Mardi 18 mars
10:00

"Mardi 18 mars"

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B01
10:00 - 17:30

DCE DE NEUROCHIRURGIE FONCTIONNELLE ET STÉRÉOTAXIQUE
Module 2 : Prise en charge neurochirurgicale de la maladie de Parkinson

Coordinateurs : Claire HAEGELEN (Neurosurgeon) (Coordinateur, Lyon), Carine KARACHI (MEDECIN) (Coordinateur, PARIS)
10:00 - 10:45 Quels sont les patients candidats à la stimulation cérébrale profonde dans la MP ? Quel bilan pré-chirurgical ? Quels résultats pour quels patients ? Craintes succès et comment informer le patient ? Elodie HAINQUE (Conférencier, Paris)
10:45 - 11:30 Quels sont les principes de la chirurgie d’implantation d’électrodes de SCP ? Marie Des Neiges SANTIN (Praticien Hospitalier) (Conférencier, STRASBOURG)
(imagerie pré, intra, post-opératoire /Visée directe indirecte /avec ou sans cadre /avec ou sans electrophysiologie et ou testing per opératoire)
11:30 - 12:00 Visualisation tridimensionnelle, cartographie et atlas : que choisir pour cibler dans la maladie de Parkinson ? Emile SIMON (Neurochirurgien) (Conférencier, Lyon)
12:00 - 12:30 Quelles techniques opératoires en 2022 ? Claire HAEGELEN (Neurosurgeon) (Conférencier, Lyon)
12:30 - 13:30 Pause déjeuner.
13:30 - 14:00 Ganglions de la base, anatomie, fonctionnement, recherche. Le modèle du patient parkinsonien. Carine KARACHI (MEDECIN) (Conférencier, PARIS)
14:00 - 14:30 L’avenir pour la chirurgie du Parkinson ? Stéphan CHABARDES (head of the department) (Conférencier, GRENOBLE)
14:30 - 15:00 Pause café.
15:00 - 17:00 Ateliers pratiques : Ciblages du NST avec les diverses logiciels stéréotaxiques de Stimulation Cérébrale Profonde.
Salle 3/4
14:00

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C01
14:00 - 16:00

COURS DE NEUROCHIRURGIE PÉDIATRIQUE
La prise en charge chirurgicale de l’hydrocéphalie de l’enfant

14:00 - 14:20 La pose de première valve : particularités chez le petit enfant. Kévin BECCARIA (PUPH Neurochirurgie) (Conférencier, Paris)
14:20 - 14:40 La révision de valve : particularités pédiatriques. Hugo Andrès COCA (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Strasbourg)
14:40 - 15:00 La dérivation ventriculaire externe : particularités pédiatriques. Nathalie CHIVORET (Neurochirurgien) (Conférencier, nice)
15:00 - 15:20 La ventriculocisternostomie endoscopique : particularités pédiatriques. E. GIMBERT
15:20 - 15:40 L’endoscopie pour hydrocéphalie cloisonnée. Alexandru SZATHMARI (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Lyon)
15:40 - 16:00 Les traitements combinés pour hydrocéphalie complexe : particularités pédiatriques. Matthieu VINCHON (PH) (Conférencier, Lyon)
Salle 2

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D01
14:00 - 18:00

JOURNÉE ANNUELLE 2025 DU CENTRE DE RÉFÉRENCE MALADIES RARES

Salle 5
Mercredi 19 mars
08:00 ACCUEIL & OUVERTURE DU CONGRES
08:30

"Mercredi 19 mars"

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A11
08:30 - 10:00

SESSION TC. HYDROCEPHALIE
Prises en charge neurochirurgicales des traumatismes cranio-encephaliques de l’adulte et de l’enfant a la phase initiale

Modérateurs : Marc BARONCINI (Praticien hospitalier) (Lille), Philippe DECQ (Comité Scientifique) (Paris)
08:30 - 08:38 Facteurs de mauvais pronostic à prendre en compte dans la prise en charge. Romain MANET (PH) (Conférencier, Lyon)
08:38 - 08:46 Hématomes extraduraux. Cyrille CAPEL (praticien hospitalier) (Conférencier, Amiens)
08:46 - 08:54 Hématomes sous-duraux aigus. Matthieu FAILLOT (Chef de Clinique Assistant) (Conférencier, Clichy)
08:54 - 09:02 Embarrures et brèches ostéo durales de la base du crâne. Edouard SAMARUT (Praticien Hospitalo-Universitaire) (Conférencier, Nantes)
09:02 - 09:10 Traumatismes cranio-encéphaliques pénétrants. Arnaud DAGAIN (Neurochirurgien) (Conférencier, Toulon)
09:10 - 09:18 Collections post-traumatiques peri-encephaliques de LCS. Romain MANET (PH) (Conférencier, Lyon)
09:18 - 09:26 Particularités pédiatriques. Nathalie CHIVORET (Neurochirurgien) (Conférencier, nice)
Grand Théâtre

"Mercredi 19 mars"

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B12
08:30 - 10:00

COMMUNICATIONS LIBRES - PEDIATRIE

Modérateurs : Nathalie CHIVORET (Neurochirurgien) (nice), Matthieu VINCHON (PH) (Lyon)
08:30 - 08:38 #43991 - CP01 Radicellectomies sélectives sensitives partielles (RDS) : Etude de pratique rétrospective monocentrique.
CP01 Radicellectomies sélectives sensitives partielles (RDS) : Etude de pratique rétrospective monocentrique.

INTRODUCTION Les RDS sont indiquées dans le traitement de la spasticité diffuse et invalidante des membres inférieurs chez les enfants avec paralysie cérébrale (PC) spastique. De nombreuses discordances et absences de consensus, notamment concernant les critères d’éligibilité, la technique chirurgicale ainsi que les résultats cliniques et fonctionnels existent dans la littérature actuelle. Notre étude avait pour objectif d’étudier nos pratiques concernant les RDS réalisées chez les enfants en évaluant leurs caractéristiques, les résultats cliniques obtenus en post opératoire ainsi que les complications péri opératoires et leurs possibles facteurs prédictifs. MATERIEL & METHODES Il s’agissait d’une étude rétrospective monocentrique ayant inclus tous les enfants opérés d’une RDS L2-S2 bilatérale selon la technique « multi-level » entre le 1er janvier 2017 et le 01 août 2023. Les données démographiques, péri-opératoires, cliniques et fonctionnelles ainsi que les complications péri-opératoires ont été analysées. RESULTATS 67 enfants, dont 65 avec PC (Gross Motor Function Classification Score (GMFCS) 2 à 5), âgés en moyenne de 7,4 ans au moment de la chirurgie ont été inclus dans notre étude et suivi en moyenne 23,9 mois. La spasticité a été significativement améliorée en post opératoire avec un score d’Ashworth moyen passant de 2,3 en pré-opératoire à 0,13 au dernier suivi (p<0,001). Le score GMFCS s’est amélioré pour 7 enfants au dernier suivi dont 3 passant d’un statut non ambulatoire à ambulatoire. Les complications péri-opératoires étaient essentiellement la présence d’une déformation rachidienne post-opératoire de type scoliose (20,9%), les troubles sensitifs (19,4%), tous régressifs dans les 6 mois post RDS, les infections de sites opératoires (14,9%) et l’apparition de troubles vésico-sphinctériens (10,4%). La réapparition d’une spasticité post opératoire était corrélée à la sévérité de la PC (GMFCS 4 et 5) (p 0,046) et la présence d’une déformation rachidienne post opératoire était corrélée à un âge plus élevé au moment de la chirurgie (p<0,01). CONCLUSION Notre étude renforce et apporte de nouvelles données à la littérature actuelle concernant les RDS selon la technique « multi-level » chez les enfants avec PC spastique. Elle est en accord avec l’impact positif des RDS sur les résultats cliniques et fonctionnels. Elle rapporte des complications en grande partie semblables à celles rapportées jusqu’à présent et y apporte des pistes quant à certains facteurs prédictifs. Des études prospectives et à plus grande échelle sont encore nécessaires pour obtenir des réponses à nos questions.
Johanna CLAQUIN (La Réunion, Réunion), Guy LETELLIER, Kévin BUFFENOIR
08:38 - 08:46 #44556 - CP02 Impact du monitoring électrophysiologique sur la technique chirurgicale et le pronostic sphinctérien postopératoire de la section du filum terminal .
CP02 Impact du monitoring électrophysiologique sur la technique chirurgicale et le pronostic sphinctérien postopératoire de la section du filum terminal .

Introduction : La section du filum terminal (FT) pour un lipome du filum est une procédure neurochirurgicale pédiatrique courante, pour laquelle l'utilisation du monitoring électrophysiologique dans le but d’améliorer la sécurité du geste reste sous-utilisée. Notre travail vise à évaluer si l'introduction du neuromonitoring peropératoire (IONM) dans notre centre a influencé la technique chirurgical et le pronostic post opératoire. Matériel et méthodes : Nous avons inclus rétrospectivement 15 cas de sections de FT pédiatriques (janvier 2021-novembre 2024) réalisés par abord interépineux sous microscope. L'IONM a été utilisée de la manière suivante dans 13 cas : la stimulation bipolaire à l’aide de sondes crochets du FT servant à identifier une potentielle radicelle lombaire ou sacrée adhérente était réalisée. Si nécessaire, une stimulation bipolaire à l’aide d’une sonde bipolaire concentrique était utilisée pour localiser précisément la radicelle à préserver. L'intégrité de la fonction uro-génitale était évaluée pendant l'intervention grâce au monitoring du réflexe bulbo-caverneux. Résultats : La cohorte comprenait 10 filles et 5 garçons (âge moyen : 6 ans ; 9 patients de moins de 3 ans). Au moment de la chirurgie, 8 patients étaient asymptomatiques, 5 avaient des troubles sphinctériens et 4 présentaient des symptômes neuro-orthopédiques. Le monitoring électrophysiologique a modifié la stratégie chirurgicale dans 6 cas (46%) lorsque la stimulation de faible intensité a révélé des réponses sphinctériennes (correspondant à une réponse de la racine S2), nécessitant une microdissection pour isoler une/des radicelles adhérentes au FT. En postopératoire, aucun nouveau déficit neurologique n'a été constaté. Parmi les 5 patients présentant des troubles sphinctériens préopératoires, 2 se sont améliorés et 3 sont devenus asymptomatiques. Un patient présentant une dysfonction vésicale préopératoire identifiée lors d'un bilan urodynamique a bénéficié d'une procédure adaptée, résultant en amélioration du bilan urodynamique postopératoire, avec une réduction du résidu post-mictionnel. Conclusion : Le monitoring électrophysiologique dans la chirurgie de section du FT lipomateux, ciblant particulièrement les réponses sphinctériennes, s'est avéré faisable, efficace et compatible avec un abord peu invasif, sans induire de complications postopératoires dues à la manipulation des racines. Les résultats préliminaires suggèrent un bénéfice potentiel pour le pronostic sphinctérien post opératoire. Cependant, un suivi à long terme est nécessaire pour évaluer l'impact de cette technique sur la fonction génitale sexuelle.
Anaïs CHIVET (Paris), Georg DORFMULLER, Laurent GOETZ
08:46 - 08:54 #44557 - CP03 Les épilepsies temporales de l’enfant: influence de l'étiologie sur la prise en charge et le devenir de l'enfant.
CP03 Les épilepsies temporales de l’enfant: influence de l'étiologie sur la prise en charge et le devenir de l'enfant.

Introduction : L’épilepsie temporale ne représente que 20 à 25% des procédures chirurgicales chez l’enfant, contre 70% chez l’adulte. Les principales étiologies sont la dysplasie corticale focale (DCF), les tumeurs de bas grade (TBG) et les pathologies doubles (DP) : dysplasie associée à une sclérose hippocampique ou à une lésion tumorale. Selon l’étiologie, le parcours de soins et la prise en charge semble variable et pouvoir influer sur le pronostic et le devenir cognitif de l’enfant Matériel et méthodes : Nous présentons une étude rétrospective monocentrique pédiatrique de patients opérés entre 2012 et 2023 d’une épilepsie pharmaco résistante temporale, avec un follow up minimum de 12 mois. Résultats : Soixante-quatorze patients ont été inclus. Le suivi moyen était de 4,2 ans. L'étiologie était tumorale chez 34 patients, DCF chez 15 et DP chez 21. Le délai moyen entre la première crise et la chirurgie était de 55 mois, mais variait selon l'étiologie : 32 pour TBG, 59 pour DCF et 88 pour DP. Trente-cinq patients ont bénéficié d'un sEEG : 66 % des DP, 57 % des DCF et 32 % des TBG. La chirurgie a consisté en une résection temporo-polaire et mésio-temporale dans la plupart des cas et en une lésionectomie dans seulement 20% des TBG et 10% des autres pathologies. Le pronostic chirurgical était bon : 81% des patients étaient Engel 1 (85% pour TBG, 76% pour DP et 77% pour DCF). Les patients non explorés avaient un meilleur pronostic (94,7% Engel 1) que les patients explorés par sEEG (65,7% Engel 1). Discussion : L’épilepsie temporale relative à une TBG débute plus tôt que celle liée à une DCF ou une DP dont l’âge de début rejoint celui des DCF non temporales, non multilobaire ou hémisphérique. Les patients avec tumeurs, ont un délai de recours à la chirurgie plus court probablement en lien avec une filière d'adressage oncologique plutôt qu’épileptique. Ils nécessitent moins de recours aux explorations invasives, en raison d'une meilleure concordance electro-clinico-radiologique, se traduisant par un meilleur pronostic chirurgical. A l’inverse, les lésions étendues, infiltrantes avec des limites mal définies ont nécessité une sEEG, parfois une seconde exploration et un complément de chirurgie. Conclusion : Globalement et quelque soit l’étiologie, le pronostic de la chirurgie temporale de l’enfant est très bon. Il est meilleur dans les lésions tumorales de bas grades, possiblement en lien avec un délai de prise en charge plus court du fait d’un moindre recours à des explorations invasives. L’enjeu du traitement chirurgical précoce est, outre l’arrêt des crises, l’arrêt des anti-épileptiques, afin de limiter l’impact cognitif et le handicap en profitant de la fenêtre de plasticité cérébrale. C’est un élément qui reste primordial dans la prise en charge.
Anaïs CHIVET (Paris), Emmanuel RAFFO, Mathilde CHIPAUX, Julie BONHEUR, Nathalie DORISON, Suzanne PERGUILHEM, Marie-Thérèse DANGLES, Christine BULTEAU, Georg DORFMULLER, Sarah ROSENBERG, Sarah FERRAND-SORBETS
08:54 - 09:02 #44573 - CP04 Abord des lésions orbitaires par voie palpébrale chez l’enfant.
CP04 Abord des lésions orbitaires par voie palpébrale chez l’enfant.

Problématique La voie palpébrale avec dépose du rebord orbitaire (VPDRO) est une approche extracrânienne donnant accès aux lésions intéressant les parois latérale et supérieure de l’orbite, ainsi qu’aux lésions intra-coniques. Il existe peu de données dans la littérature sur l’utilisation de cet abord et ses résultats en pédiatrie. But de l’étude Nous avons colligé les cas de lésions intra-orbitaires opérées par VPDRO en neurochirurgie pédiatrique à Lille et à Lyon. Résultats Nous avons revu 21 observations, 13 garçons et 8 filles, âgés de 14 mois à l'âge adulte. Les patients présentaient 16 lésions expansives (4 astrocytomes du nerf optique, 4 kystes dermoïdes, 2 cavernomes, 1 pseudotumeur inflammatoire, 1 sarcome d’Ewing, 1 schwannome, 1 méningiome, 1 adénome pléïomorphe, 1 pseudotumeur inflammatoire), 4 lésions traumatiques (2 embarrures, 1 exbarure, 1 brèche ostéo-durale), 1 mucocèle et un kyste de nature indéterminée. L‘exérèse des lésions expansives était totale dans 11/15 cas. Dans les suites opératoires, un patient a présenté une baisse de vision, deux ont présenté un chémosis important, et un a présenté une kératite de l’œil non opéré. Conclusions L’orbite est une région de confins où les neurochirurgiens, ophtalmologues, chirurgiens maxillo-faciaux et ORL se rencontrent et se complètent. La VPDRO est un abord minimal avec un très bon résultat cosmétique, donnant accès aux parois latérale et supérieure de l’orbite, y compris la fosse temporale externe, ainsi qu’au cône orbitaire en arrière du globe, et jusqu’au canal optique. Elle offre une alternative intéressante aux autres abords de l’orbite, en particulier intracrâniens
Matthieu VINCHON (Lyon), Mélodie-Anne KARNOUB, Camilla DE LAURENTIS, Pierre-Aurélien BEURIAT, Alexandru SZATHMARI, Federico DI ROCCO
09:02 - 09:10 #44651 - CP06 Thérapie génique dans le déficit en Amino-acide décarboxylase (AADC) : Résultats à moyen terme.
CP06 Thérapie génique dans le déficit en Amino-acide décarboxylase (AADC) : Résultats à moyen terme.

Objectifs : Le déficit en Décarboxylase des Acides Aminés (AADC) est une maladie rare causée par des variants pathogènes du gène de la dopa décarboxylase entrainant une diminution de la synthèse de dopamine, de sérotonine et de catécholamines. Le tableau clinique inclut un arrêt précoce du développement, une hypotonie, des crises oculogyres, des manifestations dysautonomiques ainsi que des troubles thymiques et du sommeil. Les traitements actuels, purement symptomatiques, ont une efficacité limitée. La thérapie génique intracérébrale, visant à restaurer la synthèse d’AADC, représente une approche thérapeutique innovante et prometteuse pour cette pathologie à l’arsenal thérapeutique restreint. Méthodes : L’intervention consiste en une injection intraputaminale stéréotaxique bilatérale convective d’un vecteur viral exprimant le gène codant l’AADC (Eladocagene exuparvovec, 1,8 x 1011 génomes viraux, volume d’injection de 2 x 80 microlitres par putamen). Un contrôle par IRM post-opératoire immédiat comprenant des séquences T1, T2 et Flair avec volumétries des dépôts est réalisé́. Un suivi clinico-biologique, remnologique et par TEP-DOPA est mis en place. Résultats : Six patients âgés de 2,5 à 19 ans ont été traités, avec un suivi de 0,5 à 3,6 ans. Une amélioration des crises oculogyres a été observée chez tous les patients dans les 1 à 6 mois suivant l’intervention ; 3 d’entre eux n’en présentaient plus. Des améliorations du tonus axial, des fonctions motrices, du comportement et du sommeil ont également été rapportées. Un patient a acquis la capacité de marcher avec aide à 32 mois. Des dyskinésies transitoires sont apparues à 3-4 semaines de la chirurgie. Les bénéfices observés incluent également une amélioration de l’état nutritionnel, des troubles thymiques, du sommeil et des capacités communicationnelles. Aucune corrélation n’a été retrouvée entre la volumétrie des dépôts et les résultats clinico-biologiques. L’imagerie métabolique a confirmé une néosynthèse dopaminergique, parallèle à l’apparition des dyskinésies et à l’évolution clinique globale. Aucun évènement indésirable grave n’est rapporté. Conclusion : La thérapie génique intraputaminale pour le déficit en AADC est sûre et montre des résultats cliniques significatifs sur l’ensemble du spectre clinique. Les cibles, les modalités techniques et l’apport des données d’imagerie nécessitent toutefois des investigations complémentaires.
Clément DUNOYER (Montpellier), Agathe ROUBERTIE, Marie-Céline FRANCOIS-HEUDE, Philippe COUBES, Christophe MILESI, Julien Frédéric BALEINE, Nicolas LEBOUCQ, Denis MARIANO GOULART, Gaetan POULEN, Thomas ROUJEAU
09:10 - 09:18 #44661 - CP07 Gestion chirurgicale des tumeurs médullaires pédiatriques : une étude rétrospective, monocentrique et décennale en unité de neurochirurgie pédiatrique.
CP07 Gestion chirurgicale des tumeurs médullaires pédiatriques : une étude rétrospective, monocentrique et décennale en unité de neurochirurgie pédiatrique.

Introduction Les tumeurs médullaires infantiles sont rares et hétérogènes. Leur traitement chirurgical est cependant toujours exigeant, puisqu’il requiert d’établir un diagnostic histologique et d’optimiser la résection lésionnelle, tout en sauvegardant les fonctions neurologiques et la stabilité rachidienne. Méthodes Nous avons revu de manière rétrospective les dossiers des patients admis pour tumeur rachidienne de 2015 à 2024 aux Hospices Civils de Lyon. Nous avons collecté les données démographiques, histologiques, les résultats neurologiques, et en particulier les techniques intra-opératoires visant à optimiser la qualité des résections. Résultats 34 enfants ont été admis sur cette période pour des tumeurs rachidiennes ; parmi eux, 15 avaient une lésion intramédullaire, dont 8 épendymomes, 4 astrocytomes, 1 métastase de médulloblastome, 1 lymphome de Burkitt et 1 gliome de bas grade. L’état neurologique post-opératoire de 11 patients a été amélioré ; celui de 2 était stable, celui de 2 s’est détérioré. Il n’y avait pas de complications post-opératoires immédiates. Le patient porteur de métastase de médulloblastome est décédé peu après la chirurgie et la radiothérapie palliative. L’exérèse tumorale était radiologiquement complète dans 8 cas. Le monitorage neurophysiologique a été fréquemment utilisé à partir de 2016 (sur 15 tumeurs intramédullaires pures, 4 cas - soit 27% - en ont bénéficié). L’échographie peropératoire et la fluorescéine ont été régulièrement utilisées depuis 2020 pour optimiser les résections des tumeurs médullaires pures (3 cas sur les 4 opérés, soit 75%, avec échographie peropératoire). Conclusion L’équilibre entre l’obtention d’une résection tumorale extensive et la limitation des déficits neurologiques est de plus en plus facilitée par l’utilisation d’outils per-opératoires. Le neuromonitorage, notamment par PES et PEM, est utile. L’examen extemporané est précieux en cas de doute sur la nature des lésions observées. La fluorescéine et l’échographie sont utiles, accessibles au bloc opératoire et peu onéreuses ; leur apport ne doit pas être négligé.
Xenia GORDON (Rennes), Flora JOUBAUD, Andrea HELD, Camilla DE LAURENTIS, Pierre Aurélien BEURIAT, Alexandru SZATHMARI, Matthieu VINCHON, Carmine MOTTOLESE, Federico DI ROCCO
09:18 - 09:26 #44662 - CP08 Prise en charge des MAV en neurochirurgie pédiatrique : 17 ans de traitement multimodal et de suivi à Lyon.
CP08 Prise en charge des MAV en neurochirurgie pédiatrique : 17 ans de traitement multimodal et de suivi à Lyon.

Introduction Les malformations artérioveineuses (MAV) sont des anomalies vasculaires rares, congénitales ou acquises au début de la vie, qui peuvent entraîner de graves complications. Les options thérapeutiques comprennent la résection microchirurgicale et l'embolisation endovasculaire, souvent combinées. Méthodes Nous avons revu rétrospectivement les dossiers de tous les enfants présentant une MAV prise en charge dans notre institution entre 2007 et 2023. Résultats Nous avons identifié 47 enfants (2,2-17,6 ans, médiane 11,5). La majorité s’est présenté avec une hémorragie (37/47, 79 %). Parmi eux, 30 % présentaient un GCS <8. Leur grade de Spetzler Martin était de 1 dans 8,1 %, 2 dans 24,3 %, 3 dans 43,2 % et 4 dans 18,9 % (dans 2,7 % des cas, le traitement vital urgent a empêché l'artériographie ; dans 2,7 % des cas, les images originales n'étaient pas disponibles). 43,2 % de ces patients ont bénéficié d’un traitement urgent dans les 72 heures suivant leur présentation, et la moitié d'entre eux ont bénéficié d'un traitement combiné. Les 56,8 % restants ont reçu un traitement électif après avoir « refroidi » la MAV ; environ 30 % d'entre eux ont reçu un traitement combiné. Parmi les 10 (sur 47, 21 %) MAV non rompues, les symptômes étaient des céphalées dans 30 % des cas, des crises d'épilepsie dans 20 %, une hémiparésie dans 20 % et une hypertension intracrânienne dans 10 %. Dans 20 % des cas, la MAV a été découverte fortuitement. Dans 30 % du groupe des MAV non rompues, un traitement multimodal a été mis en œuvre. Après un suivi moyen de 50 mois, dans le groupe des MAV rompues, 5,4 % ont eu besoin d'antiépileptiques. Dans 35,1 % des cas, aucun déficit n'a été enregistré ; dans 29,7 % les déficits se sont améliorés et dans 21,6 % des cas les déficits sont restés stables. Moins d'un tiers des enfants (32,4 %) ont eu besoin d'une aide scolaire. Dans le groupe des MAV non rompues, 80 % n'avaient pas de déficit, seulement 10 % avaient besoin d'une aide scolaire et 20 % avaient besoin d'antiépileptiques. Conclusion Les MAV chez l'enfant ont un taux de morbidité élevé, surtout en cas de présentation hémorragique. Le traitement combiné semble être un bon choix pour obtenir des résultats satisfaisants en termes d'oblitération de la MAV avec des faibles risques.
Claudia PASQUALI, Francis TURJMAN, Pierre Aurélien BEURIAT, Matthieu VINCHON, Camilla DE LAURENTIS, Federico DI ROCCO, Carmine MOTTOLESE, Alexandru SZATHMARI (Lyon)
09:26 - 09:34 #44663 - CP09 Thermocoagulation interstitielle sous contrôle IRM en neurochirurgie pédiatrique : analyse monocentrique rétrospective d’une série de 41 procédures.
CP09 Thermocoagulation interstitielle sous contrôle IRM en neurochirurgie pédiatrique : analyse monocentrique rétrospective d’une série de 41 procédures.

L’ablation laser sous contrôle IRM (LITT) a émergé comme une alternative ou un complément aux procédures microchirurgicales pour le traitement de l’épilepsie focale lésionnelle et des tumeurs cérébrales. Si cette procédure est actuellement proposée en première intention aux USA en chirurgie de l'épilepsie, le marquage européen récent, et l’absence de remboursement par l’assurance maladie en France expliquent une expérience récente et limitée à 4 centres dans notre pays. Ici, nous rapportons notre expérience de 4 ans d’ablation laser en neurochirurgie pédiatrique, et discutons nos résultats et complications selon les différentes indications. Notre étude est rétrospective, monocentrique et concerne une cohorte de 41 interventions successives à l’hôpital Necker entre 2021 et 2024. L’indication de LITT était limitée aux enfants avec : (i) une lésion circonscrite (ii) une pathologie bénigne (malformations de développement corticale et low grade epilepsy associated tumors) (iii) une localisation problématique. Après une implantation en conditions stéréotaxiques robotiques (système ROSA), l’ablation était réalisée avec le système VISUALASE (Medtronic) sous contrôle IRM (3Teslas). Le suivi radiologique post opératoire et en consultation était systématisé pendant la première année à 1, 3, 6 et 12 mois. L’outcome épileptique était défini selon la classification ILAE, une récidive tumorale était définie radiologiquement par une augmentation volumétrique. Ainsi, 35 enfants (âge moyen 11.4 ans, M/F ratio=0.8) ont été traités par 41 procédures successives. L’indication principale était une épilepsie focale lésionnelle (n=28 patients, FCD n=13, LEAT n=11, HH n=4) alors que 7 patients étaient traités dans un but oncologique isolé. Les localisations principales étaient l’insula (n=8), la région médio-temporo-basale (n=8), la région centrale (n=8) ou des régions profondes (hypothalamus et ganglions de la base n=6, mésencéphale n=4). Certaines localisations rares sont rapportées, pour lesquelles nous partageons les spécificités notamment les résections insulaires, les hamartomes hypothalamiques géants et les astrocytomes pilocytiques du mésencéphale. Les suites opératoires immédiates étaient simples dans 74.3% des cas, avec un déficit neurologique persistant pour 2 malades. Un œdème tumoral et péri-tumoral symptomatiques étaient notés essentiellement avec les astrocytomes pilocytiques. Après un suivi moyen de 19 mois, 67.9% des patients sont libres de crises (ILAE 1), et une récurrence tumorale est notée chez 2/18 malades. Dans cette cohorte de 35 enfants avec des lésions dont le traitement microchirurgical serait complexe, l’ablation laser est efficace et sûre. Le remboursement acquis par l’assurance maladie permettra de rapidement démocratiser cette technique en France. Ainsi, la description de nos indications et complications à la lumière d’une revue de la littérature vise à partager notre courbe d’apprentissage avec la communauté neurochirurgicale française.
Oumaima ABOUBAKR (Paris), Lelio GUIDA, Volodia DANGOULOFF ROS, Emma LOSITO, Marie BOURGEOIS, Gilles ORLIAGUET, Rima NABBOUT, Kevin BECCARIA, Nathalie BODDAERT, Thomas BLAUWBLOMME
09:34 - 09:42 #44667 - CP10 DNET progressives : série rétrospective monocentrique de 27 enfants, et analyse systématique de la littérature.
CP10 DNET progressives : série rétrospective monocentrique de 27 enfants, et analyse systématique de la littérature.

Objectif : Les tumeurs dysembryoplasiques neuroepitheliales (DNET) sont des tumeurs neurogliales de grade I selon l’OMS. Il s’agit de la seconde cause tumorale d’épilepsie pharmaco résistante après les gangliogliomes. Selon leur description initiale, il s’agissait de lésions non évolutives, mais leur caractérisation moléculaire récente et l’analyse de larges cohortes supporte une croissance tumorale possible. Le but de cette étude est de réaliser une revue systématique sur le sujet et de détailler le comportement clinique et radiologique des cas opérés à l’hôpital Necker au cours des 2 dernières décennies. Méthodes : Étude rétrospective monocentrique grâce à un entrepôt de données cliniques « Doctor WareHouse »de la database des enfants opérées à Necker d’une DNET après diagnostic histologique et caractérisation moléculaire au GHU Sainte Anne sur la période 2001 à 2021. Revue systématique de la littérature selon les recommandations PRISMA Résultats : Parmi 124 enfants avec un diagnostic histologique confirmé de DNET, 27 (21,7%) ont présenté un caractère progressif. 4/27 patients perdus de vue ont été exclus de l’étude. L’âge moyen lors de la première chirurgie était de 7.4 ans, la localisation de la DNET était : temporale (n=13/23), frontale (7/23) ou pariétale (3/23). Une récidive des crises épileptiques à la récidive était notée dans 23 cas. Le délai moyen avant progression radiologique état de 48.3 mois, la récidive était systématiquement dans la cavité chirurgicale avec des caractéristiques radiologiques variables. La récidive était traitée chirurgicalement dans tous les cas, par une à 3 réinterventions. Un traitement complémentaire par thérapie ciblée a été proposé dans un cas (trametinib). Aucun patient n’a été traité par chimiothérapie ou radiothérapie. Avec un suivi moyen de 123.3 mois on ne déplore pas de mortalité, et 16/23 patients (69.5 %) étaient libres de crise. Notre revue de la littérature a identifié 20 articles avec 57 cas décrits. Conclusion : L’évolutivité des DNET reste méconnue dans la littérature, avec essentiellement des publications de cas cliniques. Dans une large cohorte pédiatrique de DNET, nous rapportons un taux d’évolutivité de 21,7%, caractérisée par une récidive des crises épileptiques et une récurrence/progression sur le site tumoral d’origine. Le caractère tumoral des DNET justifie un suivi clinique et radiologique au long cours.
Laryssa AZEVEDO (Paris), Marie BOURGEOIS, Mélanie PAGES, Varlet PASCALE, Emma LOSITO, Rima NABBOUT, Nathalie BODDAERT, Kevin BECCARIA, Thomas BLAUWBLOMME
09:42 - 09:50 #44669 - CP11 Approche conservatrice dans la prise en charge du craniopharyngiome pédiatrique : étude rétrospective monocentrique sur une décennie.
CP11 Approche conservatrice dans la prise en charge du craniopharyngiome pédiatrique : étude rétrospective monocentrique sur une décennie.

Introduction Le craniopharyngiome pédiatrique est une tumeur bénigne. Cependant, sa localisation anatomique complexe et sa tendance à récidiver entraînent une morbidité significative notamment chez l’enfant en pleine croissance. Une approche conservatrice, combinant une décompression chirurgicale ciblée et une radiothérapie adjuvante, vise à réduire la morbidité postopératoire, notamment le syndrome hypothalamique. Matériel et méthodes Nous avons mené une analyse rétrospective des dossiers de 32 enfants pris en charge pour un craniopharyngiome entre 2014 et 2024 dans notre centre. Après application des critères d’exclusion, 16 enfants traités selon une approche conservatrice sont retenus. Les données recueillies incluent les caractéristiques cliniques, radiologiques, chirurgicales et hormonales, ainsi que l’évolution de l’IMC. L’objectif principal de l’étude est d’évaluer le développement d’un syndrome hypothalamique à travers le calcul des Z scores de l’IMC. Résultats Les patients avaient entre 2 et 15 ans au moment du diagnostic, présentant principalement des troubles visuels, des céphalées chroniques et une HTIC. L’IRM révèle un envahissement hypothalamique chez 10 patients. Les approches chirurgicales comprennent une voie ptérionale précédée ou non d’une DVP dans 8 cas, une voie transsphénoïdale dans 4 cas, et une ventriculokystostomie dans 4 cas, accompagnée d’une pose de réservoir d’Ommaya dans 3 cas. Douze patients ont reçu une radiothérapie. Aucun des patients inclus ne présente une obésité (z-score > 3) ; 31 % (5 enfants) sont en surpoids (z-score entre 2 et 3), tandis que 69 % ont un z-score < 2. 32% des enfants ne présentent ni déficit hormonal ni diabète insipide. Aucun patient n’a présenté de dégradation visuelle après la chirurgie. Discussion Le craniopharyngiome pédiatrique constitue un défi thérapeutique en raison de sa localisation. La tumeur elle-même, mais aussi le traitement chirurgical, peuvent altérer cette zone sensible, rendant la prise en charge particulièrement complexe chez l’enfant en pleine croissance. Nos résultats confirment l’efficacité de cette stratégie pour équilibrer contrôle tumoral et préserver la qualité de vie. Une comparaison avec les données de notre centre rapportées en 2005 met en lumière une réduction de la morbidité dans la cohorte actuelle. Conclusion L’approche moins agressive adoptée pour le traitement des craniopharyngiomes pédiatriques offre de bons résultats en termes de contrôle tumoral tout en réduisant les complications liées au syndrome hypothalamique. Une étude à plus grande échelle, axée sur la qualité de vie des patients, est recommandée pour approfondir ces résultats.
Manel KROUMA (Marseille), Gregoire PECH-GOURG, Karine AOUCHICHE, Sarah CASTETS, Rachel REYNAUD, Nadine GIRARD, Laetitia PADOVANI, Henry DUFOUR, Didier SCAVARDA
09:50 - 09:58 #44580 - CP05 Étude de la dynamique du LCS dans les hydrocéphalies après hémorragie intraventriculaire du prématuré.
CP05 Étude de la dynamique du LCS dans les hydrocéphalies après hémorragie intraventriculaire du prématuré.

Introduction : L’hydrocéphalie après hémorragie intraventriculaire (HIVH) du prématuré est une pathologie dont les mécanismes physiopathologiques restent non élucidés. Le diagnostic peut être fait par l’échographie transfontannellaire. L’IRM permet de mieux décrire les structures cérébrales, la morphologie ventriculaire et sous-arachnoïdienne. Il peut être analysé la présence d’obstacles authentifiés à la libre circulation du LCS ou caractériser une hydrocéphalie comme étant communicante. L’IRM par contraste de phase (IRMcp) est le seul outil permettant l’analyse quantitative non invasive de la dynamique du LCS au cours d’un cycle cardiaque. La dynamique du LCS est bien étudiée chez l’adulte dans le contexte de nombreuses pathologies (hydrocéphalies chroniques, hypertensions intracrânienne idiopathiques, anomalie de Chiari). Dans le contexte pédiatrique, nous avons étudié l’évolution de la dynamique du LCS dans une population contrôle au cours de la croissance. L'objectif de cette étude est d'évaluer la dynamique du LCS chez des patients présentant une HIVH sur les oscillations du LCS. Patients et méthode : 15 enfants, âgés de 3 semaines à 6 ans, nés prématurément et ayant présentés une HIVH ont été inclus. Ces patients ont bénéficié d’une IRM morphologique avec des séquences d’IRMcp. Nous avons analysé la dynamique du LCS au niveau intraventriculaire (aqueduc de Sylvius) et au niveau sous-arachnoïdien cervical haut à hauteur du disque C2C3. Nous avons mesuré les volume oscillatoires au niveau de l’aqueduc (VOaqu) et au niveau C2C3 (VOcerv). Le volume oscillatoire représente le volume de LCS qui oscille au travers du plan de coupe durant un cycle cardiaque. Nous avons comparé les volumes oscillatoires mesuré dans la population HIVH à celle mesurée dans la population contrôle afin de déterminé si la dynamique du LCS était hyperdynamique, normale, faible ou nulle. Résultats : Les dilatations étaient bi, tri ou tétra ventriculaires. L'aqueduc était sténosé chez 1 patient, de calibre normal chez 5 patients et élargi chez 9 patients. Le flux de LCS au niveau cervical (VOcerv) était très faible chez 8 sujets, hyper dynamique chez 1 patient et normal chez les autres. Le flux de LCS au niveau de l'aqueduc (VOaqu) était nul chez 7 patients, très faible chez 4, normal chez 2 patients et hyperdynamique chez 2. L'analyse morphologique du canal spinal n’était concordant avec les résultats de l'IRMcp que dans 7 cas. Pour l'aqueduc, la concordance n'était présente que dans 7 cas. Conclusions : L’IRMcp permet l’analyse de la dynamique du LCS de manière non-invasive en pédiatrie. Cette technique pourrait apporter un complément d’information fonctionnelle à l’information morphologique déjà bien étudiée. Cette technique permet également un apport dans l’analyse des mécanismes physiopathologique des hydrocéphalies pédiatriques.
Cyrille CAPEL (Amiens), Pauline CARLIER, Catherine GONDRY-JOUET, Antoine DELVAL, Olivier BALÉDENT, Johann PELTIER
Salle Méridienne
10:00 PAUSE CAFE DANS L'EXPOSITION - SESSION ePOSTERS COMMENTÉS
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Modérateur : Thomas ROUJEAU (praticien hospitalier) (montpellier)
10:10 - 10:40 #44541 - EP001 SURGICAL MANAGEMENT OF CHIARI MALFORMATION WITH SYRINGOMYELIA : ANALYSIS OF 122 CASES : EFFECT OF SURGERY ON THE CHIARI I AND SYRINX OUR OPERATIVE CONSTATATION.
EP001 SURGICAL MANAGEMENT OF CHIARI MALFORMATION WITH SYRINGOMYELIA : ANALYSIS OF 122 CASES : EFFECT OF SURGERY ON THE CHIARI I AND SYRINX OUR OPERATIVE CONSTATATION.

Objective: A variety of surgical interventions have been recommended for patients presented syringomyelia with Chiari malformations (CMs). In this study, we have evaluated the effect of surgery and intraoperative findings and clinical outcome in different patients presented syringomyelia with Chiari malformations (CMs) who undergoing posterior fossa decompression. Methods: We report here our experience in the management of 122 patients with chiari I malformation with syringomyelie who were treated during a period begining in november 2000 to 2020. Our patients were adults.The sex disturbution showed a female preponderance. 68 F / 54 H. All patients were treated by underwent suboccipital craniectomy and wide duraplasty as well as autogenous bone grafting in all cases. The surgical efficacy on clinical symptoms and syringomyelia were overall evaluated and analyzed.The clinical outcome was assessed by evaluation of postoperative signs and symptoms and magnetic resonance imaging of the craniocervical junction. Results: The most striking intraoperative finding was the presence of a very thin membrane over the opening of the Majendie’s foramen. The study included 54 men and 68 women; age range, 28–50 years; mean age at surgery, 38.8 years). Preoperative MRI confirmed all cases ChiariI associated with syringomyelia. At the end of follow-up, 77 patients (63.1%) had improved, 38 patients (31.14%) were stabilized, and 5 patients (4.1%) had worsened. In MRI scan, syrinx of 55 patients (98.21%) had improved or stabilized. Statistical analysis reveal the surgical effect tend to be much better in patients with short duration of preoperative symptoms (P=0.001). After surgery , Ataxia was completly disppeared ,Cranial nerve deficit was clinical improvement. Mortality in Two cases Conclusions: suboccipital decompression and duraplasty with or without tonsilar manipulation can provide long-time cure for most CM I cases. Early diagnosis and surgery is necessary to improve the surgical effect. A 3~4cm incision around foramen magnum is enough for these operations and may be conducive to reduce postoperative complications.
Ibrahim BELGACEM (Tizi ouzou, Algérie), Yasmine DJOUADI, Mohamed ABOUDJABEL, Tarik KHABIL, Mbarek CHAHAD, Mustapha AIT BACHIR
10:10 - 10:40 #44549 - EP002 Hydrocéphalie compliquant une méningite à éosinophiles secondaire à une infection à Angiostrongylus cantonensis traitée par dérivation ventriculo-péritonéale : le cas clinique d’un nourrisson réunionnais de 9 mois.
EP002 Hydrocéphalie compliquant une méningite à éosinophiles secondaire à une infection à Angiostrongylus cantonensis traitée par dérivation ventriculo-péritonéale : le cas clinique d’un nourrisson réunionnais de 9 mois.

INTRODUCTION L’angyostrongylose humaine, parasitose rare liée à Angyostrongylus cantonensis dont le vecteur dans l’Océan Indien est l’escargot géant africain Achatina fulica, est responsable de méningites à éosinophiles pouvant parfois se compliquer d’une hydrocéphalie. Contrairement à l’adulte, l’évolution peut être très sévère chez l’enfant. Aucun cas d’angyostrongylose humaine n’avait été rapporté sur l’île de la Réunion depuis plus de 20 ans. CAS CLINIQUE Nous rapportons ici le cas d’un nourrisson réunionnais de 9 mois présentant une régression sur le plan psychomoteur associée à une hypotonie axiale et périphérique ainsi qu’une raideur de nuque. Le diagnostic d’angyostrongylose a été posé par RT-PCR positive à Angyostrongylus cantonensis dans le liquide cérébrospinal. Les imageries cérébrales successives ont mis en avant une dilatation tétraventriculaire communicante évolutive. Malgré un traitement médical par antiparasitaire et corticoïdes bien conduit ainsi que la disparition des éosinophiles dans le LCS, le développement psychomoteur de l’enfant est resté non satisfaisant et le volume ventriculaire a continué à se majorer. Dans ce contexte, une dérivation ventriculo-péritonéale a été réalisée. L’évolution post opératoire a finalement été favorable avec une diminution du volume ventriculaire ainsi qu’une régression des symptômes neurologiques et la poursuite d’un développement psychomoteur normal avec un recul de 3 mois. CONCLUSION En cas d’évolution défavorable sous traitement médical, le traitement d’une hydrocéphalie tétraventriculaire communicante compliquant une méningite à éosinophiles à Angyostrongylus cantonensis par dérivation ventriculo-péritonéale apparaît comme une option possiblement efficace.
Johanna CLAQUIN (La Réunion, Réunion), Sébastien FREPPEL
10:10 - 10:40 #44684 - EP003 Sarcome d’Ewing épidural extra-osseux lombaire chez un enfant (à propos d’un cas).
EP003 Sarcome d’Ewing épidural extra-osseux lombaire chez un enfant (à propos d’un cas).

Le sarcome d’Ewing épidural extra-osseux est une tumeur exceptionnelle, particulièrement chez l’enfant. Nous rapportons le cas d’une fillette de 8 ans présentant des douleurs lombo-sacrées, une faiblesse progressive des membres inférieurs et une incontinence urinaire. Une IRM a révélé une tumeur rachidienne intracanalaire s’étendant de L3 à S1, sans atteinte osseuse. Une résection chirurgicale totale a été réalisée, et l’analyse histopathologique a confirmé le diagnostic de sarcome d’Ewing, avec une immunomarquage positif pour CD99. Le traitement combiné a inclus une chimiothérapie et une radiothérapie ciblée. L'évolution était marqué par une amélioration clinique de la patiente avec un recul de 12 mois . Ce cas met en évidence la rareté des localisations épidurales de ce type de sarcome et les défis diagnostiques associés. La prise en charge rapide, intégrant une équipe multidisciplinaire, est essentielle pour améliorer le pronostic, souvent défavorable en raison des risques de récidive et de métastases.
Oualid HMAMOUCHE (FES, Maroc), Marouane HAMMOUD, Faycal LAKHDAR, Benzagmout MOHAMMED, Khalid CHAKOUR
10:10 - 10:40 #44792 - EP004 Kyste arachnoïdien frontotemporal et troubles du développement chez l'enfant : coïncidence ou relation causale ? : À propos d'un cas et revue de la littérature.
EP004 Kyste arachnoïdien frontotemporal et troubles du développement chez l'enfant : coïncidence ou relation causale ? : À propos d'un cas et revue de la littérature.

Introduction La relation entre les kystes arachnoïdiens et les troubles du développement psychologique chez l'enfant reste incertaine. Certaines études suggèrent que la découverte d'un kyste arachnoïdien chez ces enfants est fortuite, tandis que d'autres rapportent des syndromes psychologiques chez les enfants suivis pour des kystes arachnoïdiens. Toutefois, aucun lien causal définitif n'a été établi et aucune directive de prise en charge standardisée n'existe actuellement. Présentation du cas Nous rapportons le cas d'un enfant de 9 ans, né à terme par voie basse avec un développement psychomoteur initialement normal. À l'âge de 3 ans, l'enfant a fait une crise convulsive, non explorée, et a été mis sous traitement antiepileptique. Depuis, aucune autre crise n'a eu lieu, mais une régression du développement psychomoteur a été notée, conduisant au diagnostic de trouble du spectre autistique (TSA). Une IRM cérébrale réalisée à l'âge de 9 ans a révélé un kyste arachnoïdien volumineux fronto-temporal gauche exerçant un effet de masse sur le cortex adjacent et une déviation des structures de la ligne médiane. Résultats Le patient ne présentait aucun signe d'hypertension intracrânienne et l'examen du fond d'œil ne montrait aucun œdème papillaire. Une surveillance clinique et radiologique a été recommandée pour suivre l'évolution de l'enfant. Conclusion Ce cas soulève la question de savoir si le kyste arachnoïdien pourrait contribuer aux troubles du développement. Une intervention chirurgicale pourrait-elle améliorer les symptômes de l'enfant ? Le cas sera discuté avec des neuro-pédiatres et des pédopsychiatres afin d'optimiser la prise en charge en attendant les résultats supplémentaires.
Emna ELOUNI, Atef BEN NSIR, Affess AMEUR (Sfax, Tunisie), Rouaa LATRACH, Mohamed GHORBEL, Mehdi DARMOUL

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Modérateur : Damien BRESSON (PU-PH) (Suresnes)
10:10 - 10:40 #44638 - EP005 Formation de novo d'un cavernome du cervelet en présence d'une anomalie veineuse de développement : cas clinique et discussion physiopathogénique.
EP005 Formation de novo d'un cavernome du cervelet en présence d'une anomalie veineuse de développement : cas clinique et discussion physiopathogénique.

Introduction : La physiopathogénie et la chronologie de formation des cavernomes cérébraux (CC) associés à une anomalie veineuse de développement (AVD) n’est pas complètement élucidée. L’augmentation de prévalence de l’association CC/AVD avec l’âge (Brinjijkji et al., Childs Nerv Syst 2017) suggère que les CC sont des lésions acquises et une relation de causalité avec l’AVD. Nous rapportons ici une observation originale renforçant cette théorie, chez une patiente présentant dans un intervalle de 10 ans la formation de novo —puis la rupture— d’un CC du cervelet au contact d’une AVD. Matériel : Une patiente de 26 ans présente en 2014 une AVD isolée du cervelet, découverte de manière fortuite à l’IRM. Elle bénéficie d’une nouvelle IRM à titre systématique en 2023, montrant l’apparition d’un CC de 12 mm au contact de l’AVD. Elle est finalement admise en urgence en 2024 et opérée à la phase aiguë pour un hématome du cervelet. Le diagnostic de CC est confirmé par l’analyse histopathologique. Discussion : En IRM à 7-Tesla, une majorité de CC seraient associés à une AVD (Dammann et al., J Neurosurg 2016). La formation de novo d’un CC pourrait être la conséquence d’une hypertension veineuse et d’évènements micro-hémorragiques/thrombotiques récurrents au sein de l’AVD, à l’origine d’une surexpression locale de facteurs angiogéniques promouvant la genèse du CC. En faveur de ce mécanisme d’hypertension veineuse, il a été montré un ralentissement significatif du temps de transit dans les AVD associées aux CC (Sharma et al., AJNR 2013). D’autres études ont décrit qu’une sténose ou une plus grande tortuosité de la veine médullaire collectrice, ainsi qu’un angle aigu entre la veine médullaire et ses veines radiaires afférentes, étaient plus fréquemment observés dans les AVD associées aux CC (Yu et al., BMC Neurol 2016). Conclusion : Notre observation et les données de la littérature concordent avec la théorie que les CC sont des lésions acquises favorisées par les modifications angioarchitecturales d’une AVD satellite.
François VASSAL, Mathilde PACHCINSKI (Saint-Etienne), Fabien FOREST
10:10 - 10:40 #44706 - EP006 Sensibilité du score SIAAC pour la détection des petits anévrismes (< 7mm) de la circulation antérieure à haut risque de rupture : validation externe dans une série rétrospective de 193 patients admis pour hémorragie sous arachnoïdienne.
EP006 Sensibilité du score SIAAC pour la détection des petits anévrismes (< 7mm) de la circulation antérieure à haut risque de rupture : validation externe dans une série rétrospective de 193 patients admis pour hémorragie sous arachnoïdienne.

Introduction: Le score SIAAC (Small Intracranial Aneurysms of the Anterior Circulation) a récemment été proposé pour stratifier le risque de rupture des petits anévrismes < 7 mm de la circulation antérieure (Dinger et al., Eur J Neurol 2023). Élaboré à partir d’une cohorte rétrospective de 1676 anévrismes rompus et non rompus, il regroupe et pondère 8 variables pronostiques indépendantes (cliniques, radio-anatomiques, biologiques) identifiées comme facteurs de risque ou facteurs protecteurs. Les auteurs ont rapporté un pouvoir de discrimination supérieur au score PHASES et une augmentation du risque de rupture corrélée à l’augmentation du score SIAAC : de 0% (SIAAC ≤ -1 point) jusqu’à > 50% (≥ +8 points) et même 100% chez les patients totalisant ≥ +12 points. Cependant, la validité externe du score SIAAC n’a jamais été démontrée depuis sa publication. Notre objectif était donc de déterminer la capacité du score SIAAC à discriminer les petits anévrismes (< 7 mm) de la circulation antérieure à haut risque de rupture, en calculant a posteriori sa sensibilité dans une large cohorte de patients victimes d’hémorragie sous arachnoïdienne (HSAa). Matériel: Nous avons inclus tous les patients adultes admis au CHU de Saint-Etienne entre 2012 et 2022 pour rupture d’un anévrisme sacculaire < 7mm de la circulation antérieure. Le score SIAAC (extrêmes de -4 points jusqu’à +13 points) a été calculé a posteriori pour chaque anévrisme rompu. Dans un premier scenario (S1), les patients catégorisés dans les groupes « risque intermédiaire » (+4 points ≤ SIAAC ≤ +6 points) et « risque élevé » (≥ +7 points) ont été labélisés « vrais positifs » (VP); ceux catégorisés dans les groupes « risque faible » (0 point ≤ SIAAC ≤ +3 points) et « absence de risque » (SIAAC ≤ -1 point) ont été labélisés « faux négatifs » (FN). Dans un second scenario (S2), seuls les patients du groupe « risque élevé » ont été labélisés VP. La sensibilité du score SIAAC (SeSIAAC) a été calculée selon la formule suivante : SeSIAAC = VP / (VP +FN). Résultats: 193 patients HSAa (63% de femmes, âge moyen 64 ± 14.3 ans) ont été intégrés dans l’analyse finale. Le diamètre moyen des anévrismes était de 3.6 ± 1.3 mm et la majorité étaient localisés sur l’artère communicante antérieure (57 %). Dans le scenario S1, il y avait au total 126 VP et 67 FN, soit une SeSIAAC = 65.2%. Dans le scenario S2, la SeSIAAC s’abaissait à 38.8% (75 VP et 118 FN). Le score PHASES de notre population était de 3.4 ± 1.8, avec une probabilité moyenne de rupture à 5 ans de 0.89% ±0.46. Conclusion: Dans notre cohorte, dans l’hypothèse où l’anévrisme aurait été connu a priori, l’application du score SIAAC n’aurait pas été capable de stratifier correctement le risque de rupture —et donc de guider efficacement la stratégie thérapeutique— chez une large proportion de patients. D’autres recherches sont nécessaires pour tenter de mieux identifier les petits anévrismes (< 7 mm) de la circulation antérieure à risque de rupture.
Benjamin BUHOT (Saint Etienne), Marina SACHET, Loic VILLENEUVE, François VASSAL
10:10 - 10:40 #44757 - EP007 Segmentation et analyse morphologique des anévrismes embolisés : Un outil automatisé pour planifier la pose de clips en microchirurgie.
EP007 Segmentation et analyse morphologique des anévrismes embolisés : Un outil automatisé pour planifier la pose de clips en microchirurgie.

Contexte: Les anévrismes intracrâniens, susceptibles de se rompre, entraînent des complications graves comme les hémorragies cérébrales. Les traitements actuels, qu’ils soient endovasculaires ou chirurgicaux, se heurtent à des difficultés, notamment en termes de récidive et de complications. Peu d’études, à ce jour, se sont concentrées sur la segmentation des anévrismes embolisés et l’analyse morphologique de leurs paramètres, en particulier après recanalisation. L’objectif de cette étude est de faciliter la planification chirurgicale de la pose du clip sur les anévrismes embolisés, en offrant une évaluation de la faisabilité de l’intervention et en minimisant ainsi les risques liés à la procédure. Méthodes: Nous proposons une méthode automatisée basée sur le modèle nnU-Net pour segmenter les anévrismes embolisés à partir d’images 3D-DSA et extraire des paramètres morphologiques clés, tels que le volume de recanalisation et le diamètre du collet. Ces informations visent à faciliter l’évaluation de la faisabilité d’une pose de clip chirurgical. Resultats: La segmentation a obtenu des scores Dice de 0.878 pour le coil, 0.876 pour l’arbre vasculaire et 0.783 pour la zone de recanalisation. L’analyse morphologique a montré une correspondance élevée entre les mesures automatiques et manuelles pour les diamètres du collet et les hauteurs de la zone de recanalisation, avec des écarts médians proches de zéro. Les volumes ont présenté une variabilité plus importante, notamment pour le coil, tout en restant comparables aux mesures manuelles. Conclusions: Cette étude présente une méthode automatisée pour la segmentation et l’analyse morphologique des anévrismes embolisés, une problématique peu étudiée dans la littérature. Une validation sur un ensemble de données plus large est nécessaire pour confirmer ces résultats.
Manel MEFTAH, Camille LOPEZ, Matthieu COUPET (Brest), Ludivine MAINTIER, Elsa MAGRO, Guillaume DARDENNE
10:10 - 10:40 #44818 - EP008 Influence of Brain AGE on outcome after Hemicraniectomy for malignant acute ischemic stroke – a pilot study.
EP008 Influence of Brain AGE on outcome after Hemicraniectomy for malignant acute ischemic stroke – a pilot study.

Background: six to ten percent of Acute ischemic stroke (AIS) cases are classified as malignant due the clinical severity of the stroke and require decompressive hemicraniectomy (DH). While traditional factors such as infarct volume and stroke severity are used to predict outcomes after DH, emerging research suggests that brain age, a biomarker derived from MRI neuroimaging, might also play a crucial role. Brain age reflects the brain’s biological health, it was shown to have potential in predicting post-stroke prognosis, particularly for minor strokes. However, its impact on severe AIS requiring decompressive hemicraniectomy (DH) remains unexplored. Our study closes the gap by evaluating the influence of brain age on functional outcomes in patients with DH for malignant middle cerebral artery (MCA) stroke. Methods: We retrospectively analyzed data from 75 patients treated for AIS at Lille University Hospital from 2015 to 2022. All patients included underwent DH following mechanical thrombectomy. Relying on T2-FLAIR MRI scans, brain age was estimated by a machine learning algorithm trained on cortical and subcortical volumetric data. The relative brain age (RBA) was calculated as the difference between the predicted brain age and the chronological age. Functional outcomes were assessed at 3 months post-surgery, using the modified Rankin Scale (mRS). The relationship between RBA and functional outcomes was evaluated through logistic regression models. Results: A positive RBA, that is a predicted brain age older than chronological age was associated with worse functional outcome (mRS ≥ 4). Conversely, patients with a predcted brain age thact was lower thant their chronological age were more likely to achieve good functional outcome (mRS ≤ 3) at 3 months. The relationship was persistent after adjusting for traditional prognostic factors in AIS, such as infarct volume, stroke severity (NIHSS) and patient comorbidities. Conclusion: The Relative brain age, as a personalized neuroimaging biomarker provides, in our study, valuable insight to predict outcomes in patients undergoing decompressive hemicraniectomy for malignant MCA AIS. Incorporating RBA into clinical decision-making could enhance patient selection, particularly by identifying older patients with “younger” brain profiles who may benefit more from DH. Future prospective studies are needed to validate these findings and further explore brain age as prognostic tool in AIS management.
William GORWOOD (LIlle), Gregory KUCHCINSKI, Anna BONKHOFF, Renaud LOPES, Hilde HENON, Rabih ABOUKAIS, Markus SCHIMER, Natalia ROST, Nicolas REYNS, Martin BRETZNER
10:45

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A13
10:45 - 12:15

SESSION VASCULAIRE
Etats des lieux des recommandations en Neurochirurgie Vasculaire: résultats d'essais cliniques

Modérateurs : Moncef BERHOUMA (PU-PH) (Dijon), Jean-Christophe GENTRIC (Brest), Marine LE CORRE (PH) (Montpellier)
10:45 - 12:15 Introduction: comment transposer les résultats d'une étude clinique à ma pratique quotidienne? Thomas GABEREL (PU-PH) (Conférencier, Caen)
10:45 - 12:15 HIP supratentoriels : résultats des essais ENRICH, SWITCH et recommandations. Chloé DUMOT (PH) (Conférencier, Lyon)
10:45 - 12:15 HIP infratentoriels : Recommandations françaises FP. Thomas METAYER (Chef de Clinique) (Conférencier, Caen)
10:45 - 12:15 Anévrismes rompus : résultats de l’essai ISAT2 et recommandations anévrisme. Laurent THINES (PUPH) (Conférencier, BESANÇON)
10:45 - 12:15 Anévrismes non rompus: résultats de l’essai CURES et recommandations. Rabih ABOUKAIS (Professeur Universitaire - Praticien Hospitalier) (Conférencier, Lille)
10:45 - 12:15 Drainage de LCS dans les aHSA: résultats des essais earlyDRAIN et FIVHeMA. Thomas GABEREL (PU-PH) (Conférencier, Caen)
10:45 - 12:15 Embolisation des Hématomes sous-duraux chroniques : résultats des essais. Frédéric CLARENÇON (Neuro Radiologue) (Conférencier, Paris)
10:45 - 12:15 Conclusions. Elsa MAGRO (PU PH) (Conférencier, BREST)
Grand Théâtre

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B14
10:45 - 12:15

COMMUNICATIONS LIBRES - FONCTIONNEL

Modérateurs : Hayat BELAID (PHYSICIAN) (PARIS), Gaëtan POULEN (Praticien Hospitalo-Universitaire) (MONTPELLIER)
10:45 - 10:53 #43974 - CF01 Implication du nerf sinu-vertébral dans le traitement des lombalgies chroniques au travers la neurostimulation du ganglion spinal : une étude anatomique.
CF01 Implication du nerf sinu-vertébral dans le traitement des lombalgies chroniques au travers la neurostimulation du ganglion spinal : une étude anatomique.

Introduction - En raison de la proximité anatomique du nerf sinu-vertébral (NSV) avec le ganglion spinal (GS), plusieurs auteurs ont souligné les bénéfices potentiels de la stimulation du GS dans la gestion des lombalgies chroniques. Cependant, le niveau vertébral optimal pour l'implantation d'une électrode reste débattu. Objectif - Déterminer la pertinence de la stimulation du nerf sinuvertébral (NSV) dans la prise en charge des lombalgies chroniques et identifier le niveau vertébral le plus approprié pour l'implantation de ce type d'électrode. Méthodes - Nous avons disséqué les rachis thoraco-lombaires (de T12 à L5) de six sujets anatomiques pour examiner le trajet, les territoires d'innervation et les variations anatomiques des rameaux du NSV. Résultats - Nous avons confirmé que le NSV innerve le tiers postérieur des disques intervertébraux (DIV), le ligament longitudinal postérieur (LLP), la face antérieure du fourreau dural, le périoste, les parois des veines basivertébrales, les artères segmentaires et leurs branches. De plus, nous avons démontré la valence à la fois somatique et sympathique du NSV. Enfin, nous avons observé un réseau intra- et intersegmentaire couvrant plusieurs niveaux vertébraux adjacents. Le réseau superficiel du NSV converge vers le nerf spinal L2. Conclusion - Nous avons démontré le rationel anatomique de la stimulation du GS grâce à une dissection rigoureuse du NSV. L'indication la plus pertinente semble concerner les patients atteints de PSPS (Persistent Spinal Pain Syndrome) de type 2, avec une implantation d'électrodes bilatérale au niveau vertébral L2.
Stéphanie RAVAILLAULT (Nantes), Edouard SAMARUT, Stéphane PLOTEAU, Antoine HAMEL, Cyrille DECANTE, Alexis MOLES, Céline SALAUD
10:53 - 11:01 #43975 - CF02 Revue de la littérature de la stimulation du ganglion spinal dans la prise en charge des lombalgies chroniques : un traitement d’avenir ?
CF02 Revue de la littérature de la stimulation du ganglion spinal dans la prise en charge des lombalgies chroniques : un traitement d’avenir ?

Introduction - Les lombalgies chroniques (LC) ont été l’un des points des priorités nationales du second plan « Douleur » (2002-2005). A l’échelle mondiale, la prévalence de la lombalgie au cours de la vie serait de 84%. La chronicisation concerne 6 à 8% des cas. Actuellement, la stimulation médullaire (SM), dans la prise en charge des LC, émane d’une discussion pluridisciplinaire, après échec des autres alternatives thérapeutiques et seulement en cas de douleurs neuropathiques associées. Malgré les progrès technologiques actuels, il a été admis que la SM avait des limites notamment sur le plan de la couverture paresthésique qui peut être insuffisante et aussi sur le plan de l’efficacité qui est dépendante de la position des patients au cours de la journée. C’est de cette réflexion qu’émane l’hypothèse de l’intérêt de la stimulation du ganglion spinal dans les LC. Objectif - Déterminer la pertinence de la stimulation du ganglion spinal (GS) dans la prise en charge des LC et identifier le niveau vertébral le plus approprié pour l'implantation de ce type d'électrode. Matériel et Méthodes - Une revue de la littérature a été réalisée en utilisant la base de données PUBMED, conformément aux directives PRISMA 2020. Au total, 13 articles répondant à la question : «Intérêt de la stimulation du GS dans la prise en charge des LC », ont été inclus. Résultats – 84.5 % des patients souffrant de lombalgies chroniques sans radiculalgie associée ont observé une amélioration de leurs douleurs de plus de 50 % sur l'Échelle Visuelle Analogique (EVA) après implantation d’une stimulation du GS. Les résultats semblent meilleurs dans le groupe PSPS (Persistent Spinal Pain Syndrome) de type 2 par rapport au groupe PSPS de type 1. Plus précisément, 87.3 % des patients du groupe PSPS de type 2 ont rapporté un soulagement de la douleur supérieur à 50 % après l’implantation de la stimulation du GS, contre 80 % dans le groupe PSPS de type 1. Concernant le niveau vertébral d’implantation, les patients ayant obtenu une amélioration de la douleur supérieure à 50 % ont été principalement implantés bilatéralement au niveau de L2 ou de T12. Conclusion - La stimulation du GS semble jouer un rôle significatif dans la prise en charge des lombalgies chroniques. L’indication la plus pertinente semble être chez les patients PSPS de type 2, avec une implantation d'électrodes bilatérale au niveau vertébral L2.
Stéphanie RAVAILLAULT (Nantes), Edouard SAMARUT, Stéphane PLOTEAU, Antoine HAMEL, Cyrille DECANTE, Alexis MOLES, Céline SALAUD
11:01 - 11:09 #43976 - CF03 Evaluation de la stimulation occipitale dans la prise en charge des névralgies d’Arnold réfractaires : une étude multicentrique, contrôlée et randomisée (StimO).
CF03 Evaluation de la stimulation occipitale dans la prise en charge des névralgies d’Arnold réfractaires : une étude multicentrique, contrôlée et randomisée (StimO).

Introduction - La névralgie occipitale d’Arnold (NO) appartient au spectre des céphalées primaires. Il s'agit du troisième syndrome céphalalgique le plus courant après la migraine et la céphalée de tension. L’incidence est estimée à 3.2 pour 100 000 personnes par année. La physiopathologie de la NO repose à la fois sur des mécanismes de sensibilisation du nerf grand occipital et sur des mécanismes centraux impliquant la sensibilisation de la voie trigéminocervicale de la douleur. Objectif - L'objectif de cette étude est d'évaluer l'efficacité de la stimulation des nerfs occipitaux (SNO) dans les cas de NO réfractaires après six mois de traitement. Matériel et Méthodes - StimO est une étude prospective, ouverte, contrôlée, randomisée et en groupes parallèles. Elle comporte deux groupes parallèles : SNO (stimulation des nerfs occipitaux) et TMO (traitement médical optimisé). Résultats - Le pourcentage de variation de la douleur maximale entre J0 et M6 montre une réduction significativement plus importante (p=0.0441) dans le groupe SNO comparé au groupe de référence TMO. EQ5D révèle que les patients du groupe SNO ont une meilleure qualité de vie comparé aux patients du groupe TMO à M1 (p = 0,01). Les scores MQS (Medication Quantification Scale) étaient significativement différents à M1, M3 et M6 (p = 0,03), soulignant une réduction de la consommation médicamenteuse dans le groupe SNO par rapport au groupe TMO. Enfin, les résultats de l’échelle HAD (Hospital Anxiety and Depression Scale) ne montraient pas de différence statistiquement significative entre les deux groupes (p>0,05). Conclusion - La SNO est une thérapie sûre et efficace dans le traitement des NO réfractaires. Elle permet de réduire la douleur maximale et la consommation médicamenteuse à M6. Par ailleurs, elle améliore la qualité de vie.
Stéphanie RAVAILLAULT (Nantes), Alipour HOMAON, François LEGER, Julien LABARRE, Jean-Paul NGUYEN, Yves-Marie PLUCHON, Thibault RIANT, Évelyne EMERY, Julien NIZARD, Sylvie RAOUL
11:09 - 11:17 #44554 - CF04 Stimulation du cône médullaire par électrode 5 colonnes versus traitement médical dans la névralgie pudendale réfractaire : un essai randomisé, contrôlé, multicentrique (PHRC national StimCone).
CF04 Stimulation du cône médullaire par électrode 5 colonnes versus traitement médical dans la névralgie pudendale réfractaire : un essai randomisé, contrôlé, multicentrique (PHRC national StimCone).

