Jeudi 16 décembre
Heure Amphi Bleu Salle 252AB Salle 251
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G1-11
Conférences d'enseignement

Conférences d'enseignement

Modérateur : Michel EBELIN (Paris)
08:00 - 08:40 Cals vicieux articulaires du poignet. Stéphane ROMANO (Paris)
08:40 - 09:20 Arthrose STT. Laurent OBERT (Chirurgien orthopédiste) (Besançon)
09:20 - 10:00 Lambeaux de couverture du pouce. Lionel ATHLANI (Praticien Hospitalier Universitaire) (Nancy)

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G2-11
Communications libres
Coude, avant-bras, RUD, radius distal

Communications libres
Coude, avant-bras, RUD, radius distal

Modérateurs : Pierre MOUTON (chirurgien) (Pessac), Fabrice RABARIN (chirurgien) (Angers - Trelaze)
08:00 - 08:06 #27761 - CO001 Résultats des prothèses totales de coude chez le patient de moins de 55 ans.
Résultats des prothèses totales de coude chez le patient de moins de 55 ans.

Mahdi SIALA* (1), Pierre LAUMONERIE (1), Abdellah HEDJOUDJE (2), Stéphanie DELCLAUX (1), Nicolas BONNEVIALLE (1), Pierre MANSAT (1)

1. Chirurgie orthopédique et traumatologique, CHU de Toulouse, FRANCE

2. CHRU de Besançon, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : mahdisiala@hotmail.com (Mahdi SIALA)

La prothèse totale de coude (PTC) est une option pour le traitement pour l'arthrose terminale. Même si les résultats sont satisfaisants pour la population âgée, la chirurgie des PTC est sujette à controverse chez les patients plus jeunes. Le but de cette étude était d'évaluer les résultats cliniques et radiographiques des PTC semi-contraintes réalisées pour l'arthrose chez les patients âgés de moins de 55 ans.

Entre 1998 et 2008, 19 PTC ont été implantées chez 17 patients de moins de 55 ans (âge moyen 46 ans, extrêmes 29 à 54 ans). Les indications d'une chirurgie supplémentaire, les mobilités, le score du coude de la Mayo (MEPS), le score du quickDASH, les liserés périprothétiques ainsi que les mesures des résultats incluant la survie des implants, les complications et les révisions ont été évaluées.

Le suivi moyen était de 10 ans (2 à 16 ans). Les mobilités étaient significativement améliorées : la flexion de 120° (90 à 140°) à 140° (130 à 155°) et l'extension de 40° (0 à 60°) à 25 ° (0 à 90°). Le MEPS moyen était de 85 (55-100). Au cours de la période d'étude, onze (58%) coudes ont connu des complications et huit (42%) ont subi une révision. Le descellement aseptique (3 ulnaires et 2 bipolaires) était la principale indication de révision. Le taux de survie sans révision était de 94% à 5 ans et de 75% à 10 ans.

L'arthroplastie totale du coude a donné des résultats satisfaisants chez les patients jeunes de la population étudiée. Cependant, un taux élevé de complications et de révision a été observé avec le suivi.

La PTC doit être considérée avec prudence chez les patients jeunes et d'autres options thérapeutiques doivent être discutées.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Recherches cliniques/travaux scientifiques : non

Consultant, expert : non

Cours, formations : Stryker, Arthrex, Smith

Documents publicitaires : non

Invitations à des congrès nationaux ou internationaux : non

Actionnariat : non

Détention d’un brevet ou inventeur d’un produit : non


Mahdi SIALA (Praticien hospitalier contractuel) (Toulouse)
08:06 - 08:12 #27762 - CO002 Complications des prothèses totales du coude pour fractures et séquelles de fractures. Etude monocentrique de 46 cas.
Complications des prothèses totales du coude pour fractures et séquelles de fractures. Etude monocentrique de 46 cas.

Thaïs GALISSARD (1), Marion BURNIER (2), Guillaume HERZBERG* (3) 

1. Hôpital Herriot, Lyon, FRANCE

2. Hôpital Médipôle, Lyon, FRANCE

3. Clinique du Parc - Clinique Val d'Ouest, Lyon, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : prgherzberg@gmail.com (Guillaume HERZBERG)

La place de la prothèse totale de coude dans le traitement des fractures fraîches de l’humérus distal est maintenant reconnue ; il existe moins de données sur les résultats des prothèses totales de coude en secondaire après échec d’un traitement chirurgical premier par ostéosynthèse. Notre but est de rapporter une revue monocentrique des complications et réinterventions à propos de 46 cas.

Entre 2004 et 2016, 29 patients ont été opérés par prothèse totale de coude pour fractures fraiches non ostéosynthésables. (Groupe 1). Les critères d’inclusion étaient : fractures comminutives AO B ou C, ou A très distales, chez des patients âgés aux nombreuses comorbidités, avec un os très ostéoporotique. 

Entre 1996 et 2016, 17 patients ont été opérés par prothèse totale de coude pour séquelles post-traumatiques (Groupe 2). Le critère d’inclusion était un échec de traitement chirurgical primaire par ostéosynthèse. 

Un recueil clinique et radiologique a été réalisé avec un suivi minimal de 1 an.

Dans le groupe 1, 7 complications (1 sepsis, 5 ossifications péri-prothétiques, 1 algodystrophie) et 5 ré interventions (17%) ont été nécessaires à des délais entre 1 et 70 mois. L’arc moyen de flexion-extension au recul était de 97°. Le défaut d’extension moyen était de 27°. La douleur moyenne (EVA) était de 1,3.

Dans le groupe 2, 3 complications (1 descellement, 1 désassemblage, 1 ossification) ont été observées. 3 reprises chirurgicales (17%) ont été réalisées. L’arc moyen de flexion-extension au recul était de 96°. Le défaut d’extension moyen était de 33°. La douleur moyenne (EVA) était de 0,91.

Les taux de ré interventions sont semblables dans les deux groupes. La prothèse totale de coude en seconde intention semble être une solution légitime et envisageable dans les cas complexes d’échec d’ostéosynthèse, puisqu’elle ne présente pas plus de complications majeures qu’en aigu, et des résultats fonctionnels satisfaisants.

Nos résultats suggèrent qu’une prothèse totale du coude peut être conseillée non seulement dans les traumatismes complexes de la palette humérale chez le sujet âgé comme cela est classique dans la littérature, mais aussi comme traitement de reprise en cas d’échec d’ostéosynthèse, avec un risque raisonnable de complications.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Thaïs GALISSARD (chirurgien) (Lyon)
08:12 - 08:16 Discussion commune.
08:16 - 08:22 #27763 - CO003 Prothèses de tête radiale en pyrocarbone: résultats à 9 ans de recul.
Prothèses de tête radiale en pyrocarbone: résultats à 9 ans de recul.

Romain CECCARELLI* (1), Marc Olivier GAUCI (1), Hugo BARRET (2), Matthias WINTER (3)

CHU de Nice, FRANCE

CH de Cannes, FRANCE

Clinique Saint Jean, Cagnes Sur Mer, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : dr.ceccarelliromain@gmail.com (Romain CECCARELLI)

L’objectif de cette étude est d’analyser les résultats radiologiques et cliniques à long terme d’une série continue de patients porteurs d'une prothèse de tête radiale (PTR) en pyrocarbone, dont les résultats ont été publiés à moyen recul.

Nous avions revu 52 patients opérés d’une PTR MoPyC (Tornier) entre janvier 2006 et avril 2013 pour fracture non synthésable, échec d’ostéosynthèse ou révision d’un autre implant. Parmi les 52 patients analysés dans l’étude princeps 25 ont été revus pour l’évaluation des amplitudes, de la douleur, de la stabilité et de la fonction par le score MEPS. La résorption osseuse autour du col et la présence d’un liseré périprothétique ont été évalués sur radiographies. La présence de lésion capitélaires ainsi que d'arthrose huméro-ulnaire ont été évalués. Les complications et les révisions d’implant ont été analysées.

26 patients ont été inclus pour une analyse clinique et radiographique. Aucun patient n'a nécessité de révision. Huit patients ont dû être réopérés : 1 retrait de vis de coronoïde et 7 arthrolyses postérieures pour raideur. Le délai moyen de réopération était de 11 mois. La moyenne des MEPS au dernier suivi était de 96±9/100, avec une douleur de 42±7/45, une mobilité de 19±2/20, une stabilité de 10/10, une fonction de 25/25. La comparaison avec les données cliniques du délai intermédiaire n'a pas révélé de différence statistiquement significative. Tous les patients présentaient une ostéolyse radiale proximale. Cependant, aucune progression n'a été constatée. Aucun signe de descellement de tige n'a été trouvé. Une progression de l'arthrose huméro-radiale (12 % au délai intermédiaire VS 80 % au dernier suivi) et des lésions capitelaires (34 % au délai intermédiaire VS 80 % au dernier suivi) a été mise en évidence.

Nous avons montré qu'un PTR en pyrocarbone à 9 ans de suivi donne des résultats cliniques stables et satisfaisants. L'ostéolyse du col radial est une constante, mais elle n'évolue pas et n'est pas associée au descellement de la tige. Enfin, nous avons montré une nette aggravation de l'arthrose huméro-radiale et des lésions capitelaires, sans aucune répercussion clinique à ce recul.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Romain CECCARELLI (CCA) (Nice)
08:22 - 08:28 #27764 - CO004 Après l'échec d'une arthroplastie de la tête radiale, le retrait isolé de l'implant entraine-il un résultat péjoratif ?
Après l'échec d'une arthroplastie de la tête radiale, le retrait isolé de l'implant entraine-il un résultat péjoratif ?

Hugo BARRET*, Benjamin DEGEORGE, Cyril LAZERGES, Michel CHAMMAS, Bertrand COULET

Chirurgie de la main et du membre supérieur, chirurgie des nerfs périphériques, Hôpital Lapeyronie, Montpellier, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : hugobarret89@gmail.com (Hugo BARRET)

Le nombre de révision des prothèses de tête radiale (PTR) pour 100 personnes-années de suivi est en moyenne de 2,53. L’objectif de notre étude est de comparer les résultats des révisions de PTR entre une simple résection et une nouvelle arthroplastie de tête radiale (R-PTR)

Vingt-huit patients ont été inclus dans cette série pour une révision de prothèse de tête radiale. L’âge moyen était de 47 ans+/-13 ans avec un recul moyen de 70+/-48 mois. Nous avons divisé cette série en deux groupes : Le groupe résection seul composé de 17 patients et le groupe révision par prothèse de tête radiale composé de 11 patients. Une évaluation clinique et radiologique a été effectuée, comprenant l'analyse des taux de complications et de révisions, le niveau de la douleur, l'amplitude des mouvements ainsi que le score de performance du coude (MEPS) et un score fonctionnel du membre supérieur (DASH).

Six complications ont été rapportées dans cette série sans aucune révision, ni différence entre les 2 groupes. Les mobilités étaient meilleures dans le groupe résection en pronation (77+/-10 vs 64+/-22 ; p=0.03), en supination (74+/-11 vs 53+/-30 ; p=0.027) et en extension ( -14+/-13 vs -29+/-13 ; p=0.036).

Les patients étaient moins douloureux dans le groupe résection par rapport au groupe R-PTR (EVA douleur 0.65+/-0.9 vs 3+/-2.0 ; p=0.045 et MEPS Pain 39+/-7 vs 26+/-15 ; p=0.027) sans que les score fonctionnels totaux ne soient différents (DASH: résection = 14+/-5 vs R-PTR = 11+/-6 ; p=0.056 et MEPS total résection = 88+/-8 vs R-PTR = 77+/-16 ; p=0.07). Dans les sous-groupes, instabilités initiales et révision pour instabilité clinique persistante, le score DASH (résection = 15+/-6 vs R-PTR = 10+/-5 ; p=0.02) et le Score MEPS total (résection = 79+/-8 vs R-RHA = 85+/-16 ; p=0.045) étaient meilleurs dans le groupe R-PTR.

L’analyse de la totalité de l’histoire de la PTR associé à l’évaluation des lésions du capitulum va nous permettre de faire un compromis et de choisir entre résection et R-PTR.

La résection en cas d’échec de prothèse de tête radiale donne des résultats satisfaisants et pouvant être supérieurs aux R-PTR pour certaines indications.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Hugo BARRET (Assistant) (Montpellier)
08:28 - 08:32 Discussion commune.
08:32 - 08:38 #27604 - CO005 Résultats de l’ostéotomie accourcissante isolée de la diaphyse ulnaire dans le traitement du syndrome d’impaction ulno-carpien idiopathique.
Résultats de l’ostéotomie accourcissante isolée de la diaphyse ulnaire dans le traitement du syndrome d’impaction ulno-carpien idiopathique.

Jean-Baptiste  FACON*

CHRU de Lille, France

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : jeanbaptiste.facon@gmail.com (Jean-Baptiste FACON)

L'ostéotomie accourcissante de la diaphyse ulnaire représente une technique de référence du traitement du syndrome d''impaction ulno-carpien. Souvent critiquée pour ses complications, elle devient, avec le développement de l'arthroscopie, une chirurgie de seconde intention pour certains chirurgiens. L'objectif de ce travail est d'évaluer les résultats et les complications de cette procédure.

Il s'agit d'une étude rétrospective de 31 patients. La variance ulnaire pré-opératoire moyenne était de 3,4 mm. L'intensité douloureuse pré-opératoire moyenne (EVA) était de 7/10. Le recul moyen était de 62 mois.

L'ostéotomie accourcissante isolée de la diaphyse ulnaire réduisait de manière statistiquement significative l'intensité douloureuse (7/10 versus 1,7/10 ; p<0,001) et 84% des patients étaient satisfaits de l'intervention. Le QuickDASH moyen était de 19,6 ; le PRWE moyen était de 23. La variance ulnaire post-opératoire moyenne était de - 0,5mm. Nous avons retrouvé 13% de pseudarthrose, 61% d'inconfort lié au matériel nécessitant son ablation et 9,7% d'arthrose radio-ulnaire distale.

A l'image des publications précédentes, notre étude confirme l'efficacité de l'ostéotomie accourcissante isolée de la diaphyse ulnaire dans le traitement du syndrome d'impaction ulno-carpien primitif : la majorité des patients (84%) étaient satisfaits de l'intervention et accepteraient de se faire réopérer ; la douleur diminuait de manière statistiquement significative, sans aménagement de l'activité professionnelle manuelle. Pour autant, il nous est impossible d'affirmer que l'ostéotomie accourcissante de la diaphyse ulnaire améliore les scores fonctionnels (Quick DASH / PRWE), la force de préhension et les amplitudes articulaires dans la mesure où, et cela représente une des principales limites de notre étude rétrospective, il existe un certain nombre de données manquantes pré-opératoires. Nous pouvons au mieux constater que cette procédure n'entraine pas de raideur articulaire et/ou de diminution de la force de préhension majeure. 

Par ailleurs, malgré un recrutement exhaustif avec un seul patient perdu de vue, l'ostéotomie accourcissante de la diaphyse ulnaire reste une intervention rare en pratique clinique. En dépit d'une collaboration entre deux centres orthopédiques majeurs de la région,  l'effectif de l'étude reste faible. Cette faible puissance pouvant expliquer l'absence de significativité de certains résultats.

L'ostéotomie accourcissante est une intervention efficace sur la réduction des douleurs du syndrome d'impaction ulno-carpien primitif mais source de complications nécessitant le plus souvent une reprise chirurgicale.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Jean-Baptiste FACON (CCA) (Lille)
08:38 - 08:40 Discussion.
08:40 - 08:46 #27652 - CO006 Brochage échoguidé des fractures de l'extrémité distale du radius: a propos de 24 cas.
Brochage échoguidé des fractures de l'extrémité distale du radius: a propos de 24 cas.

François  YAOUANC*

Chirurgie orthopédique, Centre Hospitalier de Saintonge, Saintes, France

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : francois.yaouanc@orange.fr (François YAOUANC)

De nombreuses études établissent l'intérêt de l'échographie dans le diagnostic et la réduction des fractures de l'extrémité distale du radius. Aucune étude clinique à notre connaissance n'étudie la faisabilité, l'intérêt et la sécurité du brochage percutané échoguidé.

L'échographie a été employée en per-opératoire pour améliorer le bilan lésionnel en complément de nos examens usuels, pour assister la réduction et le brochage percutanés utilisé dans nos indications habituelles, dans l'optique de remplacer à chaque fois que possible l'amplificateur de brillance, et enfin pour envisager la faisabilité de l'utilisation de l'échographe dans un futur protocole WALANT de brochage percutané des fractures de l'extrémité distale du radius.

24 patients ont bénéficié d'un brochage écho assisté en 2020 par le même opérateur.

L'échographie a été utilisée en per-opératoire pour le bilan lésionnel, le contrôle de la réduction, du positionnement des broches, de l'ostéosynthèse.

Le recours final à l'amplificateur de brillance pour le contrôle de l'ostéosynthèse a été systématique.

Le même opérateur a effectué le suivi clinique et radiologique avec un recul moyen de 52 jours (35 à 159 jours). 

Les critères radiographiques de bonne qualité de la réduction étaient une variance Ulnaire inférieure à 3mm, une pente radiale supérieure à 10 degrés, une antéversion de glène positive, une hauteur radiale supérieure à 5mm.

Tout emploi per-opératoire de la radioscopie pour autre chose que le contrôle final, toute ostéosynthèse imparfaite, toute perte de réduction, toute reprise chirurgicale ont été considérés comme des échecs.

24 patients de 68 ans d’âge moyen présentant des fractures A2, A3, B1 et C2 ont été sélectionnés.

On dénombre 1 échec per-opératoire par recours à la radioscopie, 1 patient avec de mauvais critères de réduction, 1 rupture du tendon de l'abductor pollicis longus, 6 pertes de réduction, 2 migrations de broches ayant abouti à leur ablation avant terme.

Nous n'avons relevé aucune lésion vasculaire ou nerveuse, aucune infection, aucune reprise de l'ostéosynthèse.

Notre étude a concerné essentiellement des sujets âgés victimes de fractures 21 fois sur 24 extra articulaires, dont l'état général était jugé incompatible avec une ostéosynthèse par plaque. Les complications et limites de cette étude sont aussi ceux de l'indication du brochage, tandis que les corrélations radiographiques et cliniques restent controversées chez le sujet âgé.

Notre étude démontre la faisabilité, l'intérêt et la sécurité du brochage échoguidé sur  des patients sélectionnés présentant des fractures extra articulaires, et ouvre la perspective d'un brochage échoguidé par technique WALANT, en office surgery.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


François YAOUANC (Chirurgien) (Saintes)
08:46 - 08:52 #27672 - CO007 Évaluation médicale et paramédicale de l’utilisation des ancillaires à usage unique et des ancillaires réutilisables pour le traitement par plaques verrouillées antérieures des fractures du radius distal – Enquête de satisfaction.
Évaluation médicale et paramédicale de l’utilisation des ancillaires à usage unique et des ancillaires réutilisables pour le traitement par plaques verrouillées antérieures des fractures du radius distal – Enquête de satisfaction.

Thibaut  CUNIQUE*, Romain  DESCLEE DE MAREDSOUS, Jérémy  HARDY, Guillaume  VERGNENEGRE, Pierre-Sylvain  MARCHEIX

Chirurgie Orthopédique et Traumatologique,  CHU, LIMOGES, France

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : tcunique@icloud.com (Thibaut CUNIQUE)

Depuis le début des années 2010, l'utilisation d'ancillaire à usage unique en chirurgie orthopédique et traumatologique est en plein essor. Les études économiques déjà publiées à ce sujet retrouvent des résultats discordants quant à l'hypothèse d'un avantage en termes de coût pour les ancillaires à usage unique. Nous avons souhaité évaluer l'utilisation des ancillaires à usage unique (AUU) par rapport aux ancillaires réutilisables (ARU). L'objectifs de notre étude était : 1) de comparer la satisfaction du personnel médical et paramédical entre AUU et ARU dans le cadre des ostéosynthèses par plaque verrouillée antérieure des fractures du radius distal, 2) de comparer les résultats radiologiques en post opératoire et à moyen terme entre ces deux ancillaires. L'hypothèse de notre travail était que les AUU apportaient une meilleure satisfaction à l'utilisation dans le cadre des ostéosynthèses par plaque verrouillée antérieure des fractures du radius distal.

Il s'agissait d'une étude prospective, monocentrique réalisée entre avril 2019 et mai 2020. Les critères d'inclusion étaient les suivants : âge supérieur à 18 ans, fracture du radius distal avec indication à une ostéosynthèse par plaque verrouillée antérieure, prise en charge initiale et suivi réalisé dans notre service. Deux groupes de patients ont été créés : groupe AUU, groupe ARU. L'évaluation de la satisfaction des chirurgiens et des infirmiers instrumentistes a été réalisée à l'aide d'un questionnaire composé de 10 items.

Ce travail portait sur 91 interventions pour lesquelles un questionnaire de satisfaction avait pu être complété par l'opérateur principal et l'infirmier instrumentiste. L'étude de la satisfaction mettait en évidence une différence significative avec des scores de satisfaction systématiquement supérieurs (p<0,05) dans le groupe ARU comparativement au groupe AUU.

A l'heure où les kits à usage unique se démocratisent en chirurgie orthopédique et traumatologique, sur des arguments économiques qui restent encore à confirmer, la prise en compte de l'avis du personnel de bloc opératoire doit rester un critère non négligeable dans le choix du matériel afin d'améliorer ces ancillaires réutilisables.

Cette étude a montré que l'ancillaire réutilisable était plus apprécié à l'utilisation que l'ancillaire à usage unique par le chirurgien comme par l'instrumentiste.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Thibaut CUNIQUE (Interne) (Limoges)
08:52 - 08:58 #27564 - CO008 Empreinte carbone en chirurgie orthopédique : comparaison de matériel à usage unique versus ancillaire réutilisable dans le traitement des fractures du radius distal.
Empreinte carbone en chirurgie orthopédique : comparaison de matériel à usage unique versus ancillaire réutilisable dans le traitement des fractures du radius distal.

Sharon  ABIHSSIRA*  (1), Thibault  GEROSA  (1), Nicolas  MARTELLI  (2), Inès  PRIEUR DE LA COMBLE  (3), Florian  GALLO  (3), Emmanuel H. MASMEJEAN  (1)

1. Chirurgie de la main, du membre supérieur et des nerfs périphériques, HEGP, Paris, FRANCE

2. HEGP, Paris, FRANCE

3. Carbone 4, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : sharon@abihssira.net (Sharon Abihssira)

Le changement climatique constitue une menace grandissante en terme de santé publique. Paradoxalement, la Santé occupe une grande partie des émissions de gaz à effets de serre (GES). L'empreinte carbone (EC) permet de réaliser le bilan des GES mais reste peu développée en Santé, et particulièrement en chirurgie. A ce jour, l'EC en chirurgie orthopédique est inconnue. 

Les fractures du radius distal sont les fractures chirurgicales les plus fréquentes au membre supérieur. Pour ces chirurgies, la tendance porte vers une ostéosynthèse par plaque. Le développement du matériel à usage unique (UU) a questionné sur les gains de temps et de coût mais aucune étude traite de son impact écologique. 

L'objectif de cette étude est d'évaluer l'EC de dispositif à UU versus ancillaire réutilisable pour l'ostéosynthèse de fracture du radius distal, de leur fabrication à leur implantation.

Nous avons réalisé une analyse en cycle de vie de deux dispositifs médicaux produits par la même société en France : un kit à UU et l'autre réutilisable. Pour chacun, l'EC était calculée lors de son utilisation dans un centre hospitalo-universitaire et une structure privée à Paris. Les émissions des postes de fabrication, fret et utilisation ont été calculées et converties en équivalent carbone (kgCO2).

La fabrication d'un kit standard est 29 fois plus émissive en GES que celle d'un kit UU (735 kg CO2 Vs 26 kgCO2). Pour un cas, l'utilisation d'un kit standard est 8 fois plus émissive que celle d'un kit à UU (10,1 Vs 1,3 kgCO2) et ceci double en cas d'utilisation dans une structure privée. L'écart s'amoindrit avec le nombre d'utilisation mais reste toujours en faveur des kits à UU, même à 200 cas par an (26 Vs 41 kgCO2). 

En modélisant l'utilisation en Allemagne ou en Australie, l'écart des émissions de GES se majore jusqu'à 65 kgCO2 et 117 kgCO2 respectivement, du fait des émissions de transport et d'énergie nécessaire lors de l'utilisation.

L'EC des dispositifs à UU est moindre dans tous les scénarios étudiés. Cette analyse prend en compte toutes les étapes de la vie du produit. Elle permet d'évaluer un aspect de l'impact écologique mais doit se compléter par la mesure de la pollution par ces deux dispositifs.

Cette première étude évaluant ce dispositif chirurgical de sa fabrication à son utilisation et doit faire réfléchir le chirurgien dans ses pratiques, en faveur de l'usage unique dans les fractures du radius distal.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Sharon ABIHSSIRA (Interne) (Paris)
08:58 - 09:04 #27766 - CO009 Faut-il utiliser l'arthroscopie pour traiter des fractures fraîches partielles du radius distal type B ?
Faut-il utiliser l'arthroscopie pour traiter des fractures fraîches partielles du radius distal type B ?

Lyliane LY (1), Thibault DRUEL (1), Marjolaine WALLE (2), Marion BURNIER (3), Guillaume HERZBERG*(4)

1. Service de Chirurgie Main - Membre Supérieur, Hôpital Edouard Herriot, Lyon, FRANCE

2. Orthopédie, Hôpital Gabriel-Montpied, Clermont-Ferrand, FRANCE

3. Hôpital Médipôle, Lyon, FRANCE

4. Clinique Parc - Clinique Val d'Ouest, Lyon, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : prgherzberg@gmail.com (Guillaume HERZBERG)

L'utilité de l'arthroscopie dans le traitement des fractures fraîches du radius distal reste discutée. Les auteurs font l'hypothèse que les fractures partielles de type B sont les meilleures indications.

Entre 2009 et 2019, nous avons traité 227 fractures du radius distal sous assistance arthroscopique, cinquante d'entre elles étaient des fractures partielles de type B. L’âge moyen des patients était de 33 ans (16 à 69) ce qui les différencie très nettement des fractures complètes. Une arthroscopie a été pratiquée dans les quatre jours suivant le traumatisme, en complément d'une ostéosynthèse qui a été réalisée dans 90% des cas par plaque antérieure.

L'utilisation de l'arthroscopie a permis de révéler dans 9 cas de gros fragments ostéo-cartilagineux, dans 13 cas, une lésion du TFCC, dans 11 cas, une lésion scapho-lunaire et dans 3 cas une lésion luno-triquétrale. La marge d'escaliers initiale était supérieure à 3 millimètres dans 34 cas et l’écart inter fragmentaire était supérieur à 3 millimètres dans 37 cas. Sur les 27 cas qui ont pu avoir un contrôle radiologique par scanner, 17 avaient une marche d'escalier à 0 et 16 avaient un écart inter fragmentaire à 0.

Les auteurs pensent que l'arthroscopie est la meilleure indication pour des fractures articulaires fraîches partielles du radius distal. Ceci est corroboré par une étude publiée récemment par Bhash,Ya (2019) qui confirme que les fractures partielles du radius distal sont des formes de transition avec les fracture-luxations radio carpiennes.

Les fractures articulaires fraîches partielles du radius distal sont des formes de transition avec les fractures-luxations radio-carpiennes. Elles surviennent chez des hommes jeunes préférentiellement et peuvent grandement bénéficier de l’arthroscopie à la fois sur le plan diagnostic et thérapeutique

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Lyliane LY (interne en chirurgie orthopédique) (Lyon)
09:04 - 09:12 Discussion commune.
09:12 - 09:18 #27767 - CO010 Prothèse isoélastique de resurfaçage du radius distal : à propos d’une série de 24 cas de fractures revues à plus de 2 ans.
Prothèse isoélastique de resurfaçage du radius distal : à propos d’une série de 24 cas de fractures revues à plus de 2 ans.

Antoine MARTINS*, Priscille LAZARUS, Sybille FACCA, Stéphanie GOUZOU, Nicolas MEYER, Philippe LIVERNEAUX 

Chirurgie de la main, du poignet et des nerfs périphériques, CHRU de Strasbourg, France

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : Antoine1martins@gmail.com (Antoine MARTINS)

Certains auteurs ont montré l’intérêt des prothèses unicompartimentales de resurfaçage dans le traitement des fractures articulaires comminutives du radius distal chez les patients âgés ostéoporotiques. Cependant, il existe encore peu de travaux sur le sujet et de nouvelles études nécessitent d’être évaluer.

Le but de ce travail était d’évaluer les résultats cliniques et radiologiques après prothèse unicompartimentale de resurfaçage dans les fractures du radius distal avec un minimum de deux ans de recul.

Notre série comprenait 24 fractures de type C selon l’AO opérées par prothèses Prosthelast®. L’âge moyen était de 78 ans (60 à 91). On notait 22 femmes. Trois fractures étaient ouvertes. Les patients ont été évalués cliniquement par une échelle de la douleur (Echelle Visuelle Analogique), les mobilités du poignet, la force, ainsi que par des scores fonctionnels et un bilan radiographique.

Le recul moyen était de 55,2 mois (24 à 97). La durée moyenne du garrot était de 61,9 minutes (37 à 126). La mobilité moyenne en flexion était de 39°, en extension de 49°, en pronation 74°, en supination 68°. La douleur était de 2,1 (0 à 7), le quick DASH à 39,8 (9,09 à 77), le PRWE à 42,7 (5 à 95), la force à 38 (25 à 150). Une limitation douloureuse du coude a été notée chez un patient opéré d’une prothèse totale de coude. Six CRPS et 5 reprises chirurgicales ont été notées. On notait 8 perforations de la tête radiale asymptomatique, aucune ostéolyse périprothétique, aucune arthrose, 2 conflits entre prothèse et lunatum et 1 avec le scaphoïde. La variance ulnaire moyenne était de +0,17 mm (-1 à 7,5). Un remodelage osseux périprothétique a été observé chez tous les patients sauf 2.

Les prothèses de resurfaçage conservent une place dans le traitement des fractures articulaires comminutives des patients ostéoporotiques au recul moyen de 55 mois. Une étude à long terme est nécessaire pour confirmer ces résultats.

