| Vendredi 19 décembre |
| Heure |
Amphi Bleu |
Salle 251 |
Salle 252AB |
Salle 253 |
| 08:00 |
08:00-08:30
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E11
Table ronde
Amylose
Table ronde
Amylose
Modérateur :
Didier FONTÈS (Chirurgien) (Paris)
La table ronde sur l’amylose va faire le point sur les connaissances actuelles et notamment sur les signes extra cardiaques et particulièrement au niveau de la main. L’objectif est bien de sensibiliser et d’impliquer les chirurgiens de la main dans la détection et la prévention précoce de cette pathologie qui désormais est accessible un traitement si elle est découverte 10 à 15 ans avant son atteinte cardiaque.
08:00 - 08:10
Pourquoi parler d’amylose à transthyrétine : le regard du cardiologue.
Thibaud DAMY (Conférencier, Créteil)
08:10 - 08:20
Pourquoi parler d’amylose à transthyrétine aux chirurgiens de la main.
Philippe SCHIELE (Chirurgien Orthopédiste) (Conférencier, Lyon)
08:20 - 08:30
L’amylose et le canal carpien : en pratique.
Nicolas BIGORRE (chirurgien) (Conférencier, Angers)
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08:00-09:00
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G9
Session GEMMSOR
Communications libres
Session GEMMSOR
Communications libres
Modérateurs :
Emmanuel DAVID (Praticien Hospitalier) (Amiens), Maxime FOURMY (Kinésithérapeute-Orthésiste) (Marseille)
08:00 - 08:10
CG21 Etat des lieux des pratiques de rééducation des phlegmons de la gaine des fléchisseurs de la main : d’une simple plaie à une catastrophe fonctionnelle.
Céline THARREY (Kinésithérapeute) (Orateur, Marseille)
08:10 - 08:20
#48459 - CG22 Traitement des allodynies du membre supérieur par l’application d’Aiguilles Punaises Pyonex (APP).
CG22 Traitement des allodynies du membre supérieur par l’application d’Aiguilles Punaises Pyonex (APP).
Introduction
Lors des prises en charge en rééducation du membre supérieur, nous rencontrons fréquemment des patients souffrant d’allodynie mécanique suite à des lésions nerveuses. L’application des APP en périphérie du territoire allodynique nous a semblé une approche thérapeutique à explorer. C’est un traitement simple, peu coûteux et peu contraignant pour le patient. Le but de l’étude est de déterminer les effets provoqués par la stimulation superficielle des afférences (Dry Needling Superficiel) dans le traitement des allodynies au niveau du membre supérieur, en utilisant les APP comme agent thérapeutique.
Méthode
L’analyse d’un cas unique a été menée en appliquant la méthode Single Case Experimental Design. Des mesures répétées ont été effectuées en double aveugle pendant 12 semaines, durant 3 phases « ABA », la ligne de base (A) 3 semaines et le traitement (B) 6 semaines. Les critères d’inclusions étaient un patient souffrant d’une allodynie depuis 6 mois au moins, au niveau du membre supérieur et inconnu de l’évaluateur ainsi que du thérapeute avant le commencement de l’étude. Nous avons choisi comme mesure principale l’allodynographie et le territoire de l’arc-en-ciel et comme mesure secondaire l’évaluation de la douleur.
Résultat
Les résultats attestent que le traitement par des APP réduit la taille de la zone allodynique pour ce cas d’étude unique. L’allodynographie était de 296cm2 au début de l’étude et de 170cm2 après 12 semaines ce qui correspond à une diminution de 43%. Le territoire de l’arc-en-ciel était de 169cm2 et a régressé à 57cm2, cela représente une diminution de 66%. Nous observons également une stabilisation de l’allodynographie au moment de l’arrêt de la pose des APP, ce qui nous pousse à conclure au réel impact de l’application des punaises. L’évolution de la douleur est moins évidente, aucune corrélation entre l’intensité des douleurs, l’introduction du traitement et son arrêt n’est observable.
Conclusion
Cette étude démontre un potentiel terrain de recherche et valide un éventuel nouvel agent thérapeutique pour traiter les allodynies mécaniques statiques. Des études à plus grande échelle permettraient d’augmenter l’effet de preuves. Nous pourrions également imaginer d’autres zones d’applications, par exemple, dans les zones de travail se situant sur la partie proximale du territoire de distribution cutanée de la branche nerveuse lésée.
Céline THULER (Neuchâtel, Suisse)
08:20 - 08:30
#46921 - CG23 L'immobilisation post-opératoire impacte-t-elle les résultats après une prothèse trapézo-métacarpienne ?
CG23 L'immobilisation post-opératoire impacte-t-elle les résultats après une prothèse trapézo-métacarpienne ?
L'arthrose trapézo-métacarpienne est une cause fréquente de douleur radiale du poignet, touchant principalement les femmes. En France, l'arthroplastie est le traitement chirurgical principal. Une immobilisation post-opératoire est généralement recommandé afin de réduire le risque de luxation.
Avec l’émergence des prothèses de nouvelle génération, nous avons émis l’hypothèse qu’une mobilisation immédiate n’augmenterait pas le taux de complications. Nous avons évalué les complications survenant au cours du suivi, ainsi que leur moment d’apparition.
Il s'agit d'une série de 377 PTM rétrospective, menée au sein d'un CHU. Les patients ont reçu soit une orthèse thermoformée, soit un plâtre en résine pour l’immobilisation. À l’inverse, les patients du groupe "mobilisation immédiate" ont commencé la mobilisation dès le lendemain de l’intervention, sans attelle. Lors du dernier suivi, nous avons recensé les reprises chirurgicales pour toute indication (luxation, infection, descellement ou toute autre complication nécessitant une chirurgie de révision).
Nous avons réalisé une analyse univariée et multivariée concernant les facteurs de risque de reprise chirurgicale (âge, sexe, type d'implant, type d'anesthésie, immobilisation, expérience chirurgicale). 81.6% de femme, 138 PTM immobilisées, 239 PTM non immobilisées. A 48 mois, la survie ne différait pas entre les 2 populations. Avec immobilisation, elle était de 92% [IC95% : 85.5%-95.6%] contre 97% [IC95% : 93.3%-98.6%] (p 0.09).
Après analyse univariée, l'expérience chirurgicale (p<0.001) et l'âge jeune du patient (<60ans) (p 0.01) était retrouvés comme statistiquement associé à un risque majoré de reprise chirurgical. Après analyse multivariée, l'Hazard Ratio pour l'âge était de 3.3 [1.3 ; 8.9] (p0.01) et pour l'expérience de 3.4 [1;11] (p0.04).
Le sexe (p 0.51), le type d'implant (simple ou double mobilité) (p 0.14) et le type d'anesthésie (AG, ALR, WALANT) (p 0.06) n'augmentaient pas le risque de révision en uni et multivariée. Seulement 2 études ont évalué les facteurs de risque de reprises (Mattila et Wilkens). Concernant l'immobilisation, l'age des patients et l'expérience chirurgicale; leurs résultats sont en accord avec les nôtres. L'immobilisation n'influe pas sur les complications post-opératoires. Cependant les complications survenant de manière plus important chez les jeunes chirurgiens et chez les patients jeunes, cela met en avant l'importance du compagnonnage et de la courbe d'apprentissage lors de la réalisation d'une arthroplastie trapézo-métacarpienne.
Sarah PRADEL (Nîmes), Pascal KOUYOUMDJIAN, Anthony MARQUANT, Remy COULOMB, Olivier MARES
08:30 - 08:40
#48004 - CG24 La poulie du grimpeur : évaluation, remise en charge spécifique et protocoles de reprise du sport.
CG24 La poulie du grimpeur : évaluation, remise en charge spécifique et protocoles de reprise du sport.
l’objectif de cette communication serait d’aborder la rééducation de la main du grimpeur et plus précisément la phase de reprise progressive de l’escalade après une lésion de poulie.
Une communication avait été faite il y a deux ans sur le sujet avec les principes fondamentaux théoriques, celle-ci serait destinée à être plus concrète avec des exemples de protocoles de remise en charge des doigts (récréatifs et athlètes). Il contiendrait également la présentation des outils de mesure spécifiques et du matériel d’entraînement propre à l’univers de l’escalade.
La population cible de cette communication serait le praticien qui ne serait pas lui-même grimpeur et aurait besoin d’avoir les informations essentielles sur le sport et sur les consignes à donner, ainsi que celui ayant des connaissance de la discipline mais qui chercherait à améliorer sa prise en charge.
La population étudiée serait donc les grimpeurs ayant eu une lésion d’une ou de plusieurs poulies, opérées ou non, dans la phase de remise en charge et de reprise de l’escalade. Ce serait basé sur la littérature mais aussi beaucoup sur l’expérience personnelle. Je pense être pertinente sur le sujet, ayant une forte population de grimpeurs, étant membre du gemmsor et travaillant avec une chirurgienne spécialisée sur les pathologies des grimpeurs, étant également kinésithérapeute référente d’un club parisien et ayant intégré les kinésithérapeutes de l’équipe de France. / Le sujet répond à un développement du sport exponentiel qui augmente le nombre de patients suivis dans les cabinets libéraux. Ce sport allie un haut degré de technicité et un haut niveau de contraintes sur les doigts, tout en ayant des outils et termes qui lui sont propres.
Mon but est d’améliorer la connaissance de ce sport et des pathologies associées pour proposer un accompagnement plus poussé et pertinent dans la reprise, ainsi que dans la prévention des récurrences.
En revanche, la littérature n’est pas conséquente sur tous les sujets donc il y a une large part d’expérience clinique personnelle, ce qui amène son lot de biais et qui est à prendre comme telle. Cette communication doit encourager à poursuivre les études et la recherche et sensibiliser à la prévention des récurrences lors de la reprise ainsi qu'a distance. Pour pouvoir communiquer efficacement et être à même de jauger les différents niveaux de contrainte, il faut avoir certaines connaissances de base sur le sport ainsi que le vocabulaire et avoir des outils de tests et mesures spécifiques.
Marie AKRICH (Paris)
08:40 - 08:50
#48005 - CG25 La main du grimpeur : diagnostics différentiels des douleurs digitales.
CG25 La main du grimpeur : diagnostics différentiels des douleurs digitales.
l’objectif de cette communication serait d’aborder la rééducation de la main du grimpeur et plus précisément les différentes pathologies des doigts (autre que les poulies).
La population cible de cette communication serait le praticien ayant des grimpeurs en soins qui ne serait pas lui-même grimpeur et aurait besoin d’avoir les informations essentielles sur le sport et sur les consignes à donner, ainsi que le praticien ayant une certaine connaissance de la discipline sportive mais qui chercherait à améliorer son suivi et sa prise en charge.
La population étudiée serait donc les grimpeurs ayant eu une douleur récurrente au niveau des doigts. Ce serait basé sur la littérature mais aussi beaucoup sur l’expérience personnelle. Je pense être pertinente sur le sujet, ayant une forte population de grimpeurs, étant membre du gemmsor et travaillant avec une chirurgienne spécialisée sur les pathologies des grimpeurs, étant également kinésithérapeute référente d’un club parisien et ayant intégré les kinésithérapeutes de l’équipe de France cette année.
Les pathologies abordées seraient les lésions de lombricaux, les inflammations IPP, les lésions ligamentaires, les douleurs de l’appareil extenseur et les ténosynovites.
J’aimerais également aborder le lien avec la gestuelle et la position des mains, les outils de prévention et ce avec des vidéos de patients et/ou exercices. Éventuellement quelques exemples de contentions des doigts. Ce sport qui se développe de manière exponentielle allie un haut degré de technicité et un haut niveau de contraintes sur les doigts. Si la lésion de poulie est connue pour les grimpeurs, les thérapeutes peuvent manquer de connaissances sur les autres pathologies qui donnent des douleurs digitales. En fonction du mécanisme lésionnel, des insuffisances musculaires observées, de l'analyse vidéo et des symptômes il est possible de faire un algorithme avec plusieurs pathologies propres au grimpeurs.
En revanche, la littérature n’est pas conséquente sur tous les sujets donc il y a une large part d’expérience clinique et personnelle, ce qui amène son lot de biais et qui est à prendre comme telle. Le but est d'avoir en tête les pathologies les plus courantes du grimpeur (hors poulies) et d'avoir un algorithme pour pouvoir poser une hypothèse diagnostic tout en ayant compris les causes possibles et mécanismes de surcharge.
Pour pouvoir communiquer efficacement et être à même de jauger les différents niveaux de contrainte, il faut avoir certaines connaissances de base sur le sport ainsi que le vocabulaire et avoir des outils de tests et mesures spécifiques.
Marie AKRICH (Paris)
08:50 - 08:55
Questions.
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08:00-08:30
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F11
Communications Libres
Chirurgie plastique et microchirurgie
Communications Libres
Chirurgie plastique et microchirurgie
Modératrices :
Isabelle AUQUIT-AUCKBUR (PUPH) (Modératrice, Rouen), Isabelle PLUVY (MCU PH) (Modératrice, Besançon)
08:00 - 08:05
#48806 - CP100 Corticothérapie péri-opératoire en microchirurgie : revue de littérature et perspective.
CP100 Corticothérapie péri-opératoire en microchirurgie : revue de littérature et perspective.
L’utilisation des corticoïdes est, au fil des années, devenue pratique courante dans le milieu chirurgical.
Leur intérêt sur la diminution de l’inflammation et l’œdème post-opératoire est notable en chirurgie maxillofaciale, neurochirurgie, chirurgie vasculaire, hépato-biliaire ou encore au sein des protocoles de rééducation rapide en chirurgie arthroplastique.
En microchirurgie, leur mécanisme d’action, bien qu’encore en partie méconnu, pourrait être un atout afin de diminuer le syndrome d’ischémie-reperfusion qui suit les anastomoses microvasculaires.
Afin de mieux connaitre leur intérêt en microchirurgie lors des réimplantations digitales post-traumatiques ou lors de lambeaux libres, nous proposons une revue de littérature comparant les résultats publiés sur PubMed.
Nous avons effectué une revue de littérature dans PubMed en combinant les différents mots-clefs et MESH Terms : "microsurgery”(MeSH Terms) , "free tissue flaps”(MeSH Terms) , "reperfusion injury/complications”(MeSH Terms) , "anastomosis, surgical”(MeSH Terms) , Flap surgery (MeSH Terms) , skin flap, skin transplantation (MeSH Terms) avec "adrenal cortex hormones”(MeSH Terms) OR "prednisolone”(MeSH Terms) OR "methylprednisolone”(MeSH Terms) OR "dexamethasone”(MeSH Terms).
Sur un total de 950 publications correspondantes, 9 études portaient sur le mécanisme d’ischémie-reperfusion et 4 publications étudiaient l’impact des corticoïdes après micro-anastomoses chirurgicales. Sur l’ensemble des études, la majorité ont été effectuées sur modèle animal.
Deux études sur l’homme ont été publiées dont une seule prospective (La Padula, 2024).
Que ce soit sur le mécanisme d’ischémie-reperfusion ou sur la viabilité des micro-anastomoses, l’ensemble des études montrent un effet bénéfique des corticoïdes administrés par voie générale en post-opératoire. Les effets les plus notables sont retrouvés sur la diminution des cellules et cytokines inflammatoires, sur la diminution de l’œdème ou de manière plus générale sur la survie du lambeau.
L’administration de la corticothérapie doit débuter au maximum dans les 8 heures post-ischémiques, à haute dose et pour une durée de 4 jours (Pulse Therapy). Cette revue de littérature semble indiquer que la corticothérapie péri-opératoire peut avoir un effet bénéfique sur le mécanisme d’ischémie-reperfusion qui suit les interventions microchirurgicales.
Olivier RASKIN (Bruxelles, Belgique), Amandine LEDOUX, Christophe CAMPS, Christophe DUYSENS, Alban FOUASSON-CHAILLOUX, Germain POMARES
08:05 - 08:10
#48807 - CP101 SOAK & WARM : Recommandations peropératoires pour la gestion du vasospasme pour les jeunes microchirurgiens.
CP101 SOAK & WARM : Recommandations peropératoires pour la gestion du vasospasme pour les jeunes microchirurgiens.
Le vasospasme reste un problème critique en microchirurgie car il peut compromettre la réussite microchirurgicale, en particulier pour les jeunes microchirurgiens. Cette revue synthétise les stratégies fondées sur des données probantes pour la prévention et la gestion du vasospasme peropératoire, en mettant l'accent sur les interventions pharmacologiques, les techniques chirurgicales et l'optimisation systémique.
Une analyse exhaustive de la littérature a été réalisée, analysant les études récentes et les revues systématiques sur la gestion du vasospasme en microchirurgie. L'efficacité des divers traitements a été évaluée et un nouveau protocole a été élaboré sur la base des résultats. Les conditions techniques de réalisation ainsi que la manipulation atraumatique des tissus a été identifiée comme une mesure préventive. La gestion de la température est apparue comme un facteur crucial, le refroidissement local en dessous de 37°C augmentant significativement le risque de vasospasme. Parmi tous les vasodilatateurs, les inhibiteurs calciques ont fait preuve d'une efficacité supérieure. La papavérine et la lidocaïne, bien que largement utilisées, ont montré une cytotoxicité potentielle à fortes doses.
La revue a également souligné les avantages d'une anesthésie loco-régionale pour éviter les vasospasmes induits par la douleur, et d'une utilisation judicieuse de vasopresseurs systémiques pour maintenir une pression de perfusion adéquate. Sur la base des données disponibles, nous proposons le protocole SOAK & WARM pour la prise en charge systématique du vasospasme en peropératoire :
- SOAK : Soak with vasodilators, Observe anastomosis, Assess with ultrasound/fluorescein (if available), Keep temperature optimal.
