Jeudi 18 décembre
Heure Amphi Bleu Salle 252AB Salle 251 Salle 253
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les urgences traumatique du poignet

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les urgences traumatique du poignet

Modérateurs : Lionel ERHARD (Chirurgien) (Lyon), François LOISEL (Orthopédiste - Chirurgien de la main) (Besançon), Marc SAAB (Maître de Conférences des Universités - Praticien Hospitalier) (Lille)
Les fractures du radius distal du scaphoïde et les luxation péri lunaire constituent les urgences les plus fréquentes du poignet, une prise en charge en urgence réussie, permet d’éviter éviter des complications et des contentieux, l’objectif de cette table ronde est de présenter les pièges classiques et les Solutions pour une prise en charge optimale.
08:00 - 08:30 Comment rater les urgences traumatique du poignet.
08:00 - 08:10 Comment je rate... une fracture du radius distal. François LOISEL (Orthopédiste - Chirurgien de la main) (Conférencier, Besançon)
08:10 - 08:20 Comment je rate... une fracture de scaphoïde. Lionel ERHARD (Chirurgien) (Conférencier, Lyon)
08:20 - 08:30 Comment je rate... une luxation péri lunaire. Marc SAAB (Maître de Conférences des Universités - Praticien Hospitalier) (Conférencier, Lille), Gauthier DESROUSSEAUX (Assistant) (Co-auteur, Lille), Gaspard LEBOT (Chirurgien) (Co-auteur, Lille), Thomas DUCHÉ (CCA) (Co-auteur, Lille), Morgane DELAMARRE (Assistante orthopédie) (Co-auteur, Lille), Christophe CHANTELOT (Co-auteur, Lille), Laurent OBERT (PUPH - Chirurgien orthopédiste) (Co-auteur, Besançon)
08:30 - 09:00 Communications libres - Poignet traumatique.
08:30 - 08:35 #48546 - CP001 Fractures de fatigue du scaphoïde chez les joueurs de pelote basque : erreurs diagnostiques et risque de récidive.
CP001 Fractures de fatigue du scaphoïde chez les joueurs de pelote basque : erreurs diagnostiques et risque de récidive.

Les fractures de fatigue du scaphoïde sont des lésions rares, causées par des microtraumatismes répétés en hyperextension du poignet, dépassant les capacités de réparation osseuse. Le jai alai impose des contraintes importantes sur le poignet dominant, en raison de l’utilisation d’une « cesta » fixée à la main pour relancer une balle, ce qui prédispose à des pathologies du poignet sans traumatisme direct.

Une étude prospective a été menée entre 2022 et 2025 chez des joueurs de pelote basque consultant pour des douleurs du poignet sans traumatisme aigu. L’évaluation initiale comprenait une radiographie et/ou une échographie. En cas de doute clinique persistant, une IRM ou un CBCT était réalisée pour confirmer le diagnostic. Le traitement était adapté en fonction du stade de la lésion du scaphoïde.

Cinq fractures de fatigue du scaphoïde ont été diagnostiquées chez des joueurs de pelote basque, tous de sexe masculin, avec un âge moyen de 15,9 ans. Le délai moyen avant le diagnostic était de 14,6 semaines. Quatre fractures étaient occultes en imagerie initiale. Deux lésions (œdème osseux et fracture consolidée) ont été traitées de manière conservatrice. Les trois fractures complètes ont nécessité un traitement chirurgical : deux par greffe osseuse avec fixation interne, et une par fixation percutanée. Un joueur professionnel a présenté deux récidives malgré une consolidation confirmée.

La fracture de fatigue du scaphoïde est une lésion exceptionnelle, avec seulement 17 cas rapportés dans la littérature (13 unilatéraux, 4 bilatéraux), survenant principalement chez des sportifs soumis à des contraintes répétées en hyperextension du poignet. Les études s’accordent sur la nécessité d’un haut degré de suspicion clinique et du recours à une imagerie avancée (IRM ou CBCT) pour un diagnostic précoce. Toutefois, les approches thérapeutiques diffèrent : la plupart des cas décrits ont été traités de manière conservatrice avec reprise de l’activité sportive. Dans notre série, les trois fractures non consolidées ont nécessité un traitement chirurgical pour obtenir la consolidation.

Il s’agit de l’une des plus grandes séries de fractures de fatigue du scaphoïde, toutes liées à un même mécanisme traumatique spécifique au jai alai, non décrit dans la littérature. Cette pathologie doit être évoquée chez les jeunes pratiquants de pelote basque présentant des douleurs du poignet sans traumatisme aigu. Le diagnostic précoce par imagerie avancée (IRM ou CBCT) est essentiel. Le risque de récidive après la reprise du sport est élevé, ce qui justifie un repos prolongé et une surveillance clinique et radiologique.
Fernando DAVILA (San Sebastien, Espagne)
08:35 - 08:40 #45666 - CP002 Les pseudarthroses proximales du scaphoïde carpien. Intérêt de la greffe vascularisée par l'artère transverse antérieure du carpe.
CP002 Les pseudarthroses proximales du scaphoïde carpien. Intérêt de la greffe vascularisée par l'artère transverse antérieure du carpe.

L’apparition des greffons osseux vascularisés a permis de rediscuter les modalités de prise en charge des pseudarthroses du scaphoïde carpien. En effet, ils présenteraient une supériorité biologique et mécanique comparativement aux greffons conventionnels. Kuhlmann a décrit une technique de réparation du scaphoïde carpien par un greffon vascularisé prélevé sur la face antéro-médiale du radius distal alimenté par l’artère transverse antérieure du carpe. Ce travail a été concrétisé à grande échelle par Mathoulin.

Nous avons voulu par notre étude vérifier la réalisation technique de cette méthode pour 31 pseudarthroses proximales du scaphoïde (zones I et II) dont 6 nécroses (IRM, test de Green) traitées entre 2007 et 2023. Nous avons reproduit la technique comme décrite initialement par Kuhlman–Mathoulin, l’ostéosynthèse était réalisée à l’aide de broches fines suivie d’une immobilisation jusqu’à consolidation radiologique de la pseudarthrose.

Les résultats de notre étude rétrospective avec un recul moyen de 9,7 ans ont tenu compte des critères cliniques en appréciant les amplitudes articulaires, la force et le Mayo Wrist Score combinant une évaluation fonctionnelle subjective et objective en étudiant l’intensité de la douleur, l’aptitude à la reprise professionnelle, la mobilité et la force. Le bilan radiographique a permis de contrôler la consolidation. On observait 19 consolidations sur 25 en 12,5 semaines en moyenne. Pour le résultat global, nos patients avaient un Mayo Wrist Score excellent et bon à 60 %.

Le débat suite à l’étude, réside dans l’accessibilité lors de l’abord du scaphoïde au niveau du siège de la pseudarthrose et dans la mise en place du greffon. En effet, il existe des difficultés d’accès à la pseudarthrose polaire vu que cette dernière est anatomiquement située en position dorsale. Pour cela, l’utilisation de mini-écarteurs reste indispensable ainsi que le creusage disto-proximal du fragment proximal aidé par l’amplificateur de brillance, permettant ainsi de mettre le greffon pédiculé dans une logette. La stabilisation par broches fines reste également un geste obligatoire épinglant parfois l’ensemble greffon-fragment proximal au lunatum.

Le greffon vascularisé de Kuhlmann–Mathoulin permet d’améliorer la radiométrie du carpe et semble prévenir de l’évolution arthrosique. Cette intervention reste difficile et nécessite une courbe d’apprentissage. Compte tenu des difficultés de prélèvement du greffon, la persistance de sa vascularisation, et particulièrement sa mise en place dans les pseudarthroses polaires proximales, en rapport avec leur particularité anatomique. La méthode que nous décrivons qui semble originale a permis de répondre à cette difficulté d’ordre technique.
Mustapha YAKOUBI (Alger, Algérie)
08:40 - 08:45 #48458 - CP003 Immediate Proximal Row Carpectomy for Severe Perilunate Dislocation Injuries: A Minimum 5-Year Follow-Up.
CP003 Immediate Proximal Row Carpectomy for Severe Perilunate Dislocation Injuries: A Minimum 5-Year Follow-Up.

In patients with perilunate injuries (PLI) with multiple ligamentous and bony injuries involving the proximal carpal row, open reduction and internal fixation (ORIF) can be difficult and lead to poor functional outcomes. Proximal row carpectomy (PRC) is an alternative procedure that has been used for severely comminuted fractures. The aim of our study is to evaluate the long-term functional outcome (minimum 5 years) of patients that underwent an emergency PRC for PLI.

We conducted a retrospective study of patients who underwent PRC at our centre between 2001 and 2016. Only patients with follow-up data of more than 5 years were included in the study. We evaluated range of motion, grip strength, Mayo Modified Wrist Score (MMWS) and Quick Disabilities of Arm, Shoulder and Hand (Quick-DASH). Radiographic analyses were performed to assess the presence of radiocarpal osteoarthritis and the space between the radius and capitate

Thirteen patients were included, with an average follow-up of 78.07 months (6.5 years). The MMWS was 65 points (four excellent and good, four fair and five poor results) and the Quick-DASH score was 30 points. X-ray analysis reported only 15.3% of patients with radiocarpal arthrosis and an average radio-capitate joint space of 1.92 mm

The outcomes of PRC in the management of PLI are comparable to the results reported in literature for conventional ORIF. PRC is a simpler procedure that minimises the need for re-intervention.
Jean-Baptiste DE VILLENEUVE BARGEMON (Marseille), Lucas AUDIFFRET, Alice ABS, Najib KACHOUH, Alice MAYOLY, Thomas NICOLAÏ
08:45 - 08:50 #48392 - CP004 Luxation radio-carpienne : résultats fonctionnels après prise en charge chirurgicale – À propos d’une série de 11 cas.
CP004 Luxation radio-carpienne : résultats fonctionnels après prise en charge chirurgicale – À propos d’une série de 11 cas.

Radiocarpal dislocation (RCD) is a rare injury defined as a complete loss of articulation between the carpus and the distal radial articular surface. Often caused by high-energy trauma, it can occur in isolation or be associated with a radial styloid fracture. Few clinical series are reported in the literature.

We report a retrospective series of 11 RCD cases treated between 2019 and 2023. Inclusion criteria were radiologically confirmed RCD, adult patients, and minimum follow-up of 6 months. Exclusion criteria included significantly displaced distal radius fractures and unfused growth plates. Dislocations were classified according to Dumontier: - Type I (pure dislocation): 4 cases - Type II (with radial styloid fracture): 7 cases All patients underwent surgical reduction without ligament repair. Functional outcomes were assessed via range of motion, grip strength (Jamar®), QuickDASH score, and the modified Green O’Brien score by Cooney.

Mean age was 29 years (18–42); 10 males, 1 female. Mean follow-up was 19 months (6–36). - Mean flexion: 61° (30–90) - Extension: 52° (25–85) - Pronation: 78° (60–90) - Supination: 81° (60–90) - Grip strength: 26.4 kg (10–38) - Mean QuickDASH: 24.8 (6–39) - Mean Cooney score: 72 (40–95)

Clinical outcomes were globally satisfactory despite the absence of ligament repair, even in Type II cases with radial styloid fractures. Outcomes were comparable to existing literature. Two patients showed moderate wrist stiffness without significant functional impact, and one patient exhibited early radiocarpal osteoarthritis.

Radiocarpal dislocation, although rare, can be effectively managed with surgical reduction without systematic ligament repair. The functional outcomes were satisfactory for daily wrist use.
El Mehdi BOUMEDIANE (Marrakech, Maroc), Soleh ABDEWAHED, Yassine FATH EL KHIR, Mohamed Amine BEHIMA, Imad ABKARI
08:50 - 08:55 #48752 - CP005 Complications post-opératoires des fractures-luxations radiocarpiennes : étude rétrospective et orientations thérapeutiques.
CP005 Complications post-opératoires des fractures-luxations radiocarpiennes : étude rétrospective et orientations thérapeutiques.

Les fractures-luxations radiocarpiennes sont rares et complexes, observées chez l’adulte jeune à la suite d’un traumatisme à haute énergie. Les classifications historiques ne décrivent pas certaines formes instables, notamment les fractures marginales antérieures luxées. Cette étude vise à analyser les complications post-opératoires et à ajuster les stratégies thérapeutiques en fonction des lésions anatomiques identifiées.

Dans cette étude monocentrique rétrospective, nous avons inclus 34 patients opérés d’une fracture-luxation radiocarpienne entre 2015 et 2025. Le suivi minimal était d’un an. La moyenne d’âge était de 44,8 ans. L’analyse radiologique portait sur l’arthrose, la translation ulnaire (méthodes de Chamay et Gillula), la stabilité radiocarpienne et l’angle palmar tilt-lunate (PTL). Les corrélations entre le type de fracture, les techniques d’ostéosynthèse et les complications ont été étudiés.

Cent pourcent des patients présentaient au moins un signe débutant d’arthrose. Une translation ulnaire du carpe était observée dans 55 % des cas. Le PTL mesuré en post-opératoire n’était pas prédictif d'une translation ulnaire (Fisher p=0,59). Treize reprises chirurgicales ont été nécessaires, principalement après ostéosynthèse par plaque antérieure isolée. Quatre patients ont bénéficié d’une réparation ligamentaire, dont une seule capsulaire antérieure. Le taux de subluxations résiduelles était de 32 %. L’ajout isolé d’un fixateur externe, sans réparation ligamentaire, s’est révélé insuffisant. La moyenne du déplacement des fractures marginales antérieures ayant nécessité une reprise chirurgicale était de 12,8 mm, avec un écart type de 3,82 mm, traduisant une variabilité notable. Ces données suggèrent qu’au-delà d’un certain seuil, une instabilité ligamentaire devient probable.

Une réparation capsulaire antérieure plus systématique pourrait être envisagée au vu du taux de translation ulnaire rapporté, malgré une stabilité per-opératoire. L’utilisation de plaques extra-distales pour les fractures marginales antérieures et le recours à des plaques fragment-spécifiques doivent être privilégiés dans les fractures articulaires complexes afin d’assurer une ostéosynthèse optimale. L’adjonction d’un fixateur externe est un complément utile à l’ostéosynthèse et à la stabilisation ligamentaire. Cette étude apporte une contribution originale en analysant les complications post-opératoires des fractures-luxations radiocarpiennes,. Elle permet d’engager une réflexion sur les limites des classifications et stratégies actuelles, et soulève de nouvelles hypothèses thérapeutiques à explorer pour améliorer la prise en charge de ces lésions complexes.

Les fractures luxations du radius imposent un bilan scanographique pré-opératoire et une approche individualisée afin de prendre en charge l’ensemble des lésions osseuses, cartilagineuses et ligamentaires.
Camille FADDA (Paris), Sharon ABIHSSIRA, Raphael NGUYEN, Pascal JEHANNO

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la chirurgie des tumeurs les plus fréquentes de la main

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la chirurgie des tumeurs les plus fréquentes de la main

Modérateurs : Michel EBELIN (Paris), Cyril LAZERGES (Praticien Hospitalier) (Montpellier), Fabrice RABARIN (chirurgien) (Angers - Trélazé)
Les tumeurs de la main sont rarement malignes, mais peuvent laisser des séquelles quand une exérèse est nécessaire. Cette table ronde permet de montrer les objectifs thérapeutiques et les pièges à éviter dans le bilan et la prise en charge chirurgicale des tumeurs les plus fréquentes.
08:00 - 08:30 Comment rater la chirurgie des tumeurs les plus fréquentes de la main.
08:00 - 08:10 Comment je rate... un névrome à la main. Fabrice RABARIN (chirurgien) (Conférencier, Angers - Trélazé)
08:10 - 08:20 Comment je rate... une tumeur à cellule géante du radius. Cyril LAZERGES (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Montpellier)
08:20 - 08:30 Comment je rate... une tumeur glomique. Michel EBELIN (Conférencier, Paris)
08:30 - 09:00 Communications libres - Microchirurgie.
08:30 - 08:35 #48544 - CP036 Procédure de dissection et suture aorte abdominale chez le rat dans le cadre du DU de Microchirurgie.
CP036 Procédure de dissection et suture aorte abdominale chez le rat dans le cadre du DU de Microchirurgie.

la Microchirurgie constitue une compétence pratique au centre de plusieurs spécialités chirurgicales telles que la chirurgie maxillo-faciale, la chirurgie cardiaque et vasculaire, la neurochirurgie, la chirurgie de la main entre autres. De nombreuses formations pour l’acquisition de cette compétence pratique en France, et à l’internationale. La formation en immersion a déjà fait ses preuves, ce même sur des périodes courtes. Mais pour faciliter l’apprentissage durant la formation, permettant d’anticiper les pièges et avoir des notions de gestes pratiques, il est indispensable d’avoir recours à des outils comme des enregistrements de procédure de dissection et de suture microchirurgicale. Cependant, de telles données existent peu sur les plateformes internet. C’est pour répondre à ce besoin didactique qu’une vidéographie de procédure de dissection et de suture de l’aorte abdominale chez le rat a été proposée.

il s’agit d’une réalisation vidéographique commentée conçue à l’occasion de la session de Février 2025 du Diplôme Universitaire de Microchirurgie Expérimentale et Clinique organisé par la Faculté de Médecine d’Angers.

la procédure a été réalisée après compilation des pratiques tout au long de la session du D.U. de microchirurgie qui a eu lieu du 10 au 21 Février 2025. Chaque participant du groupe a colligé l’enregistrement de ses procédures, y compris celle de l’examen finale. Un scénario a ensuite été élaboré pour commenter une procédure idéale, avec les astuces en cas de complications. Ceci a permis de faire un montage grâce l’application iMovie (iOs). Après plusieurs corrections, la vidéographie a été soumise à l’appréciation des encadreurs pour validation et pour la mise en ligne sur la plateforme Youtube du D.U. de Microchirurgie d’Angers.

la pratique de la microchirurgie à l’instar d’autres techniques nécessitent des outils de formation continue. Des séquences enregistrées de procédure de dissection de microchirurgie facilitent la formation grâce à l’acquisition des pièges et astuces. La vidéographie proposée par le D.U. de Microchirurgie d’Angers s’inscrit largement dans ce cadre didactique.
Alain CODJIA (Le Mans), Nicolas BIGORRE
08:35 - 08:40 #45723 - CP037 Early Causes of Failure in Macroreplantations: A Multicenter Retrospective Analysis of 43 Cases.
CP037 Early Causes of Failure in Macroreplantations: A Multicenter Retrospective Analysis of 43 Cases.

Macroreplantations are rare but highly complex surgeries. These are critical surgeries that can restore limb functionality after traumatic amputations. Early failure rates remain high despite advances in surgical techniques. This study aims to evaluate the causes and the associated key factors of early failures in macroreplantations.

A retrospective multicenter study was conducted, including 43 macroamputations amputations (proximal to the metacarpal region) treated between 2008 and 2024 across four trauma centers. Patients were categorized based on survivalful or failed replantations. Data on demographics, injury mechanisms, perioperative management, and postoperative complications were collected and analyzed.

Early failure occurred in 47% of the cases (20/43 amputations), defined by the need for secondary amputation within eight days on average. Smoking and severe wound contamination were significantly associated with early failure as the level of experience of the surgeon and the antibiotic prophylaxis (p-value <0.05).

Key factors contributing to early failure in macroreplantations include severe contamination and adverse perioperative conditions. These results emphasize the importance of rigorous preoperative assessment and optimized perioperative strategies to improve replantation outcomes
Sofiane KHELFALLAH (Lyon)
08:40 - 08:45 #48634 - CP038 La morbidité du garrot en pré-hospitalier dans les traumatismes graves du membre supérieur.
CP038 La morbidité du garrot en pré-hospitalier dans les traumatismes graves du membre supérieur.

L'usage de plus en plus répandu du garrot dit « tactique » en préhospitalier s’intègre dans la stratégie de « Damage Control »bien que pourvoyeur de nombreuses complications. Ainsi un usage inadapté du garrot en pré hospitalier risque d’alourdir le pronostic initial d'autant plus que sa morbidité en pré hospitalier reste peu étudiée dans la littérature Le taux de complications du garrot en pré hospitalier aux membres inférieurs varie de 0% à 25% selon les auteurs. Une série de patients au sein de notre unité ayant développé des complications post garrot, nous a amené à reconsidérer sa balance bénéfice risque. Ce travail porte sur une revue de cas chez qui l’utilisation du garrot a été responsable de complications importantes mettant en jeu la récupération fonctionnelle.

Entre octobre et janvier 2021, 5 cas de traumatismes graves du membre supérieur chez lesquels l’utilisation d’un garrot en pré-hospitalier a été responsables de complications importantes ont été rapporté. Les données préhospitalières, les antécédents, les lésions associées, l’examen clinique d’admission, le temps total de garrot ainsi que les examens paracliniques ont été consignés. Les constations per opératoires et les complications post opératoires ont également été relevées.

En préhospitalier, aucun des patients ne présentaient des signes de choc hémodynamique. Le saignement était dans la plupart des cas absent ou modéré. Deux patients présentait des lésions cutanée uniquement. Nous avons noté des complications graves telles qu'une paralysie du nerf musculo-cutané chez un patient, un syndrome des loges, une rhabdomyolyse et un syndrome d'ischémie-reperfusion chez un autre. Le rôle d'un garrot préhospitalier prolongé dans l'infection postopératoire a également été suspecté chez deux patients. Le temps moyen de garrot en préhospitalier était de 2h10 un relai efficace par pansement compressif a été réalisé seulement dans un cas.

A notre connaissance il n’existe pas d’études dans la littérature recensant spécifiquement la morbidité et l’efficacité du garrot pré hospitalier dans les traumatismes sévères au membre supérieur. L’utilisation inadaptée du garrot pneumatique en phase pré-hospitalière dans les traumatismes sévères du membre supérieur en termes de pression utilisée, de durée ou d’absence d’indication peut aggraver les conséquences des lésions traumatiques initiales et compromettre le pronostic de conservation du membre ou sa fonction.

Cette série de cas, bien que restreinte, suggère que le rapport bénéfice/risque du garrot préhospitalier doit être réévalué. Des études complémentaires devraient être menées pour étudier la morbidité spécifique du garrot au membre supérieur et cibler ses indications.
Hanna JAZOTTES (Montpellier), Michel CHAMMAS, Bertrand COULET, Cyril LAZERGES, Jonathan CHARBIT, Perre-Emmanuel CHAMMAS
08:45 - 08:50 #48747 - CP039 Technique de prélèvement du lambeau chimérique de muscle carré pronateur.
CP039 Technique de prélèvement du lambeau chimérique de muscle carré pronateur.

Le lambeau musculaire de carré pronateur est utilisé dans des indications diverses (interface, protection des névromes) et pour la couverture des pertes de substance modérées de l’avant-bras et du poignet ainsi que dans la réanimation de l’opposition du pouce. Le muscle carré pronateur est vascularisé par l’artère interosseuse antérieure (AIA). Au bord proximal du muscle carré pronateur, l’AIA donne systématiquement une branche perforante à destinée cutanée dorsale. Elle traverse le ligament interosseux (LIO) pour vasculariser la peau au tiers distal de l’avant-bras. A partir de cette perforante, il est possible de lever un lambeau perforant cutané dorsal et l’associer au lambeau de carré pronateur pour en faire un lambeau chimérique.

Nous rappelons dans cette vidéo la technique de levée du lambeau de muscle carré pronateur chimérique à pédicule proximal sur sujet donné à la science.

Le muscle et le pédicule sont abordés par voie antérieure au tiers distal de l’avant-bras. Le muscle est découvert en passant entre le nerf médian et le long palmaire, puis entre le long fléchisseur du pouce et les fléchisseurs profonds des doigts. L’artère interosseuse antérieure (AIA) est disséquée en proximal du muscle. Le muscle est levé à l’aide d’une rugine sur ses bords radial et ulnaire afin d’exposer l’AIA qui chemine à sa face profonde. La branche perforante à destinée cutanée dorsale traversant le LIO est repérée et disséquée vers la profondeur. En distal du muscle, l’anastomose de l’AIA avec l’arcade transverse antérieure du carpe est ligaturée. A la face dorsale de l’avant-bras sur son tiers distal, un lambeau cutané de 5*5 cm est incisé. La branche perforante dorsale est repérée entre le troisième et le quatrième compartiments des extenseurs. Elle est disséquée à travers le LIO pour rejoindre la région antérieure de l’avant-bras où une fenêtre dans le LIO permettra de ramener le lambeau cutané en antérieur. Le lambeau chimérique peut ensuite être levé de distal en proximal où le pédicule de l’AIA peut être de plus de 10 cm de long et augmente l’arc de rotation du lambeau.

Ce lambeau peu connu présente des repères fiables qui permettent de l’inscrire dans l’arsenal thérapeutique du chirurgien de la main.
Alexandre BAZELI (Rouen), Anne-Isabelle CHABRIDON, Pierre OGERON, Marine AUBEY, Fabrice DUPARC, Isabelle AUQUIT-AUCKBUR
08:50 - 08:55 #48376 - CP040 La greffe de fibula non-vascularisée dans la reconstruction osseuse post-traumatique et tumorale du membre supérieur : une solution simple et fiable.
CP040 La greffe de fibula non-vascularisée dans la reconstruction osseuse post-traumatique et tumorale du membre supérieur : une solution simple et fiable.

La reconstruction osseuse du membre supérieur après résection tumorale ou traumatisme complexe représente un véritable défi pour le chirurgien orthopédiste. Lorsque la perte de substance osseuse est majeure, les solutions classiques comme la greffe spongieuse ou l’allogreffe sont souvent insuffisantes. Dans ce contexte, la greffe de fibula non vascularisée s’impose comme une alternative efficace, accessible et techniquement moins contraignante que la fibula vascularisée.

Nous présentons une série de 12 patients traités entre 2018 et 2024 pour des pertes osseuses étendues du membre supérieur, localisées au bras et à l’avant-bras, suite à des résections tumorales (ostéosarcomes, chondrosarcomes, tumeurs à cellules géantes) ou à des traumatismes sévères. Tous ont bénéficié d’une reconstruction par greffe de fibula non vascularisée, associée à une ostéosynthèse rigide.

L’âge moyen des patients était de 28 ans (15–46 ans), avec un suivi moyen de 26 mois. La consolidation osseuse a été obtenue dans 10 cas sur 12 dans un délai moyen de 5,8 mois. Aucun cas de rejet de greffe n’a été observé. Deux patients ont nécessité une reprise chirurgicale pour retard de consolidation. Sur le plan fonctionnel, l’évaluation selon le score de l’Enneking (MSTS) a montré un retour à un usage fonctionnel satisfaisant dans 9 cas (score >24/30), notamment chez les patients ayant bénéficié d’une rééducation précoce.

La fibula non vascularisée présente plusieurs avantages : simplicité de prélèvement, faible morbidité au site donneur, temps opératoire réduit, et fiabilité dans la consolidation si les conditions mécaniques et biologiques sont respectées. Elle constitue une option particulièrement attractive dans les centres où la microchirurgie n’est pas disponible.

Cette étude souligne ainsi que la greffe de fibula non vascularisée constitue une solution fiable, durable et accessible pour la reconstruction osseuse du membre supérieur dans les contextes post-tumoraux et post-traumatiques, à condition de respecter les principes de stabilité mécanique, de contact osseux optimal et d’un suivi fonctionnel rigoureux.
El Mehdi BOUMEDIANE (Marrakech, Maroc), Soleh ABDEWAHED, Yassine FATH EL KHIR, Mohamed Amine BEHIMA, Imad ABKARI

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Session GEMMSOR
Communications Libres

Session GEMMSOR
Communications Libres

Modérateurs : Aurélie INIESTA (Chirurgienne) (Marseille), Claude LE LARDIC (KINESITHERAPEUTE ORTHESISTE) (Nantes)
08:00 - 08:10 CG01 Rééducation de la main et pansements : Travail pluridisciplinaire et proposition d’un outil en vue d’améliorer la prise en charge des patients de la main avec pansement. Léna ASTHER (Masseur Kinesithérapeute) (Orateur, Chambray-les-Tours)
08:20 - 08:30 CG03 La prothèse trapézo-métacarpienne : Place de la rééducation et de l’orthèse en 2023. Alain GOSP SERVER (kinesitherapeuthe) (Orateur, Paris)
08:30 - 08:40 CG04 Prévention et prise en charge des raideurs de l’interphalangienne proximale. Dominique THOMAS (orthésiste) (Orateur, Grenoble)
08:40 - 08:50 #48720 - CG05 « On ne traite pas un œdème que l’on ne comprend pas » : Les erreurs de traitement lymphatique en rééducation.
CG05 « On ne traite pas un œdème que l’on ne comprend pas » : Les erreurs de traitement lymphatique en rééducation.

La lymphologie a longtemps été considérée comme un parent pauvre de la médecine. Bien que découverte dès l’antiquité, elle demeure aujourd’hui peu investie et souvent reléguée au second plan dans les parcours de soins post-opératoires. Pourtant, le système lymphatique joue un rôle clé dans la récupération post-chirurgicale. Cette présentation vise à mettre en lumière les erreurs liées à une mauvaise connaissance de ce système et les conséquences que cela peut entrainer sur la récupération motrice et la qualité de vie des patients.

Nous débutons par un rappel sur l’anatomie, les rôles du système lymphatique et sa répartition au niveau du membre supérieur. Les différents types d’insuffisance lymphatique (dynamique, mécanique, combinée) seront abordés afin de permettre une lecture adaptée de la symptomatologie. Une méconnaissance de ces bases conduit à des prises en charge inadaptées : absence de traitement, pressions inappropriées lors des contentions, drainage non spécifique… Nous abordons également les contre-indications au traitement lymphatique, encore trop souvent ignorées. A partir de cette base théorique, nous illustrerons les erreurs fréquentes de prise en charge, avec des exemples cliniques illustrés.

Cette méconnaissance entraîne des erreurs thérapeutiques qui ont des répercussions fonctionnelles majeurs : fibroses tissulaires limitant les amplitudes articulaires, œdèmes persistants devenant chroniques, retard à la reprise des activités quotidiennes et professionnelles, douleurs chroniques, majoration du risque de syndrome douloureux régional complexe.

Cette présentation vise les cas cliniques et ne représente pas une étude prospective.

Une compréhension fine du système lymphatique joue un rôle clé dans la récupération post-opératoire et dans une rééducation efficace. Une prise en charge précoce, individualisée et fondée sur une anamnèse et une évaluation précise de l’œdème est essentielle. Il est indispensable de sensibiliser l’ensemble des acteurs impliqués dans la rééducation : chirurgiens, ergothérapeutes, kinésithérapeutes, à l’importance d’intégrer la dimension lymphatique dans les protocoles post-opératoires.
Laura JEANNES (Bienne, Suisse)
08:50 - 08:55 Questions.

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Communications Libres
Prothèse trapézo-métacarpienne

Communications Libres
Prothèse trapézo-métacarpienne

Modérateurs : Pierre MOUTON (chirurgien) (Pessac), Guillaume WAVREILLE (Chirurgien de la main) (Lille)
08:00 - 08:05 #48523 - CP070 Comparaison des techniques de fraisage manuel et motorisé pour la préparation du trapèze dans l’arthroplastie de l’articulation CMC1 du pouce.
CP070 Comparaison des techniques de fraisage manuel et motorisé pour la préparation du trapèze dans l’arthroplastie de l’articulation CMC1 du pouce.

Avec l’avancée de nos connaissances sur l’arthroplastie de l’articulation carpométacarpienne du pouce (CMC1), il est essentiel d’améliorer nos techniques opératoires afin de limiter les complications et de repousser les limites des prothèses. La technique optimale pour préparer le trapèze reste incertaine. Le fraisage manuel et le fraisage motorisé sont utilisés, chacun ayant des avantages et des limites théoriques. Le fraisage manuel pourrait offrir un meilleur retour tactile et un contrôle accru, tandis que le fraisage motorisé est supposé garantir une plus grande précision et régularité. Cette étude visait à comparer ces deux techniques en termes de précision, d’uniformité et de variabilité opérateur, sur des modèles osseux simulés.

Des blocs en mousse de polyuréthane de 15 PCF (os ostéoporotique) et 25 PCF (os standard) ont été utilisés. Au total, 432 modèles de trapèze ont été fraisés avec des instruments Kerimedical® Touch, par des cliniciens novices et expérimentés, en techniques manuelle et motorisée. L’évaluation par micro-CT a mesuré volume, forme et bascule de la fraise.

Le fraisage motorisé a réduit de façon significative la bascule de la fraise par rapport au fraisage manuel. Les cavités étaient plus régulières et constantes en volume, adaptées à l’insertion des cupules. Le fraisage manuel a montré une variabilité accrue, surtout chez les novices.

Ces résultats confirment que le fraisage motorisé favorise une préparation plus fiable du trapèze, ce qui pourrait limiter les complications telles que le descellement primaire ou un mauvais positionnement de la cupule. Néanmoins, il convient de souligner que le fraisage motorisé doit être réalisé à vitesse modérée pour limiter les risques de nécrose thermique. De plus, si le fraisage manuel présente des limites en termes de régularité, il pourrait conserver une utilité dans des cas complexes où un retour tactile précis est nécessaire.

Le fraisage motorisé semble préférable pour standardiser la préparation du trapèze en arthroplastie CMC1. Des études cliniques sont nécessaires pour confirmer ces résultats in vivo, notamment sur le descellement secondaire et l’ossification hétérotopique.
Bram VAN HOVE (Leuven, Belgique), Joris DUERINCKX
08:05 - 08:10 #48525 - CP071 Remodelage osseux après implantation d’une cupule trapézienne : différence entre les cupules sphériques et coniques.
CP071 Remodelage osseux après implantation d’une cupule trapézienne : différence entre les cupules sphériques et coniques.

Introduction Le remplacement prothétique total de l’articulation trapézométacarpienne est devenu une solution fiable pour traiter l’arthrose de cette articulation. La survie des implants est rapportée entre 15 et 25 ans. Les complications au niveau de la cupule trapézienne (descellement, fracture, ossifications) représentent les principales indications de reprise chirurgicale. Il existe une grande variété de conceptions de cupules, mais il reste incertain quel design favorise la survie à long terme. Le but de cette étude est de comparer radiographiquement le remodelage osseux trapézien un an après implantation d’une cupule sphérique ou conique. Nous souhaitons identifier objectivement les modifications osseuses autour de la cupule pouvant conduire à une défaillance de l’implant.

Nous avons évalué rétrospectivement les radiographies de 106 patients un an après une arthroplastie trapézométacarpienne totale (Touch, Kerimedical, Genève), opérés entre 2019 et 2021. Parmi eux, 53 avaient reçu une cupule sphérique et 53 une cupule conique. Le choix de l’implant était décidé peropératoirement selon les constatations cliniques. Les radiographies ont été analysées pour la résorption osseuse autour de l’implant, l’enfoncement, les fractures et les ossifications hétérotopiques.

Nous n’avons observé aucune bascule ou luxation des cupules. Un descellement stade 1 a été retrouvé dans 13 % des cas avec cupule sphérique et 9 % avec cupule conique. Un enfoncement mineur a été noté dans 4 % des deux groupes. Des ossifications hétérotopiques sont survenues dans 47 % des cas avec cupule sphérique et 62 % avec cupule conique. Aucune différence significative n’a été constatée entre les deux groupes.

Nos résultats confirment qu’aucun des deux designs de cupule n’est supérieur à court terme en termes de stabilité ou de remodelage osseux. L’occurrence élevée des ossifications hétérotopiques, quel que soit le type de cupule, pourrait avoir des conséquences à plus long terme sur la mobilité et la fonction de l’articulation. Ces observations soulignent l’importance d’un suivi prolongé et pourraient orienter de futures recherches vers des stratégies pour limiter ces ossifications, comme des modifications techniques ou pharmacologiques peropératoires.

