Mardi 19 décembre
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CL3
Communications libres.
Pathologies du membre supérieur.

Communications libres.
Pathologies du membre supérieur.

Modérateurs : Aurélien AUMAR (CHIRURGIEN ORTHOPEDISTE) (Lesquin), Adil TRABELSI (CHIRURGIEN) (Avignon)
Un aperçu des derniers travaux réalisés par les chirurgiens de la main autour du sujet des pathologies du membre supérieur.
08:00 - 08:06 #36350 - CO031 Evaluation radiologique du cadre antébrachial sain.
CO031 Evaluation radiologique du cadre antébrachial sain.

Le cadre antébrachial (CAB) est une entité anatomique définie par l'association relative du radius et de l'ulna à l'avant-bras. Le segment métaphyso-diaphysaire du CAB est difficile à étudier de part une morphologie variable selon le degré de prono-supination et l’incidence radiographique. Pourtant, l’harmonie du CAB est indispensable à son bon fonctionnement. En l'absence de valeur objective définissant un seuil pathologique, nous avons émis l'hypothèse qu'il existe un parallélisme entre l'axe du col du radius, l'axe du tiers moyen de la diaphyse ulnaire et l'axe de rotation de l'avant-bras sur une radiographie d’avant bras de face en pronosupination maximale ainsi que sur une incidence en pronosupination neutre, dans le cas d'un CAB sain.

50 volontaires sains réalisèrent des clichés radiographiques bilatéraux du CAB en supination maximale et pronosupination neutre. La somme de l'angulation entre les 3 axes mentionnés ci-dessus a été calculée par deux observateurs indépendants. Une mesure de la reproductibilité inter-observateur était réalisée.

La valeur moyenne était de 3,07° [0,7-6,4] pour les CABs en supination maximale, et de 4,4 [0,9-10,3] pour les CABs en pronosupination neutre.

Nos résultats montrent un parallélisme presque parfait entre les 3 axes pour un CAB exempt de tout traumatisme squelettique.

En l'absence de mesure objective et validée dans la littérature, nous rapportons une méthode simple et reproductible pour l'analyse de l’harmonie du CAB. Une étude dédiée pourrait mesurer mise en défaut de ce parallélisme dans le cadre d’un cal vicieux à l’avant bras
Thomas DAOULAS (Brest), Olivier BOZON, Michel CHAMMAS, Bertrand COULET
08:06 - 08:12 #34202 - CO032 L' allongement du radius ou de l'ulna dans les séquelles traumatique de l avant bras préserve la pronosupination.
CO032 L' allongement du radius ou de l'ulna dans les séquelles traumatique de l avant bras préserve la pronosupination.

Les impératifs de la pronosupination (Destot) sont à respecter en traumatologie et en pathologie la longueur des os doit être intacte, la courbure pronatrice du radius intacte, l’absence de décalage d’un des 2 os et un espace interosseux libre et deux articulations radio-ulnaires mobiles

Quatre patients porteurs de dislocation radio ulnaire distale ont bénéficié d allongement du Radius et d une greffe fibulaire libre Cinq patients porteurs de lésions de Monteggia négligées ont bénéficié d un allongement de l ulna et d une greffe fibulaire libre

Le squelette anti brachial est constitué du radius et l’ulna. Les épiphyses donnent les articulations proximale et distale constituant un cadre. La diaphyse radiale double courbure concave en avant et en dedans. La diaphyse ulnaire n’est ni rectiligne, ni fixe lors des mouvements. Les épiphyses radiales très différentes, la proximale, profonde sous les muscles, porte la tête radiale cartilagineuse excluant toute possibilité d’ostéosynthèse . L’épiphyse distale, plus massive et plus superficielle autorise l’implantation de broche. Les épiphyses ulnaires différentes une proximale volumineuse et une distale fine. L’épiphyse proximale porte l’olécrane dans l’axe longitudinal de la diaphyse, prédilection pour la mise en place d’un implant intramédullaire. L’épiphyse distale porte la tête ulnaire, recouverte de cartilage sur faces périphérique et distale Elle devient impliquée dans l’articulation radio-ulnaire distale et l’articulation du poignet. La membrane interosseuse définit la portion réellement diaphysaire de chacun des deux os. Le concept d’axe anti brachial ou d’articulation anti brachiale (forearm axis ou forearm joint des Anglo-Saxons) développé pour mettre en avant l’idée de relation entre anatomie et biomécanique du coude, de l’avant-bras et du poignet, pour en arriver à une notion d’entité et dorsal. L’articulation radio-ulnaire distale est au poignet par de nombreux faisceaux ligamentaires radiocarpiens ventraux et dorsaux. Les muscles contrebalancent les deux pronateurs et les deux supinateurs. En supination, les deux diaphyses sont parallèles délimitant un espace interosseux. En pronation, le radius pré-croisant l’ulna, l’espace s’efface du fait du contact des deux diaphyses. anatomo-fonctionnelle. Le radius et l’ulna sont articulés par leurs extrémités. L’articulation radio-ulnaire proximale est principalement stabilisée par les ligaments annulaire et carré, mais aussi par la capsule articulaire du coude. L’articulation radio-ulnaire distale a pour stabilisateur principal le ligament triangulaire, renforcée par un ligament ventral

La mobilité de la pronosupination est assurée par la liberté de la radio-ulnaire proximale et l'intégrité de la radio-ulnaire distale

La réparation des conditions de la prono supination passe par la réparation de la longueur des deux os de l'avant bras et la réparation de articulations radio ulnaires distale et proximale
Atia RABAH (Annaba, Algérie), Soumaya REMEL
08:12 - 08:15 Discussion commune.
08:15 - 08:21 #34198 - CO033 Les aspects anatomiques des plaies de la main par coup de Sabre conditionnent le pronostic et les résultats thérapeutiques.
CO033 Les aspects anatomiques des plaies de la main par coup de Sabre conditionnent le pronostic et les résultats thérapeutiques.

Les traumatismes par coup de sabre sont de plus en plus fréquents et vue que la main et le membre supérieur joue le rôle « protecteur » la main est souvent « touchée »

A travers des observations nous rapportons nôtre expérience sur ces plaies assez complexes nécessitant une prise en charge particulière en urgence, après nettoyage de la plaie et mise en place d’un pansement un bilan radiographique est réalisé mettant en évidence les lésions ostéo articulaires. Après bilan, sous anesthésie, on procède après une exploration à la fixation des foyers Ostéo articulaires et à la fermeture cutanée, sous couverture antibiotique.

Il est dépendant des lésions initiales et de leur réparation

Il s’agit de plaies souvent simple mais impressionnante touchant tous les éléments nobles et Ostéoarticulaires dont les conséquences fonctionnelles ne sont pas négligeables. Le métacarpe constitue le squelette de la région palmaire. Les métacarpiens, intermédiaires entre le carpe et le squelette des doigts continue la direction de chacun d’eux, forment une chaîne digitale osseuse, mobile, poly articulaire. Les structures fixes sont le deuxième et le troisième métacarpien et les structures mobiles comprennent le quatrième et le cinquième métacarpien et les éléments phalangiens ainsi que la colonne du pouce. Les fractures de deux ou plusieurs métacarpiens adjacents sont plus instables qu’une fracture de métacarpien isolé.

Les fractures des phalanges et des métacarpiens sont le plus fréquentes offrant une grande diversité anatomo-pathologique avec un grave retentissement fonctionnel. Le but du traitement est d’obtenir un rétablissement fonctionnel complet et rapide, ce qui suppose certes la consolidation de la fracture en position anatomique, mais aussi l’absence de raideur articulaire et d’adhérences tendino-périostées.
Atia RABAH (Annaba, Algérie), Soumaya REMEL
08:21 - 08:27 #37128 - CO034 Traitement des amputations digitales pulpaires par lambeaux locaux versus pansements occlusifs : une étude comparative.
CO034 Traitement des amputations digitales pulpaires par lambeaux locaux versus pansements occlusifs : une étude comparative.

Les amputations digitales pulpaires sont fréquemment rencontrées en traumatologie. En cas d’exposition osseuse, les lambeaux locaux restent à ce jour la technique chirurgicale la plus couramment utilisée. Récemment, plusieurs auteurs se sont intéressés à l’utilisation des pansements occlusifs pour ce type de lésion. L’objectif de notre étude était de rapporter et comparer les résultats de la prise en charge des amputations digitales distales avec exposition osseuse par lambeau local (LL) et pansement occlusif (PO) au recul minimum de 12 mois.

Entre 2018 et 2021, 54 patients ont été pris en charge pour une amputation digitale distale en zones 2 et 3 d'Ishikawa. 28 LL et 27 PO ont été réalisés. Tous les patients ont été revus par deux examinateurs indépendants au recul minimum de 12 mois et ont réalisé une évaluation clinique et fonctionnelle. Nous avons également procédé à une analyse médico-économique (hospitalisation, actes chirurgicaux, nombres de consultations).

Le recul moyen à la révision était de 26 mois (12 – 38 mois). Les deux groupes étaient comparables. La cicatrisation pulpaire a été obtenue dans tous les cas. Elle était en moyenne plus rapide d’une à deux semaines dans le groupe LL (3.5 pour le groupe LL vs 5 semaines pour le groupe PO). Le délai d’arrêt de travail était en moyenne de 6 semaines dans les groupes. La sensibilité pulpaire discriminative était significativement meilleure dans le groupe PO (4 mm en moyenne) que dans le groupe LL (6 mm en moyenne). La raideur de l’articulation interphalangienne proximale était plus souvent observée dans le groupe LL, avec un tiers des patients étaient affectés. Il n’y avait pas de différence significative en termes d’intolérance au froid, de repousse de l’ongle, douleur et score PRHE entre les deux groupes. Aucune infection n’a été signalée. Une dystrophie unguéale (capotage de l’ongle, ongle en griffe) a été observée chez 11% des patients quelque soit le groupe. L’analyse médico-économique a mis en évidence une cout 6.5 fois plus important pour les LL par rapport aux PO.

Nos résultats confirment la validité des deux techniques comme traitement des amputations digitales distales avec exposition osseuse. Les résultats sont similaires en termes de cicatrisation et de récupération fonctionnelle. Avec un cout médico-économique nettement inférieur, le PO se positionne comme une réelle alternative aux LL.
Laetitia RANDAZZO (Nancy), Claire MULLER, Colin PIESSAT, Francois DAP, Lionel ATHLANI
08:27 - 08:33 #37005 - CO035 Lambeau adipo-fascial pulpaire: étude rétrospective de 79 cas.
CO035 Lambeau adipo-fascial pulpaire: étude rétrospective de 79 cas.

Les amputations digitales distales pulpaires et unguéales constituent un motif fréquent de consultation des services d’urgences de la main. Leur prise en charge doit être la plus complète possible afin de remplir l’important cahier des charges de la reconstruction pulpaire : couvrir le défect tissulaire, restituer un matelassage pulpaire suffisant, éviter les morbidités locorégionales, engendrer un minimum de séquelles cutanées, éviter l’apparition d’une intolérance au froid, et offrir un aspect esthétique satisfaisant aux patients. A ce jour il n’existe pas de consensus parmi les nombreuses techniques disponibles. Aucune technique chirurgicale n’offre une couverture efficace sans rançon cicatricielle pulpaire ou à distance. Nous présentons une étude rétrospective comportant 79 cas d’amputations pulpaires avec exposition osseuse traitées par un nouveau lambeau adipo-fascial pulpaire. Cette technique consiste à mobiliser le tissu adipo-fascial pulpaire restant sur la zone à traiter après l'avoir séparé de ses attaches cutanées et phalangiennes.

Nous rapportons une étude monocentrique et mono-opérateur sur 79 amputations pulpaires reconstruites par ce nouveau lambeau adipo-fascial entre aout 2019 et juin 2023. Aucune limite d’âge ou de comorbidité des patients n’ont été retenues. Nous avons inclus les traumatismes pulpaires impliquant une amputation avec perte de substance cutanée et exposition osseuse à biseau transverse, latéral, dorsal et certains biseaux palmaires légers à modérés. Les biseaux palmaires sévères constituaient une contre-indication par limitation de la quantité de tissu adipo-fascial mobilisable. La distance d’avancement prévisible du lambeau devait être de 10 mm au maximum. Aucune immobilisation n’était préconisée, au contraire, une auto-rééducation active et passive était directement préconisée. Les soins postopératoires étaient semblables aux soins d’une plaie de pulpe mise en cicatrisation dirigée. Les patients étaient revus à 2 et 4 semaines, puis à 6 mois postopératoire. Les paramètres étudiés étaient le délai de cicatrisation, les amplitudes articulaires, la sensibilité, l’intolérance au froid (EVA) et l’impact sur la qualité de vie (Quick DASH).

La couverture de la perte de substance osseuse a été obtenue pour tous les cas. La durée de cicatrisation était en moyenne inférieure à 21 jours. Aucune reprise chirurgicale n’a été pratiquée. L’enroulement et l’extension complet de tous les doigts opérés a été observé. L’intolérance au froid semble être plus faible qu’avec les autres techniques de reconstruction. L’altération de le la qualité de vie reste très modérée et la satisfaction globale des patients est très bonne.

Ce lambeau permet de couvrir une grande variété d’amputations pulpaires à l’exception du biseau palmaire sévère. Il ne nécessite aucune incision cutanée pulpaire. Cette technique est simple, fiable et reproductible et constitue un outil supplémentaire pour la reconstruction digitale. Cette technique épargne le réseau vasculaire et nerveux digital. Il permet une reconstruction sans cicatrice cutanée surajoutée. Les résultats observés sont encourageants et devront faire l’objet d’une étude comparative à une autre technique.
Benjamin SOMMIER (Pessac), Olivier NICOD, Elias T SAWAYA, Jean Maxime ALET, Erle WELTZER, Thomas DRUART
08:33 - 08:39 #37011 - CO036 Résultats de l'Utilisation de substitut dermique artificiel dans la chirurgie reconstructive post-traumatique de la main.
CO036 Résultats de l'Utilisation de substitut dermique artificiel dans la chirurgie reconstructive post-traumatique de la main.

La couverture tissulaire de la main traumatique est difficile. Les substituts dermiques artificiels sont utilisés en chirurgie réparatrice depuis des décennies mais leurs résultats en chirurgie de la main doivent encore être évalués. L'integra est une matrice de régénération dermique composé de deux couches : une couche de régénération et une couche de silicone. Le but de notre étude était d'évaluer les résultats de l'utilisation d'un substitut dermique artificiel dans la reconstruction cutanée de la main dans les suites d'un traumatisme

Nous avons rétrospectivement revus tous les patients présentant des plaies post-traumatiques de la main, et dont la reconstruction cutanée a fait appel à un substitut dermique artificiel (Integra) entre 2017 et 2020. Le critère de jugement principal était le succès de la couverture cutané évalué par l’absence de reprise chirurgicale. La satisfaction des patients, le quickDash et l'échelle des cicatrices de Vancouver (VSS) ont également été analysés. Les photos des patients préopératoire et post-opératoire ont été récupérées lorsqu'elles étaient disponibles.

Treize cas ont été récupérés. La durée moyenne de suivi était de 22 mois. La surface moyenne à couvrir était de 7,9 cm². Chez onze patients (85 %) le substitut dermique a couvert avec succès la surface requise. Deux patients (15 %) ont nécessité une reprise, un patient a du être amputé l’autre a nécessite une nouvelle couverture. Soixante-dix-sept pour cent des patients étaient satisfaits, le quickDash moyen était de 30,7 et le VSS de 6,3.

La couverture des défauts des tissus mous de la main est un défi, en particulier après un traumatisme grave. Lorsque la surface à couvrir est importante ou que les doigts sont touchés, la fonction de la main est compromise et l'indication d'une amputation peut dépendre de la couverture tissulaire. Notre étude rapporte le devenir de patients souffrant d'une perte tissulaire traumatique de la main nécessitant le plus souvent une couverture des tissus mous par un lambeau local ou pédiculaire, et traités par un substitut dermique. Avec un taux de réussite de 85%, nos résultats sont cohérents avec des études similaires. Actuellement il existe peu d'étude évaluant les dermes artificiels dans les traumatismes de la main. Les populations sont faibles et les traumatismes initiaux peu comparables entre eux, ce qui rend difficile l'évaluation des résultats. Nous avons utilisé uniquement l'integra qui a l'avantage de créer un plan de glissement épais mais qui nécessite un deuxième temps opératoire (greffe cutané). Il serait intéressant de le comparé au matriderm qui aurait l'avantage d'une prise en charge en un seul temps opératoire, d'une mobilisation plus rapide mais présente une couche plus mince.

Les substituts dermiques permettent une couverture cutanée de la main traumatisée en première intention. Notre étude a pour but de partager notre expérience de l'Integra sous forme de cas clinique avec de nombreuses photos. Une étude avec une plus grande population serait intéressante pour confirmer nos résultats et ceux de la littérature.
Morgane DORNIOL (Brest), Victor LESTIENNE, Marc LEROY, Marie POUEDRAS, Chaves CAMILO
08:39 - 08:43 Discussion commune.
08:43 - 08:49 #36998 - CO037 Prescription d'antibiotiques dans les plaies de main de l'enfant.
CO037 Prescription d'antibiotiques dans les plaies de main de l'enfant.

La prescription d'antibiotiques (atb) pour la prise en charge des plaies de main explorées au bloc opératoire chez l'enfant en France est encore aujourd'hui non consensuelle. L'objectif pimaire de ce travail était d'évaluer la conformité de la prescription d'atb lors d'explorations de plaies de main chez l'enfant après la diffusion d'un logigramme de prescription réalisé sur les bases d'un chemin clinique. Une injection intra-veineuse d'atb au bloc était proposée systématiquement devant une plaie articulaire, une plaie souillée et une morsure et/ou datant de plus de 24 heures. L'objectif secondaire était d'évaluer le risque d'infection en fonction de la prescription d'atb.

Une étude prospective monocentrique a été réalisée, analysant les plaies de la main prises en charge au bloc opératoire pédiatrique de 2019 à 2023. Nous avons noté les données démographiques, les caractéristiques spécifiques de la plaie, le délai entre la plaie et l'intervention, la prescription d'atb ou non, le nombre du sur- ou sous-prescription et la survenue de complications infectieuses. Une analyse statistique (test exact de Fisher) comparait le nombre de plaie infectées en fonction de la prescription d'atb.

Au total, 239 enfants (179 garçons) ont été inclus avec un âge moyen de 8 ans (0.8-16 ans). Il y a eu 103 injections d'atb dont 81(78,6%) conformes au logigramme (16 plaies articulaires, 32 plaies souillées, 21 morsures, 12 délai supérieur à 24h). 136 patients n'ont pas reçu d'atb dont 126 étaient conformes au logigramme. Dix patients (4 ayant reçu des atb et 6 sans atb) ont présenté des signes d'inflammations et/ou des signes infectieux, sans différence statistiquement significative entre les deux groupes (p=0.8).

Cette étude a montré que la mise en place d'un logigramme a permis d'harmoniser la prescription d'atb dans les plaies de main sans augmenter statistiquement le risque infectieux qui est une complication rare en chirurgie de la main et notamment chez l'enfant exempts de comorbidité. Nos données sont conformes aux travaux réalisés par la SFCM et dans la littérature.

La diffusion de ce logigramme présente un réel intérêt économique et écologique, diminuant à la fois les sur-prescription d'atb et la durée des séjours hospitaliers. De nouvelles études prospectives contrôlées randomisées multicentriques permettront de confirmer nos résultats.
Céline KLEIN (Amiens), Elise LHOMME, Marie-Christine PLANCQ, François DEROUSSEN, Mathieu MICLO, Richard GOURON
08:49 - 08:55 #37057 - CO038 Risque de dissémination septique au cours de la prise en charge chirurgicale des phlegmons de la gaine des tendons fléchisseurs: Exsanguination par compression mécanique versus surélévation simple.
CO038 Risque de dissémination septique au cours de la prise en charge chirurgicale des phlegmons de la gaine des tendons fléchisseurs: Exsanguination par compression mécanique versus surélévation simple.

This study aimed to demonstrate that there was no risk of extension of infection in performing mechanical exsanguination before inflating the tourniquet for surgical treatment of digital flexor tendon sheath phlegmon.

The series comprised 96 patients, with a mean age of 47 years (range, 18–87 years) and 37 women. Group I included 47 patients in whom exsanguination was performed with a Velpeau band before inflating the pneumatic tourniquet at the root of the limb. In Group II, which included 49 patients, the tourniquet was inflated after simple elevation of the limb.

Six patients underwent revision surgery for recurrence or osteoarticular complications: 4 (8.5%) in Group I and 2 (4.1%) in Group II, the difference between two groups being non-significant (p = 0.6378).

In conclusion, mechanical exsanguination before inflating the tourniquet did not incur risk of complications in surgical management of digital flexor tendon sheath phlegmon.
Kursat ERDOGAN (Strasbourg), Philippe LIVERNEAUX, Sybille FACCA
08:55 - 09:01 #36702 - CO039 Profil épidémiologique des infections osseuses et articulaires.
CO039 Profil épidémiologique des infections osseuses et articulaires.

L'infection des os et des articulations constitue un problème de santé significatif, entraînant une morbidité et une morbidité importantes.

