Lundi 18 décembre
Heure Amphi Bleu Salle 252AB
14:00
14:00-15:00
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TR1
Table ronde
Wrist Arthrioscopy ; Push the limits

Table ronde
Wrist Arthrioscopy ; Push the limits

Coordinateur : Michel LEVADOUX (Chef de Service) (Toulon)
40 ans après les premières arthroscopies de Terry Whipple, l’arthroscopie du poignet a pris une place incontestable dans notre arsenal diagnostique et surtout thérapeutique du poignet. Mais peut-on encore repousser les limites de ses indications ? L’IWAS tentera de nous ouvrir la voie à ces nouvelles techniques de demain.
14:00 - 15:00 Introduction. Christophe MATHOULIN (chirurgien) (El Tarter, Andorre)
14:00 - 15:00 Volar midcarpal instability, arthroscopic treatment. Lorenzo MERLINI (Chirurgien) (Paris)
14:00 - 15:00 Extrinsic ligaments injury in distal radius fractures. Margaret FOK (Hong Kong, Chine)
14:00 - 15:00 Arthroscopic TFCC reconstruction with brachio radialis tendon. Gustavo MANTOVANI (São Paulo, Brésil)
14:00 - 15:00 SL instability why reconstruction fail and new concept of reconstruction. Gregory BAIN (Adelaide, Australie)
14:00 - 15:00 Arthroscopic proximal row carpectomy, technical pearls. Nina SUH (Atlanta, Etats-Unis)
14:00 - 15:00 Conclusion. Michel LEVADOUX (Chef de Service) (Toulon)

14:00-15:12
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CL1
Communications libres.
Lésions plexiques.

Communications libres.
Lésions plexiques.

Modérateurs : Aram GAZARIAN (Chef de Service) (Lyon), Jean-Noel GOUBIER (Chirurgien) (Paris)
Un aperçu des derniers travaux réalisés par les chirurgiens de la main autour du sujet des lésions plexiques.
14:00 - 14:06 #36548 - CO001 Prise en charges des paralysies partielles du plexus brachial de l’adulte par transferts nerveux : un série de 80 patients.
CO001 Prise en charges des paralysies partielles du plexus brachial de l’adulte par transferts nerveux : un série de 80 patients.

Les paralysies partielles du plexus brachial de l’adulte représentent environ un quart de l’ensemble des paralysies traumatiques du plexus brachial de l’adulte. Chez la plupart des patients il s’agit d’une paralysie de l’épaule et du coude plus rarement une paralysie concernant la main uniquement. L'objectif de notre étude est d'évaluer l'interet des transferts nerveux dans la prise en charge des paralysies partielles du plexus brachial de l'adulte

Notre série se compose de 80 patients de 35 ans d’âge moyen, comprenant 9 femmes et 71 hommes. 51 Patients présentaient une paralysie totale de la flexion du coude, 38 patients une paralysie de l’épaule par atteinte du nerf axillaire chez 33 patients, associée à une lésion du nerf suprascapulaire chez 4 patients, 6 patients une paralysie de la flexion ou de l’extension des doigts. Tous les patients ont bénéficiés de transferts nerveux : un transfert du nerf de la longue portion du triceps sur la branche antérieure du nerf axillaire chez 31 patients et sur le nerf du teres minor chez 26 patients, un transfert du nerf du rhomboïde sur le nerf suprascapulaire chez 5 patients pour la réanimation de la rotation externe de l’épaule. Un transfert d’un fascicule du nerf ulnaire et du nerf médian sur les nerfs du biceps et du brachial antérieur pour la réanimation de la flexion du coude chez 51 patients, un transfert d’un fascicule du nerf ulnaire sur le nerf du long triceps pour la réanimation de l’extension du coude chez 4 patients, un transfert de l’ECRB sur le NIOA pour la réanimation de la flexion des doigts chez deux patient et un transfert du supinateur sur le NIOP pour la réanimation de l’extension des doigts chez 2 patients.

48 patients ont récupérés une flexion du coude à M4, 2 patients à M3 et un patient à M2; 17 patients ont récupérés une élévation et abduction de l’épaule à M4 , 9 patients à M3, et inférieure à M3 chez 5 patients ; 6 patients ont récupérés une rotation externe de l’épaule à M4, 18 patients à M3, 7 patients une rotation externe inférieure à M3. Quatre patients ont récupéré une extension du coude à M4 et 2 patients ont récupérés une flexion active des doigts et 2 patients une extension active des doigts.

Nos résultats son globalement comparable à ceux de la littérature. La proportion de résultats cotés à M4 selon le BMC demeure satisfaisant, notamment pour la réanimation de la flexion du coude, faisant du transfert nerveux un traitement de choix pour pour la réanimation de la flexion du coude dans les paralysies partielles du plexus brachial. Concernant la réanimation de l'épaule la récupération de la force musculaire est plus limitée compte tenu de la réinnervaiton partielle du deltoide et des rotateurs externes de l'épaule de même que les amplitudes d'élévation, d'abduction ou de rotation externe. Enfin concernant les paralysies de la main , le nombre de patient de ce sous groupe est trop limité pour effectuer une analyse fiable.

la greffe nerveuse, à partir de racines non avulsées, n’est pour nous plus une option pour la réanimation de la flexion du coude dans ce type de lésions.
Jean-Noel GOUBIER (Paris)
14:06 - 14:12 #36898 - CO002 Neurotisation du nerf axillaire par une branche motrice du triceps brachii : résultats cliniques à long terme.
CO002 Neurotisation du nerf axillaire par une branche motrice du triceps brachii : résultats cliniques à long terme.

La neurotisation du nerf axillaire par une branche motrice du triceps brachii fait partie de l’arsenal thérapeutique dans la prise en charge des paralysies du deltoïde. Les résultats rapportés à court terme sont satisfaisants. Les résultats à long terme sont moins connus.

Une revue rétrospective monocentrique de 23 patients ayant bénéficié d’une neurotisation du nerf axillaire par une branche motrice du triceps brachii a été réalisée au recul médian de 5.5 ans. L’âge médian était de 31.4 ans (20-70). La force musculaire du deltoïde (selon la British Medical Research Council, BMRC, et par un peson dynamométrique) ainsi que des amplitudes de l’épaule ont été évaluées.

Le délai pré opératoire médian était de 7,5 mois. Parmi les patients, 17 (85%) avaient une force en abduction de l’épaule supérieure ou égale à 3 selon la BMRC. La force médiane dynamométrique au peson était de 10 kg (80% du côté controlatéral). Aucun déficit n’a été retrouvé sur le site donneur. Les résultats cliniques étaient similaires selon que la branche du chef long ou que la branche latérale du triceps brachii aient été utilisées comme donneurs.

Les résultats sont comparables avec les données de la littérature concernant l’utilisation d’une branche motrice du triceps brachii. Les résultats semblent meilleurs que lorsqu’un autre nerf donneur est utilisé. Enfin, l’utilisation d’une greffe nerveuse est une alternative chirurgicale possible mais qui est plus morbide, principalement en raison de la prise de greffe à distance.

La neurotisation d’une banche motrice du triceps brachii sur le nerf axillaire est une technique de choix pour la réanimation du deltoïde avec des résultats à long terme satisfaisants.
Safire BALLET (Besançon), Thomas JALAGUIER, Thibault DRUEL, Arthémon HEITZ, Laurent MATHIEU, Aram GAZARIAN
14:12 - 14:18 #37002 - CO003 Réparer le nerf suprascapulaire par greffe ou neurotisation dans les paralysies néonatales du plexus brachial C5 C6 C7 ? Résultats d’une série de patient avec un recul moyen de 10 ans.
CO003 Réparer le nerf suprascapulaire par greffe ou neurotisation dans les paralysies néonatales du plexus brachial C5 C6 C7 ? Résultats d’une série de patient avec un recul moyen de 10 ans.

Les paralysies néonatales du plexus brachial peuvent entrainer une atteinte de la fonction du nerf supra-scapulaire (SSC) et nécessiter une prise en charge chirurgicale. Il existe principalement deux techniques chirurgicales pour réanimer la rotation externe de l’épaule : la greffe plexuo-plexuelle et la neurotisation du nerf SSC par le nerf spinal accessoire (SpA). Nous avons comparé les résultats des deux techniques sur une série de patient au recul moyen de 10 ans.

Une étude monocentrique rétrospective d'une série de 33 patients ayant été opérés d’une réparation du nerf supra scapulaire pour une paralysie néonatale du plexus brachial C5 C6 (+/- C7) entre 1998 et 2020 a été réalisée. Parmi les 33 patients, 19 ont bénéficié d’une neurotisation à partir du nerf SpA et 14 d’une greffe plexuo-plexuelle. Le recul moyen était de 9,7 ans dans le groupe neurotisation et de 12,7 ans dans le groupe greffe. Le critère de jugement principal était l’amplitude en rotation externe coude au corps (RE1) active. Les critères de jugements secondaires comprenaient le score Active Motion Scale (AMS), le score de Mallet et le nombre de chirurgies secondaires.

La RE1 active moyenne était de 12° (IC à 95% : -9° ; 32°) dans le groupe neurotisation et de -0,5° (-23° ; 22°) dans le groupe greffe (p= 0,449). Le score AMS en RE1 était de 3 (2 ; 4) dans le groupe neurotisation et de 2,1 (1 ; 3) dans le groupe greffe (p= 0,275). Les autres données du score AMS pour l’épaule et le score de Mallet étaient similaires dans les deux groupes. 5/19 dans le groupe neurotisation et 5/14 dans le groupe greffe ont eu recours à des chirurgies secondaires (p= 0,845). La survie moyenne avant chirurgie secondaire est de 13 ans dans le groupe neurotisation contre 11 ans dans le groupe greffe (p= 0,744).

Cette étude rétrospective n’a pas montré de différences de résultats entre la neurotisation par le nerf SpA et la greffe plexuo-plexuelle dans les réparations du nerf SSC. Ce résultat est en accord avec les données de la littérature. Bien que la RE1 passive soit rapporté dans la littérature, la RE1 active n’a jamais été rapporté. Ce critère nous semble plus pertinent qu’un score AMS où le facteur « contre pesanteur » nous paraît peu utile pour le patient.

Ces résultats nous incitent à utiliser en première intention la neurotisation du SSC par le SpA. Cette option permet de garder du matériel de greffe au niveau des racines nerveuses pour la réparation d’autres nerfs, non éligibles à ces neurotisations.
Arthémon HEITZ (Lyon), Aram GAZARIAN
14:18 - 14:24 #37090 - CO004 Greffe longue de nerf ulnaire vascularisé pour la réanimation de flexion coude dans les paralysies totales du plexus brachial adultes: devons-nous continuer?
CO004 Greffe longue de nerf ulnaire vascularisé pour la réanimation de flexion coude dans les paralysies totales du plexus brachial adultes: devons-nous continuer?

Restoring elbow flexion is a priority in adults with complete brachial plexus palsy. If the nerve root is not avulsed, a graft can be placed between the existing root and the musculocutaneous nerve. The aim of this study was to evaluate the outcomes of using vascularized ulnar nerve grafts in this context.

We conducted a retrospective study, including patients presented a complete brachial plexus palsy and who had had a graft at the C5 or C6 root on the musculocutaneous nerve using a pedicled vascularized ulnar nerve to restore elbow flexion.

Our case series consisted of 16 men (mean age of 31 years) who had been operated on within an average of 5 months post-traumatic. At a mean follow-up of more than 3 years, elbow flexion was graded as M4 in 6 patients and between M0 and M2 in the other 10 patients on the Medical Research Council scale. None of the patients had M3 strength.