- WARM : Wait and reassess, Adventicectomy if needed, Review for obstacles, Maintain volume status Ce protocole intègre des considérations générales qu'un jeune microchirurgien doit garder à l'esprit, offrant une approche structurée pour prévenir et gérer le vasospasme peropératoire. La mise en œuvre de ce protocole peut réduire l'incidence et la gravité des complications
Edouard KUNEGEL (Luxembourg, Luxembourg), Amandine LEDOUX, Christophe DUYSENS, Christophe CAMPS, Alban FOUASSON-CHAILLOUX, Germain POMARES
08:10 - 08:15
#48532 - CP102 La vascularisation dorsale du pouce permet-elle la réalisation du lambeau adipo-fascial dorsal retourné ?
CP102 La vascularisation dorsale du pouce permet-elle la réalisation du lambeau adipo-fascial dorsal retourné ?
Les amputations distales du pouce avec exposition osseuse et atteinte du lit unguéal posent un défi reconstructif. Plusieurs lambeaux (Möberg, O’Brien, Brunelli, Atasoy…) ont été décrits, mais leur usage est limité en cas de perte de substance unguéale dorsale. Le lambeau adipo-fascial dorsal retourné, bien décrit pour les doigts longs, apparaît comme une alternative intéressante. Il est vascularisé par des anastomoses dorso-palmaires et offre de bons résultats fonctionnels et esthétiques, notamment sur la repousse unguéale.
Cependant, les données anatomiques disponibles concernent exclusivement les doigts longs, à vascularisation dorsale longitudinale centrée sur l’arcade de la matrice. Le pouce présente une vascularisation spécifique, avec un réseau dorsal plus développé. Cela soulève la question de l’existence d’une communication efficace entre les réseaux dorsal et palmaire pour assurer la viabilité du lambeau dans cette région. Cette étude visait à décrire la vascularisation dorsale du pouce afin d’évaluer la faisabilité anatomique du lambeau adipo-fascial retourné.
Entre 2021 et 2024, une étude anatomique a été menée sur 24 mains de cadavres frais. Après dissection de l’artère radiale et ligature de l’ulnaire, une injection a été réalisée jusqu’à la pulpe des doigts. Les mains ont ensuite été congelées à −4 °C puis décongelées avant dissection.
Les structures artérielles dorsales et palmaires ont été analysées de distal en proximal : arcade de la matrice, artères dorsales radiale et ulnaire, et anastomoses dorso-palmaires. Le lambeau adipo-fascial a été levé à 1 cm du repli unguéal puis retourné distalement. L’arcade de la matrice était constante (100 %), située à 7 mm du repli unguéal, de bon calibre dans 96 %. L’artère dorso-ulnaire était toujours présente et de bon calibre ; la dorso-radiale était retrouvée dans 42 % des cas, souvent grêle. Les anastomoses au col de P1 étaient présentes dans 96 % en ulnaire et 79 % en radial (à environ 25 mm). Le lambeau incluait systématiquement au moins une artère dorsale. Ces résultats confirment que la vascularisation rétrograde du lambeau est assurée par l’arcade de la matrice et par les artères dorsales, notamment l’ulnaire, constante et de bon calibre. Les variations observées de l’artère dorso-radiale doivent être prises en compte, notamment pour sécuriser la levée du lambeau et éviter les échecs rapportés dans certaines séries cliniques. La vascularisation dorsale du pouce permet la réalisation anatomiquement fiable d’un lambeau adipo-fascial retourné. Ces résultats encouragent sa réalisation, sous réserve de critères précis à valider en clinique.
Anais DELGOVE, Lois CATHALA (Paris), Hugo PELET, Marie-Laure ABI-CHAHLA
08:15 - 08:20
#48763 - CP103 Bases anatomiques et applications cliniques des lambeaux chimériques prélevés sur la deuxième artère métacarpienne dorsale.
CP103 Bases anatomiques et applications cliniques des lambeaux chimériques prélevés sur la deuxième artère métacarpienne dorsale.
Reconstruction multi-tissue defects in the finger remains a significant challenge in hand surgery. The objective of this study is to present the anatomical basis of the chimeric flap incorporating skin, tendon and bone based on the second dorsal metacarpal artery (2DMA) and to illustrate its clinical application.
The anatomical basis of the chimeric flaps is supported by our prior experience with isolated flaps based on the 2DMA pedicle: 10 osseous flaps, 15 cutaneous flap and 3 tendinous flaps. Localization of the branches of the 2DMA that supply bone, skin and tendon components was studied. Two patients with composite tissue loss of a finger underwent reconstruction using chimeric flap, illustrating the clinical application of this technique. A constant distal cutaneous branches originating from the 2DMA is located an average of 1.2 cm proximally to the metacarpophalangeal joint when 2DMA reaches the distal margin of the junctura tendinae. A constant branch of the 2DMA, usually 3 to 4 cm upstream from the metacarpophalangeal (MCP) joint line of the index, supplies the extensor indicis proprius. 2DMA consistently provides vascularization of the base of the second metacarpal through small periosteal vessels.
A single stage reconstruction was successfully performed using a pedicled chimeric flap based on the 2DMA combining skin paddle, second metacarpal base bone and the extensor indicis proprius in one patient and skin paddle, second metacarpal base bone in another patient. This specific chimeric flap has not been previously described in the literature. This technique provides a versatile, single-stage solution for complex dorsal finger reconstruction, minimizing morbidity and optimizing functional outcomes -
Célina COTTIER (Lausanne, Suisse), Sébastien DURAND, Thierry CHRISTEN
08:20 - 08:25
#48710 - CP104 La plastie en trident, une erreur géométrique ?
CP104 La plastie en trident, une erreur géométrique ?
La plastie en trident est très utilisée en chirurgie (chirurgie de la main, chirurgie infantile, chirurgie des brûlés) pour corriger des brides cutanées. Comme toute plastie, le design géométrique est essentiel pour faciliter le bon déploiement des lambeaux. Cependant, la taille des incisions ou l’angulation des lambeaux n’est pas clairement établie. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’efficacité théorique et pratique de cette plastie sur son versant géométrique, mécanique et anatomique.
Trois modèles de plastie en trident ont été proposés. L’efficacité théorique a été évaluée en géométrie plane puis en 3 dimensions à partir d’un score d’énergie de courbure et d’un score de déplacement. Une simulation informatique a été réalisée pour visualiser les zones de contraintes. L’efficacité pratique a été évaluée sur la première bride commissurale de sujets anatomiques injectés. Un quadrillage standardisé a été dessiné afin d’analyser les effets de contraintes. Les paramètres biométriques (allongement, rétraction, approfondissement) ont été analysés pour chaque plastie. La plastie en trident pose un problème géométrique par l’incongruence entre les lambeaux quadrangulaires et triangulaires lié à l’avancement du lambeau Y-V. Le modèle standard isométrique de plastie en trident offre le plus mauvais potentiel d’exploitation cutanée avec de mauvais scores. Les modèles de plasties associées à un allongement des incisions permettent d’exploiter l’intégrité de la surface cutanée. Ils permettent également une meilleur répartition des contraintes associées à des paramètres biométriques plus favorables. La plastie en trident ne présente pas les avantages d’une plastie « 3 en 1 » car elle présente un conflit géométrique et mécanique. Ce conflit est à l’origine d’une recoupe nécessaire des lambeaux. La correspondance des surfaces, de chaque côté de la bride, est un paramètre essentiel pour une meilleure répartition des contraintes mécaniques. Le prolongement des incisions permet d’excentrer les points limitants, favorisant ainsi le déploiement des lambeaux. Cela évite d’exploiter excessivement l’élasticité cutanée qui peut mettre en péril la viabilité des lambeaux. La plastie en trident est une erreur géométrique. L’utilisation d’autres plasties plus logiques sur le plan géométrique et mécanique pourrait amener à limiter son utilisation.
Thomas ALBERT (Nantes), Corentin LOTHODÉ, Philippe BELLEMÈRE, Ludovic ARDOUIN, Laurent MEERSSEMAN
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08:00-09:30
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H11
Session Pratique
Microchirurgie
Session Pratique
Microchirurgie
Comme chaque année, une session de microchirurgie pratique va permettre aux plus jeunes de s’entraîner sur des modèles artificiels et à réussir ces jeux d’adresses indispensables à maîtriser avant de pouvoir réparer de vrais vaisseaux sous grossissement.
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| 08:30 |
08:30-09:00
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E12
Table Ronde
du Club des Jeunes Chirurgiens de la Main
Table Ronde
du Club des Jeunes Chirurgiens de la Main
Modérateur :
Alain GRAFTIAUX (CHIRURGIEN) (Haguenau)
Conférenciers :
Yoann DALMAS (CCA de chirurgie orthopédique) (Conférencier, Toulouse), Gauthier MENU (Chirurgien) (Conférencier, Besançon), Jimmy PECHEUR (Assistant) (Conférencier, Nantes)
Quand on a plus de souvenirs que de projets, il faut laisser la jeune génération prendre la suite. Des chirurgiens, efficaces et modernes, vont nous montrer des situations et faire participer l’auditoire à trouver les bonnes solutions.
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08:30-09:00
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F12
Communications Libres
Infections de la main et phlegmons
Communications Libres
Infections de la main et phlegmons
Modératrices :
Isabelle AUQUIT-AUCKBUR (PUPH) (Modératrice, Rouen), Isabelle PLUVY (MCU PH) (Modératrice, Besançon)
08:30 - 08:35
#48554 - CP105 Use of Antibiotics in Hand Surgery: A European Survey.
CP105 Use of Antibiotics in Hand Surgery: A European Survey.
The use of prophylactic antibiotics in hand surgery remains a debated issue in Europe, with wide variation in practice and a lack of standardized guidelines. Despite growing evidence suggesting limited benefits of antibiotic prophylaxis in many hand procedures, prescription habits persist, often driven by institutional policies, personal experience, or medico-legal concerns.
An 8-question online survey was distributed to approximately 4,000 active members of the Federation of European Societies for Surgery of the Hand (FESSH) between April 9 and May 31, 2025. The survey assessed antibiotic use across 25 surgical scenarios and 7 specific clinical conditions affecting immune response. Respondent demographics and willingness to join a clinical reference group were also recorded. Data were analyzed using descriptive statistics. A total of 130 surgeons responded (3.3% response rate), with representation from 25 countries. Most respondents (96.2%) reported adherence to guidelines, primarily hospital wide. Antibiotic prophylaxis was largely avoided in minor clean procedures (e.g., simple wounds, elective soft tissue surgeries), but widely prescribed in septic cases (e.g., septic arthritis: 99.2%; wounds with lymphangitis: 93%). In cases where surgeons indicated not to use antibiotics in a healthy person 82.2% would prescribe antibiotics in case of severe crushing element to the injury, 70.8% for patients on immunosuppressants and 45.7% for diabetics. The survey reveals significant heterogeneity in antibiotic prophylaxis practices among European hand surgeons, sometimes diverging from current scientific evidence. Thus, 20.9% of respondents reported prescribing prophylaxis for minor elective procedures, despite evidence advising against it. While overuse remains common in low-risk procedures, underuse is occasionally seen in high-risk cases. These discrepancies highlight the need for unified, evidence-based European guidelines. The results support future educational initiatives and the development of standardized protocols to optimize antibiotic stewardship in hand surgery.
Guillaume PRUNIERES (Haguenau), Sarah TUCKER, Massimo CORAIN, Simon OECKENPOEHLER, Ignacio ROGER DE OÑA, Andrii LYSAK, Stefan MEUSER
08:35 - 08:40
#48471 - CP106 La prise en charge chirurgicale des plaies de la main : Est-il nécessaire d’administrer d’antibiotiques en postopératoire ?
CP106 La prise en charge chirurgicale des plaies de la main : Est-il nécessaire d’administrer d’antibiotiques en postopératoire ?
L’administration postopératoire d’antibiotiques pour une plaie de la main reste fréquente, bien que non fondée sur des preuves scientifiques solides et souvent guidée par des habitudes ou des raisons médico-légales. L’objectif de notre étude est de montrer qu’un parage et un lavage chirurgical adéquats suffisent dans ce contexte, sans nécessité d’antibiothérapie postopératoire.
Il s’agit d’une étude observationnelle rétrospective monocentrique sur un groupe des 270 patients, de plus de 18 ans, opérés entre avril 2024 et mars 2025 pour des plaies de la main. Les critères d’inclusion ont été : des plaies associant ou pas des lésions tendineuses, vasculo-nerveuses, des plaies articulaires ou avec fracture de P3 sans ostéosynthèse associée. Les critères d’exclusion ont été : plaies avec fracture de P1, P2 ou P3 ostéosynthésée, plaies massivement contaminées/souillées, avec corps étrangers ou infection préexistante, plaie complexe ou opérée au-delà de 48h post-traumatisme. Un questionnaire a été également élaboré et envoyé aux chirurgiens pratiquant la chirurgie de la main en France : 70 réponses ont été reçues. Le taux d’infection postopératoire observé dans notre étude a été de 1.1 % (n=3), les trois patients ayant reçu antibiotiques en postopératoire. L’absence d’antibiotiques en postopératoire n’est pas associée au risque infectieux (test du Fisher, p = 0,26). Enfin, 51 % des patients ont été lavés avec du sérum physiologique et eau oxygénée, tandis que 44 % uniquement avec du sérum physiologique. La faible incidence d’infection observée dans notre cohorte confirme que l’antibiothérapie postopératoire n’est probablement pas nécessaire pour les plaies de la main, telles que décrites dans notre étude, à condition qu’un traitement chirurgical adapté soit réalisé. La variabilité des pratiques (+/- antibiotiques, lavage avec ou sans eau oxygénée) relevée dans notre étude reflète l’absence de recommandations claires et souligne le besoin de protocoles standardisés. Les réponses au questionnaire confirment également ces constatations. Nos résultats sont en accord avec la littérature. L’antibiothérapie postopératoire n’est pas indispensable d’après nos résultats. Il existe une tendance à utiliser d’autres solutions antiseptiques, en plus du sérum physiologique, mais il n’y a pas de preuves scientifiques qui soutient leur usage. D’autres études de plus grande envergure et prospectives sont nécessaires afin de réaliser de protocoles standardisés.
Ana Maria MATEIES (Le Mans), Florence VIGOUROUX GUILLET, Larisa Marina ZAHAN
08:40 - 08:45
#48517 - CP107 Prise en charge des phlegmons de gaine des fléchisseurs avec un schéma d’antibiothérapie orale « simplifié ».
CP107 Prise en charge des phlegmons de gaine des fléchisseurs avec un schéma d’antibiothérapie orale « simplifié ».
Le phlegmon de gaine des fléchisseurs est une pathologie infectieuse fréquente, potentiellement sévère. Son traitement est essentiellement chirurgical, mais il n’y a à ce jour pas de consensus sur les modalités d’utilisation des antibiotiques en post-opératoire. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’efficacité d’une prise en charge reposant sur une prise en charge chirurgicale avec antibiothérapie orale de courte durée, tant sur le contrôle de l’infection que sur les résultats fonctionnels à six mois.
Il s’agit d’une étude de cohorte prospective, observationnelle et non interventionnelle. Ont été inclus les patients pris en charge pour un phlegmon de gaine dans notre centre, en ambulatoire ou en hospitalisation courte, entre le 2 novembre 2022 et le 30 octobre 2024. Le protocole de soins associait un drainage chirurgical mini-invasif par irrigation à une antibiothérapie post-opératoire unique par voie orale, d’une durée de 7 à 10 jours. À six mois de l’intervention, les patients ont été recontactés pour compléter un questionnaire d’évaluation fonctionnelle. Nous avons analysé l’efficacité du traitement sur le contrôle de l’infection, les facteurs de risque d’échec, ainsi que les résultats fonctionnels et leurs déterminants. Cent quarante-huit patients ont été inclus. Tous ont reçu une antibiothérapie post-opératoire orale d’une durée médiane de 8 jours, par amoxicilline/acide clavulanique dans 142 cas (96 %). La prise en charge a été réalisée en ambulatoire dans 93% des cas. Le taux d’échec du traitement était de 6,8 %. Peu de facteurs de risque d’échec ont pu être identifiés, mais les phlegmons de stade IIB étaient significativement plus à risque d’évolution défavorable. À six mois, 86 patients ont pu être réévalués : 82 % ne présentaient pas de limitation fonctionnelle notable, et 7 % présentaient une limitation fonctionnelle importante. Le stade évolutif du phlegmon et le délai de prise en charge étaient significativement associés à une limitation fonctionnelle. Notre prise en charge avec antibiothérapie orale courte a montré un bon contrôle de l’infection, notamment pour les phlegmons de stade I et IIA. Le taux d’échec reste faible, et les résultats fonctionnels à six mois sont satisfaisants. Le stade évolutif initial et le délai de prise en charge sont les principaux facteurs influençant le pronostic fonctionnel mis en évidence. Pour les phlegmons de stade I et IIA, en l’absence d’allergie médicamenteuse, une prise en charge en ambulatoire, combinant un lavage chirurgical mini-invasif à une antibiothérapie orale d’une semaine par amoxicilline/acide clavulanique, apparaît comme une stratégie sûre et efficace.
Ewen LATASTE (Angers), Nicolas BIGORRE
08:45 - 08:50
#48375 - CP108 Phlegmon des gaines des fléchisseurs : entre urgence chirurgicale et défi fonctionnel – retour sur 186 cas.
CP108 Phlegmon des gaines des fléchisseurs : entre urgence chirurgicale et défi fonctionnel – retour sur 186 cas.
La ténosynovite purulente des fléchisseurs constitue une urgence chirurgicale fréquente en pathologie de la main. Malgré les avancées en antibiothérapie et en techniques opératoires, elle reste associée à des séquelles fonctionnelles majeures et un risque non négligeable d’amputation.
Objectif :
Analyser les profils cliniques, les modalités de traitement chirurgical et les résultats fonctionnels de la ténosynovite purulente des fléchisseurs, tout en identifiant les facteurs microbiologiques influençant le pronostic.
