Mardi 02 juin
08:30

"Mardi 02 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
PC04
08:30 - 12:30

Formation Pré-Congrès Médecins
Lecture de l’ECG

Coordonnateur : Frédéric ADNET (Coordonnateur, Médecin, Paris)
Première séance (8h30-10h30): connaître les signes ECG de l’obstruction coronarienne aiguë en dehors du ST+
• Sd de Wellens
• Onde T d’ischémie précoce
• Sgarbossa et Sgarbossa modifié
• Signe d’Aslanger
• Onde T de Winter
• South Africa red flag
• Distorsion du QRS ischémique
• Precordial swirl

Deuxième séance (10h30-12h30): reconnaître les troubles de conduction entrainant une prise en charge en urgence
• Rappel sur les blocs de branche
• Rappel sur les flocs fasciculaires
• Les différents blocs atrio-ventriculaire
• Le QT long
• Traitement en urgence des troubles de la conduction
08:30 - 10:30 Connaître les signes ECG de l’obstruction coronarienne aiguë en dehors du ST+. Frédéric ADNET (Chef de service) (Conférencier, Médecin, Paris)
10:30 - 12:30 Reconnaître les troubles de conduction entrainant une prise en charge en urgence. Frédéric ADNET (Chef de service) (Conférencier, Médecin, Paris)
09:00

"Mardi 02 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
PC01
09:00 - 17:30

Formation Pré-Congrès ARM
Réguler

Coordonnateur : Delphine PIERRE (Coordonnateur, Superviseur , Orléans)
1/Guidance téléphonique des gestes d’urgence par l’ARM, adulte et enfant : permettre aux ARM d’instruire efficacement les gestes d’urgence, par téléphone chez l’adulte et l’enfant, en situation critique, afin de favoriser la survie de la victime en attendant l’arrivée des secours.

2/On vous tuyaute ! : identifier les différents types de sondes médicales, comprendre leurs interactions, afin d’assurer la prise en charge optimale d’un appel pour ce motif.

3/L’ARM en Situation Sanitaire Exceptionnelle, SI-ORSAN : maîtriser le suivi des places et moyens engagés dans le cadre dune Situation Sanitaire Exceptionnelle, SI-ORSAN.
09:00 - 17:30 Guidance téléphonique des gestes d’urgence par l’ARM, adulte et enfant. Gael GHENO (Chef de service) (Conférencier, Médecin, Annecy), Beatrice CLARE (ARM) (Conférencier, ARM, Tulle)
09:00 - 17:30 On vous tuyaute ! Catherine PRADEAU (MEDECIN) (Conférencier, Médecin, Bordeaux), Ludovic RADOU (MANAGER EN SANTE) (Conférencier, Cadre administratif , Angers)
09:00 - 17:30 L’ARM en Situation Sanitaire Exceptionnelle, SI-ORSAN. Antoine AUBRION (MEDECIN) (Conférencier, Médecin, Caen), Delphine PIERRE (Superviseur) (Conférencier, Superviseur , Orléans)

"Mardi 02 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
PC03
09:00 - 17:30

Formation Pré-Congrès Médecins
Abords thoraciques en Médecine d'Urgence

Coordonnateur : Mathieu COBLENCE (Coordonnateur, Médecin, Quincy-sous-Sénart)
09:00 - 17:30 Abords thoraciques en Médecine d'Urgence. Mathieu COBLENCE (Chirurgien) (Conférencier, Médecin, Quincy-sous-Sénart)

"Mardi 02 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
PC02
09:00 - 17:30

Formation Pré-Congrès Soignants
Journée des Infirmiers de l'Urgence / 4ème édition !

Coordonnateur : Geoffrey GALOPIN (Coordonnateur, Dijon)
Cette journée pré-congrès propose aux infirmier-ères de l’urgence un parcours complet à travers les principales thématiques rencontrées aux Urgences.
Elle débutera avec une exploration des Urgences respiratoires, centrée sur l’évaluation clinique, les grands syndromes et la prise en charge des détresses aiguës.
Elle se poursuivra avec un module dédié aux Urgences traumatologiques.
La matinée se terminera avec volet Cardiologique mettant l’accent sur l’interprétation infirmière de l’ECG, permettant aux participants de renforcer leur capacité à détecter les anomalies urgentes et à collaborer efficacement avec l’équipe médicale.
L’après-midi débutera avec la thématique des Facteurs humains, pour comprendre comment communication, leadership, gestion du stress et dynamique d’équipe influencent directement la qualité de la prise en charge aux urgences.
La formation prend une dimension ludique avec deux sessions différentes. D’une part “Urgences, on joue… (LUDOMEDICA)”, qui propose des mises en situation permettant d’ancrer les compétences de manière active et collaborative. Dans le même esprit les SSE avec le soutien de (TANIT) seront abordées.
Enfin, un atelier sur les Urgences et la pharmacologie revisite les médicaments d’urgence, leurs indications, leurs précautions et leur surveillance infirmière.
09:00 - 10:00 Urgences et manifestations respiratoires. Etienne FOREST (Conférencier, IADE, Dijon)
10:00 - 11:00 Urgences et traumatologie. Florian BARRET (IDE) (Conférencier, IDE, Grenoble)
11:00 - 11:15 Pause.
11:15 - 12:15 Urgences et cardiologie - L'ECG pour l'Infirmier. Jérome MOLINARO (Infirmier) (Conférencier, IDE, Ezanville)
12:15 - 13:00 Déjeuner.
13:00 - 13:45 Urgences et facteurs humains. Véronique NORMIER-CALHOUN (IADE) (Conférencier, IADE, Paris)
13:45 - 15:00 Urgences et situations sanitaires exceptionnelles. Bruno GARRIGUE, Bruno PUVELAND
15:00 - 15:15 Pause.
15:15 - 16:30 Urgences on joue - LUDOMEDICA. Marianne GUIGMA (infirmière) (Conférencier, IDE, Geneve, Suisse)
09:00 - 17:30 Urgences et pharmacologie. Steven LAGADEC (Infirmier) (Conférencier, IDE, Paris)

"Mardi 02 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
PC06
09:00 - 17:30

Formation Pré-Congrès Médecins - Echographie
Winfocus France

Cette formation a pour objectif d'approfondir vos connaissances.
ATTENTION : le matin et l'après midi vous devez choisir un atelier
Matin : Echographie thoracique ou Abdomen aigu
Après-midi : Pédiatrie ou Musculo-squelettique & Interventionnel
Merci d'envoyer vos choix (dans la limite des places disponibles) à Léa : lea.digiacomo@mcocongres.com
Salles 252B & 253
14:00

"Mardi 02 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
PC05
14:00 - 17:30

Formation Pré-Congrès Médico-Soignants
Prise en charge de l’arrêt cardiaque en 2026

Coordonnateur : Clément DERKENNE (Coordonnateur, Médecin BSPP, Paris)
Conférenciers : Clément DERKENNE (Médecin) (Conférencier, Médecin BSPP, Paris), Alice HUTIN (PH) (Conférencier, Médecin, Paris), François JAVAUDIN (Médecin urgentiste) (Conférencier, Médecin, Nantes)
J’écoute & je dépiste : les bonnes questions pour dépister en régulation ! -> écoute de bande
Défibrillation simple : vite & précis -> mise en situation
Défibriller double : pourquoi, comment ? -> théorie puis mise en situation
Identification de la cause, une priorité ? : apport de l’échographie -> cas cliniques
Ventilation per RCP : ventiler au mieux/régler au mieux le ventilateur -> théorie & pratique
Posons une planche à masser en réduisant le hands-off (apprenons ce qu’est le Hands-off, tant qu’on y est)
Et ma voie, les bonnes et les mauvaises drogues ? -> quizz.
Youpi, elle/il est reparti.e... et maintenant ? -> théorie
Elle/il ne repart pas, l’ECMO est-elle la solution ? -> cas cliniques
« La minute gadget... ça marche ? » -> les nouveautés à venir dans l’arrêt cardiaque
S’ouvrir les chakras -> présentation des grandes études en cours
Mercredi 03 juin
08:45

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CE07
08:45 - 10:15

Conférence Exceptionnelle
La place de l'humour dans la Médecine d'Urgence

Modérateurs : Beatrice CLARE (ARM) (ARM, Tulle), Delphine PIERRE (Superviseur) (Superviseur , Orléans)
Coordonnateur : Beatrice CLARE (Coordonnateur, ARM, Tulle)
Vos proches ne rigolent pas à vos blagues alors que tous vos collègues oui, et même certains surenchérissent ? Au fond, est-ce un comportement adapté ou un moyen de supporter l'insupportable ? Dans le milieu médical, on dit qu’on ne peut pas rire de tout… pourtant, c’est souvent le meilleur remède quand même l’ordonnance ne suffit plus !
08:45 - 10:15 L'humour noir, un atout de gestion du stress et de l'anxieté ? Louis SIMON (Médecin psychiatre) (Conférencier, Médecin, Lyon)
08:45 - 10:15 Les limites de l'éthique : frontière entre humour acceptable et humour offensant.
08:45 - 10:15 Humour et formation.
08:45 - 10:15 Peut-on rire de tout ?
Amphi Bleu

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM55
08:45 - 10:15

Conférence - Retex JTI Brest 2025
Se préparer et faire face à l'exceptionnel

Modérateurs : Anne-Dominique CURUNET-RAOUL (Medecin) (Brest), Jean-Baptiste MAGNIN (Ambulancier SMUR) (Brest)
Coordonnateur : Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
08:45 - 10:15 Évaluation, préparation et anticipation des risques. Stéphane TRAVERS (Médecin) (Conférencier, Médecin, Paris)
08:45 - 10:15 Soigner des blessés de guerre ici et ailleurs. Gabriel MORAND (Médecin) (Conférencier, Médecin , Paris)
08:45 - 10:15 L'hôpital face au terrorisme. Mathieu RAUX (Responsable d'unité) (Conférencier, Médecin , Paris)
08:45 - 10:15 Risques industriels. Catherine BERTRAND THIFFAULT (Présidente de la Société Française de Médecine de Catastrophe) (Conférencier, Médecin, Paris)
Amphi Havane

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CMS20
08:45 - 10:15

Conférence
Le SAMU-SAS

Coordonnateur : Delphine PIERRE (Coordonnateur, Superviseur , Orléans)
Les SAMU-SAS répondent à une volonté gouvernementale. Venez partager les retours d'expérience suite à la généralisation de cette nouvelle organisation et évoquer les perspectives d'avenir.
08:45 - 10:15 Retour d'expérience du N1 N2. Freddy FOUILLET (Superviseur) (Conférencier, Superviseur , Nantes)
08:45 - 10:15 Opérateurs de Soins Non Programmés, qui sont elles / ils ?
08:45 - 10:15 Les filières de soins en régulation. Louis SOULAT (RPPS non communique) (Conférencier, Médecin, Rennes)
08:45 - 10:15 Organisation dans les CRRA liée aux différentes arrivées. Henri DELELIS FANIEN (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Poitiers)
Salle 241

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CLM01
08:45 - 10:15

Communications Libres Médecins
Arrêt cardiaque et réanimation initiale 1

Modérateurs : Papa GUEYE (Directeur Médical) (Fort de France, Martinique), Daniel MEYRAN (MEDECIN) (Marseille)
08:45 - 08:55 #50381 - CP001 Description épidémiologique d’un nouveau système d’alerte des premiers intervenants en cas d’arrêt cardio-respiratoire.
CP001 Description épidémiologique d’un nouveau système d’alerte des premiers intervenants en cas d’arrêt cardio-respiratoire.

Introduction: En France, les 46000 arrêt cardiaque extra-hospitalier (ACEH) annuels ont une survie de 4,9% à 30jours. La défibrillation précoce et la réalisation de compressions thoraciques sont fortement associées à la survie. Les géocoeurs sont des boitiers servant de dispositif d’alerte : ils sont installés à côté de défibrillateurs (DSA) publics. Lorsque les secours détectent un ACEH et qu’ils activent une application de citoyen sauveteur, les géocoeurs à proximité de l’ACEH sont également alertés. Sur le boitier physique, des gyrophares s’allument et un message sonore préenregistré informe les passants de la présence de l’ACEH. Les passants sont invités à scanner le QR code présent sur le geocoeur pour obtenir l’adresse de l’intervention, y apporter le DSA et initier un massage cardiaque. Nous décrivons l’épidémiologie de ce système innovant pour savoir dans quelle mesure il permet de brancher des patients à des DSA avant l’arrivée des secours. Méthodologie: étude observationnelle prospective multicentrique du 07/07/2023 au 20/10/2025. Nous avons inclus les « ACEH atteignables », c. a. d . ceux où il existe des chances d’avoir un passant à proximité (survenu entre 08-21h ou dans un lieu public). Statistique descriptive (nombre, % DSA posé avant secours sur « ACEH atteignable, médiane [espace interquartile]). Nous avons rappelé les passants ayant flashcodé un géocoeur après activation. Comité éthique non nécessaire au vue de la méthodologie. Résultats: 495 géocoeurs sont installés dans 17 départements: il y a eu 333 activations. 187 (100%) étaient atteignables dont 140 (75 %) en lieu privé. 121 (65%) ont provoqué le flascodage d’un passant, en 150 secondes médiane [29-383]. Pour 58 (31%) interventions, les passants-géocoeur sont arrivés avant les secours, en médiane 215 secondes [30-160] avant les secours. 11 (6%) DSA ont été utilisés et 0 choc délivré. Pour les situations où le passant-géocoeur arrivait avant les secours sans brancher le DSA plusieurs raisons étaient trouvées : raideur cadavérique, patient non en ACEH, autre DSA public déjà posé, pas eu le temps avant arrivée des secours... Lors de leur rappel, aucun passant géocoeur ne disposait d’application de citoyen sauveteur, aucun ne manifestait de symptômes de stress inadapté. Conclusion : La preuve de concept géocoeur est réalisée. C’est une nouvelle modalité de déploiement de DSA public, indépendante des citoyens sauveteurs disposant d’une appli dédiée.

aucun
Clémence COSNARD (Paris), Frédéric LEYBOLD, Clément DERKENNE, Paul DARDEL, Daniel JOST, Mathilde ROGER, Clotilde DUPRÉ LA TOUR, Stéphane TRAVERS
08:55 - 09:05 #50394 - CP002 Epidémiologie des arrêts cardiaques survenant en détention : Etude nationale rétrospective.
CP002 Epidémiologie des arrêts cardiaques survenant en détention : Etude nationale rétrospective.

Introduction. La survie après un arrêt cardiaque (AC) est essentiellement liée à la précocité de la réanimation cardio-pulmonaire (RCP) et de la défibrillation. Peu de données concernent les AC en milieu carcéral où les contraintes environnementales peuvent en retarder la prise en charge. En France, une personne détenue décède tous les deux à trois jours, bien que cette population présente des facteurs de bon pronostic (âge jeune, faibles comorbidités, présence d’un témoin). Cette étude vise à comparer l’épidémiologie et la prise en charge des AC en détention à ceux de la population générale (PG). Matériels et méthodes. Il s’agit d’une étude observationnelle multicentrique réalisée à partir des données collectées prospectivement du registre national des arrêts cardiaques (RéAC). Ont été inclus tous les adultes (≥18 ans) ayant eu une réanimation initiée ou poursuivie par le SMUR entre juillet 2011 et juin 2025. Le critère principal était la survie à 30 jours (J30). Les critères de jugement secondaires incluaient le retour à une circulation spontanée (RACS), les durées de no-flow et de low-flow, le devenir neurologique à J30, ainsi que les délais et modalités d’intervention. Une analyse multivariée a permis d’ajuster les facteurs de confusion. Résultats. Parmi 112 077 patients inclus, 240 étaient détenus. Ceux-ci étaient plus jeunes (38 [31-48] vs 66 [54-77] ans, p < 0,001) et majoritairement de sexe masculin (219 (90.0%) vs 77 115 (69.2%), p < 0.001). À J30, 8 (3.3 %) détenus étaient vivants contre 6 546 (5.9 %) dans la PG (OR = 0.33, IC95% : 0.16-0.67 ; p = 0.002). 6 (2.5 %) détenus vs 4 927 (4.4 %) présentaient un score CPC 1-2 (OR = 0.36, IC95% : 0.16-0.82 ; p = 0.015). Le taux de RACS était inférieur en détention (OR 0.69, IC95% : 0.51-0.94 ; p = 0.019) et l’arrêt de la RCP plus précoce (p = 0.003). Les causes asphyxiques, notamment par pendaison, étaient bien plus fréquentes (OR = 13.09, IC95% : 9.82-17.45 ; p < 0,001) et la présence d’un rythme initial choquable était plus rare parmi les détenus (OR = 0.32, IC95% : 0.16-0.64 ; p < 0.001). Conclusion. Les détenus présentent une survie et un pronostic neurologique significativement plus défavorables après un AC. Les contraintes propres au milieu carcéral et la fréquence des causes non cardiaques semblent y contribuer. Des stratégies de prévention ciblées et des protocoles d’urgence adaptés sont nécessaires pour améliorer leur survie.

Aucun
Nathalie GARDÈS (Grenoble), Nicolas SEGOND, Hizia BENKERROU, Valentine BAERT, Hervé HUBERT, Karim TAZAROURTE, Guillaume DEBATY
09:05 - 09:15 #50627 - CP003 Une inconnue à intégrer dans l’équation sur l’adrénaline : l’intervalle entre les injections. Analyse de son impact sur l’évolution de l’arrêt cardiaque. Étude ADRE-TIME-LINE.
CP003 Une inconnue à intégrer dans l’équation sur l’adrénaline : l’intervalle entre les injections. Analyse de son impact sur l’évolution de l’arrêt cardiaque. Étude ADRE-TIME-LINE.

Introduction De nombreuses incertitudes entourent l’utilisation de l’adrénaline dans la réanimation de l’arrêt cardiaque (AC). Ainsi, le délai entre deux injections (3 à 5 minutes) est (étonnamment) large et n’a jamais été spécifiquement étudié. Nous avons souhaité en évaluer l’impact sur le pronostic. Méthodes Données départementales (4 SMUR) du registre RéAC, 2013-2025. Inclusion : tous les AC extrahospitaliers avec une réanimation médicale (SMUR) avec adrénaline Paramètres : âge, sexe, dose totale d’adrénaline, durée de réanimation SMUR, reprise d’activité cardiaque spontanée (RACS), survie à J0, J30 / avec bon pronostic neurologique (CPC 1-2). Analyse : (1) de la corrélation entre dose totale d’adrénaline et durée de réanimation et (2) relation avec le pronostic pour des délais d’injection < 3 min, de 3 à 5 min et > 5 min. Résultats 5.096 (45%) patients (sur 11.303 du registre) inclus : 3.571 (70%) hommes et 1.521 (30%) femmes d’âge moyen 61±17 ans. Durée de réanimation : 30±17 minutes, dose totale d’adrénaline : 6,8±4,4 mg. Corrélation modeste (R²=0,5) entre les deux variables. Délai d’injection d’adrénaline dans 55% (N=2.790) des cas hors du délai de 3 à 5 min. Ce délai d’injection avait un impact significatif sur le taux de RACS, la survie à J0, J30 / avec bon pronostic neurologiques (Figure). L’intervalle plus court était associé au meilleur pronostic. Conclusion Le délai d’injection de l’adrénaline, en plus de la dose totale, semble influencer le pronostic de l’arrêt cardiaque.

Aucun
Hayatte AKODAD (Bobigny), Maël BLANDIN, Alexis MAROUK, Priscilia HSING, Jacques METZGER, Pierre NADIRAS, Anne-Laure FERAL-PIERSSENS, Frédéric LAPOSTOLLE
09:15 - 09:25 #50667 - CP004 Implantation des défibrillateurs accessibles au public en France : stratégie cohérente ou anarchie totale ? Etude DEF-ANAR.
CP004 Implantation des défibrillateurs accessibles au public en France : stratégie cohérente ou anarchie totale ? Etude DEF-ANAR.

Introduction Nous avons observé que le nombre de défibrillateurs automatisés externes (DEA) enregistrés dans le registre national Géo’DAE variait, selon le département de 2 à 3.137 pour 100.000 habitants. Objectif Identifier les déterminants de l’implantation départementale des DAE en France. Méthodes Inclusion : 160.029 DAE enregistrés dans la base Géo’DAE, département par département, en novembre 2025. Analyse : recherche d’une corrélation entre le nombre départemental de DAE et 21 indicateurs sanitaires, économiques et sociaux : densité de population, nombre d’habitants, de médecins, de dentistes, de pharmacies, d’axillaires médicaux, de piscines privées, de piscines municipales, de demandeurs d’emploi, d’équipements sportifs, d’établissements recevant du public, de véhicules particuliers, de restaurants McDonald, de festivals, taux d’insuffisants cardiaques, de > 60 ans, de > 75 ans, de pauvreté, de chômage, les revenu médian et le PIB par habitant. Résultats Aucun des indicateurs étudiés n’était significativement corrélé au nombre départemental de DAE. Le coefficient de corrélation R2 variait de -0,04 à +0,27 (pour le nombre de festivals) (Figure). Conclusion Aucun des 21 indicateurs, sanitaires, économiques ou sociaux étudiés n’expliquait l’implantation départementale des DAE. Cette dernière semble largement aléatoire, sans organisation cohérente fondée sur les besoins de la population.

Aucun
Priscilia HSING (Bobigny), Bruno THOMAS-LAMOTTE, Maël BLANDIN, Nordine BENAMEUR, Alexis MAROUK, Louis SOULAT, Sébastien STORCK, Marcel MAZÉAS
09:25 - 09:35 #50817 - CP005 Phénotypage par méthode de machine-learning et analyse des trajectoires de soins des arrêts cardiaques « sans facteur de risque apparent ».
CP005 Phénotypage par méthode de machine-learning et analyse des trajectoires de soins des arrêts cardiaques « sans facteur de risque apparent ».

Contexte : Près de la moitié des arrêts cardiaques soudains (ACS) surviennent sans cardiopathie diagnostiquée ni facteurs de risque traditionnels. Par apprentissage non supervisé sur les données de l’assurance maladie, nous avons identifié un phénotype « No Apparent Risk Factor » (NARF) représentant 22 % des ACS adultes. L’objectif est de décrire ce profil clinique et sa trajectoire de soins avant l’ACS. Matériels et méthodes : Les ACS adultes collectés au Centre d’Expertise de la Mort Subite (2011–2020) ont été appariés au SNDS. Par méthode de machine-learning nous avons identifiés huit phénotypes de l’ACS. Le phénotype NARF (n=4 615 ; 64 % hommes ; 58±17 ans) a été comparé à des témoins appariés âge/sexes (n=13 845) et aux autres ACS (n=17 279). Diagnostics hospitaliers et délivrances de médicaments en ville sur 5 ans ont été étudiés, ainsi que les tendances temporelles pré-ACS. Résultats : Comparés aux témoins, les NARF présentaient davantage de tabagisme (10,2 % vs 2,5 %), obésité (5,5 % vs 1,8 %), dyslipidémie (3,9 % vs 2,6 %) et HTA (14,5 % vs 8,6 %). Cardiomyopathies, insuffisance cardiaque, AVC, cancer actif et maladie rénale chronique étaient 2 à 6 fois plus fréquents (tous p<0,001). Les NARF consomment plus d’IEC (26,1 % vs 19,5 %), bêta-bloquants (18,2 % vs 10,7 %) et anxiolytiques (43,7 % vs 25,7 %). Comparés autres ACS, les NARF recevaient plus de RCP par un témoin, présentaient plus fréquemment un rythme choquable (27,9 % vs 13,4 %) et une survie à l’admission hospitalière supérieure (33,9 % vs 17,7 % ; tous p<0,001). Sur l’année précédant l’ACS, l’activité diagnostique hospitalière augmentait (syncope de 0,1 % à 0,18 %, douleur thoracique de 0,1 % à 0,25 %, dyspnée de 0,1 % à 0,9 %), tandis que les délivrances de médicaments en ville diminuaient. Conclusions : Malgré une apparente faible exposition au risque d’ACS, les sujets NARF portent des signaux cardiovasculaires, oncologiques et neuropsychiatriques qui augmentent avant l’ACS. L’analyse de trajectoires guidée par l’IA pourrait détecter précocement ce risque « occulte » et ouvrir une opportunité de prévention personnalisée.

Aucun
Pierre CEZARD (Paris), Richard CHOCRON, Thomas LAURENCEAU, Ugo MELI, Xavier JOUVEN
09:35 - 09:45 #50818 - CP006 Impact de la sédation préhospitalière sur le pronostic des patients victimes d’arrêt cardiaque admis vivants en réanimation.
CP006 Impact de la sédation préhospitalière sur le pronostic des patients victimes d’arrêt cardiaque admis vivants en réanimation.

L’arrêt cardiaque (AC) est une urgence médicale dont la survie est <10 %. Certaines stratégies de la prise en charge spécialisée après une reprise d'activité cardiaque spontanée (RACS) reposent sur des recommandations fondées sur un haut niveau de preuves. La gestion de la sédation reste floue et bien que les recommandations actuelles n’imposent pas de protocole standardisé, l'initiation d’une sédation dès l’extrahospitalier reste la référence chez les patients comateux (Glasgow ≤ 8), avec ses bénéfices mais aussi ses limites. L’objectif de cette étude était de comparer l’évolution des patients comateux ayant reçu une sédation en extrahospitalier à celles des patients n’en ayant pas bénéficié post RACS. Il s’agissait d’une étude rétrospective multicentrique portant sur l'analyse des données issues de AfterROSC1 et AfterROSC2. Etaient inclus des patients adultes admis en réanimation après un RACS sur AC extrahospitalier, avec score de Glasgow ≤ 8 à leur admission. Nous avons exclu les patients non-comateux, les AC traumatiques ou intrahospitaliers et les majeurs protégés. La population était répartie en deux groupes selon la présence ou non d’une sédation à l’admission en réanimation. Le critère de jugement principal était l’évaluation du score de Rankin modifié à J90 compris entre 0 et 3 soit l’évaluation d’une survie à J90 avec bon pronostic neurologique, lequel a été ajusté sur la gravité selon le score mCAHP et sur le centre. Au total, 1596 patients ont été inclus, 1324 étaient sédatés à leur arrivée en réanimation et 272 non. La majorité des patients étaient des hommes : 953 étaient sédatés (73,5%) et 173 (63,6%) non-sédatés. Les AC survenaient plus fréquemment au domicile pour les deux groupes. Les patients non-sédatés présentaient un score de mCAHP plus élevé (89,81 vs 104,86 p < 0,001). Le taux de survie à J90 et le taux de survie à J90 avec évolution neurologique favorable étaient plus importants pour le groupe sédaté : 35,6% contre 12,5% et 32,4% contre 11,8%. Après ajustement, le taux de survie à J90 avec bon pronostic neurologique était supérieur dans le groupe sédaté, odds ratio ajusté : 2,19 [1,31 ;3,65]. En conclusion, les patients sédatés en extrahospitalier après RACS présentaient un taux de survie à J90 avec pronostic neurologique favorable supérieur aux patients non-sédatés. Une étude randomisée sur l’impact de la sédation précoce et son retentissement sur la stratégie thérapeutique en réanimation parait nécessaire.

Aucun
Juliette PREAUBERT (Nantes)
09:45 - 09:55 #50899 - CP007 Incidence et facteurs associés à la réalisation d’une double défibrillation par les équipes médicale préhospitalières.
CP007 Incidence et facteurs associés à la réalisation d’une double défibrillation par les équipes médicale préhospitalières.

Introduction : En novembre 2022, l’étude DOSE-VF apporte une première preuve de l’efficacité de la double défibrillation séquentielle (DDS) après 3 chocs standards pour la prise en charge des arrêts cardiaques (AC). Dans notre SMUR (6 équipes H24, 10 000 primaires / an), nous avons formé systématiquement nos équipes à cette technique en juin 2025. Les recommandations européennes sur l’AC sont parues en novembre 2025 et ne recommandent pas la DDS hors contexte recherche. En intervention, les médecins sont libres de réaliser ou non la DDS. Nous nous sommes posés la question de l’influence 1) de l’étude DOSE VF 2) de notre formation interne 3) des recommandations ERC sur l’incidence de réalisation de la DDS. Matériel et méthode : Étude observationnelle rétrospective monocentrique décrivant l’incidence de la DDS pour les ACR réanimés avec rythme chocable entre le 01/01/2022 et le 30/04/2026. Analyse descriptive (n ; %) puis multivariée avec variable à expliquer réalisation de DDS et variables explicatives les variables d’Utstein et des données de défibrillation (nombre de choc, nombre d’analyse, nombre de choc avant DDS). Recueil exhaustif par exploitation des données d’horodatage précises de l’intégralité des chocs délivrés et automatiquement extraits des défibrillateurs des pompiers et de nos équipes. Résultats : En 2022 et 2023, 0 DDS ont été réalisé sur les 91 et 107 AC chocables. En 2024, 2 (2%) et en 2025 14 (13%) des AC chocables ont bénéficié d’une DDS, dont 12 après les formations de juin. Aucune DDS n’a été réalisée avant le 5ème choc. Chaque DDS occasionnait en médiane 3 doubles chocs. Un âge jeune, un nombre de choc > 5 et un AC étaient associés à la réalisation d’une DDS. Le délai trop court entre la publication des recommandations ERC et la date de dépose abstract SFMU limite notre travail qui sera présenté de manière exhaustive si accepté (inclusions finies en avril 2026). Conclusion : la DDS est l’occasion d’observer l’influence d’une étude puis d’une formation puis de recommandations sur les pratiques en vie réelle pour un acte potentiellement déterminant sur des patients critiques.

Aucun
Benoit FRATTINI (Paris), Clément DERKENNE, Daniel JOST, Bruno TASSART, Alexandre PETERMANN, Stéphane TRAVERS
Salle 242A

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CMS22
08:45 - 10:15

Table ronde
La place des patients

Modérateur : Adrien LE ROY (AS) (AS, Bordeaux)
Coordonnateur : Manon KACED (Coordonnateur, IPA Urgences, Lyon)
Et les patients ? Comment les replacer comme partie prenante de leur prise en charge, comment prendre en compte leur expérience et leurs conseils pour améliorer nos pratiques soignantes.
08:45 - 10:15 L'expérience patient et qualité des soins. Nadia TIBERTI (Infirmière en pratique avancée) (Conférencier, IPA Urgences, Aix-en-Provence)
08:45 - 10:15 Le patient traceur et retour sur e-satis. Christelle HILAIRE (Chef de projet Scientifique) (Conférencier, HAS, Saint-Denis)
08:45 - 10:15 Place des patients experts dans la formation des soignants. Marie-Laure LUMEDILUNA (Conférencier, Membre du comité pédagogique DU patient expert , Aix-en-Provence)
08:45 - 10:15 L'aide-soignant médiateur. Céline RUFASTE (AS médiatrice) (Conférencier, AS médiatrice, Bordeaux), Marion GROMY (Aide soignante) (Conférencier, AS médiatrice, Bordeaux)
Salle 243

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CMS17
08:45 - 10:15

Conférence
La ludopédagogie en formation

Modérateur : Karinne LE GLOAN (IDE SAMU 44) (Nantes)
Coordonnateur : Sébastien BATRANCOURT (Coordonnateur, Paris)
Explorer les apports de la ludopédagogie dans la formation en médecine d’urgence, à travers des exemples concrets allant des jeux NRBC au triage des blessés de guerre et aux pratiques d’hygiène, afin de renforcer l’apprentissage, la mémorisation et l’engagement des apprenants.
08:45 - 10:15 Ludopédagogie les grands principes. Alexandre NIGGEL (Infirmier) (Conférencier, IDE, Sollies-pont)
08:45 - 10:15 NRBC Games. Pierre-Alexis BALAZ (PH) (Conférencier, Médecin BMPM, Marseille)
08:45 - 10:15 Prise en charge et triage des blessés de guerre. Cédric BASQUIN (Conférencier, Médecin, Rennes)
08:45 - 10:15 Hygiène. Laurence GUIONIE (Infirmier hygiéniste) (Conférencier, IDE, Tulle)
Salle 251

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CLM05
08:45 - 10:15

Communications Libres Médecins
Urgences pédiatriques

Modérateurs : Camille GERLIER (MEDECIN) (Médecin, Paris), Catherine PRADEAU (MEDECIN) (Médecin, Bordeaux)
08:45 - 08:55 #50043 - CP008 Facteurs prédictifs avant la laryngoscopie de la réussite à la première tentative d’intubation extrahospitalière chez l’enfant : une étude de cohorte rétrospective.
CP008 Facteurs prédictifs avant la laryngoscopie de la réussite à la première tentative d’intubation extrahospitalière chez l’enfant : une étude de cohorte rétrospective.

Introduction : L’intubation trachéale pédiatrique est associée à des taux de succès inférieurs à ceux observés chez l’adulte et présente des difficultés cliniques spécifiques. Les tentatives multiples d'intubation augmentent le risque d’événements indésirables. L’objectif de cette étude était d’identifier les facteurs disponibles avant la laryngoscopie associés à la réussite de l’intubation dès la première tentative chez l’enfant pris en charge en extrahospitalier, ainsi que d’évaluer la performance d’une échelle subjective de difficulté d’intubation. Matériel et méthode : Les données provenaient d’une étude de cohorte rétrospective, observationnelle et multicentrique, menée dans trois structures mobiles d’urgence et de réanimation (SMUR). L’étude incluait les patients âgés de 0 à 17 ans nécessitant une prise en charge des voies aériennes. Le critère de jugement principal était la réussite de l’intubation dès la première tentative. Un modèle de régression logistique multivariée a été construit en intégrant les variables cliniquement pertinentes disponibles avant l’introduction du laryngoscope. L’échelle subjective consistait, pour le médecin du SMUR, à coter de 0 (très facile) à 10 (très difficile) la difficulté d’intubation anticipée avant la laryngoscopie. Résultats : Au total, 206 patients pédiatriques ont été inclus, d’âge médian de 6 ans (intervalle interquartile : 1–16). Le taux global de réussite à la première tentative était de 59,7 % (intervalle de confiance [IC] 95 % : 52,7–66,4). Dans l’analyse multivariée, l’âge du patient (odds ratio ajusté [aOR] : 2–9 ans = 2,33 ; IC 95 % : 1,00–5,39 ; 10–17 ans = 3,86 ; IC 95 % : 1,55–9,60 ; référence : 0–1 an) et la présence de liquides visibles dans les voies aériennes avant la laryngoscopie (aOR = 0,38 ; IC 95 % : 0,20–0,71) étaient des prédicteurs indépendants de la réussite à la première tentative. L’échelle subjective d’évaluation de la difficulté d’intubation présentait une aire sous la courbe ROC de 0,63 (IC 95 % : 0,56–0,71) et une faible corrélation avec le grade de Cormack-Lehane (tau-b de Kendall = 0,36 ; p < 0,001). Conclusion : Dans cette cohorte d’intubations trachéales pédiatriques extrahospitalières, la présence de liquides visibles dans les voies aériennes et le jeune âge étaient associés à une diminution du taux de réussite dès la première tentative. L’évaluation subjective de la difficulté d’intubation présentait une faible capacité discriminante.

Aucun
François JAVAUDIN (Nantes), Mathilde PAPIN, Louis-Marie BODET, Joël JENVRIN, Philippe PES, Quentin LE BASTARD
08:55 - 09:05 #50337 - CP009 Evaluation d'un SMS conseils pour la fièvre de l'enfant envoyé lors de l'appel au Centre 15: étude quali-quanti.
CP009 Evaluation d'un SMS conseils pour la fièvre de l'enfant envoyé lors de l'appel au Centre 15: étude quali-quanti.

Introduction: La fièvre de l’enfant est responsable de consultations parfois inutiles aux urgences et est un motif majeur d’appels au SAMU. Un SMS de conseils post-régulation semblait limiter ces consultations dans une étude monocentrique menée en 2023. Avant réalisation d'un essai clinique à grande échelle une évaluation approfondie de la perception et du contenu d'un tel SMS était nécessaire. Méthodes: Étude mixte quali-quanti : 30 entretiens individuels ont permis d’explorer les déterminants et motifs d’appel et de tester quatre versions d’un SMS conseils. Un questionnaire auprès de 512 parents ayant appelé le 15 a évalué utilité, compréhension et apport de connaissances. Résultats: Qualitatif: les parents appelaient principalement pour réassurance, difficultés d’évaluation des symptômes et manque d’accès au médecin. Le SMS était jugé très utile. La rubrique « Surveillance » a été clarifiée pour éviter une interprétation anxiogène. Dans le quantitatif, l’utilité médiane était de 8/10 et la compréhension de 9/10. 61 % découvraient au moins un conseil (bains froids à éviter, posologie du paracétamol, délai de 72 h avant reconsultation). Discussion: Ce SMS apparait comme un outil simple, lisible et adapté au stress aigu, renforçant l’autonomie parentale et la cohérence des messages délivrés par le SAMU. Sa forte acceptabilité et son impact éducatif suggèrent un potentiel pour réduire certaines reconsultations aux urgences, justifiant son évaluation dans une étude interventionnelle.

Aucun
Hugo SCHMIT (Annecy), Clara GODET, Marion BEUCHER, Margot GAYET, Tristan DELORY, Thierry ROUPIOZ
09:05 - 09:15 #50401 - CP010 Impact de l’estimation du poids sur les doses administrées pour l’induction en séquence rapide en SMUR : Étude rétrospective multicentrique.
CP010 Impact de l’estimation du poids sur les doses administrées pour l’induction en séquence rapide en SMUR : Étude rétrospective multicentrique.

Introduction L’induction en séquence rapide (ISR) impose une posologie précise des hypnotiques et curares, fondée sur le poids réel du patient. En contexte préhospitalier, cette donnée est généralement inconnue et doit être estimée, exposant à des variations posologiques potentiellement délétères. L’objectif principal était de comparer l’écart entre la dose-poids réellement administrée (calculée à partir du poids estimé) et la dose-poids théorique (calculée à partir du poids mesuré). Méthodes Étude observationnelle, rétrospective et multicentrique menée sur la période du 1er janvier 2019 au 31 décembre 2024. Ont été inclus les patients ≥ 18 ans intubés en préhospitalier dans les secteurs SMUR du 76A (Rouen, Elbeuf, Dieppe) et d’Évreux. Étaient exclus : patients mineurs, femmes enceintes, arrêts cardiaques récupérés ou non. SMUR. Le critère de jugement principal était l’écart entre dose réelle reçue et dose théorique. Les critères secondaires incluaient les événements indésirables associés à l’intubation. Les analyses de corrélation ont été menées entre le poids mesuré et les doses en mg/kg d’étomidate, kétamine et succinylcholine. Une analyse de correlation entre dose-poids et IMC a été effectuée (Corrélation de Spearman). Résultats Au total, 287 patients ont été inclus, l’âge moyen était de 52 (+/- 17) ans, le poids moyen estimé était de 84,6 (+/- 17,2) kg pour les hommes et 72,4 (+/- 17) kg pour les femmes. Les doses moyennes administrées étaient : étomidate 0,4 (+/- 0,1) mg/kg, kétamine 3,2 (+/- 0,6) mg/kg, succinylcholine 1,0 (+/- 0,1) mg/kg. Parmi les patients ayant reçu une dose de succinylcholine < 1 mg/kg (40%), 72,4 % présentaient un IMC ≥ 25 kg/m² (p < 0,001). La corrélation entre dose-poids administrée et IMC était significative pour l’étomidate et la succinylcholine (R² = 0,09 et 0,17 ; p < 0,001). Le coefficient de corrélation négatif retrouvait une corrélation inverse de la dose-poids fonction de l’IMC (r = –0,3 et –0,4). Conclusion Cette étude met en évidence une corrélation inverse entre IMC et dose-poids administrée en préhospitalier, indiquant une mésestimation plus fréquente du poids chez les patients en surpoids ou obèses. Un IMC ≥ 25 kg/m² apparaît comme un facteur de risque majeur de sous-dosage, notamment en succinylcholine.

aucun
Clémentine BRUS (Rouen), Marie OZANNE, Alix DELAMARE-FAUVEL, Caroline LINE-PINCET, Pierre PAROUX, Mikael DUSENNE, Julien GROSJEAN, Mélanie ROUSSEL
09:15 - 09:25 #50417 - CP011 Evaluation de l’impact d’une intervention éducative sur le taux de cathéters veineux périphériques non utilisées aux urgences.
CP011 Evaluation de l’impact d’une intervention éducative sur le taux de cathéters veineux périphériques non utilisées aux urgences.

Introduction : Une part importante des cathéters veineux périphériques (CVP) posés aux urgences est inutilisée. Pourtant, ce geste expose à plusieurs risques : inconfort et complications pour les patients, hémolyse, impact sur le temps paramédical, coût économique et impact écologique. Les facteurs prédictifs de non-utilisation sont la prévision de non-utilisation par le médecin prescripteur et le motif de prescription. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’impact d'une intervention éducative auprès du personnel des urgences sur le taux de CVP posés et non-utilisés. Méthodes : Une étude quasi-expérimentale avant/après, prospective, monocentrique, a été réalisée dans un service d’urgences entre novembre 2024 et janvier 2025. Chaque phase d’inclusion (avant et après l’intervention) a duré deux semaines. L’intervention éducative a consisté en des réunions, courriels et affiches sensibilisant à la proportion observée de CVP non utilisés, aux facteurs prédictifs identifiés et aux risques associés, et a duré 2 semaines. Elle a été suivie d’une période de latence de 2 semaines avant le début de la phase après. Ont été inclus les patients adultes se présentant aux urgences sur les périodes de l’étude et nécessitant la pose d’un CVP et/ou la réalisation d’un prélèvement sanguin sans pose de CVP durant leur séjour aux urgences. Le critère de jugement principal était l’utilisation du CVP, définie par l’administration d’une thérapeutique intraveineuse (médicament, produit de contraste) ou la réalisation d’un prélèvement sanguin à distance de la pose. L’un des critères de jugement secondaires était le taux d’hémolyse selon la technique de prélèvement (pose de CVP ou ponction directe). Résultats : Au total, 519 patients ont été inclus, dont 439 ayant bénéficié d’une pose de CVP lors de la prise en charge initiale : 231 en phase avant et 208 en phase après. L'âge médian était de 62 ans [42-81] et 47 % des patients étaient des hommes. Le nombre de patients avec CVP non utilisé était de 57 (25 %) avant l’intervention et 27 (13 %) après l’intervention (p<0,01), soit une réduction du risque absolu de 12 % et une réduction du risque relatif de 47%. Sur 669 prélèvements réalisés, 180 (27 %) étaient hémolysés : 167/590 (28 %) réalisés lors de la pose du CVP et 13/79 (16 %) lors des ponctions directes (p=0,03). Conclusion : Une intervention éducative ciblée auprès du personnel des urgences a permis une diminution significative du taux de CVP posés et non utilisés.

Aucun
Gaëlle COLLIN (Paris), Agathe BEAUVAIS, Marie CALVEZ, Yaëlle CAMPBELL, Hyacinthe ESQUINA, Manon FAINELLI, Pierre-Clément THIEBAUD, Florent NOEL
09:25 - 09:35 #50483 - CP012 Impacts du relais IV/PO du paracétamol aux urgences.
CP012 Impacts du relais IV/PO du paracétamol aux urgences.

Introduction: Dans un service d’urgences disposant d’un pharmacien clinicien, les ordonnances de l’UHCD sont analysées quotidiennement du lundi au vendredi et des interventions pharmaceutiques (IP) y sont proposées selon les problèmes identifiés. Depuis 2025, l’une d’elles consiste à recommander un relais de la voie intraveineuse (IV) vers la voie orale (PO) lorsque cela est cliniquement possible, soutenue par un projet commun des pharmaciens de l’hôpital. L’objectif principal de l’étude était d’évaluer l’évolution du pourcentage de relais IV/PO depuis la mise en place de cette IP et les objectifs secondaires portaient sur l'évaluation des impacts écologiques, économiques et organisationnels, en prenant le paracétamol comme modèle entre 2024 et 2025. Matériels et méthodes: Etude rétrospective qui comparent les données de consommation de paracétamol 1g entre 2024 et 2025, selon la forme galénique (IV,PO), extraites du logiciel de stock. Le taux de IV sur le paracétamol total a été calculé sur 2024 et 2025 ainsi que le pourcentage d’IV et de PO en fonction du nombre de passages. Le coût, le temps de préparation (1g IV-3min contre 1g PO/1min selon les données de bibliographies) et l’empreinte carbone (EC) ont également été estimés. Résultats: Le taux IV sur le paracétamol total a diminué significativement de 39,1% en 2024 à 33% en 2025 (RR=0,80 (IC 95% [0,78-0,82]; p<0,001). En prenant en compte le nombre de passage, la consommation d'IV a baissé significativement pour 100 passages de 19,9 à 15,8 (p<0,001) et pour la PO a augmenté significativement de 30,7 à 31,9 (p<0,001) soit 29% de relais et 71% de diminution de prescription. De 2024 à 2025, l’EC a baissé d’environ 1000kg de CO₂, l’impact économique représente une économie de 2800euros et le gain organisationnel est estimé à 66heures de temps infirmier. Conclusion: Cette étude centrée sur le paracétamol montre que l’IP a permis un changement de pratique en augmentant le recours au PO et également en réévaluant la prescription de paracétamol. Un objectif de 50% de relais apparaît atteignable, avec un bénéfice attendu sur la démarche écologique. L’impact clinique n’a pas pu être évalué dans cette étude, mais le recours accru à la PO diminue théoriquement le risque de thrombose et d’infection liés aux cathéters. Bien que l’analyse porte sur une seule molécule, le relais IV/PO est déjà pratiqué pour d’autres médicaments (néfopam, pantoprazole, antibiotiques…), suggérant une large transférabilité des bénéfices.

Aucun
Loriane VIAULT (Créteil), Valérie CORBRION-ARCHER, Mehdi KHELLAF
09:35 - 09:45 #50631 - CP013 Application Déchoc pédiatrique visant à améliorer la prise en charge globale des urgences vitales pédiatriques : étude pilote de faisabilité, prospective, randomisée, contrôlée, croisée et monocentrique.
CP013 Application Déchoc pédiatrique visant à améliorer la prise en charge globale des urgences vitales pédiatriques : étude pilote de faisabilité, prospective, randomisée, contrôlée, croisée et monocentrique.

Introduction : Il n’existe pas à ce jour d’application mobile ou de logiciel médical pour accompagner la prise en charge globale d’un déchocage chez l’enfant. Méthodes : Etude pilote de faisabilité évaluant l’utilisation de l’application «Déchoc», conçue localement pour accompagner la prise en charge globale des urgences vitales pédiatriques (Fig.). Dix équipes entrainées (médecin sénior, interne, deux infirmiers) ont réalisé deux scénarios standardisés de simulation de choc septique du nourrisson, successivement et aléatoirement, avec et sans l’application. Critère de jugement principal : taux d’erreur de médication. Critères de jugements secondaires : délais de médication (prescription, préparation, administration), traçabilité et niveau de stress des soignants. Résultats : Les erreurs de médication étaient moins fréquentes avec l’application, sans significativité statistique : deuxième remplissage vasculaire -20% (IC95% -5-45%), antibiothérapie -10% (-9-29%), et amines vasoactives -20% (-14-54%). Les erreurs du premier remplissage vasculaire, les délais de médication et le niveau de stress des soignants n’étaient pas différents entre les groupes. La traçabilité médicale était de 100% avec l’application vs. 30% sans, p = 0.003. Conclusion : L’application « Déchoc » améliore la traçabilité et pourrait réduire les erreurs de médication sans allonger les délais de prise en charge du déchocage chez l’enfant. Une étude multicentrique est nécessaire pour valider ces résultats.

Aucun
Maxime ENAULT (Paris), Ricardo CARBAJAL, Nathalie DE SUREMAIN, Saal SAMUEL
09:45 - 09:55 #50767 - CP014 Appels au SAMU concernant des enfants : étude épidémiologique sur 1 an.
CP014 Appels au SAMU concernant des enfants : étude épidémiologique sur 1 an.

Introduction : Le but était de caractériser les appels primaires au SAMU concernant des enfants et d’identifier les facteurs associés à une orientation hospitalière. Méthodes : Il s’agissait d’une étude rétrospective, descriptive, monocentrique des appels pédiatriques dans un SAMU départemental sur toute l’année 2022. Tous les appels primaires concernant des enfants (0-15 ans) étaient recensés. Deux groupes étaient constitués : « orientés vers l’hôpital » avec ou sans envoi d’un vecteur ; « non orienté vers l’hôpital » : conseil de consultation en soins non programmés ou médecin traitant, conseil téléphonique médical. La population globale était décrite puis les populations étaient comparées selon l’orientation du patient, à la recherche de facteurs associés à l’orientation hospitalière. Résultats : 111 081 dossiers de régulation étaient inclus. 33% des patients étaient orientés vers l’hôpital (18% d’envoi de vecteur et 15% de conseils d’aller aux urgences) et 67 % ne l’étaient pas (27% de consultations non programmées, 8% de consultation médecin traitant, 32% de conseil téléphonique). Les appels pour des enfants étaient quasi deux fois plus fréquents en jours de week-end (WE) qu’en jour de semaine mais près de deux fois moins orientés vers l’hôpital le WE. Dans les tranches d’âge <3 mois et ≥10 ans, environ un enfant sur deux était orienté vers l’hôpital contre 30% ou moins pour les enfants des tranches d’âges intermédiaires. 28% des dossiers en horaires de garde étaient orientés à l’hôpital contre 49% en dehors. 76% des appels étaient régulés par la permanence libérale avec une orientation vers l’hôpital dans 18% des cas contre 81% quand les patients étaient régulés par un médecin du SAMU. Seuls 25% des motifs étaient enregistrés. Les trois principaux (67% du total) étaient traumatologique, général et digestif. Les motifs les plus orientés vers l’hôpital étaient : arrêt cardio-respiratoire (100%, n=7), psychiatrique (80% de 655), traumatologique (75% de 4195) et neurologique (75% de 1025). Conclusion : Un tiers des enfants ayant recours à une régulation du SAMU étaient orientés vers l’hôpital. Les âges extrêmes pédiatriques étaient des facteurs d’orientation hospitalière alors que les patients régulés le WE/jours fériés ou pendant les horaires de garde semblaient moins orientés vers l’hôpital. Ces résultats mettent en avant l’importance de la régulation libérale et la nécessité d’une permanence libérale de proximité les soirs et WE.

FD : Expert dans des boards scientifiques "Beyfortus" auprès de Sanofi et "vaccins" auprès de MSD Autres auteurs : pas de conflit d'intérêt
Emilie ROUAIX (Lille), Solene MAILHÉ, Nassima RAMDANE, Nicolas PAUCHET, Melany LIBER, Francois DUBOS
09:55 - 10:05 #50770 - CP015 IRM cérébrale et rachidienne chez les jeunes enfants aux urgences : quand est-ce vraiment urgent ?
CP015 IRM cérébrale et rachidienne chez les jeunes enfants aux urgences : quand est-ce vraiment urgent ?

Introduction : L'imagerie par résonance magnétique (IRM) aux urgences est un examen difficile à réaliser chez les patients jeunes ou non coopératifs. Son degré d’urgence est parfois relatif. L’objectif était d’évaluer l'urgence des IRM cérébrales et rachidiennes chez les enfants aux urgences. Méthodes : étude rétrospective, monocentrique et transversale. Tous les enfants ayant eu une IRM cérébrale et/ou rachidienne au service des urgences du CHU en 2018. Un formulaire récapitulatif standardisé utilisant les données recueillies à partir du dossier médical informatisé de chaque patient inclus a été soumis à un panel externe d'experts en neuropédiatrie. Le critère de jugement principal était le classement de l'IRM comme urgente par les experts. Les critères de jugement secondaires étaient les suivants : les indications pour lesquelles l'IRM a été jugée urgente par les experts, la concordance inter-observateurs et le fait que l'IRM ait entraîné ou non un changement immédiat dans la prise en charge du patient. Les taux et les intervalles de confiance (IC) à 95 % des IRM urgentes ont été calculés. Les concordances entre les experts ont été déterminées à l'aide du kappa de Cohen ou de Fleiss, selon le cas. Résultats : 159 patients ont été inclus dans l'étude (âge moyen : 7,8 ans ± 5,1 ; ratio garçons/filles : 1,1). 130 ont subi une IRM cérébrale (82%), 17 une IRM cérébrale et rachidienne (11%) et 12 une IRM rachidienne seule (7%). 46 IRM ont été considérées comme urgentes par les experts (29% ; IC 95% : 22-36), 62 n'étaient pas urgentes (39% ; IC 95% : 32-47) et 51 n'ont pas fait l'objet d'un consensus parmi les experts (32% ; IC 95% : 25-40). La présence de troubles sphinctériens et de vertiges associés à un examen neurologique anormal était associée à une IRM urgente justifiée. Une suspicion d'hypertension intracrânienne était significativement associée à une IRM urgente non justifiée (p = 0,01). Une concordance modérée à faible entre les experts a été identifiée. La prise en charge au service des urgences pédiatriques a été modifiée à la suite de l'IRM pour 29 patients. Conclusion : L'IRM cérébrale et/ou rachidienne n'a semblé urgente que pour 29 % des enfants et la prise en charge des patients a été modifiée après l'imagerie chez 18 % (IC 95% : 13-25) des patients.

FD: membre de boards d'experts "Beyfortus" auprès de Sanofi et "vaccins" auprès de MSD Autres auteurs : aucun
Melany LIBER (LILLE), Mathilde LAFFARGUE, Stéphane BONTEMPS, Stéphane AUVIN, Manoelle KOSSOROTOFF, Mathieu MILH, Laure LACAN, Francois DUBOS
Salle 252A

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
ATW01
08:45 - 10:15

Atelier Médecins - Echographie
Douleur abdominale (la vésicule, les voie biliaires, l'intestin - grêle et colon - et l'appendice). Expérience requise
Echographie

La vésicule, mais aussi les voie biliaires, l'intestin (grèle et colon) et l'appendice...
Vous êtes aguerri en échographie abdominale aux Urgences, mais vous en voulez encore plus ? Ne manquez pas cet atelier passionnant et interactif pour perfectionner vos compétences en matière de diagnostic et de traitement des douleurs abdominales. En plus des classiques comme la vésicule biliaire et les reins, découvrez comment utiliser l'échographie pour détecter les occlusions et les inflammations là où ça fait mal. Avec notre équipe de passionnés, apprenez des applications complètement disruptives qui vous permettront d'éliminer certains gestes inutiles, tels que la recherche d'un fécalome ou le contrôle de la SNG grâce à l'échographie. Nous vous guiderons à travers des démonstrations pratiques et des astuces pour maîtriser chaque coupe et leurs critères de qualité. Ne ratez pas cette opportunité pour devenir un pro de l'échographie clinique dans les douleurs abdominales ! Réservez votre place dès maintenant pour atteindre de nouveaux sommets dans votre pratique clinique !
Salle 252B

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
ATW02
08:45 - 10:15

Atelier Médecins - Echographie
Echocardiographie avancée (Doppler, mesures, débit, volémie, etc.). Expérience requise
Echographie

Doppler, mesures, débit, volémie, etc.
Appréhender l'hemodynamique d'un patient critique grâce à l'échographie en 2h, c'est possible ? Venez le constater de vous-même lors de l' atelier encadré par nos experts. ITV sous-Aortique, profil mitral, Doppler tissulaire et surtout...la VEINE CAVE n auront plus de secret pour vous...
Salle 253

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CMS23
08:45 - 10:15

Conférence
Démarche qualité dans les structures d'urgence : outils et retours

Coordonnateur : Sébastien BATRANCOURT (Coordonnateur, Paris)
Partager des retours d’expérience et des outils concrets de démarche qualité à toutes les étapes de la chaîne des urgences - de la régulation au terrain préhospitalier, jusqu’aux services d’accueil et leurs partenaires - afin de promouvoir une culture commune de la sécurité et de l’amélioration continue des pratiques.
08:45 - 10:15 Démarche qualité en régulation. Christophe BIZIÈRE (Infirmier régulateur 144) (Conférencier, IDE, Lausanne, Suisse)
08:45 - 10:15 Démarche qualité en pré hospitalier. Frederique LAVILLE (Cadre de santé) (Conférencier, Cadre de santé, Garches)
08:45 - 10:15 Démarche qualité aux Urgences. Déborah FABRE (cadre de santé SAMU 47) (Conférencier, Cadre de santé, AGEN)
08:45 - 10:15 Démarche qualité des partenaires (Ambulances/pompiers). Nicolas DESVILLES (Chef de groupe) (Conférencier, Sapeur pompier, Paris)
Salle 342A

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS12 A
08:45 - 10:15

Atelier Médico-Soignants
Simulation de plan ORSEC Nombreuses Victimes avec figurines et moyens de communication

Coordonnateur : Florent GACHET (Coordonnateur, IDE, Rouen)
Conférenciers : Florent GACHET (soignant) (Conférencier, IDE, Rouen), Antoine LEFEVRE-SCELLES (Medical doctor) (Conférencier, Médecin, Rouen)
En immergeant les participants dans une catastrophe entièrement scénarisé sur plateau, cet atelier a pour principal objectif de développer les connaissances et les compétences concernant les principes de communication et d’organisation dans de telles situations.
La simulation est organisée autour de la reproduction d’un village et l’évènement est matérialisé par plusieurs centaines de figurines, véhicules et des bâtiments de ville (Playmobil®).
Les participants mettent en place un plan ORSEC "nombreuses victimes" (Organisation de la Réponse de Simucata – F Gachet – A Lefevre-Scelles – SOFRASIMS 2023 la Sécurité Civile) pour faire face à l’afflux massif de victimes et doivent organiser l’évacuation des victimes vers les hôpitaux.
Après un briefing, les participants obtiennent un rôle dans la simulation. Ils sont ensuite injectés dans la simulation en fonction de leurs missions au chantier, au PMA (Poste Médical Avancé) ou au poste de commandement. Les participants doivent ainsi s’organiser en équipe et communiquer par le biais de téléphones pour faire face à cette situation de crise évolutive et aux évènements inattendus. Divers outils sont mis à leur disposition pour rythmer la séquence : fiches "objectifs" et "état des lieux", photographies aériennes...
Salle 342B

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS-ARM02
08:45 - 10:15

Atelier Médico-Soignants ARM
Evaluation du risque suicidaire aux Urgences

Coordonnateur : Marine AKKAOUI (Coordonnateur, Médecin, Paris)
Conférenciers : Marine AKKAOUI (Psychiatre) (Conférencier, Médecin, Paris), Gisèle SIMEON (infirmière et Psychologue) (Conférencier, Paris)
À l’issue de l’atelier, les participants seront capables de :
Identifier les principaux facteurs de risque et de protection du passage à l’acte suicidaire en contexte d’urgence.
Conduire un entretien bref et adapté pour explorer l’intensité de la crise suicidaire.
Utiliser des outils d’évaluation simples et validés (ex. questions clés, échelles courtes adaptées aux urgences).
Définir les mesures de sécurité immédiates et savoir orienter le patient dans le circuit de soins.
Salle 343

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS-ARM06
08:45 - 10:15

Atelier Médico-Soignants ARM
Guidance des gestes en régulation

Coordonnateur : Catherine CAPLETTE (Coordonnateur, Médecin, Angers)
Conférenciers : Catherine CAPLETTE (PH) (Conférencier, Médecin, Angers), Lucia MESUIL (arm) (Conférencier, ARM, Angers)
Objectif principal :
Guider un témoin afin de lui faire mettre en œuvre les gestes d’urgence nécessaires au regard de la situation identifiée

Objectif secondaire :
Maitriser les gestes d’urgence utilisés en guidance téléphonique
Connaitre leur justification scientifique
Maitriser la communication
Salle 352A

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AM04 A
08:45 - 10:15

Atelier Médecins
Simulation accouchement inopiné extrahospitalier

Coordonnateur : Elodie SEVESTRE (Coordonnateur, Médecin, Orléans)
Conférenciers : Emilie COLIN (sage femme) (Conférencier, Sage Femme, Orléans), Elodie SEVESTRE (Médecin) (Conférencier, Médecin, Orléans)
Optimiser la prise en soins des situations d’accouchements inopinés extrahospitaliers physiologiques et complexes en référence aux recommandations actuelles afin d’homogénéiser et d’améliorer la prise en soins des parturientes.
Réaliser un accouchement physiologique en présentation céphalique.
Réaliser un accouchement en présentation en siège avec et sans la réalisation de manœuvre(s).
Salle 353

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AM05
08:45 - 10:15

Atelier Médecins
Tachycardie à complexes larges : les reconnaître et les prendre en charge

Coordonnateur : Frédéric ADNET (Coordonnateur, Médecin, Paris)
Conférencier : Frédéric ADNET (Chef de service) (Conférencier, Médecin, Paris)
Savoir distinguer une TV d’une TSV avec Bloc de branche.
Reconnaitre une super-Wolf.
Reconnaître une torsade de pointes.
Savoir pendre en charge :
Une TV
Un super-Wolf
Une torsade de pontes
Salles 221-222-223
09:00

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
FC02
09:00 - 10:00

Flash communications
Cardiologie 1

Modérateur : Roger KADJI KALABANG (praticien hospitalier) (Melun)
09:00 - 09:07 #50113 - FC02-01 Corrélation entre la troponine ultrasensible pré hospitalière et le diagnostic final de syndrome coronarien aigu.
FC02-01 Corrélation entre la troponine ultrasensible pré hospitalière et le diagnostic final de syndrome coronarien aigu.

Introduction : La douleur thoracique représente un motif fréquent d’intervention SMUR en milieu extra hospitalier afin d’éliminer une étiologie coronarienne. Si dans certains cas, comme le SCA ST+, le diagnostic d’infarctus est rapidement posé grâce à l’ECG, il reste nécessaire de doser la troponine chez la majorité des patients. Toujours dans l’optique de diminuer le délai diagnostic, la troponine ultrasensible préhospitalière a vu le jour. L’objectif principal de ce travail de thèse était d’étudier la corrélation entre la valeur de troponine ultrasensible pré hospitalière et le diagnostic final de syndrome coronarien aigu. Méthode : Ce travail a eu lieu de Mars 2023 à Octobre 2024, au CHU. La troponine I Ultrasensible a été dosée chez les patients souffrants de douleur thoracique non traumatique en préhospitalier. Le dosage a été permis par l’utilisation d’un lecteur délocalisé, l’ATELLICA. Cette valeur a pu être comparée avec le diagnostic principal chez 40 patients. Résultats : Les résultats nous ont permis d’objectiver une sensibilité à 0.47 (95% IC, 0.29-0.67), une spécificité à 1.00 (95% IC,0.80-1.00), une valeur prédictive positive à 1.00 (95% IC, 0.72-1.00) et une valeur prédictive négative à 0.58 (95% IC, 0.41-0.75). Un odds ratio ∞ (95% IC, 14.4-∞) a été obtenu et un test exact de Fisher a permis d’obtenir une p-value à 0,000784. Discussion : L’étude suggère que la présence d'une troponine positive en préhospitalier est fortement associée à un diagnostic final de SCA. En revanche, une troponine négative ne semble pas être suffisante pour éliminer son diagnostic. Une association statistiquement significative est observée entre le résultat de la troponine préhospitalière et le diagnostic final de SCA (p < 0,001). Le nombre limité de patients recrutés et l’inclusion des SCA ST+ sont les principales limites de cette étude. La baisse de sensibilité et de valeur prédictive négative semblent être en partie imputable au delta de temps entre le début des douleurs et le prélèvement qui ne permet pas toujours à la troponine d’être détectable. L’étude de la troponine ultrasensible mérite d’être poursuivie notamment au travers d’algorithmes de cyclage débutés en pré hospitalier et en combinaison avec des scores d’évaluation de risque afin d’optimiser les prises en charge.

Aucun
Guillaume BAGARD (Bordeaux)
09:07 - 09:14 #50353 - FC02-02 Prise en charge de la maladie thromboembolique veineuse associée au cancer dans les services d’urgences : une enquête de pratique nationale.
FC02-02 Prise en charge de la maladie thromboembolique veineuse associée au cancer dans les services d’urgences : une enquête de pratique nationale.

Introduction : La maladie thromboembolique veineuse (MTEV) est une complication fréquente du cancer, souvent diagnostiquée aux urgences. L’émergence des anticoagulants oraux directs (AOD) a modifié les stratégies thérapeutiques, mais leur utilisation dans ce contexte est peu évaluée. Parallèlement, les recommandations de prise en charge ambulatoire des embolies pulmonaires (EP) à bas risque incluent désormais les patients atteints de cancer, sélectionnés selon les critères HESTIA. L’objectif de cette étude était de décrire la prise en charge de la MTEV associée cancer solide et plus particulièrement de l’EP à bas risque découverte aux urgences, à la fois en termes de choix thérapeutique et d’orientation des patients. Méthodes : Une enquête nationale a été menée entre août et décembre 2024 à travers un questionnaire diffusé auprès des médecins séniors et internes exerçant aux urgences. Le questionnaire, validé par un comité d’éthique, comportait un volet sociodémographique, deux vignettes cliniques étudiant les choix thérapeutiques et d’orientation, ainsi que des questions sur les facteurs guidant les choix thérapeutiques et l’existence de filières de soins. Résultats : Sur les 446 questionnaires remplis, 352 ont été analysés. L’âge moyen des répondants était de 33 ans, incluant 52 % de séniors. Trente-deux pourcents des répondants considérait les AOD comme contre-indiqués dans la MTEV associée au cancer. Le traitement anticoagulant initial était conforme aux recommandations dans 87,5 % à 95,3 % des situations proposées. La localisation tumorale n’était prise en compte que par 33 % des répondants. Les scores pronostiques étaient utilisés par 69 % des urgentistes, majoritairement le sPESI. Les critères HESTIA étaient employés par 18 % des répondants pour décider d’une prise en charge ambulatoire. Seuls 22 % des répondants déclaraient disposer d’un protocole dédié à la prise en charge ambulatoire de l’EP à bas risque. Conclusion : Cette enquête nationale met en évidence une hétérogénéité des pratiques et une prudence vis-à-vis des AOD dans le traitement de la MTEV associée au cancer. Les HBPM demeurent le traitement le plus prescrit. Le recours à une prise en charge ambulatoire reste rare, et peu de filières de soins dédiées existent.

aucun
Onur OZTURK (Mulhouse), Clément PALPACUER, Laure STIEL
09:14 - 09:21 #50373 - FC02-03 INFLUENCE DES CONDITIONS METEOROLOGIQUES SUR LA SURVENUE DES DISSECTIONS AORTIQUES AIGUES.
FC02-03 INFLUENCE DES CONDITIONS METEOROLOGIQUES SUR LA SURVENUE DES DISSECTIONS AORTIQUES AIGUES.

Introduction : La dissection aortique aiguë (DAA) est une urgence vitale dont les facteurs de risque individuels sont bien établis. Cependant, l’impact des paramètres météorologiques sur son incidence reste insuffisamment documenté, alors que plusieurs études suggèrent un rôle potentiel des variations climatiques sur les événements cardiovasculaires graves. Objectif : Évaluer l’influence des conditions météorologiques sur l’incidence de la DAA dans la région de Sousse en Tunisie Méthodes : Étude rétrospective descriptive sur 10 ans (2010–2020), incluant tous les cas de DAA ,les données quotidiennes de température, humidité relative, pression atmosphérique et précipitations ont été obtenues auprès de l’Institut National de Météorologie. L’analyse a porté sur les jours J0, J–1 et J–2. Les associations ont été évaluées par modèles linéaires généralisés de type Poisson et par régression logistique binaire. Résultats : Au total, 97 cas de DAA ont été recensés (âge moyen 52,4 ± 12,8 ans ; sex-ratio = 2,09). L’incidence la plus élevée a été observée en 2020 (46,6 % ; p < 10⁻³). La survenue des DAA était significativement associée à l’hiver (p = 0,038) et aux mois de janvier–décembre (p = 0,015). Les jours de DAA présentaient des températures plus basses (p = 0,002) ; une baisse de 1 °C augmentait le risque de DAA de 12,2 % (p = 0,022). Une hausse de l’humidité relative à J–1 (+1 %) majorait le risque de 2,6 % (p = 0,02). Les précipitations à J–1 et J–2 étaient également associées à la survenue de DAA (p = 0,007 ; p < 10⁻³). Les clusters étaient prédits par la pluviométrie à J–2 (OR = 4,2 ; p < 10⁻³), la baisse de température à J0 (OR = 0,71 ; p < 10⁻³) et l’augmentation de la pression à J–1 (p = 0,016). Aucun lien significatif n’a été observé avec la mortalité. Conclusion : Les variations météorologiques, notamment la baisse de température et l’augmentation de l’humidité ou de la pression, semblent influencer l’incidence de la DAA. Ces résultats pourraient contribuer à une meilleure anticipation des pics d’activité en médecine d’urgence

Aucun
Afraa JLIDI (TATAOUINE, Tunisie)
09:21 - 09:28 #50569 - FC02-04 D-dimères dans l’exclusion des suspicions d'Embolie Pulmonaire chez les insuffisants rénaux pris en charge aux urgences.
FC02-04 D-dimères dans l’exclusion des suspicions d'Embolie Pulmonaire chez les insuffisants rénaux pris en charge aux urgences.

Introduction L’embolie pulmonaire (EP) est une urgence médicale fréquente et potentiellement mortelle. L’utilisation du seuil usuel de D-dimères chez les insuffisants rénaux entraine de nombreux faux positifs conduisant à une augmentation du nombre du recours à l’angioscanner thoracique chez ces patients. L’objectif est d’évaluer la valeur des D-dimères dans la suspicion d’EP chez les patients insuffisants rénaux admis aux urgences, et d’explorer la possibilité de trouver un seuil diagnostique spécifique. Matériel et méthode Il s’agit d’une étude rétrospective, observationnelle, monocentrique, réalisée au sein du service des urgences d’un CHU, sur une période allant du 01 juin 2023 au 01 juin 2024. Les patients inclus dans l’étude devaient avoir une insuffisance rénale (DFG < 60mL/min/1.73m2), un dosage de D-dimères et une imagerie thoracique par angioscanner ou scintigraphie de ventilation reperfusion. Résultats Au total, 215 patients ont été inclus. L’âge médian des patients inclus était de 80.91 ans avec 54.4 % de femmes. Une insuffisance rénale chronique a été retrouvée chez 27.4% des patients et 81% des patients souffraient d’une insuffisance rénale aiguë. Une EP a été retrouvée chez 15.3% des patients inclus, elle était bilatérale dans 72.7% des cas, proximale dans 64.6% des cas. La médiane des D-dimères sur la cohorte était de 2156.5ng/mL. La valeur médiane des D-dimères selon la fonction rénale était de 1920ng/mL chez le groupe avec un DFG > 45mL/min/1.73m2, de 2338.50ng/mL pour les patients avec DFG entre 30 et 45mL/min/1.73m2, de 2929.5ng/mL dans le groupe DFG 15-30 mL/min/1.73m2 et de 980.5ng/mL dans le groupe dialysé avec un DFG < 15mL/min/1.73m2, avec un p < 0 .006. La valeur médiane de D-dimères chez les insuffisants rénaux tout grade confondu était de 4305ng/mL lorsqu’une EP était retrouvée et de 1918ng/mL lorsque le diagnostic d’EP était réfuté. Les seuils d’exclusion de l’EP avec une valeur prédictive négative de 95% étaient de 2041 ng/mL dans la cohorte entière. Conclusion Nos résultats confirment que les D-dimères conservent une valeur prédictive négative élevée chez les insuffisants rénaux, mais que leur spécificité est fortement réduite. Nous avons identifié un seuil d’exclusion optimal proche de 2000ng/mL avec une variabilité importante selon le degré et l’ancienneté de l’insuffisance rénale, l’âge et la présence ou non de néoplasie. Ces résultats devront être validés par des études prospectives et multicentriques sont indispensables.

aucun
Amandine BRUNET (Clermont-Ferrand), Coline CHIROL, Guillaume MULLER, Lea PERARD, Antoine LETZELTER, Jeannot SCHMIDT, Dorian TEISSANDIER, Farès MOUSTAFA
09:28 - 09:35 #50603 - FC02-05 Profil épidémiologique des urgences cardiovasculaires au centre hospitalier ouest guyanais.
FC02-05 Profil épidémiologique des urgences cardiovasculaires au centre hospitalier ouest guyanais.

RESUME Introduction: La nature des urgences cardio-vasculaires et leur importance dans les départements d’Outre-Mer restent encore mal connues, en raison de l’organisation trop récente des unités de soins d’urgence en général et cardiologique en particulier, sur ce territoire. Objectif général: Cette étude a eu pour but de décrire le profil épidémiologique des urgences cardio-vasculaires dans un département français d’Amérique du Sud. Patients et méthodes: Il s’agit d’une étude monocentrique, prospective et descriptive. Elle a inclus les patients de plus de 18 ans, reçus de façon consécutive au service des urgences du Centre Hospitalier de l’Ouest Guyanais, sur la période du 1er janvier au 30 juin 2018, pour une urgence cardio-vasculaire avérée. Résultats: 112 patients ont répondu à nos critères d’inclusion, avec une prédominance masculine (sex-ratio=1,24) et un âge moyen de 60,48 ±15,72 ans [33-99]. La tranche d’âge des moins de 55 ans était la plus représentée (39,3%). Les patients provenaient majoritairement du lieu d’étude (70,5%). Les facteurs de risque cardio-vasculaire étaient dominés par l’HTA (74,1%) et l’excès pondéral (58%). La population diabétique (22,3%) avait essentiellement un diabète de type II. Les principales urgences cardiovasculaires étaient le syndrome d’insuffisance cardiaque aigue (38,4%) ; les urgences hypertensives (26,8%) ; l’HTA sévère (25,5%) et les troubles du rythme mal tolérés (22,3%). Parmi les motifs de consultation, le signe fonctionnel cardio-vasculaire le plus fréquent était la dyspnée (43,7%). A l’examen initial, 13,4% des patients avaient une instabilité hémodynamique. L’ECG à l’admission était anormal chez la majorité des patients (88,4%), de même que l’échocardiographie transthoracique (73,2%). Plus de la moitié des patients admis pour syndrome d’insuffisance cardiaque aigue avaient une dysfonction systolique ventriculaire gauche (55,8%) et une cardiopathie sous-jacente connue (51,16%). Conclusion : Cette étude nous interpelle sur la santé cardio-vasculaire en région d’Outre-Mer en général. Elle souligne l’importance de la coordination des nombreux plans de prévention, et l’intérêt de l’implication des collectivités locales pour la lutte contre les maladies cardio-vasculaires, dans cette population déjà décrite dans la littérature comme vulnérable. Mots clés : épidémiologie, urgences cardiovasculaires, Centre Hospitalier, Guyane

Aucun
Amgar BEKOUTOU (Saint-Laurent du Maroni), Mireille MALEFOU-BOLONGO, Crepin KEZZA, Boubacar DIARRA
09:35 - 09:42 #50684 - FC02-06 Impact du genre sur la présentation clinique et le pronostic de la fibrillation atriale vue aux urgences.
FC02-06 Impact du genre sur la présentation clinique et le pronostic de la fibrillation atriale vue aux urgences.

Introduction : La fibrillation atriale (FA) est l’arythmie la plus fréquemment rencontrée aux urgences. L’impact du genre sur le pronostic des patients admis pour une FA aux urgences est peu étudié. Objectif : Etudier s’il existe des différences entre les deux genres dans la présentation clinique et le pronostic de la FA vue aux urgences. Méthode : Etude observationnelle prospective menée sur une période de de 9 ans (janvier 2011 à décembre 2020). Inclusion des patients âgés de plus de 18 ans avec signes cliniques en faveur d’une FA. Recueil des paramètres épidémio-cliniques, calcul du risque ischémique (CHA2DS2VA) et du risque hémorragique (HASBLED). Le pronostic est jugé sur la mortalité à J90. Nous avons subdivisé la population en deux groupes selon le genre : groupe Homme (H) et Femme (F), et nous avons étudié les profils épidémiologique et clinique des deux groupes. Résultat : Inclusion de 485 patients avec un Sex-ratio=0,63 et un âge moyen 64+/- 14 ans. Concernant les caractéristiques cliniques, et le pronostic en termes de mortalité à J90, les données étaient comparables pour les deux genres. L’étude comparative des deux groupes est illustrée dans le tableau ci-dessous. Conclusion : La plupart des patients admis pour une FA sont de genre féminin, avec comme facteurs de risque cardio-vasculaire le plus fréquent l’HTA. Le contrôle de la fréquence est la stratégie thérapeutique la plus adoptée.

Aucun
Amira BAKIR (Tunis, Tunisie), Hanene GHAZALI, Mokhtar MAHJOUBI, Raja FADHEL, Rihab DAOUED, Amel BEN GARFA, Sami SOUISSI
09:42 - 09:49 #50851 - FC02-07 Arythmies et troubles de conduction chez les sujets âgés aux urgences : Implications pronostiques.
FC02-07 Arythmies et troubles de conduction chez les sujets âgés aux urgences : Implications pronostiques.

Introduction : : Les troubles du rythme et de la conduction constituent des urgences potentiellement fatales, particulièrement chez les sujets âgés. Leur prise en charge rapide repose sur une évaluation initiale rigoureuse incluant l’identification de facteurs de risque de mortalité. Notre objectif était de déterminer les facteurs prédictifs de mortalité intrahospitalière chez les patients âgés de 65 ans et plus, admis aux urgences pour arythmies et/ou troubles de la conduction. Méthodes : Il s’agissait d’une étude prospective, descriptive et analytique, menée sur une période de deux ans. Ont été inclus tous les patients âgés de 65 ans et plus, pris en charge aux urgences pour un trouble du rythme ou de conduction. Les données cliniques, thérapeutiques et évolutives ont été recueillies. Une analyse univariée puis multivariée ont été effectuées pour identifier les facteurs associés à la mortalité intrahospitalière. Résultats : Nous avons inclus 102 patients d’âge moyen de 76 ±7 ans et de sex-ratio de 0,75. Les principales comorbidités étaient : hypertension artérielle (78,4%), troubles du rythme (48%), coronaropathies (37,3%), insuffisance cardiaque (16,7%) et valvulopathies (15,7%). Les motifs de consultation les plus fréquents étaient : dyspnée (37,2%), asthénie (24,4%), douleur thoracique (16,5%), palpitations (15,2%), et troubles de la conscience (7,3%). La fibrillation auriculaire a été objectivée dans 67%% des cas. Les troubles conductifs les plus fréquemment objectivés étaient les blocs auriculoventriculaires (12,7%) et les blocs sinoauriculaires (6%). Une insuffisance cardiaque congestive a été notée chez 21% des patients. La mortalité intrahospitalière était de 10%. En analyse univariée, les facteurs associés à la mortalité étaient : l’âge ≥ 85 ans (OR=4,09; p< 0,02), un antécédent d’AVC ischémique (OR=2,73; p<0,001), un score de Glasgow<15 (OR=5,1; p<0,01), et la présence d’un bloc auriculo-ventriculaire de 3ème degré (OR=2,2; p<0,006). En analyse multivariée, deux facteurs indépendants ont été associés à la mortalité : l’âge ≥85 ans (OR ajusté=7,1 ; p=0,008) et l’antécédent d’AVC ischémique (ORajusté=2,5 ;p=0,001). Conclusion : Les troubles du rythme et de la conduction chez les sujets âgés représentent un véritable défi diagnostique et thérapeutique. L’identification précoce des patients à haut risque de décès, notamment ceux très âgés ou avec antécédents neurologiques, permettrait d’optimiser le triage et la prise en charge initiale aux urgences.

aucun
Waad SAIDI (Tunis, Tunisie), Wiem DEMNI, Khouloud OUERHANI, Yesmine WALHA, Ines ALOUI, Ghada BEN AHMED, Imene BENNOUR, Nour Elhouda NOUIRA
09:49 - 09:56 #50921 - FC02-08 Amélioration rapide de la fonction respiratoire après optimisation intensive du traitement oral chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque.
FC02-08 Amélioration rapide de la fonction respiratoire après optimisation intensive du traitement oral chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque.

Introduction : Les patients souffrant d'insuffisance cardiaque (IC) qui s'aggravent sont admis dans des conditions d'urgence avec pour principale plainte une aggravation soudaine de la dyspnée associée à des signes de détresse respiratoire, notamment une faible saturation en oxygène et une fréquence respiratoire élevée. Nous avons conçu l'étude pour évaluer le taux de détresse respiratoire persistante dans les 3 mois suivant la sortie d'un épisode d'HF aggravée chez les patients atteints d'HFpEF et voir si l'inhibition neuro-endocrine cardiovasculaire associée à des visites multiples, peut influencer la détresse respiratoire persistante. Patients et méthodes : La présente étude est une étude prospective, observationnelle et multicentrique portant sur des patients souffrant d'insuffisance cardiaque aiguë (HFpEF) en phase d'aggravation, admis pour une dyspnée aiguë et suivis six mois après leur sortie de l'hôpital. L'étude a été approuvée par les comités d'éthique locaux. Des informations écrites ont été données et le consentement a été obtenu avant l'inclusion. Le critère d'évaluation principal était l'incidence de la détresse respiratoire persistante après la sortie de l'hôpital pour aggravation de l'insuffisance cardiaque et les facteurs associés à la normalisation des paramètres respiratoires au jour 90. Le critère d'évaluation secondaire était la ré-hospitalisation et/ou le décès 3 et 6 mois après la sortie de l'hôpital. Resultats : Entre février 2019 et décembre 2021, 231 patients ont été inclus dans l'étude. Le tableau 1 résume les caractéristiques cliniques de la cohorte SIDI. Brièvement, la cohorte était composée à parts égales de femmes (53%), avec un âge médian de 70 [64-77] ans. L'analyse univariée a montré que les patients ayant rétabli les paramètres respiratoires au 90e jour avaient une fréquence cardiaque plus basse p<0. 001) mais un NT-proBNP (p:0.8) et un poids corporel ( p=0,8) similaires à ceux qui présentaient une détresse respiratoire prolongée, le tout au jour 90. Le taux de mortalité était cependant systématiquement plus faible dans le groupe FU intensif que dans le groupe FU habituel, tant à 90 jours (p = 0,043) qu'à 180 jours ( p = 0,038). Conclusion nous avons observé qu'une détresse respiratoire persistante était fréquente plusieurs mois après la sortie de l'hôpital et qu'une optimisation rapide du GDMT pour l'insuffisance cardiaque et un suivi étroit étaient associés à une amélioration rapide et durable des paramètres respiratoires.

Aucun
Lotfi BOUKADIDA, Rahma JABALLAH, Tasnim BOUKRIAAT (Sousse, Tunisie), Khawla HLIMI, Arij BAKIR, Rym YOUSSEF, Asma ZORGATI, Riadh BOUKEF

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
FC01
09:00 - 10:00

Flash communications
Arrêt cardiaque

Modérateur : François VAN HEEMS (medecin) (Lille)
09:00 - 09:07 #50164 - FC01-01 Arrêt cardiorespiratoire préhospitalier : impact des durées de no-flow et low-flow sur la survie.
FC01-01 Arrêt cardiorespiratoire préhospitalier : impact des durées de no-flow et low-flow sur la survie.

Introduction : L’arrêt cardio-respiratoire (ACR) en préhospitalier reste associé à une mortalité extrêmement élevée. La réussite de la réanimation dépend de la rapidité de la chaîne de survie, incluant la reconnaissance précoce, le massage cardiaque immédiat et la prise en charge avancée. Objectif : Décrire les caractéristiques cliniques, les durées de no-flow et low-flow, et les facteurs associés à la survie post-ACR en préhospitalier. Méthodes : Étude rétrospective de 61 patients présentant un ACR pris en charge par le SAMU 04 entre janvier et juin 2025. Les données recueillies incluaient âge, sexe, GCS, TAS, SpO₂, rythme initial, durée de no-flow/low-flow, intubation, adrénaline, et étiologie. Analyses bivariées pour identifier les variables associées au décès. Résultats : L’âge moyen était de 61,9 ± 17,3 ans, 63,9 % étaient des hommes. La survie post-ACR était de 8 % (5/61). La durée médiane de no-flow était de 30 min [10–120], low-flow de 15 min [0–25]. Trois patients seulement ont bénéficié d’un massage cardiaque avant l’arrivée du SMUR. L’asystolie était le rythme initial chez la majorité des décès (49/61). Les facteurs cliniques associés au décès incluaient tabagisme, diabète, néoplasie, convulsions, somnolence et mydriase bilatérale (p < 0,05). Les durées prolongées de no-flow et low-flow étaient fortement corrélées à la mortalité (p < 0,001). L’intubation et l’administration d’adrénaline reflétaient la gravité mais n’étaient pas associées à une meilleure survie. Conclusion : La survie post-ACR en préhospitalier est extrêmement faible lorsque le no-flow est prolongé. Ces résultats soulignent l’importance d’une reconnaissance rapide, d’un massage cardiaque immédiat et d’une réanimation précoce pour améliorer l’efficacité de la chaîne de survie.

"Aucun"
Ghada MARZOUGUI (Gabes, Tunisie), Roua ELMAHJOUB, Ali BEN MAHMOUD, Mariem MALLEK, Houssem AFFES, Marwa BEN ABDALLAH, Adel CHAARI
09:07 - 09:14 #50503 - FC01-02 Arrêt cardiorespiratoire traumatique : déterminants des délais préhospitaliers et de la survie à J30 à partir d’une cohorte nationale.
FC01-02 Arrêt cardiorespiratoire traumatique : déterminants des délais préhospitaliers et de la survie à J30 à partir d’une cohorte nationale.

Introduction L’arrêt cardiorespiratoire (ACR) traumatique est associé à une mortalité très élevée. Les déterminants des délais préhospitaliers et de la survie restent imparfaitement caractérisés, notamment concernant les facteurs socio-territoriaux. L’objectif était d’identifier les déterminants des délais d’arrivée du SMUR et de la survie à J30 après ACR traumatique. Méthodes Étude observationnelle rétrospective à partir d’une base nationale incluant 24 369 ACR traumatiques pris en charge en préhospitalier. Les déterminants du délai d’arrivée du SMUR ont été étudiés par régression linéaire multivariée après transformation logarithmique du délai. Des modèles avec interaction géographie × précarité puis des modèles mixtes intégrant des effets aléatoires territoriaux ont été évalués. Les déterminants de la survie à J30 ont été analysés par régression logistique multivariée avec sélection par LASSO, puis par modèles post-LASSO classique et pénalisé de Firth. Résultats Au total, 24 369 ACR traumatiques ont été inclus, concernant majoritairement des hommes (71 %), d’âge médian 57 ans [40–75]. Le délai médian d’arrivée du SMUR était de 15 minutes [10–22] et la survie à J30 était de 2,1 %. Dans la régression linéaire multivariée sans interaction, le quintile de précarité le plus défavorisé était associé à un allongement du délai d’arrivée du SMUR (β = 0,14 ; p = 0,021). L’augmentation du délai d’intervention des sapeurs-pompiers (β = 0,01 ; p = 0,036) et du low-flow (β = 0,01 ; p = 0,002) était également associée à un allongement du délai SMUR. La délivrance d’un choc par un témoin était associée à un délai plus court (β = −0,22 ; p = 0,009) d’arrivée SMUR. L’interaction géographie × précarité n’était pas significative, tandis que les modèles mixtes mettaient en évidence une hétérogénéité territoriale persistante. Concernant la survie à J30, les déterminants indépendants étaient l’âge, la durée du low-flow et le rythme initial. Une activité spontanée (OR≈44) et un rythme FV/TV sans pouls (OR≈18) étaient fortement associés à la survie, tandis que l’augmentation du low-flow diminuait la probabilité de survie (OR≈0,94/min). Conclusion La survie après ACR traumatique demeure exceptionnelle et dépend principalement de facteurs physiopathologiques précoces. Les modèles mixtes soulignent des disparités territoriales persistantes dans les délais d’arrivée du SMUR, suggérant un enjeu organisationnel majeur.

Aucun.
Caroline MINKA (Argenteuil), Sami SOUIHI, Sally Oceane MINKA, Xavier EYER, Kadija Fortuna MINKA, Anthony CHAUVIN, Heidet MATTHIEU, Fadi Hillary MINKA
09:14 - 09:21 #50549 - FC01-03 Géographie, précarité et accès aux DAE après arrêt cardiaque extrahospitalier non traumatique de l’adulte.
FC01-03 Géographie, précarité et accès aux DAE après arrêt cardiaque extrahospitalier non traumatique de l’adulte.

Introduction Les délais de prise en charge et l’accès aux défibrillateurs automatisés externes (DAE) conditionnent le pronostic des arrêts cardiaques extrahospitaliers (ACEH), avec d’importantes disparités territoriales. Nous avons évalué l’effet combiné de la géographie et de la précarité sociale sur les délais d’arrivée du SMUR et la survie à J30, et exploré l’impact potentiel de stratégies innovantes d’implantation des DAE par drones. Méthodes Nous avons réalisé une étude observationnelle nationale incluant 120 604 ACEH non traumatiques de l’adulte. Les déterminants des délais d’arrivée du SMUR ont été analysés à l’aide d’un modèle linéaire mixte sur le logarithme du délai, avec les IRIS imbriqués dans le département et une interaction géographie (rural/urbain) × précarité sociale (EDI). Les résultats sont exprimés en ratios de délai, interprétables en pourcentages de variation du temps d’arrivée. La survie à J30 a été étudiée par un modèle de survie paramétrique log-logistique exprimé en Time Ratios (TR). Une cartographie nationale a combiné l’incidence des ACEH et les délais SMUR. L’accessibilité aux DAE a été évaluée à l’échelle des IRIS et comparée à un scénario de couverture par drones. Résultats L’âge médian était de 71 ans [59–82] et 65 % des patients étaient des hommes. Après ajustement, les délais d’arrivée du SMUR étaient plus courts en zone urbaine (–21 %, ratio = 0,79 [0,77–0,81]) qu’en zone rurale. En milieu rural, la précarité était associée à une augmentation progressive des délais, atteignant +22 % dans les zones les plus défavorisées (ratio = 1,22 [1,18–1,26]). En zone urbaine, cet effet était atténué, avec des délais 21 à 26 % plus courts selon le niveau de précarité (interaction significative). Des délais SMUR plus longs étaient associés à une diminution significative de la survie à J30 (TR > 1). Plus de 30 % des IRIS étaient situés à plus de 1 km d’un DAE. L’implantation de DAE par drones (rayon 5 km) permettrait une couverture nationale équivalente avec environ trois fois moins de dispositifs qu’un maillage fixe tous les 500 m. Conclusion Les délais d’arrivée du SMUR et la survie après ACEH présentent de fortes inégalités socio-territoriales, particulièrement en milieu rural défavorisé. Le ciblage de territoires prioritaires et le recours à des stratégies innovantes, telles que la défibrillation par drones, pourraient améliorer l’équité d’accès aux soins et le pronostic des patients.

Aucun
Fadi Hillary MINKA (PARIS), Sami SOUIHI, Sally Oceane MINKA, Valentine CANON, Hugues PECOUT, Herve HUBERT, Yacine AMIRAT, Heidet MATTHIEU
09:21 - 09:28 #50566 - FC01-04 Reprise d’une activité cardiaque spontanée (RACS) après massage cardiaque externe seul. Etude MACSOLO.
FC01-04 Reprise d’une activité cardiaque spontanée (RACS) après massage cardiaque externe seul. Etude MACSOLO.

Introduction Le retour à une circulation spontanée (RACS) après massage cardiaque externe (MCE) seul est exceptionnel et peu étudié. Objectif Comparer cette population d'arrêts cardiaques (AC) population aux autres. Méthode Données locales (4 SMUR) du registre national RéAC. Inclusion : tout AC extrahospitalier avec MCE, du 01/03/2012 au 07/12/2025. Paramètres : sexe, âge, cause d’AC (critères RéAC), classement selon RACS (ou non) après MCE, choc électrique externe (CEE), réanimation médicale (SMUR) et survie à J30 / avec bon pronostic neurologique (CPC 1-2). Analyse : ANOVA ou Kruskal–Wallis et Chi2. Résultats 9.738 patients inclus, dont : 113 (1%) RACS après MCE seul ; 113 (1%) RACS après choc électrique externe (CEE) ; 1.934 (19%) RACS après réanimation SMUR et 7.578 (78%) sans RACS. Le groupe RACS après MCE seul comptait significativement plus de femmes (45%) et plus d’AC de cause anoxique (19 (17%) asphyxies, 7 (6%) intoxications, 5 (4%) noyades). La survie à J30 et J30 CPC 1-2 était significativement différente, respectivement 42% et 34%. Détails dans la figure. Conclusion Les RACS après MCE seul étaient aussi fréquents que ceux après CEE. Ils se caractérisaient par une surreprésentation féminine et des étiologies hypoxiques. Ils étaient le second groupe avec le meilleur pronostic (après les CEE). Une comparaison entre MCE seul et prise en charge conventionnelle dans les AC d’origine hypoxique doit être spécifiquement envisagée.

Aucun
Jean-Marc AGOSTINUCCI (Bobigny), Maël BLANDIN, Alexis MAROUK, Priscilia HSING, Jacques METZGER, Pierre NADIRAS, Anne-Laure FERAL-PIERSSENS, Frédéric LAPOSTOLLE
09:28 - 09:35 #50594 - FC01-05 Recours au CAthécolamines après une Reprise de l’Activité CArdiaque Spontanée. Etude CARACAS.
FC01-05 Recours au CAthécolamines après une Reprise de l’Activité CArdiaque Spontanée. Etude CARACAS.

Introduction La prise en charge du choc post reprise d’activité cardiaque spontanée (RACS) a été peu étudiée. Objectif Nous avons voulu tester l’hypothèse d’une corrélation entre la dose d’adrénaline administrée (pré-RACS) et le recours à une amine intraveineuse (post-RACS). Méthodes Données départementales (4 SMUR) du registre RéAC de 2013 à 2025. Inclusion : tous les arrêts cardiaques ayant reçu de l’adrénaline en pré-RACS. Exclusion : absence de RACS. Paramètres : âge, sexe, dose d’adrénaline (pré-RACS), recours à une amine intraveineuse (post-RACS) en préhospitalier. Résultats 1.678 patients inclus (sur 11.303 dans le registre, 14%), 1.124 (67%) hommes et 553 (33%) femmes, d’âge moyen 61±17 ans dont 366 (22%) ont reçu une amine post-RACS : 240 (66%) de l’adrénaline, 56 (15%) de la noradrénaline et 23 (6%) les deux. Il n’y avait pas de corrélation statistiquement significative entre la dose d’adrénaline pré-RACS reçue et l’administration d’une amine en post-RACS (Figure). Conclusion L’administration post-RACS d’une amine n’était pas liée à la dose d’adrénaline reçue en pré-RACS.

Aucun
Charlotte ORSINI (Bobigny), Maël BLANDIN, Priscilia HSING, Alexis MAROUK, François-Pierre AUFFREDOU, Judith GORLICKI, Anne-Laure FERAL-PIERSSENS, Frédéric LAPOSTOLLE
09:35 - 09:42 #50622 - FC01-06 Évaluation de la prise en charge des arrêts cardiaques extra-hospitaliers par ECPR au CHU de Besançon depuis la révision de l’algorithme décisionnel en 2021.
FC01-06 Évaluation de la prise en charge des arrêts cardiaques extra-hospitaliers par ECPR au CHU de Besançon depuis la révision de l’algorithme décisionnel en 2021.

Introduction : L’arrêt cardiaque extra-hospitalier (ACR-EH) reste de pronostic sombre malgré l’amélioration de la chaîne de survie. L’Extracorporeal Cardiopulmonary Resuscitation (ECPR) peut être envisagée chez des patients sélectionnés lorsque la réanimation conventionnelle échoue. Au CHU de Besançon, un algorithme décisionnel dédié à l’ECPR a été révisé en 2021. L’objectif principal de cette étude est d’analyser les causes de non-réalisation de l’ECPR chez les patients considérés comme éligibles à l’appel. Les objectifs secondaires sont d’évaluer le pronostic des patients ayant bénéficié d’une ECPR. Matériel et méthode : Il s’agit d’une étude observationnelle rétrospective monocentrique menée entre février 2021 et février 2025. Ont été inclus les patients victimes d’un ACR-EH non traumatique, âgés de 65 ans ou moins, régulés par le CRRA15. Les données ont été recueillies à partir des logiciels CENTAURE, du registre RÉAC et du dossier hospitalier. Le critère de jugement principal était l’identification des causes de non-indication de l’ECPR après discussion préhospitalière. Le critère secondaire était la survie avec un score CPC 1–2. Résultats : Parmi les 749 patients inclus, 367 ne présentaient pas de reprise d’une activité cardio-circulatoire spontanée soutenue (RACS). Une discussion ECPR en préhospitalier a été retrouvée chez 103 patients (28 %). Au total, 22 patients (6 %) ont bénéficié d’une ECPR, soit 5,5 procédures par an. Les principales causes de non-réalisation de l’ECPR étaient un low-flow prévisible hors protocole (43,8 %), un no-flow supérieur à 5 minutes (38,4 %), des comorbidités contre-indiquant la procédure (10,9 %). Huit patients initialement acceptés ont finalement été recusés au bloc. Parmi les patients ayant bénéficié d’une ECPR, 4 (18 %) étaient vivants à la sortie de réanimation, dont 2 (9 %) avec un pronostic neurologique favorable (CPC 1–2). Tous les patients ayant bénéficié d’une ECPR hors protocole sont décédés. Conclusion : L’application du protocole ECPR révisé en 2021 conduit à une sélection stricte avec un recours limité à cette technique. La contrainte temporelle, en particulier le low-flow, constitue la principale cause de non-indication. La survie avec bon pronostic neurologique reste faible mais comparable aux données des registres nationaux. L’optimisation de la filière préhospitalière et la clarification de certains critères pourraient permettre une meilleure sélection des patients et éviter des procédures futiles.

aucun
Pirouelle THIBAULT (BESANCON), Thibault VIEILLE, Abdo KHOURY
09:42 - 09:49 #50793 - FC01-07 Epidémiologie des traumatismes thoraciques secondaires au massage cardiaque externe : une étude de cohorte retrospective multicentrique.
FC01-07 Epidémiologie des traumatismes thoraciques secondaires au massage cardiaque externe : une étude de cohorte retrospective multicentrique.

Introduction : L’ACR présente actuellement une survie de 6-8%, indépendamment du pronostic neurologique des patients. Les traumatismes thoraciques sont des lésions de survenue fréquente au cours du MCE. Aucune recommandation spécifique concernant la prise en charge de ces lésions n’a été éditée notamment sur le plan de l’analgésie. Le pronostic des patients lésés thoraciques n’a pas été évalué dans la littérature actuelle. L’objectif de cette étude était d’évaluer le pronostic des patients présentant des lésions thoraciques associées au MCE dans le cadre d’un ACR et de faire un état des lieux de leur prise en charge antalgique. Méthode : Nous avons réalisé une étude observationnelle, multicentrique, rétrospective chez les patients inclus dans l’étude princeps AfterROSC, ayant eu une TDM thoracique au cours de leur prise en charge. Nous avons recueilli les résultats des TDM, ainsi que les prescriptions d’antalgiques. Nous avons ensuite comparé le pronostic, ainsi que les prises en charge analgésique entre les patients présentant au moins une fracture costale et les patients sans fracture. Résultats : 233 patients ont été inclus dans l’étude, leurs caractéristiques initiales étaient similaires à la population d’AfterROSC, hormis concernant l’âge (59 vs 61 ans respectivement). Nous recensions 116 patients avec au moins une fracture de côte, 54 avec une fracture sternale. Nous ne retrouvions pas de différence significative entre les deux groupes concernant le pronostic à 90 jours. La prise en charge antalgique entre les deux groupes ne différait pas, hormis concernant le NEFOPAM, qui était plus utilisé dans le groupe avec fracture costale. Discussion : La formation à la RCP du grand public en cours actuellement en France permet une amélioration de la qualité du MCE, avec une survenue moindre de lésions thoraciques. La survenue de ces lésions ne semble pas altérer le pronostic à long terme des patients. Cependant, la prise en charge antalgique de ces lésions ne bénéficie pas de recommandations claires, alors qu’il s’agit d’une population présentant de nombreuses contraintes entravant la mise en place des antalgiques usuels.

Aucun
Ivan HEMERY (Saint Nazaire)
09:49 - 09:56 #50794 - FC01-08 Dispositif d'assistance à la ventilation manuelle lors de la réanimation des arrêts cardiaques extrahospitaliers par les sapeurs-pompiers : étude en vie réelle.
FC01-08 Dispositif d'assistance à la ventilation manuelle lors de la réanimation des arrêts cardiaques extrahospitaliers par les sapeurs-pompiers : étude en vie réelle.

Introduction : Dans la prise en charge de l'arrêt cardiaque extrahospitalier (ACEH), une ventilation efficace est cruciale mais difficile. Les dispositifs d’aide à la ventilation (VFD) améliorent la ventilation sur mannequin, toutefois les données cliniques manquent. Notre objectif était de décrire l’utilisation en vie réelle du VFD EOlife® par les sapeurs-pompiers du Doubs et de comparer les taux de survie et le statut neurologique des ACEH traités en 2024 selon l’utilisation ou non du VFD. Méthode : étude rétrospective en vie réelle sur les ACEH réanimés conjointement par les pompiers du Doubs et le SMUR de Besançon en 2022 (période contrôle sans VFD) et 2024 (avec VFD). Depuis 2023, tous les véhicules étaient équipés du VFD, dont l’utilisation était prévue par protocole pour tous les ACEH. Les interventions suivaient les pratiques courantes. Résultats : en 2022, 190 ACEH et en 2024, 166 ACEH ont été inclus, dont 48 (28,9%) ventilés avec VFD. Les caractéristiques des patients et de la prise en charge étaient comparables entre 2022 et 2024, ainsi qu’en 2024 entre les groupes avec et sans VFD. La survie à 30 jours avec bon statut neurologique (CPC=1) était significativement plus élevée avec VFD (5 (10,4%) vs 4 (3,4%), p=0,046). Une tendance favorable non significative concernait la circulation spontanée. Conclusion : l’utilisation du VFD était associée à une survie avec CPC=1 triplée. Les limites incluent la nature observationnelle et non randomisée de l’étude, compromis nécessaire pour avoir des données en vie réelle, la faible puissance et d’éventuels biais liés à la pratique des pompiers. La qualité de la ventilation était inconnue, les paramètres ventilatoires n’ayant pu être enregistrés. Ces résultats concordent avec la physiologie, les données sur mannequins et la littérature récente sur les bénéfices d’une ventilation efficace. Certains VFD enregistrent les paramètres ventilatoires, ouvrant des perspectives d’optimisation. Ces résultats encouragent la diffusion des VFD.

le Pr Abdo Khoury est conseiller médical pour Archeon Medical et titulaire d’un brevet pour un dispositif de rétroaction ventilatoire commercialisé par Archeon Medical (Eolife).
Marie DA CUNHA (BESANCON), Jean-Baptiste PRETALLI, Laure-Estelle PILLER, Justin OUTREY, Christophe LAMBERT, Tania MARX, Abdo KHOURY
09:15

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
SI08
09:15 - 10:15

Session Interactive
Soulagez moi !

Modérateur : Virginie LVOVSCHI (Praticien Hospitalier) (Médecin, Lyon)
Coordonnateur : Nicolas CAZES (Coordonnateur, Médecin, Marseille)
Un expert de la douleur vous challengera sur la prise en charge de la douleur à travers plusieurs courts cas cliniques (allant du traumatisé en choc hémorragique au patient cancéreux en passant par le lombalgique chronique, la douleur neuropathique, le migraineux et bien d’autres) et reprendra pour chaque cas les bases physiopathologiques et les preuves scientifiques existantes pour appuyer son propos.
09:15 - 10:15 Soulagez moi ! Marc BLANCHER (Medecin Urgentiste) (Conférencier, Médecin, Grenoble)
Salle 242B

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM07
09:15 - 10:15

Conférence
Comment améliorer l’efficacité de mon service d’urgence

Modérateurs : Sandrine CHARPENTIER (chef de service urgences adultes) (Médecin, Toulouse), Olivier GANANSIA (Chef de service) (Paris)
Coordonnateur : Nicolas CAZES (Coordonnateur, Médecin, Marseille)
09:15 - 10:15 Points de situation pluri-quotidiens: quel est l’intérêt pour les équipes et les patients ? Thomas SCHMUTZ (médecin chef) (Conférencier, Médecin, Morges (suisse), Suisse)
09:15 - 10:15 Relations entre soignants de la même équipe. Caroline OBERLIN (Consultante) (Conférencier, Formatrice, Strasbourg)
09:15 - 10:15 Recruter et fidéliser. Thomas MESNIER (Chef de Pôle) (Conférencier, Médecin, Bordeaux)
Salle 351

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
SI11
09:15 - 10:15

Session Interactive
Le polytraumatisme : les 10 Premières Minutes Qui Changent Tout

Modérateur : Florent FÉMY (Praticien hospitalier) (Lyon)
Coordonnateur : Alexandra MOUROT (Coordonnateur, Narbonne)
09:15 - 10:15 Le polytraumatisme: les 10 Premières Minutes Qui Changent Tout. Simon-Pierre CORCOSTEGUI (Médecin militaire) (Conférencier, Médecin BSPP, Paris)
Salle 352B

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM22
09:15 - 10:15

Conférence
Acido-révisons-les-basiques

Modérateurs : Julie DUMOUCHEL (MD) (Tours), Jacques LEVRAUT (PU-PH, chef du Dpt de Médecine d'Urgence, Pdt de CME) (Médecin, Nice)
Coordonnateur : Clément DERKENNE (Coordonnateur, Médecin BSPP, Paris)
09:15 - 10:15 Acidocétose diabétique. Marie LENOIR (Conférencier, Médecin, Narbonne)
09:15 - 10:15 Conduite à tenir devant une acidose inexpliquée. Yann-Erick CLAESSENS (chef de service) (Conférencier, Médecin, Monaco)
09:15 - 10:15 Ce patient a-t-il besoin d'une gazométrie artérielle? Luc Marie JOLY (PUPH) (Conférencier, Médecin, Rouen)
09:15 - 10:15 Gazométrie délocalisée: comment bien faire? Anne GODEFROY (infirmière) (Conférencier, ISP BSPP, Paris)
Salle Maillot
10:00

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
FC03
10:00 - 11:00

Flash communications
Cardiologie 2

Modérateur : Farès MOUSTAFA (MD,PhD) (Clermont-Ferrand)
10:00 - 10:07 #50184 - FC03-01 Délais de prise en charge, profil et pronostic des patients admis aux urgences avec un STEMI : étude de cohorte aux urgences du CHU de Clermont-Ferrand de 2016 à 2023 à partir du registre France-PCI.
FC03-01 Délais de prise en charge, profil et pronostic des patients admis aux urgences avec un STEMI : étude de cohorte aux urgences du CHU de Clermont-Ferrand de 2016 à 2023 à partir du registre France-PCI.