While the results of long grafts using a vascularized ulnar nerve are disappointing in this case series, they are consistent with previous publications. Encouraging results have only been reported with short grafts (less than 10 cm), which can rarely be used with supraclavicular lesions.

For this reason, we currently prefer using a sural nerve graft or nerve transfer, when possible, to restore elbow flexion in adult patients with brachial plexus injuries.
Camille ECHALIER (Paris), Frédéric TEBOUL, Jean-Noël GOUBIER
14:24 - 14:28 Discussion commune.
14:28 - 14:34 #36962 - CO005 Brachial plexus trauma: simple or modified “Oberlin”?
CO005 Brachial plexus trauma: simple or modified “Oberlin”?

Brachial plexus trauma after a stroke is a very common situation, especially during the summer months in Greece, when young people use cars even more often. The vast majority of them suffer from a dysfunction of the upper trunk, roots C5, C6 and C7. In fact, patients present with paralysis of the affected arm: elbow flexion and arm elevation are weak or absent, while the wrist and fingers maintain strength and mobility.

In a period of 2 years, we hospitalized in our department 25 cases of brachial plexus injury , of superior type, 21 men and 4 women, from 17 to 28 years old. All patients were operated within the critical period of three months. Under general anesthesia, in 7 cases, the intact C5, C6, C7 roots were distinguished and neurolysis was performed. On the other hand, 18 patients had classic nerve transfers: the accessory nerve to the suprascapular nerve and the phrenic nerve to the axillary nerve, using a graft. For elbow flexion, as far as the musculocutaneous nerve is not functioning (M1), the Oberlin procedure is used. 12 of the patients were operated with the double or modified Oberlin: ulnar nerve branch for the biceps and median nerve branch for the brachialis, and 6 patients with the single Oberlin: ulnar nerve branch for the biceps.

All patients showed improvement 6 months postoperatively regarding the strength of the affected arm. However, 2 patients who had the double Oberlin operation, presented with a decrease in the function of the anterior interosseous nerve (NIA). 14 months after surgery, the NIA was completely restored. The strength of the elbow flexion was also increased (M3).

The selection of the type of operation for brachial plexus trauma starts from the moment of the first examination of the patient. However, we must adjust the final decision according to the surgical results and be ready to alter the surgical plan.

Each patient is a unique case, which must be carefully examined and re-evaluated several times even during surgery to ensure that patients do not leave the operating room with less force than before.
Sophia SYNGOUNA (Athens, Grèce), Dimitris LEIVADITIS, Vasiliki BATSOU, Christina CHATZIDAKI, Emmanouil FANDRIDIS
14:34 - 14:40 #36963 - CO006 Traumatic section of the C5 root: surgical exploration and results of microsurgical repair.
CO006 Traumatic section of the C5 root: surgical exploration and results of microsurgical repair.

Direct trauma to the C5 root of the brachial plexus is correlated to tissue damage from a stab wound to the neck. The injury results in paralysis of the upper trunk and the consequent malfunction of the shoulder and elbow.

The case of an 81-year-old woman who survived a violent attack is presented. The patient was injured on the base of the left side of the neck with a knife. After the trauma, the patient was unable to flex her elbow and raise her ipsilateral arm. The “Tinel” sign was present under the injured skin. In addition, the neck and the arm were soft. The patient's general condition was stabilised with direct hemostasis in the emergency room and after neurological examination of the affected arm, she was taken to the operating room for surgical exploration of the upper trunk of the brachial plexus. Once the left phrenic nerve was identified using electrical dynamic nerve monitoring, the upper trunk C6 and C7 roots were distinguished intact. Subsequently, the traumatic section of the C5 root was identified just 1 cm past the point at which it emerges from the spinal cord. Using microsurgical methods and clean instruments, the root was repaired with 9-0 nylon sutures and biological glue.

The patient's recovery was smooth. Three months postoperatively, the Tinel point and the pain were reduced at the area of the surgical incision. However, elbow flexion and arm elevation were not improved.

Immediate traumatic brachial plexus surgery is very important to eliminate ipsilateral arm pain and ensure that the regional hematoma formed is cleaned well without squeezing the trachea. Despite the poor motion results of the surgical repair of the C5 root, the patient is presented very satisfied with the reduction of the pain and the “Tinel” sign on the incision site. Direct C5 root repair, without the use of nerve grafts, is more “anatomical” and less traumatic. It is obvious that the age of the patient does not benefit the reinnervation of the injured root and indeed the motor and sensory function of the arm. However, direct repair is imperative for analgesic reasons.

Direct trauma to the brachial plexus results from neurological defects of the ipsilateral arm. Despite the immediate and direct repair, the result for the motor nerves is not surprising. However, surgery is imperative to remove tension from the trachea and to decrease the Tinel sign and pain.
Sophia SYNGOUNA (Athens, Grèce), Vasiliki BATSOU, Christina CHATZIDAKI, Dimitris LEIVADITIS, Emmanouil FANDRIDIS
14:40 - 14:43 Discussion commune.
14:43 - 14:49 #37046 - CO007 Evolution de la morphologie gléno-humérale après ostéotomie du col de la scapula dans les séquelles de paralysie néonatale du membre supérieur.
CO007 Evolution de la morphologie gléno-humérale après ostéotomie du col de la scapula dans les séquelles de paralysie néonatale du membre supérieur.

L'ostéotomie de la glène de la scapula est décrite depuis quelques années dans le traitement de la dysplasie gléno-humérale de la paralysie néonatale du plexus brachial (PNPB) mais pratiquée par peu d'équipes. L'objectif était de quantifier à moyen terme les modifications cliniques et IRM des enfants PNPB opérés par cette technique.

Cette étude rétrospective monocentrique mono-opérateur incluait les enfants et adolescents PNPB âgés de moins de 15 ans, opérés d'une ostéotomie de réaxation de glène de la scapula avec un recul minimal de 2 ans. L'indication chirurgicale était retenue en cas de dysplasie de glène supérieure ou égale au stade V de Waters. Une IRM était réalisée en préopératoire et au dernier recul. Nous avons recueilli les données anthropométriques (âge, sexe, côté paralysé), le type de paralysie selon Narakas, les antécédents chirurgicaux et les gestes associés à l'ostéotomie de glène en peropératoire. Nous avons colligé en préopératoire et au dernier recul les mobilités actives et passives de l'épaule, le score de Mallet, et une analyse IRM des deux épaules. Sur des coupes axiales en T1 nous avons mesuré la subluxation gléno-humérale, la rétroversion glénoïdienne et le type de dysplasie selon Waters. Les données ont été analysées grâce au test de Student et au test de corrélation de Pearson. Le seuil de significativité était fixé à p<0.05.

Six enfants ont été inclus, d'âge moyen 6,2 ans (3 à 9 ans) au moment de la chirurgie. Le recul moyen était de 2,7 ans (2 à 3,5 ans). L'ostéotomie était la plupart du temps associée à d'autres gestes (arthrolyse, allongement de rotateur médial et/ou transfert musculaire). Au dernier recul, les rotations latérales, le score de Mallet et les paramètres IRM dont le stade de Waters étaient significativement augmentés. Deux patients ont eu une surélévation de la scapula en post-opératoire.

L’ostéotomie du col de la scapula peut permettre une amélioration significative à moyen terme de la morphologie de l'épaule des patients PNPB qui va au-delà d'une simple ostéotomie d'ouverture; la morphologie passant de convexe à concave. Ce résultat est étonnant car peu de remodelage est décrit dans l'épaule des patients PNPB passé l'âge de 3 ans. Il est probable que les gestes associés jouent un rôle, permettant un rééquilibrage global de l'épaule.

L'ostéotomie de réorientation de la glène est intéressante à envisager chez les enfants PNPB atteints de dysplasie gléno-humérale sévère avec un remodelage possible même chez de grands enfants.
Elie ABI ABBOUD, Aurelie WOLF, Julie BOLIVAR, Magali SAGUINTAAH, Karen LAMBERT, Marion DELPONT (Montpellier)
14:49 - 14:55 #37000 - CO008 Obstetrical shoulder: remodeling in children operated at the age of more than 05 years old; about 13 cases.
CO008 Obstetrical shoulder: remodeling in children operated at the age of more than 05 years old; about 13 cases.

The aim of the study was to assess the capacity for glenohumeral remodeling, after anterior release, in children over 5 years of age with obstetric brachial plexus palsy

13 children, with an extreme age: 05 to 09 years old, the morphology of the preoperative glenohumeral was evaluated by CT imaging. Patients underwent anterior shoulder release. Control CT and clinical measurements were used to assess the results at a minimum of 02 years of follow-up.

There was a significant improvement in glenoid retroversion and the percentage of the anterior humeral head, up to the middle of the glenoid cavity at two years. Passive and active external rotation increased with a slight loss of internal rotation; All children demonstrated clinical improvement of active motion, recorded with preop and post op videos

In all the cases, the restoration of an anatomy at the level of the shoulder is interesting, because it generates a sufficient bone stock, and one can imagine an additional surgery if it proves to be necessary, a central shoulder is a real guaranteed for the future, because for dysplasia at an advanced age of 30 to 40 years, the patient consults for terrible pain, and at this stage there are very few therapeutic options

Anterior release of the obstetric shoulder generates an objective functional gain. In addition, it prevents or corrects posterior shoulder subluxation. It is indicated if the amplitude of passive external rotation is limited. Muscle transfer to resuscitate active external rotation, or humeral derotation have only very few indications.
Samir RAZALI (Medea, Algérie)
14:55 - 15:01 #37020 - CO009 La chirurgie palliative de l’épaule en un temps dans les séquelles de paralysie obstétricale du plexus brachial.
CO009 La chirurgie palliative de l’épaule en un temps dans les séquelles de paralysie obstétricale du plexus brachial.

Les lésions obstétricales du plexus brachial peuvent entrainer des séquelles invalidantes. Dans les atteintes C5, C6 +/- C7, le déséquilibre de la balance musculaire entraine le plus souvent un déficit d’abduction et de rotation externe de l’épaule. Ce dernier est dans nos contextes africains presque toujours associé à une rétraction antérieure.

Il s’agissait d’une étude prospective descriptive réalisée du mois d’Octobre 2016 à Octobre 2022. Elle a concerné 10 garçons et 07 filles âgées en moyenne de 5,2 ans (2 – 13 ans). Quatorze patients présentaient un déficit d’abduction et de rotation externe de l’épaule et les 3, un déficit isolé de la rotation externe. Dans 16 cas, une rétraction du muscle subscapulaire était notée et une raideur du coude était observée chez tous.

Un transfert du grand dorsal a été réalisé chez tous dont 03 sur l’insertion de l’infra épineux et les autres sur celui du supra épineux selon Hoffer. Dans un cas, un transfert du grand rond y était associé. Pour 14 patients, nous avons auparavant effectué une désinsertion du muscle subscapulaire selon Carlioz et Brahimi. Tous ont eu une immobilisation plâtrée de 06 semaines dont 03 le coude au corps, le bras en rotation externe. Pour le reste, nous avons effectué une abduction de 95° du bras associée à une rotation externe. Une rééducation fonctionnelle post opératoire a été entreprise pour tous. Après un recul moyen de 16 mois (5 et 36 mois), la rotation externe active était passée d’une valeur moyenne pré opératoire de – 22,5° (- 80° et 30°) à une moyenne de 42,3° (30° et 80°) soit un gain global de 64,8°. L’abduction active était passée d’une valeur moyenne préopératoire de 95,3° (45 et 110°) à 141° (110° et 150) soit un gain de 45,7°.

