| Jeudi 18 décembre |
| Heure |
Amphi Bleu |
Salle 252AB |
Salle 251 |
Salle 253 |
| 08:00 |
08:00-09:00
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G1
Session GEMMSOR
Communications Libres
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Modérateurs :
Aurélie INIESTA (Chirurgienne) (Marseille), Claude LE LARDIC (KINESITHERAPEUTE ORTHESISTE) (Nantes)
08:00 - 08:10
CG01 Rééducation de la main et pansements : Travail pluridisciplinaire et proposition d’un outil en vue d’améliorer la prise en charge des patients de la main avec pansement.
Léna ASTHER (Masseur Kinesithérapeute) (Orateur, Chambray-les-Tours)
08:20 - 08:30
CG03 La prothèse trapézo-métacarpienne : Place de la rééducation et de l’orthèse en 2023.
Alain GOSP SERVER (kinesitherapeuthe) (Orateur, Paris)
08:30 - 08:40
CG04 Prévention et prise en charge des raideurs de l’interphalangienne proximale.
Dominique THOMAS (orthésiste) (Orateur, Grenoble)
08:40 - 08:50
#48720 - CG05 « On ne traite pas un œdème que l’on ne comprend pas » : Les erreurs de traitement lymphatique en rééducation.
CG05 « On ne traite pas un œdème que l’on ne comprend pas » : Les erreurs de traitement lymphatique en rééducation.
La lymphologie a longtemps été considérée comme un parent pauvre de la médecine. Bien que découverte dès l’antiquité, elle demeure aujourd’hui peu investie et souvent reléguée au second plan dans les parcours de soins post-opératoires.
Pourtant, le système lymphatique joue un rôle clé dans la récupération post-chirurgicale. Cette présentation vise à mettre en lumière les erreurs liées à une mauvaise connaissance de ce système et les conséquences que cela peut entrainer sur la récupération motrice et la qualité de vie des patients.
Nous débutons par un rappel sur l’anatomie, les rôles du système lymphatique et sa répartition au niveau du membre supérieur. Les différents types d’insuffisance lymphatique (dynamique, mécanique, combinée) seront abordés afin de permettre une lecture adaptée de la symptomatologie.
Une méconnaissance de ces bases conduit à des prises en charge inadaptées : absence de traitement, pressions inappropriées lors des contentions, drainage non spécifique…
Nous abordons également les contre-indications au traitement lymphatique, encore trop souvent ignorées.
A partir de cette base théorique, nous illustrerons les erreurs fréquentes de prise en charge, avec des exemples cliniques illustrés. Cette méconnaissance entraîne des erreurs thérapeutiques qui ont des répercussions fonctionnelles majeurs : fibroses tissulaires limitant les amplitudes articulaires, œdèmes persistants devenant chroniques, retard à la reprise des activités quotidiennes et professionnelles, douleurs chroniques, majoration du risque de syndrome douloureux régional complexe. Cette présentation vise les cas cliniques et ne représente pas une étude prospective. Une compréhension fine du système lymphatique joue un rôle clé dans la récupération post-opératoire et dans une rééducation efficace. Une prise en charge précoce, individualisée et fondée sur une anamnèse et une évaluation précise de l’œdème est essentielle.
Il est indispensable de sensibiliser l’ensemble des acteurs impliqués dans la rééducation : chirurgiens, ergothérapeutes, kinésithérapeutes, à l’importance d’intégrer la dimension lymphatique dans les protocoles post-opératoires.
Laura JEANNES (Bienne, Suisse)
08:50 - 08:55
Questions.
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08:00-08:30
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D11
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Prothèse trapézo-métacarpienne
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Prothèse trapézo-métacarpienne
Modérateurs :
Pierre MOUTON (chirurgien) (Pessac), Guillaume WAVREILLE (Chirurgien de la main) (Lille)
08:00 - 08:05
#48523 - CP070 Comparaison des techniques de fraisage manuel et motorisé pour la préparation du trapèze dans l’arthroplastie de l’articulation CMC1 du pouce.
CP070 Comparaison des techniques de fraisage manuel et motorisé pour la préparation du trapèze dans l’arthroplastie de l’articulation CMC1 du pouce.
Avec l’avancée de nos connaissances sur l’arthroplastie de l’articulation carpométacarpienne du pouce (CMC1), il est essentiel d’améliorer nos techniques opératoires afin de limiter les complications et de repousser les limites des prothèses. La technique optimale pour préparer le trapèze reste incertaine. Le fraisage manuel et le fraisage motorisé sont utilisés, chacun ayant des avantages et des limites théoriques. Le fraisage manuel pourrait offrir un meilleur retour tactile et un contrôle accru, tandis que le fraisage motorisé est supposé garantir une plus grande précision et régularité. Cette étude visait à comparer ces deux techniques en termes de précision, d’uniformité et de variabilité opérateur, sur des modèles osseux simulés.
Des blocs en mousse de polyuréthane de 15 PCF (os ostéoporotique) et 25 PCF (os standard) ont été utilisés. Au total, 432 modèles de trapèze ont été fraisés avec des instruments Kerimedical® Touch, par des cliniciens novices et expérimentés, en techniques manuelle et motorisée. L’évaluation par micro-CT a mesuré volume, forme et bascule de la fraise. Le fraisage motorisé a réduit de façon significative la bascule de la fraise par rapport au fraisage manuel. Les cavités étaient plus régulières et constantes en volume, adaptées à l’insertion des cupules. Le fraisage manuel a montré une variabilité accrue, surtout chez les novices. Ces résultats confirment que le fraisage motorisé favorise une préparation plus fiable du trapèze, ce qui pourrait limiter les complications telles que le descellement primaire ou un mauvais positionnement de la cupule. Néanmoins, il convient de souligner que le fraisage motorisé doit être réalisé à vitesse modérée pour limiter les risques de nécrose thermique. De plus, si le fraisage manuel présente des limites en termes de régularité, il pourrait conserver une utilité dans des cas complexes où un retour tactile précis est nécessaire. Le fraisage motorisé semble préférable pour standardiser la préparation du trapèze en arthroplastie CMC1. Des études cliniques sont nécessaires pour confirmer ces résultats in vivo, notamment sur le descellement secondaire et l’ossification hétérotopique.
Bram VAN HOVE (Leuven, Belgique), Joris DUERINCKX
08:05 - 08:10
#48525 - CP071 Remodelage osseux après implantation d’une cupule trapézienne : différence entre les cupules sphériques et coniques.
CP071 Remodelage osseux après implantation d’une cupule trapézienne : différence entre les cupules sphériques et coniques.
Introduction
Le remplacement prothétique total de l’articulation trapézométacarpienne est devenu une solution fiable pour traiter l’arthrose de cette articulation. La survie des implants est rapportée entre 15 et 25 ans. Les complications au niveau de la cupule trapézienne (descellement, fracture, ossifications) représentent les principales indications de reprise chirurgicale. Il existe une grande variété de conceptions de cupules, mais il reste incertain quel design favorise la survie à long terme.
Le but de cette étude est de comparer radiographiquement le remodelage osseux trapézien un an après implantation d’une cupule sphérique ou conique. Nous souhaitons identifier objectivement les modifications osseuses autour de la cupule pouvant conduire à une défaillance de l’implant.
Nous avons évalué rétrospectivement les radiographies de 106 patients un an après une arthroplastie trapézométacarpienne totale (Touch, Kerimedical, Genève), opérés entre 2019 et 2021. Parmi eux, 53 avaient reçu une cupule sphérique et 53 une cupule conique. Le choix de l’implant était décidé peropératoirement selon les constatations cliniques. Les radiographies ont été analysées pour la résorption osseuse autour de l’implant, l’enfoncement, les fractures et les ossifications hétérotopiques. Nous n’avons observé aucune bascule ou luxation des cupules. Un descellement stade 1 a été retrouvé dans 13 % des cas avec cupule sphérique et 9 % avec cupule conique. Un enfoncement mineur a été noté dans 4 % des deux groupes. Des ossifications hétérotopiques sont survenues dans 47 % des cas avec cupule sphérique et 62 % avec cupule conique. Aucune différence significative n’a été constatée entre les deux groupes. Nos résultats confirment qu’aucun des deux designs de cupule n’est supérieur à court terme en termes de stabilité ou de remodelage osseux. L’occurrence élevée des ossifications hétérotopiques, quel que soit le type de cupule, pourrait avoir des conséquences à plus long terme sur la mobilité et la fonction de l’articulation. Ces observations soulignent l’importance d’un suivi prolongé et pourraient orienter de futures recherches vers des stratégies pour limiter ces ossifications, comme des modifications techniques ou pharmacologiques peropératoires. Notre étude montre l’absence de différence clinique ou radiologique entre les cupules sphériques et coniques un an après implantation. Le taux élevé d’ossifications hétérotopiques justifie un suivi à long terme pour évaluer l’impact sur la survie des implants.
Bram VAN HOVE (Leuven, Belgique), Joris DUERINCKX
08:10 - 08:15
#48536 - CP072 Evaluation échographique rétrospective de la conservation de la double mobilité des prothèses trapézo-métacarpiennes Touch™.
CP072 Evaluation échographique rétrospective de la conservation de la double mobilité des prothèses trapézo-métacarpiennes Touch™.
La prothèse trapézo-métacarpienne occupe une place importante dans l’arsenal de prise en charge de la
rhizarthrose. Cette étude visait à évaluer la persistance de la mobilité de la grande articulation en mesurant la mobilité de l’insert
en polyéthylène dans les prothèses trapézo-métacarpienne à double mobilité de type Touch™.
Dans une étude rétrospective monocentrique menée entre décembre 2020 et décembre 2023, 21 prothèses
ont été analysées échographiquement pour évaluer la mobilité de l’insert. Les patients porteurs présentaient un âge moyen de
63 ans et le recul moyen était de 17 mois. Des examens radiographiques et cliniques ont été réalisés, en mesurant notamment
l’enfoncement des implants, l’amplitude de mouvement et les forces de serrage. Le critère de jugement principal était la
différence de débord de l’insert sur la cupule en abduction puis en adduction du pouce. La mobilité de l’insert en polyéthylène a été confirmée pour tous les patients, avec une différence significative de débord de 1,38 mm entre abduction et adduction. Aucun signe de luxation ou de dégradation significative de l’implant n’a été retrouvé. Les résultats cliniques sont satisfaisants, avec un score de Kapandji de 9,38 en moyenne et une satisfaction moyenne de 4,61/5. Les radiographies n’ont montré aucun signe d’enfoncement des implants. La mobilité de l’insert était conservée à un recul de 17 mois avec des résultats cliniques et fonctionnels comparables à ceux retrouvés dans la littérature. Des études complémentaires à plus long terme sont nécessaires pour évaluer la durabilité de ces résultats. Notre étude a permis de montrer une mobilité objective de l’insert en polyéthylène chez 100% des patients ayant réalisé l’échographie. Malgré un effectif réduit, le fait que 100% des prothèses présentent une conservation de la mobilité de l’insert est très encourageant et confirme le fonctionnement in vivo du mécanisme à ce recul. Ainsi, la grande articulation ne serait pas qu’une réserve de mouvement mais bien partie intégrante de la nouvelle mobilité articulaire.
Mike RAIMI (Amiens), Axel VAN VLIET, Mathilde LEON, Emmanuel DAVID
08:15 - 08:20
#48678 - CP073 Comparaison clinique et radiographique des cupules trapéziennes de 8 et 9 mm dans la prothèse trapézo-métacarpienne à double mobilité MAIA.
CP073 Comparaison clinique et radiographique des cupules trapéziennes de 8 et 9 mm dans la prothèse trapézo-métacarpienne à double mobilité MAIA.
Les prothèses trapézo-métacarpiennes (PTM) sont devenues le gold standard dans le traitement de la rhizarthrose. Les implants actuels présentent des taux de survie avoisinant les 90% à 10 ans et offrent une stabilité accrue, notamment avec l'évènement de la double mobilité. Cependant, un trapèze de petite taille, fréquent chez les femmes, peut compliquer la mise en place de l’implant. Dans ce contexte, la PTM MAIA (laboratoire Lépine) dispose d’une cupule de petite taille 8mm permettant de s’adapter au mieux à l’anatomie de chacun. Cette étude vise à comparer les résultats cliniques et radiographiques des cupules de 8 et 9mm dans la PTM à double mobilité à court terme.
Une étude rétrospective a été menée sur des patients opérés d’une PTM double mobilité MAIA pour rhizarthrose primitive résistante aux traitements conservateurs, entre janvier 2022 et mai 2024. Deux groupes ont été constitués selon la taille de la cupule utilisée : 8 et 9mm. L’utilisation d’une cupule taille 8mm se limitait aux petits trapèzes et était décidé en per-opératoire. Les données cliniques (douleur, mobilité, satisfaction) et radiographiques (ostéolyse, déplacement secondaire, ostéointégration) ont été recueillies avec un recul minimum de 12 mois. Au total, 143 patients ont été inclus au recul moyen de 25 mois (12-40): 46 dans le groupe 8mm et 97 dans le groupe 9mm. Il n'était pas noté de différences significative entre les deux groupes en termes de diminution de la douleur, récupération de la force de pince et de satisfaction globale. Radiographiquement, aucune cupule ne présentait de déplacement secondaire, aucune ostéolyse péri-prothétique n’a été observée. L’implantation d’une cupule de 8 mm permet de s’adapter à l’anatomie des petits trapèzes sans compromettre la stabilité ou la fixation prothétique. Malgré une surface de contact implant-os réduite, aucune différence significative n’a été observée par rapport à la cupule de 9mm. Une évaluation à plus long terme reste nécessaire pour analyser l’usure du polyéthylène et la durabilité de l’implant. La cupule trapézienne MAIA de 8mm constitue une alternative fiable à la taille standard de 9mm, et apparait particulièrement adaptée aux petits trapèzes. Les résultats cliniques et radiographiques à court et moyen terme sont comparables, sans complication identifiée.
Benjamin DEGEORGE (Montpellier), Adriano TOFFOLI, Jacques TEISSIER
08:20 - 08:25
#48703 - CP074 La double mobilité en tête: résultats cliniques et radiographiques à cinq ans de l'arthroplastie à double mobilité Maïa dans la rhizarthrose primaire.
CP074 La double mobilité en tête: résultats cliniques et radiographiques à cinq ans de l'arthroplastie à double mobilité Maïa dans la rhizarthrose primaire.
Rhizarthrosis significantly affects hand function and quality of life. Trapeziometacarpal joint arthroplasty is a well-established treatment, and recent implant designs aim to improve function and longevity. The Dual Mobility concept was introduced to reduce dislocation rates and enhance implant survival. Although mid- to long-term data are available for several implants, evidence regarding the Maïa Dual Mobility (DM) arthroplasty (Lépine Group, ExMedical) is still lacking.
This prospective observational study included all patients undergoing primary thumb arthroplasty with the Maïa DM for rhizarthrosis (minimum follow-up of five years). Clinical evaluation included Kapandji score, retropulsion, abduction angle of the first web space, grip strength, key pinch, and precision pinch. Patient-reported outcome measures (PROMS) were collected: Visual Analogue Scale (VAS) for pain, PRWHE, Michigan Hand Outcomes Questionnaire (MHQ), and QuickDASH. Radiographic changes, implant survival, and complications were also assessed. The data were tested for normality (Shapiro-Wilk test) and significance (two-tailed t-test). From 2018 to 2020, 56 patients met the inclusion criteria; 44 (9 males, 35 females) responded to follow-up. Three had bilateral implants. At a minimum of five years follow-up, implant survival was 100%. Functional outcomes were favourable: Kapandji score 9.4 ± 0.9; retropulsion 2.2 ± 0.7; web space angle 49.7 ± 10.1 degrees; grip strength 24.6 ± 8.4 kg; key pinch 6.0 ± 1.8 kg; precision pinch 4.2 ± 1.9 kg. PROMS improved significantly: MHQ (49.6 vs 71.4) and QuickDASH (62.6 vs 20.5) (p < 0.05). PRWHE improved non-significantly (77.4 vs 16.0). Radiographically, peri-articular ossifications were most common. No dislocations occurred. The complication rate was 27.8% (1.9% CRPS, 14.8% De Quervain tendinitis, 7.4% neuropraxia of the sensory branch of the thenar region, and 3.7% adduction contracture). The Maïa DM arthroplasty demonstrates high implant survival and functional improvement at the five-year follow-up, supporting the positive outcomes reported in studies of the Moovis (95.2% survival at 3.5 years) and Touch DM arthroplasties (98% survival at 6.5 years). No dislocations occurred. These findings position this implant as a reliable mid-term solution for primary rhizarthrosis, comparable to established alternatives. As literature mentions, with the concept of Dual Mobility, De Quervain tendinitis became the most common postoperative complication. This is, to our knowledge, the first mid-term follow-up study for the Maïa Dual Mobility arthroplasty showing excellent five-year survival, functional outcomes, and a low complication rate in thumb arthroplasty for rhizarthrosis without dislocations. These findings support its use as a reliable surgical option, though further long-term follow-up remains necessary.
Jasper DE GEYTER (Saint-Trond, Belgique), Kjell VAN ROYEN, Thomas RYCKAERT, Kira VANDE VOORDE, Bert VANMIERLO, Arne DECRAMER
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| 08:30 |
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D12
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Prothèse trapézo-métacarpienne
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Prothèse trapézo-métacarpienne
Modérateurs :
Pierre MOUTON (chirurgien) (Pessac), Guillaume WAVREILLE (Chirurgien de la main) (Lille)
08:30 - 08:35
#48769 - CP075 Reprise des prothèses rubis II instables par prothèse touch : étude de 36 cas.
CP075 Reprise des prothèses rubis II instables par prothèse touch : étude de 36 cas.
La prothèse trapézo-métacarpienne Rubis II offre de bons résultats fonctionnels, mais reste associée à un taux de luxation d’environ 10 %, souvent lié à un défaut d’appui de la platine sur le trapèze ou à un design biomécanique peu contraint. Face à ces instabilités récidivantes, la prothèse TOUCH, à double mobilité, a été proposée comme alternative pour les reprises, visant à améliorer la stabilité articulaire et la satisfaction des patients.
Entre janvier 2020 et décembre 2024, 36 patients ayant présenté une ou plusieurs luxations prothétiques de Rubis II ont été opérés d’une reprise par la prothèse TOUCH . Tous les patients ont été pris en charge par le même opérateur. Les indications de reprise étaient des luxations récidivantes, parfois avec douleurs résiduelles ou instabilités invalidantes. Les données recueillies incluent les délais de luxation, les antécédents chirurgicaux, les résultats fonctionnels et la stabilité prothétique à moyen terme. Le délai moyen entre la pose initiale de la Rubis II et la première luxation était de 3,2 ans. Sur les 36 patients, 72 % étaient des femmes. La reprise prothétique par TOUCH a pu être réalisée dans tous les cas sans difficulté majeure peropératoire. La gestion du trapèze, souvent marquée par une métallose et une réaction inflammatoire locale, a nécessité un parage soigneux mais n’a pas compromis l’implantation de la nouvelle prothèse. Aucun cas de luxation ou de complication infectieuse n’a été observé au suivi moyen. Tous les patients ont rapporté une amélioration notable de la stabilité articulaire et une réduction des douleurs. La mobilité du pouce a été globalement restaurée, avec un retour fonctionnel satisfaisant dans les activités de la vie quotidienne. Le taux de satisfaction subjectif était élevé dans l’ensemble des cas. La prothèse TOUCH, grâce à sa double mobilité et à sa configuration biomécanique, permet de réduire significativement le risque de luxation et d’élargir l’arc de mobilité. Contrairement à la Rubis II, dont le design inversé et la fixation sur platine peuvent induire des conflits trapézo-métacarpiens, la TOUCH assure une meilleure congruence articulaire. Son utilisation en reprise semble améliorer la stabilité sans compromettre la conservation osseuse ni nécessiter de reconstruction complexe. La reprise des prothèses Rubis II luxées par la prothèse TOUCH améliore la stabilité et la fonction avec de bons résultats à moyen terme. Ces données encourageantes justifient son utilisation en reprise, en attendant une évaluation à plus long terme.