CONTEXTE Les maladies cardiovasculaires représentent la deuxième cause de mortalité en France. En 2023, l’European Society of Cardiology (ESC) a actualisé ses recommandations pour la prise en charge des STEMI (ST elevation myocardial infarction). Dans les centres disposant d’un plateau de cardiologie interventionnelle, le délai recommandé pour la revascularisation est de 60 minutes à partir du diagnostic. OBJECTIF L’objectif principal de cette étude était d’estimer la proportion de patients présentant un STEMI diagnostiqué aux urgences et bénéficiant d’une revascularisation coronarienne dans le délai recommandé (≤ 60 minutes). Les objectifs secondaires étaient d’identifier les caractéristiques associées à un délai supérieur à 60 minutes et d’évaluer l’impact d’une revascularisation au-delà de 60 minutes sur le pronostic à un an. MÉTHODE Nous avons réalisé une étude de cohorte monocentrique à partir du registre France-PCI. Tous les patients ayant bénéficié d’une angioplastie coronarienne percutanée pour un STEMI diagnostiqué aux urgences du CHU de Clermont-Ferrand entre 2016 et 2023 ont été inclus. Les patients pris en charge en préhospitalier par un SMUR n’ont pas été inclus. Un suivi prospectif sur un an était réalisé. Le délai de revascularisation était défini comme le temps écoulé entre l’ECG qualifiant et le passage du guide en salle de coronarographie. RÉSULTATS Parmi les 175 patients inclus, 61,7 % ont été revascularisés dans les 60 minutes, et 83,9 % en moins de 90 minutes. Aucune différence significative n’a été observée entre les patients revascularisés dans les 60 minutes et ceux traités au-delà concernant leurs caractéristiques cliniques et démographiques. La survenue d’événements cardiovasculaires majeurs (MACE) à un an ne différait pas entre les groupes (7,4 % groupe ≤ 60 min vs 3,0 % groupe > 60 min, p = 0,219), et la mortalité à un an était comparable (5,6 % vs 7,5 %, p = 0,613). CONCLUSION Près de deux tiers des STEMI diagnostiqués aux urgences ont été revascularisés dans le délai recommandé par l’ESC, et plus de 80 % en moins de 90 minutes. Le dépassement du délai de 60 minutes n’avait pas d’impact sur le pronostic à un an. Malgré ces résultats témoignant d’une prise en charge globalement satisfaisante, l’optimisation des délais de prise en charge demeure un objectif. L’absence de différence observée sur le pronostic ne doit en aucun cas conduire à relâcher les efforts organisationnels visant à réduire les délais de revascularisation.

Aucun
Clément DHYEVRE (Clermont-Ferrand), Pascal MOTREFF, Jeannot SCHMIDT, Farès MOUSTAFA, Romain DURIF
10:07 - 10:14 #50362 - FC03-02 Identification de patients à faible risque d'évènements cardiovasculaires majeurs lors d’une intervention SMUR pour douleur thoracique.
FC03-02 Identification de patients à faible risque d'évènements cardiovasculaires majeurs lors d’une intervention SMUR pour douleur thoracique.

Introduction : La douleur thoracique représente l'un des principaux motifs d'intervention du SMUR, nécessitant la recherche de plusieurs diagnostics graves, parmi lesquels le syndrome coronarien aigu est le plus fréquent. Alors que l'identification d'un syndrome coronarien avec sus-décalage du segment ST (STEMI) est rapide grâce à l'ECG, le diagnostic du syndrome coronarien sans sus-décalage du segment ST (NSTEMI) repose sur un dosage de la troponine. Ce dosage est réalisé en intra-hospitalier, raison pour laquelle tous les patients sont conduits à l’hôpital. Nous émettrons l’hypothèse d’un NSTEMI qui pourrait être exclus à la phase préhospitalière pour certains patients à faible risque. Méthode : Etude de cohorte observationnelle rétrospective et bi-centrique, ayant inclus toutes les interventions de SMUR primaires pour douleur thoracique non traumatique sans ECG qualifiant de STEMI. Les patients ont rétrospectivement été classifiés à faible risque s’ils avaient (i) un score de risque HEAR faible, (ii) un premier dosage de troponine indétectable et une douleur de plus d’une heure, (iii) un score HEART faible ou (iv) un premier dosage de troponine inferieur à la norme et une douleur de plus de 6h. Le premier dosage de troponine réalisé a été considéré pour l’analyse. Le critère de jugement principal est la survenue d’un évènement cardiologique majeur (ECM) durant l’hospitalisation. Résultats : Au total, 435 patients ont été analysés et 56 ont présenté un ECM. Des 435 patients, 216 ont été classés à faible risque d’ECM (49.7% [45,0-54,3]) et 9 ont présenté un ECM (4,2% [2,2-7,7]). La sensibilité, la spécificité, la valeur prédictive négative et la valeur prédictive positive sont respectivement de 83,9% [72,2–91,3], 54,6% [49,6–59,6], 95,8% [92,3–97,8] et 21,5% [16,5–37,7]. Conclusion : 50% des patients pris en charge en SMUR pour douleur thoracique sans STEMI à l’ECG initial sont potentiellement à faible risque sur la base d’un score clinique et/ou l’utilisation d’une première troponine. Cependant, la performance de la stratégie est suboptimale, et demande confirmation dans une étude prospective pour éliminer certains biais dans l’application du score de façon rétrospective.

Aucun
Alba MERINO SOTO (Tours), Mario HINDIE, Thomas MOUMNEH
10:14 - 10:21 #50491 - FC03-03 « Je garde un lit pour un ST+ » : ce patient hautement improbable ! Etude SCA-NON.
FC03-03 « Je garde un lit pour un ST+ » : ce patient hautement improbable ! Etude SCA-NON.

Introduction L’urgentiste s’entend souvent dire par le cardiologue de garde : « je garde un lit pour un ST+ »… Mais quelle la probabilité que ce patient arrive ? Objectif Déterminer heure par heure la probabilité d’arrivée à l’hôpital d’un syndrome coronaire aigu avec sus-décalage du segment ST (SCA ST+). Méthodes Données issues d’un registre régional préhospitalier de 8 SAMU, 39 SMUR de 2003 à 2024. Inclusion : patient avec un SCA ST+ de moins de 24 heures adressé pour angioplastie, primaires et secondaires. Exclusion : aucun. Critères de jugement : arrivée à l’hôpital la nuit (00:00 et 08:00), nuit profonde (04:00 et 08:00) ou période de garde (samedi après 13:00 et dimanche H24). Analyse : calcul heure par heure sur le nycthémère de la probabilité d’arrivée d’un SCA ST+. Résultats Sur 46.708 patients inclus, 45.187 (97%) avec heure d’arrivée à l’hôpital connue : 35.017 (77%) hommes et 10.026 (22%) femmes, d’âge médian 60 (51-72) ans. 10.082 (22%) sont arrivés à l’hôpital la nuit dont 4.616 (10%) entre 04:00 et 08:00 (Figure). 2.318 (5%) sont arrivés un samedi en période de garde. 4.372 (10%) sont arrivés un dimanche ou jour férié. Conclusion Un lit gardé pour un SCA ST+ en nuit profonde ou le dimanche à une probabilité de 90% de n’être pas occupé…

Aucun
Gaëlle LE BAIL (Garches), François CHASSAING, Julian MORO, Fadhila IRBOUH, Alice BRUN D'ARRE, Aurelie LOYEAU, Yves LAMBERT, Frédéric LAPOSTOLLE
10:21 - 10:28 #50493 - FC03-04 Impact des antécédents et des facteurs de risque sur l’âge de survenue d’un infarctus aigu du myocarde. Etude SCA-RISK.
FC03-04 Impact des antécédents et des facteurs de risque sur l’âge de survenue d’un infarctus aigu du myocarde. Etude SCA-RISK.

Introduction Le poids à accorder aux antécédents et facteurs de risque dans l’évaluation de la probabilité de syndrome coronaire aigu ST+ (SCA ST+) est pour le moins incertaine. Une approche originale est d’évaluer leur impact sur l’âge de survenue du SCA ST+. Méthodes Inclusion : patients d’un registre régional (8 SAMU, 39 SMUR) : SCA ST+ de moins de 24 heures pris en charge en préhospitalier. Exclusion : interrogatoire impossible. Période : 2006-2024. Paramètres : âge, sexe, antécédents et facteurs de risque. Critère de jugement : âge de survenue du SCA ST+. Résultats 39.786 patients analysés, 30.794 (78%) hommes et 8.849 (22%) femmes, d’âge médian respectif 59 (51-68) et 71 (58-82) ans. 36.145 (91%) avec au moins un antécédent ou facteur de risque et 3.641 (9%) sans ; âges respectifs de 60 (52-72) et 64 (53-76) ans (p<0.001). Antécédents et facteur de risque les plus fréquents : tabagisme (21.157=53%), HTA (16.328=41%) et hypercholestérolémie (12.682=32%). Un antécédent ou facteur de risque était toujours associé à une réduction significative de l’âge de survenue du SCA ST+. La présence de certains antécédents ou facteurs de risque (comme le tabac) réduisait de 12 ans l’âge de survenue du SCA ST+ chez l’homme et 18 ans chez la femme. Conclusion Cette analyse originale met en exergue l’impact majeurs de certains facteurs en particulier le tabagisme.

Aucun
Marina LAFAY (Corbeil-Essonnes), François CHASSAING, Daniel JOST, Bérangère ARNOUX, Mathias HUITOREL, Gaëlle LE BAIL, Yves LAMBERT, Frédéric LAPOSTOLLE
10:28 - 10:35 #50494 - FC03-05 Un antécédent d’infarctus d’infarctus aigu du myocarde réduit le délai l’alerte en cas d’infarctus aigu du myocarde ! Etude SCA-RECIDIVE.
FC03-05 Un antécédent d’infarctus d’infarctus aigu du myocarde réduit le délai l’alerte en cas d’infarctus aigu du myocarde ! Etude SCA-RECIDIVE.

Introduction Le délai d’entrée dans la filière de soins est un facteur pronostique majeur du SCA ST+. Cette alerte devrait être plus précoce chez les patients aux antécédents personnels de SCA. C’est ce que nous avons voulu vérifier. Objectif : comparer le délai d’appel au SAMU des patients avec et sans antécédent de SCA ST+. Méthodes Inclusion : patients d’un registre incluant les SCA ST+ < 24 heures pris en charge en préhospitalier et antécédent d'infarctus aigu du myocarde (IDM) identifié dans le Système National des Données De Santé (SNDS) en présence d’une affection longue durée IDM (ALD 13) au moment du SCA ST+. Exclusion : transferts secondaires, délai d’appel inconnu, absence de matching registre & SNDS. Période : registre 2014-2018, SNDS 2009-2022. Paramètres : âge, sexe, antécédent d’IDM et délai douleur-appel au SAMU. Critère de jugement : délai d’appel au SAMU. Analyse : univariée descriptive et test de chi2. Résultats 7.595 patients analysés, 5.964 (79%) hommes et 1.631 (21%) femmes, d’âge moyen 62 (±13) ans dont 391 (5%) avec antécédent d’IDM. Délai médian délai d’appel au SAMU : 44 (19.5-122) min en cas d’antécédent d’IDM vs 59 (24-156) min en l’absence d’antécédent. En cas d'antécédent d’IDM, l’appel au SAMU survenait en moins de 30 min dans 138 (35%) en cas vs 2123 (29%) en l’absence d’antécédent (p=0,03) (Figure). Conclusion Les patients avec un antécédent d’IDM rentraient plus tôt dans la filière. L’éducation de ces patients doit encore être renforcée.

Aucun
Cécilia RIVERA-MARTINEZ (Paris), Lucas ANZELIN, Nada NAJI-HANNA, Lionel LAMHAUT, Daniel JOST, Sophie BATAILLE, Yves LAMBERT, Frédéric LAPOSTOLLE
10:35 - 10:42 #50496 - FC03-06 Évaluation de l'intérêt du dosage de la troponine ultrasensible par biologie délocalisée en préhospitalier chez le patient suspect de SCA NSTEMI.
FC03-06 Évaluation de l'intérêt du dosage de la troponine ultrasensible par biologie délocalisée en préhospitalier chez le patient suspect de SCA NSTEMI.

Introduction Le diagnostic préhospitalier du syndrome coronarien aigu sans sus-décalage du segment ST (NSTEMI) reste incertain en l’absence de biologie, alors que les troponines ultrasensibles sont centrales dans les algorithmes intrahospitaliers. L’accès en préhospitalier à un dosage rapide couplé à une lecture d’ECG par intelligence artificielle pourrait optimiser le triage et réduire les délais de reperfusion. Méthode Étude rétrospective, multicentrique, observationnelle incluant 38 adultes pris en charge par les SMUR de Béthune et Cambrai pour douleur thoracique entre août 2023 et novembre 2024. Les STEMI étaient exclus sur l’ECG initial. Tous les patients bénéficiaient d’un dosage préhospitalier de troponine ultrasensible par biologie délocalisée et d’un ECG interprété secondairement par l’IA via l’application PM Cardio. Le diagnostic final de NSTEMI était retenu sur le bilan hospitalier et l’avis cardiologique. Accord DPO. Résultats Parmi les 38 patients, 8 NSTEMI ont été confirmés. Pour le NSTEMI, la troponine préhospitalière seule présente une sensibilité de 50%, une spécificité de 70%, une VPP de 31% et une VPN de 84% (RVP 1,67 ; RVN 0,71). L’association « troponine US + critères OMI » issus de la lecture IA de l’ECG montre une sensibilité de 37,5%, mais une spécificité de 96,7%, une VPP de 75% et une VPN de 85% (RVP 11,36 ; RVN 0,65), identifiant un sous-groupe à forte probabilité de NSTEMI pouvant bénéficier d’une orientation directe vers un plateau technique. Discussion Un dosage unique de troponine ultrasensible, bien que contributif, ne suffit pas à exclure un NSTEMI en préhospitalier. En revanche, son couplage à une interprétation experte de l’ECG par IA orientée vers le paradigme OMI renforce la capacité de confirmation diagnostique et peut soutenir la décision d’acheminer précocement les patients vers une structure interventionnelle. Conclusion La troponine ultrasensible préhospitalière apparaît comme un outil pertinent surtout lorsqu’elle est combinée à la détection d’OMI par IA. Cette stratégie intégrée pourrait améliorer le triage des douleurs thoraciques, limiter les transports secondaires et optimiser l’utilisation des ressources spécialisées. Des études prospectives plus larges sont nécessaires pour valider des seuils opérationnels et formaliser un algorithme décisionnel dédié au préhospitalier.

Aucun
Alexandre LARIVIERE (Lille), Tristan CARRIE, Eric WIEL
10:42 - 10:49 #50497 - FC03-07 Etat des lieux des pratiques des urgentistes du Nord Pas-De-Calais concernant le choc cardiogénique chez l’adulte en 2024.
FC03-07 Etat des lieux des pratiques des urgentistes du Nord Pas-De-Calais concernant le choc cardiogénique chez l’adulte en 2024.

Introduction Le choc cardiogénique (CC) représente une urgence vitale rare avec un taux de mortalité élevé. Malgré des avancées en termes de compréhension physiopathologique et l’existence de recommandations actualisées, son diagnostic reste difficile et sa prise en charge demeure hétérogène, notamment dans les structures d’urgence. Méthodes Il s’agit d’une étude déclarative sur la base d’un questionnaire anonyme multicentrique. Elle a été menée auprès des médecins urgentistes seniors exerçant dans les services d’urgences adultes du Nord–Pas-de-Calais. Le questionnaire est composé de 15 items portant sur les critères de reconnaissance, les examens complémentaires, la mise en place des thérapeutiques, et les connaissances relatives à l’ECMO et à la classification SCAI. La période de recueil s’étend de novembre 2024 à avril 2025. Numéro DPO : 846. Résultats Nous avons envoyé le questionnaire à 200 urgentistes, nous avons eu 43 questionnaires retournés. Parmi les 43 participants, 33 questionnaires complets ont été analysés. Plus de la moitié des répondants déclarent reconnaître « plutôt bien » le CC. Les critères cliniques les plus fréquemment identifiés incluent l’hypotension (81,8 %), les extrémités froides (78,8 %) et les marbrures (75,8 %). L’échographie transthoracique est l’examen le plus cité (100 %), devant l’ECG (97 %) et le gaz du sang artériel (90 %). Sur le plan thérapeutique, la dobutamine (96,9 %) et la noradrénaline (72,7 %) sont les médicaments les plus utilisés, seuls ou en combinaison. L’ECMO est majoritairement envisagée en cas de CC réfractaire. Néanmoins, seuls 9 % des répondants connaissent la classification SCAI. Enfin, 97 % des participants expriment le souhait de suivre une formation complémentaire sur le sujet. Conclusion Cette étude montre une plutôt bonne connaissance du CC à travers les signes cliniques et les examens de première intention. Néanmoins il y’a plusieurs problématiques : une variabilité importante dans le choix et l’ordre d’introduction des thérapeutiques adaptées, une méconnaissance de la classification SCAI pourtant validée comme outil pronostique, et une formation insuffisante en échographie cardiaque qui est l’examen clé du diagnostic.

"Aucun"
Davy SACAULT (LILLE), Cécile BOSSAERT, Eric WIEL
10:49 - 10:56 #50516 - FC03-08 Syndrome coronarien aigue avec Sus-Décalage persistant du Segment ST (STEMI) chez les patients âgés aux urgences : Profils épidémiologiques.
FC03-08 Syndrome coronarien aigue avec Sus-Décalage persistant du Segment ST (STEMI) chez les patients âgés aux urgences : Profils épidémiologiques.

Introduction : L'Infarctus du Myocarde avec Sus-Décalage du Segment ST est une urgence critique en termes de délai, associée à une mortalité élevée, particulièrement chez les patients âgés. L'identification précoce des facteurs pronostiques est essentielle pour optimiser la prise en charge. Objectif : Étudier les caractéristiques cliniques des patients âgés atteints de STEMI admis au service des urgences . Méthodes :Une étude descriptive prospective incluant tous les patients diagnostiqués avec un STEMI et admis aux urgences entre janvier 2022 et octobre 2024. Nous avons identifié deux groupes basés sur l'âge :Groupe A : âgés de 65 ans ou plus et Groupe B : âgés de 64 ans ou moins. Résultats :Nous avons inclus 215 patients. L'âge moyen était de 60 ans ± 11 ans, avec une prédominance masculine (sexe ratio de 5,96). 79 patients (36,7 %) du Groupe A et 136 patients (63,3 %) du Groupe B. L'âge moyen des patients âgés était de70 ans ±6 ans, tandis que celui des patients plus jeunes était de 54 ans ± 8 ans. Une prédominance masculine a été observée dans les deux groupes, avec des ratios de 5,07 dans le Groupe A et de 6,55 dans le Groupe B (p = 0,324). Les patients plus jeunes étaient significativement plus susceptibles d'être fumeurs (67,6 % vs. 54,4 %). Aucune différence significative n'a été observée concernant la prévalence des facteurs de risque cardiovasculaire. Le délai médian entre le début de la douleur thoracique et l'arrivée au service des urgences pour l'ensemble de la population était de 180 minutes [IQR 25-75:90-420 minutes]. Les patients du Groupe A présentaient des douleurs thoraciques atypiques(43%vs.21,3 %;p=0,001). L'oxygénothérapie était plus fréquemment administrée aux patients du Groupe A (16%vs.6%;p=0,0022) avec un taux plus élevé d'intubation orotrachéale. L'Angioplastie Coronaire Primaire a été réalisée chez 39,2 % des patients du Groupe A et 33,1 % des patients du Groupe B (p = 0,363). La thrombolyse a été administrée à 59,5 % des patients du Groupe A et 66,2 % des patients du Groupe B (p = 0,326).Il n'y avait pas de différence significative entre les groupes (p = 0,829) en termes de succès de la thrombolyse. Aucune différence significative de mortalité intra-hospitalière n'a été trouvée entre les deux groupes (p = 0,428). Conclusion : Bien qu'il y ait eu des différences dans les stratégies de prise en charge, aucune différence significative n'a été trouvée dans les taux de mortalité .

Aucun
Chaima TLIJANI (tunis, Tunisie), Aymen ZOUBLI, Chedhe BEN HMIDA, Roua HAJJI
11:00

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
FC04
11:00 - 12:00

Flash communications
Douleur

Modérateur : Anne-Dominique CURUNET-RAOUL (Medecin) (Brest)
11:00 - 11:07 #50073 - FC04-01 Une étude transversale multicentrique rétrospective : État des lieux de la prise en charge de la douleur aiguë dans les services d’accueil des urgences adultes.
FC04-01 Une étude transversale multicentrique rétrospective : État des lieux de la prise en charge de la douleur aiguë dans les services d’accueil des urgences adultes.

Introduction: La douleur aiguë est le premier motif de consultation aux urgences adultes. La prise en charge est imparfaite. L’objectif de cette étude est d’évaluer la prise en charge de la douleur aux urgences adultes avec une sous-étude sur une population âgée. Matériels et Méthodes: Le recueil total de 1502 patients a été réalisé (229 patients ≥ 75 ans), pour une analyse transversale multicentrique et rétrospective, en Juin 2024 sur 6 centres. L’évaluation de la douleur a été réalisée par diverses échelles. Les paramètres comprenant: le taux d’antalgiques administrés ainsi que la réévaluation de la douleur étaient évalués. Résultats: Dans l’échantillon globale l’âge moyen était de 49 ans, et de 82 ans dans la sous population. Le motif principal de consultation était de cause traumatologique. A l’admission l’antalgique le plus utilisé était le Paracétamol suivi des morphiniques, avec l’utilisation de la voie orale privilégiée. Dans la population générale 62,2% des patients ont reçu un antalgique dans un délai moyen 72,5 minutes. Chez les ≥75 ans, 95% ont reçu un antalgique, le délai moyen était allongé. A la sortie, la douleur moyenne était diminuée mais 25% des patients restaient modérément douloureux. Seul 25% des patients étaient réévalués. Conclusion : La douleur est l’un des motifs les plus fréquents de consultation aux urgences. Sa prise en charge reste perfectible, en particulier chez les patients vulnérables.

Aucun
Chloë CASTAGNA (Reims), Charles DUBOIS, Stéphane SANCHEZ, Guillaume GASPERINI
11:07 - 11:14 #50325 - FC04-02 Des troubles neurocognitifs impactent-ils la prise en charge antalgique des patients de plus de 75 ans admis pour fracture ?
FC04-02 Des troubles neurocognitifs impactent-ils la prise en charge antalgique des patients de plus de 75 ans admis pour fracture ?

Introduction : La douleur est l’un des principaux motifs de consultation en structure d’urgences (SU), mais est souvent insuffisamment prise en charge, en particulier chez les personnes âgées. Les troubles neurocognitifs (TNC), fréquents après 75 ans, compliquent encore davantage l’évaluation de la douleur en limitant l’utilisation des échelles d’autoévaluation. L’objectif de cette étude était de déterminer si les patients âgés présentant une fracture et des TNC étaient plus susceptibles d’être admis en unité périopératoire de gériatrie (UPOG) avec une douleur sévère, comparativement aux patients sans TNC. Méthodes : Il s’agissait d’une étude rétrospective, monocentrique observationnelle menée dans un hôpital tertiaire de juin 2023 à juin 2024. Les patients âgés de 75 ans ou plus, admis en SU avec une fracture confirmée radiologiquement puis hospitalisés en UPOG, ont été inclus. Les TNC étaient définis par un score au Mini-Mental State Examination (MMSE) inférieur à 20 ou, en l’absence de score MMSE, par une autonomie altérée sur la base des scores des Activités de la Vie Quotidienne (ADL) et des Activités Instrumentales de la Vie Quotidienne (IADL). Le critère de jugement principal était la prévalence de la douleur sévère à l’admission en UPOG, définie par un score EVA ≥ 6 ou un score Algoplus ≥ 2. Résultats : Parmi les 4 415 admissions traumatologiques de patients âgés de 75 ans ou plus, 976 (22 %) présentaient une fracture et 270 (28 %) ont été admis en UPOG. L’âge médian était de 89 [84 ; 93] ans, et 210 (78 %) étaient des femmes. À l’admission en UPOG, une douleur sévère était observée chez 35 (23 %) des patients avec TNC et 29 (24 %) de ceux sans TNC (OR = 0,99 ; IC95 % : 0,89 à 1,09 ; p = 0,93). Conclusion : Chez les patients âgés hospitalisés pour fracture, la proportion de patients admis en unité d’hospitalisation avec une douleur sévère ne différait pas entre ceux présentant des TNC et ceux n’en présentant pas. Cependant, des résultats secondaires suggèrent une tendance potentielle à une sous-prescription des opioïdes chez les patients avec TNC. Des études prospectives supplémentaires sont nécessaires pour préciser et confirmer ces observations.

Laboratoire Aguettant : invitation au congrès, consultant
Fabien COISY (Nîmes), Emma ANGOT, Celine OCCELLI, Florian AJAVON, Xavier BOBBIA, Romain GENRE-GRANDPIERRE
11:14 - 11:21 #50382 - FC04-03 Crise vaso-occlusive des patients drépanocytaires. Vers une prise en charge personnalisée aux urgences - Etude DrepCardPain.
FC04-03 Crise vaso-occlusive des patients drépanocytaires. Vers une prise en charge personnalisée aux urgences - Etude DrepCardPain.

Introduction : La drépanocytose est la maladie génétique transmissible la plus fréquente en France. C’est une maladie grave, caractérisée par une atteinte multisystémique. Les crises vaso-occlusives (CVO) sont le premier motif de recours aux soins. La grande variabilité interindividuelle, la récurrence des admissions aux urgences et l’intensité des douleurs justifient la mise en oeuvre de protocoles pour une prise en charge rapide et individualisée. Objectif : L’objectif de ce travail était de caractériser les modalités de prise en charge et leur efficacité chez chacun des patients admis pour CVO aux urgences, en fonction de leurs caractéristiques individuelles. Méthode : Il s’agissait d’une étude monocentrique rétrospective, concernant les patients admis aux urgences adultes du CHU de Bordeaux pour motif de CVO du 1er janvier 2022 au 31 décembre 2024. Le critère de jugement principal était le taux de soulagement de la douleur au cours de la prise en charge, définie par une valeur d’EN ≤ 3/10. Résultats principaux : Nous avons décompté 138 patients pour 681 passages aux urgences. Le critère de jugement principal a été observé lors de 313 passages. Le délai médian entre l’arrivée aux urgences et l’administration du premier traitement antalgique était de 60 minutes. Un peu moins d’un patient sur deux (46%) était soulagé à la sortie des urgences pour une durée médiane d’hospitalisation de 15 heures et seulement 19,3% l’étaient à trois heures du début de la prise en charge. L’administration de morphine était associée à une absence de soulagement. La récurrence d’admission aux urgences était en association avec certains antécédents dont le syndrome thoracique aigu et avec l’administration de morphine, MEOPA, AINS et kétamine lors de la prise en charge. Conclusion : La douleur, souvent insuffisamment soulagée aux urgences chez les patients admis pour crises vaso-occlusives, ainsi que la fréquence élevée des réadmissions, soulignent la nécessité d’une prise en charge individualisée. La mise en place d’un protocole adapté à chaque patient serait un moyen de s’affranchir des aléas de prise en charge.
Célia LOPEZ (Bordeaux), Eléonore STOCKWELL
11:21 - 11:28 #50621 - FC04-04 Effets antalgique et anxiolytique de l’hypnose conversationnelle durant une procédure invasive dans un service d’urgence : résultats d’une étude observationnelle prospective monocentrique.
FC04-04 Effets antalgique et anxiolytique de l’hypnose conversationnelle durant une procédure invasive dans un service d’urgence : résultats d’une étude observationnelle prospective monocentrique.

Introduction: La douleur et l’anxiété sont prévalentes chez les patients admis aux urgences et peuvent être exacerbées par les gestes invasifs diagnostiques ou thérapeutiques. Le but de cette étude était d’investiguer si l’hypnose conversationnelle (HC) permettait de réduire l’intensité de la douleur et de l’anxiété durant une procédure invasive et d’améliorer l’interaction avec le personnel soignant. Méthode : Étude observationnelle prospective monocentrique menée du 3 octobre 2024 au 28 novembre 2025, comparant la douleur et l’anxiété des patients accompagnés durant la procédure par des médecins ou infirmiers formés ou non à l’HC. Les patients étaient inclus durant les heures de présence des investigatrices et attribués au groupe HC selon la disponibilité de soignants formés. Comparaison des groupes faites par test exact de Fisher ou Wilcoxon rank-sum test. Résultats: 126 patients inclus ; 30% avec antalgie dans les 2 h avant intervention. L’HC prodiguée par 5 infirmiers·ères et 8 médecins ;soins par 2 infirmiers·ères et 38 médecins hors HC. Tableau des Resultats: Il n’y avait pas non plus de différence dans l’appréciation par les patients des soignants en fonction des groupes. Conclusion: Un accompagnement par un soignant formé à l’HC durant une procédure invasive aux urgences ne permet ni de réduire la douleur ni l’anxiété.

Aucun
Marion KLINGER (Lausanne, Suisse), Camille TAVERNIER, Anaïs GIRARD, Noémie PASCHE, David CAILLET-BOIS, Sophie WALTHER-LAGGER, Chantal BERNA, Olivier HUGLI
11:28 - 11:35 #50644 - FC04-05 Analgésie-sédation procédurale aux urgences : étude comparative de trois associations médicamenteuses.
FC04-05 Analgésie-sédation procédurale aux urgences : étude comparative de trois associations médicamenteuses.

Introduction L'analgésie-sédation procédurale (ASP) est une pratique courante aux urgences, mais le choix du protocole optimal reste débattu. Cette étude randomisée visait à comparer l'efficacité analgésique, la sécurité et les paramètres de récupération de trois associations médicamenteuses : fentanyl-propofol (FP), fentanyl-midazolam (FM) et fentanyl-kétamine (FK) chez l'adulte nécessitant une ASP aux urgences. Méthodes Essai clinique prospectif, randomisé, en double aveugle, mené dans un service d'urgences. Les patients adultes (ASA I-II) nécessitant une ASP pour un geste diagnostique ou thérapeutique mineur (réduction de luxation, suture complexe, drainage) ont été randomisés en trois groupes. Les doses administrées étaient : fentanyl 1-2 µg/kg IV associé à propofol 0,5-1 mg/kg IV titré (groupe FP), midazolam 1-2 mg IV titré (groupe FM), ou kétamine 0,5-1 mg/kg IV (groupe FK). Le critère principal était l'efficacité analgésique mesurée par l'échelle numérique (EN) à T10 minutes. Les critères secondaires incluaient le délai d'installation de l'analgésie, la qualité de la sédation, le délai de récupération, la satisfaction patient-praticien et l'incidence des effets indésirables cardio-respiratoires. Résultats Cent vingt patients ont été inclus (40 par groupe), d'âge moyen 45 ± 9 ans, sex-ratio 1,2, sans différence significative des caractéristiques basales. Les trois protocoles ont obtenu une analgésie efficace (EN < 3 à T10), sans différence significative entre les groupes (p > 0,05). Le délai d'installation de l'analgésie était significativement plus court dans le groupe FP (3,2 ± 1,1 min) comparé au groupe FK (4,5 ± 1,3 min) et FM (5,8 ± 1,6 min) (p < 0,01). Le groupe FK présentait une meilleure stabilité hémodynamique et respiratoire. Le délai de récupération était plus court avec le FP (15,3 ± 4,2 min vs 22,1 ± 5,8 min pour FM et 18,6 ± 4,9 min pour FK, p < 0,05). Aucun événement indésirable grave n'a été rapporté. Conclusion L'association fentanyl-propofol offre un délai d'action plus rapide et une récupération plus courte, la rendant particulièrement adaptée aux gestes courts aux urgences. L'association fentanyl-kétamine présente un profil de

aucun
Olfa DJEBBI AMIRA (Tunis, Tunisie), Bahzed Walyeddine FITOUHI, Cyrine BOUNTIROU, Jihene JALLALI, Mehdi BELLASOUED
11:35 - 11:42 #50799 - FC04-06 Évaluation de l’analgésie–sédation procédurale aux urgences : étude prospective.
FC04-06 Évaluation de l’analgésie–sédation procédurale aux urgences : étude prospective.

Introduction L’analgésie-sédation procédurale font partie intégrante de la prise en charge des patients aux urgences, en particulier lors de gestes douloureux. Malgré des recommandations bien établies, les pratiques restent hétérogènes et exposent à des risques d’inefficacité ou d’effets indésirables. L’objectif de cette étude était d’évaluer les pratiques d’analgésie–sédation aux urgences et leur conformité aux recommandations. Méthodes Nous avons mené une étude prospective observationnelle incluant les patients adultes ayant bénéficié d’une analgésie–sédation aux urgences sur une période de 6 mois. Les données recueillies comprenaient les caractéristiques démographiques, l’indication du geste, l’évaluation initiale de la douleur et du niveau de vigilance, les molécules utilisées, , la réévaluation post-procédurale et la survenue d’événements indésirables. Quarante-huit patients ont été inclus, avec un âge moyen de 52± 24 ans et un sex-ratio de 2,5. Une évaluation initiale de la douleur était documentée chez 65 % des patients. Les molécules les plus utilisées étaient la morphine (84 %), le midazolam (52 %), l’hypnomidate (31 %), le propofol (24%) et la fentanyl (24%), seules ou en association. Une efficacité satisfaisante de l’analgésie–sédation, définie par une réduction significative de la douleur ou un confort procédural adéquat, était obtenue chez 95 % des patients. Les situations nécessitant la sédation-analgésie étaient une réductions de fracture ou de luxation (52%), une ponction lombaire(21%) un choc électrique externe (10)%, un drainage thoracique (10%) une exploration radiologique(9%). Des événements indésirables mineurs survenaient chez 5,7 % des patients, principalement des désaturations transitoires, sans événement grave ni décès. Conclusion Cette étude montre que l’analgésie–sédation aux urgences est globalement efficace et sûre, mais met en évidence des marges d’amélioration concernant l’évaluation initiale, la traçabilité et la surveillance. Le renforcement des protocoles et de la formation des équipes apparaît nécessaire pour optimiser la qualité et la sécurité des soins.

aucun
Elhem MCHIRGUI (BIZERTE, Tunisie), Khaoula GHATASSI, Ichrak BACHA, Siwar SMIRANI, Ichrak RDHAOUNIA
11:42 - 11:49 #50813 - FC04-07 Apport de l’hypnose et de la communication thérapeutique positive dans la prise en charge de la douleur aux urgences : expérience du service des urgences de l’Hôpital Militaire Mohammed V de Rabat.
FC04-07 Apport de l’hypnose et de la communication thérapeutique positive dans la prise en charge de la douleur aux urgences : expérience du service des urgences de l’Hôpital Militaire Mohammed V de Rabat.

Contexte : La prise en charge de la douleur dans les services d’urgences demeure un défi clinique majeur en raison du flux élevé de patients, des contraintes temporelles et des limites des traitements pharmacologiques, notamment leurs effets indésirables et contre-indications. Les approches non pharmacologiques, telles que l’hypnose et la communication thérapeutique positive, constituent des alternatives prometteuses, mais restent peu intégrées en pratique courante. Objectif : Évaluer l’efficacité de l’hypnose et de la communication thérapeutique positive sur la réduction de l’intensité douloureuse, de l’anxiété et l’amélioration du bien-être des patients en contexte d’urgence. Méthodes : Une étude observationnelle quantitative a été conduite selon une approche multimodale, combinant un questionnaire national auprès des professionnels de santé, un questionnaire destiné aux patients et une observation participante des interactions soignant–soigné. L’intensité de la douleur a été mesurée à l’aide de l’échelle visuelle analogique (EVA) avant et après l’intervention. La composante clinique incluait 121 patients présentant une douleur aiguë, pris en charge aux urgences de l’Hôpital Militaire Mohammed V de Rabat, sur une période de janvier à juillet 2025. Résultats : Une diminution statistiquement significative de l’intensité douloureuse a été observée après l’intervention, avec une baisse du score moyen d’EVA de 7,50 ± 1,4 à 1,85 ± 1,1 (p < 0,0001). Un soulagement de la douleur était rapporté par 85 % des patients, tandis que 90 % déclaraient une amélioration de leur bien-être global. Le niveau de satisfaction était élevé, 70 % des patients se déclarant très satisfaits et 100 % recommandant ces techniques. Les principaux freins à l’implémentation identifiés par les professionnels étaient le manque de formation spécifique (84,2 %) et les contraintes temporelles liées à l’activité des urgences (57,9 %). Conclusion : L’hypnose et la communication thérapeutique positive apparaissent comme des adjuvants non pharmacologiques efficaces et faisables pour la prise en charge de la douleur aux urgences. Elles contribuent à améliorer le confort et l’expérience des patients sans alourdir la charge médicamenteuse. Des études contrôlées de plus grande ampleur et le développement de programmes de formation structurés et de protocoles standardisés sont nécessaires pour soutenir leur intégration durable en pratique clinique.

Aucun conflit d'intérêt
Mohamed MOUHAJIR (Rabat, Maroc), Alaoui Sara MHAMEDI, Said JIDANE
11:49 - 11:56 #50920 - FC04-08 Evolution de la douleur post-geste lors d’une sédation procédurale et variables associées en médecine d’urgence extra-hospitalière.
FC04-08 Evolution de la douleur post-geste lors d’une sédation procédurale et variables associées en médecine d’urgence extra-hospitalière.

Introduction : La sédation procédurale est une modalité devenue fréquente en médecine d’urgences extrahospitalier. Cependant il y a peu de données évaluant sont efficacité dans ce contexte. Objectif : L’objectif de ce travail était de mesurer le niveau de douleur post-geste et d’analyser des variables associées à la douelur sévère. Méthode : Etude observationnelle prospective multicentrique réalisées en extrahospitalier. Critère d’inclusion : Réalisation d’une sédation procédurale Critère de jugement principal : Intensité de la douleur post-geste. Résultats: 400 patients ont été analysés, dont 68 % d’homme, l’âge moyen était de 46 ans (21) et les motifs d’intervention étaient essentiellement de la traumatologie. Le taux de douleur sévère était de 90% avant le geste et de 18% après (figure). En analyse multivariée, seule l’administration de morphine avant ou pendant le geste était associé à une douleur sévère post geste : OR=3,1 [IC95% 1,6 ; 5,8]. Les autres variables analysées dans le modèle étaient : l’âge (OR=1[0,9 ;1,0]), le sexe (OR=1,0 [0,5 ; 1,9]), le niveau de sédation pendant le geste (OR = 0,3 ;1,2]), Kétamine pour la sédation (OR=0,7 [0,3 ; 1,4]) Conclusion : L’administration de morphine pré ou per geste est paradoxalement associée à la douleur sévère post geste. Ces résultats sont à relativiser au regard de la méthode de cette étude observationnelle.

Aucun
Justine BURG (Bayonne), Procedol GROUPE D'ÉTUDE

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
FC05
11:00 - 12:00

Flash communications
Echographie

Modérateur : Maxime GAUTIER (Physician) (Médecin, Eaubonne)
11:00 - 11:07 #50137 - FC05-01 Etude multicentrique prospective pilote d'évaluation de l'incidence de survenue d'un Notch proto ou méso-systolique dans l'embolie pulmonaire. Corrélation à la localisation du thrombus.
FC05-01 Etude multicentrique prospective pilote d'évaluation de l'incidence de survenue d'un Notch proto ou méso-systolique dans l'embolie pulmonaire. Corrélation à la localisation du thrombus.

Introduction : La stratégie thérapeutique de l’embolie pulmonaire (EP) repose sur l’évaluation du risque de décès grâce une stratification selon les recommandations de l’ESC. Une défaillance cardiaque droite peut être recherchée en échographie grâce à plusieurs critères de sensibilité et spécificité variables. La présence d’un notch mésosystolique est décrit comme un signe d’hypertension pulmonaire et semble être un marqueur émergent dans l’EP. Son caractère précoce dans la systole est plus récemment décrit. Matériel et méthode : une étude observationnelle multicentrique prospective a été menée pendant un an. Les paramètres échographiques d’insuffisance ventriculaire droite, la présence d’un Notch et le rapport temps d’apparition du notch / durée systole (N/S) étaient mesurés chez les patients présentant une EP et confrontés à la localisation du thrombus après relecture des scanners pulmonaires. L’analyse statistique a été conduite à l’aide du logiciel R Studio. Résultats : 46 patients ont été inclus. N/S était d’autant plus bas que l’EP était proximale, de manière significative, test de Wilcoxon (ordinarisé) entre les groupes, (p=9,7 × 10⁻¹²) (figure 1). Cette association était aussi significative lorsqu’on différenciait en EP segmentaire vs proximale (lobaires et tronculaires) (p= 0,019). Conclusion : Le rapport N/S est corrélé au caractère proximal de l’EP. Son évaluation dans les EP de risque intermédiaire pourrait permettre de mieux stratifier la gravité dans ce groupe.

aucun
Adam SAUNIER (Nantes), Quentin LE BASTARD, Philippe PES, Christophe BERRANGER, Philippe LE CONTE
11:07 - 11:14 #50138 - FC05-02 Profil échocardiographique des patients pris en charge pour intoxication médicamenteuse grave: étude rétrospective.
FC05-02 Profil échocardiographique des patients pris en charge pour intoxication médicamenteuse grave: étude rétrospective.

Introduction : L’évaluation précoce du retentissement cardiaque chez les patients intoxiqués est cruciale. L’échocardiographie transthoracique ciblée (ETT ciblée) consiste à réaliser une ETT d’emblée chez les patients exposés à des doses toxiques susceptibles de provoquer un effet stabilisant de la membrane. Elle permet permet de détecter rapidement les dysfonctions myocardiques et de guider la prise en charge. Méthodes : Nous avons mené une étude rétrospective incluant 80 patients admis pour intoxication médicamenteuse aiguë entre décembre 2024 et novembre 2025. Tous les patients ont reçu un traitement standardisé incluant charbon actif et lavage gastrique lorsque indiqué. Une ETT ciblée a été réalisée chez 46 patients, répétée en cas de détresse hémodynamique ou de modifications ECG. Les patients graves étaient définis par la nécessité d’intubation (n=11). Nous avons évalué la FEVG, la cinétique segmentaire, la fonction ventriculaire droite, les anomalies ECG et l’évolution clinique. Résultats : La population était majoritairement féminine (65 %), âge moyen 26,7 ±17,3 ans. Parmi les patients avec ETT, 17,4 % présentaient une FEVG 30–40 %, 6,5 % <30 %, et 76 % une FEVG conservée. Tous les patients avec FEVG altérée ont nécessité une intubation ; deux sont décédés. Neuf patients ont récupéré une FEVG normale à la sortie. Un patient a présenté une dysfonction ventriculaire de type Takotsubo. Le QT long a été retrouvé uniquement dans le sous-groupe grave (41,7 %, p<0,000001). Les intoxications polymédicamenteuses prédominaient (61,3 %) sans corrélation avec la gravité. Les patients graves présentaient plus souvent hypoxémie, hypotension, tachycardie, altération neurologique, agitation, convulsions et anomalies biologiques (Na, K, Cl, CRP, CPK, troponine). Les patients avec ETT normale ont été sortis en sécurité dans un délai médian <48h. Conclusion : L’ETT ciblée permet d’identifier précocement les dysfonctions myocardiques et de stratifier les patients à haut risque, guidant la prise en charge (intubation, surveillance intensive). Elle rassure également pour la sortie sécurisée des patients sans anomalies. Associée à un traitement standardisé (charbon et lavage gastrique), l’ETT optimise le tri, la sécurité et la rapidité décisionnelle aux urgences, indépendamment du type de toxique.

"Aucun"
Ghada MARZOUGUI (Gabes, Tunisie), Roua ELMAHJOUB, Rim KARRAY, Noureddine RKIK
11:14 - 11:21 #50293 - FC05-03 Apport de l'échographie clinique dans la démarche diagnostique devant des signes urinaires aux urgences.
FC05-03 Apport de l'échographie clinique dans la démarche diagnostique devant des signes urinaires aux urgences.

Introduction: Les signes urinaires représentent un défi diagnostic pour le médecin urgentiste du fait de leur spécificité et leur sensibilité limitées. Le bénéfice de l’échographie clinique dans cette indication est largement étudié dans la littérature et différents protocoles ont été utilisés. Cependant, leur corrélation avec les moyens de l’imagerie conventionnelle sont très peu étudiés. Le but de ce travail est d'évaluer l’apport d’un protocole d’échographie clinique multimodale réalisé chez les patients consultant aux urgences pour des signes urinaires. Matériels et méthodes : Il s'agit d'une étude prospective descriptive et analytique menée sur une période de 04 mois (1er Mars – 30 Juin 2024) portant sur des patients consultant au service des urgences et chez qui une échographie clinique urinaire (rénale et vésico-prostatique) suivie d’une exploration réalisée par un radiologue étaient réalisées. Résultats : Notre étude incluait 150 patients d’un âge moyen 56.10 ± 18.63 ans. Le sexe ratio H/F était de 1,4. Le diagnostic présumé initial a été modifié dans 88 cas (58,7%) après la réalisation du protocole d’échographie. L’approche clinico-échographique a permis d’avoir un taux de diagnostics corrects de 74,5%, comparé à 32,8% par l’approche clinique seule. La sensibilité globale dans la détermination du diagnostic étiologique des signes urinaires était significativement plus élevée (32,8% contre 74,5%, p=0,005), tout comme la spécificité (93,3% contre 97,9%, p<0,0001). La concordance Kappa entre le diagnostic présumé et le diagnostic final était meilleure après l’échographie (0,79 contre 0,29). Nos résultats rejoignent ceux de la littérature de point de vue sensibilité et spécificité de la détection de l’insuffisance rénale, de la lithiase rénale, de la PNA non obstuctive et obstructive, des tumeurs de l’appareil urinaire et des kystes rénaux. La sensibilité était meilleure pour la colique néphrétique, la lithiase du bas appareil urinaire et de la rétention aigue d’urine. Conclusion : Nous avons montré que l’échographie clinique constitue un bon apport diagnostique dans la prise en charge des signes urinaires. On recommande, ainsi, d’intégrer la formation de l’échographie dans le cursus des urgentistes et de standardiser son utilisation dans les services des urgences.

Aucun
Mohamed Ali NBAYA (Gabès, Tunisie), Nada AYACHI, Khaireddine BEN AMOR, Omar ABASSI, Ghada MARZOUGUI, Chayma LASSOUED, Amal SAMET, Imene REJEB
11:21 - 11:28 #50343 - FC05-04 Etude pilote sur la corrélation entre le taux de BNP et l'échographie pleurale chez les patients dyspnéiques en structure d'urgence.
FC05-04 Etude pilote sur la corrélation entre le taux de BNP et l'échographie pleurale chez les patients dyspnéiques en structure d'urgence.

Introduction La dyspnée aiguë est un motif fréquent de consultation aux urgences, nécessitant une évaluation rapide afin d’en déterminer la cause. L’échographie pulmonaire, notamment à travers le BLUE protocole, permet d’explorer de manière non invasive les causes respiratoires ou cardiaques de dyspnée. En parallèle, le BNP est un biomarqueur reconnu comme le gold standard pour le diagnostic différentiel entre dyspnée d’origine cardiaque et respiratoire. L’objectif principal de cette étude pilote était d’évaluer la corrélation entre le nombre de lignes B observées à l’échographie pulmonaire et le taux plasmatique de BNP chez des patients dyspnéiques pris en charge au des des services d’urgences du CHU. Matériel et Méthodes Etude prospective monocentrique au sein du CHU. Sont inclus tous patients de plus de dix-huit ans se présentant pour dyspnée aigue, dont la prise en charge a nécessité un dosage de BNP. Un protocole échographique est établi permettant la mise en évidence de 3 variables en fonction du nombre de lignes B retrouvées : les profils S, T et U. Résultats Seize patients (âge moyen : 79,9 ± 13,3 ans) ont été inclus. La majorité présentait des comorbidités cardiovasculaires (HTA 62,5 %, FA 62,5 %, ICC 37,5 %). Le profil échographique T (présence d’au moins une ligne B dans chaque cadran) était prédominant (81,2 %), tandis que le syndrome B bilatéral (profil U) concernait 31,2 % des patients. Les valeurs de BNP variaient de 70 à 4181 pg/mL, avec une médiane de 641,5 pg/mL. Aucune corrélation significative n’a été retrouvée entre le nombre total de lignes B et le taux de BNP (ρ = –0,20 ; p = 0,45). Les analyses ROC ont montré une faible performance diagnostique du score échographique pour prédire un BNP élevé (AUC = 0,45 pour BNP >400 pg/mL ; AUC = 0,31 pour BNP >800 pg/mL). Les sous-analyses selon les comorbidités (IRC, ICC, FA, HTA, etc.) n’ont pas mis en évidence de corrélations significatives, bien qu’une tendance soit observée chez les patients insuffisants cardiaques. Conclusion En conclusion, cette étude confirme la faisabilité d’une approche combinée échographie–BNP dans les services d’urgence, mais n’objective pas de corrélation linéaire entre ces deux outils dans cette cohorte. L’échographie pulmonaire et le BNP apparaissent comme complémentaires pour l’évaluation de la congestion cardio-respiratoire. Résultats divergents de la littérature récente qui appelle à une étude à plus grande échelle.

Aucun
Ayrton MOTUTA LIWEYA (Amiens), Pierre GOSSET, Clément BRAULT, Daniel Aiham GHAZALI
11:28 - 11:35 #50355 - FC05-05 Étude de concordance de la mesure du rapport E/E’ en Doppler double-porte avec la mesure en Doppler standard chez l’adulte sain.
FC05-05 Étude de concordance de la mesure du rapport E/E’ en Doppler double-porte avec la mesure en Doppler standard chez l’adulte sain.

Introduction : Le rapport E/E’ est un marqueur des pressions de remplissage ventriculaire gauche, utilisé comme aide au diagnostic de la dyspnée et au monitorage hémodynamique. Le Doppler double-porte est un outil échographique permettant de réaliser simultanément 2 mesures. Nous avons fait l’hypothèse qu’il existait une concordance satisfaisante entre la mesure simultanée du rapport E/E’ en Doppler double-porte et sa mesure séparée. Matériels et méthodes : Il s’agissait d’une étude prospective, en cross-over, incluant 60 volontaires sains. Chaque sujet recevait 2 échographies trans-thoraciques (standard et Doppler double-porte), dans un ordre randomisé. L'objectif principal était la concordance du rapport E/E’ entre les 2 techniques. Les objectifs secondaires étaient l’étude de la concordance de l’onde E, de l’onde E’ et de l’onde S entre ces 2 méthodes. Résultats : La concordance du rapport E/E’ était mauvaise entre le Doppler double-porte et la méthode standard (Lin = 0,45 [IC95 % : 0,24 ; 0,61]), comme illustré sur la Figure 1. Elle était faible pour l’onde E (Lin = 0,55 [IC 95% : 0,39 ; 0,68]), passable pour l’onde E’ (Lin = 0,70 [IC 95% : 0,54 ; 0,80]), et mauvaise pour l’onde S (Lin = 0,32 [IC 95% : 0,09 ; 0,52]). Conclusion : La mesure du rapport E/E’ est imparfaitement concordante avec le Doppler double-porte chez l’adulte sain. Des études complémentaires en conditions pathologiques sont nécessaires afin d’évaluer la concordance du rapport E/E’ et son impact clinique.

Aucun
Juliette VERGER (Nîmes), Laura GRAU-MERCIER, Fabien COISY, Romain GENRE GRANDPIERRE, Xavier BOBBIA
11:35 - 11:42 #50541 - FC05-06 Faisabilité et performances diagnostiques de l'échographie abdominale aux urgences: étude prospective monocentrique.
FC05-06 Faisabilité et performances diagnostiques de l'échographie abdominale aux urgences: étude prospective monocentrique.

Introduction : Les douleurs abdominales représentent un motif fréquent de consultation au Service d’Urgence (SU) et posent des problématiques diagnostiques en raison des étiologies variées. L’échographie abdominale, examen rapide et non irradiant, est de plus en plus utilisée afin de rechercher précocement les principales causes et de mieux orienter les patients. Actuellement, peu d’étude ont réellement mesurer l’impact de l’échographie abdominale dès l’admission au SU. Méthodes : Nous avons réalisé une étude observationnelle, prospective et monocentrique sur une période de dix mois. L’objectif principal était d’évaluer la faisabilité de l’échographie abdominale réalisée par un interne nouvellement formé chez les patients avec une douleur abdominale aiguë. La faisabilité était définie par l’obtention des neuf coupes échographiques standardisées. Les objectifs secondaires étaient d’évaluer les performances diagnostiques et l’impact sur la filière du patient. Les performances diagnostiques étaient évaluées par comparaison aux résultats de la tomodensitométrie, considérée comme examen de référence. Résultats : L’échographie a été réalisée chez 113 patients (Homme= 52%, Âge= 51±22 ans). L’échographie abdominale était faisable dans 86 % des cas. Des anomalies échographiques étaient retrouvées chez 52 patients (46%) : principalement des dilatations pyélocalicielles (n=19), des lithiases vésiculaires (n=7) et des épanchements intra-abdominaux (n=7). Les sensibilités diagnostiques étaient élevées pour les pathologies urologiques (87 %), biliaires (86 %) et aortiques (100 %), avec une concordance bonne à excellente avec la tomodensitométrie (coefficient Kappa). En revanche, les sensibilités pour les pathologies digestives, gynécologiques et pancréatiques étaient faibles. A posteriori, l’impact de l’échographie précoce aurait pu permettre une orientation plus rapide dans 49 % des cas, accélérer la prise en charge thérapeutique dans 42 % et éviter 20% des examens tomodensitométriques. Conclusion : L’échographie abdominale réalisée par les internes DESMU nouvellement formés apparaît faisable et présente de bonnes performances diagnostiques dès l’admission au SU. L’impact de son intégration précoce dans la prise en charge des douleurs abdominales aux urgences reste à valider.

aucun
Swann BONNAUD (limoges), Henri Hani KARAM, Thomas LAFON, Anaelle NARDOT SUCHAUD, Romain STEF, Thomas BRIANCHON CAMPAGNE
11:42 - 11:49 #50659 - FC05-07 Evaluation de la pertinence de l’échographie de la course diaphragmatique pour faire le diagnostic de pneumopathie lors d’une détresse respiratoire aigüe au sein d’un service d’urgence : Etude prospective multicentrique.
FC05-07 Evaluation de la pertinence de l’échographie de la course diaphragmatique pour faire le diagnostic de pneumopathie lors d’une détresse respiratoire aigüe au sein d’un service d’urgence : Etude prospective multicentrique.

Introduction : Les détresses respiratoires aiguës sont un motif fréquent d’admission aux urgences, particulièrement chez le sujet âgé, où le diagnostic étiologique est souvent difficile et source d’erreurs augmentant la morbi-mortalité. La pneumopathie bactérienne est l’une des étiologies principales. Les outils diagnostiques actuels présentent des limites. L’objectif de notre étude était d’évaluer la pertinence de l’échographie de la course diaphragmatique pour faire le diagnostic de pneumopathie chez les patients en détresse respiratoire aigu au sein d’un service d’urgence. Méthode : Il s’agissait d’une étude prospective multicentrique incluant des patients adultes admis pour détresse respiratoire aigu dans 2 centres hospitalo-universitaire français à partir d’octobre 2024. Chaque patient bénéficiait d’une ED avec enregistrement de six cycles respiratoires. Le critère principal était la somme des temps de plateau inspiratoire et expiratoire (STP) pour le diagnostic de PNP, comparée au gold standard établi par des experts indépendants Résultats : Quarante-quatre patients ont été inclus. L’âge médian était de 75 ans, et 59 % étaient des hommes. Trente-trois patients (75 %) avaient un diagnostic de PNP, seize (36 %) un oedème aigu pulmonaire (OAP), et treize (30 %) une BPCO. Le seuil optimal de STP pour le diagnostic de PNP déterminé par l’indice de Youden était de 0,51 seconde. L’AUC était de 0,59 IC95% [0,40 – 0,78] avec une sensibilité de 58 % IC95% [0,39 – 0,74], une spécificité de 64 % IC95% [0,31 – 0,89], une VVP de 82 % IC95% [0,61-0,95] et une VPN de 33 % IC95% [0,14 – 0,57]. Son rapport de vraisemblance positive (RVP) était de 1,5 et son rapport de vraisemblance négative (RVN) de 0,67. Conclusion : La mesure de la STP par échographie diaphragmatique ne permet pas un diagnostic fiable de PNP, bien qu’une VPP élevée suggère un intérêt comme test de confirmation en cas de forte suspicion clinique. Des études complémentaires sur de plus larges effectifs sont nécessaires pour préciser sa place dans la prise en charge des DRA aux urgences.

Aucun
Katia DEMAY (MONTPELLIER), Dino TIKSEVA, Xavier BOBBIA
11:49 - 11:56 #50803 - FC05-08 Utilisation de l’échographie par l’urgentiste : indications, pathologies et impact sur la prise en charge aux urgences.
FC05-08 Utilisation de l’échographie par l’urgentiste : indications, pathologies et impact sur la prise en charge aux urgences.

Introduction L’échographie clinique réalisée par l’urgentiste s’est imposée comme un outil incontournable en médecine d’urgence, permettant une évaluation rapide, non invasive et orientée des patients. Son utilisation croissante soulève la question de ses indications, des pathologies concernées et de son réel impact sur la prise en charge. L’objectif de cette étude était d’évaluer la pratique de l’échographie aux urgences, en analysant ses indications, les pathologies diagnostiquées et son apport clinique. Méthodes Nous avons mené une étude rétrospective, descriptive et monocentrique sur une période de quatre mois, du 1er janvier au 30 avril 2025, incluant l’ensemble des patients admis aux urgences de [nom de l’établissement]. Les dossiers des patients ayant bénéficié d’une échographie réalisée par l’urgentiste ont été analysés. Les données recueillies portaient sur les indications de l’échographie, les pathologies identifiées et les modifications de la prise en charge thérapeutique induites. Résultats Parmi les 548 patients admis aux urgences durant la période d’étude, 188 échographies ont été réalisées, correspondant à un taux d’utilisation de 34,3%. L’exploration hémodynamique était la plus fréquente (82%), reposant essentiellement sur l’échographie cardiaque. L’échographie pleuro-pulmonaire représentait 40% des examens, suivie de la E-FAST dans 12% des cas chez les traumatisé sévères. L’échographie clinique a été utilisée dans 1,3% des cas pour la recherche de thrombose veineuse profonde, la pose d’accès vasculaires guidés et la réalisation de ponctions pleurales. Dans 15% des situations, l’échographie a entraîné une modification de la prise en charge thérapeutique. Les principales pathologies concernées étaient l’insuffisance cardiaque aiguë (56%), l’exacerbation aiguë de BPCO (32%) , les états de choc (30%) et la traumatologie( 12%) . Conclusion L’échographie réalisée par l’urgentiste occupe une place centrale dans la prise en charge aux urgences, en améliorant la rapidité du diagnostic et en influençant directement les décisions thérapeutiques. Le renforcement de la formation des urgentistes et l’intégration systématique de l’échographie dans les protocoles de soins pourraient optimiser davantage son impact clinique.

aucun
Elhem MCHIRGUI (BIZERTE, Tunisie), Ichrak BACHA, Wajih DHOKKAR, Khaoula GHATASSI, Amine SADKI

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CE01
11:00 - 12:00

Conférence Exceptionnelle
Insérer l'imprévu dans le programmé

Modérateurs : Dominique SAVARY (Chef du département de médecine d'urgence) (Médecin, Angers), Pierre-Clément THIEBAUD (Praticien Hospitalier) (Médecin, Paris)
Coordonnateur : Fabien COISY (Coordonnateur, Médecin, Nîmes)
11:00 - 12:00 Insérer l'imprévu dans le programmé. Régis LACOSTE (Conférencier, PDG Aéroport De Paris, Paris)
Amphi Bleu

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CMS04
11:00 - 12:30

Conférence
Sepsis

Modérateurs : Jean-Baptiste MAGNIN (Ambulancier SMUR) (Brest), Emmanuel MONTASSIER (Professeur) (Médecin, Nantes)
Coordonnateur : Jean-Baptiste MAGNIN (Coordonnateur, Brest)
Véritable problème de santé publique, les experts vous détaillerons ce qu'est réellement le sepsis et les enjeux qu'il représente. Son repérage et une prise en soins précoce sont des éléments essentiels, notament dans un contexte de choc septique. Vous découvrirez également le rôle et l'intérêt d'une "sepsis team" dans un établissement.
11:00 - 12:30 Définition et enjeux du sepsis. Maël BLANDIN (Interne) (Conférencier, Interne, Brest)
11:00 - 12:30 Repérage et prise en soins aux Urgences. Clément ROUXEL (Ide) (Conférencier, IDE, Dijon)
11:00 - 12:30 Le choc septique. Yann-Erick CLAESSENS (chef de service) (Conférencier, Médecin, Monaco)
11:00 - 12:30 Intérêt des sepsis Team. Adrien BASSET (RPPS 10100283000) (Conférencier, Médecin, Brest)
Amphi Havane

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM21
11:00 - 12:30

Conférence
Drogues

Modérateurs : Jonathan DUCHENNE (Chef de Département) (Aurillac), Daniel MEYRAN (MEDECIN) (Marseille)
Coordonnateur : Dorian TEISSANDIER (Coordonnateur, Médecin, Clermont-Ferrand)
11:00 - 12:30 Consommation de cocaïne en hausse, quelles conséquences aux Urgences ? Pauline GILLERON (PH) (Conférencier, Médecin, Créteil)
11:00 - 12:30 Piqure malveillante et soumission chimique. Laurène DUFAYET (Médecin légiste) (Conférencier, Médecin, Paris)
11:00 - 12:30 Syndrome cannabinoïde. Aurélien RENARD (MEDECIN) (Conférencier, Médecin BMPM, Marseille)
11:00 - 12:30 Analgésie du toxicomane. Caroline VICTORI-VIGNEAU (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Nantes)
Salle 241

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CLM02
11:00 - 12:30

Communications Libres Médecins
Catastrophes et gestion de crise

Modérateurs : Antoine AUBRION (MEDECIN) (Médecin, Caen), Laurent GOIX (Conseiller technique SSE NRBCe, Référent SAMU de Zone Ouest) (Rennes)
11:00 - 11:10 #50145 - CP016 Conception d’un outil d’aide à la composition des kits médicaux lors du déploiement d’un lot PSM1.
CP016 Conception d’un outil d’aide à la composition des kits médicaux lors du déploiement d’un lot PSM1.

Introduction : Le PSM1, dispositif projetable en Situation Sanitaire Exceptionnelle (SSE), permet la prise en charge de 25 victimes graves. Son contenu est standardisé, composé de médicaments, dispositifs médicaux et matériel divers. Pour réaliser certains gestes, le matériel étant réparti dans plusieurs malles, la préparation est longue. Pour faciliter la constitution de kits sur le terrain, nous avons développé des fiches illustrées. L’objectif était d’en évaluer l’impact en simulation. Matériels et méthodes : Etude comparative monocentrique menée sur 5 mois auprès de 24 participants (12 pharmaciens, 12 internes) formés au déploiement du PSM1. Chaque participant a constitué 2 kits avec l’outil standard (listing Santé Publique France), puis 2 kits avec les fiches illustrées. Chaque session était limitée à 20 min. Le critère principal était le temps de constitution ; la conformité constituait le critère secondaire. Résultats : 96 kits ont été évalués. Le temps moyen de préparation a diminué de 14,89 ± 2,87 min à 5,81 ± 1,46 min avec les fiches (p < 0,001). La conformité est passée de 16,7 % à 87,5 % (p < 0,001). Tous les kits ont été complétés dans le délai impartit avec le nouvel outil. La difficulté perçue a diminué et la satisfaction dépassait 95 %. Conclusion : Les fiches illustrées améliorent de façon significative la rapidité et la conformité de constitution des kits PSM en simulation, renforçant la réactivité en SSE. Leur mise à jour devra suivre les révisions des lots.

aucun
Marion LAUREAU (MONTPELLIER), Nesrine GREFI, Damien PERIER, Clemence FAUS, Aude PHILIPPE, Xavier BOBBIA
11:10 - 11:20 #50291 - CP017 Priorisation des évacuations de victimes en situations sanitaires exceptionnelles : étude randomisée comparant deux modèles de triage médical.
CP017 Priorisation des évacuations de victimes en situations sanitaires exceptionnelles : étude randomisée comparant deux modèles de triage médical.

Introduction : Lors d’une situation sanitaire exceptionnelle avec un grand nombre de victimes, un dépassement des moyens sanitaires sera systématique, créant une disproportion entre les besoins et les moyens disponibles. Une catégorisation des patients, selon la gravité et le délai de prise en charge sont donc indispensables, c’est ce qu’on appelle le triage. Plusieurs études traitent du sujet mais sans pouvoir prouver la supériorité d’une méthode. Le modèle français de triage médical est basé sur une échelle ancienne de 40 ans d’origine militaire. L’Espagne qui a un système de santé proche de celui de la France a développé plus récemment une méthode de tri nommé META. Cette étude a pour objectif de montrer la supériorité de la méthode META sur le modèle français sur la priorisation des évacuations des victimes de SSE. Matériel et Méthodes : Cette étude a été réalisée sous forme d’une simulation sur table. 5 experts ont réalisé un classement de 20 vignettes cliniques représentant les victimes d’une explosion, qui a servi de référence. Les urgentistes de différents centres hospitaliers ont ensuite réalisé le même exercice en suivant la méthode française ou la méthode espagnole selon leur groupe de randomisation après avoir reçu une courte formation. Résultats : La moyenne de taux de concordance dans le groupe ayant utilisé la méthode espagnole était de 51%, celle du groupe ayant utilisé la méthode française était de 57%, sans différence significative (p-value = 0,05) Conclusion : Cette étude ne permet pas de montrer la supériorité de la méthode espagnole sur la méthode française pour la priorisation d’évacuation des victimes. Néanmoins, l’analyse des différents paramètres du modèle espagnol pourrait contribuer à développer et enrichir notre système français.

Aucun
Yseult MOULIA (Angers), Delphine DOUILLET, François MORIN
11:20 - 11:30 #50452 - CP018 Impact d’une trousse de soins et de la vidéorégulation sur le transport vers les urgences des résidents d’EHPAD d’un territoire de santé.
CP018 Impact d’une trousse de soins et de la vidéorégulation sur le transport vers les urgences des résidents d’EHPAD d’un territoire de santé.

Introduction : Les résidents des EHPADs sont des sujets fragiles. Leur admission aux urgences peut s’avérer délétère. Il existe une surmortalité après une nuit aux urgences. L’un des objectif de la filière gériatrique est de réduire ces transferts en s’appuyant sur la mise en place d’une trousse de soins et le recours à la vidéorégulation par le SAMU. Matériel et méthode : étude rétrospective observationnelle menée au SAMU 56 après mise en place d’un dispositif associant trousse de soins dans les EHPADs et vidéorégulation. Population des résidents d’EHPAD pour lesquels un appel au 15 a été effectué en période de permanence de soins (PDS). Deux périodes ont été comparées, en 2023 et 2025, avant et après mise en place. Le critère de jugement principal était le taux de transfert vers les urgences après appel au 15. Les critères de jugement secondaires étaient le taux d’utilisation, le taux de transfert selon le motif d’appel, selon le type de régulateur (MRU ou MRG) et selon la structure. S’y ajoute l’analyse descriptive du recours à la trousse de soins et à la vidéorégulation. Résultats : 1171 dossiers ont été inclus dans l’étude, 570 en 2023 et 601 en 2025. Concernant le dispositif, la trousse a été utilisée dans 7 cas et la vidéorégulation dans 9 cas. Le taux de transfert n’a pas été modifié entre les deux périodes (36,7% vs. 31,4% ; p=0,059) et n’a pas été influencé la typologie du régulateur (MRU p=0,06 ; MRG p=0,36). Pour les motifs de recours, seule la traumatologie montre une baisse significative de l’adressage aux urgences (57,1% vs. 23,8% ; p=0,045) mais l’effectif est limité. Le faible nombre de patients inclus dans chaque structure individuelle n’a pas permis d’analyse comparative. Conclusion : Le dispositif a été très peu utilisé. Sa mise en place n’a pas permis de montrer de différence significative sur le taux de transferts vers les urgences mais il affiche une tendance à la baisse qu’il faudra réévaluer afin d’envisager son déploiement à l’avenir.

aucun
Amandine MENIER (Rennes), Claire BROCHE, Aurélie BEGAUDEAU CHAUVET, Nicolas PESCHANSKI, Paul-Georges REUTER, Bertrand BOULANGER
11:30 - 11:40 #50508 - CP019 TRIAPERF-RV : TRIAge et PERFormance en Réalité Virtuelle.
CP019 TRIAPERF-RV : TRIAge et PERFormance en Réalité Virtuelle.

Introduction : Les situations NOmbreuses VIctimes (NOVI) constituent un enjeu majeur tant en opération extérieure que sur le territoire national. Le triage rapide et la priorisation des gestes de sauvetage immédiats conditionnent la survie des victimes, mais les formations répétées ou à grande échelle présentent des contraintes logistiques fortes. La réalité virtuelle immersive apparaît comme une alternative pertinente pour entraîner un grand nombre de primo-intervenants dans un environnement standardisé et sécurisé. SimTriage est un serious game multivictimes en realité virtuelle développé pour les primo-intervenants, dont l’intérêt pédagogique n’avait pas encore été évalué. Objectif : Évaluer l’impact de SimTriage sur la performance d’apprentissage (niveau 2 de Kirkpatrick) chez des primo-intervenants militaires. Méthodes : Étude monocentrique incluant internes en médecine militaire, infirmiers et personnels non soignants participant à un exercice majeur en juin 2025. L’intervention comportait briefing, simulation immersive et débriefing. Le critère principal était la variation du sentiment d’efficacité personnelle (SEP) avant/après simulation. Les critères secondaires incluaient, la charge mentale (NASA-TLX), l’absorption cognitive (EDUFLOW) et performance de triage. Résultats : 160 participants (75 hommes et 85 femmes de médiane d’âge de 26 ans) ont pris en charge 1 440 victimes. La distribution des différences de SEP était non normale (Shapiro-Wilk : W = 0,915 ; p < 0,001). La médiane du SEP augmentait significativement de 71 à 78 (gain de 7 points) sur une échelle de 108, confirmé par un test non paramétrique de Wilcoxon (W = 1412, p < 0,001). La charge mentale présentait une médiane de 64 indiquant un niveau élevé cohérent avec les exigences décisionnelles. L’absorption cognitive atteignait une médiane de 48 sur une échelle de 77. Le taux de variation du SEP est corrélé positivement avec le niveau d’absorption cognitive perçue au cours de la simulation (r de Pearson = 0,216 ; p = 0,007). Conclusion : Ces résultats soutiennent l’intérêt de la réalité virtuelle immersive pour la formation des primo-intervenants en contexte NOVI, permettant un entraînement reproductible, engageant et objectivable. La généralisabilité et la rétention à distance restent à confirmer.

aucun
Emilie PHILIPPE (marseille), Julien GALANT, Pierre- Olivier VIDAL, Cédric BASQUIN, Nicolas VERMECH, Marc MAGNIEZ, Marie Helene FERRER, Aurelien RENARD
11:40 - 11:50 #50544 - CP020 EVALUATION DE LA QUALITE DE L’ORIENTATION DES PATIENTS TRAUMATISES GRAVES DANS LE VAL D’OISE.
CP020 EVALUATION DE LA QUALITE DE L’ORIENTATION DES PATIENTS TRAUMATISES GRAVES DANS LE VAL D’OISE.

Introduction : Les traumatismes graves constituent un enjeu majeur de santé publique avec un impact du sous-triage sur la morbi-mortalité et une utilisation inappropriée des ressources en cas de sur-triage. L’objectif principal de notre étude est d’évaluer la qualité de l’orientation des patients traumatisés graves dans le Val-d’Oise après bilan médical préhospitalier. Les objectifs secondaires sont d’évaluer si les différents outils utilisables en préhospitalier (TRENAU, MGAP, Shock Index) sont prédictifs d’une bonne qualité d’orientation, et d’évaluer les facteurs de risque de sous-triage. Matériel et méthode : Il s’agit d’une étude observationnelle, rétrospective et multicentrique réalisée au sein du SAMU et des 5 SMUR du 95, de 9 services receveurs (TraumaCentre niveau 3 TC3) et 3 TraumaCenter niveau I (TC1). Cette étude a concerné tous les patients traumatisés graves majeurs pris en charge par un SMUR du 95 au cours de l’année 2023. L’analyse statistique a été réalisée par les tests de Kruskal-Wallis, Anova, test de Wilconson et test de Chi2 de Person selon les variables à analyser. Résultats : 299 patients ont été inclus (âge moyen 37±17 ans, 72% d’hommes). Le taux de sous-triage est de 6,5% (supérieur aux recommandations <5%). Le taux global de sur-triage est de 15% (objectif recommandé entre 25 et 50%), avec un taux de sur-triage dans la population admise en TC1 de 54% (Normo-triage à 35% en TC1 vs 95% en TC3, p<0,001). Le grade TRENAU est un bon outil prédictif d’une orientation adaptée (normo-triage à 75%, 53% et 86% pour les grades A, B et C respectivement, p<0,001), le score MGAP est un outil adapté pour une bonne orientation dans les trauma-centers de niveau 3 (p=0,019) et le Shock Index, utilisé seul, ne semble pas être prédictif d’une bonne qualité d’orientation. Ni l’intoxication alcoolique supposée ni les plages horaires d’intervention n’ont eu d’impact sur la qualité de l’orientation. Conclusion : La qualité de l’orientation des patients traumatisés graves dans le Val d’Oise peut être améliorée. Un cahier des charges de l’ARS IDF publié en 2025 fixe les objectifs pour labéliser des hôpitaux en traumacenter de niveau 2, ainsi qu’un algorithme d’orientation en régulation SAMU qui devrait diminuer le sous-triage et le sur-triage.

Aucun
Pierre CHENEVIER (Paris), Fabrice LOUVET, Ricard-Hibon AGNÈS
11:50 - 12:00 #50798 - CP021 Estimation par les médecins et via un algorithme déductible des Résumés de Passages aux Urgences des passages relevant potentiellement de la ville.
CP021 Estimation par les médecins et via un algorithme déductible des Résumés de Passages aux Urgences des passages relevant potentiellement de la ville.

Introduction. La pertinence des passages dans les services d’urgences (SU) et la transférabilité vers la médecine de ville constituent un enjeu pour l’organisation des soins. L’outil national TRU-SNP d’appui à l'organisation territorialisée des soins non programmés (SNP) permet d’estimer, par territoire, des taux de recours aux urgences pour des motifs relevant de la ville. Il s’appuie sur l’algorithme PRPV (Passages Relevant Potentiellement de la Ville), déductible des Résumés de Passage aux Urgences (RPU), qui mobilise le nouveau Score Composite de Complexité Diagnostic (SCCD). Ce score, déductible des RPU, associe à chaque diagnostic un niveau de complexité. L’objectif de l’étude NAPU est d’estimer la proportion de “passages perçus comme évitables” (PPE) à partir de la perception des médecins urgentistes et apporter des éléments de validation à l’indicateur PRPV et au score SCCD. Méthodes. L’étude a été conduite dans 5 SU de la région PACA entre mai et novembre de 2024. À la fin de la pris en charge, les médecins indiquaient, dans un onglet ad hoc intégré au logiciel métier, le lieu de soins plus appropriée pour le patient. Un passage était identifié comme PPE lorsque le médecin estimait qu’une prise en charge en ville aurait été possible. Ces évaluations médicales ont été associées aux RPU afin de comparer la proportion de “passages évitables” selon les médecins et selon l’algorithme PRPV. Résultats. L’étude NAPU a inclus 83.574 passages dont 36,7 % ont été classés comme PPE, parmi lesquels 29,9 % auraient pu être pris en charge par un médecin généraliste (9,6% sans examen complémentaires et 20,3 % avec exploration réalisables en ville) ; 5,7 % nécessitaient un plateau technique pour la petite traumatologie et 1,1 % relevaient d’une problématique exclusivement sociale. Cette proportion était proche de celle estimé par l’algorithme PRPV sur les données de l’étude (35,4%). Parmi les variables déductibles du RPU, le SCCD était celle la plus prédictive du caractère PPE. Par diagnostic, la corrélation entre le SCCD et la proposition de PPE était de 0,77. Conclusion. Sur les données de cette étude multicentrique, la proportion de passages relevant potentiellement de la ville était estimée à 36.7% par les médecins, une proportion très proche de celle estimée par l’algorithme PRPV déductible des RPU. L’étude NAPU permet par ailleurs d’identifier un panel de diagnostics traceurs des passages de très faible complexité.

Aucun
Laura IRIARTE (Marseille), Gilles GAMBINI, Azais PATRICK, Aurélia BORDAIS, Ludovic SAUVAGE, Benoit CANAC, Dimitri SCRONIAS, Guilhem NOEL
12:00 - 12:10 #50858 - CP022 Un index pronostique simple pour le triage des patients âgés admis aux urgences pour une insuffisance cardiaque aiguë.
CP022 Un index pronostique simple pour le triage des patients âgés admis aux urgences pour une insuffisance cardiaque aiguë.

Introduction : Le triage est un outil important pour les médecins afin de déterminer quels patients présentent un risque élevé d’aggravation de leur état aux urgences. Plusieurs indices et scores ont été proposés pour prédire l’issue chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque aiguë (ICA) ; la plupart d’entre eux sont complexes et peu adaptés à une utilisation simple au lit du patient. Notre objectif était d 'utiliser un nouvel index pronostique proposé récemment dans la littérature chez tous les patients afin de prédire la mortalité hospitalière en cas d’insuffisance cardiaque aiguë. Méthodes : Nous avons réalisé une étude observationnelle, prospective et monocentrique sur une période de 3 ans du premier Janvier 2023 à Décembre 2025. L’index a été calculé à l’aide de la formule suivante : [ 220 - âge - fréquence cardiaque + pression artérielle systolique - (créatinine × 10)] chez les patients dès le triage. L’index a été testé chez des patients âgés de ≥ 65 ans et admis aux urgences pour une insuffisance cardiaque aiguë. Une courbe ROC a été utilisée pour déterminer le pronostic de l’index sur la mortalité aux urgences et au 7ᵉ jour après la sortie pour ces patients. Résultats : Nous avons inclus 239 patients de sujet âgés. L’âge moyen était de 75 ± 7 ans [65-98]. Le sex-ratio était de 1,21 ; les principaux antécédents médicaux étaient respectivement le diabète, l’hypertension, le syndrome coronarien et l’ insuffisance cardiaque avec 110 (46 %), 169 (71 %), 42 (17 %) et 64 (27 %) respectivement . Les patients admis aux urgences pour douleur thoracique et dyspnée étaient au nombre de 32 et 201. Des diurétiques ont été administrés à 230 patients (98 %) et 15 patients (8 %) ont été intubés aux urgences. La mortalité aux urgences a été observée chez 26 patients (11 %) et la mortalité à 7 jours après la sortie a été constatée chez 37 patients (16 %). L'index pronostique était un prédicteur indépendant du risque de mortalité aux urgences et à 7 jours avec respectivement (p=0,004 ; AUC =0,688 ; IC95% [0,581-0,784] et [P<0,0001 ; AUC=0,746 ; IC95% [0,660-0,831]). Conclusions : Un index pronostique simple basé sur des variables facilement évaluables à l’admission aux urgences peut être utile pour prédire la mortalité chez les personnes âgées présentant une insuffisance cardiaque aiguë.

Aucun
Wided BAHRIA LASGHAR (tunisie, Tunisie), Khouloud OUERHANI, Ines ALOUI, Yasmine WALHA, Faten SEBAI, Dhekra HAMDI, Nour Elhouda NOUIRA
12:10 - 12:20 #50869 - CP023 L'intégration du dispositif de la cellule d'urgence médico-psychologique (CUMP) dans la pratique des médecins correspondants du SAMU (MCS) en Auvergne-Rhône-Alpes.
CP023 L'intégration du dispositif de la cellule d'urgence médico-psychologique (CUMP) dans la pratique des médecins correspondants du SAMU (MCS) en Auvergne-Rhône-Alpes.

Contexte : La Cellule d’Urgence Médico-psychologique (CUMP) a été créée afin d’apporter un soutien psychologique à la suite d’incidents critiques. Les Médecins Correspondants SAMU (MCS) sont des médecins généralistes de premier recours qui interviennent en amont du Service Mobile d’Urgence et de Réanimation (SMUR) sur régulation du centre 15. Comme documenté dans de nombreuses études, ils sont souvent confrontés à des interventions à risque de répercussions psychologiques. Pour répondre à ce besoin, un nouveau dispositif dédié au MCS a été mis en œuvre dans la région Auvergne Rhône-Alpes, en partenariat avec l’association Médecins de Montagne. Objectif : L’objectif de ce travail est d’explorer le vécu du dispositif de la CUMP par les MCS et de dégager des pistes d’amélioration de ce dernier. Méthode : Il s’agit d’une étude qualitative menée selon les principes de l’analyse phénoménologique interprétative. 9 entretiens semi-dirigés ont été réalisés auprès de MCS de la région AURA, ayant sollicité le dispositif de la CUMP. Résultats : Les MCS décrivent une forte charge émotionnelle liée aux interventions critiques, associée à un sentiment d’isolement, de culpabilité ou d’imposture. Le recours à la CUMP est globalement perçu comme bénéfique, grâce à sa réactivité et à la qualité d’écoute proposée. Toutefois, plusieurs limites sont relevées : difficultés de contact, absence de suivi systématique, méconnaissance du dispositif et décalage entre attentes et offre actuelle centrée sur le soutien psychologique. L’étude propose des ajustements simples mais nécessaires, comme une meilleure présentation du dispositif, modalités de contact adaptées, articulation médico-psychologique et réseaux de pairs. Conclusion : La CUMP est perçue par les MCS comme un soutien précieux, grâce à sa réactivité et sonécoute, mais son intégration reste limitée par des difficultés de contact, l’absence de suivi systématiqueet un décalage avec leurs attentes, notamment en matière de retour technique. L’optimisation de laCUMP apparaît essentielle pour prévenir les répercussions psychotraumatiques, renforcer la résilience des MCS et assurer la pérennité de leur engagement dans les territoires isolés.

Liens d'intérêt : Pierre Minier : médecin généraliste, MCS et urgentiste, Maître de Conférence Associé DMG Faculté de Médecine de Grenoble Richard Langlois : médecin généraliste et MCS. Président du réseau MCS Auvergne-Rhône-Alpes
Pierre MINIER, Santhoshkumar RAMAMOURTHY (Arâches-la-Frasse), Richard LANGLOIS, Margaux CARTIER
Salle 242A

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
SI09
11:00 - 12:00

Session Interactive
Gestion de conflits : les clés pour comprendre

Modérateur : Patrice SERRE (Praticien Hospitalier) (Bourg-en-Bresse)
Coordonnateur : Mathieu OBERLIN (Coordonnateur, Médecin, Mulhouse)
11:00 - 12:00 Gestion de conflits : les clés pour comprendre. Mathieu OBERLIN (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Mulhouse)
Salle 242B

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CMS16
11:00 - 12:30

Table ronde
ARM : quelles formations, perspectives et particularités d'outre-mer ?

Modérateurs : Beatrice CLARE (ARM) (ARM, Tulle), Magali GUERIN (Paramed) (Cadre de santé, Niort)
Coordonnateur : Beatrice CLARE (Coordonnateur, ARM, Tulle)
Définir une feuille de route opérationnelle pour professionnaliser et renforcer le rôle des ARM dans la régulation SAMU, en précisant : les compétences-clés, l’apport du Centre de Formation des Assistants de Régulation Médicale (CFARM) pour la qualité de la gestion d’appel, la complémentarité formation initiale / formation continue, les perspectives de carrière du métier en régulation, et des mesures ciblées pour répondre aux difficultés spécifiques rencontrées en Polynésie.
11:00 - 12:30 Développement des compétences ARM et apports de la formation en CFARM pour la gestion qualitative d'un appel au SAMU. Jérémie BRAZ (FF Cadre de santé formateur) (Conférencier, IDE, Paris)
11:00 - 12:30 Formation initiale vs formation continue.
11:00 - 12:30 Perspectives du rôle de l'ARM en régulation. Ludovic RADOU (MANAGER EN SANTE) (Conférencier, Cadre administratif , Angers)
11:00 - 12:30 Les difficultés liées à la formation et au statut des ARM polynésiens, quelles perspectives ? Bertrand REMAUDIERE (MEDECIN PH (chef de service)) (Conférencier, Médecin, TAHITI, Polynésie française)
Salle 243

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
ATW03
11:00 - 12:30

Atelier Médecins - Echographie
Interventionnel : principaux blocs nerveux en Médecine d'Urgence. Tous niveaux
Echographie

Comprendre, observer et aborder sous écho les principaux blocs nerveux en médecine d'urgence
Venez découvrir l'anesthésie locorégionale échoguidée lors d'un atelier passionnant et interactif. Vous y apprendrez comment utiliser l'échographie pour améliorer la précision et la sécurité de vos injections anesthésiques. Nous vous guiderons à travers des démonstrations pratiques et des conseils clés pour vous aider à maîtriser cette technique innovante, qui a largement démontrée dans son utilité aux urgences et en Smur. Ne manquez pas cette occasion de perfectionner vos compétences et de rejoindre une communauté de professionnels passionnés de cette technique avancée. Inscrivez-vous dès maintenant pour réserver votre place !
Salle 252B

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
ATW04
11:00 - 12:30

Atelier Médecins - Echographie
Echo vasculaire. Tous niveaux
Echographie

L'exploration des vaissaux comme si vous y étiez... Et pas de chichi entre veines et artères !
Qui le vendredi soir après 17h00 n'a pas vu arriver un patient pour suspicion de TVP ? Venez donc découvrir la compression 4 points lors d'un atelier passionnant et interactif. Vous y apprendrez comment utiliser l'échographie pour améliorer la précision de vos diagnostics.
Cette technique est rapide, fiable et d'apprentissage facile. De plus, sur l'incontournable carotide vous pourrez vous initier aux techniques Doppler couleur et pulsé et en comprendrer les principes. Ne manquez pas cette occasion de perfectionner vos compétences. Inscrivez-vous dès maintenant pour réserver votre place !
Salle 253

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CMS07
11:00 - 12:30

Conférence
Gérer l'urgence vitale pédiatrique dans une structure d'urgence non spécialisée

Coordonnateur : Merlin DESCOURS (Coordonnateur, Toulon)
Comment dédramatiser la prise en charge pédiatrique, les experts vous donneront les clés pour mieux apréhender ces situations.
11:00 - 12:30 Repérage et triage de l'urgence vitale en pédiatrie. Coralie CÉCÉ (IDE) (Conférencier, IDE, Paris)
11:00 - 12:30 L'enfant intoxiqué : les grandes règles.
11:00 - 12:30 ACR pédiatrique : les grandes lignes. Jérémy GUY (IADE) (Conférencier, IADE, Bobigny)
11:00 - 12:30 Détresse respiratoire aiguë : les grandes lignes.
Salle 342A

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS12 B
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants
Simulation de plan ORSEC Nombreuses Victimes avec figurines et moyens de communication

Coordonnateur : Florent GACHET (Coordonnateur, IDE, Rouen)
Conférenciers : Florent GACHET (soignant) (Conférencier, IDE, Rouen), Antoine LEFEVRE-SCELLES (Medical doctor) (Conférencier, Médecin, Rouen)
En immergeant les participants dans une catastrophe entièrement scénarisé sur plateau, cet atelier a pour principal objectif de développer les connaissances et les compétences concernant les principes de communication et d’organisation dans de telles situations.
La simulation est organisée autour de la reproduction d’un village et l’évènement est matérialisé par plusieurs centaines de figurines, véhicules et des bâtiments de ville (Playmobil®).
Les participants mettent en place un plan ORSEC "nombreuses victimes" (Organisation de la Réponse de Simucata – F Gachet – A Lefevre-Scelles – SOFRASIMS 2023 la Sécurité Civile) pour faire face à l’afflux massif de victimes et doivent organiser l’évacuation des victimes vers les hôpitaux.
Après un briefing, les participants obtiennent un rôle dans la simulation. Ils sont ensuite injectés dans la simulation en fonction de leurs missions au chantier, au PMA (Poste Médical Avancé) ou au poste de commandement. Les participants doivent ainsi s’organiser en équipe et communiquer par le biais de téléphones pour faire face à cette situation de crise évolutive et aux évènements inattendus. Divers outils sont mis à leur disposition pour rythmer la séquence : fiches "objectifs" et "état des lieux", photographies aériennes...
Salle 342B

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS-ARM03
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants ARM
Antalgie d’urgence Niveau 2 : Le tournoi des experts

Coordonnateur : Anna BOUCHARA (Coordonnateur, Médecin, Paris)
Conférenciers : Anna BOUCHARA (PH) (Conférencier, Médecin, Paris), Virginie LVOVSCHI (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Lyon)
Niveau 2= Expert= S’adapter à ce qui évolue suite aux nouvelles recommandations douleur 2024, collaborer avec d’autres professionnels ou homologues, être exhaustif dans les prises en charge, ne pas être déstabilisé par le terrain du patient ou la situation individuelle rencontrée.
Savoir prendre en charge la douleur en médecine d’urgence intra ou extrahospitalière en équipe médico-soignante, de façon conforme aux recommandations 2024. Certains raisonnements et pratiques sont confirmés, d’autres sont novateurs et obligent à changer de point de vue. S’entrainer ensemble à ce nouveau paradigme de façon ludique, avec les experts du board douleur. Niveau 2 pour se challenger !
Salle 343

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM47
11:00 - 12:30

Conférence - Session Board Innovation
L'innovation en Médecine d'Urgence

Modérateurs : Thomas DUMONTIER (Praticien Hospitalier) (Rouen), Benoit FRATTINI (Médecin) (Médecin, Paris)
Coordonnateur : Elena-Laura LEMAITRE (Coordonnateur, Médecin, Strasbourg)
11:00 - 12:30 Comment l'IA impacte déjà la Médecine d'Urgence ? Edouard LANSIAUX (Resident) (Conférencier, Médecin, Lille)
11:00 - 12:30 IA : éthique et réglementation. Emilien ARNAUD (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Amiens)
11:00 - 12:30 Le parcours digital du patient aux Urgences. Laurence ARROUY (PH) (Conférencier, Médecin, Paris)
11:00 - 12:30 Les solutions IA clef en main pour les Urgences. Cédric GIL-JARDINÉ (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Bordeaux)
Salle 351

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS-ARM07
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants ARM
ESCAPE GAME - Intervention auprès d’un patient en situation de crise

Coordonnateur : Laure ROUGEGREZ (Coordonnateur, Arras)
Conférenciers : Carole BARRE (Psychiatre) (Conférencier, Médecin, Lille), Laure ROUGEGREZ (Psychiatre) (Conférencier, Arras)
Identifier les spécificités de la communication avec un patient en situation de crise (suicidaire, agressif, en détresse émotionnelle).
Savoir adopter une posture professionnelle favorisant l’alliance thérapeutique en situation tendue.
Mobiliser des outils de communication validés : validation émotionnelle, écoute active, régulation émotionnelle, reformulation.
Réfléchir collectivement aux impacts des réponses soignantes sur l’escalade ou la désescalade des comportements du patient.
Favoriser la collaboration interprofessionnelle autour d'une problématique partagée entre ARM, infirmiers et médecins.
Salle 352A

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
SI12
11:00 - 12:00

Session Interactive
Testez la valeur des tests diagnostics dans la douleur thoracique, abdominale et la dyspnée !

Modérateur : Patricia JABRE (PH) (Médecin, Paris)
Coordonnateur : Florence DUPRIEZ (Coordonnateur, Médecin, Bruxelles, Belgique)
11:00 - 12:00 Testez la valeur des tests diagnostics dans la douleur thoracique, abdominale et la dyspnée! Olivier HUGLI (Médecin chef) (Conférencier, Médecin, Lausanne, Suisse, Suisse)
Salle 352B

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AM04 B
11:00 - 12:30

Atelier Médecins
Simulation accouchement inopiné extrahospitalier

Coordonnateur : Elodie SEVESTRE (Coordonnateur, Médecin, Orléans)
Conférenciers : Emilie COLIN (sage femme) (Conférencier, Sage Femme, Orléans), Elodie SEVESTRE (Médecin) (Conférencier, Médecin, Orléans)
Optimiser la prise en soins des situations d’accouchements inopinés extrahospitaliers physiologiques et complexes en référence aux recommandations actuelles afin d’homogénéiser et d’améliorer la prise en soins des parturientes.
Réaliser un accouchement physiologique en présentation céphalique.
Réaliser un accouchement en présentation en siège avec et sans la réalisation de manœuvre(s).
Salle 353

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM45
11:00 - 12:30

Conférence - Session Commission CREF
Les recommandations 2026

Modérateurs : Jérémy GUENEZAN (PU - PH) (Médecin, Poitiers), Pierrick LE BORGNE (MCU-PH) (Strasbourg)
Coordonnateur : Mathieu OBERLIN (Coordonnateur, Médecin, Mulhouse)
11:00 - 12:30 Place de la biologie délocalisée en structure de Médecine d'Urgence. Maxime JONCHIER (Médecin urgentiste) (Conférencier, Médecin, La Rochelle)
11:00 - 12:30 Sédation procédurale en structure de Médecine d'Urgences. Delphine DOUILLET (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Angers)
11:00 - 12:30 Echographie clinique en Médecine d'Urgence. Thibaut MARKARIAN (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Marseille)
11:00 - 12:30 Facteurs humains en santé. Richard CHOCRON (MCUPH) (Conférencier, Médecin, Paris)
Salle Maillot

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AM08
11:00 - 12:30

Atelier Médecins
Dysnatrémies

Coordonnateur : Marc ANDRONIKOF (Coordonnateur, Médecin, Paris)
Conférencier : Marc ANDRONIKOF (Praticien en HAD) (Conférencier, Médecin, Paris)
Mettre les participants en situation.
Leur présenter des outils conceptuels simples d’analyse.
Les faire résoudre les cas présentés typiques de situation de dysnatrémies rencontrées aux Urgences.
Leur faire comprendre l’intérêt et la façon d’utiliser les outils d’analyse présentés afin qu’ils s’en servent dans leur pratique.
Salles 221-222-223
11:30

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM36
11:30 - 12:30

Conférence - Session Cochrane
Session Cochrane pédiatrique

Modérateurs : Tania MARX (Médecin) (Besançon), Nordine NEKHILI (Médecin) (Médecin, Gonesse)
Coordonnateur : Nicolas CAZES (Coordonnateur, Médecin, Marseille)
11:30 - 12:30 Bronchiolite. Aurélie MORAND (Pediatrician and Infectious Diseases Specialist) (Conférencier, Médecin, Marseille)
11:30 - 12:30 Ingestion de pile bouton. Florence CAMPEOTTO (PH) (Conférencier, Médecin, Paris)
11:30 - 12:30 Asthme aigu chez l'enfant. Anne-Claire GAUDIN (PH) (Conférencier, Médecin, Paris)
11:30 - 12:30 Maltraitance chez l'enfant. Marion LEROUGE BAILHACHE (PH) (Conférencier, Médecin, Bordeaux)
Salle 251
12:00

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
FC06
12:00 - 13:00

Flash communications
Evaluation SAMU SMUR et Organisation 1

Modérateur : Charlotte CHOLLET-XEMARD (directrice médicale adjointe) (Créteil)
12:00 - 12:07 #50082 - FC06-01 Impact de la réalisation systématique de l’électrocardiogramme préhospitalier par les sapeurs-pompiers devant toute douleur thoracique aiguë sur la régulation médicale et l’orientation des patients dans les Yvelines.
FC06-01 Impact de la réalisation systématique de l’électrocardiogramme préhospitalier par les sapeurs-pompiers devant toute douleur thoracique aiguë sur la régulation médicale et l’orientation des patients dans les Yvelines.

Introduction : Depuis le 6 novembre 2023, les sapeurs-pompiers du département des Yvelines réalisent systématiquement un électrocardiogramme (ECG) en préhospitalier devant toute douleur thoracique aiguë. Cet ECG vise à améliorer le triage initial des patients et à orienter plus efficacement les décisions de régulation médicale. Cette étude a pour objectif d’évaluer l’impact de cette pratique sur l’engagement et l’utilisation des moyens médicaux, ainsi que sur l’orientation des patients dans la chaîne de soins d’urgence. Méthodes : Une analyse de séries chronologiques interrompues a été menée sur deux ans. Trois indicateurs hebdomadaires ont été étudiés : la proportion de SMUR engagés, de transports médicalisés et d’orientations vers une unité de soins intensifs (USI). Les tendances ont été analysées par régressions linéaires segmentées. Résultats : Une hausse de 10,9 % des engagements de SMUR, suivie d’une baisse hebdomadaire de 0,2 % a été observée. Les transports médicalisés ont chuté de 14,1 %, avant d’augmenter de 0,48 % par semaine. L’orientation en USI a d’abord diminué de 8,7 %, puis augmenté de 0,37 % par semaine. Sur les huit dernières semaines, une baisse des engagements SMUR et une hausse des transports médicalisés et des orientations en USI ont été observées. Les résultats sont tous statistiquement significatifs. Conclusion : L’ECG préhospitalier systématique contribue ainsi à un triage plus pertinent et à une mobilisation plus efficiente des ressources médicales.

Aucun
Romain DINNICHERT (MONTIGNY LE BRETONNEUX), Aurélie BRANA POIREE
12:07 - 12:14 #50178 - FC06-02 Analyse des accouchements inopinés extrahospitaliers (AIE) en France : caractéristiques épidémiologiques à partir d’une cohorte prospective, multicentrique, de 13 ans, issue de l’Observatoire des AIE.
FC06-02 Analyse des accouchements inopinés extrahospitaliers (AIE) en France : caractéristiques épidémiologiques à partir d’une cohorte prospective, multicentrique, de 13 ans, issue de l’Observatoire des AIE.

Introduction: Bien que peu étudiés, les Accouchements Inopinés Extrahospitaliers (AIE) sont considérés comme présentant un risque élevé de complications maternelles et néonatales, le principal facteur de risque suspecté étant le temps nécessaire pour arriver à la maternité. Objectifs : Décrire les caractéristiques épidémiologiques des AIE et identifier leurs facteurs de risque de complications maternelles et néonatales. Matériel et Méthodes : Les données ont été recueillies à partir de l'Observatoire des AIE. L'analyse a porté sur 3 473 parturientes entre octobre 2011 et juin 2024. Résultats : L'âge maternel était de 32,0 ± 5,4 ans (15-49), avec une parité moyenne de 2,6 ± 1,3 (1-10). L'âge gestationnel était de 39,1 ± 2,3 semaines. La plupart des grossesses étaient à faible risque (84 %). Le temps moyen de trajet entre le domicile et la maternité était de 20,7 ± 13,6 minutes (0-200), avec une distance de plus de 45 minutes pour seulement 3 % des femmes (110/3221) et de plus d'une heure pour 1 % (23/3221) d'entre elles. Les complications maternelles représentaient 8,4 % (290/3472) des cas; 4,5 % (156/3471) étaient des hémorragies de la délivrance et il y avait 0,1 % (2/3471) de décès maternels. Les complications maternelles étaient plus fréquentes en cas d'expulsion incomplète du placenta (OR 7,58, IC à 95 % 3,75-15,32 ; p < 0,0001) et d'atonie utérine (OR 3,63, IC à 95 % 2,28-5,79 ; p < 0,0001). Les complications périnatales représentaient 4,4 % (149/3393) de tous les accouchements, avec 1,1 % (38/3456) de décès néonatals. Les facteurs de risque identifiés étaient une prématurité modérée (OR 2,86, IC à 95 % 1,69-4,83 ; p < 0,0001) et une prématurité sévère (OR 25,21, IC à 95 % 12,13-52,40 ; p < 0,0001), ainsi que la présence d'une hypothermie à l'admission à l'hôpital (OR 1,74, IC à 95 % 1,10-2,76 ; p = 0,019). L'hypothermie a touché 63 % des nouveau-nés (1 256/2 002). Les AIE sans SMUR étaient significativement associés à plus d'hypothermie à domicile (OR 2,02, IC à 95 % 1,57-2,6 ; p < 0,0001) et à l'admission à la maternité (OR 1,56, IC à 95 % 1,21-2,00 ; p = 0,0005). Conclusion : Contrairement aux idées reçues, les AIE concernent principalement des femmes sans vulnérabilité socio-économique. Les taux de complications maternelles et néonatales étaient faibles et associés à la prématurité et à l'hypothermie, mais pas à la distance "domicile-maternité".

"Aucun"
Charlène DUCHANOIS (NANCY), François JAVAUDIN, Philippe PES, Agnès RICARD-HIBON, Thomas BIZOUARD, Nicolas BOUNAUD, Olivier MOREL, Tahar CHOUIHED
12:14 - 12:21 #50402 - FC06-03 Analyse de pratique sur la prise en charge des troubles du rythme supraventriculaire en SMUR.
FC06-03 Analyse de pratique sur la prise en charge des troubles du rythme supraventriculaire en SMUR.

Introduction : Les troubles du rythme supraventriculaires (TRSV) représentent un motif fréquent de prise en charge en préhospitalier par les SMUR. Les recommandations disponibles, principalement issues de l’ESC et de la SFMU, sont orientées vers la prise en charge hospitalière et leur transposition au contexte préhospitalier reste incertaine. L’objectif de cette étude était d’évaluer la conformité des pratiques du SMUR face aux recommandations de bonnes pratiques. Matériel et méthodes : Étude observationnelle, rétrospective et multicentrique incluant les patients majeurs pris en charge par les SMUR de Strasbourg et Colmar entre le 01/01/2024 et le 15/04/2025 pour TRSV. Les critères d’exclusion comprenaient : femmes enceintes, porteurs de DAI, tachycardies ventriculaires, troubles du rythme post-arrêt cardiorespiratoire, syndromes brady-tachycardie, troubles de conduction, patients en soins palliatifs, dossiers incomplets ou inaccessibles. Le critère de jugement principal était la présence d’une déviance aux recommandations, évaluée selon cinq dimensions : stratégie thérapeutique, manœuvres vagales, choix du traitement, posologie et modalité de transport. Résultats : Sur 469 dossiers potentiels, 312 ont été inclus. Une déviance aux recommandations était retrouvée dans 44,6 % des prises en charge. Les diagnostics finaux étaient : 43,3 % tachycardies jonctionnelles, 30,4 % fibrillations atriales, 6,7 % flutters, 1,3 % tachycardies atriales, et 17,3 % sans trouble du rythme confirmé. Le taux d’erreur diagnostique était de 11,2 %. Les stratégies thérapeutiques montraient une quasi-absence de contrôle de la fréquence cardiaque (2 cas), malgré des indications recommandées. Dix patients présentaient un risque emboligène après cardioversion sans couverture anticoagulante. Les manœuvres vagales étaient omises dans près d’un cas sur deux. Enfin, 26,3 % des patients étaient laissés sur place et 73,7 % transportés, dont une proportion importante de transports médicalisés sans indication identifiée. Conclusion : Près d’un dossier sur deux présentait une déviance aux recommandations, majoritairement à impact clinique faible, mais certaines potentiellement délétères (risque emboligène, erreurs diagnostiques). L’étude souligne la nécessité d’actualiser et d’adapter les protocoles au contexte préhospitalier, de renforcer la formation diagnostique et thérapeutique des praticiens du SMUR, et d’harmoniser les pratiques via des outils standardisés spécifiques au préhospitalier.

Aucun
Nicolas JUNG (Strasbourg), Paul SIMON, Eric THIBAUD, Yannick GOTTWALLES, Pascal BILBAULT
12:21 - 12:28 #50415 - FC06-04 Accès intra-osseux : un trou dans l’os… et dans le budget. Etude IVOCA.
FC06-04 Accès intra-osseux : un trou dans l’os… et dans le budget. Etude IVOCA.

Introduction : L’accès intra-osseux (IO) est de plus en plus utilisé lors des arrêts cardiaques extrahospitaliers (ACEH) malgré un coût très supérieur et l’absence de bénéfice clinique démontré (Belohlavek & Suverein, NEJM 2022 & 2023) comparé à la voie intraveineuse périphérique (IV). Nous avons évalué son impact économique. Matériel et Méthode : Etude rétrospective (2013-2024) basée sur les données du registre RéAC en Seine-Saint-Denis, en France. Inclusion des ACEH ayant reçu de l’adrénaline par voie IV ou IO. Coûts considérés : cathéter IV = 0,60€, et aiguille IO = 109€, en excluant tout autre matériel. Le critère principal était le coût direct des dispositifs d’accès vasculaire. Aucune comparaison d’efficacité n’a été réalisée. Résultats : Parmi 10 737 ACEH, 5 350 (50%) patients ont été inclus : 4 128 (77%) IV, 1 092 (20%) IO et 130 (2%) IV+IO. Retour à une activité circulatoire spontanée (RACS) obtenu dans 31% des cas, avec une survie à J30 de 2,8%, déclinant sur la période. Les coûts cumulés de l’IO étaient de 133 198€, et IV 2 555€. Les coûts par critère étaient de 349€ par RACS et 3 974€ par survivant si IO, versus 2€, et 22€ si IV. Les scénarios annuels estimaient un coût de 47 688€ pour l’IO en première intention, 16 861€ si IO après un échec IV, 9 747€ après deux échecs, 5 005€ après trois échecs et 727€ après quatre échecs (Figure). Conclusion : Le poids économique de l’IO, sans bénéfice clinique apparent, doit interroger sur sa stratégie de recours lors des ACEH.