Introduction: La névralgie pudendale est une douleur périnéale chronique qui a des effets dévastateurs sur la qualité de vie des patients. En effet, de nombreux patients sont incapables d'effectuer leurs activités quotidiennes habituelles, en particulier celles effectuées en position assise, en raison d'un piégeage nerveux. Souvent mal connue, et sous-diagnostiquée, c'est un diagnostic fréquent dans les cliniques de douleur périnéale. La prévalence est estimée à 1/6000 en France, elle est plus fréquente chez les femmes que chez les hommes avec un âge moyen d'apparition de 50 à 70 ans. L'objectif de cet essai était de confirmer l'efficacité de la stimulation du cône terminal à l'aide d'une électrode chirurgicale pentapolaire (PentaTM, Abbott) versus une prise en charge médicale optimale (OMM) par rapport à l'OMM seule dans la névralgie pudendale réfractaire, par le biais d'un essai multicentrique randomisé contrôlé au niveau national. Matériels et methodes : 42 patients ont été inclus et randomisés selon le protocole (enregistrement ANSM: 2015-A00238-41). Le diagramme résumé de l'étude est présenté en pièce jointe. L'objectif principal était le temps de position assise des patients. De nombreux paramètres secondaires ont également été évalués (Douleurs maximale et moyenne, temps assis total, Qualité de vie, Utilisation des traitements contre la douleur, Evènements indésirables, Situation professionnelle). Résultats: L’efficacité est très significative sur le critère principal avec un temps de position assise plus que triplé à 6 mois chez les patients implantés et qui reste stable à 12 mois. Les constatations sont les mêmes concernant les patients du bras OMM qui ont été switchés à 6 mois. Cette efficacité est confirmée sur les critères secondaires essentiels que sont le temps de position assise sans douleur et les scores de douleurs (EVA max et EVA moyen à 6 et 12 mois chez les patients du bras CMS et du bras OMM avec switch à 6 mois. Ces résultats seront à confirmer sur le long terme. Les taux de complication de la stimulation médullaire de notre série sont tout à fait compatible avec les résultats de la littérature [Complications of Spinal Cord Stimulator Trials and Implants: A Review. Garg I, Wang D. Curr Pain Headache Rep. 2023 Dec;27(12):837-842. doi: 10.1007/s11916-02301190-7. Epub 2023 Nov 27.PMID: 38010489.]. Conclusion: Cette recherche a été menée à bien et a donc permis de confirmer de façon objective l’effet de la stimulation du cône terminal dans les douleurs neuropathiques pudendales réfractaires comme nous le subodorions après notre étude préliminaire. Les résultats de notre recherche sont essentiels car ils vont permettre de proposer ces techniques à des patients en échec de l’ensemble des thérapeutiques médical. Ils apportent donc un espoir d’amélioration à ces patients.
Edouard SAMARUT, Bruno RIOULT, Amélie LEVESQUE, Jimmy VOIRIN, Patrick MERTENS, Bechir JARRAYA, Serge BLOND, Emmanuel CUNY, Stéphanie RAVAILLAULT, Kevin BUFFENOIR (Saint Pierre (REUNION), Réunion)
11:17 - 11:25 #44585 - CF05 Stimulation cérébrale profonde multicible dans les troubles pédiatriques dystoniques complexes : une série de cas.
CF05 Stimulation cérébrale profonde multicible dans les troubles pédiatriques dystoniques complexes : une série de cas.

Introduction Deep brain stimulation (DBS) is a therapeutic option for pediatric conditions involving dysfunctions of the basal ganglia. In some circumstances such as evolutive/ degenerative dystonia, absence or loss of efficiency or Lesch-Nyhan disorder, multi-targert DBS implantation, targeting either two distinct nuclei or two separate locations within the same nucleus in order to control the pathology can be proposed. This study examines a cohort of pediatric patients who underwent multi-target DBS implantation by evaluating motor disorders, quality of life and neurobehavioral disorders. Methods We analyzed a cohort of 12 pediatric patients with genetic or metabolic disorders: 3 Pantothenate kinase-associated neurodegeneration (PKAN) (n=3), Lesch-Nyhan (n=3), 1 KMT2B (n=1), GNAO1 (n=1), glutaric aciduria (n=2), DYT1 (n=1) and undetermined etiology (n=1). DBS targets (posterior and anterior parts of the Globus pallidus, Subthalamic nucleus (STN) were selected based on pathophysiological underlying mechanisms. Clinical outcomes were assessed using standardized motor and quality-of-life scales. Results In PKAN patients, 100% experienced complete pain relief, with motor improvement observed in two-thirds of cases. The GNAO1 patient was successfully treated for status dystonicus. Lesch-Nyhan patients exhibited a 70%-80% reduction in self-injurious behaviors and significant relief from painful posturing. For glutaric aciduria, one patient reported improved pain management, while the other showed reduced dyskinesias. The DYT1 patient achieved a 95% improvement in motor symptoms and resolution of two dystonic status episodes. The KMT2B patient experienced initial motor improvement, followed by therapeutic escape over time. Overall, 10 out of 12 patients (83.3%) showed clinically meaningful benefits, surpassing outcomes typically reported for single DBS, with no major adverse effects. Conclusion Double DBS is an effective and safe therapeutic strategy for complex pediatric basal ganglia disorders, demonstrating superior outcomes compared to single DBS. These findings support further investigation into multi-target DBS as a treatment modality.
Pia VAYSSIERE (Paris), Julie BONHEUR, Christophe BOULLOUD, Sarah FERRAND-SORBET, Nathalie DORISON, Laurent GOETZ
11:25 - 11:33 #44595 - CF06 Optimisation de la planification des trajectoires d’électrodes de SEEG à l’aide de l’apprentissage profond.
CF06 Optimisation de la planification des trajectoires d’électrodes de SEEG à l’aide de l’apprentissage profond.

L’objectif est d’utiliser une méthode d’intelligence artificielle (IA) par apprentissage profond (Reinforcement Learning) pour planifier des trajectoires multiples d’électrodes intra-cérébrales afin d’optimiser leur positionnement pour l’exploration des épilepsies pharmaco-résistantes non lésionnelles par stéréo-electroencephalographie (SEEG). Méthode : A partir des données d’imagerie de patients explorées par SEEG à Strasbourg entre 2019 et 2023, les images anonymisés IRM pré-opératoire et scanner post-opératoire ont été recueillis ainsi que les objectifs de ciblage d’intérêt relatif à la sémiologie des crises d’épilepsie. Une étape de reconnaissance des plots de chaque électrode positionnée a été réalisée et identification de la région explorée à partir d’un atlas de segmentation corticale sur l’IRM avec recalage des images. La rareté des données d’imagerie médicale a nécessité pour la réalisation d’une approche par IA la génération de données d’entrainement synthétiques. Résultats : 6 cas de simulation de planification à posteriori ont pu être proposés à partir des objectifs de ciblage de l’épilepsie avec une évaluation en aveugle par le neurochirurgien des 2 trajectoires, celle réalisées et celle générées par informatique. L’appréciation subjective de la meilleure trajectoire en fonction des risques relatifs à celle-ci est en faveur des trajectoires automatiques. L’optimisation du nombre d’électrodes pour une même qualité de zones d’intérêt explorées fait partie des objectifs d’évaluation. Cette approche nécessite une stratégie concomitante de positionnement des trajectoires les unes par rapport aux autres. Conclusion : La génération de trajectoires automatisées par apprentissage profond est possible avec des résultats cohérents et pertinents. L’intégration d’une meilleure segmentation vasculaire des vaisseaux corticaux est nécessaire pour améliorer la fiabilité des propositions. L’intégration de données multicentriques au modèle est indispensable pour augmenter la fiabilité du processus.
Irène OLLIVIER (Strasbourg), Anja PANTOVIC, Julien TODESCHI, Guillaume DANNHOFF, Lucas GAUER, Helene CEBULA, Caroline ESSERT
11:33 - 11:41 #44608 - CF07 La cible VIM efficace en SCP est-elle la même que la cible efficace en lésion ? Intérêt de l’IA algorithmique pour comparer différentes cibles.
CF07 La cible VIM efficace en SCP est-elle la même que la cible efficace en lésion ? Intérêt de l’IA algorithmique pour comparer différentes cibles.

Introduction Il est difficile de comparer la position d’une structure ou d’une cible chez deux patients différents car cela nécessite de prendre en compte la variabilité anatomique des patients. Il existe des moyens basés sur une standardisation anatomique du cerveau (dont l’espace MNI est le plus abouti). Il est alors nécessaire de déformer l'anatomie du patient pour le superposer à l'espace MNI. Cette déformation est, elle aussi, source d'incertitudes. Le tremblement essentiel est traité efficacement par stimulation ou lésion du VIM depuis de nombreuses années. Il existe toujours des débats sur la localisation exacte de la cible VIM. La technique lésionnelle et la technique de stimulation cérébrale profonde visent-elle les mêmes cibles ? La comparaison de 2 séries de patients traités efficacement par stimulation cérébrale profonde du VIM et par lésion par radiochirurgie du VIM doit permettre de répondre à cette question. Néanmoins il n'existe pas de séries de patients à la fois traitées par les 2 techniques. Cela repose la question de la comparaison de la localisation d'une cible chez des patients différents. Méthode Pour répondre à cette question nous proposons la création de 2 algorithmes liés à un apprentissage statistique supervisé. L'un à partir d’une base de données de patients traités avec succès par radiochirurgie du VIM, l'autre à partir d’une base de données de patients traités avec succès par stimulation cérébrale profonde du VIM. Nous avons appliqué ces 2 algorithmes sur une série de 251 IRM normale (soit 502 hémisphères). Nous sommes ainsi en mesure de comparer 502 fois la localisation d'une cible efficace par radiochirurgie du VIM à une cible efficace par stimulation cérébrale profonde du VIM. Résultat La distance euclidienne moyenne entre les deux cibles est de 2,76 mm ±0,94. Dans 79% des cas la distance est supérieure à 2 mm. Cette différence est statistiquement significative ( >65 ; p<10-8). La localisation du contact actif en stimulation cérébrale profonde est en moyenne plus profonde (1,3 mm±1,38), plus médiane (1,28 mm ±0,91) et plus antérieure (1,26 mm±0,88) que la localisation du centre de la lésion de radiochirurgie. Conclusions Les cibles efficaces utilisées en radiochirurgie du VIM et en stimulation cérébrale profonde du VIM sont différentes. Il existe donc plusieurs cibles VIM pouvant traiter efficacement le tremblement. L'analyse algorithmique basée sur l'étude de cohorte de patients traités avec succès permet de comparer efficacement différentes cibles cérébrales.
Julien ENGELHARDT, Jean REGIS, Emmanuel CUNY (bordeaux), Nejib ZEMZEMI
11:41 - 11:49 #44666 - CF08 Efficacité et sécurité de la stimulation cérébrale profonde du GPi avec 4 électrodes dans le traitement de la dystonie généralisée primaire : à propos de 21 cas.
CF08 Efficacité et sécurité de la stimulation cérébrale profonde du GPi avec 4 électrodes dans le traitement de la dystonie généralisée primaire : à propos de 21 cas.

Introduction La stimulation cérébrale profonde (SCP) du globus pallidus interne (GPi) est reconnue comme une option thérapeutique efficace pour la dystonie généralisée primaire (DGP). Cependant, une efficacité limitée ou un échappement thérapeutique peut justifier l'ajout de 2 électrodes supplémentaires au sein du GPi. Dans cette étude rétrospective, nous avons analysé l'efficacité à long terme et la sécurité de cette stratégie chez des patients atteints de DGP. Méthodes Cette étude inclut des patients atteints de DGP ayant bénéficié d'une implantation initiale ou en 2 temps de 4 électrodes de SCP dans le GPi. Les évaluations ont été effectuées à l'aide de l'échelle motrice et fonctionnelle de Burke-Fahn-Marsden, en préopératoire et au cours du suivi (1 an, 5 ans et dernière visite). Avant l'ajout des électrodes, la persistance d'une réponse clinique à la SCP était confirmée, malgré des paramètres insuffisants pour une amélioration optimale ou un échappement observé. La nouvelle cible était déterminée en fonction de la position des électrodes initiales et du volume résiduel du GPi sensorimoteur. La deuxième intervention était réalisée selon le même protocole que la première, sous anesthésie générale, avec visée directe par IRM, sans enregistrement électrophysiologique. Résultats Vingt et un patients ont bénéficié d’une SCP du GPi à 4 électrodes. La durée moyenne de suivi était de 244 mois (101-324). L’implantation initiale de 4 électrodes d’emblée (n=4), ainsi que l'ajout d'une nouvelle paire d’électrodes (n=17), a permis une amélioration motrice et fonctionnelle significative pour la majorité des patients (15/21 ; p=0.008). Cependant, six patients n’ont pas présenté de bénéfice supplémentaire notable. Conclusion L’implantation de 4 électrodes de SCP dans le GPi, que ce soit d’emblée ou en ajout à une première intervention, semble être une approche sûre et efficace pour les patients atteints de DGP ayant une réponse sous-optimale ou déclinante à la SCP initiale.
Mohamad Ali EL SAWALHI (Montpellier), Thomas GHEZI, Julie ROSUEL, Emilie CHAN SENG, Philippe COUBES, Gaëtan POULEN
11:49 - 11:57 #44692 - CF09 Etude PULSE : Simulation cérébrale profonde du PULvinar Medial en Epilepsie : résultats intermédiaires de suivi à un an.
CF09 Etude PULSE : Simulation cérébrale profonde du PULvinar Medial en Epilepsie : résultats intermédiaires de suivi à un an.

Objectif : Le pulvinar médial (PuM) constitue du fait de son profil de connectivité à de nombreuses régions corticales, notamment postérieures et de son implication précoce dans les crises une cible prometteuse actuellement à l’étude dans les épilepsies pharmaco-résistantes. Le protocole PULSE (PULvinar Stimulation in Epilepsy) vise à évaluer l’efficacité et la sécurité de la stimulation cérébrale bilatérale de cette cible dans le cadre d’un PHRC-interrégional (NCT04692701)). Les inclusions sont actuellement toutes réalisées mais pas le suivi à 1 ans pour l’intégralité des patients. L’objectif de cette communication est de rapporter les résultats à plus d’un an pour les 6 premiers patients inclus. Méthodes : L'implantation était réalisée en ciblage direct sous assistance robotisée (Rosa, Zimmerbiomet) et contrôle scanner intraopératoire (Airo, Strycker). Les critères d’inclusion étaient les suivants : épilepsie focale non accessible ou après échec d’une cortectomie et/ou après échec d’une autre stratégie de neuromodulation (SCP du noyau antérieur ou VNS). Les évaluations incluaient le suivi du nombre de crises (carnet de crises), des évaluations neuropsychologiques notamment cognitives, des échelles de dépression, anxiété et qualité de vie et de sévérité des crises. Les patients étaient suivis tous les 3 mois pendant la durée de l'étude. Les paramètres de stimulation étaient les suivants : mode bipolaire, 145Hz, 90 microsec,mode cyclique (5min ON/30s OFF). Résultats : 15 patients au total ont été inclus et opérés dans le cadre de ce protocole. Sur les 6 patients ayant complété leur suivi à 12 mois,5 ont pu être suivis (un décès par possible SUDEP sans lien direct établi avec la stimulation). Une tendance non significative à la réduction des crises a été observée à 6 mois, devenant plus prononcée à 1 an (réduction moyenne : 45 %).La gravité des crises a significativement diminué (p = 0,02), avec une réduction des scores de l'échelle NHS3. La qualité de vie s'est significativement améliorée à 1 an (p = 0,03). Les évaluations psychiatriques ont indiqué une tendance non significative vers une amélioration des scores de dépression (amélioration moyenne : 26 %) et d'anxiété (amélioration moyenne : 20 %). Les tests neuropsychologiques ont montré une performance cognitive stable ou améliorée chez trois patients sur cinq. Les événements indésirables comprenaient un cas d'hémorragie cérébrale, une infection entraînant l'explantation complète. Conclusion : Nos résultats préliminaires suggèrent que la stimulation cérébrale profonde du pulvinar constitue une option thérapeutique prometteuse pour réduire la gravité des crises et améliorer la qualité de vie ainsi que les fonctions cognitives chez les patients atteints d'épilepsie pharmacorésistance. La sévérité de l'épilepsie chez tous les patients inclus, attestée par l'échec de multiples stratégies thérapeutiques antérieure est à souligner. Les paramètres de stimulation optimaux restent à déterminer.
Romain CARRON (MARSEILLE), Francesca PIZZO, Bernard GUISANO, Virginie LAGUITTON, Marc ZANELLO, Fabrice BARTOLOMEI
11:57 - 12:05 #44752 - CF10 Evaluation des thalamotomies bilaterales Radiochirurgicales : étude prospective.
CF10 Evaluation des thalamotomies bilaterales Radiochirurgicales : étude prospective.

Rationnel : L’efficacité et sécurité des traitements Gamma Knife unilatéraux du VIM (VIM GK) a bien été démontrée chez les patients souffrant de tremblement Essentiel (TE). La sécurité des traitements bilatéraux reste controversée. Matériel et méthode : Entre Juin2014 et Novembre 2021 ont été traité contro-latéralement 33 patients présentant un TE pharmacorésistant préalablement traité du coté dominant au moins un an auparavant (N° EUDRACT : 2013-A01289-36). Après application d’un cadre stéréotaxique, une IRM et scanner un isocentre unique de 4mm était positionné au niveau du VIM selon Guiot en adaptant la distance à la ligne médiane en function du DTi. Une evaluation quantitative avant, à 6 et 12 mois après incluait un bilan neuropsychologique ((MMS, apathy Starkstein scale, Stroop, verbal fluences, similitudes), une évaluation de la voix, écriture, marche et équilibre (Kinematic gait analysis SMART TV image processing system, eMOtion), posture (AMTI force platform), sévérité du TE, (Fahn-Tolosa-Marin rating scale) ADL (Bain Scale) et IRM. L'évaluation était indépendante de l’équipe neurochirurgicale et vérifiée par un comité de surveillance. Résultats: Tous les 33 patients ont complété le suivi à un an (19 hommes, 32 VIM gauche). Un seul patient a présenté une complication (hémi ataxie proprioceptive et dysarthrie dû à une hyper-réponse). L’âge moyen était de 71 ans (55-83). Le délais moyen entre le premier et second traitement était de 28,7 mois. Le critère primaire neuropsychologique n’était altéré chez aucun patient. La voix, marche posture n’était pas altérée. A 1 ans le score de sévérité était amélioré de 58,5%, le score de handicape de 84,8%, le score d’impact fonctionnel de 68,6%. Seuls 4 patients ont été en échec. Pour les 29 patients répondeurs l’amélioration moyenne du membre supérieur traité était de 74,4%. Aucun effet secondaire lié à la bilatéralité n’est rapport. Conclusion : Cette étude prospective démontre la très bonne sécurité et efficacité du traitement controlatéral chez un groupe sélectionné de patients traités du premier coté au moins un an auparavant avec un bon résultat.
Jean REGIS, Axel CRETOL (Marseille), Anne BALOSSIER, Marwan HARIZ, Paul KRACK, Tatiana WITJAS
Salle Méridienne
12:15 ATELIERS DEJEUNERS DE L'INDUSTRIE & PAUSE CAFE DANS L'EXPO

"Mercredi 19 mars"

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SYMPO_01
12:15 - 14:15

ATELIER DÉJEUNER - Novocure
Innovations dans la prise en charge du Gliobastome : perspective et synergie entre neurochirurgien et neuro-oncologue en 10 questions

Modérateur : Johan PALLUD (PU-PH) (PARIS)
12:35 - 12:55 Perspective du neuro-chirurgien. Romuald SEIZEUR (Chef de Service) (Orateur, BREST)
12:55 - 13:15 Perspective du neuro-oncologue. Elodie VAULEON (neuro oncologue) (Orateur, Rennes)
13:15 - 13:30 iscussion - Session interactive de questions/réponses avec le panel d’orateur et l’audience.
Salle 2

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SYMPO_02
12:15 - 14:15

ATELIER DÉJEUNER - B Braun
HANDS ON : NEUROCHIRURGIE VASCULAIRE . Traitement chirurgical des anévrismes cérébraux.

Orateurs : Elsa MAGRO (PU PH) (Orateur, BREST), Laurent THINES (PUPH) (Orateur, BESANÇON)
Salle 3/4
14:15

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A15
14:15 - 14:30

DISCOURS D'OUVERTURE

Conférenciers : Claire HAEGELEN (Neurosurgeon) (Conférencier, Lyon), Romuald SEIZEUR (Chef de Service) (Conférencier, BREST)
Grand Théâtre
14:30

"Mercredi 19 mars"

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A16
14:30 - 16:00

SESSION NEURO-ONCOLOGIE
Mise à jour de la prise en charge du glioblastome

Modérateurs : Jean-Michel LEMÉE (PUPH) (Angers), Johan PALLUD (PU-PH) (PARIS), Romuald SEIZEUR (Chef de Service) (BREST)
14:30 - 14:32 Introduction. Romuald SEIZEUR (Chef de Service) (Conférencier, BREST)
14:32 - 14:42 60 ans de la SFNC et 60 ans de prise en charge du glioblastome. Johan PALLUD (PU-PH) (Conférencier, PARIS)
14:42 - 14:57 Actualités dans la prise en charge neuro-oncologique du glioblastome. Elodie VAULEON (neuro oncologue) (Conférencier, Rennes)
14:57 - 15:12 Actualités dans la prise en charge radiothérapeutique du glioblastome. Vincent BOURBONNE (Radiothérapeute) (Conférencier, Brest)
15:12 - 15:22 Quel est l'impact pronostique de l'étendue de la résection dans le glioblastome en 2024. Jean-Michel LEMÉE (PUPH) (Conférencier, Angers)
15:22 - 15:32 Quelles solutions techniques à disposition en 2024 (IRM per-op, fluorescence, chirurgie éveillée). Nicolas REYNS (Professor of Neurosurgery) (Conférencier, LILLE)
15:32 - 15:47 Spécificité de la prise en charge chez le sujet âgé. Eric SCHMIDT (Neurochirurgien) (Conférencier, Toulouse), Paul TOUCHARD (Gériatre) (Conférencier, Brest)
15:47 - 16:00 Conclusion et discussions. Romuald SEIZEUR (Chef de Service) (Conférencier, BREST)
Grand Théâtre

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B16
14:30 - 15:30

COMMUNICATIONS LIBRES - HYDRO TC

Modérateurs : Matthieu FAILLOT (Chef de Clinique Assistant) (Clichy), Stéphane GOUTAGNY (PUPH) (Paris)
14:30 - 14:38 #44540 - CH01 Diminution du gradient de pression de l’aqueduc du mésencéphale par IRM dans l’hydrocéphalie chronique de l’adulte.
CH01 Diminution du gradient de pression de l’aqueduc du mésencéphale par IRM dans l’hydrocéphalie chronique de l’adulte.

Introduction Le volume oscillatoire de LCS au niveau de l’aqueduc du mésencéphale (VOlcs) représente le volume de LCS oscillant entre le V3 et le V4 via l’aqueduc pendant un cycle cardiaque. Le débit de LCS au niveau de l’aqueduc (Qlcs) résulte par le gradient de pression entre le V3 et le V4 (deltaP) et la résistance à l’écoulement au niveau de l’aqueduc (Raqu). deltaP est égal au produit de la résistance et du débit (deltaP=Raqu x Qlcs). L’objectif de notre étude est de calculer deltaP et d’analyser ce paramètre dans une population de patients présentant une hydrocéphalie chronique de l’adulte (HCA). Méthode : Nous avons appliqué cette nouvelle méthodologie à 28 patients présentant une suspicion d’HCA (74±6 ans) qui ont bénéficiés d’une IRM morphologique clinique comprenant des acquisitions de contraste de phase au niveau de l'aqueduc en préopératoire. Après bilan diagnostic plurimodal (DESH, TAP-test, test d’infusion), nous avons séparé cette population en 2 groupes : groupe HCA+ et HCA-. Le groupe HCA+ (17 patients) est le groupe de patient ayant été traité et amélioré après chirurgie de dérivation ventriculoatriale. Le groupe HCA- (11 patients) est composé de patient exclu d’une indication chirurgicale devant la négativité de l’ensemble du bilan diagnostic. Grace à un logiciel développé dans notre laboratoire, nous avons analysé VOlcs, Qlcs, Raqu et deltaP. Qlcs était mesuré par post-traitement d’IRM par contraste de phase. La résistance à l’écoulement du LCS au sein de l’aqueduc était calculé par l’équation de Poiseuille et après segmentation de la surface d’écoulement sur l’ensemble de la longueur de l’aqueduc. La viscosité était supposée constante et similaire à celle de l’eau à 37°C. Nous avons mesuré le deltaP maximal et minimal à l’origine des pics de débit de LCS de manière bidirectionnelle. Nous avons défini le paramètre stress_deltaP (=MAXdeltaP-MINdeltaP). Ce paramètre représente l’écart maximum de pression rencontré au cours du cycle cardiaque. Résultats : VOlcs (microL/cycle cardiaque) n’étaient pas différents dans les populations HCA+ et HCA-. (136±98 versus 115±84 ; p=0,55). Raqu (mPa/s/mm3) et Stress_deltaP (Pa) était plus petit significativement dans la population HCA+ par rapport à la population HCA- (respectivement 9,04±7,30 versus 18,51±19,77, p=0.04 et 6,22±3,09 versus 13,36±14,70, p=0,04). Raqu et Stress_deltaP était corrélés dans la population HCA+ (R2=0,63, p=10-3) mais pas dans la population HCA- (R2=0,35, p=0,054). Conclusion : Stress_deltaP peut être calculé facilement et de manière non invasive par IRM. Dans les HCA, ce paramètre est paradoxalement diminué. La pulsatilité augmentée du LCS au sein de l’aqueduc est essentiellement due à une diminution de la résistance à l’écoulement à ce niveau et donc une augmentation de la surface d’écoulement de ce dernier.
Cyrille CAPEL (Amiens), Pan LIU, Kimi OWASHI, Heimiri MONNIER, Metanbou SERGE, Johann PELTIER, Olivier BALÉDENT
14:38 - 14:46 #44546 - CH02 Classification intégrée pour la prise en charge des pathologies des méninges spinales.
CH02 Classification intégrée pour la prise en charge des pathologies des méninges spinales.

Introduction Avec de multiples termes désignant des anomalies anatomiques similaires ou aux caractéristiques proches, les pathologies des méninges spinales peuvent prêter à confusion. Par conséquent, la prise en charge de ces lésions manque de consensus et de multiples techniques ont été décrites. Notre objectif a été de réviser la classification des pathologies des méninges spinales afin d'y intégrer leurs mécanismes physiopathologiques ainsi que leur prise en charge diagnostique et thérapeutique. Matériel et méthodes Nous avons mené une étude de cohorte rétrospective couvrant une période de 10 ans dans un seul centre, le service de neurochirurgie de l'hôpital de Bicêtre. Les données cliniques et radiologiques des patients ont été recueillies et les pathologies des méninges spinales ont été catégorisées selon une classification révisée. Les diagnostics ont été comparés à la terminologie privilégiée par les neurochirurgiens et les radiologues et aux constatations per-opératoires lorsque celles-ci étaient disponibles. Résultats 264 patients avec un total de 273 lésions ont été inclus dans cette étude. Ces lésions ont été distinguées en pathologies de la dure-mère d'une part (n = 192), comprenant les diverticules (n = 129), les dissections (n = 46), les ectasies (n =17) ; en pathologies de l'arachnoïde d'autre part, incluant les brides (n = 32), les kystes (n =20) et les arachnoïdites (n = 29). Les présentations cliniques et radiologiques de ces lésions étaient étroitement liées à leur classification, avec des similitudes et des caractéristiques propres à chaque diagnostic. 49 patients ont nécessité un traitement chirurgical (18 duropathies et 31 arachnoïdopathies). Des discordances diagnostiques, c'est-à-dire l'usage d'un terme différent par le neurochirurgien et/ou le radiologue, étaient fréquentes. 57.1% d'entre elles concernaient des termes équivalents pour le diagnostic d'une même anomalie considérée mais 23.4% de ces discordances impliquaient un diagnostic erroné. Conclusion Nous proposons une classification intégrée des pathologies des méninges spinales qui peut être diffusée auprès des neurochirurgiens, des neurologues et des radiologues afin de standardiser et de guider la prise en charge de ces lésions.
Steven KNAFO, Anaïs VENARD (PARIS), Nozar AGHAKHANI, Fabrice PARKER, Anne HERBRECHT, Farida BENOUDIBA BATAILLE
14:46 - 14:54 #44581 - CH03 Les traumatismes craniens graves à propos de 150 cas.
CH03 Les traumatismes craniens graves à propos de 150 cas.

Introduction: Le traumatisme crânien est une pathologie courante et fréquente aux pavillon des urgences de neurochirurgie qui touche aussi bien les enfants et les adultes , ils peuvent être isolés ou rentrer dans le cadre d'un poly traumatisme. Matériels et méthodes : 150 cas de traumatisme crânien grave ont étaient admis aux pavillon des urgences chirurgicales de notre hôpital au cours de l'année 2024,la majorité à savoir 80% étaient des adultes à savoir 120 adultes , le traumatisme crânien était isolée dans presque 50% des cas , le mécanisme était dans la majorité des cas suite à des accidents de la circulation chez presque 110 personnes , le reste était dus à des accidents de travail suite une chute d'un étage élevé ou par coups et blessures volontaires soit par armes à feux , par jet de pierre ou par fusil harpant dans deux cas , blessure par arme blanche . Ces patients ont pratiquement tous étaient admis dans un état comateux ou qui ont dégradés leurs score des heures après leurs admission. la TDM cérébrale a objectivés différentes lésions cérébrales , des plaies cranio-cérébrales chez 30 % des cas , embarrures associés à des foyers hémorragiques intra parenchymateux , l’inondation ventriculaire a été vue seules ou associés à des hémorragies parenchymateuses, l'hématome extra dural a été observés chez 28 malades , l 'hématome sous dural aiguë compressif chez 38 patients , l'œdème cérébral chez presque tous nos malades , un corps étranger tels qu'un couteau , un fusil harpant, ou des pierres en intra parenchymateux ou balle d’arme à feux . Ces malades ont étaient pris en charge simultanément par l'équipe de réanimation et par les neurochirurgiens de garde, ou les hématomes extra duraux ont étaient évacués en urgence, ainsi que les hématomes sous duraux aiguë mais le délais de la chirurgie a dépassé les 06 heures chez presque tous les malades d'autant plus qu'ils sont évacué des villes limitrophes, un drainage externe a été place chez les malades avec inondation ventriculaires, les plaies par arme à feux le traitement chirurgicale consisté à faire un parage du point d'entré et de sortie . Résultats: Le pronostic de ces malades étaient réservés vue l'état de conscience dans lequel ils ont étaient admis et vue l'ampleur des lésions cérébrales observés sur le scanner cérébrale, le devenir de ces malades ne dépendait pas seulement des lésions cérébrales mais également du bilan lésionnel associé . Certaines de ces lésions cérébrales ne posait pas d'indication neuro- chirurgicales mais d'une prise en charge en unité intensives . le taux de survie été estimés à 30% . Conclusion : Les traumatismes crâniens nécessitent une prise en charge médicale et chirurgicale rapide après évaluation radiologique ;leur pronostic reste réservé quant à la gravité du traumatisme crânien .
Sandra FEKNOUS (Annaba, Algérie), Mourad BOUAZIZ
14:54 - 15:02 #44652 - CH04 Etude quantitative de la dynamique des neurofluides par irm par contraste de phase dans le contexte d’Anomalies de Chiari symptomatiques et non symptomatiques.
CH04 Etude quantitative de la dynamique des neurofluides par irm par contraste de phase dans le contexte d’Anomalies de Chiari symptomatiques et non symptomatiques.

Introduction : L’Anomalie d’Arnold Chiari (AC) est une entité définie radiologiquement par la ptose des tonsilles cérébelleuses en dessous du plan du Foramen Magnum. La physiopathologie de cette anomalie reste mal comprise. La présence ou l’absence de symptômes chez certains patients reste inexpliquée. En physiologie, le LCS joue un rôle de compliance mobile. Le LCS oscille entre les espaces sous-arachnoïdiens intracrâniens et rachidiens en fonction des variations de volume vasculaire intracrânien au cours d’un cycle cardiaque. La dynamique des neurofluides au cours du cycle cardiaque est altérée chez les patients ayant une AC. Ceci augmente la résistance à l’écoulement du LCS à ce niveau. L’objectif de cette étude est d’analyser la transmission de la pulsatilité du LCS et les mécanismes de compensation aux altérations de la circulation des neurofluides en fonction du caractère symptomatique dans les AC. Patients et méthode : 68 patients symptomatiques (age moyen 42 ans+/-13) et 25 asymptomatiques (age moyen 37 ans+/-14) ont été rétrospectivement inclus. Les patients sont considérés asymptomatiques lorsque l’AC a été découverte sur une imagerie réalisée dans un contexte précis tel qu’un traumatisme crânien. Les patients sont symptomatiques lorsque le neurochirurgien a rattaché en consultation les symptômes à l’AC, des bilans complémentaires ont été demandés en cas de doute sur l’origine des symptômes. Chaque patient a bénéficié d’une IRM par contraste de phase permettant d’étudier le volume oscillatoire du LCS passant par les citernes prépontiques (VO_lcs_cpp), le foramen Magnum (VO_lcs_fm) et le niveau cervical C2C3 (VO_lcs_cerv). Le volume oscillatoire du tronc cérébral (VO_tc_fm) est également mesuré ainsi que le volume oscillatoire artérioveineux intracrânien (VO_vasc). Résultats : Il n’y a pas de différence statiquement significative mesurée entre les volumes oscillatoires du LCS des patients symptomatiques et ceux asymptomatiques. De même, des schémas de transmission de la pulsatilité entre les espaces sous-arachnoïdiens intracrânien et rachidiens du LCS sont identiques entre les deux groupes de patients. Chez les patients symptomatiques, une corrélation statistiquement significative est observée entre le VO_lcs_cpp et le VO_vasc (rho = 0.501, p<0.05), le VO_lcs_fm et le VO_vasc (rho = 0.318, p<0.05), la somme des VO_lcs_fm et VO_tc_fm et le VO_vasc (rho = 0.314, p<0.05). Ces corrélations ne sont pas statistiquement significatives chez les patients asymptomatiques. Conclusion : L’analyse quantitative de la dynamique des neurofluides semble permettre de mettre en évidence des différences de comportement des interactions entre les paramètres hydrodynamiques et les paramètres hémodynamiques entre les populations symptomatiques et non symptomatiques. L’analyse hemohydrodynamique est une approche originale permettant de mieux comprendre l’impact de la ptose des tonsilles cérébelleuses sur la dynamique du LCS et son rôle de compliance mobile.
Pauline CARLIER (amiens), Olivier BALÉDENT, Johann PELTIER, Cyrille CAPEL
15:02 - 15:10 #44653 - CH05 Etude quantitative du gradient de pression du LCS au niveau de l’aqueduc de sylvius dans le contexte d’anomalie de Chiari.
CH05 Etude quantitative du gradient de pression du LCS au niveau de l’aqueduc de sylvius dans le contexte d’anomalie de Chiari.

Introduction : L’anomalie d’Arnold Chiari de type I (AC) est définie radiologiquement par une ptose des tonsilles cérébelleuses sous la ligne de MacRae. Une altération quantitative de la dynamique des neurofluides au cours du cycle cardiaque(CC) a été démontrée grâce à l’IRM par contraste de phase(IRMCP) chez les patients atteints d’une AC. Le volume oscillatoire de LCS au sein de l’aqueduc du mésencéphale(VOLCS) représente le volume de LCS oscillant entre le V3 et le V4 via l’aqueduc pendant un CC. Le débit de LCS au sein de l’aqueduc(QLCS) résulte du gradient de pression entre le V3 et le V4(∆P) et la résistance à l’écoulement au niveau de l’aqueduc(RAQU). ∆P est égal au produit de la résistance et du débit (∆P=RAQUx QLCS). L’objectif est de calculer ∆P et d’analyser ce paramètre dans une population de patients AC. Méthode : 29 patients AC ont été rétrospectivement inclus (âge 41,72+/-13,57). Chacun a bénéficié d’une IRMCP permettant de calculer le gradient de pression du LCS au niveau de l’aqueduc de Sylvius au cours du CC. Ces données ont été comparées à celles de 36 témoins. Les IRMCP ont été traité par le logiciel Flow développé au CHU d’Amiens. Nous avons analysé VOLCS, QLCS, RAQU et ∆P. QLCS était mesuré par post-traitement d’IRMCP. La résistance à l’écoulement du LCS au sein de l’aqueduc était calculé par l’équation de Poiseuille après segmentation de la surface d’écoulement sur la longueur de l’aqueduc. La viscosité était supposée constante, similaire à l’eau à 37°C. Nous avons mesuré le ∆P maximal et minimal à l’origine des pics de débit de LCS. Nous avons défini le paramètre stress_∆P (=max∆P-min∆P). Ce paramètre représente l’écart maximum de pression au cours du CC. Résultats : Les calculs préalables à la mesure de la pression ont été réalisés chez les patients AC : VOLCS(39,73+/-37,58), QLCS(310,26+/-344,08) RAQU(113,4+/-123,10) et ∆P. Il n’existe pas de différence statistiquement significative entre les témoins (stress_∆P =14,05+/-6,50) et les patients AC (stress_∆P =18,77+/-24,99) (p=0,59). Dans la population AC, il existe une hétérogénéité du stress_∆P. 10 patients (34,48%) ont un stress_∆P compris dans les normes (entre 10 et 15 mmHg), chez 10 patients (34,48%) il est supérieur à la norme et chez 9 patients (31,03%) il est inférieur. Conclusion : Il est possible de mesurer quantitativement le stress barométrique au sein de l’aqueduc de Sylvius. Aucune différence n'est retrouvée entre les populations AC et témoins, mais nous retrouvons une hétérogénéité importante du stress_∆P dans la population AC. Cette hétérogénéité permet de montrer qu’une majorité des patients présentent une augmentation du stress_∆P comparativement à une population témoin. De précédentes études ont montré un lien entre le caractère symptomatique et la dynamique du LCS dans les AC. Ceci peut être en lien avec un stress barométrique augmenté dans les populations symptomatiques. De futures études permettront d’approcher ce concept avec une population plus large.
Pauline CARLIER (amiens), Olivier BALÉDENT, Johann PELTIER, Cyrille CAPEL
15:10 - 15:18 #44683 - CH06 Hydrocéphalie obstructive secondaire à infection neuro-méningée à Tropheryma whipplei.
CH06 Hydrocéphalie obstructive secondaire à infection neuro-méningée à Tropheryma whipplei.

L’hydrocéphalie obstructive par sténose de l’aqueduc du mésencéphale est une cause d’hydrocéphalie pédiatrique habituellement congénitale, isolée ou bien associée à une malformation du système nerveux central (SNC). Chez l’adulte, les causes acquises regroupent principalement les causes tumorales, vasculaires ou post-infectieuses. La maladie de Whipple est une infection chronique systémique rare causée par un bacille Gram positif, Tropheryma Whipplei (TW). La prévalence est estimée à 1-3/1 000 000. L’âge moyen au diagnostic est de 55 ans avec prédominance masculine. Le tableau clinique est variable avec une symptomatologie principale articulaire et gastro-intestinale. Les rechutes sont fréquentes même sous antibiothérapie. La diffusion du germe dans le SNC est constaté dans 50% des cas et symptomatiques dans 10-40%. Les manifestations neurologiques les plus fréquentes sont des altérations cognitives et des céphalées, rarement des désordres oculomoteurs. Nous présentons le cas d’un homme de 62 ans suivi pour une maladie de Whipple diagnostiquée en 2018 traité initialement par DOXYCICLINE et HYDROXYCHLOROQUINE relayé par BACTRIM FORTE en 2023 pour une rechute. Depuis janvier 2024, des troubles de la marche s’installèrent progressivement, associés à des troubles cognitifs (MOCA 13/30) et des troubles sphinctériens. Il a bénéficié d’une IRM cérébrale de flux retrouvant une hydrocéphalie triventriculaire obstructive chronique par sténose inflammatoire de l’aqueduc du mésencéphale (IRM cérébrale au diagnostic normale). L’injection de gadolinium n’a pas retrouvé de ventriculite ou de prises de contraste intraparenchymateuse. Il a bénéficié en semi-urgence d’une ventriculocisternostomie endoscopique concomitant à un changement d’antibiothérapie par CEFTRIAXONE 2g/jour en intra-veineux. L’IRM cérébrale post opératoire montrait une stomie perméable et on retrouvait une PCR positive à TW dans le liquide cérébro-spinal (LCS). Le traitement médical de la maladie de Whipple inclue la CEFTRIAXONE IV 2g/j pendant 14 jours puis le BACTRIM 2x/j pendant 12 mois selon la seule étude randomisé publiée. Il est recommandé de réaliser une analyse du LCS initiale et pendant le suivi. Il n’existe que deux cas publiés d’hydrocéphalie obstructive traitée par ventriculocisternostomie et antibiothérapie dans cette pathologie rare, qui peut dans certain cas se présenter uniquement sous sa forme neurologique. Le suivi prolongé multidisciplinaire sera nécessaire pour juger de l’efficacité du traitement.
Julien PETITBOULANGER (BESANCON), Noor HAMDAN, Hassan KATRANJI, Antoine PETIT, Aurelie DAUTA, Nassim BOUGACI, Marion DAVID, Catherine CHIROUZE, Laurent THINES
15:18 - 15:26 #44691 - CH07 Gestion des infarctus sylviens malins : Analyse de la craniectomie décompressive au CHU Hassan II, Maroc.
CH07 Gestion des infarctus sylviens malins : Analyse de la craniectomie décompressive au CHU Hassan II, Maroc.

Introduction : L'infarctus sylvien malin est une forme particulièrement grave d'accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique, caractérisée par un œdème cérébral massif entraînant une augmentation rapide de la pression intracrânienne et des risques élevés de mortalité. La craniectomie décompressive (CD) est souvent envisagée comme une intervention de dernier recours pour réduire cette pression et prévenir l'engagement cérébral. Dans cette étude, nous analysons les résultats de la CD chez les patients atteints d'infarctus sylvien malin, en nous basant sur une étude rétrospective menée de 2014 à 2024 et incluant un total de 60 patients traités dans notre centre. Résultats : Nos analyses montrent une réduction significative de la mortalité chez les patients traités par CD en comparaison avec ceux ayant reçu un traitement médical seul. Parmi les 60 patients de notre cohorte, le taux de survie après CD s'est avéré plus élevé, avec une amélioration de l'état neurologique observée dans certains cas. Cependant, les résultats fonctionnels varient, plusieurs patients conservant des déficits neurologiques malgré la survie accrue. Les facteurs influençant ces résultats incluent l'âge des patients, le délai de l'intervention, et la gravité initiale de l'infarctus. Conclusion : La craniectomie décompressive apparaît comme une intervention efficace pour réduire la mortalité associée à l'infarctus sylvien malin. Bien que cette technique améliore les chances de survie, une sélection minutieuse des patients et une évaluation du pronostic fonctionnel sont nécessaires. Cette étude souligne l'importance d'une meilleure standardisation des critères de sélection pour la CD et encourage la poursuite des recherches pour optimiser la prise en charge post-opératoire et la qualité de vie des patients.
Oualid HMAMOUCHE, Oualid HMAMOUCHE (FES, Maroc), Marouane HAMMOUD, Faycal LAKHDAR, Benzagmout MOHAMMED, Khalid CHAKOUR, El Faiz Mohammed CHAOUI
Salle Méridienne

"Mercredi 19 mars"

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C16
14:30 - 16:00

ATELIER CRANIOTOMIE - SESSION A

Salon B
15:30

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B16.1
15:30 - 16:00

SESSION PROFESSIONNELLE DEVELOPPEMENT DURABLE

Modérateurs : Martin DUPUY (Neurochirurgien) (Toulouse), Irène OLLIVIER (PHU) (Strasbourg)
15:30 - 16:00 Bilan des l’année écoulée et veille écoresponsable.
15:30 - 16:00 Invités :" Voir plus loin, du bloc opératoire au Vendée Globe ».
Armel Tripon, skipper professionnel et Nolwenn Febvre, présidente de l’association les P’tits Doudous
Salle Méridienne
16:00 PAUSE CAFE DANS L'EXPOSITION - SESSION ePOSTERS COMMENTÉS
16:05

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EP02.2
16:05 - 16:25

Eposter Session 02 - Écran 2 - Oncologie
Posters présentés par leurs auteurs

Modérateur : Ilyess ZEMMOURA (PUPH) (TOURS)
16:05 - 16:25 #44616 - EP017 L’inhibition de PARP comme allié de l’immunothérapie dans le glioblastome ?
EP017 L’inhibition de PARP comme allié de l’immunothérapie dans le glioblastome ?

La compréhension du micro-environnement tumoral (MET) dans le glioblastome (GBM) reste centrale pour appréhender l’évolution, l’invasion, la résistance et la récidive. Le MET est composé notamment de cellules immunitaires, dont les interactions avec les cellules tumorales sont nombreuses du fait d’un puissant effet immunosuppresseur, pro tumoral. L’immunothérapie des check-points occupe désormais une place importante en cancérologie solide et s’oriente vers la neuro-oncologie. Plusieurs essais cliniques, notamment de phase III d’évaluation de l’immunothérapie (nivolumab, pembrolizumab, ipilimumab) ont été réalisé. Malheureusement, ni la présence d’un infiltrat lymphocytaire, ni l’expression des marqueurs immunitaires et leur blocage ne semblent améliorer la survie des patients ou être corrélés au pronostic. Nous présentons donc des pistes de réflexion cliniques et fondamentales, adossées à nos travaux d’études de l’évolution du MET immunitaire, entre diagnostic et récidive (15 couples de primo-cultures de GBM issues de notre activité clinique). Au cours de la progression, ou de la récidive tumorale, d’un point de vue cellulaire, un important enrichissement macrophagique immunosuppresseur est invariablement constaté, soulevant le rôle central des cellules souches tumorales. Du point de vue des check-points, l’expression de PD-L1 est plus importante à la récidive, B7-H3 est exprimé à un niveau élevé quel que soit le stade évolutif et l’expression d’HLA-DR croit avec la récidive, ce qui traduit des phénomènes de cooptation du MET par les cellules tumorales. A la lumière de la littérature scientifique, nous avons souhaité interroger la place qu’occupe le témozolomide (TMZ) dans la réponse immunitaire, en abordant la question de la dose, de la voie d’administration. Nous avons également souhaité aborder le rôle qu’occupe l’inhibition de PARP (PARPi), protéine senseur des lésions de l’ADN, dans la réponse anti-tumorale de l’immunothérapie. Il semble que la répression de la MGMT par un PARPi soit associée à une répression des gènes de l’immunosuppression tumorale et que la voie cGAS-STING soit le relai central du boost de la réponse immunitaire anti-tumorale médiée par les PARPi. L’échec des essais cliniques d’immunothérapie dans le GBM pourrait donc reposer sur une double problématique : déterminer la bonne temporalité pour profiter des hauts niveaux d’expression de PD-L1 et user de leur blocage lors de la récidive et renforcer l’immunogénicité tumorale par l’ajout d’un PARPi.
Edouard SAMARUT (Nantes), Céline SALAUD
16:05 - 16:25 #44649 - EP018 Le Glioblastome IDH-non muté du jeune adulte. Une entité rare avec un meilleur pronostic.
EP018 Le Glioblastome IDH-non muté du jeune adulte. Une entité rare avec un meilleur pronostic.

Background. Glioblastomas, IDH-wildtype in young adults is a rare and poorly known entity. We compared the prognosis of newly diagnosed supratentorial glioblastomas, IDH-wildtype in young adults (i.e 18-39 years) compared to those in adult patients (i.e >39 years). Methods. We performed an observational, retrospective, single-centre cohort study at a tertiary neurosurgical oncology centre between January 2006 and December 2022. Results. We included 1149 patients with a newly diagnosed supratentorial glioblastoma, IDH-wildtype. Young adults: 1) represented a small proportion of patients with glioblastoma, IDH-wildtype (n=43, 3.7%); 2) had a longer progression-free survival (p=0.001); 3) had a longer overall survival (p<0.001) and; 4) did not have higher surgically-related adverse event rates (p=0.198). In multivariate analyses, longer progression-free and overall survivals were independently associated with young adults (p=0.015 and p=0.002), surgical resection (p<0.001, p<0.001), extent of resection (p=0.004, p=0.004), and standard chemoradiotherapy protocol (p=0.005, p=0.007). In the subgroup of young adults, longer progression-free and overall survivals were independently associated with surgical resection (p=0.006 and p<0.001) and standard chemoradiotherapy protocol (p=0.001 and p=0.007). DNA-methylation analysis is underway to identify a particular epigenetic profile by age. Conclusion. Newly diagnosed supratentorial glioblastomas, IDH-wildtype is a rare histo-molecular subtype in young adults with a better prognosis than older adults. Maximal safe resection and standard chemoradiotherapy protocol provides better survival results. Young adults deserve dedicated management in specialized neurosurgical oncology centres. Further histo-molecular analyses are required to understand the differences in prognosis compared to adult patients.
Alexandre ROUX (Paris), Angela ELIA, Benoit HUDELIST, Alessandro MOIRAGHI, Arnault TAUZIÈDE-ESPARIAT, Edouard DEZAMIS, Thomas BLAUWBLOMME, Catherine OPPENHEIM, Marc ZANELLO, Johan PALLUD
16:05 - 16:25 #44650 - EP019 Différenciation cellulaire dans les astrocytomes IDH-mutés après exposition au Vorasidenib.
EP019 Différenciation cellulaire dans les astrocytomes IDH-mutés après exposition au Vorasidenib.

Background. Astrocytomas contain 3 main cell populations, glioma stem cells, astrocyte like cancer cells, and neuronal like cancer cells. In astrocytomas, only the astrocytic and neuronal stem cell states continue to differentiate to mature astrocytic and neuronal cancer cell states. Like glioblastoma, the stem cell population is the dividing cell state within the tumor, not the mature differentiated astrocytic and neuronal cancer cells. And the number of dividing stem cells increases with tumor grade directly leading to tumor growth and death. Since glioma stem cells, the origin cells of the cancer, continually repopulate the cancer, are thought to be resistant to traditional treatments, and are the dividing cell population - they should be considered the main cell state target for treatments. IDH mutation is important in maintaining the stem pool and is thus an important regulator of this critical cell population. Vorasidenib, an inhibitor of mutant IDH1 and IDH2 enzymes that decreases intracellular 2-HG, showed a survival (PFS) advantage in patients with astrocytomas, IDH-mutant. Objectives. In the present study, we assessed which stem cells do Vorasidenib affect. We postulated several hypotheses: only the cycling neuronal progenitor like cells, or others such as astrocyte progenitors, neuronal progenitors, or even early gliomas stem cells like adult radial glia cells and oligoprogenitor neural stem cells? Methods. We included 133 primary and recurrent astrocytomas, IDH-mutant with histo-molecular characterization. We created Tissue Microarrays (TMAs). We performed proteomic analyses including 4 antibodies to identify the different cell subtypes. Using fully-automated quantification process, we assessed the percentage of cell subtypes in all the astrocytomas and we make comparison between primary/recurrent and different grades. Cell culture with 6uM Vorasidenib and classical media (DMSO) during 3 weeks was performed. Finally, new proteomic analyses were done to assess changes in cell subtypes. Results. Based on proteomic analyses, we found a higher rate of neuronal progenitors (NP-NSCs) in grade IV IDH-mutant astrocytomas but no differences between grade II and III. Similarly, the rate of adult radial-glial cells 2 (ARG2) are significantly lower in grade IV comparing with grade II and III suggesting a major role for neuronal progenitors in cell division and brain invasion. We found similar results after using Vorasidenib during 3 weeks on astrocytomas. We found a significant decrease of NP-NSC and an increase in mature neurons after treatment. Conclusion. We assessed the biological role of different cell subtypes in IDH-mutant astrocytomas. We also tried to understand the mechanism of Vorasidenib to create a differentiation process leading to less aggressiveness of the astrocytomas. Future analyses are needed to better understand these mechanisms and to improve patients’ prognosis.
Alexandre ROUX (Paris), Michael LUO, Al-Saadi TARIQ, Phuong Uyen LE, Roberto DIAZ
16:05 - 16:25 #44796 - EP020 Le syndrome de Gorham-Stout : A propos d’un cas rare et une revue de la littérature.
EP020 Le syndrome de Gorham-Stout : A propos d’un cas rare et une revue de la littérature.

Le syndrome de Gorham-Stout est une affection osseuse très rare d'étiologie inconnue. Il se caractérise par l'apparition spontanée d'une résorption osseuse. Les os qui semblaient auparavant normaux commencent à se résorber, partiellement ou complètement. Parfois, il ne reste qu'une fine couche d'os cortical, qui est généralement peu remplacée par du tissu fibreux. Ce processus peut se poursuivre pendant des années, mais peut aussi s'arrêter spontanément. La perte osseuse peut se produire dans un seul os ou s'étendre aux tissus mous et aux os adjacents. Bien que la maladie puisse toucher n'importe quel os du corps, elle est plus souvent reconnue plus tôt lorsque le crane et/ou la mandibule sont touchés. En raison de sa rareté, cette maladie est souvent méconnue et l'absence d'accord sur la meilleure façon de traiter le syndrome de Gorham-Stout peut retarder la mise en place du traitement. Nous rapportons le cas d'une femme âgée de 23 ans , sans antécédents pathologiques notables , qui consulte pour une déformation du crane d’aggravation progressive depuis 1 an , le tout évoluant dans un contexte d’apyrexie et en dehors de tout traumatisme crânien . L’examen neurologique est sans particularités et l’examen du crane objective une déformation du crane occipitale gauche. L’imagerie a objectivé un remlacement osseux occipital gauche étendue à la mastoïde gauche avec lyse de la paroi postérieure du conduit auditif externe. Une biopsie large a été réalisée confirmant le diagnostique de syndrome de Gorham-Stout. L'ostéolyse idiopathique, telle que le syndrome de Gorham-Stout, reste une affection imprévisible qu'il convient d'envisager en cas de progression très rapide des lésions osseuses lytiques du crane. Le diagnostic est difficile. Les traitements et les soins sont généralement orientés vers les symptômes spécifiques et devraient nécessiter une approche d'équipe multidisciplinaire avec un suivi à long terme. Une thérapie médicale multimodale avec/sans radiothérapie peut être utile pour arrêter la progression des lésions osseuses. La chirurgie joue un rôle dans la stabilisation de la maladie ou en présence de complications.
Nessrine NESSIB, Myriam NACEUR (Tunis, Tunisie), Sofiéne BOUALI, Khansa ABDERRAHMEN, Ala BELHADJ, Abdelhafidh SLIMANE, Khalil GHEDIRA, Asma BOUHOULA, Jallel KALLEL

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EP02.3
16:05 - 16:25

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Modérateur : Kevin BUFFENOIR (PUPH) (Saint Pierre (REUNION), Réunion)
16:05 - 16:25 #43923 - EP021 Textilomes vertébraux : un défi diagnostique pour le radiologue.
EP021 Textilomes vertébraux : un défi diagnostique pour le radiologue.

Introduction : Les textilomes vertébraux, bien que rares, représentent une complication postopératoire importante. Ils sont souvent confondus avec des lésions tumorales ou infectieuses, ce qui retarde leur diagnostic. Objectifs : Mettre en évidence les caractéristiques radiologiques des textilomes vertébraux afin d'améliorer leur diagnostic différentiel en imagerie médicale. Matériel et méthode : Il s’agit d’un patient âgé de 57 ans ayant bénéficié, il y a 15 ans, d’une chirurgie rachidienne non documentée. Le patient présentait des douleurs lombaires chroniques, récemment aggravées par l’apparition d’un déficit neurologique. Les examens d’imagerie réalisés incluaient principalement l’IRM et le scanner, utilisés pour caractériser la masse observée. Résultats : • Le scanner révèle une masse hyperdense spontanément, avec des bords ondulés typiques d'un matériel textile. • Le textilome se présentait en IRM sous forme de masse encapsulée avec des signaux hétérogènes en T1 et T2, entourée d'une réaction inflammatoire. • Le diagnostic différentiel incluait des tumeurs et des abcès, mais l'association avec les antécédents chirurgicaux a permis de poser le diagnostic. Discussion : L'imagerie, en particulier l'IRM, joue un rôle clé dans l'identification des textilomes vertébraux. Cependant, le diagnostic peut être complexe en raison de leur présentation non spécifique. Ce cas souligne l'importance de considérer un textilome dans le diagnostic différentiel des masses para spinales, notamment chez les patients opérés. Conclusion : Les textilomes vertébraux représentent un défi diagnostique en radiologie. Une connaissance approfondie des caractéristiques radiologiques et un historique chirurgical précis sont essentiels pour éviter des interventions inutiles et orienter la prise en charge.
Yassine BAROUDI, Salah BELLASRI (Marrakech, Maroc), Abdelilah MOUHSINE
16:05 - 16:25 #44548 - EP022 Résultats de la chirurgie de résection après sEEG dans l’épilepsie focale pharmacorésistante à IRM cérébrale normale : analyse rétrospective de 107 patients.
EP022 Résultats de la chirurgie de résection après sEEG dans l’épilepsie focale pharmacorésistante à IRM cérébrale normale : analyse rétrospective de 107 patients.

Introduction : La chirurgie de résection est connue comme une option thérapeutique efficace dans l’épilepsie mésiotemporale associée à une sclérose hippocampique et dans les épilepsies lésionnelles. Dans le cas des patients présentant une épilepsie focale pharmacorésistante à IRM normale (cryptogénique), une implantation d’électrodes intracérébrales pour enregistrement sEEG est nécessaire pour définir la zone épileptogène à réséquer. Cette étude avait pour but d’étudier l’efficacité et la sécurité de la chirurgie de résection chez les patients atteints d’épilepsie cryptogénique ayant préalablement eu une sEEG. Méthodes : Cette étude monocentrique et rétrospective a inclus les patients adultes, opérés entre 1995 et 2023, qui avaient une épilepsie focale pharmacorésistante sans lésion visible à l’IRM cérébrale et avaient eu une exploration préchirurgicale par sEEG suivie d’une résection chirurgicale. Les données collectées incluaient les caractéristiques démographiques, cliniques, électrophysiologiques, radiologiques et neuropsychologiques, et la classification de Engel pour évaluer les résultats postopératoires. Une analyse multivariée a été réalisée pour identifier les facteurs associés à une liberté de crise en postopératoire. Résultats : 107 patients ont été inclus. L’âge moyen au moment de la chirurgie était de 35 ± 17 ans, et l’âge moyen de début de l’épilepsie était de 16 ± 18 ans. La majorité des résections réalisées concernait le lobe temporal (55 %), suivie des localisations frontales (22 %) et pariétales (13 %). Avec une durée médiane de suivi postopératoire de 6 ans (IQR : 2,4–12,6), 53,4 % des patients ont été classés Engel I, dont 38% étaient Engel IA. 65% des patients étaient classés Engel I ou II. L’analyse histologique a retrouvé une gliose astrocytaire dans 25% des cas, dans 24% une dysplasie corticale focale, dans 18,8% une malformation mineure du cortex cérébral. Dans 10,4% des cas il s’agissait de tissu cérébral normal. 3 patients (2,8%) ont présenté une complication postopératoire neurologique définitive (trouble symptomatique du champs visuel). 29 % des patients ont présenté un épisode dépressif majeur en postopératoire. Les évaluations neuropsychologiques postopératoires ont montré que 14,4 % des patients ont présenté une aggravation cognitive, tandis que 12,2% s’étaient améliorés. Par ailleurs, 48 % des patients ont pu réduire leur traitement antiépileptique après la chirurgie, dont 11,5 % qui ont pu l’arrêter complètement. Seule une durée d’enregistrement sEEG plus longue était associée à un meilleur contrôle des crises en postopératoire (p=0,003). Conclusion : La chirurgie de résection après sEEG permet une liberté de crises chez plus de la moitié des patients présentant une épilepsie focale pharmacorésistante cryptogénique, avec un faible taux de complications.
Xavier SCHUMACHER (Paris), Valerio FRAZZINI, Claude ADAM, Franck BIELLE, Vincent NAVARRO, Bertrand MATHON
16:05 - 16:25 #44641 - EP023 Résultats cliniques et radiologiques dans les fractures thoraco-lombaires A3 par kyphoplastie armée ( Spinejack ®) : une série de cas rétrospectifs.
EP023 Résultats cliniques et radiologiques dans les fractures thoraco-lombaires A3 par kyphoplastie armée ( Spinejack ®) : une série de cas rétrospectifs.

Objectif : Les fractures par compression de type A3 de la colonne thoraco-lombaire sans atteinte neurologique sont généralement traitées par des procédures d'ostéosynthèse peu invasives. Cependant, les implants intravertébraux expansibles représentent une stratégie alternative pour ces fractures. L'objectif de cette étude était d'évaluer les résultats cliniques et radiologiques du SpineJack® dans le traitement des fractures A3 dans une série de cas rétrospectifs. Méthodes : Tous les patients souffrant de fractures A3 sans troubles neurologiques traités par Spinejack® au CHU d’Angers entre janvier 2021 et décembre 2024 ont été inclus dans l'étude. Les patients présentant des fractures pathologiques/ostéoporotiques ont été exclus. Les données démographiques ont été extraites du dossier médical. L'indice d'invalidité d'Oswestry (ODI), l'échelle visuelle analogique (VAS), la durée de l'arrêt de travail et du sport ont également été analysés lors du dernier suivi. Nous avons analysé les résultats radiologiques tels que la hauteur du corps vertébral, la rétropulsion du mur postérieur, l'angle de cyphose vertébrale, l'angle de cyphose régionale et l'angle régional traumatique en préopératoire, à J1 en postopératoire, à 1 mois et au dernier suivi. Résultats : 53 patients ont été inclus dans cette étude. L’âge moyen était de 53 ± 17.6 ans. Le suivi moyen était de 23 ± 10.7 mois. La restauration de la hauteur du corps vertébral a été significativement augmentée, avec une augmentation moyenne de 8.7 mm (p = 0.032). L'angle de cyphose vertébral initial moyen était de 12 ± 5.39 degrés en préopératoire. Au dernier suivi, on note une correction significative de l'angle de cyphose vertébral moyen était de 9 ± 5.39 degrés (p=0.03). L'angle régional traumatique initial moyen était de 12.14± 7.26 degrés. Au dernier suivi, l'angle régional traumatique moyen a diminué de manière non significative à 10.39 ± 6.36 degrés (p= 0.058) Aucune complication clinique significative n'est survenue suite à la procédure et aucun patient n’a dû être réopéré pour une instabilité secondaire. La durée moyenne d’hospitalisation post opératoire était d’une journée. 85% des patients ont repris une activité sportive à 3 mois. Au dernier suivi 13.2% des patients gardaient des douleurs rachidiennes (EVA <3). Conclusion : La kyphoplastie armée semble être un traitement efficace à court et moyen terme dans les fractures vertébrales de type A3 permettant une reprise rapide des activités sportives et professionnelles.
Laura BRZUSTOWICZ, Oceane TESSIER (Angers)
16:05 - 16:25 #44688 - EP024 Etude de la décroissance des batteries des neurostimulateurs Activa PC (Medtronic) pour modélisation et prédiction de la date de la fin de service sur une cohorte de 73 patients neurostimulés dans le noyau sous-thalamique pour maladie de Parkinson.
EP024 Etude de la décroissance des batteries des neurostimulateurs Activa PC (Medtronic) pour modélisation et prédiction de la date de la fin de service sur une cohorte de 73 patients neurostimulés dans le noyau sous-thalamique pour maladie de Parkinson.

Contexte : Malgré la mise à disposition récente de stimulateurs rechargeables pour la stimulation cérébrale profonde pour la maladie de Parkinson, de nombreux patients sont porteurs de stimulateurs non-rechargeables. Le remplacement du générateur est en général programmé à la demande du neurologue lorsque l’interrogation de la pile fait état de la mention ERI (Elective Replacement Indicator) dès que la tension passe en-dessous de 2.6V. La date de planification du remplacement répond souvent à des logiques de disponibilité du bloc ou de l’opérateur et est rarement dictée par la prédiction objective de la date de fin de service (EOS= end of service). L’objectif de cette étude était de déterminer le taux de décroissance de tension de la pile entre la date de demande et le jour du remplacement du générateur et d’utiliser ces données de vie réelle pour modéliser et prédire la date d'EOS. Méthodes : Recueil monocentrique ambispectif des données issues de patients porteurs d’un générateur Activa PC (Medtronic) adressés pour remplacement entre Jan 2021 et Dec 2024, CHU Timone adulte. Les éléments suivants étaient colligés : dates d’implantation, de demande de remplacement et de l’intervention pour le remplacement et tensions associées, paramètres de stimulation (mono versus bipolaire, voltage, impédance, fréquence et largeur d’impulsion), énergie électrique totale délivrée (TEED), délai de remplacement et durée de vie du générateur. Résultats : Au total les données de 73 patients ont pu être obtenues. Le délai moyen entre la demande et le remplacement était de 44 jours (+/- 26), le différentiel de tension entre la demande et l’intervention était de 0.05V(+/-0.05) ; la durée de vie moyenne d’un Activa PC de 4.65 ans (+/- 1.34). La TEED de 72 +/- µJ /s (+/-40). La décroissance moyenne quotidienne de la tension de 0.0013V (+/-0.0012). La durée de vie du générateur était significativement corrélée négativement à la TEED (r= -0.7 ; p< 0.00001).La décroissance de la tension en fonction du temps est une donnée propriétaire. Notre modèle ajusté sur les données réelles et fondé sur une décroissance exponentielle (batteries Ion- Lithium) permettait de prédire avec une certaine fiabilité la date de fin de service (R2 =0.85; RMSE=0.03V) et confirmait que les remplacements étaient réalisés de façon confortable vis-à-vis de la date d’EOS. Conclusion : Cette étude fournit des éléments objectifs pour planifier de façon rationnelle la date du remplacement en fonction de la date d’EOS en renseignant les paramètres de stimulation et la tension renvoyée par le générateur. Elle montre que la date du remplacement telle qu’elle est pratiquée dans notre institution est sécurisée quant à sa proximité de l’EOS. En outre, des données cliniques sont également à prendre en compte, notamment l’impression que décrivent certains patients d’un moindre bénéfice de la stimulation à partir de 2.6V et qui peuvent justifier de réaliser le remplacement au plus tôt.
Hamed RABIEI, Sami BARRIT, Marilyn BEGNIS, Samuel MEDINA, Alexandre EUSEBIO, Patrick ROSSI, Tatiana WITJAS, Yehezkel BEN-ARI, Romain CARRON (MARSEILLE)

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EP02.1
16:05 - 16:25

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Modérateur : Olivier HAMEL (Neurochirurgien) (CORNEBARRIEU)
16:05 - 16:25 #44771 - EP013 Défis diagnostiques et thérapeutiques de la tuberculose de la jonction craniocervicale : Rapport de cas.
EP013 Défis diagnostiques et thérapeutiques de la tuberculose de la jonction craniocervicale : Rapport de cas.