La chirurgie palliative dans le traitement des séquelles de la paralysie obstétricale du plexus brachial garde une place importante dans la restauration fonctionnelle du membre supérieur. La libération antérieure couplée au transfert du Grand Dorsal permet d’obtenir de bons résultats et de gagner du temps dans la prise en charge.
Mouhamadou El Khalifa FALL (Dakar, Sénégal)
15:01 - 15:07 #36988 - CO010 Technique d’arthrodèse gléno-humérale combinant arthroscopie et synthèse à ciel ouvert dans les séquelles de paralysie du plexus brachial.
CO010 Technique d’arthrodèse gléno-humérale combinant arthroscopie et synthèse à ciel ouvert dans les séquelles de paralysie du plexus brachial.

Plusieurs techniques chirurgicales d’arthrodèse gléno-humérale sont décrites, se concentrant sur l’articulation gléno-humérale (intra-articulaire), acromio-humérale (extra-articulaire) ou les deux. Plus récemment, certaines équipes ont aussi utilisé l’arthroscopie pour cette chirurgie. Nous souhaitons partager une technique chirurgicale combinant les deux approches (ciel ouvert et arthroscopie).

3 patients ont bénéficié de cette chirurgie (3 séquelles de paralysie du plexus brachial). La première partie de la chirurgie est arthroscopique : Nous réséquons le cartilage articulaire et nous réalisons 3 tunnel osseux avec une mèche de 9 mm. Nous positionnons ensuite dans ces tunnels 3 allogreffes osseuses BIOBank Cheville de 28*9 mm (référence : 900909), positionner au niveau de l’interligne gléno-humérale. La deuxième partie est plus classique : une voie delto-pectorale élargie permet d’aborder l’humérus pour positionner la plaque (diamètre 4,5 mm). Elle est fixée de l’épine de la scapula et de l’acromion jusqu’au tier supérieur de la diaphyse humérale, sans vis gléno-humérale. Nous positionnons l’arthrodèse avec 30° d’abduction de l’épaule, 30° d’élévation antérieure et 30° de rotation interne. Le patient est immobilisé dans une attelle coude au corps pendant 6 semaines. La mobilisation du coude est autorisée dès J5. La rééducation de l’épaule commence à 6 semaines.

La consolidation a été obtenue dans les 3 cas. 2 patients étaient solides à 3 mois et le dernier était solide à la consultation des 6 mois post opératoire. Les amplitudes de mouvements post opératoires, les scores de fonction du membre supérieur (DASH) et la douleur (échelle numérique) sont similaires à ceux reportés dans la littératures pour les autres techniques chirurgicales.

Cette technique combine les avantages des techniques arthroscopiques et à ciel ouvert. Elle garde la capsule articulaire de l’épaule intacte, ce qui préserve la vascularisation de cette articulation que l’on souhaite arthrodéser. L’intérêt est d’accélérer le délais avant consolidation et de diminuer le taux de pseudarthrose. Chez nos patients, ce délais de consolidation est particulièrement satisfaisant. Elle conserve aussi les avantages des techniques à ciel ouvert avec une fixation solide par plaque et un contrôle visuel du positionnement de l’arthrodèse, permettant une mobilisation précoce dès la 6ème semaine post opératoire. Ce délais est similaire dans les techniques à ciel ouvert, mais est plus important dans les techniques arthroscopiques sans fixateur externe. La diminution de la durée d’immobilisation est particulièrement intéressante chez les patients opérés pour des séquelles de paralysie du plexus brachial et chez qui on souhaite préserver le capital musculaire.
Arthémon HEITZ (Lyon), Maximilien ARNAL
15:07 - 15:12 Discussion commune.

15:00
15:00-15:40
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CE-01
Conférence d'enseignement avancée.
La Main et le Poignet traumatique de l’athlète de haut niveau.

Conférence d'enseignement avancée.
La Main et le Poignet traumatique de l’athlète de haut niveau.

Coordinateur : Grégoire CHICK (chirurgien de la main) (Genève, Suisse)
Pour une même pathologie, la prise en charge et les résultats attendus vont différer selon le sport pratiqué et le niveau de compétition. Le sport de haut niveau exige une expertise particulière qui sera présentée par Grégoire Chick et des spécialistes de la chirurgie du sport.
15:00 - 15:40 Introduction.
15:00 - 15:40 Pourquoi l'athlète de haut niveau est différent ? Grégoire CHICK (chirurgien de la main) (Genève, Suisse)
15:00 - 15:40 Règles du kumi-kata au Judo et pathologies de la main liées à la prise du kimono. Didier FONTÈS (Chirurgien) (Paris)
15:00 - 15:40 Luxations des articulations interphalangiennes proximales (IPP) : ne pas confondre luxation dorsale et palmaire. François STRUBE (chirurgien) (Aix-en-Provence)
15:00 - 15:40 Le Jersey finger : quel traitement proposer chez l'athlète en activité ? Olivier DAUNOIS (Chirurgien de la main) (Aix-en-Provence)
15:00 - 15:40 Peut-on traiter de manière identique une lésion du ligament scapho-lunaire chez un tennisman ou un rugbyman professionnel ? Gilles COHEN (Paris)
15:00 - 15:40 Deux cas cliniques : Votre avis ? Vote interactif.

15:12
15:12-15:40
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CL1-1
Communications libres.
Pathologies nerveuses.

Communications libres.
Pathologies nerveuses.

Modérateurs : Aram GAZARIAN (Chef de Service) (Lyon), Jean-Noel GOUBIER (Chirurgien) (Paris)
Un aperçu des derniers travaux réalisés par les chirurgiens de la main autour du sujet des pathologies nerveuses.
15:12 - 15:18 #37061 - CO011 Rapports anatomiques du nerf interosseux antérieur avec le cadre osseux antébrachial : une étude anatomique.
CO011 Rapports anatomiques du nerf interosseux antérieur avec le cadre osseux antébrachial : une étude anatomique.

Le nerf interosseux antérieur (NIOA) est une branche motrice du nerf médian, jouant un rôle essentiel dans l'innervation motrice de l'avant-bras. Des variations anatomiques du NIOA ont été rapportées, et des lésions nerveuses peuvent survenir lors de fractures du cadre antébrachial ou de leur traitement. Cette étude vise à examiner les rapports anatomiques entre le NIOA et le cadre osseux antébrachial afin d’identifier une zone à risque de lésions iatrogènes lors de l’ostéosynthèse à ciel ouvert de ces fractures.

Une étude anatomique a été réalisée sur 10 avant-bras de cadavres frais. Les avant-bras présentant des cicatrices ou des signes de consolidations antérieures ont été exclus. Les rapports anatomiques du NIOA avec le cadre osseux ont été examinés, décrit, et des points de repères standardisés ont été identifiés dans le but de décrire une zone à risque.

Le NIOA présentait une trajectoire constante entre les chefs du muscle pronator teres, passant sous l'arcade des fléchisseurs superficiels et le long de la membrane interosseuse. Il donnait généralement une branche motrice pour le muscle flexor policis longus (FPL) et une branche pour le muscle flexor digiti profundus (FDP) de l'index. Des variations anatomiques, incluant des branches supplémentaires pour d'autres muscles, ont été observées. Une zone à risque de lésion iatrogène a été identifiée à la jonction tiers proximal/tiers moyen de l'avant-bras.

Des études futures sur des échantillons plus importants pourront approfondir notre compréhension de cette région anatomique complexe et contribuer à des stratégies de prévention et de traitement améliorées des lésions nerveuses iatrogènes.

Cette étude fournit des informations détaillées sur les rapports anatomiques du NIOA avec le cadre osseux antébrachial. Une zone à risque de lésion iatrogène a été identifiée, mettant en évidence la nécessité de précautions lors des procédures chirurgicales d’ostéosynthèse à ciel ouvert. Une connaissance précise de ces rapports anatomiques est essentielle pour guider les interventions chirurgicales et prévenir les complications.
Hugo DESPERT (Lyon), Clément JUBELIN, Laurent MATHIEU, Aram GAZARIAN, Thibault DRUEL
15:18 - 15:24 #36642 - CO012 Etude anatomique de faisabilité de la réanimation de l’extension des doigts par transfert de la branche du brachioradial sur le nerf interosseux postérieur.
CO012 Etude anatomique de faisabilité de la réanimation de l’extension des doigts par transfert de la branche du brachioradial sur le nerf interosseux postérieur.

La spasticité du membre supérieur est un challenge sur le plan thérapeutique, et certains patients peuvent être éligibles à une chirurgie fonctionnelle. Les transferts nerveux à l’avant-bras ont l’avantage de remédier simultanément à la spasticité des agonistes et au déficit des antagonistes. Le muscle brachioradial (BR) fait partie des muscles fléchisseurs du coude, communément spastiques, et le nerf interosseux postérieur (NIOP) innerve les extenseurs des doigts, communément déficitaires. Une étude anatomique a été réalisé afin de décrire les branches nerveuses du nerf radial au coude, et de vérifier la faisabilité du transfert de la branche motrice du BR vers le NIOP afin de réanimer l’extension des doigts.

Dix membres supérieurs, issus de cadavres frais indemnes de pathologie traumatique au niveau du coude ont été utilisés. Une dissection du nerf radial a été réalisée, avec description des variations anatomiques de ses branches motrices. Le transfert nerveux BR-NIOP est fait à l’aide d’instruments microchirurgicaux, avec une suture nerveuse termino-latérale entre la branche donneuse et le NIOP.

Résultats : Le transfert nerveux BR-NIOP a été possible dans 9 cas sur 10, avec une durée moyenne de 80 minutes par geste. L’échec de transfert a été attribué à une longueur insuffisante de la branche donneuse issue du BR. Une grande variabilité du nombre et de la longueur des branches du BR a été constaté. Sept transferts ont nécessité une courte dissection intra neurale du NIOP afin de permettre la réalisation de la suture termino-latérale.

Discussion : Les transferts nerveux à l’avant-bras représentent une solution applicable en pratique clinique au traitement de la spasticité et dans la réanimation d’une fonction paralysée. Notre étude confirme la variabilité anatomique de la distribution des branches motrices à partir du nerf radial, dans la région du coude. Nous avons précisé les différences possibles dans l’ordre des muscles innervés entre le brachio radial et le supinateur, ainsi que la faisabilité technique du transfert par suture termino-latérale directe dans la majeur partie des cas. Au total, nous avons relevé un échec de transfert du fait de la trop grande distance entre l’extrémité de la branche donneuse et le NIOP, inaccessible à une dissection intra neurale. En effet, nous savons que la dissection intra neurale est à risque de générer des réactions de fibrose, et qu’elle dévascularise le nerf ce qui impose de limiter ce geste technique à une portion la plus réduite possible. Nous pouvons nous poser la question de l’applicabilité des techniques de greffes nerveuses dans les cas où une distance trop importante sépare la branche donneuse issue du brachio radial et le nerf interosseux postérieur, ainsi que de l'indication des dispositifs de protection des sutures nerveuses (conduits de régénération neuronaux, colle biologique, manchonnage veineux).

Conclusion : Le transfert nerveux par suture directe d’une branche du BR vers le NIOP est possible dans la plupart des cas, avec une courte dissection intra neurale du NIOP. Ce transfert pourra être proposé aux patients présentant une spasticité du BR et un déficit des extenseurs des doigts.
Pierre MAINCOURT (Brest), Anne PERRUISSEAU CARRIER, Marion ROUANET, Anne Sophie HENRY, Romuald SEIZUR, Weiguo HU
15:24 - 15:30 #36948 - CO013 Evaluation de la taille du segment lésionnel médullaire chez le tétraplégique, implications dans la stratégie chirurgicale conventionnelle et les transferts nerveux.
CO013 Evaluation de la taille du segment lésionnel médullaire chez le tétraplégique, implications dans la stratégie chirurgicale conventionnelle et les transferts nerveux.