Étude rétrospective monocentrique incluant 186 patients adultes traités entre 2017 et 2024 au service de traumatologie orthopédie pour ténosynovite infectieuse de la main. Les données recueillies incluent les caractéristiques cliniques, les antécédents, les traitements chirurgicaux réalisés, les résultats fonctionnels (scores de Strickland, DASH, force de préhension) et les résultats microbiologiques. L’âge médian était de 47,5 ans, avec 53,2 % d’hommes. L’étiologie traumatique prédominait (64,4 %). Les comorbidités fréquentes incluaient diabète (22,3 %) et corticothérapie (76,5 %). Le délai médian de consultation était de 2,6 jours.
Les gestes chirurgicaux réalisés étaient : lavages et débridements (58,8 %), nécrosectomies (29,3 %), et amputations (12 %), majoritairement phalangées (68 %).
La durée moyenne d’hospitalisation était de 4,8 jours. Sur le plan fonctionnel, 49,7 % des patients ont obtenu un bon résultat selon Strickland, tandis que 14,7 % présentaient un mauvais pronostic fonctionnel.
Les scores DASH variaient considérablement (16,5 % avec handicap sévère), et la perte de force atteignait 83 % aux stades évolués.
Les cultures microbiologiques identifiaient majoritairement Staphylococcus aureus (41 %) et Streptococcus pyogenes (16 %), avec 36 % d’infections polymicrobiennes. Les traitements antibiotiques étaient principalement à base d’amoxicilline-acide clavulanique, adaptés selon les profils microbiologiques. La ténosynovite purulente des fléchisseurs reste une pathologie grave aux complications fréquentes malgré les progrès thérapeutiques. Le pronostic fonctionnel dépend fortement de la précocité de la prise en charge, du terrain sous-jacent et du type d’agents infectieux. La réduction du taux d’amputation et l’optimisation des protocoles chirurgicaux et antibiotiques représentent un enjeu majeur.
El Mehdi BOUMEDIANE (Marrakech, Maroc), Soleh ABDEWAHED, Yassine FATH EL KHIR, Mohamed Amine BEHIMA, Imad ABKARI
08:50 - 08:55
#48800 - CP109 Comparaison entre incisions étagées et voie de Brunner dans le traitement chirurgical des phlegmons des gaines.
CP109 Comparaison entre incisions étagées et voie de Brunner dans le traitement chirurgical des phlegmons des gaines.
Les phlegmons des gaines des fléchisseurs constituent une urgence chirurgicale potentiellement responsable de séquelles fonctionnelles majeures et dont les modalités de traitement chirurgical ne sont pas consensuelles. Notre objectif était de comparer les résultats fonctionnels à 6 mois de deux techniques opératoires : abord mini-invasif et l’abord extensif selon Brunner.
Nous avons mené une étude rétrospective monocentrique incluant 103 patients consécutifs opérés entre janvier et décembre 2024. Les critères d’inclusion étaient la présence d’un phlegmon confirmé des gaines digitales et un suivi d’au moins 6 mois. Les variables collectées comprenaient l’âge, le sexe, le tabagisme, l’index de comorbidité de Charlson, l’ASA, le stade évolutif (Michon modifié selon Sokolow), la durée d’évolution pré-opératoire, le germe retrouvé et l’antibiothérapie employée. La voie mini-invasive par incisions étagées était privilégiée aux stades précoces. Les résultats fonctionnels ont été évalués par Total Active Motion, EVA et Quick DASH. Une régression multivariée a permis d’ajuster les comparaisons sur les principaux facteurs de confusion, à savoir l’âge, le sexe, les scores de Charlson et ASA, le tabagisme, le stade du phlegmon, la durée d’évolution pré-opératoire et le type de germe retrouvé. L’âge moyen était de 41 ans, avec une prédominance masculine (73 %). La voie mini-invasive a été utilisée chez 69 patients (67 %) et la voie extensive chez 34 (33 %). Le délai médian avant prise en charge était de 4 jours. Au recul moyen de 12 mois, après ajustement, la voie extensive était associée à une EVA significativement plus élevée (+1,9 ; p=0,008) et à un Quick DASH plus défavorable (+25 points ; p=0,012). La différence de Total Active Motion semblait en faveur du mini-invasif (+ 41°, p=0,071). L’analyse stratifiée sur les stades selon Sokolow montrait un effet favorable marqué de la voie mini-invasive aux stades 1 et une absence de différence au stade 2A. Ces résultats confirment que l’agressivité chirurgicale est corrélée à une morbidité fonctionnelle accrue, comme rapporté dans la littérature. Un abord extensif reste nécessaire dans les stades avancés. Le délai de prise en charge et la présence de comorbidités telles que le diabète sont confirmés comme facteurs de résultat défavorable, à stade évolutif équivalent. L’absence de randomisation du choix opératoire constitue la principale limite de cette étude. La voie mini-invasive, permet de limiter les séquelles fonctionnelles sans compromettre le contrôle infectieux dans les stades 1 à 2A. Ces données soutiennent une prise en charge graduée adaptée au stade évolutif.
Malek JABBES (Paris), Dorianne MONT, Thanh Huong NGUYEN HO-BOULDOIRES, Alain SAUTET, Jean-Roger WERTHER, Adeline CAMBON
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09:00-09:30
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E13
Table Ronde
Les plus beaux cas cliniques de l’autre côté de la méditerranée
Table Ronde
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Modérateur :
Jean-Luc ROUX (Chirurgien orthopédique) (Montpellier)
De spécialistes, reconnus de la chirurgie de la main et du membre supérieur, nous font l’honneur d’avoir accepté notre invitation pour présenter des situations particulières en chirurgie de la main qu’il est nécessaire de connaître.
09:00 - 09:15
Cas cliniques.
Anatole KIBADI KAPAY (CHEF DE SERVICE) (Conférencier, Kinshasa, RD du Congo)
09:15 - 09:30
Cas cliniques.
Abdelkrim DAOUDI (Conférencier, Maroc, Maroc)
|
09:00-10:00
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G10
Session GEMMSOR
Communications libres
Session GEMMSOR
Communications libres
Modérateurs :
Najib KACHOUH (PH) (Marseille), Goel SORIA (KINESITHERAPEUTE) (MARSEILLE)
09:50 - 09:55
Questions.
09:00 - 09:10
#48090 - CG26 Functional scores and time to resume professional and manual activities after thumb amputations.
CG26 Functional scores and time to resume professional and manual activities after thumb amputations.
When replantation could not be performed, traumatic thumb amputations lead to regularization. Few studies focused on regularization after traumatic thumb amputation. The aim of the study was to do functional scores and to report timeline to get back to activities after thumbs amputations.
This retrospective cohort was performed from January 1, 2005 to December 31, 2019. 50 patients out of the 59 files selected responded to the questionnaires, 40 had a consultation. PRWHE, Quick DASH, Michigan, CISS scores were analyzed. Möberg test, grip test, key pinch test et Weber. Time to get back to work and revision surgery. Stratified analysis according to : location of the regularization, time of this surgery and work accident were done. The mean time of follow-up was 10.5 years (SD=3.8). Patients had good functional results : the mean PRWHE score was 13 (SD=13) ; Quick DASH at 14 (SD=16) ; Brief Michigan at 30,9 (SD=6.2) ; CISS at 30.5 (DS=14.9). Patients get back to work after 121 days (DS=201). They had a normal sensibility at 2PD for 9 of them (34.6%). The grip strength was at 80% (SD=25) and key pinch test at 61.0% (SD=34). The YO Möberg was longer by 38.9% (DS=6,3) of the affected side and the YF one by 40.1% (SD=5.3). 3 patients (7.5%) required a revision surgery including 2 reconstructive (Matev and pollicization). Stratified analysis showed better overall results for long stump but without significant difference. This study didn’t highlight significant difference according to time of regularization but did it for PROMs according to work accident. This is the first study with such hindsight dealing with functional and clinical results after thumb amputation. Nevertheless this remains a single center study with lack of power to highlight significant difference. Clinical results must be balanced by patients who could not realize them (10/26, 38.5%). Multivariate analyses could be interesting with higher effectives. Results of thumbs amputations patients remain acceptable. Nerve management and conservation of length should guide surgeons in order to have best results. Professionals can inform their patients of what they can expect from their thumb. Nevertheless, replantation must be perform when it’s possible.
Antoine WIDENT (Caen), Gaëlle MAROTEAU, Germain POMARES, Laurent OBERT, Fabrice RABARIN, Christophe HULET
09:10 - 09:20
#48478 - CG27 Effectiveness of a nocturnal custom-made orthosis in the management of symptomatic rhizarthrosis: A Retrospective Cohort Study.
CG27 Effectiveness of a nocturnal custom-made orthosis in the management of symptomatic rhizarthrosis: A Retrospective Cohort Study.
his study aimed to evaluate the effectiveness of an overnight custom-made orthosis in patients with symptomatic rhizarthrosis, assessing pain and grip strength before and after 4 months of use.
This single-centre retrospective cohort study included 103 patients with symptomatic rhizarthrosis, comprising 25 males and 78 females, with a mean age of 61.2 years. All patients were treated with a resting orthosis prescribed for nocturnal use.
The primary outcome was patient-reported comfort, measured with the VAS. Secondary outcomes included key pinch, precision pinch, and grip strength assessments. All measurements were performed by a single surgeon at baseline and after a mean follow-up of 4.2 months.
Among the initial cohort, 94 patients (91%) completed the study protocol with VAS scores, while strength measurements were available for 73 patients (71%) for key and precision pinch, and for 91 patients (88%) for handheld dynamometry. The use of a nocturnal, custom-made orthosis resulted in a significant reduction in pain scores, as measured by the VAS, decreasing from 67.7 ± 17.04 before treatment to 49.46 ± 23.75 after three months of use (p < 0.001).
Among the 73 patients with available pre- and post-treatment data for key pinch strength, a significant improvement was observed, with values increasing from 4.82 ± 2.57 kg to 5.58 ± 2.45 kg (p < 0.05).
For precision pinch strength, also measured in 73 patients, a slight increase was noted from 3.49 ± 1.69 kg to 3.71 ± 1.74 kg after three months, although this difference did not reach statistical significance.
In 91 patients assessed with handheld dynamometry (Jamar), grip strength significantly improved from 24.44 ± 11.88 kg at baseline to 25.98 ± 12.69 kg after three months of orthosis treatment (p < 0.05). These findings suggest that nocturnal use of a custom-made orthosis for symptomatic rhizarthrosis effectively reduces pain and improves hand function, as demonstrated by increased strength in key pinch and Jamar measurements. This improvement in symptoms may contribute to delaying the need for surgical intervention. While our results align with existing evidence supporting orthotic treatment in rhizarthrosis, our study is distinctive in demonstrating the benefits of night-time use, allowing for unrestricted hand function during the day. The findings suggest that a nocturnal, custom-made orthosis may effectively reduce symptoms in patients with symptomatic rhizarthrosis. However, further prospective, randomized studies are necessary to confirm these results.
Jean GOUBAU (Gand - Bruxelles, Belgique), Jorne DUFOUR, Michiel CROMHEECKE, Pieter-Bastiaan DE KEYZER, Peter COEMAN
09:20 - 09:30
#48430 - CG28 Etat des lieux et perspectives du développement durable en rééducation de la main.
CG28 Etat des lieux et perspectives du développement durable en rééducation de la main.
En France, le secteur de la santé est responsable de 8% des émissions de gaz à effet de serre. En rééducation de la main, l'intégration de principes de développement durable (DD) représente un défi. Face aux enjeux environnementaux croissants, il est important de prioriser les actions à mettre en place pour une meilleure efficience, mais avant tout d’effectuer le constat de nos pratiques actuelles. L’objectif de ce travail est d’évaluer les pratiques actuelles en matière de DD chez les rééducateurs de la main (kinésithérapeutes, ergothérapeutes et orthésistes) dont certains appartiennent au GEMMSOR-SFRM mais également de mesurer leur niveau d’engagement écologique et d’identifier les leviers d’amélioration.
Une enquête anonyme en ligne a été diffusée aux membres du GEMMSOR-SFRM et sur les réseaux sociaux a destination professionnelle. Le questionnaire, structuré en plusieurs volets (informations sociodémographiques, pratiques professionnelles, connaissances et attitudes vis-à-vis du DD), a permis de recueillir des données quantitatives et qualitatives. Les réponses ont été analysées de manière descriptive, puis des comparaisons ont été effectuées en fonction des profils professionnels (âge, statut, type d’exercice). Parmi les répondants (N = 117), une majorité exerce en libéral (73 %) et possède une expérience professionnelle inférieure à 20 ans (72 %). 86 % des participants déclarent être sensibles aux enjeux du DD, seuls 54 % affirment trier leurs déchets dans leur exercice. Les freins identifiés incluent un manque d’information (67 %) et des contraintes logistiques ou économiques (68 %). L’absence de formation dédiée est notée par 28% des répondants. Cette enquête révèle un écart entre la sensibilisation des rééducateurs au DD et la mise en œuvre effective de pratiques durables. Si l’intention est présente, des obstacles structurels et un manque de formation freinent les actions concrètes. Comparativement à d’autres spécialités médicales, les résultats montrent une prise de conscience récente mais encore incomplète. La méthodologie présente l’avantage d’une large représentativité, bien que le biais déclaratif soit toujours à considérer. Ce travail met en évidence un besoin urgent de structuration de l’approche écologique en rééducation de la main. La mise en place de référentiels, la formation continue et initiale pourraient favoriser l’évolution des pratiques. Ces résultats appellent à des actions coordonnées entre institutions, sociétés savantes et professionnels.
Perspectives
Comme nous le suggère les résultats surprenants de la thèse du Dr. Rémy JOND, l’écoconception des soins en Chirurgie de la main nous permet d’envisager un nouvel axe décisionnaire. A quand chez les rééducateurs ?
Manuel FRANCOIS (Grenoble)
09:30 - 09:40
#48435 - CG29 Etat des lieux de l’imagerie motrice et de la thérapie miroir dans la rééducation des tendons fléchisseurs des doigts : une enquête quantitative.
CG29 Etat des lieux de l’imagerie motrice et de la thérapie miroir dans la rééducation des tendons fléchisseurs des doigts : une enquête quantitative.
Cette étude examine l’intégration de l’imagerie motrice (IM) et de la thérapie miroir (TM) dans la rééducation des tendons fléchisseurs des doigts, en soulignant leurs bénéfices pour la récupération fonctionnelle et la plasticité cérébrale. Ces techniques permettent d'améliorer la dextérité, la gestion de la douleur, et la force de préhension, tout en optimisant la réadaptation post-chirurgicale et en réduisant les effets négatifs de l'immobilisation sur la représentation corticale.
Un questionnaire en ligne sur Google Forms® a été envoyé à des masseurs-kinésithérapeutes (MK) spécialisés en rééducation de la main entre le 24 juillet et le 31 octobre 2024. Les réponses ont été analysées via Microsoft Excel®. Parmi les 81 réponses recueillies, 56 ont été exploitables. Il a été constaté un manque de connaissances, principalement dû à un déficit de formation, bien que près de la moitié des répondants utilisent l’IM et la TM dans leur pratique et en reconnaissent les bénéfices. Une distinction a été faite entre les professionnels formés récemment et ceux ayant une expérience plus ancienne. De plus, les MK privilégient majoritairement les protocoles de rééducation actifs, ce qui pourrait influencer leur intérêt pour l'utilisation des techniques neurocognitives. Les freins à l’utilisation de ces techniques ont également été identifiés. La pratique de l’IM et de la TM reste sous-utilisée dans la rééducation des tendons fléchisseurs des doigts par les MK, malgré leurs avantages. Cela peut être attribué à un manque de connaissances, mais également aux protocoles de rééducation utilisés. Des axes de développement ont émergé et méritent d’être approfondis pour optimiser l’utilisation de ces techniques en rééducation.
Déborah POTIER (Blandainville)
09:40 - 09:50
#48465 - CG30 Traitement de la douleur chronique basé sur la stimulation visuelle de la main en réalité augmentée.
CG30 Traitement de la douleur chronique basé sur la stimulation visuelle de la main en réalité augmentée.
La douleur chronique est associée à des altérations du système nerveux central et périphérique, à
des distorsions de la représentation mentale du corps et à une altération de la perception des
signaux internes. Des techniques de feedback multimodal, notamment la stimulation visuelle (SV),
semblent prometteuses dans la gestion de la douleur chronique.
La SV est particulièrement adaptée car elle permet de contourner la douleur liée aux stimulations
tactiles. En réalité augmentée (RA), la SV présente l’avantage de dispenser un retour sensoriel sans
nécessiter d’avatar, et sa synchronisation au rythme cardiaque pourrait renforcer son efficacité.
Cette étude explore la faisabilité et les effets d’une SV en RA, synchronisée ou non au rythme
cardiaque, chez 11 personnes souffrant de douleurs chroniques du poignet et/ou de la main.
L’hypothèse est qu’une SV synchrone en RA réduit l’intensité de la douleur pendant la séance.
Chaque personne a réalisé 4 séances de 12 minutes en RA sur 2 semaines selon un protocole
randomisé en double aveugle : 2 avec SV synchrone et 2 avec SV asynchrone. La douleur, la
variabilité du rythme cardiaque (VRC) et la satisfaction ont été évaluées avant, pendant et après
chaque séance. Un groupe contrôle a simplement visualisé sa main sans SV ni RA. Nos résultats montrent une diminution significative de l’intensité de la douleur pendant l’exposition
à la SV en RA, sans différence observée entre les conditions synchrone et asynchrone. La diminution
semble plus importante chez les patients les plus douloureux et n’est pas observée dans le groupe
contrôle.
La VRC n’a été modifiée par aucune des deux conditions (synchrone/asynchrone).