Notre étude montre l’absence de différence clinique ou radiologique entre les cupules sphériques et coniques un an après implantation. Le taux élevé d’ossifications hétérotopiques justifie un suivi à long terme pour évaluer l’impact sur la survie des implants.
Bram VAN HOVE (Leuven, Belgique), Joris DUERINCKX
08:10 - 08:15 #48536 - CP072 Evaluation échographique rétrospective de la conservation de la double mobilité des prothèses trapézo-métacarpiennes Touch™.
CP072 Evaluation échographique rétrospective de la conservation de la double mobilité des prothèses trapézo-métacarpiennes Touch™.

La prothèse trapézo-métacarpienne occupe une place importante dans l’arsenal de prise en charge de la rhizarthrose. Cette étude visait à évaluer la persistance de la mobilité de la grande articulation en mesurant la mobilité de l’insert en polyéthylène dans les prothèses trapézo-métacarpienne à double mobilité de type Touch™.

Dans une étude rétrospective monocentrique menée entre décembre 2020 et décembre 2023, 21 prothèses ont été analysées échographiquement pour évaluer la mobilité de l’insert. Les patients porteurs présentaient un âge moyen de 63 ans et le recul moyen était de 17 mois. Des examens radiographiques et cliniques ont été réalisés, en mesurant notamment l’enfoncement des implants, l’amplitude de mouvement et les forces de serrage. Le critère de jugement principal était la différence de débord de l’insert sur la cupule en abduction puis en adduction du pouce.

La mobilité de l’insert en polyéthylène a été confirmée pour tous les patients, avec une différence significative de débord de 1,38 mm entre abduction et adduction. Aucun signe de luxation ou de dégradation significative de l’implant n’a été retrouvé. Les résultats cliniques sont satisfaisants, avec un score de Kapandji de 9,38 en moyenne et une satisfaction moyenne de 4,61/5. Les radiographies n’ont montré aucun signe d’enfoncement des implants.

La mobilité de l’insert était conservée à un recul de 17 mois avec des résultats cliniques et fonctionnels comparables à ceux retrouvés dans la littérature. Des études complémentaires à plus long terme sont nécessaires pour évaluer la durabilité de ces résultats.

Notre étude a permis de montrer une mobilité objective de l’insert en polyéthylène chez 100% des patients ayant réalisé l’échographie. Malgré un effectif réduit, le fait que 100% des prothèses présentent une conservation de la mobilité de l’insert est très encourageant et confirme le fonctionnement in vivo du mécanisme à ce recul. Ainsi, la grande articulation ne serait pas qu’une réserve de mouvement mais bien partie intégrante de la nouvelle mobilité articulaire.
Mike RAIMI (Amiens), Axel VAN VLIET, Mathilde LEON, Emmanuel DAVID
08:15 - 08:20 #48678 - CP073 Comparaison clinique et radiographique des cupules trapéziennes de 8 et 9 mm dans la prothèse trapézo-métacarpienne à double mobilité MAIA.
CP073 Comparaison clinique et radiographique des cupules trapéziennes de 8 et 9 mm dans la prothèse trapézo-métacarpienne à double mobilité MAIA.

Les prothèses trapézo-métacarpiennes (PTM) sont devenues le gold standard dans le traitement de la rhizarthrose. Les implants actuels présentent des taux de survie avoisinant les 90% à 10 ans et offrent une stabilité accrue, notamment avec l'évènement de la double mobilité. Cependant, un trapèze de petite taille, fréquent chez les femmes, peut compliquer la mise en place de l’implant. Dans ce contexte, la PTM MAIA (laboratoire Lépine) dispose d’une cupule de petite taille 8mm permettant de s’adapter au mieux à l’anatomie de chacun. Cette étude vise à comparer les résultats cliniques et radiographiques des cupules de 8 et 9mm dans la PTM à double mobilité à court terme.

Une étude rétrospective a été menée sur des patients opérés d’une PTM double mobilité MAIA pour rhizarthrose primitive résistante aux traitements conservateurs, entre janvier 2022 et mai 2024. Deux groupes ont été constitués selon la taille de la cupule utilisée : 8 et 9mm. L’utilisation d’une cupule taille 8mm se limitait aux petits trapèzes et était décidé en per-opératoire. Les données cliniques (douleur, mobilité, satisfaction) et radiographiques (ostéolyse, déplacement secondaire, ostéointégration) ont été recueillies avec un recul minimum de 12 mois.

Au total, 143 patients ont été inclus au recul moyen de 25 mois (12-40): 46 dans le groupe 8mm et 97 dans le groupe 9mm. Il n'était pas noté de différences significative entre les deux groupes en termes de diminution de la douleur, récupération de la force de pince et de satisfaction globale. Radiographiquement, aucune cupule ne présentait de déplacement secondaire, aucune ostéolyse péri-prothétique n’a été observée.

L’implantation d’une cupule de 8 mm permet de s’adapter à l’anatomie des petits trapèzes sans compromettre la stabilité ou la fixation prothétique. Malgré une surface de contact implant-os réduite, aucune différence significative n’a été observée par rapport à la cupule de 9mm. Une évaluation à plus long terme reste nécessaire pour analyser l’usure du polyéthylène et la durabilité de l’implant.

La cupule trapézienne MAIA de 8mm constitue une alternative fiable à la taille standard de 9mm, et apparait particulièrement adaptée aux petits trapèzes. Les résultats cliniques et radiographiques à court et moyen terme sont comparables, sans complication identifiée.
Benjamin DEGEORGE (Montpellier), Adriano TOFFOLI, Jacques TEISSIER
08:20 - 08:25 #48703 - CP074 La double mobilité en tête: résultats cliniques et radiographiques à cinq ans de l'arthroplastie à double mobilité Maïa dans la rhizarthrose primaire.
CP074 La double mobilité en tête: résultats cliniques et radiographiques à cinq ans de l'arthroplastie à double mobilité Maïa dans la rhizarthrose primaire.

Rhizarthrosis significantly affects hand function and quality of life. Trapeziometacarpal joint arthroplasty is a well-established treatment, and recent implant designs aim to improve function and longevity. The Dual Mobility concept was introduced to reduce dislocation rates and enhance implant survival. Although mid- to long-term data are available for several implants, evidence regarding the Maïa Dual Mobility (DM) arthroplasty (Lépine Group, ExMedical) is still lacking.

This prospective observational study included all patients undergoing primary thumb arthroplasty with the Maïa DM for rhizarthrosis (minimum follow-up of five years). Clinical evaluation included Kapandji score, retropulsion, abduction angle of the first web space, grip strength, key pinch, and precision pinch. Patient-reported outcome measures (PROMS) were collected: Visual Analogue Scale (VAS) for pain, PRWHE, Michigan Hand Outcomes Questionnaire (MHQ), and QuickDASH. Radiographic changes, implant survival, and complications were also assessed. The data were tested for normality (Shapiro-Wilk test) and significance (two-tailed t-test).

From 2018 to 2020, 56 patients met the inclusion criteria; 44 (9 males, 35 females) responded to follow-up. Three had bilateral implants. At a minimum of five years follow-up, implant survival was 100%. Functional outcomes were favourable: Kapandji score 9.4 ± 0.9; retropulsion 2.2 ± 0.7; web space angle 49.7 ± 10.1 degrees; grip strength 24.6 ± 8.4 kg; key pinch 6.0 ± 1.8 kg; precision pinch 4.2 ± 1.9 kg. PROMS improved significantly: MHQ (49.6 vs 71.4) and QuickDASH (62.6 vs 20.5) (p < 0.05). PRWHE improved non-significantly (77.4 vs 16.0). Radiographically, peri-articular ossifications were most common. No dislocations occurred. The complication rate was 27.8% (1.9% CRPS, 14.8% De Quervain tendinitis, 7.4% neuropraxia of the sensory branch of the thenar region, and 3.7% adduction contracture).

The Maïa DM arthroplasty demonstrates high implant survival and functional improvement at the five-year follow-up, supporting the positive outcomes reported in studies of the Moovis (95.2% survival at 3.5 years) and Touch DM arthroplasties (98% survival at 6.5 years). No dislocations occurred. These findings position this implant as a reliable mid-term solution for primary rhizarthrosis, comparable to established alternatives. As literature mentions, with the concept of Dual Mobility, De Quervain tendinitis became the most common postoperative complication.

This is, to our knowledge, the first mid-term follow-up study for the Maïa Dual Mobility arthroplasty showing excellent five-year survival, functional outcomes, and a low complication rate in thumb arthroplasty for rhizarthrosis without dislocations. These findings support its use as a reliable surgical option, though further long-term follow-up remains necessary.
Jasper DE GEYTER (Saint-Trond, Belgique), Kjell VAN ROYEN, Thomas RYCKAERT, Kira VANDE VOORDE, Bert VANMIERLO, Arne DECRAMER

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D12
Communications Libres
Prothèse trapézo-métacarpienne

Communications Libres
Prothèse trapézo-métacarpienne

Modérateurs : Pierre MOUTON (chirurgien) (Pessac), Guillaume WAVREILLE (Chirurgien de la main) (Lille)
08:30 - 08:35 #48769 - CP075 Reprise des prothèses rubis II instables par prothèse touch : étude de 36 cas.
CP075 Reprise des prothèses rubis II instables par prothèse touch : étude de 36 cas.

La prothèse trapézo-métacarpienne Rubis II offre de bons résultats fonctionnels, mais reste associée à un taux de luxation d’environ 10 %, souvent lié à un défaut d’appui de la platine sur le trapèze ou à un design biomécanique peu contraint. Face à ces instabilités récidivantes, la prothèse TOUCH, à double mobilité, a été proposée comme alternative pour les reprises, visant à améliorer la stabilité articulaire et la satisfaction des patients.

Entre janvier 2020 et décembre 2024, 36 patients ayant présenté une ou plusieurs luxations prothétiques de Rubis II ont été opérés d’une reprise par la prothèse TOUCH . Tous les patients ont été pris en charge par le même opérateur. Les indications de reprise étaient des luxations récidivantes, parfois avec douleurs résiduelles ou instabilités invalidantes. Les données recueillies incluent les délais de luxation, les antécédents chirurgicaux, les résultats fonctionnels et la stabilité prothétique à moyen terme.

Le délai moyen entre la pose initiale de la Rubis II et la première luxation était de 3,2 ans. Sur les 36 patients, 72 % étaient des femmes. La reprise prothétique par TOUCH a pu être réalisée dans tous les cas sans difficulté majeure peropératoire. La gestion du trapèze, souvent marquée par une métallose et une réaction inflammatoire locale, a nécessité un parage soigneux mais n’a pas compromis l’implantation de la nouvelle prothèse. Aucun cas de luxation ou de complication infectieuse n’a été observé au suivi moyen. Tous les patients ont rapporté une amélioration notable de la stabilité articulaire et une réduction des douleurs. La mobilité du pouce a été globalement restaurée, avec un retour fonctionnel satisfaisant dans les activités de la vie quotidienne. Le taux de satisfaction subjectif était élevé dans l’ensemble des cas.

La prothèse TOUCH, grâce à sa double mobilité et à sa configuration biomécanique, permet de réduire significativement le risque de luxation et d’élargir l’arc de mobilité. Contrairement à la Rubis II, dont le design inversé et la fixation sur platine peuvent induire des conflits trapézo-métacarpiens, la TOUCH assure une meilleure congruence articulaire. Son utilisation en reprise semble améliorer la stabilité sans compromettre la conservation osseuse ni nécessiter de reconstruction complexe.

La reprise des prothèses Rubis II luxées par la prothèse TOUCH améliore la stabilité et la fonction avec de bons résultats à moyen terme. Ces données encourageantes justifient son utilisation en reprise, en attendant une évaluation à plus long terme.
Oussama ABCHA (Saint-Quentin), Alix DESSIRIER, Nicoals LEBEAU, Afif JREIJ, Laetitia HENRY, Mirdad MOUGHABGHAB
08:35 - 08:40 #48561 - CP076 Révision des prothèses trapézo-métacarpiennes : causes, classification osseuse et stratégies chirurgicales.
CP076 Révision des prothèses trapézo-métacarpiennes : causes, classification osseuse et stratégies chirurgicales.

Objectif
 : Analyser les causes d’échec des prothèses trapézo-métacarpiennes (CMC) et proposer une stratégie de révision adaptée au degré de perte osseuse du trapèze.

Étude rétrospective monocentrique de 31 cas de reprises chirurgicales entre 2012 et 2024, avec un suivi minimum d’un an post-révision. Les indications comprenaient : * 23 luxations (souvent liées à une malposition de cupule ou une instabilité), * 12 douleurs associées à une hyperfixation scintigraphique, * 4 fractures du trapèze, * Descellements ou perforation du TRAST. Une classification peropératoire des pertes osseuses a permis de répartir les cas en 4 groupes de traitement : 1. Réimplantation simple (n=10) en cas d’os préservé ; 2. Greffe spongieuse radiale + cupule (n=8) pour pertes modérées ; 3. Cimentation de cupule (n=2) pour pertes majeures mais parois osseuses conservées ; 4. Trapézectomie (n=11) en cas de destruction trop importante du trapèze.

* Groupe 1 : bon résultat global, avec 2 luxations précoces dans des contextes d’hyperlaxité. * Groupe 2 : résultats satisfaisants, sauf un cas de descellement secondaire. * Groupe 3 : stabilité durable des cupules cimentées à 4-5 ans. * Groupe 4 : résultats fonctionnels semblant comparables aux trapézectomies primaires.

Le succès d’une révision dépend d’un bon diagnostic et d’une stratégie adaptée à la perte osseuse. La greffe radiale fonctionne bien pour les pertes modérées si la fixation de la cupule est rigoureuse à 3 ans de recul. La cimentation est efficace pour les pertes sévères avec parois préservées du trapèze, mais nécessite des implants adaptés. Une reconstruction par greffe iliaque corticospongieuse est évoquée par d’autres auteurs, mais non utilisée ici. La trapézectomie reste une solution fiable en dernier recours.

Une stratégie adaptée au degré de perte osseuse permet de sécuriser la reprise des prothèses CMC et nous permet de distinguer 4 stades : * stade 1 : Trapèze avec os conservé => Réimplantation simple d'une cupule identique ou plus large * Stade 2 : Pertes modérées du trapèze => Greffe spongieuse radiale * Stade 3 : Perte majeure + respect de 3 corticales du trapèze => Cimentation * Stade 4 : Effondrement du trapèze => Trapézectomie
Stephane BARBARY (Nancy), Romain DETAMMAECKER, Gilles DAUTEL
08:40 - 08:45 #48530 - CP077 L’insert en polyéthylène des prothèses trapézo-métacarpiennes est-il mobile ? Étude anatomique d’évaluation de la mobilisation du polyéthylène.
CP077 L’insert en polyéthylène des prothèses trapézo-métacarpiennes est-il mobile ? Étude anatomique d’évaluation de la mobilisation du polyéthylène.

Les prothèses trapézo-métacarpiennes sont en plein essor. La problématique des luxations prothétiques a été à l’origine du développement de prothèses à double mobilité à l’instar des prothèses totales de hanche. Certaines études concernant les prothèses de hanche retrouvent une diminution de la mobilité de l’insert en polyéthylène chez près de 25% des patients. La mobilité du polyéthylène s’activerait lors de l’effet came et lors du contact entre le col et la cupule prothétique. Aussi, l’utilisation d’un col prothétique de longueur inadaptée pourrait être à l’origine d’une surcharge sur le polyéthylène et d’un défaut de mobilité de l’insert. L’objectif principal de l’étude était d’évaluer la mobilité du polyéthylène. L’objectif secondaire était d’évaluer l’impact d’une longueur inadaptée sur la mobilité du polyéthylène.

Dix pièces anatomiques ont bénéficié, par voie dorsale, de l’implantation d’une prothèse double mobilité Kerimedical® Touch™. Un anneau métallique équipait l’insert pour le repérage radiographique. La taille du col était sélectionnée selon les arcs de Duché et Trabelsi (Hand Surg Rehabil, 2022). La mobilité de l’insert était évaluée par radiographies en mesurant l’angulation du polyéthylène par rapport à la tige prothétique. L’analyse statistique a été réalisée à l’aide du logiciel Excel™ (Microsoft®, Rochemont, USA).

Les mobilités moyennes de l’insert étaient de 14,31°en abduction, de 18,87° en adduction, 8,03° en antépulsion et de 21,87° en rétropulsion. Les mobilités d’un col de longueur adaptée versus inadaptée étaient les suivantes : abduction : 14,31° versus 10,31° (p<0,03), adduction : 18,87° versus 16,50° (p = 0,93), antépulsion : 8,03° versus 11,82° (p=0,28), rétropulsion 21,87° versus 14,16° (p=0,23). Il existait une différence significative uniquement pour l’abduction.

Dans cette étude, l’insert était mobile dans tous les cas, confirmant l’hypothèse d’une mobilisation du polyéthylène. Cette mobilité pourrait limiter le risque de luxation. Le polyéthylène semble être plus mobile sur les mouvements d’adduction et de rétropulsion. Cela pourrait avoir un impact sur l’usure et questionne sur l’orientation des implants afin de la limiter. Les cols de taille inadaptée montraient des mobilités différentes par rapport aux cols adaptés, mais il n’y avait pas de différence significative hormis sur l’abduction. L’impact de la taille du col serait mineur sur la mobilité du polyéthylène. La limite principale de l’étude est utilisation de pièces anatomiques avec des tensions musculaires différentes des tensions in vivo.

L’insert est mobile dans les prothèses trapézo-métacarpiennes sur pièces anatomiques. Une évaluation échographique in vivo pourrait s’envisager pour confirmer la persistance des mobilités de l’insert en postopératoire.
Jérôme PIERRART (Coquelles), Axel VAN VLIET, Aurélien AUMAR, Emmanuel DAVID
08:45 - 08:50 #48756 - CP078 Comment je reprends simplement une prothèse trapézo-métacarpienne pour instabilité secondaire à une usure du polyethylène ? Changement d’une cupule simple mobilité par une double mobilité.
CP078 Comment je reprends simplement une prothèse trapézo-métacarpienne pour instabilité secondaire à une usure du polyethylène ? Changement d’une cupule simple mobilité par une double mobilité.

En Europe, on observe un recours croissant à la prothèse trapézo-métacarpienne dans le traitement de la rhizarthrose symptomatique et douloureuse. Cette tendance, conjuguée à l’incidence en constante augmentation de cette pathologie en lien avec le vieillissement et à l’abaissement de l’âge moyen de la première chirurgie fait redouter un taux important de reprises chirurgicales dans les années à venir.

On sait à présent que la faillite mécanique du trapèze par descellement et/ou instabilité est la principale cause de révision.

Si la trapézectomie reste le Gold Standard en particulier dans les cas de destruction osseuse, il est possible, si le stock osseux trapézien est conservé de reprendre simplement une prothèse trapézo-métacarpienne par un changement de cupule de même taille ou de diamètre supérieur.

Nous proposons ici une illustration par une courte vidéo chirurgicale.

La reprise chirurgicale d'une cupule trapézométacarpienne par une autre cupule de taille supérieure est une option thérapeutique fiable.
Adriano TOFFOLI (Montpellier), Benjamin DEGEORGE, Jacques TEISSIER
08:50 - 08:55 #48501 - CP079 Greffe de graisse autologue pour le conflit scapho-métacarpien post-trapézectomie : une série de cas rétrospective.
CP079 Greffe de graisse autologue pour le conflit scapho-métacarpien post-trapézectomie : une série de cas rétrospective.

Scapho-metacarpal conflict is a recognized complication following trapeziectomy for trapeziometacarpal osteoarthritis, resulting in pain and functional limitations. Therapeutic options remain limited. Autologous fat grafting is emerging as a potential treatment option.

We retrospectively analyzed five patients who developed scapho-metacarpal conflict after trapeziectomy and were treated with autologous fat grafting, with follow-up exceeding 12 months. Outcomes were evaluated using pain scores, grip strength, and patient satisfaction.

All patients reported significant pain reduction and improved grip strength. No adverse events were observed, and patient satisfaction was high

Autologous fat grafting may offer a minimally invasive solution for post-trapeziectomy scapho-metacarpal conflict, providing pain relief and functional improvement

This preliminary case series suggests that autologous fat grafting is a promising treatment for scapho-metacarpal conflict after trapeziectomy. Larger studies are needed to confirm these results.
Justin RUYER (Lyon), Thomas JALAGUIER, Maximilien ARNAL, Florent WEPPE

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le virage du progrès en chirurgie de la main et du poignet

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Modérateurs : Lionel ATHLANI (Professeur des Universités Praticien Hospitalier) (Genève, Suisse), François LOISEL (Orthopédiste - Chirurgien de la main) (Besançon), Olivier MARÈS (Medecin) (Nîmes)
L’arrivée de l’arthroscopie est de la chirurgie sous anesthésie locale sans garrot, permet une prise en charge plus rapide, mais sera-t-elle meilleure ? L’objectif de cette table ronde est de présenter les avantages et les inconvénients des chirurgies arthroscopiques du poignet.
09:00 - 09:30 Comment rater le virage du progrès en chirurgie de la main et du poignet.
09:00 - 09:10 Comment je rate... si je veux faire du Walant et de l’office surgery. Olivier MARÈS (Medecin) (Conférencier, Nîmes)
09:10 - 09:20 Comment je rate... une arthroscopie de poignet. François LOISEL (Orthopédiste - Chirurgien de la main) (Conférencier, Besançon)
09:20 - 09:30 Comment je rate... une ligamentoplastie scapholunaire à ciel ouvert. Lionel ATHLANI (Professeur des Universités Praticien Hospitalier) (Conférencier, Genève, Suisse)
09:30 - 10:00 Communications libres - Poignet traumatique.
09:30 - 09:35 #48732 - CP006 L’utilisation de l’intelligence artificielle pour la génération d’images radiographiques du radius distal à partir d’une échographie : données préliminaires.
CP006 L’utilisation de l’intelligence artificielle pour la génération d’images radiographiques du radius distal à partir d’une échographie : données préliminaires.

L’échographie est largement utilisée en orthopédie pour l’évaluation des tissus mous, constituant un complément utile à l’examen clinique et aux examens d’imagerie traditionnels comme la radiographie et le scanner (CT). Bien que certains travaux dans la littérature aient montré la possibilité de visualiser des fractures ou des altérations osseuses par échographie, l’utilisation de cette méthode pour l’analyse osseuse reste limitée, principalement en raison de sa faible résolution pour détecter les détails de l’os. Ces dernières années, l’introduction de technologies basées sur l’intelligence artificielle, en particulier les algorithmes d’apprentissage automatique, a révolutionné de nombreux domaines de la médecine, y compris l’imagerie. Parmi celles-ci, les Generative Adversarial Network (GANs) se sont révélés efficaces pour la transformation d’images entre différentes modalités. Compte tenu de ce potentiel, nous avons exploré la possibilité de convertir des images échographiques du radius distal en images radiographiques, en utilisant un modèle GAN (CycleGAN). Dans cette étude, nous présentons les résultats préliminaires.

Entre novembre 2024 et avril 2025, nous avons développé un logiciel basé sur l’architecture CycleGAN pour la conversion d’images échographiques en radiographies. Le jeu de données d’apprentissage comprenait 150 images échographiques et 100 images radiographiques, toutes correspondant à des projections antéro-postérieures du radius distal. L’entraînement a été effectué sans avoir besoin d’images appariées (unpaired).

Le logiciel a été capable de générer des images radiographiques synthétiques de qualité acceptable, démontrant la faisabilité de la conversion échographie–radiographie.

L’extension du jeu de données à au moins 5 000 images pourrait améliorer de manière significative la précision et la fiabilité du système. Les étapes suivantes comprendront l’extension à d’autres projections (par exemple : latérale) ainsi que le développement d’un mode d’évaluation en temps réel dans l'optique de pouvoir evaluer d'eventuelles fractures.
Silvia PIETRAMALA (Rome, Italie), Camillo FULCHIGNONI, Lorenzo ROCCHI
09:35 - 09:40 #45729 - CP007 Comment rater une plaque en distraction interne (spanning plate) pour une fracture du radius distal ?
CP007 Comment rater une plaque en distraction interne (spanning plate) pour une fracture du radius distal ?

La plaque en distraction interne, ou spanning plate, fait partie des options thérapeutiques pour la prise en charge des fractures du radius distal. Les indications sont variées et incluent : les fractures complexes, les fractures-luxations, les patients polytraumatisés, les fractures avec impaction-séparation chez le sujet âgé, ainsi que les fractures sur os ostéoporotique ou avec perte de substance osseuse. Le principe repose sur une arthrodèse temporaire radio-carpienne mini-invasive, permettant de maintenir la réduction de la fracture (par taxis) en décomprimant l’articulation radio-carpienne et avec un effet de plaque console postérieur. En dépit du temps prolongé d’arthrodèse temporaire, les résultats rapportés dans la littérature sont satisfaisants, pour des fractures souvent complexes. Comme toute intervention chirurgicale, chaque étape de la prise en charge peut aggraver la situation clinique. Dès lors, comment compromettre la pose du matériel ? et comment entrainer un mauvais résultat fonctionnel pour le patient ?

Nous rapportons dans cette communication notre expérience dans l'utilisation de la plaque en distraction interne pour les fractures du radius distal. Un total de 23 patients pour 24 poignets a été opéré de novembre 2023 à avril 2025 dans notre service.

Il es possible de compromettre la situation : - "avant l'opération" : On n'a pas pris le temps de comprendre la situation; On n'explique pas les suites post-opératoires parce qu'on ne les connait pas - "pendant l'opération" : On incise n'importe où; On coupe la branche nerveuse sensitive du nerf radial; On veut mettre la plaque de proximal en distal; On fixe la plaque en proximal en premier car il y a plus de place; On met la plaque dans la fracture; On est jusqu’au-boutiste du mini-invasif parce que c’est la technique et on met la plaque sur les tendons; On distracte comme un fou, car plus c’est mieux; On oublie de réduire à minima; On se met en pronation à fond car on est mieux pour opérer; On ne fixe par les lésions ulnaires (instables) car on sait que ça ne sert à rien; - "après l"opération" : On enlève la plaque au plus vite car on a peur de trop enraidir le poignet, et de toute façon une fracture du radius ça consolide en 6 semaines; On oublie de prescrire la rééducation immédiate.

La plaque en distraction interne est un outil utile et qui comporte un certain nombre de trucs & astuces pour éviter d'aggraver la situation.
Thibault DRUEL (Lyon), Christophe GAILLARD, Laurent MATHIEU, Aram GAZARIAN, Arnaud WALCH
09:40 - 09:45 #48456 - CP008 How Should the Shape of the Volar Rim Be Taken Into Account in the Treatment of Distal Radius Fractures? A Radiological Study.
CP008 How Should the Shape of the Volar Rim Be Taken Into Account in the Treatment of Distal Radius Fractures? A Radiological Study.

In the management of articular distal radius fractures, achieving an accurate reduction of joint fragments is essential for a favorable prognosis. Fixation of the volar rim remains a surgical challenge, as volar plates may be improperly positioned despite adequate joint reduction. Purpose: This study aims to analyze anatomical variations in the distal radius, focusing on the distance between the watershed line (WL) and the radiocarpal articular surface. These anatomical variations may partially explain the difficulty in achieving optimal plate placement during distal radius fracture fixation.

We conducted a single-center study between October 2023 and May 2024, collecting three key measurements from CT-scans of healthy wrists. Based on distribution and correlation analyses, the wrists were categorized into two groups according to the distance from the most palmar point of the WL to the joint margin (SFWL). Group 1 included wrists with an SFWL ≥ 2.5 mm, and Group 2 included those with an SFWL < 2.5 mm. The 2.5 mm threshold was selected based on the diameter of commonly used distal radius screws. This analysis revealed two emerging anatomical patterns. Then, four operators independently classified the CT-scans as Type 1 or Type 2 distal radius anatomy. Inter-operators’ variability was assessed using Cochran’s Q test and Fleiss’s kappa.

A total of 100 wrists from 100 patients were included. Eighty-nine patients (89%) were classified in Group 1 (SFWL ≥ 2.5 mm), and eleven (11%) in Group 2 (SFWL < 2.5 mm). In Group 1, three patients (3.4%) showed a negative or zero value in the minimal distance from the WL (MDFWL) to the articular surface: indicating a high risk of intra-articular screw penetration. This risk was notably higher in Group 2, with three patients (27.3%) exhibiting similar findings. Inter-operator’s variability was strong, with a Fleiss’s kappa of 0.73.

Our findings suggest that the distal radius exhibits a spectrum of anatomical variation, which may contribute to suboptimal volar plate placement in some distal radius fractures. Recognizing these variations preoperatively may improve implant selection and reduce the risk of flexor tendon complications.
Jean-Baptiste DE VILLENEUVE BARGEMON (Marseille), Clément PRENAUD, Najib KACHOUH, Alice MAYOLY, Lucas AUDIFFRET, Alice ABS, Thomas NICOLAÏ, Alexis MOTEL
09:45 - 09:50 #48457 - CP009 Extradistal plate and “ice-axe” fixations: A prospective comparative study of two fixations in AO type C distal radius fractures.
CP009 Extradistal plate and “ice-axe” fixations: A prospective comparative study of two fixations in AO type C distal radius fractures.

Purpose : There are many different methods of fixation of radius articular fractures based on columns at the radius level. Some fixations involve the use of hook plates only on the ulnar column, while other specific plates fix both columns. There are no studies that have compared different specific fixations. In this study, we compared a so-called “ice-axe” fixation method (the use of a hook plate on the ulnar column and one or two screws in the radial styloid) with so-called “extradistal” plates fixing the ulnar and radial column

Methods : We conducted a single-center study with prospective inclusion of distal radius fractures from May 2022 to March 2025. The primary objective was to compare the efficacy of two different fixations on their functional status (pain, joint amplitudes, functional score based on the QuickDASH questionnaire and grip strength) as well as the complication rate. As a secondary objective, we evaluated the quality of joint reduction according to the two different fixations, with or without a 2-mm stepoff. The patients were followed up at 1 month, 3 months, 6 months, and 1 year. This article presents the data collected at 1 year.

Results: We prospectively included a total of 52 patients in our study. There were 24 patients in the “ice-axe” fixation group and 22 patients in the extradistal fixation group. Regarding the AO Trauma classification, the “ice-axe” fixation group comprised 10 C1 patients, 11 C2 patients, and 3 C3 patients, while the extradistal group included 9 C1 patients, 9 C2 patients, and 4 C3 patients. We found that in articular fractures of the radius, neither “ice-axe” fixation or the extradistal plate showed clear superiority over the other in terms of functional results. It is worth noting that the “ice-axe” assembly appears to significantly improve radial and ulnar deviation, and slightly improves the QuickDASH score. We found a significantly higher complication rate in the extradistal fixation group, with a much higher rate of tendon irritation (21% in the “ice-axe” fixation group vs. 59% in the extradistal fixation group) and a significantly higher rate of revision surgery (notably material removal).

Conclusion : It would appear that there is no clear difference in functional results, but “ice-axe” fixation has a significantly lower complication rate. Our results suggest a reduction in the volume of fixation material exceeding the watershed line in specific fixations, when the radial styloid does not present a comminuted fracture.
Jean-Baptiste DE VILLENEUVE BARGEMON (Marseille), Alice ABS, Lucas AUDIFFRET, Najib KACHOUH, Thomas NICOLAÏ, Alice MAYOLY, Aurore EMERY
09:50 - 09:55 #48724 - CP010 Plaques extra-distales du radius : quel modèle choisir ? Une étude anatomique comparant différents implants.
CP010 Plaques extra-distales du radius : quel modèle choisir ? Une étude anatomique comparant différents implants.

Il existe de multiples modèles de plaques extra-distales de radius, très différents en termes de design. Notre objectif était de déterminer le modèle le moins débordant de la ligne de partage des eaux (watershed line) en avant comme en distalité, et le plus proche de l’articulation

Nous avons comparé les caractéristiques de positionnement de cinq plaques extra-distales : Medartis FPL®, Medartis Babyfoot®, Synthes LCP Volar-Rim®, Newclip Technics Volar-Rim® et Stryker Volar-Rim®. Chaque modèle de plaque a été synthésé sur les modèles imprimés 3D de dix radius natifs issus de dix patients sans antécédent traumatique. Pour chaque modèle synthésé, un scanner a permis de mesurer le débord antérieur à la watershed line, la distance à l’articulation et l’indice de Soong dans trois zones du radius (radiale, intermédiaire et ulnaire)

Le débord antérieur des plaques Medartis FPL® et Medartis Babyfoot® était moins important que celui des plaques Synthes® (p<0.01), Newclip Technics® (p<0.01) et Stryker® (p=0,01 et p=0,03). La plaque Stryker® se positionnait plus distalement que la plaque Synthes®: respectivement 0,8 et 2,3mm (p=0,04). Cette dernière était plus distale que la Newclip Technics® (4,6mm, p<0,01), elle-même plus distale que la Medartis Babyfoot® (6,1mm, p<0,01), elle aussi plus distale que la Medartis FPL® (11mm, p=0,05). L’indice de Soong moyen quant à lui était plus élevé avec la plaque Synthes® qu’avec la plaque Newclip Technics® (p=0.01), celle-ci présentant un indice supérieur à celui de la Medartis Babyfoot® (p=0.01) et de la Medartis FPL® (p<0.01). L’implant Stryker® présentait un indice plus élevé que celui de la Newclip Technics ® (p<0.01), la Medartis Babyfoot® (p<0.01) et la Médartis FPL® (p<0.01) en zone radiale. Aucune vis ne débordait en intra-articulaire.

La plaque Medartis FPL® pourrait limiter le conflit tendineux avec une hauteur de débord et un indice de Soong parmi les moins élevés mais son éloignement à l’articulation pourrait réduire sa capacité à stabiliser des fractures très distales. À l’inverse, les plaques Synthes®, Newclip Technics ® et Stryker® assurent un bon ancrage distal mais avec un risque probable tendineux accru. La plaque Medartis Babyfoot® semble plus intermédiaire.

Le positionnement des plaques extra-distales de radius fait le compromis entre sécurité pour les tendons fléchisseurs et efficacité de la fixation des fragments distaux. Le choix de la plaque doit être adapté à la morphologie du patient et au type de fracture. La conception future des implants pourrait bénéficier d’une approche modulaire ou personnalisée.
Alexis MOTEL (Paris), Julie DEYRAT, Alain SAUTET, Adeline CAMBON

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B12
Comment rater...
la chirurgie des pathologies ligamentaires ou tendineuses de la main

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la chirurgie des pathologies ligamentaires ou tendineuses de la main

Modérateurs : Ludovic ARDOUIN (Chirurgien de la main) (Nantes), Alexandra FORLI (Chirurgien plastique) (Grenoble), Arnaud WALCH (chirurgien orthopédiste) (Lyon)
Les traumatismes de la main entraîne des lésions ligamentaires, tendineuses, fréquentes, fermées ou ouvertes. Là encore leur prise en charge inadéquate entraine des complications et des séquelles fonctionnelles. Cette table ronde permet de faire le point des progrès et des détails techniques indispensables à connaître et à appliquer pour une prise en charge optimale de ces lésions.
09:00 - 09:30 Comment rater la chirurgie des pathologies ligamentaires ou tendineuses de la main.
09:00 - 09:10 Comment je rate... une rupture de Poulie. Alexandra FORLI (Chirurgien plastique) (Conférencier, Grenoble)
09:10 - 09:20 Comment je rate... une suture des fléchisseurs. Ludovic ARDOUIN (Chirurgien de la main) (Conférencier, Nantes), Martin CHOLLEY-ROULLEAU (Chirurgien) (Co-auteur, Nantes), Marie LE MAPIHAN (Chirurgien) (Co-auteur, Paris), Philippe BELLEMÈRE (chirurgien de la main) (Co-auteur, Saint-Herblain)
09:20 - 09:30 Comment je rate... un entorse de la MCP du pouce. Arnaud WALCH (chirurgien orthopédiste) (Conférencier, Lyon), Aram GAZARIAN (Chef de Service) (Co-auteur, Lyon), Victor RUTKA (Praticien Hospitalier) (Co-auteur, Lyon), Thibault DRUEL (CCA) (Co-auteur, Lyon), Lyliane LY (interne en chirurgie orthopédique) (Co-auteur, Lyon)
09:30 - 10:00 Communications libres - Plaie de la main.
09:30 - 09:35 #48735 - CP041 Accidents de la main en équitation : état des lieux en France, résultats cliniques et propositions d’axes de prévention.
CP041 Accidents de la main en équitation : état des lieux en France, résultats cliniques et propositions d’axes de prévention.

