Lundi 18 décembre
14:00

"Lundi 18 d\u00e9cembre"

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TR1
14:00 - 15:00

Table ronde
Wrist Arthrioscopy ; Push the limits

Coordinateur : Michel LEVADOUX (Chef de Service) (Toulon)
40 ans après les premières arthroscopies de Terry Whipple, l’arthroscopie du poignet a pris une place incontestable dans notre arsenal diagnostique et surtout thérapeutique du poignet. Mais peut-on encore repousser les limites de ses indications ? L’IWAS tentera de nous ouvrir la voie à ces nouvelles techniques de demain.
14:00 - 15:00 Introduction. Christophe MATHOULIN (chirurgien) (El Tarter, Andorre)
14:00 - 15:00 Volar midcarpal instability, arthroscopic treatment. Lorenzo MERLINI (Chirurgien) (Paris)
14:00 - 15:00 Extrinsic ligaments injury in distal radius fractures. Margaret FOK (Hong Kong, Chine)
14:00 - 15:00 Arthroscopic TFCC reconstruction with brachio radialis tendon. Gustavo MANTOVANI (São Paulo, Brésil)
14:00 - 15:00 SL instability why reconstruction fail and new concept of reconstruction. Gregory BAIN (Adelaide, Australie)
14:00 - 15:00 Arthroscopic proximal row carpectomy, technical pearls. Nina SUH (Atlanta, Etats-Unis)
14:00 - 15:00 Conclusion. Michel LEVADOUX (Chef de Service) (Toulon)
Amphi Bleu

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CL1
14:00 - 15:12

Communications libres.
Lésions plexiques.

Modérateurs : Aram GAZARIAN (Chef de Service) (Lyon), Jean-Noel GOUBIER (Chirurgien) (Paris)
Un aperçu des derniers travaux réalisés par les chirurgiens de la main autour du sujet des lésions plexiques.
14:00 - 14:06 #36548 - CO001 Prise en charges des paralysies partielles du plexus brachial de l’adulte par transferts nerveux : un série de 80 patients.
CO001 Prise en charges des paralysies partielles du plexus brachial de l’adulte par transferts nerveux : un série de 80 patients.

Les paralysies partielles du plexus brachial de l’adulte représentent environ un quart de l’ensemble des paralysies traumatiques du plexus brachial de l’adulte. Chez la plupart des patients il s’agit d’une paralysie de l’épaule et du coude plus rarement une paralysie concernant la main uniquement. L'objectif de notre étude est d'évaluer l'interet des transferts nerveux dans la prise en charge des paralysies partielles du plexus brachial de l'adulte

Notre série se compose de 80 patients de 35 ans d’âge moyen, comprenant 9 femmes et 71 hommes. 51 Patients présentaient une paralysie totale de la flexion du coude, 38 patients une paralysie de l’épaule par atteinte du nerf axillaire chez 33 patients, associée à une lésion du nerf suprascapulaire chez 4 patients, 6 patients une paralysie de la flexion ou de l’extension des doigts. Tous les patients ont bénéficiés de transferts nerveux : un transfert du nerf de la longue portion du triceps sur la branche antérieure du nerf axillaire chez 31 patients et sur le nerf du teres minor chez 26 patients, un transfert du nerf du rhomboïde sur le nerf suprascapulaire chez 5 patients pour la réanimation de la rotation externe de l’épaule. Un transfert d’un fascicule du nerf ulnaire et du nerf médian sur les nerfs du biceps et du brachial antérieur pour la réanimation de la flexion du coude chez 51 patients, un transfert d’un fascicule du nerf ulnaire sur le nerf du long triceps pour la réanimation de l’extension du coude chez 4 patients, un transfert de l’ECRB sur le NIOA pour la réanimation de la flexion des doigts chez deux patient et un transfert du supinateur sur le NIOP pour la réanimation de l’extension des doigts chez 2 patients.

48 patients ont récupérés une flexion du coude à M4, 2 patients à M3 et un patient à M2; 17 patients ont récupérés une élévation et abduction de l’épaule à M4 , 9 patients à M3, et inférieure à M3 chez 5 patients ; 6 patients ont récupérés une rotation externe de l’épaule à M4, 18 patients à M3, 7 patients une rotation externe inférieure à M3. Quatre patients ont récupéré une extension du coude à M4 et 2 patients ont récupérés une flexion active des doigts et 2 patients une extension active des doigts.

Nos résultats son globalement comparable à ceux de la littérature. La proportion de résultats cotés à M4 selon le BMC demeure satisfaisant, notamment pour la réanimation de la flexion du coude, faisant du transfert nerveux un traitement de choix pour pour la réanimation de la flexion du coude dans les paralysies partielles du plexus brachial. Concernant la réanimation de l'épaule la récupération de la force musculaire est plus limitée compte tenu de la réinnervaiton partielle du deltoide et des rotateurs externes de l'épaule de même que les amplitudes d'élévation, d'abduction ou de rotation externe. Enfin concernant les paralysies de la main , le nombre de patient de ce sous groupe est trop limité pour effectuer une analyse fiable.

la greffe nerveuse, à partir de racines non avulsées, n’est pour nous plus une option pour la réanimation de la flexion du coude dans ce type de lésions.
Jean-Noel GOUBIER (Paris)
14:06 - 14:12 #36898 - CO002 Neurotisation du nerf axillaire par une branche motrice du triceps brachii : résultats cliniques à long terme.
CO002 Neurotisation du nerf axillaire par une branche motrice du triceps brachii : résultats cliniques à long terme.

La neurotisation du nerf axillaire par une branche motrice du triceps brachii fait partie de l’arsenal thérapeutique dans la prise en charge des paralysies du deltoïde. Les résultats rapportés à court terme sont satisfaisants. Les résultats à long terme sont moins connus.

Une revue rétrospective monocentrique de 23 patients ayant bénéficié d’une neurotisation du nerf axillaire par une branche motrice du triceps brachii a été réalisée au recul médian de 5.5 ans. L’âge médian était de 31.4 ans (20-70). La force musculaire du deltoïde (selon la British Medical Research Council, BMRC, et par un peson dynamométrique) ainsi que des amplitudes de l’épaule ont été évaluées.

Le délai pré opératoire médian était de 7,5 mois. Parmi les patients, 17 (85%) avaient une force en abduction de l’épaule supérieure ou égale à 3 selon la BMRC. La force médiane dynamométrique au peson était de 10 kg (80% du côté controlatéral). Aucun déficit n’a été retrouvé sur le site donneur. Les résultats cliniques étaient similaires selon que la branche du chef long ou que la branche latérale du triceps brachii aient été utilisées comme donneurs.

Les résultats sont comparables avec les données de la littérature concernant l’utilisation d’une branche motrice du triceps brachii. Les résultats semblent meilleurs que lorsqu’un autre nerf donneur est utilisé. Enfin, l’utilisation d’une greffe nerveuse est une alternative chirurgicale possible mais qui est plus morbide, principalement en raison de la prise de greffe à distance.

La neurotisation d’une banche motrice du triceps brachii sur le nerf axillaire est une technique de choix pour la réanimation du deltoïde avec des résultats à long terme satisfaisants.
Safire BALLET (Besançon), Thomas JALAGUIER, Thibault DRUEL, Arthémon HEITZ, Laurent MATHIEU, Aram GAZARIAN
14:12 - 14:18 #37002 - CO003 Réparer le nerf suprascapulaire par greffe ou neurotisation dans les paralysies néonatales du plexus brachial C5 C6 C7 ? Résultats d’une série de patient avec un recul moyen de 10 ans.
CO003 Réparer le nerf suprascapulaire par greffe ou neurotisation dans les paralysies néonatales du plexus brachial C5 C6 C7 ? Résultats d’une série de patient avec un recul moyen de 10 ans.

Les paralysies néonatales du plexus brachial peuvent entrainer une atteinte de la fonction du nerf supra-scapulaire (SSC) et nécessiter une prise en charge chirurgicale. Il existe principalement deux techniques chirurgicales pour réanimer la rotation externe de l’épaule : la greffe plexuo-plexuelle et la neurotisation du nerf SSC par le nerf spinal accessoire (SpA). Nous avons comparé les résultats des deux techniques sur une série de patient au recul moyen de 10 ans.

Une étude monocentrique rétrospective d'une série de 33 patients ayant été opérés d’une réparation du nerf supra scapulaire pour une paralysie néonatale du plexus brachial C5 C6 (+/- C7) entre 1998 et 2020 a été réalisée. Parmi les 33 patients, 19 ont bénéficié d’une neurotisation à partir du nerf SpA et 14 d’une greffe plexuo-plexuelle. Le recul moyen était de 9,7 ans dans le groupe neurotisation et de 12,7 ans dans le groupe greffe. Le critère de jugement principal était l’amplitude en rotation externe coude au corps (RE1) active. Les critères de jugements secondaires comprenaient le score Active Motion Scale (AMS), le score de Mallet et le nombre de chirurgies secondaires.

La RE1 active moyenne était de 12° (IC à 95% : -9° ; 32°) dans le groupe neurotisation et de -0,5° (-23° ; 22°) dans le groupe greffe (p= 0,449). Le score AMS en RE1 était de 3 (2 ; 4) dans le groupe neurotisation et de 2,1 (1 ; 3) dans le groupe greffe (p= 0,275). Les autres données du score AMS pour l’épaule et le score de Mallet étaient similaires dans les deux groupes. 5/19 dans le groupe neurotisation et 5/14 dans le groupe greffe ont eu recours à des chirurgies secondaires (p= 0,845). La survie moyenne avant chirurgie secondaire est de 13 ans dans le groupe neurotisation contre 11 ans dans le groupe greffe (p= 0,744).

Cette étude rétrospective n’a pas montré de différences de résultats entre la neurotisation par le nerf SpA et la greffe plexuo-plexuelle dans les réparations du nerf SSC. Ce résultat est en accord avec les données de la littérature. Bien que la RE1 passive soit rapporté dans la littérature, la RE1 active n’a jamais été rapporté. Ce critère nous semble plus pertinent qu’un score AMS où le facteur « contre pesanteur » nous paraît peu utile pour le patient.

Ces résultats nous incitent à utiliser en première intention la neurotisation du SSC par le SpA. Cette option permet de garder du matériel de greffe au niveau des racines nerveuses pour la réparation d’autres nerfs, non éligibles à ces neurotisations.
Arthémon HEITZ (Lyon), Aram GAZARIAN
14:18 - 14:24 #37090 - CO004 Greffe longue de nerf ulnaire vascularisé pour la réanimation de flexion coude dans les paralysies totales du plexus brachial adultes: devons-nous continuer?
CO004 Greffe longue de nerf ulnaire vascularisé pour la réanimation de flexion coude dans les paralysies totales du plexus brachial adultes: devons-nous continuer?

Restoring elbow flexion is a priority in adults with complete brachial plexus palsy. If the nerve root is not avulsed, a graft can be placed between the existing root and the musculocutaneous nerve. The aim of this study was to evaluate the outcomes of using vascularized ulnar nerve grafts in this context.

We conducted a retrospective study, including patients presented a complete brachial plexus palsy and who had had a graft at the C5 or C6 root on the musculocutaneous nerve using a pedicled vascularized ulnar nerve to restore elbow flexion.

Our case series consisted of 16 men (mean age of 31 years) who had been operated on within an average of 5 months post-traumatic. At a mean follow-up of more than 3 years, elbow flexion was graded as M4 in 6 patients and between M0 and M2 in the other 10 patients on the Medical Research Council scale. None of the patients had M3 strength.

While the results of long grafts using a vascularized ulnar nerve are disappointing in this case series, they are consistent with previous publications. Encouraging results have only been reported with short grafts (less than 10 cm), which can rarely be used with supraclavicular lesions.

For this reason, we currently prefer using a sural nerve graft or nerve transfer, when possible, to restore elbow flexion in adult patients with brachial plexus injuries.
Camille ECHALIER (Paris), Frédéric TEBOUL, Jean-Noël GOUBIER
14:24 - 14:28 Discussion commune.
14:28 - 14:34 #36962 - CO005 Brachial plexus trauma: simple or modified “Oberlin”?
CO005 Brachial plexus trauma: simple or modified “Oberlin”?

Brachial plexus trauma after a stroke is a very common situation, especially during the summer months in Greece, when young people use cars even more often. The vast majority of them suffer from a dysfunction of the upper trunk, roots C5, C6 and C7. In fact, patients present with paralysis of the affected arm: elbow flexion and arm elevation are weak or absent, while the wrist and fingers maintain strength and mobility.

In a period of 2 years, we hospitalized in our department 25 cases of brachial plexus injury , of superior type, 21 men and 4 women, from 17 to 28 years old. All patients were operated within the critical period of three months. Under general anesthesia, in 7 cases, the intact C5, C6, C7 roots were distinguished and neurolysis was performed. On the other hand, 18 patients had classic nerve transfers: the accessory nerve to the suprascapular nerve and the phrenic nerve to the axillary nerve, using a graft. For elbow flexion, as far as the musculocutaneous nerve is not functioning (M1), the Oberlin procedure is used. 12 of the patients were operated with the double or modified Oberlin: ulnar nerve branch for the biceps and median nerve branch for the brachialis, and 6 patients with the single Oberlin: ulnar nerve branch for the biceps.

All patients showed improvement 6 months postoperatively regarding the strength of the affected arm. However, 2 patients who had the double Oberlin operation, presented with a decrease in the function of the anterior interosseous nerve (NIA). 14 months after surgery, the NIA was completely restored. The strength of the elbow flexion was also increased (M3).

The selection of the type of operation for brachial plexus trauma starts from the moment of the first examination of the patient. However, we must adjust the final decision according to the surgical results and be ready to alter the surgical plan.

Each patient is a unique case, which must be carefully examined and re-evaluated several times even during surgery to ensure that patients do not leave the operating room with less force than before.
Sophia SYNGOUNA (Athens, Grèce), Dimitris LEIVADITIS, Vasiliki BATSOU, Christina CHATZIDAKI, Emmanouil FANDRIDIS
14:34 - 14:40 #36963 - CO006 Traumatic section of the C5 root: surgical exploration and results of microsurgical repair.
CO006 Traumatic section of the C5 root: surgical exploration and results of microsurgical repair.

Direct trauma to the C5 root of the brachial plexus is correlated to tissue damage from a stab wound to the neck. The injury results in paralysis of the upper trunk and the consequent malfunction of the shoulder and elbow.

The case of an 81-year-old woman who survived a violent attack is presented. The patient was injured on the base of the left side of the neck with a knife. After the trauma, the patient was unable to flex her elbow and raise her ipsilateral arm. The “Tinel” sign was present under the injured skin. In addition, the neck and the arm were soft. The patient's general condition was stabilised with direct hemostasis in the emergency room and after neurological examination of the affected arm, she was taken to the operating room for surgical exploration of the upper trunk of the brachial plexus. Once the left phrenic nerve was identified using electrical dynamic nerve monitoring, the upper trunk C6 and C7 roots were distinguished intact. Subsequently, the traumatic section of the C5 root was identified just 1 cm past the point at which it emerges from the spinal cord. Using microsurgical methods and clean instruments, the root was repaired with 9-0 nylon sutures and biological glue.

The patient's recovery was smooth. Three months postoperatively, the Tinel point and the pain were reduced at the area of the surgical incision. However, elbow flexion and arm elevation were not improved.

Immediate traumatic brachial plexus surgery is very important to eliminate ipsilateral arm pain and ensure that the regional hematoma formed is cleaned well without squeezing the trachea. Despite the poor motion results of the surgical repair of the C5 root, the patient is presented very satisfied with the reduction of the pain and the “Tinel” sign on the incision site. Direct C5 root repair, without the use of nerve grafts, is more “anatomical” and less traumatic. It is obvious that the age of the patient does not benefit the reinnervation of the injured root and indeed the motor and sensory function of the arm. However, direct repair is imperative for analgesic reasons.

Direct trauma to the brachial plexus results from neurological defects of the ipsilateral arm. Despite the immediate and direct repair, the result for the motor nerves is not surprising. However, surgery is imperative to remove tension from the trachea and to decrease the Tinel sign and pain.
Sophia SYNGOUNA (Athens, Grèce), Vasiliki BATSOU, Christina CHATZIDAKI, Dimitris LEIVADITIS, Emmanouil FANDRIDIS
14:40 - 14:43 Discussion commune.
14:43 - 14:49 #37046 - CO007 Evolution de la morphologie gléno-humérale après ostéotomie du col de la scapula dans les séquelles de paralysie néonatale du membre supérieur.
CO007 Evolution de la morphologie gléno-humérale après ostéotomie du col de la scapula dans les séquelles de paralysie néonatale du membre supérieur.

L'ostéotomie de la glène de la scapula est décrite depuis quelques années dans le traitement de la dysplasie gléno-humérale de la paralysie néonatale du plexus brachial (PNPB) mais pratiquée par peu d'équipes. L'objectif était de quantifier à moyen terme les modifications cliniques et IRM des enfants PNPB opérés par cette technique.

Cette étude rétrospective monocentrique mono-opérateur incluait les enfants et adolescents PNPB âgés de moins de 15 ans, opérés d'une ostéotomie de réaxation de glène de la scapula avec un recul minimal de 2 ans. L'indication chirurgicale était retenue en cas de dysplasie de glène supérieure ou égale au stade V de Waters. Une IRM était réalisée en préopératoire et au dernier recul. Nous avons recueilli les données anthropométriques (âge, sexe, côté paralysé), le type de paralysie selon Narakas, les antécédents chirurgicaux et les gestes associés à l'ostéotomie de glène en peropératoire. Nous avons colligé en préopératoire et au dernier recul les mobilités actives et passives de l'épaule, le score de Mallet, et une analyse IRM des deux épaules. Sur des coupes axiales en T1 nous avons mesuré la subluxation gléno-humérale, la rétroversion glénoïdienne et le type de dysplasie selon Waters. Les données ont été analysées grâce au test de Student et au test de corrélation de Pearson. Le seuil de significativité était fixé à p<0.05.

Six enfants ont été inclus, d'âge moyen 6,2 ans (3 à 9 ans) au moment de la chirurgie. Le recul moyen était de 2,7 ans (2 à 3,5 ans). L'ostéotomie était la plupart du temps associée à d'autres gestes (arthrolyse, allongement de rotateur médial et/ou transfert musculaire). Au dernier recul, les rotations latérales, le score de Mallet et les paramètres IRM dont le stade de Waters étaient significativement augmentés. Deux patients ont eu une surélévation de la scapula en post-opératoire.

L’ostéotomie du col de la scapula peut permettre une amélioration significative à moyen terme de la morphologie de l'épaule des patients PNPB qui va au-delà d'une simple ostéotomie d'ouverture; la morphologie passant de convexe à concave. Ce résultat est étonnant car peu de remodelage est décrit dans l'épaule des patients PNPB passé l'âge de 3 ans. Il est probable que les gestes associés jouent un rôle, permettant un rééquilibrage global de l'épaule.

L'ostéotomie de réorientation de la glène est intéressante à envisager chez les enfants PNPB atteints de dysplasie gléno-humérale sévère avec un remodelage possible même chez de grands enfants.
Elie ABI ABBOUD, Aurelie WOLF, Julie BOLIVAR, Magali SAGUINTAAH, Karen LAMBERT, Marion DELPONT (Montpellier)
14:49 - 14:55 #37000 - CO008 Obstetrical shoulder: remodeling in children operated at the age of more than 05 years old; about 13 cases.
CO008 Obstetrical shoulder: remodeling in children operated at the age of more than 05 years old; about 13 cases.

The aim of the study was to assess the capacity for glenohumeral remodeling, after anterior release, in children over 5 years of age with obstetric brachial plexus palsy

13 children, with an extreme age: 05 to 09 years old, the morphology of the preoperative glenohumeral was evaluated by CT imaging. Patients underwent anterior shoulder release. Control CT and clinical measurements were used to assess the results at a minimum of 02 years of follow-up.

There was a significant improvement in glenoid retroversion and the percentage of the anterior humeral head, up to the middle of the glenoid cavity at two years. Passive and active external rotation increased with a slight loss of internal rotation; All children demonstrated clinical improvement of active motion, recorded with preop and post op videos

In all the cases, the restoration of an anatomy at the level of the shoulder is interesting, because it generates a sufficient bone stock, and one can imagine an additional surgery if it proves to be necessary, a central shoulder is a real guaranteed for the future, because for dysplasia at an advanced age of 30 to 40 years, the patient consults for terrible pain, and at this stage there are very few therapeutic options

Anterior release of the obstetric shoulder generates an objective functional gain. In addition, it prevents or corrects posterior shoulder subluxation. It is indicated if the amplitude of passive external rotation is limited. Muscle transfer to resuscitate active external rotation, or humeral derotation have only very few indications.
Samir RAZALI (Medea, Algérie)
14:55 - 15:01 #37020 - CO009 La chirurgie palliative de l’épaule en un temps dans les séquelles de paralysie obstétricale du plexus brachial.
CO009 La chirurgie palliative de l’épaule en un temps dans les séquelles de paralysie obstétricale du plexus brachial.

Les lésions obstétricales du plexus brachial peuvent entrainer des séquelles invalidantes. Dans les atteintes C5, C6 +/- C7, le déséquilibre de la balance musculaire entraine le plus souvent un déficit d’abduction et de rotation externe de l’épaule. Ce dernier est dans nos contextes africains presque toujours associé à une rétraction antérieure.

Il s’agissait d’une étude prospective descriptive réalisée du mois d’Octobre 2016 à Octobre 2022. Elle a concerné 10 garçons et 07 filles âgées en moyenne de 5,2 ans (2 – 13 ans). Quatorze patients présentaient un déficit d’abduction et de rotation externe de l’épaule et les 3, un déficit isolé de la rotation externe. Dans 16 cas, une rétraction du muscle subscapulaire était notée et une raideur du coude était observée chez tous.

Un transfert du grand dorsal a été réalisé chez tous dont 03 sur l’insertion de l’infra épineux et les autres sur celui du supra épineux selon Hoffer. Dans un cas, un transfert du grand rond y était associé. Pour 14 patients, nous avons auparavant effectué une désinsertion du muscle subscapulaire selon Carlioz et Brahimi. Tous ont eu une immobilisation plâtrée de 06 semaines dont 03 le coude au corps, le bras en rotation externe. Pour le reste, nous avons effectué une abduction de 95° du bras associée à une rotation externe. Une rééducation fonctionnelle post opératoire a été entreprise pour tous. Après un recul moyen de 16 mois (5 et 36 mois), la rotation externe active était passée d’une valeur moyenne pré opératoire de – 22,5° (- 80° et 30°) à une moyenne de 42,3° (30° et 80°) soit un gain global de 64,8°. L’abduction active était passée d’une valeur moyenne préopératoire de 95,3° (45 et 110°) à 141° (110° et 150) soit un gain de 45,7°.

La chirurgie palliative dans le traitement des séquelles de la paralysie obstétricale du plexus brachial garde une place importante dans la restauration fonctionnelle du membre supérieur. La libération antérieure couplée au transfert du Grand Dorsal permet d’obtenir de bons résultats et de gagner du temps dans la prise en charge.
Mouhamadou El Khalifa FALL (Dakar, Sénégal)
15:01 - 15:07 #36988 - CO010 Technique d’arthrodèse gléno-humérale combinant arthroscopie et synthèse à ciel ouvert dans les séquelles de paralysie du plexus brachial.
CO010 Technique d’arthrodèse gléno-humérale combinant arthroscopie et synthèse à ciel ouvert dans les séquelles de paralysie du plexus brachial.

Plusieurs techniques chirurgicales d’arthrodèse gléno-humérale sont décrites, se concentrant sur l’articulation gléno-humérale (intra-articulaire), acromio-humérale (extra-articulaire) ou les deux. Plus récemment, certaines équipes ont aussi utilisé l’arthroscopie pour cette chirurgie. Nous souhaitons partager une technique chirurgicale combinant les deux approches (ciel ouvert et arthroscopie).

3 patients ont bénéficié de cette chirurgie (3 séquelles de paralysie du plexus brachial). La première partie de la chirurgie est arthroscopique : Nous réséquons le cartilage articulaire et nous réalisons 3 tunnel osseux avec une mèche de 9 mm. Nous positionnons ensuite dans ces tunnels 3 allogreffes osseuses BIOBank Cheville de 28*9 mm (référence : 900909), positionner au niveau de l’interligne gléno-humérale. La deuxième partie est plus classique : une voie delto-pectorale élargie permet d’aborder l’humérus pour positionner la plaque (diamètre 4,5 mm). Elle est fixée de l’épine de la scapula et de l’acromion jusqu’au tier supérieur de la diaphyse humérale, sans vis gléno-humérale. Nous positionnons l’arthrodèse avec 30° d’abduction de l’épaule, 30° d’élévation antérieure et 30° de rotation interne. Le patient est immobilisé dans une attelle coude au corps pendant 6 semaines. La mobilisation du coude est autorisée dès J5. La rééducation de l’épaule commence à 6 semaines.

La consolidation a été obtenue dans les 3 cas. 2 patients étaient solides à 3 mois et le dernier était solide à la consultation des 6 mois post opératoire. Les amplitudes de mouvements post opératoires, les scores de fonction du membre supérieur (DASH) et la douleur (échelle numérique) sont similaires à ceux reportés dans la littératures pour les autres techniques chirurgicales.

Cette technique combine les avantages des techniques arthroscopiques et à ciel ouvert. Elle garde la capsule articulaire de l’épaule intacte, ce qui préserve la vascularisation de cette articulation que l’on souhaite arthrodéser. L’intérêt est d’accélérer le délais avant consolidation et de diminuer le taux de pseudarthrose. Chez nos patients, ce délais de consolidation est particulièrement satisfaisant. Elle conserve aussi les avantages des techniques à ciel ouvert avec une fixation solide par plaque et un contrôle visuel du positionnement de l’arthrodèse, permettant une mobilisation précoce dès la 6ème semaine post opératoire. Ce délais est similaire dans les techniques à ciel ouvert, mais est plus important dans les techniques arthroscopiques sans fixateur externe. La diminution de la durée d’immobilisation est particulièrement intéressante chez les patients opérés pour des séquelles de paralysie du plexus brachial et chez qui on souhaite préserver le capital musculaire.
Arthémon HEITZ (Lyon), Maximilien ARNAL
15:07 - 15:12 Discussion commune.
Salle 252AB
15:00

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CE-01
15:00 - 15:40

Conférence d'enseignement avancée.
La Main et le Poignet traumatique de l’athlète de haut niveau.

Coordinateur : Grégoire CHICK (chirurgien de la main) (Genève, Suisse)
Pour une même pathologie, la prise en charge et les résultats attendus vont différer selon le sport pratiqué et le niveau de compétition. Le sport de haut niveau exige une expertise particulière qui sera présentée par Grégoire Chick et des spécialistes de la chirurgie du sport.
15:00 - 15:40 Introduction.
15:00 - 15:40 Pourquoi l'athlète de haut niveau est différent ? Grégoire CHICK (chirurgien de la main) (Genève, Suisse)
15:00 - 15:40 Règles du kumi-kata au Judo et pathologies de la main liées à la prise du kimono. Didier FONTÈS (Chirurgien) (Paris)
15:00 - 15:40 Luxations des articulations interphalangiennes proximales (IPP) : ne pas confondre luxation dorsale et palmaire. François STRUBE (chirurgien) (Aix-en-Provence)
15:00 - 15:40 Le Jersey finger : quel traitement proposer chez l'athlète en activité ? Olivier DAUNOIS (Chirurgien de la main) (Aix-en-Provence)
15:00 - 15:40 Peut-on traiter de manière identique une lésion du ligament scapho-lunaire chez un tennisman ou un rugbyman professionnel ? Gilles COHEN (Paris)
15:00 - 15:40 Deux cas cliniques : Votre avis ? Vote interactif.
Amphi Bleu
15:12

"Lundi 18 d\u00e9cembre"

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CL1-1
15:12 - 15:40

Communications libres.
Pathologies nerveuses.

Modérateurs : Aram GAZARIAN (Chef de Service) (Lyon), Jean-Noel GOUBIER (Chirurgien) (Paris)
Un aperçu des derniers travaux réalisés par les chirurgiens de la main autour du sujet des pathologies nerveuses.
15:12 - 15:18 #37061 - CO011 Rapports anatomiques du nerf interosseux antérieur avec le cadre osseux antébrachial : une étude anatomique.
CO011 Rapports anatomiques du nerf interosseux antérieur avec le cadre osseux antébrachial : une étude anatomique.

Le nerf interosseux antérieur (NIOA) est une branche motrice du nerf médian, jouant un rôle essentiel dans l'innervation motrice de l'avant-bras. Des variations anatomiques du NIOA ont été rapportées, et des lésions nerveuses peuvent survenir lors de fractures du cadre antébrachial ou de leur traitement. Cette étude vise à examiner les rapports anatomiques entre le NIOA et le cadre osseux antébrachial afin d’identifier une zone à risque de lésions iatrogènes lors de l’ostéosynthèse à ciel ouvert de ces fractures.

Une étude anatomique a été réalisée sur 10 avant-bras de cadavres frais. Les avant-bras présentant des cicatrices ou des signes de consolidations antérieures ont été exclus. Les rapports anatomiques du NIOA avec le cadre osseux ont été examinés, décrit, et des points de repères standardisés ont été identifiés dans le but de décrire une zone à risque.

Le NIOA présentait une trajectoire constante entre les chefs du muscle pronator teres, passant sous l'arcade des fléchisseurs superficiels et le long de la membrane interosseuse. Il donnait généralement une branche motrice pour le muscle flexor policis longus (FPL) et une branche pour le muscle flexor digiti profundus (FDP) de l'index. Des variations anatomiques, incluant des branches supplémentaires pour d'autres muscles, ont été observées. Une zone à risque de lésion iatrogène a été identifiée à la jonction tiers proximal/tiers moyen de l'avant-bras.

Des études futures sur des échantillons plus importants pourront approfondir notre compréhension de cette région anatomique complexe et contribuer à des stratégies de prévention et de traitement améliorées des lésions nerveuses iatrogènes.

Cette étude fournit des informations détaillées sur les rapports anatomiques du NIOA avec le cadre osseux antébrachial. Une zone à risque de lésion iatrogène a été identifiée, mettant en évidence la nécessité de précautions lors des procédures chirurgicales d’ostéosynthèse à ciel ouvert. Une connaissance précise de ces rapports anatomiques est essentielle pour guider les interventions chirurgicales et prévenir les complications.
Hugo DESPERT (Lyon), Clément JUBELIN, Laurent MATHIEU, Aram GAZARIAN, Thibault DRUEL
15:18 - 15:24 #36642 - CO012 Etude anatomique de faisabilité de la réanimation de l’extension des doigts par transfert de la branche du brachioradial sur le nerf interosseux postérieur.
CO012 Etude anatomique de faisabilité de la réanimation de l’extension des doigts par transfert de la branche du brachioradial sur le nerf interosseux postérieur.

La spasticité du membre supérieur est un challenge sur le plan thérapeutique, et certains patients peuvent être éligibles à une chirurgie fonctionnelle. Les transferts nerveux à l’avant-bras ont l’avantage de remédier simultanément à la spasticité des agonistes et au déficit des antagonistes. Le muscle brachioradial (BR) fait partie des muscles fléchisseurs du coude, communément spastiques, et le nerf interosseux postérieur (NIOP) innerve les extenseurs des doigts, communément déficitaires. Une étude anatomique a été réalisé afin de décrire les branches nerveuses du nerf radial au coude, et de vérifier la faisabilité du transfert de la branche motrice du BR vers le NIOP afin de réanimer l’extension des doigts.

Dix membres supérieurs, issus de cadavres frais indemnes de pathologie traumatique au niveau du coude ont été utilisés. Une dissection du nerf radial a été réalisée, avec description des variations anatomiques de ses branches motrices. Le transfert nerveux BR-NIOP est fait à l’aide d’instruments microchirurgicaux, avec une suture nerveuse termino-latérale entre la branche donneuse et le NIOP.

Résultats : Le transfert nerveux BR-NIOP a été possible dans 9 cas sur 10, avec une durée moyenne de 80 minutes par geste. L’échec de transfert a été attribué à une longueur insuffisante de la branche donneuse issue du BR. Une grande variabilité du nombre et de la longueur des branches du BR a été constaté. Sept transferts ont nécessité une courte dissection intra neurale du NIOP afin de permettre la réalisation de la suture termino-latérale.

Discussion : Les transferts nerveux à l’avant-bras représentent une solution applicable en pratique clinique au traitement de la spasticité et dans la réanimation d’une fonction paralysée. Notre étude confirme la variabilité anatomique de la distribution des branches motrices à partir du nerf radial, dans la région du coude. Nous avons précisé les différences possibles dans l’ordre des muscles innervés entre le brachio radial et le supinateur, ainsi que la faisabilité technique du transfert par suture termino-latérale directe dans la majeur partie des cas. Au total, nous avons relevé un échec de transfert du fait de la trop grande distance entre l’extrémité de la branche donneuse et le NIOP, inaccessible à une dissection intra neurale. En effet, nous savons que la dissection intra neurale est à risque de générer des réactions de fibrose, et qu’elle dévascularise le nerf ce qui impose de limiter ce geste technique à une portion la plus réduite possible. Nous pouvons nous poser la question de l’applicabilité des techniques de greffes nerveuses dans les cas où une distance trop importante sépare la branche donneuse issue du brachio radial et le nerf interosseux postérieur, ainsi que de l'indication des dispositifs de protection des sutures nerveuses (conduits de régénération neuronaux, colle biologique, manchonnage veineux).

Conclusion : Le transfert nerveux par suture directe d’une branche du BR vers le NIOP est possible dans la plupart des cas, avec une courte dissection intra neurale du NIOP. Ce transfert pourra être proposé aux patients présentant une spasticité du BR et un déficit des extenseurs des doigts.
Pierre MAINCOURT (Brest), Anne PERRUISSEAU CARRIER, Marion ROUANET, Anne Sophie HENRY, Romuald SEIZUR, Weiguo HU
15:24 - 15:30 #36948 - CO013 Evaluation de la taille du segment lésionnel médullaire chez le tétraplégique, implications dans la stratégie chirurgicale conventionnelle et les transferts nerveux.
CO013 Evaluation de la taille du segment lésionnel médullaire chez le tétraplégique, implications dans la stratégie chirurgicale conventionnelle et les transferts nerveux.

Chez le blessé médullaires on distingue deux types de muscles paralysés. Ceux dont les motoneurones sont lésés car inclus dans la lésion médullaire, Ils sont le siège d’une paralysie périphérique, demeurent flasques et non stimulables, à l’inverse les muscles sous-lésionnels gardent une bonne trophicité, un tonus, et sont stimulables. Chez les tétraplégiques, pour un même niveau neurologique, le segment lésionnel est plus ou moins étendue, offrant une présentation clinique variable du fait du tonus musculaire résiduel. De plus, un muscle lésionnel comme dans une paralysie tronculaire devra être réinnervé au plus tôt ce qui ne sera pas le cas pour un muscle sous-lésionnel. Cette notion devient fondamentale avec le développement des Transferts Nerveux (TN). L’objectif de notre étude est de cartographier (mapping) les différents segments médullaires d’une population de tétraplégiques pour évaluer l’impact de ce phénomène.

Les différents segments médullaires ont été évalués par neurostimulation percutanée pour 95 membres supérieurs chez 84 tétraplégiques à plus de 6 mois de leurs lésions. Selon la classification internationale de Giens, il s’agissait de 21 G0, 30 G1, 8 G2, 22 G3, 8 G4, 5 G5, 1 G6.

Nous avons pu établir une classification des patients en fonction de la taille du segment lésionnel (type I court, type II intermédiaire et type III long) et des groupes musculaires atteints (a,b,c,d), et ainsi identifier pour chacun une présentation clinique et des attitudes vicieuses conditionnant les indications chirurgicales. Considérant les muscles dénervés (Lower Motorneuron Damaged), le Triceps Brachii était dénervé dans respectivement 75,0 % des G2 et 92,9 % des G3. Les Flexor Digitorum Superficialis dans 62,5 % des G2, 36,3 % des G3 et 25 % des G4. Les Extensor Digitorum Communis dans 75,0 % des G2, 54,5 % des G3 et 37,5 % des G4

L’évaluation de la taille du segment lésionnel médullaire est pertinente dans le cadre d’une chirurgie fonctionnelle conventionnelle, car elle guide les techniques chirurgicales et permet d’éviter certaines attitudes vicieuses. Elle est essentielle dans le cadre de TN sur des muscles paralysés, si ces derniers sont inclus dans le segment lésionnel avec une atteinte de leur motoneurone, pour être efficace, le TN devra être réalisé comme pour toute chirurgie nerveuse périphérique dans les 6 premiers mois de la tétraplégie, à l’inverse un délai plus long sera tolérable. Cette évaluation est particulièrement intéressante pour le Triceps, à réanimer en priorité, sur lequel peut être transférée l’innervation du Teres Minor.

Au même titre que le testing sensitive-moteur conventionnel, la cartographie du segment lésionnel médullaire est une évaluation fondamentale du tétraplégique, elle permet d'apprécier les possibilités de TN, et surtout les délais de leur réalisation.
Bertrand COULET (Montpellier), Isabelle LAFFONT, Robin PELISSIER, Michel CHAMMAS, Anthony GELIS
15:30 - 15:36 #37110 - CO014 Libération des fléchisseurs du coude associée à une neurectomie sélective du nerf musculocutané dans les flessum spastiques du coude chez l’enfant.
CO014 Libération des fléchisseurs du coude associée à une neurectomie sélective du nerf musculocutané dans les flessum spastiques du coude chez l’enfant.

La déformation habituelle du coude chez les patients atteints d’une paralysie cérébrale spastique est une posture de flexion. Cette position interfère avec l'utilisation fonctionnelle de la main, est esthétiquement désagréable et peut poser des problèmes d'hygiène et de confort. Lorsque les traitements conservateurs (rééducation, orthèse, toxine) ne sont plus efficaces, l'objectif du traitement chirurgical est d'allonger les tissus rétractés et de réduire l'hyperactivité des muscles spastiques. Cela peut se faire par des allongements tendo-musculaires. Cependant, la récidive est fréquente. Une autre technique de prise en charge de la spasticité au niveau du coude est la neurectomie sélective du nerf musculocutané. Les résultats à long terme concernant la diminution de la spasticité sont excellents. Cependant, cette procédure n'est pas suffisante lorsque la rétraction en flexion est présente. Dans cette étude, nous examinons les résultats à long terme de l'approche chirurgicale combinant ces deux procédures: une libération des fléchisseurs du coude, associée à une neurectomie sélective du nerf musculocutané.

Une étude rétrospective a été réalisée chez 15 enfants présentant une rétraction spastique en flexion du coude. Après un suivi moyen de 59 mois (de 12 à 113 mois), les résultats d'une libération des fléchisseurs du coude avec éventuelle arthrolyse en combinaison avec une neurectomie sélective de ¾ des branches motrices de nerf musculoctanéé au muscle biceps et brachial ont été évalués. Les patients ont été évalués par goniométrie en position de repos et en amplitude active et passive, et la spasticité a été évaluée à l'aide de l'échelle modifiée d'Ashworth. La satisfaction des patients et des soignants a également été évaluée.

Une amélioration a été observée en comparant la position de repos: une flexion moyenne préopératoire de 115° (90-140°), par rapport à 62° (30°-120°) postopératoire. Une diminution du déficit d'extension passive (flessum) après l'intervention chirurgicale a été observée : Le flessum préopératoire était de 84° (50°-120°), par rapport à un flessum postopératoire de 46° (0° à 120°). Il n'y a pas eu de changement significatif dans la flexion active, ce qui indique le maintien d'une force fonctionnelle contre pesanteur. Le score moyen d'Ashworth après l'opération était de 0,6. Sur la base d'un score analogique visuel allant de 0 à 10, le degré de satisfaction moyen des patients était de 8,8 (plage de 5 à 10) et celui des soignants de 7,2 (plage de 1 à 10). Chez un patient, la douleur postopératoire a été prononcée et persistante pendant plusieurs mois. A part cela, il n'y a pas eu de complications

Une approche chirurgicale combinée de la déformation en flexion du coude sous la forme d'une libération et d'une neurectomie sélective des fléchisseurs du coude donne de bons résultats à long terme en ce qui concerne la position spontanée et la réduction du flessum, avec préservation de la mobilité active.
Bram DE LEPELEERE (Paris, Belgique), Frank FITOUSSI, Antoine JOSSE
15:36 - 15:40 Discussion commune.
Salle 252AB
15:40 Pause café - Visite des stands - Consultation des ePosters
16:00

"Lundi 18 d\u00e9cembre"

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CE-02
16:00 - 16:30

Conférence d'enseignement avancée.
Elastographie ultrasonore et pathologies chirurgicales du membre supérieur.

Modérateurs : Adeline CAMBON-BINDER (MCU-PH) (Paris), Olivier MARÈS (Medecin) (Nîmes)
Si l’échographie semble prendre sa place dans notre arsenal thérapeutique et diagnostique, l’élastographie est encore très peu connue mais devrait, elle aussi, s’imposer dans notre quotidien. Sébastien Durand s’y est tout particulièrement intéressé et nous en présentera la technique de réalisation et ses indications.
16:00 - 16:30 Elastographie ultrasonore et pathologies chirurgicales du membre supérieur. Sébastien DURAND (Dr) (Lausanne, Suisse)
Amphi Bleu

"Lundi 18 d\u00e9cembre"

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CL2
16:00 - 18:00

Communications libres.
Pathologies du carpe et du metacarpe.

Modérateur : William MAMANE (Chirurgien) (L'Isle-Adam)
Modératrice : Violaine BEAUTHIER-LANDAUER (Chirurgien libéral, PH en disponibilité) (Paris)
Un aperçu des derniers travaux réalisés par les chirurgiens de la main autour du sujet des pathologies du carpe et du métacarpe.
16:00 - 16:06 #36939 - CO015 Treatment Of First Carpometacarpal Arthritis Treated With Trapeziectomy and APL Suspensioplasty. A Reliable and Cost-Effective Method.
CO015 Treatment Of First Carpometacarpal Arthritis Treated With Trapeziectomy and APL Suspensioplasty. A Reliable and Cost-Effective Method.

The osteoarthritis (OA) of the base of the thumb affects approximately 7% of the men population and it is doubled in women. The patients suffering from OA at the first carpometacarpal (CMC) joint are initially treated conservatively. If the conservative treatment is not successful, operation is indicated. There are several options for the operative treatment of CMC OA. The purpose of the present study is to present the radiological and clinical results of trapeziectomy and abductor pollicis longus (APL) suspensioplasty in a series of patients with a minimum follow-up of 12 months.

Between 2017-2021, 20 patients were operated in our department for arthritis in the first carpometacarpal joint. All patients underwent trapeziectomy and the flexor carpi radialis (FCR) tendon was exposed. After that the APL tendon was isolated and dissected proximally approximately 5 to 6cm from its distal insertion and it’s looped around the FCR tendon at the bottom of the surgical field. The Visual Analogue Scale was measured pre and postoperatively as well as the Disabilities of the Arm Shoulder and Hand (DASH) questionnaire.

There were 8 men (40%) and 12 women (60%). 9 patients (45%) were operated in the right hand whereas 11 (65%) in the left hand. The mean VAS was improved from 7 preoperatively to 4 postoperatively. The DASH score was also improved from 52 to 18.

According to our results, trapeziectomy and APL suspensioplasty may provide satisfactory clinical results. Despite the fact that newer techniques have been introduced, we believe that this technique offers satisfactory results with the minimum cost.

Trapeziectomy and APL suspensioplasty still remains a reliable surgical option for the treatment of first carpometacarpal arthritis
Kostas-Agnantis IOANNIS (Ioannina, Grèce), Gkiatas IOANNIS, Dimos KONSTANTINOS, Tsoumanis DIMITRIOS, Pakos EMILIOS, Korompilias ANASTASIOS
16:06 - 16:12 #36756 - CO016 Etude anatomique pour une ostéosynthèse des fractures de scaphoïde par voie radiale.
CO016 Etude anatomique pour une ostéosynthèse des fractures de scaphoïde par voie radiale.

La fracture du scaphoïde représente la fracture la plus fréquente chez les hommes entre 15 et 29 ans, tous sites confondus. Néanmoins, lorsqu'une prise en charge chirurgicale est indiquée, la voie d'abord à utiliser pour l'ostéosynthèse ne fait pas consensus. Outre le point d'entrée au niveau de la surface articulaire radio-scaphoïdienne, des lésions tendineuses et nerveuses ont été décrites. Bien qu'un abord palmaire puisse prévenir ces complications, le placement central de la vis à partir du pôle distal du scaphoïde tout en évitant le trapèze est difficile à obtenir. Centrée sur la tabatière anatomique, la voie d'abord dorso-radiale pourrait constituer une alternative pour les ostéosynthèses du scaphoïde. Ce travail anatomique préliminaire a pour but d'établir la faisabilité d'une insertion percutanée de vis ou de broches dans le scaphoïde à travers la tabatière anatomique. Une analyse tridimensionnelle de la position intra-osseuse du matériel complète cette étude, identifiant le type de fractures éligibles à l'ostéosynthèse par cet abord.

20 poignets issus de sujets cadavériques frais ont fait l'objet de dissections après insertion percutanée de vis ou de broches dans le scaphoïde par voie d'abord radial. Après excision des scaphoïdes issus du travail anatomique précédent, leur reconstruction tri-dimensionnelle a permis de décrire la position intra-osseuse du matériel par rapport à deux repères fixes : le centre de masse du scaphoïde et un plan de fracture transversal théorique, défini comme étant perpendiculaire au grand axe du scaphoïde.

Aucune atteinte tendineuse n'est à déplorer. Sur 20 poignets, on compte 2/20 lésions artérielles (10%), 3/20 lésions de la SBRN (branche sensitive du nerf radial) (15%). La distance moyenne entre le matériel et le centre de masse du scaphoïde était de 2,84 ± 1,40 mm (0,624-6,09). L'angle moyen entre le matériel (broches et vis confondues) et le grand axe du scaphoïde est de 28,9 ± 11,2° (6,49-54,0).

notre connaissance il s'agit là de la première étude tri-dimensionnelle d'un abord percutané radial pour les ostéosynthèses du scaphoïde. Plus qu'une fixation percutanée, un abord a minima semble être plus prudent afin d'identifier et de protéger à la fois l'artère radiale et la SBRN.

Cet abord pourrait permettre de réaliser une ostéosynthèse perpendiculaire aux fractures spécifiquement localisées à 60° de l'axe longitudinal du scaphoïde.
My-Van NGUYEN (Nantes, Suède), Camilo CHAVES, Philippe BELLEMÈRE
16:12 - 16:18 #34356 - CO017 Les incidences standards du scaphoide ne suffisent pas à évaluer la pénétration articulaire de la vis canulée.
CO017 Les incidences standards du scaphoide ne suffisent pas à évaluer la pénétration articulaire de la vis canulée.

La pénétration de la vis articulaire est l'un des problèmes les plus courants liés au matériel après la fixation d'une fracture du scaphoïde, en particulier dans l'articulation scaphotrapezotrapézoïdale (STT). L'objectif de cette étude était d'examiner si ce problème cliniquement important pouvait être détecté à l'aide de vues fluoroscopiques (supplémentaires).

Dix poignets de cadavres frais ont été utilisés pour cette étude d'imagerie. Une vis de compression canulée de 2,2 mm et d'une longueur de 24 mm a été placée dans le scaphoïde et laissée progressivement en saillie à l'articulation STT jusqu'à 2 mm. Huit vues fluoroscopiques de chaque poignet ont ensuite été obtenues par rotation de l'avant-bras et des mesures ont été prises.

Les vues fluoroscopiques antéro-postérieures et latérales standard d'une fixation percutanée par vis canulée d'une fracture du scaphoïde étaient insuffisantes pour détecter la pénétration articulaire distale, manquant la moitié des pénétrations de vis dans cet étude. La vue oblique en pronation à 45° s'est avérée la plus sensible pour détecter la pénétration du STT (p<0,0001).

D'après nos résultats, les clichés fluoroscopiques antéropostérieurs et latéraux standard d'une fixation percutanée par vis canulée d'une fracture du scaphoïde sont insuffisants pour détecter la pénétration du STT. Le fait que les clichés standard n'aient pas permis de détecter la moitié des pénétrations de vis dans l'étude actuelle semble refléter l'incidence élevée de ce problème dans la pratique courante. Sur les clichés fluoroscopiques standard AP et latéraux, les vis dépassant distalement de 2 mm semblent dépasser de moins d'un millimètre en moyenne, car les contours du tubercule du scaphoïde surprojetés masquent le matériel, ce qui gêne l'interprétation. L'absence de pénétration articulaire du matériel sur 2 vues perpendiculaires d'un hémisphère tridimensionnel (tel que le tubercule scaphoïde) est un problème courant en chirurgie orthopédique, rapporté par de nombreux auteurs dans le passé pour des placements de broches de tête fémorale.

Les vues fluoroscopiques antéro-postérieures et latérales standard d'une fixation percutanée par vis canulée d'une fracture de la taille du scaphoïde sont insuffisantes pour détecter la pénétration de la vis STT. Selon l'étude actuelle, les vues standard auraient manqué la moitié des pénétrations de vis, ce qui semble refléter l'incidence élevée de ce problème dans la pratique courante. La vue la plus sensible était la vue oblique en pronation à 45° qui a détecté la pénétration de la vis STT dans tous les cas.
Pierre-Emmanuel CHAMMAS, Maxime PASTOR, Michel CHAMMAS, Geert Alexander BUIJZE (Annecy)
16:18 - 16:22 Discussion commune.
16:22 - 16:28 #36313 - CO018 Greffe de côte vascularisée dans le traitement des pathologies du pôle proximal du scaphoïde : Étude anatomique.
CO018 Greffe de côte vascularisée dans le traitement des pathologies du pôle proximal du scaphoïde : Étude anatomique.

Les pertes de substance du pôle proximal du scaphoïde (PPS) posent un problème particulièrement complexe en raison de la nécessité d’un revêtement cartilagineux capable de s’articuler avec le radius et la deuxième rangée des os du carpe. Le greffon de cartilage costal non vascularisé a été proposé dans la reconstruction du PPS en cas de pseudarthrose ou de nécrose. Cependant, les résultats des greffons non vascularisés semblent inférieurs à ceux du greffon de condyle médial fémoral, dont la iatrogénie n’est pas négligeable. L’objectif de cette étude anatomique était d’évaluer la faisabilité d’un transfert ostéochondral costal vascularisé par le pédicule thoracique interne pour les reconstructions du PPS.