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Antoine MARTINS (CCA) (Strasbourg)
09:18 - 09:24 #27768 - CO011 Place de l’hémiarthroplastie dans les fractures articulaires irréparables du sujet âgé autonome.
Place de l’hémiarthroplastie dans les fractures articulaires irréparables du sujet âgé autonome.

Thomas JALAGUIER (1), Arnaud WALCH (1), Marion BURNIER (2), Guillaume HERZBERG* (3)

1. Service de Chirurgie Main - Membre Supérieur, Hôpital Edouard Herriot, Lyon, FRANCE

2. Hôpital Médipôle, Lyon, FRANCE

3. Clinique Parc - Clinique Val d'Ouest, Lyon, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : prgherzberg@gmail.com (Guillaume HERZBERG)

La fréquence des fractures du radius distal chez la personne âgée est élevée. En cas de fractures articulaire irréparables, chez une personne âgée autonome, aucun traitement n’a fait la preuve de sa supériorité. L’objectif principal de cette étude est d’évaluer les résultats d’une hémi-arthroplastie de poignet pour cette population et ce type de fracture.

Nous rapportons une série de 25 patients (25 poignets) âgés autonomes, en moyenne de 77 ans (65-88 ans) opérés par hémi-arthroplastie pour fracture articulaire irréparable du radius distal. Le suivi moyen était de 32 mois (24-44 mois). Les critères d’évaluation clinique portent sur la douleur, les mobilités articulaires, le Quick-DASH, la force de préhension, le Lyon Wrist Score et le taux de complication.

Au recul, nous rapportons une douleur à 1/10, une mobilité active en flexion-extension moyenne à 60°, en prono-supination à 150°, un Quick-DASH à 26/100, une force de préhension à 68% par rapport au poignet controlatéral et un Lyon Wrist Score à 74%. Aucune luxation n’a été mise en évidence, 3 CRPS ont été vu en post-opératoire soit 11% et aucune ablation d’implant n’a dû être réalisée.

Nous avons comparé les résultats cliniques des différentes études portant sur l’hémi-arthroplastie de poignet. La revue de la littérature porte sur cinq autres travaux parus entre 2009 et 2020, utilisant trois types d’hémi-prothèses de poignet sur une population âgée de plus de 65 ans (61 patients) et autonome. Les résultats sont similaires en termes d’amplitudes articulaires et de force de préhension. Le suivi moyen est de 31,4 mois (18-55 mois), la douleur moyenne est de 2,5/10 (1-3,88), 18% de CRPS ont été diagnostiqué et 11% ont eu une seconde intervention.

Notre étude suggère que l’hémi-arthroplastie de poignet est une technique viable pour les patients âgée et autonome présentant une fracture du radius distal irréparable. Le taux de complication et de reprise est relativement faible.

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Thomas JALAGUIER (Chirurgien Orthopédique) (Lyon)
09:24 - 09:28 Discussion commune.
09:28 - 09:34 #27554 - CO012 Cals vicieux du radius distal : ostéotomie accourcissante du radius et de l’ulna.
Cals vicieux du radius distal : ostéotomie accourcissante du radius et de l’ulna.

Sabine  PILLOT*, Thaïs  GALISSARD, Aram GAZARIAN

Chirurgie du membre supérieur SOS Mains,  Hôpital Edouard Herriot, Lyon, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : pillotsabine@free.fr (Sabine Pillot)

Le cal vicieux du radius distal est la complication la plus fréquente des fractures de l'extrémité distale du radius. La plupart des études s'intéressent aux ostéotomies d'ouverture.

L'objectif de notre étude est d'évaluer les résultats fonctionnels à long terme d'une ostéotomie accourcissante combinée du radius et de l'ulna dans le traitement des cals vicieux du radius distal.

Il s'agit d'une étude rétrospective, monocentrique et mono-opérateur. Vingt patients opérés entre 1999 et 2017, ont été inclus. Les critères d'exclusion comprenaient les enfants et les patients ayant un suivi inférieur à 12 mois. 

L'âge moyen au moment du traumatisme était de 47 ans et de 50 ans au moment de la chirurgie (16 à 71 ans). Le côté dominant était atteint chez 11 patients. Le sex-ratio était de 15 femmes pour 5 hommes. Le traitement initial avait été réalisé par brochage chez 11 patients, plaque palmaire chez un patient, et traitement orthopédique dans 8 cas. Le cal vicieux était dorsal pour 11 patients et palmaire pour 9 patients.

Le délai de suivi moyen était de 66 mois (12 à 240).

Les mobilités ont été améliorées au dernier recul. La supination a été augmentée : passant de 28° en préopératoire à 71° au dernier suivi (p<0,0001). La flexion a progressé : passant de 40° en préopératoire à 55° en postopératoire (p=0,0216). La force de serrage au JAMAR était en moyenne à 14 kg en préopératoire versus 25 kg au dernier suivi (p<0,0001), mais est resté légèrement diminué par rapport au côté controlatéral mesuré à 30 kg en moyenne. L'auto-évaluation subjective globale était également significativement amélioré (4 VS 7 - p=0,004). Au niveau radiographique, la variance ulnaire s'est négativée (-0,5mm) [ ; -3]. L'index sagittal a été amélioré ; de -20 à ° en cas de déplacement dorsal et s'est normalisé pour les déplacements palmaires (°).

Ces résultats sont satisfaisants, notamment sur les mobilités. La force a été significativement améliorée malgré l’accourcissement. La principale plainte reste la douleur en post-opératoire.

La variance ulnaire est un paramètre difficile à corriger avec précision dans le traitement des cals vicieux du radius. Trois patients ont gardé une variance ulnaire positive dont deux nécessitant une reprise chirurgicale pour ostéotomie itérative. L'autre complication attendue est la difficulté de consolidation des deux os; or, aucun cas de pseudarthrose n'a été observé.

L'ostéotomie accourcissante est une technique efficace et reproductible. Elle présente des résultats fonctionnels satisfaisants sur le long terme.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Thaïs GALISSARD (chirurgien) (Lyon)
09:34 - 09:40 #27769 - CO013 Suivi à moyen terme des résultats radio-cliniques des arthrodèses radio-scapho-lunaires.
Suivi à moyen terme des résultats radio-cliniques des arthrodèses radio-scapho-lunaires.

Mathilde LEON*, Benjamin HADDAD, Vittorio FERRARI, Vladimir ROTARI, Hugo NAJJARI, Emmanuel DAVID 

Service de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique, CHU Amiens-Picardie, Amiens, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : leon.mathilde@gmail.com (Mathilde LEON)

L’arthrodèse radio scapho lunaire (ARSL) est le plus souvent réalisée dans le cadre de séquelles de fracture de radius distal. Les résultats restent néanmoins modestes. L’objectif de cette étude était d’analyser l’effet de la triquétrectomie et de la résection du pôle distal du scaphoïde (RDPS) sur les douleurs et les raideurs post-opératoires des ARSL.

Nous avons conduit une étude observationnelle rétrospective sur 13 patients opérés de Janvier 2008 à août 2018. Nous avons effectué trois sous-groupes : ARSL isolée (groupe 1), ARSL associée à une RDPS (groupe 2) et ARSL associée à une RDPS et une triquétrectomie (groupe 3). Nous avons recueilli des données cliniques : douleur, amplitudes articulaires, force ; des scores fonctionnels : MMWS, PRWE, QuickDASH. Les données radiologiques ont été analysées par 3 observateurs différents.

Au total, 13 patients ont été inclus, 8 ont été vu en consultation et 5 contactés par téléphone. Le recul moyen était de 4,5 ans (1,5-10 ans). Le groupe 1 était composé de 6 patients, le groupe 2 était composé de 5 patients et le dernier groupe en comprenait 2. L’EVA moyenne était de 1,5 pour le groupe 1, 0,8 dans le groupe 2 et 0 dans le groupe 3. Les arcs de flexion-extension étaient respectivement de 33, 46 et 70 degrés et les arcs d’inclinaison radio- ulnaire de 16, 23, et 30 degrés pour chacun des groupes. La force de préhension était respectivement de 73%, 23% et 98% par rapport au côté non opéré. Concernant le QuickDASH, il était respectivement de 52, 61 et 56 et le MMWS était respectivement de 67, 61 et 68. Une arthrose scapho-trapézo-trapézoïdienne (STT) était retrouvée dans le groupe 1 à 89%, dans le groupe 2 à 78% et dans le groupe 3 à 50%. Une arthrose médio-carpienne était retrouvée dans le groupe 1 à 78%, dans le groupe 2 à 11% et dans le groupe 3 à 17%.

Une triquétrectomie accompagnée d’une résection du pôle distal du scaphoïde devrait systématiquement être envisagée lors de la réalisation d’une ARSL. Bien que les résultats ne soient pas statistiquement significatifs, il semblerait que cette option améliore les douleurs, la mobilité, les scores fonctionnels et diminue l’incidence de survenue d’arthrose STT et médio-carpienne.

L’ARSL reste une intervention fiable. Dans notre pratique actuelle, nous associons depuis une résection du pôle distal du scaphoïde et une triquétrectomie afin de restaurer une fonctionnalité optimale du poignet opéré.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Mathilde LEON (Docteur Junior) (Amiens)
09:40 - 09:44 Discussion commune.
09:44 - 09:48 #27790 - CO014 Apprentissage d’une technique MIPO des fractures du radius distal : « compagnonnage » versus « simple expérience » versus « pratique délibérée ».
Apprentissage d’une technique MIPO des fractures du radius distal : « compagnonnage » versus « simple expérience » versus « pratique délibérée ».

François DUCOURNAU* (1), Nicolas MEYER (2), Louis BARTHEL (1), Sophie HONECKER (1), Priscille LAZARUS (1), Christophe MUCCIOLI (1), Stéphanie GOUZOU (1), Sybille FACCA (1), Philippe LIVERNEAUX (1)

1. Department of Hand Surgery, Strasbourg University Hospitals, FMTS, Strasbourg, France

2. Strasbourg University Hospital, Service de Santé Publique, GMRC, Strasbourg, France

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : francois.ducournau@gmail.com (François DUCOURNAU)

Le niveau de performance d’un chirurgien pour une technique chirurgicale donnée s’étend de 1 (débutant) à 5 (expert). Le « compagnonnage » permet d’acquérir le niveau 3. La « simple expérience » permet rarement d’acquérir le niveau 5, contrairement à la « pratique délibérée » qui consiste à améliorer sa performance en se fixant des objectifs d’apprentissage à partir de son propre retour d’expérience. L’hypothèse était que les résultats de l’apprentissage d’une technique d’ostéosynthèse de fractures du radius distal étaient meilleurs par « pratique délibérée » que par « compagnonnage » ou « simple expérience ».

Le matériel comprenait 4 chirurgiens chargés d’ostéosynthéser 15 fractures par méthode MIPO (minimally invasive plate osteosynthesis). Les interventions étaient filmées par une caméra HD. Les 5 premières fractures (E1) étaient opérées après « compagnonnage », les 5 suivantes après avoir lu un article et visionné une vidéo de référence (E2), et les 5 dernières après avoir visionné et commenté 20 courtes vidéos montrant les erreurs possibles (E3). Chaque vidéo était notée de 1 (mauvais) à 5 (excellent) pour chacun des 20 items d’une grille OSATS, donc 10 consacrés aux gestes de base (B) et 10 spécifiques MIPO (S).

Pour les gestes de base, la moyenne OSATS sur 50 E1=31, E2=31, E3=43. Pour les gestes spécifiques, la moyenne OSATS sur 50 E1=25, E2=29, E3=48. Pour la totalité des gestes (B+S), la moyenne OSATS sur 100 E1=56, E2=60, E3=91.

Notre étude a permis de confirmer que la méthode de « pratique délibérée » était plus efficace que la méthode de « simple expérience » pour améliorer sa performance. La « pratique délibérée » comprend 4 étapes essentielles : 1) avoir un but bien défini 2) être motivé pour améliorer sa performance 3) recevoir un retour d’expérience immédiat 4) avoir de nombreuses possibilités de répétition et de raffinement progressif de sa performance. L’hypothèse principale était vérifiée puisque les résultats de l’apprentissage d’une technique MIPO mesurés par OSATS étaient significativement meilleurs avec une solution vidéo-assistée que par « compagnonnage » ou « simple expérience ».

La méthode de « pratique délibérée » vidéo-assistée devrait se généraliser afin de d’optimiser la courbe d’apprentissage et d’améliorer la gestion des risques en chirurgie.

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Recherches cliniques/travaux scientifiques : non

Consultant, expert : Newclip technics,  Argomedical

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François DUCOURNAU (Interne chirurgie orthopédique) (Brest)
09:48 - 09:50 Discussion.
09:50 - 09:56 #27647 - CO015 Retour d’expérience sur l’utilisation du « dorsal spanning plate » dans les fractures très comminutives du radius distal.
Retour d’expérience sur l’utilisation du « dorsal spanning plate » dans les fractures très comminutives du radius distal.

Lucian  STRATAN*, Charlotte  GABRIEL 

Orthopédie 2B,  CHU de la Martinique, Fort-de-France, Martinique, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : stratanlucian@yahoo.com (Lucian STRATAN)

L'utilisation des plaques dorsales d'arthrodèse de poignet dans le cas de fractures très comminutives du radius distal, a émergé dans les années 90, à Seattle, USA.

En France, l'utilisation de cette technique reste très marginale ; notre Service a initié cette pratique en posant des spanning plates en Traumatologie il y a 1 an. Forts de certains constats, nous avons souhaité partager notre modeste expérience sur le sujet avec nos confrères.

Notre Service a pris en charge deux patientes âgées de plus de 85 ans, avec ostéoporose majeure et comminution importante de leur radius distal, ainsi qu'un jeune patient, avec une fracture-luxation comminutive de son poignet avec trait très distal : notre choix chirurgical a été une stabilisation par plaque dorsale d'arthrodèse (provisoire) associée ou pas à un brochage sous-chondral.

Malgré le retrait des plaques à 3 mois pour les patientes âgées et à 2 mois pour le jeune patient, nous étions agréablement surpris par la récupération plus que satisfaisante de leur mobilité à tous les 3. De surcroît, les patientes ont échappé aux inconvénients suivants des fixateurs externes : algoneurodystrophie, raideur, infection au niveau des fiches.

Des discussions portent sur 2 points :

- la fixation de la plaque sur le 2ème ou le 3ème métacarpe 

- si un éventuel brochage sous-chondral pour les corrections des déplacements intra-articulaires se ferait avant ou après la mise en place de la plaque.

Les plaques dorsales d'arthrodèse de poignet (spanning- ou bridge-plate) restent une alternative bien plus satisfaisante que les fixateurs externes dans les fractures (ou fractures-luxation) très comminutives du radius distal, à condition que cela ne concerne que des cas de traumatismes fermés.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Lucian STRATAN (Praticien Hospitalier) (Fort-de-France, La Martinique)
09:56 - 09:58 Discussion.

08:00-08:14
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SFRM1
Mot du Président

Mot du Président

08:00 - 08:14 Mot du président. Serge ROUZAUD (kiné) (Pessac)

08:14
08:14-09:10
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SFRM2
Communications libres GEMMSOR 1

Communications libres GEMMSOR 1

Modérateurs : Dominique ANDREU (kinésithérapeute) (Pau), Frédéric APAIX (Kinésithérapeute) (Lyon)
08:14 - 08:24 COG1 Analyse des pratiques professionnelles sur le retour au sport de mise en charge des membres supérieurs en extension de poignet (gymnastiques, breakdance, capoeira, ..) après pathologies de poignet. Timothy LE BRET (Alençon)
08:24 - 08:34 COG2 Place du masseur-kinésithérapeute dans la prévention de la dystonie de la main du musicien. Loic PIRÈS (Masseur-kinésithérapeute) (Dijon)
08:34 - 08:44 COG3 Traitement des cicatrices de la main par silicone. Vers un élargissement des indications. Maximilien ARNAL (chirurgien) (Lyon)
08:44 - 08:54 COG4 Place de la rééducation dans le syndrome des loges et le syndrome de Volkman. Simona AUDEMAR (Médecin MPR) (Lamalou-les-Bains)
08:54 - 09:04 COG8 Le mallet 2.0 la solution sénégalaise. Frédéric DEGEZ (masseur Kinésithérapeute) (Trelaze), Myriam NGOIE (Dakar, Sénégal), Pauline MARÉCHAL (confection ortheses de la main) (Trelaze)
09:04 - 09:10 Discussion.

09:10
09:10-10:00
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SFRM3
Table ronde
L’intérêt des Stimulations Proprioceptives Fonctionnelles dans la prise en charge des pathologies du membre supérieur

Table ronde
L’intérêt des Stimulations Proprioceptives Fonctionnelles dans la prise en charge des pathologies du membre supérieur

Modérateurs : André GAY (Chirurgien Libéral) (Marseille), Lionel PHILIP (Kinésithérapeute) (Marseille)
09:10 - 09:25 Intérêt des Stimulations Proprioceptives Fonctionnelles dans la prise en charge des pathologies du membre supérieur. Frédéric ALBERT (Co-Directeur) (Mane)
09:25 - 09:40  Utilisations des vibrations dans le cadre des mobilisations immédiates après fracture de métacarpien ou de phalange. Denis GERLAC (Masseur - Kinésithérapeute) (Echirolles)
09:40 - 09:55 Vibrations tendineuses: aspects pratiques en rééducation de la main. Michel BOUTAN (Kinésithérapeute) (Dax)
09:55 - 10:00 Questions.

10:00 - 10:30 Pause café
10:30
10:30-12:30
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G1-12
Conférences d'enseignement

Conférences d'enseignement

10:30 - 11:10 Fracture de la base du premier métacarpien. Jean GOUBAU (Professeur/ Chirurgien) (Gand - Bruxelles, Belgique)
11:10 - 11:50 Biomécanique de l'articulation trapézo-métacarpienne et applications à son arthroplastie. Filip STOCKMANS (Responsable SOS Mains) (Heule Kortrijk, Belgique)
11:50 - 12:30 Maladie de Preiser. Constantin SOKOLOW (chirurgien) (Paris)

10:30-12:30
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G2-12
Communications libres
Pédiatrie

Communications libres
Pédiatrie

Modérateurs : Olivier BARBIER (médecin) (Bruxelles, Belgique), Charlotte JALOUX (CCA) (Marseille)
10:30 - 10:36 #27744 - CO016 Étude prospective de l'épidémiologie des urgences chirurgicales de la main de l’enfant, à-propos de 245 patients.
Étude prospective de l'épidémiologie des urgences chirurgicales de la main de l’enfant, à-propos de 245 patients.

Frédérique DIZIN*, Marc SAAB, Aurélie MÉZEL, Elvire GUERRE, Christophe CHANTELOT

Orthopédie & Traumatologie, CHRU, Lille, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : f.dizin@gmail.com (Frédérique DIZIN)

Les lésions de la main sont parmi les lésions les plus fréquentes chez les enfants. L’objectif principal de l’étude était d’étudier de façon prospective l’ensemble des lésions de la main de l’enfant nécessitant une prise en charge chirurgicale en urgence.

Il s’agissait d’une étude épidémiologique descriptive, prospective entre janvier et octobre 2016, dans deux centres de référence de la main de l’enfant. Etaient inclus les enfants de moins de 15 ans et 3 mois, nécessitant une prise en charge chirurgicale pour une lésion de la main. Les caractéristiques de survenue et de prise en charge des lésions étaient analysées, selon quatre groupes d'âges, à l’aide de questionnaires remplis par les parents et le chirurgien.

Etaient inclus 245 patients (âge moyen 6,4 ans, 55% de garçons). Avant 10 ans, on retrouvait 43% de doigts de porte/écrasements et 30% de panaris/infections, survenant dans 69% des cas au domicile. A partir de 11 ans on retrouvait 31% de fractures/luxations et 35% de plaies, survenant au sport (26%) ou dans la rue (18,5%). Les morsures étaient rares (2%). Quelque soit l’âge dans 35% des cas les lésions étaient secondaires à un traumatisme avec une porte et dans 49% des cas un adulte était présent. Pour 20% des patients une anesthésie générale était réalisée et pour 81% il s’agissait d’une anesthésie locorégionale.

Nous pensons que l’incidence de ces lésions pourrait être diminuée avec un renforcement des efforts de prévention des risques et de la sensibilisation du public.

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Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Frédérique DIZIN (CCA) (Paris)
10:36 - 10:42 #27745 - CO017 Le déplacement résiduel ou secondaire dans le traitement des fractures du quart distal du radius chez l’enfant est la source des reprises par excès : évaluation du seuil de tolérance à propos de 837 cas).
Le déplacement résiduel ou secondaire dans le traitement des fractures du quart distal du radius chez l’enfant est la source des reprises par excès : évaluation du seuil de tolérance à propos de 837 cas).

Rabah ATIA*, Sourour BOUZOUITA, Soumaya REMEL

Université Badji Mokhtar, Faculté de Médecine de Annaba, ALGÉRIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : atiarabah@gmail.com (Rabah ATIA)

Le déplacement résiduel ou secondaire dans le traitement des Fractures du quart distal du radius chez l’enfant pose plus de questionnement sur la

reprise de la réduction

Il s’agit d’une étude rétrospective et prospective portant sur 968 enfants L’examen clinique et la radiographie pose le diagnostic. Tous les types de fracture ont été étudiés tout en détaillant les fractures complètes. Le traitement orthopédique a été préconisé chez 929 cas (soit 96 %).

L’âge (57% de 8 à 11 ans). 89% de garçons. 53% droit et 2% bilatéral. Printemps 29,9%, 89,5%, avec réception sur la main. Le déplacement initial pure ou associée se fait en arrière dans 95%. Le traitement orthopédique dans 96 %. Le déplacement résiduel est retrouvé dans 67% (647cas), et le déplacement secondaire dans 91% (123 Cas / 135 Revus)

6.4% seulement ont bénéficié d’une reprise (angulation supérieure à 30°). La consolidation est rapide. Toutes les fractures déplacées se déplacent (même bien réduites)

Les résultats avec un recul moyen de 05 ans ont été marqués par une correction totale chez 65% des cas Les reprises : 14 cas sur 135/10,16% : Toutes ont été faites de manière empirique : angulation supérieur à 3o°, translation supérieur au tiers 1/3 sans

tenir compte de l’ulna

La fracture ne pose pas de problème de consolidation. Le risque de fracture itérative n’est pas négligeable. La croissance du radius se faisant à 80% à

partir du cartilage distal, le défaut résiduel

devient rapidement diaphysaire. L’âge décisif ou la croissance se fait sentir est 13 ans, le défaut reste au quart inférieur. La tentation de reprise est souvent forte devant l’inquiétude des parents et la pression du aux avis des confrères mais il faut savoir persévérer et adapter chaque en fonction du déplacement résiduel ou secondaire et l'âge de l’enfant. Les reprises sont souvent source de complications, Sepsis, syndromes compressif et de Volkmann, stérilisation du cartilage de conjugaison, résultat souvent décevant, cicatrice chéloïde, vraie main botte radiale, poignet en dos ou ventre de fourchette peu être fonctionnel mais toujours. Surtout ne pas

céder aux tentations de reprise si la fracture a été manipulée ou vieillie

La déformation se corrige totalement ou partiellement car elle devient diaphysaire : Un angle de déplacement dit d’équilibre en externe de 0 à 15 ° , en

arrière de 0 à 15° pour les fractures réduites anatomiquement et de 15 à 30° dans les fractures avec déplacement résiduel

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Rabah ATIA (Professeur enseignant hospitalier universitaire) (Annaba, Algérie)
10:42 - 10:48 #27746 - CO018 Evaluation objective de la correction obtenue grâce à la croissance sur l'angulation frontale des fractures physaires de la phalange proximale des doigts longs.
Evaluation objective de la correction obtenue grâce à la croissance sur l'angulation frontale des fractures physaires de la phalange proximale des doigts longs.

Charlotte JALOUX*, Samuel NIDDAM, Najib KACHOUH, Alice MAYOLY, Marie WITTERS, Régis LEGRÉ

Chirurgie de la Main, Hôpital La Timone, Marseille, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : charlottejaloux@gmail.com (Charlotte JALOUX)

Physeal fractures of the proximal phalanx are very common in children, nonoperative management is the treatment of choice when there is no rotational deformity after closed reduction. A minimal residual frontal and/or sagittal displacement may be tolerated, however how much displacement can be left without leading to functional impairment? How much displacement can be corrected with growth?

To answer these questions, we reviewed all children treated in our center between 2017 and 2019 for a physeal fracture of the proximal phalanx of a finger (except the thumb) with a residual frontal displacement after closed reduction superior to 7°. 

All patients up to 16 years old were included, if the fracture was originally displaced it was reduced under nitrous oxide sedation. A post reduction x-ray was systematically done, if no persistent rotational deformity was present, a non-operative treatment was set with either a forearm-based volar hand splint in an intrinsic plus position or with buddy taping for 4 to 6 weeks according to the age and morphology of the patient.

Radioulnar fracture angulation was measured on each PA x-ray. The measuring technique used was the one described by Vonlanthen et al (J Pediatr Orthop 2019;39:e657–e660) Parallel lines are drawn through the epiphyseal plate and the phalangeal shaft. The deviation from a 90-degree angle between these two lines is the fracture angulation.

212 patients had a physeal fracture of a finger proximal phalanx, 51 had a residual displacement of more than 7 degrees after closed reduction. Twenty-six were not included due to the absence of enough follow-up (inferior or equal to four weeks). Only one patient needed surgical treatment with open reduction (flexor tendon incarceration) and k-wire fixation. Finally, 25 patients were studied (mean age = 10.2 years old), 17 boys and 8 girls. All fractures were type II of Salter-Harris classification, the average radioulnar displacement after reduction was 12,5 degrees. All patients had better angulation on the last X-ray, with an average improvement of 7.4 degrees, the mean follow-up time was 12.4 weeks. The mean residual displacement was around 4 degrees.

This study contributes to assess the exact correction of growth in this location, and so to better estimate what displacement can be tolerated according to the age and the residual growth.

Radio-ulnar displacement is well corrected with growth in children, even for teenagers, as long as growth plates are still open.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Samuel NIDDAM (interne) (Marseille)
10:48 - 10:54 Discussion commune.
10:54 - 11:00 #27747 - CO019 Perte de substance digitale distale chez l'enfant : limites et indications du lambeau d'Atasoy.
Perte de substance digitale distale chez l'enfant : limites et indications du lambeau d'Atasoy.

Raphaël NGUYEN, Jean-Gabriel DELVAQUE, Virginie MAS, Brice ILHARREBORDE, Pascal JEHANNO

Chirurgie Orthopédique, Hôpital Robert Debré, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : nguyen.rphl@gmail.com (Raphaël NGUYEN)

Les traumatismes digitaux distaux sont un motif fréquent de consultations aux urgences pédiatriques. En cas de perte de substance, le lambeau d’Atasoy d’avancement en V-Y est réputé simple et fiable dans cette indication chez l’adulte.

Une étude récente a retrouvé des résultats contrastés chez l’enfant, et l’a décrit comme fiable et reproductible mais n’obtenant des résultats fonctionnels et esthétiques que modestes.

L’objectif de cette étude rétrospective est d’évaluer les résultats à distance de ce lambeau chez l’enfant, afin de déterminer ses limites et ses indications.

56 enfants présentant une perte de substance digitale distale couverte par un lambeau d’Atasoy opérés entre janvier 2017 et janvier 2020 ont été inclus dans cette étude.

La zone de la lésion selon la classification d’Ishikawa, la technique opératoire, les complications post-opératoires précoces (infection, difficultés de cicatrisation, nécrose), et à terme l’aspect de l’ongle, la difficulté à couper les ongles, une intolérance au froid ou des douleurs du doigt, l’éviction du doigt lors des activités, le défaut d’extension, ainsi que la satisfaction finale des parents ont été analysés.

49 enfants ont été revus et évalués avec un recul moyen de 18 mois.

33 enfants présentaient une lésion en zone II (10 cas en zone I, 6 cas en zone III). Un ongle en griffe a été observé chez 18 enfants avec pour 6 d’entre eux une éviction du doigt. Il existait une difficulté à couper les ongles chez 15 enfants. La majorité des ongles en griffes sont retrouvés dans les lésions en zone III et en zone II proximales (12 cas). 89% des enfants ayant eu une fixation distale par une suture au lit unguéal ont présenté cette déformation de l'ongle.

9 enfants avaient une intolérance au froid et 3 des douleurs persistantes.

Aucun cas de défaut d’extension ou de complication post-opératoire précoce (infection, difficultés de cicatrisation, nécrose) n’a été retrouvé.

La satisfaction des parents était bonne avec un score à 9,1/10.

Le lambeau d’Atasoy chez l’enfant semble fiable pour couvrir les pertes de substances digitales distales, mais répond à deux conditions essentielles afin de limiter la survenue d’un ongle en griffe, principale complication de ce lambeau et source d’insatisfaction des parents.

Il faut respecter ses indications (pertes de substances transversales ne dépassant pas le tiers proximal de la zone II) ainsi qu'une technique opératoire précise (fixation distale par une aiguille sans suture au lit unguéal, levée profonde du lambeau, non fermeture du site donneur).

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Raphaël NGUYEN (Interne) (Paris)
11:00 - 11:06 #27748 - CO020 Corrélation entre l'évaluation macroscopique per opératoire et l'étude histologique de la qualité nerveuse dans les paralysies néonatales du plexus brachial.
Corrélation entre l'évaluation macroscopique per opératoire et l'étude histologique de la qualité nerveuse dans les paralysies néonatales du plexus brachial.

Lorie BELLITY*, Malo LEHANNEUR, Pierre-Alban BOUCHÉ, Sabah BOUDJEMAA, Franck FITOUSSI 

Service Orthopédie, Hôpital Trousseau, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : lorie@bellity.com (Lorie BELLITY)

La paralysie néonatale du plexus brachial est une affection qui touche 0,4 à 2/1000 naissances par an. Lorsque l’indication chirurgicale de réparation primaire est posée, une difficulté majeure réside dans l'évaluation des racines ou des troncs à greffer. L’objectif de notre étude était de comparer l’aspect macroscopique de la qualité des recoupes nerveuses au pourcentage de fibrose retrouvé en anatomopathologie à l'analyse du névrome.