Introduction : La tuberculose (TB) de la jonction craniocervicale est une pathologie rare, même dans les régions où la tuberculose est endémique. Elle représente 1 à 5 % des cas de spondylite tuberculeuse et pose des problèmes diagnostiques et thérapeutiques. Cette affection peut engager le pronostic vital en raison de l'effet de masse du processus infectieux ou de l'instabilité résultante. Une prise en charge tardive peut entraîner un décès par luxation atlanto-axoïdienne avec compression médullaire. Les indications chirurgicales pour la TB de la jonction craniocervicale restent peu claires dans la littérature. Matériels et Méthodes : Nous rapportons le cas d'un patient suivi dans notre service entre 2011 et 2013 pour une tuberculose de la jonction craniocervicale, afin d’identifier ses particularités neuroradiologiques. Observation clinique : Un patient de 19 ans consultait pour des cervicalgies évoluant depuis 2 mois et résistantes aux antalgiques. L'examen neurologique montrait une limitation des rotations cervicales, associée à une inclinaison spasmodique de la tête. La vitesse de sédimentation était de 80 mm à la première heure. La radiographie du rachis cervical objectivait une luxation atlanto-axoïdienne. Le scanner cervical révélait un processus lytique de l’axis avec une collection compressive. L’IRM cervicale confirmait une destruction totale du corps et des masses latérales de l’axis, associée à une volumineuse collection touchant C1 et C2 avec des extensions antérieure et postérieure. Une incision transorale de la masse rétropharyngée a été réalisée, permettant l’aspiration d’un pus jaune épais, le curetage des tissus nécrotiques, et la réalisation de multiples biopsies. L’examen histologique a confirmé le diagnostic de tuberculose. Le patient a été traité par immobilisation et une thérapie antituberculeuse pendant 12 mois. À la fin du traitement, le scanner et l’IRM ont montré une bonne ossification et la disparition de la collection. Cliniquement, le patient ne présentait aucun signe neurologique résiduel. Conclusion : Bien que rare, la tuberculose de la jonction craniocervicale a un bon pronostic lorsqu’elle est prise en charge précocement. La thérapie antituberculeuse reste le pilier du traitement après confirmation diagnostique. La gestion chirurgicale, comprenant une décompression transorale avec ou sans fusion postérieure, dépend de la présence et de la persistance d’une instabilité atlanto-axoïdienne.
Mohamed GHORBEL (Monastir, Tunisie), Fatma KOLSI, Ghassen SOUISSI, Sirine MAKHLOUF, Ahmed DAOUD, Mohamed Zaher BOUDAWARA
16:05 - 16:25 #44773 - EP014 CHIRURGIE MINI-INVASIVE DU RACHIS POUR LES PATHOLOGIES LOMBAIRES DÉGÉNÉRATIVES : EXPÉRIENCE DU SERVICE DE NEUROCHIRURGIE DE SFAX EN 2023.
EP014 CHIRURGIE MINI-INVASIVE DU RACHIS POUR LES PATHOLOGIES LOMBAIRES DÉGÉNÉRATIVES : EXPÉRIENCE DU SERVICE DE NEUROCHIRURGIE DE SFAX EN 2023.

Introduction : Différentes approches thérapeutiques sont disponibles pour traiter les pathologies dégénératives du rachis. Avec les avancées technologiques, les techniques mini-invasives ont gagné en popularité. Au sein de l’hôpital Habib Bourguiba de Sfax, en Tunisie, le service de neurochirurgie a adopté ces techniques pour trois indications principales : les hernies discales centrales, postéro-latérales, foraminales et extra-foraminales, ainsi que la sténose lombaire. Matériels et Méthodes : Notre étude a inclus tous les patients ayant bénéficié de techniques mini-invasives pour des pathologies dégénératives lombaires dans le service de neurochirurgie de Sfax durant l’année 2023. Résultats : Discectomie lombaire interlaminaire microscopique tubulaire (IMTLD) : Réalisée chez 12 patients présentant principalement des lombalgies et sciatiques. Discectomie lombaire extra-foraminale microscopique tubulaire (EMTLD) : Effectuée chez 2 patients sans complications postopératoires. Laminotomie unilatérale tubulaire microscopique pour décompression bilatérale (MT-ULBD) : Réalisée chez 2 patients, dont un nécessitant une décompression sur deux niveaux. Une complication a été notée : une fuite de liquide cérébro-spinal (LCS). Tous les patients ont présenté une amélioration clinique, et une seule complication a été enregistrée. La durée d’hospitalisation postopératoire a été courte. Conclusion : La chirurgie mini-invasive du rachis lombaire apparaît comme une technique prometteuse, offrant des résultats comparables aux méthodes traditionnelles, tout en réduisant la morbidité, notamment à court terme.
Mohamed GHORBEL (Monastir, Tunisie), Fatma KOLSI, Ameur AFFES, Ahmed DAOUD, Mohamed Zaher BOUDAWARA
16:05 - 16:25 #44791 - EP015 Prise en charge chirurgicale de la compression médullaire épidurale : expérience monocentrique sur 5 ans.
EP015 Prise en charge chirurgicale de la compression médullaire épidurale : expérience monocentrique sur 5 ans.

Introduction : La prise en charge chirurgicale de la compression médullaire épidurale reste un défi majeur en neurochirurgie. Matériel et Méthodes : Dans cette étude rétrospective, nous rapportons l’expérience monocentrique sur une période de 5 ans dans la gestion chirurgicale de la compression médullaire épidurale, avec un suivi minimum de 6 mois. Résultats : Dix-sept patients ont été inclus dans cette étude (10 femmes et 7 hommes) avec un âge médian de 53,47 ans (plage : 15–80 ans). Cinq patients avaient un antécédent de néoplasmes avec des métastases vertébrales potentielles. Au moment du diagnostic, 13 patients présentaient des déficits moteurs au niveau des deux membres inférieurs, accompagnés de troubles vésico-sphinctériens. Les imageries ont révélé des lésions ostéolytiques vertébrales thoraciques avec compression médullaire chez 12 patients, une atteinte lombaire chez 3 patients, et des lésions sacrées chez 2 patients. Les interventions chirurgicales ont varié : 10 patients ont subi une décompression rachidienne par laminectomie seule, avec des résultats favorables. L’exérèse complète de la tumeur a été réalisée dans 4 cas, et une fusion spinale a été nécessaire dans 1 cas. L’analyse histopathologique a révélé 10 lésions secondaires, dont 3 cas associés à un lymphome de Hodgkin, 3 à un adénocarcinome prostatique, 2 à un adénocarcinome pulmonaire, 1 à un adénocarcinome colique, et 1 correspondant à un myélome multiple. D’autres diagnostics incluaient un plasmocytome, un chordome, une malformation veineuse et un kyste hydatique. Dans 3 cas, l’examen histopathologique a révélé des cellules nécrotiques sans caractéristiques spécifiques. Conclusion : Notre étude souligne la variabilité des stratégies chirurgicales pour la compression médullaire épidurale, la laminectomie seule s’avérant être une approche efficace dans la majorité des cas. L’exérèse tumorale et la fusion spinale ont été réservées aux cas plus complexes. Les résultats histopathologiques soulignent la diversité des étiologies de la compression médullaire, les métastases secondaires étant les plus fréquentes.
Emna ELOUNI, Atef BEN NSIR, Affess AMEUR (Sfax, Tunisie), Mohamed GHORBEL, Rouaa LATRACH, Mehdi DARMOUL
16:05 - 16:25 #44808 - EP016 Tumeur intra médullaire: A propos de 120 cas.
EP016 Tumeur intra médullaire: A propos de 120 cas.

Les TIM représentent 10% de toutes les tumeurs intrarachidiennes. Malgré les progrès récents dans les domaines diagnostic et thérapeutique, les TIM restent une fréquente cause d’handicap neurologique ayant un important impact aussi bien personnel que professionnel et social. But du travail : Nous avons réalisé une étude ayant pour objectifs de : Analyser les données épidémiologiques, cliniques, paracliniques et évolutives. Étudier les stratégies thérapeutiques. Dégager les principaux facteurs pronostic. Méthodes : On a mené une étude descriptive et rétrospective des cas de TIM opérés aux différents services de neurochirurgie du pays à savoir : l’Institut National de Neurologie de Tunis, les CHU de Sfax, de Monastir et de Sousse, l’Hôpital Militaire Principal d’Instruction de Tunis et le Centre de Traumatologie et des Grands Brulés de Ben Arous sur une période s’étendant de 1990 à 2017 (27 ans). Résultats : Nous avons colligé 120 cas de TIM opérées. L’âge moyen au moment de l’intervention était de 33,84 ans. Notre série comportait 63 femmes (52,5%) et 57 hommes (47,5%). Le délai d’évolution était de 15,76 mois. La symptomatologie clinique était dominée par un syndrome de compression médullaire lente. L’IRM était l’examen de choix. Notre série comportait 81 tumeurs gliales (67.5%) dont 39 épendymomes et 35 astrocytomes. Nous avons recencé d’autres lésions tumorales bénignes et malignes, et des des lésions pseudo tumorales. Le traitement était essentiellement microchirurgical. Nous avons pu montrer, avec une différence statistiquement significative, que le pronostic fonctionnel est meilleur pour la localisation tumorale au niveau de la charnière cervico-dorsale et au niveau du cône médullaire, pour les épendymomes et à chaque fois quand l’éxérèse était complète. La localisation tumorale cervico-bulbaire est corrélée à une mortalité élevée. Les tumeurs qui se présentent avec une cavité syringomyélique sattelite ont un meilleur pronostic. Nous avons aussi prouvé que le pronostic évolutif est meilleur pour les tumeurs non gliales. Conclusion : Les TIM représentent une entité pathologique rare. Ils sont de nature gliale dans 80 à 90% des cas. Leur traitement est essentiellement microchirurgical. Le pronostic dépend de la localisation, du type histologique et de la qualité de l’exérèse.
Ghassen SOUISSI (Paris), Fatma KOLSI, Mohamed GHORBEL, Sirine MAKHLOUF, Mohamed Zaher BOUDAWARA
16:30

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A18
16:30 - 18:00

SESSION RACHIS
Complications neurologiques et mécaniques des «montages longs»

Modérateurs : Aymeric AMELOT (PU-PH) (Tours), Bertrand DEBONO (Neurosurgeon) (Versailles)
16:30 - 18:00 Complications NON mécaniques.
16:30 - 18:00 Atteintes neurologiques : Généralités, épidémiologie, prise en charge. Alexandre SIMON (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Brest)
16:30 - 18:00 Cas clinique. Stephane FUENTES (puph) (Conférencier, marseille)
16:30 - 18:00 Complications infectieuses. Kevin BUFFENOIR (PUPH) (Conférencier, Saint Pierre (REUNION), Réunion)
16:30 - 18:00 Cas clinique. Cédric BARREY (Prof) (Conférencier, LYON)
16:30 - 18:00 Discussion.
16:30 - 18:00 Complications mécaniques.
16:30 - 18:00 Pseudarthroses et fractures d’instrumentation. Stephane FUENTES (puph) (Conférencier, marseille)
16:30 - 18:00 Cas clinique. Kevin BUFFENOIR (PUPH) (Conférencier, Saint Pierre (REUNION), Réunion), Aymeric AMELOT (PU-PH) (Conférencier, Tours)
16:30 - 18:00 Cyphoses jonctionnelles. Cédric BARREY (Prof) (Conférencier, LYON)
16:30 - 18:00 Cas clinique. Alexandre SIMON (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Brest)
16:30 - 18:00 Discussion.
Grand Théâtre

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B17
16:30 - 18:00

COMMUNICATIONS LIBRES - ONCOLOGIE I

Modérateurs : Jean-Michel LEMÉE (PUPH) (Angers), Johan PALLUD (PU-PH) (PARIS)
16:30 - 16:38 #44551 - CO01 FEASIBILITY, SAFETY, AND IMPACT OF AWAKE RESECTION FOR RECURRENT INSULAR DIFFUSE GLIOMAS IN ADULTS.
CO01 FEASIBILITY, SAFETY, AND IMPACT OF AWAKE RESECTION FOR RECURRENT INSULAR DIFFUSE GLIOMAS IN ADULTS.

BACKGROUND. The risk-to-benefit ratio of transopercular awake resection for recurrent insular diffuse gliomas is poorly studied. We assessed feasibility, safety, and efficacy of awake surgical resection of recurrent insular diffuse gliomas in patients with previous treatments (resection and/or radiotherapy and/or chemotherapy and/or combination). METHODS. Observational, retrospective, single-institution cohort analysis (2010-2023) of 123 consecutive adult patients operated on for an insular diffuse glioma (2021 World Health Organization classification) under awake conditions. Comparison between awake resection for an insular diffuse glioma as first line treatment (n=87) and after previous treatments (n=36). RESULTS. Function-based transopercular awake resection for a recurrent insular diffuse glioma: 1) did not increase intraoperative adverse events compared to first line resection; 2) was associated with a higher rate of intraoperative insufficient cooperation in patients with a previous combined oncological treatment (33.3%), compared to patients with a previous monotherapeutic modality (7.4%), and compared to patients with a first line surgery (8.1%, p=0.046); 3) resulted in resection rates similar to those of awake resection at first line surgery (median 91.9%, Vs. 90.1%); 4) did not increase surgery-related complications or duration of hospital stay; 5) did not worsen the 6-month KPS score, seizure control, and sick leave; 6) did not influence the 6-months sick leave from work, but was associated with longer sick leave in patients with high-grade gliomas (38.0% Vs. 7.7%, p<0.001). CONCLUSION. Function-based transopercular awake resection appears feasible and safe at recurrence of a previously treated insular diffuse glioma, with similar resection rates and outcomes than first-time surgery.
Marco DEMASI, Angela ELIA, Alessandro MOIRAGHI, Luca PAUN, Benoit HUDELIST, Xavier SCHUMACHER, Benedicte TRANCART, Maimiti SENECA, Giorgia Antonia SIMBOLI, Edouard DEZAMIS, Alexandre ROUX, Marc ZANELLO, Johan PALLUD (PARIS)
16:38 - 16:46 #44553 - CO02 Watch-and-wait approach versus adjuvant treatment after radical awake resection in selected adult-type grade 3 gliomas, IDH-mutant : a case-matched cohort.
CO02 Watch-and-wait approach versus adjuvant treatment after radical awake resection in selected adult-type grade 3 gliomas, IDH-mutant : a case-matched cohort.

Background: Following large resection, proposing a watch-and-wait strategy in selected grade 3 glioma, isocitrate dehydrogenase (IDH)-mutant patients is an emerging practice. We compared the watch-and-wait approach to the standard postoperative adjuvant oncological treatment for grade 3 gliomas, IDH-mutant. Methods: Observational, retrospective, single-institution cohort (2011–2023) of 106 consecutive adult patients harboring supratentorial grade 3 gliomas, IDH-mutant treated by maximal awake resection and who received a watch-and-wait approach (surgery group) or an adjuvant oncological treatment (oncological group) postoperatively. Case-matched analysis (1:1) criteria between surgery group and oncological group: extent of resection, tumor volume, Karnofsky Performance Status (KPS) score, tumor location and side, and age. Results: Patients of the surgery group (n=26) had significantly better KPS score, less preoperative neurological and/or neurocognitive deficits, less hyperperfusion, less corpus callosum infiltration, smaller tumor volume, higher rate of total resection, and smaller residual tumor than patients of the oncological group (n=80). The 5-year progression-free survival (66.2 Vs. 77.9 months, p=0.713) and the 5-year overall survival (88.9 Vs. 83.9 months, p=0.291) did not differ between surgery and oncological groups. In the whole series, preoperative KPS score >70, a total resection, and the oligodendroglioma subtype were independent predictors of longer progression-free survival and overall survival. After case matching, no difference in survival was observed between watch-and-wait and oncological treatment both in astrocytomas (n=14 per group) and oligodendrogliomas (n=12 per group). Conclusion: Watch-and-wait following radical resection appears to be feasible in highly selected grade 3 gliomas, IDH-mutant patients without impairing survival both in astrocytoma and in oligodendroglioma subgroups.
Angela ELIA (Paris), Alexandre ROUX, Alessandro MOIRAGHI, Benedicte TRANCART, Maimiti SENECA, Catherine OPPENHEIM, Pascale VARLET, Edouard DEZAMIS, Marc ZANELLO, Johan PALLUD
16:46 - 16:54 #44566 - CO03 Insular gliomas impair olfactory emotional experience.
CO03 Insular gliomas impair olfactory emotional experience.

The human insula is a hub for a wide range of functions, including interoception and emotional awareness. The insula’s major function permits integration of internal bodily signals to build emotional experiences and construct subjective feelings. In this study, we took advantage of the unique opportunity to investigate the direct involvement of the insula in odor-induced emotional experiences in patients with insular gliomas. We included 21 patients with gliomas involving the left (7) and the right (14) insula. Eight patients have a glioma restricted to the insula, 5 fronto-insular, 5 temporo-insular, and 3 fronto-temporo-insular. Histological results revealed 15 low-grade and 6 high-grade gliomas. We also included 21 sex-age-matched healthy controls (HC). All the participants underwent an olfactory emotional task. The task consisted of presenting various odorant stimuli with differing levels of visceral intensity to evaluate participants’ ability to rate (0 to 10) their subjective emotional experiences. In 4 of the patients, we used a per-operative simplified version of the task to test if their emotional experience could be directly modified by electrical stimulation of the exposed insular cortex. Compared to HC, patients rated odors as more intense, less familiar, and less irritating. Patients rated disgusting odors as more pleasant, while perceiving all odors as more refreshing, relaxing, and less sensual. In contrast to the adapted correlation patterns observed in HC for the different odor groups (disgusting, trigeminal, sweet, or floral), patients tended to use a singular correlation pattern regardless of the group of odors assessed. We observed greater variability in the patients’ ratings (mean 2.86, min-max -2.68; 4.05) compared to HC (mean 2.46, min-max -1.57; 2.20, W = 39541, p = 1.89e-6). These findings were stronger per-operatively. During electrical stimulation of the insular cortex, patients exhibited a distorted subjective emotional judgment, especially for odors that elicit strong unpleasant reactions for HC. For example, patients rated the skunk unpleasant without stimulation (scores 4 to 9) and pleasant during stimulation (scores 4 to 8). Anatomically, posterior insular stimulation sites provided lower emotion experience perception compared to anterior ones. Our study showed that patients with gliomas involving the insula have a distortion of emotional experience conveyed by odors, especially those strongly associated with negative visceral reactions. Remarkably, direct inactivation of the insular cortex during surgery distorted emotional judgment, even reversing the emotional valence of disgusting odors. This finding confirms the crucial role of the human insula in the awareness of feelings through interoceptive perceptions.
Eve RIGAULT (Paris), Virginie CZERNECKI, Yeche MATHIEU, Nicolas TEMPIER, Nathalie GEORGE, Laurent CAPELLE, Carine KARACHI
16:54 - 17:02 #44592 - CO04 Place de la biopsie intramédullaire : Analyse retrospective multicentrique de 61 patients.
CO04 Place de la biopsie intramédullaire : Analyse retrospective multicentrique de 61 patients.

Introduction: La présentation radiologique et clinique des lésions diffuses de la moelle épinière pose des dilemmes diagnostiques et thérapeutiques fréquents. Le rôle des biopsies intramédullaires peut représenter une étape chirurgicale cruciale pour guider la prise en charge ultérieure. Cependant, cette chirurgie s'accompagne de risques d'aggravation neurologique importante et de risques de biopsie blanche. Il manque actuellement un algorithme fondé sur des preuves pour guider le clinicien. Méthode : Une étude rétrospective multicentrique a été menée dans 8 centres européens de neurochirurgie et a inclus tous les patients ayant subi une biopsie intramédullaire entre janvier 2005 et décembre 2020. L'objectif principal de cette étude était d'évaluer le taux de diagnostic positif, tandis que l'objectif secondaire était d'évaluer le taux de détérioration neurologique. Résultats : Sur un total de lésions de la moelle épinière prises en charge au cours de la période d'étude, nous avons identifié 61 patients ayant subi une biopsie intramédullaire. Un diagnostic histologique a été obtenu chez 56/61 patients (91,8 %), et notre analyse indique que les biopsies dans les lésions étendues impliquant plus de trois niveaux étaient statistiquement plus susceptibles d'être non diagnostiques (valeur p : 0,03). Une détérioration neurologique transitoire a été observée chez 29/61 patients (47,5 %), bien que 14 patients (24,5 %) se soient rétablis dans les trois semaines. Les facteurs indépendants associés à la détérioration postopératoire étaient un diagnostic de gliome de bas grade (LGG) (p = 0,005) et de lymphome (p = 0,007). L'utilisation de l'échographie peropératoire (IoUS) pour guider le SCB était un facteur indépendant de réussite (p = 0,030). Vingt-neuf patients (47,5 %) ont montré une divergence entre les diagnostics cliniques et radiologiques préopératoires et les résultats histopathologiques. Conclusion : Les biospies intramédullaires sont des procédures diagnostiques relativement sûres et efficaces malgré leur risque inhérent d'aggravation neurologique périopératoire significative. La décision d’entreprendre une biopsie intramédullaire doit toujours être prise dans un cadre multidisciplinaire après un examen attentif des résultats cliniques et diagnostiques.
Charles-Henry MALLEREAU (Strasbourg), Guillaume DANNHOFF, Julien TODESCHI, Hélène CEBULA, Steven KNAFO, Salvatore CHIBBARO
17:02 - 17:10 #44596 - CO05 Cartographie de la resilience des systems cognitifs intra- et péri-tumoraux chez les patients atteints de gliomes diffus de bas grade (Multivariate mapping of low-resilient neurocognitive systems within and around low-grade gliomas).
CO05 Cartographie de la resilience des systems cognitifs intra- et péri-tumoraux chez les patients atteints de gliomes diffus de bas grade (Multivariate mapping of low-resilient neurocognitive systems within and around low-grade gliomas).

Introduction. Les phénomènes de réorganisation fonctionnelle en présence d'une lésion cérébrale sont particulièrement présents chez les patients atteints d’un gliome diffus de bas grade (GDBG). Cependant, cette plasticité n’est pas illimitée, et une exérèse chirurgicale d’une région cérébrale dite « à faible résilience » peut potentiellement engendrer des conséquences fonctionnelles définitives. Pour autant, maximiser l’exérèse des GDBG est associé à de nombreux bénéfices oncologiques, en particulier lorsque l’exérèse chirurgicale peut s’étendre au-delà des marges tumorales radiologiques (i.e. exérèse dite supratotale, ou supra-tumorale). L’objectif de cette étude était d’identifier les structures neuroanatomiques à faible résilience neurocognitive, en dissociant les zones d’exérèse intra-tumorale et supra-tumorale après une chirurgie d’exérèse chez des patients atteints de GDBG. Méthodes. 400 patients atteints de GDBG, opérés en condition éveillée avec monitoring cognitif intraopératoire ont été inclus. Les patients ont systématiquement bénéficié de bilans neuropsychologiques préopératoires et postopératoires (18 domaines). Les variations périopératoires des scores cognitifs ont été couplées aux cavités opératoires, aux profils d’infiltration FLAIR préopératoires et aux schémas de disconnections de substances blanche. Des analyses multivariées de lesion-symptom mapping (LSM) assistées de support-vector regressions (SVR) ont été réalisées. Résultats. Les variations des scores cognitifs étaient de magnitude limitées, suggérant une recuperation complete à 3 mois de la chirurgie dans 86% des cas, malgré une etendue d’exérèse moyenne de 92.4% (n=400). Néanmoins, les analyses SVR-LSM ont démontrés que les résections du gyrus temporal inférieur gauche, et en particulier les disconnections du faisceau longitudinal inférieur gauche étaient associées à des troubles de l’accès lexical. De même, les résections du précuneus postérieur gauche et du cingulum postérieur étaient associées à des troubles sémantiques. Concernant les performances phonologiques, elles étaient diminuées en cas d’exérèse du cortex dorso-mésial gauche et du faisceau frontal-aslant gauche. Les performances visuo-spatiales étaient impactées par l’exérèse du cortex frontal dorso-mésial droit. Les exérèses supra-tumorales n’engendraient pas d’aggravation des patterns cognitifs susmentionnés, à l’exception des disconnections du faisceau unciné gauche (aggravation lexicale), de l’hippocampe gauche et des régions fronto-mésiales droites. Conclusions. Ces résultats mettent en évidence les schémas variables de résilience des systèmes neurocognitifs et leur lien avec les structures neuroanatomiques envahies par la tumeur et/ou en zone péritumorale. Les exérèses supratotales ne fragilisaient ces systèmes que dans des occasions limitées. Ces résultats ont potentiellement des implications sur la stratégie intra-opératoire chez les patients atteint de gliomes de bas grade.
Sam NG (Montpellier), Sylvie MORITZ-GASSER, Hugues DUFFAU, Guillaume HERBET
17:10 - 17:18 #44606 - CO06 Trajectoires familiales des patients opérés d'un gliome diffus IDH muté de grade 2: intéractions biologiques, socio-professionnelles, et thérapeutiques.
CO06 Trajectoires familiales des patients opérés d'un gliome diffus IDH muté de grade 2: intéractions biologiques, socio-professionnelles, et thérapeutiques.

Objectif. Préserver la qualité de vie est un objectif primordial dans la prise en charge des gliomes diffus de bas grade IDH-mutés (GDBG). Pourtant, l'étude de la structure familiale et des trajectoires familiales des patients atteints de GDBG - élément central de la qualité de vie- n'a jamais fait l'objet d'étude dédiée. L'objectif de cette étude était d'établir un panorama des trajectoires familiales (divorces, séparations, nombre d'enfants) et leur principales intéractions avec les variables thérapeutiques, oncologiques, biologiques et socio-professionnelles chez des patients atteints de GDBG systématiquement opérés avec un monitoring cognitif intraopératoire. Méthodes. Dans cette étude rétrospective, les patients éligible était systématiquement opérés en condition éveillée avec un monitoring cognitif intraopératoire. Les principales variables à l'étude était le nombre de divorce, séparation, mariage, et la parentalité (nombre d'enfant, nouveaux enfants) avant et après prise en charge d'un GDBG, ainsi qu'au décours du suivi. Les intéractions entre les données familiales et les variables oncologiques, la survie globale, les données histomoléculaires, les données socio-professionnelles (ISCO skill-level) et la localisation de la tumeur ont été testées par des analyses de regression logistique multiples et par des analyses de lesion-symptom mapping (LSM). L'impact du statut familial au diagnostic sur la survie a été évalué par des modèles univariés et multivarié de survie de Cox, ainsi que des analyses comparatives appariées sur score de propension. Résultats. 538 patients atteints de GDBG IDH mutés ont été inclus (age médian: 36 ans codélétion 1p19q: 237 [44.1%], suivi médian: 7.7 ans [95% IC:7.1-8.3]). 374 (69.5%) patients vivaient en couple avant la chirurgie initiale (unions libres/mariages). 41(7.8%) des patients ont divorcé et/ou se sont séparés au décours du suivi tandis que 44 (8.2%) ont eu des nouveaux enfants et 48 (9.1%) se sont remariés. Le célibat prolongé au décours du suivi était associé à l'âge élevé (OR:0.95, 95%CI:0.91-0.99), au genre féminin (OR:0.48, 95%CI:0.26-0.92) et à une antériorité de parentalité (OR:0.21, 95%CI:0.10-0.42). L'exérèse totale était un prédicteur de nouveau mariage/union et/ou d'un enfant futur (OR:2.58, 95%IC:1.03-7.09). Le niveau socio-professionel élevé était un prédicteur de séparation/divorce (OR: 2.74, 95%IC: 1.08-7.87). Les analyses en LSM ont montré que les GDBG affectant la pars orbitalis/triangularis droite était plus à risque de séparation/divorce. Le statut familail n'avait aucun impact sur la survie globale. Conclusions. Cette étude offre une photographie unique des trajectoires familiales à long terme des patients opérés pour un GDBG IDH-muté. Des intéractions critiques entre les variables familiales, socio-professionalles et oncologiques ont été mises en évidence, permettant au mieux d'informer et d'accompagner les patients atteints d'un GDBG, ainsi que leur famille.
Sam NG (Montpellier), Hugues DUFFAU
17:18 - 17:26 #44607 - CO07 La combinaison du compte mitotique et de la vitesse de croissance tumorale radiologique améliore la prédiction du pronostic des astocytomes IDH-mutés de grade 2 et 3.
CO07 La combinaison du compte mitotique et de la vitesse de croissance tumorale radiologique améliore la prédiction du pronostic des astocytomes IDH-mutés de grade 2 et 3.

Introduction : La classification OMS 2021 des tumeurs du système nerveux central distingue les astrocytomes IDH-mutés de grade 2 des astrocytomes IDH-mutés de grade 3 selon le compte mitotique relevé dans la pièce opératoire. Cependant, il n’existe pas de seuil objectif pour distinguer ces 2 catégories, malgré l’implication pronostique et thérapeutique majeure de cette classification. Ceci est responsable de pratiques hétérogènes en fonction des centres. Notre étude vise à redéfinir la frontière entre les astrocytomes à bas risque et les astrocytomes à haut risque, afin de guider la démarche thérapeutique. Méthode : Pour ce faire, nous avons utilisé la base de données des patients opérés entre 2000 et 2018 à l’hôpital La Pitié Salpêtrière, Paris, et diagnostiqués comme astrocytomes IDH-muté de grade 2 ou 3 selon la classification de l’OMS 2021. Nous avons analysé les données histologiques, dont le compte mitotique, et d’imagerie, dont la vitesse de croissance tumorale (TGR, tumor growth rate). Résultats : Quatre-vingt dix patients ont été inclus dans cette étude, dont 69 astrocytomes IDH-mutés de grade 2 et 21 de grade 3. La plupart des patients (68.89%) avaient un index mitotique faible (<6 mitoses/3mm²) associé à un TGR faible (<8 mm/an). Parmi les patients avec un index mitotique élevé (≥6/3mm²), 57.14% avaient un TGR ≥8 mm/an alors que 42.86% avaient un TGR <8 mm/an. L’analyse de survie a permis de montrer que les patients avec un TGR <8 mm/an et un compte mitotique <6/3mm² avaient une espérance de vie significativement plus longue que les patients qui présentaient un seul ou 2 critères parmi TGR ≥8 mm/an ou index mitotique ≥6/3mm² (survie globale : 176 vs 76 mois, p=0.0002). En revanche, il n’y avait pas de différence de survie globale entre les groupes de patients qui présentaient soit un TGR élevé et un index mitotique faible, soit un TGR faible et un index mitotique élevé, soit un TGR élevé et un index mitotique élevé (survie globale : 86 mois, 84 mois et 62.5 mois respectivement ; p=0.7763). Conclusion : Ainsi, le TGR et le compte mitotique, lorsque considérés isolément, semblent insuffisant pour classifier les astrocytomes en groupe pronostiques distincts. Notre étude suggère qu’avoir un seul critère parmi TGR ≥8 mm/an ou index mitotique ≥6/3mm² suffit à faire sombrer le pronostic des patients, ce critère composite semble donc être cohérent pour distinguer les astrocytomes à bas risque, éligibles à une surveillance rapprochée ou un traitement par anti-IDH en post opératoire, des astrocytomes à haut risque, nécessitant une radiochimiothérapie en post opératoire.
Ilyes ALIOUAT (Paris), Salah Eddine KACIMI, Suzanne TRAN, Franck BIELLE, Mehdi TOUAT, Bertrand MATHON
17:26 - 17:34 #44626 - CO08 Impact of Body mass Index on the feasibility and on the safety and of awake function-based resection for intracerebral lesions.
CO08 Impact of Body mass Index on the feasibility and on the safety and of awake function-based resection for intracerebral lesions.

Background. Awake resection is the cornerstone of surgery in eloquent brain to allow maximal safe resection of brain lesions. There are no established guidelines to assess patient’s eligibility for awake surgery. Here, we assessed safety and efficacy of awake surgery by weight classes previously deemed unfit for such surgical procedure in the literature. Methods. Observational, retrospective, single-institution cohort analysis (2010-2024) of 526 patients operated on under awake conditions. Comparison between patients with a normal Body Mass Index (BMI) (276 patients, 18.5≤BMI<25 kg/m2), underweight (34 patients, BMI<18.5 kg/m2), overweight (158 patients, 25≤BMI<30 kg/m2) and obese patients (58 patients, BMI<30 kg/m2) in awake resection intraoperative and postoperative outcomes. Results. Differences in BMI in patients undergoing awake craniotomy: 1) did not worsen the outcome of surgery, resection rates and tumor residue being comparable (p=0.165 and p=0.559); 2) was associated with a higher rate of intraoperative hypertension in underweight patients (8.8%), overweight patients (8.2%) and obese patients (8.2%) compared to patients with a normal BMI (1.8%, p=0.010) but did not increase the occurrence of other intraoperative adverse events, notably intraoperative epileptic seizures (p=0.200) and intraoperative insufficient cooperation (p=0.790); 3) did not significantly increase surgery-related complications or duration of hospital stay; 4) did not worsen the 6-month KPS score, seizure control, and time to return to work. Conclusion. Awake craniotomy appears safe and feasible in underweight patients and in patient with high BMI ranging from overweight to severely obese compared to patients with a normal BMI, with similar resection rates and outcomes across weight classes.
Alexandre GEHANNO (Paris), Angela ELIA, Alexandre ROUX, Benedicte TRANCART, Maimiti SENECA, Alessandro MOIRAGHI, Marco DEMASI, Edouard DEZAMIS, Marc ZANELLO, Johan PALLUD
17:34 - 17:42 #44627 - CO09 Prise en charge ambulatoire en neurochirurgie : Faisabilité et sécurité des biopsies cérébrales stéréotaxiques et des exérèses de lésions intracérébrales par craniotomie.
CO09 Prise en charge ambulatoire en neurochirurgie : Faisabilité et sécurité des biopsies cérébrales stéréotaxiques et des exérèses de lésions intracérébrales par craniotomie.

Introduction Le développement des prises en charge ambulatoires en neurochirurgie représente une avancée majeure dans l'optimisation des soins, permettant des bénéfices médicaux et psychologiques pour les patients et une meilleure efficience médico-économique des services de neurochirurgie. Cette étude avait pour objectif d'évaluer la faisabilité et la sécurité de deux procédures neurochirurgicales réalisées en ambulatoire : la biopsie cérébrale stéréotaxique et l'exérèse par craniotomie de lésions intracérébrales. Méthodes Nous avons réalisé une étude rétrospective monocentrique menée au GHU Pitié-Salpêtrière (Paris). Les données ont été collectées sur trois ans (Nov 2021-Oct 2024) pour les biopsies cérébrales et sur une année (2024) pour les craniotomies, incluant les caractéristiques des patients, les taux de succès et d'échec des sorties en ambulatoire, ainsi que les complications et réhospitalisations imprévues associées. Résultats Parmi les 565 biopsies stéréotaxiques réalisées, 33,8% (n=191) ont été effectuées en ambulatoire. Les patients étaient majoritairement des hommes (58,1%) avec un âge médian de 59 ans (min-max : 18-86 ans). Les lésions diagnostiquées étaient des tumeurs dans 88,5% des cas, dont 60,9% de gliomes de grade 4, avec une localisation profonde dans 65,4% des cas. Le taux d'échec de sortie en ambulatoire était de 4,2%, incluant 6 complications (une seule avec déficit neurologique définitif) et 2 décisions du chirurgien. Une réhospitalisation imprévue à J2 pour céphalée a été notée. Parmi les 374 patients non pris en charge en ambulatoire, 42% étaient déjà hospitalisés au moment de la biopsie, 25,4% résidaient à plus de 150 km, 19% présentaient des contre-indications médicales, et 13,6% n’ont pas été orientés vers l’ambulatoire pour des raisons de refus du patient ou de choix du chirurgien. Concernant les craniotomies, 24 interventions ont été réalisées en ambulatoire en 2024. Les patients (âge médian 52 ans, min-max : 24-66 ans) étaient principalement des hommes (n=14), avec des diagnostics incluant des gliomes (62,5%), des tumeurs glioneuronales, des métastases et des cavernomes. Le taux d'échec de sortie était de 4,2% (un cas de diabète décompensé pendant l’intervention), sans complications postopératoires ni réhospitalisations imprévues. Conclusion La prise en charge ambulatoire devrait être considérée comme la référence pour les biopsies cérébrales stéréotaxiques qui ne présentent pas de contre-indication. La faisabilité et la sécurité des exérèses de lésions cérébrales en ambulatoire, démontrées par notre expérience débutante, incitent à élargir les critères d’inclusion pour en faire un mode de prise en charge en routine clinique. Bien que des critères stricts de sélection soient nécessaires, cette approche réduit les durées d'hospitalisation et optimise l'allocation des ressources sans compromettre la qualité des soins.
Bertrand MATHON (Paris), Alexandre CARPENTIER
17:42 - 17:50 #44677 - CO10 Gliome diffus de la ligne médiane avec altération H3K27 : une étude de cohorte rétrospective multicentrique et revue de littérature.
CO10 Gliome diffus de la ligne médiane avec altération H3K27 : une étude de cohorte rétrospective multicentrique et revue de littérature.

Contexte : Les gliomes diffus de la ligne médiane avec altérations de l’histone H3K27 (H3K27-DMG) sont des tumeurs agressives situées principalement dans le tronc cérébral ou la moelle épinière. Bien que rares, ces tumeurs posent des défis cliniques majeurs en raison de leur progression rapide et de leur faible réponse aux traitements standard. Comprendre leurs aspects cliniques, moléculaires et thérapeutiques est essentiel pour améliorer le pronostic des patients. Méthodes : Nous avons réalisé une étude rétrospective multicentrique diffusée aux centres membres du club de neuro-oncologie. Tous les cas consécutifs de H3K27-DMG ayant fait l’objet d’une intervention (biopsie ou résection chirurgicale) entre janvier 2018 et décembre 2023 dans dix hôpitaux universitaires français ont été inclus. Une revue systématique de la littérature a complété la cohorte en ajoutant les cas publiés disposant de données suffisantes. Résultats : 115 cas ont pu être analysés 71 issus de la cohorte et 32 de la revue de littérature. L’âge moyen au diagnostic était de 25 ans, avec une légère prédominance masculine (54 %). Les tumeurs étaient de localisation majoritairement cérébrale (78 % localisées dans le tronc cérébral ou le thalamus) et moins fréquemment spinales (22 % : 11 % cervicales, 6 % au niveau du cône terminal, 5 % au niveau thoracique). Une résection chirurgicale a été réalisée chez 24 % des patients. Avant la détection de l’altération H3K27, la répartition des grades tumoraux était la suivante : 5 % de grade 1, 10 % de grade 2, 27 % de grade 3 et 58 % de grade 4. Une chimiothérapie a été administrée dans 87 % des cas et une radiothérapie dans 90 %. La survie globale médiane (mOS) était de 13 mois, et la survie sans progression médiane était de 7 mois. Les facteurs associés à une survie globale plus longue incluaient un grade histologique plus faible (22,3 mois pour les grades 1-2 contre 11 mois pour les grades 3-4, p<0,01), une résection chirurgicale (18 mois avec chirurgie contre 10 mois avec biopsie, p<0,01), une chimiothérapie postopératoire (13 mois avec contre 4 mois sans, p<0,01) et une radiothérapie postopératoire (13 mois avec contre 6 mois sans, p=0,35). Conclusions : Les H3K27-DMG affectent principalement les adolescents et les jeunes adultes. La résection chirurgicale et les thérapies adjuvantes influencent significativement le pronostic. Le grade histologique conserve un rôle crucial dans l’évaluation des résultats cliniques.
Arthur LECLERC (Caen), Michele MOUNE, Laetitia LEPETIT, Charles-Henry MALLEREAU, Anissa NASSIHI, Helene CEBULLA, Thiebaud PICART, Pauline CARLIER, Alessandro BROLI, Michel LEFRANC, Steven KNAFO, Romuald SEIZEUR, Jean-Michel LEMEE, Johan PALLUD, Stéphane DERREY, Mathilde DUCLOIE, Vincent JECKO, Alexandre ROUX, Evelyne EMERY
17:50 - 17:58 #44687 - CO11 Analyse en imagerie de tenseur de diffusion de la zone péri-tumorale des gliomes diffus de bas grade chez des patients en progression.
CO11 Analyse en imagerie de tenseur de diffusion de la zone péri-tumorale des gliomes diffus de bas grade chez des patients en progression.

CONTEXTE : Les gliomes diffus de bas grade sont des tumeurs cérébrales rares, qui se transforment en grade plus élevé malgré la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie. Leur infiltration préférentielle des faisceaux de substance blanche, au-delà des limites tumorales visualisées sur la séquence FLAIR (fluid-attenuated inversion recovery), rend difficile la planification d'un traitement focal tel que la chirurgie ou la radiothérapie, ainsi que l'évaluation de la réponse à la chimiothérapie. L'imagerie de tenseur de diffusion (DTI) pourrait refléter cette infiltration des faisceaux de substance blanche. Le but de notre étude est d'évaluer comment le signal DTI dans la zone péri-tumorale peut être modifié avant que la progression tumorale FLAIR n'apparaisse à un an de suivi. MÉTHODES : L'étude rétrospective a porté sur cinq patients qui répondaient aux critères d'inclusion suivants : séquence imagerie de tenseur de diffusion avec 25 directions à l'imagerie initiale, séquences T1 et FLAIR à l'imagerie initiale ; séquence FLAIR à un an de suivi. Les patients ayant eu de la chirurgie (hors biopsie), de la radiothérapie et dont la chimiothérapie avait été terminée moins de 2 ans avant l'imagerie initiale ont été exclus. La progression tumorale visualisée sur la séquence FLAIR, dénommée masque de progression tumorale, a été définie en soustrayant les masques tumoraux entre l'imagerie initiale et le suivi à un an. Le signal DTI sur l'imagerie initiale a été analysé dans ce masque de progression et comparé au côté controlatéral sain. RÉSULTATS : La progression tumorale a été confirmée pour les cinq patients à un an de suivi. Tous les patients présentaient des anomalies préexistantes du signal DTI dans le masque de progression tumorale. La fraction d'anisotropie moyenne (P = 0,03) était plus faible dans le masque de progression, tandis que la diffusivité moyenne, la diffusivité axiale et la diffusivité radiale moyennes (P = 0,03) étaient plus élevées dans le masque de progression, par rapport au côté controlatéral sain. CONCLUSIONS : Cette étude montre des anomalies préexistantes du signal DTI dans les régions où la tumeur va progresser à 1 an de suivi. Ces anomalies pourraient correspondre à une infiltration tumorale qui n'est pas encore visible sur la séquence FLAIR à l'imagerie initiale. Cela pourrait ainsi être utile pour prédire la progression de la tumeur et permettre d'adapter la stratégie thérapeutique.
Dylan CHICHE (Paris), Luc TAILLANDIER, Marie BLONSKI, Sophie PLANEL, Tiphaine OBARA, René ANXIONNAT, Fabien RECH
Salle Méridienne

"Mercredi 19 mars"

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C19
16:30 - 18:00

CLUB DE STEREOTAXIE ET NEUROCHIRURGIE FONCTIONNELLE

Salle 3/4
18:00

"Mercredi 19 mars"

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A19
18:00 - 18:45

CONFERENCE INVITE
La course au large en 2025, un éclairage médical

18:00 - 18:45 Intervenant. Jean-Pierre DICK
Vétérinaire de formation et diplômé du troisième cycle d’HEC, Jean-Pierre Dick est un navigateur au parcours atypique. Tombé amoureux de la mer dès son enfance, ce niçois d’1m92 n’ose envisager une carrière de marin professionnel, jusqu’à ce qu’un « big-bang personnel » libère le skipper qui sommeille en lui. Et ce déclic, c’est à Michel Desjoyeaux qu’il le doit, car c’est en l’entendant déclarer sur les ondes que le Vendée Globe est à la portée de tous, qu’il décide de se lancer dans cette grande aventure.
Issu d’une formation scientifique et doté d’un esprit pragmatique, il pose rapidement les bases d’un projet structuré, avec un sens économique et de vraies ambitions sportives. Une approche qui lui permet de convaincre des partenaires multiples et de se bâtir un joli palmarès.
18:00 - 18:45 Intervenant. Yves LAMBERT
Médecin du sport, médecin FFVoile, et médecin de course au large.
Grand Théâtre
Jeudi 20 mars
08:00

"Jeudi 20 mars"

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A20
08:00 - 09:30

SESSION NEUROCHIRURGIENS LIBERAUX
Chirurgie du Rachis en 2045 : 100% endoscopie ?

Modérateurs : Bertrand DEBONO (Neurosurgeon) (Versailles), Marjory RUÉ (Neurochirurgien Libéral) (BORDEAUX)
08:00 - 08:08 Endoscopie rachidienne :  historique et taxonomie. Matthieu VASSAL (Conférencier, MONTPELLIER)
08:08 - 08:17 Options techniques : intérêts, learning curve et complications - Endospine. Marjory RUÉ (Neurochirurgien Libéral) (Conférencier, BORDEAUX)
08:17 - 08:26 Options techniques : intérêts, learning curve et complications - Monoportal. Sébastien SCHULLER (Conférencier, Strasbourg)
08:26 - 08:35 Options techniques : intérêts, learning curve et complications - UBE. Guillaume LONJON (Chirurgie) (Conférencier, Montpellier)
08:35 - 08:43 Adoption des techniques endoscopiques en pratique libérale (2025). Joseph CRISTINI (Neurochirurgien) (Conférencier, Marseille)
08:43 - 08:51 Implémentation d’une nouvelle technologie au sein d’un établissement (et d’une équipe). Guillaume GRAS-COMBE (Neurochirurgien) (Conférencier, Nîmes)
08:51 - 08:57 Panorama des possibles en 2045 : tous endoscopistes ? Guillaume LONJON (Chirurgie) (Conférencier, Montpellier)
08:57 - 09:05 Et l’écologie dans tout ça ? Martin DUPUY (Neurochirurgien) (Conférencier, Toulouse)
09:05 - 09:13 Open is not a crime! Samuel D'HOUTAUD (Dr) (Conférencier, La Rochelle), Mathieu BANNWARTH (Conférencier, Reims)
09:13 - 09:21 Décroissance en chirurgie du rachis. Bertrand DEBONO (Neurosurgeon) (Conférencier, Versailles)
09:21 - 09:30 Conclusion et discussion. Marjory RUÉ (Neurochirurgien Libéral) (Conférencier, BORDEAUX)
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08:00 - 09:30

COMMUNICATIONS LIBRES - VASCULAIRE

Modérateurs : Moncef BERHOUMA (PU-PH) (Dijon), Lucas TROUDE (MCU-PH) (Marseille)
08:00 - 08:08 #44002 - CV01 Le rôle du test d’occlusion per-opératoire et de l’étude hémodynamique locale dans l’indication et le type de pontage intra-extra-crânien pour le traitement d’un anévrisme complexe : série monocentrique de 9 cas.
CV01 Le rôle du test d’occlusion per-opératoire et de l’étude hémodynamique locale dans l’indication et le type de pontage intra-extra-crânien pour le traitement d’un anévrisme complexe : série monocentrique de 9 cas.

Introduction L’anastomose intra-/extra-crânienne de préservation de flux est une technique neurochirurgicale bien connue et en regain d’essor pour le traitement de pathologies allant de l’anévrisme complexe aux tumeurs de la base du crâne engainant les structures vasculaires normales. La réalisation préopératoire d’un test d’occlusion, qui est le plus souvent réalisé au niveau carotidien et nécessitant un polygone de Willis perméable, pose l’indication de la réalisation d’une anastomose s’il est mal toléré par le patient : défect de parenchymographie et/ou intolérance neurologique avec épreuve hypotensive. Pour des raisons techniques, ce test endovasculaire n’est pas toujours réalisable en distalité et les outils d’analyse débimétrique ainsi que d’évaluation de la mise en charge du réseau anastomotique pial pré-opératoires sont encore manquants afin de proposer ou non l’anastomose adaptée au besoin spécifique d’un patient. Objectif Le but de notre étude est d’étudier l’intérêt du test d’occlusion per-opératoire assisté par analyse micro-doppler et fluoro-angiographie per-opératoires dans la stratégie chirurgicale de pontage dans le traitement d’anévrismes complexes. Matériel & Méthode Notre étude rétrospective a inclus 9 patients dont 1 enfant porteurs d’anévrismes complexes opérés entre novembre 2023 et novembre 2024, et pour lesquels une stratégie de pontage est initialement retenue. Résultats Le sexe ratio femme-homme était de 7 :2. L’âge moyen au diagnostic était de 48,1 ans. La localisation était Sylvienne dans 7 cas. On note un anévrisme géant dans 5 cas et complexe dans 4 cas dont 3 sont des anévrismes recanalisés. Parmi les 9 patients, 4 sont fumeurs actifs et 3 traités pour HTA. On note une ischémie post-opératoire. Tous les pontages sont perméables. La stratégie chirurgicale a été modifiée dans 4 cas suite au test d’occlusion per-opératoire et d’adapter le pontage nécessaire au patient (n=2) ou de ne pas le réaliser (n=2). Conclusion Le test d’occlusion per-opératoire, sans augmenter la morbidité, et en étudiant in situ la modification de l’hémodynamique locale propre au patient pourrait permettre d’adapter la stratégie chirurgicale dans les cas de revascularisations cérébrales à restauration de flux.
Antoine Pierre DEVALCKENEER, Antoine KERAUDY (Lille), Martin BRETZNER, Pierre BOUSSEMART, Rabih ABOUKAÏS
08:08 - 08:16 #44620 - CV02 Résultats chirurgicaux et facteurs de mauvais pronostic des malformations artério-veineuses rompues traitées par microchirurgie à Montpellier.
CV02 Résultats chirurgicaux et facteurs de mauvais pronostic des malformations artério-veineuses rompues traitées par microchirurgie à Montpellier.

Introduction : L'objectif de notre étude est d'analyser les résultats chirurgicaux des malformations artério-veineuse cérébrales rompues (MAVr) traitées dans notre centre et les facteurs associés à un mauvais pronostic. Méthodes Nous avons étudié rétrospectivement les patients atteints d'une MAVr traités par microchirurgie entre 2012 et 2022 dans notre centre (Montpellier, France). Le critère de jugement principal était un devenir fonctionnel favorable basée sur une échelle de Rankin modifiée (mRS) ≤2 à 3 mois. Les événements indésirables, complications et toute cause de mortalité ont été rapportés. Les facteurs de mauvais pronostic ont été identifiés par analyse de régression logistique. Résultats Nous avons inclus 86 patients traités par microchirurgie pour un rAVM. L'âge moyen était de 45,6±17,2, le suivi moyen de 46,2±38,3mois. Les MAV de bas grade (i.e. Spetzler Martin grade I et II) étaient plus fréquentes (n=51, 59.3%). La localisation la plus fréquente était le sous-type pariéto-occipital (n=27, 31,3%). Le volume moyen de l'hématome intra cérébral était de 31,4±22,6cc. Une résection complète a été confirmée dans 77 cas (91,6 %). Une issue favorable à 3 mois a été obtenue pour 46 patients (53,4%) à 3 mois et 62 (72,0%) au dernier suivi. Les facteurs de mauvais pronostic étaient l'absence d'angiographie cérébrale préopératoire, un WFNS>2, une hydrocéphalie aiguë, un hématome intracérébral>30cc, une chirurgie précoce (moins de 24h) et l'absence de chirurgien cérébrovasculaire pendant la résection de la MAV. Les complications liées à la chirurgie était de 16.3% (n=14) avec une mortalité à 3 mois de 4.6% (n=4). Conclusion: La microchirurgie pour les MAVr conduit à une amélioration fonctionnelle significative avec un résultat favorable chez plus de la moitié des patients à 3 mois. Un mauvais état clinique initial (WFNS>2), une hydrocéphalie aiguë, un volume d'hématome intracerebral>30cc, une chirurgie dans les premières 24 heures, l'absence de chirurgien cérébrovasculaire et d'angiographie cérébrale préopératoire sont des facteurs de mauvais pronostic à 3 mois.
Marine LE CORRE, Lucas RIBEIRO (montpellier)
08:16 - 08:24 #44642 - CV03 SALLES MULTIMODALES EN NEUROCHIRURGIE VASCULAIRE CEREBRALE ET SPINALE : APPLICATIONS, LIMITES ET PERSPECTIVES.
CV03 SALLES MULTIMODALES EN NEUROCHIRURGIE VASCULAIRE CEREBRALE ET SPINALE : APPLICATIONS, LIMITES ET PERSPECTIVES.

Les salles hybrides ou multimodales allient l’environnement d’une salle de neurochirurgie conventionnelle intégralement équipée (microscope, neuronavigation, etc.) et des technologies d'imagerie avancées, généralement constituées d'un système d'angiographie numérique 3D robotisé. Initialement développées pour la chirurgie vasculaire périphérique, les salles multimodales gagnent en popularité parmi les équipes de neurochirurgie à travers le monde. L'association entre les capacités diagnostiques et d'intervention endovasculaire intraopératoires et la gestion microchirurgicale au même endroit permet une évaluation immédiate des résultats chirurgicaux, ainsi qu'une conversion instantanée à l'une ou l'autre technique si nécessaire, sans transfert du patient. S'appuyant sur notre expérience récente depuis 2023, nous décrivons ici le déploiement de notre salle multimodale au Centre Hospitalier Universitaire de Dijon Bourgogne à travers 16 cas de neurochirurgie vasculaire cérébrale et spinale (malformations artérioveineuses cérébrales, fistules artérioveineuses cérébrales et spinales,…) en condition multimodale. Nous y détaillons les principaux avantages et en premier lieu un contrôle qualité immédiat avant la fermeture chirurgicale, et nous tenterons de définir les pathologies neurochirurgicales vasculaires cérébrales et spinales pour lesquelles cet environnement multidisciplinaire serait le plus à même d’améliorer les résultats tout en réduisant les complications procédurales.
Luc KERHERVE (Dijon), Moncef BERHOUMA, Jean-François BELLUS, Olivier BALAND, Catherine CAO, Florent BONNEVILLE, Ahmed EL CADHI, Walid FARAH, Sayda Alia HOUIDI, Maxime LLEU, Clément MILLOT-PICCOLI, Edouard MORLAIX, Tuan LE VAN, Jacques BEAURAIN, Imen BERNAOUI, Alix LOIRET, Charlotte LE PARC, Marc LENFANT, Frédéric RICOLFI, Brivael LEMOGNE, Pierre-Olivier COMBY, Pierre THOUANT
08:24 - 08:32 #44656 - CV04 La thermothérapie laser interstitielle robot assistée : une méthode peu invasive et efficace dans la prise en charge thérapeutiques des cavernomes du tronc cérébral.
CV04 La thermothérapie laser interstitielle robot assistée : une méthode peu invasive et efficace dans la prise en charge thérapeutiques des cavernomes du tronc cérébral.

Les cavernomes du tronc cérébral sont des lésions rares à l’origine d’une importante morbimortalité en cas de saignement. Il n’existe pas de consensus concernant leur prise en charge thérapeutique. La prise en charge chirurgicale peut être à l’origine d’une importante morbidité voire d’une possible mortalité en fonction des séries publiées. La radiochirurgie permet une diminution du risque de re-saignement sans élimination totale du risque. La thermothérapie laser interstitiel (LITT) guidée par le Robot Rosa est une méthode peu invasive permettant de traiter ces lésions de plus en plus utiliser en chirurgie. Nous présentons une série de cas réalisée au CHU d’Amiens pour des localisations difficilement opérable du tronc cérébrale. Résultats : 3 patients ont été rétrospectivement inclus en 2024. L’âge moyen lors de la chirurgie est de 54 ans. Chaque patient a bénéficié d’une prise en charge chirurgicale par LITT de leur cavernome du tronc cérébral suite à 2 épisodes de saignement pour 2 patients, et un unique pour 1 patient. L’usage d’une unique sonde laser introduite à l’aide du robot Rosa, permet un placement optimal et précis au sein de la lésion en limitant le risque d’aggravation clinique. L’ablation est réalisée sous contrôle de la température à l’aide du dispositif VISUALASE (Medtronic) permettant de préserver le tronc cérébral sain au pourtour du cavernome. L’ablation complète est contrôlée par l’IRM per opératoire à l ‘aide des sequences FLAIR et diffusion, T1 gadolinium et spectroscopie. Aucun patient n’avait bénéficié d’un traitement préalable du cavernome. 2 patients présentaient des troubles oculomoteurs pré opératoires en lien avec l’épisode de saignement du cavernome. 1 patient a présenté une aggravation de la symptomatologie pré opératoire à type de syndrome alterne qui a régressé sous corticothérapie. Les deux autres patients n’ont pas présenté d’aggravation clinique, il persistait les troubles oculomoteurs déjà décrits en pré opératoires. Aucun patient n’a présenté de perte d’autonomie suite à la prise en charge chirurgicale. La durée Moyenne de suivi post opératoire est de 6 mois. Aucun patient n’a présenté de récidive de saignement. Conclusion : La LITT associée à l’usage du robot et d’une basse température apparait comme une méthode prometteuse car peu invasive et peu morbide permettant une ablation complète du cavernome du tronc cérébral sans atteinte de la qualité de vie des patients. Des études complémentaires et un suivi à plus long terme sont nécessaires afin de confirmer ces résultats prometteurs.
Pauline CARLIER (amiens), Jean-Marc CONSTANS, Michel LEFRANC
08:32 - 08:40 #44678 - CV05 Le cavernome pédiatrique: de la prise en charge à la biologie moléculaire à partir de 800 cavernomes cérébraux et médullaires.
CV05 Le cavernome pédiatrique: de la prise en charge à la biologie moléculaire à partir de 800 cavernomes cérébraux et médullaires.

Nous décrivons l’histoire naturelle des cavernes cérébraux et médullaires (CM) pédiatriques ainsi que leur base génétique, en les corrélant à leurs caractéristiques radiologiques et leur risque hémorragique. Notre étude rétrospective monocentrique portait sur les données cliniques, radiologiques, épileptiques et de suivi de tous les patients consécutifs atteints de CM au cours des deux dernières décennies. Nous avons créé un atlas 3D des CM après segmentation et normalisation afin de réaliser une analyse voxels-à-voxels. Un séquençage germinal des gènes CCM1-3 ainsi qu’un séquençage somatique ciblé des gènes des voies RAS et PI3K dans les lésions ont été effectués. Nous avons retrouvés 786 CM cérébraux et 14 CM médullaires chez 257 patients. L’âge moyen au diagnostic était de 9,5±5 ans. 109 CM (13,8 %) ont nécessité une exérèse chirurgicale au cours de la première année. Des données de suivi étaient disponibles pour 718 CM, avec un suivi moyen de 5,59±3,28 ans. 134 CM cérébraux (dont 80 associés à des crises focales) et 10 CM médullaires ont été opérés. Un séquençage des variants somatiques a été réalisé sur 95 CM, incluant les gènes PIK3CA, MAP3K3, KRIT1 et KRAS. Nous avons identifié un risque annuel d’hémorragie de 1,92 %, modulé par le type (sporadique, post-radiation), la localisation (tronc cérébral) et leurs caractéristiques radiologiques (hémorragie extracapsulaire, volume, signal, présence d’une anomalie veineuse de développement). Les symptômes au diagnostic et les caractéristiques radiologiques des CM dépendait de leur localisation. Le risque chirurgical pour les CM corticaux était de 0,9 %, avec 85 % des patients atteignant un score de grade 1-2 de la Ligue Internationale contre l'Épilepsie, et 53 % étant sans traitement antiépileptique après 5 ans. 62 % des CM opérés présentaient un variant pathogène de PIK3CA. Un variant somatique de MAP3K3 réduisait le risque annuel d’hémorragie de 4,8±1,5 (p < 0,05), seul ou en association avec PIK3CA. Nous avons confirmé que les CM satellites d’une anomalie veineuse de développement présentaient un variant de PIK3CA dans 96 % des cas, augmentant le risque relatif d’hémorragie de 3±0,31 (p=3,8.10⁻³). Nous décrivons l’histoire naturelle des CM chez 257 enfants atteints de 800 CM. Nous rapportons un risque annuel d’hémorragie de 1,9 %, modulé par des caractéristiques radiologiques (hémorragie extracapsulaire, volume, signal, association avec une anomalie veineuse de développement et localisation) et le type de CM. Nous décrivons le premier atlas 3D des CM. La chirurgie offre d’excellents résultats généraux et épileptiques pour les CM superficiels supratentoriels, contrairement aux CM profonds, associés à une morbidité élevée. Le diagnostic moléculaire de 95 CM opérés a mis en évidence PIK3CA comme facteur d’agressivité dans les CM sporadiques et familiaux, tandis que MAP3K3 réduisait ce risque. Enfin, nous avons confirmé que l’anomalie veineuse de développement est un marqueur radiologique de PIK3CA.
Sandro BENICHI (Brest), Thomas BLAUWBLOMME
08:40 - 08:48 #44680 - CV06 Atlas 3D et clustering des malformations artérioveineuses pédiatriques.
CV06 Atlas 3D et clustering des malformations artérioveineuses pédiatriques.

La malformation artério-eineuses cérébrale pédiatrique (PbAVM) est une maladie rare mais potentiellement mortelle, pouvant provoquer un AVC hémorragique, des crises épileptiques, des troubles neurologiques ou des céphalées. Une hétérogénéité de l’angioarchitecture est observée parmi les PbAVM, bien que peu de données relient l’angioarchitecture à la présentation clinique et à l’évolution à long terme. Par conséquent, notre étude visait à élucider la relation entre l’angioarchitecture des PbAVM, leur distribution cérébrale et leur comportement clinique. Cette étude rétrospective a inclus tous les cas consécutifs de PbAVM traités dans un centre pédiatrique tertiaire (2007–2023). Nous avons analysé les groupes de survie en fonction de la présentation initiale, de la distribution spatiale dans le cerveau et de l'évolution clinique (guérison, rupture secondaire, prolifération ou récidive après occlusion complète, crises épileptiques). Une analyse par clustering hiérarchique sur composantes principales (HCPCA) a été réalisée à partir des données d’angiographie numérique soustraite en 3D (DSA) et d’IRM. Les procédures de segmentation semi-automatique des nidus et de normalisation spatiale ont été validées pour créer un atlas probabiliste permettant une analyse voxels-à-voxels. Un total de 245 PbAVM chez 234 patients (175/234, 74,8 % de PbAVM rompues, âge moyen : 9,9±4 ans) a été évalué. La cartographie spatiale des symptômes à la prise en charge a montré que les PbAVM situées dans le cortex moteur primaire présentaient un risque accru de crises épileptiques. Les PbAVM situées dans le thalamus droit étaient plus fréquemment associées à un déficit neurologique lors de la présentation initiale, tandis que les PbAVM localisées dans le lobe pariétal gauche étaient associées à des céphalées. L’HCPCA a identifié trois groupes de patients : Cluster 1 : PbAVM à faible débit et de petite taille (162 patients, 82 % d’hémorragie au diagnostic). Cluster 2 : PbAVM à haut débit (69 patients, 53,5 % d’hémorragie et 23 % de crises épileptiques au diagnostic), plus fréquemment situées dans le thalamus droit. Cluster 3 : PbAVM géantes (14 patients, 21,5 % d’hémorragie et 57 % de crises épileptiques au diagnostic), plus fréquemment localisées autour de l’insula postérieure gauche et de la zone prémotrice droite. Le taux de guérison était plus faible pour le cluster 2 que pour le cluster 1 (HRguérison = 0,34±0,23, p=3,7.10⁻⁶) et nul pour le cluster 3 (p≈0). Le cluster 3 présentait une probabilité plus élevée de rupture secondaire (HRrupture = 6,83±0,61, p=0,001) et de prolifération au fil du temps (HRprolifération = 11,1±0,49, p=1.10⁻⁶). Nous avons identifié trois sous-groupes de PbAVM : les petites PbAVM à faible débit, les PbAVM à haut débit et les PbAVM géantes, présentant des caractéristiques uniques en termes de présentation initiale, d’évolution clinique, de résultats et de distribution 3D dans le cerveau.
Sandro BENICHI (Brest), Olivier NAGGARA
08:48 - 08:56 #44756 - CV07 Facteurs prédictifs de succès de la revascularisation indirecte par trous de trépans multiples dans le Moyamoya pédiatrique.
CV07 Facteurs prédictifs de succès de la revascularisation indirecte par trous de trépans multiples dans le Moyamoya pédiatrique.

Introduction Le traitement de l’angiopathie de Moyamoya repose sur la revascularisation cérébrale chirurgicale, visant à améliorer la perfusion cérébrale. Plusieurs techniques de revascularisation existent. Les techniques indirectes, c’est-à-dire reposant sur l’angiogénèse post-opératoire spontanée ciblées sont les plus pratiquées chez l’enfant. La technique de revascularisation indirecte par trous de trépans multiples est privilégiée dans notre centre. Cependant, aucune étude n’a encore analysé les facteurs prédictifs d’angiogenèse trans-durale avec cette technique. Le but de cet article est d’établir des critères permettant d’aider à la prise de décision opératoire et de cibler les zones pro-angiogéniques. Methodologie Nous avons réalisé une étude rétrospective monocentrique chez 59 patients pédiatriques présentant une angiopathie de Moyamoya (maladie ou syndrome) confirmée par une artériographie cérébrale et opérée pour revascularisation indirecte par trous de trépans multiples. Les critères d’exclusions étaient l’absence de cartographie ASL pré et post-opératoire et l’absence de séquence IRM temps de vol grand champ (TOF) en post-opératoire. L’angiogenèse trans-durale a été évaluée radiologiquement et chaque trou a été segmenté semi-automatiquement. Toutes les IRM ont été normalisées (3D T1, TOF, ASL, volumes) dans l’espace du Montreal Neurological Institute et le volume du cortex en regard du trou a été mesuré après segmentation. Les valeurs de perfusion ASL ont été comparées avant et après chirurgie, suite à une normalisation. Une carte de probabilité a été réalisée, suivie d’une analyse voxel-à-voxel. Résultats 857 trous de 96 hémisphères cérébraux ont été incluses dans l’étude, avec une moyenne de 8.9 trous de trépan par hémisphère. 70% des hémisphères présentaient un grade de Suzuki 4 ou plus et 49% d’entre eux atteignent une revascularisation grade A ou B de Matsushima en post-opératoire. Nous avons identifié l’hypoperfusion des noyaux gris centraux et le volume du cortex en regard du trou de trépan comme prédictif de l’angiogenèse trans-durale. L’analyse voxel-à-voxel a mis en évidence trois régions anatomiques indépendamment associées à la présence d’une angiogenèse trans-durale: gyrus frontal moyen, gyrus temporal supérieur, gyrus supa-marginal. Conclusion Nous avons identifié l’hyper-perfusion des noyaux gris centraux et le volume de cortex comme prédictif de l’efficacité chirurgicale de la revascularisation indirecte par trous de trépans multiples. Nous avons également identifié le gyrus frontal moyen, le gyrus temporal supérieur et le gyrus supa-marginal comme des sites favorables à l’angiogenèse trans-durale.
Matei MILITARU (Paris), Ludovic FILLON, Kevin BECCARIA, Olivier NAGGARA, Nathalie BODDAERT, Manoelle KOSSOROTOFF, Thomas BLAUWBLOMME, Sandro BENICHI
08:56 - 09:04 #44763 - CV08 Exérèse microchirurgicale des malformations artério-veineuses intracraniennes: l'expérience de l'Universitätskilikum Düsseldorf.
CV08 Exérèse microchirurgicale des malformations artério-veineuses intracraniennes: l'expérience de l'Universitätskilikum Düsseldorf.