Aucun
Alexis MAROUK (Bobigny), Jean-Marc AGOSTINUCCI, François-Pierre AUFFREDOU, Tomislav PETROVIC, Jacques METZGER, Priscilia HSING, Anne-Laure FERAL-PIERSSENS, Frédéric LAPOSTOLLE
12:28 - 12:35 #50475 - FC06-05 Actes de soins d'urgence par les sapeurs-pompiers, résultats et perspectives après un an de mise en pratique à Marseille.
FC06-05 Actes de soins d'urgence par les sapeurs-pompiers, résultats et perspectives après un an de mise en pratique à Marseille.

Introduction: La loi Matras a marqué une évolution de la médecine préhospitalière française en autorisant les sapeurs-pompiers, après formation, à réaliser certains actes de soins d’urgence (ASU). Si ces mesures visent à améliorer l’accessibilité et la rapidité des soins, leur déploiement reste récent et peu évalué sur le territoire national. Appliqués depuis 2023 à Marseille, les règles de prescription et de délivrance des ASU y sont-ils respectés ? Méthode: Analyse rétrospective monocentrique, sur la base des dossiers de régulation médicale, des ASU thérapeutiques effectués par les secouristes du BMPM sur la période s'étendant du 8 novembre 2023 au 28 février 2025. Les critères secondaires étaient notamment la traçabilité de la prescription médicale, l’envoi d’un SMUR associé à l’acte, la déclaration d’effets secondaire par les secouristes, l’effet thérapeutique observé. Résultats: Parmi les 667 ASU effectués sur la période d’intérêt, seuls 7,3 % (N = 49) ne correspondaient pas formellement aux indications recommandées. Aucun effet indésirable n’est par ailleurs rapporté. On notera que le taux d’envoi de SMUR semble adapté en fonction du type d’ASU mis en place. Conclusion: Les ASU thérapeutiques sont déjà largement utilisés à Marseille de manière conforme et sûre, encourageant à promouvoir leur développement en France. Par ailleurs, ils permettent d’améliorer l’antalgie préhospitalière et d’obtenir un gain de temps pour l’administration de certaines thérapeutiques vitales.

Aucun
Olivier GOUPIL (Mamoudzou, Mayotte), Julien GALANT, Rachid KANTAR, Emilien MONTAIGU, Aurélien RENARD
12:35 - 12:42 #50586 - FC06-06 État des lieux des compétences sur le toucher vaginal de la parturiente par les médecins urgentistes du Grand-Est.
FC06-06 État des lieux des compétences sur le toucher vaginal de la parturiente par les médecins urgentistes du Grand-Est.

Introduction: Aucune étude n'a évalué objectivement les compétences techniques des urgentistes pour réaliser un Toucher Vaginal (TV). Selon les recommandations en vigueur, l'évaluation du travail d'une parturiente doit reposer sur le TV. Cette recommandation émise par la SFMU repose principalement sur l'avis d'experts, offrant un faible niveau de preuve scientifique. Objectifs: déterminer le taux de précision des médecins urgentistes dans l'évaluation de la dilatation cervicale, identifier le niveau de formation et les besoins des urgentistes en gynécologie-obstétrique et analyser les facteurs associés aux performances des urgentistes sur les TV. Méthodes : Cette étude a utilisé le simulateur de TV Life/form® LF01068U (Nasco Healthcare). Résultats : Entre mai 2024 et juillet 2025, 152 médecins urgentistes ont été inclus. Les participants étaient principalement jeunes (20-39 ans : 80 % [122/152]), de sexe féminin (59 %, 89/152) et avaient une expérience limitée (médiane de 6 ans, IQR 1-35). Le taux global de bonnes réponses aux 5 boitiers de TV était de 3 %. Les dilatations cervicales retrouvées étaient pour un col fermé à 92 % (140/152), 2 cm à 55 % (83/152), 5 cm à 30 % (45/152), 7 cm à 17 % (26/152) et 9 cm à 18 % (28/152). Le score médian de performance était de 2 (IQR 1-2). La plupart des médecins ne connaissaient pas les recommandations actuelles (70 %, 106/152). Le TV n'était réalisé que dans 52 % des situations (79/152). La majorité des urgentistes manquaient de confiance vis-à-vis de leurs compétences techniques (51 %, 77/152) et estimaient ne pas avoir reçu de formation suffisante (99 %, 150/152). Les facteurs associés aux performances étaient significativement plus élevés chez les médecins connaissant les recommandations (score médian 2 [1-2] ; p = 0,002), chez les urgentistes ayant reçu une formation théorique (2 [0-5] ou chez ceux ayant déjà utilisé ce type de simulateur de TV (2 [0-4] ; p = 0,011). Conclusions : Les urgentistes ont tendance à sous-estimer la dilatation cervicale pendant le travail. L'évaluation de la dilatation cervicale reste une lacune technique importante dans leur formation, ce qui limite leur capacité à se conformer aux recommandations pour la prise en charge des urgences obstétricales.

"Aucun"
Charlène DUCHANOIS (NANCY), Cédric LAURENT, Maia SIMON, Pauline MULLER, Thierry PELACCIA, Déborah JAEGER, Olivier MOREL, Tahar CHOUIHED
12:42 - 12:49 #50642 - FC06-07 RESSENTI DU PRATICIEN DE SMUR POLYVALENT FACE AUX INTERVENTIONS PÉDIATRIQUES : DÉTERMINANTS ET PERSPECTIVES.
FC06-07 RESSENTI DU PRATICIEN DE SMUR POLYVALENT FACE AUX INTERVENTIONS PÉDIATRIQUES : DÉTERMINANTS ET PERSPECTIVES.

Introduction : Les interventions pédiatriques représentent environ 10 % de l’activité des SMUR polyvalents mais constituent un défi particulier en raison de la spécificité physiologique de l’enfant, de sa vulnérabilité et de la charge émotionnelle qui en découle. Peu de données françaises existent sur le ressenti des praticiens dans ce contexte. Nous avons souhaité explorer ce ressenti face aux urgences pédiatriques préhospitalières et en identifier ses déterminants. Matériel et méthode : Enquête déclarative menée en 2025 à partir d’un questionnaire en ligne anonyme diffusé auprès de médecins séniors et docteurs juniors exerçant en SMUR polyvalent. Les réponses ont été analysées de façon descriptive, et comparées entre médecins « stressés » et « non stressés » au départ d’une intervention pédiatrique. Les facteurs associés à ce stress ont été analysés par régression logistique. Résultats : 155 médecins ont répondu, dont 36% titulaires du DESMU. 63,9% ont reçu une formation post-universitaire de pédiatrie. 46% des médecins se sentent insuffisamment préparés face à une situation d’urgence pédiatrique préhospitalière. 48% des répondants se déclarent stressés ou très stressés au départ d’une intervention pédiatrique. Ces derniers jugent leur niveau de formation insuffisante par rapport aux non stressés (p < 0,001), sont plus en difficulté avec la mise en condition de l’enfant et les posologies pédiatriques (p<0,01). 25% des répondants déclarent n’avoir jamais intubé un enfant. En analyse multivariée, le seul facteur retrouvé significativement associé à ce stress est le faible nombre de sorties pédiatriques (p<0,01). La réanimation néonatale, l’arrêt cardiorespiratoire et la détresse respiratoire figurent parmi les situations les plus anxiogènes. Les titulaires du DESMU bénéficient d’une formation initiale plus importante en pédiatrie d’urgence et présentent un stress comparable aux autres malgré leur jeune âge et leur moindre expérience. Conclusion : Cette enquête met en lumière un stress important et un sentiment de préparation inadéquate chez les médecins de SMUR polyvalent lors des interventions de pédiatrie. Ce ressenti est avant tout lié à la rareté des situations, mais aussi aux lacunes en formation initiale et continue, à l’expérience limitée et parfois au matériel inadapté. Le développement de formations régulières, notamment en simulation, apparaît essentiel pour garantir une prise en charge optimale de l’enfant et améliorer le ressenti du praticien.

"Aucun"
Joséphine LANGIS (Paris), Margot RAYER, Victor VIGER, Romain FUTIN, Jean-Vincent LAQUA, Lakhdar-Anthony ALOUACHE, Jean-Philippe DESCLEFS, François-Xavier LABORNE
12:49 - 12:56 #50705 - FC06-08 Analyse rétrospective de l’administration préhospitalière d’une antibioprophylaxie chez les patients présentant un traumatisme ouvert.
FC06-08 Analyse rétrospective de l’administration préhospitalière d’une antibioprophylaxie chez les patients présentant un traumatisme ouvert.

Introduction : De nombreux travaux ont montré l’intérêt d’administrer précocement une antibiothérapie chez les patients victimes d’un traumatisme ouvert sans qu’il n’y ait toutefois de recommandations clairement formulées sur la nécessité d’une antibioprophylaxie préhospitalière (ATBPH). En médecine d’urgence préhospitalière, la prise en charge des traumatisés graves nécessite une haute intensité de soins en un temps minimal pour aller le plus rapidement possible au bloc opératoire. La problématique infectieuse est souvent oubliée ou volontairement reléguée à la phase intra-hospitalière. L’objectif de ce travail était de décrire l’administration d’une ATBPH chez les patients présentant un traumatisme ouvert pris en charge par une structure mobile d’urgence et de réanimation (SMUR) en France. Méthode : étude observationnelle rétrospective monocentrique incluant tout patient présentant une fracture ouverte, un traumatisme pénétrant ou une plaie nécessitant un parage chirurgical pris en charge par un SMUR entre le 1er janvier 2020 et le 31 décembre 2023. Les facteurs associés à l’administration d’une ATBPH ont été recherchés via un modèle de régression logistique. La survenue d’évènements anaphylactiques et le taux de ré-injection d’une antibioprophylaxie intra-hospitalière ont été recueillis. Résultats : 656 patients ont été inclus. 424 patients (64,6%) ont bénéficié d’une ATBPH et 20 ont reçu une seconde dose à l’hôpital (4,7%). Aucune réaction anaphylactique n’a été retrouvée. Le mécanisme lésionnel le plus fréquent était les accidents de la voie publique (36,6%), et la lésion la plus fréquente était la fracture ouverte (43,3%). La présence d’un traumatisme pénétrant par arme à feu était statistiquement associée à une moindre prescription d’une ATBPH en univarié (OR 0,38 ; IC95% 0.26-0.56, p<0.001). En analyse multivariée les accidents de la voie publique (OR 1,98 ; IC95% 1,29-3,07, p=0,002), la médicalisation de l’évacuation (OR 6,33 ; IC95% 3,67-11,38, p<0,001) et la présence d’une fracture ouverte (OR 1,75 ; IC95% 1,17-2,64, p=0,007) étaient associées à l’administration d’une ATBPH. Conclusion : Cette étude objective un taux d’administration d’ATBPH de 64,6% chez les patients traumatisés, variable selon le mécanisme lésionnel. Les recommandations internationales évoluent vers une généralisation de cette pratique qui semble diminuer le taux d’infections post-traumatiques en restant sûre pour le patient.

Aucun
Sacha DEGRYSE (Saint Mandé), Camille MARTINET, Bakridine M'MADI MRENDA, Florian ROSATI, Cédric BOUTILLIER DU RETAIL, Aurélien RENARD, Gaëtan TEIXIER, Nicolas CAZES

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
SI15
12:00 - 13:00

Session Interactive
Défi EDN : feriez-vous mieux que vos étudiants ?

Modérateur : Mathieu MEUNIER (Interne DESMU) (Lyon)
Coordonnateur : Héloïse BANNELIER (Coordonnateur, Médecin, Paris)
12:00 - 13:00 Défi EDN : feriez-vous mieux que vos étudiants ? Pierre-Clément THIEBAUD (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Paris)
Salle 242B
14:00

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
FC07
14:00 - 15:00

Flash communications
Evaluation SAMU SMUR et Organisation 2

Modérateur : Raquel TENA SEMPERE (PHC) (Paris)
14:00 - 14:07 #50709 - FC07-01 Rationnel de mise en place d’Unités de Neuro-Vasculaire mobiles en zone rurale : exemple de la Bourgogne-Franche-Comté associant données géographiques, démographiques et médicales.
FC07-01 Rationnel de mise en place d’Unités de Neuro-Vasculaire mobiles en zone rurale : exemple de la Bourgogne-Franche-Comté associant données géographiques, démographiques et médicales.

Contexte : L’efficacité des Unités Neuro-Vasculaires mobiles (UNVm) est bien établie en milieu urbain, mais reste peu documentée en zone rurale. Cette étude évalue l’intérêt théorique du déploiement d’une UNVm en Bourgogne-Franche-Comté. L’objectif principal était de proposer une méthode permettant d’estimer le nombre de patients susceptibles de bénéficier d’une revascularisation et les délais potentiels associés à une UNVm. Méthode : Une étude organisationnelle, épidémiologique et cartographique a été conduite à partir de données publiques (INSEE, Santé publique France, PMSI, Cartosanté®). Un programme Python™ a permis de calculer les distances routières réelles entre chaque commune et un site d’implantation théorique d’UNVm, identifiant les communes situées à moins de 45 minutes. La population couverte a été estimée à partir du nombre d’habitants, pondéré par l’incidence départementale des AVC et par les taux régionaux de thrombolyse et de thrombectomie observés entre 2022 et 2024 (respectivement 4,77 % et 5,24 %). Deux sites potentiels ont été étudiés : Auxerre et Lons-le-Saunier. Les délais réels de prise en charge ont été recueillis dans quatre centres hospitaliers périphériques de Franche-Comté (Vesoul, Dole, Lons-le-Saunier, Trevenans) et au CHU de Besançon. Les indicateurs analysés étaient les délais admission–thrombolyse et imagerie–ponction artérielle (thrombectomie). Un gain de 20 minutes pour la thrombolyse a été retenu selon la littérature ; le gain pour la thrombectomie a été estimé à partir des temps de transport et des délais organisationnels observés. Résultats : À Auxerre, la population couverte était estimée à 181.101 habitants (341 AVC/an, 16 thrombolyses, 18 thrombectomies). À Lons-le-Saunier, elle était de 158.904 habitants (300 AVC/an, 14 thrombolyses, 16 thrombectomies). Les délais moyens mesurés étaient de 118 minutes pour la thrombolyse et de 223 minutes pour la thrombectomie. Après ajustement sur les distances, une UNVm permettrait de réduire le délai admission–thrombolyse à 98 minutes et d’obtenir un gain moyen estimé de 60 minutes pour la thrombectomie. Conclusion : Cette étude propose une méthode d’évaluation de l’impact populationnel des UNVm en zone rurale. Les gains de temps estimés suggèrent un potentiel d’amélioration de la rapidité d’accès aux traitements de revascularisation.

Aucun
Arnaud BORIE (DIJON)
14:07 - 14:14 #50738 - FC07-02 Évaluation des pratiques professionnelles de l’orientation préhospitalière des patients traumatisés sévères au sein de la filière bourguignonne.
FC07-02 Évaluation des pratiques professionnelles de l’orientation préhospitalière des patients traumatisés sévères au sein de la filière bourguignonne.

Introduction : la prise en charge des traumatisés sévères repose en partie sur le triage. En Bourgogne, une filière d’orientation a été mise en place à l’initiative du Réseau Bourguignon de Traumatologie Sévère (ReBouTS). Cette dernière est basée sur une classification en trois grades (A, B, C) et trois niveaux de centres (1, 2, 3). Notre travail visait à évaluer la conformité de l’orientation préhospitalière des patients traumatisés sévères selon le protocole bourguignon. Méthode : nous avons mené une étude observationnelle rétrospective et multicentrique incluant les patients pris en charge en SMUR pour des traumatismes sévères par les SAMU 21, 71 et 58, du 2 Septembre 2023 au 18 mars 2024. La conformité de l’orientation était définie par l’adéquation entre le grade du patient et le niveau du centre de destination. Les critères secondaires incluaient les taux de sous-triage, de sur-triage, et l’identification de facteurs associés à une orientation non conforme. Résultats : nous avons inclus 147 patients (d’âge moyen de 45 ans +/- 4,1 ans avec une prédominance masculine de 74,8%). Les lésions principales étaient orthopédiques (25,9%), suivies à égalité par les atteintes rachidiennes, pelviennes, thoraciques et crâniennes (17,7% chacune), puis abdominales (11,6%). Une orientation était jugée comme conforme dans 69% des cas. Le sous-triage représentait 29% des cas. Le sur-triage, quant à lui représentait 2% des cas. En analyse multivariée, trois facteurs étaient indépendamment associés à une orientation non conforme : la présence d’un traumatisme du rachis (OR = 9,1 ; IC 95% (2,8 ; 33,9) ; p = 0,0005), l’absence de traumatisme orthopédique (OR = 5,1 ; IC 95% (1,7 ; 18,4) ; p = 0,007) et l’absence d’alerte au trauma leader (OR = 8,8 ; IC 95% (3,4 ; 26,8) ; p <0,0001. Conclusions : un tiers des patients n’ont pas été orientés conformément au protocole ReBouTS, avec une prédominance marquée pour le sous-triage. Ces résultats soulignent l’importance d’un renforcement de la formation des équipes impliquées dans la chaine de soin et l’harmonisation des pratiques sur le territoire régional.

Aucun
Laure SEIBERT (Dijon), Riadh TFIFHA
14:14 - 14:21 #50755 - FC07-03 Altération de l’état de conscience en préhospitalier : facteurs pronostiques chez 614 patients.
FC07-03 Altération de l’état de conscience en préhospitalier : facteurs pronostiques chez 614 patients.

Introduction L’altération de l’état de conscience (AEC) est un motif fréquent en médecine d’urgence préhospitalière. Son étiologie variée complique l’évaluation initiale et rend cruciale l’identification précoce des patients à risque de dégradation ou de décès. Les données pronostiques préhospitalières restent limitées. Matériel et méthodes Étude prospective, descriptive et analytique menée au SMUR sur sept mois (1er juin – 31 décembre 2024). Ont été inclus les patients pris en charge en mission primaire pour suspicion d’AEC non traumatique. L’évaluation reposait sur l’approche ABCDE et le score de Glasgow. Les patients ont été classés selon la présence d’AEC objectivée (GCS ≤ 14). Les facteurs associés à la mortalité précoce (24 h) et tardive (3 mois) ont été analysés par régression logistique multivariée. Résultats Parmi 614 patients (243 hommes, 371 femmes, âge médian 62 ans [1–98]), 164 (26,7 %) étaient réveillés à l’arrivée du SMUR et 447 (72,8 %) présentaient une AEC objectivée (GCS 9,2 ± 3,6, amélioré à 12,1 ± 4 pendant le transport). Chez les patients réveillés, les étiologies les plus fréquentes étaient fonctionnelle/hystérique (30,6 %), épileptique (12,5 %), infectieuse (11,9 %) et cardiovasculaire (8,8 %). La discordance entre AEC rapportée et objectivée était liée à la syncope (RR 4,0 ; p < 0,001) et à l’hystérie (RR 0,01 ; p < 0,001), tandis que la douleur thoracique était protectrice (RR 0,4 ; p = 0,033). Les facteurs associés à une AEC à l’arrivée comprenaient la respiration bruyante (RR 2,0 ; p = 0,008), le diabète de type 1 (RR 2,0 ; p = 0,014), l’insuffisance rénale chronique (RR 2,2 ; p = 0,041) et les antécédents cardiovasculaires (RR 4,0 ; p < 0,001). Chez les patients avec AEC objectivée, la mortalité précoce était liée au coma profond (GCS ≤ 8 ; RR 1,24), hypotension sévère, hypoxie (RR 24), état de choc (RR 17), bradycardie (RR 73), mydriase (RR 128) et interventions de réanimation (intubation RR 2,69, catécholamines RR 5). Les mêmes facteurs prédisaient la mortalité tardive, avec ajout d’antécédents ou diagnostic de néoplasie (RR 3,6–4,7). Les facteurs protecteurs incluaient convulsions, installation progressive, respiration bruyante et traitements précoces ciblés (resucrage, anticonvulsivants). Conclusion Une évaluation structurée permet d’identifier précocement les patients graves et d’optimiser leur orientation. Ces résultats soulignent le rôle central du SMUR et plaident pour l’amélioration des stratégies de régulation et de triage.

"Aucun"
Hana RGAIEG (sfax, Tunisie), Mariem MALLEK, Ghada MARZOUGUI, Marwa BEN ABDALLAH, Wassel MOKNI, Feten MZOUGHI, Aymen FARROUKH, Adel CHAARI
14:21 - 14:28 #50778 - FC07-04 Facteurs prédictifs de mortalité précoce à la régulation d'un appel pour polytraumatisme.
FC07-04 Facteurs prédictifs de mortalité précoce à la régulation d'un appel pour polytraumatisme.

Introduction : Le polytraumatisme justifie l'engagement des missions primaires, mais l'identification de facteurs prédictifs de mortalité précoces( au cours de la mission) permet au médecin régulateur de prendre des précautions : préparer l’équipe, organiser les agents hémostatiques, raccourcir les délais de départ, alerter le centre de traumatologie et envoyer un renfort. L’objectif est d'améliorer le pronostic du polytraumatisé en préhospitalier. Objectives : Cette étude examine les facteurs associés à la mortalité préhospitalière selon les informations fournies par l’appelant. Méthode : Etude rétrospective réalisée entre le 1er juin et le 31 décembre 2023. Les données proviennent des dossiers de régulation des missions primaires concluant à un polytraumatisme. Résultats :Nous avons colligé 71 polytraumatisés. En analyse univariée, les facteurs associés à une mortalité préhospitalière significative étaient : un délai de prise en charge raccourci (p 0,01), un nombre élevé de décès sur place (p 0,001), saignement à l’appel (p 0,005 OR 7,4 IC 95%[1,5-35,5]), gravité signalée par l’appelant (p 0,0 OR 18 IC 95% [3,8-88,6]). La rencontre avec une ambulance type B est associée à la non-mortalité (p 0,001 OR 0,6 IC 95% [0,008-0,5]). En analyse multivariée, un délai de prise en charge raccourci (p 0,03), un nombre élevé de décès sur place (p 0,01), gravité signalée par l’appelant (p 0,002 OR IC 95% [2,8-102]). Conclusion : Cette étude identifie des facteurs prédictifs de mortalité préhospitalière chez les polytraumatisés, tels que la rapidité de prise en charge et la gravité signalée par l'appelant. Ces éléments permettent au médecin régulateur d’adapter la réponse et d'améliorer le pronostic. Les résultats soulignent l’importance d’une régulation rapide pour optimiser la prise en charge

Aucun
Ghada MARZOUGUI (Gabes, Tunisie), Mariam MALLEK, Mohamed Salah SIALA, Firas KESSENTINI, Houssem AFFES, Marwa BEN ABDALLAH, Ayman FARROUKH, Adel CHAARI
14:28 - 14:35 #50784 - FC07-05 Etude de la douleur thoracique non traumatique en pré hospitalier et facteurs prédictifs de mortalité.
FC07-05 Etude de la douleur thoracique non traumatique en pré hospitalier et facteurs prédictifs de mortalité.

Introduction : La douleur thoracique non traumatique est un motif de recours fréquent en médecine d’urgence pré hospitalière. But : L’objectif de notre étude était d’étudier les caractéristiques épidémio-cliniques des appels pour douleur thoracique et de déterminer les facteurs prédictifs de mortalité pré hospitalière. Méthodes : Nous rapportons dans ce travail rétrospectif (mené au SAMU04 du sud Est, entre le 1er Décembre 2023 et le 11 Février 2024) Les paramètres recueillis étaient d’ordres démographiques et cliniques. Une étude multivariée a été réalisée à la recherche de facteurs prédictifs de mortalité pré hospitalière. Résultats : Notre expérience à travers 209 patients examinés pour douleurs thoraciques.L’âge moyen était de 61 ± 15 ans, le sex ratio était de 2,8 . Le diabète et le tabagisme étaient les facteurs de risque cardiovasculaire (FRCV) les plus fréquents (30%, 29% ). Le tiers des appels ont été effectués par les médecins de l’unité de soins intensifs des urgences de SFAX alors que le reste des malades était en extra hospitalier. L’appel était pour douleur thoracique seule dans 83% des cas et pour dyspnée et altération de l’état de conscience dans respectivement 7,1% et 7,6% . La douleur était typique constrictive dans 38% des cas et à type de brulure dans 25,7% des cas dans 47%. Les nausées et/ou vomissements ont été associés dans 13% des cas. Sur 146 missions primaires pour douleur thoracique, un sus décalage du segment ST a été identifié chez 57 patients (38,8%) et ils ont été tous admis directement en salle de cathétérisme. A l’arrivée de l’équipe du service mobile d’urgence et de réanimation (SMUR) un arrêt cardiorespiratoire a été constaté chez 5 patients et il était en rapport avec un syndrome coronarien aigu avec sus décalage du segment (SCA ST+).L’altération de l’état de conscience à l’appel (p = 0), Une EVA entre 5 et 7(p 0.03) et la détresse hémodynamique et la bradycardie à l’examen initial (p 0) étaient significativement associés à la survenue de décès en pré hospitalier. Conclusion : L’altération de l’état de conscience, l’intensité de la douleur dès l’interrogatoire téléphonique étaient prédictives de mortalité pré hospitalière des douleurs thoraciques. Il faut poursuivre la recherche de critères prédictifs, afin de conserver une bonne sensibilité d’envoi de SMUR et d’améliorer la spécificité

Aucun
Nadia BEJOUI (Tunis, Tunisie), Mariam MALLEK, Hanen DRIRA, Fedi BEN ALI, Faten MZOUGHI, Wassel MOKNI, Marwa BEN ABDALLAH, Adel CHAARI
14:35 - 14:42 #50816 - FC07-06 Accidents de la voie publique à victimes multiples : analyse préhospitalière et déterminants de la mortalité précoce.
FC07-06 Accidents de la voie publique à victimes multiples : analyse préhospitalière et déterminants de la mortalité précoce.

Introduction: Les accidents de la voie publique à victimes multiples représentent un défi majeur en médecine préhospitalière, en raison de la gravité potentielle des lésions et de la mobilisation rapide de ressources importantes. Les déterminants de la mortalité préhospitalière dans ce contexte restent peu décrits. Objectifs: Décrire les caractéristiques des accidents de la voie publique à plus de trois victimes et identifier les facteurs associés à la mortalité précoce en phase préhospitalière. Matériels et méthodes: Étude rétrospective menée sur huit mois (01/01/2024–31/08/2024), incluant tous les accidents de la voie publique comportant plus de trois victimes. Les données ont été recueillies à partir des fiches de régulation médicale. La mortalité précoce correspondait aux décès survenus durant la prise en charge préhospitalière. Une analyse descriptive et analytique a été réalisée. Résultats Au total, 256 traumatisés issus de 34 accidents ont été inclus, avec une médiane de 6 victimes par accident [5–21]. Les femmes représentaient 42 % des patients. Le délai médian d’appel était de 2 minutes (max. 30). Le nombre médian de véhicules engagés par accident était de 2 [1–9], incluant en médiane une ambulance médicalisée, une ambulance paramédicalisée et une ambulance des services de secours. Cliniquement, la médiane de victimes présentant des lésions multiples était de 1 [0–8], et deux traumatisés par accident présentaient une lésion unique. Quarante-trois pour cent des victimes (n = 111) présentaient des lésions à haut potentiel de gravité selon les critères de Vittel. Les traumatismes crâniens et des extrémités étaient les plus fréquents. Trente décès ont été observés, soit une mortalité précoce de 11 %, avec une médiane d’un décès par accident [0–5]. Les facteurs significativement associés à la mortalité précoce étaient le nombre de victimes âgées de plus de 65 ans (p = 0,024), le nombre de traumatisés présentant des lésions graves (p = 0,003) et le nombre d’ambulances de type A engagées (p = 0,014). Conclusion Les accidents de la voie publique à victimes multiples sont associés à une mortalité préhospitalière notable. L’âge avancé, la gravité clinique initiale et l’ampleur des moyens engagés constituent des marqueurs de sévérité, soulignant l’importance d’une régulation médicale précoce et adaptée

Aucun
Nadia BEJOUI (Tunis, Tunisie), Mariam MALLEK, Rim BOUAZIZ, Ayman FARROUKH, Houssem AFFES, Marwa BEN ABDALLAH, Wassel MOKNI, Adel CHAARI
14:42 - 14:49 #50868 - FC07-07 Le syndrome d’épuisement professionnel en préhospitalier : Caractéristiques des intervenants.
FC07-07 Le syndrome d’épuisement professionnel en préhospitalier : Caractéristiques des intervenants.

Introduction : Le syndrome d’épuisement professionnel ou le burnout (BO) est un état de fatigue physique, émotionnelle et mentale intense causé par un stress excessif et prolongé lié au travail. Le cadre médical et paramédical en préhospitalier est il confronté à ce syndrome selon l’échelle de Maslach burnout inventory (MBI) ? Méthodes : Il s’agissait d’une étude multicentrique, transversale ou une enquête a été menée dans trois structures publiques du SMUR de la Tunisie (SAMU01/ de l’hôpital régional de Ben Arous/ de l’hôpital Militaire de Tunis et de l’hôpital de Bizerte) sur une période de 1 mois. Nous avons inclus les intervenants SMUR (Médecins, résidents en médecine d’urgence, résidents en anesthésie réanimation, infirmiers, techniciens d’anesthésie et techniciens d’urgence) travaillant dans les différentes structures SMUR sus cités. L’épuisement professionnel des intervenants a été mesuré à l’aide de l’échelle de Maslach burnout inventory (MBI) qui comporte 22 questions permettent d'explorer trois dimensions : l'épuisement, la déshumanisation (ou détachement) et son degré d'accomplissement personnel au travail. Résultats : Nous avons inclus 73 intervenants SMUR pendant la période de l’étude. L’âge moyen a été de 37 ± 8,22 [26-59] ans. Le sexe ratio a été de 1. Les antécédents des intervenants ont été principalement L’hypertension, la dyslipidémie et la coronaropathie dans successivement. Un antécédent psychiatrique a été noté chez 7 (10%) intervenants. Le tabagisme et l’alcoolisme a été retrouvée chez 23 (32%) et 14 (19%) intervenants. Le manque de moyens, de personnels et la sensation d’insécurité ont été noté chez 35 (48%), 57 (78%) et 52 (71%). Les intervenants ont été classé, pour l’épuisement professionnel en burn out bas, modéré et élévé chez 30 (41%), 23 (32%) et 20 (28%), pour la dépersonnalisation, en burn out bas, modéré et élevé chez 13 (18 %), 32 (44%) et (38%) et pour l’accomplissement professionnel en burnout faible modéré et élevé chez 37 (51%), 7 (10%) et 29 (40%) respectivement avec un score total moyen MBI de 19,11 ± 0,1. Conclusion : L’épuisement professionnel a été faible à modéré dans le groupe des intervenants. Le score MBI permet une prise de conscience sur son rapport au travail et les actions correctives à mettre en oeuvre. Cependant il reste subjectif.

Aucun
Chaima TLIJANI, Wided LASGHAR (tunisie, Tunisie), Ines ALOUI, Wiem DEMNI, Waad SAIDI, Dhekra HAMDI, Nour Elhouda NOUIRA
14:49 - 14:56 #50898 - FC07-08 Facteurs prédictifs de récidive chez les patients pris en charge pour une hypoglycémie en préhospitalier.
FC07-08 Facteurs prédictifs de récidive chez les patients pris en charge pour une hypoglycémie en préhospitalier.

Introduction : Les hypoglycémies constituent un motif d’intervention des équipes du Service Mobile d'Urgence et de Réanimation (SMUR). La prise en charge préhospitalière présente une spécificité, la décision de transporter ou non le patient. Le risque de récidive constitue un enjeu chez les patients diabétiques. L’objectif était d’analyser les facteurs prédictifs de récidive chez les patients pris en charge pour une hypoglycémie en préhospitalier. Méthodes : Nous avons réalisé une étude observationnelle prospective sur un an. L’étude s’est déroulée au SMUR de. Nous avons inclus tous les patients dont l’appel était une hypoglycémie avérée et les patients avec une hypoglycémie découverte lors de l’intervention. Nous avons recueilli les données anamnestiques, cliniques, thérapeutiques et évolutives. La prise en charge était basée sur les recommandations nationales. Nous avons suivi les patients sur une semaine et détecté la survenue d’un nouvel épisode d’hypoglycémie. Nous avons comparé deux groupes : Récidive+ versus Récidive-. Nous avons mené une analyse univariée puis multivariée afin d’identifier les facteurs prédictifs de récidive. Résultats : Nous avons inclus 111 patients, dont 89 était atteinte de diabète de type II (80,2 %) dont 79% sous insulinothérapie. L’âge moyen était de 62,6+/-16 ans avec une prédominance des plus de 65 ans (53,2%) et un ratio hommes/femmes de 1,26. Quarante-huit patients avaient été resucrés avant l’arrivée du SMUR et 51 interventions ont eu lieu la nuit. La glycémie capillaire initiale moyenne était de 0,38 ± 0,20 g/L. La majorité des patients (n=79) ont été resucrés par voie intraveineuse et sept par voie orale. Après la prise en charge préhospitalière, 19 patients ont été évacués vers un centre hospitalier. Les patients les plus graves et qui récidivaient le plus fréquemment (risque multiplié par 2) étaient ceux qui avaient été ressucré avant l’arrivée du SMUR (p=0,003) et ceux qui ont été transportés aux urgences (p=0,026). L’analyse multivariée a identifié quatre facteurs indépendants associés à la récidive: le genre féminin (p=0,001 ; OR=2,3 ; IC95% [1,426-3,642] et une fréquence cardiaque≥100 bpm (p=0,042 ; OR=2 ; IC95% [1,025-3,549]. Conclusions : La récidive d’une hypoglycémie était fréquente au cours de la première semaine suivant l’intervention du SMUR. Les femmes, les patients tachycardes, ceux qui ont déjà fait une hypoglycémie avant l’arrivée du SMUR sont plus à risque et doivent être surveillés plus longuement.

Aucun
Ines CHERMITII (Ben Arous, Tunisie), Sana BELFEKIH, Héla BEN TURKIA, Amira BAKIR, Yosra MEJDOUB, Rihab DAOUD, Hanène GHAZALI, Sami SOUISSI

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
FC08
14:00 - 15:00

Flash communications
Evaluation services d'urgences 1

Modérateur : Guillaume ROTTNER (Praticien Hospitalier) (Mulhouse)
14:00 - 14:07 #50378 - FC08-01 Optimisation de la filière de prise en soin des patients atteints d’Embolie Pulmonaire aux urgences de Brest.
FC08-01 Optimisation de la filière de prise en soin des patients atteints d’Embolie Pulmonaire aux urgences de Brest.

Introduction : une évaluation de la prise en charge des embolies pulmonaires (EP) dans les services d’urgences d’un département breton montrait 36,7 % de non-conformité globale (ESC 2014) et seulement 35,1 % de prise en charge ambulatoires parmi les patients éligibles. Un protocole de prise en soin (ESC 2019) et une filière ambulatoire ont donc été mis en place. L’objectif est de déterminer la conformité de prise en charge des patients diagnostiqués d’EP aux urgences après optimisation de la filière de prise en soin. Matériel et méthode : cohorte prospective, monocentrique, observationnelle en soins courants dans un CHU, sous régime de non-opposition avec suivi de 6 mois. Après évaluation de la cinétique d’inclusions, diffusion d’un sondage en ligne auprès des médecins intervenants aux urgences pour identifier les freins et proposer des mesures correctrices. Résultats : sur une période de 8 mois, 65 EP ont été prises en charge aux urgences, 38 patients ont été inclus (dont 3 exclus) dans l’étude ESCULAPE, 11 présentaient d’emblée des critères de non-inclusion et 16 inclusions ont été manquées. La conformité globale de prise en charge était de 74,3 % avec comme composantes de conformité : l’orientation (80,0 %), la posologie (94,3 %), le choix de la molécule anticoagulante (97,1 %) et le schéma thérapeutique (97,1 %). La proportion de patients éligibles effectivement pris en charge en ambulatoire était de 87,5 %. L’enquête réalisée auprès des praticiens (n=40) a montré une détention des Bonnes Pratiques Cliniques de 35 %, une bonne adhérence aux modifications des pratiques et une compréhension des enjeux scientifiques de l’étude. Pour 60,7% d’entre eux le temps d’inclusion était de 5-10 minutes et 10% signalaient des difficultés pour le recueil de la non-opposition. Les freins prioritaires identifiés sont : la charge de travail (75 %), le manque de personnel dédié (20 %), les horaires de garde (5 %). Les mesures correctrices proposées sont : une aide au repérage automatisée, présence de personnel qualifié en recherche hors heures ouvrables, promotion d’une culture de la recherche, recueil différé de la non-opposition. Conclusion : ce travail présente un protocole de prise en charge des EP déployé aux urgences, l’étude ESCULAPE en cours de recrutement, un état des lieux des inclusions ainsi que les freins et des pistes pour améliorer le recrutement. Les résultats préliminaires suggèrent une amélioration de la conformité globale et de l’adressage en ambulatoire.

Aucun
Pauline TRIPET (Brest), Raphaël LE MAO
14:07 - 14:14 #50647 - FC08-02 Durée de passage aux urgences et influence sur le taux d’hospitalisation à 7 jours chez les patients drépanocytaires présentant une crise vaso-occlusive : une étude rétrospective.
FC08-02 Durée de passage aux urgences et influence sur le taux d’hospitalisation à 7 jours chez les patients drépanocytaires présentant une crise vaso-occlusive : une étude rétrospective.

Introduction : La crise vaso-occlusive est une complication majeure de la drépanocytose, nécessitant fréquemment une prise en charge antalgique aux urgences. Dans un contexte de saturation des services, la durée de séjour aux urgences est un enjeu de gestion des flux et de sécurité des patients. L'objectif de cette étude est d'identifier une association éventuelle entre une durée de passage aux urgences prolongée (supérieure à 24h ou 36h) et le taux de réhospitalisation à 7 jours chez les patients drépanocytaires après un retour à domicile. Matériel et Méthode : Il s'agit d'une étude rétrospective portant sur 11 948 passages aux urgences pour crise vaso-occlusive, enregistrés entre 2008 et 2023. L'analyse a porté sur les patients autorisés à retourner à domicile à l'issue de leur passage. Une analyse univariée incluant l'âge, le sexe et la durée de passage a été réalisée, suivie d'un modèle de régression logistique multivarié pour évaluer l'impact de ces facteurs sur le taux de réhospitalisation à 7 jours. Résultats : Aucune association significative n'a été mise en évidence entre la durée de passage aux urgences et le taux d'hospitalisation à sept jours. En revanche, l'analyse multivariée a révélé un effet significatif de l'âge (OR = 0,9368, p = 0,014). Ce résultat indique qu'une année d'âge supplémentaire est associée à une diminution de 6,32 % du risque de réhospitalisation à court terme. Conclusion : Cette étude ne permet pas d'établir de lien entre la durée de passage aux urgences et le risque de réhospitalisation précoce chez le patient drépanocytaire, l'âge apparaissant comme le seul facteur prédictif significatif dans ce modèle. Des recherches complémentaires, multicentriques pour s'affranchir d'un effet centre, sont nécessaires pour mieux caractériser le profil des patients reconsultants.

Aucun
Samuel VALERO (Paris), Rudy BOMPARD, Hélène GOULET
14:14 - 14:21 #50702 - FC08-03 Evaluation de la morbi-mortalité des hospitalisations couloirs dans un service des urgences d’un centre hospitalier universitaire.
FC08-03 Evaluation de la morbi-mortalité des hospitalisations couloirs dans un service des urgences d’un centre hospitalier universitaire.

Introduction : Une enquête récente de Samu-Urgences de France révèle un nombre important de patients hospitalisés sur des brancards dans les couloirs des services d’urgences (SU). Nous voulons évaluer les caractéristiques et la morbi-mortalité de ces hospitalisations couloirs (HC) dans notre SU. Méthode : Etude, rétrospective, descriptive, monocentrique, incluant toutes les HC ≥ 24 heures du 1er octobre 2024 au 2 octobre 2025. Les variables recueillies comprenaient l’âge, le sexe, la date et l’heure d’admission et de sortie, la durée de séjour aux urgences, le diagnostic, le statut vital, la re-consultation et la ré-hospitalisation à 1 mois. Les variables qualitatives étaient présentées par l’effectif et le pourcentage ; les variables quantitatives par la médiane et les quartiles 25 et 75. Résultats : 43 062 patients ont été admis durant la période, parmi lesquels 2 941 ont eu une HC (7%). L’âge médian était de 73 ans [60-83], 53% étaient des hommes, la durée médiane de séjour aux Urgences était de 1 jour [1-2] avec un maximum de 14 jours. Les diagnostics les plus fréquents sont les infections (11%), la traumatologie du membre inférieur (8%), les affections cardio-vasculaire (7%), les affections neurologiques (6%), les pathologies digestives médicales et chirurgicales (6%) et l’ischémie critique de pied (2%). Dans les 30 j, 287 patients (9,8%) sont décédés, 83 (2,8%) ont re-consulté aux urgences, 70 (2,4%) ont été ré-hospitalisés. Conclusions : Les HC concernent dans notre SU des patients âgés, aussi bien les hommes que les femmes, aussi bien la médecine que la chirurgie et la traumatologie non vitale. Un patient sur dix en HC décède dans le mois. Une étude prospective est nécessaire afin de déterminer les facteurs influençant cette morbi-mortalité des patients en HC des urgences.

Aucun
Yannick GAZEUSE (Fort De France, Martinique), Serge DESERT, Florian NEGRELLO, Martin THIBAULT, Yannick BROUSTE, Papa GUEYE
14:21 - 14:28 #50743 - FC08-04 Profil des décès à la Salle d’Accueil des Urgences Vitales du CHU Ibn Sina de Rabat.
FC08-04 Profil des décès à la Salle d’Accueil des Urgences Vitales du CHU Ibn Sina de Rabat.

Introduction La mortalité observée en Salle d’Accueil des Urgences Vitales (SAUV) constitue un indicateur majeur de la sévérité des patients admis et de la performance des stratégies de prise en charge en situation critique. L’objectif de cette étude était de décrire les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, paracliniques et thérapeutiques des patients décédés à la SAUV du Centre Hospitalier Universitaire Ibn Sina de Rabat, ainsi que d’identifier les principales causes directes de décès. Méthodes Il s’agissait d’une étude observationnelle rétrospective menée sur une période de 12 mois (septembre 2022–septembre 2023). Ont été inclus tous les patients âgés de plus de 16 ans, hospitalisés plus de 24 heures et décédés à la SAUV. Les données collectées à partir des dossiers médicaux comprenaient les caractéristiques démographiques, les antécédents, les motifs d’admission, les paramètres cliniques et biologiques, les interventions thérapeutiques ainsi que les causes de décès. L’analyse statistique a été réalisée à l’aide du logiciel SPSS. Résultats Un total de 445 patients a été analysé. L’âge moyen était de 56 ans, avec une prédominance masculine (59,7 %). Les comorbidités les plus fréquemment retrouvées étaient l’hypertension artérielle (35,3 %) et les cardiopathies (33,3 %). Les principaux motifs d’admission étaient l’instabilité hémodynamique (30,8 %), l’altération de l’état de conscience (29,9 %) et la détresse respiratoire (24,5 %). Les causes de décès étaient dominées par les états de choc, principalement le choc septique (60 %) et le choc cardiogénique (30 %), ainsi que par les pathologies respiratoires, notamment les pneumonies (31,2 %) et les exacerbations de la bronchopneumopathie chronique obstructive (22,9 %). Conclusion La mortalité en SAUV au CHU Ibn Sina reste élevée et est majoritairement liée aux pathologies infectieuses, respiratoires et cardiovasculaires. Ces résultats soulignent l’importance d’une reconnaissance précoce des situations critiques, d’une prise en charge protocolisée et du renforcement des ressources humaines et matérielles afin d’améliorer le pronostic des patients les plus graves.

Aucun
Bouchra ARMEL (Rabat, Maroc), Nada BENABDELOUAHAB, Ichrak BENABDALLAH, Hamza ELHAMZAOUI, Mustapha ALILOU
14:28 - 14:35 #50822 - FC08-05 Les accidents vasculaires cérébraux hémorragiques aux urgences : facteurs prédictifs de mortalité.
FC08-05 Les accidents vasculaires cérébraux hémorragiques aux urgences : facteurs prédictifs de mortalité.

Introduction: L’ accident vasculaire cérébral(AVC )hémorragique est grevée d'une morbi-mortalité importante . Les données issues des services d’urgences restent limitées, soulignant l’importance de mieux connaître ses caractéristiques épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et pronostiques dès la phase initiale de prise en charge . Cette étude vise à analyser le profil des patients consultant aux urgences pour AVC hémorragique et d' identifier les facteurs prédictifs de mortalité à 90 jours Matériel et méthodes : Étude prospective menée sur cinq ans, incluant les patients âgés de18 ans et plus, présentant des signes neurologiques d’installation brutale évocateurs d’un AVC. Les données cliniques, épidémiologiques et scanographiques ont été recueillies. La gravité de l’AVC hémorragique a été évaluée par le score NIHSS. Le pronostic a été étudié à J90, en termes de mortalité avec une comparaison entre deux groupes : patients décédés (Mortalité+) et survivants (Mortalité−). Résultats : Au total, 174 patients ont été inclus. L’âge moyen était de 65,1 ± 14,7 ans, avec une prédominance masculine (sex-ratio = 1,94). Les comorbidités les plus fréquentes étaient l’hypertension artérielle (64,4 %), le diabète (27 %), les antécédents d’AVC (26,4 %),le tabagisme (42 %), la dyslipidémie (28,2 %) et la fibrillation auriculaire (14,9 %). Les principaux symptômes initiaux comprenaient un déficit des membres (62 %), des troubles du langage (57 %) et une atteinte faciale (33,3 %). Le score NIHSS médian était de 13 [8–20] .Une hémorragie intra- parenchymateuse était présente dans 79 % des cas, une hémorragie méningée isolée était retrouvée dans 5,7 % des cas. La mortalité à 90 jours s’élevait à 50 %. En analyse multi-variée, les facteurs associés de manière indépendante à la mortalité étaient : un score de Glasgow < 11 (ORajusté= 3,99 ; IC95% [1,44–11,07] ; p = 0,008), un NIHSS > 15 (ORajusté = 2,76 ; IC95 % [1,18–6,45] ; p =0,019), une fréquence cardiaque > 98 bpm (ORajusté = 2,27 ; IC95 % [1,02–5,05] ; p = 0,044) et une SpO2 < 91 % à l’admission (ORajusté = 5,07 ; IC95 % [1,32–19,44] ; p = 0,018) Conclusion : La gravité neurologique initiale et les paramètres vitaux à l’admission constituent des facteurs prédictifs indépendants de mortalité, soulignant l’importance d’une évaluation précoce et d’une prise en charge optimisée dès le service des urgences.

aucun
Kamel JLALI, Syrine KESKES (Tunis, Tunisie), Hanene GHAZALI, Emna BADER, Ines BOUGHANMI, Amel BEN GARFA, Rahma DHOKAR, Sami SOUISSI
14:35 - 14:42 #50879 - FC08-06 Évaluation de la qualité du débriefing lors d’une simulation haute-fidélité : étude menée auprès des étudiants en médecine d’urgence.
FC08-06 Évaluation de la qualité du débriefing lors d’une simulation haute-fidélité : étude menée auprès des étudiants en médecine d’urgence.

Introduction: Le débriefing constitue l’un des éléments les plus efficaces de l’enseignement par la simulation et représente la pierre angulaire de l’expérience d’apprentissage en simulation médicale. Le Debriefing Assessment for Simulation in Healthcare (DASH) est un outil validé permettant d’évaluer et d’améliorer les compétences de débriefing des formateurs. Objectif: Évaluer la qualité du débriefing lors d'une simulations haute-fidélité en médecine d’urgence portant sur la prise en charge de la douleur abdominale aiguë, à l’aide de l’outil DASH, version étudiante (Student Version – SV). Méthodes: Il s’agit d’une étude multicentrique, prospective et transversale, réalisée au centre de simulation de la Faculté de Médecine de Tunis. L’étude a inclus huit groupes d’étudiants de troisième année du deuxième cycle des études médicales, effectuant leur stage dans les services d’urgences de différents hôpitaux de Tunis (Forces de Sécurité Intérieure, Mongi Slim, Habib Thameur, Yasminette Ben Arous, Charles Nicolle, CAMU, Matri Ariana), durant le premier semestre de l’année universitaire 2025–2026. Les étudiants ont participé à une simulation haute-fidélité portant sur la prise en charge de la douleur abdominale aiguë. Résultats : Cinquante-neuf étudiants ont répondu au questionnaire DASH-SV immédiatement après le débriefing. Selon les étudiants, les formateurs ont su créer les conditions d’une expérience d’apprentissage engageante (6,12 ± 0,83) et maintenir un climat favorable à l’apprentissage (6,54 ± 0,70). Le débriefing a été conduit de manière structurée et organisée (6,27 ± 0,83). Les formateurs ont favorisé des discussions réflexives permettant aux apprenants d’évaluer de manière critique leur performance (6,14 ± 0,82). Ils ont identifié efficacement les points forts et les axes d’amélioration des apprenants, ainsi que leurs causes sous-jacentes (6,34 ± 0,89), et ont aidé les étudiants à envisager des stratégies pour améliorer ou maintenir une bonne performance (6,42 ± 0,75). Le score moyen DASH évaluant les formateurs était de 6,27 ± 0,63. Conclusion: L’outil DASH permet aux formateurs d’identifier les forces et les axes d’amélioration du débriefing, composante essentielle de la simulation médicale. Son utilisation contribue à renforcer le raisonnement clinique des apprenants et à améliorer la qualité des soins.

aucun conflit d'intérêt
Imen NAGGARA (tunis, Tunisie), Fatma HEBAIEB, Nadine BOUDAYA, Meriem SKOURI, Fatma TRIFA, Raja FADHEL, Hamida MAGHRAOUI
14:42 - 14:49 #50895 - FC08-07 La reconsultation précoce après un passage aux urgences : un indicateur pertinent de la qualité de la prise en charge.
FC08-07 La reconsultation précoce après un passage aux urgences : un indicateur pertinent de la qualité de la prise en charge.

Introduction La reconsultation non programmée après un passage aux urgences est de plus en plus utilisée comme indicateur indirect de la qualité des soins, de la pertinence de l’orientation et de la sécurité de la prise en charge. Toutefois, ses déterminants et sa valeur réelle restent discutés. L’objectif de cette étude était d’évaluer la fréquence des reconsultations dans les 7 jours suivant une consultation aux urgences et d’analyser leurs caractéristiques comme indicateur d’évaluation des pratiques. Méthodes Nous avons conduit une étude rétrospective, descriptive et monocentrique au service des urgences , sur une période de 06 mois . Ont été inclus tous les patients adultes ayant consulté aux urgences et réadmis dans un délai de 7 jours après leur première consultation. Les données recueillies concernaient les caractéristiques démographiques, le motif initial de consultation, le diagnostic, la décision d’orientation, le délai de reconsultation et le caractère évitable ou non de la reconsultation. Résultats Parmi les 52364 patients ayant consulté aux urgences durant la période d’étude, 954 (0,018%) ont reconsulté dans un délai de 7 jours. L’a moyenne d’age était de 54±14ans avec un sex-ratio de 0.9. Les reconsultations survenaient majoritairement dans les 72 premières heures (78%). Les principaux motifs de reconsultation étaient la persistance ou l’aggravation des symptômes (56%), une complication évolutive 35% et une reconsultation pour un autre motif (9%). Dans 68% des cas, la reconsultation a conduit à une modification de la prise en charge, incluant une hospitalisation dans 23% des situations. Une proportion de 46% des reconsultations a été jugée potentiellement évitable. Les motifs de reconsultation étaient médicaux, chirurgicaux et traumatiques dans 64%, 20% et 16% des cas respectivement. Conclusion La reconsultation précoce après un passage aux urgences constitue un indicateur intéressant d’évaluation des pratiques, reflétant à la fois la complexité des situations cliniques et les limites de la prise en charge initiale. L’analyse systématique des reconsultations pourrait permettre d’identifier des axes d’amélioration ciblés, notamment en matière de décision d’orientation, d’information du patient et de suivi post-urgence.

aucun
Elhem MCHIRGUI (BIZERTE, Tunisie), Ichrak BACHA, Ahlem NABLI, Siwar SMIRANI

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CE02
14:00 - 15:00

Conférence Exceptionnelle
Stéréotypes de genre à l'hôpital ou en management

Coordonnateur : Matthieu HEIDET (Coordonnateur, Médecin, Créteil)
14:00 - 15:00 Stéréotypes de genre à l'hôpital ou en management. Clotilde CORON (Professeure des universités) (Conférencier, Enseignant chercheur, Paris)
Amphi Bleu

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM04
14:00 - 15:30

Conférence
L'urgence hémorragique

Modérateurs : Farès MOUSTAFA (MD,PhD) (Clermont-Ferrand), Dorian TEISSANDIER (PH) (Médecin, Clermont-Ferrand)
Coordonnateur : Dorian TEISSANDIER (Coordonnateur, Médecin, Clermont-Ferrand)
14:00 - 15:30 Hémorragie traumatique. Aurélien RENARD (MEDECIN) (Conférencier, Médecin BMPM, Marseille)
14:00 - 15:30 Hémorragie du post-partum. Elodie SEVESTRE (Médecin) (Conférencier, Médecin, Orléans)
14:00 - 15:30 Hémorragie digestive. Pierre-Clément THIEBAUD (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Paris)
14:00 - 15:30 Transfuser dans les règles de l'art. Florian LE BORGNE (Infirmier) (Conférencier, IDE, Brest)
Amphi Havane

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM46
14:00 - 15:30

Conférence - Session Commune SFMU / SFGG
Analgésie du sujet âgé aux Urgences

Modérateurs : Nicolas DESSEIGNE (Médecin) (Saint Etienne), Diane NAOURI (Conseillère médicale- directrice projet donnees de santé) (Paris)
Coordonnateur : Alexandra MOUROT (Coordonnateur, Narbonne)
14:00 - 15:30 Evaluation de la douleur. Sabine DREVET (MCU-PH) (Conférencier, Médecin, Grenoble)
14:00 - 15:30 Analgésie multimodale. Michel GALINSKI (Physician) (Conférencier, Médecin, Bordeaux)
14:00 - 15:30 Sédation procédurale : quelle molécule ? quelle posologie ? Xavier DUBUCS (Médecin) (Conférencier, Médecin , Toulouse)
14:00 - 15:30 Retour à domicile : quelle analgésie per os proposer ? Françoise CAPRIZ (Gériatre Algologue / Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Nice)
Salle 241

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CLM03
14:00 - 15:30

Communications Libres Médecins
Recherche, épidémiologie et innovation

Modérateurs : Julie DUMOUCHEL (MD) (Tours), Emilie LESIEUR (Médecin) (Montdidier)
14:00 - 14:10 #49999 - CP032 Développement et évaluation comparative de trois modèles d'Intelligence Artificielle (NLP, LLM, JEPA) pour la prédiction du triage aux urgences: une étude de concept rétrospective de 7 mois.
CP032 Développement et évaluation comparative de trois modèles d'Intelligence Artificielle (NLP, LLM, JEPA) pour la prédiction du triage aux urgences: une étude de concept rétrospective de 7 mois.

Les erreurs de triage, y compris le sous-triage et le surtriage, sont des défis persistants dans les services d'urgence. Avec l'afflux croissant de patients et les pénuries de personnel, l'intégration de l'intelligence artificielle (IA) dans les protocoles de triage a attiré l'attention. Cette étude compare les performances de trois modèles d'IA d'architecture différente: un reposant sur le traitement du langage naturel (NLP), un sur les grands modèles linguistiques (LLM) et un sur l'intégration conjointe Architecture prédictive (JEPA) pour prédire les résultats du triage par rapport à l'échelle FRANÇAISE et clinique. Nous avons réalisé une analyse rétrospective d'une cohorte recrutée prospectivement en fonction de l'âge adulte avec les données de triage des patients sur une période de 7 mois à l'hôpital Roger Salengro (Lille, France). Les modèles ont été entrainés et validés : (1) TRIAGEMASTER (NLP), (2) URGENTIAPARSE (LLM) et 3) EMERGINET (JEPA). Les données comprenaient des détails démographiques, l'interrogatoire infirmier d'admission sous forme de verbatim, les signes vitaux et des résultats de triage basés sur l'échelle FRENCH et le codage GEMSA. Le résultat principal était la concordance du niveau de triage prédit par l'IA avec la FRENCH. Il a été évalué grâce à différents indicateurs : F1-Score, Kappa pondéré, Spearman, MAE, RMSE, AUC-ROC. Le modèle LLM (URGENTIAPARSE) a montré une plus grande précision (score composite : 2,514) par rapport à JEPA (EMERGINET, 0,438) et NLP (TRIAGEMASTER, -3,511), surperformant le triage infirmier (-4,343). Cette observation est renforcée par le F1-Score et l’AUC-ROC : 0,900 et 0,879 pour URGENTIAPARSE ; 0,731 et 0,686 pour EMERGINET ; 0,618 et 0,642 pour TRIAGEMASTER ; respectivement 0,303 et 0,776 pour le triage infirmier. Des analyses secondaires ont mis en évidence l'efficacité d'URGENTIAPARSE dans la prévision des besoins hospitaliers (GEMSA) et sa robustesse avec des données structurées versus transcrits bruts (soit pour la prédiction GEMSA, soit pour la prédiction FRENCH). Le modèle d'architecture LLM, grâce à l'abstraction des représentations des patients, offre les prédictions de triage les plus précises parmi celles testées. L'intégration de l'IA dans les flux de travail de l'ED pourrait améliorer la sécurité des patients et l'efficacité opérationnelle, bien que l'intégration dans les flux de travail cliniques nécessite de traiter les limites du modèle et de garantir l'éthique ainsi que la transparence.

Aucun
Edouard LANSIAUX (Lille), Ramy AZZOUZ, Emmanuel CHAZARD, Amélie VROMANT, Eric WIEL
14:10 - 14:20 #50088 - CP033 IMPACT DES RECLAMATIONS SUR LE SYNDROME D’EPUISEMENT PROFESSIONNEL DES MEDECINS URGENTISTES DU CHU DE MONTPELLIER : ETUDE OBSERVATIONNELLE PROSPECTIVE.
CP033 IMPACT DES RECLAMATIONS SUR LE SYNDROME D’EPUISEMENT PROFESSIONNEL DES MEDECINS URGENTISTES DU CHU DE MONTPELLIER : ETUDE OBSERVATIONNELLE PROSPECTIVE.

Introduction : Les médecins urgentistes figurent parmi les spécialistes les plus touchés par le burnout. Ce syndrome est défini par un score élevé d’épuisement émotionnel (EE) ou de dépersonnalisation (DP) évalué à l’aide du Maslach Burnout Inventory (MBI). Les réclamations peuvent constituer un facteur de stress psychologique important. De plus, il n’existe pas de texte légal définissant la façon dont les réclamations sont gérées dans un service. L’objectif est d’évaluer l’impact des réclamations sur le risque de burnout chez les médecins urgentistes. Méthodes : Nous avons mené une étude observationnelle comparative et prospective dans le service des urgences du CHU de Montpellier. Les urgentistes interrogés n’étaient pas informés du sujet de l’étude. Ils ont complété un questionnaire comprenant le MBI, des données démographiques et des facteurs influençant le bien-être psychologique. Ce questionnaire était rempli lors d’une première phase, appelée T0, par tous les urgentistes. Puis lors d’une seconde phase, appelée T1, par un médecin qui était informé d’une réclamation et par deux autres médecins naïfs de réclamation, du même sexe et du même grade. Cela a permis de créer un groupe réclamation et un groupe contrôle. Le critère de jugement principal était la différence de moyenne des 3 scores du MBI entre les 2 groupes après une réclamation. Les objectifs secondaires étaient la variation des moyennes des scores du MBI de chacun des groupes avant et après réclamation, Une analyse de proportions était réalisée. Résultats : Parmi les 54 médecins répondant au questionnaire initial, 39 ont été analysés. A la période T1, le groupe réclamation (n=13) présentait une moyenne du score de dépersonnalisation plus élevée que le groupe contrôle (n=26) (p = 0,038). Le groupe réclamation a présenté une augmentation du score d’épuisement émotionnel (p = 0,01). Nous constatons une augmentation de la prévalence du burnout dans le groupe réclamation (de 77 % à 92 %) en comparaison au groupe contrôle (de 65 % à 57 %). Conclusion : Les réclamations semblent être associées à un risque accru d’épuisement professionnel chez les médecins urgentistes. Il apparait intéressant d’ajuster la façon dont ces réclamations sont gérées. Des recherches complémentaires sont nécessaires pour identifier les facteurs contributifs et concevoir des interventions de prévention dans cette spécialité à haut risque.

Aucun
Aubin SARAIVA (Montpellier)
14:20 - 14:30 #50338 - CP034 Étude observationnelle rétrospective sur l'impact d'un outil d'intelligence artificielle radiologique pour le diagnostic de fracture de cheville dans un service d'urgence adulte.
CP034 Étude observationnelle rétrospective sur l'impact d'un outil d'intelligence artificielle radiologique pour le diagnostic de fracture de cheville dans un service d'urgence adulte.

Introduction : Le traumatisme de la cheville est une affection fréquente dans les services d’accueil des urgences, avec un diagnostic radiologique difficile et un taux d’erreur important. Depuis plusieurs années, des outils d’intelligence artificielle radiologique sont utilisés pour assister les praticiens. L’objectif principal de notre étude est donc d’évaluer l’apport d’un outil d’intelligence artificiel radiologique pour le diagnostic de fracture de cheville par le clinicien urgentiste dans un service d’urgences adulte. Matériel et méthodes : Étude observationnelle, rétrospective et monocentrique, menée au sein du service d’accueil des urgences de l’hôpital Nord de Marseille, comparant une période de six mois où l’outil d’IA radiologique n’était pas disponible avec une autre période de six mois où cet outil était en place depuis plus d’un an. Le critère de jugement principal repose sur le coefficient Kappa de Cohen permettant d’évaluer une concordance diagnostique. Résultats : Sur l’ensemble des deux périodes, 1365 patients ont été inclus (675 patients lors de la période d’étude sans IA et 690 patients lors de la période d’étude avec IA). Un échantillon de patients a été généré pour faire réaliser une relecture des radiographies de la cheville par un radiologue expert, constituant notre gold standard d’analyse. Cet échantillon inclus 94 patients au cours de la période sans IA et de 96 patients au cours de la période avec IA. Ainsi, pour la comparaison entre « Urgentiste sans IA vs Radiologue expert », le coefficient Kappa de Cohen = 0,54 soit un accord de concordance diagnostique modéré. Pour la comparaison entre « Urgentiste avec IA vs Radiologue expert », le coefficient Kappa de Cohen = 0,79 soit un accord de concordance diagnostique fort. La mise en place du logiciel d’IA Rayvolve® a pour conséquence un gain de concordance diagnostique de 44,49%. Conclusion : Le déploiement du logiciel d’IA radiologique au sein d’un service d’urgences adulte a permis une amélioration du gain de concordance diagnostique du clinicien urgentiste comparativement à un radiologue expert. L’examen clinique reste primordial et cet outil doit encore être évalué, mais les perspectives positives sur la qualité de prise en charge sont envisageables grâce à l’IA.

Aucun
Laëtitia LOGA (Marseille)
14:30 - 14:40 #50397 - CP035 Kituki : sondage anonymisé sur la position des urgentistes vis à vis de l’euthanasie.
CP035 Kituki : sondage anonymisé sur la position des urgentistes vis à vis de l’euthanasie.

Intro : L’Assemblée nationale a voté en 1ère lecture la loi autorisant une euthanasie ou un suicide assisté pour des patients atteints de maladie incurable. Les urgentistes ne sont en théorie pas concernés par ces procédures programmées. Ils pourraient cependant être impliqués en cas d’euthanasie mal gérée ou de patients en cours de démarche se présentant aux urgences pour une détresse vitale. Un sondage à ce sujet expose au biais de désirabilité sociale : les répondants peuvent hésiter à exprimer leur opinion ou altérer leur réponse par crainte du jugement. On peut néanmoins obtenir une réponse sans biais sur une population tout en garantissant l’anonymat des réponses individuelles [Warner 1965]. Matériel et Méthode : Nous avons posé 3 questions dichotomiques (réponse oui/non) aux urgentistes de notre région : Êtes-vous favorable à la loi ? Pensez-vous pouvoir être impliqué dans des procédures d’euthanasie dans votre pratique ? Le cas échéant, réaliseriez-vous une euthanasie ? Chaque question était présentée sous forme d’une affirmation positive ou négative. Par exemple, pour la 1ère question, soit « Je suis en faveur de la loi » soit « Je suis opposé à la loi ». Le répondant tire au hasard une des deux affirmations dans un sac, ne la montre pas à l’enquêteur et répond oui ou non. Il est donc impossible à l’enquêteur de connaitre la position du répondant. En fixant le p le % d’affirmations positives dans le sac à 75/100, soit x le % de réponse « oui », le % F d’urgentistes favorables à la loi (dans une population n) est F = (x/n+0,75-1)/(2x0,75-1). Résultats : 175 urgentistes ont répondu sur 182 approchés, ratio H/F 65%. Leur pratique : urgences 17%, SAMU 18% ou mixte 60% ; leur expérience <5 ans 33%, 5-10 ans 27% ou >10 ans 40%. Ils sont 91±5% favorables à la loi, 89±5% pensent qu’ils pourraient être impliqués et 52±9% réaliseraient l’euthanasie le cas échéant. Conclusion : les répondants sont très favorables à la loi sur l’euthanasie, mais seule la moitié d’entre eux la pratiquerait le cas échéant. La méthodologie originale évite les biais de désirabilité sociale et de sélection qui peuvent entacher les autres sondages déjà réalisés. La forte exhaustivité avec 97% de réponses en est une preuve, versus par exemple 17% pour le sondage IFOP 2025 sur 400 médecins. La méthode ne permet pas de caractériser les facteurs associés à une réponse « oui ». Ces chiffres peuvent aider les équipes à s’organiser dans l’éventualité de la promulgation de la loi.

Aucun : la conception et la réalisation de ce sondage a été assurée par 2 auteurs principaux, l'un plutôt en faveur de la loi, l'autre plutôt en défaveur, ce qui assure donc une certaine "neutralité".
Anne-Sophie PARENTY (Rouen), Nasri BZEOUICH, Camille VENNETIER, Antoine GUEDON, Vincent LENOURRY, Luc-Marie JOLY
14:40 - 14:50 #50436 - CP036 Apport des lunettes connectées en tant que support de check-list lors d’une procédure préhospitalière à risque.
CP036 Apport des lunettes connectées en tant que support de check-list lors d’une procédure préhospitalière à risque.

Contexte : Les erreurs de soins sont fréquentes en médecine d’urgence, et les aides cognitives telles que les check-lists sont des outils efficaces pour les réduire. En préhospitalier, les ressources sont limitées, en particulier l'accès à des supports d’aide cognitive adaptés. Les technologies portables, comme les lunettes connectées, permettent d’afficher les protocoles dans le champ visuel du médecin. Objectif : Evaluer l’apport des lunettes connectées comme support de check-list lors d’une procédure à risque en préhospitalier Méthode : Il s'agissait d'une étude pilote prospective, interventionnelle, randomisée, contrôlée et monocentrique, via des simulations immersives. Les participants étaient des internes de médecine d’urgence, répartis via une randomisation stratifiée en deux groupes (lunettes connectées ou groupe contrôle). La stratification portait sur l’âge, le genre, les stages de SMUR et de réanimation réalisés et le nombre de semestres validés. Le scenario était la réalisation d’une intubation orotrachéale dans une ambulance de réanimation. Une check-list de 30 points a été définie en amont sur les critères/étapes à réaliser en vue du geste. Le critère de jugement principal était le nombre d’item de la check-list validés. Les critères de jugement secondaires étaient l’acceptabilité des lunettes (score composite basé sur des échelles de Likert), le temps de simulation et le stress ressenti (échelle de Likert de 1 à 5). Les groupes ont été comparés via des tests de Mann-Whitney. Le protocole a été validé par un comité d’éthique et répond au cadre MR-003. Résultats : 18 internes ont participé. Le nombre médian d’items validés était de 28 [IQR 28-28] dans le groupe lunettes connectées et de 23 [22-24] dans le groupe contrôle (p<0,001). Le score moyen d’acceptabilité des lunettes connectées était de 3,69 (+/-0,72)/5. Le temps d’intervention était de 12,38 [11,68-13,52] min dans le groupe lunettes connectées et de 10,75 [9,12-12,38] min (p=0,047) dans le groupe contrôle. Le stress ressenti était de 3 [2-4] dans le groupe des lunettes connectées et de 2 [2-4] dans le groupe contrôle (p=0,8). Conclusion : L’utilisation des lunettes connectées lors de simulation permettait d’améliorer le respect des étapes d’une procédure avec une acceptabilité satisfaisante des médecins en formation.

Nawras Georgi a créé l'outils MedInThePocket
Marie GRATON (RENNES), Sylvia GIESE, Nawras GEORGI, Nicolas PESCHANSKI, Paul-Georges REUTER, Etienne PAULHET
14:50 - 15:00 #50712 - CP037 Hausse marquée des passages aux urgences pour intoxication au paracétamol chez les adolescentes en France en 2024.
CP037 Hausse marquée des passages aux urgences pour intoxication au paracétamol chez les adolescentes en France en 2024.

Introduction : En juin 2024 en France, des cliniciens ont signalé une hausse des intoxications volontaires au paracétamol chez les adolescents, dans un contexte évoquant un possible « défi paracétamol » sur les réseaux sociaux. Cette étude analyse l’évolution des passages aux urgences liés à une intoxication au paracétamol entre 2015 et 2024. Matériel et Méthode: Nous avons analysé les données du réseau OSCOUR®, qui couvre 97 % des passages dans 700 services d’urgences français. Nous avons sélectionné tous les passages, avec un diagnostic principal ou associé codé T39.1 (intoxication par les dérivés du 4-aminophénol) selon la CIM-10, sur la période 2015-2024. L’analyse a été faite par classe d’âge (0-9 ans, 10-14 ans, 15-24 ans, 25-34 ans, et 35 ans et plus) et par sexe. Résultats : Le taux de passages aux urgences en lien avec une intoxication au paracétamol, a légèrement augmenté entre 2015 et 2021, passant de 25,5 passages pour 100 000 passages toutes causes à 33, puis s’est stabilisé jusqu’en 2023. Une hausse majeure a été observée en 2024, portée principalement par les filles, en particulier celles âgées de 10 à 14 ans. Dans ce groupe, les taux ont doublé entre 2020 et 2021, passant de 98/100 000 à 195, puis ont connu une nouvelle augmentation marquée en 2024 (+40 %), atteignant un taux de 265/100 00. Chez les garçons, l’augmentation a été progressive et modérée sur l’ensemble de la période. Les passages aux urgences des enfants de 10 à 14 ans suivaient le rythme de l’activité scolaire, avec une baisse pendant les vacances. En 2024, le nombre de passages pour les filles de 10 à 24 ans a dépassé celui des quatre années précédentes, avec une augmentation notable à partir de la semaine 44 chez les 10-14 ans. Par ailleurs, 80 % de ces passages ont conduit à une hospitalisation, une proportion stable et comparable aux années antérieures. Conclusion : Cette analyse révèle une augmentation inédite des intoxications au paracétamol en 2024, notamment chez les jeunes filles de 10 à 14 ans. Bien qu’un lien avec le « défi paracétamol » ne puisse être établi, ces données s’inscrivent dans une tendance de détérioration de la santé mentale des adolescents depuis la pandémie de COVID-19.

Aucun
Bernadette VERRAT (Paris), Isabelle PONTAIS, Nicolas METHY, Jérôme GUILLEVIC, Céline MENARD, Anne FOUILLET
15:00 - 15:10 #50826 - CP038 Évaluation rétrospective de la performance de l'Intelligence Artificielle comparée au Médecin Régulateur pour la détection d'ischémie sur les ECG préhospitaliers.
CP038 Évaluation rétrospective de la performance de l'Intelligence Artificielle comparée au Médecin Régulateur pour la détection d'ischémie sur les ECG préhospitaliers.

auteurs ; Bertrand Mathias, Benoit Frattini, Daniel Jost , Clément Derkenne, Valentin Vial, Alexandre Allonneau, Stéphane Travers Introduction Les algorithmes d'interprétation automatisée des ECG faisant appel à l'intelligence artificielle (IA) sont de plus en plus utilisés en cardiologie. En contexte préhospitalier, leur performance reste peu évaluée, d'autant que leur apprentissage n'est pas optimisé pour les ECG préhospitaliers. Cette étude avait pour but de mesurer la concordance du diagnostic d'ischémie myocardique entre un algorithme d'IA et l'interprétation des médecins urgentistes (MU), puis d'évaluer, pour les cas discordants, lequel était le plus proche d'une expertise de référence. Méthodes Étude rétrospective en zone urbaine dense dans un système de secours à deux niveaux (premiers secours + SMUR). Critères d'inclusion : patients adultes ayant bénéficié d'un ECG préhospitalier réalisé par des secouristes. ECG interprétés en temps réel par le MU à la régulation, disposant du contexte clinique, et rétrospectivement par une IA (analyse du tracé seul, sans contexte). Le critère de jugement pour l'analyse des ECG était la présence ou l'absence d'ischémie myocardique électrique. Pour les patients avec douleur thoracique typique (sous-groupe à haut risque), les interprétations discordantes entre régulateur et IA ont été soumises à trois experts indépendants dont le diagnostic, retenu par vote majoritaire, était pris comme référence. La concordance entre experts et respectivement MU et IA a été comparée par le test de McNemar. Accord d'un comité d'éthique. Résultats Ont été inclus 3 078 patients adultes (âge médian 54 ans [37-71], 52.5 % de femmes). MU et IA concordaient dans 92% des cas (2 831/3 078) et discordaient dans 247 cas (8 %). Parmi ces derniers, 57 ECG concernaient des patients avec une douleur thoracique typique et ont été relus par les experts. Sur ces 57 cas, le régulateur concordait avec les experts dans 70% des cas contre 30% pour l'IA (p < 0,001). Conclusion La concordance globale entre médecins et IA était élevée. Cependant, pour les cas discordants, la supériorité du médecin était significative. Cette différence peut s'expliquer par l'intégration du contexte clinique par le médecin régulateur et par l'apprentissage limité de l'IA sur les ECG préhospitaliers. Une nouvelle évaluation méritera d'être réalisée après entraînement supplémentaire et spécifique de l'IA.

Aucun
Bertrand MATHIAS (Paris)
Salle 242A

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
SIS27
14:00 - 15:00

Session Interactive
Quiz : les pièges de l'ECG

Modérateur : Emeline DELON (infirmière) (Nîmes)
Coordonnateur : Emeline DELON (Coordonnateur, Nîmes)
Venez revoir les fondamentaux de l'ECG pour l'infirmier.
14:00 - 15:00 Quiz : les pièges de l'ECG. Jérome MOLINARO (Infirmier) (Conférencier, IDE, Ezanville)
Salle 242B

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CMS09
14:00 - 15:30

Table ronde
Prise en charge de l'ACR, de l'appel a la sortie de l'hôpital

Coordonnateur : Beatrice CLARE (Coordonnateur, ARM, Tulle)
L'arrêt cardiaque reste un problème de santé majeur. Le développement des applications permet à présent de placer le citoyen en tant que maillon essentiel de la chaine de survie.
14:00 - 15:30 Appel au 15 pour ACR : déclenchement de la chaine de survie. Sébastien STORCK (ARM - Superviseur) (Conférencier, Superviseur , Mulhouse)
14:00 - 15:30 Le rôle du sauveteur citoyen. Delphine GIBIAT (Enseignante spécialisée en charge de la coordination du SAPADHE87) (Conférencier, Enseignante, Brive la Gaillarde)
14:00 - 15:30 Bénéfice du sauveteur citoyen pour les patients. Alexandre DURAND-MARTINET (infirmier urgences / SAMU) (Conférencier, IDE, Grenoble)
14:00 - 15:30 Témoignage patient, éthique de la relation patient/sauveteur.
14:00 - 15:30
Salle 243

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM40
14:00 - 15:30

Conférence - Session commune SFMU / SFMC
Crises, conflits et catastrophes : vers une nouvelle ère de formation et de réponse

Modérateurs : Emmanuel BERNIGAUD (Praticien hospitalier) (Nantes), Marion CHABANON (Docteur Junior) (NIMES)
Coordonnateur : Florent FÉMY (Coordonnateur, Lyon)
14:00 - 15:30 « C’est la guerre ?! Former massivement des professionnels de santé dans l’hypothèse d’un engagement militaire majeur » : point de vue du médecin militaire. Olivier DUBOURG (Chef de la division formation initiale) (Conférencier, Médecin GIGN, Paris)
14:00 - 15:30 « C’est la guerre ?! Former massivement des professionnels de santé dans l’hypothèse d’un engagement militaire majeur » : point de vue du médecin civil. Catherine BERTRAND THIFFAULT (Présidente de la Société Française de Médecine de Catastrophe) (Conférencier, Médecin, Paris)
14:00 - 15:30 Le contexte socio politique des pays a-t-il une influence sur la gestion des catastrophes ? Oscar THABOUILLOT (Médecin) (Conférencier, Médecin, Paris)
14:00 - 15:30 Evolution des procédures d’urgence au quotidien face aux explosions de violence. Louis SOULAT (RPPS non communique) (Conférencier, Médecin, Rennes)
Salle 251

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CLS01
14:00 - 15:30

Communications Libres Soignants

Coordonnateur : Jean-Baptiste MAGNIN (Coordonnateur, Brest)
14:00 - 14:15 #50408 - CP127 Place de l’Infirmier en Pratique Avancée (IPA) en préhospitalier : analyse d’une première année de mise en œuvre.
CP127 Place de l’Infirmier en Pratique Avancée (IPA) en préhospitalier : analyse d’une première année de mise en œuvre.

Introduction : La demande d’aide urgente ne cesse d’augmenter tandis que les modalités de réponse évoluent peu. Depuis 2022, les IPA mention Urgences constituent une nouvelle réponse graduée. Principalement présents au service d’accueil des urgences, ils commencent également à intervenir en préhospitalier. Cette étude cherche à analyser l’activité et l’intérêt d’une réponse graduée à l’aide médicale urgente après la première année de mise en œuvre d’un IPA au sein d’un SMUR. Méthode : Étude observationnelle longitudinale prospective à méthode mixte menée du 04/11/2024 au 31/10/2025. Ont été inclus toutes les interventions impliquant l’IPA, quel qu’en soit le motif. Les données, recueillies quotidiennement et anonymisées sur une base dédiée, comprenaient : temps sur place, âge, sexe, antécédents, motif de départ et de recours à l’IPA, actes réalisés, score NEWS2, orientation, diagnostic final et éventuel renfort médical. Certaines données IPA ont été comparées à celles des prises en charge médicales réalisées sur les mêmes périodes de présence. L’analyse descriptive a reposé sur les moyennes pour les variables quantitatives et sur la répartition par catégories pour les variables qualitatives, exprimées en effectifs et pourcentages. Résultats : Sur la période étudiée, 533 interventions impliquant l’IPA ont été recensées. Les motifs de départ étaient majoritairement cardiovasculaires (80,11 %), suivis des pathologies respiratoires (9,01 %) et des motifs traumatiques (5,44 %). Un renfort médical a été demandé dans 1,31 % des interventions. Concernant l’orientation, 5,44 % des patients ont été laissés sur place, 34,33 % transportés vers un SAU, 17,82 % vers un SAUV et 37,15 % vers une unité de cardiologie. Parmi les interventions réalisées pendant les périodes de présence médecins/IPA, 45 % ont été assurées par un IPA. Aucun événement indésirable n’a été rapporté. Conclusion : Cette première année de déploiement met en évidence la faisabilité et la pertinence du recours à un IPA au sein du SMUR. Le dispositif contribue à libérer du temps médical et ajoute une gradation supplémentaire dans l’aide médicale urgente. Ces résultats soutiennent la poursuite du modèle et la réalisation d’évaluations multicentriques afin d’en mesurer l’impact organisationnel, médico-économique, ainsi que la satisfaction des acteurs.
Romain JACQUOT (Nancy), Pierre-Nicolas DUVIC
14:15 - 14:30 #50673 - CP128 Le rôle de l’infirmier de pratique avancée mention urgence dans le délai de prise en charge des patients aux urgences.
CP128 Le rôle de l’infirmier de pratique avancée mention urgence dans le délai de prise en charge des patients aux urgences.

Introduction : L’augmentation continue des passages aux urgences, associée à une pénurie de médecins urgentistes, allonge les délais de prise en charge des patients. L’infirmier en pratique avancée mention médecine d’urgence (IPA MU) pourrait contribuer à optimiser la fluidité des parcours. L’objectif était d’évaluer l’impact de la présence d’IPA MU sur le délai entre le triage par l’infirmier organisateur de l’accueil (IOA) et la première prise en charge clinique. Matériel et Méthode : Une étude observationnelle monocentrique transversale répétée a été conduite dans un centre hospitalier périphérique, sur données agrégées, entre 2019-2024 (juillet-août). Un test du Chi² a évalué l’association entre le type de prise en charge (médicale ou IPA) et le délai moyen IOA–prise en charge, dichotomisé selon un seuil de 180 minutes (moyenne région). Résultats : 71113 passages aux urgences ont été inclus. La médiane du délai IOA–médecin sur la période était de 202 minutes, contre 103 minutes pour l’IPA. Les prises en charge IPA étaient significativement plus fréquentes au sein des journées présentant un délai moyen ≥180 min par rapport aux prises en charge médicales (1,8 % contre 0,4 % ; p<0,001). Conclusion : L’implantation de l’IPA MU semble influencer les délais de prise en charge aux urgences. Cela pourrait contribuer à réduire la charge médicale et améliorer les flux. Une approche prospective multicentrique sur données individuelles est nécessaire pour préciser ces résultats.
Aurélien MOULET (Lavaur), Camille JOANNES, Raphaël FENNI
14:30 - 14:45 #50524 - CP129 Consultation programmée en filière ambulatoire : évaluation d’un dispositif innovant porté par les IPA.
CP129 Consultation programmée en filière ambulatoire : évaluation d’un dispositif innovant porté par les IPA.

Introduction: Face à la saturation croissante des urgences et à la charge de travail nocturne, notre service a développé une organisation innovante : la consultation programmée urgente, assurée par les infirmiers en pratique avancée (IPA), destinée aux patients stables nécessitant l’expertise et le plateau technique des urgences. L’objectif est de réduire l’attente, de fluidifier les parcours et de maintenir une prise en charge spécialisée en proposant aux patients éligibles se présentant la nuit un rendez-vous programmé en journée au sein de la filière ambulatoire. Méthodes: Une enquête de satisfaction anonyme a été menée d’octobre 2024 à août 2025 auprès des patients reprogrammés pour traumatologie bénigne ou soins complexes ambulatoires. Le questionnaire comportait des données sociodémographiques, une évaluation de la satisfaction (échelle de Likert, sur 10 points) et une mesure de la douleur à J0 et J1 par Échelle Numérique (EN, sur 10 points). Nous avons étudié les déterminants potentiels d’insatisfaction, avec l’hypothèse que la majoration de la douleur pourrait en être le principal facteur. Résultats: Parmi 622 consultations programmées, 111 patients ont été inclus (17,8 %). La consultation a été planifiée en moyenne 8 h 25 après l’arrivée initiale, et 76 % des patients ont attendu moins de 15 minutes lors de leur venue programmée. L’EN moyenne est passée de 3,67 à J0 à 3,39 à J1, traduisant une légère amélioration. L’analyse a montré que la perception d’une majoration de la douleur n’était pas corrélée à l’évolution réelle des EN : certains patients déclarant une douleur accrue ne présentaient pas d’augmentation de leur score, et inversement. Les niveaux d’insatisfaction sont restés très faibles : déplacement supplémentaire (2,51/10), réorganisation du planning personnel (1,39/10), inquiétude (1,30/10) et sentiment d’injustice (0,75/10). La satisfaction globale a été très élevée : 9,51/10 pour la prise en charge IPA et 8,70/10 pour le principe même de la reprogrammation. Conclusion: Contrairement à l’hypothèse initiale, la douleur n’apparaît pas comme un facteur d’insatisfaction significatif. La consultation programmée urgente, largement acceptée et plébiscitée, s’impose comme un levier organisationnel efficace pour désengorger les urgences en orientant les flux selon les critères de gravité. Elle permet de valoriser l’expertise des IPA et d’améliorer l’expérience patient.
Morgane LEON (OULLINS PIERRE-BENITE), Clément BONHOMME, Sébastien BEROUD, Sophie VESCO-CHABERT, Marion DOUPLAT
14:45 - 15:00 #50020 - CP130 Une collaboration innovante : analyse des compétences et des perceptions dans la coopération entre l’équipe pluridisciplinaire et l’infirmière en pratique avancée mention urgence.
CP130 Une collaboration innovante : analyse des compétences et des perceptions dans la coopération entre l’équipe pluridisciplinaire et l’infirmière en pratique avancée mention urgence.

Introduction : L’implantation récente des infirmiers en pratique avancée mention urgence (IPA MU) en France soulève de nombreux enjeux organisationnels et professionnels. Afin d’évaluer leur intégration au sein des équipes et la perception de leur rôle, une recherche a été conduite dans le cadre d’un mémoire de fin d’études, articulée en deux volets complémentaires. Matériel et Méthode : Une enquête quantitative a été réalisée en décembre 2024, via un questionnaire en ligne auprès des IPA MU récemment diplômés. Trente-cinq réponses ont été obtenues (35 % de la population nationale), permettant d’identifier les freins, leviers et perceptions liés à leur implantation. Après validation du Comité d’éthique et de la recherche (Avis favorable 2025-026), une étude qualitative a été menée début 2025 dans trois services d’urgences de France. Seize entretiens semi-directifs ont été réalisés auprès de médecins, cadres, infirmiers et IPA MU. Les verbatims ont été analysés par codage thématique (via le logiciel MAXQDA). Résultats : L’enquête quantitative révèle une forte implication des IPA MU dans leur implantation (91%), bien que 35 % rapportent des réticences de la part de cadres et médecins. La majorité observe une évolution positive de la perception de l’équipe pluridisciplinaire (79 %). Les compétences jugées essentielles sont la communication, l’humilité et l’adaptabilité. L’analyse qualitative confirme ces tendances et met en évidence des leviers tels que la communication, le soutien médical et managérial, ainsi que la posture professionnelle de l’IPA. Les bénéfices concernent la fluidité des parcours, la réduction des délais et l’amélioration de la qualité des soins. Les freins identifiés relèvent d’un manque d’information et de reconnaissance institutionnelle. La coopération est jugée positive, reposant sur la confiance et l’identification de l’IPA à un rôle proche de l’interne, avec une expertise spécifique en formation et clinique. Conclusion : L’intégration des IPA MU dans les urgences apparaît globalement positive, favorisant la qualité des soins et la coopération interprofessionnelle. Des résistances persistent, soulignant la nécessité d’un accompagnement renforcé. Les perspectives de l’étude portent sur l’augmentation du nombre d’IPA MU, le développement de filières spécifiques, la mise en place d’indicateurs et le renforcement de la reconnaissance institutionnelle, autant de leviers essentiels pour consolider leur rôle dans la médecine d’urgence.
Stephanie CAMINITI (Menton), Julie CONTENTI, Candice VANBIERVLIET, Laurence CASTELLO, Alexandra GIRARDOT
15:00 - 15:15 #50426 - CP131 Etude du niveau d’appropriation de l’organisation et des plans de réponse aux SSE par les professionnels de santé hospitaliers.
CP131 Etude du niveau d’appropriation de l’organisation et des plans de réponse aux SSE par les professionnels de santé hospitaliers.

Introduction : Les crises sanitaires récentes ont mis en évidence la nécessité d’une organisation hospitalière robuste face aux situations sanitaires exceptionnelles. Le décret ORSAN et le guide PGTHSSE, actualisé en 2024, impose aux établissements de santé une préparation structurée incluant des formations dédiées et des exercices réguliers. L’étude menée vise à objectiver le niveau d’appropriation du volet formation par les professionnels de terrain. Matériel et méthode : Une enquête quantitative (questionnaire en ligne, n = 385) et qualitative (9 entretiens semi-directifs) a été menée dans trois hôpitaux de première ligne d’un groupement hospitalier universitaire. Une approche pluriprofessionnelle a été choisie, incluant les fonctions suivantes : directeur, médecin, chirurgien, Cadre de Santé, Aide-Soignant, Assistante Médico-Administrative travaillant dans les services cliniques et dans des services supports. L’analyse croisée des données a permis d’évaluer la connaissance des plans, l’accès aux formations, la participation aux exercices et l’impact de la Covid-19 sur la maîtrise des dispositifs. Résultats : • Connaissance des plans : 56 % des répondants connaissent des plans de crise, mais seuls 14 % identifient le PGTHSSE et ses deux niveaux • Organisation interne : 62 % ignorent la structuration de la gestion de crise dans leur établissement • Formations : 67 % ne connaissent pas de dispositifs spécifiques ; 87 % souhaitent des formations obligatoires, en privilégiant des formats courts et hybrides • Exercices : 67 % n’ont jamais participé à un exercice, • Leçons apprise de la covid-19 : perçue comme un levier par 63 % des répondants, mais sans consolidation durable des apprentissages Conclusion : Les résultats confirment un déficit d’acculturation à la gestion de crise, accentué par une communication perçue comme verticale et des plans jugés complexes. Les leviers identifiés incluent les éléments suivants : • Sensibilisation locale : journées dédiées, animation par les référents SSE • Formations hybrides : e-learning, simulation in situ, formats courts • Simplification des procédures liées aux plans : check-lists, arbres décisionnels • Intégration des enseignements SSE en formation initiale en complément de l’FGSU2 pour mieux ancrer les SSE dans la culture médico-soignante • Impliquer les cadres dans la diffusion des informations et dans le management de proximité en amont d’une SSE.
Elise MEDIONI (LE KREMLIN BICETRE), Marie GED, Christophe LEROY
15:15 - 15:30 #50520 - CP132 Evaluation d'un Escape Game sur le thème des urgences vitales.
CP132 Evaluation d'un Escape Game sur le thème des urgences vitales.

Introduction : Les jeux d'évasion pédagogique apparaissent comme un outil innovant dans la formation en santé, favorisant l'apprentissage par une dynamique immersive, ludique et collaborative. Cette étude vise à évaluer la satisfaction et l'impact pédagogique d'un Escape Game centré sur la prise en charge d'une urgence vitale. Méthode : Une évaluation quantitative a été réalisée auprès de 48 professionnels de santé (docteurs, internes, infirmiers et aides-soignants). Un questionnaire anonyme distribué en fin de séance a exploré quatre dimensions : l'organisation générale, la valeur pédagogique, l'expérience émotionnelle et l'appréciation globale, à l'aide d'une échelle de Likert. Un test de connaissance (pré/post Escape Game) a également été distribué à l'ensemble des participants pour mesurer l'évolution des acquis. Résultats : La majorité des participants ont jugé la séance très satisfaisante : 85% (n=41) ont estimé que la durée et la taille du groupe étaient adaptées, 98% (n=47) ont souligné la qualité de l'encadrement, du lieu et de l'ambiance étaient propices à l'apprentissage. Sur le plan pédagogique, 96% (n=46) ont trouvé la séance interactive et adaptée et 90% (n=43) ont estimé qu'elle avait actualisé leurs connaissances. Bien que 40% (n=19) aient exprimé des appréhensions initiales, 57% (n=27) se sont sentis en confiance pendant l'activité et 73% (n=35) durant le débriefing. Tous recommandent cette méthode à leurs collègues et 96% (n=46) approuvent la cohésion d'équipe. Les résultats du test de connaissances montrent une progression significative des moyennes dans toutes les catégories : 13.51/26 en pré-test contre 19.4/26 en post-test pour les infirmiers. 9.85/26 en pré-test contre 12.9/26 pour les aides-soignants. Et enfin 12.9/26 en pré-test contre 17.85/26 pour les médecins. Discussion : Ces résultats confirment la pertinence pédagogique et l'acceptabilité des Escape Game dans la formation en santé. Cette approche immersive favorise l'engagement, la dynamique de groupe et le développement des compétences dans un cadre rassurant et collaboratif.
Marine LAPENDRY (Lyon), Morgane LEON, Marie-Laure CHARLES, Marion DOUPLAT, Sebastien BEROUD
Salle 252A

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
ATW05
14:00 - 15:30

Atelier Médecins - Echographie
Echo musculo-squelettique. Tous niveaux
Echographie

Les bases du MSK !
Reconnaitre un tendon, un os, un muscle... Et pourquoi pas explorer une grosse articulation ?
Vous êtes passionné de traumatologie ? Vous adorez les tendons et les muscles et vous voulez améliorer vos compétences en échographie clinique ? Ne manquez pas cet atelier musculo-squelettique interactif et passionnant ! Nous y discuterons de l'intérêt de l échographie clinique dans la prise en charge de la traumatologie non vitale. Nous vous apprendrons comment utiliser l'échographie pour détecter avec précision les épanchements intra-articulaires, diagnostiquer les fractures des os longs et plats, et explorer les parties molles douloureuses en profondeur. N'attendez plus et inscrivez vous pour devenir un pro de l'échographie MSK !
Salle 252B

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
ATW06
14:00 - 15:30

Atelier Soignants - Echographie
Echographie pour l'Infirmier.e - Infirmiers, IDE, IOA, IPA. Tous niveaux
Soignant, Echographie

CluECHO
Le commandant Bladerscan a été assassiné.
Retrouvez le Professeur Globe, principal suspect, et confondez-le en prouvant que Miss Song Dû s'est trompée (ou comment résoudre le problème des fausses routes). Dans cet atelier, vous serez encadré.e.s par des infirmiers, vous apprendrez comment améliorer la sensibilité de votre triage, de vos diagnostics infirmier et même de vos gestes au quotidien grâce à un outil ultra simple et rapide à utiliser...
Vous avez dit Echoooo ??!!!
Salle 253

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CMS01
14:00 - 15:30

Conférence
Prise en charge de la douleur abdominale

Modérateurs : Florent FÉMY (Praticien hospitalier) (Lyon), Delphine PIERRE (Superviseur) (Superviseur , Orléans)
Coordonnateur : Beatrice CLARE (Coordonnateur, ARM, Tulle)
La douleur abdominale est un symptôme à ne pas sous-estimer. Les experts vous détaillerons l'ensemble de la prise en charge pour ne rien oublier.
14:00 - 15:30 Les pièges à éviter en régulation. Beatrice CLARE (ARM) (Conférencier, ARM, Tulle)
14:00 - 15:30 Rôle de l'aide-soignant dans la prise en charge de la douleur abdominale aux Urgences. Adrien LE ROY (AS) (Conférencier, AS, Bordeaux)
14:00 - 15:30 Imagerie et douleur abdominale. Manon KACED (IPA MU) (Conférencier, IPA Urgences, Lyon)
14:00 - 15:30 La douleur abdominale chez la femme, problème cardiaque ? Julia MORERE (Conférencier, Médecin, Lyon)
Salle 342A

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS13 A
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants
Accueil massif de victimes : êtes-vous prêts ? Jeu de plateau dynamique

Coordonnateur : Antoine LEFEVRE-SCELLES (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
Conférenciers : Florent GACHET (soignant) (Conférencier, IDE, Rouen), Antoine LEFEVRE-SCELLES (Medical doctor) (Conférencier, Médecin, Rouen)
En immergeant les participants dans une simulation entièrement scénarisée sur plateau, cet atelier a pour principal objectif de reproduire la prise en charge des victimes aux urgences dans un contexte AMAVI (Afflux MAssif de Victimes). Elle permet de développer les connaissances et les compétences concernant
les principes de tri et de priorisation, l’organisation du service des urgences et le management des moyens humains dans un contexte d’inadéquation entre l’offre de soins et la demande. Elle permet également de connaître les soins et les matériels disponibles et nécessaires pour la filière Damage Control.
La simulation est organisée autour de la reproduction d’un service d’urgence. Les patients, les soignants, les matériels et les soins sont matérialisés par plusieurs centaines de cartes et de jetons.
Les participants, en équipe pluri professionnelle font face pendant toute la durée de la simulation à un afflux de victimes aléatoire, à la gestion d’évènements inattendus dans une ambiance sonore adaptée à la situation.
Salle 342B

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS-ARM04
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants ARM
Le Médico-légal aux Urgences

Coordonnateur : Emmanuel MARGUERITTE (Coordonnateur, Médecin, Montpellier)
Conférenciers : Emmanuel MARGUERITTE (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Montpellier), Laurent MARTRILLE (MCUPH) (Conférencier, Médecin, Montpellier)
1/ Connaître les principales situations pouvant mettre en jeu la responsabilité d’un(e) soignant(e) ou d’un(e) ARM dans un service d’urgence.
2/ Mise en application des Recommandations de pratiques professionnelles publiées en 2025 concernant les « Urgences médico-légales » : obstacles médico-légaux, fiche de liaison SMUR et quelques situations particulières.
Salle 343

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM13
14:00 - 15:30

Conférence
Organisation des SU : qu’est ce qui marche ?

Modérateurs : Olivier MIMOZ (PU-PH) (Poitiers), Nicolas TERMOZ MASSON (Infirmier) (IDE, Grenoble)
Coordonnateur : Mathieu OBERLIN (Coordonnateur, Médecin, Mulhouse)
14:00 - 15:30 Unité médicale d'orientation pour patient dépendant. Catherine LEGALL (chef de service) (Conférencier, Médecin, Argenteuil)
14:00 - 15:30 Unité Violences intrafamiliales. Agathe LOLLICHON (Médecin) (Conférencier, Médecin, Narbonne)
14:00 - 15:30 Zone d’évaluation rapide. Paul-Henri AUBOIROUX (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Toulouse)
14:00 - 15:30 Unité de crise psychiatrique au sein des Urgences. Gérald DESCHIETERE (responsable unité de crise) (Conférencier, Médecin, Bruxelles, Belgique)
Salle 351

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS-ARM08
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants ARM
Approfondir sa pratique en régulation

Coordonnateur : Igor OUSS (Coordonnateur, Bobigny)
Conférenciers : Stéphane DELFINI (Assistant de Régulation Médicale) (Conférencier, ARM, Toulouse), Igor OUSS (Médecin Urgentiste) (Conférencier, Bobigny)
Identifier le cheminement de son action professionnelle et la réajuster au fil de l’eau dans les domaines du raisonnement, des outils mis en œuvre et de la relation. Expérimenter des stratégies alternatives, épurer l’acte de régulation afin d’en améliorer la performance.
Salle 352A

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
SI18
14:00 - 15:00

Session Interactive
Échographie cardiaque : normale ou pas ? Votez !

Modérateur : Jérôme BOKOBZA (PH) (Paris)
Coordonnateur : Matthieu HEIDET (Coordonnateur, Médecin, Créteil)
14:00 - 15:00 Échographie cardiaque : normale ou pas ? Votez ! David SAPIR (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Melun)
Salle 352B

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AM04 C
14:00 - 15:30

Atelier Médecins
Simulation accouchement inopiné extrahospitalier

Optimiser la prise en soins des situations d’accouchements inopinés extrahospitaliers physiologiques et complexes en référence aux recommandations actuelles afin d’homogénéiser et d’améliorer la prise en soins des parturientes.
Réaliser un accouchement physiologique en présentation céphalique.
Réaliser un accouchement en présentation en siège avec et sans la réalisation de manœuvre(s).
Salle 353

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CMS08
14:00 - 15:30

Table ronde
Urgences pédiatriques en extra-hospitalier : quels réflexes essentiels ?

Modérateur : Flavien SMET (Ambulancier SMUR) (Chaumont)
Coordonnateur : Flavien SMET (Coordonnateur, Chaumont)
Des accouchements inopinés à anticiper, aux voies d’abord à maîtriser, jusqu’aux situations les plus dramatiques impliquant démarches médico-légales et soutien des familles : les urgences pédiatriques préhospitalières exigent des réflexes essentiels où technique, préparation et humanité doivent avancer ensemble.
14:00 - 15:30 Accouchement inopiné : anticipation et préparation de matériels pour le nouveau né. Claire PETTON (Ide) (Conférencier, IDE, Paris)
14:00 - 15:30 Quelles voies d'abord ? Jérémy GUY (IADE) (Conférencier, IADE, Bobigny)
14:00 - 15:30 Décès pédiatriques extrahospitaliers : gestion des aspects médicaux légaux. Caroline RAMBAUD (médecin) (Conférencier, Médecin, NEUILLY SUR SEINE)
14:00 - 15:30 Gestion de l'entourage, aspect et impact psychologiques pour les intervenants.
Salle Maillot

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS19
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants
Comment diminuer les erreurs aux Urgences ?

Coordonnateur : Marc ANDRONIKOF (Coordonnateur, Médecin, Paris)
Conférenciers : Marc ANDRONIKOF (Praticien en HAD) (Conférencier, Médecin, Paris), Côme LÉGAUT (médecin) (Conférencier, Médecin, Antony)
Mettre les participants en situation en leur faisant analyser des cas cliniques d’erreurs ou de « presque erreur ».
Les faire réfléchir sur les erreurs survenues ou potentielles, leurs causes, leurs conséquences et sur la façon de les rattraper et surtout de les éviter.
Leur présenter les grands concepts explicatifs des types et des causes d’erreur.
Construire avec eux une méthode applicable au quotidien pour limiter le risque d’erreur.
Il ne s’agit pas d’un atelier d’exposé méthodologique pour l’analyse des erreurs.
Notre objectif est de construire avec les participants une méthodologie efficace pour limiter le risque d’erreur.
Salles 221-222-223
15:00

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
FC09
15:00 - 16:00

Flash Communications
Coagulation Thrombose Hémostase

Modérateur : Romain ADAM (Attending Physician) (Besançon)
15:00 - 15:07 #50380 - FC09-01 Prise en charge des hémorragies digestives sous anticoagulants oraux directs : Quelle place pour le Concentré de Complexe Prothrombinique ?
FC09-01 Prise en charge des hémorragies digestives sous anticoagulants oraux directs : Quelle place pour le Concentré de Complexe Prothrombinique ?

Introduction : Les anticoagulants oraux directs (AOD) sont aujourd’hui la modalité d’anticoagulation privilégiée pour la prévention et le traitement des accidents thromboemboliques. Leur utilisation expose toutefois à un risque d’hémorragie digestive (HD). Aucune preuve solide ne confirme l’efficacité du concentré de complexe prothrombinique (CCP) pour la réversion des AOD en cas d’HD, et son usage reste empirique, notamment en raison de la disponibilité limitée des antidotes spécifiques. L’objectif principal de cette étude était de décrire les pratiques de réversion par CCP dans la prise en charge des HD sous AOD aux urgences. Matériel et méthode : Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique incluant tous les patients ≥ 18 ans admis aux urgences entre le 01/01/2022 et le 31/12/2024 pour HD extériorisée (hématémèse, méléna, rectorragie) sous apixaban, rivaroxaban ou dabigatran. Le critère de jugement principal était la proportion de patients réversés par CCP dans les premières 48 heures de prise en charge. Les critères secondaires incluaient l’utilisation du CCP chez les patients les plus sévères, son efficacité clinique à 48 heures, les facteurs associés à une évolution favorable, et la survenue d’événements thromboemboliques, hémorragiques ou de décès à J30. Résultats : Parmi les 239 patients inclus (âge moyen 80 ans, 55 % d’hommes), 47 patients (19,7% ; IC95% : [15,1 – 25,2]) ont été réversés par CCP. Cette proportion atteignait 27% chez les patients les plus sévères. L’association entre l’utilisation du CCP et l’évolution clinique a été mesurée par le calcul d’un score de propension pondéré selon la méthode IPTW. Dans la population globale, la réversion par CCP était associée à une évolution clinique favorable (OR 1,74 ; IC95 % [1,17–2,59]). Ce bénéfice n’était pas retrouvé chez les patients les plus graves (OR 0,65 ; IC95 % [0,40–1,06]). Aucun sur-risque thromboembolique, hémorragique ou de décès à J30 n’a été observé. Conclusion : En cas d’hémorragie digestive sous AOD, le CCP est principalement utilisé chez les patients les plus sévères. Bien qu’il semble exister un bénéfice à la réversion par CCP dans la population globale de l’étude, ce bénéfice n’est pas retrouvé dans le sous-groupe des patients les plus graves. L’utilisation du CCP paraît sécuritaire, en l’absence de sur-risque thromboembolique ou de décès. Ces résultats soulignent la nécessité d’études prospectives pour préciser la place du CCP et optimiser les stratégies de réversion.

Aucun
Valérie WILMÉ (Strasbourg), Julien LE BLOAS, Sabrina GARNIER-KEPKA, Raphaël CLERE-JEHL, Eric BAYLE
15:07 - 15:14 #50383 - FC09-02 Pertinence des prescriptions de culots globulaires rouges au Service d’Accueil des Urgences avant et après sensibilisation des prescripteurs aux bonnes pratiques transfusionnelles.
FC09-02 Pertinence des prescriptions de culots globulaires rouges au Service d’Accueil des Urgences avant et après sensibilisation des prescripteurs aux bonnes pratiques transfusionnelles.