L’équitation, très répandue, est accidentogène. Les traumatismes de la main, moins connus, peuvent être graves. Notre étude, réalisée sous l’égide de la FESUM, visait à recenser les accidents à l’échelle nationale sur 2 ans, analyser les résultats cliniques et établir des axes préventifs.

Notre étude multicentrique rétrospective (questionnaire-mail) a inclus 194 lésions sur 27 mois parmi 34 centres. Une cohorte de suivi prospectif de 17 patients a été menée avec un recul moyen de 14 mois (4-22). Chaque accident a été étudié selon les caractères épidémiologiques patient/cheval/contexte. L’évaluation clinique via un entretien téléphonique portait principalement sur : score PRWHE, échelle sensibilité Spicher, opposition Kapandji, fonction subjective main, score douleur/dextérité spécifique équitation, impact psychologique, reprise d'activités. La filière équine a été contactée via la FFE, le salon EquitaLyon et visite d’un centre équestre.

L’enquête nationale recensait 47% de cas de lésions majeures (ring finger, fracture ouverte, plaie) principalement causées par longe, chute, morsure puis écrasement. Notre cohorte de suivi prospectif comprenait 8 rings fingers de pouces. L’âge moyen était 34 ans (15-62), 60% présentaient un niveau galop 7. 12% étaient gantés. 65% des accidents survenaient à pied. Seul le contexte différenciait significativement les lésions majeures des autres. Le score PRWHE moyen des lésions majeures était 42/100 (6-87) contre 16/100 (0-56) pour les autres (p=0,03), et une fonction subjective manuelle de 48% (2-80%) contre 84% (70-100%) (p=0,01). 24% arrêtèrent l’équitation, 18% subissaient une reconversion professionnelle. Plusieurs niveaux préventifs furent identifiés : national (affiches, articles dans journaux équins, vidéos pédagogiques), régional (formations moniteurs), local (informations, stickers portes des vans, identification situations à risques), individuel (gants, vigilance permanente).

Nos résultats sont concordants avec ceux de Ritter et al. et Wolyncewicz et al. La prévention est à tous niveaux, souligné par Chapman et al. bien que le cheval reste un animal imprévisible. Le caractère rétrospectif de déclaration des accidents introduisait un biais, sous-estimant possiblement les lésions les moins graves. Il existait un nombre important de perdus de vue car les chirurgiens n’étaient pas en mesure d’indiquer les identités exactes, faute de registres spécifiques. A notre connaissance il s’agissait de la première étude française ayant réalisé un recensement national sur ce sujet, un suivi prospectif et proposant des mesures préventives.

Les accidents de la main en équitation surviennent principalement en déplacements à pied. La longe entraîne des rings fingers de pouce aux résultats incertains et variables. La prévention est multi-niveaux : nationale, régionale, locale, individuelle.
Joana PELLETIER (Toulouse), Xavier GUEFFIER, Maxime CIEVET-BONFILS, Adrien ROSSETTI, Pierre MANSAT, Stéphanie DELCLAUX
09:35 - 09:40 #45509 - CP042 La Fast Echographie de doigt dans les traumatismes aigus des doigts longs et du pouce.
CP042 La Fast Echographie de doigt dans les traumatismes aigus des doigts longs et du pouce.

Les traumatismes aigus fermés des doigts longs et du pouce constituent un défi thérapeutique. L’échographie permet d’affiner l’examen clinique et d’adapter la prise en charge de façon personnalisée. Cette étude vise à évaluer l’apport de l’échographie dans la prise en charge des traumatismes fermés aigus des doigts longs et du pouce en consultation post-urgence.

Les patients ont été examinés dans les 15 jours suivant leur passage aux urgences. L’évaluation combinait un examen clinique et un examen échographique standardisé. La prise en charge initiale était soit confirmée, soit modifiée en fonction des résultats échographiques. Le critère de jugement principal était la modification de la prise en charge initiale. Les critères de jugement secondaires incluaient l’évaluation des scores PRWE-Fr et QuickDash ainsi que la réduction de la durée d’arrêt de travail.

Au total, 27 patients ont été vus avec un suivi de minimum 3 mois. L’âge moyen était de 33 ans. Le doigt ainsi que l’articulation les plus atteints étaient respectivement le pouce et l’articulation interphalangienne proximale. L’échographie a conduit à une modification de la prise en charge dans 77,8% des cas. La reprise des activités professionnelles était avancée de 5 jours en moyenne. A 3 mois, le PRWE-Fr et le QuickDash moyens étaient respectivement à 12,9 et 9,42.

Cette étude pilote apporte des premiers éléments prometteurs ainsi qu’une tendance à une meilleure prise en charge thérapeutique grâce à l’utilisation de l’échographie pour les traumatismes aigus fermés de la main. Cependant, des études complémentaires, portant sur des échantillons plus importants, sont nécessaires pour valider la pertinence diagnostique de l'échographie dans son utilisation pour les traumatismes aigus des doigts longs et du pouce.

L’échographie s’impose comme un outil essentiel dans l’évaluation et la prise en charge des traumatismes aigus des doigts longs et du pouce. Accessible, rapide et non irradiante, elle optimise l’examen clinique du Chirurgien de la Main et permet un ajustement thérapeutique précoce.
Zoé SCHOTT (Limoges), Guillaume VERGNENEGRE, Sacha CHROSCIANY, Pascal KOUYOUMDJIAN, Pierre Sylvain MARCHEIX, Olivier MARES
09:40 - 09:45 #48783 - CP043 Utilisation d’une intelligence artificielle généraliste (ChatGPT) pour l’orientation des plaies de la main : étude préliminaire.
CP043 Utilisation d’une intelligence artificielle généraliste (ChatGPT) pour l’orientation des plaies de la main : étude préliminaire.

Les plaies de la main sont fréquentes et potentiellement graves. L’exploration chirurgicale est recommandée dans la majorité des cas, mais difficilement généralisable, notamment dans les déserts médicaux. L’IA pourrait constituer un outil d’aide à l’orientation initiale. L’objectif de ce travail était d’évaluer si ChatGPT-4o, un modèle d’IA généraliste, pouvait contribuer à améliorer l’efficience dans l’orientation des plaies de la main. Il visait également à évaluer sa précision dans l’analyse des photographies de plaies.

Soixante-trois photos issues de cas cliniques réels ont été soumises à ChatGPT selon un protocole standardisé, simulant une situation d’urgence sans chirurgien spécialisé disponible. Pour chaque cas, l’IA devait localiser la plaie, proposer un examen clinique adapté, identifier les structures à risque, recommander une orientation thérapeutique et un délai de prise en charge. Les orientations thérapeutiques proposées ont été évaluées au regard des constatations peropératoires et les autres réponses analysées selon leur degré de précision.

L’orientation proposée par l’IA correspondait à celle réalisée dans notre service dans 66,7 % des cas. Une exploration chirurgicale était recommandée dans 77,8 %. L’IA aurait permis d’éviter 14,3 % d’explorations inutiles, au prix d’une seule lésion non détectée (1,6 %), mais recommandait aussi inutilement l’exploration de 5 plaies pulpaires distales (7,9 %). La localisation était exacte dans 46 % des cas, l’identification des structures à risque précise dans 55,6 %, et l’examen clinique proposé approprié dans 81 %, bien que souvent non ciblé.

Il s'agit d'une pré-étude aux résultats prometteurs. Un logiciel plus spécifique doit être développé.

Sans entraînement spécifique, ChatGPT a montré un potentiel prometteur pour l’orientation initiale des plaies de la main en contexte non spécialisé. Toutefois, ses performances restent très insuffisantes pour un usage clinique. Une IA dédiée, formée sur des données spécifiques, pourrait en revanche devenir un outil fiable d’aide au tri, notamment dans les zones sous-dotées.
Samuel DIAMANT (Strasbourg), Adeline MATHIOT, Stephanie GOUZOU, Juan-Carlos RIVERA, Etienne QUOIRIN, Philippe LIVERNEAUX, Sybille FACCA
09:45 - 09:50 #45474 - CP044 Facteurs de risques de réopération suivant les morsures de chat à la main.
CP044 Facteurs de risques de réopération suivant les morsures de chat à la main.

Les morsures de chat, souvent causées par Pasteurella multocida, entraînent un taux élevé d'infections, en particulier au niveau de la main. Cela est dû à la nature des plaies par perforation, qui piègent les bactéries et provoquent des infections polymicrobiennes telles que la ténosynovite pyogène, l'arthrite et l'ostéomyélite, nécessitant fréquemment une réintervention chirurgicale.

Cette étude rétrospective a analysé les données de patients ayant subi un traitement chirurgical pour morsure de chat entre janvier 2015 et juillet 2024, incluant les blessures aux doigts, à la main, au poignet ou à l’avant-bras. Les données démographiques, les antécédents médicaux, les résultats microbiologiques et les détails chirurgicaux ont été collectés. L’analyse statistique a utilisé les tests du Chi², des modèles de régression et le test exact de Fisher (p < 0,05).

163 patients ont été opérés. La majorité des blessures concernaient les doigts (59 %), avec une atteinte tendineuse dans 45 % des cas et articulaire dans 25 %. Pasteurella multocida a été identifiée dans 36 % des cas. Des réinterventions ont eu lieu dans 9,8 % des cas, les complications incluant la ténosynovite pyogène, l’arthrite septique et l’ostéomyélite. Les facteurs de risque de réintervention comprenaient l’hypertension, le diabète, la polyarthrite rhumatoïde, le cancer, la lymphangite, une CRP, une glycémie et une créatinine élevées, une natrémie et un DFG faibles, ainsi qu’une thrombopénie. L’atteinte tendineuse, la profondeur de la blessure, un délai de consultation, une durée opératoire prolongée et des interventions complexes réalisées par des spécialistes étaient également des facteurs significatifs. En revanche, le tabagisme, l’obésité, la présence de pus, de rougeurs, d’un œdème ou l’administration d’antibiotiques IV n’étaient pas des facteurs significatifs.

L’hypertension, le diabète, la polyarthrite rhumatoïde, le cancer, la lymphangite, l’atteinte tendineuse et la profondeur de la blessure augmentent significativement le risque de réintervention. La thrombopénie s’est révélée être un facteur déterminant, les patients thrombopéniques ayant un risque multiplié par 6,43 de nécessiter une nouvelle opération. Un retard de prise en charge, notamment chez les patients diabétiques, aggrave les complications. Les interventions chirurgicales réalisées par des spécialistes sont associées à des durées opératoires plus longues et à un taux de complications plus élevé. Une chirurgie précoce, une antibiothérapie rapide et une gestion appropriée des plaies sont essentielles pour réduire les complications.

Une prise en charge rapide incluant un traitement précoce, un débridement chirurgical sans délai et une antibiothérapie adaptée est cruciale pour prévenir les complications et limiter la nécessité de réinterventions.
Mahdi SIALA (Toulouse)
09:50 - 09:55 #48467 - CP045 Punching glass–A surgical and psychosocial emergency: a retrospective review of 320 Cases.
CP045 Punching glass–A surgical and psychosocial emergency: a retrospective review of 320 Cases.

Glass-punching injuries represent a distinct clinical and psychosocial challenge, often associated with impulsive acts of aggression. While wounds may appear minor, underlying tendon, nerve, or vessel injuries are frequent and can be disabling. Similar findings have been reported globally, confirming the under-recognition of these complex hand traumas and the socioeconomic burden they impose.

We conducted a retrospective review of 320 patients managed between 2005 and 2020. All patients underwent surgical exploration under axillary block and general anesthesia. Repairs were performed in a standardized sequence: tendons, vascular structures, and nerves. Postoperative care included immobilization followed by a physiotherapy program. Injuries were classified as Type I (dorsal), Type II (palmar), or Type III (both surfaces).

The cohort was predominantly young (mean age: 24 years), male (97%), and right-handed (82%), with 91% of injuries related to episodes of anger. Type I injuries represented 180 cases, Type II 76 cases, and Type III 64 cases. Functional outcomes were excellent for Type I, good for Type II, and satisfactory for Type III, based on Total Active Motion and MRC sensory grading. The complication rate was 7%, primarily superficial infections and complex regional pain syndrome.

Our findings corroborate those of Schaefer et al., who emphasized that tendon, nerve, and vessel injuries are frequently interrelated in glass-punching trauma. Despite often minimal cutaneous wounds, up to 59% of cases may involve deep structural damage—justifying systematic surgical exploration. Moreover, the predominance of young, unemployed, intoxicated men in both cohorts highlights a vulnerable group with poor follow-up compliance and increased societal cost.

Glass-punch injuries are both surgical and psychosocial emergencies. They demand systematic exploration regardless of wound size and benefit from multidisciplinary care including psychological support. Public health strategies and structural prevention (e.g., use of safety glass) should be reinforced.
Ayoub IDRISSI (Tunis, Tunisie), Yassine TRABELSI, Hazem AMARA, Mohamed Ali SBAI, Riadh MAALA

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G2
Session GEMMSOR
Communications Libres

Session GEMMSOR
Communications Libres

Modérateurs : Serge ROUZAUD (kiné) (Pessac), Erle WELTZER (Chirurgien) (Pessac)
09:00 - 09:10 CG06 Le patient face à sa nouvelle main - Quels moyens pour clore une prise en charge en cas de séquelles non acceptées par le patient ? Lucie RODRIGUEZ (Masseur kinésithérapeute) (Orateur, Saint-Dizier)
09:10 - 09:20 #48737 - CG07 Ré-éducation des lésions des tendons fléchisseurs : intérêt du poignet libre ?
CG07 Ré-éducation des lésions des tendons fléchisseurs : intérêt du poignet libre ?

Les lésions des tendons fléchisseurs sont des lésions traumatiques fréquentes de la main, qui représentent un challenge thérapeutique, en terme de techniques chirurgicales et en terme de réhabilitation. Depuis l’apparition des premiers protocoles de mobilisation semi-active, la rééducation a progressé vers une mobilité de plus en plus libre. Décrit dans les années 1990, le protocole Manchester introduit la libération du poignet et permet une rééducation basée sur la mobilisation synergique poignet/doigts. Celui-ci a été introduit dans notre unité en 2015. Nous présentons les résultats de notre série de patients, comparée à notre série précédente, ré-éduquée selon le protocole MFAP.

Étude rétrospective comparative incluant deux cohortes de patients opérés d’une lésion des tendons fléchisseurs entre 2008 et 2023. La première cohorte (n=180), traitée entre 2008 et 2015, a été rééduquée selon le protocole MFAP. La seconde cohorte (n=130), entre 2015 et 2023, a suivi le protocole Manchester. Les patients de la première cohorte bénéficiaient d’une attelle longue, poignet pris, et ceux de la deuxième d’une attelle courte. Tous les patients ont bénéficié d’une rééducation précoce (J4-J5), avec séances quotidiennes, incluant mobilisation passive, mobilisation en flexion/extension active protégée, et travail synergique poignet/main pour la cohorte Manchester.

L’âge moyen était similaire dans les deux groupes (35,5 ans), avec une majorité d’hommes (71% et 76,1%). La cohorte MFAP présente un plus grand pourcentage de lésions pluridigitales (34%) que la cohorte Manchester (15.3%), avec toutefois un taux de lésions associées nerveuses ou artérielles similaire (60.5% contre 58.6%). La majorité des lésions se trouvent en zone 2 de Verdan (46,9% MFAP vs 60% Manchester). Le score moyen de Strickland pour les lésions isolées était de 127,3° (MFAP) contre 132,6° (Manchester), et de 129,2° vs 130,8° pour les lésions pluridigitales. En cas de lésion associée, le Strickland était de 126° (MFAP) contre 131° (Manchester). Les taux de re-rupture (4,3% vs 3%) et de ténolyse (6,1% dans les deux groupes) sont comparables.

L’introduction d’une mobilisation synergique poignet/doigts via le protocole Manchester permet un gain fonctionnel modeste mais significatif, notamment en amplitude articulaire, sans augmentation du taux de complications. Malgré une proportion plus élevée de lésions complexes dans le groupe MFAP, les résultats suggèrent que la libération précoce du poignet optimise la récupération fonctionnelle.

Par sa mobilisation synergique poignet/doigt, l’utilisation du protocole Manchester offre des résultats légèrement supérieurs en terme de mobilité, avec un taux de complication et de reprises chirurgicales comparable au protocole MFAP.
Marie PÉCLARD (Geneve, Suisse), Martine GIROUD, Claudia FERNANDES DA CUNHA, Jean-Yves BEAULIEU
09:20 - 09:30 CG08 Poignet et Syndrome Ehlers-Danlos hypermobile : Réflexion sur les orthèses de fonction. Noémie SARAZIN (Ergothérapeute) (Orateur, Suisse, Suisse)
09:30 - 09:40 CG09 Etat des lieux d’un service de chirurgie de la main en Asie centrale : cas d’exemple au Kirghizstan. Romain SILHOL (MKDE) (Orateur, Toulon)
09:40 - 09:50 CG10 Facteurs prédictifs de l’évolution des tendons fléchisseurs opérés. Hassem SLAMA (kinésithérapeute) (Orateur, Mauguio)
09:50 - 09:55 Questions.

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D13
Conférence d'Enseignement
Arthrose péritrapézienne et prothèse TMC

Conférence d'Enseignement
Arthrose péritrapézienne et prothèse TMC

09:00 - 09:30 Arthrose péritrapézienne et prothèse TMC. André GAY (Chirurgien Libéral) (Conférencier, Marseille)

09:30
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D14
Communications Libres
Poignet traumatique

Communications Libres
Poignet traumatique

Modérateurs : Jean-Michel COGNET (Chirurgien Orthopédiste) (Reims), André GAY (Chirurgien Libéral) (Marseille)
09:30 - 09:35 #45606 - CP080 Distal interosseous membrane reconstruction to treat distal radioulnar joint instability; 4 cases.
CP080 Distal interosseous membrane reconstruction to treat distal radioulnar joint instability; 4 cases.

Chronic distal radioulnar joint (DRUJ) instability impairs wrist kinematics, leading to a highly disabling condition and degenerative lesion. Numerous reconstructive techniques have been described either intra-articular, extra-articular or both. Recent literature has focused attention on the distal interosseous membrane (DIOM) and its contribution to DRUJ stability in all forearm position in addition to the TFCC. Here, we describe a new ligament reconstruction of the DIOM to treat chronic DRUJ instability and report the results of a series of four cases.

We operated four patients who had chronic post-traumatic DRUJ instability. Preoperative clinical evaluation confirmed the instability, associated with painful pronosupination and a grip strength weakness (48 to 60% of the contralateral side). Arthrogram excluded arthritis in the DRUJ and TFCC lesion. We use a free palmaris longus (or extensor carpi radialis brevis slip) graft to reconstruct the DIOM and the DOB. The ligamentoplasty is located 15% of the length of the ulna from the ulnar head, midway between the radial and ulnar insertions of the DOB. The graft is passed through two tunnels, a bicortical posteroanterior ulnar tunnel and a 15° oblique transverse blind radial tunnel.

All patients were reviewed one year after the surgery. DRUJ instability was systematically resolved. All patients were painless during pronosupination. Grip strength improved from 85 to 90% relative to the contralateral side. There was no difference in flexion–extension and pronation. Supination was reduced by 10 to 20°. All patients were able to resume working in the same occupation at a mean time of 4 months. Postoperative axial CT scans confirmed joint congruence restoration in pronation and supination.

Longitudinal axis of the reconstruction mechanically provide the best possible support against posterior-anterior instability. We believe that having an exact graft length avoids overtensioning the graft and allows easier control over the tension of the reconstructed ligament. Using interference screw reinforces the strength of the ligamentoplasty.

This surgical reconstruction of the DOB may offer an alternative technique, allowing it to be purely extra-articular, thus reducing stiffening of the radiocarpal and ulnocarpal joints. It appears to be technically simple and effective procedure to contend posterior-anterior ulnar head instability.
Emmanuel PIGUET (Genève, Suisse), François-Gabriel MIDON, Jean-Yves BEAULIEU, Lionel ATHLANI
09:35 - 09:40 #46218 - CP081 variation de la pronosupination en fonction de la variance radio-ulnaire distale, étude cadavérique.
CP081 variation de la pronosupination en fonction de la variance radio-ulnaire distale, étude cadavérique.

Forearm pronosupination relies heavily on the integrity of the distal radioulnar joint (DRUJ). In non-operative management of distal radius fractures, metaphyseal collapse may lead to radial shortening and altered ulnar variance, potentially impairing forearm rotation. Previous studies have shown the impact of sagittal deformities on pronosupination. This cadaveric study aimed to quantify the impact of ulnar variance on pronosupination.

Eight fresh-frozen human forearms (4 left, 4 right) were examined. Each radius was progressively shortened in 1 mm increments up to 4mm, using a dedicated distal radius plate. At each step, pronation and supination ranges were measured using a goniometer on a particular measurement table. A 3D fluoroscopic scan (C-arm) assessed DRUJ alignment and quantified distal radioulnar variance at each stage.

Preliminary results show a progressive loss of pronation, reaching 36% of loss at 4mm of radial shortening (50° at 4mm vs 78° at initial stage). Supination remain non affected. 3D imaging confirmed the progressive elevation of the ulna, and the absence of axial DRUJ subluxation.

This study demonstrates that moderate radial shortening can compromise pronosupination, even without angular deformity. Distal radioulnar variance thus emerges as a key parameter to monitor when managing distal radius fractures conservatively, not only considering the risk of ulnocarpal impigement but also in reduction of pronation, imparing functional results.

Patients treated conservatively with a high level of radial shortening may be warned that this could impair pronation significantly.
Lucille COSANDIER-AUBERSON, Emmanuel PIGUET (Genève, Suisse), Jean-Yves BEAULIEU, Lionel ATHLANI
09:40 - 09:45 #48509 - CP082 Corrélation entre la morphologie de l'encoche sigmoïde et les lésions du TFCC dans l’instabilité de l’articulation radio-ulnaire distale.
CP082 Corrélation entre la morphologie de l'encoche sigmoïde et les lésions du TFCC dans l’instabilité de l’articulation radio-ulnaire distale.

La stabilité de l’articulation radio-ulnaire distale (ARUD) dépend, entre autres facteurs, de la morphologie de l’encoche sigmoïde. Bien que les variations morphologiques aient été relativement bien décrites, les données spécifiques évaluant la corrélation entre le type de lésion du complexe fibrocartilagineux triangulaire (TFCC) et la morphologie de l’encoche sigmoïde restent rares. Cette étude vise à décrire la morphologie de l’encoche sigmoïde chez des patients traités pour une instabilité de l’ARUD et à évaluer la corrélation entre la morphologie articulaire et le type de lésion du TFCC.

45 patients traités pour une ARUD instable et ayant bénéficié d’une arthro-IRM préopératoire ont été inclus rétrospectivement. L’encoche sigmoïde a été analysée sur des coupes axiales pondérées en T1 de l’IRM, puis classée en quatre groupes selon la classification de Tolat. Cette classification subjective a été complétée par des mesures objectives, corrélées à la forme du radius et à la courbure de la tête ulnaire. Les lésions du TFCC ont été évaluées à l’aide de l’arthro-IRM préopératoire et de l’arthroscopie. Un groupe contrôle de patients avec IRM pour suspicion de fracture du scaphoïde à été comparé.

La morphologie de l’encoche sigmoïde dans les cas d’instabilité de l’ARUD a été analysée selon la classification de Tolat. Des mesures objectives des différentes variations morphologiques et leur corrélation avec le type de lésion du TFCC ont été réalisées.

L'instabilité de l'articulation radio-ulnaire distale est fréquente mais peut être difficile à traiter. La forme du radius au niveau de son incisure sigmoïde avec sa lèvre ostéocartilagineuse palmaire semble jouer un rôle mineur pour la stabilité de l’ARUD par rapport aux tissus mous stabilisateurs, comme le TFCC. Les fractures impactées de l'échancrure sigmoïde sont un autre cas de figure, qui peuvent entraîner une instabilité de cette articulation et un manque de pronosupination.

Notre étude ne montre pas de différence significative entre le groupe avec instabilité et lésion du TFCC comparativement au groupe contrôle. Ce résultat est aligné avec la littérature suggérant un rôle mineur de la morphologie de l’encoche sigmoïde dans la stabilité de l’ARUD.
Jessica BILLY (Genève, Suisse), Flavien MAULER, Jean-Yves BEAULIEU
09:45 - 09:50 #48721 - CP083 Luxation palmaire isolée de l' articulation radio-ulnaire distale : concepts actuels et rapport de cas.
CP083 Luxation palmaire isolée de l' articulation radio-ulnaire distale : concepts actuels et rapport de cas.

Isolated volar dislocation of the distal radioulnar joint (DRUJ) is an exceptional lesion, frequently underdiagnosed due to its atypical presentation and lack of specific radiological signs. Delayed diagnosis exposes patients to functional impairment and chronic instability. We report a case illustrating the diagnostic and therapeutic challenges of this injury, combined with a literature review and proposal of an evidence-based therapeutic algorithm.

A 20-year-old male sustained an isolated volar DRUJ dislocation following a rugby injury. Diagnosis was based on clinical examination (absence of dorsal ulnar head prominence, wrist blocked in supination) and imaging (X-rays, CT-scan). An initial reduction attempt under minimal sedation failed. Successful reduction was obtained under axillary block and sedation using hyperpronation and direct pressure. Immobilization was performed for 6 weeks, first in pronation then neutral. A review of the literature was conducted to compare management strategies and outcomes.

Reduction under adequate anesthesia allowed precise stability testing, avoiding unnecessary surgical fixation. MRI at 3 weeks showed volar ligament thickening and distal interosseous membrane lesion, without TFCC tear. At 2-year follow-up, the patient had full range of motion, no pain, and returned to work and sports, including rugby. The literature highlights the importance of early diagnosis, adequate sedation for reduction, and individualized immobilization duration. We propose a therapeutic algorithm to guide management.

Early recognition and reduction of isolated volar DRUJ dislocation under appropriate conditions ensure excellent functional outcomes. Our case supports the need for systematic prono-supination assessment, strict imaging, and tailored immobilization without systematic pinning. Our algorithm aims to standardize care in this rare but impactful injury.

This case emphasizes the diagnostic traps and the role of advanced imaging to identify associated soft tissue lesions. The literature shows variable immobilization strategies and scarce consensus on surgical indications. Our proposed algorithm integrates current evidence and may help limit chronic instability risk.
Cerise GOSSELIN (Toulouse), Clémentine RIEUSSEC, Pierre MANSAT, Stéphanie DELCLAUX, Mathieu GIRARD, Hugo BARRET
09:50 - 09:55 #48736 - CP084 Le phénomène cinématique de « boutonnière » de la tête ulnaire entre ECU et EDQ lors de la pronosupination. Implications Cliniques dans les pathologies RUD et leurs traitements.
CP084 Le phénomène cinématique de « boutonnière » de la tête ulnaire entre ECU et EDQ lors de la pronosupination. Implications Cliniques dans les pathologies RUD et leurs traitements.

L’axe mécanique oblique physiologique de la pronosupination passe par le centre de la tête radiale et la fovéa de la tête ulnaire. Pourtant, la cinématique de la tête ulnaire dans le plan axial lors de la pronosupination du sujet normal est discutée. Certains décrivent un déplacement de la tête ulnaire sur une trajectoire en arc de cercle dans le plan axial, ce que semble supporter l’observation clinique. D’autres considèrent qu’elle est immobile lors de la pronosupination et que seul le radius tourne autour de la tête ulnaire. Le but de ce travail était d’apporter des preuves en faveur de l’une ou l’autre conception. Il s’agit à notre connaissance de la première étude expérimentale sur spécimens frais visant à définir la cinématique de la tête ulnaire lors de la pronosupination sur des membres supérieurs entiers, coude conservé.

Nous avons préparé 11 avant-bras frais indemnes de pathologies, coudes intacts. Nous avons exposé le plan médial aponévrotique et osseux sur toute la hauteur de l’avant-bras placé en position verticale. Des broches de 15 dixièmes ont été implantées au moteur dans les métaphyses proximale et distale et dans la diaphyse ulnaire. Pour chacun des sujets, une pronosupination complète autour du neutre a été observée et enregistrées en video. Nous avons également filmé in vivo chez 5 volontaires sains la pronosupination lors de la prise d’un tournevis supportée par l’entité radius-carpe-squelette fixe main.

Les métaphyses proximale / distale ulnaires ainsi que la diaphyse restaient strictement immobiles dans le plan axial et par rapport au coude lors de la pronosupination dans 100%. L’impression de mobilité de la tête ulnaire in vivo, est un artifice produit par son asymétrie dans le plan axial (diamètre médial-latéral plus important que diamètre antéro-postérieur). Cette asymétrie crée une « boutonnière de la tête ulnaire entre ECU et EDQ en pronation, cet espace s’effaçant complètement en supination. De plus, il existe une multitude d’axes possibles de pronosupination si l’on considère la prise d’un tournevis supportée par l’entité radius-carpe-squelette de la main par exemple

Nos résultats suggèrent que c’est bien le radius qui tourne autour d’un ulna immobile, l’impression de trajectoire de la tête ulnaire étant produite par son asymétrie dans le plan axial qui produit un effet "came".

Il s’agit à notre connaissance de la première étude expérimentale décrivant la boutonnière de la tête ulnaire lors de la pronation. Les implications cliniques concernent toute la pathologie et chirurgie de la tête ulnaire.
Guillaume HERZBERG (Lyon), Marion BURNIER, Lyliane LY

10:00 - 10:30 Pause café - Visite des stands - Consultation des ePosters
10:30
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A14
Table ronde FESSH
Les plus beaux CAS CLINIQUES de la FESSH

Table ronde FESSH
Les plus beaux CAS CLINIQUES de la FESSH

Modérateur : Alexandre DURAND (Chirurgien de la main) (Nancy)
Conférenciers : Thomas APARD (chirurgien) (Conférencier, Versailles), Xavier GUEFFIER (Chirurgien) (Conférencier, Bourgoin-Jallieu), Jonathan HOBBY (jonathan.hobby@btinternet.com) (Conférencier, Newbury, Royaume-Uni)
Nous accueillons des chirurgiens impliqué au sein de la FESSH qui nous montrerons des situations cliniques que la collaboration entre pays et services de chirurgie de la mais a permis de régler ensemble de façon originale

10:30-11:00
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B14
Conférence d'Enseignement
Facteurs Humains

Conférence d'Enseignement
Facteurs Humains

Cette conférence va permettre d’explorer les biais cognitifs qui nous font faire des erreurs et prendre le mauvais chemin. Leur connaissance peut permettre d’éviter ces pièges.
10:30 - 11:00 Facteurs humains. Patrick HOUVET (Chirurgien) (Conférencier, Paris)

10:30-11:15
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G3
Session GEMMSOR
Discussion de cas cliniques

Session GEMMSOR
Discussion de cas cliniques

Modérateurs : Célia BOUKARI (Masseur Kinésithérapeute DE) (Montpellier), Marie-Charlotte BRANCHET (Ergothérapeute Cadre de santé) (Toulon)
10:30 - 10:45 Complication après lésions d’extenseur en zone 3 4: erreur ou aléa ? Maxime FOURMY (Kinésithérapeute-Orthésiste) (Conférencier, Marseille)
10:45 - 11:00 Cas complexe de fractures métacarpiennes traitée orthopédiquement. Adeline CAMBON (PU-PH) (Conférencier, Paris), Sylvain CÉLERIER (Kinésithérapeute) (Conférencier, Paris)
11:00 - 11:15 Comment je rate … la rééducation d’un extenseur. Manuel FRANÇOIS (Kiné-Orthesiste) (Conférencier, Grenoble)

10:30-11:00
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D16
Communications Libres
Poignet traumatique

Communications Libres
Poignet traumatique

Modérateurs : Pierre Emmanuel CHAMMAS (Praticien Hospitalier) (Montpellier), Camille ECHALIER (Docteur) (Paris)
10:30 - 10:35 #48805 - CP085 Reconstruction microchirurgicale de l'ulna distal.
CP085 Reconstruction microchirurgicale de l'ulna distal.

De nombreuses étiologies peuvent être à l’origine d’une destruction de l’ulna distal et de l’articulation radio-ulnaire distale (RUD). Ainsi, nous avons évalué un modèle biologique de reconstruction microchirurgicale de l’ulna distal par un transfert vascularisé de l’articulation métatarso-phalangienne du 2e orteil (MTP). Nous proposons une étude biomécanique et chirurgicale de faisabilité de ce transfert.

L’arc de mobilité en prono-supination de la RUD de 6 cadres antébrachiaux a été étudié au laboratoire d’analyse du mouvement. Les avant-bras ont été installés sur un cadre automatisé et télécommandé construit à cet effet afin d’obtenir une mobilité en pronosupination reproductible. Cinq acquisitions ont été faites par sujet. Ce même arc de mobilité a été évalué une nouvelle fois après avoir remplacé les articulations RUD par des MTP. L’étude de faisabilité chirurgicale consistait à implanter une MTP en lieu et place d’une RUD. Ainsi nous avons souhaité déterminer une voie d’abord, une technique d’ostéosynthèse, un site de branchement microchirurgical puis réaliser un test clinique et radiographique.

Sur le plan biomécanique, l’arc de mobilité général moyen de la pronosupination était de 122,5° contre 112,2° après remplacement par une MTP. Sur le plan chirurgical, un abord dorso-ulnaire permet d’aborder facilement l’articulation RUD. Avec prudence, il convient d’aménager une logette dans le radius afin d’accepter le transfert de MTP. L’ostéosynthèse peut être confiée à un brochage. Les sutures microchirurgicales se font par des anastomoses termino-terminales sur le pédicule ulnaire au travers d’un abord palmaire.

Il est biomécaniquement et chirurgicalement possible de reconstruction une articulation RUD par un transfert microchirurgical de MTP. Ce transfert s’intègre dans l’arc de mobilité de la RUD. Il autorise la reconstruction ostéo-articulaire de la RUD mais également des éléments ligamentaires. Les séquelles restent acceptables sur le site donneur. Cette solution peut s’adresser à des patients présentant une destruction post-traumatique de l’ulna distal et/ou de la RUD, après une résection tumorale. Il peut également être proposé en cas d’échec des gestes palliatifs (Sauvé-Kapandji, Bowers, Watson) ou dans lors des faillites des prothèses radio-ulnaires distales.

Ce travail a permis de démontrer la faisabilité biomécanique et chirurgicale de cette technique de reconstruction de l’ulna distal par un transfert microchirurgical de la MTP.
Germain POMARES (Luxembourg, Luxembourg), Amandine LEDOUX, Christophe CAMPS, Christophe DUYSENS, Alban FOUASSON-CHAILLOUX
10:35 - 10:40 #48290 - CP086 Evaluating the necessity of ulna fixation in distal both-bone forearm fractures.
CP086 Evaluating the necessity of ulna fixation in distal both-bone forearm fractures.

Fractures of the ulnar neck and head are often associated with distal radius fractures. The management of these combined injuries remains controversial, particularly regarding the usefulness of osteosynthesis of the distal ulna. The aim of this study was to determine whether distal ulnar osteosynthesis offers any functional benefit in patients with a distal radius fracture associated with a distal ulna fracture.