Introduction: Le traitement des MAV non rompues et rompues reste controversé. La résection microchirurgicale de la MAV offre le taux de guérison le plus élevé, mais la morbidité et la mortalité associées peuvent dépasser celles de l'histoire naturelle de la MAV. Matériel & Méthode: Étude de cohorte rétrospective monocentrique de 120 patients consécutifs porteurs d'une MAV intracrânienne opérés entre janvier 2010 et juin 2023. Résultats: La MAV était rompue dans 68 % des cas (volume moyen de l'hématome 24,5cc / médiane 16,5). En préopératoire, 39 % des patients présentaient une hémorragie intracrânienne massive entraînant une hypertension intracrânienne, 24 % une épilepsie et 31 % une parésie motrice. L'échelle de coma de Glasgow initiale était inférieure à 12 dans 36 % des cas dans le groupe des MAV rompues. La localisation de la MAV était lobaire dans 81 % des cas. Les grades de Spetzler-Martin étaient de 1, 2, 3 et 4 dans 26 %, 41 %, 15 % et 1 % des cas, respectivement. Dix-sept patients (14 %) présentaient une MAV sous-tentorielle. Le diamètre moyen du nidus était de 17 mm (extrêmes 5-55 / médiane 13 mm). Tous les patients ont eu une résection chirurgicale de la MAV. Un drainage ventriculaire externe a été nécessaire dans 25 % des cas. Treize patients (11 %) avaient bénéficié d'une embolisation préopératoire. Le taux d'occlusion était de 89 %. Un résidu de nidus a été mis en évidence à l'angiographie postopératoire chez 13 patients (11 %). Parmi ceux-ci, 6 patients ont bénéficié d'un second traitement chirurgical tandis que 2 autres (15 %) ont bénéficié d'une embolisation, avec un taux d'oblitération complète de 100 %. Le taux d'oblitération à la sortie était de 96 %. Cinq patients présentant un résidu ont été assignés à une stratégie Wait&Scan. Le Glasgow Outcome Scale à 6 mois était de 5 dans 68 %, 4 dans 14 %, 3 dans 8 %, 2 dans 7 % des cas. Trois patients (3 %) sont décédés d'une rupture de MAV malgré la chirurgie. Conclusion : Les MAV crâniennes de bas grade peuvent être traitées par voie chirurgicale, avec un taux de guérison élevé et un résultat clinique satisfaisant.
Lucas TROUDE (Marseille), Jan Frederick CORNELIUS, Sajjad MUHAMMAD
09:04 - 09:12 #43852 - CV09 Échantillonnage systématique de tissus lors de la chirurgie d'anévrisme : de la nécessité au concept à une technique sûre et reproductible – Étude rétrospective monocentrique.
CV09 Échantillonnage systématique de tissus lors de la chirurgie d'anévrisme : de la nécessité au concept à une technique sûre et reproductible – Étude rétrospective monocentrique.

Introduction : La recherche sur les anévrismes intracrâniens (AI) met en avant le rôle du remodelage vasculaire induit par le flux et l'inflammation neurogénique dans la progression et la rupture des anévrismes. Cependant, l'accès aux tissus pour les analyses histo-moléculaires reste limité, notamment avec l'essor des techniques endovasculaires. Cette étude vise à établir des critères systématiques pour l'échantillonnage et la conservation des tissus d'AI en pratique clinique. Méthodes : Dans cette étude rétrospective, des patients adultes subissant une chirurgie d'AI ont bénéficié d'un échantillonnage systématique de la paroi anévrismale, des méninges, de l'artère méningée moyenne et de l'artère temporale superficielle. Une analyse histologique a été réalisée pour évaluer l'intégrité des tissus, suivie d'une pré-analyse par l'expression de gènes de ménage afin d'évaluer la faisabilité des analyses par RT-qPCR. Les données clinico-radiologiques, y compris les complications liées à l'échantillonnage, ont été passées en revue. Une comparaison statistique a été effectuée entre les groupes d'anévrismes rompus et non rompus. Résultats : Les anévrismes de l'artère cérébrale moyenne (ACM) représentaient plus de 60 % dans les deux groupes. Comme prévu, dans les cas rompus, la morbidité et la mortalité étaient significativement plus élevées que dans les cas non rompus (p<0,001 ; p = 0,043). Aucune complication majeure ne pouvait être directement attribuée à l'échantillonnage. Les taux de réussite de l'échantillonnage de la paroi anévrismale atteignaient 97 % dans les deux groupes, et environ 80 % pour les autres tissus (ATS, AMM, DM). L'analyse histopathologique de la paroi anévrismale a été complétée dans 85 % des cas non rompus et 83 % des cas rompus, indiquant une limite de profondeur de >3 mm pour l'échantillonnage de l'anévrisme. L'expression des gènes de ménage a été observée dans tous les échantillons, sans restriction en fonction de la profondeur de l'anévrisme. Conclusion : Cette étude a établi des critères pour un échantillonnage de tissus anévrismaux sûr et reproductible en pratique clinique de routine, sans augmentation des taux de mortalité ou de complications. Ces résultats pourraient soutenir la création d'une biobanque vasculaire nationale française, favorisant ainsi la recherche translationnelle.
Antoine DEVALCKENEER, Marie CSANYI, Caroline LOIEZ, Martin BRETZNER, Olivier MORALES, Tomas MENOVSKY, Nadira DELHEM, Claude-Alain MAURAGE, Rabih ABOUKAÏS (Lille)
09:12 - 09:20 #43858 - CV10 Une hémicraniectomie décompressive systématique est-elle obligatoire chez les patients opérés d’un anévrisme sylvien géant non rompu révélé par une hypertension intracrânienne ?
CV10 Une hémicraniectomie décompressive systématique est-elle obligatoire chez les patients opérés d’un anévrisme sylvien géant non rompu révélé par une hypertension intracrânienne ?

Objectif : Evaluer le devenir post-opératoire des patients présentant un anévrisme sylvien géant non rompu révélé par une hypertension intracrânienne (HTIC). Méthodes : Entre 2012 et 2022, sur les 954 patients opérés d’un anévrisme intracrânien dans notre institution, notre étude rétrospective et continue a inclus 9 patients avec un anévrisme sylvien géant (≥ 25 mm) non rompu responsable d’une HTIC associée à une déviation de la ligne médiane (> 4 mm). Une reconstruction vasculaire sous circulation extra-corporelle (CEC) a été réalisée chez 4 patients et une anastomose extra-intracrânienne suivie d’un trapping de l’anévrisme a été la stratégie thérapeutique retenue chez les 5 autres patients. Leur devenir clinico-radiologique précoce (< 7 jours) et tardif a été noté. Un bon devenir fonctionnel était retenu si le score mRS était < 3 à 3 mois. Résultats : L’âge moyen des patients était de 44 ans (17 à 70 ans). Le diamètre maximal de l’anévrisme était de 49 mm (33 à 70 mm). La déviation de la ligne médiane moyenne était de 8,6 mm (5 à 13 mm). Une hypoperfusion du territoire sylvien en aval de l’anévrisme a été notée chez 6 patients. Un œdème hémisphérique cérébral diffus post-opératoire est survenu chez les 9 patients dans un délai moyen de 59 heures (6 à 240 heures) avec une détérioration neurologique chez 7 d’entre eux. Les deux patients qui ont bénéficié d’une hémicraniectomie décompressive systématique en fin de procédure (pour le premier) et d’une lobectomie temporale droite systématique en début de procédure (pour le second), n’ont pas eu de dégradation neurologique post-opératoire. Trois patients sont décédés dans la période post-opératoire précoce en raison de cet œdème réactionnel associé à des lésions ischémiques. Parmi les 6 survivants, 4 ont bénéficié d’une hémicraniectomie décompressive précoce (1 intra-opératoire systématique). Un bon devenir fonctionnel a été rapporté chez 4 patients de notre série. Tous les patients avaient une occlusion complète de leur anévrisme à la fin du suivi. Conclusion : Cette courte série apporte des arguments forts en faveur de la réalisation systématique d’une hémicraniectomie décompressive en fin de procédure chirurgicale et/ou une résection temporo-polaire au début de celle-ci afin de réduire les conséquences d’une poussée d’œdème cérébral post-opératoire et d’améliorer le devenir fonctionnel de ce sous-groupe particulier de patients présentant un anévrisme géant. De même, une meilleure évaluation du débit sanguin cérébral avant et pendant la procédure chirurgicale pourrait diminuer le risque de survenue d’un syndrome de reperfusion post-opératoire probablement responsable en partie de la réaction œdémateuse cérébrale diffuse.
Rabih ABOUKAÏS (Lille), Antoine DEVALCKENEER, Pierre BOUSSEMART, Philippe BOURGEOIS, Martin BRETZNER, Tomas MENOVSKY, Karnoub MÉLODIE-ANNE, Jean-Paul LEJEUNE
09:20 - 09:28 #43859 - CV11 Traitement microchirurgical des anévrismes recanalisés suite à une procédure endovasculaire : Série de 60 patients consécutifs.
CV11 Traitement microchirurgical des anévrismes recanalisés suite à une procédure endovasculaire : Série de 60 patients consécutifs.

Objectif : Evaluer la morbidité du traitement microchirurgical chez les patients présentant un anévrisme recanalisé après un traitement endovasculaire. Méthodes : Sur les 3198 patients traités d’un anévrisme intracrânien rompu ou non rompu dans notre institution entre 2012 et 2022, 954 ont eu un traitement microchirurgical. Parmi ces patients, notre étude rétrospective et continue a inclus 60 patients ayant bénéficié d’un traitement microchirurgical d’un anévrisme recanalisé suite à un précédent traitement endovasculaire (38 patients avec un anévrisme rompu initialement). Le traitement microchirurgical a été retenu soit en raison de la croissance progressive d’un reliquat anévrismal, soit en raison d’une récidive anévrismale significative. Les complications intra-opératoires et post-opératoires ont été notées pour chaque patient. Une surveillance clinico-radiologique précoce (< 7 jours) et à long terme a été mise en place. Un bon devenir fonctionnel était retenu si le score mRS était < 3 à 3 mois. Résultats : L’âge moyen au traitement initial endovasculaire était de 45 ans (26 à 65 ans). Le délai moyen entre le traitement initial endovasculaire et le traitement microchirurgical de la recanalisation anévrismale était de 64 mois (2 jours à 272 mois). La profondeur moyenne de la recanalisation anévrismale était de 5 mm et le diamètre moyen du collet était de 4,6 mm. Cinq patients (8,3%) s’étaient présentés avec une hémorragie méningée secondaire à la rupture de leur anévrisme recanalisé, dont 2 sont décédés en réanimation neurochirurgicale. Chez les patients présentant un anévrisme recanalisé non rompu (n=55), le taux global de complications associé au geste microchirurgical était de 14,5% (8/55). Parmi eux, 3 patients (5,5%) avaient un déficit neurologique définitif secondaire à des lésions ischémiques directement en lien avec le geste microchirurgical. Une rupture prématurée intra-opératoire a été notée chez ces 3 patients. Un bon devenir fonctionnel a été retrouvé chez 49 patients (91%) opérés d’un anévrisme recanalisé non rompu. Le mauvais devenir fonctionnel était associé à la présence d’une rupture prématurée intra-opératoire (p = 0.0037). Conclusion : Le traitement microchirurgical reste une option thérapeutique pertinente dans la prise en charge des patients présentant un anévrisme recanalisé. Dans notre expérience, le taux de complications apparaît plus élevé que celui des patients opérés d’un anévrisme non rompu et non traité au préalable. De ce fait, une discussion multidisciplinaire préthérapeutique est donc indispensable pour réduire autant que possible la morbidité potentielle associée au retraitement. Lorsque l'occlusion endovasculaire de l'anévrisme nécessite à la fois la pose d'un stent et un coïling, un traitement microchirurgical alternatif doit être soigneusement évalué, car le clipping microchirurgical deviendra beaucoup plus difficile en cas de récidive de l'anévrisme en raison des rigidités pariétales induites.
Jean-Paul LEJEUNE, Antoine DEVALCKENEER, Mélodie-Anne KARNOUB, Martin BRETZNER, Boussemart PIERRE, Rabih ABOUKAÏS (Lille)
Salle Méridienne

"Jeudi 20 mars"

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IDE1
08:00 - 09:30

Journée Soignants - Table Ronde
Rôle des soignants en Neurochirurgie : ce que les uns attendent des autres

Modérateurs : Emmanuel GAY (PUPH) (Grenoble), Florence LE MEUR (Brest), Bruno OGEIX (Lyon)
08:00 - 09:30 La parole est aux Aides-soignants. Veronique LE BOT (Conférencier, Brest), Margaux FRAYSSINET (Conférencier, Brest), Morgane SALIOU (Conférencier, Brest), Justine SIMON (Conférencier, Brest), Elsa MAGRO (PU PH) (Conférencier, BREST)
08:00 - 09:30 Binôme Infirmier /Neurochirurgien : 50 Nuances de collaboration. Oceane MOISY (Conférencier, Chelles), Dorian CHAUVET (neurochir) (Conférencier, Paris), Hayat BELAID (PHYSICIAN) (Conférencier, PARIS)
08:00 - 09:30 Discussions.
08:00 - 09:30 IBODE / Neurochirurgien. Damien BRESSON (PU-PH) (Conférencier, Suresnes), Mathilde MORELLE (IBODE) (Conférencier, Suresnes)
08:00 - 09:30 IADE / Neurochirurgien : le binôme opérationnel de l’anésthésie neurochirurgicale. Marjorie BOUREL (Conférencier, Emmerin), Olivier HUYGHE (Conférencier, Hallennes-lez-Haubourdin), Marc BARONCINI (Praticien hospitalier) (Conférencier, Lille)
08:00 - 09:30 Discussions.
08:00 - 09:30 Regards croisés du psychologue, du neuropsychologue et du neurochirurgien autour de la chirurgie éveillée. Justine BLEUNVEN (Conférencier, Brest), Florence LE VOURC'H (Neuro Psychologue) (Conférencier, Brest), Sylvie MAZEAUD (Psychologue) (Conférencier, Brest), Romuald SEIZEUR (Chef de Service) (Conférencier, BREST)
08:00 - 09:30 Orthophoniste en Neurochirurgie en pré-, per- et post-opératoire. Elodie LESCARMONTIER (Orthophoniste) (Conférencier, TOURS), Ilyess ZEMMOURA (PUPH) (Conférencier, TOURS)
08:00 - 09:30 La place du kinésithérapeute en neurochirurgie. Alice NARBONNE (kinésithérapeute) (Conférencier, Angers), Jean-Michel LEMÉE (PUPH) (Conférencier, Angers)
08:00 - 09:30 Discussions.
Salle 2
09:30

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A21
09:30 - 10:30

SESSION HISTOIRE DE LA SFNC

Conférenciers : Damien BRESSON (PU-PH) (Conférencier, Suresnes), Johan PALLUD (PU-PH) (Conférencier, PARIS), Alexandre SIMON (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Brest)
Grand Théâtre
10:30 PAUSE CAFE DANS L'EXPOSITION - SESSION ePOSTERS COMMENTÉS
10:35

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EP03.1
10:35 - 10:55

Eposter Session 03 - Écran 1 - Oncologie
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Modérateur : Ilyess ZEMMOURA (PUPH) (TOURS)
10:35 - 10:55 #44542 - EP025 CHIRURGIE DU IV VENTRICULE UNE SERIE DE 47 CAS PAR VOIE TELOVELAR ET RISQUE D’INCIDENTS PEROPERATOIRE.
EP025 CHIRURGIE DU IV VENTRICULE UNE SERIE DE 47 CAS PAR VOIE TELOVELAR ET RISQUE D’INCIDENTS PEROPERATOIRE.

Introduction et objectifs : La chirurgie des tumeurs de la fosse cérébrale postérieure (FCP), représente un geste lourd à haut risque fonctionnel voire vital. L’objectif de ce travail est de rapporter les principales complications per et postopératoires spécifiques à la chirurgie des tumeurs du IV ventricule à la lumière d’une série chirurgicale de 40 cas. Matériel et méthodes : Notre travail est basé sur une étude rétrospective étalée sur 04 ans (Janvier 2017-Décembre 2021) concernant 47 patients opérés pour tumeur du IV ventricule. Nous avons analysées les principales complications post opératoires de cette série. Résultats : Il s’agit de 29 patients de sexe masculin et 18 de sexe féminin d’un âge moyen de 23 ans. 47 patients .100 % de notre série ont subi une voie d’abord sous occipitale médiane en décubitus ventral. Les lésions étaient dominées par les médulloblastomes chez plus de la moitié des cas (22 patients soit 51,28 %). et les ependymomes chez le tiers des patients. Pendant le temps opératoire, 8 incidents d’instabilité hémodynamique (6,66 %) ont été recensés dont 2 cas ayant nécessité l’arrêt de l’intervention chirurgicale. En postopératoire, une ou plusieurs complications ont été notées chez 39 patients. Un cas d’hydrocéphalie a été note était la complication la plus fréquente (14cas) dont 13 cas d’hydrocéphalie persistante (10,83 %) et un seul cas d’hydrocéphalie aigue (0,83 %). Les complications infectieuses sont de l’ordre 06 cas avec 02 cas de méningite purulente, 04 cas de pneumopathie. Nous déplorons 03 décès (taux de mortalité de %), Il s’agissait d’un patient décédé dans un tableau de septicémie à point de départ méningé. Les quatre autres décès de la série concernaient deux malades ayant développé un hématome postopératoire, un autre malade ayant présenté des troubles de déglutition postopératoire avec une pneumopathie d’inhalation et le dernier malade est celui décédé suite à une hydrocéphalie aiguë postopératoire. Discussion et conclusion : L’intérêt de reconnaitre les principales complications opératoires des tumeurs du IV ventricule permettra de mieux les prévenir, les guetter et les traiter. La mortalité étant essentiellement liée aux redoutables hémorragies du foyer opératoire, à la poussée d’œdème avec ramollissement du tronc cérébral et aux complications pulmonaires notamment pour les tumeurs géantes. La prise en charge nécessite une coopération totale entre les anesthésistes-réanimateurs et les neurochirurgiens; l’expérience des deux parties joue un rôle primordial dans la qualité des soins apportés aux patients
Ibrahim BELGACEM (Tizi ouzou, Algérie), Yasmine DJOUADI, Mohamed ABOUDJABEL, Tarik KHABIL, Mbarek CHAHAD, Mustapha AIT BACHIR
10:35 - 10:55 #44655 - EP026 La thermothérapie laser interstitielle robot guidée : une arme supplémentaire peu invasive et efficace dans la prise en charge chirurgicale des tumeurs de la glande pinéale.
EP026 La thermothérapie laser interstitielle robot guidée : une arme supplémentaire peu invasive et efficace dans la prise en charge chirurgicale des tumeurs de la glande pinéale.

Introduction : Les tumeurs de la glande pinéale nécessitent généralement une prise en charge chirurgicale qui reste dans nombres de cas un défi de prise en charge. La thermothérapie laser interstitielle (LITT) couplée à l’assistance robotique est une technique peu invasive guidée par l’image de plus en plus utilisé en Neuro-oncologie pour traiter les patients présentant une lésion impossible ou difficile à opérer. Nous présentons une série de trois cas pris en charge au CHU d’Amiens. Méthode : 3 patients ont été traités chirurgicalement par LITT d’une tumeur de la glande pinéale de 2020 à 2024. 2 patients ont d’abord été traités par ventriculocisternostomie endoscopique dans un contexte d’hydrocéphalie obstructive avec HTIC clinique. L’age moyen est de 46 ans. 1 patient a bénéficié d’une radiothérapie stéréotaxique fractionnée pré opératoire. 2 patients présentaient des troubles oculomoteurs pré opératoires. Chaque patient a bénéficié d’une biopsie robot guidée permettant le diagnostic anatomopathologique. Les lésions traitées étaient un pinéalocytome avec extention leptoméningée, une tumeur pinéale de différenciation intermédiaire grade 3, et une tumeur papillaire grade 3. Après discussion en réunion de concertation pluridisciplinaire, tous présentaient une tumeur jugée difficilement opérable par foyer ouvert avec une morbidité acceptable. La technique de LITT a été retenue. Nous présentons ces 3 cas avec une ablation par LITT sous assistance robotisée. L’usage de 2 sondes lasers dans 2 cas a été nécessaire pour optimiser la couverture de la lésion. L’ablation est réalisée sous contrôle de la température en temps réel à l’aide du dispositif VISUALASE (Medtronic) permettant de préserver les structures fonctionnelles adjacentes. L’ablation est contrôlée par l’IRM peropératoire à l'aide des séquences FLAIR et diffusion T1 avec Injection de gadolinium et spectroscopie. Résultats : Le suivi post opératoire moyen est de 2,4 ans. 1 patient a présenté une aggravation clinique post opératoire de type hémiparésie ayant régressée en quelques jours de corticothérapie. Les patients ont tous bénéficié d’une radiothérapie post opératoire, 1 patient a bénéficié de chimiothérapie et est décédé dans les suites d’un saignement de la lésion survenue 3 ans après le traitement par LITT dans un contexte de progression tumorale. Les deux autres patients sont toujours suivis en oncologie et en radiothérapie ils ne présentent pas d’aggravation Clinique post chirurgicale, les imageries récentes objectivent une stabilité du résidu tumoral au cours du suivi. Conclusion : Cette série de 3 cas permet de démontrer que l’association de la LITT robot-guidée semble être une technique efficace dans le traitement des tumeurs de la glande pinéale notamment lorsque l’abord s’avère compliqué. L’association de cette technique et de la radiothérapie permet un contrôle satisfaisant de la lésion tumorale. Des études complémentaires sont nécessaires afin de conforter ces résultats.
Pauline CARLIER (amiens), Jean-Marc CONSTANS, Michel LEFRANC
10:35 - 10:55 #44801 - EP027 Le dermatofibrosarcome de Darier et Ferrand: à propos d’un cas et revue de la literature.
EP027 Le dermatofibrosarcome de Darier et Ferrand: à propos d’un cas et revue de la literature.

Le dermatofibrosarcome de Darier et Ferrand (DFS) est une tumeur mésenchymateuse cutanée de malignité intermédiaire. C'est une tumeur rare mais non exceptionnelle, représentant 0,1% des tumeurs cutanées malignes. Elle a été décrite par Jean Darier et Marcel Ferrand en 1924 . Les sites de prédilection sont le tronc, suivi par les extrémités proximales puis la tête et le cou. Le DFS touche souvent les patients dans leurs 3ème-4ème décades avec une légère prédominance masculine et se présente cliniquement sous forme d'une plaque ferme rougeâtre ou d'un nodule. Malgré sa présentation histologique distincte, son histogenèse reste indéfini. C'est une tumeur dite « à potentiel de malignité intermédiaire », de bon pronostic après résection complète, de croissance lente, à très haut risque de récidive locale, mais à potentiel métastatique faible. En raison de sa raret é, très peu d’études épidémiologiques lui ont été consacrées. Nous rapportons le cas d’un patient âgé de 53 ans , qui consulte pour une tuméfaction bipariétale augmentant progressivement de taille depuis 1 an, d’apparition spontanée et associée à des céphalées holocraniennes peu intense. A l’examen on retrouve une lésion de 4 cm de grand axe indolore, ferme, de couleur rougeâtre et sans signe inflammatoire en regard.L’imagerie a objectivé une masse du cuir chevelu exophytique de la région médiane interpariétale responsable d’une lyse osseuse et d’une extension intracrânienne extra-axiale avec refoulement du sinus sagittal supérieur qui reste perméble. Une exérèse macroscopiquement incomplète a été réalisée et le patient a reçu une radiothérapie adjuvante. L’evolution a été marquée par la récidive précoce au bout de 9 mois ayant nécessité la reprise chirurgicale. Le dermatofibrosarcome de Darier et Ferrand réalise une tumeur fibreuse rare de la peau qui se distingue par sa difficulté diagnostique, son évolution locale très lente.L'examen histologique est indispensable pour le diagnostic. L'exérèse chirurgicale large est le traitement de référence. Le pronostic est conditionné par une malignité surtout locale et un fort potentiel de récidive. La transformation sarcomateuse franchement maligne métastasiante est exceptionnelle.
Nessrine NESSIB, Myriam NACEUR (Tunis, Tunisie), Khalil GHEDIRA, Sofiéne BOUALI, Ala BELHADJ, Khansa ABDERRAHMEN, Abdelhafidh SLIMANE, Asma BOUHOULA, Jallel KALLEL
10:35 - 10:55 #44806 - EP028 Métastases cérébrales d'origines rares : Analyse rétrospective de 29 cas.
EP028 Métastases cérébrales d'origines rares : Analyse rétrospective de 29 cas.

Introduction : Les métastases cérébrales (MC) sont les tumeurs intracrâniennes malignes les plus fréquentes, généralement secondaires à des cancers primitifs comme ceux du poumon, du sein ou du côlon. Cependant, les MC issues de sites primitifs rares sont peu étudiées. Cette étude vise à analyser les aspects épidémiologiques, cliniques, radiologiques, histopathologiques, thérapeutiques et pronostiques des MC d'origines exceptionnelles. Méthodes : Nous avons réalisé une étude rétrospective sur 29 patients pris en charge au CHU Habib Bourguiba de Sfax entre 2010 et 2019. Les MC issues des cancers du poumon, sein, rein, côlon ou mélanome ont été exclues. Les données cliniques, radiologiques, anatomo-pathologiques et thérapeutiques ont été analysées à l’aide du logiciel SPSS. Résultats : L’âge médian était de 54 ans avec une prédominance masculine (sex-ratio H/F = 2,62). Les cancers primitifs les plus fréquents étaient ceux de la prostate (13,8 %) et de la thyroïde (13,8 %), suivis des tumeurs de la vessie et des os (10,3 % chacune). Les MC étaient uniques dans 51,7 % des cas et supratentorielles dans 44,8 %. Une résection chirurgicale a été réalisée chez 37,9 % des patients, tandis que 89,6 % ont bénéficié d’une radiothérapie. La survie globale moyenne était de 9,5 mois, avec 11 patients survivant au-delà de six mois. Le contrôle du primitif et l'exérèse complète des MC étaient des facteurs clés du pronostic. Conclusion : Les MC d'origines exceptionnelles, bien qu'atypiques, partagent des similitudes avec les MC plus courantes. Une prise en charge multimodale incluant la chirurgie et la radiothérapie améliore les résultats, soulignant l’importance d’un diagnostic précoce et d’une stratégie thérapeutique individualisée.
Ghassen SOUISSI (Paris), Fatma KOLSI, Mohamed GHORBEL, Ameur AFFES, Mohamed Zaher BOUDAWARA

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EP03.2
10:35 - 10:55

Eposter Session 03 - Écran 2 - Misc
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Modérateur : Olivier HAMEL (Neurochirurgien) (CORNEBARRIEU)
10:35 - 10:55 #43837 - EP029 Neurosurgery in a Pacific Archipelago - First year of experience: what can and cannot be done at the other end of the world.
EP029 Neurosurgery in a Pacific Archipelago - First year of experience: what can and cannot be done at the other end of the world.

Introduction – Since the beginning of November 2023, the authors started a neurosurgical activity in Nouméa, New Caledonia. Emergency cranial surgeries had been performed by orthopedic surgeons until this date. All other cases were transferred to Australia or in mainland France. Between January 1st, and December 31st, 2024, at least 2 neurosurgeons were in the territory. First neurosurgical experience – During the first year, 379 patients have been managed, including . During 2 months, civil riots led to specific considerations, including craniocerebral lesions, and isolation involved restrictions about the surgical materials. One-hundred and sixty four cranial surgeries, and 191 spinal surgeries have been performed. The surgical indications were mostly traumatic, degenerative, infectious, tumors, vascular pathologies, and CSF resorption disorders. Conclusion –The permanent presence of two neurosurgeons seems necessary. Some specific pathologies are managed on-site, but transfers to specific centers in Australia or mainland France will stay necessary. This Neurosurgery department in this territory present specific challenges which should be taken in account by the entire French neurosurgical community.
Stephane FUENTES, Kaïssar FARAH, Lorenzo MONGARDI, Thierry DE GRESLAN, Stephane LITRICO, Jean-Rodolphe VIGNES, Paul ROBLOT (Bordeaux, Nouvelle-Calédonie)
10:35 - 10:55 #44644 - EP030 LES COMPLICATIONS EN NEUROCHIRURGIE : DE L’ANALYSE À L’INFORMATION DU PATIENT.
EP030 LES COMPLICATIONS EN NEUROCHIRURGIE : DE L’ANALYSE À L’INFORMATION DU PATIENT.

En neurochirurgie, comme dans toutes les spécialités médicales et chirurgicales, la prévention des complications occupe une place centrale dans la pratique quotidienne. Cette vigilance est d'autant plus importante en neurochirurgie, où les complications post-opératoires sont liées d’importantes morbidités, telles que des séquelles neurologiques irréversibles voire même le décès. L’amélioration constante de la qualité des soins, en particulier par les progrès de la neuroanesthésie, la neuroréanimation, la neuroimagerie et le plateau technique chirurgical (neuronavigation, monitoring electrophysiologique, imagerie intraopératoire,…), a permis de considérablement améliorer le taux de complications chirurgicales. Pour autant, cette problématique demeure prégnante dans la pratique quotidienne. Le recueil et l’analyse systématique des complications (RMM ou revue de morbi-mortalité) permettent une méilleure compréhension des causes souvent multifactorielles et ouvre la voie à des procédures d’amélioration des pratiques et de la qualité des soins. Dans ce travail, nous discutons les différentes classifications des complications chirurgicales ainsi que la pertinence de leur utilisation en neurochirurgie spécifiquement. Nous abordons également la problématique cruciale de l’information donnée au patient dont les manquements constituent toujours la principale cause de recours en réparation juridique du dommage corporel.
Luc KERHERVE (Dijon), Moncef BERHOUMA, Tuan LE VAN, Jean-François BELLUS, Edouard MORLAIX, Sayda Alia HOUIDI, Maxime LLEU, Ahmed EL CADHI, Olivier BALAND, Jacques BEAURAIN, Florent BONNEVILLE, Catherine CAO, Walid FARAH, Clément MILLOT-PICCOLI, Alix LOIRET, Charlotte LE PARC, Slim GALLAOUI, Imen BERNAOUI
10:35 - 10:55 #44682 - EP031 Hématome sous-dural récurrent sur méningiome : en faveur d’une exérèse chirurgicale rapprochée ?
EP031 Hématome sous-dural récurrent sur méningiome : en faveur d’une exérèse chirurgicale rapprochée ?

INTRODUCTION : 1,3 % des méningiomes sont révélés par un saignement intracrânien, dont 40 % d’entre eux par un hématome sous-dural. Si l’indication de drainage des hématomes sous-duraux symptomatiques est évidente, la gestion chirurgicale du méningiome incriminé questionne, notamment quant au risque de resaignement. CAS CLINIQUE : - Une patiente de 52 ans aux antécédents de sclérose en plaque suivie pour un méningiome pariétal droit asymptomatique depuis 5 ans est admise aux urgences pour confusion et ralentissement psycho-moteur d’aggravation progressive depuis 2 jours avec un score de Glasgow à l’arrivée à 14, sans notion de traumatisme crânien. Le scanner cérébral montre un hématome sous-dural chronique avec remaniements hémorragiques récents en regard du méningiome pariétal. Un drainage par trou de trépan est réalisé le jour de l’admission. Une IRM cérébrale réalisée en post-opératoire montre des remaniements hémorragiques intra-lésionnels orientant vers une origine tumorale du saignement dans l’espace sous-dural. La patiente a quitté le service sans déficit neurologique avec une exérèse du méningiome prévue à 2 mois. - Dix jours après la sortie, la patiente est ré-admise aux urgences pour une hémiparésie gauche subaiguë avec ralentissement psychomoteur. Un scanner cérébral montre une récidive de l’hématome sous-dural en regard du méningiome. Après un deuxième drainage d’hématome sous-dural, l’exérèse du méningiome a alors été réalisée pendant la même hospitalisation, cinq jours après. La patiente a pu regagner son domicile sans déficit neurologique, et n’a pas présenté de récidive d’hématome sous-dural à ce jour. CONCLUSION : Les hématomes sous-duraux forment le mode de révélation hémorragique de méningiome le plus fréquent. A l’instar d’une malformation vasculaire rompue, le risque de resaignement sous-dural d’un méningiome après une première présentation hémorragique semble élevé, avec une médiane à 120 jours retrouvée dans la littérature récente. Notre observation clinique d’un resaignement très précoce d’un méningiome de la convexité plaide en faveur d’une exérèse chirurgicale rapprochée de la lésion incriminée.
Imane ABANI (Strasbourg), Guillaume DANNHOFF, Marie Des Neiges SANTIN, François PROUST
10:35 - 10:55 #44700 - EP032 Les suppurations intracrâniennes experience du service de neurochirurgie a l'hôpital Ibn Tofail CHU Mohammed VI Marrakech.
EP032 Les suppurations intracrâniennes experience du service de neurochirurgie a l'hôpital Ibn Tofail CHU Mohammed VI Marrakech.

Introduction : Les abcès et empyèmes intracrâniens sont des suppurations intracrâniennes rares au pronostic relativement grave. Les attitudes thérapeutiques sont controversées, avec des résultats disparates. Matériel et méthodes : Afin de standardiser cette étude, nous avons analysé rétrospectivement les dossiers de patients traités pour suppurations intracrâniennes au cours de la période de janvier 2013 à décembre 2023. Résultats : Les cas d'abcès étaient majoritairement masculins avec un âge moyen de 23,92 ans, et les cas d'empyème étaient également majoritairement masculins avec un âge moyen de 27,07 ans. Pour les deux cas, l'origine otogène était la porte d'entrée la plus fréquente. La triade de Bergman était plus fréquente dans les cas d'empyème. Le diagnostic a été posé sur scanner cérébral, et la localisation sus-tentorielle prédominait dans la plupart des cas d'abcès et d'empyème. Le pathogène était rarement retrouvé dans les abcès par rapport à l'empyème. 116 patients atteints d'abcès ont été opérés contre 61 patients atteints d'empyème intracrânien, et la majorité a eu une évolution favorable, avec peu de complications entraînant des séquelles neurologiques ou le décès. Conclusion : Les suppurations intracrâniennes sont à la fois des urgences médicales et chirurgicales. La prise en charge est généralement multidisciplinaire. Les causes otogènes restent la voie d'entrée la plus fréquente. De nouvelles techniques d'imagerie sont désormais utilisées pour diagnostiquer le CIS. Un diagnostic précoce, associé à un traitement chirurgical et à une antibiothérapie adaptée, peut conduire à une guérison sans séquelles.
El Mehdi HAMIDI (Marrakech), Kenza JAMAI, Yassine AIT M'BAREK, Lamia BENANTAR, Khalid ANIBA
11:00

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A23
11:00 - 12:30

Assemblée Générale de la SFNC

11:00 - 12:30 Hommages.
11:00 - 12:30 Participation au congrès, bilan financier, bourses Internationales.
11:00 - 12:30 EANS. Torstein R. MELING (Conférencier, Oslo, Norvège)
11:00 - 12:30 Section DCE de radiochirurgie et ASN. Jean REGIS (PROFESSEUR) (Conférencier, Marseille)
11:00 - 12:30 Section neurochirurgie gériatrique. Eric SCHMIDT (Neurochirurgien) (Conférencier, Toulouse)
11:00 - 12:30 Section Revue de Neurochirurgie. Thomas GABEREL (PU-PH) (Conférencier, Caen)
11:00 - 12:30 Section Registres. Stéphan CHABARDES (head of the department) (Conférencier, GRENOBLE)
11:00 - 12:30 CNP. Olivier LANGLOIS (Praticien Hospitalier) (Conférencier, ROUEN)
11:00 - 12:30 AJNC. Gaëtan POULEN (Praticien Hospitalo-Universitaire) (Conférencier, MONTPELLIER)
11:00 - 12:30 Libéraux. Marjory RUÉ (Neurochirurgien Libéral) (Conférencier, BORDEAUX)
11:00 - 12:30 Commission Qualité de Vie au Travail. Hayat BELAID (PHYSICIAN) (Conférencier, PARIS), Marc BARONCINI (Praticien hospitalier) (Conférencier, Lille)
11:00 - 12:30 Présentation projet de Fond de Dotation Collège / SFNC. François CAIRE (PUPH) (Conférencier, Limoges)
11:00 - 12:30 Elections: annonce des 3 nouveaux membres- élection pour la présidence.
Grand Théâtre
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IDE2ter
11:15 - 12:30

Journée Soignants - Communications Libres

Modérateurs : Fathia FERKOUS (Cadre) (Marseille), Céline PANHÉLEUX (CCA-HU) (Brest)
11:15 - 11:23 #43981 - S01 ipsimanon.
S01 ipsimanon.

Il est démontré que la manière dont est délivrée l’annonce de cancer aux patients, mais aussi le temps consacré et l’accompagnement dédié, sont des facteurs qui influencent la qualité de vie des patients et de leur famille. La découverte et l’annonce de tumeurs cérébrales malignes (glioblastomes et métastases cérébrales) du fait de leur pronostic très grave (non curable pour le glioblastome) sont des moments de fragilité extrême pour le patient et sa famille du fait du choc qu’ils représentent. Depuis 2008, un travail d’évaluation des pratiques du service de Neurochirurgie du CHU de BREST sur l'annonce et l’accompagnement des patients porteurs d’une tumeur cérébrale est régulièrement conduit et nous a amené à faire évoluer celles-ci, en privilégiant une approche progressive respectant les différents temps de l’annonce. En 2015, cette réflexion sur nos pratiques a amené à mettre en place au centre de simulation en santé de notre faculté de médecine une formation à l’annonce en simulation dédiée au service de neurochirurgie et impliquant de façon multi-professionnelle paramédicaux et médicaux. En effet, la simulation dite « relationnelle ou non technique » est un outil maintenant couramment utilisé pour développer des compétences soignantes. L’évaluation des formations, de manière générale, est souvent basée sur des questionnaires d’évaluation qui n’explorent pas les compétences à acquérir, leurs mises en pratique au quotidien, ni la répercussion qui en découle pour le patient (parallèle avec le principe de la pyramide de Maslow). Pour avancer dans cette réflexion, une évaluation sociologique et linguistique de cette formation a été menée en 2018 dans le cadre du projet SIMANON (projet Émergence financé par le Cancéropôle Grand Ouest ayant conduite à 4 communications nationales) et a conduit à des modifications de la formation initialement proposée. Avec une expérience et un recul de 8 années sur cette formation (2016/2024), nous allons former les personnels paramédicaux de dix centres de Neurochirurgie grâce à l’obtention d’un double financement de la fondation des hôpitaux de France et de la DGOS. Afin de s’inscrire dans une démarche qualité globale sur cette thématique, nous proposons que la mise en place de cette formation soit réalisée dans le cadre d’une étude multicentrique randomisée avec comme objectif principal une évaluation du retentissement de la formation en simulation sur le vécu des patients lors de l’accompagnement. La population incluse concernera les patients pris en charge pour la découverte d’une tumeur cérébrale et les personnels paramédicaux en charge de ces patients. L'objectif principal est de démontrer que la formation en simulation des paramédicaux (infirmier et aide-soignant) des services de Neurochirurgie, à l’annonce et l’accompagnement des patients présentant une tumeur cérébrale permet d’améliorer la satisfaction des patients lors de la découverte d’une tumeur cérébrale, comparativement à une prise en soins habituelle.
Valerie QUEMENEUR (BREST)
11:23 - 11:31 #44559 - S02 Gliomes cérébraux diffus : intérêt d’une évaluation spécifique des fonctions attentionnelles.
S02 Gliomes cérébraux diffus : intérêt d’une évaluation spécifique des fonctions attentionnelles.

Introduction. Les gliomes diffus de l’adulte engendrent des déficits neuro-cognitifs qui sont présents dès le diagnostic dans plus de 90% des cas et qui impactent la qualité de vie. Parmi les fonctions cognitives explorées chez ces patients, l'attention est une fonction complexe portée par de vastes réseaux cortico-sous-corticaux. Les processus attentionnels constituent un pré-requis aux autres fonctions cognitives car ils interviennent dans toutes les compétences cognitives. L'exploration neuropsychologique des troubles de l'attention est rendue complexe par l'interrelation entre les différentes fonctions cognitives. Dans ce travail, nous avons étudié les troubles de l’attention chez des patients porteurs d’un gliome diffus. Méthodes. Evaluation des fonctions attentionnelles sur les deux versants intensité et sélectivité (TAP avec des scores de vitesse de réaction/réalisation et scores de précision) en fonction de la latéralisation du gliome, du volume tumoral, de l’effet de masse et du grade de malignité pour objectiver l’existence de déficits spécifiques, d’en observer les particularités en fonction des caractéristiques du gliome. Résultats. Dix-sept patients porteurs d’un gliome diffus ont été inclus avant tout traitement oncologique sur une période de 6 mois. L’évaluation cognitive pré-opératoire a montré la présence de troubles des processus attentionnels chez les 17 patients avec une grande hétérogénéité entre les patients, en termes de performances et de composantes touchées. Nous n’avons pas retrouvé d’impact significatif entre la région cérébrale affectée et le versant attentionnel atteint. Le volume tumoral, l’effet de masse et le grade histo-moléculaire semblent avoir un impact sur les performances attentionnelles. L’analyse du volume tumoral et de l’effet de masse a montré qu’une atteinte anatomique du réseau cérébral sous-tendant les processus attentionnels n’induisait pas obligatoirement une atteinte fonctionnelle du fait d’une probable compensation des réseaux cérébraux impliqués dans les processus attentionnels et d’une réorganisation fonctionnelle par neuroplasticité. Le grade de malignité tumoral semble être un facteur aggravant dans les troubles attentionnels, la vitesse de développement tumoral empêchant la plasticité cérébrale. Cette étude suggère que l’évaluation attentionnelle, grâce au logiciel TAP, est pertinente pour évaluer l’existence de liens entre les déficits attentionnels et les caractéristiques des gliomes. Conclusion. Une évaluation précise des processus attentionnels chez les patients porteurs d’un gliome diffus permet d’envisager une prise en charge spécifique pour favoriser la réorganisation des réseaux neuronaux après l’exérèse et optimiser les processus de récupération. L’enjeu est d’améliorer la qualité de vie des patients aux niveaux professionnel, familial et social.
Benedicte TRANCART (Paris), Angela ELIA, Alexandre ROUX, Alessandro MOIRAGHI, Maimiti SENECA, Edouard DEZAMIS, Marc ZANELLO, Johan PALLUD
11:31 - 11:39 #44598 - S03 Parcours ambulatoire de l’hydrocéphalie à pression normale idiopathique. Expérience du centre hydrocéphalie de l’hôpital Beaujon, Assistance Publique Hôpitaux de Paris.
S03 Parcours ambulatoire de l’hydrocéphalie à pression normale idiopathique. Expérience du centre hydrocéphalie de l’hôpital Beaujon, Assistance Publique Hôpitaux de Paris.

L’hydrocéphalie à pression normale idiopathique (HPN) est une pathologie très fréquente (6% des plus de 80 ans), mais largement sous diagnostiquée et sous traitée en raison des difficultés diagnostiques et de prise en charge. Le diagnostic repose sur un faisceau d’arguments qui sont de trois ordres. 1) arguments cliniques : existence de troubles de la marche, troubles sphinctériens et troubles des fonctions supérieures ; 2) arguments radiologiques, au mieux visualisé sur l’IRM cérébrale ; 3) arguments hydrodynamiques : test d’infusion et amélioration après la ponction lombaire. Lorsque le diagnostic semble probable, le traitement repose sur une intervention neurochirurgicale, la mise en place d’une dérivation du liquide cérébrospinal (LCS). Le diagnostic d’HPN n’est confirmé qu’à postériori, si le patient est amélioré par l’intervention. Cette absence de certitude diagnostique et les risques liées à une intervention neurochirurgicale chez des patients âgés et souvent polypathologiques expliquent les difficultés de prise en charge de ces patients en perte d’autonomie. Chaque intervenant (IDE, IBODE, IADE) présente son rôle dans l’organisation originale mise en place à l’hôpital Beaujon, au sein du Centre Hydrocéphalie pour le parcours HPN. Ce parcours est au maximum ambulatoire afin de limiter les risques de confusion ou de syndrome de glissement liés aux séjours hospitaliers des patients fragiles. Le parcours de soin est coordonné par les IDE de l’hôpital de jour médico chirurgical (HDJ). Les patients nous sont adressés via une consultation hydrocéphalie dédiée. Une HDJ diagnostique comprenant une ponction lombaire avec test d’infusion, un bilan neuropsychologique, une imagerie de flux, et une évaluation clinique permet de mesurer la probabilité d’hydrocéphalie. Si l’intervention est retenue, la moitié environ des patients est opérée en chirurgie ambulatoire. Les HDJ de suivi permettent l’optimisation du réglage de la valve et la surveillance annuelle des patients. Le traitement de première intention à Beaujon est la dérivation ventriculo atriale (DVA). Plus de 90% des patients sont opérés sous anesthésie locale et sédation vigile, grâce à une prise en charge coordonnée des équipes du bloc. L’implication de tous les soignants IADE, IBODE, AS et médecins est essentielle pour la qualité et l’efficacité de la prise en charge, évitant le recours à l’anesthésie générale. La vidéo opératoire présentée permet d’illustrer ce concept de travail en équipe et de communication positive.
Marine AISSAOUI (Clichy), Laure TETELAIN, Elisabeth SALOMONE, Emmanuelle GROLLAU, Marion HARDY, Florence PINGEON, Christine GOHIER, Dara NUGENT, Stéphane GOUTAGNY
11:39 - 11:47 #44625 - S04 HOPITAL DE JOUR DE CHIRURGIE EVEILLEE : UN EXEMPLE DE PRISE EN CHARGE MULTIDISCIPLINAIRE DU PATIENT A SAINTE-ANNE.
S04 HOPITAL DE JOUR DE CHIRURGIE EVEILLEE : UN EXEMPLE DE PRISE EN CHARGE MULTIDISCIPLINAIRE DU PATIENT A SAINTE-ANNE.

Introduction. Notre service de neurochirurgie est un centre de référence de la chirurgie éveillée pour les lésions intracérébrales situées dans ou à proximité de régions cérébrales éloquentes. Cette activité est en augmentation (plus de 65 procédures par an) avec la multiplication des professionnels capables d’assurer cette intervention. Elle nécessite un bilan pré-opératoire dense : consultations neurochirurgicales, bilan neurocognitif, consultation d’anesthésie, EEG et IRM cérébrales oncologique et fonctionnelle. Il en résulte une organisation complexe pour le patient, le personnel médical, et le personnel administratif alors qu’il est impératif d’établir un climat de soin optimal. Méthodes. Une hospitalisation de jour (HDJ) spécifique à la chirurgie éveillée a été mise en place en octobre 2024 pour concentrer et simplifier le bilan préopératoire. Le jour J, le patient vient à 9h pour enchaîner le bilan neurocognitif de 9h à 13h, la consultation d’anesthésie à 14h, l’électroencéphalogramme à 15h et la consultation neurochirurgicale à 16h. Résultats. Différentes adaptations ont été faites : mise en place de créneaux dédiés dans les plannings respectifs (neurochirurgiens, orthophonistes, neuropsychologues, anesthésistes et EEG). Ainsi, lorsque le chirurgien souhaite planifier une chirurgie éveillée, la secrétaire peut programmer l’ensemble du bilan interdisciplinaire facilement. Le patient reçoit en une fois tous les rendez-vous, il est ainsi mieux guidé dans ce parcours pré-chirurgical. Depuis la mise en place (20 patients), on constate : 1) une diminution des difficultés organisationnelles ; 2) un gain de temps de secrétariat ; 3) une valorisation du rôle des secrétaires dans le parcours de soin spécifique du patient qui va être opéré en condition éveillée ; 4) une amélioration de l’expérience patient et de la qualité des soins, une unique secrétaire étant l’interlocuteur privilégié du patient pour l’organisation du bilan ; 5) une réduction du nombre de venues à l’hôpital pour les patients ; 6) une valorisation administrative de cette activité. Discussion : L’HDJ de chirurgie éveillée permet de fluidifier le parcours de soins et donne un cadre sécurisant au patient. Cette organisation a demandé du temps de préparation et impose de sanctuariser des créneaux spécifiques de rendez-vous. L’ensemble des rendez-vous ne peuvent être condensés en une journée (le bilan neurocognitif nécessite deux parties, les imageries restent à réaliser).
Maimiti SENECA (Paris), Benedicte TRANCART, Djouher FERHANI, Franciane ELMIRA, Benoit HUDELIST, Angela ELIA, Alexandre ROUX, Edouard DEZAMIS, Marc ZANELLO, Johan PALLUD
11:47 - 11:55 #44640 - S05 Quid de la collaboration des IBODE et des chirurgiens au bloc opératoire ?
S05 Quid de la collaboration des IBODE et des chirurgiens au bloc opératoire ?

Objectif : Il est communément admis qu’une collaboration interprofessionnelle de qualité améliore in fine la prise en charge des patients. Cette étude visait à explorer les perceptions de la collaboration entre les infirmières de bloc opératoire et les chirurgiens, en se concentrant sur le bloc opératoire du service de neurochirurgie du CHU de Brest. La recherche cherchait à comprendre comment cette collaboration est vécue et perçue par les deux parties dans un contexte chirurgical spécialisé. Méthodes : Une méthodologie de recherche qualitative a été employée, utilisant des entretiens semi-structurés avec un échantillon de 10 professionnels de santé : 5 infirmières de bloc opératoire et 5 neurochirurgiens. Le guide d'entretien a été conçu sur la base d'une revue de littérature exhaustive, abordant des concepts clés tels que le travail d'équipe, la communication et la culture professionnelle. Les participants ont été recrutés selon des critères d'inclusion spécifiques, notamment leur spécialisation en neurochirurgie et leur expérience au sein du service. Une analyse thématique des données a ensuite été conduite. Résultats : Les infirmières de bloc opératoire et les chirurgiens qui travaillent régulièrement ensemble développent une compréhension implicite qui facilite une collaboration efficace. Cette compréhension tacite est basée sur le respect mutuel, la confiance et la reconnaissance de l'expertise de chacun. Des facteurs tels qu'une communication claire, une conscience situationnelle partagée et une clarté des rôles contribuent à une perception positive de la collaboration. Conclusion : Les résultats soulignent l'importance de favoriser une culture collaborative au sein du bloc opératoire, où les infirmières de bloc opératoire et les chirurgiens sont reconnus comme des partenaires égaux dans les soins aux patients. Cette étude contribue à la compréhension de la collaboration interprofessionnelle dans les milieux chirurgicaux spécialisés et offre des pistes pour améliorer le travail d'équipe et la communication au sein du bloc opératoire.
Elsa MAGRO, Wendy KATABI (BREST)
11:55 - 12:03 #44739 - S06 La communication interne : un équilibre à retrouver en neurochirurgie.
S06 La communication interne : un équilibre à retrouver en neurochirurgie.

La neurochirurgie est une médecine de précision, elle prend soin de la structure la plus délicate et vitale ; le système nerveux. Chaque étape du parcours patient est au coeur de chaque discipline dans le cadre de nos missions de service public. Le choix du thème se porte sur l’intérêt d’améliorer la relation de travail entre les différents acteurs du soin. L’analyse des réponses issues du questionnaire met en avant un manque de connaissances, d’informations et de reconnaissance impliquant un positionnement parfois difficile de part et d’autre face à la personne soignée. Le parcours patient se décline grâce au travail de coordination mené en premier lieu par le neurochirurgien, tel un chef d’orchestre qui donne la partition. Bien souvent, les soignants sont confrontés à des dilemmes, partagés entre leurs valeurs professionnelles et à l’intensification de la charge de travail à assumer. Ce qui explique qu’une part non négligeable des budgets hospitaliers de la formation continue soit attribuée non pas à des formations techniques du soin mais plutôt à des formations sur les approches relationnelles et sur l’analyse des pratiques professionnelles. Chaque patient et chaque situation est singulière. La transmission des attitudes relationnelles est complexe car cette acquisition se construit par l’expérience, la confrontation personnelle à une situation donnée. Et si nous décidions de saisir l’opportunité de ce travail pour coopérer ? Comment relier connaissances et compétences interdisciplinaires ? Comment envisager un positionnement au sein d’une intégration horizontale ? Aujourd’hui, le déploiement des solutions numériques a fortement modernisé nos pratiques professionnelles grâce au DPI. Pour autant, les différents membres d’une équipe ne se coordonnent pas toujours en temps voulu ? Quel équilibre entre vérité, réel et savoir ? Nous disposons de 65 lits d’hospitalisations en neurochirurgie répartis au sein de 3 unités de soins. La visite des patients par l’équipe médicale et paramédicale est quotidienne, néanmoins comme le souligne l’enquête certains sujets ou questions ne peuvent être abordés au lit du malade. Nous avons tendance à sous-estimer la valeur ajoutée des interactions interdisciplinaires, pourtant indispensables à la définition d’objectifs de soin communs et à la participation active du patient. En conclusion, Il semblerait que la création d’un espace de parole intégrant un cadre participatif permettrait aux uns et aux autres de se rencontrer autour d’une communication organisée. La prise en soin des patients ne justifie-t-elle pas un lieu pour réfléchir collectivement et s'exprimer par le travail ?
Lacour GREGORY (Marseille), Fathia FERKOUS, Cindy BOULARD, Anouk MORTIER, Stephane FUENTES
12:03 - 12:11 #44740 - S07 La simulation : outil andragogique pour la communication au bloc opératoire.
S07 La simulation : outil andragogique pour la communication au bloc opératoire.

Ce travail de recherche, réalisé dans le cadre de ma formation IBODE, visait à explorer les répercussions de la simulation sur la communication interprofessionnelle au sein des équipes IBODE. Notre objectif était de faire un état des lieux, post simulation, pour connaître l’impact que la simulation a pu avoir dans le travail quotidien des IBODE, en termes de communication, au bloc opératoire du CHU de Brest. A partir d’une revue de la littérature sur la simulation, le bloc opératoire, les compétences IBODE mais aussi sur la communication et les relations interprofessionnelles nous avons formulé trois hypothèses : - La formation par le biais de la simulation améliore la communication interprofessionnelle au sein d’une équipe. - La simulation permet une communication efficiente lors de situation réelle préalablement vécue lors d’une séance de simulation. - La simulation favorise la qualité des soins. Pour répondre à notre question de recherche, nous avons mené une étude qualitative en réalisant des entretiens semi-directifs auprès de 10 IBODE ayant participé aux séances de simulation organisées par les neurochirurgiens du CHU de Brest depuis 2019 jusqu’en 2023. L’analyse des entretiens a fait ressortir différents résultats. Tout d’abord, leur définition de la simulation apporte bien la notion importante du débriefing, ils ont aussi apprécié les échanges interprofessionnels et notifié la règle de non jugement lors des séances. A cela s’ajoute la prise de recul grâce aux situations de simulation. Ensuite, les IBODE ont exposés plusieurs impacts suite aux séances, comme l’amélioration de la prise en charge des patients et de la qualité des soins ainsi qu’un impact sur leur communication. Ils nous ont aussi confié que la simulation les avait aidés dans une situation réelle vécue par la suite. Les IBODE nous ont également dis que la simulation leur avait permis d’avoir une meilleure compréhension des différents professionnels du bloc opératoire, mais aussi que la simulation leur permettait d’améliorer leurs pratiques professionnelles. Enfin, les IBODE nous ont évoqué leurs ressentis sur les freins lié à la simulation, tel que le manque de simulation organisée pour les IBODE, leur souhait que d’autres spécialités en organise, mais aussi parfois leurs craintes d’être jugé lors de leur participation aux scénarii. Pour la suite de notre recherche, nous avons confronté ces résultats à la littérature existante, qui nous a confortées dans nos hypothèses de recherche.
Nelly GEORGE (BREST), Elsa MAGRO
12:11 - 12:19 #44751 - S08 L’infirmier(e) d’accompagnement en neurochirurgie : un dispositif spécifique.
S08 L’infirmier(e) d’accompagnement en neurochirurgie : un dispositif spécifique.

La découverte d’une lésion cérébrale est brutale et inattendue pour le patient. Les symptômes amenant la personne à consulter varient fortement : que ce soit des maux de tête inhabituels, la survenue d’un déficit moteur ou sensitif, une confusion, ou bien encore une crise d’épilepsie inaugurale, le patient passe d’un état de santé relative à celle de malade chronique, en quelques jours. Il se voit contraint de passer une série d’examens d’imagerie, une hospitalisation et généralement une chirurgie. En plus de la symptomatologie parfois invalidante, son quotidien est aussi bouleversé par la suspicion de cancer. Tout cela l’amène, lui et son entourage, dans l’incertitude. L’équipe médicale et paramédicale présente lors de l’hospitalisation en neurochirurgie joue alors un rôle majeur dans le vécu de l’entrée dans la maladie. Des entretiens réguliers avec le patient et sa famille sont nécessaires pour qu’ils puissent cheminer à leur rythme. Les plans cancers successifs ont alors permis la mise en place d’un temps infirmier d’accompagnement, dont bénéficie le service de neurochirurgie du CHU de Brest depuis plus de quinze ans. Ces temps d’échange demandent des compétences spécifiques : une connaissance de la pathologie, une disponibilité et des aptitudes en communication thérapeutique. Nous nous proposons de rapporter les quinze années d’expérience et d’évolution de l’accompagnement paramédicale des patients en neurochirurgie au CHU de Brest. Le temps d’accompagnement infirmier est utile à plusieurs niveaux. D’une part, il permet à l’équipe d’appréhender le niveau d’information et de compréhension du soigné et ses proches. Il reformule au besoin les informations médicales. L’infirmier(e) informe le patient sur les examens, les traitements et leurs intérêts, explique les symptômes et leurs liens avec la lésion cérébrale. D’autre part, le patient dispose là d’un espace pour déposer ses préoccupations, et peut bénéficier d’un accompagnement psychologique, que nous lui proposons. Par ailleurs, l’infirmier(e) d’accompagnement évalue les besoins en soins de support. Il anticipe la sortie du patient, sollicite l’assistant(e) sociale et est amené à coordonner les différents acteurs du parcours de soin. Enfin, l’infirmier d’accompagnement est présent lors de l’annonce du diagnostic anatomo-pathologique par le chirurgien. Il propose un temps à l’issu de l’entretien médical, laissant place, au besoin, à des réajustements sur les informations reçues, et autorisant la personne et son accompagnant à déposer leurs émotions directement après l’annonce. En conclusion, le rôle de l’infirmier(e) d’accompagnement en neurochirurgie est d’apporter un soutien, une écoute au patient et ses proches lors de sa découverte de tumeur cérébrale, de les guider étape par étape jusqu’à l’annonce du diagnostic, en ajustant les informations selon leurs interrogations, en coordonnant les différents acteurs de santé, favorisant le parcours et donc la qualité des soins.
Laura CARADEC, Nathalie PRETET (Brest), Anne-Sophie BILCOT, Valérie QUEMENEUR, Florence LE MEUR, Romuald SEIZEUR, Elsa MAGRO, Julie BERGOT
12:19 - 12:27 #44612 - S09 Intérêt des évaluations motrices par le kinésithérapeute dans le bilan de l’hydrocéphalie à pression normale pour la décision opératoire.
S09 Intérêt des évaluations motrices par le kinésithérapeute dans le bilan de l’hydrocéphalie à pression normale pour la décision opératoire.

Contexte et objectif L’hydrocéphalie à pression normale (HPN) est un trouble neurologique chronique potentiellement réversible, affectant plus de 6 % des personnes de plus de 80 ans. Bien que constituant un enjeu de santé publique, l'HPN reste souvent sous-diagnostiquée, en raison d’une triade de symptômes caractéristiques mais non pathognomoniques et d’un manque de sensibilisation au diagnostic. Les troubles de la marche, présents chez 95 % des patients, sont inauguraux et prédominants dans la majorité des cas. Il nous a semblé nécessaire de développer un protocole d’évaluation motrice standardisé et reproductible en kinésithérapie qui oriente la décision chirurgicale d’implanter une dérivation du LCS. Matériel et méthodes Un protocole d’évaluation comprenant trois phases de mesures a été mis en place pendant une hospitalisation de 24 heures : avant la ponction lombaire (PL) puis 2h et 24h après. À chaque phase, trois séries de 3 tests de motricité ont été réalisés : le 10 Meter Walk Test (10MWT), le Timed Up and Go (TUG) et le 30 second Chair to Stand Test (30sCST). La moyenne des séries a été consignée. Les résultats obtenus ont été analysés par un seul chirurgien responsable de la décision chirurgicale. Les évolutions aux différents tests sont exprimées en relatif (% d’évolution) par rapport aux valeurs pré-PL. Les analyses ont été faites à l’aide à de tests non paramétriques de Wilcoxon avec le logiciel R version 4.1.1. Résultats Notre cohorte incluait 94 patients. L’âge médian est de 77 ans et le sex ratio F/H est 0,62. Une amélioration des trois indicateurs principaux (10MWT, TUG et 30sCTS) à J1 a été objectivée chez 40 patients (42%). Parmi ces patients, 38 (95%) ont bénéficié d’une dérivation. En détail, au 10MWT, 58 patients (61,70%) se sont améliorés sur le temps de marche dont 53 (91%) ont été opérés. Au TUG, 60 (63.8%) se sont améliorés, dont 50 (96%) ont bénéficié d’une chirurgie. Au 30sCST 59 patients (62.7%) se sont améliorés, dont 53 (89.8%) ont été éligibles à la chirurgie. Discussion Les améliorations des performances de la marche observées chez les patients ayant une suspicion d’HPN seraient fortement corrélées à la décision chirurgicale. Nos résultats corroborent les données de la littérature concernant les 3 tests. Une évaluation post-opératoire précoce et tardive permettra d’affiner la fiabilité des tests moteurs prédictifs. Cependant, le caractère monocentrique de la cohorte étudiée et la subjectivité de la décision chirurgicale liée au ressenti du patient et du chirurgien sont des points faibles de notre travail. De plus, pour pallier aux limitations méthodologiques, il serait nécessaire d’élaborer un protocole pour l’évaluation des patients non marchant et ceux avec une atteinte motrice légère. Conclusion A 24h post-PL, une amélioration de tous les tests était significativement associée à la décision chirurgicale. L’évolution du 10MWT et du TUG semblent être les tests qui orientent le mieux l’indication opératoire.
Camilla ARCIDIACONO (Paris), Laurianne BROUSSE, Abderazak DJEDDI, Chloé LE COSSEC, Samiya ABI JAOUDE
Salle 3/4
12:30

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SYMPO_03
12:30 - 14:30

ATELIER DÉJEUNER - Servier
Prise en charge des gliomes diffus IDH mutés

Modérateur : Johan PALLUD (PU-PH) (PARIS)
12:30 - 14:30 Introduction: Le gliome de bas grade en France. Johan PALLUD (PU-PH) (Orateur, PARIS)
12:30 - 14:30 Le point de vue du Neurochirurgien dans la prise en charge des gliomes diffus IDH mutés. Ilyess ZEMMOURA (PUPH) (Orateur, TOURS)
12:30 - 14:30 Le point de vue du Neuro-Oncologue dans la prise en charge des gliomes diffus IDH mutés. Elodie VAULEON (neuro oncologue) (Orateur, Rennes)
12:30 - 14:30 Conclusion. Johan PALLUD (PU-PH) (Orateur, PARIS)
Salle Méridienne

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SYMPO_04
12:30 - 14:30

ATELIER DÉJEUNER - Medtronic
Enjeux et opportunités en Neuromodulation

Modérateurs : Anne BALOSSIER (Dr) (Marseille), Stephane DERREY (Chef de service PUPH) (Rouen)
12:30 - 14:30 Quelles recommandations et accès aux techniques interventionnelles pour les patients souffrant de douleurs cancéreuses ? Denis DUPOIRON (Head of Department) (Orateur, Angers)
12:30 - 14:30 Quelles avancées pour optimiser la chirurgie DBS ? Stéphan CHABARDES (head of the department) (Orateur, GRENOBLE)
12:30 - 14:30 Innovation en stimulation médullaire : Transformer l’expérience du patient douloureux chronique par la boucle fermée. Yann-Suhan SENOVA (Neurosurgeon) (Orateur, Créteil)
Salle 2
ATELIERS DEJEUNERS DE L'INDUSTRIE & PAUSE CAFE DANS L'EXPO

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SYMPO_05
12:30 - 14:30

ATELIER DÉJEUNER - Boston & Brainlab
Impact de l'imagerie sur la prise en charge patient

Modératrice : Carine KARACHI (MEDECIN) (Modératrice, PARIS)
12:30 - 14:30 Imagerie, point de départ de la chirurgie. Nadya PYATIGORSKAYA
12:30 - 14:30 Tractographie pour un meilleur ciblage en SCP*. Michel LEFRANC (MEDECIN) (Orateur, AMIENS)
12:30 - 14:30 Retour d’expérience sur l’utilisation du robot d’imagerie Loop-X en SCP*. Marie Des Neiges SANTIN (Praticien Hospitalier) (Orateur, STRASBOURG)
12:30 - 14:30 Retour d’expérience ; navigation du rachis : la navigation hybride.
Salle 3/4
14:30

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A26
14:30 - 16:00

SESSION INTERNATIONALE FONCTIONNEL
New technologies and perspectives in functional neurosurgery

Modérateurs : Stéphan CHABARDES (head of the department) (GRENOBLE), Sophie COLNAT-COULBOIS (PU-PH) (Nancy)
14:30 - 16:00 Recent developments in artificial intelligence for implanted spinal cord stimulation. Philippe RIGOARD (Head of Departement Spine-Neurostimulation) (Conférencier, Poitiers)
14:30 - 16:00 Biotherapies, cell therapies using IPS stem cells and/or advances in gene therapy for functional brain diseases. Stéphane PALFI (HEAD) (Conférencier, PARIS)
14:30 - 16:00 Infrared stimulation: preclinical and clinical experience. Stéphan CHABARDES (head of the department) (Conférencier, GRENOBLE)
14:30 - 16:00 Decoding meaning from human brain activity: the next challenge for the Brain Computer interface. Pierre BOURDILLON (Neurochirurgien) (Conférencier, Paris)
14:30 - 16:00 Development of High Intensity Focused Ultrasound (HIFU) in epilepsy surgery. Bertrand MATHON (Neurochirurgien - MCU-PH) (Conférencier, Paris)
14:30 - 16:00 Exploring brain connectivity during asleep surgery for brain gliomas. Francesco SALA (Conférencier, Verona, Italie)
Grand Théâtre

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B26
14:30 - 16:00

COMMUNICATIONS LIBRES - BASE DU CRANE

Modérateurs : Rabih ABOUKAIS (Professeur Universitaire - Praticien Hospitalier) (Lille), Pierre-Hugues ROCHE (PUPH) (Marseille)
14:30 - 14:38 #43882 - CB01 Réponse prolongée et inédite au Brigatinib dans un cas de pituicytome agressif et atypique.
CB01 Réponse prolongée et inédite au Brigatinib dans un cas de pituicytome agressif et atypique.