Nous rapportons dans cette étude rétrospective une série de 34 patients atteints d'infections ostéo-articulaires, recueillies dans le service de traumatologie-orthopédie entre janvier 2015 et décembre 2017. Les données nécessaires à cette étude ont été compilées sur une feuille de calcul Microsoft Excel. Le but de cette étude est de décrire le profil épidémiologique, clinique, microbiologique et thérapeutique des infections ostéo-articulaires bactériennes chez les adultes.

L'âge moyen de nos patients était de 40,05 ans (18-18 ans), avec une prédominance masculine de 79% (sexe ratio H/F = 3,85). Les patients ayant des antécédents de traumatisme représentaient 80,95% des cas, dont 57,1% avaient des antécédents de PRA. Un matériel prothétique ou d'ostéosynthèse était présent chez 52,94% des patients, tandis que 17,64% étaient diabétiques. Les signes cliniques étaient dominés par les fistules (55,88%). Les infections étaient secondaires à un traumatisme dans 52,9% des cas. Les infections osseuses continues étaient les plus courantes (73,5%), avec une localisation tibiale dominante. L'épidémiologie bactérienne était représentée par les staphylocoques, dont 33,3% de S. aureus avec une résistance de 10% à l'oxacilline. La prise en charge était médico-chirurgicale avec une stratégie antibiotique dominée par la polychimiothérapie et une durée moyenne de 28,17 jours.

de très nombreux facteurs, propres au patient, à l'intervention ou appartenant à l'environnement hospitalier, favorisent sa survenue, soit en postopératoire immédiat, soit plusieurs mois après l'intervention. La présence d’un matériel prothétique ou d’ostéosynthèse est un facteur de risque important de leur survenue.

La prise en charge des patients atteints de cette infection doit être multidisciplinaire et faire appel à des chirurgiens orthopédistes, des bactériologistes, des radiologues, des anesthésistes et des rééducateurs fonctionnels.
El Mehdi BOUMEDIANE (Marrakech, Maroc), Brahim DEMNATI, Yassine FATH EL KHIR, Fahd IDARRHA, Mohamed Amine BEHIMA, Imad ABKARI
09:01 - 09:04 Discussion commune.
09:04 - 09:10 #34638 - CO040 WALANT for the clunking wrist : Understanding diagnosis for better treatment.
CO040 WALANT for the clunking wrist : Understanding diagnosis for better treatment.

Wrist clunking is an uncommon symptomatology. Treatment can be necessary depending on its etiology. Finding the origin of clunking can sometimes be challenging for the physician, especially given the many possible origins. We believe that the use of the WALANT can help the surgeon, thanks to the preservation of the patient's active mobility, to better understand and treat this type of symptomatology, especially when complementary examinations are not sufficient.

We report two cases of wrist clunking operated under WALANT. Both cases were post-traumatic. The first clunk was caused by a distal radius fracture and the second one was due to a tendinous lesion. Videos and photos were taken with the consent of the patients to illustrate the cases. We conducted a comprehensive review of the current literature on wrist clunking by systematically reviewing 5 databases to regroup articles reporting clunking wrists. We included a selection of 23 articles, which collectively presented 31 cases.

Patient A, a 17-year-old boy, presented with wrist clunking and pain 2 months after a distal radius fracture. Initial examinations and a diagnostic arthroscopy did not identify the cause. A posterior impaction of the lunate fossa was found to be the cause of the clunking wrist. Patient B, a 31-year-old male, presented with wrist pain and clunking. A fibrous connection between the extensor carpi ulnaris (ECU) and the deep fascia surrounding was the cause of the clunking. Direct visualization during surgery under WALANT allowed us to make an accurate diagnosis. Our literature review showed that wrist clunking is a symptom that can be caused by various factors. Intracapsular causes include carpal instability, loose bodies, ligament thickening, osseous malformation, and pseudarthrosis. Extra-capsular causes include subluxation of the ECU, injury to the distal radioulnar joint, tendon-related origins, and aberrant muscles or tendons.

Wrist clunking is a rare phenomenon, and its origin can be difficult to assess, imaging techniques can reveal structural lesions, but they may fail to provide a complete understanding of the underlying problem. Direct visualization of the clunk thanks to the preservation of the active wrist mobility under WALANT can be useful in order to make an accurate diagnosis and provide effective treatment.

Surgical explorations under WALANT can be an effective method for the diagnosis of the various etiologies of wrist clunks, providing means to address diagnostic difficulties and enhance comprehension of the underlying causes of this condition.
Yacine MAJID (Bruxelles, Belgique), Wissam EL KAZZI, Antonia GKOTSI, Kevin BRUYNSEELS
09:10 - 09:16 #37062 - CO041 Résultats précoces des reconstructions immédiates ou différées après résection d’un sarcome des tissus mous au membre supérieur : une étude descriptive monocentrique.
CO041 Résultats précoces des reconstructions immédiates ou différées après résection d’un sarcome des tissus mous au membre supérieur : une étude descriptive monocentrique.

L’incidence des sarcomes des tissus mous au membre supérieur est moins élevée qu’au membre inférieur. Les résultats précoces après reconstruction immédiate ou différée après résection des sarcomes des tissus mous au membre supérieur sont peu rapportés dans la littérature. Le but de cette étude descriptive était de décrire les résultats postopératoires précoces et le taux de complications lors d'une reconstruction immédiate ou différée après résection d'un sarcome des tissus mous au membre supérieur dans un seul centre de référence.

Il s'agit d'une étude de cohorte rétrospective d'un seul centre de référence entre février 2020 et juin 2023. Cette cohorte incluait les patients consécutifs opérés d'un sarcome des tissus mous au membre supérieur et dont la perte de substance a été traitée par lambeau (pédiculé ou libre) soit immédiatement, soit en différé. Les caractéristiques démographiques, l'évolution postopératoire et les complications ont été décrites et analysées.

Quatre-vingt-quinze patients ont été opérés d’un sarcome des tissus mous avec reconstruction immédiates ou différée. Parmi eux, 14 (14,7%) patients ont présenté une exérèse/reconstruction au membre supérieur. L’âge moyen était de 66 ans (29 – 86 ans), l’IMC moyen était de 25,6 (20,8 – 32 kg/m2) et 14% avaient eu une radiothérapie préopératoire (2/14). Parmi ces 14 patients, le taux de résection complète (R0) était de 79 % (n = 11/14). Douze patients ont été reconstruits par lambeau libre et 2 patients ont été reconstruits lambeau pédiculé. Sept patients (50%) ont présenté au moins 1 complication. La complication la plus fréquente était la désunion de cicatrice (35 % ; n=5), suivie par la nécrose partielle du lambeau (21 % ; n=3), l'hématome (14 % ; n=2), nous n’avons pas observé de thrombose artérielle ni veineuse. Il n’y a pas eu d’échec de lambeau. Le taux global de complications nécessitant une intervention chirurgicale répétée était de 29 % (n = 4). Aucun décès n'a été enregistré au cours de la période postopératoire précoce et tous les patients ont présenté une cicatrisation avec un délai moyen de 52 jours (16j-132j).

Plus rares qu’au membre inférieur, la reconstruction immédiate ou différée après une résection d'un sarcome des tissus mous au membre supérieur présente un taux élevé de complication, néanmoins ces complications sont mineures et tous les patients ont cicatrisés.
Martin LHUAIRE (Paris), Ignacio GARRIDO, Koohyar HABIBI, Samuel PRIVE, Victor POZZO, Khalid KOHSHIM, Philippe ANRACT, David BIAU, Laurent LANTIERI
09:16 - 09:22 #37074 - CO042 Fasciite nécrosante au membre supérieur : nouveau score et aide au diagnostic.
CO042 Fasciite nécrosante au membre supérieur : nouveau score et aide au diagnostic.

Les dermo-hypodermites bactériennes nécrosantes et les fasciites nécrosantes (DHBN-FN) touchant le membre supérieur sont des infections de la peau et du tissu sous-cutané peu fréquentes et potentiellement mortelles. Lors de l’atteinte du membre supérieur, le traitement curatif peut aller jusqu’à l’amputation trans-humérale. La rapidité de la prise en charge initiale est primordiale. Or les pièges diagnostics sont nombreux : a) soit de méconnaitre le diagnostic de DHBN-FN avec un retard à la prise en charge de fort impact pour le patient, b) soit de suspecter ce diagnostic et de mettre en œuvre un traitement chirurgical délabrant alors qu’il s’agit d’une dermo-hypodermite bactérienne non nécrosante (DHBNN) ou érysipèle. L’élimination de ce diagnostic différentiel est donc un élément clé pour une prise en charge optimale. Nous avons montré dans une étude précédente la faible spécificité du score LRINEC. L’objectif principal de cette étude était d’élaborer un score de diagnostic differentiel précoce entre une DHBN-FN et une dermo-hypodermite bactérienne non necrosante (DHBNN).

Nous avons mené une étude rétrospective sur dix ans de tous les patients traités pour une DHBN-FN documentée par anatomo-pathologie et bacteriologie au CHU de Rouen . En dix ans, 113 patients traités pour DHBN-FN ont été identifiés. Avec l’aide de l’équipe de biostatistique, nous les avons comparés à 209 patients atteints de DHBNN au niveau des antécédents, des comorbidités, de la clinique initiale et de la biologie initiale. Pour les patients de chacun des 2 groupes, 24 variables pertinentes cliniques et biologiques ont été relevées. Ces données ont été statistiquement traitées pour établir un nombre de point par variable.

Sur ces 24 variables, un score a pu être établi. Il est positif à DHBN-FN si ≥10. Ce score a été testé sur un groupe de patient traité n’ayant pas servi à élaborer le score. Les performances de notre modèle étaient bonnes avec une sensibilité de 0,76 et une spécificité de 0,85. La valeur prédictive négative était de 98 %. L’aire sous la courbe ROC était de 0,91.

Nous avons créé un nouvel outil capable d’aider le clinicien à faire la différence part entre DHBN- FN et DHBNN en utilisant des critères facilement disponibles en routine clinique. Les patients présentant un score supérieur ou égal à 10 doivent être évalués avec vigilance en raison du risque élevé d’une forme nécrosante.
Florian DELAS (Rouen), François POSTEL, Marie LÉGER, Carlos Marcelo GARCIA DOLDAN, Dorothée COQUEREL-BEGHIN, Octave DHELLEMMES, Isabelle AUQUIT-AUCKBUR
09:22 - 09:28 #37019 - CO043 Les fasciites nécrosantes de la main par morsure d'âne autour de 7 cas cliniques.
CO043 Les fasciites nécrosantes de la main par morsure d'âne autour de 7 cas cliniques.

Les fasciites nécrosantes se sont des dermo-hypodermites nécrosantes d’origine bactérienne qui s’étendent vers l’aponévrose superficielle et les plans profonds, et constitue une urgence médico chirurgicale absolue. Les morsures d’animaux de compagnie et surtout d'ânes, sont fréquentes dans notre contexte. Négligées, sur un terrain fragile, le traumatisme évolue inéluctablement vers une fasciite nécrosante. mettant en jeu le pronostic vital aussi bien que le pronostic fonctionnel.

Étude rétrospective et descriptive, d’une série de 7 patients ayant une fasciite nécrosante de la main suite à des morsures d'ânes sur une durée de 12 mois, entre Novembre 2021 et Octobre 2022. L’objectif est d’établir le profil évolutif ainsi que la stratégie thérapeutique et le pronostic fonctionnel des fasciites nécrosantes de la main secondaire à des morsures d'ânes.

L’âge moyen était de 40 ans, tous de sexe masculin. la majorité des patients étaient diabétiques (7/7). le délai moyen de consultation était de 4 jours. 2 patients admis à la réanimation pour décompensation acidocétosique, avec sepsis grave et hypotension réfractaire. Tous nos patients présentaient des fasciites nécrosantes polymicrobiennes majoritairement sur la face dorsale. Aucune lésions osseuses n'était constatée. Le score de LRINEC était supérieur à 6 dans 80 % des cas. La prise en charge initiale consistait, en une fasciectomie, mis à plat et drainage avec excision du tissu nécrotique et dévitalisée. Durée moyenne d’hospitalisation était de 50 jours. L'antibiothérapie était probabiliste à large spectre puis adaptée. 6 patients ont était traitaient par greffe de peau après amélioration de l'état local et de multiples débridement chirurgicaux et 1 patient par cicatrisation dirigée. La limitation de l'extension des doigts et du poignet était la complication la plus fréquente soit 40 % des cas.

La fasciite nécrosante est une infection des tissus mous qui se propage rapidement par nécrose étendue du fascia profond et superficiel. Il s’agit d’une infection polymicrobienne dans 70% des cas. la localisation au niveau de la main expose à des atteintes tendineuses et nerveuses mettant en jeu le pronostic fonctionnel. L’épidémiologie des morsures est en fonction du pays concerné, et des animaux que les hommes peuvent côtoyer, on note dans notre contexte la prédominance des ânes surtout en milieu rural. Le retard de prise en charge aggrave la situation et l'excision chirurgicale étendu initial idéalement dans les 24 heures améliore le pronostic. Le suivi des pansements, le recours aux reprises chirurgicales et aux gestes de recouvrement par greffes de peau et l'immobilisation dans les positions de fonction (intrinsèque) permet d'améliorer les résultats et de limiter les raideurs.

La fasciite nécrosante est une véritable urgence médico-chirurgicale, aggravée encore par les morsures d’animaux négligées. Elle relève d’une prise en charge multidisciplinaire, et la greffe de peau mince a pour but de couvrir et rétablir rapidement la barrière cutanée.
Abdelwahed SOLEH (Marrakech, Maroc), Marouane AIT RAHOU, Mohamed MOUSSADIQ, Mohamed HADDOU, Elmehdi BOUMEDIANE, Mohamed Amine BENHIMA, Imad ABKARI
09:28 - 09:34 #36797 - CO044 Réapparitions des brides-rétractions aux doigts post-brûlure quelques années après une première chirurgie réparatrice dans une population des enfants africains à peau noire au cours de croissance.
CO044 Réapparitions des brides-rétractions aux doigts post-brûlure quelques années après une première chirurgie réparatrice dans une population des enfants africains à peau noire au cours de croissance.

Les séquelles de brûlures de doigts sont fréquentes auprès des enfants africains de peau noire, cela à cause de l’incidence élevée de brûlures et d’un accès limité au traitement standard. Les cicatrices pathologiques (hypertrophiques, chéloïdiennes) sont endémiques dans certaines régions d’Afrique. A notre connaissance, il n’existe pas de travaux publiés consacrés uniquement aux réapparitions des brides-rétractions aux doigts post-brûlure quelques années après une première chirurgie réparatrice dans une population des enfants africains à peau noire au cours de croissance.

Il s’agit d’une étude rétrospective observationnelle, allant de janvier 20018 à décembre 2022. Les paramètres étudiés ont été : le sexe, l’âge de l’enfant à la première chirurgie, l’âge de l’enfant à la deuxième chirurgie réparatrice, le type de traitement initial, le délai et l’âge de réapparition des nouvelles lésions (brides, rétractions), les antécédents individuels ou familiaux des cicatrices pathologiques, les types de lésions observées, les types de traitement proposé.

Un total de 34 doigts a été observé chez 14 enfants, soit 11 mains. Huit patients étaient du sexe masculin et 6 du sexe féminin. L’âge au moment de la première réparation des brides-rétractions était compris ente 1 à 4 ans. Le délai moyen de réapparition des lésions était de 2 ans avec des extrêmes allant de 5 à 31 mois. Vingt-un doigts ont bénéficié initialement des plasties en Z (61,7 %) et 14 doigts de greffe de peau totale (41,1 %).

Plusieurs facteurs peuvent influencer les récidives de ces cicatrices: la technique chirurgicale utilisée, le moment de la réparation, l'âge du patient, les facteurs de croissance de l'enfant. Les éléments de la genèse des cicatrisations pathologiques (hypertrophiques chéloïdiennes) chez les sujets à peau noire ne sont pas à exclure.

Les résultats préliminaires de la présente étude, la première à son genre, malgré le faible nombre de la population étudiée et du faible recul, montrent l’intérêt d’une étude approfondie sur le meilleur moment d’une réparation primaire des séquelles de brulure de la main chez l’enfant africain à peau noire en cours de croissance et sur l’âge optimal de l’enfant éligible pour cette chirurgie. Egalement des recherches approfondies sur la nature histopathologique des tissus excisés, les antécédents individuels et familiaux de cicatrisation, s’avèrent importantes pour cette population vivant en zone endémique des cicatrices pathologiques
Anatole KIBADI KAPAY (Kinshasa, République démocratique du Congo)
09:34 - 09:40 Discussion commune.

08:00-08:14
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SFRM1
Le mot du Président

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08:14
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SFRM2
Session 1
Nouvelles technologies

Session 1
Nouvelles technologies

Modérateurs : Frédéric APAIX (Kinésithérapeute) (Lyon), Florent WEPPE (Co gérant) (Lyon)
08:14 - 08:24 #36860 - COG2 Évaluation d'une application d'intelligence artificielle (IA) pour l'évaluation des amplitudes articulaires à la main.
Évaluation d'une application d'intelligence artificielle (IA) pour l'évaluation des amplitudes articulaires à la main.

Goniometric measurement is widely regarded as the most accurate tool for assessing range of motion (ROM) and is used by hand therapists and surgeons to document the progress of rehabilitation. However, many clinicians chose to visually estimate joint angles instead of using a goniometer due to its quick and equipment-free nature, deviating from the recommended guidelines. The main objective of this study was to evaluate the accuracy and precision of a new tool that utilizes artificial intelligence to simultaneously assess all joint angles of the hand using a single photograph.

We developed Rennes Universal Measurement Method (RUMM), a cross-platform application dedicated to calculate flexion angles from a single 2D picture. Accuracy was determined comparing the goniometric and the photograph method, and reproducibility comparing two paired sampled pictures from different point of views.

We found strong correlation of 0.7 between the goniometric method and the photograph-based approach, and 0.9 between two paired photographs. The Standard Error of Measurement was -1 degree, with a reproducibility coefficient of 13 degrees. The tool had a processing time of less than 0.1 seconds per hand, while traditional methods took 20 to 30 seconds per finger.

To our knowledge, our study presents the first comparison of hand joint amplitudes between clinical examination and AI. This innovative approach simplifies the process of measuring angles using just a smartphone, eliminating the necessity for additional tools, and promoting a uniform approach. Additionally, we showcased the software's remarkable capability to analyze all joints of the hand simultaneously at a given time.

We have introduced a measurement tool that offers simplicity and maintains a consistent level of inter-rater reliability across various clinical situations.
Thomas DUTREY (Rennes), Gwenaël MEVEL, Julien MAXIMEN
08:24 - 08:34 #37047 - COG5 Partage dexpérience : réalité virtuelle (RV) et rééducation du membre supérieur (MS).
Partage dexpérience : réalité virtuelle (RV) et rééducation du membre supérieur (MS).

La RV est une simulation numérique d’environnements réels,reconstituant les stimulations sensorielles d’une situation.Plus la couverture sensorielle est large(visuelle, auditive, haptique),plus elle est immersive. L’observation des mouvements reproduits par la tête et les membres, plongent le cerveau et les réponses comportementales du sujet dans le monde virtuel. Plusieurs études démontrent que la RV est utilisée avec succès dans trois domaines médicaux: troubles psychologiques: phobies,PTSD,anxiété; gestion de la douleur:membre fantôme,grands brûlés; rééducation neurologique: troubles de l’équilibre, récupération fonctionnelle post-accident vasculaire cérébral. Voici notre humble expérience pratique d’une rééducation interactive de stimulations sensorielles multimodales auprès de patients présentant diverses pathologies du MS. Nous utilisons 2 appareils RV immersifs: -Oculus Quest: casque mobile, grand public.Bibliothèque de jeux et environnements variés.Le thérapeute accède à la vue RV sur une tablette,lui permettant de guider le patient. -Virtualis: dispositif filaire, dédié à la rééducation.Une caméra « Leap 3D » permet d’appliquer le leurre sensoriel via la « Thérapie Miroir Réalité Virtuelle Immersive » (TMRVI).Le thérapeute observe la vue RV et guide le patient au travers des bilans et exercices thérapeutiques, paramètre les stimuli de l’environnement virtuel et récolte des informations relatives aux réponses du patient. Les bénéfices observés sont: réduction des douleurs,stimulation du MS plégié,lutte contre la kinésiophobie,amélioration de la coordination,du gain d’amplitude et d’endurance,tout en permettant d’assister la commande neuromotrice,de répéter le mouvement,procurer un biofeedback et enfin de proposer un traitement orienté sur la tâche. D’après notre pratique,la RV,utilisée comme moyen de rééducation complémentaire aux thérapies conventionnelles,est un choix pertinent.C’est une expérience complètement immersive,agissant tel un distracteur ludique qui motive le patient à s’engager dans le processus de rééducation.Les possibilités d’action du patient sont ainsi accrues,en occultant une partie de la douleur et l’appréhension au mouvement,mais aussi de par l’intervention de la plasticité dépendante de l’expérience,améliorant la fonction motrice. L’utilisation du mode de leurre sensoriel via l’application « TMRVI»,en temps réel,permet d’optimiser la neuroplasticité en donnant l’illusion de la fonction perdue. De nombreuses études ont démontré une augmentation de la motivation des patients utilisant la RV comme outil de rééducation,apportant une diversification thérapeutique, mais aussi une plus-value de par les canaux sensorimoteurs plurimodaux utilisés et la répétition de tâches vécues en temps réel avec succès de réalisation. Après plusieurs années de pratique,nous pouvons conclure que la RV est un outil tout à fait convaincant dans notre usage en rééducation,et que la seule limite est celle que chacun se pose en fonction de sa propre imagination.
Evangélia AGNESKIS (Luxembourg, Luxembourg)
08:34 - 08:44 Active Virtual Reality in Hand Therapy. Tom LATTRÉ (Hand Therapist) (Leper, Belgique)
08:44 - 08:54 #37075 - COG6 Utilisation de la réalité virtuelle pour l'auto-rééducation de la main.
Utilisation de la réalité virtuelle pour l'auto-rééducation de la main.