Introduction. La prescription de concentrés de globules rouges (CGR) au service d’accueil des urgences (SAU) doit suivre les recommandations de la HAS, malgré les contraintes organisationnelles. Cette étude évalue l’impact de la sensibilisation des prescripteurs aux Bonnes Pratiques Transfusionnelles (BPT) sur le taux de prescriptions pertinentes (TPP) de CGR. Matériel et méthodes. Une étude rétrospective observationnelle a été menée dans notre SAU sur 2 périodes de 6 mois avant et après plusieurs rappels (staff, affichage, flyers, mails) des BPT. L’objectif principal était d’évaluer les facteurs influençant le TPP selon le critère de jugement composite associant le respect des recommandations : du seuil transfusionnel + la durée de la transfusion + la qualification du CGR. Les données comparatives avant et après sensibilisation ont été réalisées en analyse univariée puis multivariée (p<0,05). Résultats. Entre le 01/12/23 et le 30/11/24, 392 demandes de CGR ont été analysées, 184 (46,9%) avant et 208 (53,1%) après sensibilisation. Ces demandes étaient à l’origine de la délivrance de 703 CGR. La moyenne d’âge des patients était de 73,2 ± 14,4 ans, le sex ratio de 1,2. Environ 56% des prescripteurs étaient spécialistes en médecine d’urgence, dont 57% d’internes. En analyse multivariée, la sensibilisation aux BPT améliore le TPP (OR 3,23 [1,19-9,59], p=0,026), surtout chez les internes (OR 4,10 [1,15-15,9], p=0,032) et séniors urgentistes (OR 4,67 [1,07-23,8], p=0,048), si le patient a des antécédents cardiovasculaires (OR à 18,6 [5,16-82,6], p<0,001) ou d’hémopathie / cancer solide (OR à 5,02 [1,43-22,4], p=0,02), et s’il présente des signes de mauvaise tolérance clinique de l’anémie (OR à 10,9 [3,29-50,6], p<0,001). Discussion. Les facteurs influençant le TPP sont liés à la fois au patient et aux prescripteurs. Le TPP semble 4 fois plus fréquent si le prescripteur est urgentiste. Conclusion. La sensibilisation des prescripteurs aux BPT améliore la pertinence globale des prescriptions de CGR mais reste perfectible. Ces résultats suggèrent l’intérêt d’outils d’aide à la prescription et d’une formation continue des prescripteurs de toute spécialité.

Aucun
Jade RATZEL (Dijon), Christelle PRUDENT, Patrick RAY, Pascal INCAGNOLI, Cindy TISSIER
15:14 - 15:21 #50424 - FC09-03 Comment accélérer le diagnostic d'une ischémie mésentérique aiguë en présence d'une douleur abdominale aux urgences ?
FC09-03 Comment accélérer le diagnostic d'une ischémie mésentérique aiguë en présence d'une douleur abdominale aux urgences ?

Contexte : La douleur abdominale aiguë est un motif de consultation très fréquent aux Urgences. Elle demeure toujours un véritable défi pour le clinicien. L’objectif de ce travail était donc d’identifier des critères clinico-biologiques prédictifs d’IMA parmi tous les patients admis aux urgences pour douleur abdominale nécessitant la réalisation d’un scanner abdomino-pelvien injecté. Méthodes : Tous les patients admis au sein du service d’accueil des urgences d’un centre hospitalo-universitaire, entre 01/01/2022 et 31/12/2022, pour une douleur abdominale nécessitant un scanner abdominopelvien injecté ont été rétrospectivement inclus. Les données anamnestiques démographiques, de l’examen clinique et les résultats des examens biologiques ont été recueillis. Les patients avec IMA ont été comparés aux patients sans IMA. Résultats : 613 patients ont été inclus, dont 16 pour une IMA (3%), 145 avec un scanner normal (23%) et 452 avec un autre diagnostic que l’IMA (74%). La comparaison entre patients avec IMA et ceux sans IMA a rapporté des différences significatives en termes d’âge, hypertension artérielle, dyslipidémie , antécédent de néoplasie, tableau occlusif, tachycardie, hypotension , hypoperfusion périphérique , polypnée, hypothermie , acidose, hyperlactatémie, cytolyse , et élévation de la protéine C réactive. Après analyse multivariée, seules 2 variables étaient indépendamment associées à l’IMA : la polypnée et la tachycardie. Le délai moyen entre l’admission du patient et la réalisation du scanner était significativement plus court pour les patients avec IMA. Ce délai était également raccourci lorsque les patients étaient admis en journée par rapport à la période de permanence des soins. Conclusion : L’IMA est tellement rare avec une présentation clinique aspécifique qu’il est vraiment difficile d’établir un score clinico-biologique diagnostique. Néanmoins, douleur abdominale avec tachycardie et polypnée doivent faire évoquer l’IMA. Les marqueurs biologiques utilisés en routine aux urgences en biologie standard et délocalisée (obtenue en quelques minutes comme les lactates et le pH), sont insuffisants pour discriminer les patients atteints d’IMA parmi les patients avec douleur abdominale. Les données anamnestiques, de l’examen clinique et de la biologie disponible à ce jour étant insuffisamment associé à l’IMA, d’autres marqueurs biologiques sont à identifier.

aucun
François FERRIER (La Ciotat)
15:21 - 15:28 #50588 - FC09-04 Elimination diagnostique de l'embolie pulmonaire de probabilité faible à intermédiaire via les outils PERC et YEARS.
FC09-04 Elimination diagnostique de l'embolie pulmonaire de probabilité faible à intermédiaire via les outils PERC et YEARS.

Introduction : L’embolie pulmonaire étant un enjeu de santé publique majeur et un défi économique, il en devient nécessaire de trouver une stratégie optimale permettant de réduire le recours abusif à l’Angio-TDM pulmonaire. Matériel et Méthode : L'objectif principal de cette étude rétrospective monocentrique est de juger l’efficacité de la combinaison de la règle PERC et de l’algorithme YEARS pour réduire le nombre d’angio-TDM réalisé aux urgences. Les critères de jugement secondaires concernent l’anticoagulation évitable, la réduction du dosage de D-Dimères et de l’irradiation sur la période d’inclusion. Résultats : Parmi les 174 patients de 17 à 97 ans ayant consulté aux urgences, 102 ont été inclus dans l’analyse. La majorité des patients exclus n’avaient pas eu d’angio-TDM pulmonaire (81,9%). 15 patients avaient un score PERC = 0, et 87 un score ≥ 1. Dans ce dernier groupe, 72 patients avaient un score YEARS = 0, et 15 un score ≥ 1. Les patients PERC 0 n’avaient pas d’embolie pulmonaire. 52% des imageries étaient évitables avec une réduction absolue de 30% comparée à la stratégie usuelle en ajustant les D-Dimère à l’âge. 11% des anticoagulations instaurées étaient évitables ainsi que 15% des dosages de D-dimères. L’irradiation aurait pu être diminuée de 265 mSv. Conclusion : En appliquant les score PERC et YEARS successivement, il est possible d’éliminer le diagnostic d’embolie pulmonaire de manière sécuritaire et réduire le nombre d’angio-TDM pulmonaire aux urgences.

Aucun
Michel MULLER (Reims), Guillaume GIORDANO ORSINI, Stéphane GENNAI, Laurent FAROUX
15:28 - 15:35 #50666 - FC09-05 Sondage multicentrique sur l’accès et l’utilisation des tests viscoélastiques en traumatologie vitale dans les services d’urgence suisses.
FC09-05 Sondage multicentrique sur l’accès et l’utilisation des tests viscoélastiques en traumatologie vitale dans les services d’urgence suisses.

Le traumatisme sévère constitue une cause majeure de morbidité et de mortalité à l’échelle mondiale, les décès précoces étant le plus souvent liés à l’hémorragie et au traumatisme crânio-cérébral. Dans ce contexte, une évaluation rapide et une prise en charge ciblée des saignements ainsi que de la coagulopathie sont essentielles. Les tests viscoélastiques, tels que le TEG et le ROTEM, présentent plusieurs avantages par rapport aux tests conventionnels de coagulation. L’objectif de notre étude était d’évaluer leur disponibilité et leur utilisation dans les services d’urgence (SU) suisses. Une enquête en ligne de 16 items, portant sur l’accès aux tests viscoélastiques, leurs modalités d’utilisation, la formation associée, ainsi que l’existence de protocoles d’hémorragie massive, a été adressée aux 52 SU reconnus par la Société suisse de médecine d’urgence et de sauvetage. Parmi eux, 12 étaient des « trauma centers » de niveau 1, dont 5 hôpitaux universitaires. Le taux de réponse était de 86,5 % (45/52). L’accès aux tests viscoélastiques a été rapporté par 44,4 % (20/45) des centres, tandis qu’une utilisation systématique chez les patients traumatisés graves n’était observée que dans 26,7 % (12/45) des SU. Les principaux utilisateurs étaient des « trauma centers » (75%, 9/12). Les dispositifs étaient minoritairement situés dans les SU (10%, 2/20) et plus souvent situés dans les laboratoires ou les blocs opératoires. Plus de la moitié des centres disposant de tests viscoélastiques déclaraient l’absence de formation formelle. Par ailleurs, 51,1 % (23/45) des répondants signalaient l’absence de protocole spécifique d’hémorragie massive. Parmi les centres disposant d’un tel protocole, la majorité reposait sur les tests conventionnels de coagulation (95.5%, 21/22), et une moindre proportion intégrait les tests viscoélastiques (59.1%, 13/22). En conclusion, l’utilisation des tests viscoélastiques dans les services d’urgence suisses demeure limitée, principalement aux centres experts en traumatologie vitale, avec un accès restreint en « point-of-care » et une formation hétérogène. Les protocoles d’hémorragie massive sont inégalement implantés et n’intègrent pas systématiquement les tests viscoélastiques.

Aucun
Matthieu LYON (Genève, Suisse), De Valence TIMOTHÉE, Fehlmann CHRISTOPHE
15:35 - 15:42 #50687 - FC09-06 Thrombose veineuse profonde aux urgences : caractéristiques épidémio-cliniques, thérapeutiques et évolutives.
FC09-06 Thrombose veineuse profonde aux urgences : caractéristiques épidémio-cliniques, thérapeutiques et évolutives.

Introduction : La thrombose veineuse profonde (TVP) est souvent gérée par les médecins de première ligne. Elle se manifeste par une diversité de symptômes non spécifiques. Le défi pour l’urgentiste est de ne pas passer à côté du diagnostic afin de prévenir deux complications majeures, l’embolie pulmonaire et le syndrome post-thrombotique. Une démarche diagnostique qui se base sur les scores de probabilité clinique et le dosage des D-Dimères pour guider l’imagerie est d’un grand apport pour l’urgentiste. Objectif : Décrire les caractéristiques épidémio-cliniques, thérapeutiques et évolutives des patients consultant les urgences avec suspicion de TVP. Méthodes : Étude prospective observationnelle monocentrique menée sur 7 ans (Mars 2017 – Avril 2024). Inclusion des patients âgés de plus de 18 ans qui consultaient avec suspicion de TVP. Recueil des caractéristiques épidémio-cliniques, biologiques et thérapeutiques des patients. Calcul des 2 scores de probabilité cliniques Wells et Primary Care. Le diagnostic de TVP a été basé sur l’échographie de compression. Résultats : Durant la période de l’étude, 341 patients ont été inclus. L’âge moyen était de 57 ± 17 ans. Le sex-ratio était de 0,95. Les comorbidités n (%) : hypertension artérielle 100(29,5), diabète 81(23,9), dyslipidémie 45(13,4). Les facteurs de risque thromboemboliques étaient n(%) : l’obésité et le surpoids 88 (26,2), les varices 82 (24,5), les antécédents personnels de maladie thromboembolique 60 (17,9), l’alitement 60 (18,3), néoplasie 19 (5,6), contraception orale 5 (1,5), femmes enceintes 4 (1,2), et postpartum 4 (1,2). La majorité des patients se présentaient avec un œdème et une douleur de l’un des membres 278 (83%). Le signe de Homans était positif chez 224 patients (67,1 %). La moyenne du score de Wells était de 2,41 ± 1,3 (forte probabilité 228 (66,9 %) et probabilité faible 81 (23,8 %)). La moyenne du score Primary Care était de 4,86 ± 2,54 avec une TVP probable chez 198 patients (58 %) et improbable chez 21 (6,1 %). La médiane des D-Dimères était de 3893 ng/ml (94-100000). Le diagnostic de TVP a été retenu chez 195 patients (57,8 %), 11 patients avaient une thrombose veineuse superficielle (3,3 %). Deux cent-douze patients (62,2 %) ont été hospitalisés et 129 (37,8 %) étaient rentrés au domicile. Conclusions : Une meilleure connaissance de la population ayant une suspicion de TVP, et de ses caractéristiques, permet de faciliter et d’organiser sa prise en charge aux urgences.

Aucun
Amira BAKIR (Tunis, Tunisie), Oumeima MESKI, Hanene GHAZALI, Hela BEN TURKIA, Amira TAGOUGUI, Amel BEN GARFA, Yosra MEJDOUB, Sami SOUISSI
15:42 - 15:49 #50913 - FC09-07 Durée optimale d'observation clinique chez les patients adultes avec hémorragie intracrânienne suite à un traumatisme crânien léger : Une revue systématique.
FC09-07 Durée optimale d'observation clinique chez les patients adultes avec hémorragie intracrânienne suite à un traumatisme crânien léger : Une revue systématique.

Contexte et objectifs Le traumatisme crânien léger (TCL) avec hémorragie intracrânienne (HIcT) est souvent géré par une observation prolongée aux urgences ou une hospitalisation, malgré de faibles taux d'intervention neurochirurgicale. Notre revue systématique visait à identifier la durée d'observation clinique requise pour détecter une détérioration neurologique ou un besoin d'intervention neurochirurgicale chez les adultes présentant un TCL complexe. Méthodes Nous avons réalisé une revue systématique suivant les directives PRISMA. Les études incluant des patients âgés de ≥16 ans avec une LCT légère (GCS 13–15) et une lésion intracrânienne confirmée par un CT initial étaient éligibles. Deux évaluateurs ont analysé les études et extrait les données. La qualité des études a été évaluée à l'échelle Newcastle-Ottawa. Les résultats incluaient la durée d'observation, la détérioration clinique, l'intervention neurochirurgicale, la mortalité et les retours aux urgences. Résultats Un total de 2241 documents a été identifié, dont 1519 titres et résumés ont été analysés. Trente et un articles en texte intégral ont été évalués, et 11 études ont satisfait aux critères d'inclusion. Toutes étaient d'un design observationnel et réalisées dans des services d'urgence. Elles incluaient plus de 20 000 patients adultes avec TCL complexe. Les populations de patients étaient principalement des adultes d'âge moyen à plus âgés, avec des âges moyens allant de 40 à 72 ans. Les études ont montré de faibles taux de détérioration neurologique et d'interventions neurochirurgicales parmi les patients gérés avec une observation courte. Les durées d'observation variaient de 6 à 24 heures. Les études ayant évalué les protocoles ont rapporté des temps d'observation médians entre 13 et 24 heures. Les taux d'intervention neurochirurgicale se situaient ≤1,2 %. Les visites non planifiées aux urgences étaient rares et les taux de mortalité faibles. Conclusions Les preuves suggèrent qu'une observation courte aux urgences est suffisante pour détecter une détérioration neurologique cliniquement significative chez la plupart des adultes avec TCL complexe. La détérioration neurologique et le retour aux urgences sont rares au-delà d'une période courte, surtout chez les patients à faible risque. Ces résultats soutiennent le développement de protocoles robustes pour optimiser la sécurité des patients.

Aucun
Beaudry ANOUCHKA (Québec, Canada), Marcel EMOND, Valérie BOUCHER, Xavier DUBUCS
16:00

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
FC11
16:00 - 17:00

Flash communications
Pneumologie et ventilation

Modérateur : Laurent GOIX (Conseiller technique SSE NRBCe, Référent SAMU de Zone Ouest) (Rennes)
16:00 - 16:07 #50385 - FC11-01 Intubation endotrachéale en médecine d’urgence : critères prédictifs d’échec à la première tentative.
FC11-01 Intubation endotrachéale en médecine d’urgence : critères prédictifs d’échec à la première tentative.

Introduction. L’intubation endotrachéale (IET) en médecine d’urgence (MU) est un geste très courant mais difficile et non dénué de conséquences. L’objectif de notre étude était de déterminer les critères d’échec à la première tentative d’IET en MU. Matériel et méthodes. Une étude prospective observationnelle de toutes les IET (SMUR et intra-hospitalier) a été menée dans notre service (CHU régional de 43000 passages/an et 4500 sorties SMUR/an environ) entre le 20/08/2024 et le 14/10/2025. Les dossiers des IET de patients ≥ 13 ans ont été analysés selon des critères démographiques, l’indication, le matériel, les scores d’intubation (Copenhague, Intubation Difficulty Score (IDS)), et les caractéristiques du premier opérateur. Une feuille d’intervention colligeant les données spécifiques à l’IET était complétée par le(s) opérateur(s) en fin d’intervention. Une analyse comparative multivariée entre les groupes « échec » et « réussite » au premier essai a été réalisée (p<0,05) à l’aide du logiciel R, les OR calculés pour des intervalles de confiance à 95%. Résultats. Sur 13 mois d’inclusion, l’absence de feuille d’IET complétée était estimée à 5-10%. Ainsi 326 IET ont été analysées, dont 286 (87,7%) réalisées en SMUR. L’âge médian des patients était de 66 ans, le sex ratio de 1,9. Le taux d’échec à la première tentative d’IET était de 37,3%. Sur les 311 IET dont la spécialité du premier opérateur était connue, 260 (83,6%) étaient réalisées par un urgentiste et 51 (16,4%) par un anesthésiste ou un IADE. Le vidéolaryngoscope (VL) était utilisé en première intention dans 21,1% des cas. L’analyse multivariée a montré que les variables associées à l’échec au premier essai étaient i) un opérateur urgentiste (comparé à un anesthésiste ou IADE), OR 7,1 [1,3 - 132,6], p=0,06, ii) un opérateur gaucher OR 4,4 [1,1 - 19,7], p=0,03 et iii) un score de Copenhague cliniquement inacceptable OR 8,3 [2,3 - 41,8], p=0,003. Le motif d’IET, l’expérience et la position de l’opérateur ou l’utilisation du VL d’emblée ne semblaient pas influencer le taux d’échec. Discussion. Conclusion. Le taux d’échec d’IET au premier essai était important et le VL sous-utilisé en première intention. Pour limiter l’échec au premier essai d’IET, des pistes d’amélioration devraient tenir compte des conditions de réalisation, des caractéristiques du patient et de l’opérateur.

Aucun
Fanny ALLENBACH (DIJON), Mélyssa PASQUIER, Tfifha RIADH, Patrick RAY, Pascal INCAGNOLI, Charly BOURGUIGNON, Cindy TISSIER
16:07 - 16:14 #50386 - FC11-02 Critères prédictifs de la survenue de pneumopathies après intubation endotrachéale en médecine d’urgence.
FC11-02 Critères prédictifs de la survenue de pneumopathies après intubation endotrachéale en médecine d’urgence.

Introduction. L’intubation endoctrachéale (IET) est un geste classique en médecine d’urgence (MU) et peut être associée à la survenue de pneumopathies (PNP). L’objectif de l’étude est de déterminer les critères prédictifs de survenue de PNP après une IET réalisée en SMUR et/ou aux urgences intra-hospitalières. Matériel et méthodes. Entre le 20/08/2024 et le 14/10/2025, une étude prospective observationnelle réalisée dans notre service (CHU, 45000 passages/an, 4500 sorties SMUR/an) a colligé 326 dossiers d’IET pour des patients ≥ 13 ans. Une analyse comparative multivariée entre les groupes 1 (présence de PNP) et groupe 2 (absence de PNP) a été réalisée à l’aide du logiciel R (p<0,05), afin de déterminer les variables associées à la survenue de PNP, selon des données démographiques, le matériel, l’existence de critères d’intubation difficile, et les caractéristiques de l’opérateur. Les OR étant calculés pour des intervalles de confiance à 95%. Résultats. 193 patients (59%) pour qui le devenir hospitalier était connu ont été inclus. L’âge médian des patients était de 66 ans, le sex ratio de 1,9. Parmi eux, 123 PNP (63,7%) étaient diagnostiquées durant l’hospitalisation, dont 6% répondant à la définition de PNP acquise sous ventilation mécanique. Lors de l’IET, le vidéolaryngoscope (VL) était utilisé en première intention dans 21,1% des cas. L’analyse multivariée montrait que les PNP étaient plus fréquentes pour les patients avec IMC ≥ 30 Kg/m2 (OR 2,8 [1,2 - 7,5]) et quand une aspiration endotrachéale au cours du geste était réalisée (OR 1,5 [0,8 - 2,9]). En revanche, les PNP étaient moins fréquentes quand l’IET était réalisée en SMUR (OR 0,2 [0,1 – 0,90] par rapport aux urgences intra-hospitalières et pour le motif ACR (OR 0,4 [0,2 – 0,8]. Les caractéristiques de l’opérateur n’étaient pas corrélées à la survenue de PNP dans les suites de l’IET. Discussion. Conclusion. Les PNP sont fréquentes après une IET en MU. Leur incidence était corrélée aux facteurs liés au patient (IMC), au motif de l’IET et à la procédure (intervention SMUR, aspiration endotrachéale) mais non à l’opérateur.

Aucun
Mélyssa PASQUIER (21000), Fanny ALLENBACH, Riadh TFIFAH, Pascal INCAGNOLI, Patrick RAY, Cindy TISSIER
16:14 - 16:21 #50399 - FC11-03 Analyse rétrospective des recours au service d’urgence du CHU de Rouen chez les patients atteints d’hypertension pulmonaire : comparaison des périodes pré et post diagnostic.
FC11-03 Analyse rétrospective des recours au service d’urgence du CHU de Rouen chez les patients atteints d’hypertension pulmonaire : comparaison des périodes pré et post diagnostic.

Analyse rétrospective des recours au service d’urgence du CHU de Rouen chez les patients atteints d’hypertension pulmonaire : comparaison des périodes pré et post diagnostic. M. Artur, N. Si Belkacem, M. Dusenne, E. Artaud-Macari , M. Roussel, A. Delamare Fauvel, M. Taalba Introduction : Le diagnostic d’hypertension pulmonaire (HTP) est souvent tardif, avec une présentation clinique avancée influant négativement sur le pronostic. Le recours aux services d’urgence chez ces patients, notamment avant le diagnostic de certitude, reste peu décrit. L’objectif de ce travail est de comparer les passages aux urgences pré‑ et post‑diagnostic chez des patients porteurs d’HTP. Matériel et méthode : Étude observationnelle, rétrospective, descriptive et monocentrique menée au CHU de Rouen à partir du registre haut‑normand de suivi de l’HTP. Tous les dossiers figurant dans le registre entre sa création (04/01/2007) et le 24/06/2024 ont été inclus. Les passages aux urgences dans les 5 ans précédant et suivant le diagnostic (jusqu’au 26/07/2025) ont été identifiés. La date de diagnostic correspondait à la consultation d’annonce par le spécialiste référent ou au cathétérisme cardiaque du centre d’HTP du CHU. Une analyse descriptive, puis une régression logistique pour la comparaison des périodes a été réalisée. Résultats : Parmi 451 patients du registre, 395 ont présenté 295 passages aux urgences : 94 pré‑diagnostic (31,9 %) et 201 post (68,1 %). La population comptait 53,9 % de femmes. Les groupes d’HTP majoritairement représentés étaient les groupes 1 (43,6 %) et 4 (26,4 %). Au total, 135 patients (34,2 %) ont consulté aux urgences dans les 5 ans avant le diagnostic et 160 (40,5 %) après. Les pressions artérielles systolique (136 IIQ [112‑158] vs 125 [109‑142]) et diastolique (80 [66‑93] vs 71 [61‑81]) étaient plus élevées avant le diagnostic (p = 0,01 et p < 0,0001), sans différence pour la fréquence cardiaque, la température, la SpO₂ ni le NT‑proBNP. La cyanose était davantage observée en post‑diagnostic (19,2 % vs 7,4 %, OR 0,3 [0,1‑0,8], p = 0,009). Aucune différence n’a été retrouvée pour la dyspnée, la douleur thoracique, les œdèmes, le malaise, l’insuffisance cardiaque, l’ascite ou la douleur abdominale. Conclusion : À l’exception de la cyanose et de la pression artérielle, aucun élément clinique ou paraclinique ne distinguait les passages aux urgences avant et après le diagnostic d’HTP.

Aucun
Mathieu ARTUR (Rouen)
16:21 - 16:28 #50463 - FC11-04 Détermination des facteurs individuels associés aux crises d’asthme induites par les orages.
FC11-04 Détermination des facteurs individuels associés aux crises d’asthme induites par les orages.

Introduction : L’asthme d’orage est un phénomène rare correspondant à des crises d’asthme survenant de manière épidémique au cours ou au décours d’un orage. Un épisode d’asthme d’orage est survenu en Ile-de-France le week-end du 10-11 juin 2023 en Île-de-France, entrainant une augmentation du nombre de passages aux urgences pour asthme de 1830 % chez les 15-44 ans le dimanche 11 juin 2023, par rapport au dimanche précédent 04 juin 2023. L’objectif de cette étude est d’identifier les éventuels facteurs de risque individuels associés à la survenue d’une crise d’asthme d’orage. Méthodes : Une étude observationnelle rétrospective multicentrique de type cas témoins a été menée dans trois services d’urgences parisiens. Ont été inclus les patients adultes admis aux urgences avec un diagnostic d’évènement asthmatiforme aigu (codage CIM-10 + relecture manuelle) entre le 22 mai et le 25 juin 2023. Les patients vus durant la période d’intérêt (10-12 juin 2023, groupe « orage ») ont été comparés à ceux ayant consulté les autres jours (groupe « hors orage »). Les données démographiques, cliniques et de prise en charge de patients ont été recueillies. Une analyse bivariée puis multivariée a été réalisée avec les variables dont le p était < 0,20 en analyse bivariée. Si deux variables étaient trop colinéaires, le choix de la variable intégrée dans le modèle était empirique. Les tests étaient bilatéraux avec un seuil de significativité à p < 0,05. Résultats : Au total, 199 patients inclus, dont 62 (31 %) dans le groupe « orage » et 137 (69 %) dans le groupe « hors orage ». Les patients du groupe « orage » étaient plus souvent des hommes (65 % vs 48 %, p=0,047), avaient moins de comorbidités (69 % vs 86 %, p=0,01) et de traitement de fond anti-asthmatique (10 % vs 38 %, p <0,001), et présentaient une saturation en oxygène plus basse à l’admission (95 [93-97] % vs 96 [95-98] %, p=0,02). En analyse multivariée, deux facteurs étaient statistiquement significatifs : un terrain atopique en faveur de l’asthme d’orage (OR ajusté [IC 95 %] = 2,61 [1,20-5,97]; p = 0,02), la présence d’un traitement de fond en défaveur (OR ajusté [IC 95 %] = 0,20 [0,06-0,56]; p =0,004). Parmi les patients avec asthme d’orage, les patients non connus asthmatique présentaient des formes plus sévères. Conclusion : L’asthme d’orage touche majoritairement des patients au terrain atopique ou des asthmatiques insuffisamment traités.

Aucun
Aziliz GUÉGUEN (PARIS), Youri YORDANOV, Pierre-Clément THIEBAUD, Agathe BEAUVAIS, Clarisse LE GUIFF, Thomas OLIVIER, Hyacinthe ESQUINA, Marie CALVEZ
16:28 - 16:35 #50681 - FC11-05 PARTICULARITES DES EXACERBATIONS AIGUËS DE BPCO SELON LE SEXE.
FC11-05 PARTICULARITES DES EXACERBATIONS AIGUËS DE BPCO SELON LE SEXE.

Introduction Les exacerbations aigues BPCO ont été longtemps considérées comme une maladie masculine mais sa prévalence chez la femme est en augmentation, notamment en raison de la progression du tabagisme féminin et du vieillissement de la population. Objectif L’objectif de ce travail était de comparer les caractéristiques cliniques, biologiques et évolutives des exacerbations aiguës de BPCO selon le sexe. Méthodes Il s’agit d’une étude prospective, descriptive et comparative incluant 99 patients hospitalisés pour exacerbation aiguë de BPCO sur une période allant de janvier 2024 à août 2025. Parmi ces patients, 83 étaient des hommes (83,8 %) et 16 des femmes (16,2 %). Les données cliniques biologiques et thérapeutiques ont été recueillies et analysés . Les comparaisons entre hommes et femmes ont été effectuées à l’aide du test du χ² pour les variables qualitatives et du test t de Student pour les variables quantitatives, avec un seuil de significativité fixé à p < 0,05. Résultats L’âge moyen chez les hommes était de 70,4 ± 10 ans, tandis qu’il était de 72 ± 10 ans chez les femmes. Les hommes étaient significativement plus tabagiques que les femmes (95,3 % contre 28,6 %, p = 0,001). Les troubles du rythme cardiaque étaient en revanche plus fréquents chez les femmes, observés dans 43,8 % des cas contre 16,9 % chez les hommes (p = 0,017). Les exacerbations sévères étaient également plus fréquentes dans la population masculine, représentant 63 % contre 31 % chez les femmes (p = 0,049). Le recours à la ventilation non invasive concernait 63 % des hommes et 31 % des femmes (p = 0,019). Une pneumopathie infectieuse a été retrouvée comme facteur de décompensation chez les hommes dans 60 % des cas contre 25 % chez les femmes (p = 0,027). La pression artérielle en oxygène (PaO₂) moyenne était significativement plus basse chez les hommes, estimée à 61 mmHg contre 68 mmHg chez les femmes (p = 0,019). La mortalité hospitalière était de 22,1 % chez les hommes et de 28,6 % chez les femmes, sans différence statistiquement significative. Conclusion Au cours des exacerbations aiguë de BPCO , les hommes présentent des exacerbations plus sévères, une hypoxémie plus importante et un recours plus fréquent à la ventilation non invasive.D’où la nécessité d’une prise en charge propres à chaque sexe.

aucun
Abdelkader IBN HADJ HMIDA (Nabeul, Tunisie), Maissa BACHROUCH, Siwar JERBI, Wifak BEN HMIDA, Farouk LABIEDH, Sami MAHFOUDHI
16:35 - 16:42 #50847 - FC11-06 Exacerbation aigue de broncho pneumopathies chroniques obstructives aux urgences: Valeur pronostique du Base Excess.
FC11-06 Exacerbation aigue de broncho pneumopathies chroniques obstructives aux urgences: Valeur pronostique du Base Excess.

Introduction : Le base Excess (BE) désigne un excès de la quantité de bases/ Litres du sang pour normaliser le PH. La valeur est généralement indiquée comme une concentration de −2 à +2 mÉq/L. Elle a été souvent utilisée en traumatologie comme facteur prédictif de mortalité. L’objectif de cette étude a été de déterminer la valeur pronostique du Base excess chez les patients admis aux urgences pour une excacerbation aigue du BPCO. Méthodes : Nous avons mené une étude prospective monocentrique observationelle et transversale sur une période de 1 an. Nous avons inclus les patients âgés de 18 ans et plus, admis aux urgences pour une exacerbation aigue de BPCO. Une gazométrie artérielle a été réalisée chez tous les patients à l’admission. Le Base Excess a été calculée à partir du pH artériel et de la PaCO2. Le critère de jujement principal a été composite d’’intubation avec la mortalité intra-hospitalière menée à partir du registre de décès de l’hôpital et le critère de jugement secondaire a été le recours à la VS-AI PEEP (BiPAP). Une analyse par la courbe ROC a été réalisée. Résultats : Nous avons inclus 120 patients admis aux urgences pour prise en charge d'une exacerbation aigue de BPCO, avec un sex ratio de 2 et un âge médian de 68 ans avec un minimun de 36 et maximum d'âge de 98. . Sur la gazométrie artérielle, la pco2 mesurée médian a été de 57.22[20.8 -144], un ph mesuré médian de 7,31 [6.89 - 7.56]. base excès calculé médian a été de 29,08 [ -0.36 et 94.6], 100 patients ont eu un excès de base supérieur à 2. 44 patients ont été traité d'emblée par ventilation non invasive à pression positive (VS-AI-PEEP). 14 patients sont intubés et 17 patients (14.2 %) sont décédés en intra-hospitalier. Le Base Excess a été corrélé au recours à la ventilation par VS-AI-PEEP avec (AUC = 0,707, p= 0,000, IC95% [0,604-0,810])et à la survenue d’ (intubation avec le décès en intra-hospitalier) avec AUC = 0,705, p=0,001, IC 95% [0,604-0,87] avec une valeur cutt-off BE ≤16. Conclusion : Le BE a montré un pouvoir discriminatif puissant (courbes ROC) pour la survenue des complications. La valeur cutt-off d’ un BE ≤ 16 mmol/l élévé par rapport à celle de la littérature est expliquée par le profil d’hypercapnie chronique chez les BPCO.

aucun
Wided BAHRIA LASGHAR (tunisie, Tunisie), Ines ALOUI, Khouloud OUERHANI, Wiem DEMNI, Ghada BEN AHMED, Dhekra HAMDI, Nour Elhouda NOUIRA
16:42 - 16:49 #50900 - FC11-07 La pneumopathie aiguë communautaire vue aux urgences: Facteurs prédictives d’évolution défavorables.
FC11-07 La pneumopathie aiguë communautaire vue aux urgences: Facteurs prédictives d’évolution défavorables.

Introduction : La pneumopathie aiguë communautaire (PAC) demeure une cause majeure de morbidité et de mortalité. Aux urgences, l’identification précoce des facteurs prédictifs d’évolution défavorable est essentielle afin d’optimiser la prise en charge. Méthodes : Il s’agissait d’une étude observationnelle, analytique et rétrospective portant sur 303 patients admis pour PAC au service des urgences du CHU Mongi Slim entre janvier 2022 et décembre 2024. Les données cliniques, radiologiques, biologiques et évolutives ont été recueillies. Les scores de gravité qSOFA, CURB-65 et FINE ont été calculés. Le critère de jugement principal était la survenue événements indésirables : transfert en réanimation, recours à la ventilation mécanique, choc septique, décompensation de tares ou décès. Résultats : L’âge moyen des patients était de 66 ans, avec un sexe ratio de 1,4. Les comorbidités les plus fréquentes étaient l’hypertension (47,5 %), le diabète (38,3 %) et la BPCO (23,1 %). Sur le plan radiologique, 22,8 % avaient une atteinte bilatérale. La gazométrie initiale montrait une PaO₂/FiO₂ < 250 chez 49,3 % des patients et une hyperlactatémie chez 22,4 %. Le score qSOFA ≥ 2 était retrouvé dans 30,4 %, le CURB-65 ≥ 2 dans 53,8 % et le FINE classes IV-V dans 57,8 %. Le recours à la ventilation non invasive était observait chez 23,7 % des patients et à la ventilation mécanique dans 3,9 % des cas. La durée médiane de séjours aux urgences était de 3 jours. Dans 72,9 % des cas la prise en charge était faite entièrement aux urgences. La mortalité aux urgences était de 23,7%. Les facteurs indépendants significativement associés à l’évolution défavorable étaient; un GCS<15 à l’admission( p=0,02, OR=10,26, IC[1,35-77,99]), le recours à un masque haute concentration( p=0,02, OR=9, IC[1,3-62,8])et le score de FINE( p=0,04, OR=1,97, IC[1,95-1,99]). Conclusion : Plusieurs facteurs cliniques, gazométriques et scores validés permettent d’identifier précocement les patients à risque d’évolution défavorable. L’amélioration de la stratification initiale pourrait optimiser l’orientation et réduire la mortalité.

aucun
Yessmine WALHA (TUNIS, Tunisie), Wiem DEMNI, Khouloud OUERHANI, Meriem MILEDI, Dhekra HAMDI, Wided BAHRIA, Monia BOUSSEN, Nourelhouda NOUIRA

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
FC10
16:00 - 17:00

Flash communications
Gastro-Entérologie

Modérateur : Patrice SERRE (Praticien Hospitalier) (Bourg-en-Bresse)
16:00 - 16:07 #50167 - FC10-01 Evaluation de la gravité des patients admis pour douleur abdominale avec le score de NEWS 2 aux urgences du Centre Hospitalier de Calais.
FC10-01 Evaluation de la gravité des patients admis pour douleur abdominale avec le score de NEWS 2 aux urgences du Centre Hospitalier de Calais.

Introduction : La douleur abdominale est un des motifs de consultation les plus fréquents aux urgences, avec des tableaux cliniques variés et d’une gravité parfois difficile à évaluer dès l’arrivée. Il n’existe à ce jour pas de score spécifique permettant cette évaluation. L’objectif principal de cette étude était de déterminer si le score de NEWS 2 reposant sur des critères cliniques exclusivement permettait de repérer efficacement les patients les plus graves. Méthode : Tous les patients majeurs consultant aux urgences de Calais sur l’année 2022 pour douleur abdominale étaient inclus. La gravité était déterminée par la prise en charge chirurgicale. Deux groupes ont été constitués : patients avec prise en charge chirurgicale et les autres. Le score de NEWS 2 était calculé pour chacun des patients et le meilleur seuil discriminant les deux groupes était recherché. Accord du DPO. Résultats : 2220 patients ont été inclus. Parmi eux, 129 (5,8%) ont bénéficié d’une prise en charge chirurgicale. Le score de NEWS 2 était significativement plus élevé chez ces patients à 1,81 contre 1,01. Le meilleur seuil discriminant était un score strictement supérieur à 1 avec une sensibilité à 45% et une spécificité à 75%, un score à 4 et plus avait une mauvaise sensibilité à 9% mais une très bonne spécificité à 96%. Conclusion : Le score de NEWS 2 ne permet pas de discriminer à lui seul efficacement les patients nécessitant une chirurgie urgente. Il peut cependant permettre la mise en alerte de l’équipe médicale lorsqu’il est élevé pour optimiser la prise en charge en termes de délai. L’évaluation clinique et les examens complémentaires restent indispensables pour estimer la gravité des patients présentant une douleur abdominale.

Aucun
Camille BAREILLE (Lille), Thibault KASTELIK, Thomas PARENT MILLAIRE, Eric WIEL
16:07 - 16:14 #50654 - FC10-02 Hémorragie digestive haute par hypertension portale chez les patients cirrhotiques : profil clinique, endoscopique et évolutif d’une cohorte tunisienne.
FC10-02 Hémorragie digestive haute par hypertension portale chez les patients cirrhotiques : profil clinique, endoscopique et évolutif d’une cohorte tunisienne.

Introduction L’hémorragie digestive haute liée à l’hypertension portale est une complication fréquente et grave de la cirrhose, associée à une morbi-mortalité élevée. Cette étude a pour objectif de décrire les caractéristiques cliniques, biologiques, endoscopiques et évolutives des patients cirrhotiques hospitalisés pour hémorragie digestive haute. Méthodes Il s'agit d'une étude prospective incluant tous les patients cirrhotiques hospitalisés pour hémorragie digestive haute entre janvier 2015 et août 2025. Les données recueillies comprenaient les informations démographiques, cliniques, biologiques, endoscopiques et évolutives. Résultats L’étude a inclus 73 patients, âge moyen de 61 ± 12 ans (30 hommes, 43 femmes). Les facteurs de risque hépatiques étaient présents dans 53,4 % des cas (16 fumeurs, 7 consommateurs d'alcool). Les comorbidités les plus fréquentes étaient l’hypertension artérielle (31,5 %) et le syndrome métabolique (30,8 %). Les étiologies de la cirrhose comprenaient l’infection virale C (26 %), la stéatohépatite (19,2 %) et l’infection virale B (16,4 %). L’hémorragie était inaugurale chez 21,9 %, avec des récidives dans 56,7 %. L’hématémèse (83,3 %) et le méléna (58,9 %) étaient les signes cliniques les plus fréquents. Le délai moyen de consultation était de 22 heures. À l'admission, l’hémoglobine moyenne était de 8,5 g/dl, l’albuminémie de 28,9 g/l, l’INR de 1,4 et la créatinine de 75 µmol/l. Les scores pronostiques moyens étaient : MELD = 11,8, AIMS65 = 1,3, Glasgow-Blatchford = 10,6, et Rockall = 6,47. L’endoscopie d’urgence a été réalisée dans 84,1 % des cas. La rupture de varices œsophagiennes était responsable de l’hémorragie dans 83,3 % des cas, nécessitant un geste hémostatique dans 62,3 %. Un traitement vasoactif a été administré à 83,7 %, et 45,1 % ont été transfusés. Les complications ont concerné 33 % des cas, et 4,3 % ont nécessité une admission en réanimation. La récidive précoce était observée dans 20,5 %, et la mortalité à J30 était de 13,7 %, avec une mortalité à long terme de 19,1 %. La prophylaxie secondaire a été instaurée chez 90,4 % des patients, principalement sous forme de traitement combiné (61,2 %). Conclusion L’hémorragie digestive haute liée à l’hypertension portale reste une complication grave de la cirrhose, marquée par une forte incidence de récidives et une mortalité notable. Il est crucial d’optimiser les stratégies de prévention et de suivi des patients à haut risque.

aucun
Abdelkader IBN HADJ HMIDA (Nabeul, Tunisie), Ghada GHARBI, Manel YAKOUBI, Asma BEN MOHAMED, Moufida MAHMOUDI, Amal KHSIBA, Mouna MEDHIOUB, Lamine HAMZAOUI
16:14 - 16:21 #50655 - FC10-03 Comparaison des scores pronostiques pour la prédiction de la mortalité hospitalière chez les patients cirrhotiques admis pour hémorragie digestive sur hypertension portale.
FC10-03 Comparaison des scores pronostiques pour la prédiction de la mortalité hospitalière chez les patients cirrhotiques admis pour hémorragie digestive sur hypertension portale.

Introduction L’hémorragie digestive sur hypertension portale est une complication grave de la cirrhose, entraînant une mortalité hospitalière élevée. Cette situation complexe nécessite une évaluation précise des risques pour orienter les décisions thérapeutiques. Divers scores pronostiques, comme le MELD, MELD-Na, MELD 3.0, Child-Pugh, ALBI et AIM65, sont utilisés pour évaluer la sévérité et prédire le risque de mortalité chez les patients cirrhotiques. L'objectif de cette étude était de comparer la performance de ces scores dans la prédiction de la mortalité hospitalière chez les patients cirrhotiques hospitalisés pour hémorragie digestive liée à l’hypertension portale. Méthodes Cette étude prospective analytique a inclus des patients cirrhotiques hospitalisés entre janvier 2015 et août 2025 pour hémorragie digestive liée à l’hypertension portale. Les données démographiques, cliniques et biologiques à l’admission ont été collectées, ainsi que les scores pronostiques MELD, MELD-Na, MELD 3.0, Child-Pugh, ALBI et AIM65. La mortalité hospitalière a été utilisée comme critère principal. La performance des scores a été évaluée par les courbes ROC, avec calcul de l’aire sous la courbe (AUC). Résultats 73 patients ont été inclus. L’âge moyen était de 61 ± 12 ans. Les étiologies principales de la cirrhose étaient l’hépatite C (26 %), la stéatohépatite (19,2 %) et l’hépatite B (16,4 %). Les médianes des scores pronostiques étaient :MELD : 11 (IQR 9-13) ,MELD-Na : 13 (IQR 10-17) ,ALBI : -1,6 (IQR -1,85 à -1,23) ,MELD 3.0 : 14 (IQR 12-17,5) ,Child-Pugh : 7 (IQR 6-7) ,GBS : 11 (IQR 11-13),AIM65 : 1 (IQR 1-2) Les courbes ROC ont montré que le MELD 3.0 avait la meilleure AUC (0,848, p=0,001), suivi du Child-Pugh (AUC 0,809, p=0,007) et du MELD-Na (AUC 0,720, p=0,007). Le MELD avait également une AUC de 0,721 (p=0,001). Les scores ALBI et AIM65 ont montré des performances plus limitées avec des AUC respectives de 0,638 (p=0,04) et 0,628 (p=0,022). Conclusion Le score MELD 3.0 a montré la meilleure capacité prédictive pour la mortalité hospitalière des patients cirrhotiques admis pour hémorragie digestive liée à l’hypertension portale, suivi du score Child-Pugh. Le MELD et le MELD-Na sont également de bons indicateurs. En revanche, les scores ALBI et AIM65 ont une performance plus faible, bien qu’ils restent significatifs. Ces résultats soulignent l'importance de choisir le score pronostique le plus adapté pour améliorer la prise en charge des patients à haut risque.

aucun
Abdelkader IBN HADJ HMIDA (Nabeul, Tunisie), Ghada GHARBI, Manel YAKOUBI, Asma BEN MOHAMED, Moufida MAHMOUDI, Amal KHSIBA, Mouna MEDHIOUB, Lamine HAMZAOUI
16:21 - 16:28 #50656 - FC10-04 Valeur prédictive des scores pronostiques Child Pugh, MELD, MELD-Na et MELD 3.0 de recours aux transfusions et aux catécholamines au cours de l’hémorragie digestive haute liée à l’hypertension portale chez les patients cirrhotiques.
FC10-04 Valeur prédictive des scores pronostiques Child Pugh, MELD, MELD-Na et MELD 3.0 de recours aux transfusions et aux catécholamines au cours de l’hémorragie digestive haute liée à l’hypertension portale chez les patients cirrhotiques.

Introduction : L’hémorragie digestive liée à l’hypertension portale est une complication fréquente de la cirrhose, souvent nécessitant des transfusions et l’administration de catécholamines. L’évaluation précoce de ces patients est essentielle pour optimiser la prise en charge. Des scores pronostiques tels que le Child-Pugh, le MELD, le MELD-Na et le MELD 3.0 sont utilisés pour évaluer la sévérité de la cirrhose, mais leur capacité à prédire le recours aux transfusions et aux catécholamines n’a pas été suffisamment étudiée. Cette étude prospective avait pour objectif de comparer la performance de ces scores dans la prédiction du recours à ces interventions thérapeutiques chez les patients cirrhotiques hospitalisés pour hémorragie digestive. Méthodes : L’étude prospective a inclus les patients cirrhotiques hospitalisés entre janvier 2015 et août 2025 pour hémorragie digestive liée à l’hypertension portale. Les scores pronostiques analysés étaient le Child-Pugh, le MELD, le MELD-Na et le MELD 3.0, calculés à l’admission. Les critères de jugement principaux étaient le recours aux transfusions et l’administration de catécholamines. La performance des scores a été évaluée par les courbes ROC et le calcul de l’aire sous la courbe (AUC). Résultats : 73 patients ont été inclus, avec un âge moyen de 61 ± 12 ans. Les étiologies de la cirrhose étaient dominées par l’hépatite C (26%), suivie de la stéatohépatite métabolique (19,2%) et l’hépatite B (16,4%). Les médianes des scores étaient les suivantes : Child-Pugh (8, IQR 7-10), MELD (15, IQR 11-18), MELD-Na (17, IQR 14-20), et MELD 3.0 (14, IQR 12-17). En analyse univariée, tous les scores (Child-Pugh, MELD, MELD-Na et MELD 3.0) étaient significativement plus élevés chez les patients ayant nécessité des catécholamines (p < 0,001 pour tous les scores). Les courbes ROC ont révélé les AUC suivantes : Child-Pugh (0,970), MELD (0,926), MELD-Na (0,950) et MELD 3.0 (0,944). Concernant le recours aux transfusions, aucun score ne s'est révélé significativement associé à cette intervention (p > 0,05 pour tous les scores). Conclusion : Tous les scores pronostiques (MELD, MELD-Na, Child-Pugh, MELD 3.0) ont montré une excellente capacité à prédire le recours aux catécholamines, avec une performance légèrement supérieure pour le Child-Pugh et le MELD-Na. Cependant, aucun score n’a prédictivement associé les transfusions, suggérant que d’autres facteurs cliniques ou biologiques doivent être pris en compte pour cette intervention.

aucun
Abdelkader IBN HADJ HMIDA (Nabeul, Tunisie), Ghada GHARBI, Manel YAKOUBI, Asma BEN MOHAMED, Moufida MAHMOUDI, Amal KHSIBA, Mouna MEDHIOUB, Lamine HAMZAOUI
16:28 - 16:35 #50719 - FC10-05 Performance des scores Rockall et Glasgow-Blatchford chez les patients avec hémorragie digestive aux urgences.
FC10-05 Performance des scores Rockall et Glasgow-Blatchford chez les patients avec hémorragie digestive aux urgences.

Introduction L’hémorragie digestive (HD) est un motif fréquent d’admission aux urgences, associé à une mortalité élevée. Les scores Rockall et Glasgow-Blatchford sont utilisés pour la stratification du risque, mais leur performance reste discutée. L’objectif de cette étude visait à évaluer la valeur pronostique de ces deux scores aux urgences. Méthodes Etude prospective monocentrique incluant les patients admis aux urgences (Janvier 2022-août 2025) pour HD. Les scores Rockall et Glasgow-Blatchford ont été calculés à l’admission. Les données démographiques, clinico-biologiques et évolutives ont été recueillies. Les critères de jugement étaient le recours à la transfusion de concentrés de globules rouges (CGR), la récidive hémorragique et la mortalité intrahospitalière. La performance prédictive des scores a été évaluée par l’analyse des courbes ROC. Résultats Inclusion de 160 patients, avec âge moyen=69±15 ans et sex-ratio=1,35. Le score de Rockall moyen =4±2 et le score de Glasgow-Blatchford moyen =11±3. L’hémoglobine moyenne à l’admission était de 7±3 g/dL. Le recours à une transfusion de CGR concernait 64% des patients. Une récidive hémorragique intrahospitalière était observée chez 19% des patients et la mortalité intrahospitalière était de 20%. Pour le recours à la transfusion, le score de Glasgow-Blatchford présentait une capacité discriminante significative avec une AUC de 0,620 (IC95% [0,523–0,717], p=0,013), contrairement au score de Rockall qui n’était pas significatif (AUC=0,544, IC95% [0,44–0,64], p=0,362). Concernant la récidive hémorragique intrahospitalière, le score de Glasgow-Blatchford présentait une performance significative avec une AUC de 0,625 (IC95% [0,51–0,74], p = 0,039), tandis que le score de Rockall montrait une tendance non significative (AUC = 0,611, IC95 % [0,503–0,72], p=0,066). Pour la mortalité intrahospitalière, les deux scores étaient significativement associés au pronostic, avec une AUC de 0,671 (IC95% [0,556–0,786], p=0,004) pour le score de Glasgow-Blatchford et de 0,642 (IC95% [0,538–0,747],p=0,017) pour le score de Rockall. Conclusion Le score de Glasgow-Blatchford a montré une meilleure performance pronostique que le score de Rockall pour la prédiction du recours à la transfusion et de la récidive hémorragique, tandis que les deux scores étaient associés à la mortalité intra-hospitalière. Ces résultats suggèrent l’intérêt d’une utilisation ciblée des scores de gravité aux urgences, en complément de l’évaluation clinique.

Aucun
Siwar JERBI (Tunisia, Tunisie), Abdelkader BELHADJ, Wifek BEN HMIDA, Mohamed Ali CHIBOUB, Amina BEN HSSINE, Emna RBIAA, Sami MAHFOUDHI
16:35 - 16:42 #50720 - FC10-06 Impact du type d’anticoagulation orale sur la sévérité et le pronostic des hémorragies digestives aux urgences.
FC10-06 Impact du type d’anticoagulation orale sur la sévérité et le pronostic des hémorragies digestives aux urgences.

Introduction Les anticoagulants oraux augmentent le risque d’hémorragie digestive (HD), nécessitant une prise en charge particulière et intensive aux urgences. L’objectif de cette étude était de comparer l’évolution et le pronostic des patients sous antivitamine K (AVK) et sous anticoagulants oraux (AOD) et non anticoagulés. Méthodes Nous avons mené une étude prospective monocentrique incluant les patients admis aux urgences pour HD entre janvier 2022 et août 2025. Les données collectées portaient sur les caractéristiques démographiques, cliniques et biologiques, et thérapeutiques. Les critères principaux étaient la transfusion de concentrés de globules rouges, la récidive hémorragique, la stabilisation hémodynamique, la mortalité intrahospitalière, et la durée de séjour aux urgences. Les comparaisons entre groupes ont été réalisées par ANOVA/Kruskal-Wallis et chi², avec p< 0,05 comme seuil de signification. Résultats Nous avons inclus 159 patients, répartis en trois groupes : AVK (n=69), AOD (n=18) et sans anticoagulant (n=72). L’âge moyen était respectivement de 73 ±14 ans dans le groupe AVK, 72±11 ans dans le groupe AOD et 65±15 ans dans le groupe non anticoagulé, avec une différence statistiquement significative (p =0,002). La durée moyenne de séjour aux urgences était de 60 ±50 heures dans le groupe AVK, de 40±36 heures dans le groupe AOD et de 45±40 heures dans le groupe non anticoagulé, sans différence significative entre les groupes. La mortalité intrahospitalière était respectivement de 16%, 22% et 23%, sans différence statistiquement significative. La récidive hémorragique intrahospitalière concernait 15% des patients sous AVK, 17% sous AOD et 25% des patients non anticoagulés, sans différence significative. La stabilisation hémodynamique a été obtenue chez 88% des patients sous AVK, 83% de ceux sous AOD et 76% des patients non anticoagulés, avec une tendance non significative. Le recours à la transfusion de concentrés de globules rouges était comparable entre les groupes (64% pour les AVK, 61% pour les AOD et 64% pour les non-anticoagulés). Tous les patients sous AOD ainsi que les patients sous AVK présentant un surdosage ont bénéficié d’une réversion par vitamine K et/ou complexe prothrombinique. Conclusion Aucune différence significative n’a été observée entre les groupes. Ces résultats soulignent l’importance d’une prise en charge individualisée, fondée sur la présentation clinique initiale et, en particulier, sur le retentissement hémodynamique.

Aucun
Siwar JERBI (Tunisia, Tunisie), Abdelkader BELHADJ, Syrine BACHROUCH, Wifek BEN HMIDA, Maissa BACHROUCH, Emna RBIAA, Sami MAHFOUDHI
16:42 - 16:49 #50761 - FC10-07 Profil épidémiologique des hémorragies digestives aux urgences.
FC10-07 Profil épidémiologique des hémorragies digestives aux urgences.

Introduction L’hémorragie digestive (HD) est une urgence fréquente, associée à une morbi-mortalité élevée. L’objectif de cette étude était de décrire les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et évolutives des patients pris en charge pour HD aux urgences. Méthodes Étude prospective, observationnelle, monocentrique, incluant tous les patients admis aux urgences pour HDH entre janvier 2022 et août 2025. Les données démographiques, cliniques, biologiques, modalités de prise en charge et évolution intrahospitalière ont été recueillis. Résultats Cent soixante patients ont été inclus, d’âge moyen 69 ± 15 ans, avec un sex-ratio de 1,35. Le score de Charlson moyen de 4±2. Les patients arrivaient majoritairement par leurs propres moyens (81%). Les principales comorbidités étaient l’hypertension artérielle (45%), le diabète (32%), la fibrillation atriale (35%) et l’insuffisance cardiaque (22%). Un traitement anticoagulant était présent chez 55% des patients, dominé par les AVK (43%). Les signes révélateurs étaient les mélénas (52%), l’hématémèse (44%) et les rectorragies (18%). Des signes périphériques de choc étaient observés chez 21%. L’hémoglobine moyenne était de 7 ± 2 g/dL. Un surdosage en AVK a été noté chez 40% des patients. Le score de Rockall moyen était de 4±2 et le Glasgow-Blatchford de 11±3. La prise en charge comprenait un remplissage vasculaire (25%), recours à la noradrénaline (12%), une transfusion sanguine (64%), des IPP par voie intraveineuse (90%) et une réversion des AVK par vitamine K et/ou PPSB dans 28% et 47% des cas. Une endoscopie œsogastroduodénale a été réalisée chez 57% des patients, avec un geste d’hémostase dans 5% des cas. Une stabilisation hémodynamique était obtenue chez 82%. La récidive hémorragique et la mortalité intra-hospitalière étaient respectivement de 19% et 20%. La durée moyenne de séjour aux urgences était de 46 ± 42 heures. Conclusion L’HD aux urgences concerne une population âgée et à haut risque, avec une mortalité encore élevée. L’optimisation de la prise en charge initiale et de l’accès à l’endoscopie urgente reste un enjeu majeur.

aucun
Abdelkader IBN HADJ HMIDA (Nabeul, Tunisie), Siwar JERBI, Farouk LABIEDH, Wifak BEN HMIDA, Rafiaa BAWANDI, Sami MAHFOUDHI
16:49 - 16:56 #50926 - FC10-08 La validation du score Glasgow-Blatchford : étude monocentrique.
FC10-08 La validation du score Glasgow-Blatchford : étude monocentrique.

Introduction : l’hémorragie digestive Haute reste une urgence potentiellement grave associée à une mortalité encore élevée malgré les l’amélioration de sa PEC . Plusieurs scores pronostiques ont été élaborés pour stratifier le risque de complications et de mortalité. De par leur nombre, leur diversité et leur complexité, l’application de ces scores pronostiques dans la pratique médicale quotidienne est délicate et leur utilité est controversée. Aucun n’est à ce jour employé de manière systématique et reconnue. Objectifs du travail : Notre but est de valider le score de Glasgow-Blatchford chez une population tunisienne. Méthodes :il s’agit d’une étude mono-centrique descriptive analytique portant sur 295 patients réalisée sur une période à partir de septembre 2019. Nous avons inclus les patients âgés de 18 ans ou plus, consultant les urgences pour HDH non traumatique. Un formulaire préétabli a été prospectivement rempli . L’analyse des données a été réalisé à l’aide du logiciel SPSS version 20. Différents tests statistiques ont été appliqués (test t indépendant ,test de Chi deux, tableaux croisés) selon les variables . on a considéré comme significatif un p inferieur ou égal à 0,05. Une analyse uni-variée puis multi-variée ont été fait pour dégager les items du score Glasgow-Blatchford (GBS). Nous avons calculé l’aire sous la courbe (AUROC) du GBS . Résultats : nous avons inclus 295 patients. Une prédominance masculine a été observée. Le GBS a été calculé pour notre population pour l’évaluation du risque de complications/ mortalité. La courbe ROC a mis en évidence une aire sous la courbe (AUROC) de 0,658 avec une sensibilité de 93,6% et une spécificité de 7,5% pour prévoir le décès/complications avec une valeur seuil de 2,5. Pour prévoir la mortalité, AUROC est de 0,685 avec une sensibilité de 95,5% et une spécificité de 4,6% . La corrélation avec le décès intra hospitalier était observée avec un AUROC de 0,792. Le GBS n’était pas prédictif de la nécessité d’un acte d’hémostase endoscopique avec une AUROC de 0,640. Se 96% Sp 21,4 %. Le GBS (AUROC 0,714) prédisait le besoin transfusionnel avec un seuil de 5,5 , une sensibilité de 98%et une spécificité de 26%. Les score était prédictif de la récidive hémorragique avec un AUROC 0,646, une Se 97,2% et une Sp8% ; avec un seuil 2,5 Conclusion : Le GBS parait sensible mais non spécifique. La nécessité d’établir un score de gravité pré-endoscopique, plus pratique et plus adapté à notre population

Aucun
Rahma JABALLAH, Houda BEN SALAH, Amina NAWEL (Sousse, Tunisie), Arij BAKIR, Rym YOUSSEF, Asma ZORGATI, Lotfi BOUKADIDA, Riadh BOUKEF

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM53
16:00 - 17:30

Conférence - Session Board Traumatologie non Vitale
Pour ou contre : l’urgentiste réduit les luxations complexes aux Urgences

Modérateurs : Jean-Paul FONTAINE (Chef de Service) (Paris), Eric TENTILLIER (directeur médical du CFARM) (Président du Collège Aquitain de Médecine d'Urgence)
Coordonnateur : Héloïse BANNELIER (Coordonnateur, Médecin, Paris)
16:00 - 17:30 Les luxations antérieures d'épaule complexes.
16:00 - 17:30 La luxation postérieure d'épaule.
16:00 - 17:30 Luxation de PTH.
16:00 - 17:30 Luxation de coude.
Amphi Bleu

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM49
16:00 - 17:30

Conférence - Session Board Thrombose
Trois questions brûlantes sur l’embolie pulmonaire aux Urgences

Modérateurs : Jean-Philippe DESCLEFS (Médecin urgentiste) (Corbeil-Essonnes), Gael GHENO (Chef de service) (Médecin, Annecy)
Coordonnateur : Thomas MOUMNEH (Coordonnateur, Médecin, Tours)
16:00 - 17:30 Controverse : faut-il doser les D-dimères à tous les patients suspects d’EP aux Urgences ? : Pour. Delphine DOUILLET (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Angers)
16:00 - 17:30 Controverse : faut-il doser les D-dimères à tous les patients suspects d’EP aux Urgences ? : Contre. Agathe BEAUVAIS (PHC) (Conférencier, Médecin, Paris)
16:00 - 17:30 Faut-il vérifier l’absence de dysfonction cardiaque droite infraclinique pour traiter en ambulatoire les patients ayant une EP ? Pierre-Marie ROY (PUPH) (Conférencier, Médecin, Angers)
16:00 - 17:30 Faut-il faire une désobstruction thrombotique aux patients ayant une EP de gravité intermédiaire forte ? Andréa PENALOZA (Chef de Service) (Conférencier, Médecin, Bruxelles, Belgique)
Amphi Havane

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM37
16:00 - 17:30

Conférence - Session commune SFMU / SRLF
Urgences onco-hématologiques

Modérateur : Pierre HAUSFATER (Chef de service) (Bordeaux)
Coordonnateur : Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
16:00 - 17:30 Complications spécifiques des hémopathies. Yann-Erick CLAESSENS (chef de service) (Conférencier, Médecin, Monaco)
16:00 - 17:30 Patient oncologique en réanimation. Naike BIGE (Conférencier, Médecin, Villejuif)
16:00 - 17:30 Comment optimiser le parcours des patients en onco-hémato : le point de vue de l'urgentiste. Olivier PEYRONY (MD, PhD) (Conférencier, Médecin, Paris)
16:00 - 17:30 Comment optimiser le parcours des patients en onco-hémato : le point de vue du réanimateur. Elie AZOULAY (Médecin) (Conférencier, Réanimateur, Paris)
16:00 - 17:30
Salle 241

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CLM04
16:00 - 17:30

Communications Libres Médecins
Qualité des soins et populations vulnérables

Modérateurs : Anne-Laure FERAL-PIERSSENS (Emergency Physician) (Médecin, Bobigny), Pierre Marie TARDIEUX (Chef de Pôle) (Nice)
16:00 - 16:10 #50172 - CP039 État des lieux sur les proportions des différentes indications de pose de sonde urinaire à demeure chez les personnes âgées aux urgences et évaluation des complications.
CP039 État des lieux sur les proportions des différentes indications de pose de sonde urinaire à demeure chez les personnes âgées aux urgences et évaluation des complications.

Le sondage urinaire à demeure (SUAD) est fréquent dans la prise en charge des personnes âgées aux urgences et reste souvent banalisé malgré le risque de dépendance iatrogène. Nous avons évalué les pratiques de SUAD afin d’identifier la part d’indications jugées appropriées et leurs conséquences cliniques. Méthodes : Nous avons inclus les patients âgés de ≥ 75 ans ayant bénéficié d’un SUAD lors de leur passage aux urgences du CHU de Nîmes. En l’absence de recommandations formalisées, un comité d’experts a classé les principales situations cliniques de SUAD selon un niveau de validité de l’indication, à partir de la littérature et de consensus d’experts. Chaque patient a ensuite été rattaché à l’un de ces niveaux. Résultats : Parmi les 102 patients inclus, 58,8 % ont été sondés sans indication validée. La première situation de SUAD jugée inappropriée était le globe urinaire asymptomatique sans stimulation préalable à la miction (29,7 % des patients). Au total, 52,9 % des patients ont présenté au moins une complication. La fréquence des complications ne différait pas entre les groupes avec et sans indication validée, mais la médiane de durée de séjour était prolongée de 4 jours chez les patients compliqués. Conclusion : La protocolisation du SUAD aux urgences, incluant une prise en charge spécifique des globes urinaires asymptomatiques, pourrait contribuer à limiter la dépendance iatrogène.

Aucun
Solène BOU AKL (Montpellier), Théo MATEJKA, Adrien BARRAUD
16:10 - 16:20 #50405 - CP040 Analyse de la chute du patient âgé consultant aux urgences : comment prédire le risque de récidive ? Étude cas-témoin.
CP040 Analyse de la chute du patient âgé consultant aux urgences : comment prédire le risque de récidive ? Étude cas-témoin.

Introduction : La chute est un évènement grave et fréquent chez les patients âgés consultant aux urgences. En dépit de nombreuses études sur le sujet, il reste difficile de stratifier le risque de récidive après une chute nécessitant un passage aux urgences. L’objectif de cette étude est d’identifier les facteurs de risque menant à cette récidive. Matériel et méthodes : Étude cas-témoin rétrospective, monocentrique ayant inclus les patients de plus de 75 ans qui ont consulté aux urgences du CHU de Rouen pour chute entre le 1er janvier 2022 et 31 décembre 2023 puis rentrés à domicile après l’épisode index. Les cas sont définis par une reconsultation pour chute dans les 3 mois suivant le retour à domicile, les témoins par l’absence de récidive. Les variables de chaque patient ont été recueillies puis analysées par l’intermédiaire de régressions logistiques univariées et multivariées. Un score prédictif de récidive de chute a été construit à partir du modèle multivarié. Résultats : Sur 6054 dossiers éligibles, 629 patients ont été inclus (202 cas et 427 témoins). L’âge moyen était de 86 ± 5,7 ans et les femmes représentent 67,3% de la cohorte. Les principaux facteurs de risque associés à la récidive de chute étaient un antécédent de chute avec passage aux urgences (ORa 3,59 IC95% [2,97-4,33]), des troubles de l’équilibre (ORa 2,87 IC95% [2,32-3,54]), des troubles neurocognitifs (ORa 2,51 IC95% [2,03-43,10]), la polymédication (ORa 1,97 IC95% [1,65-2,35]), une ostéoporose fracturaire (ORa 1,81 IC95% [1,46-2,25]), un trouble visuel (ORa 1,75 IC 95% [1,40-2,20]), une pathologie psychiatrique (ORa 1,72 IC95% [1,37-2,15]), la prise de diurétiques (ORa 1,51 IC95% [1,25-1,82]), une pathologie urologique (ORa 1,29 IC95% [1,06-1,56]) et une pathologie cardiaque (ORa 1,20 IC95% [1,03-1,41]). Enfin, le score proposé intégrant toutes les variables significatives de l’analyse multivariée cotées selon leur impact présente une AUC de 0,82. Conclusion : Cette étude met en évidence plusieurs facteurs cliniques et iatrogènes prédictifs de récidive de chute et propose un score simple d’utilisation pour guider les urgentistes dans l’identification des patients les plus à risque de récidive de chute.

Aucun
Myriam BELLAOUAR (ROUEN), Marie OZANNE, Mélanie ROUSSEL, Luc-Marie JOLY, Mikaël DUSENNE, Alix DELAMARE FAUVEL, Samuel TRÉTON, Julien GROSJEAN
16:20 - 16:30 #50504 - CP041 Durée de séjour prolongé en UHCD et mortalité des patients âgés.
CP041 Durée de séjour prolongé en UHCD et mortalité des patients âgés.

Introduction: L’augmentation du recours aux Structures d’Urgence (SU) par les patients âgés associé à une fermeture des lits d’hospitalisation en service de médecine s’accompagne d’une utilisation croissante des Unités d’Hospitalisation de Courte Durée (UHCD). Initialement destinées à des séjours inférieurs à 24 heures, ces unités accueillent désormais fréquemment des patients pour des durées plus longues. L’impact pronostique d’un séjour prolongé en UHCD chez le sujet âgé reste peu étudié. Matériel et méthodes: Étude rétrospective monocentrique menée aux Hôpitaux Universitaires de Strasbourg incluant tous les patients ≥ 75 ans admis aux SU pour une problématique médicale puis hospitalisés en service de médecine en 2019. Les patients ont été répartis selon leur durée de séjour en UHCD : ≤ 24h ou admission directe en service de médecine conventionnelle sans passage en UHCD (groupe contrôle) versus > 24h (groupe prolongé). Le critère de jugement principal était la mortalité à 28 jours après la sortie d'hospitalisation, en excluant tous les décès survenus pendant l’hospitalisation. Les critères secondaires incluaient la mortalité intra-hospitalière, la mortalité à 90 jours et la durée totale d’hospitalisation. Résultats: Sur 1849 patients inclus (âge moyen 84,7 ans ± 6 ans, 57 % de femmes), 39% ont séjourné plus de 24h en UHCD. Les deux groupes étaient comparables vis-à-vis des données démographiques analysées. En analyse multivariée, un séjour prolongé en UHCD était associé à une surmortalité à 28 jours (OR = 1,97 [1,20 - 3,27]) et à 90 jours (OR = 1,53 [1,10 – 2,13]). La mortalité à 28 jours était également impactée par l’âge (OR = 1,10 [1,05 – 1,15]) et le score de Charlson (OR = 1,21 [1,09 – 1,33]). La mortalité intra-hospitalière n’était significativement pas influencée après ajustement. La durée moyenne d’hospitalisation totale était plus longue pour les patients du groupe prolongé (15 ± 12 vs 12 ± 13 jours ; p<0,001). Conclusion: Pour des patients âgés, hospitalisés après un passage aux SU, pour une indication médicale, un séjour prolongé en UHCD constitue un facteur indépendant de surmortalité à 28 jours après leur sortie d’hospitalisation. Ces résultats soulignent la nécessité d’une réévaluation des indications et des durées de séjour en UHCD pour cette population vulnérable et de trouver des solutions pour permettre des admissions rapides en service de médecine conventionnelle.

Aucun
Margaux HANNE (Strasbourg), Alexandre BOUSSUGE, Pierrick LE BORGNE, Mathieu OBERLIN
16:30 - 16:40 #50596 - CP042 Association entre la fragilité et les issues cliniques chez les patients âgés admis aux urgences et nécessitant une chirurgie en urgences.
CP042 Association entre la fragilité et les issues cliniques chez les patients âgés admis aux urgences et nécessitant une chirurgie en urgences.

Introduction : La fragilité, état de vulnérabilité accrue, est reconnue comme un facteur prédictif d’événements indésirables après chirurgie. Cependant, son impact en chirurgie générale d’urgence dans le système de santé suisse reste peu documenté. Cette étude vise à évaluer l’association entre la fragilité et les résultats chez des patients âgés admis aux urgences et subissant par la suite une chirurgie générale d’urgence dans un hôpital tertiaire suisse. Matériel et Méthode : Une étude de cohorte rétrospective a inclus les patients ≥65 ans admis aux urgences entre janvier 2016 et décembre 2019 et nécessitant une chirurgie générale d’urgences. Les interventions admissibles comprenaient laparotomie, résection intestinale, réparation d’ulcère, appendicectomie et cholécystectomie dans les 72 heures suivant l’admission. La fragilité a été évaluée rétrospectivement à l’aide de l’échelle de fragilité clinique (CFS). Le critère principal était la mortalité à un an ; les critères secondaires comprenaient les complications, la durée d’hospitalisation et la destination à la sortie. Des modèles de régression multivariable ont été utilisés pour analyser les associations, ajustées pour l’âge, le sexe, et le nombre d’hospitalisation l’année précédente. Résultats : Parmi 683 patients (âge médian 76 ans ; 52,7 % femmes), 38,2 % présentaient une fragilité (CFS ≥5). La mortalité à un an était significativement plus élevée chez les patients avec fragilité (25,6 % vs 6,6 %), avec un OR ajusté de 2,9 (IC95 % : 1,7–5,1). La fragilité était associée à un risque accru de complications (aOR 2,3 ; IC95 % : 1,5–3,6), à une prolongation de séjour (+46,4 % ; IC95 % : 26,8–69,0) et à une sortie hors domicile (aOR 2,1 ; IC95 % : 1,4–3,2). Conclusion : La fragilité prédit indépendamment des issues défavorables après une chirurgie générale d’urgence chez les personnes âgées. Un dépistage systématique aux urgences pourrait améliorer la stratification du risque et orienter des décisions centrées sur le patient.

Aucun
Christophe A. FEHLMAMN (Geneva, Suisse), Clément STIERLIN, Kristina VAN DOOREN, Romeo RESTELLINI, Daniel MCISAAC, Frederic ROUYER, Debra EAGLES, Monica TALJAARD
16:40 - 16:50 #50630 - CP043 Regardez dans l’angle mort : Biais d’angle mort chez les directeurs des secours médicaux et les directeurs médicaux de crise.
CP043 Regardez dans l’angle mort : Biais d’angle mort chez les directeurs des secours médicaux et les directeurs médicaux de crise.

Introduction Le biais d’angle mort (BAM) désigne la forte tendance des individus à percevoir davantage les biais cognitifs chez autrui que chez eux-mêmes. En situation opérationnelle, ce biais cognitif peut altérer la prise de décisions du décideur. Les objectifs de l'étude étaient d’évaluer la prévalence du BAM chez les directeurs des secours médicaux (DSM) et les directeurs médicaux de crise (DMC), d'évaluer le lien entre le BAM et la personnalité, la prise de décision, la prise de risque, et certains biais cognitifs. Méthode Des questionnaires d’auto-évaluation ont été envoyé par courrier électronique aux médecins exerçant la fonction de DSM ou DMC dans des hôpitaux français. Le BAM était évalué par le Bias Blind Spot Scale. Les traits de personnalité étaient évalués par le Big Five, la disposition à la pleine conscience par le Freiburg Mindfulness Inventory, la prise de décision par le Melbourne Decision Making Questionnaire, et la prise de risque par l’échelle visuelle analogique du risque (EVAR). Les biais de surconfiance, d’illusion de contrôle et de mimétisme étaient évalués à l’aide du questionnaire de Belanes. Après une description du BAM et de ces corrélats, une analyse en clusters (K-means) a été réalisée pour comparer les médecins présentant un fort BAM à ceux présentant un BAM plus faible. Résultats 75 médecins ont été inclus (24 DMC, 51 DSM), d’âge moyen 47,2 9.2, exerçant sur l’ensemble du territoire français, dont 33% avaient géré plus d’une dizaine de situations de crises. Le BAM était présent dans la population (Zs> 4,5;ps<,01), seul 4 participants ne présentaient pas de BAM. Le BAM était associé négativement à la maitrise de soi (r =-,36;p=,001), et au trait de personnalité « ouverture » (r =-,32;p=,004). L’analyse en clusters a montré que les médecins présentant un fort BAM présentaient un niveau d’impulsivité plus faible que les médecins avec un BAM plus faible (Z =-2,22;p=,03). En revanche, ils avaient davantage de biais de surconfiance (Z =2,31;p=,02) et de biais d’illusion de contrôle (Z =2,11;p=,03) que les médecins avec un BAM plus faible. Conclusion Le BAM est fortement prévalent chez les DSM et DMC. Son association avec certains traits de personnalité et biais cognitifs suggère un risque accru de vulnérabilité décisionnelle en situation de crise. Ces résultats plaident pour l’intégration d’interventions ciblées, notamment métacognitives, afin d'améliorer la conscience des biais chez les décideurs médicaux.

Aucun conflit d'intérêt
Giaume LOUISE (Lorient), Zohrah RALAIDOVY, Marc LILOT, Mathieu RAUX, Marion TROUSSELARD
16:50 - 17:00 #50757 - CP044 Impact de la Roue des Emotions dans le débriefing en simulation médicale : une étude prospective en médecine d’urgence.
CP044 Impact de la Roue des Emotions dans le débriefing en simulation médicale : une étude prospective en médecine d’urgence.

Introduction La simulation en santé est un outil d’apprentissage actif reposant sur le débriefing, étape centrale de l’analyse réflexive. Les émotions jouent un rôle majeur dans l’apprentissage, mais restent souvent peu explorées lors de la phase de réaction du débriefing. La Roue des Émotions de Plutchik est un outil visuel visant à faciliter leur identification et leur expression. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact de l’utilisation de la Roue des émotions sur la qualité du débriefing d’étudiants de DESMU, évaluée à l’aide de la grille EOSAD (Évaluation Objectivée des Séances d’Analyse de Débriefing). Méthodes Il s’agissait d’une étude interventionnelle prospective monocentrique randomisée, menée dans un centre de simulation, impliquant des formateurs certifiés. Huit séances de simulation haute fidélité ont été randomisées en deux groupes : débriefing avec ou sans utilisation de la Roue des émotions. Les débriefings ont été vidéo-enregistrés et évalués à l’aide de la grille EOSAD par deux évaluateurs externes indépendants ; la concordance inter-juges a été analysée. Le critère de jugement principal était le score EOSAD total. Les analyses statistiques reposaient sur des tests non paramétriques (Mann-Whitney, Kruskal-Wallis). Résultats Le groupe sans Roue des émotions présentait une médiane de score EOSAD significativement plus élevée que le groupe avec Roue des émotions (31,6 versus 22,8 ; p = 0,029). Le critère « réaction » était le moins bien évalué, tous groupes confondus. La différence de scores entre formateurs n’était pas significative (p = 0,056). La concordance inter-juges des scores EOSAD était élevée (R² = 0,86). Conclusion L’utilisation de la Roue des émotions n’a pas amélioré la qualité du débriefing et pourrait même avoir eu un effet défavorable. Ces résultats doivent être interprétés avec prudence, compte tenu d’une puissance statistique limitée et d’une variabilité inter-formateurs susceptible d’avoir influencé les scores, sans pouvoir être formellement mise en évidence. Un renforcement de la formation des formateurs à l’exploration émotionnelle et à l’animation de la phase de réaction semble nécessaire. L’usage régulier de la grille EOSAD en autoévaluation pourrait constituer un outil pertinent pour améliorer la qualité des débriefings.

Aucun
Magali CABOT (TOURS), Frederic PARIS
17:00 - 17:10 #50840 - CP045 Formation des soignants au dépistage des violences conjugales aux urgences à travers un e-learning. Évaluation du dépistage au travers du taux de pré plainte simplifiée.
CP045 Formation des soignants au dépistage des violences conjugales aux urgences à travers un e-learning. Évaluation du dépistage au travers du taux de pré plainte simplifiée.

Introduction : Les violences conjugales à l’encontre des femmes constituent un véritable enjeu de santé publique. Son dépistage reste difficile aux urgences par manque de temps, de formation, et touche toutes les catégories socio-professionnelles. Face à ce constat, nous avons souhaité évaluer les compétences acquises après simulation numérique et son impact à distance sur l’amélioration du dépistage et de la prise en charge aux urgences. Matériel et méthode : Étude interventionnelle monocentrique réalisée aux urgences du CHU de CLERMONT-FERRAND en 2024 évaluant les connaissances avant et après simulation numérique sur les violences conjugales. Celle-ci est constitué de trois diaporamas commentés ainsi qu’une vidéo réalise de manière pluridisciplinaire. L’amélioration des compétences à distance de la formation a été évaluée par le nombre de pré-plainte simplifiées réalisées et par le nombre de consultations post-urgences spécifiques aux violences conjugales. La satisfaction et l’amélioration du ressenti face aux violences a été également évalué sur une échelle de 1 à 10 suivie d’un questionnaire d’évaluation des pratiques. Résultats : La formation a été suivie par 38 soignants. Parmi eux, 14 ont réalisé le questionnaire d’évaluation post formation immédiate. La note moyenne sur 20 au questionnaire de connaissances avant/après formation été respectivement de 12,3 +/- 1,7 vs 15,2 +/- 1,4, p<0,01. Six mois après cette formation numérique, le nombre de pré-plaintes simplifiées et de consultation post urgences ont augmenté de 6% (p=0,66) et de 7% (p=0,55) respectivement par rapport à une période avant formation. Cette étude a mis en évidence une amélioration significative du ressenti des soignants dans la prise en charge des victimes face aux violences conjugales avant/après formation (p<0,01). Conclusion : Les violences conjugales sont sous-diagnostiquées lors des consultations aux urgences. Il n’existe pas de profil type, c’est pourquoi un dépistage systématique avec une attention particulière aux situations à risque est important comme le recommande la HAS (2019). Notre étude montre qu’une formation numérique contribue à améliorer leur dépistage, comme en témoigne l’augmentation des pré-plaintes simplifiées observée après sa mise en place. Le faible taux de participation des soignants souligne une prise en compte encore insuffisante de l’importance de cette problématique.

aucun
Vanessa CLEMENT (Clermont Ferrand), Charlotte AYZAC, Fares MOUSTAFA, Dorian TEISSANDIER
Salle 242A

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
SIS28
16:00 - 17:00

Session Interactive
Quiz : les pièges du tri

Modérateur : Emeline DELON (infirmière) (Nîmes)
Coordonnateur : Emeline DELON (Coordonnateur, Nîmes)
Venez étudier différents cas concrets pour ne plus vous faites plus avoir sur le tri.
16:00 - 17:00 Quiz : les pièges du tri. Olivier PICOT (IDE) (Conférencier, IDE, Paris)
Salle 242B

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CMS12
16:00 - 17:00

Table ronde
Les violences sexistes et sexuelles à l'hôpital

Coordonnateur : Caroline VAREILLE (Coordonnateur, Paris)
Comment dépister, prévenir et prendre en charge les violences sexistes et sexuelles a l'hôpital : Un sujet tabout qui nécessite une évolution des mentalités.
16:00 - 17:00 Rappel de la loi, dépistage et prévention. Natacha HENRY (Consultante) (Conférencier, Historienne, Essayiste féministe , Paris)
16:00 - 17:00 En pratique à l'hôpital, ça donne quoi ? Benoît DOUMENC (ph) (Conférencier, Médecin, Paris)
16:00 - 17:00 Constat et avenir. Laora TILMAN (cheffe de bureau) (Conférencier, Cheffe de bureau prise en charge santé mentale et public vulnérable DGOS, Paris)
Salle 243

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CMS02
16:00 - 17:30

Conférence
Dyspnée

Modérateurs : Manon KACED (IPA MU) (IPA Urgences, Lyon), Alexandra MOUROT (Urgences) (Narbonne)
Coordonnateur : Merlin DESCOURS (Coordonnateur, Toulon)
Comment repérer et traiter les signes de gravité de la dyspnée à chaque étape de la prise en charge.
16:00 - 17:30 Régulation de la dyspnée. Aurélien LACOUR (ARM) (Conférencier, ARM, Châteauroux)
16:00 - 17:30 Triage de la dyspnée par l'IOA. Bénédicte PERROMAT (IDE) (Conférencier, IDE, Bordeaux)
16:00 - 17:30 Quand ça ventile mal... Jérémy GUY (IADE) (Conférencier, IADE, Bobigny)
16:00 - 17:30 ...et que ça s'arrête. Steven LAGADEC (Infirmier) (Conférencier, IDE, Paris)
Salle 251

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CLS02
16:00 - 17:30

Communications Libres Soignants

Coordonnateur : Jean-Baptiste MAGNIN (Coordonnateur, Brest)
16:00 - 16:15 #50077 - CP133 Pratique avancée infirmière et services d’urgences : vers une nouvelle organisation des soins en Belgique.
CP133 Pratique avancée infirmière et services d’urgences : vers une nouvelle organisation des soins en Belgique.

Introduction : Les services d’urgences belges sont confrontés à une surcharge croissante, liée notamment à l’augmentation des passages, au vieillissement de la population et à la pénurie de professionnels de santé. Dans ce contexte, l’émergence de la pratique avancée infirmière (IPA) représente une piste prometteuse pour améliorer l’efficience des soins. Cette étude vise à répondre à la question suivante : comment optimiser l’intégration des infirmiers de pratique avancée dans les services d’urgences du Hainaut ? Matériel et Méthode : Une méthodologie mixte a été retenue, combinant une étude quantitative et une étude qualitative à partir d’un unique outil divisé en deux volets. Le volet A consistait en des entretiens dirigés (quantitatif) menés auprès de 48 infirmiers exerçant dans trois services d’urgences du Hainaut. Le volet B reposait sur 17 entretiens semi-dirigés (qualitatif) auprès d’infirmiers, de chefs d’unité et d’une personne ressource. L’étude visait à recueillir les perceptions, identifier les freins et leviers à l’intégration des IPA et anticiper les impacts organisationnels. Résultats : La majorité des infirmiers interrogés présentaient une connaissance faible à moyenne de la pratique avancée (81 % avec un score ≤ 3/6), mais manifestaient un intérêt marqué et une opinion globalement favorable à son intégration. Les répondants perçoivent la fonction d’IPA comme valorisante pour la profession infirmière et potentiellement bénéfique pour la réduction des temps de prise en charge, notamment dans les filières de type Fast-Track pour patients de faible acuité (U4–U5). Les principaux freins identifiés sont l’ambiguïté du cadre légal, l’absence de modèle de rémunération et la crainte d’une hiérarchisation ou d’une confusion des rôles avec les infirmiers spécialisés et les médecins. Conclusion : L’intégration des infirmiers de pratique avancée dans les services d’urgences apparaît comme une perspective favorable et souhaitée par les équipes de terrain. Son optimisation nécessite toutefois la clarification du rôle et du statut des IPA, l’information du personnel et du public, la mise en place d’un modèle de rémunération adapté et une phase d’adaptation progressive. Ces résultats soutiennent le développement des IPA comme levier d’amélioration de la qualité, de la rapidité et de la continuité des soins aux urgences.
Lucile CANON (Odomez, Belgique), Sophie SORIANO, Guillaume STORTONI
16:15 - 16:30 #50583 - CP134 Instructions de sortie pour les patients adultes aux urgences : quels sont leurs besoins en informations ?
CP134 Instructions de sortie pour les patients adultes aux urgences : quels sont leurs besoins en informations ?

Introduction : Le retour à domicile après une consultation aux urgences est une transition de soins à haut risque, souvent associée à des consignes brèves et peu structurées, limitant la compréhension et favorisant des réadmissions évitables. Les données récentes sur les besoins d’information lors de la sortie sont manquantes. Cette étude vise à les décrire afin d’élaborer des instructions de sortie mieux adaptées et centrées sur le patient. Méthode : Une étude qualitative a été menée dans le secteur ambulatoire d’un service d’urgences universitaire suisse. Cinquante patients francophones de 18 à 65 ans ont été interviewés par téléphone 24 h après leur sortie. Un guide semi-structuré, interrogeant les besoins en informations des patients à travers 5 domaines explorait les styles d’apprentissage, l’expérience d’enseignement, les formats souhaités et les obstacles rencontrés. Les données ont été analysées par codage déductif par deux chercheurs avant de quantifier la fréquence des thèmes pour aider à la priorisation des résultats. Résultats : Vingt et un thèmes ont été identifiés au sein des cinq domaines explorés. Les patients mobilisent en moyenne 1,8 canal d’apprentissage, 50 % privilégiant l’oral et 52 % l’écrit. 58 % déclarent n’avoir rien appris de nouveau, et 71 % rapportent des informations manquantes, notamment sur les temps d’attente aux urgences (43 %), les examens (41 %) et la coordination des soins (36 %). L’environnement constitue un frein : 31 % évoquent le bruit ou le manque d’intimité. Le manque de temps est souligné par 36 % des patients, et 28 % estiment que la rapidité ou la densité des explications limite leur mémorisation. Par ailleurs, 45 % souhaitent recevoir les consignes dans un lieu calme. Les patients demandent des informations claires, sans jargon, ainsi que des supports personnalisés et multimodaux. La demande d’outils numériques est élevée : 74 % citent les supports digitaux comme moyen privilégié pour accéder ou revoir l’information. Conclusion : Les patients quittant les urgences présentent des besoins d’information variés et souvent non satisfaits. Des instructions multimodales, structurées, co-conçues avec les patients, délivrées dans un environnement calme et répétées, pourraient améliorer la compréhension, renforcer l’autonomie et réduire les retours évitables. La sortie doit être considérée comme une étape de soins à part entière que l’ensemble de l’équipe médico-infirmière doit pleinement se réapproprier.
Marine DESJARDINS (Lausanne, Suisse), Marie SIEBER, Eva FAVRE, Pierre-Nicolas CARRON
16:30 - 16:45 #50608 - CP135 Traduction et évaluation psychométrique de l'échelle 'nurse clinical reasoning scale’,validation et adaptation culturelle auprès des infirmiers marocains.
CP135 Traduction et évaluation psychométrique de l'échelle 'nurse clinical reasoning scale’,validation et adaptation culturelle auprès des infirmiers marocains.

Introduction : Le raisonnement clinique constitue une compétence essentielle de la pratique infirmière et un pilier des soins avancés, en particulier en médecine d’urgence. Un raisonnement clinique efficace permet une détection précoce de la détérioration de l’état des patients et améliore les résultats cliniques, tandis qu’un raisonnement défaillant est associé à des erreurs de jugement et de prise en charge. La Nurse Clinical Reasoning Scale (NCRS) est un outil d’autoévaluation validé permettant d’explorer cette compétence. Toutefois, aucune version francophone adaptée au contexte culturel marocain n’était disponible. L’objectif principal de cette étude était de traduire, d’adapter culturellement et de valider psychométriquement une version franco-marocaine de la NCRS. Les objectifs secondaires visaient à évaluer le niveau de raisonnement clinique des infirmiers marocains et à analyser son association avec l’âge et l’expérience professionnelle. Matériels et méthodes : Il s’agissait d’une étude transversale multicentrique conduite selon les recommandations internationales d’adaptation transculturelle des instruments de mesure. Le processus comprenait une traduction directe et une rétro-traduction, une validation du contenu par un comité d’experts, un pré-test, puis une évaluation psychométrique auprès d’infirmiers marocains exerçant en milieu hospitalier (N = 205). Résultats : La version franco-marocaine de la NCRS a montré une excellente validité de contenu (S-CVI = 1). La fidélité interne était excellente (α = 0,93) et la stabilité test–retest modérée (ICC = 0,623). L’analyse factorielle confirmatoire a mis en évidence une structure unidimensionnelle justifiant 51,7 % de la variance totale, avec des indices d’ajustement satisfaisants (CFI = 0,925 ; TLI = 0,912 ; RMSEA = 0,0874, IC 90 % : 0,0735–0,101). Le score moyen de raisonnement clinique était de 52,3. Une corrélation positive forte a été observée entre le raisonnement clinique et l’âge (ρ = 0,725 ; p < 0,001), ainsi qu’une différence statistiquement significative selon l’expérience professionnelle (p < 0,001). Conclusions : La version franco-marocaine de la NCRS est un outil valide, fiable et culturellement adapté pour évaluer le raisonnement clinique des infirmiers au Maroc. Elle peut être utilisée en formation initiale, en pratique clinique et dans la recherche en soins infirmiers.
Soufiane AIT HAMMOU (Rabat, Maroc), Elkhalloufi FAHD, Bouchra ARMEL
16:45 - 17:00 #50075 - CP136 La réévaluation de la douleur en secteur ambulatoire aux urgences du CHU de C. pour les patients présentant une douleur modérée à intense.
CP136 La réévaluation de la douleur en secteur ambulatoire aux urgences du CHU de C. pour les patients présentant une douleur modérée à intense.

Introduction : La douleur reste un enjeu central de la prise en charge aux urgences, tant pour la qualité des soins que pour les dimensions éthiques et organisationnelles qu’elle implique. Si l’évaluation initiale est bien intégrée aux pratiques, la réévaluation de la douleur reste souvent informelle et peu tracée, limitant l’adaptation des traitements. Méthode : Ce mémoire repose sur une étude en trois phases réalisée en secteur ambulatoire d’un service d’urgence : une analyse rétrospective de 100 dossiers, une enquête prospective par questionnaire auprès de 100 patients, puis une comparaison entre les perceptions des patients et la traçabilité dans les dossiers. L’objectif principal était d’évaluer la fréquence et la traçabilité de la réévaluation de la douleur. Résultats : Les résultats montrent une perception de la réévaluation par une majorité de patient (71%), mais une traçabilité très faible dans les dossiers (3% en rétrospectif, 16% en prospectif). Des délais prolongés entre l’évaluation et traitement ont également été mis en évidence. Discussion : Ces résultats soulignent un écart entre les pratiques cliniques et les recommandations, qui peut être attribué à plusieurs facteurs, tels que : une surcharge de travail, un problème organisationnel, un épuisement des équipes soignante, et un outil informatique peu adapté.
Amélie MALASSENET (Clermont Ferrand), Farès MOUSTAFA, Dorian TEISSANDIER
17:00 - 17:15 #50457 - CP137 Evaluation de la mise en œuvre de la régulation psychiatrique au sein d'un SAS d’outre-mer.
CP137 Evaluation de la mise en œuvre de la régulation psychiatrique au sein d'un SAS d’outre-mer.

Introduction : Le service d’accès aux soins (SAS), dispositif créé pour apporter une réponse rapide aux besoins de soins non programmés, a pu se doté d’une filière psychiatrique (SAS-Psy) afin d’optimiser la prise en charge extra hospitalière des patients psychiatriques. Le SAS-Psy s’est mis en place depuis février 2024. Méthodes : Il s'agit d'une étude rétrospective a été menée entre le 01/02/2024 et le 30/09/25 (20 mois) sur l’activité et l’efficacité de la mise en place du SAS-Psy. Résultats : La mise en place du SAS- Psy, du lundi au vendredi de 10 à 20 heures, a permis de mettre en place une régulation spécialisée par un infirmier avec une expérience en urgences psychiatrique et participant également à l’équipe de psychiatrie d’intervention de crise, moyen mobile d’intervention sur les interventions à motif psychiatrique. Le bilan d’activité est dans le tableau 1. Un des point d’intérêt est la diminution de la régulation psychiatrique par la filière AMU de façon progressive, qui était de 4679 DRM en 2023 (12,8 / jour), à 3244 en 2024 (8,8 / jour) et 3131 en 2025 (8,6 / jour). L’envoi sur les urgences psychiatriques en direct est aussi un résultat positif nouveau dans la mise en place. Conclusion : Le SAS-Psy au SAMU apporte une valeur ajoutée par une compétence psychiatrique, une évaluation sur place par l’équipe mobile et pour une prise en soins la plus adaptée, en collaboration avec les équipes de psychiatries du territoire.
Sylva THEODOSE (FORT DE FRANCE, Martinique), Florian NEGRELLO, Patrice PINEL-FEREOL, Vianney AQUILINA, Kateline LARCHER, Claudine VERROUX, Thomas ROS, Papa GUEYE
17:15 - 17:30 #50706 - CP138 La place du consentement pour les soins réalisés dans les services d'urgence.
CP138 La place du consentement pour les soins réalisés dans les services d'urgence.

Ce travail de recherche, réalisé dans le cadre d’un Master IPA, porte sur le recueil du consentement pour les soins réalisés dans les services d’urgence. Le master m'a permis de prendre du recul par rapport à ma pratique infirmière , de lui redonner du sens grâce aux apports reçus, plus particulièrement l'unité d'enseignement Législation-Ethique-Déontologie où les quatre principes de l'éthique ont été développés: la bienfaisance, la non malfaisance, l'autonomie et la justice. Les services d'urgence sont des environnements marqués par l’intensité, la pression temporelle et des contraintes organisationnelles importantes. Ce travail vise à explorer la place du consentement, à décrire ses modalités de recueil, à comprendre les raisons de sa présence ou de son absence, et à identifier les facteurs qui le favorisent ou le limitent, en intégrant les dimensions légales, éthiques, relationnelles et organisationnelles de la pratique infirmière. L’étude repose sur une recherche qualitative car elle étudie les professionnels dans leur milieu d'exercices. Elle est composée de neuf entretiens semi-directifs réalisés auprès de 7 infirmiers et de 2 IPA U auprès de trois établissements (CHU, CHD et CH). L’analyse des données, réalisée selon la méthode de Laurence Bardin, met en évidence trois axes principaux : - la perception du consentement (entre demande implicite, accord explicite et échange), - l’impact de l’environnement des urgences (période de l'étude correspondant à une tension hospitalière) - le positionnement professionnel des soignants. Les résultats montrent que la pression temporelle et la gestion des priorités vitales limitent le recueil formalisé du consentement, conduisant souvent à une forme tacite et intuitive. Malgré ces contraintes, la relation de confiance, la communication, la bienveillance et le respect de la singularité du patient demeurent essentielles pour préserver l’humanisation des soins. Plusieurs professionnels soulignent la nécessité d’identifier le moment opportun, "KAIROS", pour établir un échange de qualité. Repérer ce moment requiert une sagacité professionnelle fondée sur l’expérience, l’intuition clinique et la capacité d’analyse de la situation. Enfin, la pratique avancée infirmière apparaît comme une opportunité pour ramener une réflexion éthique au niveau paramédical afin de mieux intégrer le consentement dans la prise en charge des patients aux urgences.
Anne-Sophie SAVARY (Cholet)
Salle 252A

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
ATW07
16:00 - 17:30

Atelier Medico-Soignants - Echographie
Abords vasculaires sous écho. Médecins, infirmiers, IDE, IOA, IPA. Tous niveaux

Les DIVA, ça suffit !
Pour ceux qui se sentent concernés par la pose de voies veineuses périphériques, un atelier par des IDE pour les IDE, les puericultrices, les sages-femmes et les médecins. Apprenez de manière scientifiquement prouvée comment gérer les patients de tout âge et de toute morphologie qui présentent un abord vasculaire difficile.
Salle 252B

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
ATW08
16:00 - 17:30

Atelier Médecins - Echographie
Echographie Pelvienne. Tous niveaux

Outil essentiel dans la prise en charge des douleurs pelviennes chez les femmes, l'échographie clinique améliore notre diagnostic, permet d'éliminer une GEU, mais aussi de déceler les différentes évolutions ou complications possibles. Atelier sous forme d'un topo théorique, de quizz cliniques, puis d'ateliers pratiques !
Salle 253

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CMS19
16:00 - 17:30

Table ronde
Manager en structure des Urgences

Modérateur : Beatrice CLARE (ARM) (ARM, Tulle)
Coordonnateur : Manon KACED (Coordonnateur, IPA Urgences, Lyon)
Manager en structure d'urgences, le regard paramédical. Quel management, pour quelle profession ? Comment allier contraintes et attractivité ?
16:00 - 17:30 Superviseur et cadre : le binôme de la régulation. Joanny NAUDOT-PILLER (ARM superviseur) (Conférencier, ARM, Melun)
16:00 - 17:30 C'est quoi être cadre en structure d'urgence ? Francois CAREMELLE (Cadre de sante) (Conférencier, Cadre de santé, Lyon)
16:00 - 17:30 Attractivité et rétention des paramédicaux en structure d'urgence. Magali GUERIN (Paramed) (Conférencier, Cadre de santé, Niort)
16:00 - 17:30 Le leadership clinique au coeur des pratiques soignantes en milieu d'urgence. Nadia TIBERTI (Infirmière en pratique avancée) (Conférencier, IPA Urgences, Aix-en-Provence)
Salle 342A

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS13 B
16:00 - 17:30

Atelier Médico-Soignants
Accueil massif de victimes : êtes-vous prêts ? Jeu de plateau dynamique

Coordonnateur : Antoine LEFEVRE-SCELLES (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
Conférenciers : Florent GACHET (soignant) (Conférencier, IDE, Rouen), Antoine LEFEVRE-SCELLES (Medical doctor) (Conférencier, Médecin, Rouen)
En immergeant les participants dans une simulation entièrement scénarisée sur plateau, cet atelier a pour principal objectif de reproduire la prise en charge des victimes aux urgences dans un contexte AMAVI (Afflux MAssif de Victimes). Elle permet de développer les connaissances et les compétences concernant
les principes de tri et de priorisation, l’organisation du service des urgences et le management des moyens humains dans un contexte d’inadéquation entre l’offre de soins et la demande. Elle permet également de connaître les soins et les matériels disponibles et nécessaires pour la filière Damage Control.
La simulation est organisée autour de la reproduction d’un service d’urgence. Les patients, les soignants, les matériels et les soins sont matérialisés par plusieurs centaines de cartes et de jetons.
Les participants, en équipe pluri professionnelle font face pendant toute la durée de la simulation à un afflux de victimes aléatoire, à la gestion d’évènements inattendus dans une ambiance sonore adaptée à la situation.
Salle 342B

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS-ARM12
16:00 - 17:30

Atelier Médico-Soignants ARM
Résistances au changement : comprendre, désamorcer, respirer

Coordonnateur : Caroline OBERLIN (Coordonnateur, Formatrice, Strasbourg)
Conférencier : Caroline OBERLIN (Consultante) (Conférencier, Formatrice, Strasbourg)
Identifier les mécanismes individuels et collectifs à l’origine des résistances au changement.
Expérimenter des façons d’agir pour soutenir les équipes sans forcer ni s’épuiser.
Salle 343

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS-ARM09
16:00 - 17:30

Atelier Médico-Soignants ARM
Création et gestion de simulations d'appels au SAMU

Coordonnateur : Igor OUSS (Coordonnateur, Bobigny)
Conférenciers : Stéphane DELFINI (Assistant de Régulation Médicale) (Conférencier, ARM, Toulouse), Igor OUSS (Médecin Urgentiste) (Conférencier, Bobigny)
Identifier les étapes nécessaires à la création de cas simulés « plus vrais que nature ».
Ces appels sont créés en temps réel par les participants à partir de choix multiples identifiés en amont.
Conduire un entraînement sur la base de ces cas.
Salle 352A

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
SI19
16:00 - 17:00

Session Interactive
Régulation, quelques outils pour améliorer la communication

Modérateur : Henri DELELIS FANIEN (Praticien Hospitalier) (Médecin, Poitiers)
Coordonnateur : Richard MACREZ (Coordonnateur, Médecin, Caen)
16:00 - 17:00 Régulation , quelques outils pour améliorer la communication. Mathieu BENHADDOUR (Praticien) (Conférencier, Médecin, Rouen)
Salle 352B

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS18
16:00 - 17:30

Atelier Médico-Soignants
Atelier Quiz - Piège traumatologie des membres

Coordonnateur : Jean-Jacques BANIHACHEMI (Coordonnateur, Médecin, Grenoble)
Conférenciers : Jean-Jacques BANIHACHEMI (MD PhD) (Conférencier, Médecin, Grenoble), Robin CHARLES BODEUX (IDE) (Conférencier, IDE, Grenoble)
Identifier les pièges radiologiques de chaque articulation de membres.
Connaitre les incidences radiologiques nécessaire pour éviter ces pièges
Approfondir la lecture radiologique chez l’adulte et l’enfant
Salle 353

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM57
16:00 - 17:30

Conférence - Session CA SUdF

Salle Maillot

"Mercredi 03 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AM10
16:00 - 17:30

Atelier Médecins
Spécificités en régulation pédiatrique

Coordonnateur : Christelle EL HAGE (Coordonnateur, Médecin, Paris)
Conférenciers : Florence CASTELA (Conférencier, Médecin, Paris), Christelle EL HAGE (PH) (Conférencier, Médecin, Paris), Stéphanie FOGEL (Conférencier, Médecin, Paris)
Acquérir des connaissances pédiatriques nécessaires à la régulation médicale pédiatrique.
Apprendre à réguler un appel pour un enfant : spécificités de la régulation médicale pédiatrique au sein d’un CRRA.
Définir les objectifs de prise en charge et d’orientation des patient pédiatriques.
Optimiser l’utilisation des moyens de secours et plateaux techniques à disposition.
Salles 221-222-223
Jeudi 04 juin
08:45

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CMS06
08:45 - 10:15

Conférence
Addictions et Urgences

Coordonnateur : Merlin DESCOURS (Coordonnateur, Toulon)
Comment prendre en charge les nouvelles conduites addictives de nos patients. Entre chemsex qui transforme parfois la nuit en escape game médical, jeunes dont les urgences deviennent le service après-fête, et cocktails pharmaco-iatrogènes dignes d’un barman trop créatif, l’addictologie en urgence, c’est un peu le backstage où il faut garder sang-froid, sérieux et professionnalisme.
08:45 - 10:15 Chem sex. Garry LAUDREN (Conférencier, IADE, Paris)
08:45 - 10:15 Jeunes, addictions et Urgences. Laurence GRANERO (Conférencier, IDE, Bordeaux), Joelle CRISTIANI (Conférencier, Médecin, Bordeaux)
08:45 - 10:15 Pharmaco et iatrogénie. Mathieu CHAPPUY (Pharmacien) (Conférencier, Pharmacien, Lyon)
Salle 242A

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
ATW01bis
08:45 - 10:15

Atelier Médecins - Echographie
Douleur abdominale (la vésicule, les voie biliaires, l'intestin - grêle et colon - et l'appendice). Expérience requise

La vésicule, mais aussi les voie biliaires, l'intestin (grèle et colon) et l'appendice...
Vous êtes aguerri en échographie abdominale aux Urgences, mais vous en voulez encore plus ? Ne manquez pas cet atelier passionnant et interactif pour perfectionner vos compétences en matière de diagnostic et de traitement des douleurs abdominales. En plus des classiques comme la vésicule biliaire et les reins, découvrez comment utiliser l'échographie pour détecter les occlusions et les inflammations là où ça fait mal. Avec notre équipe de passionnés, apprenez des applications complètement disruptives qui vous permettront d'éliminer certains gestes inutiles, tels que la recherche d'un fécalome ou le contrôle de la SNG grâce à l'échographie. Nous vous guiderons à travers des démonstrations pratiques et des astuces pour maîtriser chaque coupe et leurs critères de qualité. Ne ratez pas cette opportunité pour devenir un pro de l'échographie clinique dans les douleurs abdominales ! Réservez votre place dès maintenant pour atteindre de nouveaux sommets dans votre pratique clinique !
Salle 252B

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
ATW02bis
08:45 - 10:15

Atelier Médecins - Echographie
Echocardiographie avancée (Doppler, mesures, débit, volémie, etc.). Expérience requise

Doppler, mesures, débit, volémie, etc.
Appréhender l'hemodynamique d'un patient critique grâce à l'échographie en 2h, c'est possible ? Venez le constater de vous-même lors de l' atelier encadré par nos experts. ITV sous-Aortique, profil mitral, Doppler tissulaire et surtout...la VEINE CAVE n auront plus de secret pour vous...
Salle 253

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM52
08:45 - 10:15

Conférence - Session Board QVT
QVT en Médecine d'Urgence, comment s'adapter au mieux à nos contraintes

Modérateurs : Evelyne DUBREUCQ GUERIF (Praticien hospitalier) (Médecin, Paris), Manon KACED (IPA MU) (IPA Urgences, Lyon)
Coordonnateur : Valérie WILME (Coordonnateur, Strasbourg)
08:45 - 10:15 Gérer son sommeil, avant, pendant et après sa garde. Jonathan POISSONNIER (Ambulancier/ aide soignant) (Conférencier, Ambulancier/ AS, Roubaix)
08:45 - 10:15 Alimentation et Urgences, comment optimiser et ne pas subir. Jean-Baptiste BOUILLON (Praticien Hospitalo-Universitaire) (Conférencier, Médecin, Clermont-Ferrand)
08:45 - 10:15 Temps de travail des personnels non médicaux. Limites et recommandations. Ludovic RADOU (MANAGER EN SANTE) (Conférencier, Cadre administratif , Angers)
08:45 - 10:15 Temps de travail des personnels médicaux. Limites et recommandations. Cédric GIL-JARDINÉ (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Bordeaux)
Salle 342A

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS02 A
08:45 - 10:15

Atelier Médico-Soignants
Réanimation cardiopulmonaire pédiatrique de base

Coordonnateur : Danièle VAN DER ROOST (Coordonnateur, La Louvière, Belgique)
Conférenciers : Andreas MOHLER (Medecin) (Conférencier, Médecin, Bruxelles, Belgique), Elise THIELEMANS (Pédiatre) (Conférencier, Bruxelles, Belgique), Frédéric TITS (soignant) (Conférencier, Bruxelles, Belgique), Joachim WITTEMANS (infirmier / Cadre de santé) (Conférencier, Cadre de santé, Bruxelles, Belgique)
•Exposer les spécificités de la réanimation cardiopulmonaire pédiatrique de base suivant les guidelines ERC
•Expliciter et démontrer les procédures pratiques et les précautions à respecter lors de la ventilation (bouche à bouche et bouche à bouche/nez) et du massage cardiaque chez le nourrisson et l’enfant
•Mettre en œuvre les gestes sur mannequins
!! Il s’agit bien d’un atelier de réanimation pédiatrique de base !!
Salle 342B

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS-ARM10
08:45 - 10:15

Atelier Médico-Soignants ARM
TIPS & TRICKS en régulation psychiatrique

Coordonnateur : Fabien VANIET (Coordonnateur, Médecin, Saint-Denis, Réunion)
Conférenciers : Catherine CAPLETTE (PH) (Conférencier, Médecin, Angers), Fabien VANIET (Chef du Pôle Urgences) (Conférencier, Médecin, Saint-Denis, Réunion)
• Conduire un entretien téléphonique structuré face à une souffrance psychique/crise suicidaire
(ARM & MR).
• Repérer les critères de gravité (suicide, agitation dangereuse, intoxication, troubles du
comportement) et prioriser la réponse adaptée.
• Décider et documenter l’orientation : conseil/3114/SAS-Psy, consultation non programmée,
équipe mobile/SMUR, CUMP, forces de l’ordre ; connaître le cadre L3212/L3213.
• Sécuriser la traçabilité médico-légale de l’acte de régulation et la coordination avec les
effecteurs.
• Utiliser des outils validés (grilles d’évaluation du risque suicidaire, scripts de communication,
fiches de décision) et remettre des conseils sécurisés.
Salle 343

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM28
08:45 - 10:15

Conférence
Secrets de rhumatologie 

Modérateurs : Bénédicte DOUAY (Médecin) (Paris), Roger KADJI KALABANG (praticien hospitalier) (Melun)
Coordonnateur : Florence DUPRIEZ (Coordonnateur, Médecin, Bruxelles, Belgique)
08:45 - 10:15 Arthrite aiguë : ça s'infecte ou ça s'inflamme? Guillaume GASPERINI (Médecin Adjoint) (Conférencier, Médecin, Toulon)
08:45 - 10:15 Rachialgies sévères : quand s'inquiéter? Héloïse BANNELIER (Chef de Clinique Assistant) (Conférencier, Médecin, Paris)
08:45 - 10:15 Maladies inflammatoires systémiques: les complications des immunothérapies. Guillaume FONT (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Évreux)
08:45 - 10:15 L'hyperalgie inflammatoire, un bon traitement? Raiko BLONDONNET (Anesthesiste Réanimateur) (Conférencier, Médecin, Clermont-Ferrand)
Salle 351

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AM13 A
08:45 - 10:15

Atelier Médecins
Prise en charge d’un vertige en SU et en Régulation Médicale

Coordonnateur : Patrick MIROUX (Coordonnateur, Médecin, Angers)
Conférenciers : Sophie BOUCHER (Mcu-ph) (Conférencier, Médecin, Angers), Elena-Laura LEMAITRE (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Strasbourg), Patrick MIROUX (SFMU : Comité Web // CA) (Conférencier, Médecin, Angers), Margaux RYCKEBOER (PHC) (Conférencier, Angers)
Réduire la zone grise d’incertitude.
Evaluation et décision diagnostique et thérapeutique face à un vertige grâce à un algorithme : nouvelle nosologie (DVUA, DEADLY D’S ou les 6D). Reconnaissance et classification d’un nystagmus, usage approprié du HINTS, manœuvres diagnostique face à un vppb et manœuvres thérapeutiques. Valeur de l’imagerie.
Nouveautés : discussion des scores cliniques
Salle 352A

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS16
08:45 - 10:15

Atelier Médico-Soignants
Approche de la pédiatrie par la simulation

Coordonnateur : Marianne SCHOEN (Coordonnateur, Paris)
Conférenciers : Marianne SCHOEN (IDE) (Conférencier, Paris), Brendan TRAVERT (Praticien hospitalier) (Conférencier, Paris)
Objectifs généraux :
Améliorer la qualité des soins d’urgence pédiatrique.
Favoriser la coordination et la communication interprofessionnelle.
Objectifs spécifiques :
-Objectifs cognitifs (savoirs)
Identifier rapidement les signes de gravité chez un enfant.
Connaître les étapes de prise en charge d’une urgence vitale pédiatrique (ABCDE, algorithmes PALS/EPALS).
Adapter les thérapeutiques aux spécificités pédiatriques (poids, âge, dosage).
- Objectifs psychomoteurs (savoir-faire)
Réaliser une évaluation primaire ABCDE.
Pratiquer un massage cardiaque externe pédiatrique et ventilation efficace.
Administrer les traitements d'urgence (O2, accès IV/IO, médicaments).
- Objectifs communicationnels (savoir-être)
Renforcer la communication dans une équipe en situation d’urgence (CRM).
Gérer le stress et les émotions dans une situation critique.
Maintenir une posture empathique envers l’enfant et les accompagnants (selon scénario).
Salle 353

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM44
08:45 - 10:15

Conférence - Session CARUM
Civils et militaires : parfois (un peu) isolés!