Introduction : Les pituicytomes sont des tumeurs d'histologie bénigne rares dérivées des pituicytes de la neurohypophyse, selon la classification de l'OMS 2021. Bien que leur traitement repose généralement sur la résection chirurgicale, les récidives sont inhabituelles et traitées par radiothérapie ou chirurgie supplémentaire. Aucune fusion oncogénique n'avait été décrite dans ces tumeurs jusqu'à présent. Le Brigatinib, un inhibiteur moléculaire d'ALK, est couramment utilisé dans le cancer du poumon non à petites cellules (NSCLC) avec métastases cérébrales, mais son utilisation dans les tumeurs primaires du SNC reste inédite. Ce cas rapporte pour la première fois une réponse prolongée à Brigatinib dans un pituicytome récidivant et agressif avec une fusion ELM4-ALK. Case-Report : Nous rapportons le cas d'un patient de 50 ans diagnostiqué en 2015 avec un pituicytome sellaire, initialement pris pour un adénome hypophysaire. Malgré plusieurs chirurgies (trans-sphénoïdales puis trans-crânienne), radiothérapie (50 Gy) et chimiothérapie (Temozolomide), la tumeur a progressé rapidement, entraînant des troubles visuels, cognitifs et neurologiques sévères. Des analyses moléculaires ont révélé une fusion ELM4-ALK (VAF de 91,5 %), une altération génétique rare dans les tumeurs cérébrales. En 2022, face à l'aggravation de l'état du patient et l'échec des traitements standards, le Brigatinib a été administré en traitement compassionnel. Une amélioration clinique significative a été observée en une semaine, accompagnée d'une réduction tumorale marquée à l'IRM. Après 27 mois de traitement, le patient maintient un état stable avec une tolérance excellente et un contrôle tumoral durable. Discussion : Ce cas illustre une première association entre pituicytome et fusion ELM4-ALK, suggérant que cette altération est un événement génétique initiateur. L'agressivité inhabituelle de la tumeur, avec un index Ki67 élevé (15-20 %) et une prolifération clonale accrue, contraste avec le comportement habituellement indolent des pituicytomes. Le Brigatinib, avec une pénétration cérébrale supérieure en comparaison avec les autres inhibiteurs d'ALK, a permis une réponse spectaculaire. Ce résultat met en lumière l'importance des profils moléculaires dans les tumeurs rares, pour permettre un accès personnalisé aux thérapies ciblées. Conclusion : Cette observation unique montre les avantages des approches moléculaires pour traiter des tumeurs rares comme les pituicytomes agressifs. Elle ouvre la voie à des recherches futures sur les altérations génétiques des pituicytomes et à l'évaluation des thérapies ciblant ALK dans ce contexte.
Pierre-Olivier MOSER (Montpellier), Julien BOETTO
14:38 - 14:46 #44303 - CB02 Hypertension intracrânienne et schwannomatose liée au gène NF2 : causes, prise en charge et rôle pronostique.
CB02 Hypertension intracrânienne et schwannomatose liée au gène NF2 : causes, prise en charge et rôle pronostique.

La charge lésionnelle et le profil évolutif parfois saltatoire et explosif de certaines tumeurs rendent la population atteinte de schwannomatose liée au gène NF2 (NF2) sujette à l’hypertension intracrânienne (HTIC). Peu d’études se sont intéressées à ce sujet, pourtant l’impact sur le plan ophtalmologique, neurocognitif voire vital parait significatif chez des patients dont le pronostic neurosensoriel est souvent déjà compromis. Cette étude a pour but d’analyser rétrospectivement les données des 141 patients pris en charge dans le cadre d’une NF2 au CHU de Lille entre 1998 et 2024. L’HTIC a été définie par un faisceau d’arguments cliniques, radiologiques et ophtalmologiques. La présence, le mode de survenue et la cause de l’HTIC ont été recueillis, ainsi que le mode de prise en charge et les résultats des bilans neuro-ophtalmologiques. Le devenir des patients a été évalué sur le plan global (MRS, décès) et sur le plan neuro-ophtalmologique. Sur les 141 patients suivis pour une NF2, 16 patients (11,3%) ont présenté un tableau clinique et/ou radiologique d’HTIC. L’HTIC a révélé la maladie chez 7 patients (HTIC aigue dans 1 cas et chronique dans 6 cas) dont 3 avec discordance radio-clinique (critères radiologiques sans signe clinique associé). Une patiente ne présentait que des cervicalgies alors que l’on constatait un œdème papillaire au fond d’œil motivant une chirurgie de dérivation du LCS en urgence. Dix patients présentaient une problématique d’HTIC au cours de leur suivi (entre 2 et 23 ans après le diagnostic). L’HTIC était en lien avec une hydrocéphalie obstructive chez 10 patients, communicante chez 3 patients, liée au volume tumoral chez 2 patients et liée à une gêne au retour veineux par envahissement tumoral du sinus longitudinal supérieur dans 1 cas. La prise en charge a compris l’exérèse de la lésion chez 8 patients et la pose d’une DVP chez 11 patients. Un traitement par Diamox a été tenté dans le cas de gêne au retour veineux, suivi d’une pose de DVP devant un échec thérapeutique. Sur le plan pronostique, 3 patients sont décédés des conséquences directes de l’HTIC et 4 patients (25%) ont présenté une atrophie optique séquellaire dont 2 avec baisse d’acuité visuelle sévère définitive. L’hypertension intracrânienne prend de multiples formes chez les patients ayant la NF2 et constitue un facteur pronostique important dans leur devenir fonctionnel. Parfois paucisymptomatique, elle justifie un diagnostic et une prise en charge précoces. Le retentissement ophtalmologique doit être systématiquement recherché et justifie d’une prise en charge urgente pour ne pas aggraver le pronostic fonctionnel. Il est primordial que ces patients puissent bénéficier d’un suivi multidisciplinaire organisé en collaboration entre neurochirurgiens, ORL et neuro-ophtalmologues.
Antoine KERAUDY (Lille), Michael RISOUD, Frédérique DUBRULLE, Jean-Paul LEJEUNE, Rabih ABOUKAIS
14:46 - 14:54 #44543 - CB03 LES ADÉNOMES HYPOPHYSAIRES : EVOLUTION À LONG TERME : COMLPICATIONS ET EVALUATION VISUELLE,LE DEGRES DE RESECTION (A PROPOS DE 400 CAS).
CB03 LES ADÉNOMES HYPOPHYSAIRES : EVOLUTION À LONG TERME : COMLPICATIONS ET EVALUATION VISUELLE,LE DEGRES DE RESECTION (A PROPOS DE 400 CAS).

Introduction Ce travail représente l’étude rétrospective de 400 cas d’adénomes hypophysaires entre 2004 et 2020. Notre étude montre un retard de diagnostic avec un délai de 24 mois en moyen, d’où une fréquence relativement élevée d’une acuité visuelle altérée. Resultats Les résultats radiologiques trouvent : microadénomes (10.6%), adénomes intrasellaires (12.6%), macroadénomes invasifs. La répartition selon le type de sécrétion trouve 31%: des prolactinomes, 30.5% des adénomes non fonctionnels, 16% des adénomes corticotropes, 14.6% des adénomes somatotropes, 6.6% des adénomes à sécrétion plurihormonale, et moins de 1% des adénomes thyréotropes et gonadotropes. Tous nos patients étaient traités chirurgicalement. Par voie transsphénoidale dans 83.3% des cas, par voie endocranienne dans 11.5% des cas. L’éxérése chirurgicale a été compléte dans 61% des cas, subtotale dans 26% des cas, et partielle dans 10% des cas. Les complications post opératoire immédiate ont été observées dans 32.7% des cas avec : 10.8% de rhinorrhée, , 8% de méningite, avec une mortalité post opératoire globale de 1.8% . Le recul varie de 6 mois à 14 ans, et montre une amélioration ophtalmologique dans 61% des cas, (33.5% en cas d’acuité visuelle très altérée). Par ailleurs, une amélioration de la fonction endocrine a été notée dans environ 60% des cas d’hypersécrétion hormonale. Discussion Les résultats postopératoires sont souvent bons. Dans notre série, nous rapportons : 147 cas d’amélioration de l’acuité visuelle,soit 61.5% dont 97 patients (40.6%) avec un recul supérieur à 5ans. 76 cas ont resté inchangés sur le plan visuelsoit 31.8% dont 55 (23%) sont revus après 5 ans de recul. 16 cas d’aggravation de l’acuité visuelle soit 6.7% dont 13 (5.4%) sont revus après 5 ans de recul Conclusion L’un des avantages majeurs de la chirurgie est d’apporter une décompression rapide des voies visuelles, éventualité fréquente dans les adénomes non fonctionnels
Ibrahim BELGACEM (Tizi ouzou, Algérie), Yasmine DJOUADI, Mohamed ABOUDJABEL, Tarik KHABIL, Mbarek CHAHAD, Mustapha AIT BACHIR
14:54 - 15:02 #44615 - CB04 Changement de paradigme dans la chirurgie des schwannomes vestibulaires : enseignements tirés de nos 100 derniers cas.
CB04 Changement de paradigme dans la chirurgie des schwannomes vestibulaires : enseignements tirés de nos 100 derniers cas.

Contexte et objectifs : Le schwannome vestibulaire (SV) est une tumeur bénigne dont la taille et la présentation varient. La chirurgie est le traitement privilégié pour les SV volumineux ou symptomatiques. La préservation du nerf facial (NF) est une priorité en raison de son impact sur la qualité de vie. Malgré les progrès des techniques chirurgicales et de l'expérience, 6 % à 20 % des patients présentent encore une mauvaise fonction faciale après l'intervention. Trouver un équilibre entre la préservation du NF et la résection tumorale est difficile, car les tumeurs résiduelles > 0,6 cm³ peuvent continuer à croître. Notre centre a affiné son approche pour prioriser la fonction du NF. Cette étude rétrospective évalue les résultats de nos 100 derniers cas consécutifs de résection de SV et présente nos indications thérapeutiques actuelles. Méthodes : Nous avons inclus les 100 derniers cas consécutifs de SV opérés entre janvier 2022 et décembre 2023. Les critères d'exclusion comprenaient les schwannomes liés à la neurofibromatose de type 2, les chirurgies de SV récidivants, les interventions par radiochirurgie, ou une paralysie préopératoire du NF. Résultats : Le volume tumoral moyen était de 8,8 ± 0,6 cm³, comprenant 1 cas de grade KOOS 2, 19 cas de grade KOOS 3, et 80 cas de grade KOOS 4. Au total, 85 patients ont été opérés par une approche retrosigmoïde ; 33 cas présentaient un trajet complexe du NF, rendant son ablation totale difficile. La qualité de la résection a été évaluée comme une résection totale dans 17 cas (pas de tumeur visible à l’IRM), quasi-totale dans 22 cas (résidu tumoral non visible à l’IRM), subtotale dans 52 cas (résidu tumoral ≤ 0,5 cm³ à l’IRM), et partielle dans 9 cas (résidu tumoral ≥ 0,6 cm³ à l’IRM). Au total, 94 patients avaient une bonne fonction du NF (grade I ou II) immédiatement après la chirurgie, et 98 patients lors du dernier suivi. Conclusions : Notre expérience des 100 dernières chirurgies consécutives de SV met en évidence notre nouvelle politique visant à prioriser la fonction du NF, au prix de résidus tumoraux qui nécessitent une surveillance prolongée et un traitement par radiochirurgie Gamma-knife si croissance.
Benoit HUDELIST (Paris), Daniele BERNARDESCHI, Michel KALAMARIDES, Lauranne ALCIATO
15:02 - 15:10 #44624 - CB05 Reconstruction du diaphragme sellaire à l'aide d'un patch de TachoSil comme alternative au comblement intrasellaire pour les petits défects focaux diaphragmatique en chirurgie hypophysaire : une étude de cohorte.
CB05 Reconstruction du diaphragme sellaire à l'aide d'un patch de TachoSil comme alternative au comblement intrasellaire pour les petits défects focaux diaphragmatique en chirurgie hypophysaire : une étude de cohorte.

Background : En chirurgie hypophysaire, les fuites de liquide céphalorachidien (LCR) sont souvent traitées par comblement intrasellaire, en utilisant des greffes de muscle ou de graisse. Cependant, cette stratégie peut compliquer l'interprétation de l'IRM postopératoire et affecter la qualité de la résection en cas de deuxième intervention, en raison de la formation de tissu fibreux supplémentaire. Nous présentons une technique alternative, consistant en une reconstruction du diaphragme avec une éponge hétérologue combinant du fibrinogène et de la thrombine (TachoSil), appliquée chez des patients sélectionnés présentant des fuites de LCR à faible débit. Cette étude analyse les résultats chirurgicaux des patients traités par cette stratégie. Methods : Sur une cohorte de 2231 patients traités entre juin 2011 et juin 2023 par voie endoscopique endonasale pour une chirurgie hypophysaire, la technique chirurgicale de réparation du diaphragme avec un patch TachoSil a été utilisée chez 55 patients (2,6 %), et le taux d'échec de la fermeture a été analysé 6 mois après l'intervention. Aucun comblement intrasellaire n’a été utilisé, et la reconstruction du plancher sellaire a été effectuée lorsque cela était possible. Le taux de fuite de LCR postopératoire a été comparé à celui rapporté dans trois publications antérieures ayant également utilisé la technique du patch TachoSil. Results : Les patients étaient majoritairement des femmes (ratio F/H : 1,2) avec un âge médian de 53,6 ans. L’indication chirurgicale concernait les adénomes non fonctionnels, la maladie de Cushing, l’acromégalie et les kystes de la poche de Rathke, respectivement chez 38/55 (69,1 %), 6/55 (10,9 %), 5/55 (9,1 %) et 6/55 (10,9 %) des patients. Le taux de fuite de LCR postopératoire était de 1,8 % (n = 1/55), ce qui n’était pas significativement différent de celui rapporté dans les trois cohortes de la littérature (2,8 %, p > 0,05). Aucun cas de méningite postopératoire n’a été enregistré. Conclusions : Chez des patients hautement sélectionnés présentant une fuite de LCR à faible débit en lien avec un défect diaphragmatique focal de petite taille, la reconstruction du diaphragme à l’aide d’un patch TachoSil peut constituer une alternative sûre et efficace au comblement intrasellaire. Ce travail a fait l’objet d’une publication récente (Baussart B, Hudelist B, Reina V, Villa C, Bertherat J, Assié G, Gaillard S. Diaphragm reconstruction using a TachoSil patch as alternative to intrasellar packing for small focal diaphragm defects in pituitary surgery: a cohort study. Acta Neurochir (Wien). 2024 Jun 10;166(1):258. doi: 10.1007/s00701-024-06152-5. PMID: 38853198)
Benoit HUDELIST (Paris), Stephan GAILLARD, Vincent REINA, Chiara VILLA, Jérôme BERTHERAT, Sébastien FROELICH, Guillaume ASSIÉ, Bertrand BAUSSART
15:10 - 15:18 #44665 - CB06 Facteurs de risque, histoire naturelle et complications des thromboses veineuses cérébrales après résection d’une tumeur de l’angle ponto-cerebelleux.
CB06 Facteurs de risque, histoire naturelle et complications des thromboses veineuses cérébrales après résection d’une tumeur de l’angle ponto-cerebelleux.

Introduction : L’incidence, les facteurs de risques ainsi que l’évolution des thromboses veineuses après résection de tumeurs de l’angle ponto-cerebelleux demeurent des sujets débattus dans la littérature. En particulier, la survenue de complications liées à ces thromboses et la discussion de l’anticoagulation. L'objectif de cette étude est de déterminer les facteurs de risques de thrombose et de rechercher si leur survenue est associée à des complications postopératoires. Méthodes : Nous avons recueillis tous les patients âgés de plus de 18 ans opérés au CHU de Rouen d'une tumeur de l'angle ponto-cérébelleux entre 2010 et 2023, par voie rétrosigmoïde ou translabyrinthique. Les critères d'inclusion nécessitaient une imagerie injectée postopératoire permettant de diagnostiquer des thromboses veineuses et/ou une sténose sévère du sinus, ainsi qu'un suivi postopératoire d'une durée minimale d'un an. Le critère de jugement principal était la survenue d'une complication pouvant être attribuable à une thrombose, incluant le décès en lien avec la chirurgie ou ses complications, une fuite de LCR ou encore une hémorragie intracrânienne. Résultats : L'étude a inclus 159 patients après l'exclusion de 122 patients. Parmi eux, 45,9 % présentaient une thrombose (40 patients) et/ou une sténose sévère (33/159) d’un sinus veineux, toutes localisées du côté homolatéral à la chirurgie. Les thromboses concernaient principalement le sinus sigmoïde (p < 0,0001). Aucun traitement anticoagulant curatif n’a été instauré dans cette étude. La voie translabyrinthique (p=0,0006), une chirurgie homolatérale au sinus dominant (p=0,028), un temps opératoire long (p=0,0007), une plaie de sinus peropératoire (p<0,0001), étaient significativement associés à la survenue postopératoire d’une thrombose et/ou sténose sévère. En cas de thrombose, aucun changement de taille des sinus controlatéraux, sains, n’a été observé au cours du suivi. Après un suivi moyen de 44 mois, aucune des sténoses sévères ne s’est améliorée et seulement 15,6% des thromboses s’étaient résolues de façon spontanée après un délai moyen de 33 mois. Sur un suivi moyen de 63 mois, 15 patients (9,4 %) ont développé des complications, parmi lesquels 11 appartenaient au groupe thrombose et 4 au groupe contrôle. La présence d’une thrombose et/ou d’une sténose sévère était significativement associée à la survenue de complications en analyse univariée (p = 0,025). Ce résultat était également retrouvé dans le cadre des thromboses seules après exclusion des sténoses sévères (p=0,036). Conclusion En absence de traitement anticoagulant curatif, la reperméabilisation spontanée des sinus thrombosés après chirurgie de l'angle ponto-cerebelleux reste limitée. La voie translabyrinthique favorise la survenue de ces thromboses comparativement à la voie retrosigmoide. La présence d’une thrombose ou d’une sténose sévère pourrait favoriser la survenue de complications même si ces résultats nécessitent des explorations complémentaires.
Mathieu LOZOUET (Rouen), Charles MAQUET, Julien HORION, Jean-Paul MARIE, Stephane DERREY
15:18 - 15:26 #44670 - CB07 Prévalence et caractéristiques des méningiomes spinaux dans la Schwannomatose NF2.
CB07 Prévalence et caractéristiques des méningiomes spinaux dans la Schwannomatose NF2.

Introduction Les méningiomes sont le second type de tumeur le plus fréquemment associé à la Schwannomatose NF2 (NF2-SWN). De nombreuses équipes se sont intéressées aux spécificités des méningiomes intra-crâniens dans cette maladie, néanmoins peu ont décrit les caractéristiques épidémiologiques et histologiques des méningiomes spinaux (MS). L’objectif de cette étude est d’évaluer la prévalence des méningiomes spinaux associés à la NF2 SWN et d’étudier leurs caractéristiques en comparaison aux méningiomes spinaux sporadiques. Méthodes Pour cela nous avons mené une étude rétrospective à partir de 3 cohortes de patients. Nous avons interrogé les centres de référence de la NF2-SWN en France (Pitié Salpetrière, Lille, Lyon, Bordeaux, Marseille et Toulouse) pour inclure les patients opérés d’un méningiome de localisation spinale. Nous avons comparé ces résultats à une cohorte de patients opérés à la Pitié Salpêtrière d’un MS sporadique (n=94). Parallèlement, dans le but d’évaluer la prévalence des MS dans la NF2-SWN, nous avons analysé les données de 115 patients NF2-SWN suivis à la Pitié Salpetrière. Résultats Dix-neuf patients atteint de NF2-SWN ayant été opérés de 29 MS entre 1996 et 2024 ont été inclus (âge moyen 32±18 ans, 63% de femmes). La localisation la plus fréquente était thoracique (22 cas, 76%). Dans ce contexte de NF2-SWN les méningiomes étaient asymptomatiques au diagnostic chez 13 patients (68%). Les patients NF2-SWN était significativement plus jeunes que les patients sporadiques (32 vs. 64 ans p< 0.001), le sexe ratio féminin était également moins marqué (2:1 vs 9:1 p=0.01). Les patients opérés de tumeurs sporadiques présentaient des symptômes au diagnostic dans 95% des cas, ce qui explique un délai avant chirurgie significativement plus court (6.3 vs 36,5 mois ; p<0.001). Nous n’avons pas observé de différence concernant la localisation, l’attache durale, le grade ainsi que le sous type histologique, le taux d’exérèse complète (85% vs 89%, p= 0.5), ainsi que le risque de récidive (8% vs 9% moy. 7.5 ans; p=0.99) dans les deux groupes. Par ailleurs, chez les 115 patients NF2-SWN ayant au moins une IRM cérébrale et spinale suivis à la Pitié Salpetrière, 39 (34%) présentaient un MS. Les patients porteurs de MS étaient plus fréquemment porteurs de méningiomes intracrâniens (95%) comparés aux patients NF2-SWN non porteurs de MS (64% de méningiomes intra-crâniens, p<0,001). On observait également plus de méningiomes intra crâniens chez ces patients (6 vs. 3 en moyenne, p <0.01). Le risque de survenue de MS semble aussi lié au type de mutation du gène NF2. Conclusion Les méningiomes spinaux sont fréquemment associés à la NF2-SWN, ils sont corrélés à une atteinte plus sévère de la maladie, avec une charge tumorale plus importante. Toutefois, ces tumeurs évoluent lentement, nécessitent rarement une intervention chirurgicale et ne montrent pas de signes d’agressivité accrus par rapport aux méningiomes spinaux sporadiques.
Louise DEBOEUF (PARIS), Antoine KERAUDY, Thiébaud PICART, Giorgio HADDAD, Imen BERNAOUI, Samiya ABI JAOUDE, François DUCRAY, Timothée JACQUESSON, David MEYRONET, Cédric BARREY, Emmanuel JOUANNEAU, Michel KALAMARIDES, Rabih ABOUKAIS, Matthieu PEYRE
15:26 - 15:34 #44674 - CB08 Abord combiné simultané transcrânien et endoscopique endonasale dans le traitement des lésions envahissant l’étage antérieur de la base du crâne: revue de littérature et série de cas au CHU de Brest..
CB08 Abord combiné simultané transcrânien et endoscopique endonasale dans le traitement des lésions envahissant l’étage antérieur de la base du crâne: revue de littérature et série de cas au CHU de Brest..

INTRODUCTION La prise en charge des lésions envahissant l’étage antérieur de la base du crâne est un challenge chirurgical du fait de leur rareté, de leur hétérogénéité ainsi que de leur proximité anatomique avec des structures vasculo nerveuses critiques. Historiquement, ces lésions étaient abordées par des techniques entachées d’une morbi mortalité non négligeable, telle que la rhinotomie latérale de Moure ou l’incision de Weber Ferguson. L’introduction, en 1954, du concept d’abord combiné craniofacial par Smith, Williams et Klopp a constitué une avancée significative. Par la suite, l’émergence de la chirurgie endoscopique par voie endonasale a marqué une étape majeure dans la prise en charge de ces pathologies complexes. Loin d’opposer les approches transcrânienne et endoscopique endonasale, leur association pour une même lésion offre une solution chirurgicale pertinente dans certains cas bien sélectionnés. Ce concept d’abord combiné a émergé dans les années 2000 et continue de démontrer son intérêt dans le cadre plus global d’une prise en charge multidisciplinaire. MATÉRIEL/MÉTHODE Dans cette étude, nous rapportons une série de 9 cas d’abord combinés (microchirurgical/endoscopique par voie endonasale) suivis et traités au CHU de Brest entre 2013 et 2024 avec un suivi clinique et radiologique complet. En complément, une revue systématique de la littérature a été conduite selon la méthode PRISMA sur PubMed, couvrant la période 1963-2024. RÉSULTATS Au total, 9 patients ont été traités par un abord combiné entre 2013 et 2024 au CHU de Brest. L’âge moyen était de 61,7 ans et le sexe ratio féminin. Les lésions étaient de nature histologique variable : 3 mélanomes ethmoïdaux, 3 méningiomes olfactifs (dont 2 ayant été traités par voie haute en première intention), 1 sarcome d'ewing ethmoïdal, 1 léiomyosarcome et 1 neuroblastome olfactif. Le temps opératoire moyen était de 375 minutes. Une exérèse macroscopiquement complète a été obtenue dans 8 des 9 cas. Les complications post-opératoires les plus fréquentes étaient infectieuses, incluant 3 méningites bactériennes et 1 abcès cérébral bactérien. Un traitement complémentaire a été instauré chez 8 des 9 patients : radiothérapie, protonthérapie ou traitement systémique. Trois récidives tumorales ont été recensées au cours du suivi. CONCLUSION L’abord combiné simultané représente une avancée significative dans la prise en charge des lésions envahissant l’étage antérieur de la base du crâne et infiltrant la cavité nasale. Dans certains cas spécifiques il peut être préféré à un abord haut crânien ou endonasal unique. Au-delà des lésions sino-nasales et des méningiomes olfactifs, cette approche semble également adaptée à d’autres pathologies, telles que les adénomes hypophysaires géants. Par ailleurs, des voies endoscopiques doubles (transnasale et transventriculaire) ont été développées pour le traitement de lésions spécifiques, montrant l’intérêt croissant pour ces techniques innovantes.
Marie DUIGOU (Brest), Emmanuel MORNET, Brieg DISSAUX, Vincent BOURBONNE, Romuald SEIZEUR
15:34 - 15:42 #44681 - CB09 La voie d’abord mini-combinée transpétreuse pour les tumeurs pétroclivales : indications et résultats chirurgicaux.
CB09 La voie d’abord mini-combinée transpétreuse pour les tumeurs pétroclivales : indications et résultats chirurgicaux.

The mini-combined transpetrosal approach (mini-CTPA) is a modification of the standard one developed to reduce soft tissue trauma, cosmetic issues, time-consuming bony work, and neurological risks. Here we reported our experience with the mini-CTPA applied to different skull base tumors. A retrospective study of skull base tumors surgically treated with mini-CTPA from 2020 to 2023 was conducted. Preoperative characteristics, postoperative results, and clinical outcomes were analyzed. The surgical technique was detailed. A total of 32 skull base tumors were treated using the mini-CTPA: 16 (50%) sphenocavernous-petroclival meningiomas, 8 (25%) petroclival meningiomas, 4 (12.5%) epidermoid cysts, 2 (6.3%) chordomas, 1 (3.1%) chondrosarcoma, and 1 trochlear nerve schwannoma. The mean age at surgery was 50 years (range 23–69), and the mean preoperative tumor volume was 29.5 cm³ (10.5–60.4 cm³). The mean extent of resection was 91% (45–100%). Gross total (GTR), near-total (NTR), and subtotal resection (STR) rates were as follow: for sphenocavernous-petroclival meningiomas, 13% GTR, 31% NTR, and 56% STR; petroclival meningiomas, 25% GTR, 63% NTR, and 13% STR; epidermoid cysts, 100% GTR; chordomas, 50% GTR and 50% STR; chondrosarcoma, NTR (1 case); trochlear nerve schwannoma, GTR (1). Postoperative complications included pseudomeningocele in 3 patients (9%). New permanent deficits were observed in some cases, including trochlear nerve palsy in 3 patients, facial hypoesthesia in 3, abducens nerve palsy in 3, and hypoacusia in 2 patients. The Mini-CTPA offers adequate exposure for a variety of skull base lesions centered in the petroclival region. This approach is designed to reduce invasiveness, shorten surgical time, and minimize approach-related morbidities, making it a more accessible and practical technique for skull base surgeons.
Arianna FAVA (Paris), Tingting JIANG, Jerold JUSTO, Jonathan CHAINEY, Nobuyuki WATANABE, Thibault PASSERI, Bertrand BAUSSART, Emmanuel MANDONNET, Sébastien FROELICH
15:42 - 15:50 #44768 - CB10 Radiothérapie vectorisée par Luthatera® dans les méningiomes, Etat des lieux en 2025 : Quelles indications ? Quelles limites ?
CB10 Radiothérapie vectorisée par Luthatera® dans les méningiomes, Etat des lieux en 2025 : Quelles indications ? Quelles limites ?

Introduction Le traitement par Luthatera®, Novartis, est aujourd’hui couramment utilisé en France dans les méningiomes agressifs. La prise en charge par la sécurité sociale a été obtenue pour les méningiomes de grade 1 et 2 en cas d’échec thérapeutique. Les auteurs proposent de synthétiser l’état des connaissances actuelles quant au traitement par Luthatera des méningiomes. Matériels et méthodes Une large revue de la littérature a été effectuée. Résultats Le Luthatera est actuellement proposé en cas d’échec de la chirurgie et la radiothérapie dans les méningiomes de grade OMS 1 et 2. Il consiste en 4 cures à approximativement 2 mois d’intervalle. L’indication n’est pas retenue dans les grade 3 sachant que le taux de croissance est le plus souvent bien trop élevé rendant l’activité anti-proliférative du Luthatera insuffisante pour qu’un bénéfice clinique puisse être observé (PFS6 à 0% dans la littérature). En revanche pour les méningiomes de grade OMS 1 et 2, la PFS6 est supérieure au seuil d’activité clinique de 35% classiquement admis. Les réponses sont exceptionnelles, un ralentissement du taux de croissance voir une stabilisation du volume tumoral sont généralement observés, avec souvent un effet différé de 3 à 6 mois et maintenu 12 à 18 mois. L’efficacité du Luthatera est conditionnée par l’expression importante du récepteur SSTR2A par la tumeur qui peut être recherchée sur l’analyse histologique et confirmée par une fixation intense au TEP 68Ga Dotatoc supérieure ou égale à celle du foie. A noter qu’approximativement 20% des méningiomes n’expriment pas ou peu SSTR2A, sans lien avec le grade OMS. La tolérance est généralement bonne avec néanmoins une hématotoxicité variable sur les 3 lignées ainsi qu’une toxicité rénale. Le risque de leucémie aigue et de leucémie myéloide chronique demeure rare, mais tend aujourd’hui à limiter la prescription de Luthatera chez des sujets jeunes avec une espérance de vie prolongée. Les complications locales en particuliers de neurotoxicité sont également limitées en particuliers à proximité du tronc cérébral et des voies optiques, permettant de limiter les restrictions d’indication dans ces situations. Conclusion et Perspectives Le luthatera peut être intéressant afin de ralentir la prolifération de méningiomes de grade OMS 1 et 2 en échec thérapeutique. Néanmoins, l’efficacité demeure limité liée aux faibles doses appliquées à la tumeur, incitant à privilégier une réirradiation quand elle est possible. Pour autant, il existe de nouvelles perspectives thérapeutiques et challenges afin d’améliorer l’efficacité du Luthatera. Les données récentes de la littérature semblent rassurantes quant à la possibilité de dépasser les 4 cures du schéma classique. L’administration en intra-artériel permet d’augmenter les doses à la tumeur. La possibilité d’associer un traitement par radiothérapie est réalisable. L’utilisation de particules alpha ou d’agent radiosensibilisant font partie des challenges futurs.
Thomas GRAILLON (Marseille), Tatiana HOROWITZ, Betty SALGUES, Henry DUFOUR, Olivier CHINOT, Eric GUEDJ, Emeline TABOURET
15:50 - 15:58 #44797 - CB11 Résection microchirurgicale et endoscopique des tumeurs de la région sellaire et suprasellaire guidée par fluorescence au vert d’indocyanine : Applications et limites.
CB11 Résection microchirurgicale et endoscopique des tumeurs de la région sellaire et suprasellaire guidée par fluorescence au vert d’indocyanine : Applications et limites.

Objectif : La chirurgie vasculaire cérébrale et médullaire a énormément bénéficié de la fluorescence au vert d’indocyanine durant les 2 dernières décennies. Nous avons souhaité apprécier l’intérêt de cette fluorescence pour aider à la résection des tumeurs sellaires et suprasellaires. Méthodes : Nous avons colligés l’ensemble des tumeurs de la région sellaire et suprasellaire réséqués aussi bien par voie microchirurgicale qu’endoscopique endonasale dans le service de neurochirurgie du CHU Dijon Bourgogne. Résultats : Entre Septembre 2023 et Septembre 2024, 23 adénomes hypophysaires (dont 14 sécrétants) et 5 craniopharyngiomes ont ainsi bénéficié d’une résection guidée par fluorescence au vert d’indocyanine. Pour les adénomes hypophysaires, l’intensité de la fluorescence tumorale correspondait à l’intensité de la tumeur en séquence T2 dans près de 80% des cas. Quant aux craniopharyngiomes, la fluorescence a permis d’identifier la position exacte de la tige pituitaire dans 100 % des cas, permettant une préservation anatomique de la tige. Conclusion : La fluorescence par vert d’indocyanine présente un intérêt certain dans l’identification peropératoire de la tige pituitaire pour les tumeurs suprasellaires en particulier les craniopharyngiomes. Dans les adénomes hypophysaire, cette fluorescence permet d’aider à la différenciation du tissu tumoral de l’hypophyse saine dans la grande majorité des cas, avec un intérêt particulier dans les microadénomes sécrétants.
Ahmed EL CADHI, Edouard MORLAIX (Dijon), Moncef BERHOUMA
Salle Méridienne

"Jeudi 20 mars"

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IDE4
14:30 - 16:00

Journée Soignants: Atelier pratique-Centre & Retransmission
Atelier Communication au bloc opératoire

Au centre de simulation en santé de la faculté de médecine de Brest (20 participants sur place sur inscription) & Retransmission Live au Quartz site du congrès
14:30 - 16:00 Formateurs : Dr Subileau Aurélie (médecin anesthésiste réanimateur), Dr Anais Caillard (médecin anesthésiste réanimateur), Laurence Lebreton (IADE), Dr Céline Panheleux (neurochirurgien).
Salle 2

"Jeudi 20 mars"

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IDE3
14:30 - 16:00

Journée Soignants: Atelier pratique-Centre & Retransmission
Atelier Accompagnement et Annonce en Neurochirurgie

Au centre de simulation en santé de la faculté de médecine de Brest (20 participants sur place sur inscription) & Retransmission Live au Quartz site du congrès
14:30 - 16:00 Formateurs : Dr Anne Renault (réanimateur médical), Sylvie Mazeaud (psychologue clinicienne), Valérie Quemeneur (IDE), Mme Anne-Sophie Bilcot (IDE).
Salle 3/4

"Jeudi 20 mars"

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C26
14:30 - 16:00

ATELIER CRANIOTOMIE - SESSION B

Salon B
16:00 PAUSE CAFE DANS L'EXPOSITION - SESSION ePOSTERS COMMENTÉS
16:05

"Jeudi 20 mars"

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EP04.2
16:05 - 16:25

Eposter Session 04 - Écran 2 - Oncologie
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Modérateur : Marc BARONCINI (Praticien hospitalier) (Lille)
16:05 - 16:25 #44011 - EP009 Modulation des interactions entre les neurones et les cellules des gliomes par l’interleukine 6.
EP009 Modulation des interactions entre les neurones et les cellules des gliomes par l’interleukine 6.

Introduction L’interleukine 6 favorise la croissance des glioblastomes, notamment en augmentant l’expression de PD-L1 (Programmed Cell Death Ligand 1) et en induisant ainsi une immunosuppression locale. Sur le plan neuronal, l’interleukine 6 favorise la neurogenèse au cours de la vie intra-utérine et participe au remodelage des circuits neuronaux chez les patients victimes d’une lésion traumatique focale, cérébrale ou médullaire. Ainsi, ce travail visait à déterminer si l’interleukine 6 contribue au remodelage structural et fonctionnel des circuits neuronaux induit par les gliomes. Méthodes L’expression de l’interleukine 6 et de GAP43, agent impliqué dans la formation des microtubes tumoraux, a été étudiée dans des zones de haute connectivité fonctionnelle et de basse connectivité fonctionnelle, identifiées sur la base de données magnéto-électro-encéphalographiques, provenant d’un panel de 44 gliomes de différents grades. Des cellules tumorales dérivées de glioblastomes humains ont été cocultivées avec des neurones murins. L’index de prolifération, l’expression de marqueurs de connectivité et de marqueurs synaptiques ainsi que l’activité neuronale ont été quantifiés après exposition à l’interleukine 6 recombinante ou traitement par Tocilizumab (TCZ), un inhibiteur pharmacologique du récepteur de l’interleukine 6. Résultats Indépendamment du grade du gliome, l’expression de l’interleukine 6 et de GAP43, en ARN et en protéine, était significativement augmentée dans les zones de haute connectivité fonctionnelle, comparativement aux zones de basse connectivité fonctionnelle. Dans les cocultures neurone-glioblastome, l’index de prolifération, l’expression de GAP43 et le nombre de microtubes tumoraux par cellule étaient augmentés par l’exposition à l’interleukine 6 recombinante et diminués par l’exposition au TCZ. La colocalisation de marqueurs pré-synaptiques et post-synaptiques et l’activité neuronale étaient également augmentées par l’exposition à l’interleukine 6 et diminuées par l’exposition au TCZ. Conclusion L’interleukine 6 augmente la prolifération tumorale et renforce les interactions entre les cellules tumorales et les neurones. Ainsi, chez des patients sélectionnés, les traitements ciblant l’interleukine 6 pourraient représenter une nouvelle option thérapeutique. Support Pour la réalisation de ce travail, Shawn Hervey-Jumper a été financé par le National Health Institute (USA) (subventions K08NS110919 and P50CA097257) et Thiébaud Picart a été financé par les Hospices Civils de Lyon (France), la Ligue Nationale Contre le Cancer (France), la Fondation Philippe et la Société Française de Neurochirurgie (France).
Thiebaud PICART (LYON), Saritha KRISHNA, Sena OTEN, Andy DANIEL, Abraham DADA, Vardhaan AMBATI, Youssef SIBIH, Jeanette HYER, Shawn HERVEY-JUMPER
16:05 - 16:25 #44061 - EP010 le bévacizumab pour les schwannomes vestibulaires dans la neurofibromatose de type 2 : revue systématique du contrôle tumoral et de la préservation de l'audition.
EP010 le bévacizumab pour les schwannomes vestibulaires dans la neurofibromatose de type 2 : revue systématique du contrôle tumoral et de la préservation de l'audition.

Contexte/Objectifs : Les schwannomes vestibulaires (SV), également appelés neurinomes de l'acoustiques, sont des tumeurs bénignes affectant le nerf vestibulocochléaire, entraînant souvent une perte auditive et des troubles de l'équilibre. Cette affection est particulièrement difficile à gérer chez les patients atteints de neurofibromatose de type 2 (NF2), où les SV ont tendance à se développer de manière bilatérale. Les traitements conventionnels, tels que la chirurgie et la radiothérapie, bien qu'efficaces, comportent des risques tels que la perte auditive et les lésions nerveuses. Le bévacizumab, un anticorps monoclonal ciblant le VEGF, a émergé comme une option thérapeutique moins invasive, montrant un potentiel de réduction du volume tumoral et de préservation de l'audition. Cette revue systématique vise à évaluer l'efficacité du bévacizumab dans le contrôle du volume tumoral, la préservation de l'audition et l'identification des effets indésirables associés. Méthodes : Une revue systématique complète a été réalisée en suivant les lignes directrices PRISMA. Les bases de données PubMed et Cochrane Library ont été consultées pour des études évaluant les effets du bévacizumab sur les SV, en se concentrant sur les résultats clés tels que la réduction du volume tumoral, la préservation de l'audition et les événements indésirables. L'extraction des données et l'évaluation de la qualité ont été effectuées indépendamment par deux évaluateurs en utilisant l'échelle Newcastle-Ottawa. Résultats : Neuf études impliquant 176 patients ont été incluses. Le bévacizumab a montré une réduction partielle du volume tumoral (≥ 20 %) dans 40 % des cas et une stabilisation de la maladie dans 50 %, tandis que 10 % des patients ont présenté une progression tumorale. Les résultats sur l'audition ont révélé une amélioration chez 36 % des patients, une stabilisation chez 46 % et une détérioration chez 18 %. Des effets indésirables graves, tels que l'hypertension et des événements thromboemboliques, ont été observés chez 13 % des patients, tandis que 18 % n'ont rapporté aucun effet secondaire. Une régénération tumorale a été observée chez certains patients après l'arrêt du traitement, soulignant la nécessité d'une surveillance à long terme. Conclusions : Le bévacizumab montre son efficacité dans la gestion des SV, en particulier chez les patients atteints de NF2, en réduisant la taille de la tumeur et en préservant l'audition dans une proportion importante de cas. Cependant, la variabilité de la réponse des patients et le risque d'effets indésirables soulignent la nécessité d'approches thérapeutiques individualisées et de recherches supplémentaires, y compris des essais contrôlés randomisés, afin d'optimiser son application clinique.
Mélina SCRENCI (Clermont-Ferrand), Mathilde PUECHMAILLE, Quentin BERTON, Toufic KHALIL, Thierry MOM, Guillaume COLL
16:05 - 16:25 #44611 - EP011 L’inhibition de PARP : pivot central thérapeutique de restauration de la sensibilité aux alkylants dans le glioblastome ?
EP011 L’inhibition de PARP : pivot central thérapeutique de restauration de la sensibilité aux alkylants dans le glioblastome ?

L’échappement thérapeutique du glioblastome (GBM) est plurifactoriel et repose en partie sur la perte de la sensibilité aux thérapies alkylantes. Le témozolomide (TMZ) agit par alkylation de l’ADN. La cellule tumorale exploite plusieurs voies pour contourner ces lésions : le Mismatch Mediated Repair (MMR) pro-apoptotique, la méthyl-guanine méthyl-transférase (MGMT), active dans 40% des GBM, le Base Excision Repair (BER), la recombinaison homologue (HR) et la Non Homologous End Joining (NHEJ), anti-apoptotiques. L’inactivation du MMR et la réexpression de novo de la MGMT sont deux grands mécanismes d’échappement acquis sous la pression thérapeutique. La fonction principale des protéines PARP est de signaler les lésions de l’ADN permettant le déclenchement des cascades de réparation. L’idée de l’inhibition des PARP (PARPi) en cancérologie solide remonte aux années 70 mais ce principe thérapeutique a émergé dans les années 2000 (ovaire, sein, pancréas, prostate) en cas de mutation BRCA1/2 (gène de la HR). Néanmoins, il semblerait que les tumeurs présentant un haut niveau de stress oxydatif et réplicatif (dont le GBM), sans mutation BRCA1/2 puissent être sensibles aux PARPi dont l’utilisation avait été validée dans l’essai de phase I OPARATIC. Nous présentons nos travaux d’étude de l’efficacité d’un PARPi, l’Olaparib (OLA) + TMZ, sur lignées (sensibles et résistantes au TMZ) et couples de primo-cultures (au diagnostic et à la récidive, après chirurgies). Le co-traitement permet une cytotoxicité indéniable, quelle que soit la résistance acquise antérieure au TMZ, sur l’intégralité de nos échantillons. Nous abordons les principaux mécanismes de synergie menant à cette restauration d’efficacité de la thérapie alkylante. L’utilisation d’un PARPi couplé au TMZ dans le GBM est une option thérapeutique séduisante : contournement des mécanismes de réparation de l’ADN (inactivation de la MGMT quel que soit le statut de méthylation de son promoteur, contournement de l’inactivation du MMR, blocage du BER, affaiblissement de la NHEJ) et radio-sensibilisation. L’utilisation d’un PARPi permet de prévenir l’acquisition de la résistance, en début de traitement, ou de surmonter cette résistance acquise, en cas de première ligne alkylante devenue inefficace.
Edouard SAMARUT (Nantes), Aurélien SÉRANDOUR, Céline SALAUD
16:05 - 16:25 #44675 - EP012 APOPLEXIE PITUITAIRE ET VASOSPASME ARTÉRIEL: états des lieux et revue de cas.
EP012 APOPLEXIE PITUITAIRE ET VASOSPASME ARTÉRIEL: états des lieux et revue de cas.

INTRODUCTION L’apoplexie pituitaire est une entité pathologique rare, définie par un remaniement nécrotico-hémorragique ou ischémique aigu d’une lésion pituitaire. Alors que très étudiée dans le cadre des hémorragies sous arachnoïdiennes,le vasospasme artériel est une complication rare de l’apoplexie pituitaire. À ce jour, aucun consensus clair n’existe concernant sa prise en charge. MATÉRIEL/MÉTHODE: Nous rapportons deux cas d’apoplexies pituitaires associées à un vasospasme artériel traités au CHU de Brest, avec un suivi clinique et radiologique complet. En complément, une revue systématique de la littérature a été réalisée selon les critères PRISMA via PubMed, entre 1972 et 2024. RÉSULTATS: Le vasospasme artériel associé à l’apoplexie pituitaire semble largement sous-diagnostiqué, en partie parce qu’il n’est pas systématiquement recherché. Notre revue a identifié 10 cas dans la littérature. Ces derniers concernaient majoritairement les artères cérébrales antérieures de manière bilatérale . Le sexe ratio était masculin et l’âge moyen 34,5 ans. 8 des cas rapportés se sont compliqués d’un accident vasculaire cérébral ischémique. Une prise en charge chirurgicale a été réalisée chez la majorité des patients. Une majorité des patients a connu une évolution favorable. La prise en charge était très hétérogène, reflétant l’absence de protocole standardisé. La physiologie à l’origine du vasospasme dans les cas d’apoplexie pituitaire n’est pas totalement élucidée. A noter qu’une diminution du calibre artériel cérébral peut être d’origine mécanique, par compression, sinon un vasospasme. La présentation clinique la plus fréquente inclut une hémiparésie ou une hémiplégie, et le phénomène peut survenir de manière différée par rapport à l’apoplexie. Cette complication grave reste majoritairement rapportée sous forme de cases reports et est associée à une mortalité d’environ 24 %. Puisque le diagnostic peut se faire via tomodensitométrie ou imagerie par résonance magnétique, l’artériographie diagnostique n’est pas réalisée à titre systématique. Concernant sa prise en charge, on peut appliquer les grands principes du vasospasme post hémorragie sous arachnoïdienne en dehors de l’hypervolémie. Le rôle et le délai de la chirurgie restent débattus. La simple présence d’un vasospasme ou même d’un AVC ischémique associé ne semble pas constituer à elles seules une indication absolue à une intervention chirurgicale. Enfin, aucune recommandation spécifique n’a été identifiée dans la littérature concernant le suivi de ces patients. CONCLUSION: Le vasospasme artériel est une complication rare mais grave de l’apoplexie pituitaire. Bien que les données disponibles soient limitées et reposent principalement sur des cases report, une reconnaissance précoce et une prise en charge multidisciplinaire sont essentielles. Des études supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre les mécanismes sous-jacents et standardiser les stratégies diagnostiques et thérapeutiques.
Marie DUIGOU (Brest), Emmanuel SONNET, Philippe THUILLIER, Brieg DISSAUX, Elsa MAGRO, Romuald SEIZEUR

"Jeudi 20 mars"

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EP04.1
16:05 - 16:25

Eposter Session 04 - Écran 1 - Base du crâne
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Modérateur : Damien BRESSON (PU-PH) (Suresnes)
16:05 - 16:25 #44552 - EP033 Management and outcomes of internal carotid artery, anterior cerebral artery, or middle cerebral artery injury during microsurgical approach of the anterior and middle cranial skull base. Insights from a systematic review and a case series.
EP033 Management and outcomes of internal carotid artery, anterior cerebral artery, or middle cerebral artery injury during microsurgical approach of the anterior and middle cranial skull base. Insights from a systematic review and a case series.

Objective. Injury of the internal carotid artery (ICA), anterior cerebral artery (ACA), and middle cerebral artery (MCA) are rare but devastating complications during microsurgery of the anterior and middle cranial skull base. We systematically reviewed the current knowledge on ICA, ACA, and MCA injury during skull base microsurgery and performed a multicentric data collection to refine their management. Methods. A systematic review of ICA, ACA, and MCA injuries during direct microsurgical approaches to the anterior and middle cranial skull base was performed, using PRISMA-IPD guidelines and using a multicentric case collection. Literature search (French and English languages, PubMed/MEDLINE) was performed from January 1946 to July 2024. Results. 76 adult patients were included (65 adult from literature review, 11 from multicentric case collection). The injury involved the ICA, ACA, and MCA in 38.2%, 39.5%, and 22.3% of cases, respectively. Death related to the artery injury occurred in 22.4% of cases. Injury of the ICA and intraoperative management by occlusive clipping were independent predictors of death related to the arterial injury. Permanent neurological deficit related to the artery injury occurred in 46.1% of cases. Injury of the ICA and permanent artery occlusion were independent predictors of permanent neurological deficit related to the arterial injury. Conclusion. Arterial injury during anterior or middle cranial skull base microsurgery is a dramatic complication. Salvage techniques resulting in the occlusion of the injured artery have higher rates of death and of permanent neurological deficit. Non-occlusive techniques should be preferred, whenever feasible, to manage the injury.
Benoit HUDELIST (Paris), Angela ELIA, Alexandre ROUX, Alessandro MOIRAGHI, Xavier SCHUMACHER, Luca PAUN, Marco DEMASI, Jun MUTO, Jorn VAN DER VEKEN, Marc ZANELLO, Johan PALLUD
16:05 - 16:25 #44622 - EP034 Etude de 77 cas de schwannomes vestibulaires "e;complexes"e; : Quels sont les cas réellement complexes ?
EP034 Etude de 77 cas de schwannomes vestibulaires "e;complexes"e; : Quels sont les cas réellement complexes ?

Background: Vestibular schwannomas (VS) are benign intracranial tumors, but complex cases, such as those associated with Schwannomatosis- related Neurofibromatosis type 2 (SWN-NF2) prior radiosurgery, prior surgery, giant tumors, or brainstem edema, pose substantial surgical challenges. This study aimed to evaluate the outcomes of these complex VS cases compared to a control group of standard cases, providing insights into the risks and results associated with these subgroups. Methods: A retrospective review was conducted on patients who underwent microsurgical resection of complex VS at a tertiary care center between January 2019 and October 2024. Complex cases included VS in patients with SWN-NF2, prior radiosurgery, prior surgery, giant tumors (>40 mm), or brainstem edema. Patient demographics, tumor characteristics, surgical approaches, and postoperative outcomes were analyzed and compared to a control cohort of 100 standard VS cases treated at the same institution. Primary outcomes included facial nerve function, hearing preservation, extent of tumor resection, and early postoperative complications. Results: A total of 77 complex VS cases were analyzed, with 45% associated with SWN-NF2, 17% with prior radiosurgery, 22% with prior surgery, 28% presenting with giant tumors, and 23% with brainstem edema. Compared to standard cases, complex VS cases demonstrated worse facial nerve function postoperatively, with favorable outcomes (House-Brackmann grade ≤ II) observed in 65% of cases, improving to 77% at 1 year. Total resection was achieved in 16.5% of cases, while 35% underwent subtotal and 48% partial resections. Hearing preservation was achieved in 13% of cases classified as auditory class A or B. Subgroup analysis revealed distinct challenges: SWN-NF2 cases had higher rates of lower cranial nerve deficits and postoperative hematomas. Cases with prior radiosurgery experienced an 8% incidence of aggravated facial nerve dysfunction. Prior surgery cases showed significantly reduced facial nerve outcomes, with unfavorable results in 23% of patients. Giant tumors were associated with the highest complication rates, including worsened facial nerve function and prolonged hospital stays. Conclusion: Complex VS cases present significantly worse outcomes compared to standard cases, with each subgroup posing unique surgical challenges. Subtotal or partial resections may be necessary to balance tumor control with preservation of neurological function. Among complex cases, SWN-NF2-related tumors and giant tumors represent the most significant surgical challenges, even in the hands of experienced teams. Meticulous surgical planning and clearly defined goals are essential to achieving optimal functional outcomes for these patients.
Yohan DUCOS (Paris), Benoit HUDELIST, Lauranne ALCIATO, Daniele BERNARDESCHI, Michel KALAMARIDES
16:05 - 16:25 #44764 - EP035 Le lambeau nasoseptal : technique et implications rhinologiques.
EP035 Le lambeau nasoseptal : technique et implications rhinologiques.

Le lambeau nasoseptal est une technique utile de fermeture des voies d’abord endonasales de l’étage antérieur et de l’étage moyen du crâne. Nous proposons une illustration pratique et les astuces techniques utiles pour le prélèvement du lambeau ainsi que les précautions nécessaires à la préservation des fonctions rhinologiques. Les résultats fonctionnels rhinologiques post opératoires seront illustrées par des données prospectives observationnelles.
Emmanuel MORNET (Brest), Jean-Christophe ROUBAUD, Jean-Christophe LECLERE, Romuald SEIZEUR
16:05 - 16:25 #44783 - EP036 Planning chirurgical et simulation préopératoire du clipping d’un anévrisme intracrânien coilé présentant une recanalisation.
EP036 Planning chirurgical et simulation préopératoire du clipping d’un anévrisme intracrânien coilé présentant une recanalisation.

Contexte : Les anévrismes intracrâniens sont actuellement majoritairement traités par embolisation endovasculaire. Il existe un taux de récidive entre 10 et 30%. Le traitement de ces récidives par chirurgie est efficace mais complexe. En effet la présence des coils métalliques dans le sac anévrismal limite la mobilisation et contraint la pose du clip. Un processus permettant l’impression 3D en bi densité (coils rigides et paroi artérielle souple) d’anévrismes recanalisés a été mis en place afin de pouvoir simuler la pose du clip chirurgical et permettre le choix du clip le plus adapté aux caractéristiques morphométriques. Matériel et méthode : Les données morphométriques sont issues de la segmentation semi automatisée de l’artériographie pré opératoire. La préparation des maillages en vue de réaliser l’impression 3D est effectuée à l’aide des logiciels MeSH Mixer 3.5.474 et Fusion 360 (Autodesk). Les segmentations d’artériographies sont redimensionnées afin de conserver environ 2cm des branches porteuses et sortantes au niveau de l’anévrisme. Une épaisseur de paroi de 0,5mm est mise en place. Résultats : Pour deux patients nous avons imprimé des modèles qui ont permis de valider le choix du clip adéquat. Le processus d’impression mis en place permet d’obtenir des modèles d’anévrismes réalistes qu’il est possible de clipper à plusieurs reprises. L’aspect en bidensité permet une manipulation réaliste et une bonne simulation des contraintes et limitations imposées par le packing de coils. Après clipping il est possible de réaliser une angiographie de contrôle. Les artériographies réalisées sur les modèles sont proches des images natives. Conclusion : Les résultats préliminaires de modèle de simulation 3D semblent prometteurs et à un cout peu élevé. Le modèle d’impression 3D doit être évalué de façon standardisée et prospective par un questionnaire et sur d’autres cas.
Camille LOPEZ (Brest), Manel MEFTAH, Samuel GUIGO, Matthieu COUPET, Ludivine MAINTIER, Guillaume DARDENNE, Elsa MAGRO
16:30

"Jeudi 20 mars"

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A28
16:30 - 17:30

SESSION DEROUTES OPERATOIRES

Modérateurs : Marc BARONCINI (Praticien hospitalier) (Lille), Pierre-Hugues ROCHE (PUPH) (Marseille)
16:30 - 16:38 #44750 - CD1 Gestion chirurgicale et postopératoire d'une plaie carotidienne au cours de la résection d'une volumineuse tumeur osseuse de la base du crane.
CD1 Gestion chirurgicale et postopératoire d'une plaie carotidienne au cours de la résection d'une volumineuse tumeur osseuse de la base du crane.

Nous rapportons le cas d'une jeune patiente de 17 ans, opérée d'une volumineuse lésion centrofaciale avec extension intracranienne, opérée à plusieurs reprises. L'anatomopathologie rapportait initialement le diagnostic de dysplasie fibreuse. Devant les epistaxis à répétition, la douleur et la gène occasionnées par la croissance tumorale, une nouvelle résection maximale a été décidée en double équipe (ORL et neurochirurgie) après un geste d'embolisation préopératoire. Au cours de l'intervention, une plaie de la carotide interne gauche a été provoquée par la fraise, nécessitant une prise en charge immédiate. Nous détaillons ici la conduite adoptée pour gérer cet incident, incluant la maîtrise peropératoire de l'hémorragie et la prise en charge postopératoire allant de l'angioscanner à l'artériographie afin d'en desceller les complications. Une vidéo chirurgicale sera présentée.
Mathieu LOZOUET (Rouen), Teofil MURES, Sorin ALDEA
16:38 - 16:46 #44761 - CD2 Gestion d’une perforation œsophagienne compliquant une arthrodèse cervicale antérieure avec pseudarthrose.
CD2 Gestion d’une perforation œsophagienne compliquant une arthrodèse cervicale antérieure avec pseudarthrose.

Introduction : Les arthrodèses cervicales antérieures sont des interventions courantes, mais les complications graves, bien que rares, peuvent inclure des perforations œsophagiennes. Ces lésions représentent un défi thérapeutique majeur en raison des risques de fistules, infections médiastinales, et instabilité rachidienne. Description du cas : Nous rapportons le cas d’une patiente de 50 ans, opérée initialement pour des discopathies cervicales dégénératives avec arthrodèse en C4-C6. Elle a consulté en urgence pour une détresse respiratoire aiguë ayant nécessité une intubation en urgence. L’imagerie a révélé une pseudarthrose en C4-C6, associée à une perforation œsophagienne en regard de la plaque cervicale. La prise en charge en urgence a consisté en : 1. L’ablation du matériel d’ostéosynthèse. 2. La réparation de la perforation œsophagienne. 3. Une stabilisation rachidienne antérieure et postérieure par vis et tiges. Résultats : La réparation œsophagienne a permis une reprise progressive de l’alimentation. La fixation postérieure a assuré une stabilisation efficace. Malheureusement, à 5 mois postopératoires, une discite de C3-C4 est apparue, associée à une nouvelle perforation œsophagienne. Cela a nécessité une reprise chirurgicale incluant un lambeau de grand dorsal et une greffe osseuse avec prise de la fibula. Discussion : Ce cas met en évidence la complexité des complications des arthrodèses cervicales antérieures, particulièrement dans un contexte de pseudarthrose et de perforation œsophagienne. La prise en charge chirurgicale nécessite une collaboration pluridisciplinaire entre neurochirurgiens, ORL, anesthésistes, et infectiologues, ainsi qu’une gestion postopératoire rigoureuse pour minimiser les risques de récidive. Conclusion : La prise en charge des déroutes chirurgicales, comme illustré dans ce cas, doit être rapide et adaptée afin de prévenir des complications graves. Ce cas souligne l’importance d’un diagnostic précoce et d’une stratégie chirurgicale optimale pour garantir un bon résultat fonctionnel et anatomique.
Rodrigue JAYR (Angers)
Auteurs : Rodrigue JAYR, Jean-Michel LEMEE, Abir LIHI – Service de Neurochirurgie du CHU d’Angers , Renaud BREHERET Service d'ORL du CHU d'Angers
Grand Théâtre

"Jeudi 20 mars"

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B28
16:30 - 17:30

COMMUNICATIONS LIBRES - ONCOLOGIE II

Modérateurs : Jean-Michel LEMÉE (PUPH) (Angers), Johan PALLUD (PU-PH) (PARIS)
16:30 - 16:38 #44544 - CO12 Neurochirurgie éveillée et musique : cas illustratifs de résections frontales réalisées chez 2 pianistes.
CO12 Neurochirurgie éveillée et musique : cas illustratifs de résections frontales réalisées chez 2 pianistes.

Contexte : Les réseaux neurofonctionnels qui sous-tendent la perception et la production musicale sont aujourd’hui connus et documentés. Il y a peu de cas rapportés de la pratique d’un instrument pour le neuromonitoring en neurochirurgie éveillée. Nous rapportons ici 2 cas de patients pianistes opérés en chirurgie éveillée au CHU de Brest pour l’exérèse de lésions gliales de bas grade, de localisation frontale, et discutons la modalité du monitoring per opératoire réalisé chez ces musiciens et les résultats obtenus en post opératoire pour ces 2 patients, au regard des données de la littérature. Observations : Nos deux patients diffèrent par leur pratique et leur modalité d’apprentissage musical, leur âge et la latéralisation de leur lésion. Ils étaient tous deux droitiers. L'un, qui présentait une lésion du gyrus frontal moyen gauche, a présenté en per opératoire une modification de son jeu au piano, qui nous a fait interrompre l’exérèse lésionnelle. Il s’est tout à fait rétabli après quelques mois de rééducation. Le second patient, dont la lésion était hémisphérique droite et préfrontale, n’a présenté aucun trouble per-opératoire et son niveau de pratique musicale en post-opératoire était inchangé par rapport à son niveau antérieur. Par ailleurs, son examen neurologique et son bilan neurocognitif à trois mois de l’intervention étaient également stables par rapport à l’évaluation préopératoire. Enseignements : Dans le premier cas, l'apparition d'une bradykinésie pendant le jeu a conduit à interrompre la résection lésionnelle, avec une dysfonction post-opératoire rééducable en quelques mois. Dans le second cas, la surveillance selon la même modalité n’a détecté aucune anomalie au cours de l’exérèse, avec un bilan post opératoire neurocognitif et neurologique normal et une pratique musicale conservée ad integrum. Ces 2 exemples plaident pour une bonne sensibilité du jeu instrumental pour la détection précoce des anomalies cognitives et motrices au cours des résections tumorales frontales en chirurgie éveillée chez les patients musiciens. Les résultats de nos deux patients sont cohérents avec les données de la littérature, suggérant une latéralisation gauche prépondérante des fonctions liées à la musique chez les patients musiciens et le rôle des zones motrices et prémotrices supplémentaires dans la pratique d'un instrument.
Vanessa SALIOU, Francesca DI NARDO (Brest), Florence LE VOURC'H, Justine BLEUNVEN, Marine PEDRENI, Nolwenn BONJOUR, Romuald SEIZEUR
16:38 - 16:46 #44628 - CO13 Anticiper les complications des biopsies cérébrales stéréotaxiques : Une approche prédictive.
CO13 Anticiper les complications des biopsies cérébrales stéréotaxiques : Une approche prédictive.

Introduction La biopsie cérébrale stéréotaxique est une procédure essentielle en neurochirurgie, particulièrement pour le diagnostic des tumeurs cérébrales et des maladies neurologiques cryptogéniques. Malgré son profil de sécurité élevé, cette intervention comporte un risque de complications. Cette étude visait à identifier les facteurs prédictifs de complications symptomatiques dans une large cohorte et à développer un score de prédiction des risques. Méthodes Cette étude rétrospective monocentrique (GHU Pitié-Salpêtrière, Paris) a analysé les données de 2 338 biopsies cérébrales stéréotaxiques réalisées sur une période de 15 ans (2009-2024). Les principaux résultats incluaient les taux de complications, leur gravité, leur chronologie et leur gestion. Les facteurs analysés comprenaient les caractéristiques démographiques des patients, leur historique médical, les caractéristiques des lésions et les détails des procédures de biopsie. Des modèles prédictifs ont été élaborés à l’aide de la régression LASSO (Least Absolute Shrinkage and Selection Operator) pour sélectionner les variables clés, avec une validation croisée et un algorithme Random forest pour un affinement supplémentaire. En raison de performances prédictives insuffisantes pour un usage clinique, les variables sélectionnées par la régression LASSO ont été utilisées pour construire un modèle analytique multivarié. Résultats Des complications symptomatiques ont été observées dans 3,9 % des cas (intervalle de confiance [IC] à 95 % : 3,1–4,7 %), dont 0,8 % étaient fatales. Parmi ces complications, 46,2 % sont survenues dans la première heure suivant la biopsie et 71,4 % dans les deux heures. Les principaux facteurs prédictifs incluaient : - La répétition des biopsies (odds ratio : 3,3 ; IC à 95 % [1,1–9,6] ; p = 0,050), - L’âge avancé (1,2 [1,02–1,4] ; p = 0,048), - La localisation des lésions : - Tronc cérébral (4,1 [1,6–10,4] ; p = 0,004), - Région pinéale (16,2 [3,0–89,4] ; p = 0,001), - Structures profondes (1,8 [1,1–2,9] ; p = 0,016), - Toxoplasmose (4,9 [1,4–17,7] ; p = 0,038). Le meilleur modèle prédictif a obtenu une aire sous la courbe (AUC) de seulement 0,64, et les modèles basés sur le Random forest ont présenté une précision discriminative encore plus faible (AUC < 0,6). Conclusions Les complications symptomatiques après une biopsie cérébrale stéréotaxique sont rares et difficilement prévisibles, mais associées à des profils spécifiques de patients. Bien que les modèles prédictifs aient montré une précision modérée, un affinement supplémentaire est nécessaire pour une stratification fiable des risques. La connaissance des caractéristiques des patients à haut risque et une planification rigoureuse des procédures sont essentielles pour minimiser les complications. Des études futures devraient explorer des méthodes prédictives avancées et affiner les outils d’évaluation des risques pour améliorer les résultats des patients.
Alexandre LAVÉ, Henri MALAIZÉ, Karima MOKHTARI, Lucia NICHELLI, Rémy BERNARD, Bertrand MATHON (Paris)
16:46 - 16:54 #44629 - CO14 Stratification du risque de complication des biopsies cérébrales stéréotaxiques à l’aide des Signaux de Susceptibilité Intratumoraux (ITSS).
CO14 Stratification du risque de complication des biopsies cérébrales stéréotaxiques à l’aide des Signaux de Susceptibilité Intratumoraux (ITSS).

