Mercredi 19 mars
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EP01.1
10:10 - 10:40

Eposter Session 01 - Écran 1 - Pédiatrie
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Modérateur : Thomas ROUJEAU (praticien hospitalier) (Président de la SFNC, Montpellier)
10:10 - 10:40 #44541 - EP001 SURGICAL MANAGEMENT OF CHIARI MALFORMATION WITH SYRINGOMYELIA : ANALYSIS OF 122 CASES : EFFECT OF SURGERY ON THE CHIARI I AND SYRINX OUR OPERATIVE CONSTATATION.
EP001 SURGICAL MANAGEMENT OF CHIARI MALFORMATION WITH SYRINGOMYELIA : ANALYSIS OF 122 CASES : EFFECT OF SURGERY ON THE CHIARI I AND SYRINX OUR OPERATIVE CONSTATATION.

Objective: A variety of surgical interventions have been recommended for patients presented syringomyelia with Chiari malformations (CMs). In this study, we have evaluated the effect of surgery and intraoperative findings and clinical outcome in different patients presented syringomyelia with Chiari malformations (CMs) who undergoing posterior fossa decompression. Methods: We report here our experience in the management of 122 patients with chiari I malformation with syringomyelie who were treated during a period begining in november 2000 to 2020. Our patients were adults.The sex disturbution showed a female preponderance. 68 F / 54 H. All patients were treated by underwent suboccipital craniectomy and wide duraplasty as well as autogenous bone grafting in all cases. The surgical efficacy on clinical symptoms and syringomyelia were overall evaluated and analyzed.The clinical outcome was assessed by evaluation of postoperative signs and symptoms and magnetic resonance imaging of the craniocervical junction. Results: The most striking intraoperative finding was the presence of a very thin membrane over the opening of the Majendie’s foramen. The study included 54 men and 68 women; age range, 28–50 years; mean age at surgery, 38.8 years). Preoperative MRI confirmed all cases ChiariI associated with syringomyelia. At the end of follow-up, 77 patients (63.1%) had improved, 38 patients (31.14%) were stabilized, and 5 patients (4.1%) had worsened. In MRI scan, syrinx of 55 patients (98.21%) had improved or stabilized. Statistical analysis reveal the surgical effect tend to be much better in patients with short duration of preoperative symptoms (P=0.001). After surgery , Ataxia was completly disppeared ,Cranial nerve deficit was clinical improvement. Mortality in Two cases Conclusions: suboccipital decompression and duraplasty with or without tonsilar manipulation can provide long-time cure for most CM I cases. Early diagnosis and surgery is necessary to improve the surgical effect. A 3~4cm incision around foramen magnum is enough for these operations and may be conducive to reduce postoperative complications.
Ibrahim BELGACEM (Tizi ouzou, Algérie), Yasmine DJOUADI, Mohamed ABOUDJABEL, Tarik KHABIL, Mbarek CHAHAD, Mustapha AIT BACHIR
10:10 - 10:40 #44549 - EP002 Hydrocéphalie compliquant une méningite à éosinophiles secondaire à une infection à Angiostrongylus cantonensis traitée par dérivation ventriculo-péritonéale : le cas clinique d’un nourrisson réunionnais de 9 mois.
EP002 Hydrocéphalie compliquant une méningite à éosinophiles secondaire à une infection à Angiostrongylus cantonensis traitée par dérivation ventriculo-péritonéale : le cas clinique d’un nourrisson réunionnais de 9 mois.

INTRODUCTION L’angyostrongylose humaine, parasitose rare liée à Angyostrongylus cantonensis dont le vecteur dans l’Océan Indien est l’escargot géant africain Achatina fulica, est responsable de méningites à éosinophiles pouvant parfois se compliquer d’une hydrocéphalie. Contrairement à l’adulte, l’évolution peut être très sévère chez l’enfant. Aucun cas d’angyostrongylose humaine n’avait été rapporté sur l’île de la Réunion depuis plus de 20 ans. CAS CLINIQUE Nous rapportons ici le cas d’un nourrisson réunionnais de 9 mois présentant une régression sur le plan psychomoteur associée à une hypotonie axiale et périphérique ainsi qu’une raideur de nuque. Le diagnostic d’angyostrongylose a été posé par RT-PCR positive à Angyostrongylus cantonensis dans le liquide cérébrospinal. Les imageries cérébrales successives ont mis en avant une dilatation tétraventriculaire communicante évolutive. Malgré un traitement médical par antiparasitaire et corticoïdes bien conduit ainsi que la disparition des éosinophiles dans le LCS, le développement psychomoteur de l’enfant est resté non satisfaisant et le volume ventriculaire a continué à se majorer. Dans ce contexte, une dérivation ventriculo-péritonéale a été réalisée. L’évolution post opératoire a finalement été favorable avec une diminution du volume ventriculaire ainsi qu’une régression des symptômes neurologiques et la poursuite d’un développement psychomoteur normal avec un recul de 3 mois. CONCLUSION En cas d’évolution défavorable sous traitement médical, le traitement d’une hydrocéphalie tétraventriculaire communicante compliquant une méningite à éosinophiles à Angyostrongylus cantonensis par dérivation ventriculo-péritonéale apparaît comme une option possiblement efficace.
Johanna CLAQUIN (La Réunion, Réunion), Sébastien FREPPEL
10:10 - 10:40 #44684 - EP003 Sarcome d’Ewing épidural extra-osseux lombaire chez un enfant (à propos d’un cas).
EP003 Sarcome d’Ewing épidural extra-osseux lombaire chez un enfant (à propos d’un cas).

Le sarcome d’Ewing épidural extra-osseux est une tumeur exceptionnelle, particulièrement chez l’enfant. Nous rapportons le cas d’une fillette de 8 ans présentant des douleurs lombo-sacrées, une faiblesse progressive des membres inférieurs et une incontinence urinaire. Une IRM a révélé une tumeur rachidienne intracanalaire s’étendant de L3 à S1, sans atteinte osseuse. Une résection chirurgicale totale a été réalisée, et l’analyse histopathologique a confirmé le diagnostic de sarcome d’Ewing, avec une immunomarquage positif pour CD99. Le traitement combiné a inclus une chimiothérapie et une radiothérapie ciblée. L'évolution était marqué par une amélioration clinique de la patiente avec un recul de 12 mois . Ce cas met en évidence la rareté des localisations épidurales de ce type de sarcome et les défis diagnostiques associés. La prise en charge rapide, intégrant une équipe multidisciplinaire, est essentielle pour améliorer le pronostic, souvent défavorable en raison des risques de récidive et de métastases.
Oualid HMAMOUCHE (FES, Maroc), Marouane HAMMOUD, Faycal LAKHDAR, Benzagmout MOHAMMED, Khalid CHAKOUR
10:10 - 10:40 #44792 - EP004 Kyste arachnoïdien frontotemporal et troubles du développement chez l'enfant : coïncidence ou relation causale ? : À propos d'un cas et revue de la littérature.
EP004 Kyste arachnoïdien frontotemporal et troubles du développement chez l'enfant : coïncidence ou relation causale ? : À propos d'un cas et revue de la littérature.

Introduction La relation entre les kystes arachnoïdiens et les troubles du développement psychologique chez l'enfant reste incertaine. Certaines études suggèrent que la découverte d'un kyste arachnoïdien chez ces enfants est fortuite, tandis que d'autres rapportent des syndromes psychologiques chez les enfants suivis pour des kystes arachnoïdiens. Toutefois, aucun lien causal définitif n'a été établi et aucune directive de prise en charge standardisée n'existe actuellement. Présentation du cas Nous rapportons le cas d'un enfant de 9 ans, né à terme par voie basse avec un développement psychomoteur initialement normal. À l'âge de 3 ans, l'enfant a fait une crise convulsive, non explorée, et a été mis sous traitement antiepileptique. Depuis, aucune autre crise n'a eu lieu, mais une régression du développement psychomoteur a été notée, conduisant au diagnostic de trouble du spectre autistique (TSA). Une IRM cérébrale réalisée à l'âge de 9 ans a révélé un kyste arachnoïdien volumineux fronto-temporal gauche exerçant un effet de masse sur le cortex adjacent et une déviation des structures de la ligne médiane. Résultats Le patient ne présentait aucun signe d'hypertension intracrânienne et l'examen du fond d'œil ne montrait aucun œdème papillaire. Une surveillance clinique et radiologique a été recommandée pour suivre l'évolution de l'enfant. Conclusion Ce cas soulève la question de savoir si le kyste arachnoïdien pourrait contribuer aux troubles du développement. Une intervention chirurgicale pourrait-elle améliorer les symptômes de l'enfant ? Le cas sera discuté avec des neuro-pédiatres et des pédopsychiatres afin d'optimiser la prise en charge en attendant les résultats supplémentaires.
Emna ELOUNI, Atef BEN NSIR, Affess AMEUR (Sfax, Tunisie), Rouaa LATRACH, Mohamed GHORBEL, Mehdi DARMOUL

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EP01.2
10:10 - 10:40

Eposter Session 01 - Écran 2 - Vasculaire
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Modérateur : Damien BRESSON (PU-PH) (Suresnes)
10:10 - 10:40 #44638 - EP005 Formation de novo d'un cavernome du cervelet en présence d'une anomalie veineuse de développement : cas clinique et discussion physiopathogénique.
EP005 Formation de novo d'un cavernome du cervelet en présence d'une anomalie veineuse de développement : cas clinique et discussion physiopathogénique.

Introduction : La physiopathogénie et la chronologie de formation des cavernomes cérébraux (CC) associés à une anomalie veineuse de développement (AVD) n’est pas complètement élucidée. L’augmentation de prévalence de l’association CC/AVD avec l’âge (Brinjijkji et al., Childs Nerv Syst 2017) suggère que les CC sont des lésions acquises et une relation de causalité avec l’AVD. Nous rapportons ici une observation originale renforçant cette théorie, chez une patiente présentant dans un intervalle de 10 ans la formation de novo —puis la rupture— d’un CC du cervelet au contact d’une AVD. Matériel : Une patiente de 26 ans présente en 2014 une AVD isolée du cervelet, découverte de manière fortuite à l’IRM. Elle bénéficie d’une nouvelle IRM à titre systématique en 2023, montrant l’apparition d’un CC de 12 mm au contact de l’AVD. Elle est finalement admise en urgence en 2024 et opérée à la phase aiguë pour un hématome du cervelet. Le diagnostic de CC est confirmé par l’analyse histopathologique. Discussion : En IRM à 7-Tesla, une majorité de CC seraient associés à une AVD (Dammann et al., J Neurosurg 2016). La formation de novo d’un CC pourrait être la conséquence d’une hypertension veineuse et d’évènements micro-hémorragiques/thrombotiques récurrents au sein de l’AVD, à l’origine d’une surexpression locale de facteurs angiogéniques promouvant la genèse du CC. En faveur de ce mécanisme d’hypertension veineuse, il a été montré un ralentissement significatif du temps de transit dans les AVD associées aux CC (Sharma et al., AJNR 2013). D’autres études ont décrit qu’une sténose ou une plus grande tortuosité de la veine médullaire collectrice, ainsi qu’un angle aigu entre la veine médullaire et ses veines radiaires afférentes, étaient plus fréquemment observés dans les AVD associées aux CC (Yu et al., BMC Neurol 2016). Conclusion : Notre observation et les données de la littérature concordent avec la théorie que les CC sont des lésions acquises favorisées par les modifications angioarchitecturales d’une AVD satellite.
François VASSAL, Mathilde PACHCINSKI (Saint-Etienne), Fabien FOREST
10:10 - 10:40 #44706 - EP006 Sensibilité du score SIAAC pour la détection des petits anévrismes (< 7mm) de la circulation antérieure à haut risque de rupture : validation externe dans une série rétrospective de 193 patients admis pour hémorragie sous arachnoïdienne.
EP006 Sensibilité du score SIAAC pour la détection des petits anévrismes (< 7mm) de la circulation antérieure à haut risque de rupture : validation externe dans une série rétrospective de 193 patients admis pour hémorragie sous arachnoïdienne.

Introduction: Le score SIAAC (Small Intracranial Aneurysms of the Anterior Circulation) a récemment été proposé pour stratifier le risque de rupture des petits anévrismes < 7 mm de la circulation antérieure (Dinger et al., Eur J Neurol 2023). Élaboré à partir d’une cohorte rétrospective de 1676 anévrismes rompus et non rompus, il regroupe et pondère 8 variables pronostiques indépendantes (cliniques, radio-anatomiques, biologiques) identifiées comme facteurs de risque ou facteurs protecteurs. Les auteurs ont rapporté un pouvoir de discrimination supérieur au score PHASES et une augmentation du risque de rupture corrélée à l’augmentation du score SIAAC : de 0% (SIAAC ≤ -1 point) jusqu’à > 50% (≥ +8 points) et même 100% chez les patients totalisant ≥ +12 points. Cependant, la validité externe du score SIAAC n’a jamais été démontrée depuis sa publication. Notre objectif était donc de déterminer la capacité du score SIAAC à discriminer les petits anévrismes (< 7 mm) de la circulation antérieure à haut risque de rupture, en calculant a posteriori sa sensibilité dans une large cohorte de patients victimes d’hémorragie sous arachnoïdienne (HSAa). Matériel: Nous avons inclus tous les patients adultes admis au CHU de Saint-Etienne entre 2012 et 2022 pour rupture d’un anévrisme sacculaire < 7mm de la circulation antérieure. Le score SIAAC (extrêmes de -4 points jusqu’à +13 points) a été calculé a posteriori pour chaque anévrisme rompu. Dans un premier scenario (S1), les patients catégorisés dans les groupes « risque intermédiaire » (+4 points ≤ SIAAC ≤ +6 points) et « risque élevé » (≥ +7 points) ont été labélisés « vrais positifs » (VP); ceux catégorisés dans les groupes « risque faible » (0 point ≤ SIAAC ≤ +3 points) et « absence de risque » (SIAAC ≤ -1 point) ont été labélisés « faux négatifs » (FN). Dans un second scenario (S2), seuls les patients du groupe « risque élevé » ont été labélisés VP. La sensibilité du score SIAAC (SeSIAAC) a été calculée selon la formule suivante : SeSIAAC = VP / (VP +FN). Résultats: 193 patients HSAa (63% de femmes, âge moyen 64 ± 14.3 ans) ont été intégrés dans l’analyse finale. Le diamètre moyen des anévrismes était de 3.6 ± 1.3 mm et la majorité étaient localisés sur l’artère communicante antérieure (57 %). Dans le scenario S1, il y avait au total 126 VP et 67 FN, soit une SeSIAAC = 65.2%. Dans le scenario S2, la SeSIAAC s’abaissait à 38.8% (75 VP et 118 FN). Le score PHASES de notre population était de 3.4 ± 1.8, avec une probabilité moyenne de rupture à 5 ans de 0.89% ±0.46. Conclusion: Dans notre cohorte, dans l’hypothèse où l’anévrisme aurait été connu a priori, l’application du score SIAAC n’aurait pas été capable de stratifier correctement le risque de rupture —et donc de guider efficacement la stratégie thérapeutique— chez une large proportion de patients. D’autres recherches sont nécessaires pour tenter de mieux identifier les petits anévrismes (< 7 mm) de la circulation antérieure à risque de rupture.
Benjamin BUHOT (Saint Etienne), Marina SACHET, Loic VILLENEUVE, François VASSAL
10:10 - 10:40 #44757 - EP007 Segmentation et analyse morphologique des anévrismes embolisés : Un outil automatisé pour planifier la pose de clips en microchirurgie.
EP007 Segmentation et analyse morphologique des anévrismes embolisés : Un outil automatisé pour planifier la pose de clips en microchirurgie.

Contexte: Les anévrismes intracrâniens, susceptibles de se rompre, entraînent des complications graves comme les hémorragies cérébrales. Les traitements actuels, qu’ils soient endovasculaires ou chirurgicaux, se heurtent à des difficultés, notamment en termes de récidive et de complications. Peu d’études, à ce jour, se sont concentrées sur la segmentation des anévrismes embolisés et l’analyse morphologique de leurs paramètres, en particulier après recanalisation. L’objectif de cette étude est de faciliter la planification chirurgicale de la pose du clip sur les anévrismes embolisés, en offrant une évaluation de la faisabilité de l’intervention et en minimisant ainsi les risques liés à la procédure. Méthodes: Nous proposons une méthode automatisée basée sur le modèle nnU-Net pour segmenter les anévrismes embolisés à partir d’images 3D-DSA et extraire des paramètres morphologiques clés, tels que le volume de recanalisation et le diamètre du collet. Ces informations visent à faciliter l’évaluation de la faisabilité d’une pose de clip chirurgical. Resultats: La segmentation a obtenu des scores Dice de 0.878 pour le coil, 0.876 pour l’arbre vasculaire et 0.783 pour la zone de recanalisation. L’analyse morphologique a montré une correspondance élevée entre les mesures automatiques et manuelles pour les diamètres du collet et les hauteurs de la zone de recanalisation, avec des écarts médians proches de zéro. Les volumes ont présenté une variabilité plus importante, notamment pour le coil, tout en restant comparables aux mesures manuelles. Conclusions: Cette étude présente une méthode automatisée pour la segmentation et l’analyse morphologique des anévrismes embolisés, une problématique peu étudiée dans la littérature. Une validation sur un ensemble de données plus large est nécessaire pour confirmer ces résultats.
Manel MEFTAH, Camille LOPEZ, Matthieu COUPET (Brest), Ludivine MAINTIER, Elsa MAGRO, Guillaume DARDENNE
10:10 - 10:40 #44818 - EP008 Influence of Brain AGE on outcome after Hemicraniectomy for malignant acute ischemic stroke – a pilot study.
EP008 Influence of Brain AGE on outcome after Hemicraniectomy for malignant acute ischemic stroke – a pilot study.

Background: six to ten percent of Acute ischemic stroke (AIS) cases are classified as malignant due the clinical severity of the stroke and require decompressive hemicraniectomy (DH). While traditional factors such as infarct volume and stroke severity are used to predict outcomes after DH, emerging research suggests that brain age, a biomarker derived from MRI neuroimaging, might also play a crucial role. Brain age reflects the brain’s biological health, it was shown to have potential in predicting post-stroke prognosis, particularly for minor strokes. However, its impact on severe AIS requiring decompressive hemicraniectomy (DH) remains unexplored. Our study closes the gap by evaluating the influence of brain age on functional outcomes in patients with DH for malignant middle cerebral artery (MCA) stroke. Methods: We retrospectively analyzed data from 75 patients treated for AIS at Lille University Hospital from 2015 to 2022. All patients included underwent DH following mechanical thrombectomy. Relying on T2-FLAIR MRI scans, brain age was estimated by a machine learning algorithm trained on cortical and subcortical volumetric data. The relative brain age (RBA) was calculated as the difference between the predicted brain age and the chronological age. Functional outcomes were assessed at 3 months post-surgery, using the modified Rankin Scale (mRS). The relationship between RBA and functional outcomes was evaluated through logistic regression models. Results: A positive RBA, that is a predicted brain age older than chronological age was associated with worse functional outcome (mRS ≥ 4). Conversely, patients with a predcted brain age thact was lower thant their chronological age were more likely to achieve good functional outcome (mRS ≤ 3) at 3 months. The relationship was persistent after adjusting for traditional prognostic factors in AIS, such as infarct volume, stroke severity (NIHSS) and patient comorbidities. Conclusion: The Relative brain age, as a personalized neuroimaging biomarker provides, in our study, valuable insight to predict outcomes in patients undergoing decompressive hemicraniectomy for malignant MCA AIS. Incorporating RBA into clinical decision-making could enhance patient selection, particularly by identifying older patients with “younger” brain profiles who may benefit more from DH. Future prospective studies are needed to validate these findings and further explore brain age as prognostic tool in AIS management.
William GORWOOD (LIlle), Gregory KUCHCINSKI, Anna BONKHOFF, Renaud LOPES, Hilde HENON, Rabih ABOUKAIS, Markus SCHIMER, Natalia ROST, Nicolas REYNS, Martin BRETZNER
16:05

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EP02.2
16:05 - 16:25

Eposter Session 02 - Écran 2 - Oncologie
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Modérateur : Ilyess ZEMMOURA (PUPH) (TOURS)
16:05 - 16:25 #44616 - EP017 L’inhibition de PARP comme allié de l’immunothérapie dans le glioblastome ?
EP017 L’inhibition de PARP comme allié de l’immunothérapie dans le glioblastome ?

La compréhension du micro-environnement tumoral (MET) dans le glioblastome (GBM) reste centrale pour appréhender l’évolution, l’invasion, la résistance et la récidive. Le MET est composé notamment de cellules immunitaires, dont les interactions avec les cellules tumorales sont nombreuses du fait d’un puissant effet immunosuppresseur, pro tumoral. L’immunothérapie des check-points occupe désormais une place importante en cancérologie solide et s’oriente vers la neuro-oncologie. Plusieurs essais cliniques, notamment de phase III d’évaluation de l’immunothérapie (nivolumab, pembrolizumab, ipilimumab) ont été réalisé. Malheureusement, ni la présence d’un infiltrat lymphocytaire, ni l’expression des marqueurs immunitaires et leur blocage ne semblent améliorer la survie des patients ou être corrélés au pronostic. Nous présentons donc des pistes de réflexion cliniques et fondamentales, adossées à nos travaux d’études de l’évolution du MET immunitaire, entre diagnostic et récidive (15 couples de primo-cultures de GBM issues de notre activité clinique). Au cours de la progression, ou de la récidive tumorale, d’un point de vue cellulaire, un important enrichissement macrophagique immunosuppresseur est invariablement constaté, soulevant le rôle central des cellules souches tumorales. Du point de vue des check-points, l’expression de PD-L1 est plus importante à la récidive, B7-H3 est exprimé à un niveau élevé quel que soit le stade évolutif et l’expression d’HLA-DR croit avec la récidive, ce qui traduit des phénomènes de cooptation du MET par les cellules tumorales. A la lumière de la littérature scientifique, nous avons souhaité interroger la place qu’occupe le témozolomide (TMZ) dans la réponse immunitaire, en abordant la question de la dose, de la voie d’administration. Nous avons également souhaité aborder le rôle qu’occupe l’inhibition de PARP (PARPi), protéine senseur des lésions de l’ADN, dans la réponse anti-tumorale de l’immunothérapie. Il semble que la répression de la MGMT par un PARPi soit associée à une répression des gènes de l’immunosuppression tumorale et que la voie cGAS-STING soit le relai central du boost de la réponse immunitaire anti-tumorale médiée par les PARPi. L’échec des essais cliniques d’immunothérapie dans le GBM pourrait donc reposer sur une double problématique : déterminer la bonne temporalité pour profiter des hauts niveaux d’expression de PD-L1 et user de leur blocage lors de la récidive et renforcer l’immunogénicité tumorale par l’ajout d’un PARPi.
Edouard SAMARUT (Nantes), Céline SALAUD
16:05 - 16:25 #44649 - EP018 Le Glioblastome IDH-non muté du jeune adulte. Une entité rare avec un meilleur pronostic.
EP018 Le Glioblastome IDH-non muté du jeune adulte. Une entité rare avec un meilleur pronostic.

Background. Glioblastomas, IDH-wildtype in young adults is a rare and poorly known entity. We compared the prognosis of newly diagnosed supratentorial glioblastomas, IDH-wildtype in young adults (i.e 18-39 years) compared to those in adult patients (i.e >39 years). Methods. We performed an observational, retrospective, single-centre cohort study at a tertiary neurosurgical oncology centre between January 2006 and December 2022. Results. We included 1149 patients with a newly diagnosed supratentorial glioblastoma, IDH-wildtype. Young adults: 1) represented a small proportion of patients with glioblastoma, IDH-wildtype (n=43, 3.7%); 2) had a longer progression-free survival (p=0.001); 3) had a longer overall survival (p<0.001) and; 4) did not have higher surgically-related adverse event rates (p=0.198). In multivariate analyses, longer progression-free and overall survivals were independently associated with young adults (p=0.015 and p=0.002), surgical resection (p<0.001, p<0.001), extent of resection (p=0.004, p=0.004), and standard chemoradiotherapy protocol (p=0.005, p=0.007). In the subgroup of young adults, longer progression-free and overall survivals were independently associated with surgical resection (p=0.006 and p<0.001) and standard chemoradiotherapy protocol (p=0.001 and p=0.007). DNA-methylation analysis is underway to identify a particular epigenetic profile by age. Conclusion. Newly diagnosed supratentorial glioblastomas, IDH-wildtype is a rare histo-molecular subtype in young adults with a better prognosis than older adults. Maximal safe resection and standard chemoradiotherapy protocol provides better survival results. Young adults deserve dedicated management in specialized neurosurgical oncology centres. Further histo-molecular analyses are required to understand the differences in prognosis compared to adult patients.
Alexandre ROUX (Paris), Angela ELIA, Benoit HUDELIST, Alessandro MOIRAGHI, Arnault TAUZIÈDE-ESPARIAT, Edouard DEZAMIS, Thomas BLAUWBLOMME, Catherine OPPENHEIM, Marc ZANELLO, Johan PALLUD
16:05 - 16:25 #44650 - EP019 Différenciation cellulaire dans les astrocytomes IDH-mutés après exposition au Vorasidenib.
EP019 Différenciation cellulaire dans les astrocytomes IDH-mutés après exposition au Vorasidenib.