Chez le blessé médullaires on distingue deux types de muscles paralysés. Ceux dont les motoneurones sont lésés car inclus dans la lésion médullaire, Ils sont le siège d’une paralysie périphérique, demeurent flasques et non stimulables, à l’inverse les muscles sous-lésionnels gardent une bonne trophicité, un tonus, et sont stimulables. Chez les tétraplégiques, pour un même niveau neurologique, le segment lésionnel est plus ou moins étendue, offrant une présentation clinique variable du fait du tonus musculaire résiduel. De plus, un muscle lésionnel comme dans une paralysie tronculaire devra être réinnervé au plus tôt ce qui ne sera pas le cas pour un muscle sous-lésionnel. Cette notion devient fondamentale avec le développement des Transferts Nerveux (TN). L’objectif de notre étude est de cartographier (mapping) les différents segments médullaires d’une population de tétraplégiques pour évaluer l’impact de ce phénomène.

Les différents segments médullaires ont été évalués par neurostimulation percutanée pour 95 membres supérieurs chez 84 tétraplégiques à plus de 6 mois de leurs lésions. Selon la classification internationale de Giens, il s’agissait de 21 G0, 30 G1, 8 G2, 22 G3, 8 G4, 5 G5, 1 G6.

Nous avons pu établir une classification des patients en fonction de la taille du segment lésionnel (type I court, type II intermédiaire et type III long) et des groupes musculaires atteints (a,b,c,d), et ainsi identifier pour chacun une présentation clinique et des attitudes vicieuses conditionnant les indications chirurgicales. Considérant les muscles dénervés (Lower Motorneuron Damaged), le Triceps Brachii était dénervé dans respectivement 75,0 % des G2 et 92,9 % des G3. Les Flexor Digitorum Superficialis dans 62,5 % des G2, 36,3 % des G3 et 25 % des G4. Les Extensor Digitorum Communis dans 75,0 % des G2, 54,5 % des G3 et 37,5 % des G4

L’évaluation de la taille du segment lésionnel médullaire est pertinente dans le cadre d’une chirurgie fonctionnelle conventionnelle, car elle guide les techniques chirurgicales et permet d’éviter certaines attitudes vicieuses. Elle est essentielle dans le cadre de TN sur des muscles paralysés, si ces derniers sont inclus dans le segment lésionnel avec une atteinte de leur motoneurone, pour être efficace, le TN devra être réalisé comme pour toute chirurgie nerveuse périphérique dans les 6 premiers mois de la tétraplégie, à l’inverse un délai plus long sera tolérable. Cette évaluation est particulièrement intéressante pour le Triceps, à réanimer en priorité, sur lequel peut être transférée l’innervation du Teres Minor.

Au même titre que le testing sensitive-moteur conventionnel, la cartographie du segment lésionnel médullaire est une évaluation fondamentale du tétraplégique, elle permet d'apprécier les possibilités de TN, et surtout les délais de leur réalisation.
Bertrand COULET (Montpellier), Isabelle LAFFONT, Robin PELISSIER, Michel CHAMMAS, Anthony GELIS
15:30 - 15:36 #37110 - CO014 Libération des fléchisseurs du coude associée à une neurectomie sélective du nerf musculocutané dans les flessum spastiques du coude chez l’enfant.
CO014 Libération des fléchisseurs du coude associée à une neurectomie sélective du nerf musculocutané dans les flessum spastiques du coude chez l’enfant.

La déformation habituelle du coude chez les patients atteints d’une paralysie cérébrale spastique est une posture de flexion. Cette position interfère avec l'utilisation fonctionnelle de la main, est esthétiquement désagréable et peut poser des problèmes d'hygiène et de confort. Lorsque les traitements conservateurs (rééducation, orthèse, toxine) ne sont plus efficaces, l'objectif du traitement chirurgical est d'allonger les tissus rétractés et de réduire l'hyperactivité des muscles spastiques. Cela peut se faire par des allongements tendo-musculaires. Cependant, la récidive est fréquente. Une autre technique de prise en charge de la spasticité au niveau du coude est la neurectomie sélective du nerf musculocutané. Les résultats à long terme concernant la diminution de la spasticité sont excellents. Cependant, cette procédure n'est pas suffisante lorsque la rétraction en flexion est présente. Dans cette étude, nous examinons les résultats à long terme de l'approche chirurgicale combinant ces deux procédures: une libération des fléchisseurs du coude, associée à une neurectomie sélective du nerf musculocutané.

Une étude rétrospective a été réalisée chez 15 enfants présentant une rétraction spastique en flexion du coude. Après un suivi moyen de 59 mois (de 12 à 113 mois), les résultats d'une libération des fléchisseurs du coude avec éventuelle arthrolyse en combinaison avec une neurectomie sélective de ¾ des branches motrices de nerf musculoctanéé au muscle biceps et brachial ont été évalués. Les patients ont été évalués par goniométrie en position de repos et en amplitude active et passive, et la spasticité a été évaluée à l'aide de l'échelle modifiée d'Ashworth. La satisfaction des patients et des soignants a également été évaluée.

Une amélioration a été observée en comparant la position de repos: une flexion moyenne préopératoire de 115° (90-140°), par rapport à 62° (30°-120°) postopératoire. Une diminution du déficit d'extension passive (flessum) après l'intervention chirurgicale a été observée : Le flessum préopératoire était de 84° (50°-120°), par rapport à un flessum postopératoire de 46° (0° à 120°). Il n'y a pas eu de changement significatif dans la flexion active, ce qui indique le maintien d'une force fonctionnelle contre pesanteur. Le score moyen d'Ashworth après l'opération était de 0,6. Sur la base d'un score analogique visuel allant de 0 à 10, le degré de satisfaction moyen des patients était de 8,8 (plage de 5 à 10) et celui des soignants de 7,2 (plage de 1 à 10). Chez un patient, la douleur postopératoire a été prononcée et persistante pendant plusieurs mois. A part cela, il n'y a pas eu de complications

Une approche chirurgicale combinée de la déformation en flexion du coude sous la forme d'une libération et d'une neurectomie sélective des fléchisseurs du coude donne de bons résultats à long terme en ce qui concerne la position spontanée et la réduction du flessum, avec préservation de la mobilité active.
Bram DE LEPELEERE (Paris, Belgique), Frank FITOUSSI, Antoine JOSSE
15:36 - 15:40 Discussion commune.

15:40 - 16:00 Pause café - Visite des stands - Consultation des ePosters
16:00
16:00-16:30
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CE-02
Conférence d'enseignement avancée.
Elastographie ultrasonore et pathologies chirurgicales du membre supérieur.

Conférence d'enseignement avancée.
Elastographie ultrasonore et pathologies chirurgicales du membre supérieur.

Modérateurs : Adeline CAMBON-BINDER (MCU-PH) (Paris), Olivier MARÈS (Medecin) (Nîmes)
Si l’échographie semble prendre sa place dans notre arsenal thérapeutique et diagnostique, l’élastographie est encore très peu connue mais devrait, elle aussi, s’imposer dans notre quotidien. Sébastien Durand s’y est tout particulièrement intéressé et nous en présentera la technique de réalisation et ses indications.
16:00 - 16:30 Elastographie ultrasonore et pathologies chirurgicales du membre supérieur. Sébastien DURAND (Dr) (Lausanne, Suisse)

16:00-18:00
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CL2
Communications libres.
Pathologies du carpe et du metacarpe.

Communications libres.
Pathologies du carpe et du metacarpe.

Modérateur : William MAMANE (Chirurgien) (L'Isle-Adam)
Modératrice : Violaine BEAUTHIER-LANDAUER (Chirurgien libéral, PH en disponibilité) (Paris)
Un aperçu des derniers travaux réalisés par les chirurgiens de la main autour du sujet des pathologies du carpe et du métacarpe.
16:00 - 16:06 #36939 - CO015 Treatment Of First Carpometacarpal Arthritis Treated With Trapeziectomy and APL Suspensioplasty. A Reliable and Cost-Effective Method.
CO015 Treatment Of First Carpometacarpal Arthritis Treated With Trapeziectomy and APL Suspensioplasty. A Reliable and Cost-Effective Method.

The osteoarthritis (OA) of the base of the thumb affects approximately 7% of the men population and it is doubled in women. The patients suffering from OA at the first carpometacarpal (CMC) joint are initially treated conservatively. If the conservative treatment is not successful, operation is indicated. There are several options for the operative treatment of CMC OA. The purpose of the present study is to present the radiological and clinical results of trapeziectomy and abductor pollicis longus (APL) suspensioplasty in a series of patients with a minimum follow-up of 12 months.

Between 2017-2021, 20 patients were operated in our department for arthritis in the first carpometacarpal joint. All patients underwent trapeziectomy and the flexor carpi radialis (FCR) tendon was exposed. After that the APL tendon was isolated and dissected proximally approximately 5 to 6cm from its distal insertion and it’s looped around the FCR tendon at the bottom of the surgical field. The Visual Analogue Scale was measured pre and postoperatively as well as the Disabilities of the Arm Shoulder and Hand (DASH) questionnaire.

There were 8 men (40%) and 12 women (60%). 9 patients (45%) were operated in the right hand whereas 11 (65%) in the left hand. The mean VAS was improved from 7 preoperatively to 4 postoperatively. The DASH score was also improved from 52 to 18.

According to our results, trapeziectomy and APL suspensioplasty may provide satisfactory clinical results. Despite the fact that newer techniques have been introduced, we believe that this technique offers satisfactory results with the minimum cost.

Trapeziectomy and APL suspensioplasty still remains a reliable surgical option for the treatment of first carpometacarpal arthritis
Kostas-Agnantis IOANNIS (Ioannina, Grèce), Gkiatas IOANNIS, Dimos KONSTANTINOS, Tsoumanis DIMITRIOS, Pakos EMILIOS, Korompilias ANASTASIOS
16:06 - 16:12 #36756 - CO016 Etude anatomique pour une ostéosynthèse des fractures de scaphoïde par voie radiale.
CO016 Etude anatomique pour une ostéosynthèse des fractures de scaphoïde par voie radiale.

La fracture du scaphoïde représente la fracture la plus fréquente chez les hommes entre 15 et 29 ans, tous sites confondus. Néanmoins, lorsqu'une prise en charge chirurgicale est indiquée, la voie d'abord à utiliser pour l'ostéosynthèse ne fait pas consensus. Outre le point d'entrée au niveau de la surface articulaire radio-scaphoïdienne, des lésions tendineuses et nerveuses ont été décrites. Bien qu'un abord palmaire puisse prévenir ces complications, le placement central de la vis à partir du pôle distal du scaphoïde tout en évitant le trapèze est difficile à obtenir. Centrée sur la tabatière anatomique, la voie d'abord dorso-radiale pourrait constituer une alternative pour les ostéosynthèses du scaphoïde. Ce travail anatomique préliminaire a pour but d'établir la faisabilité d'une insertion percutanée de vis ou de broches dans le scaphoïde à travers la tabatière anatomique. Une analyse tridimensionnelle de la position intra-osseuse du matériel complète cette étude, identifiant le type de fractures éligibles à l'ostéosynthèse par cet abord.

20 poignets issus de sujets cadavériques frais ont fait l'objet de dissections après insertion percutanée de vis ou de broches dans le scaphoïde par voie d'abord radial. Après excision des scaphoïdes issus du travail anatomique précédent, leur reconstruction tri-dimensionnelle a permis de décrire la position intra-osseuse du matériel par rapport à deux repères fixes : le centre de masse du scaphoïde et un plan de fracture transversal théorique, défini comme étant perpendiculaire au grand axe du scaphoïde.