INTRODUCTION La biopsie cérébrale stéréotaxique est une procédure essentielle pour le diagnostic des lésions cérébrales, mais elle comporte un risque de complications, principalement des hémorragies post-biopsie. Les signaux de susceptibilité intratumoraux (ITSS) mesurés via l'imagerie pondérée par susceptibilité (SWI) pourraient prédire ce risque. Cette étude visait à évaluer la valeur prédictive de l'ITSS pour les hémorragies post-biopsie et à identifier les variables associées aux grades ITSS élevés. MÉTHODES Cette étude rétrospective a inclus 200 patients ayant subi une biopsie cérébrale stéréotaxique entre avril 2019 et septembre 2021. Les grades ITSS ont été évalués via une SWI préopératoire, et les hémorragies post-biopsie ont été analysées par scanner. Les grades ITSS ont été classés sur une échelle à 4 niveaux (0 à 3). Les complications ont été classifiées selon leur gravité, et des analyses multivariées ont été effectuées pour déterminer les facteurs prédictifs. RÉSULTATS Les grades ITSS élevés (2 et 3) étaient présents dans 45 % des cas et étaient associés à des gliomes de grade 4 de l’OMS, à une taille augmentée des lésions, et à un rehaussement après injection de contraste. Des hémorragies post-biopsie ont été observées chez 24 % des patients, dont 14,5 % présentaient des hémorragies >10 mm. Le taux de complications symptomatiques était de 4,5%. Les grades ITSS élevés étaient un prédicteur indépendant d'hémorragies significatives (OR 3,2, IC95 % [1,4–7,5], p=0,007). La localisation de la lésion dans le tronc cérébral et les grades ITSS élevés étaient associés aux complications symptomatiques. CONCLUSION Le grade ITSS est un outil prometteur pour stratifier les risques d'hémorragies post-biopsie, pouvant influer sur la prise en charge des patients. Les grades faibles sont associés à de rares hémorragies et complications favorisant les prises en charge ambulatoire, tandis que les grades élevés peuvent nécessiter une surveillance post-biopsie accrue. Des études multicentriques supplémentaires sont nécessaires pour valider ces résultats et explorer des intégrations avec des imageries avancées.
Rayan FAWAZ, Mehdi BENSEMAIN, Karima MOKHTARI, Lucia NICHELLI, Bertrand MATHON (Paris)
16:54 - 17:02 #44646 - CO15 Tumeur ou radionécrose ? Déterminants du taux de radionécrose au sein des métastases cérébrales irradiées puis opérées pour reprise évolutive : une série monocentrique rétrospective de 31 lésions.
CO15 Tumeur ou radionécrose ? Déterminants du taux de radionécrose au sein des métastases cérébrales irradiées puis opérées pour reprise évolutive : une série monocentrique rétrospective de 31 lésions.

Introduction La radiothérapie est le plus souvent le traitement local de première intention des métastases cérébrales. L'augmentation de volume après irradiation pose la question d'une radionécrose ou de la poursuite de la croissance tumorale. L’examen anatomopathologique des lésions irradiées puis opérées retrouve rarement l'un de ces deux diagnostics mais plutôt la coexistence de lésions de radionécrose et de cellules tumorales. L’objectif de cette étude est de rechercher les facteurs associés au taux de radionécrose mesuré au sein de lésions opérées préalablement irradiées. Méthode Série monocentrique rétrospective consécutive de patients opérés à l’hôpital Beaujon de 2018 à 2024 pour des métastases cérébrales préalablement irradiées. Sont analysés le pourcentage de nécrose en analyse anatomopathologique, le volume tumoral pré-radiothérapie, le délai entre chirurgie et radiothérapie, les données d’IRM de perfusion (ratio des volumes sanguins relatifs (rCBV) entre lésion et substance blanche controlatérale, caractère hyperperfusé, présence d’un blush tumoral), le type de radiothérapie (mono/hypofractionnée) et le nombre de séances effectuées lors des traitements hypofractionnés. Analyse statistique univariée (tests de Mann-Whitney, ANOVA à un facteur, tests de Pearson et Spearman). Résultats Nous avons inclus 31 lésions chez 29 patients (62.1% de femmes), âge médian 57 ans (37-80) atteints de cancers pulmonaires (77,5% n=24), mammaires (12,9% n=4), mélanocytaire (3,2% n=1), rectal (3,2%) et ovarien (3,2%). Le volume tumoral pré-radiothérapie médian était de 2049cc (96-17200). Dix lésions sur 17 (58,8%) étaient hyperperfusées. La radiothérapie était monofractionnée (27,6% n=8) ou hypofractionnée (65,5% n=19) : 9 Gy*2 (5,3%), 12 Gy*2 (5,3%), 7,7 Gy*3 (42%), 9 Gy*3 (5,3%), 10 Gy*3 (5,3%), 11 Gy*3 (10,5%), 5 Gy*5 (21%) et 6 Gy*6 (5,3%). Le délai médian entre chirurgie et radiothérapie était de 10 mois (3-60). Deux lésions avaient un taux de radionécrose nul et 5 lésions étaient des radionécroses pures. Pour les autres lésions (77,4% n=24), l’examen anatomopathologique montrait une coexistence de radionécrose et de cellules tumorales. Le taux de radionécrose médian était de 40% (10-95, Q1-Q3 20-70). Nous n’avons pas mis en évidence d’association entre le taux de radionécrose et le type de radiothérapie (F=0.593 p=0.560), le nombre de fractions (rho de Spearman=0.08 p=0.71), le volume tumoral pré-radiothérapie (r=0.207 p=0.301), ou le délai entre radiothérapie et chirurgie (r=0.059 p=0.757). Nous n’avons pas trouvé non plus d’association entre le taux de radionécrose et la perfusion en IRM (ratio rCBV lésion/substance blanche controlatérale (r=0.35 p=0.3), caractère hyperperfusé (p=0.915), présence d’un blush tumoral (p=0.421)). Conclusion Cette étude confirme la coexistence de radionécrose et de cellules tumorales pour la majorité des lésions opérées après radiothérapie. Nous n’avons pas mis en évidence de facteur associé au pourcentage de radionécrose.
Céline PERROTTON (Paris), Matthieu FAILLOT, Augustin GAUDEMER, Laurianne COLSON, Sophie GUILLERM, Dominique CAZALS-HATEM, Philippe DECQ
17:02 - 17:10 #44676 - CO16 Développement d’un Atlas Probabiliste de Résection et Délimitations Fonctionnelles des Gliomes envahissant le Gyrus Frontal Supérieur chez les Adultes.
CO16 Développement d’un Atlas Probabiliste de Résection et Délimitations Fonctionnelles des Gliomes envahissant le Gyrus Frontal Supérieur chez les Adultes.

Introduction : Nous nous intéressons au développement d’un outil de prédiction, à la fois quantitatif et statistique, de l’étendue de la résection chirurgicale et de la probabilité de résidu tumoral chez des patients porteurs d’un gliome diffus envahissant le gyrus frontal supérieur. Pour ce faire, il a fallu créer un atlas cérébral tridimensionnel probabiliste de gliomes diffus chez l’adulte envahissant le gyrus frontal supérieur. Matériels et Méthodes : Pour concevoir cet atlas, nous avons développé une méthodologie permettant d’incorporer les données volumétriques des tumeurs et de localiser les régions cérébrales éloquentes identifiées en per-opératoire au cours des chirurgies éveillées. En pratiquant une normalisation spatiale sur un espace de référence (MNI152), le volume de la tumeur en pré-opératoire et le résidu post-opératoire ont été analysés. Nous avons aussi développé une routine permettant de transposer les points de stimulation corticale péropératoires sur le cerveau normalisé en 3D. Résultats : 78 patients ont été inclus, 390 séquences d’IRM ont été normalisées et 613 sites éloquents identifiés en per-opératoire ont été transposés dans l’espace MNI152. Nous avons mis en évidence une localisation tumorale plus postérieure chez les patients présentant un syndrome de l’aire motrice supplémentaire en post-opératoire (n=39). Notre atlas a permis de mettre en évidence une corrélation entre l’infiltration de la tumeur dans des régions normalement occupées par les faisceaux profonds de la substance blanche (faisceau corticospinal et faisceau arqué gauche) et un risque accru de résection incomplète, avec une distribution significativement accrue des résidus tumoraux dans ces zones. En rajoutant dans l’atlas nos sites éloquents corticaux identifiés en per-opératoire, on a pu démontrer une distribution significativement accrue des résidus tumoraux sur le cortex moteur primaire. En analysant les patients qui ont développé un syndrome de l’aire motrice supplémentaire en postopératoire, nous avons pu mettre en évidence les voxels en commun entre les volumes d’infiltration tumorale pré-opératoire et l’aire motrice supplémentaire. Conclusions : Notre étude démontre la corrélation entre l’infiltration tumorale des régions normalement occupées par les voies anatomo-fonctionnelles non compensables (faisceau corticospinal, boucle phonologique dorsale) et le risque accru de résection incomplète chez les patients porteur d’un gliome diffus infiltrant le gyrus frontal supérieur.
Alessandro MOIRAGHI (Paris), Giorgia Antonia SIMBOLI, Angela ELIA, Alexandre ROUX, Clement DEBACKER, Catherine OPPENHEIM, Fabrice CHRÉTIEN, Pascale VARLET, Edouard DEZAMIS, Marc ZANELLO, Johan PALLUD
17:10 - 17:18 #44702 - CO17 Facteurs prédictifs de longue survie chez les patients atteints de glioblastome, étude rétrospective.
CO17 Facteurs prédictifs de longue survie chez les patients atteints de glioblastome, étude rétrospective.

Introduction : Le glioblastome est la tumeur cérébrale primitive maligne du système nerveux central, la plus agressive et la plus fréquente. Elle touche surtout les adultes entre 40 et 70 ans, avec une incidence de 2,53 pour 100 000 personnes à travers le monde. Malgré un traitement maximal par chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie, l’espérance de vie reste très limitée avec une moyenne de 12 à 15 mois après le diagnostic. Cependant, certains patients survivent plus de 3 ans, voire plus de 5 ans. Les facteurs favorisant une survie prolongée sont encore mal compris de nous jours. Objectifs : L’objectif principal de cette étude est d’identifier les facteurs prédictifs de survie à 3 ans chez les patients atteints de glioblastome. Les objectifs secondaires sont l’identification des facteurs prédictifs d’une meilleure survie globale et d’une survie sans progression prolongée ainsi que l’analyse des complications chirurgicales et thérapeutiques. Méthodes : Nous avons effectué une étude rétrospective de janvier 2016 à octobre 2021 afin de recueillir tous les patients de plus de 18 ans ayant eu une chirurgie d’exérèse de glioblastome au CHU de Rouen. Nous avons analysé les caractéristiques cliniques, radiologiques, histologiques et thérapeutiques des patients. Résultats : Sur les 182 patients recueillis, 134 patients présentant un glioblastome IDH wildtype ont été inclus. Parmi eux, 24 patients ont survécu au moins 3 ans (17,9%). La survie globale médiane est de 19 mois et la survie sans progression médiane est de 9 mois. Les facteurs favorisant une survie à 3 ans chez nos patients atteints de glioblastome IDH wildtype sont l’âge jeune, la reprise chirurgicale en cas de récidive tumorale, la méthylation MGMT ainsi que la localisation tumorale uni-lobaire. De plus, d’autres facteurs sont statistiquement associés à une survie globale prolongée sur l’analyse des courbes de survie, à savoir, le statut OMS < 2, l’étendue de résection et la taille de la lésion tumorale  30mm de grand axe. Une analyse de corrélation a permis de mettre en évidence une corrélation positive entre la survie sans progression et la survie globale. Enfin, le taux de complications chirurgicales est de 10,4% et le taux de complications thérapeutiques est de 13,9%. Conclusion : Les résultats de cette étude sont concordants avec les données retrouvées dans la littérature, attestant que les facteurs de biologie moléculaire et la prise en charge chirurgicale jouent un rôle crucial dans l’évolution tumorale des patients atteints de glioblastome. D’autres analyses sur les facteurs de biologie moléculaire sont nécessaires afin de mieux comprendre le profil tumoral des patients longs survivants du glioblastome.
Anissa NASSIHI CARROUAILLE (Rouen), Stephane DERREY, Florent MARGUET, Maxime FONTANILLES
17:18 - 17:26 #44765 - CO18 L’étude du taux de croissance en volume tridimensionnel 3D des adénomes hypophysaires ouvre de nouvelles perspectives pour la classification des adénomes hypophysaires agressifs.
CO18 L’étude du taux de croissance en volume tridimensionnel 3D des adénomes hypophysaires ouvre de nouvelles perspectives pour la classification des adénomes hypophysaires agressifs.

Introduction Dans la classification OMS 2022 des tumeurs neuroendocrines, il n'existe actuellement aucun système de grading pour évaluer l’agressivité des adénomes hypophysaires (AdH). L’équipe du Pr Trouillas avait déterminé des caractères histologiques de prolifération. Ainsi, l’objectif de ce travail est d’évaluer l’intérêt du calcul du taux de croissance en volume 3D (3DVGR) dans les AdH, proliférant ou non et de le corréler à la progression tumorale et au caractère proliférant histologique. Matériels et Méthodes Les patients opérés avec AdH évolutif ou proliférant ont été sélectionnés rétrospectivement dans notre base de données ainsi que 10 patients avec métastases hypophysaires et de chordomes. Une IRM millimétrique pondérée en gadolinium 3DT1 a été requise. Résultats Au total à ce jour, 94 mesures de 3DVGR ont été réalisées, dont 59 AdH non prolifératifs et 35 prolifératifs avec un 3DVGR médian respectivement de 20,8 %/an et 49,7 %/an (p=0,0001). Sur la base de l'analyse ROC (AUC0,982, p<0,001), nous avons retenu trois classes différentes de 3DVGR : 3DVGR<50%/an ; 50%/≤3DVGR<80%/an ; 3DVGR ≥80%/an avec une PFS médiane respectivement de 96,0 mois (IC95% : 84,8-107,2), 32,0 mois (IC95% : 29,0-35,0) et 8,5 mois (IC95% : 4,8-12,2). Pour les patients avec 3DVGR<50%/an, aucune différence significative de PFS n'a été observée en comparant le statut tumoral proliférant et non proliférant (p=0,381). Pour les patients avec un statut proliférant, la PFS des patients avec 3DVGR≥50%/an était significativement moins bonne que la PFS des patients avec 3DVGR<50%/an (p<0,001). Enfin, en analyse multivariée, seul le 3DVGR (seuil : 50 %/an) était significativement associé au risque de progression précoce (p<0,001), contrairement au statut proliférant (p=0,252). En combinant le 3DVGR≥80% et le Ki67≥8%, nous avons pu identifier les AdH les plus agressifs avec une PFS médiane de 8,5 mois (IC95% : 6,0-11,0) contre 91 mois (IC95% : 46,8-135,2) pour les autres patients (p<0,001). Conclusion Une classification de la prolifération des AdH a été proposée comme suit : -3DVGR<10% : non progressif ou lentement progressif; -10 % ≤ 3DVGR < 50 % : lentement progressif ; -50 % ≤ 3DVGR < 80 % : rapidement progressif ; - 80 % ≤ 3DVGR : agressif. En conclusion, le 3DVGR apparait comme un outil très intéressant pour évaluer la prolifération des AdH en complément des analyses histologiques.
Thomas GRAILLON (Marseille), Emeline TABOURET, Romain APPAY, Nicolas SAHAKIAN, Fredrique ALBAREL, Anis MANSOURT, Frederic CASTINETTI, Thomas CUNY, Henry DUFOUR
17:26 - 17:34 #44793 - CO19 Distinction entre lymphome du SNC et gliome haut grade sur l’imagerie 3D-T1 par une approche d’intelligence artificielle supervisée : exploitation d’une cohorte de 196 biopsies stéréotaxiques.
CO19 Distinction entre lymphome du SNC et gliome haut grade sur l’imagerie 3D-T1 par une approche d’intelligence artificielle supervisée : exploitation d’une cohorte de 196 biopsies stéréotaxiques.

Contexte: Sur la base des caractéristiques en neuro-imagerie, il est, en règle générale, aisé de distinguer les gliomes de haut grade (Gb) des lymphomes malins du SNC (L). Toutefois, dans certains cas, cette distinction n’est pas simple et ce n’est qu’à l’issue de la documentation histologique qu’on établit le diagnostic de certitude. L’objectif de ce travail était d’explorer les performances dans cette tache de classification d’une approche d’intelligence artificielle supervisée de type machine learning en exploitant une série monocentrique de biopsies stéréotaxiques comportant majoritairement des gliomes et des lymphomes. Méthodes: Les données d'imagerie 3DT1 de 375 patients ayant fait l'objet d'une biopsie stéréotaxique (La Timone Adulte) ont été rendues anonymes et labelisées selon le diagnostic histologique. Seuls les diagnostics de lymphome et de gliomes de haut grade ont été retenus pour la tache de classification. Afin d'évaluer la faisabilité de la classification en deux types de tumeurs, une version préliminaire d’un modèle de machine learning a été développée. Les étapes initiales de prétraitement ont permis de nettoyer et d’homogénéiser les données, incluant des processus tels que la normalisation d’intensité et la correction du champ de biais (bias field correction).Un jeu de données de 53 sujets, sélectionnés aléatoirement (12 L et 41 Gb), a été augmenté en générant de nouvelles images artificielles via des déformations des images réelles et en ajoutant du bruit aléatoire (48 L et 101 GB, dataset réel et artificiel) puis annoté manuellement avec trois labels : "Background", "L" et "GB" et utilisé pour l’entrainement d’un modèle de type random forest. Une étape de post-traitement a ensuite été appliquée sur les masques de prédiction générés par le modèle. La probabilité d’appartenance à une classe (L ou Gb) est obtenue à partir des masques de prédictions. Pour la validation, un ensemble indépendant de 27 sujets, qui n’avait pas été utilisé pour l’entraînement, a été constitué aléatoirement (6 L et 21 Gb) et fourni au modèle afin d’obtenir les cartes de probabilités. Résultats : La version préliminaire du modèle a démontré une efficacité globale, avec une Aire sous la courbe ROC (AUC) de 0,99 et une précision globale (accuracy) de 96 %. Le modèle a atteint un taux de détection de 83 % pour les lymphomes et de 100 % pour les glioblastomes. Conclusion : A partir des données d'imagerie et de l'histologie de 107 patients, un modèle de classification a pu être entrainé et validé. L'une des limitations de ce travail réside dans le nombre relativement plus faible de lymphomes, qui pourrait restreindre la capacité du modèle à se généraliser à de nouvelles données d'images mais l’intégralité des données disponibles n’a pas encore été exploitée. Les performances de classification sont néanmoins prometteuses. Les prochaines étapes consisteront à comparer les performances du modèle d’IA à celles d'experts humains.
Hamed RABIEI, Marilyn BEGNIS, Lou T BLANPAIN, Sami BARRIT, Yehezkel BEN-ARI, Romain CARRON (MARSEILLE)
Salle Méridienne
17:30

"Jeudi 20 mars"

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A29
17:30 - 18:15

CONFERENCE INVITÉ
Commandant Base aeronavale de Lanveoc

17:30 - 18:15 Lutte contre les narcotrafics: des opérations de précision. Max BLANCHARD (Commandant)
Entre à l'Ecole Navale en 1994.
À l’issue de sa formation initiale d’officier, a rejoint l’aéronautique navale comme pilote d’hélicoptère embarqué et a commencé sa carrière sur les Lynx de la flottille 31F, basée à Saint-Mandrier (Var).
Il a notamment participé aux opérations Enduring Freedom (opération officielle du gouvernement américain en Afghanistan après les attentats du 11 septembre 2001) et à un déploiement en Australie, en soutien du sous-marin nucléaire d’attaque de la Marine nationale française, Perle.

En Angleterre et aux États-Unis
À l’issue de cette première affectation, il a été désigné comme officier d’échange au sein de la Royal Navy, de 2003 à 2006.
Il a notamment occupé les responsabilités de chef de détachements sur les frégates britanniques, Montrose et Southampton.
De retour en France, il a (entre autres) commandé en second la Flottille 34F, basée à Lanvéoc-Poulmic, de 2009 à 2011.
Passé par l’École de guerre, a été gestionnaire des officiers de l’aéronautique navale de 2012 à 2015.
Depuis 2021, il était chef de section « opérations expéditionnaires » de la branche « concepts et doctrines » du Combined Joint Operations from the Sea.
Une unité militaire multinationale située en Virginie, aux États-Unis, et accréditée par l’Otan.
A sa prise de commandement, il totalise 3 000 heures de vol sur hélicoptère Lynx et plus de 1 000 jours de mer.
Chevalier de la Légion d’Honneur, chevalier du mérite maritime et titulaire de la médaille de l’aéronautique.
Marié et père de deux enfants.
Grand Théâtre
Vendredi 21 mars
08:30

"Vendredi 21 mars"

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A30
08:30 - 10:00

SESSION BASE DU CRÂNE
Complications de la chirurgie de la base du crâne

Modérateurs : Rabih ABOUKAIS (Professeur Universitaire - Praticien Hospitalier) (Lille), Pierre-Hugues ROCHE (PUPH) (Marseille)
08:30 - 10:00 Propos introductifs - Quels sont nos objectifs ? Pierre-Hugues ROCHE (PUPH) (Conférencier, Marseille)
- Informer (patients & professionnels) - Evaluer la pertinence des procédures (anciennes et nouvelles) - Aller vers une démarche qualité (identification - déclaration – explicitation – actions d’amélioration)
08:30 - 10:00 Comment classer les complications de la chirurgie de la base du crâne. Moncef BERHOUMA (PU-PH) (Conférencier, Dijon)
Epidémio & littérature - Les différentes classifications (selon les causes, les conséquences, …) - Complications ou séquelles attendues de la chirurgie ?
08:30 - 10:00 Les complications procédurales récurrentes des voies endonasales. Sebastien FROELICH (Conférencier, Paris)
08:30 - 10:00 Les complications procédurales récurrentes des voies endocraniennes. Emmanuel GAY (PUPH) (Conférencier, Grenoble)
08:30 - 10:00 Les complications non procédurales récurrentes. Henri-Dominique FOURNIER (Conférencier, Angers)
Indications / Choix techniques /Jugement per-opératoire / Gestion post-opératoire
08:30 - 10:00 Les particularités gériatriques.
08:30 - 10:00 Facteurs influençant les complications. Torstein R. MELING (Conférencier, Oslo, Norvège)
Facteurs patients, équipes, organisations - La boite à outil pour prévenir, identifier, résoudre
08:30 - 10:00 Discussion. Romuald SEIZEUR (Chef de Service) (Conférencier, BREST)
Grand Théâtre

"Vendredi 21 mars"

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B30
08:30 - 10:00

COMMUNICATIONS LIBRES - RACHIS

Modérateurs : Kevin BUFFENOIR (PUPH) (Saint Pierre (REUNION), Réunion), Alexandre SIMON (Praticien Hospitalier) (Brest)
08:30 - 08:38 #44648 - CR05 Prise en charge neurochirurgicale des chordomes sacrés : Philosophie, technique opératoire et premiers résultats sur la préservation fonctionnelle.
CR05 Prise en charge neurochirurgicale des chordomes sacrés : Philosophie, technique opératoire et premiers résultats sur la préservation fonctionnelle.

Objectif : Les chordomes sacrés, tumeurs osseuses malignes rares dérivées des vestiges de la notochorde, sont caractérisés par une croissance lente mais une agressivité locale importante en raison de leur proximité avec des structures neurovasculaires critiques. Bien que la résection en bloc avec des marges négatives améliore la survie sans récidive, elle s’accompagne fréquemment de lourdes séquelles fonctionnelles, impactant significativement la qualité de vie des patients. Face à l’absence de cure définitive dans de nombreux cas, il devient crucial de développer des approches thérapeutiques innovantes qui optimisent à la fois le contrôle tumoral et la préservation des fonctions neurologiques. Cette étude examine notre philosophie neurochirurgicale et évalue les résultats cliniques, les complications et les premiers résultats fonctionnels. Méthodes : Les auteurs ont mené une étude rétrospective sur des chordomes sacrés traités chirurgicalement dans leur établissement entre 2015 et 2024. Ils ont décrit leur technique et leur philosophie microchirurgicales ainsi que les résultats chirurgicaux en se concentrant sur les complications et les résultats fonctionnels neurologiques. Résultats : Un total de 31 patients a été traité chirurgicalement. Une résection en bloc marginale a été réalisée dans 83,9 % des cas (n=26), une résection en bloc contaminée dans 9,7 % (n=3) et une résection intralésionnelle dans 6,4 % (n=2). Des sacrectomies basses (
Thibault PASSERI (Paris), Gonzague GUILLAUMET, Tuan LE VAN, Valentin CALUGARU, Andrei BIRLADEANU, Homa ADLE-BIASSETTE, Valérie BOUSSON, Marylene JOUSSE, François NATAF, Alexis SCHNITZLER, Hamid MAMMAR, Sébastien FROELICH
08:38 - 08:46 #44619 - CR02 La hernie médullaire transdurale : une complication des dissections durales spinales.
CR02 La hernie médullaire transdurale : une complication des dissections durales spinales.

Objectif. La hernie médullaire transdurale (HMT) idiopathique est une cause rare de myélopathie due à une herniation de la moelle épinière via un défect focal de la dure-mère spinale, dont la pathogenèse reste incertaine. Nous présentons ici des arguments pointant vers un mécanisme acquis de herniation associée à la dissection durale antérieure. Méthodes. Nous rapportons une série de cas monocentrique de patients porteurs d'une HMT en nous concentrant sur les éléments informatifs quant à l'étiologie et l'histoire naturelle de la maladie. Nous avons effectué en parallèle une revue systématique de la littérature. Résultats. 15 patients ont été pris en charge. Parmi ces patients, 11 cas étaient associés à une collection de liquide cérébro-spinal qui s'étendait longitudinalement à la face antérieure du sac dural, correspondant à une dissection durale spinale antérieure (DDAS). De plus, 4 cas avaient des antécédents d'hypotension intracrânienne spontanée, dont un cas avec un hématome sous-dural inaugural et des IRM séquentielles démontrant la hernie progressive de la moelle épinière par le défect dural. Sur la base de 60 articles discutant de la pathogenèse de la HMT, nous avons examiné les hypothèses actuelles en faveur d'un mécanisme congénital par rapport à un mécanisme acquis et avons montré que la dissection durale, associée à une arachnoïdopathie, peut conduire à la herniation médullaire. Conclusion. A la lumière de ces résultats, nous proposons la HMT comme une complication acquise de la dissection durale spinale antérieure, et non comme une malformation congénitale de la moelle épinière et/ou de la dure-mère spinale. Nous affirmons que la HMT devrait être considérée dans le contexte plus large des duropathies et de leurs diverses présentations cliniques, telles que l'hypotension intracrânienne spontanée.
Guillaume DANNHOFF (Strasbourg), Charles-Henry MALLEREAU, Tuong LU, Aymen BEN ALI, Fabrice PARKER, Nozar AGHAKANI, Steven KNAFO
08:46 - 08:54 #44643 - CR03 Enquête sur la stratégie de prise en charge des fractures thoraco-lombaires non neurologiques en France en 2024 : résultats synthétiques.
CR03 Enquête sur la stratégie de prise en charge des fractures thoraco-lombaires non neurologiques en France en 2024 : résultats synthétiques.

L'objectif de cette étude était de dresser un état des lieux des pratiques actuelles des chirurgiens du rachis (orthopédistes et neurochirurgiens) en France dans la prise en charge des fractures non neurologiques du rachis thoraco-lombaires les plus courantes. Matériel et méthode : Nous avons sélectionné dix dossiers de fractures : 1 de type A1 AOS, 2 de type A2, 3 de type A3, 1 de type A4, 1 de type B1, 1 de type B2, et 1 de type C. Le questionnaire comportait une première partie portant sur le profil professionnel du chirurgien (exercice en établissement privé ou public, profession, part de l’activité rachis, tranche d’âge, etc.), et une seconde portant sur l’analyse des dix dossiers et sur la stratégie de prise en charge thérapeutique. Ce questionnaire a été diffusé aux chirurgiens orthopédistes et neurochirurgiens via la Société Française de Neurochirurgie (SFNC) et la Société Française de Chirurgie du Rachis (SFCR) entre avril et juillet 2024. Résultats : 79 chirurgiens ont répondu (52 hospitaliers et 27 libéraux, 23 orthopédistes et 56 neurochirurgiens). On relève de notables erreurs de classement dans la classification AOSpine (24,2%), de fréquence très variable selon le type de fracture. Les réponses sont relativement consensuelles (>2/3 des chirurgiens ont choisi le même type de traitement) pour les fractures : de type A2 avec faible diastasis, de type A3 avec faible perte de hauteur et faible recul du mur postérieur, de type A4, de type B (B1 et B2) et de type C. Les réponses sont non consensuelles (aucune proposition thérapeutique ne réunit 2/3 des suffrages) pour les fractures : de type A1, de type A2 avec diastasis important, de type A3 avec perte de hauteur importante et recul du mur postérieur modéré, de type A3 avec perte de hauteur importante et fort recul du mur postérieur. Les réponses fournies pour les fractures de type A3, particulièrement complexes à analyser, seront précisées dans une seconde communication. Conclusion : Cette étude, malgré ses limites (réponses purement déclaratives, nombre limité de répondeurs), nous montre que nos propositions thérapeutiques devant des fractures courantes sont loin d’être consensuelles, et nous permet d’identifier les types de fracture sur lesquelles devront porter nos travaux dans les prochaines années. Il est en tout cas indispensable d’envisager la réalisation d’études multicentriques randomisées comparant les différentes options thérapeutiques.
Elodie CHAUDRUC (Limoges), François CAIRE, Alexandre MEYNARD, Henri SALLE, Benjamin BOUYER, Clément GANTOIS, Marcel GUEYE, Patrick FAURE, Wassim KHALIL
08:54 - 09:02 #44645 - CR04 Fixation postérieure C1C2 selon la technique de Göel et Harms. Indications et limites.
CR04 Fixation postérieure C1C2 selon la technique de Göel et Harms. Indications et limites.

Résumé Introduction En pathologie du rachis cervical supérieur, les ostéosynthèses postérieures associant à un vissage C1- C2, constitue un meilleur ancrage en matière de stabilité. Par ailleurs ce geste peut exposer à des risques neurovasculaires liés aux structures anatomiques de voisinage. Le but de ce travail est donc d’exposer les limites ainsi que les difficultés du vissage postérieur de C1-C2 selon la technique de Goel et Harms. Matériels et méthodes Notre étude concerne 74 patients qui ont bénéficié une ostéosynthèse postérieure du rachis cervical supérieur (fixations C1-C2, C1-C3, C1-C2-C3) colligée entre Janvier 2014 et Octobre 2025, soit sur une période de 10 ans et 10 mois. L’âge moyen est de 36 ans avec une nette prédominance masculine. Aucune complication vasculaire peropératoire n’a été constatée dans notre série. La majorité des patients présentaient des signes de fusion en cours sur le scanner à 3 mois de l’intervention. Discussion Plusieurs auteurs ont montré que le vissage de C1 est souvent praticable pour des vis de 3,5 ou 4 mm avec une distance de sécurité par rapport au canal vertébral ou à l’artère vertébrale. Au niveau C2, l’élément anatomique à maîtriser : l’isthme La TDM préopératoire : anomalie situant l’artère vertébrale sur le trajet de la vis dans 18 % à 23 % des cas. (Notre série 21,62 %). Resnick et al ont montré qu’un vissage pédiculaire est réalisable dans 91 % des cas, en exigeant un diamètre minimal de 4 mm. Conclusion L’arthrodèse C1-C2 nécessite une bonne connaissance de la technique et des risques potentiels de lésions des structures nobles qu’elle comporte. Le scanner préopératoire avec reconstructions dans le plan frontal et sagittal permet de s’assurer de la faisabilité du vissage. Fixation à un étage plus bas (C3) est envisageable en cas d‘hypoplasie pédiculaire de C2.
Lakhdar BERCHICHE (Alger, Algérie), Becherki YAKOUBI, Abdelhalim MORSLI
09:02 - 09:10 #44599 - CR01 Morbidité périopératoire de la chirurgie scoliotique adulte : Analyse d'une série Brestoise MOSCA-B.
CR01 Morbidité périopératoire de la chirurgie scoliotique adulte : Analyse d'une série Brestoise MOSCA-B.

INTRODUCTION La chirurgie de la scoliose adulte représente un défi en neurochirurgie rachidienne, avec une morbidité significative mais diversement appréciée selon les séries. L'hétérogénéité des définitions des complications post-opératoires rend difficile leur analyse. Notre étude propose une classification binaire originale, distinguant les complications globales de celles menant à une reprise chirurgicale à court ou long terme. MATÉRIEL/MÉTHODES Nous avons mené une étude monocentrique rétrospective (2017-2024) dans le service de neurochirurgie du CHU de Brest. Ont été inclus tous les patients majeurs opérés d'une correction de scoliose. Le critère de jugement principal était le nombre de complications, en faisant la distinction entre complications globales (neurologiques, infectieuses, mécaniques, cardiovasculaire/pulmonaires, autres) et celles à l’origine d’une reprise chirurgicale (à court ou long terme). En parallèle, une revue systématique de la littérature a été conduite selon la méthode PRISMA (2000-2024) avec les mots-clés "adult scoliosis" et "morbidity". RÉSULTATS 48 patients ont été inclus. L’âge moyen était de 58 ans et le sexe ratio féminin (68,8% de femmes). Le taux moyen était de 0,8 complications par patient. Il existe une corrélation positive entre le nombre de complications et l'âge (p=0,0502) ainsi que le nombre d’antécédents (p=0,03). La fréquence des complications menant à une nouvelle chirurgie augmentait significativement avec l'âge (p=0,02). L'analyse multivariée a identifié l'âge comme facteur prédominant, particulièrement en association avec le nombre de niveaux opérés (p=0,009 pour l'âge, p=0,03 pour les niveaux). Une colinéarité partielle entre âge et antécédents a été observée. De plus, le nombre total de complications était fortement corrélé au risque de complications menant à une reprise chirurgicale (p=0,0011). DISCUSSION Notre taux de complications se situe dans la fourchette haute des séries publiées du fait d'un recensement exhaustif incluant les événements mineurs transitoires, souvent sous-déclarés. La classification binaire, incluant toute reprise chirurgicale qu’elle soit neurochirurgicale ou non, offre une vision globale de la morbidité périopératoire. Le taux de reprise chirurgicale est comparable aux données de la littérature malgré une proportion significative de scolioses neurologiques (10%) et de patients ayant déjà eu une chirurgie rachidienne sur un ou plusieurs niveaux concernés par la chirurgie de correction. Les limites incluent la taille modeste de l’échantillon, le caractère monocentrique et rétrospectif. CONCLUSION Cette analyse exhaustive des complications post-opératoires en chirurgie scoliotique adulte confirme l'impact majeur de l'âge et du nombre de niveaux instrumentés sur la morbidité. Une étude multicentrique utilisant cette classification permettrait de mieux stratifier le risque opératoire tout en comparant les stratégies de prise en charge.
Marie DUIGOU (Brest), Anthony LUBIATO, Elsa MAGRO, Romuald SEIZEUR, Alexandre SIMON
09:10 - 09:18 #44732 - CR06 Approche mini-invasive par écarteur tubulaire pour les pathologies spinales non dégénératives : Résultats fonctionnels et chirurgicaux d'une série de 18 lésions intradurales.
CR06 Approche mini-invasive par écarteur tubulaire pour les pathologies spinales non dégénératives : Résultats fonctionnels et chirurgicaux d'une série de 18 lésions intradurales.

Introduction Les lésions intradurales spinales (méningiomes, schwannomes, épendymomes, FDAVs) nécessitent souvent une intervention chirurgicale lorsqu'elles sont symptomatiques. L’approche mini-invasive vise à optimiser la récupération fonctionnelle en réduisant l’agression chirurgicale. Cette étude rétrospective présente les résultats cliniques et radiologiques d’une série de 18 patients opérés via un rétracteur tubulaire. Méthodes Entre décembre 2022 et janvier 2025, 18 patients (8 méningiomes, 2 schwannomes cervicaux, 2 épendymomes, 1 neurinome kystique, 5 FDAVs) ont été traités avec le rétracteur Quadrant™. Les données incluaient les scores moteurs (MRC), fonctionnels (McCormick, Nurick), EVA, paramètres peropératoires (durée, pertes sanguines, résection) et complications. Résultats La cohorte comprenait 9 femmes et 9 hommes, avec un âge moyen de 69 ans (25-94 ans). En préopératoire, 14 patients (78 %) avaient un déficit moteur significatif (MRC ≤3) et une EVA moyenne de 7/10. Les scores moyens étaient de 3 pour McCormick et Nurick (médiane : 3). La chirurgie a permis la résection subtotale des lésions tumorales et l’exclusion complète des FDAVs. La durée opératoire moyenne était de 3,6 heures (2 h 1 min à 7 h 43 min) et les pertes sanguines moyennes de 365 mL (50-1500 mL). Seize patients (89 %) ont été verticalisés dans les 48 heures postopératoires, avec une durée moyenne d’hospitalisation de 6 jours (2-12 jours). Treize patients (72 %) ont montré une amélioration fonctionnelle à la sortie, avec un gain moyen de 1 point sur le score McCormick et de 1,5 point sur le score Nurick. L’EVA postopératoire moyenne était de 1/10. Trois complications mineures ont été observées (faiblesse transitoire du psoas, problèmes de plaie, hypotension), ainsi qu’un cas d’infection de cicatrice. Aucun décès ou complication majeure n’a été rapporté. Discussion L’approche mini-invasive transtubulaire a montré d’excellents résultats fonctionnels, une mobilisation précoce et moins de complications comparées aux techniques ouvertes décrites par Iacoangeli et al. (2018) et Murad et al. (2020). Les patients avec des déficits moteurs sévères ont bénéficié d’améliorations significatives. Toutefois, des défis techniques subsistent : visualisation limitée sur la ligne médiane, suspension durale complexe et contraintes liées au déploiement dans la région thoracique. Les limites incluent la petite taille de l’échantillon et le suivi court. Conclusion L’approche mini-invasive des lésions intradurales spinales est efficace et sûre, permettant une récupération rapide et une faible morbidité. Des études à long terme et sur des cohortes plus larges sont nécessaires pour confirmer ces résultats prometteurs.
Maftei ALIN (Suresnes), Pierre Cyril COMES, Razvan COPACIU, Gilles ZAH-BI, Catherine HORODYCKID, Mihai MALCOCI, Damien BRESSON
09:18 - 09:26 #44759 - CR07 Evolution neurologique des patients après chirurgie d’une lésion intramédullaire.
CR07 Evolution neurologique des patients après chirurgie d’une lésion intramédullaire.

La chirurgie des lésions intramédullaire nécessite une ouverture et une suspension de la dure-mère puis une ouverture du sillon médian postérieur en l’absence de lésion exophytique. Du fait de l’évolution de l’imagerie et des outils chirurgicaux, ces chirurgies sont devenues plus fréquentes et plus agressives. Bien que l’objectif principal de la chirurgie soit le plus souvent de stabiliser, voire si possible, d’améliorer la dégradation neurologique en lien avec la lésion médullaire, on observe fréquemment une aggravation clinique en post-opératoire précoce. Ainsi, il semble légitime de se demander si la chirurgie est toujours une bonne option thérapeutique et quels facteurs nous encouragent à une chirurgie plus ou moins agressive? L’optimisation du traitement chirurgical des lésions intramédullaires reste encore controversée dans la littérature (3,4). Ce travail propose donc d’étudier le devenir des patients opérés d’une lésion intramédullaire. L’objectif principal de l’étude est d’étudier les facteurs prédictifs de bonne évolution clinique à long terme des patients opérés d’une lésion intramédullaire. Les objectifs secondaires sont d’identifier les facteurs associés à une exérèse complète et à une survie sans progression prolongée. Les patients opérés d’une lésion intramédullaire au CHU de Rouen entre janvier 2005 et janvier 2024 ont été inclus dans cette étude. Nous avons rétrospectivement recueilli les données cliniques, radiologiques, histologiques et d’évolution neurologique en post-opératoire, à 3 mois et lors du dernier suivi de consultation. Un score de Mc Cormick inférieur ou égal à 2 ; ou une diminution du score de Mc Cormick par rapport à l’évaluation préopératoire étaient considérés comme une bonne évolution clinique. Au total 61 patients ont été inclus, représentant 70 chirurgies. Un âge jeune, une maladie de Von Hippel Lindau, l’absence de déficit moteur pré-existant, l’absence de troubles sensitifs, de troubles sphinctériens et de troubles de la marche, des symptômes récents et un score de Mc Cormick et de Frankel préopératoires bons sont des facteurs significativement associés à une bonne évolution clinique. L’évolution est également meilleure en cas de localisation cervicale et de lésion partiellement kystique. Les hémangioblastomes sont plus souvent associés à une bonne évolution clinique à long terme. On note 64% d’aggravation en post-opératoire immédiat avec à long terme une stabilisation ou une amélioration clinique pour respectivement 56 et 44% des patients. Les facteurs associés à une récidive sont un âge jeune, un antécédent de maladie de Von Hippel Lindau, une lésion partiellement kystique très étendue, l’absence d’exérèse complète et un diagnostic histologique d’astrocytome. Un exérèse chirurgicale complète est plus fréquente chez les patients adultes, ayant une maladie de Von Hippel Lindau, aux antécédents de chimiothérapie, sans troubles sphinctériens qui présente une lésion plutôt cervicale peu étendue.
Elisabeth GARRIDO (rouen), Stéphane DERREY, Cheima MORTIER
09:26 - 09:34 #44760 - CR08 Facteurs de risques d’impaction de cage cervicale, la colonisation a Cutibacterium acnès et l’utilisation de cages auto-statiques sont-elles un facteur de risque ?
CR08 Facteurs de risques d’impaction de cage cervicale, la colonisation a Cutibacterium acnès et l’utilisation de cages auto-statiques sont-elles un facteur de risque ?

Introduction : La pseudarthrose après discectomie cervicale antérieure est fréquente dans la littérature et peut entraîner une reprise chirurgicale. Différentes techniques chirurgicales sont possibles avec l’utilisation d’une cage en stand alone ou associée d’une plaque. Il est rapporté une présence importante de cutibacterium acnès , bactérie anaérobie, peu virulente, qui a été associée à des infections postopératoires du rachis. L'objectif de cette étude est d'analyser l’incidence de la colonisation préopératoire cervicale et son influence sur l’évolution postopératoire chez les patients opérés d’un rachis par voie antérieure avec ou sans plaques. Méthodes : Des patients consécutifs traités par arthrodèse cervicale ou discectomie pour myélopathie ou névralgie cervico-brachiale de 2020 à 2024 ont été inclus dans cette étude de cohorte prospective. Des échantillons de disques intervertébraux ont été prélevés à chaque niveau affecté et mis en culture. La chirurgie pouvait se réaliser avec une cage en stand alone (55 %) ou avec cage et plaque antérieure (45 %). Résultats : Au total, 55 patients avec des suivis cliniques, radiographiques et biologiques ont été inclus dans l'analyse finale. Sur les 55 patients, 22 avaient une culture positive à cutibactérium acnès (40 %), 5 à Staphylococcus épidermidis (9 %) et 3 autres à d’autres staphylococcus. Dans 3 cas, les disques présentaient des germes multiples. Aucune différence significative dans l’impaction et dans l’évaluation de la douleur n’a été observée au cours du suivi entre les cohortes culture positive et culture négative. L’impaction n’était pas augmentée en cas d’utilisation de cage autostatique versus l’utilisation de plaque antérieure. L’impaction de la cage était responsable de douleurs significativement plus importante à 3 et 6 mois, mais sans différence significative a 1 an et au-delà. Conclusions : Les disques intervertébraux avec une culture positive de C. acnes n'ont pas été associés à des niveaux plus élevés d’impaction ou de douleurs après une arthrodèse par voie antérieure ou d’augmentation des douleurs. L’utilisation d’une plaque antérieure ne modifie pas l’apparition d’une impaction et d’un retard de fusion. D'autres recherches sont nécessaires pour confirmer ces résultats et évaluer la signification clinique de la colonisation des disques par des germes.
Charles PELTIER (Brest), Zara-Nina DAKHLIA, Romuald SEIZEUR
09:34 - 09:42 #44769 - CR09 Soulager la douleur : Chirurgie mini-invasive pour les déformations rachidiennes congénitales sévères – Deux rapports de cas.
CR09 Soulager la douleur : Chirurgie mini-invasive pour les déformations rachidiennes congénitales sévères – Deux rapports de cas.

Les déformations rachidiennes congénitales sévères entraînent souvent des douleurs importantes et des limitations fonctionnelles, posant des défis complexes pour leur prise en charge. La chirurgie mini-invasive a émergé comme une solution efficace, permettant une intervention ciblée tout en minimisant les complications chirurgicaux. Ce rapport décrit deux cas de patients présentant des déformations rachidiennes sévères ayant bénéficié d’une amélioration significative de leurs symptômes après une chirurgie mini-invasive. Cas 1 : Une femme de 67 ans, atteinte d’une déformation rachidienne complexe comprenant une hémivertèbre dorsolombaire et un bloc vertébral, s’est présentée avec une lombocruralgie gauche progressive depuis six mois, devenue insupportable. L’IRM a révélé une hypertrophie compressive du ligament jaune au niveau L3-L4 à gauche. L’électromyogramme (EMG) a confirmé une radiculopathie L4. La patiente a subi une hémilaminectomie gauche mini-invasive en L3-L4 avec résection du ligament jaune hypertrophié. La récupération postopératoire a été sans complications, avec une amélioration clinique significative. Cas 2 : Un homme de 29 ans s’est présenté avec une lombosciatique droite prédominante en L5, bilatérale, invalidante et résistante au traitement conservateur. L’examen clinique n’a révélé aucun déficit sensitif ou moteur. L’IRM a montré une hernie discale volumineuse en L4-L5 associée à une scoliose dorsolombaire. Le patient a subi une hémilaminectomie bilatérale en L4 et une exérèse de l’hernie discale en L4-L5. La récupération postopératoire a été favorable, avec une résolution complète de la sciatique. Conclusion : Ces cas illustrent l’efficacité de la chirurgie mini-invasive pour soulager les symptômes chez des patients présentant des déformations rachidiennes complexes. En ciblant précisément le site pathologique sans corriger directement la déformation elle-même, la chirurgie mini-invasive offre une approche précieuse pour améliorer les résultats cliniques. Ces techniques permettent un soulagement significatif de la douleur tout en évitant la morbidité associée aux procédures invasives visant à corriger la déformation.
Mohamed GHORBEL (Monastir, Tunisie), Fatma KOLSI, Ameur AFFES, Sirine MAKHLOUF, Emna OUNI, Ahmed DAOUD, Mohamed Zaher BOUDAWARA
09:42 - 09:50 #44778 - CR10 L’OS ODONTOIDEUM: UNE MALFORMATION RARE DE LA CHARNIERE CERVICO-OCCIPITALE : A PROPOS D’UN CAS ET REVUE DE A LITTERATURE.
CR10 L’OS ODONTOIDEUM: UNE MALFORMATION RARE DE LA CHARNIERE CERVICO-OCCIPITALE : A PROPOS D’UN CAS ET REVUE DE A LITTERATURE.

Introduction : L’os odontoïdeum ou apophyse odontoïde mobile est une malformation rare de la charnière cervico-occipitale. Il s’agit d’un défaut d’union du centre d’ossification de l’odontoïde sur le corps de l’axis. L’incidence réelle de cette malformation est difficile à préciser puisque de nombreux cas restent asymptomatiques. Cas clinique : Un homme de 22 ans traumatismé du rachis cervical à l’âge de 3 ans ayant présenté depuis 2 ans des cervicalgies récidivantes avec torticolis persistant et installation depuis un an d’une lourdeur des quatre membres. L’examen clinique a objectivé une tétra-parésie spastique avec amyotrophie intéressant les groupes musculaires des 4 membres sans troubles sensitifs associés. La radiographie standard cervicale a montré une hyper lordose du rachis cervical avec luxation odontoido-axoidienne. Une IRM cervicale a confirmé la luxation entre l’atlas et l’odontoïde responsable d’une compression majeure de la jonction bulbo-médullaire. L’évolution des symptômes fut favorable après traitement neurochirurgical par voie postérieure et ostéosynthèse suivi de rééducation fonctionnelle. Conclusion : Cette malformation peut être découverte de façon fortuite ou se révéler par des cervicalgies, un torticolis, des vertiges ou un syndrome déficitaire. L’imagerie permet de la détecter, d’étudier le retentissement sur le contenu du canal rachidien et de dépister les lésions associées. Le bilan fait appel aux clichés radiographiques dynamiques, à la TDM et l’IRM. L’étiopathogénie reste méconnue congénitale ou traumatique. Le traitement est chirurgical chez les patients symptomatiques et repose sur l’arthrodèse et l’ostéosynthèse postérieure tandis que chez les sujets asymptomatiques une simple surveillance est préconisée.
Mohamed GHORBEL (Monastir, Tunisie), Fatma KOLSI, Ghassen SOUISSI, Ameur AFFES, Emna OUNI, Mohamed Zaher BOUDAWARA
09:50 - 09:58 #44789 - CR11 Traitement chirurgical des traumatismes de la colonne cervicale supérieure : expérience monocentrique à propos de 33 cas.
CR11 Traitement chirurgical des traumatismes de la colonne cervicale supérieure : expérience monocentrique à propos de 33 cas.

Introduction : Les traumatismes de la colonne cervicale supérieure, représentant environ 22 % des traumatismes cervicaux, sont de plus en plus fréquents. L'objectif de notre étude est d'évaluer les résultats de notre série chirurgicale et de les comparer aux données de la littérature. Matériel et Méthodes : Dans cette étude rétrospective monocentrique menée sur une période de treize ans (juin 2011 - janvier 2024), tous les patients ayant subi un traumatisme de la colonne cervicale supérieure, traités chirurgicalement et ayant un suivi minimum de 6 mois, ont été inclus. Résultats : Trente-trois patients ont été inclus, avec une prédominance masculine (ratio homme/femme de 1,3:1). L'âge moyen était de 39 ans, majoritairement des patients jeunes. Les deux principales causes des traumatismes étaient les chutes (48,48 %) et les accidents de la route (45,45 %). Cliniquement, des douleurs cervicales étaient présentes chez tous les patients, avec huit d'entre eux (24,24 %) présentant également des déficits moteurs. Des fractures de l'odontoïde ont été identifiées chez 30 patients, dont 36,6 % classées Type II d'Anderson et 36,6 % Type III, souvent associées à des fractures de C1 (51,51 %) et à des dislocations C1-C2 (33,33 %). Le traitement chirurgical a consisté en la pose de crochets sublaminaires C1-C2 chez 10 patients, tandis que 22 patients ont bénéficié d’une fixation occipitocervicale (31 % avec fixation C0-C3-C4, 27 % avec fixation C0-C2-C3, et 22 % avec fixation C0-C1-C2). Aucun patient n’a été traité par voie antérieure ou par pose de vis antérieure. L’évolution a été favorable dans 29 cas, satisfaisante dans 1 cas, tandis que 3 patients présentant des lésions graves initiales (score de Glasgow <8) sont malheureusement décédés. Conclusion : Cette courte série illustre l’efficacité du traitement chirurgical des traumatismes de la colonne cervicale supérieure, avec une réduction notable des douleurs et un faible risque de morbidité et de mortalité chirurgicales.
Emna ELOUNI, Atef BEN NSIR, Mohamed GHORBEL, Affess AMEUR (Sfax, Tunisie), Rouaa LATRACH, Mehdi DARMOUL
Salle Méridienne

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D30
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CLUB NEURO-ONCO

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A32
10:30 - 11:30

ASSEMBLEE GENERALE DU COLLEGE

10:30 - 10:50 EANS Training Course. Francesco SALA (Conférencier, Verona, Italie), Torstein R. MELING (Conférencier, Oslo, Norvège)
10:50 - 11:00 Mon expérience des cours EANS. Marine LE CORRE (PH) (Conférencier, Montpellier)
11:00 - 11:30 Fil des Actualités du Collège de Neurochirurgie. Elsa MAGRO (PU PH) (Conférencier, BREST), François VASSAL (PU-PH) (Conférencier, Saint-Etienne), Fabien ALMAIRAC (PU-PH) (Conférencier, Nice), Hélène CEBULA (MCU-PH) (Conférencier, Strasbourg), Kévin BECCARIA (PUPH Neurochirurgie) (Conférencier, Paris), Hélène STAQUET (PH) (Conférencier, CLICHY), François CAIRE (PUPH) (Conférencier, Limoges), Thierry FAILLOT (Praticien Hospitalier) (Conférencier, CLICHY)
Grand Théâtre
11:30

"Vendredi 21 mars"

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A33
11:30 - 12:30

SESSION COLLEGE
Simulation en Neurochirurgie

Modérateurs : Hélène CEBULA (MCU-PH) (Strasbourg), Pierre-Hugues ROCHE (PUPH) (Marseille), François VASSAL (PU-PH) (Saint-Etienne)
11:30 - 11:30 Etat des lieux et perspectives.
11:30 - 11:37 Listing des ateliers, Charte et modèle de présentation / organisation des ateliers du Collège. Laurent THINES (PUPH) (Conférencier, BESANÇON)
11:37 - 11:44 Evaluation étudiant/formateur & atelier/étudiant. Bertrand BAUSSART (PH) (Conférencier, Paris)
11:44 - 11:51 Modalités réglementaires (accès labo anat / CNIL / Confidentialités-utilisation des données). Jean-Rodolphe VIGNES (PUPH Neurochirurgie) (Conférencier, Bordeaux)
11:51 - 11:56 Comment développer son projet simulation : Retour d’expérience mini-débat ? Proto anévrisme & financement. Laurent THINES (PUPH) (Conférencier, BESANÇON)
11:56 - 12:01 Comment développer son projet simulation : Retour d’expérience mini-débat ? Modèle hypophyse & publication. Bertrand BAUSSART (PH) (Conférencier, Paris)
12:01 - 12:06 Comment développer son projet simulation : Retour d’expérience mini-débat ? Modèle tumeur & industriels. Jean-Rodolphe VIGNES (PUPH Neurochirurgie) (Conférencier, Bordeaux)
12:06 - 12:06 Avantages et contraintes des différents modèles de simulation : cadavériques versus impression 3D.
12:06 - 12:10 Battle 1 : Abords et clippage des anévrismes intracrâniens - modèles 3D. Laurent THINES (PUPH) (Conférencier, BESANÇON)
12:10 - 12:14 Battle 1 : Abords et clippage des anévrismes intracrâniens : modèle cadavérique circulant. Céline SALAUD (Neurochirurgien) (Conférencier, Saint Herblain)
12:14 - 12:18 Battle 2 : Abords endoscopique de la région sellaire- hypophysaire : impression 3D. Bertrand BAUSSART (PH) (Conférencier, Paris)
12:18 - 12:22 Battle 2 : Abords endoscopique de la région sellaire- hypophysaire : modèle cadavérique. Emmanuel JOUANNEAU (PU-PH, chef de service) (Conférencier, LYON), Thomas GRAILLON (PU-PH) (Conférencier, Marseille)
12:22 - 12:26 Discussion.
Grand Théâtre

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B32
11:30 - 12:30

COMMUNICATIONS LIBRES - AUTRE

Modérateur : Alexandre SIMON (Praticien Hospitalier) (Brest)
11:30 - 11:38 #44028 - CA01 Anatomical description of an unknown medullar structure: Identification of the Upper End of the Central Canal on 3T MRI.
CA01 Anatomical description of an unknown medullar structure: Identification of the Upper End of the Central Canal on 3T MRI.

Purpose – The central canal (CC) of the human spinal cord is extremely thin, making its identification on routine magnetic resonance imaging (MRI) sequences challenging. This study aimed to assess the accuracy of a new white matter nulled (WMn) MRI sequence for localizing the upper end of the CC within the spinal cord in vivo. Methods – Nine adult volunteers underwent high-resolution 3 Tesla MRI, with 3D T2 gradient echo and WMn sequences. Seven formalin-embalmed human brainstems were included, and the central canal was identified in serial axial histological sections with epithelial membrane antigen antibody staining. Quantitative measurements of the medulla oblongata and spinal cord were collected, as the exact location and size of the CC from the obex to 21 mm below. These quantitative measurements were compared to histological measurements for validation using the Spearman correlation test. Results – WMn-MPRAGE identified a tubular structure with a CSF like signal, compatible with the central canal, which was followed from the obex to the upper spinal cord in all cases. It began in the posterior part of the medulla oblongata and continued down to the anterior part of the cervical spine less than 2 cm below the apertura canalis centralis. The canal was barely visible on standard T2 weighted images. There was a strong correlation between the evolution of the spinal area across the slices (r = 0.967 ; p < 0.001), and its perimeter (r = 0.982 ; p < 0.001) with the histologic descriptions. The evolution of the distance from the CC to the anterior medullary fissure was also strongly correlated with the histological findings (r = 0.998 ; p < 0.001), as was its distance to the posterior medullary sulcus (r = 0.99 ; p < 0.001). Conclusion – The WMn MPRAGE sequences identified the CC in all cases with a strong correlation to histologic descriptions, opening new perspectives for research and clinical purposes.
Paul ROBLOT (Bordeaux, Nouvelle-Calédonie), Etienne LEFEVRE, Thomas TOURDIAS, Jean-Rodolphe VIGNES
11:38 - 11:46 #44525 - CA02 Virtual reality in awake surgery (viras) partie I : étude de tolérance et de sécurité de l’utilisation d’un masque de réalité virtuelle au bloc opératoire.
CA02 Virtual reality in awake surgery (viras) partie I : étude de tolérance et de sécurité de l’utilisation d’un masque de réalité virtuelle au bloc opératoire.

INTRODUCTION Le projet VIRAS (Virtual Reality in Awake Surgery) vise à démontrer la tolérance et la sécurité de l’utilisation d’un masque de réalité virtuelle pour la réalisation du neuromonitoring cognitif lors des chirurgies en condition éveillées pour l’éxérèse des tumeurs cérébrales. Nous présentons les résultats de la première étape de cette étude, réalisée chez des patients opérés en chirurgie orthopédique sous anesthésie loco-régionale, au CHRU de Brest. MATÉRIELS ET MÉTHODES Le recrutement a été réalisé à partir de paramètres d’analyses séquentielles, en utilisant le test de probabilité séquentielle binomial tronqué (truncated binomial Sequential Probability Ratio Test (SPRT)). Le critère d'évaluation principal était le maintien en place du masque de réalité virtuelle et la capacité à effectuer des tests neurofonctionnels pendant toute la durée de l'intervention (pendant au moins une heure). Les critères d'évaluation secondaire étaient : la tolérance globale du masque de réalité virtuelle par les participants et les soignants au bloc opératoire, évaluée quantitativement à l'aide d'une échelle visuelle analogique (EVA), l'évaluation de la cybercynétose (échelle SSQ) et l’évaluation de l’état d’anxiété du sujet (échelle State-Trait Anxiety Inventory (STAI-Y)). RÉSULTATS Un succès a été observé sur le critère d'évaluation principal pour les 10 premiers participants consécutifs, ce qui a conduit à l'arrêt des inclusions pour la population 1. La tolérance globale du dispositif par les participants au bloc opératoire était excellente, avec un score EVA médian de 10,0 (IQR : 9,0 - 10,0). Aucun événement indésirable n'a été signalé au cours de ces interventions programmées. Le niveau d'acceptation par les professionnels de santé de l'utilisation du masque de réalité virtuelle au bloc opératoire était très bonne. CONCLUSION La phase initiale de l'étude VIRAS démontre une excellente tolérance du masque de réalité virtuelle par les patients, ainsi que par les différents groupes professionnels impliqués, en cours de chirurgie. Pas d’alerte particulière relevée durant cette étude sur la sécurité de l’utilisation du matériel au bloc opératoire. L'approche méthodologique, employant des analyses séquentielles, ouvre maintenant la voie à la deuxième phase de l’étude, qui va être conduite chez les patients opérés en neurochirurgie éveillée.
Vanessa SALIOU (BREST), Guillaume DARDENNE, Celine PANHELEUX, Florence LE VOURC'H, Justine BLEUNVEN, Ilias MAOUDJ, Basile LONGO, Frédéric DUBRANA, Agathe YVINOU, Marie VERGNENEGRE, Maëlys CONSIGNY, Emmanuel NOWAK, Dewi GUELLEC, Romuald SEIZEUR
11:46 - 11:54 #44600 - CA03 Analyse médico-économique du programme de réhabilitation améliorée après chirurgie concernant la chirurgie du rachis lombaire dégénératif par rapport à une prise en charge conventionnelle au CHU de Caen.
CA03 Analyse médico-économique du programme de réhabilitation améliorée après chirurgie concernant la chirurgie du rachis lombaire dégénératif par rapport à une prise en charge conventionnelle au CHU de Caen.

Introduction : La Réhabilitation Améliorée Après Chirurgie (RAAC) est une approche qui vise à améliorer les résultats post-opératoires, réduire les complications et raccourcir la durée de séjour hospitalier. Malgré ses bénéfices cliniques, peu d’études ont exploré son impact médico-économique, notamment en chirurgie du rachis dorso-lombaire dégénératif en France, où la tarification hospitalière repose sur la tarification à l'activité (T2A). Objectif : Cette étude compare l'impact médico-économique du programme RAAC à la chirurgie conventionnelle pour les patients opérés d’une pathologie dégénérative du rachis dorso-lombaire au CHU de Caen. Méthode : Il s’agit d’une étude de cohorte rétrospective incluant 120 patients traités par le programme RAAC en 2022 et 277 patients opérés de manière conventionnelle en 2019. Les variables principales incluent les recettes hospitalières, la différence Recettes-Coûts, la durée d'hospitalisation et les complications post- opératoires. Les données couvrent 12 mois après l'intervention. Résultats : Le programme RAAC génère des recettes plus élevées que la chirurgie conventionnelle (8 049€ contre 7 167€, p<0.01) et présente une différence Recettes-Coûts plus favorable (-2 990€ contre -7 341€, p<0.01). La durée médiane d’hospitalisation est plus courte (2 jours contre 4 jours, p<0.01) avec une réduction des consommables. Conclusion : L’adoption du programme de RAAC en chirurgie du rachis pourrait contribuer à améliorer les recettes hospitalières et à réduire les coûts sans compromettre la qualité des soins.
Louis ANZALONE (Caen), Jennifer BOURGÈS, Benjamin GUILLARD, Françoise LEFORT, Anna FOURNIER, Evelyne EMERY
11:54 - 12:02 #44603 - CA04 Classification automatique des troubles du langage en neurochirurgie éveillée: une étude comparative d'un modèle basé Wav2Vec2 et d'un modèle basé Whisper.
CA04 Classification automatique des troubles du langage en neurochirurgie éveillée: une étude comparative d'un modèle basé Wav2Vec2 et d'un modèle basé Whisper.

La neurochirurgie éveillée est aujourd'hui la procédure de préférence pour la résection des gliomes de bas grade situés en, ou proches des, zones éloquentes. La cartographie cérébrale par stimulation électrique permet de maximiser l'étendue de la résection tout en minimisant les déficits post-opératoires. Lors de cette procédure, un expert est chargé d'évaluer les fonctions du patient lors des tests que ce dernier effectue. Notamment, le langage est une fonction cruciale du fait de son importance dans la qualité de vie des patients. Cependant, l'expert est aussi chargé de soutenir le patient, de communiquer avec le neurochirurgien et de gérer le déroulement des tests. Il serait alors intéressant d'alléger la tâche de l'expert afin d'améliorer la qualité de la procédure. Ces dernières années, des avancées significatives dans le domaine de la reconnaissance automatique de la parole (RAP) ont été effectuée. Aujourd'hui, des modèles de RAP sont utilisés pour la détection de troubles de la parole dans le contexte de pathologies comme les troubles du bégaiement, la maladie d'Alzheimer ou la maladie de Parkinson. Toutefois, ces modèles n'ont pas encore été appliqués à la neurochirurgie éveillée alors que de tels modèles pourraient assister l'équipe médicale dans la détection objective des troubles mais aussi afin de permettre aux experts en charge de l'évaluation d'alléger leurs missions. Nous proposons alors dans ce travail de comparer deux modèles pour la détection des troubles du langage. En collaboration avec la Faculty of Techno-Surgery de la Tokyo Women's Medical University au Japon, nous avons entrainé et validé nos modèles sur des données issues de 23 chirurgies acquises au Tokyo Women's Medical University Hospital et deux chirurgies acquises au Centre Hospitalier Universitaire de Brest. Nous avons mis au point sept expériences basées sur différentes répartitions de données, dont une expérience inter-langages. Ces résultats préliminaires sont encourageants, en particulier dans le cas de l'expérience inter-langage afin d'évoluer vers un modèle unique couvrant plusieurs langages. A ce stade, nous étudions exclusivement les aphasies (interruption de discours, hésitations, retard de réponse). Nous montrons qu'en utilisant uniquement la modalité audio, ces modèles sont capables de détecter ces troubles du langage. L'ajout de nouvelles modalités dans le futur, telles que la vidéo ou l'information de la tâche en cours, pourront améliorer les performances de ces modèles mais aussi permettre la détection de troubles plus subtiles liés à la phonétique ou la syntaxe.
Ilias MAOUDJ (Brest), Atsushi KUWANO, Céline PANHÉLEUX, Yuichi KUBOTA, Takakazu KAWAMATA, Yoshihiro MURAGAKI, Masamune KEN, Romuald SEIZEUR, Manabu TAMURA, Guillaume DARDENNE
12:02 - 12:10 #44657 - CA05 Intelligences artificielles génératives : rôle comme « aide à la formation » pour les internes en neurochirurgie.
CA05 Intelligences artificielles génératives : rôle comme « aide à la formation » pour les internes en neurochirurgie.

Introduction En neurochirurgie, l'utilisation de modèles d'intelligence artificielle (IA) a récemment commencé à être explorée dans de nombreux domaines. Cependant, leur utilisation est encore très limitée en neurochirurgie pédiatrique et en raisonnement chirurgical. Nous avons testé de manière critique deux IA génératives dans le raisonnement chirurgical, dans des cas complexes de neurochirurgie pédiatrique, en discutant de leur utilité potentielle en tant que modèle d’aide à la formation pour les jeunes chirurgiens. Méthodes Nous avons examiné les dossiers des patients opérés dans notre établissement au cours des dernières années et choisi 5 cas pédiatriques difficiles (lésions profondes/hémorragiques/récurrentes), en enregistrant l'approche « réelle » effectuée. Nous avons ensuite demandé à ChatGPT (OpenAI) et AtlasGPT (Atlas Meditech, Inc) la meilleure approche pour opérer une telle lésion, en incluant dans la question des détails utiles sur le cas (par exemple si récurrence d'une chirurgie précédente), une description détaillée de l'IRM, et l'âge du patient. Résultats Les deux AI ont donné des réponses cohérentes, complètes et fiables, en soulignant presque toujours la nécessité de poursuivre la discussion avec des experts. ChatGPT n'a fourni aucune source et a toujours indiqué une approche préférée. AtlasGPT a fourni des sources et n'a jamais suggéré une approche plutôt qu'une autre. Aucune approche inexistante ou inadaptée n'a été suggérée, et les détails n'ont pas inclus d'informations trompeuses (techniquement, des « hallucinations »). L'approche réellement utilisée a été suggérée par chacune des IA dans 4/5 cas. Conclusion Bien que les IA testées ne puissent pas remplacer les experts, elles semblent appropriées pour être utilisées comme « d'aide à la formation » pour les internes et les jeunes neurochirurgiens. Tout d'abord, la description précise des IRM représente une compétence irremplaçable qui peut être entraînée avec cette méthode. Deuxièmement, l'évaluation critique des réponses nécessite des bases théoriques solides qui doivent être acquises en permanence. Troisièmement, le modèle questions-réponses permet de simuler le raisonnement chirurgical de la vie réelle, du cas à toutes les différentes approches appropriées (« bottom-up »), mieux que l'étude basée sur les livres (« top-down »).
Camilla DE LAURENTIS, Andrea HELD, Alexandru SZATHMARI, Matthieu VINCHON, Pierre Aurélien BEURIAT, Carmine MOTTOLESE, Federico DI ROCCO (LYON)
12:18 - 12:26 #44697 - CA07 Analyse comparative des gardes de neurochirurgie au CHU de Caen : Évolution des appels, activités et interventions chirurgicales entre 2014 et 2024.
CA07 Analyse comparative des gardes de neurochirurgie au CHU de Caen : Évolution des appels, activités et interventions chirurgicales entre 2014 et 2024.