L'auto-rééducation de la main est essentielle pour la récupération fonctionnelle après un traumatisme. Cependant, la douleur est un frein important lors des exercices de mobilisation dynamique, entamant la motivation des patients et réduisant la durée et l'intensité des séances. La réalité virtuelle (VR) connaît un développement croissant, y compris dans le domaine médical. Des recherches sur les mécanismes neurobiologiques ont démontré que la VR peut réduire la perception de la douleur en détournant l'attention du sujet des signaux de douleur.

Un serious game a été développé par HandMobility, en collaboration avec une équipe médicale composée de kinésithérapeutes spécialisés en rééducation de la main et d'un chirurgien de la main. Une étude préliminaire a été menée auprès de 22 patients. La moyenne d'âge était de 53 ans, et 82% d'entre eux n'avaient jamais utilisé un casque de VR. Sous la supervision d'un kinésithérapeute, chaque patient a utilisé la solution de VR lors de 2 à 3 séances consécutives. Les patients devaient effectuer une succession de deux gestes (fermeture puis ouverture de la main) pour déclencher un tir dans un jeu vidéo de type "shoot them up" avec une ambiance ludique de type Western.

Un total de 45 séances a été réalisé, représentant 2h40 d'exercice. En moyenne, le logiciel a enregistré 50 gestes reconnus par séance, soit environ un geste toutes les 2,7 secondes. Les patients ont été en mesure de marquer des points lors des séances, stimulant ainsi le circuit neuronal de la récompense. Ils ont attribué une note moyenne de 8,5/10 à leur expérience, soulignant notamment l'oubli temporaire de leur problème à la main et leur immersion totale dans le jeu : "j’ai eu l’impression d’avoir oublié mon problème à la main, j’étais absorbé par le jeu".

La VR pour l'auto-rééducation active de la main est bien tolérée et même plébiscitée par les patients. Son efficacité repose sur plusieurs principes éprouvés, tels que l'immersion visuelle tridimensionnelle, les neurones miroirs et le système de récompense/renforcement. Cependant, des études cliniques supplémentaires sont nécessaires pour démontrer son impact sur l'amélioration de la fonction et la réduction du temps de récupération.

Les serious games en VR offrent une expérience immersive et engageante pour les patients, favorisant leur participation active et leur motivation lors de l'auto-rééducation. Ces résultats encourageants ouvrent la voie à de nouvelles recherches pour explorer les possibilités de VR dans le domaine de la rééducation de la main.
Mickael DA SILVA (Rennes), Laura DIN, Stéphane LE GALL, Renaud SEGUIER, Ahmed ZEMIRLINE
08:54 - 09:00 Discussion commune.

08:30
08:30-09:00
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CEJ-01
Conférence d'enseignement junior.
Comment démystifier les déformations complexes des doigts.

Conférence d'enseignement junior.
Comment démystifier les déformations complexes des doigts.

Modérateur : Edward DE KEATING HART (Chirurgien de la main) (Nantes)
Modératrice : Florence MALLARD (Orthopédie) (Plerin - Saint-Brieuc)
Pour un jeune chirurgien, les déformations des doigts peuvent paraître très difficiles à identifier et à traiter. Nous avons demandé à une experte dans ce domaine de nous proposer un algorithme simplifié de diagnostic de ces lésions et de leur prise en charge, qu’elle soit fonctionnelle ou chirurgicale.
08:30 - 09:00 Comment démystifier les déformations complexes des doigts. Caroline LECLERCQ (Chirurgien main) (Paris)

09:00
09:00-09:30
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CEJ-02
Conférence d'enseignement junior.
Qu’attendre de l’IRM de la Main et quand la prescrire ?

Conférence d'enseignement junior.
Qu’attendre de l’IRM de la Main et quand la prescrire ?

Modérateur : Edward DE KEATING HART (Chirurgien de la main) (Nantes)
Modératrice : Florence MALLARD (Orthopédie) (Plerin - Saint-Brieuc)
Trop souvent prescrite et rarement réalisée de manière très adéquat, l’IRM a sa place dans la pathologie de la main mais selon des indications et une réalisation précise que nous détailleront une équipe de radiologues spécialisés.
09:00 - 09:30 Qu’attendre de l’IRM de la Main et quand la prescrire ? Frédéric ZEITOUN (Paris)

09:00-10:00
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SFRM3
Session 2
La main du musicien

Session 2
La main du musicien

Modérateurs : Céline BOUISSOU (Ergothérapeute) (Annemasse), Philippe CUENOD (Chirurgien de la main) (Genève, Suisse)
09:00 - 09:10 Biomécanique du bras d’archet du violoniste, confort de jeu et qualité du son : impact d’un dispositif d’ergonomie. Thomas HOEGY (Lyon)
09:10 - 09:25 Polyvalence instrumentale : une adaptation sans limite de la main du musicien ? Un enjeu pour les rééducateurs. Isaure PONTVIANNE (ergothérapeute et musicienne professionnelle) (Lyon)
09:25 - 09:40 Les aspects médico-chirurgicaux des musiciens. Flore-Anne LECOQ (Chirurgienne) (Nantes - Saint-Herblain)
09:40 - 09:55 Les différents facteurs impactant la prise en charge du musicien. Anne MAUGUE (Nice)
09:55 - 10:00 Discussion commune.

09:30
09:30-10:00
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CEJ-03
Conférence d'enseignement junior.
Biomécanique du Carpe pour les nuls.

Conférence d'enseignement junior.
Biomécanique du Carpe pour les nuls.

Modérateur : Edward DE KEATING HART (Chirurgien de la main) (Nantes)
Modératrice : Florence MALLARD (Orthopédie) (Plerin - Saint-Brieuc)
10 os, 33 ligaments, le carpe est sans aucun doute l’articulation la plus complexe de l’organisme. Un biomécanicien, chirurgien de la main nous précisera la biomécanique du carpe et ce qu’il est essentiel qu’un spécialiste du poignet comprenne dans ce domaine.
09:30 - 10:00 Biomécanique du Carpe pour les nuls. Emmanuel CAMUS (Chirurgien) (Maubeuge)

09:40
09:40-10:00
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CL3-1
Communications libres.
Pathologies liée au sport.

Communications libres.
Pathologies liée au sport.

Modérateurs : Aurélien AUMAR (CHIRURGIEN ORTHOPEDISTE) (Lesquin), Adil TRABELSI (CHIRURGIEN) (Avignon)
Un aperçu des derniers travaux réalisés par les chirurgiens de la main autour du sujet des pathologies liées au sport.
09:40 - 09:46 #35815 - CO045 Fencing Wrist: A 10-year retrospective study of wrist injuries in fencers.
CO045 Fencing Wrist: A 10-year retrospective study of wrist injuries in fencers.

Fencing is a sport that requires a high level of wrist mobility. Fencing is poorly studied in the literature. Currently, no study in the literature has focused on reporting wrist injuries during regular fencing practice. Because of the handling of a weapon and precise and fast gestures, we wanted to analyze the possible injuries of the wrist.

Therefore, we performed a bicentric retrospective study of our medical records from January 2010 to June 2022 by aggregating records from four surgeons at two hand and wrist surgery centers. To be included, active fencers had to be between 20 and 60 years of age and to have been fencing for more than 2 years, with at least 2 sessions per week. If the practice was irregular or stopped for more than 10 years, this was an exclusion criterion. The notion of an accident such as a fall or wrist trauma other than during training sessions. The lesions were then classified according to two modes: for lesions detectable by arthroscopy (scapholunate instability, Triangular Fibrocartilaginous complex lesions (TFCC), …), only its arthroscopic finding made reference. For other pathologies, an imaging examination was necessary (Extensor carpal ulnaris (ECU) instability, ...). Concerning TFCC lesions, only peripheral or foveal lesions were listed. Isolated perforations of the TFCC were excluded.

A total of 31 patients were included in our study, with a total of 37 lesions (6 patients had associated lesions) with a clear predominance of TFCC lesions (50% of all lesions combined). The mean age was 38.32 years (min 25 - Max 54 years), consisting of 23 females and 13 males. Six patients (16,6%) were manual workers. Eight patients exercised at a very high level with 4 training sessions per week (including 4 at Olympic level). In more detail, the injuries found were 16 peripheral TFCC injuries, 8 foveal TFCC injuries, 5 symptomatic lunotriquetral ligament ruptures, 3 ECU instability, 3 dynamic scapholunate instability, 1 De Quervain's tenosynovitis (DQT) and 1 tear of the dorsal radiocarpal ligament.

Currently in the literature, there is no sport specifically related to TFCC injuries as well as no study evaluating wrist injuries through fencing. However, our results seem to show a predominance of ulnar wrist lesions in regular fencers.
Jean-Baptiste DE VILLENEUVE BARGEMON (Marseille), Elise LUPON, Michel LEVADOUX, Lorenzo MERLINI, Christophe MATHOULIN
09:46 - 09:52 #37127 - CO046 Reprise précoce du sport après réparation du ligament collatéral médial de la MCP du pouce avec utilisation du SUTURETAPE®.
CO046 Reprise précoce du sport après réparation du ligament collatéral médial de la MCP du pouce avec utilisation du SUTURETAPE®.

Les lésions du ligament collatéral médial du pouce sont fréquentes en traumatologie du sport ; elles représentent 3,2% des lésions ligamentaires traumatiques des membres. Les lésions avec instabilité, de grade 3 ou les instabilités secondaires nécessitent classiquement une prise en chirurgicale par réparation ligamentaire aigue ou ligamentoplastie secondaire. Récemment, de nombreuses techniques de réparation ligamentaire primaires ou secondaire ont bénéficié d’un renforcement de la procédure par une bandelette synthétique dite de renfort sous la dénomination commerciale de SUTURETAPE®. L’objectif de notre étude est d’analyser le délai moyen de retour aux activités physiques et sportives après réparation ou ligamentoplastie du ligament collatéral médial du pouce avec renforcement par INTERBRACE®.

Nous avons réalisé une étude prospective, descriptive de septembre 2021 à octobre 2022. Dans les formes aigues une ancre intra osseuse permettait de fixer le ligament collatéral médial sur la base de P1 ; dans les formes subaiguës, une ligamentoplastie utilisant un greffon autologue tendineux était réalisée. Dans les cas, la réparation ou reconstruction du plan ligamentaire était renforcée par un faisceau unique d’INTERNALBRACE®.

Trente deux patients ont été inclus. Seize patients ont bénéficié d’une insertion distale par ancrage osseux (groupe 1) et 16 patients ont bénéficié d’une ligamentoplastie avec un tendon palmaire dans 12 cas et un tendon extenseur propre de l’index dans 3 cas. Le délai moyen de reprise de l’activité physique est sportive était respectivement de 5,2 (2,2) semaines dans le groupe 1 et de 6,6 (1,7) semaines dans le groupe 2.

Le délai de reprise des activités physiques et sportives après une réparation du plan ligamentaire médial du pouce semble possible précocement avec l’utilisation d’un renfort synthétique per opératoire.
Aurélien AUMAR (Lesquin), Alexandre HARDY, Alexandre SAUVAGE, Jérome PIERRAT
09:52 - 09:58 #36895 - CO047 Résultats de la fasciotomie échoguidée dans les syndromes de loges chroniques d’effort à l’avant-bras : Résultats préliminaire à propos de 12 cas.
CO047 Résultats de la fasciotomie échoguidée dans les syndromes de loges chroniques d’effort à l’avant-bras : Résultats préliminaire à propos de 12 cas.

Le syndrome de loges chronique d’effort (SLCE) à l’avant-bras est une pathologie rare affectant préférentiellement les sportifs et les musiciens réalisant des mouvements de préhension forcée, répétés et prolongés. Pathologie de l’homme jeune, le SLCE à l’avant-bras se manifeste par des douleurs à type de crampes, débutant le plus souvent à la face antéro-interne de l’avant-bras et gagnant progressivement toute sa circonférence, pouvant être accompagnées d’une faiblesse musculaire et d’acroparesthésies. L’objectif de cette étude est de rapporter les résultats préliminaires de la fasciotomie échoguidée dans le traitement du SLCE à l’avant-bras.

Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique observationnelle. Le diagnostic de SLCE à l’avant-bras reposait l’association d’une présentation clinique caractéristique et d’une mesure de pression intramusculaire (MPIM) pathologique. une PIM pathologique était définie par une pression, à 1 minute après l’arrêt de l’effort, supérieure à 30 mmHg. Notre série recensait 7 hommes présentant une atteinte bilatérale. L’âge moyen était de 30 ans. La PIM pré-opératoire moyenne à 1 minute après l’arrêt de l’effort était de 60,75 mmHg. Le critère de jugement principal était l’évolution de l’intensité douloureuse post-opératoire mesurée par échelle visuelle analogique (EVA). Les critères de jugement secondaires étaient : La satisfaction du patient, la baisse de niveau de compétitivité et le délai de reprise de l’activité sportive incriminée. Les complications ont été recensées.

L’évaluation des résultats s’est faite sur 6 patients et donc 12 avant-bras. Le recul moyen était de 22,5 mois. L’EVA pré-opératoire moyen était de 7,3/10 ; elle était de 0/10 en post-opératoire. Tous les patients étaient satisfaits de l’intervention. Le délai de reprise moyen de l’activité sportive était de 25,5 jours. Aucun patient n’a diminué son niveau de compétitivité sportive au décours de la procédure.

Notre série rapporte les résultats d’une technique inédite : Une fasciotomie « mini-open » avec assistance échographique. Cette technique, efficace et non invasive, permet de combiner les avantages de la voie « mini-open » à l’aveugle et, en visualisant les structures anatomiques, de la voie endoscopique. En sus, substituer l’endoscope par l’échographie permettrait, à terme, de promouvoir la réalisation de ce geste en « office surgery » tout en offrant au chirurgien de la main l’opportunité d’appréhender l’outil échographique.

la fasciotomie échoguidée dans le traitement du SLCE à l’avant-bras est une technique innovante aux résultats préliminaires prometteurs.
Jean-Baptiste FACON (Reims), Jean-Michel COGNET, Pascal LOUIS, Xavier MARTINACHE
09:58 - 10:00 Discussion commune.

10:00 - 10:30 Pause café - Visite des stands - Consultation des ePosters
10:30
10:30-11:00
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TR-2
Table ronde
Canal carpien et Amylose cardiaque : comment sensibiliser le chirurgien de la main à un diagnostic précoce.

Table ronde
Canal carpien et Amylose cardiaque : comment sensibiliser le chirurgien de la main à un diagnostic précoce.

Coordinateur : Laurent OBERT (Chirurgien orthopédiste) (Besançon)
Comment un canal carpien pourra être le premier signe d’une future amylose cardiaque dont le pronostic vital est souvent précaire ? Autour de la table, débattront chirurgiens de la main, et cardiologues afin de définir un algorithme simple à proposer aux opérateurs dans la décision d’une biopsie contemporaine du geste opératoire.
10:30 - 10:33 Introduction. Laurent OBERT (Chirurgien orthopédiste) (Besançon)
10:33 - 10:41 Le canal carpien, un des premiers signes de l’amylose cardiaque ? Les cardiologues le savent… mais pas les chirurgiens ? Silvia OGHINA (PH) (Créteil)
10:41 - 10:46 L’expérience à l’est. Philippe SCHIELE (Chirurgien Orthopédiste) (Lyon)
10:46 - 10:51 L'expérience à l’ouest. Nicolas BIGORRE (chirurgien) (Angers)
10:51 - 11:00 Discussion. Laurent OBERT (Chirurgien orthopédiste) (Besançon)

10:30-11:42
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CL4
Communications libres.
Vidéos flash.

Communications libres.
Vidéos flash.

Modérateurs : Nick DARLIS (Athens, Grèce), Gwénolé KERMARREC (Chirurgien) (Vannes)
Une présentation en vidéo de techniques chirurgicales ou de cas cliniques, réalisées par les chirurgiens de la main autour de sujets divers.
10:30 - 10:36 #35816 - VF01 Targeted partial arthroscopic trapeziectomy and distraction (TPATD): surgical technique.
VF01 Targeted partial arthroscopic trapeziectomy and distraction (TPATD): surgical technique.

Basal joint osteoarthritis is a real public health problem, yet there is no consensus on its treatment. Although total trapeziectomy, as well as arthroplasty, provides long-lasting efficacy, it does not seem to be adapted to a young population with complications that are often very difficult to manage. In the era of minimally invasive surgery, there is a real interest in finding conservative therapeutic alternatives for young subjects that allow them to “pass a painful milestone” and thus postpone the least conservative interventions. This article details the surgical technique of an arthroscopic and conservative technique: The Targeted Partial Arthroscopic Trapeziectomy and Distraction (TPATD) based on two points: targeted resection of painful arthritic lesions and distraction of the joint to restore ligament tension and hopefully regrow fibrocartilage on resected lesions.
Jean-Baptiste DE VILLENEUVE BARGEMON (Marseille), Charlotte JALOUX, Michel LEVADOUX
10:36 - 10:42 #37084 - VF02 Mise en place d’une prothèse, trapézo-métacarpienne, sous méthode WALANT. À propos de mes 40 premiers cas.
VF02 Mise en place d’une prothèse, trapézo-métacarpienne, sous méthode WALANT. À propos de mes 40 premiers cas.

Nous rapportons la méthode de mise en place d'une prothèse trapèzo-métacarpienne sous WALANT (anesthésie locale sans adrénaline ni sédation) par retour d’expérience de nos 40 premiers cas. La méthode d'anesthésie est décrite minutieusement et plus succinctement la technique chirurgicale.

La méthode WALANT a permis d'effectuer à chaque fois l'intervention en totalité, sans douleur. L' anesthésie a été réalisée par l' opérateur au moins 30 minutes avant l'intervention. Au totale, sa réalisation a pris environ 20-25 minutes, généralement en deux étapes de 10 et 5 minutes, avec une période de 10 minutes entre les deux pour minimiser la douleur de la deuxième injection plus profonde.

Cette approche a permis d'obtenir une anesthésie efficace et sans inconfort pour le patient mais doit être anticipée afin de ne pas perturber le programme opératoire. Compte tenu des nombreuses temps-mort sur un programme de 10 à 15 interventions, sur une journée complète, l'opérateur ne rapporte pas de différence significative par rapport à un programme effectué sous anesthésie loco-régionale ( ALR). Il semblerait qu'il y ait même un gain de temps. Les différentes étapes chirurgicale sont superposables à la technique sous ALR. Comme sous ALR l'étape-clé reste la mise en place de la cupule dans le trapèze mais la vérification de la mobilité active, possible grâce à la méthode WALANT est d'une certaine utilité pour la tension du col et la detection d'un effet-came. Dans notre étude, la durée de l'intervention de 25-30 mn n'a pas été significativement plus longue que sous ALR. Nous ne rapportons aucune complications concernant la procédure d’anesthésie ni sur la mise en place de la prothèse trapèzo-métacarpienne. La satisfaction des patients a été excellente,.

La méthode de mise en place d'une prothèse trapèzo-métacarpienne sous WALANT, basée sur les 40 premiers cas est concluante : L'anesthésie locale peut être réalisée sans douleur ni sédation et permet une intervention confortable pour le patient et le chirurgien. Les étapes de l'intervention sont superposables à la technique sous ALR. Un soin particulier doit être apportée à la mise en place de la cupule dans le trapèze et au testing de la tension du col et la mobilité à la recherche d'effet-came. La durée de l'intervention est comparable à celle des méthodes conventionnelles d'ALR . L'absence de complications et les retours de satisfaction positifs des patients soulignent l'efficacité et la sécurité de cette méthode.
Stephane BARBARY (Nancy)
10:42 - 10:46 Discussion commune.
10:46 - 10:52 #36747 - VF03 Comment opérer une Maladie de Dupuytren par la technique de la plastie de Malingue.
VF03 Comment opérer une Maladie de Dupuytren par la technique de la plastie de Malingue.

Il existe un grand nombre de voies d’abord dans la maladie de Dupuytren et aucune n’a démontré sa supériorité. Parmi elles, la technique de la plastie de Malingue, décrite initialement en 2002, est peu connue. Récemment, elle a démontré son intérêt sur le plan vasculaire, mathématique et mécanique.