Une évaluation qualitative et une analyse quantitative histologique de 62 échantillons de recoupes nerveuses ont été comparées (40 racines, 12 troncs et 9 nerfs supra scapulaires) chez 14 patients opérés entre Novembre 2018 et Avril 2020. L'évaluation peropératoire des racines, des troncs et des nerfs supra scapulaires, a permis de classer la qualité du moignon nerveux comme étant de "bonne", "moyenne" ou "avulsée", le dernier grade étant utilisé uniquement pour les racines. Les tranches de section nerveuses ont ensuite été évaluées histologiquement afin de calculer le pourcentage de fibrose.

Le pourcentage médian de fibrose des racines était de 20% (0;80%), 45% (0;80%) et 15% (0;80%) dans les groupes "bonne qualité", "qualité moyenne" et "avulsée", respectivement. Nous n’avons pas retrouvé de corrélation statistique entre ces deux indices (R = -0,86 et IC = (-0,98;0,56)), le pourcentage de fibrose étant pour certaines racines plus important qu’estimé en peropératoire. Les pourcentages médians de fibrose des troncs et nerfs supra scapulaires étaient de 31% (0 ;50%) et 10%(0 ;60%) respectivement.

Ces résultats soulèvent la question de l’utilisation d’un examen extemporané des recoupes nerveuses afin d’optimiser la stratégie chirurgicale. Cette évaluation histologique pourrait par ailleurs avoir une valeur pronostic sur la récupération.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Lorie BELLITY (CCA) (Paris)
11:06 - 11:12 #27752 - CO021 Neurotisation en « Y » par le médian pour restaurer la flexion du coude dans les paralysies obstétricales.
Neurotisation en « Y » par le médian pour restaurer la flexion du coude dans les paralysies obstétricales.

Sofiane NOURI*, Abdeslam BENAMIROUCHE, Fouad BESSAA, Mustapha YAKOUBI 

Service Orthopédie, EHS Ben Aknoun, ALGÉRIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : nsofiane@yahoo.com (Sofiane NOURI)

La paralysie obstétricale du plexus brachial survient dans 1,4/1000 naissances avec souvent des séquelles fonctionnelles importantes. Les formes hautes (C5C6 et C5C6C7) concernent 75 à 80 % des atteintes. La main dans ces cas est fonctionnelle d’où la nécessité d’une bonne flexion du coude.

Une neurotisation à partir du seul nerf médian sur le biceps et le brachialis reste une bonne option dans les formes avec une épaule fonctionnelle ou vues tard.

Il s’agit d’une étude rétrospective à propos de 18 enfants avec paralysie obstétricale.

L’âge moyen au moment de la chirurgie était de 11,8 mois.

L’atteinte haute (C5C6) était présente dans 09 cas, l’atteinte (C5C6C7) dans 09 cas et le score AMS de flexion du coude allait de 0 à 2.

Nous avons utilisé un seul fascicule moteur du médian destiné au FCR pour réanimer dans le même temps le biceps et le brachialis (montage en Y). La suture nerveuse a reposé sur l’utilisation de colle biologique seule.

On dénombre en parallèle 14 neurotisations du suprascapulaire sur le spinal accessoire, 06 greffes des racines C5 et C6, 04 neurotisations d’une branche motrice radiale sur l’axillaire.

Les résultats sont globalement bons avec un délai de réinnervation (ébauche de flexion) moyen de 02 mois. 

Le délai moyen de restauration d’une flexion cotée M2 –M3 était de 05 mois, 12 patients avaient un score AMS à 05 et pouvaient soulever plus d'un kilo en supination.

La neurotisation d’Oberlin du biceps par un fascicule moteur ulnaire, permet de restaurer la flexion du coude dans les atteintes hautes et traumatiques du plexus chez l’adulte.

L’utilisation du médian pour réanimer le biceps chez l’enfant a été décrite par Al-Quatan, en 2014.

On ne retrouve dans la littérature aucune étude qui traite de la réanimation conjointe du biceps et du brachialis par un seul contingent du nerf médian. 

Le transfert nerveux à partir du nerf médian est une option intéressante au vu de la proximité anatomique de ce nerf, permet de réduire le risque de déficits sensitivomoteurs dans le territoire prélevé par rapport à la classique double neurotisation et préserve la force du FCU pour un transfert d’extension.

Le transfert nerveux du médian pour restaurer la flexion du coude est une technique séduisante qui trouve ses indications dans les formes avec avulsions des racines supérieures, les formes vues tard ou qui ont récupéré une épaule et une main fonctionnelles.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Sofiane NOURI (Chirurgien orthopédiste) (Alger, Algérie)
11:12 - 11:18 #27620 - CO022 Arthrolyse arthroscopique de l'épaule chez les patients présentant une lésion néonatale du plexus brachial: méta analyse et revue systématique.
Arthrolyse arthroscopique de l'épaule chez les patients présentant une lésion néonatale du plexus brachial: méta analyse et revue systématique.

Tatiana  MASSAMBA*  (1), Morgane  DORNIOL  (1), Dominique  LE NEN  (1), Matthias  THEPAUT  (2), Sylvain  BROCHARD  (3), Christelle  PONS  (3)

1. Chirurgie orthopédique et traumatologique,  Hôpital Cavale Blanche, CHRU de Brest, Brest, FRANCE

2. Chirurgie pédiatrique orthopédique,  Hôpital Morvan, CHRU de Brest, Brest, FRANCE

3. Service de médecine physique et réadaptation pédiatrique, Fondation Ildys, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : mass_tati@hotmail.fr (Tatiana Massamba)

Les données scientifiques concernant les effets de la libération arthroscopique de l'épaule sur la mobilité et la déformation osseuse sont insuffisantes pour guider la pratique clinique chez les patients présentant une lésion néonatale du plexus brachial. Les bénéfices potentiels d'un transfert associé ne sont pas évalués.

Le but de cette étude est d'évaluer les résultats sur la mobilité de l'épaule et la déformation osseuse, d'évaluer les effets de la libération avec ou sans transfert et d'évaluer les complications péri opératoires et à long terme.

Nous avons réalisé une revue systématique et une méta analyse: 4 bases de données ont été exploitées sans date limite initiale et jusque mai 2020 en utilisant des critères d'inclusion et d'exclusion. La qualité des articles a été évaluée en utilisant l'échelle MINORS. Les données des patients concernant le type de chirurgie, les résultats cliniques et radiologique été reportés.

Treize articles ont été inclus: 6 de basse qualité et 7 de qualité moyenne séparés en 17 études (266 enfants). La moyenne de durée du suivi était de 32,4 mois (SD=15,2). L'arthrolyse arthroscopique a permis l'amélioration significative du score de Mallet (SMD= 3.1 (1.5, 4.7), p<0,001) et de la rotation externe passive (SMD= 3.6 (2.3, 4.9), p=0.02). Le pourcentage de tête humérale antérieure (SMD= 1.3 (0.7, 1.9), p=0.003) et la rétroversion glénoïdienne (SMD= 1.4 (0.9, 2), p=0.01) ont également été améliorés. L'analyse descriptive des données suggère qu'un transfert tendineux concomitant améliore la mobilité. La récidive de raideur en rotation interne est reportée chez 8/157 patients.

Cette revue systématique a montré que l'arthrolyse arthroscopique améliore la mobilité de l'épaule et la déformation osseuse avec peu de complications chez les jeunes patients présentant une lésion néonatale du plexus brachial. Il semble raisonnable de proposer une approche progressive débutant avec une libération arthroscopique sans transfert.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Tatiana MASSAMBA (Chirurgien, assistant chef de clinique) (Brest)
11:18 - 11:24 Discussion commune.
11:24 - 11:30 #27666 - CO023 Résultats insuffisants après pollicisation de l'index dans les malformations congénitales de la main.
Résultats insuffisants après pollicisation de l'index dans les malformations congénitales de la main.

Marie-Cécile SAPA* (1), Sybille FACCA (1), Philippe  GICQUEL  (2), Philippe LIVERNEAUX (1), Gilles DAUTEL (3)

1. Chirurgie de la Main,  Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, Strasbourg, FRANCE

2. Chirurgie orthopédique infantile,  Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, Strasbourg, FRANCE

3. Chirurgie de la Main,  Centre Chirurgical Emile Gallé, Nancy, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : mc.sapa14@gmail.com (Marie-Cécile Sapa)

La pollicisation de l'index est une chirurgie complexe et exigeante pouvant donner lieu à des résultats insuffisants sur le plan fonctionnel et esthétique. L'enjeu est de créer un néo-pouce intégré dans le schéma de préhension de la main afin de restaurer une fonction d'opposition. L'objectif de notre travail sera d'identifier les résultats insuffisants d'une série de pollicisations de l'index réalisées sur malformation congénitale de la main, de décrire les techniques de chirurgie secondaire déployées et leurs résultats, et de discuter des facteurs prédictifs de mauvais résultats.

Une série de 102 pollicisations de l'index a été analysée rétrospectivement.

20 résultats insuffisants chez 18 patients ont été identifiés. Le taux de chirurgie secondaire est de 15,7%. 23 gestes de reprise ont été réalisés à distance : 4 gestes cutanés, 7 gestes tendineux, 12 gestes osseux. Parmi les 17 gestes de chirurgie secondaire réalisés en première intention, 7 n'ont pas permis d'obtenir d'amélioration et ont mené à une nouvelle reprise dans 6 cas.

De nombreux éléments peuvent impacter les résultats tels que l'anatomie du doigt pollicisé, l'âge de la chirurgie et la technique chirurgicale. L'analyse de nos résultats montre que les résultats de la chirurgie secondaire sont mitigés avec un taux d'échec conséquent.

Tout doit être fait lors du geste inaugural pour obtenir un résultat fonctionnel optimal.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Marie-Cécile SAPA (CCU-AH) (Strasbourg)
11:30 - 11:36 #27754 - CO024 Libération des sillons de constriction amniotique par excision hémi circonférentielle et fermeture cutanée sans plasties en Z.
Libération des sillons de constriction amniotique par excision hémi circonférentielle et fermeture cutanée sans plasties en Z.

Mathilde PAYEN *, Thi Thuy TrangPHAM, Jérôme SALES DE GAUZY, Franck ACCADBLED, Abdelaziz ABID

Orthopédie Traumatologie, Hôpital des Enfants, Purpan, Toulouse, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : mathilde-payen@hotmail.fr (Mathilde PAYEN)

Les sillons de constriction sont des anomalies typiques du syndrome des brides amniotiques. Le traitement par excision complète et fermeture par plasties en Z est la technique de choix pour la libération de ces sillons. Néanmoins, les résultats de ces plasties en Z sont souvent jugés inesthétiques. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats cliniques de la libération des sillons amniotiques par simple excision hémi-circonférentielle sans avoir recours à des plasties en Z.

Tous les patients ayant eu une libération de sillons amniotiques par excision linéaire hémi-circonférentielle et fermeture cutanée sans plasties en Z étaient inclus entre 2011 et 2017. La libération des sillons complets ou circonférentiels était réalisée en 2 temps. L’évaluation clinique était basée sur la satisfaction parentale de l’aspect esthétique et par la survenue d’éventuelles complications ou de récidives.

Quatorze sillons dont 8 circonférentiels et 6 hémi-circonférentiels étaient libérés, chez 7 patients d’âge moyen de 9 mois (3-18 mois). Le sillon était localisé dans 7 cas au niveau de la jambe, dans 4 cas au niveau des doigts et dans 1 cas au niveau de la cuisse, des orteils et de l’avant-bras. Au dernier suivi moyen de 25 mois (12- 41 mois), tous les parents étaient très satisfaits de l’aspect esthétique. Aucune complication, notamment cicatricielle, vasculaire ou lymphatique n’était déplorée. Aucune récidive n’était notée.

La libération des sillons amniotiques par simple excision linéaire hémi-circonférentielle sans avoir recours à des plasties en Z est une technique simple, sûre et efficace. Les résultats esthétiques sont très satisfaisants.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Mathilde PAYEN (Interne) (Rouen)
11:36 - 11:42 #27667 - CO025 Transfert de phalanges d’orteil non vascularisé pour pathologies congénitales des mains chez l’enfant : à propos de 12 transferts.
Transfert de phalanges d’orteil non vascularisé pour pathologies congénitales des mains chez l’enfant : à propos de 12 transferts.

Louise  VANDEWALLE*, Federico  CANAVESE, Aurélie  MEZEL

Chirurgie orthopédique pédiatrique, Hôpital Jeanne de Flandre, Lille, France

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : louisevdw@live.fr (Louise Vandewalle)

Parmi les pathologies congénitales des mains, les défauts de formation ou anomalies déficitaires des doigts, telles que la symbrachydactylie ou la maladie des brides amniotiques, peuvent bénéficier d'une reconstruction afin d'améliorer une fonction à la main.  Le transfert de phalange non vascularisé avant l'âge de 2 ans est une des techniques possibles. Dans cette étude, nous présentons les résultats cliniques et radiologiques des transferts, et nous évaluons la morbidité du site donneur.

Les données démographiques, cliniques, radiographiques, peropératoires, post-opératoires, les complications à court et long-terme, des sites donneur et receveur ont été recueillis entre 2011 et 2019, rétrospectivement sur dossier. La taille de la phalange transférée a été mesurée sur les radiographies de face. L'évaluation fonctionnelle et esthétique des mains a été réalisée en consultation.  La morbidité du site donneur a été évaluée par le OXFORD ankle foot questionnaire.

Douze transferts, chez dix patients présentant une agénésie transverse distale, ont été réalisés entre 2011 et 2019. Il s'agissait de formes non syndromiques. En moyenne, les patients avaient 14 mois lors de l'intervention [12 ;19]. La médiane de suivi était de 3 ans [8 mois ; 6 ans]. Les phalanges transférées étaient prélevées au niveau de la 2ème phalange du 4ème orteil pour un cas, de la 2ème phalange du 2ème orteil pour neuf cas et de la 1ère phalange du 4ème orteil pour un cas. La moitié des phalanges étaient placées en position terminale, et l'autre en position intermédiaire. Pour un cas, un reliquat osseux du premier rayon de la main droite a été transféré au niveau de M1 du pouce gauche. Deux complications post-opératoires ont été relevées au niveau de la main. Aucune complication post-opératoire du site donneur n'a été recensée. La médiane de croissance de la phalange transférée était de 1,9 mm [0 ;4,7] et on a déploré une résorption complète. Tous les patients présentaient des doigts stables, qui leur permettaient d'attraper, de stabiliser. Lors de la dernière consultation, on constatait 4 clinodactylies des orteils prélevés, et un recurvatum, qui cependant ne gênaient pas le patient. Les parents étaient satisfaits à très satisfaits de l'apparence des mains et des pieds de leur enfant.

D'autres techniques comme le transfert d'orteil micro vascularisé ou l'allongement sont utilisées pour traiter ces pathologies congénitales. Le transfert de phalange libre s'avère être une technique simple, et fiable pour restaurer une fonction à la main, et principalement une pince.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Louise VANDEWALLE (Interne) (Lille)
11:42 - 11:48 #27760 - CO026 Fibrome digital infantile: faut-il les opérer?
Fibrome digital infantile: faut-il les opérer?

Stéphanie REMY (1), Elena MARTIN (2), Sylvie FRAITAG (3), Stéphane GUERO* (4)

1. Clinique Saint Luc, Bouge, BELGIQUE

2. Chirurgie Plastique et de chirurgie de la Main, Bucarest, ROUMANIE

3. Service d'Anatomie Pathologique, Hôpital Necker-Enfants Malades, Paris, FRANCE

4. Institut de la Main, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : sguero2@gmail.com (Stephane GUERO)

Introduction: le fibrome digital infantile (FDI) est une lésion bénigne du derme appartenant à la famille des fibromatoses de l'enfant. Il se manifeste le plus souvent durant la petite enfance sous forme de nodule unique ou multiple d'aspect rosé ou érythémateux à la face dorsale des doigts ou des orteils.Le pouce et l'hallux sont le plus souvent épargnés. L'analyse histologique permet de poser le diagnostic sur base de trois critères: une prolifération cellulaire exclusivement dermique, la présence de fascicules constitués de myofibroblastes et de collagène s'étendant perpendiculairement dans l'épiderme et la mise en évidence de cellules tumorales autours des annexes cutanées et au sein du tissu adipeux péri-annexiel. La présence d'inclusions cytoplasmiques éosinophiliques est pathognomonique du FDI mais n'est pas constante. Les lésions ont initialement tendance à s'étendre à un degré variable de sévérité selon le patient.

Plusieurs traitements sont décrits: la cryothérapie, l'application locale ou l'injection intralésionnelle de stéroïdes ou autres agents pharmacologiques, la résection limitée ou large avec greffe cutanée voire l'amputation. Le point commun à tous ces traitements est le taux élevé de récidives 

Ce travail a pour objectif de démontrer l'évolution naturelle de ces fibromes digitaux infantiles.

Matériel et méthode: 24 enfants avec un ou plusieurs fibromes digitaux infantiles ont été pris en charge par un chirurgien plasticien dans notre institution. Nous avons comparé l'évolution des 20 patients opérés et celle des quatre patients les plus récents, qui ont bénéficié d'une surveillance des lésions sans geste thérapeutique associé.

Résultats: dans les 20 cas opérés, nous n'avons jamais observé de récidive après excision large et greffe, mais l'analyse histologique a systématiquement conclu a une résection intra-lésionnelle, comme s'il s'agissait d'une fibromateuse diffuse régionale. Malgré des présentations parfois très spectaculaires, on observe chez les quatre enfants non opérés une régression spontanée des FDI après une période de un an en moyenne.

Conclusion: le traitement des fibromes digitaux infantiles est controversé. Tous les gestes thérapeutiques sont associés à un taux de récidive non négligeable, susceptible de mener à une escalade thérapeutique. Il s'agit de lésions bénignes dont l'évolution naturelle se fait vers la régression spontanée comme le suggèrent les résultats de ce travail.

Il paraît raisonnable de proposer aux parents de surveiller les lésions et de réserver les gestes chirurgicaux en cas de trouble fonctionnel lié au FDI.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Stéphanie REMY (Chirurgien de la main) (Bouge, Belgique)
11:48 - 11:54 Discussion commune.
11:54 - 12:00 #27756 - CO027 Traitement chirurgical de la pseudarthrose congénitale de clavicule: à propos de 10 cas.
Traitement chirurgical de la pseudarthrose congénitale de clavicule: à propos de 10 cas.

Mathilde PAYEN*, Thi Thuy Trang PHAM, Jérôme SALES DE GAUZY, Franck ACCADBLED, Abdelaziz ABID

Orthopédie Traumatologie, Hôpital des Enfants, Purpan, Toulouse, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : mathilde-payen@hotmail.fr (Mathilde PAYEN)

La pseudarthrose congénitale de clavicule (PCC) est une anomalie rare avec seulement 200 cas décrits dans la littérature. Nous rapportons dans cette étude notre expérience du traitement chirurgical de la PCC.

Il s’agissait d’une étude rétrospective, monocentrique. Dix patients ayant eu un traitement chirurgical par résection et greffe osseuse pour PCC étaient inclus entre 1998 et 2017. La pseudarthrose atteignait le tiers moyen de la clavicule et le côté droit dans tous les cas. Le gap inter-fragmentaire moyen était de 14.1 mm (10-15 mm). Tous les patients étaient asymptomatiques en préopératoire sauf pour un cas d’adolescent qui présentait une gêne avec sensation de perte de force. L’âge moyen était de 5.1 ans (1.7-13.4 ans). L’ostéosynthèse était réalisée par broche dans 9 cas et par plaque dans 1 cas. Une autogreffe prélevée au dépens de la crête iliaque était utilisée dans tous les cas. La durée d’immobilisation post-opératoire moyenne était de 70.3 jours (41-128 jours).

Au dernier suivi moyen de 29 mois (6-129 mois), tous les patients restaient indolores avec des mobilités complètes. La consolidation osseuse était acquise dans 70% des cas (7 patients), avec un délai moyen de 3.8 mois (1.1-13.3 mois). Quatre patients avaient présenté une complication dont 4 cas de migration précoce du matériel d’ostéosynthèse et du greffon et 1 cas d’infection associée du site opératoire. Parmi ces patients, il était réalisé une reprise de l’ostéosynthèse par plaque avec conservation du greffon dans 2 cas, et une ablation simple du matériel sans reprise de l’ostéosynthèse dans 2 cas dont 1 était une reprise septique associée. Tous les patients ayant présenté une complication avaient moins de 5 ans au moment de la chirurgie, avec un âge moyen à 3.7 ans (1.7-5 ans).

Le traitement chirurgical de la PCC apporte des résultats satisfaisants mais le risque de complication n’est pas négligeable. Les parents doivent être informés de ces risques. L’âge au moment de la chirurgie semble être un facteur influençant les résultats. Nous conseillons donc de proposer le traitement chirurgical à partir de l’âge de 5 ans.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Mathilde PAYEN (Interne) (Rouen)
12:00 - 12:06 #27759 - CO028 Ostéotomie combinée radio-ulnaire au cours de la maladie de Madelung.
Ostéotomie combinée radio-ulnaire au cours de la maladie de Madelung.

Nassima MEZIANI* (1), Mohamed HADDAD (2)

1. Faculté de médecine, Alger, ALGÉRIE

2. Centre hospitalo-universitaire de Bab El Oued, ALGÉRIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : nassimameziani26@gmail.com (Nassima MEZIANI)

La maladie de Madelung est une déformation du poignet due à une atrophie de la partie médiale du cartilage de croissance distal du radius. La prédominance est féminine. L’atteinte est uni ou bilatérale. Il en résulte une subluxation antéro-médiale du carpe. Plusieurs techniques visant à restaurer une anatomie normale du poignet, à la fin de la croissance, plusieurs techniques permettent la restitution de l’anatomie.

 Nous rapportons notre expérience de la double ostéotomie radio-ulnaire distale.

Notre série est constituée de 13 poignets toutes des femmes parmi lesquelles 8 présentaient une forme bilatérale et 1 patiente une forme unilatérale. 4 patientes ont été opérées des deux côtés. L’âge moyen au moment de la chirurgie était de 17,3 ans (14 – 21). L’indication chirurgicale a été posée devant des douleurs ou une gêne fonctionnelle. La technique associe une ostéotomie métaphysaire de réorientation de la glène radiale par soustraction d’un coin dorso-latéral et une ostéotomie de raccourcissement de l’ulna. La synthèse est assurée par deux plaques vissées .

Au recul moyen de 42 mois (09 – 69), nous avons constaté une amélioration clinique avec absence de douleurs et de gêne. Avec une amélioration significative des amplitudes articulaires en postopératoire, notamment la supination et l’extension.

 Radiologiquement, toutes les ostéotomies ont consolidé dans des délais habituels. Nous avons constaté une amélioration très significative de l’inclinaison de la glène radiale, de la variance ulnaire et du déplacement ulnaire du carpe.

Dans la maladie de Madelung les options thérapeutiques sont nombreuses. L’objectif est d’améliorer l’orientation de la glène radiale, de supprimer le conflit ulno-carpien et de stabiliser la radio ulnaire distale. Cette technique est efficace aussi bien sur le plan fonctionnels que sur le plan esthétique. Dans la littérature, Salon et coll , Dos Reis et coll ont rapporté des résultats cliniques très satisfaisants à long terme avec la double ostéotomie.

La maladie de Madelung est une affection rare, d’origine indéterminée. Elle est responsable d’une gêne fonctionnelle et esthétique. Lorsque la chirurgie est indiquée, nous recommandons la double ostéotomie combinée radio-ulnaire. Cette technique conservatrice est efficace sur la douleur améliore les rapports anatomiques, et les secteurs de mobilité et redonne un aspect esthétique satisfaisant du poignet. Elle pourrait permettre également de prévenir le développement de lésions dégénératives mais ceci doit être confirmé par des études à plus long terme.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Nassima MEZIANI (Chirurgien de la main) (Alger, Algérie)
12:06 - 12:10 #27758 - CO029 Utilisation de la déformation ulnaire comme facteur prédictif de luxation de la tête radiale dans la maladie des exostoses multiples de l’enfant.
Utilisation de la déformation ulnaire comme facteur prédictif de luxation de la tête radiale dans la maladie des exostoses multiples de l’enfant.

Philippe MASSARD-COMBE*(1), Alexandre DEBS (2), Younes OUCHRIF (1), DE Marine TIENDA (1), Zagorka PEJIN (1), Georges FINIDORI (1), Christophe GLORION (1), Stéphanie PANNIER (1)

1. Chirurgie orthopédique, Hôpital Necker Enfants Malades, Paris, FRANCE

2. Pédiatrie Générale, Hôpital Ambroise Paré, Boulogne-Billancourt, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : philippe.massardcombe@gmail.com (Philippe MASSARD-COMBE)

Dans la maladie des exostoses multiples (MEM), près de la moitié des ostéochondromes sont situés sur l’avant-bras, pouvant entrainer au cours de la croissance une déformation du cadre ante-brachial responsable parfois d’une luxation de la tête radiale. Celle-ci est définitive, source de douleur et de perte de force.

L’objectif de cette étude est de mettre en évidence des facteurs radiologiques de la déformation ulnaire comme facteur prédisposant à la luxation de la tête radiale.

Nous avons inclus de manière rétrospective et monocentrique tous les patients non opérés, présentant une atteinte de l’avant bras dans le cadre d’une MEM, suivis entre 1961 et 2014. 110 radiographies de l’avant bras de face et de profil ont été inclus chez 84 patients d’un âge moyen de 9,8 ans. Nous avons analysé les radiographies de face et de profil en les séparant en deux groupes avec et sans luxation. Quatre facteurs reflétant la déformation de l’ulna dans le plan frontal ont été étudiés sur la radiographie de face et trois reflétant la déformation dans le plan sagittal sur la radiographie de profil.

La courbure ulnaire, l’angle centro-diaphysaire ulnaire, l’angle de tangente ulnaire et l’angle articulaire ulnaire étaient significativement plus élevés dans le groupe des enfants présentant une luxation de la tête radiale (0.52 vs 0.26 p=0.007 ; 161 vs 167 p <0.001 ; 156 vs 162 p <0.001 ; 52 vs 30 p = 0.001). Aucune déformation de l’ulna dans le plan sagittal n’était statistiquement significative.

La surveillance des déformations de l’avant bras au cours de la croissance est essentielle dans la MEM de manière à proposer une intervention chirurgicale avant la luxation de la tête radiale qui est l’élément pronostic majeur de ces déformations. Les radiographies sont à ce jour le principal élément de suivi et de planification chirurgicale. Différentes études se sont intéressées au raccourcissement ulnaire sans trouver de mesure seuil permettant de proposer un traitement chirurgical préventif. L’indication opératoire n’étant pas consensuelle et les opérations n’étant pas dénuées de complications, l’apport d’un nouvel élément dans la décision chirurgicale est capital.

L’étude de la courbure ulnaire sur la radiographie de face pourrait se révéler un élément clé dans l’indication opératoire des enfants atteints de maladie exostosante.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Philippe MASSARD-COMBE (Dr. junior) (Paris)
12:10 - 12:15 Discussion commune.
12:15 - 12:21 #27757 - CO030 Syndrome du canal carpien et déformation des doigts chez les enfants atteints de mucopolysaccharidose : à propos de 55 cas.
Syndrome du canal carpien et déformation des doigts chez les enfants atteints de mucopolysaccharidose : à propos de 55 cas.

Clément THIRACHE*, Marine DE TIENDA, Cyril GITIAUX, Anaïs BRASSIER, Arielle SALON, Caroline DANA, Christophe GLORION, Stéphanie PANNIER

Chirurgie orthopédique, Hôpital Necker Enfants Malades, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : clement.thirache@gmail.com (Clément THIRACHE)

Chez l’enfant, le syndrome du canal carpien (CTS) est souvent associé à une mucopolysaccharidose (MPS) et peut s’accompagner de déformation sévère des doigts en flexion. Le but de cette étude est de caractériser l’atteinte des mains chez ces enfants, de décrire le traitement chirurgical de ces lésions et de déterminer les facteurs de récidive chez l’enfant.

Cette étude rétrospective monocentrique réalisée de 1999 à 2018 a inclus 55 enfants (44 garçons et 11 filles) d’un âge médian de 4 ans atteints de MPS et présentant un CTS objectivé par électromyogramme. Une neurolyse chirurgicale du nerf médian a été réalisée dans 52 cas, associé à une épineurotomie antérieure dans 50% des cas et à une ténosynovectomie des fléchisseurs au poignet ou au canal digital dans 73% des cas. 65% des enfants ont eu une ouverture ou une plastie d’agrandissement sur au moins une poulie. La chirurgie était bilatérale et symétrique dans 98% des cas, soit 103 mains opérées.

L’âge moyen au diagnostic de MPS était de 2 ans et 4 mois. Tous les enfants étaient connus MPS au moment du diagnostic de CTS. Le délai moyen entre le diagnostic de MPS et la chirurgie était de 3 ans et 3 mois. 38% des patients ne présentaient aucun signe clinique de CTS, 44% présentaient un flessum digital sur au moins un rayon. Le recul moyen à la première chirurgie était de 12 ans. 

Seulement 14 patients ont normalisé leur EMG, 4 présentaient toujours des signes électriques sans plainte clinique. Quatre patients restaient symptomatiques pour le CTS et 13 présentaient un défaut d’enroulement des doigts, souvent réductible, prédominant sur les IPD. Dix patients ont récidivé leur CTS, huit ont été réopéré dont deux à deux reprises.

Le CTS est fréquent dans les MPS. Le diagnostic souvent tardif est difficile car la clinique est pauvre ou atypique et l’EMG de réalisation difficile. L’enzymothérapie peut limiter la progression du CTS ou des contractures des doigts. Les résultats sont d’autant meilleurs que la chirurgie est précoce. Elle doit être réalisées à ciel ouvert et associée au traitement des déformations digitales.

Le dépistage d’un CTS par EMG est primordial dans le suivi d’une MPS. Son traitement chirurgical doit être précoce et le suivi électrique indispensable à la recherche d’une récidive.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Clément THIRACHE (CCA chirurgie orthopédique) (Paris)
12:21 - 12:26 #27678 - CO031 Pouce à ressaut et hyper - extension de l'articulation métacarpophalangienne du premier rayon chez l'enfant.
Pouce à ressaut et hyper - extension de l'articulation métacarpophalangienne du premier rayon chez l'enfant.