This retrospective study included 56 cases of distal one-fourth both-bone forearm fractures with surgical fixation of the radius. Two groups of 28 patients were analyzed: “ulnar osteosynthesis” and “conservative treatment of the ulna.” Clinical and radiographic outcomes were compared between the two groups. The primary outcome measure was the PRWE (Patient-Rated Wrist Evaluation) score. Secondary outcome measures included complications and hardware removal, quality of fracture reduction, and intraoperative radiation exposure.

Analyses showed no significant difference between the groups in terms of PRWE score (p=0.263). No significant differences were found for the secondary outcome measures. The results highlight the importance of achieving anatomical reduction of the radius to maintain the stability of the distal radioulnar joint.

There appears to be no clear functional benefit to performing osteosynthesis of the distal ulna in patients with combined distal radius and distal ulna fractures. These findings raise questions about the indications for distal ulna surgery in this context and underscore the need for prospective studies to confirm these observations and optimize treatment protocols.

There is no functional benefit to performing osteosynthesis of the ulna in distal one-fourth both-bone forearm fractures. These results call into question the routine surgical management of the ulna in such cases.
Solenn IVIN (Brest), Thomas DAOULAS, Olivier BOZON, Rémi DI FRANCIA, Marie VERGNENEGRE, Hoël LETISSIER
10:40 - 10:45 #45375 - CP087 Ostéotomie métaphysaire oblique de raccourcissement de l’ulna distal : une technique méconnue.
CP087 Ostéotomie métaphysaire oblique de raccourcissement de l’ulna distal : une technique méconnue.

Le syndrome d'impaction ulno-carpien (SIUC) est une cause fréquente de douleurs du bord ulnaire du poignet, traditionnellement traité par une ostéotomie de raccourcissement ulnaire avec une ostéosynthèse par plaque. Cependant, ces ostéosynthèses par plaque sont associées à un important taux de complications. Il existe une lacune dans l'identification d'une technique fiable qui minimise ces complications tout en maintenant des résultats efficaces. Cette étude évalue les résultats cliniques et radiologiques de l‘ostéotomie métaphysaire oblique de raccourcissement de l’ulna (OMOR) dans les SIUC.

Une étude rétrospective a été menée sur 34 patients (23 hommes, 11 femmes) qui ont été traités par une OMOR entre février 2019 et novembre 2024. Un abord dorso-ulnaire oblique était réalisé. Le trait d’ostéotomie était tracé sur l’os. Il devait être oblique de radial en ulnaire de distal en proximal et le plus long possible. L’ostéotomie devait être extrapériostée et extra-articulaire. Une broche transosseuse permettait de contrôler la réduction de l’ostéotomie. L’ostéosynthèse été réalisée par des vis bicorticales 2.0mm. Un contrôle clinique de la pronosupination était réalisé après la stabilisation osseuse ainsi qu’un contrôle radiographique. Une immobilisation de 6 semaines par une orthèse de Sarmiento faisait suite à l’intervention.

La longueur moyenne de l'ostéotomie était de 58,8 mm (intervalle 24-109 mm), avec 4 à 6 vis utilisées dans l’ensemble des cas. Une consolidation de l’ostéotomie a toujours été observée avec un délai moyen de 2,5 mois (±1). La variance ulnaire s'est améliorée, passant d'une moyenne préopératoire de +3 mm à une moyenne postopératoire de -1,3 mm, avec un raccourcissement moyen de 4,5 mm. Tous les patients ont signalé une amélioration de la douleur, bien que trois d'entre eux aient connu une légère réduction de l'amplitude de mouvement en pronosupination, avec un manque de 10° de supination. Les complications ont été minimes, avec seulement 3 cas (9%) nécessitant le retrait du matériel, un cas de tendinite de l'ECU et aucun cas de pseudarthrose.

Cette technique d’OMOR donne des résultats prometteurs pour le traitement des SIUC. Avec des avantages indéniables tels qu’un taux élevé de consolidation, un taux de complication réduit. Elle semble supérieure selon les données de la littérature aux ostéotomie de l'ulna par guide coupe et fixation par plaque.

La simplicité de la technique, associée à des résultats cliniques et radiologiques favorables, suggère qu'elle pourrait être une alternative précieuse aux méthodes de fixation par plaque, réduisant potentiellement le besoin de chirurgies secondaires et améliorant la satisfaction des patients.
Amandine LEDOUX (Luxembourg, Luxembourg), Alban FOUASSON-CHAILLOUX, Christophe CAMPS, Thomas JAGER, Christophe DUYSENS, Germain POMARES
10:45 - 10:50 #48809 - CP088 Comment je fais une ostéotomie oblique de soustraction de l’ulna.
CP088 Comment je fais une ostéotomie oblique de soustraction de l’ulna.

Les syndromes d’impaction de l’ulna, primitifs ou secondaires, relèvent fréquemment d’une indication d’ostéotomies de soustraction de l’ulna. Ces ostéotomies sont classiquement effectuées en zone diaphysaire avec une ostéotomie transversale ou oblique courte et fixation par plaque. Nous rapportons une technique d’ostéotomie métaphysaire oblique de soustraction de l’ulna.

Notre expérience se fonde sur une série de plus de 50 cas. Le patient est installé en décubitus dorsal avec le bras opéré, installé sur une table à main, en abduction d’épaule. L’intervention est menée sous anesthésie locorégionale. Une longue incision, centrée sur le 1/3 distal de l’ulna, oblique de proximal en distal et d’ulnaire en radial. La branche nerveuse dorso-ulnaire est repérée et protégée. La dissection se poursuit dans l’intervalle entre le muscle fléchisseur ulnaire et l’extenseur ulnaire du carpe. Les muscles sont ruginés en sous-périostés afin d’exposer le tiers distal de l’ulna. Il est inutile d’ouvrir l’articulation radio-ulnaire distale. Une fois l’ulna dégagé, des écarteurs contre-coude sont disposés de part et d’autre de la diaphyse. Le trait d’ostéotomie est tracé sur la diaphyse dans le même sens que l’incision cutanée.

Ce trait doit être le plus long possible. L’ostéotomie se fait à la scie oscillante et sous irrigation. Lorsque l’ostéotomie est complète, une broche de 16 est introduite au travers de la première corticale, parallèlement au trait d’ostéotomie. Cette broche est utilisée comme levier en appui sur la deuxième corticale afin de faciliter la translation proximale. Translation qui doit être planifiée en amont. Préalablement à la manœuvre de réduction, nous avons pour habitude de réséquer les extrémités osseuses, fragiles et sans valeur mécanique. Cette résection millimétrique sert également de repère lors de la réduction. La réduction est assurée à l’aide de deux daviers et vérifiée par un contrôle radiographique puis l’ostéosynthèse de fait avec 5 à 6 vis perpendiculaires au foyer d’ostéotomie. Après la fermeture du site opératoire une immobilisation bloquant la pronosupination est nécessaire pour une période de 4 à 6 semaines. Une tomodensitométrie est effectuée vers la 6e semaine afin de s’assurer de la bonne évolution de l’ostéotomie.

Les suites opératoires sont relativement simples. Nous ne déplorons aucune pseudarthrose, le retrait du matériel n’a dû être effectué que chez deux patients. Nous retrouvons un cas de tendinite chronique de l’extenseur ulnaire du carpe.

L’efficacité du traitement sur le contrôle des douleurs et la restitution de la force nous convainc de l’efficacité de cette technique.
Germain POMARES (Luxembourg, Luxembourg), Olivier NICOD, Amandine LEDOUX, Christophe DUYSENS, Christophe CAMPS, Alban FOUASSON-CHAILLOUX
10:50 - 10:55 #48215 - CP089 Reinsertion de TFCC arthroscopique, quand ça tourne au cauchemard!
CP089 Reinsertion de TFCC arthroscopique, quand ça tourne au cauchemard!

La réinsertion des atteintes centrales du TFCC peuvent se faire par différentes techniques dont la technique arthroscopique.

La vidéo traite d'une réinsertion fovéale de TFCC selon la téchnique des tunnels osseux avec aide par ancillaire arhrex.

La video met en exergue les difficultés qui peuvent être rencontrées lors d'un chirurgie du TFCC centrale par technique du tunnel osseux double et les astuces mises en oeuvre pour les contrecarrer.

Parmi les difficultés présentées par ce type de techniques certaines peuvent être liées à des ruptures de fil, des changements d'angle de visée par le viseur adapté qui ne l'est plus, par une ancre osseuse qui ne s'impacte plus sur un tunnel ovalisé.

Il existe plusieurs techniques pour reinserer un TFCC sous arthroscopie et à ciel ouvert. Choisir sa technique, c'est choisir les risques per opératoire auxquels on s'expose.
Mahdi SIALA (Toulouse)

11:00
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A15
Communications Libres
Chirurgie du plexus de l'enfant

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Chirurgie du plexus de l'enfant

Modérateurs : Bertrand COULET (PU PH) (Montpellier), Franck FITOUSSI (PUPH) (Paris)
11:00 - 11:05 #48511 - CP011 Synostoses radio-ulnaires proximales congénitales : étude des guides de coupe sur mesure après planification scannographique.
CP011 Synostoses radio-ulnaires proximales congénitales : étude des guides de coupe sur mesure après planification scannographique.

Les synostoses radio-ulnaires congénitales sont des malformations rares correspondant à un défaut de séparation fœtale entre extrémités proximales du radius et de l’ulna, l’avant-bras étant fixé à divers degrés de pronation ou de supination. Cette pathologie conduit à une limitation fonctionnelle variable. L’indication opératoire est posée sur la position de l’avant-bras et après bilan d’ergothérapie. Plusieurs méthodes chirurgicales ont été décrites comme l’ostéotomie dans la synostose avec ostéosynthèse par broche centromédullaire axiale et broche anti-rotatoire avec correction à main levée. Ces dernières années ont vu se développer les guides de coupes sur mesure avec modélisation numérique scanographique pour planification pré-opératoire. Cette étude vise à étudier la précision de la technique d’ostéotomie de dérotation avec planification numérique et guides coupe, et de comparer les résultats post-opératoires à ceux des ostéotomies de dérotation avec fixation par broches sans planification.

Il s’agit d’une étude monocentrique rétrospective incluant 16 synostoses, 4 opérées avec guide de coupe et 12 par ostéotomie et brochage. Le diagnostic était posé sur l’examen clinique et les radiographies. Les patients opérés avec guide coupe passaient un scanner préopératoire pour modélisation du guide de coupe et un scanner post-opératoire low-dose. Notre critère principal était la corrélation entre les mesures scanographiques préopératoires et les résultats du scanner post-opératoire pour comparer le résultat obtenu par rapport à la planification. Nos critères secondaires étaient les résultats des scores PROMIS Upper Extremity, PROMIS Global Health (7+2), les mobilités de l’épaule, du coude, du poignet, le temps de garrot et l’irradiation per-opératoire.

La moyenne d’âge lors de l’intervention est de 7 (DS = 3 ans) pour un sex-ratio de 2 sur la totalité des patients. Les mesures de dans le groupe guide de coupe montrent une précision de 12,4° ± 7,4° sur la dérotation. Il n’a pas été montré de différence significative entre les 2 groupes sur le temps de garrot (p = 0,06), l’irradiation per-opératoire (p=0,46), les scores fonctionnels PROMIS Global Health (p = 0,56) ou Upper extremity (p = 0,41) ou encore les mobilités du membre supérieur.

Cette étude permet de mettre en lumière des difficultés comme la mesure clinique précise de la pronosupination chez des enfants qui compensent le manque de mobilité notamment au niveau du carpe.

Les résultats sont en faveur d’une certaine précision objective de la correction avec l’utilisation de guides de coupes, sans allongement de temps opératoire ou augmentation de l’irradiation per-opératoire.
Kalinka DONADIEU (Paris), Franck FITOUSSI, Louis-Charles CASTEL
11:05 - 11:10 #45864 - CP012 Réanimation de l’opposition du pouce par transfert tendineux du fléchisseur superficiel du 4e doigt chez l’enfant. Résultats fonctionnels et esthétiques à propos de 13 cas.
CP012 Réanimation de l’opposition du pouce par transfert tendineux du fléchisseur superficiel du 4e doigt chez l’enfant. Résultats fonctionnels et esthétiques à propos de 13 cas.

L'opposition du pouce (OP) est une fonction essentielle pour la motricité fine de la main. Chez l’enfant, le déficit de l’OP peut être acquis ou congénital notamment dans le cadre d’une hypoplasie congénitale du pouce. Un traitement chirurgicale peut être proposé pour restaurer cette OP, notamment le transfert du tendon du fléchisseur superficiel du 4e doigt (FS4D). Notre étude évalue les résultats de ce transfert tendineux chez l’enfant.

Treize transferts tendineux ont été réalisés dans notre centre entre janvier 2008 et mai 2023 chez 9 enfants de 10 mois à 4 ans (Moyenne 3,6 ans). Ils présentaient un déficit de l’OP unilatéral (5 cas) ou bilatéral (4 cas) dans le cadre d’une hypoplasie du pouce, d’une duplication du pouce ou en complément d’une pollicisation. L’ensemble des enfants ont été évalué par un kinésithérapeute spécialisé dans la rééducation de la main pédiatrique avec un recul moyen de 2,7 ans [0,5 ; 4,7] à un âge moyen de 6,4 ans [4,2 ; 8,9 ans]. L’OP est évaluée à l’aide de l’échelle de Kapandji. L’appréhension est évaluée à l’aide du score de Percival. La force de préhension et de la pince pouce-index sont mesurées à l’aide d’un dynamamètre (Jamar et pour pince pollici-digitale). La sensibilité discriminatoire du pouce est évaluée à l’aide d’un discriminateur DeMayo. Le mouvement

Le score de Kapandji moyen est de 7,3 [5 ; 10]. Le score de Percival moyen est de 18/22 [10 ; 22]. Les forces moyennes sont de 4,6 kg [0,1 ; 11] pour la préhension et de 1,5 kg [0 ; 2,6] pour la pince pouce-index. Le sensibilité discriminatoire de la pulpe du pouce moyenne est de 3 mm [2 ; 4]. Les niveaux de satisfaction parentale moyens déclarés sont de 8/10 [6 ;10] concernant la fonction et 9/10 [6 ;10] concernant l’esthétique. Enfin, l’évaluation du 4e doigt est normale chez tous les enfants.

Notre étude est limitée par le nombre de cas évalués mais aussi par leur âge. En effet, les enfants n’ayant pas acquis la totalité de leur motrice fine, peu d’outils ont été validés pour évaluer la fonction de la main.

Les résultats fonctionnels et esthétiques obtenus dans notre série suggèrent que le transfert tendineux du FS4D est une technique fiable pour la réanimation de l’OP chez l’enfant.
Franck DUTEILLE (Nancy), Medhi AMAR, Claude LE LARDRIC, Antoine HAMEL
11:10 - 11:15 #48708 - CP013 L'évaluation histologique du taux de fibrose du nerf supra scapulaire est-elle un facteur déterminant du succès de sa neurotisation par le nerf spinal accessoire dans la chirurgie du plexus brachial obstétrical ?
CP013 L'évaluation histologique du taux de fibrose du nerf supra scapulaire est-elle un facteur déterminant du succès de sa neurotisation par le nerf spinal accessoire dans la chirurgie du plexus brachial obstétrical ?

L'évaluation de la qualité des racines nerveuses est un facteur crucial dans la détermination de la stratégie de reconstruction chirurgicale des paralysies obstétricales du plexus brachial (POPB). Des études récentes ont mis en évidence les limites de l’évaluation clinique de la qualité des racines nerveuses et l'intérêt potentiel de l'histologie dans cette évaluation. La neurotisation du nerf supra scapulaire (SSN) par le nerf spinal accessoire (SAN) est une stratégie courante pour la réanimation de l'épaule chez les patients atteints de POPB, et ses résultats cliniques peuvent être facilement évalués. L'objectif de cette étude est de démontrer que le taux de fibrose du SSN est associé au succès de la neurotisation SAN-SSN chez les patients atteints de POPB.

Nous avons mené une étude rétrospective sur 26 patients ayant subi un transfert SAN-SSN entre 2019 et 2023 dans un centre spécialisé en chirurgie du plexus brachial. Une analyse histologique évaluant le taux de fibrose a été réalisée sur les sections du moignon distal du SSN avant neurotisation par le SAN. Les résultats cliniques, en particulier le succès de la réanimation de la rotation externe active, ont été évalués un an après l'intervention.

Parmi les 26 patients, 14 ont récupéré une rotation externe active efficace. Une corrélation significative a été retrouvée entre des taux de fibrose du SSN plus faibles et la récupération de la rotation externe active (p = 0,0267). Aucune association significative n'a cependant été observée entre le taux de fibrose du SSN et les critères de jugement secondaires, y compris le score de Mallet ou l'élévation de l'épaule.

Il est admis que la stratégie de reconstruction du plexus brachial doit prendre en compte l’évaluation peropératoire de la qualité des extrémités nerveuses, qui repose habituellement sur l’appréciation subjective du chirurgien. De nombreux auteurs ont ainsi tenté d’identifier des critères objectifs permettant d’évaluer la qualité des racines afin d’orienter la stratégie de reconstruction, notamment par le biais de l’analyse histologique. Toutefois, aucun critère fiable n’a pu être proposé à ce jour pour guider efficacement le chirurgien dans ses décisions opératoires.

Nos résultats suggèrent que la fibrose du SSN est un élément déterminant du succès clinique des transferts SAN-SSN chez les patients atteints de POPB. L'évaluation histologique pourrait ainsi guider la prise de décision peropératoire, en particulier dans le choix entre la greffe nerveuse et la neurotisation pour la réanimation du SSN au cours de la chirurgie de reconstruction primaire du plexus brachial.
Marius BUFFARD (Lyon), Franck Noel FITOUSSI, Elie SAGHBINI
11:15 - 11:20 #48535 - CP014 Prise en charge des échecs de la chirurgie nerveuse dans les paralysies du plexus brachial de l’adulte et introduction du concept d’indication chirurgicale anticipative.
CP014 Prise en charge des échecs de la chirurgie nerveuse dans les paralysies du plexus brachial de l’adulte et introduction du concept d’indication chirurgicale anticipative.

L’échec de la chirurgie nerveuse primaire des paralysies partielles ou totales du plexus brachial demeure un défi pour le chirurgien. En effet, les solutions chirurgicales pour améliorer la fonction de ces patients sont peu nombreuses. L’objectif de cette étude rétrospective est d’évaluer les résultats de la chirurgie secondaire après échec de la chirurgie nerveuse initiale.

17 patients présentant une paralysie du plexus brachial présentaient un échec d’une chirurgie nerveuse initiale avec une récupération motrice inférieure à M3 à deux ans de la chirurgie nerveuse primaire. Celle-ci concernait la réanimation de la flexion du coude (10 patients), la réanimation de l’élévation et la rotation externe de l’épaule (5 patients) et la réanimation de la flexion des doigts (2 patients). Une chirurgie palliative a été réalisée chez tous ces patients comprenant pour la réanimation de l’épaule, une arthrodèse de l’épaule, 3 transferts du chef supérieur du trapèze, un transfert de latissimus dorsi pour réanimer la rotation externe. Concernant la réanimation de la flexion du coude, 4 transferts du latissimus dorsi, 4 transferts du triceps sur le biceps, un transfert libre de gracilis et un transfert de pectoralis major. Concernant la réanimation des doigts: un transfert du pronator teres sur le flexor digitorum profundis associé à un transfert du brachioradialis sur le flexor pollicis longus et un transfert de fascia lata sur le flexor digitorum profundis associé à une arthrodèse de poignet.

La mobilité active de l’épaule en élévation et abduction était cotée à M4, chez un patient, à M3 chez 3 patients et la rotation externe de l’épaule était cotée à M3 chez un patient. La flexion active du coude était cotée à M4 chez 7 patients, et à M3 chez 3 patients. Deux patients ont récupéré une flexion active des doigts avec une distance pulpe paume de 3 centimètres.

Nos résultats montre qu’il est possible de réanimer les fonctions principales en cas d’échec de chirurgie nerveuse, grâce à l’utilisation de transferts musculaires, tendineux ou de fusions articulaires, dans la mesure où il existe suffisamment de muscles disponibles n’ayant pas été sacrifiés lors des transferts nerveux initiaux.

Lors de la chirurgie nerveuse primaire, l’anticipation d’un échec doit permettre autant que possible, de préserver les muscles et les nerfs pouvant etre utilisés dans une reprise en cas d’échec afin de limiter le risque de séquelles fonctionnelles, introduisant le concept d’indication chirurgicale anticipative.
Camille ECHALIER (Paris), Jean-Noel GOUBIER
11:20 - 11:25 #48764 - CP015 Facteurs pronostiques de la neurotisation du nerf musculo-cutané : à propos de 100 cas.
CP015 Facteurs pronostiques de la neurotisation du nerf musculo-cutané : à propos de 100 cas.

La neurotisation du nerf musculo-cutané est une technique de référence pour restaurer la flexion du coude après paralysie du plexus brachial. Les facteurs influençant les résultats restent débattus, notamment l’âge, le délai opératoire et la technique utilisée. Cette étude vise à évaluer l'influence de l'âge, du délai et de la technique chirurgicale sur la récupération fonctionnelle à 18 mois d’une neurotisation du nerf musculo-cutané chez des patients présentant une lésion post-traumatique du plexus brachial.

Nous avons réalisé une analyse rétrospective de 100 patients ayant fait l’objet d’une neurotisation du nerf musculocutané entre 1994 et 2023. Le résultat principal était le score MRC pour la force de flexion du coude à 18 mois post opératoire. Des comparaisons ont été faites entre les patients âgés de <45 vs ≥45ans, les délais de prise en charge <6mois, 6-12mois, ou >12mois et la technique chirurgicale (transfert partiel de nerf ulnaire (TPNU) vs transfert intercostal). Une régression linéaire multivariée a été utilisée pour identifier les facteurs pronostiques indépendants.

La cohorte comprenait 15 femmes et 85 hommes avec un âge moyen de 28,7ans. Le score MRC moyen était de 3,85 ± 0,68. Les patients traités par TPNU ont obtenu un score MRC plus élevé (4,12 ± 0,58) que ceux pris en charge par transfert intercostal (3,68 ± 0,69). Un délai chirurgical >12mois a été associé à des scores MRC significativement plus bas (3,00 ± 0,82). La régression multivariée a montré que le TPNU était positivement associée au score MRC (β=+0,55, p=0,0002), tandis qu’un délai >12mois y était négativement associé (β=-0,84, p=0,0286). L’âge ≥45ans n’était pas significativement associé à une moins bonne évolution.

Nos résultats confirment les données de la littérature en faveur du TPNU comme technique supérieure au transfert intercostal pour restaurer la flexion du coude. En revanche, un délai >12mois reste un facteur pronostique défavorable bien établi. Contrairement à certaines études, l’âge ≥45ans n’impacte pas significativement le résultat, rejoignant les séries récentes qui nuancent son rôle comme facteur pronostique défavorable.

Ces résultats suggèrent que l'âge ne devrait pas être un critère limitatif absolu pour la neurotisation du nerf musculo-cutané et soulignent l'importance d'une intervention précoce dans les 12 mois suivant le traumatisme causal en privilégiant lorsqu’il est possible le TPNU au transfert intercostal.
Pierre-Louis COULET (Nancy), Pierre-Emmanuel CHAMMAS, Cyril LAZERGES, Michel CHAMMAS, Bertrand COULET

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Poignet traumatique

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Modérateurs : Lionel ATHLANI (Professeur des Universités Praticien Hospitalier) (Genève, Suisse), Marjolaine WALLE (chirurgien) (Beaumont)
11:00 - 11:05 #48416 - CP046 Fort taux de retour au sport et au travail chez les militaires opérés d’une capsulodèse postérieure arthroscopique de poignet.
CP046 Fort taux de retour au sport et au travail chez les militaires opérés d’une capsulodèse postérieure arthroscopique de poignet.

Les lésions du ligament scapholunaire provoquent des douleurs au poignet, surtout en hyperextension, ainsi qu’une perte de force. Chez les militaires, ces troubles compromettent la condition physique nécessaire à leurs fonctions. Cette étude vise à évaluer le retour au travail après un traitement par capsulodèse arthroscopique postérieure. Les objectifs secondaires incluent le retour au sport, l’évolution de la douleur, de la mobilité, des signes radiologiques avant et après l’intervention, ainsi que des scores fonctionnels.

Cette étude de cohorte prospective inclut des militaires opérés entre 2019 et 2024 d’une capsulodèse postérieure arthroscopique du poignet selon la technique de Mathoulin. Le retour au travail a été évalué via l’échelle de pénibilité physique REFA. La douleur, les scores fonctionnels (QuickDASH, PRWE) et les radiographies ont été analysés lors du suivi clinique.

Sur 18 patients (19 poignets), un a été perdu de vue. Âge moyen : 35 ans, suivi moyen : 24 mois. Tous ont repris le travail à un niveau équivalent ou supérieur, et 17 sur 18 ont repris le sport au même niveau. Le QuickDASH est à 8,55 ± 10,78 et le PRWE à 14,28±14. La douleur en hyperextension est diminuée de 6,6 à 2,6/10. La flexion a évolué de 84° à 74° (p=0,03), l’extension est stable de 75° à 82° (p=0,234). L’angle scapholunaire est passé de 57,0° à 60,2° (p=0,774), et le diastasis de 2,2mm à 3mm (p=0,077).

L’instabilité scapholunaire n’est plus considérée comme uniquement liée au SLIL, mais aussi au DCSS, dont la réparation arthroscopique postérieure offre une approche moins invasive. Cette étude montre que cette technique permet un excellent retour au travail et au sport, avec une réduction significative de la douleur en hyperextension et des amplitudes articulaires préservées. Les résultats sont meilleurs que ceux des techniques à ciel ouvert. Une corrélation inverse entre la pénibilité du travail (REFA) et le score QuickDASH suggère que les patients les plus actifs récupèrent mieux. Les données radiologiques n’ont pas montré d’évolution significative, mais un suivi plus long est nécessaire pour évaluer un éventuel risque d’arthrose. Aucune influence notable du brochage ou du tabagisme n’a été observée.

La capsulodèse postérieure arthroscopique permet un excellent retour au travail et au sport, même en cas de lésions scapholunaires avancées. Les résultats fonctionnels sont très satisfaisants, avec une nette réduction de la douleur d’effort en hyperextension. Une étude comparative avec d'autres techniques mini-invasives serait intéressante.
Julien THIEBAUD (Paris), James Charles MURISON, Georges PFISTER
11:05 - 11:10 #48711 - CP047 Ligamentoplastie SLIC, technique modifiée.
CP047 Ligamentoplastie SLIC, technique modifiée.

La ligamentoplastie SLIC (Scapholunaire et Intercarpienne) est une technique chirurgicale utilisée dans le traitement de la dissociation scapholunaire chronique réductible sans réparation ligamentaire possible. Proposée il y a un peu plus de 10 ans par DAUTEL et PAUCHARD, la technique se réalise via des tunnels borgnes et un tunnel trans osseux triquétral avec passage du transplant parfois délicate.

Nous avons réalisé une vidéo d’une SLIC modifiée chez un patient un patient de 50 ans, actif, présentant une instabilité chronique scapholunaire à la suite d’un traumatisme au padel datant de 4 mois. La vidéo a été réalisée avec un caméscope Panasonic® 4K.

La technique n’utilise que des ancres Mitek 2/0. Deux ancres sont positionnées sur le Scaphoïde, une sur le Lunatum et une sur le triquetrum. Une tranchée osseuse est réalisée à la fraise sur la face dorsale du lunatum et du scaphoïde. Aucun tunnel osseux n’est réalisé. Le transplant tendineux de long palmaire est faufilé à travers le DRL (dorsal radiocarpal ligament) et les reliquats du DIC (dorsal intercarpal) ligament. Les 2 moignons du transplant sont suturés entre eux à la fin de l’intervention. Le patient a pu reprendre ses activités sportives à 4 mois de l’intervention. A 6 mois, la dissociation scapholunaire et la subluxation dorsale du scaphoïde étaient toujours corrigées sur les radiographies.

Cette technique modifiée et simplifiée semble obtenir de bons résultats sur les instabilités chroniques scapholunaires. La réalisation d’une série clinique dédiée à cette technique modifiée permettrait d’appréhender davantage les résultats à long terme.

La ligamentoplastie SLIC modifiée peut constituer une alternative à la technique d’origine.
Thomas ALBERT (Nantes), Philippe BELLEMÈRE
11:10 - 11:15 #48516 - CP048 Capsulodèse scapholunaire antérieure et postérieure sous arthroscopie : adaptation technique utilisant un fil renforcé transosseux – résultats préliminaires sur 5 cas.
CP048 Capsulodèse scapholunaire antérieure et postérieure sous arthroscopie : adaptation technique utilisant un fil renforcé transosseux – résultats préliminaires sur 5 cas.

Les lésions complètes du ligament scapholunaire restent un défi thérapeutique. Malgré la diversité des techniques décrites, aucune ne s’est imposée comme une référence consensuelle. Nous présentons ici une adaptation technique originale de capsulodèse antérieure et postérieure sous arthroscopie, inspirée des techniques de Mathoulin et Del Pinal, reposant sur l’utilisation d’un fil renforcé passé de manière transosseuse à l’aide d’un matériel spécifique.

Cinq patients présentant une rupture complète du ligament scapholunaire ont été traités selon cette technique. Une arthroscopie première confirme et évalue le stade de la rupture et permet d’aviver des moignons. Un fil FiberTape® (Arthrex) est passé de façon transosseuse et trans-capsulaire à travers le scaphoïde et le lunatum sous contrôle fluoroscopique, à l’aide d’une broche à chas dédiée, permettant un montage en cadre. Une capsulodèse antérieure et postérieure est ainsi réalisée, associée à une immobilisation postopératoire standard. Les patients ont été évalués à plus de 12 mois de recul selon les critères cliniques (DASH, EVA, force) et radiologiques (écart SL, angle SL, imagerie dynamique).

Tous les patients présentaient une stabilisation satisfaisante de l’interligne scapholunaire sur les examens d’imagerie dynamique. Une amélioration significative des scores fonctionnels (DASH) et une diminution de la douleur (EVA) ont été observées. Une complication est survenue : rupture du tendon extenseur propre de l’index à J15 chez un patient, traitée par réparation secondaire. Une algodystrophie transitoire, résolutive, a également été rapportée.

Cette technique combine les avantages des approches de capsulodèse antérieure et postérieure en un seul montage, en s’appuyant sur un fil renforcé et un passage transosseux guidé. Elle semble techniquement reproductible et permet une stabilisation dynamique satisfaisante à court terme. Les limites principales résident dans le faible effectif de cette série et le recul limité, qui ne permettent pas encore de conclure quant à la durabilité de la réparation ou au risque de dégradation arthrosique secondaire. Toutefois, la qualité de la réduction obtenue et la tolérance clinique sont encourageantes.

Cette adaptation technique de capsulodèse scapholunaire arthroscopique montre des résultats fonctionnels et radiologiques initiaux prometteurs. Elle mérite d’être évaluée sur une série plus large et avec un recul plus important, idéalement dans le cadre d’une étude multicentrique prospective.
Thomas JALAGUIER, Florent WEPPE (Lyon), Maximilien ARNAL, Justin RUYER
11:15 - 11:20 #48761 - CP049 Traitement des ruptures chroniques du complexe lunotriquetral par ligamentoplastie dorsopalmaire translunarienne.
CP049 Traitement des ruptures chroniques du complexe lunotriquetral par ligamentoplastie dorsopalmaire translunarienne.

Les lésions du ligament lunotriquetral sont difficiles à mettre en évidence. Avec des radiographies normales, les lésions aigues sont souvent occultées. Les options thérapeutiques dans le cas des lésions chroniques sont les ligamentoplastie et l’arthrodèse lunotriquétrale. Le but de cette étude était de décrire et rapporter les résultats post opératoires d’une technique de ligamentoplastie dorsopalmaire lunotriquétrale par un hémi extensor carpi ulnaris via un tunnel translunarien.

Une série de 7 cas de rupture chronique du ligament lunotriquétral était revue, avec un suivi moyen de 17 mois (3-24 mois). Le diagnostic positif était établi par arthroscanner et confirmé par arthrotomie. Les données pré opératoires recueillies étaient le mécanisme lésionnel, la latéralité, le délai diagnostique, les amplitudes articulaires, la force de grip, la localisation de la douleur, un ballotement lunotriquétral clinique. Chaque patient était opéré selon la technique de ligamentoplastie dorsopalmaire par hémi extensor carpi ulnaris détaillée. Les résultats post opératoires étaient évalués par le score QuickDash, les amplitudes articulaires, le Jamar test, l’évaluation subjective du poignet cotée sur 100, le retour au travail à 3 mois. Les complications et les ré opérations étaient colligées.

Six patients ont été inclus, d’âge moyen de 33 ans (27-44), 50% d’hommes. Les lésions dataient de plus de 3 mois (5/6), avec un mécanisme lésionnel inconnu dans un tiers des cas. Les scores post opératoires moyens étaient 63% pour le Subjective Wrist Value et 55/100 pour le QuickDASH corrigé. Les amplitudes articulaires étaient diminuées avec un gain de force de grip de 10 kgF. Le retour au travail à 3 mois concernait 4 patients. Des complications ont eu lieu dans 2 cas sur 6, avec reprise chirurgicale systématique.

Nous présentons les résultats d’une ligamentoplastie dorsopalmaire avec hémi extensor carpi ulnaris. Les ruptures chroniques du ligament lunotriquétral sont un motif peu fréquent de chirurgie car sous estimées par les examens cliniques et para cliniques. Les recommandations de prise en charge chirurgicale ne font pas consensus, avec des scores de satisfaction hétérogènes (20-86%).

La ligamentoplastie dorsopalmaire par hémi extensor carpi ulnaris via un tunnel trans osseux présente une bonne satisfaction post opératoire des patients à moyen terme. La réalisation du tunnel translunarien est difficile à réaliser et appelle à la prudence quant aux indications de cette chirurgie.
Marjolaine WALLE (Beaumont), Ana NIGUES, Jean David STUSSI
11:20 - 11:25 #46168 - CP050 Cartographie des ligaments extrinsèques capsulaires du poignet en arthroscanner. Etude anatomo-radiologique.
CP050 Cartographie des ligaments extrinsèques capsulaires du poignet en arthroscanner. Etude anatomo-radiologique.

En cas d'instabilité du carpe, il est nécessaire d'en démembrer la cause. Elle est souvent d'origine ligamentaire. Nous savons que les ligaments stabilisateurs initialement décrits, intrinsèques scapholunaire ou lunotriquetral, sont largement complétés par des ligaments capsulaires, dits extrinsèques (incluant le DCSS). L'identification des ligaments capsulaires atteints permet d'envisager une réparation adaptée à chaque cas d'instabilité, la seule réparation des intrinsèques pouvant être insuffisante. L'arthroscanner, et moins souvent l'échographie ou l'IRM, permettent de visualiser correctement les lésions intrinsèques. L'examen des extrinsèques est décrit et utilisé en arthroscopie. Toutefois, jusqu'à présent, l'analyse des extrinsèques en arthroscanner est assez absente de la littérature.

Les auteurs de cette étude ont repris les descriptions des ligaments capsulaires sur coupes anatomiques de poignets cadavériques frais congelés dans les trois plans anatomiques. Ils ont aussi repris les vues directes arthroscopiques des ligaments, et la description précise de Nanno et Viegas. Les ligaments capsulaires étaient dans l'ensemble facilement identifiables sur les coupes anatomiques. Les arthroscanners provenaient de patients suspects d'instabilité ligamentaire, faisant systématiquement partie du bilan avant arthroscopie. Les images scanographiques ont été retravaillées dans le logiciel RadiAnt Dicom Viewer en version payante, avec la dernière mise à jour disponible. Une version gratuite est librement téléchargeable.

