présentant pas de deuil pathologique. Nos objectifs secondaires étaient de déterminer les facteurs négatifs empêchant les patients de surmonter les conséquences de l'accident, mais aussi de préciser les facteurs positifs ayant permis aux autres de surmonter les conséquences de l'accident.

Il s'agissait d'une étude clinique rétrospective menée sur une période de onze années : la cohorte était constituée de toutes les amputations traumatiques du membre supérieur de l'adulte recensée dans notre service. L'évaluation des patients était réalisée à l'aide d'un questionnaire. L'appréciation du deuil pathologique se faisait par l'échelle ICG (Inventory of Complicated Grief). Les facteurs étaient évalués par des critères physiques, psychologiques, sociaux, fonctionnels, esthétiques, et épidémiologiques. L'analyse statistique a été réalisée avec le logiciel StatView avec une valeur de p < 0,05.

On constatait une différence significative avec un retentissement fonctionnel plus important chez les patients en état de DP. Un retentissement social significativement plus important était mis en évidence chez les patients en état de DP. L'amputation du pouce était significativement plus fréquente chez les patients en état de DP. Statistiquement, on remarquait que les amputations basimétacarpiennes secondaires ont été réalisées plus fréquemment chez les patients ne présentant pas de DP. À l'inverse, les patients en état de DP, avait significativement plus été opérés pour des résections de névromes ou des reprises de moignons.

Dans cette série, les suites d'une amputation traumatique au membre supérieur sont marquées par un taux de guérison inférieur à la moitié des patients présents dans l'effectif. Le pronostic à long terme de ces amputations repose sur la capacité du patient à accepter cette nouvelle situation, bien plus que sur le niveau d'amputation en lui-même. Il semble indispensable d'encadrer ces patients dès les premières minutes, et de prolonger le suivi bien au-delà du délai de cicatrisation.

Il semble indispensable d'encadrer ces patients dès les premières minutes et de prolonger le suivi bien au-delà du délai de cicatrisation. L'apparition de cette blessure narcissique et sa cicatrisation sont forcément décalées dans le temps comparativement à l'évolution de la cicatrisation cutanée.

Déclaration de liens d’intérêts : 

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Germain POMARES (Chirurgien) (Luxembourg, Luxembourg)
17:52 - 17:54 Discussion.
17:54 - 18:00 #27635 - CO075 Urgences main : l’information des patients souvent négligée.
Urgences main : l’information des patients souvent négligée.

Octave  DHELLEMMES* (1), Mathias  EL AYOUBI  (1), Jordane  MOUTON  (2), Isabelle  AUQUIT-AUCKBUR  (1)

1. Chirurgie plastique,  CHU de Rouen, Rouen, FRANCE

2. Chirurgie orthopédique,  Clinique de l'Europe, Rouen, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : octave.dhellemmes@hotmail.fr (Octave Dhellemmes)

La chirurgie urgente de la main représente un enjeu important de santé publique, avec plus de 300- 000 patients opérés chaque année en France. L'information de ces patients est une obligation déontologique, légale et éthique qui ne semble pas toujours respectée. L'objectif de cette étude était de mesurer le niveau d'information des patients opérés en urgence dans un centre SOS main.

Nous avons réalisé une étude observationnelle, prospective et monocentrique concernant tous les adultes opérés d'un traumatisme de la main dans notre centre entre le 18 janvier 2021 et le 2 mai 2021. Chaque patient inclus recevait un questionnaire après son intervention, en aveugle d'un autre questionnaire rempli par l'interne au bloc opératoire. Le critère de jugement principal était la proportion de patients ayant compris la nature de leurs lésions. Les taux de bonnes réponses aux autres questions et les scores de satisfaction constituaient des critères de jugement secondaires.

Parmi les 194 patients inclus, 82 (42,3%) ont compris quelles étaient leurs lésions. Seuls 22 patients ont retenu au moins la moitié des complications possibles. Cent-trente-deux patients ont vu un chirurgien après leur intervention, et 39 connaissaient le nom de celui qui les avait opérés. Ils estimaient avoir été très bien informés (8,93/10) et soignés (9,45/10).

Cette étude montre le défaut d'information des patients opérés en urgence. L'information orale, l'implication des chirurgiens et le parcours de soin des patients ne suffisent pas pour remplir cette obligation. La satisfaction des patients sur leur prise en charge montre néanmoins qu'elle dépend d'autres critères que l'information.

La modification de notre organisation et la formation des chirurgiens sont nécessaires pour informer correctement nos patients. Un autre moyen d'information doit être développé et testé. Son impact pourra être mesuré par un essai clinique.

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Octave DHELLEMMES (Interne) (Rouen)
18:00 - 18:02 Discussion.
18:02 - 18:08 #27677 - CO076 Évaluation de l'acquisition de compétences de base en échographie de la main chez des internes de chirurgie en autonomie après une courte formation.
Évaluation de l'acquisition de compétences de base en échographie de la main chez des internes de chirurgie en autonomie après une courte formation.

Marie  WITTERS  (1), Clarisse   MACNI  (1), Charlotte  JALOUX  (1), Alice  MAYOLY  (1), Régis  LEGRE  (1)

Chirurgie de la main,  Hôpital de la Timone, Marseille, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : m.witters1995@gmail.com (marie witters)

Initialement réservée aux radiologues, l'échographie est désormais utilisée par les chirurgiens. Très peu d'études évaluent l'expérience nécessaire pour obtenir des compétences cliniquement pertinentes en chirurgie de la main. Cette étude évalue la capacité des internes de chirurgie avec une formation minimale à effectuer des examens simples d'échographie de la main et d'étudier leur courbe de progression en pratiquant ces gestes en autonomie.

Les internes de chirurgie ont tout d'abord bénéficié d'une heure de formation pratique en échographie ostéoarticulaire et des tissus mous de la main et du poignet par une chirurgienne de la main qui a validé le DIU d'échochirurgie 

Après un interrogatoire et un examen clinique, une échographie (sonde linéaire 12MHz) était réalisée sur l'ensemble des lésions traumatiques ouvertes ou fermées reçues par l’interne aux SAU sur une période de 3 mois. Nous avons recueilli le diagnostic échographique, le temps de réalisation de l'examen ainsi que le diagnostic chirurgical et/ou d'imagerie. La satisfaction des étudiants et leur courbe de progression en termes d'exactitude diagnostique et de durée des examens ont été évalués.

Au total 86 échographies ont été réalisées par 2 internes de juin à novembre 2020. La concordance diagnostic échographique vs chirurgical était stable sur toute la période (moyenne 78%). La durée moyenne de chaque échographie est de 23 minutes sur les dix premiers examens et de 9 minutes pour les dix derniers. Les internes étaient satisfaits, se sont rapidement sentis à l'aise, et rapportent que l'échographie par ses capacités d'étude dynamique permet de donner des explications claires aux patients.

Récemment, Zumsteg et al. ont rapporté la courbe de progression de fellows en chirurgie de la main en évaluant l'exécution de tâches simples avant et après une brève formation à l'échographie. Dans cette étude, comme dans la nôtre, nous constatons que la formation nécessaire pour atteindre un niveau utile de compétences est relativement réduite. Comme pour toute modalité d'imagerie, l'interprétation correcte des images est basée sur la compréhension de l'anatomie normale et pathologique, l'expérience du chirurgien est donc grandement facilitatrice.

La maîtrise totale de l'échographie exige un apprentissage spécifique. Cependant, les techniques de base semblent pouvoir être acquises de façon ludique et rapide par une formation initiale courte et une période d'autoapprentissage de quelques mois. L'échographie est un nouvel outil pour le chirurgien, il permet une amélioration de la prise en charge des patients, et devait faire partie de la formation des chirurgiens de la main.