Un greffon ostéochondral vascularisé aux dépends du pédicule thoracique interne a été prélevé au niveau de la jonction sterno-costale de la quatrième, cinquième ou sixième côte sur vingt sujets anatomiques. Afin d’analyser la vascularisation du greffon nous avons effectué une étude angiographique du grill costal sur sept sujets anatomiques. Enfin, les dimensions du PPS ont été mesurées sur des scanners de poignet effectués chez dix patients pour une pathologie extra- carpienne.

Les greffons prélevés mesuraient en moyenne 30 mm de longueur et 12 mm d’épaisseur puis ils étaient façonnés à la forme du pôle proximal du scaphoïde homolatéral. Concernant le pédicule thoracique interne, les diamètres moyens de l’artère et de la veine étaient respectivement de 25 mm et de 29 mm. La longueur moyenne du pédicule était de 29 mm. Concernant l’analyse tomodensitométrique des dix poignets, les dimensions du PPS étaient une largeur de 14 mm en moyenne dans le plan frontal, de 12 mm dans le plan sagittal, et une épaisseur de 13 mm en moyenne. Les radiographies injectées des hémithorax ont toutes montré une opacification vasculaire dans la zone ostéochondrale des six premières côtes. Le temps de prélèvement du greffon pédiculé était de 47 minutes en moyenne.

Le greffon costal vascularisé est une procédure techniquement réalisable, qui représente un nouvel outil de reconstruction dans un contexte de pseudarthrose ou de nécrose avasculaire du PPS. Une étude clinique devra valider cette étude cadavérique.
Yaniv BISMUTH (Paris), Charlotte JALOUX, Adeline CAMBON, Julien GAILLARD, Alain SAUTET, Bastard CLAIRE
16:28 - 16:34 #36704 - CO019 Faisabilité de la greffe vascularisée de Kuhlmann-Mathoulin dans les pseudarthroses polaires proximales du scaphoïde carpien.
CO019 Faisabilité de la greffe vascularisée de Kuhlmann-Mathoulin dans les pseudarthroses polaires proximales du scaphoïde carpien.

L’apparition des greffons osseux vascularisés a permis de rediscuter les modalités de prise en charge des pseudarthroses du scaphoïde carpien. En effet, ils présenteraient une supériorité biologique et mécanique comparativement aux greffons conventionnels. Kuhlmann a décrit une technique de réparation du scaphoïde carpien par un greffon vascularisé prélevé sur la face antéro-médiale du radius distal alimenté par l’artère transverse antérieure du carpe. Ce travail a été concrétisé à grande échelle par Mathoulin.

Nous avons voulu par notre étude vérifier la réalisation technique de cette méthode pour 25 pseudarthroses polaires proximales du scaphoïde (zones I et II) dont 6 nécroses (IRM, test de Green) traitées entre 2007 et 2020. Nous avons reproduit la technique comme décrite initialement par Kuhlman-Mathoulin, l’ostéosynthèse était réalisée à l'aide de broches fines suivie d’une immobilisation jusqu’à consolidation radiologique de la pseudarthrosde.

Les résultats de notre étude rétrospective avec un recul moyen de 9,6 ans ont tenu compte des critères cliniques en appréciant les amplitudes articulaires, la force et le Mayo Wrist Score combinant une évaluation fonctionnelle subjective et objective en étudiant l’intensité de la douleur, l’aptitude à la reprise professionnelle, la mobilité et la force. Le bilan radiographique a permis de contrôler la consolidation. On observait 19 consolidations sur 25 en 12,5 semaines en moyenne. Pour le résultat global, nos patients avaient un Mayo Wrist Score excellent et bon à 60 %.

Le débat suite à l'étude, réside dans l’accessibilité lors de l’abord du scaphoïde au niveau du siège de la pseudarthrose et dans la mise en place du greffon. En effet, il existe des difficultés d’accès à la pseudarthrose polaire vu que cette dernière est située anatomiquement en position dorsale. Pour cela, l’utilisation de mini-écarteurs reste indispensable ainsi que le creusage proximo-distal du fragment proximal aidé par l’amplificateur de brillance, permettant ainsi de mettre le greffon pédiculé dans une logette. La stabilisation par broches fines reste également un geste obligatoire épinglant parfois l’ensemble greffon-fragment proximal au lunatum.

Le greffon vascularisé de Kuhlmann-Mathoulin permet d’améliorer la radiométrie du carpe et semble prévenir de l’évolution arthrosique. Cette intervention reste difficile et nécessite une courbe d’apprentissage. Compte tenu des difficultés de prélèvement du greffon, la persistance de sa vascularisation, et particulièrement sa mise en place dans les pseudarthroses polaires proximales, en rapport avec leur particularité anatomique. La méthode que nous décrivons qui semble originale a permis de répondre à cette difficulté d’ordre technique.
Mustapha YAKOUBI (Alger, Algérie), Lyès AIT EL HADJ, Abdesselam BENAMIROUCHE
16:34 - 16:40 #36705 - CO020 Le traitement des pseudarthroses instables du scaphoïde carpien par voie antérieure, greffe intercalaire et brochage.
CO020 Le traitement des pseudarthroses instables du scaphoïde carpien par voie antérieure, greffe intercalaire et brochage.

Bien que le traitement des pseudarthroses du scaphoïde par la technique classique dite de « Matti-Russe » soit universellement reconnu, la majorité des séries montrent un taux résiduel d’échecs. Dans l’analyse de ces échecs, de nombreux auteurs ont insisté sur le caractère péjoratif de l’instabilité associée, pour laquelle ils insistent sur l’importance de sa correction et la restauration de la forme du scaphoïde par greffe intercalaire souvent associée à une ostéosynthèse pour maintenir la réduction obtenue. L’objectif de cette étude est de rapporter les résultats du traitement des pseudarthroses du scaphoïde traitées par greffe intercalaire associée à un brochage.

Il s’agissait d’une étude de 72 patients porteurs d’une pseudarthrose du scaphoïde carpien instable (stade IIb d’Alnot), traitée selon cette technique de 2006 à 2021. L’instabilité de la pseudarthrose a été étudiée sur les radiographies préopératoires. Lorsqu’il existe une instabilité du carpe (D.I.S.I) affirmée par un angle radio-lunaire de profil supérieur à 10° ou un angle scapho-lunaire supérieur à 60°. Les résultats ont été évalués avec un recul moyen de 118,1 mois (200–18 mois). L’évaluation pré- et postopératoire a porté sur les signes cliniques, la radiographie, les signes fonctionnels en incluant la force de préhension et la mobilité du poignet ainsi que le score de Mayo Clinic.

La consolidation a été obtenue chez 63 patients dans un délai moyen de 14,5 semaines (9–18). La force de préhension et la mobilité du poignet en flexion et en extension ont été améliorées de façon significative. Le score de Mayo Clinic était côté chez 42 patients excellents, bon chez 20 patients et mauvais dans 10 cas.

Dans son travail, Fisk a insisté sur l’intérêt, pour obtenir la consolidation des pseudarthroses instables, de restaurer la hauteur du scaphoïde et de corriger l’instabilité du carpe. Il utilise un greffon par voie externe. Linscheid lui, a proposé une technique semblable par voie antérieure complétée par un brochage. Fernandez emploie une méthode similaire et propose un calcul des dimensions de la greffe en préopératoire sur les radios comparatives. Condamine puis Amadio ont mis en évidence une corrélation entre les résultats fonctionnels et la correction de l’instabilité et de la déformation du scaphoïde. L’existence d’un couple de torsion qui entraîne la rotation palmaire du pôle distal du scaphoïde justifie l’ostéosynthèse. Nos résultats sont comparables à la majorité des séries publiées. La correction de la bascule du lunatum (angle résiduel inférieur à 10°) a été obtenue 29 fois sur 31 et confirme ainsi l’efficacité de la greffe intercalaire pour rétablir l’alignement du carpe. L’ostéosynthèse par brochage assure la stabilité de cette correction sans la moindre perte angulaire entre le postopératoire immédiat et la consolidation.

Cette technique que nous avons utilisée, initialement rapportée par Fisk, est une technique parfaitement fiable du traitement des pseudarthroses du scaphoïde instable. Elle permet à la fois d’assurer la consolidation, de corriger l’instabilité du carpe et de restaurer la forme du scaphoïde, ce qui est, en fait pour nous, une indication de choix qui nous a permis d’obtenir des résultats satisfaisants à long terme tant sur le plan fonctionnel que sur le plan anatomique.
Mustapha YAKOUBI (Alger, Algérie), Abdesselam BENAMIROUCHE, Lyès AIT EL HADJ
16:40 - 16:46 #37116 - CO021 Greffe osseuse vascularisée de Zaidemberg dans le traitement des pseudarthroses du scaphoïde carpien, à propos de 40 cas.
CO021 Greffe osseuse vascularisée de Zaidemberg dans le traitement des pseudarthroses du scaphoïde carpien, à propos de 40 cas.

La greffe osseuse vascularisée est indiqué pour les pseudarthroses anciennes du scaphoïde, sans ou avec arthrose débutante. Elle présente un avantage ostéogénique certain par rapport aux greffes inertes avec un taux de consolidation supérieur. L’objectif de notre étude était de vérifier ces données en étudiant les résultats des greffons de Zaidemberg de notre série.

Nous avons mené une étude rétrospective à propos de 40 cas de pseudarthroses du scaphoïde sur une période de 14 ans, traités par greffe osseuse vascularisée. La technique utilisée est celle de Zaidemberg, qui utilise un greffon prélevé sur la styloïde radial, vascularisé par l’artère du processus styloïde radial. Notre série présentait une nette prédominance masculine, l’âge moyen était de 27 ans, le coté dominant était atteint dans 15 cas seulement, la majorité des patients étaient des travailleur manuels. Le délai moyen entre le traumatisme et la consultation était de 6 ans. Un traumatisme bénin était révélateur dans 23 cas. A l’examen physique : la douleur était le maitre symptôme, souvent modérée, l’étude de la de la mobilité du poignet montrait un secteur de mobilité moyennement réduit. A l’examen radiologique : 57.5% des patients étaient classés stade IIb d’Alnot et 35% étaient classés IIa. L'ostéosynthèse était réalisée par des broches suivie d'une immobilisation de 6 semaines en moyenne.

L’évaluation des résultats en post opératoire a concerné la douleur, la fonction, les amplitudes articulaires et le contrôle radiologique. Ainsi, au recul moyen de 18 mois : L’évolution était favorable dans la majorité des cas avec soulagement des douleurs dans 72% des cas. On a eu un gain de mobilité moyen de 25 degrés pour la flexion- extension. 31 patients ont repris une activité professionnelle normale. La consolidation a été obtenue dans 36 cas avec un délai moyen de 3 mois. On a pas noté une aggravation de l’arthrose radio-scaphoidienne préexistante.

Dans notre série le taux de consolidation de 90% avoisine le taux de la série de Mathoulin (92% de consolidation). Merrell a objectivé un taux de consolidation plus elevé avec l’utilisation de vis pour la fixation du greffons, Chantelot n’a pas trouvé d’influence du type d’ostéosynthèse. Dans notre série le patient qui n’a pas eu d’ostéosynthèse a consolidé. Merrell dans une série de 80 patients a insisté sur l’effet délétère de l'âge sur la consolidation, dans notre série on a pas trouvé de relation entre l'âge et la non consolidation.

La greffe vascularisé présente des avantages par rapport aux greffes conventionnelles avec consolidation plus rapide et une voie d’abord antérieure unique diminuant ainsi la morbidité due au prélèvement. Néanmoins, sa réalisation nécessite une longue courbe d’apprentissage
Nouha BABA (Tunis, Tunisie), Mouna OUNAIES, Yassine TRABELSI, Khairi SAIBI, Wafa YANGUI, Sayed BACCARI
16:46 - 16:52 #37081 - CO022 CHOIX DE GREFFE POUR LA PRISE EN CHARGE DE LA PSEUDARTHROSE DU SCAPHOÏDE : PREMIERE REVUE PARAPLUIE ET PROPOSITION D’ARBRE DÉCISIONNEL.
CO022 CHOIX DE GREFFE POUR LA PRISE EN CHARGE DE LA PSEUDARTHROSE DU SCAPHOÏDE : PREMIERE REVUE PARAPLUIE ET PROPOSITION D’ARBRE DÉCISIONNEL.

La pseudarthrose du scaphoide carpien est un problème majeur pour l’avenir fonctionnel du poignet, surtout chez le sujet jeune. Dans son traitement chirurgical, lele choix entre les différents types de greffon reste controversé. Plusieurs revues systématiques et méta-analyses ont abordé ce sujet sans le trancher. Le but de cette étude était de répondre aux questions suivantes par une revue parapluie (revue de revues ou de méta-analyses) : 1) existe-t-il une différence du taux de consolidation entre les différentes techniques ? et 2) y-a-t-il des indications préférentielles pour les greffons ?

Nous avons réalisé une recherche tertiaire qualitative (revue parapluie) des revues systématiques ou de méta-analyses comparant les différentes techniques de greffon de scaphoïde connues sur la période de octobre 2022 à Fevrier 2023. Le critère d’évaluation principal était le taux de consolidation de la pseudarthrose. Le critère secondaire était l’indication du greffon en fonction du type de pseudarthrose. La recherche bibliographique a été effectuée selon les critères PRISMA 2020. L’évaluation de la qualité des etudes a été incluse avec l’instrument « Évaluation de la qualité méthodologique des examens systématiques » — AMSTAR 2.

Neuf revues systématiques et méta-analyses ont été incluses dans la revue parapluie (= 715 patients). La qualité de ces articles s’étendait de faible à haute qualité. Un tableau résumant les résultats de chaque article inclus a été réalisé. Il n’y avait pas de différence entre le taux de consolidation des greffes osseuses vascularisées (entre 84 et 92 %), et non vascularisées (entre 80 et 88 %). La greffe osseuse vascularisée presentait des résultats meilleurs en présence d’une nécrose avasculaire du pôle proximal (taux de consolidation de 88 à 74 % que la greffe osseuse non vascularisée (47 à 62 % ). Le greffon osseux non vascularisé avait moins d’échec dans les cas de plicature antérieure du scaphoïde.

Notre revue parapluie apporte une vision globale du taux de consolidation en fonction du type de greffon dans la pseudarthrose du scaphoide. Des orientations se dégagent en fonction du type de pseudarthrose et de la zone. Un arbre décisionnel est élaboré en fonction de ces résultats.
Abeer BAAMIR (Rouen), Isabelle AUQUIT-AUCKBUR
16:52 - 16:58 Discussion commune.
16:58 - 17:04 #37148 - CO023 Luxation anté-lunaire du carpe : Résultats radio-cliniques et revue de la littérature.
CO023 Luxation anté-lunaire du carpe : Résultats radio-cliniques et revue de la littérature.

Les luxations anté-lunaires du carpe sont des lésions très rares représentant entre 3-6% des luxations péri-lunaires du carpe. Leur prise en charge thérapeutique est mal codifiée avec des résultats cliniques méconnus, rapportés seulement dans des cases reports ou de très courtes séries.

Entre 2014 et 2022, une étude rétrospective monocentrique a été réalisée dans un centre hospitalo-universitaire sur les luxations anté-lunaires du carpe. Tous les patients qui présentaient une luxation anté-lunaire du carpe (1) avec un suivi de plus de deux ans (2) ont été inclus. Les luxations péri-lunaires du carpe postérieur ont été exclues. L'évaluation était clinique (score douleur EVA, amplitude articulaire, évaluation de la force et score Quick DASH) et radiologique (apparition arthrose, nécrose lunatum). Tous les patients ont été opérés par voie dorsale 3-4 avec une dénervation partielle : des brochages scapho-lunaire et trichétro-lunaire ont été réalisés ainsi qu'une réinsertion sur ancre des ligaments scapho-lunaire (lésion chez n=2) et trichétro-lunaire (lésion chez n=2). Vingt-huit articles de la littérature ont été inclus concernant les luxations anté-lunaires du carpe.

Avec un suivi moyen de 71 mois [24 - 116], cinq luxations anté-lunaires du carpe ont été inclus : trois patients présentaient une fracture du scaphoïde associée. Au dernier recul, les résultats cliniques montrent une EVA moyenne de 4 +/- 1.2 , une amplitude en flexion-extension du poignet de 74 +/- 13.4 degrés et une diminution de force de 15 kilos force par rapport au côté controlatéral. Quatre patients étaient satisfaits du résultat fonctionnel et quatre ont repris le travail. Une complication a été retrouvée : un syndrome douloureux régional complexe de type 1. Une reprise a été faite pour nécrose du lunatum par une résection de la première rangée. Radiographiquement, trois patients présentaient une arthrose radio-carpienne.

L’analyse de la littérature retrouve seulement 40 luxations anté-lunaires du carpe décrites avec des voies d’abord différentes. Des fractures du carpe (fracture du lunatum, du scaphoïde ou du trapézoïde) sont fréquemment associées. L’analyse des différentes études ne permet pas de dégager une attitude thérapeutique consensuelle. Au vu des lésions ligamentaires retrouvées, l’abord dorsal semble nécessaire pour la réinsertion ligamentaire.

Le patient doit être prévenu de la gravité lésionnelle avec un retentissement fonctionnel important retrouvé dans notre étude et dans l’ensemble de la littérature : diminution des amplitudes articulaires et perte de force.
Alexandre DORFMANN (Montpellier), Michel CHAMMAS, Bertrand COULET, Cyril LAZERGES, Hugo BARRET
17:04 - 17:10 #36715 - CO024 La ligamentoplastie slic dans instabilités periscaphoïdiennes aigües et subaigües.
CO024 La ligamentoplastie slic dans instabilités periscaphoïdiennes aigües et subaigües.

Le traitement des instabilités périscaphoïdiennes sont un challenge thérapeutique. Que ce soit dans le cadre des lésion scapholunaires ou périlunaires, de nombreuses techniques de réparations ou de reconstructions ont été proposées. La ligamentoplastie SLIC (scapholunaire, intercarpienne) publiée en 2017 permet non seulement une reconstruction du complexe scapholunaire mais aussi de l’ensemble du plan ligamentaire postérieur (LT et DIC). Nous présentons notre expérience pour les lésions aigües et subaigües.

Il s’agit d’une revue rétrospective de 25 patients opérés (5 femmes, 20 hommes) entre 2021 et 2023. L’âge moyen est de 42 ans. Le recul minimum est de 3 mois avec un suivi moyen de 8 mois (extrêmes 3-23). Tous les patients présentaient une lésion scapholunaire. 4 patients ont été opérés en urgence. 5 patients présentaient une lésion datant de moins de 3 mois, 5 patients entre 3 et 6 mois et 12 patients une lésion de plus de 6 mois. Les patients ont tous bénéficiés d’un bilan radiologique tridimentionnel à la recherche de lésions ligamentaires. La série est bi-opérateur et la revue s’est faite dans le cadre du suivi post-opératoire avec un bilan clinique et radiologique.

22 patients déclarent une évolution favorable avec disparition des douleurs. 3 patients sont insatisfaits. Un patient a bénéficié d’une arthrodèse médiocarpienne après 8 mois. Les mobilités préopératoires sont: 68° de flexion, 69° d’extension. Les mobilités postopératoires sont: 46° de flexion (20-90°), 60° d’extension (30-80°). La force préopératoire était de 28kg contre 29kg en postopératoire. Radiologiquement, on retrouvait en préopératoire, un diastase SL moyen de 3mm, un angle SL à 63° un angle RL à 5,7°. L’angle postéroradioscaphoidien était à 113°. En postopératoire on retrouve un diastase de 2,4mm, un angle SL à 56° et un angle RL à 4°.

Les patients traités par SLIC en aigu dans le cadre des instabilité périscaphoïdienne, notamment pour des luxations périlunaires, présentent une évolution satisfaisante. Nos résultats sont superposables aux séries publiées. Le diastase et l’augmentation de l’angle SL qui suit l’ablation des broches n’est pas corrélé à une évolution clinique défavorable.

La ligamentoplastie intercarpienne SLIC est une technique valide dans la prise en charge des dissociation SL aigüe, subaigüe et chroniques, qui donne des résultats supérieurs en termes de douleurs et de mobilités que les techniques historiques.
Emmanuel PIGUET (Genève), Marie DAVAT, Jean-Yves PROF. BEAULIEU
17:10 - 17:16 #36960 - CO025 La réparation des lésions du ligament scapho-lunaires concomitantes aux fractures du radius distal est-elle nécessaire en aigüe, au moment de l'ostéosynthèse ? Revue systématique et méta-analyse.
CO025 La réparation des lésions du ligament scapho-lunaires concomitantes aux fractures du radius distal est-elle nécessaire en aigüe, au moment de l'ostéosynthèse ? Revue systématique et méta-analyse.

Des ruptures du ligament scapho-lunaire (LSL) peuvent survenir lors des fractures de l’extrémité inférieure du radius (FEIR). Il n’existe aucun consensus concernant la prise en charge des lésions ligamentaires dans ce contexte. Notre objectif était de comparer le traitement chirurgical et conservateur des ruptures aiguës du LSL associées à l’ostéosynthèse des FEIR.

Une méta-analyse a été utilisée pour évaluer l'efficacité de la réparation des ruptures du LSL en cas de FEIR avec les scores DASH (Disabilities of the Arm, Shoulder, and Hand). Nous avons identifié 154 articles. Seulement 7 études ont rapporté suffisamment de données radiographiques ou de résultats cliniques et ont été incluses : 3 ont fait l'objet d'une méta-analyse et 4 d'une analyse narrative en raison d'un manque d'homogénéité. Nous avons analysé les patients en 2 groupes : LSL chirurgical (C-LSL) versus LSL orthopédique (O-LSL). Les critères de jugement principaux étaient les scores ROM (Range of Motion) et DASH, avec un suivi d’un an au minimum.

Au total, 128 patients ont été inclus (71 C-LSL et 57 O-LSL), avec un suivi moyen de 70,2 mois (SD : 23,5). L'ampleur de l'effet global pour la ROM en flexion était de 1,74 (intervalle de confiance [IC] à 95 %, -3,48 à 6,95 ; P = 0,51) et pour l'extension était de 0,79 (IC à 95 %, -3,41 à 4,99 ; P = 0,71), tandis que l'ampleur de l'effet global pour les scores DASH était de -0,28 (IC à 95 %, -0,66 à 0,10 ; P = 0,14). Bien que la O-LSL ait conduit à une meilleure ROM et que la C-LSL ait conduit à des scores DASH plus bas, ces résultats n'étaient pas significativement différents.

Le nombre d’études ayant pu être inclues était faible du fait de la diversité des critères de jugement utilisés dans les articles. Par ailleurs, l’absence de différence lors de la réparation du LSL en aigue associée à une ostéosynthèse de FEIR, peut être dû à une cicatrisation spontanée du LSL et à la présence d’autres moyens de stabilisation du carpe : ligaments dorsaux intercarpiens, ligaments intrinsèques et extrinsèques du carpe, muscles stabilisateurs actifs (FCR, ECRL, FCU).

La réparation chirurgicale d'une lésion du LSL associée à une FEIR ne présente pas d’amélioration clinique à long terme par rapport à un traitement conservateur.
Alexandra STEIN (Paris), Lalka ANDY, Scott FRANK, Francisco RODRIGUEZ FONTAN
17:16 - 17:22 #35810 - CO026 Wide arthroscopic dorsal capsuloligamentous repair in severe scapholunate instability: A prospective study of 112 patients.
CO026 Wide arthroscopic dorsal capsuloligamentous repair in severe scapholunate instability: A prospective study of 112 patients.

Purpose : In the most standard cases of SL instability, it seems that classical dorsal capsuloligamentous arthroscopic repair is the gold standard. However, this repair does not seem to be sufficient for more advanced injuries. In this paper, we report the functional results of the wide arthroscopic dorsal capsuloligamentous repair (WADCLR) in the management of severe scapholunate instability.

Methods : We performed prospective single-center study which ran between March 2019 and May 2021. The primary outcome is to evaluate the reduction of radiographic deformity and functional outcomes by WADCLR. Secondly, we wanted to evaluate the effectiveness of our technique on the most advanced scapholunate instabilities (European Wrist Arthroscopy Society (EWAS) Stage 5). After the operation, the patients were systematically followed-up at 3 months, 6 months and 1 year

Results : Our cohort included 112 patients (70 men and 42 women) with an average age of 31.6 years. A total of 3 EWAS 3A patients, 12 EWAS 3B patients, 29 EWAS 3C patients, 56 EWAS 4 patients, and 12 EWAS 5 patients were included. For all of our patients, a significant improvement of the radiological signs, up to a return to normal values, as well as of the functional signs is apparent except for flexion. When we look at the subgroup analysis for EWAS 5, we find a significant improvement in all criteria except for some joint ranges (Extension, Flexion, RD and UD) although these figures report a statistical trend towards improvement, except for flexion, as previously mentioned.

Conclusion : WADCLR represents a minimally invasive, easy and reproducible with few complications, offering a clear improvement in functional signs but also a reduction in the radiological deformity.
Jean-Baptiste DE VILLENEUVE BARGEMON (Marseille), Charlotte JALOUX, Mathilde GRAS, Christophe MATHOULIN, Michel LEVADOUX, Lorenzo MERLINI
17:22 - 17:27 Discussion commune.
17:27 - 17:33 #37098 - CO027 Arthropathie piso-pyramidale dans la pathogénèse de la douleur ulnaire après arthrodèse partielle ou totale du poignet : notre expérience.
CO027 Arthropathie piso-pyramidale dans la pathogénèse de la douleur ulnaire après arthrodèse partielle ou totale du poignet : notre expérience.

Parmi les complications possibles après l’arthrodèse partielle ou totale du poignet, l’une des plus fréquentes est la douleur ulnaire (USWP: Ulnar Sided Wrist Pain). Une des causes probable est l le déséquilibre de l’articulation piso-pyramidale et le conséquent possible développement d’une arthrose piso-pyramidale.

Cinq patients ayant subi une arthrodèse totale du poignet et sept patients aprés scaphoidectomie et arthrodèse des quatre os ont présenté un tableau clinique de douleur ulnaire dans une période variable allant de trois à neuf mois post-op et ont présenté des signes radiographiques d’arthrose piso-pyramidale après six mois post-op en moyenne. Tous les patients ont initialement reçu une gestion conservatrice de la douleuret grâce à un approche physiothérapique ou injection intra-articulaire (cortisone avec anesthesique).les patients qui n’ont pas démontré de benefice au traitment ont été référés à la pisiformectomie chirurgicale. Les patients ont été évalués par radiographie et cliniquement avec les scores PRWE et DASH, avec un follow-up de 24 mois moyenne.

Tous les patients ont raporté une importante amelioration cllnique après la procédure de pisiformectomie À 24 mois, nous avons observé une régression complète de la douleur ulnaire au poignet chez tous les patients. Le score DASH moyen à 24 mois est de 13,2. Le score PRWE moyen à 24 mois est de 11.

L’arthropathie piso-pyramidale doit être compté parmi les causes possible de la douleur ulnaire du poignet après l’arthrodèse partielle ou totale. La pisiformectomie a montré de pouvoire réduire jusqu’à resolution les symptômes douloureux. Les résultats de notre étude suggèrent de considérer un geste chirurgical sur l’articulation piso-pyramidal lors de la réalisation d’une arthrodèse partielle ou totale du poignet dans un but de prevention de la douleur ulnaire.
Ribolzi ROMEO RAIMONDO (Milano, Italie)
17:33 - 17:39 #37097 - CO028 Résultats cliniques et radiographiques après arthrodèse RSL.
CO028 Résultats cliniques et radiographiques après arthrodèse RSL.

Radioscapholunate (RSL) fusion is commonly performed for the management of painful post-traumatic radiocarpal osteoarthritis that failed in conservative treatment. This procedure aims to alleviate the pain but may result in reduced wrist mobility. The purpose of this study was to evaluate the clinical and radiological outcomes of RSL fusion and compare them to literature findings.

In this multicentric study, we retrospectively evaluated 19 patients who underwent RSL arthrodesis for painful posttraumatic osteoarthritis (following an intraarticular radius fracture, perilunate luxation, scapholunate dissociation or scaphoid fracture) from 2005 to 2021, with a mean follow-up of 7 (range 1–12) years. The clinical examination includes pain relief (VAS), functional scores (PRWE, QuickDash), range of motion (flexion/extension, ulnar/radial deviation, pronation/supination), grip strength and satisfaction. The radiological analysis focused on bone fusion and the presence of midcarpal osteoarthritis. Finally, complications were notices.

19 patients (15 males and 4 females) with an average age of 43,5 (range 21.4–73) years underwent RSL fusion for post-traumatic osteoarthritis. The PRWE and QuickDash were 34 and 24, respectively. The mean pain level was 3 out of 10. Grip strength in the operated wrist was 67% of the contralateral wrist. Wrist extension/flexion averaged 26°/28°, ulnar/radial deviation averaged 19°/10° and pronation/supination 82°/76°. Seventy-five percent of the patients returned to work. 13 of 19 patients were satisfied (68,4%). 3 patients had a pseudarthrosis of the radiocarpal fusion without a significant effect on the clinical outcome. The radiologic assessment showed arthrotic changes of the midcarpal joint (STT, SC, LC or LT) in 7 patients (36,8 %). In 4 of the 19 patients (21%) the RSL fusion was converted to a complete wrist arthrodesis due to persistent wrist pain.

Considering the long-term mobility outcomes and radiographic findings, the current study raises questions regarding the viability of radioscapholunate arthrodesis as the initial surgical intervention. The observed limitations in wrist extension and the possibility of degenerative changes in adjacent joints raise questions about the suitability of radioscapholunate arthrodesis as the initial surgical intervention for all patients.

In conclusion, while radioscapholunate arthrodesis provides favorable clinical outcomes in terms of pain relief and functional improvement, long-term mobility considerations suggest a reevaluation of the primary surgical strategy. It is essential to consider individual patient characteristics, preferences, and functional demands when making treatment decisions. Further studies, including prospective studies and comparative analyses, is needed to better identify the optimal patient selection criteria for primary total wrist arthrodesis and to evaluate its long-term outcomes compared to radioscapholunate arthrodesis.
Mehdi DUCASSE (Caen), Marie-Laure ABI-CHAHLA
17:39 - 17:45 #37104 - CO029 La carpectomie proximale dans les luxations et fractures-luxations péri lunaires du carpe méconnues. Résultats d’une série de 7 cas.
CO029 La carpectomie proximale dans les luxations et fractures-luxations péri lunaires du carpe méconnues. Résultats d’une série de 7 cas.

Les luxations et fractures-luxations péri-lunaires du carpe sont rares et représentent entre 5 et 10% des fractures du poignet. Une fois sur quatre ces lésions passent inaperçues. La réduction des formes anciennes est impossible. Sans oublier l’évolution inéluctable vers la nécrose du lunatum et l’arthrose. Deux possibilités thérapeutiques s’offrent : l’arthrodèse partielle ou la résection de la première rangée des os du carpe qui simplifie l’articulation radio-carpienne en supprimant trois os de la première rangée du carpe.

Nous rapportons une série de 7 patients, opérés pour des dislocations péri -lunaires négligées. Tous nos patients étaient des hommes de 26,5 ans d’âge moyen (23-42). 5 patients étaient des travailleurs manuels. le délai moyen de découverte était de 10,5 semaines (5-20): deux étaient des luxations rétro-lunaires pures, quatre des trans-scapho-rétro-lunaires, associées dans deux cas à une fracture de la styloïde radiale et enfin un cas exceptionnel de luxation rétro-lunaire avec fracture vertico-frontale du lunatum associée à une fracture de la styloïde radiale. Le mécanisme causal a fait a suite à une chute sur le poignet d’un lieu élevé. 3 patients soufraient d’un syndrome du canal carpien associé. Le suivi moyen était de 25 mois (9- 30). L’intervention a été réalisée par abord longitudinal dorsal. La tête du capitatum doit être examinée en premier. Aucun geste n’a été réalisé sur le canal carpien. Une immobilisation par attelle plâtrée a été mise pour une durée de 21 jours, suivie d’une rééducation fonctionnelle.

nous avons obtenu une amélioration de la mobilité avec une extension de 52° en moyenne et une flexion de 56°. La force de poigne était de 70 % par rapport au membre controlatéral avec indolence et reprise des activités pour tous nos patients 6 patients sur 7 étaient satisfaits ou très satisfaits . 5 sur 7 des interlignes articulaires radius-capitatum étaient inchangés à la revue radiologique au dernier recul. Par contre la hauteur du capitatum dans certains cas s’était réduite et sa largeur accrue.

La réduction orthopédique des formes anciennes des dislocations péri-lunaires du est pratiquement impossible. Deux possibilités thérapeutiques s’offrent : l’arthrodèse ou la résection de la première rangée des os du carpe. La résection de la première rangée des os du carpe préserve la mobilité du poignet et donne une fonction utile avec une force acceptable. Elle devrait théoriquement diminuer la force du poignet par effet d’allongement relatif des tendons. Mais le fait de la diminution voire même de la disparition de la douleur ceci améliore encore la force. le résultat est long à obtenir ,entre 6 mois et 1 an

Les luxations et fractures-luxations péri-lunaires du carpe invétérées sont de nos jours rares. Leur traitement ne peut être que chirurgical. La résection de la première rangée des os du carpe semble être une technique parfaitement adaptée à cette pathologie traumatique grave. Elle donne alors des résultats stables dans le temps, en préservant une bonne mobilité du poignet et une fonction utile avec une force acceptable.
Nassima MEZIANI (Alger, Algérie), Amina SEMINERAS, Khaled HARMAS, Fares MAOUCHE, Farida SILMI, Chahine TOUALBI, Abdellatif DJELTI
17:45 - 17:51 #36903 - CO030 FRACTURES DE LA BASE DU PREMIER METACARPIEN TRAITÉE PAR EMBROCHAGE PERCUTANE.
CO030 FRACTURES DE LA BASE DU PREMIER METACARPIEN TRAITÉE PAR EMBROCHAGE PERCUTANE.

Les fractures de la base du premier métacarpien sont des lésions graves par leurs complications fonctionnelles pouvant entraver l’opposition du pouce ; mouvement indispensable pour la préhension de la main. La prise en charge thérapeutique est basée sur la réduction orthopédique et l’embrochage percutané le plus souvent selon différentes méthodes.- Le but de notre travail est d'évaluer les résultats fonctionnels de nos patients.

Nous avons mené une étude rétrospective concernant 100 patients ayant une fracture de la base du premier métacarpien colligés au Service de Traumatologie Orthopédie B CHU MED VI de Marrakech sur une période de 10 ans allant de janvier 2011 au décembre 2021. L’âge moyen de nos patients est de 29 ans avec des extrêmes allant de 15 ans à 52 ans avec une nette prédominance masculine 83%, le côté droit était le plus touché. Les accidents de la voie publique constituent l’étiologie la plus fréquente de cette fracture suivie par les chutes et les agressions. Un bilan radiologique comportant une radiographie de la main de face et de profil a permis de déterminer 60 fractures de Bennet à gros fragment ; 10 fractures de Bennet à petit fragment ; 15 fractures de Rolondo et 15 fractures extra articulaires. La réduction orthopédique suivie d’un embrochage percutané était la méthode thérapeutique la plus utilisée, 97 embrochages d’Iselin, 2 embrochages de Tibiana et un patient traité selon la technique d’embrochage de Johnson. Le recours à la réduction sanglante n’a été réalisé que chez trois patients.

Nous avons évalué les résultats fonctionnels de nos malades selon le score fonctionnel de Nonnemacher basé sur des critères objectifs : la mobilité du pouce en abduction et en antépulsion ; la stabilité articulaire et la force musculaire du pouce en préhension et des critères subjectifs : l’importance de la douleur et le degré de satisfaction du malade. Les résultats morphologiques ont été évalués après contrôle radiologique en recherchant les signes de consolidation, la présence ou l’absence du cal vicieux, la rétraction de la première commissure et le degré d’arthrose de l’articulation trapézo- métacarpienne. Nous avons obtenu 72% d’excellents et de bons résultats, 18% de résultats acceptables tandis que les mauvais résultats ont représenté 10%.

La prise en charge thérapeutique est très variée : La réduction selon Gedda est une composante essentielle du traitement de la fracture du premier métacarpien bien qu’un défaut de réduction peut s’accompagner de bons résultats selon Griffiths. Pour Dunaud, la réduction anatomique exacte est la condition sine qua none pour éviter une marche d’escalier facteur d’usure rapide du cartilage qui conduit à la rhizarthrose post-traumatique. L’embrochage trapézo- métacarpienne selon la méthode de Wagner ou Wiggins est une transfixion directe de la TM mais présente selon Iselin l’inconvénient de ne pas maintenir un écart commissural maximum. L’embrochage inter métacarpien d’Iselin consiste à former à l’aide de deux broches non parallèles un couple indéformable fixant le premier métacarpien au deuxième dans la position désirée avec écartement maximum de la première en antépulsion. La méthode de Tubiana, très voisine de celle d’Iselin est utilisée en cas de gros fragment, la broche proximale dans cette méthode passe dans le foyer de fracture. Notre préférence s’est portée sur la méthode d’Iselin en raison de sa simplicité, sa fiabilité et ses résultats globaux satisfaisants en général.

Les fractures de la base du premier métacarpien sont des lésions graves par leurs complications fonctionnelles. Elles exposent à la rizhartrose. La prise en charge thérapeutique vise à rétablir l’anatomie et la physiologie de la première colonne de la main. L’embrochage d’Iselin est simple et assure une consolidation en bonne position, compatible avec une fonction normale du pouce.
Hassan RAIS (Marrakech, Maroc), Mohamed MOUSSADIQ, Mohamed HADDOU, Yassine FATH EL KHIR, El Mehdi BOUMEDIANE, Said AZIZ, Mohamed Amine BENHIMA, Imad ABKARI
17:51 - 18:00 Discussion commune.
Salle 252AB
16:30

"Lundi 18 d\u00e9cembre"

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CE-03
16:30 - 17:00

Conférence d'enseignement avancée.
Le coude du sportif: pathologies spécifiques et intérêt de l’arthroscopie.

Modérateurs : Adeline CAMBON-BINDER (MCU-PH) (Paris), Olivier MARÈS (Medecin) (Nîmes)
La pratique sportive sollicite le coude dans de nombreux gestes spécifiques parfois la cause de pathologies qu’il convient d’essayer de prévenir et qu’il faut savoir traiter de manière optimale afin de permettre un retour précoce au sport causal. L’arthroscopie prend une large place dans les indications thérapeutiques et Marion Burnier nous en rappellera les aspects techniques et les principales indications.
16:30 - 17:00 Le coude du sportif : pathologies spécifiques et intérêt de l’arthroscopie. Marion BURNIER (chirurgien senior) (Lyon), Guillaume HERZBERG (Professeur) (Lyon)
Amphi Bleu
17:00

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CE-04
17:00 - 17:30

Conférence d'enseignement avancée.
Ostéotomies de la base du pouce.

Modérateurs : Alexandre DURAND (Chirurgien de la main) (Maxeville), Sophie MONIN (Chirurgien) (Longjumeau)
Trop souvent la pathologie de la base du pouce est adressée au chirurgien à un stade avancé ce qui nous contraint à des interventions de type arthroplasties ou trapézectomie. Or, à un stade plus précoce de la pathologie, il est parfois possible corriger une anomalie anatomique par une ostéotomie, ainsi, Jean GOUBAU nous en présentera les indications et les techniques.
17:00 - 17:30 Ostéotomies de la base du pouce. Jean GOUBAU (Professeur/ Chirurgien) (Gand - Bruxelles, Belgique)
Amphi Bleu
17:30

"Lundi 18 d\u00e9cembre"

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CE-05
17:30 - 18:00

Conférence d'enseignement avancée.
Correction des déformations congénitales par la Croisssance Dirigée (« No Pinning »).

Modérateurs : Alexandre DURAND (Chirurgien de la main) (Maxeville), Sophie MONIN (Chirurgien) (Longjumeau)
Approche innovante de prise en charge de pathologies congénitales de la main. Présentation de la technique, résultats, discussion par un opérateur spécialiste reconnu de la main de l’enfant.
17:30 - 18:00 Correction des déformations congénitales par la Croisssance Dirigée (« No Pinning »). Arielle SALON (chirurgien de la main) (Paris)
Amphi Bleu
18:00

"Lundi 18 d\u00e9cembre"

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AG-SFCM
18:00 - 19:30

Assemblée Générale de la SFCM.

Salle 252AB
Mardi 19 décembre
08:00

"Mardi 19 d\u00e9cembre"

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CL3
08:00 - 09:40

Communications libres.
Pathologies du membre supérieur.

Modérateurs : Aurélien AUMAR (CHIRURGIEN ORTHOPEDISTE) (Lesquin), Adil TRABELSI (CHIRURGIEN) (Avignon)
Un aperçu des derniers travaux réalisés par les chirurgiens de la main autour du sujet des pathologies du membre supérieur.
08:00 - 08:06 #36350 - CO031 Evaluation radiologique du cadre antébrachial sain.
CO031 Evaluation radiologique du cadre antébrachial sain.

Le cadre antébrachial (CAB) est une entité anatomique définie par l'association relative du radius et de l'ulna à l'avant-bras. Le segment métaphyso-diaphysaire du CAB est difficile à étudier de part une morphologie variable selon le degré de prono-supination et l’incidence radiographique. Pourtant, l’harmonie du CAB est indispensable à son bon fonctionnement. En l'absence de valeur objective définissant un seuil pathologique, nous avons émis l'hypothèse qu'il existe un parallélisme entre l'axe du col du radius, l'axe du tiers moyen de la diaphyse ulnaire et l'axe de rotation de l'avant-bras sur une radiographie d’avant bras de face en pronosupination maximale ainsi que sur une incidence en pronosupination neutre, dans le cas d'un CAB sain.

50 volontaires sains réalisèrent des clichés radiographiques bilatéraux du CAB en supination maximale et pronosupination neutre. La somme de l'angulation entre les 3 axes mentionnés ci-dessus a été calculée par deux observateurs indépendants. Une mesure de la reproductibilité inter-observateur était réalisée.

La valeur moyenne était de 3,07° [0,7-6,4] pour les CABs en supination maximale, et de 4,4 [0,9-10,3] pour les CABs en pronosupination neutre.

Nos résultats montrent un parallélisme presque parfait entre les 3 axes pour un CAB exempt de tout traumatisme squelettique.

En l'absence de mesure objective et validée dans la littérature, nous rapportons une méthode simple et reproductible pour l'analyse de l’harmonie du CAB. Une étude dédiée pourrait mesurer mise en défaut de ce parallélisme dans le cadre d’un cal vicieux à l’avant bras
Thomas DAOULAS (Brest), Olivier BOZON, Michel CHAMMAS, Bertrand COULET
08:06 - 08:12 #34202 - CO032 L' allongement du radius ou de l'ulna dans les séquelles traumatique de l avant bras préserve la pronosupination.
CO032 L' allongement du radius ou de l'ulna dans les séquelles traumatique de l avant bras préserve la pronosupination.

Les impératifs de la pronosupination (Destot) sont à respecter en traumatologie et en pathologie la longueur des os doit être intacte, la courbure pronatrice du radius intacte, l’absence de décalage d’un des 2 os et un espace interosseux libre et deux articulations radio-ulnaires mobiles

Quatre patients porteurs de dislocation radio ulnaire distale ont bénéficié d allongement du Radius et d une greffe fibulaire libre Cinq patients porteurs de lésions de Monteggia négligées ont bénéficié d un allongement de l ulna et d une greffe fibulaire libre

Le squelette anti brachial est constitué du radius et l’ulna. Les épiphyses donnent les articulations proximale et distale constituant un cadre. La diaphyse radiale double courbure concave en avant et en dedans. La diaphyse ulnaire n’est ni rectiligne, ni fixe lors des mouvements. Les épiphyses radiales très différentes, la proximale, profonde sous les muscles, porte la tête radiale cartilagineuse excluant toute possibilité d’ostéosynthèse . L’épiphyse distale, plus massive et plus superficielle autorise l’implantation de broche. Les épiphyses ulnaires différentes une proximale volumineuse et une distale fine. L’épiphyse proximale porte l’olécrane dans l’axe longitudinal de la diaphyse, prédilection pour la mise en place d’un implant intramédullaire. L’épiphyse distale porte la tête ulnaire, recouverte de cartilage sur faces périphérique et distale Elle devient impliquée dans l’articulation radio-ulnaire distale et l’articulation du poignet. La membrane interosseuse définit la portion réellement diaphysaire de chacun des deux os. Le concept d’axe anti brachial ou d’articulation anti brachiale (forearm axis ou forearm joint des Anglo-Saxons) développé pour mettre en avant l’idée de relation entre anatomie et biomécanique du coude, de l’avant-bras et du poignet, pour en arriver à une notion d’entité et dorsal. L’articulation radio-ulnaire distale est au poignet par de nombreux faisceaux ligamentaires radiocarpiens ventraux et dorsaux. Les muscles contrebalancent les deux pronateurs et les deux supinateurs. En supination, les deux diaphyses sont parallèles délimitant un espace interosseux. En pronation, le radius pré-croisant l’ulna, l’espace s’efface du fait du contact des deux diaphyses. anatomo-fonctionnelle. Le radius et l’ulna sont articulés par leurs extrémités. L’articulation radio-ulnaire proximale est principalement stabilisée par les ligaments annulaire et carré, mais aussi par la capsule articulaire du coude. L’articulation radio-ulnaire distale a pour stabilisateur principal le ligament triangulaire, renforcée par un ligament ventral

La mobilité de la pronosupination est assurée par la liberté de la radio-ulnaire proximale et l'intégrité de la radio-ulnaire distale

La réparation des conditions de la prono supination passe par la réparation de la longueur des deux os de l'avant bras et la réparation de articulations radio ulnaires distale et proximale
Atia RABAH (Annaba, Algérie), Soumaya REMEL
08:12 - 08:15 Discussion commune.
08:15 - 08:21 #34198 - CO033 Les aspects anatomiques des plaies de la main par coup de Sabre conditionnent le pronostic et les résultats thérapeutiques.
CO033 Les aspects anatomiques des plaies de la main par coup de Sabre conditionnent le pronostic et les résultats thérapeutiques.

Les traumatismes par coup de sabre sont de plus en plus fréquents et vue que la main et le membre supérieur joue le rôle « protecteur » la main est souvent « touchée »

A travers des observations nous rapportons nôtre expérience sur ces plaies assez complexes nécessitant une prise en charge particulière en urgence, après nettoyage de la plaie et mise en place d’un pansement un bilan radiographique est réalisé mettant en évidence les lésions ostéo articulaires. Après bilan, sous anesthésie, on procède après une exploration à la fixation des foyers Ostéo articulaires et à la fermeture cutanée, sous couverture antibiotique.

Il est dépendant des lésions initiales et de leur réparation

Il s’agit de plaies souvent simple mais impressionnante touchant tous les éléments nobles et Ostéoarticulaires dont les conséquences fonctionnelles ne sont pas négligeables. Le métacarpe constitue le squelette de la région palmaire. Les métacarpiens, intermédiaires entre le carpe et le squelette des doigts continue la direction de chacun d’eux, forment une chaîne digitale osseuse, mobile, poly articulaire. Les structures fixes sont le deuxième et le troisième métacarpien et les structures mobiles comprennent le quatrième et le cinquième métacarpien et les éléments phalangiens ainsi que la colonne du pouce. Les fractures de deux ou plusieurs métacarpiens adjacents sont plus instables qu’une fracture de métacarpien isolé.

Les fractures des phalanges et des métacarpiens sont le plus fréquentes offrant une grande diversité anatomo-pathologique avec un grave retentissement fonctionnel. Le but du traitement est d’obtenir un rétablissement fonctionnel complet et rapide, ce qui suppose certes la consolidation de la fracture en position anatomique, mais aussi l’absence de raideur articulaire et d’adhérences tendino-périostées.
Atia RABAH (Annaba, Algérie), Soumaya REMEL
08:21 - 08:27 #37128 - CO034 Traitement des amputations digitales pulpaires par lambeaux locaux versus pansements occlusifs : une étude comparative.
CO034 Traitement des amputations digitales pulpaires par lambeaux locaux versus pansements occlusifs : une étude comparative.

Les amputations digitales pulpaires sont fréquemment rencontrées en traumatologie. En cas d’exposition osseuse, les lambeaux locaux restent à ce jour la technique chirurgicale la plus couramment utilisée. Récemment, plusieurs auteurs se sont intéressés à l’utilisation des pansements occlusifs pour ce type de lésion. L’objectif de notre étude était de rapporter et comparer les résultats de la prise en charge des amputations digitales distales avec exposition osseuse par lambeau local (LL) et pansement occlusif (PO) au recul minimum de 12 mois.

Entre 2018 et 2021, 54 patients ont été pris en charge pour une amputation digitale distale en zones 2 et 3 d'Ishikawa. 28 LL et 27 PO ont été réalisés. Tous les patients ont été revus par deux examinateurs indépendants au recul minimum de 12 mois et ont réalisé une évaluation clinique et fonctionnelle. Nous avons également procédé à une analyse médico-économique (hospitalisation, actes chirurgicaux, nombres de consultations).

Le recul moyen à la révision était de 26 mois (12 – 38 mois). Les deux groupes étaient comparables. La cicatrisation pulpaire a été obtenue dans tous les cas. Elle était en moyenne plus rapide d’une à deux semaines dans le groupe LL (3.5 pour le groupe LL vs 5 semaines pour le groupe PO). Le délai d’arrêt de travail était en moyenne de 6 semaines dans les groupes. La sensibilité pulpaire discriminative était significativement meilleure dans le groupe PO (4 mm en moyenne) que dans le groupe LL (6 mm en moyenne). La raideur de l’articulation interphalangienne proximale était plus souvent observée dans le groupe LL, avec un tiers des patients étaient affectés. Il n’y avait pas de différence significative en termes d’intolérance au froid, de repousse de l’ongle, douleur et score PRHE entre les deux groupes. Aucune infection n’a été signalée. Une dystrophie unguéale (capotage de l’ongle, ongle en griffe) a été observée chez 11% des patients quelque soit le groupe. L’analyse médico-économique a mis en évidence une cout 6.5 fois plus important pour les LL par rapport aux PO.

Nos résultats confirment la validité des deux techniques comme traitement des amputations digitales distales avec exposition osseuse. Les résultats sont similaires en termes de cicatrisation et de récupération fonctionnelle. Avec un cout médico-économique nettement inférieur, le PO se positionne comme une réelle alternative aux LL.
Laetitia RANDAZZO (Nancy), Claire MULLER, Colin PIESSAT, Francois DAP, Lionel ATHLANI
08:27 - 08:33 #37005 - CO035 Lambeau adipo-fascial pulpaire: étude rétrospective de 79 cas.
CO035 Lambeau adipo-fascial pulpaire: étude rétrospective de 79 cas.