Modérateurs : Matthieu COUDREUSE (RPPS 10002828225) (Bayonne), Benoît VIVIEN (Adjoint du Chef de Service du SAMU de Paris, Responsable du SAMU Pédiatrique Régional IDF) (Paris)
Coordonnateur : Clément DERKENNE (Coordonnateur, Médecin BSPP, Paris)
08:45 - 10:15 SCA : j’ai thrombolysé, mais l’USIC est encore à 1h30 de route. Oscar THABOUILLOT (Médecin) (Conférencier, Médecin, Paris)
08:45 - 10:15 Plaie de membre : j’ai garroté, mais la SAUV est encore à 2h de route. Clément GUILLEMIN (Medecin major groupe plongeur démineur de la manche) (Conférencier, Médecin , Cherbourg)
08:45 - 10:15 Grand brulé : j’ai perfusé, mais le CTB est encore à 4h de route. Adrien MANTOUT (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin , Lyon)
08:45 - 10:15 Intubé : je le transfert en réa demain....on parle nursing? Jauffrey HUS (infirmier) (Conférencier, IDE, Toulon)
Salle Maillot

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CLS04
08:45 - 10:15

Communications Libres Soignants

Coordonnateur : Jean-Baptiste MAGNIN (Coordonnateur, Brest)
08:45 - 09:00 #50604 - CP139 Représentation des revues scientifiques infirmières dans les recommandations de l'European Resuscitation Council de 2010 à 2025.
CP139 Représentation des revues scientifiques infirmières dans les recommandations de l'European Resuscitation Council de 2010 à 2025.

Introduction Les recommandations de l’European Resuscitation Council (ERC) reposent sur une revue exhaustive de la littérature et sont actualisées tous les 5 ans. Nous avons souhaité étudier la proportion et la qualité des revues scientifiques infirmières citées dans les recommandations ERC entre les années 2010, 2015, 2021 et 2025. Matériel et méthode Nous avons analysé l’ensemble des références bibliographiques des recommandations ERC sur la période 2010 à 2025 puis analysé les publications issues des revues scientifiques infirmières. Nous avons comparé la répartition des revues (total/infirmières) par test de Fisher et les facteurs d’impact des revues infirmières par tests de rang. Résultats Le nombre absolu de références a augmenté entre 2010 et 2025 (+61%). La proportion d’articles issus des revues infirmières était de 1,38% en 2010 à 1,04% en 2015, à 0,99% en 2021 et 1,14% en 2025 (p=0,47). Le chapitre «Ethics in Resuscitation» référence 59% des publications tandis qu’aucune référence n’était retrouvée dans «Epidemiology in Resuscitation» L’analyse faisait apparaitre une évolution de la qualité scientifique des revues infirmières citées avec un facteur d’impact médian de 0,42 [0-0,79] en 2010, 0,78 [0-1,24] en 2015, 2,3 [0,91-2,78] en 2021 et 3 [2,3-3,6] en 2025 (p<0.0001). Conclusion La proportion des revues infirmières demeure faible mais stable entre 2010 et 2025 tandis qu’on observe une amélioration constante de la qualité scientifique des revues infirmières référencées
Steven LAGADEC (Paris), Perrine BOURSIN, Bruno GARRIGUE, Emmanuel DINOT, Jean-Pierre VERNET, Margot RAYER, Victor VIGER, Jean-Philippe DESCLEFS
09:00 - 09:15 #50741 - CP140 Evaluation de la continuité des soins entre les équipes préhospitalières et les équipes des urgences lors des transferts.
CP140 Evaluation de la continuité des soins entre les équipes préhospitalières et les équipes des urgences lors des transferts.

Introduction : La continuité des soins lors des transferts entre le SMUR et les services d’urgences hospitaliers est un enjeu majeur de sécurité des soins. Ces transferts, souvent réalisés dans des contextes d’urgence vitale, nécessitent une bonne coordination sans faille entre les équipes médicales afin d’assurer une prise en charge optimale du patient. Cette étude vise à évaluer la qualité de la continuité des soins lors des transferts entre les équipes des urgences et du SMUR. Méthode : Une évaluation quantitative a été menée auprès des équipages du SMUR d’Octobre à Décembre 2025, basée sur un questionnaire auprès des soignants (Médecins, infirmiers, ambulanciers) du SMUR prenant en charge les patients. Résultats : Nous avons obtenu 21 réponses, provenant des infirmiers (52%), médecins (43%) et d’ambulanciers (5%) de SMUR. 81% des transferts concernaient l’arrivée de patient aux urgences. L’équipe des urgences avait été informée de l’arrivée du SMUR par appel téléphonique dans 82% des cas. L’entrée administrative du patient était faite à 47% par l’équipage pompier. Pour 52%, le premier interlocuteur lors de l’arrivée du SMUR aux urgences était un infirmier. Concernant l’installation du patient, dans 76% (=16) elle a été réalisée conjointement par les 2 équipes ; et pour 67% (n=14) patients l’équipe SMUR a accompagné le patient en box et procédé au changement de scope avec l’équipe des urgences. La relève entre les deux équipes s’est faite à 62% (n=13) en présence des équipes médicales et paramédicales. Les répondants ont jugé à 76% qu’il n’y avait pas de problème d’attente avant le transfert du patient par rapport à l’état du patient. La satisfaction moyenne était d’une manière générale de 4.3/5 ; et plus spécifiquement de 4.5/5 concernant la transmission des informations, 4.5/5 pour la continuité des soins, 4.4/5 pour la communication entre les équipes, 4.4/5 pour l’accueil réservé à l’équipe. Conclusion : Notre étude a permis de montrer que la continuité des soins lors des transferts de patient était jugée satisfaisante par les équipes du SMUR. Cependant, certaines pratiques sont hétérogènes comme la relève conjointe médicale et paramédicale ou le premier contact et nécessite des axes d’amélioration. L’impact sur le patient pourra également être évaluer dans d’autres travaux.
Cindy HERNANDEZ (Lyon), Clément BONHOMME, Sophie VESCO, Sebastien BEROUD, Serieys LAETITIA, Eugénie RAMAUT, Sylvain GOEFFROY, Marion DOUPLAT
09:15 - 09:30 #50628 - CP141 "Traumatisme cranio-cérébral léger : filières oubliées des SSR" : un dispositif francilien innovant pour favoriser la récupération des patients après un traumatisme crânien léger.
CP141 "Traumatisme cranio-cérébral léger : filières oubliées des SSR" : un dispositif francilien innovant pour favoriser la récupération des patients après un traumatisme crânien léger.

Introduction : Le traumatisme crânio-cérébral léger (TCCL) représente un enjeu de santé publique du fait du nombre de patients concernés et de la persistance de difficultés à distance dans 15-20% des cas, impactant la reprise des activités. Autorisée dans le cadre de l’article 51 de la LFSS 2018, l’expérimentation « Traumatisme crânio-cérébral léger: filières oubliées des SSR » a débuté le 01.03.2023. L’objectif est de repérer précocement les patients dès leur passage aux urgences pour un TCCL, de leur proposer un suivi et une prise en charge adaptés, afin de favoriser la récupération et un retour optimal à la vie sociale, familiale, et professionnelle/scolaire, en évitant chronicisation des symptômes, errance médicale, perte de chance et désinsertion sociale. Matériel et Méthode : 4 antennes (3 adultes, 1 pédiatrique) déployées en Ile-de-France, composées d’une infirmière coordinatrice, un service d’urgences et un service de Médecine Physique et Réadaptation. Un réseau de professionnel libéraux renforce le lien ville-hôpital. Les coordinatrices screenent les dossiers des urgences et contactent les patients à J15 du TCCL, pour une évaluation téléphonique et des conseils/réassurance/psychoéducation. Les patients symptomatiques à J15 sont recontactés à J30. S’ils rapportent toujours des difficultés, ils sont orientés vers une consultation pluridisciplinaire, qui peut déboucher sur un parcours de 11 heures de psychoéducation par des professionnels experts du TCCL. Résultats : Entre mars 2023 et octobre 2025, 4429 patients ont été inclus ; 3 461 (78%) ont été appelés à J15 et 737 (17%) à J30. 168 patients ont été adressés en consultation pluridisciplinaire, dont 136 (3%) ont intégré le parcours de psychoéducation. Le nombre de parcours de psychoéducation, bien inférieur à ce qui était prévu en fonction des données de la littérature (485 ; 8%), suggère qu’un accompagnement et une réassurance précoces peuvent réduire la persistance et l’impact des symptômes post commotionnels. Conclusion : Cette expérimentation a confirmé le nombre important de TCCL et les besoins d’évaluation et de réassurance à la phase très précoce. Elle permet une intervention rapide, spécifique et graduée. Les résultats suggèrent que cette prise en charge réduit l’anxiété, la persistance des symptômes et l’errance médicale. Une évaluation de ce dispositif aura lieu en 2026, en vue de son déploiement éventuel sur le territoire national.
Félicité BEGUIN (Montreuil), Mathilde CHEVIGNARD, Isabelle ONISKOFF, Enrique CASALINO, Hélène CHAPPUY, Mehdi KHELLAF, Matthieu GAY, Audrey ABRIAL
09:30 - 09:45 #49996 - CP142 Comment les infirmières de triage raisonnent-elles lors de la première rencontre avec le patient ? Une étude qualitative multicentrique.
CP142 Comment les infirmières de triage raisonnent-elles lors de la première rencontre avec le patient ? Une étude qualitative multicentrique.

Introduction : Identifier rapidement une situation urgente est crucial pour les infirmières organisatrices de l’accueil (IOA), et repose sur un raisonnement clinique efficace. Ce raisonnement est fortement influencé par le contexte et l’environnement professionnel. Cette étude visait à explorer comment les IOA raisonnent dans le contexte spécifique du triage. Méthodes : Nous avons mené une étude ethnographique dans trois hôpitaux suisses. Les IOA ont été équipées d’une caméra GoPro© frontale enregistrant leur activité à la première personne. Immédiatement après le triage, des entretiens semi‑structurés ont été réalisés en s’appuyant sur ces vidéos comme support de discussion. Les données ont été analysées via un codage déductif et inductif dans le cadre d’une analyse thématique. Résultats : Dix IOA ont participé. Dès la rencontre avec le patient, elles ont formulé des hypothèses à l’aide d’un modèle de « reconnaissance de formes », parfois dès l’enregistrement du patient au secrétariat, avant même l’entretien direct. Ces hypothèses étaient basées sur la plainte principale, le faciès du patient et le délai d’apparition des symptômes, et guidaient l’évaluation clinique ultérieure. Conclusion : Dans un environnement complexe et souvent chaotique, les IOA mobilisent des processus cognitifs leur permettant d’identifier rapidement les informations pertinentes en s’appuyant sur des indices facilement accessibles et leur expérience antérieure. Ces résultats offrent des perspectives nouvelles pour la pratique et la formation, en soulignant l’importance de développer le raisonnement intuitif chez les IOA.
Yoann NOIRÉ (Fribourg, Suisse), Youcef GUECHI, Eliott MAZAR, Thierry PELACCIA, Vincent RIBORDY
09:45 - 10:00 #50810 - CP143 Analyse de l’impact de la mise en place d’un temps de repos en nuit profonde sur la qualité de prise d’appel des ARM au sein d’un SAMU.
CP143 Analyse de l’impact de la mise en place d’un temps de repos en nuit profonde sur la qualité de prise d’appel des ARM au sein d’un SAMU.

Introduction : Notre SAMU a mis en place fin 2022 pour les ARM un temps de repos en raison de la pénibilité du travail nocturne en 12 heures. Cette organisation construite avec l’équipe et validée par l’encadrement et la direction était attendue par les agents pour améliorer les conditions de travail. Elle permet aux agents de prendre, chacun à leur tour, un temps de repos de 2H sur la période 00h-06h. Nous avons voulu étudier son impact sur la qualité du décroché et de la réponse aux appels en nuit profonde. Matériel et Méthode : Analyse rétrospective monocentrique des appels et DRM en période nocturne (00H – 07H) sur une année glissante (01/07/23 - 30/06/24) après la mise en place du protocole. Afin de se comparer aux recommandations HAS, nous avons analysé le QS60 et la durée de communication pour tous les appels entrants (dont bilans secouristes). Nous avons souhaité estimer les délais d’engagement des moyens pour les P0 et P1 en comparant les périodes avant/après ainsi que les horaires à 2 agents (00H-06H) et à 3 agents (06H-07H). Résultats : Le QS60 nocturne annuel est de 94,98% (minimum mensuel 91,80%, maximum 96,84%) vs 88,9% sur les données H24. Le temps de communication nocturne annuel est de 1 min 54 (minimum mensuel 1 min 53, maximum 2 min 09) vs 1 min 30 sur les données H24. Les délais d’engagement des moyens calculés étaient de 3 min 35 en 2023-2024 vs 2 min 50 en 2021-2022. L’analyse des périodes 00H-06H vs 06H-07H ne montrait pas de différence (3 min 36 vs 3 min 31) Conclusion : Le QS60 nocturne est supérieur à celui de la journée, même si l’analyse ne permettait pas de trier les appels «15 » des autres appels entrants. Si la durée moyenne de communication nocturne est plus longue qu’en journée elle reste dans la cible (80-120 sec) et la différence peut s’expliquer par l’absence d’organisation « N1-N2 » la nuit. Il existe un allongement du temps d’engagement par rapport à la période précédente, cependant il n’y a pas de différence entre les périodes à 2 ou 3 agents. Cette évolution reste complexe à imputer en raison de l’évolution de l’activité, des pratiques et l’évolution de l’ancienneté des ARM. Au total la mise en place d’un temps de repos nocturne ne semble pas impacter la qualité du décroché et de la réponse de notre SAMU. Des indicateurs plus ciblés auront un intérêt à être déployés pour suivre voire adapter ce protocole sur le long terme.
Emilie FOLLIAT (Bourg en Bresse), Solenn CARRAGE, Sandra PRABEL, Aude-Marie GANGNERON, Sylvain PROST, Patrice SERRE
10:00 - 10:15 #50811 - CP144 Ressenti des ARM suite à la mise en place d’un temps de repos en nuit profonde.
CP144 Ressenti des ARM suite à la mise en place d’un temps de repos en nuit profonde.

Introduction : Notre SAMU a mis en place fin 2022 pour les ARM un temps de repos en raison de la pénibilité du travail nocturne en 12 heures. Cette organisation construite avec l’équipe et validée par l’encadrement et la direction était attendue par les agents pour améliorer les conditions de travail. Elle permet aux agents de prendre, chacun à leur tour, un temps de repos de 2H sur la période 00h-06h. Nous avons voulu étudier le ressenti des ARM sur la qualité de vie et les conditions de travail (QVT-CT). Matériel et Méthode : Questionnaire en ligne adressé à l’ensemble des ARM de notre SAMU, ciblant les agents travaillant la nuit. Des données sur l’âge, l’ancienneté et le nombre mensuel de nuits étaient colligées, puis le questionnaire abordait des questions autour de la qualité de vie au travail, le niveau de stress, le ressenti sur la qualité du travail ainsi que des éléments sur le risque routier et des pistes d’améliorations de la procédure. Résultats : 22 des 25 ARM travaillant la nuit ont répondu. La moitié a moins de 5 ans d’expérience et 13 travaillent entre 5 et 10 nuits par mois. 16 déclarent pouvoir prendre un temps de repos chaque nuit. Tous déclarent aborder plus sereinement les nuits et ressentir moins de fatigue. Seuls 2 ARM rapportent une augmentation du stress pendant ce temps de coupure (1 présent depuis moins de 5 ans, 1 depuis plus de 15 ans), et un seul déclare avoir ressenti un épisode de stress excessif sur cette période à 2 agents éveillés. Tous les ARM déclarent une amélioration de la QVT (dont 16 une « nette amélioration »). Tous déclarent une diminution du ressenti de risque routier lors du retour à domicile. Les 22 répondants déclarent une amélioration de la vigilance et de la prise de décision grâce au temps de repos. Aucun ne ressent une augmentation des délais de décroché et tous déclarent une amélioration de la qualité du décroché. Conclusion : La mise en place d’un temps de repos nocturne a un impact positif net sur la QVT-CT des agents. L’ensemble des répondants se dit satisfait de l’organisation qui leur semble améliorer également la qualité du travail en nuit profonde. Ce questionnaire va nous permettre de réfléchir à des pistes d’amélioration de ce temps de repos (organisation, durée et lieu de repos)
Solenn CARRAGE (Bourg en Bresse), Emilie FOLLIAT, Sandra PRABEL, Aude-Marie GANGNERON, Sylvain PROST, Patrice SERRE
Salles 221-222-223
09:00

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
FC12
09:00 - 10:00

Flash communications
Régulation

Modérateur : Eric TENTILLIER (directeur médical du CFARM) (Président du Collège Aquitain de Médecine d'Urgence)
09:00 - 09:07 #50332 - FC12-01 Impact de la mise en place d’une application mobile de citoyen sauveteur sur la réanimation cardiopulmonaire initiée par un témoin lors des arrêts cardiaques extrahospitaliers.
FC12-01 Impact de la mise en place d’une application mobile de citoyen sauveteur sur la réanimation cardiopulmonaire initiée par un témoin lors des arrêts cardiaques extrahospitaliers.

Objectif : La survie de l’arrêt cardiaque extrahospitalier (ACEH) dépend de l’initiation précoce d’une réanimation cardio-pulmonaire (RCP) par massage cardiaque externe. Les technologies mobiles offrent la possibilité d’améliorer la chaîne de survie en recrutant des citoyens sauveteurs. L’objectif de cette étude était d’évaluer si l’implantation d’une application mobile de citoyen sauveteur (AMCS) dans un SAMU était associée à une hausse du taux de RCP pratiquée par un témoin avant l’arrivée des secours. Méthode : Nous avons mené une étude observationnelle rétrospective comparant deux périodes d’un an : avant et après la mise en place d’une AMCS. Les ACEH non traumatiques de patients adultes étaient inclus. Les objectifs secondaires étaient de comparer les critères habituels de prise en charge secouristes et le nombre de réponse. Résultats : Durant les 2 périodes, 529 ACEH ont été analysés. Le nombre de RCP par un témoin est passé de 107 (62,6%) avant à 161 (72,5%) après (différence de + 9,9% [IC 95% : 0,62% ; 19,28%] ; p = 0,02). Dans la phase après, l’application a été activée 124 fois (40% des ACEH analysés). Parmi ces alertes, 79 (64%) ont obtenu une réponse positive et 19 (15%) ont abouti à l’arrivée d’au moins un citoyen avant les secours. Les autres objectifs secondaires sont dans le tableau. Conclusion : L’implémentation d’une AMCS dans un SAMU a amélioré le taux de réalisation d’une RCP par un témoin lors des ACEH. Le taux de DAE posé par un témoin n’a pas été amélioré.

Aucun
Margot RIF (Montpellier), Justine BEAUFILS, Dino TIKVESA, Blaise DEBIEN, Laurent BEBIEN, Celine GARNIER, Xavier BOBBIA
09:07 - 09:14 #50391 - FC12-02 Evaluation du SCAS (Senior Care Access System) permettant aux médecins régulateurs du SAMU 31 de proposer des alternatives à l’orientation aux urgences pour les patients âgés.
FC12-02 Evaluation du SCAS (Senior Care Access System) permettant aux médecins régulateurs du SAMU 31 de proposer des alternatives à l’orientation aux urgences pour les patients âgés.

Contexte L’objectif de cette étude était d’évaluer un système permettant aux médecins régulateurs du SAMU (Service d’Aide Médicale Urgente) d’avoir un accès téléphonique direct à un gériatre, afin de proposer des alternatives à l’orientation aux urgences pour les patients âgés. Méthodes Cette étude prospective monocentrique a été menée au SAMU du CHU de Toulouse sur une période de 18 mois. Les médecins régulateurs pouvaient contacter le SCAS (Senior Care Access System) pour les patients âgés de 75 ans ou plus, jugés à haut risque de passage aux urgences à court terme mais ne nécessitant pas une orientation immédiate vers ce service. Tous les appels transférés au SCAS entre le 1er septembre 2023 et le 28 février 2025 ont été inclus. Le critère de jugement principal était l’alternative à l’orientation aux urgences proposée par le SCAS, incluant des conseils téléphoniques, une consultation gériatrique, une hospitalisation de jour en gériatrie, une admission en soins post-aigus et réadaptation, ou une admission directe en unité de gériatrie aiguë. Le critère de jugement secondaire était la survenue précoce de visites hospitalières non planifiées (passage aux urgences ou hospitalisation non programmée dans les 7 jours suivant l’appel au SCAS). Résultats Un total de 364 patients a été inclus. L’âge moyen des patients était de 87,5 ans (±8,3), et 40,1 % étaient des hommes. Les appelants les plus fréquents au SAMU étaient les médecins généralistes (44,5 %), suivis des proches des patients (32,5 %). La raison principale de l’appel était une altération de l’état général (30,8 %), suivie des chutes (17,9 %). Une alternative à l’orientation aux urgences a été proposée pour 287 des 364 patients (78,8 %, IC 95 % : 74–83). Parmi les 117 patients pour lesquels le SCAS a décidé de ne pas orienter vers les urgences ou une unité de gériatrie aiguë, 32 (27,4 %) ont présenté une visite hospitalière non planifiée dans un délai médian de 3 jours. Conclusion La collaboration entre le SAMU et les gériatres est réalisable. Le soutien téléphonique d’un gériatre aux médecins régulateurs du SAMU pourrait offrir une alternative sûre à l’orientation aux urgences pour les patients à haut risque de passage aux urgences à court terme.

aucun
Orhiane DABASSE (TOULOUSE), Xavier DUBUCS, Léa COLOMAR CAUSSAT, Yves ROLLAND, Sandrine CHARPENTIER, Sophie ELMALEM, Sara VIENNE-NOYES, Zara STEINMEYER
09:14 - 09:21 #50407 - FC12-03 Régulation nocturne de l’accès aux structures d’urgence de Loire-Atlantique : étude du devenir des patients.
FC12-03 Régulation nocturne de l’accès aux structures d’urgence de Loire-Atlantique : étude du devenir des patients.

Introduction : Pour faire face à la surcharge des structures d’urgence (SU), une régulation médicale préalable à l’admission a été mise en place entre 20 h et 8 h dans les cinq SU de Loire-Atlantique. Cette étude visait à décrire le parcours de soins des patients se présentant spontanément aux urgences et faisant l’objet d’une régulation médicale par le SAMU-SAS. Méthodes : Cette étude observationnelle rétrospective a été menée du 13 janvier au 21 février 2025. Étaient inclus les patients se présentant spontanément entre 20 h et 8 h dans les SU du département ayant été régulés par le SAMU-SAS, à l’exclusion des situations d’urgence vitale ou de vulnérabilité. Un suivi téléphonique à 7 jours a permis d’évaluer le devenir des patients non admis initialement dans un SU. Résultats : Parmi les 893 patients inclus, 316 (35 %) ont été orientés vers une alternative à l’admission aux urgences. Les motifs ORL, dentaires, et infectieux respiratoires étaient significativement associés à une non-admission. L’alternative la plus fréquente (31 %) était une consultation en maison médicale de garde (MMG). Parmi les patients non admis aux urgences après régulation, 115 ont pu être contactés à 7 jours et 92 % (n = 94) d’entre eux n’avaient pas nécessité de recours secondaire aux urgences. Leur satisfaction était élevée, en particulier pour ceux orientés vers une MMG. Il n'y a pas eu d'évènement indésirable grave détecté. Le taux de non-admission était significativement plus élevé pour les SU disposant d’une MMG à proximité. Conclusion : La régulation médicale préalable à l'accès aux urgences permet une orientation alternative dans plus d’un tiers des cas, limitant le recours aux SU et assurant une satisfaction élevée des patients. Le développement des MMG à proximité des SU semble être un facteur clé pour faciliter ce dispositif.

Aucun
Cassandra FOURÉ (Nantes), François JAVAUDIN, Yann PENVERNE, Joel JENVRIN, Philippe PÈS, Antoine PELLERIN, Eric BATARD
09:21 - 09:28 #50435 - FC12-04 Apport de la vidéotransmission en régulation médicale pour les appels concernant la dyspnée de l’enfant de moins de 10 ans.
FC12-04 Apport de la vidéotransmission en régulation médicale pour les appels concernant la dyspnée de l’enfant de moins de 10 ans.

Introduction : La vidéotransmission (visio) aide les médecins régulateurs dans leur prise de décision. Ce dispositif semble approprié pour les appels concernant la dyspnée non traumatique de l’enfant. La sémiologie est riche visuellement et les tableaux cliniques varient de la simple gêne respiratoire à des situations de détresse vitale. Objectif : Comparer la pertinence de la décision médicale selon l’utilisation de la visio. Méthode : étude de cohorte, rétrospective, comparative, monocentrique, du 01/11/22 au 31/08/23. Inclusion des appels pour dyspnée non traumatique chez des enfants de moins de 10 ans habitant le bassin rennais. Les variables recueillis étaient la décision médicale en régulation, le recours aux urgences pédiatriques de Rennes, la réalisation d’examens complémentaires, la thérapeutique aux urgences et le recours à l’hospitalisation dans les 48 heures. Chaque décision médicale de régulation a été évaluée comme pertinente, non pertinente sur-triage ou non pertinente sous-triage. Le critère de jugement principal était le taux de décisions pertinentes. Le critère de jugement secondaire était le type de décisions non pertinentes. Résultats : 672 dossiers de régulation ont été inclus dont 161 (24%) avec l’aide de la visio. La population était plus jeune dans le groupe visio (p<0,001). La visio était utilisée par les urgentistes dans 151 (94%) cas. La décision médicale était l’envoi d’un véhicule sanitaire, l’adressage aux urgences, la consultation médicale en ambulatoire, le conseil médical et l’envoi d’un SMUR dans respectivement 212 (32%), 183 (27%), 155 (23%), 87 (13%) et 35 (5%) des cas. Le taux de décisions pertinentes était 77% dans le groupe visio versus 73% dans le groupe contrôle (p=0,29). Au sein des décisions non pertinentes, le sous triage représentait 8 (22%) enfants dans le groupe visio et 34 (24%) enfants dans le groupe contrôle (p=0,72). Conclusion : L’utilisation de la vidéotransmission ne modifiait pas la pertinence des décisions médicales.

Aucun
Léa LEROUGE (Rennes), Louis SOULAT, Nicolas PESCHANSKI, Paul-Georges REUTER, Adeline BOEFFARD
09:28 - 09:35 #50600 - FC12-05 Régulation médicale des chutes chez les patients de plus de 75 ans : comparaison du taux d’hospitalisation à sept jours selon l’orientation initiale.
FC12-05 Régulation médicale des chutes chez les patients de plus de 75 ans : comparaison du taux d’hospitalisation à sept jours selon l’orientation initiale.

Introduction : Chaque année, plus de deux millions de personnes âgées chutent en France, entraînant perte d’autonomie, hospitalisation, institutionnalisation et mortalité accrue. La régulation médicale, assurée par le SAMU, consiste à décider d’un transport aux urgences ou d’un maintien à domicile sur la base d’informations parfois incomplètes. Les conséquences de cette décision sont peu documentées chez les patients âgés. L’objectif principal était de comparer le taux d’hospitalisation à sept jours entre les patients laissés sur place et ceux transportés aux urgences. L’objectif secondaire était d’identifier les facteurs associés à l’hospitalisation différée chez les patients laissés sur place. Matériel et méthode : Étude observationnelle, rétrospective et monocentrique, réalisée au CHU d’Angers à partir des données du SAMU 49 et du PMSI. Ont été inclus les patients âgés de 75 ans ou plus ayant sollicité le centre 15 pour chute. Étaient exclus les patients vivant en EHPAD, présentant une chute d’une hauteur supérieure à leur taille ou hors secteur d’Angers. Les patients transportés inclus étaient uniquement ceux admis aux urgences du CHU d’Angers. L’exposition était le transport aux urgences. L’issueprincipale était l’hospitalisation à sept jours. Les analyses ont été pondérées sur le score de propension (IPTW). Les facteurs prédictifs d’hospitalisation à J30 chez les laissés sur place ont été étudiés par régression logistique univariée. Résultats : Sur 783 patients inclus entre janvier et septembre 2024, 400 (51 %) ont été transportés et 383 (49 %) laissés sur place. Après pondération, le risque d’hospitalisation à J7 était de 65 % chez les transportés contre 9,7 % chez les laissés sur place (OR pondéré poolé : 14,83 ; IC 95 % : 6,42–34,28). À J30, les résultats étaient similaires. Chez les laissés sur place, un nouvel appel (OR = 3,40 ; IC 95 % : 1,83–6,33) et l’impotence initiale (OR = 2,68 ; IC 95 % : 1,32–5,47) étaient significativement associés à l’hospitalisation différée. Conclusion : Le transport aux urgences après une chute est fortement associé à un risque accru d’hospitalisation dans la semaine suivante. L’identification de facteurs prédictifs chez les laissés sur place pourrait contribuer à affiner les critères de régulation. Des études complémentaires sont nécessaires pour développer des outils d’aide à la décision et sécuriser la régulation médicale des chuteurs âgés.

Aucun
Axelle PREVOST (ANGERS), Jean-Michel LE MOIGNO, Pierre FAURE
09:35 - 09:42 #50614 - FC12-06 Facteurs prédictifs de recours à une thérapeutique précoce dans les appels pour coma.
FC12-06 Facteurs prédictifs de recours à une thérapeutique précoce dans les appels pour coma.

Introduction : La régulation des patients appelant pour coma est peu étudiée et non protocolisée au niveau national. Le coma est une cause fréquente d’intervention SMUR et d’hospitalisation dont la régulation téléphonique est souvent complexe. L’objectif de cette étude était d’identifier les facteurs prédictifs de coma grave, définis comme nécessitant une thérapeutique urgente, dès l’appel au centre 15. Matériel et Méthode : Nous avons constitué une étude rétrospective monocentrique menée au SAMU 31 sur l’année 2023, incluant les patients >15 ans dont le motif d’appel était codé « coma » dans appliSAMU. Le critère principal était le recours à une thérapeutique urgente en pré-hospitalier ou dans les 3 heures suivant l’admission. Résultats : 400 patients ont été inclus dont 21% ont bénéficié d’une thérapeutique urgente. Les facteurs prédictifs de recours à une thérapeutique précoce étaient : un âge supérieur à 40 ans, une intoxication médicamenteuse, une hypoglycémie < 0,7 g/L, une respiration bruyante ou des ronflements et des sueurs. Nous avons ensuite observé la probabilité de recours à une thérapeutique urgente en fonction du nombre de facteur prédictifs présents à l’appel (Tableau 1). Conclusion : 5 facteurs de risque ont pu être identifiés. Leur recherche systématique à l’interrogatoire et la confirmation par une étude prospective pourraient permettre la validation d’un score prédictif utilisable en régulation et permettant de guider l’envoi d’un moyen médicalisé.

Aucun
Ivan MULAS (TOULOUSE ( 31100 )), Pauline MARCHETTO, Frederic BALEN
09:42 - 09:49 #50632 - FC12-07 Triage par IA des patients nécessitant une orientation vers les urgences hospitalières parmi ceux qui sollicitent des soins d'urgence ou non programmés par téléphone auprès de SOS Médecins Grand Paris : une étude rétrospective.
FC12-07 Triage par IA des patients nécessitant une orientation vers les urgences hospitalières parmi ceux qui sollicitent des soins d'urgence ou non programmés par téléphone auprès de SOS Médecins Grand Paris : une étude rétrospective.

Introduction Les services d'urgence des hôpitaux sont surchargés de patients nécessitant des soins disponibles en ville. Afin de préserver les services d'urgence, ces patients pourraient être identifiés en amont par téléphone et redirigés. L’objectif de ce travail était de développer et d’évaluer un modèle basé sur l'intelligence artificielle (IA) permettant d'identifier les patients nécessitant une orientation vers les services d'urgence des hôpitaux parmi les patients ambulatoires sollicitant des soins d'urgence ou non programmés via les centres d'appel médicaux. Matériel et méthodes Nous avons utilisé les appels téléphoniques (de 2017 à 2023) et les dossiers médicaux de SOS Médecins Grand Paris (France), qui propose des visites à domicile aux personnes souffrant de pathologies qui ne peuvent attendre qu'un médecin généraliste soit disponible (et qui se rendraient aux urgences sans autre solution). À la fin de chaque visite, le médecin consigne le devenir (retour à domicile ou orientation vers les urgences hospitalières ; représente 3 % des visites) et le diagnostic dans le dossier médical du patient. Les appels ont d'abord été transcrits à l'aide d'un modèle de reconnaissance vocale automatique, puis classés comme patients nécessitant ou non une orientation vers les services d'urgence hospitaliers à l'aide d'un modèle textuel. Résultats Près de 167 000 appels ont été utilisés pour la formation et 120 pour la validation et les tests respectivement. Avec un seuil de classification fixé pour maximiser le score F0,5, la précision globale était de 95,3 % (IC 95 % 95,2-95,4). L’aire sous la courbe ROC (receiver operating characteristic) était de 0,83 (intervalle de confiance à 95 % IC 95 % 0,82-0,4). Les aires étaient significativement meilleures pour les hommes (que pour les femmes), les patients dans la quarantaine et ceux vivant dans les quartiers les plus défavorisés. Les mots associés à l'orientation vers les services d'urgences hospitalières évoquaient des pathologies potentiellement graves, tandis que ceux qui n'y étaient pas associés correspondaient généralement à des infections ORL (oreille, nez et gorge). Conclusion Évalué positivement, notre système devrait permettre d'aider les opérateurs téléphoniques lors du triage médical. Idéalement, cela permettrait une meilleure identification des patients qui doivent être orientés vers les services d'urgence des hôpitaux, ce qui serait bénéfique tant pour la santé des patients que pour l'allocation des ressources.

L'auteur de cet abstract est l'un des cofondateurs d'e-sensia, une start-up ayant pour but d'améliorer la régulation médicale grâce au développement de modèles d'IA.
Laurent RIGAL (Paris)
09:49 - 09:56 #50739 - FC12-08 Bénéfices de l'accès régulé par les SAMU sur les structures d'urgence de Bretagne : étude rétrospective multicentrique.
FC12-08 Bénéfices de l'accès régulé par les SAMU sur les structures d'urgence de Bretagne : étude rétrospective multicentrique.

ntroduction : L’accès régulé aux structures d’urgence (SU) par le Service d’Aide Médicale Urgente (SAMU) est proposé pour optimiser l’orientation des patients. L’objectif principal était d’évaluer l’impact de cette mise en place sur l’activité des centres hospitaliers (CH) bretons. Méthode : Cette étude, multicentrique, rétrospective et observationnelle portait sur les SAMU et SU de Bretagne, du 1er juillet au 31 août 2024. Le critère d’inclusion pour un CH était une période de régulation supérieur à 24h consécutive d’accès régulé sur la période de l’étude. Les critères d’évaluation étaient le nombre de passages par jour et le nombre de Dossiers de Régulation Médicale (DRM) en accès régulé versus en accès non régulé, des tests non paramétriques. Résultats : 7 CH ont été inclus, cumulant 40 661 passages aux SU. Sur les 62 jours d'analyse, il y a eu entre 11 et 15 jours d’accès régulé selon les CH. Les résultats sont présentés dans le tableau. L’impact sur le nombre de passages aux SU et le nombre de DRM étaient significatif, respectivement p=0,002 et p<0,001. Discussion : Cette étude, première de ce type à l’échelle régionale, montre que l’accès régulé diminuait l’activité des SU au prix d’une augmentation de celle des SAMU.

aucun
François SAGET (Rennes), Lydie URO, Etienne PAULHET, Nicolas PESCHANSKI, Louis SOULAT, Paul-Georges REUTER

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
FC13
09:00 - 10:00

Flash communications
Recours aux soins

Modérateur : Dino TIKVESA (Chef de clinique des universités - Assistant des hôpitaux) (Montpellier)
09:00 - 09:07 #50042 - FC13-01 État des lieux des modalités de déclenchement et auto-déclenchement des Médecins Correspondants du Samu (MCS) au sein des centres de régulation en région Auvergne-Rhône-Alpes (AURA) en 2024.
FC13-01 État des lieux des modalités de déclenchement et auto-déclenchement des Médecins Correspondants du Samu (MCS) au sein des centres de régulation en région Auvergne-Rhône-Alpes (AURA) en 2024.

Introduction : Les Médecins Correspondants du SAMU (MCS) sont des médecins généralistes formés à l’urgence, installés dans un territoire où le délai d’accès à des soins urgents est supérieur à trente minutes d’un Service Mobile d’Urgence et de Réanimation (SMUR) terrestre. En 2024, la région Auvergne-Rhône-Alpes (AURA) dénombre 354 MCS, répartis dans 10 centres 15 (C15). Ce travail analyse les modalités de déclenchement des MCS selon le C15 référent. Matériel et méthodes : Il s’agit d’une étude observationnelle, descriptive et multicentrique, où ont été interrogés, via un formulaire en ligne, les médecins régulateurs urgentistes (MRU) et assistants de régulation médicale (ARM) des 10 C15 de la région AURA, entre le 1er octobre 2024 et le 1er décembre 2024. Résultats : 81% des ARM et MRU interrogés confirment l’existence d’une cartographie des zones MCS, accessible via le logiciel de régulation pour 60% d’entre eux. Lorsqu’une intervention se trouve en zone MCS, 70% des professionnels de régulation indiquent ne pas en être informés via le logiciel, et s’appuient uniquement sur leur connaissance personnelle du réseau. L’ARM déclenche le MCS dans 65% des cas. Il est rare que le MCS ne réponde pas à l’appel du C15. Si aucun MCS n’est inscrit sur le planning, l’ARM perd du temps à contacter un autre MCS. Il n’existe pas de liste des motifs de déclenchement MCS. Un échange entre MRU et MCS avant l’intervention n’est que rarement réalisé, mais une discussion après l’intervention a lieu pour 71% des MRU. La connaissance du dispositif MCS (rôle, compétences, équipement) semble insuffisante. Il n’existe pas de formation officielle au dispositif MCS pour les professionnels de régulation. L’apprentissage se fait principalement sur le terrain. Conclusion : Il existe de fortes disparités entre les C15 concernant les déclenchements MCS. La plupart des évènements indésirables liés aux missions MCS sont dus à un problème de déclenchement, voire de non déclenchement.

Aucun
Clara BOURRIER (Viuz en Sallaz), Laura HAINQUE, Jean François FAGE
09:07 - 09:14 #50412 - FC13-02 Facteurs prédictifs de reconsultation sévère pour douleur abdominale aiguë aux urgences.
FC13-02 Facteurs prédictifs de reconsultation sévère pour douleur abdominale aiguë aux urgences.

Introduction : Les douleurs abdominales constituent un motif fréquent de recours aux urgences, avec une proportion élevée de patients autorisés à rentrer à domicile après leur passage initial. Le délai associé à la reconsultation avec hospitalisation au décours (reconsultation sévère) est un phénomène rare mais source de retard diagnostique. L’objectif était d’identifier des facteurs prédictifs de reconsultation ayant pour issue une hospitalisation. Matériel et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective, monocentrique menée au CHU de Rouen. Les patients inclus étaient ceux de plus de 18 ans, consultant aux urgences pour douleur abdominale aiguë et non hospitalisés après le passage index. Le critère de jugement principal était la survenue d’une reconsultation sévère, définie par une reconsultation dans un délai de 10 jours suivant le passage index aux urgences pour douleur abdominale, ayant pour issue une hospitalisation. Les variables relevées issues du passage initial ont été analysées par régression logistique. Résultats : Entre le 1er janvier 2021 et le 15 février 2025, 23 850 patients ont consulté aux urgences sans hospitalisation au décours pour douleur abdominale. Après échantillonnage des patients sans reconsultation ou avec une reconsultation non sévère et application des critères d’exclusion, 724 patients ont été inclus : 240 n’ont pas eu de reconsultation après la consultation index, 232 ont une une reconsultation non sévère et 252 une consultation sévère. Le taux de reconsultation sévère sur l’ensemble de la cohorte était de 1,39 %. En analyse multivariée, les facteurs prédictifs de reconsultation sévère étaient : l’existence d’un antécédent digestif chirurgical ou médical (OR à 2,68 IC95% 1,19 – 6,07 et OR à 4,03 IC95% 1,39 – 11,70), un âge ≥ 80 ans (OR à 4,83 IC95% 1,04 – 22,31) et une EVA ≥supérieure ou égale à 7 (OR à 2,67 IC95% 1,10 – 6,50). Parmi les 252 patients du groupe reconsultation sévère, 124 (49,2%) ont bénéficié d’une procédure chirurgicale ou interventionnelle, principalement pour la prise en charge de l’occlusion digestive, de la cholécystite et de l’appendicite. Neuf patients (3,6%) sont décédés au cours de l’hospitalisation. Conclusion : Les facteurs associés à la reconsultation sévère dans le cadre de la douleur abdominale incitent à porter une vigilance particulière à ces patients à risque néanmoins autorisés à rentrer à domicile après évaluation aux urgences.

Aucun
Pablo MAGNÉ (Rouen), Mélanie ROUSSEL, Luc-Marie JOLY, Édouard ROUSSEL, Mégane CHAPIN, André GILLIBERT, Mikael DUSENNE
09:14 - 09:21 #50460 - FC13-03 Moyens de dépistage des coronaropathies : comparaison entre un service d'urgences conventionnel et une unité douleur thoracique.
FC13-03 Moyens de dépistage des coronaropathies : comparaison entre un service d'urgences conventionnel et une unité douleur thoracique.

Contexte : La douleur thoracique est l’un des motifs les plus fréquents de consultation aux urgences (2,5 % des passages). Identifier les étiologies graves tout en évitant les examens inutiles est un enjeu majeur. Les Unités Douleur Thoracique (UDT) ont été développées pour optimiser la prise en charge diagnostique de ces patients, notamment grâce à une meilleure accessibilité aux examens cardiovasculaires. Objectif : Comparer la prise en charge diagnostique et le devenir des patients consultant pour douleur thoracique dans un service d’urgences classique à celle d’une UDT, notamment en termes de reconsultation à six mois. Méthodes : Nous avons réalisé une étude rétrospective, observationnelle, multicentrique, sur 200 patients ayant consulté en janvier 2023 pour douleur thoracique : 100 à l’UCASAR et 100 aux urgences de Lariboisière. Le critère de jugement principal était le taux de reconsultation à six mois pour les patients ayant eu la prescription d’une exploration fonctionnelle cardiovasculaire à la sortie. Nous avons secondairement regardé l’impact des examens réalisés sur place et les diagnostics de sortie. Résultats : Il n’y a pas de différence significative sur le taux de reconsultation à 6 mois pour les patients ayant bénéficié de la prescription d’une exploration fonctionnelle cardiovasculaire à la sortie (p = 0,39). Parmi les examens de biologie et de radiologie prescrits au cours de la consultation, aucun n’est associé à une modification du taux de reconsultation. Les diagnostics de sortie semblent plus précis au sein de l’UDT. Conclusion : Si la prescription d’un examen fonctionnel cardiovasculaire à la sortie ne réduit pas les reconsultations à six mois, l’UDT permet d’établir des diagnostics plus précis et un recours plus large aux examens cardiovasculaires, notamment l’échographie, sous réserve d’une probable différence de protocole et d’études ultérieures.

Aucun
Romain LEPLEUX (Paris)
09:21 - 09:28 #50548 - FC13-04 Hospitalisations des étrangers en situation irrégulière : une analyse comparative des régimes français de protection sociale.
FC13-04 Hospitalisations des étrangers en situation irrégulière : une analyse comparative des régimes français de protection sociale.

Introduction: Des inégalités d'accès aux soins pour les étrangers en situation irrégulière persistent dans les pays européens. En France, l'accès aux soins de santé pour cette population est réparti entre deux dispositifs : l'Aide médicale d'État (AME), qui offre une large couverture médicale, et le programme Soins Urgents et vitaux (SUV), qui se limite aux situations mettant en danger la vie des personnes non éligibles à l'AME. Cette étude vise à analyser les caractéristiques des admissions à l'hôpital et les coûts liés à ces programmes. Méthode: Cohorte rétrospective sur la base nationale des hospitalisations de 2013 à 2021. Tous les séjours hospitaliers concernant les patients bénéficiant de l’AME ou du dispositif SUV ont été inclus. Le critère d'évaluation principal était le coût moyen par séjour. Les critères d'évaluation secondaires comprenaient la durée moyenne du séjour et le recours aux soins intensifs. Des modèles linéaires mixtes généralisés multivariables ont été utilisés. Résultats: Inclusions des séjours concernant 197 327 patients AME et 40 322 patients SUV. Les hospitalisations via les urgences représentaient 47 % des hospitalisations AME vs 68 % SUV. Parmi tous les séjours, 36 % étaient liés à l'obstétrique pour l’AME vs 31 % pour le SUV. Parmi eux, les pathologies de l’antepartum représentaient 14 % pour l’AME et 19 % pour le SUV, et les avortements 2,7 % et 4,1 %, respectivement. La durée moyenne de séjour était de 6,3 (6,3-6,3) jours pour l’AME vs 8,6 (8,5-8,7) pour le SUV. La proportion de séjours comprenant au moins un jour en soins intensifs/continus était de 6,5 % pour l’AME et 9,0 % pour le SUV. Le coût moyen par séjour était : 3 758 € [3 637-3 883] pour un patient AME, soit 13 % de moins que les séjours d'un patient SUV (différence absolue moyenne: 504 €). Les patients SUV avaient une probabilité 16 % plus élevée d'être admis en soins intensifs et une durée totale de séjour 19 % plus longue que les patients AME. Conclusion: Les étrangers en situation irrégulière qui ne bénéficient pas de l'AME ont des frais hospitaliers plus élevés, des séjours plus longs et des taux d'admission en soins intensifs plus élevés que ceux qui sont pris en charge par l'AME.

Aucun
Kevin ZARCA, Bekkar ZAKARIA, Thomas RAPP, Isabelle DURAND-ZALESKI, Anne-Laure FERAL-PIERSSENS (Bobigny)
09:28 - 09:35 #50590 - FC13-05 Disparité entre les sexes dans la prescription de tomodensitométrie pour douleurs abdominales intenses (EN ≥ 7/10) en structure d’urgence : étude observationnelle, rétrospective au CHU de Nîmes.
FC13-05 Disparité entre les sexes dans la prescription de tomodensitométrie pour douleurs abdominales intenses (EN ≥ 7/10) en structure d’urgence : étude observationnelle, rétrospective au CHU de Nîmes.

Contexte : Les douleurs abdominales (DA) représentent 10 % des consultations et 60 % des hospitalisations chez les patients de plus de 60 ans admis en structure d’urgences (SU). La tomodensitométrie (TDM) modifie la prise en charge dans plus de 50 % des cas. Bien que des inégalités de genre soient documentées en médecine d’urgence, leur impact dans les DA reste peu étudié. L’objectif de notre étude était de comparer la prescription de TDM abdominales entre les hommes et les femmes consultant pour une DA intense (EN≥ 7/10) en SU. Méthodes : Étude observationnelle rétrospective monocentrique du 01/01/2024 au 21/11/2024, incluant des patients ≥ 60 ans présentant une DA intense. Le critère de jugement principal était la réalisation d’une TDM abdominale. Résultats : Sur 310 patients, 162 (52 %) étaient des femmes. Une TDM a été prescrite chez 100 (68 %) hommes vs 97 (60 %) femmes (Odds Ratio = 0,70, intervalle de confiance à 95% : 0,44 à 1,12). Le temps d'attente médian entre le 1ier contact médical et la prescription de TDM était de 35 minutes pour les femmes [7–157] et de 59 minutes pour les hommes [10–141] (p = 0,67). Cinquante-trois (33 %) femmes ont reçu un diagnostic de DA non spécifique contre 27 (18 %) hommes (p=0,004). Conclusion : Dans le contexte des douleurs abdominales intenses chez les patients âgés de 60 ans et plus, il ne semble pas exister de différence dans la prescription de TDM abdominale selon le sexe en SU. Des études de plus grande échelle sont nécessaires pour déterminer si le sexe influence la prescription d’examens complémentaires en SU.

Aucun
Léane BERTRAND (Nimes), Fabien COISY, Sylvain BENENATI, Xavier BOBBIA, Romain GENRE GRAND PIERRE
09:35 - 09:42 #50682 - FC13-06 QUELS SONT LES FACTEURS FAVORISANT LA RECIDIVE DES EPISTAXIS ?
FC13-06 QUELS SONT LES FACTEURS FAVORISANT LA RECIDIVE DES EPISTAXIS ?

Introduction : Les taux de récidive d’épistaxis varient selon les études, allant de 16 % à 52 %. L’objectif de l’étude est d’identifier les facteurs favorisants les récidives d’épistaxis. Méthodologie Une étude monocentrique, rétrospective, observationnelle et analytique a été menée incluant tous les patients ayant consulté aux urgences de notre Centre Hospitalier sur la période du 01/01/2021 au 31/12/2023 pour un épisode d’épistaxis. . Résultats Sur une période de 3 ans, 166 patients ont été inclus (moyenne 70,4 ± 2,9 ; sex-ratio H/F de 1,4), XY prenaient des antithrombotiques quotidiennement et étaient traités pour une HTA. Quatre-vingt-un patients (51%) ont présenté une récidive d’épistaxis, dont 20 (12%) au moins 3 récidives. Les patients avec récidive ont plus bénéficié d’un traitement antihypertenseur (61 % vs 26 %, p < 0,0001), et plus souvent d’un méchage antérieur (95% vs 53%, p < 0,0001) et plus de transfusion (10 % vs 1 %, p = 0,018). Ils ont plus fréquemment nécessité une hospitalisation (28 % vs 8 %, p =0,006). En analyse multivariée, la bilatéralité de l’épistaxis apparaît comme le seul facteur indépendamment associé à la récidive. (OR = 10,9 ; IC 95 % [3,9 – 49,9] ; p = 0,0004). Conclusion La bilatéralité doit alerter les cliniciens sur la probabilité de récidives. Ces résultats justifient une prise en charge adaptées pour réduire les épisodes récurrents, les consultations répétées et améliorer la qualité de vie des patients.

Aucun
Karim BELMOKHTAR (dijon), Riadh TFIFHA, Patrick RAY
09:42 - 09:49 #50751 - FC13-07 Comparaison du devenir des patients admis au SAU en fonction de l'adressage par un médecin généraliste ou non.
FC13-07 Comparaison du devenir des patients admis au SAU en fonction de l'adressage par un médecin généraliste ou non.

Le système de santé en France est confronté à une pression croissante en raison du vieillissement de la population, de la pénurie de professionnels de santé et de la demande croissante au niveau médical. Les établissements de soins d'urgence sont particulièrement touchés par cette demande croissante de soin entraînant de longs délais d'attente pour les patients nécessitant des soins médicaux. Cette étude s’attachera à comparer le taux d’hospitalisation des patients adressés aux urgences adultes du CHRU de Besançon par un médecin généraliste par rapport à ceux qui se présentent eux-mêmes. Il s’agit d’une étude quantitative prospective mono centrique réalisée en mars 2024 aux urgences adultes du centre hospitalier régional universitaire de Besançon comparant le taux d’hospitalisation des patients adressés par un médecin généraliste par rapport aux autres. Nous avons pu mettre en évidence une augmentation significative (p<0.001) des hospitalisations pour les patients adressés par un médecin généraliste aux urgences, 53.1% contre 19.1% pour les autres patients. Il y a également une augmentation significative (p<0.001) de la réalisation d’examens d’imageries chez ces patients, 62.2% contre 32.9% chez les autres patients. Notre étude appuie le fait de porter une attention particulière aux patients adressé par un médecin généraliste aux urgences. L’enjeu de ses prochaines années va être de gérer la saturation croissante des hôpitaux et tout particulièrement des services d’urgences.

Aucun
Rodwan TROUTIER (Besançon), Paul Antoine ATECHIAN, Abdo KHOURY
09:49 - 09:56 #50780 - FC13-08 Patients admis à la salle d’accueil des urgences vitales : profil épidémio-clinique, thérapeutique et pronostique.
FC13-08 Patients admis à la salle d’accueil des urgences vitales : profil épidémio-clinique, thérapeutique et pronostique.

Introduction : La prise en charge des urgences vitales représente un enjeu majeur de santé public. L’étude du profil épidémio-clinique et thérapeutique des patients admis en SAUV (Salle d’accueil des urgences vitales) permet une meilleure compréhension des pathologies rencontrées contribuant ainsi à l’amélioration de l’organisation et de la qualité des soins. Objectif : Etudier le profil épidémio-clinique, thérapeutique et évolutif des patients admis en SAUV. Méthode : Etude prospective observationnelle sur quatre ans. Inclusion des patients admis à la SAUV pour une détresse vitale. Recueil des caractéristiques épidémio-cliniques, biologiques et thérapeutiques. Evaluation de la Mortalité à J0, J7 et à J30. Résultats :Inclusion de 416 patients. Age moyen de 60 ± 20 ans avec un sex-ratio de 1,3. Les comorbidités étaient: hypertension (40%), diabète (33%), bronchopneumopathie obstructive (18%) et coronaropathie (13%). La symptomatologie respiratoire était en chef de file des plaintes fonctionnelles (54,3%) suivi de la symptomatologie neurologique (41,2%).La PAM était inférieure à 60 mmHg chez 83 patients (20%). Une polypnée était notée chez 340 patients (81%) avec une SpO2< 90% chez 177 patients (42,5%). Un GCS inférieur à 13 était noté chez 126 patients (30,3%). Des signes d’insuffisance cardiaque gauche et droite étaient notés chez 66(15,9%) et 57(13,7%) patients respectivement.Une hyperleucocytose était notée chez 174 patients (41,8%). Une insuffisance rénale a été notée chez 159 patients (38,2%). Une acidose a été notée chez 253 patients (60,8%). La moyenne du taux de lactate à l’admission a été de 4,7±3,5 mmol/l avec des extrêmes de 0,2 à 16,3 mmol/l.Les étiologies respiratoires et cardiologiques représentaient plus que la moitié des affections rencontrées. L’œdème aigu du poumon cardiogénique était la première cause d’admission (13,2%) suivi par les états de choc d’origine septique (9,9%).Une oxygénothérapie était nécessaire chez 72,1% des patients. Le recours à l’intubation orotrachéale était nécessaire dans 29,3% des cas et 33,3% ont été mis sous ventilation non invasive. Une expansion volémique a été indiquée chez 37% des patients et le recours aux amines vasoactives était indiqué chez 98 patients (23,6%).La mortalité à J0, J07 et J30 étaient de 26,7; 5,3 et 5,5% respectivement. Conclusion : La prédominance des atteintes respiratoires et cardiaques, avec une mortalité élevée, impose une organisation structurée et protocolisée de la prise en charge.

Aucun
Youssef BEN BRAHIM (Ben Arous, Tunisie), Hanen GHAZALI, Oumayma BESBES, Hela BEN TURKIA, Yousra MEJDOUB, Rihab DAOUD, Sami SOUISSI, Rym HAMED
09:15

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CE04
09:15 - 10:15

Conférence Exceptionnelle
Comment la fiction permet de montrer au grand public l'hôpital français actuel

Coordonnateur : Nicolas CAZES (Coordonnateur, Médecin, Marseille)
09:15 - 10:15 Comment la fiction permet de montrer au grand public l'hôpital français actuel. Thomas LILTI (Conférencier, Réalisateur, Paris)
Amphi Bleu

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM03
09:15 - 10:15

Conférence
Traumatismes pénétrants

Modérateurs : Marie DUPUY (Chef de Clinique) (Clermont-Ferrand), Karim TAZAROURTE (Chef de service) (Médecin , Lyon)
Coordonnateur : Nicolas CAZES (Coordonnateur, Médecin, Marseille)
09:15 - 10:15 Quelles spécificités pour l’urgentiste face à ce type de patient. Nicolas CAZES (médecin adjoint) (Conférencier, Médecin, Marseille)
09:15 - 10:15 Actions et prise en charge des 30 premières minutes en SMUR ou en SAUV. Tristan TISON (PH) (Conférencier, Médecin, Nîmes)
09:15 - 10:15 Admission directe au bloc ? Antoine LEFEVRE-SCELLES (Medical doctor) (Conférencier, Médecin, Rouen)
Amphi Havane

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM20
09:15 - 10:15

Conférence
Quand explorer la douleur : les red flags de la douleur de l'enfant

Modérateurs : Agathe BEAUVAIS (PHC) (Médecin, Paris), Fabien LEMOEL (Praticien Hospitalier) (Nice)
Coordonnateur : Thomas MOUMNEH (Coordonnateur, Médecin, Tours)
09:15 - 10:15 Douleur de hanche. Guillaume LOPIN (PH) (Conférencier, Médecin, Toulouse)
09:15 - 10:15 Douleur abdominale. Romain GUEDJ (Pediatrician) (Conférencier, Médecin, Paris)
09:15 - 10:15 Cephalées. Emmanuel CHEURET (PH) (Conférencier, Médecin, Toulouse)
09:15 - 10:15 Douleur thoracique. Alexis LOUVEL (médecin) (Conférencier, Médecin, Rouen)
Salle 241

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
SIS29
09:15 - 10:15

Session Interactive
Quiz : les pièges de la pharmaco

Coordonnateur : Manon KACED (Coordonnateur, IPA Urgences, Lyon)
Venez revoir les fondamentaux de la pharmaco pour l'infirmier.
09:15 - 10:15 Quiz : les pièges de la pharmaco. Lionel DEGOMME (IADE) (Conférencier, IADE, Paris)
Salle 242B

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CMS11
09:15 - 10:15

Table ronde
Violences faites aux personnes vulnérables : repérage en situation d’urgence

Modérateurs : Flavien SMET (Ambulancier SMUR) (Chaumont), Caroline VAREILLE (assistante sociale) (Paris)
Coordonnateur : Flavien SMET (Coordonnateur, Chaumont)
Entre signes cliniques à repérer dans l’urgence, responsabilités légales à assumer et coordination pluridisciplinaire pour orienter au mieux, le repérage des violences faites aux personnes vulnérables exige un regard affûté, un cadre clair et une action collective.
09:15 - 10:15 Signes cliniques, indicateurs d’alerte, repérage en contexte d’urgence. Charlotte GORGIARD (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Paris)
09:15 - 10:15 Cadre légal et responsabilités. Marie BAILLAT (assistante socio éducative) (Conférencier, AS, Paris)
09:15 - 10:15 Collaboration pluridisciplinaire et orientation. Matthieu PICCOLI (Médecin) (Conférencier, Médecin, Paris)
Salle 243

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CMS14
09:15 - 10:15

Table ronde
Mise en place des nouveaux actes ambulanciers

Modérateur : Jean-Baptiste MAGNIN (Ambulancier SMUR) (Brest)
Coordonnateur : Jean-Baptiste MAGNIN (Coordonnateur, Brest)
L'évolution récente de la légilsation a élargie le champ de compétence des ambulanciers, en leurs permettant la réalisation de nouveaux actes professionnels. Acteurs indispensables de l'aide médicale urgente, ils représentent dorénavent une nouvelle ressource pour la régulation du SAMU et le bien du patient. L'ANCESU vous expliquera en quoi consiste la formation à ces nouveaux actes, vous aurez ensuite le regard du médecin régulateur du SAMU, les nouvelles possibilités que cela représente et comment les utiliser à bon escient. Enfin, les ambulanciers vous partagerons leur retour d'expérience depuis la mise en place sur le terrain. Alors n'hésitez plus, venez découvrir et échanger sur l'intérêt de ces nouvelles pratiques.
09:15 - 10:15 La formation. Isabelle BORRACCIA (IADE enseignante responsable CESU 67) (Conférencier, IDE, Strasbourg)
09:15 - 10:15 Du point de vue du SAMU, une nouvelle ressource en régulation. Dominique SAVARY (Chef du département de médecine d'urgence) (Conférencier, Médecin, Angers)
09:15 - 10:15 Concrètement sur le terrain, retour d'expérience d'une mise en place réussie. Jean-Philippe DOUARD (Ambulancier) (Conférencier, Ambulancier, Saint-Vallier)
Salle 251

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
SI06
09:15 - 10:15

Session Interactive
Les céphalées : distinguer le bénin du critique

Modérateur : Rémy DIESNIS (Emergency physician) (Roubaix)
Coordonnateur : Alexandra MOUROT (Coordonnateur, Narbonne)
09:15 - 10:15 Les céphalées: distinguer le bénin du critique. Richard MACREZ (PUPH médecine d’urgence) (Conférencier, Médecin, Caen)
Salle 352B
10:00

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
FC14
10:00 - 11:00

Flash communications
Gériatrie

Modérateur : Laure JAINSKY (Praticien Hospitalier) (Issoire)
10:00 - 10:07 #50165 - FC14-01 Intubation préhospitalière chez les patients âgés : impact sur la mortalité.
FC14-01 Intubation préhospitalière chez les patients âgés : impact sur la mortalité.

Introduction : L’altération de l’état de conscience (AEC) chez le sujet âgé est fréquente et souvent associée à un risque élevé de mortalité. L’intubation préhospitalière (IOT) pourrait améliorer le pronostic, mais les données restent limitées. Objectif : Évaluer l’impact de l’intubation préhospitalière sur la mortalité chez les patients ≥ 65 ans présentant une AEC non traumatique. Méthodes : Étude rétrospective de 97 patients âgés pris en charge pour AEC non traumatique. Les patients ont été classés selon la réalisation de l’IOT et le décès préhospitalier. Associations évaluées par test exact de Fisher, OR et IC95%. Résultats : 11 patients (11,3 %) ont été intubés. La mortalité préhospitalière était de 27 % chez les intubés (3/11) et de 33,7 % chez les non-intubés (29/86). OR pour le décès chez les intubés : 0,74 (IC95 % 0,18–2,96, p = 0,61), sans association significative. L’IOT concernait surtout les patients avec détresse respiratoire et/ou neurologique, reflétant la gravité initiale. Conclusion : Dans cette cohorte, l’intubation préhospitalière chez le sujet âgé n’est pas associée à une réduction significative de la mortalité en cas d’AEC non traumatique. La sélection des patients selon la gravité clinique et la rapidité de la prise en charge restent déterminantes. Ces résultats suggèrent que l’IOT, bien que parfois nécessaire, ne compense pas les facteurs pronostiques défavorables tels que l’âge, l’état neurologique ou le rythme cardiaque initial.

"Aucun"
Ghada MARZOUGUI (Gabes, Tunisie), Roua ELMAHJOUB, Ali BEN MAHMOUD, Houssem AFFES, Mariem MALLEK, Marwa BEN ABDALLAH, Adel CHAARI
10:07 - 10:14 #50309 - FC14-02 Performance diagnostique de l’échographie clinique en médecine d’urgence pour l’impaction fécale: une étude prospective.
FC14-02 Performance diagnostique de l’échographie clinique en médecine d’urgence pour l’impaction fécale: une étude prospective.

Introduction : L’échographie clinique en médecine d’urgence (ECMU) est de plus en plus utilisée dans de nombreuses spécialités médicales. L’impaction fécale (IF) est fréquente chez les personnes âgées institutionnalisées et constitue une source majeure de morbidité, avec une étiologie multifactorielle. Améliorer son diagnostic est donc essentiel. Combiner l’examen clinique et l’ECMU pourrait renforcer l’approche diagnostique de l’IF. Matériel et méthode : cette étude prospective, interventionnelle et multicentrique, évalue la performance de l’ECMU pour le diagnostic de l’IF chez le patient de 75 ans et plus, en la comparant à la radiographie abdominale aux urgences, ou au CT scanner si cet examen est disponible. Les objectifs secondaires consistent à évaluer l’impact de l’indice de masse corporelle (IMC), du diagnostic final, du remplissage vésical, de la difficulté à réaliser l’ECMU et de la consistance de l’IF sur la performance diagnostique de l’ECMU pour l’IF. Résultats : Au total, 172 patients ont été initialement inclus dans l’étude et les données de 163 patients ont pu être analysées. La spécificité et la sensibilité de l’ECMU pour diagnostiquer l’IF sont respectivement de 0,94 (IC 95% [0.90, 0.99]) et 0,84 (IC 95% [0.75, 0.94]) . Les rapports de vraisemblance positif et négatif sont respectivement excellent (14,8 ; (IC 95% [6.7, 32.5])) et bon (0,16 ; (IC 95% [0.09, 0.30])). La sensibilité et la spécificité de l’ECMU ne diffèrent pas significativement selon l’IMC, le diagnostic final, le remplissage vésical ou la difficulté de réalisation de l’ECMU. L’influence de la consistance de l’IF sur la sensibilité et la spécificité n’a pas été évaluée, les données correspondantes n’étant disponibles que pour 22 patients. Conclusion : Dans cette étude, la spécificité de l’ECMU est suffisante pour diagnostiquer une IF sans examens complémentaires, évitant ainsi des procédures invasives telles que le toucher rectal. Bien que la sensibilité soit acceptable, elle n’est pas suffisante pour se passer d’un autre examen de diagnostic, principalement lorsque la suspicion clinique est forte.

Aucun
Guillaume GAGGINI (Bruxelles, Belgique), Florence DUPRIEZ
10:14 - 10:21 #50356 - FC14-03 Étude comparative de la mortalité de la population gériatrique avec mention «MADD» dans le service des urgences.
FC14-03 Étude comparative de la mortalité de la population gériatrique avec mention «MADD» dans le service des urgences.

Introduction : Parmi les dossiers médicaux des patients de plus de 75 ans aux urgences, la mention MADD (Maintien Au Domicile Difficile) est régulièrement inscrite. Celle-ci n’a pas de définition médicale standardisée et les données issues de la littérature sont limitées mais certains profils semblent liés : femme seule, en perte d’autonomie, présentant une pathologie chronique et certains syndromes gériatriques. Ces éléments sont déjà connus pour être associés à une surmortalité. Nous avons émis l’hypothèse que la mention MADD pourrait constituer un marqueur de gravité, associé à une évolution défavorable. Méthode : Étude rétrospective, dans les CHU de Tours et d’Orléans, sur la période automnale 2022. Inclusion des patients de plus de 75 ans avec mention « MADD ». Groupe témoin « non MADD » constitué selon un appariement sur le jour du passage au ratio 1 :1. Le critère de jugement principal était la mortalité intrahospitalière. Les critères de jugement secondaires étaient l’institutionnalisation post-hospitalisation, le nombre de réhospitalisations et la mortalité à 3 mois. Nous avons effectué une analyse descriptive entre les deux groupes puis une régression logistique après appariement par score de propension. Résultats : 420 patients inclus. Le groupe MADD était significativement plus âgé, avec une perte d’indépendance fonctionnelle plus importante et plus de troubles neurocognitifs. La mortalité intrahospitalière dans le groupe MADD était plus élevée (10% vs 1%, p = 0,006), il n’y avait pas de différence significative concernant les critères de jugement secondaires hormis le nombre d’institutionnalisations plus important dans le groupe MADD (16% vs 2%, p < 0,001). Après ajustement sur les facteurs de confusion, la présence de la mention MADD dans le dossier médical était significativement associée à un risque accru de décès intrahospitalier, avec un odds ratio (OR) à 3.98 (IC95% [1,2-17,99] ; p= 0.04). Conclusion : La population gériatrique identifiée comme MADD aux urgences semblait constituer un sous-groupe spécifique dont la mortalité intra hospitalière est plus élevée. Ce surrisque reposait sur des facteurs de gravité encore mal identifiés, très certainement multifactoriels et qui devraient être mieux caractérisés pour être pris en compte dans un parcours de soins ambulatoires ou hospitaliers adapté à leur vulnérabilité.

Aucun
Maria RUCAREANU (TOURS), Adrien MIGEON, Lola VINCENT, Cathie FAUSSAT, Vincent GARROUSTE, Bertrand FOUGERE, Matthieu COULONGEAT, Léa LEMOINE
10:21 - 10:28 #50626 - FC14-04 LE GÉRIATRE AUX URGENCES AU SEIN DU CENTRE HOSPITALIER DE BEAUVAIS : ÉTUDE SUR LA RÉADMISSION AUX URGENCES À UN MOIS.
FC14-04 LE GÉRIATRE AUX URGENCES AU SEIN DU CENTRE HOSPITALIER DE BEAUVAIS : ÉTUDE SUR LA RÉADMISSION AUX URGENCES À UN MOIS.

Le gériatre aux urgences au sein du Centre Hospitalier de Beauvais (CHB) : étude sur la Réadmission à un mois Introduction — Le vieillissement de la population française entraîne une augmentation du recours des personnes âgées aux urgences. Ces patients, souvent fragiles et polypathologiques, nécessitent une prise en charge globale et spécialisée. Depuis 2018, le Centre Hospitalier de Beauvais a intégré un gériatre au sein du SAU afin d’améliorer la qualité des soins et de réduire les réadmissions précoces. Objectif — Évaluer l’impact de la présence d’un gériatre aux urgences sur le taux de réadmission à un mois, la durée de séjour et la qualité de la prise en charge. Méthodes — Étude observationnelle, prospective et monocentrique, comparant deux groupes de patients âgés de 75 ans et plus, pris en charge respectivement par un gériatre ou un urgentiste. Le critère principal était la réadmission à un mois. Résultats — Parmi 176 patients inclus, le taux de réadmission était significativement plus faible dans le groupe gériatre (25 % vs 52,1 %; p = 0,0003). La durée moyenne de passage était réduite (5 h 48 vs 8 h 12 ; p < 0,000001) avec un délai de premier contact médical plus court (1 h 27 vs 3 h 03). Les gériatres prescrivaient moins de scanners (5 % vs 18,8 %; p = 0,006) et révisaient plus souvent les traitements de fond (13,8 % vs 1 %; p = 0,0013). Conclusion — La présence d’un gériatre aux urgences améliore l’efficience et la qualité des soins des personnes âgées. Son expertise et sa connaissance du réseau gériatrique favorisent une approche adaptée, une coordination renforcée et une réduction des réadmissions à court terme. Mots-clés : Urgences – Gériatrie – Réadmission – Personne âgée – Iatrogénie

Aucun
Yann TREBOUTA (Amiens), Aiham GHAZALI, Christine AMMIRATI, Flore TABAKA, Yoann LE FRESNE
10:28 - 10:35 #50774 - FC14-05 SOFA score aux urgences : garde-t-il sa valeur pronostique en gériatrie ?
FC14-05 SOFA score aux urgences : garde-t-il sa valeur pronostique en gériatrie ?

Introduction : Le sepsis demeure un problème de santé publique à l’échelle mondiale. La population gériatrique, présente un risque accru de mortalité et de complications sévères comparativement aux sujets jeunes. L’objectif : déterminer la valeur pronostique du score SOFA chez la population gériatrique en sepsis. Méthode : Etude prospective, descriptive et comparative réalisée aux urgences, de juillet 2021 au janvier 2024. Patients âgés plus de 14 ans, admis pour une infection confirmée ou présumée, avec un score SOFA≥2 ont été inclus et répartis en G1 (sujets >65 ans) et G2 (sujets <65 ans). Résultats : Parmi 310 patients inclus, 163 du G1 (52,6%), tandis que 147 patients (47,4%) étaient du G2. L'âge moyen des patients : 75,2±7,19 ans G1, G2 : 49,9±12,2 ans, et un sexe-ratio respectif de 1,14 et de 2,06. Le score SOFA moyen était similaire chez les deux groupes, 4,72±2,31 chez le G1 et 4,52±2,58 chez le G2. Avec une meilleure performance chez les jeunes (AUC = 0,737, p < 0,001), que chez les sujets âgés (AUC = 0,575, p = 0,022). Un score SOFA ≥2 n’était pas associé significativement à la mortalité chez les sujets âgés. Tableau III ( ci-joint) Conclusion : Bien que le score SOFA soit comparable chez les jeunes et les âgés en sepsis, sa capacité prédictive de mortalité paraît limitée en gériatrie.
Chaima GASSA (tunisie, Tunisie), Safia OTHMANI, Roua HAJJI, Chaima GHARSALLI, Mariem TLEMSANI, Sarra JOUINI
10:35 - 10:42 #50862 - FC14-06 UNITE MEDICALE MOBILE.
FC14-06 UNITE MEDICALE MOBILE.

Les patients âgés et/ou handicapés continue à affluer aux urgences pour des motifs comme la traumatologie ( 25% des recours au SAU pour les patients de plus de 75 ans ) car c’est le seul service ou se retrouve compétence espace et plateau technique pour les accueillir.Ces mêmes patients souffrent délai de transport, du transport en lui-même des d’un temps de passage prolongé aux urgences. De l’’inconfort à la douleur, la désorientation, et les escarres, le bénéfice/risque de la réalisation d’examen radiographiques font même renoncer certaines équipes d’institution à adresser les patients aux urgences. Pour proposer une alternative plus confortable pour les patients avec une qualité de soins équivalente tout en diminuant les coûts de prise en charge, le premier service mobile engagé dans les soins de traumatologie pour patient fragile a été créé le 1er janvier 2022. La possibilité de telle projet était rendue possible par un moyen innovant la radiographie mobile déplacée au domicile du patient. L'objectif de l'étude est de confronter la pratique de l'unité aux objectifs initiaux fixés: arrêt des transferts aux urgences, amélioration qualité de prise en charge. Prise en charge initialement des patients vivants indifféremment au domicile et en institution (EHPAD,FAM) dans un rayon de 30km autour de son siège Méthodologie : Étude prospective réalisée sur un 48 demi-journées. Sont inclus tous les patients pris en charge qui ont actionné l'unité par appel téléphonique pour une prise en charge d'un traumatisme. Résultats : 145 patients pris en charge dont 86% étaient dépendants avec un âge > 75 ans. Dans 95% des situations un transport en ambulance aux urgences a été évité. 50% des motifs d 'appel ont concerné une chute. Pour 50 patients une fracture a été traitée. Le temps moyen de prise en charge a été défini à 35 min le déplacement d'un urgentiste auprès des patients au domicile ou en EHPAD permet de désengorger les urgences de ses prise en charge de traumatologie sans pronostic vital engagé. Le délai de prise en charge est significativement réduit, les conséquences de passage aux urgences évitées au patient. La création d'une plateforme de prise en charge des traumatismes au domicile de patients avec une réelle équipe d 'urgentistes serait un nouveau parcours à proposer aux personnes âgées.

aucun
Thomas BRISSON (AIX EN PROVENCE)
10:42 - 10:49 #50872 - FC14-07 Sepsis chez le sujet âgé aux urgences : caractéristiques cliniques, prise en charge et évolution – étude rétrospective.
FC14-07 Sepsis chez le sujet âgé aux urgences : caractéristiques cliniques, prise en charge et évolution – étude rétrospective.

Introduction Le sepsis chez le sujet âgé constitue une problématique fréquente aux urgences, associée à des présentations cliniques parfois atypiques et à un risque élevé de complications et de mortalité. Objectif Décrire les caractéristiques cliniques, les foyers infectieux, la prise en charge thérapeutique et l’évolution des sujets âgés admis aux urgences pour sepsis. Méthodes Étude descriptive rétrospective monocentrique incluant les sujets âgés admis aux urgences pour sepsis. Critéres d’inclusion : age>18 ans, diagnostic sepsis retenu selon le SOFA score Critéres de non inclusion : patients admis en ACR, explorations non achevés Patient agé définit par un age>65 ans Résultats Un total de 160 patients âgés a été inclus, avec une légère prédominance masculine (53,1 %). Les comorbidités les plus fréquentes étaient l’hypertension artérielle (51,9 %), le diabète de type 2 (48,8 %), les pathologies cardiovasculaires (29,4 %) et l’insuffisance rénale chronique (20,6 %). Les principaux foyers infectieux identifiés étaient pulmonaires (39,4 %) et urinaires (37,5 %), suivis des foyers cutanés (11,3 %) et digestifs (5 %). Sur le plan clinique, la fièvre (70 %) et l’asthénie (69,4 %) étaient les signes les plus fréquents. Une dyspnée était retrouvée chez 40 % des patients et une confusion chez 9,4 %. Un état de choc septique était présent chez 25 % des patients à l’admission. Une antibiothérapie probabiliste était initiée aux urgences, reposant principalement sur les céphalosporines de troisième génération (57,5 %) et l’amoxicilline–acide clavulanique (28,1 %), avec recours fréquent à une bithérapie. L’évolution était marquée par une amélioration clinique chez 66,3 % des patients, tandis qu’une aggravation était observée chez 33,1 %. Les principales complications étaient l’insuffisance rénale aiguë (41,3 %), les défaillances hémodynamiques (17,5 %) et le SDRA (6,9 %). Une ventilation mécanique était nécessaire chez 10 % des patients. La mortalité intra-hospitalière s’élevait à 30 %. Conclusion Le sepsis chez le sujet âgé aux urgences est dominé par des foyers pulmonaires et urinaires et s’accompagne d’un taux élevé de complications et de mortalité. Ces résultats soulignent l’importance d’un dépistage précoce, d’une antibiothérapie probabiliste adaptée et d’une prise en charge rapide et multidisciplinaire aux urgences.

aucun
Ines KCHAOU (tunis, Tunisie), Dhikra HOSNI, Khouloud KHAMMESSI, Mariem TLEMCENI, Assawer BEN DHAOU, Sarra JOUINI
10:49 - 10:56 #50934 - FC14-08 Quelle est la perception des soignants de médecine d’urgences à l’égard des personnes âgées ? Une enquête à propos de l’âgisme.
FC14-08 Quelle est la perception des soignants de médecine d’urgences à l’égard des personnes âgées ? Une enquête à propos de l’âgisme.

L’âgisme, défini comme un ensemble de stéréotypes, préjugés et comportements discriminatoires liés à l’âge, reste peu étudié dans le contexte de la médecine d’urgence. Cette étude observationnelle a été menée au sein du service des urgences des Cliniques universitaires Saint-Luc auprès de 75 soignants (médecins et infirmiers). À l’aide d’un questionnaire structuré, elle a évalué leur perception des personnes âgées à travers des associations libres de mots, des estimations institutionnelles et nationales, et de la version française validée de l’Ambivalent Ageism Scale. Les résultats révèlent une perception ambivalente des aînés, associant à la fois expérience et fragilité (figure 1), et une importante surestimation de leur présence au sein du service des urgences. Par rapport aux statistiques nationales, les soignants surestiment la plupart des indicateurs liés au vieillissement, sous-estiment les comorbidités, et évaluent correctement les troubles auditifs. Un âgisme paternaliste est également mis en évidence, notamment à travers l’usage fréquent d’attitudes relevant d’une communication de type « elderspeak ». Enfin, le manque de formation spécifique en gériatrie, reconnu par la majorité des répondants, apparaît comme un facteur de vulnérabilité systémique. Ces résultats soulignent la nécessité de renforcer la formation gériatrique en médecine d’urgence et d’encourager une réflexion critique sur les pratiques cliniques et communicationnelles à l’égard des personnes âgées.

Aucun
Françoise STEENEBRUGGEN (Bruxelles, Belgique), Jonathan VANDELOISE, Thomas VANAUDENHOVE
11:00

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
FC15
11:00 - 12:00

Flash communications
Neurologie

Modérateur : Yannick AUFFRET (Médecin) (Brest)
11:00 - 11:07 #50458 - FC15-01 Quand l'age pese sur le pronostic: etude des accidents vasculaires cérébraux ischémiques en contexte d'urgence.
FC15-01 Quand l'age pese sur le pronostic: etude des accidents vasculaires cérébraux ischémiques en contexte d'urgence.

L’accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique représente un enjeu majeur de santé publique en raison de sa forte morbi-mortalité et de son impact socio-économique considérable. Cependant, son expression clinique, son évolution et son pronostic peuvent varier significativement selon l’âge des patients L’objectif de ce travail était d’analyser les profils épidémiologique, clinique et évolutif des patients pris en charge pour AVC ischémique, en comparant les formes observées chez les sujets jeunes et âgés. Il s’agissait d’une étude prospective, descriptive, menée sur une période de huit mois aux urgences. Ont été inclus tous les patients âgés de plus de 18 ans admis pour un AVC ischémique confirmé. Les données démographiques, cliniques,radiologiques et évolutives ont été collectées puis comparées entre deux groupes : Groupe 1 : sujets âgés (≥ 65 ans) et Groupe 2 : sujets jeunes (<65 ans). Au total, 83 patients ont été inclus. La moyenne d’âge était de 55 ± 7 ans [30–64] dans le groupe 2, avec une prédominance masculine (58,8 %), et 75 ± 7 ans [65–93] dans le groupe 1, avec un sex-ratio de 1,13. Les antécédents d’insuffisance coronaire et de fibrillation auriculaire étaient significativement plus fréquents chez les sujets âgés (p = 0,012 et p = 0,015). Les symptômes initiaux étaient la dysarthrie (30 %), la lourdeur de l’hémicorps (26,4 %), l’altération de l’état de conscience (15 %), les vertiges (9,9 %), la confusion (4 %) et les troubles de la marche (4,2 %).Aucune différence significative n’a été observée concernant la présentation clinique initiale entre les deux groupes. Toutefois, les patients âgés présentaient plus souvent une polypnée (p = 0,001), une tachycardie (p = 0,03) et une altération de la conscience (p = 0,001). Une alerte thrombolyse a été déclenchée dans 23 % des cas (n = 19), sans différence significative entre les groupes. La pneumopathie d’inhalation était la complication la plus fréquente, observée plus souvent chez les sujets âgés (p = 0,007). La mortalité intrahospitalière s’élevait à 12,7 %, plus élevée dans le groupe 1 (p = 0,05). Chez les sujets âgés, l’AVC ischémique s’accompagne plus fréquemment de comorbidités cardiovasculaires, d’une présentation clinique plus sévère, de complications infectieuses accrues et d’une mortalité plus élevée. Ces résultats soulignent la nécessité d’une prise en charge précoce, multidisciplinaire et adaptée à la fragilité du patient âgé, pour améliorer le pronostic fonctionnel et réduire la mortalité.

Aucun
Khedija ZAOUCHE (Tunis, Tunisie), Manel KALLEL, Fedya ELAYECH, Emna REZGUI, Emna KALLEL
11:07 - 11:14 #50582 - FC15-02 Vertiges centraux / périphériques, évaluation du score TriAGe+ aux urgences : étude observationnelle rétrospective sur un an.
FC15-02 Vertiges centraux / périphériques, évaluation du score TriAGe+ aux urgences : étude observationnelle rétrospective sur un an.

Introduction : Les vertiges sont un motif de consultation fréquent au service d’accueil des urgences. C’est également un réel défi pour l’urgentiste de différencier l’étiologie périphérique (tels les vertiges paroxystiques bénins, les névrites vestibulaires), de l’étiologie centrale (tels que les AVC). Ces deux étiologies ont des prises en charge totalement différentes, et un retentissement différent sur le pronostic fonctionnel de nos patients. Le score TriAge +, créé par kuroda et al. a été développer pour distinguer les origines des vertiges. Notre objectif est de valider le score Triage+ chez les patients se presentant aux urgences pour vertiges, instabilité et/ou étourdissement. L’objectif principal de l’étude était d’évaluer la capacité du score TriAGe+ à diagnostiquer les AVC. Méthode : Nous avions réalisé une étude observationnelle rétrospective et monocentrique, sur les patients qui ont consulté pour les motifs de triages suivants : vertiges ; AVC ; rotatoires ; trouble de la marche ; trouble de l’équilibre durant l’année 2023. Résultat : Au total, notre population d’étude comprenait 254 patients. L’origine centrale a été retrouvée dans 12% des cas, dont 5% était des AVC de la fosse postérieur. Le diagnostic d’étiologie périphérique majoritairement observé était le vertige paroxystique bénin (31%). L’aire sous la courbe, de la courbe ROC est de 0,94. Il a été estimé pour un seuil > 2, une sensibilité à 90% (0,71 - 0,97), une spécificité à 82% (0,80 - 0,85), une VPP 9% (0,06-0,14), une VPN 99% (0,992 - 0,999), un RV + à 5,14 (2,94-8,96) et un RV- à 0,116 (0,106-0,126). Il a été estimé pour un seuil > 5, une sensibilité à 67% (0,45-0,83), une spécificité à 93% (0,92 - 0,95), une VPP 17% (0,10-0,26), une VPN 99% (0,99 - 1,00), un RV + à 10,14 (2,95-34,84) et un RV- à 0,36 (0,31-0,41). Il a été estimé pour un seuil > 10, une sensibilité à 14% (0,05-0,35), une spécificité à 99% (0,99-1,00), une VPP 33% (0,12-0,65), une VPN 98% (0,97 - 0,99), un RV + à 25,0 (0,00-26,143) et un RV- à 0,86 (0,41-1,81). Conclusion : Notre étude admet que le score TriAGe+ apparaît comme un outil prometteur pour améliorer la prise en charge des AVC chez les patients présentant un vertige, au sein des urgences. Avec l’utilisation de ce score avec un seuil à 5, nous pourrions ne pas recourir à une imagerie cérébrale en toute sécurité. Cependant il est nécessaire de réaliser une étude multicentrique est prospectif pour évaluer son impact sur la prise en charge.

Aucun
Gaëlle ALEXIS (Tours), Frédéric PARIS
11:14 - 11:21 #50610 - FC15-03 Validation de la règle de décision QueBIC dans la prise en charge des traumatismes crâniens légers compliqués aux urgences.
FC15-03 Validation de la règle de décision QueBIC dans la prise en charge des traumatismes crâniens légers compliqués aux urgences.

Introduction : Les traumatismes crâniens constituent le motif de consultation traumatologique le plus fréquent aux urgences. Plus de 90% sont des traumatismes crâniens légers. Parmi eux, environ 10% présenteront une anomalie au scanner initial et seront re-qualifiés en traumatisme crânien léger compliqué (TCLC). Il n’existe pas de recommandation claire pour ces patients qui bénéficient d’un avis neurochirurgical de façon quasi systématique et d’examens complémentaires. Pourtant, la prise en charge chirurgicale est rare. Les critères mBIG, dérivés des critères BIG ont été validés pour la prise en charge des TCLC. Néanmoins, ils se basent sur des facteurs de risque de dégradation controversés et la spécificité du score est faible. Face à ces limites, un groupe de travail Québécois propose en 2024 la règle de décision QueBIC, spécifiquement définie pour la prise en charge des TCLC. L’objectif de cette étude était de permettre une première validation de la règle de décision QueBIC et de comparer les performances des scores QueBIC et mBIG. Matériel et méthode : Étude rétrospective entre 2019 et 2024 à partir des dossiers de patients ayant consulté sur un CHU français pour traumatisme crânien léger avec anomalie au scanner. Résultats : 348 dossiers ont été analysés. 14 patients sont décédés, 11 ont été pris en charge neurochirurgicalement. Pour le critère composite associant décès et intervention neurochirurgicale, la règle QueBIC présente, dans le groupe 3 (haut risque), une sensibilité de 73,9 % et une spécificité de 83,4 %. Lorsque les groupes à risque intermédiaire et à haut risque sont réunis, la sensibilité atteint 100 %, avec une spécificité de 38,2 % pour ce même critère. Aucun patient appartenant au groupe QueBIC 1 (faible risque) n’a présenté de décès imputable ou nécessité une chirurgie. Conclusion : Ce travail constitue la première validation de la règle de décision QueBIC. Elle pourrait permettre une prise en charge adaptée et sure pour les traumatismes crâniens légers compliqués avec une spécificité supérieure à celle du score mBIG. Une validation prospective est requise pour confirmer ces conclusions. La règle QueBIC pourrait alors simplifier et optimiser la prise en charge des traumatismes crâniens légers compliqués.

Aucun
Manon JUILLAGUET (Toulouse), Xavier DUBUCS
11:21 - 11:28 #50877 - FC15-04 Activité neurovasculaire des SU d’une région à partir d’un panorama .
FC15-04 Activité neurovasculaire des SU d’une région à partir d’un panorama .

Introduction : Notre réseau régional de médecine d’urgence mène une étude annuelle sur l’activité de la prise en charge des urgences neurovasculaires auprès des unités neuro-vasculaires (UNV). Pour l’année 2024, la totalité des 16 UNV régionales (dont 5 disposent de neuroradiologie interventionnelle (NRI)) ont répondu au questionnaire. Un établissement privé mutualiste proposant également des soins neuro‐vasculaires (NV) et a été inclus dans l’étude.   Matériel et Méthode : Les données collectées dans le questionnaire visaient à évaluer le volume de thrombolyses intra veineuse (TIV) et de thrombectomies mécaniques (TM) réalisées en région. Des données (sexe, âge, diagnostic, gravité, mode de transport, durée de passage, code postal) issues du Résumé du Passage aux Urgences (RPU) ont également été utilisées afin de qualifier les patients neuro‐vasculaires (codes CIM10 G45, G46, I61, I63, I64) pris en charge dans l'ensemble des structures d’urgence (SU).  Résultats : En 2024, un total de 16249 patients pris en charge dans les SU de notre région ont été identifiés avec un diagnostic de pathologie neuro‐vasculaires. Le nombre de TIV réalisées était de 1541. La part de téléthrombolyses variait entre 0% et 26.3% selon les centres. De plus, 795 patients ont été thrombectomisés dans un centre de NRI régional dont 307 patients initialement pris en charge dans des hôpitaux périphériques, et 26 ont été transférés vers un plateau de NRI extra-régional. Ainsi, 821 patients initialement pris en charge en région ont été thrombectomisés. Un rapport personnalisé incluant des résultats sous forme de graphiques et cartographies à l'échelle régionale et locale a été transmis aux UNV et SU adossés aux UNV. Ces rapports incluent notamment les flux de patients, le bassin d'influence sanitaire et le profil des patients.   Conclusion : D’après les données du PMSI, 10801 patients ont eu un diagnostic d’AVC ischémique confirmé en 2024 dans notre région. Ainsi, le taux de TIV est de 14.3%, légèrement en‐deçà de l’objectif de 15% et le taux de TM est de 7,6 %, soit supérieur à l’objectif des 5%, objectifs fixés dans le plan d’action européen 2018‐2030. Fort de ces résultats, le travail de coordination réalisé par notre réseau entre les urgences et les UNV doit se poursuivre afin de maintenir et d’améliorer l’offre d’accès aux soins NV d’urgences : sensibilisation et formations des acteurs des urgences, accessibilité facilitée aux outils de télémédecine. 

Aucun
Pascale CAVALLI (ROANNE), Tiphaine LEFEBVRE, Mathys WOHL, Bruno FERROUD-PLATTET, Cécile VALLOT, Abdesslam REDJALINE, Bureau Avc URG'ARA
11:28 - 11:35 #50935 - FC15-05 Analyse de pratiques concernant la prise en charge de patients ayant présenté un AIT ou un AVC ischémique sous anti-agrégation plaquettaire au CHU de Saint-Étienne en 2024.
FC15-05 Analyse de pratiques concernant la prise en charge de patients ayant présenté un AIT ou un AVC ischémique sous anti-agrégation plaquettaire au CHU de Saint-Étienne en 2024.

Introduction : L’Accident vasculaire cérébral (AVC) est la 2ᵉ cause de mortalité mondiale et entraîne souvent des séquelles invalidantes. La prévention secondaire, notamment par antiagrégation plaquettaire (AAP), est essentielle pour réduire le risque de récidive. Les études montrent l’intérêt d’une double AAP à court terme après un Accident ischémique transitoire (AIT) ou un AVC mineur, mais les risques hémorragiques persistent. Il n’existe toutefois pas de consensus clair sur la stratégie à adopter chez les patients déjà sous AAP. Matériel/Méthode : Cette étude observationnelle, rétrospective et monocentrique a inclus les patients majeurs ayant présenté un AIT ou un AVC ischémique en 2024 au CHU de Saint-Étienne sous traitement antiagrégant plaquettaire. Les données ont été extraites des dossiers médicaux et analysées selon les caractéristiques cliniques, étiologies (classification TOAST) et stratégies thérapeutiques. Résultats : Parmi les 1123 patients admis pour un AIT ou un AVC ischémique en 2024, 298 patients (26,5 %) sous traitement antiagrégant plaquettaire (AAP) ont été inclus. On comptait 112 AIT (37,6 %) et 186 AVC ischémiques (62,4 %), avec un âge moyen de 75 ans. Les facteurs de risque les plus fréquents étaient l’hypertension artérielle (>60 %), la dyslipidémie et les antécédents d’AIC (40 %). Les étiologies étaient dominées par les causes athéromateuses et cardio-emboliques. Les stratégies thérapeutiques des causes athéromateuses variaient : double AAP suivie d’un switch, changement d’AAP ou majoration de dose de l’AAP déjà en place. Trois récidives d’AIC (1 %) ont été observées à 6 mois, toutes dans le groupe AVC. Dix décès (3,4 %) ont été notés à 1 mois, principalement chez des patients ayant un AVC sévère (NIHSS >15) ou une étiologie cardioembolique. Aucune récidive ou décès n’a été observé dans le groupe AIT. Discussions/Conclusion : Cette étude met en évidence une grande variabilité des pratiques chez les patients ayant un AIT ou un AVC ischémique sous AAP en l’absence de recommandations spécifiques. La stratégie thérapeutique est généralement adaptée à l’étiologie, avec une double AAP courte suivie d’un switch en cas de cause non cardio-embolique pour les AIT et AVC mineur. Le switch de molécule est majoritairement réalisé. L’augmentation de dose reste rare. Ces résultats soulignent la nécessité d’études interventionnelles afin d’obtenir des recommandations permettant d’homogénéiser les pratiques.

Aucun
Thomas VINCENT (Saint-Étienne), Antoine LOMBARD, Corentin RIOCREUX, Alain VIALLON
11:35 - 11:42 #50820 - FC15-06 DIDO-TM : Etude observationnelle monocentrique des délais "e;Door In > Door Out"e; avant transfert pour Thrombectomie Mécanique.
FC15-06 DIDO-TM : Etude observationnelle monocentrique des délais "e;Door In > Door Out"e; avant transfert pour Thrombectomie Mécanique.

INTRODUCTION A la phase aiguë d’un AVC, chaque 30 minutes perdues augmente de 20% le handicap et la mortalité à 3 mois. Au décours de leur passage aux urgences, 60% des AVC les plus graves doivent être transférés dans un second hôpital pour la thrombectomie mécanique (TM). Le délai passé dans le premier hôpital, appelé « Door in-Door out » (DIDO), devrait être inférieur à 90 minutes (recommandations HAS 2025), sinon à 120 minutes (recommandations US). Il est sous-étudié en France. L’objectif de cette étude est d’étudier le DIDO d’un hôpital français et les facteurs associés à un DIDO prolongé. MATERIEL & METHODE Etude observationnelle rétrospective monocentrique. Les patients inclus ont été pris en charge par les urgences et l’unité neurovasculaire (UNV) de l’hôpital 1, puis transférés avec la coordination du SAMU vers la neuroradiologie interventionnelle et l’UNV de l’hôpital 2, entre janvier 2021 et décembre 2024. Les données ont été extraites à partir des dossiers médicaux informatisés et analysées selon les standards épidémiologiques descriptifs. Les facteurs associés à un DIDO prolongé (≥ 120min) ont été étudiés en analyse univariée. RESULTATS Sur les 184 patients identifiés, seuls 99 ont été inclus du fait de données manquantes (heure de départ hôpital 1). Le DIDO médian était de 120 minutes [96–156], réparti ainsi : délai médian « arrivée hôpital 1 - imagerie » : 30 minutes ; délai médian « imagerie - départ vers hôpital 2 » : 90 minutes. Le seul facteur significativement associé à un DIDO < 120 minutes était l’heure d’arrivée aux urgences (8h–20h, p = 0,03). Aucune association significative n’était retrouvée avec les antécédents médicaux, le NIHSS ou une thrombolyse intraveineuse. 19% des patients ont bénéficié d’un DIDO recommandé en France (< 90min). CONCLUSION Cette première description d’un DIDO loin des recommandations permet d’envisager des perspectives d’amélioration. Le défaut de traçabilité des horaires clés constitue une limite majeure du pilotage de cette étude mais ces résultats rejoignent les données de la littérature (l’admission en soirée et l’étape « imagerie – départ vers hôpital 2 » sont les plus chronophages). Une étude descriptive multicentrique des DIDO pourra confirmer ces résultats. La structuration de protocoles post-imagerie, la mobilisation renforcée des ressources hors heures ouvrables ou l’intégration d’infirmiers en pratique avancée dans la coordination des DIDO et transferts inter-hospitaliers sont des pistes à étudier.

Aucun
Perrine BOURSIN (Paris), Rémi BONNERAVE, Stéphane SAINTONGE, Alain AMERI, Youri YORDANOV, Mikael MAZIGHI, Matthieu HEIDET, Pierre SENERS
11:42 - 11:49 #50907 - FC15-07 Les accidents vasculaires cérébraux chez le sujet âgé aux urgences : particularités cliniques et pronostiques.
FC15-07 Les accidents vasculaires cérébraux chez le sujet âgé aux urgences : particularités cliniques et pronostiques.

Introduction : L’accident vasculaire cérébral(AVC) chez le sujet âgé est caractérisé par une forte morbi-mortalité et un retentissement fonctionnel important. Aux urgences, le terrain fragile, les comorbidités multiples rendent le diagnostic plus complexe chez cette population. L'objectif de notre étude était d’identifier les particularités propres au sujet âgé pour adapter la prise en charge initiale. Méthodes :Il s’agit d’une étude rétrospective menée sur une période de sept ans, de janvier 2018 à juin 2024. Ont été inclus les patients âgés de 65 ans et plus ayant consulté les urgences pour suspicion d’AVC. N’ont pas été inclus les patients présentant des symptômes en rapport avec d’autres diagnostics différentiels, ceux perdus de vue ou en l’absence de données d’imagerie cérébrale. Les caractéristiques sociodémographiques, cliniques, radiologiques et évolutives ont été recueillies. Résultats : Deux cents soixante patients ont été inclus. L’âge moyen était de 77 ± 7 ans dont 57,3 % étaient âgés de plus de 75 ans. Le genre –ratio était de 1,16. Deux cent seize patients (83,1%) étaient arrivés aux urgences par leurs propres moyens. Les comorbidités les plus fréquentes étaient (%) : HTA (67,7 %), Diabète (41,5% ) , AVC (27%), Dyslipidémie (26,5 %), Fibrillation auriculaire(17,3 %) et 14% étaient sous antivitamines k. Les symptômes initiaux comprenaient un déficit des membres (66 %), des troubles du langage (64%) et une atteinte faciale (33 %). Parmi les signes d’accompagnement, les céphalées et les vomissements étaient présents dans 18.1% et 11.2% respectivement. Le score de Glasgow était à 15 dans 59.6% des cas. Le Le score NIHSS(National Institutes of Health Stroke Scale) médian était de 8 [4–13]. Une hypertension sévère (PAS ≥ 180 mmHg) a été retrouvée dans 28,07 % des cas . Une SpO2≤90% a été notée dans 9,23 %. Soixante-seize patients (43,67%) ont bénéficié d’une TDM dans un délai ≤ 1 heure .Les résultats scannographiques : AVC ischémique (41,5%), AVC hémorragique (24,6%) et TDM cérébrale Normale (33,8%). Dans 44,6 % des cas, les patients n'ont pas été transférés vers une structure spécialisée. La mortalité toute cause confondue était de 33,8 %. Parmi les 172 patients survivants, 39,5 % avaient une déficience sévère (mRs=4 ou5) à 90 jours. Conclusion: Ces résultats soulignent la nécessité d’optimiser le triage, l’accès rapide à l’imagerie et l’orientation vers des structures spécialisées afin d’améliorer le pronostic de cette population fragile.

Aucun
Syrine KESKES (Tunis, Tunisie), Chaima ABDELMOULAH, Hanene GHAZALI, Skander HACHANA, Youssef EBN EBRAHIM, Amira TAGOUGUI, Sami SOUISSI, Hela BEN TURKIA

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
FC16
11:00 - 12:00

Flash communications
Organisation Services d'Urgences

Modérateur : Pierre-Yves GUEUGNIAUD (Chef de Pôle) (Lyon)
11:00 - 11:07 #50050 - FC16-01 Impact de la substitution du test PCR par un test antigénique COVID/Grippe/VRS sur le temps de passage aux urgences pédiatriques.
FC16-01 Impact de la substitution du test PCR par un test antigénique COVID/Grippe/VRS sur le temps de passage aux urgences pédiatriques.