Background. Astrocytomas contain 3 main cell populations, glioma stem cells, astrocyte like cancer cells, and neuronal like cancer cells. In astrocytomas, only the astrocytic and neuronal stem cell states continue to differentiate to mature astrocytic and neuronal cancer cell states. Like glioblastoma, the stem cell population is the dividing cell state within the tumor, not the mature differentiated astrocytic and neuronal cancer cells. And the number of dividing stem cells increases with tumor grade directly leading to tumor growth and death. Since glioma stem cells, the origin cells of the cancer, continually repopulate the cancer, are thought to be resistant to traditional treatments, and are the dividing cell population - they should be considered the main cell state target for treatments. IDH mutation is important in maintaining the stem pool and is thus an important regulator of this critical cell population. Vorasidenib, an inhibitor of mutant IDH1 and IDH2 enzymes that decreases intracellular 2-HG, showed a survival (PFS) advantage in patients with astrocytomas, IDH-mutant. Objectives. In the present study, we assessed which stem cells do Vorasidenib affect. We postulated several hypotheses: only the cycling neuronal progenitor like cells, or others such as astrocyte progenitors, neuronal progenitors, or even early gliomas stem cells like adult radial glia cells and oligoprogenitor neural stem cells? Methods. We included 133 primary and recurrent astrocytomas, IDH-mutant with histo-molecular characterization. We created Tissue Microarrays (TMAs). We performed proteomic analyses including 4 antibodies to identify the different cell subtypes. Using fully-automated quantification process, we assessed the percentage of cell subtypes in all the astrocytomas and we make comparison between primary/recurrent and different grades. Cell culture with 6uM Vorasidenib and classical media (DMSO) during 3 weeks was performed. Finally, new proteomic analyses were done to assess changes in cell subtypes. Results. Based on proteomic analyses, we found a higher rate of neuronal progenitors (NP-NSCs) in grade IV IDH-mutant astrocytomas but no differences between grade II and III. Similarly, the rate of adult radial-glial cells 2 (ARG2) are significantly lower in grade IV comparing with grade II and III suggesting a major role for neuronal progenitors in cell division and brain invasion. We found similar results after using Vorasidenib during 3 weeks on astrocytomas. We found a significant decrease of NP-NSC and an increase in mature neurons after treatment. Conclusion. We assessed the biological role of different cell subtypes in IDH-mutant astrocytomas. We also tried to understand the mechanism of Vorasidenib to create a differentiation process leading to less aggressiveness of the astrocytomas. Future analyses are needed to better understand these mechanisms and to improve patients’ prognosis.
Alexandre ROUX (Paris), Michael LUO, Al-Saadi TARIQ, Phuong Uyen LE, Roberto DIAZ
16:05 - 16:25 #44796 - EP020 Le syndrome de Gorham-Stout : A propos d’un cas rare et une revue de la littérature.
EP020 Le syndrome de Gorham-Stout : A propos d’un cas rare et une revue de la littérature.

Le syndrome de Gorham-Stout est une affection osseuse très rare d'étiologie inconnue. Il se caractérise par l'apparition spontanée d'une résorption osseuse. Les os qui semblaient auparavant normaux commencent à se résorber, partiellement ou complètement. Parfois, il ne reste qu'une fine couche d'os cortical, qui est généralement peu remplacée par du tissu fibreux. Ce processus peut se poursuivre pendant des années, mais peut aussi s'arrêter spontanément. La perte osseuse peut se produire dans un seul os ou s'étendre aux tissus mous et aux os adjacents. Bien que la maladie puisse toucher n'importe quel os du corps, elle est plus souvent reconnue plus tôt lorsque le crane et/ou la mandibule sont touchés. En raison de sa rareté, cette maladie est souvent méconnue et l'absence d'accord sur la meilleure façon de traiter le syndrome de Gorham-Stout peut retarder la mise en place du traitement. Nous rapportons le cas d'une femme âgée de 23 ans , sans antécédents pathologiques notables , qui consulte pour une déformation du crane d’aggravation progressive depuis 1 an , le tout évoluant dans un contexte d’apyrexie et en dehors de tout traumatisme crânien . L’examen neurologique est sans particularités et l’examen du crane objective une déformation du crane occipitale gauche. L’imagerie a objectivé un remlacement osseux occipital gauche étendue à la mastoïde gauche avec lyse de la paroi postérieure du conduit auditif externe. Une biopsie large a été réalisée confirmant le diagnostique de syndrome de Gorham-Stout. L'ostéolyse idiopathique, telle que le syndrome de Gorham-Stout, reste une affection imprévisible qu'il convient d'envisager en cas de progression très rapide des lésions osseuses lytiques du crane. Le diagnostic est difficile. Les traitements et les soins sont généralement orientés vers les symptômes spécifiques et devraient nécessiter une approche d'équipe multidisciplinaire avec un suivi à long terme. Une thérapie médicale multimodale avec/sans radiothérapie peut être utile pour arrêter la progression des lésions osseuses. La chirurgie joue un rôle dans la stabilisation de la maladie ou en présence de complications.
Nessrine NESSIB, Myriam NACEUR (Tunis, Tunisie), Sofiéne BOUALI, Khansa ABDERRAHMEN, Ala BELHADJ, Abdelhafidh SLIMANE, Khalil GHEDIRA, Asma BOUHOULA, Jallel KALLEL

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EP02.3
16:05 - 16:25

Eposter Session 02 - Écran 3 - Fonctionnel | Rachis
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Modérateur : Kevin BUFFENOIR (PUPH) (Saint Pierre (REUNION), Réunion)
16:05 - 16:25 #43923 - EP021 Textilomes vertébraux : un défi diagnostique pour le radiologue.
EP021 Textilomes vertébraux : un défi diagnostique pour le radiologue.

Introduction : Les textilomes vertébraux, bien que rares, représentent une complication postopératoire importante. Ils sont souvent confondus avec des lésions tumorales ou infectieuses, ce qui retarde leur diagnostic. Objectifs : Mettre en évidence les caractéristiques radiologiques des textilomes vertébraux afin d'améliorer leur diagnostic différentiel en imagerie médicale. Matériel et méthode : Il s’agit d’un patient âgé de 57 ans ayant bénéficié, il y a 15 ans, d’une chirurgie rachidienne non documentée. Le patient présentait des douleurs lombaires chroniques, récemment aggravées par l’apparition d’un déficit neurologique. Les examens d’imagerie réalisés incluaient principalement l’IRM et le scanner, utilisés pour caractériser la masse observée. Résultats : • Le scanner révèle une masse hyperdense spontanément, avec des bords ondulés typiques d'un matériel textile. • Le textilome se présentait en IRM sous forme de masse encapsulée avec des signaux hétérogènes en T1 et T2, entourée d'une réaction inflammatoire. • Le diagnostic différentiel incluait des tumeurs et des abcès, mais l'association avec les antécédents chirurgicaux a permis de poser le diagnostic. Discussion : L'imagerie, en particulier l'IRM, joue un rôle clé dans l'identification des textilomes vertébraux. Cependant, le diagnostic peut être complexe en raison de leur présentation non spécifique. Ce cas souligne l'importance de considérer un textilome dans le diagnostic différentiel des masses para spinales, notamment chez les patients opérés. Conclusion : Les textilomes vertébraux représentent un défi diagnostique en radiologie. Une connaissance approfondie des caractéristiques radiologiques et un historique chirurgical précis sont essentiels pour éviter des interventions inutiles et orienter la prise en charge.
Yassine BAROUDI, Salah BELLASRI (Marrakech, Maroc), Abdelilah MOUHSINE
16:05 - 16:25 #44548 - EP022 Résultats de la chirurgie de résection après sEEG dans l’épilepsie focale pharmacorésistante à IRM cérébrale normale : analyse rétrospective de 107 patients.
EP022 Résultats de la chirurgie de résection après sEEG dans l’épilepsie focale pharmacorésistante à IRM cérébrale normale : analyse rétrospective de 107 patients.

Introduction : La chirurgie de résection est connue comme une option thérapeutique efficace dans l’épilepsie mésiotemporale associée à une sclérose hippocampique et dans les épilepsies lésionnelles. Dans le cas des patients présentant une épilepsie focale pharmacorésistante à IRM normale (cryptogénique), une implantation d’électrodes intracérébrales pour enregistrement sEEG est nécessaire pour définir la zone épileptogène à réséquer. Cette étude avait pour but d’étudier l’efficacité et la sécurité de la chirurgie de résection chez les patients atteints d’épilepsie cryptogénique ayant préalablement eu une sEEG. Méthodes : Cette étude monocentrique et rétrospective a inclus les patients adultes, opérés entre 1995 et 2023, qui avaient une épilepsie focale pharmacorésistante sans lésion visible à l’IRM cérébrale et avaient eu une exploration préchirurgicale par sEEG suivie d’une résection chirurgicale. Les données collectées incluaient les caractéristiques démographiques, cliniques, électrophysiologiques, radiologiques et neuropsychologiques, et la classification de Engel pour évaluer les résultats postopératoires. Une analyse multivariée a été réalisée pour identifier les facteurs associés à une liberté de crise en postopératoire. Résultats : 107 patients ont été inclus. L’âge moyen au moment de la chirurgie était de 35 ± 17 ans, et l’âge moyen de début de l’épilepsie était de 16 ± 18 ans. La majorité des résections réalisées concernait le lobe temporal (55 %), suivie des localisations frontales (22 %) et pariétales (13 %). Avec une durée médiane de suivi postopératoire de 6 ans (IQR : 2,4–12,6), 53,4 % des patients ont été classés Engel I, dont 38% étaient Engel IA. 65% des patients étaient classés Engel I ou II. L’analyse histologique a retrouvé une gliose astrocytaire dans 25% des cas, dans 24% une dysplasie corticale focale, dans 18,8% une malformation mineure du cortex cérébral. Dans 10,4% des cas il s’agissait de tissu cérébral normal. 3 patients (2,8%) ont présenté une complication postopératoire neurologique définitive (trouble symptomatique du champs visuel). 29 % des patients ont présenté un épisode dépressif majeur en postopératoire. Les évaluations neuropsychologiques postopératoires ont montré que 14,4 % des patients ont présenté une aggravation cognitive, tandis que 12,2% s’étaient améliorés. Par ailleurs, 48 % des patients ont pu réduire leur traitement antiépileptique après la chirurgie, dont 11,5 % qui ont pu l’arrêter complètement. Seule une durée d’enregistrement sEEG plus longue était associée à un meilleur contrôle des crises en postopératoire (p=0,003). Conclusion : La chirurgie de résection après sEEG permet une liberté de crises chez plus de la moitié des patients présentant une épilepsie focale pharmacorésistante cryptogénique, avec un faible taux de complications.
Xavier SCHUMACHER (Paris), Valerio FRAZZINI, Claude ADAM, Franck BIELLE, Vincent NAVARRO, Bertrand MATHON
16:05 - 16:25 #44641 - EP023 Résultats cliniques et radiologiques dans les fractures thoraco-lombaires A3 par kyphoplastie armée ( Spinejack ®) : une série de cas rétrospectifs.
EP023 Résultats cliniques et radiologiques dans les fractures thoraco-lombaires A3 par kyphoplastie armée ( Spinejack ®) : une série de cas rétrospectifs.

Objectif : Les fractures par compression de type A3 de la colonne thoraco-lombaire sans atteinte neurologique sont généralement traitées par des procédures d'ostéosynthèse peu invasives. Cependant, les implants intravertébraux expansibles représentent une stratégie alternative pour ces fractures. L'objectif de cette étude était d'évaluer les résultats cliniques et radiologiques du SpineJack® dans le traitement des fractures A3 dans une série de cas rétrospectifs. Méthodes : Tous les patients souffrant de fractures A3 sans troubles neurologiques traités par Spinejack® au CHU d’Angers entre janvier 2021 et décembre 2024 ont été inclus dans l'étude. Les patients présentant des fractures pathologiques/ostéoporotiques ont été exclus. Les données démographiques ont été extraites du dossier médical. L'indice d'invalidité d'Oswestry (ODI), l'échelle visuelle analogique (VAS), la durée de l'arrêt de travail et du sport ont également été analysés lors du dernier suivi. Nous avons analysé les résultats radiologiques tels que la hauteur du corps vertébral, la rétropulsion du mur postérieur, l'angle de cyphose vertébrale, l'angle de cyphose régionale et l'angle régional traumatique en préopératoire, à J1 en postopératoire, à 1 mois et au dernier suivi. Résultats : 53 patients ont été inclus dans cette étude. L’âge moyen était de 53 ± 17.6 ans. Le suivi moyen était de 23 ± 10.7 mois. La restauration de la hauteur du corps vertébral a été significativement augmentée, avec une augmentation moyenne de 8.7 mm (p = 0.032). L'angle de cyphose vertébral initial moyen était de 12 ± 5.39 degrés en préopératoire. Au dernier suivi, on note une correction significative de l'angle de cyphose vertébral moyen était de 9 ± 5.39 degrés (p=0.03). L'angle régional traumatique initial moyen était de 12.14± 7.26 degrés. Au dernier suivi, l'angle régional traumatique moyen a diminué de manière non significative à 10.39 ± 6.36 degrés (p= 0.058) Aucune complication clinique significative n'est survenue suite à la procédure et aucun patient n’a dû être réopéré pour une instabilité secondaire. La durée moyenne d’hospitalisation post opératoire était d’une journée. 85% des patients ont repris une activité sportive à 3 mois. Au dernier suivi 13.2% des patients gardaient des douleurs rachidiennes (EVA <3). Conclusion : La kyphoplastie armée semble être un traitement efficace à court et moyen terme dans les fractures vertébrales de type A3 permettant une reprise rapide des activités sportives et professionnelles.
Laura BRZUSTOWICZ, Oceane TESSIER (Angers)
16:05 - 16:25 #44688 - EP024 Etude de la décroissance des batteries des neurostimulateurs Activa PC (Medtronic) pour modélisation et prédiction de la date de la fin de service sur une cohorte de 73 patients neurostimulés dans le noyau sous-thalamique pour maladie de Parkinson.
EP024 Etude de la décroissance des batteries des neurostimulateurs Activa PC (Medtronic) pour modélisation et prédiction de la date de la fin de service sur une cohorte de 73 patients neurostimulés dans le noyau sous-thalamique pour maladie de Parkinson.

Contexte : Malgré la mise à disposition récente de stimulateurs rechargeables pour la stimulation cérébrale profonde pour la maladie de Parkinson, de nombreux patients sont porteurs de stimulateurs non-rechargeables. Le remplacement du générateur est en général programmé à la demande du neurologue lorsque l’interrogation de la pile fait état de la mention ERI (Elective Replacement Indicator) dès que la tension passe en-dessous de 2.6V. La date de planification du remplacement répond souvent à des logiques de disponibilité du bloc ou de l’opérateur et est rarement dictée par la prédiction objective de la date de fin de service (EOS= end of service). L’objectif de cette étude était de déterminer le taux de décroissance de tension de la pile entre la date de demande et le jour du remplacement du générateur et d’utiliser ces données de vie réelle pour modéliser et prédire la date d'EOS. Méthodes : Recueil monocentrique ambispectif des données issues de patients porteurs d’un générateur Activa PC (Medtronic) adressés pour remplacement entre Jan 2021 et Dec 2024, CHU Timone adulte. Les éléments suivants étaient colligés : dates d’implantation, de demande de remplacement et de l’intervention pour le remplacement et tensions associées, paramètres de stimulation (mono versus bipolaire, voltage, impédance, fréquence et largeur d’impulsion), énergie électrique totale délivrée (TEED), délai de remplacement et durée de vie du générateur. Résultats : Au total les données de 73 patients ont pu être obtenues. Le délai moyen entre la demande et le remplacement était de 44 jours (+/- 26), le différentiel de tension entre la demande et l’intervention était de 0.05V(+/-0.05) ; la durée de vie moyenne d’un Activa PC de 4.65 ans (+/- 1.34). La TEED de 72 +/- µJ /s (+/-40). La décroissance moyenne quotidienne de la tension de 0.0013V (+/-0.0012). La durée de vie du générateur était significativement corrélée négativement à la TEED (r= -0.7 ; p< 0.00001).La décroissance de la tension en fonction du temps est une donnée propriétaire. Notre modèle ajusté sur les données réelles et fondé sur une décroissance exponentielle (batteries Ion- Lithium) permettait de prédire avec une certaine fiabilité la date de fin de service (R2 =0.85; RMSE=0.03V) et confirmait que les remplacements étaient réalisés de façon confortable vis-à-vis de la date d’EOS. Conclusion : Cette étude fournit des éléments objectifs pour planifier de façon rationnelle la date du remplacement en fonction de la date d’EOS en renseignant les paramètres de stimulation et la tension renvoyée par le générateur. Elle montre que la date du remplacement telle qu’elle est pratiquée dans notre institution est sécurisée quant à sa proximité de l’EOS. En outre, des données cliniques sont également à prendre en compte, notamment l’impression que décrivent certains patients d’un moindre bénéfice de la stimulation à partir de 2.6V et qui peuvent justifier de réaliser le remplacement au plus tôt.
Hamed RABIEI, Sami BARRIT, Marilyn BEGNIS, Samuel MEDINA, Alexandre EUSEBIO, Patrick ROSSI, Tatiana WITJAS, Yehezkel BEN-ARI, Romain CARRON (MARSEILLE)

"Mercredi 19 mars"

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EP02.1
16:05 - 16:25

Eposter Session 02 - Écran 1 - Rachis
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Modérateur : Olivier HAMEL (Neurochirurgien) (CORNEBARRIEU)
16:05 - 16:25 #44771 - EP013 Défis diagnostiques et thérapeutiques de la tuberculose de la jonction craniocervicale : Rapport de cas.
EP013 Défis diagnostiques et thérapeutiques de la tuberculose de la jonction craniocervicale : Rapport de cas.

Introduction : La tuberculose (TB) de la jonction craniocervicale est une pathologie rare, même dans les régions où la tuberculose est endémique. Elle représente 1 à 5 % des cas de spondylite tuberculeuse et pose des problèmes diagnostiques et thérapeutiques. Cette affection peut engager le pronostic vital en raison de l'effet de masse du processus infectieux ou de l'instabilité résultante. Une prise en charge tardive peut entraîner un décès par luxation atlanto-axoïdienne avec compression médullaire. Les indications chirurgicales pour la TB de la jonction craniocervicale restent peu claires dans la littérature. Matériels et Méthodes : Nous rapportons le cas d'un patient suivi dans notre service entre 2011 et 2013 pour une tuberculose de la jonction craniocervicale, afin d’identifier ses particularités neuroradiologiques. Observation clinique : Un patient de 19 ans consultait pour des cervicalgies évoluant depuis 2 mois et résistantes aux antalgiques. L'examen neurologique montrait une limitation des rotations cervicales, associée à une inclinaison spasmodique de la tête. La vitesse de sédimentation était de 80 mm à la première heure. La radiographie du rachis cervical objectivait une luxation atlanto-axoïdienne. Le scanner cervical révélait un processus lytique de l’axis avec une collection compressive. L’IRM cervicale confirmait une destruction totale du corps et des masses latérales de l’axis, associée à une volumineuse collection touchant C1 et C2 avec des extensions antérieure et postérieure. Une incision transorale de la masse rétropharyngée a été réalisée, permettant l’aspiration d’un pus jaune épais, le curetage des tissus nécrotiques, et la réalisation de multiples biopsies. L’examen histologique a confirmé le diagnostic de tuberculose. Le patient a été traité par immobilisation et une thérapie antituberculeuse pendant 12 mois. À la fin du traitement, le scanner et l’IRM ont montré une bonne ossification et la disparition de la collection. Cliniquement, le patient ne présentait aucun signe neurologique résiduel. Conclusion : Bien que rare, la tuberculose de la jonction craniocervicale a un bon pronostic lorsqu’elle est prise en charge précocement. La thérapie antituberculeuse reste le pilier du traitement après confirmation diagnostique. La gestion chirurgicale, comprenant une décompression transorale avec ou sans fusion postérieure, dépend de la présence et de la persistance d’une instabilité atlanto-axoïdienne.
Mohamed GHORBEL (Monastir, Tunisie), Fatma KOLSI, Ghassen SOUISSI, Sirine MAKHLOUF, Ahmed DAOUD, Mohamed Zaher BOUDAWARA
16:05 - 16:25 #44773 - EP014 CHIRURGIE MINI-INVASIVE DU RACHIS POUR LES PATHOLOGIES LOMBAIRES DÉGÉNÉRATIVES : EXPÉRIENCE DU SERVICE DE NEUROCHIRURGIE DE SFAX EN 2023.
EP014 CHIRURGIE MINI-INVASIVE DU RACHIS POUR LES PATHOLOGIES LOMBAIRES DÉGÉNÉRATIVES : EXPÉRIENCE DU SERVICE DE NEUROCHIRURGIE DE SFAX EN 2023.

Introduction : Différentes approches thérapeutiques sont disponibles pour traiter les pathologies dégénératives du rachis. Avec les avancées technologiques, les techniques mini-invasives ont gagné en popularité. Au sein de l’hôpital Habib Bourguiba de Sfax, en Tunisie, le service de neurochirurgie a adopté ces techniques pour trois indications principales : les hernies discales centrales, postéro-latérales, foraminales et extra-foraminales, ainsi que la sténose lombaire. Matériels et Méthodes : Notre étude a inclus tous les patients ayant bénéficié de techniques mini-invasives pour des pathologies dégénératives lombaires dans le service de neurochirurgie de Sfax durant l’année 2023. Résultats : Discectomie lombaire interlaminaire microscopique tubulaire (IMTLD) : Réalisée chez 12 patients présentant principalement des lombalgies et sciatiques. Discectomie lombaire extra-foraminale microscopique tubulaire (EMTLD) : Effectuée chez 2 patients sans complications postopératoires. Laminotomie unilatérale tubulaire microscopique pour décompression bilatérale (MT-ULBD) : Réalisée chez 2 patients, dont un nécessitant une décompression sur deux niveaux. Une complication a été notée : une fuite de liquide cérébro-spinal (LCS). Tous les patients ont présenté une amélioration clinique, et une seule complication a été enregistrée. La durée d’hospitalisation postopératoire a été courte. Conclusion : La chirurgie mini-invasive du rachis lombaire apparaît comme une technique prometteuse, offrant des résultats comparables aux méthodes traditionnelles, tout en réduisant la morbidité, notamment à court terme.
Mohamed GHORBEL (Monastir, Tunisie), Fatma KOLSI, Ameur AFFES, Ahmed DAOUD, Mohamed Zaher BOUDAWARA
16:05 - 16:25 #44791 - EP015 Prise en charge chirurgicale de la compression médullaire épidurale : expérience monocentrique sur 5 ans.
EP015 Prise en charge chirurgicale de la compression médullaire épidurale : expérience monocentrique sur 5 ans.

Introduction : La prise en charge chirurgicale de la compression médullaire épidurale reste un défi majeur en neurochirurgie. Matériel et Méthodes : Dans cette étude rétrospective, nous rapportons l’expérience monocentrique sur une période de 5 ans dans la gestion chirurgicale de la compression médullaire épidurale, avec un suivi minimum de 6 mois. Résultats : Dix-sept patients ont été inclus dans cette étude (10 femmes et 7 hommes) avec un âge médian de 53,47 ans (plage : 15–80 ans). Cinq patients avaient un antécédent de néoplasmes avec des métastases vertébrales potentielles. Au moment du diagnostic, 13 patients présentaient des déficits moteurs au niveau des deux membres inférieurs, accompagnés de troubles vésico-sphinctériens. Les imageries ont révélé des lésions ostéolytiques vertébrales thoraciques avec compression médullaire chez 12 patients, une atteinte lombaire chez 3 patients, et des lésions sacrées chez 2 patients. Les interventions chirurgicales ont varié : 10 patients ont subi une décompression rachidienne par laminectomie seule, avec des résultats favorables. L’exérèse complète de la tumeur a été réalisée dans 4 cas, et une fusion spinale a été nécessaire dans 1 cas. L’analyse histopathologique a révélé 10 lésions secondaires, dont 3 cas associés à un lymphome de Hodgkin, 3 à un adénocarcinome prostatique, 2 à un adénocarcinome pulmonaire, 1 à un adénocarcinome colique, et 1 correspondant à un myélome multiple. D’autres diagnostics incluaient un plasmocytome, un chordome, une malformation veineuse et un kyste hydatique. Dans 3 cas, l’examen histopathologique a révélé des cellules nécrotiques sans caractéristiques spécifiques. Conclusion : Notre étude souligne la variabilité des stratégies chirurgicales pour la compression médullaire épidurale, la laminectomie seule s’avérant être une approche efficace dans la majorité des cas. L’exérèse tumorale et la fusion spinale ont été réservées aux cas plus complexes. Les résultats histopathologiques soulignent la diversité des étiologies de la compression médullaire, les métastases secondaires étant les plus fréquentes.
Emna ELOUNI, Atef BEN NSIR, Affess AMEUR (Sfax, Tunisie), Mohamed GHORBEL, Rouaa LATRACH, Mehdi DARMOUL
16:05 - 16:25 #44808 - EP016 Tumeur intra médullaire: A propos de 120 cas.
EP016 Tumeur intra médullaire: A propos de 120 cas.