Nous avons réalisé une vidéo d’une aponévrectomie selon la technique de Malingue sur un 3e rayon digital atteint par la Maladie de Dupuytren. Il s’agissait d’un stade III selon la cotation de Tubiana. Une plastie de Malingue a été réalisée sur le doigt et une plastie de Malingue modifiée a été réalisée sur la paume de la main. Nous laissons habituellement un lambeau bipédiculé entre la plastie réalisée en paume et celle réalisée sur le doigt.

La technique de Malingue doit être centrée sur la bride digitale pour optimiser ses propriétés mécaniques intrinsèques. Elle doit respecter rigoureusement les principes géométriques d’isométrie cutanée pour permettre une bonne mobilisation des lambeaux. Elle assure une exposition optimale des pédicules vasculonerveux au cours de la dissection limitant ainsi les risques de lésions iatrogènes. Les lambeaux se transposent de façon naturelle à l'extension du doigt au moment de la fermeture.

La technique de la plastie de Malingue est simple mais nécessite une grande rigueur dans sa réalisation. C’est une technique fiable qui assure un contrôle optimal des pédicules vasculonerveux et une fermeture sans tension.
Thomas ALBERT (Angers), Yann SAINT-CAST
10:52 - 10:58 #36554 - VF04 Une nouvelle technique anatomique de réparation du biceps distal, postérieur à antérieur, par une seule incision antérieur.
VF04 Une nouvelle technique anatomique de réparation du biceps distal, postérieur à antérieur, par une seule incision antérieur.

Anterior, single incision techniques have dominated in recent years the repair of distal biceps ruptures, largely because of the incidence of heterotopic ossification with double (anterior and posterior) incision techniques. However, with the anterior incision the anatomic reinsertion of the tendon to the tip of the bicipital tuberosity is difficult (if not unattainable), especially in muscular individuals (which are the norm for this injury). As a consequence the tendon is usually reinserted in the anterior surface of the tuberosity, minimizing its supination momentum and its ability to restore supination strength, which is the most important functional consequence of distal biceps rupture. We propose a new technique to anatomicaly reinsert the biceps tendon through a single anterior incision.

The new technique has been applied to 38 male individuals with acute (within one month from injury) distal biceps ruptures. It can also be modified to accommodate distal biceps reconstruction with allograft or autograft in chronic ruptures. The technique includes using two parallel sutures in the distal biceps stump in a semi-Krackow configuration to replicate the long and short head components of the distal biceps tendon. Then, a 3.5-4.5mm drill hole is created on the anterior surface of the tuberosity and the sutures are passed from Posterior to Anterior through the hole and are tied over an endo-button on the anterior surface (as opposed to the undo-button being on the posterior surface with the traditional end-button techniques). The patients are kept in a simple elbow sling for 5 weeks and active motion is started at 3 weeks postoperatively. Heavier lifting is allowed at 10 weeks

In the 38 patient cohort we had one early re-rupture (suture failure) and one case of heterotopic ossification requiring re-operation. We had one more case of minor heterotypic ossification not blocking motion. The rest of the patients healed uneventfully with full range of motion and returned to their previous occupation and athletic activities with M5 supination strength at manual testing.

This technique provides strong fixation (2 sutures and end-button) and sutures are tied over the undo-button in direct view. It restores the anatomic insertion (and the supination momentum of the tendon), provides ample tendon to bone contact, requires minimal immobilization, avoids big holes to the radius (and the danger of fracture) and can be modified to accommodate reconstruction in chronic cases.

The Posterior to Anterior biceps reinsertion technique is advantantageous over traditional fixation methods for distal biceps rupture
Nick DARLIS (Athens, Grèce)
10:58 - 11:02 Discussion commune.
11:02 - 11:08 #35818 - VF05 Arthroscopic radioscapholunate fusion: surgical technique.
VF05 Arthroscopic radioscapholunate fusion: surgical technique.

The development of radioscapholunar osteoarthritis after a distal radius joint fracture is a real challenge, especially when it is addressed to young patients who want to maintain some wrist mobility. Classically, radioscapholunar arthrodesis is performed by an open longitudinal approach of more than 10 cm on the dorsal surface, largely exposing the midcarpal level. Wrist arthroscopy has already shown its effectiveness in preserving joint mobility compared to open procedures. Performing this arthroscopic procedure minimizes the "aggression" of the joint and hypothetically provides better mobility. This article details the surgical technique for performing radioscapholunar arthrodesis arthroscopically.
Jean-Baptiste DE VILLENEUVE BARGEMON (Marseille), Charlotte JALOUX, Michel LEVADOUX
11:08 - 11:14 #36991 - VF06 Comment je reprends un échec de réinsertion fovéale du TFCC.
VF06 Comment je reprends un échec de réinsertion fovéale du TFCC.

La réinsertion fovéale du TFCC sous arthroscopie est une technique exigeante, qui peut se solder par un échec, c'est-à-dire un défaut de cicatrisation ligamentaire. Bien que cette situation soit assez rare, elle doit être envisagée en cas de persistance de douleurs fovéales à plus de 6 mois de l'intervention. Après confirmation arthroscanographique, une réintervention chirurgicale peut être proposée au patient. Cette vidéo flash montre comment je reprends un échec de réinsertion fovéale du TFCC sous arthroscopie.

Nous rapportons le cas d'une patiente de 51 ayant présenté un traumatisme par chute de sa hauteur avec désinsertion fovéale du TFCC. Une réinsertion par tunnel trans-osseux sous contrôle arthroscopique s'est soldée par un échec avec persistance de douleurs et d'une instabilité radio-ulnaire distale. L'arthroscanner ayant confirmé l'absence de cicatrisation ligamentaire, une réintervention a été proposée.

Sous arthroscopie, nous avons tout d'abord objectivé l'absence de cicatrisation du TFCC au niveau de la fovéa avec présence d'une suture trans-osseuse continue mais lâche. Après résection de l'ancienne suture, nous avons procédé un avivement méticuleux de la face profonde du TFCC au shaver et de la fovéa à la fraise. Une nouvelle réinsertion par tunnel trans-osseux et ancre a été réalisée. Le contrôle arthroscopique a montré une suture compétente, bien tendue, et permettant néanmoins une bonne mobilité en pronosupination. La suture a été protégée par brochage interosseux radio-ulnaire et immobilisation par BABP pendant 8 semaines.

En cas de persistance de douleurs mécaniques après réinsertion du TFCC, il faut savoir évoquer un défaut de cicatrisation ligamentaire, pour pouvoir proposer au patient une réintervention en protégeant la réparation par un brochage radio-ulnaire distal et une immobilisation prolongée.

Mais gardez à l'esprit que "ad impossibilia nemo tenetur".
Aymeric DE GEYER (Rennes), Ahmed ZEMIRLINE
11:14 - 11:18 Discussion commune.
11:18 - 11:24 #37065 - VF07 Comment je fais une pollicisation de l’index pour hypoplasie du pouce par la technique de Malek?
VF07 Comment je fais une pollicisation de l’index pour hypoplasie du pouce par la technique de Malek?

L’aplasie du pouce Blauth IIIB à V est une différence congénitale d’impact fonctionnel majeur dont le traitement principal repose sur la pollicisation de l’index. Même si de nombreuses voies d’abord ont été décrites pour reconstruire la première commissure, le dessin, les différents temps osseux, tendineux et vasculo-nerveux sont bien codifiés. Nous rapportons ici la technique que nous utilisons depuis une vingtaine d’année selon le dessin de Malek ainsi que les temps clés de cette intervention.

Technique : 1) Dessin selon Malek 2) Dissection dorsale ménageant le plan veineux de l’index 3) Décollement de l’appareil extenseur et ouverture du ligament intermétacarpien dorsal. 4) Libération des muscles 1er interosseux dorsal en radial et 2eme interosseux palmaire et ouverture du ligament intermétacarpien palmaire 5) Dissection antérieure des pédicules – intraneurodissection et section artère collatérale radiale du 3eme doigt 6) Ouverture du canal digital face antérieure du 2eme métacarpien 7) Excision métaphyso-diaphysaire du 2ème métacarpien 8) Positionnement et brochage métacarpien après rotation -antépulsion du lambeau d’index 9) Réinsertion des intrinsèques sur les faces latérales de la néo MCP du néo pouce 10) Fermeture des lambeaux et reconstruction de la 1ere commissure

nous présenterons les résultats iconographiques et cliniques.

Les vidéos enchainées de ces différents temps seront explicitées et accompagnées d’une courte vidéo du résultat fonctionnel.

Voici la présentation vidéo pour répondre à la question " comment je fais la technique de pollicisation de l'index dans les hypoplasies congénitales du pouce Blauth IIIB à V par la technique de Malek?"
Mathilde PAYEN (Rouen), Octave DHELLEMMES, Marie LEGER, Isabelle AUQUIT-AUCKBUR
11:24 - 11:30 #37079 - VF08 Vidéo-flash: Lambeau de Joshi et Pho pour les pertes de substances pulpaires subtotales.
VF08 Vidéo-flash: Lambeau de Joshi et Pho pour les pertes de substances pulpaires subtotales.

Les pertes de substance de la pulpe des doigts sont reconstruites avec des objectifs de: 1)restaurer la couverture pulpaire 2) ainsi que la sensibilité epicritique 3) en créant le moins de sequelles possibles. Parmi les solutions à envisager pour les pertes de substance étendues voire subtotales de la pulpe, le lambeau décrit par Joshi puis modifié par Pho constitue une option intéressante pourtant peu utilisée. Ce lambeau homodigital est unipediculé antérograde à palette dorso-latérale. Il recrute la face dorso-latérale de P 3 adjacente à la pulpe restante et son pedicule.

Technique : 1) Dessin recrutant la pulpe restante et contournant à 1 mm le repli latéral et dorsal de l’ongle 2) Hemi-brunner jusqu’à la base du doigt en dégageant des lambeaux cutanés qui ménagent le pédicule sous-jacent et toute son ambiance graisseuse 3) Dissection disto-proximale en ayant soin de ne pas léser la matrice à la face dorsale, et disséquant en profondeur de P3 la pulpe restante 4) dissection du pedicule avec coagulation des arcades d’Edwards jusqu’en proximal , en manageant les veines commitantes. 5) mise en place de la palette sur la face antérieure de P3 par aiguille et quelques points 6) Suture lache de l’abord en hemibrunner 7) Greffe de peau à partir de l’eminence hypothenar (greffe de Patton) et posée sur la PDS dorso-latérale

Quelques mots expliciteront le suivi post-opératoire et quelques photos des résultats.

Même si la peau est fine sur la partie dorso-latérale, celle-ci conserve grâce au pédicule adjacent une bonne sensibilité.

Le lambeau de Joshi et Pho constitue une solution de choix, tres fiable et aisée pour la couverture des pertes de substances etendues voire de la pulpe. Il est particulièrement utile dans l’arsenal du chirurgien de la main lors de prises en charge urgentes.
Rachel LE DRÉAU (Caen), Isabelle AUQUIT-AUCKBUR, Marie LÉGER, Richard CHAN, Marcelo GARCIA-DOLDAN, Dorothée COQUEREL-BEGHIN
11:30 - 11:36 #36986 - VF09 Comment je fais un fixateur externe dynamique artisanal de type Suzuki pour les fractures luxation IPP.
VF09 Comment je fais un fixateur externe dynamique artisanal de type Suzuki pour les fractures luxation IPP.

Les fractures luxations de base de 2e phalange des doigts sont des fractures difficiles à traiter. L'ostéosynthèse est compliquée et l'immobilisation entraine un enraidissement important. Le fixateur externe dynamique a fait ses preuves, mais le montage et le réglage du fixateur à partir de 2 broches de Kirschner peut paraître fastidieux. Dans cette vidéo, je vous montre une méthode simple, fiable, et reproductible pour réaliser rapidement et efficacement un fixateur externe dynamique en distraction pour les fracture / luxation de base de 2e phalange.

Pour une fracture / luxation IPP irréductible on réalise l'intervention sous anesthésie locorégionale ou WALANT. D'abord on vérifie la réduction de la fracture / luxation par traction dans l'axe sous scopie. S'il y a un enfoncement de la surface articulaire, on peut la relever à l'aide d'une broche de 12/10e introduite en aval, remontant la surface articulaire. 1 broche de 12/10e est coupée en 2 avec une partie longue et une partie courte. La partie courte est utilisée pour créer l'axe de rotation du fixateur externe dans la tête de la première phalange. La partie longue va s'appuyer en partie distale de la 2e phalange. On l'introduit sous scopie, parallèle à la première broche. On recourbe la broche distale de manière à faire un Z qui va venir s'appuyer sur la broche de P1. On réalise la traction par un recourbement de la 2e boucle sur Z légèrement en amont de l'axe de rotation. On met en tension le fixateur externe, on recourbe et recoupe les broches pour éviter le démontage. Ainsi on a une réduction stable et une traction qui permet la mobilisation passive et active de l'articulation IPP. Il n'y a pas d'immobilisation post opératoire. Le Suzuki est gardé 6 semaines et peut être enlevé sous anesthésie locale en consultation.

Le fixateur externe artisanal est ma technique de choix pour les fractures / luxation IPP des doigts.
Fabien WALLACH (Trappes)
11:36 - 11:42 Discussion commune.

10:30-12:00
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SFRM4
Session 3
Orthèses

Session 3
Orthèses

Modérateurs : Fanny CARN (KINE ORTHESISTE) (Paris), Jean LICHTLE (kinésithérapeute) (Paris)
10:30 - 10:50 Évaluation de la tension pour les orthèses dynamiques d’extension de l’IPP. Fanny CARN (KINE ORTHESISTE) (Paris), Céline BOUISSOU (Ergothérapeute) (Annemasse), Charles-Henri TISSERONT (Président) (Reims), Marie-Charlotte BRANCHET (Ergothérapeute Cadre de santé) (Toulon)
10:50 - 11:10 Réglage de la force dans la confection d’orthèses pour traiter la raideur de l’IPP. Vicenç PUNSOLA IZARD (kinésitherapeute) (Barcelone, Espagne)
11:10 - 11:20 Orthèses dynamiques et statiques progressives du poignet et du coude - La technologie « lively splint » actualisée. Dominique THOMAS (orthésiste) (Grenoble)
11:20 - 11:50 Traitement de la raideur de l’IPP: l’application des orthèses digitales de tension élastique en néoprène pour les inter phalangiennes proximales en flexion. Vicenç PUNSOLA IZARD (kinésitherapeute) (Barcelone, Espagne)
11:50 - 12:00 Discussion commune.

11:00
11:00-11:30
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TR-3
Table ronde
Lésions neurologiques iatrogènes de la chirurgie de l’épaule : état des lieux, prise en charge et prévention.

Table ronde
Lésions neurologiques iatrogènes de la chirurgie de l’épaule : état des lieux, prise en charge et prévention.

Modérateurs : Eric LENOBLE (Chirurgien) (Paris), Cyril LAZERGES (Praticien Hospitalier) (Montpellier)
Coordinateur : Jean-Noel GOUBIER (Chirurgien) (Paris)
La chirurgie de l’épaule a pris un essor considérable ces dernières années, notamment avec l’émergence de l’arthroscopie. Néanmoins, elle n’est pas dénuée de possibles complications iatrogènes notamment nerveuses. Autour de J. N. Goubier, différents spécialistes nous rappelleront l’anatomie de la région de l’épaule et surtout les moyens de tenter d’éviter ces lésions et ils nous présenteront les techniques de réparation nerveuse.
11:00 - 11:02 Introduction. Jean-Noel GOUBIER (Chirurgien) (Paris)
11:02 - 11:07 Anatomie chirurgicale. Marc SOUBEYRAND (CHIRURGIEN ORTHOPEDISTE) (Melun)
11:07 - 11:12 Lésions nerveuses et anesthésie locorégionale. Mélanie FROMENTIN (anesthesiste reanimateur) (Champigny-sur-Marne)
11:12 - 11:17 Lésions nerveuses et chirurgie à ciel ouvert. Jean-David WERTHEL (Praticien Hospitalier) (Boulogne-Billancourt)
11:17 - 11:22 Lésions nerveuses et chirurgie arthroscopique. Jean-David WERTHEL (Praticien Hospitalier) (Boulogne-Billancourt)
11:22 - 11:30 Prise en Charge thérapeutique des Lésions nerveuses. Jean-Noel GOUBIER (Chirurgien) (Paris)

11:30
11:30-12:00
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FF-1
Face à Face
Instabilité scapho-lunaire : Arthroscopie ou chirurgie à ciel ouvert ?

Face à Face
Instabilité scapho-lunaire : Arthroscopie ou chirurgie à ciel ouvert ?

Arbitre : Jean-Michel COGNET (Chirurgien Orthopédiste) (Reims)
L. ATHLANI et G. COHEN débattront avec leurs arguments sur la prise en charge -toujours controversée- des lésions du ligament scapho-lunaire. Arthroscopie ou ciel ouvert, chacun présentera sa technique et donnera ses arguments. Un vote dans la salle clôturera cette mini-battle.
11:30 - 12:00 Instabilité scapho-lunaire : Arthroscopie ou chirurgie à ciel ouvert ? Gilles COHEN (Paris), Lionel ATHLANI (Professeur des Universités Praticien Hospitalier) (Nancy)

11:42
11:42-12:30
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CL4-1
Communications libres.
Main froide.

Communications libres.
Main froide.

Modérateurs : Aurore DEBET (Chirurgien orthopédiste) (Paris), Max HAERLE (Chef de service) (Allemagne, Allemagne)
Un aperçu des derniers travaux réalisés par les chirurgiens de la main autour du sujet de la main froide.
11:42 - 11:48 #37129 - CO048 Arthrodèse raccourcissante et fasciectomie limitée dans les récidives des formes sévères de maladie de Dupuytren du cinquième doigt.
CO048 Arthrodèse raccourcissante et fasciectomie limitée dans les récidives des formes sévères de maladie de Dupuytren du cinquième doigt.

Management of recurrent Dupuytren’s disease of the little finger is challenging. Multiple treatment modalities have been proposed, such as external fixation, local skin flaps, dermofasciectomy and even amputation. An alternative surgical technique was introduced by Honecker et al. in 2016 and refined by Raimbeau et al. in 2019, consisting of resection of the middle phalanx and fusion of the shortened finger by proximodistal interphalangeal arthrodesis. We modified the technique by combining arthrodesis with a limited fasciectomy in the fifth ray to improve outcome, cosmesis and function.

Patients with severe recurrent Dupuytren’s disease of the little finger (Tubiana stage III/IV) were treated with proximodistal interphalangeal arthrodesis, combined with limited fasciectomy of the pretendinous and/or abductor cord. The latter was performed through a palmar incision and closed with one or more Z-plasties. Range of motion was assessed preoperatively and postoperatively. QuickDASH score was obtained to determine overall function. Radiographic evaluation was done at six and twelve weeks postoperatively.

Thirteen patients were found eligible for inclusion. Mean patient age was 69 years (range 49 - 87). Radiographic consolidation was obtained after a mean of 58 days (range 27-97). Full extension of the MP joint could be obtained in eleven patients, full adduction in twelve patients. Mean active flexion of 94 degrees was measured (range 90-100). QuickDASH scores decreased from 18 to 12 after surgery.

Recurrence after surgery for severe DD is common and more frequent when the diathesis is strong. The little finger has a poorer prognosis, and recurrence rates range from 16.6%–39%. Furthermore, the risk of wound-healing complications is higher in repeated surgery. As in the case report by Ito et al., the described technique provides additional reduction of the flexion contracture and correction of the residual abduction contracture of the fifth finger. The main interest of proximodistal arthrodesis as a salvage procedure lies in the conservation of a sensitive digital pulp and a nail which is both functional and esthetic. Associating a volar approach has the advantage of improving little-finger motion, but incurs inherent risk of damage to neurovascular structures and possible postoperative complications.

Combining proximodistal interphalangeal arthrodesis with limited fasciectomy through a volar approach, is a valuable alternative to the existing techniques in advanced recurrent DD of the little finger (especially in Tubiana st IV). The combined volar and dorsal approach caused no vascular compromise or other complications.
Bert VANMIERLO (Roeselare, Belgique), Eduard VAN EECKE, Bruno VANDEKERCKHOVE, Arne DECRAMER, Kjell VAN ROYEN, Jean GOUBAU
11:48 - 11:50 Discussion commune.
11:50 - 11:56 #36764 - CO049 Résultats à long terme de la technique de Malingue dans le traitement chirurgical de la maladie de Dupuytren : étude rétrospective de 55 patients.
CO049 Résultats à long terme de la technique de Malingue dans le traitement chirurgical de la maladie de Dupuytren : étude rétrospective de 55 patients.

Il existe de nombreuses voies d’abord, plasties et lambeaux décrits dans le traitement chirurgical de la maladie de Dupuytren. La voie d’abord doit permettre une exposition suffisante des lésions élémentaires, sans risquer la nécrose cutané́e, la déformation résiduelle par bride cicatricielle ou les lésions vasculonerveuses. La plastie de Malingue, dérivée de la plastie en « Z », a démontré son intérêt sur le plan vasculaire, mécanique et mathématique. L’objectif de cette étude était d’évaluer, sur un suivi à long terme, la récidive et l’extension de la maladie, le résultat fonctionnel et esthétique, et les complications.