Aucune atteinte tendineuse n'est à déplorer. Sur 20 poignets, on compte 2/20 lésions artérielles (10%), 3/20 lésions de la SBRN (branche sensitive du nerf radial) (15%). La distance moyenne entre le matériel et le centre de masse du scaphoïde était de 2,84 ± 1,40 mm (0,624-6,09). L'angle moyen entre le matériel (broches et vis confondues) et le grand axe du scaphoïde est de 28,9 ± 11,2° (6,49-54,0).

notre connaissance il s'agit là de la première étude tri-dimensionnelle d'un abord percutané radial pour les ostéosynthèses du scaphoïde. Plus qu'une fixation percutanée, un abord a minima semble être plus prudent afin d'identifier et de protéger à la fois l'artère radiale et la SBRN.

Cet abord pourrait permettre de réaliser une ostéosynthèse perpendiculaire aux fractures spécifiquement localisées à 60° de l'axe longitudinal du scaphoïde.
My-Van NGUYEN (Nantes, Suède), Camilo CHAVES, Philippe BELLEMÈRE
16:12 - 16:18 #34356 - CO017 Les incidences standards du scaphoide ne suffisent pas à évaluer la pénétration articulaire de la vis canulée.
CO017 Les incidences standards du scaphoide ne suffisent pas à évaluer la pénétration articulaire de la vis canulée.

La pénétration de la vis articulaire est l'un des problèmes les plus courants liés au matériel après la fixation d'une fracture du scaphoïde, en particulier dans l'articulation scaphotrapezotrapézoïdale (STT). L'objectif de cette étude était d'examiner si ce problème cliniquement important pouvait être détecté à l'aide de vues fluoroscopiques (supplémentaires).

Dix poignets de cadavres frais ont été utilisés pour cette étude d'imagerie. Une vis de compression canulée de 2,2 mm et d'une longueur de 24 mm a été placée dans le scaphoïde et laissée progressivement en saillie à l'articulation STT jusqu'à 2 mm. Huit vues fluoroscopiques de chaque poignet ont ensuite été obtenues par rotation de l'avant-bras et des mesures ont été prises.

Les vues fluoroscopiques antéro-postérieures et latérales standard d'une fixation percutanée par vis canulée d'une fracture du scaphoïde étaient insuffisantes pour détecter la pénétration articulaire distale, manquant la moitié des pénétrations de vis dans cet étude. La vue oblique en pronation à 45° s'est avérée la plus sensible pour détecter la pénétration du STT (p<0,0001).

D'après nos résultats, les clichés fluoroscopiques antéropostérieurs et latéraux standard d'une fixation percutanée par vis canulée d'une fracture du scaphoïde sont insuffisants pour détecter la pénétration du STT. Le fait que les clichés standard n'aient pas permis de détecter la moitié des pénétrations de vis dans l'étude actuelle semble refléter l'incidence élevée de ce problème dans la pratique courante. Sur les clichés fluoroscopiques standard AP et latéraux, les vis dépassant distalement de 2 mm semblent dépasser de moins d'un millimètre en moyenne, car les contours du tubercule du scaphoïde surprojetés masquent le matériel, ce qui gêne l'interprétation. L'absence de pénétration articulaire du matériel sur 2 vues perpendiculaires d'un hémisphère tridimensionnel (tel que le tubercule scaphoïde) est un problème courant en chirurgie orthopédique, rapporté par de nombreux auteurs dans le passé pour des placements de broches de tête fémorale.

Les vues fluoroscopiques antéro-postérieures et latérales standard d'une fixation percutanée par vis canulée d'une fracture de la taille du scaphoïde sont insuffisantes pour détecter la pénétration de la vis STT. Selon l'étude actuelle, les vues standard auraient manqué la moitié des pénétrations de vis, ce qui semble refléter l'incidence élevée de ce problème dans la pratique courante. La vue la plus sensible était la vue oblique en pronation à 45° qui a détecté la pénétration de la vis STT dans tous les cas.
Pierre-Emmanuel CHAMMAS, Maxime PASTOR, Michel CHAMMAS, Geert Alexander BUIJZE (Annecy)
16:18 - 16:22 Discussion commune.
16:22 - 16:28 #36313 - CO018 Greffe de côte vascularisée dans le traitement des pathologies du pôle proximal du scaphoïde : Étude anatomique.
CO018 Greffe de côte vascularisée dans le traitement des pathologies du pôle proximal du scaphoïde : Étude anatomique.

Les pertes de substance du pôle proximal du scaphoïde (PPS) posent un problème particulièrement complexe en raison de la nécessité d’un revêtement cartilagineux capable de s’articuler avec le radius et la deuxième rangée des os du carpe. Le greffon de cartilage costal non vascularisé a été proposé dans la reconstruction du PPS en cas de pseudarthrose ou de nécrose. Cependant, les résultats des greffons non vascularisés semblent inférieurs à ceux du greffon de condyle médial fémoral, dont la iatrogénie n’est pas négligeable. L’objectif de cette étude anatomique était d’évaluer la faisabilité d’un transfert ostéochondral costal vascularisé par le pédicule thoracique interne pour les reconstructions du PPS.

Un greffon ostéochondral vascularisé aux dépends du pédicule thoracique interne a été prélevé au niveau de la jonction sterno-costale de la quatrième, cinquième ou sixième côte sur vingt sujets anatomiques. Afin d’analyser la vascularisation du greffon nous avons effectué une étude angiographique du grill costal sur sept sujets anatomiques. Enfin, les dimensions du PPS ont été mesurées sur des scanners de poignet effectués chez dix patients pour une pathologie extra- carpienne.

Les greffons prélevés mesuraient en moyenne 30 mm de longueur et 12 mm d’épaisseur puis ils étaient façonnés à la forme du pôle proximal du scaphoïde homolatéral. Concernant le pédicule thoracique interne, les diamètres moyens de l’artère et de la veine étaient respectivement de 25 mm et de 29 mm. La longueur moyenne du pédicule était de 29 mm. Concernant l’analyse tomodensitométrique des dix poignets, les dimensions du PPS étaient une largeur de 14 mm en moyenne dans le plan frontal, de 12 mm dans le plan sagittal, et une épaisseur de 13 mm en moyenne. Les radiographies injectées des hémithorax ont toutes montré une opacification vasculaire dans la zone ostéochondrale des six premières côtes. Le temps de prélèvement du greffon pédiculé était de 47 minutes en moyenne.

Le greffon costal vascularisé est une procédure techniquement réalisable, qui représente un nouvel outil de reconstruction dans un contexte de pseudarthrose ou de nécrose avasculaire du PPS. Une étude clinique devra valider cette étude cadavérique.
Yaniv BISMUTH (Paris), Charlotte JALOUX, Adeline CAMBON, Julien GAILLARD, Alain SAUTET, Bastard CLAIRE
16:28 - 16:34 #36704 - CO019 Faisabilité de la greffe vascularisée de Kuhlmann-Mathoulin dans les pseudarthroses polaires proximales du scaphoïde carpien.
CO019 Faisabilité de la greffe vascularisée de Kuhlmann-Mathoulin dans les pseudarthroses polaires proximales du scaphoïde carpien.

L’apparition des greffons osseux vascularisés a permis de rediscuter les modalités de prise en charge des pseudarthroses du scaphoïde carpien. En effet, ils présenteraient une supériorité biologique et mécanique comparativement aux greffons conventionnels. Kuhlmann a décrit une technique de réparation du scaphoïde carpien par un greffon vascularisé prélevé sur la face antéro-médiale du radius distal alimenté par l’artère transverse antérieure du carpe. Ce travail a été concrétisé à grande échelle par Mathoulin.

Nous avons voulu par notre étude vérifier la réalisation technique de cette méthode pour 25 pseudarthroses polaires proximales du scaphoïde (zones I et II) dont 6 nécroses (IRM, test de Green) traitées entre 2007 et 2020. Nous avons reproduit la technique comme décrite initialement par Kuhlman-Mathoulin, l’ostéosynthèse était réalisée à l'aide de broches fines suivie d’une immobilisation jusqu’à consolidation radiologique de la pseudarthrosde.

Les résultats de notre étude rétrospective avec un recul moyen de 9,6 ans ont tenu compte des critères cliniques en appréciant les amplitudes articulaires, la force et le Mayo Wrist Score combinant une évaluation fonctionnelle subjective et objective en étudiant l’intensité de la douleur, l’aptitude à la reprise professionnelle, la mobilité et la force. Le bilan radiographique a permis de contrôler la consolidation. On observait 19 consolidations sur 25 en 12,5 semaines en moyenne. Pour le résultat global, nos patients avaient un Mayo Wrist Score excellent et bon à 60 %.

Le débat suite à l'étude, réside dans l’accessibilité lors de l’abord du scaphoïde au niveau du siège de la pseudarthrose et dans la mise en place du greffon. En effet, il existe des difficultés d’accès à la pseudarthrose polaire vu que cette dernière est située anatomiquement en position dorsale. Pour cela, l’utilisation de mini-écarteurs reste indispensable ainsi que le creusage proximo-distal du fragment proximal aidé par l’amplificateur de brillance, permettant ainsi de mettre le greffon pédiculé dans une logette. La stabilisation par broches fines reste également un geste obligatoire épinglant parfois l’ensemble greffon-fragment proximal au lunatum.

Le greffon vascularisé de Kuhlmann-Mathoulin permet d’améliorer la radiométrie du carpe et semble prévenir de l’évolution arthrosique. Cette intervention reste difficile et nécessite une courbe d’apprentissage. Compte tenu des difficultés de prélèvement du greffon, la persistance de sa vascularisation, et particulièrement sa mise en place dans les pseudarthroses polaires proximales, en rapport avec leur particularité anatomique. La méthode que nous décrivons qui semble originale a permis de répondre à cette difficulté d’ordre technique.
Mustapha YAKOUBI (Alger, Algérie), Lyès AIT EL HADJ, Abdesselam BENAMIROUCHE
16:34 - 16:40 #36705 - CO020 Le traitement des pseudarthroses instables du scaphoïde carpien par voie antérieure, greffe intercalaire et brochage.
CO020 Le traitement des pseudarthroses instables du scaphoïde carpien par voie antérieure, greffe intercalaire et brochage.

Bien que le traitement des pseudarthroses du scaphoïde par la technique classique dite de « Matti-Russe » soit universellement reconnu, la majorité des séries montrent un taux résiduel d’échecs. Dans l’analyse de ces échecs, de nombreux auteurs ont insisté sur le caractère péjoratif de l’instabilité associée, pour laquelle ils insistent sur l’importance de sa correction et la restauration de la forme du scaphoïde par greffe intercalaire souvent associée à une ostéosynthèse pour maintenir la réduction obtenue. L’objectif de cette étude est de rapporter les résultats du traitement des pseudarthroses du scaphoïde traitées par greffe intercalaire associée à un brochage.

Il s’agissait d’une étude de 72 patients porteurs d’une pseudarthrose du scaphoïde carpien instable (stade IIb d’Alnot), traitée selon cette technique de 2006 à 2021. L’instabilité de la pseudarthrose a été étudiée sur les radiographies préopératoires. Lorsqu’il existe une instabilité du carpe (D.I.S.I) affirmée par un angle radio-lunaire de profil supérieur à 10° ou un angle scapho-lunaire supérieur à 60°. Les résultats ont été évalués avec un recul moyen de 118,1 mois (200–18 mois). L’évaluation pré- et postopératoire a porté sur les signes cliniques, la radiographie, les signes fonctionnels en incluant la force de préhension et la mobilité du poignet ainsi que le score de Mayo Clinic.