Les TIM représentent 10% de toutes les tumeurs intrarachidiennes. Malgré les progrès récents dans les domaines diagnostic et thérapeutique, les TIM restent une fréquente cause d’handicap neurologique ayant un important impact aussi bien personnel que professionnel et social. But du travail : Nous avons réalisé une étude ayant pour objectifs de : Analyser les données épidémiologiques, cliniques, paracliniques et évolutives. Étudier les stratégies thérapeutiques. Dégager les principaux facteurs pronostic. Méthodes : On a mené une étude descriptive et rétrospective des cas de TIM opérés aux différents services de neurochirurgie du pays à savoir : l’Institut National de Neurologie de Tunis, les CHU de Sfax, de Monastir et de Sousse, l’Hôpital Militaire Principal d’Instruction de Tunis et le Centre de Traumatologie et des Grands Brulés de Ben Arous sur une période s’étendant de 1990 à 2017 (27 ans). Résultats : Nous avons colligé 120 cas de TIM opérées. L’âge moyen au moment de l’intervention était de 33,84 ans. Notre série comportait 63 femmes (52,5%) et 57 hommes (47,5%). Le délai d’évolution était de 15,76 mois. La symptomatologie clinique était dominée par un syndrome de compression médullaire lente. L’IRM était l’examen de choix. Notre série comportait 81 tumeurs gliales (67.5%) dont 39 épendymomes et 35 astrocytomes. Nous avons recencé d’autres lésions tumorales bénignes et malignes, et des des lésions pseudo tumorales. Le traitement était essentiellement microchirurgical. Nous avons pu montrer, avec une différence statistiquement significative, que le pronostic fonctionnel est meilleur pour la localisation tumorale au niveau de la charnière cervico-dorsale et au niveau du cône médullaire, pour les épendymomes et à chaque fois quand l’éxérèse était complète. La localisation tumorale cervico-bulbaire est corrélée à une mortalité élevée. Les tumeurs qui se présentent avec une cavité syringomyélique sattelite ont un meilleur pronostic. Nous avons aussi prouvé que le pronostic évolutif est meilleur pour les tumeurs non gliales. Conclusion : Les TIM représentent une entité pathologique rare. Ils sont de nature gliale dans 80 à 90% des cas. Leur traitement est essentiellement microchirurgical. Le pronostic dépend de la localisation, du type histologique et de la qualité de l’exérèse.
Ghassen SOUISSI (Marseille), Fatma KOLSI, Mohamed GHORBEL, Sirine MAKHLOUF, Mohamed Zaher BOUDAWARA
Jeudi 20 mars
10:35

"Jeudi 20 mars"

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EP03.1
10:35 - 10:55

Eposter Session 03 - Écran 1 - Oncologie
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Modérateur : Ilyess ZEMMOURA (PUPH) (TOURS)
10:35 - 10:55 #44542 - EP025 CHIRURGIE DU IV VENTRICULE UNE SERIE DE 47 CAS PAR VOIE TELOVELAR ET RISQUE D’INCIDENTS PEROPERATOIRE.
EP025 CHIRURGIE DU IV VENTRICULE UNE SERIE DE 47 CAS PAR VOIE TELOVELAR ET RISQUE D’INCIDENTS PEROPERATOIRE.

Introduction et objectifs : La chirurgie des tumeurs de la fosse cérébrale postérieure (FCP), représente un geste lourd à haut risque fonctionnel voire vital. L’objectif de ce travail est de rapporter les principales complications per et postopératoires spécifiques à la chirurgie des tumeurs du IV ventricule à la lumière d’une série chirurgicale de 40 cas. Matériel et méthodes : Notre travail est basé sur une étude rétrospective étalée sur 04 ans (Janvier 2017-Décembre 2021) concernant 47 patients opérés pour tumeur du IV ventricule. Nous avons analysées les principales complications post opératoires de cette série. Résultats : Il s’agit de 29 patients de sexe masculin et 18 de sexe féminin d’un âge moyen de 23 ans. 47 patients .100 % de notre série ont subi une voie d’abord sous occipitale médiane en décubitus ventral. Les lésions étaient dominées par les médulloblastomes chez plus de la moitié des cas (22 patients soit 51,28 %). et les ependymomes chez le tiers des patients. Pendant le temps opératoire, 8 incidents d’instabilité hémodynamique (6,66 %) ont été recensés dont 2 cas ayant nécessité l’arrêt de l’intervention chirurgicale. En postopératoire, une ou plusieurs complications ont été notées chez 39 patients. Un cas d’hydrocéphalie a été note était la complication la plus fréquente (14cas) dont 13 cas d’hydrocéphalie persistante (10,83 %) et un seul cas d’hydrocéphalie aigue (0,83 %). Les complications infectieuses sont de l’ordre 06 cas avec 02 cas de méningite purulente, 04 cas de pneumopathie. Nous déplorons 03 décès (taux de mortalité de %), Il s’agissait d’un patient décédé dans un tableau de septicémie à point de départ méningé. Les quatre autres décès de la série concernaient deux malades ayant développé un hématome postopératoire, un autre malade ayant présenté des troubles de déglutition postopératoire avec une pneumopathie d’inhalation et le dernier malade est celui décédé suite à une hydrocéphalie aiguë postopératoire. Discussion et conclusion : L’intérêt de reconnaitre les principales complications opératoires des tumeurs du IV ventricule permettra de mieux les prévenir, les guetter et les traiter. La mortalité étant essentiellement liée aux redoutables hémorragies du foyer opératoire, à la poussée d’œdème avec ramollissement du tronc cérébral et aux complications pulmonaires notamment pour les tumeurs géantes. La prise en charge nécessite une coopération totale entre les anesthésistes-réanimateurs et les neurochirurgiens; l’expérience des deux parties joue un rôle primordial dans la qualité des soins apportés aux patients
Ibrahim BELGACEM (Tizi ouzou, Algérie), Yasmine DJOUADI, Mohamed ABOUDJABEL, Tarik KHABIL, Mbarek CHAHAD, Mustapha AIT BACHIR
10:35 - 10:55 #44655 - EP026 La thermothérapie laser interstitielle robot guidée : une arme supplémentaire peu invasive et efficace dans la prise en charge chirurgicale des tumeurs de la glande pinéale.
EP026 La thermothérapie laser interstitielle robot guidée : une arme supplémentaire peu invasive et efficace dans la prise en charge chirurgicale des tumeurs de la glande pinéale.

Introduction : Les tumeurs de la glande pinéale nécessitent généralement une prise en charge chirurgicale qui reste dans nombres de cas un défi de prise en charge. La thermothérapie laser interstitielle (LITT) couplée à l’assistance robotique est une technique peu invasive guidée par l’image de plus en plus utilisé en Neuro-oncologie pour traiter les patients présentant une lésion impossible ou difficile à opérer. Nous présentons une série de trois cas pris en charge au CHU d’Amiens. Méthode : 3 patients ont été traités chirurgicalement par LITT d’une tumeur de la glande pinéale de 2020 à 2024. 2 patients ont d’abord été traités par ventriculocisternostomie endoscopique dans un contexte d’hydrocéphalie obstructive avec HTIC clinique. L’age moyen est de 46 ans. 1 patient a bénéficié d’une radiothérapie stéréotaxique fractionnée pré opératoire. 2 patients présentaient des troubles oculomoteurs pré opératoires. Chaque patient a bénéficié d’une biopsie robot guidée permettant le diagnostic anatomopathologique. Les lésions traitées étaient un pinéalocytome avec extention leptoméningée, une tumeur pinéale de différenciation intermédiaire grade 3, et une tumeur papillaire grade 3. Après discussion en réunion de concertation pluridisciplinaire, tous présentaient une tumeur jugée difficilement opérable par foyer ouvert avec une morbidité acceptable. La technique de LITT a été retenue. Nous présentons ces 3 cas avec une ablation par LITT sous assistance robotisée. L’usage de 2 sondes lasers dans 2 cas a été nécessaire pour optimiser la couverture de la lésion. L’ablation est réalisée sous contrôle de la température en temps réel à l’aide du dispositif VISUALASE (Medtronic) permettant de préserver les structures fonctionnelles adjacentes. L’ablation est contrôlée par l’IRM peropératoire à l'aide des séquences FLAIR et diffusion T1 avec Injection de gadolinium et spectroscopie. Résultats : Le suivi post opératoire moyen est de 2,4 ans. 1 patient a présenté une aggravation clinique post opératoire de type hémiparésie ayant régressée en quelques jours de corticothérapie. Les patients ont tous bénéficié d’une radiothérapie post opératoire, 1 patient a bénéficié de chimiothérapie et est décédé dans les suites d’un saignement de la lésion survenue 3 ans après le traitement par LITT dans un contexte de progression tumorale. Les deux autres patients sont toujours suivis en oncologie et en radiothérapie ils ne présentent pas d’aggravation Clinique post chirurgicale, les imageries récentes objectivent une stabilité du résidu tumoral au cours du suivi. Conclusion : Cette série de 3 cas permet de démontrer que l’association de la LITT robot-guidée semble être une technique efficace dans le traitement des tumeurs de la glande pinéale notamment lorsque l’abord s’avère compliqué. L’association de cette technique et de la radiothérapie permet un contrôle satisfaisant de la lésion tumorale. Des études complémentaires sont nécessaires afin de conforter ces résultats.
Pauline CARLIER (amiens), Jean-Marc CONSTANS, Michel LEFRANC
10:35 - 10:55 #44801 - EP027 Le dermatofibrosarcome de Darier et Ferrand: à propos d’un cas et revue de la literature.
EP027 Le dermatofibrosarcome de Darier et Ferrand: à propos d’un cas et revue de la literature.

Le dermatofibrosarcome de Darier et Ferrand (DFS) est une tumeur mésenchymateuse cutanée de malignité intermédiaire. C'est une tumeur rare mais non exceptionnelle, représentant 0,1% des tumeurs cutanées malignes. Elle a été décrite par Jean Darier et Marcel Ferrand en 1924 . Les sites de prédilection sont le tronc, suivi par les extrémités proximales puis la tête et le cou. Le DFS touche souvent les patients dans leurs 3ème-4ème décades avec une légère prédominance masculine et se présente cliniquement sous forme d'une plaque ferme rougeâtre ou d'un nodule. Malgré sa présentation histologique distincte, son histogenèse reste indéfini. C'est une tumeur dite « à potentiel de malignité intermédiaire », de bon pronostic après résection complète, de croissance lente, à très haut risque de récidive locale, mais à potentiel métastatique faible. En raison de sa raret é, très peu d’études épidémiologiques lui ont été consacrées. Nous rapportons le cas d’un patient âgé de 53 ans , qui consulte pour une tuméfaction bipariétale augmentant progressivement de taille depuis 1 an, d’apparition spontanée et associée à des céphalées holocraniennes peu intense. A l’examen on retrouve une lésion de 4 cm de grand axe indolore, ferme, de couleur rougeâtre et sans signe inflammatoire en regard.L’imagerie a objectivé une masse du cuir chevelu exophytique de la région médiane interpariétale responsable d’une lyse osseuse et d’une extension intracrânienne extra-axiale avec refoulement du sinus sagittal supérieur qui reste perméble. Une exérèse macroscopiquement incomplète a été réalisée et le patient a reçu une radiothérapie adjuvante. L’evolution a été marquée par la récidive précoce au bout de 9 mois ayant nécessité la reprise chirurgicale. Le dermatofibrosarcome de Darier et Ferrand réalise une tumeur fibreuse rare de la peau qui se distingue par sa difficulté diagnostique, son évolution locale très lente.L'examen histologique est indispensable pour le diagnostic. L'exérèse chirurgicale large est le traitement de référence. Le pronostic est conditionné par une malignité surtout locale et un fort potentiel de récidive. La transformation sarcomateuse franchement maligne métastasiante est exceptionnelle.
Nessrine NESSIB, Myriam NACEUR (Tunis, Tunisie), Khalil GHEDIRA, Sofiéne BOUALI, Ala BELHADJ, Khansa ABDERRAHMEN, Abdelhafidh SLIMANE, Asma BOUHOULA, Jallel KALLEL
10:35 - 10:55 #44806 - EP028 Métastases cérébrales d'origines rares : Analyse rétrospective de 29 cas.
EP028 Métastases cérébrales d'origines rares : Analyse rétrospective de 29 cas.

Introduction : Les métastases cérébrales (MC) sont les tumeurs intracrâniennes malignes les plus fréquentes, généralement secondaires à des cancers primitifs comme ceux du poumon, du sein ou du côlon. Cependant, les MC issues de sites primitifs rares sont peu étudiées. Cette étude vise à analyser les aspects épidémiologiques, cliniques, radiologiques, histopathologiques, thérapeutiques et pronostiques des MC d'origines exceptionnelles. Méthodes : Nous avons réalisé une étude rétrospective sur 29 patients pris en charge au CHU Habib Bourguiba de Sfax entre 2010 et 2019. Les MC issues des cancers du poumon, sein, rein, côlon ou mélanome ont été exclues. Les données cliniques, radiologiques, anatomo-pathologiques et thérapeutiques ont été analysées à l’aide du logiciel SPSS. Résultats : L’âge médian était de 54 ans avec une prédominance masculine (sex-ratio H/F = 2,62). Les cancers primitifs les plus fréquents étaient ceux de la prostate (13,8 %) et de la thyroïde (13,8 %), suivis des tumeurs de la vessie et des os (10,3 % chacune). Les MC étaient uniques dans 51,7 % des cas et supratentorielles dans 44,8 %. Une résection chirurgicale a été réalisée chez 37,9 % des patients, tandis que 89,6 % ont bénéficié d’une radiothérapie. La survie globale moyenne était de 9,5 mois, avec 11 patients survivant au-delà de six mois. Le contrôle du primitif et l'exérèse complète des MC étaient des facteurs clés du pronostic. Conclusion : Les MC d'origines exceptionnelles, bien qu'atypiques, partagent des similitudes avec les MC plus courantes. Une prise en charge multimodale incluant la chirurgie et la radiothérapie améliore les résultats, soulignant l’importance d’un diagnostic précoce et d’une stratégie thérapeutique individualisée.
Ghassen SOUISSI (Marseille), Fatma KOLSI, Mohamed GHORBEL, Ameur AFFES, Mohamed Zaher BOUDAWARA

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EP03.2
10:35 - 10:55

Eposter Session 03 - Écran 2 - Misc
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Modérateur : Olivier HAMEL (Neurochirurgien) (CORNEBARRIEU)
10:35 - 10:55 #43837 - EP029 Neurosurgery in a Pacific Archipelago - First year of experience: what can and cannot be done at the other end of the world.
EP029 Neurosurgery in a Pacific Archipelago - First year of experience: what can and cannot be done at the other end of the world.

Introduction – Since the beginning of November 2023, the authors started a neurosurgical activity in Nouméa, New Caledonia. Emergency cranial surgeries had been performed by orthopedic surgeons until this date. All other cases were transferred to Australia or in mainland France. Between January 1st, and December 31st, 2024, at least 2 neurosurgeons were in the territory. First neurosurgical experience – During the first year, 379 patients have been managed, including . During 2 months, civil riots led to specific considerations, including craniocerebral lesions, and isolation involved restrictions about the surgical materials. One-hundred and sixty four cranial surgeries, and 191 spinal surgeries have been performed. The surgical indications were mostly traumatic, degenerative, infectious, tumors, vascular pathologies, and CSF resorption disorders. Conclusion –The permanent presence of two neurosurgeons seems necessary. Some specific pathologies are managed on-site, but transfers to specific centers in Australia or mainland France will stay necessary. This Neurosurgery department in this territory present specific challenges which should be taken in account by the entire French neurosurgical community.
Stephane FUENTES, Kaïssar FARAH, Lorenzo MONGARDI, Thierry DE GRESLAN, Stephane LITRICO, Jean-Rodolphe VIGNES, Paul ROBLOT (Bordeaux)
10:35 - 10:55 #44644 - EP030 LES COMPLICATIONS EN NEUROCHIRURGIE : DE L’ANALYSE À L’INFORMATION DU PATIENT.
EP030 LES COMPLICATIONS EN NEUROCHIRURGIE : DE L’ANALYSE À L’INFORMATION DU PATIENT.

En neurochirurgie, comme dans toutes les spécialités médicales et chirurgicales, la prévention des complications occupe une place centrale dans la pratique quotidienne. Cette vigilance est d'autant plus importante en neurochirurgie, où les complications post-opératoires sont liées d’importantes morbidités, telles que des séquelles neurologiques irréversibles voire même le décès. L’amélioration constante de la qualité des soins, en particulier par les progrès de la neuroanesthésie, la neuroréanimation, la neuroimagerie et le plateau technique chirurgical (neuronavigation, monitoring electrophysiologique, imagerie intraopératoire,…), a permis de considérablement améliorer le taux de complications chirurgicales. Pour autant, cette problématique demeure prégnante dans la pratique quotidienne. Le recueil et l’analyse systématique des complications (RMM ou revue de morbi-mortalité) permettent une méilleure compréhension des causes souvent multifactorielles et ouvre la voie à des procédures d’amélioration des pratiques et de la qualité des soins. Dans ce travail, nous discutons les différentes classifications des complications chirurgicales ainsi que la pertinence de leur utilisation en neurochirurgie spécifiquement. Nous abordons également la problématique cruciale de l’information donnée au patient dont les manquements constituent toujours la principale cause de recours en réparation juridique du dommage corporel.
Luc KERHERVE (Dijon), Moncef BERHOUMA, Tuan LE VAN, Jean-François BELLUS, Edouard MORLAIX, Sayda Alia HOUIDI, Maxime LLEU, Ahmed EL CADHI, Olivier BALAND, Jacques BEAURAIN, Florent BONNEVILLE, Catherine CAO, Walid FARAH, Clément MILLOT-PICCOLI, Alix LOIRET, Charlotte LE PARC, Slim GALLAOUI, Imen BERNAOUI
10:35 - 10:55 #44682 - EP031 Hématome sous-dural récurrent sur méningiome : en faveur d’une exérèse chirurgicale rapprochée ?
EP031 Hématome sous-dural récurrent sur méningiome : en faveur d’une exérèse chirurgicale rapprochée ?

INTRODUCTION : 1,3 % des méningiomes sont révélés par un saignement intracrânien, dont 40 % d’entre eux par un hématome sous-dural. Si l’indication de drainage des hématomes sous-duraux symptomatiques est évidente, la gestion chirurgicale du méningiome incriminé questionne, notamment quant au risque de resaignement. CAS CLINIQUE : - Une patiente de 52 ans aux antécédents de sclérose en plaque suivie pour un méningiome pariétal droit asymptomatique depuis 5 ans est admise aux urgences pour confusion et ralentissement psycho-moteur d’aggravation progressive depuis 2 jours avec un score de Glasgow à l’arrivée à 14, sans notion de traumatisme crânien. Le scanner cérébral montre un hématome sous-dural chronique avec remaniements hémorragiques récents en regard du méningiome pariétal. Un drainage par trou de trépan est réalisé le jour de l’admission. Une IRM cérébrale réalisée en post-opératoire montre des remaniements hémorragiques intra-lésionnels orientant vers une origine tumorale du saignement dans l’espace sous-dural. La patiente a quitté le service sans déficit neurologique avec une exérèse du méningiome prévue à 2 mois. - Dix jours après la sortie, la patiente est ré-admise aux urgences pour une hémiparésie gauche subaiguë avec ralentissement psychomoteur. Un scanner cérébral montre une récidive de l’hématome sous-dural en regard du méningiome. Après un deuxième drainage d’hématome sous-dural, l’exérèse du méningiome a alors été réalisée pendant la même hospitalisation, cinq jours après. La patiente a pu regagner son domicile sans déficit neurologique, et n’a pas présenté de récidive d’hématome sous-dural à ce jour. CONCLUSION : Les hématomes sous-duraux forment le mode de révélation hémorragique de méningiome le plus fréquent. A l’instar d’une malformation vasculaire rompue, le risque de resaignement sous-dural d’un méningiome après une première présentation hémorragique semble élevé, avec une médiane à 120 jours retrouvée dans la littérature récente. Notre observation clinique d’un resaignement très précoce d’un méningiome de la convexité plaide en faveur d’une exérèse chirurgicale rapprochée de la lésion incriminée.
Imane ABANI (Strasbourg), Guillaume DANNHOFF, Marie Des Neiges SANTIN, François PROUST
10:35 - 10:55 #44700 - EP032 Les suppurations intracrâniennes experience du service de neurochirurgie a l'hôpital Ibn Tofail CHU Mohammed VI Marrakech.
EP032 Les suppurations intracrâniennes experience du service de neurochirurgie a l'hôpital Ibn Tofail CHU Mohammed VI Marrakech.

Introduction : Les abcès et empyèmes intracrâniens sont des suppurations intracrâniennes rares au pronostic relativement grave. Les attitudes thérapeutiques sont controversées, avec des résultats disparates. Matériel et méthodes : Afin de standardiser cette étude, nous avons analysé rétrospectivement les dossiers de patients traités pour suppurations intracrâniennes au cours de la période de janvier 2013 à décembre 2023. Résultats : Les cas d'abcès étaient majoritairement masculins avec un âge moyen de 23,92 ans, et les cas d'empyème étaient également majoritairement masculins avec un âge moyen de 27,07 ans. Pour les deux cas, l'origine otogène était la porte d'entrée la plus fréquente. La triade de Bergman était plus fréquente dans les cas d'empyème. Le diagnostic a été posé sur scanner cérébral, et la localisation sus-tentorielle prédominait dans la plupart des cas d'abcès et d'empyème. Le pathogène était rarement retrouvé dans les abcès par rapport à l'empyème. 116 patients atteints d'abcès ont été opérés contre 61 patients atteints d'empyème intracrânien, et la majorité a eu une évolution favorable, avec peu de complications entraînant des séquelles neurologiques ou le décès. Conclusion : Les suppurations intracrâniennes sont à la fois des urgences médicales et chirurgicales. La prise en charge est généralement multidisciplinaire. Les causes otogènes restent la voie d'entrée la plus fréquente. De nouvelles techniques d'imagerie sont désormais utilisées pour diagnostiquer le CIS. Un diagnostic précoce, associé à un traitement chirurgical et à une antibiothérapie adaptée, peut conduire à une guérison sans séquelles.
El Mehdi HAMIDI (Marrakech, Maroc), Kenza JAMAI, Yassine AIT M'BAREK, Lamia BENANTAR, Khalid ANIBA
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EP04.2
16:05 - 16:25

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Modérateur : Marc BARONCINI (Praticien hospitalier) (Lille)
16:05 - 16:25 #44011 - EP009 Modulation des interactions entre les neurones et les cellules des gliomes par l’interleukine 6.
EP009 Modulation des interactions entre les neurones et les cellules des gliomes par l’interleukine 6.