Déclaration de liens d’intérêts : 

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Marie WITTERS (Interne) (Marseille)
18:08 - 18:10 Discussion.
18:10 - 18:16 #27608 - CO077 Évaluation de l’intelligibilité et de la qualité des informations présentes sur internet concernant les chirurgies de cure de syndactylie.
Évaluation de l’intelligibilité et de la qualité des informations présentes sur internet concernant les chirurgies de cure de syndactylie.

Emilie  BOUGIE* (1), Charlotte  JALOUX  (2), Jordan  GORNITSKY  (3), Joseph  SALEH  (4)

1. Chirurgie plastique,  CHU Sainte-Justine, Montréal, CANADA

2. Chirurgie plastique et reconstructrice et chirurgie de la main, Hôpital la Timone, Marseille, FRANCE

3. Chirurgie plastique,  Université de Montréal, Montréal, CANADA

4. Faculté de médecine et des sciences de la santé, Université de Sherbrooke, Sherbrooke, CANADA

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : Emilie.bougie@me.com (Emilie Bougie)

La syndactylie est l'une des anomalies congénitales de la main la plus fréquente. Elle implique une fusion anomale des doigts et son traitement varie selon sa complexité. Internet est devenu une source primaire d'information sur cette malformation à la fois pour les patients mais aussi et surtout pour leurs familles. Le but de cette étude est d'évaluer la qualité et l'intelligibilité du contenu disponible sur internet pour la syndactylie en utilisant des instruments validés. Nous avons supposé que ces deux variables seraient sous optimales.

Deux évaluateurs ont réalisé une recherche pour les termes « Syndactyly treatment » en utilisant trois des plus importants moteurs de recherche incluant Bing, Google et Yahoo. Les 10 premiers sites webs de chaque moteur de recherche ainsi que toutes les pages web disponibles en deçà d'un click de cette page ont été analysées. L'intelligibilité a été évaluée en utilisant sept test quantitatifs. La qualité quand a elle fut analysée selon le questionnaire Discern.

Un total de 15 sites internet ont été inclus dans l'analyse. En utilisant un consensus d'intelligibilité, le niveau d'éducation de tous les sites internet étaient de 11.33 (Intervalle 6-28). Le score de Flesch moyen était de 49.3 sur 100, considéré comme difficile à lire. L'évaluation moyenne de la qualité en utilisant le questionnaire Discern était de 33.26 sur un maximum de 80 points.

Le niveau de l'information disponible sur internet concernant l'arsenal thérapeutique de la syndactylie digitale est bien au-dessus du niveau classiquement recommandé de 6e année (USA). L'information disponible est déficitaire en termes de qualité et d'exhaustivité de l'information.

Les professionnels de la santé impliqués dans le traitement de ces malformations doivent être conscient du manque d'information de qualité sur le web et fournir à leurs patients des ressources plus appropriés afin d'améliorer le processus décisionnel partagé.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Recherches cliniques/travaux scientifiques : CSPS
Consultant, expert : non
Cours, formations : non
Documents publicitaires : non
Invitations à des congrès nationaux ou internationaux : ASPS
Actionnariat : non
Détention d’un brevet ou inventeur d’un produit : non


Emilie BOUGIE (Chirurgienne plasticienne) (Montréal, Canada)
18:16 - 18:18 Discussion.
18:18 - 18:24 #27610 - CO078 Traumatismes du membre supérieur en contexte de guerre : expérience d‘une antenne chirurgicale dans la bande sahélienne.
Traumatismes du membre supérieur en contexte de guerre : expérience d‘une antenne chirurgicale dans la bande sahélienne.

Anaïs  CHATAIGNEAU  (1), Georges  PFISTER* (1), James-Charles  MURISON  (1), Antoine  GROSSET  (2), Sarah  AMAR  (1), Laurent  MATHIEU  (1)

1. Centre Militaire de Chirurgie de la Main,  Hôpital d'Instruction des Armées de Percy, Clamart, FRANCE

2. Service de Chirurgie Orthopédique,  Hôpital d'Instruction des Armées de Percy, Clamart, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : georgespfister@hotmail.com (Georges PFISTER)

Peu d'études épidémiologiques ont été consacrées à la prise en charge chirurgicale des traumatismes du membre supérieur en contexte de guerre. L'objectif de ce travail était d'analyser les lésions du membre supérieur, liées à des agents vulnérants de guerre ou à des traumatismes de pratique civile, traitées au sein du complexe chirurgical de Gao (MALI).

Une étude rétrospective a été menée en utilisant la banque de données française OpEX (service de santé des armées) entre décembre 2013 et mars 2021.

Durant cette période, 223 patients d'âge moyen 28 ans ont été opérés d'un traumatisme du membre supérieur. Parmi eux, 79 (35 %) avaient subi un traumatisme de guerre et 144 (65 %) un traumatisme de pratique civile, pour un total de 246 lésions analysées. Les lésions multiples du membre supérieur et les lésions associées étaient significativement plus nombreuses dans le groupe des traumatismes de guerre. Le parage était le geste le plus fréquemment pratiqué dans les deux groupes.

La reconstruction secondaire était fréquente chez les blessés de guerre devant l'importance des lésions mais également chez les patients de pratique civil devant le délai important entre le traumatisme et la présentation à notre hôpital de campagne dans le contexte de l'aide médicale à la population.

Du fait de la fréquence des lésions du membre supérieur sur les théâtres d'opérations, les chirurgiens orthopédistes déployés doivent avoir une formation minimale en chirurgie de la main. Si le traitement des lésions de guerre est bien codifié, la prise en charge des traumatismes de la main de pratique civile reste discutée dans ce contexte.

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Anais CHATAIGNEAU (chirurgien) (Clamart)
18:24 - 18:26 Discussion.
Salle 252AB
18:00

Jeudi 16 décembre

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G1-15
18:00 - 18:30

Communications libres
Infections

Modérateurs : Pieter - Bastiaan DE KEYZER (Chirurgien orthopedique) (Bruxelles, Belgique), Adil TRABELSI (CHIRURGIEN) (Avignon)
18:00 - 18:03 #27732 - CO079 Infections de la main: le bistouri est la solution. Une démonstration mathématique.
Infections de la main: le bistouri est la solution. Une démonstration mathématique.

Jean-Roger WERTHER (1), Sylvie CARMÈS (2), Christian DUMONTIER* (2)

1. Hôpital Saint-Antoine, Paris, FRANCE

2. Centre de la Main, Clinique les Eaux Claires, Baie-Mahault, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : dumontierchristian@mac.com (Christian DUMONTIER)

Although every textbook highlights the importance of surgical drainage in hand infection, there is no consensus on the use of antibiotics. Using Altemeier’s equation, we want to demonstrate why surgery is the answer for hand infection, not antibiotics.

For a contamination to become an infection, Altemeier described a mathematical equation to better understand the plurifactorial phenomenon that are involved. The equation is I = NV/R with: I: infection rate; N: Number of bacteria; V: Virulence of the bacteria; R: Host resistance. We will use all the terms of this equation in our mathematical demonstration but R is the most important parameter.

Host resistance can be diminished for diabetes and any disease leading to immunosuppression and surgeons cannot change that situation. However, if we also think of R as the local resistance, then surgery becomes obviously the only logical treatment of hand infection. A necrotic tissue, unable to defend itself against bacteria has a resistance R tending to 0.

I = NV/R. If lim R → 0, so I → 1. An infection of necrotic tissues (R = 0) will give the opportunity of low virulent germs to develop. Excision of necrotic or infected tissue will increase R to such an extent that no more infection will be present after surgical excision.

Using this equation, it is also easy to demonstrate that after surgical excision (R → ∞ ), no antibiotics is needed postoperatively as already shown in some series.