Oussama ABCHA (Saint-Quentin), Alix DESSIRIER, Nicoals LEBEAU, Afif JREIJ, Laetitia HENRY, Mirdad MOUGHABGHAB
08:35 - 08:40
#48561 - CP076 Révision des prothèses trapézo-métacarpiennes : causes, classification osseuse et stratégies chirurgicales.
CP076 Révision des prothèses trapézo-métacarpiennes : causes, classification osseuse et stratégies chirurgicales.
Objectif
: Analyser les causes d’échec des prothèses trapézo-métacarpiennes (CMC) et proposer une stratégie de révision adaptée au degré de perte osseuse du trapèze.
Étude rétrospective monocentrique de 31 cas de reprises chirurgicales entre 2012 et 2024, avec un suivi minimum d’un an post-révision.
Les indications comprenaient :
* 23 luxations (souvent liées à une malposition de cupule ou une instabilité),
* 12 douleurs associées à une hyperfixation scintigraphique,
* 4 fractures du trapèze,
* Descellements ou perforation du TRAST.
Une classification peropératoire des pertes osseuses a permis de répartir les cas en 4 groupes de traitement :
1. Réimplantation simple (n=10) en cas d’os préservé ;
2. Greffe spongieuse radiale + cupule (n=8) pour pertes modérées ;
3. Cimentation de cupule (n=2) pour pertes majeures mais parois osseuses conservées ;
4. Trapézectomie (n=11) en cas de destruction trop importante du trapèze. * Groupe 1 : bon résultat global, avec 2 luxations précoces dans des contextes d’hyperlaxité.
* Groupe 2 : résultats satisfaisants, sauf un cas de descellement secondaire.
* Groupe 3 : stabilité durable des cupules cimentées à 4-5 ans.
* Groupe 4 : résultats fonctionnels semblant comparables aux trapézectomies primaires. Le succès d’une révision dépend d’un bon diagnostic et d’une stratégie adaptée à la perte osseuse. La greffe radiale fonctionne bien pour les pertes modérées si la fixation de la cupule est rigoureuse à 3 ans de recul. La cimentation est efficace pour les pertes sévères avec parois préservées du trapèze, mais nécessite des implants adaptés. Une reconstruction par greffe iliaque corticospongieuse est évoquée par d’autres auteurs, mais non utilisée ici. La trapézectomie reste une solution fiable en dernier recours. Une stratégie adaptée au degré de perte osseuse permet de sécuriser la reprise des prothèses CMC et nous permet de distinguer 4 stades :
* stade 1 : Trapèze avec os conservé => Réimplantation simple d'une cupule identique ou plus large
* Stade 2 : Pertes modérées du trapèze => Greffe spongieuse radiale
* Stade 3 : Perte majeure + respect de 3 corticales du trapèze => Cimentation
* Stade 4 : Effondrement du trapèze => Trapézectomie
Stephane BARBARY (Nancy), Romain DETAMMAECKER, Gilles DAUTEL
08:40 - 08:45
#48530 - CP077 L’insert en polyéthylène des prothèses trapézo-métacarpiennes est-il mobile ? Étude anatomique d’évaluation de la mobilisation du polyéthylène.
CP077 L’insert en polyéthylène des prothèses trapézo-métacarpiennes est-il mobile ? Étude anatomique d’évaluation de la mobilisation du polyéthylène.
Les prothèses trapézo-métacarpiennes sont en plein essor. La problématique des luxations prothétiques a été à l’origine du développement de prothèses à double mobilité à l’instar des prothèses totales de hanche. Certaines études concernant les prothèses de hanche retrouvent une diminution de la mobilité de l’insert en polyéthylène chez près de 25% des patients. La mobilité du polyéthylène s’activerait lors de l’effet came et lors du contact entre le col et la cupule prothétique. Aussi, l’utilisation d’un col prothétique de longueur inadaptée pourrait être à l’origine d’une surcharge sur le polyéthylène et d’un défaut de mobilité de l’insert. L’objectif principal de l’étude était d’évaluer la mobilité du polyéthylène. L’objectif secondaire était d’évaluer l’impact d’une longueur inadaptée sur la mobilité du polyéthylène.
Dix pièces anatomiques ont bénéficié, par voie dorsale, de l’implantation d’une prothèse double mobilité Kerimedical® Touch™. Un anneau métallique équipait l’insert pour le repérage radiographique. La taille du col était sélectionnée selon les arcs de Duché et Trabelsi (Hand Surg Rehabil, 2022). La mobilité de l’insert était évaluée par radiographies en mesurant l’angulation du polyéthylène par rapport à la tige prothétique. L’analyse statistique a été réalisée à l’aide du logiciel Excel™ (Microsoft®, Rochemont, USA). Les mobilités moyennes de l’insert étaient de 14,31°en abduction, de 18,87° en adduction, 8,03° en antépulsion et de 21,87° en rétropulsion.
Les mobilités d’un col de longueur adaptée versus inadaptée étaient les suivantes : abduction : 14,31° versus 10,31° (p<0,03), adduction : 18,87° versus 16,50° (p = 0,93), antépulsion : 8,03° versus 11,82° (p=0,28), rétropulsion 21,87° versus 14,16° (p=0,23). Il existait une différence significative uniquement pour l’abduction. Dans cette étude, l’insert était mobile dans tous les cas, confirmant l’hypothèse d’une mobilisation du polyéthylène. Cette mobilité pourrait limiter le risque de luxation. Le polyéthylène semble être plus mobile sur les mouvements d’adduction et de rétropulsion. Cela pourrait avoir un impact sur l’usure et questionne sur l’orientation des implants afin de la limiter.
Les cols de taille inadaptée montraient des mobilités différentes par rapport aux cols adaptés, mais il n’y avait pas de différence significative hormis sur l’abduction. L’impact de la taille du col serait mineur sur la mobilité du polyéthylène.
La limite principale de l’étude est utilisation de pièces anatomiques avec des tensions musculaires différentes des tensions in vivo. L’insert est mobile dans les prothèses trapézo-métacarpiennes sur pièces anatomiques. Une évaluation échographique in vivo pourrait s’envisager pour confirmer la persistance des mobilités de l’insert en postopératoire.
Jérôme PIERRART (Coquelles), Axel VAN VLIET, Aurélien AUMAR, Emmanuel DAVID
08:45 - 08:50
#48756 - CP078 Comment je reprends simplement une prothèse trapézo-métacarpienne pour instabilité secondaire à une usure du polyethylène ? Changement d’une cupule simple mobilité par une double mobilité.
CP078 Comment je reprends simplement une prothèse trapézo-métacarpienne pour instabilité secondaire à une usure du polyethylène ? Changement d’une cupule simple mobilité par une double mobilité.
En Europe, on observe un recours croissant à la prothèse trapézo-métacarpienne dans le traitement de la rhizarthrose symptomatique et douloureuse. Cette tendance, conjuguée à l’incidence en constante augmentation de cette pathologie en lien avec le vieillissement et à l’abaissement de l’âge moyen de la première chirurgie fait redouter un taux important de reprises chirurgicales dans les années à venir.
On sait à présent que la faillite mécanique du trapèze par descellement et/ou instabilité est la principale cause de révision. Si la trapézectomie reste le Gold Standard en particulier dans les cas de destruction osseuse, il est possible, si le stock osseux trapézien est conservé de reprendre simplement une prothèse trapézo-métacarpienne par un changement de cupule de même taille ou de diamètre supérieur. Nous proposons ici une illustration par une courte vidéo chirurgicale. La reprise chirurgicale d'une cupule trapézométacarpienne par une autre cupule de taille supérieure est une option thérapeutique fiable.
Adriano TOFFOLI (Montpellier), Benjamin DEGEORGE, Jacques TEISSIER
08:50 - 08:55
#48501 - CP079 Greffe de graisse autologue pour le conflit scapho-métacarpien post-trapézectomie : une série de cas rétrospective.
CP079 Greffe de graisse autologue pour le conflit scapho-métacarpien post-trapézectomie : une série de cas rétrospective.
Scapho-metacarpal conflict is a recognized complication following trapeziectomy for trapeziometacarpal osteoarthritis, resulting in pain and functional limitations. Therapeutic options remain limited. Autologous fat grafting is emerging as a potential treatment option.
We retrospectively analyzed five patients who developed scapho-metacarpal conflict after trapeziectomy and were treated with autologous fat grafting, with follow-up exceeding 12 months. Outcomes were evaluated using pain scores, grip strength, and patient satisfaction. All patients reported significant pain reduction and improved grip strength. No adverse events were observed, and patient satisfaction was high Autologous fat grafting may offer a minimally invasive solution for post-trapeziectomy scapho-metacarpal conflict, providing pain relief and functional improvement This preliminary case series suggests that autologous fat grafting is a promising treatment for scapho-metacarpal conflict after trapeziectomy. Larger studies are needed to confirm these results.
Justin RUYER (Lyon), Thomas JALAGUIER, Maximilien ARNAL, Florent WEPPE
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Modérateurs :
Serge ROUZAUD (kiné) (Pessac), Erle WELTZER (Chirurgien) (Pessac)
09:00 - 09:10
CG06 Le patient face à sa nouvelle main - Quels moyens pour clore une prise en charge en cas de séquelles non acceptées par le patient ?
Lucie RODRIGUEZ (Masseur kinésithérapeute) (Orateur, Saint-Dizier)
09:10 - 09:20
#48737 - CG07 Ré-éducation des lésions des tendons fléchisseurs : intérêt du poignet libre ?
CG07 Ré-éducation des lésions des tendons fléchisseurs : intérêt du poignet libre ?
Les lésions des tendons fléchisseurs sont des lésions traumatiques fréquentes de la main, qui représentent un challenge thérapeutique, en terme de techniques chirurgicales et en terme de réhabilitation. Depuis l’apparition des premiers protocoles de mobilisation semi-active, la rééducation a progressé vers une mobilité de plus en plus libre. Décrit dans les années 1990, le protocole Manchester introduit la libération du poignet et permet une rééducation basée sur la mobilisation synergique poignet/doigts. Celui-ci a été introduit dans notre unité en 2015. Nous présentons les résultats de notre série de patients, comparée à notre série précédente, ré-éduquée selon le protocole MFAP.
Étude rétrospective comparative incluant deux cohortes de patients opérés d’une lésion des tendons fléchisseurs entre 2008 et 2023. La première cohorte (n=180), traitée entre 2008 et 2015, a été rééduquée selon le protocole MFAP. La seconde cohorte (n=130), entre 2015 et 2023, a suivi le protocole Manchester. Les patients de la première cohorte bénéficiaient d’une attelle longue, poignet pris, et ceux de la deuxième d’une attelle courte. Tous les patients ont bénéficié d’une rééducation précoce (J4-J5), avec séances quotidiennes, incluant mobilisation passive, mobilisation en flexion/extension active protégée, et travail synergique poignet/main pour la cohorte Manchester. L’âge moyen était similaire dans les deux groupes (35,5 ans), avec une majorité d’hommes (71% et 76,1%). La cohorte MFAP présente un plus grand pourcentage de lésions pluridigitales (34%) que la cohorte Manchester (15.3%), avec toutefois un taux de lésions associées nerveuses ou artérielles similaire (60.5% contre 58.6%). La majorité des lésions se trouvent en zone 2 de Verdan (46,9% MFAP vs 60% Manchester).
Le score moyen de Strickland pour les lésions isolées était de 127,3° (MFAP) contre 132,6° (Manchester), et de 129,2° vs 130,8° pour les lésions pluridigitales. En cas de lésion associée, le Strickland était de 126° (MFAP) contre 131° (Manchester). Les taux de re-rupture (4,3% vs 3%) et de ténolyse (6,1% dans les deux groupes) sont comparables. L’introduction d’une mobilisation synergique poignet/doigts via le protocole Manchester permet un gain fonctionnel modeste mais significatif, notamment en amplitude articulaire, sans augmentation du taux de complications. Malgré une proportion plus élevée de lésions complexes dans le groupe MFAP, les résultats suggèrent que la libération précoce du poignet optimise la récupération fonctionnelle. Par sa mobilisation synergique poignet/doigt, l’utilisation du protocole Manchester offre des résultats légèrement supérieurs en terme de mobilité, avec un taux de complication et de reprises chirurgicales comparable au protocole MFAP.
Marie PÉCLARD (Geneve, Suisse), Martine GIROUD, Claudia FERNANDES DA CUNHA, Jean-Yves BEAULIEU
09:20 - 09:30
CG08 Poignet et Syndrome Ehlers-Danlos hypermobile : Réflexion sur les orthèses de fonction.
Noémie SARAZIN (Ergothérapeute) (Orateur, Suisse, Suisse)
09:30 - 09:40
CG09 Etat des lieux d’un service de chirurgie de la main en Asie centrale : cas d’exemple au Kirghizstan.
Romain SILHOL (MKDE) (Orateur, Toulon)
09:40 - 09:50
CG10 Facteurs prédictifs de l’évolution des tendons fléchisseurs opérés.
Hassem SLAMA (kinésithérapeute) (Orateur, Mauguio)
09:50 - 09:55
Questions.
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D14
Communications Libres
Poignet traumatique
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Modérateurs :
Jean-Michel COGNET (Chirurgien Orthopédiste) (Reims), André GAY (Chirurgien Libéral) (Marseille)
09:30 - 09:35
#45606 - CP080 Distal interosseous membrane reconstruction to treat distal radioulnar joint instability; 4 cases.
CP080 Distal interosseous membrane reconstruction to treat distal radioulnar joint instability; 4 cases.
Chronic distal radioulnar joint (DRUJ) instability impairs wrist kinematics, leading to a highly disabling condition and degenerative lesion. Numerous reconstructive techniques have been described either intra-articular, extra-articular or both. Recent literature has focused attention on the distal interosseous membrane (DIOM) and its contribution to DRUJ stability in all forearm position in addition to the TFCC.
Here, we describe a new ligament reconstruction of the DIOM to treat chronic DRUJ instability and report the results of a series of four cases.
We operated four patients who had chronic post-traumatic DRUJ instability. Preoperative clinical evaluation confirmed the instability, associated with painful pronosupination and a grip strength weakness (48 to 60% of the contralateral side). Arthrogram excluded arthritis in the DRUJ and TFCC lesion.
We use a free palmaris longus (or extensor carpi radialis brevis slip) graft to reconstruct the DIOM and the DOB. The ligamentoplasty is located 15% of the length of the ulna from the ulnar head, midway between the radial and ulnar insertions of the DOB. The graft is passed through two tunnels, a bicortical posteroanterior ulnar tunnel and a 15° oblique transverse blind radial tunnel. All patients were reviewed one year after the surgery. DRUJ instability was systematically resolved. All patients were painless during pronosupination. Grip strength improved from 85 to 90% relative to the contralateral side. There was no difference in flexion–extension and pronation. Supination was reduced by 10 to 20°. All patients were able to resume working in the same occupation at a mean time of 4 months. Postoperative axial CT scans confirmed joint congruence restoration in pronation and supination. Longitudinal axis of the reconstruction mechanically provide the best possible support against posterior-anterior instability. We believe that having an exact graft length avoids overtensioning the graft and allows easier control over the tension of the reconstructed ligament. Using interference screw reinforces the strength of the ligamentoplasty. This surgical reconstruction of the DOB may offer an alternative technique, allowing it to be purely extra-articular, thus reducing stiffening of the radiocarpal and ulnocarpal joints. It appears to be technically simple and effective procedure to contend posterior-anterior ulnar head instability.
Emmanuel PIGUET (Genève, Suisse), François-Gabriel MIDON, Jean-Yves BEAULIEU, Lionel ATHLANI
09:35 - 09:40
#46218 - CP081 variation de la pronosupination en fonction de la variance radio-ulnaire distale, étude cadavérique.
CP081 variation de la pronosupination en fonction de la variance radio-ulnaire distale, étude cadavérique.
Forearm pronosupination relies heavily on the integrity of the distal radioulnar joint (DRUJ). In non-operative management of distal radius fractures, metaphyseal collapse may lead to radial shortening and altered ulnar variance, potentially impairing forearm rotation. Previous studies have shown the impact of sagittal deformities on pronosupination. This cadaveric study aimed to quantify the impact of ulnar variance on pronosupination.
Eight fresh-frozen human forearms (4 left, 4 right) were examined. Each radius was progressively shortened in 1 mm increments up to 4mm, using a dedicated distal radius plate. At each step, pronation and supination ranges were measured using a goniometer on a particular measurement table. A 3D fluoroscopic scan (C-arm) assessed DRUJ alignment and quantified distal radioulnar variance at each stage. Preliminary results show a progressive loss of pronation, reaching 36% of loss at 4mm of radial shortening (50° at 4mm vs 78° at initial stage). Supination remain non affected. 3D imaging confirmed the progressive elevation of the ulna, and the absence of axial DRUJ subluxation. This study demonstrates that moderate radial shortening can compromise pronosupination, even without angular deformity. Distal radioulnar variance thus emerges as a key parameter to monitor when managing distal radius fractures conservatively, not only considering the risk of ulnocarpal impigement but also in reduction of pronation, imparing functional results. Patients treated conservatively with a high level of radial shortening may be warned that this could impair pronation significantly.
Lucille COSANDIER-AUBERSON, Emmanuel PIGUET (Genève, Suisse), Jean-Yves BEAULIEU, Lionel ATHLANI
09:40 - 09:45
#48509 - CP082 Corrélation entre la morphologie de l'encoche sigmoïde et les lésions du TFCC dans l’instabilité de l’articulation radio-ulnaire distale.
CP082 Corrélation entre la morphologie de l'encoche sigmoïde et les lésions du TFCC dans l’instabilité de l’articulation radio-ulnaire distale.
La stabilité de l’articulation radio-ulnaire distale (ARUD) dépend, entre autres facteurs, de la morphologie de
l’encoche sigmoïde. Bien que les variations morphologiques aient été relativement bien décrites, les données
spécifiques évaluant la corrélation entre le type de lésion du complexe fibrocartilagineux triangulaire (TFCC) et la
morphologie de l’encoche sigmoïde restent rares. Cette étude vise à décrire la morphologie de l’encoche
sigmoïde chez des patients traités pour une instabilité de l’ARUD et à évaluer la corrélation entre la morphologie
articulaire et le type de lésion du TFCC.
45 patients traités pour une ARUD instable et ayant bénéficié d’une arthro-IRM préopératoire ont été inclus
rétrospectivement. L’encoche sigmoïde a été analysée sur des coupes axiales pondérées en T1 de l’IRM, puis
classée en quatre groupes selon la classification de Tolat. Cette classification subjective a été complétée par des
mesures objectives, corrélées à la forme du radius et à la courbure de la tête ulnaire. Les lésions du TFCC ont
été évaluées à l’aide de l’arthro-IRM préopératoire et de l’arthroscopie. Un groupe contrôle de patients avec IRM
pour suspicion de fracture du scaphoïde à été comparé. La morphologie de l’encoche sigmoïde dans les cas d’instabilité de l’ARUD a été analysée selon la classification
de Tolat. Des mesures objectives des différentes variations morphologiques et leur corrélation avec le type de
lésion du TFCC ont été réalisées. L'instabilité de l'articulation radio-ulnaire distale est fréquente mais peut être difficile à traiter. La forme du radius
au niveau de son incisure sigmoïde avec sa lèvre ostéocartilagineuse palmaire semble jouer un rôle mineur pour
la stabilité de l’ARUD par rapport aux tissus mous stabilisateurs, comme le TFCC. Les fractures impactées de
l'échancrure sigmoïde sont un autre cas de figure, qui peuvent entraîner une instabilité de cette articulation et un
manque de pronosupination. Notre étude ne montre pas de différence significative entre le groupe avec instabilité et lésion du TFCC
comparativement au groupe contrôle. Ce résultat est aligné avec la littérature suggérant un rôle mineur de la
morphologie de l’encoche sigmoïde dans la stabilité de l’ARUD.