Introduction L’interleukine 6 favorise la croissance des glioblastomes, notamment en augmentant l’expression de PD-L1 (Programmed Cell Death Ligand 1) et en induisant ainsi une immunosuppression locale. Sur le plan neuronal, l’interleukine 6 favorise la neurogenèse au cours de la vie intra-utérine et participe au remodelage des circuits neuronaux chez les patients victimes d’une lésion traumatique focale, cérébrale ou médullaire. Ainsi, ce travail visait à déterminer si l’interleukine 6 contribue au remodelage structural et fonctionnel des circuits neuronaux induit par les gliomes. Méthodes L’expression de l’interleukine 6 et de GAP43, agent impliqué dans la formation des microtubes tumoraux, a été étudiée dans des zones de haute connectivité fonctionnelle et de basse connectivité fonctionnelle, identifiées sur la base de données magnéto-électro-encéphalographiques, provenant d’un panel de 44 gliomes de différents grades. Des cellules tumorales dérivées de glioblastomes humains ont été cocultivées avec des neurones murins. L’index de prolifération, l’expression de marqueurs de connectivité et de marqueurs synaptiques ainsi que l’activité neuronale ont été quantifiés après exposition à l’interleukine 6 recombinante ou traitement par Tocilizumab (TCZ), un inhibiteur pharmacologique du récepteur de l’interleukine 6. Résultats Indépendamment du grade du gliome, l’expression de l’interleukine 6 et de GAP43, en ARN et en protéine, était significativement augmentée dans les zones de haute connectivité fonctionnelle, comparativement aux zones de basse connectivité fonctionnelle. Dans les cocultures neurone-glioblastome, l’index de prolifération, l’expression de GAP43 et le nombre de microtubes tumoraux par cellule étaient augmentés par l’exposition à l’interleukine 6 recombinante et diminués par l’exposition au TCZ. La colocalisation de marqueurs pré-synaptiques et post-synaptiques et l’activité neuronale étaient également augmentées par l’exposition à l’interleukine 6 et diminuées par l’exposition au TCZ. Conclusion L’interleukine 6 augmente la prolifération tumorale et renforce les interactions entre les cellules tumorales et les neurones. Ainsi, chez des patients sélectionnés, les traitements ciblant l’interleukine 6 pourraient représenter une nouvelle option thérapeutique. Support Pour la réalisation de ce travail, Shawn Hervey-Jumper a été financé par le National Health Institute (USA) (subventions K08NS110919 and P50CA097257) et Thiébaud Picart a été financé par les Hospices Civils de Lyon (France), la Ligue Nationale Contre le Cancer (France), la Fondation Philippe et la Société Française de Neurochirurgie (France).
Thiebaud PICART (LYON), Saritha KRISHNA, Sena OTEN, Andy DANIEL, Abraham DADA, Vardhaan AMBATI, Youssef SIBIH, Jeanette HYER, Shawn HERVEY-JUMPER
16:05 - 16:25 #44061 - EP010 le bévacizumab pour les schwannomes vestibulaires dans la neurofibromatose de type 2 : revue systématique du contrôle tumoral et de la préservation de l'audition.
EP010 le bévacizumab pour les schwannomes vestibulaires dans la neurofibromatose de type 2 : revue systématique du contrôle tumoral et de la préservation de l'audition.

Contexte/Objectifs : Les schwannomes vestibulaires (SV), également appelés neurinomes de l'acoustiques, sont des tumeurs bénignes affectant le nerf vestibulocochléaire, entraînant souvent une perte auditive et des troubles de l'équilibre. Cette affection est particulièrement difficile à gérer chez les patients atteints de neurofibromatose de type 2 (NF2), où les SV ont tendance à se développer de manière bilatérale. Les traitements conventionnels, tels que la chirurgie et la radiothérapie, bien qu'efficaces, comportent des risques tels que la perte auditive et les lésions nerveuses. Le bévacizumab, un anticorps monoclonal ciblant le VEGF, a émergé comme une option thérapeutique moins invasive, montrant un potentiel de réduction du volume tumoral et de préservation de l'audition. Cette revue systématique vise à évaluer l'efficacité du bévacizumab dans le contrôle du volume tumoral, la préservation de l'audition et l'identification des effets indésirables associés. Méthodes : Une revue systématique complète a été réalisée en suivant les lignes directrices PRISMA. Les bases de données PubMed et Cochrane Library ont été consultées pour des études évaluant les effets du bévacizumab sur les SV, en se concentrant sur les résultats clés tels que la réduction du volume tumoral, la préservation de l'audition et les événements indésirables. L'extraction des données et l'évaluation de la qualité ont été effectuées indépendamment par deux évaluateurs en utilisant l'échelle Newcastle-Ottawa. Résultats : Neuf études impliquant 176 patients ont été incluses. Le bévacizumab a montré une réduction partielle du volume tumoral (≥ 20 %) dans 40 % des cas et une stabilisation de la maladie dans 50 %, tandis que 10 % des patients ont présenté une progression tumorale. Les résultats sur l'audition ont révélé une amélioration chez 36 % des patients, une stabilisation chez 46 % et une détérioration chez 18 %. Des effets indésirables graves, tels que l'hypertension et des événements thromboemboliques, ont été observés chez 13 % des patients, tandis que 18 % n'ont rapporté aucun effet secondaire. Une régénération tumorale a été observée chez certains patients après l'arrêt du traitement, soulignant la nécessité d'une surveillance à long terme. Conclusions : Le bévacizumab montre son efficacité dans la gestion des SV, en particulier chez les patients atteints de NF2, en réduisant la taille de la tumeur et en préservant l'audition dans une proportion importante de cas. Cependant, la variabilité de la réponse des patients et le risque d'effets indésirables soulignent la nécessité d'approches thérapeutiques individualisées et de recherches supplémentaires, y compris des essais contrôlés randomisés, afin d'optimiser son application clinique.
Mélina SCRENCI (Clermont-Ferrand), Mathilde PUECHMAILLE, Quentin BERTON, Toufic KHALIL, Thierry MOM, Guillaume COLL
16:05 - 16:25 #44611 - EP011 L’inhibition de PARP : pivot central thérapeutique de restauration de la sensibilité aux alkylants dans le glioblastome ?
EP011 L’inhibition de PARP : pivot central thérapeutique de restauration de la sensibilité aux alkylants dans le glioblastome ?

L’échappement thérapeutique du glioblastome (GBM) est plurifactoriel et repose en partie sur la perte de la sensibilité aux thérapies alkylantes. Le témozolomide (TMZ) agit par alkylation de l’ADN. La cellule tumorale exploite plusieurs voies pour contourner ces lésions : le Mismatch Mediated Repair (MMR) pro-apoptotique, la méthyl-guanine méthyl-transférase (MGMT), active dans 40% des GBM, le Base Excision Repair (BER), la recombinaison homologue (HR) et la Non Homologous End Joining (NHEJ), anti-apoptotiques. L’inactivation du MMR et la réexpression de novo de la MGMT sont deux grands mécanismes d’échappement acquis sous la pression thérapeutique. La fonction principale des protéines PARP est de signaler les lésions de l’ADN permettant le déclenchement des cascades de réparation. L’idée de l’inhibition des PARP (PARPi) en cancérologie solide remonte aux années 70 mais ce principe thérapeutique a émergé dans les années 2000 (ovaire, sein, pancréas, prostate) en cas de mutation BRCA1/2 (gène de la HR). Néanmoins, il semblerait que les tumeurs présentant un haut niveau de stress oxydatif et réplicatif (dont le GBM), sans mutation BRCA1/2 puissent être sensibles aux PARPi dont l’utilisation avait été validée dans l’essai de phase I OPARATIC. Nous présentons nos travaux d’étude de l’efficacité d’un PARPi, l’Olaparib (OLA) + TMZ, sur lignées (sensibles et résistantes au TMZ) et couples de primo-cultures (au diagnostic et à la récidive, après chirurgies). Le co-traitement permet une cytotoxicité indéniable, quelle que soit la résistance acquise antérieure au TMZ, sur l’intégralité de nos échantillons. Nous abordons les principaux mécanismes de synergie menant à cette restauration d’efficacité de la thérapie alkylante. L’utilisation d’un PARPi couplé au TMZ dans le GBM est une option thérapeutique séduisante : contournement des mécanismes de réparation de l’ADN (inactivation de la MGMT quel que soit le statut de méthylation de son promoteur, contournement de l’inactivation du MMR, blocage du BER, affaiblissement de la NHEJ) et radio-sensibilisation. L’utilisation d’un PARPi permet de prévenir l’acquisition de la résistance, en début de traitement, ou de surmonter cette résistance acquise, en cas de première ligne alkylante devenue inefficace.
Edouard SAMARUT (Nantes), Aurélien SÉRANDOUR, Céline SALAUD
16:05 - 16:25 #44675 - EP012 APOPLEXIE PITUITAIRE ET VASOSPASME ARTÉRIEL: états des lieux et revue de cas.
EP012 APOPLEXIE PITUITAIRE ET VASOSPASME ARTÉRIEL: états des lieux et revue de cas.

INTRODUCTION L’apoplexie pituitaire est une entité pathologique rare, définie par un remaniement nécrotico-hémorragique ou ischémique aigu d’une lésion pituitaire. Alors que très étudiée dans le cadre des hémorragies sous arachnoïdiennes,le vasospasme artériel est une complication rare de l’apoplexie pituitaire. À ce jour, aucun consensus clair n’existe concernant sa prise en charge. MATÉRIEL/MÉTHODE: Nous rapportons deux cas d’apoplexies pituitaires associées à un vasospasme artériel traités au CHU de Brest, avec un suivi clinique et radiologique complet. En complément, une revue systématique de la littérature a été réalisée selon les critères PRISMA via PubMed, entre 1972 et 2024. RÉSULTATS: Le vasospasme artériel associé à l’apoplexie pituitaire semble largement sous-diagnostiqué, en partie parce qu’il n’est pas systématiquement recherché. Notre revue a identifié 10 cas dans la littérature. Ces derniers concernaient majoritairement les artères cérébrales antérieures de manière bilatérale . Le sexe ratio était masculin et l’âge moyen 34,5 ans. 8 des cas rapportés se sont compliqués d’un accident vasculaire cérébral ischémique. Une prise en charge chirurgicale a été réalisée chez la majorité des patients. Une majorité des patients a connu une évolution favorable. La prise en charge était très hétérogène, reflétant l’absence de protocole standardisé. La physiologie à l’origine du vasospasme dans les cas d’apoplexie pituitaire n’est pas totalement élucidée. A noter qu’une diminution du calibre artériel cérébral peut être d’origine mécanique, par compression, sinon un vasospasme. La présentation clinique la plus fréquente inclut une hémiparésie ou une hémiplégie, et le phénomène peut survenir de manière différée par rapport à l’apoplexie. Cette complication grave reste majoritairement rapportée sous forme de cases reports et est associée à une mortalité d’environ 24 %. Puisque le diagnostic peut se faire via tomodensitométrie ou imagerie par résonance magnétique, l’artériographie diagnostique n’est pas réalisée à titre systématique. Concernant sa prise en charge, on peut appliquer les grands principes du vasospasme post hémorragie sous arachnoïdienne en dehors de l’hypervolémie. Le rôle et le délai de la chirurgie restent débattus. La simple présence d’un vasospasme ou même d’un AVC ischémique associé ne semble pas constituer à elles seules une indication absolue à une intervention chirurgicale. Enfin, aucune recommandation spécifique n’a été identifiée dans la littérature concernant le suivi de ces patients. CONCLUSION: Le vasospasme artériel est une complication rare mais grave de l’apoplexie pituitaire. Bien que les données disponibles soient limitées et reposent principalement sur des cases report, une reconnaissance précoce et une prise en charge multidisciplinaire sont essentielles. Des études supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre les mécanismes sous-jacents et standardiser les stratégies diagnostiques et thérapeutiques.
Marie DUIGOU (Brest), Emmanuel SONNET, Philippe THUILLIER, Brieg DISSAUX, Elsa MAGRO, Romuald SEIZEUR

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EP04.1
16:05 - 16:25

Eposter Session 04 - Écran 1 - Base du crâne
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Modérateur : Damien BRESSON (PU-PH) (Suresnes)
16:05 - 16:25 #44552 - EP033 Management and outcomes of internal carotid artery, anterior cerebral artery, or middle cerebral artery injury during microsurgical approach of the anterior and middle cranial skull base. Insights from a systematic review and a case series.
EP033 Management and outcomes of internal carotid artery, anterior cerebral artery, or middle cerebral artery injury during microsurgical approach of the anterior and middle cranial skull base. Insights from a systematic review and a case series.

Objective. Injury of the internal carotid artery (ICA), anterior cerebral artery (ACA), and middle cerebral artery (MCA) are rare but devastating complications during microsurgery of the anterior and middle cranial skull base. We systematically reviewed the current knowledge on ICA, ACA, and MCA injury during skull base microsurgery and performed a multicentric data collection to refine their management. Methods. A systematic review of ICA, ACA, and MCA injuries during direct microsurgical approaches to the anterior and middle cranial skull base was performed, using PRISMA-IPD guidelines and using a multicentric case collection. Literature search (French and English languages, PubMed/MEDLINE) was performed from January 1946 to July 2024. Results. 76 adult patients were included (65 adult from literature review, 11 from multicentric case collection). The injury involved the ICA, ACA, and MCA in 38.2%, 39.5%, and 22.3% of cases, respectively. Death related to the artery injury occurred in 22.4% of cases. Injury of the ICA and intraoperative management by occlusive clipping were independent predictors of death related to the arterial injury. Permanent neurological deficit related to the artery injury occurred in 46.1% of cases. Injury of the ICA and permanent artery occlusion were independent predictors of permanent neurological deficit related to the arterial injury. Conclusion. Arterial injury during anterior or middle cranial skull base microsurgery is a dramatic complication. Salvage techniques resulting in the occlusion of the injured artery have higher rates of death and of permanent neurological deficit. Non-occlusive techniques should be preferred, whenever feasible, to manage the injury.
Benoit HUDELIST (Paris), Angela ELIA, Alexandre ROUX, Alessandro MOIRAGHI, Xavier SCHUMACHER, Luca PAUN, Marco DEMASI, Jun MUTO, Jorn VAN DER VEKEN, Marc ZANELLO, Johan PALLUD
16:05 - 16:25 #44622 - EP034 Etude de 77 cas de schwannomes vestibulaires "e;complexes"e; : Quels sont les cas réellement complexes ?
EP034 Etude de 77 cas de schwannomes vestibulaires "e;complexes"e; : Quels sont les cas réellement complexes ?

Background: Vestibular schwannomas (VS) are benign intracranial tumors, but complex cases, such as those associated with Schwannomatosis- related Neurofibromatosis type 2 (SWN-NF2) prior radiosurgery, prior surgery, giant tumors, or brainstem edema, pose substantial surgical challenges. This study aimed to evaluate the outcomes of these complex VS cases compared to a control group of standard cases, providing insights into the risks and results associated with these subgroups. Methods: A retrospective review was conducted on patients who underwent microsurgical resection of complex VS at a tertiary care center between January 2019 and October 2024. Complex cases included VS in patients with SWN-NF2, prior radiosurgery, prior surgery, giant tumors (>40 mm), or brainstem edema. Patient demographics, tumor characteristics, surgical approaches, and postoperative outcomes were analyzed and compared to a control cohort of 100 standard VS cases treated at the same institution. Primary outcomes included facial nerve function, hearing preservation, extent of tumor resection, and early postoperative complications. Results: A total of 77 complex VS cases were analyzed, with 45% associated with SWN-NF2, 17% with prior radiosurgery, 22% with prior surgery, 28% presenting with giant tumors, and 23% with brainstem edema. Compared to standard cases, complex VS cases demonstrated worse facial nerve function postoperatively, with favorable outcomes (House-Brackmann grade ≤ II) observed in 65% of cases, improving to 77% at 1 year. Total resection was achieved in 16.5% of cases, while 35% underwent subtotal and 48% partial resections. Hearing preservation was achieved in 13% of cases classified as auditory class A or B. Subgroup analysis revealed distinct challenges: SWN-NF2 cases had higher rates of lower cranial nerve deficits and postoperative hematomas. Cases with prior radiosurgery experienced an 8% incidence of aggravated facial nerve dysfunction. Prior surgery cases showed significantly reduced facial nerve outcomes, with unfavorable results in 23% of patients. Giant tumors were associated with the highest complication rates, including worsened facial nerve function and prolonged hospital stays. Conclusion: Complex VS cases present significantly worse outcomes compared to standard cases, with each subgroup posing unique surgical challenges. Subtotal or partial resections may be necessary to balance tumor control with preservation of neurological function. Among complex cases, SWN-NF2-related tumors and giant tumors represent the most significant surgical challenges, even in the hands of experienced teams. Meticulous surgical planning and clearly defined goals are essential to achieving optimal functional outcomes for these patients.
Yohan DUCOS (Paris), Benoit HUDELIST, Lauranne ALCIATO, Daniele BERNARDESCHI, Michel KALAMARIDES
16:05 - 16:25 #44764 - EP035 Le lambeau nasoseptal : technique et implications rhinologiques.
EP035 Le lambeau nasoseptal : technique et implications rhinologiques.

Le lambeau nasoseptal est une technique utile de fermeture des voies d’abord endonasales de l’étage antérieur et de l’étage moyen du crâne. Nous proposons une illustration pratique et les astuces techniques utiles pour le prélèvement du lambeau ainsi que les précautions nécessaires à la préservation des fonctions rhinologiques. Les résultats fonctionnels rhinologiques post opératoires seront illustrées par des données prospectives observationnelles.
Emmanuel MORNET (Brest), Jean-Christophe ROUBAUD, Jean-Christophe LECLERE, Romuald SEIZEUR
16:05 - 16:25 #44783 - EP036 Planning chirurgical et simulation préopératoire du clipping d’un anévrisme intracrânien coilé présentant une recanalisation.
EP036 Planning chirurgical et simulation préopératoire du clipping d’un anévrisme intracrânien coilé présentant une recanalisation.

Contexte : Les anévrismes intracrâniens sont actuellement majoritairement traités par embolisation endovasculaire. Il existe un taux de récidive entre 10 et 30%. Le traitement de ces récidives par chirurgie est efficace mais complexe. En effet la présence des coils métalliques dans le sac anévrismal limite la mobilisation et contraint la pose du clip. Un processus permettant l’impression 3D en bi densité (coils rigides et paroi artérielle souple) d’anévrismes recanalisés a été mis en place afin de pouvoir simuler la pose du clip chirurgical et permettre le choix du clip le plus adapté aux caractéristiques morphométriques. Matériel et méthode : Les données morphométriques sont issues de la segmentation semi automatisée de l’artériographie pré opératoire. La préparation des maillages en vue de réaliser l’impression 3D est effectuée à l’aide des logiciels MeSH Mixer 3.5.474 et Fusion 360 (Autodesk). Les segmentations d’artériographies sont redimensionnées afin de conserver environ 2cm des branches porteuses et sortantes au niveau de l’anévrisme. Une épaisseur de paroi de 0,5mm est mise en place. Résultats : Pour deux patients nous avons imprimé des modèles qui ont permis de valider le choix du clip adéquat. Le processus d’impression mis en place permet d’obtenir des modèles d’anévrismes réalistes qu’il est possible de clipper à plusieurs reprises. L’aspect en bidensité permet une manipulation réaliste et une bonne simulation des contraintes et limitations imposées par le packing de coils. Après clipping il est possible de réaliser une angiographie de contrôle. Les artériographies réalisées sur les modèles sont proches des images natives. Conclusion : Les résultats préliminaires de modèle de simulation 3D semblent prometteurs et à un cout peu élevé. Le modèle d’impression 3D doit être évalué de façon standardisée et prospective par un questionnaire et sur d’autres cas.
Camille LOPEZ (Brest), Manel MEFTAH, Samuel GUIGO, Matthieu COUPET, Ludivine MAINTIER, Guillaume DARDENNE, Elsa MAGRO
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POSTERS 6
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SESSION POSTERS VASCULAIRE
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00:00 - 00:00 #44689 - P035 Hydrocéphalie sur anévrysme de la veine de Galien chez un adulte : Challenge thérapeutique.
Hydrocéphalie sur anévrysme de la veine de Galien chez un adulte : Challenge thérapeutique.

Les malformations anévrismales de la veine de Galien peuvent entraîner une hydrocéphalie par congestion veineuse et/ou obstruction mécanique. La prise en charge initiale repose sur les embolisations endovasculaires. Nous rapportons le cas d’un patient de 38 ans présentant des céphalées associées à une rhinorrhée, sans autres signes cliniques. L’imagerie radiologique a révélé une hydrocéphalie obstructive causée par une dilatation anévrismale veineuse dans la citerne quadrigéminale comprimant l’aqueduc. Après discussion multidisciplinaire, il a été décidé d’effectuer une ventriculocysternostomie (VCS) en raison du risque élevé d’hydrocéphalie aiguë, suivie d’une embolisation endovasculaire de la malformation. La VCS a permis de rétablir la circulation du liquide céphalorachidien malgré l’obstruction de l’aqueduc, et l’embolisation a ensuite été réalisée avec succès pour occlure la malformation. La VCS représente une alternative minimalement invasive efficace pour traiter l’hydrocéphalie chez les patients atteints de malformations de la veine de Galien. Elle offre un drainage physiologique, favorisant ainsi une récupération neurologique optimale.
Oualid HMAMOUCHE (FES, Maroc), Marouane HAMMOUD, Faycal LAKHDAR, Benzagmout MOHAMMED, Khalid CHAKOUR, El Faiz Mohammed CHAOUI
00:00 - 00:00 #44728 - P036 Angiome caverneux et syndrome parkinsonien : une étiologie vasculaire à considérer.
Angiome caverneux et syndrome parkinsonien : une étiologie vasculaire à considérer.

Introduction: L’angiome caverneux ou cavernome du système nerveux central est une malformation vasculaire de type capillaire sans interposition de tissu nerveux. Sa localisation profonde au niveau des noyaux gris centraux qui reste rare multiplie son risque hémorragique. Longtemps méconnus, l’imagerie par résonance magnétique permet d’en réaliser le diagnostic de manière plus fréquente. Nous présentant un cas d’angiome caverneux profond révélé par un syndrome parkinsonien. Observation : Le patient R.A., âgé de 75 ans sans antécédents particuliers, retraité ancien manouvrier, a été admis au service pour un tremblement de repos hémicorporel gauche évoluant progressivement vers l’aggravation depuis 08 ans. L’examen neurologique a retrouvé un syndrome parkinsonien de l’hémicorps gauche fait d’un tremblement de repos fin exagéré par les émotions et persistant lors des mouvements volontaires, une hypertonie plastique avec un phénomène de roue dentée au niveau du poignet et une akénisie . Devant ce syndrome parkinsonien hémicorporel , un scanner cérébral a été pratiqué, ne révélant aucune anomalie. Cependant l’imagerie par résonance magnétique (IRM ) cérébrale a mis en évidence une lésion profonde paraventriculaire droite évoquant un angiome caverneux. Un traitement médical à base de dopathérapie a été prescrit, mais sans résultat satisfaisant pour le patient. Discussion: Les angiomes caverneux se révèlent à tout âge, avec une majorité de cas diagnostiqués avant la sixième décennie. Sur le plan clinique, le signe révélateur le plus fréquent est l’épilepsie, suivie par les déficits neurologiques et les céphalées. Chez notre patient , cette malformation vasculaire est probablement impliquée dans la symptomatologie qu’il présente, d’autant plus qu’il n’y a pas eu de réponse au traitement médical. L’augmentation de volume du cavernome et l’absence de saignement plaident pour un effet compressif des voies cérébello-dentato-rubro-thalamiques. Le risque accru de saignement dans ce cas impose un traitement chirurgical, mais cette indication reste controversée. Conclusion: il est indispensable de pousser les investigations radiologiques devant tout syndrome parkinsonien qui reste longtemps unilatéral. L’avènement de l’IRM a permis de modifier considérablement la connaissance des cavernomes, le diagnostic de ces derniers devenant de plus en plus accessible.
Selma HANNACHI (ANNABA, Algérie), Nadia TOUBAL
00:00 - 00:00 #43911 - P037 Hématomes intracérébraux spontanés à propos de 48 cas.
Hématomes intracérébraux spontanés à propos de 48 cas.