La consolidation a été obtenue chez 63 patients dans un délai moyen de 14,5 semaines (9–18). La force de préhension et la mobilité du poignet en flexion et en extension ont été améliorées de façon significative. Le score de Mayo Clinic était côté chez 42 patients excellents, bon chez 20 patients et mauvais dans 10 cas.

Dans son travail, Fisk a insisté sur l’intérêt, pour obtenir la consolidation des pseudarthroses instables, de restaurer la hauteur du scaphoïde et de corriger l’instabilité du carpe. Il utilise un greffon par voie externe. Linscheid lui, a proposé une technique semblable par voie antérieure complétée par un brochage. Fernandez emploie une méthode similaire et propose un calcul des dimensions de la greffe en préopératoire sur les radios comparatives. Condamine puis Amadio ont mis en évidence une corrélation entre les résultats fonctionnels et la correction de l’instabilité et de la déformation du scaphoïde. L’existence d’un couple de torsion qui entraîne la rotation palmaire du pôle distal du scaphoïde justifie l’ostéosynthèse. Nos résultats sont comparables à la majorité des séries publiées. La correction de la bascule du lunatum (angle résiduel inférieur à 10°) a été obtenue 29 fois sur 31 et confirme ainsi l’efficacité de la greffe intercalaire pour rétablir l’alignement du carpe. L’ostéosynthèse par brochage assure la stabilité de cette correction sans la moindre perte angulaire entre le postopératoire immédiat et la consolidation.

Cette technique que nous avons utilisée, initialement rapportée par Fisk, est une technique parfaitement fiable du traitement des pseudarthroses du scaphoïde instable. Elle permet à la fois d’assurer la consolidation, de corriger l’instabilité du carpe et de restaurer la forme du scaphoïde, ce qui est, en fait pour nous, une indication de choix qui nous a permis d’obtenir des résultats satisfaisants à long terme tant sur le plan fonctionnel que sur le plan anatomique.
Mustapha YAKOUBI (Alger, Algérie), Abdesselam BENAMIROUCHE, Lyès AIT EL HADJ
16:40 - 16:46 #37116 - CO021 Greffe osseuse vascularisée de Zaidemberg dans le traitement des pseudarthroses du scaphoïde carpien, à propos de 40 cas.
CO021 Greffe osseuse vascularisée de Zaidemberg dans le traitement des pseudarthroses du scaphoïde carpien, à propos de 40 cas.

La greffe osseuse vascularisée est indiqué pour les pseudarthroses anciennes du scaphoïde, sans ou avec arthrose débutante. Elle présente un avantage ostéogénique certain par rapport aux greffes inertes avec un taux de consolidation supérieur. L’objectif de notre étude était de vérifier ces données en étudiant les résultats des greffons de Zaidemberg de notre série.

Nous avons mené une étude rétrospective à propos de 40 cas de pseudarthroses du scaphoïde sur une période de 14 ans, traités par greffe osseuse vascularisée. La technique utilisée est celle de Zaidemberg, qui utilise un greffon prélevé sur la styloïde radial, vascularisé par l’artère du processus styloïde radial. Notre série présentait une nette prédominance masculine, l’âge moyen était de 27 ans, le coté dominant était atteint dans 15 cas seulement, la majorité des patients étaient des travailleur manuels. Le délai moyen entre le traumatisme et la consultation était de 6 ans. Un traumatisme bénin était révélateur dans 23 cas. A l’examen physique : la douleur était le maitre symptôme, souvent modérée, l’étude de la de la mobilité du poignet montrait un secteur de mobilité moyennement réduit. A l’examen radiologique : 57.5% des patients étaient classés stade IIb d’Alnot et 35% étaient classés IIa. L'ostéosynthèse était réalisée par des broches suivie d'une immobilisation de 6 semaines en moyenne.

L’évaluation des résultats en post opératoire a concerné la douleur, la fonction, les amplitudes articulaires et le contrôle radiologique. Ainsi, au recul moyen de 18 mois : L’évolution était favorable dans la majorité des cas avec soulagement des douleurs dans 72% des cas. On a eu un gain de mobilité moyen de 25 degrés pour la flexion- extension. 31 patients ont repris une activité professionnelle normale. La consolidation a été obtenue dans 36 cas avec un délai moyen de 3 mois. On a pas noté une aggravation de l’arthrose radio-scaphoidienne préexistante.

Dans notre série le taux de consolidation de 90% avoisine le taux de la série de Mathoulin (92% de consolidation). Merrell a objectivé un taux de consolidation plus elevé avec l’utilisation de vis pour la fixation du greffons, Chantelot n’a pas trouvé d’influence du type d’ostéosynthèse. Dans notre série le patient qui n’a pas eu d’ostéosynthèse a consolidé. Merrell dans une série de 80 patients a insisté sur l’effet délétère de l'âge sur la consolidation, dans notre série on a pas trouvé de relation entre l'âge et la non consolidation.

La greffe vascularisé présente des avantages par rapport aux greffes conventionnelles avec consolidation plus rapide et une voie d’abord antérieure unique diminuant ainsi la morbidité due au prélèvement. Néanmoins, sa réalisation nécessite une longue courbe d’apprentissage
Nouha BABA (Tunis, Tunisie), Mouna OUNAIES, Yassine TRABELSI, Khairi SAIBI, Wafa YANGUI, Sayed BACCARI
16:46 - 16:52 #37081 - CO022 CHOIX DE GREFFE POUR LA PRISE EN CHARGE DE LA PSEUDARTHROSE DU SCAPHOÏDE : PREMIERE REVUE PARAPLUIE ET PROPOSITION D’ARBRE DÉCISIONNEL.
CO022 CHOIX DE GREFFE POUR LA PRISE EN CHARGE DE LA PSEUDARTHROSE DU SCAPHOÏDE : PREMIERE REVUE PARAPLUIE ET PROPOSITION D’ARBRE DÉCISIONNEL.

La pseudarthrose du scaphoide carpien est un problème majeur pour l’avenir fonctionnel du poignet, surtout chez le sujet jeune. Dans son traitement chirurgical, lele choix entre les différents types de greffon reste controversé. Plusieurs revues systématiques et méta-analyses ont abordé ce sujet sans le trancher. Le but de cette étude était de répondre aux questions suivantes par une revue parapluie (revue de revues ou de méta-analyses) : 1) existe-t-il une différence du taux de consolidation entre les différentes techniques ? et 2) y-a-t-il des indications préférentielles pour les greffons ?

Nous avons réalisé une recherche tertiaire qualitative (revue parapluie) des revues systématiques ou de méta-analyses comparant les différentes techniques de greffon de scaphoïde connues sur la période de octobre 2022 à Fevrier 2023. Le critère d’évaluation principal était le taux de consolidation de la pseudarthrose. Le critère secondaire était l’indication du greffon en fonction du type de pseudarthrose. La recherche bibliographique a été effectuée selon les critères PRISMA 2020. L’évaluation de la qualité des etudes a été incluse avec l’instrument « Évaluation de la qualité méthodologique des examens systématiques » — AMSTAR 2.

Neuf revues systématiques et méta-analyses ont été incluses dans la revue parapluie (= 715 patients). La qualité de ces articles s’étendait de faible à haute qualité. Un tableau résumant les résultats de chaque article inclus a été réalisé. Il n’y avait pas de différence entre le taux de consolidation des greffes osseuses vascularisées (entre 84 et 92 %), et non vascularisées (entre 80 et 88 %). La greffe osseuse vascularisée presentait des résultats meilleurs en présence d’une nécrose avasculaire du pôle proximal (taux de consolidation de 88 à 74 % que la greffe osseuse non vascularisée (47 à 62 % ). Le greffon osseux non vascularisé avait moins d’échec dans les cas de plicature antérieure du scaphoïde.

Notre revue parapluie apporte une vision globale du taux de consolidation en fonction du type de greffon dans la pseudarthrose du scaphoide. Des orientations se dégagent en fonction du type de pseudarthrose et de la zone. Un arbre décisionnel est élaboré en fonction de ces résultats.
Abeer BAAMIR (Rouen), Isabelle AUQUIT-AUCKBUR
16:52 - 16:58 Discussion commune.
16:58 - 17:04 #37148 - CO023 Luxation anté-lunaire du carpe : Résultats radio-cliniques et revue de la littérature.
CO023 Luxation anté-lunaire du carpe : Résultats radio-cliniques et revue de la littérature.

Les luxations anté-lunaires du carpe sont des lésions très rares représentant entre 3-6% des luxations péri-lunaires du carpe. Leur prise en charge thérapeutique est mal codifiée avec des résultats cliniques méconnus, rapportés seulement dans des cases reports ou de très courtes séries.

Entre 2014 et 2022, une étude rétrospective monocentrique a été réalisée dans un centre hospitalo-universitaire sur les luxations anté-lunaires du carpe. Tous les patients qui présentaient une luxation anté-lunaire du carpe (1) avec un suivi de plus de deux ans (2) ont été inclus. Les luxations péri-lunaires du carpe postérieur ont été exclues. L'évaluation était clinique (score douleur EVA, amplitude articulaire, évaluation de la force et score Quick DASH) et radiologique (apparition arthrose, nécrose lunatum). Tous les patients ont été opérés par voie dorsale 3-4 avec une dénervation partielle : des brochages scapho-lunaire et trichétro-lunaire ont été réalisés ainsi qu'une réinsertion sur ancre des ligaments scapho-lunaire (lésion chez n=2) et trichétro-lunaire (lésion chez n=2). Vingt-huit articles de la littérature ont été inclus concernant les luxations anté-lunaires du carpe.

Avec un suivi moyen de 71 mois [24 - 116], cinq luxations anté-lunaires du carpe ont été inclus : trois patients présentaient une fracture du scaphoïde associée. Au dernier recul, les résultats cliniques montrent une EVA moyenne de 4 +/- 1.2 , une amplitude en flexion-extension du poignet de 74 +/- 13.4 degrés et une diminution de force de 15 kilos force par rapport au côté controlatéral. Quatre patients étaient satisfaits du résultat fonctionnel et quatre ont repris le travail. Une complication a été retrouvée : un syndrome douloureux régional complexe de type 1. Une reprise a été faite pour nécrose du lunatum par une résection de la première rangée. Radiographiquement, trois patients présentaient une arthrose radio-carpienne.

L’analyse de la littérature retrouve seulement 40 luxations anté-lunaires du carpe décrites avec des voies d’abord différentes. Des fractures du carpe (fracture du lunatum, du scaphoïde ou du trapézoïde) sont fréquemment associées. L’analyse des différentes études ne permet pas de dégager une attitude thérapeutique consensuelle. Au vu des lésions ligamentaires retrouvées, l’abord dorsal semble nécessaire pour la réinsertion ligamentaire.

Le patient doit être prévenu de la gravité lésionnelle avec un retentissement fonctionnel important retrouvé dans notre étude et dans l’ensemble de la littérature : diminution des amplitudes articulaires et perte de force.
Alexandre DORFMANN (Montpellier), Michel CHAMMAS, Bertrand COULET, Cyril LAZERGES, Hugo BARRET
17:04 - 17:10 #36715 - CO024 La ligamentoplastie slic dans instabilités periscaphoïdiennes aigües et subaigües.
CO024 La ligamentoplastie slic dans instabilités periscaphoïdiennes aigües et subaigües.