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Jean-Roger WERTHER (Paris)
18:03 - 18:04 Discussion.
18:04 - 18:10 #27637 - CO080 Dermo-hypodermites bactériennes nécrosantes et fasciites nécrosantes du membre supérieur : série monocentrique de 24 cas.
Dermo-hypodermites bactériennes nécrosantes et fasciites nécrosantes du membre supérieur : série monocentrique de 24 cas.

François  POSTEL  (1), Florian  DELAS  (1), Silvia  GANDOLFI  (1), Roberto  BECCARI  (2), Dorothée  COQUEREL  (1), Isabelle  AUQUIT-AUCKBUR  (1)

1. Chirurgie plastique et chirurgie de la main, CHU, Rouen, FRANCE

2. Chirurgie orthopédique et chirurgie de la main,  Clinique du Cèdre, Rouen, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : postel.francois@gmail.com (François Postel)

Les dermo-hypodermites bactériennes nécrosantes et fasciites nécrosantes (DHBN-FN) du membre supérieur sont peu fréquentes. Malgré l'extrême gravité de ces pathologies et leurs séquelles potentielles au membre supérieur, les études qui y font référence sont rares et souvent associées aux autres localisations. Leurs caractéristiques et particularités sont mal connues. Le but de cette étude était d'observer les aspects diagnostiques et de prise en charge de ces DHBN-FN du membre supérieur.

Nous avons mené une étude monocentrique rétrospective sur une période de 10 ans de tous les patients traités pour une DHBN-FN du membre supérieur. Les patients inclus ont été sélectionnés par recherche informatisée par mots-clés couplée à un codage d'acte chirurgical en rapport avec la pathologie.

En 10 ans, 24 patients traités pour DHBN-FN du membre supérieur ont été identifiés. Deux patients (8,3 %) sont décédés dans les 30 jours suivant le diagnostic, et cinq patients (20,8 %) ont subi une amputation. L'antécédent le plus fréquemment retrouvé était le tabagisme actif (45,8 %). Pour 14 patients (58,4 %), les analyses microbiologiques ont conclu à une infection mono-microbienne au Streptocoque bêta-hémolytique du groupe A (SBHA). Le délai moyen entre les premiers symptômes et la prise en charge chirurgicale était de 3,6 jours. Dix patients (42 %) ont nécessité un séjour en réanimation.

Les éléments discutés portent sur le taux de mortalité faible, le profil bactériologique particulier, la fréquence des portes d'entrée, le rôle éventuel des anti-inflammatoires non stéroïdiens dans l'aggravation de la pathologie, les particularités des dosages biologiques préopératoires, et sur le délai entre la suspicion diagnostique et la prise en charge chirurgicale relativement long.

Les DHBN-FN ont un taux de mortalité relativement bas au membre supérieur, mais un taux d'amputation relativement haut comparativement aux études qui font référence à toutes les régions anatomiques. Le SBHA est fréquemment en cause au membre supérieur, et l'utilisation d'anti-inflammatoire non stéroïdiens au début d'une infection non nécrosante, peut s'avérer très péjorative.

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François POSTEL (Interne chirurgie plastique) (Rouen)
18:10 - 18:16 #27617 - CO082 Epidémiologie bactériologique des phlegmons de la main en zone tropicale.
Epidémiologie bactériologique des phlegmons de la main en zone tropicale.

Charlotte GABRIEL*, Pierrick PIRBAKAS, Mathieu SEVEYNS, Lucian STRATAN, Jacques DONATIEN

Hôpital Pierre Zobda-Quitman, Fort-de-France, La Martinique, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : gabriel_charlotte@yahoo.fr (Charlotte GABRIEL)

Les infections de la main et plus particulièrement les phlegmons sont des pathologies fréquentes avec des séquelles importantes si la prise en charge n'est pas faite dans les délais adéquats. Le spectre épidémiologique de la bactériologie de ces infections est large.

Les objectifs de cette étude dans un premier temps est de faire un relevé épidémiologique bactériologique sur une durée de 5 ans des phlegmons de la main en zone tropicale.

Nous avons décidé d'établir un relevé épidémiologique de la bactériologie des phlegmons de la main dans notre centre durant les cinq dernières années. Le diagnostic de phlegmon était posé par un chirurgien référent du SOS mains sur la base  des signes de Kanavel.

L'ensemble des prélèvements bactériologiques étaient des prélèvements profonds. En effet, tous les patients ont été pris en charge au bloc opératoire. Nous avons classifié le stade du phlegmon selon la classification de Michon. Tous nos patients sont âgé de plus de 15 ans.

En plus de faire le relevé de la bactériologie et de l'antibiogramme, nous avons aussi collecté le taux de récidive dans les 48 heures dans un premier temps et puis le taux de récidive générale. Une autre donnée intéressante que nous avons pu sortir de notre étude était le délai de prise en charge et de voir le lien de celui-ci avec le taux de récidive et les résistances aux antibiotiques.

Nos résultats couvre la période du 01/01/2016 au 31/12/2020. Nous avons relevé 180 cas pris au bloc opératoire pour phlegmon.

Le stade 1 de Michon est le stade  le plus fréquemment retrouvé lors de la prise en charge avec 82,78% ensuite nous avons le stade 2 avec 11 ,67% et pour terminer le stade 3 avec 5,56%.

Le SAMS est le germe de loin le plus retrouvé avec 51,66%. Ensuite nous avons un taux de prélèvement négatif de 18,88%. Le pourcentage des autres types de germes retrouvés tournent aux alentour de 0,5 à 5%. Ceux-ci vont du streptocoques en passant par pasteurella, Klebsiella, SARM et les BMR.

Le taux de reprise à 48h de ces infections est de 8,3% et monte à 12,22 % après 48h.

Les résultats de la bactériologie de notre étude sont similaires aux données retrouvées dans la littérature

Dans cette pathologie fréquente de la chirurgie de la main nous avons un taux de récidive relativement élevé. Et spectre bactériologique large mais fortement dominé par les SAMS.

Déclaration de liens d’intérêts : 

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Charlotte GABRIEL (Fellow) (Luxembourg, Belgique)
18:16 - 18:22 #27636 - CO081 Quel est l'impact des changements des habitudes de lavage des mains et de l'utilisation de la solution hydroalcoolique sur la bactériologie retrouvée dans les phlegmon et l'évolution de ceux-ci?
Quel est l'impact des changements des habitudes de lavage des mains et de l'utilisation de la solution hydroalcoolique sur la bactériologie retrouvée dans les phlegmon et l'évolution de ceux-ci?

Charlotte  GABRIEL*, Pierrick  PIRBAKAS, Jacques  DONATIEN, Lucian  STRATAN, Mathieu SEVEYNS

Hôpital Pierre Zobda-Quitman, Fort-de-France, La Martinique, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : gabriel_charlotte@yahoo.fr (Charlotte GABRIEL)

Les infections de la main et plus particulièrement les phlegmons de la main sont des pathologies fréquentes avec des séquelles importantes si la prise en charge n'est pas faite dans les délais adéquats.

Les objectifs de cette étude étaient de voir si le spectre bactériologique et le suivi de ces infections de la main ont été modifié par l'avènement des consignes sanitaires lors la pandémie du covid-19  notamment le lavage des mains et l'utilisation des solution hydroalcoolique.

Nous avons décidé d'établir un relevé épidémiologique de la bactériologie par des prélèvement profonds des phlegmons de la main dans notre centre durant les cinq dernières années. 

Après avoir contacté l'ensemble des patients que nous avons traité pendant le confinement pour connaitre le changement de leur habitudes de lavage des mains, nous avons alors comparé la démographie, la bactériologie et l'évolution des patients traité pendant la pandémie et ceux avant celle-ci.