Nous avons inclus une série de patients opérés au Centre de la Main d’Angers entre janvier 2014 et décembre 2016 avec un recul minimal de 5 ans. Tous les patients ont été opérés par le même chirurgien. La maladie a été jugée extensive si des lésions élémentaires étaient apparues en dehors de la zone opératoire initiale. La maladie a été jugée récidivante, soit si le déficit d’extension résiduelle (DER) du doigt opéré́ dépassait les 20° par rapport à la valeur obtenue en post-opératoire immédiat (critère de Felici), soit si des lésions élémentaires étaient réapparues dans la zone chirurgicale des doigts opérés (critère de Leclercq). La fonction et l’esthétique ont été évaluées par le QuickDASH et le Michigan Hand Outcomes Questionnaire (MHQ).

55 patients ont été inclus dans l’étude avec un recul moyen de 6,6 ans. Le stade de Tubiana évalué en préopératoire était en moyenne de 2,5. Le déficit d’extension IPP des doigts longs et de la MP du pouce en préopératoire était en moyenne de -37,1°. Toutes les déformations préopératoires des IPP et MCP des doigts longs ont été significativement corrigées en postopératoire immédiat (p < 0,05). Le DER à la révision était en moyenne de 18,1° alors que le déficit d’extension en post-opératoire immédiat était de 10°. le QuickDASH moyen était de 13,2 et le MHQ de 91,8 à la révison. Nous n’avons eu aucune lésion peropératoire des pédicules vasculonerveux, ni de nécrose cutanée post opératoire. Nous avons eu 27,5% de récidive selon les critères de Felici et 50% de récidive selon les critères de Leclercq. La maladie s’est étendue dans 89,2% des cas.

Notre étude présente un niveau élevé de satisfaction esthétique et fonctionnel. Ceci peut s’expliquer par la correction de toutes les déformations préopératoires des IPP et MCP des doigts longs. Contrairement aux autres études qui observent environ 5% de lésions vasculonerveuses, nous n’en avons observé aucune. Cette absence de lésion iatrogène peut s’expliquer par la bonne exposition des pédicules offerte par la technique de Malingue. L’absence de nécrose cutanée peut s’expliquer grâce aux propriétés vasculaires et mécaniques intrinsèques propres à de cette technique. Avec un taux de récidive compris entre 27,5% et 50%, selon les critères définis en amont, notre étude est comparable à celles de la littérature.

La plastie de Malingue est une technique qui permet d’obtenir moins de complications vasculonerveuses et cutanées. Sur le long terme, elle offre des résultats esthétiques et fonctionnels comparables aux autres techniques.
Thomas ALBERT (Angers), Nicolas BIGORRE, Guy RAIMBEAU, Yann SAINT-CAST
11:56 - 11:58 Discussion commune.
11:58 - 12:04 #36731 - CO050 Test diagnostique pour les stades initiaux du doigt à ressaut et nouvel algorithme thérapeutique.
CO050 Test diagnostique pour les stades initiaux du doigt à ressaut et nouvel algorithme thérapeutique.

Le doigt à ressaut est une maladie répandue dans la population mondiale, mais il n'existe pas de test ou d'algorithme de diagnostic universellement reconnu dans la pratique clinique. Dans ses premiers stades, où le patient signale une gêne avec l'apparition d'un ressaut indétectable à l'examen objectif (stade 1 selon Green), il est fréquemment traité par des infiltrations de corticoïdes. D'après l'expérience des auteurs, ce traitement apporte des bénéfices à court terme qui nécessitent une infiltration supplémentaire ou un traitement chirurgical ultérieur. Depuis environ 2 ans, les auteurs ont mis au point un test diagnostique qui permet d'évoquer le sursaut suite à une manœuvre spécifique chez certains patients de stade 1. L'objectif de cette étude est d'évaluer si la stratification de ce stade initial par l'utilisation de ce test peut avoir un retour thérapeutique.

Du 1er juin 2021 au 1er juin 2022, 95 patients atteints de ténosynovite sténosante de stade 1 ont été visités.Tous les patients ont reçu le test qui a permis une stratification en stade 1a (avec test négatif) et en stade 1b (test positif). Tous les patients ont eu une injection locale de corticoïdes. Les patients ont ensuite été réévalués à 1, 3, 6 et 12 mois.

Sur les 95 patients évalués, 55 étaient au stade 1a et 40 au stade 1b. Le taux de récidive des symptômes à 1 an était comparable dans les deux groupes. Le délai de réapparition des symptômes était statistiquement significativement plus précoce chez les patients de stade 1b.

Le test diagnostique que nous proposons peut être utile pour modifier la démarche thérapeutique et proposer la chirurgie comme première option thérapeutique dès les stades 1b.
Lorenzo ROCCHI (Rome, Italie), Camillo FULCHIGNONI, Silvia PIETRAMALA, Gianfranco MERENDI
12:10 - 12:14 Discussion commune.
12:14 - 12:20 #37029 - CO051 What is the best indication in giant-cell tumor of the distal radius to achieve good functionlity while avoiding recurrence? review of our casistic.
CO051 What is the best indication in giant-cell tumor of the distal radius to achieve good functionlity while avoiding recurrence? review of our casistic.

Giant Cell Tumor of the Bone (GCTB) of the distal radius, exhibiting heightened aggressiveness and recurrence rates. Surgical treatment and reconstruction represent the gold standard with a primary focus on preserving wrist function and minimizing recurrences. Various surgical techniques have been documented in scientific literature. The authors report their experience in managing GCTB lesions of the distal radius, examining cases between 1995 and 2022. The objective of this study is to establish clear indications for surgical intervention by grade (according to Campanacci score) considering patient characteristics and associated complications

Our study included a cohort of 38 patients diagnosed with GCTB in the distal radius, comprising 15 females and 23 males, with an average age of 42. Patient follow-up involved a chest and wrist radiographs conducted every 6 months over an average duration of 14 years. The patients were categorized into three groups based on tumor grade: G1 (3 cases), G2 (18 cases), and G3 (17 cases). Among the cohort, 28 patients underwent resection and reconstruction procedures, employing either arthrodesis or arthroplasty techniques. Neoadjuvant therapy with Denosumab was administered to only two patients. To assess patients' functionality, the Musculoskeletal Tumor Society (MSTS) and Disabilities of the Arm, Shoulder, and Hand (DASH) scores were utilized.

Post-operative complications were observed in 12 cases, including 6 cases of local recurrence, 2 cases of pulmonary metastasis, 2 graft fractures, 1 case of vascularised fibula fracture, and 2 cases of graft non-union. 6 patients (16%) have had local recurrence: 3 patients after resection (10.7%) have developed recurrence in the soft tissue and underwent excision surgery, two of whom developed pomonary 3 patients after currettage (30%) have developed bone recurrence and 2 patients underwent recurrettage, while 1 patient required distal radius resection. The MSTS functional score demonstrated favorable outcomes in cases treated with conservative surgery and those undergoing arthrodesis. However, resection and reconstruction with Osteoarticular graft have been found to be unsuitable in patients with a high functional demand for the wrist.

The surgical management of GCTB in the distal radius requires careful evaluation of various factors, including tumor grade, involvement of the articular surface, and patient-specific characteristics such as functional requirements. Low-grade GCTB can be effectively treated using conservative surgical approaches. However, in cases of high-grade GCTB, resection and reconstruction are recommended to minimize the risk of recurrence. The optimal surgical strategy for intermediate-grade GCTB remains a subject of debate and relies primarily on the feasibility of preserving the articular surface of the radius.

Courrettage of lesions gave undoubtedly better results from a functional point of view but with twice the degree of recurrence than resection, they should therefore be reserved in our opinion for cases of grade 1 lesions. In grades 3 the best indication in our judgment is resection and reconstruction to be evaluated according to the type of patient and his functional demands, often patients with heavy work or high functional demands have greater benefit and fewer complications with arthrodesis rather than arthroplasty. Grades 2 are the most complex to standardize in treatment, and here it is necessary to evaluate the type of patient age functional demands and the state of the articular surface in order to choose an appropriate treatment shared with the patient
Puccini SERENA (Firenze, Italie), Gelsomini GIUDITTA
12:20 - 12:26 #36349 - CO052 Résection segmentaire et reconstruction par greffe structurelle iliaque pour prise en charge de kystes anévrysmaux métacarpiens évolués.
CO052 Résection segmentaire et reconstruction par greffe structurelle iliaque pour prise en charge de kystes anévrysmaux métacarpiens évolués.

La main est une localisation rare pour les kystes anévrysmaux. Le traitement de ces tumeurs varie du traitement médical à des gestes chirurgicaux plus ou moins invasifs. Nous rapportons deux kystes anévrysmaux évolués touchant la base des 2èmes et 4èmes métacarpiens traités par résection segmentaire et reconstruction par greffe iliaque structurelle.

Il s’agissait de deux patients de 22 ans dont le diagnostic confirmé par biopsie était un kyste anévrysmal proximal des 2ème et 4ème métacarpiens. Nous avons réalisé une résection segmentaire et reconstruction par autogreffe cortico-spongieuse iliaque avec arthrodèse carpo-métacarpienne. Les données radio-cliniques étaient collectées à 3 ans et 1 an et demi de recul. Nous rapportions les mobilités en flexion extension MCP, le Grasp et le Pinch au dynamomètre de Jamar, la satisfaction globale, la douleur et deux questionnaires PRWE et QDASH. Des radiographies de face, trois quart et profil étaient réalisées.

Au dernier recul, à 36 et 15 mois post opératoire, le QDASH était de 7 et 10 le PRWE de 10 et 11 respectivement. La satisfaction était de 10 pour les deux patients. Le Grasp était de 25 kg contre 28 kg du côté opposé et de 42 kg contre 40 kg. Le Pinch était de 6 kg contre 7 kg et de 11 kg contre 10 kg. Les mobilités MCP étaient de 80° et 90° en flexion, l’extension complète était acquise dans les deux cas. Les clichés radiographiques objectivaient une bonne fusion du greffon, sans lyse ni signe de récidive du kyste anévrysmal.

Les kystes anévrysmaux métacarpiens sont peu décrits dans la littérature. A notre connaissance, aucune série traitant de résection-reconstruction par crête iliaque pour des kystes anévrysmaux de la base de métacarpiens n’est décrite. Dans les formes évoluées, la résection segmentaire peut être indiquée même si les modalités de prise en charge ne sont pas codifiées pour ces localisations. La résection segmentaire et reconstruction par autogreffe a permis d’obtenir de bons résultats fonctionnels sans impact majeur sur la mobilité digitale et sans récidive. Ce présent travail permettra nous l’espérons d’orienter le praticien faisant face à un kyste anévrysmal évolué de la base du métacarpien, en l’absence de recommandations concernant la prise en charge chirurgicale.

La résection segmentaire et reconstruction par autogreffe iliaque et arthrodèse métacarpo-phalangienne a permis une restauration de la fonction sans récidive pour deux cas de kystes anévrysmaux évolués de la base du métacarpien.
Thomas DAOULAS (Brest), Olivier BOZON, Bertrand COULET, Michel CHAMMAS, Cyril LAZERGES
12:26 - 12:30 Discussion commune.

12:00
12:00-12:30
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M1
Match à 3 !
Ma technique de libération du Canal Carpien est la meilleure ! 3 techniques s’opposent : mini-open, vidéo-endoscopie, écho-chirurgie

Match à 3 !
Ma technique de libération du Canal Carpien est la meilleure ! 3 techniques s’opposent : mini-open, vidéo-endoscopie, écho-chirurgie

Arbitre : Laurent OBERT (Chirurgien orthopédiste) (Besançon)
Sur la base d’un questionnaire précédemment transmis aux membres de la SFCM ces 3 techniques de libération du nerf médian s’opposeront avec leurs arguments et surtout leurs résultats. Il faudra faire preuve de persuasion par chacun des débateurs pour nous convaincre que sa technique est la meilleure. Un vote dans la salle clôturera cette mini-battle.
12:00 - 12:30 Ma technique de libération du Canal Carpien est la meilleure ! 3 techniques s’opposent : mini-open, vidéo-endoscopie, écho-chirurgie. Isabelle AUQUIT-AUCKBUR (PUPH) (Rouen), Olivier MARÈS (Medecin) (Nîmes), Emmanuel DAVID (Praticien Hospitalier) (Amiens)

12:00-12:30
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SFRM5
Les 20 ans du réseau prévention main.

Les 20 ans du réseau prévention main.

Modérateurs : Thierry DUBERT (chirurgien) (Champigny-sur-Marne), Catherine LAFFARGUE (KINESITHERAPEUTE) (Champigny-sur Marne)
12:00 - 12:05 Son intérêt, Ses objectifs, et ses actions menées. Thierry DUBERT (chirurgien) (Champigny-sur-Marne)
12:05 - 12:09 Réseau prévention main et prise en charge kinésithérapique du membre supérieur. Catherine LAFFARGUE (KINESITHERAPEUTE) (Champigny-sur Marne)
12:09 - 12:13 Les 20 ans du Réseau à l'académie de médecine de Paris. Marc ROZENBLAT (Ozoir-la-Ferrière)
12:13 - 12:28 Les perspectives d'avenir et les projets du Réseau Prévention Main île de France. Alexandre KILINC (Orthopédiste) (Paris), Patrick THERON (Traumatologie Membre Supérieur et main) (Saint-Maur-des Fossés), Sylvain CELERIER (Kinésithérapeute) (Paris)
12:28 - 12:30 Discussion commune.

12:30 - 14:00 Pause déjeuner - Ateliers de l'industrie
14:00
14:00-15:00
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CPI
Conférence de la Grèce, pays invité
Ulnar nerve injury and sequelae.

Conférence de la Grèce, pays invité
Ulnar nerve injury and sequelae.

Coordinateur : Nick DARLIS (Athens, Grèce)
La pathologie du nerf ulnaire est universelle et toujours difficile à prendre en charge. Les équipes de chirurgie de la main de la Grèce (pays invité cette année) nous détailleront leur approche thérapeutique et leur prise en charge des séquelles.
14:00 - 14:07 Clinical significance of surgical anatomy. Nickolaos ZAGOREOS (Athens, Grèce)
14:07 - 14:14 High ulnar nerve injury. Manos FANDRIDIS (chirurgien orthopédiste) (Athens, Grèce)
14:14 - 14:21 Low ulnar nerve injury. Filippos GIANNOULIS (Athens, Grèce)
14:21 - 14:28 Iatrogenic ulnar nerve injury. Zoe DAILIANA (Larissa, Grèce)
14:28 - 14:35 Results of ulnar nerve repair and reconstruction. Ellada PAPADOGEORGOU (Thessaloniki, Grèce)
14:35 - 14:42 Peripheral nerve transfers for the ulnar nerve. Nick DARLIS (Athens, Grèce)
14:42 - 14:50 Principles of tendon transfers for ulnar nerve dysfunction. Kostas-Agnantis IOANNIS (Ioannina, Grèce)
14:50 - 15:00 Discussion.

14:00-16:42
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CL5
Communications libres.
Traumatologie main et radius.

Communications libres.
Traumatologie main et radius.

Modérateurs : Bernard CADOT (chirurgien) (Paris), Xavier GUEFFIER (Chirurgien) (Bourgoin-Jallieu)
Un aperçu des derniers travaux réalisés par les chirurgiens de la main autour du sujet de la traumatologie de la main et du radius.
14:00 - 14:06 #36884 - CO053 Facteurs de risques de ténosynovite des fléchisseurs après ostéosynthèse d'une fracture du radius distal par plaque verrouillée antérieure.
CO053 Facteurs de risques de ténosynovite des fléchisseurs après ostéosynthèse d'une fracture du radius distal par plaque verrouillée antérieure.

L’ostéosynthèse par plaque vissée antérieure est reconnue comme traitement de référence des fractures de l’épiphyse radiale. Cette technique n’est pas dénuée de complications parmi lesquelles on compte la ténosynovite des fléchisseurs. Cette pathologie est liée à l’irritation prolongée des tendons conduisant à des phénomènes douloureux, pouvant évoluer vers des ruptures tendineuses. L’objectif de notre étude était d’identifier les facteurs pouvant favoriser l’apparition d’une ténosynovite des fléchisseurs après ostéosynthèse d’une fracture du radius distal par plaque vissée antérieure de la société Médartis.

Il s’agit d’une étude cas-témoin. Nous avons revu de façon rétrospective les dossiers de 1342 patients ayant été opérés d’une fracture du radius distal par plaque vissée antérieure Médartis entre 2011 et 2020 au CHU d’Amiens. Les 50 cas correspondaient aux patients ayant bénéficié de l’ablation de leur plaque pour ténosynovite des fléchisseurs. Après constitution des 2 groupes, nous avons comparé la saillie intra articulaire de vis, la présence d’une bascule postérieure et la hauteur de la plaque sur les radiographies post-opératoires. Ainsi que le type de fracture selon la classification AO, le type d’immobilisation, la suture ou non du muscle carré pronateur et les antécédents de diabète et de tabagisme.

Nous n’avons pas mis en évidence de différence significative concernant le type de fracture (p= 0.18), l’antécédent de diabète (p= 0.71), ou de tabagisme (p= 0.48) et la saillie intra articulaire de vis (p= 0.3). Cependant il existait une différence statistiquement significative pour la présence d’une bascule postérieure post-opératoire (p= 0.029), la suture du muscle carré pronateur (p= 0.046), le type d’immobilisation post-opératoire (p< 0.001), la hauteur de la plaque selon la Watershed line (p< 0.01) et la position de la plaque selon les zones de SOONG (p= 0.033).

Nous avons pu confirmer l’implication de la position de la plaque (hauteur et critères de Soong) dans la survenue de ténosynovite des fléchisseurs ; critères qui étaient déjà préalablement retrouvés dans la littérature. Concernant la suture du muscle carré pronateur, celle-ci était plus controversée et notre étude a permis d’apporter un argument supplémentaire à sa réalisation. Enfin notre étude a permis la mise en évidence d’autres facteurs qui n’étaient pas préalablement connus comme le type d’immobilisation post-opératoire et la persistance d’une bascule postérieure post opératoire.

Un meilleur contrôle des facteurs favorisant la ténosynovite des fléchisseurs permettrait de limiter l’incidence de cette pathologie en pratique quotidienne.
Eleonore CANARELLI (Amiens), Mathilde LEON, Emmanuel DAVID
14:06 - 14:12 #36905 - CO054 Méta-analyse :L’embrochage versus la plaque verrouillée dans l’ostéosynthèse des fractures de l’extrémité inférieure du radius.
CO054 Méta-analyse :L’embrochage versus la plaque verrouillée dans l’ostéosynthèse des fractures de l’extrémité inférieure du radius.

Cette méta-analyse a pour finalité, de mettre des guidelines, à la disposition des chirurgiens orthopédistes .Pour optimiser le choix de la technique la plus avantageuse, lorsqu’une ostéosynthèse est indiquée, devant une fracture de l’extrémité inférieure de radius. en se référant à des études comparatives des deux techniques.

Dans cette méta-analyse, nous avons combiné les données de PubMed, Medline, le Cochrane Library et Google schoolar pour sélectionner 25 articles avec un total de 2297 patients opérés pour fracture de l’extrémité inférieure du radius. Une analyse a été réalisée à l’aide de Logiciel : Le jamovi. (Version 1.6) avec les deux extensions de la syntaxe R. (Voir chapitre ANNEXES) En cas de test d’hétérogénéité significatif : p < 0,05. Les résultats significatifs s’expriment dans un intervalle de confiance à 95 % (IC95 %).Une valeur de p < 0,05 a été retenue pour rejeter l’hypothèse nulle h0.

Pour l’étude fonctionnelle : La méta-analyse n’a pas montré une différence statistiquement significative en matière de DASH score entre les deux méthodes d’ostéosynthèse avec (p= 0.071). En ce qui concerne l’étude radiologique : La méta-analyse n’a pas montré une différence significative pour les deux techniques pour les 3 index radiologiques. A savoir : L’angle d’antéversion avec p= 0.247, la pente radiale avec p= 0.723 et la longueur radiale avec (p=0.786). Pour l’infection : La méta-analyse a montré que l’incidence de l’infection était statistiquement plus élevée dans le groupe embrochage que dans le groupe plaque verrouillée (P<0.0001). Pour le SDRC ou algodystrophie : La méta-analyse en utilisant un modèle des effets aléatoire a montré que l’embrochage est pourvoyeur d’un grand nombre d’atteinte par le SDRC par rapport à la plaque verrouillée avec une différence statistiquement significative (p=0.005). Finalement pour Le syndrome du canal carpien : L’analyse statistique a montré l’absence de différence statistiquement significative des incidences de SCC dans les deux interventions (p= 0,791).

La majorité des méta-analyses suggèrent que les différences entre l’embrochage et la plaque verrouillée ne sont pas significatives pour les résultats radiologiques Cependant, l’embrochage augmente de manière significative le risque de complications postopératoires. Finalement les résultats fonctionnels en matière de DASH score s’avère meilleurs chez les groupes bénéficiant de la plaque verrouillée.