Jessica BILLY (Genève, Suisse), Flavien MAULER, Jean-Yves BEAULIEU
09:45 - 09:50
#48721 - CP083 Luxation palmaire isolée de l' articulation radio-ulnaire distale : concepts actuels et rapport de cas.
CP083 Luxation palmaire isolée de l' articulation radio-ulnaire distale : concepts actuels et rapport de cas.
Isolated volar dislocation of the distal radioulnar joint (DRUJ) is an exceptional lesion, frequently underdiagnosed due to its atypical presentation and lack of specific radiological signs. Delayed diagnosis exposes patients to functional impairment and chronic instability. We report a case illustrating the diagnostic and therapeutic challenges of this injury, combined with a literature review and proposal of an evidence-based therapeutic algorithm.
A 20-year-old male sustained an isolated volar DRUJ dislocation following a rugby injury. Diagnosis was based on clinical examination (absence of dorsal ulnar head prominence, wrist blocked in supination) and imaging (X-rays, CT-scan). An initial reduction attempt under minimal sedation failed. Successful reduction was obtained under axillary block and sedation using hyperpronation and direct pressure. Immobilization was performed for 6 weeks, first in pronation then neutral. A review of the literature was conducted to compare management strategies and outcomes. Reduction under adequate anesthesia allowed precise stability testing, avoiding unnecessary surgical fixation. MRI at 3 weeks showed volar ligament thickening and distal interosseous membrane lesion, without TFCC tear. At 2-year follow-up, the patient had full range of motion, no pain, and returned to work and sports, including rugby. The literature highlights the importance of early diagnosis, adequate sedation for reduction, and individualized immobilization duration. We propose a therapeutic algorithm to guide management. Early recognition and reduction of isolated volar DRUJ dislocation under appropriate conditions ensure excellent functional outcomes. Our case supports the need for systematic prono-supination assessment, strict imaging, and tailored immobilization without systematic pinning. Our algorithm aims to standardize care in this rare but impactful injury. This case emphasizes the diagnostic traps and the role of advanced imaging to identify associated soft tissue lesions. The literature shows variable immobilization strategies and scarce consensus on surgical indications. Our proposed algorithm integrates current evidence and may help limit chronic instability risk.
Cerise GOSSELIN (Toulouse), Clémentine RIEUSSEC, Pierre MANSAT, Stéphanie DELCLAUX, Mathieu GIRARD, Hugo BARRET
09:50 - 09:55
#48736 - CP084 Le phénomène cinématique de « boutonnière » de la tête ulnaire entre ECU et EDQ lors de la pronosupination. Implications Cliniques dans les pathologies RUD et leurs traitements.
CP084 Le phénomène cinématique de « boutonnière » de la tête ulnaire entre ECU et EDQ lors de la pronosupination. Implications Cliniques dans les pathologies RUD et leurs traitements.
L’axe mécanique oblique physiologique de la pronosupination passe par le centre de la tête radiale et la fovéa de la tête ulnaire.
Pourtant, la cinématique de la tête ulnaire dans le plan axial lors de la pronosupination du sujet normal est discutée.
Certains décrivent un déplacement de la tête ulnaire sur une trajectoire en arc de cercle dans le plan axial, ce que semble supporter l’observation clinique.
D’autres considèrent qu’elle est immobile lors de la pronosupination et que seul le radius tourne autour de la tête ulnaire.
Le but de ce travail était d’apporter des preuves en faveur de l’une ou l’autre conception.
Il s’agit à notre connaissance de la première étude expérimentale sur spécimens frais visant à définir la cinématique de la tête ulnaire lors de la pronosupination sur des membres supérieurs entiers, coude conservé.
Nous avons préparé 11 avant-bras frais indemnes de pathologies, coudes intacts. Nous avons exposé le plan médial aponévrotique et osseux sur toute la hauteur de l’avant-bras placé en position verticale. Des broches de 15 dixièmes ont été implantées au moteur dans les métaphyses proximale et distale et dans la diaphyse ulnaire. Pour chacun des sujets, une pronosupination complète autour du neutre a été observée et enregistrées en video.
Nous avons également filmé in vivo chez 5 volontaires sains la pronosupination lors de la prise d’un tournevis supportée par l’entité radius-carpe-squelette fixe main. Les métaphyses proximale / distale ulnaires ainsi que la diaphyse restaient strictement immobiles dans le plan axial et par rapport au coude lors de la pronosupination dans 100%. L’impression de mobilité de la tête ulnaire in vivo, est un artifice produit par son asymétrie dans le plan axial (diamètre médial-latéral plus important que diamètre antéro-postérieur). Cette asymétrie crée une « boutonnière de la tête ulnaire entre ECU et EDQ en pronation, cet espace s’effaçant complètement en supination.
De plus, il existe une multitude d’axes possibles de pronosupination si l’on considère la prise d’un tournevis supportée par l’entité radius-carpe-squelette de la main par exemple Nos résultats suggèrent que c’est bien le radius qui tourne autour d’un ulna immobile, l’impression de trajectoire de la tête ulnaire étant produite par son asymétrie dans le plan axial qui produit un effet "came". Il s’agit à notre connaissance de la première étude expérimentale décrivant la boutonnière de la tête ulnaire lors de la pronation.
Les implications cliniques concernent toute la pathologie et chirurgie de la tête ulnaire.
Guillaume HERZBERG (Lyon), Marion BURNIER, Lyliane LY
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Pause café - Visite des stands - Consultation des ePosters
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10:30-11:00
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A14
Table ronde FESSH
Les plus beaux CAS CLINIQUES de la FESSH
Table ronde FESSH
Les plus beaux CAS CLINIQUES de la FESSH
Modérateur :
Alexandre DURAND (Chirurgien de la main) (Nancy)
Conférenciers :
Thomas APARD (chirurgien) (Conférencier, Versailles), Xavier GUEFFIER (Chirurgien) (Conférencier, Bourgoin-Jallieu), Jonathan HOBBY (jonathan.hobby@btinternet.com) (Conférencier, Newbury, Royaume-Uni)
Nous accueillons des chirurgiens impliqué au sein de la FESSH qui nous montrerons des situations cliniques que la collaboration entre pays et services de chirurgie de la mais a permis de régler ensemble de façon originale
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10:30-11:00
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B14
Conférence d'Enseignement
Facteurs Humains
Conférence d'Enseignement
Facteurs Humains
Cette conférence va permettre d’explorer les biais cognitifs qui nous font faire des erreurs et prendre le mauvais chemin. Leur connaissance peut permettre d’éviter ces pièges.
10:30 - 11:00
Facteurs humains.
Patrick HOUVET (Chirurgien) (Conférencier, Paris)
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10:30-11:15
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G3
Session GEMMSOR
Discussion de cas cliniques
Session GEMMSOR
Discussion de cas cliniques
Modérateurs :
Célia BOUKARI (Masseur Kinésithérapeute DE) (Montpellier), Marie-Charlotte BRANCHET (Ergothérapeute Cadre de santé) (Toulon)
10:30 - 10:45
Complication après lésions d’extenseur en zone 3 4: erreur ou aléa ?
Maxime FOURMY (Kinésithérapeute-Orthésiste) (Conférencier, Marseille)
10:45 - 11:00
Cas complexe de fractures métacarpiennes traitée orthopédiquement.
Adeline CAMBON (PU-PH) (Conférencier, Paris), Sylvain CÉLERIER (Kinésithérapeute) (Conférencier, Paris)
11:00 - 11:15
Comment je rate … la rééducation d’un extenseur.
Manuel FRANÇOIS (Kiné-Orthesiste) (Conférencier, Grenoble)
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10:30-11:00
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D16
Communications Libres
Poignet traumatique
Communications Libres
Poignet traumatique
Modérateurs :
Pierre Emmanuel CHAMMAS (Praticien Hospitalier) (Montpellier), Camille ECHALIER (Docteur) (Paris)
10:30 - 10:35
#48805 - CP085 Reconstruction microchirurgicale de l'ulna distal.
CP085 Reconstruction microchirurgicale de l'ulna distal.
De nombreuses étiologies peuvent être à l’origine d’une destruction de l’ulna distal et de l’articulation radio-ulnaire distale (RUD). Ainsi, nous avons évalué un modèle biologique de reconstruction microchirurgicale de l’ulna distal par un transfert vascularisé de l’articulation métatarso-phalangienne du 2e orteil (MTP). Nous proposons une étude biomécanique et chirurgicale de faisabilité de ce transfert.
L’arc de mobilité en prono-supination de la RUD de 6 cadres antébrachiaux a été étudié au laboratoire d’analyse du mouvement. Les avant-bras ont été installés sur un cadre automatisé et télécommandé construit à cet effet afin d’obtenir une mobilité en pronosupination reproductible. Cinq acquisitions ont été faites par sujet. Ce même arc de mobilité a été évalué une nouvelle fois après avoir remplacé les articulations RUD par des MTP.
L’étude de faisabilité chirurgicale consistait à implanter une MTP en lieu et place d’une RUD. Ainsi nous avons souhaité déterminer une voie d’abord, une technique d’ostéosynthèse, un site de branchement microchirurgical puis réaliser un test clinique et radiographique. Sur le plan biomécanique, l’arc de mobilité général moyen de la pronosupination était de 122,5° contre 112,2° après remplacement par une MTP.
Sur le plan chirurgical, un abord dorso-ulnaire permet d’aborder facilement l’articulation RUD. Avec prudence, il convient d’aménager une logette dans le radius afin d’accepter le transfert de MTP. L’ostéosynthèse peut être confiée à un brochage. Les sutures microchirurgicales se font par des anastomoses termino-terminales sur le pédicule ulnaire au travers d’un abord palmaire. Il est biomécaniquement et chirurgicalement possible de reconstruction une articulation RUD par un transfert microchirurgical de MTP. Ce transfert s’intègre dans l’arc de mobilité de la RUD. Il autorise la reconstruction ostéo-articulaire de la RUD mais également des éléments ligamentaires. Les séquelles restent acceptables sur le site donneur.
Cette solution peut s’adresser à des patients présentant une destruction post-traumatique de l’ulna distal et/ou de la RUD, après une résection tumorale. Il peut également être proposé en cas d’échec des gestes palliatifs (Sauvé-Kapandji, Bowers, Watson) ou dans lors des faillites des prothèses radio-ulnaires distales. Ce travail a permis de démontrer la faisabilité biomécanique et chirurgicale de cette technique de reconstruction de l’ulna distal par un transfert microchirurgical de la MTP.
Germain POMARES (Luxembourg, Luxembourg), Amandine LEDOUX, Christophe CAMPS, Christophe DUYSENS, Alban FOUASSON-CHAILLOUX
10:35 - 10:40
#48290 - CP086 Evaluating the necessity of ulna fixation in distal both-bone forearm fractures.
CP086 Evaluating the necessity of ulna fixation in distal both-bone forearm fractures.
Fractures of the ulnar neck and head are often associated with distal radius fractures. The management of these combined injuries remains controversial, particularly regarding the usefulness of osteosynthesis of the distal ulna. The aim of this study was to determine whether distal ulnar osteosynthesis offers any functional benefit in patients with a distal radius fracture associated with a distal ulna fracture.
This retrospective study included 56 cases of distal one-fourth both-bone forearm fractures with surgical fixation of the radius.
Two groups of 28 patients were analyzed: “ulnar osteosynthesis” and “conservative treatment of the ulna.” Clinical and radiographic outcomes were compared between the two groups.
The primary outcome measure was the PRWE (Patient-Rated Wrist Evaluation) score. Secondary outcome measures included complications and hardware removal, quality of fracture reduction, and intraoperative radiation exposure. Analyses showed no significant difference between the groups in terms of PRWE score (p=0.263). No significant differences were found for the secondary outcome measures. The results highlight the importance of achieving anatomical reduction of the radius to maintain the stability of the distal radioulnar joint. There appears to be no clear functional benefit to performing osteosynthesis of the distal ulna in patients with combined distal radius and distal ulna fractures. These findings raise questions about the indications for distal ulna surgery in this context and underscore the need for prospective studies to confirm these observations and optimize treatment protocols. There is no functional benefit to performing osteosynthesis of the ulna in distal one-fourth both-bone forearm fractures. These results call into question the routine surgical management of the ulna in such cases.
Solenn IVIN (Brest), Thomas DAOULAS, Olivier BOZON, Rémi DI FRANCIA, Marie VERGNENEGRE, Hoël LETISSIER
10:40 - 10:45
#45375 - CP087 Ostéotomie métaphysaire oblique de raccourcissement de l’ulna distal : une technique méconnue.
CP087 Ostéotomie métaphysaire oblique de raccourcissement de l’ulna distal : une technique méconnue.
Le syndrome d'impaction ulno-carpien (SIUC) est une cause fréquente de douleurs du bord ulnaire du poignet, traditionnellement traité par une ostéotomie de raccourcissement ulnaire avec une ostéosynthèse par plaque. Cependant, ces ostéosynthèses par plaque sont associées à un important taux de complications.
Il existe une lacune dans l'identification d'une technique fiable qui minimise ces complications tout en maintenant des résultats efficaces.
Cette étude évalue les résultats cliniques et radiologiques de l‘ostéotomie métaphysaire oblique de raccourcissement de l’ulna (OMOR) dans les SIUC.
Une étude rétrospective a été menée sur 34 patients (23 hommes, 11 femmes) qui ont été traités par une OMOR entre février 2019 et novembre 2024. Un abord dorso-ulnaire oblique était réalisé. Le trait d’ostéotomie était tracé sur l’os. Il devait être oblique de radial en ulnaire de distal en proximal et le plus long possible. L’ostéotomie devait être extrapériostée et extra-articulaire. Une broche transosseuse permettait de contrôler la réduction de l’ostéotomie. L’ostéosynthèse été réalisée par des vis bicorticales 2.0mm. Un contrôle clinique de la pronosupination était réalisé après la stabilisation osseuse ainsi qu’un contrôle radiographique. Une immobilisation de 6 semaines par une orthèse de Sarmiento faisait suite à l’intervention. La longueur moyenne de l'ostéotomie était de 58,8 mm (intervalle 24-109 mm), avec 4 à 6 vis utilisées dans l’ensemble des cas. Une consolidation de l’ostéotomie a toujours été observée avec un délai moyen de 2,5 mois (±1). La variance ulnaire s'est améliorée, passant d'une moyenne préopératoire de +3 mm à une moyenne postopératoire de -1,3 mm, avec un raccourcissement moyen de 4,5 mm. Tous les patients ont signalé une amélioration de la douleur, bien que trois d'entre eux aient connu une légère réduction de l'amplitude de mouvement en pronosupination, avec un manque de 10° de supination. Les complications ont été minimes, avec seulement 3 cas (9%) nécessitant le retrait du matériel, un cas de tendinite de l'ECU et aucun cas de pseudarthrose. Cette technique d’OMOR donne des résultats prometteurs pour le traitement des SIUC. Avec des avantages indéniables tels qu’un taux élevé de consolidation, un taux de complication réduit. Elle semble supérieure selon les données de la littérature aux ostéotomie de l'ulna par guide coupe et fixation par plaque. La simplicité de la technique, associée à des résultats cliniques et radiologiques favorables, suggère qu'elle pourrait être une alternative précieuse aux méthodes de fixation par plaque, réduisant potentiellement le besoin de chirurgies secondaires et améliorant la satisfaction des patients.
Amandine LEDOUX (Luxembourg, Luxembourg), Alban FOUASSON-CHAILLOUX, Christophe CAMPS, Thomas JAGER, Christophe DUYSENS, Germain POMARES
10:45 - 10:50
#48809 - CP088 Comment je fais une ostéotomie oblique de soustraction de l’ulna.
CP088 Comment je fais une ostéotomie oblique de soustraction de l’ulna.
Les syndromes d’impaction de l’ulna, primitifs ou secondaires, relèvent fréquemment d’une indication d’ostéotomies de soustraction de l’ulna. Ces ostéotomies sont classiquement effectuées en zone diaphysaire avec une ostéotomie transversale ou oblique courte et fixation par plaque. Nous rapportons une technique d’ostéotomie métaphysaire oblique de soustraction de l’ulna.
Notre expérience se fonde sur une série de plus de 50 cas. Le patient est installé en décubitus dorsal avec le bras opéré, installé sur une table à main, en abduction d’épaule. L’intervention est menée sous anesthésie locorégionale. Une longue incision, centrée sur le 1/3 distal de l’ulna, oblique de proximal en distal et d’ulnaire en radial. La branche nerveuse dorso-ulnaire est repérée et protégée. La dissection se poursuit dans l’intervalle entre le muscle fléchisseur ulnaire et l’extenseur ulnaire du carpe. Les muscles sont ruginés en sous-périostés afin d’exposer le tiers distal de l’ulna. Il est inutile d’ouvrir l’articulation radio-ulnaire distale. Une fois l’ulna dégagé, des écarteurs contre-coude sont disposés de part et d’autre de la diaphyse. Le trait d’ostéotomie est tracé sur la diaphyse dans le même sens que l’incision cutanée. Ce trait doit être le plus long possible. L’ostéotomie se fait à la scie oscillante et sous irrigation. Lorsque l’ostéotomie est complète, une broche de 16 est introduite au travers de la première corticale, parallèlement au trait d’ostéotomie. Cette broche est utilisée comme levier en appui sur la deuxième corticale afin de faciliter la translation proximale. Translation qui doit être planifiée en amont. Préalablement à la manœuvre de réduction, nous avons pour habitude de réséquer les extrémités osseuses, fragiles et sans valeur mécanique. Cette résection millimétrique sert également de repère lors de la réduction. La réduction est assurée à l’aide de deux daviers et vérifiée par un contrôle radiographique puis l’ostéosynthèse de fait avec 5 à 6 vis perpendiculaires au foyer d’ostéotomie. Après la fermeture du site opératoire une immobilisation bloquant la pronosupination est nécessaire pour une période de 4 à 6 semaines. Une tomodensitométrie est effectuée vers la 6e semaine afin de s’assurer de la bonne évolution de l’ostéotomie. Les suites opératoires sont relativement simples. Nous ne déplorons aucune pseudarthrose, le retrait du matériel n’a dû être effectué que chez deux patients. Nous retrouvons un cas de tendinite chronique de l’extenseur ulnaire du carpe. L’efficacité du traitement sur le contrôle des douleurs et la restitution de la force nous convainc de l’efficacité de cette technique.
Germain POMARES (Luxembourg, Luxembourg), Olivier NICOD, Amandine LEDOUX, Christophe DUYSENS, Christophe CAMPS, Alban FOUASSON-CHAILLOUX
10:50 - 10:55
#48215 - CP089 Reinsertion de TFCC arthroscopique, quand ça tourne au cauchemard!
CP089 Reinsertion de TFCC arthroscopique, quand ça tourne au cauchemard!
La réinsertion des atteintes centrales du TFCC peuvent se faire par différentes techniques dont la technique arthroscopique.