Le but de cette étude est d’évaluer l’impact de la substitution du test PCR par le test antigénique COVID-VIRO ALL IN TRIPLEX® sur le temps de passage aux urgences pédiatriques. Les infections respiratoires aiguës chez l’enfant sont une cause fréquente de recours aux urgences, surtout en hiver avec la co-circulation du SARS-CoV-2, de la grippe A/B et du VRS. Jusqu’en 2023, le diagnostic reposait sur la RT-PCR multiplex, fiable mais coûteuse et lente. Le test antigénique COVID-VIRO ALL IN TRIPLEX®, plus rapide (15 minutes), offre une alternative adaptée aux mineurs. Matériel et méthode : Étude rétrospective monocentrique comparant deux saisons épidémiques : 2022–2023 (PCR) et 2024–2025 (antigénique). Le critère principal était le temps de passage aux urgences, analysé selon la destination (sortie, hospitalisation, transfert). Les coûts unitaires ont été comparés. Résultats : 1367 tests PCR en 2022–2023 et 1048 tests antigéniques en 2024–2025, sans surconsommation. Le temps médian de passage a diminué de 164 à 107 minutes avec le test antigénique (gain de 57 minutes, p<0,001). Le coût par test est passé de 50€ à 8,5€. Conclusion : Le test antigénique a réduit significativement le temps d’attente aux urgences pédiatriques, les coûts et la charge de travail. Il optimise le flux patient et limite le risque de transmission, suggérant son extension possible aux adultes en période épidémique. De futures études permettraient une évaluation de son impact sur la prescription d'antibiotiques.

Aucun
Maxime PERRIER, Mathilde FERRAUD (Fréjus)
11:07 - 11:14 #50076 - FC16-02 Continuité des soins en sortie des urgences : étude APRES (Adressage des Patients des uRgences En consultation Spécialisée).
FC16-02 Continuité des soins en sortie des urgences : étude APRES (Adressage des Patients des uRgences En consultation Spécialisée).

Introduction : Le vieillissement de la population et l’augmentation des besoins de soins exercent une pression croissante sur l’offre médicale, en particulier en secteur libéral. Les services d’urgences accueillent ainsi de plus en plus de patients nécessitant un suivi spécialisé, dont la concrétisation demeure incertaine une fois la sortie effectuée. Cette étude visait à évaluer la capacité réelle des patients à accéder à une consultation de spécialité après un passage aux urgences et à identifier les facteurs influençant leur insertion dans le parcours de soins. Matériel et Méthode : Une étude prospective, observationnelle et monocentrique a été menée aux urgences de l’hôpital Tenon (Paris) entre juillet et octobre 2024. Ont été inclus les patients majeurs pour lesquels une consultation spécialisée hors médecine générale était recommandée. Étaient exclus les mineurs, les patients sous tutelle, décédés, injoignables ou disposant déjà d’un rendez-vous programmé. Le critère principal était la réalisation d’une consultation dans les 30 jours suivant la sortie. Les critères secondaires portaient sur l’obtention tardive d’un rendez-vous, les difficultés rencontrées et les reconsultations à trois mois. Les facteurs associés à l’obtention d’un rendez-vous ont été analysés par régression logistique. Résultats : Sur les 351 patients inclus, 47,6 % ont consulté dans le mois et 64,7 % avaient obtenu un rendez-vous, quel qu’en soit le délai. Trois facteurs étaient significativement associés à la prise de rendez-vous : une spécialité chirurgicale (OR = 2,54), une consultation hospitalière (OR = 2,19) et une organisation du rendez-vous par le service des urgences (OR = 2,59). L’existence d’un suivi spécialisé antérieur n’améliorait pas le taux d’adhésion. Les principaux obstacles rapportés étaient des contraintes personnelles, des limitations fonctionnelles ou une remise en question de l’indication par un autre praticien. Conclusion : Près de la moitié des patients parviennent à consulter dans le mois suivant leur passage aux urgences, mais ce taux demeure insuffisant au regard des enjeux de continuité des soins. L’implication du service des urgences dans l’organisation du suivi apparaît comme un déterminant essentiel de l’accès à la consultation spécialisée. Le renforcement des dispositifs de coordination pourrait améliorer l’orientation ambulatoire, en particulier pour les patients les plus vulnérables.

Aucun
Pauline SENECLAUZE (Paris), Rudy BOMPARD
11:14 - 11:21 #50652 - FC16-03 Développement et validation d’un score de saturation des structures des urgences automatisable au niveau national (SOTU).
FC16-03 Développement et validation d’un score de saturation des structures des urgences automatisable au niveau national (SOTU).

Introduction : En France, il n’existe pas de score de saturation des structures des urgences (SU). Cette étude vise à développer un score de saturation déductible des Résumés de Passages aux Urgences (RPU) - réplicable au niveau national - et à estimer son impact sur la mortalité des patients hospitalisés depuis les SU. Méthodologie : 19 indicateurs de saturation des SU déductibles des RPU ont été identifiés autour de 4 composantes (nombre de patients présents, débits entrants, durées moyennes de présence des patients et nombre de patient en attente d’hospitalisation) déclinées en indicateurs selon la typologie des patients et standardisés pour les rendre comparables entre SU. Pour construire le score SOTU, un modèle de Random Forest (RF) a été entrainé sur la perception de la saturation par les soignants recueillie lors d’une étude prospective dans 8 SU avec une saturation perçue moyenne disponible pour 11597 heures. Des seuils ont été définis pour détecter les heures de saturation et de saturation critique. Afin d’apporter des éléments de validation au SOTU, le modèle RF a été répliqué sur la base de données nationale des RPU 2023, puis, au niveau journalier, inclus dans une régression négative binomiale pour expliquer un indicateur de surmortalité à J2 des patients hospitalisés depuis les SU. Cet indicateur de surmortalité correspond au ratio du nombre de décès observés sur nombre de décès attendu. Le nombre de décès attendu est issu d’un modèle de régression logistique entraîné sur les données du PMSI 2022, incluant au niveau patient : le genre, l’âge, l’indice de Charlson et la catégorie du diagnostic (R2 = 0,82 [0,82-0,82]). Résultats : Sur l’échantillon de développement (8 SU), le SOTU avait une aire sous la courbe 0,90 [0,89-0,91] pour prédire une heure en saturation d’après les soignants. En 2023, appliqué à 450 SU, d’après le SOTU, 36% des 3.942.000 heures étaient qualifiées en saturation dont 11% en saturation critique. Après ajustement, durant les jours en saturation et en saturation critique d’après le SOTU, la surmortalité des patients hospitalisés depuis les SU augmentait respectivement de 6% et 15%. Conclusion : Le score SOTU, réplicable au niveau national, permet de qualifier à J+1 la saturation des SU de manière automatisée. Au niveau national, après ajustement, le niveau du SOTU est associé à une augmentation de la mortalité des patients hospitalisés depuis le SU ce qui apporte un élément de validation externe.

Aucun
Guilhem NOEL (, ), Laurent MAILLARD, Louis CLAVEL, Laura IRIARTE, Dimitri SCRONIAS
11:21 - 11:28 #50745 - FC16-04 Comparaison de la qualité du recueil de données chez les patients pris en charge par le SMUR de Montpellier pour une douleur thoracique: logiciel SMUR-t@b versus texte libre.
FC16-04 Comparaison de la qualité du recueil de données chez les patients pris en charge par le SMUR de Montpellier pour une douleur thoracique: logiciel SMUR-t@b versus texte libre.

Introduction: La douleur thoracique est l’un des principaux motifs d’appel au centre 15 et sa prise en charge préhospitalière permet de prendre plus tôt les décisions thérapeutiques chez ces patients. La qualité du recueil de données médicales en préhospitalier joue un rôle primordial dans l'optimisation du parcours de soins. Les outils numériques ont émergés, présentés comme des solutions potentielles pour améliorer la collecte des informations médicales. L’objectif principal de cette étude était de comparer l'exhaustivité du recueil numérique SMURt@b et de l’ancien format papier pour les données médicales lors de la prise en charge pré-hospitalière d'un patient présentant une douleur thoracique. Matériel et méthode: Il s’agissait d’une étude rétrospective et monocentrique au CHU. Nous avons étudié 780 patients au total : 390 dans le groupe recueil de données par SMURt@b et 390 dans le groupe recueil de données sur papier libre. Les patients étudiés étaient majeurs, pris en charge en pré-hospitalier pour une douleur thoracique par le SMUR. Le mode de recueil numérique et le mode de recueil papier ont été comparés à travers 16 critères définis dans la littérature comme essentiels à recueillir lors d'une intervention sur un patient présentant une douleur thoracique en pré hospitalier. Résultats : Le nombre moyen de critères présents sur les dossiers numériques était de 10.17 (± 2.53), contre 9.13 (± 2.09) sur les dossiers papiers (p< 0.01). On observait une amélioration du recueil des données par le logiciel SMURt@b pour les critères suivants : la persistance de la douleur (score d’exhaustivité à 68%), la localisation de la douleur (67%), le type de douleur (71%), le diagnostic évoqué (59%), les traitements habituels (77%), l’évolution de la douleur au cours de la prise en charge (38%), ainsi que l’examen clinique (71%). Conclusion : Dans cette étude le format numérique du recueil de données pré-hospitalières semblait améliorer l’exhaustivité des informations d’interrogatoire et de prise en charge des patients présentant une douleur thoracique. La généralisation de l’outil numérique pour améliorer le recueil de données pré-hospitalières et optimiser la prise en charge des patients justifierait la poursuite d’évaluations complémentaires.

Aucun
Juliette MEISSIREL (Montpellier), Romain JAMMES, Xavier BOBBIA
11:28 - 11:35 #50856 - FC16-05 Meure des Lits Brancards Estimés pour évaluer la fluidité de l'aval, évaluation de sa fiabilité.
FC16-05 Meure des Lits Brancards Estimés pour évaluer la fluidité de l'aval, évaluation de sa fiabilité.

La mesure du nombre de patients ayant séjourné la nuit aux urgences en attente d'hospitalisation, appelé Lits Brancards Estimés (LBE) est une mesure simple qui permet de mesurer la fluidité de l'aval des urgences, principal déterminant de la saturation. Cette mesure peut être automatisée en utilisant les résumés de passage urgences (RPU) via les observatoires régionaux des urgences (ORU). Nous avons cherché à évaluer la fiabilité du LBE mesuré à partir des données de RPU. L'étude était prospective et multicentrique comparant le nombre de LBE mesurés par les RPU (LBE-M) aux données du terrain observées par un investigateur local (RPU-O). Les données étaient comparées le lendemain. Onze structures d'urgences (SU) ont participé pendant une semaine, le coefficient kappa de Cohen global était de 0,81 ((95%IC 0,78-0,84). Pour 8 SU, la corrélation était bonne à excellente mais la corrélation était faible à modéré pour 3 SU (0,12; 0,51 et 0,55) ce qui illustre une variabilité importante de la fiabilité du calcul du LBE à partir des RPU. Les causes sont multiples : fiabilité du recueil des durées de séjour, délai d'affection informatique du patient lors d'une hospitalisation, affectation du patient en unité d'hospitalisation de courte durée d'un patient encore physiquement présent en SU. En conclusion, l'évaluation du LBE pour mesurer la fluidité de l'aval nécessite une validation rigoureuse de la qualité des données transmises par les RPU. Les ORU doivent s'impliquer dans cette démarche

aucun
Mathieu OBERLIN (Mulhouse), Arnaud ETIENNE, Marc NOIZET, Romain HELLMANN, Tahar CHOUIHED
11:35 - 11:42 #50886 - FC16-06 Evolution des effectifs des SU d’une région face aux difficultés de la médecine d'urgence.
FC16-06 Evolution des effectifs des SU d’une région face aux difficultés de la médecine d'urgence.

Introduction: Depuis 2022 notre observatoire régional des urgences (ORU) réalise une enquête annuelle, en novembre, visant à évaluer les effectifs des structures d’urgences (SU) de l’ensemble de la région. L’objectif est d’analyser l’évolution de ces effectifs au regard des enjeux actuels de la médecine d’urgence Matériel et Méthode: Enquête annuelle adressée aux directions et encadrements des SU de la région depuis 2022 (2025 en cours de recueil, sera traitée pour le congrès). L’analyse a porté sur les effectifs médecins/internes/IDE/AS postés aux urgences sur 54 établissements ayant répondu chaque année Résultats: L’évolution horaire des effectifs est présentée dans le graphique. On note une augmentation nette des présences IDE en 2023, se poursuivant sur les nuits en 2024. Les effectifs médicaux progressent régulièrement en 2023-2024 avec une augmentation marquée sur la nuit profonde en 2024. La présence des AS se réduit en 2024 après une augmentation en 2023, sauf la nuit. La présence des internes est complexe en raison des évolutions de postes. L’analyse des RPU montre une baisse en 2023 avant une reprise en 2024 Conclusion: L’évolution des effectifs en présence semble suivre, avec un décalage temporel, les variations d’activité, avec une adaptation plus marquée sur la nuit profonde. Ces résultats, confrontés aux données d’activité, constituent un outil de retour aux établissements afin de les accompagner dans l’adaptation de leurs organisations par une approche comparative

Aucun
Abdesslam REDJALINE (Firminy), Naël BENCHALAL, Clément CLAUSTRE, Marie LASSAIGNE, Emilie LAUNET, Patrice SERRE
11:42 - 11:49 #50891 - FC16-07 Evolution des organisations des SU d’une région face aux difficultés de la médecine d'urgence.
FC16-07 Evolution des organisations des SU d’une région face aux difficultés de la médecine d'urgence.

Introduction: Depuis 2023 l’enquête annuelle menée par notre observatoire régional des urgences (ORU) auprès des structures d’urgences (SU) de la région collige des données sur leurs organisations. L’objectif est d’analyser l’évolution de ces organisations face aux enjeux actuels de la médecine d’urgence Matériel et Méthode: Enquête annuelle adressée aux directions et encadrements des SU de la région depuis 2023 (2025 sera traitée pour juin 26). L’analyse a porté sur l’organisation de l’accueil aux urgences (nb agents présents, régulation/réorientation) et le cas échéant sur la mutualisation des équipes SMUR et le déploiement des UMH-P. L’analyse a porté sur 69 établissements ayant répondus sur l’ensemble des 3 années Résultats: 67% des SU pratiquaient la réorientation en 2023 versus 68% en 2024. En 2023, 45% des SU déclaraient une organisation dégradée contre 42% en 2024. Si les déclaration de fermeture sont en baisse on note plus de SU demandant une régulation (12 vs 16). Pour les SU porteurs de SMUR, plus de 80% déclarent une mutualisation sans changement notables sur les 3 années. Les agents administratifs, IOA, MOA et UMH-P sont présentés dans le tableau Conclusion: Ces enquêtes annuelles apportent à l’ORU une vision objectivée des SU de la région et de l’évolution de l’offre de soins d’urgence. Elles contribuent à améliorer la connaissance des organisations et constituent un outil d’aide au pilotage et à l’accompagnement des établissements dans la gestion de leur activité

Aucun
Patrice SERRE (Bourg-en-Bresse), Naël BENCHALAL, Clément CLAUSTRE, Marie LASSAIGNE, Emilie LAUNET, Abdesslam REDJALINE

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM48
11:00 - 12:30

Conférence - Session Board Arrêt Cardiaque
Arrêt cardiaque: la physiopathologie au service du patient

Modérateurs : Charlotte CHOLLET-XEMARD (directrice médicale adjointe) (Créteil), Morgan RECHER (Praticien hospitalier) (Lille)
Coordonnateur : Clément DERKENNE (Coordonnateur, Médecin BSPP, Paris)
11:00 - 12:30 Du cochon au patient : tout est-il extrapolable en recherche sur l'arrêt cardiaque ? Renaud TISSIER (Professeur) (Conférencier, Vétérinaire , Maisons-Alfort)
11:00 - 12:30 La physiologie guide la défibrillation ! Tahar CHOUIHED (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Nancy)
11:00 - 12:30 De la qualité en RCP : de quoi parle-t-on ? Steven LAGADEC (Infirmier) (Conférencier, IDE, Paris)
11:00 - 12:30 Optimiser la réanimation avancée en fonction des paramètres physiologiques. Alice HUTIN (PH) (Conférencier, Médecin, Paris)
Amphi Bleu

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM31
11:00 - 12:30

Conférence
Alcool aux Urgences

Modérateurs : Guillaume ROTTNER (Praticien Hospitalier) (Mulhouse), Geoffroy ROUSSEAU (Praticien Hospitalier) (Tours)
Coordonnateur : Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
11:00 - 12:30 L'hépatite aiguë alcoolique. Edouard LANSIAUX (Resident) (Conférencier, Médecin, Lille)
11:00 - 12:30 Gestion de l'ivresse aiguë. Mélanie ROUSSEL (Physician Doctor) (Conférencier, Médecin, Rouen)
11:00 - 12:30 Soignants, avons nous un problème avec l'alcool ? Pierre-Clément THIEBAUD (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Paris)
11:00 - 12:30 Prise en charge du Délirium Tremens. Eric THIBAUD (PH) (Conférencier, Médecin, Colmar)
Amphi Havane

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CMS03
11:00 - 12:30

Conférence
Aïe aïe aïe, j'ai mal !

Modérateur : Jean-Baptiste MAGNIN (Ambulancier SMUR) (Brest)
Coordonnateur : Manon KACED (Coordonnateur, IPA Urgences, Lyon)
La prise en charge de la douleur, rôle propre du soignant. Dans la pratique, qui fait quoi ? Regards croisés des différentes professions paramédicales, du rôle de chacun en pré-hospitalier et en intra-hospitalier.
11:00 - 12:30 Prise en charge de la douleur en extra-hospitalier, qui fait quoi ? Franck GRANGER (ADE) (Conférencier, ADE, Lyon)
11:00 - 12:30 Évaluation et gestion de la douleur par l'IOA. Marc Antoine BARON (IDE) (Conférencier, IDE, Avranches)
11:00 - 12:30 La place de l'hypnose.
Salle 242A

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
SIS30
11:00 - 12:00

Session Interactive
Quiz : urgences neurologiques

Modérateur : Perrine BOURSIN (IPA Urg neurovasc, Coordinatrice Centre de recherche et formation) (Paris)
Coordonnateur : Manon KACED (Coordonnateur, IPA Urgences, Lyon)
Venez revoir les fondamentaux de la neurologie.
11:00 - 12:00 Quiz : urgences neurologiques. Flavie DETAILLE (Conférencier, IPA Urgences, Paris)
Salle 242B

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM50
11:00 - 12:30

Conférence - Session Board Régulation
Régulation pédiatrique

Modérateurs : Valérie DEBIERRE (Praticien Hospitalier) (La Roche sur Yon), Yann PENVERNE (Praticien hospitalier) (Nantes)
Coordonnateur : Matthieu HEIDET (Coordonnateur, Médecin, Créteil)
11:00 - 12:30 Fièvre de l'enfant : j'ose les prescriptions téléphoniques. Paul-Georges REUTER (PUPH) (Conférencier, Médecin, Rennes)
11:00 - 12:30 J'allume la caméra : vive la visiophonie. Louis Marie BODET (pédiatre smur) (Conférencier, Médecin, Nantes)
11:00 - 12:30 Les critères de gravité de la dyspnée de l'enfant. Frédéric BALEN (Médecin) (Conférencier, Médecin, Toulouse)
11:00 - 12:30 Crise convulsive : j'envoie ou pas ? Nicolas PESCHANSKI (Praticien Hospitalier Urgentiste) (Conférencier, Médecin, Rennes)
Salle 243

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CMS13
11:00 - 12:30

Conférence
Les transports spécifiques, comment faire ?

Modérateurs : Karinne LE GLOAN (IDE SAMU 44) (Nantes), Flavien SMET (Ambulancier SMUR) (Chaumont)
Coordonnateur : Jean-Baptiste MAGNIN (Coordonnateur, Brest)
Certains patients nécessitent un transport spécifique, demandant une certaine expertise. Afin de respecter les règles de sécurité, tant pour le patient que les soignants, du matériel particulier doit être mis à disposition et utilisé. Cette conférence vous donnera les clés pour mieux apréhender ces situations particulières.
11:00 - 12:30 Urgence et détention. Michaël SEGONDY (PH) (Conférencier, Médecin, DOMBASLE SUR MEURTHE)
11:00 - 12:30 Le transport sous ECMO. Christian CARIOU (IDE) (Conférencier, IDE, Brest)
11:00 - 12:30 Comment relever, brancarder et transporter un patient bariatrique. Nicolas DEJOIE (Ambulancier) (Conférencier, Ambulancier, Nantes)
11:00 - 12:30 Le transport des enfants et nouveaux-nés. Sabine LEMOINE (médecin) (Conférencier, Médecin, Paris), Jean-Louis CHABERNAUD (Attache) (Conférencier, Médecin, Paris)
Salle 251

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CLS03
11:00 - 12:30

Communications Libres Soignants
U d'Or Soignants

Coordonnateur : Jean-Baptiste MAGNIN (Coordonnateur, Brest)
11:00 - 11:15 #50696 - CP121 Exploration des facteurs de développement de compétence des Assistants de Régulation Médicale (ARM) des SAMU au décroché des appels 15, particulièrement la formation en Centre de Formation des ARM (CFARM).
CP121 Exploration des facteurs de développement de compétence des Assistants de Régulation Médicale (ARM) des SAMU au décroché des appels 15, particulièrement la formation en Centre de Formation des ARM (CFARM).

Introduction : Les Services d’Aide Médicale Urgente (SAMU) français répondent à plus de 30 millions d’appels par an pour des soins urgents ou non programmés avec un binôme Assistant de Régulation Médicale (ARM) et Médecin, équilibrant la charge sur le système hospitalier et adressant les patients dans les filières de soins adaptées. Leur pratique est à haut niveau d’incertitude et porteuse de nombreux risques. Après des affaires médiatisées une formation nationale existe depuis 2019, il semble important d’en évaluer l’apport. À notre connaissance il n’existe pas d’étude sur la qualité des appels ARM. Nous avons souhaité évaluer l’influence de la formation en CFARM sur les scores d’appel. Matériel et Méthode : Cette enquête a été exploratoire, multicentrique, transversale, observationnelle et quantitative ; menée dans 4 SAMU en janvier 2025 sur 2 jours. 70 ARM ont accepté de participer dans le cadre du RGPD. 14 sont diplômés CFARM. Critères d’inclusion : présence aux créneaux arbitrairement choisis et consentement. Critère de non-inclusion : refus de participation. Critère de jugement principal : variation des scores selon la formation CFARM ; secondaire : variation selon d’autres variables. Un questionnaire standardisé a été renseigné ; l’évaluateur des appels était aveugle des réponses. Chaque appel a été évalué a posteriori, avec une grille standardisée de 55 critères par appel, dans 10 thèmes, reprenant ceux des sociétés savantes et de la HAS. L’ensemble a été analysé statistiquement (régression logistique ou linéaire, analyse univariée puis multivariée). Résultats : Un total de 157 appels, 7h16, ont été évalués. Les questionnaires présentent 98,85% de complétude. 93.24 % (n=138/148) appels font l’objet d’une régulation médicale, 89,81 % (n=141/157) sont conformes aux recommandations. Nous avons observé une variation statistiquement significative dans la sécurisation des appels (non CFARM 0.50 [0.50;0.75] vs CFARM 0.75 [0.50;1.00], p<0.001) ; avec une majoration importante de la vérification des adresses et numéros de téléphone. L’épuisement des ARM varie également (non CFARM 4.00 [3.00;6.00] vs CFARM 3.00 [3.00;4.00] p=.012). Conclusion : Les ARM réalisent globalement des appels de qualité. Cette enquête démontre la plus-value de la formation en CFARM, améliorant la sécurisation des appels, réduisant la fréquence des non conformités et donc la criticité ; elle semble être un facteur protecteur d'épuisement pour cette profession à risques psychosociaux.
Jérémie BRAZ (Paris), Jean-Michel PEREIRA, Matthieu HEIDET
11:15 - 11:30 #50474 - CP122 Les reconsultations précoces aux urgences : enjeux, facteurs et pistes d'amélioration, l'étude RECUEIL.
CP122 Les reconsultations précoces aux urgences : enjeux, facteurs et pistes d'amélioration, l'étude RECUEIL.

Introduction : La hausse continue de la fréquentation des services d’urgence accentue les tensions organisationnelles et rend plus complexe la prise en charge des patients. Dans ce contexte, la reconsultation précoce constitue un indicateur pertinent pour évaluer la qualité des soins délivrés lors de la première consultation. La recherche d’éléments caractéristiques des patients et des parcours de soins influençant le risque de reconsultation précoce aux urgences était donc importante pour l’identification de points perfectibles du parcours patient et pour mieux sécuriser le retour à domicile. Méthode : Une étude rétrospective observationnelle monocentrique a été menée, incluant 241 patients ayant reconsulté dans les quatorze jours pour douleurs abdominales, douleurs thoraciques ou symptômes neurologiques. Les caractéristiques démographiques, les délais, les motifs et les modalités de prise en charge ont été analysés et comparés à l’aide des tests statistiques du Chi² et de Mann-Whitney. Résultats : Le taux de reconsultation était de 5,9 %, avec un délai moyen de 3,5 jours, majoritairement dans les 8 jours. Une prédominance des patients de moins de 31 ans était observée parmi les reconsultants. Les douleurs abdominales constituaient le motif le plus fréquent de retour aux urgences. Au total, 84,1 % revenaient pour persistance des douleurs, dont 18,4 % ont été hospitalisés. Parmi les 15,9% de patients reconsultant pour apparition de nouveaux symptômes, le taux d'hospitalisation était de 45,9%. Par ailleurs, 68,7 % des patients reconsultant n’ont bénéficié ni de nouveaux examens ni de modification thérapeutique lors de la seconde consultation. Conclusion / Discussion : Le taux de reconsultation demeure relativement faible dans ce centre, nos résultats soulignent la complexité des reconsultations, qui reflètent à la fois l'évolution naturelle des pathologies et les limites du système de soins. Les analyses mettent en lumière plusieurs pistes d’amélioration, en termes de parcours et de coordination des soins. Parmi celles-ci, l’optimisation des consignes de sorties du patient et des traitements antalgiques constitue un axe déterminant dans la limitation des reconsultations. L’intégration d’infirmiers en pratique avancée apparaît comme un levier pertinent pour soutenir ces évolutions et améliorer la continuité des soins.
Lucie WALTER (Lyon), Siriphone TANOVAN, Karim TAZAROURTE, Blandine ROYER, Julia MORERE
11:30 - 11:45 #50479 - CP123 La parole aux patients dans les structures d’urgence françaises : adaptation transculturelle et validité de contenu du premier outil de mesure de l’expérience patient, l’étude French ED PREM.
CP123 La parole aux patients dans les structures d’urgence françaises : adaptation transculturelle et validité de contenu du premier outil de mesure de l’expérience patient, l’étude French ED PREM.

Introduction : Les structures d’urgence (SU) jouent un rôle pivot dans l’accès au soin, leur engorgement affecte négativement la sécurité des soins (Jones et al., 2022; Roussel et al., 2023). Les Patient-Reported Experience Measures (PREMs) centrent les initiatives d’amélioration de la qualité sur le vécu des patients (Bull, Teede, et al., 2022; Cong-Tri, 2021). Leur corrélation avec les résultats de santé est démontrée (Doyle et al., 2013). ED PREM, dont les propriétés psychométriques ont été validées, est spécifique aux SU (Bull, Crilly, et al., 2022; Bull et al., 2023). Devant l’absence de PREM francophone valide pour les SU, l’objectif est d’effectuer son adaptation transculturelle et d’analyser la validité de contenu de sa version française. Méthode : La conception de cette étude prospective monocentrique a suivi les lignes directrices du Consensus-based Standards for the selection of health Measurement Instruments (Mokkink et al., 2019). L’adaptation transculturelle d’ED PREM, renommé French ED PREM, a été réalisée selon Beaton et al (Beaton et al., 2000). Un consensus a été recherché au sein d’un comité d’experts, incluant l’équipe australienne conceptrice et des patients experts. Les critères méthodologiques de consensus par méthode Delphi ont été respectés (Diamond et al., 2014). La validité de contenu a été évaluée auprès de 50 patients et sept professionnels de santé lors du premier tour, puis auprès de 10 patients lors du second tour, en mesurant la pertinence, l’intelligibilité et l’exhaustivité de French ED PREM. Le critère de jugement principal était un indice de validité de contenu par item (I-CVI) > 0,78 et un score global (S-CVI) > 0,90 sans suggestion de révision (Polit et al., 2007). Cette recherche impliquant la personne humaine de catégorie 3 a reçu l’accord du comité de protection des personnes ouest 2. Résultats : French ED PREM a obtenu une validité de contenu robuste (I-CVI > 0,78 ; S-CVI > 0,90) et un excellent accord entre évaluateurs au-delà du hasard (k > 0,74). Conclusion : Une seconde phase prospective multicentrique est prévue pour évaluer la fiabilité, la validité convergente, discriminante et l’acceptabilité de French ED PREM. Face aux défis communs des SU à l’échelle mondiale, ce projet, en étroite collaboration avec l’équipe conceptrice, encourage une recherche fondée sur les données probantes, évite la création redondante d’outils et favorise l’harmonisation internationale des pratiques.
Nadia TIBERTI (Aix-en-Provence), Claudia BULL, Sébastien COLSON
11:45 - 12:00 #50473 - CP124 Description de la prise en charge de l’accident vasculaire cérébral par l’IOA dans deux services d’urgences.
CP124 Description de la prise en charge de l’accident vasculaire cérébral par l’IOA dans deux services d’urgences.

Introduction: Le plan AVC (ESO-SAFE) pour l’Europe 2018-2030 impose des objectifs de prise en charge des personnes éligibles à une recanalisation suite à un accident vasculaire cérébral. L’IOA apparaît comme un acteur déterminant dans la reconnaissance des symptômes et la rapidité d’orientation du patient. Cette étude décrit la prise en charge des patients victime d’AVC/AIT lors de leur évaluation par les Infirmier.e.s Organisateur de l’Accueil de deux services d'urgence. Matériel et Méthodes: Étude observationnelle, rétrospective, descriptive, multicentrique. Ont été inclus les patients majeurs ayant comme diagnostic de sortie des urgences: - Un AVC Ischémique - Un AVC hémorragique - Un AIT Pris en charge dans deux SAU, l'un bénéficiant d'un plateau technique avec USINV et IRM dédiée, l'autre non. Durant une période de deux semaines consécutives deux fois par an pendant 2 ans, ont été analysés dans les dossiers médicaux la présence ou non d'une alerte en filière thrombolyse pré-hospitalière, d'une filière thrombolyse hospitalière, les délais depuis les premiers symptômes, les constantes vitales mentionnées, le tri FRENCH, les motifs et la position du patient. 78 patients ont été inclus dans l’étude. Résultats : 30% des patients ont été inclus dans la filière thrombolyse dont un quart par l’IOA, le reste en préhospitalier. La moitié des patients ont été triés dans des motifs FRENCH autres que déficit sensitif ou moteur. Le FAST, la tension aux deux bras et le niveau de conscience apparaissaient dans 72% des dossiers. La glycémie, l’heure de début des symptômes et les facteurs de risques apparaissaient dans près de 90% des cas. Dans aucun des dossiers la position d’attente n’était renseignée Conclusion : Dans cette étude une proportion importante des inclusions en filière thrombolyse était décidée par l'IOA. Son rôle apparaît décisif dans l'évaluation initiale du patient victime d'AVC ou AIT. Or il semble exister une grande disparité de prise en charge dans la mention des scores cliniques et des constantes notamment. Notre étude souligne la nécessité de formation et d'uniformisation des pratiques infirmiers d'accueil pour la prise en charge des AVC/AIT.
Simon VIAL (Annecy), Arnaud FRONT, Isaure FROMONT, Hugo SCHMIT, Cécile VALLOT, Catherine THIVOLLE-CAZAT, Ludivine QUAY, Sabine FLATTRES
12:00 - 12:15 #50787 - CP125 Exploration de la place de l’evidence-based-nursing dans les pratiques professionnelles des infirmiers exerçant dans les services d’urgences d’un réseau régional.
CP125 Exploration de la place de l’evidence-based-nursing dans les pratiques professionnelles des infirmiers exerçant dans les services d’urgences d’un réseau régional.

Introduction : L’Evidence-Based Nursing (EBN) est reconnue internationalement comme un levier d’amélioration de la qualité des soins. En France, il n’en est qu’à ses prémices et a rarement été étudié et exploré notamment dans les services d’urgence où la pression contextuelle influence fortement les pratiques. Sa place dans la pratique infirmière demeure donc à explorer. La question de recherche est : « Quelle est la place de l’EBN dans les pratiques professionnelles des infirmiers exerçant dans les services d'urgences d'un réseau régional ? ». Méthode :Étude qualitative exploratoire multicentrique menée à partir de dix entretiens semi-dirigés avec des infirmiers exerçant dans plusieurs services d’urgences d’une même région. Les infirmiers diplômés en exercice étaient inclus ; les cadres, IDEC et étudiants exclus. Les données ont été analysées par une approche thématique inductive par codage. Résultats : Le terme EBN est méconnu pour neuf participants sur dix. Leurs pratiques révèlent cependant plusieurs composantes implicites : recours à l’expérience clinique, utilisation régulière des référentiels, prise en compte des valeurs du patient et ouverture aux évolutions des pratiques. Une dynamique sous-jacente émerge au fil des entretiens : la légitimité ressentie, perçue comme conditionnée par l’ancienneté, l’expérience ou la reconnaissance des pairs et des médecins, influence la posture réflexive des infirmiers ainsi que leur capacité à proposer, décider et s’approprier les savoirs. La recherche documentaire autonome et l’analyse critique de la littérature restent marginales, freinées par le manque de temps, de méthode et cette légitimité perçue comme insuffisante. L’ensemble traduit une intégration partielle, tacite et non conscientisée de l’EBN. Conclusion : Les infirmiers mobilisent déjà certains principes de l’EBN sans les identifier comme tels. Renforcer la légitimité professionnelle, développer la formation à la recherche documentaire et à la lecture critique, et s’appuyer sur les pratiques existantes apparaît essentiel pour favoriser une mise en œuvre explicite et durable de l’EBN aux urgences.
Armony MEYNET-CORDONNIER (Bellevaux)
12:15 - 12:30 #50812 - CP126 DIDO-TM : Etude observationnelle monocentrique des délais "Door In > Door Out" avant transfert pour Thrombectomie Mécanique.
CP126 DIDO-TM : Etude observationnelle monocentrique des délais "Door In > Door Out" avant transfert pour Thrombectomie Mécanique.

INTRODUCTION A la phase aiguë d’un AVC, chaque 30 minutes perdues augmente de 20% le handicap et la mortalité à 3 mois. Au décours de leur passage aux urgences, 60% des AVC les plus graves doivent être transférés dans un second hôpital pour la thrombectomie mécanique (TM). Le délai passé dans le premier hôpital, appelé « Door in-Door out » (DIDO), devrait être inférieur à 90 minutes (recommandations HAS 2025), sinon à 120 minutes (recommandations US). Il est sous-étudié en France. L’objectif de cette étude est d’étudier le DIDO d’un hôpital français et les facteurs associés à un DIDO prolongé. MATERIEL & METHODE Etude observationnelle rétrospective monocentrique. Les patients inclus ont été pris en charge par les urgences et l’unité neurovasculaire (UNV) de l’hôpital 1, puis transférés avec la coordination du SAMU vers la neuroradiologie interventionnelle et l’UNV de l’hôpital 2, entre janvier 2021 et décembre 2024. Les données ont été extraites à partir des dossiers médicaux informatisés et analysées selon les standards épidémiologiques descriptifs. Les facteurs associés à un DIDO prolongé (≥ 120min) ont été étudiés en analyse univariée. RESULTATS Sur les 184 patients identifiés, seuls 99 ont été inclus du fait de données manquantes (heure de départ hôpital 1). Le DIDO médian était de 120 minutes [96–156], réparti ainsi : délai médian « arrivée hôpital 1 - imagerie » : 30 minutes ; délai médian « imagerie - départ vers hôpital 2 » : 90 minutes. Le seul facteur significativement associé à un DIDO < 120 minutes était l’heure d’arrivée aux urgences (8h–20h, p = 0,03). Aucune association significative n’était retrouvée avec les antécédents médicaux, le NIHSS ou une thrombolyse intraveineuse. 19% des patients ont bénéficié d’un DIDO recommandé en France (< 90min). CONCLUSION Cette première description d’un DIDO loin des recommandations permet d’envisager des perspectives d’amélioration. Le défaut de traçabilité des horaires clés constitue une limite majeure du pilotage de cette étude mais ces résultats rejoignent les données de la littérature (l’admission en soirée et l’étape « imagerie – départ vers hôpital 2 » sont les plus chronophages). Une étude descriptive multicentrique des DIDO pourra confirmer ces résultats. La structuration de protocoles post-imagerie, la mobilisation renforcée des ressources hors heures ouvrables ou l’intégration d’infirmiers en pratique avancée dans la coordination des DIDO et transferts inter-hospitaliers sont des pistes à étudier.
Rémi BONNERAVE (bordeaux), Stéphane SAINTONGE, Alain AMERI, Mikael MAZIGHI, Youri YORDANOV, Matthieu HEIDET, Pierre SENERS, Perrine BOURSIN
Salle 252A

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
ATW03bis
11:00 - 12:30

Atelier Médecins - Echographie
Interventionnel : principaux blocs nerveux en Médecine d'Urgence. Tous niveaux

Comprendre, observer et aborder sous écho les principaux blocs nerveux en médecine d'urgence
Venez découvrir l'anesthésie locorégionale échoguidée lors d'un atelier passionnant et interactif. Vous y apprendrez comment utiliser l'échographie pour améliorer la précision et la sécurité de vos injections anesthésiques. Nous vous guiderons à travers des démonstrations pratiques et des conseils clés pour vous aider à maîtriser cette technique innovante, qui a largement démontrée dans son utilité aux urgences et en Smur. Ne manquez pas cette occasion de perfectionner vos compétences et de rejoindre une communauté de professionnels passionnés de cette technique avancée. Inscrivez-vous dès maintenant pour réserver votre place !
Salle 252B

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
ATW04bis
11:00 - 12:30

Atelier Médecins - Echographie
Echo vasculaire. Tous niveaux

L'exploration des vaissaux comme si vous y étiez... Et pas de chichi entre veines et artères !
Qui le vendredi soir après 17h00 n'a pas vu arriver un patient pour suspicion de TVP ? Venez donc découvrir la compression 4 points lors d'un atelier passionnant et interactif. Vous y apprendrez comment utiliser l'échographie pour améliorer la précision de vos diagnostics.
Cette technique est rapide, fiable et d'apprentissage facile. De plus, sur l'incontournable carotide vous pourrez vous initier aux techniques Doppler couleur et pulsé et en comprendrer les principes. Ne manquez pas cette occasion de perfectionner vos compétences. Inscrivez-vous dès maintenant pour réserver votre place !
Salle 253

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM59
11:00 - 12:30

Conférence - Session Francophonie

Salle 342A

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS02 B
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants
Réanimation cardiopulmonaire pédiatrique de base

Coordonnateur : Danièle VAN DER ROOST (Coordonnateur, La Louvière, Belgique)
Conférenciers : Andreas MOHLER (Medecin) (Conférencier, Médecin, Bruxelles, Belgique), Elise THIELEMANS (Pédiatre) (Conférencier, Bruxelles, Belgique), Frédéric TITS (soignant) (Conférencier, Bruxelles, Belgique), Joachim WITTEMANS (infirmier / Cadre de santé) (Conférencier, Cadre de santé, Bruxelles, Belgique)
•Exposer les spécificités de la réanimation cardiopulmonaire pédiatrique de base suivant les guidelines ERC
•Expliciter et démontrer les procédures pratiques et les précautions à respecter lors de la ventilation (bouche à bouche et bouche à bouche/nez) et du massage cardiaque chez le nourrisson et l’enfant
•Mettre en œuvre les gestes sur mannequins
!! Il s’agit bien d’un atelier de réanimation pédiatrique de base !!
Salle 342B

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS-ARM05
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants ARM
Améliorer la communication et le leadership en Médecine d'Urgence

Coordonnateur : François LECOMTE (Coordonnateur, Médecin, Paris)
Conférenciers : François JAULIN (Président) (Conférencier, Médecin, Paris), François LECOMTE (PH) (Conférencier, Médecin, Paris)
Connaitre la différence entre facteur humain, Compétences Non
Techniques et Crisis Ressource Management.
Définir les principales compétences non techniques en les argumentant.
Connaitre le principe de l’enseignement et de l’évaluation des compétences non techniques (leadership, communication, travail d’équipe, conscience de situation, etc...)
Salle 343

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AM13 B
11:00 - 12:30

Atelier Médecins
Prise en charge d’un vertige en SU et en Régulation Médicale

Coordonnateur : Patrick MIROUX (Coordonnateur, Médecin, Angers)
Conférenciers : Sophie BOUCHER (Mcu-ph) (Conférencier, Médecin, Angers), Elena-Laura LEMAITRE (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Strasbourg), Patrick MIROUX (SFMU : Comité Web // CA) (Conférencier, Médecin, Angers), Margaux RYCKEBOER (PHC) (Conférencier, Angers)
Réduire la zone grise d’incertitude.
Evaluation et décision diagnostique et thérapeutique face à un vertige grâce à un algorithme : nouvelle nosologie (DVUA, DEADLY D’S ou les 6D). Reconnaissance et classification d’un nystagmus, usage approprié du HINTS, manœuvres diagnostique face à un vppb et manœuvres thérapeutiques. Valeur de l’imagerie.
Nouveautés : discussion des scores cliniques
Salle 352A

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
SI13
11:00 - 12:00

Session Interactive
Choqué, pas choqué ? Quelle cause, quelle prise en charge ?

Modérateur : Mathieu OBERLIN (Praticien Hospitalier) (Médecin, Mulhouse)
Coordonnateur : Florent FÉMY (Coordonnateur, Lyon)
11:00 - 12:00 Choqué, pas choqué ? Quelle cause, quelle prise en charge ? Florian AJAVON (Chef de clinique-Assistant) (Conférencier, Médecin, Nimes)
Salle 352B

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS22
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants
Soins techniques de l'urgence pour le soignant : KTO, VNI

Coordonnateur : Jérémy GUY (Coordonnateur, IADE, Bobigny)
Conférenciers : Jérémy GUY (IADE) (Conférencier, IADE, Bobigny), Manon KACED (IPA MU) (Conférencier, IPA Urgences, Lyon)
Être en capacité de poser un KTIO sur le site adapté en fonction de l’âge
Mettre en place un masque laryngé
Manipuler et régler une VNI Dans l’urgence
Réaliser une intubation oro-trachéale
Mémoriser l’algorithme d’intubation difficile
Définir les recommandations en vigueur
Salle 353

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM02
11:00 - 12:30

Conférence
Up to date en cardiologie

Modérateurs : Anthony CHAUVIN (PU-PH) (Paris), Jonathan DUCHENNE (Chef de Département) (Aurillac)
Coordonnateur : Valérie WILME (Coordonnateur, Strasbourg)
11:00 - 12:30 Quoi de nouveau dans la FA depuis les recommandations ESC 2024 ? Charlotte DUPUY (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Lyon)
11:00 - 12:30 C'est quoi ce machin? Les nouveaux dispositifs. Oscar THABOUILLOT (Médecin) (Conférencier, Médecin, Paris)
11:00 - 12:30 Quoi de nouveau dans le syndrome coronarien aigu depuis les recommandations ESC 2023 ? Antonin THIBIEROZ (Phc) (Conférencier, Médecin, Lyon)
11:00 - 12:30 Quels nouveaux traitements pour l'insuffisance cardiaque aiguë ? Alix DELAMARE FAUVEL (PH) (Conférencier, Médecin, Rouen)
Salle Maillot
11:30

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
BN01
11:30 - 12:30

Breaking News

Salle 241

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM08
11:30 - 12:30

Conférence
Quand le plongeur prend l’eau

Modérateurs : Romain ADAM (Attending Physician) (Besançon), Thomas BIZOUARD (Médecin) (Médecin , Angers)
Coordonnateur : Nicolas CAZES (Coordonnateur, Médecin, Marseille)
11:30 - 12:30 Œdème pulmonaire d’immersion : une entité encore méconnue. Nordine NEKHILI (Médecin) (Conférencier, Médecin, Gonesse)
11:30 - 12:30 Noyades : diagnostic et prise en charge des différents types de noyades. Thibaut MARKARIAN (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Marseille)
11:30 - 12:30 Caisson hyperbare : indications et modalités. Anthony MAZAUD (Médecin) (Conférencier, Médecin, Lyon)
Salle 351
12:00

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
FC17
12:00 - 13:00

Flash communications
Pédiatrie

Modérateur : Rémy DIESNIS (Emergency physician) (Roubaix)
12:00 - 12:07 #50008 - FC17-01 Evaluation des pratiques de prise en charge des nourrissons de moins de 3 mois fébriles aux urgences pédiatriques : une étude monocentrique.
FC17-01 Evaluation des pratiques de prise en charge des nourrissons de moins de 3 mois fébriles aux urgences pédiatriques : une étude monocentrique.

Introduction : La fièvre est un motif fréquent de consultation aux urgences. Chez les nourrissons de moins de 3 mois, elle peut être le seul signe d’une infection bactérienne sévère (IBS), justifiant une évaluation rigoureuse. Méthodes : Nous avons mené une étude observationnelle rétrospective et monocentrique de juin 2022 à novembre 2023. Elle visait à décrire les caractéristiques et la prise en charge des nourrissons de moins de 3 mois fébriles aux urgences, à comparer cette prise en charge aux recommandations et scores issus de la littérature, et à identifier les facteurs associés aux IBS. Les analyses statistiques incluaient des tests non paramétriques (Wilcoxon), du Chi² et exacts de Fisher. Le seuil de significativité était de 0,05. Résultats : 191 nourrissons ont été inclus et 17 (8,9%) présentaient une IBS, avec une majorité d’infections urinaires. La prise en charge variait selon l’âge et n’était pas toujours conforme aux recommandations mais allait globalement dans leur sens. Parmi les facteurs associés aux IBS figuraient une température élevée aux urgences, une CRP et une PCT positives, une hyperleucocytose, une polynucléose neutrophile et l’absence de signes cliniques ORL. Parmi les scores étudiés, l'algorithme Step-by-Step était le plus performant pour détecter les enfants à plus haut risque d'IBS. Conclusion : Les pratiques face à la fièvre du nourrisson de moins de 3 mois restent hétérogènes. Une standardisation par des arbres décisionnels incluant scores et biomarqueurs est souhaitable. Le développement de recommandations françaises adaptées pourrait permettre d’optimiser le diagnostic, d’éviter les traitements inutiles et d’améliorer la sécurité des prises en charge.

Aucun
Charlotte GALLAIS (Caen)
12:07 - 12:14 #50070 - FC17-02 Prise en charge de l’état de mal épileptique chez l’enfant (nouveau-nés exclus) : analyse comparative des protocoles des urgences pédiatriques dans les CHU français.
FC17-02 Prise en charge de l’état de mal épileptique chez l’enfant (nouveau-nés exclus) : analyse comparative des protocoles des urgences pédiatriques dans les CHU français.

Objectif : Comparer les protocoles de prise en charge de l’état de mal épileptique (EME) pédiatrique dans les CHU français avec les recommandations nationales et internationales. Méthodes : 33 CHU disposant d’un service d’urgences pédiatriques ont été sollicités par email avec 2 relances. 29 CHU ont répondu, 28 d’entre-eux disposaient d’un protocole EME. Les protocoles ont été analysés selon les médicaments de première ligne (administrés à M5 et M10), les anticonvulsivants de seconde ligne, les modalités d’administration (posologie, voie, durée) et le recours aux spécialistes. Résultats : Le midazolam est utilisé à M5 dans 96 % des CHU (en forme préremplie, 54%), par voie intra-buccale (88 %), en cohérence avec les recommandations internationales qui valorisent sa rapidité d’action et sa polyvalence d’administration. La voie intranasale reste sous-utilisée (40 %). Le diazépam intrarectal reste fréquemment cité (92 %) en contraste avec les recommandations internationales plus récentes qui tendent à le reléguer au second plan du fait d’une administration peu aisée en urgence. Son usage intraveineux (IV) rapporté dans 4 CHU s’accompagne dans 75 % des cas de doses excédant les limites fixées par l’European resuscitation council. Le clonazépam intraveineux est préconisé par 75 % des centres, souvent à des doses supérieures (0,02 à 0,10mg/kg) aux recommandations de la SFMU (67% des cas). À M10, le clonazépam reste majoritairement cité (93 %), le midazolam est moins présent en adéquation avec les recommandations si utilisé à M5 (21 %). En seconde ligne, le levetiracétam IV est désormais privilégié dans 64% des protocoles, en accord avec les recommandations internationales récentes, devant la phénytoïne (61%), le phénobarbital (39 %). La durée d'administration du levetiracetam est souvent plus longue que celle préconisée par les recommandations internationales — 10 à 15 minutes contre les 5 minutes recommandées D’importantes disparités concernent les posologies, les durées d’administration et les stratégies d’escalade thérapeutique. L’appel au neuropédiatre ou au réanimateur est quasi systématique (92 %), mais son timing varie selon les établissements (M10, après seconde ligne ou si échec). Conclusion : Les pratiques françaises convergent partiellement avec les standards internationaux, mais demeurent hétérogènes. Une réactualisation des recommandations SFMU et l’élaboration d’un algorithme pédiatrique national apparaissent nécessaires.

Aucun
Cecilia DUPENLOUP (Toulouse), Camille BRÉHIN, Isabelle CLAUDET
12:14 - 12:21 #50072 - FC17-03 Admissions pour intoxications chez les enfants âgés de moins de deux ans en France : analyse du PMSI national 2014 à 2022.
FC17-03 Admissions pour intoxications chez les enfants âgés de moins de deux ans en France : analyse du PMSI national 2014 à 2022.

Introduction : Les intoxications pédiatriques représentent une cause fréquente de recours aux urgences pédiatriques et peuvent nécessiter une admission en réanimation. Les nourrissons sont particulièrement vulnérables (développement, exposition environnementale). Objectif : Analyser l’évolution épidémiologique des intoxications suivies d’hospitalisation entre 2014 et 2022 chez les enfants de moins de deux ans. Méthodes : Étude rétrospective à partir des données du PMSI national. Les intoxications ont été classées par tranche d’âge (< 1 an et < 2 ans) et par type de substance. Résultats : Sur la période, 13053 intoxications pédiatriques ont été admises et hospitalisées dont 462 (3,5%) en réanimation. Cette proportion est passée de 2,4% à 4,1% entre 2014 et 2022. Les nourrissons de moins d’un an représentaient 29% des admissions totales (27% en 2014 vs 31% en 2022) et 41% de celles en réanimation. Les principaux xénobiotiques étaient : médicaments (26%, 21% avant 1 an), drogues illicites (22%, dont cannabis 84%), produits ménagers (13%). Selon le groupe d’âge, la proportion des intoxications médicamenteuses était stable avant un an et a diminué entre 1 et 2 ans (44% vs 39%) sur la période. La part des drogues illicites a été multiplié par 2 (15% en 2014 vs 31% en 2022), en particulier avant l’âge de 1 an (+105%). Les cinq principaux médicaments précisés étaient : benzodiazépines (n=730,15%), paracétamol (n=368,7%), bêtabloquants (n=250,5%), psycholeptiques-neuroleptiques (n=196,4%), antihypertenseurs (n=179,4%) sans différence de proportion selon l’âge en dehors des benzodiazépines (8% avant 1 an). Leur représentation variait avec une part récente plus importante des bêtabloquants (7%) et des psycholeptiques-neuroleptiques (6%). La proportion du cannabis est stable entre 2014 et 2022 mais le nombre d’hospitalisation a augmenté de 71% (en particulier avant 1 an). Les admissions globales en réanimation augmentaient sur la période en lien avec trois xénobiotiques : cannabis (x8), monoxyde de carbone (x3) et opioïdes. Conclusion : Les médicaments restent la première cause d’intoxication chez les moins de 2 ans, le cannabis est la première cause d’admissions en réanimation. La surveillance des admissions en réanimation pédiatrique doit être poursuivie, des actions multimodales de prévention et de sécurisation domestiques sont indispensables.

Aucun
Agathe SONCOURT (Toulouse), Dominique PETIOT, Isabelle CLAUDET
12:21 - 12:28 #50080 - FC17-04 Coma non traumatique chez l’enfant : épidémiologie des admissions entre 2007 et 2024.
FC17-04 Coma non traumatique chez l’enfant : épidémiologie des admissions entre 2007 et 2024.

Le coma non traumatique est rare chez l’enfant, la mortalité reliée varie entre 1,5 et 3,5% avec une épidémiologie récente peu fournie, reposant sur un nombre limité de cohorte. Objectif : Analyser les admissions pour coma non traumatique dans une unité d’urgence pédiatrique entre 2007 et 2024 en comparant les périodes 2007-2017 (période 1) et 2018-2024 (période 2). Méthodes : Tous les dossiers de patients admis dans l’unité sur le motif ou le diagnostic de coma ont été extraits via le logiciel patient Orbis® ; les dossiers dont le diagnostic n’était pas une cause traumatique ont été inclus dans l’étude. Résultats : 182 dossiers ont été sélectionnés, 7 dossiers ont été exclus (erreur de codage (n=4), coma traumatique (n=3), 175 cas ont été inclus (garçons 58%). Le nombre annuel de cas variait entre 6 et 15. La moyenne d’âge était de 7,6+/-5,4 ans (médiane 7,2 ans), la distribution était bimodale, 41% avaient plus de 10 ans et 31% moins de 3 ans. Le mode de transport était familial dans 44% des cas, SAMU-SMUR (31%) et l’admission au déchocage dans 77% des cas. Le score de Glasgow médian était de 9 (3 à 12), 51% avaient un score égal ou inférieur à 8 (48% période 1, 55% période 2), 22% étaient en hypothermie, 7% étaient hypotendus, 8% hypertendus. Les causes principales étaient : toxiques (41%, 33% période 1 vs 51% période 2), neuro ou neuroinfectieuses (26%, 41% période 1 vs 29% période 2), métaboliques (16%, 17% période 1 et 14% période 2). Les trois principaux toxiques étaient : alcool (47% période 1 vs 16% période 2), cannabis (24% vs 41%) et benzodiazépines (9% vs 11%). Le sexe ratio variait selon les causes (2,2/ neuro-neuroinfectieuses ; 1,4/intoxications ; 0,65/ métaboliques). Selon le devenir, 35% des patients étaient hospitalisés en réanimation, 41% placés sous assistance ventilatoire, 6% sont décédés (n=10) (60% de causes neuro ou neuroinfectieuses). La comparaison entre 2018-2024 versus 20107-2017 différait par un plus grand nombre de causes toxiques (OR 2,1[1,2-4,0], p=0,02) notamment chez les filles (OR 2.6, p=0.047) et le nourrisson (OR 3,6, p=0,03) et alors dominés par le cannabis (43%). Conclusion : L’épidémiologie des comas a évolué entre les deux périodes motivant la nécessité d’études de cohorte plus large à l’échelle nationale afin de confirmer ces résultats.

Aucun
Isabelle CLAUDET (Toulouse), Cecile LEMOINE, Pascale MICHEAU, Lucas RICCO, Christine AUDOUIN-PAJOT, Aurélie TAILLEFER, William CURTIS, Camille BRÉHIN
12:28 - 12:35 #50092 - FC17-05 Noyades de l’enfant : taux d’adhésion au protocole d’un SU pédiatrique.
FC17-05 Noyades de l’enfant : taux d’adhésion au protocole d’un SU pédiatrique.

Objectif – L’objectif principal était d’évaluer le taux adhésion au protocole noyade en cours mis à jour en 2020 et d’analyser les écarts au protocole. Méthodes – Etude rétrospective descriptive analysant les dossiers médicaux informatisés de patients admis sur le motif de noyade ou dont le diagnostic était une noyade (code) entre janv. 2020 et août 2024. Résultats – 130 dossiers ont été sélectionnés, dix cas ont été exclus par défaut de données. L’incidence annuelle moyenne était de 24 cas. Le sexe ratio était de 1,4 (garçons, 53%). La moyenne d’âge était de 3 ans 6 mois, 50% des enfants étaient âgés de moins de 3 ans, 8% des admissions avaient été médicalisées en préhospitalier. La majorité des noyades avaient eu lieu dans une piscine privée (77%), 11% d’entre elles dans une baignoire. Les noyades avaient été classées comme aquastress (71%), petit hypoxique (20%) ou grand hypoxique (9%). Toutes les noyades anoxiques ont été orientés d’emblée en réanimation. Le taux d’hospitalisation était de 18%. L’analyse des dossiers mettait en évidence une disparité d’application du protocole notamment sur la réalisation de la radiographie thoracique et du bilan biologique dans les groupes aquastress et petit hypoxique. Dans le premier groupe, 41% des patients n’ont pas eu de bilan biologique, 33% de radiographie et 41% sont rentrés à domicile avant la réévaluation à H12 préconisée. Dans le groupe petit hypoxique ; 26% des patients n’ont pas été hospitalisés ni surveillés sur une durée préconisée de 24h. Aucun écart au protocole n’était relevé pour le groupe grand hypoxique. Conclusion – Les préconisations de surveillance publiées et rappelées dans le protocole étaient manifestement peu applicables notamment dans les cas de noyades les plus simples. Au regard des écarts d’application en particulier concernant les situations d’aquastress et la publication récente (Shenoi RP J Pediatr 2025;279:114459) concernant les facteurs de risque d’atteinte pulmonaire, un raccourcissements de la durée de surveillance et rendant la radiographie thoracique conditionnée à l’apparition de signes respiratoires secondaires a permis l’évolution du protocole.

Aucun
Lucas GAUTHIER (Toulouse), Isabelle CLAUDET
12:35 - 12:42 #50350 - FC17-06 Évaluation des caractéristiques des patients pédiatriques présentant un traumatisme abdominal fermé.
FC17-06 Évaluation des caractéristiques des patients pédiatriques présentant un traumatisme abdominal fermé.

INTRODUCTION : La prise en charge des traumatismes abdominaux fermés ne bénéficie, en l’absence de défaillance immédiate, que de peu de recommandations au niveau national. Aux urgences pédiatriques, chaque médecin prodigue des soins en fonction de son art. Devant la diversification des profils et l’évolution des outils diagnostics disponibles, cette approche centrée sur le patient est-elle toujours pertinente et sûre ? OBJECTIF : L’objectif de cette étude est la recherche de retard diagnostic lors de la consultation des traumatisés abdominaux fermés aux urgences pédiatriques du CHU de Clermont-Ferrand. METHODE : Nous avons réalisé une revue des dossiers de lésions intra-abdominales, identifiés par le codage CIM-10, du 01/01/2014 au 01/01/2024 dans le pôle de pédiatrie du CHU de Clermont-Ferrand. Nous avons inclus, puis détaillé le parcours de tous les patients entre 2 et 16 ans, sans plaie ni défaillance hémodynamique ou respiratoire à l’arrivée, ayant présenté une LIA dont le diagnostic n’a pas été réalisé lors du premier passage aux urgences pédiatriques du CHU. RESULTATS : Nous avons inclus douze patients qui n’ont pas obtenu de diagnostic à l’issu de leur premier passage aux urgences pédiatriques, soit 3 % des dossiers. Neuf ont été hospitalisés et trois renvoyés au domicile. Seul deux patients, gardés en hospitalisation, ont bénéficié d’une prise en charge chirurgicale. Aucun événement indésirable grave n’a été recensé parmi les patients renvoyés au domicile. CONCLUSION : Cette étude souligne la sécurité d’une prise en charge centrée sur le patient pour les traumatismes abdominaux fermés en pédiatrie. L’analyse rétrospective des dossiers de LIA sur dix ans au CHU de Clermont-Ferrand révèle un faible taux de retard diagnostic (3 %) après un premier passage aux urgences pédiatriques, tout en rappelant l’importance d’une vigilance renforcée face à des signes cliniques atypiques.

Aucun
Adrien BLANCHARD (Clermont-Ferrand), Maguelonne PONS, Jeannot SCHMIDT, Céline DURAND, Tara INGRAO, Jean-Baptiste BOUILLON-MINOIS
12:42 - 12:49 #50501 - FC17-07 Apport de l’échographie diagnostique associée au score TWIST devant une douleur testiculaire aux urgences pédiatriques.
FC17-07 Apport de l’échographie diagnostique associée au score TWIST devant une douleur testiculaire aux urgences pédiatriques.

Introduction. La torsion testiculaire (TT) est une urgence diagnostique et thérapeutique. Le score clinique TWIST (Testicular Workup for Ischemia and Suspected Torsion) permet d’estimer le risque de TT et le recours à l’échographie scrotale (E.S) avec Doppler pulsé comme examen de référence. L’objectif principal de l’étude était d’évaluer l’apport de l’E.S associée au score TWIST dans la prise en soins de la DTA aux urgences pédiatriques. Matériel et méthodes : Une étude rétrospective monocentrique menée dans notre service entre le 01/01/23 et le 31/12/24 a colligé les données cliniques des enfants pour le score TWIST, les données de l’E.S et les diagnostics post-opératoires. La performance du score TWIST pour le diagnostic de TT et le recours à l’E.S ont été évalués (probabilité haute : TWIST  5, pas d’E.S, chirurgie d’emblée, probabilité basse : TWIST ≤ 2, pas d’E.S indiquée) à l’aide du test du χ² de Pearson (p<0,05). Résultats : Sur la période étudiée, 403 garçons (âge médian 11,4 ans) ont été admis au SAU pour douleur testiculaire (DT) aigue. Parmi eux, 117 (29%) enfants ont bénéficié d’une E.S dont 78,6% avec doppler pulsé selon les recommandations et 87 (29,9%) ont subi une chirurgie. Celle-ci était plus fréquente chez les patients avec E.S que sans E.S préalable (29,9% vs. 18,2%, p=0,009). La TT était confirmée au bloc chez 13,2% des sujets, moins fréquemment chez ceux ayant eu une E.S préalable (43% vs. 73%, p=0,005). Le score TWIST présentait une bonne performance diagnostique pour prédire la TT (AUC de 0,82 [IC95% : 0,73–0,87], p<0,001), sa spécificité atteignant 98,6% pour un score  5. A posteriori, la réalisation du score TWIST aurait pu éviter le recours à 91,4% d’E.S (pour 94 E.S avec score ≤ 2 et 13 E.S avec score  5). L’E.S conservait son intérêt diagnostique pour les scores intermédiaires de 3 et 4. La DT brutale restait le symptôme le plus discriminant (p<0,001) pour le diagnostic de TT. Discussion. Le score TWIST ne mentionne pas le critère de DT spontanée brutale mais permettrait de stratifier le risque de TT et d’éviter le recours à l’E.T, pas toujours accessible dans les services d’urgences pédiatriques. Conclusion : Le diagnostic de TT repose sur une évaluation clinique rigoureuse. Intégrer le score TWIST comme outil de triage permettrait de réserver l’E.S aux probabilités intermédiaires.

Aucun
Ibrahim HAJ ALNACHIF (DIJON), Adélaïde REGA, Frédéric HUET, Patrick RAY, Cindy TISSIER, Nathanaël SABABADY
12:49 - 12:56 #50540 - FC17-08 Association entre paludisme asymptomatique et anémie chez les nourrissons de moins de 5 ans vivant au Bénin : étude longitudinale multicentrique.
FC17-08 Association entre paludisme asymptomatique et anémie chez les nourrissons de moins de 5 ans vivant au Bénin : étude longitudinale multicentrique.

Introduction : L’anémie demeure une cause majeure de morbidité chez l’enfant en zones d’endémie palustre. Si l’association entre paludisme symptomatique et anémie est bien établie, l’impact du paludisme asymptomatique, fréquent mais souvent non diagnostiqué, reste insuffisamment documenté chez les jeunes enfants. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’association entre infection palustre asymptomatique et anémie chez des nourrissons béninois suivis longitudinalement. Matériel & Méthode : Étude observationnelle longitudinale menée chez des enfants de moins de 5 ans vivant au Bénin, avec des visites systématiques programmées (12, 18 et 24 mois) et consultations d’urgence. L’exposition d’intérêt était l’infection palustre lors de la visite semestrielle, classée en quatre catégories : absence d’infection, infection submicroscopique, infection microscopique asymptomatique et infection microscopique symptomatique. Le critère de jugement principal était l’anémie, définie selon les seuils de l’OMS. L’association entre infection palustre et anémie a été évaluée à l’aide de modèles de régression logistique mixte à effets aléatoires, tenant compte des mesures répétées par enfant et ajustés sur les principaux facteurs démographiques, environnementaux et infectieux. Résultats : Parmi les 345 nourrissons inclus, l’anémie était fréquente (50 %). En analyse multivariée, l’infection palustre microscopique asymptomatique était fortement associée à l’anémie (aOR 18,74 ; IC95 % [7,79–45,10]), de même que l’infection microscopique symptomatique (aOR 11,94 ; IC95 % [4,18–34,14]) et l’infection submicroscopique (aOR 3,60 ; IC95 % [1,98–6,53]). L’âge ≥ 18 mois était significativement protecteur vis-à-vis de l’anémie (aOR 0,51 ; IC95 % [0,34–0,77]). Une infection palustre lors d’une consultation d’urgence antérieure était également associée à un risque réduit d’anémie (aOR 0,64 ; IC95 % [0,41–0,98]). Conclusion : Dans cette cohorte béninoise de jeunes enfants, les infections palustres microscopiques asymptomatiques et submicroscopiques sont fortement associées à l’anémie, suggérant que ces formes sous-cliniques contribuent de manière significative au fardeau anémique. Ces résultats soulignent l’intérêt d’un dépistage systématique du paludisme chez l’enfant anémique, y compris en l’absence de fièvre, afin d’optimiser la prise en charge en contexte endémique.

Aucun.
Sally Oceane MINKA (Paris), Andre GARCIA, Gilles COTTRELL

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
SI17
12:00 - 13:00

Session Interactive
Quiz radio

Modérateur : Richard CHOCRON (MCUPH) (Médecin, Paris)
Coordonnateur : Thomas MOUMNEH (Coordonnateur, Médecin, Tours)
12:00 - 13:00 Quiz radio. Jean-Jacques BANIHACHEMI (MD PhD) (Conférencier, Médecin, Grenoble)
Salle 242B
13:00

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
SI24
13:00 - 14:00

Session Interactive
Speed dating

Modérateurs : Fabien COISY (Chef de clinique) (Médecin, Nîmes), Valérie WILME (CCU-AH) (Strasbourg)
Coordonnateur : Fabien COISY (Coordonnateur, Médecin, Nîmes)
Espace Networking
14:00

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
FC18
14:00 - 15:00

Flash communications
Sepsis 1

Modérateur : Thomas SANCHEZ (Chef de Clinique Assistant) (Médecin , Montpellier)
14:00 - 14:07 #50326 - FC18-01 Analyse des délais d'initiation d'antibiothérapie et de dérivation des urines dans les pyélonéphrites obstructives au Centre Hospitalier Alexandra Lepève de Dunkerque.
FC18-01 Analyse des délais d'initiation d'antibiothérapie et de dérivation des urines dans les pyélonéphrites obstructives au Centre Hospitalier Alexandra Lepève de Dunkerque.

Introduction : La pyélonéphrite obstructive constitue une urgence médico-chirurgicale nécessitant une antibiothérapie probabiliste rapide et un drainage des urines afin de prévenir les complications graves, notamment le sepsis. Cependant, les recommandations ne précisent pas les délais optimaux de prise en charge. L’objectif de cette étude est d’évaluer les délais d’initiation de l’antibiothérapie et de dérivation urinaire dans un service d’urgences hospitalier. Méthode : Une étude observationnelle rétrospective a été menée au sein des urgences de l’hôpital Alexandra Lepève de Dunkerque entre janvier 2022 et octobre 2024. Les dossiers ont été sélectionnés via extraction informatique selon les codes CIM-10 liés aux uropathies obstructives. Après exclusions (absence d’obstacle, absence d’infection, diagnostics erronés, transferts, décès, grossesse), les patients hospitalisés pour pyélonéphrite obstructive ont été analysés. Les délais entre l’entrée aux urgences, l’antibiothérapie et la dérivation urinaire ont été recueillis. Accord DPO. Résultats : Sur 1387 dossiers, 136 patients ont été inclus. L’âge moyen était de 63,5 ans, avec une légère prédominance féminine (56 %). L’antibiothérapie majoritaire était le céfotaxime (86 %). Le délai moyen d’initiation de l’antibiothérapie était de 418 min (≈7 h), avec un écart-type de 292 min. Le délai moyen avant dérivation urinaire était de 1020 min (≈17 h), avec un écart-type de 1041 min, révélant une forte variabilité de prise en charge. Discussion : Cette étude met en évidence des délais de prise en charge significatifs dans la pyélonéphrite obstructive, pathologie où chaque heure compte. L’amélioration des pratiques passe par une protocolisation renforcée, une meilleure traçabilité des soins et une coordination accrue entre les équipes médicales et chirurgicales. Une optimisation organisationnelle apparaît essentielle pour réduire les retards et améliorer le pronostic des patients.

Aucun
Morgan SAUDEMONT (Lille), Maryam KHELIF, Eric WIEL
14:07 - 14:14 #50480 - FC18-02 Étude du temps de recoloration cutanée chez les patients septiques admis aux urgences adultes, dans le pronostic d’évolution vers le choc septique : une étude observationnelle longitudinale rétrospective.
FC18-02 Étude du temps de recoloration cutanée chez les patients septiques admis aux urgences adultes, dans le pronostic d’évolution vers le choc septique : une étude observationnelle longitudinale rétrospective.

Introduction : l’incidence du sepsis et du choc septique augmente. Malgré une diminution, la mortalité du choc septique demeure élevée. La détection précoce des altérations microcirculatoires est déterminante et le temps de recoloration cutanée (TRC) constitue un indicateur simple et accessible. L’objectif principal de cette étude était d’évaluer les performances pronostiques d’un TRC allongé (≥ 3 secondes) dans la prédiction du choc septique chez les patients admis en structure d’urgences (SU) adultes avec des signes de sepsis. Matériel et Méthode : il s’agissait d’une étude observationnelle, longitudinale, rétrospective et multicentrique réalisée dans trois SU régionales. La population étudiée correspondait aux patients admis aux urgences adultes entre décembre 2023 et janvier 2025 pour une infection, une hyperthermie ou une hypothermie, présentant un score qSOFA ≥ 2, définissant une cohorte de patients septiques. La valeur du TRC à l’arrivée aux urgences était renseignée pour chaque patient éligible. Le critère de jugement principal était le diagnostic de choc septique. Les valeurs pronostiques du TRC ≥ 3 secondes dans la prédiction du choc septique ont été calculées. Les critères de jugement secondaires étaient la durée de séjour, la durée d’utilisation de noradrénaline, la dysfonction d’organe à 72h, la description des résultats des hémocultures et de la quantité de remplissage vasculaire. Résultats : parmi les 124 patients éligibles, 107 ont été inclus dont 50 (46,7%) femmes. L’âge médian était de 73 ans. La sensibilité du TRC ≥ 3 secondes dans l’évolution vers le choc septique était de 64,9%, IC 95% [47,5% ; 79,8%] et la spécificité de 55,7%, IC 95% [43,3% ; 67,6%]. La valeur prédictive positive était de 43,6%, IC 95% [30,3% ; 57,7%] et la valeur prédictive négative de 75%, IC 95% [61,1% ; 86%]. Il n’y avait pas de différence en fonction de la valeur normale ou allongée du TRC sur les critères de jugement secondaires. Conclusion : sans l’application d’une méthode standardisée, un TRC ≥ 3 secondes, isolé, ne semble pas avoir une performance pronostique suffisante pour être considéré comme un outil fiable de stratification du risque d’évolution vers le choc septique. L’amélioration de la mesure du TRC par des technologies d’analyse plus objectives pourrait permettre d’affiner son utilité en pratique clinique. Il serait intéressant d’étudier l’intégration de ces technologies au sein des SU.

aucun
Emma MICHAMBLÉ (Montpellier), Yann INSERRA, Fabien COISY, Xavier BOBBIA
14:14 - 14:21 #50481 - FC18-03 Etude SEPSIC : intérêt de l’intuition clinique pour la prédiction de l’évolution chez les patients suspects d’infection aux urgences.
FC18-03 Etude SEPSIC : intérêt de l’intuition clinique pour la prédiction de l’évolution chez les patients suspects d’infection aux urgences.

Introduction : Le sepsis constitue une urgence médicale majeure ainsi qu’une cause de mortalité importante. Il est donc considéré comme un enjeu sanitaire primordial, pas seulement au niveau national mais également au niveau mondial. Sa détection précoce revêt un caractère vital. Actuellement, aucun outil ne permet une reconnaissance rapide et fiable du sepsis dès l’admission aux urgences. L’objectif principal de notre étude est d’évaluer l’association entre le Score d’Intuition Clinique et une évolution défavorable chez les patients suspects d’infection. Méthodes : Cette étude observationnelle, prospective, multicentrique a été réalisée au sein des Services d’Accueil des Urgences du Centre Hospitalier du Mans, Saumur et Cholet sur une période de 4 mois. L’objectif principal est de démontrer le lien entre un Score d’Intuition Clinique élevé et l’évolution défavorable (décès et/ou introduction d’amines et/ou intubation oro-trachéale) d’un patient suspect d’infection dans les 72 premières heures. Résultats : Entre le 10 mars et le 10 juillet 2025, 125 patients ont été inclus. Au terme des 72 heures, 7 patients ont eu une évolution défavorable, soit 5,6 % de notre population. Le Score d’Intuition Clinique évalué par l’Infirmier/ière d’Accueil et d’Orientation (IAO) et par le Médecin (MAO) était plus élevé dans le groupe des patients ayant présentés une aggravation versus ceux ne s’étant pas aggravés, de manière significative. Le score côté par l’interne, montrait une tendance à l’élévation également mais sans atteindre la significativité statistique. Conclusion : SEPSIC met en évidence une élévation du Score d’Intuition Clinique lors de l’aggravation de l’état clinique du patient, de manière significative chez les IAO et MAO, soulignant ainsi l’intérêt de cet outil pour contribuer à une prise en charge précoce du sepsis.

Aucun
Sarah DELHOMME (Angers), Laure LAVAUD
14:21 - 14:28 #50551 - FC18-04 Facteurs prédictifs et prise en charge précoce de la dengue sévère dans les services d'urgence et de soins intensifs en Martinique pendant l'épidémie de 2023-2024.
FC18-04 Facteurs prédictifs et prise en charge précoce de la dengue sévère dans les services d'urgence et de soins intensifs en Martinique pendant l'épidémie de 2023-2024.

Introduction. La Martinique, département français des Caraïbes, a connu des épidémies récurrentes de dengue au cours des vingt dernières années. La plus récente, survenue entre juillet 2023 et août 2024, a entraîné plus de 50 000 cas et 20 décès en Martinique et en Guadeloupe. Notre objectif était d’identifier les facteurs prédictifs de développement d’une dengue sévère chez les patients admis aux urgences et en soins intensifs en Martinique durant l’épidémie 2023–2024. Méthodes. Nous avons mené une étude rétrospective, monocentrique et observationnelle, incluant tous les patients admis aux urgences et en soins intensifs en Martinique entre juillet 2023 et septembre 2024, avec un diagnostic de dengue confirmée biologiquement. Les caractéristiques cliniques, biologiques, ainsi que la prise en charge, ont été recueillies et leur association avec la survenue d’une dengue sévère (fuite plasmatique avec défaillance hémodynamique, syndrome hémorragique grave, défaillances d’organes) ont été analysées à l’aide d’analyses bivariées. Les performances prédictives des variables quantitatives ont été évaluées par des aires sou la courbes ROC (AUC). La mortalité a été analysée par les courbes de Kaplan–Meier et le test du log-rank. Résultats. Au total, 611 patients ont été inclus (269 hommes, 342 femmes ; âge médian 43 ans [IQR 28–66]). Parmi eux, 108 patients (17,7 %) ont développé une dengue sévère et 14 (2,2 %) sont décédés. Le sérotype 2 était le seul sérotype circulant. En plus des facteurs de risque connus, les antécédents d’hémopathies étaient significativement associés à la dengue sévère (p < 0,001). Une fuite plasmatique a été observée chez 11 patients (1,8 %) et était fortement associée à la mortalité (log-rank p < 0,001). L’analyse des courbes ROC a montré que le score qSOFA (AUC = 0,57), le choc index (AUC = 0,53) et le taux d’hématocrite initial (AUC = 0,61) avaient de faibles performances prédictives pour l’évolution vers la dengue sévère. L’hyperlactatémie (AUC = 0,72) et l’hypoalbuminémie (AUC = 0,71) montraient une valeur prédictive modérée. La thrombopénie présentait un bon pouvoir discriminant (AUC = 0,91). Conclusion. Cette étude confirme la sévérité potentielle de la dengue, en particulier en présence d’une fuite plasmatique. Les hémopathies pourraient prédisposer aux formes sévères. Malgré la prise en charge spécialisée, la mortalité de la dengue sévère restait élevée, soulignant l’importance d’un diagnostic précoce et d’interventions rapides.

Aucun
Jonathan FLORENTIN (Fort de France), Rishika BANYDEEN, Florian NEGRELLO, Thibault MARTIN, Papa GUEYE, Patrick PORTECOP, Hatem KALLEL, Dabor RESIERE
14:28 - 14:35 #50599 - FC18-05 Trajectoires des patients présentant une infection aiguë au Service d’Urgences (SU) : analyse basée sur un système d’alerte automatisé.
FC18-05 Trajectoires des patients présentant une infection aiguë au Service d’Urgences (SU) : analyse basée sur un système d’alerte automatisé.

Introduction: L’identification précoce des patients infectés aux urgences constitue un enjeu majeur de santé publique, en raison de l’hétérogénéité clinique, des incertitudes diagnostiques et des limites du codage. Contrairement aux filières structurées telles que l’AVC ou le SCA, l’épidémiologie des infections, et du sepsis en particulier, reste mal définie. L’intégration d’un outil d’alerte automatisé («Sepsis Alert») dans notre logiciel métier (Urqual) visait à améliorer l’identification précoce de ces patients. L’objectif était de décrire l’épidémiologie, les caractéristiques cliniques et le devenir des patients identifiés pour une infection aiguë. Méthodes: Étude observationnelle incluant l’ensemble des patients identifiés par la «Sepsis Alert» entre janvier 2023 et octobre 2025. Les données démographiques, cliniques, biologiques et d’orientation ont été extraites automatiquement des dossiers informatisés. Une analyse descriptive des caractéristiques initiales, des filières pré-hospitalières et du parcours intra-hospitalier a été réalisée. Résultats: 10 635 patients ont été identifiés (Age = 60±23 ans; Hommes 53%; T à l’admission >38.3°C= 39%). En pré-hospitalier, 39% des patients étaient régulés par le centre 15, 21% adressés par le médecin traitant et 35% relevaient de consultations spontanées. A l’accueil, 85 % étaient classés en niveau 3 de la grille French (3A: 38%, 3B: 47%) et 94% étaient orientés vers le circuit couché, dont 8% au SAUV. Le score qSOFA n’était positif que dans 9% des cas. Les sites infectieux étaient pulmonaires (35%, dont 11% d’infections virales), urinaires (19%) et digestifs (9%). Dans 31% des cas, aucun site infectieux n’était identifié aux urgences. A la sortie du SU, 51% des patients étaient hospitalisés, 47% retournaient à domicile et 2% décédaient aux urgences. Les principales orientations étaient la gériatrie (15%), la médecine infectieuse (13%), et la médecine polyvalente (12%) ; 2% étaient admis en réanimation. Seuls 760 sepsis ou chocs septiques ont été identifiés via le codage CIM-10 à la sortie des urgences. Conclusion: Les infections représentent environ 10% de l’activité du SU (≈ 20% de l’activité du circuit couché). La mise en place d’une «Sepsis Alert» participe à une identification plus précoce et une meilleure qualité des données épidémiologiques. La forte discordance entre les cas estimés de sepsis et les cas codés souligne la nécessité d’une sensibilisation accrue des équipes au diagnostic.

Aucun
Thomas LAFON (Limoges), Anaëlle NARDOT, Imen BENAI, Aloïse BLANCHET, Manon DUMOLARD, Emma COLLET, Thomas DAIX, Henri Hani KARAM
14:35 - 14:42 #50639 - FC18-06 Evaluation des pratiques professionnelles sur l'antibioprophylaxie des fractures ouvertes et impact sur le risque infectieux secondaire.
FC18-06 Evaluation des pratiques professionnelles sur l'antibioprophylaxie des fractures ouvertes et impact sur le risque infectieux secondaire.

La prise en charge des fractures ouvertes constitue un enjeu majeur en raison du risque élevé de complications infectieuses. La stratégie de prévention repose principalement sur l’instauration d’une antibioprophylaxie précoce, dès le premier contact médical. Cette approche a été renforcée dans les dernières recommandations françaises de la Société Française de Médecine d’Urgence publiées en 2020. Néanmoins, au cours des dernières années, plusieurs études ont investigué l’impact du délai d’administration des antibiotiques sur l’incidence des infections secondaires, rapportant des résultats divergents et laissant persister des incertitudes quant au seuil temporel optimal. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’adéquation des pratiques préhospitalières sur l’antibioprophylaxie chez les patients présentant une fracture ouverte pris en charge par le SMUR du CHU d’Angers ainsi que d’analyser son impact sur l’incidence des infections secondaires. L’étude rétrospective monocentrique a permis de récolter sur une période de quatre ans toutes les interventions primaires prenant en charge les fractures ouvertes de membres et les décisions médicales associées. Les patients ont été suivi depuis la phase préhospitalière jusqu’à 72 heures post-traumatisme afin de dépister d’éventuelles infections secondaires. Sur 99 patients inclus, seulement 30 patients ont reçu une antibioprophylaxie adaptée aux recommandations soit un taux d’adéquation aux recommandations de 30,3% (IC95% : 21,4-40,3). Ce taux augmente à 31,6% (IC95% : 12,6-56,6) pour les patients secondairement accueillis au SAU et à 66,7% (IC95% : 51,0-80,0) au déchocage. Aucune corrélation significative n’a été mise en évidence entre un retard d’administration des antibiotiques et la survenue d’infections précoces (p > 0,05) en prenant en compte le taux de décès (p=0,15) et le défaut de cicatrisation à 72 heures (p=0,22). Cette étude met en évidence une application insuffisante des recommandations relatives à l’antibioprophylaxie des fractures ouvertes lors de la prise en charge préhospitalière par le SMUR d’Angers sans impact pour le devenir du patient. L’adéquation apparait nettement améliorée après d’admission hospitalière, soulignant les contraintes spécifiques au contexte préhospitalier. Des recherches complémentaires, incluant une cohorte plus importante, sont nécessaires pour mieux caractériser l’impact sur le taux infections secondaires dans les 72 premières heures post-traumatisme.

Aucun
Oceane LEAUTE (Angers)
14:42 - 14:49 #50670 - FC18-07 Etude des pratiques : la prise en charge de la neutropénie fébrile aux urgences du Centre Hospitalier Universitaire de Strasbourg.
FC18-07 Etude des pratiques : la prise en charge de la neutropénie fébrile aux urgences du Centre Hospitalier Universitaire de Strasbourg.

Introduction: La neutropénie fébrile est une complication fréquente chez les patients avec un cancer actif et sous chimiothérapie dont la mortalité est non négligeable (jusqu’à 10% de mortalité intrahospitalière). Des recommandations de bonnes pratiques existent, mais l’adhésion à ces dernières est peu évaluée de même que la présence d’un protocole de prise en charge dans les services d’urgences. Méthode: Cette étude rétrospective monocentrique est réalisée aux urgences du Centre Hospitalier Universitaire de Strasbourg sur une période de 5 ans. La population étudiée est constituée d’adultes se présentant dans un des deux services d’urgence du CHU avec une neutropénie fébrile en contexte de cancer actif. Le risque de survenue de complications est déterminé selon le score de MASCC. Le critère de jugement principal est le respect des recommandations de bonne pratique établies par la Société européenne d’Oncologie médicale et la Société américaine d’Oncologie Clinique. La prise en charge doit comporter un lieu d’hospitalisation adapté ainsi qu’une voie d’administration et molécule d’antibiothérapie adaptées pour être considérée conforme aux recommandations. Résultats: 117 patients sont inclus, atteint principalement d’un cancer solide (60%) et dans les suites d’une chimiothérapie (78%). 66% des patients ont une prise en charge entièrement conforme aux recommandations. 12% ont une prise en charge non conforme. Le reste présente une prise en charge partiellement conforme. On observe une meilleure observance des recommandations pour les patients à « haut risque » selon le score de MASCC (76,7%) que pour les patients à « bas risque » (55,7%). Conclusion: Les patients se présentant aux urgences du Centre Hospitalier Universitaire de Strasbourg pour la prise en charge d’une neutropénie fébrile en contexte de cancer actif présentent une prise en charge entièrement conforme aux recommandations dans deux tiers des cas. On constate une meilleure observance des recommandations lors de la prise en charge des patients à « haut risque » selon le score de MASCC que pour ceux à « bas risque ». Des études restent à mener pour déterminer l’impact de la non-conformité aux recommandations en termes de mortalité et de durée d’hospitalisation.

aucun
Emily SELLIER (Strasbourg), Sarah UGE-GINSBERG, Raphaël CLERE-JEHL
14:49 - 14:56 #50707 - FC18-08 Relation entre le taux de suPAR et la mortalité chez les patients admis pour un sepsis aux Urgences.
FC18-08 Relation entre le taux de suPAR et la mortalité chez les patients admis pour un sepsis aux Urgences.

INTRODUCTION : Le sepsis est une cause majeure de mortalité. Mais la reconnaissance précoce et la prise en soins rapide des patients en sepsis peut influencer le pronostic. Le suPAR est un biomarqueur clivé puis largué dans la circulation dans les états infectieux. Son dosage précoce pourrait aider à la prédiction du pronostic des patients. Nous avons réalisé une revue de la littérature axée sur la relation entre le taux de suPAR à l’admission aux urgences et la mortalité chez les patients en sepsis. METHODE : Nous avons effectué une recherche exhaustive de la littérature en rapport avec sepsis aux urgences, suPAR et décès à l’aide des plateformes en ligne PUBMED et SCOPUS sur toutes les publications jusqu’au 5 Mars 2022. Tous les articles rapportant une relation entre le taux de suPAR et le pronostic des patients ont été analysés. Les articles ont été sélectionnés en aveugle grâce au logiciel de revue en ligne COVIDENCE. Les données sur le design de l’étude, les caractéristiques de la population, le taux moyen de suPAR chez les survivants et les non survivants ont été extraites. RESULTATS : Sur un total de 88 études retrouvées, 11 ont pu être incluses pour notre analyse. Il y avait une différence significative entre le taux moyen du suPAR réalisé dans les 24h chez les patients survivants par rapport aux non-survivants pour 10 études sur les 11 incluses. Le taux moyen chez les survivants variait entre 4.6 ng/ml et 12 ng/ml, tandis qu’il était entre 8,6 ng/ml et 16.80 ng/ml chez les non-survivants ; p < 0,05. CONCLUSION : Notre revue de la littérature montre une différence significative du taux initial de suPAR entre les survivants et les décédés. Un taux élevé de suPAR à l’admission chez les patients en sepsis est associé à une augmentation de la mortalité. Le dosage précoce du suPAR comme facteur prédictif de gravité et de risque de décès pourrait être évalué dans une large étude prospective aux Urgences.

Aucun
Noutoa GUINDO (Fort De France, Martinique), Florian NEGRELLO, Sylvie PORTHAULT, Vianey AQUILINA, Yannick BROUSTE, Papa GUEYE

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
FC19
14:00 - 15:00

Flash communications
Sepsis 2

Modérateur : Cyrielle HOUALARD (Praticien Hospitalier) (Le Mans)
14:00 - 14:07 #50713 - FC19-01 Proportion de pneumopathies graves à Mycoplasma pneumoniae lors de l’épidémie 2023–2024 : étude descriptive monocentrique.
FC19-01 Proportion de pneumopathies graves à Mycoplasma pneumoniae lors de l’épidémie 2023–2024 : étude descriptive monocentrique.

Introduction : L’infection à Mycoplasma pneumoniae est une cause fréquente de pneumopathie communautaire, habituellement considérée comme bénigne. Lors des périodes épidémiques, des formes sévères nécessitant une prise en charge hospitalière, voire en soins critiques, peuvent toutefois survenir. Les données décrivant la proportion et le spectre de gravité de ces infections en conditions réelles restent limitées. Objectif : Estimer la proportion de pneumopathies graves à Mycoplasma pneumoniae durant la période épidémique 2023–2024 et décrire les caractéristiques des patients pris en charge en milieu hospitalier. Méthodes : Étude observationnelle descriptive monocentrique incluant tous les patients consécutifs présentant une infection à Mycoplasma pneumoniae confirmée par PCR, pris en charge dans notre établissement durant la période épidémique 2023–2024, admis via les urgences, le service de maladies infectieuses ou la réanimation. Les données recueillies incluaient les caractéristiques démographiques, les comorbidités, la présentation clinique initiale, les paramètres de gravité à l’admission, les données biologiques et radiologiques, la prise en charge thérapeutique et l’évolution. Le critère de jugement principal était la survenue d’une pneumopathie grave définie a priori par la présence d’au moins un critère majeur : admission en soins critiques, utilisation d’une ventilation non invasive ou invasive ou oxygénothérapie haut débit, vasopresseurs, hypoxémie sévère, syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) ou décès. L’analyse était strictement descriptive. Résultats : Quinze patients ont été inclus, d’âge médian 34 ans [24–60], dont 66,7 % d’hommes ; 60 % ont nécessité une hospitalisation. Trois patients (20 %) ont présenté une pneumopathie grave, incluant deux admissions en réanimation et un décès. Les formes graves étaient associées à un délai plus long entre le début des symptômes et la prise en charge, une hypoxémie initiale systématique, une atteinte pulmonaire bilatérale ou multilobaire et des marqueurs inflammatoires plus élevés. Conclusion : Lors de l’épidémie 2023–2024, cette étude met en évidence une proportion non négligeable de pneumopathies graves à Mycoplasma pneumoniae, avec trois formes sévères dont un décès. Ces résultats rappellent que Mycoplasma pneumoniae peut être responsable de formes sévères engageant le pronostic vital et justifient une vigilance accrue lors de la prise en charge hospitalière, y compris dès l’admission.

Aucun.
Sally Oceane MINKA (Paris), Fadi Hillary MINKA, Mathilde LIBERGE, Laurence ARMAND LEFEVRE, Christophe CHOQUET
14:07 - 14:14 #50718 - FC19-02 Mortalité intra-hospitalière et facteurs pronostiques chez les patients admis aux urgences pour sepsis : étude prospective sur 145 cas.
FC19-02 Mortalité intra-hospitalière et facteurs pronostiques chez les patients admis aux urgences pour sepsis : étude prospective sur 145 cas.

Introduction Le sepsis constitue une cause majeure de morbi-mortalité en médecine d’urgence. L’identification précoce des facteurs associés à la mortalité contribue à améliorer la prise en charge initiale. L’objectif de cette étude est d’identifier les paramètres cliniques, biologiques et/ou thérapeutiques associés à la mortalité hospitalière chez les patients admis aux urgences pour sepsis. Méthodes Il s’agit d’une étude prospective, monocentrique obsevationnelle menée sur 18 mois entre 2024 et 2025 dans le service des urgences. Tous les patients âgés de 18 ans ou plus admis pour sepsis documenté ou suspecté selon les critères Sepsis-3 ont été inclus. Les données recueillies comprenaient les variables démographiques, cliniques et biologiques, la présence de défaillances d’organes ainsi que les modalités thérapeutiques initiales. L’analyse statistique a été réalisée par régression logistique univariée puis multivariée. Le seuil de significativité était fixé à p < 0,05. Résultats Un total de 145 patients a été inclus avec un âge moyen de 66 ± 15 ans et un sex-ratio de 1,16. Les comorbidités principales étaient l’hypertension artérielle dans 46,2 % des cas et le diabète dans 45,5 % des cas. L’origine de l’infection la plus fréquente était urinaire dans 34,3 % des cas. Trente-deux pour cent des patients étaient en état de choc à l’admission et la mortalité hospitalière était de 34,5 %. En analyse univariée, les paramètres significativement associés à la mortalité étaient : un âge ≥ 75 ans : p = 0,02 et OR = 2,49 (IC 95 % : 1,16–5,33),un score de Glasgow ≤ 13 : p=0,001 et OR=3,88 (IC 95 %:1,73–8,51),une pression artérielle systolique imprenable : p=0,01 et OR=11,7 (IC 95 % : 2,73–50,18),un score SOFA ≥ 6 : p<0,001 et OR = 2,22 (IC 95 %:1,49–3,30),un nombre de défaillances d’organes ≥ 2 : p<0,01 et OR =1,78 (IC 95 %:1,35–2,36), un état de choc ; défini selon les critères Sepsis-3 ; avec p < 0,001 et OR=14,38 (IC95 % : 6,07–34,01) Et un choc index < 1 : p=0,04 et OR=1,5(IC 95 %:1,05–2,21). En analyse multivariée, seul l’état de choc, était indépendamment associé à la mortalité intra-hospitalière avec p = 0,02 et OR = 3,65 (IC 95 % : 1,22–10,88). Conclusion L’état de choc septique parait dans cette étude indépendamment associé à la mortalité. La détection précoce et la conduite thérapeutique optimale des patients septiques instables constituent la pierre angulaire de la prise en charge initiale aux urgences et pourraient contribuer à améliorer le taux de mortalité lourd chez ces patients.

aucun
Abdelkader IBN HADJ HMIDA (Nabeul, Tunisie), Wifak BEN HMIDA, Siwar JERBI, Feriel TRABELSI, Sami MAHFOUDHI, Farouk LABIEDH, Rafiaa BAWANDI
14:14 - 14:21 #50732 - FC19-03 Les facteurs prédictifs de la récidive d’une infection urinaire aux urgences.
FC19-03 Les facteurs prédictifs de la récidive d’une infection urinaire aux urgences.

Introduction: L’infection urinaire (IU) constitue l’une des pathologies infectieuses les plus fréquentes en pratique médicale, avec un impact significatif sur le système de santé mondial. La récidive précoce de cette infection est associée à une morbidité accrue avec augmentation de la consommation des antibiotiques. L’objectif de notre étude était de décrire les facteurs associés à la récidive d’une IU chez les consultants aux urgences Méthodes: Nous avons mené une étude prospective descriptive dans une structure d’urgence polyvalente d’un hôpital régional durant une période de 17 mois (Avril 2023-Septembre 2024). Pour chaque patient consultant les urgences pour une symptomatologie évocatrice d’une IU avec un examen cytobactériologique des urines positif, nous avons recueillis les paramètres épidemio-cliniques et microbiologiques. Un appel téléphonique à trois mois, a été fait, à la recherche des complications à type de sepsis, hospitalisation, d’une récidive ou de décès. Résultats: Nous avons inclus 186 patients, avec un âge moyen de 53 ans. Une nette prédominance féminine a été observée (sex-ratio H/F = 0,3). Soixante-trois patients (29 %) étaient âgés de 65 ans ou plus. L’hypertension artérielle (26 %) et le diabète (23 %) constituaient les comorbidités les plus fréquemment retrouvées. Parmi cette cohorte, 15 patients (8%) ont eu une récidive d’une autre IU dont 12 patients au cours du 1er mois et trois au cours du 3eme mois. Parmi les patients ayants une récidive à un mois, huit patients (67%) avaient une infection à la même espèce bactérienne. Dans 42% des cas (N=5), les bactéries en cause du 2ème épisode d’infection urinaire étaient plus résistantes et les autres avaient le même profil de résistance. Une IU grave a été notée chez quatre patients (33%) dont une patiente est décédée. Les facteurs prédictifs d’une récidive d’IU étaient : Le diabète (p=0.003 ; OR=4.6 ; IC95% [1.58 - 13.56]), une IU antérieure de localisation haute (p=0.048 ; OR=3.1 ; IC95% [0.95 – 10.13]), grave (p=0.06 ; OR=6.4 ; IC95% [1.91 – 21.18]), et à germe résistant aux fluoroquinolones (p=0.03 ; OR=3.9 ; IC95% [1.21 – 12.97]). Conclusion : La récidive des infections urinaires impliquait, dans la majorité des cas, le même germe, parfois avec une résistance accrue. Le diabète, les antécédents d’infection urinaire haute ou grave et la résistance aux fluoroquinolones étaient les principaux facteurs prédictifs de récidive.

Aucun
Ghada KHEDIRI (Beja, Tunisie), Emna REZGUI, Manel KALLEL, Fedia AYECH, Khadija ZAOUCHE
14:21 - 14:28 #50762 - FC19-04 Facteurs prédictifs de choc septique chez les patients admis aux urgences : étude prospective monocentrique.
FC19-04 Facteurs prédictifs de choc septique chez les patients admis aux urgences : étude prospective monocentrique.

Introduction : Le sepsis est un problème majeur de santé publique. Il entraîne une morbi-mortalité élevée. Identifier précocement les patients à risque de choc septique est essentiel. Cela permet d’optimiser la prise en charge aux urgences et d’améliorer le pronostic. Cette étude vise à déterminer les facteurs associés à la gravité du sepsis chez les adultes admis aux urgences. Méthodes : Étude prospective monocentrique réalisée entre janvier 2023 et juillet 2025 aux urgences . Les critères d inclusion sont : tous les patients adultes admis pour sepsis aux urgences. Données recueillies : démographiques, cliniques, biologiques, thérapeutiques, évolutives. Analyse univariée pour identifier les facteurs associés au choc septique. Régression logistique multivariée pour déterminer les facteurs indépendants, variables limitées aux plus pertinentes cliniquement. Résultats : 145 patients inclus. Âge moyen 60 ± 15 ans. Sex-ratio H/F = 1,17. L’hypertension artérielle était présente chez 46 % des patients et le diabète chez 45,5 %. La majorité provenait du domicile (68 %) et le transport était personnel dans 76,9 % des cas. Les principaux motifs de consultation étaient la fièvre (52,8 %), l’altération de l’état général (50 %), la dyspnée (41 %), la toux (24,5 %), les douleurs abdominales (18,6 %) et les vomissements (15,2 %). Facteurs associés au choc septique en univariée : admission par médecin privé (p=0,043). SMUR (p=0,003). Protection civile (p=0,029). Altération de l’état général (p=0,009). GCS à l’admission (p=0,006). PAM (p=0,001). TP (p=0,001). pH (p=0,048). Lactate (p=0,013). HCO3- (p=0,006). Défaillance d’organe associée (p=0,001). Acidose (p=0,001). Facteurs indépendants en multivariée : PAM à l’admission (p=0,01, OR=0,839 [0,73–0,96]). Acidose (p=0,032, OR=0,173 [0,035–0,857]). Conclusion : La PAM à l’admission et l’acidose sont des marqueurs indépendants de choc septique. Une évaluation hémodynamique précoce est essentielle. La prise en charge urgente peut améliorer le pronostic.

aucun
Abdelkader IBN HADJ HMIDA (Nabeul, Tunisie), Wifak BEN HMIDA, Siwar JERBI, Sami MAHFOUDHI, Farouk LABIEDH, Mohamed Ali CHIBOUB, Emna RBIAA, Sirine NEJI
14:28 - 14:35 #50848 - FC19-05 la rage : Du diagnostic au traitement.
FC19-05 la rage : Du diagnostic au traitement.

Introduction : La rage est une zoonose mortelle qui constitue un problème majeur de santé publique. Son diagnostic et sa prise en charge nécessitent une bonne connaissance des recommandations en vigueur afin de limiter la transmission du virus et d’assurer une prophylaxie efficace. L’objectif de notre étude est d’évaluer les connaissances des médecins de première ligne sur le diagnostic et la prise en charge de la rage. Patients et méthodes : Nous avons mené une étude descriptive transversale basée sur un questionnaire évaluant les connaissances des médecins travaillant aux urgences concernant la rage. Le questionnaire basé sur les données de circulaire 88/96 comportait des questions à choix simples (QCS) et à choix multiples (QCM), portant sur les aspects épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques de la rage. Une note globale sur 20 évaluant les connaissances théoriques a été choisie comme critère principal d'évaluation. Résultats : 20 médecins ont répondu au questionnaire, dont 9 médecins généralistes, 6 médecins spécialistes en médecine d’urgence et 5 médecins de famille. L’âge moyen était de 36,7 +/-7 ans. La sex-ratio était de 0.05 avec une nette prédominance féminine Les médecins ont une moyenne d’ancienneté de travail était de 6,3 +/-2 ans. La moyenne des notes était de 12.5+/-3. 95%(n=19) des participants savaient que la rage est toujours mortelle après l’apparition des symptômes. Concernant la transmission, 72 % (n=14) savaient que le vecteur principal est le chien, mais 40 % (n=8) avaient des idées erronées sur d’autres modes de transmission. 40 % des médecins (n=8) ne connaissaient pas les détails des protocoles de la prophylaxie. La vaccination préventive était mal connue par 60 % des médecins (n=12). Les principales défaillances des répondeurs étaient les caractéristiques de la sérothérapie (voie d’administration et le dosage) et la conduite à tenir en cas d’interruption de la vaccination antirabique ou en cas de nouvelle agression chez un patient vacciné 40% des médecins avaient eu une formation concernant la vaccination antirabique, et l’assistance à la formation était un facteur influençant les connaissances avec un p très significative égale à 0.018. Conclusion :.Cette étude montre le manque d’information des médecins ainsi que l’existence d’un lien fort entre formation et niveau de connaissances théoriques. Malgré un petit échatillon , elle met en évidence la nécessité d’étendre cette formation à l’ensemble des médecins surtout de 1ér ligne.

Aucun
Haifa SNOUSSI (Sfax, Tunisie), Salma BEN SASSI, Nedia BEJAOUI, Mariam JMAL, Mohamed ZOUARI, Amal SAMET
14:35 - 14:42 #50880 - FC19-06 Sepsis chez le sujet jeune aux urgences : une morbidité organique accrue sans surmortalité.
FC19-06 Sepsis chez le sujet jeune aux urgences : une morbidité organique accrue sans surmortalité.

Introduction Le sepsis est classiquement associé au sujet âgé et polypathologique. Chez le sujet jeune, l’absence de comorbidités peut conduire à une sous-estimation de la gravité initiale. Les données concernant les spécificités cliniques, étiologiques et évolutives du sepsis chez cette population restent limitées. L’objectif de cette étude était de comparer la présentation, la prise en charge et l’évolution du sepsis chez les patients jeunes et non jeunes admis aux urgences. Méthodes Étude observationnelle rétrospective monocentrique incluant les patients admis aux urgences pour sepsis selon les critères Sepsis-3. Les patients jeunes étaient définis par un âge ≤ 40 ans. Les données cliniques, microbiologiques, étiologiques, radiologiques et évolutives ont été recueillies. Les groupes « jeunes » et « non jeunes » ont été comparés concernant les foyers infectieux, la réalisation et la positivité des examens microbiologiques, les critères de gravité (choc, défaillances d’organes), les thérapeutiques de suppléance et la mortalité. Les comparaisons étaient réalisées par test du χ² ou test exact de Fisher. Résultats Deux cent onze patients ont été inclus, dont 113 (53,6 %) patients jeunes. La répartition des foyers infectieux (pulmonaire, urinaire, digestif, cutané, endovasculaire, neuro-méningé, ORL), la proportion de sepsis à foyer indéterminé ainsi que la réalisation et la positivité des examens microbiologiques (hémocultures, ECBU, ponction lombaire) étaient comparables entre les deux groupes (tous p > 0,05). Les patients jeunes présentaient plus fréquemment une défaillance d’organe au cours de l’évolution (18,6 % vs 7,1 %, p = 0,015) ainsi qu’un recours accru à la ventilation mécanique (19,5 % vs 4,1 %, p < 0,001). En revanche, aucune différence significative n’était observée concernant la survenue d’un choc septique, d’une insuffisance rénale aiguë, d’un SDRA, le recours à l’hémodialyse, la survenue d’événements emboliques ou la mortalité hospitalière. Les anomalies radiologiques thoraciques initiales étaient similaires entre les groupes. Conclusion Malgré un profil étiologique, microbiologique et une mortalité comparables, le sepsis chez le sujet jeune est associé à une morbidité organique plus marquée, notamment respiratoire. Ces résultats soulignent la nécessité d’une vigilance diagnostique et d’une reconnaissance précoce du sepsis chez le sujet jeune aux urgences, afin d’éviter un retard de prise en charge.

aucun
Ines KCHAOU (tunis, Tunisie), Dhikra HOSNI, Mariem TLEMCENI, Abdalhamid RHOUMA, Roua HAJJI, Sarra JOUINI
14:42 - 14:49 #50881 - FC19-07 Antibiotiques aux urgences : prescrit-on toujours à bon escient ?
FC19-07 Antibiotiques aux urgences : prescrit-on toujours à bon escient ?

Introduction La prescription d’antibiotiques aux urgences constitue un moment clé de la prise en charge des patients infectés, mais également un déterminant majeur de l’antibiorésistance. Dans un contexte de forte pression décisionnelle, l’adéquation des prescriptions aux recommandations reste un enjeu essentiel. L’objectif de cette étude était d’évaluer les pratiques de prescription antibiotique aux urgences, en analysant les indications, les molécules prescrites et leurs classes pharmacologiques. Méthodes Nous avons mené une étude rétrospective, descriptive, monocentrique, réalisée au service des urgences, sur une période de trois mois. Tous les patients ayant reçu une antibiothérapie aux urgences ont été inclus. Les données recueillies concernaient les indications cliniques, les antibiotiques prescrits, leurs familles, ainsi que la conformité des prescriptions aux recommandations nationales en vigueur. Résultats Cent vingt-quatre prescriptions ont été recensées. L’âge moyen des patients était de 52 ± 26 ans et un sex-ratio de 1,2. Les diagnostics d’admission étaient dominés par les infections bronchopulmonaires (59,7%) et urinaire (32%). L’antibiothérapie était appropriée dans 62,5% des cas. Les bêtalactamines représentaient 60 % des prescriptions, suivies des fluoroquinolones (32,5 %). La prescription était jugée conforme aux recommandations dans 52% des cas. Une antibiothérapie inappropriée a été identifiée dans 48% des situations, principalement liée à une absence d’indication ou à un choix non optimal de la molécule. Conclusion Cette étude met en évidence une hétérogénéité des pratiques de prescription antibiotique aux urgences, avec une proportion non négligeable de prescriptions non conformes. Ces résultats soulignent la nécessité de renforcer les stratégies d’antibiothérapie raisonnée, notamment par la diffusion de protocoles locaux et la formation continue des médecins urgentistes.