Les amputations digitales distales pulpaires et unguéales constituent un motif fréquent de consultation des services d’urgences de la main. Leur prise en charge doit être la plus complète possible afin de remplir l’important cahier des charges de la reconstruction pulpaire : couvrir le défect tissulaire, restituer un matelassage pulpaire suffisant, éviter les morbidités locorégionales, engendrer un minimum de séquelles cutanées, éviter l’apparition d’une intolérance au froid, et offrir un aspect esthétique satisfaisant aux patients. A ce jour il n’existe pas de consensus parmi les nombreuses techniques disponibles. Aucune technique chirurgicale n’offre une couverture efficace sans rançon cicatricielle pulpaire ou à distance. Nous présentons une étude rétrospective comportant 79 cas d’amputations pulpaires avec exposition osseuse traitées par un nouveau lambeau adipo-fascial pulpaire. Cette technique consiste à mobiliser le tissu adipo-fascial pulpaire restant sur la zone à traiter après l'avoir séparé de ses attaches cutanées et phalangiennes.

Nous rapportons une étude monocentrique et mono-opérateur sur 79 amputations pulpaires reconstruites par ce nouveau lambeau adipo-fascial entre aout 2019 et juin 2023. Aucune limite d’âge ou de comorbidité des patients n’ont été retenues. Nous avons inclus les traumatismes pulpaires impliquant une amputation avec perte de substance cutanée et exposition osseuse à biseau transverse, latéral, dorsal et certains biseaux palmaires légers à modérés. Les biseaux palmaires sévères constituaient une contre-indication par limitation de la quantité de tissu adipo-fascial mobilisable. La distance d’avancement prévisible du lambeau devait être de 10 mm au maximum. Aucune immobilisation n’était préconisée, au contraire, une auto-rééducation active et passive était directement préconisée. Les soins postopératoires étaient semblables aux soins d’une plaie de pulpe mise en cicatrisation dirigée. Les patients étaient revus à 2 et 4 semaines, puis à 6 mois postopératoire. Les paramètres étudiés étaient le délai de cicatrisation, les amplitudes articulaires, la sensibilité, l’intolérance au froid (EVA) et l’impact sur la qualité de vie (Quick DASH).

La couverture de la perte de substance osseuse a été obtenue pour tous les cas. La durée de cicatrisation était en moyenne inférieure à 21 jours. Aucune reprise chirurgicale n’a été pratiquée. L’enroulement et l’extension complet de tous les doigts opérés a été observé. L’intolérance au froid semble être plus faible qu’avec les autres techniques de reconstruction. L’altération de le la qualité de vie reste très modérée et la satisfaction globale des patients est très bonne.

Ce lambeau permet de couvrir une grande variété d’amputations pulpaires à l’exception du biseau palmaire sévère. Il ne nécessite aucune incision cutanée pulpaire. Cette technique est simple, fiable et reproductible et constitue un outil supplémentaire pour la reconstruction digitale. Cette technique épargne le réseau vasculaire et nerveux digital. Il permet une reconstruction sans cicatrice cutanée surajoutée. Les résultats observés sont encourageants et devront faire l’objet d’une étude comparative à une autre technique.
Benjamin SOMMIER (Pessac), Olivier NICOD, Elias T SAWAYA, Jean Maxime ALET, Erle WELTZER, Thomas DRUART
08:33 - 08:39 #37011 - CO036 Résultats de l'Utilisation de substitut dermique artificiel dans la chirurgie reconstructive post-traumatique de la main.
CO036 Résultats de l'Utilisation de substitut dermique artificiel dans la chirurgie reconstructive post-traumatique de la main.

La couverture tissulaire de la main traumatique est difficile. Les substituts dermiques artificiels sont utilisés en chirurgie réparatrice depuis des décennies mais leurs résultats en chirurgie de la main doivent encore être évalués. L'integra est une matrice de régénération dermique composé de deux couches : une couche de régénération et une couche de silicone. Le but de notre étude était d'évaluer les résultats de l'utilisation d'un substitut dermique artificiel dans la reconstruction cutanée de la main dans les suites d'un traumatisme

Nous avons rétrospectivement revus tous les patients présentant des plaies post-traumatiques de la main, et dont la reconstruction cutanée a fait appel à un substitut dermique artificiel (Integra) entre 2017 et 2020. Le critère de jugement principal était le succès de la couverture cutané évalué par l’absence de reprise chirurgicale. La satisfaction des patients, le quickDash et l'échelle des cicatrices de Vancouver (VSS) ont également été analysés. Les photos des patients préopératoire et post-opératoire ont été récupérées lorsqu'elles étaient disponibles.

Treize cas ont été récupérés. La durée moyenne de suivi était de 22 mois. La surface moyenne à couvrir était de 7,9 cm². Chez onze patients (85 %) le substitut dermique a couvert avec succès la surface requise. Deux patients (15 %) ont nécessité une reprise, un patient a du être amputé l’autre a nécessite une nouvelle couverture. Soixante-dix-sept pour cent des patients étaient satisfaits, le quickDash moyen était de 30,7 et le VSS de 6,3.

La couverture des défauts des tissus mous de la main est un défi, en particulier après un traumatisme grave. Lorsque la surface à couvrir est importante ou que les doigts sont touchés, la fonction de la main est compromise et l'indication d'une amputation peut dépendre de la couverture tissulaire. Notre étude rapporte le devenir de patients souffrant d'une perte tissulaire traumatique de la main nécessitant le plus souvent une couverture des tissus mous par un lambeau local ou pédiculaire, et traités par un substitut dermique. Avec un taux de réussite de 85%, nos résultats sont cohérents avec des études similaires. Actuellement il existe peu d'étude évaluant les dermes artificiels dans les traumatismes de la main. Les populations sont faibles et les traumatismes initiaux peu comparables entre eux, ce qui rend difficile l'évaluation des résultats. Nous avons utilisé uniquement l'integra qui a l'avantage de créer un plan de glissement épais mais qui nécessite un deuxième temps opératoire (greffe cutané). Il serait intéressant de le comparé au matriderm qui aurait l'avantage d'une prise en charge en un seul temps opératoire, d'une mobilisation plus rapide mais présente une couche plus mince.

Les substituts dermiques permettent une couverture cutanée de la main traumatisée en première intention. Notre étude a pour but de partager notre expérience de l'Integra sous forme de cas clinique avec de nombreuses photos. Une étude avec une plus grande population serait intéressante pour confirmer nos résultats et ceux de la littérature.
Morgane DORNIOL (Brest), Victor LESTIENNE, Marc LEROY, Marie POUEDRAS, Chaves CAMILO
08:39 - 08:43 Discussion commune.
08:43 - 08:49 #36998 - CO037 Prescription d'antibiotiques dans les plaies de main de l'enfant.
CO037 Prescription d'antibiotiques dans les plaies de main de l'enfant.

La prescription d'antibiotiques (atb) pour la prise en charge des plaies de main explorées au bloc opératoire chez l'enfant en France est encore aujourd'hui non consensuelle. L'objectif pimaire de ce travail était d'évaluer la conformité de la prescription d'atb lors d'explorations de plaies de main chez l'enfant après la diffusion d'un logigramme de prescription réalisé sur les bases d'un chemin clinique. Une injection intra-veineuse d'atb au bloc était proposée systématiquement devant une plaie articulaire, une plaie souillée et une morsure et/ou datant de plus de 24 heures. L'objectif secondaire était d'évaluer le risque d'infection en fonction de la prescription d'atb.

Une étude prospective monocentrique a été réalisée, analysant les plaies de la main prises en charge au bloc opératoire pédiatrique de 2019 à 2023. Nous avons noté les données démographiques, les caractéristiques spécifiques de la plaie, le délai entre la plaie et l'intervention, la prescription d'atb ou non, le nombre du sur- ou sous-prescription et la survenue de complications infectieuses. Une analyse statistique (test exact de Fisher) comparait le nombre de plaie infectées en fonction de la prescription d'atb.

Au total, 239 enfants (179 garçons) ont été inclus avec un âge moyen de 8 ans (0.8-16 ans). Il y a eu 103 injections d'atb dont 81(78,6%) conformes au logigramme (16 plaies articulaires, 32 plaies souillées, 21 morsures, 12 délai supérieur à 24h). 136 patients n'ont pas reçu d'atb dont 126 étaient conformes au logigramme. Dix patients (4 ayant reçu des atb et 6 sans atb) ont présenté des signes d'inflammations et/ou des signes infectieux, sans différence statistiquement significative entre les deux groupes (p=0.8).

Cette étude a montré que la mise en place d'un logigramme a permis d'harmoniser la prescription d'atb dans les plaies de main sans augmenter statistiquement le risque infectieux qui est une complication rare en chirurgie de la main et notamment chez l'enfant exempts de comorbidité. Nos données sont conformes aux travaux réalisés par la SFCM et dans la littérature.

La diffusion de ce logigramme présente un réel intérêt économique et écologique, diminuant à la fois les sur-prescription d'atb et la durée des séjours hospitaliers. De nouvelles études prospectives contrôlées randomisées multicentriques permettront de confirmer nos résultats.
Céline KLEIN (Amiens), Elise LHOMME, Marie-Christine PLANCQ, François DEROUSSEN, Mathieu MICLO, Richard GOURON
08:49 - 08:55 #37057 - CO038 Risque de dissémination septique au cours de la prise en charge chirurgicale des phlegmons de la gaine des tendons fléchisseurs: Exsanguination par compression mécanique versus surélévation simple.
CO038 Risque de dissémination septique au cours de la prise en charge chirurgicale des phlegmons de la gaine des tendons fléchisseurs: Exsanguination par compression mécanique versus surélévation simple.

This study aimed to demonstrate that there was no risk of extension of infection in performing mechanical exsanguination before inflating the tourniquet for surgical treatment of digital flexor tendon sheath phlegmon.

The series comprised 96 patients, with a mean age of 47 years (range, 18–87 years) and 37 women. Group I included 47 patients in whom exsanguination was performed with a Velpeau band before inflating the pneumatic tourniquet at the root of the limb. In Group II, which included 49 patients, the tourniquet was inflated after simple elevation of the limb.

Six patients underwent revision surgery for recurrence or osteoarticular complications: 4 (8.5%) in Group I and 2 (4.1%) in Group II, the difference between two groups being non-significant (p = 0.6378).

In conclusion, mechanical exsanguination before inflating the tourniquet did not incur risk of complications in surgical management of digital flexor tendon sheath phlegmon.
Kursat ERDOGAN (Strasbourg), Philippe LIVERNEAUX, Sybille FACCA
08:55 - 09:01 #36702 - CO039 Profil épidémiologique des infections osseuses et articulaires.
CO039 Profil épidémiologique des infections osseuses et articulaires.

L'infection des os et des articulations constitue un problème de santé significatif, entraînant une morbidité et une morbidité importantes.

Nous rapportons dans cette étude rétrospective une série de 34 patients atteints d'infections ostéo-articulaires, recueillies dans le service de traumatologie-orthopédie entre janvier 2015 et décembre 2017. Les données nécessaires à cette étude ont été compilées sur une feuille de calcul Microsoft Excel. Le but de cette étude est de décrire le profil épidémiologique, clinique, microbiologique et thérapeutique des infections ostéo-articulaires bactériennes chez les adultes.

L'âge moyen de nos patients était de 40,05 ans (18-18 ans), avec une prédominance masculine de 79% (sexe ratio H/F = 3,85). Les patients ayant des antécédents de traumatisme représentaient 80,95% des cas, dont 57,1% avaient des antécédents de PRA. Un matériel prothétique ou d'ostéosynthèse était présent chez 52,94% des patients, tandis que 17,64% étaient diabétiques. Les signes cliniques étaient dominés par les fistules (55,88%). Les infections étaient secondaires à un traumatisme dans 52,9% des cas. Les infections osseuses continues étaient les plus courantes (73,5%), avec une localisation tibiale dominante. L'épidémiologie bactérienne était représentée par les staphylocoques, dont 33,3% de S. aureus avec une résistance de 10% à l'oxacilline. La prise en charge était médico-chirurgicale avec une stratégie antibiotique dominée par la polychimiothérapie et une durée moyenne de 28,17 jours.

de très nombreux facteurs, propres au patient, à l'intervention ou appartenant à l'environnement hospitalier, favorisent sa survenue, soit en postopératoire immédiat, soit plusieurs mois après l'intervention. La présence d’un matériel prothétique ou d’ostéosynthèse est un facteur de risque important de leur survenue.

La prise en charge des patients atteints de cette infection doit être multidisciplinaire et faire appel à des chirurgiens orthopédistes, des bactériologistes, des radiologues, des anesthésistes et des rééducateurs fonctionnels.
El Mehdi BOUMEDIANE (Marrakech, Maroc), Brahim DEMNATI, Yassine FATH EL KHIR, Fahd IDARRHA, Mohamed Amine BEHIMA, Imad ABKARI
09:01 - 09:04 Discussion commune.
09:04 - 09:10 #34638 - CO040 WALANT for the clunking wrist : Understanding diagnosis for better treatment.
CO040 WALANT for the clunking wrist : Understanding diagnosis for better treatment.

Wrist clunking is an uncommon symptomatology. Treatment can be necessary depending on its etiology. Finding the origin of clunking can sometimes be challenging for the physician, especially given the many possible origins. We believe that the use of the WALANT can help the surgeon, thanks to the preservation of the patient's active mobility, to better understand and treat this type of symptomatology, especially when complementary examinations are not sufficient.

We report two cases of wrist clunking operated under WALANT. Both cases were post-traumatic. The first clunk was caused by a distal radius fracture and the second one was due to a tendinous lesion. Videos and photos were taken with the consent of the patients to illustrate the cases. We conducted a comprehensive review of the current literature on wrist clunking by systematically reviewing 5 databases to regroup articles reporting clunking wrists. We included a selection of 23 articles, which collectively presented 31 cases.

Patient A, a 17-year-old boy, presented with wrist clunking and pain 2 months after a distal radius fracture. Initial examinations and a diagnostic arthroscopy did not identify the cause. A posterior impaction of the lunate fossa was found to be the cause of the clunking wrist. Patient B, a 31-year-old male, presented with wrist pain and clunking. A fibrous connection between the extensor carpi ulnaris (ECU) and the deep fascia surrounding was the cause of the clunking. Direct visualization during surgery under WALANT allowed us to make an accurate diagnosis. Our literature review showed that wrist clunking is a symptom that can be caused by various factors. Intracapsular causes include carpal instability, loose bodies, ligament thickening, osseous malformation, and pseudarthrosis. Extra-capsular causes include subluxation of the ECU, injury to the distal radioulnar joint, tendon-related origins, and aberrant muscles or tendons.

Wrist clunking is a rare phenomenon, and its origin can be difficult to assess, imaging techniques can reveal structural lesions, but they may fail to provide a complete understanding of the underlying problem. Direct visualization of the clunk thanks to the preservation of the active wrist mobility under WALANT can be useful in order to make an accurate diagnosis and provide effective treatment.

Surgical explorations under WALANT can be an effective method for the diagnosis of the various etiologies of wrist clunks, providing means to address diagnostic difficulties and enhance comprehension of the underlying causes of this condition.
Yacine MAJID (Bruxelles, Belgique), Wissam EL KAZZI, Antonia GKOTSI, Kevin BRUYNSEELS
09:10 - 09:16 #37062 - CO041 Résultats précoces des reconstructions immédiates ou différées après résection d’un sarcome des tissus mous au membre supérieur : une étude descriptive monocentrique.
CO041 Résultats précoces des reconstructions immédiates ou différées après résection d’un sarcome des tissus mous au membre supérieur : une étude descriptive monocentrique.

L’incidence des sarcomes des tissus mous au membre supérieur est moins élevée qu’au membre inférieur. Les résultats précoces après reconstruction immédiate ou différée après résection des sarcomes des tissus mous au membre supérieur sont peu rapportés dans la littérature. Le but de cette étude descriptive était de décrire les résultats postopératoires précoces et le taux de complications lors d'une reconstruction immédiate ou différée après résection d'un sarcome des tissus mous au membre supérieur dans un seul centre de référence.

Il s'agit d'une étude de cohorte rétrospective d'un seul centre de référence entre février 2020 et juin 2023. Cette cohorte incluait les patients consécutifs opérés d'un sarcome des tissus mous au membre supérieur et dont la perte de substance a été traitée par lambeau (pédiculé ou libre) soit immédiatement, soit en différé. Les caractéristiques démographiques, l'évolution postopératoire et les complications ont été décrites et analysées.

Quatre-vingt-quinze patients ont été opérés d’un sarcome des tissus mous avec reconstruction immédiates ou différée. Parmi eux, 14 (14,7%) patients ont présenté une exérèse/reconstruction au membre supérieur. L’âge moyen était de 66 ans (29 – 86 ans), l’IMC moyen était de 25,6 (20,8 – 32 kg/m2) et 14% avaient eu une radiothérapie préopératoire (2/14). Parmi ces 14 patients, le taux de résection complète (R0) était de 79 % (n = 11/14). Douze patients ont été reconstruits par lambeau libre et 2 patients ont été reconstruits lambeau pédiculé. Sept patients (50%) ont présenté au moins 1 complication. La complication la plus fréquente était la désunion de cicatrice (35 % ; n=5), suivie par la nécrose partielle du lambeau (21 % ; n=3), l'hématome (14 % ; n=2), nous n’avons pas observé de thrombose artérielle ni veineuse. Il n’y a pas eu d’échec de lambeau. Le taux global de complications nécessitant une intervention chirurgicale répétée était de 29 % (n = 4). Aucun décès n'a été enregistré au cours de la période postopératoire précoce et tous les patients ont présenté une cicatrisation avec un délai moyen de 52 jours (16j-132j).

Plus rares qu’au membre inférieur, la reconstruction immédiate ou différée après une résection d'un sarcome des tissus mous au membre supérieur présente un taux élevé de complication, néanmoins ces complications sont mineures et tous les patients ont cicatrisés.
Martin LHUAIRE (Paris), Ignacio GARRIDO, Koohyar HABIBI, Samuel PRIVE, Victor POZZO, Khalid KOHSHIM, Philippe ANRACT, David BIAU, Laurent LANTIERI
09:16 - 09:22 #37074 - CO042 Fasciite nécrosante au membre supérieur : nouveau score et aide au diagnostic.
CO042 Fasciite nécrosante au membre supérieur : nouveau score et aide au diagnostic.

Les dermo-hypodermites bactériennes nécrosantes et les fasciites nécrosantes (DHBN-FN) touchant le membre supérieur sont des infections de la peau et du tissu sous-cutané peu fréquentes et potentiellement mortelles. Lors de l’atteinte du membre supérieur, le traitement curatif peut aller jusqu’à l’amputation trans-humérale. La rapidité de la prise en charge initiale est primordiale. Or les pièges diagnostics sont nombreux : a) soit de méconnaitre le diagnostic de DHBN-FN avec un retard à la prise en charge de fort impact pour le patient, b) soit de suspecter ce diagnostic et de mettre en œuvre un traitement chirurgical délabrant alors qu’il s’agit d’une dermo-hypodermite bactérienne non nécrosante (DHBNN) ou érysipèle. L’élimination de ce diagnostic différentiel est donc un élément clé pour une prise en charge optimale. Nous avons montré dans une étude précédente la faible spécificité du score LRINEC. L’objectif principal de cette étude était d’élaborer un score de diagnostic differentiel précoce entre une DHBN-FN et une dermo-hypodermite bactérienne non necrosante (DHBNN).

Nous avons mené une étude rétrospective sur dix ans de tous les patients traités pour une DHBN-FN documentée par anatomo-pathologie et bacteriologie au CHU de Rouen . En dix ans, 113 patients traités pour DHBN-FN ont été identifiés. Avec l’aide de l’équipe de biostatistique, nous les avons comparés à 209 patients atteints de DHBNN au niveau des antécédents, des comorbidités, de la clinique initiale et de la biologie initiale. Pour les patients de chacun des 2 groupes, 24 variables pertinentes cliniques et biologiques ont été relevées. Ces données ont été statistiquement traitées pour établir un nombre de point par variable.

Sur ces 24 variables, un score a pu être établi. Il est positif à DHBN-FN si ≥10. Ce score a été testé sur un groupe de patient traité n’ayant pas servi à élaborer le score. Les performances de notre modèle étaient bonnes avec une sensibilité de 0,76 et une spécificité de 0,85. La valeur prédictive négative était de 98 %. L’aire sous la courbe ROC était de 0,91.

Nous avons créé un nouvel outil capable d’aider le clinicien à faire la différence part entre DHBN- FN et DHBNN en utilisant des critères facilement disponibles en routine clinique. Les patients présentant un score supérieur ou égal à 10 doivent être évalués avec vigilance en raison du risque élevé d’une forme nécrosante.
Florian DELAS (Rouen), François POSTEL, Marie LÉGER, Carlos Marcelo GARCIA DOLDAN, Dorothée COQUEREL-BEGHIN, Octave DHELLEMMES, Isabelle AUQUIT-AUCKBUR
09:22 - 09:28 #37019 - CO043 Les fasciites nécrosantes de la main par morsure d'âne autour de 7 cas cliniques.
CO043 Les fasciites nécrosantes de la main par morsure d'âne autour de 7 cas cliniques.

Les fasciites nécrosantes se sont des dermo-hypodermites nécrosantes d’origine bactérienne qui s’étendent vers l’aponévrose superficielle et les plans profonds, et constitue une urgence médico chirurgicale absolue. Les morsures d’animaux de compagnie et surtout d'ânes, sont fréquentes dans notre contexte. Négligées, sur un terrain fragile, le traumatisme évolue inéluctablement vers une fasciite nécrosante. mettant en jeu le pronostic vital aussi bien que le pronostic fonctionnel.

Étude rétrospective et descriptive, d’une série de 7 patients ayant une fasciite nécrosante de la main suite à des morsures d'ânes sur une durée de 12 mois, entre Novembre 2021 et Octobre 2022. L’objectif est d’établir le profil évolutif ainsi que la stratégie thérapeutique et le pronostic fonctionnel des fasciites nécrosantes de la main secondaire à des morsures d'ânes.

L’âge moyen était de 40 ans, tous de sexe masculin. la majorité des patients étaient diabétiques (7/7). le délai moyen de consultation était de 4 jours. 2 patients admis à la réanimation pour décompensation acidocétosique, avec sepsis grave et hypotension réfractaire. Tous nos patients présentaient des fasciites nécrosantes polymicrobiennes majoritairement sur la face dorsale. Aucune lésions osseuses n'était constatée. Le score de LRINEC était supérieur à 6 dans 80 % des cas. La prise en charge initiale consistait, en une fasciectomie, mis à plat et drainage avec excision du tissu nécrotique et dévitalisée. Durée moyenne d’hospitalisation était de 50 jours. L'antibiothérapie était probabiliste à large spectre puis adaptée. 6 patients ont était traitaient par greffe de peau après amélioration de l'état local et de multiples débridement chirurgicaux et 1 patient par cicatrisation dirigée. La limitation de l'extension des doigts et du poignet était la complication la plus fréquente soit 40 % des cas.

La fasciite nécrosante est une infection des tissus mous qui se propage rapidement par nécrose étendue du fascia profond et superficiel. Il s’agit d’une infection polymicrobienne dans 70% des cas. la localisation au niveau de la main expose à des atteintes tendineuses et nerveuses mettant en jeu le pronostic fonctionnel. L’épidémiologie des morsures est en fonction du pays concerné, et des animaux que les hommes peuvent côtoyer, on note dans notre contexte la prédominance des ânes surtout en milieu rural. Le retard de prise en charge aggrave la situation et l'excision chirurgicale étendu initial idéalement dans les 24 heures améliore le pronostic. Le suivi des pansements, le recours aux reprises chirurgicales et aux gestes de recouvrement par greffes de peau et l'immobilisation dans les positions de fonction (intrinsèque) permet d'améliorer les résultats et de limiter les raideurs.

La fasciite nécrosante est une véritable urgence médico-chirurgicale, aggravée encore par les morsures d’animaux négligées. Elle relève d’une prise en charge multidisciplinaire, et la greffe de peau mince a pour but de couvrir et rétablir rapidement la barrière cutanée.
Abdelwahed SOLEH (Marrakech, Maroc), Marouane AIT RAHOU, Mohamed MOUSSADIQ, Mohamed HADDOU, Elmehdi BOUMEDIANE, Mohamed Amine BENHIMA, Imad ABKARI
09:28 - 09:34 #36797 - CO044 Réapparitions des brides-rétractions aux doigts post-brûlure quelques années après une première chirurgie réparatrice dans une population des enfants africains à peau noire au cours de croissance.
CO044 Réapparitions des brides-rétractions aux doigts post-brûlure quelques années après une première chirurgie réparatrice dans une population des enfants africains à peau noire au cours de croissance.

Les séquelles de brûlures de doigts sont fréquentes auprès des enfants africains de peau noire, cela à cause de l’incidence élevée de brûlures et d’un accès limité au traitement standard. Les cicatrices pathologiques (hypertrophiques, chéloïdiennes) sont endémiques dans certaines régions d’Afrique. A notre connaissance, il n’existe pas de travaux publiés consacrés uniquement aux réapparitions des brides-rétractions aux doigts post-brûlure quelques années après une première chirurgie réparatrice dans une population des enfants africains à peau noire au cours de croissance.

Il s’agit d’une étude rétrospective observationnelle, allant de janvier 20018 à décembre 2022. Les paramètres étudiés ont été : le sexe, l’âge de l’enfant à la première chirurgie, l’âge de l’enfant à la deuxième chirurgie réparatrice, le type de traitement initial, le délai et l’âge de réapparition des nouvelles lésions (brides, rétractions), les antécédents individuels ou familiaux des cicatrices pathologiques, les types de lésions observées, les types de traitement proposé.

Un total de 34 doigts a été observé chez 14 enfants, soit 11 mains. Huit patients étaient du sexe masculin et 6 du sexe féminin. L’âge au moment de la première réparation des brides-rétractions était compris ente 1 à 4 ans. Le délai moyen de réapparition des lésions était de 2 ans avec des extrêmes allant de 5 à 31 mois. Vingt-un doigts ont bénéficié initialement des plasties en Z (61,7 %) et 14 doigts de greffe de peau totale (41,1 %).

Plusieurs facteurs peuvent influencer les récidives de ces cicatrices: la technique chirurgicale utilisée, le moment de la réparation, l'âge du patient, les facteurs de croissance de l'enfant. Les éléments de la genèse des cicatrisations pathologiques (hypertrophiques chéloïdiennes) chez les sujets à peau noire ne sont pas à exclure.

Les résultats préliminaires de la présente étude, la première à son genre, malgré le faible nombre de la population étudiée et du faible recul, montrent l’intérêt d’une étude approfondie sur le meilleur moment d’une réparation primaire des séquelles de brulure de la main chez l’enfant africain à peau noire en cours de croissance et sur l’âge optimal de l’enfant éligible pour cette chirurgie. Egalement des recherches approfondies sur la nature histopathologique des tissus excisés, les antécédents individuels et familiaux de cicatrisation, s’avèrent importantes pour cette population vivant en zone endémique des cicatrices pathologiques
Anatole KIBADI KAPAY (Kinshasa, République démocratique du Congo)
09:34 - 09:40 Discussion commune.
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Session 1
Nouvelles technologies

Modérateurs : Frédéric APAIX (Kinésithérapeute) (Lyon), Florent WEPPE (Co gérant) (Lyon)
08:14 - 08:24 #36860 - COG2 Évaluation d'une application d'intelligence artificielle (IA) pour l'évaluation des amplitudes articulaires à la main.
Évaluation d'une application d'intelligence artificielle (IA) pour l'évaluation des amplitudes articulaires à la main.

Goniometric measurement is widely regarded as the most accurate tool for assessing range of motion (ROM) and is used by hand therapists and surgeons to document the progress of rehabilitation. However, many clinicians chose to visually estimate joint angles instead of using a goniometer due to its quick and equipment-free nature, deviating from the recommended guidelines. The main objective of this study was to evaluate the accuracy and precision of a new tool that utilizes artificial intelligence to simultaneously assess all joint angles of the hand using a single photograph.

We developed Rennes Universal Measurement Method (RUMM), a cross-platform application dedicated to calculate flexion angles from a single 2D picture. Accuracy was determined comparing the goniometric and the photograph method, and reproducibility comparing two paired sampled pictures from different point of views.

We found strong correlation of 0.7 between the goniometric method and the photograph-based approach, and 0.9 between two paired photographs. The Standard Error of Measurement was -1 degree, with a reproducibility coefficient of 13 degrees. The tool had a processing time of less than 0.1 seconds per hand, while traditional methods took 20 to 30 seconds per finger.

To our knowledge, our study presents the first comparison of hand joint amplitudes between clinical examination and AI. This innovative approach simplifies the process of measuring angles using just a smartphone, eliminating the necessity for additional tools, and promoting a uniform approach. Additionally, we showcased the software's remarkable capability to analyze all joints of the hand simultaneously at a given time.

We have introduced a measurement tool that offers simplicity and maintains a consistent level of inter-rater reliability across various clinical situations.
Thomas DUTREY (Rennes), Gwenaël MEVEL, Julien MAXIMEN
08:24 - 08:34 #37047 - COG5 Partage dexpérience : réalité virtuelle (RV) et rééducation du membre supérieur (MS).
Partage dexpérience : réalité virtuelle (RV) et rééducation du membre supérieur (MS).

La RV est une simulation numérique d’environnements réels,reconstituant les stimulations sensorielles d’une situation.Plus la couverture sensorielle est large(visuelle, auditive, haptique),plus elle est immersive. L’observation des mouvements reproduits par la tête et les membres, plongent le cerveau et les réponses comportementales du sujet dans le monde virtuel. Plusieurs études démontrent que la RV est utilisée avec succès dans trois domaines médicaux: troubles psychologiques: phobies,PTSD,anxiété; gestion de la douleur:membre fantôme,grands brûlés; rééducation neurologique: troubles de l’équilibre, récupération fonctionnelle post-accident vasculaire cérébral. Voici notre humble expérience pratique d’une rééducation interactive de stimulations sensorielles multimodales auprès de patients présentant diverses pathologies du MS. Nous utilisons 2 appareils RV immersifs: -Oculus Quest: casque mobile, grand public.Bibliothèque de jeux et environnements variés.Le thérapeute accède à la vue RV sur une tablette,lui permettant de guider le patient. -Virtualis: dispositif filaire, dédié à la rééducation.Une caméra « Leap 3D » permet d’appliquer le leurre sensoriel via la « Thérapie Miroir Réalité Virtuelle Immersive » (TMRVI).Le thérapeute observe la vue RV et guide le patient au travers des bilans et exercices thérapeutiques, paramètre les stimuli de l’environnement virtuel et récolte des informations relatives aux réponses du patient. Les bénéfices observés sont: réduction des douleurs,stimulation du MS plégié,lutte contre la kinésiophobie,amélioration de la coordination,du gain d’amplitude et d’endurance,tout en permettant d’assister la commande neuromotrice,de répéter le mouvement,procurer un biofeedback et enfin de proposer un traitement orienté sur la tâche. D’après notre pratique,la RV,utilisée comme moyen de rééducation complémentaire aux thérapies conventionnelles,est un choix pertinent.C’est une expérience complètement immersive,agissant tel un distracteur ludique qui motive le patient à s’engager dans le processus de rééducation.Les possibilités d’action du patient sont ainsi accrues,en occultant une partie de la douleur et l’appréhension au mouvement,mais aussi de par l’intervention de la plasticité dépendante de l’expérience,améliorant la fonction motrice. L’utilisation du mode de leurre sensoriel via l’application « TMRVI»,en temps réel,permet d’optimiser la neuroplasticité en donnant l’illusion de la fonction perdue. De nombreuses études ont démontré une augmentation de la motivation des patients utilisant la RV comme outil de rééducation,apportant une diversification thérapeutique, mais aussi une plus-value de par les canaux sensorimoteurs plurimodaux utilisés et la répétition de tâches vécues en temps réel avec succès de réalisation. Après plusieurs années de pratique,nous pouvons conclure que la RV est un outil tout à fait convaincant dans notre usage en rééducation,et que la seule limite est celle que chacun se pose en fonction de sa propre imagination.
Evangélia AGNESKIS (Luxembourg, Luxembourg)
08:34 - 08:44 Active Virtual Reality in Hand Therapy. Tom LATTRÉ (Hand Therapist) (Leper, Belgique)
08:44 - 08:54 #37075 - COG6 Utilisation de la réalité virtuelle pour l'auto-rééducation de la main.
Utilisation de la réalité virtuelle pour l'auto-rééducation de la main.

L'auto-rééducation de la main est essentielle pour la récupération fonctionnelle après un traumatisme. Cependant, la douleur est un frein important lors des exercices de mobilisation dynamique, entamant la motivation des patients et réduisant la durée et l'intensité des séances. La réalité virtuelle (VR) connaît un développement croissant, y compris dans le domaine médical. Des recherches sur les mécanismes neurobiologiques ont démontré que la VR peut réduire la perception de la douleur en détournant l'attention du sujet des signaux de douleur.

Un serious game a été développé par HandMobility, en collaboration avec une équipe médicale composée de kinésithérapeutes spécialisés en rééducation de la main et d'un chirurgien de la main. Une étude préliminaire a été menée auprès de 22 patients. La moyenne d'âge était de 53 ans, et 82% d'entre eux n'avaient jamais utilisé un casque de VR. Sous la supervision d'un kinésithérapeute, chaque patient a utilisé la solution de VR lors de 2 à 3 séances consécutives. Les patients devaient effectuer une succession de deux gestes (fermeture puis ouverture de la main) pour déclencher un tir dans un jeu vidéo de type "shoot them up" avec une ambiance ludique de type Western.

Un total de 45 séances a été réalisé, représentant 2h40 d'exercice. En moyenne, le logiciel a enregistré 50 gestes reconnus par séance, soit environ un geste toutes les 2,7 secondes. Les patients ont été en mesure de marquer des points lors des séances, stimulant ainsi le circuit neuronal de la récompense. Ils ont attribué une note moyenne de 8,5/10 à leur expérience, soulignant notamment l'oubli temporaire de leur problème à la main et leur immersion totale dans le jeu : "j’ai eu l’impression d’avoir oublié mon problème à la main, j’étais absorbé par le jeu".

La VR pour l'auto-rééducation active de la main est bien tolérée et même plébiscitée par les patients. Son efficacité repose sur plusieurs principes éprouvés, tels que l'immersion visuelle tridimensionnelle, les neurones miroirs et le système de récompense/renforcement. Cependant, des études cliniques supplémentaires sont nécessaires pour démontrer son impact sur l'amélioration de la fonction et la réduction du temps de récupération.

Les serious games en VR offrent une expérience immersive et engageante pour les patients, favorisant leur participation active et leur motivation lors de l'auto-rééducation. Ces résultats encourageants ouvrent la voie à de nouvelles recherches pour explorer les possibilités de VR dans le domaine de la rééducation de la main.
Mickael DA SILVA (Rennes), Laura DIN, Stéphane LE GALL, Renaud SEGUIER, Ahmed ZEMIRLINE
08:54 - 09:00 Discussion commune.
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CEJ-01
08:30 - 09:00

Conférence d'enseignement junior.
Comment démystifier les déformations complexes des doigts.

Modérateur : Edward DE KEATING HART (Chirurgien de la main) (Nantes)
Modératrice : Florence MALLARD (Orthopédie) (Plerin - Saint-Brieuc)
Pour un jeune chirurgien, les déformations des doigts peuvent paraître très difficiles à identifier et à traiter. Nous avons demandé à une experte dans ce domaine de nous proposer un algorithme simplifié de diagnostic de ces lésions et de leur prise en charge, qu’elle soit fonctionnelle ou chirurgicale.
08:30 - 09:00 Comment démystifier les déformations complexes des doigts. Caroline LECLERCQ (Chirurgien main) (Paris)
Amphi Bleu
09:00

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CEJ-02
09:00 - 09:30

Conférence d'enseignement junior.
Qu’attendre de l’IRM de la Main et quand la prescrire ?

Modérateur : Edward DE KEATING HART (Chirurgien de la main) (Nantes)
Modératrice : Florence MALLARD (Orthopédie) (Plerin - Saint-Brieuc)
Trop souvent prescrite et rarement réalisée de manière très adéquat, l’IRM a sa place dans la pathologie de la main mais selon des indications et une réalisation précise que nous détailleront une équipe de radiologues spécialisés.
09:00 - 09:30 Qu’attendre de l’IRM de la Main et quand la prescrire ? Frédéric ZEITOUN (Paris)
Amphi Bleu

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SFRM3
09:00 - 10:00

Session 2
La main du musicien

Modérateurs : Céline BOUISSOU (Ergothérapeute) (Annemasse), Philippe CUENOD (Chirurgien de la main) (Genève, Suisse)
09:00 - 09:10 Biomécanique du bras d’archet du violoniste, confort de jeu et qualité du son : impact d’un dispositif d’ergonomie. Thomas HOEGY (Lyon)
09:10 - 09:25 Polyvalence instrumentale : une adaptation sans limite de la main du musicien ? Un enjeu pour les rééducateurs. Isaure PONTVIANNE (ergothérapeute et musicienne professionnelle) (Lyon)
09:25 - 09:40 Les aspects médico-chirurgicaux des musiciens. Flore-Anne LECOQ (Chirurgienne) (Nantes - Saint-Herblain)
09:40 - 09:55 Les différents facteurs impactant la prise en charge du musicien. Anne MAUGUE (Nice)
09:55 - 10:00 Discussion commune.
Salle 251
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CEJ-03
09:30 - 10:00

Conférence d'enseignement junior.
Biomécanique du Carpe pour les nuls.

Modérateur : Edward DE KEATING HART (Chirurgien de la main) (Nantes)
Modératrice : Florence MALLARD (Orthopédie) (Plerin - Saint-Brieuc)
10 os, 33 ligaments, le carpe est sans aucun doute l’articulation la plus complexe de l’organisme. Un biomécanicien, chirurgien de la main nous précisera la biomécanique du carpe et ce qu’il est essentiel qu’un spécialiste du poignet comprenne dans ce domaine.
09:30 - 10:00 Biomécanique du Carpe pour les nuls. Emmanuel CAMUS (Chirurgien) (Maubeuge)
Amphi Bleu
09:40

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CL3-1
09:40 - 10:00

Communications libres.
Pathologies liée au sport.

Modérateurs : Aurélien AUMAR (CHIRURGIEN ORTHOPEDISTE) (Lesquin), Adil TRABELSI (CHIRURGIEN) (Avignon)
Un aperçu des derniers travaux réalisés par les chirurgiens de la main autour du sujet des pathologies liées au sport.
09:40 - 09:46 #35815 - CO045 Fencing Wrist: A 10-year retrospective study of wrist injuries in fencers.
CO045 Fencing Wrist: A 10-year retrospective study of wrist injuries in fencers.

Fencing is a sport that requires a high level of wrist mobility. Fencing is poorly studied in the literature. Currently, no study in the literature has focused on reporting wrist injuries during regular fencing practice. Because of the handling of a weapon and precise and fast gestures, we wanted to analyze the possible injuries of the wrist.

Therefore, we performed a bicentric retrospective study of our medical records from January 2010 to June 2022 by aggregating records from four surgeons at two hand and wrist surgery centers. To be included, active fencers had to be between 20 and 60 years of age and to have been fencing for more than 2 years, with at least 2 sessions per week. If the practice was irregular or stopped for more than 10 years, this was an exclusion criterion. The notion of an accident such as a fall or wrist trauma other than during training sessions. The lesions were then classified according to two modes: for lesions detectable by arthroscopy (scapholunate instability, Triangular Fibrocartilaginous complex lesions (TFCC), …), only its arthroscopic finding made reference. For other pathologies, an imaging examination was necessary (Extensor carpal ulnaris (ECU) instability, ...). Concerning TFCC lesions, only peripheral or foveal lesions were listed. Isolated perforations of the TFCC were excluded.

A total of 31 patients were included in our study, with a total of 37 lesions (6 patients had associated lesions) with a clear predominance of TFCC lesions (50% of all lesions combined). The mean age was 38.32 years (min 25 - Max 54 years), consisting of 23 females and 13 males. Six patients (16,6%) were manual workers. Eight patients exercised at a very high level with 4 training sessions per week (including 4 at Olympic level). In more detail, the injuries found were 16 peripheral TFCC injuries, 8 foveal TFCC injuries, 5 symptomatic lunotriquetral ligament ruptures, 3 ECU instability, 3 dynamic scapholunate instability, 1 De Quervain's tenosynovitis (DQT) and 1 tear of the dorsal radiocarpal ligament.

Currently in the literature, there is no sport specifically related to TFCC injuries as well as no study evaluating wrist injuries through fencing. However, our results seem to show a predominance of ulnar wrist lesions in regular fencers.
Jean-Baptiste DE VILLENEUVE BARGEMON (Marseille), Elise LUPON, Michel LEVADOUX, Lorenzo MERLINI, Christophe MATHOULIN
09:46 - 09:52 #37127 - CO046 Reprise précoce du sport après réparation du ligament collatéral médial de la MCP du pouce avec utilisation du SUTURETAPE®.
CO046 Reprise précoce du sport après réparation du ligament collatéral médial de la MCP du pouce avec utilisation du SUTURETAPE®.

Les lésions du ligament collatéral médial du pouce sont fréquentes en traumatologie du sport ; elles représentent 3,2% des lésions ligamentaires traumatiques des membres. Les lésions avec instabilité, de grade 3 ou les instabilités secondaires nécessitent classiquement une prise en chirurgicale par réparation ligamentaire aigue ou ligamentoplastie secondaire. Récemment, de nombreuses techniques de réparation ligamentaire primaires ou secondaire ont bénéficié d’un renforcement de la procédure par une bandelette synthétique dite de renfort sous la dénomination commerciale de SUTURETAPE®. L’objectif de notre étude est d’analyser le délai moyen de retour aux activités physiques et sportives après réparation ou ligamentoplastie du ligament collatéral médial du pouce avec renforcement par INTERBRACE®.

Nous avons réalisé une étude prospective, descriptive de septembre 2021 à octobre 2022. Dans les formes aigues une ancre intra osseuse permettait de fixer le ligament collatéral médial sur la base de P1 ; dans les formes subaiguës, une ligamentoplastie utilisant un greffon autologue tendineux était réalisée. Dans les cas, la réparation ou reconstruction du plan ligamentaire était renforcée par un faisceau unique d’INTERNALBRACE®.

Trente deux patients ont été inclus. Seize patients ont bénéficié d’une insertion distale par ancrage osseux (groupe 1) et 16 patients ont bénéficié d’une ligamentoplastie avec un tendon palmaire dans 12 cas et un tendon extenseur propre de l’index dans 3 cas. Le délai moyen de reprise de l’activité physique est sportive était respectivement de 5,2 (2,2) semaines dans le groupe 1 et de 6,6 (1,7) semaines dans le groupe 2.

Le délai de reprise des activités physiques et sportives après une réparation du plan ligamentaire médial du pouce semble possible précocement avec l’utilisation d’un renfort synthétique per opératoire.
Aurélien AUMAR (Lesquin), Alexandre HARDY, Alexandre SAUVAGE, Jérome PIERRAT
09:52 - 09:58 #36895 - CO047 Résultats de la fasciotomie échoguidée dans les syndromes de loges chroniques d’effort à l’avant-bras : Résultats préliminaire à propos de 12 cas.
CO047 Résultats de la fasciotomie échoguidée dans les syndromes de loges chroniques d’effort à l’avant-bras : Résultats préliminaire à propos de 12 cas.

Le syndrome de loges chronique d’effort (SLCE) à l’avant-bras est une pathologie rare affectant préférentiellement les sportifs et les musiciens réalisant des mouvements de préhension forcée, répétés et prolongés. Pathologie de l’homme jeune, le SLCE à l’avant-bras se manifeste par des douleurs à type de crampes, débutant le plus souvent à la face antéro-interne de l’avant-bras et gagnant progressivement toute sa circonférence, pouvant être accompagnées d’une faiblesse musculaire et d’acroparesthésies. L’objectif de cette étude est de rapporter les résultats préliminaires de la fasciotomie échoguidée dans le traitement du SLCE à l’avant-bras.

Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique observationnelle. Le diagnostic de SLCE à l’avant-bras reposait l’association d’une présentation clinique caractéristique et d’une mesure de pression intramusculaire (MPIM) pathologique. une PIM pathologique était définie par une pression, à 1 minute après l’arrêt de l’effort, supérieure à 30 mmHg. Notre série recensait 7 hommes présentant une atteinte bilatérale. L’âge moyen était de 30 ans. La PIM pré-opératoire moyenne à 1 minute après l’arrêt de l’effort était de 60,75 mmHg. Le critère de jugement principal était l’évolution de l’intensité douloureuse post-opératoire mesurée par échelle visuelle analogique (EVA). Les critères de jugement secondaires étaient : La satisfaction du patient, la baisse de niveau de compétitivité et le délai de reprise de l’activité sportive incriminée. Les complications ont été recensées.

L’évaluation des résultats s’est faite sur 6 patients et donc 12 avant-bras. Le recul moyen était de 22,5 mois. L’EVA pré-opératoire moyen était de 7,3/10 ; elle était de 0/10 en post-opératoire. Tous les patients étaient satisfaits de l’intervention. Le délai de reprise moyen de l’activité sportive était de 25,5 jours. Aucun patient n’a diminué son niveau de compétitivité sportive au décours de la procédure.

Notre série rapporte les résultats d’une technique inédite : Une fasciotomie « mini-open » avec assistance échographique. Cette technique, efficace et non invasive, permet de combiner les avantages de la voie « mini-open » à l’aveugle et, en visualisant les structures anatomiques, de la voie endoscopique. En sus, substituer l’endoscope par l’échographie permettrait, à terme, de promouvoir la réalisation de ce geste en « office surgery » tout en offrant au chirurgien de la main l’opportunité d’appréhender l’outil échographique.

la fasciotomie échoguidée dans le traitement du SLCE à l’avant-bras est une technique innovante aux résultats préliminaires prometteurs.
Jean-Baptiste FACON (Reims), Jean-Michel COGNET, Pascal LOUIS, Xavier MARTINACHE
09:58 - 10:00 Discussion commune.
Salle 252AB
10:00 Pause café - Visite des stands - Consultation des ePosters
10:30

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TR-2
10:30 - 11:00

Table ronde
Canal carpien et Amylose cardiaque : comment sensibiliser le chirurgien de la main à un diagnostic précoce.

Coordinateur : Laurent OBERT (Chirurgien orthopédiste) (Besançon)
Comment un canal carpien pourra être le premier signe d’une future amylose cardiaque dont le pronostic vital est souvent précaire ? Autour de la table, débattront chirurgiens de la main, et cardiologues afin de définir un algorithme simple à proposer aux opérateurs dans la décision d’une biopsie contemporaine du geste opératoire.
10:30 - 10:33 Introduction. Laurent OBERT (Chirurgien orthopédiste) (Besançon)
10:33 - 10:41 Le canal carpien, un des premiers signes de l’amylose cardiaque ? Les cardiologues le savent… mais pas les chirurgiens ? Silvia OGHINA (PH) (Créteil)
10:41 - 10:46 L’expérience à l’est. Philippe SCHIELE (Chirurgien Orthopédiste) (Lyon)
10:46 - 10:51 L'expérience à l’ouest. Nicolas BIGORRE (chirurgien) (Angers)
10:51 - 11:00 Discussion. Laurent OBERT (Chirurgien orthopédiste) (Besançon)
Amphi Bleu

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CL4
10:30 - 11:42

Communications libres.
Vidéos flash.

Modérateurs : Nick DARLIS (Athens, Grèce), Gwénolé KERMARREC (Chirurgien) (Vannes)
Une présentation en vidéo de techniques chirurgicales ou de cas cliniques, réalisées par les chirurgiens de la main autour de sujets divers.
10:30 - 10:36 #35816 - VF01 Targeted partial arthroscopic trapeziectomy and distraction (TPATD): surgical technique.
VF01 Targeted partial arthroscopic trapeziectomy and distraction (TPATD): surgical technique.

Basal joint osteoarthritis is a real public health problem, yet there is no consensus on its treatment. Although total trapeziectomy, as well as arthroplasty, provides long-lasting efficacy, it does not seem to be adapted to a young population with complications that are often very difficult to manage. In the era of minimally invasive surgery, there is a real interest in finding conservative therapeutic alternatives for young subjects that allow them to “pass a painful milestone” and thus postpone the least conservative interventions. This article details the surgical technique of an arthroscopic and conservative technique: The Targeted Partial Arthroscopic Trapeziectomy and Distraction (TPATD) based on two points: targeted resection of painful arthritic lesions and distraction of the joint to restore ligament tension and hopefully regrow fibrocartilage on resected lesions.
Jean-Baptiste DE VILLENEUVE BARGEMON (Marseille), Charlotte JALOUX, Michel LEVADOUX
10:36 - 10:42 #37084 - VF02 Mise en place d’une prothèse, trapézo-métacarpienne, sous méthode WALANT. À propos de mes 40 premiers cas.
VF02 Mise en place d’une prothèse, trapézo-métacarpienne, sous méthode WALANT. À propos de mes 40 premiers cas.

Nous rapportons la méthode de mise en place d'une prothèse trapèzo-métacarpienne sous WALANT (anesthésie locale sans adrénaline ni sédation) par retour d’expérience de nos 40 premiers cas. La méthode d'anesthésie est décrite minutieusement et plus succinctement la technique chirurgicale.

La méthode WALANT a permis d'effectuer à chaque fois l'intervention en totalité, sans douleur. L' anesthésie a été réalisée par l' opérateur au moins 30 minutes avant l'intervention. Au totale, sa réalisation a pris environ 20-25 minutes, généralement en deux étapes de 10 et 5 minutes, avec une période de 10 minutes entre les deux pour minimiser la douleur de la deuxième injection plus profonde.

Cette approche a permis d'obtenir une anesthésie efficace et sans inconfort pour le patient mais doit être anticipée afin de ne pas perturber le programme opératoire. Compte tenu des nombreuses temps-mort sur un programme de 10 à 15 interventions, sur une journée complète, l'opérateur ne rapporte pas de différence significative par rapport à un programme effectué sous anesthésie loco-régionale ( ALR). Il semblerait qu'il y ait même un gain de temps. Les différentes étapes chirurgicale sont superposables à la technique sous ALR. Comme sous ALR l'étape-clé reste la mise en place de la cupule dans le trapèze mais la vérification de la mobilité active, possible grâce à la méthode WALANT est d'une certaine utilité pour la tension du col et la detection d'un effet-came. Dans notre étude, la durée de l'intervention de 25-30 mn n'a pas été significativement plus longue que sous ALR. Nous ne rapportons aucune complications concernant la procédure d’anesthésie ni sur la mise en place de la prothèse trapèzo-métacarpienne. La satisfaction des patients a été excellente,.