Hématomes intracérébraux spontanés à propos de 48 cas A. ELWAVI, S. MEMOU, N.KONE, SE. BAAINY, SM. MEYARA, A. ELMOCTAR, AS. KLEIB, O. SOUMARE, SM. SALIHY. Service de Neurochirurgie, CH des Spécialités de Nouakchott, Mauritanie Mots clés : Hématome intracérébral spontané, Saignement intracrânien, Accident vasculaire cérébral, Hypertension intracrânienne, Traitement anticoagulant, Vol, Craniotomie de décompression INTRODUCTION Les Hématomes intracérébraux spontanés (HICS) ou intra-parenchymateux spontanés sont définis comme la survenue d'une hémorragie dans le parenchyme cérébral en dehors de toute anomalie vasculaire et parenchymateuse mais aussi de toute maladie de la coagulation pouvant expliquer le saignement. Les HICS représentent 9 à 14 % de l'ensemble des accidents vasculaires cérébraux (AVC). L’incidence varie de 10 à 75 nouveaux cas pour 100 000 habitants, avec un âge moyen de 56 ans et prédominance de sexe masculin. Plusieurs facteurs de risque tel que l’hypertension artérielle, angiopathie amyloïde, toxique et médicamenteux sont responsables de différents aspects cliniques dont l’imagerie est spécifiques et pose le diagnostic définitif. MATERIELS ET METHODES il s’agit d’une étude rétrospective à propos de 48 cas d’Hématomes intracérébraux spontanés pris en charge au niveau du service de Neurochirurgie du centre hospitalier des spécialités CHS et au centre hospitalier de Nouadhibou CH NDB entre 01 Mai 2021 et 30 Avril 2024 dont l’âge moyen est de 54 ans, avec une symptomatologie clinique caractérisée par: céphalées brutales, dysarthrie syndrome hypertension intracrânien, déficit neurologique et trouble de conscience. La TDM et l'IRM cérébrale ont réalisées chez la Majorité de nos patients. RESULTATS Les HICS étaient localisés au différents lobes avec une prédominance thalamo-lenticulaires, temporale et fosse cérébrale postérieure. La Tomodensitométrie TDM objective une masse spontanément hyperdense de contour irrégulier homogène. L’angio-scanner n’a pas montré des malformations artério-veineuses. L’imagerie par résonnance magnétique IRM montre une image intense ou hyper-signal en T2, hypo-signal selon l’âge de l’hématome, sans restriction à la diffusion. Associe d’une hydrocéphalie bi ventriculaire ou tri ventriculaire et un œdème cérébral. Tous les patients ont bénéficié une hospitalisation, 20% d’un traitement chirurgical avec une aspiration du l’hématome et 30% d’une dérivation ventriculaire. L’évolution postopératoire été favorable dans 20%, avec des séquelles neurologiques variables. Le suivi été régulier jusqu’à un an environ. CONCLUSION La prise en charge des Hématomes intracérébraux nécessite une collaboration multidisciplinaire pour améliorer le pronostic vital qui dépend le volume de l’hématome et l’état de vigilance, de traiter L’HTIC dans 29% des cas par craniotomie décompressive, de limité les séquelles neurologiques pour éviter l’état d’handicape sévère et diminué la mortalité de cette catégorie de populations actives.
Ali ELWAVI (Nouakchott, Mauritanie)
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00:00 - 00:00 #44601 - P004 Mécanismes neuroréparateurs induits par la stimulation du nerf vague : étude pré-clinique dans un modèle d’ischémie cérébrale focale chez la souris.
Mécanismes neuroréparateurs induits par la stimulation du nerf vague : étude pré-clinique dans un modèle d’ischémie cérébrale focale chez la souris.

Les lésions cérébrales résultant d'un accident vasculaire cérébral (AVC) constituent la principale cause de handicap neurologique acquis. En dehors d’une rééducation adaptée au handicap du patient, il n’existe à ce jour aucun traitement standardisé et efficace visant à amplifier la reconstruction des circuits neuronaux détruit par l’AVC. L’identification de nouvelles stratégies « neuroréparatrices » constitue donc un enjeu majeur. Une solution émergente est la stimulation du nerf vague (SNV). Afin de mieux comprendre son potentiel thérapeutique, il est essentiel de comprendre comment la SNV, utilisée pendant la rééducation post-AVC, peut améliorer la plasticité cérébrale. L’hypothèse de ce travail était donc que la SNV normalise l’excitabilité cérébrale et corrige le déficit de la puissance des oscillations gamma dans le cortex péri-lésionnel, pour ainsi favoriser la plasticité synaptique. Notre objectif était d’analyser les mécanismes neuronaux activés par la SNV dans un modèle d’AVC ischémique focal induit chez la souris anesthésiée. Bien que notre étude ne nous a pas permis de retrouver le déficit graduel de la puissance des oscillations gamma dans le cortex péri-lésionnel, probablement par manque de résolution spatiale des électrodes d’enregistrement à la surface du cortex, nous avons pu observer une augmentation de la puissance des oscillations corticales induite par la SNV. D’une part, l’activité corticale est amplifiée par la répétition des trains de stimulation. D’autre part, cette augmentation d’activité semble être conservée dans une moindre mesure, pour certaines bandes oscillatoires, pendant au moins 15min après la session de SNV. Ainsi nos résultats confirment l’intérêt de la SNV comme traitement amplificateur de l’activité corticale, bien que sa performance soit atténuée dans le cortex péri-lésionnel. A l’avenir, cette étude pourra être complétée par des travaux utilisant des microélectrodes intra-corticales, offrant ainsi une meilleure résolution spatiale, dans le but d’analyser l’activité oscillatoire et unitaire (spike) au sein du cortex péri-lésionnel. Ce bilan électrophysiologique pourra, par la suite, être associé à des études chez l’animal vigile afin d’analyser, d’une part, les effets de la SNV sur la récupération fonctionnelle selon la temporalité d’administration; et d’autre part, étudier l’optimisation des paramètres électriques de stimulation chez des animaux ischémiés. Ces travaux s’inscrivent dans la volonté de caractériser les mécanismes d’action de la SNV, dans l’intention d’optimiser les protocoles actuellement pratiqués en clinique, dans l’espoir d’en faire la prochaine génération de traitement de réadaptation post-AVC.
Cheima MORTIER (rouen), Stéphane DERREY, Jean-Paul MARIE, Julien CHUQUET, Juliette LECLERCQ
00:00 - 00:00 #43980 - P005 Variabilité anatomique de la décussation pyramidale : une étude en imagerie de diffusion.
Variabilité anatomique de la décussation pyramidale : une étude en imagerie de diffusion.

Introduction Le faisceau corticospinal est un faisceau de substance blanche connu mais sa décussation est encore mal comprise. Notre étude a pour but d’analyser l’anatomie et les variations de la décussation pyramidale chez des sujets sains en utilisant les nouvelles techniques de tractographie haute résolution. Matériel et méthodes Les acquisitions ont été faites sur une IRM Siemens 3T issue du Human connectome Project. 35 imageries ont été analysées sur Freesurfer et FSL. Les séquences de diffusion ont été reconstruites en utilisant un algorithme de “generalized q-sampling imaging”. Deux régions d’intérêt ont été utilisées pour identifier les faisceaux sur les 35 IRMs. Nous avons analysé les caractéristiques des faisceaux, les types et variations des décussations pyramidales ainsi que leur localisation. Résultats La décussation était visible chez 32 sujets. Il n’y avait pas de différence significative sur les caractéristiques globales des faisceaux corticospinaux. Trois types de décussation ont été décrits : dans 56,2% des cas, la décussation était un croisement ; dans 40,6%, les faisceaux tournaient l’un autour de l’autre et dans un cas, il n’y a pas eu de croisement de la ligne médiane. Dans un cas, un seul faisceau moteur a complètement décussé. Discussion La décussation pyramidale présente de nombreuses variations dans son organisation et ses modalités d’entrecroisement : entrecroisement des fibres partiel ou complet, ou rotation sans échange de fibre. Les implications cliniques et embryologiques sont discutées. Les variations anatomiques sont discutées : autant sur le plan de la décussation partielle ou complète des faisceaux, mais également sur la localisation de la décussation.
Nicolas RIBAULT (Angers), Florian BERNARD, Jean-Michel LEMÉE, Henri Dominique FOURNIER, Philippe CODRON
00:00 - 00:00 #43831 - P006 La stimulation cérébrale profonde du noyau antérieur du thalamus est efficace pour réduire les crises et améliorer la qualité de vie dans le syndrome de Lennox-Gastaut.
La stimulation cérébrale profonde du noyau antérieur du thalamus est efficace pour réduire les crises et améliorer la qualité de vie dans le syndrome de Lennox-Gastaut.

Introduction. Le syndrome de Lennox-Gastaut (SLG) est une forme sévère d'épilepsie apparaissant dès la petite enfance, avec une prévalence estimée entre 2,9 et 28 pour 100 000 personnes. Le SLG présente des taux de mortalité plus élevés par rapport aux autres formes d'épilepsie et à la population générale, ainsi que des coûts de soins importants et une qualité de vie réduite. La stimulation cérébrale profonde (SCP) du noyau centromédian du thalamus a montré de légères réductions de la fréquence des crises, mais aussi des effets secondaires tels que des paresthésies. Dans ce travail, nous présentons notre expérience de la SCP du noyau antérieur du thalamus dans l'épilepsie réfractaire chez deux patients atteints de SLG. Méthodes. Nous présentons le cas de deux patients suivis au CHU de Montpellier, diagnostiqués avec le syndrome de Lennox-Gastaut (SLG), dont les symptômes ont débuté durant l’enfance et l’adolescence. Avant la chirurgie de SCP, les crises étaient quotidiennes, avec un impact majeur sur leur qualité de vie. Nous avons mené une évaluation prospective avant et après la stimulation cérébrale profonde (SCP), comprenant des évaluations cliniques et neuropsychologiques (QOLIE-31) pour la première patiente. Le second patient a bénéficié des mêmes évaluations psychométriques, que nous avons recueillies de façon rétrospective. Résultats. Au dernier suivi (18 mois après la chirurgie), nous avons observé chez le premier patient une diminution de 75 % de la fréquence des crises, ainsi qu'une amélioration significative de 237 % de la qualité de vie globale, mesurée par le QOLIE-31, par rapport aux scores préopératoires. Chez le second patient, une absence de crises a été constatée, accompagnée d'une réduction des traitements médicamenteux. Une nette amélioration de la qualité de vie a également été perçue par le patient et ses aidants. Conclusions. Nous rapportons deux cas de SCP du noyau antérieur du thalamus chez deux patients atteints de SLG avec des résultats supérieurs à ceux rapportés pour la SCP du noyau centromédian du thalamus. Ces résultats suggèrent une nouvelle voie thérapeutique prometteuse pour les patients atteints de SLG, susceptible d'améliorer leur qualité de vie en réduisant la fréquence des crises.
Pierre-Olivier MOSER (Montpellier), Gaeten POULEN
00:00 - 00:00 #44535 - P007 Les techniques de neurochirurgie lésionnelle sont-elles toujours d’actualité dans la prise en charge des douleurs rebelles de cancer ?
Les techniques de neurochirurgie lésionnelle sont-elles toujours d’actualité dans la prise en charge des douleurs rebelles de cancer ?

Contexte et objectifs: La plupart des patients atteints de cancer seront confrontés à des douleurs au cours de leur maladie. Dans certains cas, ces douleurs resteront rebelles et leur gestion sous-optimale, en particulier en cas d’intolérance aux opioïdes. Les méthodes de neurochirurgie lésionnelle ont été largement développées dans le monde entier dans les années 1970-80 et se sont avérées très efficaces pour les douleurs rebelles cancéreuses. Non seulement ces techniques offrent des avantages thérapeutiques élevés aux patients atteints d’un cancer en phase terminale lorsqu’elles sont proposées dans le bon contexte, ne nécessitent pas de matériel implanté, sont peu invasives et beaucoup peuvent être réalisées sans anesthésie générale. Ces techniques ont quasiment disparu en France de part l’absence de demande des oncologues et algologues et la perte de transmission aux jeunes générations de neurochirurgiens. L’enjeu majeur actuel est donc de restaurer la culture de ces techniques. Méthodes: Nous présenterons les résultats d’un atelier sur les techniques lésionnelles de cancer. Cet atelier ouvert aux neurochirurgiens et algologues aura lieu à Amiens en février 2025 (SimUSanté et laboratoire d’anatomie). Une matinée théorique reprendra les indications et les résultats de ces techniques. Ensuite un atelier de simulation permettra aux neurochirurgiens de se familiariser avec la cordotomie percutanée, le planning stéréotaxique de tractotomie mésencéphalique et d’hypophysiolyse. Les algologues pourront quant à eux se familiariser avec les remplissages et gestion des pompes intrathécales et travailler sur des cas cliniques où les indications de pompes intrathécales et gestes lésionnelles seront discutées. Enfin un atelier sur pièce anatomique sera proposé pour les techniques de DREZotomie, myélotomie et cordotomies chirurgicales. Résultats : A ce jour 30 participants sont inscrits. Nous rapporterons les résultats de cet atelier et reviendrons sur les points forts et axes d’amélioration. Conclusion : Les techniques lésionnelles pour la prise en charge des douleurs de cancer ne sont plus transmises de manière suffisantes à la prochaine génération de neurochirurgiens et algologues, laissant les futurs patients atteints de cancer sans ces alternatives. La transmission des connaissances et la formation des jeunes médecins sont des enjeux majeurs.
Anne BALOSSIER (Marseille), Hayat BELAID, Jean-Baptiste THIEBAUT, Jean RÉGIS
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00:00 - 00:00 #44772 - P022 Une localisation atypique du kyste hydatique.
Une localisation atypique du kyste hydatique.

Introduction : L’hydatidose est une parasitose causée par la larve du ténia Echinococcus granulosus. La localisation osseuse de l’hydatidose est rare et se caractérise par une latence clinique qui retarde le diagnostic et favorise l’extension de l’affection. Matériels et Méthodes : Nous rapportons le cas d’un patient traité pour un kyste hydatique sacré dans le service de neurochirurgie de l’hôpital Habib Bourguiba à Sfax, en Tunisie. Résultats : Le patient, un homme de 44 ans sans antécédents médicaux, vivait en zone rurale et exerçait le métier de berger. Il a été admis pour des douleurs lombaires progressives. Il rapportait une impuissance sexuelle depuis quelques semaines sans troubles sphinctériens associés. L’examen clinique a objectivé une paraparésie distale isolée. L’IRM lombaire a révélé des lésions kystiques multiloculaires au niveau du sacrum avec ostéolyse. Le patient a été opéré, mais l’exérèse des kystes s’est avérée difficile et n’a pas pu être complète. Après l’intervention, un déficit moteur distal est apparu. L’examen anatomopathologique a confirmé le diagnostic d’hydatidose. Le patient a été mis sous albendazole. Avec une rééducation physique, une récupération partielle de la motricité a été notée, mais l’impuissance sexuelle n’a pas régressé. Conclusion : L’hydatidose vertébrale est une entité rare caractérisée par une longue période de latence. Les symptômes sont non spécifiques, et l’IRM rachidienne est essentielle pour poser le diagnostic. Le traitement repose sur une exérèse maximale des kystes associée à un traitement médical. Le pronostic reste généralement réservé. La prévention constitue le meilleur moyen de protection.
Mohamed GHORBEL, Fatma KOLSI, Ghassen SOUISSI (Marseille), Ahmed DAOUD, Mohamed Zaher BOUDAWARA
00:00 - 00:00 #44654 - P023 La thermocoagulation des facettes articulaires associée à une effraction capsulaire par radio fréquence guidées par le robot (arthrodèse facettaire induite) , une technique peu invasive et efficace contre les lombalgies d’origine facettaire.
La thermocoagulation des facettes articulaires associée à une effraction capsulaire par radio fréquence guidées par le robot (arthrodèse facettaire induite) , une technique peu invasive et efficace contre les lombalgies d’origine facettaire.

Introduction : L’arthrose des facettes articulaires lombaires est une cause fréquente de lombalgies chroniques. La thermocoagulation percutanée des facettes articulaires apparait comme un traitement efficace et peu invasive mais dont l'effet s'atténue dans le temps. Nous présentons ici une variation technique permise par l’assistance robotisée, associant la traditionnelle rhizolyse à une thermocoagulation intra capsulaire et une effraction facettaire visant à induire une fusion facettaire et une pérennisation des effets de la rhizolyse. Méthode : 34 patients traités au CHU Amiens entre octobre 2020 et février 2023 ont été inclus rétrospectivement. L’age moyen est de 61 ans. 8 patients étaient ASA 3, 26 sont ASA 2. 31 patients ont bénéficié d'infiltrations des articulaires postérieures comme test diagnostic en faveur du traitement chirurgical. La durée opératoire moyenne est de 41 minutes. Le robot (Mazor® ou Rosa®spine) a été utilisé pour chacune des procédures permettant un placement de la sonde laser au sein de la capsule articulaire. De cette façon, une effraction capsulaire est réalisée en per opératoire favorisant la fusion osseuse des articulaires postérieures sans usage de matériel d’ostéosynthèse. 9 patients ont été traité sur un étage, 21 sur deux étages, 4 sur trois étages. 12 patients ont un antécédent de chirurgie lombaire invasive (arthrodèse ou laminectomie). En per procédure, à l'aide du scanner OARM combiné à la robotique, la trajectoire précise de la sonde est planifiée puis le geste est réalisé. Cette planification permet de minimiser la taille de l'incision rendant ce geste minimal invasif. Le bras robot et le système de navigation per opératoire permettent de maintenir l'axe et la précision de la trajectoire prédéfinie. Une température de 80°C est appliquée pendant 1 minute 30 secondes une fois la sonde en place dans l'articulaire postérieure. Résultats : 1 seul patient a présenté une complication post opératoire à type d’hématome sous cutané sans impact clinique. 85% des patients rapportent une amélioration au moins partielle des douleurs en post opératoire à 6 mois et 1 an de suivi post opératoire. 38% des patients ont arrêté la consommation d’antalgiques. 14 patients ont nécessité une reprise chirurgicale, plus d’un an après la thermocoagulation pour récidive des douleurs, dont 5 ont nécessité une chirurgie invasive à type d’arthrodèse (4 patients) ou de laminectomie (1 patient). Conclusion : La thermocoagulation des facettes articulaires avec effraction capsulaire ou arthrodèse facettaire induite est une solution chirurgicale peu invasive, rapide permettant une prise en charge efficace et peu morbide des douleurs lombaires d’origine facettaire. L’augmentation de la casuistique. Des études prospectives avec un suivi au long terme avec contrôle scanographique de la fusion des articulaires postérieures sont nécessaires afin de confirmer ces résultats.
Pauline CARLIER (amiens), Michel LEFRANC
00:00 - 00:00 #44798 - P024 Pneumorachis traumatique après plaie sus-scapulaire par arme blanche : à propos d’un cas rare et revue de la littérature.
Pneumorachis traumatique après plaie sus-scapulaire par arme blanche : à propos d’un cas rare et revue de la littérature.

Introduction Le pneumorachis, défini comme la présence d'air dans le canal rachidien, est une entité rare, généralement associée à des traumatismes thoraciques, des lésions barotraumatiques ou des interventions médicales. Sa survenue dans le contexte d'une plaie par arme blanche est exceptionnelle et rarement rapportée. Cas clinique Nous présentons le cas d’un adolescent de 17 ans, victime d’une agression par arme blanche avec une plaie sus-scapulaire gauche. À l’admission, les examens d’imagerie ont révélé un pneumothorax massif gauche, un pneumomédiastin étendu et un pneumorachis diffus. Malgré l'ampleur des lésions, le patient ne présentait aucun déficit neurologique. La prise en charge a consisté en un drainage thoracique pour le pneumothorax, associé à une surveillance clinique et radiologique étroite pour le pneumorachis. L’évolution a été favorable avec une résorption progressive des collections aériennes. Conclusion Ce cas illustre une présentation atypique de pneumorachis dans le cadre d’un traumatisme par arme blanche, sans atteinte neurologique associée. À notre connaissance, aucun cas similaire n’a été décrit dans la littérature. La prise en charge multidisciplinaire et la surveillance rigoureuse sont essentielles pour optimiser le pronostic dans de telles situations inhabituelles.
Emna ELOUNI, Atef BEN NSIR, Affess AMEUR (Sfax, Tunisie), Rouaa LATRACH, Mohamed GHORBEL, Mehdi DARMOUL
00:00 - 00:00 #44617 - P025 Hématome sous-dural chronique suite à une brèche ostéodurale post-opératoire : un cas clinique et revue de la gestion chirurgicale.
Hématome sous-dural chronique suite à une brèche ostéodurale post-opératoire : un cas clinique et revue de la gestion chirurgicale.

Introduction : L’hématome sous-dural chronique (HSDC) suite à une brèche ostéodurale post-opératoire moins courant. Cette complication, qui se développe généralement plusieurs semaines après une intervention, est associée à un risque élevé de détérioration neurologique si elle n’est pas diagnostiquée et traitée rapidement. Le présent cas clinique décrit un HSDC bilatéral survenu après une une laminectomie L3-L5, secondaire à une brèche ostéodurale non identifiée au moment de l’opération initiale. Observation clinique : Patient de 75 ans, ayant subi d'une laminectomie L3-L5 pour prise en charge d'un canal lombaire étroit . Dans les suites de l'intervention, le patient rapporte des céphalées holocrânienne inhabituelles augmentées par l'antéflexion. La tomodensitométrie (CT) cérébrale a révélé un hématome sous dural chronique bilatéral prédominant à gauche avec cependant une déviation de la ligne médiane vers la droite et une IRM panmédullaire retrouve une collection sous cutanée liquidienne lombaire avec une brèche visualisée. Gestion et traitement : En raison de la taille importante de l'hématome et de l'aggravation clinique du patient, une intervention chirurgicale d’évacuation de l’hématome a été réalisée. La brèche ostéodurale a été réparée. Une surveillance post-opératoire a été mise en place pendant une semaine, avec un suivi par imagerie deux jours post opératoire. Après l’intervention, le patient a montré une amélioration notable de son état neurologique, avec une résolution progressive des symptômes. Discussion : L’hématome sous-dural chronique post-opératoire peut se développer à partir d’une brèche ostéodurale qui permet une fuite de liquide céphalo-rachidien et favorise la formation d’un hématome par l’hypotension crânien. Ce type de complication souligne l'importance de la détection précoce des signes neurologiques et la surveillance après une chirurgie lombaire, même en l'absence de symptômes immédiats. La gestion de l'HSDC implique une intervention chirurgicale pour évacuer l’hématome et réparer la brèche. Conclusion : Les brèches ostéodurales, bien que rares, peuvent entraîner des complications graves telles que l’hématome sous-dural chronique si elles ne sont pas identifiées et traitées rapidement. Ce cas met en évidence l'importance de la vigilance post-opératoire, même en l’absence de signes immédiats après l’intervention. Une gestion appropriée, incluant une évacuation chirurgicale et la réparation de la brèche, permet de prévenir les complications neurologiques et d'améliorer les résultats cliniques à long terme.
Zakia MRIMI (75015), Alberic BOCCO
00:00 - 00:00 #44787 - P026 Lymphome primitif du rachis lombaire : à propos d’un cas et revue de la littérature.
Lymphome primitif du rachis lombaire : à propos d’un cas et revue de la littérature.

Introduction : La localisation primaire d’un lymphome B à grandes cellules au niveau rachidien est rare. En effet, l’atteinte vertébrale survient généralement à un stade très avancé de la forme systémique de la maladie. Matériel et Méthodes : Nous rapportons le cas d’une femme de 24 ans admise dans notre service pour une lourdeur des membres inférieurs évoluant depuis deux mois. L’examen clinique a révélé une paraplégie. L’évaluation radiologique a mis en évidence une lésion lytique au niveau du corps vertébral de L2, entraînant un recul du mur postérieure et une compression sévère du cône terminal de la moelle épinière. Résultats : Une intervention chirurgicale en deux temps a été réalisée. La première étape consistait en une décompression d’urgence par laminectomie, suivie d’une corporectomie de L2 par lombotomie gauche. L’examen histopathologique a conclu à un lymphome diffus à grandes cellules B. Les investigations sur l’extension tumorale étaient négatives. La patiente a reçu une chimiothérapie adjuvante et était asymptomatique lors du dernier suivi, 8 mois après la chirurgie. Conclusion : Les lymphomes non hodgkiniens représentent une cause rare de compression médullaire, et leurs présentations cliniques et radiologiques ne sont pas spécifiques. Malgré la chimiosensibilité de ces lésions, l’exérèse chirurgicale radicale reste une pierre angulaire du traitement.
Emna ELOUNI, Atef BEN NSIR, Rouaa LATRACH, Affess AMEUR (Sfax, Tunisie), Mohamed GHORBEL, Mehdi DARMOUL
00:00 - 00:00 #44790 - P027 Présentation atypique d’une neurinome cervical.
Présentation atypique d’une neurinome cervical.