La vidéo traite d'une réinsertion fovéale de TFCC selon la téchnique des tunnels osseux avec aide par ancillaire arhrex. La video met en exergue les difficultés qui peuvent être rencontrées lors d'un chirurgie du TFCC centrale par technique du tunnel osseux double et les astuces mises en oeuvre pour les contrecarrer. Parmi les difficultés présentées par ce type de techniques certaines peuvent être liées à des ruptures de fil, des changements d'angle de visée par le viseur adapté qui ne l'est plus, par une ancre osseuse qui ne s'impacte plus sur un tunnel ovalisé. Il existe plusieurs techniques pour reinserer un TFCC sous arthroscopie et à ciel ouvert.
Choisir sa technique, c'est choisir les risques per opératoire auxquels on s'expose.
Mahdi SIALA (Toulouse)
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11:00-11:30
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A15
Communications Libres
Chirurgie du plexus de l'enfant
Communications Libres
Chirurgie du plexus de l'enfant
Modérateurs :
Bertrand COULET (PU PH) (Montpellier), Franck FITOUSSI (PUPH) (Paris)
11:00 - 11:05
#48511 - CP011 Synostoses radio-ulnaires proximales congénitales : étude des guides de coupe sur mesure après planification scannographique.
CP011 Synostoses radio-ulnaires proximales congénitales : étude des guides de coupe sur mesure après planification scannographique.
Les synostoses radio-ulnaires congénitales sont des malformations rares correspondant à un défaut de séparation fœtale entre extrémités proximales du radius et de l’ulna, l’avant-bras étant fixé à divers degrés de pronation ou de supination. Cette pathologie conduit à une limitation fonctionnelle variable. L’indication opératoire est posée sur la position de l’avant-bras et après bilan d’ergothérapie.
Plusieurs méthodes chirurgicales ont été décrites comme l’ostéotomie dans la synostose avec ostéosynthèse par broche centromédullaire axiale et broche anti-rotatoire avec correction à main levée. Ces dernières années ont vu se développer les guides de coupes sur mesure avec modélisation numérique scanographique pour planification pré-opératoire. Cette étude vise à étudier la précision de la technique d’ostéotomie de dérotation avec planification numérique et guides coupe, et de comparer les résultats post-opératoires à ceux des ostéotomies de dérotation avec fixation par broches sans planification.
Il s’agit d’une étude monocentrique rétrospective incluant 16 synostoses, 4 opérées avec guide de coupe et 12 par ostéotomie et brochage. Le diagnostic était posé sur l’examen clinique et les radiographies. Les patients opérés avec guide coupe passaient un scanner préopératoire pour modélisation du guide de coupe et un scanner post-opératoire low-dose. Notre critère principal était la corrélation entre les mesures scanographiques préopératoires et les résultats du scanner post-opératoire pour comparer le résultat obtenu par rapport à la planification. Nos critères secondaires étaient les résultats des scores PROMIS Upper Extremity, PROMIS Global Health (7+2), les mobilités de l’épaule, du coude, du poignet, le temps de garrot et l’irradiation per-opératoire. La moyenne d’âge lors de l’intervention est de 7 (DS = 3 ans) pour un sex-ratio de 2 sur la totalité des patients. Les mesures de dans le groupe guide de coupe montrent une précision de 12,4° ± 7,4° sur la dérotation.
Il n’a pas été montré de différence significative entre les 2 groupes sur le temps de garrot (p = 0,06), l’irradiation per-opératoire (p=0,46), les scores fonctionnels PROMIS Global Health (p = 0,56) ou Upper extremity (p = 0,41) ou encore les mobilités du membre supérieur. Cette étude permet de mettre en lumière des difficultés comme la mesure clinique précise de la pronosupination chez des enfants qui compensent le manque de mobilité notamment au niveau du carpe. Les résultats sont en faveur d’une certaine précision objective de la correction avec l’utilisation de guides de coupes, sans allongement de temps opératoire ou augmentation de l’irradiation per-opératoire.
Kalinka DONADIEU (Paris), Franck FITOUSSI, Louis-Charles CASTEL
11:05 - 11:10
#45864 - CP012 Réanimation de l’opposition du pouce par transfert tendineux du fléchisseur superficiel du 4e doigt chez l’enfant. Résultats fonctionnels et esthétiques à propos de 13 cas.
CP012 Réanimation de l’opposition du pouce par transfert tendineux du fléchisseur superficiel du 4e doigt chez l’enfant. Résultats fonctionnels et esthétiques à propos de 13 cas.
L'opposition du pouce (OP) est une fonction essentielle pour la motricité fine de la main. Chez l’enfant, le déficit de l’OP peut être acquis ou congénital notamment dans le cadre d’une hypoplasie congénitale du pouce. Un traitement chirurgicale peut être proposé pour restaurer cette OP, notamment le transfert du tendon du fléchisseur superficiel du 4e doigt (FS4D). Notre étude évalue les résultats de ce transfert tendineux chez l’enfant.
Treize transferts tendineux ont été réalisés dans notre centre entre janvier 2008 et mai 2023 chez 9 enfants de 10 mois à 4 ans (Moyenne 3,6 ans). Ils présentaient un déficit de l’OP unilatéral (5 cas) ou bilatéral (4 cas) dans le cadre d’une hypoplasie du pouce, d’une duplication du pouce ou en complément d’une pollicisation.
L’ensemble des enfants ont été évalué par un kinésithérapeute spécialisé dans la rééducation de la main pédiatrique avec un recul moyen de 2,7 ans [0,5 ; 4,7] à un âge moyen de 6,4 ans [4,2 ; 8,9 ans].
L’OP est évaluée à l’aide de l’échelle de Kapandji. L’appréhension est évaluée à l’aide du score de Percival. La force de préhension et de la pince pouce-index sont mesurées à l’aide d’un dynamamètre (Jamar et pour pince pollici-digitale). La sensibilité discriminatoire du pouce est évaluée à l’aide d’un discriminateur DeMayo. Le mouvement Le score de Kapandji moyen est de 7,3 [5 ; 10]. Le score de Percival moyen est de 18/22 [10 ; 22]. Les forces moyennes sont de 4,6 kg [0,1 ; 11] pour la préhension et de 1,5 kg [0 ; 2,6] pour la pince pouce-index. Le sensibilité discriminatoire de la pulpe du pouce moyenne est de 3 mm [2 ; 4].
Les niveaux de satisfaction parentale moyens déclarés sont de 8/10 [6 ;10] concernant la fonction et 9/10 [6 ;10] concernant l’esthétique. Enfin, l’évaluation du 4e doigt est normale chez tous les enfants. Notre étude est limitée par le nombre de cas évalués mais aussi par leur âge. En effet, les enfants n’ayant pas acquis la totalité de leur motrice fine, peu d’outils ont été validés pour évaluer la fonction de la main. Les résultats fonctionnels et esthétiques obtenus dans notre série suggèrent que le transfert tendineux du FS4D est une technique fiable pour la réanimation de l’OP chez l’enfant.
Franck DUTEILLE (Nancy), Medhi AMAR, Claude LE LARDRIC, Antoine HAMEL
11:10 - 11:15
#48708 - CP013 L'évaluation histologique du taux de fibrose du nerf supra scapulaire est-elle un facteur déterminant du succès de sa neurotisation par le nerf spinal accessoire dans la chirurgie du plexus brachial obstétrical ?
CP013 L'évaluation histologique du taux de fibrose du nerf supra scapulaire est-elle un facteur déterminant du succès de sa neurotisation par le nerf spinal accessoire dans la chirurgie du plexus brachial obstétrical ?
L'évaluation de la qualité des racines nerveuses est un facteur crucial dans la détermination de la stratégie de reconstruction chirurgicale des paralysies obstétricales du plexus brachial (POPB). Des études récentes ont mis en évidence les limites de l’évaluation clinique de la qualité des racines nerveuses et l'intérêt potentiel de l'histologie dans cette évaluation. La neurotisation du nerf supra scapulaire (SSN) par le nerf spinal accessoire (SAN) est une stratégie courante pour la réanimation de l'épaule chez les patients atteints de POPB, et ses résultats cliniques peuvent être facilement évalués. L'objectif de cette étude est de démontrer que le taux de fibrose du SSN est associé au succès de la neurotisation SAN-SSN chez les patients atteints de POPB.
Nous avons mené une étude rétrospective sur 26 patients ayant subi un transfert SAN-SSN entre 2019 et 2023 dans un centre spécialisé en chirurgie du plexus brachial. Une analyse histologique évaluant le taux de fibrose a été réalisée sur les sections du moignon distal du SSN avant neurotisation par le SAN. Les résultats cliniques, en particulier le succès de la réanimation de la rotation externe active, ont été évalués un an après l'intervention. Parmi les 26 patients, 14 ont récupéré une rotation externe active efficace. Une corrélation significative a été retrouvée entre des taux de fibrose du SSN plus faibles et la récupération de la rotation externe active (p = 0,0267). Aucune association significative n'a cependant été observée entre le taux de fibrose du SSN et les critères de jugement secondaires, y compris le score de Mallet ou l'élévation de l'épaule. Il est admis que la stratégie de reconstruction du plexus brachial doit prendre en compte l’évaluation peropératoire de la qualité des extrémités nerveuses, qui repose habituellement sur l’appréciation subjective du chirurgien. De nombreux auteurs ont ainsi tenté d’identifier des critères objectifs permettant d’évaluer la qualité des racines afin d’orienter la stratégie de reconstruction, notamment par le biais de l’analyse histologique. Toutefois, aucun critère fiable n’a pu être proposé à ce jour pour guider efficacement le chirurgien dans ses décisions opératoires. Nos résultats suggèrent que la fibrose du SSN est un élément déterminant du succès clinique des transferts SAN-SSN chez les patients atteints de POPB. L'évaluation histologique pourrait ainsi guider la prise de décision peropératoire, en particulier dans le choix entre la greffe nerveuse et la neurotisation pour la réanimation du SSN au cours de la chirurgie de reconstruction primaire du plexus brachial.
Marius BUFFARD (Lyon), Franck Noel FITOUSSI, Elie SAGHBINI
11:15 - 11:20
#48535 - CP014 Prise en charge des échecs de la chirurgie nerveuse dans les paralysies du plexus brachial de l’adulte et introduction du concept d’indication chirurgicale anticipative.
CP014 Prise en charge des échecs de la chirurgie nerveuse dans les paralysies du plexus brachial de l’adulte et introduction du concept d’indication chirurgicale anticipative.
L’échec de la chirurgie nerveuse primaire des paralysies partielles ou totales du plexus brachial demeure un défi pour le chirurgien. En effet, les solutions chirurgicales pour améliorer la fonction de ces patients sont peu nombreuses. L’objectif de cette étude rétrospective est d’évaluer les résultats de la chirurgie secondaire après échec de la chirurgie nerveuse initiale.
17 patients présentant une paralysie du plexus brachial présentaient un échec d’une chirurgie nerveuse initiale avec une récupération motrice inférieure à M3 à deux ans de la chirurgie nerveuse primaire. Celle-ci concernait la réanimation de la flexion du coude (10 patients), la réanimation de l’élévation et la rotation externe de l’épaule (5 patients) et la réanimation de la flexion des doigts (2 patients).
Une chirurgie palliative a été réalisée chez tous ces patients comprenant pour la réanimation de l’épaule, une arthrodèse de l’épaule, 3 transferts du chef supérieur du trapèze, un transfert de latissimus dorsi pour réanimer la rotation externe. Concernant la réanimation de la flexion du coude, 4 transferts du latissimus dorsi, 4 transferts du triceps sur le biceps, un transfert libre de gracilis et un transfert de pectoralis major. Concernant la réanimation des doigts: un transfert du pronator teres sur le flexor digitorum profundis associé à un transfert du brachioradialis sur le flexor pollicis longus et un transfert de fascia lata sur le flexor digitorum profundis associé à une arthrodèse de poignet. La mobilité active de l’épaule en élévation et abduction était cotée à M4, chez un patient, à M3 chez 3 patients et la rotation externe de l’épaule était cotée à M3 chez un patient. La flexion active du coude était cotée à M4 chez 7 patients, et à M3 chez 3 patients. Deux patients ont récupéré une flexion active des doigts avec une distance pulpe paume de 3 centimètres. Nos résultats montre qu’il est possible de réanimer les fonctions principales en cas d’échec de chirurgie nerveuse, grâce à l’utilisation de transferts musculaires, tendineux ou de fusions articulaires, dans la mesure où il existe suffisamment de muscles disponibles n’ayant pas été sacrifiés lors des transferts nerveux initiaux. Lors de la chirurgie nerveuse primaire, l’anticipation d’un échec doit permettre autant que possible, de préserver les muscles et les nerfs pouvant etre utilisés dans une reprise en cas d’échec afin de limiter le risque de séquelles fonctionnelles, introduisant le concept d’indication chirurgicale anticipative.
Camille ECHALIER (Paris), Jean-Noel GOUBIER
11:20 - 11:25
#48764 - CP015 Facteurs pronostiques de la neurotisation du nerf musculo-cutané : à propos de 100 cas.
CP015 Facteurs pronostiques de la neurotisation du nerf musculo-cutané : à propos de 100 cas.
La neurotisation du nerf musculo-cutané est une technique de référence pour restaurer la flexion du coude après paralysie du plexus brachial. Les facteurs influençant les résultats restent débattus, notamment l’âge, le délai opératoire et la technique utilisée. Cette étude vise à évaluer l'influence de l'âge, du délai et de la technique chirurgicale sur la récupération fonctionnelle à 18 mois d’une neurotisation du nerf musculo-cutané chez des patients présentant une lésion post-traumatique du plexus brachial.
Nous avons réalisé une analyse rétrospective de 100 patients ayant fait l’objet d’une neurotisation du nerf musculocutané entre 1994 et 2023. Le résultat principal était le score MRC pour la force de flexion du coude à 18 mois post opératoire. Des comparaisons ont été faites entre les patients âgés de <45 vs ≥45ans, les délais de prise en charge <6mois, 6-12mois, ou >12mois et la technique chirurgicale (transfert partiel de nerf ulnaire (TPNU) vs transfert intercostal). Une régression linéaire multivariée a été utilisée pour identifier les facteurs pronostiques indépendants. La cohorte comprenait 15 femmes et 85 hommes avec un âge moyen de 28,7ans. Le score MRC moyen était de 3,85 ± 0,68. Les patients traités par TPNU ont obtenu un score MRC plus élevé (4,12 ± 0,58) que ceux pris en charge par transfert intercostal (3,68 ± 0,69). Un délai chirurgical >12mois a été associé à des scores MRC significativement plus bas (3,00 ± 0,82). La régression multivariée a montré que le TPNU était positivement associée au score MRC (β=+0,55, p=0,0002), tandis qu’un délai >12mois y était négativement associé (β=-0,84, p=0,0286). L’âge ≥45ans n’était pas significativement associé à une moins bonne évolution. Nos résultats confirment les données de la littérature en faveur du TPNU comme technique supérieure au transfert intercostal pour restaurer la flexion du coude. En revanche, un délai >12mois reste un facteur pronostique défavorable bien établi. Contrairement à certaines études, l’âge ≥45ans n’impacte pas significativement le résultat, rejoignant les séries récentes qui nuancent son rôle comme facteur pronostique défavorable. Ces résultats suggèrent que l'âge ne devrait pas être un critère limitatif absolu pour la neurotisation du nerf musculo-cutané et soulignent l'importance d'une intervention précoce dans les 12 mois suivant le traumatisme causal en privilégiant lorsqu’il est possible le TPNU au transfert intercostal.
Pierre-Louis COULET (Nancy), Pierre-Emmanuel CHAMMAS, Cyril LAZERGES, Michel CHAMMAS, Bertrand COULET
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Communications Libres
Poignet traumatique
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Modérateurs :
Lionel ATHLANI (Professeur des Universités Praticien Hospitalier) (Genève, Suisse), Marjolaine WALLE (chirurgien) (Beaumont)
11:00 - 11:05
#48416 - CP046 Fort taux de retour au sport et au travail chez les militaires opérés d’une capsulodèse postérieure arthroscopique de poignet.
CP046 Fort taux de retour au sport et au travail chez les militaires opérés d’une capsulodèse postérieure arthroscopique de poignet.
Les lésions du ligament scapholunaire provoquent des douleurs au poignet, surtout en hyperextension, ainsi qu’une perte de force. Chez les militaires, ces troubles compromettent la condition physique nécessaire à leurs fonctions. Cette étude vise à évaluer le retour au travail après un traitement par capsulodèse arthroscopique postérieure. Les objectifs secondaires incluent le retour au sport, l’évolution de la douleur, de la mobilité, des signes radiologiques avant et après l’intervention, ainsi que des scores fonctionnels.
Cette étude de cohorte prospective inclut des militaires opérés entre 2019 et 2024 d’une capsulodèse postérieure arthroscopique du poignet selon la technique de Mathoulin. Le retour au travail a été évalué via l’échelle de pénibilité physique REFA. La douleur, les scores fonctionnels (QuickDASH, PRWE) et les radiographies ont été analysés lors du suivi clinique. Sur 18 patients (19 poignets), un a été perdu de vue. Âge moyen : 35 ans, suivi moyen : 24 mois. Tous ont repris le travail à un niveau équivalent ou supérieur, et 17 sur 18 ont repris le sport au même niveau. Le QuickDASH est à 8,55 ± 10,78 et le PRWE à 14,28±14. La douleur en hyperextension est diminuée de 6,6 à 2,6/10. La flexion a évolué de 84° à 74° (p=0,03), l’extension est stable de 75° à 82° (p=0,234). L’angle scapholunaire est passé de 57,0° à 60,2° (p=0,774), et le diastasis de 2,2mm à 3mm (p=0,077). L’instabilité scapholunaire n’est plus considérée comme uniquement liée au SLIL, mais aussi au DCSS, dont la réparation arthroscopique postérieure offre une approche moins invasive. Cette étude montre que cette technique permet un excellent retour au travail et au sport, avec une réduction significative de la douleur en hyperextension et des amplitudes articulaires préservées. Les résultats sont meilleurs que ceux des techniques à ciel ouvert. Une corrélation inverse entre la pénibilité du travail (REFA) et le score QuickDASH suggère que les patients les plus actifs récupèrent mieux. Les données radiologiques n’ont pas montré d’évolution significative, mais un suivi plus long est nécessaire pour évaluer un éventuel risque d’arthrose. Aucune influence notable du brochage ou du tabagisme n’a été observée. La capsulodèse postérieure arthroscopique permet un excellent retour au travail et au sport, même en cas de lésions scapholunaires avancées. Les résultats fonctionnels sont très satisfaisants, avec une nette réduction de la douleur d’effort en hyperextension. Une étude comparative avec d'autres techniques mini-invasives serait intéressante.
Julien THIEBAUD (Paris), James Charles MURISON, Georges PFISTER
11:05 - 11:10
#48711 - CP047 Ligamentoplastie SLIC, technique modifiée.
CP047 Ligamentoplastie SLIC, technique modifiée.
La ligamentoplastie SLIC (Scapholunaire et Intercarpienne) est une technique chirurgicale utilisée dans le traitement de la dissociation scapholunaire chronique réductible sans réparation ligamentaire possible. Proposée il y a un peu plus de 10 ans par DAUTEL et PAUCHARD, la technique se réalise via des tunnels borgnes et un tunnel trans osseux triquétral avec passage du transplant parfois délicate.