Audrey  MANCERON*, Stéphane GUERO

Orthopédie, Hôpital Necker Enfants Malades, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : audrey.manceron@gmail.com (audrey manceron)

Le pouce à ressaut (PAR) est une pathologie commune en pédiatrie. Il se présente soit comme un ressaut douloureux, soit, le plus souvent, comme un flessum irréductible de l'inter phalangienne du pouce (IP1) secondaire à un conflit entre le long fléchisseur du pouce et la poulie T1, inextensible. Le traitement reste débattu avec différentes possibilités telles que la chirurgie (libération de la poulie T1) ou le traitement conservateur par manipulation avec ou sans attelle d'extension. 

L'hyperlaxité de l'articulation métacarpo phalangienne du premier rayon (MCP1) a été suspectée comme facteur favorisant les PAR.

Le but de notre travail est d'étudier la mobilité, notamment dans le secteur de l'extension, de l'articulation MCP1 avant tout traitement.

Dans cette étude prospective, menée dans quatre centres, un premier groupe de patients a été constitué, composé d'enfants présentant un PAR (Groupe 1). Quatorze patients y ont été inclus, d'âge moyen 50 mois. Les mesures de mobilité des articulations MCP1 et IP1 ont été relevées lors du diagnostic du PAR, puis deux mois après traitement. Un deuxième groupe, constitué de pouces sains, sera le groupe témoin.

Nous utiliserons un test de student pour comparaison statistique des deux groupes.

Dans le groupe 1, avant traitement, on trouve une extension moyenne de 37° (avec des valeurs allant de 10° à  90°) et une flexion moyenne de 75° (60° à 90°) de l'articulation MCP1, avec 30% des pouces ayant une mobilité en extension supérieure à 60°. L'articulation IP1 est en moyenne à 27° de flessum (10° à 45°).

Après traitement, on retrouve une extension en moyenne identique à celle avant traitement, ainsi qu'une flexion inchangée. Enfin, on observe une extension en moyenne de 15° dans l'articulation IP1 avec une flexion non modifiée à 90°.

Les résultats dans le groupe 2 sont en cours d'évaluation.

Bien que la relation de cause à effet entre hyperextension de l'articulation MCP1 et PAR ne soit pas connue, on constate une mobilité articulaire importante de l'articulation MCP1 dans les PAR, limitée au secteur de l'extension. Par ailleurs, dans le groupe traité, le traitement conservateur ou chirurgical n'a pas d'influence sur l'hyperextension de la MCP1.

Il semble exister un lien entre le PAR et l'hyperextension de MCP1. Ceci pourrait avoir une influence sur le choix du traitement en fonction de l'importance de l'hyper extension, et de l'âge du patient.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Audrey MANCERON (Interne) (Paris)
12:26 - 12:30 Discussion commune.

10:30-11:40
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SFRM5
Table ronde
Les entorses du poignet

Table ronde
Les entorses du poignet

Modérateurs : Maxime FOURMY (Kinésithérapeute-Orthésiste) (MARSEILLE), Erle WELTZER (Chirurgien) (Pessac)
10:30 - 10:40 Repères palpatoires utiles au diagnostic kinésithérapie. Serge ROUZAUD (kiné) (Pessac)
10:40 - 10:55 Raisonnement clinique permettant d'optimiser la stratégie thérapeutique. Grégory MESPLIÉ (Kiné / orthésiste) (Biarritz)
10:55 - 11:10 Rééducation du poignet douloureux sans signe clinique d'instabilité. Nathalie POIRIER COUTANSAIS (KINESITHERAPEUTE ORTHESISTE) (Trelaze), Véronique LE GAC (masseur-kinésithérapeute) (Caen)
11:10 - 11:25 Examen complémentaires quels examens et quelles interprétations. Correlation entre examens cliniques, examen complémentaires et constatation per opératoire. Chihab TALEB (Chirurgien Orthopédique) (Paris)
11:25 - 11:40 Discussion.

11:40
11:40-12:30
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SFRM6
Table ronde
Les troubles de l’écriture chez l’enfant

Table ronde
Les troubles de l’écriture chez l’enfant

Modérateurs : Fabrice JULIEN (kinésithérapeute) (Paris), Jean-Luc ROUX (Chirurgien orthopédique) (Montpellier)
11:40 - 12:02 Les dystonies d’écriture. Jean-Pierre BLETON (Kinésithérapeute - Clinicien chercheur) (Paris)
12:02 - 12:24 Les douleurs provoquées par l'écriture. Philippe LE CHEVALIER (GRAPHOTHERAPEUTE) (Joinville-le-Pont)
12:24 - 12:30 Discussion.

12:30 - 14:00 ATELIERS DEJEUNERS DE L’INDUSTRIE
14:00
14:00-16:00
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G1-13
Communications libres - sous l’égide de la FESUM
Traumatologie 1

Communications libres - sous l’égide de la FESUM
Traumatologie 1

Modérateurs : Anne LEJEUNE (Présidente du Belgian Hand Group) (Bruxelles, Belgique), Fabrice RABARIN (chirurgien) (Angers - Trelaze)
14:00 - 14:06 #27723 - CO032 Épidémiologie de traumatismes de la main dans un centre SOS main pendant le confinement du au COVID-19.
Épidémiologie de traumatismes de la main dans un centre SOS main pendant le confinement du au COVID-19.

Ines REGAS* (1), Flore-anne LECOQ (2), LAMON Berangere (2), BOUJU Yves (2), BELLEMERE Philippe (2), CHAVES Camilo (2)

1. Chirurgie Orthopédique, CHU Besançon, FRANCE

2. Institut de la Main, Nantes, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : ines.regas@gmail.com (Ines REGAS)

La récente pandémie de coronavirus a mis à l'épreuve l'adaptabilité de nos systèmes de santé. Des restrictions ont été établies dans plusieurs pays pour réduire la transmission du virus alors que les services d'urgence sont débordés et qu'il y a pénurie de personnel soignant. Nous présentons l’épidémiologie des urgences de la main dans un centre d'urgence SOS-mains pendant le confinement français.

Cette étude rétrospective du 18 mars au 11 mai 2020 a inclut 1947 patients. Les données étaient recueillies et anonymisées par un évaluateur indépendant. Les motifs de consultations pour des pathologies chroniques ont été exclus. Les données analysées comprenaient la démographie, le contexte lésionnel, le type et la localisation de la lésion et les traitements entrepris. Les résultats ont été présentés sous forme de moyenne ou de pourcentage avec écart-type (ET) et confiance intervalle (IC 95%) mesuré par la méthode modifiée de Wald.

La majorité de nos 1947 patients étaient des hommes (63%; IC 95%, 61% -65%). Les lésions les plus fréquentes étaient des plaies ouvertes avec une incidence de 705,2 pour 1000 habitants (71%, IC 95%, 68% -73%). L'âge moyen de la population était de 39 ans (ET: 19,9 ans, extrêmes: 1-97, IC 95% 38% -40%). Le contexte le plus fréquent était les blessures domestiques (90%, IC 95%, 89% -91%) et 77% (IC 95%, 75% -78%) des patients ont dû subir une intervention chirurgicale.

Bien que nous présentions l'épidémiologie de la population pendant la quarantaine, une comparaison des données des années précédentes aurait montré l'évolution de l'incidence globale des cas. La collecte des données a eu lieu pendant la période de quarantaine exacte et il est probable que certains patients se consulteront après la fin de celle-ci car ils auraient pu être découragés de se rendre aux services d'urgence pendant cette période.

Cette étude renforce la sensibilisation à la traumatologie des mains pendant les périodes de quarantaine. Les taux d'accidents domestiques des mains chez les hommes jeunes pendant la quarantaine soulignent l'importance de la prévention, en particulier dans cette population, pour éviter les conséquences personnelles et sociales.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Ines REGAS (Chef de clinique) (Besançon)
14:06 - 14:12 #27724 - CO033 L’incidence des traumatismes de la main a-t-elle diminué pendant les confinements dans le contexte épidémique COVID-19 ? Etude cas-témoin dans un centre SOS main français.
L’incidence des traumatismes de la main a-t-elle diminué pendant les confinements dans le contexte épidémique COVID-19 ? Etude cas-témoin dans un centre SOS main français.

Alexandre BUFFET*, Camille BOUTEILLE, Julien FAGEOT, Laurent OBERT, François LOISEL, Isabelle PLUVY

Service d’Orthopédie, Traumatologie, Chirurgie Plastique et Assistance main, CHU, Besançon, FRANCE

& Laboratoire de Nanomédecine, Imagerie et Thérapeutique EA4662, Université Bourgogne Franche-Comté, Besançon, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : alexandre.buffet@edu.univ-fcomte.fr (Alexandre BUFFET)

Introduction : En France, un dispositif de confinement a été appliqué du 17 mars au 11 mai 2020. Il a été renouvelé avec de nouvelles modalités, du 3 avril au 3 mai 2021. Notre objectif était de comparer l'épidémiologie des lésions traumatiques de la main et du poignet pendant ces périodes à une période témoin, avec comme hypothèse une incidence des traumatismes de la main et du poignet diminuée. 

Méthode : Les patients consultant aux urgences traumatologiques d’un centre hospitalo-universitaire labellisé SOS Mains ont été inclus pendant les périodes de confinement de 2020 et 2021, et ont été comparés à un groupe témoin ayant consulté pendant une période équivalente en 2019. Nous avons recueilli rétrospectivement les données démographiques et cliniques en rapport avec des lésions de la main et du poignet. Nous avons également mis en place préalablement au confinement de 2021 une campagne de prévention concernant les blessures de la main par le biais de communications télévisées.

Résultats : Lors des confinements, il existait une augmentation des traumatismes de la main par rapport au nombre total de patients (16% en 2019, 22% en 2020 et 18% en 2021). Nous avons constaté une diminution du nombre de fractures, d’amputations, de brûlures, des infections, des lésions secondaires à un accident de travail et des plaies isolées mais une plus haute proportion des lésions tendineuses et vasculonerveuses lors du premier confinement (12% en 2020 vs 4% en 2019), qui n’a pas été retrouvé en 2021 (4%). 

Discussion : En période de confinement strict, il a été constaté une augmentation des lésions tendineuses et microchirurgicales, qui peut s'expliquer par la modification des activités de loisirs. Dans ce contexte de crise sanitaire avec diminution des ressources humaines et matériel, cela souligne l'importance des mesures préventives concernant les risques liés à certaines activités (utilisation d’objets tranchants ou motorisés). Il est fort probable que la diminution de l’incidence des traumatismes de la main en 2021 soit multifactorielle, mais il est important de rappeler le rôle primordial de l’éducation et de la prévention à grande échelle.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Alexandre BUFFET (interne) (Besançon)
14:12 - 14:14 Discussion commune.
14:14 - 14:17 #27725 - CO034 Urgences de la main : ce qu’il faut absolument savoir lorsque l'on est en première ligne.
Urgences de la main : ce qu’il faut absolument savoir lorsque l'on est en première ligne.

Adrien CARÊME*, Guillaume BERTELOOT

IMM, Montpellier, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : adrien.careme@gmail.com (Adrien CARÊME)

Le nombre de blessés de la main a été évalué en 2018 à plus de 2 millions en France. Si environ 50% de ces blessés sont directement pris en charge dans des structures spécialisées, c’est encore près d’un million de blessés qui bénéficient des premiers soins par un médecin non spécialisé. A partir de notre expérience de « médecin de la main » nous avons tenté de rassembler les connaissances qui nous paraissent indispensables lorsqu’on est en première ligne.

De 2010 à 2020, nous avons pris en charge environ 64000 patients blessés de la main et du poignet. Nous avons analysés les problèmes posés par ces patients pour les regrouper et définir un cadre théorique d’enseignement.

Pour les plaies, 60% de nos patients ne nécessitent pas de chirurgie au bloc opératoire mais simplement une suture cutanée après une exploration adaptée. Il est donc nécessaire de correctement interroger et examiner les blessés. Il faut également savoir utiliser les anesthésiques locaux et le garrot. Il faut donc avoir un minimum de connaissances en anatomie. Un certain nombre de pièges fréquemment rencontrés doivent être connus ainsi que les situations nécessitant l’intervention urgente d’un chirurgien de la main comme les injections sous pression. La vaccination antitétanique, les notions de bases en infectiologie doivent être maîtrisées.

Pour les traumatismes fermés de nombreuses lésions ne sont pas chirurgicales, environ 67% dans notre institut, mais nécessitent des connaissances spécifiques pour les reconnaitre et éviter les complications. C’est le cas de ruptures tendineuses fréquentes comme le mallet finger, certaines entorses et luxations des doigts. Après avis chirurgical adapté, certaines fractures du poignet, des os du carpe ou des métacarpo-phalangiennes sont d’indications orthopédiques. C’est pourquoi, il est important de savoir lire les radiographies puis connaître les principes de traitement, d’immobilisation et de suivi.

Notre formation s’est faite par compagnonnage, sans programme précis. C’est pour cette raison que nous avons réalisé ce travail afin de mettre en avant les connaissances qui sont indispensables lorsqu’on est en première ligne. La liste que nous avons colligée n’est pas exhaustive mais constitue une base de travail pour un programme de formation.

Pour le million de blessés de la main qui bénéficie chaque année en France d’un premier avis non spécialisé, une formation spécifique des médecins nous parait indispensable.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Adrien CARÊME (Montpellier)
14:17 - 14:18 Discussion.
14:18 - 14:24 #27726 - CO035 État des lieux des habitudes et protocoles des soins post-opératoires des replantations digitales dans les centre FESUM.
État des lieux des habitudes et protocoles des soins post-opératoires des replantations digitales dans les centre FESUM.

Marin CAUBRIERE*

Angers, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : marin.caubriere@gmail.com (Marin CAUBRIERE)

Il existe de nombreux articles décrivant les différentes techniques chirurgicales des replantations digitales, mais très peu sur les traitements adjuvants post opératoires . L’objectif de ce travail est de dresser un état des lieux des différentes pratiques et protocoles post opératoire des replantations digitales dans les centres SOS Main de la FESUM.

Toutes les données ont été recueillies via un formulaire sous le format « google form », envoyé par email, à chaque responsable de centre FESUM. Les statistiques ont été réalisées via la plateforme « google form ». Les réponses libres ont été harmonisées par groupement d’idées.

Au total, 38 centres ont répondu sur 70.

Dans 100 % des cas la replantation est réalisé par un senior ; sous ALR seule (84,2%) ; sous microscope dans 94,7 % des cas.

L’hospitalisation se déroule au sein d’une unité dédiée (78,9 %), en chambre seule (76,3%), avec consignes de decubitus strict (65,8%). Une source de chaleur sur le membre opéré est utilisée dans la moitié des centres. 

Un protocole particulier de surveillance est établi dans 84,2% des centres avec notamment : la surveillance du temps de recoloration cutanée (78,9%), les piqures à l’aiguille (50%). Quand elles sont nécessaires, des mesures de désengorgement existent avec un saignement dirigé (81,6%), ou bien la mise en place de sangsues (57,9%). 

Au niveau médicamenteux 68,4% des centres prescrivent des antibiotiques en post opératoires, 84,2% des anti agreggants, 5,3% des anticoagulants à visée curative. 

En cas de spasme, 71,1% des centres ne recourent pas à une prise en charge spécifique médicamenteuse. Soixante huit pourcent des centres reprennent directement au bloc opératoire le patient en cas de spasme artériel, sans modification du protocole de surveillance dans 76,3% des cas. Seulement 18,3% des centres proposent une aide spécifique au sevrage des patients fumeurs. Par contre, 65,8% des centres proposent un suivi psychologique à ces patients. Pour les prises en charge non ambulatoires, la durée d’hospitalisation moyenne varie de 2 jours à 10 jours.

Les mesures adjuvantes post opératoires des replantations digitales bien que connues de tous, relèvent d’une utilisation en partie empirique, variant pour chaque centre. Il n’y a pas de consensus en ce qui concerne les modalités de prise en charge adjuvante et d’indication de reprise. Il est constaté une forme de logique globale même si celle-ci n’est pas basée sur des preuves.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Marin CAUBRIÈRE (interne) (Angers)
14:24 - 14:26 Discussion.
14:26 - 14:32 #27727 - CO036 Modification de la technique de Mantero pour la réparation des lésions du tendon fléchisseur profond en zone 2.
Modification de la technique de Mantero pour la réparation des lésions du tendon fléchisseur profond en zone 2.

Taha MOUHIB, Elodie PAYET, Farouk DARGAI*

Service de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique - SOS Main, CHU Félix Guyon, Saint-Denis, La Réunion, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : najibfa@hotmail.com (Farouk DARGAI)

Mantero et al. (1973) advocated a pull-out suture for the repair of the flexor digitorum profundus (FDP)

tendon in the distal part of the fingers, based on a description by Brunelli (1958). This was an alternative

method of treatment of Zone 1 and distal Zone 2 tendon division with less surgical invasion of the sheath and less suture material in this restricted space.We have modified Mantero’s technique for repair of FDP division in Zone 2B and 2C by using a distal cannula and a lasso through the pulp and distal FDP tendon rather than two cannulas.

A 20-gauge cannula is passed through the tip of the finger pulp, traversing the distal tendon stump

and exiting at the laceration site. We pass through this cannula a PDSTM II Poly (P-dioxanone) Monofil

3-0 thread as a lasso. The ends of the core suture are passed through the lasso, which is withdrawn

through the cannula and out the fingertip The cannula is removed, the tendon stumps are apposed, and the pull-out suture is tied over a piece of drain catheter. From January 2008 to January 2010, 20 complete

FDP disruptions in Zone 2B and 2C were treated using the modified Mantero technique. There were

14 men and six women with a mean age of 30 years (range 18–50). The injured digits were three index,

two middle, nine ring, and six little fingers. The patients were re-examined at a mean of 40 months (26–82) postoperatively. Ten patients also had neurovascular bundle injuries that required repair.The surgery was performed under Walant procedure.

There was no skin necrosis at the fingertip, no tendon ruptures, or other complications. At followup, the mean flexion of the distal interphalangeal joint was 72. The results were assessed using distal interphalangeal joint range of motion alone, as proposed by Moiemen and Elliot (2000). Fourteen patients had excellent, four patients good, and two patients fair outcomes. Only the two patients with fair outcomes were unable to make a complete fist. Repair of the neurovascular bundle did not affect the results.

The use of a single cannula is technically simpler, reducing the risk of placement error and pulley/sheath impingement by cannula or suture.The procedure is performed through minimal incisions,limiting adhesion formation.

The good results and absence of ruptures in a small number of patients suggest that the tendon healing

and strength of repair are adequate for immediate postoperative motion.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Taha MOUHIB (Interne) (Saint-Denis, La Réunion)
14:32 - 14:34 Discussion.
14:34 - 14:37 #27728 - CO037 Transfert de l'extenseur propre du cinquième doigt pour la récupération de l'extension du pouce: technique chirurgicale alternative basée sur une étude anatomique.
Transfert de l'extenseur propre du cinquième doigt pour la récupération de l'extension du pouce: technique chirurgicale alternative basée sur une étude anatomique.

Livio DRAGO*, Sébastien HUGON

Chirurgie orthopédique, Centre Hospitalier Régional, Namur, BELGIQUE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : livio.drago@student.ulg.ac.be (Livio DRAGO)

Cette étude propose une technique de transfert tendineux fiable pour restaurer l'extension du pouce lorsque le long extenseur du pouce (LEP) est manquant suite à un traumatisme délabrant du versant radial de la main. Le transfert de l'extenseur propre de l’index (EPI) est une option classique, cependant celui-ci peut être également manquant dans ce type de traumatisme. L’extenseur propre du cinquième doigt (EP5) pourrait donc être une option utile. La littérature rapporte deux cas où le LEP a pu être substitué par l’EP5.

L’anatomie des extenseurs montrant de nombreuses variations, surtout sur le versant ulnaire de la main, ce travail se base sur une revue de littérature et sur une étude anatomique. La présentation la plus fréquente des extenseurs sur le cinquième doigt est: un tendon extenseur commun des doigts (EC5) unique ou absent et un tendon EP5 double. Les caractéristiques de l’EP5 (potentiel de raccourcissement et force potentielle) sont décrites comme similaires au LEP et à l’EPI.

Etude anatomique:

Étude sur cadavre : 26 mains (13 gauches, 13 droites), de 13 corps différents (5 femmes, 8 hommes). Sont étudiés : le nombre de tendons EP5 et EC5 insérés à la base de l'auriculaire, leur nombre respectif, le passage de l’EP5 dans la cinquième coulisse.

Technique chirurgicale:

Repérage du nombre d’EP5 à la sortie de la cinquième coulisse puis du nombre de tendons à la base de l'auriculaire. Transfert de la partie distale de l'EP5 le plus radial s’il existe vers l’EC5, et transfert de l'EP5 le plus ulnaire vers le LEP distal d'une manière similaire au transfert d’EPI.

Dans cette étude, EP5 passe toujours dans la 5ème coulisse. Il existe toujours au moins deux tendons insérés distalement sur l'auriculaire, la proportion d’EP5 et d’EC5 est semblable à la littérature.

Nous rapportons 2 cas cliniques attestant de la réussite de cette technique. Elle semble s'adapter à l'anatomie du patient mais nécessite que le chirurgien y soit familier. L’absence d’EP5 ou la présence d'un seul EP5 sans EC5 sont les deux situations empêchant sa réalisation (extrêmement rare).

Quand l'EPI est manquant, le transfert de l’EP5 permet de manière fiable une extension indépendante du pouce sans sacrifier l'extension de l'auriculaire si il existe au moins deux extenseurs à la base de celui-ci. Dont au moins un EP5, ce qui est presque toujours le cas. A l'avenir pourquoi ne pas préserver l'EPI si le transfert d’EP5 est envisageable ?

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Livio DRAGO (Chirurgie orthopédique) (Liège, Belgique)
14:37 - 14:38 Discussion.
14:38 - 14:44 #27729 - CO038 Le niveau de recoupe artérielle influence-t-il les résultats des replantations et revascularisations en chirurgie de la main : étude prospective sur 22 mois.
Le niveau de recoupe artérielle influence-t-il les résultats des replantations et revascularisations en chirurgie de la main : étude prospective sur 22 mois.

Inès REGAS* (1), Fiona SAKEK (1), Pierre TUPHE (1), Damien FEUVRIER (1), Clément MENEZ (2), François LOISEL (1), Laurent OBERT (1), Isabelle PLUVY (1)

1. Service de chirurgie Orthopédique, Traumatologique, Plastique et Reconstructrice, SOS mains, Besançon, FRANCE

2. Pôle Santé Sud Haut-Marnais, Chaumont, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : ines.regas@gmail.com (Ines REGAS)

Plus de 2 millions de blessés de la main sont estimés par an en France. Aucune étude de la littérature n’apporte de réponses objectives sur les marges de recoupe artérielle nécessaires pour améliorer les résultats fonctionnels de replantations et revascularisations.

L’objectif de ce travail était d’évaluer quelles marges de recoupes artérielles macroscopiques sont nécessaires pour obtenir une anastomose artérielle histologiquement saine et en déduire les recoupes macroscopiques nécessaires en fonction du mécanisme lésionnel.

Cette étude prospective monocentrique a inclus des patients présentant une lésion artérielle de la main et/ou du poignet. Une recoupe artérielle de minimum 2 mm des moignons proximaux et distaux était réalisée avant l’anastomose artérielle. Une échographie doppler artérielle de contrôle de perméabilité était réalisée à 1 mois post opératoire. Les patients étaient réévalués cliniquement par EVA, Quick Dash, SF36 et TAM à M1, M3, M6, M9 et M12.

De 2018 à 2020, 46 patients ont été inclus avec un recul maximal de 13 mois. 35 sections, 2 écrasements, 8 amputations et 1 blast ont été évalués. Macroscopiquement, 37% des berges étaient considérées comme délabrées. Histologiquement, 41,3% des recoupes étaient saines avec un taux de 50% pour les écrasements, 44% pour les sections par outil mécanique 37,5% pour les sections par outil électrique, 37,5% pour les amputations et 0% pour les blasts. Les taux d’échec de replantations et revascularisations sont respectivement de 25% et 4,9% (2 thromboses diagnostiquées à l’échographie). A la dernière évaluation, les patients présentaient une EVA à 1,9/10, un Quick Dash à 8%, un SF36 PCS à 68,9% et SF36 MCS à 70% et un TAM à 87%. Nos analyses statistiques permettent de conclure que les facteurs influençant le succès ou l’échec des replantations et revascularisations sont le mécanisme lésionnel (p = 0.02), les lésions nerveuses associées (p = 0.014) et la longueur de la recoupe artérielle proximale (p = 0.046).

Cette étude ne permet pas de conclure significativement si les lésions histologiques influent sur le succès ou l’échec anastomotique et sur les résultats fonctionnels. Ces résultats non significatifs font discuter soit d’un manque de puissance, soit d’une sous-évaluation de l’influence des lésions histologiques sur l’échec anastomotique.

Les lésions artérielles histologiques semblent corrélées au mécanisme lésionnel. Les sections par du verre ou par écrasement ne semblent pas nécessiter des recoupes artérielles de plus de 2 mm. Une poursuite de l’étude avec un nombre de sujets plus important permettrait d’envisager des résultats significatifs.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Ines REGAS (Chef de clinique) (Besançon)
14:44 - 14:46 Discussion.
14:46 - 14:52 #27730 - CO039 Traumatisme du lit ungueal: 78 cas.
Traumatisme du lit ungueal: 78 cas.

Jefferson BRAGA SILVA*

Hand Surgery / Reconstructive Microsurgery, PUCRS University, Porto Alegre, BRÉSIL

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : jeffmao@terra.com.br (Jefferson BRAGA SILVA)

Fingertip trauma is a commonly seen condition in the emergency room and each injury must be adequately assessed. Adequate nailbed reconstruction is important for the recovery of fingertip function, with preserved sensation and absence of pain. We evaluate the difference in outcomes obtained with two different techniques used for nailbed reconstruction in a series of patients with similar injury patterns.

We conducted a retrospective chart review of 78 cases of patients who underwent nailbed reconstruction due to trauma between January 2012 and August 2017. The techniques were suturing of the nailbed (SNB) and suturing of the nailbed associated with osteosynthesis of the distal phalanx (SNBOst). Injury types analyzed were those with a subungual hematoma comprising >50% of the nailbed with or without an associated fracture.

In our series, 42 (53.8%) cases were treated with suturing of the nailbed (SNB) and 36 (46%) cases with suturing of the nailbed associated with osteosynthesis of the distal phalanx (SNBOst). Average patient age was 22.7 years (range 18 - 30). Considering nail appearance, 93.6% of men had good results vs 74.2% among women (P=0.022). Zook 1 outcomes (n=20, 45%) were worse than Zook 2 (n=40, 100%) and Zook 3 (n=18, 100%) (p<0.001). Regarding the type of injury, 86.5% of the lacerations and 85.4% of the crushes had good results (P>0.99). When comparing the techniques, there was no apparent significant difference, good results were achieved in 88.1% with SNB (n=42) vs 83.3% with SNBOst (n=36) (P=0.75).

Treatment choice should consider a simple, reliable and cost-effective technique, and should produce satisfactory functional and cosmetic results. In cases with a hematoma compromising more than 50% of then ail surface area, we opt for exploration and suturing of the nailbed with 6-0 Vicryl. We also favor nail plate removal and nailbed repair in cases of proximal fracture involving the germinal matrix, displaced distal phalangeal fracture requiring pinning, or nail plate lacerations.

In our series, patients treated with simple suturing of the nailbed and patients who underwent reconstruction of the entire nailbed showed good outcomes. The level of the injury and the type of trauma influenced the results. It is necessary to wait 12 months to determine a definitive result, as remodeling of the nailbed complex occurs in the intervening period.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Jefferson BRAGA SILVA (Prof.) (Porto Alegre, Brésil)
14:52 - 14:54 Discussion.
14:54 - 15:00 #27355 - CO040 Régénération du lit de l'ongle.
Régénération du lit de l'ongle.

Jefferson BRAGA SILVA* , Gabriela MAGNUS, Valentina STANHAM, Catarina BUSNELLO, Alice BECKER, Bruna LEAL

Hand Surgery / Reconstructive Microsurgery, PUCRS University, Porto Alegre, BRÉSIL

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : jeffersonbragasilva@gmail.com (Jefferson Braga Silva)

The regenerative potential of the nail bed after trauma remains controversial. The objectives of our study were evaluate the outcomes of nail bed injuries treated using two different reconstructive techniques direct flow island flap or a Tranquilli-Leali ?Atasoy? flap.

We performed a retrospective review of 51 patients who underwent nail bed reconstruction with two techniques (direct flow island flap or Tranquilli-Leali ?Atasoy? flap) due to trauma involving the nail bed complex. These two flaps were used to support the loss of distal substance and to allow the regeneration of the nail bed. Outcomes were analyzed for at least 18 months. There were 34 males (66.7%), and the average age was 16.1 years. Most patients (56.9%) had crush injuries. The little (16) and index (14) fingers were the most affected. Twenty-seven were children (range 4 - 11) with an average age of 7.4  1.9 years. The middle finger was the most affected (29.2%).

The outcomes were good to excellent in 41 operated patients (80.4%). Hooknail was absent in 84.3% of the patients. The children group showed a greater chance of excellent/good results. When analyzing the factors associated with the excellent/good result, the direct flow island flap technique presented better results regardless of the age group, the Zook type or the type of trauma. Quantitative variables were described using the mean and standard deviation and categorical variables by absolute and relative frequencies. To compare means, the Student t test was applied. When comparing proportions, Pearson's chi-square or Fisher's exact tests were used. To control confounding factors, the Multivariate Poisson Regression model was applied. Relative Risk was calculated in conjunction with the 95% confidence interval.

For many years, it was believed that the nail was produced by the germinal matrix alone. We have 51 patients in this series, it was possible to carry out several statistical analyzes and draw conclusions that allow us to establish a course of action for a certain type of trauma and obtain a satisfactory standard result. In our series, we have found that reconstruction of the fingertip, potentially by offering support to the growing distal phalanx, as well as a possible intrinsically increased potential for nail bed regeneration in children and adults.