Les neurinomes intrarachidiens représentent 15 à 30 % de toutes les tumeurs primitives intrarachidiennes. ls représentent prés d’un tiers des tumeurs intra durales extra- médullaires, se répartissant pour 80% d’entre elles tout au long de la moelle et pour 20% au niveau de la queue de cheval. Les neurinomes sont le plus souvent sporadiques, mais peuvent entrer dans le cadre d’une neurofibromatose de type II . Nous rapportons le cas d’un patient de 32 ans sans antécédents notables, qui décrit l’installation brutale et spontanée d’une lourdeurs des autres membres associée à des troubles de la marche sans notion de troubles génito-sphinctériens.par ailleurs il ne rapporte pas de cervicale ni de névralgies cervico-brachiale. L’examen clinique retrouve une paraparésie, sans trouble de la sensibilité superficielle ni troubles sphinctériens. Il ne présente aucun signe en rapport avec une neurofibromatose. L’exploration par un scanner cervical a objectivé une lésion cervicale antérieure spontanément hyperdense étendue de C2 à C6 faisant suspecté un hématome epidural spontané. Le complément d’exploration par une IRM médullaire retrouve une lésion intra-durale cervicale antérieure prenant fortement le gadolinium. Le patient a été opéré par un abord antérieur.L’histologie est en faveur d’un neurinome de grade I de l’OMS.Les suites opératoires était favorables. Les neurinomes sont des tumeurs bénignes développées à partir des cellules de Schwann. Leur diagnostic est basé à coté de la clinique sur l’imagerie par résonance magnétique. Leur prise en charge ne doit souffrir d’aucun retard et ceci dès la survenue des premiers symptômes. Le traitement est avant tout chirurgical visant en premier lieu la décompression des structures nerveuses. L'évolution postopératoire est généralement favorable.
Myriam NACEUR (Tunis, Tunisie), Nessrine NESSIB, Ala BELHADJ, Soumaya JELASSI, Insaf DKHIL, Sofiéne BOUALI, Khansa ABDERRAHMEN
00:00 - 00:00 #44647 - P028 Enquête sur la stratégie de prise en charge des fractures thoraco-lombaires non neurologiques en France en 2024 : focus sur les fractures de type A3 AOSpine.
Enquête sur la stratégie de prise en charge des fractures thoraco-lombaires non neurologiques en France en 2024 : focus sur les fractures de type A3 AOSpine.

Nous avons présenté dans une première communication les résultats globaux de notre enquête portant sur les pratiques actuelles des chirurgiens du rachis (orthopédistes et neurochirurgiens) en France dans la prise en charge des fractures du rachis thoraco-lombaires les plus courantes. Nous voulons préciser ici l’analyse des réponses portant sur les fractures de type A3, qui sont à la fois fréquentes, hétérogènes dans leurs caractéristiques, et qui font l’objet de vis débats parmi les chirurgiens du rachis. Matériel et méthodes : Nous avons sélectionné 3 dossiers de fractures A3 AOS, qui diffèrent sur 3 critères principaux : la perte de hauteur vertébrale, la cyphose locale et l’importance du recul du mur postérieur. Les 3 dossiers présentaient respectivement : 1/ une fracture « bénigne » avec cyphose locale de 9,5°, perte de hauteur antérieure de 20%, recul du mur postérieur de 1,4mm; 2/ une fracture « intermédiaire » avec cyphose locale de 14,1°, perte de hauteur antérieure 37%, recul du mur postérieur de 4,3mm; 3/ une fracture « complexe » avec cyphose locale de 15°, perte de hauteur antérieure du corps vertébral de 54% et recul du mur postérieur de 7,6mm Résultats : 79 chirurgiens ont répondu (23 orthopédistes et 56 neurochirurgiens). La fracture était correctement classée dans la classification AOSpine par 61 % des chirurgiens pour le cas n°1, 55% pour le cas n°2, 86% pour le cas n°3. Pour le cas n°1, 75% des chirurgiens ont choisi une expansion vertébrale, 15% un traitement orthopédique et 10% une ostéosynthèse percutanée. Pour le cas n°2, 52% ont privilégié une expansion vertébrale, 45% une ostéosynthèse percutanée (seule 20,3%, associée à une expansion vertébrale 22,5%), 2,2% une ostéosynthèse par voie ouverte. Pour le cas n°3, 63,2% ont choisi une ostéosynthèse percutanée (seule 19,1%, associée à une expansion vertébrale 38,2%, associée à un vissage du niveau fracturé 5,8%), 19,1% une ostéosynthèse par voie ouverte, 3% une voie combinée antérieure et postérieure en open, 15% une expansion vertébrale seule, 1,5% un traitement orthopédique par corset. Conclusion : Les fractures complexes de type A3 sont souvent traitées chirurgicalement, avec une préférence marquée pour les techniques mini-invasives. On note que l’âge des chirurgiens influe sur leurs propositions, les plus jeunes privilégiant les techniques percutanées. Les propositions thérapeutiques restent cependant très variables, notamment pour les fractures de « gravité radiologique » intermédiaire (cas 2), et l’analyse des dossiers radiologiques par les chirurgiens est souvent discutable. Nous devons donc travailler collectivement à l’amélioration du niveau de preuve de nos choix thérapeutiques.
Elodie CHAUDRUC (Limoges), Alexandre MEYNARD, Henri SALLE, Benjamin BOUYER, Clément GANTOIS, Patrick FAURE, Marcel GUEYE, François CAIRE, Wassim KHALIL
00:00 - 00:00 #44694 - P029 Un Cas Unique de Mal de Pott Dorsal chez un Enfant de 2 Ans : Paraparésie, Cyphose et Défis Chirurgicaux.
Un Cas Unique de Mal de Pott Dorsal chez un Enfant de 2 Ans : Paraparésie, Cyphose et Défis Chirurgicaux.

La maladie de Pott, demeure une forme redoutable de tuberculose touchant la colonne vertébrale chez les enfants. Elle représente un défi majeur en raison de sa présentation souvent subtile et des complications sévères qu'elle peut engendrer, telles que des déformations vertébrales et des déficits neurologiques. La prise en charge des enfants touchés par cette pathologie nécessite une approche pluridisciplinaire et un suivi rigoureux pour éviter des séquelles permanentes. Nous rapportons le cas d’un enfant de 2 ans et demi a présenté une paraparésie progressive associée à une déformation de la colonne vertébrale sous forme de cyphose. L'imagerie par résonance magnétique (IRM) a révélé une spondylodiscite localisée au niveau D4-D5, avec la présence d'une épidurite antérieur et postérieur associé à des abcès . Une intervention chirurgicale a été réalisée par thoracotomie pour décompression et reconstruction de la colonne antérieure, visant à éradiquer l'infection et à restaurer la stabilité de la colonne. L'examen anatomopathologique a confirmé l'origine tuberculeuse. Un traitement antibacillaire a été instauré pour traiter la tuberculose. Après l'intervention, l'enfant a présenté une bonne évolution avec une récupération progressive, tant sur le plan moteur que fonctionnel. Une deuxième intervention chirurgicale est prévue pour la fixation postérieure de la colonne afin d'assurer une stabilité à long terme et éviter toute récidive ou complication mécanique. Ce cas illustre la prise en charge complexe d'une infection tuberculeuse de la colonne vertébrale chez un jeune enfant, nécessitant une approche chirurgicale combinée et un traitement antibiotique spécifique. L'évolution favorable et la planification de la chirurgie témoignent de la possibilité d'une récupération complète malgré la rareté et la gravité de la maladie de Pott chez les enfants.
Oualid HMAMOUCHE, Oualid HMAMOUCHE (FES, Maroc), Marouane HAMMOUD, Faycal LAKHDAR, Benzagmout MOHAMMED, Khalid CHAKOUR, El Faiz Mohammed CHAOUI
00:00 - 00:00 #44780 - P030 Hernies Discales Dorsales au service de Neurochirurgie de Fattouma Bourguiba, Monastir: Étude de six cas.
Hernies Discales Dorsales au service de Neurochirurgie de Fattouma Bourguiba, Monastir: Étude de six cas.

Introduction : Les hernies discales thoraciques sont des pathologies rares qui présentent des défis uniques en neurochirurgie. Cette étude vise à évaluer la gestion et les résultats cliniques de six patients présentant des hernies discales thoraciques dans notre département de neurochirurgie. Méthodes : Nous avons examiné les dossiers de six patients diagnostiqués avec des hernies discales thoraciques. Tous ont subi une intervention chirurgicale. Un patient a nécessité une reprise chirurgicale pour retrait de matériel d’ostéosynthèse après sa chirurgie initiale. Un autre patient, qui avait également une hernie discale cervicale concomitante, a été opéré uniquement pour sa hernie discale thoracique. Résultats : Ces six patients présentaient chacun des raisons de consultation et des profils cliniques différents. Diverses techniques chirurgicales ont été utilisées, choisies au cas par cas. Les résultats postopératoires ont été globalement satisfaisants, bien que certaines complications aient été observées. Le suivi postopératoire a été modérément concluant en raison de la récente prise en charge de ces cas et des difficultés à maintenir le contact avec les patients. Conclusion : Les hernies discales thoraciques nécessitent une approche chirurgicale soigneusement adaptée, notamment en présence de complications ou de pathologies concomitantes. Les résultats suggèrent que les interventions peuvent être efficaces pour soulager les symptômes thoraciques, mais une gestion rigoureuse est nécessaire pour traiter les complications potentielles et les comorbidités.
Ameur AFFES (Sfax, Tunisie), Mohamed GHORBEL, Emna ELOUNI, Atef BEN NSIR, Mehdi DARMOUL
00:00 - 00:00 #44634 - P031 Gestion de l’hémangiome vertébral agressif présentant un déficit neurologique, revue systématique de la littérature et séries de cas.
Gestion de l’hémangiome vertébral agressif présentant un déficit neurologique, revue systématique de la littérature et séries de cas.

Introduction L’hémangiome vertébral est une pathologie bénigne fréquente (incidence estimée : 10 %). Seuls 1 % des cas deviennent symptomatiques, (douleurs rachidiennes ou des déficits neurologiques). La prise en charge des hémangiomes vertébraux agressifs (AVH) reste controversée. Diverses modalités thérapeutiques, allant de la radiothérapie à des approches chirurgicales complexes ont été proposées. Face à l’absence d’algorithme standardisé, une revue systématique a été réalisée afin de guider les praticiens. Matériels et Méthodes Une recherche systématique a été effectuée, conformément aux directives de PRISMA, dans les bases de données PubMed et Science Direct, ciblant les articles en anglais publiés entre 1991 et 2024. Les mots-clés incluaient : « vertebral » « hemangioma » « aggressive » « neurological » et « compression ». 186 articles ont été retenus. Résultats Modalités de prise en charge : 1) Techniques chirurgicales : La décompression par laminectomie est une technique moins invasive et adaptée aux lésions symptomatiques sans atteinte majeure des structures osseuses. La vertébroplastie (VP) réduit le saignement peropératoire et stabilise la colonne vertébrale, notamment en cas de lyse osseuse importante. La chirurgie de résection (vertébrectomie intralésionnelle, corporectomie et spondilectomie total en bloc), bien que techniquement exigeantes, offrent des résultats similaires, peuvent permettre des marges oncologiques larges (taux de récidive < 5%) mais sont associées à une morbidité plus élevée (pertes sanguines de 2L). 2) Techniques non chirurgicales : Radiothérapie : Principalement recommandée pour les déficits neurologiques progressifs (>3/5 MRC). Elle offre une amélioration symptomatique chez 80 % des patients, bien qu’insuffisante pour les compressions sévères (>40 %). Ablation par injection d’alcool : Technique efficace, mais associée à des complications graves (ostéonécrose, Brown Sequard). Prévention des pertes sanguines : L’embolisation préopératoire, réduit significativement les pertes peropératoires. Conclusion/Discussion Les AVH symptomatiques nécessitent une prise en charge multidisciplinaire en raison de leur présentation hétérogène et des risques liés aux différentes modalités thérapeutiques. AVH avec déficit neurologique rapidement progressif ou < 3/5 nécessitent une libération d’urgence. Option chirurgicale : Laminectomie, instrumentation spinale postérieure (si atteinte des éléments postérieurs) et VP. Objectif : Éliminer rapidement la compression sur les tissus neurologiques. AVH avec déficit neurologique d’apparition lente et > 3/5. Plus de marge pour réflexion. Selon la sévérité de la compression : > 40 % : Chirurgie de résection, instrumentation postérieure et laminectomie. < 40 % : VP, laminectomie avec instrumentation (si instabilité). Traitements complémentaires : Radiothérapie envisagée en cas de résidu tumoral et embolisation pre-opératoire. Une amélioration neurologiques est observée chez une majorité de ces patients (80%).
Ignacio BARRIO (Angers), Jean-Michel LEMEE, Rodrigue JAYR
00:00 - 00:00 #44779 - P032 Tumeurs intramédullaires au service de neurochirurgie de Fattouma Bourguiba: Etude de cas de onze patients.
Tumeurs intramédullaires au service de neurochirurgie de Fattouma Bourguiba: Etude de cas de onze patients.

Contexte : Les tumeurs intra-médullaires sont des néoplasmes rares mais ayant des impacts significatifs sur le système nerveux central. Leur diagnostic et traitement posent des défis cliniques spécifiques en raison de leur localisation et de leurs caractéristiques biologiques. Objectif : Cette étude vise à analyser les caractéristiques cliniques, radiologiques, et pathologiques de 11 cas de tumeurs intra-médullaires afin de mieux comprendre leur présentation et d'optimiser les stratégies de gestion. Méthodologie : L'étude rétrospective inclut 11 patients ayant été diagnostiqués avec des tumeurs intra-médullaires. Les données ont été collectées à partir des dossiers médicaux, y compris les signes cliniques, les résultats d'imagerie (IRM), les analyses histopathologiques, ainsi que les traitements administrés et le suivi post opératoire. Résultats : Parmi les 11 cas, le type histologique le plus représenté était les épendymomes, principalement localisés dans la région cervicale et thoracique de la moelle épinière. Les symptômes cliniques les plus courants incluaient des douleurs dorsales, des déficits moteurs, et des troubles sensitifs. Les IRM ont révélé des lésions intramédullaires avec des caractéristiques spécifiques de chaque type histologique. Tous les patients ont été traités par chirurgie, avec des résultats variables en fonction de la résécabilité tumorale et de la réponse post-opératoire. Les complications post opératoires comprenaient des déficits neurologiques persistants et des récidives tumorales dans certains cas. Conclusion : Les épendymomes constituent la majorité des tumeurs intra-médullaires dans cette série de cas. Le diagnostic des tumeurs intra medullaires, repose sur une combinaison de présentation clinique, d'imagerie IRM et d'analyse histopathologique. Les résultats suggèrent que la résection chirurgicale est le traitement de choix, mais elle doit être abordée avec prudence en raison des risques de complications et de récidive. Une surveillance à long terme est essentielle pour gérer les récidives potentielles et optimiser les résultats fonctionnels des patients.
Ameur AFFES (Sfax, Tunisie), Mohamed GHORBEL, Emna ELOUNI, Atef BEN NSIR, Mehdi DARMOUL
00:00 - 00:00 #44695 - P033 Les traumatismes vertèbro-médullaires chez l’enfant (à propos de 41 cas).
Les traumatismes vertèbro-médullaires chez l’enfant (à propos de 41 cas).

Bien que rares pour cette tranche d’âge, les traumatismes rachidiens de l'enfant constituent une cause majeure de morbidité et de mortalité, et leur prise en charge reste un défi majeur pour les professionnels de santé. Nous présentons, dans ce travail, une étude rétrospective sur les caractéristiques épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques des traumatismes du rachis de l’enfant dans le service de neurochirurgie du CHU Ibn Rochd de Casablanca, sur une période de 7 ans, allant de Janvier 2017 à Décembre 2023, portant sur 41 cas. L’age moyen de nos malades est de 11ans, une légère prédominance féminine avec un sex-ratio à 1,05 est retrouvée. Les étiologies sont dominées par les chutes à 39% suivi des AVP (29%) et des accidents de plongean (17%). La douleur rachidienne de la région traumatisée est le signe révélateur principal, l’atteinte neurologique est présente chez 58.5% de nos patients. Les lésions associées sont représentées essentiellement par les traumatismes de l’appareil locomoteur. L’atteinte du rachis cervical prédomine sur les autres atteintes (39% des cas). Le traitement chirurgical a été réalisé chez 56% des enfants, tandis que les autres ont été traités de manière conservatrice. L’évolution des troubles neurologiques chez l’enfant dépend de la gravité de la lésion initiale. Notre étude met en évidence l'impact significatif des traumatismes rachidiens pédiatriques sur le devenir des patients et souligne la nécessité d'améliorer les stratégies de prévention afin de réduire la morbidité et la mortalité cumulées associées à cette pathologie.
Abdelkouddous LAAIDI (paris), Oufaa JAMAL
00:00 - 00:00 #44785 - P034 Méningiome rachidien purement épidural imitant une tumeur métastatique : à propos d’un cas et revue de la littérature.
Méningiome rachidien purement épidural imitant une tumeur métastatique : à propos d’un cas et revue de la littérature.

Introduction : Les méningiomes rachidiens confinés exclusivement à l’espace extradural sont rares et peuvent facilement être confondus avec des néoplasmes malins, plus fréquemment rencontrés à cet emplacement. Matériel et Méthodes : Nous rapportons le cas d’un homme de 70 ans présentant une lourdeur des deux membres inférieurs depuis deux semaines. L’examen clinique a révélé une paraparésie spastique. L’IRM a montré une lésion épidurale antéro-latérale au niveau de T5 entraînant une compression médullaire sévère, avec des caractéristiques radiologiques évoquant une épidurite métastatique. Résultats : Une laminectomie en urgence suivie d’une résection subtotale de la lésion a été réalisée. L’examen histopathologique a conclu à un méningiome de grade II selon l’OMS. Le patient a eu une récupération postopératoire sans complications et a présenté une amélioration motrice significative. Conclusion : Les méningiomes rachidiens extraduraux peuvent imiter des maladies métastatiques, soulignant l’importance d’une évaluation préopératoire et peropératoire rigoureuse pour éviter une mauvaise interprétation. De telles erreurs peuvent conduire à des stratégies thérapeutiques inappropriées. L’histologie peropératoire est essentielle pour orienter des décisions chirurgicales optimales.
Emna ELOUNI, Atef BEN NSIR, Affess AMEUR (Sfax, Tunisie), Mohamed GHORBEL, Mehdi DARMOUL
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00:00 - 00:00 #44799 - P008 Les tumeurs rhabdoides tératoides atypiques: à propos de 2 cas et revue de Littérature.
Les tumeurs rhabdoides tératoides atypiques: à propos de 2 cas et revue de Littérature.

Emna Mzoughi,Ghassen Gader,Wiem Mansour,Aziz Bedioui,Mohamed Zouaghi,Mouna Rkhai,Mohaed Badri,Kamel Bahri, Ihsen Zammel Les tumeurs rhabdoïdes tératoïdes atypiques (ATRT) sont des tumeurs embryonnaires rares, très agressives et malignes du système nerveux central (SNC). Elles représentent environ 3 % des tumeurs cérébrales pédiatriques. Leur diagnostic peut parfois être erroné, étant confondues avec des tumeurs neuroectodermiques primitives. Il est crucial de distinguer ces deux entités, car le pronostic de l’AT/RT est souvent sombre, les tumeurs récidivant rapidement ou progressant malgré une chirurgie agressive, une chimiothérapie et une radiothérapie. 2. Case report: *Nourrisson âgé de 17 mois, admis pour un syndrome d'hypertension intracrânienne (HTIC) évoluant depuis 2 mois. À l'examen : éveillé mais apathique, strabisme convergent, hémiparésie gauche, hypotonie axiale et périphérique. Une IRM cérébrale a révélé un processus expansif intracrânien (PEIC) frontopariétal droit (FIG 1). *Enfant de 3 ans, admis pour un syndrome d’HTIC et un état de mal convulsif. Une intervention chirurgicale en urgence a permis l’exérèse incomplète d’une tumeur frontale gauche. L'examen anatomo-pathologique a également révélé une AT/RT. L’enfant est décédé une semaine après l’intervention. Discussion : Les tumeurs rhabdoïdes tératoïdes atypiques affectent fréquemment les enfants de moins de 3 ans. Ces patients présentent une évolution rapide de la maladie. Lorsque la tumeur est localisée dans la fosse postérieure, des symptômes liés à l’hydrocéphalie peuvent se manifester, tels qu’une ataxie cérébelleuse et une régression psychomotrice. Le mode de propagation le plus courant de ces tumeurs est la dissémination leptoméningée. L'IRM cérébrale est l'examen d’imagerie de choix pour diagnostiquer ces tumeurs, qui se présentent typiquement sous forme solido-kystique. Des calcifications intra-tumorales, des hémorragies et une hydrocéphalie ont été décrites. Le signe pathognomonique de l’AT/RT est la présence de cellules rondes malignes compactées, comprenant de grandes cellules rhabdoïdes éosinophiles pâles, à noyau ovale. Des délétions du locus INI1 sur le chromosome 22q11.2 ont également été observées. Il n’existe pas de traitement standardisé, et la majorité des patients sont traités par une résection tumorale maximale suivie d’une chimiothérapie adjuvante. 4. CONCLUSION : L’AT/RT représente environ 2 % de toutes les tumeurs du SNC chez l’enfant. En raison de leur rareté, il n’existe actuellement aucun protocole de traitement standardisé. Des essais cliniques supplémentaires sont nécessaires pour déterminer la gestion optimale de ces tumeurs.
Emna MZOUGHI (tunis, Tunisie), Ghassen GADER
00:00 - 00:00 #44571 - P009 Le role du PET scan dans la détection des localisations secondaires d’un médulloblastome A propos d’un cas.
Le role du PET scan dans la détection des localisations secondaires d’un médulloblastome A propos d’un cas.

Introduction: Le médulloblastome est une tumeur maligne neuro- ectodermique classé grade IV selon l'OMS, elle a le pouvoir de se disséminer à travers le liquide céphalo-rachidien et peut même avoir des localisation systémiques . Cas clinique : Il s'agit d'un jeune patient âgé de 16 ans admis au service de neurochirurgie pour une syndrome d'hypertension intracrânienne avec un syndrome cérébelleux cinétique, la TDM et l'IRM cérébrale ont montrés une lésion de siège cérébelleux , prenant le contraste de façon homogène . le malade a éte opéré et il a bénéficié d'une résection totale de la tumeur avec une IRM de contrôle ne montrant aucun reliquat tumoral ,l 'examen histologique est revenue en faveur d'un médulloblastome classique , le malade a bénéficié par la suite d'une chimio-radiothérapie . trois ans après il consulte pour des douleurs au niveau de la cuisse droite un scanner a été demandé revenant en faveur de lésion lytique de le la tete fémorale . Une IRM cérébro-médullaire n'a montré aucune récidive au niveau locale ou a distance , mais une TDM thoraco-abdominale a mis en évidence une localisation osseuse suspecte au niveau de la 5 et 6 cotes , un PET scan a été demandé revenant en faveur de multiples foyers hyper métaboliques disséminés au niveau du squelette , plusieurs adénopathies iliaques et inguinales hyper métaboliques. Une biopsie ganglionnaire a été faite revenant en faveur d’une localisation secondaire d’un médulloblastome . Discussion : Le pronostic du médulloblastome dépend de plusieurs facteurs dont l’âge , la nature histologique et moléculaire , la taille du résidu tumoral et la qualité de la résection , ainsi que l’existence de métastases au moment du diagnostic. Les métastases systémiques surviennent chez 7,1% des patients opérés pour médulloblastome estimés par Rochkin et al sur une étude faite sur 119 cas. Cette essaimage intéresse aussi bien l'os, les ganglions lymphatiques, les poumons , le foie et même le pancréas et dans ce cas les protocoles à haute dose avec autogreffe de moelle osseuse sont instaurés mais le pronostic reste péjoratif. Conclusion: La prise en charge chirurgicale du médulloblastome a pour but de soulager le syndrome d'HIC , décomprimer les structures nerveuses , avoir un diagnostic histologique et moléculaire et améliorer le pronostic fonctionnel et vital mais cette entité tumorale peut avoir un comportement différent d'une personne à une autre au fil des années et envoyer des emboles de cellules malignes soit dans le système nerveux ou bien au niveau systémique.
Sandra FEKNOUS (Annaba, Algérie), Mourad BOUAZIZ
00:00 - 00:00 #44672 - P010 Médulloblastome desmoplasique de type SHH chez un jeune adulte découvert sur une volumineuse lésion métastastique de la queue de cheval : diagnostic pathologique et aspects neurochirurgicaux.
Médulloblastome desmoplasique de type SHH chez un jeune adulte découvert sur une volumineuse lésion métastastique de la queue de cheval : diagnostic pathologique et aspects neurochirurgicaux.