La méthode de mise en place d'une prothèse trapèzo-métacarpienne sous WALANT, basée sur les 40 premiers cas est concluante : L'anesthésie locale peut être réalisée sans douleur ni sédation et permet une intervention confortable pour le patient et le chirurgien. Les étapes de l'intervention sont superposables à la technique sous ALR. Un soin particulier doit être apportée à la mise en place de la cupule dans le trapèze et au testing de la tension du col et la mobilité à la recherche d'effet-came. La durée de l'intervention est comparable à celle des méthodes conventionnelles d'ALR . L'absence de complications et les retours de satisfaction positifs des patients soulignent l'efficacité et la sécurité de cette méthode.
Stephane BARBARY (Nancy)
10:42 - 10:46 Discussion commune.
10:46 - 10:52 #36747 - VF03 Comment opérer une Maladie de Dupuytren par la technique de la plastie de Malingue.
VF03 Comment opérer une Maladie de Dupuytren par la technique de la plastie de Malingue.

Il existe un grand nombre de voies d’abord dans la maladie de Dupuytren et aucune n’a démontré sa supériorité. Parmi elles, la technique de la plastie de Malingue, décrite initialement en 2002, est peu connue. Récemment, elle a démontré son intérêt sur le plan vasculaire, mathématique et mécanique.

Nous avons réalisé une vidéo d’une aponévrectomie selon la technique de Malingue sur un 3e rayon digital atteint par la Maladie de Dupuytren. Il s’agissait d’un stade III selon la cotation de Tubiana. Une plastie de Malingue a été réalisée sur le doigt et une plastie de Malingue modifiée a été réalisée sur la paume de la main. Nous laissons habituellement un lambeau bipédiculé entre la plastie réalisée en paume et celle réalisée sur le doigt.

La technique de Malingue doit être centrée sur la bride digitale pour optimiser ses propriétés mécaniques intrinsèques. Elle doit respecter rigoureusement les principes géométriques d’isométrie cutanée pour permettre une bonne mobilisation des lambeaux. Elle assure une exposition optimale des pédicules vasculonerveux au cours de la dissection limitant ainsi les risques de lésions iatrogènes. Les lambeaux se transposent de façon naturelle à l'extension du doigt au moment de la fermeture.

La technique de la plastie de Malingue est simple mais nécessite une grande rigueur dans sa réalisation. C’est une technique fiable qui assure un contrôle optimal des pédicules vasculonerveux et une fermeture sans tension.
Thomas ALBERT (Angers), Yann SAINT-CAST
10:52 - 10:58 #36554 - VF04 Une nouvelle technique anatomique de réparation du biceps distal, postérieur à antérieur, par une seule incision antérieur.
VF04 Une nouvelle technique anatomique de réparation du biceps distal, postérieur à antérieur, par une seule incision antérieur.

Anterior, single incision techniques have dominated in recent years the repair of distal biceps ruptures, largely because of the incidence of heterotopic ossification with double (anterior and posterior) incision techniques. However, with the anterior incision the anatomic reinsertion of the tendon to the tip of the bicipital tuberosity is difficult (if not unattainable), especially in muscular individuals (which are the norm for this injury). As a consequence the tendon is usually reinserted in the anterior surface of the tuberosity, minimizing its supination momentum and its ability to restore supination strength, which is the most important functional consequence of distal biceps rupture. We propose a new technique to anatomicaly reinsert the biceps tendon through a single anterior incision.

The new technique has been applied to 38 male individuals with acute (within one month from injury) distal biceps ruptures. It can also be modified to accommodate distal biceps reconstruction with allograft or autograft in chronic ruptures. The technique includes using two parallel sutures in the distal biceps stump in a semi-Krackow configuration to replicate the long and short head components of the distal biceps tendon. Then, a 3.5-4.5mm drill hole is created on the anterior surface of the tuberosity and the sutures are passed from Posterior to Anterior through the hole and are tied over an endo-button on the anterior surface (as opposed to the undo-button being on the posterior surface with the traditional end-button techniques). The patients are kept in a simple elbow sling for 5 weeks and active motion is started at 3 weeks postoperatively. Heavier lifting is allowed at 10 weeks

In the 38 patient cohort we had one early re-rupture (suture failure) and one case of heterotopic ossification requiring re-operation. We had one more case of minor heterotypic ossification not blocking motion. The rest of the patients healed uneventfully with full range of motion and returned to their previous occupation and athletic activities with M5 supination strength at manual testing.

This technique provides strong fixation (2 sutures and end-button) and sutures are tied over the undo-button in direct view. It restores the anatomic insertion (and the supination momentum of the tendon), provides ample tendon to bone contact, requires minimal immobilization, avoids big holes to the radius (and the danger of fracture) and can be modified to accommodate reconstruction in chronic cases.

The Posterior to Anterior biceps reinsertion technique is advantantageous over traditional fixation methods for distal biceps rupture
Nick DARLIS (Athens, Grèce)
10:58 - 11:02 Discussion commune.
11:02 - 11:08 #35818 - VF05 Arthroscopic radioscapholunate fusion: surgical technique.
VF05 Arthroscopic radioscapholunate fusion: surgical technique.

The development of radioscapholunar osteoarthritis after a distal radius joint fracture is a real challenge, especially when it is addressed to young patients who want to maintain some wrist mobility. Classically, radioscapholunar arthrodesis is performed by an open longitudinal approach of more than 10 cm on the dorsal surface, largely exposing the midcarpal level. Wrist arthroscopy has already shown its effectiveness in preserving joint mobility compared to open procedures. Performing this arthroscopic procedure minimizes the "aggression" of the joint and hypothetically provides better mobility. This article details the surgical technique for performing radioscapholunar arthrodesis arthroscopically.
Jean-Baptiste DE VILLENEUVE BARGEMON (Marseille), Charlotte JALOUX, Michel LEVADOUX
11:08 - 11:14 #36991 - VF06 Comment je reprends un échec de réinsertion fovéale du TFCC.
VF06 Comment je reprends un échec de réinsertion fovéale du TFCC.

La réinsertion fovéale du TFCC sous arthroscopie est une technique exigeante, qui peut se solder par un échec, c'est-à-dire un défaut de cicatrisation ligamentaire. Bien que cette situation soit assez rare, elle doit être envisagée en cas de persistance de douleurs fovéales à plus de 6 mois de l'intervention. Après confirmation arthroscanographique, une réintervention chirurgicale peut être proposée au patient. Cette vidéo flash montre comment je reprends un échec de réinsertion fovéale du TFCC sous arthroscopie.

Nous rapportons le cas d'une patiente de 51 ayant présenté un traumatisme par chute de sa hauteur avec désinsertion fovéale du TFCC. Une réinsertion par tunnel trans-osseux sous contrôle arthroscopique s'est soldée par un échec avec persistance de douleurs et d'une instabilité radio-ulnaire distale. L'arthroscanner ayant confirmé l'absence de cicatrisation ligamentaire, une réintervention a été proposée.

Sous arthroscopie, nous avons tout d'abord objectivé l'absence de cicatrisation du TFCC au niveau de la fovéa avec présence d'une suture trans-osseuse continue mais lâche. Après résection de l'ancienne suture, nous avons procédé un avivement méticuleux de la face profonde du TFCC au shaver et de la fovéa à la fraise. Une nouvelle réinsertion par tunnel trans-osseux et ancre a été réalisée. Le contrôle arthroscopique a montré une suture compétente, bien tendue, et permettant néanmoins une bonne mobilité en pronosupination. La suture a été protégée par brochage interosseux radio-ulnaire et immobilisation par BABP pendant 8 semaines.

En cas de persistance de douleurs mécaniques après réinsertion du TFCC, il faut savoir évoquer un défaut de cicatrisation ligamentaire, pour pouvoir proposer au patient une réintervention en protégeant la réparation par un brochage radio-ulnaire distal et une immobilisation prolongée.

Mais gardez à l'esprit que "ad impossibilia nemo tenetur".
Aymeric DE GEYER (Rennes), Ahmed ZEMIRLINE
11:14 - 11:18 Discussion commune.
11:18 - 11:24 #37065 - VF07 Comment je fais une pollicisation de l’index pour hypoplasie du pouce par la technique de Malek?
VF07 Comment je fais une pollicisation de l’index pour hypoplasie du pouce par la technique de Malek?

L’aplasie du pouce Blauth IIIB à V est une différence congénitale d’impact fonctionnel majeur dont le traitement principal repose sur la pollicisation de l’index. Même si de nombreuses voies d’abord ont été décrites pour reconstruire la première commissure, le dessin, les différents temps osseux, tendineux et vasculo-nerveux sont bien codifiés. Nous rapportons ici la technique que nous utilisons depuis une vingtaine d’année selon le dessin de Malek ainsi que les temps clés de cette intervention.

Technique : 1) Dessin selon Malek 2) Dissection dorsale ménageant le plan veineux de l’index 3) Décollement de l’appareil extenseur et ouverture du ligament intermétacarpien dorsal. 4) Libération des muscles 1er interosseux dorsal en radial et 2eme interosseux palmaire et ouverture du ligament intermétacarpien palmaire 5) Dissection antérieure des pédicules – intraneurodissection et section artère collatérale radiale du 3eme doigt 6) Ouverture du canal digital face antérieure du 2eme métacarpien 7) Excision métaphyso-diaphysaire du 2ème métacarpien 8) Positionnement et brochage métacarpien après rotation -antépulsion du lambeau d’index 9) Réinsertion des intrinsèques sur les faces latérales de la néo MCP du néo pouce 10) Fermeture des lambeaux et reconstruction de la 1ere commissure

nous présenterons les résultats iconographiques et cliniques.

Les vidéos enchainées de ces différents temps seront explicitées et accompagnées d’une courte vidéo du résultat fonctionnel.

Voici la présentation vidéo pour répondre à la question " comment je fais la technique de pollicisation de l'index dans les hypoplasies congénitales du pouce Blauth IIIB à V par la technique de Malek?"
Mathilde PAYEN (Rouen), Octave DHELLEMMES, Marie LEGER, Isabelle AUQUIT-AUCKBUR
11:24 - 11:30 #37079 - VF08 Vidéo-flash: Lambeau de Joshi et Pho pour les pertes de substances pulpaires subtotales.
VF08 Vidéo-flash: Lambeau de Joshi et Pho pour les pertes de substances pulpaires subtotales.

Les pertes de substance de la pulpe des doigts sont reconstruites avec des objectifs de: 1)restaurer la couverture pulpaire 2) ainsi que la sensibilité epicritique 3) en créant le moins de sequelles possibles. Parmi les solutions à envisager pour les pertes de substance étendues voire subtotales de la pulpe, le lambeau décrit par Joshi puis modifié par Pho constitue une option intéressante pourtant peu utilisée. Ce lambeau homodigital est unipediculé antérograde à palette dorso-latérale. Il recrute la face dorso-latérale de P 3 adjacente à la pulpe restante et son pedicule.

Technique : 1) Dessin recrutant la pulpe restante et contournant à 1 mm le repli latéral et dorsal de l’ongle 2) Hemi-brunner jusqu’à la base du doigt en dégageant des lambeaux cutanés qui ménagent le pédicule sous-jacent et toute son ambiance graisseuse 3) Dissection disto-proximale en ayant soin de ne pas léser la matrice à la face dorsale, et disséquant en profondeur de P3 la pulpe restante 4) dissection du pedicule avec coagulation des arcades d’Edwards jusqu’en proximal , en manageant les veines commitantes. 5) mise en place de la palette sur la face antérieure de P3 par aiguille et quelques points 6) Suture lache de l’abord en hemibrunner 7) Greffe de peau à partir de l’eminence hypothenar (greffe de Patton) et posée sur la PDS dorso-latérale

Quelques mots expliciteront le suivi post-opératoire et quelques photos des résultats.

Même si la peau est fine sur la partie dorso-latérale, celle-ci conserve grâce au pédicule adjacent une bonne sensibilité.

Le lambeau de Joshi et Pho constitue une solution de choix, tres fiable et aisée pour la couverture des pertes de substances etendues voire de la pulpe. Il est particulièrement utile dans l’arsenal du chirurgien de la main lors de prises en charge urgentes.
Rachel LE DRÉAU (Caen), Isabelle AUQUIT-AUCKBUR, Marie LÉGER, Richard CHAN, Marcelo GARCIA-DOLDAN, Dorothée COQUEREL-BEGHIN
11:30 - 11:36 #36986 - VF09 Comment je fais un fixateur externe dynamique artisanal de type Suzuki pour les fractures luxation IPP.
VF09 Comment je fais un fixateur externe dynamique artisanal de type Suzuki pour les fractures luxation IPP.

Les fractures luxations de base de 2e phalange des doigts sont des fractures difficiles à traiter. L'ostéosynthèse est compliquée et l'immobilisation entraine un enraidissement important. Le fixateur externe dynamique a fait ses preuves, mais le montage et le réglage du fixateur à partir de 2 broches de Kirschner peut paraître fastidieux. Dans cette vidéo, je vous montre une méthode simple, fiable, et reproductible pour réaliser rapidement et efficacement un fixateur externe dynamique en distraction pour les fracture / luxation de base de 2e phalange.

Pour une fracture / luxation IPP irréductible on réalise l'intervention sous anesthésie locorégionale ou WALANT. D'abord on vérifie la réduction de la fracture / luxation par traction dans l'axe sous scopie. S'il y a un enfoncement de la surface articulaire, on peut la relever à l'aide d'une broche de 12/10e introduite en aval, remontant la surface articulaire. 1 broche de 12/10e est coupée en 2 avec une partie longue et une partie courte. La partie courte est utilisée pour créer l'axe de rotation du fixateur externe dans la tête de la première phalange. La partie longue va s'appuyer en partie distale de la 2e phalange. On l'introduit sous scopie, parallèle à la première broche. On recourbe la broche distale de manière à faire un Z qui va venir s'appuyer sur la broche de P1. On réalise la traction par un recourbement de la 2e boucle sur Z légèrement en amont de l'axe de rotation. On met en tension le fixateur externe, on recourbe et recoupe les broches pour éviter le démontage. Ainsi on a une réduction stable et une traction qui permet la mobilisation passive et active de l'articulation IPP. Il n'y a pas d'immobilisation post opératoire. Le Suzuki est gardé 6 semaines et peut être enlevé sous anesthésie locale en consultation.

Le fixateur externe artisanal est ma technique de choix pour les fractures / luxation IPP des doigts.
Fabien WALLACH (Trappes)
11:36 - 11:42 Discussion commune.
Salle 252AB

"Mardi 19 d\u00e9cembre"

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SFRM4
10:30 - 12:00

Session 3
Orthèses

Modérateurs : Fanny CARN (KINE ORTHESISTE) (Paris), Jean LICHTLE (kinésithérapeute) (Paris)
10:30 - 10:50 Évaluation de la tension pour les orthèses dynamiques d’extension de l’IPP. Fanny CARN (KINE ORTHESISTE) (Paris), Céline BOUISSOU (Ergothérapeute) (Annemasse), Charles-Henri TISSERONT (Président) (Reims), Marie-Charlotte BRANCHET (Ergothérapeute Cadre de santé) (Toulon)
10:50 - 11:10 Réglage de la force dans la confection d’orthèses pour traiter la raideur de l’IPP. Vicenç PUNSOLA IZARD (kinésitherapeute) (Barcelone, Espagne)
11:10 - 11:20 Orthèses dynamiques et statiques progressives du poignet et du coude - La technologie « lively splint » actualisée. Dominique THOMAS (orthésiste) (Grenoble)
11:20 - 11:50 Traitement de la raideur de l’IPP: l’application des orthèses digitales de tension élastique en néoprène pour les inter phalangiennes proximales en flexion. Vicenç PUNSOLA IZARD (kinésitherapeute) (Barcelone, Espagne)
11:50 - 12:00 Discussion commune.
Salle 251
11:00

"Mardi 19 d\u00e9cembre"

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TR-3
11:00 - 11:30

Table ronde
Lésions neurologiques iatrogènes de la chirurgie de l’épaule : état des lieux, prise en charge et prévention.

Modérateurs : Eric LENOBLE (Chirurgien) (Paris), Cyril LAZERGES (Praticien Hospitalier) (Montpellier)
Coordinateur : Jean-Noel GOUBIER (Chirurgien) (Paris)
La chirurgie de l’épaule a pris un essor considérable ces dernières années, notamment avec l’émergence de l’arthroscopie. Néanmoins, elle n’est pas dénuée de possibles complications iatrogènes notamment nerveuses. Autour de J. N. Goubier, différents spécialistes nous rappelleront l’anatomie de la région de l’épaule et surtout les moyens de tenter d’éviter ces lésions et ils nous présenteront les techniques de réparation nerveuse.
11:00 - 11:02 Introduction. Jean-Noel GOUBIER (Chirurgien) (Paris)
11:02 - 11:07 Anatomie chirurgicale. Marc SOUBEYRAND (CHIRURGIEN ORTHOPEDISTE) (Melun)
11:07 - 11:12 Lésions nerveuses et anesthésie locorégionale. Mélanie FROMENTIN (anesthesiste reanimateur) (Champigny-sur-Marne)
11:12 - 11:17 Lésions nerveuses et chirurgie à ciel ouvert. Jean-David WERTHEL (Praticien Hospitalier) (Boulogne-Billancourt)
11:17 - 11:22 Lésions nerveuses et chirurgie arthroscopique. Jean-David WERTHEL (Praticien Hospitalier) (Boulogne-Billancourt)
11:22 - 11:30 Prise en Charge thérapeutique des Lésions nerveuses. Jean-Noel GOUBIER (Chirurgien) (Paris)
Amphi Bleu
11:30

"Mardi 19 d\u00e9cembre"

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FF-1
11:30 - 12:00

Face à Face
Instabilité scapho-lunaire : Arthroscopie ou chirurgie à ciel ouvert ?

Arbitre : Jean-Michel COGNET (Chirurgien Orthopédiste) (Reims)
L. ATHLANI et G. COHEN débattront avec leurs arguments sur la prise en charge -toujours controversée- des lésions du ligament scapho-lunaire. Arthroscopie ou ciel ouvert, chacun présentera sa technique et donnera ses arguments. Un vote dans la salle clôturera cette mini-battle.
11:30 - 12:00 Instabilité scapho-lunaire : Arthroscopie ou chirurgie à ciel ouvert ? Gilles COHEN (Paris), Lionel ATHLANI (Professeur des Universités Praticien Hospitalier) (Nancy)
Amphi Bleu
11:42

"Mardi 19 d\u00e9cembre"

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CL4-1
11:42 - 12:30

Communications libres.
Main froide.

Modérateurs : Aurore DEBET (Chirurgien orthopédiste) (Paris), Max HAERLE (Chef de service) (Allemagne, Allemagne)
Un aperçu des derniers travaux réalisés par les chirurgiens de la main autour du sujet de la main froide.
11:42 - 11:48 #37129 - CO048 Arthrodèse raccourcissante et fasciectomie limitée dans les récidives des formes sévères de maladie de Dupuytren du cinquième doigt.
CO048 Arthrodèse raccourcissante et fasciectomie limitée dans les récidives des formes sévères de maladie de Dupuytren du cinquième doigt.

Management of recurrent Dupuytren’s disease of the little finger is challenging. Multiple treatment modalities have been proposed, such as external fixation, local skin flaps, dermofasciectomy and even amputation. An alternative surgical technique was introduced by Honecker et al. in 2016 and refined by Raimbeau et al. in 2019, consisting of resection of the middle phalanx and fusion of the shortened finger by proximodistal interphalangeal arthrodesis. We modified the technique by combining arthrodesis with a limited fasciectomy in the fifth ray to improve outcome, cosmesis and function.

Patients with severe recurrent Dupuytren’s disease of the little finger (Tubiana stage III/IV) were treated with proximodistal interphalangeal arthrodesis, combined with limited fasciectomy of the pretendinous and/or abductor cord. The latter was performed through a palmar incision and closed with one or more Z-plasties. Range of motion was assessed preoperatively and postoperatively. QuickDASH score was obtained to determine overall function. Radiographic evaluation was done at six and twelve weeks postoperatively.

Thirteen patients were found eligible for inclusion. Mean patient age was 69 years (range 49 - 87). Radiographic consolidation was obtained after a mean of 58 days (range 27-97). Full extension of the MP joint could be obtained in eleven patients, full adduction in twelve patients. Mean active flexion of 94 degrees was measured (range 90-100). QuickDASH scores decreased from 18 to 12 after surgery.

Recurrence after surgery for severe DD is common and more frequent when the diathesis is strong. The little finger has a poorer prognosis, and recurrence rates range from 16.6%–39%. Furthermore, the risk of wound-healing complications is higher in repeated surgery. As in the case report by Ito et al., the described technique provides additional reduction of the flexion contracture and correction of the residual abduction contracture of the fifth finger. The main interest of proximodistal arthrodesis as a salvage procedure lies in the conservation of a sensitive digital pulp and a nail which is both functional and esthetic. Associating a volar approach has the advantage of improving little-finger motion, but incurs inherent risk of damage to neurovascular structures and possible postoperative complications.

Combining proximodistal interphalangeal arthrodesis with limited fasciectomy through a volar approach, is a valuable alternative to the existing techniques in advanced recurrent DD of the little finger (especially in Tubiana st IV). The combined volar and dorsal approach caused no vascular compromise or other complications.
Bert VANMIERLO (Roeselare, Belgique), Eduard VAN EECKE, Bruno VANDEKERCKHOVE, Arne DECRAMER, Kjell VAN ROYEN, Jean GOUBAU
11:48 - 11:50 Discussion commune.
11:50 - 11:56 #36764 - CO049 Résultats à long terme de la technique de Malingue dans le traitement chirurgical de la maladie de Dupuytren : étude rétrospective de 55 patients.
CO049 Résultats à long terme de la technique de Malingue dans le traitement chirurgical de la maladie de Dupuytren : étude rétrospective de 55 patients.

Il existe de nombreuses voies d’abord, plasties et lambeaux décrits dans le traitement chirurgical de la maladie de Dupuytren. La voie d’abord doit permettre une exposition suffisante des lésions élémentaires, sans risquer la nécrose cutané́e, la déformation résiduelle par bride cicatricielle ou les lésions vasculonerveuses. La plastie de Malingue, dérivée de la plastie en « Z », a démontré son intérêt sur le plan vasculaire, mécanique et mathématique. L’objectif de cette étude était d’évaluer, sur un suivi à long terme, la récidive et l’extension de la maladie, le résultat fonctionnel et esthétique, et les complications.

Nous avons inclus une série de patients opérés au Centre de la Main d’Angers entre janvier 2014 et décembre 2016 avec un recul minimal de 5 ans. Tous les patients ont été opérés par le même chirurgien. La maladie a été jugée extensive si des lésions élémentaires étaient apparues en dehors de la zone opératoire initiale. La maladie a été jugée récidivante, soit si le déficit d’extension résiduelle (DER) du doigt opéré́ dépassait les 20° par rapport à la valeur obtenue en post-opératoire immédiat (critère de Felici), soit si des lésions élémentaires étaient réapparues dans la zone chirurgicale des doigts opérés (critère de Leclercq). La fonction et l’esthétique ont été évaluées par le QuickDASH et le Michigan Hand Outcomes Questionnaire (MHQ).

55 patients ont été inclus dans l’étude avec un recul moyen de 6,6 ans. Le stade de Tubiana évalué en préopératoire était en moyenne de 2,5. Le déficit d’extension IPP des doigts longs et de la MP du pouce en préopératoire était en moyenne de -37,1°. Toutes les déformations préopératoires des IPP et MCP des doigts longs ont été significativement corrigées en postopératoire immédiat (p < 0,05). Le DER à la révision était en moyenne de 18,1° alors que le déficit d’extension en post-opératoire immédiat était de 10°. le QuickDASH moyen était de 13,2 et le MHQ de 91,8 à la révison. Nous n’avons eu aucune lésion peropératoire des pédicules vasculonerveux, ni de nécrose cutanée post opératoire. Nous avons eu 27,5% de récidive selon les critères de Felici et 50% de récidive selon les critères de Leclercq. La maladie s’est étendue dans 89,2% des cas.

Notre étude présente un niveau élevé de satisfaction esthétique et fonctionnel. Ceci peut s’expliquer par la correction de toutes les déformations préopératoires des IPP et MCP des doigts longs. Contrairement aux autres études qui observent environ 5% de lésions vasculonerveuses, nous n’en avons observé aucune. Cette absence de lésion iatrogène peut s’expliquer par la bonne exposition des pédicules offerte par la technique de Malingue. L’absence de nécrose cutanée peut s’expliquer grâce aux propriétés vasculaires et mécaniques intrinsèques propres à de cette technique. Avec un taux de récidive compris entre 27,5% et 50%, selon les critères définis en amont, notre étude est comparable à celles de la littérature.

La plastie de Malingue est une technique qui permet d’obtenir moins de complications vasculonerveuses et cutanées. Sur le long terme, elle offre des résultats esthétiques et fonctionnels comparables aux autres techniques.
Thomas ALBERT (Angers), Nicolas BIGORRE, Guy RAIMBEAU, Yann SAINT-CAST
11:56 - 11:58 Discussion commune.
11:58 - 12:04 #36731 - CO050 Test diagnostique pour les stades initiaux du doigt à ressaut et nouvel algorithme thérapeutique.
CO050 Test diagnostique pour les stades initiaux du doigt à ressaut et nouvel algorithme thérapeutique.

Le doigt à ressaut est une maladie répandue dans la population mondiale, mais il n'existe pas de test ou d'algorithme de diagnostic universellement reconnu dans la pratique clinique. Dans ses premiers stades, où le patient signale une gêne avec l'apparition d'un ressaut indétectable à l'examen objectif (stade 1 selon Green), il est fréquemment traité par des infiltrations de corticoïdes. D'après l'expérience des auteurs, ce traitement apporte des bénéfices à court terme qui nécessitent une infiltration supplémentaire ou un traitement chirurgical ultérieur. Depuis environ 2 ans, les auteurs ont mis au point un test diagnostique qui permet d'évoquer le sursaut suite à une manœuvre spécifique chez certains patients de stade 1. L'objectif de cette étude est d'évaluer si la stratification de ce stade initial par l'utilisation de ce test peut avoir un retour thérapeutique.

Du 1er juin 2021 au 1er juin 2022, 95 patients atteints de ténosynovite sténosante de stade 1 ont été visités.Tous les patients ont reçu le test qui a permis une stratification en stade 1a (avec test négatif) et en stade 1b (test positif). Tous les patients ont eu une injection locale de corticoïdes. Les patients ont ensuite été réévalués à 1, 3, 6 et 12 mois.

Sur les 95 patients évalués, 55 étaient au stade 1a et 40 au stade 1b. Le taux de récidive des symptômes à 1 an était comparable dans les deux groupes. Le délai de réapparition des symptômes était statistiquement significativement plus précoce chez les patients de stade 1b.

Le test diagnostique que nous proposons peut être utile pour modifier la démarche thérapeutique et proposer la chirurgie comme première option thérapeutique dès les stades 1b.
Lorenzo ROCCHI (Rome, Italie), Camillo FULCHIGNONI, Silvia PIETRAMALA, Gianfranco MERENDI
12:10 - 12:14 Discussion commune.
12:14 - 12:20 #37029 - CO051 What is the best indication in giant-cell tumor of the distal radius to achieve good functionlity while avoiding recurrence? review of our casistic.
CO051 What is the best indication in giant-cell tumor of the distal radius to achieve good functionlity while avoiding recurrence? review of our casistic.

Giant Cell Tumor of the Bone (GCTB) of the distal radius, exhibiting heightened aggressiveness and recurrence rates. Surgical treatment and reconstruction represent the gold standard with a primary focus on preserving wrist function and minimizing recurrences. Various surgical techniques have been documented in scientific literature. The authors report their experience in managing GCTB lesions of the distal radius, examining cases between 1995 and 2022. The objective of this study is to establish clear indications for surgical intervention by grade (according to Campanacci score) considering patient characteristics and associated complications

Our study included a cohort of 38 patients diagnosed with GCTB in the distal radius, comprising 15 females and 23 males, with an average age of 42. Patient follow-up involved a chest and wrist radiographs conducted every 6 months over an average duration of 14 years. The patients were categorized into three groups based on tumor grade: G1 (3 cases), G2 (18 cases), and G3 (17 cases). Among the cohort, 28 patients underwent resection and reconstruction procedures, employing either arthrodesis or arthroplasty techniques. Neoadjuvant therapy with Denosumab was administered to only two patients. To assess patients' functionality, the Musculoskeletal Tumor Society (MSTS) and Disabilities of the Arm, Shoulder, and Hand (DASH) scores were utilized.

Post-operative complications were observed in 12 cases, including 6 cases of local recurrence, 2 cases of pulmonary metastasis, 2 graft fractures, 1 case of vascularised fibula fracture, and 2 cases of graft non-union. 6 patients (16%) have had local recurrence: 3 patients after resection (10.7%) have developed recurrence in the soft tissue and underwent excision surgery, two of whom developed pomonary 3 patients after currettage (30%) have developed bone recurrence and 2 patients underwent recurrettage, while 1 patient required distal radius resection. The MSTS functional score demonstrated favorable outcomes in cases treated with conservative surgery and those undergoing arthrodesis. However, resection and reconstruction with Osteoarticular graft have been found to be unsuitable in patients with a high functional demand for the wrist.

The surgical management of GCTB in the distal radius requires careful evaluation of various factors, including tumor grade, involvement of the articular surface, and patient-specific characteristics such as functional requirements. Low-grade GCTB can be effectively treated using conservative surgical approaches. However, in cases of high-grade GCTB, resection and reconstruction are recommended to minimize the risk of recurrence. The optimal surgical strategy for intermediate-grade GCTB remains a subject of debate and relies primarily on the feasibility of preserving the articular surface of the radius.

Courrettage of lesions gave undoubtedly better results from a functional point of view but with twice the degree of recurrence than resection, they should therefore be reserved in our opinion for cases of grade 1 lesions. In grades 3 the best indication in our judgment is resection and reconstruction to be evaluated according to the type of patient and his functional demands, often patients with heavy work or high functional demands have greater benefit and fewer complications with arthrodesis rather than arthroplasty. Grades 2 are the most complex to standardize in treatment, and here it is necessary to evaluate the type of patient age functional demands and the state of the articular surface in order to choose an appropriate treatment shared with the patient
Puccini SERENA (Firenze, Italie), Gelsomini GIUDITTA
12:20 - 12:26 #36349 - CO052 Résection segmentaire et reconstruction par greffe structurelle iliaque pour prise en charge de kystes anévrysmaux métacarpiens évolués.
CO052 Résection segmentaire et reconstruction par greffe structurelle iliaque pour prise en charge de kystes anévrysmaux métacarpiens évolués.

La main est une localisation rare pour les kystes anévrysmaux. Le traitement de ces tumeurs varie du traitement médical à des gestes chirurgicaux plus ou moins invasifs. Nous rapportons deux kystes anévrysmaux évolués touchant la base des 2èmes et 4èmes métacarpiens traités par résection segmentaire et reconstruction par greffe iliaque structurelle.

Il s’agissait de deux patients de 22 ans dont le diagnostic confirmé par biopsie était un kyste anévrysmal proximal des 2ème et 4ème métacarpiens. Nous avons réalisé une résection segmentaire et reconstruction par autogreffe cortico-spongieuse iliaque avec arthrodèse carpo-métacarpienne. Les données radio-cliniques étaient collectées à 3 ans et 1 an et demi de recul. Nous rapportions les mobilités en flexion extension MCP, le Grasp et le Pinch au dynamomètre de Jamar, la satisfaction globale, la douleur et deux questionnaires PRWE et QDASH. Des radiographies de face, trois quart et profil étaient réalisées.

Au dernier recul, à 36 et 15 mois post opératoire, le QDASH était de 7 et 10 le PRWE de 10 et 11 respectivement. La satisfaction était de 10 pour les deux patients. Le Grasp était de 25 kg contre 28 kg du côté opposé et de 42 kg contre 40 kg. Le Pinch était de 6 kg contre 7 kg et de 11 kg contre 10 kg. Les mobilités MCP étaient de 80° et 90° en flexion, l’extension complète était acquise dans les deux cas. Les clichés radiographiques objectivaient une bonne fusion du greffon, sans lyse ni signe de récidive du kyste anévrysmal.

Les kystes anévrysmaux métacarpiens sont peu décrits dans la littérature. A notre connaissance, aucune série traitant de résection-reconstruction par crête iliaque pour des kystes anévrysmaux de la base de métacarpiens n’est décrite. Dans les formes évoluées, la résection segmentaire peut être indiquée même si les modalités de prise en charge ne sont pas codifiées pour ces localisations. La résection segmentaire et reconstruction par autogreffe a permis d’obtenir de bons résultats fonctionnels sans impact majeur sur la mobilité digitale et sans récidive. Ce présent travail permettra nous l’espérons d’orienter le praticien faisant face à un kyste anévrysmal évolué de la base du métacarpien, en l’absence de recommandations concernant la prise en charge chirurgicale.

La résection segmentaire et reconstruction par autogreffe iliaque et arthrodèse métacarpo-phalangienne a permis une restauration de la fonction sans récidive pour deux cas de kystes anévrysmaux évolués de la base du métacarpien.
Thomas DAOULAS (Brest), Olivier BOZON, Bertrand COULET, Michel CHAMMAS, Cyril LAZERGES
12:26 - 12:30 Discussion commune.
Salle 252AB
12:00

"Mardi 19 d\u00e9cembre"

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M1
12:00 - 12:30

Match à 3 !
Ma technique de libération du Canal Carpien est la meilleure ! 3 techniques s’opposent : mini-open, vidéo-endoscopie, écho-chirurgie

Arbitre : Laurent OBERT (Chirurgien orthopédiste) (Besançon)
Sur la base d’un questionnaire précédemment transmis aux membres de la SFCM ces 3 techniques de libération du nerf médian s’opposeront avec leurs arguments et surtout leurs résultats. Il faudra faire preuve de persuasion par chacun des débateurs pour nous convaincre que sa technique est la meilleure. Un vote dans la salle clôturera cette mini-battle.
12:00 - 12:30 Ma technique de libération du Canal Carpien est la meilleure ! 3 techniques s’opposent : mini-open, vidéo-endoscopie, écho-chirurgie. Isabelle AUQUIT-AUCKBUR (PUPH) (Rouen), Olivier MARÈS (Medecin) (Nîmes), Emmanuel DAVID (Praticien Hospitalier) (Amiens)
Amphi Bleu

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SFRM5
12:00 - 12:30

Les 20 ans du réseau prévention main.

Modérateurs : Thierry DUBERT (chirurgien) (Champigny-sur-Marne), Catherine LAFFARGUE (KINESITHERAPEUTE) (Champigny-sur Marne)
12:00 - 12:05 Son intérêt, Ses objectifs, et ses actions menées. Thierry DUBERT (chirurgien) (Champigny-sur-Marne)
12:05 - 12:09 Réseau prévention main et prise en charge kinésithérapique du membre supérieur. Catherine LAFFARGUE (KINESITHERAPEUTE) (Champigny-sur Marne)
12:09 - 12:13 Les 20 ans du Réseau à l'académie de médecine de Paris. Marc ROZENBLAT (Ozoir-la-Ferrière)
12:13 - 12:28 Les perspectives d'avenir et les projets du Réseau Prévention Main île de France. Alexandre KILINC (Orthopédiste) (Paris), Patrick THERON (Traumatologie Membre Supérieur et main) (Saint-Maur-des Fossés), Sylvain CELERIER (Kinésithérapeute) (Paris)
12:28 - 12:30 Discussion commune.
Salle 251
12:30 Pause déjeuner - Ateliers de l'industrie
14:00

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CPI
14:00 - 15:00

Conférence de la Grèce, pays invité
Ulnar nerve injury and sequelae.

Coordinateur : Nick DARLIS (Athens, Grèce)
La pathologie du nerf ulnaire est universelle et toujours difficile à prendre en charge. Les équipes de chirurgie de la main de la Grèce (pays invité cette année) nous détailleront leur approche thérapeutique et leur prise en charge des séquelles.
14:00 - 14:07 Clinical significance of surgical anatomy. Nickolaos ZAGOREOS (Athens, Grèce)
14:07 - 14:14 High ulnar nerve injury. Manos FANDRIDIS (chirurgien orthopédiste) (Athens, Grèce)
14:14 - 14:21 Low ulnar nerve injury. Filippos GIANNOULIS (Athens, Grèce)
14:21 - 14:28 Iatrogenic ulnar nerve injury. Zoe DAILIANA (Larissa, Grèce)
14:28 - 14:35 Results of ulnar nerve repair and reconstruction. Ellada PAPADOGEORGOU (Thessaloniki, Grèce)
14:35 - 14:42 Peripheral nerve transfers for the ulnar nerve. Nick DARLIS (Athens, Grèce)
14:42 - 14:50 Principles of tendon transfers for ulnar nerve dysfunction. Kostas-Agnantis IOANNIS (Ioannina, Grèce)
14:50 - 15:00 Discussion.
Amphi Bleu

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CL5
14:00 - 16:42

Communications libres.
Traumatologie main et radius.

Modérateurs : Bernard CADOT (chirurgien) (Paris), Xavier GUEFFIER (Chirurgien) (Bourgoin-Jallieu)
Un aperçu des derniers travaux réalisés par les chirurgiens de la main autour du sujet de la traumatologie de la main et du radius.
14:00 - 14:06 #36884 - CO053 Facteurs de risques de ténosynovite des fléchisseurs après ostéosynthèse d'une fracture du radius distal par plaque verrouillée antérieure.
CO053 Facteurs de risques de ténosynovite des fléchisseurs après ostéosynthèse d'une fracture du radius distal par plaque verrouillée antérieure.

L’ostéosynthèse par plaque vissée antérieure est reconnue comme traitement de référence des fractures de l’épiphyse radiale. Cette technique n’est pas dénuée de complications parmi lesquelles on compte la ténosynovite des fléchisseurs. Cette pathologie est liée à l’irritation prolongée des tendons conduisant à des phénomènes douloureux, pouvant évoluer vers des ruptures tendineuses. L’objectif de notre étude était d’identifier les facteurs pouvant favoriser l’apparition d’une ténosynovite des fléchisseurs après ostéosynthèse d’une fracture du radius distal par plaque vissée antérieure de la société Médartis.

Il s’agit d’une étude cas-témoin. Nous avons revu de façon rétrospective les dossiers de 1342 patients ayant été opérés d’une fracture du radius distal par plaque vissée antérieure Médartis entre 2011 et 2020 au CHU d’Amiens. Les 50 cas correspondaient aux patients ayant bénéficié de l’ablation de leur plaque pour ténosynovite des fléchisseurs. Après constitution des 2 groupes, nous avons comparé la saillie intra articulaire de vis, la présence d’une bascule postérieure et la hauteur de la plaque sur les radiographies post-opératoires. Ainsi que le type de fracture selon la classification AO, le type d’immobilisation, la suture ou non du muscle carré pronateur et les antécédents de diabète et de tabagisme.

Nous n’avons pas mis en évidence de différence significative concernant le type de fracture (p= 0.18), l’antécédent de diabète (p= 0.71), ou de tabagisme (p= 0.48) et la saillie intra articulaire de vis (p= 0.3). Cependant il existait une différence statistiquement significative pour la présence d’une bascule postérieure post-opératoire (p= 0.029), la suture du muscle carré pronateur (p= 0.046), le type d’immobilisation post-opératoire (p< 0.001), la hauteur de la plaque selon la Watershed line (p< 0.01) et la position de la plaque selon les zones de SOONG (p= 0.033).

Nous avons pu confirmer l’implication de la position de la plaque (hauteur et critères de Soong) dans la survenue de ténosynovite des fléchisseurs ; critères qui étaient déjà préalablement retrouvés dans la littérature. Concernant la suture du muscle carré pronateur, celle-ci était plus controversée et notre étude a permis d’apporter un argument supplémentaire à sa réalisation. Enfin notre étude a permis la mise en évidence d’autres facteurs qui n’étaient pas préalablement connus comme le type d’immobilisation post-opératoire et la persistance d’une bascule postérieure post opératoire.

Un meilleur contrôle des facteurs favorisant la ténosynovite des fléchisseurs permettrait de limiter l’incidence de cette pathologie en pratique quotidienne.
Eleonore CANARELLI (Amiens), Mathilde LEON, Emmanuel DAVID
14:06 - 14:12 #36905 - CO054 Méta-analyse :L’embrochage versus la plaque verrouillée dans l’ostéosynthèse des fractures de l’extrémité inférieure du radius.
CO054 Méta-analyse :L’embrochage versus la plaque verrouillée dans l’ostéosynthèse des fractures de l’extrémité inférieure du radius.

Cette méta-analyse a pour finalité, de mettre des guidelines, à la disposition des chirurgiens orthopédistes .Pour optimiser le choix de la technique la plus avantageuse, lorsqu’une ostéosynthèse est indiquée, devant une fracture de l’extrémité inférieure de radius. en se référant à des études comparatives des deux techniques.

Dans cette méta-analyse, nous avons combiné les données de PubMed, Medline, le Cochrane Library et Google schoolar pour sélectionner 25 articles avec un total de 2297 patients opérés pour fracture de l’extrémité inférieure du radius. Une analyse a été réalisée à l’aide de Logiciel : Le jamovi. (Version 1.6) avec les deux extensions de la syntaxe R. (Voir chapitre ANNEXES) En cas de test d’hétérogénéité significatif : p < 0,05. Les résultats significatifs s’expriment dans un intervalle de confiance à 95 % (IC95 %).Une valeur de p < 0,05 a été retenue pour rejeter l’hypothèse nulle h0.

Pour l’étude fonctionnelle : La méta-analyse n’a pas montré une différence statistiquement significative en matière de DASH score entre les deux méthodes d’ostéosynthèse avec (p= 0.071). En ce qui concerne l’étude radiologique : La méta-analyse n’a pas montré une différence significative pour les deux techniques pour les 3 index radiologiques. A savoir : L’angle d’antéversion avec p= 0.247, la pente radiale avec p= 0.723 et la longueur radiale avec (p=0.786). Pour l’infection : La méta-analyse a montré que l’incidence de l’infection était statistiquement plus élevée dans le groupe embrochage que dans le groupe plaque verrouillée (P<0.0001). Pour le SDRC ou algodystrophie : La méta-analyse en utilisant un modèle des effets aléatoire a montré que l’embrochage est pourvoyeur d’un grand nombre d’atteinte par le SDRC par rapport à la plaque verrouillée avec une différence statistiquement significative (p=0.005). Finalement pour Le syndrome du canal carpien : L’analyse statistique a montré l’absence de différence statistiquement significative des incidences de SCC dans les deux interventions (p= 0,791).

La majorité des méta-analyses suggèrent que les différences entre l’embrochage et la plaque verrouillée ne sont pas significatives pour les résultats radiologiques Cependant, l’embrochage augmente de manière significative le risque de complications postopératoires. Finalement les résultats fonctionnels en matière de DASH score s’avère meilleurs chez les groupes bénéficiant de la plaque verrouillée.

La plaque verrouillée réduisait les taux d’infection et le SDRC sans différence en matière de résultats fonctionnels, radiologiques ainsi que le syndrome de canal carpien dans le traitement des fractures de l’extrémité inférieure du radius. On pourra conclure que le choix entre les deux techniques sera guidé essentiellement par la préférence de l’opérateur et la maitrise de la technique par ce dernier et la disponibilité de plateau technique.
Hassan RAIS, Mohamed MOUSSADIQ, Mohamed HADDOU, Yassine FATH EL KHIR, El Mehdi BOUMEDIANE (Marrakech, Maroc), Said AZIZ, Mohamed Amine BENHIMA, Imad ABKARI, Youssef NAJEB
14:12 - 14:14 Discussion commune.
14:14 - 14:20 #34119 - CO055 Plaie de main : un bilan radiographique systématique est-il justifié ?
CO055 Plaie de main : un bilan radiographique systématique est-il justifié ?

Les plaies de la main sont fréquentes et la réalisation d’un bilan radiographique complémentaire est souvent demandée pour rechercher une atteinte osseuse ou la présence d’un corps étranger. Il n'existe aucunes recommandations dans la littérature pour guider la réalisation d'un bilan radiographique complémentaire.

Une étude rétrospective incluant 945 sujets (948 plaies) présentant une plaie profonde de la main a été réalisée sur une période de 6 mois afin d’étudier la pertinence du bilan radiographique en fonction du mécanisme lésionnel. Cette étude a été menée dans un centre spécialisé d’urgence main où la prescription d’un bilan radiographique est systématique pour toute plaie profonde de la main.

Le bilan radiographique était positif dans 34% des cas, avec une atteinte ostéoarticulaire ou la présence d’un corps étranger radio-opaque dans respectivement 29% et 6% des cas. La positivité du bilan radiographique était particulièrement importante pour les "traumatismes à haute énergie" (65%), "écrasement" (63%), "chute ou accident" (59%) ou "avulsion" (61%) alors que le bilan était parfois positif lors des plaies par "bris de minéraux" (11%), "morsures" (11%) ou "autres mécanismes" (18%). Le bilan radiographique était systématiquement négatif pour les plaies par "lame et tranchant simple" ou "suspension à un objet métallique perforant". Le calcul des risques relatifs (RR) permettait de souligner qu'une lésion ostéo-articulaire était particulièrement fréquente dans les catégories suivantes : "écrasement" (RR 3.0), "chute ou accident" (RR 2.0), "traumatisme à haute énergie" (RR 2.5) et "avulsion" (RR 2.2) ; tandis que la présence de corps étrangers radio-opaques était particulièrement fréquente dans les catégories "bris de minéraux" (RR 2.2) et "traumatisme à haute énergie" (RR 3.8).

Les résultats de cette étude permettent de proposer des recommandations concernant la pertinence et les indications de l'évaluation radiographique pour les plaies de la main. Une évaluation radiographique systématique pour les blessures à la main causées par "lame ou tranchant simple" ou par "suspension sur un objet métallique n'est pas systématiquement nécessaire. Cependant, elle doit être discutée dans des cas particuliers, lorsqu'il existe une forte suspicion de la présence d'un corps étranger ou lorsqu'il est rapporté la présence d'un impact lors du traumatisme (possible lésion ostéoarticulaire par l'impact de l'objet et non le bord tranchant). Dans tous les autres mécanismes lésionnels, une évaluation radiographique systématique devrait être effectuée pour rechercher en premier lieu une lésion ostéo-articulaire, mais aussi la présence d'un corps étranger (isolé ou associé).

L'évaluation radiographique nécessaire pour une évaluation approfondie d'une plaie de la main ne devrait pas être systématique, mais guidée par le mécanisme lésionnel. Une telle approche permet non seulement d'éviter une irradiation inutile des patients, mais également de limiter certains coûts en lien avec la réalisation d'acte d'imagerie non nécessaire.
Thibault DRUEL, Thomas JALAGUIER, Agathe ALVERNHE (Lyon), Laurent MATHIEU, Christophe GAILLARD, Aram GAZARIAN
14:20 - 14:26 #37091 - CO056 L'angiographie peropératoire en microchirurgie représente t'elle un bénéfice ?
CO056 L'angiographie peropératoire en microchirurgie représente t'elle un bénéfice ?

La réalisation de sutures microvasculaires dans le contexte des replantations ou d’un lambeau libre reste soumise à un taux d’échec incompressible et variable selon les séries. L’utilisation d’une angiographie peropératoire des anastomoses permet-elle de réduire le taux d’échec ?

Nous proposons une série rétrospective comparant les résultats des sutures vasculaires avec et sans angiographie peropératoire. -Dans le groupe sans angiographie : la perméabilité des anastomoses était évaluée par l’apparition d’une recoloration cutanée (doigts replantés, palette du lambeau) ou hémorragies de surface (lambeau musculaire). -Dans le groupe avec angiographie : la perméabilité des anastomoses était évaluée par une injection intravasculaire de Verdey couplée à une observation des vaisseaux à l’aide d’une caméra à la fluorescéine. Cette caméra est montée sur notre Microscope Kinévo ZEISS. Les patients opérés d’une perte de substance cutanée ou d’une amputation ont été inclus dans cette série.

Quarante patients ont été inclus et répartis dans les deux groupes. Lors de l’utilisation de la caméra fluorescéine avons observé la perte de 2 fragments digitaux replantés. Aucun lambeau n’a été perdu dans ce contexte. Lors de l’absence d’utilisation de la caméra, nous déplorons la perte de 2 fragments digitaux et de 2 lambeaux libres.

L’angiographie peropératoire permet une évaluation qualitative et quantitative immédiate des anastomoses et du flux vasculaire en aval des sutures. Cet outil autorise un diagnostic rapide de la situation en cas de spasmes vasculaires, fuite, kingking et ou thrombose. Son utilisation ne permet pas de mettre en évidence de différence dans le contexte de replantations digitales. Cette observation est probablement liée aux différents facteurs intervenant dans ce contexte. Cependant, sa supériorité semble s’imposer dans le contexte des lambeaux libres.

L’évaluation du flux vasculaire au niveau et en aval des anastomoses lors de la réalisation de lambeaux libres semble être un avantage quant à la survie des lambeaux.
Germain POMARES (Luxembourg, Luxembourg), Amandine LEDOUX, Alban FOUASSON-CHAILLOUX, Thomas JAGER
14:26 - 14:28 Discussion commune.
14:28 - 14:34 #37082 - CO057 Au-delà de la tradition de la vis de Herbert : notes critiques sur la fixation intramédullaire des fractures diaphysaires extra-articulaires de la phalange proximale.
CO057 Au-delà de la tradition de la vis de Herbert : notes critiques sur la fixation intramédullaire des fractures diaphysaires extra-articulaires de la phalange proximale.

Intramedullary headless compression screw (IMHCS) fixation of unstable proximal phalangeal fractures is a minimally invasive procedure with few complications. Rapid fracture healing and early recovery of range of motion are peculiar to the technique. Despite these findings, reports on implant type and stability are lacking. In this study two fixation methods for extra-articular diaphyseal proximal phalanx (P1) fractures were compared: classical partially threaded headless compression screws (PTHCS or Herbert screw) and fully threaded headless compression screws (FTHCS). A biomechanical analysis was conducted using a human cadaveric transverse P1 fracture model. Failure force and stiffness of both constructs were evaluated.

Twenty-six paired cadaver proximal phalanges were prepared and a saw blade was used to model proximal transverse diaphyseal fractures (15 mm of the base of P1). Subsequently, one phalanx of each pair was fixed using a FTHCS (diameter = 2.5mm; length = 30mm) and the other one with a PTHCS with the same dimensions. All screws were predrilled and applied in an antegrade direction. Finally, a three-point bending test was carried out, measuring failure force and stiffness of the constructs.