The direct-flow island flap it is superior in terms of outcome, regardless of age, sex, affected finger, dominant hand, type of trauma and injury zone.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Jefferson BRAGA SILVA (Prof.) (Porto Alegre, Brésil)
15:00 - 15:02 Discussion.
15:02 - 15:05 #27655 - CO041 Reconstruction des pertes de substances post-traumatiques du lit de l’ongle avec exposition osseuse par le lambeau homodigital adipofascial dorsal retourné.
Reconstruction des pertes de substances post-traumatiques du lit de l’ongle avec exposition osseuse par le lambeau homodigital adipofascial dorsal retourné.

Amirouche  DAHMAM*, Faris  ALKAHTANI, Philippe  PELISSIER, Marie-Laure ABI-CHAHLA, Anais  DELGOVE, Hussein CHOUGHRI

Chirurgie de la main, CHU de Bordeaux, Bordeaux, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : amirouche.dahmam@gmail.com (Amirouche DAHMAM)

Les lésions de l'appareil unguéal sont fréquentes en traumatologie de la main. La prise en charge chirurgicale des pertes de substance du lit de l'ongle avec exposition osseuse de la phalange distale reste difficile. L'objectif de cette étude était d'évaluer les résultats de la reconstruction de ces pertes de substance par le lambeau homodigital adipofascial dorsal retourné.

Il s'agit d'une étude rétrospective réalisée de février 2018 à décembre 2019, qui inclus 16 patients (14hommes et 2femmes), âgés en moyenne de 43 ans (6-82), et ayant bénéficié de la reconstruction d'une perte de substance post-traumatique du lit de l'ongle par un lambeau homodigital adipofascial dorsal retourné. La taille moyenne de la perte de substance était de 60% (30%-90%) de la surface totale du lit de l'ongle. Les résultats cliniques, le taux de survie du lambeau, la repousse de l'ongle, le pourcentage d'adhérence de l'ongle, les complications et la satisfaction des patients ont été évalués lors du suivi.

Au recul moyen de 26 mois (15 - 37 mois), le pourcentage de survie du lambeau était de 100%. Un patient a présenté une nécrose superficielle locale qui a évolué favorablement après des soins locaux. Une repousse complète de l'ongle a été rapportée dans 11 cas (69%), en moyenne 4,7 mois (4 - 6mois) après la chirurgie. Une absence totale de repousse unguéale a été notée dans 5 cas (31%), et considérée secondaire à une lésion simultanée du lit unguéal et de la matrice germinale. Nous avons remarqué que l'adhérence de l'ongle était partielle dans les cas où la perte de substance du lit de l'ongle était importante. La satisfaction des patients était considérée très satisfaisante dans 11 cas (69 %), satisfaisante dans 4 cas (25%) et décevante dans 1 cas (6%).

Les options thérapeutiques permettant la prise en charge des pertes de substance du lit de l'ongle incluent, la greffe du lit unguéal, les greffes composites, les lambeaux locorégionaux et le derme artificiel. Le lambeau homodigital adipofascial dorsal retourné permet la couverture complète de la phalange distale en un seul temps opératoire, en n'utilisant que le tissu adipofascial et sans prélèvement sur les doigts voisins. Cependant, la durée de cicatrisation est rallongée et la repousse de l'ongle sous le lambeau est incertaine, ce qui nécessite un suivi post-opératoire.

Le lambeau homodigital adipofascial dorsal retourné est simple et fiable. Il offre des résultats fonctionnels et esthétiques satisfaisant avec une faible morbidité du site donneur.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Amirouche DAHMAM (Assistant) (Bordeaux)
15:05 - 15:06 Discussion.
15:06 - 15:12 #27734 - CO042 Reconstruction des amputations pulpaires par lambeau en ilot palmaire bipédiculé dans les doigts longs (une version modifiée du lambeau de Tranquilli-Leali) : une étude multicentrique.
Reconstruction des amputations pulpaires par lambeau en ilot palmaire bipédiculé dans les doigts longs (une version modifiée du lambeau de Tranquilli-Leali) : une étude multicentrique.

Luc KOPEL (1), Julien SERANE* (1), Thibault LAFOSSE (2), Camilo CHAVES (1), Lior AMSALLEM (1), Romain CHASSAT (3), Gautier PETRONI (1), Thibault GEROSA (1), Xavier DELPIT (3), Emmanuel MASMEJEAN (1)

1. Chirurgie de la main, du membre supérieur et des nerfs périphériques, HEGP, Paris, FRANCE

2. ASI, Annecy, FRANCE

3. SOS Mains, Trappes, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : julienseranefresnel@gmail.com (Julien SERANE)

Les pertes de substances pulpaires exposant l’os peuvent nécessiter une reconstruction par lambeau. Différents types de lambeau sont disponibles et le choix ne fait pas toujours l’objet de consensus, mais ils ont chacun leurs inconvénients : troubles esthétiques (ongle en griffe), neurologiques (perte de sensibilité) ou fonctionnels (raideur). L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats d’un lambeau palmaire en îlot bipédiculé (Tranquilili-Leali modifié) utilisé pour la reconstruction pulpaire dans les doigts longs.

L’analyse rétrospective de données portait sur 42 lambeaux dits modifiés avec un recul moyen de 16,4 mois (30-6 mois) opérés dans 2 centres. Trente-trois étaient des hommes. L’âge moyen était de 39,5 ans (12-83 ans) et 57,1%(n=24) étaient fumeurs. Dans 54,8%(n=23) des cas, l’accident était lié au travail ; il correspondait à un écrasement dans 69%(n=29) des cas. Selon la classification d’Allen, il y avait 26 stade II, 14 stade III et 2 stade IV. Les chirurgies étaient toutes réalisées en urgence dans les 24 premières heures.

Aucun ongle en griffe n’a été observé. Le Weber moyen était à 3,8mm (2-6mm). La TAM moyenne était de 268,3° (255-275°). L’index global de satisfaction était de 8,7/10 et les résultats étaient considérés comme excellents dans 15 cas et bons dans 23 des cas.

Le lambeau bipédiculé en îlot palmaire permet de simplifier et sécuriser un lambeau qui conserve une mauvaise réputation chez les chirurgiens de la main, en assurant de bons résultats, en reconstruisant un bon équilibre entre la peau, l’os et l’appareil unguéal dans les amputations zone II et III d’Allen.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Luc KOPEL (Interne) (Paris)
15:12 - 15:14 Discussion.
15:14 - 15:20 #27736 - CO043 Évaluation à long terme d’un lambeau pulpaire en îlot homodactyle « court » associé à un simple ou double V-Y.
Évaluation à long terme d’un lambeau pulpaire en îlot homodactyle « court » associé à un simple ou double V-Y.

Daniel ESTOPPEY*, Germain POMARES, Thomas JAGER

Hôpital Kirchberg, Luxembourg, LUXEMBOURG

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : daniel.estoppey@gmail.com (Daniel ESTOPPEY)

Les lambeaux pulpaires antérogrades en îlots homodactyles sont très utiles pour reconstruire les amputations pulpaires proximales avec exposition osseuse mais ont le désavantage d’amener une raideur de l’articulation interphalangienne proximale (IPP). L’ajout d’un simple ou double V-Y de type Atasoy permet de gagner en mobilisation et donc d’économiser la dissection jusqu’à l’IPP. Le but de cette étude est de réaliser une évaluation fonctionnelle à long terme des patients ayant bénéficié d’un lambeau antérograde en îlot homodactyle « court » associé à un simple ou double V-Y. Notre hypothèse principale est que ce lambeau n’induit pas de raideur de l’IPP et notre hypothèse secondaire est qu’il préserve une sensibilité pulpaire de qualité.

Il s’agit d’une étude rétrospective de patients opérés entre août 2017 et septembre 2018 présentant comme critères d’inclusion une amputation pulpaire par écrasement ou lacération avec exposition osseuse, prise en charge en aigu ou en cas de nécrose secondaire et classifiée de type II oblique palmaire, III ou IV selon Allen. Les critères de jugement étaient : mobilités articulaires, discrimination aux 2 points et au monofilament de Semmes-Weinstein, durée de cicatrisation, complications post-opératoires, durée de l’arrêt de travail, tabagisme periopératoire, intolérance au froid, hypersensibilité au toucher, déformation de l’ongle et exclusion du doigt.

Six patients (âge moyen 57 ans [40-67]) ont été opérés. Une intervention s’est compliquée d’une nécrose cutanée du lambeau. Au suivi moyen de 25.5 mois [17-31], les mobilités articulaires moyennes des métacarpo-phalangiennes, IPP et interphalangiennes distales étaient de 92-0-0°, 97.2-0-0° et 56-4.8-0° respectivement, sans différence significative par rapport au côté controlatéral. La discrimination aux 2 points moyenne de la partie proximale des lambeaux étaient de 7.7 mm en ulnaire (p = 0.1) et 8.2 mm en radial (p = 0.53) et de la partie distale de 8 mm en ulnaire (p = 0.075) et 8.5 mm en radial (p < 0.05). La sensibilité au monofilament de Semmes-Weinstein était diminuée mais de manière non significative.

Nos deux hypothèses sont confirmées. En comparaison, les lambeaux antérogrades en îlot homodactyles «traditionnels» et les îlots bi-pédiculés (Tranquili-Leali modifié) ont montré des raideurs de l’IPP mais par contre une meilleure sensibilité pulpaire. Notre étude devra faire l’objet d’une étude prospective comparative qui permettrait une meilleure définition de nos observations.

L’association d’un lambeau pulpaire antérograde en îlot homodactyle « court » et d’un simple ou double V-Y permet d’éviter un enraidissement de l’IPP tout en préservant une sensibilité pulpaire de qualité.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Daniel ESTOPPEY (Médecin en voie de spécialisation) (Fribourg, Suisse)
15:20 - 15:22 Discussion.
15:22 - 15:25 #27735 - CO044 Technique de fixation en étai des lambeaux pulpaires. À propos de 10 cas.
Technique de fixation en étai des lambeaux pulpaires. À propos de 10 cas.

Ludovic BINCAZ*

Clinique Kennedy, Montélimar, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : ludovic.bincaz@orange.fr (Ludovic BINCAZ)

Les lambeaux de couverture pulpaire sont probablement les lambeaux les plus fréquemment réalisés à la main. Si les publications sur le mode de prélèvement et ses variantes sont nombreuses, peu de publications s’intéressent spécifiquement aux modes de fixation du lambeau à la partie distale.

Nous proposons une étude clinique prospective de Aout 2019 à mai 2020, mono opérateur, portant sur 10 patients, avec l’utilisation d’une méthode originale de fixation distale du lambeau, permettant de modeler de façon précise la pulpe, sans utiliser de fixation intra-osseuse, que la tablette unguéale avulsée soit présente ou pas. 10 patients victimes d’amputation en zone 2 des doigts longs ont été étudiés. Les lambeaux pulpaires étaient prélevés selon la technique d’Atazoy, avec ses différentes améliorations techniques de prélèvement. La technique de fixation était une suture en étai sur une tablette unguéale naturelle ou prothétique, avec suture au repli proximal.

La fixation en étai s'est avérée être une technique fiable, sans fixation intra osseuse, permettant de modeler et d'avancer la pulpe à la demande. Il permet également de répartir la tension sur les tissus mous, évitant ainsi les sillons de traction.

La fixation en étai des lambeaux pulpaires est une technique simple, ajustable à volonté, permet une fixation harmonieuse et sans complication notée dans l’étude pour les lambeaux pulpaires.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Ludovic BINCAZ (Chirurgien) (Montélimar)
15:25 - 15:26 Discussion.
15:26 - 15:32 #27737 - CO045 Utilisant du lambeau latérodigitale homodactyle pour les pertes de susbtance centimétrique de la pulpe des doigts longs.
Utilisant du lambeau latérodigitale homodactyle pour les pertes de susbtance centimétrique de la pulpe des doigts longs.

Stéphane HOUZE, Jérôme PIERRART, Alexandre SAUVAGE, Aurélien AUMAR*

Cabinet ARCHIMED, Lesquin, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : docteur.aurelien.aumar@gmail.com (Aurélien AUMAR)

Les amputations pulpaires distille en sifflet ou massives constituent un enjeu thérapeutique majeur. 

L'utilisation du lambeau homodactyle rétrograde dit de ROSE, constitue une option thérapeutique fiable, reproductible. 

Lorsque le nerf digital homolatéral est emporté dans le dissection, il est suturé au nerf digital palmaire contro latéral pour favoriser la récupération sensitive 

L'objectif est d'analyse l'évolution fonctionnelle des doigts traumatisés

Nous avons mené une étude rétrospective descriptive monocentrique. 

Tous les patients ayant eu une amputation distale de stade 3 et 4 de la classification de TAMAI ont été inclus,

La technique opératoire était la suivante: le lambeau est dessiné sur la face palmaire et dorsale de 1 du rayon opéré. 

Le point de rotation est située au niveau du col de M2

La zone donneuse est laissée en cicatrisation 

Nous avons étudié le retentissement opératoire, les scores fonctionnels Quick DASh et PRWE et le score fonctionnel de WEBERS.

Vingt six lambeaux de ROSE ont pû revus et inclus avec un recul moyen de 6 mois. 

quatorze lésions concernaient le quatrième rayon, 6 le 3e rayon et 6l le deuxième rayon. 

Le ROM était à 92 % du côté contro latéral. 

La force était mesurée à 84 % du côté contro latéral. 

Le test statique de weber était de l'ordre de 10,6 mm

Un patient a bénéficié d'un geste de plasties cutanées secondaire pour traiter un bride rétractile superficielle.

Toutes les pulpes amputées ont retrouvé un galbe satisfaisant.

Le lambeau de Rose ou homodactyle rétrograde constitue une option thérapeutique de choix pour les couvertures de perte de substance pulpaire complète des doigts longs. 

Les complications sont rares. 

La suture du moignon distal du nerf digital palmaire a permis d'améliorer le score de Weber.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Recherches cliniques/travaux scientifiques : non
Consultant, expert : KERIMEDICAL
Cours, formations : KERIMEDICAL
Documents publicitaires : non
Invitations à des congrès nationaux ou internationaux : non
Actionnariat : non
Détention d’un brevet ou inventeur d’un produit : non


Stéphane HOUZE (Lille)
15:32 - 15:34 Discussion.
15:34 - 15:40 #27731 - CO046 Arthroplastie métacarpophalangienne avec greffe osseuse en urgence dans les destructions articulaires traumatiques.
Arthroplastie métacarpophalangienne avec greffe osseuse en urgence dans les destructions articulaires traumatiques.

Germain POMARES*, Thomas JAGER 

Institut Européen de la Main - Hôpital Kirchberg, LUXEMBOURG

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : germain.pomares@icloud.com (Germain POMARES)

Les destructions traumatiques des articulations métacarpophalangiennes (AMP) associées à une perte de substance osseuse (PSO) représentent un défi technique pour le chirurgien qui souhaite conserver la mobilité de cette articulation. La réalisation d’une arthroplastie en urgence avec greffe osseuse de la première phalange (P1). Nous présentons une solution technique permettant une arthroplastie avec greffe osseuse en urgence pour l’ensemble des PSO du tiers proximal P1.

Nous présentons une série de 4 patients comportant 5 arthroplasties métacarpophalangiennes avec greffe osseuse en urgence. Il s’agissait exclusivement d’hommes. Dans cette série toutes les AMP étaient. Il s’agissait pour 3 patients de traumatismes ouverts, et 4 articulations de traumatismes ouverts (scie circulaire, accident balistique). Dans un cas, il s’agissait d’un traumatisme fermé. Dans 3 cas, il existait une PSO 

Intéressant le 1/3 proximal et dorsal de la P1. Dans 1 cas, la PSO se faisait au dépens du 1/3 proximal et palmaire de la P1. Dans le dernier cas, la PSO concernait la totalité du 1/3 proximal de la P1. Après réalisation d’un parage chirurgical des fragments ostéo-chondraux libres, et d’une évaluation de la perte de substance osseuse, cette indication était confirmée. La greffe osseuse se faisait à partir d’un prélèvement de la calotte céphalique du métacarpien. Cette greffe osseuse était ensuite ostéosynthèse sur la PSO de la P1. Une prothèse en silicone était ensuite implantée.

L’évolution postopératoire restait pour l’ensemble des patients. Un protocole de mobilisation immédiate était instauré. L’arc moyen de mobilité en flexion-extension des AMP était de 70°, avec un défaut d’extension actif de -10° dans deux cas. Ces résultats étaient constatés à partir du 6ème mois. Aucune complication n’a été observée.

Dans ces situations précises, aucune solution d’ostéosynthèse ne peut être retenue. Les arthroplasties restent soumises à un risque d’instabilité de l’implant, voire même à l’impossibilité de positionner l’implant lorsque la PSO s’étend au-delà de l’épiphyse. Cette stratégie de reconstruction des AMP peut être proposée à l’ensemble des PSO de la base de P1. L’intérêt de cette solution est, premièrement, la reconstruction du fourreau osseux phalangien indispensable pour stabiliser l’implant et autoriser une sollicitation précoce, et secondairement la restitution du stock osseux. Ce dernier point est crucial puisqu’il permet en cas de faillite de l’implant, un changement dans des conditions techniques simples.

Cette option thérapeutique simple et rapide, en une seule étape, permet une mobilisation immédiate sans sacrifier les solutions de sauvetage en cas d'échec.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Germain POMARES (Chirurgien) (Luxembourg, Luxembourg)
15:40 - 15:42 Discussion.
15:42 - 15:48 #27733 - CO048 Brûlures profondes de la face dorsale de la main et des doigts: place du lambeau inguinal pédiculé et de l'empochement dans la prise en charge aiguë.
Brûlures profondes de la face dorsale de la main et des doigts: place du lambeau inguinal pédiculé et de l'empochement dans la prise en charge aiguë.

Lisa BARRY*, Louise PASQUESOONE, Elvire GUERRE

Chirurgie Plastique et reconstructrice, CHRU de Lille, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : lisa.barry@hotmail.fr (Lisa BARRY)

La prise en charge aiguë des brûlures profondes du dorsum de la main et des doigts représente un défi pour le chirurgien reconstructeur. En effet, l'exposition des structures ostéo-tendineuses nécessite souvent une couverture par lambeau dans un contexte où les lambeaux loco-régionaux ou libres ne sont pas toujours réalisables.

Nous rapportons ici une série de 8 brûlures profondes du dorsum de main. 6 mains ont été couvertes par lambeau-greffe abdominal de Colson et 2 mains ont été couvertes par lambeau inguinal pédiculé. 4 patients sur 6 ont été revus en consultation avec un recul moyen de 20.5 mois; 1 patient a été perdu de vue et 1 patient est décédé.

L'évaluation clinique a été réalisé par un chirurgien différent de l'opérateur. On retrouve un DASH score moyen de 46/100 avec des extrêmes allant de 17.5 à 93/100. Le résultat esthétique est satisfaisant avec un score de Vancouver de 4.5/13 en moyenne et une opinion générale du patient de 3.75/10 selon l'échelle POSAS.

Le lambeau inguinal pédiculé et l'empochement sont deux techniques fiables et de réalisation rapide qui permettent une couverture cutanée de bonne qualité dans un contexte de brûlures profondes de la main. En effet, les lambeaux locaux sont rarement possibles. En cas d'atteinte associée du membre supérieur, les lambeaux loco-régionaux ne sont pas réalisables; ils atteignent par ailleurs difficilement les extrémités digitales. Enfin, les lambeaux libres nécessitent un plateau technique adapté, une hémodynamique stable et leur épaisseur est peu compatible avec la finesse du dorsum de main.

Bien qu'il y ait eu d'énormes progrès techniques depuis leurs descriptions, le lambeau inguinal pédiculé et l'empochement restent des alternatives à envisager dans la prise en charge aiguë des brûlures profondes du dorsum de main. Nous proposons dans cette présentation un algorithme d'aide à la prise en charge chirurgicale afin de situer ces deux techniques dans l'arsenal thérapeutique du chirurgien plasticien.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Lisa BARRY (Interne) (Lille)
15:48 - 15:50 Discussion.

14:00-16:00
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G2-13
Communications libres
Poignet 1

Communications libres
Poignet 1

Modérateurs : Emmanuel CAMUS (Chirurgien) (Maubeuge), Ahmed ZEMIRLINE (Chirurgien de la main) (Rennes)
14:00 - 14:06 #27770 - CO049 Comparaison du repérage du point d’entrée à l’amplificateur de brillance ou sous arthroscopie dans le traitement des fractures non déplacées du scaphoïde sur la diminution du taux d’irradiation.
Comparaison du repérage du point d’entrée à l’amplificateur de brillance ou sous arthroscopie dans le traitement des fractures non déplacées du scaphoïde sur la diminution du taux d’irradiation.

Daphné QUEREL*, Lorenzo MERLINI, Charles DACHEUX, Quentin HENNOCQ, Thomas GREGORY

Hôpital Avicenne, Bobigny, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : d_querel@hotmail.fr (Daphné QUEREL)

Les fractures du scaphoïde représentent 60% des fractures du carpe. Les fractures non déplacées peuvent être traitées de façon orthopédique par immobilisation dans une manchette plâtrée pour une durée de 8 à 12 semaines en moyenne. Des techniques de vissages percutanées ont été décrites pour réduire la durée d'immobilisation et un retour aux activités quotidiennes précoce. Ces techniques nécessitent l'utilisation d'un amplificateur de brillance pour repérer le point d'entrée et le bon positionnement final de la broche. Le but de notre étude est de comparer une technique de vissage percutané rétrograde avec contrôle du point d'entrée à l'amplificateur de brillance, à une technique arthroscopique avec repérage d'un point d'entrée de la broche immédiatement radial à l’insertion scaphoïdienne du ligament scapho-lunaire dorsal, sur la diminution du taux d'irradiation.

Cette étude rétrospective réalisée entre 2018 et 2019 regroupe 20 patients âgés de 27,4 ans en moyenne (17-45) opérés par un même chirurgien, dans un même hôpital, d’une fracture non déplacée du scaphoïde. Deux techniques de vissage ont été comparées : avec repérage du point d’entrée de la broche sous contrôle scopique ou arthroscopique. Le critère de jugement principal était la mesure du taux d’irradiation.

La dose d’irradiation reçue par le patient était de 0,15 μGy (0,04-0,22) en percutané contre 0,06 μGy (0,02-0,1) en arthroscopie.

Le nombre de tentatives de bon positionnement de la broche était de 5,3 (1-8) en percutané, contre 2 en moyenne (1-3) en arthroscopie.

Le nombre de clichés d’amplificateur de brillance était de 17,1 (5-25) en percutané pour 6,9 (3-11) en arthroscopie.

La durée opératoire moyenne était de 24,4 minutes (10-35) en percutané et 22,8 minutes (16-30) en arthroscopie.

Un des inconvénients de la technique percutanée est le besoin permanent du contrôle fluoroscopique, exposant le patient ainsi que l’équipe chirurgicale à une irradiation importante mais le positionnement central de la broche est un des facteurs limitant le déplacement secondaire, et augmentant la rigidité de la synthèse. Le repérage du point d'entrée en arthroscopie et l'orientation de la broche depuis ce point facilite le positionnement de la broche.

Le repérage arthroscopique du point d’entrée de la broche scaphoïdienne, immédiatement radial à l’insertion scaphoïdienne du ligament scapho-lunaire dorsal permet une diminution du taux d’irradiation , du nombre de tentatives de bon positionnement de la broche, du nombre de clichés de scopie, du produit-dose-surface et de la durée d’irradiation sans allongement de la durée opératoire par rapport à la technique percutanée.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Daphné QUEREL (Interne) (Bobigny)
14:06 - 14:12 #27694 - CO050 Prise en charge chirurgicale des fractures corporéales peu ou non déplacées du scaphoïde par vissage percutané rétrograde en passant par la corne antérieure du trapèze : Une étude Française rétrospective uni-centrique auprès de 33 patients.
Prise en charge chirurgicale des fractures corporéales peu ou non déplacées du scaphoïde par vissage percutané rétrograde en passant par la corne antérieure du trapèze : Une étude Française rétrospective uni-centrique auprès de 33 patients.

Elise  LUPON* (1), Yoann  DALMAS  (2), Benoît  CHAPUT  (1), Jean-Louis  GROLLEAU  (1), Pierre  MANSAT  (2), Stéphanie  DELCLAUX  (2)

1. Département de Chirurgie Plastique, CHU Rangueil, Université Toulouse III Paul Sabatier, Toulouse, FRANCE

2. Département de Chirurgie Orthopédique, Hôpital Pierre Paul Riquet, Toulouse, France, Université Toulouse III Paul Sabatier, Toulouse, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : elise.lupon@gmail.com (Elise LUPON)

En tant qu'alternative au traitement conservateur, le vissage percutané a récemment gagné en popularité pour éviter une immobilisation prolongée. Le placement d'une vis dans l'axe central du scaphoïde s'est avéré supérieur à son excentration sur le plan biomécanique mais pose des difficultés à la réalisation du vissage percutanée par voie palmaire comme dorsale.

Nous décrivons un vissage percutané palmaire de fractures corporéale du scaphoïde par une approche trans-trapézienne palmaire simple permettant un centrage optimale de la vis.

Nous avons sélectionné les patients opérés par voie trans-trapézienne palmaire par le même chirurgien entre Janvier 2015 et Janvier 2019 à partir du codage utilisé pour ces fractures et des comptes rendus opératoire. Le recueil des données pré- per- et post-opératoire a été obtenu grâce aux données collectées dans le dossier informatique et papier du patient et par contact téléphonique des patients.

33 patients ont été inclus. Le vissage percutané du scaphoïde a été fait sous anesthésie locorégionale, au bloc opératoire avec un bras en position allongée sur la table à bras, en supination et aucune hyper-extension du poignet n'a été réalisée.

La broche guide de Kirchner passait dans la corne antérieure du trapèze puis dans l'articulation trapézo-scaphoïdienne et était remplacée par une vis SBI après centrage dans l'axe du scaphoïde satisfaisant. La prise en charge avait lieu en moyenne dans les 12.14 jours après le traumatisme.

75.8% étaient des fractures A2 de la classification de Herbert. La durée opératoire moyenne était de 16.63 minutes et dans 91% des cas, le patient était hospitalisé une journée.

La variation de l'angle scapho-lunaire sur les radiographies de profil en pré opératoire avec l'angle défini par l'axe de la vis scaphoïdienne et le lunatum post chirurgie était en moyenne de 2.94°. Un patient a présenté une pseudarthrose et quatre patients ont présenté une vis de taille non adaptée avec un débord de la vis nécessitant une reprise chirurgicale dans trois cas.

Si l'introduction correcte de la vis est facilitée par rapport à la voie palmaire standard et dorsale, le choix d'une taille adéquate de la vis peut être plus complexe.

L'approche trans-trapézienne pour la fixation des fractures aiguës du scaphoïde facilite le placement percutané précis d'une vis dans l'axe central du scaphoïde.

Une étude des complications à long terme, et notamment de l'impact dégénératif sur l'articulation scapho-trapézienne est nécessaire pour évaluer l'innocuité du passage dans la corne antérieure du trapèze.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Elise LUPON (Interne de chirurgie plastique) (Nice)
14:12 - 14:16 Discussion commune.
14:16 - 14:22 #27781 - CO051 Résultats à moyen terme du traitement chirurgical de l’arthrose radio- et médio-carpienne stade IV par athroplastie d’interposition (Amandys ®) ou implant de resurfaçage du capitatum (RCPI®) :Etude rétrospective comparative multi-centrique.
Résultats à moyen terme du traitement chirurgical de l’arthrose radio- et médio-carpienne stade IV par athroplastie d’interposition (Amandys ®) ou implant de resurfaçage du capitatum (RCPI®) :Etude rétrospective comparative multi-centrique.

Gautier PETRONI* (1), Sharon ABIHSSIRA (1), Thomas BIHEL (1), Christian COUTURIER (2), Julien SERANE (1), Thibault GEROSA (1), Lior AMSALLEM (1), Emmanuel MASMEJEAN (1)

1. Chirurgie de la main, du membre supérieur et des nerfs périphériques, HEGP, Paris, FRANCE

2. Espace medical Vauban, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : gautierpetroni@gmail.com (Gautier PETRONI)

Les implants d’interposition en pyrocarbone ont élargi le champ des traitements chirurgicaux des arthroses carpiennes. Le but de cette étude est de comparer les résultats cliniques, fonctionnels et radiologiques des implants Amandys® (« spacer » libre et mobile) et RCPI® (implant de resurfaçage fixé à la tête du capitatum) dans le cadre d’arthroses évoluées à un stade IV

L’étude comprenait deux séries constituées de 13 implants Amandys®, évalués à un recul moyen de 7 ans (groupe A) et de 11 implants RCPI® (recul moyen de 5 ans)

Aucune différence significative n’a été mise en évidence entre les deux groupes, concernant les évaluations cliniques et fonctionnelles. Dans le temps, les deux implants diminuent significativement la douleur, conservent l’amplitude d’extension et la force de serrage. La flexion est augmentée dans le groupe B et diminuée dans le groupe A, cependant ces changements ne sont pas statistiquement significatifs. 2 de luxations précoces avec migration d’implant ont été constatées dans le groupe A et ont conduit à une redéfinition de la taille de l’implant initial. Dans chaque groupe, une arthrodèse totale a été effectuée

Les arthroplasties par implant Amandys® et RCPI® ont montré des résultats équivalents. Elles induisent une indolence significative et durable, conservent la mobilité des poignets et leur force dans le temps. Ces résultats confirment la place des implants Amandys® et RCPI® dans le traitement des poignets arthrosiques de stade évolué ainsi que leur efficacité dans la durée. Pour ces indications, ils représentent une alternative intéressante à des techniques chirurgicales plus lourdes. Les facteurs à l’origine d’une instabilité de l’implant sont à maîtriser afin d’éviter d’éventuelles complications

Les résultats obtenus ne permettent pas de conclure sur la supériorité d’un implant par rapport à l’autre dans cadre d’arthroses évoluées à un stade IV. Ces conclusions doivent toutefois être validées par des études à plus gros effectifs et à plus long terme

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Gautier PETRONI (CHIRURGIEN) (Compiègne)
14:22 - 14:28 #27574 - CO052 Remplacement du lunatum par un implant APSI dans le traitement de la maladie de Kienböck.
Remplacement du lunatum par un implant APSI dans le traitement de la maladie de Kienböck.