AUCUN
Elhem MCHIRGUI (BIZERTE, Tunisie), Ichrak BACHA, Ghada M'HAMDI, Narjes KARMOUS
14:49 - 14:56 #50932 - FC19-08 Évaluation de la prescription initiale d’antibiotiques au service d’accueil des urgences.
FC19-08 Évaluation de la prescription initiale d’antibiotiques au service d’accueil des urgences.

Introduction: L’objectif de notre étude était d’identifier les caracteristiques des patients receveurs d’ une antibiothérapie empirique aux urgences, d’évaluer la conformité des prescriptions initiales d’antibiotiques dans un service d'urgences et d’evaluer la pertinence des antibiotiques pour des sous-groupes de patients prédéfinis Matériel et méthodes : Il s'agit d'une étude de cohorte prospective menée durant 2 semaines consécutives dans le service universitaire des urgences. Tous les patients chez lesquels une infection a été présumée et nécessitant un traitement antibiotique empirique ont été inclus dans l'étude. les données recueillies comprenaient les caractéristiques démographiques des patients, leurs comorbidités, la prise d'antibiotiques dans le mois précédant l’admission aux urgences, l'indication de la prescription d'antibiotiques, le NEWS et le score qSOFA , les antibiotiques prescrits, hospitalisation dans le mois précèdent, l’expérience du prescripteur et le devenir du patient. La pertinence des antibiotiques a été évaluée par le tableau de l'Enquête nationale sur la prescription d'antibiotiques (NAPS) Une Analyse de Classes Latentes a été employée pour identifier des sous-groupes de patients. Résultats : L’étude a inclus 100 patients dont l’âge moyen est de 59.5 ans avec 40% de femmes. Le foyer infectieux principal etait respiratoire dans 49% des cas, 90 % des prescriptions etaient realisé par des medecins juniors. 59 % des prescriptions d’antibiotiques empiriques sont considerées appropriées alors que 41 % etaient inappropriées Une Analyse de Classes Latentes a identifié 2 claster : Cluster 1 : Phénotype "Chirurgical Abdominal Jeune et Moins Sévère" : c'est un groupe de patients plus jeunes, avec des infections principalement abdominales, souvent ayant nécessité une chirurgie, peu ou pas d'hospitalisation récente, et un faible NEWS. Le traitement est jugé très majoritairement inapproprié dans ce groupe. Cluster 2 : Phénotype "Médical Respiratoire Âgé et Sévère": c'est un groupe de patients plus âgés, avec des antécédents, des infections principalement respiratoires, non chirurgicales, un NEWS élevé. Le traitement est jugé majoritairement approprié dans ce groupe, mais il présente le taux de mortalité le plus élevé. Conclusion : la lutte contre la résistance aux antimicrobiens passe par une meilleure sensibilisation des praticiens sur les effets de la surprescription d’antibiotiques et sur l’importance de la creation d’un référentiel national.

aucun
Maha LOURIZ (RABAT, Maroc), Mina AGROU, Rhita BENNIS NECHBA, Jihane BELAYACHI, Naoufal MADANI, Redouane ABOUQAL

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CE06
14:00 - 15:00

Conférence Exceptionnelle
Optimal bundle of airway management in 2026

Modérateurs : Yonathan FREUND (PUPH) (Médecin, Paris), Andréa PENALOZA (Chef de Service) (Médecin, Bruxelles, Belgique)
Coordonnateur : Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
14:00 - 15:00 Optimal bundle of airway management in 2026. John CASEY (Associate Professor Pulmonary and Critical Care) (Conférencier, Médecin, Nashville, Etats-Unis)
Amphi Bleu

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM54
14:00 - 15:30

Conférence - Session Board Traumatologie Vitale
Traumatisé grave : comment réduire la mortalité préhospitalière

Modérateurs : Thomas DELOMAS (PH) (SAINT-LO), Edwin ROUFF (PH) (Agen)
Coordonnateur : Florent FÉMY (Coordonnateur, Lyon)
14:00 - 15:30 Le triage du futur. Tobias GAUSS (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Grenoble)
14:00 - 15:30 Les techniques d'exception (Thoraco, REBOA, Transfusion). Pierre-Alexis BALAZ (PH) (Conférencier, Médecin BMPM, Marseille)
14:00 - 15:30 Intuber les comas traumatiques ou y sursoir ? Mélanie ROUSSEL (Physician Doctor) (Conférencier, Médecin, Rouen)
14:00 - 15:30 La régulation de la filière trama grave : comment réduire les délais ? Karim TAZAROURTE (Chef de service) (Conférencier, Médecin , Lyon)
Amphi Havane

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS26 A
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants
Atelier de secours au combat, méthode SAFE MARCHE RYAN

Coordonnateur : Luc Marie JOLY (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
Conférenciers : Anne DINELLI (Médecin en Chef(r)) (Conférencier, Médecin, Fontaine le Bourg), Luc Marie JOLY (PUPH) (Conférencier, Médecin, Rouen)
Faire appliquer par les participants la méthode SAFE MARCHE RYAN qui constitue la doctrine actuelle de l’armée française pour le secours au combat par le personnel non-médical (en pratique, les autres soldats).
L’atelier dure 1h30 avec un briefing et un débriefing. Chaque équipe passe « sur le terrain » pour environ 30 minutes et doit prendre en charge un mannequin blessé, franchir différents obstacles, sortir de la « zone de feu » pour l’amener « vivant » (ayant donc reçu les soins adéquats en fonction de ses blessures) à la zone d’évacuation en hélicoptère.
Espace animation

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CMS05
14:00 - 15:30

Conférence
La place de l’échographie pour les non médicaux

Modérateur : Xavier BOBBIA (Praticien Hospitalier) (Médecin, Montpellier)
Coordonnateur : Sébastien BATRANCOURT (Coordonnateur, Paris)
Faire le point sur la place croissante de l’échographie dans la pratique des professionnels non médicaux, de la phase préhospitalière aux urgences, en illustrant ses applications concrètes, son impact sur la prise en charge des patients et les conditions nécessaires à une formation sécurisée et reconnue.
14:00 - 15:30 États des Lieux. Aline CHENOU (IDE-EIPA) (Conférencier, IPA Urgences, Strasbourg)
14:00 - 15:30 Exemple d’utilisation par les IDE en pré hospitalier. Renaud SEITZ (infirmier) (Conférencier, IDE, Eaubonne)
14:00 - 15:30 Exemple d’utilisation aux Urgences. Cathy GASPAR (Ide) (Conférencier, IDE, Paris)
14:00 - 15:30 Mise en place d’une formation. Olivier PICOT (IDE) (Conférencier, IDE, Paris)
Salle 241

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM17
14:00 - 15:00

Conférence
La face cachée de l'urgence : prise en charge des patients vulnérables

Modérateurs : Catherine CAPLETTE (PH) (Médecin, Angers), Benjamin CHEVALLIER (Médecin) (Paris)
Coordonnateur : Florent FÉMY (Coordonnateur, Lyon)
14:00 - 15:00 Précarité et urgence : adapter la prise en charge aux sans-abris. Anne-Laure FERAL-PIERSSENS (Emergency Physician) (Conférencier, Médecin, Bobigny)
14:00 - 15:00 Urgences des personnes âgées isolées : quand le social et le médical se croisent. Valérie THOMAS (directrice médicale) (Conférencier, Directrice médicale, Paris)
14:00 - 15:00 Reconnaître les signes de maltraitance chez l’enfant. Hélène CHAPPUY (Chef de service) (Conférencier, Médecin, Paris)
14:00 - 15:00 Violences intra-familiales. Justine XELOT-MOUTON (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Verdun)
Salle 242A

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
SI01
14:00 - 15:00

Session Interactive
Silence ça tourne ! Tour d’horizon des différents vertiges périphériques et centraux : tests diagnostiques réalisables aux urgences, drapeaux rouges. Vous n’aurez plus jamais le tourni face à un patient vertigineux .

Modérateur : Nicolas CAZES (médecin adjoint) (Médecin, Marseille)
Coordonnateur : Nicolas CAZES (Coordonnateur, Médecin, Marseille)
14:00 - 15:00 Silence ça tourne ! Tour d’horizon des différents vertiges périphériques et centraux : tests diagnostiques réalisables aux urgences, drapeaux rouges. Vous n’aurez plus jamais le tourni face à un patient vertigineux . Elena-Laura LEMAITRE (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Strasbourg)
Salle 242B

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM41
14:00 - 15:30

Conférence - Session Commission SSE
Coordonner la réponse sanitaire

Modérateurs : Emmanuelle DEUTSCH (Cadre superieur de santé Cellule SSE -NRBCE ESRR 67) (Strasbourg), Laurent GABILLY (médecin) (Lyon)
Coordonnateur : Florent FÉMY (Coordonnateur, Lyon)
14:00 - 15:30 Former les DSM en inter-services: quelles perspectives ? Sébastien BEAUME (Médecin-chef / Référent zonal ORSEC NRBC) (Conférencier, Médecin, Aix-en-Provence)
14:00 - 15:30 Un DMC dans une équipe de crise. Céline OCCELLI (MCU-PH) (Conférencier, Médecin, Nice)
14:00 - 15:30 Un outil pour tout coordonner : SI-ORSAN. Antoine AUBRION (MEDECIN) (Conférencier, Médecin, Caen)
14:00 - 15:30 Techniques d’Optimisation du Potentiel : se régénérer en SSE. Yann MIKAELOFF (Conférencier, Médecin, Paris)
Salle 243

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM16
14:00 - 15:00

Conférence
En traumatologie pédiatrique : ne pas faire, c’est parfois mieux

Modérateurs : Karine ALAME (interne) (Paris), Alexandra MOUROT (Urgences) (Narbonne)
Coordonnateur : Florent FÉMY (Coordonnateur, Lyon)
14:00 - 15:00 Je ne fais pas de radio ! Anne-Sophie COLAS (Pédiatre) (Conférencier, Médecin, Paris)
14:00 - 15:00 Je n’immobilise pas ! Melusine KIENER (PH) (Conférencier, Médecin, Paris)
14:00 - 15:00 Je ne fait pas de dispense de sport ! Nathalie DE SUREMAIN (PH pédiatre) (Conférencier, Médecin, Paris)
14:00 - 15:00 Je ne fais pas de mal ! Gabriel BRANDLE (Conférencier, Médecin, Nyon, Suisse)
Salle 251

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
ATW05bis
14:00 - 15:30

Atelier Médecins - Echographie
Echo musculo-squelettique. Tous niveaux

Les bases du MSK !
Reconnaitre un tendon, un os, un muscle... Et pourquoi pas explorer une grosse articulation ?
Vous êtes passionné de traumatologie ? Vous adorez les tendons et les muscles et vous voulez améliorer vos compétences en échographie clinique ? Ne manquez pas cet atelier musculo-squelettique interactif et passionnant ! Nous y discuterons de l'intérêt de l échographie clinique dans la prise en charge de la traumatologie non vitale. Nous vous apprendrons comment utiliser l'échographie pour détecter avec précision les épanchements intra-articulaires, diagnostiquer les fractures des os longs et plats, et explorer les parties molles douloureuses en profondeur. N'attendez plus et inscrivez vous pour devenir un pro de l'échographie MSK !
Salle 252B

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
ATW06bis
14:00 - 15:30

Atelier Soignants - Echographie
Echographie pour l'Infirmier.e - Infirmiers, IDE, IOA, IPA. Tous niveaux

CluECHO
Le commandant Bladerscan a été assassiné.
Retrouvez le Professeur Globe, principal suspect, et confondez-le en prouvant que Miss Song Dû s'est trompée (ou comment résoudre le problème des fausses routes). Dans cet atelier, vous serez encadré.e.s par des infirmiers, vous apprendrez comment améliorer la sensibilité de votre triage, de vos diagnostics infirmier et même de vos gestes au quotidien grâce à un outil ultra simple et rapide à utiliser...
Vous avez dit Echoooo ??!!!
Salle 253

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM24
14:00 - 15:30

Conférence
Y penser pour ne pas pas les louper !

Modérateurs : Papa GUEYE (Directeur Médical) (Fort de France, Martinique), Jeannot SCHMIDT (Professeur des universités) (Clermont-Ferrand)
Coordonnateur : Dorian TEISSANDIER (Coordonnateur, Médecin, Clermont-Ferrand)
14:00 - 15:30 Le syndrome de Schneider. Marie OZANNE (Chef de Clinique) (Conférencier, Médecin, Rouen)
14:00 - 15:30 Le syndrome de Boherhaave. Léa PERARD (PRATICIEN HOSPITALIER CONTRACTUEL) (Conférencier, Médecin, Clermont-Ferrand)
14:00 - 15:30 Le syndrome de Kounis. Jean-Baptiste DE LAMBERTERIE (Médecin) (Conférencier, Médecin, Chamonix)
14:00 - 15:30 Le syndrome de Brugada. Mathilde PAPIN (Praticien Hospitalier Contractuel) (Conférencier, Médecin, Paris)
14:00 - 15:30 L'insuffisance surrénale aiguë. Sarah FLECKSTEINER (Docteur Junior) (Conférencier, Médecin, Strasbourg)
Salle 342A

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS28 A
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants
L’intubation pédiatrique : pas de panique !

Coordonnateur : Léo CHARRIN (Coordonnateur, Médecin, Bron)
Conférenciers : Léo CHARRIN (Assistant spécialiste) (Conférencier, Médecin, Bron), Sarah FATON (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Bron)
Reconnaitre les spécificités de l’intubation chez le nourrisson et l’enfant.
Appliquer un algorithme de préparation et de réalisation d’une intubation chez l’enfant.
Réaliser la ventilation et l’intubation sur mannequin pédiatrique.
Reconnaitre l’intérêt du vidéo-laryngoscope.
Salle 342B

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AM07
14:00 - 15:30

Atelier Médecins
Les 30 premières minutes du polytraumatisé aux Urgences

Coordonnateur : Axel BENHAMED (Coordonnateur, Médecin, Quebec, Canada)
Conférenciers : Axel BENHAMED (Médecin) (Conférencier, Médecin, Quebec, Canada), Eric MERCIER (Professeur agrégé) (Conférencier, Médecin, Québec, Canada)
Appliquer de façon structurée l’approche ABCDE chez un patient polytraumatisé.
Identifier rapidement les lésions traumatiques engageant le pronostic vital.
Initier sans délai les gestes d’urgence intégrant le contrôle des sources d’hémorragie, le airway et l’accès vasculaire.
Intégrer le bilan d’imagerie (FAST, indication de la radiographie, bilan d’imagerie scanographique).
Coordonner l’équipe dans les 30 premières minutes, en intégrant communication, leadership et anticipation des besoins.
Organiser la trajectoire du patient après la prise en charge initiale en salle de réanimation
Salle 343

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CMS18
14:00 - 15:30

Table ronde - Session DGOS
Actualités et perspectives soignantes en Médecine d'Urgence

Coordonnateur : Magali GUERIN (Coordonnateur, Cadre de santé, Niort)
Pour rester informé du cadre réglementaire, des nouveautés législatives et des perspectives à venir, ne manquez pas cette session !
14:00 - 15:30 GDOS : actualité réglementaire. Marie-Astrid MEYER (Cheffe de mission pour la pratique avancée et les protocoles de coopération) (Conférencier, DGOS, Paris)
14:00 - 15:30 Protocoles de coopération et délégation de tâches. Marie-Astrid MEYER (Cheffe de mission pour la pratique avancée et les protocoles de coopération) (Conférencier, DGOS, Paris)
14:00 - 15:30 Nouvelle loi IDE. Nicolas TERMOZ MASSON (Infirmier) (Conférencier, IDE, Grenoble)
14:00 - 15:30 Quelles formations pour les aides-soignants aux Urgences. Adrien LE ROY (AS) (Conférencier, AS, Bordeaux)
Salle 351

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AM06
14:00 - 15:30

Atelier Médecins
SIMTRIAGE : triage en réalité virtuelle

Coordonnateur : Julien GALANT (Coordonnateur, Médecin BMPM, Marseille)
Conférenciers : Julien GALANT (adjoint) (Conférencier, Médecin BMPM, Marseille), Pierre-Olivier VIDAL (MEDECIN URGENTISTE) (Conférencier, Médecin, Marseille)
15 premières minutes sur les lieux d’un attentat, en réalité virtuelle.
Compétences techniques :
Dénombrement
Catégorisation
Réalisation des gestes de sauvetages immédiats
Priorisation des évacuations
Bilan d’ambiance
Salle 352A

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
SI03
14:00 - 15:00

Session Interactive
C'est quoi ces ondes ? Les pièges ECG

Modérateur : Matthieu HEIDET (Médecin) (Médecin, Créteil)
Coordonnateur : Fabien COISY (Coordonnateur, Médecin, Nîmes)
14:00 - 15:00 C'est quoi ces ondes ? Les pièges ECG. Nicolas PESCHANSKI (Praticien Hospitalier Urgentiste) (Conférencier, Médecin, Rennes)
Salle 352B

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS20
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants
Vis ma Vie de personne âgée admise aux Urgences

Coordonnateur : Christine LENOUVEL (Coordonnateur, IPA Urgences, Saint-Brieuc)
Conférenciers : Marion FLOC'H-LIZIARD (IPA) (Conférencier, IPA Urgences, Saint-Brieuc), Christine LENOUVEL (infirmière en pratique avancée) (Conférencier, IPA Urgences, Saint-Brieuc)
L’objectif de cet atelier est d’améliorer la prise en soins des patients âgés admis en service d’urgence à partir d’une simulation de leur vécu en situation de soins aigus aux urgences. Vivre la ressenti d’une personne âgée présentant un état de fragilité-dépendance et/ou de déficit sensoriel en service d’urgence constituera la pierre angulaire de cet atelier en utilisant des dispositifs de simulation de désafférentations sensorielles et des costumes de séno-simulation. A partir du vécu des participants, un échange interactif entre les participants et les intervenants permettront d’identifier des axes d’améliorations de prise en charge de ces patients. L’objectif de cet atelier est de rapporter dans nos pratiques de tous les jours aux urgences, des postures, des attitudes et des actes de soins adaptés pour améliorer la prise en charge de nos aînés.
Salle 353

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM43
14:00 - 15:30

Conférence - Session Commission RISQQ
Interruption de tâches

Modérateurs : Florian CANU (Médecin) (Clichy), Déborah FABRE (cadre de santé SAMU 47) (Cadre de santé, AGEN)
Coordonnateur : Héloïse BANNELIER (Coordonnateur, Médecin, Paris)
14:00 - 15:30 Facteurs associés. Christelle HERMAND (Emergency Physician) (Conférencier, Médecin , Paris)
14:00 - 15:30 Conséquences pour le personnel soignant et le patient. Thomas BIZOUARD (Médecin) (Conférencier, Médecin , Angers)
14:00 - 15:30 Solutions et outils efficaces pour les éviter. Cécile BOSSAERT (CCU-AH) (Conférencier, Médecin , Lille)
14:00 - 15:30 Interruptions de tâches bénéfiques ? Devenir multi-tâches. Thomas SCHMUTZ (médecin chef) (Conférencier, Médecin, Morges (suisse), Suisse)
Salle Maillot
15:00

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
FC20
15:00 - 16:00

Flash communications
Toxicologie

Modérateur : Nicolas MARJANOVIC (Praticien Hospitalier) (Médecin , Poitiers)
15:00 - 15:07 #50317 - FC20-01 Pertinence des scores SOFA et IGS II dans la prédiction de la mortalité lors d’une ingestion de produits ménagers et caustiques chez l’adulte : une étude rétrospective monocentrique.
FC20-01 Pertinence des scores SOFA et IGS II dans la prédiction de la mortalité lors d’une ingestion de produits ménagers et caustiques chez l’adulte : une étude rétrospective monocentrique.

Introduction : L’ingestion de produits caustiques et ménagers chez l’adulte est associée à une mortalité de 8 à 16%. Les facteurs pronostiques, qui permettent d’évaluer la gravité d’un patient, sont peu établis. Le SOFA et l’IGS II sont des scores prédictifs de mortalité utilisés en routine en soins intensifs et en réanimation. Méthodes : Nous avons mené une étude rétrospective monocentrique au CHU de Besançon, évaluant la pertinence des scores SOFA et IGS II dans la prédiction de la mortalité à 28 jours et à 6 mois, lors du passage aux urgences adultes pour l’ingestion de produits ménagers et caustiques, sur une période de janvier 2007 à octobre 2023. Résultats : Sur 1412 séjours étudiés, 119 patients ont été inclus, avec une mortalité à 28 jours de 3,4% et à 6 mois de 5,0%. Il s’agissait principalement d’hommes (62,2%), d’âge moyen 45,7 ans, dans un contexte intentionnel (56,3%) avec une monointoxication (82,4%) par un produit caustique (85,7%). A 28 jours, le score IGS II moyen était significativement plus élevé parmi les patients décédés (29 ± 11,3) par rapport aux patients vivants (13,8 ± 8,5) soit une différence moyenne de 15,2 (IC95%, [6,5-23,8], p = 0,001). Ainsi, une valeur de l’IGS II supérieure ou égale à 16 octroie une sensibilité de 100% et une spécificité de 73% dans la prédiction de la mortalité à 28 jours. A 6 mois, le score IGS II moyen était significativement plus élevé parmi les patients décédés (32,7 ± 10,9) par rapport aux patients vivants (13,3 ± 7,8) soit une différence moyenne de 19,3 (IC95%, [12,7-25,9], p < 0,001). Une valeur de l’IGS II supérieure ou égale à 16 octroie une sensibilité de 100% et une spécificité de 74,7% dans la prédiction de la mortalité à 6 mois. Il n’existait pas de différence significative concernant le score SOFA moyen entre les patients vivants et décédés, que ce soit à 28 jours ou à 6 mois. Conclusion : Le score IGS II, pourrait être prédictif de la mortalité à 28 jours et à 6 mois post ingestion de produits caustiques et ménagers chez l’adulte, contrairement au score SOFA.

AUCUN
Justine GAILLARD (Besançon), Paul CALAME, Caroline FAIVRE-PIERRET, Abdo KHOURY, Zaher LAKKIS, Gaël PITON, Hadrien WINISZEWSKI
15:07 - 15:14 #50367 - FC20-02 État des lieux du suivi des patients inclus dans la filière PROTAZOTE depuis 2020 dans un contexte de mésusage du protoxyde d’azote.
FC20-02 État des lieux du suivi des patients inclus dans la filière PROTAZOTE depuis 2020 dans un contexte de mésusage du protoxyde d’azote.

Introduction : Les intoxications suite au mésusage du protoxyde d’azote (N 2 O) constituent un problème majeur de santé publique. Les patients subissant les conséquences de cette consommation abusive du gaz consultent de plus en plus aux urgences. Face à cette problématique, le CHU de Lille a mis en place une filière de suivi de ces patients, permettant une prise en charge pluridisciplinaire spécifique. L’objectif de ce travail est d’évaluer l’efficacité de cette prise en charge sur l’arrêt de la consommation. Matériel et Méthodes : Cette étude rétrospective, descriptive et transversale a inclus les patients de mars 2020 à janvier 2025. Les données sont extraites de la cohorte BALON et regroupent les caractéristiques de la population, les données cliniques et biologiques, à l’inclusion et à chaque consultation de suivi. Ces données ont été comparées entre elles et selon les variations de consommation des patients. Accord DPO. Résultats : 853 patients ont été inclus. La plupart avait entre 18 et 24 ans et 78,2% d’entre eux étaient de sexe masculin. La consommation moyenne à l'inclusion était de 1851 capsules par semaine. 44,8% des patients se sont présentés à leur consultation de suivi. A la dernière consultation de suivi, la moyenne de consommation avait atteint 3411 capsules hebdomadaires, mais cette valeur n’était disponible que pour 17 patients. Il n’y avait pas de différence significative sur la diminution de consommation entre le groupe suivi trois fois ou moins, et celui ayant été reçu plus de trois fois (p- value 0,40). Discussion : Cette cohorte est la seule de cette envergure en France, autant sur le plan des effectifs que sur le plan de la durée de suivi. Ce protocole de prise en charge reste la référence au niveau national à ce jour. Cependant, la quantité non-négligeable de données manquantes et de patients perdus de vue ne permet pas de conclure à une efficacité de ce protocole. La prise en charge de ces patients est rendue d’autant plus complexe par le caractère addictif du N₂O, ce qui limite l’adhésion des patients à la prise en charge proposée par le CHU de Lille. Conclusion : Ce travail souligne l’importance de la prévention précoce chez les populations à risque, d’une information complète chez les professionnels de santé, d’une prise en charge spécifique multidisciplinaire dont addictologique dès les premiers signes de complications cliniques ou biologiques, et d’une insistance sur la nécessité d’un arrêt total de la consommation.

Aucun
Lily Lou NOONAN (Lille), Cécile BOSSAERT, Guillaue GRZYCH, Eric WIEL
15:14 - 15:21 #50553 - FC20-03 Utilisation ciblée de l'imagerie pour l'évaluation de la gravité et des complications des envenimations par morsure de Bothrops lanceolatus en Martinique.
FC20-03 Utilisation ciblée de l'imagerie pour l'évaluation de la gravité et des complications des envenimations par morsure de Bothrops lanceolatus en Martinique.

Introduction. Les envenimations par morsure de serpent constituent une maladie tropicale négligée. Le rôle de l’imagerie dans l’évaluation initiale de la gravité et le diagnostic des complications précoces nécessite un éclaircissement. En Martinique, Bothrops lanceolatus est responsable d'environ 40 envenimations par an, avec un risque élevé d’événements thrombotiques sévères. L'objectif principal de cette étude était de décrire la contribution de l’imagerie médicale dans la prise en charge des envenimations par B. lanceolatus. Méthodes. Nous avons mené une étude observationnelle rétrospective monocentrique en Martinique, couvrant la période de janvier 2011 à août 2025. Tous les patients présentant une envenimation documentée par B. lanceolatus ont été inclus. Les données cliniques, biologiques et d’imagerie (IRM, scanner, échographie Doppler) ont été recueillies et analysées. Les associations entre le recours à l’imagerie, la gravité clinique et les complications ont été évaluées à l’aide d’analyses statistiques appropriées. Résultats. Un total de 389 patients a été inclus (âge médian : 48(IQR 35–59) ans, 128(33 %)femmes), parmi lesquels 78 (20 %) ont bénéficié d’au moins un examen d’imagerie (117 examens au total). L’imagerie a été significativement utilisée dans les cas sévères (grades 3–4, p < 0,01) et en présence de complications (syndrome des loges, choc, coma, infections, nécessité d'une intervention chirurgicale). Parmi les complications, 11 événements thrombotiques ont été observés chez 6 patients : 3 infarctus cérébraux confirmés par l’IRM cérébrale ; 3 myocardites ; 2 embolies pulmonaires ; et 3 thromboses veineuses profondes. L'IRM a permis de documenter pour la première fois des myocardites liées à l’envenimation. L’angioscanner thoracique et l’échographie Doppler des membres ont permis de diagnostiquer respectivement les embolies pulmonaires et les thromboses veineuses périphériques. Conclusion. L’imagerie joue un rôle clé dans la détection et la confirmation des complications thrombotiques associées à B. lanceolatus. L’échographie clinique précoce pourrait etre un atout dans l’évaluation initiale de la gravité clinique des patients. Nos résultats soulignent l'importance d'élaborer des recommandations spécifiques intégrant un usage raisonné de l’imagerie lors des envenimations.

Aucun
Jonathan FLORENTIN (Fort de France), Rishika BANYDEEN, Marie-Daniela DUBOIS, Florian NEGRELLO, Papa GUEYE, Rémi NEVIERE, Hatem KALLEL, Dabor RESIERE
15:21 - 15:28 #50574 - FC20-04 Dissimilation intracorporelle de stupéfiants : le geste est devenu sûr, mais pas la prédiction d’une complication. Etude Body-Pack.
FC20-04 Dissimilation intracorporelle de stupéfiants : le geste est devenu sûr, mais pas la prédiction d’une complication. Etude Body-Pack.

Introduction La prise en charge des passagers interceptés pour dissimulation intracorporelle de stupéfiants (DICS) peut s’avérer chaotique… Nous nous sommes demandé comment identifier précocement ceux qui sont à risque de complication. Méthodes Etude rétrospective, multicentrique suivant le parcours des patients avec DICS. Inclusion : passagers interceptés dans le plus grand aéroport de France avec DICS confirmée par TDM en 2022 et 23. Paramètres : âge, sexe, origine du vol, paramètres vitaux à aéroport, ECG, signe d’imprégnation ou d’intoxication à la cocaïne (hypertension, tachycardie, hyperthermie, convulsion, troubles de conscience, du comportement, mydriase, douleur thoracique), TDM, signes ECG et suivi : service, chirurgie, durée de séjour et évolution. Critère de jugement : gravité : décision de surveillance en USC / réanimation, nécessité de chirurgie ou décès. Résultats 590 passagers interceptés : 253 (43%) avec un ASP positif dont 217 (91%) TDM positifs. 151 (70%) hommes et 66 (30%) femmes, d’âge médian 25 (22-32) ans. Origine : Brésil : 122 (56%) cas et Guyane Française : 78 (36%) cas. TDM : médiane de 70 (45-90) boulettes, sigmoïdiennes (204 cas, 94%) et rectales (142 cas, 65%). Devenir : 28 (13%) admissions en USC / réanimation (dont 13 pour boulettes intra-gastriques), aucune chirurgie, aucun décès. Seule la consommation préalable de cocaïne était associée à la gravite (OR=4 (1-12)) (Figure). Conclusion La DICS est devenue sure ! Prévoir une complication semble complexe.

Aucun
Solène TRENTIN (Paris), Patrick THOMAS, Marc LIAUTARD, Bruno MÉGARBANE, Laurène DUFAYET, Charlotte GORGIARD, Anne-Laure FERAL-PIERSSENS, Frédéric LAPOSTOLLE
15:28 - 15:35 #50589 - FC20-05 Spectre des atteintes neurologiques associées à la consommation de protoxyde d’azote aux urgences : analyse descriptive.
FC20-05 Spectre des atteintes neurologiques associées à la consommation de protoxyde d’azote aux urgences : analyse descriptive.

Introduction : La consommation récréative de protoxyde d’azote (N₂O) est en forte augmentation en France. Elle est associée à des complications neurologiques variées, encore insuffisamment reconnues aux urgences, en particulier lorsque le taux sérique de vitamine B12 est normal. L’objectif de cette étude était de décrire le spectre clinique, biologique et radiologique des atteintes neurologiques associées au N₂O observées en pratique aux urgences. Méthodes : Nous avons réalisé une analyse descriptive observationnelle rétrospective monocentrique de patients consécutifs pris en charge aux urgences pour des manifestations neurologiques associées à une exposition au protoxyde d’azote, sur la période 2022–2025. Les paramètres recueillis comprenaient les données sociodémographiques, les modalités d’exposition au N₂O, les signes cliniques neurologiques, les données biologiques (vitamine B12, homocystéinémie), les résultats d’imagerie (IRM médullaire), ainsi que les modalités de prise en charge aux urgences. Le critère de jugement principal était la présence d’une atteinte neurologique associée au N₂O, classée selon le type d’atteinte (forme médullaire, périphérique ou débutante). Résultats : Douze patients ont été inclus (âge médian 22 ans ; 58 % de femmes). Dix présentaient une atteinte neurologique typique liée au N₂O, un était exposé asymptomatique et un présentait une complication psychiatrique aiguë. Les manifestations neurologiques comprenaient des paresthésies (83 %), des troubles de la marche (50 %), un déficit moteur (42 %) et une aréflexie (42 %). Trois patients présentaient une forme médullaire typique avec atteinte des cordons postérieurs à l’IRM, tandis que sept présentaient une atteinte périphérique ou débutante. Une carence biologique en vitamine B12 était retrouvée chez 33 % des patients, tandis qu’une hyperhomocystéinémie était présente chez 33 %, y compris en cas de B12 sérique normale. Une supplémentation en vitamine B12 a été initiée aux urgences chez 75 % des patients. Conclusion : Les atteintes neurologiques liées au protoxyde d’azote s’inscrivent dans un continuum de sévérité, allant de formes débutantes à des atteintes médullaires typiques, souvent indépendamment du taux sérique de vitamine B12. Cette analyse descriptive souligne l’importance d’un dépistage systématique de la consommation de N₂O aux urgences devant tout tableau neurologique inexpliqué, afin de permettre une prise en charge précoce.

Aucun.
Sally Oceane MINKA (Paris), Fadi Hillary MINKA, Bruno MEGARBANE
15:35 - 15:42 #50606 - FC20-06 Impact du terme gestationnel sur le pronostic materno-fœtal après intoxication aiguë au paraquat : une analyse systématique de 85 cas.
FC20-06 Impact du terme gestationnel sur le pronostic materno-fœtal après intoxication aiguë au paraquat : une analyse systématique de 85 cas.

RÉSUMÉ Introduction : L'intoxication aiguë au paraquat chez la femme enceinte constitue une urgence toxique et obstétricale rare d'une extrême gravité. Les données sur le pronostic différentiel selon l'âge gestationnel restent parcellaires. Cette analyse systématique vise à évaluer l'impact du terme de la grossesse sur la survie maternelle et fœtale. Méthodes : Une revue systématique et une analyse poolée des cas individuels ont été réalisées. Une recherche exhaustive dans PubMed, Google Scholar et d'autres bases de données (jusqu'en novembre 2025) a permis d'inclure 85 cas publiés d'intoxication aiguë au paraquat durant la grossesse. Les données démographiques, toxicologiques, thérapeutiques et pronostiques ont été extraites. Les analyses statistiques (survie de Kaplan-Meier, régressions logistique et de Cox) ont été effectuées avec le logiciel R (version 4.5.2). Résultats : La survie maternelle globale était de 73,1% (62/85). Une différence significative a été observée selon le trimestre, avec une survie plus faible au premier trimestre comparé aux deuxième et troisième trimestres combinés (p=0,0385). La dose ingérée (≥ 1000 mg) était le principal facteur de risque indépendant de mortalité maternelle (OR=4,82 ; IC95% [1,63–14,25]) et fœtale (OR=5,12 ; IC95% [1,72–15,24]). Le traitement précoce (<4 heures) était associé à une meilleure survie maternelle (OR=2,91 ; IC95% [1,08–7,84]). La survie fœtale était de 70,1% (61/85), meilleure au troisième trimestre (80,0%). L'analyse de survie a révélé une dynamique distincte : une période critique maternelle dans les 4 premiers jours, tandis que la survie fœtale, après une attrition précoce, se stabilisait dès le premier jour. Conclusion : Le pronostic de l'intoxication aiguë au paraquat pendant la grossesse est étroitement lié au terme gestationnel, avec un risque maternel plus élevé au premier trimestre et un risque fœtal qui augmente avec l'avancée de la grossesse. Ces résultats suggèrent l'existence de mécanismes protecteurs maternels potentiellement hormonaux aux stades avancés, et soulignent la vulnérabilité fœtale croissante à mesure que les poumons se développent. Cela plaide pour une prise en charge adaptée au terme et ouvre des perspectives de recherche sur des adjuvants thérapeutiques modulant l'environnement hormonal. Mots-clés : Paraquat, grossesse, intoxication, survie maternelle, pronostic fœtal, trimestre, hormones, analyse poolée.

Acun
Boubacar DIARRA (Cayenne), Crepin KEZZA, Idir LICAJ
15:42 - 15:49 #50613 - FC20-07 Suspicion de soumission chimique aux urgences : analyse descriptive monocentrique.
FC20-07 Suspicion de soumission chimique aux urgences : analyse descriptive monocentrique.

Introduction La soumission chimique est un enjeu de santé publique, en particulier en contexte festif. Son diagnostic aux urgences est difficile en raison de symptômes peu spécifiques et des limites des analyses toxicologiques. Cette étude décrit les caractéristiques cliniques et la prise en charge des suspicions de soumission chimique aux urgences. Méthode Étude descriptive rétrospective monocentrique incluant les patients pris en charge pour suspicion de soumission chimique entre 2022 et 2023. Les situations ont été catégorisées selon des définitions préétablies : spiking (symptomatologie évocatrice avec résultats toxicologiques négatifs ou non réalisés), vulnérabilité chimique (consommation volontaire d’alcool et/ou de substances psychoactives) et soumission chimique (présence d’une preuve toxicologique). Les données cliniques, médico-légales et toxicologiques ont été analysées de manière descriptive. Résultats Trente-quatre patients ont été inclus, avec un sex-ratio équilibré. L’âge médian était de 25,5 ans (IQR 21–34). Les patients étaient principalement amenés aux urgences par les pompiers (44 %) et les faits survenaient majoritairement en contexte festif (56 %). Les troubles mnésiques constituaient la symptomatologie principale (44 %). Une violence sexuelle associée était rapportée dans 12 % des cas. Des prélèvements toxicologiques ont été réalisés chez 44 % des patients, dont 53 % dans les 12 premières heures. Les résultats étaient négatifs dans 53 % des cas et positifs dans 47 %. Parmi les résultats positifs, les substances les plus fréquemment identifiées étaient les benzodiazépines (57 %), les amphétamines et la MDMA/ecstasy (43 % chacune), et le cannabis/THC (29 %). La vulnérabilité chimique représentait 53 % des situations et le spiking 29 %. Des cas de piqûre malveillante (6 %) et de chemsex (3 %) étaient identifiés. Neuf pour cent des dossiers n’ont pas pu être catégorisés faute de données suffisantes. Aucun cas de soumission chimique suspecté n’a été confirmé biologiquement. Conclusion Les suspicions de soumission chimique concernent principalement de jeunes adultes en contexte festif. La vulnérabilité chimique prédomine et la confirmation biologique de soumission chimique reste rare, en lien avec des prélèvements peu fréquents et parfois tardifs. Ces résultats soulignent la nécessité d’une protocolisation de la prise en charge aux urgences, incluant des prélèvements précoces standardisés et un meilleur accompagnement médico-légal.

Aucun
Orianne NOUBISSIE (Paris), Sally Oceane MINKA, Xavier EYER, Caroline MINKA, Laurene DUFAYET, Anthony CHAUVIN, Bruno MEGARBANE, Fadi Hillary MINKA
16:00

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
FC22
16:00 - 17:00

Flash communications
Pédagogie enseignement

Modérateur : Hélène PIZZUT (PH) (Montauban)
16:00 - 16:07 #50199 - FC22-01 Évaluation des connaissances et des pratiques des médecins urgentistes lors de la prise en charge de personnes transgenres dans les services d’urgences du Nord et du Pas-de-Calais.
FC22-01 Évaluation des connaissances et des pratiques des médecins urgentistes lors de la prise en charge de personnes transgenres dans les services d’urgences du Nord et du Pas-de-Calais.

Introduction : Il est prouvé que les personnes transgenres sont plus exposées à la pauvreté avec des difficultés d’accès aux soins. Elles appréhendent les services d’urgences par peur de discrimination, du manque de formation du personnel médical ou des expériences négatives passées. Ceci entraine un retard de prise en charge. Nous avons donc cherché à évaluer les connaissances et pratiques des urgentistes du Nord-Pas-De-Calais (NPDC) pour la prise en charge des patient·e·s trans. Méthode : Étude rétrospective multicentrique sous forme de questionnaire diffusé dans l’ensemble des services d’urgences du NPDC et des internes du DES de Médecine d’Urgence entre le 5 octobre 2024 et le 27 janvier 2025. Accord du DPO. Résultats : 107 urgentistes ont répondu au questionnaire, décrivant une formation très insuffisante, passant principalement par de l’autoformation, et très peu de formation officielle. La formation montre une tendance à améliorer l’aisance à la prise en charge mais non significative. 89,6% des urgentistes ayant déjà pris en charge des patient·e·s trans décrivent des difficultés, principalement en lien avec les connaissances médicales et surtout la communication et le relationnel. Lors de la consultation, 55,2% des urgentistes demandent les pronoms et prénom souhaités par la personne trans, et la quasi-totalité n’interroge ou n’examine la transidentité que si elle est en lien avec le motif de consultation. La transmission des informations de transidentité est surtout orale au sein des équipes, et est associée à une meilleure transmission écrite quand elle est faite à l’oral. Conclusion : La bonne prise en charge des personne transgenres passe par une meilleure formation des soignants, une bonne communication au sein des équipes et dans le dossier médical, et une adaptation du système hospitalier. Dans le NPCD, les urgentistes appliquent déjà de nombreuses recommandations émises à partir du vécu des patients.

Aucun
Guillaume BAUX (Lille), Camille DUBOIS, Solène RANC, Sophie LORNE, Kathleen CORNEC, Eric WIEL
16:07 - 16:14 #50297 - FC22-02 La formation aux accouchements inopinés extrahospitaliers chez les médecins urgentistes de Bourgogne Franche-Comté : étude descriptive.
FC22-02 La formation aux accouchements inopinés extrahospitaliers chez les médecins urgentistes de Bourgogne Franche-Comté : étude descriptive.

Introduction : Avec la fermeture progressive des maternités depuis les années 1970, le nombre d’accouchements inopinés extrahospitaliers (AIEH) est amené à augmenter. L’urgentiste est alors amené à devoir prendre en charge non plus un patient mais deux avec les spécificités de prise en charge de chacun. Cependant, la formation des médecins urgentistes ne comporte qu’une formation théorique mais pas de formation pratique obligatoire. Peu d’études ont été réalisées afin de recueillir le ressenti des urgentistes sur la formation aux accouchements inopinés extrahospitaliers. Méthode : Nous avons réalisé une étude descriptive multicentrique transversale par diffusion d’un questionnaire aux médecins urgentistes de Bourgogne-Franche-Comté. Le critère de jugement principal était de savoir si la formation aux AIEH était ou non adaptée à la pratique quotidienne. Les critères de jugement secondaires étaient la description de la formation aux AIEH reçue, l’évaluation du stress chez les médecins urgentistes lors de la prise en charge d’un AIEH, l’évaluation du ressenti concernant leurs capacités à prendre en charge un AIEH, la description de la pratique quodienne concernant les AIEH ainsi que le recueil des souhaits de formation aux AIEH. Une analyse bivariée ainsi que les tests Exact de Fisher et de Kruskall Wallis ont été utilisés. Résultats : Le taux de réponse à l’étude était de 16.2% (66/407) avec une équité de réponse femmes-hommes. 60.6% avaient réalisé leur internat en Bourgogne-Franche-Comté. Parmi les médecins interrogés, 21.2% n’avaient pas eu l’opportunité d’aller en salle de naissance ou n'avaient réalisé aucun accouchement durant leur formation. Les médecins interrogés ont considéré dans 55% des cas que la formation aux AIEH était adaptée à la pratique. L’analyse des besoins de formation retrouvait que 80.3% des médecins souhaitaient participer à des journées en salle de naissance et 43.9% souhaitaient une formation une fois par an. Conclusion : Une part non négligeable des médecins interrogés trouvaient que la formation n’était pas adaptée à la pratique quotidienne et ont donc exprimé le besoin d’une formation complémentaire à la prise en charge des AIEH afin de réduire le stress et acquérir des automatismes de prise en charge. Ce besoin passe par une formation théorique mais aussi pratique. Il semble donc pertinent de proposer une formation uniforme pour tous les internes de DES de médecine d’urgence mais également un renouvellement régulier.

Aucun
Léa HÖLL (Besançon)
16:14 - 16:21 #50437 - FC22-03 Apprentissage de l’échographie de l’extrémité proximale du fémur par les urgentistes.
FC22-03 Apprentissage de l’échographie de l’extrémité proximale du fémur par les urgentistes.

Introduction: Evaluer l’apprentissage de l’échographie de l’extrémité proximale du fémur (EPF) par des urgentistes. Matériel et méthodes: Étude prospective sur volontaires; formation courte, puis examens répétés selon un protocole standardisé; analyse des temps par LC-CUSUM. Résultats: 15 opérateurs, 520 échographies; courbe d’apprentissage rapide, examens bilatéraux <60 s après ~25 actes. Conclusion: L’échographie EPF est rapidement maîtrisée et compatible avec l’usage en urgence.

aucun
Remi BARATEAU (Paris), Ralitsa STOEVA, Fabien LE VAN, Thibaut GOETSCH, Isabelle RIOM, Jérôme BOKOBZA
16:21 - 16:28 #50438 - FC22-04 Évaluation d’un atelier de formation à l’échographie clinique auprès d’une large cohorte d’étudiants en médecine.
FC22-04 Évaluation d’un atelier de formation à l’échographie clinique auprès d’une large cohorte d’étudiants en médecine.

Introduction : Évaluer un atelier POCUS court destiné à 180 étudiants de DFASM3. Méthodes : Formation théorique en ligne (écho anatomie abdominale et cardiaque, échographie contextuelle) , formation pratique sur 3 demi-journées, auto-évaluation pré/post et test chronométré final (15 cibles). Résultats : Confiance 4→8, P<0,0001. 75 % atteignent les 15 cibles en 252 s [210–285]. Satisfaction 10/10. Conclusion : Un atelier court permet d’acquérir rapidement des compétences POCUS essentielles.

aucun
Ralitsa STOEVA (PARIS), Olivier PEYRONY, Guillaume GOUDOT, Maxime BARAT, Idris BOUDHABBAY, Maxime GAUTIER, Jérôme BOKOBZA
16:28 - 16:35 #50500 - FC22-05 Évaluation de la formation en échographie clinique en médecine d'urgences (ECMU) des étudiants de 3e cycle en DES MU en Île-de-France.
FC22-05 Évaluation de la formation en échographie clinique en médecine d'urgences (ECMU) des étudiants de 3e cycle en DES MU en Île-de-France.

Introduction – Objectifs La formation pratique en échographie clinique des étudiants en DESMU en Île-de-France s’appuie notamment sur un site qui accueille chaque année près d’un tiers de chaque promotion de phase socle (PS), et d'approfondissements (PA1&2), soit 90 internes. La formation comprend 2 journées de pratique présentielle par promotion, qui complètent le e-learning et la pratique en stage. Notre étude avait pour objectif d’évaluer la progression des étudiants au cours d'une journée de formation présentielle sur site et d’analyser l’impact de leur niveau d’expérience préalable. Matériel et Méthodes Il s’agit d’une étude descriptive monocentrique menée entre avril et mai 2025. Un questionnaire anonyme a été soumis en début et en fin de la deuxième journée de formation. Les étudiants réalisaient une auto-évaluation de leur aisance à effectuer une échographie clinique en général, cotée de 1 à 10. Le critère principal était la variation du score entre les deux évaluations. Le critère secondaire analysait cette variation en fonction de l'expérience. Les analyses statistiques utilisaient moyennes, écart-types, variations relatives et test de Wilcoxon. Résultats 59 étudiants ont répondu (65,5 %) : 24 PS, 22 PA1 et 13 PA2. L’aisance globale progressait significativement de 4,73 ± 1,55 à 6,69 ± 1,36 (+1,97 points, IC95 [1,55 ; 2,38], p<10⁻⁹). Les PS présentaient le gain le plus important (+2,21 points, +53,5 %, IC95 [1,36 ; 3,05], p<10⁻⁴), suivis des PA1 (+2,00 points, +46,3 %, IC95 [1,42 ; 2,58], p<10⁻⁴). Les PA2 montraient une progression plus modérée (+1,46 point, +22,4 %, IC95 [0,83 ; 2,10], p=0,001). Les internes déclarant une faible pratique (<1 échographie/mois) présentaient également une amélioration marquée (+2,25 points, +69,2 %, IC95 [1,86 ; 2,64], p=0,0078). Discussion – Conclusion La formation pratique proposée sur ce site avait permis une amélioration significative de l’aisance des internes en échographie clinique, particulièrement chez les internes les moins expérimentés et en début de cursus, chez qui une plus grande attention devrait être apportée. La participation plus faible et la progression limitée des étudiants plus avancés suggèrent toutefois que la formation doit être mieux adaptée à des niveaux hétérogènes d’expérience, et mieux optimiser. Des études complémentaires, idéalement multicentriques et intégrant hétéro-évaluation et acquis théoriques, permettraient d’améliorer encore la qualité de l’enseignement.

Aucun
Roger KADJI KALABANG (Melun), Gregory DAVID, David SAPIR, Julien ZAHRA, Damien HERVE DU PENHOAT, Ahmed SOUAYAH, Hery ANDRIANJAFY, Fatma MEJRI
16:35 - 16:42 #50643 - FC22-06 Courbe d’apprentissage de l’échodoppler transcrânien chez des internes novices d’échographie, dans le cadre du traumatisme crânien.
FC22-06 Courbe d’apprentissage de l’échodoppler transcrânien chez des internes novices d’échographie, dans le cadre du traumatisme crânien.

Courbe d’apprentissage de l’échodoppler transcrânien chez des internes novices d’échographie, dans le cadre du traumatisme crânien Contexte : Le Doppler transcrânien (DTC) permet une détection précoce des anomalies du flux sanguin cérébral, permettant ainsi une prise en charge rapide des patients pour limiter les lésions secondaires et améliorer leur pronostic. Toutefois, son utilisation par les urgentistes reste limitée en raison de sa complexité perçue et de la nécessité d’une formation spécifique. Notre étude a pour objectif de définir la courbe d’apprentissage du DTC chez des internes novices, afin de pouvoir mieux l’intégrer dans notre pratique quotidienne et la prise en charge du traumatisé crânien. Matériel et Méthodes : 13 internes novices ont été inclus dans cette étude, dont 10 internes de médecine d’urgence et 3 internes de médecine générale. Après une courte formation théorique, ils ont réalisé à 10 reprises sur volontaire sain une coupe d’échographie de doppler transcrânien, et ont mesuré l’index de pulsatilité. Les images ont été relues en aveugle par un expert qui les a notées comme des réussites ou des échecs. Une courbe d’apprentissage a ensuite été modélisée pour chaque interne par la méthode LC CUSUM. Les participants ont répondu à un questionnaire de satisfaction à la fin de notre étude. Accord DPO. Résultats : La courbe d’apprentissage des internes réalisée par la méthode LC-CUSUM, avec une limite h fixée à 0,20, montre que 3 participants ont acquis la compétence globale au bout des 10 sessions. Conclusion : Notre étude a mis en évidence une progression relativement rapide et linéaire chez la majorité des participants, avec trois d’entre eux ayant acquis la compétence technique après 10 sessions. D’autres études impliquant un suivi prolongé et un nombre accru de participants seraient nécessaires pour valider nos résultats.

Aucun
Hella BEN AMMAR (Lille), Alain Eric DUBART, Eric WIEL
16:42 - 16:49 #50716 - FC22-07 Évaluation de l’acquisition des compétences des internes desmu au cours des gardes en sauv.
FC22-07 Évaluation de l’acquisition des compétences des internes desmu au cours des gardes en sauv.

Introduction : La formation des DESMU repose sur un enseignement théorique et pratique, et les futurs urgentistes doivent acquérir des compétences techniques, thérapeutiques, organisationnelles, relationnelles et décisionnelles. La participation aux gardes en SAUV leur permet de prendre en charge des malades d’une gravité supérieure aux malades des autres secteurs des urgences et favorise l’acquisition des compétences nécessaires à la prise en charge des urgences vitales. Objectifs : L’objectif principal a évalué le bénéfice de la participation aux gardes en SAUV par les DESMU, en vue de l’acquisition des compétences requises. Le critère de jugement principal mesurait la proportion de situations gérées en autonomie parmi l’ensemble des mises en situation vécues par les DESMU au cours des gardes en SAUV. L’évaluation a porté sur toutes les gardes réunies et sur les gardes prises individuellement par interne. Méthode : Étude observationnelle, prospective, monocentrique réalisée dans notre CHU de décembre 2024 à avril 2025. L’étude a été soumise au comité d’éthique. Au cours des gardes en SAUV, les internes remplissaient un questionnaire pour chaque malade visant à évaluer 60 compétences. Ils cochaient chaque compétence vue, faite avec aide ou faite seul en supervision directe. Les internes s’auto-évaluaient (note de 0 à 10) sur leur capacité à refaire le geste en autonomie et sur leur capacité à prendre en charge seul les pathologies rencontrées. Résultats : Au cours de l’étude portant sur 118 gardes, les internes ont été exposés à 2537 situations relevant d’une compétence, dont 28% d’actes qualifiés de majeurs. Les actes réalisés en autonomie représentaient 51% et 70% ont été exécutées par des internes en phase approfondissement. En moyenne, chaque interne a été exposé à 120 compétences au cours de l’étude, ce qui représente en moyenne 21,5 compétences par garde. Seules 3 des 60 compétences attendues n’ont pas été rencontrées au cours de l’étude. Conclusion : Les gardes en SAUV confrontent les internes DESMU à des situations graves, leur permettent d’acquérir les compétences requises et de progresser dans leur autonomisation. Ces gardes sont indispensables à leur formation, autant pour l’acquisition de compétences spécifiques que pour augmenter la récurrence d’exposition aux urgences vitales afin d’assurer la maitrise des gestes en fin de l’internat.

Aucun
Caroline DUREL (Clermont-Ferrand), Fares MOUSTAFA, Romain DURIF, Daniel ROUX-BONIFACE, Jeannot SCHMIDT
16:49 - 16:56 #50896 - FC22-08 L’École à Chambre Unique de Simulation (ECUS) numérique : une approche innovante d’apprentissage immersif et personnalisé en urgentologie.
FC22-08 L’École à Chambre Unique de Simulation (ECUS) numérique : une approche innovante d’apprentissage immersif et personnalisé en urgentologie.

La formation en urgentologie constitue un enjeu majeur pour la qualité et la sécurité des soins, mais l’acquisition des compétences chez les étudiants infirmiers spécialisés en urgence et soins intensifs (ISUSI) reste limitée par l’hétérogénéité des terrains de stage et la rareté des situations critiques. Les plateformes numériques intégrant simulation immersive et intelligence artificielle (IA) offrent une opportunité pour individualiser les apprentissages et renforcer l’autonomie. Cette étude vise à créer et évaluer l’impact pédagogique d’une plateforme de simulation 100 % numérique, l’École à Chambre Unique de Simulation (ECUS), intégrant des fonctionnalités d’IA pour un apprentissage personnalisé en urgentologie. Une étude expérimentale de type pré/post-test a été menée auprès de 40 étudiants ISUSI. La plateforme ECUS proposait des scénarios de simulation numérique immersive, des cas cliniques interactifs, des serious games, des quiz adaptatifs, des scores médicaux éponymes et des modules d’auto-évaluation avec guidage pédagogique assisté par IA. L’évaluation reposait sur un test de connaissances (QCM) avant et après l’intervention et un questionnaire de satisfaction. Les analyses incluaient des statistiques descriptives et inférentielles (test t apparié, χ² et corrélation de Spearman). L’utilisation d’ECUS était associée à une amélioration significative des performances cognitives, avec une augmentation du score moyen de 12,85 ± 3,82 à 18,9 ± 1,21 (test t apparié, p < 0,001). Une progression significative des items initialement les moins maîtrisés était observée, avec plus de 80 % de réponses correctes au post-test (χ², p < 0,05). Une corrélation positive significative existait entre l’adaptabilité perçue de la plateforme (apprentissage individualisé assisté par IA) et l’amélioration perçue des compétences (Spearman, p < 0,05). La satisfaction globale était élevée, notamment concernant l’ergonomie, la clarté des contenus et l’autonomie d’apprentissage. ECUS apparaît comme une solution pédagogique numérique innovante, efficace et scalable pour la formation en urgentologie, favorisant un apprentissage personnalisé, autonome et sécurisé , ouvrant des perspectives prometteuses pour la formation initiale et continue en soins d’urgence.
Mohamed MOUHAJIR (Rabat, Maroc), Nada DAMGHI, Said JIDANE

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
FC21
16:00 - 17:00

Flash communications
Traumatologie non vitale

Modérateur : Ollivier GRIMAULT (médecin) (Brest)
16:00 - 16:07 #50079 - FC21-01 Impact du scanner corps entier dans la prise en charge des patients traumatisés sévères de grade C comparativement au scanner ciblé guidé par l’examen clinique.
FC21-01 Impact du scanner corps entier dans la prise en charge des patients traumatisés sévères de grade C comparativement au scanner ciblé guidé par l’examen clinique.

INTRODUCTION : L’utilisation du scanner corps entier (SCE) dans le bilan lésionnel des patients traumatisés sévères (TS) de grade C reste controversée, notamment quant à son rendement diagnostique, son impact sur la prise en charge et ses implications organisationnelles, face au scanner ciblé (SC) guidé par l’examen clinique. L’objectif principal de cette étude était de comparer le nombre de localisations lésionnelles détectées selon la stratégie d’imagerie. MATERIEL ET MÉTHODE : Nous avons conduit une étude rétrospective bicentrique, de 2021 à 2023, incluant les patients majeurs TS de grade C admis dans les services d’urgence de deux trauma center de niveau 1. Selon le choix initial d’imagerie tomodensitométrique (TDM) par le clinicien, les patients ont été répartis en deux groupes : SCE ou SC. Le critère principal de jugement était le nombre de localisations lésionnelles mises en évidence par l’examen TDM. Ce projet a reçu un avis favorable du comité d’éthique de notre université de rattachement. RÉSULTATS : Parmi les 1 320 patients analysés (groupe SCE n = 1 011 ; groupe SC n = 309), le nombre de localisations lésionnelles était significativement plus élevé dans le groupe SCE (médiane : 1 [0-2] vs 0 [0-1] ; p<0,001). Les patients explorés par SCE présentaient un score ISS plus élevé (médiane : 4 [1-9] vs 2 [0-5] ; p<0,0001) et nécessitaient plus souvent une hospitalisation ou une chirurgie urgente. Une discordance radio-clinique était observée pour 20,8% des patients du groupe SCE, dont 10% concernaient des lésions graves (AIS ≥ 3). Malgré une dose d’irradiation supérieure, le recours au SCE n’augmentait pas la durée de séjour aux urgences et permettait un accès plus rapide à l’imagerie (médiane : 68 min [36-117] vs 117 min [56,5-212] ; p<0,001). En analyse multivariée, l’âge, un shock index supérieur à 1 et la suspicion de fracture proximale de membre étaient associés à la découverte de lésions silencieuses. CONCLUSION : Le SCE révèle davantage de localisations lésionnelles et permet d’identifier des lésions occultes et parfois graves, tout en préservant une efficacité organisationnelle comparable. Toutefois, la balance bénéfice-risque liée à l’irradiation et la gestion du flux dans les services d’imagerie d’urgence impose un recours raisonné à cet examen. Evaluer la pertinence d’une approche individualisée, intégrant les mécanismes du traumatisme et les données de l’examen clinique semble essentiel pour optimiser le choix de la stratégie d’imagerie initiale.

Aucun
Marie RUBIO (nice), Fanny HAMARD, Guillaume GASPERINI, Patrick BENNER, Julie CONTENTI
16:07 - 16:14 #50104 - FC21-02 Les hématomes sous-duraux aigus sur chroniques augmentent la sévérité neurologique et le risque neurochirurgical dans le traumatisme crânien léger : étude multicentrique de 935 patients.
FC21-02 Les hématomes sous-duraux aigus sur chroniques augmentent la sévérité neurologique et le risque neurochirurgical dans le traumatisme crânien léger : étude multicentrique de 935 patients.

CONTEXTE ET OBJECTIFS: L’impact clinique des hématomes sous-duraux aigus sur chroniques (acSDH) dans le traumatisme crânien léger (TCL) est mal défini. Cette étude visait à déterminer si les acSDH sont associés à une sévérité clinique et radiologique supérieure à celle des hématomes sous-duraux aigus isolés (aSDH). MÉTHODES: Une étude rétrospective multicentrique a été menée à partir de la base de données de téléradiologie IMADIS dédiée aux traumatismes crâniens, regroupant 139 607 adultes provenant de 103 services d’urgence en France (2020–2022). Les patients présentant un TCL compliqué avec aSDH ou acSDH ont été inclus. Les variables démographiques, cliniques et scanographiques (GCS, épaisseur de l’hématome, engagement cérébral, score QueBIC) ont été analysées par régressions logistiques uni- et multivariées pour évaluer l’association entre acSDH et les marqueurs de sévérité clinique et radiologique. RÉSULTATS: Parmi 935 patients, 107 (11,4 %) présentaient un acSDH. Comparés aux aSDH, les patients avec acSDH étaient plus âgés (≥75 ans : 57 % vs 39,7 %, p < 0,0001), avaient un GCS initial plus bas (GCS < 15 : 37,4 % vs 21,7 %, p = 0,0010) et une confusion plus fréquente (41 % vs 25,8 %, p = 0,0016). Au scanner, les acSDH étaient associés à des hématomes plus épais (≥7 mm : 54,2 % vs 20,4 % ; OR = 4,50, IC95 % 2,90–7,01) et à un engagement cérébral plus fréquent (27,1 % vs 10,7 % ; OR = 3,61, IC95 % 2,20–5,85). En analyse multivariée, l’acSDH était associé à des scores QueBIC intermédiaires/élevés prédictifs d’intervention neurochirurgicale ou de mortalité (OR = 3,38, IC95 % 1,95–6,27). Les patients avec acSDH présentaient moins de lésions hémorragiques associées mais un effet de masse significativement plus important, suggérant un phénotype distinct et plus sévère. CONCLUSIONS: Chez les patients avec TCL compliqué, l’hématome sous-dural aigu sur chronique est associé à une altération neurologique plus marquée, une épaisseur d’hématome plus importante, un engagement cérébral plus fréquent et des scores QueBIC plus élevés que l’hématome aigu isolé. Les collections sous-durales chroniques ne doivent pas être considérées comme des découvertes fortuites, car elles prédisposent à un effet de masse accru. Une évaluation neurochirurgicale précoce et une surveillance rapprochée sont recommandées, en particulier chez les patients âgés présentant un hématome chronique préexistant.

Aucun
Axel BENHAMED (Quebec, Canada), Amandine CROMBE, Mylene SEUX, Leslie FRASSIN, L'huillier ROMAIN, Matichard REMY, Domitille MILON, Guillaume GORINCOUR
16:14 - 16:21 #50339 - FC21-03 Prise en charge de la douleur traumatologique en pré-hospitalier au sein d’un CHU.
FC21-03 Prise en charge de la douleur traumatologique en pré-hospitalier au sein d’un CHU.

Introduction La douleur traumatique est fréquente en médecine pré-hospitalière et nécessite une analgésie rapide, adaptée et régulièrement réévaluée. L’objectif de cette étude était de décrire les pratiques antalgiques du SMUR d’un CHU et d’évaluer leur efficacité sur le soulagement obtenu à l’arrivée aux urgences. Matériel et méthodes Il s’agit d’une étude rétrospective, observationnelle et monocentrique menée du 1ᵉʳ janvier au 31 décembre 2024. Les patients inclus étaient pris en charge en primaire par le SMUR pour un traumatisme, avec recueil de la douleur en pré-hospitalier et dans les 15 minutes suivant l’arrivée à l’hôpital. Les traitements administrés, leurs posologies et les types de traumatismes ont aussi été recueillis. Les analyses statistiques incluaient Wilcoxon, Khi², Kruskal-Wallis et coefficient Kappa. Le critère principal était le soulagement défini par une échelle numérique ≤ 3 à l’arrivée. Résultats Au total, 177 patients ont été analysés dont 83 % présentaient une douleur modérée à sévère. La morphine était l’antalgique le plus utilisé, suivie de l’association morphine–kétamine, du MEOPA, de la kétamine seule et plus rarement du sufentanil. La douleur diminuait significativement entre la prise en charge et l’arrivée à l’hôpital, avec une baisse médiane de 3 points (p < 0,001). Les antalgiques de palier III et leurs associations étaient les plus efficaces. Toutefois, seuls 43,5 % des patients étaient soulagés à l’arrivée, et 35,4 % parmi ceux ayant une douleur initiale modérée à sévère. L’adéquation entre pratiques et recommandations était modérée (κ = 0,57), et aucune corrélation n’était retrouvée entre traitement adapté et soulagement (κ = –0,015). Conclusion Malgré une amélioration globale de la douleur, le taux de soulagement reste insuffisant, en particulier pour les douleurs modérées à sévères. Ces résultats soulignent la nécessité d’optimiser la titration, la réévaluation systématique et l’harmonisation des pratiques antalgiques en pré-hospitalier.

Aucune
Alexis PAVEC (Amiens), Christophe BOYER, Christine AMMIRATI, Ludovic DOUAY, Aiham GHAZALI
16:21 - 16:28 #50482 - FC21-04 Suivi des Observations sur l’Utilisation du Bloc Ilio-Fascial en cas de Fracture de l’Extrémité Supérieure du Fémur.
FC21-04 Suivi des Observations sur l’Utilisation du Bloc Ilio-Fascial en cas de Fracture de l’Extrémité Supérieure du Fémur.

Introduction : La fracture de l’extrémité supérieure du fémur (FESF) est une urgence fréquente, source de douleurs intenses et de complications chez le sujet âgé. Le bloc iliofascial (BIF) constitue une technique d’anesthésie loco-régionale recommandée mais encore peu diffusée en pratique courante. Objectif : Évaluer les pratiques liées à la réalisation du BIF au SAU du CHU d’Angers et identifier les facteurs associés à sa mise en œuvre. Méthode : Étude rétrospective monocentrique menée entre janvier 2022 et décembre 2024, incluant 842 patients admis pour FESF. Le critère principal était le taux de réalisation du BIF. Les critères secondaires exploraient les facteurs influençant sa réalisation ainsi que l’impact du BIF sur le parcours de soins. Résultats : Parmi les 842 patients, 169 (20,1 %) présentaient une contre-indication au BIF. Le geste a été réalisé chez 15,7 % de la population totale, soit 19,6 % après exclusion des contre-indications. Le taux de réalisation a diminué au cours du temps (19 % en 2022 contre 13,6 % en 2024). La formation initiale du praticien apparaissait comme le facteur le plus déterminant, les urgentistes réalisant davantage de BIF que les médecins issus d’autres filières (p <0,005). La charge du service pourrait également influencer sa mise en œuvre (18,2 % vs 13,1 % selon l’affluence). En revanche, ni l’horaire (jour/garde), ni la mise en place d’un protocole écrit n’ont modifié significativement le recours au BIF. Sur le plan organisationnel, le BIF était associé à une réduction significative du temps de passage aux urgences (6 h vs 7 h ; p = 0,0128) et de la durée d’hospitalisation (5 j vs 6 j ; p < 0,001). Aucun effet significatif n’a été observé sur la mortalité intra-hospitalière. Conclusion : Le recours au BIF au SAU reste limité malgré des bénéfices démontrés sur la prise en charge et la durée de séjour. La formation des praticiens est le principal levier pour améliorer son adoption. Le développement de programmes pédagogiques réguliers et une meilleure traçabilité des données cliniques apparaissent nécessaires pour optimiser la prise en charge antalgique des patients âgés avec FESF.

Aucun
Louis MARTIN (Angers)
16:28 - 16:35 #50499 - FC21-05 Analyse d’une cohorte de patients traumatisés crâniens alcoolisés pris en charge aux urgences.
FC21-05 Analyse d’une cohorte de patients traumatisés crâniens alcoolisés pris en charge aux urgences.

Introduction : Les traumatismes crâniens légers (TCL) en contexte d’alcoolisation compliquent l’évaluation clinique et la décision de réaliser une imagerie cérébrale aux urgences. Les données concernant le risque d’hémorragie intracrânienne diagnostiquée secondairement chez ces patients restent limitées. L’objectif de cette étude était d’estimer la fréquence des hémorragies intracrâniennes diagnostiquées secondairement chez des patients présentant un TCL alcoolisés, et d’identifier les déterminants du recours à la tomodensitométrie (TDM) cérébrale lors de la consultation initiale. Méthodes : Nous avons mené une étude de cohorte rétrospective monocentrique aux urgences, incluant des patients adultes (≥18 ans) présentant un TCL en contexte d’alcoolisation, entre le 02 novembre 2022 et le 31 décembre 2023. Le critère de jugement principal était la proportion d’hémorragies intracrâniennes diagnostiquées secondairement dans les 30 jours suivant la consultation initiale chez les patients n’ayant pas bénéficié d’une TDM cérébrale initiale. Une analyse descriptive a été réalisée, suivie de régressions logistiques univariée et multivariée afin d’identifier les déterminants du recours à la TDM cérébrale. Résultats : Parmi 1 130 patients éligibles, 744 ont été inclus, dont 408 sans TDM initiale et 336 avec TDM initiale. L’âge médian était de 37 ans et 88 % étaient des hommes. Les reconsultations concernaient 11 % des patients sans TDM initiale contre 0,6 % dans le groupe avec TDM. Parmi les patients reconsultants, 18 ont bénéficié d’une TDM secondaire, mettant en évidence 4 hémorragies intracrâniennes, soit une proportion de 9 %. Aucune n’a nécessité d’intervention neurochirurgicale. En analyse multivariée, l’éthylisme chronique, l’accident de la voie publique, les coups ou agressions, la perte de connaissance, l’amnésie post-traumatique, la douleur et un score de Glasgow <15 étaient indépendamment associés à la réalisation d’une TDM initiale. Conclusion : La stratégie reposant sur la réévaluation clinique a permis d’éviter environ 390 TDM cérébrales initiales, au prix de reconsultations plus fréquentes, sans événement neurochirurgical secondaire. Une approche intégrant règles décisionnelles, contexte alcoolique et biomarqueurs pourrait optimiser la prescription d’imagerie chez les TCL alcoolisés.

Aucun
Vincent PAUTONNIER (PARIS), Sally Oceane MINKA, Xavier EYER, Caroline MINKA, Jean-Paul FONTAINE, Mehdi KHELLAF, Anthony CHAUVIN, Fadi Hillary MINKA
16:35 - 16:42 #50587 - FC21-06 Analyse épidémiologiques des traumatismes liés à l'équitation dans la région de la Manche : incidence, facteurs de risques et recommandations de prévention.
FC21-06 Analyse épidémiologiques des traumatismes liés à l'équitation dans la région de la Manche : incidence, facteurs de risques et recommandations de prévention.

Les traumatismes liés à l’équitation représentent une cause fréquente d’accidents à haute cinétique, exposant à des lésions potentiellement graves, notamment crâniennes et rachidiennes. En France, les données épidémiologiques régionales restent limitées, en particulier concernant l’incidence réelle des chutes de cheval prises en charge aux urgences. L’objectif principal de cette étude était d’estimer l’incidence des traumatismes consécutifs aux chutes de cheval dans la Manche. Les objectifs secondaires étaient de décrire les caractéristiques lésionnelles, la gravité des atteintes, le recours à l’imagerie et le devenir immédiat des patients. Il s’agissait d’une étude rétrospective multicentrique menée dans six centres hospitaliers de la Manche. Tous les patients, sans limite d’âge, pris en charge aux urgences pour un traumatisme directement lié à une chute de cheval entre le 1er mai 2021 et le 31 octobre 2024 ont été inclus. Les traumatismes équestres sans chute (coup de sabot, morsure, piétinement) ont été exclus. La gravité était évaluée avec le score de glasgow, l'ISS et la classification du réseau des traumatisés sévères. Au total, 669 patients ont été inclus. La population était majoritairement féminine (87 %), avec un âge médian de 18 ans (IQR : 13–29). La majorité des patients se présentait spontanément aux urgences (66 %) et 99 % avaient un score de Glasgow à 15 à l’admission. L’ISS médian était de 3 (IQR : 1–4). L’incidence cumulée des chutes de cheval dans la Manche était estimée à 327,6 cas pour 100 000 habitants sur la période étudiée, soit une incidence annuelle moyenne de 93,6 cas pour 100 000 habitants/an. Les lésions les plus fréquentes concernaient le rachis (43 %), le crâne (38 %) et les membres supérieurs (33 %). Les traumatismes crâniens sévères étaient rares. 90 % des patients ont bénéficié d’au moins un examen d’imagerie, normal dans 58 % des cas. Le devenir immédiat était favorable dans la majorité des cas, avec un retour à domicile pour 79,7 % des patients. Les chutes de cheval représentent une cause fréquente de recours aux urgences dans la Manche, avec une incidence élevée dans les zones à forte activité équestre. La gravité globale des traumatismes est modérée, avec peu de lésions vitales, possiblement en lien avec un port fréquent du casque. Ces résultats soulignent l’importance des actions de prévention ciblées et la nécessité de données prospectives pour optimiser la prise en charge et la sécurité des cavaliers.

aucun
Juliette LEMERCIER (Caen)
16:42 - 16:49 #50658 - FC21-07 Prescription d’examens radiographiques initiée par les infirmières pour les traumatismes des membres aux urgences : une étude monocentrique prospective avant-après.
FC21-07 Prescription d’examens radiographiques initiée par les infirmières pour les traumatismes des membres aux urgences : une étude monocentrique prospective avant-après.

Contexte : L’encombrement des services d’urgence (SU) et les temps de séjour prolongés constituent des enjeux majeurs en santé. La demande d’examens radiographiques initiée par les infirmières (DERI) pour les traumatismes isolés des membres pourrait optimiser la prise en charge des patients. Objectif : Évaluer l’impact des DERI sur la durée des soins et le temps global de prise en charge aux urgences. Méthodes : Cette étude monocentrique, prospective, de type avant-après, a inclus 400 patients au Centre Hospitalier Universitaire d’Orléans, en France, entre janvier et juin 2023. Pendant la première période, les radiographies étaient prescrites par les médecins. Lors de la deuxième période, les infirmières de triage, formées via un programme spécifique, étaient autorisées à prescrire ces examens. Le critère de jugement principal était la durée de la prise en charge médicale, mesurée du premier contact avec le médecin jusqu’à la fin des soins. Les critères secondaires incluaient le temps global de prise en charge aux urgences et le nombre de radiographies supplémentaires demandées après l’évaluation initiale. Résultats : Chaque période a inclus 200 patients. La durée de la prise en charge médicale était significativement plus courte lors de la deuxième période (médiane de 21 min [IIQ 9–56]) par rapport à la première (médiane de 47 min [IIQ 25–106]), avec une différence médiane de -26 min (IC 95 % : -43 ; -16 ; p < 0,001). La durée globale de prise en charge aux urgences n’a pas différé significativement entre les deux périodes. Des analyses exploratoires suggèrent qu’un pourcentage plus élevé de patients inclus un jour donné était corrélé à une réduction de la durée des soins pour l’ensemble des patients présents. Conclusion : La mise en place des DERI a été associée à une réduction significative d’environ une demi-heure de la durée de prise en charge des patients présentant un traumatisme isolé des membres, sans impact sur la durée totale de séjour aux urgences. Des recherches complémentaires sont nécessaires pour évaluer l’efficacité plus large des DERI dans la réduction des temps de prise en charge aux urgences.

Aucun
Vincent GARROUSTE (Orléans), Laury MALCUIT
16:49 - 16:56 #50788 - FC21-08 Pronostic des traumatismes crâniens légers pris en charge aux urgences.
FC21-08 Pronostic des traumatismes crâniens légers pris en charge aux urgences.

Introduction:Le traumatisme crânien léger(TCL) est associé à une évolution généralement favorable.Cependant,certains patients peuvent présenter des complications neurologiques précoces ou retardées,justifiant une évaluation initiale rigoureuse et un suivi. Objectif:Évaluer le pronostic immédiat et à moyen terme des patients pris en charge pour TCL aux urgences Méthodes:Il s’agissait d’une étude prospective observationnelle et monocentrique menée sur une période de2 ans et demi [Juillet2023-Décembre2025].Nous avons inclus tous les patients âgés de plus de 18 ans des deux genres, consultant les urgences pour un TCL défini par un Glasgow Coma Scale(GCS)entre 13 et 15.Nous n’avons pas inclus les patients non consentants.Les données démographiques,cliniques,radiologiques et l’évolution à court et à moyen terme ont été recueillies.Le suivi a été fait à un mois du traumatisme à la recherche du syndrome post-commotionnel(SPC).Il est défini par l’apparition des symptômes persistants incluant au moins trois des symptômes physiques,cognitifs et affectifs. Résultats:Inclusion de 235 patients.Age moyen=51±21 ans.Genre ratio=1,5.Comorbidités n(%):diabète 59(25),hypertension artérielle 58(25),trouble du rythme 20(9),épilepsie 15(6).Mécanisme du TCL n(%) : syncope 55(23), lipothymie 54(23), accident domestique 51(22), agression 39(17), convulsion 17(7), accident de la voie publique 10(4). Délai de consultation médian=2±1 heures. GCS à l’admission=15 chez 221 patients (94%), GCS=14 chez 7 patients et 7 patients avaient un GCS=13. Une tomodensitométrie cérébrale a été réalisée chez 160 patients (69%). Les indications étaient (%):perte de connaissance initiale (31),≥2 épisodes de vomissements (10), anticoagulants (10), anti-agrégant plaquettaire (6), déficit neurologique (4), suspicion de fracture de la base du crâne (4). Les lésions intracrâniennes ont été notées chez 26 patients (11%) (n) : fracture (14), hémorragie méningée (9), hématome sous dural (7), hématome intracérébral (5), hématome extra-dural (2),signe d’engagement (1). L’indication neurochirurgicale a été posée chez deux patients. Une aggravation avec recours à l’intubation orotrachéale a été notée chez 3 patients. Durée du séjour aux urgences=10±2 heures. Le SPC a été noté chez 9 patients. Conclusion : L’indication neurochirurgicale était rare dans notre étude. Les complications tardives étaient fréquentes, justifiant un suivi après le traumatisme.

Aucun conflit d'intérêt
Raja FADHEL (Ain Zaghouan, Tunisie), Oumaima HAMDI, Hela BEN TURKIA, Ines CHERMITI, Dorra BEN FARHAT, Rafika OMRI, Hanene GHAZALI, Sami SOUISSI

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM38
16:00 - 17:30

Conférence - Session commune SFMU / SFAR
Regards croisés

Modérateurs : Antoine LEFEVRE-SCELLES (Medical doctor) (Médecin, Rouen), Mélanie ROUSSEL (Physician Doctor) (Médecin, Rouen)
Coordonnateur : Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
16:00 - 17:30 Triage en SSE : par l'urgentiste. Céline OCCELLI (MCU-PH) (Conférencier, Médecin, Nice)
16:00 - 17:30 Triage en SSE : par le réanimateur. Marie BOREL (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Paris)
16:00 - 17:30 ALR aux urgences: jusqu'où aller ? Avis de l'urgentiste. Camille GERLIER (MEDECIN) (Conférencier, Médecin, Paris)
16:00 - 17:30 ALR aux urgences: jusqu'où aller ? Avis de l'anesthésiste. Xavier CAPDEVILA (MD, PhD, Professor, Head of department) (Conférencier, Médecin, Montpellier)
Amphi Bleu

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM12
16:00 - 17:30

Conférence
L'art de la gestion des polytraumatismes

Modérateurs : Xavier DUBUCS (Médecin) (Médecin , Toulouse), Florent FÉMY (Praticien hospitalier) (Lyon)
Coordonnateur : Alexandra MOUROT (Coordonnateur, Narbonne)
16:00 - 17:30 Gestion des fractures complexes et polytraumatismes orthopédiques. Mehdi TAALBA (PH) (Conférencier, Médecin, Rouen)
16:00 - 17:30 Traumatismes thoraciques : quand chaque respiration compte. Justine PUNTURO (Médecin urgentiste) (Conférencier, Médecin, Marseille)
16:00 - 17:30 Traumatismes abdominaux : identifier l'invisible. Cédric GIL-JARDINÉ (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Bordeaux)
16:00 - 17:30 Hémorragies massives : stratégies pour gagner la course contre la montre. Yann DANIEL (Médecin) (Conférencier, Médecin, Paris)
Amphi Havane

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS26 B
16:00 - 17:30

Atelier Médico-Soignants
Atelier de secours au combat, méthode SAFE MARCHE RYAN

Coordonnateur : Luc Marie JOLY (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
Conférenciers : Anne DINELLI (Médecin en Chef(r)) (Conférencier, Médecin, Fontaine le Bourg), Luc Marie JOLY (PUPH) (Conférencier, Médecin, Rouen)
Faire appliquer par les participants la méthode SAFE MARCHE RYAN qui constitue la doctrine actuelle de l’armée française pour le secours au combat par le personnel non-médical (en pratique, les autres soldats).
L’atelier dure 1h30 avec un briefing et un débriefing. Chaque équipe passe « sur le terrain » pour environ 30 minutes et doit prendre en charge un mannequin blessé, franchir différents obstacles, sortir de la « zone de feu » pour l’amener « vivant » (ayant donc reçu les soins adéquats en fonction de ses blessures) à la zone d’évacuation en hélicoptère.
Espace animation

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM25
16:00 - 17:30

Conférence
L'échographie clinique ça a l'air chouette mais est-ce que c'est vraiment utile ?

Modérateurs : Félix AMIOT (Médecin Urgentiste) (Médecin, Saint-Lô), Omide TAHERI (Médecin) (Médecin, Reims)
Coordonnateur : Maxime GAUTIER (Coordonnateur, Médecin, Eaubonne)
16:00 - 17:30 Le doppler transcranien. Quentin LE BASTARD (Praticien hospitalier universitaire) (Conférencier, Médecin, Nantes)
16:00 - 17:30 L’état de choc indéterminé. Xavier BOBBIA (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Montpellier)
16:00 - 17:30 Le syndrome coronarien aigu. Maxime GAUTIER (Physician) (Conférencier, Médecin, Eaubonne)
16:00 - 17:30 La pose de voie veineuse périphérique par l’IDE (VVP, midline). Julie GÉRARD (IPA Urgences) (Conférencier, IPA Urgences, Nantes)
Salle 241

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM26
16:00 - 17:30

Conférence
Vers une Médecine d'Urgence durable

Modérateurs : Florence BONNET (Cadre supérieure de santé) (Blois), Tania MARX (Médecin) (Besançon)
Coordonnateur : Clément DERKENNE (Coordonnateur, Médecin BSPP, Paris)
16:00 - 17:30 Le Comité développement durable de la SFMU passe à l'action ! Patrick RAY (Pr) (Conférencier, Médecin, Dijon)
16:00 - 17:30 Défi n°1: moins gaspiller. Justine DUCASSOU (CCA) (Conférencier, Médecin, Marseille)
16:00 - 17:30 Défi n°2: prescrire juste. Armand MÉKONTSO-DESSAP (PUPH) (Conférencier, Médecin, Créteil)
16:00 - 17:30 Défi n°3: recycler. Arnaud DEPIL-DUVAL (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Verneuil sur Avre)
16:00 - 17:30 Défi n°4: rouler propre. Antonin SABETTA (Médecin adjoint) (Conférencier, Médecin BSPP, Paris)
Salle 242A

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
SI02
16:00 - 17:00

Session Interactive
Appareils biomédicaux du quotidien (dextro, scope, respi, rad 57)… quelle précision ? Quelles limites ?

Modérateur : Mathieu VIOLEAU (Medecin) (Médecin, Niort)
Coordonnateur : Céline OCCELLI (Coordonnateur, Médecin, Nice)
16:00 - 17:00 Appareils biomédicaux du quotidien (dextro, scope, respi, rad 57)… quelle précision ? Quelles limites ? Clément DERKENNE (Médecin) (Conférencier, Médecin BSPP, Paris)
Salle 242B

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM05
16:00 - 17:30

Conférence
Patient âgé critique

Modérateurs : Carole GONZALEZ (Médecin urgentiste) (Perigueux), Amélie VROMANT (Praticienne hospitalière) (Médecin, Paris)
Coordonnateur : Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
16:00 - 17:30 Enjeux du triage. Fabien COISY (Chef de clinique) (Conférencier, Médecin, Nîmes)
16:00 - 17:30 Infections graves. Erwan LE DAULT (Conférencier, Médecin, Marseille)
16:00 - 17:30 Traumatisé sévère. Axel BENHAMED (Médecin) (Conférencier, Médecin, Quebec, Canada)
16:00 - 17:30 Limitations de soins: trop ou pas assez. Héloïse BANNELIER (Chef de Clinique Assistant) (Conférencier, Médecin, Paris)
Salle 243

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM09
16:00 - 17:00

Conférence
Détresse cardiologique : réagir face aux pathologies aiguës

Modérateurs : Frédéric ADNET (Chef de service) (Médecin, Paris), Valérie WILME (CCU-AH) (Strasbourg)
Coordonnateur : Alexandra MOUROT (Coordonnateur, Narbonne)
16:00 - 17:00 Tachycardie à QRS larges : identifier et agir. Benoit FRATTINI (Médecin) (Conférencier, Médecin, Paris)
16:00 - 17:00 Choc cardiogénique et insuffisance cardiaque aiguë . Tahar CHOUIHED (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Nancy)
16:00 - 17:00 Dissections aortiques et pathologies aortiques aiguës. Sami SOUISSI (Chef de service) (Conférencier, Médecin, Ben Arous, Tunisie)
Salle 251

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CLM09
16:00 - 17:30

Communications Libres Médecins
Sepsis et infections graves 1

Modérateurs : Laure JAINSKY (Praticien Hospitalier) (Issoire), Prabakar VAITTINADA AYAR (MCU-PH) (Orléans)
16:00 - 16:10 #50334 - CP060 Score prédictif d’arthrite septique aux urgences : un cohorte rétrospective.
CP060 Score prédictif d’arthrite septique aux urgences : un cohorte rétrospective.

Introduction : L’arthrite septique est de diagnostic initial souvent difficile et aucun outil clinique prédictif n’est disponible avant la ponction articulaire. Méthode : Étude observationnelle rétrospective incluant 542 patients admis pour arthrite aiguë au CHU de Toulouse entre 2019 et 2024. Les patients ont été répartis aléatoirement en cohorte de dérivation (n = 361) et de validation (n = 181). Les facteurs cliniques indépendants associés à l’arthrite septique ont été identifiés par régression logistique et intégrés dans un score clinique prédictif [Septic Arthritis PredICtion (SAPIC)]. Résultats : La prévalence de l’arthrite septique était de 18% (n = 65) dans la cohorte de dérivation et de 15% (n = 27) dans celle de validation. Sept facteurs de risque ont été retenus : le diabète (+1 point), la toxicomanie IV (+2), avoir du matériel intra-articulaire (+2), une infection cutanée aiguë récente (+1), une localisation autre que le genou (+1), les frissons (+1) et l’érythème (+1). Un antécédent de goutte ou de chondrocalcinose était protecteur (-2). Dans la cohorte de validation, le score SAPIC présentait une sensibilité de 93 % et une valeur prédictive négative de 96 % au seuil < 1, et une spécificité de 88 % au seuil > 3 (AUC = 0,763). Conclusion : Le SAPIC est le premier score clinique validé permettant d’estimer précocement le risque d’arthrite septique avant toute ponction articulaire.

Aucuns
Margaux LARRIEU (Toulouse), Frédéric BALEN, Marion GRACIET
16:10 - 16:20 #50440 - CP061 Pertinence du scanner cérébral aux urgences dans la suspicion de méningite bactérienne.
CP061 Pertinence du scanner cérébral aux urgences dans la suspicion de méningite bactérienne.

Introduction. En cas de suspicion de méningite bactérienne (MB) aux urgences (SAU), la ponction lombaire (PL) et l’initiation d’une antibiothérapie (ATB) ne devraient pas être retardées par la réalisation d’une tomodensitométrie (TDM) cérébrale, si celle-ci n’est pas recommandée. L’objectif de notre travail était double : i) évaluer la proportion de TDM non recommandées réalisées au SAU (TDM non pertinentes, TDM-NP) selon le degré de suspicion de la MB et ii) si les TDM-NP étaient associées à un retard de réalisation de la PL ou d’administration d’ATB pour les fortes suspicions de MB. Matériel et méthodes. Nous avons réalisé une analyse rétrospective des patients avec diagnostic de MB (données PMSI) pris en charge dans notre SAU sur 10 ans (2015-2024). La suspicion de MB était définie selon la SPILF (2017) en probabilité haute (groupe H) ou basse (groupe B). La TDM était considérée comme pertinente (TDM-P) si elle était réalisée au SAU avant la PL comme recommandée (en cas de signes focaux, convulsion ou engagement cérébral). Les données épidémiologiques, clinico-biologiques et les délais entre l’admission et la PL ou à l’ATB ont été comparés à l’aide de test du Chi2 ou test exact de Fisher (p<0,05) entre les groupes H et B. Pour les fortes suspicions uniquement, ces mêmes délais ont été comparés dans les groupes TDM-P et TDM-NP. Résultats. 72 patients ont été inclus, l’âge médian était de 65 ans et le sex ratio de 1,25. Le groupe H était plus jeune que le groupe B (52 ± 23 vs. 63 ± 13 ans, p=0,044), présentait un syndrome méningé plus fréquent (55,6% vs. 9,4%, p<0,001), avait une PL plus fréquente (85,2% vs. 53,1%, p=0,009) et une ATB plus fréquente (88,9% vs. 61,3%, p=0,017). Le taux de TDM-NP ne différait pas entre les groupes H et B (18% vs. 0%, p=0,07), ni le délai admission-PL (272 ± 167 vs. 388 ± 342 min, p=0,164), ni le délai admission-ATB (344 ± 209 vs. 319 ± 201 min, p=0,704). Pour les hautes suspicions de MB, le délai moyen admission-PL des groupes TDM-P et TDM-NP n’était pas différent (270 ± 166 vs. 375 ± 174 min, p=0,277), ni le délai moyen admission-ATB (372 ± 229 vs. 378 ± 211 min, p=0,962). Discussion. Conclusion. Dans notre travail et probablement par manque de puissance, la réalisation d’une TDM-NP avant la PL n’est pas associée à un retard à la PL ou à l’ATB. Néanmoins, un rappel des recommandations pour la prescription d’une TDM avant la PL semble nécessaire afin de ne pas retarder la PL diagnostique ni l’initiation de l’ATB.

Aucun
Pauline RAMORINO (Dijon), Riadh TFIFAH, Patrick RAY, Pascal INCAGNOLI, Michele VOURC'H, Cindy TISSIER
16:20 - 16:30 #50448 - CP062 Évaluation du relais d’antibiothérapie des infections urinaires avec signes systémiques traitées en ambulatoire à la suite d’un diagnostic clinique dans les urgences de Seine-Maritime.
CP062 Évaluation du relais d’antibiothérapie des infections urinaires avec signes systémiques traitées en ambulatoire à la suite d’un diagnostic clinique dans les urgences de Seine-Maritime.

Introduction : Le traitement de infections urinaires parenchymateuses de l’adulte nécessite une réévaluation précoce après son diagnostic afin d’adapter l’antibiothérapie aux données de l’ECBU et limiter l’antibiorésistance. Toutefois, la réévaluation chez les patients avec une prise en charge ambulatoire à la sortie des urgences est incertaine. L’objectif de cette étude est d’évaluer le taux de réévaluation médicale après une infection urinaire parenchymateuse prise en charge initialement aux urgences. Matériel et Méthode : Étude prospective, observationnelle menée du 29 juillet 2024 au 15 juillet 2025 dans 4 services d’urgences adultes de Seine-Maritime. Les patients inclus avaient plus de 18 ans, étaient diagnostiqués d’une infection urinaire fébrile et/ou avec douleur lombaire et ont reçu un traitement antibiotique ambulatoire probabiliste. Le critère de jugement principal était la réalisation d’une réévaluation médicale de l’antibiothérapie. Les critères secondaires incluaient les motifs d’absence de relais et le taux d’adaptation thérapeutique. Résultats : Parmi les 101 patients inclus, 86 ont été analysés et 50 (58 %) ont reconsulté après la prise en charge initiale dont 29 (58%) auprès de leur médecin traitant, et 44 (51%) ont bénéficié d’une réévaluation de l’antibiothérapie. Parmi les patients ayant bénéficié́ d’une réévaluation, 23 (52,3 %) ont eu un relais thérapeutique (soit poursuite adaptée de l’antibiothérapie initiale, soit son arrêt en l’absence de germe, soit modification en fonction des résultats de l’antibiogramme). Parmi les patients n’ayant pas bénéficié d’un relais, 40 % avaient pourtant consulté leur médecin traitant, 15 % ont poursuivi leur traitement initial après justification médicale et 25 % ont continué sans justification. Les autres motifs rapportés incluaient un défaut d’information (25 %), un refus de reconsulter (12 %), et l’absence de rendez-vous dans les délais (12 %). Au total, 26,7 % des patients ont bénéficié́ d’une réévaluation jugée adaptée. Le délai moyen avant la réévaluation était de 4,4 (min 0 - max 10) jours post passage aux urgences. Conclusion : Cette étude met en évidence une carence de réévaluation post-urgence des infections urinaires parenchymateuses, malgré son importance dans une stratégie d’antibiothérapie raisonnée. Elle souligne la nécessité d’une coordination entre les urgences et la médecine de ville afin d’assurer la continuité de la prise en charge des patients.

aucun
Victoria DAGICOUR (Rouen), Xavier LAKERMANCE, Antoine GUEDON, Andre GILLIBERT, Jessica BORTZMEYER, Johnny MICHEL
16:30 - 16:40 #50461 - CP063 État des lieux des patients pris en charge au service des urgences adultes de l'hôpital de la Timone en état de choc septique, évaluation des pratiques professionnelles et propositions d'amélioration.
CP063 État des lieux des patients pris en charge au service des urgences adultes de l'hôpital de la Timone en état de choc septique, évaluation des pratiques professionnelles et propositions d'amélioration.

Introduction : Le choc septique est une urgence vitale dont la prise en charge initiale conditionne largement le pronostic. Celle-ci doit être rapide et coordonnée conformément aux recommandations de la Surviving Sepsis Campaign. Ce sujet de thèse analyse dans quelle mesure la gestion des patients en état de choc septique dans le service des urgences de la Timone respecte les sept recommandations fortes de la SSC de 2021. Matériel et Méthodes : Étude rétrospective monocentrique incluant tous les patients côtés « choc septique » en sortie des urgences de la Timone entre janvier 2023 et septembre 2024. Les données cliniques et épidémiologiques ont été recueillies systématiquement. Résultats : Les interventions clés montraient une conformité satisfaisante avec un dosage précoce de la lactatémie et un remplissage vasculaire réalisé dans les délais recommandés. En revanche, des retards récurrents étaient observés pour le prélèvement des hémocultures et l’initiation de l’antibiothérapie. Le recours à l’échocardiographie restait limité et les délais de transfert en soins critiques étaient hétérogènes. Conclusion : Cette étude souligne une prise en charge initiale du choc septique globalement satisfaisante dans nos urgences mais une organisation encore perfectible. L’utilisation d’outils d’alerte précoce du sepsis et la mise en place d’une filière dédiée pourraient améliorer la détection et la fluidité du parcours en favorisant un meilleur alignement avec les recommandations de la SSC.

Aucun
Sirine BEKKAOUI (Marseille)
16:40 - 16:50 #50754 - CP064 Sepsis et insuffisance rénale aiguë aux urgences : identification des facteurs de risque.
CP064 Sepsis et insuffisance rénale aiguë aux urgences : identification des facteurs de risque.

Introduction Le sepsis est une pathologie fréquente et sévère aux urgences, souvent associée à des complications multiviscérales, notamment l’insuffisance rénale aiguë (IRA), responsable d’une augmentation de la morbi-mortalité. L’identification des facteurs de risque d’IRA est essentielle pour améliorer la prise en charge précoce. L’objectif était d’identifier les facteurs associés à la survenue d’une IRA non obstructive chez les patients admis aux urgences pour sepsis. Méthodes Il s’agissait d’une étude prospective monocentrique observationnelle incluant 145 patients adultes admis aux urgences entre janvier 2024 et août 2025 pour sepsis confirmé ou suspecté selon les critères sepsis-3. Les patients ayant une insuffisance rénale chronique ou obstructive étaient exclus. Les données cliniques, biologiques, les comorbidités, les foyers infectieux, les scores de gravité et les traitements ont été recueillis. L’IRA était définie par une élévation de la créatinine ≥ 0,3 mg/dL et/ou une diurèse < 0,5 mL/kg/h pendant plus de six heures. Une analyse univariée puis multivariée par régression logistique a été réalisée. Résultats L’âge moyen était de 66 ± 15 ans avec un sex-ratio de 1,16. Les comorbidités les plus fréquentes étaient l’hypertension (46 %) et le diabète (45,5 %). Les foyers infectieux étaient principalement pulmonaires (35,7 %) et urinaires (34,3 %). Une IRA non obstructive est survenue chez 57,2 % des patients. En analyse univariée, l’IRA était associée à l’hypertension (p = 0,04 ; OR = 2,05 ; IC 95 % [1,01–5,2]), à la dyslipidémie (p < 0,001 ; OR = 17,1 ; IC 95 % [2,2–132]), à l’utilisation de noradrénaline (p = 0,019 ; OR = 3 ; IC 95 % [1,6–5,9]), à l’âge ≥ 75 ans (p = 0,018 ; OR = 3,8 ; IC 95 % [1,8–7,8]), à une PAS < 90 mmHg (p = 0,042 ; OR = 2,4 ; IC 95 % [1,01–5,7]), à une PAM ≤ 65 mmHg (p = 0,035 ; OR = 2,7 ; IC 95 % [1,05–6,9]) et à un score qSOFA ≥ 2 (p = 0,001 ; OR = 3,8 ; IC 95 % [1,8–7,8]). En analyse multivariée, deux facteurs étaient indépendamment associés à l’IRA : la dyslipidémie (p = 0,02 ; OR = 3,7 ; IC 95 % [1,2–11,4]) et un score qSOFA ≥ 2 (p = 0,021 ; OR = 1,96 ; IC 95 % [1,1–3,4]). Conclusion La dyslipidémie et un score qSOFA ≥ 2 sont des facteurs de risque indépendants d’insuffisance rénale aiguë chez les patients admis aux urgences pour sepsis. Leur identification précoce pourrait permettre une surveillance renforcée et une optimisation de la prise en charge.

aucun
Abdelkader IBN HADJ HMIDA (Nabeul, Tunisie), Wifak BEN HMIDA, Maissa BACHROUCH, Amina BEN HSSINE, Sami MAHFOUDHI, Cyrine BACHROUCH, Siwar JERBI
16:50 - 17:00 #50758 - CP065 Association prise en charge préhospitalière SMUR et mortalité des chocs septiques.
CP065 Association prise en charge préhospitalière SMUR et mortalité des chocs septiques.

Contexte : Le choc septique peut nécessiter une prise en charge par un SMUR lorsqu’il survient en dehors de l’hôpital. Pour réduire la mortalité, il est recommandé au cours de la première heure de prise en charge d’administrer des antibiotiques et d’optimiser l’hémodynamique, thérapeutiques accessibles en SMUR. Cette étude vise à explorer l’association entre antibiothérapie et optimisation hémodynamique préhospitalière par un SMUR et la mortalité à 30 jours de chocs septiques. Méthodes : Les chocs septiques pris en charge par un SMUR de mai 2016 à mars 2021 ont été rétrospectivement analysés. L’analyse statistique a consisté en une régression logistique avec score de propension avec méthode IPTW (Inverse Probability Treatment Weighting) avec ajustement sur les covariables suivantes : âge, BPCO, HTA, diabète, insuffisance rénale chronique, insuffisance cardiaque, coronaropathie, cancer, IMC, centre et volume d’expansion volémique préhospitalier a été réalisée. Résultats : 530 patients dont 341 hommes (64%) ont été analysés. L’âge moyen était de 70  15 ans et la durée de prise en charge préhospitalière de 71  34 minutes. L’origine du choc septique était : pulmonaire (43%), digestive (25%) et urinaire (17%). En préhospitalier, 132 patients (25%) ont reçu des antibiotiques et 155 (29%) de la noradrénaline avec une dose médiane de 1,0 [0,5-2,0] mg.h-1. La mortalité à 30 jours était de 31%. La régression logistique avec score de propension IPTW retrouvait une association entre administration préhospitalière d’antibiotiques et de noradrénaline avec la mortalité à 30 jours : RRa=0,81 [0,67-0,98], p=0,038. D’autre part, il a été observé une association entre la mortalité à 30 jours et la non-administration préhospitalière d’antibiotiques et de noradrénaline : RRa=1,78 [1,53-2,11], p=10-3. Conclusion : Nous rapportons une association entre l’administration préhospitalière d’antibiotiques et de noradrénaline par le SMUR au et la mortalité à 30 jours des chocs septiques. L’administration préhospitalière d’antibiotiques et de noradrénaline est associée à une diminution de la mortalité.

Aucun
Vincent GARROUSTE (Orléans), Stéphane TRAVERS, Emmanuel BLOCH-LAINE, Patrick ECOLLAN, Vincent BOUNES, Benoit VIVIEN, Papa GUEYE, Romain JOUFFROY
17:00 - 17:10 #50806 - CP066 Score de marbrures versus lactatémie pour la prédiction précoce de la mortalité au cours des états septiques graves.
CP066 Score de marbrures versus lactatémie pour la prédiction précoce de la mortalité au cours des états septiques graves.

Introduction : L'hyperlactatémie est un biomarqueur de référence pour le diagnostic et le pronostic des états septiques graves [1]. Cependant, son dosage peut être retardé et sa spécificité est débattue. Le score de mottling, un signe clinique d'hypoperfusion tissulaire, a émergé comme un prédicteur pronostique prometteur [2]. L'objectif de cette étude était de comparer la valeur prédictive du score de mottling et du taux de lactate en termes de mortalité précoce chez les patients admis aux urgences pour un état septique grave. Méthodes : Nous avons mené une étude prospective observationnelle. Nous avons inclus les patients admis aux urgences pour états septiques graves. À l'admission (H0), nous avons recueilli les données anamnestiques, cliniques, paracliniques, thérapeutiques et évolutives. Le score de mottling et le taux de lactate ont été mesurés simultanément. Les critères de jugement étaient la mortalité à 24 et 48 heures. La force de l'association de chaque prédicteur avec la mortalité a été évaluée à l'aide du coefficient de corrélation de Spearman (rho). Résultats : Nous avons recueilli 70 patients. L’âge moyen était de 70+/-12 ans. Le genre-ratio était de 1,41. L’hypertension artérielle (38,6%) et le diabète (35,7%) étaient les comorbidités les plus fréquentes. Le score de mottling à H0 a montré une corrélation significativement plus forte avec la mortalité que le lactate à H0 pour la mortalité à 24h, le coefficient de corrélation pour le score de mottling était de rho=0,686 [IC95% : 0,538-0,793] (p<0,001) versus rho=0,259 [IC95% : 0,018-0,472] (p=0,035) pour le lactate. Cette supériorité s'est maintenue pour la mortalité à 48h (rho mottling=0,597 vs rho lactate=0,480). Un score de mottling ≥1 était prédictif de la mortalité à 24h avec un OR de 49,29 [IC95% : 9,22-263,40] (p < 0,001). En comparaison, le seuil de lactate≥4 mmol/L n'était pas significativement associé à la mortalité à 24h, mais seulement à la mortalité à 48h, avec un OR=4,33 [IC95%:1,42-13,20](p=0,010). L'OR du score de mottling pour la mortalité précoce était ainsi plus de 11 fois supérieur à celui du lactate. Conclusions : Le score de mottling était dans notre étude un facteur prédictif de mortalité précoce plus performant que le taux de lactate. Son intégration systématique dans l'évaluation initiale des patients septiques est recommandée pour une stratification du risque plus rapide et plus précise.

Aucun
Ines CHERMITII (Ben Arous, Tunisie), Alaa NEJI, Raja FADHEL, Amira BAKIR, Hanène GHAZALI, Sami SOUISSI
Salle 252A

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
ATW07bis
16:00 - 17:30

Atelier Medico-Soignants - Echographie
Abords vasculaires sous écho. Médecins, infirmiers, IDE, IOA, IPA. Tous niveaux

Les DIVA, ça suffit !
Pour ceux qui se sentent concernés par la pose de voies veineuses périphériques, un atelier par des IDE pour les IDE, les puericultrices, les sages-femmes et les médecins. Apprenez de manière scientifiquement prouvée comment gérer les patients de tout âge et de toute morphologie qui présentent un abord vasculaire difficile.
Salle 252B

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
ATW08bis
16:00 - 17:30

Atelier Médecins - Echographie
Echographie Pelvienne. Tous niveaux

Outil essentiel dans la prise en charge des douleurs pelviennes chez les femmes, l'échographie clinique améliore notre diagnostic, permet d'éliminer une GEU, mais aussi de déceler les différentes évolutions ou complications possibles. Atelier sous forme d'un topo théorique, de quizz cliniques, puis d'ateliers pratiques !
Salle 253

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM23
16:00 - 17:30

Conférence
Sauver le cerveau

Modérateurs : Yannick AUFFRET (Médecin) (Brest), Sylvain BENENATI (Praticien Hospitalier) (Médecin, Nîmes)
Coordonnateur : Alexandra MOUROT (Coordonnateur, Narbonne)
16:00 - 17:30 Trauma grave. Julien GALANT (adjoint) (Conférencier, Médecin BMPM, Marseille)
16:00 - 17:30 Méningites et encéphalites. Camille MARTINET (medecin adjoint) (Conférencier, Médecin, Marseille)
16:00 - 17:30 Arrêt cardiaque. Florence DUMAS (PUPH) (Conférencier, Médecin, Paris)
16:00 - 17:30 Accident vasculaire cérébral. Richard MACREZ (PUPH médecine d’urgence) (Conférencier, Médecin, Caen)
Salle 342A

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS28 B
16:00 - 17:30

Atelier Médico-Soignants
L’intubation pédiatrique : pas de panique !