The mean maximal failure force was 155.2 N in the FTHCS group and 101.8 N in the PTHCS group (p = 0.0303). Mean stiffness was 145.19 N/mm in the FTHCS group, and 98.57 N/mm in the PTHCS group (p = 0.0446)

Headless compression screws offer a minimally invasive technique for fixing proximal phalangeal fractures, providing favorable biomechanical properties. While the construct is less rigid than plate and screw osteosynthesis, it remains practice stable with fewer complications, promoting good fracture healing and minimizing digital stiffness. CT analysis of the proximal phalanx revealed an hourglass-shaped medulla, with the narrowest diameter at the diaphyseal level, flattened in the anteroposterior direction. Fully threaded headless compression screw fixation presents the advantage of engaging the screw thread even in the narrower sections of the medullary canal, leading to superior rigidity of the bone-screw complex compared to partially threaded headless compression screw fixation.

For unstable extra-articular proximal diaphyseal fractures of the proximal phalanx, FTHCS provide significantly stronger fixation than PTHCS, when applied in an antegrade direction.
Bruno VANDEKERCKHOVE (Bruxelles, Belgique), Bert VANMIERLO, Shanna ZIELINSKI, Joris DUERINCKX, Bert OP’T EIJNDE, Jean GOUBAU
14:34 - 14:40 #37087 - CO058 Comparaison entre la fixation par vis intramédullaire antégrade et rétrograde pour les fractures diaphysaires extra-articulaires de la phalange proximale: une étude biomécanique.
CO058 Comparaison entre la fixation par vis intramédullaire antégrade et rétrograde pour les fractures diaphysaires extra-articulaires de la phalange proximale: une étude biomécanique.

Recent literature has provided evidence supporting the efficacy and minimally invasive nature of intramedullary headless headless compression screw (IMHCS) fixation for unstable proximal phalangeal fractures. This technique exhibits minimal complications, fast recovery, and early restoration of motion. Nevertheless, there is a lack of reports addressing fixation direction and stability in this context. The goal of the present study was to evaluate the failure force and stability of transverse extra-articular diaphyseal proximal phalanx (P1) fractures comparing two fixation techniques: antegrade versus retrograde screw fixation. A biomechanical analysis was conducted using a cadaveric human transverse P1 fracture model.

We conducted a study involving 20 proximal phalanges of the index, middle and ring fingers from five pairs of cadaver hands. A transverse proximal cut, measuring 15 mm from the base of P1, was made in each phalanx. The phalanges were then divided into two groups: 10 were fixed using an antegrade technique and 10 using a retrograde technique. In all phalanges, the same fully threaded headless compression screws (2.5mm diameter - 30mm length) were used. Subsequently, a three-point bending test was conducted to assess maximal failure force and stiffness.

The mean maximal failure force was 108.89 N in the antegrade group and 34.03 N in the retrograde group (p = 0.0039). Mean stiffness was 89.68 N/mm in the antegrade group and 71.62 N/mm in the retrograde group (p =0.1602).

Intramedullary headless compression screw fixation represents a minimally invasive technique for osteosynthesis of proximal phalangeal fractures and exhibits good biomechanical properties. These fractures can be treated with various intramedullary screw placement techniques, such as an antegrade or retrograde technique. The retrograde approach, which is technically easier, has notable disadvantages, including a relatively smaller distal articular surface of the proximal phalanx, the need to traverse the vulnerable central slip of the extensor apparatus, and the challenge of obtaining a stable bone-screw construct due to the wider proximal metaphyseal medullary canal. Antegrade screw insertion provides distinct advantages by enabling secure insertion into the hard subchondral bone in the proximal articular surface of the proximal phalanx, which generates a more robust and stable construct.

The antegrade method is biomechanically superior to the retrograde method for extra-articular proximal diaphyseal fractures of the proximal phalanx, offering significantly stronger fixation. These data highlight the importance of considering the antegrade approach as the preferred fixation technique for achieving optimal stability in fixation of transverse proximal phalanx fractures when using intramedullary screws.
Bruno VANDEKERCKHOVE (Bruxelles, Belgique), Bert VANMIERLO, Shanna ZIELINSKI, Joris DUERINCKX, Jean GOUBAU, Bert OP’T EIJNDE
14:40 - 14:46 #37115 - CO059 Ostéosynthèse des fractures des métacarpiens par vissage centro médullaire rétrograde – retour d’expérience et résultats cliniques et morphologiques avec un recul minimum de 6 mois.
CO059 Ostéosynthèse des fractures des métacarpiens par vissage centro médullaire rétrograde – retour d’expérience et résultats cliniques et morphologiques avec un recul minimum de 6 mois.

Les fractures des métacarpiens constituent un motif fréquent de consultation en traumatologie de la main. Plusieurs solutions chirurgicales sont utilisées en pratique courante dont notamment l’ostéosynthèse par brochage centro médullaire rétrograde et l’ostéosynthèse par ostéosynthèse in situ par plaque vissée ou vissage bicortical multiple. Certains auteurs rapportent des taux de complications importants pour ces deux techniques, de l’ordre respectivement de 35% et 22% (Greeven et al.) L’objectif de notre étude est d’évaluer les résultats cliniques et morphologiques du recours à l’ostéosynthèse par vissage rétrograde pour le traitement des fractures fermées des métacarpiens.

Nous avons menés une étude rétrospectives descriptive incluant les patients de plus 18 ans, avec une fracture isolée d’un ou de plusieurs métacarpiens. Il s’agit d’une étude mono opérateur unicentrique. Les fractures ouvertes et les fractures avec traumatismes multitissulaires étaient exclues. L’ostéosynthèse a été réalisée par un vissage rétrograde sous contrôle scopique avec une vis NEXIS diamètre 4,0mm. Nous avons analysé à 6 mois de recul minimum : le score DASH, l’arc de mobilité total de la MCP comparativement au côté controlatéral, l’EVA et le délai de retour à l’activité professionnelle ou sportive. Sur le plan morphologique nous avons analysé la déformation résiduelle éventuelle et la confirmation de la consolidation de la fracture.

Quarante six patients ont été inclus de Janvier 2022 à février 2023. Trois patients ont été perdus de vue. Une complication majeure avec fracture de la vis centro médullaire a nécessité une reprise chirurgicale par plaque vissée verrouillée et greffe autologue radiale

L’ostéosynthèse des fractures des doigts par vissage centromédullaire constitue une solution thérapeutique moderne innovante de plus en plus utilisée en pratique courante. Les suites cliniques et morphologiques encourageantes ainsi qu’un taux faible de complications peuvent justifier son intégration dans l’arbre thérapeutique décisionnel des fractures fermées des métacarpiens.
Aurélien AUMAR (Lesquin), Alexandre SAUVAGE, Alexandre HARDY, Jérome PIERRAT
14:46 - 14:50 Discussion commune.
14:50 - 14:56 #36880 - CO060 Facteurs pronostiques des fracture-luxations de base de 2e phalange des doigts longs.
CO060 Facteurs pronostiques des fracture-luxations de base de 2e phalange des doigts longs.

Les fracture‐luxations de la base de la 2e phalange (FLP2) sont des lésions potentiellement graves, survenant chez des patient jeunes, et souvent négligées à tort. La raideur et la douleur sont des séquelles fréquentes. L’arsenal thérapeutique est varié, et le traitement doit aboutir au recentrage articulaire et à la stabilisation des lésions. Il existe une controverse sur les méthodes optimales pour parvenir à ces objectifs, et les résultats cliniques sont hétérogènes, et parfois décevants en dépit du traitement bien conduit.

Nous avons réalisé une étude rétrospective sur les FLP2 prises en charge dans notre centre sur 10 ans, afin d’évaluer nos résultats et d’identifier des facteurs pronostiques éventuellement associés à l’évaluation finale. Les facteurs pronostiques potentiels étaient liés au patient (âge, sexe, ...), à la lésion (type fracturaire, critères d’instabilité...) ou au traitement et à l’évolution (technique, complication, ...). Les critères de jugement principaux étaient la mobilité active totale du doigt, le handicap ressenti (QuickDASH), et les critères secondaires étaient la mobilité finale de l’IPP, la survenue d’une arthrose, et la force de serrage.

52 patients (42 hommes, 10 femmes) ont été inclus, pour 54 FLP2, avec un âge moyen de 41 ans. Nous avons recensé 22 FLP2 dorsales, 10 FLP2 palmaires, et 22 FLP2 type « pilon ». 49 doigts ont bénéficié d’un traitement chirurgical (dont 27 fixations externes, 11 réduction‐ostéosynthèses à foyer ouvert, 12 à foyer fermé), et 5 doigts d’un traitement orthopédique ou fonctionnel. Les analyses statistiques ont retrouvé les critères suivants associés à un résultat clinique défavorable: l’âge avancé, le sexe féminin, l’instabilité initiale, les FLP2 type « pilon », la réalisation d’une voie d’abord palmaire, la survenue d’une complication, d’une chirurgie secondaire ou tertiaire. Concernant l'analyse radiographique finale, la présence d'une subluxation persistante a été associée à un résultat clinique défavorable (à l'inverse de la présence d'un enfoncement articulaire persistant, qui n'y était pas associée).

Plusieurs biais potentiels sont présents dans l’étude, et ces résultats sont à interpréter avec précaution, pouvant être le reflet d'un biais d'échantillonnage ou secondaires à un manque de puissance statistique. Cependant, ceux‐ci concordent avec l’analyse de la littérature, et contribuent à la définition des enjeux thérapeutiques. Si le remodelage articulaire ou la persistance d’un enfoncement articulaire ne semblent pas associés avec un résultat clinique défavorable, le recentrage articulaire semble primordial, la subluxation persistante étant associée à une évolution arthrosique, une baisse de mobilité et un handicap fonctionnel important. La voie d'abord palmaire type "shotgun" est dans notre série associée à un résultat défavorable. Si aucun mode thérapeutique n’a montré de supériorité en termes de résultat clinique, il apparaît licite de favoriser les traitements les plus simples et les moins invasifs quand la situation le permet. Nous avons à ce titre pu constater de bons résultats pour un traitement orthopédique bien conduit, et paradoxalement pour des lésions initiales potentiellement graves.

Ce travail participe à affiner la sélection des traitements en fonction du patient, du contexte lésionnel, et des objectifs fonctionnels attendus. Une analyse prospective sur un effectif plus important serait souhaitable pour confirmer ces paramètres à plus grande échelle, afin d’améliorer la prédictibilité des évolutions cliniques, et de guider les choix thérapeutiques avec un meilleur niveau de preuve.
Paul LEVET (Marseille), Charlotte JALOUX, Najib KACHOUH, Jean-Baptiste DE VILLENEUVE BARGEMON, Sébastien VIAUD-AMBROSINO
14:56 - 15:02 #37013 - CO061 Résultats du brochage trans-métacarpien dans les fractures instables de première phalange des doigts longs : comparaison au brochage en croix.
CO061 Résultats du brochage trans-métacarpien dans les fractures instables de première phalange des doigts longs : comparaison au brochage en croix.

Alors qu’il est communément admis que les fractures instables de première phalange (P1) des doigts longs doivent bénéficier d’une réduction et ostéosynthèse, il n’existe pas de consensus quant à la méthode de fixation la plus stable pourvoyant le moins de complications. Le brochage trans-métacarpien réalisant une arthrorise en position de flexion de l’articulation métacarpo-phalangienne (MCP), nous avons émis l’hypothèse que cette technique donnerait moins de raideur en extension de la MCP que le brochage en croix. L’objectif de cette étude était de comparer les résultats de ces deux techniques.

Il s’agissait d’une étude rétrospective portant sur 37 patients présentant une fracture de P1 instable transversale ou oblique, diaphysaire ou de base, extra-articulaire. Vingt patients ont été opérés d’un brochage trans-métacarpien au moyen d’une broche traversant la MCP à 90° conservée 3 semaines puis relayée par une syndactylie 3 semaines. Dix-sept patients ont eu un brochage en croix avec immobilisation par attelle de Thomine 6 semaines. L’évaluation des résultats portait sur les amplitudes articulaires actives et passives, et l’existence de complications (cal vicieux en clinodactylie ou recurvatum supérieur à 10°, flessum de l’interphalangienne proximale supérieur à 15°, Total Active Motion inférieur à 150°, douleurs supérieures à 5 d’EVA).

Au recul moyen de 15 mois (3 à 45), il n’existait pas de différence statistiquement significative entre les 2 groupes en termes d’amplitudes articulaires actives : total active motion à 207° et 216° respectivement chez les patients ayant eu un brochage trans-métacarpien ou un brochage en croix, et 78° versus 76° de flexion active de la MCP. On notait une tendance non significative pour les brochages trans-métacarpiens à être plus enraidissants que les brochages en croix : 74° de flexion active IPP versus 82°, 1 cm de distance pulpe-paume versus 6 mm. Le taux de complications avait tendance à être plus élevé dans le groupe brochage en croix (50% versus 35%). Le taux de reprises chirurgicales était significativement plus élevé dans le groupe brochage trans-métacarpien avec un taux de 25% (quatre arthrolyse, une infection sur broche avec déplacement secondaire) contre 0% dans le groupe brochage en croix.

Les deux types de brochages étudiés présentaient des résultats fonctionnels superposables mais la iatrogénie liée au brochage trans-métacarpien était plus importante.

Le brochage en croix est la technique la plus sûre pour stabiliser une fracture de P1. Une étude de plus grande puissance permettra de vérifier cette observation.
Valentin BAUDRY (Paris), Claire BASTARD, Marie PROTAIS, Mickael ARTUSO, Alain SAUTET, Adeline CAMBON
15:02 - 15:08 #37001 - CO062 Voie d’abord et plaque palmaires pour l’ostéosynthèse des fractures de la base de P1 : une solution inexplorée.
CO062 Voie d’abord et plaque palmaires pour l’ostéosynthèse des fractures de la base de P1 : une solution inexplorée.

Les fractures déplacées de la base de la première phalange (P1) restent un challenge chirurgical délicat. Quel que soit le matériel d’ostéosynthèse choisi (broches, vis, plaques) les voies d’abord utilisées sont soit dorsales, soit latérales. Ces voies d’abord imposent un traumatisme chirurgical à l’appareil extenseur qui, via le système intrinsèque, enveloppe à ce niveau les faces : dorsale et latérales de P1. Pour préserver l’appareil extenseur nous proposons un abord palmaire associé à une ostéosynthèse par plaque antérieure.

Entre septembre 2022 et mars 2023 nous avons traité 4 fractures déplacées de la base de P1 par cette technique. Il s’agissait de 4 patients (2 femmes et 2 hommes), de 23 à 65 ans. Le doigt concerné était D3 dans 1 cas, D4 dans un cas et D5 dans 2 cas. Nous avons dans ces 4 cas utilisé une voie d’abord palmaire de type Bruner, l’appareil fléchisseur était récliné latéralement après décollement sous capsulo-périosté. L’ostéosynthèse était réalisée par une plaque palmaire en T. L’appareil fléchisseur reprenait sa position après une solide fixation des poulies au périoste. Les patients avaient pour objectif, sous contrôle de l’équipe de kinésithérapie, une mobilisation complète immédiate en syndactylie et posture en extension la nuit. Nous avons revu les patients après un bilan radiographique à 3 semaines, 6 semaines et 12 semaines.

Nous n’avons pas rencontré de difficulté technique majeure même si l’exposition de la base de P1 est plus délicate qu’avec un abord dorsal. La consolidation était acquise à 6 semaines dans tous les cas. A ce délai, la mobilité était complète en flexion sans aucun déficit d’extension au niveau de l’IPP pour tous les patients. La récupération fonctionnelle a été plus rapide qu’avec l’ostéosynthèse par voie dorsale que nous utilisions jusque là, sans adhérence de l’appareil extenseur.

L’excellent résultat sur l’extension de l’IPP est probablement obtenu grâce à l’abord palmaire qui épargne l’appareil extenseur de tout traumatisme chirurgical. Lorsqu’on observe une coupe transversale passant par la base de la première phalange on constate que l’appareil extenseur enveloppe P1 sur les ¾ de la circonférence. Seul l’abord palmaire et l’ostéosynthèse palmaire épargne réellement l’appareil extenseur. L’inconvénient est le décollement de l’appareil fléchisseur et la nécessité de fixer la 2ème poulie.

L’ostéosynthèse des fractures de la base de P1 par un abord et une plaque palmaires offre une nouvelle approche pour ces fractures qui restent un challenge thérapeutique. Les premiers résultats nous confortent dans l’intérêt d’explorer plus largement cet abord palmaire.
Jean-Luc ROUX (Montpellier), Jean-Claude ROUZAUD
15:08 - 15:14 #37040 - CO063 Fractures du col du 5ème métacarpien : résultats cliniques et complications selon le type d’ostéosynthèse.
CO063 Fractures du col du 5ème métacarpien : résultats cliniques et complications selon le type d’ostéosynthèse.

Les fractures du col du cinquième métacarpien sont parmi les fractures les plus courantes de la main. Elles représentent environ 40% des fractures des métacarpiens, avec une incidence annuelle de 10 à 28 pour 100 000 personnes. Différents types d’ostéosynthèses ont été décrites pour ces fractures, avec principalement l’utilisation de broches ou de vis centromédullaires. Aucun consensus n’existe sur la technique optimale. L’objectif de cette étude est d’évaluer les résultats des différents types d’ostéosynthèses des fractures du col du 5ème métacarpien, de définir les complications propres à chacune d’elles, et de déterminer si l’une des techniques permet d’obtenir les meilleurs résultats avec le plus faible taux de complications.

85 patients ayant bénéficié d’une ostéosynthèse d’une fracture du col du 5ème métacarpien entre 2004 et 2022 ont été inclus dans cette étude. L’ostéosynthèse a été réalisée par 3 broches de 1,0mm de diamètre, 2 broches de 1,2mm, 1 broche de 1,2mm et 1 broche de 1,5mm, 2 broches de 1,5mm, une broche de 1,8mm ou par une vis centromédullaire. La nécessité d’une ablation de matériel, la présence de douleurs, les mobilités, la survenue de complications à type d’hypoesthésie, de trouble de l’enroulement, d’infection ou de pseudarthrose, le QuickDASH, le délai de reprise du travail ainsi que la satisfaction finale des patients ont été analysés.

Les résultats de 84 patients ont été analysés avec un recul moyen de 5,7 ans. Le type d’ostéosynthèse était des broches de 1,0mm de diamètre chez 5 patients, de 1,2mm chez 42 patients, de 1,5mm chez 23 patients, de 1,2mm et 1,5mm chez 4 patients, de 1,8mm chez 3 patients et une vis centromédullaire chez 7 patients. Au recul final, 83 patients avaient un enroulement complet des doigts et 3 patients (3,6%) des douleurs résiduelles. Une ablation de matériel a été réalisé chez 74 patients (88,1%). Un trouble de l’enroulement a été retrouvé dans 13 cas (15,5%), mais gênant chez seulement 1 patient. Une hypoesthésie du bord ulnaire de la main était présente chez 8 patients (9,5%). Le QuickDASH moyen était de 18,83, et le délai moyen de retour au travail de 6 semaines. La satisfaction finale moyenne des patients était de 9,5/10. Aucune infection ou pseudarthrose n’est survenue. Dans le groupe de patients ayant bénéficié d’une ostéosynthèse par vis centromédullaire, aucune complication post-opératoire n’a été retrouvée et aucune ablation de matériel n’a été nécessaire.

Les résultats cliniques après ostéosynthèse des fractures du col du cinquième métacarpien sont bons, quelque soit le type d’ostéosynthèse utilisé. Les principales complications retrouvées sont la survenue d’un trouble de l’enroulement et d’une hypoesthésie, en rapport avec la voie d’abord au niveau du point d’entrée des broches. L’ostéosynthèse par vis centromédullaire semble présenter l’avantage de ne pas nécessiter d’ablation de matériel, et une survenue moindre de complications notamment d’hypoesthésie du bord ulnaire de la main.
Raphaël NGUYEN (Paris), Jean-Gabriel DELVAQUE, Luc KOPEL, Pascal JEHANNO
15:14 - 15:18 Discussion commune.
15:18 - 15:24 #34838 - CO064 Intérêt de la technique d'Ishiguro modifiée dans le traitement des mallet finger osseux.
CO064 Intérêt de la technique d'Ishiguro modifiée dans le traitement des mallet finger osseux.

L’indication chirurgicale des lésions de type mallet finger osseux ne fait pas encore consensus. Il est globalement admis, selon les méta-analyses récentes, qu’une chirurgie est indiquée en cas de présence d’une fragment osseux supérieur à 30 % de la surface articulaire et/ou de l’existence d’une sub-luxation palmaire de P3. De nombreuses techniques chirurgicales ont été décrites, percutanées ou par voie ouverte. La technique d’embrochage décrite par Ishiguro en 1997 offre de bons résultats. Toutefois, elle ne permet pas toujours d’obtenir un résultat radiologique tout à fait satisfaisant. Nous décrivons ici notre expérience de l’utilisation de la technique d’Ishiguro modifiée par Chung and al. en 2012.

La technique chirurgicale modifiée consiste à mettre en place une première broche intra-focale avant de positionner la broche console puis enfin la broche d’arthrorise. Ceci permettant souvent d’obtenir une meilleure réduction et une stabilisation du fragment osseux.

Dans notre série, 20 patients ont été opérés entre 2017 et 2021. Sur ces 20 patients, 12 ont bénéficié cette technique modifiée en fonction des constatations per-opératoires. Deux de ces patients présentaient des fractures datant de plus de 5 semaines. Les résultats étaient satisfaisants avec une bonne réduction et consolidation radiographique. Cliniquement, le déficit d’extension post opératoire moyen était inférieur à 6°. Nous avons déploré une seule complication de type ostéo arthrite, résolutive sous antibiothérapie sans séquelle. Il n’y avait pas à moyen ni long terme de déformation unguéale ou d’enraidissement.

Le traitement par embrochage des fractures de type Mallet finger est couramment utilisé. Il s’agit d’une technique relativement simple et reproductible montrant de bons résultats. Toutefois en cas de chirurgie retardée, d’un large espace inter-fragmentaire ou d’une rotation du fragment l’ostéosynthèse peut s’avérer plus complexe.

Nous pensons que l’adjonction de cette troisième broche peut être une astuce utile et efficace afin d’optimiser la réduction anatomique.
Aurélie INIESTA (Marseille), Caroline CURVALE, Sébastien VIAUD, André GAY, Philippe SAMSON
15:24 - 15:30 #36997 - CO065 One-stage reconstruction of old flexor tendon lesions by heterodigital transfer of half of the FDP in children. About 6 cases.
CO065 One-stage reconstruction of old flexor tendon lesions by heterodigital transfer of half of the FDP in children. About 6 cases.

The secondary flexor tendon repair remains one of the most difficult challenges in hand surgery. The aim of this study is to evaluate the results of Durand/Oberlin technique in children after a neglected lesion or failure of a primary repair.

Materials and methods: 6 children have been operated according to this technique, with extreme ages: 14 months to 05 years old. In all 6 children the preoperative clinical evaluation demonstrated a finger with flexible joints, sensitive, well vascularized with perfect skin coverage and a solid skeleton. The main outcomes measured were the total active flexion (TAF) and the total active motion (TAM). TAF is the sum of flexion of the MCP, PIP and DIP joints combined. TAM is calculated as TAF minus total loss of active extension of MCP, PIP and DIP joints

Results : According to Strickland criteria, all children demonstrated clinical improvement of active motion, recorded with pre op and post op videos.

The classical two stages reconstruction did not result, in our hands, in satisfactory results, especially in children. The better results of our technique can be explained: no need for a proximal tendon suture; the distal fixation, the pull-out technique, allows some immediate mobilization, of course under the protection of a splint the wrist being completely flexed, during 6 weeks. The hemi-tendon FDP is sufficiently narrow to allow easy passage of the tendon through the original pulleys which are preserved in case of neglected injury.

Conclusion : This procedure has, in our hands, replaced the 2 stages procedure for unidigital lesions in adults. Our study demonstrates that the technique can be used in children and early childhood as well.
Samir RAZALI (Medea, Algérie)
15:30 - 15:36 #36940 - CO066 2-Stage Flexor Reconstruction With A Mean Follow-Up of 5 Years. An Observational Study.
CO066 2-Stage Flexor Reconstruction With A Mean Follow-Up of 5 Years. An Observational Study.

Introduction: Flexor tendon rupture is a common injury which remains a challenge for the surgeon. In acute ruptures, the end-to-end repair is the most common technique. However, in chronic ruptures other techniques should be taken into consideration. One of these techniques is the two stage flexor tendon reconstruction using a loop between the flexor digitorum superficialis (FDS) and flexor digitorum profundus (FDP) (Paneva technique). The purpose of the present study is to present mid to long term results with this technique.

Between 2007 and 2015, 56 patients were operated with two stage flexor reconstruction for chronic flexor tendon ruptures. All patients underwent two operations with an interval of three months between the operations. In the first operation an end-to-end loop of FDS and FDP is created, and a silicon rod is inserted under the pulleys of the finger. In the second operation the proximal end of the FDS is identified and cut. With the help of the silicon rod the tendon is passed under the pulleys and attached at the distal phalanx. All patients filled the DASH score preoperatively and at the last follow-up. The total active motion (TAM) of the finger was also measured at the last follow-up.

The mean age of the patients was 34,72 years (range 22-57 years). 36 patients were men (64%) and 20 were women (36%). There were 20 cases (36%) of the index finger, 20 (36%) of the middle finger 11 (20%) the ring finger and 5 cases (8%) the small finger. Mean DASH score was improved from 21.53 preoperatively to 4.23 at the last follow-up. The mean TAM was 183o. There were complications postoperatively in three patients. Two of them were infections and one palmar contraction of the distal interphalangeal joint.

The advantages of the described technique are: the stronger graft which is also intrasynovium compared to palmaris longus, there’s no donor site morbidity, there’s one suture site and it can be performed in children. Disadvantages are the size of tendons in the small finger and the anchoring in the distal phalanx.

The two-stage reconstruction technique is a reliable treatment method for chronic flexor tendon ruptures. However, it demands not only surgical experience but also patient’s compliance for the better result.
Kostas-Agnantis IOANNIS (Ioannina, Grèce), Gkiatas IOANNIS, Gerasimopoulos PANAGIOTIS, Pakos EMILIOS, Beris ALEXANDROS, Korompilias ANASTASIOS
15:36 - 15:42 #37042 - CO067 Reconstruction de l'extenseur en zone I par greffe de rétinaculum de l'extenseur.
CO067 Reconstruction de l'extenseur en zone I par greffe de rétinaculum de l'extenseur.

Les lésions aiguës avec perte de substance de la bandelette terminale de l'extenseur dans la zone 1 de la classification de l'IFSSH représentent un défi chirurgical pour lequel il n'y a pas de consensus à l'heure actuelle. Ces lésions peuvent être associées à des défauts cutanés ou à des lésions osseuses qui doivent être pris en compte dans la stratégie thérapeutique. Nous avons évalué l'utilisation du rétinaculum de l'extenseur comme greffe reconstructrice.

Trois patients (4 doigts) ont été inclus.

Au terme de 15 mois de suivi, la flexion était de 70° avec un déficit d'extension de 15°. La douleur evaluée par l'échelle visuelle analogique etait nulle. Selon les critères de Crawford, les résultats ont été considérés comme bons dans 3 cas et moyens dans 1 cas. Les patients ont pu reprendre leurs activités antérieures. Nous n'avons observé aucune complication ni sur le site d'exérèse ni sur les doigts opérés.

L'utilisation du rétinaculum de l'extenseur dans la reconstruction de la bandelette terminale de l'extenseur en zone 1 semble être un outil utile qui donne des résultats satisfaisants et doit faire partie de l'arsenal thérapeutique du chirurgien. Il s'agit cependant de cas rares qui nécessitent d'être évalués sur une plus grande cohorte.
Ruben DUKAN (Paris)
15:42 - 15:48 #36999 - CO068 Neglected multi-digital flexor injuries , outcomes of single stage repair by hetero-digital flexor digitorium profundus.
CO068 Neglected multi-digital flexor injuries , outcomes of single stage repair by hetero-digital flexor digitorium profundus.

Aims: Restoration of satisfactory digital function after a neglected lesion or failure of flexor tendon repair remains one of the most difficult challenges in had surgery. The aim of this study is to evaluate the results of heterodigital flexor profundus transfer in multi-digital flexor injuries (modified Duran/Oberlin technique)

Materials and methods: We treated tow patients (women), age (16 and 35 years), neglected lesion for (eleven years after primary reparation for the girl, and two years for the adult women) lesion in zone 2 of index and middle fingers, single stage repair by hetero digitalflexor digitorium profundus from ring finger is split into two halves then re-ruted to the recipient index middle fongerand foxed with a pull-out suture over the nail, and sutured to the old FDP tendon stump, the tension is set to maintain the recipient finger in slightly more flexion than the normal resting cascade, Arthodesis DIP ring donor finger at 10 degrees, a dorsal splint is applied with the wrist in 45 degrees of flexion, MCP joints 45 degrees of flexion, and PIP joints left free to allow early mobilization. Patients were evaluated before and after surgery, passive and active range of motion of the MCP, PIP and DIP joints of the injured and donor fingers were measured. The main outcomes measured were the total active flexion (TAT) and the total active motion (TAM).

Results: According to Strickland criteria, patient demonstrated clinical improvement of active motion, recorded with pre op and post op videos.

Conclusion: This procedure has, in our hand, replaced the 2 stages procedure for digital lesions, our study demonstrates that the technique can be used in neglected multi-digital flexor lesions for several years. The better results of our technique can be explained: no need for a proximal tendon suture; the distal fixation, the pull-out technique, allows some immediate mobilisation, of course under the protection of a splint the wrist being completely flexed, during 6 weeks. The hemi-tendon FDP is sufficiently narrow to allow easy passage of the tendon through the original pulleys which are preserved in case of neglected injury.
Samir RAZALI (Medea, Algérie)
15:48 - 15:53 Discussion commune.
15:53 - 15:59 #37072 - CO069 Résultats de la technique de membrane induite dans les pertes de substances osseuses traumatiques des doigts et des métacarpiens : série monocentrique de 26 cas.
CO069 Résultats de la technique de membrane induite dans les pertes de substances osseuses traumatiques des doigts et des métacarpiens : série monocentrique de 26 cas.

Les pertes de substances osseuses traumatiques à la main sont retrouvées dans le cadre de lésions pluritissulaires et posent la question du choix de la technique à utiliser pour le temps osseux de la chirurgie initiale. Cette étude présente les résultats d’une série monocentrique rétrospective de patients ayant bénéficié d’une technique de la membrane induite dans le temps initial de la prise en charge de lésions traumatiques pluritissulaire de la main avec perte de substance osseuse des phalanges et/ou des métacarpes.

La série est composés de 26 rayons traités chez 20 patients, âgés en moyenne de 48 ans, dont 7 pouces. La perte de substance de 18 mm en moyenne, concernait la phalange pour 14 rayons, le métacarpe pour 7 rayons, et l’association des deux pour 5 rayons, l’atteinte était articulaire pour 17 rayons. Il était retrouvé 8 atteintes artérielles dont 1 rayon dévascularisé, 7 atteintes neurologiques et 21 atteintes tendineuses, tandis que 11 rayons nécessitaient une couverture par lambeau. Le premier temps chirurgical était réalisé sous 24h avec mise en place de ciment armé sur broches. Le deuxième temps osseux était réalisé avec un délai moyen de 90 jours à compter de la chirurgie initiale. La reconstruction osseuse a été réalisée par un greffon autologue spongieux dans 15 cas et cortico-spongieux dans 10 cas.

La consolidation osseuse, définie par la continuité de 3 corticales sur 4 évaluées par deux chirurgiens indépendants sur des radiographies de face et de profil, était obtenue en moyenne en 91 jours sur 25 des 26 rayons. Dans le dernier cas, une régularisation a été réalisée pour sepsis. 5 autres rayons digitaux ont présenté des complications infectieuses, dont 4 associés à un défaut de couverture parmi lesquels 3 ont nécessité un lambeau itératif avec changement de ciment et 1 une cicatrisation dirigée sous antibiotiques. Le dernier a présenté des prélèvements peropératoires positifs lors du temps de greffe osseuse, son évolution a été favorable vers la consolidation sous antibiothérapie sans nécessiter de reprise chirurgicale

Cette étude apporte des arguments forts pour l’utilisation de la technique de membrane induite dans un contexte précis n’ayant que peu été étudié, et jamais avec une population de cette ampleur. Aucune donnée fonctionnelle n’est présentée dans cette étude en raison de lésions trop hétérogènes ne permettant pas une interprétation de ces dernières sur un échantillon de cette taille.

La technique de membrane induite est donc une technique fiable et adaptée à la prise en charge des pertes de substances osseuses traumatiques à la main en contexte aigü.
Marius BUFFARD (Lyon), Thibault DRUEL, Laurent MATHIEU, Aram GAZARIAN
15:59 - 16:05 #37016 - CO070 ARTHROPLASTIES MÉTACARPO-PHALANGIENNES EN URGENCE PAR IMPLANTS SILICONE DANS LE CADRE DE REIMPLANTATIONS PLURI-DIGITALES.
CO070 ARTHROPLASTIES MÉTACARPO-PHALANGIENNES EN URGENCE PAR IMPLANTS SILICONE DANS LE CADRE DE REIMPLANTATIONS PLURI-DIGITALES.

La prise en charge de traumatismes de la main avec destruction articulaire relève d'un challenge particulier. Cela est d'autant plus vrai en ce qui concerne les cas d'amputations pluri digitales. Lorsque l'ostéosynthèse n'est pas réalisable, celle-ci est habituellement supplée par des techniques d'arthrodèses, plus rarement de transferts articulaires ou encore d'arthroplasties. Ces techniques sont habituellement différées avec la mise en place première d’une fixation temporaire. Très peu de cas d’arthroplasties en urgence ont été rapportées dans la prise en charge de ces situations d'exception.

Nous présentons les résultats à 15 mois de recul de la réimplantation de 3 doigts avec mise en place de trois implants métacarpo-phalangiens silicone (Integra) réalisés en première intention chez un patient amputé des quatre doigts longs. L’index ayant bénéficié d'une régularisation selon Chase.

Après le succès vital des 3 doigts réimplantés, notre patient n’a pas présenté de complication infectieuse, aucune réintervention n’a été effectuée. Celui-ci a pu reprendre l’écriture 3 mois après la chirurgie et ses activités sportives à environ 1 an. Au dernier recul, il évaluait sa main à 80% par rapport au côté sain, L'EVA était à 0. L’arc de mobilité des métacarpo-phalangiennes était de 85° en moyenne, la force de la pince représentait 65% du côté sain. Le score de quickDASH au dernier recul était égal à 20.

Avec un retour rapide à une qualité de vie normale, la restauration de mobilités articulaires quasi complètes, d'une main fonctionnelle et sans douleur. Nos résultats semblent encourageants, en concordance avec les données de la littérature.

La mise en place en urgence de prothèses métacarpo-phalangiennes en silicone dans le cadre de de réimplantations pluri-digitales avec destruction articulaire semble représenter une alternative de prise en charge sérieuse à considérer.
Emilie MATHIEU (Toulouse), Mathieu GIRARD, Pierre MANSAT
16:05 - 16:07 Discussion commune.
16:07 - 16:13 #36900 - CO071 Etude rétrospective de l’effet du lipofilling de pulpe sur les troubles sensitifs après les lésions digitales distales.
CO071 Etude rétrospective de l’effet du lipofilling de pulpe sur les troubles sensitifs après les lésions digitales distales.

Les lésions distales des doigts sont fréquentes, elles peuvent entrainer à terme des troubles sensitifs pulpaires (hyperesthésie, dysesthésie , intolérance au froid) fonctionnellement gênants due à une cicatrice pulpaire. Le lipofilling est une technique peu invasive utilisée dans divers indications pour combler, améliorer la trophicité des tissus et traiter les douleurs neuropathique dans d’autres zones. Cette étude vise à évaluer l’effet du lipofilling pulpaire sur les troubles sensitifs secondaire à un traumatisme pulpaire.

Tous les patients âgée de plus de 7 ans, présentant une cicatrice pulpaire associée à des troubles sensitifs invalidants opérés d’ un lipofilling pulpaire sous anesthésie locale ou générale entre 2020 et 2023 ont été évalués rétrospectivement. La graisse était prélevée en face interne de genou et centrifugée avant réinjection. Les critères de jugement principales étaient les troubles sensitifs pulpaires évalués par le test s2PD, le score d’intolérance au froid (SCC Scale) et le monofilament à J0 , 3 mois et 6 mois. Les critères de jugement secondaires étaient la gêne fonctionnelle (questionnaire Q-Dash), la satisfaction post opératoire, les complications et la quantité de graisse réinjectée. Les jeunes enfants âgés de moins de 11 ans ont été évalués par questionnaire aux parents (difficulté pour couper l’ongle, sensibilité pulpaire). Une analyse comparative des critères de jugement a été réalisée.

6 patients âgés en moyenne de 33 ans ont été opérés sous anesthésie générale (2 patients) ou locale sédation (4 patients) dont 3 enfants et 3 adultes. 0.6 ml de graisse ont été réinjecté en moyenne. Aucune complication n’a été retrouvée. On ne retrouvait pas amélioration sur les troubles sensitifs pulpaires ( ∆ 2PDS moyen =0,25, P=1) , ∆ et sur les critères de jugements secondaires, ni sur l’hypersensibilité ou la qualité de vie(∆ quick dash moyen = 0 ;P=1). Un patient a bénéficié d’une 2-ème séance de lipofilling à 3 mois. La satisfaction des patients était de 5/10. On retrouvait une tendance à une meilleur amélioration chez les enfants via le questionnaire aux parents ( Oui/Non) : facilitation pour couper l’ongle , diminution des douleurs (Oui dans 100% des cas).

Actuellement, peu de traitement existe pour traiter ses troubles sensitifs pulpaires. Deux études de faible niveau de preuve ont montré une amélioration non significative des troubles sensitif ( 2PDS, hypersensibilité) grâce au lipofilling pulpaire. Dans notre étude cette tendance se retrouve chez les enfants et non chez les adultes.

Le lipofilling de pulpe ne semble pas améliorer les troubles sensitifs pulpaires chez les patients adultes ayant subi un traumatisme pulpaire cependant les résultats semblent être prometteur chez les enfants.
Clarisse MACNI (Marseille), Charlotte JALOUX, Najib KACHOUH
16:13 - 16:19 #37088 - CO072 Optimisation du lambeau libre cutané médialis pédis pour la couverture de la main.
CO072 Optimisation du lambeau libre cutané médialis pédis pour la couverture de la main.

Le lambeau cutané médialis pédis, décrit en 1990, initialement pour la couverture de l’arrière-pied et de la cheville, a secondairement été utilisé dans sa version libre pour la couverture de la main et des doigts. Cependant, les dimensions limitées de sa palette cutanée restreignent son utilisation. Nous avons réalisé une étude cadavérique afin de déterminer si la taille de la palette cutanée pouvait être augmentée.

Nous avons mené nos dissections sur des pièces anatomiques fraîches préalablement injectées de Microfil. Treize pièces ont été retenues. Notre hypothèse s’étaye sur nos constatations chirurgicales. Une deuxième perforante distale vascularisant la palette cutanée était systématiquement observée. Nos hypothèses sont de déterminer : - Si cette deuxième perforante est issue du même réseau vasculaire que celle décrite dans la technique de prélèvement du lambeau médialis pédis. -Si l’inclusion de cette deuxième perforante permet d’augmenter la taille de la palette cutanée du lambeau.

Lors de nos 13 dissections, nous avons toujours retrouvé la présence de cette deuxième perforante. Celle-ci était systématiquement reliée au réseau de la branche superficielle de l’artère plantaire médiale. Les injections à l’encre de chine ont permis de mettre en évidence une augmentation de la taille de la palette cutanée grâce à l’inclusion de ce deuxième vaisseau perforant.

Le lambeau cutané médialis pédis est un lambeau utile dans l’arsenal thérapeutique pour la reconstruction des pertes de substances de la main et des doigts. En effet, l’épaisseur de la palette cutanée ainsi que la texture et la couleur sont similaires avec la peau de la paume de la main et des doigts. De plus, aucun axe vasculaire principal n’est sacrifié lors du prélèvement de ce lambeau. La couverture du site donneur peut se faire simplement soit par fermeture directe soit avec une greffe de peau fine. Il y a peu de contre-indication de prélèvement excepté l’occlusion de l’artère tibiale postérieure et la présence d’un os naviculaire proéminent entraînant un risque d’ulcération escarre de la greffe de peau.

L’inclusion d’une deuxième perforante autorise la couverture de perte de substance plus large permettant une utilisation plus importante de ce lambeau.
Charlotte GABRIEL (Luxembourg, Belgique), Alban FOUASSON-CHAILLOUX, Thomas JAGER, Germain POMARES
16:19 - 16:25 #36890 - CO073 La recoupe artérielle pré-anastomotique est-elle systématique dans les revascularisations digitales ? Etude prospective, monocentrique et multidisciplinaire sur 46 mois.
CO073 La recoupe artérielle pré-anastomotique est-elle systématique dans les revascularisations digitales ? Etude prospective, monocentrique et multidisciplinaire sur 46 mois.

Malgré une anastomose artérielle optimale, certaines replantations échouent. L'objectif était d'évaluer l'influence du mécanisme lésionnel sur l'histologie artérielle et sur le succès ou l'échec anastomotique. Nous supposons que le mécanisme lésionnel influence les lésions histologiques artérielles et le succès microchirurgical.

Cette étude prospective monocentrique a inclus des patients présentant une lésion aigue traumatique artérielle de la main et du poignet. Une recoupe artérielle systématique des moignons proximaux et distaux était réalisée avant l’anastomose. Une analyse histologique des moignons était réalisée. Nous avons réalisé un suivi clinique avec une échographie de contrôle de perméabilité à 1 mois post opératoire.

De 2018 à 2022, 104 patients ont été inclus avec un recul de 12 mois. Macroscopiquement, 42,2% des berges étaient délabrées. L'analyse histologique était lésée à 74,3% : blast (100%) > section mécanique et électrique (92,3% ; 82,1%) > amputation mécanique et électrique (80% ; 66,7%) > section par verre (50%) > écrasement (33,3%). Les facteurs favorisant une analyse histologique saine sont : une section par verre (p<0,05 ; OR = 3,72) et l’âge du patient < 65 ans (p<0,01). Les facteurs de risque d'échec anastomotique sont un mécanisme lésionnel par amputation électrique (p<0,01, OR 8,19) et une longueur de la recoupe artérielle plus courte (p<0,02)).Le taux d’échec clinique est de 7,8% et le taux d’échec anastomotique échographiquement est de 10,4%.

Les lésions artérielles histologiques sont corrélées au mécanisme lésionnel. Une recoupe artérielle des moignons proximaux et distaux > 2mm est recommandée pour tous les mécanismes lésionnels avant une anastomose artérielle termino-terminale. Une recoupe > 4mm et un pontage systématique pour les amputations ou les blasts. Cette étude peut faire évoluer les pratiques chirurgicales.

Les lésions artérielles histologiques sont corrélées au mécanisme lésionnel. Une recoupe artérielle des moignons proximaux et distaux > 2mm est recommandée pour tous les mécanismes lésionnels avant une anastomose artérielle termino-terminale. Une recoupe > 4mm et un pontage systématique pour les amputations ou les blasts. Cette étude peut faire évoluer les pratiques chirurgicales.
Marine PICHONNAT (Besançon), Alexandre BUFFET, Franck MONNIEN, Sébastien AUBRY, Isabelle PLUVY, François LOISEL, Laurent OBERT, Séverine VALMARY-DEGANO, Ines REGAS
16:25 - 16:31 #37130 - CO074 WALANT versus ALR dans la cure chirurgicale du doigt à ressaut : douleur post-opératoire et vitesse de récupération fonctionnelle.
CO074 WALANT versus ALR dans la cure chirurgicale du doigt à ressaut : douleur post-opératoire et vitesse de récupération fonctionnelle.

La WALANT (wide-awake local anesthesia no tourniquet) est un outil utile dans la cure chirurgicale du doigt à ressaut permettant notamment de se passer du garrot pneumatique, source de douleur pour le patient en per opératoire, et d’assurer un champ opératoire exsangue grâce à la composante adrénalinée du produit utilisé. Cependant l’anesthésie loco-régionale (ALR) reste actuellement la technique anesthésique la plus répandue dans cette indication. Notre hypothèse était que la consommation d’antalgiques en post-opératoire et la durée de récupération fonctionnelle étaient moindres chez les patients opérés sous WALANT.

Il s’agissait d’une étude rétrospective comparative non randomisée et consécutive des patients opérés d’un doigt à ressaut ou plus sur une période de 30 mois par deux chirurgiens séniors, l’un opérant sous ALR effectuée par l’anesthésiste, l’autre sous WALANT effectuée par le chirurgien lui-même. Il y avait deux perdus de vue. Nous avons évalué la consommation post-opératoire d’antalgiques, le délai de reprise du travail, la fonction (Total active motion et quick-DASH) et la satisfaction globale de la chirurgie au dernier recul.

Nous avons inclus 11 patients dans le groupe WALANT avec 14 doigts opérés et 10 patients dans le groupe ALR avec 18 doigts opérés. Les groupes étaient comparables en terme d’âge, de sexe et de profession. Le garrot n’a été nécessaire dans aucun cas de chirurgie sous WALANT. Il existait davantage de patients n’ayant pas consommé d’antalgique en post opératoire dans le groupe WALANT que dans le groupe ALR (54% versus 18%, p=0,03). La douleur ressentie pendant l’anesthésie était significativement inférieure dans le groupe WALANT. En revanche, au recul moyen de 12 mois, les deux groupes ne différaient pas significativement en termes de délai de reprise du travail (2.3 jours versus 5.5 jours en moyenne dans les groupes WALANT et ALR), recours à des séances de kinésithérapie, satisfaction globale et quick-DASH.

La chirurgie du doigt à ressaut sous WALANT a montré dans notre étude des résultats fonctionnels aussi satisfaisants que la chirurgie sous ALR, tout en minimisant la douleur ressentie pendant le geste anesthésique et réduisant le recours aux antalgiques en post-opératoire.

La WALANT est une technique anesthésique constituant une bonne alternative à l'anesthésie loco-régionale conventionnelle à la lidocaïne dans la chirurgie du doigt à ressaut.
Camille COLOMBIES-VERRIER (Paris), Olivier FREAUD, Frédérique MAZODIER, Franck VERDONK, Alain SAUTET, Adeline CAMBON
16:31 - 16:37 #37102 - CO075 États des lieux des pratiques des chirurgiens du réseau FESUM sur les réparations nerveuses primaires des nerfs digitaux.
CO075 États des lieux des pratiques des chirurgiens du réseau FESUM sur les réparations nerveuses primaires des nerfs digitaux.

La suture epi-perineurale est admise comme un « Gold Standard » pour la réparation nerveuse primaire des nerfs collatéraux ou nerfs digitaux propres. Les mesures adjuvantes ou greffons suscitent plus de controverses dans la littérature. L’objectif de ce travail était de dresser un état des lieux des différentes pratiques et protocoles de réparation nerveuse primaire des nerfs digitaux auprès des chirurgiens de la main.

Un questionnaire « Google form » a été envoyé aux membres de la Fédération des services d’urgence de la main (FESUM). Les 25 questions de cette enquête portaient sur les participants (spécialité chirurgicale, âge, lieu d’exercice, diplôme, etc.), les techniques de réparation nerveuse et leur justification, ainsi que sur le suivi post-opératoire. Les résultats ont été traités et transmis par le logiciel « Google form ».

Parmi les 323 chirurgiens interrogés, 172 ont répondu, soit 53,2% de participation. La majorité utilise la technique par suture epi-perineurale seule pour réparer les lésions nerveuses sans perte de substance (51,2 %), mais aussi la suture associée au manchonnage veineux (25,6 %) et la suture associée à de la colle biologique (15,7 %). En cas de perte de substance nerveuse, les pratiques se répartissent entre greffe veineuse autologue, conduit synthétique et autogreffe nerveuse. Ce qui semble davantage primer pour les chirurgiens sont la fiabilité et la rapidité du geste technique. Le suivi post-opératoire est en majorité de 6 mois, néanmoins près d’un quart suivent un mois leur patient.

Le choix des chirurgiens du réseau FESUM semble pertinent, les SOS Main réalisant près de 60% des actes en urgence. Si la technique par suture seule est majoritairement utilisée dans les cas des réparations simples, le manchonnage veineux ou la colle biologique associés à la suture semblent en véritable essor. Il faut savoir néanmoins que les colles biologiques ne disposent aujourd’hui d’aucune Autorisation de Mise sur le Marché dans cette indication.

Cette étude apporte un éclairage sur les techniques au quotidien des chirurgiens de la main en matière de réparation des nerfs collatéraux digitaux. Comme la littérature récente sur les mesures adjuvantes et matériaux divers, cette enquête montre l’évolution des pratiques sur le terrain, à la frontière du « Gold standard » que constitue la suture epi-perineurale.
Marie LEGER (Rouen), Luc MEURIC, Octave DHELLEMMES, Fabrice RABARIN, Isabelle AUQUIT-AUCKBUR
16:37 - 16:42 Discussion commune.
Salle 252AB

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SFRM6
14:00 - 15:00

Session 4
Éducation thérapeutique

Modérateurs : Grégory MESPLIÉ (Kiné / orthésiste) (Biarritz), Serge ROUZAUD (kiné) (Pessac)
14:00 - 14:15 Informer, conseiller, former, éduquer. Marie-Charlotte BRANCHET (Ergothérapeute Cadre de santé) (Toulon)
14:15 - 14:25 Fiche prévention d’évaluation des connaissances du réseau prévention main en ile de France. Catherine LAFFARGUE (KINESITHERAPEUTE) (Champigny-sur Marne)
14:25 - 14:35 Éducation thérapeutique des patients en post opératoire immédiat - notre expérience à l'Institut de la Main Nantes Atlantique. Claude LE LARDIC (KINESITHERAPEUTE ORTHESISTE) (Nantes), Clotilde SANDER (kinésithérapeute) (Nantes)
14:35 - 14:45 Zoom sur l’intervention de l’ergothérapeute auprès des patients de rhumatologie à La Maison de l’Education Thérapeutique (MET) des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg. Marie SCHWEBEL (Ergothérapeute) (Strasbourg)
14:45 - 15:00 Discussion commune.
Salle 251
15:00

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CS-1
15:00 - 15:30

Conférence sociale.
« Main et Avenir », Lettre ouverte aux Chirurgiens.