Le traitement des instabilités périscaphoïdiennes sont un challenge thérapeutique. Que ce soit dans le cadre des lésion scapholunaires ou périlunaires, de nombreuses techniques de réparations ou de reconstructions ont été proposées. La ligamentoplastie SLIC (scapholunaire, intercarpienne) publiée en 2017 permet non seulement une reconstruction du complexe scapholunaire mais aussi de l’ensemble du plan ligamentaire postérieur (LT et DIC). Nous présentons notre expérience pour les lésions aigües et subaigües.

Il s’agit d’une revue rétrospective de 25 patients opérés (5 femmes, 20 hommes) entre 2021 et 2023. L’âge moyen est de 42 ans. Le recul minimum est de 3 mois avec un suivi moyen de 8 mois (extrêmes 3-23). Tous les patients présentaient une lésion scapholunaire. 4 patients ont été opérés en urgence. 5 patients présentaient une lésion datant de moins de 3 mois, 5 patients entre 3 et 6 mois et 12 patients une lésion de plus de 6 mois. Les patients ont tous bénéficiés d’un bilan radiologique tridimentionnel à la recherche de lésions ligamentaires. La série est bi-opérateur et la revue s’est faite dans le cadre du suivi post-opératoire avec un bilan clinique et radiologique.

22 patients déclarent une évolution favorable avec disparition des douleurs. 3 patients sont insatisfaits. Un patient a bénéficié d’une arthrodèse médiocarpienne après 8 mois. Les mobilités préopératoires sont: 68° de flexion, 69° d’extension. Les mobilités postopératoires sont: 46° de flexion (20-90°), 60° d’extension (30-80°). La force préopératoire était de 28kg contre 29kg en postopératoire. Radiologiquement, on retrouvait en préopératoire, un diastase SL moyen de 3mm, un angle SL à 63° un angle RL à 5,7°. L’angle postéroradioscaphoidien était à 113°. En postopératoire on retrouve un diastase de 2,4mm, un angle SL à 56° et un angle RL à 4°.

Les patients traités par SLIC en aigu dans le cadre des instabilité périscaphoïdienne, notamment pour des luxations périlunaires, présentent une évolution satisfaisante. Nos résultats sont superposables aux séries publiées. Le diastase et l’augmentation de l’angle SL qui suit l’ablation des broches n’est pas corrélé à une évolution clinique défavorable.

La ligamentoplastie intercarpienne SLIC est une technique valide dans la prise en charge des dissociation SL aigüe, subaigüe et chroniques, qui donne des résultats supérieurs en termes de douleurs et de mobilités que les techniques historiques.
Emmanuel PIGUET (Genève), Marie DAVAT, Jean-Yves PROF. BEAULIEU
17:10 - 17:16 #36960 - CO025 La réparation des lésions du ligament scapho-lunaires concomitantes aux fractures du radius distal est-elle nécessaire en aigüe, au moment de l'ostéosynthèse ? Revue systématique et méta-analyse.
CO025 La réparation des lésions du ligament scapho-lunaires concomitantes aux fractures du radius distal est-elle nécessaire en aigüe, au moment de l'ostéosynthèse ? Revue systématique et méta-analyse.

Des ruptures du ligament scapho-lunaire (LSL) peuvent survenir lors des fractures de l’extrémité inférieure du radius (FEIR). Il n’existe aucun consensus concernant la prise en charge des lésions ligamentaires dans ce contexte. Notre objectif était de comparer le traitement chirurgical et conservateur des ruptures aiguës du LSL associées à l’ostéosynthèse des FEIR.

Une méta-analyse a été utilisée pour évaluer l'efficacité de la réparation des ruptures du LSL en cas de FEIR avec les scores DASH (Disabilities of the Arm, Shoulder, and Hand). Nous avons identifié 154 articles. Seulement 7 études ont rapporté suffisamment de données radiographiques ou de résultats cliniques et ont été incluses : 3 ont fait l'objet d'une méta-analyse et 4 d'une analyse narrative en raison d'un manque d'homogénéité. Nous avons analysé les patients en 2 groupes : LSL chirurgical (C-LSL) versus LSL orthopédique (O-LSL). Les critères de jugement principaux étaient les scores ROM (Range of Motion) et DASH, avec un suivi d’un an au minimum.

Au total, 128 patients ont été inclus (71 C-LSL et 57 O-LSL), avec un suivi moyen de 70,2 mois (SD : 23,5). L'ampleur de l'effet global pour la ROM en flexion était de 1,74 (intervalle de confiance [IC] à 95 %, -3,48 à 6,95 ; P = 0,51) et pour l'extension était de 0,79 (IC à 95 %, -3,41 à 4,99 ; P = 0,71), tandis que l'ampleur de l'effet global pour les scores DASH était de -0,28 (IC à 95 %, -0,66 à 0,10 ; P = 0,14). Bien que la O-LSL ait conduit à une meilleure ROM et que la C-LSL ait conduit à des scores DASH plus bas, ces résultats n'étaient pas significativement différents.

Le nombre d’études ayant pu être inclues était faible du fait de la diversité des critères de jugement utilisés dans les articles. Par ailleurs, l’absence de différence lors de la réparation du LSL en aigue associée à une ostéosynthèse de FEIR, peut être dû à une cicatrisation spontanée du LSL et à la présence d’autres moyens de stabilisation du carpe : ligaments dorsaux intercarpiens, ligaments intrinsèques et extrinsèques du carpe, muscles stabilisateurs actifs (FCR, ECRL, FCU).

La réparation chirurgicale d'une lésion du LSL associée à une FEIR ne présente pas d’amélioration clinique à long terme par rapport à un traitement conservateur.
Alexandra STEIN (Paris), Lalka ANDY, Scott FRANK, Francisco RODRIGUEZ FONTAN
17:16 - 17:22 #35810 - CO026 Wide arthroscopic dorsal capsuloligamentous repair in severe scapholunate instability: A prospective study of 112 patients.
CO026 Wide arthroscopic dorsal capsuloligamentous repair in severe scapholunate instability: A prospective study of 112 patients.

Purpose : In the most standard cases of SL instability, it seems that classical dorsal capsuloligamentous arthroscopic repair is the gold standard. However, this repair does not seem to be sufficient for more advanced injuries. In this paper, we report the functional results of the wide arthroscopic dorsal capsuloligamentous repair (WADCLR) in the management of severe scapholunate instability.

Methods : We performed prospective single-center study which ran between March 2019 and May 2021. The primary outcome is to evaluate the reduction of radiographic deformity and functional outcomes by WADCLR. Secondly, we wanted to evaluate the effectiveness of our technique on the most advanced scapholunate instabilities (European Wrist Arthroscopy Society (EWAS) Stage 5). After the operation, the patients were systematically followed-up at 3 months, 6 months and 1 year

Results : Our cohort included 112 patients (70 men and 42 women) with an average age of 31.6 years. A total of 3 EWAS 3A patients, 12 EWAS 3B patients, 29 EWAS 3C patients, 56 EWAS 4 patients, and 12 EWAS 5 patients were included. For all of our patients, a significant improvement of the radiological signs, up to a return to normal values, as well as of the functional signs is apparent except for flexion. When we look at the subgroup analysis for EWAS 5, we find a significant improvement in all criteria except for some joint ranges (Extension, Flexion, RD and UD) although these figures report a statistical trend towards improvement, except for flexion, as previously mentioned.

Conclusion : WADCLR represents a minimally invasive, easy and reproducible with few complications, offering a clear improvement in functional signs but also a reduction in the radiological deformity.
Jean-Baptiste DE VILLENEUVE BARGEMON (Marseille), Charlotte JALOUX, Mathilde GRAS, Christophe MATHOULIN, Michel LEVADOUX, Lorenzo MERLINI
17:22 - 17:27 Discussion commune.
17:27 - 17:33 #37098 - CO027 Arthropathie piso-pyramidale dans la pathogénèse de la douleur ulnaire après arthrodèse partielle ou totale du poignet : notre expérience.
CO027 Arthropathie piso-pyramidale dans la pathogénèse de la douleur ulnaire après arthrodèse partielle ou totale du poignet : notre expérience.

Parmi les complications possibles après l’arthrodèse partielle ou totale du poignet, l’une des plus fréquentes est la douleur ulnaire (USWP: Ulnar Sided Wrist Pain). Une des causes probable est l le déséquilibre de l’articulation piso-pyramidale et le conséquent possible développement d’une arthrose piso-pyramidale.

Cinq patients ayant subi une arthrodèse totale du poignet et sept patients aprés scaphoidectomie et arthrodèse des quatre os ont présenté un tableau clinique de douleur ulnaire dans une période variable allant de trois à neuf mois post-op et ont présenté des signes radiographiques d’arthrose piso-pyramidale après six mois post-op en moyenne. Tous les patients ont initialement reçu une gestion conservatrice de la douleuret grâce à un approche physiothérapique ou injection intra-articulaire (cortisone avec anesthesique).les patients qui n’ont pas démontré de benefice au traitment ont été référés à la pisiformectomie chirurgicale. Les patients ont été évalués par radiographie et cliniquement avec les scores PRWE et DASH, avec un follow-up de 24 mois moyenne.

Tous les patients ont raporté une importante amelioration cllnique après la procédure de pisiformectomie À 24 mois, nous avons observé une régression complète de la douleur ulnaire au poignet chez tous les patients. Le score DASH moyen à 24 mois est de 13,2. Le score PRWE moyen à 24 mois est de 11.

L’arthropathie piso-pyramidale doit être compté parmi les causes possible de la douleur ulnaire du poignet après l’arthrodèse partielle ou totale. La pisiformectomie a montré de pouvoire réduire jusqu’à resolution les symptômes douloureux. Les résultats de notre étude suggèrent de considérer un geste chirurgical sur l’articulation piso-pyramidal lors de la réalisation d’une arthrodèse partielle ou totale du poignet dans un but de prevention de la douleur ulnaire.
Ribolzi ROMEO RAIMONDO (Milano, Italie)
17:33 - 17:39 #37097 - CO028 Résultats cliniques et radiographiques après arthrodèse RSL.
CO028 Résultats cliniques et radiographiques après arthrodèse RSL.

Radioscapholunate (RSL) fusion is commonly performed for the management of painful post-traumatic radiocarpal osteoarthritis that failed in conservative treatment. This procedure aims to alleviate the pain but may result in reduced wrist mobility. The purpose of this study was to evaluate the clinical and radiological outcomes of RSL fusion and compare them to literature findings.

In this multicentric study, we retrospectively evaluated 19 patients who underwent RSL arthrodesis for painful posttraumatic osteoarthritis (following an intraarticular radius fracture, perilunate luxation, scapholunate dissociation or scaphoid fracture) from 2005 to 2021, with a mean follow-up of 7 (range 1–12) years. The clinical examination includes pain relief (VAS), functional scores (PRWE, QuickDash), range of motion (flexion/extension, ulnar/radial deviation, pronation/supination), grip strength and satisfaction. The radiological analysis focused on bone fusion and the presence of midcarpal osteoarthritis. Finally, complications were notices.

19 patients (15 males and 4 females) with an average age of 43,5 (range 21.4–73) years underwent RSL fusion for post-traumatic osteoarthritis. The PRWE and QuickDash were 34 and 24, respectively. The mean pain level was 3 out of 10. Grip strength in the operated wrist was 67% of the contralateral wrist. Wrist extension/flexion averaged 26°/28°, ulnar/radial deviation averaged 19°/10° and pronation/supination 82°/76°. Seventy-five percent of the patients returned to work. 13 of 19 patients were satisfied (68,4%). 3 patients had a pseudarthrosis of the radiocarpal fusion without a significant effect on the clinical outcome. The radiologic assessment showed arthrotic changes of the midcarpal joint (STT, SC, LC or LT) in 7 patients (36,8 %). In 4 of the 19 patients (21%) the RSL fusion was converted to a complete wrist arthrodesis due to persistent wrist pain.