Nos résultats s'étalent du 01/01/2016 au 19/04/2020 pour la période avant le confinement (pré-C) et du 20/04/2020 au 31/12/2020 pour la période du confinement (C), ou nous avons respectivement 154 et 26 patients. 

Le SAMS est le germe de loin le plus retrouvé avec 62,9% en pré-C et 61,5% en C , le taux de prélèvement négatif de 18,18% en pré-C et de 26,9% en C. Le pourcentage des autres types de germes(BGN et entérocoques) retrouvés est de 18,8% en pré-C et 11,5% en C. 

L'évolution à 48h classée en favorable et non favorable est significativement différente, 93,5% en pré-C et 80,8% en C. 

Les stades de Michon 1,2,3 sont respectivement de 44%,48% et 7% en pré-C et de 30,8%,69,2% et 0% en C.

L'examen clinique à 48h systématique a montré meilleur évolution post-opératoire en période pré-C que C de manière significative, avec aussi une augmentation du stade lésionnel initial pour la période C comparé à la pré- C.

L'impact des changements des habitudes sanitaires du lavage des mains depuis la crise du covid-19 à impacté l'épidémiologie retrouvé lors de ce type d'infection de la main mais de manière non significative avec une flore moins polymicrobienne en C.

Nous avons pu constater que les modifications de nos habitudes sanitaires a eu un certain impact sur l'épidémiologie de la  bactériologie mais de façon non significative. L'impact le plus marqué est une moins bonne évolution post-opératoire à 48h ainsi qu'une prise en charge à un stade plus avancé.

Déclaration de liens d’intérêts : 

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Charlotte GABRIEL (Fellow) (Luxembourg, Belgique)
18:22 - 18:28 Discussion commune.
Amphi Bleu
18:15

Jeudi 16 décembre

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SFRM12
18:15 - 20:00

Assemblée Générale
GEMMSOR - Société Française de Rééducation de la Main

Salle 251
18:30

Jeudi 16 décembre

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G2-15
18:30 - 20:00

Assemblée Générale
SFCM - Société Française de Chirurgie de la Main

Salle 252AB
Vendredi 17 décembre
08:00

Vendredi 17 décembre

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G1-21
08:00 - 09:00

Session de la société invitée
Société Allemande de Chirurgie de la Main - DGH

Présidents de séance : Eva-Maria BAUR (Murnau, Allemagne), Max HAERLE (Chef de service) (Markgröningen, Allemagne)
08:00 - 08:10 Variations of resection arthroplasties of CMC-I. Martin LANGER (Münster, Allemagne)
08:10 - 08:20 Ultrasound-treatment in CMC-I-Osteoarthritis. Martin LAUTENBACH (Head of the Department) (Berlin, Allemagne)
08:20 - 08:30 Denervation of CMC-I. Max HAERLE (Chef de service) (Markgröningen, Allemagne)
08:30 - 08:40 Arthroscopic treatment options. Eva-Maria BAUR (Murnau, Allemagne)
08:40 - 08:50 Revisions after failed CMC-Arthroplasty. Arne TENBROCK (Berlin, Allemagne)
08:50 - 09:00 Rip replacement after failed resection arthroplasty of CMC-I. Martin RICHTER (Head of Department) (Bonn, Allemagne)
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G2-21
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Communications libres
Main froide - Doigts

Modérateurs : Michel CHAMMAS (Chirurgien Orthopédique) (Montpellier), Nathalie HANOUZ (Chirurgien) (Caen)
08:00 - 08:06 #27825 - CO083 Physiopathologie de la maladie de Dupuytren : Fondamentaux et nouveautés.
Physiopathologie de la maladie de Dupuytren : Fondamentaux et nouveautés.

Pierre  DE SULAUZE*, Isabelle AUQUIT AUCKBUR

Service de Chirurgie Plastique, Chirurgie de la Main, CHU Charles Nicolle, Rouen, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : pierredesulauze@hotmail.fr (Pierre DE SULAUZE)

La physiopathologie de la maladie de Dupuytren est complexe et de nombreuses investigations sont développées. Le chirurgien restant le principal acteur thérapeutique, l’objectif de cette revue est de rapporter de manière didactique les grandes hypothèses physiopathologiques et axes de recherche actuels.

Le mot clef « Dupuytren » a été recherché sur Pubmed, Google Scholar, CISMeF et Cochrane. Toutes les études publiées depuis 2010 concernant les facteurs de risque ou la physiopathologie ont été relues puis confrontées avec des études plus anciennes, pour aboutir à une revue de plus de 200 articles.

Partant des deux éléments centraux que sont le myofibroblaste et la matrice extracellulaire, nous avons recensé leurs mécanismes de régulation et les liens entre génétique, physiopathologie et facteurs de risque environnementaux. On y décèle le rôle de la voie de signalisation Wnt et de la Bêta-caténine, des facteurs de croissance et cytokines et en particulier du TGF-beta. La recherche de susceptibilités génétiques y est également exposée avec la découverte de polymorphismes nucléotidiques favorisant (facteur Zf9, récepteurs au TGFbeta…). Les différentes théories, vasculaire, traumatique et auto immune, et le possible rôle du HLA sont décrits. Un schéma de synthèse tente de résumer les nombreux liens entre les différents acteurs de la maladie.

De nombreuses études concernant la maladie de Dupuytren mettent en lumière la complexité des mécanismes physiopathologiques. Les données sont parfois divergentes et dépendantes du contexte cellulo-matriciel. A la lumière des publications sur le sujet des 10 dernières années, nous avons tenté d'obtenir une vision globale des phénomènes physiopathologiques. Certains nécessiteraient le développement d'un modèle animal de la maladie, qui permettrait de vérifier les hypothèses et de tester les thérapeutiques qui en découlent.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Pierre DE SULAUZE (Assistant Spécialiste Régional) (Rouen)
08:06 - 08:12 #27527 - CO084 Maladie de Dupuytren, corrélation entre classification histopathologique et récidives.
Maladie de Dupuytren, corrélation entre classification histopathologique et récidives.

Elise  OBRECHT*  (1), Jean Edern  OLLIVIER  (2), Isabelle  AUQUIT AUCKBUR  (1)

1. Service de Chirurgie Plastique, Chirurgie de la Main, CHU Charles Nicolle, Rouen, FRANCE

2. Chirurgie orthopédique,  Groupe Hospitalier du Havre, Le Havre, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : elise.obrecht@gmail.com (Elise OBRECHT)

La maladie de Dupuytren est une fibromatose dégénérative récidivante après aponévrectomie. Il existe actuellement peu d'éléments prédictifs de l'évolution de la maladie chez les patients. Rombouts en 1989 a créé une classification pronostique corrélant trois stades histologiques à un risque de récidive : Stade 1 Cellulaire prolifératif, Stade 2 Fibrocellulaire, Stade 3 Fibreux. L'objectif de notre étude était de réaliser une revue des patients pris en charge chirurgicalement dans notre centre et de déterminer si l'histologie des lésions de Dupuytren était corrélée aux réinterventions chirurgicales. Il s'agissait d'une étude préliminaire avec analyse sur 40 patients

Il s'agit d'une étude rétrospective sur 40 patients et 78 rayons palmo-digitaux, opérés par les chirurgiens de la main de notre service entre 2002 et 2018, avec au moins un résultat d'anatomopathologie avec stadification de Rombouts. Notre recueil de donnée concernait les éléments suivants : caractéristiques des patients avec leurs antécédents et habitus, l'histoire de la maladie, la clinique actuelle avec mesure des flessums, la recherche d'une récidive et recueil des scores histologiques de Rombouts de chaque intervention. Les facteurs de risques décrits dans la littérature étaient recherchés et leur association à la récidive analysée avec des Hazard ratios. Un modèle de régression de Cox a été utilisé.