Conférencier : Alain-Charles MASQUELET (Paris)
Alain-Charles MASQUELET (Paris), au terme de près de cinquante années d’activité, nous donnera sa pensée sur l’évolution de la Chirurgie non seulement avec le regard du chirurgien qui a tant apporté à notre spécialité mais aussi avec celui du philosophe qu’on lui connait moins.
Amphi Bleu

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SFRM7
15:00 - 16:00

Session 5
Fracture articulaire IPP

Modérateurs : Sylvain CELERIER (Kinésithérapeute) (Paris), Marc LEROY (Co-Gerant) (Institut de la Main Nantes-Atlantique)
15:00 - 15:10 Fracture de la base de P2, anatomie et diagnostic - Traitement chirurgical à ciel ouvert. Paul LEVET (Interne en chirurgie) (Marseille)
15:10 - 15:20 Traitement orthopédique par orthèse de traction. Maxime FOURMY (Kinésithérapeute-Orthésiste) (Marseille)
15:20 - 15:30 Traitement chirurgical par ligamentotaxor. Ludovic BINCAZ (Chirurgien) (Montélimar)
15:30 - 15:40 Rééducation dans le cadre d'un traitement par ligamentotaxor à propos de 10 cas. Julia CREMILLIEUX (exercice liberal) (Valence)
15:40 - 15:50 Reconstruction par greffon ostéochondral d’hémi hamatum. Lionel ERHARD (Chirurgien) (Lyon)
15:50 - 16:00 Fractures articulaires des IPP : Principes de rééducation et auto-rééducation. Cas particulier fracture articulaire IPP traitée par greffe Hamatum: Protocole de rééducation. A propos de 8 cas. Claude LE LARDIC (KINESITHERAPEUTE ORTHESISTE) (Nantes)
Salle 251
15:30

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CS-2
15:30 - 16:00

Conférence sociale.
Chirurgie plastique nomade. De la case de santé aux conflits armés: notre expérience sur 30 années.

Conférencier : Patrick KNIPPER (Ph) (Paris)
Patrick KNIPPER (Paris), chirurgien plasticien de renom formé à l’école de Boucicaut a sillonné le monde afin d’apporter son expertise en chirurgie reconstructrice des traumatismes conséquences des conflits armés ou de situations politiques nuisibles pour les populations.
Amphi Bleu
16:00

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CS-3
16:00 - 16:45

Conférence sociale.
"Mon expérience de patron du RAID"

Conférencier : Jean-Baptiste DULION (Bièvres)
Jean Baptiste DULION, un ancien membre de la DGSI, est à la tête d’une unité d’élite de la Police Nationale depuis 2017. Ainsi le RAID (Recherche Assistance Intervention Dissuasion) est bien souvent l’ultime ressource et comme le souligne son chef « après nous, il n’y a plus de recours ». Décisions en situation d’urgence, préparation mentale et physique, gestion du stress, prise en charge médicale des traumatismes sur le terrain d’opérations sont autant de points, parfois en commun avec le quotidien d’un chirurgien, que Jean Baptiste DULION nous exposera, fort de son expérience.
Amphi Bleu

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SFRM8
16:00 - 16:30

Conférence d'enseignement
Rôle des ligaments extrinsèques dans l'instabilité scaphoïde-lunaire.

Modérateurs : André GAY (Chirurgien Libéral) (Marseille), Claude LE LARDIC (KINESITHERAPEUTE ORTHESISTE) (Nantes)
16:00 - 16:30 Rôle des ligaments extrinsèques dans l'instabilité scaphoïde-lunaire. Philippe CUENOD (Chirurgien de la main) (Genève, Suisse)
16:20 - 16:25 Questions / Réponses.
Salle 251
16:30 Pause café - Visite des stands - Consultation des ePosters
17:00

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SFCM-1
17:00 - 18:30

Séance solennelle de la SFCM

Amphi Bleu

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SFRM9
17:00 - 17:35

Conférence d’enseignement
Les déformations des doigts

Modérateurs : Kursat ERDOGAN (Chef de Clinique - Assistant) (Strasbourg), Marie SCHWEBEL (Ergothérapeute) (Strasbourg)
17:00 - 17:30 Les déformation des doigts. Caroline LECLERCQ (Chirurgien main) (Paris), Fanny CARN (KINE ORTHESISTE) (Paris)
17:30 - 17:35 Discussion commune.
Salle 252AB
17:45

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AG-GEMMSOR
17:45 - 19:30

Assemblée Générale de la SFRM - GEMMSOR

Salle 252AB
18:00

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AG-FESUM
18:00 - 19:00

Assemblée Générale de la FESUM.

Salle 251
Mercredi 20 décembre
08:00

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CEJ-04
08:00 - 08:30

Conférence d'enseignement junior.
L’écho-chirurgie, de l’apprentissage à la pratique quotidienne.

Modératrice : Violaine BEAUTHIER-LANDAUER (Chirurgien libéral, PH en disponibilité) (Paris)
Il convient de préciser les aspects techniques de l’écho-chirurgie et pour ne pas se heurter à un « mur » dès les premières fois, Olivier Marès nous précisera sa stratégie d’apprentissage de cette nouvelle technique pour les chirurgiens.
08:00 - 08:30 L’écho-chirurgie, de l’apprentissage à la pratique quotidienne. Olivier MARÈS (Medecin) (Nîmes), Jean-Michel COGNET (Chirurgien Orthopédiste) (Reims)
Amphi Bleu

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CL8
08:00 - 10:00

Communications libres.
Arthroscopie.

Modérateur : Ahmed ZEMIRLINE (Chirurgien de la main) (Rennes)
Modératrice : Marion BURNIER (chirurgien senior) (Lyon)
Un aperçu des derniers travaux réalisés par les chirurgiens de la main autour du sujet de l'arthroscopie.
08:00 - 08:06 #37039 - CO088 Étude comparative intra-individuelle de l’arthroplastie par prothèse trapézo-métacarpienne (PTM) et de la trapezectomie partielle (TP) sous arthroscopie dans le traitement de la rhizarthrose chez le même patient.
CO088 Étude comparative intra-individuelle de l’arthroplastie par prothèse trapézo-métacarpienne (PTM) et de la trapezectomie partielle (TP) sous arthroscopie dans le traitement de la rhizarthrose chez le même patient.

La rhizarthrose est une affection fréquente touchant principalement les femmes âgées, et dont les formes résistantes au traitement médical nécessitent un traitement chirurgical. Aucune technique parmi la trapezectomie totale ou partielle, avec ou sans ligamentoplastie et la prothèse trapézo-métacarpienne, n’a clairement montré sa supériorité. L’objectif de cette étude est de comparer chez le même patient le traitement par trapézectomie partielle (TP) sous arthroscopie avec ligamentoplastie à l’abductor pollicis longus et du côté controlatéral un traitement par arthroplastie totale double mobilité trapézo-métacarpienne (PTM).

Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique comparative où chaque patient est son propre témoin. Nous avons inclus les patients opérés d’une PTM depuis 2018 avec suivi minimum de 9 mois et qui présentaient l’antécédent d’avoir été opéré d’une TP du côté controlatéral. Les caractéristiques de base, une évaluation de la douleur (EVA), le score de Kapandji, la mesure de la force globale et pince pollici-digitale ainsi que les scores du qDASH, PRWE et du Nelson Hospital ont été recueillis. Ces données ont été collectées en pré-opératoire, en post-opératoire et au dernier recul. Un score subjectif de satisfaction (de 0 à 100) a été utilisé et le côté préféré des patients a également été évalué au dernier recul.

Nous avons inclus 9 patients soient au total 18 colonnes du pouce avec 9 pouces traités par TP et 9 par PTM. Le groupe TP présente un âge moyen au temps de la chirurgie plus jeune avec 64,1 années (52 - 79) contre 71,1 années (56 - 86) pour le groupe PTM. Le suivi moyen est de 7.7 ans (3 – 13.5) pour le groupe TP contre 1.1 (0.75 – 3.75) pour le groupe PTM. Pour le groupe TP, on note une diminution significative de la douleur (p<0,008), et des scores du qDASH (p<0,02) et PRWE (p<0,01) en post-opératoire et au dernier recul par rapport à l’état pré-opératoire. Au dernier recul, nous ne retrouvons pas de différence significative entre les groupes TP et PTM sur l’échelle de douleur, le score de Kapandji, la force, ni sur les scores de qDASH, PRWE et NHS. Les deux techniques présentent des scores subjectifs de satisfaction élevés 98.7 % et 97.6 %. Cependant 66.7% des patients ont déclaré préférer le côté opéré d’une PTM, contre 33.3 % pour la TP.

L’originalité de l’étude est la comparaison intra-individuelle pour le traitement de la rhizarthrose. L’efficacité des techniques par TP et PTM est concordante avec les résultats de la littérature. La technique par PTM semble emporter la préférence subjective des patients cependant la technique par TP est moins invasive.
Nizar TOUATI (Versailles), Pierre DESMOINEAUX, Tiphanie DELCOURT, Nicolas PUJOL
08:06 - 08:12 #35811 - CO089 Targeted partial arthroscopic trapeziectomy with temporary distraction : A retrospective study with a minimum 5-year follow-up.
CO089 Targeted partial arthroscopic trapeziectomy with temporary distraction : A retrospective study with a minimum 5-year follow-up.

Multiple procedures are described for trapeziometacarpal joint arthritis but none has shown a clearly defined superiority. Trapeziectomy provides a good therapeutic option and a durable outcome. However, trapeziectomy failures represent a real therapeutic challenge, for which there are many solutions with unsatisfactory results. Different arthroscopic methods for treating trapeziometacarpal joint arthritis have been described, some added therapeutic options such as tendon interposition , interposition implants, transplantation of chondrocytes but none of these has shown clinical superiority. Simple arthroscopic debridement seems to have a lasting and effective analgesic effect on osteoarthritis pain in this joint. We proposed targeted partial arthroscopic trapeziectomy with temporary distraction (TPATD) as a minimally invasive treatment option for trapeziometacarpal joint arthritis. Although our technique has shown effective results, our average follow-up was only 38 months (3 years). We studied 23 patients with a minimum of 5 years of follow-up to evaluate the long-term effectiveness of this technique and its survival rate. We believe that the TPATD achieves an improvement of the pain and also allows to postpone more invasive surgical procedures.

We conducted a retrospective, monocentric study using our consultation files from March 2011 to May 2022. Patients were included when their follow-up exceeded 5 years. All patients with 5-year follow-up and without data in our files were asked to return for a consultation. We considered it a failure of our technique when a second procedure was necessary for a patient.

The recent pain, grip and pinch grip strength measurements were compared with the preoperative measurements for patients who did not have secondary surgery. Of the 28 eligible patients with a minimum follow-up of 5 years, 23 could be reviewed. Five patients out of 23 had a revision procedure. The 5-year survival rate was 78%. There had been significant improvement in pain and the Quick Disabilities of the Arm, Shoulder and Hand (Q-DASH) score. There were three postoperative complications in the 23 reviewed patients, one complex regional pain syndrome and hyperesthesia of the sensory branch of the radial nerve in two patients.

The management of trapeziometacarpal osteoarthritis in young, hard-working patients remains a problem especially considering the long term. Trapeziectomy represents a permanent but invasive solution with complications that are difficult to manage. TPATD represents a solution for patients who do not want a prosthetic replacement or trapeziectomy in earlier stages of trapeziometacarpal joint osteoathritis. However, the patient must be warned of the possible risk of failure, around 20%.
Jean-Baptiste DE VILLENEUVE BARGEMON (Marseille), Charlotte JALOUX, Elise LUPON, Emile DOBELLE, Michel LEVADOUX
08:18 - 08:22 Discussion commune.
08:22 - 08:28 #37041 - CO091 ARTHROSCOPICALLY ASSISTED SCAPHOID NONUNION TREATMENT. CASE SERIES WITH SHORT TERM RESULTS.
CO091 ARTHROSCOPICALLY ASSISTED SCAPHOID NONUNION TREATMENT. CASE SERIES WITH SHORT TERM RESULTS.

Nonunion is one of the most common and challenging complications of scaphoid fractures. Since scaphoid fractures occur more commonly in young individuals, appropriate treatment is necessary in order to restore carpal biomechanics and prevent the adverse sequelae of scaphoid nonunion advanced collapse that ultimately leads to wrist arthritis. Wrist arthroscopy is a minimally invasive technique that causes minimal damage to the soft tissues and enables direct visualization of the nonunion site, evaluation of the need for autologous grafting and reduction under direct visualization

This was a retrospective study. The data of patients with scaphoid nonunion that underwent arthroscopically-assisted fixation with autologous grafting from 2019 to 2022 at our center were collected and analyzed. The sample size consisted of 22 patients (19 males – 3 females). The mean age of the patients was 27 years of age (range=18-44). Diagnosis was made with x-ray and computed tomography (CT) imaging. In 13 patients the fracture was located at the waist and at 9 patients at the proximal pole. Autologous graft was used in all cases (7 from iliac crest, 11 from distal radius, 4 from olecranon). The average time from injury to surgery was 12 months (range=4-60). At the beginning of operation, dry wrist arthroscopy is performed with evaluation and thorough debridement of the nonunion site. Then, under mini C-arm fluoroscopy, closed reduction and osteosynthesis with cannulated screw or k-wires takes place. Autologous bone graft is inserted under arthroscopically control, before tightening the screw. The minimum follow-up was set to 6 months, with monthly radiological and clinical evaluation. The parameters that were included in the study were the time to union, post-operative pain with Visual Analogue Scale (VAS) score, the range of motion (wrist flexion and extension deficits) and functional outcomes measured with Mean Disabilities of the Arm, Shoulder, and Hand (QuickDASH) and MAYO Wrist score (MWS).

Demographic data showed that at 29.4% of the patients the dominant hand was involved, at 41.18% the right extremity and that 52.94% of the patients were high demand manual workers. The mean follow-up was 12.9±6.8 months (range=6-23). Union was achieved at 88.2% of the sample (20 of 22 patients) at a mean of 8 ±2.6 weeks. Union was confirmed with radiologic evaluation for most patients and CT was needed for 3 patients. The extension deficit was 11±3.2 degrees and the flexion deficit 18±3.6 compared to the contralateral side. Functional outcome was significantly improved with mean QuickDASH decrease from 27.32±9.32 pre-operatively to 4.99±5.21 (p<0.001) and mean MWS increase from 52.63±18.3 to 87.22±13.25, p<0.001. Pain was, also, significantly decreased from 4.82±1.3 to 1.77±1.56, p<0.001

Arthroscopically assisted fixation of acute scaphoid fractures and nonunion is a well-established surgical technique. Thorough debridement of the nonunion site with minimal soft tissue interruption lead to an optimal result in all our patients.

The results of the present study are in line with current literature, indicating that wrist arthroscopy is a valuable tool in the setting of scaphoid nonunion, providing satisfactory functional outcomes
Kanellos PANAGIOTIS (Kifisia, Grèce), Tetsios GEORGE, Syngouna SOPHIA
08:28 - 08:34 #36996 - CO093 Intérêt de l’assistance arthroscopique dans le traitement des luxations et fractures-luxation Péri-lunaires fraîches : à propos de 58 cas.
CO093 Intérêt de l’assistance arthroscopique dans le traitement des luxations et fractures-luxation Péri-lunaires fraîches : à propos de 58 cas.

La réduction et fixation à ciel ouvert des luxations et fractures luxations péri-lunaires (LPL-FLPL) fraiches du carpe était jusqu’à présent la méthode de référence. Plusieurs auteurs ont rapporté leur expérience d’un traitement purement arthroscopique (ARIF) ou sous assistance arthroscopique (AARIF). Nous rapportons notre expérience à propos de 58 as.

58 patients ont été reçus dans la semaine suivant l’accident pour luxation péri-lunaire (55 hommes – 3 femmes), l’âge moyen était de 32 ans. Le recul moyen était de 21 mois (minimum : 6 mois, maximum : 79 mois). 30 patients ont pu être revus cliniquement et radiologiquement.

Le score clinique moyen était de 73 % (Maxi : 94, Mini : 38). L’arc moyen de flexion – extension était de 83°.Le pourcentage moyen de force de serrage de poigne était de 65 %. L’EVA douleur moyenne était de 1,4 /10. Les résultats radiologiques sont présentés.

Inclure l’arthroscopie dans la prise en charge des LFP-FLPL présente plusieurs avantages, notamment l’élimination de l’hématome intra-articulaire et le diagnostic exhaustif des lésions. A la suite des travaux de plusieurs auteurs, nous confirmons sur un nombre de cas significatifs, l’absence de complications radiologiques majeures et / ou de lésions passées inaperçues. La moyenne du résultat clinique est similaire à ce que l’on peut observer d’un traitement à ciel ouvert réussi d’une LFP-FLPL mais le nombre de complications majeures est extrêmement réduit.

Les auteurs recommandent l’utilisation de l’arthroscopie, isolée ou associée, dans la prise en charge des LFP-FLPL fraiches.
Guillaume HERZBERG (Lyon), Marion BURNIER, Lyliane LY, Louis DUCHARNE, Yadar IZEM
08:34 - 08:40 #37094 - CO092 Prise en charge des pseudarthroses du scaphoïde carpien en technique arthroscopique : à propos de 105 cas.
CO092 Prise en charge des pseudarthroses du scaphoïde carpien en technique arthroscopique : à propos de 105 cas.

une pseudarthrose du scaphoïde peut évoluer vers une arthrose radio puis médio-carpienne en l’absence de prise en charge adaptée. Le traitement peut faire appel à une ostéosynthèse avec ou sans greffe, le greffon osseux pouvant être non vascularisé, vascularisé pédiculé ou libre. En quelques années, la prise en charge arthroscopique de ces pseudarthrose s’est diffusée. Nous rapportons ici notre expérience de cette technique.

depuis 2013, nous utilisons la technique arthroscopique pour la prise en charge des pseudarthroses du scaphoïde. Les critères d’inclusion étaient une pseudarthrose du scaphoïde de plus de 6 mois sans arthrose associée. Le suivi clinique a évalué la force, les amplitudes articulaires, la douleur ainsi que le score de DASh et le PRWE. Les patients ont bénéficié d’une radiographie et d’un scanner en pré-opératoire. Un scanner était systématiquement réalisé 3 mois après l’intervention pour s’assurer de la consolidation osseuse. La Classification de Schernberg a évalué le niveau lésionnel. L’angle radio-lunaire, scapholunaire, et intra-scaphoidien latéral ont été utilisés pour évaluer l’existence d’un cal vicieux résiduel. La technique chirurgicale consistait en une stabilisation par broche ou vis avec greffe osseuse sous contrôle arthroscopique. Le greffon osseux était prélevé à la face dorsale du radius distal.

110 patients ont été inclus de janvier 2013 à décembre 2022. 5 patients ont été perdus de vue. 105 patients ont été suivis et revus. Le recul moyen était de 14 mois. La moyenne d’âge était de 27 ans. La durée moyenne de la pseudarthrose avant chirurgie était de 20 mois (6 – 180). Suivant la classification de Schernberg, le niveau lésionnel était le suivant : type i : 7 cas, type II : 50 cas, type III : 46 cas, type IV : 2 cas. L’ostéosynthèse a été réalisée par vissage simple 17 fois, par vis plus greffe osseuse 24 fois, par broches plus greffe osseuse 61 fois et pas une association vis plus broche plus greffe osseuse 3 fois. La consolidation a été obtenue chez 99 patients sur 105 (94.3%). Tous les tests cliniques ont été améliorés avec diminution de la douleur et augmentation de la force au JAMAR.

l’arthroscopie est utilisée pour la prise en charge des pseudarthroses du scaphoïde carpien depuis une dizaine d’année en pratique courante. Il s’agit d’une technique mini-invasive qui respecte la vascularisation du scaphoïde. Cette technique chirurgicale est reproductible et obtient actuellement le meilleur taux de consolidation comparée aux autres techniques existantes. Il est possible de l’utiliser quelque soit le niveau lésionnel, l’ancienneté de la pseudarthrose ou l’importance de la perte de substance que ce soit en première intention ou en reprise d’échec d’une première chirurgie pour cure de pseudarthrose.
Jean Michel COGNET (Reims), Anaîs DE BIE, Jean Baptiste FACON, Xavier MARTINACHE, Pascal LOUIS
08:40 - 08:44 Discussion commune.
08:44 - 08:50 #37053 - CO094 Traitement de l'instabilité scapholunaire: importance du ligament dorsal intercarpien et « portrait-robot » d’une technique chirurgicale idéale sur-mesure en 2023.
CO094 Traitement de l'instabilité scapholunaire: importance du ligament dorsal intercarpien et « portrait-robot » d’une technique chirurgicale idéale sur-mesure en 2023.

La biomécanique de l’instabilité scapholunaire post traumatique (ISLPT) demeure incomplètement comprise. Diverses techniques chirurgicales ont été décrites et les résultats cliniques à moyen et long terme sont insuffisants. L’utilisation accrue de l’arthroscopie et les descriptions anatomiques cruciales du Dorsal-Capsulo-Scapholunate-Septum (DCSS) et du ligament intercarpien dorsal (DIC) ont radicalement modifié l’approche du traitement de l’ISLPT. Les objectifs sont de décrire le cahier des charges que devrait remplir toute technique chirurgicale de stabilisation scapholunaire dans l’état actuel des connaissances et de proposer un algorithme de traitement basé sur la preuve (evidence based practice).

Sur la base d’une étude anatomique dynamique réalisée par 2 des coauteurs, et d’une revue de la littérature, nous décrivons les structures ligamentaires qui doivent être idéalement ciblées dans toute chirurgie de stabilisation scapholunaire (SL).

La section séquentielle des ligaments intrinsèques et extrinsèques dorsaux a montré, dans les ISLPT de grade élevé (supérieurs aux grades EWAS IIIB) : -Le rôle secondaire et mineur du ligament interosseux scapholunaire (LIOSL) dorsal. -Le rôle majeur du DIC et notamment de sa portion proximale, le ligament scapholunotriquétral. Une revue de la littérature montre non seulement l’importance du complexe scapholunaire dans la stabilité SL mais également celui des mécanorécepteurs proprioceptifs du DCSS. Enfin, les ligaments palmaires distaux (STT) et la portion palmaire du LIOSL n’ont pas de rôle biomécanique établi.

Diverses techniques à ciel ouvert ou arthroscopiques sont régulièrement décrites, rendant le consensus difficile. Un cahier des charges que doit remplir la technique chirurgicale optimale semble donc nécessaire. Cette technique doit: -être idéalement arthroscopique (préservation des mécanorécepteurs proprioceptifs du DCSS). -permettre la stabilisation ou la reconstruction du DIC dans les grades EWAS élevés. -dans tous les cas permettre la stabilisation du DCSS et dans une moindre mesure la portion dorsale du LIOSL. La nécessité de stabiliser ou de reconstruire les ligaments palmaires n’est pas établie.

Selon cette analyse, un algorithme de traitement pourrait être proposé avec un choix sur-mesure de la technique en fonction du stade EWAS. Dans les stades EWAS I à IIIB, les techniques arthroscopiques classiques de réparation capsulo-ligamentaires (ADCLR) sont suffisantes, avec ou sans brochage intercarpien. Le brochage scapholunaire isolé peut être proposé dans les formes aigues. Dans les stades EWAS IIIC et IV, les techniques ciblant le DIC sont nécessaires (suture capsuloligamentaire dorsale modifiée élargie, plicature du DIC, « super capsuloplastie », ligamentoplasties … ) Dans les stades plus avancés (EWAS IV+), les ligaments extrinsèques radiocarpiens doivent être reconstruits en plus du DIC (ligamentoplasties ciblées).
Ahlam ARNAOUT (Paris), Gustavo GOMEZ RODRIGUEZ, Alvaro MURATORE, Christophe MATHOULIN
08:50 - 08:56 #37050 - CO095 Plicature arthroscopique du ligament intercarpien dorsal pour le traitement des instabilités scapholunaires de grade élevé : description de la technique et résultats préliminaires.
CO095 Plicature arthroscopique du ligament intercarpien dorsal pour le traitement des instabilités scapholunaires de grade élevé : description de la technique et résultats préliminaires.

Le traitement de l’instabilité scapholunaire (ISL) fait toujours débat. De nombreuses techniques chirugicales ont été décrites et les résultats à moyen et long termes sont souvent décevants. Le rôle central du ligament intercarpien dorsal (DIC) dans les instabilités de grade élevé est par ailleurs admis à la suite d’études anatomiques dynamiques récentes. L’objectif est de décrire la procédure de plicature arthroscopique du DIC (ADICP) et d’en présenter les résultats préliminaires.

Les patients ayant bénéficié de la technique ADICP pour des ISL de grade équivalent ou supérieur à IIIC selon la classification de la société européenne d'arthroscopie du poignet (classification EWAS), évalués à un recul minimal d’un an ont été rétrospectivement inclus. Le stade EWAS était confirmé en peropératoire, et deux sutures arthroscopiques capsulo-ligamentaires dorsales (ADCLR) élargies convergentes ont été réalisées. La stabilisation de l’espace scapholunaire (SL) par traction sur les 2 sutures (plicature du DIC) était vérifiée en per opératoire ; elle était jugée complète (C= complete), satisfaisante (G= good), ou incomplète (F= fair). Les évaluations cliniques et para cliniques ont été réalisées en préopératoire, à 3 mois, 6 mois et un an post opératoires.

Douze patients ont été inclus. Le délai moyen entre chirurgie et traumatisme était de 8,5 mois. Il a été observé en peropératoire neuf instabilités scapholunaires EWAS IIIC et trois EWAS IV. La stabilisation de l’espace SL était jugée complète dans 10 cas, satisfaisante dans 1 cas et incomplète dans 1 cas. Au recul de 1 an et par rapport à l’évaluation préopératoire, et en moyenne : la douleur évaluée sur échelle visuelle analogique (EVA) a diminué de 69%, la force de préhension a augmenté de 24,3% ; l’extension n’a pas significativement été modifiée, et la flexion a diminué de 16,8%. Le test de Watson était positif dans 11 cas en préopératoire ; il était négatif dans 10 de ces cas au dernier recul. Enfin, le Mayo Wrist Score moyen a augmenté de 26,64%.

Les traitements des ISLPT précédemment décrits sont intrusifs, nécessitant souvent la dissection d’éléments stabilisateurs cruciaux et les résultats à moyen et long termes sont souvent insuffisants (ligamentoplasties à ciel ouvert ou arthroscopiques). La technique ADCLR et sa modification élargie ont par ailleurs montré des résultats satisfaisants. Il a également été démontré par des études anatomiques récentes, le rôle central du DIC dans les ISL de grade élevé. L’ADICP est une technique originale alternative, qui présente les avantages d’une procédure mini-invasive arthroscopique permettant de retendre et stabiliser efficacement le DIC, tout en évitant les complications liées aux tunnels osseux des ligamentoplasties. Cependant, à l'instar des autres techniques de "retente" des structures capsuloligamentaires dorsales larges du complexe scapholunaire, elle semble corrélée à une diminution des mobilités en flexion. Ces techniques ne devraient être indiquées que dans les grades élevés d'ISL.

L'ADICP est une procédure reproductible qui cible le DIC. Les résultats préliminaires sont satisfaisants et montrent une efficacité sur la stabilisation scapholunaire. Un recul plus élevé et une série plus large sont néanmoins nécessaires pour conclure.
Ahlam ARNAOUT (Paris), Christophe MATHOULIN
08:56 - 09:02 #36663 - CO096 Mesure échographique de la capsule dorsale après réparation arthroscopique capsulo-ligamentaire dorsale pour rupture du complexe scapho-lunaire.
CO096 Mesure échographique de la capsule dorsale après réparation arthroscopique capsulo-ligamentaire dorsale pour rupture du complexe scapho-lunaire.

Les ruptures du ligament scapho-lunaire sont des lésions fréquentes, souvent diagnostiquées tardivement et pouvant évoluer vers une arthrose radio-carpienne. Différentes techniques chirurgicales ont été utilisées, mais l'arthroscopie du poignet a permis le développement de techniques moins invasives, et diminuant les raideurs post-opératoire. Des études récentes ont révélé que la stabilité de l'articulation scapho-lunaire dépend du complexe scapho-lunaire plutôt que du seul ligament inter-scapho-lunaire (LISL). La réparation arthroscopique capsulo-ligamentaire dorsale (RACLD) a été proposée comme approche chirurgicale efficace. Le contrôle de l’efficacité de ces gestes chirurgicaux sur les parties molles reste difficile à démontrer notamment en l’absence de distasis scapho-lunaire. L’échographie peut nous permettre d’analyser les ligaments extrinséques dorsaux et ainsi de confirmer l’efficacité des gestes sous arthroscopie dans la cicatrisation du complexe scapho-lunaire dorsal. Cette étude vise à évaluer la cicatrisation capsulo-ligamentaire sous échographie et les résultats cliniques après RACLD.

Une étude rétrospective a été menée sur une population de patients ayant subi une RACLD entre septembre 2020 et février 2022, dans 2 centres mais par un seul opérateur. La technique chirurgicale utilisée a suivi le protocole décrit par C. Mathoulin. Un suivi échographique a été réalisé toutes les 6 semaines post-opératoire pendant 6 mois pour évaluer l'épaisseur de la capsule dorsale. Elle était définie par l’épaisseur entre le bord postérieur du semi-lunaire de face, et la partie superficielle de la capsule à sa perpendiculaire dans le plan transversale, et l’épaisseur entre la corne postérieur du semi-lunaire et la partie la plus dorsale de la capsule en sagittal. Une évaluation clinique par les scores Quick DASH et PRWE a également été réalisée dans le même temps.

Quinze patients ont été inclus dans l'étude entre septembre 2020 et février 2022. L'âge moyen était de 33,4 ans, et les symptômes évoluaient en moyenne depuis 14,9 mois. L'épaisseur de la capsule dorsale, mesurée en moyenne à 0,27cm en sagittal, et 0,22cm en transversale était significativement augmentée durant la phase cicatricielle, avec une apogée à 6 semaines post-opératoire (0,60 en sagittal et 0,47 en transversal), avant de retrouver des valeurs normales à 6 mois de l’intervention (0,29cm en sagittal et 0,26cm en transversal). Les scores fonctionnels ont montré une amélioration significative à 3 mois et 6 mois post-opératoires. L’amélioration moyenne du PRWE était de 27 points à 3 mois post-opératoire et de 45,5 à 6 mois post-opératoire. Quant au Quick DASH, son amélioration moyenne était de 12,7 à 3 mois et de 19,7 à 6 mois.

Les mesures échographiques semblent donc confirmer l’existence d’une réaction cicatricielle, hypertrophique, les premières semaines post-opératoires, et donc la cicatrisation des moignons ligamentaires du LISL avec les ligaments extrinsèques et la capsule articulaire. Les résultats cliniques ont également montré une amélioration significative de la fonction du poignet. Cette étude soutient l'utilisation de la RACLD comme approche chirurgicale efficace pour les ruptures du ligament scapho-lunaire, avec des résultats encourageants en termes de cicatrisation et de fonction du poignet. Elle décrit par ailleurs l’intérêt d’un suivi post-opératoire échographique. Des études prospectives avec des échantillons plus importants sont nécessaires pour confirmer ces résultats.

Les résultats de cette étude montrent un épaississement de la capsule dorsale les 3 premiers mois après une RACLD, associé à de bons résultats fonctionnels. Ils sont en adéquation avec les connaissances actuelles sur la biomécanique du poignet, et apportent un argument supplémentaire légitimant la réalisation d’une RACDL pour la prise en charge des lésions aiguës ou chroniques du complexe scapho-lunaire. Ce travail apporte par ailleurs un usage supplémentaire de l'échographie dans la chirurgie du membre supérieur.
Alexandre CERLIER (Marseille), Florent ANGER
09:02 - 09:08 #35813 - CO097 Are we correctly assessing scapholunate injuries under arthroscopy?
CO097 Are we correctly assessing scapholunate injuries under arthroscopy?

In their article, the authors compare the radiological and arthroscopic signs of scapholunate (SL) instability1. Currently, the European Wrist Arthroscopy Society (EWAS)/International Wrist Arthroscopy Society (IWAS) study group has developed a 5-stage classification (EWAS Classification), based anatomically on the sequential sectioning of the SL capsuloligamentary elements 2. According to the EWAS, to note a difference between stages 4 and 5, it will be necessary to verify the presence or absence of radiological signs of SL instability such as an SL gap or a dorsal intercalated segmental instability deformity. Stages 3A, 3B and 3C are therefore not expected to have any visible radiological abnormalities.

In our opinion, the SL gap is not a contributing factor to radioscaphoid osteoarthritis as shown by Watson with his elliptical configuration of the two interlocking spoons3. To ensure that the radiological signs and the assessment of the SL lesions under arthroscopy correspond, we compared their Scapholunate angle (SLA). The limit between stages 4 and 5 may seem thin and unspecific. Therefore, we performed this analysis initially on a personal series of 44 patients in stages 3A (three patients), 3B (12 patients), and 3C (29 patients). Two out of three patients in stage 3A had a SLA > 70° (66%), as did 11 out of 12 patients in stage 3B (92%), and 19 out of 29 patients in stage 3C (66%). In contrast, there were never any cases with a radiolunate angle (RLA) < -10°. Furthermore, we considered that in order to differentiate between stages 4 and 5, it was necessary for an SLA > 70° and an RLA < -10° to be considered stage 54.

In total, we compared 68 patients who could be considered arthroscopically as stages 4 or 5. Twelve of them (18%) had altered RLA and SLA angles (stage 5), 42 of them (62%) had an SLA > 70°, and 14 of them had no radiological abnormalities. However, we do not believe that patients with SL instability at stages 3 or 4 will be treated differently based on whether or not they have radiological abnormalities.

From these observations, we can affirm that radiological abnormalities may be present even in stages less advanced than stage 5, and thus the EWAS classification does not fully represent the reality of sequential ligamentous section. Moreover, we can see that these radiological abnormalities do not follow a linear phenomenon in the evolution of the stages of chronic SL instability and can appear in any stage in a non-exponential way concerning the ALS. However, the appearance of an abnormality of the RLA appears during the most severe forms of SL instability. Although the study by Messina et al. found significant differences for SL gap and SLA2, we believe that the use of other angles (such as the radiolunate or posterior radioscaphoid angle5) seem more adapted and specific to SL instability at risk of osteoarthritis. These remarks go against this study reporting that the SLA seems more representative than the RLA1.

Currently, there is no consensus on the standards of the different carpal angles and the correlation of the lesion visible under arthroscopy, and the radiological abnormalities are not yet clear from the literature. Further studies are needed to better understand the complex SL capsuloligamentous biomechanics and thus identify the indices of SL instabilities with high potential for wrist osteoarthritis.
Jean-Baptiste DE VILLENEUVE BARGEMON (Marseille), Michel LEVADOUX
09:08 - 09:13 Discussion commune.
09:13 - 09:19 #35738 - CO098 Suture arthroscopique dans la prise en charge des instabilités médiocarpiennes palmaires : une étude prospective.
CO098 Suture arthroscopique dans la prise en charge des instabilités médiocarpiennes palmaires : une étude prospective.

Les instabilités médiocarpiennes sont des entités rares et complexes dans leur prise en charge diagnostique et thérapeutique. La principale expression clinique représente une douleur ulnaire du poignet associées ou non à un ressaut audible par le patient. Il s’agit d’une instabilité intracarpienne non dissociative, entraînant une perte de transmissions des contraintes mécaniques entre la première et la deuxième rangée des os du carpe sans atteintes des ligaments interosseux intrinsèques. Dans cette étude, nous exprimerons les résultats d’une étude prospective sur 1 an d’une suture arthroscopique de ce complexe ligamentaire.

Il s’agit d’une étude monocentrique prospective avec une inclusion entre Mars 2013 et Mars 2023. Les critères d’inclusions était la présence d’une instabilité médiocarpienne palmaire, avec présence ou non d’un ressaut douloureux. Pour être inclus, les patients devaient tous présenter une IRM ou un arthroscanner confirmant le diagnostic en préopératoire et éliminant toute autre étiologie. La technique était intégralement réalisée sous arthroscopie, et consistait en une plicature et réparation de la capsule palmaire à travers une voie d'abord palmaire centrale, et un contrôle optique dorsal. L’ensemble des patients a été opéré par deux chirurgiens entraînés et habitués à l’arthroscopie de poignet. Une fois opérés, les patients étaient suivis en consultation systématiquement à 3 mois, à 6 mois et à 1 an. Secondairement, les patients ont tous étaient recontacté en Mars 2023 par appel téléphonique pour rechercher l’apparition ou la réapparition d’un ressaut ressenti par le patient lors de l’inclinaison ulnaire.

Notre cohorte rassemblait 12 patients (8 hommes et 4 femmes) pour une moyenne d’âge était de 27,5 ans. Le délai moyen avant la chirurgie était de 4,75 mois. Il n’y a pas eu de perdus de vus durant notre suivi et la dernière inclusion de patient a eu lieu en Janvier 2021. Neuf patients présentaient un ressaut spontané à l’inclinaison ulnaire, 2 patients présentaient un ressaut reproductible au midcarpal shift test et un patient ne présentait pas de ressaut. Au dernier recul, les mobilités moyennes passaient de 51° à 70° en extension et de 49° à 59° en flexion. La force de serrage moyenne passait de 17 à 32 kg. Le QuickDASH moyen passait de 44,51 à 7,95. L'échelle numérique de la douleur moyenne passait de 3,9 à 0,8. Lors du suivi, aucune complication peropératoires n’a été recueillie. Après appel téléphonique, sur un suivi moyen de 46,2 mois, aucun patient ne présentait un ressaut cliniquement perceptible lors des activités de la vie quotidienne. Tous les patients ont pu être contactés.

Actuellement, les instabilités médiocarpiennes sont peu étudiées dans la Littérature, mais cela peut s’expliquer par la rareté de cette lésion et notamment son diagnostic difficile. Le principal avantage de notre technique est l’utilisation de l’arthroscopie permettant une reconstruction conservatrice du plan capsuloligamentaire antérieure. En comparaison avec la plicature capsuloligamentaire palmaire par chirurgie ouverte, en plus d’un avantage esthétique certain, nous pensons que cet abord limité permet de mieux conservés les amplitudes articulaires. Dans le cas de déformations statiques irréductibles en VISI, il est conseillé de réaliser une arthrodèse intracarpienne.

L’instabilité médiocarpienne palmaire reste une entité clinique rare au diagnostic difficile et avec une prise en charge complexe. En l’absence de déformation statiques sur les radiographies, la suture arthroscopique du plan capsuloligamentaire palmaire semble être une solution fiable, sûre et efficace, améliorant les amplitudes articulaires en comparaison aux autres techniques évaluées.
Lorenzo MERLINI (Paris), Jean-Baptiste DE VILLENEUVE BARGEMON, Mathilde GRAS, Ahlam ARNAOUT, Christophe MATHOULIN
09:19 - 09:25 #37054 - CO099 Limites de l'arthrodèse partielle arthroscopique du poignet et proposition de guidelines pour optimiser la technique : Série rétrospective de 15 cas et revue de la littérature.
CO099 Limites de l'arthrodèse partielle arthroscopique du poignet et proposition de guidelines pour optimiser la technique : Série rétrospective de 15 cas et revue de la littérature.

L’arthrodèse partielle du poignet est essentiellement indiquée dans le traitement des arthroses post traumatiques qui ne touchent que certaines parties de l’articulation (SLAC/SNAC). Les techniques traditionnelles à ciel ouvert sont des procédures invasives associées à une raideur postopératoire, une perte de force de préhension et un taux de pseudarthrose significatifs. L’arthrodèse partielle arthroscopique du poignet (APAP) est une procédure séduisante qui permettrait de limiter l'agression des tissus et d’obtenir un résultat fonctionnel optimal. Cependant, les séries publiées montrent certaines limites : temps opératoire très long, complications liées aux matériel… L'objectif ici est d'établir des guidelines afin d’optimiser cette technique sur la base d’une série rétrospective de cas et d’une revue de la littérature.

Tous les cas d’APAP opérés par les auteurs entre 2019 et 2021 ont été revus avec un recul minimal d’un an. Le temps de chirurgie, l’utilisation d’une greffe osseuse, la scaphoïdectomie ouverte ou arthroscopique, le type d’ostéosynthèse, le taux de pseudarthrose ainsi que le taux de reprise chirurgicale ont principalement été pris en compte. La douleur sur l'échelle visuelle analogique (EVA), la force de préhension, l'amplitude des mouvements et le Quick Dash ont également été étudiés.

Quinze cas d'APAP ont été inclus. Le diagnostic initial était une SLAC III dans 8 cas, une SNAC III dans 3 cas, une arthrose médiocarpienne dans 3 cas et une SNAC II dans 1 cas Une scaphoïdectomie à ciel ouvert et une fixation par vis percutanées ont été réalisées dans tous les cas. Une greffe osseuse prélevée au niveau de la métaphyse radiale a été utilisée dans 6 cas. Neuf interventions ont été réalisées sans greffe osseuse. Le temps opératoire moyen était de 104’, 103’ dans le groupe sans greffon et 105’ dans le groupe avec greffon. Deux pseudarthroses ont été observées dont une a nécessité une seconde intervention. Le délai de retour au travail était de 8,5 mois en moyenne. Le Quick Dash moyen a diminué de 79,8 %. L'EVA moyenne a diminué de 82,15 % et la force de préhension a augmenté de 88 %.

Le temps opératoire diminue significativement après 5 interventions pour un chirurgien et n'est pas significativement plus élevé dans le groupe avec greffe. Par ailleurs, les séries pionnières d’APAP concluent toutes au niveau technique élevé requis pour entreprendre cette chirurgie Une scaphoïdectomie ouverte a été réalisée dans tous les cas et semble faire diminuer temps opératoire. Des cas d’ossifications post opératoires hétérotopiques et de conflit radioscaphoïdien sont décrits dans la littérature après scaphoïdectomie arthroscopique. Le temps opératoire dans le groupe avec greffe n'était pas significativement supérieur à celui du groupe sans greffe. Néanmoins, l'utilisation systématique d'un dispositif percutané spécifique pour prélever et introduire le greffon semble être un bon outil pour gagner du temps opératoire. Le taux de pseudarthrose n'est pas plus élevé dans le groupe sans greffe. La résection sous-chondrale économique semble diminuer le taux de pseudarthrose même lorsque le greffon n'est pas utilisé. Le faible taux de pseudarthrose semble corrélé à l'utilisation systématique de vis pour stabiliser la fusion.

Nous conseillons d'optimiser la technique d’APAP comme suit : 1)Le niveau de compétence en arthroscopie du poignet doit être d’emblée avancé (niveau III de Tang et Higgins). 2)La greffe n'est pas systématique. Une résection économique sous-chondrale est suffisante. 3)Si une greffe est toutefois nécessaire, les dispositifs percutanés de prélèvements déjà décrits sont utiles pour réduire le temps opératoire. 4)Une scaphoïdectomie ouverte est recommandée. La scaphoïdectomie arthroscopique semble être corrélée au conflit radio-scaphoïdien et augmente le temps opératoire. 5)L'utilisation de vis est recommandée afin de limiter le taux de pseudarthrose et d’éviter les complications liées aux broches
Clement PRENAUD (Paris), Ahlam ARNAOUT, Lorenzo MERLINI, Christophe MATHOULIN
09:25 - 09:31 #35839 - CO100 Étude comparative des protocoles d'immobilisation après suture arthroscopique des lésions périphériques et fovéales du TFCC : étude d'une cohorte de 387 patients.
CO100 Étude comparative des protocoles d'immobilisation après suture arthroscopique des lésions périphériques et fovéales du TFCC : étude d'une cohorte de 387 patients.

The triangular fibrocartilage complex (TFCC) is the main stabilizer of the distal radio-ulnar joint. Moreover, there are no studies focused on the subject, leading to a strong disparity in postoperative protocols. In this study, we compare the postoperative results of arthroscopic suturing of the TFCC of peripheral and proximal lesions according to 3 methods of immobilization (6 weeks wrist immobilization (Group 1), ), 3 weeks wrist and elbow immobilization then 3 weeks wrist immobilization (Group 2), 6 weeks wrist and elbow immobilization (Group 3)) .

We performed a single-center, retrospective, comparative study with an inclusion period of January 2015 to December 2021. The lesions were classified according to the Atzei classification with peripheral or foveal lesions. Patients were divided into 3 groups based on postoperative immobilization. The primary outcome was the QuickDASH (Disabilities of the Arm, Shoulder and Hand), and as secondary outcomes, range of motion (°), Grip strength (kg), pain (NRS), the presence of distal radioulnar joint (DRUJ) instability, and postoperative complications were analyzed. After the operation, the patients were systematically followed-up at 3 months, 6 months and 1 year. The data collected are at 1 year of postoperative follow-up.

We included 387 patients in our study, with an average age of 32,6 years. A total of 302 peripheral lesions and 85 foveal lesions were included. Concerning “peripheral” population, the difference in the QuickDASH was significantly different between the 3 groups with a greater improvement in the group 2. The group 2 differed from the others in having less postoperative pain but less recovery of grip strength and flexion. Concerning “foveal” population, the difference in the QuickDASH was significantly different between the 3 groups, with a greater improvement in group 1 with lower pain in this group.

With the results of this study, we propose to carry out an immobilization 3 weeks wrist and elbow then 3 weeks only wrist for the peripheral lesions and an immobilization 6 weeks of the pronosupination for the foveal lesions of TFCC.
Benjamin DUFOURNIER (Paris), Jean-Baptiste DE VILLENEUVE BARGEMON, Christophe MATHOULIN, Mathilde GRAS, Ahlam ARNAOUT, Lorenzo MERLINI
09:31 - 09:37 #37096 - CO101 Résultats de la lunarectomie isolée sous arthroscopie dans la maladie de Kienböck de stade IIIa/IIIb de la classification de Lichtman.
CO101 Résultats de la lunarectomie isolée sous arthroscopie dans la maladie de Kienböck de stade IIIa/IIIb de la classification de Lichtman.

L’objectif était d’évaluer les résultats de la lunarectomie arthroscopique chez les patient présentant une malade de Kienböck de stade IIIa/IIIb de la classification de Lichtman.

Il s’agit d’une étude observationnelle au fil de l’eau monocentrique. Tous les patients ayant bénéficié d’une lunarectomie arthroscopique dans le cadre d’une maladie de Kienböck symptomatique, de stade IIIa/IIIb de la classification de Lichtman ont été inclus. L’évaluation clinique des patients a été réalisée en utilisant le score de DASH et le MAYO Wrist Score. L’évaluation radiologique a été réalisée à partir de la mesure des angles radioscaphoïdien et de l’index de Youm.

Quinze patients ont été inclus. L’âge moyen était de 37,6 ans (20-55). Le recul moyen était de 39 mois (20-61) L’intensité douloureuse pré-opératoire moyenne était de 7,5/10 (7-8), elle était de 1,8/10 (1-3) en post-opératoire. Le DASH pré-opératoire moyen était de 66/100 ; il était de 18/100 en post-opératoire. Le Mayo Wrist Score pré-opératoire moyen était de 10/100 ; il était de 60/100 en post-opératoire. Le secteur de mobilité articulaire du poignet en flexion/extension pré-opératoire moyen était de 57,5° (20°-70°) ; il était de 76° (30°-130°) en post-opératoire. La force de préhension pré-opératoire moyenne était de 16,7 kg (5-40) ; elle était de 27,5 kg (15-38) en post-opératoire. L’index de Youm pré-opératoire moyen était de 0,48 ; il était de 0,46 en post-opératoire. L’angle radioscaphoïdien pré-opératoire moyen était de 67° ; il était de 68° en post-opératoire.

La lunarectomie isolée pour le traitement de la maladie de Kienböck au stade IIIa /IIIb est un traitement controversé. D’abord condamnée par Stahl et Therkelsen, plusieurs auteurs ont, plus récemment rapporté leurs bons résultats cliniques. L’arthroscopie est un outils déjà utilisé à titre diagnostic pour améliorer l’évaluation des lésions ostéochondrales mais la littérature ne rapporte que peu son utilisation thérapeutique. Notre série présente l’originalité de la réalisation de la lunarectomie arthroscopique.

La lunarectomie est une intervention qui permet une diminution importante de la douleur et de recouvrer une fonctionnalité satisfaisante. La réalisation de cette intervention sous arthroscopie permet d’améliorer l’évaluation des lésions chondrales. C’est un geste arthroscopique simple et rapide et qui n’est pas grevée de complications dans notre série.
Jean-Baptiste FACON (Reims), Jean-Michel COGNET, Pascal LOUIS, Xavier MARTINACHE
09:37 - 09:42 Discussion commune.
09:42 - 09:48 #36843 - CO102 Étude prospective de 58 doigts à ressaut opérés en mini-open, analyse des complications et de leur traitement.
CO102 Étude prospective de 58 doigts à ressaut opérés en mini-open, analyse des complications et de leur traitement.

This prospective study analyzes trigger finger surgery (or constrictive tenosynovitis) of the long fingers flexor system. This intervention has a reputation of simplicity which, in daily practice, seems erroneous to us. The analysis of the complications of 58 patients operated between the end of 2019 and the end of 2020 made it possible to highlight some complications predictive factors and to analyze their treatment.

58 patients were operated on between December 2019 and December 2020, by the same operator, in mini-open mode under WALANT anesthesia or wrist block. The preoperative factors that we analyzed and which could influence the postoperative course were the duration of the symptoms, the preoperative mobility, the number of prior infiltrations. The intraoperative factors were the delaminated aspect (or not) of the flexor digitorum superficialis tendon (FDS), the persistence of a flexum, or a jump, the need of a resection of the ulnar band of the FCS tendon. the complications that we analyzed are the painful flexum of the proximal interphalangeal joint, skin adhesions, bending limitations, persistent of minimal trigger finger. The patients were followed for one year, first on day 3, ten at 6 weeks, 3 months and one year. The follow-up methods would change depending on the complications.

49 patients had at least one infiltration and 20 more than one, the preoperative flexum greater than or equal to 10° were 35 cases, 90% of the patients with more than one infiltration (2 or more) had a flexum and intraoperative lesions of the FDS tendon. The duration, number of infiltrations and flexum were correlated to more complications, we had to perform 3 resections of the ulnar band because of a persistent trigger finger and/or flexum 31 patients needed physiotherapy more than 6 weeks, 14 needed mainly extension orthotics either with Levam blades and/or Cappener braces.

Flexor system tenosynovitis surgery can have complications that need to be anticipated and treated. The number of infiltrations, the interval between the start of the symptoms and the surgery, the preoperative flexion level and the integrity of the FCS were decisive in the quality of the postoperative course. Taking these elements into account is essential to anticipate the recovery times needed by patients and to adapt our postoperative care. Furthermore, the scar, although minimal, evolves over 6 or 8 months. This is well known by plastic surgeons but may sometimes be unknown by orthopedists.