Nous avons réalisé une vidéo d’une SLIC modifiée chez un patient un patient de 50 ans, actif, présentant une instabilité chronique scapholunaire à la suite d’un traumatisme au padel datant de 4 mois. La vidéo a été réalisée avec un caméscope Panasonic® 4K. La technique n’utilise que des ancres Mitek 2/0. Deux ancres sont positionnées sur le Scaphoïde, une sur le Lunatum et une sur le triquetrum. Une tranchée osseuse est réalisée à la fraise sur la face dorsale du lunatum et du scaphoïde. Aucun tunnel osseux n’est réalisé. Le transplant tendineux de long palmaire est faufilé à travers le DRL (dorsal radiocarpal ligament) et les reliquats du DIC (dorsal intercarpal) ligament. Les 2 moignons du transplant sont suturés entre eux à la fin de l’intervention. Le patient a pu reprendre ses activités sportives à 4 mois de l’intervention. A 6 mois, la dissociation scapholunaire et la subluxation dorsale du scaphoïde étaient toujours corrigées sur les radiographies. Cette technique modifiée et simplifiée semble obtenir de bons résultats sur les instabilités chroniques scapholunaires. La réalisation d’une série clinique dédiée à cette technique modifiée permettrait d’appréhender davantage les résultats à long terme. La ligamentoplastie SLIC modifiée peut constituer une alternative à la technique d’origine.
Thomas ALBERT (Nantes), Philippe BELLEMÈRE
11:10 - 11:15
#48516 - CP048 Capsulodèse scapholunaire antérieure et postérieure sous arthroscopie : adaptation technique utilisant un fil renforcé transosseux – résultats préliminaires sur 5 cas.
CP048 Capsulodèse scapholunaire antérieure et postérieure sous arthroscopie : adaptation technique utilisant un fil renforcé transosseux – résultats préliminaires sur 5 cas.
Les lésions complètes du ligament scapholunaire restent un défi thérapeutique. Malgré la diversité des techniques décrites, aucune ne s’est imposée comme une référence consensuelle. Nous présentons ici une adaptation technique originale de capsulodèse antérieure et postérieure sous arthroscopie, inspirée des techniques de Mathoulin et Del Pinal, reposant sur l’utilisation d’un fil renforcé passé de manière transosseuse à l’aide d’un matériel spécifique.
Cinq patients présentant une rupture complète du ligament scapholunaire ont été traités selon cette technique. Une arthroscopie première confirme et évalue le stade de la rupture et permet d’aviver des moignons. Un fil FiberTape® (Arthrex) est passé de façon transosseuse et trans-capsulaire à travers le scaphoïde et le lunatum sous contrôle fluoroscopique, à l’aide d’une broche à chas dédiée, permettant un montage en cadre.
Une capsulodèse antérieure et postérieure est ainsi réalisée, associée à une immobilisation postopératoire standard.
Les patients ont été évalués à plus de 12 mois de recul selon les critères cliniques (DASH, EVA, force) et radiologiques (écart SL, angle SL, imagerie dynamique). Tous les patients présentaient une stabilisation satisfaisante de l’interligne scapholunaire sur les examens d’imagerie dynamique. Une amélioration significative des scores fonctionnels (DASH) et une diminution de la douleur (EVA) ont été observées.
Une complication est survenue : rupture du tendon extenseur propre de l’index à J15 chez un patient, traitée par réparation secondaire. Une algodystrophie transitoire, résolutive, a également été rapportée. Cette technique combine les avantages des approches de capsulodèse antérieure et postérieure en un seul montage, en s’appuyant sur un fil renforcé et un passage transosseux guidé. Elle semble techniquement reproductible et permet une stabilisation dynamique satisfaisante à court terme.
Les limites principales résident dans le faible effectif de cette série et le recul limité, qui ne permettent pas encore de conclure quant à la durabilité de la réparation ou au risque de dégradation arthrosique secondaire. Toutefois, la qualité de la réduction obtenue et la tolérance clinique sont encourageantes. Cette adaptation technique de capsulodèse scapholunaire arthroscopique montre des résultats fonctionnels et radiologiques initiaux prometteurs. Elle mérite d’être évaluée sur une série plus large et avec un recul plus important, idéalement dans le cadre d’une étude multicentrique prospective.
Thomas JALAGUIER, Florent WEPPE (Lyon), Maximilien ARNAL, Justin RUYER
11:15 - 11:20
#48761 - CP049 Traitement des ruptures chroniques du complexe lunotriquetral par ligamentoplastie dorsopalmaire translunarienne.
CP049 Traitement des ruptures chroniques du complexe lunotriquetral par ligamentoplastie dorsopalmaire translunarienne.
Les lésions du ligament lunotriquetral sont difficiles à mettre en évidence. Avec des radiographies normales, les lésions aigues sont souvent occultées. Les options thérapeutiques dans le cas des lésions chroniques sont les ligamentoplastie et l’arthrodèse lunotriquétrale.
Le but de cette étude était de décrire et rapporter les résultats post opératoires d’une technique de ligamentoplastie dorsopalmaire lunotriquétrale par un hémi extensor carpi ulnaris via un tunnel translunarien.
Une série de 7 cas de rupture chronique du ligament lunotriquétral était revue, avec un suivi moyen de 17 mois (3-24 mois). Le diagnostic positif était établi par arthroscanner et confirmé par arthrotomie. Les données pré opératoires recueillies étaient le mécanisme lésionnel, la latéralité, le délai diagnostique, les amplitudes articulaires, la force de grip, la localisation de la douleur, un ballotement lunotriquétral clinique. Chaque patient était opéré selon la technique de ligamentoplastie dorsopalmaire par hémi extensor carpi ulnaris détaillée. Les résultats post opératoires étaient évalués par le score QuickDash, les amplitudes articulaires, le Jamar test, l’évaluation subjective du poignet cotée sur 100, le retour au travail à 3 mois. Les complications et les ré opérations étaient colligées. Six patients ont été inclus, d’âge moyen de 33 ans (27-44), 50% d’hommes. Les lésions dataient de plus de 3 mois (5/6), avec un mécanisme lésionnel inconnu dans un tiers des cas.
Les scores post opératoires moyens étaient 63% pour le Subjective Wrist Value et 55/100 pour le QuickDASH corrigé. Les amplitudes articulaires étaient diminuées avec un gain de force de grip de 10 kgF. Le retour au travail à 3 mois concernait 4 patients. Des complications ont eu lieu dans 2 cas sur 6, avec reprise chirurgicale systématique. Nous présentons les résultats d’une ligamentoplastie dorsopalmaire avec hémi extensor carpi ulnaris. Les ruptures chroniques du ligament lunotriquétral sont un motif peu fréquent de chirurgie car sous estimées par les examens cliniques et para cliniques. Les recommandations de prise en charge chirurgicale ne font pas consensus, avec des scores de satisfaction hétérogènes (20-86%). La ligamentoplastie dorsopalmaire par hémi extensor carpi ulnaris via un tunnel trans osseux présente une bonne satisfaction post opératoire des patients à moyen terme. La réalisation du tunnel translunarien est difficile à réaliser et appelle à la prudence quant aux indications de cette chirurgie.
Marjolaine WALLE (Beaumont), Ana NIGUES, Jean David STUSSI
11:20 - 11:25
#46168 - CP050 Cartographie des ligaments extrinsèques capsulaires du poignet en arthroscanner. Etude anatomo-radiologique.
CP050 Cartographie des ligaments extrinsèques capsulaires du poignet en arthroscanner. Etude anatomo-radiologique.
En cas d'instabilité du carpe, il est nécessaire d'en démembrer la cause. Elle est souvent d'origine ligamentaire.
Nous savons que les ligaments stabilisateurs initialement décrits, intrinsèques scapholunaire ou lunotriquetral, sont largement complétés par des ligaments capsulaires, dits extrinsèques (incluant le DCSS).
L'identification des ligaments capsulaires atteints permet d'envisager une réparation adaptée à chaque cas d'instabilité, la seule réparation des intrinsèques pouvant être insuffisante.
L'arthroscanner, et moins souvent l'échographie ou l'IRM, permettent de visualiser correctement les lésions intrinsèques. L'examen des extrinsèques est décrit et utilisé en arthroscopie. Toutefois, jusqu'à présent, l'analyse des extrinsèques en arthroscanner est assez absente de la littérature.
Les auteurs de cette étude ont repris les descriptions des ligaments capsulaires sur coupes anatomiques de poignets cadavériques frais congelés dans les trois plans anatomiques. Ils ont aussi repris les vues directes arthroscopiques des ligaments, et la description précise de Nanno et Viegas. Les ligaments capsulaires étaient dans l'ensemble facilement identifiables sur les coupes anatomiques.
Les arthroscanners provenaient de patients suspects d'instabilité ligamentaire, faisant systématiquement partie du bilan avant arthroscopie. Les images scanographiques ont été retravaillées dans le logiciel RadiAnt Dicom Viewer en version payante, avec la dernière mise à jour disponible. Une version gratuite est librement téléchargeable. En analysant des coupes arthroscanographiques du poignet, avec injection radio et médiocarpienne, les auteurs ont été en mesure de visualiser les ligaments capsulaires extrinsèques. L'utilisation du mode MPR (reformations multiplanaires des images, avec visualisation synchronisée des trois plans de l'espace et possibilité de coupes obliques pour suivre chaque élément selon son axe propre) a grandement facilité l'identification et la mise en concordance de ces ligaments capsulaires. Le DCSS et les ligaments capsulaires peuvent être visualisés sur un arthroscanner injecté simultanément en radio et en médiocarpien. Sur les poignets pathologiques, les lésion extrinsèques peuvent être reconnues. l'utilisation d'un logiciel avec mode MPR est souhaitable Cette analyse scannographique peut permettre de mieux démembrer le spectre lésionnel ligamentaire, qui varie d'un patient à l'autre, et permet d'optimiser la décision de réparation, en précisant la ou les voies d'abord, et les ligaments à traiter.
Emmanuel CAMUS (Maubeuge), Luc VAN OVERSTRAETEN
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D17
Communications Libres
Chirurgie des nerfs et syndrome canalaire
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Chirurgie des nerfs et syndrome canalaire
Modérateurs :
Pierre Emmanuel CHAMMAS (Praticien Hospitalier) (Montpellier), Camille ECHALIER (Docteur) (Paris)
11:00 - 11:05
#48534 - CP090 Sensitivity and specificity of the sensory collapse test for nerve entrapment syndrome in the upper extremity.
CP090 Sensitivity and specificity of the sensory collapse test for nerve entrapment syndrome in the upper extremity.
Several prospective blinded studies have found poorer sensitivity for the sensory collapse test than reported by Susan E Mackinnon’s team. However, the blinded examiner had no knowledge of the patient's clinical presentation, or even of the purpose of the test. In these conditions, it seems difficult to perform the sensory collapse test correctly. The aim of the present study was to evaluate the efficacy of the sensory collapse test in the diagnosis of nerve compression in the upper extremity, using a trained, “partially” blinded examiner, with a minimum of clinical information in order to avoid bias due to poor execution of the test, while still unable to influence the test result.
Seventy-two patients with diagnosis of nerve entrapment in the upper extremity were included prospectively. The sensory collapse test was performed by two examiners, one of whom was blinded to laterality and to the site of nerve compression, aware only of the affected nerve. Using electrodiagnosis study as reference, the sensitivity and specificity of the sensory collapse test were calculated for each examiner. The unblinded examiner showed 72% sensitivity and 57% specificity, and the blinded 68% sensitivity and 57% specificity. We found better Se and Sp results for the SCT than in other prospective studies. This may be because we used "partial" blinding, to avoid the examiner having to test all nerve compression sites and to reduce the risk of measurement bias. In most other studies “blinded” examiners were not aware of the patient’s symptoms and diagnosis, the purpose of the SCT or the meaning of a positive or negative result. This increases the risk of performing the test incorrectly and obtaining a false negative.
However, it requires training and is less useful in simple nerve compression with obvious clinical symptoms. Further studies of the usefulness of the sensory collapse test in more challenging nerve compression would be interesting The sensory collapse test is useful for diagnosis of nerve entrapment in the upper limb, even with a blinded examiner.
Lucas AUDIFFRET (Marseille), Marie WITTERS, Alice MAYOLY, Jean-Baptiste DE VILLENEUVE BARGEMON, Najib KACHOUH
11:05 - 11:10
#45498 - CP091 Intérêt de l'électromyogramme dans l'étude des pathologies nerveuses du membre supérieur selon des chirurgiens de la mains et neurochirurgiens français.
CP091 Intérêt de l'électromyogramme dans l'étude des pathologies nerveuses du membre supérieur selon des chirurgiens de la mains et neurochirurgiens français.
Electromyography (EMG) and nerve conduction studies (NCS) are critical diagnostic tools for assessing nerve disorders in the upper limb and cervical spine. Despite their widespread use, there remains a gap in formal training, leading to challenges in their interpretation and application. This study aimed to assess the practices, confidence levels, and knowledge of French neurosurgeons and hand surgeons regarding the use of EMG and NCS.
A 15-question survey was distributed via email to members of the French Society of Neurosurgery and the French Society of Hand Surgery between April 24 and September 24. The survey explored demographic characteristics, clinical application of EMG/NCS, and the perceived future of these diagnostic tools. Responses from 483 participants were analyzed using descriptive statistics and subgroup comparisons with Chi-square tests, considering a p-value of <0.05 as significant. Of the 483 respondents, 255 were hand surgeons and 206 were neurosurgeons, with 22 identifying as other specialists. The survey found that 66% worked in private practice. Nearly 70% had over 10 years of surgical experience. About 40% admitted discomfort in interpreting EMG results, while only 18% reported proficiency. Most respondents (58%) requested EMGs routinely, often for medicolegal purposes, and 90% required a new EMG if the prior one was over five years old. While 84% would operate on severe compression indicated by EMG, 76% did not consider mild compression findings as decisive. Additionally, 63% wanted clinical findings included in EMG reports. The findings reveal a significant reliance on EMG/NCS despite limited training in their interpretation. Notably, there is a lack of literature on postoperative EMG, suggesting the need for further research. Surgeons highlighted the importance of using EMG results alongside clinical evaluations and expressed a desire for comprehensive EMG reports that contextualize limitations and suggest interpretations. Enhanced training programs and clearer EMG reporting standards are essential to support surgeons in the effective use of EMG/NCS, improving patient outcomes and addressing medicolegal challenges. The survey provides insights into current practices and identifies areas for educational development.
Thomas APARD (Versailles), Bertrand DEBONO
11:10 - 11:15
#48788 - CP092 Comment ne pas passer à côté du diagnostic d'une amylose lors d'une chirurgie du canal carpien ?
CP092 Comment ne pas passer à côté du diagnostic d'une amylose lors d'une chirurgie du canal carpien ?
L’amylose à transthyrétine (ATTR) est une maladie caractérisée par des dépôts protéiques anormaux dans divers organes. Longtemps considérée comme rare, elle est aujourd’hui reconnue comme plus fréquente, notamment dans sa forme sauvage, qui touche les sujets âgés. L’atteinte du canal carpien constitue un des premiers signes de la maladie, souvent des années avant l’atteinte cardiaque. Le chirurgien de la main se trouve ainsi à une place stratégique dans le parcours de soins, au moment où le diagnostic précoce est encore possible et la prise en charge thérapeutique potentiellement efficace. Ne pas envisager cette pathologie dans certains contextes cliniques constitue une erreur diagnostique aux conséquences majeures. L’objectif de ce travail était d’évaluer, rétrospectivement, la performance d’un dépistage ciblé de l’ATTR par biopsie synoviale chez des patients opérés du canal carpien présentant des critères cliniques évocateurs.
Une étude rétrospective monocentrique a été réalisée sur la période d’août 2024 à mai 2025 sur les patients opérés d’un canal carpien avec réalisation d’une biopsie de synoviale, présentant au moins deux critères parmi : âge > 60 ans, récidive, ablation d’arythmie, pacemaker, doigt à ressaut, rupture tendineuse spontanée, canal lombaire rétréci, ou insuffisance cardiaque. La biopsie synoviale a été analysée au rouge congo et en analyse immunohistochimique en cas de positivité. Ont été analysés les résultats de la biopsie, du bilan cardiaque et neurologique lorsqu’ils ont été réalisés. Le dépistage ciblé a permis de mettre en évidence une amylose dans 71,9 % des cas, contre environ 21,4 % en moyenne dans la littérature. Plusieurs patients présentaient déjà une atteinte cardiaque à l’issue du bilan, et ont pu bénéficier d’un traitement spécifique. Ces résultats montrent que certains signes cliniques doivent alerter le chirurgien de la main et l’amener à demander une biopsie peropératoire. Le chirurgien de la main occupe une position clé dans le diagnostic précoce de l’ATTR. Face à certains profils cliniques, ne pas réaliser de biopsie revient à laisser passer une occasion unique de poser un diagnostic majeur. Cette étude tend à montrer qu’un dépistage ciblé, simple à mettre en œuvre, améliorerait le rendement diagnostique. Une meilleure sensibilisation des chirurgiens et des études prospectives et multicentriques sont désormais nécessaires pour confirmer ces résultats et intégrer cette démarche à la pratique courante.
Samuel DIAMANT (Strasbourg), Kursat ERDOGAN, Marrella DOMINICO, Erik SAULEAU, Stéphanie GOUZOU, Philippe LIVERNEAUX, Sybille FACCA
11:15 - 11:20
#48643 - CP093 Dépistage de l’amylose à transthyrétine lors de la chirurgie du canal carpien et du doigt à ressaut : étude rétrospective sur 100 patients.
CP093 Dépistage de l’amylose à transthyrétine lors de la chirurgie du canal carpien et du doigt à ressaut : étude rétrospective sur 100 patients.
Les amyloses à transthyrétine (ATTR) résultent du dépôt de fibrilles amyloïdes toxiques formées par une transthyrétine mal repliée. Ces dépôts touchent principalement le cœur, les nerfs périphériques et le tube digestif [1]. L’atteinte du canal carpien peut survenir précocement, parfois plusieurs années avant les symptômes cardiaques [2]. Le diagnostic repose sur une biopsie de tissu graisseux, mais peut également être posé sur des prélèvements réalisés lors d’interventions chirurgicales sur le canal carpien ou un doigt à ressaut. Plusieurs facteurs de risque ont été identifiés : sexe masculin >50 ans, féminin >60 ans, atteinte bilatérale, récidive, canal lombaire étroit, rupture du biceps distal, fibrillation auriculaire ou antécédents familiaux d’amylose [3]. Le pronostic dépend de l’atteinte cardiaque [4], d’où l’intérêt pour les chirurgiens orthopédistes et les rhumatologues de participer activement au dépistage.
Étude rétrospective descriptive sur une cohorte continue de patients opérés d’un canal carpien ou d’un doigt à ressaut entre juin 2022 et juin 2025. Une biopsie du tissu ténosynovial a été adressée en anatomopathologie dans chaque cas inclus. Parmi 256 patients opérés (306 interventions), 100 (32,7 %) ont eu un prélèvement analysé histologiquement. Une amylose a été mise en évidence par coloration au Rouge Congo chez 14 patients (14 %). La cohorte amyloïde comprend 9 hommes et 5 femmes, d’un âge moyen de 74 ans. Douze patients présentaient au moins un facteur de risque identifié. Parmi les 14 patients amyloïdes, un typage a été réalisé chez 7, dont 4 positifs pour une amylose à TTR. Ces derniers ont bénéficié d’une scintigraphie aux bisphosphonates, qui s’est avérée positive (score de Perugini à 1) dans un seul cas. Le taux de détection d’amylose (14%) est comparable aux séries précédentes, bien que l’atteinte cardiaque reste peu fréquente dans notre cohorte [5,6]. La biopsie peropératoire du tissu ténosynovial permet un diagnostic précoce chez des patients à risque, même en l’absence de manifestations systémiques. Bien que rare, l’atteinte cardiaque liée à l’amylose à TTR a un pronostic sévère. Son dépistage précoce, facilité par une simple biopsie peropératoire, peut permettre d’initier une prise en charge adaptée. Des critères cliniques de sélection doivent être affinés pour mieux cibler les patients à dépister.