Les auto-questionnaires montrent une bonne tolérance et satisfaction vis-à-vis de l’utilisation de la
RA. Ces données suggèrent que la SV en RA constitue une méthode sûre, bien acceptée et
potentiellement efficace pour la gestion de la douleur chronique, probablement grâce à un effet
d’incarnation améliorant la représentation corporelle. Cette meilleure incarnation en RA par rapport
à la réalité virtuelle pourrait expliquer qu’il n’y a pas de différence entre la SV synchrone et
asynchrone à la différence de ce qui a été décrit antérieurement en réalité virtuelle. Les résultats de l’étude sont encourageants et cette technique pourrait être intégrée dans les soins
courants ou dans des programmes d’auto-exercices à domicile pour la gestion des douleurs
chroniques. La condition synchrone n’étant pas primordiale, cela simplifie le protocole et favorise
une utilisation en autonomie sans électrodes.
Anouck TAPISSIER (Nancy), Pierrick HERBÉ, Vincent MORIOT, Andréa SÉRINO, Oliver KANNAPE, Amélie TOUILLET
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09:00-09:30
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F13
Communications Libres
Chirurgie des nerfs
Communications Libres
Chirurgie des nerfs
Modératrices :
Isabelle AUQUIT-AUCKBUR (PUPH) (Modératrice, Rouen), Isabelle PLUVY (MCU PH) (Modératrice, Besançon)
09:00 - 09:05
#48541 - CP110 Troubles neurologiques fonctionnels de la main : étude des facteurs favorisant et pérennisant dans une série de 12 patients.
CP110 Troubles neurologiques fonctionnels de la main : étude des facteurs favorisant et pérennisant dans une série de 12 patients.
Les pathologies de la main d’étiologie non-organique sont un défi diagnostique, thérapeutique et de relation de soins. L’éventail large de leurs présentations cliniques au carrefour de la neurologie, la psychiatrie et la chirurgie de la main a conduit à plusieurs classifications. La terminologie actuelle pour ces difficultés ou impossibilités de mobiliser des segments digitaux, souvent par dystonie, est trouble neurologique fonctionnel. Notre objectif était de décrire les caractéristiques cliniques et biographiques dans une série de patients présentant des troubles neurologiques fonctionnels de la main, afin d’explorer leurs caractéristiques cliniques de ces patients.
Nous avons étudié une cohorte rétrospective monocentrique de 12 patients en termes de caractéristiques démographiques, de présentation clinique mais aussi de facteurs psychologiques et d’histoire personnelle. L’accent a été mis sur l’exploration du lien entre les symptômes fonctionnels et les événements de vie du patient, ainsi que sur les résultats des traitements chirurgicaux proposés. La cohorte comprenait 11 femmes et un homme. L’âge moyen était de 45 ans et le niveau socio-éducatif en moyenne bas. Sept des 12 patients avaient des comorbidités psychiatriques connues. Tous avaient une histoire traumatique sur le membre supérieur comme facteur déclenchant. L’absence de mobilisation des segments digitaux et l’exclusion du membre étaient présentes chez tous les patients. Des douleurs neuropathiques spontanées étaient présentes chez 8 patients. Un mauvais vécu de l’anesthésie loco-régionale et/ou un conflit relationnel avec l’équipe chirurgicale étaient rapportés par tous les patients (n=8) ayant été opérés avant le déclenchement des symptômes. La moitié des patients a eu un examen sous anesthésie loco-régionale avec manipulation sans amélioration des amplitudes articulaires. Un des patients a nécessité une amputation transhumérale à visée fonctionnelle pour un membre momifié exclus et douloureux. Tous ont eu une prise en charge multidisciplinaire associant de manière variable médecins MPR, médecins de la douleur, psychiatres en plus du suivi orthopédique. Les présentations cliniques de cette cohorte étaient cohérentes avec celle de la « psychoflexed hand » mentionnée dans la littérature. Cette étude suggère la participation de plusieurs facteurs pronostics négatifs tels la douleur spontanée associée et les bénéfices secondaires importants et remet en question les dogmes existant dans la communauté chirurgicale comme l’abstention chirurgicale et l’absence de communication du diagnostic au patient. Certains facteurs de risque apparaissent évitables et les connaître devrait permettre de réduire la fréquence d’apparition de cette grave pathologie.
Mathias EL AYOUBI (Rouen), Isabelle AUQUIT-AUCKBUR, Adeline CAMBON BINDER
09:05 - 09:10
#48766 - CP111 Sections/sutures nerveuses (reset neurroraphy), nouveau concept thérapeutique de la spasticité chez le cérébro-lésé à propos d’une première série de 6 cas du nerf musculo-cutané.
CP111 Sections/sutures nerveuses (reset neurroraphy), nouveau concept thérapeutique de la spasticité chez le cérébro-lésé à propos d’une première série de 6 cas du nerf musculo-cutané.
La spasticité est le symptôme principal des paralysies centrales. L’hyper activité de la boucle réflexe n’était jusqu’à présent chirurgicalement accessible qu’aux dénervations plus ou moins sélectives. La persistance d’unités motrices fonctionnelles conduit souvent à une récidive de la spasticité ou le cas échéant à un affaiblissement important du muscle dénervé.
Nous proposons une technique nouvelle de sections/sutures nerveuses reposant sur déconnexion de toutes les unités motrices d’un muscle cible, puis par la suture immédiate restituer la repousse motoneurale sans la boucle réflexe, mettant à profit les erreurs de connexion et la moindre repousse sensitive afin de redonner une fonction motrice sans la spasticité.
Nous rapportons nos 6 premiers cas de sections/sutures tronculaires du nerf musculo-cutané (MC), de 38,8 ans ±18,5 [21 - 62] d’âge moyen (3 paralysies cérébrales, 2 accidents vasculaires et une pathologie neurodégénérative).
L’indication était systématiquement validée par un bloc anesthésique du musculo-cutané montrant une réduction du flessum du coude et la conservation d’une flexion active. Après section du tronc commun du MC, il était immédiatement suturé au nylon monobrin 9/0. Les patients étaient évalués en postopératoire immédiat et avec un recul moyen de 14 mois.
D’autres procédures ont été associées, une cryoneurolyse de l’anse des pectoraux, 5 dénervations (latssimus-dorsi, Teres-minor, Pronator Teres, branche motrice du Nerf Ulnaire). Trois arthrodèses raccourcissantes du poignet, 6 allongements des fléchisseurs. La spasticité (Ashorwth) a diminué de 58,8 % de 3,8 ±0,4 à 1,7 ±1,4. Le déficit d’extension active du coude est passée de 82,5° ±35.7 à 51,7° ±29.9 [-45,8 %], la force de flexion est passée de 4,0± 0 à 3,2±0,4 BMRC (-18,8 %).
Le score INOM proximal augmentait de 42,0 % (de 4,2±2,6 à 4,8±2,8) Nos premiers résultats montrent une diminution importante de la spasticité, avec un gain en extension active du coude et un respect de sa flexion.
Nous n’observons pas sur un recul encore court de récurrences ou de troubles sensitifs.
Au-delà de la diminution constante de la spasticité, 3 tableaux s’individualisent :
- Les formes déficitaires superposables à une simple neurotomie chez des patients initialement déficitaires.
- Les récidives partielles après une amélioration initiale, le résultat se dégrade avec l’émergence d’une spasticité du Brachio-Radialis.
- Les meilleures indications, il s’agit de paralysies cérébrales fonctionnelles, qui au-delà du gain analytique recouvrent un mouvement plus fluide sans spasticité. Cette technique innovante et prometteuse justifie d’effectifs et de recul pour être validée.
Bertrand COULET (Montpellier), Flavia COROIAN, Isabelle LAFFONT, Michel CHAMMAS
09:10 - 09:15
#48462 - CP112 Etude anatomique des branches motrices du muscle subscapulaire dans la neurectomie sélective appliquée à la spasticité de l’épaule.
CP112 Etude anatomique des branches motrices du muscle subscapulaire dans la neurectomie sélective appliquée à la spasticité de l’épaule.
La spasticité de l’épaule, fréquente après une lésion du motoneurone central, entraîne
une déformation en rotation interne et une altération fonctionnelle douloureuse. En cas
de résistance au traitement médical, la neurectomie sélective (NS) des branches
motrices ciblées peut offrir un soulagement spécifique tout en préservant la stabilité
articulaire.
Objectif : Décrire précisément l’anatomie des branches motrices destinées au muscle sous-
scapulaire et évaluer la faisabilité de la NS dans le traitement de la spasticité de l’épaule.
Vingt épaules issues de dix sujets anatomiques conservés au formol ont été disséquées
par voie sous-claviculaire. Le nombre, le diamètre, la longueur et la distance
d’émergence des branches motrices destinées au sous-scapulaire ont été relevés. Les
variations anatomiques ont été répertoriées. Un cas clinique de traitement chirurgical
d’une épaule spastique par NS est présenté à titre d’illustration. Le nombre moyen de branches motrices destinées au sous-scapulaire était de 2,55
(±0,89). Leur longueur moyenne était de 44,9 mm et leur diamètre moyen de 1,9 mm.
L’émergence se situait en moyenne à 36 mm sous le bord inférieur de la clavicule, avec
7,9 % des cas présentant une émergence plus proximale. Une origine à partir du nerf
axillaire a été observée dans 35 % des cas, généralement pour la portion inférieure du
muscle. Un tronc commun avec le nerf thoraco-dorsal a été retrouvé dans 10 % des
dissections. Le cas clinique illustre une amélioration significative des douleurs, de la
posture et de la mobilité après intervention. La spasticité de l’épaule, fréquente et invalidante, affecte souvent des adultes jeunes. Les neurectomies sélectives (NS) ciblent les rotateurs internes, améliorant douleur, fonction et mobilité, sans compromettre la stabilité gléno-humérale. Leur réalisation exige une connaissance fine des variations anatomiques des nerfs, notamment du sous-scapulaire et du thoraco-dorsal. L’approche antérieure permet d’associer d’autres gestes chirurgicaux en un temps. Malgré des résultats encourageants, l'absence de suivi prospectif et les risques de biais limitent les conclusions sur leur efficacité réelle à long terme. Nous montrons la faisabilité anatomique de cette procédure ainsi que sa pertinence clinique, et apportons des données anatomiques sur la cartographie des branches nerveuses.
Pierre MAINCOURT (Brest), Alexandra FORLI, Weiguo HU, Thomas DAOULAS, Anne PERRUISSEAU CARRIER
09:15 - 09:20
#48789 - CP113 Nerve transfers to reconstruct extension in spastic elbow: an anatomical study.
CP113 Nerve transfers to reconstruct extension in spastic elbow: an anatomical study.
Spasticity of the upper limb follows a cerebral lesion and leads to a combination of muscle overactivity, imbalance, and functional motor deficits. Selective neurotomy has become a widely accepted surgical strategy to reduce spastic hyperactivity by targeting specific motor nerve branches. However, this approach does not directly address muscle weakness, especially in antagonist groups such as the triceps, which are essential for upper limb extension.
Nerve transfers represent a growing field in peripheral nerve surgery. Their use in spastic paralysis remains limited, though theoretically promising, as the lower motor neurons remain intact.
This anatomical study introduces the concept of using nerve branches already targeted for neurotomy, namely, those to the biceps and brachialis, as donor nerves for neurotisation to the triceps. The aim was to assess the feasibility of combining partial denervation of spastic elbow flexors with nerve transfers to restore voluntary elbow extension.
Ten upper limbs from eight formalin-embalmed cadavers were dissected. Motor branches of the musculocutaneous nerve (biceps, brachialis, brachio-radialis) and radial nerve (long, medial, and lateral heads of triceps) were identified. For each nerve, origin, diameter, and length were re-corded. Anatomical variations and branching patterns were noted. Simulated end-to-end (ETE) and supercharge end-to-side (SETS) coaptations were performed to evaluate feasibility. Transfers were tested for each donor-recipient pair, assessing feasibility based on calibre, length, and tension-free anastomosis. Motor branches from the musculocutaneous and radial nerves were consistently identified. Donor nerves included branches to biceps, brachialis and brachio-radialis, and were used for simulated transfers to triceps branches.
SETS transfers were feasible from LHBB, SHBB, and Brachialis to the medial triceps head. Transfers to proxMedHT were possible in up to 80% of cases. Distal medial and lateral branches were less accessible. Transfers from radial nerve donors or toward distal lateral head were rarely feasible (<20%).
ETE transfers showed broader feasibility. LHBB, SHBB, and BA1 enabled coaptation to LgHT and proxMedHT in over 90% of cases. Radial nerve donors were rarely suitable. This anatomical study confirms that consistent and accessible donor and recipient branches exist for distal nerve transfers around the elbow. These findings extend the principles of nerve trans-fer, well established for flexor restoration, to elbow extensors in spastic patients. Distal nerve transfers to restore elbow extension in spastic upper limbs are anatomically feasible and may complement hyperselective neurectomies in restoring elbow extension in patients with spastic paralysis. These findings provide an anatomical basis for future clinical applications
Noémie BERLAND (Saint Pierre), Charlotte JALOUX
09:20 - 09:25
#48432 - CP114 Existe-t-il un intérêt au centre autonome avec anesthésie adaptée pour des actes chirurgicaux du membre supérieur ?
CP114 Existe-t-il un intérêt au centre autonome avec anesthésie adaptée pour des actes chirurgicaux du membre supérieur ?
L’accès au bloc opératoire conventionnel pour des chirurgies courtes est souvent
complexe: délais prolongés, gestion logistique lourde, coûts élevés. Ce travail
présente un circuit autonome pour des patients sélectionnés associant
chirurgie du membre supérieur et anesthésie adaptée.
Entre avril 2022 et avril 2025, 322 actes(187 neurolyses du médian au poignet/ 58%)
ont été réalisés dans un établissement répondant aux normes de sécurité (surveillance post interventionnelle(SSPI),salle ISO5). Les critères d’évaluation
comprenaient: satisfaction des patients(e-satis;questionnaire interne),temps de
présence en salle chirurgicale(TSC), en SSPI(TPI),dans
l’établissement(TE), survenue de complications et d'événements indésirables. Nous rapportons: taux de satisfaction e-satis: 87,5%(50,100) ;questionnaire interne:
95 %(65,100);TSC:19 minutes(9,75);TPI:29 minutes(12,180);TE:133 minutes
(60,245);deux complications(0,6%)-hyperrésorption des fils sans reprise
chirurgicale, sepsis nécessitant une reprise; trois événements indésirables(0,9%):
douleurs per-opératoires mal contrôlées, chirurgie sans agrément de
l'établissement, anesthésie inadaptée a l’intitulé de l’intervention. L'émergence de l'"office surgery" présente des bénéfices: circuit de soins simplifié, réduction des coûts, accessibilité accrue. Cependant elle nécessite: sélection des patients, équipement technique, autorisation et convention de soins, formation spécifique pour garantir sécurité et efficacité. Le circuit « fast track » reste souvent dépendant de structures pré-existantes distantes les unes des autres. Dans notre pratique de centre autonome l’accessibilité à la SSPI reste un choix de sécurité. Notre filière de soins est une alternative intéressante combinant les avantages de l'"office surgery", les exigences de sécurité, et les impératifs structurels et médico-légaux. L’anesthésie "WALANT" offre des avantages: satisfaction des patients, retour rapide a l’autonomie, rentabilité accrue, efficacité opératoire, réduction du recours aux opioïdes. Lalonde(JBJS, 2023) La pose et le
lâchage du garrot sans bloc axillaire entraine fréquemment une gêne, des
douleurs. Pour 164 actes(51%), notre procédure NAPALM (NO ADRENALIN
PERIPHERAL nerve anesthesia, ADRENALIN LOCAL anesthesia for MOBILITY)
associe: anesthésie distale péri-nerveuse échoguidée non adrénaliné- limiter la
douleur au site d'injection opératoire et le risque iatrogène d’ischémie nerveuse-
;anesthésie adrénalinée du site opératoire; suivi de la dose maximale d’anesthésiant. Une filière de soins organisée en centre autonome avec circuit optimisé et
anesthésie adaptée offre une procédure sûre, efficace et rentable pour les chirurgies
du membre supérieur. Elle permet d’améliorer la satisfaction du patient et des
soignants en allégeant les contraintes d’un unité traditionnelle, et
représente une réponse pertinente à l’engorgement des plateaux techniques lourds.
Les limites rapportées sont l’investissement des praticiens et de l’établissement; la sélection rigoureuse des patients, du type de chirurgie et d’anesthésie.
Les résultats sont encourageants, des études comparatives sont nécessaires afin d'en cerner les bénéfices réels.
Pierre Yves BARTHEL (Annemasse), Francoise TOCHON, Eric LEGRAND, Benoit FANARA, Pierre GUERRE-BERTHELOT, Chahe MARDIROSOFF
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| 09:30 |
09:30-10:00
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E14
Table Ronde FESUM
Les plus beaux cas cliniques de la FESUM
Table Ronde FESUM
Les plus beaux cas cliniques de la FESUM
Modératrice :
Isabelle AUQUIT-AUCKBUR (PUPH) (Modératrice, Rouen)
L’investissement des chirurgiens français dans la FESUM ne se dément pas et, année après année, malgré la difficulté, il est plus que nécessaire de pouvoir maintenir un maillage et une cohérence dans les centres Urgence Mains. Cette table ronde permettra de discuter avec l’auditoire des situations piégeuses en urgence.
09:30 - 09:40
Cas cliniques.
Isabelle AUQUIT-AUCKBUR (PUPH) (Conférencier, Rouen)
09:40 - 09:50
Cas cliniques.
Fabrice RABARIN (chirurgien) (Conférencier, Angers - Trélazé)
09:50 - 10:00
Cas cliniques.