Introduction : Le médulloblastome est une tumeur maligne rare du système nerveux central (SNC) classée comme un cancer de grade 4 selon l’OMS. Bien qu’il soit plus fréquent chez les enfants, il peut également survenir chez les jeunes adultes. Nous rapportons ici le cas d’un patient de 24 ans présentant un médulloblastome desmoplasique de type SHH activé, découvert sur une volumineuse lésion métastatique de la queue de cheval. Cas clinique : Un patient de 24 ans, avec des antécédents de troubles de l’audition et de retard d’acquisition du langage, a présenté des troubles de la marche en septembre 2024, associés à une rétention urinaire aiguë en octobre. L’examen clinique pré opératoire a révélé une parésie du membre inférieur gauche (4/5) et une hypoesthésie du membre inférieur gauche. Une IRM médullaire a mis en évidence une volumineuse lésion tumorale de la queue de cheval s’étendant des étages L3 à S2 pour laquelle le diagnostic radiologique d’épendymome avait été retenu. L’IRM cérébrale réalisée dans le cadre du bilan d’extension a montré 2 lésions nodulaires se réhaussant après injection au niveau de l’hémisphère cérébelleux droit pour lesquelles il n'a pas été retenue d’indication chirurgicale. Une exérèse subtotale a été réalisée sous neuro-monitoring : la tumeur a été détachée des racines de la queue de cheval à l’aide de cotons, le filum a été sectionné et l’exérèse a pu être réalisée quasiment monobloc à l’exception de la portion la plus enfouie dans le cul de sac dural. L’analyse anatomopathologique a finalement conclu à un médulloblastome desmoplasique probable de type SHH activé sans mutations de TP53. En post-opératoire, le patient a présenté une amélioration clinique significative : reprise progressive de la marche avec aide technique, disparition des troubles vésicosphinctériens, et absence de déficit sensitivomoteur. Une dysarthrie modérée a été suspectée, sans ataxie associée. Le protocole PNET HR 5 + a été validé en RCP nationale avec un traitement combinant radio-chimiothérapie intensive. Discussion : Le médulloblastome desmoplasique de type SHH activé est une entité rare chez les jeunes adultes, avec un pronostic réservé en cas de métastases. La prise en charge repose sur une exérèse chirurgicale optimale, suivie d’un traitement adjuvant multimodal. Dans ce cas, la découverte par la métastase très volumineuse de la queue de cheval et l’aspect radiologique étaient inhabituels. Conclusion : Ce cas illustre l’importance d’une approche multidisciplinaire dans la prise en charge des médulloblastomes métastatiques chez les jeunes adultes. Il permet de rappeler la classification et le traitement de ces tumeurs rares (exérèse chirurgicale optimale, combinée à une radio-chimiothérapie adaptée) tout en soulignant un mode de présentation clinique rare mais surprenante et ainsi de rappeler des astuces chirurgicales sur la résection d’une telle lésion.
Arthur LECLERC (Caen), Joséphine MALCZUK, Maxime FAISANT, Joshua MARCHAL, Louis ANZALONE, Evelyne EMERY
00:00 - 00:00 #44810 - P011 De Lésion de Neuro-Sjögren à Glioblastome : À Propos d’un Cas Rare.
De Lésion de Neuro-Sjögren à Glioblastome : À Propos d’un Cas Rare.

Introduction : Le syndrome de neuro-Sjögren est une manifestation neurologique rare du syndrome de Sjögren, généralement caractérisée par des lésions inflammatoires au niveau du système nerveux central. La transformation maligne de ces lésions est extrêmement rare et n’a jamais été rapportée auparavant. Présentation du cas : Nous rapportons le cas d’une femme de 62 ans, suivie pour un syndrome de neuro-Sjögren, admise pour une aggravation de la lourdeur de l’hémicorps gauche associée à un syndrome d’hypertension intracrânienne évoluant depuis trois mois. L’imagerie a révélé une progression rapide de ses lésions neurologiques préexistantes. Une biopsie à ciel ouvert d’une des lésions a été réalisée, et l’examen anatomopathologique a conclu à un glioblastome. Conclusion : Ce cas met en lumière une transformation rare et inédite des lésions inflammatoires associées au syndrome de neuro-Sjögren en tumeur de haut grade. Il souligne l’importance de rester vigilant face à une évolution atypique de la maladie afin d’assurer un diagnostic et une prise en charge précoces. Des études supplémentaires sont nécessaires pour comprendre les mécanismes sous-jacents de cette transformation.
Emna ELOUNI, Atef BEN NSIR, Rouaa LATRACH, Affess AMEUR (Sfax, Tunisie), Mohamed GHORBEL, Kais MAAMRI, Mehdi DARMOUL
00:00 - 00:00 #44738 - P012 Métastases névraxiques et extra-névraxiques d’un glioblastome : à propos d’un cas.
Métastases névraxiques et extra-névraxiques d’un glioblastome : à propos d’un cas.

Nous rapportons le cas d’un patient âgé de 35 ans ayant présenté des métastases névraxiques et extra-névraxiques de son glioblastome. Glioblastome découvert en mars 2022 dans un contexte de troubles visuels. L’IRM cérébrale est en faveur d’une lésion gliale de haut grade du carrefour droit, mesurant 62x41x50 mm de grands axes. Une chirurgie d’exérèse est réalisée. L’anatomopathologie est en faveur d’un gliomblastome IDH non muté (grade 4 de l’OMS 2021), ATRX+, P53-. Une prise en charge oncologique par protocole STUPP est validée. Les imageries de contrôle réalisées à 3 et 6 mois sont en faveur d’une progression de la maladie. L’étude du statut MGMT montre une absence de méthylation du promoteur du gène. Le protocole STUPP est stoppé, décision de traiter par Belustine/Avastin en 2ème ligne. Après une première imagerie de contrôle semblant favorable, il est à nouveau constaté, en mai 2024, une évolutivité locale. Devant le jeune âge du patient et la reprise évolutive rapide, le dossier est discuté en RCP de pathologie moléculaire régionale. L’analyse du profil de méthylation confirme le diagnostic de glioblastome IDH non muté. Une seconde chirurgie d’exérèse est proposée. L’étude anatomopathologique des prélèvements réalisés est superposable à celle de mars 2022. En post opératoire, il est décrit, à l’imagerie cérébrale de contrôle, une lésion nodulaire à hauteur de C0C1 d’allure méningée. Le bilan est complété par une IRM médullaire qui montre une prise de contraste nodulaire au sein des racines de la queue de cheval. La ponction lombaire objective des cellules anormales suspecte de malignité. La caractérisation métabolique (TEP) au 18F-FDG objective de multiples localisations pulmonaires hyper-métaboliques, en plus de la lésion hyper-métabolique connue C0C1 et de l’hypermétabolisme punctifome au sein des racines de la queue de cheval. Une biopsie thoracique sous guidage scanographique est finalement réalisée, confirmant le diagnostic de métastases pulmonaires d’un glioblastome IDH non muté, grade 4 de l’OMS. Le patient va malheureusement rapidement se dégrader sur le plan neurologique. Devant le pronostic sombre, il est décidé de ne pas entreprendre d’autre traitement à visée oncologique et d’instaurer des soins de confort jusqu’au décès du patient en octobre 2023.
Imene DJIDJELI (Orléans), Ciprian COSTACHE, Ioana DARIE, Aicha TOUMI, Bertrand MUCKENSTURM
00:00 - 00:00 #44811 - P013 Glioblastome de la fosse cérébrale postérieure : à propos d’un cas et revue de la littérature.
Glioblastome de la fosse cérébrale postérieure : à propos d’un cas et revue de la littérature.

Ce sont les tumeurs astrocytaires les plus malignes, primitifs ou proviennent de la transformation maligne d’un astrocytome préexistant et se caractérisent aussi par un grand polymorphisme des cellules tumorales. Ils surviennent à tous les âges mais avec un pic de fréquence entre 50 et 60 ans et sont généralement en supratentoriel ; cependant, en infratentoriel est une entité rare. Nous rapportons le cas d’un homme de 73 ans, sans antécédents particuliers qui présentait depuis 04 mois des vertiges puis des troubles de l’équilibre et de la marche, l’imagerie cérébrale (TDM et IRM cérébrale) montait la présence d’une lésion cérébelleuse gauche donnant l’aspect en première intention une localisation secondaire, le bilan d’extension été négatif. Le patient a été opéré par un abord sous occipital médian et une exérèse macroscopiquement complète de la lésion a été réalisée. Les suites opératoires été favorables et l’examen anatomopathologiquea conclu à un glioblastome de grade IV. Le glioblastome primaire dans la fosse postérieure est de siège inhabituel. Bien que rares, ils devraient être pris en compte dans le diagnostic différentiel des tumeurs du cervelet, le traitement est chirurgical, afin d’avoir une preuve histologique, car aucune caractéristique clinicoradiologique n’est spécifique.
Nessrine NESSIB, Myriam NACEUR (Tunis, Tunisie), Sofiéne BOUALI, Ala BELHADJ, Khansa ABDERRAHMEN, Khalil GHEDIRA, Abdelhafidh SLIMANE, Soumaya JELASSI, Asma BOUHOULA, Jallel KALLEL
00:00 - 00:00 #44671 - P014 Tumeur fibreuse solitaire localisée dans le 4e ventricule : une localisation anatomique remarquable et un défi chirurgical.
Tumeur fibreuse solitaire localisée dans le 4e ventricule : une localisation anatomique remarquable et un défi chirurgical.

Introduction : Les tumeurs fibreuses solitaires (TFS) sont des lésions rares pouvant se développer dans diverses localisations, notamment les orbites, les sinus paranasaux, la plèvre, et plus rarement dans le système nerveux central (SNC). Lorsqu’elles touchent le SNC, elles se présentent généralement sous forme de masses méningées, bien que des localisations intra-parenchymateuses ou intraventriculaires aient été rapportées. Nous décrivons ici un cas exceptionnel de TFS localisée dans le 4e ventricule, une localisation atypique, avec des caractéristiques histologiques et radiologiques inhabituelles. Cas clinique : Une patiente de 32 ans présentait une diplopie progressive associée à une paralysie du VI droit et des céphalées postérieures. L’examen clinique révélait un syndrome cérébelleux statique sans signe d’hypertension intracrânienne. L’IRM cérébrale montrait une volumineuse tumeur intraventriculaire hypervascularisée, en hyposignal T2/FLAIR et T1, avec une prise de contraste intense et homogène. L’artériographie identifiait une vascularisation tardive par des branches de l’artère PICA gauche. Une exérèse chirurgicale par voie télo-velaire a permis une résection complète en monobloc, après contrôle des branches nourricières de la tumeur. En post-opératoire, la patiente a présenté une aggravation transitoire des troubles oculomoteurs et du syndrome cérébelleux, avec une récupération complète à trois mois grâce à une prise en charge en rééducation. L’analyse anatomopathologique a confirmé une TFS de grade 1 selon la classification OMS 2021. L’IRM de contrôle à trois mois montrait une exérèse complète sans complications ischémiques. Discussion : Les TFS intracrâniennes sont des lésions rares, encore plus inhabituelles dans les ventricules, et exceptionnellement dans le 4e ventricule. Dans ce cas, le diagnostic préopératoire évoquait un méningiome intraventriculaire. L’artériographie s’est avérée essentielle pour identifier les artères nourricières et optimiser le contrôle peropératoire du saignement. Conclusion : L’artériographie est un outil précieux dans la prise en charge des tumeurs hypervascularisées comme les TFS, en guidant le geste chirurgical. Ce cas illustre également que les ventricules, bien que rarement, peuvent être le siège de TFS.
Joshua MARCHAL (Caen), Joséphine MALCZUK, Louis ANZALONE, Evelyne EMERY, Arthur LECLERC
00:00 - 00:00 #44804 - P015 Schwannome du ventricule latéral : A propos d’un cas et revue de la littérature.
Schwannome du ventricule latéral : A propos d’un cas et revue de la littérature.

Introduction : Les schwannomes intraventriculaires sont des tumeurs bénignes extrêmement rares provenant des cellules de Schwann, qui sont physiologiquement absentes dans le système ventriculaire. Leur origine exacte reste incertaine, mais plusieurs hypothèses ont été proposées, notamment la présence ectopique de ces cellules dérivées de la crête neurale après un échec de leur migration au cours de l'embryogenèse. Observation : Nous rapportons le cas d’un patient âgé de 37 ans sans antécédents pathologiques notables qui s’est présenté aux urgences pour des céphalées positionnelles associées à une baisse de l’acuité visuelle contrastant avec un examen clinique et ophtalmologique sans particularités. L'IRM cérébrale a objectivé un processus au niveau de l’atrium du ventricule latéral droit faisant 4cm de grand axe à rehaussement hétérogène, à double composante périphérique charnue et centrale kystique, associé à un œdème vasogénique étendu à la substance blanche périventriculaire et une hydrocéphalie débutante. Du fait du volume important et de l’étendue de l’œdème péritumoral, une exérèse microchirurgicale a été proposée au patient à travers une voie trans-corticale. L’exérèse a pu être complète, sans complication particulière. Le diagnostic de schwannome a été confirmé. Le patient est asymptomatique à un an y compris sur le plan de son champs visuel, avec une IRM confirmant l’absence de reliquat tumoral et d’hydrocéphalie. Discussion : Une revue exhaustive de la littérature a permis d'identifier moins de 50 cas de schwannomes intraventriculaires, avec une prédominance masculine (environ 64 %). L'âge des patients allait de 7 à 78 ans, avec une moyenne de 34,7 ans. Le ventricule latéral droit était la localisation la plus fréquente de la tumeur (49 %), suivi du quatrième ventricule (33 %), du ventricule latéral gauche (11 %) et du troisième ventricule (7 %). Les présentations cliniques étaient très variées dominées par le syndrome d’hypertension intracrânienne. L’exérèse chirurgicale demeure le gold standard dans la prise en charge des schwannomes intraventriculaires. Les complications postopératoires sont relativement rares, mais un suivi à long terme est recommandé en raison du risque de récidive. Conclusion : Bien qu’ils soient rares, les schwannomes intraventriculaires doivent être évoqués devant toute tumeur intraventriculaire. La résection chirurgicale reste le principal traitement, offrant un excellent pronostic à la plupart des patients. De surcroit, une surveillance radiologique semble nécessaire vu le risque de récidive.
Slim GALLAOUI (Dijon), François BORSOTTI, Walid FARAH, Luc KERHERVE, Tuan LE VAN, Florent BONNEVILLE, Sayda Alia HOUIDI, Edouard MORLAIX, Jean-François BELLUS, Clement MILLOT-PICOLLI, Imen BERNAOUI, Camille GUIBERT, Jacques BEAURAIN, Moncef BERHOUMA
00:00 - 00:00 #44664 - P016 Évaluation de l'efficacité et de l’impact thérapeutique des sénolytiques dans un modèle de tumoroïdes dérivés de glioblastome de patients.
Évaluation de l'efficacité et de l’impact thérapeutique des sénolytiques dans un modèle de tumoroïdes dérivés de glioblastome de patients.

Le glioblastome IDH-wildtype, grade 4 (GBM), est la tumeur cérébrale primitive maligne la plus fréquente chez l’adulte. La prise en charge standard repose sur une résection chirurgicale maximale suivie de radiothérapie et de chimiothérapie par témozolomide (TMZ). Malgré ces traitements intensifs, la survie globale médiane reste limitée à 15 mois, soulignant l’urgence de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques. Le ciblage de la sénescence cellulaire émerge comme une approche thérapeutique prometteuse. Les précédents travaux de notre équipe de recherche, réalisés sur des gliomes de patients et sur un modèle murin de GBM mésenchymateux, ont démontré l’action pro-tumorale des cellules sénescentes malignes dans le GBM. En plus de la sénescence induite par la tumeur, l’élimination des cellules sénescentes pourrait offrir un réel levier thérapeutique, notamment en exploitant la sénescence induite par l’irradiation et le TMZ. Nous émettons ainsi l’hypothèse que l’utilisation d’un modèle préservant les caractéristiques clés du GBM parental, y compris l’architecture, les altérations moléculaires, la diversité des états cellulaires malins et la présence de cellules non malignes, pourrait contribuer à valider les médicaments sénothérapeutiques et à stratifier les patients atteints de GBM pour lesquels une sénothérapie pourrait ralentir la progression ou la récidive tumorale. Ce projet de recherche translationnelle vise ainsi à évaluer l’efficacité de la sénothérapie dans des tumoroïdes dérivés de GBM de patients. Nous mettons actuellement en place la culture de tumoroïdes, les traitements par irradiation, par TMZ et par sénolytiques, ainsi que les méthodes d’analyse biologique, histologique et moléculaire afin d'étudier la prolifération, la croissance tumorale et l’hétérogénéité intratumorale. Nous testerons par la suite l’efficacité de plusieurs sénothérapies, seules ou en combinaison avec le traitement conventionnel, et évaluerons leur impact sur l’invasion tumorale grâce à un modèle d’assembloïdes associant tumoroïdes et organoïdes cérébraux. Ce projet pourrait ainsi contribuer à retarder la progression ou prévenir les récidives du GBM, ouvrant la voie à des thérapies combinées innovantes.
Oumaima ABOUBAKR (Paris), Karima MOKHTARI, Franck BIELLE, Mehdi TOUAT, Isabelle LE ROUX, Bertrand MATHON
00:00 - 00:00 #44800 - P017 Tumeur de Masson de localisation périorbitaire : à propos d’un cas.
Tumeur de Masson de localisation périorbitaire : à propos d’un cas.

Contexte : La tumeur de Masson, également appelée hyperplasie papillaire endothéliale intravasculaire, est une lésion vasculaire bénigne rare. Sa localisation péri-orbitaire est extrêmement inhabituelle. Le diagnostic peut être difficile, mais l'imagerie par résonance magnétique reste l'examen de choix. La prise en charge et le pronostic dépendent de l'évolution de la tumeur et de son exérèse chirurgicale. Observation clinique : Nous rapportons le cas d'une tumeur de Masson localisée dans l'angle interne supérieur de l'orbite gauche chez une femme de 58 ans, révélée par une exophtalmie progressive. La tomodensitométrie orbitale et l'imagerie par résonance magnétique ont montré une masse vasculaire au niveau du canthus interne gauche, suggérant une malformation artérioveineuse. La patiente a bénéficié d'une exérèse complète de la lésion avec une évolution postopératoire favorable. L'examen histologique a révélé une hyperplasie papillaire endothéliale intravasculaire sans caractères atypiques. Conclusion : La localisation orbitaire de la tumeur de Masson est rare. Il s'agit d'une tumeur bénigne qui peut mimer des tumeurs bénignes ou malignes, voire une malformation vasculaire. Le diagnostic est confirmé par l'examen histologique, et le traitement de choix est l'exérèse chirurgicale complète.
Omar KSIKS (Marrakech, Maroc), Hajar HAMADI, Yassine AIT M'BAREK, Lamia BENANTAR, Khalid ANIBA
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00:00 - 00:00 #44637 - P018 Syndrome d’hémi hypertrophie associée une syringomyélie foraminale et une scoliose chez un enfant : à propos d’un cas.
Syndrome d’hémi hypertrophie associée une syringomyélie foraminale et une scoliose chez un enfant : à propos d’un cas.

Introduction : La syringomyélie a incité plusieurs théories et hypothèses pour expliquer sa physio pathogénie. L’association à d’autres syndromes malformatifs est possible. La survenue d’un syndrome d’hémi-hypertrophie est une association rare mais possible décrite dans la littérature en rapport avec des maladies génétiques. La prise en charge de la malformation de Chiari 1 permet d’améliorer le pronostic fonctionnel de ces patients Le Cas clinique : Nous rapportons le cas d’une fille de 12 ans qui présente dès l’âge de 04 ans des difficultés à la marche mise sous le compte d’une scoliose puis vue l’aggravation neurologique et l’apparition d’une hémi-hypertrophie d’un hémicorps a nécessité une exploration par une IRM qui a révélé une malformation de Chiari 1 associée à une syringomyélie et une scoliose. Il apparait que ces différentes affections sont liées par des mécanismes physiopathologiques complexes et leur association mérite d’être recherche. L’objet de cette observation est de rappeler l’importance de l’examen clinique, notamment neurologique, et la nécessité de l’exploration de toute scoliose par des IRM à la recherche d’autres malformations associées ou à l’origine de cette scoliose. Résultats : La patiente a été opérée par une décompression osseuse du trou occipital et l’hémi arc postérieur de C1, une ouverture de la dure mère, coagulation des amygdales qui descendent vers C2 et l’élargissement de la grande citerne par une plastie durale. Les suites opératoires étaient favorables. Discussion : Le syndrome d’hémi-hypertrophie est un syndrome rare survenant dans un contexte d’anomalie génétique, cependant sa présence doit inciter la recherche d’autre malformations associées surtout une malformation de Chiari 1 et la syringomyélie Baker et Dove, en 1983 ont rapporté´ le cas d’une fillette dont la scoliose rapidement évolutive avait été constatée vers l’âge de 5 ans. Malgré un examen neurologique normal, l’imagerie de la moelle cervicale (myélographie) avait été réalisée et montrait une syringomyélie avec une malformation de Chiari 1. Lors de la découverte d’une scoliose, la recherche de signes neurologiques est donc prioritaire et conduit en leur présence à la demande d’une IRM, qui constitue l’examen de référence. Son association à une hémi-hypertrophie est un argument supplémentaire pour en décider. Le traitement neurochirurgical consiste à une décompression de la charnière cervico-occipitale ce qui permet souvent d’améliorer ou de stabiliser les symptômes. Conclusion : Une syringomyélie et une malformation de Chiari 1 peuvent être associées et doivent être recherchées devant une scoliose accompagnée de signes neurologiques. Une hémi-hypertrophie isolée peut constituer le mode de révélation d’une anomalie de la charnière occipito- cervicale potentiellement associée à une syringomyélie.
Abdelaziz BENNADJI, Feirouz ZEMRA, Kheira DIFFALLAH (Batna, Algérie), Badreddine AOUISSI, Inas MERAD, Hassan LAKHAL
00:00 - 00:00 #44635 - P019 Cavernome de l’enfant à propos d’un cas.
Cavernome de l’enfant à propos d’un cas.

INTRODUCTION Un cavernome cérébral, aussi appelé angiome caverneux, est une malformation des vaisseaux sanguins (qui sont anormalement dilatés ₌ cavernes) située au niveau du cerveau. Il peut survenir chez l’homme et la femme à tout âge, bien qu’il semble le plus souvent se manifester entre 20 ans et 40 ans. Les cavernomes cérébraux concernent environ 0,5% de la population générale. Ils représentent entre 5% et 10% des malformations vasculaires cérébrales. Dans 25 % des cas seulement, ils sont découverts dans l’enfance et l’âge moyen au moment du diagnostic varie de 9,1 à` 10,2 ans selon les séries. Le cas clinique Un enfant de cinq ans, suivi par un neurologue depuis un an pour des crises d’épilepsie partielles mises sous Valproate de sodium secondaires à un cavernome pariétal droit confirmé à l’IRM. Aucun avis de neurochirurgie n’a été demandé. Devant l’exacerbation des crises avec l’installation des céphalées intenses, une IRM a été demandée montrant l’augmentation du volume du cavernome avec des stigmates d’un saignement. Le patient a été adressé vers notre service et son admission. Le patient a été mis sous carbamazépine en sirops pour préparer la chirurgie. Le patient a été opéré avec une exérèse totale. Résultats et discussion : Les suites opératoires étaient favorables, avec une anatomopathologie qui a confirmé le diagnostic. L’IRM de contrôle cérébro-médullaire était parfaite et la recherche d’autres localisations était négative. Les cavernomes peuvent être asymptomatiques ou se manifester par des crises convulsives dans 40 à 50 % des cas, des signes neurologiques focaux dans 20 % des cas, des hémorragies ou des céphalées. L’hémorragie des cavernomes est le plus souvent silencieuse, mais elle peut être rarement massive et grave dans 0,25 a` 6 % des cas. L’IRM représente l’examen de choix pour le diagnostic et typiquement un cavernome comporte une zone centrale hétérogène d’hypersignal T1 et T2, due à la présence de méthémoglobine, et d’hyposignal du au mélange calcium hémosidérine ; ainsi qu’une zone périphérique d’hyposignal T2 du à l’hémosidérine. L’approche chirurgicale est indiquée pour les cavernomes symptomatiques accessibles à la chirurgie .En cas d’épilepsie bien équilibrée, le traitement chirurgical peut être évite´ CONCLUSION La prise en charge d’un cavernome cérébral est adaptée à chaque cas particulier, en fonction des manifestations éventuelles. Dans la plupart des cas, lorsqu’il n’y a aucun symptôme, aucun traitement n’est nécessaire. La chirurgie est envisagée en cas des cavernomes symptomatiques et superficiels En cas de cavernome inopérable ou très petit, la radiochirurgie peut être une bonne alternative
Abdelaziz BENNADJI, Feirouz ZEMRA, Kheira DIFFALLAH (Batna, Algérie), Imane BOUHLAS, Inas MERAD
00:00 - 00:00 #44633 - P020 Le ganglioneurome spinal : une tumeur rare et difficile à traiter dans la population pédiatrique.
Le ganglioneurome spinal : une tumeur rare et difficile à traiter dans la population pédiatrique.