En analysant des coupes arthroscanographiques du poignet, avec injection radio et médiocarpienne, les auteurs ont été en mesure de visualiser les ligaments capsulaires extrinsèques. L'utilisation du mode MPR (reformations multiplanaires des images, avec visualisation synchronisée des trois plans de l'espace et possibilité de coupes obliques pour suivre chaque élément selon son axe propre) a grandement facilité l'identification et la mise en concordance de ces ligaments capsulaires.

Le DCSS et les ligaments capsulaires peuvent être visualisés sur un arthroscanner injecté simultanément en radio et en médiocarpien. Sur les poignets pathologiques, les lésion extrinsèques peuvent être reconnues. l'utilisation d'un logiciel avec mode MPR est souhaitable

Cette analyse scannographique peut permettre de mieux démembrer le spectre lésionnel ligamentaire, qui varie d'un patient à l'autre, et permet d'optimiser la décision de réparation, en précisant la ou les voies d'abord, et les ligaments à traiter.
Emmanuel CAMUS (Maubeuge), Luc VAN OVERSTRAETEN

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D17
Communications Libres
Chirurgie des nerfs et syndrome canalaire

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Chirurgie des nerfs et syndrome canalaire

Modérateurs : Pierre Emmanuel CHAMMAS (Praticien Hospitalier) (Montpellier), Camille ECHALIER (Docteur) (Paris)
11:00 - 11:05 #48534 - CP090 Sensitivity and specificity of the sensory collapse test for nerve entrapment syndrome in the upper extremity.
CP090 Sensitivity and specificity of the sensory collapse test for nerve entrapment syndrome in the upper extremity.

Several prospective blinded studies have found poorer sensitivity for the sensory collapse test than reported by Susan E Mackinnon’s team. However, the blinded examiner had no knowledge of the patient's clinical presentation, or even of the purpose of the test. In these conditions, it seems difficult to perform the sensory collapse test correctly. The aim of the present study was to evaluate the efficacy of the sensory collapse test in the diagnosis of nerve compression in the upper extremity, using a trained, “partially” blinded examiner, with a minimum of clinical information in order to avoid bias due to poor execution of the test, while still unable to influence the test result.

Seventy-two patients with diagnosis of nerve entrapment in the upper extremity were included prospectively. The sensory collapse test was performed by two examiners, one of whom was blinded to laterality and to the site of nerve compression, aware only of the affected nerve. Using electrodiagnosis study as reference, the sensitivity and specificity of the sensory collapse test were calculated for each examiner.

The unblinded examiner showed 72% sensitivity and 57% specificity, and the blinded 68% sensitivity and 57% specificity.

We found better Se and Sp results for the SCT than in other prospective studies. This may be because we used "partial" blinding, to avoid the examiner having to test all nerve compression sites and to reduce the risk of measurement bias. In most other studies “blinded” examiners were not aware of the patient’s symptoms and diagnosis, the purpose of the SCT or the meaning of a positive or negative result. This increases the risk of performing the test incorrectly and obtaining a false negative. However, it requires training and is less useful in simple nerve compression with obvious clinical symptoms. Further studies of the usefulness of the sensory collapse test in more challenging nerve compression would be interesting

The sensory collapse test is useful for diagnosis of nerve entrapment in the upper limb, even with a blinded examiner.
Lucas AUDIFFRET (Marseille), Marie WITTERS, Alice MAYOLY, Jean-Baptiste DE VILLENEUVE BARGEMON, Najib KACHOUH
11:05 - 11:10 #45498 - CP091 Intérêt de l'électromyogramme dans l'étude des pathologies nerveuses du membre supérieur selon des chirurgiens de la mains et neurochirurgiens français.
CP091 Intérêt de l'électromyogramme dans l'étude des pathologies nerveuses du membre supérieur selon des chirurgiens de la mains et neurochirurgiens français.

Electromyography (EMG) and nerve conduction studies (NCS) are critical diagnostic tools for assessing nerve disorders in the upper limb and cervical spine. Despite their widespread use, there remains a gap in formal training, leading to challenges in their interpretation and application. This study aimed to assess the practices, confidence levels, and knowledge of French neurosurgeons and hand surgeons regarding the use of EMG and NCS.

A 15-question survey was distributed via email to members of the French Society of Neurosurgery and the French Society of Hand Surgery between April 24 and September 24. The survey explored demographic characteristics, clinical application of EMG/NCS, and the perceived future of these diagnostic tools. Responses from 483 participants were analyzed using descriptive statistics and subgroup comparisons with Chi-square tests, considering a p-value of <0.05 as significant.

Of the 483 respondents, 255 were hand surgeons and 206 were neurosurgeons, with 22 identifying as other specialists. The survey found that 66% worked in private practice. Nearly 70% had over 10 years of surgical experience. About 40% admitted discomfort in interpreting EMG results, while only 18% reported proficiency. Most respondents (58%) requested EMGs routinely, often for medicolegal purposes, and 90% required a new EMG if the prior one was over five years old. While 84% would operate on severe compression indicated by EMG, 76% did not consider mild compression findings as decisive. Additionally, 63% wanted clinical findings included in EMG reports.

The findings reveal a significant reliance on EMG/NCS despite limited training in their interpretation. Notably, there is a lack of literature on postoperative EMG, suggesting the need for further research. Surgeons highlighted the importance of using EMG results alongside clinical evaluations and expressed a desire for comprehensive EMG reports that contextualize limitations and suggest interpretations.

Enhanced training programs and clearer EMG reporting standards are essential to support surgeons in the effective use of EMG/NCS, improving patient outcomes and addressing medicolegal challenges. The survey provides insights into current practices and identifies areas for educational development.
Thomas APARD (Versailles), Bertrand DEBONO
11:10 - 11:15 #48788 - CP092 Comment ne pas passer à côté du diagnostic d'une amylose lors d'une chirurgie du canal carpien ?
CP092 Comment ne pas passer à côté du diagnostic d'une amylose lors d'une chirurgie du canal carpien ?

L’amylose à transthyrétine (ATTR) est une maladie caractérisée par des dépôts protéiques anormaux dans divers organes. Longtemps considérée comme rare, elle est aujourd’hui reconnue comme plus fréquente, notamment dans sa forme sauvage, qui touche les sujets âgés. L’atteinte du canal carpien constitue un des premiers signes de la maladie, souvent des années avant l’atteinte cardiaque. Le chirurgien de la main se trouve ainsi à une place stratégique dans le parcours de soins, au moment où le diagnostic précoce est encore possible et la prise en charge thérapeutique potentiellement efficace. Ne pas envisager cette pathologie dans certains contextes cliniques constitue une erreur diagnostique aux conséquences majeures. L’objectif de ce travail était d’évaluer, rétrospectivement, la performance d’un dépistage ciblé de l’ATTR par biopsie synoviale chez des patients opérés du canal carpien présentant des critères cliniques évocateurs.

Une étude rétrospective monocentrique a été réalisée sur la période d’août 2024 à mai 2025 sur les patients opérés d’un canal carpien avec réalisation d’une biopsie de synoviale, présentant au moins deux critères parmi : âge > 60 ans, récidive, ablation d’arythmie, pacemaker, doigt à ressaut, rupture tendineuse spontanée, canal lombaire rétréci, ou insuffisance cardiaque. La biopsie synoviale a été analysée au rouge congo et en analyse immunohistochimique en cas de positivité. Ont été analysés les résultats de la biopsie, du bilan cardiaque et neurologique lorsqu’ils ont été réalisés.

Le dépistage ciblé a permis de mettre en évidence une amylose dans 71,9 % des cas, contre environ 21,4 % en moyenne dans la littérature. Plusieurs patients présentaient déjà une atteinte cardiaque à l’issue du bilan, et ont pu bénéficier d’un traitement spécifique. Ces résultats montrent que certains signes cliniques doivent alerter le chirurgien de la main et l’amener à demander une biopsie peropératoire.

Le chirurgien de la main occupe une position clé dans le diagnostic précoce de l’ATTR. Face à certains profils cliniques, ne pas réaliser de biopsie revient à laisser passer une occasion unique de poser un diagnostic majeur.

Cette étude tend à montrer qu’un dépistage ciblé, simple à mettre en œuvre, améliorerait le rendement diagnostique. Une meilleure sensibilisation des chirurgiens et des études prospectives et multicentriques sont désormais nécessaires pour confirmer ces résultats et intégrer cette démarche à la pratique courante.
Samuel DIAMANT (Strasbourg), Kursat ERDOGAN, Marrella DOMINICO, Erik SAULEAU, Stéphanie GOUZOU, Philippe LIVERNEAUX, Sybille FACCA
11:15 - 11:20 #48643 - CP093 Dépistage de l’amylose à transthyrétine lors de la chirurgie du canal carpien et du doigt à ressaut : étude rétrospective sur 100 patients.
CP093 Dépistage de l’amylose à transthyrétine lors de la chirurgie du canal carpien et du doigt à ressaut : étude rétrospective sur 100 patients.

Les amyloses à transthyrétine (ATTR) résultent du dépôt de fibrilles amyloïdes toxiques formées par une transthyrétine mal repliée. Ces dépôts touchent principalement le cœur, les nerfs périphériques et le tube digestif [1]. L’atteinte du canal carpien peut survenir précocement, parfois plusieurs années avant les symptômes cardiaques [2]. Le diagnostic repose sur une biopsie de tissu graisseux, mais peut également être posé sur des prélèvements réalisés lors d’interventions chirurgicales sur le canal carpien ou un doigt à ressaut. Plusieurs facteurs de risque ont été identifiés : sexe masculin >50 ans, féminin >60 ans, atteinte bilatérale, récidive, canal lombaire étroit, rupture du biceps distal, fibrillation auriculaire ou antécédents familiaux d’amylose [3]. Le pronostic dépend de l’atteinte cardiaque [4], d’où l’intérêt pour les chirurgiens orthopédistes et les rhumatologues de participer activement au dépistage.

Étude rétrospective descriptive sur une cohorte continue de patients opérés d’un canal carpien ou d’un doigt à ressaut entre juin 2022 et juin 2025. Une biopsie du tissu ténosynovial a été adressée en anatomopathologie dans chaque cas inclus.

Parmi 256 patients opérés (306 interventions), 100 (32,7 %) ont eu un prélèvement analysé histologiquement. Une amylose a été mise en évidence par coloration au Rouge Congo chez 14 patients (14 %). La cohorte amyloïde comprend 9 hommes et 5 femmes, d’un âge moyen de 74 ans. Douze patients présentaient au moins un facteur de risque identifié. Parmi les 14 patients amyloïdes, un typage a été réalisé chez 7, dont 4 positifs pour une amylose à TTR. Ces derniers ont bénéficié d’une scintigraphie aux bisphosphonates, qui s’est avérée positive (score de Perugini à 1) dans un seul cas.

Le taux de détection d’amylose (14%) est comparable aux séries précédentes, bien que l’atteinte cardiaque reste peu fréquente dans notre cohorte [5,6]. La biopsie peropératoire du tissu ténosynovial permet un diagnostic précoce chez des patients à risque, même en l’absence de manifestations systémiques.

Bien que rare, l’atteinte cardiaque liée à l’amylose à TTR a un pronostic sévère. Son dépistage précoce, facilité par une simple biopsie peropératoire, peut permettre d’initier une prise en charge adaptée. Des critères cliniques de sélection doivent être affinés pour mieux cibler les patients à dépister.
Valérie MATTER-PARRAT (Monaco, Monaco), Guillaume LABAT
11:20 - 11:25 #47971 - CP094 Analyse cardiologique des patients ayant une biopsie positive pour l’amylose à transthyrétine lors d’un syndrome du canal carpien.
CP094 Analyse cardiologique des patients ayant une biopsie positive pour l’amylose à transthyrétine lors d’un syndrome du canal carpien.

La détection précoce de l'amylose à transthyrétine améliore considérablement l'efficacité du traitement. Le syndrome du canal carpien est reconnu comme une manifestation extracardiaque précoce de l'amylose à transthyrétine, précédant souvent de plusieurs années l'atteinte cardiaque. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’évolution cardiologique des patients présentant une biopsie ténosynoviale positive pour l’ATTR lors d'une chirurgie du SCC.

Une cohorte continue de 53 patients (46 hommes, 7 femmes ; âge moyen : 72,9 ans +/-5,05 ans) a été analysée prospectivement. Suite à une biopsie positive durant la chirurgie du SCC, une évaluation cardiologique systématique incluant ECG, échographie cardiaque et dosage des biomarqueurs (troponine, NT-ProBNP) a été réalisée. Les patients présentant des anomalies sur l'un de ces examens bénéficiaient d'une scintigraphie. Le diagnostic d’amylose cardiaque était porté en présence d’une scintigraphie positive et un traitement spécifique était proposé au patient

Lors de l’évaluation initiale, quatre patients (âge moyen 73 ans, tous des hommes) présentaient ont eu un diagnostic d’amylose cardiaque. Un autre patient a été diagnostiqué lors d'un suivi à 20 mois. Les anomalies initiales incluaient une élévation des biomarqueurs et des anomalies modérées du strain myocardique. La survie sans manifestation cardiaque significative était de 86,6 % à 3 ans. Nous avons retrouvé comme élément statistique significatif les patients présentant une récidive du canal carpien (p=0,049) et ceux ayant déjà été opéré du canal carpien préalablement sans biopsie lors du premier côté (p=0,025).

Cette étude souligne l’importance d’un suivi cardiologique rigoureux des patients présentant un SCC associé à une biopsie positive pour l’ATTR. Compte tenu de l’absence de consensus sur le rythme optimal du suivi cardiologique, il peut proposé un intervalle annuel en cas de biomarqueurs ou d’échographie initialement normaux et un suivi rapproché tous les trois ans pour les cas entièrement négatifs.
Nicolas BIGORRE (Angers), Alexandre PETIT, Julien JEANNETEAU

11:15
11:15-12:30
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C12b
Présentation de la modification des statuts
et du règlement intérieur en vue de L’AGE

Présentation de la modification des statuts
et du règlement intérieur en vue de L’AGE

11:15 - 12:30 Présentation de la modification des statuts et du règlement intérieur en vue de L’AGE. Frédéric APAIX (Kinésithérapeute) (Conférencier, Lyon), Célia BOUKARI (Masseur Kinésithérapeute DE) (Conférencier, Montpellier)

11:30
11:30-12:30
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A16
Conférence invitée
L’erreur

Conférence invitée
L’erreur

Isabelle Simonetto, neurophysiologiste de renom, nous fait l’honneur et le plaisir de nous parler d’un de ces sujets favoris : l’erreur. Impliquée dans la formation et les stratégies de contrôle dans des milieux de haute sécurité, elle nous proposera pendant une heure d’explorer nos limites face à l’erreur.
11:30 - 12:30 L'erreur. Isabelle SIMONETTO

12:30 - 14:00 Pause déjeuner - Visite des stands - Ateliers de l'industrie
> PROGRAMME DES ATELIERS DE L'INDUSTRIE
14:00
14:00-14:30
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A18
Conférence d'Enseignement
Traitement des infections courantes de la main

Conférence d'Enseignement
Traitement des infections courantes de la main

Modérateur : Sybille FACCA (PU-PH) (Strasbourg)
Il existe, depuis la pandémie du Covid-19, une recrudescence des infections globales mais aussi de la main. Il était temps de faire le point sur le niveau de preuve et l’état de la prise en charge de ces infections au niveau de la main.
14:00 - 14:20 Traitement des infections courantes de la main. Jean-Roger WERTHER (Chirurgien) (Conférencier, Paris)
14:20 - 14:30 Discussion.

14:00-14:30
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B18
Conférence d'Enseignement
Les outils de la main : les germes de la destruction

Conférence d'Enseignement
Les outils de la main : les germes de la destruction

Modérateur : Bertrand COULET (PU PH) (Montpellier)
La main, depuis qu’elle expose les faces de flexion, va vers le monde pour s’en emparer mais s’expose aux dangers du quotidien. Les outils du bricolage ou de l’industrie du bois peuvent détruire cet organe. En quelques instants. Il n’est pas inutile de connaître tous ces outils et ses mécanismes de destruction, pour communiquer, prévenir mais aussi prédire les lésions possibles.
14:00 - 14:20 Machines à bois, Machines à doigts... Colin DE CHEVEIGNÉ (chirurgien) (Conférencier, Toulouse)
14:20 - 14:30 Discussion.

14:00-15:00
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G4
Session GEMMSOR
Orthèses

Session GEMMSOR
Orthèses

Modérateurs : Fanny CARN (KINE ORTHESISTE) (Paris), Mathilde GRAS (Interne) (Paris)
14:00 - 14:15 Commission orthèse : « L’erreur en traitement orthétique : retour d’expérience pour l’amélioration des pratiques » . Fanny CARN (KINE ORTHESISTE) (Conférencier, Paris), Charles-Henri TISSERONT (Président) (Conférencier, Reims), Edgard MIKAELIAN (gérant) (Conférencier, Champigny-sur-Marne), Marie-Charlotte BRANCHET (Ergothérapeute Cadre de santé) (Conférencier, Toulon)
14:15 - 14:25 Traitement orthétique des raideurs post-traumatiques des doigts longs : stratégie de prise en charge. Florence RICHARD (Ergotherapeute - Orthésiste) (Conférencier, Marseille)
14:25 - 14:35 Etes-vous prêt pour une palette de « compet » ? Vanina QUILICI (Masseur - Kinésithérapeute / Orthésiste) (Conférencier, Auxerre)
14:35 - 14:45 Questions.

14:30
14:30-15:00
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A19
Communications Libres
Chirurgie plastique et lambeaux

Communications Libres
Chirurgie plastique et lambeaux

Modérateurs : Franck DUTEILLE (Chirurgien plasticien) (Nancy), Elias SAWAYA (Chirurgien) (Bordeaux)
14:30 - 14:35 #48810 - CP016 Lambeau de Mac Gregor, pour sauver et récupérer la sensibilité d'un Ring Finger : une série de 4 malades.
CP016 Lambeau de Mac Gregor, pour sauver et récupérer la sensibilité d'un Ring Finger : une série de 4 malades.

Le Ring Finger ou doigt d'alliance est un traumatisme grave des doigts de la main qui touche le plus souvent le 4ème doigt et se voit fréquemment les adolescentes, il s'agit d'un dégantage du doigt avec décollement cutané et parfois une avulsion vasculaire et nerveuse associés à des lésions ostéo- articulaires. C'est une lésion de pronostic réservé.

Notre série porte sur 4 patients âgés entre 16 et 22 ans de sexe masculin, qui ont présenté un traumatisme d'un doigt de la main lors d'une activité d'escalade où la bague s'est accrochée au grillage occasionnant un dégantage du 4ème doigt dans 3 cas et de l'index dans un cas , reçu tous ans les deux heures suivant le traumatisme. On a opté pour un lambeau de Mac Gregor avec positionnement des nerfs collatéraux sous la peau du lambeau lors de la tubulisation. Le sevrage est fait au 21ème jour post opératoire.

Le résultat à 1 an de recul est satisfaisant sur le plan esthétique, fonctionnel avec récupération de la sensibilité dans toutes ses formes.

Parmi les lambeaux cutanés permettant la couverture des pertes de substance cutanées on trouve le lambeau inguinal de Mac Gregor qui est un lambeau pédiculé avec l'avantage de couvrir des grandes pertes de substances et de réaliser une tubulisation qui est idéale pour une lésion circonférentielle telle que le Ring Finger .

Le lambeau inguinal de Mac Gregor est une solution de choix pour les grandes pertes de substance cutanée du membre supérieur notamment la main comme le Ring Finger, très fiable et facile à réaliser et qui permet d'éviter l'amputation. Ainsi que son avantage de couverture cutanée, la récupération de la sensibilité du doigt essentielle à sa fonction constitue un autre atout pour choisir ce type de lambeau.
Abdelmoutaleb BOUGHERARA (Alger, Algérie), Rachid AZOUG, Samir TEBANI, Nasreddine ROUAG, Kamel ACHOUR, Reda HARRAR
14:35 - 14:40 #45904 - CP017 intérêt des lambeaux de fascia dans la couverture des pertes. De. substnce des mains : A propos de 11 cas.
CP017 intérêt des lambeaux de fascia dans la couverture des pertes. De. substnce des mains : A propos de 11 cas.

11 patients ayant présenté des pertes de substance ont bénéficié de c’une couverture par des lambeaux de fascia libre : Fascia superficialis temporalis ( FST) 6 cas ; fascia de serratus antérior ( FGD) 4 cas et fascia antébrachial ( FAB) 1 cas

Tous les patients ayant présenté une perte de. substance de la main et ayant bénéficié d'une couverture par un lambeau de fascia ont été revus pou. évaluer la qualité de couverture, le résultat fonctionnel et esthétique

Sur les 11 cas, il y avait 8 hommes pour 3 femmes. L’âge moyen était de 44 ans ( 21 à 65 ans) . L’étiologie était une brûlure dans 6 cas et traumatique dans 5 cas. La taille des pertes de substance allait de 20 à 120 cm2 pour une moyenne de 29 cm2. Il y a eu 2 échecs ( 2 cas de brûlure électrique) pour des raisons veineuses qui n’ont pas été intégrés dans l’évaluation des résultats fonctionnels et esthétiques. L’évaluation fonctionnelle a été faite par rapport au côté controlatéral ( sain). Dans 5 cas, la mobilité active et passive était identique des. deux côtés . Pour les quatres autres le déficit s’étendait de 1O à 40 %. L’évaluation de la couverture moyenne était de 3,66 pour le score OSAS et 3,77 pour le score POSAS. Au niveau du site donneur la rançon cicatricielle était en moyenne de de 2 ,77 ( score de 1 à 7/ le pire étant le 7) .Il n’a jamais été décrit un déficit fonctionnel

Les lambeaux de fascia correspondent à une lame très vascularisée et de glissement évitant ainsi les adhérences entres les structures tendineuses et le tissu de recouvrement . De plus leur finesse permet une intégration optimale permettant de minimiser la rançon cicatricielle

. Bien que peu rapportés les lambeaux de fascia sont pour nous très intéressants dans la couverture des pertes de substance des mains
Franck DUTEILLE (Nancy), Francois THUAU
14:40 - 14:45 #48723 - CP018 Lambeau adipo-fascial homodactyle : une solution pour les pertes de substance palmaire.
CP018 Lambeau adipo-fascial homodactyle : une solution pour les pertes de substance palmaire.

Les pertes de substance palmaire digitale des zones 1 et 2 posent un défi en chirurgie de la main, surtout lorsqu’elles exposent des structures nobles et que les lambeaux classiques deviennent inapplicables en raison de contraintes vasculaires locales. Pour répondre à ces situations, nous avons développé une alternative inspirée du principe du cross-finger : le lambeau adipo-fascial homodactyle (LAFH). Pédiculé sur une arche palmaire digitale, il permet une couverture fiable sans immobiliser un doigt sain, préservant ainsi la mobilité et les structures voisines. Initialement utilisé en traumatologie, le LAFH s’est avéré reproductible et pertinent aussi en reconstruction différée, offrant une solution efficace face à une impasse thérapeutique.

Le lambeau adipo-fascial homodactyle était prélevé en six étapes standardisées. Après exposition du plan adipo-fascial, il était disséqué en restant pédiculé sur l’arche palmaire la plus proche. La section des anastomoses controlatérales permettait sa rotation autour d’un point pivot et sa transposition vers la zone à couvrir, en amont ou en aval. Le site donneur était ensuite traité par greffe ou cicatrisation dirigée

Entre janvier et décembre 2024, 22 patients (âge moyen : 42 ans) ont bénéficié de cette technique, dont 16 dans un contexte traumatique aigu et 6 en reconstruction à froid. Aucun cas de nécrose, d’infection ou de limitation articulaire n’a été observé en postopératoire. À six mois, la cicatrisation était jugée satisfaisante dans l’ensemble des cas, sans flessum ni raideur articulaire. Par ailleurs, un test de Weber a révélé une réinnervation partielle de la zone receveuse chez tous les patients.

Le lambeau adipo-fascial homodactyle (LAFH) se distingue par sa simplicité technique et sa souplesse d’utilisation, notamment lorsque les options classiques sont limitées. Sa vascularisation axiale fiable et la mobilité de son pédicule permettent une couverture efficace des pertes palmaires, sans mobilisation d’un doigt sain. Il offre également l’avantage d’un repositionnement direct du volet cutané sur le site donneur et d’une préservation des artères digitales, facilitant d’éventuelles reconstructions secondaires. La récupération sensitive partielle observée renforce son intérêt fonctionnel. L’absence de complications dans notre série suggère qu’il peut devenir une option pertinente dans les reconstructions aiguës ou différées.

Le LAFH constitue une alternative simple, fiable et reproductible pour les pertes de substance palmaire >1 cm². Il combine efficacité, faible morbidité et préservation fonctionnelle. Ses résultats préliminaires sont prometteurs, mais des études complémentaires restent nécessaires pour valider son intégration dans les stratégies de reconstruction de la main.
Oussama ABCHA (Saint-Quentin), Alan CAILLOUEY, Nicoals LEBEAU, Afif JREIJ, Laetitia HENRY, Mirdad MOUGHABGHAB
14:45 - 14:50 #48481 - CP019 Lipo-layering: a potential reconstructive alternative for digital pulp avulsion? A case series of 6 patients.
CP019 Lipo-layering: a potential reconstructive alternative for digital pulp avulsion? A case series of 6 patients.

Total and subtotal volar digital pulp amputations pose a significant reconstructive challenge due to extensive skin loss and exposure of underlying structures. Traditional reconstruction methods, such as local flaps or microsurgical transfers, can be complex and lead to donor site morbidity. While autologous adipose tissue grafting (AATG) is widely used in regenerative medicine, its role in digital pulp reconstruction remains unexplored. This study investigates the feasibility of lipo-layering, a novel technique for managing digital pulp avulsion injuries.

A prospective case series was conducted on six patients (seven digits) who underwent AATG for volar pulp avulsions between August 2022 and October 2024. Fat harvested from the brachial hypodermis was emulsified, deposited at the injury site, and combined with platelet-rich plasma. Patients were monitored for graft integration, healing, and functional recovery.

All digits achieved complete epithelilization within six weeks, with no graft failures. Pain at rest was minimal (mean VAS 0.14 ± 0.38), and cold intolerance was mild (mean VAS 1.86 ± 1.35). Full proximal and distal interphalangeal extension was maintained in all cases, with minor flexion limitations in two patients. Sensory recovery reached grade 4 on the Semmes-Weinstein test. Two patients developed onychogryphosis, but no major complications occurred.

Originally developed from previous experiences with fat grafting in open anatomical spaces, this study explored lipo-layering as a transitional coverage strategy for total pulp avulsion. One patient’s unexpected full epidermization without further surgery led to the technique's application in subsequent cases. Lipo-layering proved simple, reproducible, and reliable—even in challenging patients—with complete healing in all seven digits treated. The approach facilitated standard nursing care, avoided drawbacks linked to occlusive dressings or flaps, and yielded favorable cosmetic, functional, and sensory outcomes. Flexion and extension remained comparable to unaffected digits, with minimal scarring and stiffness. Claw deformities observed in zone 4 amputations were due to bone loss rather than the reconstruction method. Sensory recovery aligned with established outcomes, though lacking statistical significance. Lipo-layering could fit the same slot as occlusive therapy or dermal regeneration templates. While the biocellular mechanisms remain unclear, this novel method challenges traditional fat grafting assumptions and demonstrates potential in managing complex fingertip injuries.

Initially purposed to provide a standby solution whilst planning further management, lipo-layering could be a promising reconstruction technique for the avulsed pulp in the hand surgeon’s armamentarium, somewhere down the line between semi-occlusive dressings and free-flap reconstruction. These findings challenge conventional fat grafting principles and warrant further study.
Elias SAWAYA (Bordeaux), Benjamin SOMMIER, Jean Maxime ALET, Olivier NICOD
14:50 - 14:55 #48791 - CP020 Apport du lipofilling dans la main sclérodermique : revue de la littérature.
CP020 Apport du lipofilling dans la main sclérodermique : revue de la littérature.

La sclérodermie systémique est une connectivite rare affectant le tissu conjonctif, caractérisée par une atteinte endothéliale artériolaire menant à la fibrose vasculaire et des tissus notamment les organes internes et la peau. Si les atteintes sont multisystémiques, la main n’est pas épargnée : rétraction, sclérodactylie, ulcères ischémiques, phénomène de Raynaud, entrainant un handicap marqué. Devant les limites des traitements médicaux, des approches chirurgicales ont été explorées. Le lipofilling, ou transfert de graisse autologue, a émergé comme une option innovante grâce à ses propriétés trophiques, anti-inflammatoires, pro-angiogéniques et immunomodulatrices. Nous proposons dans cette communication une revue de la littérature sur son intérêt dans le traitement de la main sclérodermique.

Une revue de la littérature a été réalisée selon les recommandations PRISMA. Les bases de données PubMed et Embase ont été interrogées jusqu’en juin 2025 à l’aide des mots-clés « lipofilling », « fat grafting », « autologous adipose tissue», « adipose tissue transfer », « scleroderma » et « systemic sclerosis ». Ont été inclus les articles francophones et anglophones rapportant des études cliniques sur le traitement de la main sclérodermique.

Parmi 382 articles identifiés, 13 ont été retenus, totalisant 211 patients. Les études, le plus souvent prospectives monocentriques, rapportent une amélioration significative de la douleur, de l’élasticité cutanée, de la mobilité articulaire, de la cicatrisation des ulcères et de la qualité de vie. Le tissu adipeux est prélevé principalement en zones abdominales ou trochantériennes, sous anesthésie locale, pour des volumes injectés de 10 à 30 mL par main.

Le lipofilling semble bénéfique dans la prise en charge des mains sclérodermiques. Ses effets seraient en lien avec les propriétés biologiques du greffon adipeux, notamment via les cellules souches mésenchymateuses capable d’entraîner immunomodulation, néoangiogenèse, modulation inflammatoire, avec un effet positif sur l’élasticité cutanée, les douleurs, la cicatrisation des lésions ischémiques et au final sur la qualité de vie des patients. Toutefois, les études sont hétérogènes en termes de techniques opératoires, traitement de la graisse, volumes, injections itératives, critères d’évaluation et effectifs, et peu de recul à long terme.

Le lipofilling est une approche prometteuse, peu invasive, bien tolérée, dans la gestion des mains sclérodermiques. Des études contrôlées de plus haut niveau sont nécessaires pour standardiser les indications et valider l’efficacité, notamment à long terme.
Bastien ROCHE (Bordeaux), Maylis ZALTA, Marie-Elise TRUCHETET, Hugo PELET, Marie-Laure ABI-CHAHLA, Anaïs DELGOVE

14:30-15:00
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B19
Communications Libres
Prothèse trapézo-métacarpienne

Communications Libres
Prothèse trapézo-métacarpienne

Modérateurs : Benjamin DEGEORGE (Chirurgien) (Montpellier), Bruno LUSSIEZ (chirurgien) (Monaco)
14:30 - 14:35 #48065 - CP051 Prothèses trapézo-métacarpiennes simple versus double mobilité : des différences à court terme ?
CP051 Prothèses trapézo-métacarpiennes simple versus double mobilité : des différences à court terme ?

Les prothèses trapézo-métacarpiennes sont de plus en plus utilisées dans le traitement de la rhizarthrose. Le design de ces prothèses a conduit à la 4ème génération actuelle avec un taux de survie important. Une des complications de cette intervention est la luxation post opératoire. Le concept de prothèse à double mobilité à la hanche a été appliqué aux prothèses trapézo-metacarpiennes depuis quelques années afin de remédier à cette complication. Mais les études comparatives entre « simple » et « double mobilité » pour l’arthroplastie de la trapézo-métacarpienne (TM) restent limitées. Quel apport de la double mobilité par rapport à la simple pour les prothèses TM ? L’objectif principal de cette étude était de comparer le taux de luxations post opératoire entre les prothèses trapézo-métacarpiennes « simple » et « double mobilité » de 3ème et 4ème générations.

Nous avons réalisé une étude rétrospective, comparative et multicentrique entre janvier 2016 et mai 2024. Les patients opérés d’une prothèse trapézo-métacarpienne pour rhizarthrose à plus de 6 mois étaient inclus. Les patients ont été revus en consultation. Le taux de luxation post opératoire était le critère de jugement principal. Les critères de jugement secondaires étaient les autres complications post-opératoires, la douleur, la satisfaction, la fonction, la force et la mobilité du pouce.

56 prothèses ont été incluses chez 46 patients : 29 prothèses dans le groupe « simple mobilité » et 27 prothèses dans le groupe « double mobilité ». Le suivi moyen était de 21,7 mois [6-72 mois]. Un cas de luxation était recueilli dans le groupe simple mobilité contre 0 cas dans le groupe double mobilité (aucune différence significative). Les autres critères ne présentaient pas non plus de différence significative.

Dans notre étude, il n’est pas apparu de différence significative à court terme entre la « simple » et la « double » mobilité pour le critère principal, ni pour les critères secondaires de jugement. Notre étude souligne le peu de complications des prothèses TM de dernières générations. Une étude prospective randomisée avec un plus grand effectif, et sur plus long terme est nécessaire pour faire la preuve de l’apport de la « double mobilité » par rapport à la simple.

Nous n’avons pu constater aucune différence significative entre les deux groupes de prothèse simple et double mobilité sur le taux de luxation, critère principal de jugement.
Clémence LEMAITRE (Rouen), Isabelle AUQUIT-AUCKBUR, Antoine VALLÉE, Octave DHELLEMMES, Richard CHAN
14:35 - 14:40 #48245 - CP052 La prothèse trapézométacarpienne avant 50 ans : évaluation continue de 15 patients à 5 ans de recul.
CP052 La prothèse trapézométacarpienne avant 50 ans : évaluation continue de 15 patients à 5 ans de recul.

Si la trapézectomie reste le « gold standard » chirurgical de la rhizarthrose, l’avènement des prothèses trapézométacarpienne et l’innovation technologique les concernant a changé la donne. Leur principal avantage est une récupération fonctionnelle plus rapide. La pose de prothèse chez le sujet jeune reste débattue, mais aucun autre traitement n’a actuellement prouvé de supériorité globale à l’arthroplastie totale. Le but de cette étude était d’évaluer les résultats fonctionnels et les complications des prothèses posées avant 50 ans.

Tous les patients opérés avant l’âge de 50 ans entre 2009 et 2023 d’une arthroplastie totale (prothèse à cupule vissée ou cimentée – semi contrainte) en première intention après traitement médical bien conduit ont été revus en consultation de façon prospective. Une évaluation fonctionnelle (mobilités – QDASH PRWE) et radiologique étaient réalisées avec recherche de complications (luxation, descellement, fracture) au plus grand recul.

16 prothèses chez 15 patients ont pu être évalués avec un recul de 68 mois (10- 172). 3 patients ont été perdus de vue. Le QDASH moyen était de 24 (9,09-54,55), le PRWE de 34 (1- 103). Tous les patients étaient satisfaits ou très satisfaits de l’intervention. Le score de Kapandji moyen était de 9 (6-10). L'opération permettait de retrouver de la force par rapport à l’état préopératoire, mais celle-ci restait inférieure à la force du coté controlatéral dans 80% des mains dominantes opérées et 62% des mains non dominantes opérées. 5 prothèses (38%) présentaient des anomalies radiologiques non symptomatiques (ossifications, nouveaux ostéophytes, liserés périprothétiques). Il n’existait aucun cas de luxation ou de descellement. 2 prothèses (15%) ont nécessité une reprise pour ossifications péri prothétique (patients hyper uricémiques ou goutteux). 4 patients (33%) avaient changé de travail ou eu un arrêt important.