La plaque verrouillée réduisait les taux d’infection et le SDRC sans différence en matière de résultats fonctionnels, radiologiques ainsi que le syndrome de canal carpien dans le traitement des fractures de l’extrémité inférieure du radius. On pourra conclure que le choix entre les deux techniques sera guidé essentiellement par la préférence de l’opérateur et la maitrise de la technique par ce dernier et la disponibilité de plateau technique.
Hassan RAIS, Mohamed MOUSSADIQ, Mohamed HADDOU, Yassine FATH EL KHIR, El Mehdi BOUMEDIANE (Marrakech, Maroc), Said AZIZ, Mohamed Amine BENHIMA, Imad ABKARI, Youssef NAJEB
14:12 - 14:14 Discussion commune.
14:14 - 14:20 #34119 - CO055 Plaie de main : un bilan radiographique systématique est-il justifié ?
CO055 Plaie de main : un bilan radiographique systématique est-il justifié ?

Les plaies de la main sont fréquentes et la réalisation d’un bilan radiographique complémentaire est souvent demandée pour rechercher une atteinte osseuse ou la présence d’un corps étranger. Il n'existe aucunes recommandations dans la littérature pour guider la réalisation d'un bilan radiographique complémentaire.

Une étude rétrospective incluant 945 sujets (948 plaies) présentant une plaie profonde de la main a été réalisée sur une période de 6 mois afin d’étudier la pertinence du bilan radiographique en fonction du mécanisme lésionnel. Cette étude a été menée dans un centre spécialisé d’urgence main où la prescription d’un bilan radiographique est systématique pour toute plaie profonde de la main.

Le bilan radiographique était positif dans 34% des cas, avec une atteinte ostéoarticulaire ou la présence d’un corps étranger radio-opaque dans respectivement 29% et 6% des cas. La positivité du bilan radiographique était particulièrement importante pour les "traumatismes à haute énergie" (65%), "écrasement" (63%), "chute ou accident" (59%) ou "avulsion" (61%) alors que le bilan était parfois positif lors des plaies par "bris de minéraux" (11%), "morsures" (11%) ou "autres mécanismes" (18%). Le bilan radiographique était systématiquement négatif pour les plaies par "lame et tranchant simple" ou "suspension à un objet métallique perforant". Le calcul des risques relatifs (RR) permettait de souligner qu'une lésion ostéo-articulaire était particulièrement fréquente dans les catégories suivantes : "écrasement" (RR 3.0), "chute ou accident" (RR 2.0), "traumatisme à haute énergie" (RR 2.5) et "avulsion" (RR 2.2) ; tandis que la présence de corps étrangers radio-opaques était particulièrement fréquente dans les catégories "bris de minéraux" (RR 2.2) et "traumatisme à haute énergie" (RR 3.8).

Les résultats de cette étude permettent de proposer des recommandations concernant la pertinence et les indications de l'évaluation radiographique pour les plaies de la main. Une évaluation radiographique systématique pour les blessures à la main causées par "lame ou tranchant simple" ou par "suspension sur un objet métallique n'est pas systématiquement nécessaire. Cependant, elle doit être discutée dans des cas particuliers, lorsqu'il existe une forte suspicion de la présence d'un corps étranger ou lorsqu'il est rapporté la présence d'un impact lors du traumatisme (possible lésion ostéoarticulaire par l'impact de l'objet et non le bord tranchant). Dans tous les autres mécanismes lésionnels, une évaluation radiographique systématique devrait être effectuée pour rechercher en premier lieu une lésion ostéo-articulaire, mais aussi la présence d'un corps étranger (isolé ou associé).

L'évaluation radiographique nécessaire pour une évaluation approfondie d'une plaie de la main ne devrait pas être systématique, mais guidée par le mécanisme lésionnel. Une telle approche permet non seulement d'éviter une irradiation inutile des patients, mais également de limiter certains coûts en lien avec la réalisation d'acte d'imagerie non nécessaire.
Thibault DRUEL, Thomas JALAGUIER, Agathe ALVERNHE (Lyon), Laurent MATHIEU, Christophe GAILLARD, Aram GAZARIAN
14:20 - 14:26 #37091 - CO056 L'angiographie peropératoire en microchirurgie représente t'elle un bénéfice ?
CO056 L'angiographie peropératoire en microchirurgie représente t'elle un bénéfice ?

La réalisation de sutures microvasculaires dans le contexte des replantations ou d’un lambeau libre reste soumise à un taux d’échec incompressible et variable selon les séries. L’utilisation d’une angiographie peropératoire des anastomoses permet-elle de réduire le taux d’échec ?

Nous proposons une série rétrospective comparant les résultats des sutures vasculaires avec et sans angiographie peropératoire. -Dans le groupe sans angiographie : la perméabilité des anastomoses était évaluée par l’apparition d’une recoloration cutanée (doigts replantés, palette du lambeau) ou hémorragies de surface (lambeau musculaire). -Dans le groupe avec angiographie : la perméabilité des anastomoses était évaluée par une injection intravasculaire de Verdey couplée à une observation des vaisseaux à l’aide d’une caméra à la fluorescéine. Cette caméra est montée sur notre Microscope Kinévo ZEISS. Les patients opérés d’une perte de substance cutanée ou d’une amputation ont été inclus dans cette série.

Quarante patients ont été inclus et répartis dans les deux groupes. Lors de l’utilisation de la caméra fluorescéine avons observé la perte de 2 fragments digitaux replantés. Aucun lambeau n’a été perdu dans ce contexte. Lors de l’absence d’utilisation de la caméra, nous déplorons la perte de 2 fragments digitaux et de 2 lambeaux libres.

L’angiographie peropératoire permet une évaluation qualitative et quantitative immédiate des anastomoses et du flux vasculaire en aval des sutures. Cet outil autorise un diagnostic rapide de la situation en cas de spasmes vasculaires, fuite, kingking et ou thrombose. Son utilisation ne permet pas de mettre en évidence de différence dans le contexte de replantations digitales. Cette observation est probablement liée aux différents facteurs intervenant dans ce contexte. Cependant, sa supériorité semble s’imposer dans le contexte des lambeaux libres.

L’évaluation du flux vasculaire au niveau et en aval des anastomoses lors de la réalisation de lambeaux libres semble être un avantage quant à la survie des lambeaux.
Germain POMARES (Luxembourg, Luxembourg), Amandine LEDOUX, Alban FOUASSON-CHAILLOUX, Thomas JAGER
14:26 - 14:28 Discussion commune.
14:28 - 14:34 #37082 - CO057 Au-delà de la tradition de la vis de Herbert : notes critiques sur la fixation intramédullaire des fractures diaphysaires extra-articulaires de la phalange proximale.
CO057 Au-delà de la tradition de la vis de Herbert : notes critiques sur la fixation intramédullaire des fractures diaphysaires extra-articulaires de la phalange proximale.

Intramedullary headless compression screw (IMHCS) fixation of unstable proximal phalangeal fractures is a minimally invasive procedure with few complications. Rapid fracture healing and early recovery of range of motion are peculiar to the technique. Despite these findings, reports on implant type and stability are lacking. In this study two fixation methods for extra-articular diaphyseal proximal phalanx (P1) fractures were compared: classical partially threaded headless compression screws (PTHCS or Herbert screw) and fully threaded headless compression screws (FTHCS). A biomechanical analysis was conducted using a human cadaveric transverse P1 fracture model. Failure force and stiffness of both constructs were evaluated.

Twenty-six paired cadaver proximal phalanges were prepared and a saw blade was used to model proximal transverse diaphyseal fractures (15 mm of the base of P1). Subsequently, one phalanx of each pair was fixed using a FTHCS (diameter = 2.5mm; length = 30mm) and the other one with a PTHCS with the same dimensions. All screws were predrilled and applied in an antegrade direction. Finally, a three-point bending test was carried out, measuring failure force and stiffness of the constructs.

The mean maximal failure force was 155.2 N in the FTHCS group and 101.8 N in the PTHCS group (p = 0.0303). Mean stiffness was 145.19 N/mm in the FTHCS group, and 98.57 N/mm in the PTHCS group (p = 0.0446)

Headless compression screws offer a minimally invasive technique for fixing proximal phalangeal fractures, providing favorable biomechanical properties. While the construct is less rigid than plate and screw osteosynthesis, it remains practice stable with fewer complications, promoting good fracture healing and minimizing digital stiffness. CT analysis of the proximal phalanx revealed an hourglass-shaped medulla, with the narrowest diameter at the diaphyseal level, flattened in the anteroposterior direction. Fully threaded headless compression screw fixation presents the advantage of engaging the screw thread even in the narrower sections of the medullary canal, leading to superior rigidity of the bone-screw complex compared to partially threaded headless compression screw fixation.

For unstable extra-articular proximal diaphyseal fractures of the proximal phalanx, FTHCS provide significantly stronger fixation than PTHCS, when applied in an antegrade direction.
Bruno VANDEKERCKHOVE (Bruxelles, Belgique), Bert VANMIERLO, Shanna ZIELINSKI, Joris DUERINCKX, Bert OP’T EIJNDE, Jean GOUBAU
14:34 - 14:40 #37087 - CO058 Comparaison entre la fixation par vis intramédullaire antégrade et rétrograde pour les fractures diaphysaires extra-articulaires de la phalange proximale: une étude biomécanique.
CO058 Comparaison entre la fixation par vis intramédullaire antégrade et rétrograde pour les fractures diaphysaires extra-articulaires de la phalange proximale: une étude biomécanique.

Recent literature has provided evidence supporting the efficacy and minimally invasive nature of intramedullary headless headless compression screw (IMHCS) fixation for unstable proximal phalangeal fractures. This technique exhibits minimal complications, fast recovery, and early restoration of motion. Nevertheless, there is a lack of reports addressing fixation direction and stability in this context. The goal of the present study was to evaluate the failure force and stability of transverse extra-articular diaphyseal proximal phalanx (P1) fractures comparing two fixation techniques: antegrade versus retrograde screw fixation. A biomechanical analysis was conducted using a cadaveric human transverse P1 fracture model.

We conducted a study involving 20 proximal phalanges of the index, middle and ring fingers from five pairs of cadaver hands. A transverse proximal cut, measuring 15 mm from the base of P1, was made in each phalanx. The phalanges were then divided into two groups: 10 were fixed using an antegrade technique and 10 using a retrograde technique. In all phalanges, the same fully threaded headless compression screws (2.5mm diameter - 30mm length) were used. Subsequently, a three-point bending test was conducted to assess maximal failure force and stiffness.

The mean maximal failure force was 108.89 N in the antegrade group and 34.03 N in the retrograde group (p = 0.0039). Mean stiffness was 89.68 N/mm in the antegrade group and 71.62 N/mm in the retrograde group (p =0.1602).

Intramedullary headless compression screw fixation represents a minimally invasive technique for osteosynthesis of proximal phalangeal fractures and exhibits good biomechanical properties. These fractures can be treated with various intramedullary screw placement techniques, such as an antegrade or retrograde technique. The retrograde approach, which is technically easier, has notable disadvantages, including a relatively smaller distal articular surface of the proximal phalanx, the need to traverse the vulnerable central slip of the extensor apparatus, and the challenge of obtaining a stable bone-screw construct due to the wider proximal metaphyseal medullary canal. Antegrade screw insertion provides distinct advantages by enabling secure insertion into the hard subchondral bone in the proximal articular surface of the proximal phalanx, which generates a more robust and stable construct.

The antegrade method is biomechanically superior to the retrograde method for extra-articular proximal diaphyseal fractures of the proximal phalanx, offering significantly stronger fixation. These data highlight the importance of considering the antegrade approach as the preferred fixation technique for achieving optimal stability in fixation of transverse proximal phalanx fractures when using intramedullary screws.
Bruno VANDEKERCKHOVE (Bruxelles, Belgique), Bert VANMIERLO, Shanna ZIELINSKI, Joris DUERINCKX, Jean GOUBAU, Bert OP’T EIJNDE
14:40 - 14:46 #37115 - CO059 Ostéosynthèse des fractures des métacarpiens par vissage centro médullaire rétrograde – retour d’expérience et résultats cliniques et morphologiques avec un recul minimum de 6 mois.
CO059 Ostéosynthèse des fractures des métacarpiens par vissage centro médullaire rétrograde – retour d’expérience et résultats cliniques et morphologiques avec un recul minimum de 6 mois.

Les fractures des métacarpiens constituent un motif fréquent de consultation en traumatologie de la main. Plusieurs solutions chirurgicales sont utilisées en pratique courante dont notamment l’ostéosynthèse par brochage centro médullaire rétrograde et l’ostéosynthèse par ostéosynthèse in situ par plaque vissée ou vissage bicortical multiple. Certains auteurs rapportent des taux de complications importants pour ces deux techniques, de l’ordre respectivement de 35% et 22% (Greeven et al.) L’objectif de notre étude est d’évaluer les résultats cliniques et morphologiques du recours à l’ostéosynthèse par vissage rétrograde pour le traitement des fractures fermées des métacarpiens.

Nous avons menés une étude rétrospectives descriptive incluant les patients de plus 18 ans, avec une fracture isolée d’un ou de plusieurs métacarpiens. Il s’agit d’une étude mono opérateur unicentrique. Les fractures ouvertes et les fractures avec traumatismes multitissulaires étaient exclues. L’ostéosynthèse a été réalisée par un vissage rétrograde sous contrôle scopique avec une vis NEXIS diamètre 4,0mm. Nous avons analysé à 6 mois de recul minimum : le score DASH, l’arc de mobilité total de la MCP comparativement au côté controlatéral, l’EVA et le délai de retour à l’activité professionnelle ou sportive. Sur le plan morphologique nous avons analysé la déformation résiduelle éventuelle et la confirmation de la consolidation de la fracture.

Quarante six patients ont été inclus de Janvier 2022 à février 2023. Trois patients ont été perdus de vue. Une complication majeure avec fracture de la vis centro médullaire a nécessité une reprise chirurgicale par plaque vissée verrouillée et greffe autologue radiale

L’ostéosynthèse des fractures des doigts par vissage centromédullaire constitue une solution thérapeutique moderne innovante de plus en plus utilisée en pratique courante. Les suites cliniques et morphologiques encourageantes ainsi qu’un taux faible de complications peuvent justifier son intégration dans l’arbre thérapeutique décisionnel des fractures fermées des métacarpiens.
Aurélien AUMAR (Lesquin), Alexandre SAUVAGE, Alexandre HARDY, Jérome PIERRAT
14:46 - 14:50 Discussion commune.
14:50 - 14:56 #36880 - CO060 Facteurs pronostiques des fracture-luxations de base de 2e phalange des doigts longs.
CO060 Facteurs pronostiques des fracture-luxations de base de 2e phalange des doigts longs.

Les fracture‐luxations de la base de la 2e phalange (FLP2) sont des lésions potentiellement graves, survenant chez des patient jeunes, et souvent négligées à tort. La raideur et la douleur sont des séquelles fréquentes. L’arsenal thérapeutique est varié, et le traitement doit aboutir au recentrage articulaire et à la stabilisation des lésions. Il existe une controverse sur les méthodes optimales pour parvenir à ces objectifs, et les résultats cliniques sont hétérogènes, et parfois décevants en dépit du traitement bien conduit.

Nous avons réalisé une étude rétrospective sur les FLP2 prises en charge dans notre centre sur 10 ans, afin d’évaluer nos résultats et d’identifier des facteurs pronostiques éventuellement associés à l’évaluation finale. Les facteurs pronostiques potentiels étaient liés au patient (âge, sexe, ...), à la lésion (type fracturaire, critères d’instabilité...) ou au traitement et à l’évolution (technique, complication, ...). Les critères de jugement principaux étaient la mobilité active totale du doigt, le handicap ressenti (QuickDASH), et les critères secondaires étaient la mobilité finale de l’IPP, la survenue d’une arthrose, et la force de serrage.

52 patients (42 hommes, 10 femmes) ont été inclus, pour 54 FLP2, avec un âge moyen de 41 ans. Nous avons recensé 22 FLP2 dorsales, 10 FLP2 palmaires, et 22 FLP2 type « pilon ». 49 doigts ont bénéficié d’un traitement chirurgical (dont 27 fixations externes, 11 réduction‐ostéosynthèses à foyer ouvert, 12 à foyer fermé), et 5 doigts d’un traitement orthopédique ou fonctionnel. Les analyses statistiques ont retrouvé les critères suivants associés à un résultat clinique défavorable: l’âge avancé, le sexe féminin, l’instabilité initiale, les FLP2 type « pilon », la réalisation d’une voie d’abord palmaire, la survenue d’une complication, d’une chirurgie secondaire ou tertiaire. Concernant l'analyse radiographique finale, la présence d'une subluxation persistante a été associée à un résultat clinique défavorable (à l'inverse de la présence d'un enfoncement articulaire persistant, qui n'y était pas associée).

Plusieurs biais potentiels sont présents dans l’étude, et ces résultats sont à interpréter avec précaution, pouvant être le reflet d'un biais d'échantillonnage ou secondaires à un manque de puissance statistique. Cependant, ceux‐ci concordent avec l’analyse de la littérature, et contribuent à la définition des enjeux thérapeutiques. Si le remodelage articulaire ou la persistance d’un enfoncement articulaire ne semblent pas associés avec un résultat clinique défavorable, le recentrage articulaire semble primordial, la subluxation persistante étant associée à une évolution arthrosique, une baisse de mobilité et un handicap fonctionnel important. La voie d'abord palmaire type "shotgun" est dans notre série associée à un résultat défavorable. Si aucun mode thérapeutique n’a montré de supériorité en termes de résultat clinique, il apparaît licite de favoriser les traitements les plus simples et les moins invasifs quand la situation le permet. Nous avons à ce titre pu constater de bons résultats pour un traitement orthopédique bien conduit, et paradoxalement pour des lésions initiales potentiellement graves.

Ce travail participe à affiner la sélection des traitements en fonction du patient, du contexte lésionnel, et des objectifs fonctionnels attendus. Une analyse prospective sur un effectif plus important serait souhaitable pour confirmer ces paramètres à plus grande échelle, afin d’améliorer la prédictibilité des évolutions cliniques, et de guider les choix thérapeutiques avec un meilleur niveau de preuve.
Paul LEVET (Marseille), Charlotte JALOUX, Najib KACHOUH, Jean-Baptiste DE VILLENEUVE BARGEMON, Sébastien VIAUD-AMBROSINO
14:56 - 15:02 #37013 - CO061 Résultats du brochage trans-métacarpien dans les fractures instables de première phalange des doigts longs : comparaison au brochage en croix.
CO061 Résultats du brochage trans-métacarpien dans les fractures instables de première phalange des doigts longs : comparaison au brochage en croix.

Alors qu’il est communément admis que les fractures instables de première phalange (P1) des doigts longs doivent bénéficier d’une réduction et ostéosynthèse, il n’existe pas de consensus quant à la méthode de fixation la plus stable pourvoyant le moins de complications. Le brochage trans-métacarpien réalisant une arthrorise en position de flexion de l’articulation métacarpo-phalangienne (MCP), nous avons émis l’hypothèse que cette technique donnerait moins de raideur en extension de la MCP que le brochage en croix. L’objectif de cette étude était de comparer les résultats de ces deux techniques.

Il s’agissait d’une étude rétrospective portant sur 37 patients présentant une fracture de P1 instable transversale ou oblique, diaphysaire ou de base, extra-articulaire. Vingt patients ont été opérés d’un brochage trans-métacarpien au moyen d’une broche traversant la MCP à 90° conservée 3 semaines puis relayée par une syndactylie 3 semaines. Dix-sept patients ont eu un brochage en croix avec immobilisation par attelle de Thomine 6 semaines. L’évaluation des résultats portait sur les amplitudes articulaires actives et passives, et l’existence de complications (cal vicieux en clinodactylie ou recurvatum supérieur à 10°, flessum de l’interphalangienne proximale supérieur à 15°, Total Active Motion inférieur à 150°, douleurs supérieures à 5 d’EVA).

Au recul moyen de 15 mois (3 à 45), il n’existait pas de différence statistiquement significative entre les 2 groupes en termes d’amplitudes articulaires actives : total active motion à 207° et 216° respectivement chez les patients ayant eu un brochage trans-métacarpien ou un brochage en croix, et 78° versus 76° de flexion active de la MCP. On notait une tendance non significative pour les brochages trans-métacarpiens à être plus enraidissants que les brochages en croix : 74° de flexion active IPP versus 82°, 1 cm de distance pulpe-paume versus 6 mm. Le taux de complications avait tendance à être plus élevé dans le groupe brochage en croix (50% versus 35%). Le taux de reprises chirurgicales était significativement plus élevé dans le groupe brochage trans-métacarpien avec un taux de 25% (quatre arthrolyse, une infection sur broche avec déplacement secondaire) contre 0% dans le groupe brochage en croix.

Les deux types de brochages étudiés présentaient des résultats fonctionnels superposables mais la iatrogénie liée au brochage trans-métacarpien était plus importante.

Le brochage en croix est la technique la plus sûre pour stabiliser une fracture de P1. Une étude de plus grande puissance permettra de vérifier cette observation.
Valentin BAUDRY (Paris), Claire BASTARD, Marie PROTAIS, Mickael ARTUSO, Alain SAUTET, Adeline CAMBON
15:02 - 15:08 #37001 - CO062 Voie d’abord et plaque palmaires pour l’ostéosynthèse des fractures de la base de P1 : une solution inexplorée.
CO062 Voie d’abord et plaque palmaires pour l’ostéosynthèse des fractures de la base de P1 : une solution inexplorée.