Valérie MATTER-PARRAT (Monaco, Monaco), Guillaume LABAT
11:20 - 11:25
#47971 - CP094 Analyse cardiologique des patients ayant une biopsie positive pour l’amylose à transthyrétine lors d’un syndrome du canal carpien.
CP094 Analyse cardiologique des patients ayant une biopsie positive pour l’amylose à transthyrétine lors d’un syndrome du canal carpien.
La détection précoce de l'amylose à transthyrétine améliore considérablement l'efficacité du traitement. Le syndrome du canal carpien est reconnu comme une manifestation extracardiaque précoce de l'amylose à transthyrétine, précédant souvent de plusieurs années l'atteinte cardiaque. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’évolution cardiologique des patients présentant une biopsie ténosynoviale positive pour l’ATTR lors d'une chirurgie du SCC.
Une cohorte continue de 53 patients (46 hommes, 7 femmes ; âge moyen : 72,9 ans +/-5,05 ans) a été analysée prospectivement. Suite à une biopsie positive durant la chirurgie du SCC, une évaluation cardiologique systématique incluant ECG, échographie cardiaque et dosage des biomarqueurs (troponine, NT-ProBNP) a été réalisée. Les patients présentant des anomalies sur l'un de ces examens bénéficiaient d'une scintigraphie. Le diagnostic d’amylose cardiaque était porté en présence d’une scintigraphie positive et un traitement spécifique était proposé au patient Lors de l’évaluation initiale, quatre patients (âge moyen 73 ans, tous des hommes) présentaient ont eu un diagnostic d’amylose cardiaque. Un autre patient a été diagnostiqué lors d'un suivi à 20 mois. Les anomalies initiales incluaient une élévation des biomarqueurs et des anomalies modérées du strain myocardique. La survie sans manifestation cardiaque significative était de 86,6 % à 3 ans. Nous avons retrouvé comme élément statistique significatif les patients présentant une récidive du canal carpien (p=0,049) et ceux ayant déjà été opéré du canal carpien préalablement sans biopsie lors du premier côté (p=0,025). Cette étude souligne l’importance d’un suivi cardiologique rigoureux des patients présentant un SCC associé à une biopsie positive pour l’ATTR. Compte tenu de l’absence de consensus sur le rythme optimal du suivi cardiologique, il peut proposé un intervalle annuel en cas de biomarqueurs ou d’échographie initialement normaux et un suivi rapproché tous les trois ans pour les cas entièrement négatifs.
Nicolas BIGORRE (Angers), Alexandre PETIT, Julien JEANNETEAU
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C12b
Présentation de la modification des statuts
et du règlement intérieur en vue de L’AGE
Présentation de la modification des statuts
et du règlement intérieur en vue de L’AGE
11:15 - 12:30
Présentation de la modification des statuts et du règlement intérieur en vue de L’AGE.
Frédéric APAIX (Kinésithérapeute) (Conférencier, Lyon), Célia BOUKARI (Masseur Kinésithérapeute DE) (Conférencier, Montpellier)
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A16
Conférence invitée
L’erreur
Conférence invitée
L’erreur
Isabelle Simonetto, neurophysiologiste de renom, nous fait l’honneur et le plaisir de nous parler d’un de ces sujets favoris : l’erreur. Impliquée dans la formation et les stratégies de contrôle dans des milieux de haute sécurité, elle nous proposera pendant une heure d’explorer nos limites face à l’erreur.
11:30 - 12:30
L'erreur.
Isabelle SIMONETTO
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Pause déjeuner - Visite des stands - Ateliers de l'industrie
> PROGRAMME DES ATELIERS DE L'INDUSTRIE
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A18
Conférence d'Enseignement
Traitement des infections courantes de la main
Conférence d'Enseignement
Traitement des infections courantes de la main
Modérateur :
Sybille FACCA (PU-PH) (Strasbourg)
Il existe, depuis la pandémie du Covid-19, une recrudescence des infections globales mais aussi de la main. Il était temps de faire le point sur le niveau de preuve et l’état de la prise en charge de ces infections au niveau de la main.
14:00 - 14:20
Traitement des infections courantes de la main.
Jean-Roger WERTHER (Chirurgien) (Conférencier, Paris)
14:20 - 14:30
Discussion.
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B18
Conférence d'Enseignement
Les outils de la main : les germes de la destruction
Conférence d'Enseignement
Les outils de la main : les germes de la destruction
Modérateur :
Bertrand COULET (PU PH) (Montpellier)
La main, depuis qu’elle expose les faces de flexion, va vers le monde pour s’en emparer mais s’expose aux dangers du quotidien. Les outils du bricolage ou de l’industrie du bois peuvent détruire cet organe. En quelques instants. Il n’est pas inutile de connaître tous ces outils et ses mécanismes de destruction, pour communiquer, prévenir mais aussi prédire les lésions possibles.
14:00 - 14:20
Machines à bois, Machines à doigts...
Colin DE CHEVEIGNÉ (chirurgien) (Conférencier, Toulouse)
14:20 - 14:30
Discussion.
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14:00-15:00
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G4
Session GEMMSOR
Orthèses
Session GEMMSOR
Orthèses
Modérateurs :
Fanny CARN (KINE ORTHESISTE) (Paris), Mathilde GRAS (Interne) (Paris)
14:00 - 14:15
Commission orthèse : « L’erreur en traitement orthétique : retour d’expérience pour l’amélioration des pratiques » .
Fanny CARN (KINE ORTHESISTE) (Conférencier, Paris), Charles-Henri TISSERONT (Président) (Conférencier, Reims), Edgard MIKAELIAN (gérant) (Conférencier, Champigny-sur-Marne), Marie-Charlotte BRANCHET (Ergothérapeute Cadre de santé) (Conférencier, Toulon)
14:15 - 14:25
Traitement orthétique des raideurs post-traumatiques des doigts longs : stratégie de prise en charge.
Florence RICHARD (Ergotherapeute - Orthésiste) (Conférencier, Marseille)
14:25 - 14:35
Etes-vous prêt pour une palette de « compet » ?
Vanina QUILICI (Masseur - Kinésithérapeute / Orthésiste) (Conférencier, Auxerre)
14:35 - 14:45
Questions.
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A19
Communications Libres
Chirurgie plastique et lambeaux
Communications Libres
Chirurgie plastique et lambeaux
Modérateurs :
Franck DUTEILLE (Chirurgien plasticien) (Nancy), Elias SAWAYA (Chirurgien) (Bordeaux)
14:30 - 14:35
#48810 - CP016 Lambeau de Mac Gregor, pour sauver et récupérer la sensibilité d'un Ring Finger : une série de 4 malades.
CP016 Lambeau de Mac Gregor, pour sauver et récupérer la sensibilité d'un Ring Finger : une série de 4 malades.
Le Ring Finger ou doigt d'alliance est un traumatisme grave des doigts de la main qui touche le plus souvent le 4ème doigt et se voit fréquemment les adolescentes, il s'agit d'un dégantage du doigt avec décollement cutané et parfois une avulsion vasculaire et nerveuse associés à des lésions ostéo- articulaires. C'est une lésion de pronostic réservé.
Notre série porte sur 4 patients âgés entre 16 et 22 ans de sexe masculin, qui ont présenté un traumatisme d'un doigt de la main lors d'une activité d'escalade où la bague s'est accrochée au grillage occasionnant un dégantage du 4ème doigt dans 3 cas et de l'index dans un cas , reçu tous ans les deux heures suivant le traumatisme. On a opté pour un lambeau de Mac Gregor avec positionnement des nerfs collatéraux sous la peau du lambeau lors de la tubulisation. Le sevrage est fait au 21ème jour post opératoire. Le résultat à 1 an de recul est satisfaisant sur le plan esthétique, fonctionnel avec récupération de la sensibilité dans toutes ses formes. Parmi les lambeaux cutanés permettant la couverture des pertes de substance cutanées on trouve le lambeau inguinal de Mac Gregor qui est un lambeau pédiculé avec l'avantage de couvrir des grandes pertes de substances et de réaliser une tubulisation qui est idéale pour une lésion circonférentielle telle que le Ring Finger . Le lambeau inguinal de Mac Gregor est une solution de choix pour les grandes pertes de substance cutanée du membre supérieur notamment la main comme le Ring Finger, très fiable et facile à réaliser et qui permet d'éviter l'amputation. Ainsi que son avantage de couverture cutanée, la récupération de la sensibilité du doigt essentielle à sa fonction constitue un autre atout pour choisir ce type de lambeau.
Abdelmoutaleb BOUGHERARA (Alger, Algérie), Rachid AZOUG, Samir TEBANI, Nasreddine ROUAG, Kamel ACHOUR, Reda HARRAR
14:35 - 14:40
#45904 - CP017 intérêt des lambeaux de fascia dans la couverture des pertes. De. substnce des mains : A propos de 11 cas.
CP017 intérêt des lambeaux de fascia dans la couverture des pertes. De. substnce des mains : A propos de 11 cas.
11 patients ayant présenté des pertes de substance ont bénéficié de c’une couverture par des lambeaux de fascia libre : Fascia superficialis temporalis ( FST) 6 cas ; fascia de serratus antérior ( FGD) 4 cas et fascia antébrachial ( FAB) 1 cas
Tous les patients ayant présenté une perte de. substance de la main et ayant bénéficié d'une couverture par un lambeau de fascia ont été revus pou. évaluer la qualité de couverture, le résultat fonctionnel et esthétique Sur les 11 cas, il y avait 8 hommes pour 3 femmes. L’âge moyen était de 44 ans ( 21 à 65 ans) . L’étiologie était une brûlure dans 6 cas et traumatique dans 5 cas. La taille des pertes de substance allait de 20 à 120 cm2 pour une moyenne de 29 cm2.
Il y a eu 2 échecs ( 2 cas de brûlure électrique) pour des raisons veineuses qui n’ont pas été intégrés dans l’évaluation des résultats fonctionnels et esthétiques.
L’évaluation fonctionnelle a été faite par rapport au côté controlatéral ( sain).
Dans 5 cas, la mobilité active et passive était identique des. deux côtés . Pour les quatres autres le déficit s’étendait de 1O à 40 %.
L’évaluation de la couverture moyenne était de 3,66 pour le score OSAS et 3,77 pour le score POSAS.
Au niveau du site donneur la rançon cicatricielle était en moyenne de de 2 ,77 ( score de 1 à 7/ le pire étant le 7) .Il n’a jamais été décrit un déficit fonctionnel Les lambeaux de fascia correspondent à une lame très vascularisée et de glissement évitant ainsi les adhérences entres les structures tendineuses et le tissu de recouvrement . De plus leur finesse permet une intégration optimale permettant de minimiser la rançon cicatricielle . Bien que peu rapportés les lambeaux de fascia sont pour nous très intéressants dans la couverture des pertes de substance des mains
Franck DUTEILLE (Nancy), Francois THUAU
14:40 - 14:45
#48723 - CP018 Lambeau adipo-fascial homodactyle : une solution pour les pertes de substance palmaire.
CP018 Lambeau adipo-fascial homodactyle : une solution pour les pertes de substance palmaire.
Les pertes de substance palmaire digitale des zones 1 et 2 posent un défi en chirurgie de la main, surtout lorsqu’elles exposent des structures nobles et que les lambeaux classiques deviennent inapplicables en raison de contraintes vasculaires locales. Pour répondre à ces situations, nous avons développé une alternative inspirée du principe du cross-finger : le lambeau adipo-fascial homodactyle (LAFH). Pédiculé sur une arche palmaire digitale, il permet une couverture fiable sans immobiliser un doigt sain, préservant ainsi la mobilité et les structures voisines. Initialement utilisé en traumatologie, le LAFH s’est avéré reproductible et pertinent aussi en reconstruction différée, offrant une solution efficace face à une impasse thérapeutique.
Le lambeau adipo-fascial homodactyle était prélevé en six étapes standardisées. Après exposition du plan adipo-fascial, il était disséqué en restant pédiculé sur l’arche palmaire la plus proche. La section des anastomoses controlatérales permettait sa rotation autour d’un point pivot et sa transposition vers la zone à couvrir, en amont ou en aval. Le site donneur était ensuite traité par greffe ou cicatrisation dirigée Entre janvier et décembre 2024, 22 patients (âge moyen : 42 ans) ont bénéficié de cette technique, dont 16 dans un contexte traumatique aigu et 6 en reconstruction à froid. Aucun cas de nécrose, d’infection ou de limitation articulaire n’a été observé en postopératoire. À six mois, la cicatrisation était jugée satisfaisante dans l’ensemble des cas, sans flessum ni raideur articulaire. Par ailleurs, un test de Weber a révélé une réinnervation partielle de la zone receveuse chez tous les patients. Le lambeau adipo-fascial homodactyle (LAFH) se distingue par sa simplicité technique et sa souplesse d’utilisation, notamment lorsque les options classiques sont limitées. Sa vascularisation axiale fiable et la mobilité de son pédicule permettent une couverture efficace des pertes palmaires, sans mobilisation d’un doigt sain. Il offre également l’avantage d’un repositionnement direct du volet cutané sur le site donneur et d’une préservation des artères digitales, facilitant d’éventuelles reconstructions secondaires. La récupération sensitive partielle observée renforce son intérêt fonctionnel. L’absence de complications dans notre série suggère qu’il peut devenir une option pertinente dans les reconstructions aiguës ou différées. Le LAFH constitue une alternative simple, fiable et reproductible pour les pertes de substance palmaire >1 cm². Il combine efficacité, faible morbidité et préservation fonctionnelle. Ses résultats préliminaires sont prometteurs, mais des études complémentaires restent nécessaires pour valider son intégration dans les stratégies de reconstruction de la main.
Oussama ABCHA (Saint-Quentin), Alan CAILLOUEY, Nicoals LEBEAU, Afif JREIJ, Laetitia HENRY, Mirdad MOUGHABGHAB
14:45 - 14:50
#48481 - CP019 Lipo-layering: a potential reconstructive alternative for digital pulp avulsion? A case series of 6 patients.
CP019 Lipo-layering: a potential reconstructive alternative for digital pulp avulsion? A case series of 6 patients.
Total and subtotal volar digital pulp amputations pose a significant reconstructive challenge due to extensive skin loss and exposure of underlying structures. Traditional reconstruction methods, such as local flaps or microsurgical transfers, can be complex and lead to donor site morbidity. While autologous adipose tissue grafting (AATG) is widely used in regenerative medicine, its role in digital pulp reconstruction remains unexplored. This study investigates the feasibility of lipo-layering, a novel technique for managing digital pulp avulsion injuries.
A prospective case series was conducted on six patients (seven digits) who underwent AATG for volar pulp avulsions between August 2022 and October 2024. Fat harvested from the brachial hypodermis was emulsified, deposited at the injury site, and combined with platelet-rich plasma. Patients were monitored for graft integration, healing, and functional recovery. All digits achieved complete epithelilization within six weeks, with no graft failures. Pain at rest was minimal (mean VAS 0.14 ± 0.38), and cold intolerance was mild (mean VAS 1.86 ± 1.35). Full proximal and distal interphalangeal extension was maintained in all cases, with minor flexion limitations in two patients. Sensory recovery reached grade 4 on the Semmes-Weinstein test. Two patients developed onychogryphosis, but no major complications occurred. Originally developed from previous experiences with fat grafting in open anatomical spaces, this study explored lipo-layering as a transitional coverage strategy for total pulp avulsion. One patient’s unexpected full epidermization without further surgery led to the technique's application in subsequent cases. Lipo-layering proved simple, reproducible, and reliable—even in challenging patients—with complete healing in all seven digits treated. The approach facilitated standard nursing care, avoided drawbacks linked to occlusive dressings or flaps, and yielded favorable cosmetic, functional, and sensory outcomes. Flexion and extension remained comparable to unaffected digits, with minimal scarring and stiffness. Claw deformities observed in zone 4 amputations were due to bone loss rather than the reconstruction method. Sensory recovery aligned with established outcomes, though lacking statistical significance. Lipo-layering could fit the same slot as occlusive therapy or dermal regeneration templates. While the biocellular mechanisms remain unclear, this novel method challenges traditional fat grafting assumptions and demonstrates potential in managing complex fingertip injuries. Initially purposed to provide a standby solution whilst planning further management, lipo-layering could be a promising reconstruction technique for the avulsed pulp in the hand surgeon’s armamentarium, somewhere down the line between semi-occlusive dressings and free-flap reconstruction. These findings challenge conventional fat grafting principles and warrant further study.
Elias SAWAYA (Bordeaux), Benjamin SOMMIER, Jean Maxime ALET, Olivier NICOD
14:50 - 14:55
#48791 - CP020 Apport du lipofilling dans la main sclérodermique : revue de la littérature.
CP020 Apport du lipofilling dans la main sclérodermique : revue de la littérature.
La sclérodermie systémique est une connectivite rare affectant le tissu conjonctif, caractérisée par une atteinte endothéliale artériolaire menant à la fibrose vasculaire et des tissus notamment les organes internes et la peau. Si les atteintes sont multisystémiques, la main n’est pas épargnée : rétraction, sclérodactylie, ulcères ischémiques, phénomène de Raynaud, entrainant un handicap marqué. Devant les limites des traitements médicaux, des approches chirurgicales ont été explorées. Le lipofilling, ou transfert de graisse autologue, a émergé comme une option innovante grâce à ses propriétés trophiques, anti-inflammatoires, pro-angiogéniques et immunomodulatrices. Nous proposons dans cette communication une revue de la littérature sur son intérêt dans le traitement de la main sclérodermique.
Une revue de la littérature a été réalisée selon les recommandations PRISMA. Les bases de données PubMed et Embase ont été interrogées jusqu’en juin 2025 à l’aide des mots-clés « lipofilling », « fat grafting », « autologous adipose tissue», « adipose tissue transfer », « scleroderma » et « systemic sclerosis ». Ont été inclus les articles francophones et anglophones rapportant des études cliniques sur le traitement de la main sclérodermique. Parmi 382 articles identifiés, 13 ont été retenus, totalisant 211 patients. Les études, le plus souvent prospectives monocentriques, rapportent une amélioration significative de la douleur, de l’élasticité cutanée, de la mobilité articulaire, de la cicatrisation des ulcères et de la qualité de vie. Le tissu adipeux est prélevé principalement en zones abdominales ou trochantériennes, sous anesthésie locale, pour des volumes injectés de 10 à 30 mL par main. Le lipofilling semble bénéfique dans la prise en charge des mains sclérodermiques. Ses effets seraient en lien avec les propriétés biologiques du greffon adipeux, notamment via les cellules souches mésenchymateuses capable d’entraîner immunomodulation, néoangiogenèse, modulation inflammatoire, avec un effet positif sur l’élasticité cutanée, les douleurs, la cicatrisation des lésions ischémiques et au final sur la qualité de vie des patients. Toutefois, les études sont hétérogènes en termes de techniques opératoires, traitement de la graisse, volumes, injections itératives, critères d’évaluation et effectifs, et peu de recul à long terme. Le lipofilling est une approche prometteuse, peu invasive, bien tolérée, dans la gestion des mains sclérodermiques. Des études contrôlées de plus haut niveau sont nécessaires pour standardiser les indications et valider l’efficacité, notamment à long terme.