Les résultats fonctionnels à moyen et long terme de l’arthroplastie totale trapézométacarpienne avant 50 ans sont élevés avec un taux de satisfaction important des patients et concordent avec les résultats dans la population générale. Néanmoins on observe un taux de reprise plus élevé secondaire à l’apparition d’ossification. Ces ossifications étaient associées à la présence de goutte ou d’hyperuricémie, facteur intrinsèque connu au niveau du coude.

La prothèse trapézométacarpienne reste une solution satisfaisante chez les moins de 50 ans à un moment de leur vie où ils ont « besoin du pouce ». Le suivi précis de ce groupe de patients à haute demande nécessite la mise en place de registres.
Yassine AMAR (Besançon), Alice MANGEON, Alexandre QUEMENER-TANGUY, Daniel LEPAGE, Francois LOISEL, Laurent OBERT
14:40 - 14:45 #48254 - CP053 Résultats d’une série prospective de 102 prothèses TOUCH avec un recul de 8 à 10 ans.
CP053 Résultats d’une série prospective de 102 prothèses TOUCH avec un recul de 8 à 10 ans.

Les prothèses trapézo-métacarpiennes à double mobilité se sont imposées depuis une dizaine d'années. Nous rapportons les résultats à long terme d’une série prospective de 102 prothèses trapézo-métacarpiennes avec un recul de 8 à 10 ans.

Les patients ont été évalués cliniquement (douleur, mobilité, force, DASH) et radiologiquement avec une attention particulière à l'évaluation de l'usure du noyau en polyéthylène par mesure du centrage du col dans la cupule.

Nous avons revu 81 prothèses posées sur 71 patients (10 cas bilatéraux) avec un recul moyen de 104 mois. Sept prothèses ont nécessité une reprise avec remplacement partiel de l'implant, deux patients ont nécessité une reprise pour calcifications péri-prothétiques douloureuses limitant la mobilité. Quatorze patients ont été perdus de vue. Les résultats cliniques sont bons : douleur 0.4 (0-7), opposition 7.46 (7-10), abduction 44.6° (30-60), antépulsion : 47.1° (35-55), rétropulsion 7.8° (0-10), Q DASH : 18.7 (11-35). Rapport M1/M2 : 0.74. Hyperextension MP : 4° (0-25). Les complications mineures sont classiques : 7 tendinites de De Quervain post opératoire (5 infiltrations, 2 opérées) et 3 pouces à ressaut infiltrés. Il n’y a pas eu de fracture du trapèze, d’algodystrophie ni de paresthésie radiale. Nous avons recensé 12 calcifications ectopiques mineures et 5 calcifications importantes dont les deux ayant nécessité une reprise pour douleurs et perte de mobilité, avec un bon résultat final. Radiologiquement nous relevons 20 ostéolyses mineures (7 cupules et 13 tiges) et 2 moyennes (1 cupule et 1 tige), toutes asymptomatiques. Pour 62 dossiers radiologiques nous avons pu évaluer l'usure du polyéthylène de manière précise. Sur les clichés de profil nous notons quatre usures complètes du noyau en polyéthylène, une usure sévère (> 1 mm) dans 3 cas et une usure modérée (< 1 mm) dans 3 cas. L'usure est systématiquement externe (dorsale). Les clichés de face montrent une usure légère dans 55 cas, répartie de façon équivalente en interne ou en externe.

Cette étude confirment les bons résultats cliniques à long terme des prothèses trapézo-métacarpiennes toujours en place. Malheureusement le taux de reprises lié à des problèmes de cupule et d’usure et de déformation du polyéthylène sont importants (7%). Pour les implants toujours en place, le taux d’usure complète ou sévère du polyéthylène (11 %) est prédictif d’un taux de reprises important à brève échéance.

Le taux de complications liées au noyau en polyéthylène est préoccupant. Un suivi radiologique attentif et rigoureux de l’épaisseur de polyéthylène s’impose.
Pascal LEDOUX (Bédarieux), Bruno LUSSIEZ
14:45 - 14:50 #48455 - CP054 Complications et résultats cliniques de la prothèse MAÏA à double mobilité pour l'arthrose trapézo-métacarpienne sous anesthésie WALANT : revue de la littérature et série de 86 cas.
CP054 Complications et résultats cliniques de la prothèse MAÏA à double mobilité pour l'arthrose trapézo-métacarpienne sous anesthésie WALANT : revue de la littérature et série de 86 cas.

Trapeziometacarpal osteoarthritis commonly affects postmenopausal women, impairing thumb function significantly. Surgical management includes trapeziectomy and arthroplasty, with the MAÏA prosthesis providing improved biomechanics and functional recovery. Nevertheless, complications such as persistent pain, dislocation, malalignment, and aseptic loosening remain relevant. This study reviews recent literature on MAÏA prosthesis complications and compares findings with a clinical series of 86 patients treated using Wide Awake Local Anesthesia No Tourniquet (WALANT).

We systematically reviewed literature from 2018 to 2024 in PubMed and specialized journals addressing MAÏA prosthesis outcomes and complications. Additionally, we retrospectively analyzed 86 consecutive patients undergoing dual-mobility MAÏA trapeziometacarpal arthroplasty under WALANT anesthesia with a postoperative follow-up of one year. Surgical technique included capsulotomy in “T,” osteotomy of the metacarpal base, preparation of the trapezium, placement of the cup and stem, and reabsorbable suture loop interposition to facilitate capsular anchoring. Clinical parameters were evaluated (QuickDASH, VAS, pinch strength, Kapandji score, patient satisfaction, and time to return to work) as well as complications (persistent pain, paresthesia, dislocation, loosening, infection, fracture, tenosynovitis).

Literature reported complication rates between 30-36%, predominantly involving persistent pain (~4%), dislocation (~5-10%), aseptic loosening (2-3%), De Quervain tendinitis (~5-15%), and paresthesias (~5%). Our series showed favorable outcomes: QuickDASH averaged 15.8, pinch strength 5.2 kgf, minimal residual pain (VAS 2/10), Kapandji score 9.3, high satisfaction (>90%), and return to work within 6 weeks. Complications included persistent pain (7,6%), subluxation without complete dislocation (1.2%), tendinitis (5.8%), and transient radial nerve dorsal branches paresthesias (4.7%) and one cupule loosening episode. The surgical revision rate was 10.5%.

Our series demonstrated functional outcomes and complication rates that are comparable to those reported in the literature, likely due to meticulous surgical technique and WALANT anesthesia allowing intraoperative adjustments. Surgical technique and correct orientation of the cup are critical to reducing major complications. We indicate the prosthesis for trapeziometacarpal osteoarthritis stages II-III after conservative treatment failure, excluding stage IV and heavy manual laborers. Persistent pain was primarily associated with inadequate trapezial resection, particularly the ulnar osteophyte. Minor complications were effectively managed conservatively. WALANT enabled dynamic intraoperative evaluation, reducing dislocation risks.

The MAÏA prosthesis, when properly implanted, offers excellent short-term functional results with manageable complication rates. WALANT anesthesia facilitates intraoperative stability adjustments, further reducing postoperative complications.
Eduardo VALLEJO-APARICIO, Alberto SANZ-ARRANZ (Burgos, Espagne), Beatriz PALMERO-SÁNCHEZ, Aritz MURUETA-RAMOS, Ana ALONSO-MARTINEZ, Mercier-Rodriguez NICOLE
14:50 - 14:55 #48679 - CP055 Evaluation des résultats des prothèses trapézo-métacarpiennes isolées en cas d'arthrose péritrapézienne.
CP055 Evaluation des résultats des prothèses trapézo-métacarpiennes isolées en cas d'arthrose péritrapézienne.

La prothèse trapézo-métacarpienne (PTM) constitue une solution thérapeutique efficace pour l’arthrose trapézo-métacarpienne symptomatique. Toutefois, la présence d’une arthrose scapho-trapézo-trapézoïdienne (STT) associée soulève des interrogations sur les indications chirurgicales et le pronostic fonctionnel. Cette étude vise à évaluer les résultats cliniques et radiographiques des PTM mises en place chez des patients présentant une arthrose péri-trapézienne, sans geste complémentaire sur l’articulation STT.

Une étude rétrospective a été menée sur 31 patients (87 % de femmes, âge moyen 65 ans) opérés entre janvier 2022 et décembre 2023 d’une PTM MAIA® (laboratoire Lépine) sur arthrose péri-trapézienne. Aucun geste chirurgical n’a été réalisé sur l’articulation STT. Les données cliniques (douleur, force de pince, satisfaction) et radiographiques (intégration, ostéolyse, migration) ont été recueillies, avec un recul moyen de 18 mois (12–35).

Parmi les 31 arthrose péri-trapézienne, seuls 6 patients (19%) présentaient une arthrose STT symptomatique en pré-opératoire. Tous les patients ont bénéficié d’une amélioration significative de la douleur, de la force de préhension et de la fonction du pouce. Le taux de satisfaction globale était de 9/10. Aucun patient n’a nécessité de réintervention ou de geste complémentaire secondaire sur l’articulation STT. Seul 1 patient restait douloureux à la palpation de l'articulation STT. L’analyse radiographique ne montrait pas de progression significative de l’arthrose STT, ni d’ostéolyse ou de déplacement prothétique.

Bien que fréquente à l’imagerie, l’arthrose STT associée à une arthrose trapézo-métacarpienne est fréquemment asymptomatique. La présence d’une arthrose STT ne contre-indique pas la pose d’une PTM isolée. En cas d’arthrose STT symptomatique, l’utilisation d’une PTM isolée permet une diminution de la douleur et une amélioration fonctionnelle. La stratégie chirurgicale conservatrice, sans geste complémentaire STT, semble suffisante chez ces patients, avec de bons résultats à court et moyen terme.

La présence d’une arthrose péri-trapézienne ne semble pas compromettre les résultats fonctionnels et radiographiques des prothèses trapézo-métacarpiennes isolées. Même si l’arthrose STT est symptomatique, l’utilisation d’une PTM isolée apparaît comme une solution chirurgicale efficace.
Benjamin DEGEORGE (Montpellier), Adriano TOFFOLI, Jacques TEISSIER

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les urgences classiques de la main

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les urgences classiques de la main

Modérateurs : Sybille FACCA (PU-PH) (Strasbourg), Marie GENESTET (Chirurgien de la main) (Vannes), Michel NINOU (chirurgien) (Lyon)
Les urgences de la main reste un motif fréquent de consultation, mais aussi de complications en cas de prise en charge déficiente en urgence cette table ronde, fait le point des détails techniques et des points clés chirurgicaux à mettre en œuvre pour réussir la prise en charge.
15:00 - 15:30 comment rater les urgences classiques de la main.
15:00 - 15:10 Comment je rate... un phlegmon des Gaines. Sybille FACCA (PU-PH) (Conférencier, Strasbourg)
15:10 - 15:20 Comment je rate... une suture d’un nerf collatéral. Marie GENESTET (Chirurgien de la main) (Conférencier, Vannes)
15:20 - 15:30 Comment je rate... une fracture phalangienne. Michel NINOU (chirurgien) (Conférencier, Lyon)
15:30 - 16:00 Communications libres - Chirurgie des tendons et des nerfs.
15:30 - 15:35 #48668 - CP021 Résultats à moyen terme de la réparation des ruptures du fléchisseur profond en zone 1 par la technique TILT.
CP021 Résultats à moyen terme de la réparation des ruptures du fléchisseur profond en zone 1 par la technique TILT.

Les ruptures du tendon fléchisseur profond en zone 1 nécessitent une fixation solide et peu invasive pour restaurer une fonction digitale optimale. Les techniques classiques (pull-out, ancres) restent associées à des complications non négligeables. La technique TILT (Transosseous Internal Locking Technique), entièrement interne et sans implant, a été proposée afin de réduire ces complications. Cette étude évalue les résultats cliniques et fonctionnels à moyen terme de cette technique.

Seize patients opérés par la technique TILT entre 2019 et 2024 ont été inclus. La réparation a été réalisée par une suture transosseuse au PDS 3/0. Le protocole postopératoire suivait une mobilisation active précoce protégée. L’évaluation portait sur la mobilité articulaire, la force de préhension et de pincement, les scores fonctionnels Quick-DASH et Strickland, la douleur (PRWE), et la satisfaction des patients.

Avec un recul moyen de 30 mois, les résultats montrent une flexion IPP médiane de 82,5° et IPD de 52,5°, avec un déficit d’extension modéré. La force de préhension était comparable au côté sain. Le Quick-DASH médian était de 11,36, avec 75 % de résultats « bons ou excellents » selon Strickland. La douleur résiduelle moyenne était faible (1,7/10), et la satisfaction élevée (3/4). La reprise du travail s’est faite en moyenne en 8 semaines, et du sport à 12 semaines. Trois complications ont été observées : une rupture secondaire et deux flessums.

La technique TILT semble offrir des résultats fonctionnels comparables, voire supérieurs, aux techniques traditionnelles de réparation des ruptures en zone 1, tout en évitant les complications liées à ces autres techniques. Sa simplicité, l’absence de matériel et la reprise rapide des activités en font une alternative prometteuse. Bien que notre effectif reste limité, les résultats encourageants et l’absence de complications notables incitent à l'utilisation de cette technique.

La technique TILT apparaît comme une alternative fiable aux méthodes classiques, avec de bons résultats fonctionnels, une morbidité faible, et un retour rapide aux activités.
Grégoire CHIARELLA (Lille), Pierre AUZIAS, Rebecca DELARUE
15:35 - 15:40 #48750 - CP022 Libération chirurgicale des tendons de la main avec interposition d'une membrane amniotique dessiquée.
CP022 Libération chirurgicale des tendons de la main avec interposition d'une membrane amniotique dessiquée.

Les adhérences tendineuses sont fréquentes après un traumatisme ou une chirurgie de la main et peuvent générer une gêne fonctionnelle importante pour le patient. La ténolyse et la mobilisation précoce constituent le traitement standard, mais les récidives restent fréquentes. Malgré diverses stratégies anti-adhérences étudiées ces dernière années, aucune solution ne s’est imposée en pratique. La membrane amniotique, grâce à ses propriétés anti-inflammatoires, isolantes et lubrifiantes, pourrait limiter ces récidives. Un essai clinique est en cours pour évaluer l'efficacité d’une membrane amniotique dessiquée comme barrière anti-adhérences après ténolyse.

L’étude pilote inclut des adultes présentant des adhérences tendineuses (fléchisseurs et/ou extenseurs) persistantes depuis plus de 3 mois après une réparation primaire, malgré une rééducation adaptée. Chaque patient bénéficie d’une ténolyse suivie de l’enroulement du tendon libéré par la membrane amniotique dessiquée. Le côté de la membrane est identifié pendant la chirurgie : la couche épithéliale est placée en contact avec le tendon, pour isoler les facteurs inflammatoires, tandis que la couche spongieuse est tournée vers l'extérieur pour favoriser le glissement du tendon réparé. Un suivi des patients est ensuite réalisé à 15 jours (J15), 6 semaines (S6), 3 mois (M3) et 6 mois (M6). La mobilité active totale (TAM), la douleur, la fonctionnalité (QuickDASH) ainsi que la tolérance sont évaluées à chaque visite.

A ce jour, 15 patients (10 hommes, 5 femmes ; âge moyen : 49 ± 15 ans) ont été inclus et traités dans l'étude. Parmi les 11 patients disposant d’un suivi ≥ 6 semaines, 8 (73 %) ont présenté une amélioration de la TAM, et 3 patients (27 %) une stabilité. L’amplitude active totale moyenne est passée de 93 ± 50° à l’inclusion à 134 ± 34° à S6 ou plus. Sur ces 11 patients, 8 (73 %) ont également présenté une amélioration de la fonction de la main selon le score QuickDASH. Aucun événement de sécurité en lien avec le produit expérimental n’a été rapporté.

Ces résultats précoces sont encourageants, notamment dans une population comprenant des cas complexes (adhérences anciennes et/ou multi-récidivantes). La bonne tolérance du produit renforce son intérêt potentiel.

L’utilisation d’une membrane amniotique dessiquée lors de la ténolyse est une stratégie prometteuse pour limiter les récidives d’adhérences tendineuses. Une étude élargie est nécessaire pour confirmer ces résultats.
Lionel ERHARD (Lyon), François LOISEL, Laurence BARNOUIN, Justine BOSC, Laurent OBERT
15:40 - 15:45 #48774 - CP023 Conservation de l’extension indépendante de l’index après transfert du tendon de son extenseur propre : de l’anatomie à la clinique.
CP023 Conservation de l’extension indépendante de l’index après transfert du tendon de son extenseur propre : de l’anatomie à la clinique.

L’extensor indicis proprius (EIP) est régulièrement utilisé comme muscle donneur dans des techniques de transferts tendineux dans le but de restaurer l’extension du pouce ou l’opposition. Or l’EIP est supposé être le muscle responsable de l’indépendance de l’extension de l’index. Nous avons mené une étude clinique rétrospective et anatomique afin premièrement de vérifier si les patients opérés présentaient un déficit d’indépendance d’extension de leur index, et deuxièmement si les caractéristiques anatomiques de l’extensor digitorum communis permettaient d’expliquer une éventuelle conservation de cette indépendance.

Au cours d’une première étude clinique rétrospective bicentrique, une série de 27 patients ayant eu un transfert de l’EIP a répondu à un questionnaire à la recherche d’une gêne fonctionnelle à l’index et nous a transmis des photographies des deux mains de profil, poings fermés, index en extension. Puis la dissection de dix membres supérieurs frais nous a permis d’étudier l’innervation du muscle extensor digitorum communis ainsi que le type de juncturae tendinae entre les tendons de ce muscle destinés respectivement à l’index et au majeur selon la classification de Von Schroeder.

Parmi les 27 patients, et au recul minimum de 8 mois, 2 patients rapportaient une diminution de la dextérité de leur index sans conséquence dans leurs activités quotidiennes et seuls 3 percevaient leur index comme différent d’avant l’intervention. Aucun ne rapportait de perte de force ou d’amplitude de mouvement. Sur les photographies, un seul patient présentait une différence d’extension isolée de l’index comparativement au côté opposé (d’environ 15 degrés). L’étude cadavérique a permis de mettre en évidence une innervation spécifique du chef de l’extensor digitorum communis destiné à l’index, ainsi qu’une junctura tendinae systématiquement grêle (Von Shroder type I) entre les tendons extenseurs destinés respectivement à l’index et au majeur.

Nos constatations anatomiques sont analogues à celles d’autres auteurs et fournissent une hypothèse importante à la compréhension de l'indépendance digitale.

Le sacrifice du tendon de l’EIP n’entraîne pas de perte de l’indépendance de l’index - ceci confirmant que le transfert de ce tendon peut être réalisé sans crainte d’entraver cette fonction. Ceci pourrait s’expliquer par certaines caractéristiques anatomiques du chef de l’extensor digitorum communis destiné à l’index.
Charles SEYROL (Paris), Adeline CAMBON
15:45 - 15:50 #48382 - CP024 Vascularisation proximale du nerf interosseux postérieur : une étude anatomique.
CP024 Vascularisation proximale du nerf interosseux postérieur : une étude anatomique.

Le nerf interosseux postérieur (NIOP), branche de division du nerf radial, est vascularisé de façon constante par un riche plexus artériel d'origine septo musculaire lors de son passage entre les deux faisceaux du muscle supinateur. Ce nerf peut être source de douleurs de par sa compression au coude au niveau de l'arcade de Fröhse et du muscle supinateur. Le traitement chirurgical de la compression symptomatique du NIOP sous l’arcade de Fröhse, en cas de résistance au traitement médical, consiste à venir neurolyser le nerf par ouverture du faisceau superficiel du supinateur. Sa section pourrait être la cause de lésions ischémiques pour le nerf dans le cas où le plexus serait issu majoritairement du faisceau superficiel. L'objectif de cette étude était de déterminer la provenance superficielle ou profonde du plexus artériel du muscle supinateur, vascularisant le NIOP dans sa portion proximale.

Il s’agissait d’une étude anatomique réalisée sur cadavres frais congelés. Après injection de latex intravasculaire dans l’artère humérale, il a été étudié la vascularisation du NIOP au sein de son passage au sein des deux faisceaux du muscle supinateur, et l’impact de l’ouverture du faisceau superficiel sur sa vascularisation. La vascularisation du NIOP a été divisée en trois groupes : origine majoritairement profonde, mixte, majoritairement superficielle.

Dix coudes au total ont été disséqués chez 5 sujets. Une majorité de sujets présentaient une vascularisation mixte, provenant à la fois du faisceau profond et superficiel du muscle supinateur. Certains sujets anatomiques présentaient un plexus vasculaire provenant principalement du faisceau superficiel, et d’autres du faisceau profond.

Le NIOP est vascularisé par un plexus vasculaire venant de façon variable du feuillet superficiel ou profond du muscle supinateur. Dans cette étude, certains sujets anatomiques présentaient un plexus vasculaire d’origine mixte, d'autres provenant principalement du faisceau superficiel, et d’autres du faisceau profond. Dans la littérature il est retrouvé 47 à 84% de succès après décompression du NIOP. Les échecs de la chirurgie pourraient s’expliquer par l’ouverture du faisceau superficiel du supinateur chez des patients dont la vascularisation du nerf serait majoritairement liée au faisceau superficiel, créant des lésions ischémiantes iatrogènes à l’origine de récidive des symptômes et d’échec chirurgical. Il serait intéressant à travers d’autres études cliniques d’identifier les sujets de groupe 1 à 3 et leur réponse clinique à la chirurgie de décompression.

La vascularisation du nerf interosseux postérieur provient de manière variable selon les sujets du faisceau profond et superficiel du muscle supinateur.
Thomas YVONNET (Rennes), Thomas DAOULAS, Nicolas BIGORRE
15:50 - 15:55 #48453 - CP025 Chirurgie du canal carpien sous échographie et anesthésie WALANT sans arrêt de traitement anticoagulant ou antiagrégant.
CP025 Chirurgie du canal carpien sous échographie et anesthésie WALANT sans arrêt de traitement anticoagulant ou antiagrégant.

La chirurgie du canal carpien est le syndrome canalaire le plus fréquent dans le monde. Cette intervention concerne majoritairement des patients âgés avec des comorbidités. Les traitements anticoagulants et antiagrégants sont de plus en plus fréquents dans cette population. Sa gestion peut être source de complications. L’objectif de notre étude était de déterminer si la chirurgie sous anesthésie walant sous échographie de libération du canal carpien sans arrêt de traitement anticoagulant ou antiagrégant donnait de bons résultats clinique et était associée à un taux de complications elevé.

Etude monocentrique retrospective, tous les patients opérés d’une chirurgie du canal carpien sous échographie sous anesthésie walant en office sous traitement anticoagulant ou antiagregant. Les patients ont été revues en consultation entre J3 et J5. L’existence de complications ont été noté dans le dossier clinique de même que l’évaluation de la satisfaction par le patient. Les patients ont été revu à 1 mois avec la même évaluation.

26 mains ont été opérés sous anticoagulant ou antiagrégant. Le score de satisfaction moyen à la première visite était de 61,4% de patients très satisfaits, 23,8% de patients satisfaits, 11,54% de patients peu satisfaits et 3,85% de patients non satisfaits et celle à 1 mois de 88,46% de patients très satisfait, 7,69% de patients satisfaits et 3,85% de patients peu satisfait. Un hématome avec œdème de la main et raideur a nécessité une rééducation. Tous les patients ont décrit une disparition des symptomes de compression nerveuse. Aucune reprise chirurgicale n’a été nécessaire, pas de récidive de canal carpien. 8 patients (30,77%) ont presenté une pilar pain.

Le traitement par anticoagulant est de plus en plus fréquent chez les patients du fait du vieillissement de la population. Son arrêt et sa gestion peri opératoire est parfois difficile. L’anesthésie WALANT peut permettre d’éviter l’arrêt de ces traitements dans certaines chirurgies peu à risque hémorragiques. La prise en charge du canal carpien du fait du risque de compression nerveuse sur hématome peut faire craindre un risque spécifique. Le score de satisfaction post opératoire est excellent dans notre étude. 1 hématome a été retrouvé Les pilar pains ont été retrouvé dans 30 ,77% des patients.

La chirurgie du canal carpien sous échographie sous anesthésie WALANT semble être une technique sure même en cas de traitement anticoagulant ou antiagrégant.
Alexandre CERLIER (Marseille), Valentin MASSIN

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la chirurgie des SNAC et des SLAC

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la chirurgie des SNAC et des SLAC

Modérateurs : Jean-Michel COGNET (Chirurgien Orthopédiste) (Reims), Michel LEVADOUX (Chef de Service) (Toulon), Ahmed ZEMIRLINE (Chirurgien de la main) (Rennes)
La chirurgie de l’arthrose du poignet secondaire à une atteinte de la première rangée a beaucoup évolué ces dernières années ; cette table ronde permet de faire des points sur les avancées de l’arthroscopie dans ces pathologies en montrant les points techniques décisifs pour réussir ces chirurgies.
15:00 - 15:30 Comment rater la chirurgie des SNAC et des SLAC.
15:00 - 15:10 Comment je rate... une pseudarthrose du scaphoïde sous arthroscopie. Jean-Michel COGNET (Chirurgien Orthopédiste) (Conférencier, Reims)
15:10 - 15:20 Comment je rate... une arthrodèse 3 ou 4 os. Ahmed ZEMIRLINE (Chirurgien de la main) (Conférencier, Rennes)
15:20 - 15:30 Comment je rate... un SNAC – SLAC sous arthroscopie. Michel LEVADOUX (Chef de Service) (Conférencier, Toulon)
15:30 - 16:00 Communications libres - Arthrose du poignet.
15:30 - 15:35 #48635 - CP056 Etude comparative des profils dégénératifs en arthroscanner de l’arthrose au poignet de type SLAC, SNAC et SCAC.
CP056 Etude comparative des profils dégénératifs en arthroscanner de l’arthrose au poignet de type SLAC, SNAC et SCAC.

Le choix de la procédure chirurgicale, dans le contexte d’une arthrose secondaire à une séquelle de disjonction scapho-lunaire (SLAC), de pseudarthrose scaphoïdienne (SNAC) et de chondrocalcinose (SCAC), se fonde respectivement sur les classifications radiographiques de Watson, Vender et Romano reposant uniquement sur l’analyse sur une radiographie de face des interlignes radio-scaphoïdien, scapho-capitate, capito-lunarien et radio-lunarien. Une arthrose méconnue sur les autres interlignes peut être responsable de douleurs post-opératoires après chirurgie palliative. Aucune étude n’a recensé les différences de profils dégénératifs en arthroscanner entre le SLAC, le SNAC et le SCAC. L’objectif de notre travail est de proposer une nouvelle approche du diagnostic en réalisant par arthroscanner une cartographie comparative de la sévérité et de l’étendue des lésions dans le SLAC, SNAC et SCAC.

68 arthroscanners de patients présentant différents stades de SLAC (n=44), SNAC (n=20) et SCAC (n=4) ont été inclus rétrospectivement. L’analyse de la répartition et de la sévérité de la chondropathie au sein de 10 articulations du carpe a été réalisée par un senior spécialisé en imagerie ostéo articulaire et un interne d’orthopédie. Les tests statistiques utilisés ont été le test de Fisher pour l’analyse comparative et le Cohen’s Kappa coefficient pour l’analyse inter observateur.

Interligne Scapho-Trapézo-Trapézoïdien : majoritairement respecté dans les SLAC (77%) et les SNAC (80% ), avec une atteinte partielle dans 20% des SLAC et SNAC. Son atteinte partielle était majoritaire dans le SCAC (75% ). Interligne Luno-Hamatale : atteinte partielle dans 57% des SLAC Viegas 2 et 30% des SNAC Viegas 2. Interligne Hamato-Triquétral : majoritairement préservé indépendamment de l’étiologie avec aucune atteinte dans 97% des SLAC (1 cas d’atteinte partielle), 100% des SNAC. Toutefois 25% des SCAC avait un interligne altéré. Interligne Piso-Triquétral : L’atteinte était présente dans 75% des SCAC, 43% des SLAC et 15% des SNAC. Quand l’opacification était suffisante, on retrouvait une atteinte partielle et totale dans 34% et 6,2% des SLAC contre 12,5% et 0% des SNAC.

L’analyse arthro-scannographique permet d’identifier des différences entre les profils dégénératifs des SLAC, SNAC, et SCAC en regard d’articulations écartées par les classifications usuelles. Ce constat justifie l’élaboration d’une nouvelle classification.

L’apport diagnostique de l’arthroscanner a permis de remettre en question les classifications historiques radiographiques, sur lesquelles sont basées les indications chirurgicales. Une autre approche doit donc être choisie dans la description de ces profils dégénératifs grâce à une nouvelle classification, pour mener à long terme, à une conception rénovée du traitement chirurgical.
Hanna JAZOTTES (Montpellier), Yann THOUVENIN, Michel CHAMMAS, Bertrand COULET, Cyril LAZERGES, Perre-Emmanuel CHAMMAS
15:35 - 15:40 #48500 - CP057 Lipofilling dans le traitement de l’arthrose de la main et du membre supérieur : revue de la littérature et perspectives.
CP057 Lipofilling dans le traitement de l’arthrose de la main et du membre supérieur : revue de la littérature et perspectives.

Le lipofilling, ou greffe de tissu adipeux autologue, suscite un intérêt croissant comme option thérapeutique dans l’arthrose, en particulier au niveau de la main et du membre supérieur. Il associerait des effets mécaniques (amortissement intra-articulaire) et biologiques (action anti-inflammatoire, chondroprotectrice via les cellules stromales mésenchymateuses). L’objectif de ce travail est de réaliser une revue actualisée de la littérature scientifique et d’en dégager les perspectives cliniques.

Une revue systématique a été menée en mai 2025 à partir des bases PubMed et PMC, selon les recommandations PRISMA. Les articles sélectionnés traitaient du lipofilling dans le traitement de l’arthrose des articulations du membre supérieur (main, poignet, coude, épaule). Ont été inclus les essais cliniques, séries prospectives, études rétrospectives et revues systématiques publiés entre 2000 et 2025. Les données ont été extraites et classées selon les localisations articulaires et les niveaux de preuve.

Vingt-trois publications ont été retenues. L’arthrose trapézo-métacarpienne est la localisation la plus étudiée. Les séries rapportent une diminution significative de la douleur (VAS moyenne -3 à -6 points) et une amélioration fonctionnelle (score DASH, force de préhension). L'effet bénéfique semble persister sur 12 à 24 mois, notamment dans les stades précoces (Eaton ≤ II). Les résultats sont plus hétérogènes dans les arthroses avancées ou multi-articulaires. Aucune complication sévère n’a été rapportée.

Le lipofilling semble répondre partiellement aux objectifs de réduction de la douleur et d’amélioration fonctionnelle dans les formes débutantes à modérées d’arthrose de la main. Cependant, la méthodologie des études reste souvent limitée (absence de randomisation, échantillons réduits, absence de groupe contrôle), ce qui freine la généralisation. L’effet biologique du tissu adipeux, bien que prometteur, reste à mieux caractériser sur le plan mécanistique.

Le lipofilling constitue une option thérapeutique mini-invasive, sûre et potentiellement efficace dans l’arthrose de la main et du membre supérieur. Des études comparatives à large effectif sont nécessaires pour confirmer ces résultats, définir les indications optimales et standardiser les protocoles.
Florent WEPPE (Lyon), Justin RUYER, Maximilien ARNAL, Thomas JALAGUIER
15:40 - 15:45 #48818 - CP058 Micro greffe de graisse dans l'arthrose du poignet et du pouce.
CP058 Micro greffe de graisse dans l'arthrose du poignet et du pouce.

Le traitement de l’arthrose de la main fait souvent appel à différentes injections intra articulaires. Les micro réinjections de graisse ont fait la preuve de leur capacité régénératives dans de nombreux domaines (cutané, neurologique etc.) Cette présentation a pour but de montrer les résultats de notre expérience avec les micro réinjections de graisse dans l’arthrose du poignet et du pouce.

Il s’agit d’une étude rétrospective La série comporte 14 patients traités pour de l’arthrose par greffe de graisse entre 2021 et 2025. Dans 7 cas il s’agit d’une arthrose radio carpienne. Les 7 autres concernent des rhizarthroses. Il n’y a qu’un opérateur. Les interventions sont faites au bloc opératoire sous anesthésie loco régionale La graisse est prélevée en péri ombilical en utilisant la technique de Coleman modifiée par Magalon. Elle est réinjectée sous contrôle scopique après centrifugation douce. En post opératoire le port d'une orthèse amovible est recommandé pour un mois. Les travaux de force sont exclus pendant un mois. L 'arrêt de travail dépend de l'activité professionnelle. Le suivi est en moyenne de 15 mois avec des extrêmes allant de 6 à 36 mois. IL est clinique et téléphonique.

Aucune infection ni intolérance au site d’injection L’hématome sous cutané abdominal est constant provoquant un inconfort pendant une dizaine de jours Pour l’arthrose radio carpienne, la baisse de la douleur est constante, de 60%. La mobilité est améliorée de 70%. Le retour aux activités antérieures est constant. Pour la rhizarthrose, la baisse de la douleur est inconstante. Seuls 4 patients voient leur douleur diminuer de 20%, la mobilité s’améliorer de 57% et la fonction de 30%.

La série est courte et nécessite d'être poursuivie. Il s'agit d'un retour d'expérience. Le recul moyen de 15 mois montre une pérennité des résultats supérieure aux infiltrations de cortisone. Les travaux de Khouri, Mayoli and all., Weppe, avaient déjà démontré la faisabilité de la technique. Ce que notre étude confirme. Le micro fat grafting préserve les cellules graisseuses, à l'inverse du nanofat grafting. Ceci nous semble un garant de la pérennité du résultat.

La micro réinjection de graisse apparait être une technique sûre et fiable. Elle donne de bons résultats dans l’arthrose radio carpienne. Ils sont plus mitigés pour la rhizarthrose. Cette technique devrait, dans les prochaines années, intégrer l’arsenal thérapeutique du chirurgien de la main.
Elie TOLEDANO (Toulon)
15:45 - 15:50 #48526 - CP059 Long-term outcomes of the “SLIC 2” technique for chronic scapholunate instability: minimum 5-year follow-up.
CP059 Long-term outcomes of the “SLIC 2” technique for chronic scapholunate instability: minimum 5-year follow-up.

Chronic static scapholunate dissociation (SLD), particularly in the absence of chondral lesions, remains a complex therapeutic challenge. The SLIC 2 technique aims to restore carpal alignment and function through a dual intercarpal ligamentoplasty using a free tendon graft.

This prospective study included 8 patients with minimum stage 4 Garcia-Elias SLD treated with the SLIC 2 technique, with a minimum follow-up of 5 years. Clinical outcomes included pain (VAS), grip strength, range of motion, and functional scores (PRWE, QDASH, Mayo). Radiological parameters were evaluated preoperatively, postoperatively, and at final follow-up.

At a mean follow-up of 74.8 months, pain during effort significantly improved (VAS 5.6 to 2.3; p=0.02). Functional scores also showed sustained benefit (PRWE: 45.3 to 21.1; p=0.03; Mayo: 72.1 to 77.9; p=0.01). Range of motion, especially flexion, was partially preserved. Although radiographic correction of the scapholunate gap and angle progressively deteriorated, these changes were not always associated with clinical decline. Only one patient developed advanced SLAC arthritis. No reoperations were needed.

The SLIC 2 technique offers durable pain relief and functional improvement in chronic static SLD, with low complication rates and acceptable loss of motion. Despite partial radiological recurrence, clinical outcomes remain favorable at long-term follow-up, supporting its use in selected patients.
Dubian RÉMY (Marseille), Jean Baptiste DE VILLENEUVE BARGEMON, Ludovic ARDOUIN, Philippe BELLEMÈRE, Marc LEROY
15:50 - 15:55 #48539 - CP060 Evaluation de la reverticalisation du scaphoïde dans l'instabilité scapholunaire chronique: une analyse radiographique et en scanner quatre-dimensions.
CP060 Evaluation de la reverticalisation du scaphoïde dans l'instabilité scapholunaire chronique: une analyse radiographique et en scanner quatre-dimensions.