Adil TRABELSI (CHIRURGIEN) (Conférencier, Avignon)
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09:30-10:00
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F14
Conférence d'Enseignement
Main gauche, main droite : comprendre la latéralité et son impact en chirurgie
Conférence d'Enseignement
Main gauche, main droite : comprendre la latéralité et son impact en chirurgie
Modérateur :
Dominique LE NEN (dominique.lenen@wanadoo.fr) (Brest)
L’éducation, la religion et la prédisposition génétique, nous poussent à utiliser un membre un côté, une main, plutôt que l’autre alors qu’elles sont toutes les deux capable d’effectuer des tâches extraordinaires. La chirurgie, même avec le "No Touch", a tenté d’exclure cet outil étonnant que sont les doigts et la main.
Cette conférence va nous éclairer sur le côté intuitif de notre pratique et l’utilisation de notre meilleur côté.
09:30 - 09:50
Main gauche, main droite : comprendre la latéralité et son impact en chirurgie.
Sébastien DURAND (Dr) (Conférencier, Lausanne, Suisse)
09:50 - 10:00
Discussion.
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09:30-10:00
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H12
Communications Libres
Echo-chirurgie
Communications Libres
Echo-chirurgie
Modérateurs :
Pierre Emmanuel CHAMMAS (Praticien Hospitalier) (Montpellier), François LOISEL (Orthopédiste - Chirurgien de la main) (Besançon)
09:30 - 09:35
#48407 - CP125 Libération percutanée antérograde échoguidée du pouce à ressort.
CP125 Libération percutanée antérograde échoguidée du pouce à ressort.
Le pouce à ressort (ou trigger thumb) est une pathologie fréquente de la main, affectant la qualité de vie des patients. Bien que la libération chirurgicale ouverte du poulie A1 soit le traitement de référence, les techniques percutanées échoguidées offrent une alternative moins invasive avec des résultats prometteurs. Néanmoins, la proximité des structures neurovasculaires rend la chirurgie du pouce plus complexe que celle des autres doigts. Cette étude vise à décrire une nouvelle technique échoguidée axiale et antérograde pour la libération percutanée du poulie A1 du pouce à ressort, afin d’améliorer la précision et réduire les risques iatrogènes
Une série prospective de 32 cas de pouce à ressort a été traitée entre 2024 et 2025 par un seul chirurgien expérimenté dans la chirurgie échoguidée. Les patients inclus étaient majeurs et présentaient un échec du traitement conservateur. L’intervention a été réalisée sous anesthésie locale (WALANT), avec une sonde à haute fréquence et une technique antérograde sous échographie axiale. La procédure impliquait une incision cutanée de 2 mm, une dissection jusqu’au tendon du long fléchisseur du pouce et l’introduction du couteau entre le tendon et le poulie A1 sous contrôle échographique pour sectionner ce dernier. Aucun point de suture n’a été nécessaire, et une mobilisation immédiate a été encouragée. Sur les 32 cas opérés (17 à droite et 15 à gauche), aucun patient n’a présenté de complications majeures (lésions neurovasculaires, perte de mobilité, infection, rupture tendineuse) ni de récidive pendant le suivi postopératoire immédiat. Les patients ont repris leurs activités quotidiennes dès le lendemain de l’intervention, avec une récupération fonctionnelle satisfaisante et une cicatrice minime. La technique échoguidée antérograde axiale permet une visualisation précise des structures anatomiques critiques, notamment du nerf collatéral radial, réduisant ainsi le risque de complications comparé aux techniques aveugles ou aux incisions ouvertes. Bien que la chirurgie ouverte reste le gold standard, la technique présentée semble offrir des résultats comparables avec une morbidité réduite. Toutefois, cette approche requiert une expertise avancée en chirurgie échoguidée et un apprentissage progressif pour garantir la sécurité du geste. La libération percutanée échoguidée antérograde du poulie A1 du pouce à ressort apparaît comme une technique sûre et efficace, avec des avantages en termes de douleur postopératoire, de cicatrisation et de reprise fonctionnelle rapide. Des études supplémentaires à plus grande échelle et avec un suivi à long terme sont nécessaires pour valider ces résultats et comparer son efficacité à celle des techniques conventionnelles.
Maxime ROUSIÉ (Mons, Belgique), Thomas APARD
09:35 - 09:40
#48522 - CP126 Libération échoguidée rétrograde de la poulie A1 du pouce: étude de faisabilité et de sécurité.
CP126 Libération échoguidée rétrograde de la poulie A1 du pouce: étude de faisabilité et de sécurité.
La libération percutanée de la poulie A1 du pouce suscite des préoccupations quant à la sécurité, en particulier en raison de la proximité des structures neurovasculaires. Cette étude anatomique visait à évaluer la faisabilité et les risques potentiels de la technique échoguidée à l’aide de dissections cadavériques.
12 pouces de cadavres ont été étudiés. Une libération échoguidée de la poulie A1 a été réalisée à l’aide du scalpel Kemis H1® selon la technique rétrograde, suivie d’une dissection complète. Ont été mesurés : la largeur longitudinale des poulies A1, Av, oblique et A2, le type d’agencement des poulies selon la classification de Schubert, la distance entre le bord proximal de la poulie A1 et le croisement du nerf digital radial sur le tendon fléchisseur du pouce, la largeur de la libération, la position de l’ouverture (médiane, radiale ou ulnaire), ainsi que la présence de lésions tendineuses ou neurovasculaires. Une libération complète de la poulie A1 a été obtenue dans 11 cas sur 12 (91,6 %). Aucune lésion neurovasculaire n’a été observée. Des lésions tendineuses ont été notées dans 4 cas (33 %), dont 2 entailles longitudinales et 2 sections partielles de moins de 50 % de l’épaisseur du tendon. L’agencement des poulies variait : type I (8,3 %), type II (33,3 %), type III (16,7 %) et type IV (41,7 %). La largeur moyenne de la poulie A1 était de 5,89 mm, et la distance médiane entre le bord proximal de la poulie A1 et le croisement du nerf digital radial était de 14,72 mm. Les observations anatomiques du système de poulies du pouce confirment les données antérieures. La poulie A1 présente une disposition compatible avec la littérature, et le nerf digital radial croise de manière constante en position proximale et superficielle, soutenant la sécurité de l’approche percutanée. Des lésions tendineuses partielles, déjà rapportées dans d’autres études, restent d’interprétation clinique incertaine. Réalisée sous contrôle échographique, la technique semble limiter les risques de lésion significative. Cette étude cadavérique confirme la faisabilité technique et la sécurité de la libération échoguidée de la poulie A1 du pouce. L’absence de lésions neurovasculaires et le taux élevé de libération complète soutiennent l’utilisation de cette approche dans des conditions cliniques appropriées.
Fernando DAVILA (San Sebastien, Espagne), Thomas APARD, Olivier MARES
09:40 - 09:45
#48454 - CP127 Chirurgie échoguidée du doigt à ressaut par voie rétrograde sous WALANT.
CP127 Chirurgie échoguidée du doigt à ressaut par voie rétrograde sous WALANT.
La chirurgie du doigt à ressaut sous échographie permet une technique mini invasive (percutanée) en salle interventionnelle (en dehors d'une salle de bloc opératoire) sous walant (pas de sédatif, pas de jeun, pas de garrot).
Plusieurs techniques ont déjà été décrites dans la literature : à l'aiguille, sous endoscopie, antérograde avec couteau dédié, etc.
Le but de ce travail prospectif est d'évaluer la faisabilité d'une technique rétrograde pour une section nette de la poulie A1 par une voie digitale et non palmaire pour les doigts longs.
40 patients ont été opérés pour 52 procédures sur doigts longs entre Janvier 2024 et Janvier 2025. Les critères d'inclusion sont : Age supérieur à 18 ans, stade de Quinnell 3 ou 4. Les critères d'exclusion sont le pouce à ressaut, les gestes associés (infiltratif ou chirurgicaux), l'allergie à la Lidocaine, les maladies rhumatismales, hémodialyse, les récidives de doigt à ressaut ou les antécédents de traumatisme au site opératoire (chirurgie, brulure, plaie, fracture, etc.).
Tous les patients ont été opérés par l'auteur en salle interventionnelle avec une sonde de 18 MHZ (Samsung V7) sous walant (10 mL injectés en sous cutanés avec une aiguille de 27G courte) avec instrument dédié à l'échochirurgie. La voie rétrograde se situe au pli cutané proximal de la 1ere phalange.
Le succès de la méthode était conditionné par la faisabilité de la libération et la disparition du ressaut peropératoire. Tous les patients ont été opérés avec succès. Aucun événement indésirable n'a été déplorés pendant la chirurgie tels que saignement, douleur, changement de méthode, malaise, bris du matériel, ou persistance du ressaut. La technique à l'aiguille déplore des échecs de procédure et des inflammations post opératoires persistantes (traumatisme sur le tendon FCS).
La technique endoscopique nécessite du matériel couteux et stérilisable impossible à mettre en place financièrement en salle interventionnelle.
La technique antérograde a montré son efficacité mais présente l'inconvénient théorique d'une ouverture en paume ce qui peut être douloureux ou réveiller une fibromatose de Dupuytren.
La technique rétrograde décrite ici parait éviter ces inconvénients mais ses résultats n'ont jamais été décrits dans la literature. Une machine d'échographie de très bonne qualité (sonde très haute fréquence) est recommandée. Pour les doigts longs, la chirurgie échoguidée du doigt à ressaut par voie rétrograde sous walant est faisable dans cette série. Une étude prospective avec recul d'au moins plusieurs mois est nécessaire pour valider son équivalence avec les autres techniques.
Thomas APARD (Versailles)
09:45 - 09:50
#48477 - CP128 Anesthésie dans la chirurgie de De Quervain: les avantages de la technique WALANT.
CP128 Anesthésie dans la chirurgie de De Quervain: les avantages de la technique WALANT.
WALANT (Wide Awake Local Anesthesia No Tourniquet) technique involves the infiltration of lidocaine and epinephrine at the surgical site to achieve anesthesia and reversible ischemia without the need for a tourniquet, thus avoiding associated risks and discomfort.
Additionally, this technique allows surgery to be performed with the patient awake, enabling their cooperation and facilitating intraoperative assessment of motor function. It eliminates the need for pre-anesthetic testing or the presence of an anesthesiologist.
WALANT is suitable for common hand surgery procedures, including the treatment of De Quervain’s tenosynovitis.
An observational, analytical, retrospective study was conducted by reviewing medical records of 54 patients diagnosed with De Quervain’s disease who underwent first extensor compartment release in our hospital between 2019 and 2024.
We compared two patient groups: those undergoing conventional anesthesia (axillary plexus block or general anesthesia) versus those managed with the WALANT technique." • No statistically significant differences in complications (hematoma, bleeding, necrosis, infection, and surgical wound dehiscence) were observed between the two groups.
• The distribution of epidemiological variables (age and sex) and risk factors (smoking, diabetes mellitus, anticoagulation/antiplatelet therapy) was similar in both groups.
• A higher recurrence rate was observed in the conventional anesthesia group (16,6% vs 8,7%) (P>0,05)
• In the WALANT group, preoperative corticosteroid and local anesthetic infiltration were more frequently administered. Our findings align with existing literature: WALANT technique is as safe as conventional anesthesia.
In our department, prior to 2022, most hand surgeries were performed under regional anesthesia (brachial plexus block), sedation, and tourniquet. Since the implementation of WALANT in 2022, results have been highly satisfactory, with equal or fewer complications, improved operating room efficiency, reduced resource utilization, and higher patient satisfaction.
The increased efficiency of WALANT benefits both patients and society by lowering costs, reducing waiting lists, and optimizing resource allocation. Procedures such as first extensor compartment release in De Quervain’s disease can be safely performed using the WALANT technique.
WALANT demonstrates a complication profile comparable to conventional anesthesia while enhancing operating room throughput, reducing resource consumption, and improving patient satisfaction.
Susana HERRERO ALONSO (Burgos, Espagne), Nicole MERCIER RODRÍGUEZ, Miguel Eugenio ESTEFANÍA DÍEZ, Ana ALONSO MARTÍNEZ, Beatriz PALMERO SÁNCHEZ, Carmen GONZALO GUTIERREZ
09:50 - 09:55
#48661 - CP129 Evaluation des risques lors de la pratique de l’echo-chirurgie pour le canal carpien et les doigts a ressaut en office surgery autonome. Une série de 298 interventions.
CP129 Evaluation des risques lors de la pratique de l’echo-chirurgie pour le canal carpien et les doigts a ressaut en office surgery autonome. Une série de 298 interventions.
La chirurgie écho-guidée s’est largement développée pour le traitement du syndrome du canal carpien et des doigts à ressaut. Parfaitement adaptée à l’office surgery, nous évaluons ses risques relatifs sur un centre autonome.
Il s’agit d’une série continue de patients opérés sous WALANT et chirurgie écho guidée pour syndrome du canal carpien ou doigt à ressaut entre mai 2020 et juin 2025.
Nous avons évalué:
- la douleur lors de l’anesthésie et en suites précoces
- La prise d’antalgiques
- Les complications au cours de la procédure et au retour à domicile 298 interventions sur 284 patients on été réalisées, 151 canaux carpienx dont 14 bilatéraux (soit 137 patients) et 160 doigts a ressaut dont 13 fois chez un même patient soit 147 (patients).
Dans 13 cas, il y a eu en même temps une intervention sur le canal carpien et sur un doigt à ressaut.
sur le canal carpien :
Simultanément ont été réalisées 13 intervention sur doigt à ressaut sous écho-chirurgie, 3 pouces à ressaut open et 2 Lacertus Fibrosus mini open.
En per opératoire, il n’y a eu aucune complication.
La douleur lors de l’anesthésie était à 0,54/10, 1,86 au lever de l’anesthésie et 0,72 le lendemain.
La prise d’antalgique fut de 1,8 comprimé de paracétamol.
Un saignement mineur a domicile a nécessité le réfection du pansement par une infirmière le soir même.
sur les doigts a ressaut :
Sur les 160 interventions, il y a eu une chirurgie sur 2 doigts dans 14 cas et sur 3 doigts dans 1 cas soit au total 175 doigt opérés.
13 fois, une intervention sur canal carpien a été réalisée en même temps sous écho-chirurgie et dans 3 cas une chirurgie sur un Dupuytren palmaire.
En per opératoire, 1 malaise vagal spontanément résolutif est survenu lors de l’anesthésie.
La douleur ressentie au moment de l’anesthésie était à 0,62/10, 2,39 au lever de l’anesthésie et 0,71 le lendemain.
La prise d’antalgique fuit en moyenne de 1,85 comprimé de paracétamol.
Aucune complication n’est survenue à domicile après la sortie du patient. Cette série apporte la fiabilité et les risques insignifiants de la procédure d’échographie interventionnelle sous anesthésie WALANT en office surgery autonome. La sélection et le suivi précoce des patients fiabilise cette prise en charge. Allant dans le sens de la littérature, il n ‘y a aucun limite médicale à la pratique de la chirurgie écho-guidée en office surgery autonome.
Christian COUTURIER (Paris)
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Pause café - Visite des stands - Consultation des ePosters
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E16
Séance solennelle de la SFCM
Séance solennelle de la SFCM
10:30 - 10:45
Intervention du Bureau - Remise des prix.
Pascal JEHANNO (DOCTEUR) (Conférencier, Paris)
10:45 - 11:05
Hommage à Pierre Rabischong.
Bertrand COULET (PU PH) (Conférencier, Montpellier)
11:05 - 11:25
Remise prix Nobel orthopédie AC Masquelet.
Pascal JEHANNO (DOCTEUR) (Conférencier, Paris), Michel MERLE (Conférencier, Luxembourg, Luxembourg)
11:25 - 11:55
La chirurgie au défi de l'incertitude.
Philippe SILBERZAHN
11:55 - 12:10
Qui est le président.
Jean-Michel COGNET (Chirurgien Orthopédiste) (Conférencier, Reims), François LOISEL (Orthopédiste - Chirurgien de la main) (Conférencier, Besançon)
12:10 - 12:20
Passage de Flambeau.
Isabelle AUQUIT-AUCKBUR (PUPH) (Conférencier, Rouen), Laurent OBERT (PUPH - Chirurgien orthopédiste) (Conférencier, Besançon)
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10:30-11:00
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G11
Session GEMMSOR
Discussion de cas cliniques
Session GEMMSOR
Discussion de cas cliniques
Modérateurs :
Pierre BARITAUX (Kiné) (Rouen), Marie-Charlotte BRANCHET (Ergothérapeute Cadre de santé) (Toulon)
10:30 - 10:45
Entre prudence et performance. Que faire après une entorse scapho-lunaire ?
Vanina QUILICI (Masseur - Kinésithérapeute / Orthésiste) (Conférencier, Auxerre)
10:45 - 11:00
Fléchisseur en zone 3,... retour en K1 le piège de la banalité.
Yannick MOURIER (kinésithérapeute) (Conférencier, lyon)
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INF
Programme Infirmier
L’erreur en soins infirmiers
Programme Infirmier
L’erreur en soins infirmiers
10:30 - 12:30
L’erreur en soins infirmiers.
Lalia SEKKIL (Infirmière Responsable Adjointe) (Conférencier, Luxembourg, Luxembourg), Olivier NICOD (Chirurgie de la main et du poignet) (Conférencier, Bruxelles, Belgique), Gaëlle MAROTEAU (Docteur Junior Chirurgie orthopédique) (Conférencier, Caen), Christophe CAMPS (DIRECTEUR) (Conférencier, Maxeville), Alexandre DURAND (Chirurgien de la main) (Conférencier, Nancy)
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11:00-12:30
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G12
Session GEMMSOR
Session numérique
Session GEMMSOR
Session numérique
Modérateurs :
Grégory MESPLIÉ (Kiné / orthésiste) (Biarritz), Hugo PELET (Assistant hospitalier universitaire) (Bordeaux)
Faire le bilan de la place et de l’interêt des applications numériques en rapport avec la rééducation de la main.