Introduction : Les gardes de neurochirurgie jouent un rôle crucial dans la prise en charge des urgences neurochirurgicales. Cette étude analyse les évolutions de l'activité neurochirurgicale au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Caen entre deux périodes distinctes : 2014 et 2024. L’objectif principal est de comparer les paramètres clés de ces gardes, notamment la nature et le volume des appels, l'origine des demandes, les pathologies traitées, ainsi que les interventions et hospitalisations réalisées. Méthodes : Une analyse rétrospective a été réalisée à partir des données collectées sur 3 mois d'activité des gardes de neurochirurgie (janvier, février, mars) au CHU de Caen en 2014 et 2024. Les paramètres étudiés incluent : le nombre total d'appels, la provenance des appels (CHU, médecins libéraux, hôpitaux périphériques), l'âge des patients concernés (notamment les plus de 85 ans), les spécialités impliquées (crâne versus rachis), les sur-spécialités d'appel, et les interventions réalisées (chirurgies en urgence et hospitalisations). Résultats : Le nombre total d'appels a augmenté de 51% entre 2014 et 2024 notamment les appels provenant d’hôpitaux périphériques (+132%) et des médecins libéraux (+345%). Le nombre d'appels concernant les patients de plus de 85 ans a été multiplié par 7 (+605%). La part d’appel pour des pathologies rachidiennes est passé de 24% en 2014 à 40% en 2024. La part d’appel concernant de l’oncologie crânienne a augmenté de 226% et celle concernant l’oncologie rachidienne de 300%. Concernant l’activité chirurgicale, le nombre de patients opérés en urgence vitale a plus que doublé en 10 ans (+158%) et les hospitalisations en urgence immédiate ont augmenté de 76%. La pose d’une dérivation ventriculaire externe reste le geste chirurgical le plus pratiqué en urgence (33% du total en 2014 versus 32% en 2024). Conclusion : Cette étude met en évidence une augmentation significative de l'activité des gardes de neurochirurgie entre 2014 et 2024. L’augmentation du nombre d’appels, en particulier en provenance des hôpitaux périphériques et des médecin libéraux ainsi que pour des patients âgés de plus de 85 ans, reflète l’évolution des besoins en neurochirurgie, liée à des changements démographiques et organisationnels. La hausse des interventions d’urgence et des hospitalisations souligne la pression croissante sur les ressources hospitalières. Ces résultats appellent à une réflexion sur l’organisation des gardes, la coordination régionale des soins, et l’adaptation des moyens humains et techniques pour faire face à ces évolutions.
Joshua MARCHAL (Caen), Arthur LECLERC, Joséphine MALCZUK, Louis VIELPEAU, Louis VINCENT, Mohammed ZNAZEN, Marc-Antoine PASQUET, Mourad MASMOUDI, Marie HOREAU, Evelyne EMERY
12:26 - 12:34 #44770 - CA08 Paysage clinico-moléculaire des cavernomes cérébrales sporadiques : association de la mutation PIK3CA à la localisation du tronc cérébral.
CA08 Paysage clinico-moléculaire des cavernomes cérébrales sporadiques : association de la mutation PIK3CA à la localisation du tronc cérébral.

Introduction : Depuis 2021, notre compréhension du paysage mutationnel des cavernomes sporadiques (CCM) a connu une révolution, avec la découverte clé de mutations somatiques dans les gènes PIK3CA et MAP3K3. Ces altérations génétiques ont permis de mieux comprendre la physiopathologie des CCM et ont ouvert la voie à des traitements personnalisés. Cependant, il est essentiel d'établir de solides corrélations clinico-radiologiques et moléculaires pour guider les approches thérapeutiques ciblées et optimiser les résultats pour les patients. Méthode : Cette étude a porté sur une cohorte de 89 patients ayant reçu un diagnostic de CCM sporadique. Le statut mutationnel de chaque patient a été déterminé par séquençage de nouvelle génération (NGS) ciblant des mutations connues, notamment PIK3CA, MAP3K3 et les gènes CCM. Les résultats du NGS ont été confirmés par droplet digital PCR (ddPCR) pour les mutations PIK3CA et MAP3K3. Les données cliniques et radiologiques, y compris les données de la classification de Zabramski, ont été systématiquement enregistrées. Une analyse statistique a été réalisée pour identifier les corrélations clinico-radiologiques et moléculaires significatives. Résultats : Dans la cohorte, des mutations somatiques de PIK3CA ont été identifiées chez 43 patients (48%), tandis que des mutations somatiques de MAP3K3 ont été trouvées chez 32 (36%). Cliniquement, les lésions mutées PIK3CA étaient moins fréquemment révélées par une hypertension intracrânienne (9,3% vs 19,6%, p=0,006), alors que pour les lésions mutées MAP3K3, les crises d'épilepsie comme mode d'apparition étaient significativement plus fréquentes (77,4% vs. 54,4%, p = 0,03). Radiologiquement, les lésions de la ligne médiane étaient significativement plus fréquentes dans le groupe muté PIK3CA (19,1 % contre 2,2 %, p = 0,01). Il est important de noter qu'en analyse multivariée, la présence d'une lésion du tronc cérébral était un facteur prédictif indépendant significatif de la mutation somatique de PIK3CA (OR ajusté >100, p = 0,006).
Martin PLANET, Martin PLANET (PARIS), Yohan DUCOS, Melanie EYRIES, Pauline MARIJON, Franck BIELLE, Lucas RINCON DE LA ROSA, Agusti ALENTORN, Bertrand MATHON, Florence COULET, Michel KALAMARIDES, Matthieu PEYRE
Salle Méridienne
12:30 DEJEUNER SNACKING DANS L'EXPOSITION
13:30

"Vendredi 21 mars"

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A35
13:30 - 15:00

SESSION PÉDIATRIE
Prise en charge précoce des traumatismes crâniens pédiatriques, de bénins à graves : amélioration du pronostic neurologique

Modérateurs : Nathalie CHIVORET (Neurochirurgien) (nice), Laurent RIFFAUD (Professeur) (Rennes)
13:30 - 13:45 Prise en charge aiguë pré-hospitalière des traumatismes crâniens et régulation. Nicolas NARDI (Conférencier, RENNES)
Coordination SAMU/SMUR et équipes neurochirurgicales et réanimation
13:45 - 14:00 Innovations en neuro-monitoring pédiatrique. Hugo Andrès COCA (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Strasbourg), Nicolas NARDI (Conférencier, RENNES)
Présentation des dernières innovations en neuro-monitoring pédiatrique
14:00 - 14:15 Critères d’intervention neurochirurgicale « ultra précoce » des traumatisés crâniens graves. Thomas ROUJEAU (praticien hospitalier) (Conférencier, montpellier)
Revue des critères décisionnels pour une intervention immédiate, fondée sur les dernières données de la littérature
14:15 - 14:25 Cas cliniques : Craniectomie décompressive ultra précoce. Matthieu VINCHON (PH) (Conférencier, Lyon)
Expérience des centres français sur la craniectomie en urgence et ses bénéfices.
14:25 - 14:35 Prise en charge précoce du traumatisé crânien grave, aurait-on pu mieux faire : Point de vue de l’expertise médico-légale. Federico DI ROCCO (PUPH) (Conférencier, LYON)
14:35 - 14:50 Prise en charge précoce des traumatismes crâniens bénins en urgences pédiatriques : indications neurochirurgicales et dépistage du syndrome post-commotionnel. Nathalie CHIVORET (Neurochirurgien) (Conférencier, nice)
14:50 - 15:00 Table Ronde : Amélioration de la prise en charge ultra précoce. Matthieu VINCHON (PH) (Conférencier, Lyon), Federico DI ROCCO (PUPH) (Conférencier, LYON), Nicolas NARDI (Conférencier, RENNES), Thomas ROUJEAU (praticien hospitalier) (Conférencier, montpellier), Nathalie CHIVORET (Neurochirurgien) (Conférencier, nice), Hugo Andrès COCA (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Strasbourg)
Discussion autour des pistes d’optimisation organisationnelle pour renforcer la prise en charge précoce.
Grand Théâtre

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B35
13:30 - 14:35

SESSION VIDEOS
Sélection de videos soumises

Modérateur : Damien BRESSON (PU-PH) (Suresnes)
13:30 - 13:38 #44636 - V01 Approche interhémisphérique, transcalleuse, interfornicéale pour l'exérèse d'un kyste colloïde : indications et technique chirurgicale.
V01 Approche interhémisphérique, transcalleuse, interfornicéale pour l'exérèse d'un kyste colloïde : indications et technique chirurgicale.

Les kystes colloïdes sont des tumeurs intracrâniennes bénignes souvent asymptomatiques, mais pouvant mettre en jeu le pronostic vital du patient en cas d'hydrocéphalie. Sa prise en charge chirurgicale peut s'avérer complexe en raison de la proximité de structures anatomiques importantes telles que le fornix ou les veines cérébrales internes. Différentes techniques, microchirurgicales ou endoscopiques, ont été décrites. En cas de kyste colloïde postérieur aux foramen de Monro et dont la capsule est recouverte par les fornix, les abords classiquement décrits ne permettent pas l'exérèse complète sans risquer d'abîmer le fornix. Dans ces configurations plus rares, seul l'abord interhémisphérique transcalleux interfornicéal permet d'aborder le kyste en respectant le fornix. Dans cette vidéo, nous décrivons la technique chirurgicale réalisée en cas de kyste colloïde recouvert de chaque côté par les fornix. L'intervention est réalisée sous anesthésie générale, en décubitus dorsal, avec la tête du patient fixée en légère flexion. Une incision cutanée linéaire est réalisée en regard de la suture coronale. Un volet parasagittal droit est réalisé de part et d'autre de la suture coronale et la dure-mère est ouverte avec une incision arciforme à charnière médiane de manière à exposer la scissure interhémisphérique. Le drainage de LCR et la dissection de l'arachnoïde permet une rétraction du lobe frontal sans utiliser d'écarteur. Les gyri cingulaires sont séparés et la mise en place de cotons permet de maintenir le couloir chirurgical ouvert. On dissèque ensuite les artères péricalleuses pour exposer le corps calleux en profondeur. Une callosotomie d'environ 1,5cm est réalisée jusqu'à apercevoir l'épendyme. On dissèque les deux feuillets du septum pellucidum, puis des deux fornix pour atteindre la partie supérieure du kyste colloïde. Le kyste est ouvert et vidé de son contenu. Enfin, la capsule du kyste est soigneusement disséquée des fornix, plexus choroïdes et veines cérébrales internes pour permettre l'exérèse complète. Trois patients ont été opérés par cette de voie d'abord avec une exérèse complète et l'absence de complication sur le plan cognitif.
Yohan CAUDRON (Paris), Hai VU TRUNG, Lucian SOPANDA, Bertrand BAUSSARD, Arianna FAVA, Thibault PASSERI, Sebastien FROELICH
13:38 - 13:46 #44639 - V02 Marsupialisation d'un kyste arachnoïdien de la citerne quadrigéminale révélé par des paresthésies faciales et une agueusie.
V02 Marsupialisation d'un kyste arachnoïdien de la citerne quadrigéminale révélé par des paresthésies faciales et une agueusie.

Les kystes arachnoïdiens sont des lésions intracrâniennes bénignes, fréquentes et rarement symptomatiques à l'âge adulte. Nous rapportons ici le cas d'un jeune patient, sans antécédent, qui présente depuis plusieurs mois des paresthésies dans l'hémiface gauche ainsi qu'une hémiagueusie. Devant l'apparition de céphalées d'hypertension intracrânienne, une IRM est réalisée et retrouve la présence d'un volumineux kyste arachnoïdien de la citerne quadrigéminale exerçant un effet de masse sur la lame tectale, le nerf trijumeau gauche et responsable d'une hydrocéphalie non communicante. Une marsupialisation de ce kyste par voie endoscopique est décidée pour lever l'effet de masse sur le nerf trijumeau et traiter l'hydrocéphalie en un temps. La vidéo montre la trajectoire chirurgicale décidée pour fenêtrer le kyste en deux endroits ainsi que l'intervention chirurgicale. L'intervention est réalisée sous anesthésie générale, en décubitus dorsal et avec l'aide de la neuronavigation. Une incision arciforme et un trou de trépan sont réalisés au point d'entrée décidé lors de l'analyse de l'IRM préopératoire. La dure-mère est incisée en croix et l'endoscope est introduit dans le carrefour ventriculaire gauche. La coagulation du plexus choroïde permet d'atteindre la partie la plus fine de l'épendyme en arrière et latéralement au pilier du fornix. On réalise une stomie dans l'épendyme puis on visualise la membrane du kyste arachnoïdien. Celle-ci est ouverte et une première stomie est élargie à l'aide de la sonde double ballonet. On avance ensuite dans la cavité kystique vers la paroi postérieure du troisième ventricule. On repère les vaisseaux de la face postérieure de la lame tectale ainsi que la veine cérébrale interne gauche. On visualise le troisième ventriculaire par transparence et on va réaliser une deuxième stomie entre le kyste et celui-ci. On observe un flux de LCR au sein du kyste qui est maintenant ouvert en deux endroits. On retire l'endoscope et la peau est suturée par des agrafes. Les symptômes d'hypertension intracrânienne et du trijumeau régressent dès le post opératoire immédiat. L'IRM de contrôle montre une diminution du volume kyste et du volume ventriculaire.
Yohan CAUDRON (Paris), Adam BIARD, Sebastien FROELICH
13:46 - 13:54 #44660 - V03 Abord endoscopique endonasal transclivale controlatérale mono-narinaire pour un méningiome petroclival bas avec suture de la muqueuse rostrale.
V03 Abord endoscopique endonasal transclivale controlatérale mono-narinaire pour un méningiome petroclival bas avec suture de la muqueuse rostrale.

Introduction : Les méningiomes petroclivaux bas et du tubercule jugulaire sont parmi les tumeurs les plus complexes en neurochirurgie, avec des stratégies chirurgicales encore débattues. Les techniques ouvertes traditionnelles, telles que les abords retrosigmoïde, transcondylaire latéral étendu et transpétreux, sont couramment utilisées mais comportent des risques de rétraction cérébrale et de lésions neurovasculaires. L'abord endonasale transclival étendu (AETE) s'est imposé comme alternative moins invasive pour les lésions médianes, permettant un accès direct avec dévascularisation tumorale précoce et manipulation réduite des structures critiques. Ses limites incluent l'extension tumorale latérale, la reconstruction complexe de la base du crâne et la morbidité nasale, en particulier avec le lambeau nasoseptal (NSF) pouvant affecter la qualité de vie (QdV). Nous proposons un abord endonasale endoscopique mononarinaire droit utilisant la technique "chopstick" avec des instruments et endoscopes angulés, associé à une cranialisation du sinus sphénoïdal (SS) et une suture de la muqueuse rostrale, permettant une résection complète tout en réduisant la morbidité nasale et le risque de fuite de LCR. Présentation Clinique : Un homme de 33 ans s'est présenté avec des céphalées progressives. L'imagerie a révélé un méningiome petroclival de 29 × 39 mm centré sur la région clivale inférieure gauche. Après embolisation préopératoire, la tumeur a été réséquée par abord mononarinaire endoscopique droit. La fermeture a inclus la cranialisation du sinus sphénoïdal et la suture de la muqueuse rostrale. Des ponctions lombaires postopératoires ont été réalisées. Aucune fuite de LCR ni déficit neurologique n'a été observé. Conclusion : L'abord endonasal endoscopique mononarinaire, facilité par la technique chopstick, offre un accès direct à la région petroclivale, permettant la résection complète de méningiomes petroclivaux sélectionnés. Cette technique mini-invasive, associée à une fermeture par suture de la muqueuse rostrale, réduit efficacement l'empreinte chirurgicale, minimisant la morbidité et améliorant la QdV.
Luca FERLENDIS (Paris), Nobuyuki WATANABE, Arianna FAVA, Tingting JIANG, Sebastien FROELICH
13:54 - 14:02 #44673 - V04 La voie d’abord transorbitaire sourcilière lacrymale pour l’exérèse d’un méningiome de la paroi latérale du sinus caverneux : how I do it.
V04 La voie d’abord transorbitaire sourcilière lacrymale pour l’exérèse d’un méningiome de la paroi latérale du sinus caverneux : how I do it.

Introduction : La chirurgie des lésions du sinus caverneux représente un défi neurochirurgical vu l’anatomie complexe de cette région et les risques pour les structures critiques. Récemment la voie transorbitaire endoscopique a été introduite pour accéder les régions paramédianes et latérales des fosses antérieure et moyenne en utilisant un accès à travers la paupière supérieure. Méthode : Nous présentons notre technique transorbitaire de résection des méningiomes de la paroi latérale du sinus caverneux en utilisant une voie sourcilière et un accès à travers la fosse lacrymale. Technique : Le patient est installé en dorsal, tête fixée et tournée 10° vers le côté opposé en légère extension. Incision sourcilière entre le sillon supraorbitaire médialement et la suture frontozygomatique latéralement. Le muscle orbiculaire est disséqué horizontalement au niveau du sourcil latéral. Le périoste est disséqué en exposant le rebord orbitaire supérolatéral, la suture frontozygomatique et la ligne temporale supérieure. Le muscle temporal est disséqué en sous-périosté et rétracté vers le bas. La périorbite est surélevée au long du toit de l’orbite. Une craniotomie lacrymale de 2 cm est réalisée à partir du foramen supraorbitaire jusqu'à 5 mm en dessous de la suture frontozygomatique. Un écarteur semi-rigide accroché au toit de l’orbite est utilisé pour protéger la périorbite. Le retrait du rebord orbitaire supérolatéral expose le toit orbitaire, la grande aile du sphénoïde, et la face orbitaire du zygoma. La grande aile du sphénoïde est fraisée verticalement jusqu'à exposer la crête sagittale et la dure-mère temporale. Le corridor situé inférieurement à la fissure orbitaire supérieure, supéromédialement à la fissure orbitaire inferieure et postérieurement au zygoma est exposé. Le fraisage de la petite aile du sphénoïde facilite l’accès au toit de la fissure orbitaire supérieure découvrant le foyer périosté orbito-temporal. Ceci est disséqué afin d’augmenter postérieurement l'exposition des faces supérieure et latérale de la clinoide antérieure. Le peeling interdural caverneux se poursuit au niveau de V1 et V2 pour rejoindre le plan extradural au niveau de V3. La dissection latérale du sinus caverneux ainsi que l'élévation de la dure-mère de la fosse temporale permettent la dévascularisation de la tumeur et les successives manouvres d’ouverture durale et debulking. Après dissection de la capsule, le contrôle endoscopique permet de vérifier la qualité de l’exérèse. La graisse autologue est utilisée pour combler le défet dural temporal. Le volet orbitaire supérolatéral est fixé avec des mini plaques et vis. Suture multicouche des tissus mous (périoste, muscle orbiculaire) réalisée à l'aide de monocryl 5/0 et points séparés. Suture intradermique avec prolène 6/0 pour la fermeture cutanée. Conclusions : Cette technique offre une alternative valide pour l’exérèse des lésions de la paroi latérale du sinus caverneux dans des cas sélectionnés.
Rosaria ABBRITTI (Paris), Trung Hai VU, Arianna FAVA, Sebastien FROELICH
14:02 - 14:10 #44698 - V05 Description de la voie d’abord transorbitaire avec l'aide de l’exoscope.
V05 Description de la voie d’abord transorbitaire avec l'aide de l’exoscope.

Introduction. L'approche transorbitaire est une voie d'abord récente, liée au développement de l’endoscopie intracrânienne et décrite notamment dans le traitement de certaines pathologies orbitaires, de l’étage antérieur, moyen et du sinus caverneux. Cette technique offre un accès mini-invasif avec une préférence marquée pour la prise en charge de lésions localisées plus latéralement par rapport à celles abordées par la voie endonasale. Parmi les variantes les plus courantes de l'approche endoscopique transorbitaire, la technique transpalpébrale (dite « superior eyelid ») est fréquemment utilisée, en particulier dans le cadre des ostéoméningiomes du dièdre sphéno-orbitaire. Cependant, la faible profondeur de champ rend l’utilisation de l’endoscope, long d’au moins 18 cm, malaisée. Parallèlement, l'exoscope, en neurochirurgie, représente une avancée significative et récente, s'imposant progressivement comme un outil de visualisation précieux aux côtés du microscope et de l’endoscope. Nous avons souhaité évaluer cet outil dont les caractéristiques paraissent particulièrement appropriées pour réaliser l’approche trans orbitaire transpalpébrale : un corridor restreint, une faible profondeur de champ et une trajectoire de travail relativement stable. Méthodes. Une approche transorbitaire transpalébrale a été réalisée sur deux têtes cadavériques injectées, incluant les deux orbites de chaque spécimen. Les dissections ont été effectuées à l'aide de l'exoscope Aesculap Aeos Robotic Digital Microscope de B. Braun©, au sein de l'Institut du Fer à Moulin, à Paris. Résultats. Une vidéo détaillée illustre les étapes successives de l'approche transorbitaire : l'incision cutanée, l'accès orbitaire, la préparation osseuse, et enfin l'accès intracrânien. Cette approche permet d'explorer différentes régions, telles que le cavum de Meckel, la région sellaire et les zones temporales. Conclusion. L'approche transorbitaire devrait raisonnablement trouver sa place dans l’arsenal neurochirurgical des abords de l’étage moyen, du sinus caverneux et la région temporale interne. La sélection des pathologies susceptibles de bénéficier de cette voie doit être minutieuse. Initialement décrite en utilisant l’endoscope, cette technique pourrait être grandement facilitée par l'utilisation d'outils innovants tels que l'exoscope, qui optimise à la fois la visualisation et la précision dans des corridors anatomiques restreints.
Benoit HUDELIST (Paris), Damien BRESSON
14:10 - 14:18 #44705 - V06 Chondrosarcome cervical intra canalaire sans atteinte osseuse : discussion de la stratégie thérapeutique et illustration de l’approche antéro-latérale (session vidéo).
V06 Chondrosarcome cervical intra canalaire sans atteinte osseuse : discussion de la stratégie thérapeutique et illustration de l’approche antéro-latérale (session vidéo).

Introduction : Les chondrosarcomes cervicaux sans atteinte osseuse constituent une rareté exceptionnelle, avec un nombre très limité de cas rapportés dans la litérature. Ce cas met en évidence les défis diagnostiques et thérapeutiques uniques associés à cette présentation, nécessitant une prise en charge spécialisée et un suivi prolongé. Résumé : On présente le cas d’une patiente de 63 ans se présentant avec une névralgie cervico-brachiale gauche persistante, s’aggravant progressivement depuis trois mois. L'examen neurologique ne montre aucun déficit moteur, ni syndrome pyramidal. L'IRM initiale révèle une formation cervicale de hauteurC5-C6, intracanalaire antérolatérale gauche responsable d'une compression radiculaire et médullaire, avec une prise de contraste homogène après injection, suggérant une lésion d’allure tumorale. Lors de la discussion inter collégiale, différents diagnostics dont celui de chordome ou chondrosarcome ont été évoqués devant l’hypersignal T2 et malgré l’absence d’atteinte osseuse évidente. Il a été convenu de privilégier un abord latéro-cervical pour la prise en charge chirurgicale de cette lésion, afin de préserver au mieux la stabilité osseuse et éviter la mise en place de matériel, ce qui pourrait interférer avec une possible protonthérapie ou le suivi IRM post-opératoire à long terme. Une approche antérolatérale gauche a été réalisée chez cette patiente permettant une exérèse favorable de la lésion sans ostéosynthèse complémentaire. L’analyse histologique et immunohistochimique de la tumeur a confirmé le diagnostic de chondrosarcome de grade 2 selon l'OMS. Résultats : Une vidéo, précédée d’une description des repères anatomiques essentiels, illustre les étapes successives de l'approche latéro-cervicale puis l’exérèse de la lésion. Les autres modalités stratégiques et autres voies d’abord seront discutés par la suite. Conclusion : Ce cas met en évidence la rareté et la complexité diagnostique et thérapeutique des chondrosarcomes intra canalaires sans atteinte osseuse. L'approche latéro-cervicale s'est révélée adaptée, permettant de préserver la structure osseuse et d'assurer un traitement et un suivi IRM optimaux. L'analyse histologique a confirmé un chondrosarcome de grade 2, soulignant l'importance d'un suivi rapproché et à long terme pour détecter d'éventuelles récidives.
Bianca Ioana AGAVRILOAE (Paris), Gilles ZAH-BI, Pierre Cyril COMES, Mihai MALCOCI, Alin MAFTEI, Damien BRESSON, Razvan COPACIU
14:18 - 14:26 #44735 - V07 Présentation d'un cas rare : Angioleiomyome orbital réséqué par voie endoscopique endonasale transorbitaire (vidéo).
V07 Présentation d'un cas rare : Angioleiomyome orbital réséqué par voie endoscopique endonasale transorbitaire (vidéo).

Introduction : L'angioleiomyome est une tumeur bénigne rare dérivée des muscles lisses des parois vasculaires, habituellement localisée aux membres inférieurs. Sa survenue dans l'orbite est exceptionnelle, posant des défis diagnostiques et thérapeutiques en raison de la complexité anatomique de cette région. Rapport de cas : Une femme de 59 ans a consulté pour une exophtalmie droite associée à des douleurs rétro-orbitaires et des épisodes de diplopie. L’IRM a mis en évidence une masse encapsulée intraconale de 23 x 18 mm, située dans le quadrant inféro-médial de l’orbite, comprimant et déplaçant le nerf optique sans atteinte osseuse. Les champs visuels ont révélé un rétrécissement concentrique et un défaut inféro-temporal à l’œil droit. Intervention chirurgicale : Face au caractère symptomatique de la lésion, une chirurgie d’exérèse a été proposée. La localisation médiale par rapport au nerf optique a orienté le choix vers une approche endoscopique endonasale transorbitaire, une technique mini-invasive offrant un accès direct et sécurisé aux lésions situées dans le quadrant médial de l’orbite. Grâce à une visualisation optimisée, cette méthode a permis une résection complète de la tumeur tout en préservant les structures environnantes, notamment le nerf optique et les muscles extraoculaires. Résultats et suivi : L'intervention a permis une résection complète de la lésion, entraînant une disparition progressive de l'exophtalmie sur six mois et une récupération visuelle significative. Aucun déficit oculomoteur ni récidive de diplopie n'ont été observés. L’IRM postopératoire a confirmé la résection complète de la tumeur et le repositionnement anatomique du nerf optique. Aucune énophtalmie n’a été constatée à long terme. Discussion : Ce cas illustre l'efficacité et la sécurité de l'approche endoscopique endonasale transorbitaire pour le traitement des lésions orbitaires situées dans le quadrant médial. Par rapport aux techniques plus invasives, cette méthode réduit le risque de complications, améliore le confort postopératoire et accélère la récupération. Elle représente une avancée significative dans le traitement des pathologies rares de l'orbite, comme les angioleiomyomes, et souligne son potentiel pour d'autres indications similaires.
Maftei ALIN (Suresnes), Arnault TAUZIÈDE-ESPARIAT, Antoine MOYA-PLANA, Damien BRESSON
14:26 - 14:34 #44743 - V08 Approche chirurgicale des lésions de la région pinéale et partie postérieure du troisième ventricule. Expérience et défi chirurgicaux basée sur une cohorte de 36 patients.
V08 Approche chirurgicale des lésions de la région pinéale et partie postérieure du troisième ventricule. Expérience et défi chirurgicaux basée sur une cohorte de 36 patients.

Approche chirurgicale des lésions de la région pinéale et partie postérieure du troisième ventricule. Expérience et défi chirurgicaux basée sur une cohorte de 36 patients. Introduction Les lésions de la région pinéale et de la partie postérieure du 3e ventricule constituent un défi majeur pour le neurochirurgien. Dans cette présentation, nous partagerons notre expérience avec une série rétrospective de 36 cas opérés dans notre service. L’objectif est de fournir aux participants des conseils pratiques et des astuces pour améliorer leurs stratégies thérapeutiques et optimiser la prise en charge de ces lésions complexes. Matériel et méthode Il s’agit d’une analyse rétrospective des patients opérés pour une lésion de la région pinéale ou de la partie postérieure du 3e ventricule sur un registre rétrospectif (2013-2024). Nous nous sommes orientés sur la stratégie de la prise en charge, le choix et les objectifs chirurgicaux, sur les complications rencontrées et leur management. Résultats Trente-six patients avec des lésions de la région pinéale ont eu une prise en charge chirurgicale. Parmi eux, trente-trois patients ont eu un abord chirurgical direct de la lésion sur la période étudiée. Il y avait 25 patients de sexe féminin et 8 de sexe masculin. L’âge moyen des patients au diagnostic était de 27 ans (0,8-60 ans). Le contexte clinique de découverte était essentiellement une hypertension intracrânienne liée à une hydrocéphalie ou des céphalées persistantes. Le traitement de l’hydrocéphalie était essentiellement par endoscopie (22 cas). Selon les situations, des biopsies chirurgicales ou des exérèses complètes ont été réalisées. Les voies d’abord privilégiées incluent la voie interhémisphérique transtentorielle (17 cas), la voie supracérébelleuse (7 cas) et la voie transcalleuse transforaminale (6 cas). La quasi majorité des patients (94 %) étaient améliorés suite à la prise en charge. Un décès par infection est survenu dans les mois suivant l’intervention. Les complications postopératoires les plus fréquentes étaient hydrauliques avec une hydrocéphalie ou pseudomeningocele et l’infection. Nous discuterons des stratégies mises en place pour prévenir et traiter ces complications, avec un focus particulier sur l’importance d’une gestion multimodale post-opératoire. Conclusion Les lésions de la partie postérieure du troisième ventricule sont découvertes surtout dans un contexte d’hydrocéphalie et hypertension intracrânienne, qui est bien contrôlée par une ventriculocisternostomie. L’étiologie anatomopathologique est variée, mais avec une prédominance germinale ou astrocytaire. Dans notre expérience, l'approche chirurgicale par voie interhémisphérique supratentorielle demeure la plus efficace, lorsque la résection est envisagée. Cette session offrira aux participants une occasion unique d’approfondir leurs connaissances techniques et de découvrir des solutions adaptées aux défis posés par ces lésions rares et complexes.
Alin BORHA, Camille DI PALMA (Caen), Evelyne EMERY
Salle Méridienne
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00:00 - 00:00 #44689 - P035 Hydrocéphalie sur anévrysme de la veine de Galien chez un adulte : Challenge thérapeutique.
Hydrocéphalie sur anévrysme de la veine de Galien chez un adulte : Challenge thérapeutique.

Les malformations anévrismales de la veine de Galien peuvent entraîner une hydrocéphalie par congestion veineuse et/ou obstruction mécanique. La prise en charge initiale repose sur les embolisations endovasculaires. Nous rapportons le cas d’un patient de 38 ans présentant des céphalées associées à une rhinorrhée, sans autres signes cliniques. L’imagerie radiologique a révélé une hydrocéphalie obstructive causée par une dilatation anévrismale veineuse dans la citerne quadrigéminale comprimant l’aqueduc. Après discussion multidisciplinaire, il a été décidé d’effectuer une ventriculocysternostomie (VCS) en raison du risque élevé d’hydrocéphalie aiguë, suivie d’une embolisation endovasculaire de la malformation. La VCS a permis de rétablir la circulation du liquide céphalorachidien malgré l’obstruction de l’aqueduc, et l’embolisation a ensuite été réalisée avec succès pour occlure la malformation. La VCS représente une alternative minimalement invasive efficace pour traiter l’hydrocéphalie chez les patients atteints de malformations de la veine de Galien. Elle offre un drainage physiologique, favorisant ainsi une récupération neurologique optimale.
Oualid HMAMOUCHE (FES, Maroc), Marouane HAMMOUD, Faycal LAKHDAR, Benzagmout MOHAMMED, Khalid CHAKOUR, El Faiz Mohammed CHAOUI
00:00 - 00:00 #44728 - P036 Angiome caverneux et syndrome parkinsonien : une étiologie vasculaire à considérer.
Angiome caverneux et syndrome parkinsonien : une étiologie vasculaire à considérer.

Introduction: L’angiome caverneux ou cavernome du système nerveux central est une malformation vasculaire de type capillaire sans interposition de tissu nerveux. Sa localisation profonde au niveau des noyaux gris centraux qui reste rare multiplie son risque hémorragique. Longtemps méconnus, l’imagerie par résonance magnétique permet d’en réaliser le diagnostic de manière plus fréquente. Nous présentant un cas d’angiome caverneux profond révélé par un syndrome parkinsonien. Observation : Le patient R.A., âgé de 75 ans sans antécédents particuliers, retraité ancien manouvrier, a été admis au service pour un tremblement de repos hémicorporel gauche évoluant progressivement vers l’aggravation depuis 08 ans. L’examen neurologique a retrouvé un syndrome parkinsonien de l’hémicorps gauche fait d’un tremblement de repos fin exagéré par les émotions et persistant lors des mouvements volontaires, une hypertonie plastique avec un phénomène de roue dentée au niveau du poignet et une akénisie . Devant ce syndrome parkinsonien hémicorporel , un scanner cérébral a été pratiqué, ne révélant aucune anomalie. Cependant l’imagerie par résonance magnétique (IRM ) cérébrale a mis en évidence une lésion profonde paraventriculaire droite évoquant un angiome caverneux. Un traitement médical à base de dopathérapie a été prescrit, mais sans résultat satisfaisant pour le patient. Discussion: Les angiomes caverneux se révèlent à tout âge, avec une majorité de cas diagnostiqués avant la sixième décennie. Sur le plan clinique, le signe révélateur le plus fréquent est l’épilepsie, suivie par les déficits neurologiques et les céphalées. Chez notre patient , cette malformation vasculaire est probablement impliquée dans la symptomatologie qu’il présente, d’autant plus qu’il n’y a pas eu de réponse au traitement médical. L’augmentation de volume du cavernome et l’absence de saignement plaident pour un effet compressif des voies cérébello-dentato-rubro-thalamiques. Le risque accru de saignement dans ce cas impose un traitement chirurgical, mais cette indication reste controversée. Conclusion: il est indispensable de pousser les investigations radiologiques devant tout syndrome parkinsonien qui reste longtemps unilatéral. L’avènement de l’IRM a permis de modifier considérablement la connaissance des cavernomes, le diagnostic de ces derniers devenant de plus en plus accessible.
Selma HANNACHI (ANNABA, Algérie), Nadia TOUBAL
00:00 - 00:00 #43911 - P037 Hématomes intracérébraux spontanés à propos de 48 cas.
Hématomes intracérébraux spontanés à propos de 48 cas.

Hématomes intracérébraux spontanés à propos de 48 cas A. ELWAVI, S. MEMOU, N.KONE, SE. BAAINY, SM. MEYARA, A. ELMOCTAR, AS. KLEIB, O. SOUMARE, SM. SALIHY. Service de Neurochirurgie, CH des Spécialités de Nouakchott, Mauritanie Mots clés : Hématome intracérébral spontané, Saignement intracrânien, Accident vasculaire cérébral, Hypertension intracrânienne, Traitement anticoagulant, Vol, Craniotomie de décompression INTRODUCTION Les Hématomes intracérébraux spontanés (HICS) ou intra-parenchymateux spontanés sont définis comme la survenue d'une hémorragie dans le parenchyme cérébral en dehors de toute anomalie vasculaire et parenchymateuse mais aussi de toute maladie de la coagulation pouvant expliquer le saignement. Les HICS représentent 9 à 14 % de l'ensemble des accidents vasculaires cérébraux (AVC). L’incidence varie de 10 à 75 nouveaux cas pour 100 000 habitants, avec un âge moyen de 56 ans et prédominance de sexe masculin. Plusieurs facteurs de risque tel que l’hypertension artérielle, angiopathie amyloïde, toxique et médicamenteux sont responsables de différents aspects cliniques dont l’imagerie est spécifiques et pose le diagnostic définitif. MATERIELS ET METHODES il s’agit d’une étude rétrospective à propos de 48 cas d’Hématomes intracérébraux spontanés pris en charge au niveau du service de Neurochirurgie du centre hospitalier des spécialités CHS et au centre hospitalier de Nouadhibou CH NDB entre 01 Mai 2021 et 30 Avril 2024 dont l’âge moyen est de 54 ans, avec une symptomatologie clinique caractérisée par: céphalées brutales, dysarthrie syndrome hypertension intracrânien, déficit neurologique et trouble de conscience. La TDM et l'IRM cérébrale ont réalisées chez la Majorité de nos patients. RESULTATS Les HICS étaient localisés au différents lobes avec une prédominance thalamo-lenticulaires, temporale et fosse cérébrale postérieure. La Tomodensitométrie TDM objective une masse spontanément hyperdense de contour irrégulier homogène. L’angio-scanner n’a pas montré des malformations artério-veineuses. L’imagerie par résonnance magnétique IRM montre une image intense ou hyper-signal en T2, hypo-signal selon l’âge de l’hématome, sans restriction à la diffusion. Associe d’une hydrocéphalie bi ventriculaire ou tri ventriculaire et un œdème cérébral. Tous les patients ont bénéficié une hospitalisation, 20% d’un traitement chirurgical avec une aspiration du l’hématome et 30% d’une dérivation ventriculaire. L’évolution postopératoire été favorable dans 20%, avec des séquelles neurologiques variables. Le suivi été régulier jusqu’à un an environ. CONCLUSION La prise en charge des Hématomes intracérébraux nécessite une collaboration multidisciplinaire pour améliorer le pronostic vital qui dépend le volume de l’hématome et l’état de vigilance, de traiter L’HTIC dans 29% des cas par craniotomie décompressive, de limité les séquelles neurologiques pour éviter l’état d’handicape sévère et diminué la mortalité de cette catégorie de populations actives.
Ali ELWAVI (Nouakchott, Mauritanie)
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00:00 - 00:00 #44601 - P004 Mécanismes neuroréparateurs induits par la stimulation du nerf vague : étude pré-clinique dans un modèle d’ischémie cérébrale focale chez la souris.
Mécanismes neuroréparateurs induits par la stimulation du nerf vague : étude pré-clinique dans un modèle d’ischémie cérébrale focale chez la souris.

Les lésions cérébrales résultant d'un accident vasculaire cérébral (AVC) constituent la principale cause de handicap neurologique acquis. En dehors d’une rééducation adaptée au handicap du patient, il n’existe à ce jour aucun traitement standardisé et efficace visant à amplifier la reconstruction des circuits neuronaux détruit par l’AVC. L’identification de nouvelles stratégies « neuroréparatrices » constitue donc un enjeu majeur. Une solution émergente est la stimulation du nerf vague (SNV). Afin de mieux comprendre son potentiel thérapeutique, il est essentiel de comprendre comment la SNV, utilisée pendant la rééducation post-AVC, peut améliorer la plasticité cérébrale. L’hypothèse de ce travail était donc que la SNV normalise l’excitabilité cérébrale et corrige le déficit de la puissance des oscillations gamma dans le cortex péri-lésionnel, pour ainsi favoriser la plasticité synaptique. Notre objectif était d’analyser les mécanismes neuronaux activés par la SNV dans un modèle d’AVC ischémique focal induit chez la souris anesthésiée. Bien que notre étude ne nous a pas permis de retrouver le déficit graduel de la puissance des oscillations gamma dans le cortex péri-lésionnel, probablement par manque de résolution spatiale des électrodes d’enregistrement à la surface du cortex, nous avons pu observer une augmentation de la puissance des oscillations corticales induite par la SNV. D’une part, l’activité corticale est amplifiée par la répétition des trains de stimulation. D’autre part, cette augmentation d’activité semble être conservée dans une moindre mesure, pour certaines bandes oscillatoires, pendant au moins 15min après la session de SNV. Ainsi nos résultats confirment l’intérêt de la SNV comme traitement amplificateur de l’activité corticale, bien que sa performance soit atténuée dans le cortex péri-lésionnel. A l’avenir, cette étude pourra être complétée par des travaux utilisant des microélectrodes intra-corticales, offrant ainsi une meilleure résolution spatiale, dans le but d’analyser l’activité oscillatoire et unitaire (spike) au sein du cortex péri-lésionnel. Ce bilan électrophysiologique pourra, par la suite, être associé à des études chez l’animal vigile afin d’analyser, d’une part, les effets de la SNV sur la récupération fonctionnelle selon la temporalité d’administration; et d’autre part, étudier l’optimisation des paramètres électriques de stimulation chez des animaux ischémiés. Ces travaux s’inscrivent dans la volonté de caractériser les mécanismes d’action de la SNV, dans l’intention d’optimiser les protocoles actuellement pratiqués en clinique, dans l’espoir d’en faire la prochaine génération de traitement de réadaptation post-AVC.
Cheima MORTIER (rouen), Stéphane DERREY, Jean-Paul MARIE, Julien CHUQUET, Juliette LECLERCQ
00:00 - 00:00 #43980 - P005 Variabilité anatomique de la décussation pyramidale : une étude en imagerie de diffusion.
Variabilité anatomique de la décussation pyramidale : une étude en imagerie de diffusion.

Introduction Le faisceau corticospinal est un faisceau de substance blanche connu mais sa décussation est encore mal comprise. Notre étude a pour but d’analyser l’anatomie et les variations de la décussation pyramidale chez des sujets sains en utilisant les nouvelles techniques de tractographie haute résolution. Matériel et méthodes Les acquisitions ont été faites sur une IRM Siemens 3T issue du Human connectome Project. 35 imageries ont été analysées sur Freesurfer et FSL. Les séquences de diffusion ont été reconstruites en utilisant un algorithme de “generalized q-sampling imaging”. Deux régions d’intérêt ont été utilisées pour identifier les faisceaux sur les 35 IRMs. Nous avons analysé les caractéristiques des faisceaux, les types et variations des décussations pyramidales ainsi que leur localisation. Résultats La décussation était visible chez 32 sujets. Il n’y avait pas de différence significative sur les caractéristiques globales des faisceaux corticospinaux. Trois types de décussation ont été décrits : dans 56,2% des cas, la décussation était un croisement ; dans 40,6%, les faisceaux tournaient l’un autour de l’autre et dans un cas, il n’y a pas eu de croisement de la ligne médiane. Dans un cas, un seul faisceau moteur a complètement décussé. Discussion La décussation pyramidale présente de nombreuses variations dans son organisation et ses modalités d’entrecroisement : entrecroisement des fibres partiel ou complet, ou rotation sans échange de fibre. Les implications cliniques et embryologiques sont discutées. Les variations anatomiques sont discutées : autant sur le plan de la décussation partielle ou complète des faisceaux, mais également sur la localisation de la décussation.
Nicolas RIBAULT (Angers), Florian BERNARD, Jean-Michel LEMÉE, Henri Dominique FOURNIER, Philippe CODRON
00:00 - 00:00 #43831 - P006 La stimulation cérébrale profonde du noyau antérieur du thalamus est efficace pour réduire les crises et améliorer la qualité de vie dans le syndrome de Lennox-Gastaut.
La stimulation cérébrale profonde du noyau antérieur du thalamus est efficace pour réduire les crises et améliorer la qualité de vie dans le syndrome de Lennox-Gastaut.

Introduction. Le syndrome de Lennox-Gastaut (SLG) est une forme sévère d'épilepsie apparaissant dès la petite enfance, avec une prévalence estimée entre 2,9 et 28 pour 100 000 personnes. Le SLG présente des taux de mortalité plus élevés par rapport aux autres formes d'épilepsie et à la population générale, ainsi que des coûts de soins importants et une qualité de vie réduite. La stimulation cérébrale profonde (SCP) du noyau centromédian du thalamus a montré de légères réductions de la fréquence des crises, mais aussi des effets secondaires tels que des paresthésies. Dans ce travail, nous présentons notre expérience de la SCP du noyau antérieur du thalamus dans l'épilepsie réfractaire chez deux patients atteints de SLG. Méthodes. Nous présentons le cas de deux patients suivis au CHU de Montpellier, diagnostiqués avec le syndrome de Lennox-Gastaut (SLG), dont les symptômes ont débuté durant l’enfance et l’adolescence. Avant la chirurgie de SCP, les crises étaient quotidiennes, avec un impact majeur sur leur qualité de vie. Nous avons mené une évaluation prospective avant et après la stimulation cérébrale profonde (SCP), comprenant des évaluations cliniques et neuropsychologiques (QOLIE-31) pour la première patiente. Le second patient a bénéficié des mêmes évaluations psychométriques, que nous avons recueillies de façon rétrospective. Résultats. Au dernier suivi (18 mois après la chirurgie), nous avons observé chez le premier patient une diminution de 75 % de la fréquence des crises, ainsi qu'une amélioration significative de 237 % de la qualité de vie globale, mesurée par le QOLIE-31, par rapport aux scores préopératoires. Chez le second patient, une absence de crises a été constatée, accompagnée d'une réduction des traitements médicamenteux. Une nette amélioration de la qualité de vie a également été perçue par le patient et ses aidants. Conclusions. Nous rapportons deux cas de SCP du noyau antérieur du thalamus chez deux patients atteints de SLG avec des résultats supérieurs à ceux rapportés pour la SCP du noyau centromédian du thalamus. Ces résultats suggèrent une nouvelle voie thérapeutique prometteuse pour les patients atteints de SLG, susceptible d'améliorer leur qualité de vie en réduisant la fréquence des crises.
Pierre-Olivier MOSER (Montpellier), Gaeten POULEN
00:00 - 00:00 #44535 - P007 Les techniques de neurochirurgie lésionnelle sont-elles toujours d’actualité dans la prise en charge des douleurs rebelles de cancer ?
Les techniques de neurochirurgie lésionnelle sont-elles toujours d’actualité dans la prise en charge des douleurs rebelles de cancer ?

Contexte et objectifs: La plupart des patients atteints de cancer seront confrontés à des douleurs au cours de leur maladie. Dans certains cas, ces douleurs resteront rebelles et leur gestion sous-optimale, en particulier en cas d’intolérance aux opioïdes. Les méthodes de neurochirurgie lésionnelle ont été largement développées dans le monde entier dans les années 1970-80 et se sont avérées très efficaces pour les douleurs rebelles cancéreuses. Non seulement ces techniques offrent des avantages thérapeutiques élevés aux patients atteints d’un cancer en phase terminale lorsqu’elles sont proposées dans le bon contexte, ne nécessitent pas de matériel implanté, sont peu invasives et beaucoup peuvent être réalisées sans anesthésie générale. Ces techniques ont quasiment disparu en France de part l’absence de demande des oncologues et algologues et la perte de transmission aux jeunes générations de neurochirurgiens. L’enjeu majeur actuel est donc de restaurer la culture de ces techniques. Méthodes: Nous présenterons les résultats d’un atelier sur les techniques lésionnelles de cancer. Cet atelier ouvert aux neurochirurgiens et algologues aura lieu à Amiens en février 2025 (SimUSanté et laboratoire d’anatomie). Une matinée théorique reprendra les indications et les résultats de ces techniques. Ensuite un atelier de simulation permettra aux neurochirurgiens de se familiariser avec la cordotomie percutanée, le planning stéréotaxique de tractotomie mésencéphalique et d’hypophysiolyse. Les algologues pourront quant à eux se familiariser avec les remplissages et gestion des pompes intrathécales et travailler sur des cas cliniques où les indications de pompes intrathécales et gestes lésionnelles seront discutées. Enfin un atelier sur pièce anatomique sera proposé pour les techniques de DREZotomie, myélotomie et cordotomies chirurgicales. Résultats : A ce jour 30 participants sont inscrits. Nous rapporterons les résultats de cet atelier et reviendrons sur les points forts et axes d’amélioration. Conclusion : Les techniques lésionnelles pour la prise en charge des douleurs de cancer ne sont plus transmises de manière suffisantes à la prochaine génération de neurochirurgiens et algologues, laissant les futurs patients atteints de cancer sans ces alternatives. La transmission des connaissances et la formation des jeunes médecins sont des enjeux majeurs.
Anne BALOSSIER (Marseille), Hayat BELAID, Jean-Baptiste THIEBAUT, Jean RÉGIS
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SESSION POSTERS RACHIS
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00:00 - 00:00 #44772 - P022 Une localisation atypique du kyste hydatique.
Une localisation atypique du kyste hydatique.

Introduction : L’hydatidose est une parasitose causée par la larve du ténia Echinococcus granulosus. La localisation osseuse de l’hydatidose est rare et se caractérise par une latence clinique qui retarde le diagnostic et favorise l’extension de l’affection. Matériels et Méthodes : Nous rapportons le cas d’un patient traité pour un kyste hydatique sacré dans le service de neurochirurgie de l’hôpital Habib Bourguiba à Sfax, en Tunisie. Résultats : Le patient, un homme de 44 ans sans antécédents médicaux, vivait en zone rurale et exerçait le métier de berger. Il a été admis pour des douleurs lombaires progressives. Il rapportait une impuissance sexuelle depuis quelques semaines sans troubles sphinctériens associés. L’examen clinique a objectivé une paraparésie distale isolée. L’IRM lombaire a révélé des lésions kystiques multiloculaires au niveau du sacrum avec ostéolyse. Le patient a été opéré, mais l’exérèse des kystes s’est avérée difficile et n’a pas pu être complète. Après l’intervention, un déficit moteur distal est apparu. L’examen anatomopathologique a confirmé le diagnostic d’hydatidose. Le patient a été mis sous albendazole. Avec une rééducation physique, une récupération partielle de la motricité a été notée, mais l’impuissance sexuelle n’a pas régressé. Conclusion : L’hydatidose vertébrale est une entité rare caractérisée par une longue période de latence. Les symptômes sont non spécifiques, et l’IRM rachidienne est essentielle pour poser le diagnostic. Le traitement repose sur une exérèse maximale des kystes associée à un traitement médical. Le pronostic reste généralement réservé. La prévention constitue le meilleur moyen de protection.
Mohamed GHORBEL, Fatma KOLSI, Ghassen SOUISSI (Paris), Ahmed DAOUD, Mohamed Zaher BOUDAWARA
00:00 - 00:00 #44654 - P023 La thermocoagulation des facettes articulaires associée à une effraction capsulaire par radio fréquence guidées par le robot (arthrodèse facettaire induite) , une technique peu invasive et efficace contre les lombalgies d’origine facettaire.
La thermocoagulation des facettes articulaires associée à une effraction capsulaire par radio fréquence guidées par le robot (arthrodèse facettaire induite) , une technique peu invasive et efficace contre les lombalgies d’origine facettaire.

Introduction : L’arthrose des facettes articulaires lombaires est une cause fréquente de lombalgies chroniques. La thermocoagulation percutanée des facettes articulaires apparait comme un traitement efficace et peu invasive mais dont l'effet s'atténue dans le temps. Nous présentons ici une variation technique permise par l’assistance robotisée, associant la traditionnelle rhizolyse à une thermocoagulation intra capsulaire et une effraction facettaire visant à induire une fusion facettaire et une pérennisation des effets de la rhizolyse. Méthode : 34 patients traités au CHU Amiens entre octobre 2020 et février 2023 ont été inclus rétrospectivement. L’age moyen est de 61 ans. 8 patients étaient ASA 3, 26 sont ASA 2. 31 patients ont bénéficié d'infiltrations des articulaires postérieures comme test diagnostic en faveur du traitement chirurgical. La durée opératoire moyenne est de 41 minutes. Le robot (Mazor® ou Rosa®spine) a été utilisé pour chacune des procédures permettant un placement de la sonde laser au sein de la capsule articulaire. De cette façon, une effraction capsulaire est réalisée en per opératoire favorisant la fusion osseuse des articulaires postérieures sans usage de matériel d’ostéosynthèse. 9 patients ont été traité sur un étage, 21 sur deux étages, 4 sur trois étages. 12 patients ont un antécédent de chirurgie lombaire invasive (arthrodèse ou laminectomie). En per procédure, à l'aide du scanner OARM combiné à la robotique, la trajectoire précise de la sonde est planifiée puis le geste est réalisé. Cette planification permet de minimiser la taille de l'incision rendant ce geste minimal invasif. Le bras robot et le système de navigation per opératoire permettent de maintenir l'axe et la précision de la trajectoire prédéfinie. Une température de 80°C est appliquée pendant 1 minute 30 secondes une fois la sonde en place dans l'articulaire postérieure. Résultats : 1 seul patient a présenté une complication post opératoire à type d’hématome sous cutané sans impact clinique. 85% des patients rapportent une amélioration au moins partielle des douleurs en post opératoire à 6 mois et 1 an de suivi post opératoire. 38% des patients ont arrêté la consommation d’antalgiques. 14 patients ont nécessité une reprise chirurgicale, plus d’un an après la thermocoagulation pour récidive des douleurs, dont 5 ont nécessité une chirurgie invasive à type d’arthrodèse (4 patients) ou de laminectomie (1 patient). Conclusion : La thermocoagulation des facettes articulaires avec effraction capsulaire ou arthrodèse facettaire induite est une solution chirurgicale peu invasive, rapide permettant une prise en charge efficace et peu morbide des douleurs lombaires d’origine facettaire. L’augmentation de la casuistique. Des études prospectives avec un suivi au long terme avec contrôle scanographique de la fusion des articulaires postérieures sont nécessaires afin de confirmer ces résultats.
Pauline CARLIER (amiens), Michel LEFRANC
00:00 - 00:00 #44798 - P024 Pneumorachis traumatique après plaie sus-scapulaire par arme blanche : à propos d’un cas rare et revue de la littérature.
Pneumorachis traumatique après plaie sus-scapulaire par arme blanche : à propos d’un cas rare et revue de la littérature.

Introduction Le pneumorachis, défini comme la présence d'air dans le canal rachidien, est une entité rare, généralement associée à des traumatismes thoraciques, des lésions barotraumatiques ou des interventions médicales. Sa survenue dans le contexte d'une plaie par arme blanche est exceptionnelle et rarement rapportée. Cas clinique Nous présentons le cas d’un adolescent de 17 ans, victime d’une agression par arme blanche avec une plaie sus-scapulaire gauche. À l’admission, les examens d’imagerie ont révélé un pneumothorax massif gauche, un pneumomédiastin étendu et un pneumorachis diffus. Malgré l'ampleur des lésions, le patient ne présentait aucun déficit neurologique. La prise en charge a consisté en un drainage thoracique pour le pneumothorax, associé à une surveillance clinique et radiologique étroite pour le pneumorachis. L’évolution a été favorable avec une résorption progressive des collections aériennes. Conclusion Ce cas illustre une présentation atypique de pneumorachis dans le cadre d’un traumatisme par arme blanche, sans atteinte neurologique associée. À notre connaissance, aucun cas similaire n’a été décrit dans la littérature. La prise en charge multidisciplinaire et la surveillance rigoureuse sont essentielles pour optimiser le pronostic dans de telles situations inhabituelles.
Emna ELOUNI, Atef BEN NSIR, Affess AMEUR (Sfax, Tunisie), Rouaa LATRACH, Mohamed GHORBEL, Mehdi DARMOUL
00:00 - 00:00 #44617 - P025 Hématome sous-dural chronique suite à une brèche ostéodurale post-opératoire : un cas clinique et revue de la gestion chirurgicale.
Hématome sous-dural chronique suite à une brèche ostéodurale post-opératoire : un cas clinique et revue de la gestion chirurgicale.

Introduction : L’hématome sous-dural chronique (HSDC) suite à une brèche ostéodurale post-opératoire moins courant. Cette complication, qui se développe généralement plusieurs semaines après une intervention, est associée à un risque élevé de détérioration neurologique si elle n’est pas diagnostiquée et traitée rapidement. Le présent cas clinique décrit un HSDC bilatéral survenu après une une laminectomie L3-L5, secondaire à une brèche ostéodurale non identifiée au moment de l’opération initiale. Observation clinique : Patient de 75 ans, ayant subi d'une laminectomie L3-L5 pour prise en charge d'un canal lombaire étroit . Dans les suites de l'intervention, le patient rapporte des céphalées holocrânienne inhabituelles augmentées par l'antéflexion. La tomodensitométrie (CT) cérébrale a révélé un hématome sous dural chronique bilatéral prédominant à gauche avec cependant une déviation de la ligne médiane vers la droite et une IRM panmédullaire retrouve une collection sous cutanée liquidienne lombaire avec une brèche visualisée. Gestion et traitement : En raison de la taille importante de l'hématome et de l'aggravation clinique du patient, une intervention chirurgicale d’évacuation de l’hématome a été réalisée. La brèche ostéodurale a été réparée. Une surveillance post-opératoire a été mise en place pendant une semaine, avec un suivi par imagerie deux jours post opératoire. Après l’intervention, le patient a montré une amélioration notable de son état neurologique, avec une résolution progressive des symptômes. Discussion : L’hématome sous-dural chronique post-opératoire peut se développer à partir d’une brèche ostéodurale qui permet une fuite de liquide céphalo-rachidien et favorise la formation d’un hématome par l’hypotension crânien. Ce type de complication souligne l'importance de la détection précoce des signes neurologiques et la surveillance après une chirurgie lombaire, même en l'absence de symptômes immédiats. La gestion de l'HSDC implique une intervention chirurgicale pour évacuer l’hématome et réparer la brèche. Conclusion : Les brèches ostéodurales, bien que rares, peuvent entraîner des complications graves telles que l’hématome sous-dural chronique si elles ne sont pas identifiées et traitées rapidement. Ce cas met en évidence l'importance de la vigilance post-opératoire, même en l’absence de signes immédiats après l’intervention. Une gestion appropriée, incluant une évacuation chirurgicale et la réparation de la brèche, permet de prévenir les complications neurologiques et d'améliorer les résultats cliniques à long terme.
Zakia MRIMI (75015), Alberic BOCCO
00:00 - 00:00 #44787 - P026 Lymphome primitif du rachis lombaire : à propos d’un cas et revue de la littérature.
Lymphome primitif du rachis lombaire : à propos d’un cas et revue de la littérature.

Introduction : La localisation primaire d’un lymphome B à grandes cellules au niveau rachidien est rare. En effet, l’atteinte vertébrale survient généralement à un stade très avancé de la forme systémique de la maladie. Matériel et Méthodes : Nous rapportons le cas d’une femme de 24 ans admise dans notre service pour une lourdeur des membres inférieurs évoluant depuis deux mois. L’examen clinique a révélé une paraplégie. L’évaluation radiologique a mis en évidence une lésion lytique au niveau du corps vertébral de L2, entraînant un recul du mur postérieure et une compression sévère du cône terminal de la moelle épinière. Résultats : Une intervention chirurgicale en deux temps a été réalisée. La première étape consistait en une décompression d’urgence par laminectomie, suivie d’une corporectomie de L2 par lombotomie gauche. L’examen histopathologique a conclu à un lymphome diffus à grandes cellules B. Les investigations sur l’extension tumorale étaient négatives. La patiente a reçu une chimiothérapie adjuvante et était asymptomatique lors du dernier suivi, 8 mois après la chirurgie. Conclusion : Les lymphomes non hodgkiniens représentent une cause rare de compression médullaire, et leurs présentations cliniques et radiologiques ne sont pas spécifiques. Malgré la chimiosensibilité de ces lésions, l’exérèse chirurgicale radicale reste une pierre angulaire du traitement.
Emna ELOUNI, Atef BEN NSIR, Rouaa LATRACH, Affess AMEUR (Sfax, Tunisie), Mohamed GHORBEL, Mehdi DARMOUL
00:00 - 00:00 #44790 - P027 Présentation atypique d’une neurinome cervical.
Présentation atypique d’une neurinome cervical.

Les neurinomes intrarachidiens représentent 15 à 30 % de toutes les tumeurs primitives intrarachidiennes. ls représentent prés d’un tiers des tumeurs intra durales extra- médullaires, se répartissant pour 80% d’entre elles tout au long de la moelle et pour 20% au niveau de la queue de cheval. Les neurinomes sont le plus souvent sporadiques, mais peuvent entrer dans le cadre d’une neurofibromatose de type II . Nous rapportons le cas d’un patient de 32 ans sans antécédents notables, qui décrit l’installation brutale et spontanée d’une lourdeurs des autres membres associée à des troubles de la marche sans notion de troubles génito-sphinctériens.par ailleurs il ne rapporte pas de cervicale ni de névralgies cervico-brachiale. L’examen clinique retrouve une paraparésie, sans trouble de la sensibilité superficielle ni troubles sphinctériens. Il ne présente aucun signe en rapport avec une neurofibromatose. L’exploration par un scanner cervical a objectivé une lésion cervicale antérieure spontanément hyperdense étendue de C2 à C6 faisant suspecté un hématome epidural spontané. Le complément d’exploration par une IRM médullaire retrouve une lésion intra-durale cervicale antérieure prenant fortement le gadolinium. Le patient a été opéré par un abord antérieur.L’histologie est en faveur d’un neurinome de grade I de l’OMS.Les suites opératoires était favorables. Les neurinomes sont des tumeurs bénignes développées à partir des cellules de Schwann. Leur diagnostic est basé à coté de la clinique sur l’imagerie par résonance magnétique. Leur prise en charge ne doit souffrir d’aucun retard et ceci dès la survenue des premiers symptômes. Le traitement est avant tout chirurgical visant en premier lieu la décompression des structures nerveuses. L'évolution postopératoire est généralement favorable.
Myriam NACEUR (Tunis, Tunisie), Nessrine NESSIB, Ala BELHADJ, Soumaya JELASSI, Insaf DKHIL, Sofiéne BOUALI, Khansa ABDERRAHMEN
00:00 - 00:00 #44647 - P028 Enquête sur la stratégie de prise en charge des fractures thoraco-lombaires non neurologiques en France en 2024 : focus sur les fractures de type A3 AOSpine.
Enquête sur la stratégie de prise en charge des fractures thoraco-lombaires non neurologiques en France en 2024 : focus sur les fractures de type A3 AOSpine.

Nous avons présenté dans une première communication les résultats globaux de notre enquête portant sur les pratiques actuelles des chirurgiens du rachis (orthopédistes et neurochirurgiens) en France dans la prise en charge des fractures du rachis thoraco-lombaires les plus courantes. Nous voulons préciser ici l’analyse des réponses portant sur les fractures de type A3, qui sont à la fois fréquentes, hétérogènes dans leurs caractéristiques, et qui font l’objet de vis débats parmi les chirurgiens du rachis. Matériel et méthodes : Nous avons sélectionné 3 dossiers de fractures A3 AOS, qui diffèrent sur 3 critères principaux : la perte de hauteur vertébrale, la cyphose locale et l’importance du recul du mur postérieur. Les 3 dossiers présentaient respectivement : 1/ une fracture « bénigne » avec cyphose locale de 9,5°, perte de hauteur antérieure de 20%, recul du mur postérieur de 1,4mm; 2/ une fracture « intermédiaire » avec cyphose locale de 14,1°, perte de hauteur antérieure 37%, recul du mur postérieur de 4,3mm; 3/ une fracture « complexe » avec cyphose locale de 15°, perte de hauteur antérieure du corps vertébral de 54% et recul du mur postérieur de 7,6mm Résultats : 79 chirurgiens ont répondu (23 orthopédistes et 56 neurochirurgiens). La fracture était correctement classée dans la classification AOSpine par 61 % des chirurgiens pour le cas n°1, 55% pour le cas n°2, 86% pour le cas n°3. Pour le cas n°1, 75% des chirurgiens ont choisi une expansion vertébrale, 15% un traitement orthopédique et 10% une ostéosynthèse percutanée. Pour le cas n°2, 52% ont privilégié une expansion vertébrale, 45% une ostéosynthèse percutanée (seule 20,3%, associée à une expansion vertébrale 22,5%), 2,2% une ostéosynthèse par voie ouverte. Pour le cas n°3, 63,2% ont choisi une ostéosynthèse percutanée (seule 19,1%, associée à une expansion vertébrale 38,2%, associée à un vissage du niveau fracturé 5,8%), 19,1% une ostéosynthèse par voie ouverte, 3% une voie combinée antérieure et postérieure en open, 15% une expansion vertébrale seule, 1,5% un traitement orthopédique par corset. Conclusion : Les fractures complexes de type A3 sont souvent traitées chirurgicalement, avec une préférence marquée pour les techniques mini-invasives. On note que l’âge des chirurgiens influe sur leurs propositions, les plus jeunes privilégiant les techniques percutanées. Les propositions thérapeutiques restent cependant très variables, notamment pour les fractures de « gravité radiologique » intermédiaire (cas 2), et l’analyse des dossiers radiologiques par les chirurgiens est souvent discutable. Nous devons donc travailler collectivement à l’amélioration du niveau de preuve de nos choix thérapeutiques.
Elodie CHAUDRUC (Limoges), Alexandre MEYNARD, Henri SALLE, Benjamin BOUYER, Clément GANTOIS, Patrick FAURE, Marcel GUEYE, François CAIRE, Wassim KHALIL
00:00 - 00:00 #44694 - P029 Un Cas Unique de Mal de Pott Dorsal chez un Enfant de 2 Ans : Paraparésie, Cyphose et Défis Chirurgicaux.
Un Cas Unique de Mal de Pott Dorsal chez un Enfant de 2 Ans : Paraparésie, Cyphose et Défis Chirurgicaux.

La maladie de Pott, demeure une forme redoutable de tuberculose touchant la colonne vertébrale chez les enfants. Elle représente un défi majeur en raison de sa présentation souvent subtile et des complications sévères qu'elle peut engendrer, telles que des déformations vertébrales et des déficits neurologiques. La prise en charge des enfants touchés par cette pathologie nécessite une approche pluridisciplinaire et un suivi rigoureux pour éviter des séquelles permanentes. Nous rapportons le cas d’un enfant de 2 ans et demi a présenté une paraparésie progressive associée à une déformation de la colonne vertébrale sous forme de cyphose. L'imagerie par résonance magnétique (IRM) a révélé une spondylodiscite localisée au niveau D4-D5, avec la présence d'une épidurite antérieur et postérieur associé à des abcès . Une intervention chirurgicale a été réalisée par thoracotomie pour décompression et reconstruction de la colonne antérieure, visant à éradiquer l'infection et à restaurer la stabilité de la colonne. L'examen anatomopathologique a confirmé l'origine tuberculeuse. Un traitement antibacillaire a été instauré pour traiter la tuberculose. Après l'intervention, l'enfant a présenté une bonne évolution avec une récupération progressive, tant sur le plan moteur que fonctionnel. Une deuxième intervention chirurgicale est prévue pour la fixation postérieure de la colonne afin d'assurer une stabilité à long terme et éviter toute récidive ou complication mécanique. Ce cas illustre la prise en charge complexe d'une infection tuberculeuse de la colonne vertébrale chez un jeune enfant, nécessitant une approche chirurgicale combinée et un traitement antibiotique spécifique. L'évolution favorable et la planification de la chirurgie témoignent de la possibilité d'une récupération complète malgré la rareté et la gravité de la maladie de Pott chez les enfants.
Oualid HMAMOUCHE, Oualid HMAMOUCHE (FES, Maroc), Marouane HAMMOUD, Faycal LAKHDAR, Benzagmout MOHAMMED, Khalid CHAKOUR, El Faiz Mohammed CHAOUI
00:00 - 00:00 #44780 - P030 Hernies Discales Dorsales au service de Neurochirurgie de Fattouma Bourguiba, Monastir: Étude de six cas.
Hernies Discales Dorsales au service de Neurochirurgie de Fattouma Bourguiba, Monastir: Étude de six cas.