Concernant les rayons opérés, 66% ont récidivé et 23,1 % ont subi une réintervention. Nos premières statistiques ont été réalisées pour l'instant sur 5 ans. Aucun des Rombouts 3 n'a subi de récidive chirurgicale. L'appartenance au groupe histologique Rombouts 2 et 3 semble présenter un facteur protecteur en comparaison du groupe histologique Rombouts 1, mais non statistiquement significatif (p>0.005).

Nos premières analyses ne nous permettent pas de conclure de façon significative sur la valeur prédictive de l'histologie, bien que nous ayons observé une différence entre les trois groupes avec un stade 1 récidivant plus que les stades 2 et 3 et un groupe 3 sans réinterventions. Il est intéressant de voir que des rayons différents sur une main peuvent avoir une histologie et évolution différente.

Ces analyses nous ont permis de voir les points à approfondir. La suite de l'étude sur un nombre plus important de patients analysera la récidive au-delà de 5 ans et de façon plus complète la corrélation aux autres facteurs de risques. La prise en compte de l'histologie en plus de la recherche des facteurs de risque, pourrait permettre au chirurgien d'anticiper le parcours de soin du patient et d'adapter ses informations.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Elise OBRECHT (Interne de chirurgie orthopédique) (Rouen)
08:12 - 08:18 #27827 - CO086 Le lambeau latéro-digital ulnaire dans la maladie de Dupuytren du cinquième doigt.
Le lambeau latéro-digital ulnaire dans la maladie de Dupuytren du cinquième doigt.

Canelle BAKOTA MORRISON (1), GKOTSI Antonia (2), Wissam EL KAZZI (2), Frédéric SCHUIND (2)

1. GHOL, Nyon, SUISSE

2. Hôpital Erasme, Bruxelles, BELGIQUE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : morrison.canelle@hotmail.fr (Canelle BAKOTA MORRISON)

Dupuytren’s disease is a common condition in hand surgery. The fifth finger is frequently affected, presenting the highest recurrence rate. The ulnar lateral-digital flap is used when a skin defect prevents direct closure after fasciectomy of the fifth finger at the level of the MP joint. The aim of this work is to describe the technique, evaluate the clinical results and to compare them with those described in the literature.

Our case series comprises of 11 patients (4 women and 7 men) undergoing this procedure. Their mean preoperative extension deficit was 52° at the MP joint and 43° at the PIP joint. The average age at the time of first symptoms of DD was 58 years and the average age at the time of surgery was 63 years. Assessment includes results in term of post-operative extension, function, aesthetic result and satisfaction.

Full extension of the MP joint and a mean of 8° extension deficit at the PIP joint was achieved with surgery. All patients maintained full extension at the MP joint until last follow-up (9 months in average). Complications included one small area of necrosis (2x2mm2), one case of hypoesthesia on the ulnar side of the auricular and one complex regional pain syndrome, all resolved within three months after surgery. Subjective self assessment for both function and satisfaction was characterised as excellent.

Razemon, Anwar and Ould-Slimane described the use of the lateral-digital flap with very good results. The observations we were able to make concerning this flap are in agreement with those made by these authors. Our series shows encouraging results for the MP joint with the obtaining of the complete extension, maintained throughout the follow-up. Regarding the complications, we observed only one delay in healing and one subjective hypoesthesia, the evolution being favourable in both cases. The case of complex regional pain syndrome cannot be considered as a complication specific to the lateral-digital flap.

The purpose of this study was to evaluate the efficacy of the ulnar lateral digital flap in skin defects resulting from the extension of the little finger in the treatment of Dupuytren's disease. Our observations demonstrate the reliability and simplicity of this technique. The evolution of the flap confirms that the procedure is safe, with few complications and a more than satisfactory aesthetic result. In our opinion, this flap should be integrated into the usual management of Dupuytren’s disease involving the little finger.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Recherches cliniques/travaux scientifiques : non
Consultant, expert : Groupe Lépine
Cours, formations : Groupe Lépine
Documents publicitaires : non
Invitations à des congrès nationaux ou internationaux : non
Actionnariat : non
Détention d’un brevet ou inventeur d’un produit : Groupe Lépine


Canelle BAKOTA MORRISON (Nyon, Suisse)
08:18 - 08:24 #27828 - CO087 Choix techniques dans les stades 3 & 4 de la maladie de Dupuytren à propos de 145 cas opérés.
Choix techniques dans les stades 3 & 4 de la maladie de Dupuytren à propos de 145 cas opérés.

Hervé LAMARRE* (1), Thomas JAGER (2), Germain POMARES (2), Michel MERLE (2)

1. Clinique Chirurgicale Ambroise Paré, Thionville, FRANCE

2. Institut Européen de la Main Hopital Kirchberg, Luxembourg, LUXEMBOURG

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : hervelamarre@me.com (Hervé LAMARRE)

Le choix de la voie d’abord de la maladie de Dupuytren dans les stades 3 et 4 de Tubiana-Michon conditionne directement les techniques de fermeture.

Afin d’affiner le choix des indications et des techniques complémentaires, cette étude compare les résultats de deux techniques :

d’une part le lambeau de Jacobsen +/- gestes d’arthrolyse de l’ipp

d’autre part le zig zag Palmen avec lambeaux en VY

Dans le groupe Jabobsen : 70 patients étaient opérés pour la première fois tandis que pour 38, il s’agissait d’une intervention itérative pour une récidive. Sur les ipp les plus rétractées, une arthrolyse palmaire a été associée.

Dans le groupe Palmen/VY : 25 patients étaient opérés pour la première fois, tandis que pour 10 patients il s’agissait d’une récidive.

À la revue finale, 132 dossiers sur les 145 étaient évalués. 

Sur les 80 patients en stade IV, 54 étaient en stade 0 ou I, 10 en stade II et 8 en stade III au moment de l’évaluation du suivi. 4 en stade IV.

Sur les 52 patients en stade III préopératoires, 34 étaient devenus des stades 0 ou 1, 11 des stades II et 7 des stades III lors du suivi.

L’arthrolyse avec désinsertion des ligaments collatéraux accessoires est recommandée lorsque la forme prédomine sur l’ipp,

Pour les patients à potentiel évolutif récidivant, des aponévrectomies précoces dès le stade 1 avec incisions en zig zag très courtes suivant au plus près de la bride, préservent la peau d’une infiltration étendue sur le long terme.

Au stade III IV si la peau est très infiltrée, deux temps opératoires sont judicieux : D’abord des aponévrotomies étagées pour revenir au stade II. Puis la « vraie » aponévrectomie quelques mois plus tard.

Le suivi du Jacobsen est contraignant. Une surveillance régulière sur 2 mois est indispensable pour ajuster l’orthèse dynamique au progrès de la cicatrisation et ainsi exploiter le plein potentiel de la technique.

Pour les stades les plus rétractés, le lambeau de Jacobsen/arthrolyse est supérieur à l’association Palmen/ lambeau en VY.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Hervé LAMARRE (chirurgien) (Thionville)
08:24 - 08:34 Discussion commune.
08:34 - 08:40 #27580 - CO088 Blocage de l'articulation métacarpo-phalangienne : rapport de cas et revue compréhensive de la littérature.
Blocage de l'articulation métacarpo-phalangienne : rapport de cas et revue compréhensive de la littérature.

Paul  LEVET * (1), Charlotte  JALOUX  (2), Najib  KACHOUH  (2)

Chirurgie de la main et chirurgie reconstructrice des membres,  Hôpital de la Timone, Marseille, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : paul.levet@gmail.com (Paul LEVET)

The locked metacarpophalangeal joint (MCPJ) is defined as a limited mobility of the MCPJ with normal interphalangeal joint mobility (in opposition with trigger finger). There is sparse literature on the subject as it is a rare condition. The objective of our systematic literature review was to understand locking mechanisms and overview optimal medical and surgical care in this condition.