Suzanne  ROBERT*, Florence  DAUZERE, Stéphanie  DELCLAUX, Pierre  MANSAT

Chirurgie orthopédique et traumatologique,  CHU de Toulouse, France

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : suzanne_robert@orange.fr (Suzanne Robert)

Le traitement des stades avancés de la maladie de Kienböck (IIIA, IIIB et IV de la classification de Lichtman) ne fait pas encore l'objet d'un consensus. L'objectif était d'évaluer les résultats cliniques et radiologiques d'une série de patients traités par exérèse du lunatum et interposition d'un implant en pyrocarbone APSI.

8 patients ont été opérés entre 2013 et 2019. L'implant était mis en place par une voie d'abord dorsale après exérèse complète ou partielle du lunatum. Les critères d'évaluation pré et post opératoires étaient cliniques (douleur, mobilités, force de serrage), radiologiques (angle radio-scaphoïdien, hauteur carpienne, évolution arthrosique) et fonctionnels (scores DASH, Mayo Wrist Score et Patient Rated Wrist Evaluation).

Le recul moyen était de 5 ans (1-8ans). Les douleurs étaient améliorées au repos comme à l'effort. Les mobilités ont augmenté avec un arc moyen de mobilité en flexion extension de 97° (70-125). La force de serrage était également améliorée avec une force moyenne mesurée à 82,5% (67,8-100) du côté controlatéral. Les scores fonctionnels étaient satisfaisants (DASH moyen : 43,3 (27,5-52,5), MWS moyen : 72,5 (65-85) et PRWE moyen : 31,3 (15-46,5)). Il n'a pas été retrouvé de majoration de l'évolution arthrosique ou du collapsus intra-carpien.  L'implant a dû être retiré chez 3 patients suite à une luxation de l'implant ou à des douleurs persistantes post opératoires.

Les résultats de notre série sont comparables aux résultats des séries retrouvées dans la littérature sur le sujet et aux résultats des techniques de référence dans les stades avancés de la maladie de Kienböck. La principale complication reste l'instabilité de l'implant. Notre étude et les données actuelles de la littérature n'ont pas permis de déterminer d'éventuels facteurs expliquant cette instabilité.

Le remplacement du lunatum par un implant APSI dans les stades avancés de la maladie de Kienböck permet dans notre série une amélioration des douleurs, des mobilités et de la force de serrage sans majoration de l'évolution arthrosique ou du collapsus intra-carpien au dernier recul. Des études sur des plus grandes séries de patients seraient nécessaires afin de comprendre et résoudre la problématique d'instabilité de l'implant.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Suzanne ROBERT (Interne) (Toulouse)
14:28 - 14:32 Discussion commune.
14:32 - 14:38 #27639 - CO053 Les Pseudarthroses polaires proximales du scaphoïde carpien : intérêt de l'embrochage percutané type Galluccio modifié.
Les Pseudarthroses polaires proximales du scaphoïde carpien : intérêt de l'embrochage percutané type Galluccio modifié.

Rawend  MERAI*, Oussema  ABCHA, Imene  CHEMKHI, Sayed  BACCARI, Lamjed  TARHOUNI, Mouna  OUNAIES

Service chirurgie de la main, Institut Mohamed Kassab d'orthopédie, Tunis, Tunisie

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : merai.rawend@gmail.com (Rawend Merai)

Le scaphoïde carpien se caractérise par une vascularisation de type terminale et rétrograde. De ce fait, la fracture polaire proximale est à haut risque de pseudarthrose. L'objectif de notre travail étaient d'évaluer les résultats du traitement des pseudarthroses polaires proximales du scaphoïde carpien par un embrochage percutané type Galluccio modifié.

Il s'agit d'une étude rétrospective, descriptive sur 15 ans. Nous avons colligé des pseudarthroses polaires proximales du scaphoïde carpien type II d'Alnot datant de moins de 2 ans.

Nous avons inclus 39 patients. Il s'agissait d'une population jeune (âge moyen= 25,5ans), masculine (95%). L'accident sportif a été en cause dans 39% des cas avec un mécanisme d'hyperextension non appuyée dans 35% des cas. Le délai moyen de chirurgie a été de 11,4 mois. Tous les patients ont eu un embrochage percutané de type Galluccio modifié par trois ou quatre broches, et un embrochage scapho-lunaire associé dans 54% des cas. L'expulsion des broches a été la complication postopératoire la plus fréquente (49%). Nous n'avons pas constaté de cal vicieux ou de dégradation arthrosique au dernier recul. Nous avons obtenu 95% de succès de consolidation, et la durée moyenne de consolidation a été de 4,41 mois. Le tabagisme a été le seul facteur qui a statistiquement influencé le délai de consolidation. Au dernier recul, le Mayo Wrist modifié a été excellent dans 92%, le Quick Dash moyen a été de 10% et le PRWE moyen a été de 6,3.

Dans la littérature, peu d'études se sont intéressées à la localisation polaire proximale et notre étude a comporté le plus de nombre de cas.

Durant ces deux dernières décennies les auteurs ont principalement eu recours à la greffe osseuse pour traiter ce type de pseudarthrose, et les méta-analyses rapportent une supériorité de la greffe osseuse vascularisée. L'embrochage percutané de type Galluccio modifié permet par le biais d'une stabilisation élastique du scaphoïde carpien la consolidation osseuse avec un excellent résultat fonctionnel.

L'Embrochage percutané de type Galluccio modifié des pseudarthroses polaires proximales du scaphoïde carpien est une technique peu coûteuse, d'exécution facile et rapide qui permet une consolidation avec un excellent résultat fonctionnel dans les formes prises en charge précocement.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Rawend MERAI (Interne) (Tunis, Tunisie)
14:38 - 14:44 #27771 - CO054 Taux de consolidation radiologique après traitement arthroscopique des pseudarthroses du scaphoïde. Étude rétrospective à propos de 32 cas.
Taux de consolidation radiologique après traitement arthroscopique des pseudarthroses du scaphoïde. Étude rétrospective à propos de 32 cas.

Simon RATTIER* (1), EL Bachar FATAYRI (1), Vittorio FERRARI (1,2), Youssouf TANWIN (1), Catherine MAES CLAVIER (1), Emmanuel DAVID (1), Thierry AIHONNOU (2), Vladimir ROTARI (1,2)

1. CHU Amiens-Picardie, Amiens, FRANCE

2. Clinique Victor Pauchet, Amiens, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : simonrattier15@gmail.com (Simon RATTIER)

La prise en charge des pseudarthroses de scaphoïde constitue un défi chirurgical. De nombreuses techniques ont été décrites avec des résultats disparates en fonction des séries (80 à 100 % de consolidation). Peu d’études ont évalué les résultats des greffes sous arthroscopie.

Notre objectif principal était d’étudier le taux de consolidation radiologique dans les suites d’une cure de pseudarthrose sous arthroscopie. L’objectif secondaire était d’évaluer les résultats cliniques

Nous avons réalisé une étude multicentrique, rétrospective. Tous les patients opérés par cette technique entre janvier 2016 et décembre 2019 ont été inclus. Les patients ont été revus par un examinateur indépendant. Nous avons évalué : les mobilités du poignet, la force au dynamomètre de Jamar, la capacité fonctionnelle par un questionnaire d’auto-évaluation (Quick Dash) ainsi que la satisfaction.

Les classifications de Schernberg et d’Alnot ont été utilisées pour classer la pseudarthrose sur l’imagerie pré opératoire (radiographie et scanner). L‘évaluation de la consolidation a été faite par un scanner à environ 4 mois post opératoire.

Trente-deux patients ont été inclus, 29 hommes et 3 femmes, d’âge moyen 25,7 ans. Le taux de consolidation est de 84,37 % (27 patients). Sur le plan clinique, 22 patients ont pu être revus entre avril et juin 2020 avec un recul moyen de 29 mois (7-48). L’arc de mobilité en flexion-extension était de 112 °, soit 90 % par rapport au côté sain. Les inclinaisons ulnaires et radiales étaient similaires. La force moyenne était de 38 kg pour le côté opéré, soit 95% par rapport au côté sain. L’opération a été jugée très satisfaisante pour 86,4% des patients (19 des 22 patients revus). Enfin, le Quick DASH moyen est de 9,25.

Nous rapportons une complication (un névrome cicatriciel au niveau de la branche sensitive dorsale médiale du 2e rayon, issue du nerf radial) et une évolution vers une arthrose médio-carpienne ayant nécessité une ré intervention

Le traitement de la pseudarthrose du scaphoïde sous arthroscopie donne des résultats satisfaisants sur le taux de consolidation, et sur le plan clinique. Notre étude met, cependant, en évidence un taux de consolidation inférieur aux autres séries utilisant cette technique chirurgicale.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Simon RATTIER (CCA) (Amiens)
14:44 - 14:50 #27772 - CO055 Greffe osseuse sous arthroscopie des pseudarthroses du scaphoïde : étude rétrospective de 42 cas.
Greffe osseuse sous arthroscopie des pseudarthroses du scaphoïde : étude rétrospective de 42 cas.

Bérangère LAMON* (1), Ludovic ARDOUIN (2), Philippe BELLEMERE (2), Gilles DAUTEL (1), Lionel ATHLANI (1)

1. Centre Chirurgical Emile Gallé, Nancy, FRANCE

2. Institut de la main Nantes-Atlantique, Nantes, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : berangere.lamon@gmail.com (Bérangère LAMON)

Notre objectif était de rapporter les résultats de la greffe osseuse sous arthroscopie des pseudarthroses du scaphoïde après en avoir décrit la technique chirurgicale.

Il s’agit d’une étude rétrospective bicentrique non randomisée de 42 patients d’âge moyen 25 ans (15-56). Tous ont été opérés d’une greffe osseuse spongieuse autologue sous arthroscopie avec ostéosynthèse par broches pour le traitement d’une pseudarthrose du tiers proximal et moyen du scaphoïde, sans désaxation intracarpienne ni arthrose Scaphoid Non Advanced Collapse - SNAC. L’ensemble des patients a été revu en consultation par un examinateur indépendant au recul minimum de 6 mois pour une évaluation clinique et radiologique.

Le délai moyen entre le traumatisme et l’intervention chirurgicale était de 15 mois (5-60). Avec un recul moyen de 18 mois (6-56), la douleur au repos et à l’effort était significativement diminuée passant respectivement de 3 à 0 et de 8 à 1 sur 10 à l’échelle visuelle analogique. Les scores fonctionnels Quick DASH et le PRWE étaient également significativement améliorés. Au dernier recul, le force de serrage était de 83% par rapport au côté controlatéral, et la mobilité active en flexion-extension et inclinaison radio-ulnaire de 125° et 58° (versus 143° et 62° côté controlatéral). La consolidation a été acquise chez 37 patients (88%) avec un délai moyen de 3 mois (2-8). Aucun patient n’a présenté de développement d’arthrose SNAC. Les angles scapho-lunaire et latéral intrascaphoidien ainsi que l’index de hauteur carpienne de Youm ne présentaient aucune différence significative par rapport aux données préopératoires. Quatre patients (9.5%) ont été repris chirurgicalement pour échec de consolidation.

Au vu de nos résultats, la greffe osseuse sous arthroscopie est apparue comme une chirurgie fiable et efficace pour traiter les pseudarthroses du tiers proximal et moyen du scaphoïde lorsqu’il s’agit de stades sans désaxation intracarpienne majeure et sans arthrose SNAC installée. Son caractère peu invasif permet de préserver la vascularisation du scaphoïde ainsi que l’intégrité des structures capsulo-ligamentaires.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Berangere LAMON (Interne) (Nancy)
14:50 - 14:56 #27773 - CO056 Utilisation de la RhBMP7 dans le traitement des pseudarthroses du scaphoïde : 5 cas évalués à 10 ans.
Utilisation de la RhBMP7 dans le traitement des pseudarthroses du scaphoïde : 5 cas évalués à 10 ans.

Damien BERTRAND* (1), Albin CHEVET-NOEL (1), Margaux DELORD (2), Laurent OBERT (1), Daniel LEPAGE (1), Isabelle PLUVY (1), François LOISEL (1)

1. Service d’Orthopédie, de Traumatologie, de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Assistance Main EA 4268 Innovation, Imagerie, Ingénierie et Intervention en santé « I4S » - IFR 133 INSERM Pôle Innovation et Technique Chirurgicale C.H.U. Jean Minjoz - Besançon, FRANCE

2. SOS main Grenoble ; unité de chirurgie réparatrice, de la main et des brûlés, Hôpital Michallon, CHU de Grenoble, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : damien.bertrand34@gmail.com (Damien BERTRAND)

La pseudarthrose du scaphoïde est la plus fréquente des pseudarthroses. Une fixation et une autogreffe vascularisée ou non demeurent les principes du traitement de référence de ces pseudarthroses. Mais que proposer en cas d’échec de l’autogreffe ? L’utilisation de protéines ostéoinductives dans des cas difficiles de traitement des pseudarthroses des os longs ont montré de bons résultats ; cependant peu d’études ont été réalisées quant à leur utilisation pour les pseudarthroses du scaphoïde

Cinq patients d’âge moyen 32 ans (21-44) présentant une pseudarthrose ancienne (supérieure à 24 mois) du scaphoïde ont été pris en charge après un échec d’autogreffe. L’intervention consistait en un avivement du foyer de pseudarthrose. Une autogreffe osseuse associée à de la RhBMP-7 (Osigraft®) était mise en place et fixée par vis ou broche. Une immobilisation post opératoire était prescrite

Un seul patient a pu consolider (20%) avec un recul moyen de 10 ans (80-143 mois). La perte moyenne du volant de flexion-extension était de 16.6° (0-30) par rapport au côté controlatéral. Concernant les pertes de force, elles étaient en moyenne de 450 grammes (0-2000) pour le pinch et de 12.1kg (0-29) pour la poigne par rapport au côté controlatéral. L’auto-évaluation des poignets par questionnaire a montré un PRWE moyen à 28.9 (10,5-49) et un QuickDASH moyen à 28.6 (9,09-61,36)

Dans notre série de faible puissance, le taux de consolidation à long terme est faible (20%) comparé à ceux rapportés dans la littérature ; cela peut être probablement expliqué par nos patients. De nombreux facteurs de risque de pseudarthroses étaient présents dans notre série : l’âge moyen était de 32 ans (21–44ans), le délai de prise en charge était supérieur à 24 mois pour tous, 4 patients étaient des travailleurs manuels de force, 3 patients étaient fumeurs et 2 patients avaient un antécédent de pseudarthrose d’une fracture du scaphoïde controlatéral.

Notre étude n’a pu mettre en évidence un réel bénéfice à l’utilisation de la RhBMP-7 malgré leurs coûts élevés dans le traitement des pseudarthroses anciennes de scaphoïde. L’utilisation de nouveaux vecteurs associant VEGF et BMP est une piste de recherche à envisager.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Laurent OBERT (Chirurgien orthopédiste) (Besançon)
14:56 - 15:02 #27566 - CO057 Résultats à long terme de la prise en charge d’une pseudarthrose du scaphoïde. A propos d’une série de 22 patients.
Résultats à long terme de la prise en charge d’une pseudarthrose du scaphoïde. A propos d’une série de 22 patients.

Claire  NICOT*  (1), Guy  RAIMBEAU  (2), Yann  SAINT CAST  (2), Fabrice  RABARIN  (2), Alexandre  PETIT  (2), Nicolas  BIGORRE  (3)

1. Orthopédie - Traumatologie,  CHU Angers, Angers, France

2. Centre de la Main - Trélazé, Angers, France

3. Orthopédie - Traumatologie,  Centre de la Main - Trélazé, Angers, France

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : claire.nicot@gmail.com (Claire NICOT)

La fracture du scaphoïde évolue vers une pseudarthrose dans 2 à 5% des cas. Non traitée, elle évoluera vers une désorganisation intra-carpienne et des remaniements dégénératifs, engendrant une perte de fonction du poignet. Les processus dégénératifs initiés peuvent perdurer même après l'obtention d'une consolidation. L'objectif de cette étude était d'analyser les résultats cliniques, fonctionnels et radiologiques à long terme d'une série de vingt-deux patients opérés d'une pseudarthrose du scaphoïde.

Il s'agissait d'une étude rétrospective, mono-centrique. Les critères d'inclusion étaient une prise en charge pour pseudarthrose du scaphoïde évoluant depuis plus de 6 mois, sans antécédent au niveau du poignet étudié, avec un recul minimum de 10 ans. 63 patients répondaient à ces critères, il y avait 41 perdus de vue.  22 patients ont été revus. La révision clinique comportait une mesure des mobilités du poignet et une évaluation de la force, comparées au côté controlatéral. La fonction était évaluée par des questionnaires dédiés (QuickDASH, PRWE). L'évaluation radiographique permettait d'évaluer la consolidation, la mesure des angles intra-carpiens et la recherche de remaniements arthrosiques.

Le taux de consolidation était de 77,3%. Comparé au côté controlatéral, la force de préhension et les mobilités étaient toutes significativement diminuées. Les angles radio- et scapho-lunaires étaient significativement augmentés. Le QuickDASH moyen était de 8,68, le PRWE moyen de 12,64. De l'arthrose radio-scaphoïdienne était présente chez 6 patients et 11 patients présentaient une arthrose médio-carpienne. On retrouvait une DISI résiduelle chez 12 patients.

En termes d'épidémiologie et de résultats clinique, notre série était comparable aux autres séries à long terme de la littérature, hormis un taux de consolidation légèrement inférieur. La DISI résiduelle était d'origine ligamentaire, osseuse ou mixte. Le nombre important de perdus de vue, l'hétérogénéité des techniques et l'absence de suivi scannographique sont un obstacle à l'analyse des résultats.

L'importance de la DISI résiduelle et des désorganisations intra-carpiennes au recul de 10 ans nous fait reconsidérer l'entité même de la fracture du scaphoïde évoluant vers la pseudarthrose avec désaxation carpienne comme une lésion complexe ostéo-ligamentaire carpienne. Un bilan d'imagerie en 4D pourrait être intéressant pour identifier la part ligamentaire et/ou osseuse de la déformation en DISI.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Claire NICOT (Interne) (Angers)
15:02 - 15:12 Discussion commune.
15:12 - 15:18 #27562 - CO058 Evolution et analyse comparative 3D du scaphoïde bipartite.
Evolution et analyse comparative 3D du scaphoïde bipartite.

Justine DUFOUR, Geoffroi LALLEMAND, Sébastien DURAND*

Centre de la main, CHUV, Lausanne, Suisse

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : sebastien.durand@chuv.ch (Sébastien Durand)

Chez la plupart des primates, il existe neuf os du carpe. Chez l'humain et les singes africains, l'os central est fusionné au scaphoïde. Le scaphoide bipartite lié au défaut de fusion de l'os central, est encore mal différencié de la pseudarthrose du scaphoïde. Le but de cette étude est de présenter les critères géométriques en faveur du diagnostic de scaphoïde bipartite et d'étudier le rôle de l'os central dans la forme actuelle du scaphoïde.

100 scaphoïde humain, 4 scaphoïde bipartite humain, 4 scaphoïdes d'embryons humains, 12 spécimens adultes d'autres primates anthropoïdes existants représentant six genres et deux spécimens de scaphoïde de Néandertal ont été inclus dans cette étude. 

Des modèles polygonaux 3D du scaphoïde et de l'os central ont été générés à partir de coupes CT-scan, microCT-scan ou histologiques avec un logiciel de segmentation. Une étude comparative 3D de la morphologie et des paramètres morphométriques a été réalisée à l'aide du logiciel de CAO MSC Patran v9.

L'os central est plus petit que le scaphoïde chez tous les spécimens (p<0,05). Le vecteur de direction traduisant la position de l'os central par rapport au scaphoïde a une forte orientation dans l'axe proximo-distal chez l'homme (cos( v, y)=-0,97) et cette caractéristique est partagée par toutes les espèces. Il existe une continuité du scaphoïde du pôle proximal au tubercule distal chez toutes les espèces. C'est la principale caractéristique morphologique qui diffère le scaphoïde bipartite de la pseudarthrose chez l'homme.

Chez l'humain, la principale cause de dispersion concernant la forme du scaphoïde, mesurée à l'aide des moments d'inerties, semble liée à la variation de courbure du bord postérieur du scaphoïde siège de la fusion de l'os centrale.

Le scaphoïde bipartite chez l'homme adulte partage des analogies géométriques avec les singes et les orangs-outans, les embryons humains et les Néandertaliens. Les caractéristiques morphologiques et morphométriques identifiées dans cette étude sont utiles pour différencier le scaphoïde bipartite d'une fracture ou d'une pseudarthrose du scaphoïde. Tous les autres critères suggérés dans le passé conduisent à un diagnostic erroné.

La forme convexe du bord postérieur du scaphoïde est en relation avec l'os central lorsque la fusion apparaît. La courbure du bord postérieur du scaphoïde humain est le plus souvent concave et supporte l'hypothèse qu'après avoir fusionné, la partie du scaphoïde correspondant à l'os central est en train de disparaître chez l'homme.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Justine DUFOUR (Cheffe de Clinique) (Genève, Suisse)
15:18 - 15:20 Discussion.
15:20 - 15:26 #27775 - CO059 Fracture fraîches du Lunatum: méta-analyse et applications cliniques.
Fracture fraîches du Lunatum: méta-analyse et applications cliniques.

Maxime CIEVET-BONFILS (1), Marion BURNIER (2), Marjolaine WALLE (3), Guillaume HERZBERG* (4)

1. Hôpital Edouard Herriot, Lyon, FRANCE

2. Médipôle, Lyon, FRANCE

3. Orthopédie, Hôpital Gabriel-Montpied, Clermont-Ferrand, FRANCE

4. Clinique Parc- Clinique Val d'Ouest, Lyon, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : prgherzberg@gmail.com (Guillaume HERZBERG)

Les fractures fraîches du lunatum sont très rares, représentant entre 0,4 et 2,2% de toutes les fractures du carpe. Elles présentent un risque élevé d'être sous-diagnostiquées et l'imagerie doit toujours comporter un scanner. Les fractures du lunatum peuvent être isolées mais sont souvent associées à d'autres lésions complexes. Les études vasculaires impliquent que 8% à 26% des lunatums sont à haut risque de nécrose avasculaire post-traumatique. Le but de ce travail était de réaliser une méta-analyse qui puisse fournir des orientations quant à la prise en charge, en particulier quant au rôle de l’arthroscopie.

Nous avons effectué une méta-analyse des fractures fraîches du lunatum, incluant 43 études. Ont été exclues les études concernant la maladie de Kienböck et les études avec un manque de données ou l’absence de radiographies interprétables. Cinquante-deux patients ont été inclus pour une analyse descriptive du cas et du traitement et 37 patients ont été inclus pour une analyse univariée. Nous avons analysé le taux de consolidation osseuse.

Les fractures fraîches du lunatum concernent le plus souvent un homme jeune, entre 20 et 30 ans, victime d’un accident à haute cinétique. Le taux de luxation est de 42%, avec 10 luxations en palmaire et 11 luxations en dorsal. Les fractures du lunatum étaient associées à d’autres lésions dans 79% des cas. L’âge, la cinétique, l’orientation du trait de fracture, la présence de lésions associées ne semblent pas modifier le taux de consolidation. Nous avons relevé 6 cas de traitement avec assistance arthroscopique. La fracture-luxation trans-lunaire augmente considérablement le risque de pseudarthrose par rapport aux fractures non luxées (p <0,31). L'ostéosynthèse par broches, vis ou ancres augmente le taux de consolidation des fractures (p <0,01).

Les articles rapportant un traitement sous assistance arthroscopique nous paraissent particulièrement intéressant car l’arthroscopie minimise par définition, les traumatismes vasculaires itératifs liés à une chirurgie ouverte. Notre propre expérience et cette revue de la littérature conforte sur le fort intérêt de l'arthroscopie dans le traitement des fractures fraîches du lunatum.

Ce travail nous a permis de recenser un nombre important de fractures fraîches du lunatum, isolées ou associées. Les études les plus récentes s'orientent vers une prise en charge arthroscopique dont les résultats sont prometteurs ce qui confirme notre expérience.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Maxime CIEVET-BONFILS (Chirurgien Orthopédiste) (Villeurbanne)
15:26 - 15:28 Discussion.
15:28 - 15:34 #27585 - CO060 Analyse tomodensitométrique 2D du lunatum et du capitatum dans le cadre d'une étude préliminaire sur la faisabilité d'une arthrodèse médiocarpienne par plaque radiale.
Analyse tomodensitométrique 2D du lunatum et du capitatum dans le cadre d'une étude préliminaire sur la faisabilité d'une arthrodèse médiocarpienne par plaque radiale.

Monia  EL KINANI*  (1), Philippe  BELLEMERE  (1), Vincent  GUITTON  (2), Mark  ROSS   (3)

1. Chirurgie de la Main et du Membre Supérieur,  Institut de la Main Nantes Atlantique, Saint Herblain, FRANCE

2. Pôle imagerie, Institut de la Main Nantes Atlantique, Saint Herblain, FRANCE

3. Hand Surgery and Upper Limb, Brisbane Hand and Upper Limb Clinic, Brisbane, AUSTRALIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : monia.elkinani@gmail.com (Monia EL KINANI)

L'arthrodèse médio-carpienne reste une intervention courante en chirurgie de la main, notamment en cas d'arthrose du poignet (essentiellement SLAC ou SNAC wrist). Actuellement, il n'existe aucun consensus sur le moyen de fixation à privilégier. Les plaques utilisées habituellement par voie dorsale peuvents présenter des inconvénients (conflit dorsal,fracture du matériel, pseudarthrodèse). Dans l'hypothèse d'une plaque d'arthrodèse du côté radial, nous avons voulu évaluer l'anatomie 2D du lunatum et du capitatum afin d'anticiper l'anatomie et la taille à prévoir pour cette plaque.

Nous avons analysé rétrospectivement des coupes scannographiques sur des tomodensitométries (TDM) réalisées dans notre centre. Le poignet devait être sain et l'examen réalisé en position neutre standardisée afin de définir des coupes simples et reproductibles permettant d'effectuer des mesures dans différents plans de façon fiable. Dans le plan frontal, il s'agissait de la hauteur capito-lunaire totale, les hauteurs isolées du capitatum et du lunatum, ainsi que l'offset capito-lunaire. Dans le plan sagittal, des mesures de largeur antéro-postérieure du lunatum et du capitatum étaient effectuées à différents niveaux.

Cinquante imageries ont pu être analysées sur des poignets de patients masculins dans 29 cas et féminins dans 21 cas. 27 lunatums étaient de type Viegas 1 et 23 lunatums de type Viegas 2. La hauteur capito-lunaire moyenne ajustée (après soustraction de l'interligne capito-lunaire) était évaluée à 19,90 mm. Les hauteurs moyennes respectives du capitatum et du lunatum étaient de 12,37 mm et 6,98 mm. L'offset capito-lunaire moyen était mesuré à 4,55 mm, sans influence significative de la morphologie du lunatum sur cette mesure. Dans le plan sagittal, le capitatum s'élargit de radial en ulnaire avec des largeurs antéropostérieures moyennes de 10,43 mm en radial et 13,59 mm au centre du grand os.

Ces mesures spécifiques ne sont pas décrites la littérature. Malgré la standardisation de la méthode de recueil des données celles-ci peuvent néanmoins être biaisées par une certaine subjectivité  ou par le non respect de la position strictement neutre du poignet lors de la réalisation du TDM. Les données recueillies montre une variété anatomique individuelle dans le plan frontal et sagittal.

Une ostéosynthèse médiocarpienne par une plaque d'arthrodèse radiale suppose la réalisation de plusieurs modèles de plaques permettant de tenir compte des variations individuelles, non seulement la taille du lunatum et du capitatum mais aussi de leur offset.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Monia EL KINANI (Interne) (Nantes)
15:34 - 15:36 Discussion.
15:36 - 15:42 #27581 - CO061 Arthroscopic Radiocarpal Tendinous Interpositions (ARTI) for SLAC I and 2 : « A new conservative solution » Technique.
Arthroscopic Radiocarpal Tendinous Interpositions (ARTI) for SLAC I and 2 : « A new conservative solution » Technique.

Jean-Baptiste  DE VILLENEUVE BARGEMON*  (1), Michel  LEVADOUX  (2), Christophe  MATHOULIN  (3), Lorenzo  MERLINI  (3)

1. Chirurgie Orthopédique et Traumatologique,  APHM, Marseille, FRANCE

2. Hand, wrist and elbow surgery department,  Saint Roch Private Hospital, Toulon, FRANCE

3. International Wrist Center, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : jbdevilleneuvebargemon@gmail.com (Jean-Baptiste de Villeneuve Bargemon)

Les lésions du complexe capsulo-ligamentaire scapho-lunaire entraînent une perturbation de la biomécanique carpienne à l'origine d'une bascule en flexion du scaphoïde associée à une subluxation dorsale qui vont entrainer un conflit arthrogène entre le radius et le carpe identifié sous le terme SLAC Wrist pour Scapho Lunate Advanced Collapse.

La prise en charge des lésions arthrosiques de types SLAC reste palliative comme par exemple les résections de première rangée des os du carpe, l'arthrodèse des quatre os ou alors la dénervation complète du poignet.

Arianni et Mathoulin, proposent en 2018 une alternative arthroscopique avec la réalisation d'une interposition tendineuse (AITA, Arthroscopic Interposition Tendon Arthroplasty) entre le radius et la première rangée des os du carpe (6). Il s'agit du seul article dans la Littérature décrivant cette technique ainsi qu'une évaluation d'une cohorte.  Cependant, la réalisation de cette chirurgie est techniquement difficile et exigeante et possiblement dangereuse par l'utilisation de voie d'abord arthroscopique palmaire. Cette technique permet néanmoins d'empêcher le frottement entre le radius, améliorant le ROM les amplitudes articulaires et diminuant la douleur. De plus, elle ne coupe pas les ponts avec une chirurgie classique.

Dans cet article, nous vous présentons la technique chirurgicale non publiée d'interposition à 1 boucle tendineuse radiocarpienne arthroscopique (1L-ARTI) mini-invasive et n'utilisant que des voies d'abord arthroscopiques dorsales.

Description de la technique opératoire

Nous avions réalisé une précédente étude (17) en 2012 avec des résultats préliminaires sur une cohorte de 15 patients avec une douleur radiocarpienne passant de 7/10 à 1/10 avec pour certains des épisodes de pointes douloureuse évaluées à 3/10 et une force de poigne a constamment augmenté avec une moyenne de 30 %.