Introduction : Les hernies discales thoraciques sont des pathologies rares qui présentent des défis uniques en neurochirurgie. Cette étude vise à évaluer la gestion et les résultats cliniques de six patients présentant des hernies discales thoraciques dans notre département de neurochirurgie. Méthodes : Nous avons examiné les dossiers de six patients diagnostiqués avec des hernies discales thoraciques. Tous ont subi une intervention chirurgicale. Un patient a nécessité une reprise chirurgicale pour retrait de matériel d’ostéosynthèse après sa chirurgie initiale. Un autre patient, qui avait également une hernie discale cervicale concomitante, a été opéré uniquement pour sa hernie discale thoracique. Résultats : Ces six patients présentaient chacun des raisons de consultation et des profils cliniques différents. Diverses techniques chirurgicales ont été utilisées, choisies au cas par cas. Les résultats postopératoires ont été globalement satisfaisants, bien que certaines complications aient été observées. Le suivi postopératoire a été modérément concluant en raison de la récente prise en charge de ces cas et des difficultés à maintenir le contact avec les patients. Conclusion : Les hernies discales thoraciques nécessitent une approche chirurgicale soigneusement adaptée, notamment en présence de complications ou de pathologies concomitantes. Les résultats suggèrent que les interventions peuvent être efficaces pour soulager les symptômes thoraciques, mais une gestion rigoureuse est nécessaire pour traiter les complications potentielles et les comorbidités.
Ameur AFFES (Sfax, Tunisie), Mohamed GHORBEL, Emna ELOUNI, Atef BEN NSIR, Mehdi DARMOUL
00:00 - 00:00 #44634 - P031 Gestion de l’hémangiome vertébral agressif présentant un déficit neurologique, revue systématique de la littérature et séries de cas.
Gestion de l’hémangiome vertébral agressif présentant un déficit neurologique, revue systématique de la littérature et séries de cas.

Introduction L’hémangiome vertébral est une pathologie bénigne fréquente (incidence estimée : 10 %). Seuls 1 % des cas deviennent symptomatiques, (douleurs rachidiennes ou des déficits neurologiques). La prise en charge des hémangiomes vertébraux agressifs (AVH) reste controversée. Diverses modalités thérapeutiques, allant de la radiothérapie à des approches chirurgicales complexes ont été proposées. Face à l’absence d’algorithme standardisé, une revue systématique a été réalisée afin de guider les praticiens. Matériels et Méthodes Une recherche systématique a été effectuée, conformément aux directives de PRISMA, dans les bases de données PubMed et Science Direct, ciblant les articles en anglais publiés entre 1991 et 2024. Les mots-clés incluaient : « vertebral » « hemangioma » « aggressive » « neurological » et « compression ». 186 articles ont été retenus. Résultats Modalités de prise en charge : 1) Techniques chirurgicales : La décompression par laminectomie est une technique moins invasive et adaptée aux lésions symptomatiques sans atteinte majeure des structures osseuses. La vertébroplastie (VP) réduit le saignement peropératoire et stabilise la colonne vertébrale, notamment en cas de lyse osseuse importante. La chirurgie de résection (vertébrectomie intralésionnelle, corporectomie et spondilectomie total en bloc), bien que techniquement exigeantes, offrent des résultats similaires, peuvent permettre des marges oncologiques larges (taux de récidive < 5%) mais sont associées à une morbidité plus élevée (pertes sanguines de 2L). 2) Techniques non chirurgicales : Radiothérapie : Principalement recommandée pour les déficits neurologiques progressifs (>3/5 MRC). Elle offre une amélioration symptomatique chez 80 % des patients, bien qu’insuffisante pour les compressions sévères (>40 %). Ablation par injection d’alcool : Technique efficace, mais associée à des complications graves (ostéonécrose, Brown Sequard). Prévention des pertes sanguines : L’embolisation préopératoire, réduit significativement les pertes peropératoires. Conclusion/Discussion Les AVH symptomatiques nécessitent une prise en charge multidisciplinaire en raison de leur présentation hétérogène et des risques liés aux différentes modalités thérapeutiques. AVH avec déficit neurologique rapidement progressif ou < 3/5 nécessitent une libération d’urgence. Option chirurgicale : Laminectomie, instrumentation spinale postérieure (si atteinte des éléments postérieurs) et VP. Objectif : Éliminer rapidement la compression sur les tissus neurologiques. AVH avec déficit neurologique d’apparition lente et > 3/5. Plus de marge pour réflexion. Selon la sévérité de la compression : > 40 % : Chirurgie de résection, instrumentation postérieure et laminectomie. < 40 % : VP, laminectomie avec instrumentation (si instabilité). Traitements complémentaires : Radiothérapie envisagée en cas de résidu tumoral et embolisation pre-opératoire. Une amélioration neurologiques est observée chez une majorité de ces patients (80%).
Ignacio BARRIO (Angers), Jean-Michel LEMEE, Rodrigue JAYR
00:00 - 00:00 #44779 - P032 Tumeurs intramédullaires au service de neurochirurgie de Fattouma Bourguiba: Etude de cas de onze patients.
Tumeurs intramédullaires au service de neurochirurgie de Fattouma Bourguiba: Etude de cas de onze patients.

Contexte : Les tumeurs intra-médullaires sont des néoplasmes rares mais ayant des impacts significatifs sur le système nerveux central. Leur diagnostic et traitement posent des défis cliniques spécifiques en raison de leur localisation et de leurs caractéristiques biologiques. Objectif : Cette étude vise à analyser les caractéristiques cliniques, radiologiques, et pathologiques de 11 cas de tumeurs intra-médullaires afin de mieux comprendre leur présentation et d'optimiser les stratégies de gestion. Méthodologie : L'étude rétrospective inclut 11 patients ayant été diagnostiqués avec des tumeurs intra-médullaires. Les données ont été collectées à partir des dossiers médicaux, y compris les signes cliniques, les résultats d'imagerie (IRM), les analyses histopathologiques, ainsi que les traitements administrés et le suivi post opératoire. Résultats : Parmi les 11 cas, le type histologique le plus représenté était les épendymomes, principalement localisés dans la région cervicale et thoracique de la moelle épinière. Les symptômes cliniques les plus courants incluaient des douleurs dorsales, des déficits moteurs, et des troubles sensitifs. Les IRM ont révélé des lésions intramédullaires avec des caractéristiques spécifiques de chaque type histologique. Tous les patients ont été traités par chirurgie, avec des résultats variables en fonction de la résécabilité tumorale et de la réponse post-opératoire. Les complications post opératoires comprenaient des déficits neurologiques persistants et des récidives tumorales dans certains cas. Conclusion : Les épendymomes constituent la majorité des tumeurs intra-médullaires dans cette série de cas. Le diagnostic des tumeurs intra medullaires, repose sur une combinaison de présentation clinique, d'imagerie IRM et d'analyse histopathologique. Les résultats suggèrent que la résection chirurgicale est le traitement de choix, mais elle doit être abordée avec prudence en raison des risques de complications et de récidive. Une surveillance à long terme est essentielle pour gérer les récidives potentielles et optimiser les résultats fonctionnels des patients.
Ameur AFFES (Sfax, Tunisie), Mohamed GHORBEL, Emna ELOUNI, Atef BEN NSIR, Mehdi DARMOUL
00:00 - 00:00 #44695 - P033 Les traumatismes vertèbro-médullaires chez l’enfant (à propos de 41 cas).
Les traumatismes vertèbro-médullaires chez l’enfant (à propos de 41 cas).

Bien que rares pour cette tranche d’âge, les traumatismes rachidiens de l'enfant constituent une cause majeure de morbidité et de mortalité, et leur prise en charge reste un défi majeur pour les professionnels de santé. Nous présentons, dans ce travail, une étude rétrospective sur les caractéristiques épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques des traumatismes du rachis de l’enfant dans le service de neurochirurgie du CHU Ibn Rochd de Casablanca, sur une période de 7 ans, allant de Janvier 2017 à Décembre 2023, portant sur 41 cas. L’age moyen de nos malades est de 11ans, une légère prédominance féminine avec un sex-ratio à 1,05 est retrouvée. Les étiologies sont dominées par les chutes à 39% suivi des AVP (29%) et des accidents de plongean (17%). La douleur rachidienne de la région traumatisée est le signe révélateur principal, l’atteinte neurologique est présente chez 58.5% de nos patients. Les lésions associées sont représentées essentiellement par les traumatismes de l’appareil locomoteur. L’atteinte du rachis cervical prédomine sur les autres atteintes (39% des cas). Le traitement chirurgical a été réalisé chez 56% des enfants, tandis que les autres ont été traités de manière conservatrice. L’évolution des troubles neurologiques chez l’enfant dépend de la gravité de la lésion initiale. Notre étude met en évidence l'impact significatif des traumatismes rachidiens pédiatriques sur le devenir des patients et souligne la nécessité d'améliorer les stratégies de prévention afin de réduire la morbidité et la mortalité cumulées associées à cette pathologie.
Abdelkouddous LAAIDI (Casablanca, Maroc), Oufaa JAMAL
00:00 - 00:00 #44785 - P034 Méningiome rachidien purement épidural imitant une tumeur métastatique : à propos d’un cas et revue de la littérature.
Méningiome rachidien purement épidural imitant une tumeur métastatique : à propos d’un cas et revue de la littérature.

Introduction : Les méningiomes rachidiens confinés exclusivement à l’espace extradural sont rares et peuvent facilement être confondus avec des néoplasmes malins, plus fréquemment rencontrés à cet emplacement. Matériel et Méthodes : Nous rapportons le cas d’un homme de 70 ans présentant une lourdeur des deux membres inférieurs depuis deux semaines. L’examen clinique a révélé une paraparésie spastique. L’IRM a montré une lésion épidurale antéro-latérale au niveau de T5 entraînant une compression médullaire sévère, avec des caractéristiques radiologiques évoquant une épidurite métastatique. Résultats : Une laminectomie en urgence suivie d’une résection subtotale de la lésion a été réalisée. L’examen histopathologique a conclu à un méningiome de grade II selon l’OMS. Le patient a eu une récupération postopératoire sans complications et a présenté une amélioration motrice significative. Conclusion : Les méningiomes rachidiens extraduraux peuvent imiter des maladies métastatiques, soulignant l’importance d’une évaluation préopératoire et peropératoire rigoureuse pour éviter une mauvaise interprétation. De telles erreurs peuvent conduire à des stratégies thérapeutiques inappropriées. L’histologie peropératoire est essentielle pour orienter des décisions chirurgicales optimales.
Emna ELOUNI, Atef BEN NSIR, Affess AMEUR (Sfax, Tunisie), Mohamed GHORBEL, Mehdi DARMOUL
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SESSION POSTERS ONCOLOGIE
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00:00 - 00:00 #44799 - P008 Les tumeurs rhabdoides tératoides atypiques: à propos de 2 cas et revue de Littérature.
Les tumeurs rhabdoides tératoides atypiques: à propos de 2 cas et revue de Littérature.

Emna Mzoughi,Ghassen Gader,Wiem Mansour,Aziz Bedioui,Mohamed Zouaghi,Mouna Rkhai,Mohaed Badri,Kamel Bahri, Ihsen Zammel Les tumeurs rhabdoïdes tératoïdes atypiques (ATRT) sont des tumeurs embryonnaires rares, très agressives et malignes du système nerveux central (SNC). Elles représentent environ 3 % des tumeurs cérébrales pédiatriques. Leur diagnostic peut parfois être erroné, étant confondues avec des tumeurs neuroectodermiques primitives. Il est crucial de distinguer ces deux entités, car le pronostic de l’AT/RT est souvent sombre, les tumeurs récidivant rapidement ou progressant malgré une chirurgie agressive, une chimiothérapie et une radiothérapie. 2. Case report: *Nourrisson âgé de 17 mois, admis pour un syndrome d'hypertension intracrânienne (HTIC) évoluant depuis 2 mois. À l'examen : éveillé mais apathique, strabisme convergent, hémiparésie gauche, hypotonie axiale et périphérique. Une IRM cérébrale a révélé un processus expansif intracrânien (PEIC) frontopariétal droit (FIG 1). *Enfant de 3 ans, admis pour un syndrome d’HTIC et un état de mal convulsif. Une intervention chirurgicale en urgence a permis l’exérèse incomplète d’une tumeur frontale gauche. L'examen anatomo-pathologique a également révélé une AT/RT. L’enfant est décédé une semaine après l’intervention. Discussion : Les tumeurs rhabdoïdes tératoïdes atypiques affectent fréquemment les enfants de moins de 3 ans. Ces patients présentent une évolution rapide de la maladie. Lorsque la tumeur est localisée dans la fosse postérieure, des symptômes liés à l’hydrocéphalie peuvent se manifester, tels qu’une ataxie cérébelleuse et une régression psychomotrice. Le mode de propagation le plus courant de ces tumeurs est la dissémination leptoméningée. L'IRM cérébrale est l'examen d’imagerie de choix pour diagnostiquer ces tumeurs, qui se présentent typiquement sous forme solido-kystique. Des calcifications intra-tumorales, des hémorragies et une hydrocéphalie ont été décrites. Le signe pathognomonique de l’AT/RT est la présence de cellules rondes malignes compactées, comprenant de grandes cellules rhabdoïdes éosinophiles pâles, à noyau ovale. Des délétions du locus INI1 sur le chromosome 22q11.2 ont également été observées. Il n’existe pas de traitement standardisé, et la majorité des patients sont traités par une résection tumorale maximale suivie d’une chimiothérapie adjuvante. 4. CONCLUSION : L’AT/RT représente environ 2 % de toutes les tumeurs du SNC chez l’enfant. En raison de leur rareté, il n’existe actuellement aucun protocole de traitement standardisé. Des essais cliniques supplémentaires sont nécessaires pour déterminer la gestion optimale de ces tumeurs.
Emna MZOUGHI (tunis, Tunisie), Ghassen GADER
00:00 - 00:00 #44571 - P009 Le role du PET scan dans la détection des localisations secondaires d’un médulloblastome A propos d’un cas.
Le role du PET scan dans la détection des localisations secondaires d’un médulloblastome A propos d’un cas.

Introduction: Le médulloblastome est une tumeur maligne neuro- ectodermique classé grade IV selon l'OMS, elle a le pouvoir de se disséminer à travers le liquide céphalo-rachidien et peut même avoir des localisation systémiques . Cas clinique : Il s'agit d'un jeune patient âgé de 16 ans admis au service de neurochirurgie pour une syndrome d'hypertension intracrânienne avec un syndrome cérébelleux cinétique, la TDM et l'IRM cérébrale ont montrés une lésion de siège cérébelleux , prenant le contraste de façon homogène . le malade a éte opéré et il a bénéficié d'une résection totale de la tumeur avec une IRM de contrôle ne montrant aucun reliquat tumoral ,l 'examen histologique est revenue en faveur d'un médulloblastome classique , le malade a bénéficié par la suite d'une chimio-radiothérapie . trois ans après il consulte pour des douleurs au niveau de la cuisse droite un scanner a été demandé revenant en faveur de lésion lytique de le la tete fémorale . Une IRM cérébro-médullaire n'a montré aucune récidive au niveau locale ou a distance , mais une TDM thoraco-abdominale a mis en évidence une localisation osseuse suspecte au niveau de la 5 et 6 cotes , un PET scan a été demandé revenant en faveur de multiples foyers hyper métaboliques disséminés au niveau du squelette , plusieurs adénopathies iliaques et inguinales hyper métaboliques. Une biopsie ganglionnaire a été faite revenant en faveur d’une localisation secondaire d’un médulloblastome . Discussion : Le pronostic du médulloblastome dépend de plusieurs facteurs dont l’âge , la nature histologique et moléculaire , la taille du résidu tumoral et la qualité de la résection , ainsi que l’existence de métastases au moment du diagnostic. Les métastases systémiques surviennent chez 7,1% des patients opérés pour médulloblastome estimés par Rochkin et al sur une étude faite sur 119 cas. Cette essaimage intéresse aussi bien l'os, les ganglions lymphatiques, les poumons , le foie et même le pancréas et dans ce cas les protocoles à haute dose avec autogreffe de moelle osseuse sont instaurés mais le pronostic reste péjoratif. Conclusion: La prise en charge chirurgicale du médulloblastome a pour but de soulager le syndrome d'HIC , décomprimer les structures nerveuses , avoir un diagnostic histologique et moléculaire et améliorer le pronostic fonctionnel et vital mais cette entité tumorale peut avoir un comportement différent d'une personne à une autre au fil des années et envoyer des emboles de cellules malignes soit dans le système nerveux ou bien au niveau systémique.
Sandra FEKNOUS (Annaba, Algérie), Mourad BOUAZIZ
00:00 - 00:00 #44672 - P010 Médulloblastome desmoplasique de type SHH chez un jeune adulte découvert sur une volumineuse lésion métastastique de la queue de cheval : diagnostic pathologique et aspects neurochirurgicaux.
Médulloblastome desmoplasique de type SHH chez un jeune adulte découvert sur une volumineuse lésion métastastique de la queue de cheval : diagnostic pathologique et aspects neurochirurgicaux.

Introduction : Le médulloblastome est une tumeur maligne rare du système nerveux central (SNC) classée comme un cancer de grade 4 selon l’OMS. Bien qu’il soit plus fréquent chez les enfants, il peut également survenir chez les jeunes adultes. Nous rapportons ici le cas d’un patient de 24 ans présentant un médulloblastome desmoplasique de type SHH activé, découvert sur une volumineuse lésion métastatique de la queue de cheval. Cas clinique : Un patient de 24 ans, avec des antécédents de troubles de l’audition et de retard d’acquisition du langage, a présenté des troubles de la marche en septembre 2024, associés à une rétention urinaire aiguë en octobre. L’examen clinique pré opératoire a révélé une parésie du membre inférieur gauche (4/5) et une hypoesthésie du membre inférieur gauche. Une IRM médullaire a mis en évidence une volumineuse lésion tumorale de la queue de cheval s’étendant des étages L3 à S2 pour laquelle le diagnostic radiologique d’épendymome avait été retenu. L’IRM cérébrale réalisée dans le cadre du bilan d’extension a montré 2 lésions nodulaires se réhaussant après injection au niveau de l’hémisphère cérébelleux droit pour lesquelles il n'a pas été retenue d’indication chirurgicale. Une exérèse subtotale a été réalisée sous neuro-monitoring : la tumeur a été détachée des racines de la queue de cheval à l’aide de cotons, le filum a été sectionné et l’exérèse a pu être réalisée quasiment monobloc à l’exception de la portion la plus enfouie dans le cul de sac dural. L’analyse anatomopathologique a finalement conclu à un médulloblastome desmoplasique probable de type SHH activé sans mutations de TP53. En post-opératoire, le patient a présenté une amélioration clinique significative : reprise progressive de la marche avec aide technique, disparition des troubles vésicosphinctériens, et absence de déficit sensitivomoteur. Une dysarthrie modérée a été suspectée, sans ataxie associée. Le protocole PNET HR 5 + a été validé en RCP nationale avec un traitement combinant radio-chimiothérapie intensive. Discussion : Le médulloblastome desmoplasique de type SHH activé est une entité rare chez les jeunes adultes, avec un pronostic réservé en cas de métastases. La prise en charge repose sur une exérèse chirurgicale optimale, suivie d’un traitement adjuvant multimodal. Dans ce cas, la découverte par la métastase très volumineuse de la queue de cheval et l’aspect radiologique étaient inhabituels. Conclusion : Ce cas illustre l’importance d’une approche multidisciplinaire dans la prise en charge des médulloblastomes métastatiques chez les jeunes adultes. Il permet de rappeler la classification et le traitement de ces tumeurs rares (exérèse chirurgicale optimale, combinée à une radio-chimiothérapie adaptée) tout en soulignant un mode de présentation clinique rare mais surprenante et ainsi de rappeler des astuces chirurgicales sur la résection d’une telle lésion.
Arthur LECLERC (Caen), Joséphine MALCZUK, Maxime FAISANT, Joshua MARCHAL, Louis ANZALONE, Evelyne EMERY
00:00 - 00:00 #44810 - P011 De Lésion de Neuro-Sjögren à Glioblastome : À Propos d’un Cas Rare.
De Lésion de Neuro-Sjögren à Glioblastome : À Propos d’un Cas Rare.

Introduction : Le syndrome de neuro-Sjögren est une manifestation neurologique rare du syndrome de Sjögren, généralement caractérisée par des lésions inflammatoires au niveau du système nerveux central. La transformation maligne de ces lésions est extrêmement rare et n’a jamais été rapportée auparavant. Présentation du cas : Nous rapportons le cas d’une femme de 62 ans, suivie pour un syndrome de neuro-Sjögren, admise pour une aggravation de la lourdeur de l’hémicorps gauche associée à un syndrome d’hypertension intracrânienne évoluant depuis trois mois. L’imagerie a révélé une progression rapide de ses lésions neurologiques préexistantes. Une biopsie à ciel ouvert d’une des lésions a été réalisée, et l’examen anatomopathologique a conclu à un glioblastome. Conclusion : Ce cas met en lumière une transformation rare et inédite des lésions inflammatoires associées au syndrome de neuro-Sjögren en tumeur de haut grade. Il souligne l’importance de rester vigilant face à une évolution atypique de la maladie afin d’assurer un diagnostic et une prise en charge précoces. Des études supplémentaires sont nécessaires pour comprendre les mécanismes sous-jacents de cette transformation.
Emna ELOUNI, Atef BEN NSIR, Rouaa LATRACH, Affess AMEUR (Sfax, Tunisie), Mohamed GHORBEL, Kais MAAMRI, Mehdi DARMOUL
00:00 - 00:00 #44738 - P012 Métastases névraxiques et extra-névraxiques d’un glioblastome : à propos d’un cas.
Métastases névraxiques et extra-névraxiques d’un glioblastome : à propos d’un cas.

Nous rapportons le cas d’un patient âgé de 35 ans ayant présenté des métastases névraxiques et extra-névraxiques de son glioblastome. Glioblastome découvert en mars 2022 dans un contexte de troubles visuels. L’IRM cérébrale est en faveur d’une lésion gliale de haut grade du carrefour droit, mesurant 62x41x50 mm de grands axes. Une chirurgie d’exérèse est réalisée. L’anatomopathologie est en faveur d’un gliomblastome IDH non muté (grade 4 de l’OMS 2021), ATRX+, P53-. Une prise en charge oncologique par protocole STUPP est validée. Les imageries de contrôle réalisées à 3 et 6 mois sont en faveur d’une progression de la maladie. L’étude du statut MGMT montre une absence de méthylation du promoteur du gène. Le protocole STUPP est stoppé, décision de traiter par Belustine/Avastin en 2ème ligne. Après une première imagerie de contrôle semblant favorable, il est à nouveau constaté, en mai 2024, une évolutivité locale. Devant le jeune âge du patient et la reprise évolutive rapide, le dossier est discuté en RCP de pathologie moléculaire régionale. L’analyse du profil de méthylation confirme le diagnostic de glioblastome IDH non muté. Une seconde chirurgie d’exérèse est proposée. L’étude anatomopathologique des prélèvements réalisés est superposable à celle de mars 2022. En post opératoire, il est décrit, à l’imagerie cérébrale de contrôle, une lésion nodulaire à hauteur de C0C1 d’allure méningée. Le bilan est complété par une IRM médullaire qui montre une prise de contraste nodulaire au sein des racines de la queue de cheval. La ponction lombaire objective des cellules anormales suspecte de malignité. La caractérisation métabolique (TEP) au 18F-FDG objective de multiples localisations pulmonaires hyper-métaboliques, en plus de la lésion hyper-métabolique connue C0C1 et de l’hypermétabolisme punctifome au sein des racines de la queue de cheval. Une biopsie thoracique sous guidage scanographique est finalement réalisée, confirmant le diagnostic de métastases pulmonaires d’un glioblastome IDH non muté, grade 4 de l’OMS. Le patient va malheureusement rapidement se dégrader sur le plan neurologique. Devant le pronostic sombre, il est décidé de ne pas entreprendre d’autre traitement à visée oncologique et d’instaurer des soins de confort jusqu’au décès du patient en octobre 2023.
Imene DJIDJELI (Orléans), Ciprian COSTACHE, Ioana DARIE, Aicha TOUMI, Bertrand MUCKENSTURM
00:00 - 00:00 #44811 - P013 Glioblastome de la fosse cérébrale postérieure : à propos d’un cas et revue de la littérature.
Glioblastome de la fosse cérébrale postérieure : à propos d’un cas et revue de la littérature.

Ce sont les tumeurs astrocytaires les plus malignes, primitifs ou proviennent de la transformation maligne d’un astrocytome préexistant et se caractérisent aussi par un grand polymorphisme des cellules tumorales. Ils surviennent à tous les âges mais avec un pic de fréquence entre 50 et 60 ans et sont généralement en supratentoriel ; cependant, en infratentoriel est une entité rare. Nous rapportons le cas d’un homme de 73 ans, sans antécédents particuliers qui présentait depuis 04 mois des vertiges puis des troubles de l’équilibre et de la marche, l’imagerie cérébrale (TDM et IRM cérébrale) montait la présence d’une lésion cérébelleuse gauche donnant l’aspect en première intention une localisation secondaire, le bilan d’extension été négatif. Le patient a été opéré par un abord sous occipital médian et une exérèse macroscopiquement complète de la lésion a été réalisée. Les suites opératoires été favorables et l’examen anatomopathologiquea conclu à un glioblastome de grade IV. Le glioblastome primaire dans la fosse postérieure est de siège inhabituel. Bien que rares, ils devraient être pris en compte dans le diagnostic différentiel des tumeurs du cervelet, le traitement est chirurgical, afin d’avoir une preuve histologique, car aucune caractéristique clinicoradiologique n’est spécifique.
Nessrine NESSIB, Myriam NACEUR (Tunis, Tunisie), Sofiéne BOUALI, Ala BELHADJ, Khansa ABDERRAHMEN, Khalil GHEDIRA, Abdelhafidh SLIMANE, Soumaya JELASSI, Asma BOUHOULA, Jallel KALLEL
00:00 - 00:00 #44671 - P014 Tumeur fibreuse solitaire localisée dans le 4e ventricule : une localisation anatomique remarquable et un défi chirurgical.
Tumeur fibreuse solitaire localisée dans le 4e ventricule : une localisation anatomique remarquable et un défi chirurgical.

Introduction : Les tumeurs fibreuses solitaires (TFS) sont des lésions rares pouvant se développer dans diverses localisations, notamment les orbites, les sinus paranasaux, la plèvre, et plus rarement dans le système nerveux central (SNC). Lorsqu’elles touchent le SNC, elles se présentent généralement sous forme de masses méningées, bien que des localisations intra-parenchymateuses ou intraventriculaires aient été rapportées. Nous décrivons ici un cas exceptionnel de TFS localisée dans le 4e ventricule, une localisation atypique, avec des caractéristiques histologiques et radiologiques inhabituelles. Cas clinique : Une patiente de 32 ans présentait une diplopie progressive associée à une paralysie du VI droit et des céphalées postérieures. L’examen clinique révélait un syndrome cérébelleux statique sans signe d’hypertension intracrânienne. L’IRM cérébrale montrait une volumineuse tumeur intraventriculaire hypervascularisée, en hyposignal T2/FLAIR et T1, avec une prise de contraste intense et homogène. L’artériographie identifiait une vascularisation tardive par des branches de l’artère PICA gauche. Une exérèse chirurgicale par voie télo-velaire a permis une résection complète en monobloc, après contrôle des branches nourricières de la tumeur. En post-opératoire, la patiente a présenté une aggravation transitoire des troubles oculomoteurs et du syndrome cérébelleux, avec une récupération complète à trois mois grâce à une prise en charge en rééducation. L’analyse anatomopathologique a confirmé une TFS de grade 1 selon la classification OMS 2021. L’IRM de contrôle à trois mois montrait une exérèse complète sans complications ischémiques. Discussion : Les TFS intracrâniennes sont des lésions rares, encore plus inhabituelles dans les ventricules, et exceptionnellement dans le 4e ventricule. Dans ce cas, le diagnostic préopératoire évoquait un méningiome intraventriculaire. L’artériographie s’est avérée essentielle pour identifier les artères nourricières et optimiser le contrôle peropératoire du saignement. Conclusion : L’artériographie est un outil précieux dans la prise en charge des tumeurs hypervascularisées comme les TFS, en guidant le geste chirurgical. Ce cas illustre également que les ventricules, bien que rarement, peuvent être le siège de TFS.
Joshua MARCHAL (Caen), Joséphine MALCZUK, Louis ANZALONE, Evelyne EMERY, Arthur LECLERC
00:00 - 00:00 #44804 - P015 Schwannome du ventricule latéral : A propos d’un cas et revue de la littérature.
Schwannome du ventricule latéral : A propos d’un cas et revue de la littérature.

Introduction : Les schwannomes intraventriculaires sont des tumeurs bénignes extrêmement rares provenant des cellules de Schwann, qui sont physiologiquement absentes dans le système ventriculaire. Leur origine exacte reste incertaine, mais plusieurs hypothèses ont été proposées, notamment la présence ectopique de ces cellules dérivées de la crête neurale après un échec de leur migration au cours de l'embryogenèse. Observation : Nous rapportons le cas d’un patient âgé de 37 ans sans antécédents pathologiques notables qui s’est présenté aux urgences pour des céphalées positionnelles associées à une baisse de l’acuité visuelle contrastant avec un examen clinique et ophtalmologique sans particularités. L'IRM cérébrale a objectivé un processus au niveau de l’atrium du ventricule latéral droit faisant 4cm de grand axe à rehaussement hétérogène, à double composante périphérique charnue et centrale kystique, associé à un œdème vasogénique étendu à la substance blanche périventriculaire et une hydrocéphalie débutante. Du fait du volume important et de l’étendue de l’œdème péritumoral, une exérèse microchirurgicale a été proposée au patient à travers une voie trans-corticale. L’exérèse a pu être complète, sans complication particulière. Le diagnostic de schwannome a été confirmé. Le patient est asymptomatique à un an y compris sur le plan de son champs visuel, avec une IRM confirmant l’absence de reliquat tumoral et d’hydrocéphalie. Discussion : Une revue exhaustive de la littérature a permis d'identifier moins de 50 cas de schwannomes intraventriculaires, avec une prédominance masculine (environ 64 %). L'âge des patients allait de 7 à 78 ans, avec une moyenne de 34,7 ans. Le ventricule latéral droit était la localisation la plus fréquente de la tumeur (49 %), suivi du quatrième ventricule (33 %), du ventricule latéral gauche (11 %) et du troisième ventricule (7 %). Les présentations cliniques étaient très variées dominées par le syndrome d’hypertension intracrânienne. L’exérèse chirurgicale demeure le gold standard dans la prise en charge des schwannomes intraventriculaires. Les complications postopératoires sont relativement rares, mais un suivi à long terme est recommandé en raison du risque de récidive. Conclusion : Bien qu’ils soient rares, les schwannomes intraventriculaires doivent être évoqués devant toute tumeur intraventriculaire. La résection chirurgicale reste le principal traitement, offrant un excellent pronostic à la plupart des patients. De surcroit, une surveillance radiologique semble nécessaire vu le risque de récidive.
Slim GALLAOUI (Dijon), François BORSOTTI, Walid FARAH, Luc KERHERVE, Tuan LE VAN, Florent BONNEVILLE, Sayda Alia HOUIDI, Edouard MORLAIX, Jean-François BELLUS, Clement MILLOT-PICOLLI, Imen BERNAOUI, Camille GUIBERT, Jacques BEAURAIN, Moncef BERHOUMA
00:00 - 00:00 #44664 - P016 Évaluation de l'efficacité et de l’impact thérapeutique des sénolytiques dans un modèle de tumoroïdes dérivés de glioblastome de patients.
Évaluation de l'efficacité et de l’impact thérapeutique des sénolytiques dans un modèle de tumoroïdes dérivés de glioblastome de patients.

Le glioblastome IDH-wildtype, grade 4 (GBM), est la tumeur cérébrale primitive maligne la plus fréquente chez l’adulte. La prise en charge standard repose sur une résection chirurgicale maximale suivie de radiothérapie et de chimiothérapie par témozolomide (TMZ). Malgré ces traitements intensifs, la survie globale médiane reste limitée à 15 mois, soulignant l’urgence de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques. Le ciblage de la sénescence cellulaire émerge comme une approche thérapeutique prometteuse. Les précédents travaux de notre équipe de recherche, réalisés sur des gliomes de patients et sur un modèle murin de GBM mésenchymateux, ont démontré l’action pro-tumorale des cellules sénescentes malignes dans le GBM. En plus de la sénescence induite par la tumeur, l’élimination des cellules sénescentes pourrait offrir un réel levier thérapeutique, notamment en exploitant la sénescence induite par l’irradiation et le TMZ. Nous émettons ainsi l’hypothèse que l’utilisation d’un modèle préservant les caractéristiques clés du GBM parental, y compris l’architecture, les altérations moléculaires, la diversité des états cellulaires malins et la présence de cellules non malignes, pourrait contribuer à valider les médicaments sénothérapeutiques et à stratifier les patients atteints de GBM pour lesquels une sénothérapie pourrait ralentir la progression ou la récidive tumorale. Ce projet de recherche translationnelle vise ainsi à évaluer l’efficacité de la sénothérapie dans des tumoroïdes dérivés de GBM de patients. Nous mettons actuellement en place la culture de tumoroïdes, les traitements par irradiation, par TMZ et par sénolytiques, ainsi que les méthodes d’analyse biologique, histologique et moléculaire afin d'étudier la prolifération, la croissance tumorale et l’hétérogénéité intratumorale. Nous testerons par la suite l’efficacité de plusieurs sénothérapies, seules ou en combinaison avec le traitement conventionnel, et évaluerons leur impact sur l’invasion tumorale grâce à un modèle d’assembloïdes associant tumoroïdes et organoïdes cérébraux. Ce projet pourrait ainsi contribuer à retarder la progression ou prévenir les récidives du GBM, ouvrant la voie à des thérapies combinées innovantes.
Oumaima ABOUBAKR (Paris), Karima MOKHTARI, Franck BIELLE, Mehdi TOUAT, Isabelle LE ROUX, Bertrand MATHON
00:00 - 00:00 #44800 - P017 Tumeur de Masson de localisation périorbitaire : à propos d’un cas.
Tumeur de Masson de localisation périorbitaire : à propos d’un cas.

Contexte : La tumeur de Masson, également appelée hyperplasie papillaire endothéliale intravasculaire, est une lésion vasculaire bénigne rare. Sa localisation péri-orbitaire est extrêmement inhabituelle. Le diagnostic peut être difficile, mais l'imagerie par résonance magnétique reste l'examen de choix. La prise en charge et le pronostic dépendent de l'évolution de la tumeur et de son exérèse chirurgicale. Observation clinique : Nous rapportons le cas d'une tumeur de Masson localisée dans l'angle interne supérieur de l'orbite gauche chez une femme de 58 ans, révélée par une exophtalmie progressive. La tomodensitométrie orbitale et l'imagerie par résonance magnétique ont montré une masse vasculaire au niveau du canthus interne gauche, suggérant une malformation artérioveineuse. La patiente a bénéficié d'une exérèse complète de la lésion avec une évolution postopératoire favorable. L'examen histologique a révélé une hyperplasie papillaire endothéliale intravasculaire sans caractères atypiques. Conclusion : La localisation orbitaire de la tumeur de Masson est rare. Il s'agit d'une tumeur bénigne qui peut mimer des tumeurs bénignes ou malignes, voire une malformation vasculaire. Le diagnostic est confirmé par l'examen histologique, et le traitement de choix est l'exérèse chirurgicale complète.
Omar KSIKS (Marrakech, Maroc), Hajar HAMADI, Yassine AIT M'BAREK, Lamia BENANTAR, Khalid ANIBA
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POSTERS 4
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SESSION POSTERS PEDIATRIE
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00:00 - 00:00 #44637 - P018 Syndrome d’hémi hypertrophie associée une syringomyélie foraminale et une scoliose chez un enfant : à propos d’un cas.
Syndrome d’hémi hypertrophie associée une syringomyélie foraminale et une scoliose chez un enfant : à propos d’un cas.

Introduction : La syringomyélie a incité plusieurs théories et hypothèses pour expliquer sa physio pathogénie. L’association à d’autres syndromes malformatifs est possible. La survenue d’un syndrome d’hémi-hypertrophie est une association rare mais possible décrite dans la littérature en rapport avec des maladies génétiques. La prise en charge de la malformation de Chiari 1 permet d’améliorer le pronostic fonctionnel de ces patients Le Cas clinique : Nous rapportons le cas d’une fille de 12 ans qui présente dès l’âge de 04 ans des difficultés à la marche mise sous le compte d’une scoliose puis vue l’aggravation neurologique et l’apparition d’une hémi-hypertrophie d’un hémicorps a nécessité une exploration par une IRM qui a révélé une malformation de Chiari 1 associée à une syringomyélie et une scoliose. Il apparait que ces différentes affections sont liées par des mécanismes physiopathologiques complexes et leur association mérite d’être recherche. L’objet de cette observation est de rappeler l’importance de l’examen clinique, notamment neurologique, et la nécessité de l’exploration de toute scoliose par des IRM à la recherche d’autres malformations associées ou à l’origine de cette scoliose. Résultats : La patiente a été opérée par une décompression osseuse du trou occipital et l’hémi arc postérieur de C1, une ouverture de la dure mère, coagulation des amygdales qui descendent vers C2 et l’élargissement de la grande citerne par une plastie durale. Les suites opératoires étaient favorables. Discussion : Le syndrome d’hémi-hypertrophie est un syndrome rare survenant dans un contexte d’anomalie génétique, cependant sa présence doit inciter la recherche d’autre malformations associées surtout une malformation de Chiari 1 et la syringomyélie Baker et Dove, en 1983 ont rapporté´ le cas d’une fillette dont la scoliose rapidement évolutive avait été constatée vers l’âge de 5 ans. Malgré un examen neurologique normal, l’imagerie de la moelle cervicale (myélographie) avait été réalisée et montrait une syringomyélie avec une malformation de Chiari 1. Lors de la découverte d’une scoliose, la recherche de signes neurologiques est donc prioritaire et conduit en leur présence à la demande d’une IRM, qui constitue l’examen de référence. Son association à une hémi-hypertrophie est un argument supplémentaire pour en décider. Le traitement neurochirurgical consiste à une décompression de la charnière cervico-occipitale ce qui permet souvent d’améliorer ou de stabiliser les symptômes. Conclusion : Une syringomyélie et une malformation de Chiari 1 peuvent être associées et doivent être recherchées devant une scoliose accompagnée de signes neurologiques. Une hémi-hypertrophie isolée peut constituer le mode de révélation d’une anomalie de la charnière occipito- cervicale potentiellement associée à une syringomyélie.
Abdelaziz BENNADJI, Feirouz ZEMRA, Kheira DIFFALLAH (Batna, Algérie), Badreddine AOUISSI, Inas MERAD, Hassan LAKHAL
00:00 - 00:00 #44635 - P019 Cavernome de l’enfant à propos d’un cas.
Cavernome de l’enfant à propos d’un cas.

INTRODUCTION Un cavernome cérébral, aussi appelé angiome caverneux, est une malformation des vaisseaux sanguins (qui sont anormalement dilatés ₌ cavernes) située au niveau du cerveau. Il peut survenir chez l’homme et la femme à tout âge, bien qu’il semble le plus souvent se manifester entre 20 ans et 40 ans. Les cavernomes cérébraux concernent environ 0,5% de la population générale. Ils représentent entre 5% et 10% des malformations vasculaires cérébrales. Dans 25 % des cas seulement, ils sont découverts dans l’enfance et l’âge moyen au moment du diagnostic varie de 9,1 à` 10,2 ans selon les séries. Le cas clinique Un enfant de cinq ans, suivi par un neurologue depuis un an pour des crises d’épilepsie partielles mises sous Valproate de sodium secondaires à un cavernome pariétal droit confirmé à l’IRM. Aucun avis de neurochirurgie n’a été demandé. Devant l’exacerbation des crises avec l’installation des céphalées intenses, une IRM a été demandée montrant l’augmentation du volume du cavernome avec des stigmates d’un saignement. Le patient a été adressé vers notre service et son admission. Le patient a été mis sous carbamazépine en sirops pour préparer la chirurgie. Le patient a été opéré avec une exérèse totale. Résultats et discussion : Les suites opératoires étaient favorables, avec une anatomopathologie qui a confirmé le diagnostic. L’IRM de contrôle cérébro-médullaire était parfaite et la recherche d’autres localisations était négative. Les cavernomes peuvent être asymptomatiques ou se manifester par des crises convulsives dans 40 à 50 % des cas, des signes neurologiques focaux dans 20 % des cas, des hémorragies ou des céphalées. L’hémorragie des cavernomes est le plus souvent silencieuse, mais elle peut être rarement massive et grave dans 0,25 a` 6 % des cas. L’IRM représente l’examen de choix pour le diagnostic et typiquement un cavernome comporte une zone centrale hétérogène d’hypersignal T1 et T2, due à la présence de méthémoglobine, et d’hyposignal du au mélange calcium hémosidérine ; ainsi qu’une zone périphérique d’hyposignal T2 du à l’hémosidérine. L’approche chirurgicale est indiquée pour les cavernomes symptomatiques accessibles à la chirurgie .En cas d’épilepsie bien équilibrée, le traitement chirurgical peut être évite´ CONCLUSION La prise en charge d’un cavernome cérébral est adaptée à chaque cas particulier, en fonction des manifestations éventuelles. Dans la plupart des cas, lorsqu’il n’y a aucun symptôme, aucun traitement n’est nécessaire. La chirurgie est envisagée en cas des cavernomes symptomatiques et superficiels En cas de cavernome inopérable ou très petit, la radiochirurgie peut être une bonne alternative
Abdelaziz BENNADJI, Feirouz ZEMRA, Kheira DIFFALLAH (Batna, Algérie), Imane BOUHLAS, Inas MERAD
00:00 - 00:00 #44633 - P020 Le ganglioneurome spinal : une tumeur rare et difficile à traiter dans la population pédiatrique.
Le ganglioneurome spinal : une tumeur rare et difficile à traiter dans la population pédiatrique.

Contexte : Le « ganglioneurome spinal » est une entité rare de tumeurs neuroblastiques, fréquente chez les enfants, qui a été peu rapportée dans la littérature pédiatrique et adulte. Ces tumeurs proviennent principalement des ganglions sympathiques situés dans la région paravertébrale, près des foramens intervertébraux de la colonne vertébrale. De ce fait, leur extension dans le canal rachidien est possible, mais assez rare, en forme d'haltère ou de sablier, produisant des symptômes radiculaires ou médullaires. Nous présentons une revue exhaustive des cas pédiatriques retrouvés dans la littérature, tout en rapportant un cas difficile que nous avons récemment eu à traiter au CHRU de Brabois à Nancy, en France. Matériel et méthodes : Nous avons recherché dans la base de données « PubMed » les articles et résumés relatifs aux « ganglioneuromes spinaux », depuis sa création, et jusqu'au 1er juin 2024. Nous avons combiné tous les cas de patients âgés de moins de 18 ans et les avons répartis entre les différentes zones de la colonne vertébrale. Nous avons exclu ceux qui provenaient de l'extérieur de la colonne vertébrale. Nous avons concentré notre attention sur la région thoraco-lombaire, qui a fait l'objet de notre cas rapporté, étant donné que sa gestion chirurgicale est différente de celle des autres régions de la colonne vertébrale. Résultats : Au 1er juin 2024, 21 patients âgés de 3 à 17 ans ont été identifiés avec des « ganglioneuromes spinaux », avec une prédominance féminine (81%). La région thoracique de la colonne vertébrale semble être la zone de prédilection de ces tumeurs (42,85%), bien que certaines aient été retrouvées dans les régions cervicale (9,5%), cervico-thoracique (4,76%), thoraco-lombaire (19,04%), lombaire (19,04%), et sacrée (4,76%). Discussion : Notre cas rapportait des douleurs abdominales de longue durée et une paraparésie progressive récente comme symptômes principaux, avec des manifestations radiologiques d'atrophie rénale et d'hydronéphrose, dues à la compression et au déplacement complet du rein, ainsi qu'une scoliose. A notre connaissance, cette combinaison de symptômes n'a jamais été observée jusque-là avec des ganglioneuromes spinaux dans la population pédiatrique, étant donné la taille gigantesque de la tumeur, et son extension significative à la fois au canal rachidien et à l'espace rétropéritonéal, ce qui est assez rare. Conclusion : Les ganglioneuromes spinaux sont des lésions bénignes très rares, qui doivent être incluses dans le diagnostic différentiel des tumeurs « en haltère » ou « en sablier » qui peuvent provoquer dans la population pédiatrique, à côté des symptômes neurologiques dans les membres inférieurs et des rachialgies, des symptômes thoraciques, abdominaux et même urinaires.
Fred BTEICH, Olivier LARMURE, Irène STELLA, Anthony JOUD (nancy), Olivier KLEIN
00:00 - 00:00 #44679 - P021 Quadrigeminal cistern lipoma: A case report.
Quadrigeminal cistern lipoma: A case report.

Title :Quadrigeminal cistern lipoma : A case report AUTHORS : C. AMRY ¹, A. JEHRI ¹, M. Mahmoud ¹ , K. IBAHIOIN ¹,² , A. LAKHDAR ¹,² 1-Department of Neurosurgery, IBN ROCHD University Center, CASABLANCA 2-Laboratory for Research into Nervous System, Neurosensory and Disability Diseases Faculty of Medicine and Pharmacy, Hassan II University, Casablanca. Summary Intracranial lipomas (IL) are rare congenital malformations, accounting for 0.1%–0.5% of intracranial tumors. They result from abnormal development of the primitive meninges and are typically located along the midline. These lesions are often asymptomatic and discovered incidentally during imaging, such as CT or MRI, conducted for other reasons (e.g., head trauma or headaches). Surgical intervention is rarely required. A case is presented of an 11-year-old boy who underwent an MRI after head trauma. The MRI revealed a 1.3 cm right paramedian lipoma in the quadrigeminal plate cistern extending into the aqueduct of Sylvius. Despite compressing surrounding structures, it did not cause hydrocephalus, and conservative management was chosen. Intracranial lipomas are classified as benign and typically self-limiting. They are most often found in the pericallosal cistern but may also occur in other regions, such as the quadrigeminal plate or suprasellar cistern. Symptoms, when present, can include headaches, seizures, or visual disturbances and may require management. However, surgery is generally avoided due to associated risks, particularly in asymptomatic cases.
Chaimaa AMRY (Casablanca, Maroc), Mohamed MAHMOUD
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00:00 - 00:00 #44807 - P038 Neurofibrome plexiforme cutané en dehors d'une neurofibromatose : a propos d'un cas rare.
Neurofibrome plexiforme cutané en dehors d'une neurofibromatose : a propos d'un cas rare.

Les neurofibromes plexiformes cutanés sont des tumeurs bénignes qui peuvent devenir agressives et sont typiquement associées à la neurofibromatose de type 1 (NF1). Ils affectent presque tous les individus atteints de NF1, une maladie génétique commune caractérisée par la présence de multiples neurofibromes et souvent diagnostiquée dans l'enfance. En dehors de ce contexte, les neurofibromes plexiformes sont plus rares et peuvent être le signe d'un cas isolé ou d'un syndrome différent, moins fréquent. Ce cas met en évidence un cas rare de neurofibrome plexiforme occipital survenant en l'absence de tout signe de neurofibromatose. Nous rapportons le cas d’un homme de 21 ans a présenté une tuméfaction occipitale qui s'était progressivement élargie sur plusieurs années jusqu'à atteindre une taille géante, donnant l'apparence d'une « double tête ». Il n'y avait pas de signes ou d'antécédents familiaux d'une affection similaire suggérant une neurofibromatose de type 1. Un exérèse totale de la tumeur a été réalisée. L'examen histopathologique a révélé un neurofibrome cutané plexiforme sans transformation maligne, et un suivi de 5 ans n'a montré aucune récidive de la tumeur. Le neurofibrome plexiforme occipital est une entité rare qui peut être soit sporadique soit associé à un contexte de NF1.Cette lésion bénigne mais localement agressive a généralement un bon pronostic, qui dépend largement de la qualité de l'excision chirurgicale. Le défi diagnostique reste important, surtout en l'absence de NF1.
Myriam NACEUR (Tunis, Tunisie), Nessrine NESSIB, Khansa ABDERRAHMEN, Sofiéne BOUALI, Ala BELHADJ, Abdelhafidh SLIMANE, Khalil GHEDIRA, Asma BOUHOULA, Jallel KALLEL
00:00 - 00:00 #44788 - P039 Les tumeurs malignes intracérébrales des gaines nerveuses périphériques révélées par une hémorragie intracérébrale : à propos d'un cas.
Les tumeurs malignes intracérébrales des gaines nerveuses périphériques révélées par une hémorragie intracérébrale : à propos d'un cas.

Le sarcome primitif du système nerveux central (SNC) est une tumeur peu fréquente qui touche indifféremment les hommes et les femmes et qui peut se développer à tout âge. Environ 0,001% de la population générale est atteinte de tumeurs malignes des gaines nerveuses périphériques (MPNST), qui représentent 5% des sarcomes des tissus mous. Le sous-type intracrânien des MPNST est encore moins fréquent. Un jeune homme sans antécédents médicaux notables se présente avec des céphalées brutales et trouble de conscience. L'imagerie a révélé un volumineux hématome pariétal droit. L'évacuation chirurgicale a permis de découvrir un hématome sous-dural et une tumeur grisâtre, qui a ensuite été identifiée comme une tumeur maligne de haut grade. Malgré les complications survenues , le patient s'est progressivement améliorée après la chirurgie . Le sarcome primitif du système nerveux central (SNC), provenant de composants non neuronaux, est une tumeur rare de mauvais pronostic, en particulier lorsqu'elle se métastase. Les tumeurs malignes des gaines nerveuses périphériques (MPNST), qui sont des sarcomes rares des tissus mous, sont encore moins fréquentes dans la région intracrânienne. Une prise en charge efficace nécessite un diagnostic précoce et précis, souvent grâce à une combinaison d'évaluations cliniques, radiologiques et histopathologiques.
Oumaima BOUHOU (Casablanca, Maroc), Chaimaa AMRY, Amine ELKHAMOUYE, Abdelhakim LAKHDAR
00:00 - 00:00 #44699 - P040 Lhydatidose spinale : cas clinique et revue de littérature.
Lhydatidose spinale : cas clinique et revue de littérature.

L'hydatidose spinale est une affection parasitaire due à la contamination de l'homme par la forme larvaire de ténia échinococcus granulosus, la forme vértébro-médullaire est une localisation très rare qui représente 0,18 à 1,21% de l'ensemble des localisations hydatiques. À travers cette observation, on discutent les aspects diagnostic et thérapeutique de cette rare localisation . il s'agit d'une patiente âge de 45 ans, ayant comme antécédents des kystes hydatiques pulmonaires et hépatiques, qui se présenté pour des lombosciatalgie bilatérale progressive avec une incontinence urinaire, ce qui a suscité des soupçons de localisation spinale. L’imagerie par IRM a été cruciale pour poser le diagnostic, permettant de découvrir un kyste hydatique au niveau de la vertèbre D1. Le traitement a inclus une chirurgie d'urgence (laminectomie D1-D2 et excision des kystes), suivie d'un traitement postopératoire à base d'albendazole. Le résultat est favorable avec une amélioration clinique significative souligne l'importance d'une détection précoce et d'une intervention rapide dans la gestion de hydatidose spinale. Une approche multidisciplinaire impliquant les radiologues, les neurochirurgiens et les infectiologue est essentielle pour la gestion de ces cas rares, notamment dans les zones endémiques. Ce cas met en évidence comment une chirurgie rapide et un traitement antiparasitaire approprié peuvent aboutir à un résultat clinique positif, même dans les cas complexes de maladie hydatidose spinale.
El Mehdi HAMIDI (Marrakech), Kenza JAMAI, Yassine AIT M'BAREK, Lamia BENANTAR, Khalid ANIBA
00:00 - 00:00 #44767 - P041 kystes hydatiques occipitaux bilatéraux chez un adulte : Rapport de cas et revue de la littérature.
kystes hydatiques occipitaux bilatéraux chez un adulte : Rapport de cas et revue de la littérature.

Introduction : L'hydatidose, ou échinococcose, est une infection parasitaire causée par la forme larvaire des ténias du genre Echinococcus, principalement Echinococcus granulosus et Echinococcus multilocularis. Les kystes hydatiques cérébraux sont particulièrement rares, représentant seulement 0,5 à 3 % de tous les cas rapportés de maladie hydatique. Souvent considérée comme une maladie de l'enfance, environ 50 à 75 % des cas impliquant le système nerveux central surviennent chez des patients pédiatriques. Ces kystes sont généralement solitaires et peuvent être uniloculaires ou multiloculaires ; cependant, des kystes multiples ont été observés, généralement à la suite d'une rupture chirurgicale ou traumatique d'un seul kyste. Présentation du cas : Nous rapportons le cas d'un homme de 36 ans, avec des signes HTIC et d’une cécité corticale. L'IRM cérébrale a montré des kystes occipitaux bilatéraux. Un scanner thoraco-abdominal n’a pas mis en évidence d'autres localisations d'hydatidose. Le patient a été opéré: l'extraction des kystes a été réalisée avec succès grâce à des techniques de dissection hydraulique lors de deux craniotomies occipitales distinctes, sans rupture. L'examen anatomopathologique a confirmé la présence de kystes hydatiques, et l'acuité visuelle du patient a été rétablie. Conclusions : L'exérèse chirurgicale, utilisant des techniques de dissection hydraulique est primordiale, a permis de restaurer l'acuité visuelle du patient,. Une sensibilisation accrue est primordiale pour rompre le cercle de l’infection, des recherches supplémentaires sont essentielles aussi pour développer des traitements médicaux.
Wièm MANSOUR, Ghassen GADER (Zaghouene, Tunisie), Skander GUEDICHE, Houssem HEDHILI, Aziz BEDIOUI, Mohamed ZOUAGHI, Mouna RKHAMI, Mohamed BADRI, Kamel BAHRI, Ihsèn ZAMMEL
00:00 - 00:00 #44693 - P042 L’hématome sous dural rachidien spontané - quelle stratégie de prise en charge devant une pathologie rare?
L’hématome sous dural rachidien spontané - quelle stratégie de prise en charge devant une pathologie rare?

L’hématome sous dural spinal est une pathologie rare qui consiste dans une collection hématique localisée entre l’arachnoïde et la dure-mère spinale. Il survient souvent après un traumatisme ou après une cause iatrogène, étant environ 4% des hémorragies rachidiennes. Les hématomes non traumatique sont même plus rare, mais avec risque de deficit neurologique temporaire ou permanent non négligeable, et en consequences avec potentielles séquelles lourdes. Dans le contexte d’urgence médicale, une prise en charge rapide des patients, et également optimale, représente un défi. Nous avons réalisé une revue de la literature en menant une recherche dans la base de donnes MEDLINE/PubMed, selon les mots clés « nontraumatic spinal subdural haematoma » ou « spontaneous spinal subdural haematoma ». Nous avons trouvé 157 cas rapportés en literature entre 1958 et janvier 2024. L’analysé réalisé a concerné les caractéristiques cliniques et radiologiques, ainsi que la prise en charge choisie pour chaque patient, et l’évolution ultérieure pour une durée de six mois. Finalement, cette analyse nous a permis de proposer un algorithme pour orienter les démarches diagnostiques mais également thérapeutiques à mener devant une pathologie sporadique mais nécessitant une prise en charge chirurgicale pour la plupart des patients.
Mariana IUGA (Toulon), Cedric BERNARD, Benjamin GUYOT, Michel MOURAMBA, Arnaud DAGAIN, Christophe JOUBERT
00:00 - 00:00 #44809 - P043 Prise en charge des traumatismes crâniens légers et modérés : Étude rétrospective de 753 cas.
Prise en charge des traumatismes crâniens légers et modérés : Étude rétrospective de 753 cas.

Introduction : Les traumatismes crâniens (TC) représentent une cause majeure de morbidité en Tunisie. Bien que les TC légers et modérés soient associés à un meilleur pronostic, une prise en charge rapide et adaptée est essentielle. Objectif : Décrire les aspects épidémiologiques, les modalités de prise en charge et les résultats des patients admis pour TC léger ou modéré au CHU Habib Bourguiba de Sfax sur une période de 5 ans. Méthodes : Étude rétrospective descriptive incluant 753 patients hospitalisés entre janvier 2017 et décembre 2021. Résultats : Âge médian : 25 ans (3 jours – 90 ans), prédominance masculine (sex-ratio 5,07). Mécanisme : Les accidents de la voie publique constituaient 49,9% des cas. Imagerie : 73,2% des patients ont bénéficié d’un scanner cérébral en première intention, les principales lésions identifiées étant des fractures simples (45,7%), des hématomes extraduraux (36,3%) et des hématomes sous-duraux aigus (22%). Traitements : 35,7% des patients ont été opérés, principalement pour évacuation d’hématomes extraduraux (11,6%). Durée d’hospitalisation : Moyenne de 4,57 ± 3,83 jours. Complications et mortalité : 1,2% des patients ont nécessité un transfert en soins intensifs ; mortalité globale de 1,1%. Conclusion : La prise en charge des TC légers et modérés, incluant une imagerie précoce et une intervention ciblée, permet d’obtenir des résultats favorables. La prévention des accidents de la voie publique et l’amélioration des soins en urgence sont essentielles pour réduire l’impact des TC en Tunisie.
Sirine MAKHLOUF, Mohamed GHORBEL, Ines CHERIF, Ghassen SOUISSI (Paris), Fatma KOLSI, Mohamed Zaher BOUDAWARA
00:00 - 00:00 #44786 - P044 Pseudo-tumeur calcifiante du névraxe de la fosse postérieure (PTCN) : Présentation d'un cas rare.
Pseudo-tumeur calcifiante du névraxe de la fosse postérieure (PTCN) : Présentation d'un cas rare.

Le pseudo-néoplasme calcifiant du névraxe (PTCN) est une lésion extrêmement rare du système nerveux central, le plus souvent de localisation supratentorielle ou spinale. En raison de leur rareté, une meilleure connaissance des PTCN est essentielle pour un diagnostic précis et une prise en charge efficace des patients atteints. On décrit le cas d’un patient âgé de 57 ans , qui consulte pour des céphalées occipitales r associées à des troubles de la marche. L’exploration par un scanner cérébral et une IRM cérébrale a objectivé une lésion calcifiée du 4 éme ventricule s’étandant vers le vermis sans hydrocéphalie associé. Le patient a été opéré par une voie télovellaire. L'examen histologique a confirmé le diagnostic de PTCN. Un scanner postopératoire a été réalisé et n'a révélé aucune lésion résiduelle. L'évolution postopératoire s'est déroulée sans incident et un an de suivi n'a révélé aucun signe de récidive. Les pseudo-tumeur calcifiants sont des lésions bénignes rares d'origine encore inconnue. Leur traitement repose sur la chirurgie et leur pronostic est excellent. Elles doivent être reconnues et différenciées des autres lésions calcifiées tumorales ou non tumorales du névraxe, afin d’éviter un traitement inadapté et potentiellement nuisible.
Myriam NACEUR (Tunis, Tunisie), Nessrine NESSIB, Baati KARIM, Ala BELHADJ, Insaf DKHIL, Khansa ABDERRAHMEN, Sofiéne BOUALI
00:00 - 00:00 #44776 - P045 Abcès cérébral à Prevotella : une complication des infections odontogènes - A propos d'un cas.
Abcès cérébral à Prevotella : une complication des infections odontogènes - A propos d'un cas.

Les abcès cérébraux sont une affection grave et potentiellement mortelle qui survient lorsqu'une infection touche le cerveau. Ils peuvent être causés par divers facteurs, tels qu'une propagation directe de l'inflammation depuis la tête ou le cou, des infections hématogènes, ou encore des conditions immunodéprimées. Dans de rares cas, des infections odontogènes (provenant des dents) peuvent également conduire à la formation d'abcès cérébraux. Dans ce rapport de cas, nous décrivons un abcès cérébral chez un homme de 35 ans, en bonne santé. Malgré un examen complet, comprenant une tomodensitométrie (TDM) et un échocardiogramme, la source de l'infection n'a pas été identifiée. Un examen dentaire a révélé des caries dentaires et une mauvaise hygiène bucco-dentaire. Le patient a été traité avec succès par aspiration chirurgicale de l'abcès et antibiothérapie. L'examen bactériologique a révélé un abcès cérébral causé par Prevotella intermedia, une bactérie anaérobie à Gram négatif, pathogène impliqué dans les infections parodontales. Il est important que les professionnels de santé enquêtent sur la source des abcès cérébraux chez les adultes en bonne santé et qu'ils fournissent un traitement approprié.
Mohamed GHORBEL, Fatma KOLSI, Ghassen SOUISSI (Paris), Sirine MAKHLOUF, Emna OUNI, Mohamed Zaher BOUDAWARA
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00:00 - 00:00 #44782 - P001 Sinusite fongique allergique à Alternaria alternata avec extension endocrânienne chez un patient immunocompétent : Rapport de cas.
Sinusite fongique allergique à Alternaria alternata avec extension endocrânienne chez un patient immunocompétent : Rapport de cas.

La sinusite fongique allergique (SFA) est une pathologie caractérisée par une inflammation des sinus due à une réaction allergique aux champignons. Elle peut se présenter sous deux formes : aiguë et chronique. La SFA aiguë est plus fréquente chez les personnes immunodéprimées, tandis que la forme chronique touche généralement les patients immunocompétents. Si elle n'est pas traitée, la SFA peut s'étendre à la base du crâne, une complication rare mais potentiellement mortelle. Le traitement repose souvent sur une prise en charge chirurgicale associée à des corticoïdes pour prévenir les récidives. Nous rapportons le cas d'un jeune homme de 16 ans, immunocompétent, présentant depuis deux ans une exophtalmie droite associée à une obstruction nasale droite. Le diagnostic de sinusite fongique allergique due à Alternaria alternata a été posé, avec invasion fongique de la base antérieure du crâne et obstruction complète du sinus droit. Le patient a été pris en charge chirurgicalement sans complication, avec une amélioration notable de l'exophtalmie. Il est essentiel de diagnostiquer et de traiter précocement la SFA afin d'éviter la propagation de l'infection à la base du crâne. La collaboration entre les services de neurochirurgie et d'oto-rhino-laryngologie est cruciale dans la prise en charge des formes avancées, nécessitant souvent une approche multidisciplinaire pour un traitement efficace.
Fatma KOLSI, Mohamed GHORBEL, Ghassen SOUISSI (Paris), Sirine MAKHLOUF, Emna OUNI, Ameur AFFES, Ahmed DAOUD, Mohamed Zaher BOUDAWARA
00:00 - 00:00 #44802 - P002 Angiomes caverneux de l’orbite : Etude rétrospective.
Angiomes caverneux de l’orbite : Etude rétrospective.

Introduction : Les angiomes ou hémangiomes caverneux sont des tumeurs vasculaires rares et bénignes qui représentent entre 4,5 et 7,4 % des tumeurs de l’orbite. Observation : Il s'agit d'une étude rétrospective portant sur une série chirurgicale de six patients, réalisée sur une période de huit ans, de 2010 à 2018. L'analyse des résultats a montré un âge moyen des patients de 42 ans ; avec un motif de consultation prédominant par une exophtalmie unilatérale dans tous les cas avec une baisse de l’acuité visuelle était présente chez 83 % des patients (cinq sur six). Tous les patients ont bénéficié d'une exérèse tumorale complète en monobloc, ce qui a entraîné la disparition de l'exophtalmie. Cependant, des séquelles postopératoires ont été observées dans un tiers des cas, notamment un strabisme convergent et une paralysie de la branche frontale du nerf facial (VII). L'examen histologique effectué chez tous les patients a confirmé le diagnostic d'angiome caverneux. Discussion : C’est la tumeur vasculaire bénigne de l’orbite,elle représente 4,5 et 7,4 % des tumeurs orbitaires avec un âge moyen de découverte est entre la 4ème et la 5ème décennies et une prédominance féminine (70%). Les hémangiomes se manifestent par une exophtalmie progressive, non pulsatile, irréductible et indolore associée dans 2/3 des cas à une baisse de l'acuité visuelle. L’imagerie évoque fortement le diagnostic avec une lésion qui est ovalaire, bien limitée, un aspect de «globe en arrière du globe ».Elle apparaît en isosignal aux muscles en séquence T1, hypersignal en séquence T2 et une PDC hétérogène, un aspect « pommier en fleurs» Etude histologique :L’hémangiome caverneux est une large dilatation d’espaces veineux Le traitement chirurgical est systématique au-delà de 25 mm de diamètre L'exérèse chirurgicale doit être faite en monobloc avec des récidives qui sont exceptionnelles Le risque de transformation maligne est nul Conclusion : L’Angiomes caverneux de l’orbite est une tumeur vasculaire à croissance lente et progressive.qui se manifeste par une exophtalmie avec l’imagerie qui est de grand apport et permet une orientation diagnostique. Le traitement repose sur la chirurgie avec un pronostic fonctionnel qui est bon et la récidive est rare.
Emna MZOUGHI, Ghassen GADER, Mansour WIEM (Sousse, Tunisie)
00:00 - 00:00 #44795 - P003 Kyste anévrysmal osseux : une atteinte exceptionnelle au niveau orbitaire.
Kyste anévrysmal osseux : une atteinte exceptionnelle au niveau orbitaire.

Le kyste anévrysmal osseux est une tumeur bénigne rare d’étiologie inconnue, le plus souvent localisée au niveau de la colonne vertébrale et des os longs. Nous rapportons le cas d’une femme de 45 ans, qui consulte pour une tuméfaction frontal gauche augmentant progressivement de taille depuis 2 ans associée depuis 6 mois à une exophtalmie gauche et une baisse progressive de l’acuité visuelle de l’oeil gauche. L’examen physique trouve une patiente consciente et coopérante , elle n’a pas de déficit moteur ni sensitif . L’examen ophtalmologique a objectivé une exophtalmie gauche grade 3 associé à une cécité monoculaire gauche.L’imagerie montre une lune processus tissulaire centré sur le toit de l’orbite gauche exerçant un effet de masse sur le parenchyme frontal gauche et sur l’orbite homolatéral. La patiente a été opérée par une exérèse macroscopiquement incomplète et l’examen anatomo-pathologique a conclu à un kyste anévrysmal. Les suites opératoires était simples , la patiente a gardé une cécité gauche. Les kystes anévrysmaux osseux sont des tumeurs qui surviennent le plus souvent dans les deux premières décennies de vie mais dont le diagnostic peut être fait plus tardivement sur la survenue de complications. La localisation orbitaire est rare. Le diagnostic et la prise en charge précoce permet d’éviter les complications.
Nessrine NESSIB, Myriam NACEUR (Tunis, Tunisie), Ala BELHADJ, Soumaya JELASSI, Khansa ABDERRAHMEN, Sofiéne BOUALI, Jallel KALLEL