Bastien ROCHE (Bordeaux), Maylis ZALTA, Marie-Elise TRUCHETET, Hugo PELET, Marie-Laure ABI-CHAHLA, Anaïs DELGOVE
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14:30-15:00
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B19
Communications Libres
Prothèse trapézo-métacarpienne
Communications Libres
Prothèse trapézo-métacarpienne
Modérateurs :
Benjamin DEGEORGE (Chirurgien) (Montpellier), Bruno LUSSIEZ (chirurgien) (Monaco)
14:30 - 14:35
#48065 - CP051 Prothèses trapézo-métacarpiennes simple versus double mobilité : des différences à court terme ?
CP051 Prothèses trapézo-métacarpiennes simple versus double mobilité : des différences à court terme ?
Les prothèses trapézo-métacarpiennes sont de plus en plus utilisées dans le traitement de la rhizarthrose. Le design de ces prothèses a conduit à la 4ème génération actuelle avec un taux de survie important. Une des complications de cette intervention est la luxation post opératoire. Le concept de prothèse à double mobilité à la hanche a été appliqué aux prothèses trapézo-metacarpiennes depuis quelques années afin de remédier à cette complication. Mais les études comparatives entre « simple » et « double mobilité » pour l’arthroplastie de la trapézo-métacarpienne (TM) restent limitées. Quel apport de la double mobilité par rapport à la simple pour les prothèses TM ? L’objectif principal de cette étude était de comparer le taux de luxations post opératoire entre les prothèses trapézo-métacarpiennes « simple » et « double mobilité » de 3ème et 4ème générations.
Nous avons réalisé une étude rétrospective, comparative et multicentrique entre janvier 2016 et mai 2024. Les patients opérés d’une prothèse trapézo-métacarpienne pour rhizarthrose à plus de 6 mois étaient inclus. Les patients ont été revus en consultation. Le taux de luxation post opératoire était le critère de jugement principal. Les critères de jugement secondaires étaient les autres complications post-opératoires, la douleur, la satisfaction, la fonction, la force et la mobilité du pouce. 56 prothèses ont été incluses chez 46 patients : 29 prothèses dans le groupe « simple mobilité » et 27 prothèses dans le groupe « double mobilité ». Le suivi moyen était de 21,7 mois [6-72 mois]. Un cas de luxation était recueilli dans le groupe simple mobilité contre 0 cas dans le groupe double mobilité (aucune différence significative). Les autres critères ne présentaient pas non plus de différence significative. Dans notre étude, il n’est pas apparu de différence significative à court terme entre la « simple » et la « double » mobilité pour le critère principal, ni pour les critères secondaires de jugement.
Notre étude souligne le peu de complications des prothèses TM de dernières générations. Une étude prospective randomisée avec un plus grand effectif, et sur plus long terme est nécessaire pour faire la preuve de l’apport de la « double mobilité » par rapport à la simple. Nous n’avons pu constater aucune différence significative entre les deux groupes de prothèse simple et double mobilité sur le taux de luxation, critère principal de jugement.
Clémence LEMAITRE (Rouen), Isabelle AUQUIT-AUCKBUR, Antoine VALLÉE, Octave DHELLEMMES, Richard CHAN
14:35 - 14:40
#48245 - CP052 La prothèse trapézométacarpienne avant 50 ans : évaluation continue de 15 patients à 5 ans de recul.
CP052 La prothèse trapézométacarpienne avant 50 ans : évaluation continue de 15 patients à 5 ans de recul.
Si la trapézectomie reste le « gold standard » chirurgical de la rhizarthrose, l’avènement des prothèses
trapézométacarpienne et l’innovation technologique les concernant a changé la donne. Leur principal avantage est une
récupération fonctionnelle plus rapide. La pose de prothèse chez le sujet jeune reste débattue, mais aucun autre
traitement n’a actuellement prouvé de supériorité globale à l’arthroplastie totale. Le but de cette étude était d’évaluer les
résultats fonctionnels et les complications des prothèses posées avant 50 ans.
Tous les patients opérés avant l’âge de 50 ans entre 2009 et 2023 d’une arthroplastie totale (prothèse à cupule vissée ou
cimentée – semi contrainte) en première intention après traitement médical bien conduit ont été revus en consultation de
façon prospective. Une évaluation fonctionnelle (mobilités – QDASH PRWE) et radiologique étaient réalisées avec
recherche de complications (luxation, descellement, fracture) au plus grand recul. 16 prothèses chez 15 patients ont pu être évalués avec un recul de 68 mois (10- 172). 3 patients ont été perdus de vue.
Le QDASH moyen était de 24 (9,09-54,55), le PRWE de 34 (1- 103). Tous les patients étaient satisfaits ou très satisfaits
de l’intervention. Le score de Kapandji moyen était de 9 (6-10). L'opération permettait de retrouver de la force par rapport
à l’état préopératoire, mais celle-ci restait inférieure à la force du coté controlatéral dans 80% des mains dominantes
opérées et 62% des mains non dominantes opérées. 5 prothèses (38%) présentaient des anomalies radiologiques non
symptomatiques (ossifications, nouveaux ostéophytes, liserés périprothétiques). Il n’existait aucun cas de luxation ou de
descellement. 2 prothèses (15%) ont nécessité une reprise pour ossifications péri prothétique (patients hyper
uricémiques ou goutteux). 4 patients (33%) avaient changé de travail ou eu un arrêt important. Les résultats fonctionnels à moyen et long terme de l’arthroplastie totale trapézométacarpienne avant 50 ans sont élevés
avec un taux de satisfaction important des patients et concordent avec les résultats dans la population générale.
Néanmoins on observe un taux de reprise plus élevé secondaire à l’apparition d’ossification. Ces ossifications étaient
associées à la présence de goutte ou d’hyperuricémie, facteur intrinsèque connu au niveau du coude. La prothèse trapézométacarpienne reste une solution satisfaisante chez les moins de 50 ans à un moment de leur vie où
ils ont « besoin du pouce ». Le suivi précis de ce groupe de patients à haute demande nécessite la mise en place de
registres.
Yassine AMAR (Besançon), Alice MANGEON, Alexandre QUEMENER-TANGUY, Daniel LEPAGE, Francois LOISEL, Laurent OBERT
14:40 - 14:45
#48254 - CP053 Résultats d’une série prospective de 102 prothèses TOUCH avec un recul de 8 à 10 ans.
CP053 Résultats d’une série prospective de 102 prothèses TOUCH avec un recul de 8 à 10 ans.
Les prothèses trapézo-métacarpiennes à double mobilité se sont imposées depuis une dizaine d'années. Nous rapportons les résultats à long terme d’une série prospective de 102 prothèses trapézo-métacarpiennes avec un recul de 8 à 10 ans.
Les patients ont été évalués cliniquement (douleur, mobilité, force, DASH) et radiologiquement avec une attention particulière à l'évaluation de l'usure du noyau en polyéthylène par mesure du centrage du col dans la cupule. Nous avons revu 81 prothèses posées sur 71 patients (10 cas bilatéraux) avec un recul moyen de 104 mois. Sept prothèses ont nécessité une reprise avec remplacement partiel de l'implant, deux patients ont nécessité une reprise pour calcifications péri-prothétiques douloureuses limitant la mobilité. Quatorze patients ont été perdus de vue.
Les résultats cliniques sont bons : douleur 0.4 (0-7), opposition 7.46 (7-10), abduction 44.6° (30-60), antépulsion : 47.1° (35-55), rétropulsion 7.8° (0-10), Q DASH : 18.7 (11-35). Rapport M1/M2 : 0.74. Hyperextension MP : 4° (0-25).
Les complications mineures sont classiques : 7 tendinites de De Quervain post opératoire (5 infiltrations, 2 opérées) et 3 pouces à ressaut infiltrés.
Il n’y a pas eu de fracture du trapèze, d’algodystrophie ni de paresthésie radiale. Nous avons recensé 12 calcifications ectopiques mineures et 5 calcifications importantes dont les deux ayant nécessité une reprise pour douleurs et perte de mobilité, avec un bon résultat final.
Radiologiquement nous relevons 20 ostéolyses mineures (7 cupules et 13 tiges) et 2 moyennes (1 cupule et 1 tige), toutes asymptomatiques.
Pour 62 dossiers radiologiques nous avons pu évaluer l'usure du polyéthylène de manière précise. Sur les clichés de profil nous notons quatre usures complètes du noyau en polyéthylène, une usure sévère (> 1 mm) dans 3 cas et une usure modérée (< 1 mm) dans 3 cas. L'usure est systématiquement externe (dorsale). Les clichés de face montrent une usure légère dans 55 cas, répartie de façon équivalente en interne ou en externe. Cette étude confirment les bons résultats cliniques à long terme des prothèses trapézo-métacarpiennes toujours en place. Malheureusement le taux de reprises lié à des problèmes de cupule et d’usure et de déformation du polyéthylène sont importants (7%).
Pour les implants toujours en place, le taux d’usure complète ou sévère du polyéthylène (11 %) est prédictif d’un taux de reprises important à brève échéance. Le taux de complications liées au noyau en polyéthylène est préoccupant. Un suivi radiologique attentif et rigoureux de l’épaisseur de polyéthylène s’impose.
Pascal LEDOUX (Bédarieux), Bruno LUSSIEZ
14:45 - 14:50
#48455 - CP054 Complications et résultats cliniques de la prothèse MAÏA à double mobilité pour l'arthrose trapézo-métacarpienne sous anesthésie WALANT : revue de la littérature et série de 86 cas.
CP054 Complications et résultats cliniques de la prothèse MAÏA à double mobilité pour l'arthrose trapézo-métacarpienne sous anesthésie WALANT : revue de la littérature et série de 86 cas.
Trapeziometacarpal osteoarthritis commonly affects postmenopausal women, impairing thumb function significantly. Surgical management includes trapeziectomy and arthroplasty, with the MAÏA prosthesis providing improved biomechanics and functional recovery. Nevertheless, complications such as persistent pain, dislocation, malalignment, and aseptic loosening remain relevant. This study reviews recent literature on MAÏA prosthesis complications and compares findings with a clinical series of 86 patients treated using Wide Awake Local Anesthesia No Tourniquet (WALANT).
We systematically reviewed literature from 2018 to 2024 in PubMed and specialized journals addressing MAÏA prosthesis outcomes and complications. Additionally, we retrospectively analyzed 86 consecutive patients undergoing dual-mobility MAÏA trapeziometacarpal arthroplasty under WALANT anesthesia with a postoperative follow-up of one year.
Surgical technique included capsulotomy in “T,” osteotomy of the metacarpal base, preparation of the trapezium, placement of the cup and stem, and reabsorbable suture loop interposition to facilitate capsular anchoring. Clinical parameters were evaluated (QuickDASH, VAS, pinch strength, Kapandji score, patient satisfaction, and time to return to work) as well as complications (persistent pain, paresthesia, dislocation, loosening, infection, fracture, tenosynovitis). Literature reported complication rates between 30-36%, predominantly involving persistent pain (~4%), dislocation (~5-10%), aseptic loosening (2-3%), De Quervain tendinitis (~5-15%), and paresthesias (~5%). Our series showed favorable outcomes: QuickDASH averaged 15.8, pinch strength 5.2 kgf, minimal residual pain (VAS 2/10), Kapandji score 9.3, high satisfaction (>90%), and return to work within 6 weeks. Complications included persistent pain (7,6%), subluxation without complete dislocation (1.2%), tendinitis (5.8%), and transient radial nerve dorsal branches paresthesias (4.7%) and one cupule loosening episode. The surgical revision rate was 10.5%. Our series demonstrated functional outcomes and complication rates that are comparable to those reported in the literature, likely due to meticulous surgical technique and WALANT anesthesia allowing intraoperative adjustments. Surgical technique and correct orientation of the cup are critical to reducing major complications.
We indicate the prosthesis for trapeziometacarpal osteoarthritis stages II-III after conservative treatment failure, excluding stage IV and heavy manual laborers. Persistent pain was primarily associated with inadequate trapezial resection, particularly the ulnar osteophyte. Minor complications were effectively managed conservatively. WALANT enabled dynamic intraoperative evaluation, reducing dislocation risks. The MAÏA prosthesis, when properly implanted, offers excellent short-term functional results with manageable complication rates. WALANT anesthesia facilitates intraoperative stability adjustments, further reducing postoperative complications.
Eduardo VALLEJO-APARICIO, Alberto SANZ-ARRANZ (Burgos, Espagne), Beatriz PALMERO-SÁNCHEZ, Aritz MURUETA-RAMOS, Ana ALONSO-MARTINEZ, Mercier-Rodriguez NICOLE
14:50 - 14:55
#48679 - CP055 Evaluation des résultats des prothèses trapézo-métacarpiennes isolées en cas d'arthrose péritrapézienne.
CP055 Evaluation des résultats des prothèses trapézo-métacarpiennes isolées en cas d'arthrose péritrapézienne.
La prothèse trapézo-métacarpienne (PTM) constitue une solution thérapeutique efficace pour l’arthrose trapézo-métacarpienne symptomatique. Toutefois, la présence d’une arthrose scapho-trapézo-trapézoïdienne (STT) associée soulève des interrogations sur les indications chirurgicales et le pronostic fonctionnel. Cette étude vise à évaluer les résultats cliniques et radiographiques des PTM mises en place chez des patients présentant une arthrose péri-trapézienne, sans geste complémentaire sur l’articulation STT.
Une étude rétrospective a été menée sur 31 patients (87 % de femmes, âge moyen 65 ans) opérés entre janvier 2022 et décembre 2023 d’une PTM MAIA® (laboratoire Lépine) sur arthrose péri-trapézienne. Aucun geste chirurgical n’a été réalisé sur l’articulation STT. Les données cliniques (douleur, force de pince, satisfaction) et radiographiques (intégration, ostéolyse, migration) ont été recueillies, avec un recul moyen de 18 mois (12–35). Parmi les 31 arthrose péri-trapézienne, seuls 6 patients (19%) présentaient une arthrose STT symptomatique en pré-opératoire. Tous les patients ont bénéficié d’une amélioration significative de la douleur, de la force de préhension et de la fonction du pouce. Le taux de satisfaction globale était de 9/10. Aucun patient n’a nécessité de réintervention ou de geste complémentaire secondaire sur l’articulation STT. Seul 1 patient restait douloureux à la palpation de l'articulation STT. L’analyse radiographique ne montrait pas de progression significative de l’arthrose STT, ni d’ostéolyse ou de déplacement prothétique. Bien que fréquente à l’imagerie, l’arthrose STT associée à une arthrose trapézo-métacarpienne est fréquemment asymptomatique. La présence d’une arthrose STT ne contre-indique pas la pose d’une PTM isolée. En cas d’arthrose STT symptomatique, l’utilisation d’une PTM isolée permet une diminution de la douleur et une amélioration fonctionnelle. La stratégie chirurgicale conservatrice, sans geste complémentaire STT, semble suffisante chez ces patients, avec de bons résultats à court et moyen terme. La présence d’une arthrose péri-trapézienne ne semble pas compromettre les résultats fonctionnels et radiographiques des prothèses trapézo-métacarpiennes isolées. Même si l’arthrose STT est symptomatique, l’utilisation d’une PTM isolée apparaît comme une solution chirurgicale efficace.
Benjamin DEGEORGE (Montpellier), Adriano TOFFOLI, Jacques TEISSIER
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G5
Session GEMMSOR
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Modérateurs :
Dominique ANDREU (kinésithérapeute) (Pau), Nicolas CHRISTIAENS (chirurgien) (Biarritz)
15:00 - 15:10
#48545 - CG11 Investigation de la complexité de la présentation clinique du patient consultant en chirurgie de la main.
CG11 Investigation de la complexité de la présentation clinique du patient consultant en chirurgie de la main.
Les pathologies de la main peuvent entraîner des incapacités de travail et des limitations dans les activités quotidiennes, impactant la productivité personnelle et économique. L’utilisation des mesures des résultats rapportés par le patient (PROMs) est devenue courante, permettant une prise en chaque considérant les conséquences physiques, psychologiques et sociales de la pathologie sur le patient. Cependant, les méthodes statistiques traditionnelles ne permettent pas de capturer la complexité des interactions entre les variables cliniques lors de l’interprétation des PROMs. Notre étude vise à utiliser l'analyse de réseau pour mieux comprendre le profil du patient consultant en chirurgie de la main et améliorer la personnalisation des soins.
Cette étude rétrospective a analysé les données de 616 participants ayant rempli le questionnaire Dynamic Hand Score (DHS) avant leur première consultation en chirurgie de la main. L’analyse de réseau a été réalisée avec le logiciels R, en utilisant des modèles graphiques Gaussiens et des réseaux Bayésiens. L’estimation de réseau révèle trois corrélations prédominantes : entre la limitation dans les tâches lourdes et la limitation dans les tâches simples ; la limitation dans les tâches lourdes et la limitation en pratiquant un sport ou un instrument ; et la limitation dans les tâches simples et la difficulté à préparer un repas. Une plus grande force de centralité existe pour la limitation dans les tâches lourdes et simples, et l’intensité de la douleur. Une communauté concernant la limitation dans les activités de la vie quotidienne est mise en évidence. Les modèles causaux suggèrent que les limitations fonctionnelles seraient influencées par la fréquence et l’intensité de la douleur, et la douleur lorsque la main est froide. L'analyse de réseau permet de visualiser et d'explorer les interactions complexes entre les variables cliniques des PROMs, offrant une perspective globale qui complète les analyses traditionnelles. En ciblant spécifiquement les limitations fonctionnelles ou l’intensité et la fréquence de la douleur, les chirurgiens peuvent améliorer leur prise en charge et la qualité de vie des patients. Notre étude met en lumière l'importance de la gestion des limitations fonctionnelles et de la douleur dans la prise en charge des patients en chirurgie de la main. Les analyses de réseau et modèles causaux offrent des perspectives intéressantes pour personnaliser les soins et améliorer les résultats cliniques. Des études futures sont nécessaires pour explorer davantage les relations causales entre les variables selon les pathologies, afin d’intégrer ces résultats dans la prise de décision clinique.
Caroline MARLIER (Bruxelles, Belgique), Giovanni BRIGANTI, Nicolas CUYLITS
15:10 - 15:20
#48730 - CG12 Rôle de la rééducation post-opératoire dans l’arthrose de l’articulation trapézo-métacarpienne : résultats fonctionnels de la trapézectomie avec interposition versus prothèse.
CG12 Rôle de la rééducation post-opératoire dans l’arthrose de l’articulation trapézo-métacarpienne : résultats fonctionnels de la trapézectomie avec interposition versus prothèse.
L’arthrose de l’articulation trapézo-métacarpienne (TM) est une affection fréquente provoquant douleur et limitations fonctionnelles. Les options chirurgicales, telles que la trapézectomie avec interposition et la prothèse articulaire, ont montré des degrés de succès variés. Toutefois, le rôle de la rééducation post-opératoire dans l’optimisation des résultats de ces interventions reste peu exploré. Une rééducation efficace pourrait être cruciale pour restaurer la force, l’amplitude de mouvement (ROM) et la fonction de la main, mais il n’existe pas de consensus sur la meilleure approche pour chaque type de chirurgie.
L’objectif de cette étude est d’évaluer l’impact de la rééducation post-opératoire sur les résultats fonctionnels et cliniques chez les patients ayant subi une trapézectomie avec interposition par rapport à une prothèse pour arthrose de l’articulation TM.
Une étude rétrospective a été menée sur des patients traités pour arthrose TM entre novembre 2023 et novembre 2024. Les patients ont été divisés en deux groupes selon le type d’intervention chirurgicale : trapézectomie avec interposition ou prothèse articulaire. Les patients ont suivi au hasard un protocole de rééducation post-opératoire, des exercices auto-assistés ou aucune rééducation.