11:00 - 11:10
Introduction - Le numérique en santé : place dans la formation initiale.
11:10 - 11:50
Kiné dans la poche : le smartphone au service de la rééducation.
Edouard JEANSON (Kinésithérapeute) (Conférencier, Lyon)
11:50 - 12:00
#50041 - CG31 Le bilan des affections courantes de la main : élaboration d’une version numérique à partir de la littérature.
CG31 Le bilan des affections courantes de la main : élaboration d’une version numérique à partir de la littérature.
Introduction : Lors du bilan d’évaluation de la main, le physiothérapeute est amené à exercer un choix parmi des outils d’évaluations multiples et complexes. En pratique, chaque praticien élabore son propre bilan en fonction de sa profession, son lieu de travail et de ses habitudes.
L’objectif était de proposer un bilan de la main construit à partir des recommandations de la littérature. Le support numérique visait à simplifier, à structurer et à harmoniser sa mise en pratique.
Matériel et méthode : Une revue systématique a été menée selon les bases de données Pubmed, Google Scholar et COSMIN, entre 2013 et 2023. Cette recherche quantitative a permis de sélectionner une liste d’outils d’évaluation recommandés, répondant aux critères psychométriques COSMIN. Après leur description, un support numérique Excel modulable a été créé (via à l’interface du logiciel Excel).
Résultats : 76 articles correspondaient aux critères de recherche pour un total de 7351 articles.
Onze outils d’évaluations (CROM et PROM) ont été retenus (selon les normes des l’ICHOM et un consensus européen réf internationales) : la mesure des amplitudes articulaires (goniométrie), la force globale du poignet (Grasp, Key-Pinch), des échelles de la douleur (EVA ou NPRS), des tests de sensibilité (STI, WEST et/ou SWMT) ainsi que les auto-questionnaires DASH, MHQ, PRWHE, PSFS et le test de sensibilité au froid, le CISS.
Discussion : La liste d’outils proposée est non-exhaustive. L’aboutissement à un consensus unanime demeure complexe. Il dépend du choix de la population, de la terminologie et des critères psychométriques retenus, eux-mêmes variables et évolutifs au fil des années de parution des articles. Les PROM se montrent complémentaires aux mesures cliniques traditionnelles (CROM). Il se pose la question de la faisabilité sur le terrain.
Conclusion : Le bilan de la main doit être pratique, rapide, reproductible et proche de la réalité du patient.La standardisation du bilan constitue un élément essentiel à la communication et à l’uniformisation entre les professionnels de santé. La validité et la maniabilité du support numérique rendent l’évaluation plus précise et pertinente. La qualité des soins et l’implication du patient se voient /s’en trouvent renforcées. Une recherche qualitative pourrait venir compléter cette recherche qualitative.
Adeline ROUVIER (Genève, Suisse)
12:00 - 12:10
#48538 - CG32 Présentation d'une application d'auto-rééducation et d'éducation thérapeutique pour le membre supérieur.
CG32 Présentation d'une application d'auto-rééducation et d'éducation thérapeutique pour le membre supérieur.
L'auto-rééducation et l'éducation thérapeutique sont la base d'une prise en charge réussie, et tout particulièrement en rééducation de la main, du poignet, et du coude, car les suites post-traumatiques ou post-opératoires peuvent être difficiles à comprendre pour le patient.
Par exemple, les sections de tendon fléchisseur suscitent l'incompréhension, les patients ayant du mal à comprendre qu'ils ont le droit de bouger les doigts, mais qu'ils n'ont pas le droit de se servir de leur main.
Pour comprendre ce concept, des explications claires doivent être prodiguées, or, les séances de rééducation sont rapides, et nous avons déjà beaucoup à faire dans le temps qui nous est imparti.
D'autant plus que parfois, le patient semble avoir compris sur le coup, puis oublie ce qu'il doit faire en rentrant chez lui, et certains d'entre eux n'oseront pas demander les explications à nouveau à leur thérapeute…
Les avancées technologiques ont tout leur intérêt dans cette situation, avec la proposition d'une application d'auto-rééducation et d'éducation thérapeutique : Andrew.
Cette application propose des vidéos qui concernent la prise en charge rééducative de tout le corps, dont des modules sur la rééducation de la main, du poignet, et du coude :
C'est plus de 40 tableaux cliniques qui sont abordés, et plus de 40 exercices qui sont proposés.
Le concept est simple : par exemple, pour l'auto rééducation et l'éducation thérapeutique de la section de tendon fléchisseur, il va suffire au thérapeute de cliquer sur la main du personnage, puis de choisir la pathologie "section de tendon fléchisseur", les différentes phases seront ensuite proposées, avec par exemple la phase 1, de J0 à J45, en cliquant sur cela, une liste d'exercices spécifiques seront proposés pour cette phase uniquement, donc aucun risque de conseiller un exercice non adapté à un patient !
Il y a également des vidéos d'éducation thérapeutique pour décrire rapidement et de manière vulgarisée l'anatomie, la description de la pathologie, et le traitement chirurgical qui en découle, avec les différentes indications et contre-indications post-opératoires ou post-traumatique à destination du patient.
Le thérapeute choisit donc les différentes vidéos qu'il souhaite prescrire à son patient, puis le patient télécharge l'application gratuitement et aura donc accès uniquement au contenu qui lui est recommandé par son praticien.
Un système de notifications permet au patient de ne pas oublier de faire ses exercices, et le thérapeute a une visibilité sur ce que le patient a fait ou non.
Tessadit AISSAOUI (Lyon)
12:10 - 12:20
#48474 - CG33 Accompagnement digital post-opératoire après réparation en urgence des tendons fléchisseurs : conception d'un parcours coordonné via une application mobile.
CG33 Accompagnement digital post-opératoire après réparation en urgence des tendons fléchisseurs : conception d'un parcours coordonné via une application mobile.
La réparation en urgence des tendons fléchisseurs impose une prise en charge précoce, rigoureuse et pluridisciplinaire. Une fois à domicile, de nombreux patients rapportent un sentiment d’isolement, des difficultés à comprendre les enjeux de la rééducation et à s’orienter dans un parcours de soins jugé complexe, ce qui peut nuire à l’observance et au pronostic fonctionnel.
Pour y répondre, le Réseau Prévention Main Île-de-France (RPM IdF) a conçu, en partenariat avec Doct’Up (Healing SAS), un outil numérique accessible via une application mobile sécurisée. Ce dispositif accompagne les patients dès le lendemain de l’intervention et pendant quatre premiers mois post-opératoires, pour faciliter la compréhension du parcours, renforcer le suivi, soutenir l’auto-rééducation (après apprentissage préalable chez un professionnel spécialisé) et compléter les soins habituels.
Objectif : décrire la conception, le contenu et les premières observations cliniques de ce parcours digital post-opératoire, initialement baptisé L’École des Fléchisseurs, dédié aux patients opérés en urgence des tendons fléchisseurs des doigts ou du pouce et aux professionnels de santé. Il vise à optimiser l’adhésion au protocole et à favoriser l’autonomie, tout en maintenant un lien étroit avec les chirurgiens et les kinésithérapeutes.
Méthode : le parcours repose sur une trame chronologique de 120 jours intégrant les étapes clés de récupération, dont le protocole MAPP (mobilisation active précoce protégée). Les contenus (vidéos, consignes, notifications, outils de suivi) ont été co-construits par des professionnels du RPM IdF et l’équipe médicale de Doct’Up. Après relecture par des centres spécialisés (Angers, Paris, Grenoble), la trame a été affinée. L'application, classée dispositif médical, respecte les normes RGPD et est hébergée sur serveur HDS.
Fonctionnalités : vidéos d’exercices d’auto-rééducation et consignes de port de l’appareillage, recommandations personnalisées, auto-évaluation, informations administratives, messagerie sécurisée, FAQ, notifications. Résultats préliminaires : lancé en avril 2025 en Île-de-France (financement ARS), le dispositif est proposé gratuitement. Les premiers retours indiquent une meilleure compréhension du protocole, une réduction du sentiment d’isolement et une observance améliorée. Conclusion : cet outil numérique renforce l’adhésion thérapeutique, la coordination des soins et l’accompagnement quotidien. Conçu par et pour les professionnels de la main, il pourrait être étendu à d’autres indications. Une évaluation prospective est en cours.
Sylvain CELERIER (Paris), Cédric GIRAULT, Alexandre KILINC, Argeline TAN-BOUQUET, Laétitia TOURNEBIZE
12:20 - 12:30
Questions.
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| 12:30 - 14:00 |
Pause déjeuner - Visite des stands - Ateliers de l'industrie
> PROGRAMME DES ATELIERS DE L'INDUSTRIE
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| 14:00 |
14:00-15:00
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E18
Table Ronde
Le coude. Comment rater...
Table Ronde
Le coude. Comment rater...
Modérateur :
Pierre MANSAT (Chef du Département d'Orthopédie-Traumatologie) (Toulouse)
Les chirurgiens de la main remontent souvent au niveau du coude et de l’épaule grâce à leurs connaissances et leur maîtrise de la chirurgie nerveuse. Cette table ronde sur le coude fera le point sur les erreurs manifestes à éviter pour traiter les lésions classiques traumatiques ou non au niveau du coude, grâce à la présence de spécialistes éminents du coude et chirurgiens de la main.
14:00 - 14:20
Le coude. Comment rater...
Laurent OBERT (PUPH - Chirurgien orthopédiste) (Conférencier, Besançon)
14:20 - 14:40
Le coude. Comment rater...
Pierre MANSAT (Chef du Département d'Orthopédie-Traumatologie) (Conférencier, Toulouse)
14:40 - 15:00
Le coude. Comment rater...
Jérôme GARRET (chirurgien) (Conférencier, Lyon)
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14:00-16:00
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G13
Session GEMMSOR
L'épaule
Session GEMMSOR
L'épaule
Modérateurs :
Olivier MARÈS (Medecin) (Nîmes), Guillaume ROUSSELIN (Kinésithérapeute-orthesiste) (Nîmes)
Décrire la prise en charge chirurgicale et rééducative de l’épaule dégénérative.
14:00 - 14:45
Prise en charge rééducative d’une réparation de la coiffe des rotateurs en 2025.
Yves BELLUMORE (chirurgien) (Conférencier, Toulouse)
14:45 - 15:15
Interêt de l’évaluation globale de l’épaule douloureuse.
Pierre RIOU (Kinésithérapeute) (Conférencier, Paris)
15:15 - 15:45
La méthodologie de gestion des risques appliqué à la rééducation de l’épaule.
Thierry MARC (kinésithérapeute) (Conférencier, Montpellier)
15:45 - 16:00
Questions.
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14:00-15:00
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F18
Table Ronde Juridique
Les plus beaux cas cliniques en expertise
Table Ronde Juridique
Les plus beaux cas cliniques en expertise
Depuis peu la SFCM s’est dotée d’une commission juridique. Un certain nombre de ses membres nous font le plaisir et l’honneur de présenter des situations cliniques complexes avec des conséquences juridiques parfois faciles à éviter mais compliquées à résoudre. Ils nous donneront les clés pour régler un petit problème avant qu’il ne devienne gros.
14:00 - 14:15
Cas cliniques.
Etienne GAISNE (Chirurgien Honoraire de la main) (Conférencier, Nantes)
14:15 - 14:30
Cas cliniques.
Christophe LEBRUN (Conférencier, Tresserve)
14:30 - 14:45
Cas cliniques.
Yves JACOB (Chirurgien de la main) (Conférencier, Metz)
14:45 - 15:00
Cas cliniques.
Alexandre PETIT (Chirurgien) (Conférencier, Angers)
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| 15:00 |
15:00-16:00
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E19
Table Ronde
Facteurs humains
Table Ronde
Facteurs humains
Modérateur :
Aram GAZARIAN (Chef de Service) (Lyon)
Cette table ronde rassemble des chirurgiens de la main impliqués dans les facteurs humains autour de la chirurgie. Il y a souvent "quelque chose à opérer", mais les chirurgiens, quels qu’ils soient d’ailleurs, n’ont pas appris pendant leurs études à savoir si il y avait "quelqu’un" et si c’était le "bon moment".
Ainsi, réussir le geste opératoire ne suffit pas à réussir une prise en charge, surtout en chirurgie fonctionnelle.
15:00 - 15:15
Facteurs humains.
Aram GAZARIAN (Chef de Service) (Conférencier, Lyon)
15:15 - 15:30
Facteurs humains.
Prune ALLIGAND-PERRIN (Chirurgien Orthopédiste) (Conférencier, Le Mans)
15:30 - 15:45
Facteurs humains.
Roberto BECCARI (chirurgien) (Conférencier, Rouen)
15:45 - 16:00
Facteurs humains.
Michel NINOU (chirurgien) (Conférencier, Lyon)
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15:00-15:30
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F19
Communications Libres
Fractures et luxations des doigts
Communications Libres
Fractures et luxations des doigts
Modérateurs :
Alexandra FORLI (Chirurgien plastique) (Grenoble), Thomas GREGORY (Chef de Service) (Bobigny)
15:00 - 15:05
#48729 - CP115 La réalité des fractures ouvertes de la main : comparaison des résultats fonctionnels dans les fractures ouvertes de la main, traitement précoce vs retardé et réflexions sur la classification de Tulippan.
CP115 La réalité des fractures ouvertes de la main : comparaison des résultats fonctionnels dans les fractures ouvertes de la main, traitement précoce vs retardé et réflexions sur la classification de Tulippan.
Les fractures ouvertes représentent une problématique bien connue en chirurgie orthopédique, avec des lignes directrices de traitement clairement définies par la classification de Gustilo-Anderson. Bien que cette classification soit largement applicable aux membres inférieurs et aux segments proximaux des membres supérieurs, les fractures ouvertes de la main présentent des défis particuliers. Même une petite plaie à la main peut exposer l’os, rendant les doigts particulièrement vulnérables aux lésions ouvertes, même à la suite de traumatismes mineurs.
L’objectif principal de cette étude est d’évaluer si un traitement chirurgical précoce (dans les 24 heures) influence les résultats finaux.
Nous avons analysé rétrospectivement les patients traités dans notre centre pour des fractures ouvertes des phalanges ou des métacarpiens entre novembre 2023 et novembre 2024.
Les patients ont été répartis en trois groupes selon le délai d’intervention chirurgicale :intervention dans les 24 heures ou entre 24 et 72 heures, versus après 72 heures.
Les résultats radiographiques et fonctionnels ont été évalués à 1, 6 et 12 mois après l’intervention. Aucune différence significative n’a été observée entre les trois groupes en termes de consolidation osseuse, de taux d’infection ou de temps de retour au travail. Le concept de « fracture ouverte » en chirurgie de la main est discutable. De plus, un traitement d’urgence dans un délai de 72 heures ne garantit pas nécessairement de meilleurs résultats, ce qui suggère que les stratégies thérapeutiques doivent être personnalisées au cas par cas.
Camillo FULCHIGNONI (Rome, Italie), Silvia PIETRAMALA, Emanuele GERACE, Lorenzo ROCCHI
15:05 - 15:10
#48656 - CP116 Directement vers la fonction : la valeur prédictive de l’alignement cortical dorsal dans les fractures digitales.
CP116 Directement vers la fonction : la valeur prédictive de l’alignement cortical dorsal dans les fractures digitales.
Intramedullary headless compression screw (IMHCS) fixation has emerged as a minimally invasive and biomechanically robust method for treating metacarpal and proximal phalangeal fractures. While clinical outcomes are generally favorable, the impact of anatomical fracture reduction on postoperative function has not been systematically examined.
We retrospectively analyzed 69 patients (41 metacarpal, 28 proximal phalanx) treated with IMHCS between June 2020 and March 2025. Fractures were classified radiographically as reduced or non-reduced. Functional outcome was assessed using the Total Active Motion (TAM) scoring system. The association between reduction quality and TAM outcome was analyzed separately for metacarpal and proximal phalangeal fractures using the Fisher–Freeman–Halton exact test. All fractures achieved radiographic union. In metacarpal fractures, 90% of patients attained good-to-excellent TAM scores, with no statistically significant association between reduction quality and functional outcome (p = 0.1303). In contrast, for proximal phalangeal fractures, anatomical reduction was significantly associated with superior TAM outcomes (p = 0.0014; Cohen’s w = 0.802). Postoperative radiographs in this group revealed smooth dorsal cortical alignment in patients with good outcomes, suggesting preserved tendon gliding surfaces. The findings indicate that anatomical reduction is more critical for proximal phalangeal fractures than for metacarpal fractures when treated with IMHCS. This likely reflects anatomical differences: the closer proximity of tendons to the phalangeal cortex increases the risk of adhesions in cases of malalignment, whereas metacarpal fractures tolerate minor deformities without compromising function. These results highlight the importance of fracture-specific decision-making in hand trauma surgery. The study’s retrospective design and limited sample size for subgroup analyses are acknowledged limitations. IMHCS fixation is a safe and effective treatment option for unstable metacarpal and proximal phalangeal fractures. While metacarpal fractures may not require perfect anatomical reduction to achieve excellent outcomes, precise cortical alignment remains crucial in proximal phalangeal fractures to preserve tendon gliding and range of motion. Surgeons should tailor their approach based on fracture location and the functional demands of the surrounding soft tissue anatomy.
Bert VANMIERLO (Roeselare, Belgique), Hans LOWYCK, Arne DECRAMER, Jasper DE GEYTER, Jean GOUBAU, Joris DUERINCKX
15:10 - 15:15
#48751 - CP117 Résultats à long terme après traitement chirurgical des fractures de l'articulation interphalangienne proximale : pourquoi le QuickDASH n'est pas un outil fiable en raison d’un effet plafond.
CP117 Résultats à long terme après traitement chirurgical des fractures de l'articulation interphalangienne proximale : pourquoi le QuickDASH n'est pas un outil fiable en raison d’un effet plafond.