Les fractures déplacées de la base de la première phalange (P1) restent un challenge chirurgical délicat. Quel que soit le matériel d’ostéosynthèse choisi (broches, vis, plaques) les voies d’abord utilisées sont soit dorsales, soit latérales. Ces voies d’abord imposent un traumatisme chirurgical à l’appareil extenseur qui, via le système intrinsèque, enveloppe à ce niveau les faces : dorsale et latérales de P1. Pour préserver l’appareil extenseur nous proposons un abord palmaire associé à une ostéosynthèse par plaque antérieure.

Entre septembre 2022 et mars 2023 nous avons traité 4 fractures déplacées de la base de P1 par cette technique. Il s’agissait de 4 patients (2 femmes et 2 hommes), de 23 à 65 ans. Le doigt concerné était D3 dans 1 cas, D4 dans un cas et D5 dans 2 cas. Nous avons dans ces 4 cas utilisé une voie d’abord palmaire de type Bruner, l’appareil fléchisseur était récliné latéralement après décollement sous capsulo-périosté. L’ostéosynthèse était réalisée par une plaque palmaire en T. L’appareil fléchisseur reprenait sa position après une solide fixation des poulies au périoste. Les patients avaient pour objectif, sous contrôle de l’équipe de kinésithérapie, une mobilisation complète immédiate en syndactylie et posture en extension la nuit. Nous avons revu les patients après un bilan radiographique à 3 semaines, 6 semaines et 12 semaines.

Nous n’avons pas rencontré de difficulté technique majeure même si l’exposition de la base de P1 est plus délicate qu’avec un abord dorsal. La consolidation était acquise à 6 semaines dans tous les cas. A ce délai, la mobilité était complète en flexion sans aucun déficit d’extension au niveau de l’IPP pour tous les patients. La récupération fonctionnelle a été plus rapide qu’avec l’ostéosynthèse par voie dorsale que nous utilisions jusque là, sans adhérence de l’appareil extenseur.

L’excellent résultat sur l’extension de l’IPP est probablement obtenu grâce à l’abord palmaire qui épargne l’appareil extenseur de tout traumatisme chirurgical. Lorsqu’on observe une coupe transversale passant par la base de la première phalange on constate que l’appareil extenseur enveloppe P1 sur les ¾ de la circonférence. Seul l’abord palmaire et l’ostéosynthèse palmaire épargne réellement l’appareil extenseur. L’inconvénient est le décollement de l’appareil fléchisseur et la nécessité de fixer la 2ème poulie.

L’ostéosynthèse des fractures de la base de P1 par un abord et une plaque palmaires offre une nouvelle approche pour ces fractures qui restent un challenge thérapeutique. Les premiers résultats nous confortent dans l’intérêt d’explorer plus largement cet abord palmaire.
Jean-Luc ROUX (Montpellier), Jean-Claude ROUZAUD
15:08 - 15:14 #37040 - CO063 Fractures du col du 5ème métacarpien : résultats cliniques et complications selon le type d’ostéosynthèse.
CO063 Fractures du col du 5ème métacarpien : résultats cliniques et complications selon le type d’ostéosynthèse.

Les fractures du col du cinquième métacarpien sont parmi les fractures les plus courantes de la main. Elles représentent environ 40% des fractures des métacarpiens, avec une incidence annuelle de 10 à 28 pour 100 000 personnes. Différents types d’ostéosynthèses ont été décrites pour ces fractures, avec principalement l’utilisation de broches ou de vis centromédullaires. Aucun consensus n’existe sur la technique optimale. L’objectif de cette étude est d’évaluer les résultats des différents types d’ostéosynthèses des fractures du col du 5ème métacarpien, de définir les complications propres à chacune d’elles, et de déterminer si l’une des techniques permet d’obtenir les meilleurs résultats avec le plus faible taux de complications.

85 patients ayant bénéficié d’une ostéosynthèse d’une fracture du col du 5ème métacarpien entre 2004 et 2022 ont été inclus dans cette étude. L’ostéosynthèse a été réalisée par 3 broches de 1,0mm de diamètre, 2 broches de 1,2mm, 1 broche de 1,2mm et 1 broche de 1,5mm, 2 broches de 1,5mm, une broche de 1,8mm ou par une vis centromédullaire. La nécessité d’une ablation de matériel, la présence de douleurs, les mobilités, la survenue de complications à type d’hypoesthésie, de trouble de l’enroulement, d’infection ou de pseudarthrose, le QuickDASH, le délai de reprise du travail ainsi que la satisfaction finale des patients ont été analysés.

Les résultats de 84 patients ont été analysés avec un recul moyen de 5,7 ans. Le type d’ostéosynthèse était des broches de 1,0mm de diamètre chez 5 patients, de 1,2mm chez 42 patients, de 1,5mm chez 23 patients, de 1,2mm et 1,5mm chez 4 patients, de 1,8mm chez 3 patients et une vis centromédullaire chez 7 patients. Au recul final, 83 patients avaient un enroulement complet des doigts et 3 patients (3,6%) des douleurs résiduelles. Une ablation de matériel a été réalisé chez 74 patients (88,1%). Un trouble de l’enroulement a été retrouvé dans 13 cas (15,5%), mais gênant chez seulement 1 patient. Une hypoesthésie du bord ulnaire de la main était présente chez 8 patients (9,5%). Le QuickDASH moyen était de 18,83, et le délai moyen de retour au travail de 6 semaines. La satisfaction finale moyenne des patients était de 9,5/10. Aucune infection ou pseudarthrose n’est survenue. Dans le groupe de patients ayant bénéficié d’une ostéosynthèse par vis centromédullaire, aucune complication post-opératoire n’a été retrouvée et aucune ablation de matériel n’a été nécessaire.

Les résultats cliniques après ostéosynthèse des fractures du col du cinquième métacarpien sont bons, quelque soit le type d’ostéosynthèse utilisé. Les principales complications retrouvées sont la survenue d’un trouble de l’enroulement et d’une hypoesthésie, en rapport avec la voie d’abord au niveau du point d’entrée des broches. L’ostéosynthèse par vis centromédullaire semble présenter l’avantage de ne pas nécessiter d’ablation de matériel, et une survenue moindre de complications notamment d’hypoesthésie du bord ulnaire de la main.
Raphaël NGUYEN (Paris), Jean-Gabriel DELVAQUE, Luc KOPEL, Pascal JEHANNO
15:14 - 15:18 Discussion commune.
15:18 - 15:24 #34838 - CO064 Intérêt de la technique d'Ishiguro modifiée dans le traitement des mallet finger osseux.
CO064 Intérêt de la technique d'Ishiguro modifiée dans le traitement des mallet finger osseux.

L’indication chirurgicale des lésions de type mallet finger osseux ne fait pas encore consensus. Il est globalement admis, selon les méta-analyses récentes, qu’une chirurgie est indiquée en cas de présence d’une fragment osseux supérieur à 30 % de la surface articulaire et/ou de l’existence d’une sub-luxation palmaire de P3. De nombreuses techniques chirurgicales ont été décrites, percutanées ou par voie ouverte. La technique d’embrochage décrite par Ishiguro en 1997 offre de bons résultats. Toutefois, elle ne permet pas toujours d’obtenir un résultat radiologique tout à fait satisfaisant. Nous décrivons ici notre expérience de l’utilisation de la technique d’Ishiguro modifiée par Chung and al. en 2012.

La technique chirurgicale modifiée consiste à mettre en place une première broche intra-focale avant de positionner la broche console puis enfin la broche d’arthrorise. Ceci permettant souvent d’obtenir une meilleure réduction et une stabilisation du fragment osseux.

Dans notre série, 20 patients ont été opérés entre 2017 et 2021. Sur ces 20 patients, 12 ont bénéficié cette technique modifiée en fonction des constatations per-opératoires. Deux de ces patients présentaient des fractures datant de plus de 5 semaines. Les résultats étaient satisfaisants avec une bonne réduction et consolidation radiographique. Cliniquement, le déficit d’extension post opératoire moyen était inférieur à 6°. Nous avons déploré une seule complication de type ostéo arthrite, résolutive sous antibiothérapie sans séquelle. Il n’y avait pas à moyen ni long terme de déformation unguéale ou d’enraidissement.

Le traitement par embrochage des fractures de type Mallet finger est couramment utilisé. Il s’agit d’une technique relativement simple et reproductible montrant de bons résultats. Toutefois en cas de chirurgie retardée, d’un large espace inter-fragmentaire ou d’une rotation du fragment l’ostéosynthèse peut s’avérer plus complexe.

Nous pensons que l’adjonction de cette troisième broche peut être une astuce utile et efficace afin d’optimiser la réduction anatomique.
Aurélie INIESTA (Marseille), Caroline CURVALE, Sébastien VIAUD, André GAY, Philippe SAMSON
15:24 - 15:30 #36997 - CO065 One-stage reconstruction of old flexor tendon lesions by heterodigital transfer of half of the FDP in children. About 6 cases.
CO065 One-stage reconstruction of old flexor tendon lesions by heterodigital transfer of half of the FDP in children. About 6 cases.

The secondary flexor tendon repair remains one of the most difficult challenges in hand surgery. The aim of this study is to evaluate the results of Durand/Oberlin technique in children after a neglected lesion or failure of a primary repair.

Materials and methods: 6 children have been operated according to this technique, with extreme ages: 14 months to 05 years old. In all 6 children the preoperative clinical evaluation demonstrated a finger with flexible joints, sensitive, well vascularized with perfect skin coverage and a solid skeleton. The main outcomes measured were the total active flexion (TAF) and the total active motion (TAM). TAF is the sum of flexion of the MCP, PIP and DIP joints combined. TAM is calculated as TAF minus total loss of active extension of MCP, PIP and DIP joints

Results : According to Strickland criteria, all children demonstrated clinical improvement of active motion, recorded with pre op and post op videos.

The classical two stages reconstruction did not result, in our hands, in satisfactory results, especially in children. The better results of our technique can be explained: no need for a proximal tendon suture; the distal fixation, the pull-out technique, allows some immediate mobilization, of course under the protection of a splint the wrist being completely flexed, during 6 weeks. The hemi-tendon FDP is sufficiently narrow to allow easy passage of the tendon through the original pulleys which are preserved in case of neglected injury.

Conclusion : This procedure has, in our hands, replaced the 2 stages procedure for unidigital lesions in adults. Our study demonstrates that the technique can be used in children and early childhood as well.
Samir RAZALI (Medea, Algérie)
15:30 - 15:36 #36940 - CO066 2-Stage Flexor Reconstruction With A Mean Follow-Up of 5 Years. An Observational Study.
CO066 2-Stage Flexor Reconstruction With A Mean Follow-Up of 5 Years. An Observational Study.

Introduction: Flexor tendon rupture is a common injury which remains a challenge for the surgeon. In acute ruptures, the end-to-end repair is the most common technique. However, in chronic ruptures other techniques should be taken into consideration. One of these techniques is the two stage flexor tendon reconstruction using a loop between the flexor digitorum superficialis (FDS) and flexor digitorum profundus (FDP) (Paneva technique). The purpose of the present study is to present mid to long term results with this technique.

Between 2007 and 2015, 56 patients were operated with two stage flexor reconstruction for chronic flexor tendon ruptures. All patients underwent two operations with an interval of three months between the operations. In the first operation an end-to-end loop of FDS and FDP is created, and a silicon rod is inserted under the pulleys of the finger. In the second operation the proximal end of the FDS is identified and cut. With the help of the silicon rod the tendon is passed under the pulleys and attached at the distal phalanx. All patients filled the DASH score preoperatively and at the last follow-up. The total active motion (TAM) of the finger was also measured at the last follow-up.

The mean age of the patients was 34,72 years (range 22-57 years). 36 patients were men (64%) and 20 were women (36%). There were 20 cases (36%) of the index finger, 20 (36%) of the middle finger 11 (20%) the ring finger and 5 cases (8%) the small finger. Mean DASH score was improved from 21.53 preoperatively to 4.23 at the last follow-up. The mean TAM was 183o. There were complications postoperatively in three patients. Two of them were infections and one palmar contraction of the distal interphalangeal joint.

The advantages of the described technique are: the stronger graft which is also intrasynovium compared to palmaris longus, there’s no donor site morbidity, there’s one suture site and it can be performed in children. Disadvantages are the size of tendons in the small finger and the anchoring in the distal phalanx.

The two-stage reconstruction technique is a reliable treatment method for chronic flexor tendon ruptures. However, it demands not only surgical experience but also patient’s compliance for the better result.
Kostas-Agnantis IOANNIS (Ioannina, Grèce), Gkiatas IOANNIS, Gerasimopoulos PANAGIOTIS, Pakos EMILIOS, Beris ALEXANDROS, Korompilias ANASTASIOS
15:36 - 15:42 #37042 - CO067 Reconstruction de l'extenseur en zone I par greffe de rétinaculum de l'extenseur.
CO067 Reconstruction de l'extenseur en zone I par greffe de rétinaculum de l'extenseur.

Les lésions aiguës avec perte de substance de la bandelette terminale de l'extenseur dans la zone 1 de la classification de l'IFSSH représentent un défi chirurgical pour lequel il n'y a pas de consensus à l'heure actuelle. Ces lésions peuvent être associées à des défauts cutanés ou à des lésions osseuses qui doivent être pris en compte dans la stratégie thérapeutique. Nous avons évalué l'utilisation du rétinaculum de l'extenseur comme greffe reconstructrice.

Trois patients (4 doigts) ont été inclus.

Au terme de 15 mois de suivi, la flexion était de 70° avec un déficit d'extension de 15°. La douleur evaluée par l'échelle visuelle analogique etait nulle. Selon les critères de Crawford, les résultats ont été considérés comme bons dans 3 cas et moyens dans 1 cas. Les patients ont pu reprendre leurs activités antérieures. Nous n'avons observé aucune complication ni sur le site d'exérèse ni sur les doigts opérés.

L'utilisation du rétinaculum de l'extenseur dans la reconstruction de la bandelette terminale de l'extenseur en zone 1 semble être un outil utile qui donne des résultats satisfaisants et doit faire partie de l'arsenal thérapeutique du chirurgien. Il s'agit cependant de cas rares qui nécessitent d'être évalués sur une plus grande cohorte.
Ruben DUKAN (Paris)
15:42 - 15:48 #36999 - CO068 Neglected multi-digital flexor injuries , outcomes of single stage repair by hetero-digital flexor digitorium profundus.
CO068 Neglected multi-digital flexor injuries , outcomes of single stage repair by hetero-digital flexor digitorium profundus.

Aims: Restoration of satisfactory digital function after a neglected lesion or failure of flexor tendon repair remains one of the most difficult challenges in had surgery. The aim of this study is to evaluate the results of heterodigital flexor profundus transfer in multi-digital flexor injuries (modified Duran/Oberlin technique)

Materials and methods: We treated tow patients (women), age (16 and 35 years), neglected lesion for (eleven years after primary reparation for the girl, and two years for the adult women) lesion in zone 2 of index and middle fingers, single stage repair by hetero digitalflexor digitorium profundus from ring finger is split into two halves then re-ruted to the recipient index middle fongerand foxed with a pull-out suture over the nail, and sutured to the old FDP tendon stump, the tension is set to maintain the recipient finger in slightly more flexion than the normal resting cascade, Arthodesis DIP ring donor finger at 10 degrees, a dorsal splint is applied with the wrist in 45 degrees of flexion, MCP joints 45 degrees of flexion, and PIP joints left free to allow early mobilization. Patients were evaluated before and after surgery, passive and active range of motion of the MCP, PIP and DIP joints of the injured and donor fingers were measured. The main outcomes measured were the total active flexion (TAT) and the total active motion (TAM).

Results: According to Strickland criteria, patient demonstrated clinical improvement of active motion, recorded with pre op and post op videos.

Conclusion: This procedure has, in our hand, replaced the 2 stages procedure for digital lesions, our study demonstrates that the technique can be used in neglected multi-digital flexor lesions for several years. The better results of our technique can be explained: no need for a proximal tendon suture; the distal fixation, the pull-out technique, allows some immediate mobilisation, of course under the protection of a splint the wrist being completely flexed, during 6 weeks. The hemi-tendon FDP is sufficiently narrow to allow easy passage of the tendon through the original pulleys which are preserved in case of neglected injury.
Samir RAZALI (Medea, Algérie)
15:48 - 15:53 Discussion commune.
15:53 - 15:59 #37072 - CO069 Résultats de la technique de membrane induite dans les pertes de substances osseuses traumatiques des doigts et des métacarpiens : série monocentrique de 26 cas.
CO069 Résultats de la technique de membrane induite dans les pertes de substances osseuses traumatiques des doigts et des métacarpiens : série monocentrique de 26 cas.

Les pertes de substances osseuses traumatiques à la main sont retrouvées dans le cadre de lésions pluritissulaires et posent la question du choix de la technique à utiliser pour le temps osseux de la chirurgie initiale. Cette étude présente les résultats d’une série monocentrique rétrospective de patients ayant bénéficié d’une technique de la membrane induite dans le temps initial de la prise en charge de lésions traumatiques pluritissulaire de la main avec perte de substance osseuse des phalanges et/ou des métacarpes.

La série est composés de 26 rayons traités chez 20 patients, âgés en moyenne de 48 ans, dont 7 pouces. La perte de substance de 18 mm en moyenne, concernait la phalange pour 14 rayons, le métacarpe pour 7 rayons, et l’association des deux pour 5 rayons, l’atteinte était articulaire pour 17 rayons. Il était retrouvé 8 atteintes artérielles dont 1 rayon dévascularisé, 7 atteintes neurologiques et 21 atteintes tendineuses, tandis que 11 rayons nécessitaient une couverture par lambeau. Le premier temps chirurgical était réalisé sous 24h avec mise en place de ciment armé sur broches. Le deuxième temps osseux était réalisé avec un délai moyen de 90 jours à compter de la chirurgie initiale. La reconstruction osseuse a été réalisée par un greffon autologue spongieux dans 15 cas et cortico-spongieux dans 10 cas.

La consolidation osseuse, définie par la continuité de 3 corticales sur 4 évaluées par deux chirurgiens indépendants sur des radiographies de face et de profil, était obtenue en moyenne en 91 jours sur 25 des 26 rayons. Dans le dernier cas, une régularisation a été réalisée pour sepsis. 5 autres rayons digitaux ont présenté des complications infectieuses, dont 4 associés à un défaut de couverture parmi lesquels 3 ont nécessité un lambeau itératif avec changement de ciment et 1 une cicatrisation dirigée sous antibiotiques. Le dernier a présenté des prélèvements peropératoires positifs lors du temps de greffe osseuse, son évolution a été favorable vers la consolidation sous antibiothérapie sans nécessiter de reprise chirurgicale

Cette étude apporte des arguments forts pour l’utilisation de la technique de membrane induite dans un contexte précis n’ayant que peu été étudié, et jamais avec une population de cette ampleur. Aucune donnée fonctionnelle n’est présentée dans cette étude en raison de lésions trop hétérogènes ne permettant pas une interprétation de ces dernières sur un échantillon de cette taille.

La technique de membrane induite est donc une technique fiable et adaptée à la prise en charge des pertes de substances osseuses traumatiques à la main en contexte aigü.
Marius BUFFARD (Lyon), Thibault DRUEL, Laurent MATHIEU, Aram GAZARIAN
15:59 - 16:05 #37016 - CO070 ARTHROPLASTIES MÉTACARPO-PHALANGIENNES EN URGENCE PAR IMPLANTS SILICONE DANS LE CADRE DE REIMPLANTATIONS PLURI-DIGITALES.
CO070 ARTHROPLASTIES MÉTACARPO-PHALANGIENNES EN URGENCE PAR IMPLANTS SILICONE DANS LE CADRE DE REIMPLANTATIONS PLURI-DIGITALES.

La prise en charge de traumatismes de la main avec destruction articulaire relève d'un challenge particulier. Cela est d'autant plus vrai en ce qui concerne les cas d'amputations pluri digitales. Lorsque l'ostéosynthèse n'est pas réalisable, celle-ci est habituellement supplée par des techniques d'arthrodèses, plus rarement de transferts articulaires ou encore d'arthroplasties. Ces techniques sont habituellement différées avec la mise en place première d’une fixation temporaire. Très peu de cas d’arthroplasties en urgence ont été rapportées dans la prise en charge de ces situations d'exception.

Nous présentons les résultats à 15 mois de recul de la réimplantation de 3 doigts avec mise en place de trois implants métacarpo-phalangiens silicone (Integra) réalisés en première intention chez un patient amputé des quatre doigts longs. L’index ayant bénéficié d'une régularisation selon Chase.

Après le succès vital des 3 doigts réimplantés, notre patient n’a pas présenté de complication infectieuse, aucune réintervention n’a été effectuée. Celui-ci a pu reprendre l’écriture 3 mois après la chirurgie et ses activités sportives à environ 1 an. Au dernier recul, il évaluait sa main à 80% par rapport au côté sain, L'EVA était à 0. L’arc de mobilité des métacarpo-phalangiennes était de 85° en moyenne, la force de la pince représentait 65% du côté sain. Le score de quickDASH au dernier recul était égal à 20.