Contexte : Le « ganglioneurome spinal » est une entité rare de tumeurs neuroblastiques, fréquente chez les enfants, qui a été peu rapportée dans la littérature pédiatrique et adulte. Ces tumeurs proviennent principalement des ganglions sympathiques situés dans la région paravertébrale, près des foramens intervertébraux de la colonne vertébrale. De ce fait, leur extension dans le canal rachidien est possible, mais assez rare, en forme d'haltère ou de sablier, produisant des symptômes radiculaires ou médullaires. Nous présentons une revue exhaustive des cas pédiatriques retrouvés dans la littérature, tout en rapportant un cas difficile que nous avons récemment eu à traiter au CHRU de Brabois à Nancy, en France. Matériel et méthodes : Nous avons recherché dans la base de données « PubMed » les articles et résumés relatifs aux « ganglioneuromes spinaux », depuis sa création, et jusqu'au 1er juin 2024. Nous avons combiné tous les cas de patients âgés de moins de 18 ans et les avons répartis entre les différentes zones de la colonne vertébrale. Nous avons exclu ceux qui provenaient de l'extérieur de la colonne vertébrale. Nous avons concentré notre attention sur la région thoraco-lombaire, qui a fait l'objet de notre cas rapporté, étant donné que sa gestion chirurgicale est différente de celle des autres régions de la colonne vertébrale. Résultats : Au 1er juin 2024, 21 patients âgés de 3 à 17 ans ont été identifiés avec des « ganglioneuromes spinaux », avec une prédominance féminine (81%). La région thoracique de la colonne vertébrale semble être la zone de prédilection de ces tumeurs (42,85%), bien que certaines aient été retrouvées dans les régions cervicale (9,5%), cervico-thoracique (4,76%), thoraco-lombaire (19,04%), lombaire (19,04%), et sacrée (4,76%). Discussion : Notre cas rapportait des douleurs abdominales de longue durée et une paraparésie progressive récente comme symptômes principaux, avec des manifestations radiologiques d'atrophie rénale et d'hydronéphrose, dues à la compression et au déplacement complet du rein, ainsi qu'une scoliose. A notre connaissance, cette combinaison de symptômes n'a jamais été observée jusque-là avec des ganglioneuromes spinaux dans la population pédiatrique, étant donné la taille gigantesque de la tumeur, et son extension significative à la fois au canal rachidien et à l'espace rétropéritonéal, ce qui est assez rare. Conclusion : Les ganglioneuromes spinaux sont des lésions bénignes très rares, qui doivent être incluses dans le diagnostic différentiel des tumeurs « en haltère » ou « en sablier » qui peuvent provoquer dans la population pédiatrique, à côté des symptômes neurologiques dans les membres inférieurs et des rachialgies, des symptômes thoraciques, abdominaux et même urinaires.
Fred BTEICH, Olivier LARMURE, Irène STELLA, Anthony JOUD (nancy), Olivier KLEIN
00:00 - 00:00 #44679 - P021 Quadrigeminal cistern lipoma: A case report.
Quadrigeminal cistern lipoma: A case report.

Title :Quadrigeminal cistern lipoma : A case report AUTHORS : C. AMRY ¹, A. JEHRI ¹, M. Mahmoud ¹ , K. IBAHIOIN ¹,² , A. LAKHDAR ¹,² 1-Department of Neurosurgery, IBN ROCHD University Center, CASABLANCA 2-Laboratory for Research into Nervous System, Neurosensory and Disability Diseases Faculty of Medicine and Pharmacy, Hassan II University, Casablanca. Summary Intracranial lipomas (IL) are rare congenital malformations, accounting for 0.1%–0.5% of intracranial tumors. They result from abnormal development of the primitive meninges and are typically located along the midline. These lesions are often asymptomatic and discovered incidentally during imaging, such as CT or MRI, conducted for other reasons (e.g., head trauma or headaches). Surgical intervention is rarely required. A case is presented of an 11-year-old boy who underwent an MRI after head trauma. The MRI revealed a 1.3 cm right paramedian lipoma in the quadrigeminal plate cistern extending into the aqueduct of Sylvius. Despite compressing surrounding structures, it did not cause hydrocephalus, and conservative management was chosen. Intracranial lipomas are classified as benign and typically self-limiting. They are most often found in the pericallosal cistern but may also occur in other regions, such as the quadrigeminal plate or suprasellar cistern. Symptoms, when present, can include headaches, seizures, or visual disturbances and may require management. However, surgery is generally avoided due to associated risks, particularly in asymptomatic cases.
Chaimaa AMRY (Casablanca, Maroc), Mohamed MAHMOUD
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00:00 - 00:00 #44807 - P038 Neurofibrome plexiforme cutané en dehors d'une neurofibromatose : a propos d'un cas rare.
Neurofibrome plexiforme cutané en dehors d'une neurofibromatose : a propos d'un cas rare.

Les neurofibromes plexiformes cutanés sont des tumeurs bénignes qui peuvent devenir agressives et sont typiquement associées à la neurofibromatose de type 1 (NF1). Ils affectent presque tous les individus atteints de NF1, une maladie génétique commune caractérisée par la présence de multiples neurofibromes et souvent diagnostiquée dans l'enfance. En dehors de ce contexte, les neurofibromes plexiformes sont plus rares et peuvent être le signe d'un cas isolé ou d'un syndrome différent, moins fréquent. Ce cas met en évidence un cas rare de neurofibrome plexiforme occipital survenant en l'absence de tout signe de neurofibromatose. Nous rapportons le cas d’un homme de 21 ans a présenté une tuméfaction occipitale qui s'était progressivement élargie sur plusieurs années jusqu'à atteindre une taille géante, donnant l'apparence d'une « double tête ». Il n'y avait pas de signes ou d'antécédents familiaux d'une affection similaire suggérant une neurofibromatose de type 1. Un exérèse totale de la tumeur a été réalisée. L'examen histopathologique a révélé un neurofibrome cutané plexiforme sans transformation maligne, et un suivi de 5 ans n'a montré aucune récidive de la tumeur. Le neurofibrome plexiforme occipital est une entité rare qui peut être soit sporadique soit associé à un contexte de NF1.Cette lésion bénigne mais localement agressive a généralement un bon pronostic, qui dépend largement de la qualité de l'excision chirurgicale. Le défi diagnostique reste important, surtout en l'absence de NF1.
Myriam NACEUR (Tunis, Tunisie), Nessrine NESSIB, Khansa ABDERRAHMEN, Sofiéne BOUALI, Ala BELHADJ, Abdelhafidh SLIMANE, Khalil GHEDIRA, Asma BOUHOULA, Jallel KALLEL
00:00 - 00:00 #44788 - P039 Les tumeurs malignes intracérébrales des gaines nerveuses périphériques révélées par une hémorragie intracérébrale : à propos d'un cas.
Les tumeurs malignes intracérébrales des gaines nerveuses périphériques révélées par une hémorragie intracérébrale : à propos d'un cas.

Le sarcome primitif du système nerveux central (SNC) est une tumeur peu fréquente qui touche indifféremment les hommes et les femmes et qui peut se développer à tout âge. Environ 0,001% de la population générale est atteinte de tumeurs malignes des gaines nerveuses périphériques (MPNST), qui représentent 5% des sarcomes des tissus mous. Le sous-type intracrânien des MPNST est encore moins fréquent. Un jeune homme sans antécédents médicaux notables se présente avec des céphalées brutales et trouble de conscience. L'imagerie a révélé un volumineux hématome pariétal droit. L'évacuation chirurgicale a permis de découvrir un hématome sous-dural et une tumeur grisâtre, qui a ensuite été identifiée comme une tumeur maligne de haut grade. Malgré les complications survenues , le patient s'est progressivement améliorée après la chirurgie . Le sarcome primitif du système nerveux central (SNC), provenant de composants non neuronaux, est une tumeur rare de mauvais pronostic, en particulier lorsqu'elle se métastase. Les tumeurs malignes des gaines nerveuses périphériques (MPNST), qui sont des sarcomes rares des tissus mous, sont encore moins fréquentes dans la région intracrânienne. Une prise en charge efficace nécessite un diagnostic précoce et précis, souvent grâce à une combinaison d'évaluations cliniques, radiologiques et histopathologiques.
Oumaima BOUHOU (Casablanca, Maroc), Chaimaa AMRY, Amine ELKHAMOUYE, Abdelhakim LAKHDAR
00:00 - 00:00 #44699 - P040 Lhydatidose spinale : cas clinique et revue de littérature.
Lhydatidose spinale : cas clinique et revue de littérature.

L'hydatidose spinale est une affection parasitaire due à la contamination de l'homme par la forme larvaire de ténia échinococcus granulosus, la forme vértébro-médullaire est une localisation très rare qui représente 0,18 à 1,21% de l'ensemble des localisations hydatiques. À travers cette observation, on discutent les aspects diagnostic et thérapeutique de cette rare localisation . il s'agit d'une patiente âge de 45 ans, ayant comme antécédents des kystes hydatiques pulmonaires et hépatiques, qui se présenté pour des lombosciatalgie bilatérale progressive avec une incontinence urinaire, ce qui a suscité des soupçons de localisation spinale. L’imagerie par IRM a été cruciale pour poser le diagnostic, permettant de découvrir un kyste hydatique au niveau de la vertèbre D1. Le traitement a inclus une chirurgie d'urgence (laminectomie D1-D2 et excision des kystes), suivie d'un traitement postopératoire à base d'albendazole. Le résultat est favorable avec une amélioration clinique significative souligne l'importance d'une détection précoce et d'une intervention rapide dans la gestion de hydatidose spinale. Une approche multidisciplinaire impliquant les radiologues, les neurochirurgiens et les infectiologue est essentielle pour la gestion de ces cas rares, notamment dans les zones endémiques. Ce cas met en évidence comment une chirurgie rapide et un traitement antiparasitaire approprié peuvent aboutir à un résultat clinique positif, même dans les cas complexes de maladie hydatidose spinale.
El Mehdi HAMIDI (Marrakech, Maroc), Kenza JAMAI, Yassine AIT M'BAREK, Lamia BENANTAR, Khalid ANIBA
00:00 - 00:00 #44767 - P041 kystes hydatiques occipitaux bilatéraux chez un adulte : Rapport de cas et revue de la littérature.
kystes hydatiques occipitaux bilatéraux chez un adulte : Rapport de cas et revue de la littérature.

Introduction : L'hydatidose, ou échinococcose, est une infection parasitaire causée par la forme larvaire des ténias du genre Echinococcus, principalement Echinococcus granulosus et Echinococcus multilocularis. Les kystes hydatiques cérébraux sont particulièrement rares, représentant seulement 0,5 à 3 % de tous les cas rapportés de maladie hydatique. Souvent considérée comme une maladie de l'enfance, environ 50 à 75 % des cas impliquant le système nerveux central surviennent chez des patients pédiatriques. Ces kystes sont généralement solitaires et peuvent être uniloculaires ou multiloculaires ; cependant, des kystes multiples ont été observés, généralement à la suite d'une rupture chirurgicale ou traumatique d'un seul kyste. Présentation du cas : Nous rapportons le cas d'un homme de 36 ans, avec des signes HTIC et d’une cécité corticale. L'IRM cérébrale a montré des kystes occipitaux bilatéraux. Un scanner thoraco-abdominal n’a pas mis en évidence d'autres localisations d'hydatidose. Le patient a été opéré: l'extraction des kystes a été réalisée avec succès grâce à des techniques de dissection hydraulique lors de deux craniotomies occipitales distinctes, sans rupture. L'examen anatomopathologique a confirmé la présence de kystes hydatiques, et l'acuité visuelle du patient a été rétablie. Conclusions : L'exérèse chirurgicale, utilisant des techniques de dissection hydraulique est primordiale, a permis de restaurer l'acuité visuelle du patient,. Une sensibilisation accrue est primordiale pour rompre le cercle de l’infection, des recherches supplémentaires sont essentielles aussi pour développer des traitements médicaux.
Wièm MANSOUR, Ghassen GADER (Zaghouene, Tunisie), Skander GUEDICHE, Houssem HEDHILI, Aziz BEDIOUI, Mohamed ZOUAGHI, Mouna RKHAMI, Mohamed BADRI, Kamel BAHRI, Ihsèn ZAMMEL
00:00 - 00:00 #44693 - P042 L’hématome sous dural rachidien spontané - quelle stratégie de prise en charge devant une pathologie rare?
L’hématome sous dural rachidien spontané - quelle stratégie de prise en charge devant une pathologie rare?

L’hématome sous dural spinal est une pathologie rare qui consiste dans une collection hématique localisée entre l’arachnoïde et la dure-mère spinale. Il survient souvent après un traumatisme ou après une cause iatrogène, étant environ 4% des hémorragies rachidiennes. Les hématomes non traumatique sont même plus rare, mais avec risque de deficit neurologique temporaire ou permanent non négligeable, et en consequences avec potentielles séquelles lourdes. Dans le contexte d’urgence médicale, une prise en charge rapide des patients, et également optimale, représente un défi. Nous avons réalisé une revue de la literature en menant une recherche dans la base de donnes MEDLINE/PubMed, selon les mots clés « nontraumatic spinal subdural haematoma » ou « spontaneous spinal subdural haematoma ». Nous avons trouvé 157 cas rapportés en literature entre 1958 et janvier 2024. L’analysé réalisé a concerné les caractéristiques cliniques et radiologiques, ainsi que la prise en charge choisie pour chaque patient, et l’évolution ultérieure pour une durée de six mois. Finalement, cette analyse nous a permis de proposer un algorithme pour orienter les démarches diagnostiques mais également thérapeutiques à mener devant une pathologie sporadique mais nécessitant une prise en charge chirurgicale pour la plupart des patients.
Mariana IUGA (Toulon), Cedric BERNARD, Benjamin GUYOT, Michel MOURAMBA, Arnaud DAGAIN, Christophe JOUBERT
00:00 - 00:00 #44809 - P043 Prise en charge des traumatismes crâniens légers et modérés : Étude rétrospective de 753 cas.
Prise en charge des traumatismes crâniens légers et modérés : Étude rétrospective de 753 cas.

Introduction : Les traumatismes crâniens (TC) représentent une cause majeure de morbidité en Tunisie. Bien que les TC légers et modérés soient associés à un meilleur pronostic, une prise en charge rapide et adaptée est essentielle. Objectif : Décrire les aspects épidémiologiques, les modalités de prise en charge et les résultats des patients admis pour TC léger ou modéré au CHU Habib Bourguiba de Sfax sur une période de 5 ans. Méthodes : Étude rétrospective descriptive incluant 753 patients hospitalisés entre janvier 2017 et décembre 2021. Résultats : Âge médian : 25 ans (3 jours – 90 ans), prédominance masculine (sex-ratio 5,07). Mécanisme : Les accidents de la voie publique constituaient 49,9% des cas. Imagerie : 73,2% des patients ont bénéficié d’un scanner cérébral en première intention, les principales lésions identifiées étant des fractures simples (45,7%), des hématomes extraduraux (36,3%) et des hématomes sous-duraux aigus (22%). Traitements : 35,7% des patients ont été opérés, principalement pour évacuation d’hématomes extraduraux (11,6%). Durée d’hospitalisation : Moyenne de 4,57 ± 3,83 jours. Complications et mortalité : 1,2% des patients ont nécessité un transfert en soins intensifs ; mortalité globale de 1,1%. Conclusion : La prise en charge des TC légers et modérés, incluant une imagerie précoce et une intervention ciblée, permet d’obtenir des résultats favorables. La prévention des accidents de la voie publique et l’amélioration des soins en urgence sont essentielles pour réduire l’impact des TC en Tunisie.
Sirine MAKHLOUF, Mohamed GHORBEL, Ines CHERIF, Ghassen SOUISSI (Marseille), Fatma KOLSI, Mohamed Zaher BOUDAWARA
00:00 - 00:00 #44786 - P044 Pseudo-tumeur calcifiante du névraxe de la fosse postérieure (PTCN) : Présentation d'un cas rare.
Pseudo-tumeur calcifiante du névraxe de la fosse postérieure (PTCN) : Présentation d'un cas rare.

Le pseudo-néoplasme calcifiant du névraxe (PTCN) est une lésion extrêmement rare du système nerveux central, le plus souvent de localisation supratentorielle ou spinale. En raison de leur rareté, une meilleure connaissance des PTCN est essentielle pour un diagnostic précis et une prise en charge efficace des patients atteints. On décrit le cas d’un patient âgé de 57 ans , qui consulte pour des céphalées occipitales r associées à des troubles de la marche. L’exploration par un scanner cérébral et une IRM cérébrale a objectivé une lésion calcifiée du 4 éme ventricule s’étandant vers le vermis sans hydrocéphalie associé. Le patient a été opéré par une voie télovellaire. L'examen histologique a confirmé le diagnostic de PTCN. Un scanner postopératoire a été réalisé et n'a révélé aucune lésion résiduelle. L'évolution postopératoire s'est déroulée sans incident et un an de suivi n'a révélé aucun signe de récidive. Les pseudo-tumeur calcifiants sont des lésions bénignes rares d'origine encore inconnue. Leur traitement repose sur la chirurgie et leur pronostic est excellent. Elles doivent être reconnues et différenciées des autres lésions calcifiées tumorales ou non tumorales du névraxe, afin d’éviter un traitement inadapté et potentiellement nuisible.
Myriam NACEUR (Tunis, Tunisie), Nessrine NESSIB, Baati KARIM, Ala BELHADJ, Insaf DKHIL, Khansa ABDERRAHMEN, Sofiéne BOUALI
00:00 - 00:00 #44776 - P045 Abcès cérébral à Prevotella : une complication des infections odontogènes - A propos d'un cas.
Abcès cérébral à Prevotella : une complication des infections odontogènes - A propos d'un cas.

Les abcès cérébraux sont une affection grave et potentiellement mortelle qui survient lorsqu'une infection touche le cerveau. Ils peuvent être causés par divers facteurs, tels qu'une propagation directe de l'inflammation depuis la tête ou le cou, des infections hématogènes, ou encore des conditions immunodéprimées. Dans de rares cas, des infections odontogènes (provenant des dents) peuvent également conduire à la formation d'abcès cérébraux. Dans ce rapport de cas, nous décrivons un abcès cérébral chez un homme de 35 ans, en bonne santé. Malgré un examen complet, comprenant une tomodensitométrie (TDM) et un échocardiogramme, la source de l'infection n'a pas été identifiée. Un examen dentaire a révélé des caries dentaires et une mauvaise hygiène bucco-dentaire. Le patient a été traité avec succès par aspiration chirurgicale de l'abcès et antibiothérapie. L'examen bactériologique a révélé un abcès cérébral causé par Prevotella intermedia, une bactérie anaérobie à Gram négatif, pathogène impliqué dans les infections parodontales. Il est important que les professionnels de santé enquêtent sur la source des abcès cérébraux chez les adultes en bonne santé et qu'ils fournissent un traitement approprié.
Mohamed GHORBEL, Fatma KOLSI, Ghassen SOUISSI (Marseille), Sirine MAKHLOUF, Emna OUNI, Mohamed Zaher BOUDAWARA
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00:00 - 00:00 #44782 - P001 Sinusite fongique allergique à Alternaria alternata avec extension endocrânienne chez un patient immunocompétent : Rapport de cas.
Sinusite fongique allergique à Alternaria alternata avec extension endocrânienne chez un patient immunocompétent : Rapport de cas.

La sinusite fongique allergique (SFA) est une pathologie caractérisée par une inflammation des sinus due à une réaction allergique aux champignons. Elle peut se présenter sous deux formes : aiguë et chronique. La SFA aiguë est plus fréquente chez les personnes immunodéprimées, tandis que la forme chronique touche généralement les patients immunocompétents. Si elle n'est pas traitée, la SFA peut s'étendre à la base du crâne, une complication rare mais potentiellement mortelle. Le traitement repose souvent sur une prise en charge chirurgicale associée à des corticoïdes pour prévenir les récidives. Nous rapportons le cas d'un jeune homme de 16 ans, immunocompétent, présentant depuis deux ans une exophtalmie droite associée à une obstruction nasale droite. Le diagnostic de sinusite fongique allergique due à Alternaria alternata a été posé, avec invasion fongique de la base antérieure du crâne et obstruction complète du sinus droit. Le patient a été pris en charge chirurgicalement sans complication, avec une amélioration notable de l'exophtalmie. Il est essentiel de diagnostiquer et de traiter précocement la SFA afin d'éviter la propagation de l'infection à la base du crâne. La collaboration entre les services de neurochirurgie et d'oto-rhino-laryngologie est cruciale dans la prise en charge des formes avancées, nécessitant souvent une approche multidisciplinaire pour un traitement efficace.
Fatma KOLSI, Mohamed GHORBEL, Ghassen SOUISSI (Marseille), Sirine MAKHLOUF, Emna OUNI, Ameur AFFES, Ahmed DAOUD, Mohamed Zaher BOUDAWARA
00:00 - 00:00 #44802 - P002 Angiomes caverneux de l’orbite : Etude rétrospective.
Angiomes caverneux de l’orbite : Etude rétrospective.

Introduction : Les angiomes ou hémangiomes caverneux sont des tumeurs vasculaires rares et bénignes qui représentent entre 4,5 et 7,4 % des tumeurs de l’orbite. Observation : Il s'agit d'une étude rétrospective portant sur une série chirurgicale de six patients, réalisée sur une période de huit ans, de 2010 à 2018. L'analyse des résultats a montré un âge moyen des patients de 42 ans ; avec un motif de consultation prédominant par une exophtalmie unilatérale dans tous les cas avec une baisse de l’acuité visuelle était présente chez 83 % des patients (cinq sur six). Tous les patients ont bénéficié d'une exérèse tumorale complète en monobloc, ce qui a entraîné la disparition de l'exophtalmie. Cependant, des séquelles postopératoires ont été observées dans un tiers des cas, notamment un strabisme convergent et une paralysie de la branche frontale du nerf facial (VII). L'examen histologique effectué chez tous les patients a confirmé le diagnostic d'angiome caverneux. Discussion : C’est la tumeur vasculaire bénigne de l’orbite,elle représente 4,5 et 7,4 % des tumeurs orbitaires avec un âge moyen de découverte est entre la 4ème et la 5ème décennies et une prédominance féminine (70%). Les hémangiomes se manifestent par une exophtalmie progressive, non pulsatile, irréductible et indolore associée dans 2/3 des cas à une baisse de l'acuité visuelle. L’imagerie évoque fortement le diagnostic avec une lésion qui est ovalaire, bien limitée, un aspect de «globe en arrière du globe ».Elle apparaît en isosignal aux muscles en séquence T1, hypersignal en séquence T2 et une PDC hétérogène, un aspect « pommier en fleurs» Etude histologique :L’hémangiome caverneux est une large dilatation d’espaces veineux Le traitement chirurgical est systématique au-delà de 25 mm de diamètre L'exérèse chirurgicale doit être faite en monobloc avec des récidives qui sont exceptionnelles Le risque de transformation maligne est nul Conclusion : L’Angiomes caverneux de l’orbite est une tumeur vasculaire à croissance lente et progressive.qui se manifeste par une exophtalmie avec l’imagerie qui est de grand apport et permet une orientation diagnostique. Le traitement repose sur la chirurgie avec un pronostic fonctionnel qui est bon et la récidive est rare.
Emna MZOUGHI, Ghassen GADER, Mansour WIEM (Sousse, Tunisie)
00:00 - 00:00 #44795 - P003 Kyste anévrysmal osseux : une atteinte exceptionnelle au niveau orbitaire.
Kyste anévrysmal osseux : une atteinte exceptionnelle au niveau orbitaire.

Le kyste anévrysmal osseux est une tumeur bénigne rare d’étiologie inconnue, le plus souvent localisée au niveau de la colonne vertébrale et des os longs. Nous rapportons le cas d’une femme de 45 ans, qui consulte pour une tuméfaction frontal gauche augmentant progressivement de taille depuis 2 ans associée depuis 6 mois à une exophtalmie gauche et une baisse progressive de l’acuité visuelle de l’oeil gauche. L’examen physique trouve une patiente consciente et coopérante , elle n’a pas de déficit moteur ni sensitif . L’examen ophtalmologique a objectivé une exophtalmie gauche grade 3 associé à une cécité monoculaire gauche.L’imagerie montre une lune processus tissulaire centré sur le toit de l’orbite gauche exerçant un effet de masse sur le parenchyme frontal gauche et sur l’orbite homolatéral. La patiente a été opérée par une exérèse macroscopiquement incomplète et l’examen anatomo-pathologique a conclu à un kyste anévrysmal. Les suites opératoires était simples , la patiente a gardé une cécité gauche. Les kystes anévrysmaux osseux sont des tumeurs qui surviennent le plus souvent dans les deux premières décennies de vie mais dont le diagnostic peut être fait plus tardivement sur la survenue de complications. La localisation orbitaire est rare. Le diagnostic et la prise en charge précoce permet d’éviter les complications.
Nessrine NESSIB, Myriam NACEUR (Tunis, Tunisie), Ala BELHADJ, Soumaya JELASSI, Khansa ABDERRAHMEN, Sofiéne BOUALI, Jallel KALLEL