Considering the long-term mobility outcomes and radiographic findings, the current study raises questions regarding the viability of radioscapholunate arthrodesis as the initial surgical intervention. The observed limitations in wrist extension and the possibility of degenerative changes in adjacent joints raise questions about the suitability of radioscapholunate arthrodesis as the initial surgical intervention for all patients.

In conclusion, while radioscapholunate arthrodesis provides favorable clinical outcomes in terms of pain relief and functional improvement, long-term mobility considerations suggest a reevaluation of the primary surgical strategy. It is essential to consider individual patient characteristics, preferences, and functional demands when making treatment decisions. Further studies, including prospective studies and comparative analyses, is needed to better identify the optimal patient selection criteria for primary total wrist arthrodesis and to evaluate its long-term outcomes compared to radioscapholunate arthrodesis.
Mehdi DUCASSE (Caen), Marie-Laure ABI-CHAHLA
17:39 - 17:45 #37104 - CO029 La carpectomie proximale dans les luxations et fractures-luxations péri lunaires du carpe méconnues. Résultats d’une série de 7 cas.
CO029 La carpectomie proximale dans les luxations et fractures-luxations péri lunaires du carpe méconnues. Résultats d’une série de 7 cas.

Les luxations et fractures-luxations péri-lunaires du carpe sont rares et représentent entre 5 et 10% des fractures du poignet. Une fois sur quatre ces lésions passent inaperçues. La réduction des formes anciennes est impossible. Sans oublier l’évolution inéluctable vers la nécrose du lunatum et l’arthrose. Deux possibilités thérapeutiques s’offrent : l’arthrodèse partielle ou la résection de la première rangée des os du carpe qui simplifie l’articulation radio-carpienne en supprimant trois os de la première rangée du carpe.

Nous rapportons une série de 7 patients, opérés pour des dislocations péri -lunaires négligées. Tous nos patients étaient des hommes de 26,5 ans d’âge moyen (23-42). 5 patients étaient des travailleurs manuels. le délai moyen de découverte était de 10,5 semaines (5-20): deux étaient des luxations rétro-lunaires pures, quatre des trans-scapho-rétro-lunaires, associées dans deux cas à une fracture de la styloïde radiale et enfin un cas exceptionnel de luxation rétro-lunaire avec fracture vertico-frontale du lunatum associée à une fracture de la styloïde radiale. Le mécanisme causal a fait a suite à une chute sur le poignet d’un lieu élevé. 3 patients soufraient d’un syndrome du canal carpien associé. Le suivi moyen était de 25 mois (9- 30). L’intervention a été réalisée par abord longitudinal dorsal. La tête du capitatum doit être examinée en premier. Aucun geste n’a été réalisé sur le canal carpien. Une immobilisation par attelle plâtrée a été mise pour une durée de 21 jours, suivie d’une rééducation fonctionnelle.

nous avons obtenu une amélioration de la mobilité avec une extension de 52° en moyenne et une flexion de 56°. La force de poigne était de 70 % par rapport au membre controlatéral avec indolence et reprise des activités pour tous nos patients 6 patients sur 7 étaient satisfaits ou très satisfaits . 5 sur 7 des interlignes articulaires radius-capitatum étaient inchangés à la revue radiologique au dernier recul. Par contre la hauteur du capitatum dans certains cas s’était réduite et sa largeur accrue.

La réduction orthopédique des formes anciennes des dislocations péri-lunaires du est pratiquement impossible. Deux possibilités thérapeutiques s’offrent : l’arthrodèse ou la résection de la première rangée des os du carpe. La résection de la première rangée des os du carpe préserve la mobilité du poignet et donne une fonction utile avec une force acceptable. Elle devrait théoriquement diminuer la force du poignet par effet d’allongement relatif des tendons. Mais le fait de la diminution voire même de la disparition de la douleur ceci améliore encore la force. le résultat est long à obtenir ,entre 6 mois et 1 an

Les luxations et fractures-luxations péri-lunaires du carpe invétérées sont de nos jours rares. Leur traitement ne peut être que chirurgical. La résection de la première rangée des os du carpe semble être une technique parfaitement adaptée à cette pathologie traumatique grave. Elle donne alors des résultats stables dans le temps, en préservant une bonne mobilité du poignet et une fonction utile avec une force acceptable.
Nassima MEZIANI (Alger, Algérie), Amina SEMINERAS, Khaled HARMAS, Fares MAOUCHE, Farida SILMI, Chahine TOUALBI, Abdellatif DJELTI
17:45 - 17:51 #36903 - CO030 FRACTURES DE LA BASE DU PREMIER METACARPIEN TRAITÉE PAR EMBROCHAGE PERCUTANE.
CO030 FRACTURES DE LA BASE DU PREMIER METACARPIEN TRAITÉE PAR EMBROCHAGE PERCUTANE.

Les fractures de la base du premier métacarpien sont des lésions graves par leurs complications fonctionnelles pouvant entraver l’opposition du pouce ; mouvement indispensable pour la préhension de la main. La prise en charge thérapeutique est basée sur la réduction orthopédique et l’embrochage percutané le plus souvent selon différentes méthodes.- Le but de notre travail est d'évaluer les résultats fonctionnels de nos patients.

Nous avons mené une étude rétrospective concernant 100 patients ayant une fracture de la base du premier métacarpien colligés au Service de Traumatologie Orthopédie B CHU MED VI de Marrakech sur une période de 10 ans allant de janvier 2011 au décembre 2021. L’âge moyen de nos patients est de 29 ans avec des extrêmes allant de 15 ans à 52 ans avec une nette prédominance masculine 83%, le côté droit était le plus touché. Les accidents de la voie publique constituent l’étiologie la plus fréquente de cette fracture suivie par les chutes et les agressions. Un bilan radiologique comportant une radiographie de la main de face et de profil a permis de déterminer 60 fractures de Bennet à gros fragment ; 10 fractures de Bennet à petit fragment ; 15 fractures de Rolondo et 15 fractures extra articulaires. La réduction orthopédique suivie d’un embrochage percutané était la méthode thérapeutique la plus utilisée, 97 embrochages d’Iselin, 2 embrochages de Tibiana et un patient traité selon la technique d’embrochage de Johnson. Le recours à la réduction sanglante n’a été réalisé que chez trois patients.

Nous avons évalué les résultats fonctionnels de nos malades selon le score fonctionnel de Nonnemacher basé sur des critères objectifs : la mobilité du pouce en abduction et en antépulsion ; la stabilité articulaire et la force musculaire du pouce en préhension et des critères subjectifs : l’importance de la douleur et le degré de satisfaction du malade. Les résultats morphologiques ont été évalués après contrôle radiologique en recherchant les signes de consolidation, la présence ou l’absence du cal vicieux, la rétraction de la première commissure et le degré d’arthrose de l’articulation trapézo- métacarpienne. Nous avons obtenu 72% d’excellents et de bons résultats, 18% de résultats acceptables tandis que les mauvais résultats ont représenté 10%.

La prise en charge thérapeutique est très variée : La réduction selon Gedda est une composante essentielle du traitement de la fracture du premier métacarpien bien qu’un défaut de réduction peut s’accompagner de bons résultats selon Griffiths. Pour Dunaud, la réduction anatomique exacte est la condition sine qua none pour éviter une marche d’escalier facteur d’usure rapide du cartilage qui conduit à la rhizarthrose post-traumatique. L’embrochage trapézo- métacarpienne selon la méthode de Wagner ou Wiggins est une transfixion directe de la TM mais présente selon Iselin l’inconvénient de ne pas maintenir un écart commissural maximum. L’embrochage inter métacarpien d’Iselin consiste à former à l’aide de deux broches non parallèles un couple indéformable fixant le premier métacarpien au deuxième dans la position désirée avec écartement maximum de la première en antépulsion. La méthode de Tubiana, très voisine de celle d’Iselin est utilisée en cas de gros fragment, la broche proximale dans cette méthode passe dans le foyer de fracture. Notre préférence s’est portée sur la méthode d’Iselin en raison de sa simplicité, sa fiabilité et ses résultats globaux satisfaisants en général.

Les fractures de la base du premier métacarpien sont des lésions graves par leurs complications fonctionnelles. Elles exposent à la rizhartrose. La prise en charge thérapeutique vise à rétablir l’anatomie et la physiologie de la première colonne de la main. L’embrochage d’Iselin est simple et assure une consolidation en bonne position, compatible avec une fonction normale du pouce.
Hassan RAIS (Marrakech, Maroc), Mohamed MOUSSADIQ, Mohamed HADDOU, Yassine FATH EL KHIR, El Mehdi BOUMEDIANE, Said AZIZ, Mohamed Amine BENHIMA, Imad ABKARI
17:51 - 18:00 Discussion commune.

16:30
16:30-17:00
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CE-03
Conférence d'enseignement avancée.
Le coude du sportif: pathologies spécifiques et intérêt de l’arthroscopie.

Conférence d'enseignement avancée.
Le coude du sportif: pathologies spécifiques et intérêt de l’arthroscopie.

Modérateurs : Adeline CAMBON-BINDER (MCU-PH) (Paris), Olivier MARÈS (Medecin) (Nîmes)
La pratique sportive sollicite le coude dans de nombreux gestes spécifiques parfois la cause de pathologies qu’il convient d’essayer de prévenir et qu’il faut savoir traiter de manière optimale afin de permettre un retour précoce au sport causal. L’arthroscopie prend une large place dans les indications thérapeutiques et Marion Burnier nous en rappellera les aspects techniques et les principales indications.
16:30 - 17:00 Le coude du sportif : pathologies spécifiques et intérêt de l’arthroscopie. Marion BURNIER (chirurgien senior) (Lyon), Guillaume HERZBERG (Professeur) (Lyon)

17:00
17:00-17:30
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CE-04
Conférence d'enseignement avancée.
Ostéotomies de la base du pouce.

Conférence d'enseignement avancée.
Ostéotomies de la base du pouce.

Modérateurs : Alexandre DURAND (Chirurgien de la main) (Maxeville), Sophie MONIN (Chirurgien) (Longjumeau)
Trop souvent la pathologie de la base du pouce est adressée au chirurgien à un stade avancé ce qui nous contraint à des interventions de type arthroplasties ou trapézectomie. Or, à un stade plus précoce de la pathologie, il est parfois possible corriger une anomalie anatomique par une ostéotomie, ainsi, Jean GOUBAU nous en présentera les indications et les techniques.
17:00 - 17:30 Ostéotomies de la base du pouce. Jean GOUBAU (Professeur/ Chirurgien) (Gand - Bruxelles, Belgique)

17:30
17:30-18:00
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CE-05
Conférence d'enseignement avancée.
Correction des déformations congénitales par la Croisssance Dirigée (« No Pinning »).

Conférence d'enseignement avancée.
Correction des déformations congénitales par la Croisssance Dirigée (« No Pinning »).

Modérateurs : Alexandre DURAND (Chirurgien de la main) (Maxeville), Sophie MONIN (Chirurgien) (Longjumeau)
Approche innovante de prise en charge de pathologies congénitales de la main. Présentation de la technique, résultats, discussion par un opérateur spécialiste reconnu de la main de l’enfant.
17:30 - 18:00 Correction des déformations congénitales par la Croisssance Dirigée (« No Pinning »). Arielle SALON (chirurgien de la main) (Paris)

18:00
18:00-19:30
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Assemblée Générale de la SFCM.

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