Research was performed on medical literature databases PubMed and Google Scholar using the referring terms " locked metacarpophalangeal joint". Inclusion criteria were: clinical cases reporting locking of a finger MCPJ. Exclusion criteria were: locking of the thumb MPCJ and trigger finger cases. Fifty-two articles in the English literature met our inclusion criteria, and 39 articles were reviewed.

One hundred and thirteen cases of metacarpophalangeal locking concerning 119 fingers were included,. There were 75 women (66.4%), 38 men (33.6%), and mean age was 46 years old (14-85). The most concerned finger was the index (n=56 ; 47.1%), followed by the middle finger (n=36 ; 30.3%). The majority of MCPJ were locked in flexion (n=113 ; 95.0%). Thirteen patients (18 fingers ; 15.1%) experienced intermittent or recurrent locking. Precipitating factors were heterogenous, most of them including activities of daily living, forced movements in flexion, or minor trauma of the hand. Accessory collateral ligament (ACL) entrapment was the most common cause of locking (n=81 ; 68.1%). Rarer causes were described such as: articular loose bodies (n=9 ; 7.56%); ?vertical locking? (n=7; 5.9%); torn palmar plate (n=7 ; 5.9%); dorsal interosseous tendon entrapment (n=6 ; 5.0%); sesamoid bone entrapment (n=4 ; 3.4%). Surgical exploration was performed in 89 cases (74.8%). External reduction was attempted in most cases but was successful in only 26 cases (21.9%). Four patients did not receive treatment because of refusal or simple surveillance (3.4%). Good to excellent motion was usually achieved after surgery, with no pain or recurrence.

The locked MCPJ is a clinical diagnosis, radiology being contributive for etiological findings. The unbalanced sex-ratio (0.5) in our review could be explained with greater MCPJ laxity among women. Treatment is still controversial, but closed reduction seems to be only relevant if ACL entrapment is suspected, as almost any other locking mechanism needs surgical release.

Our work is to our knowledge the largest review published for this condition. Our findings match previous reviews results and improve the knowledge on this pathology.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Paul LEVET (Interne en chirurgie) (Marseille)
08:40 - 08:46 #27832 - CO089 Arthrodèse de l’articulation métacarpo phalangienne du pouce par techniques combinées arthroscopique et percutanée : une étude de faisabilité anatomique.
Arthrodèse de l’articulation métacarpo phalangienne du pouce par techniques combinées arthroscopique et percutanée : une étude de faisabilité anatomique.

Benjamin KHATIR* (1), Gautier PETRONI (2), Jérôme PIERRART (1)

1. Cabinet Archimed, Clinique des Deux Caps, Coquelles, FRANCE

2. Hôpital Européen Georges Pompidou, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : b.khatir@gmail.com (Benjamin KHATIR)

La technique conventionnelle d'arthrodèse de l’articulation métacarpo-phalangienne du pouce (MCP1) à ciel ouvert donne d'excellents résultats. Fin 2018, une étude thérapeutique portant sur une technique d'arthrodèse percutanée de la MCP 1 sans avivement de la surface cartilagineuse est publiée par l’équipe de Strasbourg. Celle-ci retrouve de bons résultats dans le cadre de pathologies ou le cartilage n’est plus présent. Cependant, les résultats restent médiocres dans les indications ou il persiste du cartilage.

Nous voulions démontrer sur modèles anatomiques l’efficacité et l’innocuité d’une technique d’avivement arthroscopique ou percutané et d'arthrodèse percutanée de la MCP1.

De mai à juin 2020, nous avons pu réaliser sur 10 MCP1 la technique associant avivement arthroscopique et arthrodèse percutanée. Nous avons, à titre comparatif, essayé sur 4 MCP1 la technique d’avivement percutanée associée à l’arthrodèse percutanée.

Une fois, l’une de ces deux techniques réalisées, après ablation des broches, nous nous

sommes assurés de l'innocuité de celle-ci par dissection des structures nobles, mais également de l’efficacité par estimation à ciel ouvert du pourcentage d’avivement de la surface articulaire.

La technique d’avivement percutanée n’a pu démontrer son innocuité. L'emploi d’instruments trop agressifs et l'absence de contrôle visuel ont entraîné dans tous les cas étudiés une perte de substance osseuse trop importante, risquant d’entraîner une perte de hauteur de la colonne du pouce et compliquant la réalisation de l’arthrodèse. Dans un cas, il est également noté une section quasi-complète du court extenseur du pouce. La technique arthroscopique, en revanche, a rapidement fait la preuve de son innocuité. Après une phase initiale où l’avivement de la surface articulaire palmaire du métacarpien s’est avérée insuffisante, une courbe de progression technique a été observée, à la suite de laquelle nous avons pu obtenir un avivement satisfaisant.

Il est envisageable que les mauvais résultats obtenus avec la technique d’avivement percutanée soient liée à l’inexpérience du maniement des instruments de l’opérateur principal. Il serait donc intéressant de les faire réaliser par un opérateur habitué à ce type de chirurgie.

Concernant la technique combinant avivement arthroscopique et arthrodèse percutanée, par son innocuité et son efficacité sur sujet anatomique, son extrapolation sur des patients semble envisageable. En effet, celle-ci permettrait d’attester de la bonne consolidation de l’arthrodèse avec cette technique.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Recherches cliniques/travaux scientifiques : non
Consultant, expert : non
Cours, formations : Orthofix, Stryker
Documents publicitaires : non
Invitations à des congrès nationaux ou internationaux : non
Actionnariat : non
Détention d’un brevet ou inventeur d’un produit : non


Benjamin KHATIR (Interne) (Paris)
08:46 - 08:50 Discussion commune.
08:50 - 08:56 #27833 - CO090 Anatomie et voie d'abord de l'IPP. Particularités de la vascularisation articulaire et osseuse.
Anatomie et voie d'abord de l'IPP. Particularités de la vascularisation articulaire et osseuse.

Pierre GIRARD* (1,2), Mario Ruben SANGUINA (2), Enrique VERGARA AMADOR (3), Bachar ZERKLY (2)

1. Service de chirurgie orthopédique et traumatologique, CHU Amiens, FRANCE

2. GHPSO/Oise, Creil, FRANCE

3. National University of Colombia Unidad de Ortopedia y traumatologia, Departamento de Cirugía, Bogotá, COLOMBIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : pierre.girard21@orange.fr (Pierre GIRARD)

Les différentes voies d'abord de l'IPP comportent des risques de nécrose de la tête de la 1re phalange. Avec l'avènement de l'ostéosynthèse par plaque et vis des phalanges, la connaissance de de la vascularisation de l'IPP peut nous permettre d'éviter la nécrose articulaire.

Notre travail anatomique porte sur une dissection anatomique de 80 doigts sur 20 sujets. Nous avons mis en rapport les différentes voies d'abord, dorsales et palmaires avec la vascularisation articulaire.

La vascularisation principale de l'articulation inter-phalangienne proximale dépend de la réunion des artères symétriques issues des deux collatérales digitales. 

a)Au niveau de la 1re phalange :

- L'artère proximale ou digitale articulaire proximale.

- L'artère moyenne ou condylienne.

b)Au niveau de la 2e phalange :

- L’artère distale ou métaphysaire proximale de la 2e phalange.

- L'artère dorsale de la 2e phalange. Dans 35% des cas (28 doigts) elle naît par un tronc commun avec la précédente.

c)Elles vont constituer trois arcades :

- L'arcade palmaire transversale proximale.

- L'arcade palmaire moyenne.

- L'arcade palmaire distale.