No surgery is benign. A release of the flexor tendon system, although technically simple, requires surgical precautions and sometimes specialized physiotherapy and/or orthopaedic care. It could be interesting to study the pre- and postoperative ultrasound aspects of the FDS tendon and asses its return to normal morphology. We must be careful to infiltrate our patients too often, even our rheumatologist colleagues are aware of this. Finally, ultrasound surgery, although very attractive, requires specialized care both in carrying out the procedure and in managing its complications. This is what will always make the difference between hand surgeons and radiologists or rheumatologists.
Erle WELTZER (Pessac), Benjamin SOMMIER, Pierre MOUTON, Florent DEVINCK, Eric MAURICE, Elias T. SAWAYA, Stéphane JOULIÉ, Jean Maxime ALET, Serge ROUZAUD
09:48 - 09:54 #37048 - CO103 Pathogénicité des sésamoïdes de l’articulation métacarpo-phalangienne du pouce (A propos d’une série de 13 patients. Étude rétrospective 2012-2022).
CO103 Pathogénicité des sésamoïdes de l’articulation métacarpo-phalangienne du pouce (A propos d’une série de 13 patients. Étude rétrospective 2012-2022).

Les os sésamoïdes sont parties intégrantes de l’articulation métacarpo-phalangienne du pouce et peuvent être impliqués dans certaines pathologies du pouce. L’implication des sésamoïdes y semble sous-estimée.

Nous rapportons une série des 13 patients (9 femmes et 4 hommes) et 14 pouces opérés (dont un patient opéré bilatéralement) pour une arthrose métacarpo-sésamoïdienne isolée, soit impliquée dans d’autres pathologies du pouce. L’âge moyen est de 60,58 ans (entre 37 et 83 ans). Nous limiterons l’analyse dans cette série aux seuls cas chirurgicaux où l’exérèse du sésamoïde de l’articulation métacarpo-phalangienne du pouce a dû être réalisée. Cette série couvre une période de 10 ans, à savoir de 2012 à 2022 ; elle est liée à l’activité d’un seul opérateur. Au moment de l’intervention 9 patients (69,23%) étaient en activité professionnelle, dont 8 patients (61,53%) exerçaient une activité professionnelle manuelle sollicitante, physique ou répétitive. Seuls 2 patients (15,38%) présentaient des antécédents traumatiques.

Le diagnostic posé a été établi cliniquement et à l’aide d’examens complémentaires. Ces examens ont été réalisés en fonction de l’anamnèse, de l’examen clinique et orientés au cas par cas. Chez 78,57% des patients l’exérèse du sésamoïde du pouce a été effectuée sur la main dominante. Dans notre série, nous avons constaté en per-opératoire l’arthrose métacarpo-sésamoïdienne sur les 14 pouces opérés associée à déformation arthrosique majeure du sésamoïde externe. Tous les sésamoïdes excisés avait un taille d’un centimètre et plus. Le suivi post-opératoire dans notre étude en moyen est de 71,7 jours (entre 13 et 300 jours). Dans la période post-opératoire immédiate nous avons constaté : disparition immédiate de phénomène de ressaut, régression et disparition définitive de douleurs localisées à l’articulation métacarpo-phalangienne du pouce, mobilité non douloureuse du pouce, amélioration de la fonctionnalité globale de la main (force globale, pince pouce-index), récupération complète de la mobilité de la colonne du pouce opéré (sauf contexte de déformations arthrosique du pouce chez 4 personnes retraitées), reprise de travail - le délai moyen de la reprise de travail est de 3 semaines (entre 2 et 6 semaines).

Notre série a confirmé les résultats de plusieurs études antérieures décrites dans la littérature : présence constantes des deux sésamoïdes, participation du sésamoïde externe dans le phénomène de ressaut en 71,42% de notre étude. Les résultats de notre série et les résultats publiés dans la littérature nous encouragent à défendre la libération du tendon long fléchisseur du pouce au niveau de poulie A1 associée à sésamoïdectomie, dans ces cas de déformation arthrosique du sésamoïde externe.

Les résultats de sésamoïdectomie associée à libération du tendon long fléchisseur du pouce au niveau de la poulie A1 semblent encourageants vu le soulagement immédiat et définitif des douleurs. Nous espérons que cette étude permettra une prise en charge plus ciblée de certains ressauts du tendon long fléchisseur du pouce, grâce à une analyse plus fine de la causalité des ressauts, et cela malgré la rareté de ce type de pathologie (14 pouces chez 13 patients opérés en 10 ans).
Tatiana TUNI (Strasbourg), Oleg TUNI, Martine DURY
09:54 - 10:00 Discussion commune.
Salle 252AB

"Mercredi 20 d\u00e9cembre"

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CG-5
08:00 - 08:45

Session communications libres GEMMSOR 1

Modérateurs : Michel CHAMMAS (Chirurgien Orthopédique) (Montpellier), Nathalie POIRIER COUTANSAIS (KINESITHERAPEUTE ORTHESISTE) (Trelaze)
08:00 - 08:10 Raisonnement clinique et qualité métrologique des tests orthopédiques de la main : quadrant radial. Jean LICHTLE (kinésithérapeute) (Paris)
08:10 - 08:20 Mobilisation protégée immédiate post-opératoire après réinsertion du tendon distal du biceps brachial. Dominique THOMAS (orthésiste) (Grenoble)
08:20 - 08:30 Evaluation de l'apport du DIU européen de rééducation et d'appareillage en chirurgie de la main. Audrey LOUIS (Nevers)
08:30 - 08:40 #36971 - COG3 Le cinquième rayon de la main: une importance fonctionnelle méprisée ?
Le cinquième rayon de la main: une importance fonctionnelle méprisée ?

Le cinquième rayon de la main est indispensable au bon fonctionnement de la préhension, Il est indispensable pour le verrouillage des prises, pour la force de préhension, pour l’écriture et pour la prise de gros objets cylindriques. Cependant, sa fonction semble sous-estimée par la population générale, y compris chez les médecins. Nous émettions l’hypothèse que le cinquième rayon de la main était considéré par la population comme étant le moins important.

Il s’agit d’une étude observationnelle par diffusion d’un questionnaire anonyme à différentes catégories de population : chirurgiens orthopédistes, médecins, paramédicaux, profanes ; évaluant notamment l’importance dont sont hiérarchisés les doigts et pour quelles raisons ils sont ainsi classés.

Il apparaissait que 63,3% de la population considérait le pouce comme étant le doigt le plus important de la main et 53,9% de la population estime que le cinquième rayon était le moins important.

Seuls les chirurgiens orthopédistes considéraient l’auriculaire comme étant un doigt important au sein de la main. Il semble que notre formation et nos apprentissages impliquent de comprendre les mécanismes de la préhension. Cette formation nous apprend à considérer le 5ème doigt comme important par rapport à l’index notamment. Les autres populations médicales, paramédicales et les « profanes » ne partageaient pas cette analyse.

Le cinquième rayon est considéré comme inutile par la population générale, mais aussi par les professionnels de santé. Il n’y a que pour les chirurgiens orthopédistes que le 5ème doigt reste important et utile.
Anne-Laure CANN (Brest), Dominique LE NEN, Hoël LETISSIER
08:40 - 08:45 Discussion commune.
Salle 251

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CI-1
08:00 - 10:00

Conférences Programme Infirmier

08:00 - 10:00 Introduction. Germain POMARES (Chirurgien) (Luxembourg, Luxembourg)
08:00 - 10:00 Apparition de la chirurgie ambulatoire et évolution des pratiques au fil du temps. Michel MERLE (Luxembourg, Luxembourg)
08:00 - 10:00 Résultats de l’enquête menée auprès des membres de la SFCM. Germain POMARES (Chirurgien) (Luxembourg, Luxembourg)
08:00 - 10:00 Six années après l'ouverture du service de chirurgie ambulatoire des Hôpitaux Robert Schuman - Luxembourg : le bilan. Laurent RENARD (Responsable d anesthésie) (Luxembourg, Luxembourg)
08:00 - 10:00 La pratique de l’ambulatoire en service d’hospitalisation : la gestion du patient et du périhospitalier . Lalia SEKKIL (Infirmière Responsable Adjointe) (Luxembourg, Luxembourg)
08:00 - 10:00 Anesthésie Loco-Régionale et chirurgie ambulatoire : la pratique du CHRU de Nancy. Lionel ATHLANI (Professeur des Universités Praticien Hospitalier) (Nancy)
08:00 - 10:00 « L’appel du lendemain »: intérêts et bénéfices ? Benoit PEDEUTOUR (Chirurgien de la main) (Aix-en-Provence)
08:00 - 10:00 Conclusion.
08:00 - 10:00 Discussion.
Salle 253
08:30

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TR-4
08:30 - 09:00

Table ronde
Traumatisme du membre supérieur de l’enfant, comment éviter les séquelles à l’âge adulte ?

Modérateur : Pascal JEHANNO (DOCTEUR) (Paris)
Trop souvent, la correction de déformations traumatiques de l’enfant est laissée à la croissance mais malheureusement, ce n’est pas aussi simple et il n’est pas rare que le chirurgien orthopédique adulte doive prendre en charge des complications évolutives qui auraient pu être plus idéalement prises en charge initialement. P. Jehanno et son équipe de chirurgiens infantiles nous mettront en situation de staff avec des « flash-backs » instructifs et démonstratifs.
08:30 - 09:00 Traumatisme du membre supérieur de l’enfant, comment éviter les séquelles à l’âge adulte ? Pascal JEHANNO (DOCTEUR) (Paris), Franck FITOUSSI (PUPH) (Paris), Stéphanie PANNIER (PU-PH) (Paris), Marie LE MAPIHAN (Assistant Spécialiste) (Paris), Marine GABAI (interne) (Paris), Louis-Charles CASTEL (Docteur Junior) (Paris)
Amphi Bleu
09:00

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CL6
09:00 - 10:00

Session commune GEM - GEMMSOR
La maladie de dupuytren.

Modérateurs : Renaud DUCHÉ (Chirurgien Plastique + Ortho) (Avignon), Maxime FOURMY (Kinésithérapeute-Orthésiste) (Marseille)
09:00 - 09:30 Trucs et astuces dans la chirurgie de la Maladie de Dupuytren. Renaud DUCHÉ (Chirurgien Plastique + Ortho) (Avignon)
Avec l’analyse d’un questionnaire adressé à tous les membres de la SFCM, R Duché nous donnera les tendances actualisées du traitement de cette maladie et nous révèlera ses « trucs et astuces » fort utiles à un jeune chirurgien de la main.
09:30 - 09:39 Flare réaction post-opératoire de la maladie de Dupuytren. Laura EMMERICH-LE DREN (MK) (Auxerre)
09:39 - 09:48 Dupuytren : Les attelles sont-elles sur-employées après chirurgie ? revue de littérature. Denis GERLAC (Masseur - Kinésithérapeute) (Echirolles)
09:48 - 09:57 Particularités de prise en charge rééducative de formes sévères de maladie de Dupuytren avec lambeau cross finger. Simona AUDEMAR (medecin) (Lamalou les Bains)
09:57 - 10:00 Discussion commune.
Amphi Bleu
10:00 Pause café - Visite des stands - Consultation des ePosters
10:30

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CE-06
10:30 - 11:10

Conférence d'enseignement avancée.
Complications des prothèses partielles et totales du poignet.

Modérateurs : Philippe BELLEMÈRE (chirurgien de la main) (Nantes), Alain TCHURUKDICHIAN (Chirurgien Gérant) (Dijon)
De conception récente, les prothèses de poignet qu’elles soient totales ou partielles ne sont pas dénuées de complications. Il importe de savoir les éviter par une technique et des indications précises et y apporter des solutions thérapeutiques. Guillaume Herzberg nous fera part de sa longue expérience dans ce domaine.
10:30 - 11:10 Complications des prothèse partielles et totales de Poignet. Guillaume HERZBERG (Professeur) (Lyon), Marion BURNIER (chirurgien senior) (Lyon)
Amphi Bleu

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CL9
10:30 - 11:20

Communications libres.
Divers.

Modérateurs : Franck FITOUSSI (PUPH) (Paris), Stéphane GUÉRO (Chirurgien) (Paris)
Un aperçu des derniers travaux réalisés par les chirurgiens de la main autour de thématiques variées.
10:30 - 10:36 #36906 - CO104 Components and impact of the patient-surgeon relationship- a review.
CO104 Components and impact of the patient-surgeon relationship- a review.

The patient surgeon relationship plays a central role in the health system. For example, it has an influence on patient satisfaction, compliance with treatment and dealing with complications. This relation may influence treatment outcome and has financial and legal implications. This issue is poorly evaluated in residency curriculums and examinations. There are very few review articles about this subject. We therefore present a review of literature to update important data concerning patient surgeon relations from year 2000 to 2023.

Searches were conducted using Pubmed, and Google scholar with the following keywords in the titles: “surgeon”, “patient”, “relation/relationship” and “communication”, and “outcome”. Irrelevant articles were excluded according to title or abstract by two independent reviewers.

82 articles were selected for analysis. There was only one single systematic review article published in 2013 for patient-surgeon relation. Others were expert opinions, case series and, and comparative studies.

We classified the patient surgeon relationship using the timeline of this relation. The steps include choose of the surgeon by the patient, consultation, surgical session, post-surgical follow-up. In each phase, relevant articles were presented and discussed. Role of social media, internet, local reputation of the surgeon is discussed as factors influencing the selection of the surgeon by the patient. During consultation talking to and informing the patient with appropriate verbal and body language and shared decision making considering both preference of the patient and medical guidelines was discussed. Spirituality and cultural issues, language barriers and effect of sex difference between surgeon and patient were noted. Relation between other professionals like anesthetists, psychologies, physiotherapists, operating room personnel and the surgeon relative to patient was discussed. During post-surgical follow up, managing the complications, legal issues and return to previous activity were discussed. The importance of using the instruments for measuring this relationship including “patient reported experience / outcome measures”, “patient satisfaction measures” and “empathy measures” were insisted. The role of artificial intelligence and tele-medicine in this relation were explained.

Patient-surgeon relationship is critical to build trust, empathy, valid informed consent and patient centered informed-shared decision making. This review highlights the fact that surgeon with poor interpersonal and communication skills cannot be qualified anymore as competent. PROMs and PREMS are essential tools to measure the quality of the relationship between patients and surgeons.
Mohammadreza AZARPIRA (Meulan-en-Yvelines), Gregory KATZ, Shady CHIKHANI, Camilo CHAVES, Thierry DUBERT
10:36 - 10:42 #37135 - CO105 Étude épidémiologique descriptive rétrospective en chirurgie de la main : Analyse de l'évolution de la prise en charge de certaines affections courantes en chirurgie de la main en France entre 2009 et 2021.
CO105 Étude épidémiologique descriptive rétrospective en chirurgie de la main : Analyse de l'évolution de la prise en charge de certaines affections courantes en chirurgie de la main en France entre 2009 et 2021.

La main, en raison de sa localisation et de son importance fonctionnelle, est exposée quotidiennement à des traumatismes pouvant causer des lésions diverses. Environ 1 400 000 urgences de la main sont recensées chaque année en France par la Fédération des services d'urgences de la main (FESUM). Cependant, la chirurgie de la main ne se limite pas aux situations d'urgence. La chirurgie programmée, également appelée chirurgie "froide", représente une part importante de l'activité des chirurgiens de la main. L'objectif de cette étude est d'analyser l'évolution de certains actes emblématiques et courants de la chirurgie de la main au cours de la dernière décennie en France.

Il s'agit d'une étude épidémiologique rétrospective descriptive portant sur la prise en charge de certaines affections courantes en chirurgie de la main entre 2009 et 2021. Les données ont principalement été obtenues auprès de l'Agence Technique de l'Information sur l'Hospitalisation (ATIH) grâce à la Classification Commune des Actes Médicaux (CCAM). Les 34 cotations étudiées concernent la prise en charge chirurgicale des plaies de la main, les replantations digitales, le traitement des fractures de la main et de l'extrémité distale de l'avant-bras, le traitement chirurgical du syndrome du canal carpien, le traitement chirurgical de la rhizarthrose, et l'arthroscopie du poignet. Toutes ces données ont été rapportées à la population générale (source : INSEE) et exprimées en nombre d'actes pour 100 000 habitants. Nous avons analysé l'évolution de ces cotations dans le temps et réalisé des comparaisons entre les centres privés et publics.

Notre étude a mis en évidence plusieurs évolutions notables entre 2009 et 2021, parmi lesquelles les suivantes : Une augmentation de plus de 73% de la prise en charge chirurgicale des plaies de la main, avec une augmentation plus marquée dans le secteur privé, représentant 70% de cette activité en 2021. Une diminution continue du nombre de réductions orthopédiques des fractures de la main depuis 2009, tant dans le secteur public que privé. Une réduction de moitié du nombre de réductions orthopédiques des fractures de l'extrémité distale de l'avant-bras. Un renversement complet du ratio brochage/plaque pour les ostéosynthèses des fractures de l'extrémité distale de l'avant-bras, passant de 2,2 brochages pour 1 plaque en 2009 à 2,4 plaques pour 1 brochage en 2021. Une augmentation lente mais constante de la chirurgie endoscopique du canal carpien, passant de 31% à 38%. Une augmentation trois fois plus importante des arthroplasties du pouce par rapport aux trapézectomies, avec les arthroplasties devenant 4 fois plus fréquentes que les trapézectomies en 2021. Un doublement du nombre d'arthroscopies du poignet.

Ces données chiffrées et objectives confirment certaines impressions subjectives et viennent étayer les observations cliniques.

La chirurgie de la main connaît une évolution relativement rapide, avec un bouleversement de certaines indications en l'espace d'une décennie.
Harouna ABDOULAYE DIALLO (Saint-Brieuc), Ahmed ZEMIRLINE
10:42 - 10:48 #33979 - CO106 L'european board of hand surgery (EBHS), pour qui, pourquoi et comment?
CO106 L'european board of hand surgery (EBHS), pour qui, pourquoi et comment?

La chirurgie de la main devient une sous-spécialité à part entière. La Fédération des Sociétés Européennes de Chirurgie de la Main (FESSH) a donc développé un examen commun : le diplôme de l'European Board of Hand Surgery (EBHS) nous relatons ici le vécu et les trucs et astuces pour préparer au mieux et réussir cet examen.

Le processus de candidature, les minima nécessaires, le déroulement de l'examen écrit puis pratique et oral sont décrits. Les trucs et astuces de candidats venant de 5 pays différents sont ensuite expliqués. Le ressenti et le vécu de l'examen est ensuite rapidement exposé. Finalement les statistiques de 2019 à 2022 sont analysées.

En 2022, 108 candidats de 14 pays différents ont passé l'examen écrit virtuel le 18 mars. 77 candidats ont réussi l'écrit et ont passé les examens oraux et pratiques, qui se sont déroulés sur trois jours au Collège royal des chirurgiens Anglais à Londres du 3 au 5 juin. Après trois jours de quiz rigoureux de la part de 33 examinateurs à travers l'Europe, 65 candidats ont réussi la sélection et ont reçu leur diplôme avant de profiter du congrès annuel de la FESSH et l'IFSSH à Londres.

L'EBHS est un examen bien complexe et seuls 31 Français ont réussi jusqu'à présent. Il nécessite une quantité de travail importante. Cependant, l'absence de cours aide à compartimenter la charge de travail sur une période limitée. Même si le processus de révision et l'examen ont été difficiles, le fait de passer avec succès de l'autre côté a été une expérience enrichissante grâce à laquelle se gagne la confiance en notre formation chirurgicale, des relations précieuses qui, sans aucun doute, profitent aux carrières et permettent de construire un réseau international de nouveaux amis et collègues.

Élever la norme mondiale et européenne de la chirurgie de la main nécessite une collaboration internationale. L'EBHS est un excellent exemple de cet objectif grâce à la normalisation du niveau d'éducation en chirurgie de la main par-delà des frontières, contribuant ainsi à faire de cette spécialité une entité à part entière revêtant importance et indépendance.
Mahdi SIALA (Toulouse)
10:48 - 10:54 #36859 - CO107 Faut-il encore convier les patients en réunion de service pluridisciplinaire ?
CO107 Faut-il encore convier les patients en réunion de service pluridisciplinaire ?

Les réunions de service en présence des patients sont une pratique traditionnelle dans les services de chirurgie, permettant une réflexion collégiale et une formation des internes. Cette pratique accorde au patient un temps personnalisé d’examen et d’écoute, avec une réflexion thérapeutique centrée sur son individualité. Pourtant, de nombreux hôpitaux ont abandonné cette pratique. Cette étude prospective a pour objectif de démontrer un ressenti positif pour les patients, pour déterminer si cette pratique doit perdurer.

Les patients inclus de manière prospective étaient conviés en réunion de service par leur chirurgien sur une période consécutive de 6 mois. Ils présentaient des pathologies complexes et chroniques du membre supérieur (plexus, poignet douloureux, séquelles de traumatismes lourds, algodystrophie, etc). Un questionnaire anonyme leur a été soumis portant sur leur ressenti lors de la consultation, leur gêne ou leur anxiété, l'impact sur leur compréhension de la pathologie et des options de traitement, ainsi que leur confiance et leur adhésion au traitement proposé. Les réponses ont été analysées de façon descriptive.

43 patients ont été inclus, d’âge moyen 38 ans. Parmi eux, 9 avaient déjà participé à la réunion de service. Concernant le ressenti, 28% des patients se sont déclarés légèrement anxieux et 4% ont été gênés par la réalisation de l’examen clinique. Concernant leur pathologie, 87% des patients ont estimé que la réunion avait contribué à une meilleure compréhension de leur pathologie et des traitements possibles. Enfin, cet échange a renforcé la confiance en leur chirurgien et leur adhésion au traitement dans respectivement 71% et 78% des cas.

L’approche globale centrée sur le patient est de plus en plus recommandée dans les prises en charges actuelles. La participation des patients améliore leur compréhension de leur pathologie et leur adhésion au traitement. Ce temps dédié leur permet de poser des questions parfois non abordées en consultation. Enfin, la participation de chirurgiens seniors et d’autres spécialistes (radiologues, médecin rééducateurs, algologues, para-médicaux) permet de conforter le patient quant aux décisions thérapeutiques. Peu d’études en chirurgie ont été faite sur le sujet, hormis en cancérologie.

Cette étude montre un impact positif pour les patients de leur visite en réunion de service. Cette pratique, utile tant pour les chirurgiens que pour l’enseignement des internes, conserve donc toute sa place pour permettre aux patients d’être de meilleurs acteurs de leur prise en charge.
Marie LE MAPIHAN (Paris), Adeline CAMBON, Jean-Gabriel DELVAQUE, Pascal JEHANNO
10:54 - 11:00 #36882 - CO108 l'impact factor définit-il la qualité d'une revue scientifique?
CO108 l'impact factor définit-il la qualité d'une revue scientifique?

La valeur de l'impact factor (IF) est souvent déterminante lorsqu'il s'agit de choisir une revue scientifique pour publier un article. Mais quelle est la signification exacte de de terme ? Comment est-il calculé? Par qui et pourquoi? Les auteurs ont essayé d'expliquer simplement ce concept en prenant comme exemples les revues les plus lues par les chirurgiens de la main. Le but de ce travail était de corréler ces facteurs d'impact à la qualité méthodologique d'une revue scientifique afin de comprendre comment augmenter l'un sans altérer l'autre.

L'impact factor se calcule, pour 2023, en divisant le nombre de citations de 2022 par le nombre d'articles sources publiés lors des deux années précédentes. Les trois revues pour lesquelles sont abonnés les membres de la Société Française de Chirurgie de la Main étant le Journal of Hand Surgery American et European edition et Hand Surgery and Rehabilitation, leurs chiffres sont présentés ainsi que leurs variations lors de ces dernières années. Les facteurs ayant influencé ces variations ont été analysés et la méthodologie scientifique de ces revues rappelée.

Concernant le JHS American Volume : IF 2022 : 1.9 (IF 2021 : 2.34) Classement Orthopedics : 50/86 et classement Surgery : 120/212 – classement stable Concernant le JHS European Volume : IF 2022 : 1.8 (IF 2021 : 2.2) Classement Orthopedics : 53/86 et classement surgery : 131/212 – classement stable Concernant Hand Surgery and Rehabilitation : IF 2022 : 1.1 (IF 2021 : 1.4) Classement Orthopedics : 70/86 et classement surgery : 176/212 – classement stable Ces trois revues font appel à un processus de relecture anonyme par des relecteurs choisis par un comité éditorial.

Si la qualité méthodologique de ces trois revues est identique, leur IF est sensiblement différent. Ce qui conditionne l'IF est, entre autres, le nombre de citations au cours d'une année. Les auteurs des revues les mieux classées ont donc tendance à citer plus d'articles publiés dans cette revue (autocitation) lors des deux années précédentes. Un autre facteur important à prendre en compte est le nombre d'articles sources (articles possédant un abstract) car plus il est important, plus l'IF baisse. Ceci laisse apparaitre que les revues à meilleur IF publient proportionnellement moins d'articles. Il est donc mécaniquement possible de faire augmenter l'IF d'une revue à la lumière des paramètres pris en compte dans son calcul.

L'impact factor d'une revue est le résultat un calcul compliqué mais qui peut être expliqué simplement. Les facteurs influençant ce calcul, une fois identifiés, sont tous à prendre en compte si l'on veut améliorer l'IF d'une revue. Pour une revue comme Hand Surgery and Rehabilitation qui a de la marge, il est tout à fait compatible de tendre vers une augmentation de l'IF sans pour autant s'éloigner de sa ligne éditoriale.
Nicolas DREANT (Nice), Alexandra FORLI
11:00 - 11:06 #37132 - CO109 Lancement d'un registre pour comparer et améliorer les résultats de la chirurgie de la main en vie réelle.
CO109 Lancement d'un registre pour comparer et améliorer les résultats de la chirurgie de la main en vie réelle.

Les registres permettent de collecter de grandes quantités d’informations en continu pour améliorer les connaissances. Bien que très développés depuis 1975, il n'existe aucun registre en France en chirurgie de la main. Notre registre analyse l’efficacité des interventions sur des critères relationnels et fonctionnels, renseignés par les patients, à grande échelle.

Les données sont saisies exclusivement par les patients avec un score relationnel patient-chirurgien (Q-PASREL) et un score fonctionnel (QuickDash). Les chirurgiens/secrétariats ne perdent pas un seconde. Les patients ont juste à scanner un QR Code et remplir des formulaires à l’aide de leur téléphone. Les données sont hébergées en conformité avec le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD). Les analyses sont visualisées par les chirurgiens.

Notre registre a mobilisé 35 chirurgiens dans 7 équipes françaises entre février et juin 2023 et a colligé 405 scores relationnels (Q-PASREL), dont 75% croisés avec les scores de récupération fonctionnelle (QuickDash). Le score relationnel moyen est de 81/100. Deux équipes ont des scores significativement différents de la moyenne nationale : 87/100 (p<0,001) et 77/100 (p<0,001).

Malgré une amélioration depuis 20 ans, il reste difficile pour un chirurgien de savoir quelles sont ses performances. Les étoiles Google donnent un avis relationnel global discutable et ne tiennent pas compte de la récupération fonctionnelle. Notre registre dispose d’une méthodologie standardisée avec instruments calibrés. Les bénéfices de ce registre sont multiples, pour les chirurgiens qui peuvent mesurer l'amélioration de leurs scores dans le temps. Il est bénéfique également pour les patients dont les avis sont pris en compte. Le registre aura également un impact sur amélioration du score des établissements qui sont essentiellement basés maintenant sur les opinions des patients. Le registre est actuellement disponible et fonctionnel. La participation est libre et peut être interrompue à tout moment. Dans beaucoup d’autres secteurs, se comparer permet de progresser. La comparaison des chirurgiens d’une même équipe ou de différents centres ont démontré des dynamiques d’améliorations collectives dans les pays scandinaves qui disposent de tels registres. La politique de diffusion des résultats, exclusivement sous la responsabilité des chirurgiens, nécessitera une large concertation avec les organes représentatifs de la profession.

Par son exigence scientifique et l’impartialité de sa gouvernance confiée aux chirurgiens eux-mêmes, notre registre apportera un bénéfice aux chirurgiens, aux patients et aux organismes payeurs. Il représente une valorisation concrète de la chirurgie de la main à travers une communauté de pratique centrée sur les patients.
Thierry DUBERT (Champigny-sur-Marne), Philippe BELLEMÈRE, Yves JACOB, Laurent OBERT, Camilo CHAVES, Gregory KATZ
11:06 - 11:12 #37043 - CO110 Les décollements épiphysaires néonataux de la palette humérale guérissent sans réduction.
CO110 Les décollements épiphysaires néonataux de la palette humérale guérissent sans réduction.

Habituellement, les fractures de la palette humérale nécessitent une réduction anatomique voire une ostéosynthèse. La fracture-décollement épiphysaire néonatale (FDEN) de l’humérus distal est une pathologie rare dont la prise en charge n’est pas codifiée. L’objectif principal était de montrer qu’un traitement sans réduction de cette lésion peut permettre de bons résultats.

Cette étude rétrospective multicentrique incluait les enfants FDEN. Nous avons colligé les données liées à l’accouchement, les moyens diagnostiques (radiographie +/- échographie, arthrographie, IRM) et le type de prise en charge initiale. Au dernier recul, les amplitudes articulaires étaient évaluées, les séquelles cliniques étaient recherchées, et une radiographie du coude de face et de profil était réalisée.

Douze patients ont été inclus, âgés en moyenne de 31 mois au dernier recul (3 mois - 7 ans). Chez un tiers des patients, des facteurs de risque liés à l'accouchement par voie basse ont été retrouvés (macrosomie foetale, naissance en siège, grossesse multiple). Tous les patients avaient eu initialement une radiographie du coude. Une luxation du coude était parfois évoquée à tort initialement. Chez deux patients, la radiographie initiale avait été interprétée normale. Un complément d'imagerie avait souvent été nécessaire (échographie dans 8 cas, arthrographie dans 2 cas, IRM dans 2 cas). Dix patients ont été traités orthopédiquement par immobilisation coude au corps ou par plâtre sans réduction, et 2 patients chirurgicalement (réduction et embrochage percutané sous anesthésie générale). Les patients traités non chirurgicalement avaient des mobilités articulaires complètes et symétriques au dernier recul, sans trouble d'axe du membre supérieur et sans complication vasculo-nerveuse sauf chez un patient ayant présenté un cubitus varus spontanément résolutif à l'âge de 3 ans. Un des patients opérés a présenté une ostéite du coude nécessitant une reprise chirurgicale, aussi qu'un cubitus varus et un déficit de flexion, spontanément résolutifs à 4 ans.

Le traitement orthopédique par immobilisation semble pouvoir s'envisager sans réduction dans les FDEN. Elles sont souvent confondues avec une luxation du coude sur les radiographies étant donné que le coude n'est pas ossifié chez le nouveau-né. La radiographie peut être complétée par d'autres examens comme l'échographie pour objectiver le diagnostic. Toutefois il s'agit d'une petite série avec des patients souvent perdus de vue après quelques années de suivi au vu de l'évolution satisfaisante.

La FDEN est probablement la seule fracture supracondylienne déplacée évoluant spontanément de façon favorable sans réduction.
Malek BRICHNI, Marine DE TIENDA, Gauthier CAILLARD, Emeline BOURGEOIS, Manon BACHY, Marion DELPONT (Montpellier)
11:12 - 11:20 Discussion commune.
Salle 252AB

"Mercredi 20 d\u00e9cembre"

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CG-6
10:30 - 11:00

SEANCE SOLENNELLE SFRM GEMMSOR

Salle 251
11:00

"Mercredi 20 d\u00e9cembre"

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SEG
11:00 - 12:00

Session 6: Epaule
Diagnostique différentiel des douleurs d’épaule.

Modérateurs : Dominique ANDREU (kinésithérapeute) (Pau), Victorien BÉGOT (Chirurgien) (Avignon)
11:00 - 12:00 Diagnostique différentiel des douleurs d’épaule. Thierry MARC (kinésithérapeute) (Montpellier)
Salle 251
11:10

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CE-07
11:10 - 11:50

Conférence d'enseignement avancée.
Syndromes canalaires péri scapulaires.

Modérateur : Patrick HOUVET (Chirurgien) (Paris)
Coordinateur : Jérôme GARRET (Chirurgien épaule coude poignet) (Lyon)
Modératrice : Adeline CAMBON-BINDER (MCU-PH) (Paris)
Moins connus qu’à la main et au coude, les syndromes canalaires de l’épaule sont souvent d’un diagnostic trompeur et leur prise en charge demeure spécialisée. J Garret et son équipe nous en présenteront les différents aspects et feront part de leur grande expérience dans ce domaine encore assez confidentiel pour beaucoup de chirurgiens du membre supérieur.
11:10 - 11:20 Syndrome du défilé thoraco-brachial : prise en charge médicale. Gabriel FRANGER (Medecin) (Lyon)
11:20 - 11:30 Syndrome du petit pectoral mythe ou réalité? Jean-Edern OLLIVIER (Assistant Spécialiste Régional) (Le Havre)
11:30 - 11:40 Névrite des nerfs suprascapulaire et thoracique long : diagnostic et traitement. Jérôme GARRET (Chirurgien épaule coude poignet) (Lyon)
Amphi Bleu
11:20

"Mercredi 20 d\u00e9cembre"

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CL9-1
11:20 - 12:30

Communications libres.
Pathologies de l'enfant.

Modérateurs : Franck FITOUSSI (PUPH) (Paris), Stéphane GUÉRO (Chirurgien) (Paris)
Un aperçu des derniers travaux réalisés par les chirurgiens de la main autour du sujet des pathologies de l'enfant.
11:20 - 11:26 #37058 - CO111 Accidentologie au membre supérieur due aux engins de déplacement personnel dans la population pédiatrique.
CO111 Accidentologie au membre supérieur due aux engins de déplacement personnel dans la population pédiatrique.

L’utilisation d’engins de déplacement personnel (EDP) dans la vie quotidienne a connu une croissance importante au cours des vingt dernières années en France. En effet, les EDP sont une source populaire de loisir, de transport et d'activité physique pour les enfants mais ne demeurent pas sans risque. L'objectif de cette étude était de décrire l'épidémiologie des blessures non mortelles liées à l’utilisation d’EDP motorisé et non motorisé chez les enfants pris en charge dans le service des urgences de notre hôpital ainsi que d’évaluer les atteintes au membre supérieur et les facteurs associés à un risque accru d’hospitalisation.

Tous les enfants ayant consultés aux urgences pédiatriques de l’hôpital au cours de l’année 2019 pour traumatisme secondaire à un accident d’EDP (trottinette électrique, trottinette mécanique, bicycle, skateboard, overboard, roller) ont été inclus dans l’étude. Les données évaluées étaient : l’âge, le sexe, le type d’EDP utilisé, le lieu de l’accident (chaussée ou trottoir) et le port de casque. Le type, la localisation, (plaie, entorse, fracture) et la prise charge (ambulatoire, hospitalisation, chirurgie) de l’accident étaient aussi étudiés.

Sur un total de 52993 inscriptions aux urgences pédiatriques de notre établissement, 10417 consultaient pour un motif de traumatologie au cours de l’année 2019. 625 enfants d’âge moyen de 8,47 ans répondaient aux critères d’inclusion. Au total, 44.8% des accidents étaient à trottinette. 22,08% des enfants ont présenté une fracture dont 7,69% opérées et 87,52% étaient déclarés non casqués. Nous n’avons pas retrouvé d’accident plus sévère dans le groupe non casqué (p-value = 0.604) mais notre centre ne prend pas en charge les traumatisés crâniens. La gravité de l’accident était statistiquement proportionnelle avec l’âge de l’enfant (p-value = 1.724e-06) et d’autant plus élevée avec un EDP électrique (p-value = 1.722e-06). 34,2% des accidents impliquaient le membre supérieur avec respectivement : 47% de traumatismes du poignet, 21,2% de la main, 11,52% du coude, 9,68% d’atteinte de l’avant-bras.

Malgré les différentes campagnes de prévention, l’utilisation d’EDP constitue une source d’importantes blessures chez l’enfant et l’un des premiers motifs de consultation aux urgences avec près d’un tiers d’atteinte du membre supérieur. Les traumatismes sont plus sévères chez l’adolescent qui utilisent des EDP électriques.

Le port du casque et de protections doit être encouragé et des campagnes de préventions doivent être menées.
Lorie BELLITY (Paris), Alain C. MASQUELET, Elie SAGHBINY, Romain GUEDJ, Franck FITOUSSI
11:26 - 11:32 #37125 - CO112 Corrélation entre le syndrome de Volkmann néonatal et la survenue d’accident vasculaire cérébral néonatal. Une étude rétrospective.
CO112 Corrélation entre le syndrome de Volkmann néonatal et la survenue d’accident vasculaire cérébral néonatal. Une étude rétrospective.

Le syndrome de Volkmann néonatal est une entité rare décrite à la naissance par l'association d'une lésion cutanée de l'avant-bras et d'une limitation des mouvements des doigts et du poignet en relation avec un syndrome de loge sous-jacent. Nous avons observé au cours de notre suivi orthopédique que certains patients atteints du syndrome de Volkmann néonatal présentaient également un accident ischémique artériel néonatal (AIAN) dont le diagnostic était parfois tardif. L’objectif de notre étude était d’évaluer l’état neurologique des patients présentant syndrome de Volkmann néonatal.

Nous avons examiné les dossiers médicaux de tous les patients suivis pour un syndrome de Volkmann néonatal dans notre institution. Les données gestationnelles, périnatales, cliniques, biologiques et radiologiques ont été recueillies. Les patients qui ne présentaient pas de symptômes neurologiques cliniques ont bénéficié d’une imagerie de type IRM cérébrale à la recherche d’une lésion du système nerveux central. Un bilan biologique à la recherche d’un trouble de la coagulation était prescrit s’il n’apparaissait pas dans l’historique médical des patients.

Au total, 10 patients nés avec une syndrome de Volkmann entre janvier 2006 et septembre 2020 ont été inclus. Parmi eux, trois avaient présenté un AIAN et un patient présentait des anomalies radiologiques cérébrales asymptomatiques. Pour le premier patient, le diagnostic d’infarctus néonatal cérébral avait été posé à l'âge de 20 mois sur la base de symptômes cliniques (retard dans l'acquisition de la marche, un steppage, spasticité des membres supérieurs et inférieurs). Le deuxième patient avait présenté une crise tonico-clonique généralisée à l'âge de deux ans et demi révélant ainsi l'infarctus anténatal. Le troisième patient présentait à la naissance une hémiparésie du membre supérieur droit. L'imagerie cérébrale ainsi réalisée confirma le diagnostic d’ AIAN avec une atteinte dans le territoire de l'artère cérébrale postérieure dans un cas et impliquant l'artère cérébrale moyenne gauche dans deux cas. Un patient de l’étude présentait un déficit en protéine S, et un second présentait des anticorps anti mitochondriaux de type II positifs.

Ces résultats confirment la pertinence d'une évaluation neurologique précise et d'une exploration par neuro-imagerie pour chaque enfant né avec un syndrome de Volkmann de l'avant-bras.
Lorie BELLITY (Paris), Manon BACHY, Franck FITOUSSI
11:32 - 11:38 Discussion commune.
11:38 - 11:44 #37109 - CO113 Faut-il encore opérer les mains botes radiales ?
CO113 Faut-il encore opérer les mains botes radiales ?

La main bote radiale est une malformation congénitale évolutive avec un retentissement fonctionnel important. Cette étude rétrospective évalue les résultats cliniques, radiologiques et fonctionnels, à long terme, de patients atteints de main bote radiale, dans le but de répondre à la question suivante : Faut-il opérer les mains botes radiales? Et pour quel résultat?

Nous avons étudié rétrospectivement 32 mains botes radiales chez 20 patients suivis entre 1986 et 2022 dans 2 Hôpitaux Universitaires. L’âge moyen à la prise en charge initiale était de 2,1 ans (10 mois - 8 ans). Le recul moyen par rapport à la première intervention est de 17,5 ans. Les données cliniques, radiologiques et fonctionnelles ont été recueillies pour chaque patient en pré-opératoire, en post-opératoire et à distance à l’aide d’un examen clinique, la réponse à 6 questions subjectives, l’obtention d’un score fonctionnel standardisé (DASH) et d’un score fonctionnel nouveau et spécifique des mains botes radiales. Il consiste en la somme d’une cotation de 6 activités de la vie quotidienne, et permet de comparer les capacités fonctionnelles des patients.

Les résultats montrent que la prise en charge de ces patients a permis d’améliorer significativement les mobilités en inclinaisons radiale et ulnaire, ainsi que la position de la main sur l’avant-bras et l’axe de l’ulna. Les résultats cliniques et fonctionnels à long terme sont globalement bons avec un score DASH moyen de 51,99 (34,17-71,6) et un score spécifique moyen de 8,55/12 (6-11). Plus de 80% des patients interrogés ne regrettent pas la prise en charge.

L’intérêt chirurgical est débattu dans la littérature, que ce soit sur le plan clinique, radiologique ou fonctionnel. Les thérapeutiques actuelles permettent d’améliorer en partie les mobilités, l’axe de l’avant-bras et de la main, et le ressenti global du patient sur le plan esthétique, social et fonctionnel, tout en n'entraînant que peu de complications et de séquelles chirurgicales. Ces différents points peuvent être ciblés comme objectifs qu’il faut annoncer dès la première consultation.

Cette étude montre que la prise en charge des mains botes radiales apporte des résultats stables à l’âge adulte, dont les patients sont satisfaits, au prix souvent de chirurgies itératives. La principale limite de l’étude est un faible nombre de patients. Nous pensons que les interventions chirurgicales ont toujours leur place dans cette pathologie, mais il est évident que des solutions nouvelles pourraient permettre de pérenniser des résultats convenables en post-opératoire immédiat.
Edouard GAILLOT-DREVON (Paris), Stéphanie PANNIER, Stéphane GUERO, Mickael ARTUSO, Brice ILHARREBORDE, Pascal JEHANNO
11:44 - 11:50 #37149 - CO114 INDICATION ET EVALUATION RADIOGRAPHIQUE DE L’OSTEOMIE DE REAXATION DANS LA CHIRURGIE DES DUPLICATIONS DU POUCE.
CO114 INDICATION ET EVALUATION RADIOGRAPHIQUE DE L’OSTEOMIE DE REAXATION DANS LA CHIRURGIE DES DUPLICATIONS DU POUCE.

La chirurgie de la duplication congénitale du pouce consiste à reséquer un pouce surnuméraire. Il peut s’y associer une ostéotomie sous-capitale de réaxation en cas de clinodactylie. Cette étude a pour but d’évaluer les indications et résultats radiographiques de l’ostéotomie de réaxation sous-capitale chez les patients opérés d’une duplication du pouce.

Nous avons réalisé une étude rétrospective, monocentrique, réalisée dans un centre tertiaire. L’angulation radiographique osseuse et la clinodactylie pré et post-opératoire, la technique de résection utilisée, les gestes associés ainsi que la survenue d’une reprise chirurgicale ont été évalués. Les résultats ont été analysés selon la réalisation ou non d’une ostéotomie, mais également selon le type de duplication retrouvée.

35 patients ont bénéficié d’une résection chirurgie de résection de pouce surnuméraire avec capsuloraphie entre 2006 et 2021 : il 'agissait de 19 garçons et 16 filles (22 mois en moyenne). Parmi 36 cas de duplication du pouce opérés, Il s’agit dans 1 cas d'une duplication type I, 8 type II, 4 type III, 21 type IV et 2 type V. 11 ostéotomies de réaxation ont été réalisées d’emblée. L’angulation ulnaire moyenne dans ce groupe était de 16° [47 ; -2] contre 19,8° [45 ; -6] dans le groupe sans ostéotomie d’emblée. Avec un recul moyen de 67 mois [1 ; 169], l’angulation ulnaire moyenne à distance était de 2° [19 ; -29] pour le groupe avec ostéotomie contre 8° [35 ; -15] dans le groupe sans ostéotomie. Aucune ostéotomie secondaire n’a été réalisée. Il n’y avait pas de complication dans les deux groupes.

la décision de réalisation d’une ostéotomie de réaxation améliore discrètement l’alignement du pouce conservé La décision de réaliser cette ostéotomie est principalement peropératoire, selon la capacité de réaxation du pouce conservé. L’angulation radiographique ne semble pas être un bon critère. L’évaluation fonctionnelle du pouce à distance entre les deux groupes est à l’étude.
Thomas SARRADIN (Montpellier), Marion DELPONT, Guillaume CAPTIER, Federica MAGGIULLI
11:50 - 11:56 #36841 - CO115 Anomalies de la main dans le syndrome de Poland : a propos de 44 patients.
CO115 Anomalies de la main dans le syndrome de Poland : a propos de 44 patients.

Le syndrome de Poland est caractérisé par une hypoplasie ou agénésie unilatérale du muscle grand pectoral plus ou moins associée avec des malformations du membre supérieur homolatéral. Les anomalies du membre supérieur peuvent être bénignes sur le plan fonctionnel et esthétique comme pour bachymesophalangies jusqu’à entrainer des anomalies fonctionnelles majeurs avec des mains et doigts non fonctionnels. A ce jour, il n’existe que peu d’études décrivant une cohorte de patients présentant un syndrome de Poland avec anomalie de la main et du membre supérieur. Nous proposons dans cette étude de décrire les anomalies présentent dans une cohorte de 87 patients ayant consulté dans le service de chirurgie orthopédique pédiatrique de l’hôpital des enfants de Toulouse, France

Nous avons réalisé une étude de cohorte rétrospective unicentrique à l’hôpital des enfants du centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse, France de données cliniques et radiographiques.

L’âge moyen au jour de la consultation était de 2,7 ans. 18 patients ont été opéré avec une moyenne d’âge à la 1ère date opératoire de 2,2 ans pour un sexe ratio d’environ 1/1. Les stades selon la classification de Catena les plus représentés sont les stades III (45%) et II (26%).

Cette étude se démarque par sa répartition différente des autres sur les stades d’atteinte du membre supérieur et vient alimenter une base de données faible sur cette maladie qui reste rare et méconnue.
Alexis TALLINEAU (Amiens), Abid ABDELAZIZ, Gavira NATHALY, Langlais TRISTAN, Jerome SALES DE GAUZY
12:02 - 12:10 Discussion commune.
Salle 252AB
11:50

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CE-08
11:50 - 12:30

Conférence d'enseignement avancée.
Douleur et chirurgie de la main, quoi de neuf?

Modérateur : Patrick HOUVET (Chirurgien) (Paris)
Modératrice : Adeline CAMBON-BINDER (MCU-PH) (Paris)
Le traitement de la douleur demeure un challenge souvent difficile à relever et ainsi le regard et l’expertise de neurochirurgiens et de spécialistes de la douleur va nous éclairer dans sa prise en charge innovante.
11:50 - 12:30 Douleur et chirurgie de la main, quoi de neuf ? Jean-Baptiste THIEBAUT (Paris), Hayat BELAID (Paris), Brigitte BIOLSI (Paris), Luis GARCIA LARREA (Lyon)
Amphi Bleu
12:30 Pause déjeuner - Ateliers de l'industrie
14:00

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CE-09
14:00 - 15:00

Table Ronde
Intelligence artificielle appliquée à la publication scientifique, la recherche et la pratique clinique.

Modérateur : Nicolas DREANT (Chirurgien) (Nice)
L’interview d’un expert dans ce domaine de l’intelligence artificielle nous éclairera sur la part croissante qu’elle va perdre dans notre quotidien et celui de nos patients, constituant un réel défi que les nouvelles générations médicales devront relever notamment dans le domaine de la recherche et de la publication scientifique.
14:00 - 14:15 IA et publication scientifique: état des lieux et perspectives. Anne Elisabeth FOURNIER (Issy-les-Moulineaux)
14:15 - 14:30 IA au service du handicap: l'exemple des prothèses myo-electriques. Edward DE KEATING HART (Chirurgien de la main) (Nantes)
14:30 - 14:45 IA generatif ou conversationnel: ses applications directes en chirurgie de la main. Franck ATLAN (Tel Aviv, Israël)
Amphi Bleu

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CL10
14:00 - 16:10

Communications libres.
Prothèses.

Modérateurs : Jean GOUBAU (Professeur/ Chirurgien) (Gand - Bruxelles, Belgique), Flore-Anne LECOQ (Chirurgienne) (Nantes - Saint-Herblain)
Un aperçu des derniers travaux réalisés par les chirurgiens de la main autour du sujet des prothèses.
14:00 - 14:06 #37060 - CO117 Survie à 10 ans de la prothèse trapézo-métacarpienne MAIA dans une population jeune et active.
CO117 Survie à 10 ans de la prothèse trapézo-métacarpienne MAIA dans une population jeune et active.

L’objectif de cette étude est d'évaluer les résultats cliniques et radiographiques à long terme des prothèses MAIA posées chez des patients jeunes et actifs.

Une série de 15 patients jeunes, actifs, âgés en moyenne de 55 ans au moment de la chirurgie a été revue avec un recul moyen de 10 ans. L’analyse a porté sur le taux de survie de la prothèse, le niveau de satisfaction, le niveau de douleur (via score EVA), la reprise du travail

A 10 ans de recul, le taux de survie à long terme est de 93,33%. Une seule reprise a été réalisée à un an post-opératoire. Le score de la douleur EVA était de 0 (dans une échelle de 0 à 10) dans 14 cas et de 1 dans 1 cas. Le QDASH est en moyenne de 15,91% (0% - 54,55%). Le niveau de satisfaction est de 100%. Le Grip moyen est comparable avec le côté opposé. Le Key pinch côté opéré est supérieur au côté non-opéré (4,9 kg contre 4,36 kg). Sur le plan radiographique, il n’y a pas d’enfoncement de la cupule trapézienne ou de la tige métacarpienne.

La survie moyenne de la prothèse MAIA à long terme de 93,33% est comparable à d'autres séries retrouvées dans la littérature. Cette étude a montré une amélioration fonctionnelle subjective et objective avec un recul moyen de 10,53 ans, chez une population jeune (39-65 ans) et active manuellement. Le quick DASH moyen est très satisfaisant, de 15,91. Une reprise de l’activité a été possible avant 2 mois chez 60% de ces patients et les autres ont repris le travail avant 4,5 mois

Les prothèses MAIA sont parfaitement adaptées chez le sujet jeune. Les résultats à long terme sont très satisfaisants en termes de soulagements de la douleur et de fonction, permettant une restauration rapide d’autonomie, avec une reprise de leur activité professionnelle en moyenne à 2,5 mois après l'opération.
Nina MAINOV, Jamal HAMDAI, Yvon MOUI, Florence VIGOUROUX GUILLET (Saint-Mandé)
14:06 - 14:12 #36959 - CO118 Docteur, quand pourrai-je reprendre le travail ? Etude rétrospective de 159 patients après arthroplastie trapézo-métacarpienne avec prothèse à double mobilité.
CO118 Docteur, quand pourrai-je reprendre le travail ? Etude rétrospective de 159 patients après arthroplastie trapézo-métacarpienne avec prothèse à double mobilité.