La réductibilité du scaphoïde est une condition nécessaire à la réalisation d’une ligamentoplastie chez les patients atteints d’instabilité scapholunaire (ISL). Un scaphoïde réductible se reverticalise en inclinaison ulnaire de poignet. Cependant, aucun moyen ne permet de quantifier la force nécessaire à la reverticalisation du scaphoïde et à la correction de l’instabilité. La Mayo Clinic a décrit l’angle intrascaphoïdien antéropostérieur (APISA) pour mesurer l’angulation d’un cal vicieux du scaphoïde sur radiographies standards. Le scanner quatre-dimensions a démontré sa fiabilité d’analyse des mouvements des os du carpe. Le but de notre étude était d’évaluer l’utilité et la fiabilité de la mesure de la variation de l’APISA sur radiographies en inclinaisons radiale et ulnaire et de la mesure de l’angle radioscaphoïdien (RSA) sur scanner dynamique pour quantifier la reverticalisation du scaphoïde, et leur contribution à identifier les scaphoïdes non réductibles.

Nous avons réalisé une étude prospective incluant 150 patients suspects d’ISL. Nous les avons classés en trois groupes selon les mesures radiographiques du gap scapholunaire et la condition du ligament scapholunaire à l’arthroscanner : « instabilités dynamiques », « instabilités statiques » et « sans instabilité ». Nous avons mesuré indépendamment la variation de l’APISA entre les radiographies en inclinaison radiale et en inclinaison ulnaire, et la différence entre les mesures maximales et minimales du RSA au scanner quatre-dimensions.

Les variations de l’APISA et du RSA étaient significativement réduites dans le groupe « instabilités statiques » comparativement au groupe « sans instabilité » (réduction de 35 %, p < 0,01). Aucune différence significative n’a été observée entre les groupes « instabilités dynamiques » et « sans instabilité ». APISA ≤ 9° et RSA ≤ 14° distinguent un scaphoïde peu réductible ; APISA ≤ 6° et RSA ≤ 9° un scaphoïde non réductible. 19 % des patients instables avaient un scaphoïde peu réductible, 15 % un scaphoïde non réductible.

Les deux méthodes montrent une diminution moyenne semblable de 35% de la reverticalisation du scaphoïde dans les ISL statiques comparativement aux instabilités dynamiques et à l’absence d’instabilité. Nous observons 15% de scaphoïdes non réductibles, appartenant tous au stade statique de l’ISL. Ce résultat est cohérent avec les 15% d’apparition d’arthrose SLAC suivant une ligamentoplastie, patients pour lesquels des stratégies palliatives devraient être privilégiées.

La mesure de la variation de l’APISA et du RSA permet une évaluation quantitative de la reverticalisation du scaphoïde et contribue à identifier les scaphoïdes non réductibles au stade d’ISL statique.
Quentin MAURY (Nancy), Gabriela HOSSU, Alain BLUM, François DAP, Pedro Augusto GONDIM TEIXEIRA, Lionel ATHLANI

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G5
Session GEMMSOR
Communications libres

Session GEMMSOR
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Modérateurs : Dominique ANDREU (kinésithérapeute) (Pau), Nicolas CHRISTIAENS (chirurgien) (Biarritz)
15:00 - 15:10 #48545 - CG11 Investigation de la complexité de la présentation clinique du patient consultant en chirurgie de la main.
CG11 Investigation de la complexité de la présentation clinique du patient consultant en chirurgie de la main.

Les pathologies de la main peuvent entraîner des incapacités de travail et des limitations dans les activités quotidiennes, impactant la productivité personnelle et économique. L’utilisation des mesures des résultats rapportés par le patient (PROMs) est devenue courante, permettant une prise en chaque considérant les conséquences physiques, psychologiques et sociales de la pathologie sur le patient. Cependant, les méthodes statistiques traditionnelles ne permettent pas de capturer la complexité des interactions entre les variables cliniques lors de l’interprétation des PROMs. Notre étude vise à utiliser l'analyse de réseau pour mieux comprendre le profil du patient consultant en chirurgie de la main et améliorer la personnalisation des soins.

Cette étude rétrospective a analysé les données de 616 participants ayant rempli le questionnaire Dynamic Hand Score (DHS) avant leur première consultation en chirurgie de la main. L’analyse de réseau a été réalisée avec le logiciels R, en utilisant des modèles graphiques Gaussiens et des réseaux Bayésiens.

L’estimation de réseau révèle trois corrélations prédominantes : entre la limitation dans les tâches lourdes et la limitation dans les tâches simples ; la limitation dans les tâches lourdes et la limitation en pratiquant un sport ou un instrument ; et la limitation dans les tâches simples et la difficulté à préparer un repas. Une plus grande force de centralité existe pour la limitation dans les tâches lourdes et simples, et l’intensité de la douleur. Une communauté concernant la limitation dans les activités de la vie quotidienne est mise en évidence. Les modèles causaux suggèrent que les limitations fonctionnelles seraient influencées par la fréquence et l’intensité de la douleur, et la douleur lorsque la main est froide.

L'analyse de réseau permet de visualiser et d'explorer les interactions complexes entre les variables cliniques des PROMs, offrant une perspective globale qui complète les analyses traditionnelles. En ciblant spécifiquement les limitations fonctionnelles ou l’intensité et la fréquence de la douleur, les chirurgiens peuvent améliorer leur prise en charge et la qualité de vie des patients.

Notre étude met en lumière l'importance de la gestion des limitations fonctionnelles et de la douleur dans la prise en charge des patients en chirurgie de la main. Les analyses de réseau et modèles causaux offrent des perspectives intéressantes pour personnaliser les soins et améliorer les résultats cliniques. Des études futures sont nécessaires pour explorer davantage les relations causales entre les variables selon les pathologies, afin d’intégrer ces résultats dans la prise de décision clinique.
Caroline MARLIER (Bruxelles, Belgique), Giovanni BRIGANTI, Nicolas CUYLITS
15:10 - 15:20 #48730 - CG12 Rôle de la rééducation post-opératoire dans l’arthrose de l’articulation trapézo-métacarpienne : résultats fonctionnels de la trapézectomie avec interposition versus prothèse.
CG12 Rôle de la rééducation post-opératoire dans l’arthrose de l’articulation trapézo-métacarpienne : résultats fonctionnels de la trapézectomie avec interposition versus prothèse.

L’arthrose de l’articulation trapézo-métacarpienne (TM) est une affection fréquente provoquant douleur et limitations fonctionnelles. Les options chirurgicales, telles que la trapézectomie avec interposition et la prothèse articulaire, ont montré des degrés de succès variés. Toutefois, le rôle de la rééducation post-opératoire dans l’optimisation des résultats de ces interventions reste peu exploré. Une rééducation efficace pourrait être cruciale pour restaurer la force, l’amplitude de mouvement (ROM) et la fonction de la main, mais il n’existe pas de consensus sur la meilleure approche pour chaque type de chirurgie. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’impact de la rééducation post-opératoire sur les résultats fonctionnels et cliniques chez les patients ayant subi une trapézectomie avec interposition par rapport à une prothèse pour arthrose de l’articulation TM.

Une étude rétrospective a été menée sur des patients traités pour arthrose TM entre novembre 2023 et novembre 2024. Les patients ont été divisés en deux groupes selon le type d’intervention chirurgicale : trapézectomie avec interposition ou prothèse articulaire. Les patients ont suivi au hasard un protocole de rééducation post-opératoire, des exercices auto-assistés ou aucune rééducation. Les résultats évalués comprenaient : douleur, ROM, force de préhension et de pince, fonctionnalité de la main, et satisfaction du patient à 3, 6 et 12 mois postopératoires. Les complications et les taux de réintervention ont également été enregistrés.

Le groupe traité avec une prothèse comptait 42 patients, tandis que 38 patients ont subi une trapézectomie. Les deux groupes ont montré une amélioration significative de la douleur, du ROM et de la fonction de la main après rééducation. Le groupe prothétique a présenté un rétablissement plus rapide de la force et des scores de satisfaction plus élevés précocement, mais à long terme, les résultats étaient comparables. Aucune différence significative n’a été observée dans les résultats fonctionnels ou la satisfaction à 12 mois. Dans le groupe trapézectomie, les patients ayant suivi un programme de rééducation ont rapporté un niveau de satisfaction plus élevé et un retour au travail plus précoce.

La rééducation post-opératoire joue un rôle essentiel dans la récupération après une trapézectomie avec interposition et une prothèse pour arthrose TM. Bien que la prothèse permette une récupération fonctionnelle plus rapide, la trapézectomie avec interposition offre des résultats comparables à long terme avec un taux de complications plus faible. Des protocoles de rééducation personnalisés peuvent améliorer les résultats et devraient faire partie intégrante de la prise en charge de l’arthrose de l’articulation trapézo-métacarpienne.
Emanuele GERACE (Rome, Italie), Silvia PIETRAMALA, Camillo FULCHIGNONI, Lorenzo ROCCHI
15:20 - 15:30 #48811 - CG13 TFCC et rééducation : une revue de littérature.
CG13 TFCC et rééducation : une revue de littérature.

En rééducation de la main les préconisations actuelles nous orientent presque systématiquement vers une rééducation précoce, mais la rééducation des lésions du complexe fibrocartilagineux triangulaire (TFCC) semble faire exception. En raison de son rôle essentiel dans la stabilité du poignet et la transmission des forces entre l’avant-bras et la main, la prise en charge du TFCC nécessite une attention particulière. J’ai voulu approfondir la compréhension de cette structure et des enjeux liés à sa rééducation afin de proposer aux patients un accompagnement au plus proche des recommandations actuelles.

Le recherche avait pour but d'identifier les techniques d'immobilisation, de rééducation et les timing à respecter après une lésion du TFCC. Elle a été effectuée entre juin et novembre 2024 sur Pubmed Cochrane et Epistemonikos. Les articles inclus traitaient de lésions du TFCC opérées ou non et décrivaient le protocole ou les techniques de rééducations. Aucune restriction méthodologique n'a été appliquée, les articles inclus ont été publiés entre 2014 et novembre 2024.

42 articles ont été identifiés et 10 ont finalement été inclus. Elles présentent une grande hétérogénéité méthodologique et clinique. Cinq portent sur la rééducation post-chirurgicale, cinq sur le traitement conservateur, et une couvre les deux. Les recommandations varient selon le type et la durée d’immobilisation (0 à 6 semaines), le moment de reprise de la mobilisation, et les protocoles d’exercices. Peu d’études précisent les modalités exactes des séances. La majorité propose renforcement isométrique, mobilisation en DTM et travail proprioceptif. Seules deux études suivent les patients au-delà de trois mois.

Bien que les données disponibles soutiennent l’intérêt du renforcement précoce de l’ECU et du PQ, du travail proprioceptif et de l’introduction du DTM, la reprise de la mobilisation active reste peu documentée, tout comme les modalités précises des exercices (fréquence, intensité, progression), limitant pour l’instant l’élaboration de recommandations standardisées.
Mathilde GUETTIER (Sierre, Suisse)
15:30 - 15:40 CG14 Rationnel et controverses autour de l’utilisation des orthèses dans la maladie de Dupuytren : revue narrative. Davide ZANIN (physiothérapeute) (Orateur, Moncalieri, Italie)
15:40 - 15:50 #48537 - CG15 Quoi de neuf sur le SDRC ces dix dernières années ?
CG15 Quoi de neuf sur le SDRC ces dix dernières années ?

Le SDRC, Syndrome Douloureux Régional Complexe, est une pathologie toujours mal connue, dont la physiopathologie n'est pas réellement comprise, ce qui en complique la prise en charge : Cependant, ces 10 dernières années, de nouvelles recherches ont permis d'en savoir plus l'épidémiologie et les différents facteurs de risque de cette pathologie, avec notamment la découverte d'une possible sensibilisation centrale qui faciliterait l’hypersensibilité à la douleur, un processus auto-immun (médié par des auto-anticorps) et des facteurs génétiques (le SDRC pourrait être héréditaire chez 1/3 des patients). Il y a également de nouvelles informations concernant les différents types de SDRC, on ne parle plus seulement de SDRC de type 1 ou 2 : L'émergence de nouveaux termes ont fait leur apparition, comme le SDRC précoce, le SDRC non spécifié, et différents sous-types en fonction de la symptomatologie (sous-type à prédominance vasomotrice, sous-type à prédominance neuropathique, sous-type avec des niveaux plus élevés de signes moteurs/tropiques...). Toutes ces avancées permettront, à l'avenir, de mieux traiter cette pathologie. En termes de rééducation, les progrès technologiques permettent d'accéder à de nouvelles propositions de traitements : L'éducation thérapeutique est améliorée par l'accès facile à des vidéos explicatives, à des applications, etc... Les effets de l'imagerie motrice (traitement le mieux démontré dans cette pathologie) semblent être augmentés par l'utilisation de la réalité virtuelle, qui offrent de nombreuses possibilités de remaniements corticaux, grâce à une technologie toujours plus immersive en termes d'illusion de mouvements du membre pathologique. Autre traitement intéressant : L'intérêt non négligeable de l'association de la rééducation conventionnelle du SDRC à une activité physique en aérobie, permettant de soulager la douleur, et de diminuer l'intensité des symptômes du SDRC. De nombreux progrès restent à accomplir dans le traitement de cette pathologie, mais une meilleure compréhension de l'épidémiologie et les différentes avancées technologiques permettent d'ores et déjà d'offrir une amélioration de la prise en charge de cet état clinique si complexe.
Tessadit AISSAOUI (Lyon)
15:50 - 15:55 Questions.

16:00 - 16:30 Pause café - Visite des stands - Consultation des ePosters
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A22
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la chirurgie du poignet détruit

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la chirurgie du poignet détruit

Modérateurs : Emmanuel DAVID (Praticien Hospitalier) (Amiens), Laurent OBERT (PUPH - Chirurgien orthopédiste) (Besançon), Alain TCHURUKDICHIAN (CHIRURGIEN Gérant) (Dijon)
En cas d’arthrose dégénérative ou post-traumatique touchant l’ensemble des articulations radio et Medio carpienne les solutions chirurgicales ont encore progressé ; cette table ronde permet d’évaluer les progrès techniques et leurs résultats fonctionnels en montrant les pièges à éviter.
16:30 - 17:00 Comment rater la chirurgie du poignet détruit.
16:30 - 16:40 Comment je rate... une arthrodèse totale du poignet. Emmanuel DAVID (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Amiens)
16:40 - 16:50 Comment je rate... une prothèse totale du poignet. Alain TCHURUKDICHIAN (CHIRURGIEN Gérant) (Conférencier, Dijon)
16:50 - 17:00 Comment je rate... une technique de Masquelet au poignet. Laurent OBERT (PUPH - Chirurgien orthopédiste) (Conférencier, Besançon), Rémy VIGIÉ (Assistant) (Co-auteur, Toulouse), François LOISEL (Orthopédiste - Chirurgien de la main) (Co-auteur, Besançon), Florelle GINDRAUX (Co-auteur, Besancon), Isabelle PLUVY (MCU PH) (Co-auteur, Besançon), Grégoire LECLERC (Co-auteur, Besançon), Pauline SERGENT (Co-auteur, Besancon), Thomas FRADIN (chef de clinique) (Co-auteur, Besançon)
17:00 - 17:30 Communications libres - Arthrose du poignet.
17:00 - 17:05 #48765 - CP026 Arthrodèse scaphotrapeziotrapézoïde arthroscopique pour l'arthrose STT : étude multicentrique rétrospective de 11 patients.
CP026 Arthrodèse scaphotrapeziotrapézoïde arthroscopique pour l'arthrose STT : étude multicentrique rétrospective de 11 patients.

Scaphotrapeziotrapezoid (STT) osteoarthritis is a common cause of radial wrist pain. When conservative measures fail, surgical treatment options include trapeziectomy, resection arthroplasty, interposition arthroplasty and arthrodesis. This retrospective, multicenter study evaluates arthroscopic STT fusion as an alternative to traditional open procedures, hypothesizing improved union rates and reduced complications.

11 consecutive patients with isolated STT osteoarthritis underwent arthroscopic STT fusion using a standardized technique. Two experienced level 4 surgeons used a two-portal (MCU and MCR) arthroscopic approach for joint surface denudation. Cancellous bone grafts were harvested through a separate dorsal incision from the ipsilateral distal radius using a trephine. The grafts were delivered into the joint via the same trephine and fixated with two headless cannulated compression screws. Postoperative immobilization lasted six weeks. Follow-up assessments included clinical evaluation and routine CT at three months.

Eleven patients (3 male, 8 female; mean age 65.7 years) completed follow-up (mean 15.1 months, range 12–36). All were non-smokers. Radiological bony union was achieved in 100% of cases at 3 months. No intraoperative or postoperative complications occurred. The flexion-extension arc decreased by 26%, while grip strength improved by 36%. Mean VAS pain scores dropped by 82 %. The mean QuickDASH score was 11.0. All patients resumed occupational activities after an average of 3.6 months and reported high satisfaction (mean 9.5/10). No signs of radioscaphoid impingement or secondary arthritis were noted. SL, CL, and RL angles showed minor changes postoperatively.

Arthroscopic STT arthrodesis demonstrates promising outcomes in terms of fusion rates, pain relief, and patient satisfaction. Compared to traditional open fusion, which carries a non-union rate of 6.2 % and reoperation risk of 10%, arthroscopy offers theoretical advantages such as preservation of intercarpal ligaments and vascularity. Critical success factors may include the surgeon’s expertise, consistent use of local cancellous bone grafts with metaphyseal decompression, and minimally invasive access. Unlike resection or implant arthroplasty, no instability or implant-related complications were observed.

Arthroscopic STT fusion using a two-portal technique and distal radius bone grafting achieved excellent radiological and clinical results, with no complications and complete union at three months. This method presents a reliable and minimally invasive option for treating isolated STT osteoarthritis. Comparative studies are warranted to further validate its superiority over other surgical approaches.
Louis THIELMAN (Koksijde, Belgique), Chul Ki GOORENS, Bert VAN MIERLO
17:05 - 17:10 #48778 - CP027 Résultats à moyen terme de l’implant Pyrocardan dans l’arthrose STT isolée.
CP027 Résultats à moyen terme de l’implant Pyrocardan dans l’arthrose STT isolée.

L'arthrose scaphoïdotrapézotrapézoïdienne (STT) est une pathologie dégénérative qui affecte l'articulation située entre le scaphoïde, le trapèze et le trapézoïde, à la base du pouce. La prise en charge de l’ arthrose STT, bien que premièrement médicale, n’est pas homogène entre les différents praticiens. Le but de cette étude rétrospective est de rapporté les résultats à moyen termes de l’implant Pyrocardan dans la prise en charge de l’arthrose STT isolée. L’hypothèse principale de notre étude est que cette arthroplastie permettrait une amélioration significative de la douleur à moyen termes.

21 patients d’âge moyen de 66 ans ont été inclus, soit 23 implants avec un recul minimum de 2 ans. Le critère principal de cette étude est l’EVA. D’autres critères secondaires comme les forces de grip et de pinch ainsi que des scores fonctionnels (Quick DASH et PRWE) et radiographique ont été analysés. L’EVA a été récupéré rétrospectivement et analysée à différents moments de la prise en charge.

On retrouve une amélioration significative de l’EVA à 2 ans (7,9 vs 2,5 p<0,01) et les critères secondaires sont comparables aux autres techniques chirurgicales. Néanmoins durant notre recueil des données nous avons relevés 3 complications (3 luxations de matériel).

Actuellement aucun gold standard n’est décrit pour la prise ne charge de l’arthrose STT isolée. A un recul moyen de 3,8 ans, l’arthroplastie STT avec un implant Pyrocardan permet d’obtenir des résultats cliniques et radiographique satisfaisants. Notre étude montre que la mise en place d’un implant en Pyrocardan dans l’arthrose STT conduit à une réduction significative de la douleur à 2 ans. Comparativement aux autres études menées sur la prise en charge de l’arthrose STT notre étude semble concordante sur la réduction de la douleur après mise en place de l’implant Pyrocardan. Les scores QuickDASH et PRWE retrouvé dans notre étude ( 30,6 et 31,5) sont légèrement augmenté par rapport à d'autres études mais ce résultat subjectif est contrebalancé par des forces de grip et de pinch similaires.

L’amélioration significative des douleurs, les résultats fonctionnels équivalents aux autres techniques chirurgicales recueilli dans cette étude semble faire de l’implant Pyrocardan une option thérapeutique recommandée dans la prise en charge de l’arthrose STT isolée. Des études multicentriques prospectives comparatives sur un grand nombre de patients seraient utiles pour guider la prise en charge de l’arthrose STT isolée.
Baptiste CRABE (Bordeaux), Hugo PELET, Anais DELGOVE, Marie-Laure ABI CHAHLA
17:10 - 17:15 #48472 - CP028 Notre experience sur l'utilisation de la prothèse totale de poignet Motec : à propos de 32 cas.
CP028 Notre experience sur l'utilisation de la prothèse totale de poignet Motec : à propos de 32 cas.

Nous rapportons notre expérience sur l'utilisation de la prothèse totale de poignet Motec

Il s’agit d’une étude monocentrique multi-opérateurs. Les indications sont dominées par l'arthrose globale du poignet post – traumatique ( SNAC et SLAC Wrist ) resistante au traitement médical.

Depuis 2019, nous avons réalisé 32 arthroplasties. Le recul moyen est de 36 mois (5 mois – 5 ans ) Dans l’indication préferentielle SNAC ou SLAC wrist stade 2 à 4 , en respectant les critères de mise en place de cette prothèse, les résultats sont très satisfaisants avec une diminution significative des douleurs ( EVA Post opératoire inférieur à 2 vs 8 Pré-opératoire ) , une amplitude articulaire de plus de 120° en flexion/ Extension. Nous ne rapportons pas d’amélioration significative de la force de poigne. Dans les autres cas : séquelles de fracture du radius ( 2 cas), reprise de prothèse Remotion,( 2 cas), échec d'arthrodèse intracarpienne (2 cas), ou d'échec de résection de la première rangée des os du carpe (1 cas), la technique opératoire est plus délicate et doit s'adapter au cas par cas. Les résultats sont plus mitigés mais offrent malgré tout une nette diminution des douleurs.

Dans cette série, nous déplorons 5 reprises chirurgicales (16%). 2 cas de reprises précoces : luxation de l'implant après échec d'arthrodèse intra carpienne. La mise en place d'une cupule légèrement trop radiale est à l'origine de cette complication. La reprise chirurgicale a imposé le changement de la tige radiale standard pour une tige métacarpienne large, médialisée sur le versant lunarienne de l'épiphyse radiale. L'autre reprise précoce fut une mobilisation sous anesthésie loco-régionale du poignet à J8 en raison d'un flexum post-opératoire simple. Pour les reprises tardives, nous déplorons un changement de col à 9 mois en raison d'un col trop long . Il s'agit d'une erreur du jugement de la taille du col au début de notre expérience. Une fracture du 3ème métacarpien à 1 an post-opératoire justifiant une synthèse , et enfin un descellement de la tige radiale à 3 ans, justifiant le changement de l'implant radial par une tige métacarpienne large. À 2 ans de recul, l'ostéo-intégration de l'implant radial à été obtenu avec résultat clinique satisfaisant.

nous pensons que la prothèse Motec a une place de choix dans le traitement de l'arthrose globale du poignet chez les patients de plus de 60 ans chez qui l’on souhaite conserver la mobilité pré-opératoire .
Alexandre DAUMILLARE (Aix-en-Provence), Olivier DAUNOIS, Remi CARRÉ
17:15 - 17:20 #48645 - CP029 Clinical and Functional Outcomes of MOTEC Total Wrist Arthroplasty: A Retrospective Study of 30 patients with a Minimum 6-Month Follow-Up.
CP029 Clinical and Functional Outcomes of MOTEC Total Wrist Arthroplasty: A Retrospective Study of 30 patients with a Minimum 6-Month Follow-Up.

Total wrist arthroplasty (TWA) is a functional alternative to arthrodesis in degenerative or post-traumatic wrist conditions. This study aimed to evaluate the clinical outcomes, functional results, and complication rates of MOTEC total wrist prostheses with a minimum postoperative follow-up of 6 months.

A retrospective review was conducted on 30 patients who underwent MOTEC TWA between 2020 and 2025 with a minimum follow-up of 6 months. Collected data included pain score (0–10), patient satisfaction (0–10), wrist range of motion (flexion, extension, pronosupination), complications, and revision surgeries.

Among the 30 patients (17 men, 13 women; mean age: 68 years), the main indications for TWA were primary osteoarthritis (n=16), failed four-corner fusion (n=7), rheumatoid arthritis (n=4), complex fractures (n=5), ankylosing spondylitis (n=1), and Kienböck’s disease (n=1).
The mean follow-up duration was 29.9 months (range: 6–64 months). * Pain: Mean score 1.9/10; 86% of patients reported pain ≤ 2. * Satisfaction: Mean score 8.5/10; 73% of patients reported a satisfaction score of 9 or 10. * Range of motion: Mean flexion 45.2°, extension 45°, and pronosupination 165°. Six complications were reported (20%): metacarpal fracture (n=1), rotational issue of the third metacarpal (n=1), M3 osteolysis (n=1), postoperative hematoma (n=1), anterior bony impingement with neuropathic palm pain (n=1), and severe wrist flexum (n=1). One patient (3.3%) required revision surgery due to the flexum.

Our findings confirm that the MOTEC wrist prosthesis provides satisfactory pain relief and functional preservation in a diverse patient population. The observed range of motion supports the prosthesis' utility in maintaining everyday hand function. Although a moderate complication rate was observed, only one patient required revision surgery, suggesting a favorable safety profile. These results are consistent with existing literature and encourage further prospective studies with standardized outcome measures.

MOTEC total wrist arthroplasty provides favorable outcomes in terms of pain control, patient satisfaction, and functional wrist mobility, with a moderate complication rate and a low revision rate of the implant. These findings support its use in appropriately selected patients, provided that long-term follow-up is ensured.
Stephane BARBARY (Nancy), Romain DETAMMAECKER, Antoine DEDERICHS, Gilles DAUTEL
17:20 - 17:25 #48640 - CP030 Prothèse de poignet Motec par mini voie d'abord.
CP030 Prothèse de poignet Motec par mini voie d'abord.

L'arthroplastie totale de poignet se fait classiquement par une grande voie d'abord dorsale longitudinale ou sinueuse. Or il est possible, dans un soucis de limiter la voie d'abord, et donc le risque d'adhérences et de raideur post-opératoire, de réaliser cette intervention par une courte voie transversale dans le pli d'extension en regard de l'articulation medio-carpienne.

19 prothèses totales de poignet Motec ont été implantées dont les trois dernières par une mini-voie d'abord;

L'arthroplastie totale de poignet par implant Motec est réalisable par une mini voie d'abord, avec une bonne visualisation de tous les moments clés lors de sa pose. Les suites opératoires sont plus simples car la cicatrice est courte et transversale, rendant le port d'une orthèse moins désagréable.

Un film montrant la faisabilité d'une courte voie d'abord transverse pour la pose d'une prothèse totale de poignet n'a jamais été présenté. Cette voie présente l'interet de réduire le risque d'adhérences cutanées et tendineuses. Elle semble favoriser la flexion du poignet par rapport à une voie d'abord classique, mais le faible nombre de prothèses posées ne permet pas de conclure statistiquement.

La pose d'une prothèse totale de poignet Motec en "mini open" est faisable. La visualisation des temps clés de l'intervention est très bonne. Les suites opératoires sont plus simples en comparaison à la voie d'abord classique.
Nicolas DREANT (Nice)

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B22
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la chirurgie des pathologies douloureuses de la main

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la chirurgie des pathologies douloureuses de la main

Modérateurs : Nicolas BIGORRE (chirurgien) (Angers), Adeline CAMBON (PU-PH) (Paris), Thomas JAGER (Chirurgien de la Main) (Luxembourg, Luxembourg)
Les compressions nerveuses et l’arthrose des doigts longs entraînent des handicaps, importants et quotidiens. Cette table ronde, fait le point sur les pathologies fréquentes de la main avec la description des points techniques à connaître pour une prise en charge réussie de ces pathologies.
16:30 - 17:00 Comment rater la chirurgie des pathologies douloureuses de la main.
16:30 - 16:40 Comment je rate... une chirurgie d’un syndrome du canal carpien. Nicolas BIGORRE (chirurgien) (Conférencier, Angers)
16:40 - 16:50 Comment je rate... une dénervation de l’IPP ou du poignet. Adeline CAMBON (PU-PH) (Conférencier, Paris)
16:50 - 17:00 Comment je rate... une prothèse de l’IPP. Thomas JAGER (Chirurgien de la Main) (Conférencier, Luxembourg, Luxembourg)
17:00 - 17:30 Communications libres - Arthrose des doigts.
17:00 - 17:05 #48658 - CP061 La prothèse IPP2 dans le traitement De l’arthrose interphalangienne proximale. Résultats à long terme d’une série de 83 prothèses.
CP061 La prothèse IPP2 dans le traitement De l’arthrose interphalangienne proximale. Résultats à long terme d’une série de 83 prothèses.

Les options thérapeutiques prothétiques pour l’arthrose interphalangienne proximale sont aujourd’hui limitées. Le seul implant auto stabilisé du marché et la prothèse IPP2. Nous évaluons ses résultats à moyen et long terme.

Nous avons évalué une série continue de patients ayant eu une arthroplastie prothétique par la prothèse IPP2 pour arthrose ou instabilité articulaire entre mars 2010 et janvier 2024. La douleur, la mobilité, la satisfaction de la procédure et les complications ont été colligées. La série a été évaluée selon 3 groupes d’ancienneté d’implantation L’intérêt de la WALANT a été étudié ainsi que les résultats selon le doigt opéré.

92 implants ont été posés sur la période sur 69 patients. 8 patients sont décédés ou déments lors de la dernière évaluation. 61 patient ont pu être revu totalisant 83 implants. Le taux de survie est de 89 % à 70 mois. Ces patients ont été revus pour une évaluation clinique avec un recul moyen de 37,5 mois. Sur l’ensemble de la série, la douleur sur l’échelle visuelle anatomique est au repos de 0,25/10 ; De 0,56/10 pour les activités du quotidien ; De 1/10 pour les activités avec fortes contraintes. L’extension globale de l’articulation est de 13,07°, la flexion de 79,24° et la distance pulpe–paume de 0,51 cm. Les complications sont boutonnières dans 12 % des cas et une reprise chirurgicale pour descellement dans 6 % des cas. Dans 46 % des cas on note un remodelage osseux sur P1 et/ou sur P2. Le taux de satisfaction globale est de 85,5 %. En fonction du temps, la douleur reste stable, la mobilité diminue un peu les premières années mais reste stable ensuite. Les boutonnières apparaissent très précocement après l’opération. Il n’y a pas de cas secondaires à distance. L’utilisation de la technique WALANT diminue le taux de boutonnière et augmente les résultats fonctionnels.

Les résultats et la survie de l’implant à distance sont comparables aux autres implants dans la littérature. Cet implant est le plus fiable pour corriger les instabilités.

Compte tenu du faible nombre d’implants résiduels sur le marché mondial pour les articulations IPP, et considérant les résultats de cette prothèse qui existe depuis 1992, il est nécessaire de tout faire pour que cet implant reste sur le marché.
Christian COUTURIER (Paris)
17:05 - 17:10 #48427 - CP062 Résultats fonctionnels de l’arthroplastie d’interposition métacarpophalangienne (MCP) sphérique en pyrocarbone HAPY® pour les doigts longs : une étude rétrospective de 16 cas.
CP062 Résultats fonctionnels de l’arthroplastie d’interposition métacarpophalangienne (MCP) sphérique en pyrocarbone HAPY® pour les doigts longs : une étude rétrospective de 16 cas.

L'arthrose de l'articulation métacarpophalangienne (MCP) est une cause majeure de douleur et de limitation fonctionnelle. Lorsque le traitement conservateur échoue, l'arthroplastie est une option chirurgicale, historiquement réalisée principalement avec des implants en silicone. La prothèse sphérique métacarpienne en pyrocarbone (PYC) HAPY® constitue une nouvelle solution prothétique. Cette étude vise à évaluer les résultats cliniques et radiologiques de cet implant MCP sphérique en PYC.

Cette étude rétrospective monocentrique a inclus 16 patients ayant subi une arthroplastie MCP avec l'implant HAPY® pour arthrose, suivis pendant plus de deux ans. L'évaluation clinique comprenait la douleur (EVA), l'amplitude articulaire, le score DASH et la force de préhension. Les complications ont été également enregistrées. L'évaluation radiologique portait sur le positionnement de l'implant, l'érosion osseuse, le remodelage osseux péri-implantaire, la migration proximale et l'intégrité du matériau.

Après un suivi moyen de 48 mois (intervalle : 24-95 mois), les résultats fonctionnels ont montré une amélioration significative de la flexion MCP (de 41° ± 10° à 64° ± 20°, p < 0,001), une réduction de la douleur (EVA : de 7,4 ± 1 à 0,8 ± 0,9, p < 0,001) et une amélioration du score DASH (de 42,5 ± 11,3 à 20,2 ± 22,5, p = 0,006). La force de préhension est restée stable (p = 0,68). Aucune complication telle que luxation, instabilité ou infection n’a été rapportée. Sur le plan radiologique, l’implant était correctement positionné dans 62,5 % des cas, avec un remodelage osseux péri-implantaire modéré, une faible incidence de migration proximale ou d’érosion significative.

L'arthroplastie d'interposition sphérique en pyrocarbone HAPY® pour l’articulation métacarpophalangienne présente des résultats satisfaisants à court et moyen terme, avec des améliorations significatives en termes de soulagement de la douleur et de mobilité articulaire. Les résultats radiologiques montrent une bonne tolérance osseuse avec des signes d'intégration progressive, malgré une érosion modérée et un remodelage osseux observés dans certains cas. Ces résultats sont comparables à ceux rapportés pour d’autres implants en pyrocarbone. Une étude multicentrique avec un suivi plus long est nécessaire pour confirmer la durabilité et la sécurité de cette technique.
Cerise GOSSELIN (Toulouse), Hugo BARRET, Clémentine RIEUSSEC, Romain MARI, Alexandra FORLI, Denis CORCELLA
17:10 - 17:15 #48428 - CP063 Méta-analyse comparative des implants en pyrocarbone et en silicone dans l'arthroplastie des articulations métacarpophalangiennes.
CP063 Méta-analyse comparative des implants en pyrocarbone et en silicone dans l'arthroplastie des articulations métacarpophalangiennes.

L’arthroplastie de l’articulation métacarpophalangienne (MCP) est couramment utilisée pour restaurer la fonction de la main et soulager la douleur chez les patients atteints d’arthrose. Parmi les différentes options prothétiques, le silicone et le pyrocarbone sont les deux matériaux les plus largement utilisés, mais leur performance comparative reste débattue. L’objectif de cette étude était de comparer les résultats fonctionnels, les taux de survie des implants et les profils de complications des implants en pyrocarbone versus en silicone dans l’arthroplastie MCP.

Une revue systématique et une méta-analyse ont été réalisées selon les recommandations PRISMA. Les bases de données PubMed, Embase et Cochrane Library ont été interrogées afin d’identifier les études comparant les implants MCP en pyrocarbone et en silicone avec un suivi clinique d’au moins 12 mois. Les critères évalués incluaient l’amplitude de mouvement, les scores DASH, la douleur postopératoire (EVA), les taux de complications et la survie des implants à moyen et long terme.