I.Voies d'abord de l'IPP

a)Voie postérolatérale, peut provoquer la lésion de l’artère dorsale de P2

b)Voie postérolatérale conjointe, peut provoquer la lésion de l’artère dorsale de P2

c)Voie transe tendineuse de Chamay, est plus sûre de point de vue vasculaire

d)La voie latérale, peut provoquer une lésion de l’artère latéro-dorsale proximale

e)La voie d’abord palmaire présente plus de risque de lésion vasculaire, notamment des arcades.

Selon les différentes publications et notre expérience, il existe peu de variations anatomiques dans la vascularisation de l'articulation IPP.

Nous conseillons l'utilisation d'un grossissement optique dans tout acte chirurgical portant sur les articulations des doigts, afin de préserver la vascularisation articulaire.

La vascularisation de l'IPP dépend des trois artères :

a)L'artère digitale articulaire proximale. 

b)L'artère métaphysaire de P2.

c) L'artère dorsale de P2.

La fréquence de nécrose est accrue lors de l'abord palmaire et dorsal simultanée, ou séparés dans le temps. 

La plupart des nécroses de la tête de la 1re phalange sont dues à la lésion de la branche osseuse de l’artère digitale articulaire proximale. La base de P2 est épargnée car sa vascularisation dépend des deux arcades vasculaires, elles sont protégées, du traumatisme chirurgical, par l’insertion du tendon fléchisseur superficiel.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Pierre GIRARD (Paris)
08:56 - 09:00 #27834 - CO091 Intérêt de l’infiltration de corticoïdes dans le traitement des entorses de l’articulation interphalangienne proximale (IPP) des doigts longs: étude prospective.
Intérêt de l’infiltration de corticoïdes dans le traitement des entorses de l’articulation interphalangienne proximale (IPP) des doigts longs: étude prospective.

Laura PLACE (1), Nader CHAHIDI (2), Nicolas CUYLITS (1), Konstantinos DROSSOS (2), Anne LEJEUNE (2)

1. Hôpital Erasme, ULB, Bruxelles, BELGIQUE

2. Centre médical du Parc, Bruxelles, BELGIQUE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : laura.place@ulb.be (Laura PLACE)

Bien que les entorses de l’articulation interphalangienne proximale (IPP) soient fréquentes, la littérature n’apporte pas de preuve suffisamment solide sur la meilleure option de traitement. Or, trop souvent, une prise en charge négligée entraîne des séquelles fonctionnelles et esthétiques importantes : douleur, œdème et flessum permanents. Le but de cette étude est d’évaluer si une infiltration para-articulaire de corticoïdes améliore le pronostic des lésions de la plaque palmaire.

Il s’agit d’une étude multicentrique, prospective, contrôlée non randomisée, d’une durée de neuf mois. Quarante-quatre entorses IPP des doigts longs non chirurgicales (Eaton I, II et III stable) ont été évaluées. Les patients ont été répartis dans deux groupes différents. Le premier groupe (groupe A) reçoit l’infiltration lors de la première consultation alors que le deuxième groupe (groupe B) reçoit le traitement conservateur habituel (attelle de repos et/ou syndactylie). Nous avons évalué diverses variables à une semaine et à un mois après la première consultation : extension, flexion, périmètre, force, EVA, Quick-DASH et MHQ.

Le traitement par infiltration de corticoïdes entraîne une meilleure force de préhension et moins de douleur au cours du premier mois. En effet, 55% des patients infiltrés n'avaient plus de douleur un mois après l'infiltration contre 18% des patients non infiltrés (p = 0,012). Les corticoïdes réduisent le risque d'œdème et de flessum. Le pourcentage de patients sans œdème après 1 semaine était significativement plus élevé dans le groupe A (73%) que dans le groupe B (18%) avec p < 0,001. Après 1 mois, seuls 27% des patients infiltrés avaient un flessum contrairement à 68% des patients non infiltrés (p = 0,007). Les patients infiltrés étaient satisfaits et récupéraient une fonction globale de la main dès la première semaine. Selon le score de gradation utilisé, un excellent résultat est atteint plus précocement dans le groupe infiltré: 59% des patients infiltrés contre 14% des patients non infiltrés dès la première semaine (p = 0,002).

L’infiltration de corticoïdes accélère la résolution de la symptomatologie des entorses IPP stables des doigts longs : plus de force, moins de douleur, moins d’œdème et moins de flessum. L’utilisation de corticoïdes injectables est courante en chirurgie de la main mais elle n’a jamais été utilisée auparavant pour les entorses de l’IPP.

Cette étude suggère un bénéfice de l’utilisation de corticoïdes dans les entorses stables de l’IPP. Ces résultats devraient être confirmés par une seconde étude, idéalement randomisée et en simple aveugle.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Laura PLACE (Assistante en chirurgie plastique) (Bruxelles, Belgique)
09:00 - 09:06 #27835 - CO092 Dénervation de l’articulation interphalangienne proximale, résultats de 54 cas chez 42 patients.
Dénervation de l’articulation interphalangienne proximale, résultats de 54 cas chez 42 patients.

Lisa SERVASIER*, Jacky LAULAN, Emilie MARTEAU, Guillaume BACLE

Service de chirurgie orthopédique et traumatologique, unité de chirurgie de la main et des nerfs périphériques, Centre Hospitalier Régional Universitaire de Tours, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : lisa.servasier@gmail.com (Lisa SERVASIER)

Les arthropathies de l’articulation interphalangienne proximale (IPP) sont fréquentes. La dénervation articulaire est un traitement symptomatique. Par section des branches nerveuses à destinée articulaire, elle peut soulager les douleurs sans interférer avec la biomécanique de l’articulation. Elle est idéalement indiquée dans les arthropathies douloureuses avec des amplitudes articulaires préservées. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats cliniques des dénervations de l’IPP et leur pérennité.

Etude rétrospective monocentrique incluant tous les patients présentant une arthropathie douloureuse de l’IPP avec des mobilités articulaires fonctionnelles, traités par dénervation entre janvier 2005 et septembre 2018 et évalués par une examinatrice indépendante. Exclusion des patients présentant une raideur de l’IPP. 54 dénervations consécutives réalisées chez 42 patients (41 femmes, 1 homme) de 66,5 ans (44-78ans) d’âge moyen. Il y avait 11 arthropathies inflammatoires et 43 dégénératives.

Les 42 patients ont été évalués ou contactés par téléphone, avec un recul moyen de 51 mois (4-168 mois). L’EVA moyenne était de 7,5/10 (5-10) avant l’intervention et de 1,1/10 (0-8) au plus long recul. Les patients considéraient leur articulation guérie ou améliorée dans 78% des cas toutes étiologies confondues, (42 cas/54), et dans 86% des cas d’arthropathies arthrosiques (37 cas/43). 32 patients étaient satisfaits ou très satisfaits de l’intervention (76% des cas). Les mobilités articulaires étaient améliorées dans 16 cas, inchangées dans 33 cas et diminuées dans 5 cas. Il y a eu 7 échecs de dénervation qui ont conduit à un traitement chirurgical par arthrodèse (2 cas) ou prothèse (5 cas), il s’agissait dans 5 cas d’une arthropathie d’origine inflammatoire.

Cette étude confirme, avec un nombre de cas et un recul plus important, l’efficacité de la dénervation de l’IPP sur la douleur avec 78% de cas améliorés ou indolores et ¾ des patients satisfaits du résultat. Même dans les cas seulement « améliorés », l’EVA était toujours inférieure à 2, et on peut penser que l’évaluation reste influencée par la déformation résiduelle de l’IPP. Une ré-intervention a été nécessaire sur 13% des articulations, ces taux sont conformes avec ceux de la littérature. Concernant les amplitudes articulaires, les résultats des dénervations et des prothèses sont comparables, mais il apparait un certain nombre de complications mécaniques à la suite de prothèse.