Les résultats évalués comprenaient : douleur, ROM, force de préhension et de pince, fonctionnalité de la main, et satisfaction du patient à 3, 6 et 12 mois postopératoires. Les complications et les taux de réintervention ont également été enregistrés. Le groupe traité avec une prothèse comptait 42 patients, tandis que 38 patients ont subi une trapézectomie. Les deux groupes ont montré une amélioration significative de la douleur, du ROM et de la fonction de la main après rééducation. Le groupe prothétique a présenté un rétablissement plus rapide de la force et des scores de satisfaction plus élevés précocement, mais à long terme, les résultats étaient comparables.
Aucune différence significative n’a été observée dans les résultats fonctionnels ou la satisfaction à 12 mois. Dans le groupe trapézectomie, les patients ayant suivi un programme de rééducation ont rapporté un niveau de satisfaction plus élevé et un retour au travail plus précoce. La rééducation post-opératoire joue un rôle essentiel dans la récupération après une trapézectomie avec interposition et une prothèse pour arthrose TM. Bien que la prothèse permette une récupération fonctionnelle plus rapide, la trapézectomie avec interposition offre des résultats comparables à long terme avec un taux de complications plus faible.
Des protocoles de rééducation personnalisés peuvent améliorer les résultats et devraient faire partie intégrante de la prise en charge de l’arthrose de l’articulation trapézo-métacarpienne.
Emanuele GERACE (Rome, Italie), Silvia PIETRAMALA, Camillo FULCHIGNONI, Lorenzo ROCCHI
15:20 - 15:30
#48811 - CG13 TFCC et rééducation : une revue de littérature.
CG13 TFCC et rééducation : une revue de littérature.
En rééducation de la main les préconisations actuelles nous orientent presque systématiquement vers une rééducation précoce, mais la rééducation des lésions du complexe fibrocartilagineux triangulaire (TFCC) semble faire exception. En raison de son rôle essentiel dans la stabilité du poignet et la transmission des forces
entre l’avant-bras et la main, la prise en charge du TFCC nécessite une attention particulière. J’ai voulu approfondir la compréhension de cette structure et des enjeux liés à sa rééducation afin de proposer aux patients un accompagnement au plus proche des recommandations actuelles.
Le recherche avait pour but d'identifier les techniques d'immobilisation, de rééducation et les timing à respecter après une lésion du TFCC. Elle a été effectuée entre juin et novembre 2024 sur Pubmed Cochrane et Epistemonikos. Les articles inclus traitaient de lésions du TFCC opérées ou non et décrivaient le protocole ou les techniques de rééducations. Aucune restriction méthodologique n'a été appliquée, les articles inclus ont été publiés entre 2014 et novembre 2024. 42 articles ont été identifiés et 10 ont finalement été inclus. Elles présentent une grande hétérogénéité méthodologique et clinique. Cinq portent sur la rééducation post-chirurgicale, cinq sur le traitement conservateur, et une couvre les deux. Les recommandations varient selon le type et la durée d’immobilisation (0 à 6 semaines), le moment de reprise de la mobilisation, et les protocoles d’exercices. Peu d’études précisent les modalités exactes des séances. La majorité propose renforcement isométrique, mobilisation en DTM et travail proprioceptif. Seules deux études suivent les patients au-delà de trois mois. Bien que les données disponibles soutiennent l’intérêt du renforcement précoce de l’ECU et du PQ, du travail proprioceptif et de l’introduction du DTM, la reprise de la mobilisation active reste peu documentée, tout comme les modalités précises des exercices (fréquence, intensité, progression), limitant pour l’instant l’élaboration de recommandations standardisées.
Mathilde GUETTIER (Sierre, Suisse)
15:30 - 15:40
CG14 Rationnel et controverses autour de l’utilisation des orthèses dans la maladie de Dupuytren : revue narrative.
Davide ZANIN (physiothérapeute) (Orateur, Moncalieri, Italie)
15:40 - 15:50
#48537 - CG15 Quoi de neuf sur le SDRC ces dix dernières années ?
CG15 Quoi de neuf sur le SDRC ces dix dernières années ?
Le SDRC, Syndrome Douloureux Régional Complexe, est une pathologie toujours mal connue, dont la physiopathologie n'est pas réellement comprise, ce qui en complique la prise en charge :
Cependant, ces 10 dernières années, de nouvelles recherches ont permis d'en savoir plus l'épidémiologie et les différents facteurs de risque de cette pathologie, avec notamment la découverte d'une possible sensibilisation centrale qui faciliterait l’hypersensibilité à la douleur, un processus auto-immun (médié par des auto-anticorps) et des facteurs génétiques (le SDRC pourrait être héréditaire chez 1/3 des patients).
Il y a également de nouvelles informations concernant les différents types de SDRC, on ne parle plus seulement de SDRC de type 1 ou 2 :
L'émergence de nouveaux termes ont fait leur apparition, comme le SDRC précoce, le SDRC non spécifié, et différents sous-types en fonction de la symptomatologie (sous-type à prédominance vasomotrice, sous-type à prédominance neuropathique, sous-type avec des niveaux plus élevés de signes moteurs/tropiques...).
Toutes ces avancées permettront, à l'avenir, de mieux traiter cette pathologie.
En termes de rééducation, les progrès technologiques permettent d'accéder à de nouvelles propositions de traitements :
L'éducation thérapeutique est améliorée par l'accès facile à des vidéos explicatives, à des applications, etc...
Les effets de l'imagerie motrice (traitement le mieux démontré dans cette pathologie) semblent être augmentés par l'utilisation de la réalité virtuelle, qui offrent de nombreuses possibilités de remaniements corticaux, grâce à une technologie toujours plus immersive en termes d'illusion de mouvements du membre pathologique.
Autre traitement intéressant :
L'intérêt non négligeable de l'association de la rééducation conventionnelle du SDRC à une activité physique en aérobie, permettant de soulager la douleur, et de diminuer l'intensité des symptômes du SDRC.
De nombreux progrès restent à accomplir dans le traitement de cette pathologie, mais une meilleure compréhension de l'épidémiologie et les différentes avancées technologiques permettent d'ores et déjà d'offrir une amélioration de la prise en charge de cet état clinique si complexe.
Tessadit AISSAOUI (Lyon)
15:50 - 15:55
Questions.
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| 16:00 - 16:30 |
Pause café - Visite des stands - Consultation des ePosters
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| 16:30 |
16:30-17:15
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G6
Session GEMMSOR
Conférence d'enseignement
Session GEMMSOR
Conférence d'enseignement
Modérateurs :
Maxime FOURMY (Kinésithérapeute-Orthésiste) (Marseille), André GAY (Chirurgien Libéral) (Marseille)
Faire le point sur la biomécanique des ligaments et des tendons. Rappeler les phases de cicatrisation et les conséquences de cette biomécanique sur la prise en charge rééducative.
16:30 - 17:00
Biomécanique et cicatrisation tendino-ligamentaire : Impact en rééducation.
Sébastien LAPORTE (Conférencier, Paris)
17:00 - 17:15
Questions.
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17:20-18:30
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G7
Session GEMMSOR
Communications libres
Session GEMMSOR
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Modérateurs :
Hugo MASCHINO (Chirurgien) (Nancy), Michel RESIDORF
17:20 - 17:30
#48391 - CG38 The implementation of immersive Virtual Reality among French hand therapists, indications and barriers in 2025.
CG38 The implementation of immersive Virtual Reality among French hand therapists, indications and barriers in 2025.
The implementation of immersive Virtual Reality among French hand therapists, indications and barriers in 2025
Introduction: Immersive Virtual Reality (VR) represents a novel approach in the field of hand rehabilitation, capable of being utilized both passively and actively. The benefits are diverse, ranging from distracting the patient from pain, a quick start to rehabilitation after surgery and a good patient experience. Goal: This study aimed to ascertain the extent to which therapists globally and specifically in France have adopted this innovative technology and to identify the barriers to its implementation. Methods: A prospective, online survey was internationally conducted with participation from 236 hand therapists across 30 countries, including 21 respondents from France. Results: The main findings indicated that only 9% of the surveyed therapists worldwide were currently employing VR, with similar figures observed in France. Cost was identified as the primary barrier to the adoption of VR among French therapists. The main indications for using VR were orthopaedic injuries (fractures, CRPS) and as an adjunct for pain treatment. Conclusion: This study provides an initial benchmark regarding the use of VR by hand therapists and at this moment it is still limited.
Tom LATTRÉ (Ypres, Belgique), Elisabet HAGERT, Alejandro SUERO-PINEDA, Arne DECRAMER
17:30 - 17:40
CG17 La rééducation post reaxation des tendons extenseurs des doigts longs.
Simona AUDEMARD (Orateur, Lamalou-les-Bains)
17:40 - 17:50
#48745 - CG18 Pourquoi et comment rendre la main confortable ?
CG18 Pourquoi et comment rendre la main confortable ?
La main, en tant qu'organe sensoriel, joue un rôle crucial dans notre interaction avec le monde grâce à la richesse de ses capteurs sensoriels et à sa dextérité, rendue possible par le pouce opposable, les nombreux muscles mobilisant les doigts ainsi que sa représentation corticale sensorimotrice particulièrement développée. En cas de traumatisme, les lésions nerveuses peuvent entraîner des troubles sensitifs, altérant les afférences sensorielles de la main et la rendant douloureuse ou inconfortable. Mais qu'en est-il de la fonction motrice ? Est-elle également affectée par ces troubles sensitifs, et si oui, de quelle manière ? Ce mémoire propose une synthèse de la littérature sur le lien entre les troubles de la sensibilité/la douleur et la fonction motrice pour pouvoir répondre à la question : Est-il pertinent de rendre une main confortable en rééducation de la main ? La deuxième partie de ce travail présente une proposition pour rendre la main confortable dans l’exemple des allodynies mécaniques statiques. Une série de cas sur lesquels des filtres sensitifs ont été utilisés permet d’illustrer ce concept de rééducation
Anne-Lise GAREL (Paris)
17:50 - 18:00
CG19 Pourquoi l’électrothérapie du muscle dénervé peine à convaincre ?
Aurélien DI MARCO (Masseur kinésithérapeute) (Orateur, Saint-Etienne)
18:00 - 18:10
CG20 Utilisation du Blood Flow Restriction dans la rééducation et la prévention de la fracture distale du Radius.
Matthieu DELPAS (Masseur kiné libéral) (Orateur, La Rochelle)
18:10 - 18:20
Questions.
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G8
Assemblée générale
de la SFRM-GEMMSOR
Assemblée générale
de la SFRM-GEMMSOR
18:30 - 20:00
Accueil des nouveaux membres.
18:30 - 20:00
Election du Conseil d'Administration.
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les urgences traumatique du poignet
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les urgences traumatique du poignet
Une étude prospective a été menée entre 2022 et 2025 chez des joueurs de pelote basque consultant pour des douleurs du poignet sans traumatisme aigu. L’évaluation initiale comprenait une radiographie et/ou une échographie. En cas de doute clinique persistant, une IRM ou un CBCT était réalisée pour confirmer le diagnostic. Le traitement était adapté en fonction du stade de la lésion du scaphoïde.
Cinq fractures de fatigue du scaphoïde ont été diagnostiquées chez des joueurs de pelote basque, tous de sexe masculin, avec un âge moyen de 15,9 ans. Le délai moyen avant le diagnostic était de 14,6 semaines. Quatre fractures étaient occultes en imagerie initiale. Deux lésions (œdème osseux et fracture consolidée) ont été traitées de manière conservatrice. Les trois fractures complètes ont nécessité un traitement chirurgical : deux par greffe osseuse avec fixation interne, et une par fixation percutanée. Un joueur professionnel a présenté deux récidives malgré une consolidation confirmée.
La fracture de fatigue du scaphoïde est une lésion exceptionnelle, avec seulement 17 cas rapportés dans la littérature (13 unilatéraux, 4 bilatéraux), survenant principalement chez des sportifs soumis à des contraintes répétées en hyperextension du poignet. Les études s’accordent sur la nécessité d’un haut degré de suspicion clinique et du recours à une imagerie avancée (IRM ou CBCT) pour un diagnostic précoce. Toutefois, les approches thérapeutiques diffèrent : la plupart des cas décrits ont été traités de manière conservatrice avec reprise de l’activité sportive. Dans notre série, les trois fractures non consolidées ont nécessité un traitement chirurgical pour obtenir la consolidation.
Il s’agit de l’une des plus grandes séries de fractures de fatigue du scaphoïde, toutes liées à un même mécanisme traumatique spécifique au jai alai, non décrit dans la littérature. Cette pathologie doit être évoquée chez les jeunes pratiquants de pelote basque présentant des douleurs du poignet sans traumatisme aigu. Le diagnostic précoce par imagerie avancée (IRM ou CBCT) est essentiel. Le risque de récidive après la reprise du sport est élevé, ce qui justifie un repos prolongé et une surveillance clinique et radiologique.
Nous avons voulu par notre étude vérifier la réalisation technique de cette méthode pour 31 pseudarthroses proximales du scaphoïde (zones I et II) dont 6 nécroses (IRM, test de Green) traitées entre 2007 et 2023. Nous avons reproduit la technique comme décrite initialement par Kuhlman–Mathoulin, l’ostéosynthèse était réalisée à l’aide de broches fines suivie d’une immobilisation jusqu’à consolidation radiologique de la pseudarthrose.
Les résultats de notre étude rétrospective avec un recul moyen de 9,7 ans ont tenu compte des critères cliniques en appréciant les amplitudes articulaires, la force et le Mayo Wrist Score combinant une évaluation fonctionnelle subjective et objective en étudiant l’intensité de la douleur, l’aptitude à la reprise professionnelle, la mobilité et la force. Le bilan radiographique a permis de contrôler la consolidation. On observait 19 consolidations sur 25 en 12,5 semaines en moyenne. Pour le résultat global, nos patients avaient un Mayo Wrist Score excellent et bon à 60 %.
Le débat suite à l’étude, réside dans l’accessibilité lors de l’abord du scaphoïde au niveau du siège de la pseudarthrose et dans la mise en place du greffon. En effet, il existe des difficultés d’accès à la pseudarthrose polaire vu que cette dernière est anatomiquement située en position dorsale. Pour cela, l’utilisation de mini-écarteurs reste indispensable ainsi que le creusage disto-proximal du fragment proximal aidé par l’amplificateur de brillance, permettant ainsi de mettre le greffon pédiculé dans une logette. La stabilisation par broches fines reste également un geste obligatoire épinglant parfois l’ensemble greffon-fragment proximal au lunatum.
Le greffon vascularisé de Kuhlmann–Mathoulin permet d’améliorer la radiométrie du carpe et semble prévenir de l’évolution arthrosique. Cette intervention reste difficile et nécessite une courbe d’apprentissage. Compte tenu des difficultés de prélèvement du greffon, la persistance de sa vascularisation, et particulièrement sa mise en place dans les pseudarthroses polaires proximales, en rapport avec leur particularité anatomique. La méthode que nous décrivons qui semble originale a permis de répondre à cette difficulté d’ordre technique.
We conducted a retrospective study of patients who underwent PRC at our centre between 2001 and 2016. Only patients with follow-up data of more than 5 years were included in the study. We evaluated range of motion, grip strength, Mayo Modified Wrist Score (MMWS) and Quick Disabilities of Arm, Shoulder and Hand (Quick-DASH). Radiographic analyses were performed to assess the presence of radiocarpal osteoarthritis and the space between the radius and capitate
Thirteen patients were included, with an average follow-up of 78.07 months (6.5 years). The MMWS was 65 points (four excellent and good, four fair and five poor results) and the Quick-DASH score was 30 points. X-ray analysis reported only 15.3% of patients with radiocarpal arthrosis and an average radio-capitate joint space of 1.92 mm
The outcomes of PRC in the management of PLI are comparable to the results reported in literature for conventional ORIF. PRC is a simpler procedure that minimises the need for re-intervention.
We report a retrospective series of 11 RCD cases treated between 2019 and 2023. Inclusion criteria were radiologically confirmed RCD, adult patients, and minimum follow-up of 6 months. Exclusion criteria included significantly displaced distal radius fractures and unfused growth plates. Dislocations were classified according to Dumontier: - Type I (pure dislocation): 4 cases - Type II (with radial styloid fracture): 7 cases All patients underwent surgical reduction without ligament repair. Functional outcomes were assessed via range of motion, grip strength (Jamar®), QuickDASH score, and the modified Green O’Brien score by Cooney.
Mean age was 29 years (18–42); 10 males, 1 female. Mean follow-up was 19 months (6–36). - Mean flexion: 61° (30–90) - Extension: 52° (25–85) - Pronation: 78° (60–90) - Supination: 81° (60–90) - Grip strength: 26.4 kg (10–38) - Mean QuickDASH: 24.8 (6–39) - Mean Cooney score: 72 (40–95)
Clinical outcomes were globally satisfactory despite the absence of ligament repair, even in Type II cases with radial styloid fractures. Outcomes were comparable to existing literature. Two patients showed moderate wrist stiffness without significant functional impact, and one patient exhibited early radiocarpal osteoarthritis.
Radiocarpal dislocation, although rare, can be effectively managed with surgical reduction without systematic ligament repair. The functional outcomes were satisfactory for daily wrist use.
Dans cette étude monocentrique rétrospective, nous avons inclus 34 patients opérés d’une fracture-luxation radiocarpienne entre 2015 et 2025. Le suivi minimal était d’un an. La moyenne d’âge était de 44,8 ans. L’analyse radiologique portait sur l’arthrose, la translation ulnaire (méthodes de Chamay et Gillula), la stabilité radiocarpienne et l’angle palmar tilt-lunate (PTL). Les corrélations entre le type de fracture, les techniques d’ostéosynthèse et les complications ont été étudiés.
Cent pourcent des patients présentaient au moins un signe débutant d’arthrose. Une translation ulnaire du carpe était observée dans 55 % des cas. Le PTL mesuré en post-opératoire n’était pas prédictif d'une translation ulnaire (Fisher p=0,59). Treize reprises chirurgicales ont été nécessaires, principalement après ostéosynthèse par plaque antérieure isolée. Quatre patients ont bénéficié d’une réparation ligamentaire, dont une seule capsulaire antérieure. Le taux de subluxations résiduelles était de 32 %. L’ajout isolé d’un fixateur externe, sans réparation ligamentaire, s’est révélé insuffisant. La moyenne du déplacement des fractures marginales antérieures ayant nécessité une reprise chirurgicale était de 12,8 mm, avec un écart type de 3,82 mm, traduisant une variabilité notable. Ces données suggèrent qu’au-delà d’un certain seuil, une instabilité ligamentaire devient probable.
Une réparation capsulaire antérieure plus systématique pourrait être envisagée au vu du taux de translation ulnaire rapporté, malgré une stabilité per-opératoire. L’utilisation de plaques extra-distales pour les fractures marginales antérieures et le recours à des plaques fragment-spécifiques doivent être privilégiés dans les fractures articulaires complexes afin d’assurer une ostéosynthèse optimale. L’adjonction d’un fixateur externe est un complément utile à l’ostéosynthèse et à la stabilisation ligamentaire. Cette étude apporte une contribution originale en analysant les complications post-opératoires des fractures-luxations radiocarpiennes,. Elle permet d’engager une réflexion sur les limites des classifications et stratégies actuelles, et soulève de nouvelles hypothèses thérapeutiques à explorer pour améliorer la prise en charge de ces lésions complexes.
Les fractures luxations du radius imposent un bilan scanographique pré-opératoire et une approche individualisée afin de prendre en charge l’ensemble des lésions osseuses, cartilagineuses et ligamentaires.