Douze études rétrospectives, incluant un total de 438 patients et 1 023 implants, ont été analysées. Le suivi moyen était de 63 ± 15 mois. Les implants en pyrocarbone et en silicone ont montré des résultats comparables en termes d’amplitude de mouvement (58° vs 59°, p = 0,909), de flexion (62° vs 61°, p = 0,895), de douleur postopératoire (EVA 1,1 vs 0,7, p = 0,229) et de satisfaction des patients (94 % vs 90 %, p = 0,334). Le score DASH était significativement meilleur dans le groupe silicone (15,0 vs 23,4, p = 0,009). Les taux de complications (13 % vs 20 %, p = 0,147) et de révision (6,4 % vs 6,7 %, p = 0,922) étaient similaires entre les groupes. Il n’y avait pas de différence de survie sans révision entre le pyrocarbone et le silicone à 5 ans (94 % vs 90 %, p = 0,293) ou à 10 ans (83 % vs 80 %, p = 0,660).

Les implants en pyrocarbone et en silicone donnent des résultats comparables en termes d’amplitude de mouvement, de douleur et de satisfaction des patients après arthroplastie MCP. Les implants en silicone étaient associés à de meilleurs scores DASH, bien que la signification clinique de cette différence reste limitée. Des études prospectives supplémentaires sont nécessaires pour affiner les recommandations cliniques.
Cerise GOSSELIN (Toulouse), Kévin A. HAO, Stéphanie DELCLAUX, Nicolas BONNEVIALLE, Pierre MANSAT, Hugo BARRET
17:15 - 17:20 #48508 - CP064 Percutaneous Headless Compression Screw Fixation for Bennett’s Fracture.
CP064 Percutaneous Headless Compression Screw Fixation for Bennett’s Fracture.

Bennett’s fracture, an intra-articular fracture that separates the palmar aspect of the first metacarpal base from the first metacarpal, ais commonly treated with closed reduction and fixation to restore joint congruity and prevent osteoarthritis. Percutaneous cannulated screw fixation is an effective technique that provides stable fixation with minimal soft tissue disruption.

Under fluoroscopic guidance, K-wires are inserted percutaneously, followed by cannulated screw insertion (Medartis CCS 1.7) to provide compression at the fracture site. Compared to K-wire fixation, screws offer superior biomechanical stability and early mobilization, reducing stiffness and promoting functional recovery. This technique is particularly beneficial for simple Bennett fractures without comminution.

Studies suggest that patients who undergo percutaneous screw fixation achieve faster union and better grip strength than those treated with K-wires. Complications are rare, but may include screw prominence or intra-articular placement, requiring precise technique. Overall, this method is a reliable alternative for the treatment of Bennett fractures.
Francis BONTE (Brugge, Belgique), Cédric BONTE, Pieter PIERREUX, Hanne VANDEVIVERE, Bart BERGHS, Filip STOCKMANS
17:20 - 17:25 #48714 - CP065 Support morpho-adaptatif pour la chirurgie de la main : étude préliminaire.
CP065 Support morpho-adaptatif pour la chirurgie de la main : étude préliminaire.

Les supports actuellement utilisés en chirurgie de la main (main de plomb, support plastique déformable, support métallique avec élastiques) présentent toutes des contraintes ergonomiques. Bien que largement répandus, ces dispositifs trouvent leurs limites dès que la main doit être positionnée autrement qu’à plat, notamment lors des interventions sur le pouce ou la première commissure. Avec ses 23 degrés de liberté, la main humaine requiert un système de maintien capable de l’orienter précisément dans l’espace sans compromettre sa stabilité et son accessibilité opératoire.

Une analyse du besoin a été réalisée sur la base d’observations en salle d’opération, aboutissant à un cahier des charges détaillant les performances attendues. Parmi plusieurs concepts explorés, celui retenu par l’équipe chirurgicale est basé sur un matériau à mémoire de forme, malléable autour de la main puis rigidifiable instantanément. Plusieurs prototypes ont été développés pour répondre aux exigences de confort, de facilité d’usage et de sécurité. Une étude préliminaire comparative entre les différents supports disponibles et le prototype final a été réalisée.

Le support développé permet un positionnement libre du poignet, de la main et des doigts dans toutes les orientations nécessaires. La stabilisation est obtenue par un système de verrouillage au pied. Le dispositif présente une rigidité suffisante pour résister aux contraintes mécaniques, y compris l’utilisation d’un marteau pour l’implantation de prothèses. Les matériaux utilisés sont biocompatibles, radiotransparents et stérilisables. Le prototype final permet un positionnement facilité, plus précis, stable et modulable, y compris dans les positions complexes, que les dispositifs existants. Discussion

Ce prototype introduit une rupture conceptuelle dans la manière de stabiliser la main, en privilégiant une approche morpho-adaptative. Il optimise encore un peu plus l’autonomie du chirurgien en réduisant la nécessité de personnel supplémentaire dans les positionnements complexes de la main. Des améliorations sont en cours afin d’optimiser également l’exposition locale du champ opératoire.

Ce prototype pose les bases d’une nouvelle génération de support pour la chirurgie de la main. Il constitue pour nous une première étape vers le développement de supports dits « intelligents », capable à terme d’intégrer des systèmes de commande assistée et automatisée.
Gabriel VIVIAN (Echallens, Suisse), Didier MAILLEFER, Sebastien DURAND

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G6
Session GEMMSOR
Conférence d'enseignement

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Conférence d'enseignement

Modérateurs : Maxime FOURMY (Kinésithérapeute-Orthésiste) (Marseille), André GAY (Chirurgien Libéral) (Marseille)
Faire le point sur la biomécanique des ligaments et des tendons. Rappeler les phases de cicatrisation et les conséquences de cette biomécanique sur la prise en charge rééducative.
16:30 - 17:00 Biomécanique et cicatrisation tendino-ligamentaire : Impact en rééducation. Sébastien LAPORTE (Conférencier, Paris)
17:00 - 17:15 Questions.

17:15
17:20
17:20-18:30
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G7
Session GEMMSOR
Communications libres

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Communications libres

Modérateurs : Hugo MASCHINO (Chirurgien) (Nancy), Michel RESIDORF
17:20 - 17:30 #48391 - CG38 The implementation of immersive Virtual Reality among French hand therapists, indications and barriers in 2025.
CG38 The implementation of immersive Virtual Reality among French hand therapists, indications and barriers in 2025.

The implementation of immersive Virtual Reality among French hand therapists, indications and barriers in 2025 Introduction: Immersive Virtual Reality (VR) represents a novel approach in the field of hand rehabilitation, capable of being utilized both passively and actively. The benefits are diverse, ranging from distracting the patient from pain, a quick start to rehabilitation after surgery and a good patient experience. Goal: This study aimed to ascertain the extent to which therapists globally and specifically in France have adopted this innovative technology and to identify the barriers to its implementation. Methods: A prospective, online survey was internationally conducted with participation from 236 hand therapists across 30 countries, including 21 respondents from France. Results: The main findings indicated that only 9% of the surveyed therapists worldwide were currently employing VR, with similar figures observed in France. Cost was identified as the primary barrier to the adoption of VR among French therapists. The main indications for using VR were orthopaedic injuries (fractures, CRPS) and as an adjunct for pain treatment. Conclusion: This study provides an initial benchmark regarding the use of VR by hand therapists and at this moment it is still limited.
Tom LATTRÉ (Ypres, Belgique), Elisabet HAGERT, Alejandro SUERO-PINEDA, Arne DECRAMER
17:30 - 17:40 CG17 La rééducation post reaxation des tendons extenseurs des doigts longs. Simona AUDEMARD (Orateur, Lamalou-les-Bains)
17:40 - 17:50 #48745 - CG18 Pourquoi et comment rendre la main confortable ?
CG18 Pourquoi et comment rendre la main confortable ?

La main, en tant qu'organe sensoriel, joue un rôle crucial dans notre interaction avec le monde grâce à la richesse de ses capteurs sensoriels et à sa dextérité, rendue possible par le pouce opposable, les nombreux muscles mobilisant les doigts ainsi que sa représentation corticale sensorimotrice particulièrement développée. En cas de traumatisme, les lésions nerveuses peuvent entraîner des troubles sensitifs, altérant les afférences sensorielles de la main et la rendant douloureuse ou inconfortable. Mais qu'en est-il de la fonction motrice ? Est-elle également affectée par ces troubles sensitifs, et si oui, de quelle manière ? Ce mémoire propose une synthèse de la littérature sur le lien entre les troubles de la sensibilité/la douleur et la fonction motrice pour pouvoir répondre à la question : Est-il pertinent de rendre une main confortable en rééducation de la main ? La deuxième partie de ce travail présente une proposition pour rendre la main confortable dans l’exemple des allodynies mécaniques statiques. Une série de cas sur lesquels des filtres sensitifs ont été utilisés permet d’illustrer ce concept de rééducation
Anne-Lise GAREL (Paris)
17:50 - 18:00 CG19 Pourquoi l’électrothérapie du muscle dénervé peine à convaincre ? Aurélien DI MARCO (Masseur kinésithérapeute) (Orateur, Saint-Etienne)
18:00 - 18:10 CG20 Utilisation du Blood Flow Restriction dans la rééducation et la prévention de la fracture distale du Radius. Matthieu DELPAS (Masseur kiné libéral) (Orateur, La Rochelle)
18:10 - 18:20 Questions.

17:30
17:30-18:30
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A23
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la chirurgie de la rhizarthrose

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Modérateurs : Philippe BELLEMÈRE (chirurgien de la main) (Saint-Herblain), Tristan LASCAR (Chef de service) (Monaco, Monaco), Bruno LUSSIEZ (chirurgien) (Monaco)
La rhizarthrose est l’arthrose la plus fréquente de la main et touche presque 2 millions de patients chaque année. La prise en charge a beaucoup évolué grâce au progrès des arthroplasties. Cette table ronde fait le point des différentes solutions arthroplastiques en montrant les pièges à éviter et les détails techniques.
17:30 - 18:00 Comment rater la chirurgie de la rhizarthrose.
17:30 - 17:40 Comment je rate... une greffe de cartilage à la main ou au poignet. Tristan LASCAR (Chef de service) (Conférencier, Monaco, Monaco), François LOISEL (Orthopédiste - Chirurgien de la main) (Co-auteur, Besançon), Antoine ADAM (Co-auteur, Besancon), Laurent OBERT (PUPH - Chirurgien orthopédiste) (Co-auteur, Besançon)
17:40 - 17:50 Comment je rate... un implant en pyro carbone pour la rhizarthrose l’arthrose péritrapézienne. Philippe BELLEMÈRE (chirurgien de la main) (Conférencier, Saint-Herblain), Ludovic ARDOUIN (Chirurgien de la main) (Conférencier, Nantes), Flore-Anne LECOQ (Chirurgienne) (Conférencier, Nantes - Saint-Herblain), Martin CHOLLEY-ROULLEAU (Chirurgien) (Conférencier, Nantes)
17:50 - 18:00 Comment je rate... une prothèse trapézo métacarpienne. Bruno LUSSIEZ (chirurgien) (Conférencier, Monaco), Laurent OBERT (PUPH - Chirurgien orthopédiste) (Co-auteur, Besançon), Daniel LEPAGE (Co-auteur, Besançon), Gauthier MENU (Chirurgien) (Co-auteur, Besançon), Anais DEBIE (Co-auteur, Reims), Sarah ZAMOUR (CCA) (Co-auteur, Paris), Camille ECHALIER (Docteur) (Co-auteur, Paris), Pierre MOUTON (chirurgien) (Co-auteur, Pessac), Ludovic BINCAZ (Chirurgien) (Co-auteur, Montélimar), Alice MANGEON (interne) (Co-auteur, Besançon), Alexandre BUFFET (interne) (Co-auteur, Besançon), François LOISEL (Orthopédiste - Chirurgien de la main) (Co-auteur, Besançon)
18:00 - 18:30 Communications libres - Prothèse trapézo-métacarpienne.
18:00 - 18:05 #45642 - CP031 Ostéotomie d’extension de la base du premier métacarpien comme traitement de la rhizarthrose. Série rétrospective de 29 cas.
CP031 Ostéotomie d’extension de la base du premier métacarpien comme traitement de la rhizarthrose. Série rétrospective de 29 cas.

La rhizarthrose est une pathologie fréquente, elle entraine souvent une gêne fonctionnelle conséquente. La physiopathologie est multifactorielle, cependant une déstabilisation ligamentaire de l’articulation trapézo-métacarpienne (ATM) avec une subluxation dorsale progressive est une étiologie quasi constante. Le but de cette étude était d'examiner les résultats à long terme de l'ostéotomie de la première extension métacarpienne (décrite par WILSON) dans le traitement de la rhizarthrose.

Il s’agit d’une série rétrospective mono opérateur de 23 patients (29 pouces), 15 femmes et 8 hommes (âge moyen 47,2 ans) ayant bénéficié d’une ostéotomie d’extension de la base du premier métacarpien entre 2008 et 2020. Nous avons évalué le stade d’atteinte articulaire par la classification de EATON, la fonction pré et post opératoire, la douleur à la révision, le nombre de complications, de reprises chirurgicales, la reprise professionnelle et/ou occupationnelle et le taux de satisfaction. La procédure opératoire était systématisée et l'ostéotomie été synthésée par broches et cerclage.

Le recul moyen était de 9,2 ans (5-16). Le stade Eaton préopératoire était I chez 8 patients, II chez 17 patients et III chez 4patients. Une dégradation radiologique (évolution du stade) a été observée dans 74% des cas. La force de pollicidigitale moyenne était de 6,42 kg (4-11) (98,9 % de la force pré opératoire). L'EVA moyenne était de 0,5 (0-4) (Diminution d'un facteur 10 de l'EV pré opératoire (5,24). Aucune complication n’a été à déplorer. Une seule patiente a été réopérée pour la mise d’un implant en pyrocarbone à 9 ans de la première intervention. 17 patients/23 (74%) ont poursuivi une activité professionnelle ou occupationnelle identique. Tous étaient satisfaits ou très satisfaits.

Les résultats de notre série (la plus importante à ce jour de la littérature) suggèrent que l'ostéotomie d'extension du premier métacarpien dans les atteintes modérées de l’ATM est une opération bénéfique, simple, fiable et stable dans le temps et ce malgré une dégradation radiologique. Sa non-agressivité anatomique ne compromet pas d’éventuelles chirurgies futures telles que la mise d’implants, l’arthroplastie couplée ou la trapézectomie avec ou sans ligamentoplastie. La synthèse par haubanage montre une consolidation complète, une ablation aisée et l'absence de dégâts osseux comparé à d'autres type de matériel (plaques, agrafes)

L'ostéotomie d'extension du premier métacarpien est une solution chirurgicale satisfaisante dans le traitement de la rhizarthrose notamment chez le sujet jeune en activité professionnelle.
Fabrice RABARIN (Angers - Trélazé), Bruno CESARI, Jérôme JEUDY
18:05 - 18:10 #48746 - CP032 La planification préopératoire des arthroplasties de la rhizarthrose est-elle reproductible ?
CP032 La planification préopératoire des arthroplasties de la rhizarthrose est-elle reproductible ?

La rhizarthrose est traitée de manière croissante par arthroplastie. De nombreuses études comparent les différentes techniques de réalisation ainsi que les avantages/inconvénients de ce traitement comparé aux autres stratégies interventionnelles. Les chirurgiens du membre inférieurs ont pour beaucoup pris le parti de planifier leur geste avant mise en place d’une prothèse de hanche ou de genou. Le positionnement des implants est un facteur important sur la survie et l’absence de complications de ces prothèses. La planification préopératoire permet une analyse 2D utilisant des « modèles » positionnés sur une radiographie en vue de face et de profil selon Kapandji. Cette démarche n’a pas encore été introduite en chirurgie prothétique de la main. Aucun travail scientifique n’a jusqu’à présent été réalisé concernant la planification des prothèses trapézo-métacarpiennes. Notre étude recherche la reproductibilité entre la planification préopératoire et la mise en place de l’implant définitif.

Il s’agissait d’une étude rétrospective du recueil de 14 patients (2 hommes et 12 femmes) ayant bénéficiés d’implants prothétiques type MAIA™, groupe Lépine par 3 chirurgiens. L’évaluation de la dimension des implants a été effectué à l’aide du logiciel MédiCAD® permettant d’estimer sans nécessité de calibrage, la taille de la cupule, de la tige et du col. L’analyse a été effectuée par plusieurs opérateurs en aveugle.

Les résultats indiquent une correspondance moyenne entre la planification et la tailles des implants posés de 32,5% pour les cupules, de 53,6% pour les tiges et de 46,5% pour les cols.

A ce jour, la planification préopératoire dans les arthroplasties pour rhizarthrose permet d’estimer la taille des implants qui seront posés avec une précision de moins de 50%. La mesure du col nécessite des manœuvres dynamiques que nous ne pouvons pas évaluer à l’aide des clichés radiographiques. Des clichés radiographiques de Kapandji parfaitement réalisés afin de pouvoir parfaitement positionner les implants auraient été préférables.

Cette étude permet de montrer l’intérêt d’une planification et de l’évaluation : - du trapèze (taille, morphologie) - de la dimension maximale de la tige Il s’agit d’une aide intéressante mais à évaluer par une analyse prospective avec des clichés radiologiques de qualité.
Audrey DAISS (Strasbourg), Mathieu EHLINGER, Kursat ERDOGAN, Domenico MARRELLA, Adeline MATHIOT, Stéphanie GOUZOU, Philippe LIVERNEAUX, Sybille FACCA
18:10 - 18:15 #48817 - CP033 La voie antérieure de Gedda-Moberg en arthroplastie trapezo-métacarpienne permet un traitement efficace des rhizarthroses sévères avec pouce adductus.
CP033 La voie antérieure de Gedda-Moberg en arthroplastie trapezo-métacarpienne permet un traitement efficace des rhizarthroses sévères avec pouce adductus.

Le traitement chirurgical de la rhizarthrose sévère avec pouce adductus est difficile techniquement dans la préparation osseuse. L’abord latéral de Wagner ne permettrait pas une visualisation optimale et nous proposons l’utilisation de la voie antérieure de Gedda-Möberg pour dans cette forme permettre une juste préparation osseuse d’interlignes très obliques et la résection des ostéophytes grâce à une visualisation directe. Notre objectif est d’évaluer les résultats fonctionnels et radiologiques de la prothèse trapézo-métacarpienne (PTM) implantée exclusivement par voie antérieure dans cette indication.

Nous avons réalisé une étude rétrospective monocentrique ayant inclus des patients avec rhizarthrose sévère Dell stade 4 avec abduction préopératoire ≤ 15° et subluxation proximale de M1 opérée par abord antérieur de Gedda-Möberg pour prothèse trapezo-métacarpienne (PTM) simple ou double mobilité entre 2017 et 2025.

Suivi médian : 30 mois (6–76), ont été inclus et analysés 26 pouces opérés chez 24 patients (23femmes et 1 homme). L’âge médian était de 72 ans (62–83). Il y avait 22 pouces (84,6%) opérés du côté dominants. 18 PTM étaient en double mobilité (69,2%). Le critère de jugement principal qui était l’abduction moyenne pré opératoire de 10° (min= -20°, max= 15°) était significativement augmentée en post opéraoire à 36° (min=20°, max = 45°) (p<0,001). L'ensemble des autres critères: antépulsion, correction hypertension MCP, douleur, force de pinch étaient également significativement améliorés. Il y eu 1 complication majeure : luxation récidivante d’une PTM simple mobilité à 7 ans, traitée par conversion en cupule double mobilité et une mineure: poussée de chondrocalcinose résolutive ad integrum.

Les résultats cliniques sont comparables aux séries publiées utilisant la voie latérale et comprenant des cas regroupant des cas moins sévères. Nous illustrerons la présentation avec de nombreux exemples cliniques justifiant la facilité de préparation osseuse dans des cas sévères. L’abord antérieur se révèle également pertinent lors des reprises de PTM, notamment en cas de changement bipolaire d’implants ou d’ostéotomie transmétacarpienne. Les limites tiennent au caractère rétrospectif et à l’effectif réduit.

La PTM par voie antérieure apparaît comme une alternative fiable pour les rhizarthroses évoluées avec pouce adductus : visualisation directe de déformation sévère facilitant la préparation osseuse et l'implantation prothétique avec des résultats comparables à la littérature dans les indications classiques sans morbidité surajoutée. Des études prospectives plus larges confirmeront ses incidences cliniques et préciseront ses indications.
Pierre Emmanuel CHAMMAS (Montpellier), Michel CHAMMAS, Cyril LAZERGES, Bertrand COULET
18:15 - 18:20 #48784 - CP034 Ligamentoplastie selon Brunelli pour instabilité trapézo-métacarpienne post-traumatique du pouce : technique opératoire et cas clinique.
CP034 Ligamentoplastie selon Brunelli pour instabilité trapézo-métacarpienne post-traumatique du pouce : technique opératoire et cas clinique.

Un patient droitier de 29 ans a été adressé pour une instabilité douloureuse de l’articulation trapézo-métacarpienne (TPM) du pouce deux mois après un accident de course de moto. Le délai de prise en charge retardé nous a conduit à proposer une ligamentoplastie selon Brunelli, compte tenu de son jeune âge, de l’absence d’arthrose et de ses exigences fonctionnelles.

L’intervention débute par une incision longitudinale centrée sur la tabatière anatomique. Une bandelette de 6 cm est prélevée sur le faisceau le plus volumineux de l’APL, en conservant son insertion sur le premier métacarpien (M1). Elle est ensuite dirigée dans un tunnel osseux parallèlement au plan de l’ongle, traversant successivement les bases de M1 et M2. Une contre-incision entre M2 et M3 permet de faire ressortir le tendon qui est fixé, non plus par simple suture au périoste comme dans la technique originale, mais à l’aide de deux ancres résorbables placées respectivement dans M1 et M2. Une immobilisation par attelle commissurale est ensuite réalisée.

Après un mois d’immobilisation et deux mois sans gestes de force, le patient a repris le travail et ses activités sportives. Avec un recul d’un an, l’articulation est restée stable et indolore, permettant un excellent résultat fonctionnel. Si la ligamentoplastie selon Brunelli pour instabilité post-traumatique isolée reste une indication rare, ce cas illustre l’intérêt de rappeler cette technique, qui peut également trouver sa place dans des contextes d’arthrose précoce associée à une instabilité. La maîtrise rigoureuse des repères anatomiques et des protocoles de rééducation demeure essentielle pour garantir le succès de cette intervention.
Kursat ERDOGAN (Strasbourg), Sybille FACCA, Philippe LIVERNEAUX
18:20 - 18:25 #48785 - CP035 Technique d’implantation d’une prothèse trapézo-métacarpienne : vidéo chirurgicale.
CP035 Technique d’implantation d’une prothèse trapézo-métacarpienne : vidéo chirurgicale.

La rhizarthrose ou arthrose trapézo-métacarpienne, est une pathologie fréquente, notamment chez la femme après 50 ans, entraînant une dégradation progressive de l’articulation trapézo-métacarpienne causant douleur, perte de force avec limitation fonctionnelle du pouce. Parmi les options chirurgicales proposées dans les formes évoluées, la mise en place d’une prothèse trapézo-métacarpienne offre une solution prometteuse pour restaurer la fonction et soulager les symptômes des patients. L’objectif de cette vidéo est de décrire de manière pédagogique les étapes de l’implantation d’une prothèse trapézo-métacarpienne, comme alternative moderne à la trapézectomie dans le cadre de la prise en charge de la rhizarthrose.

Cette vidéo détaille chaque étape de la technique opératoire pour la pose d’une prothèse trapézo-métacarpienne chez des patients atteints de rhizarthrose. L’abord chirurgical est réalisé par une voie dorsoradiale. La procédure comprend la préparation de l’articulation, la mise en place des composants prothétiques, la réduction avec vérification de la stabilité de la prothèse et fermeture plan par plan, sans omettre les précautions à respecter pour optimiser les résultats fonctionnels et éviter les complications.

Les cas traités par cette technique montrent une amélioration significative de la douleur et de la mobilité, avec des résultats fonctionnels satisfaisants et une récupération postopératoire rapide.

La prothèse trapézo-métacarpienne offre une alternative intéressante à la trapézectomie, avec une récupération plus rapide et un maintien de la force de préhension. Toutefois, sa mise en place nécessite une bonne connaissance de l’anatomie et une technique rigoureuse. La vidéo proposée est un outil pédagogique utile fournissant un guide visuel pour les chirurgiens orthopédistes souhaitant maîtriser cette technique.

Cette vidéo illustre de façon claire et détaillée l’implantation d’une prothèse trapézo-métacarpienne dans le traitement de la rhizarthrose. Ce procédé, bien que techniquement exigeant, permet une récupération fonctionnelle rapide avec des résultats satisfaisants, à la condition que les indications soient bien posées.
Rachid AZOUG (Alger, Algérie), Abdelmoutaleb BOUGHERARA, Kamel ACHOUR, Nacereddine ROUAG, Lakhdar Anis HASSAM, Réda HARRAR

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les interventions microchirurgicales de la main

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Modérateurs : Isabelle AUQUIT-AUCKBUR (PUPH) (Rouen), Roberto BECCARI (chirurgien) (Rouen), Isabelle PLUVY (MCU PH) (Besançon), Germain POMARES (Chirurgien) (Luxembourg, Luxembourg)
La microchirurgie en chirurgie de la main est un des outils quotidiens pour réparer les structures nobles. Cette table ronde permet d’évaluer les nouveaux moyens techniques à disposition pour permettre de diminuer le taux d’échecs dans les replantations ou les interventions microchirurgicales.
17:30 - 18:00 Comment rater les interventions microchirurgicales de la main.
17:30 - 17:40 Comment je rate... une replantation de doigt. Isabelle PLUVY (MCU PH) (Conférencier, Besançon), François LOISEL (Orthopédiste - Chirurgien de la main) (Co-auteur, Besançon), Maurice RENOM (Co-auteur, Besançon), Paul ZAOUI (Co-auteur, Besançon), Safire BALLET (Docteur Junior en chirurgie orthopédique et traumatologique) (Co-auteur, Besançon), Marine PICHONNAT (Docteur Junior) (Co-auteur, Besançon), Laurent OBERT (PUPH - Chirurgien orthopédiste) (Co-auteur, Besançon)
17:40 - 17:50 Comment je rate... un lambeau digital à la main. Isabelle AUQUIT-AUCKBUR (PUPH) (Conférencier, Rouen)
17:50 - 18:00 Comment je rate... un transfert d’orteil. Germain POMARES (Chirurgien) (Conférencier, Luxembourg, Luxembourg)
18:00 - 18:10 Comment je rate... une macro replantation de bras. Roberto BECCARI (chirurgien) (Conférencier, Rouen), Justine GOURSAT (Assistante spécialisée) (Co-auteur, Rouen), Bertrand LAGRAVE (Praticien Libéral) (Co-auteur, Rouen), Isabelle AUQUIT-AUCKBUR (PUPH) (Co-auteur, Rouen)
18:00 - 18:30 Communications libres - Divers.
18:10 - 18:15 #45505 - CP066 Évaluation par les pairs assistée par l'IA versus évaluation humaine.
CP066 Évaluation par les pairs assistée par l'IA versus évaluation humaine.

The peer review process remains the gold standard for evaluating the quality of scientific articles, but it is facing a crisis due to the increase in submissions and prolonged review times. This study aims to assess ChatGPT’s ability to formulate editorial decisions and produce peer reviews for manuscripts related to surgery, testing the hypothesis that its peer reviews exceed those of human reviewers in terms of quality.

Eleven published articles in hand surgery were evaluated by requesting ChatGPT 4o and o1 to determine the eligibility of each article for publication and generate a peer review. An experienced hand surgeon assessed all peer reviews (both human and ChatGPT-generated) using the ARCADIA score, which consists of 20 items rated from 1 to 5 on a Likert scale.

The average acceptance rate of ChatGPT 4o was 95%, while that of ChatGPT o1 was 98%. The concordance of ChatGPT 4o's decisions with those of the journal with the highest impact factor was 32%, whereas that of ChatGPT o1 was 29%. The concordance of ChatGPT 4o's decisions with those of the journal with the lowest impact factor was 68%, while that of ChatGPT o1 was 71%. The ARCADIA scores of peer reviews generated by human reviewers (2.8 for journals that accepted the article and 3.2 for those that rejected it) were lower than those of ChatGPT 4o (4.8) and o1 (4.9).

In conclusion, ChatGPT can optimize the peer review process for scientific articles, provided it receives precise instructions to avoid hallucinations.

Many of its functionalities overcome human capabilities, but rigorous management of its limitations is essential to improving the quality of publications.
Domenico MARRELLA (Strasbourg), Su JIANG, Kyros IPAKTCHI, Philippe LIVERNEAUX
18:15 - 18:20 #48748 - CP067 Critères diagnostiques du syndrome de loge d'effort chronique de l'avant-bras : une revue systématique.
CP067 Critères diagnostiques du syndrome de loge d'effort chronique de l'avant-bras : une revue systématique.

Le syndrome de loge chronique d'effort (CECS) de l'avant-bras se caractérise par une augmentation de la pression dans les loges de l'avant-bras lors d'activités répétées. Son diagnostic est complexe en raison de l'absence de critères diagnostiques clairs. Nous avons souhaité fournir une description complète des méthodes diagnostiques utilisées, afin d'évaluer si une stratégie efficace pouvait être identifiée.

Nous avons utilisé les bases de données PubMed, Google Scholar, Cochrane Library et Science Direct. Nous avons effectué plusieurs recherches à l'aide des termes de recherche (« Chronic Exertional Compartment Syndrome » OU « Chronic compartment syndrome » OU « Exertional compartment ») ET (« forearm » OU « upper limb »). Les critères d'inclusion étaient des études prospectives ou rétrospectives sur le CECS de l'avant-bras, incluant des rapports de cas. Nous avons suivi les recommandations PRISMA. Les études ont fait l'objet d'une évaluation critique (GRADE).

625 articles ont été examinés et 33 études ont été incluses. L'analyse portait sur 590 patients âgés en moyenne de 26,6 ans. 282 pratiquaient la compétition à un niveau élite. La moto et le motocross étaient les sports les plus pratiqués (66%). Six méthodes diagnostiques ont été employées. La mesure de la pression intracompartimentale était la plus fréquemment utilisée dans 26 études. L'imagerie par résonance magnétique a été réalisée dans 9 études, tandis que l'électromyographie n'a été utilisée que dans 2 études. Une étude a rapporté la mesure de la force de préhension à l'aide d'un dynamomètre manuel, une étude a comparé la circonférence de l'avant-bras avant et après l'effort, et une étude a utilisé la myotonométrie. Différents protocoles d'exercice ont été observés. Le test d'effort à l'aide d'une poignée était le plus courant.

La mesure de la pression intracompartimentale est toujours considérée comme la méthode de référence pour le diagnostic du CECS malgré des variations. Nous avons noté que 47 % des études ne répondaient pas aux critères de Pedowitz lors des mesures au repos et 75 % 1 minute après l’exercice. Les explorations non invasives présenteraient un intérêt en raison de leur facilité d'utilisation et de leur bénéfice par rapport à la pression intracompartimentale qui peut être une procédure longue et inconfortable.

Les données existantes ne fournissent pas suffisamment de preuves pour privilégier une méthode diagnostique alternative aux mesures de pression intracompartimentale, qui doivent être utilisées avec prudence en l'absence de validation formelle. Les méthodes non invasives devraient faire l'objet de recherches plus approfondies.
Alban FOUASSON-CHAILLOUX (Nantes), Thomas HIRARDOT, Pierre MENU, Marc DAUTY, Germain POMARES
18:20 - 18:25 #48793 - CP068 Un cas atypique d’adénocarcinome papillaire digital agressif : ne pas faire l’erreur de passer à coté !
CP068 Un cas atypique d’adénocarcinome papillaire digital agressif : ne pas faire l’erreur de passer à coté !

Les carcinomes annexiels sont des tumeurs rares (1% des cancers), de diagnostic difficile dont aucune classification clinique ou histologique n’a fait consensus. Elles peuvent survenir de novo ou sur une forme bénigne. Parmi ces carcinomes figure l’adénocarcinome papillaire digital agressif, tumeur maligne encore plus rare des glandes eccrines potentiellement responsable de récidives locales et de métastases principalement pulmonaires. Habituellement, cette forme survient chez des patients âgés, préférentiellement masculins, en péri unguéal ou proche de l’articulation interphalangienne distale des doigts ou des orteils. Cependant, sa présentation clinique, à l’imagerie voire histologique, peut mener à une erreur diagnostique.

Nous rapportons un cas atypique chez une patiente de 22 ans présentant une lésion de la paume de main depuis 15 ans avec apparition d’une sensibilité récente ayant motivé la consultation.

Son aspect clinique n’était pas spécifique et seul l’examen histopathologique a permis une identification précise après relecture spécialisée grâce au réseau CARADERM en faveur d'un adénocarcinome papillaire digital agressif.

Il s'agit de tumeurs rares, de présentation trompeuse dont le doute doit être le maître mot afin de ne pas passer à côté de ces lésions. Le réseau national CARADERM, financé par l’INCA, enregistre tous les carcinomes annexiels en France pour améliorer nos connaissances, classifier ces lésions et suivre leur évolution. Il a notamment permis la découverte de caractérisations moléculaires facilitant le diagnostic telle que l’HPV42 mais non effectuées en routine dans tous les centres.

Il parait donc nécessaire que le chirurgien de la main connaisse les possibilités diagnostics et de prises en charge de ce type de lésions. Au moindre doute de la part du clinicien ou de l’anatomopathologiste, les RCP nationales CARADERM pluriannuelles sont des outils clé pour obtenir un avis collégial et expert.
Eva CANNAFERINA (Bordeaux), Mathias ROUVEYROL, Lucie PEUVREL, Ludovic ARDOUIN
18:25 - 18:30 #48669 - CP069 Comment je fais une Résection d'une languette ulnaire de tendon fléchisseur superficiel / WALANT dans le cadre d’un doigt à ressaut avec flexum interphalangienne proximale.
CP069 Comment je fais une Résection d'une languette ulnaire de tendon fléchisseur superficiel / WALANT dans le cadre d’un doigt à ressaut avec flexum interphalangienne proximale.

This study aimed to show surgical technic of ulnar superficial slip resection by mini-invasive approach under WALANT. We used this procedure to treat trigger finger with pip contracture. The restitution of active extension and flexion could be controled under WALANT and shown to the patient during the procedure.

28 patients have been operated with this procedure. The surgeon did the WALANT himself 10 min before. 2 incisions was used : One transversal on distal palmar crease. The A1 pulley was release. The superficial tendon was divided to isolated the ulnar slip. It was cut with the finger in extension. A second approach by a transversal incision was used on P1 before the pip joint. The A2 pulley was respected. The A3 pulley was incised and the ulnar superfical slip was resected. Post-op Dynamic plastic cast was used in 5 cases. A video of the procedure is presented.

We didn't have any problem during the surgery. No bleeding and no ischemia. The medium time of surgery was 14 min. At 1 month post-op, the medium PAin-VAS was 1/10 at rest and 3/10 during movement. The flexion was good and improved without any trigger recurence. The extension was restitued in 20/28. 3 patients ( the most severe) still have -20° at the last follow-up.

WALANT is an effective and safe method of anesthesia in hand surgery. It's less invasive than axillar block and the controle of active motion during surgery is very usefull. It didn't impact the time of the procedure. Showing the immediat result to the patient of the active motion could help to a better result. Resection of a ulnar slip is well known but we think that mini approach is as effective as extensive incision but post-op rehabilitation seems to be simpler and faster.

Ulnar superficial Slip Resection under WALANT is an effective and satisfactory procedure for unfavourable conditions of trigger finger including PIP joint pain, joint contracture
Stephane BARBARY (Nancy), Antoine DEDERICHS, Romain DETAMMAECKER

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AG1
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G8
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de la SFRM-GEMMSOR

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18:30 - 20:00 Accueil des nouveaux membres.
18:30 - 20:00 Election du Conseil d'Administration.