La dénervation est un traitement efficace pour l’arthrose douloureuse de l’IPP, elle permet une sédation des douleurs, durable dans le temps, tout en préservant les amplitudes articulaires.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Lisa SERVASIER (Interne) (Tours)
09:06 - 09:12 Discussion commune.
09:12 - 09:18 #27836 - CO093 Arthroplastie de l'articulation interphalangienne proximale au moyen de la prothèse TACTYS(r): résultats cliniques et radiographiques avec une moyenne de suivi de 5 ans.
Arthroplastie de l'articulation interphalangienne proximale au moyen de la prothèse TACTYS(r): résultats cliniques et radiographiques avec une moyenne de suivi de 5 ans.

Tim PHILIPS (1), Bert VANMIERLO (2), Kjell VAN ROYEN (3), Chul Ki GOORENS (4), Jean GOUBAU* (5)

1. Universitair Ziekenhuis, Gent, BELGIQUE

2. Delta Hospital, Roeselare, BELGIQUE

3. Damiaan Ziekenhuis, Oostende, BELGIQUE

4. Hagelandse Orthopedische Praktijk, Tienen, BELGIQUE

5. Maria Middelares Ziekenhuis, Gent, BELGIQUE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : jean@goubau.eu (Jean GOUBAU)

Degenerative arthritis of the proximal interphalangeal joint (PIP ) of the long fingers is a common disorder affecting mainly a female middle aged population. Conservative treatment is often effective, but in some cases, pain can persist which lead to invalidating function. Besides denervation and arthrodesis, arthroplasty can be proposed in these

People were operated under long acting loco regional anesthesia (plexus) and through a dorsal central approach with desinsertion of the extensor apparatus at the insertion of the central slip. Prosthesis was implanted and the day after surgery active movement was authorized under supervision of an experienced hand therapist.

Between october 2005 and August 2019 we treated 10 joints in 9 patients (4 males and 6 women) for painful degenerative arthritis of the long fingers with a Tactys® prosthesis (Stryker Inc. – Kalamazoo – USA). Mean Follow up was 65,70 months (range 23 – 106). Mean Age was 71,5 (Range 64-83). QuickDash score evolved from 68,43 preoperatively to 41,92 at final follow up. Range of motion 37,5 degrees tot 45,1 postoperatively. Visual analogue scale evolved from 6,65 to 1 out of 10. Power grip and precision pinch evolved preoperatively from 16,44 kg to 20,80 kg and 1.97 kg to 2.85 kg respectively after surgery.

In summary we can conclude that Tactys arthoplasty can be proposed for people which have been treated long enough with unsuccesful conservative treatment. Infection rate is still the highest complication in this series, which can evolved in invalidating arthrodesis. Post-traumatic arthrosis yields to stiffer arthoplasty. It should be proposed exceptionnally if the PIP joint arthritis causes invalidating functional pain in ADL.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Recherches cliniques/travaux scientifiques : non
Consultant, expert : non
Cours, formations : non
Documents publicitaires : non
Invitations à des congrès nationaux ou internationaux : non
Actionnariat : non
Détention d’un brevet ou inventeur d’un produit : Stryker


Tim PHILIPS (Resident) (Ghent, Belgique)
09:18 - 09:24 #27548 - CO094 Arthroplastie de l'articulation interphalangienne proximale avec la prothèse Tactys® : résultats cliniques, fonctionnels et radiographiques au suivi moyen de 3,1 ans.
Arthroplastie de l'articulation interphalangienne proximale avec la prothèse Tactys® : résultats cliniques, fonctionnels et radiographiques au suivi moyen de 3,1 ans.

Aude  LOZANO*, Gilles  DAUTEL

Chirurgie reconstructrice et réparatrice de l'appareil locomoteur - chirurgie de la main,  Centre Chirurgical Emile Gallé - CHRU, Nancy, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : aude.lozano26@gmail.com (Aude LOZANO)

Les premiers résultats obtenus à courts termes avec la prothèse modulaire à glissement Tactys® pour le remplacement de l'articulation interphalangienne proximale (IPP) étaient encourageants avec une amélioration significative des scores cliniques et fonctionnels à 1 et 2 ans de suivi. Cependant, une récente étude a révélé une tendance à leur détérioration avec le temps. L'objectif de cette étude est d'analyser les résultats de cette prothèse sur le moyen terme et de vérifier si cette tendance se confirme sur notre série.

Nous rapportons les résultats cliniques, fonctionnels et radiographiques de 64 arthroplasties de l'IPP par la prothèse Tactys® réalisées dans un même centre entre janvier 2015 et janvier 2020 sur 48 patients. Il s'agit d'une étude rétrospective. Parmi eux, les résultats de 15 arthroplasties ont été analysés à la fois à court et à moyen terme, à 17 puis à 61,4 mois afin d'analyser l'évolution des résultats dans le temps.

Le suivi moyen était de 3,1 ans. La douleur était significativement diminuée sur l'échelle numérique (P<0,001). Le score fonctionnel QuickDASH s'est amélioré de 67,3 à 55,9 (P<10-4). Les forces palmo-digitale et digitale pure étaient plus faibles au niveau de la main opérée qu'en controlatéral (respectivement P=0,043 and P=0,6). L'arc de mobilité active de l'IPP s'est amélioré de 44 à 49,43° (P=0,17). 15 arthroplasties ont été analysées à 17 puis à 61,4 mois de suivi. La douleur restait significativement soulagée. L'arc de mobilité active a diminué de 57 à 46° (P<0,05) et le score fonctionnel QuickDASH s'est détérioré de 25,82 à 54,69 (P<0,001). Les forces de préhensions ont augmenté avec une différence significative sur la force digitale pure (P=0,003). La principale complication était l'apparition d'une déformation en col-de-cygne retrouvée dans 46% de la totalité des cas avec un délai d'apparition moyen de 12 mois. 71% des patients étaient satisfaits.

Cette étude semble confirmer la tendance à la dégradation des résultats fonctionnels de la prothèse Tactys® avec le temps. Cependant, les résultats obtenus sont semblables aux autres prothèses de resurfacement étudiées dans la littérature. Les résultats post-opératoires restent supérieurs aux données pré-opératoires.

La prothèse Tactys® reste une prothèse de resurfacement de l'articulation IPP offrant satisfaction aux patients malgré une détérioration des résultats fonctionnels au cours du temps. Une étude au suivi de plus long terme permettrait d'appuyer ces résultats.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Aude LOZANO (docteur junior) (Nancy)
09:24 - 09:30 #27837 - CO095 Résultat de l'arthroplastie MatOrtho pour l'arthrose de l'IPP avec un suivi minimum de 2 ans.
Résultat de l'arthroplastie MatOrtho pour l'arthrose de l'IPP avec un suivi minimum de 2 ans.

Kathleen  JANSSENS*  (1,2), Frederik VERSTREKEN (1)

1. Orthopédie, AZ Monica, Antwerpen, BELGIQUE

2. Universitair Ziekenhuis Antwerpen, Antwerpen, BELGIQUE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : janssens.mm.kathleen@gmail.com (Kathleen JANSSENS)

Proximal interphalangeal (PIP) joint osteoarthritis can be a disabling condition, for which surgical treatment is indicated when conservative treatment fails. Joint arthroplasty has the advantage of preserving mobility compared to arthrodesis, but comes with a higher complication rate. The aim of this study is to report the early results of the MatOrtho PIP replacement, a newer generation resurfacing implant of the PIP joint.

We reviewed all MatOrtho PIP joint replacements performed between 12/2013 and 05/2018 by a single surgeon in a single institution, because of primary osteoarthritis. A total of 34 implants were inserted in 25 patients. Two implants were lost to follow up.

Patient demographics, diagnosis, implant revision and other surgical interventions were recorded. Subjective and objective outcomes were evaluated at the latest follow-up, including range of motion, Pati