Proximal interphalangeal joint (PIPJ) fractures remain a clinical challenge, with a wide range of patterns and no consensus on surgical management. Historically linked to poor outcomes, recent reviews have shown favorable functional results evaluated using the QuickDASH score. However, the QuickDASH score may not be well suited for assessing these fractures, as it was not originally designed for the fingers. The primary aim of this study was to evaluate the long-term functional outcomes of patients with surgically treated PIPJ fractures. A secondary aim was to assess the prevalence of a ceiling effect in the QuickDASH, and to compare it with patients’ perception of normal hand function as measured by the Normal Hand Score (NHS).
We retrospectively included adult patients with PIPJ fractures treated surgically at our center between 2013 and 2020, with at least five years of follow-up. Patients were evaluated using standardized clinical assessments. QuickDASH and NHS scores were employed to evaluate patients’ perception of their hand normality, ranging from 0 (worst) to 100 (best). At a median follow-up of 8.1 years (IQR 5.5–10.9), 30 patients were evaluated with a mean age of 51 years (SD 18). Sex ratio (male:female) was 7:3. Affected fingers were evenly distributed, with the dominant hand involved in 57% of cases. Pain scores on the Visual Analog Scale (VAS) were 0. The mean arc of motion was 81 (SD 22). Median QuickDASH score was 0 (IQR 0–4.5), and mean NHS was 78.1 (SD 11.7). A ceiling effect in QuickDASH was observed in 19 patients out of 30 (63.3%). In comparison to prior studies, our research offers a comprehensive evaluation of long-term outcomes following PIPJ fracture surgery. Although the QuickDASH score is often underreported in the literature, available studies tend to demonstrate favorable outcomes. Our findings are consistent with these results and may suggest slightly improved functional outcomes. The presence of a ceiling effect, with patients scoring 0 on the QuickDASH despite not perceiving their hand as fully normal in more than 60% of cases suggests that QuickDASH may lack the sensitivity to detect residual or mild impairments in the fingers in high-functioning individuals. This suggests that while the QuickDASH effectively detects major functional deficits, it may overlook more subtle or subjective limitations in cases of near-full recovery—highlighting the need for complementary and more specific outcome measures for fingers.
Oliver ESSLINGER (Montpellier), Pierre Emmanuel CHAMMAS, Fernando HOLC, Cyril LAZERGES, Michel CHAMMAS, Bertrand COULET
15:15 - 15:20
#48705 - CP118 Des vis trop longues peuvent retarder la guérison dans la fixation intramédullaire par vis sans tête pour les fractures diaphysaires du métacarpe.
CP118 Des vis trop longues peuvent retarder la guérison dans la fixation intramédullaire par vis sans tête pour les fractures diaphysaires du métacarpe.
Intramedullary headless screw (IMHS) fixation is a widely accepted method for treating diaphyseal metacarpal fractures, providing high union rates and rapid recovery. While screw diameter is commonly tailored to fit the medullary canal, the effect of screw length on fracture healing remains underexplored. This retrospective study investigates the relationship between screw length and time to radiographic consolidation in patients treated with IMHS fixation.
We reviewed cases of unstable, extra-articular diaphyseal metacarpal fractures treated with IMHS fixation at our institution between June 2020 and June 2024. Inclusion was limited to fractures of the index, middle, ring, and little fingers. Patients were followed with standardized radiographic evaluations until complete fracture consolidation. Data on screw length, diameter, approach, type, and time to radiographic healing were collected and analyzed. Spearman’s rank correlation was used to evaluate associations between screw length and consolidation time. Twenty patients (mean age 37 years; 14 males, 6 females) were included. Screw lengths ranged from 30 to 42 mm, with an average of 38.3 mm. Consolidation was achieved in all cases, with a mean healing time of 48.6 days (range: 23–109 days). A statistically significant positive correlation was found between screw length and time to consolidation (Spearman r = 0.366, p < 0.05). One complication occurred, involving screw head protrusion into the metacarpophalangeal joint due to fracture impaction, requiring screw removal. Our findings indicate that excessively long screws may delay fracture healing, likely due to reduced micromotion at the fracture site and increased construct stiffness, which promotes primary bone union but may prolong radiographic consolidation. Conversely, slightly shorter screws allow controlled micromotion, facilitating earlier callus formation and secondary bone healing. This observation is consistent with earlier biomechanical studies but requires validation in a prospective setting. While IMHS fixation remains a reliable and effective treatment for metacarpal fractures, this study suggests that screw length significantly impacts healing time. Surgeons should avoid excessively long screws to prevent delays in consolidation. Further prospective and biomechanical studies are warranted to optimize screw length selection and confirm these findings.
Bert VANMIERLO, Jasper DE GEYTER (Saint-Trond, Belgique), Arne DECRAMER, Pieter VAN GEEL, Joris DUERINCKX, Jean GOUBAU
15:20 - 15:25
#48553 - CP119 Embrochage d’arthrorise dans les fractures-luxations de l’interphalangienne proximale de type Trojan.
CP119 Embrochage d’arthrorise dans les fractures-luxations de l’interphalangienne proximale de type Trojan.
La fracture-luxation dorsale de l’articulation interphalangienne proximale (IPP) associe une fracture marginale antérieure de la base de la deuxième phalange et une luxation dorsale de l’interphalangienne proximale sous l’effet de la traction de la bandelette médiane du système extenseur. Il s’agit d’une lésion pourvoyeuse de raideur importante de l’IPP si la prise en charge n’est pas optimale. Le but de l’étude était de démontrer l’intérêt du traitement par embrochage d’arthrorise postérieure par rapport aux autres techniques thérapeutiques.
Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique colligeant 36 patients opérés pour fractures luxations de l’IPP avec luxations dorsales (type Trojan) en phase aigüe. Le traitement chirurgical était une réduction de la fracture sous contrôle scopique suivie d’un embrochage par une broche de Kirschner dorsale au niveau de P1 fixant l’articulation et empêchant le déplacement postérieur de P2. La broche était gardée pendant 3 semaines. La mobilisation douce de la chaine digitale était débutée dès le premier jour post-opératoire. Nous avons opéré 45 patients. L’âge moyen était de 32 ans (23 ; 48). Le sexe masculin était prédominant. Dans plus de 50% des cas, la fracture intéressait plus de 40% de la surface articulaire de la base de P2 (Type IV). Au recul moyen de 2 ans et 7 mois, nos résultats jugés sur des critères fonctionnels, cliniques et radiologiques étaient bons dans 80 % des cas et moyens dans les autres cas. L’articulation interphalangienne proximale était indolore et le secteur de mobilité active moyen était supérieur à 85°.le déficit global d’extension était de 11,8° en moyenne. Le délai moyen du retour au travail était de 2 mois. L’embrochage d’arthrorise de l’IPP permet simultanément de réduire la fracture et de corriger la luxation. Initialement décrite en 1991 par Tamura, cette technique est la plus simple et reproductible parmi la panoplie d’interventions décrites dans la littérature. Cette intervention permet une mobilisation précoce dès le premier jour post-opératoire car la broche d’arthrorise autorise une flexion active en maintenant le blocage de l’extension. Il s'agit du principal avantage par rapport aux autres techniques puisque le montage dynamique évite la raideur de l'articulation en même temps que la consolidation osseuse s'achève. La fracture-luxation dorsale de l’articulation interphalangienne proximale est une lésion instable qui risque de compromettre la préhension digito-palmaire. Différents moyens thérapeutiques ont été décrits dans la littérature. Nous avons opté pour l’embrochage d’arthrorise, technique simple et reproductible avec un résultat encourageant.
Yassine TRABELSI, Ayoub IDRISSI (Tunis, Tunisie), Hazem AMARA, Mohamed Ali SEBAI, Riadh MAALA
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F20
Communications Libres
Chirurgie des nerfs
Communications Libres
Chirurgie des nerfs
Modérateurs :
Alexandra FORLI (Chirurgien plastique) (Grenoble), Thomas GREGORY (Chef de Service) (Bobigny)
15:30 - 15:35
#48223 - CP120 Neurotisation sensitive distale : une alternative à la greffe nerveuse aux urgences de la main.
CP120 Neurotisation sensitive distale : une alternative à la greffe nerveuse aux urgences de la main.
Les lésions des nerfs sensitifs collatéraux palmaires sont fréquentes en chirurgie de la main. Leur réparation est cruciale pour restaurer la sensibilité des hémipulpes affectées et prévenir la formation de névrome. En cas de perte de substance nerveuse trop importante, la suture primaire n’est pas réalisable. La neurotisation représente une alternative séduisante à la greffe nerveuse puisqu’elle ne nécessite qu’une seule suture nerveuse.
Nous exposons ici le cas d’un patient de 61 ans présentant une plaie délabrante face palmaire de la main gauche avec perte de substance cutanée sur la 5e métacarpophalangienne et lésion du nerf collatéral digital ulnaire du 5e doigt avec perte de substance ne permettant pas une suture directe. Nous avons réalisé un transfert de la branche sensitive dorsale ulnaire sur le moignon distal du nerf collatéral ulnaire afin de réanimer la sensibilité de l’hémipulpe dominante du 5e doigt. Pour la couverture cutanée, un lambeau de rotation a été prélevé sur la face dorsale de la première phalange du 5e doigt. Cette approche limite l’agressivité du geste chirurgical puisque ce territoire cutané a déjà été sacrifié par la neurotisation. Le patient a retrouvé une mobilité complète en flexion extension à 6 semaines. Le contrôle à 6 mois retrouve un teste de Weber à 8mm. La neurotisation est un geste simple qui permet d'éviter une double suture nerveuse. L'inconvénient est qu'elle n'est pas adaptée au lésion en zone du 1 ou 3 du fléchisseur, le nerf dorsal n'étant pas transférable à ces zones. La neurotisation sensitive distale du 5e rayon est une technique simple, réalisable par un seul abord chirurgical et ne nécessite qu’une seule suture nerveuse ce qui améliore le potentiel de récupération fonctionnelle. Cette alternative permet la réanimation de la fonction sensitive de l’hémipulpe au dépend d’un territoire cutané dorsal négligeable.
David MONTOYA-FAIVRE (Strasbourg)
15:35 - 15:40
#48464 - CP121 Influence du délai pré-opératoire sur la récupération fonctionnelle des nerfs périphériques après réparation : revue de littérature et méta-analyse.
CP121 Influence du délai pré-opératoire sur la récupération fonctionnelle des nerfs périphériques après réparation : revue de littérature et méta-analyse.
Les lésions du nerfs périphériques sont courantes en traumatologie. Leur anatomie et leur physiopathologie rendent leur réparation difficile. Plusieurs facteurs influencent les résultats des sutures et des greffes. Le délai pré-opératoire, bien qu’important, ne fait actuellement pas l‘objet d’un consensus dans la littérature. L’objectif de cette étude est de préciser un délai pré-opératoire maximal de réparation nerveuse par suture ou greffe pour chaque nerf périphérique.
Une revue de littérature a été réalisée à partir de 3 bases de données, totalisant 79 articles. Les résultats des réparations nerveuses ont été regroupés, avec harmonisation des différentes échelles de mesure de la récupération fonctionnelle. Sur les 31 études statistiquement complètes, une méta-analyse a été faite, globale puis en sous-groupes selon le type de réparation et le nerf lésé. On retrouve une période de réparation différente pour chaque nerf. A partir de la revue de littérature, des tendances de délai pré-opératoire maximal ont pu être mises en évidence lors des sutures et des greffes nerveuses, selon les différents nerfs étudiés. La méta-analyse permet de confirmer une meilleure récupération fonctionnelle si le délai pré-opératoire est plus court. Cette différence significative est retrouvée dans le groupe des greffes. A notre connaissance, il n’y a pas d’étude dans la littérature s’intéressant spécifiquement à la détermination d’un délai de réparation nerveuse, notamment tout nerf confondu. Les chirurgiens ont pour coutume d’estimer le temps de réparation nerveuse entre 3 et 6 mois après le traumatisme, correspondant au délai de dégénérescence wallérienne. Notre étude se voulait exhaustive, en prenant en compte tous les nerfs périphériques des membres. Or, en étudiant la revue de littérature effectuée, nous nous sommes rendu compte de la grande disproportion d’articles concernant les nerfs du membre supérieur par rapport à ceux du membre inférieur. Enfin, nos résultats sont à considérer avec prudence devant la présence des autres facteurs pronostiques de régénération nerveuse, pouvant influencer en parallèle la récupération fonctionnelle. Notre étude a permis de mettre en évidence qu’un délai pré-opératoire court est associé à une meilleure récupération fonctionnelle après réparation nerveuse. Des tendances concernant des précisions de délai maximal de prise en charge chirurgical ont pu être mises en avant et ce pour chaque nerf étudié.
Cynthia ABANE (Limoges), Jérémy HARDY, Pierre-Sylvain MARCHEIX
15:40 - 15:45
#48726 - CP122 Traitement des névromes du poignet par lambeaux graisseux pédiculés avec ou sans résection-suture : à propos de 25 cas.
CP122 Traitement des névromes du poignet par lambeaux graisseux pédiculés avec ou sans résection-suture : à propos de 25 cas.
Les névromes post-traumatiques des troncs nerveux du poignet, en particulier du nerf médian, représentent une cause fréquente de douleurs neuropathiques chroniques, souvent invalidantes. Ils surviennent principalement après une plaie avec suture directe ou secondairement à une chirurgie de décompression du canal carpien, notamment par voie endoscopique ou percutanée. Lorsque la prise en charge est tardive, au-delà d’un an, la réparation microchirurgicale par suture directe devient inadaptée en raison de la dégénérescence distale et de la perte de continuité fonctionnelle. Dans ces situations, l’objectif principal devient le soulagement des douleurs et la restauration d’un glissement nerveux adéquat. Cette étude rétrospective rapporte notre expérience sur 25 cas traités par lambeaux graisseux pédiculés, avec ou sans résection-suture, selon l’ancienneté et l’étiologie de la lésion
Entre janvier 2022 et décembre 2024, 25 patients ont été opérés pour névrome du nerf médian au poignet. Cinq patients, opérés précocement dans notre service après une plaie franche, ont bénéficié d’une résection-suture sous microscope associée à un lambeau graisseux. Les 20 autres cas ont été pris en charge secondairement au-delà d’un an, sans possibilité de réparation directe. Parmi eux, 14 patients présentaient une lésion iatrogène du nerf médian au décours d’une chirurgie pour syndrome du canal carpien, dont 8 par voie endoscopique et 6 par mini-open, tous référés d’autres centres. Les 6 derniers avaient des séquelles de plaies négligées. Tous les patients ont bénéficié d’une couverture par lambeau graisseux pédiculé : soit hypothénarien, soit basé sur l’artère récurrente ulnaire distale selon la technique de Corinne Becker. À un recul moyen de 11 mois, une amélioration nette de la douleur a été observée dans 22 cas sur 25. Le signe de Tinel avait disparu ou nettement diminué dans 80 % des cas. Aucun cas de nécrose, d’hématome ou de complication locale n’a été noté. Aucune reprise n’a été nécessaire. Une récupération sensitive partielle a été rapportée dans plusieurs cas anciens, suffisante pour améliorer la qualité de vie. Les lambeaux graisseux pédiculés apparaissent comme une solution fiable et peu invasive pour soulager les douleurs liées aux névromes chroniques, en particulier lorsque la réparation directe est impossible. Leur rôle isolant et mécanique améliore le confort fonctionnel et réduit l’irritation locale Le recours aux lambeaux graisseux vascularisés, seuls ou en complément d’une réparation microchirurgicale, représente une stratégie efficace et à faible morbidité pour traiter les névromes chroniques du poignet.
Afif JREIJ (Saint-Quentin), Oussama ABCHA, Nicoals LEBEAU, Laetitia HENRY, Mirdad MOUGHABGHAB
15:45 - 15:50
#48542 - CP123 Intraneural and extraplexual neuropathic pain in the upper limb: surgical approaches and ultrasound-guided decision making.
CP123 Intraneural and extraplexual neuropathic pain in the upper limb: surgical approaches and ultrasound-guided decision making.
Neuropathic pain in the upper limb poses a complex challenge due to its varied etiologies and the often multifactorial nature of its presentation. While conservative treatment may suffice in some cases, selected patients benefit from surgical intervention. A precise diagnosis is essential for selecting the most appropriate therapeutic strategy. In our practice, high-resolution ultrasound has proven invaluable for identifying neuromas, fibrosis, and anatomical variants prior to surgery
We present a series of five clinical cases with persistent upper limb neuropathic pain following trauma or surgery. All patients underwent high-resolution ultrasonography for preoperative assessment. Depending on the findings, surgical interventions included neuroma excision with interposition grafting (venous or nerve), neuroma burial, targeted muscle reinnervation (TMR), intraneural dissection, and coverage with local flaps such as the hypothenar fat pad. All patients reported an improvement in pain, with an average decrease of 3 points on the Visual Analogue Scale (VAS) at six months postoperatively. Sensory recovery was variable but improved in all cases. Two patients experienced residual mild dysesthesias at one year. Overall patient satisfaction was high, with an average score of 7/10. No significant complications were recorded. These cases underscore the importance of individualized surgical planning in neuropathic pain. Neuroma management strategies ranged from traditional excision and interposition to advanced techniques like TMR, depending on the anatomical and functional context. Ultrasound played a critical role in identifying the exact location and morphology of neuromas and in guiding the choice of procedure. Neuropathic pain in the upper limb requires a comprehensive diagnostic and therapeutic approach. Surgical treatment, when indicated and guided by detailed preoperative ultrasound, can significantly improve patient outcomes. Familiarity with a broad range of surgical techniques is essential to address the diverse presentations of neuropathic pain. Ultrasound-guided diagnosis facilitates precise intervention and enhances overall patient satisfaction
Carmen GONZALO GUTIÉRREZ (Burgos, Espagne), Beatriz PALMERO SÁNCHEZ, Susana HERRERO ALONSO, Javier FERNÁNDEZ GONZÁLEZ CUEVAS, Nicole MERCIER RODRÍGUEZ
15:50 - 15:55
#48790 - CP124 Prophylaxie primaire des douleurs post-amputation majeure de membre supérieur par la technique de « Regenerative Peripheral Nerve Interface » (RPNI).