La prise en charge des lésions de Type SLAC reste actuellement palliative et les différentes techniques ne sont pas dénuées de conséquences (perte de force et de mobilité). L'ARTI permet donc de supprimer les conflits radioscaphoïdien au stade de SLAC I SLAC II provoqués par la subluxation dorsale du scaphoide et de retarder l'indication à des méthodes moins conservatrices sur le plan fonctionnel. C'est une méthode fiable simple qui a l'avantage de restaurer une partie de la force et de diminuer la douleur presque systématiquement sans « couper les ponts » avec d'autres techniques plus classiques mais dont la morbidité est beaucoup plus importante. Une nouvelle étude rétrospective sur plus de 60 cas est actuellement en cours de réalisation.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Jean-Baptiste DE VILLENEUVE BARGEMON (interne) (Marseille)
15:42 - 15:48 #27640 - CO062 Luxation antélunaire du carpe : à propos de cinq cas.
Luxation antélunaire du carpe : à propos de cinq cas.

Rawend  MERAI*, Oussema  ABCHA, Imene  CHEMKHI, Sayed  BACCARI, Lamjed  TARHOUNI, Mouna  OUNAIES

Service chirurgie de la main,  Institut Mohamed Kassab d'orthopédie, Tunis, TUNISIE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : merai.rawend@gmail.com (Rawend Merai)

Les luxations périlunariennes antérieures du carpe sont exceptionnelles et beaucoup moins fréquentes que le déplacement inverse. Il n'en pose pas moins de problèmes à résoudre. Elles ont fait l'objet de publications sporadiques souvent à propos d'un cas.

Nous avons colligé 5 patients présentant une luxation périlunariennes antérieures du carpe. Le score fonctionnel utilisé est celui de GREEN et O'BRIEN

La lésion est survenue chez des patients jeunes. La chute d'une hauteur de 3 mètres en a été la cause dans tous les cas et le mécanisme en hyper flexion palmaire du poignet a été signalé chez trois patients. La luxation était impure dans tous les cas. Elle était associée à ; une fracture du scaphoïde, du semi lunaire, de la base du 2éme et 3éme métacarpien ou de la styloïde radiale. Une irritation du nerf médian a été retrouvée dans 2 cas. Quatre patients ont été opérés à 48 heures. Un patient a été opéré à la 5ème semaine. L'opération a été menée par un abord palmaire dans trois cas et à foyer fermé dans deux cas. L'intervention a consisté en une réduction avec une ostéosynthèse des fractures associées, des brochages temporaires intra carpiens, une neurolyse dans 2 cas et une réparation ligamentaires dans un cas. Au dernier recul moyen de 2 ans, le résultat était jugé bon dans deux cas, moyen dans deux cas et mauvais dans un seul cas compliqué d'une arthrite du poignet.

Les luxations périlunariennes sont les plus fréquentes des luxations intra carpiennes, cependant sa composante périlunariennes antérieure est beaucoup plus rare. 

Plusieurs hypothèses sont retrouvées pour expliquer la difficulté de ce type de déplacement en occurrence la forme particulière du semi-lunaire. 

Des lésions osseuses sont fréquement associées (fracture du scaphoïde 50%, styloïde radiale dans 73%).

Le mécanisme lésionnel est un choc sur le dos de la main provoquant une hyperflexion de celle-ci où le grand os vient pousser le semi-lunaire en arrière.

Les luxations antélunaire isolées sont traitées orthopédiquement  par réduction et contention plâtrée. La présence de lésions osseuses associées rend ces luxations instables. Leur traitement devient chirurgical. Nous avons opté pour le traitement chirurgical qui a consisté en une réduction, brochage carpien en per cutané et immobilisation plâtrée.

Les luxations périlunariennes antérieures du carpe se produisent dans un contexte de traumatisme violent. Le traitement doit se faire dans le souci d'une reconstitution anatomique des surfaces articulaires pour préserver la fonction du poignet.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Rawend MERAI (Interne) (Tunis, Tunisie)
15:48 - 15:54 #27674 - CO063 Résection de la première rangée des os du carpe versus Scaphoïdectomie et arthrodèse des 4 os : Une revue radio-clinique monocentrique.
Résection de la première rangée des os du carpe versus Scaphoïdectomie et arthrodèse des 4 os : Une revue radio-clinique monocentrique.

Richard CHAN*

Chirurgie Plastique et de la Main, CHU de Rouen, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : r.chan@hotmail.fr (Richard CHAN)

L'arthrodèse des 4 os avec scaphoïdectomie et la résection de la première rangée des os du carpe sont des opérations fréquemment pratiquées sur des poignets présentant de l'arthrose post-traumatique SNAC/SLAC. Le but de cette étude était de comparer les deux interventions sur la force, la mobilité, la fonction et la satisfaction.

C'était une étude mono-centrique, mono-opérateur rétrospective de cohorte de 25 patients opérés entre le 1er janvier 2009 et le 1er janvier 2019. Le suivi comportait : un bilan clinique : Mesure de la force, mobilité, Score Quick Dash, PRWE, Mobilité subjective, satisfaction globale et une radiographie.

Il n'y avait pas de différence significative entre les groupes "Résection de la première rangée des os du carpe" et "Arthrodèse des 4 os avec scaphoïdectomie" sur la force, la mobilité, les scores fonctionnels, la mobilité subjective et le score de satisfaction globale.

Les patients avaient au grip test 72% de leur force comparé au côté controlatéral dans le groupe arthrodèse, et 62% pour le groupe résection. Pour les groupes arthrodèses, et résections, les mobilités étaient pour l'inclinaison radiale 18° versus 14°, l'inclinaison ulnaire de 21° versus 22°, une flexion de 39° versus 30°, une extension 32,5° versus 29,5°, le score Quick Dash était ) 12,5 ° versus 17,6° le PRWE était à 18,7 versus 17,6 la mobilité subjective à 7,8 versus 7,5 et le score de satisfaction à 8,7 versus 9 respectivement.

14% des patients du groupe arthodèse avaient été réopérés versus 0% du groupe résection.

L'arthrodèse des 4 os avec scaphoïdectomie et la résection de la première rangée des os du carpe sont des interventions fiables donnant tous les deux de bons résultats.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Richard CHAN (Chirurgien orthopédiste) (Rouen)
15:54 - 16:00 Discussion commune.

14:00-15:15
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SFRM8
Table ronde commune GEM - GEMMSOR
La camptodactylie congénitale

Table ronde commune GEM - GEMMSOR
La camptodactylie congénitale

Présidents de séance : Frédéric DEGEZ (masseur Kinésithérapeute) (Trelaze), Stéphane GUÉRO (Chirurgien) (Paris)
14:00 - 14:12 La camptodactylie : Origine, étude clinique et classification. Vanina QUILICI (Masseuse - Kinésithérapeute) (Auxerre)
14:12 - 14:24 La camptodactylie : qui traiter, quand et comment traiter ? Place de la chirurgie. Stéphane GUÉRO (Chirurgien) (Paris)
14:24 - 14:36 Traitement orthétique de la camptodactylie de l’enfant. Jean REDOUX (Orthoprothésiste) (Lyon)
14:36 - 14:48 L'appareillage des camptodactylies, données de la littérature et expérience d'équipe. Jean LICHTLE (kinésithérapeute) (Paris), Blandine MARCADET (Kinésithérapeute) (Paris)
14:48 - 15:00 La camptodactylie : orthèses ET kinésithérapie ? Marc BOUDOU (MKDE libéral associé) (Marseille)
15:00 - 15:15 Questions.

15:15
15:15-15:50
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SFRM9
Conférence d'enseignement
De l'anatomie du poignet à la dynamisation des concepts en rééducation

Conférence d'enseignement
De l'anatomie du poignet à la dynamisation des concepts en rééducation

Modérateurs : Christian FONTAINE (Head of department) (Lille), Véronique LE GAC (masseur-kinésithérapeute) (Caen)
15:15 - 15:45 De l'anatomie du poignet à la dynamisation des concepts en rééducation. Michel BOUTAN (Kinésithérapeute) (Dax)
15:45 - 15:50 Questions.

15:50
16:00 - 16:30 Pause café
16:30
16:30-18:00
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SFRM11
Table ronde commune GEM - GEMMSOR
Entorses latérales de la MCP du Pouce

Table ronde commune GEM - GEMMSOR
Entorses latérales de la MCP du Pouce

Modératrices : Julia CREMILLIEUX (exercice liberal) (Valence), Alexandra FORLI (Chirurgien plastique) (Grenoble)
16:30 - 18:00 Introduction. Julia CREMILLIEUX (exercice liberal) (Valence), Alexandra FORLI (Chirurgien plastique) (Grenoble)
16:30 - 18:00 Apport de l'échographie. Thomas APARD (chirurgien) (Versailles)
16:30 - 18:00 Lésion aiguë : traitement orthopédique / Orthèses. Dominique THOMAS (orthésiste) (Grenoble)
16:30 - 18:00 Lésion aiguë : traitement orthopédique / Mobilisation précoce. Grégory MESPLIÉ (Kiné / orthésiste) (Biarritz)
16:30 - 18:00 Lésion aiguë : traitement chirurgical. Philippe PRADEL (Praticien associé) (Challes-les-Eaux)
16:30 - 18:00 Lésion chronique : traitement chirurgical. Alexandra FORLI (Chirurgien plastique) (Grenoble)
16:30 - 18:00 Rééducation lésions aigue et chronique après chirurgie. Claude LE LARDIC (Masseur Kinésithérapeute) (Nantes)
16:30 - 18:00 Conclusion. Julia CREMILLIEUX (exercice liberal) (Valence), Alexandra FORLI (Chirurgien plastique) (Grenoble)

16:30-18:30
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G2-14
Communications libres - sous l’égide de la FESUM
Traumatologie 2

Communications libres - sous l’égide de la FESUM
Traumatologie 2

Modérateurs : Bruno BARBATO (chir main) (Aubergenville), Thierry DUBERT (chirurgien) (Paris)
16:30 - 16:36 #27741 - CO064 Incidence des névromes douloureux après suture de nerfs sensitifs à la main. Comparaison entre suture avec manchonnage veineux, suture protégée par un neurotube, et suture microchirurgicale simple.
Incidence des névromes douloureux après suture de nerfs sensitifs à la main. Comparaison entre suture avec manchonnage veineux, suture protégée par un neurotube, et suture microchirurgicale simple.

Sarah AMAR* (1), Laurent MATHIEU (1), Alain SAUTET (2), Alain Charles MASQUELET (2), Adeline CAMBON-BINDER (2)

1. HIA Percy, Clamart, FRANCE

2. Hôpital Saint-Antoine, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : sarah_amar@orange.fr (Sarah AMAR)

Cinq pourcent des plaies des nerfs à la main évoluent vers une neuropathie séquellaire pouvant être très invalidante. Plusieurs études ont suggéré que l’utilisation d’un manchon autologue veineux ou synthétique (neurotube) permettait de réduire le risque de névrome. L’objectif de notre étude est de comparer les résultats de sutures nerveuses manchonnées ou non.

Il s’agissait d’une étude comparative, rétrospective, non randomisée et bicentrique. Etaient inclus tous les patients opérés d’une plaie de la main, de Novembre 2014 à Janvier 2017, avec section nerveuse sans perte de substance (nerfs collatéraux digitaux, digitaux communs, médian, ulnaire ou radial). Les critères d’exclusion étaient un suivi inférieur à 12 mois et un mécanisme par explosion. Selon les habitudes du chirurgien, les sutures nerveuses étaient soit simples, soit manchonnées par une veine régionale ou un neurotube en collagène de type 1. Au recul minimum de un an, un examinateur indépendant recherchait des signes de névrome (association d’un signe de Tinel à la percussion de la cicatrice et de douleurs neuropathiques) et évaluait la qualité de la récupération sensitive, lors d’une consultation spécialisée soit à défaut lors d’un entretien téléphonique ou par e-mail à l’aide d’un questionnaire.

Nous avons inclus 64 patients, âgés en moyenne de 35 ans, totalisant 67 réparations nerveuses (93% de nerfs collatéraux digitaux) dont 31 sutures simples, 20 manchons veineux et 16 manchons collagéniques. Au recul moyen de 40 mois, des signes de névromes étaient présents chez 35,5 % des patients ayant eu une suture microchirurgicale simple, 30% de ceux avec manchonnage veineux et 56 % de ceux avec neurotube (p=0,24). Il persistait des douleurs neuropathiques chez 52% des patients ayant eu une suture microchirurgicale, 50% de ceux avec manchonnage veineux et 87,5% de ceux avec neurotube (p=0,032).

Il n’y avait pas de différence significative en terme de douleur au repos, de récupération sensitive au test de Weber, de mobilité (Total Active Motion) et de qualité de vie (score Quick Disabilities of the Arm, Shoulder and Hand) entre les 3 groupes. Les résultats à la classification de Mackinnon et Dellon étaient excellents ou bons (classés S4 ou S3+) chez 80% des patients ayant eu une suture microchirurgicale, 75% de ceux avec manchonnage veineux et 90% de ceux avec neurotube (p=0,49).

Au vu de cette étude, dont les effectifs sont néanmoins réduits, l’ajout d’un manchon collagénique ou veineux ne réduit pas le risque de névrome lors des sutures de nerfs à la main.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Sarah AMAR (INTERNE) (Paris)
16:36 - 16:42 #27742 - CO065 Techniques de prévention des névromes symptomatiques dans les amputations digitales.
Techniques de prévention des névromes symptomatiques dans les amputations digitales.

Camille BOUTEILLE*, Sébastien EL RIFAI, François LOISEL, François SAADE, Laurent OBERT, Pluvy ISABELLE

Service d’Orthopédie, de Traumatologie, de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Assistance Main, C.H.U. Jean Minjoz, Besançon, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : cam.bouteille@gmail.com (Camille BOUTEILLE)

La survenue d’un névrome symptomatique sur moignon d’amputation digitale, de nature traumatique ou non, est une complication fréquente, altérant la qualité de vie des patients, du fait de leur exposition aux traumatismes répétés. L’objectif de ce travail était d’évaluer les techniques utilisées pour prévenir la survenue d’un névrome en cas d’amputation digitale.

105 patients ont été évalués sur une période de 5 ans et sur 131 amputations digitales 23 cas de névromes symptomatiques existaient (17%)

Il existait 12/33 névromes en cas de nerfs non traités (36%), 8/60 névromes en cas de nerfs traités par traction/résection (13%), 3/18 névromes en cas de nerfs été traités traction/résection et thermocoagulation (16%). Aucun névrome n’était observé en cas suture termino terminale des deux nerfs collatéraux (5 cas), d’enfouissement dans l’os (5 cas) et de thermocoagulation (9 cas).

En cas d’amputation il est nécessaire d’essayer d’éviter un névrome symptomatique en traitant le nerf; Aucune technique ne semble supérieure à une autre même si dans ce travail certaines semblent permettre de l’éviter mieux que d’autre . Cependant ,il existe des biais de recrutement. La seule certitude est que ,de ne rien faire, fait un courir un risque important de névrome symptomatique.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Camille BOUTEILLE (Interne) (Besançon)
16:42 - 16:46 Discussion commune.
16:46 - 16:52 #27743 - CO066 Fasciotomies des 3 loges à l'avant bras par une unique voie d'abord latérale : description d'une nouvelle technique [Vidéo flash].
Fasciotomies des 3 loges à l'avant bras par une unique voie d'abord latérale : description d'une nouvelle technique [Vidéo flash].

Sharon ABIHSSIRA*, Thibault GEROSA, Julien SERANE, Emmanuel MASMEJEAN

Chirurgie de la main, du membre supérieur et des nerfs périphériques, HEGP, Paris, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : sharon@abihssira.net (Sharon ABIHSSIRA)

Le syndrome des loges aigu à l’avant-bras est rare, mais une prise en charge précoce réduit les séquelles à moyen et long terme. La loge antérieure est plus fréquemment atteinte cependant les loges dorsale et latérale sont aussi à risque. Plusieurs techniques de fasciotomies ont été décrites et sont associées à diverses complications, notamment des difficultés de couvertures cutanée et des séquelles esthétiques importantes. À ce jour, les techniques mini-invasives ne sont pas applicables en aigu. Une voie d’abord latérale unique a été décrite pour les syndromes des loges aigus à la jambe, et est à présent largement utilisée. Nous présentons une voie d’abord latérale unique pour les fasciotomies des trois loges de l’avant-bras.

On réalise une incision latérale en forme de S le long du brachio-radialis. Par celle-ci, nous avons accès aux loges dorsale et latérale après une dissection au-dessus du plan musculaire. Nous avons également accès à la loge antérieure après un bref décollement sous-cutané permettant de retrouver une voie de Henry classique.

Cette étude cadavérique objective la faisabilité de cette technique.

L’intérêt principal de cette technique est d’avoir accès aux trois loges musculaires de l’avant-bras et de prendre en charge tous les syndromes des loges aigus, qu’ils soient d’une ou plusieurs loges, par la même incision. Le risque de nécrose cutané après décollement est faible à l’avant-bras, région bien vascularisée. L’incision latérale sinueuse limite l’évolution vers une cicatrice rétractile et l’abord en regard d’une zone majoritairement musculaire permet un sous-sol de qualité si une greffe de peau est nécessaire secondairement. La cicatrice est également plus esthétique que les multiples cicatrices nécessaires par les autres abords décrits. Le risque théorique de léser le nerf radial doit être diminuer par une pratique régulière au laboratoire d’anatomie. Une étude clinique est nécessaire afin de confirmer les bénéfices d’un abord unique facile à assimiler, enseigner et pratiquer ; et repérer d’autres potentielles complications.

Cette nouvelle technique permettant un accès simplifié à toutes les loges de l'avant-bras, par une voie d'abord unique, est tout aussi fiable est reproductible que les multiples voies d'abord précédemment décrites, et ce en limitant l'impact fonctionnel et esthétique pour le patient.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Sharon ABIHSSIRA (Interne) (Paris)
16:52 - 16:54 Discussion.
16:54 - 17:00 #27831 - CO067 Lipofilling, indications en chirurgie de la main fonctionnelle. A propos de 68 procédures.
Lipofilling, indications en chirurgie de la main fonctionnelle. A propos de 68 procédures.

Florent WEPPE*, Maximilien ARNAL 

Centre de la Main Sauvegarde, Lyon, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : florent.weppe@hotmail.fr (Florent WEPPE)

Le lipofilling ou injection de graisse autologue est une technique classique en chirurgie esthétique. Associée à l'aponévrotomie percutanée, cette procédure est de plus en plus utilisée dans le traitement de la maladie de Dupuytren mais est peu décrite comme traitement complémentaire dans la prise en charge des séquelles fonctionnelles à la main.

68 procédures de lipofilling ont réalisées chez 57 patients par 2 opérateurs sur une période de 5 ans. Les indications principales étaient les dystrophies cicatricielles douloureuses (41 patients dont 14 amputations partielles) suivies par la maladie de Dupuytren (16 patients). Des injections intra-articulaires ont été associées dans 3 cas d'arthrose associée. Le site donneur était abdominal dans 65 procédures et la face interne des cuisses dans 3 procédures. Un kit de lipofilling à usage unique était utilisé dans 89,7% des procédures.

Le résultat fonctionnel est considéré comme satisfaisant ou très satisfaisant dans 96 % des cas. Les injections intra-articulaires ont amélioré la douleur sur l'échelle visuelle analogique de 2 points en moyenne chez les patients traités. Le résultat esthétique est considéré comme satisfaisant ou très satisfaisant dans 88% des cas. Le résultat fonctionnel est considéré comme mauvais ou décevant dans 4 % correspondant aux 2 complications locales rencontrées (1 infection et 1 rupture tendineuse). Aucune complication n'est notée au niveau du site de prélèvement graisseux.

Le lipofilling appliqué à la chirurgie de la main dans un objectif d'amélioration fonctionnelle est une technique prometteuse apportant des résultats satisfaisants en l'absence de complication dans les traitements des séquelles essentiellement post traumatiques. La morbidité du site donneur est extrêmement faible et l'instrumentation spécifique simple d'utilisation. Ses indications sont probablement plus larges que le traitement la maladie de Dupuytren.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Florent WEPPE (Co gérant) (Lyon)
17:00 - 17:04 Discussion.
17:08 - 17:14 #27839 - CO069 La libération échoguidée de la poulie A1 des doigts longs : à propos d'une nouvelle technique avec un couteau à usage unique MiniKemis.
La libération échoguidée de la poulie A1 des doigts longs : à propos d'une nouvelle technique avec un couteau à usage unique MiniKemis.

Olivier MARES* (1), Hamid GHERSI (1), Alexandre LABORDE (1), Lara MOSCATO (1), Gilles CANDELIER (2)

1. Chirurgie Orthopédique et Traumatologique & Chirurgie du Rachis, CHU, Nîmes, FRANCE

2. Clinique Saint Martin, Caen, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : docteuroliviermares@gmail.com (Olivier MARES)

Nous rapportons une nouvelle technique échoguidée permettant la libération de la poulie A1 des doigts longs en percutanée. 

L'objectif de cette étude était de montrer la faisabilité et l’absence de complication spécifique avec cette nouvelle technique.

Nous avons mené une étude rétrospective clinique multicentrique multi opérateurs de décembre 2019 à Mai 2019.

Nous avons mené une étude rétrospective clinique multicentrique multi opérateurs de décembre 2019 à Mai 2019.

Les patients étaient opérés sous anesthésie de type WALANT et en Office surgery. La technique opératoire consistait premièrement à un repérage sur une coupe transversale du point d’introduction. Un mini abord cutané (2 à 3 mm) était réalisée, puis le couteau mini kemis était passé sous contrôle échographique de face et de profil sous la poulie A1 de manière atraumatique grâce à son guide intégré. Lorsque le positionnement était optimal en coupe transversale, la section de la poulie était réalisée de proximal à distal ou de distal à proximal sous contrôle longitudinal échographique permanent. En post opératoire le patient portait un simple pansement trois jours et débute immédiatement son auto-rééducation.

Nous avons analysé : la disparition du ressaut, le délai de retour aux activités quotidiennes, la présence d’une réaction fibreuse et les complications de type hématome, infection et lésions des éléments nobles.

Chaque patient a été évalué en préopératoire, à J1 et à un mois. Cette évaluation comportait un questionnaire fonctionnel et une mesure de l’EVA.

Nous avons inclus 18 patients, et opéré 20 doigts longs : 10 fois le geste a été réalisé de proximal à distal et 10 fois de distal à proximal. Le recul moyen est de 3,4 mois.

Nous n’avons aucun échec du traitement et aucune lésion vasculo-nerveuse. Le délai de reprise des activités quotidiennes est de 3,4 jours. L’EVA passait de 3,6 à 1,4.

Il n’y avait pas de différence sur la réaction fibreuse mais probablement par manque de recul et du nombre de procédures. Cette technique permet une section complète de la poulie. C'est une réelle option alternative entre la chirurgie classique et la chirurgie percutané.

La libération percutanée échoguidée avec un couteau spécifique Mini-kemis permet une libération complète de poulie A1 de manière simple et reproductive.

Il faudra analyser à plus long terme la réaction fibreuse post opératoire pour pouvoir conclure s’il existe une meilleure approche entre proximale et distal.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Recherches cliniques/travaux scientifiques : non
Consultant, expert : Arthrex, Newclip, Stryker
Cours, formations : Arthrex, Newclip, Stryker
Documents publicitaires : non
Invitations à des congrès nationaux ou internationaux : non
Actionnariat : non
Détention d’un brevet ou inventeur d’un produit : Newclip


Olivier MARÈS (Medecin) (Nîmes)
17:14 - 17:20 #26077 - CO070 Manchonnage veineux après section complète du tendon du fléchisseur commun profond (FCP) des doigts longs en zone 2.
Manchonnage veineux après section complète du tendon du fléchisseur commun profond (FCP) des doigts longs en zone 2.

Mathilde PAYEN*

Service d'orthopédie pédiatrique,  CHU, Rouen, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : mathilde-payen@hotmail.fr (Mathilde Payen)

Les lésions des tendons des FCP dans le canal digital (zone 2) sont une urgence très fréquente. Leurs réparations sont exigeantes sur le plan technique. Elles ont un cout sociétal important. Les complications sont fréquentes. Parmi celles-ci les adhérences limitent la récupération fonctionnelle. Le manchon veineux est une technique simple de couverture de suture par un matériel autologue, facilement accessible, peu coûteuse dont l'intérêt a été prouvé dans la réparation nerveuse en limitant les complications nevromateuses. L'objectif était d'évaluer la faisabilité d'un manchonnage veineux du FCP après sa réparation en zone 2.

Ce travail anatomique sur corps donnés à la Science s'est déroulé au laboratoire universitaire. Le canal digital était exposé sur toute sa longueur, puis une section du FCP se faisait en amont ou en aval des poulies A2 et A4. Une veine dorsale de la main était prélevée, dégraissée puis dilatée à l'aide d'instruments microchirurgicaux. Ce manchon veineux était enfilé sur un  moignon tendineux. La réparation tendineuse était confiée à un point de Kessler au PDS 3.0, associé à un hémi surjet antérieur au PDS 5.0. Le manchon était placé de façon à couvrir la zone suturée. Des mouvements de flexion-extension répétés vérifiaient la course tendineuse, l'absence d'encombrement, la solidité de la suture et la stabilité du patch veineux.

12 doigts (index et majeurs provenant de 6 mains) ont pu être inclus dans l'étude. La procédure durait en moyenne 45 min par doigt. Tous les doigts ont pu être manchonnés puis suturés. Cependant dans 2 cas, une dilatation impossible de la veine a conduit à prélever une veine antérieure de l'avant-bras. Lors du testing il n'y avait aucun problème d'encombrement au sein du canal digital. Le manchon veineux non fixé à la suture restait stable quel que soit la zone de suture.

C'est une technique simple en chirurgie de la main, où il est souvent pratiqué des manchonnages veineux autour des sutures nerveuses. Cette technique prolonge peu le temps chirurgical, puisque le prélèvement et la préparation de la veine sont réalisés en 4-5minutes. Ce transplant veineux n'augmente pas le cout de l'intervention et pourrait diminuer les complications post-opératoires en privilégiant la cicatrisation intrinsèque tendineuse.

Le manchonnage veineux après suture du FCP en zone 2 est anatomiquement réalisable sur sujets anatomiques. Compte tenu du caractère non coûteux et non invasif d'une telle procédure, des protocoles d'études cliniques pourraient être mis en place.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Mathilde PAYEN (Interne) (Rouen)
17:20 - 17:22 Discussion.
17:22 - 17:28 #27609 - CO071 Vissage percutanée des fractures de phalanges proximales et intermédiaires des doigts longs sous anesthésie locale avec les vis canulées Biotech® : à propos de 13 cas avec un recul minimal de 6 mois.
Vissage percutanée des fractures de phalanges proximales et intermédiaires des doigts longs sous anesthésie locale avec les vis canulées Biotech® : à propos de 13 cas avec un recul minimal de 6 mois.

Yoan Kim  DE ALMEIDA*  (1), Colin  PIESSAT  (2), François  DAP  (2), Gilles  DAUTEL  (2), Lionel  ATHLANI  (2)

1. Service de chirurgie de la main, Fondation de la Miséricorde, Caen, FRANCE

2. Service de chirurgie plastique et reconstructrice de l'appareil locomoteur, SOS mains, Centre chirurgical Émile Gallé, Nancy, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : dealmeida_yk@yahoo.fr (Yoan Kim De Almeida)

Les fractures de phalanges proximales et intermédiaires des doigts longs sont fréquentes en traumatologie de la main. Une ostéosynthèse stable autorisant une mobilisation précoce et une voie d'abord limitée réduisent le risque d'adhérences ainsi que la convalescence post opératoire. Nous rapportons les résultats cliniques et radiographiques de l'ostéosynthèse percutanée avec des vis canulées Biotech® chez des patients présentant une fracture oblique ou spiroïde diaphysaire de la phalange proximale ou intermédiaire d'un doigt long.

Nous avons inclus 13 patients (10 femmes et 3 hommes) avec un recul minimal de 6 mois. Le recul moyen était de 12,7 mois. L'âge moyen était de 45 ans. Dans 6 cas, il s'agissait d'une fracture de la phalange intermédiaire et dans 7 cas, il s'agissait d'une fracture de la phalange proximale. Dans 3 cas, il existait un trait de fracture intra articulaire. Les résultats cliniques (mobilités, trouble rotatoire, DASH score, PRWE-Hand, pinch test, douleur sur l'échelle visuelle analogique, complications) et radiographique ont été recueillis par un observateur indépendant.

Les patients étaient opérés par 2 opérateurs différents selon la même technique opératoire sous anesthésie locale (bloc digital à la xylocaïne sans adrénaline) dans l'objectif de réaliser des man?uvres actives de flexion et extension du doigt.

Le taux de consolidation était de 100% avec un délai moyen de 7 semaines.

Au dernier recul, la douleur sur l'échelle visuelle analogique était de 0.47, le DASH-score et le PRWE-Hand étaient de 6,3 et 8,5 respectivement. Le pinch test était mesuré à 93% par rapport au doigt controlatéral. 

Deux patients présentaient un trouble de rotation inférieur à 15° et n'occasionnant pas de gêne fonctionnelle. Le déficit total d'extension était en moyenne de 6° et le déficit total de flexion était de 12 ° en moyenne par rapport au doigt controlatéral. Aucune complication n'a été reportée.

Le vissage percutané permet de limiter les adhérences post opératoires et la dévascularisation osseuse. Les man?uvres mobilisatrices actives du doigt pendant l'intervention permettent de s'assurer de l'absence de trouble rotatoire et favorisent l'intégration du doigt dans les suites opératoires.

Dans notre série, le taux de consolidation était de 100% avec des résultats cliniques satisfaisants. Ces résultats encouragent à la prise en charge par vissage percutanée des fractures proximales et intermédiaires obliques simples des doigts longs sous anesthésie locale.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Recherches cliniques/travaux scientifiques : non
Consultant, expert : non
Cours, formations : KERIMEDICAL
Documents publicitaires : non
Invitations à des congrès nationaux ou internationaux : non
Actionnariat : non
Détention d’un brevet ou inventeur d’un produit : non


Yoan Kim DE ALMEIDA (Docteur) (Caen)
17:28 - 17:30 Discussion.
17:30 - 17:36 #27830 - CO072 Syndrome du marteau hypothenarien : résultats à long-terme après reconstruction de l'artère ulnaire par un pontage veineux.
Syndrome du marteau hypothenarien : résultats à long-terme après reconstruction de l'artère ulnaire par un pontage veineux.