Prosthetic trapeziometacarpal arthroplasty is a treatment for osteoarthritis of the thumb. The good functional and long-term results of dual-mobility prostheses have led us to offer this treatment to younger patients. The aim of our study is to evaluate the return to work after trapeziometacarpal arthroplasty using a dual mobility prosthesis.

We conducted a bicentric retrospective study from May 2016 to May 2022. All patients with a professional activity who underwent trapeziometacarpal arthroplasty with a dual mobility prosthesis were included. Patients were divided in laborers and office workers. The primary endpoint was return to work, defined as resumption of the same full-time position prior to surgery. Postoperative events and their specific treatment and failure to return to work were reported. In second time, a review of the literature on the resumption of professional activity after trapeziectomy was carried out.

159 patients were included, representing 179 prostheses. We identified 104 laborers and 55 office workers. The mean age was 55,7 years old (39,7-67,4), with no significant difference between the two populations. Mean follow-up was 3,22 (1-7) years. The mean of resumption at work was 50,6 days (21-181), with no significant difference between office workers (48.9 days) or laborers (51.4 days), or between the sexes of each group. Resumption of the professional activity was not possible in eighteen cases (10%). The main secondary events were prosthetic loosening (five cases) requiring replacement of at least one prosthetic part (two cases) or secondary trapeziectomy (three cases). No dislocation was notice. In comparison, the review of the literature concerning the return to work after primary trapeziectomy was evaluated at around 90 days.

The patient's age and the constraints imposed by professional activity are sometimes considered obstacles to the placement of prosthetic implants. However, resumption of professional activity was possible in 90% of cases, with an average convalescence time of 50 days, with no deterioration in overall implant survival. In comparison with the literature, this convalescence time appears shorter than that for trapeziectomy.

Dual mobility prosthesis offers a quick convalescence to start at work again (7 weeks) in young patients, laborer or office worker, suffering from TMC osteoarthritis.
Elise BOUDOUSQ (Dijon), David GUILLIER, Anais DELGOVE, Narcisse ZWETYENGA, Alain TCHURUKDICHIAN
14:12 - 14:18 #36849 - CO119 Implant d'interposition Pyrocardan® dans l'articulation trapézo-métacarpienne : résultats avec un recul minimum de 10 ans.
CO119 Implant d'interposition Pyrocardan® dans l'articulation trapézo-métacarpienne : résultats avec un recul minimum de 10 ans.

Treatment of CMC-1 osteoarthritis (OA) is widely debated. Beside classical trapeziectomy, CMC-1 arthroplasties with recent implants of total prosthesis or pyrocarbon interpositions are becoming more and more popular. Pyrocardan® implant is a pyrocarbon interfacing interposition of CMC-1 joint used for treatment of OA with Eaton-Littler’s stage 2 or 3. Promising outcomes with this implant have been shown with no alteration of the clinical and radiological results between the short- and the medium-term follow-up period. The aim of this retrospective study was to analyze the long-term outcomes with a minimal follow-up of 10 years.

Between March 2009 and May 2013, in a single hand center, 199 implants were interposed in CMC-1 joint of 184 patients by six senior hand-surgeons. Among them, 106 implants have been reviewed with a mean follow-up of 137 months (120 to 168 months). The median age was 57 years. 15 patients (14.2%) were equal or less of 50 years-old.

At the last follow-up, functional scores were significantly improved compared with preoperative data. Pain on VAS was 0.4/10 versus 7.2/10, PRWHE was 4/100 versus 61/100 and QuickDash was 9/100 versus 54/100. Mobility and strength were symmetrical to the contralateral side. Overall patient satisfaction was 99%. Radiographic analysis revealed no significant implant sinking compared with immediate postoperative views. There were six re-operations, 5 of them during the short-term follow-up. Two interpositions were converted for total prosthesis and one for trapezectomy. Three patients required implant replacement because of an unsuitable initial size in two cases, and in one case because of implant fracture due to violent local trauma occurring after 3 years of follow-up. The overall survival rate was 94.3%.

The Pyrocardan® interposition arthroplasty is therefore an entirely valid alternative to more invasive surgical treatments of CMC-1 OA such as trapeziectomy or total prosthesis.

Long term follow-up evaluation does not show deterioration of the outcomes with time.
Grégoire CHIARELLA (Lille), Ludovic ARDOUIN, Flore-Anne LECOQ, Clara SOS, Philippe BELLEMERE
14:18 - 14:24 #36879 - CO120 Thumb arthroplasty as reliable long term solution for trapeziometacarpal osteoarthritis: a minimum of 15 years follow-up.
CO120 Thumb arthroplasty as reliable long term solution for trapeziometacarpal osteoarthritis: a minimum of 15 years follow-up.

This retrospective study evaluated patients who underwent trapeziometacarpal (TMC) arthroplasty with the Arpe prosthesis for TMC joint arthritis after a minimum of 15 years of follow-up

Clinical, radiologic and qualitative outcomes were assessed for 43 Arpe arthroplasties in 41 patients of whom 2 had bilateral arthroplasties.

The female to male ratio was 39:4. The mean follow-up time was 197 months (range 180 - 225). The cumulative survival rate after a mean of 16.5 years was 84%. Seven failures (16%) were registered, of which five during the first three years after primary surgery. All patients were successfully converted to a trapeziectomy. QuickDASH score improved with 44.9 points and visual analogue pain score by 97% and 91% in rest and with exercise respectively.

This series demonstrates that thumb arthroplasty is a reliable long-term solution for thumb base arthritis, with significant pain reduction and functional improvement, even after 15 years of follow-up.
Pieter VAN GEEL (Dendermonde, Belgique)
14:24 - 14:30 Discussion commune.
14:30 - 14:36 #36973 - CO121 Le positionnement de la cupule d’une prothèse trapézo-métacarpienne a-t-il une incidence dans l’apparition post-opératoire d’une ténosynovite de De Quervain ?
CO121 Le positionnement de la cupule d’une prothèse trapézo-métacarpienne a-t-il une incidence dans l’apparition post-opératoire d’une ténosynovite de De Quervain ?

Les prothèses de type Touch et Moovis sont des arthroplasties trapézo-métacarpiennes à double mobilité. La littérature montre un taux de descellement <2% et peu de complications post-opératoires. Cependant, les ténosynovites de De Quervain (TDQ) sont fréquemment retrouvées, jusqu’à 17% selon J. Goubau et al. Nous présentons une étude rétrospective des prothèses posées dans notre service entre 2015 et 2022, en nous intéressant à cette complication.

Notre série comporte 97 patients dont 76 femmes. L’âge moyen à la pose de la prothèse est de 61 ans. Le suivi moyen radio-clinique des patients est de 13.8 mois. Cliniquement nous recueillons les douleurs, les mobilités, la force et la survenue de complications cliniques. Concernant l’analyse radiologique, nous basons notre analyse sur des clichés radiologiques avec incidence de Kapanji. En pré-opératoire, nous prévoyons un centrage de la cupule en se basant sur la largeur du trapèze comme le propose Athlani et al en 2021. En post-opératoire, nous avons mesuré la distance entre le bord radial du trapèze et la cupule (RR) ainsi que le centrage de la cupule par rapport à RR => RR+4,5mm (Diamètre de la cupule=9mm).

88 cas sont éligibles pour l’analyse radiologique. Concernant la revue des complications nous retenons : 1 fracture de métacarpien et 2 fractures du trapèze peropératoire, 1 CRPS, un descellement de cupule et 14 TDQ, 2 patients repris chirurgicalement : un pour réalisation d’une trapézectomie et l’autre pour ablation de fils de cerclage et cure de TDQ. Radiologiquement, nous avons pu mesurer une distance RR moyenne de 2.68mm. Afin de pondérer cette mesure aux dimensions du trapèze de chaque individu, nous avons obtenu un rapport en divisant par la largeur totale du trapèze. Les 14 patient présentant une TDQ présentaient en moyenne un rapport RR/largeur du trapèze de 0.149 Vs 0.179 dans le groupe sans ténosynovite. La différence entre les deux groupes est statistiquement significative avec une valeur p=0.043.

Nous avons pu observer que les patients présentant une implantation de cupule radialisée présente un risque significativement plus élevé de développer une tendinite de Quervain en post-opératoire. La radialisation de l’axe de rotation de la colonne du pouce mettant sous tension les tendons passant dans le premier compartiment pourrait être un facteur de risque de TDQ.
Céline CUENCA (Genève, Suisse), Jacques RIME, Amanda GONZALEZ, Jean-Yves BEAULIEU
14:36 - 14:42 #37124 - CO122 Revue de la littérature des indications, contrindications et des facteurs influençant les résultats des prothèses trapézo-métacarpiennes.
CO122 Revue de la littérature des indications, contrindications et des facteurs influençant les résultats des prothèses trapézo-métacarpiennes.

Plusieurs revues de la littératures ont déjà été réalisées sur les prothèses trapézo-métacarpiennes mais la supériorité de celle-ci n’a pas pu être prouvée. Cependant, les prothèses donnent une meilleure réduction de la douleur, une plus haute satisfaction et un retour plus rapide aux activités de tous les jours par rapport aux autres procédures. Le but de cette étude est de réaliser une revue de la littérature concernant les indications, les contrindications des prothèses trapézo-métacarpiennes. Nous avons également recherché des facteurs pouvant influencer la satisfaction ou le taux de complications de ces prothèses.

La base de donnée Pubmed / Medline a été explorée le 20/12/2021 en entrant plusieurs mots clés concernant les prothèses trapézo-métacarpiennes. Nous avons au total trouvé 431 articles. Après exclusion de plusieurs articles selon différents critères, nous avons retenus 54 articles. Dans ces différents articles, les différentes indications et contrindications ont été recensées. Nous avons également essayé de trouver un lien statistique entre différents facteurs (la date de publication, le type de prothèse, l’âge, le sexe, le travail manuel, l’hyperextension de l’articulation métacarpo-phalangienne, l’arthrose scapho-trapézo-trapézoïdienne, l’étiologie de l’arthrose) et le taux de satisfaction, de survie de l’implant, le taux de complications mineures et majeures, le taux de révision et le taux de descellement de l’implant trapézien.

Les auteurs ont précisé les indications dans 36 articles. Le facteur revenant le plus est une arthrose trapézo-métacarpienne résistant au traitement conservateur. Concernant les contrindications, des 24 articles, 8 paramètres émergent : l’antécédent chirurgical, l’antécédent traumatique, l’arthrose scapho-trapézo-trapézoidienne, l’arthrite inflammatoire, la qualité et la hauteur du trapèze, le travail manuel, l’âge et l’état de l’articulation métacarpo-phalangienne. Nous n’avons pas pu trouver un facteur préopératoire responsable à lui seul d’un effet sur les résultats.

Plusieurs articles mentionnent un usure prématurée du polyéthylène chez les hommes. D’autre part, les résultats subjectifs et objectifs semblent comparables selon le sexe. Le travail manuel lourd pourrait également donner une usure prématurée des composants de la prothèse. La plupart des auteurs suggèrent qu’une arthrose scapho-trapézo-trapézoidienne de bas grade et asymptomatique n’est pas une contrindications et ne donne pas de douleurs résiduelles post-opératoires. Par contre, la présence d’une arthrose évoluée de cette articulation peut être problématique en post-opératoire. Les plupart des articles concluent que l’hyperextension de l’articulation métacarpo-phalangienne n’est pas une contrindications et la prothèse pourrait même donner un meilleur résultat que la trapézectomie sur la correction de la déformation en hyperextension. Il est nécessaire d’avoir un trapèze de minimum 8mm de hauteur pour implanter cette prothèse.

Il faut faire une sélection rigoureuse des patients auxquels on propose cette intervention. Avec cet article, nous avons pu extraire plusieurs facteurs auxquels il faut être attentif quand on propose cette intervention : le jeune âge, le sexe masculin, le travail manuel lourd, la présence d’une arthrose scapho-trézo-trapézoïdienne, la présence d’une hyperextension de l’articulation métacarpo-phalangienne, la qualité et la hauteur du trapèze. Devant tout doute quant au succès de la mise en place de la prothèse, un traitement alternatif doit être proposé au patient.
Morgane POTTIER (Liège, Belgique), Patrick MASSAGÉ, Alexandru DATCO, Alain CARLIER, Thierry THIRION
14:42 - 14:48 #37106 - CO123 Résultats de la prothèse trapézo-métacarpienne sous WALANT versus ALR dans le traitement de la Rhizarthrose : une étude rétrospective comparative.
CO123 Résultats de la prothèse trapézo-métacarpienne sous WALANT versus ALR dans le traitement de la Rhizarthrose : une étude rétrospective comparative.

La pose de prothèse trapézo-métacarpienne est habituellement réalisée sous anesthésie loco-régionale (ALR) axillaire. Le but de notre étude est d’évaluer la récupération de la force après prise en charge de la rhizarthrose par prothèse trapézo-métacarpienne sous WALANT versus sous ALR. Nous faisons l’hypothèse selon laquelle les patients opérés sous WALANT récupèrent plus rapidement en post-opératoire.

Une étude rétrospective monocentrique, multi opérateurs a été réalisée de Janvier 2020 à Janvier 2023. 23 patients ont été analysés rétrospectivement, 11 dans le groupe WALANT, et 12 dans le groupe ALR. Le critère de jugement principal était la différence de force en Kg au JAMAR à 6 semaines entre la main opérée et la main controlatérale. Les mobilités post opératoires, le score de Kapandji, la force au Pinch test (kg), les scores fonctionnels (QuickDash, PRWE et PREMs), et l’EVA ont été également évaluées à 6 semaines, 6 mois et lors du dernier recul.

La différence de force, entre les deux mains du patient, au JAMAR en kg à 6 semaines est significativement inférieur chez les patients opérés sous WALANT: 2.3 (± 1.7) par rapport à celle des patients opérés sous ALR 4.8 (± 3.0) (p= 0.002). L’indice de KAPANDJI est également significativement amélioré à 6 semaines dans le groupe WALANT vs ALR, respectivement 7.9 (± 1.6) vs 6.5 (± 1.1) (p=0.03). Les mobilités à 6 semaines sont significativement améliorées sous WALANT. Au dernier recul (524 Jours ± 27), nous n’avons pas retrouvé de différence significative concernant la force en kg au JAMAR, les amplitudes articulaires et l’indice de Kapandji malgré une tendance à l’amélioration. La force au Pinch test, les scores QuickDash, PRWE, PREMs et l’EVA résiduelle étaient comparables.

La Walant est une technique d’anesthésie simple permettant une prise en charge de la douleur per opératoire comparable à l’ALR. Le testing actif per opératoire de la stabilité des implants et des mobilités de la colonne du pouce sous WALANT permet un meilleur positionnement des implants. Cela permet également au patient de voir dès la fin de l’intervention les mobilités possibles en actif, ce qui explique une meilleure récupération précoce de la force et des mobilités en post-opératoire. Les résultats à long terme sont comparables.

La WALANT est une technique d’anesthésie valide pour la pose de prothèse trapézo-métacarpienne dans la prise en charge de la rhizarthrose. Elle permet une meilleure récupération précoce de la force et des mobilités par rapport à une prothèse posée sous ALR.
Lucas POUZENC (Paris), Thomas GREGORY, Cyril GUETARI, Antoni ORGIU
14:48 - 14:54 #37015 - CO124 Total trapeziometacarpal arthroplasty for trapeziometacarpal joint arthrodesis non-union.
CO124 Total trapeziometacarpal arthroplasty for trapeziometacarpal joint arthrodesis non-union.

Management of trapeziometacarpal arthritis, instability, or communitive articular fracture in young subject represent a challenge for hand surgeons. Trapeziometacarpal joint arthrodesis appears to be a satisfactory option in active young patients allowing pain relief but also leads to a reduction in mobility. However, one of the complications is non-union with reported rate of 11%. The most conventional salvage procedure would be arthrodesis revision with bone grafting. Nevertheless, the democratization of the trapeziometacarpal arthroplasty and the long-term satisfying results reported in the literature make this option a potentially interesting strategy, even in young subject. We reported a case of trapeziometacarpal arthroplasty in case of failed trapeziometacarpal joint arthrodesis.

Patient 49-year-old patient, right-handed, manual worker (car mechanic), with Darrach procedure as medical background history. Right trapeziometacarpal joint arthrodesis was performed one year before, for secondary thumb arthritis with instability after trapeziometacarpal dislocation using a locked plate and two articular compression screws. Major complaint was pain. At physical examination, Kapandji score was 4/10. X-rays and CT scan showed trapeziometacarpal joint arthrodesis non-union. Revision arthrodesis versus trapeziometacarpal arthroplasty were proposed to the patient. Due to the unsatisfied hand function with loss of dexterity and mobility after the primary arthrodesis, a trapeziometacarpal arthroplasty was performed.

A revision procedure was performed using a dual mobility trapeziometacarpal prosthesis (Touch, KeriMedical, Geneva, Swizerland) under fluoroscopic control. The previous dorsal approach was used through the first extensor compartment and radial sensitive nerve was reclined. Hardware was removed as well as the residual sclerotic bone and fibrosis. There was a central loss of bone substance in trapezium located at the position of the two initial intra articular screws. No bone graft was required because the loss of substance was located in the area of the trapezial cup. There was no need to use large implants, as the primary stability of the traditional implant was satisfactory. Correct positioning of the implants has been checked. Postoperative sling was removed at the second week and no physiotherapy was done. At last follow-up (fourteen months), Kapandji score was 10/10 without dislocation or loosening on X-rays. The patient had full range of motion and no pain. Patient was able to return to work four months after the procedure.

We reported a case of trapeziometacarpal joint arthroplasty in case of failed arthrodesis. Two cases of trapeziometacarpal disarthrodesis with prostheses was reported in literature. The main difference in our case is that the joint anatomic center of rotation was easier to find after removal plate and screws due to the non-union. No implant positioning problem was reported. The bone loss was corrected by the size and the height of the prosthesis with ordinary implants.

As described in the literature, trapeziometacarpal joint arthrodesis provides pain relief, stabilization and strength of thumb. However, it decreases the range of motion and in particular the impossibility to place the palm flat on a table. Conversely, trapeziometacarpal arthroplasty is a well-known treatment to restoring mobility with better function of the thumb. After failed trapeziometacarpal joint arthrodesis, a second fusion attempt can be performed by bone grafting but nowadays, philosophy can be different. Arthroplasty can be a satisfying alternative with advantages.
Rémy PICHARD (Paris), Pascal JEHANNO, Ruben DUKAN
14:54 - 15:00 Discussion commune.
15:00 - 15:06 #36907 - CO125 Critères diagnostiques de la dysplasie trapézienne : revue de la littérature.
CO125 Critères diagnostiques de la dysplasie trapézienne : revue de la littérature.

La dysplasie du trapèze est une affection constitutionnelle osseuse décrite comme une pente exagérée de la surface articulaire du trapèze favorisant la subluxation du premier métacarpien. Cette instabilité structurelle de l'articulation trapézo-métacarpienne semble être à l’origine d’une rhizarthrose douloureuse chez des patients souvent jeunes. Décrite par Allieu comme une « pente du trapèze trop raide » ou Heim comme une « selle glissante » les critères diagnostiques reste encore aujourd’hui débattus. L’objectif de cette revue est de faire une mise au point sur les différentes méthodes d’évaluation et de diagnostic de la dysplasie trapézienne.

Nous avons réalisé une revue descriptive de la littérature et nous avons recueilli les articles décrivant une technique de mesure ou d’évaluation de la dysplasie trapézienne. Pour chaque technique nous avons recueilli la modalité d’imagerie, les incidences utilisées et l’angle mesuré. Nous avons recherché des critères de corrélation radio-clinique d’instabilité et des critères pronostics d’évolution vers l’arthrose.

Certains auteurs ont décrit l'angle entre la surface distale du trapèze et l'axe du deuxième métacarpien pour définir la pente trapézienne : Kapandji a utilisé les vues de Kapandji et l'a nommé "angle dévers'', Bettinger a utilisé les vues de Robert et l'a nommé ''inclinaison trapézienne''. Garcia-Elias et Orsolini ont décrit l'angle entre la surface trapézienne proximale et la surface trapézienne distale et l’ont nommé "inclinaison trapézienne" ou angle trapézien.

Des études récentes ont montré que les différents angles décrits étaient peu reproductibles et parfois modifiés par les manouvres dynamiques. Il semblerait que la mesure de l’angle trapézien sur des vues de face du trapèze selon une vue « péri-trapézienne » ou sur des images de scanners, pouvait fournir des données radiographies reproductibles avec un diagnostic de dysplasie en cas d’angle >16°. Cependant il est important de noter, qu’à l’heure actuelle, quel que soit les critères diagnostiques retenus aucun auteur n’a publié de suivi de cohorte sur des patients atteint d’une dysplasie du trapèze afin de déterminer des critères pronostics ou même de prouver le caractère arthrogène de cette affection. La littérature internationale sur le sujet est pauvre et il est intéressant de noter que sa description a majoritairement été faite par des équipes françaises.

Si l’instabilité trapézo-métacarpienne est une affection bien connue, l’instabilité structurelle qui découle des dysplasies tropéziennes a reçu beaucoup moins d'attention que l’instabilité ligamentaire et il n’existe aujourd’hui aucun consensus concernant le diagnostic des dysplasies trapéziennes.
Marie WITTERS (Marseille), Romain MOURTIALON, Alice MAYOLY, Najib KACHOUH, Regis LEGRÉ, Charlotte JALOUX
15:06 - 15:12 #36885 - CO126 Repères au niveau de la surface articulaire distale du trapèze déterminant un positionnement correct de la cupule pour prothèse à rotule.
CO126 Repères au niveau de la surface articulaire distale du trapèze déterminant un positionnement correct de la cupule pour prothèse à rotule.

Since thumb base arthritis is an increasing problem in an active population, indications for prosthetic replacement may increase. In surgical strategy for prosthetic replacement, variation in morphology of the trapezium is a complicating factor. This study focused on the morphology of the trapezium in relation to the placement of the cup for a thumb prosthesis. When the cup perforates, it is often at the level of the trapezium-trapezoid articulation (Ttz) joint. This can occur either intra- or post-operatively. Poor placement of the center of the cup may be the source of complications. The goal of this study is to determine the correct placement of the cup on pre-operative radiographs.

2D reconstructions of 3D CT images were retrospectively evaluated from 96 patients younger than 40 years and without radiographic and clinical signs of osteoarthritis of the TMC joint. These images were from a University Hospital database and dated from 2015-2021. Four lines were identified on the trapezium. These were called A,B,C,D. B represents the proximal articular surface of the trapezium (PAST). A is parallel to this line and represents the distal articular surface of the trapezium (DAST). C is the perpendicular that starts from the most ulnar point of A and ends at the level of the most distal point of the Ttz articulation. D connects A and B at the most lateral point on the radial side. It represents the height/depth relationship of the trapezium. Delta is the angle between A and B and represents the orientation of the Ttz articulation. Three things were considered: the correlation between the ratio of A and B and the angle delta, the correlation between the ratio of A and B and the length of C, the correlation between the angle delta and the area taken from the trapezoid by articulation with the trapezoid

The variability of the morphology of the trapezium can be an issue in determining the exact position of the cup for total thumb arthroplasty. In this study we try to give an algoritm to determine the exact position of the cup to avoid perforations in the trapezium- trapezoid interval. Since the relationship between the PAST and the DAST is of main importance in correlation to the delta angle, surgery should take in account the best possible center for cup placement. In our study, we found that when the ratio B/A decreased, the angle delta increased. As the angle delta increases, the area "bitten" out of the trapezium increases, making a larger area of the trapezium too shallow for cup placement. This also increases the risk for perforation. With a larger angle delta, the center of the cup must be placed more radially on the DAST

Centering the cup in the center of the DAST in a frontal plane of the trapezium might be a logic choice in the strategy to align perfectly the metacarpal base with the trapezium, but is not the best choice in many cases. The morphology of the trapezium and the depth of it coupled with an increased Delta angle can cause immediate and evolutive perforation in het trapezium- trapezoid interval, hence causing discomfort in pollicidigital prehension at the dorso ulnar side of the thumb base. Immediate in shallow trapezia and progressive in cups positioned centrally in the DAST but progressively sagging into the trapezium - trapezoid interval. The hypothesis is that Conic designs might be prone to perforation, whilst spheric designs might be more prone to loosening. More research is needed to develop this paradigma in the future.
Sebastiaan BOGAERT, Kjell VAN ROYEN (Aalst, Belgique), Bert VANMIERLO, Chul Ki GOORENS, Joris DUERINCKX, Jean GOUBAU
15:12 - 15:18 #37139 - CO127 Resurfaçage radio-capital par implant RCPI et résection de la première rangée du carpe dans l’arthrose avancée de poignet : série rétrospective de 53 cas au recul minimum de 2 ans.
CO127 Resurfaçage radio-capital par implant RCPI et résection de la première rangée du carpe dans l’arthrose avancée de poignet : série rétrospective de 53 cas au recul minimum de 2 ans.

La prise en charge de l’arthrose avancée de poignet résistante au traitement médical est chirurgicale. Le resurfaçage radio-capital par RCPI (Resurfacing Capitate Pyrocarbon Implant) associé à une résection de la première rangée du carpe (RPRC) permet d’élargir les indications de la RPRC classiquement dépassées en cas d’arthrose médio-carpienne et/ou radio-lunaire. L’association RPRC + RCPI est une alternative aux arthrodèses partielles et/ou totales de poignet. L’objectif de cette étude est d’évaluer les résultats cliniques et fonctionnels d’une série de patients opérés d’une RPRC + RCPI.

Nous avons analysé rétrospectivement les patients opérés d’une RPRC+ RCPI entre 2009 et 2020 au sein de notre établissement, au recul minimum de 2 ans. Les résultats cliniques, fonctionnels, radiologiques, et les complications ont été analysés.

59 patients ont été inclus et 53 analysés au recul moyen de 5 ans. L’âge médian était de 53 ans. Les étiologies de l’arthrose étaient secondaires à : un traumatisme dans 64% des cas, une nécrose carpienne dans 23% des cas, une pathologie dégénérative dans 11% des cas et une malformation congénitale dans 2% des cas. Le flexion moyenne était de 30°, l’extension de 43°, l’inclinaison radiale de 6° l’inclinaison ulnaire de 24°, la force de 16 kg, le QuickDASH de 29, le PRWE de 26 et l’EVA de 2. Quatre patients (8%) ont présenté une algoneurodystrophie en post-opératoire et 1 patient (2%) a été réopéré pour changer la taille de l’implant.

A notre connaissance, notre série est celle qui comporte le plus grand nombre de patients (53 implants) et le plus grand recul moyen (5 ans) de patients opérées de RPRC+RCPI. Nos résultats cliniques et fonctionnels sont concordants avec les séries de RPRC + RCPI publiées dans la littérature. L'association RPRC + RCPI semble donner des résultats cliniques et fonctionnels similaires à la RPRC seule alors qu’elle est indiquée dans des stades d’arthrose plus avancés, et des résultats comparables aux alternatives chirurgicales telles que les arthrodèses partielles, les arthrodèses totales et l'implant Amandys.

L’association RPRC + RCPI procure des résultats cliniques et fonctionnels satisfaisants; c’est une alternative fiable à des procédures chirurgicales plus invasives.
Ghada ASMAR, Sarah ZAMOUR (Paris), Antonio DINH, Jean-Noel GOUBIER, Marc-Olivier FALCONE
15:18 - 15:24 #36980 - CO128 Résultats à long terme de l'implant amandys®: 41 implants au recul minimum de 10 ans.
CO128 Résultats à long terme de l'implant amandys®: 41 implants au recul minimum de 10 ans.

The Amandys® pyrocarbon implant is used for radiocarpal interpositional arthroplasty. It is indicated for the treatment of degenerative, arthritic, and inflammatory wrists with preserved radiocarpal alignment, particularly in the sagittal plane. This implant has been proposed as an alternative to total wrist arthroplasty or total wrist fusion, Promising results in the short and medium term has been reported. The objective of this study was to evaluate the clinical and radiological outcomes of the Amandys® implant with a minimum follow-up of 10 years.

This retrospective monocentric study included 84 implants in 76 patients who underwent Amandys® implant arthroplasty performed by 4 senior surgeons between November 2008 and May 2013. Preoperative and final follow-up assessments included pain, range of motion, grip strength, QuickDash and PRWE functional scores, patient satisfaction, and standard wrist radiographs. Implant survival was determined by the presence or absence of revision surgery.

41 implants in 39 patients were evaluated at a mean follow-up of 12.64 years (10 to 14 years). At the final follow-up, average scores for pain (VAS) was 2.3, PRWE 26.3, QuickDash 30.8. Grip strength was 20.8 kg (71% of contralateral side). Flexion and extension ROM were respectively 32° and 37°. The satisfaction rate (satisfied or very satisfied) was 94.9%. There were 10 revision surgeries (13.6%), with only one occurring after 15 months: 9 for implant instability (5 rotation and 4 dislocation) treated by repositioning the implant with or without changing its size, and one for ulnocarpal conflict. The survival rate was 86.4%. There were no significant differences in functional scores between patients who underwent revision surgery and those who did not. No patient required salvage surgery with alternative technique (total prosthesis or fusion). There were no significant instability of the carpus nor modifications for carpal sagittal subluxation, carpus height, and ulnar translation between postoperative and last follow-up. Radiological findings between the mid-term and long-term follow-up remained stable.

With this long-term follow-up, the Amandys® implant confirms that it is a valid alternative to wrist fusion and total wrist arthroplasty. Clinical and radiological results remain stable over time. The implant survival rate does not deteriorate at long term and remains very high for a wrist arthroplasty. The final satisfaction rate of the patients is also very high.

With this long-term follow-up, the Amandys® implant confirms that it is a valid alternative to wrist fusion and total wrist arthroplasty.
Clement BERRY (Amiens), Yves KERJEAN, Thierry LOUBERSAC, Etienne GAISNE, Philippe BELLEMERE
15:24 - 15:30 #36725 - CO129 Amandys® versus arthrodèse des 4 os chez les patients autour de 60 ans: une étude rétrospective à long terme pour les SLAC, SNAC et SCAC de stade 3.
CO129 Amandys® versus arthrodèse des 4 os chez les patients autour de 60 ans: une étude rétrospective à long terme pour les SLAC, SNAC et SCAC de stade 3.

We compared the outcomes of Amandys® and four-corner fusion in patients aged over 60 years old with grade 3 wrist osteoarthritis with a mean follow-up of five years.

Clinical assessments were pain, mobility, strength, functional scores, and satisfaction. A radiographic analysis was performed. 46 patients (28 fusions and 21 Amandys®) were included with an average age of 63 years.

Pain relief, mobility, and functional scores were not significantly different in the two groups. Extension and grip were improved after Amandys® arthroplasty. Flexion decreased after four corner fusion. Patients were satisfied. One dislocation required repositioning of the implant in the Amandys® group. One over six nonunion required an iterative surgery in the fusion group. Immobilization was longer in the fusion group.

With the Amandys®, immobilization was shorter, and mobilities improved making it be a valid alternative to four corner fusion especially in elderly patients.
Aude LOZANO (Nancy), Philippe BELLEMERE, Flore-Anne LECOQ, Yves BOUJU, Yves KERJEAN, Caroline COINTAT
15:30 - 15:36 Discussion commune.
15:36 - 15:42 #37073 - CO130 Prothèse scapho-métacarpienne dans les reprises de trapézectomie : nécessité d’un implant adapté, faut-il y associer une ostéotomie du scaphoïde ? A propos d’une série de 7 patients.
CO130 Prothèse scapho-métacarpienne dans les reprises de trapézectomie : nécessité d’un implant adapté, faut-il y associer une ostéotomie du scaphoïde ? A propos d’une série de 7 patients.

Les échecs de trapézectomie sont rares mais représentent un véritable défi thérapeutique. Les arthrodèses, qu’elles soient inter-métacarpiennes ou scapho-métacarpiennes, ont fait la preuve de leur efficacité dans cette situation mais elles suppriment définitivement la mobilité carpo-métacarpienne. Les arthroplasties scapho-métacarpiennes sont plus ambitieuses sur le plan fonctionnel. Elles n’ont fait l’objet que d’une publication récente avec des résultats très satisfaisants. N’ayant pas observé des résultats aussi favorables, nous souhaitions en rapporter notre expérience.

Il s’agit d’une étude rétrospective de 7 cas chez 7 patientes opérés par 2 chirurgiens séniors. Un chirurgien a opéré 3 patientes, l’autre 4 patientes.

Dans la série de 3 patientes opérées par le premier chirurgien, nous avons observé deux échecs précoces par défaut d’intégration de l’implant scaphoïdien (une prothèse inversée RUBIS et une cupule sphérique TOUCH). La dernière patiente qui a bénéficié d’une prothèse TOUCH avec cupule sphérique a un bon résultat. Dans la série de 4 patientes opérées par le deuxième chirurgien, les deux premières patientes ont bénéficié de la mise en place de prothèses MAIA simple mobilité. La patiente n° 1 a eu un résultat très satisfaisant tandis que la patiente n° 2 a évolué rapidement vers une luxation de l’implant. Une première ré-intervention consistant en un simple brochage scapho-capital après réduction s’est soldée par une récidive de la luxation. Une deuxième ré-intervention associant la réduction de la luxation à une ostéotomie du scaphoïde et une arthrodèse du pôle distal du scaphoïde avec le capitatum a permis d’aboutir à un résultat satisfaisant. Les deux dernières patientes ont bénéficié d’une technique associant l’ostéotomie scaphoïdienne, une arthodèse scapho-capitale et la mise en place d’une prothèse MAIA double mobilité. La patiente n° 3 a évolué rapidement vers une luxation de l’implant due à un défaut d’ancrage de la cupule, lui-même en rapport avec une ostéoporose localisée. La patiente n° 4 a un bon résultat.

La prothèse scapho-métacarpienne semble être une solution intéressante en cas d’échec de trapézectomie. Elle nécessite l’utilisation d’un implant adapté. La prothèse MAIA et la prothèse TOUCH à cupule sphérique répondent à ce cahier des charges. L’importante mobilité du scaphoïde fait de son pôle distal une zone d’ancrage très instable. L’ostéotomie scaphoïdienne associée à l’arthrodèse scapho-capitate pourrait limiter l’instabilité de la zone d’ancrage et éviter les luxations. Nous n’avons pas observé d’instabilité intra-carpienne secondaire à l’ostéotomie du scaphoïde chez les patients qui ont bénéficié de cette technique.
Etienne RAPP (Strasbourg), Priscilla DI SETTE, Edouard Jean RAPP, Jean Luc ROUX
15:42 - 15:48 #37141 - CO131 Evaluation à long terme des résultats de la prothèse totale de poignet ReMotion®.
CO131 Evaluation à long terme des résultats de la prothèse totale de poignet ReMotion®.

L'arthroplastie totale de poignet est utilisée comme alternative à l'arthrodèse totale dans les pathologies inflammatoires ou arthrosiques touchant les articulations radio- et médio-carpiennes. Les implants de dernière génération, dont fait partie la prothèse ReMotion®, présentent de bons résultats à moyen terme, mais l'arthroplastie totale de poignet reste malgré cela une intervention controversée de nos jours. Nous rapportons ici les résultats fonctionnels et radiologiques à long terme de notre série.

Il s'agit d'une étude prospective monocentrique portant sur 25 patients ayant été opérés d'une prothèse totale de poignet ReMotion® entre février 2007 et mars 2018. L'âge moyen à l'implantation était de 61,1 ans, avec un sex-ratio hommes/femmes de 0,47. L'étiologie principale était post-traumatique, dans 44% des cas, et l'atteinte d'origine rhumatoïde représentait 38% des cas. Le recul moyen était de 9,7 ans.

Au dernier recul, 3 patients étaient décédés, 5 perdus de vue et un patient avait été repris pour une conversion en arthrodèse totale de poignet. Notre analyse finale s'est portée sur les 16 patients ayant toujours leur prothèse ReMotion lors de la dernière évaluation, parmi lesquels 2 avaient encore une activité de travailleur manuel et 2 autres une activité professionnelle non manuelle. Les douleurs étaient significativement améliorées au repos : 2,1 vs 8 (p=0,0003), comme à l'effort : 4,6 vs 9,2 (p=0,0049). Les mobilités étaient conservées au dernier recul, en dehors d’une diminution significative de l’extension : 13,8° vs 37,2 (p=0,0003). Les scores fonctionnels QuickDASH (45,6) et PRWE (37,2) étaient respectivement améliorés de 20,6 points et 20,96 points. 13 patients (81,3 %) se déclaraient satisfaits ou très satisfaits de leur intervention et étaient prêts à recommencer. Le taux de complications s’élevait à 28 % : 1 hématome post-opératoire non compressif, 1 syndrome du canal carpien, 1 rupture du tendon extenseur de l’annulaire, 1 fracture d’une vis radiale, 1 syndrome douloureux régional complexe, 1 résection secondaire de la tête ulnaire. Nous avons retrouvé 68,8 % d’anomalies radiologiques, principalement des géodes péri-prothétiques, sans conséquence clinique. Au total, le taux de reprise chirurgicale était de 20 %.

Les indications d’arthroplastie totale de poignet en cas de destruction articulaire d’origine rhumatoïde sont désormais moins fréquentes, contrairement aux indications pour arthrose post-traumatique, sans que cela n’affecte les résultats à long terme, alors qu’il s’agit de patients plus jeunes avec une demande fonctionnelle plus importante. La prothèse totale de poignet permet une diminution des douleurs tant au repos qu’à l’effort, avec des mobilités post-opératoires comprises dans l’arc utile de Palmer, ainsi qu’une bonne fonction du poignet. Il est intéressant de noter que même si l’amélioration des scores QuickDASH et PRWE n’était pas significative dans notre série, elle était compatible avec la différence minimale cliniquement importante (MCID) de ces scores dans la littérature. Le taux d’ostéolyse péri-prothétique est élevé, mais il est admis de ne réopérer les patients qu’en cas de douleurs associées. Notre série comporte l’un des plus grands reculs de la littérature à 9,7 ans. Toutefois, la puissance de notre étude est limitée compte tenu du faible nombre de patients. De plus, nous pouvons critiquer l’absence de comparaison entre les résultats après prothèse totale de poignet ReMotion et après arthrodèse totale de poignet, qui demeure pour de nombreux chirurgiens de la main le gold standard en cas d’atteinte évoluée radio- et pan-carpienne.

L’arthroplastie totale de poignet ReMotion remplit les objectifs nécessaires d’une prothèse totale de poignet, et offre un haut niveau de satisfaction au patient, avec des résultats pérennes, quelle que soit l’indication. Le taux de complication reste important, et la survie de ces prothèses, de 70 % à 10 ans, demeure un des axes d'amélioration.
Rémy VIGIÉ (Besançon), Laurent OBERT, François LOISEL
15:48 - 15:54 #34859 - CO090 Comparaison entre l'arthrodèse scapho-trapézo-trapezoïdienne et l'implant Pyrocardan® dans le traitement chirurgical de l'arthrose STT isolée.
CO090 Comparaison entre l'arthrodèse scapho-trapézo-trapezoïdienne et l'implant Pyrocardan® dans le traitement chirurgical de l'arthrose STT isolée.

Scaphotrapeziotrapezoid (STT) arthrodesis and Pyrocardan® implant for painful isolated STT osteoarthritis have shown good results, but no paper has compared medium-term results.

In this retrospective study, we report and compare the outcomes of STT arthrodesis with staple fixation versus the Pyrocardan® implant in 38 patients (40 thumbs) from 2 previously published cohorts.

At a minimum follow-up of 8 years for the STT arthrodesis group and 5 years for the Pyrocardan® group, we found no significant differences in the clinical and radiological outcomes between the two procedures except in wrist active extension and ulnar deviation, where Pyrocardan® appears to produce better mobility. The two surgical techniques led to significantly improvement in terms of pain relief, function, and strength. For the STT arthrodesis group, two complete nonunions were found (9%), while narrowing of the styloscaphoid joint space was found in eight thumbs. For the Pyrocardan® group, four postoperative DISI and one asymptomatic dislocation of the implant were observed. Calcification around the trapezium and/or distal scaphoid was found in four thumbs.

STT arthrodesis and Pyrocardan® implant to treat isolated STT OA led to less pain, better strength and functional scores, and restored wrist stability. Use of the Pyrocardan® implant resulted in better mobility in extension and ulnar deviation.
Martin CHOLLEY-ROULLEAU (Nancy), Gilles DAUTEL, François DAP, Gabriela HOSSU, Philippe BELLEMERE, Lionel ATHLANI
15:54 - 16:10 Discussion commune.
Salle 252AB

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AT1
14:00 - 15:00

Atelier pratique
Echochirurgie (Nombre de places limité, inscription obligatoire)

Conférencier : Olivier MARÈS (Medecin) (Nîmes)
Salle 251

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TR-5
14:00 - 15:00

Table ronde
Les fractures de l’extrémité inférieur du radius.

Modérateurs : Célia BOUKARI (Masseur Kinésithérapeute DE) (Montpellier), Jean-Luc ROUX (Chirurgien orthopédique) (Montpellier)
14:00 - 14:12 Le point de vue du chirurgien. Pierre BOUTROUX (chirurgien libéral) (Paris)
14:12 - 14:24 #37112 - COG8 Rééducation suite aux fractures du radius: Tendance actuelle des pratiques. Résultats du questionnaire GEMMSOR 2022.
Rééducation suite aux fractures du radius: Tendance actuelle des pratiques. Résultats du questionnaire GEMMSOR 2022.

Introduction - Les fractures du radius distal sont très fréquentes. Si les femmes ménopausées sont très souvent concernées par ce type de fracture, la pratique de certains sports constitue également un facteur de risque pour les populations de 5 à 20 ans. Le traitement dépend du type de fracture. Si certaines de ces fractures peuvent être traitées orthopédiquement par réduction et immobilisation, le traitement chirurgical (par embrochage, fixateur externe, vissage simple ou ostéosynthèse par plaque) reste indispensable dans un grand nombre de cas. Matériel et méthodes - Un sondage auprès des membres du GEMMSOR nous a permis d’effectuer un état des lieux sur la prise en charge des fractures du radius distal traitées chirurgicalement et orthopédiquement dans différents centres dont certains sont certifiés FESUM. Résultats - Si le développement des ostéosynthèses, avec notamment le recours de plus en plus fréquent aux plaques vérrouillées antérieures, a fait évoluer l’immobilisation post opératoire et en conséquence les délais de prise en charge en rééducation, les fractures de l’EIR traitées orthopédiquement nécessitent un délai d’immobilisation plus long et une prise en charge en kinésithérapie beaucoup plus tardive. Discussion - L’étude réalisée auprès de nos différents membres montre qu’il n’existe à ce jour pas de consensus sur la prise en charge des fractures de l’EIR traitées orthopédiquement et chirurgicalement. L’étude de la littérature montre qu’il n’existe pas de recommandation nationale et qu’il n’existe que très peu de recommandations internationales sur la rééducation après fractures de l’EIR. Cependant, si la rééducation après fractures de l’EIR n’est pas systématique, l’étude de son intérêt a fait l’objet de plusieurs publications. Conclusion - La précocité de la prise en charge kinésithérapique semble être un élément déterminant qu’il s’agisse d’un traitement orthopédique ou chirurgical. Si les principaux objectifs de la rééducation sont le traitement de la douleur, la restauration des amplitudes articulaires et la récupération de la force musculaire, il s’agit avant tout et surtout de prévenir le risque d’apparition d’un syndrome douloureux régional complexe de type I, complication tant redoutée des rééducateurs et qui nuit gravement au pronostic fonctionnel de ce type de lésion.
Dominique ANDREU (Pau), Célia BOUKARI
14:24 - 14:36 Rééducation de la fracture de l’extrémité distale du radius: les basiques. Claudia DA CUNHA (Genève, Suisse), Barbara BALMELLI (kinésithérapeute) (Lausanne, Suisse), Eric DIAB (Lausanne, Suisse)
14:36 - 14:48 #37137 - COG9 RECOWRIST : proposition originale de score de reprise de l’activité physique après traumatisme du poignet chez le patient sportif.
RECOWRIST : proposition originale de score de reprise de l’activité physique après traumatisme du poignet chez le patient sportif.

Les traumatismes ligamentaires au poignet sont une cause fréquente d’arrêt de l’activité chez les sportifs. De nombreux tests physiques et auto-questionnaires existent pour évaluer la fonction du poignet. Toutefois, il n’existe pas comme pour d’autres articulations de score évaluant et validant la reprise du sport après traumatisme ligamentaire. L’objectif de ce travail était de déterminer un score d’évaluation clinique répondant à cette problématique.

Une revue exhaustive de la littérature a été réalisée sur la base de données Pubmed afin de recenser les auto-questionnaires utilisés au poignet et chez le sportif pour les autres articulations. Les tests fonctionnels pertinents ont été choisis après analyse bibliographique et concertation pluridisciplinaire associant kinésithérapeutes et chirurgiens spécialistes du poignet.

Le Quick-DASH et le PRWE sont les auto-questionnaires les plus utilisés dans la littérature pour le poignet mais Ils manquent de spécificité pour la reprise de l’activité chez les sportifs. Ces 2 questionnaires sont également redondants. Nous avons donc préféré retenir seulement le Quick-DASH. Nous avons ajouté un questionnaire dédié au genou (ACL-RSI) qui nous semblait plus spécifique et évaluait en plus l’appréhension. Nous l’avons adapté pour le poignet (WRIST-RSI). 3 tests fonctionnels ont été retenus après analyse bibliographique et concertation pluridisciplinaire : le wrist hop test (test d’appréhension), le grip test en supination et en pronation maximale (test de force) et le medecin ball hold position test (test proprioceptif). Les tests fonctionnels étaient rapportés sous forme de ratio (membre atteint / membre sain) *100.

Le retour à la pratique du sport de haut niveau après traumatisme ligamentaire au poignet n’est pas codifié. Le RECOWRIST est à notre connaissance le premier outil pour guider le retour au sport chez le patient sportif après traumatisme du poignet. Il a l’avantage d’être réalisable en routine par le praticien sans outil spécifique et d’intégrer des notions physiques, proprioceptives et psychologiques indispensables pour appréhender le sportif dans sa globalité.

Le score RECOWRIST est une proposition originale pour valider le retour au sport chez le sportif de haut niveau après traumatisme ligamentaire au poignet par une évaluation globale de ses fonctions. Ce travail est actuellement poursuivi par une phase de tests du score pour en vérifier la reproductibilité et déterminer les valeurs seuils.
Monia EL KINANI, Thomas DAOULAS (Brest)
14:48 - 15:00 Discussion commune.
Salle 253
15:00

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CEJ-06
15:00 - 15:30

Conférence d'enseignement junior.
Prévention et gestion des infections dans notre pratique chirurgicale

Modérateur : Jean-Roger WERTHER (Chirurgien) (Paris)
Nous avons demandé à l’équipe de l’Hôpital de la Croix Saint Simon, spécialisé dans le traitement des infections de nous préciser les process actuels de prévention et de traitement des infections de la main.
15:00 - 15:30 Prévention et gestion des infections dans notre pratique chirurgicale. Blandine MARION (praticien) (Paris)
Amphi Bleu

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AT2
15:00 - 16:00

Atelier pratique
Echochirurgie (Nombre de places limité, inscription obligatoire)

Conférencier : Olivier MARÈS (Medecin) (Nîmes)
Salle 251

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SLP
15:00 - 16:00

Session 7
Les poulies des grimpeurs

Modérateurs : Dominique ANDREU (kinésithérapeute) (Pau), Erle WELTZER (Chirurgien) (Pessac)
15:00 - 15:05 Anatomie des poulies et contraintes spécifiques de l’escalade. Alexandra FORLI (Chirurgien plastique) (Grenoble)
15:05 - 15:11 La rupture, diagnostique clinique. Mathilde GRAS (chirurgien) (Paris)
15:11 - 15:18 Diagnostic Radiologique. Khaled WASSEF (Radiologue) (Paris)
15:18 - 15:23 Quel appareillage ? Fanny CARN (KINE ORTHESISTE) (Paris), Didier GALLOY (Paris)
15:23 - 15:33 Traitement chirurgical: 2 techniques de reconstruction. Alexandra FORLI (Chirurgien plastique) (Grenoble)
15:33 - 15:48 Rééducation et reprise de l’escalade. Marie AKRICH (kinésithérapeute) (Paris)
15:48 - 16:00 Discussion commune.
Salle 253
15:30

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CJ-SFCM
15:30 - 16:30

Commission juridique de la SFCM
Infections de la main et mises en cause juridiques.

Conférenciers : Philippe AUZIMOUR, Didier OLLAT (Chirurgien) (Paris), Claude SOUSSY
Coordinateur : Yves JACOB (Chirurgien de la main) (Metz)
Amphi Bleu
16:10 Pause café - Visite des stands - Consultation des ePosters
16:30

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CL7
16:30 - 18:00

Communications libres.
Nouvelles technologies.

Modérateur : Stephane BARBARY (chirurgien de la main libéral et hospitalier) (Nancy)
Un aperçu des derniers travaux réalisés par les chirurgiens de la main autour du sujet des nouvelles technologies.
16:30 - 16:36 #37071 - CO076 Analyse de données cliniques et Recherche médicale avec les outils OsBERT et DeepArticleMining en Chirurgie de la Main.
CO076 Analyse de données cliniques et Recherche médicale avec les outils OsBERT et DeepArticleMining en Chirurgie de la Main.

L'utilisation croissante des dossiers patients informatisés (DPI) a rendu les données cliniques facilement accessibles, mais leur analyse est souvent difficile en raison de leur manque de structure. Les technologies de l'IA (Intelligence Artificielle), telles que les larges langages modèles (LLM) et la révolution ChatGPT, offrent un potentiel prometteur pour analyser ces données. Également, l’augmentation croissante de publications scientifiques et la recherche d'informations dans cette littérature médicale posent des défis considérables. Le but de ce travail est d’analyser l’intérêt de deux outils, OsBERT et DeepArticleMining (DAM), qui utilisent le traitement du langage naturel (NLP) pour aborder ces défis dans le domaine de la chirurgie de la main.

Nous avons utilisé OsBERT, un modèle spécifiquement formé au contenu médical français, pour extraire et structurer les données des DPI constitué de plus de 7000 patients. Parallèlement, nous avons utilisé l'outil DeepArticleMining (DAM) pour extraire les informations pertinentes de la littérature pour la chirurgie du canal carpien (pathologie très documentée) et la chirurgie du Lacertus (pathologie en cours d’évaluation).

OsBERT a permis de créer avec succès un registre sur la libération du canal carpien et du lacertus avec plus de 900 patients identifiés, catégorisés et structurés, démontrant son potentiel dans le domaine de la chirurgie de la main. DAM a également réduit le travail et les efforts nécessaires pour l'extraction de données en vue d'écrire une futur méta-analyse et méta-a