CP124 Prophylaxie primaire des douleurs post-amputation majeure de membre supérieur par la technique de « Regenerative Peripheral Nerve Interface » (RPNI).
Après amputation de membre, les douleurs sont fréquentes avec un retentissement non négligeable sur la qualité de vie et les capacités d'appareillage. Il peut s’agir de douleurs du membre fantôme, du membre résiduel liées ou non à des névromes. De nombreuses techniques actives et passives de prise en charge des nerfs se sont développées mais il n’existe pas de gold standard. La technique de Regenerative Peripheral Nerve Interface (RPNI) consiste en un manchonnage musculaire perinerveux des torons du moignon nerveux proximal. L’objectif de ce travail est d’évaluer l’intérêt de la technique RPNI de façon comparative à distance de la chirurgie.
L’ensemble des patients amputés du membre supérieur entre le 1er janvier 2021 et le 1er janvier 2024 au sein des services de chirurgie plastique et orthopédique étaient éligibles afin de les évaluer à > 1 an de leur chirurgie. Lors d’un appel téléphonique, chaque patient a répondu à un questionnaire afin de recueillir des informations concernant ses douleurs du membre résiduel et du membre fantôme ainsi que le retentissement général, fonctionnel et sa consommation d’antalgiques. Parmi 22 patients éligibles, 14 patients ont été inclus dans l’étude dont 5 dans le groupe RPNI et 9 dans le groupe contrôle avec une durée moyenne de suivi de 26,9 mois. Il n’existe pas de différence significative entre les 2 groupes concernant les douleurs du membre résiduel (EN RPNI 1,5±2,1 vs. EN contrôle 0,6±1,4 ; p = 0,43) et du membre fantôme (EN : RPNI 2,8 ±2,2 vs. Contrôle 3,2±2,6 ;p=0,76). L’étude ne retrouve pas de différence significative concernant le retentissement général (HAD et EQ VAS) et fonctionnel (reprise sportive, professionnelle, conduite). Cependant, nos résultats sont en faveur d’une diminution de la consommation d’antalgiques global pour le groupe RPNI, puisqu’aucun patient ne consommait d’antalgiques (p= 0,04) Notre étude ne semble pas montrer de différence significative entre les deux groupes en dehors d’une tendance à la diminution de la consommation d’antalgiques en faveur du groupe RPNI. Il s’agit d’une étude de faible puissance devant l’effectif réduit de notre population. La littérature disponible semble montrer une efficacité dans la diminution des douleurs post amputation et une amélioration de la qualité de vie en prophylaxie primaire ou secondaire. Cependant, celles-ci sont rétrospective avec une durée de suivi courte. Il s’agit d’une technique simple de réalisation et peu coûteuse qui nécessite d’être évaluée sur un effectif plus conséquent de manière prospective et contrôlée afin d’objectiver son réel bénéfice.
Eva CANNAFERINA (Bordeaux), Audrey MICHOT, Hugo PELET, Marie-Laure ABI-CHAHLA, Anaïs DELGOVE
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Pause café - Visite des stands - Consultation des ePosters
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G14
Session GEMMSOR
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Modérateurs :
Jean-Baptiste DE VILLENEUVE BARGEMON (CCA) (Marseille), Maxime FOURMY (Kinésithérapeute-Orthésiste) (Marseille)
16:30 - 16:40
#48808 - CG34 Flexion and extension measurements during passive range of motion examination of the wrist: Defining the intra- and interobserver variability of different measurement techniques.
CG34 Flexion and extension measurements during passive range of motion examination of the wrist: Defining the intra- and interobserver variability of different measurement techniques.
Measuring passive wrist flexion and extension is a standard component of clinical examination in wrist and hand pathology. Multiple measurement techniques have been described, yet two are most commonly used in clinical practice. To achieve methodological standardization in future studies, this study aimed to determine the intra- and inter-observer variability of these two techniques and identify the most reproducible method.
This was a monocentric, prospective, interventional study involving four hand surgeons. Each surgeon performed measurements of passive wrist flexion and extension on thirty healthy wrists of volunteers using a standard goniometer. Two distinct techniques were employed. Each measurement was repeated twice per technique at separate time points. Data analysis revealed differences in intra-observer and inter-observer variability between the two techniques. Technique 2 showed lower standard deviation across all observers, with better consistency in repeated measurements. Technique 1 demonstrated higher variability. Overall, Technique 2 yielded the highest reproducibility for both flexion and extension angles. The findings suggest that the choice of anatomical landmarks and alignment significantly affects measurement reproducibility. Technique 2 offers superior intra- and inter-observer reliability. These results are consistent with previous studies emphasizing the importance of consistent positioning and palpable bony references. Technique 2 demonstrates superior reproducibility for measuring passive wrist flexion and extension and will be adopted as the standard method in future clinical and research applications within our center. Standardization of wrist motion measurement is essential for reliable data collection and comparability across studies.
Tim PHILIPS (Ghent, Belgique), Jean F GOUBAU, Pieter-Bastiaan DE KEYZER, Michiel CROMHEECKE
16:40 - 16:50
#50039 - CG35 Entorses des IPP des doigts : vers un consensus thérapeutique ?
CG35 Entorses des IPP des doigts : vers un consensus thérapeutique ?
Introduction : Les entorses de l’articulation interphalangienne proximale (IPP) des doigts sont fréquentes. Pourtant, en France, aucune recommandation officielle ne précise les modalités d’évaluation, de traitement ou de rééducation de ces entorses, contrairement à la cheville qui bénéficie, depuis mai 2025, de directives de la HAS. Ce manque de cadre favorise les erreurs thérapeutiques, notamment en contexte d’urgence, avec un risque de complications telles que la raideur, la douleur chronique ou l’instabilité. Cette revue narrative vise à déterminer s’il existe un consensus sur la prise en charge conservatrice des entorses de l’IPP, et à identifier des axes communs pour l’élaboration d’un futur protocole.
Méthodes : Une recherche bibliographique a été menée sur PubMed et Google Scholar à l’aide des mots-clés suivants : « finger », « ligament injury », « sprain », « conservative management », « splint » et « non-operative ». La recherche porte sur les articles publiés entre 1990 et 2025. Les critères d’inclusion concernaient les entorses d’IPP des doigts longs traitées par voie non chirurgicale. Cette revue est descriptive, sans analyse statistique.
Résultats : Vingt articles ont été sélectionnés. Aucun consensus clair ne se dégage quant à la meilleure approche conservatrice. Les études analysées suggèrent qu’une immobilisation prolongée (> 3 semaines) est délétère. Les protocoles favorisant une mobilisation précoce, protégée ou non, montrent des résultats équivalents voire supérieurs à l’immobilisation stricte, notamment en termes de récupération fonctionnelle, d’oedème et de douleur. Le délai de prise en charge, l’âge du patient et la gravité de la blessure influencent fortement le pronostic.
Discussion / Conclusion : En l’absence de recommandations officielles, certaines constantes émergent de la littérature : la nécessité d’un diagnostic précoce, l’intérêt d’une mobilisation fonctionnelle rapide et l’éviction des immobilisations rigides prolongées, qui nuisent à la récupération. Ces éléments constituent une base pertinente pour initier une réflexion structurée autour d’un protocole de prise en charge conservatrice des entorses d’IPP.
Ouverture : Dans le cadre de mon mémoire de DU de la main, la mise en place d’une étude DELPHI permettrait de recueillir l’avis de kinésithérapeutes experts, afin de formaliser un consensus sur le traitement conservateur optimal des entorses d’IPP. Parallèlement, avec des chirurgiens de la main, le développement d’un outil clinique de triage inspiré des règles d’Ottawa permettrait d’identifier les situations nécessitant une radiographie ou un avis spécialisé, et encouragerait une prise en charge en accès direct par les kinésithérapeutes, comme pour la cheville.
Pauline BOINOT (La Rochelle)
16:50 - 17:00
#45731 - CG36 Caractéristiques cliniques et psychosociales des patients présentant un syndrome persistant d'exclusion digital post-traumatique.
CG36 Caractéristiques cliniques et psychosociales des patients présentant un syndrome persistant d'exclusion digital post-traumatique.
Purpose: Segmentary exclusion syndrome is a motor behavior disorder characterized by non-use or underuse of a limb segment, typically following local inflammation after trauma. Despite its significant impact on hand function and quality of life, segmentary exclusion syndrome is underrecognized and often diagnosed late. This study describes the population, and the symptoms associated with persistent finger segmentary exclusion syndrome.
Materials and Methods: A retrospective analysis was conducted in a specialized hand surgery center. Twenty-one adult patients diagnosed with segmentary exclusion syndrome persisting >3 months post-trauma were included. Data collected included demographics, injury mechanisms, somatosensory disorders, flexion active range of motion, pain during movement, psychosocial flags, and sleep disturbances.
Results: Somatosensory disorders were present in 81% of patients, with allodynia (76%) and hyperesthesia (18%) as the most common subtypes. Flexion active range of motion limitations were observed in 52% of patients, often co-occurring with sensory disturbances or pain. Pain was reported in 29% of patients but was rarely an isolated symptom. Psychosocial factors were prevalent, with yellow flags in 71%, black flags in 62%, and blue flags in 29%. Sleep disturbances were reported in 52% of cases.
Discussion: Persistent finger segmentary exclusion syndrome is primarily associated with somatosensory disturbances, particularly allodynia and hyperesthesia, which appear central to its chronicization. Psychosocial factors and sleep disturbances were highly prevalent. Early recognition and a holistic, multidisciplinary approach seem therefore essential to improve outcomes in affected patients.
Louis TREMBLAIS (Lyon), Anne-Lise GAREL, Philippe PERNOT, Aurélie BRIE, Aram GAZARIAN, Arnaud WALCH, Thibault DRUEL
17:00 - 17:10
#45738 - CG37 Guidelines for reporting expertise level for hand therapists in the scientific literature.
CG37 Guidelines for reporting expertise level for hand therapists in the scientific literature.
Similarly to how the French Society of Hand Surgery established Hand Surgery Certification in 1999, officially recognized by the French Medical Association, several countries have regulated the position of Hand Therapist through certification by national institutions. The aim of a certification is to improve the management of patients with hand injuries. However, like hand surgeons, hand therapists do not possess exclusive rights to hand rehabilitation, and hand therapy can also be performed by general therapists, highlighting differences in levels of expertise.
In 2016, Tang and Giddins proposed criteria for reporting surgeons’ level of expertise in scientific reports. This is a critical point that had been overlooked in the past, given that surgical outcomes are dependent on the surgeon’s experience. Nowadays, level of expertise is often reported. Unfortunately, this information is still neglected in hand therapy reports. As with hand surgery, clinical outcomes in hand therapy are dependent on the practitioner’s experience: accuracy of the initial assessment to choose the appropriate hand therapy technique, and the performance and efficacy of the technique.
This is the reason why, in 1995, in Grenoble, France, following themodel of the ASHT, Thomas and Moutet created the European Inter-University Degree of Hand Therapy. Today, there are estimated to be more than 300 graduates in Europe.
The purpose of this communication is to propose criteria for reporting the level of expertise of hand therapists, and address the following question: can the Tang-Giddins grading system for hand surgeons be applied for hand therapists?
We set up a panel comprising senior surgeons and senior hand therapists to address the question. Following the discussion, the panel agreed on a five-level expertise scale based on experience, volume of activity, training, involvement with national societies, and scientific engagement.
Hand therapy can be considered as a specialty. While the therapists’ degrees are usually global, they may not delve deeply into specific areas such as hand therapy. Therefore, additional training is necessary to acquire specialized knowledge, which is why national hand therapy degrees play a crucial role in our criteria.
We believe that these criteria will be beneficial for both surgeons and hand therapists, enabling readers to better analyze clinical outcomes and standardize the reporting of hand therapists’ levels of expertise.
Thibault DRUEL, Louis TREMBLAIS, Philippe PERNOT, François MANUEL (Grenoble), Arnaud WALCH, Alexandra FORLI, Aram GAZARIAN, François MOUTET
17:10 - 17:20
#50040 - CG16 Traitement conservateur de la déformation en boutonnière chronique : utilisation de l’orthèse de mobilisation relative en flexion (RMF) et de l’orthèse digitale en néoprène à tension élastique (ETDNO).
CG16 Traitement conservateur de la déformation en boutonnière chronique : utilisation de l’orthèse de mobilisation relative en flexion (RMF) et de l’orthèse digitale en néoprène à tension élastique (ETDNO).
Introduction : Les luxations palmaires de l’IPP peuvent entraîner une rupture inaperçue de l’appareil extenseur, conduisant à une déformation en boutonnière chronique. Merritt et al.(2020) a proposé l’utilisation de la RMF après une phase d’immobilisation en série afin de récupérer l’extension de l’IPP. Cependant, cette phase d’immobilisation expose à la raideur et allonge la durée du traitement. Nous avons donc évalué les résultats d’une prise en charge kinésithérapique « tout en un temps » sans phase d’immobilisation prolongée.
Méthode : Étude rétrospective (janvier 2024 - juin 2025). Les critères d’inclusion comprenaient la présence d’une boutonnière chronique fixe, confirmée cliniquement (test d’Elson positif), prise en charge par un protocole associant au moins six semaines d’utilisation d’une ETDNO, d’une RMF, et d’étirements du ligament rétinaculaire oblique, sans immobilisation sériée initiale. Le délai de prise en charge et les adaptations individuelles du protocole ont été relevés. Les amplitudes actives de l’IPP et de l’IPD étaient mesurées avant et après traitement. Des tests non paramétriques de Wilcoxon ont été employés pour comparer les résultats avant/après, ainsi que des corrélations de Spearman pour étudier l’influence du délai de prise en charge sur l’évolution des amplitudes.
Résultats : Six patients (six doigts) ont été inclus, d’un âge moyen de 36,7 ans (écart-type : 14,7 ; 18- 57 ans). Le retard de prise en charge moyen était de 22 semaines (écart-type : 13,8 ; 8-48 semaines) et la durée moyenne du traitement de 7,3 semaines (écart-type : 1,6 ; 6-10 semaines). Une amélioration significative du flessum actif IPP a été observée (moyenne : -19,2° ; écart-type : 7,5 ; p < 0,05), ainsi que de la flexion active IPD (moyenne : +35,8° ; écart-type : 17,0 ; p < 0,05). Une forte corrélation a été retrouvée entre le délai de prise en charge et l’amélioration : r = -0,73 (IPP), r = -0,76 (IPD). La flexion de l’IPP était préservée.
Discussion/Conclusion : Cette stratégie « tout en un temps » a permis de réduire notablement la durée du traitement sans perte de flexion IPP par rapport à l’étude d’Arslan et al. (2024), qui proposait une phase d’immobilisation sériée (7,3 vs 19,25 semaines de traitement). Selon la classification de Le Bellec et al. (2001), nous obtenons 4 bons résultats et 2 moyens. La taille de l’échantillon reste limitée, ce qui restreint la portée des conclusions statistiques et appelle à la prudence dans la généralisation. Ces résultats préliminaires sont néanmoins prometteurs et justifient une étude prospective contrôlée à plus large échelle.
Jean LICHTLE (Paris)
17:20 - 17:30
#48502 - CG39 La cohérence cardiaque comme outil post-opératoire en chirurgie de la main : résultats d’une étude randomisée contrôlée.
CG39 La cohérence cardiaque comme outil post-opératoire en chirurgie de la main : résultats d’une étude randomisée contrôlée.
La cohérence cardiaque est une technique de respiration guidée aux effets reconnus sur la douleur chronique et le stress. Nous souhaitons évaluer son efficacité en post-opératoire de chirurgie de la main.
60 patients seront répartis aléatoirement en 2 groupes : cohérence cardiaque (3x/j guidée) ou lecture neutre. Les critères étudiés : EVA douleur, QuickDASH, EVA stress, antalgiques. La cohérence cardiaque apporte une amélioration significative de la douleur, du stress et de la récupération fonctionnelle dans le groupe intervention à court terme. La cohérence cardiaque pourrait améliorer la récupération après chirurgie de la main en réduisant le stress et la douleur. Elle est facile à mettre en place, sans effets secondaires, et bien acceptée par les patients. Si l’étude confirme ces effets, cette méthode pourrait devenir un outil complémentaire simple en post-opératoire. Technique simple et accessible, la cohérence cardiaque pourrait s’intégrer comme adjuvant en chirurgie de la main.
Salame HAMMADICH (Lyon), Mara ATZORI, Maximilien ARNAL, Thomas JALAGUIER, Justin RUYER, Florent WEPPE
17:30 - 17:40
CG40 Orthèses fonctionnelles dans la rhizarthrose : critères d’identification de l’attelle la plus appropriée. Revue narrative.
Davide ZANIN (physiothérapeute) (Orateur, Moncalieri, Italie)
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16:30-18:00
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Session Pratique
Echochirurgie
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Echochirurgie
Cette session d’échochirurgie devient un évènement important du congrès. L’échographie s’impose désormais comme le prolongement de la main pour un examen clinique approfondi mais aussi pour améliorer les techniques opératoires en diminuant leur voie d’abord.
16:30 - 18:00
Session Pratique - Echochirurgie.
Olivier MARÈS (Medecin) (Conférencier, Nîmes)
16:30 - 18:00
Session Pratique - Echochirurgie.
Thomas APARD (chirurgien) (Conférencier, Versailles)
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la chirurgie du plexus et de la main de l’enfant
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