Colin PIESSAT*, Yoan-kim DE ALMEIDA, Lionel ATHLANI, Gilles DAUTEL

Service de chirurgie plastique et réparatrice de l'appareil locomoteur, chirurgie de la main,  Centre chirurgical Emile Gallé, Nancy, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : c.piessat@gmail.com (Colin PIESSAT)

Le syndrome du marteau hypothénarien (SMH) résulte d’une occlusion de l’artère ulnaire au voisinage de l’hamatum consécutive à des traumatismes répétés de l’éminence hypothénar. Les traitements sont variés, du traitement médical isolé à la reconstruction artérielle après résection de la zone pathologique et non consensuels. Cette étude rapporte les résultats à long terme du traitement chirurgical par reconstruction artérielle au moyen d’un pontage veineux inversé.

Une étude rétrospective a été menée chez 19 patients présentant un SMH pour évaluer les résultats cliniques d’une revascularisation par pontage veineux inversé avec un recul minimal de 12 mois. Les données cliniques et radiographies préopératoires et postopératoires ont été recueillies. Les questionnaires quick Disabilities of the Arm, Shoulder and Hand (quickDASH) et Cold Intolerance Symptom Severity (CISS) ont été renseignés. La perméabilité des pontages a été évaluée par échographie-doppler. L’âge, la longueur du pontage, le recul, la force de poignet et les scores des questionnaires quickDASH et CISS ont été comparés en fonction du caractère perméable ou non du pontage.

Douze pontages sur 19 (63%) étaient perméables à 7 +/- 4,6 ans de recul moyen. Les scores moyens du quickDASH et du CISS étaient respectivement de 20,45/100 et 28/100. Seize patients avaient un résultat excellent ou bon et 3 patients ne présentaient aucune amélioration. Les patients dont le pontage était perméable avaient un recul plus court (5,7 vs 10,4 ans ; p=0,037) et un meilleur score CISS (20,3 vs 40,6 ; p=0,038) que ceux dont le pontage n’était pas perméable. Il n’y avait pas de différence significative entre les deux groupes concernant l’âge (48,6 vs 46,7 ans ; p=0,899), la longueur du pontage (6,1 vs 9,9 cm ; p=0,081), le score du quickDASH (12,1 vs 34,7 ; p=0,084).

La reconstruction artérielle par pontage veineux inversé donne de bons résultats chez les patients avec un SMH en échec de traitement conservateur. Ces résultats semblent être meilleurs chez les patients dont le pontage est perméable.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Colin PIESSAT (Assistant - Chef de Clinique) (Nancy)
17:36 - 17:38 Discussion.
17:38 - 17:44 #27622 - CO073 Multiple Spiral Ligamentoplasty for severe forms of Rheumatoid or Jaccoud hand arthropathy [Vidéo flash].
Multiple Spiral Ligamentoplasty for severe forms of Rheumatoid or Jaccoud hand arthropathy [Vidéo flash].

Martin  CHOLLEY-ROULLEAU*, Gilles  DAUTEL

Service de chirurgie plastique et réparatrice de l'appareil locomoteur, chirurgie de la main,  Centre chirurgical Emile Gallé, Nancy, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : cholleyroulleau.martin@gmail.com (Martin Cholley-Roulleau)

Rheumatoid arthritis (RA) and Jaccoud arthropathy (JA) are complex and challenging conditions that affect the hand joints and soft tissues. In JA, clinical symptoms are close to those found in RA but with a ?correctable pattern?. Both can lead to finger deformations responsible for increasing morbidity and impacted daily life activities. The MCP joints are often affected, with the main deformities being dislocations with ulnar drift and rotation of the first phalange (P1). It can be associated with capsular distension and extensor tendon luxation between metacarpal bones. 

Many different procedures have been proposed to correct the deformity and improve hand function, including cross intrinsic muscle transfer, release and reinforcement of the extensor hood, or reinsertion of the lateral ligament of the MCP joint. Efficacy of those options remains questionable, and they require adequate soft tissues around the involved MCP joints.

 The purpose of this video was to present the biomechanics principles, the surgical technique (cadaveric specimen), and our early clinical results of a new ligamentoplasty for treating severe forms of RA or JA, with severe ulnar drift and MCP dislocations.

Surgical technique: transversal incision centered on the MCP joints of the long fingers was made. The extensor hood was opened on the radial side to expose the dorsal capsule. If needed, arthroplasty of the MCP joints was performed. After harvested the Palmaris Longus, the multiple spiral ligamentoplasty of the MCP joints was made according to the following steps: the first one was to secure the tendon graft to the distal phalangeal insertion of the radial collateral ligament, either with a direct suture or with a bone anchor in the absence of any suitable remnants of the ligament. After passing the ligament under the extensor tendon, the second step was to fix it to the dorsal joint capsule, under tension, on either side of the extensor tendon using long resorption sutures. The tension applied must allow the correction of the digital deformation while leaving the MCP flexion possible. Finally, the ligament is passed between the second and third metacarpal distally to reach the radial base of the P1 of the 3rd finger. The same procedure is performed on all deformed fingers, ending up with a multiple spiral pattern. The final fixation of the graft is performed at the proximal insertion of the ulnar collateral ligament on the 5th metacarpal. It will be fixed either by resorbable suture or by an anchor.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Martin CHOLLEY-ROULLEAU (chef de clinique) (Nancy)
17:44 - 17:46 Discussion.
17:46 - 17:52 #27600 - CO074 Les victimes d'une amputation traumatique du membre supérieur : le processus vers l'acceptation.
Les victimes d'une amputation traumatique du membre supérieur : le processus vers l'acceptation.

Thomas  JAGER, Germain  POMARES*

Institut Européen de la Main,  Luxembourg, LUXEMBOURG

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : germain.pomares@icloud.com (Germain Pomares)

Après une amputation traumatique survenant au membre supérieur, un tiers des patients présente un deuil pathologique traumatique. Pour autant, est-il possible de considérer indemnes sur le plan psychologique les autres patients ? L'objectif principal était de déterminer la proportion de patients victimes d'une amputation du membre supérieur affirmant avoir surmonté les conséquences de l'accident et ne présentant pas de deuil pathologique. Nos objectifs secondaires étaient de déterminer les facteurs négatifs empêchant les patients de surmonter les conséquences de l'accident, mais aussi de préciser les facteurs positifs ayant permis aux autres de surmonter les conséquences de l'accident.

Il s'agissait d'une étude clinique rétrospective menée sur une période de onze années : la cohorte était constituée de toutes les amputations traumatiques du membre supérieur de l'adulte recensée dans notre service. L'évaluation des patients était réalisée à l'aide d'un questionnaire. L'appréciation du deuil pathologique se faisait par l'échelle ICG (Inventory of Complicated Grief). Les facteurs étaient évalués par des critères physiques, psychologiques, sociaux, fonctionnels, esthétiques, et épidémiologiques. L'analyse statistique a été réalisée avec le logiciel StatView avec une valeur de p < 0,05.

On constatait une différence significative avec un retentissement fonctionnel plus important chez les patients en état de DP. Un retentissement social significativement plus important était mis en évidence chez les patients en état de DP. L'amputation du pouce était significativement plus fréquente chez les patients en état de DP. Statistiquement, on remarquait que les amputations basimétacarpiennes secondaires ont été réalisées plus fréquemment chez les patients ne présentant pas de DP. À l'inverse, les patients en état de DP, avait significativement plus été opérés pour des résections de névromes ou des reprises de moignons.

Dans cette série, les suites d'une amputation traumatique au membre supérieur sont marquées par un taux de guérison inférieur à la moitié des patients présents dans l'effectif. Le pronostic à long terme de ces amputations repose sur la capacité du patient à accepter cette nouvelle situation, bien plus que sur le niveau d'amputation en lui-même. Il semble indispensable d'encadrer ces patients dès les premières minutes, et de prolonger le suivi bien au-delà du délai de cicatrisation.

Il semble indispensable d'encadrer ces patients dès les premières minutes et de prolonger le suivi bien au-delà du délai de cicatrisation. L'apparition de cette blessure narcissique et sa cicatrisation sont forcément décalées dans le temps comparativement à l'évolution de la cicatrisation cutanée.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Germain POMARES (Chirurgien) (Luxembourg, Luxembourg)
17:52 - 17:54 Discussion.
17:54 - 18:00 #27635 - CO075 Urgences main : l’information des patients souvent négligée.
Urgences main : l’information des patients souvent négligée.

Octave  DHELLEMMES* (1), Mathias  EL AYOUBI  (1), Jordane  MOUTON  (2), Isabelle  AUQUIT-AUCKBUR  (1)

1. Chirurgie plastique,  CHU de Rouen, Rouen, FRANCE

2. Chirurgie orthopédique,  Clinique de l'Europe, Rouen, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : octave.dhellemmes@hotmail.fr (Octave Dhellemmes)

La chirurgie urgente de la main représente un enjeu important de santé publique, avec plus de 300- 000 patients opérés chaque année en France. L'information de ces patients est une obligation déontologique, légale et éthique qui ne semble pas toujours respectée. L'objectif de cette étude était de mesurer le niveau d'information des patients opérés en urgence dans un centre SOS main.

Nous avons réalisé une étude observationnelle, prospective et monocentrique concernant tous les adultes opérés d'un traumatisme de la main dans notre centre entre le 18 janvier 2021 et le 2 mai 2021. Chaque patient inclus recevait un questionnaire après son intervention, en aveugle d'un autre questionnaire rempli par l'interne au bloc opératoire. Le critère de jugement principal était la proportion de patients ayant compris la nature de leurs lésions. Les taux de bonnes réponses aux autres questions et les scores de satisfaction constituaient des critères de jugement secondaires.

Parmi les 194 patients inclus, 82 (42,3%) ont compris quelles étaient leurs lésions. Seuls 22 patients ont retenu au moins la moitié des complications possibles. Cent-trente-deux patients ont vu un chirurgien après leur intervention, et 39 connaissaient le nom de celui qui les avait opérés. Ils estimaient avoir été très bien informés (8,93/10) et soignés (9,45/10).

Cette étude montre le défaut d'information des patients opérés en urgence. L'information orale, l'implication des chirurgiens et le parcours de soin des patients ne suffisent pas pour remplir cette obligation. La satisfaction des patients sur leur prise en charge montre néanmoins qu'elle dépend d'autres critères que l'information.

La modification de notre organisation et la formation des chirurgiens sont nécessaires pour informer correctement nos patients. Un autre moyen d'information doit être développé et testé. Son impact pourra être mesuré par un essai clinique.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Octave DHELLEMMES (Interne) (Rouen)
18:00 - 18:02 Discussion.
18:02 - 18:08 #27677 - CO076 Évaluation de l'acquisition de compétences de base en échographie de la main chez des internes de chirurgie en autonomie après une courte formation.
Évaluation de l'acquisition de compétences de base en échographie de la main chez des internes de chirurgie en autonomie après une courte formation.

Marie  WITTERS  (1), Clarisse   MACNI  (1), Charlotte  JALOUX  (1), Alice  MAYOLY  (1), Régis  LEGRE  (1)

Chirurgie de la main,  Hôpital de la Timone, Marseille, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : m.witters1995@gmail.com (marie witters)

Initialement réservée aux radiologues, l'échographie est désormais utilisée par les chirurgiens. Très peu d'études évaluent l'expérience nécessaire pour obtenir des compétences cliniquement pertinentes en chirurgie de la main. Cette étude évalue la capacité des internes de chirurgie avec une formation minimale à effectuer des examens simples d'échographie de la main et d'étudier leur courbe de progression en pratiquant ces gestes en autonomie.

Les internes de chirurgie ont tout d'abord bénéficié d'une heure de formation pratique en échographie ostéoarticulaire et des tissus mous de la main et du poignet par une chirurgienne de la main qui a validé le DIU d'échochirurgie 

Après un interrogatoire et un examen clinique, une échographie (sonde linéaire 12MHz) était réalisée sur l'ensemble des lésions traumatiques ouvertes ou fermées reçues par l’interne aux SAU sur une période de 3 mois. Nous avons recueilli le diagnostic échographique, le temps de réalisation de l'examen ainsi que le diagnostic chirurgical et/ou d'imagerie. La satisfaction des étudiants et leur courbe de progression en termes d'exactitude diagnostique et de durée des examens ont été évalués.

Au total 86 échographies ont été réalisées par 2 internes de juin à novembre 2020. La concordance diagnostic échographique vs chirurgical était stable sur toute la période (moyenne 78%). La durée moyenne de chaque échographie est de 23 minutes sur les dix premiers examens et de 9 minutes pour les dix derniers. Les internes étaient satisfaits, se sont rapidement sentis à l'aise, et rapportent que l'échographie par ses capacités d'étude dynamique permet de donner des explications claires aux patients.

Récemment, Zumsteg et al. ont rapporté la courbe de progression de fellows en chirurgie de la main en évaluant l'exécution de tâches simples avant et après une brève formation à l'échographie. Dans cette étude, comme dans la nôtre, nous constatons que la formation nécessaire pour atteindre un niveau utile de compétences est relativement réduite. Comme pour toute modalité d'imagerie, l'interprétation correcte des images est basée sur la compréhension de l'anatomie normale et pathologique, l'expérience du chirurgien est donc grandement facilitatrice.

La maîtrise totale de l'échographie exige un apprentissage spécifique. Cependant, les techniques de base semblent pouvoir être acquises de façon ludique et rapide par une formation initiale courte et une période d'autoapprentissage de quelques mois. L'échographie est un nouvel outil pour le chirurgien, il permet une amélioration de la prise en charge des patients, et devait faire partie de la formation des chirurgiens de la main.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Marie WITTERS (Interne) (Marseille)
18:08 - 18:10 Discussion.
18:10 - 18:16 #27608 - CO077 Évaluation de l’intelligibilité et de la qualité des informations présentes sur internet concernant les chirurgies de cure de syndactylie.
Évaluation de l’intelligibilité et de la qualité des informations présentes sur internet concernant les chirurgies de cure de syndactylie.

Emilie  BOUGIE* (1), Charlotte  JALOUX  (2), Jordan  GORNITSKY  (3), Joseph  SALEH  (4)

1. Chirurgie plastique,  CHU Sainte-Justine, Montréal, CANADA

2. Chirurgie plastique et reconstructrice et chirurgie de la main, Hôpital la Timone, Marseille, FRANCE

3. Chirurgie plastique,  Université de Montréal, Montréal, CANADA

4. Faculté de médecine et des sciences de la santé, Université de Sherbrooke, Sherbrooke, CANADA

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : Emilie.bougie@me.com (Emilie Bougie)

La syndactylie est l'une des anomalies congénitales de la main la plus fréquente. Elle implique une fusion anomale des doigts et son traitement varie selon sa complexité. Internet est devenu une source primaire d'information sur cette malformation à la fois pour les patients mais aussi et surtout pour leurs familles. Le but de cette étude est d'évaluer la qualité et l'intelligibilité du contenu disponible sur internet pour la syndactylie en utilisant des instruments validés. Nous avons supposé que ces deux variables seraient sous optimales.

Deux évaluateurs ont réalisé une recherche pour les termes « Syndactyly treatment » en utilisant trois des plus importants moteurs de recherche incluant Bing, Google et Yahoo. Les 10 premiers sites webs de chaque moteur de recherche ainsi que toutes les pages web disponibles en deçà d'un click de cette page ont été analysées. L'intelligibilité a été évaluée en utilisant sept test quantitatifs. La qualité quand a elle fut analysée selon le questionnaire Discern.

Un total de 15 sites internet ont été inclus dans l'analyse. En utilisant un consensus d'intelligibilité, le niveau d'éducation de tous les sites internet étaient de 11.33 (Intervalle 6-28). Le score de Flesch moyen était de 49.3 sur 100, considéré comme difficile à lire. L'évaluation moyenne de la qualité en utilisant le questionnaire Discern était de 33.26 sur un maximum de 80 points.

Le niveau de l'information disponible sur internet concernant l'arsenal thérapeutique de la syndactylie digitale est bien au-dessus du niveau classiquement recommandé de 6e année (USA). L'information disponible est déficitaire en termes de qualité et d'exhaustivité de l'information.

Les professionnels de la santé impliqués dans le traitement de ces malformations doivent être conscient du manque d'information de qualité sur le web et fournir à leurs patients des ressources plus appropriés afin d'améliorer le processus décisionnel partagé.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Recherches cliniques/travaux scientifiques : CSPS
Consultant, expert : non
Cours, formations : non
Documents publicitaires : non
Invitations à des congrès nationaux ou internationaux : ASPS
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Emilie BOUGIE (Chirurgienne plasticienne) (Montréal, Canada)
18:16 - 18:18 Discussion.
18:18 - 18:24 #27610 - CO078 Traumatismes du membre supérieur en contexte de guerre : expérience d‘une antenne chirurgicale dans la bande sahélienne.
Traumatismes du membre supérieur en contexte de guerre : expérience d‘une antenne chirurgicale dans la bande sahélienne.

Anaïs  CHATAIGNEAU  (1), Georges  PFISTER* (1), James-Charles  MURISON  (1), Antoine  GROSSET  (2), Sarah  AMAR  (1), Laurent  MATHIEU  (1)

1. Centre Militaire de Chirurgie de la Main,  Hôpital d'Instruction des Armées de Percy, Clamart, FRANCE

2. Service de Chirurgie Orthopédique,  Hôpital d'Instruction des Armées de Percy, Clamart, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : georgespfister@hotmail.com (Georges PFISTER)

Peu d'études épidémiologiques ont été consacrées à la prise en charge chirurgicale des traumatismes du membre supérieur en contexte de guerre. L'objectif de ce travail était d'analyser les lésions du membre supérieur, liées à des agents vulnérants de guerre ou à des traumatismes de pratique civile, traitées au sein du complexe chirurgical de Gao (MALI).

Une étude rétrospective a été menée en utilisant la banque de données française OpEX (service de santé des armées) entre décembre 2013 et mars 2021.

Durant cette période, 223 patients d'âge moyen 28 ans ont été opérés d'un traumatisme du membre supérieur. Parmi eux, 79 (35 %) avaient subi un traumatisme de guerre et 144 (65 %) un traumatisme de pratique civile, pour un total de 246 lésions analysées. Les lésions multiples du membre supérieur et les lésions associées étaient significativement plus nombreuses dans le groupe des traumatismes de guerre. Le parage était le geste le plus fréquemment pratiqué dans les deux groupes.

La reconstruction secondaire était fréquente chez les blessés de guerre devant l'importance des lésions mais également chez les patients de pratique civil devant le délai important entre le traumatisme et la présentation à notre hôpital de campagne dans le contexte de l'aide médicale à la population.

Du fait de la fréquence des lésions du membre supérieur sur les théâtres d'opérations, les chirurgiens orthopédistes déployés doivent avoir une formation minimale en chirurgie de la main. Si le traitement des lésions de guerre est bien codifié, la prise en charge des traumatismes de la main de pratique civile reste discutée dans ce contexte.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Anais CHATAIGNEAU (chirurgien) (Clamart)
18:24 - 18:26 Discussion.

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G1-15
Communications libres
Infections

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Infections

Modérateurs : Pieter - Bastiaan DE KEYZER (Chirurgien orthopedique) (Bruxelles, Belgique), Adil TRABELSI (CHIRURGIEN) (Avignon)
18:00 - 18:03 #27732 - CO079 Infections de la main: le bistouri est la solution. Une démonstration mathématique.
Infections de la main: le bistouri est la solution. Une démonstration mathématique.

Jean-Roger WERTHER (1), Sylvie CARMÈS (2), Christian DUMONTIER* (2)

1. Hôpital Saint-Antoine, Paris, FRANCE

2. Centre de la Main, Clinique les Eaux Claires, Baie-Mahault, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : dumontierchristian@mac.com (Christian DUMONTIER)

Although every textbook highlights the importance of surgical drainage in hand infection, there is no consensus on the use of antibiotics. Using Altemeier’s equation, we want to demonstrate why surgery is the answer for hand infection, not antibiotics.

For a contamination to become an infection, Altemeier described a mathematical equation to better understand the plurifactorial phenomenon that are involved. The equation is I = NV/R with: I: infection rate; N: Number of bacteria; V: Virulence of the bacteria; R: Host resistance. We will use all the terms of this equation in our mathematical demonstration but R is the most important parameter.

Host resistance can be diminished for diabetes and any disease leading to immunosuppression and surgeons cannot change that situation. However, if we also think of R as the local resistance, then surgery becomes obviously the only logical treatment of hand infection. A necrotic tissue, unable to defend itself against bacteria has a resistance R tending to 0.

I = NV/R. If lim R → 0, so I → 1. An infection of necrotic tissues (R = 0) will give the opportunity of low virulent germs to develop. Excision of necrotic or infected tissue will increase R to such an extent that no more infection will be present after surgical excision.

Using this equation, it is also easy to demonstrate that after surgical excision (R → ∞ ), no antibiotics is needed postoperatively as already shown in some series.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Jean-Roger WERTHER (Paris)
18:03 - 18:04 Discussion.
18:04 - 18:10 #27637 - CO080 Dermo-hypodermites bactériennes nécrosantes et fasciites nécrosantes du membre supérieur : série monocentrique de 24 cas.
Dermo-hypodermites bactériennes nécrosantes et fasciites nécrosantes du membre supérieur : série monocentrique de 24 cas.

François  POSTEL  (1), Florian  DELAS  (1), Silvia  GANDOLFI  (1), Roberto  BECCARI  (2), Dorothée  COQUEREL  (1), Isabelle  AUQUIT-AUCKBUR  (1)

1. Chirurgie plastique et chirurgie de la main, CHU, Rouen, FRANCE

2. Chirurgie orthopédique et chirurgie de la main,  Clinique du Cèdre, Rouen, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : postel.francois@gmail.com (François Postel)

Les dermo-hypodermites bactériennes nécrosantes et fasciites nécrosantes (DHBN-FN) du membre supérieur sont peu fréquentes. Malgré l'extrême gravité de ces pathologies et leurs séquelles potentielles au membre supérieur, les études qui y font référence sont rares et souvent associées aux autres localisations. Leurs caractéristiques et particularités sont mal connues. Le but de cette étude était d'observer les aspects diagnostiques et de prise en charge de ces DHBN-FN du membre supérieur.

Nous avons mené une étude monocentrique rétrospective sur une période de 10 ans de tous les patients traités pour une DHBN-FN du membre supérieur. Les patients inclus ont été sélectionnés par recherche informatisée par mots-clés couplée à un codage d'acte chirurgical en rapport avec la pathologie.

En 10 ans, 24 patients traités pour DHBN-FN du membre supérieur ont été identifiés. Deux patients (8,3 %) sont décédés dans les 30 jours suivant le diagnostic, et cinq patients (20,8 %) ont subi une amputation. L'antécédent le plus fréquemment retrouvé était le tabagisme actif (45,8 %). Pour 14 patients (58,4 %), les analyses microbiologiques ont conclu à une infection mono-microbienne au Streptocoque bêta-hémolytique du groupe A (SBHA). Le délai moyen entre les premiers symptômes et la prise en charge chirurgicale était de 3,6 jours. Dix patients (42 %) ont nécessité un séjour en réanimation.

Les éléments discutés portent sur le taux de mortalité faible, le profil bactériologique particulier, la fréquence des portes d'entrée, le rôle éventuel des anti-inflammatoires non stéroïdiens dans l'aggravation de la pathologie, les particularités des dosages biologiques préopératoires, et sur le délai entre la suspicion diagnostique et la prise en charge chirurgicale relativement long.

Les DHBN-FN ont un taux de mortalité relativement bas au membre supérieur, mais un taux d'amputation relativement haut comparativement aux études qui font référence à toutes les régions anatomiques. Le SBHA est fréquemment en cause au membre supérieur, et l'utilisation d'anti-inflammatoire non stéroïdiens au début d'une infection non nécrosante, peut s'avérer très péjorative.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


François POSTEL (Interne chirurgie plastique) (Rouen)
18:10 - 18:16 #27617 - CO082 Epidémiologie bactériologique des phlegmons de la main en zone tropicale.
Epidémiologie bactériologique des phlegmons de la main en zone tropicale.

Charlotte GABRIEL*, Pierrick PIRBAKAS, Mathieu SEVEYNS, Lucian STRATAN, Jacques DONATIEN

Hôpital Pierre Zobda-Quitman, Fort-de-France, La Martinique, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : gabriel_charlotte@yahoo.fr (Charlotte GABRIEL)

Les infections de la main et plus particulièrement les phlegmons sont des pathologies fréquentes avec des séquelles importantes si la prise en charge n'est pas faite dans les délais adéquats. Le spectre épidémiologique de la bactériologie de ces infections est large.

Les objectifs de cette étude dans un premier temps est de faire un relevé épidémiologique bactériologique sur une durée de 5 ans des phlegmons de la main en zone tropicale.

Nous avons décidé d'établir un relevé épidémiologique de la bactériologie des phlegmons de la main dans notre centre durant les cinq dernières années. Le diagnostic de phlegmon était posé par un chirurgien référent du SOS mains sur la base  des signes de Kanavel.

L'ensemble des prélèvements bactériologiques étaient des prélèvements profonds. En effet, tous les patients ont été pris en charge au bloc opératoire. Nous avons classifié le stade du phlegmon selon la classification de Michon. Tous nos patients sont âgé de plus de 15 ans.

En plus de faire le relevé de la bactériologie et de l'antibiogramme, nous avons aussi collecté le taux de récidive dans les 48 heures dans un premier temps et puis le taux de récidive générale. Une autre donnée intéressante que nous avons pu sortir de notre étude était le délai de prise en charge et de voir le lien de celui-ci avec le taux de récidive et les résistances aux antibiotiques.

Nos résultats couvre la période du 01/01/2016 au 31/12/2020. Nous avons relevé 180 cas pris au bloc opératoire pour phlegmon.

Le stade 1 de Michon est le stade  le plus fréquemment retrouvé lors de la prise en charge avec 82,78% ensuite nous avons le stade 2 avec 11 ,67% et pour terminer le stade 3 avec 5,56%.

Le SAMS est le germe de loin le plus retrouvé avec 51,66%. Ensuite nous avons un taux de prélèvement négatif de 18,88%. Le pourcentage des autres types de germes retrouvés tournent aux alentour de 0,5 à 5%. Ceux-ci vont du streptocoques en passant par pasteurella, Klebsiella, SARM et les BMR.

Le taux de reprise à 48h de ces infections est de 8,3% et monte à 12,22 % après 48h.

Les résultats de la bactériologie de notre étude sont similaires aux données retrouvées dans la littérature

Dans cette pathologie fréquente de la chirurgie de la main nous avons un taux de récidive relativement élevé. Et spectre bactériologique large mais fortement dominé par les SAMS.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Charlotte GABRIEL (Fellow) (Luxembourg, Belgique)
18:16 - 18:22 #27636 - CO081 Quel est l'impact des changements des habitudes de lavage des mains et de l'utilisation de la solution hydroalcoolique sur la bactériologie retrouvée dans les phlegmon et l'évolution de ceux-ci?
Quel est l'impact des changements des habitudes de lavage des mains et de l'utilisation de la solution hydroalcoolique sur la bactériologie retrouvée dans les phlegmon et l'évolution de ceux-ci?

Charlotte  GABRIEL*, Pierrick  PIRBAKAS, Jacques  DONATIEN, Lucian  STRATAN, Mathieu SEVEYNS

Hôpital Pierre Zobda-Quitman, Fort-de-France, La Martinique, FRANCE

∗ Auteur correspondant.

Adresse e-mail : gabriel_charlotte@yahoo.fr (Charlotte GABRIEL)

Les infections de la main et plus particulièrement les phlegmons de la main sont des pathologies fréquentes avec des séquelles importantes si la prise en charge n'est pas faite dans les délais adéquats.

Les objectifs de cette étude étaient de voir si le spectre bactériologique et le suivi de ces infections de la main ont été modifié par l'avènement des consignes sanitaires lors la pandémie du covid-19  notamment le lavage des mains et l'utilisation des solution hydroalcoolique.

Nous avons décidé d'établir un relevé épidémiologique de la bactériologie par des prélèvement profonds des phlegmons de la main dans notre centre durant les cinq dernières années. 

Après avoir contacté l'ensemble des patients que nous avons traité pendant le confinement pour connaitre le changement de leur habitudes de lavage des mains, nous avons alors comparé la démographie, la bactériologie et l'évolution des patients traité pendant la pandémie et ceux avant celle-ci.

Nos résultats s'étalent du 01/01/2016 au 19/04/2020 pour la période avant le confinement (pré-C) et du 20/04/2020 au 31/12/2020 pour la période du confinement (C), ou nous avons respectivement 154 et 26 patients. 

Le SAMS est le germe de loin le plus retrouvé avec 62,9% en pré-C et 61,5% en C , le taux de prélèvement négatif de 18,18% en pré-C et de 26,9% en C. Le pourcentage des autres types de germes(BGN et entérocoques) retrouvés est de 18,8% en pré-C et 11,5% en C. 

L'évolution à 48h classée en favorable et non favorable est significativement différente, 93,5% en pré-C et 80,8% en C. 

Les stades de Michon 1,2,3 sont respectivement de 44%,48% et 7% en pré-C et de 30,8%,69,2% et 0% en C.

L'examen clinique à 48h systématique a montré meilleur évolution post-opératoire en période pré-C que C de manière significative, avec aussi une augmentation du stade lésionnel initial pour la période C comparé à la pré- C.

L'impact des changements des habitudes sanitaires du lavage des mains depuis la crise du covid-19 à impacté l'épidémiologie retrouvé lors de ce type d'infection de la main mais de manière non significative avec une flore moins polymicrobienne en C.

Nous avons pu constater que les modifications de nos habitudes sanitaires a eu un certain impact sur l'épidémiologie de la  bactériologie mais de façon non significative. L'impact le plus marqué est une moins bonne évolution post-opératoire à 48h ainsi qu'une prise en charge à un stade plus avancé.

Déclaration de liens d’intérêts : 

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.


Charlotte GABRIEL (Fellow) (Luxembourg, Belgique)
18:22 - 18:28 Discussion commune.

18:15
18:15-20:00
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