Avec un retour rapide à une qualité de vie normale, la restauration de mobilités articulaires quasi complètes, d'une main fonctionnelle et sans douleur. Nos résultats semblent encourageants, en concordance avec les données de la littérature.

La mise en place en urgence de prothèses métacarpo-phalangiennes en silicone dans le cadre de de réimplantations pluri-digitales avec destruction articulaire semble représenter une alternative de prise en charge sérieuse à considérer.
Emilie MATHIEU (Toulouse), Mathieu GIRARD, Pierre MANSAT
16:05 - 16:07 Discussion commune.
16:07 - 16:13 #36900 - CO071 Etude rétrospective de l’effet du lipofilling de pulpe sur les troubles sensitifs après les lésions digitales distales.
CO071 Etude rétrospective de l’effet du lipofilling de pulpe sur les troubles sensitifs après les lésions digitales distales.

Les lésions distales des doigts sont fréquentes, elles peuvent entrainer à terme des troubles sensitifs pulpaires (hyperesthésie, dysesthésie , intolérance au froid) fonctionnellement gênants due à une cicatrice pulpaire. Le lipofilling est une technique peu invasive utilisée dans divers indications pour combler, améliorer la trophicité des tissus et traiter les douleurs neuropathique dans d’autres zones. Cette étude vise à évaluer l’effet du lipofilling pulpaire sur les troubles sensitifs secondaire à un traumatisme pulpaire.

Tous les patients âgée de plus de 7 ans, présentant une cicatrice pulpaire associée à des troubles sensitifs invalidants opérés d’ un lipofilling pulpaire sous anesthésie locale ou générale entre 2020 et 2023 ont été évalués rétrospectivement. La graisse était prélevée en face interne de genou et centrifugée avant réinjection. Les critères de jugement principales étaient les troubles sensitifs pulpaires évalués par le test s2PD, le score d’intolérance au froid (SCC Scale) et le monofilament à J0 , 3 mois et 6 mois. Les critères de jugement secondaires étaient la gêne fonctionnelle (questionnaire Q-Dash), la satisfaction post opératoire, les complications et la quantité de graisse réinjectée. Les jeunes enfants âgés de moins de 11 ans ont été évalués par questionnaire aux parents (difficulté pour couper l’ongle, sensibilité pulpaire). Une analyse comparative des critères de jugement a été réalisée.

6 patients âgés en moyenne de 33 ans ont été opérés sous anesthésie générale (2 patients) ou locale sédation (4 patients) dont 3 enfants et 3 adultes. 0.6 ml de graisse ont été réinjecté en moyenne. Aucune complication n’a été retrouvée. On ne retrouvait pas amélioration sur les troubles sensitifs pulpaires ( ∆ 2PDS moyen =0,25, P=1) , ∆ et sur les critères de jugements secondaires, ni sur l’hypersensibilité ou la qualité de vie(∆ quick dash moyen = 0 ;P=1). Un patient a bénéficié d’une 2-ème séance de lipofilling à 3 mois. La satisfaction des patients était de 5/10. On retrouvait une tendance à une meilleur amélioration chez les enfants via le questionnaire aux parents ( Oui/Non) : facilitation pour couper l’ongle , diminution des douleurs (Oui dans 100% des cas).

Actuellement, peu de traitement existe pour traiter ses troubles sensitifs pulpaires. Deux études de faible niveau de preuve ont montré une amélioration non significative des troubles sensitif ( 2PDS, hypersensibilité) grâce au lipofilling pulpaire. Dans notre étude cette tendance se retrouve chez les enfants et non chez les adultes.

Le lipofilling de pulpe ne semble pas améliorer les troubles sensitifs pulpaires chez les patients adultes ayant subi un traumatisme pulpaire cependant les résultats semblent être prometteur chez les enfants.
Clarisse MACNI (Marseille), Charlotte JALOUX, Najib KACHOUH
16:13 - 16:19 #37088 - CO072 Optimisation du lambeau libre cutané médialis pédis pour la couverture de la main.
CO072 Optimisation du lambeau libre cutané médialis pédis pour la couverture de la main.

Le lambeau cutané médialis pédis, décrit en 1990, initialement pour la couverture de l’arrière-pied et de la cheville, a secondairement été utilisé dans sa version libre pour la couverture de la main et des doigts. Cependant, les dimensions limitées de sa palette cutanée restreignent son utilisation. Nous avons réalisé une étude cadavérique afin de déterminer si la taille de la palette cutanée pouvait être augmentée.

Nous avons mené nos dissections sur des pièces anatomiques fraîches préalablement injectées de Microfil. Treize pièces ont été retenues. Notre hypothèse s’étaye sur nos constatations chirurgicales. Une deuxième perforante distale vascularisant la palette cutanée était systématiquement observée. Nos hypothèses sont de déterminer : - Si cette deuxième perforante est issue du même réseau vasculaire que celle décrite dans la technique de prélèvement du lambeau médialis pédis. -Si l’inclusion de cette deuxième perforante permet d’augmenter la taille de la palette cutanée du lambeau.

Lors de nos 13 dissections, nous avons toujours retrouvé la présence de cette deuxième perforante. Celle-ci était systématiquement reliée au réseau de la branche superficielle de l’artère plantaire médiale. Les injections à l’encre de chine ont permis de mettre en évidence une augmentation de la taille de la palette cutanée grâce à l’inclusion de ce deuxième vaisseau perforant.

Le lambeau cutané médialis pédis est un lambeau utile dans l’arsenal thérapeutique pour la reconstruction des pertes de substances de la main et des doigts. En effet, l’épaisseur de la palette cutanée ainsi que la texture et la couleur sont similaires avec la peau de la paume de la main et des doigts. De plus, aucun axe vasculaire principal n’est sacrifié lors du prélèvement de ce lambeau. La couverture du site donneur peut se faire simplement soit par fermeture directe soit avec une greffe de peau fine. Il y a peu de contre-indication de prélèvement excepté l’occlusion de l’artère tibiale postérieure et la présence d’un os naviculaire proéminent entraînant un risque d’ulcération escarre de la greffe de peau.

L’inclusion d’une deuxième perforante autorise la couverture de perte de substance plus large permettant une utilisation plus importante de ce lambeau.
Charlotte GABRIEL (Luxembourg, Belgique), Alban FOUASSON-CHAILLOUX, Thomas JAGER, Germain POMARES
16:19 - 16:25 #36890 - CO073 La recoupe artérielle pré-anastomotique est-elle systématique dans les revascularisations digitales ? Etude prospective, monocentrique et multidisciplinaire sur 46 mois.
CO073 La recoupe artérielle pré-anastomotique est-elle systématique dans les revascularisations digitales ? Etude prospective, monocentrique et multidisciplinaire sur 46 mois.

Malgré une anastomose artérielle optimale, certaines replantations échouent. L'objectif était d'évaluer l'influence du mécanisme lésionnel sur l'histologie artérielle et sur le succès ou l'échec anastomotique. Nous supposons que le mécanisme lésionnel influence les lésions histologiques artérielles et le succès microchirurgical.

Cette étude prospective monocentrique a inclus des patients présentant une lésion aigue traumatique artérielle de la main et du poignet. Une recoupe artérielle systématique des moignons proximaux et distaux était réalisée avant l’anastomose. Une analyse histologique des moignons était réalisée. Nous avons réalisé un suivi clinique avec une échographie de contrôle de perméabilité à 1 mois post opératoire.

De 2018 à 2022, 104 patients ont été inclus avec un recul de 12 mois. Macroscopiquement, 42,2% des berges étaient délabrées. L'analyse histologique était lésée à 74,3% : blast (100%) > section mécanique et électrique (92,3% ; 82,1%) > amputation mécanique et électrique (80% ; 66,7%) > section par verre (50%) > écrasement (33,3%). Les facteurs favorisant une analyse histologique saine sont : une section par verre (p<0,05 ; OR = 3,72) et l’âge du patient < 65 ans (p<0,01). Les facteurs de risque d'échec anastomotique sont un mécanisme lésionnel par amputation électrique (p<0,01, OR 8,19) et une longueur de la recoupe artérielle plus courte (p<0,02)).Le taux d’échec clinique est de 7,8% et le taux d’échec anastomotique échographiquement est de 10,4%.

Les lésions artérielles histologiques sont corrélées au mécanisme lésionnel. Une recoupe artérielle des moignons proximaux et distaux > 2mm est recommandée pour tous les mécanismes lésionnels avant une anastomose artérielle termino-terminale. Une recoupe > 4mm et un pontage systématique pour les amputations ou les blasts. Cette étude peut faire évoluer les pratiques chirurgicales.

Les lésions artérielles histologiques sont corrélées au mécanisme lésionnel. Une recoupe artérielle des moignons proximaux et distaux > 2mm est recommandée pour tous les mécanismes lésionnels avant une anastomose artérielle termino-terminale. Une recoupe > 4mm et un pontage systématique pour les amputations ou les blasts. Cette étude peut faire évoluer les pratiques chirurgicales.
Marine PICHONNAT (Besançon), Alexandre BUFFET, Franck MONNIEN, Sébastien AUBRY, Isabelle PLUVY, François LOISEL, Laurent OBERT, Séverine VALMARY-DEGANO, Ines REGAS
16:25 - 16:31 #37130 - CO074 WALANT versus ALR dans la cure chirurgicale du doigt à ressaut : douleur post-opératoire et vitesse de récupération fonctionnelle.
CO074 WALANT versus ALR dans la cure chirurgicale du doigt à ressaut : douleur post-opératoire et vitesse de récupération fonctionnelle.

La WALANT (wide-awake local anesthesia no tourniquet) est un outil utile dans la cure chirurgicale du doigt à ressaut permettant notamment de se passer du garrot pneumatique, source de douleur pour le patient en per opératoire, et d’assurer un champ opératoire exsangue grâce à la composante adrénalinée du produit utilisé. Cependant l’anesthésie loco-régionale (ALR) reste actuellement la technique anesthésique la plus répandue dans cette indication. Notre hypothèse était que la consommation d’antalgiques en post-opératoire et la durée de récupération fonctionnelle étaient moindres chez les patients opérés sous WALANT.

Il s’agissait d’une étude rétrospective comparative non randomisée et consécutive des patients opérés d’un doigt à ressaut ou plus sur une période de 30 mois par deux chirurgiens séniors, l’un opérant sous ALR effectuée par l’anesthésiste, l’autre sous WALANT effectuée par le chirurgien lui-même. Il y avait deux perdus de vue. Nous avons évalué la consommation post-opératoire d’antalgiques, le délai de reprise du travail, la fonction (Total active motion et quick-DASH) et la satisfaction globale de la chirurgie au dernier recul.

Nous avons inclus 11 patients dans le groupe WALANT avec 14 doigts opérés et 10 patients dans le groupe ALR avec 18 doigts opérés. Les groupes étaient comparables en terme d’âge, de sexe et de profession. Le garrot n’a été nécessaire dans aucun cas de chirurgie sous WALANT. Il existait davantage de patients n’ayant pas consommé d’antalgique en post opératoire dans le groupe WALANT que dans le groupe ALR (54% versus 18%, p=0,03). La douleur ressentie pendant l’anesthésie était significativement inférieure dans le groupe WALANT. En revanche, au recul moyen de 12 mois, les deux groupes ne différaient pas significativement en termes de délai de reprise du travail (2.3 jours versus 5.5 jours en moyenne dans les groupes WALANT et ALR), recours à des séances de kinésithérapie, satisfaction globale et quick-DASH.

La chirurgie du doigt à ressaut sous WALANT a montré dans notre étude des résultats fonctionnels aussi satisfaisants que la chirurgie sous ALR, tout en minimisant la douleur ressentie pendant le geste anesthésique et réduisant le recours aux antalgiques en post-opératoire.

La WALANT est une technique anesthésique constituant une bonne alternative à l'anesthésie loco-régionale conventionnelle à la lidocaïne dans la chirurgie du doigt à ressaut.
Camille COLOMBIES-VERRIER (Paris), Olivier FREAUD, Frédérique MAZODIER, Franck VERDONK, Alain SAUTET, Adeline CAMBON
16:31 - 16:37 #37102 - CO075 États des lieux des pratiques des chirurgiens du réseau FESUM sur les réparations nerveuses primaires des nerfs digitaux.
CO075 États des lieux des pratiques des chirurgiens du réseau FESUM sur les réparations nerveuses primaires des nerfs digitaux.

La suture epi-perineurale est admise comme un « Gold Standard » pour la réparation nerveuse primaire des nerfs collatéraux ou nerfs digitaux propres. Les mesures adjuvantes ou greffons suscitent plus de controverses dans la littérature. L’objectif de ce travail était de dresser un état des lieux des différentes pratiques et protocoles de réparation nerveuse primaire des nerfs digitaux auprès des chirurgiens de la main.

Un questionnaire « Google form » a été envoyé aux membres de la Fédération des services d’urgence de la main (FESUM). Les 25 questions de cette enquête portaient sur les participants (spécialité chirurgicale, âge, lieu d’exercice, diplôme, etc.), les techniques de réparation nerveuse et leur justification, ainsi que sur le suivi post-opératoire. Les résultats ont été traités et transmis par le logiciel « Google form ».

Parmi les 323 chirurgiens interrogés, 172 ont répondu, soit 53,2% de participation. La majorité utilise la technique par suture epi-perineurale seule pour réparer les lésions nerveuses sans perte de substance (51,2 %), mais aussi la suture associée au manchonnage veineux (25,6 %) et la suture associée à de la colle biologique (15,7 %). En cas de perte de substance nerveuse, les pratiques se répartissent entre greffe veineuse autologue, conduit synthétique et autogreffe nerveuse. Ce qui semble davantage primer pour les chirurgiens sont la fiabilité et la rapidité du geste technique. Le suivi post-opératoire est en majorité de 6 mois, néanmoins près d’un quart suivent un mois leur patient.

Le choix des chirurgiens du réseau FESUM semble pertinent, les SOS Main réalisant près de 60% des actes en urgence. Si la technique par suture seule est majoritairement utilisée dans les cas des réparations simples, le manchonnage veineux ou la colle biologique associés à la suture semblent en véritable essor. Il faut savoir néanmoins que les colles biologiques ne disposent aujourd’hui d’aucune Autorisation de Mise sur le Marché dans cette indication.

Cette étude apporte un éclairage sur les techniques au quotidien des chirurgiens de la main en matière de réparation des nerfs collatéraux digitaux. Comme la littérature récente sur les mesures adjuvantes et matériaux divers, cette enquête montre l’évolution des pratiques sur le terrain, à la frontière du « Gold standard » que constitue la suture epi-perineurale.
Marie LEGER (Rouen), Luc MEURIC, Octave DHELLEMMES, Fabrice RABARIN, Isabelle AUQUIT-AUCKBUR
16:37 - 16:42 Discussion commune.

14:00-15:00
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SFRM6
Session 4
Éducation thérapeutique

Session 4
Éducation thérapeutique

Modérateurs : Grégory MESPLIÉ (Kiné / orthésiste) (Biarritz), Serge ROUZAUD (kiné) (Pessac)
14:00 - 14:15 Informer, conseiller, former, éduquer. Marie-Charlotte BRANCHET (Ergothérapeute Cadre de santé) (Toulon)
14:15 - 14:25 Fiche prévention d’évaluation des connaissances du réseau prévention main en ile de France. Catherine LAFFARGUE (KINESITHERAPEUTE) (Champigny-sur Marne)
14:25 - 14:35 Éducation thérapeutique des patients en post opératoire immédiat - notre expérience à l'Institut de la Main Nantes Atlantique. Claude LE LARDIC (KINESITHERAPEUTE ORTHESISTE) (Nantes), Clotilde SANDER (kinésithérapeute) (Nantes)
14:35 - 14:45 Zoom sur l’intervention de l’ergothérapeute auprès des patients de rhumatologie à La Maison de l’Education Thérapeutique (MET) des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg. Marie SCHWEBEL (Ergothérapeute) (Strasbourg)
14:45 - 15:00 Discussion commune.

15:00
15:00-15:30
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CS-1
Conférence sociale.
« Main et Avenir », Lettre ouverte aux Chirurgiens.

Conférence sociale.
« Main et Avenir », Lettre ouverte aux Chirurgiens.

Conférencier : Alain-Charles MASQUELET (Paris)
Alain-Charles MASQUELET (Paris), au terme de près de cinquante années d’activité, nous donnera sa pensée sur l’évolution de la Chirurgie non seulement avec le regard du chirurgien qui a tant apporté à notre spécialité mais aussi avec celui du philosophe qu’on lui connait moins.

15:00-16:00
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SFRM7
Session 5
Fracture articulaire IPP

Session 5
Fracture articulaire IPP

Modérateurs : Sylvain CELERIER (Kinésithérapeute) (Paris), Marc LEROY (Co-Gerant) (Institut de la Main Nantes-Atlantique)
15:00 - 15:10 Fracture de la base de P2, anatomie et diagnostic - Traitement chirurgical à ciel ouvert. Paul LEVET (Interne en chirurgie) (Marseille)
15:10 - 15:20 Traitement orthopédique par orthèse de traction. Maxime FOURMY (Kinésithérapeute-Orthésiste) (Marseille)
15:20 - 15:30 Traitement chirurgical par ligamentotaxor. Ludovic BINCAZ (Chirurgien) (Montélimar)
15:30 - 15:40 Rééducation dans le cadre d'un traitement par ligamentotaxor à propos de 10 cas. Julia CREMILLIEUX (exercice liberal) (Valence)
15:40 - 15:50 Reconstruction par greffon ostéochondral d’hémi hamatum. Lionel ERHARD (Chirurgien) (Lyon)
15:50 - 16:00 Fractures articulaires des IPP : Principes de rééducation et auto-rééducation. Cas particulier fracture articulaire IPP traitée par greffe Hamatum: Protocole de rééducation. A propos de 8 cas. Claude LE LARDIC (KINESITHERAPEUTE ORTHESISTE) (Nantes)

15:30
15:30-16:00
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CS-2
Conférence sociale.
Chirurgie plastique nomade. De la case de santé aux conflits armés: notre expérience sur 30 années.

Conférence sociale.
Chirurgie plastique nomade. De la case de santé aux conflits armés: notre expérience sur 30 années.

Conférencier : Patrick KNIPPER (Ph) (Paris)
Patrick KNIPPER (Paris), chirurgien plasticien de renom formé à l’école de Boucicaut a sillonné le monde afin d’apporter son expertise en chirurgie reconstructrice des traumatismes conséquences des conflits armés ou de situations politiques nuisibles pour les populations.

16:00
16:00-16:45
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CS-3
Conférence sociale.
"Mon expérience de patron du RAID"

Conférence sociale.
"Mon expérience de patron du RAID"

Conférencier : Jean-Baptiste DULION (Bièvres)
Jean Baptiste DULION, un ancien membre de la DGSI, est à la tête d’une unité d’élite de la Police Nationale depuis 2017. Ainsi le RAID (Recherche Assistance Intervention Dissuasion) est bien souvent l’ultime ressource et comme le souligne son chef « après nous, il n’y a plus de recours ». Décisions en situation d’urgence, préparation mentale et physique, gestion du stress, prise en charge médicale des traumatismes sur le terrain d’opérations sont autant de points, parfois en commun avec le quotidien d’un chirurgien, que Jean Baptiste DULION nous exposera, fort de son expérience.

16:00-16:30
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SFRM8
Conférence d'enseignement
Rôle des ligaments extrinsèques dans l'instabilité scaphoïde-lunaire.

Conférence d'enseignement
Rôle des ligaments extrinsèques dans l'instabilité scaphoïde-lunaire.

Modérateurs : André GAY (Chirurgien Libéral) (Marseille), Claude LE LARDIC (KINESITHERAPEUTE ORTHESISTE) (Nantes)
16:00 - 16:30 Rôle des ligaments extrinsèques dans l'instabilité scaphoïde-lunaire. Philippe CUENOD (Chirurgien de la main) (Genève, Suisse)
16:20 - 16:25 Questions / Réponses.

16:30
16:42
16:30 - 17:00 Pause café - Visite des stands - Consultation des ePosters
17:00
17:00-18:30
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SFCM-1
Séance solennelle de la SFCM

Séance solennelle de la SFCM

17:00-17:35
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SFRM9
Conférence d’enseignement
Les déformations des doigts

Conférence d’enseignement
Les déformations des doigts

Modérateurs : Kursat ERDOGAN (Chef de Clinique - Assistant) (Strasbourg), Marie SCHWEBEL (Ergothérapeute) (Strasbourg)
17:00 - 17:30 Les déformation des doigts. Caroline LECLERCQ (Chirurgien main) (Paris), Fanny CARN (KINE ORTHESISTE) (Paris)
17:30 - 17:35 Discussion commune.

17:35
17:45
17:45-19:30
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AG-GEMMSOR
Assemblée Générale de la SFRM - GEMMSOR

Assemblée Générale de la SFRM - GEMMSOR

18:00
18:00-19:00
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AG-FESUM
Assemblée Générale de la FESUM.

Assemblée Générale de la FESUM.

18:30
19:00