Coordonnateur : Léo CHARRIN (Coordonnateur, Médecin, Bron)
Conférenciers : Léo CHARRIN (Assistant spécialiste) (Conférencier, Médecin, Bron), Sarah FATON (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Bron)
Reconnaitre les spécificités de l’intubation chez le nourrisson et l’enfant.
Appliquer un algorithme de préparation et de réalisation d’une intubation chez l’enfant.
Réaliser la ventilation et l’intubation sur mannequin pédiatrique.
Reconnaitre l’intérêt du vidéo-laryngoscope.
Salle 342B

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AM02
16:00 - 17:30

Atelier Médecins
Antalgie d’urgence Niveau 1 : des bases solides et actualisées

Coordonnateur : Virginie LVOVSCHI (Coordonnateur, Médecin, Lyon)
Conférenciers : Anna BOUCHARA (PH) (Conférencier, Médecin, Paris), Charles GRÉGOIRE (médecin) (Conférencier, Médecin, Bruxelles, Belgique)
Niveau 1= Vérifier sa maitrise individuelle des bases de la prise en charge antalgique en urgence, bases qui sont confirmées par les recommandations 2024.
Savoir prendre en charge la douleur en Médecine d’Urgence intra ou extrahospitalière de façon conforme aux recommandations 2024. Certains raisonnements et pratiques sont confirmés, d’autres sont novateurs et obligent à changer de point de vue.
Niveau 1 pour avoir des bases solides sur l’essentiel :
l’usage de la morphine en titration, les AINS, les protocoles anticipés d’antalgiques, les douleurs induites (MEOPA etc..), les relais antalgiques majeurs…. Les terrains avec contrindications, etc…
Salle 343

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM42
16:00 - 17:00

Conférence - Session Commission Recherche
Les actualités de la recherche by SFMU

Modérateurs : Cyrielle HOUALARD (Praticien Hospitalier) (Le Mans), Nicolas SCHINKEL (IDE) (PARIS)
Coordonnateur : Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
16:00 - 17:00 Recherche sur nos patients et nos pratiques : les IRU - résultats préliminaires SAUV IRU. Olivier PEYRONY (MD, PhD) (Conférencier, Médecin, Paris)
16:00 - 17:00 Les cathéthers aux Urgences - résultats définitifs - CathIRU. Bertrand DRUGEON (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Poitiers)
16:00 - 17:00 Présentation IRU 2027.
16:00 - 17:00 L'éthique en recherche : intérêt d'un comité d'éthique. Nicolas MARJANOVIC (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin , Poitiers)
Salle 351

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS11
16:00 - 17:30

Atelier Médico-Soignants
La supervision des étudiants aux Urgences : comment faire ?

Coordonnateur : Rémi GIRERD (Coordonnateur, Médecin, Saint-Pierre, Réunion)
Conférenciers : Marie-Claude AUDÉTAT (Professeure) (Conférencier, Médecin, Genève, Suisse), Rémi GIRERD (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Saint-Pierre, Réunion)
Connaitre les différentes étapes du raisonnement clinique en médecine d’urgence.
Connaitre et appliquer différentes techniques simples de supervision (telles que le priming, le one minute percepteur, l’observation directe etc…) en lien avec le raisonnement clinique
Salle 352A

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
SI22
16:00 - 17:30

Session Interactive
Best-of des articles

Coordonnateur : Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
16:00 - 17:30 Best-of des articles. Youri YORDANOV (Médecin) (Conférencier, Médecin, Lyon), Yonathan FREUND (PUPH) (Conférencier, Médecin, Paris), François-Xavier DUCHATEAU (Médecin) (Conférencier, Médecin, Paris)
Salle 352B

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS21
16:00 - 17:30

Atelier Médico-Soignants
Prendre en charge une intoxication aux cardiotropes – Cas pratique en simulation

Coordonnateur : July BEGHIN (Coordonnateur, Médecin, Montpellier)
Conférenciers : July BEGHIN (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Montpellier), Alexis JOUBAULT (Médecin urgentiste) (Conférencier, Médecin, Montpellier)
Savoir reconnaître une intoxication aux cardiotropes et ses signes de gravité.
Prendre en charge d’un patient en état de choc.
Connaître la prise en charge spécifique et les antidotes des intoxications aux cardiotropes.
Anticiper le parcours du patient intoxiqué en relation avec le Centre 15.
Savoir gérer une équipe / leadership.
Salle 353

"Jeudi 04 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM56
16:00 - 17:30

Conférence - Session CA SFMU

Salle Maillot
Vendredi 05 juin
08:45

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CMS24
08:45 - 10:15

Conférence
Cross over inter spécialités

Coordonnateur : Jérémy GUY (Coordonnateur, IADE, Bobigny)
Venez partager l'expertise de différents experts sur des thématiques croisées réanimation/SSPI/bloc opératoire et médecine d'urgence.
08:45 - 10:15 Les modes ventilatoires VNI/VI. Valentin CHABANEL (Infirmier de coordination) (Conférencier, IDE, Paris)
08:45 - 10:15 Choc hémorragique. Nathalie DEMAURE (IADE) (Conférencier, IADE, Rennes)
08:45 - 10:15 Polytraumatisé grave. Jean-Baptiste BINANT (Iade) (Conférencier, IADE, Créteil)
08:45 - 10:15 ECMO et perfusionnistes. Séverine PINSON (IDE) (Conférencier, IDE perfusionniste SMUR, Lyon)
Salle 241

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM32
08:45 - 10:15

Conférence
La boîte à outils des réponses en pratique clinique

Modérateurs : Jean-François CIBIEN (Responsable relations supra-départementale) (Agen), Jennifer TRUCHOT (MEDECIN) (Paris)
Coordonnateur : Florence DUPRIEZ (Coordonnateur, Médecin, Bruxelles, Belgique)
08:45 - 10:15 Des applis incontournables ? Mathieu VIOLEAU (Medecin) (Conférencier, Médecin, Niort)
08:45 - 10:15 Des moteurs de recherche fiables ou des algorithmes magiciens ? Patrick MIROUX (SFMU : Comité Web // CA) (Conférencier, Médecin, Angers)
08:45 - 10:15 Chat-GPT a-t-il la réponse ? Emilien ARNAUD (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Amiens)
08:45 - 10:15 Trouver les recommandations. Jérémy GUENEZAN (PU - PH) (Conférencier, Médecin, Poitiers)
Salle 242A

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CLM10
08:45 - 10:15

Communications Libres Médecins
Arrêt cardiaque et réanimation initiale 2

Modérateurs : Matthieu HEIDET (Médecin) (Médecin, Créteil), . TBC
08:45 - 08:55 #50411 - CP067 Consensus sur la prise en charge d'une élévation de la troponinémie dans les coups de chaleur d'exercice.
CP067 Consensus sur la prise en charge d'une élévation de la troponinémie dans les coups de chaleur d'exercice.

Parmi les complications du coup de chaleur d’exercice, l’atteinte cardiaque est encore peu décrite. Plusieurs cas d’élévation de troponinémie ont été rapportés traduisant une lésion myocardique dont la signification pronostique est mal connue et dont le spectre diagnostic est large. Cette étude a pour objectif de définir un consensus sur la conduite à tenir dans le cas d’une élévation de la troponinémie dans les coups de chaleur d’exercice par une méthode DELPHI. Matériel et méthode 17 experts de différentes spécialités ont été consultés au cours de 3 rounds de questionnaires avec des questions de plus en plus précises. Un consensus fort est attribué lorsque >70% des experts sont en accord. Un consensus faible est défini par un accord d’au moins 50% des experts. Résultats Les consensus trouvés sont : un ECG doit être réalisé systématiquement afin de rechercher des signes de troubles ioniques et des troubles de la repolarisation (consensus fort) ; la troponinémie ne doit être dosée qu’en cas de signes de gravité clinique (consensus fort), d’anomalie ECG (consensus fort), douleur thoracique (consensus fort) ; dyspnée persistante (consensus faible). l’absence de nécessité de doser la troponinémie en l’absence d’anomalie ECG ou de signe de gravité clinique (consensus fort) ; l’une des pathologies à éliminer est l’infarctus du myocarde (consensus fort) ; il faut réaliser une ETT en urgence et une coronarographie en urgence (consensus faible) il est possible de réaliser une prise en charge ambulatoire avec consultation et ETT <48h en cas de troponinémie élevée sans douleur thoracique, ni anomalie ECG dans un coup de chaleur d'exercice résolutif à J0 (consensus fort) il n’y a pas d’indication systématique à la réalisation d’une imagerie de résonance magnétique (IRM) au décours d’un coup de chaleur avec élévation de la troponinémie (consensus fort). Discussion Ce travail permet d’établir une première ligne de conduite de la prise en charge cardiologique d’un coup de chaleur d’exercice. Cependant, il comporte des questions encore non consensuelles et ne bénéficie pas d’une exhaustivité permettant une prise en charge cardiologique complète. Il existe un manque de connaissance sur la physiopathologie de l’élévation de la troponinémie dans les coups de chaleur d’exercice. Des études sont encore nécessaires pour mieux caractériser les atteintes cardiaques les plus fréquentes.

Aucun
Phuong-Anh NGUYEN (Paris), Oscar THABOUILLOT
08:55 - 09:05 #50456 - CP068 Évaluation des performances de l’application mobile PM Cardio© pour le diagnostic ECG d’infarctus du myocarde par occlusion coronaire.
CP068 Évaluation des performances de l’application mobile PM Cardio© pour le diagnostic ECG d’infarctus du myocarde par occlusion coronaire.

Introduction : Les critères électrocardiographiques (ECG) de syndrome coronarien aigu avec sus-décalage du segment ST (SCAST+) utilisés ont une sensibilité modérée pour le diagnostic d’infarctus du myocarde par occlusion coronaire (IMO). Objectif : Évaluer la performance d’une application mobile s’appuyant sur un algorithme d’intelligence artificielle (IA) pour le diagnostic ECG d’IMO. Méthode : Étude diagnostique monocentrique. Inclusion aléatoire de patients ayant consulté aux urgences pour douleur thoracique avec ECG. Les ECG ont été analysés et les tracés numérisés et interprétés par l’application mobile. Pour chaque dossier, le diagnostic d’IMO a été retenu en cas de score TIMI-flow allant de 0 à 2, ou score TIMI de 3 associé à un pic de troponine Ths supérieur à 1000 pg/mL. Calcul des qualités métrologiques (sensibilité (Se), spécificité (Sp), valeur prédictive positive (VPP) et négative (VPN)) et comparaison de l’application aux critères ECG de SCAST+. Résultats : 245 dossiers analysés dont 23 avec diagnostic d’IMO. La Se de l’application était de 74% contre 65% avec les critères ECG classiques (p=0,13). La Sp de l’application était de 97% contre 99% avec les critères ECG classiques (NS). La VVP était de 74% pour l’application et de 88% pour les critères classiques (NS) et les VPN de 97% pour les deux groupes. Conclusion : L’utilisation de cette application pour le diagnostic d’IMO montrait une tendance à un gain de sensibilité comparativement aux critères ECG de SCAST+.

Nicolas Peschanski est béta testeur non rémunéré
Yann Robin MARRY, Lydie URO (Rennes), François SAGET, Louis SOULAT, Paul-Georges REUTER, Nicolas PESCHANSKI
09:05 - 09:15 #50723 - CP069 Syndrome coronarien aigu sans sus-décalage du segment ST aux urgences : valeur pronostique du Shock Index ajusté à l’âge dans la prédiction de la mortalité intrahospitalière aux urgences.
CP069 Syndrome coronarien aigu sans sus-décalage du segment ST aux urgences : valeur pronostique du Shock Index ajusté à l’âge dans la prédiction de la mortalité intrahospitalière aux urgences.

Introduction: Le syndrome coronarien aigu sans sus-décalage du ST (SCA) est une urgence diagnostique et thérapeutique, particulièrement chez les patients âgés. Une stratification précoce du risque est essentielle pour optimiser leur prise en charge. Le Shock Index (SI) ajusté à l’âge pourrait améliorer l’identification de ces patients permettant ainsi une intervention plus ciblée. L’objectif de notre travail était d’évaluer la valeur prédictive du Shock Index ajusté à l’âge pour prédire la mortalité intrahospitalière chez les patients admis aux urgences pour SCA sans sus-décalage persistant du segment ST. Méthodes : Nous avons mené une étude prospective, observationnelle, pronostique et monocentrique menée sur 12 mois (Janvier 2023- Décembre 2023). Nous avons inclus les patients admis aux urgences pour SCA sans sus-décalage persistant du segment ST. Le SI ajusté à l’âge a été calculé chez les patients à leurs admissions selon la formule suivante : SI ajusté= SI*âge. Le pronostic a été évalué sur la mortalité intrahospitalière. Une détermination de l’aire sous la courbe (AUC) a été menée pour évaluer la performance pronostique du Shock Index ajusté. Résultats : Nous avons inclus 150 patients. L’âge moyen était 65±13 ans. Le sexe-ratio était de 3,5. Les comorbidités principales étaient (%) : hypertension artérielle (51), diabète (45), coronaropathie (38), dyslipidémie (21), accident vasculaire cérébral (8) et trouble de rythme (5). Le délai médian de consultation était de 12 heures [6-48]. Les principaux motifs de consultation étaient (%) : douleur thoracique (67), épigastralgie (13) et dyspnée (11). Les anomalies électrocardiographiques observées étaient principalement la présence d’un sous-décalage du segment ST dans 46% des cas suivie par des ondes T négatives dans 41% des cas. La mortalité intrahospitalière était de 4%. Le SI ajustée moyen chez les patients décédés était 61± 15 vs. 44 ± 25 chez les survivants. Le SI ajusté à l’âge était associé mortalité élevée à partir d’un seuil de 55 avec une AUC=0,795, IC95% [0,609-0,908], p=0,014, une sensibilité à 84% et une spécificité à 85%. Conclusion : Le SI ajusté à l’âge Index peut être utilisé comme un facteur associé à la mortalité intrahospitalière chez les patients admis aux urgences pour un SCA sans-sus décalage persistant du segment ST. Son utilisation pourrait affiner la stratification précoce et guider une prise en charge plus adaptée surtout chez les personnes âgées.

Aucun
Siwar JERBI (Tunisia, Tunisie), Syrine BACHROUCH, Abdelkader BELHADJ, Wifek BEN HMIDA, Mohamed Ali CHIBOUB, Emna RBIAA, Amal HASSAD, Sami MAHFOUDHI
09:15 - 09:25 #50744 - CP070 SYNDROME CORONARIEN AIGU AVEC SUS-DECALAGE DU SEGMENT ST AUX URGENCES : ETUDE COMPARATIVE DE TROIS THROMBOLYTIQUES.
CP070 SYNDROME CORONARIEN AIGU AVEC SUS-DECALAGE DU SEGMENT ST AUX URGENCES : ETUDE COMPARATIVE DE TROIS THROMBOLYTIQUES.

BT, Chabaane, Boukhris,baya, keskes, Ghazali,souissi Introduction : Le pronostic des syndromes coronariens aigus avec sus-décalage du segment ST (SCA ST+) dépend de la rapidité de la reperfusion coronaire. La fibrinolyse y joue un rôle essentiel vu l’accès souvent limité à l’angioplastie primaire. L’objectif de l’étude était de comparer l’efficacité et la tolérance des thrombolytiques utilisés dans notre contexte. Méthodes : Une analyse d’un registre prospectif monocentrique de SCA ST+ entre Janvier 2009 et Avril 2024 a été menée dans un hopital ne disposant pas d'un centre angioplastie. Ont été inclus les patients pris en charge par thrombolyse pour un SCA ST+. Ils ont été répartis en trois groupes selon le fibrinolytique administré: Streptokinase (STK), Altéplase (ALT) et Ténectéplase (TNK). Les données épidémio-cliniques, biologiques, angiographiques et évolutives ont été comparées entre ces groupes. Résultats : Durant 15 ans, nous avons inclus 1149 patients avec un âge moyen de 60 ± 11 ans et un sex-ratio de 5. Les groupes STK, ALT et TNK comptaient respectivement n (%) : 646 (56,2), 154 (13,4) et 349 (30,4) patients, avec des profils démographiques similaires. Le tabagisme, le diabète et l’hypertension artérielle étaient les principaux facteurs de risque cardiovasculaire dans les 3 bras. Les taux de succès de lyse, les résultats coronarographiques et les hémorragies mineures étaient comparables. Les hémorragies majeures étaient exceptionnelles, et l’anaphylaxie survenait exclusivement mais rarement dans STK (0,9%). Après exclusion des formes d’emblée compliquées, les différences entre les trois groupes concernant les complications hémodynamiques et les taux de mortalité devenaient non significatives, sauf pour l’insuffisance cardiaque aiguë, plus fréquente dans ALT (6,1% versus 0,7% et 1,5% dans STK et TNK, p=0,003), et la mortalité intra-urgences, plus faible dans STK (0,4% versus 2,3% et 2,2% dans ALT et TNK, p=0,025). L’analyse multivariée a révélé l’absence d’influence significative du type de thrombolytique sur les paramètres pronostiques. Conclusion : Streptokinase, Altéplase et Ténectéplase présentaient une efficacité et une tolérance comparables, confirmant que le pronostic dépend surtout de la rapidité de la prise en charge. Ainsi, en l’absence d’angioplastie primaire, la fibrinolyse demeure pertinente indépendamment du thrombolytique utilisé.

Aucun
Héla BEN TURKIA (Ben Arous, Tunisie), Firas CHABAANE, Daad BOUKHRIS, Salma BAYA, Syrine KESKES, Hanene GHAZELI, Sami SOUISSI
09:25 - 09:35 #50766 - CP071 Impact de l’utilisation d’une amine après le retour à une circulation spontanée selon le sexe. Etude AMISEX.
CP071 Impact de l’utilisation d’une amine après le retour à une circulation spontanée selon le sexe. Etude AMISEX.

Introduction L’impact sur le pronostic de la perfusion d’une amine à la seringue électrique (amine-SE) après un retour à une circulation spontanée (RACS) en fonction du sexe n’a, à notre connaissance, jamais été étudié. Objectif Etudier le devenir des patients en fonction de l’utilisation d’une amine-SE et du sexe. Méthodes Données départementales (4 SMUR) du registre RéAC de 2013 à 2025. Inclusion : tous les RACS. Exclusion : moins de 16 ans, fin de vie. Paramètres : sexe biologique, âge, antécédents cardiovasculaire, respiratoire et diabète, effondrement devant témoin, réanimation par témoin, no-flow, low-flow, rythme initial à l’arrivée du SMUR, dose totale d’adrénaline, amine-SE et devenir. Critères de jugement : survie à J0, J30 et avec bon pronostic neurologique (CPC1-2). Résultats 2.123 patients inclus (sur 11.303 dans le registre, 18%), 1.452 (68%) hommes et 671 (32%) femmes, d’âge moyen 60±17 ans dont 387 (20%) avec amine-SE. Les OR pour la survie à J0 était pour amine-SE : OR 3,5 (IC 1,7-7,3 ; p<0,001) et pour l’interaction amine-SE avec le sexe : OR 0,3 (IC 0,14-0,73 ; p=0,008). Détail dans la figure. Pas de différence de survie et de bon pronostic neurologique à J30. Conclusion Dans cette étude novatrice, l’utilisation d’amine-SE après RACS, était associée à une meilleure survie précoce sans impact à J30. Le bénéfice semble moindre chez les hommes. Ces résultats inédits justifient la nécessité d’approfondir les investigations.

Aucun
Maël BLANDIN (Brest), Alexis MAROUK, Jean-Marc AGOSTINUCCI, Priscilia HSING, Judith GORLICKI, Ghislain DHISSI, Anne-Laure FERAL-PIERSSENS, Frédéric LAPOSTOLLE
09:35 - 09:45 #50823 - CP072 Probabilité de Syndrome Coronaire Aigu ST+ en fonction de l’âge – Etude PYRAM-IDF.
CP072 Probabilité de Syndrome Coronaire Aigu ST+ en fonction de l’âge – Etude PYRAM-IDF.

Introduction Aucun score solide n’aide à réguler les douleurs thoraciques. Antécédents, facteurs de risque et caractéristiques de la douleur thoracique ont une valeur prédictive médiocre. Considérer l’âge comme facteur de risque n’a de sens qu’en comparaison à l’âge de la population correspondante. Pour aider à la décision nous avons misé sur l’analyse de la prévalence de Syndrome Coronaire Aigu (SCA ST+) en fonction de l’âge dans la population de notre région. Méthodes Inclusion. Patients d’un registre régional (8 SAMU, 39 SMUR) sur les SCA ST+ < 24h. Exclusion. Aucun Période : 2003-2024. Paramètres : Sexe et âge. Analyse : pyramide des âges des SCA ST+ vs pyramide des âges de la population générale de la région. Critère de jugement : prévalence SCA ST+ > au % de la classe d’âge correspondant. Résultats 37.317 (99,9%) SCA ST+ sur 37.354 du registre analysés. 29.000 (78%) hommes et 8.317 (22%) femmes, d’âge moyen 60 (51-72) ans. La comparaison des pyramides des âges montre une prévalence accrue du SCA ST+ à partir de 45 ans chez l’homme et 50 ans chez la femme. La prévalence excédait le % de classe d’âge de trois fois chez l’homme de 60-64 ans et fois quatre chez la femme de 75-79 ans. A l’inverse, avant 25 ans chez l’homme et 30 ans chez la femme, la prévalence était de plus de 5 fois inférieure au % de la classe d’âge. Conclusion Le SCA ST+ est rare chez l’homme et la femme < 40 ans. Après 45 ans chez l’homme et 50 ans chez la femme, la prévalence est élevée pour la classe d’âge.

Aucun
Aurelie LOYEAU (Paris), Fadhila IRBOUH, Gaëlle LE BAIL, Nada NAJI-HANNA, Sirine JAOUANI, Géraud MATHIEU, Yves LAMBERT, Frédéric LAPOSTOLLE
09:45 - 09:55 #50831 - CP073 Epidémiologie des patients consultant aux urgences pour douleur thoracique, données de l'étude Chest pAIn.
CP073 Epidémiologie des patients consultant aux urgences pour douleur thoracique, données de l'étude Chest pAIn.

Introduction : La douleur thoracique constitue un motif fréquent de consultation en service d’urgences (SU). Les études antérieures s’appuient généralement sur les diagnostics établis à la sortie des SU et négligent souvent la confirmation diagnostique différée. Ainsi, jusqu’à 60 % des cas demeurent indifférenciés. L’objectif de cette étude était d’identifier les étiologies confirmées à 30 jours chez les patients consultant en SU pour douleur thoracique. Méthodes : Nous avons réalisé une étude multicentrique rétrospective d’un an, incluant les consultations pour douleur thoracique non traumatique dans sept SU français en 2022. Le diagnostic final était établi à J30 sur la base d’une relecture structurée du dossier médical et de critères objectifs définis par les recommandations correspondantes pour sept pathologies : syndrome coronarien aigu (SCA) avec (STEMI) ou sans sus-décalage du segment ST (NSTEMI), embolie pulmonaire (EP), péricardite, myocardite, syndrome aortique aigu (SAA) et pneumothorax. Les autres diagnostics étaient appréciés de manière subjective par les médecins relecteurs. Les caractéristiques cliniques et les issues évolutives ont été analysées. Résultats : Au total, 12 844 consultations correspondant à 11 985 patients ont été incluses. L’âge médian était de 53 ± 20 ans et 5 876 (45 %) étaient des femmes. Le diagnostic retenu à J30 était : aspécifique, anxieux ou inconnu pour 6 636 visites (51 %), NSTEMI pour 775 (6,0 %), pneumonie pour 607 (4,7 %), péricardite pour 436 (3,4 %), STEMI pour 263 (2,0 %), angor pour 247 (1,9 %), EP pour 240 (1,9 %), pneumothorax pour 161 (1,2 %), douleur neuropathique pour 149 (1,2 %), myocardite pour 75 (0,6 %), et SAA pour 50 (0,4 %). Le taux d’hospitalisation était de 20 % (2 626 visites). Le taux de mortalité était de 0,2 % (31 patients) à 24 heures et de 0,8 % (100 patients) à 30 jours. Parmi les patients non hospitalisés, 15 (0,15 %) étaient décédés à 24 heures et 24 (0,23 %) à 30 jours. Conclusion : Cette étude montre que la moitié des douleurs thoraciques ne disposent toujours pas d’une étiologie spécifique identifiable à 30 jours, proportion néanmoins inférieure à celle observée dans les études reposant sur les diagnostics de sortie des SU. Les SCA ne concernent qu’une minorité de patients. Ces résultats soulignent l’incertitude diagnostique qui persiste au-delà du passage en SU et mettent en évidence l’importance de systèmes de suivi structurés pour identifier précocement les affections graves.

Aucun
Julie BENTROVATO (Nîmes), Fabien COISY, Dino TIKVESA, Julien CUCHET, Xavier BOBBIA, Romain GENRE GRANDPIERRE
09:55 - 10:05 #50859 - CP074 Patients avec œdème aigu pulmonaire cardiogénique aux urgences : Apport du score Emergency Heart Failure Mortality Risk Grade.
CP074 Patients avec œdème aigu pulmonaire cardiogénique aux urgences : Apport du score Emergency Heart Failure Mortality Risk Grade.

Introduction : L’œdème aigu pulmonaire (OAP) cardiogénique représente un motif fréquent d’admission des patients aux urgences. Le score emergency heart failure mortality risk grade (EHMRG) est un score clinico-biologique qui permet prédire la mortalité des patients avec insuffisance cardiaque aigue. L’objectif de notre étude était d’étudier la valeur pronostique du score EHMRG, en termes de mortalité précoce des patients avec OAP cardiogénique aux urgences. Méthodes : Il s'agissait d'une étude prospective, descriptive et analytique, menée au service des urgences, sur une période de 18 mois, ayant inclus tous les patients âgés de 18 ans et plus qui ont été hospitalisés pour prise en charge d’un OAP cardiogénique. Le score EHMRG a été calculé à l’admission. Le critère de jugement était la mortalité précoce (survenue dans les sept jours qui suivent l’admission). Nous avons étudié l’aire sous la courbe ROC du score afin évalué sa valeur pronostique en termes de mortalité précoce. Résultats : Nous avons inclus 224 patients. L’âge moyen était de 71 ± 11 ans. Le genre ratio (H/F) était de 1,07. Les principales comorbidités étaient : l’hypertension artérielle (73,3%), le diabète (48,7%), la coronaropathie (34,8%) et l’insuffisance cardiaque (29,9%). Vingt pourcents des patients avaient présenté au moins un épisode d’OAP auparavant. L’épisode d’OAP était en rapport avec une poussée hypertensive (CS1) ou une cause ischémique (CS4) dans respectivement 32,4 % et 35,2% des cas. La médiane du score EHMRG était de 44 [-125 - 351]. Selon le score EHMRG, les patients ont été classés à « très haut risque » et à « haut risque » dans respectivement 44,1% et 22,8% des cas. La mortalité précoce était de 17%. Nous avons objectivé une bonne valeur pronostique du score EHMRG à J07 (AUC=0,84 ; p<0,001, IC95%= [0,77–0,91]). Un cut-off de 50,2 a été retenu (Se=87%, Sp=71%, VPP=38 % et VPN=96%). En analyse multivariée, un score EHRMG ≥ 50,2 apparait comme facteur indépendant prédictif de mortalité à sept jours des patients avec OAP cardiogénique (p=0,001, OR ajusté= 7,6 ,IC95%=[3,06 – 18,67]). Conclusion : Le score EHRMG est un score facilement calculable aux urgences, qui permet de prédire la mortalité à court terme des patients avec OAP cardiogénique permettant ainsi d’optimiser la prise en charge de ces patients dans le but d’améliorer leur pronostic.

aucun
Youssef ZOUAGHI (Tunis, Tunisie), Wiem DEMNI, Khouloud OUERHANI, Ines ALOUI, Yesmine WALHA, Dhekra HAMDI, Ahmed SOYED, Nour Elhouda NOUIRA
Salle 252A

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS27 A
08:45 - 10:15

Atelier Médico-Soignants
Drainage thoracique et alternatives

Coordonnateur : Thibaut DESMETTRE (Coordonnateur, Médecin, Genève, Suisse)
Conférenciers : Thibaut DESMETTRE (médecin) (Conférencier, Médecin, Genève, Suisse), Sabrina KEPKA-GARNIER (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Strasbourg), Frederic ROUYER (Médecin responsable d'unité) (Conférencier, Genève, Suisse)
Connaitre les principales indications, contre-indications, et complications du drainage thoracique en urgence pré-hospitalière et hospitalière.
Connaitre les techniques de drainage thoracique standard chirurgical, et les alternatives de drainage moins invasives, les matériels et techniques d’exsufflation/ponction.
Savoir réaliser ces gestes sous la forme de 3 mini stations avec pratique sur mannequin.
Salle 252B

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AM03 A
08:45 - 10:15

Atelier Médecins
Contrôle des voies aériennes - Intubation

Coordonnateur : Eric WIEL (Coordonnateur, Médecin, Lille)
Conférenciers : Christian ERB (Praticien Hospitalier en anesthésie réanimation) (Conférencier, Médecin, Lille), Cédric GOZE (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Valenciennes), Hervé MENU (PH) (Conférencier, Médecin, Lille), Eric WIEL (Chef de Pôle Adjoint) (Conférencier, Médecin, Lille)
Prérequis : connaitre les bases de la ventilation manuelle et de l’intubation orotrachéale sous laryngoscopie directe ou indirecte et l’avoir pratiquée
Objectifs : présenter un algorithme de prise en charge et les différentes techniques préconisées, selon les critères prédictifs de difficulté et en lien avec les RFE « Intubation en urgence d'un adulte hors bloc opératoire et hors unité des soins critiques ». Format interactif progressif. Réaliser au moins une fois les principales techniques sur mannequin procédural sous supervision des animateurs.
Salle 253

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS09
08:45 - 10:15

Atelier Médico-Soignants
Initiation NRBC

Coordonnateur : Hubert GUERIOT (Coordonnateur, Médecin BSPP, Paris)
Conférenciers : Hubert GUERIOT (Médecin adjoint d'antenne) (Conférencier, Médecin BSPP, Paris), Thibaut LECORFEC (Infirmier) (Conférencier, Infirmier BSPP, Paris)
Apport de connaissances :
Prise en charge d’une victime intoxiquée par un toxique de guerre (Neurotoxiques organophosphorés, vésicants, agents cyanés, suffocants, …) :
o Premières mesures sur intervention
o Comment identifier le toxique ?
o Principes de prise en charge initiale des victimes
Partie pratique :
Savoir revêtir une tenue de protection NRBC
S’entrainer à la réalisation de gestes techniques simples en tenue de protection
Appréhender la mise en œuvre d’une intervention NRBC
Salle 342B

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS-ARM11
08:45 - 10:15

Atelier Médico-Soignants ARM
Prise en charge des victimes de violence conjugale

Coordonnateur : Anne-Laure FERAL-PIERSSENS (Coordonnateur, Médecin, Bobigny)
Conférenciers : Anne-Laure FERAL-PIERSSENS (Emergency Physician) (Conférencier, Médecin, Bobigny), Marie-Inès LAKHLIFI (Phc) (Conférencier, Médecin, Bobigny)
- Rappeler brièvement les éléments de la prise en charge en urgence des victimes de violence conjugale
(médicale, psychologique, sociale, judiciaire)
- Identifier les difficultés et les écueils liés au contexte de l’urgence (intra et pré hospitaliers)
- Se familiariser avec les outils et les ressources pouvant aider à la prise en charge
- Travailler en groupe à partir d’études de cas et débriefing
Salle 343

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AM01
08:45 - 10:15

Atelier Médecins
Ventilation non invasive en préhospitalier : mise en pratique

Coordonnateur : David EIDENBENZ (Coordonnateur, Lausanne, Suisse)
Conférenciers : Christophe BIANCHI (Chef de Clinique) (Conférencier, Médecin, Lausanne, Suisse), Lalensia MAAS-WEBER (Conférencier, Médecin, Lausanne, Suisse)
Connaître les indications à la VNI en préhospitalier, les réglages d’une VNI (pression expiratoire positive, aide inspiratoire, fraction inspirée en oxygène, cyclage, pente).
Reconnaître les contre-indications relatives à l’utilisation de la VNI en préhospitalier.
Expérimenter soi-même une ventilation non invasive afin de comprendre le ressenti du patient selon les réglages des paramètres.
Savoir poser les questions adéquates au patient pour permettre d’ajuster les paramètres.
Pouvoir déterminer une « tactique d’intervention » lorsque l’indication à une VNI est retenue : est que l’on démarre la VNI sur site, dans le vecteur de transport (ambulance, hélicoptère), ou à l’hôpital ?
Salle 351

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS01
08:45 - 10:15

Atelier Médico-Soignants
Traumatologie non vitale pédiatrique les pièges

Coordonnateur : Thomas WEISS (Coordonnateur, Médecin, Sélestat)
Conférencier : Thomas WEISS (Medecin) (Conférencier, Médecin, Sélestat)
Connaitre la physiologie propre de l’enfant en traumatologie (cartilage, périoste, consolidation …)
Sensibiliser aux fractures spécifiques de l’enfant
Savoir interpréter une radiologie, mise en situation, évoquer les pièges en traumatologie pédiatrique
Connaitre les différentes stratégies thérapeutiques concernant une fracture pérphérique de l’enfant
Salle 352A

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS06
08:45 - 10:15

Atelier Médico-Soignants
Examen clinique en traumatologie du membre supérieur

Coordonnateur : Philippe KAUFFMANN (Coordonnateur, Médecin, Strasbourg)
Conférencier : Philippe KAUFFMANN (praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Strasbourg)
Partager une expérience professionnelle, proposer des trucs et astuces ainsi que des pièges à éviter.
Salle 353

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM27
08:45 - 10:15

Conférence
L'urgence abdominale

Modérateurs : Ollivier GRIMAULT (médecin) (Brest), Dominique PATERON (Urgentiste) (Paris)
Coordonnateur : Florence DUPRIEZ (Coordonnateur, Médecin, Bruxelles, Belgique)
08:45 - 10:15 Quels scores ? Frédéric BALEN (Médecin) (Conférencier, Médecin, Toulouse)
08:45 - 10:15 Consultations récurrentes aux Urgences, et si on cherchait plus loin? Amélie VROMANT (Praticienne hospitalière) (Conférencier, Médecin, Paris)
08:45 - 10:15 Hépato-toxiques. Frédéric LAPOSTOLLE (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Bobigny)
08:45 - 10:15 Les sondes et les gastrostomies, tu gères?
Salle Maillot

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS08 A
08:45 - 10:15

Atelier Médico-Soignants
Les 30 1ères minutes d’un afflux massif de victimes

Coordonnateur : Anne GODEFROY (Coordonnateur, ISP BSPP, Paris)
Conférenciers : Anne GODEFROY (infirmière) (Conférencier, ISP BSPP, Paris), Oscar THABOUILLOT (Médecin) (Conférencier, Médecin, Paris)
Rappeler brièvement les priorités de la prise en charge en cas d’afflux de victimes et les difficultés rencontrées par les premières équipes de secours puis jouer 2 scénarios pour tester les principes de triage et de prise en charge initiale, d’organisation et de coordination des secours.
Salles 221-222-223
09:00

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
FC24
09:00 - 10:00

Flash communications
Traumatologie vitale 1

Modérateur : Laurent GABILLY (médecin) (Lyon)
09:00 - 09:07 #50033 - FC24-01 Mise en œuvre d’une chaîne de prélèvement et de transfusion de sang total chaud en situation sanitaire exceptionnelle : une étude de faisabilité dans un centre hospitalo-universitaire.
FC24-01 Mise en œuvre d’une chaîne de prélèvement et de transfusion de sang total chaud en situation sanitaire exceptionnelle : une étude de faisabilité dans un centre hospitalo-universitaire.

Introduction Le choc hémorragique est la principale cause de mortalité évitable chez les polytraumatisés. Le sang total en milieu hospitalier civil, déjà utilisé avec succès dans le milieu militaire, pourrait représenter une alternative transfusionnelle stratégique en cas de rupture d’approvisionnement, notamment en situation de catastrophe. Objectif Évaluer la faisabilité de mettre en place une chaîne de prélèvement de sang total dans un hôpital universitaire français, en prévision d’un événement sanitaire majeur. Méthodes Les donneurs potentiels ont été identifiés via un questionnaire parmi le personnel hospitalier. L’organisation logistique et financière a été analysée avec l’EFS et les responsables du Plan Blanc. Résultats Sur 903 répondants, 158 (17,5 %) étaient éligibles, dont 18 mobilisables rapidement. Une organisation de prélèvement a été conçue pour être activée en moins d’une heure avec du matériel disponible sur site, le principal coût étant la formation du personnel. Discussion La mise en œuvre est techniquement réalisable dans un hôpital de niveau I et permettrait un apport rapide en produits sanguins en cas de crise. Des limites persistent : disponibilité du personnel, formation et cadre réglementaire. Une évaluation rigoureuse de la sécurité transfusionnelle est nécessaire. Conclusion Cette première étude en France propose un modèle adaptable de chaîne de prélèvement de sang total en contexte civil de catastrophe, fondé sur l’anticipation, la coordination avec l’EFS et la formation.

Aucun
Lucie SOYER (Lyon)
09:07 - 09:14 #50198 - FC24-02 Bodyscanner en traumatologie grave : analyse des paramètres prédictifs de lésions radiologiques significatives.
FC24-02 Bodyscanner en traumatologie grave : analyse des paramètres prédictifs de lésions radiologiques significatives.

Le traumatisme grave constitue en Guyane française la première cause de mortalité chez les jeunes. Depuis les années 2000, le recours systématique au body-scanner chez les patients polytraumatisés s’est largement répandu, même en l’absence de signes cliniques évocateurs. Toutefois, l’utilité de cette stratégie reste discutée, notamment en termes de rendement diagnostique et d’exposition injustifiée aux rayonnements. L’objectif principal de cette étude était d’identifier les critères cliniques et biologiques associés à la découverte, au body-scanner, de lésions significatives non suspectées initialement. Les objectifs secondaires consistaient à comparer ces résultats à ceux obtenus dans une étude marseillaise, qui retrouvait comme facteurs indépendants une alcoolémie positive et une hyperleucocytose, et à proposer un algorithme d’aide à la décision pour rationaliser la prescription du body-scanner aux urgences. Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique menée au CH de Cayenne entre janvier 2022 et décembre 2023. Tous les patients adultes ayant bénéficié d’un body-scanner aux urgences ont été inclus, à l’exception des mineurs de moins de 16 ans et des dossiers incomplets. Les données cliniques, biologiques, cinétiques et radiologiques ont été analysées, et les patients classés selon la présence ou non de lésions non suspectées nécessitant hospitalisation. Sur 409 patients, 75 (18,3 %) présentaient au scanner au moins une lésion significative non anticipée. Plusieurs critères se révélaient associés à ces découvertes : un score de Glasgow diminué, une instabilité hémodynamique (pression artérielle moyenne basse, shock index élevé, remplissage vasculaire ou catécholamines), une détresse respiratoire nécessitant oxygénothérapie ou ventilation mécanique, ainsi qu’une élévation des polynucléaires neutrophiles. Une chute supérieure à six mètres était également corrélée à la présence de lésions. En revanche, les critères de cinétique (type de véhicule, déformation, haute cinétique) n’étaient pas discriminants. Cette étude montre que des paramètres simples et immédiatement accessibles à l’admission sont des indicateurs pertinents de lésions traumatiques significatives, contrairement aux critères cinétiques traditionnellement utilisés. Une approche plus ciblée du recours au body-scanner pourrait ainsi optimiser les prises en charge, limiter l’irradiation inutile et mieux allouer les ressources en situation d’urgence.

Aucun
Kévin COTHENET, Magaly ZAPPA, Florian NEGRELLO, Rémi MUTRICY, Alexis FREMERY (Cayenne, Guyane française)
09:14 - 09:21 #50288 - FC24-03 Ceinture pelvienne et traumatisme du bassin : analyse de la pertinence des pratiques préhospitalières selon la stabilité de l’anneau pelvien.
FC24-03 Ceinture pelvienne et traumatisme du bassin : analyse de la pertinence des pratiques préhospitalières selon la stabilité de l’anneau pelvien.

Introduction : Les traumatismes pelviens concernent 25 % des traumatisés sévères et sont associés à une mortalité de 10 à 20 %, principalement hémorragique. La pose d’une ceinture pelvienne (CP) est recommandée en préhospitalier (PH) chez tout traumatisé sévère avec douleur du bassin, inconscient ou en état de choc. Celle-ci n’est réalisée que pour 10% des patients avec fracture du bassin et 18% si état de choc associé. La pertinence de sa pose systématique nécessite d’être étudiée en l’absence d’instabilité de l’anneau pelvien (AP). L’objectif principal (OP) était de discuter la pertinence de la pose de CP en PH selon l’atteinte de l’AP au scanner et la prévalence de sa pose dans trois groupes selon la stabilité de l’AP. Méthode : Étude rétrospective en Trauma Center de niveau 1A incluant tous les patients traumatisés sévères admis pendant 5 ans avec fracture du bassin. Les patients < 18 ans ont été exclus. Les patients ont été classés en trois groupes selon l’AP : fermé, à risque d’ouverture et ouvert. La population d’étude a été décrite selon âge, sexe, ISS et stratégie chirurgicale. Les scanners ont été relus par un radiologue. Concernant l’OP, la prévalence de la pose de CP en PH a été analysée dans chaque groupe. Les objectifs secondaires étudiaient la prévalence d’un TQ ratio > 1,2, d’un MTC score > 10 et d’une transfusion massive (TM) (> 10 CGR/24h) dans chaque groupe. Résultats : Au total, 238 patients ont été inclus : 85 (36%) dans le groupe AP fermé, 86 (36%) à risque d’ouverture et 67 (28%) ouvert. Respectivement, l’âge médian était de 54 [36–72], 53 [36–66] et 45 ans [31–55] (p = 0,04) ; le nombre d’hommes était de 46 (54 %), 59 (69%) et 51 (76%) (p = 0,01) ; l’ISS médian était de 22 [17–29], 28 [17–36] et 32 [22–41] (p < 0,01) et la prévalence de chirurgie était de 2 (2%), 18 (21%) et 40 (60%) (p < 0,01). La CP en PH était posée chez 17 (20%), 27 (31%) et 27 (40%) patients respectivement (p = 0,02). Dans le groupe AP ouvert, le nombre de MTC score > 10 était de 3 (4%) vs aucun dans les autres groupes (p = 0,02) ; et celui de TM de 9 (13%) vs 4 (5%) si AP à risque d’ouverture et 2 si AP fermé (p = 0,01). Aucune différence n’a été observée pour le TQ ratio > 1,2. Conclusion : La pose d’une CP en PH semble justifiée dans 40% des cas par la présence d’une ouverture de l’AP. Les recommandations entraînent des indications de pose systématique injustifiée, nous devons identifier des critères préhospitaliers d’éligibilité plus précis.

Aucun
Juliette BARBIER (Montpellier), Thomas SANCHEZ, Jonathan CHARBIT, Maxime PASTOR, Xavier BOBBIA
09:21 - 09:28 #50522 - FC24-04 ESCAPE-TRAUM-FH Évaluation des performances d’apprentissage techniques et non techniques d’un escape game de traumatologie intégrant les facteurs humains.
FC24-04 ESCAPE-TRAUM-FH Évaluation des performances d’apprentissage techniques et non techniques d’un escape game de traumatologie intégrant les facteurs humains.

Introduction : L'apprentissage de la prise en charge du traumatisé sévère (TS) requiert la maîtrise d'algorithmes cliniques et l'intégration efficace des Facteurs Humains et Organisationnels (FOH). L’Escape game (EG) est un outil ludo-pédagogique dont l’impact en traumatologie et en FOH n’a pas encore été évalué. L'objectif de cette étude était d'évaluer l'impact pédagogique d'un EG médical basé sur la gestion d'un TS selon le protocole MARCHE. Le critère de jugement principal était le sentiment d’efficacité perçue en traumatologie sévère et FOH. Matériel et Méthode : Le jeu est structuré autour de l'algorithme MARCHE. Chaque lettre est soumise à une pression temporelle (compte à rebours) et associe des gestes techniques prioritaires (compétences techniques) et des énigmes de compétences non techniques (travail d'équipe, communication sécurisée, contrôle-croisé, utilisation d'aides cognitives). Un débriefing structuré était réalisé après chaque étape. Les compétences ont été mesurées avant et après l'intervention par une échelle de sentiment d’efficacité perçue de 1 à 9 points, créée spécifiquement selon les critères de Bandura. L’analyse statistique a été réalisée par un test t apparié (bilatéral, seuil α=0.05). Résultats : soixante-quatre (N=64) apprenants ont participé à cet EG : médecins, infirmiers ou étudiants. Le sentiment d’efficacité perçue était augmenté de manière significative dans les sept capacités évaluées. L'item communication était augmenté de à 5,98 en moyenne avant à 6,89 après (p < 0,001). La capacité à coordonner les rôles et maintenir une bonne coopération passait de 5,48 avant à 6,59 après (p < 0,001). La capacité à gérer le stress et rester opérationnel montrait une différence moyenne de +1 après (p < 0,001). L’identification rapide des signes de gravité (+0,79), la réalisation correcte des gestes techniques prioritaires (+0,52), la priorisation des actions techniques (+0,95) et la capacité à prendre en charge un choc hémorragique (+0,73) ont également montré une différence significative après l’intervention (p < 0,001). Conclusion : L'Escape Game centré sur la traumatologie sévère et les FOH semble être un outil pédagogique efficace sur le niveau 2 de l’échelle de Kirkpatrick. Il a permis de renforcer le sentiment d’efficacité perçue des apprenants urgentistes concernant leurs compétences techniques et non techniques. La rétention n'a pas été évaluée.

aucun
Estelle PILARCZYK (MARSEILLE), Julien GALANT, Pierre- Olivier VIDAL, Nicolas CAZES, Alexis HERNANDEZ, Emilien MOINTAIGU, Pierre Alexis BALAZ, Aurelien RENARD
09:28 - 09:35 #50536 - FC24-05 Validation externe du score REDFLAG, score prédictif de choc hémorragique chez les traumatisés sévères.
FC24-05 Validation externe du score REDFLAG, score prédictif de choc hémorragique chez les traumatisés sévères.

Introduction : Le traumatisme sévère est la première cause de décès chez les 15-45ans. L’hémorragie massive est la seconde cause de décès précoce et la première cause de décès évitable. L’enjeu est de les déceler précocement, aidé par différents scores. Le score REDFLAG est un score prédictif du choc hémorragique chez les traumatisés sévères. Validé en intrahospitalier. Des études de validité externe et extrahospitalières manquent. Notre étude cherchait à montrer la validité externe de ce score en extrahospitalier. Matériel et Méthode : Nous avons réalisé une étude rétrospective et monocentrique. Pour chaque patient inclus les scores REDFLAG et BATT ont été calculés à partir des données de régulation. La présence d’un critère de jugement principal (transfusion à l’arrivée, au moins 4 culots globulaires dans les 6 heures, des lactates supérieurs ou égales à 5 ou la réalisation d’un geste d’hémostase) à 24h était recueillie dans les dossiers d’hospitalisation. L’aire sous la courbe ROC (AUC) et une analyse de sensibilité et spécificité du REDFLAG a été réalisé. Le coefficient de corrélation de Pearson entre les scores REDFLAG et BATT a été analysé ainsi que l’AUC du score BATT. Les AUC du REDFLAG ont été réalisées en prenant en compte les données manquantes de façon optimiste et pessimiste. Résultats : 46 patients ont été analysés. L’AUC du REDFLAG était de 0,67 [IC95% 0,51 ; 0,83]. On retrouvait une bonne corrélation entre les scores REDFLAG et BATT avec un coefficient de Pearson à 0,76. La comparaison de l’AUC des deux scores montrait une AUC inférieure pour le score BATT avec 0,64. Les deux scores avaient des sensibilités et des VPN équivalentes, respectivement 67% et 83% pour le REDFLAG et 65% 82% pour le score BATT. Conclusion : Notre étude a montré que le REDFLAG est un score avec une sensibilité et une valeur prédictive modeste pour prédire l’hémorragie massive chez les traumatisés. Il tend à être supérieur au score BATT. Une étude multicentrique et prospective devra donc être menée afin de procéder à la validité externe du score REDFLAG.

Aucun
Alice BRISSON (Tours), Said LARIBI, Geoffroy ROUSSEAU
09:35 - 09:42 #50552 - FC24-06 Caractéristiques cliniques et prise en charge des traumatismes en milieu maritime en Martinique de 2022 à 2024.
FC24-06 Caractéristiques cliniques et prise en charge des traumatismes en milieu maritime en Martinique de 2022 à 2024.

Introduction. La Martinique, département français situé dans la Caraïbe, est un territoire où les activités nautiques jouent un rôle prépondérant. Cependant, il n’existe pas de données publiées au sujet de l’épidémiologie et de la gravité des traumatismes liés à ces activités. Cette étude a pour objectif de décrire l’épidémiologie, les mécanismes lésionnels, la gravité et la prise en charge des victimes de traumatismes en milieu maritime en Martinique sur la période 2022-2024. Méthodes. Nous avons conduit une étude observationnelle, descriptive et rétrospective, incluant les patients victimes de traumatismes liés aux activités nautiques récréatives nécessitant une prise en charge en pré-hospitalier ou aux urgences et dont la gravité était évaluée par le score ISS : un score ISS de 0 à 15 définissait les traumatismes légers à modérés, un score > 16 définissant les traumatismes graves, en Martinique, entre le 1er janvier 2022 et le 31 décembre 2024. Les données ont été recueillies à partir des dossiers médicaux hospitaliers et des bases de données du Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage des Antilles-Guyane. Les variables analysées incluaient les caractéristiques démographiques, les circonstances de l’accident, les mécanismes traumatiques, la gravité (classification ABC, ISS), ainsi que la prise en charge et l’évolution clinique. Résultats. Soixante et un patients ont été inclus dans l’étude, avec un âge moyen de 37,2 ± 16,4 ans, dont 34 (56 %) hommes. Les principaux mécanismes identifiés étaient les chocs bateau/vague (45 %), les collisions entre embarcations (21 %) et les naufrages (9 %). La majorité des patients présentaient des traumatismes légers à modérés (ISS médian : 5 [2–9]), avec 60,7 % classés grade C. 17 (27,9 %) Patients ont nécessité une hospitalisation, tandis que 4 (6,4 %) décès ont été enregistrés, dont 3 en pré-hospitalier. Les accidents étaient plus fréquents durant les périodes estivales, notamment en août. Conclusion. Les accidents maritimes en Martinique touchent principalement des adultes jeunes et surviendraient majoritairement lors de rassemblements festifs à forte densité nautique. Bien que souvent de gravité modérée, une proportion significative de ces accidents entraîne des décès précoces. Il est essentiel de renforcer les mesures de prévention, de contrôler les comportements à risque et d’améliorer la prise en charge pré-hospitalière afin de réduire la morbi-mortalité associée aux traumatismes maritimes.

Aucun
Jonathan FLORENTIN (Fort de France), Amandine NABETH, Rishika BANYDEEN, Papa GUEYE, Florian NEGRELLO, Patrick PORTECOP, Hatem KALLEL, Dabor RESIERE
09:42 - 09:49 #50568 - FC24-07 SERIOUS TRAUMA : Évaluation d’une aide cognitive par un « serious game » dans la prise en charge extrahospitalière du traumatisé sévère.
FC24-07 SERIOUS TRAUMA : Évaluation d’une aide cognitive par un « serious game » dans la prise en charge extrahospitalière du traumatisé sévère.

Introduction : La prise en charge extrahospitalière des patients traumatisés sévères est marquée par une forte pression temporelle, logistique et émotionnelle. Une aide cognitive pourrait aider à réduire les erreurs et oublis. L’objectif était d’évaluer son impact sur la décision médicale au travers d’un serious game. Matériel et méthode : Étude pédagogique, prospective et randomisée sur l’attribution d’une aide cognitive créée au format A4 recto verso à partir des recommandations SFMU et SFAR, et menée auprès de médecins urgentistes (internes et thésés) Haut-Normands. Le serious game était élaboré́ en s’appuyant sur un support numérique, couplé à la création de liens hypertextes, permettant une navigation interactive, dynamique et flexible au sein du scénario autour du choc hémorragique, du traumatisme crânien grave et du traumatisme de membre. Le critère de jugement principal était la note obtenue selon une grille d’évaluation notée sur 92 comportant 46 items répartis en 7 thématiques. Résultats : Aucune différence n’a été observée entre les notes des groupes avec aide cognitive et ceux du groupe sans aide (67 vs 65, p =0,63). La durée moyenne des sessions ne différait pas entre les deux groupes (15 minutes vs 15 minutes, p = 0,48). Conclusion : Cette étude n’a pas montré de différence sur la prise en charge du traumatisé sévère avec l’utilisation d’une aide cognitive lors d’un serious game.

Aucun
Rémi BOULANGER (ROUEN), Clément LECLERC, Mélanie ROUSSEL, Alix DELAMARE FAUVEL, Mathieu BENHADDOUR, Antonin CAZELLES, Mehdi TAALBA
09:49 - 09:56 #50661 - FC24-08 Épidémiologie des traumatismes pénétrants à Marseille entre 2018 et 2023.
FC24-08 Épidémiologie des traumatismes pénétrants à Marseille entre 2018 et 2023.

Introduction : En France, les traumatismes pénétrants (TP) sont à l’origine de 9 423 décès, soit 24% de la mortalité de tous les traumatisés sévères en 2021. A Marseille, leur croissance significative au cours des dix dernières années souligne l’importance d’optimiser leur prise en charge médicale. Il n’existe à notre connaissance pas de recueil de données concernant les TP depuis leur prise en charge préhospitalière jusqu’à la prise en charge hospitalière à Marseille. Notre étude a pour objectif d’évaluer les déterminants de la mortalité préhospitalière et intra hospitalière des TP balistique et par armes blanches à Marseille entre 2018 et 2023. Matériel et méthodes : Nous avons réalisé une étude observationnelle rétrospective incluant tous les patients pris en charge pour un TP balistique ou par arme blanche dans la ville de Marseille entre le 1er janvier 2018 et le 31 décembre 2023, ayant nécessité l’intervention d’un SMUR. Une analyse multivariée a été réalisée pour déterminer les facteurs associés à la mortalité. Résultats : Au total, 1605 patients ont été inclus, en majorité des sujets jeunes et de sexe masculin. Entre 2018 et 2023, on compte une augmentation de 44% des TP à Marseille, avec un pic pour les années 2021 et 2023. La majorité des TP ont eu lieu dans les 1ers, 3èmes, 14 et 15èmes arrondissements. Les plaies par arme à feu représentaient 30% des TP. Les zones touchées étaient principalement les membres, le bassin et le thorax. La mortalité extra hospitalière était de 33% pour les armes à feu (n = 159) et 2% pour les armes blanches (n = 26). L’analyse descriptive de la cohorte retrouve chez les patients décédés plus de lésions de la région cervico-céphalique et de l’aire cardiaque ainsi qu'une augmentation des traumatismes balistiques, de la nécessité d’une intubation orotrachéale, du recours à une thoracostomie et à l’administration de catécholamines. L’analyse multivariée des patients admis en réanimation à l’APHM montre une augmentation significative du risque de décès associé au caractère balistique, à l’arrêt cardiaque préhospitalier, à la diminution des valeurs d’hémocue® et du score MGAP. L’admission dans le trauma center historique, et donc dans une filière de soins dédiée, était associée à une diminution significative du risque de décès. Conclusion : A Marseille, le nombre de TP par arme à feu a presque doublé entre 2018 et 2023. Notre étude a mis en évidence différents éléments associés à la mortalité pré et intra-hospitalière.

Aucun
Estelle PILARCZYK (MARSEILLE), Margaux DE CENIVAL, Alexis COQUISART, Nicolas CAZES, Julien GALANT, Fouzia HEIRECHE, Marc LEONE, Gary DUCLOS

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
FC23
09:00 - 10:00

Flash communications
Thérapeutique et anaphylaxie

Modérateur : Frédéric PARIS (PHc) (AUtre)
09:00 - 09:07 #50085 - FC23-01 Évaluation des pratiques sur la sédation-analgésie-procédurale en médecine d’urgence hospitalière et préhospitalière.
FC23-01 Évaluation des pratiques sur la sédation-analgésie-procédurale en médecine d’urgence hospitalière et préhospitalière.

Introduction : La sédation analgésie procédurale repose sur l’administration d’agents pharmacologiques permettant la réalisation d’actes courts et très douloureux, en structure d’urgence intrahospitalière ou extrahospitalière. Elle bénéficie de recommandations datant de 2010. Méthode : Il s’agit d’une étude descriptive multicentrique nationale basée sur un questionnaire en ligne adressé à un panel de médecins urgentistes en France entre février et juin 2022. Objectif : Déterminer si la pratique de la sédation analgésie procédurale (SAP) par les médecins urgentistes en France est conforme aux recommandations. Résultats : 423 médecins urgentistes ont répondu. Les pratiques décrites étaient conformes aux recommandations. Les principaux points de divergences sont les posologies d’agent sédatif administrées par les praticiens : 56,3% des participants utilisent la Kétamine à une posologie de 0,3 à 0,5 mg/kg, inférieure à celle recommandées, 24,6% utilisent le Propofol à une posologie de 0,5 mg/kg, moitié moins élevée que celle recommandée. Conclusion : Les pratiques de la SAP, bien que restant hétérogènes, sont globalement conformes aux recommandations, tant sur le plan des choix pharmacologiques que sur le plan des pratiques péri-procédurales. Des axes d’amélioration existent, avec l’édition de protocole de service, et la mise à jour des recommandations.

aucun
Eloi FAUCHILLE (Saint-Manvieu-Norrey)
09:07 - 09:14 #50296 - FC23-02 Etat des lieux de la pratique de la sédation analgésie procédurale dans les services d'urgences en France.
FC23-02 Etat des lieux de la pratique de la sédation analgésie procédurale dans les services d'urgences en France.

Objectif : La réalisation de gestes sous sédation analgésie procédurale est de plus en plus fréquente au sein des services d’urgences (SU) mais les pratiques semblent varier d’un service à un autre. Nous avons souhaité faire un état des lieux des pratiques dans les SU français accueillants des adultes. Méthode : Un e-questionnaire a été diffusé pour obtenir une réponse par SU intrahospitalier. L’objectif était de faire un état des lieux des pratiques et de les confronter aux recommandations formalisées d’experts de la Société Française d’Anesthésie et Réanimation de 2010. Résultats : 375 SU ont répondu. 46% des services pratiquant la sédation analgésie procédurale (SAP) possèdent un protocole. Le monitorage des paramètres vitaux cardio respiratoires est une règle commune mais pas celui de la capnographie qui est utilisée dans 24% des cas. Les délais de surveillance post sédations sont très hétérogènes tout comme les molécules pouvant être utilisées avec des associations de drogues parfois discutables. Conclusion : La SAP est omniprésente dans les SU en France, toutefois cette étude montre une grande hétérogénéité sur sa pratique pouvant être à l’origine d’effets indésirables graves. La formation à la SAP est variée et semble insuffisante. Cet état des lieux souligne la nécessité d’une harmonisation des pratiques par rapport aux recommandations, voire la réactualisation de celles-ci.

Aucun
Clément FARINEAU (Lyon), Sébastien BEROUD
09:14 - 09:21 #50416 - FC23-03 Une unité ou plus ? Survie à un an après une transfusion de globules rouges chez des patients stables admis aux urgences : une étude rétrospective en faveur de la gestion du sang du patient.
FC23-03 Une unité ou plus ? Survie à un an après une transfusion de globules rouges chez des patients stables admis aux urgences : une étude rétrospective en faveur de la gestion du sang du patient.

Introduction : L’un des traitements de l’anémie mal tolérée est la transfusion de Concentrés de Globules Rouges (CGR) de pratique courante dans les services d’urgences. C’est un facteur indépendant de mortalité chez les patients en soins intensifs et le bénéfice de la prescription de plusieurs CGR chez les patients hémodynamiquement stables n’a pas été établi. L’objectif de cette étude était de déterminer s’il existait une différence de mortalité à un an entre les patients ayant reçu une transfusion d’un CGR et ceux ayant reçu plus d’un CGR aux urgences, chez les patients ne présentant pas de choc hémorragique. Matériel et méthode : Étude observationnelle, rétrospective et monocentrique. L’étude incluait tous les patients majeurs ayant reçu au moins un CGR commandé « sans urgence » et transfusé dans le service des urgences entre 2020 à 2022. Le critère de jugement principal était la mortalité à un an de la transfusion aux urgences. Un modèle multivarié de risques proportionnels de Cox a été utilisé pour estimer le rapport de risque ajusté (aHR) pour la mortalité à 1 an associée à la transfusion de plus d'une unité de pRBC, en tenant compte de l'âge, du sexe, de l'indice de Charlson, du taux d'hémoglobine à l'admission et de l'hospitalisation. Résultats : Au total 338 patients ont été analysés : 93 dans le groupe un CGR et 245 dans le groupe plus d’un CGR. Le taux de décès à un an dans le groupe un CGR était de 38% et de 32% dans le groupe plus d’un CGR (OR = 0,94 ; IC à 95% : 0,83 - 1,08). Dans le modèle de Cox ajusté la transfusion de plus d’un CGR n’était pas associée à un risque accru de décès (aHR = 0,99 ; IC à 95% : 0,63 - 1,56). Conclusion : Chez les patients anémiques hémodynamiquement stables traités aux urgences, la transfusion de plus d’un CGR n’a pas modifié la mortalité à un an par rapport à la transfusion d’un seul CGR. D’autres études pour la mise en œuvre d’une stratégie transfusionnelle restrictive aux urgences sont a mener à l’avenir.

Aucun
Kévin SOURIGUES (Nimes), Fabien COISY, Xavier BOBBIA, Céline OCCELLI, Alberto DI CASTRI, Romain GENRE GRANDPIERRE, Florian AJAVON
09:21 - 09:28 #50498 - FC23-04 La transfusion de produits sanguins labiles aux urgences des Hospices Civils de Lyon en 2023 : Données d’hémovigilance, impact hémodynamique.
FC23-04 La transfusion de produits sanguins labiles aux urgences des Hospices Civils de Lyon en 2023 : Données d’hémovigilance, impact hémodynamique.

Introduction : La transfusion de produits sanguins labiles (PSL) constitue un acte fréquent aux urgences, des données suggèrent un surrisque d’œdème aigu pulmonaire post-transfusionnel (TACO) de façon spécifique (profil patients ; contexte organisationnel). Les variations hémodynamiques post-transfusionnelles pourraient représenter un signal précoce de ce risque, l’observation de la dynamique tensionnelle après transfusion a pourtant été peu étudiée. Méthodes : Étude observationnelle rétrospective multicentrique incluant tous les adultes transfusés dans les 3 services d’urgences des Hospices Civils de Lyon de janvier à juin 2023. L’objectif principal était la détection de tableaux compatibles avec un TACO qu’ils soient déclarés ou non (TACOc) ; Les objectifs secondaires la description de l’évolution tensionnelle post-transfusionnelle, du recours au furosémide et l’identification de facteurs associés. Résultats : Parmi les 485 patients inclus, 4 présentaient un TACOc (0,8 %). Trois patients sur les 4 recensés présentaient une élévation de pression systolique > 30 mmHg, et 2 sur 4 avait une IRC stade 4 ou 5. Sur l’ensemble des patients inclus, 83,7 % des patients normotendus le restaient après un CGR, contre 66 % après deux CGR (p = 0,041). En analyse multivariée, l’insuffisance rénale chronique (IRC) était le seul facteur indépendamment associé à une variation tensionnelle après un CGR (OR 4,9 ; IC95 % 1,2–19,0). Cette association n’était pas retrouvée pour deux CGR. L’utilisation du furosémide était associée de façon significative à la présence d’une cardiopathie et à l’élévation des biomarqueurs cardiaques. Conclusion : La transfusion aux urgences est globalement bien tolérée, mais la dynamique tensionnelle semble constituer un marqueur clinique précoce de TACO et l’IRC émerge comme un déterminant majeur des variations hémodynamiques plutôt que les antécédents cardiovasculaires. Ces données renforcent l’intérêt d’un contrôle des débits de transfusion, d’une surveillance renforcée tensionnelle avec une attention particulière chez les patients insuffisants rénaux, d’études complémentaires pour évaluer l’indication du furosémide dans ce contexte.

Aucun
Lucille DA SILVA (LYON), Virginie LVOVSCHI, Karim TAZAROURTE, Youri YORDANOV, Arnaud HOT, Fitsum GUEBRE-EGZIABHER
09:28 - 09:35 #50807 - FC23-05 Prise en charge antalgique des patients consultant aux urgences pédiatriques pour appendicite aiguë.
FC23-05 Prise en charge antalgique des patients consultant aux urgences pédiatriques pour appendicite aiguë.

Introduction : L’évaluation et la prise en charge de la douleur chez l’enfant restent un enjeu central en médecine d’urgence pédiatrique. Pour ce qui est de l’appendicite aiguë, les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) préconisent une analgésie adaptée incluant le recours aux opioïdes en cas de douleur sévère. Plusieurs études suggèrent néanmoins un recours insuffisant à cette classe pharmaceutique aux urgences en pratique courante. L’objectif était d’évaluer la conformité de la prise en charge antalgique des patients pédiatriques admis aux urgences pour appendicite aiguë avec les recommandations de la HAS, notamment concernant l'utilisation des antalgiques de palier 2 et 3. Méthodes : Il s’agit d’une étude observationnelle, monocentrique, rétrospective menée au sein des urgences pédiatriques de l’hôpital Necker-Enfants malades (Paris) entre le 1er janvier 2022 et le 31 décembre 2023. Ont été inclus les enfants de moins de 16 ans avec un diagnostic confirmé d’appendicite aiguë nécessitant une prise en charge chirurgicale. Les données recueillies comprenaient l'évaluation de la douleur, les antalgiques administrés et leurs délais d’administration. Résultats : 355 enfants ont été inclus. 42,8 % présentaient une douleur intense à l’admission. Dans 71% des cas le paracétamol (palier 1) a été administré dès le triage infirmier à l’accueil. Pour 68.1% d'entre eux, le paracétamol était coadministré avec un autre antalgique pour une douleur faible à modérée. Aux urgences, en cas de douleur intense, les patients recevaient significativement plus d’antalgiques de palier 2 Tramadol (p = 0.01) et 3 Nalbuphine et Morphine (p < 0,001 et p = 0.04 respectivement). Le choix de l’antalgique de palier 3 en cas de douleur intense se faisait majoritairement pour la Nalbuphine (22.4%) que la Morphine (3.5%). Les délais d’administration médian étaient de 17 minutes pour le Paracétamol, 1 heure et 17 minutes pour le Tramadol, et 2 heures et 37 minutes pour la Nalbuphine et la Morphine. Conclusion : La prise en charge antalgique des appendicites aiguës chez l’enfant est globalement conforme aux recommandations pour les douleurs faibles à modérées, mais demeure insuffisante pour les douleurs sévères, notamment en ce qui concerne le recours aux antalgiques de palier 3. Ces résultats invitent à renforcer les protocoles internes et à sensibiliser les professionnels de santé à une analgésie adaptée, en particulier dans les contextes chirurgicaux pédiatriques.

Aucun
Julien LEFEUVRE (PARIS), Anne-Claire GAUDIN, Véronique ROUSSEAU, Simon ESCODA, Hélène CHAPPUY
09:35 - 09:42 #50835 - FC23-06 Traitement de l'hypertension artérielle chez les patients consultant aux urgences : facteurs sociodémographiques associés à la mauvaise observance.
FC23-06 Traitement de l'hypertension artérielle chez les patients consultant aux urgences : facteurs sociodémographiques associés à la mauvaise observance.

Résumé Introduction : L'hypertension artérielle (HTA) constitue une des principales causes de la morbi-mortalité à l'échelle mondiale. La prévention de survenue de ses complications peut être envisagée par un contrôle strict de la pression artérielle, qui repose en grande partie sur une bonne observance thérapeutique. L’objectif de notre étude était d’étudier les facteurs socio-économiques et démographiques associés à la mauvaise observance thérapeutique (MOT) du traitement antihypertenseur chez les patients hypertendus sous traitement et consultant aux urgences. Méthodes : Il s’agissait d’une étude descriptive observationnelle transversale réalisée au service des urgences de l’hôpital Habib Thameur de Tunis, incluant les patients hypertendus et sous traitement médical sur une période de sept mois. L’évaluation de l'observance a été faite par le score de Girerd, classant les patients en mauvais observants si le score était ≥3. Résultats : Nous avons inclus 520 patients. L’âge moyen des patients était de 65±13 ans, avec un sexe ratio à 1,25. Seuls 12,9 % des patients avaient un niveau universitaire alors que la majorité (65,6 %) étaient illettrés ou ayant un niveau primaire. La plupart des patients (55,6%) avaient une assurance maladie. La majorité des patients inclus dans notre étude présentaient diverses comorbidités. La mauvaise observance était de 65,6 %. L'analyse multivariée avait identifié cinq facteurs associés à la MOT: l’absence de remboursement (OR ajusté =1,70 ; IC 95% [1,02-2,98] ;p<0,001), le chômage (OR ajusté = 3,97; IC 95% [1,98-7,95] ; p<0,001), le suivi irrégulier (OR ajusté = 5,91 ;IC 95% [3,04-11,5] ;p<0,001), un nombre de médicaments supérieur à trois par jour (OR ajusté =2,30 ; IC 95% [1,41-3,91] ; p<0,001) et une HTA supérieur à cinq ans (OR ajusté =3,50 ; IC 95% [1,97-6,49] ; p<0,001) Conclusions : La MOT était fréquente chez les consultants des urgences. Elle était influencée par des facteurs socioéconomiques défavorables, la durée prolongée du traitement, le non suivi ainsi que la complexité du schéma thérapeutique.

aucun conflit d'interet
Ines BELGACEM (morneg, Tunisie), Sarra BEN MASSOUD, Ahlem RADAOUI, Anissa CHEMSI, Wael ZOUARA, Ibtihel KHAMESSI, Badra BAHRI, Nebiha BORSALI FALFOUL
09:42 - 09:49 #50863 - FC23-07 Identification de facteurs prédictifs de la nature de l’angio-oedème aux urgences afin d’en améliorer le diagnostic.
FC23-07 Identification de facteurs prédictifs de la nature de l’angio-oedème aux urgences afin d’en améliorer le diagnostic.

Introduction : La prise en charge adaptée d’un angio-œdème aux urgences repose sur l’identification de la nature histaminique ou bradykinique, véritable défi pour l’urgentiste. Méthode : Réalisation d’une étude observationnelle, rétrospective et monocentrique aux urgences d’un hôpital universitaire, incluant des patients admis pour angio-œdème (diagnostic CIM-10, questionnaire médical) entre le 1er janvier 2020 et le 31 décembre 2024. 95 paramètres ont été recueillis permettant la construction d’un arbre décisionnel à partir de 3 variables cliniques uniquement (prurit-éruption ; traitement ; pathologies inflammatoires). Sa performance a été évaluée en calculant l’exactitude ajustée sur l’optimisme avec son IC95%, ainsi que sa sensibilité, spécificité, VPP et VPN. Résultats : 1073 dossiers ont été inclus (380 054 passages) dont 308 avec consultation chez un spécialiste (allergologue et/ou interniste). L’exactitude de l’arbre décisionnel de 73,10% (IC95% [67,80%; 77,90%]) était supérieure à celle de l’urgentiste (68,83% (IC95% [63,33%; 73,96%]) avec une différence non significative. En appliquant cet arbre (figure), une cause bradykinique de l’angio-œdème pouvait être exclue en présence d’un prurit associé à une éruption cutanée (spécificité 92,61%; VPN 98,13%) Conclusion : Cet arbre décisionnel constitue un outil potentiel d’amélioration du diagnostic de la nature de l’angio-œdème, en permettant l’exclusion d’une cause bradykinique. Des études de validation seront nécessaires.

Aucun
Claire HAUSSER (STRASBOURG), Pascal BILBAULT, Anays PIOTIN, Marie-Caroline TAQUET, François SEVERAC, Sabrina GARNIER-KEPKA
09:49 - 09:56 #50933 - FC23-08 Particularités et facteurs prédictifs d’hypersensibilité médicamenteuse en cas d’anaphylaxie.
FC23-08 Particularités et facteurs prédictifs d’hypersensibilité médicamenteuse en cas d’anaphylaxie.

Introduction : Les médicaments sont la première cause de décès par anaphylaxie dans le monde. Ils peuvent être responsables d’un état de choc anaphylactique ou d’un arrêt cardiocirculatoire pouvant mettre en jeu immédiatement le pronostic vital. Objectif Rechercher les facteurs prédictifs d’anaphylaxie d’origine médicamenteuse. Méthodes Étude rétrospective descriptive et comparative sur une durée de 9 mois portant sur des patients admis aux urgences pour anaphylaxie puis subdivisés en 2 groupes : G1 (n =87) : origine médicamenteuse confirmée et G2 (n =44 ) : pas d’origine médicamenteuse. Résultats Au total, 131 cas d’anaphylaxie (82 femmes et 49 hommes, âge moyen : 35±16 ans) étaient colligés dont 87 étaient d’origine médicamenteuse. Les médicaments incriminés étaient :61 des antibiotiques dont on note les bêtalactamines (n = 38), des AINS (n =13 ), des produits de contraste iodés (n = 4) et des antalgiques (n = 9). Les 2 groupes étaient comparables pour l’âge, le sexe, l’atopie personnelle ou familiale, l’allergie alimentaire associée et pour les antécédents familiaux d’allergie médicamenteuse confirmée. La prise antérieure du médicament sans incident était comparable dans les 2 groupes (G1 : 66,7 % vs 33,3 % ; p < 0,05). Les bêtalactamines étaient la classe thérapeutique la plus identifiée dans le G1 (69,2 %) avec une différence statistiquement significative. La voie injectable était significativement plus notée dans le G1 (76,9 %) que dans le G2 (30,8 %). Les patients de G1 avaient présenté plus de bronchospasme (73 % vs 27 % dans G2) et de signes cutanés (76 % vs 24 %) associés que le G2 (p = 0,005). De plus, le délai < 30 min d’installation des signes cliniques par rapport à la prise médicamenteuse était significativement plus noté dans le G1 (67 % vs 39 %). Conclusions La voie injectable, le délai < 30 min d’installation de la réaction allergique et l’atteinte multisystémique étaient prédictifs d’une origine médicamenteuse chez les patients ayant présentés une anaphylaxie. Ainsi, l’identification de ces facteurs permet de personnaliser la démarche diagnostique aux urgences.

aucun conflit
Manel KALLEL (Tunis, Tunisie), Fedia EL AYECH, Alimi WIEM, Emna REZGUI, Emna KALLEL, Khedija ZAOUCHE

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
SONO1
09:00 - 13:00

Sono's Cup : concours d'échographie

Coordonnateur : Maxime GAUTIER (Coordonnateur, Médecin, Eaubonne)
Conférencier : Maxime GAUTIER (Physician) (Conférencier, Médecin, Eaubonne)
Espace animation
09:15

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CE03
09:15 - 10:15

Conférence Exceptionnelle
SSA- guerre- impact médecine civile

Modérateurs : Pierre CARLI (Pr Emérite) (Paris), Nicolas CAZES (médecin adjoint) (Médecin, Marseille)
Coordonnateur : Clément DERKENNE (Coordonnateur, Médecin BSPP, Paris)
09:15 - 10:15 SSA- guerre- impact médecine civile. Jacques MARGERY (Conférencier, DCSSA, Paris)
Amphi Bleu

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM18
09:15 - 10:15

Conférence
Arrêt cardiaque : il n'y a pas que la RCP qui compte

Modérateurs : Steven LAGADEC (Infirmier) (IDE, Paris), Lionel LAMHAUT (Responsable d'unité) (Paris)
Coordonnateur : Céline OCCELLI (Coordonnateur, Médecin, Nice)
09:15 - 10:15 La régulation. Guillaume DEBATY (Chef de service du SAMU de l’Isère) (Conférencier, Médecin, Grenoble)
09:15 - 10:15 La défibrillation. Clément DERKENNE (Médecin) (Conférencier, Médecin BSPP, Paris)
09:15 - 10:15 Les drogues. François JAVAUDIN (Médecin urgentiste) (Conférencier, Médecin, Nantes)
09:15 - 10:15 Le post RACS immédiat. Pierre-Alexis BALAZ (PH) (Conférencier, Médecin BMPM, Marseille)
Amphi Havane

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
SI20
09:15 - 10:15

Session Interactive
Je réanime ou pas ? Le patient âgé, noyé, traumatisé sévère…

Modérateur : Florence DUMAS (PUPH) (Médecin, Paris)
Coordonnateur : Dorian TEISSANDIER (Coordonnateur, Médecin, Clermont-Ferrand)
09:15 - 10:15 Je réanime ou pas? Le patient agé, noyé, traumatisé sévère…. Alice HUTIN (PH) (Conférencier, Médecin, Paris)
Salle 242B

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM06
09:15 - 10:15

Conférence
Infections

Modérateurs : Joel JENVRIN (Chef de Service) (Nantes), Jérémy MONTEIRO (Praticien Hospitalier) (Marseille)
Coordonnateur : Quentin LE BASTARD (Coordonnateur, Médecin, Nantes)
09:15 - 10:15 Prescription personnalisée : place des outils de diagnostics rapide. Julie CONTENTI (Medecin) (Conférencier, Médecin, Nice)
09:15 - 10:15 Les antibiogrammes rapides et technologies émergentes (microfluidique, spectrométrie de masse). Louise RUFFIER (Conférencier, Médecin, Nantes)
09:15 - 10:15 PCR multiplex dans la prise en charge des infections respiratoires basses. Donia BOUZID (MD-PHD) (Conférencier, Médecin, Paris)
09:15 - 10:15 Intelligence artificielle et big data : ce que ça va (peut) changer ? Laurent PEYKENS (Chef de service adjoint des urgences) (Conférencier, Médecin, Gilly, Belgique)
Salle 243

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM15
09:15 - 10:15

Conférence
Urgences hypertensives

Modérateurs : Cécile BOSSAERT (CCU-AH) (Médecin , Lille), Edwin ROUFF (PH) (Agen)
Coordonnateur : Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
09:15 - 10:15 La poussée hypertensive simple. Thomas BARRAQUÉ (Médecin) (Conférencier, Médecin, Gap)
09:15 - 10:15 L'HTA maligne. Dorian TEISSANDIER (PH) (Conférencier, Médecin, Clermont-Ferrand)
09:15 - 10:15 L'éclampsie. Alexis BRIKA (Praticien contractuel) (Conférencier, Médecin, Lyon)
09:15 - 10:15 Le PRESS syndrome. Raphael CLERE-JEHL (MCU-PH) (Conférencier, Médecin, Strasbourg)
Salle 251

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM35
09:15 - 10:15

Conférence - Session Winfocus
Apports de l'échographie dans la traumatologie non vitale

Modérateurs : Tomislav PETROVIC (PHTP) (Bobigny), Philippe PÈS (médecin) (Nantes)
Coordonnateur : Florence DUPRIEZ (Coordonnateur, Médecin, Bruxelles, Belgique)
09:15 - 10:15 Prise en charge des traumas crâniens légers, apport du doppler trans crânien. Pierre BOUZAT (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Grenoble)
09:15 - 10:15 Prise en charge des traumatismes de la cheville, apport de l'échographie. Vincent LEVREL (Praticien Hospitalier - Maitre de conférence associé) (Conférencier, Médecin, Rennes)
09:15 - 10:15 Prise en charge des traumatismes de membres chez l'enfant, apport de l'échographie. Simon ESCODA (Praticien hospitalier-Chef de Pôle) (Conférencier, Médecin, Saint-Denis)
Salle 342A

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
SI07
09:15 - 10:15

Session Interactive
Gestes techniques en médecine d'urgence : je fais, je fais pas

Modérateur : Alexandra MOUROT (Urgences) (Narbonne)
Coordonnateur : Céline OCCELLI (Coordonnateur, Médecin, Nice)
09:15 - 10:15 Gestes techniques en médecine d'urgence : je fais, je fais pas. Fabien COISY (Chef de clinique) (Conférencier, Médecin, Nîmes)
Salle 352B
10:00

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
FC25
10:00 - 11:00

Flash communications
Traumatologie vitale 2

Modérateur : Abdo KHOURY (COORDONNATEUR DESMU) (Besançon)
10:00 - 10:07 #50144 - FC25-01 Formation des équipes pharmaceutiques à la gestion des moyens logistiques lors du déclenchement du plan blanc au seins d’un CHU: mise en place d’un jeu de simulation .
FC25-01 Formation des équipes pharmaceutiques à la gestion des moyens logistiques lors du déclenchement du plan blanc au seins d’un CHU: mise en place d’un jeu de simulation .

Introduction : Les Situations Sanitaires Exceptionnelles (SSE) exigent une organisation hospitalière réactive et coordonnée, notamment lors de l’activation du plan blanc. Dans ce dispositif, les pharmaciens hospitaliers assurent un rôle déterminant dans la gestion logistique, rendant indispensable la formation des internes amenés à y participer. Cette étude vise à analyser l’effet d’un jeu de simulation sur l’acquisition et la rétention des connaissances relatives au plan blanc. Matériels et méthodes – Une étude prospective, monocentrique et randomisée en deux groupes parallèles a été réalisée au sein de notre CHU sur 14 mois. Les internes en pharmacie éligibles aux gardes ont été inclus et ont tous reçu un enseignement théorique standardisé. Les internes du groupe intervention ont en complément participé à un jeu de simulation conçu pour reproduire les étapes clés de la mobilisation logistique, intégrant la gestion des flux, la communication et la priorisation des ressources. Les connaissances ont été évaluées par un questionnaire standardisé administré avant la formation puis un mois plus tard, afin de mesurer la rémanence des acquis. L’analyse a porté sur deux populations : l’ensemble des internes et le sous-groupe naïf de toute formation antérieure sur le plan blanc. Résultats – Trente-trois internes ont été inclus dans l’analyse finale (groupe contrôle : n=13 ; groupe simulation : n=20). À un mois, une tendance favorable au groupe simulation a été observée (score moyen de 16,0 ± 1,38 versus 14,0 ± 3,24 ; p = 0,12). L’effet était nettement plus marqué chez les internes novices, pour lesquels la simulation a entraîné un gain significatif de connaissances (15,78 ± 1,72 contre 12,25 ± 2,96 ; p = 0,013). Cette différence suggère un bénéfice particulièrement notable lorsque les apprenants ne disposent pas d’un socle préalable. Conclusion – Associé à un enseignement théorique, le jeu de simulation apparaît comme un outil pertinent pour renforcer les connaissances des internes novices sur le plan blanc et la gestion des SSE. Malgré une mise en œuvre organisationnellement exigeante, ces résultats encouragent son intégration dans le cursus de formation initiale en pharmacie hospitalière, afin d’optimiser la préparation des équipes aux situations d’afflux massif de victimes.

aucun
Marion LAUREAU (MONTPELLIER), Alexia TARDY, Damien PERIER, Clemence FAUS, Aude PHILIPPE, Xavier BOBBIA
10:07 - 10:14 #50700 - FC25-02 La prise en charge du patient polytraumatisé dans le Service d’Accueil des Urgences de l’hôpital Edouard Herriot à Lyon : critères d’orientation et analyse de pratiques. Étude URG TRAUM.
FC25-02 La prise en charge du patient polytraumatisé dans le Service d’Accueil des Urgences de l’hôpital Edouard Herriot à Lyon : critères d’orientation et analyse de pratiques. Étude URG TRAUM.

Introduction : La traumatologie sévère constitue une cause majeure de mortalité et de handicap chez l’adulte jeune et requiert une prise en charge rapide. En région Auvergne-Rhône-Alpes, les patients polytraumatisés sont orientés selon leur gravité : les grades A et B au déchocage, les grades C au service d’accueil des urgences (SAU). À l’hôpital Édouard Herriot (HEH), trauma center de niveau 1, un nouvel agencement du SAU est en place depuis octobre 2023. Les patients polytraumatisés de grade C, considérés comme stables mais potentiellement graves, y sont pris en charge. Leur évaluation repose notamment sur la réalisation d’un scanner corps entier (SCE), recommandé dans les 60 à 90 minutes suivant l’admission afin de détecter des lésions parfois cliniquement silencieuses. L’objectif principal de cette étude était d’analyser les délais de réalisation du SCE chez les patients polytraumatisés pris en charge au SAU d’HEH et d’évaluer leur conformité aux recommandations. Les objectifs secondaires comprenaient l’étude de leur priorisation, la mortalité, les facteurs influençant les délais de prise en charge et l’identification de critères pré-hospitaliers associés à un scanner pathologique. Matériel et méthodes Étude rétrospective, observationnelle et monocentrique menée sur six mois, incluant 765 patients répartis en deux périodes, dont 255 polytraumatisés ayant bénéficié d’un SCE. Résultats Le délai médian entre l’arrivée aux urgences et la réalisation du SCE était de 127 minutes, supérieur aux recommandations, mais significativement plus court que pour les patients témoins. Un seul décès a été observé. La priorisation des polytraumatisés était confirmée, avec un impact significatif du tri infirmier (IAO) et de la saison d’admission, la prise en charge étant plus rapide en période estivale. Parmi les données pré-hospitalières, seul l’âge était faiblement corrélé à la découverte de lésions au SCE. Aucun facteur multivarié robuste n’a permis de prédire la gravité potentielle. Conclusion Bien que les patients polytraumatisés de grade C bénéficient d’une priorisation réelle au SAU d’HEH, les délais d’imagerie restent supérieurs aux standards internationaux. Ces résultats suggèrent la nécessité de définir de nouveaux critères de priorisation afin d’optimiser leur parcours de soins et de limiter le risque de perte de chance.

Aucun
Benjamin LAURENT (Lyon), Julia MORERE
10:14 - 10:21 #50701 - FC25-03 Évaluation de la place et de l’intérêt du lactate comme outil préhospitalier d’aide à la décision médicale et comme marqueur pronostic et de gravité chez les patients traumatisés graves pris en charge par le SAMU 59.
FC25-03 Évaluation de la place et de l’intérêt du lactate comme outil préhospitalier d’aide à la décision médicale et comme marqueur pronostic et de gravité chez les patients traumatisés graves pris en charge par le SAMU 59.

Introduction. L’identification précoce de la gravité du traumatisé grave reste un enjeu majeur en phase préhospitalière. Le lactate, bien au-delà de l’hypoperfusion, reflète également la réponse métabolique au stress aigu et peut révéler un état de choc encore compensé. Malgré son potentiel comme aide objective à la décision initiale, son utilisation en France demeure limitée, en particulier dans le contexte du triage préhospitalier. L’objectif de cette étude est d’évaluer la valeur du lactate mesuré à l’admission hospitalière, considéré comme reflet de l’état physiologique préhospitalier, pour prédire la gravité initiale et le pronostic évolutif des traumatisés graves pris en charge par le SAMU 59. Méthodes. Étude observationnelle rétrospective menée en 2024 incluant 100 adultes traumatisés graves pris en charge par le SAMU 59 et admis en SAUV. Les données préhospitalières, biologiques et évolutives ont été analysées. Les associations entre lactate, scores de gravité (Shock Index, MGAP, Glasgow), interventions thérapeutiques (intubation, vasopresseurs, remplissage, transfusion) et devenir hospitalier ont été étudiées par analyses uni-/multivariées. La performance pronostique du lactate a été évaluée par courbes ROC. Accord DPO. Résultats. L’âge moyen était de 44 ans, 75 % d’hommes. Le lactate moyen à l’admission était de 3,25 mmol/L. Un lactate élevé était significativement associé à un SI augmenté, un MGAP plus bas, une altération du Glasgow, la réalisation d’une IOT, la nécessité de vasopresseurs et le recours à la transfusion. La mortalité hospitalière était nettement plus élevée chez les patients présentant un lactate initial élevé. Le lactate montrait une bonne capacité discriminante pour la prédiction du décès précoce et demeurait associé de manière indépendante à la mortalité en analyse multivariée. Conclusion. Chez les traumatisés graves pris en charge par le SAMU 59, le lactate mesuré à l’arrivée constitue un marqueur pertinent de gravité préhospitalière et de pronostic évolutif. Son intégration en amont via des dispositifs point-of-care pourrait améliorer le triage initial, permettre une orientation plus précoce vers les centres adaptés et optimiser la mise en œuvre des traitements dès la phase préhospitalière.

Aucun
Amine BOUHAMADI (Lille), Jérôme CUNY, Cécile BOSSAERT, Eric PR WIEL
10:21 - 10:28 #50721 - FC25-04 Facteurs associés à la mortalité à court terme chez les traumatisés crâniens graves aux urgences.
FC25-04 Facteurs associés à la mortalité à court terme chez les traumatisés crâniens graves aux urgences.

Introduction: Les traumatismes crâniens (TC) constituent un problème de santé publique avec un impact socioéconomique important lié à une morbi-mortalité élevée et à des invalidités touchant souvent les jeunes. Malgré les avancées en neuro-réanimation et en prise en charge initiale, la mortalité à court terme reste élevée, justifiant une meilleure identification des facteurs pronostiques dès l’admission. L’objectif de notre travail était d’étudier les facteurs associés à la mortalité à court terme chez les patients admis aux urgences pour un TC grave. Méthodes : Etude prospective, observationnelle et pronostique sur une période de 18 mois (Juillet 2023-Décembre 2024). Inclsion des patients admis aux urgences pour un TC grave (défini par un score de Glasgow à l’admission ≤ 8). Nous avons évalué la mortalité à J7. Une analyse multivariée a été menée pour déterminer les facteurs associées à la mortalité chez ces patients. Résultats : Inclusion de 60 patients. Age moyen était de 43 ± 20 ans. Sex-ratio était à 4,5. La médiane d’heure de consultation était 02 heures [1-4]. Le score de Glasgow moyen à l’admission était de 6±2. Des anomalies pupillaires étaient notées chez 28 patients. Les lésions tomodensitométriques retrouvées étaient (%) : hémorragie méningée (59), hématome sous-durale (57), contusion cérébrale (57), œdème cérébrale (38), hématome extradurale (28), déviation de la ligne médiane (38) et Hémorragie intraventriculaire (19). La prise en charge initiale aux urgences a consisté en (%) : intubation orotrachéale (100), osmothérapie (48) et recours à la noradrénaline (33). La durée médiane de séjour était de 03 jours [1-5]. La mortalité à J7 était de 35%. En analyse univariée, quatre facteurs associées à la mortalité à J7 ont été identifié : • Age≥ 60 ans (OR=12,8 ; IC95% [3 – 55], p<0,001) • Antécédents d’hypertension artérielle (OR=2,5 ; IC95% [1,37 – 16], p=0,035) • Antécédents de diabète (OR=3,1 ; IC95% [2,1 – 15,1], p=0,041) • Le recours à la noradrénaline (OR=4,8 ; IC 95% [1,5 – 15,5], p=0,007) En analyse multivariée, seul l’âge ≥ 60 ans était associé à une élévation du taux de la mortalité à court terme avec OR= 2,9 ; IC95% [1,43- 6,36], p=0,007. Conclusion : Les résultats de notre étude mettent en évidence la nécessité d’une prise en charge spécifique et optimisée des patients âgés, dès leur admission aux urgences. Une évaluation précoce, associée à des protocoles adaptés, pourrait permettre d’optimiser la gestion thérapeutique et améliorer le pronostic.

Aucun
Siwar JERBI (Tunisia, Tunisie), Abdelkader BELHADJ, Mohamed Ali CHIBOUB, Wifek BEN HMIDA, Syrine BACHROUCH, Amal HASSAD, Noomen ZOUARI, Sami MAHFOUDHI
10:28 - 10:35 #50830 - FC25-05 Traumatisés sévères aux urgences : Intérêt du scanner corps entier lors d’un examen clinique initial normal.
FC25-05 Traumatisés sévères aux urgences : Intérêt du scanner corps entier lors d’un examen clinique initial normal.

Traumatisés sévères aux urgences : Intérêt du scanner corps entier lors d’un examen clinique initial normal Gharsalli Chaima, Othmani Safia, Gassa Chayma,Karray Yessmine,Hajji Roua , Jouini Sarra. Service des urgences, hôpital Charles Nicolle. Introduction Le scanner corps entier (SCE) est un outil central dans l’évaluation des traumatisés sévères. Toutefois, son indication chez les patients présentant un examen clinique initial normal reste débattu, notamment en raison du risque d’irradiation, de néphrotoxicité et du sur-triage. Objectif Évaluer la pertinence du scanner corps entier chez les traumatisés sévères ayant un examen clinique initial normal et analyser la valeur du critère de Vittel lié à la cinétique du traumatisme. Méthodologie Il s’agissait d’une étude observationnelle prospective monocentrique menée aux urgences de janvier 2022 et août 2023. Les patients âgés de 14 ans ou plus, répondant aux critères de Vittel et ayant bénéficié d’un scanner corps entier, ont été inclus. Deux groupes ont été comparés : patients avec examen clinique initial normal et patients avec anomalies cliniques. Les données cliniques, scanographiques, thérapeutiques et évolutives ont été analysées, avec un seuil de significativité fixé à p<0,05. Résultats Deux-cent-quatre-vingt-trois patients ont été inclus, âge moyen 42,2±18,1 ans ; 79,5% d’hommes. Les critères de cinétique représentaient 55% des indications du SCE. Chez les patients avec examen clinique normal (n=136), le scanner était normal dans 55,9% des cas et révélait des lésions traumatiques cliniquement muettes dans 29,4% des cas (p<0,0001). Les lésions occultes concernaient principalement le thorax (10,3%), l’abdomen (8,8%), le rachis (6,6%) et le bassin (2,9 %). Un shock index élevé (OR ajusté=5,54) et la consommation d’alcool (OR ajusté=2,55) étaient indépendamment associés aux lésions scanographiques sévères, tandis qu’une SpO₂ normale était protectrice (OR ajusté=0,68). Conclusion Chez les traumatisés sévères, un examen clinique initial normal n’exclut pas la présence de lésions traumatiques significatives surtout chez ceux avec signes d’imprégnation alcoolique ou avec un shock index élevé. Le scanner corps entier demeure un outil essentiel de détection des lésions occultes, en particulier lorsque les critères de cinétique sont présents.

aucun
Chayma GHARSALLI (Tunis, Tunisie), Safia OTHMANI, Chayma GASSA, Yessmine KARRAY, Roua HAJJI, Sarra JOUINI
10:35 - 10:42 #50839 - FC25-06 Plaies par arme blanche liées aux agressions : facteurs prédictifs de bon pronostic à court terme aux urgences.
FC25-06 Plaies par arme blanche liées aux agressions : facteurs prédictifs de bon pronostic à court terme aux urgences.

Plaies par arme blanche liées aux agressions : facteurs prédictifs de bon pronostic à court terme aux urgences Othmani Safia, Gharsalli Chayma,Hajji Roua, Gassa Chayma, Karray Yessmine, Jouini Sarra Service des urgences, Hôpital Charles Nicolle, Tunis, Tunisie Introduction L’évolution à court terme des plaies par arme blanche est variable et dépend de l’évaluation physiologique initiale ainsi que de la gravité des lésions. L’identification précoce des facteurs associés à une évolution favorable pourrait améliorer la prise en charge aux urgences. Objectif Déterminer les facteurs associés à une évolution favorable à court terme chez les patients consultant aux urgences pour des plaies par arme blanche secondaires à une agression. Méthodes Étude prospective monocentrique incluant les patients pris en charge aux urgences entre mars et décembre 2022. Une évolution favorable à court terme était définie par l’absence de recours à des thérapeutiques vitales immédiates (oxygénothérapie, remplissage vasculaire, vasopresseurs, transfusion, drainage thoracique, intubation ou chirurgie urgente). Les variables cliniques, biologiques et les scores de gravité traumatique ont été analysés en analyse univariée, avec un seuil de significativité fixé à p < 0,05. Résultats Cent trente patients ont été inclus. Une évolution favorable à court terme était significativement associée à une stabilité hémodynamique (pression artérielle systolique > 90 mmHg et pression artérielle moyenne ≥ 65 mmHg ; p < 0,01), une fréquence respiratoire < 22 cycles/min (p < 0,01), un taux de lactates normal (p < 0,001), un index de choc < 1 (p < 0,01) et un score MGAP ≥ 23, correspondant à un faible risque de mortalité. L’absence d’atteinte du tronc et les plaies non pénétrantes étaient également fortement associées à une évolution favorable (p < 0,001). À l’inverse, les plaies pénétrantes et les indices traumatiques anormaux étaient significativement associés à une évolution défavorable. Conclusion La stabilité physiologique initiale, des scores traumatiques bas et le caractère non pénétrant des plaies constituent des facteurs prédictifs majeurs d’une évolution favorable à court terme. Ces résultats plaident pour l’intégration d’outils cliniques simples et de scores de gravité dès l’évaluation initiale aux urgences

aucun
Safia OTHMANI (TUNIS, Tunisie), Chayma GHARSALLI, Roua HAJJI, Chayma GASSA, Yessmine KARRAY, Sarra JOUINI
10:42 - 10:49 #50875 - FC25-07 Distribution du score lésionnel Injury Severity Score (ISS) par grade de triage A/B/C dans un trauma systeme mature - Etude rétrospective.
FC25-07 Distribution du score lésionnel Injury Severity Score (ISS) par grade de triage A/B/C dans un trauma systeme mature - Etude rétrospective.

Introduction : Le triage préhospitalier des traumatisés en France repose sur une gradation en A/B/C. Cette étude vise à étudier la distribution de l’ISS au sein des grades A/B/C dans un réseau de traumatologie régional. Matériel et Méthode : Étude rétrospective issue du registre des patients traumatisés sévères pris en charge en centre de niveau I (6) dans notre région. Analyse de la distribution des scores ISS (4 groupes, voir figure) par grade. Résultats : Cohorte de 1322 patients recrutés entre septembre 2023 et septembre 2025 composée de 80% d’hommes, d’âge médian de 39 ans et d’ISS médian 12 [5;21]. Prédominance des accidents automobiles (20%), suivi des accidents de montagne (17%) et chutes (17%). La distribution des grades et ISS parmi les 1 093 patients renseignés pour ces deux variables est représentée en figure 1. 73% des grades A avec ISS ≥16, 48% avec ISS ≥25. 56% des grades B avec ISS 9-24. Enfin, 51% des grades C avec ISS <9 ; 19% avec ISS ≥16, 19 cas critiques (ISS ≥25). Conclusion : Cette étude exploratrice illustre que la gradation A/B/C permet d’identifier la grande majorité des patients avec un ISS ≥16 permettant une orientation préhospitalière adaptée. A noter que 19% des patients catégorisés comme grade C présentent un ISS≥16, dont 4% ont un ISS ≥25. Ces résultats préliminaires doivent être confirmés sur un échantillon plus représentatif et les critères discriminants des patients grade C identifiés pour minimiser le risque de sous-triage.

Aucun
Laure JAINSKY (Issoire), Clément CLAUSTRE, Samuel GAY, Benjamin RIEU, Baptiste SIVARD, Stanislas ABRARD, Banco PERLUIGI, Traum'ara FILIÈRE
10:49 - 10:56 #50902 - FC25-08 Renversement et reprise de l’anticoagulant en présence de TCL avec hémorragie intracrânienne. Expérience Franco-Québecoise.
FC25-08 Renversement et reprise de l’anticoagulant en présence de TCL avec hémorragie intracrânienne. Expérience Franco-Québecoise.

En présence d'une hémorragie intracrânienne traumatique (HIcT) suite à un TCL chez un patient sous anticoagulation (AC), l'administration d'un agent de réversion est variable selon les guides internationaux. Ce renversement devrait être basé sur le moment de la dernière prise d’AC, les possibilités de détérioration ou de neurochirurgie. De façon similaire, la reprise de l’anticoagulothérapie est sujet de variabilité entre les guides de pratique. Objectif : Décrire les variations de pratiques de renversement et reprise de l’anticoagulothérapie en présence de HIcT entre deux centre universitaire internationaux. Méthode : Deux cohortes de patients adultes avec un TCL complexe évalués anticoagulés aux urgences du CHU de Québec (CHUQ-HEJ) (2024-2025) et de Toulouse (2019-24) ont été analysés. Les données clinico-administratives standardisées et les pratiques médicales furent extraits. Des analyses univariées descriptives furent réalisées. Résultats : Au CHUQ-HEJ, 65 patients ont été inclus, âge moyen de 81 ans, 53% ont été admis et 47% libérés de l’urgence. 7,4% des patients avaient un GCS de 13 initialement et 30,2% un GCS 14. Les deux HIcT les plus fréquentes étaient la HSA et l’HSD. Neuf patients (13%) ont eu une neurochirurgie. 81,9% des patients avaient un anticoagulant direct (AOD) et un agent de renversement a été administré à 23 patients (35%), 7 sur 10 ont reçu du concentré de complexe prothrombique. 86% ont eu un arrêt de l’anticoagulant et une reprise, en moyenne, 12 jours post événement- maximum 30 jours. Au CHU de Toulouse, 58 patients ont été inclus, âge moyen de 84 ans, parmi lesquels 44 (74.9%) avaient un AOD, et 12 (20,1%) patients avaient un GCS à 14 et 1 un GCS 13. 84% ont été hospitalisés, et 2 (3.4%) ont eu une neurochirurgie. Un agent de renversement a été administré à 28 (48%) patients, dont 26 du concentré de complexe prothrombique. En moyenne, la reprise de l’anticoagulothérapie était de 15 jours post événement. Conclusion : Le renversement des anticoagulants n’est pas systématique aux urgences, l’orientation d’admission des patients est variable. L’arrêt et la reprise de l’anticoagulation sont différents selon le lieu de prise en charge des patients. Une standardisation des pratiques avec un protocole international pourrait être bénéfique.

Aucun
Marcel EMOND (Quebec Canada, Canada), Valérie BOUCHER, Manon JUILLAGUET, Xavier DUBUCS
11:00

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
FC27
11:00 - 12:00

Flash communications
Toxicologie et intoxications et pathologies circonstancielles

Modérateur : Bérengère ARNOUX (Médecin urgentiste) (Paris)
11:00 - 11:07 #50111 - FC27-01 prévalence et sévérité du mal aigu des montganes sur concordia.
FC27-01 prévalence et sévérité du mal aigu des montganes sur concordia.

Introduction: Le Mal Aigu des Montagnes (MAM) et les autres Pathologies Sévères de la Haute Altitude (PSHA) telles que l’œdème pulmonaire ou cérébral surviennent à des altitudes supérieures à 2500m. Sans prise en charge rapide l’évolution de ces pathologies peut aboutir au décès. La prévention et la connaissance de ces maladies est essentielle, a fortiori en milieu isolé. Notre objectif était d'évaluer la prévalence et la sévérité du MAM sur la base scientifique franco-italienne Concordia située à 3233m d'altitude au cœur du continent Antarctique. Les objectifs secondaires étaient d’évaluer la cinétique d’apparition et les facteurs de risque reconnus ou suspectés de MAM. Méthode: Dans cette étude observationnelle transversale réalisée lors de l’été austral 2023-2024, le MAM a été diagnostiqué et classé selon sa sévérité chez 97 participants selon le score de Lake Louise version 2018 (LLQS2018). Le suivi consistait en une visite médicale quotidienne du jour d’arrivée jusqu’à un maximum de 5 jours. La pression barométrique, le sexe, l’automédication ont été relevés afin d’étudier leur effet sur la prévalence et la sévérité du MAM. Conclusion: La prévalence du MAM est de 16,5% [10.4%; 25.1%] dans notre étude. Un œdème pulmonaire de haute altitude a également été diagnostiqué. Malgré une sévérité décrite comme légère dans la majorité des cas ces données nous rappellent que le MAM peut évoluer vers les autres PSHA sans présenter de signes avant-coureurs détectables par le LLQS2018.

Aucun
Jules ESPINAS (Saint-Denis, Réunion), Paul LAFORET, François LECOQ-JAMMES, Nicolas BOUSCAREN, Floran BEGUE
11:07 - 11:14 #50176 - FC27-02 Tentatives de suicide pris en charge en pré hospitalier : étude épidemio-clinique et facteurs prédictifs de gravité.
FC27-02 Tentatives de suicide pris en charge en pré hospitalier : étude épidemio-clinique et facteurs prédictifs de gravité.

Introduction:La prise en charge préhospitalière des TS représente un défi et nécessite des décisions rapides. Les objectifs de notre étude étaient: Décrire les caractéristiques épidémio clinique et le traitement des TS en préhospitalier et identifier les facteurs prédictif de mortalité préhospitalière. Matériels et méthodes: étude rétrospective descriptive et analytique menée au SAMU 04, incluant tous les appels pour TS durant 21 mois(avril 2023-décembre 2024). Nous avons décrit les données collectées à partir des dossiers de régulation médicale et d’intervention. Résultats :On a inclus 116 patients. L'âge moyen était de 29,6 ans ± 13,5. Le sex ratio a été de 0.68. Les appels ont été reçus des zones rurales(63,8%). Une comorbidité psychiatrique a été retrouvée chez 19.8% des personnes. Le facteur déclenchant le plus rapporté a été le conflit familial (74.1%). L'intoxication volontaire était la méthode la plus fréquente (88,8%), la pendaison (6,9%),l'immolation et l'automutilation (1,7%chacune). Un cas d’électrisation volontaire a été rapporté (0,9%). Une mission primaire a été déclenchée dans 78,4%des cas. Huit patients ont été retrouvés en ACR. seuls un cas de pendaison et un autre d’automutilation ont récupéré après réanimation. Une détresse respiratoire a été retrouvée dans 16.9% des cas. L'oxygénothérapie a été utilisée dans 39,8% des cas. Une instabilité hémodynamique a été retrouvée chez 7.2% des patients. Une détresse neurologique a été retrouvée chez 36.1% des patients. Le lavage gastrique était la méthode de décontamination utilisée exclusivement par l'équipe préhospitalière (24,1%).Un antidote a été utilisé dan 11% des cas. 83.5% des patients ont été transférés en unités de soins intensifs. Le taux de mortalité était de 6,9%. Les facteurs de risque associés à la mortalité étaient la pendaison (p=0,014), la réponse à l'appel dans la première heure (p=0,014), les appels de la protection civile (p=0,023). Les facteurs protecteurs contre la mortalité étaient l'origine rurale (p=0,012 ; OR=0,08), les appels provenant d’un personnel médical (p<0,001 ; OR=0,78) et la présence d'une prise en charge préliminaire (p=0,04 ; OR=0,16). Conclusion:Notre étude a souligné la nécessité de renforcer le rôle des SAMU par une meilleure formation, une disponibilité accrue des antidotes et des stratégies d’intervention précoce.

Aucun
Marwa BEN ABDALLAH, Nadia BEJAOUI (Tunis, Tunisie), Mariam MALLAK, Houssem AFFES, Aymen FARROUKH, Faten MZOUGHI, Wassel MOKNI
11:14 - 11:21 #50450 - FC27-03 L’alcool aux urgences de La Réunion : épidémiologie, consultations multiples et flux de patients.
FC27-03 L’alcool aux urgences de La Réunion : épidémiologie, consultations multiples et flux de patients.

Introduction : L’alcool représente la deuxième cause de consultation aux urgences. À La Réunion, la consommation d’alcool est moindre, mais le taux de passage aux urgences pour un motif en lien avec l’alcool est trois fois supérieur au taux national. Les patients consultant aux urgences réunionnaises pour un motif en lien avec l’alcool ont été peu étudiés. Méthodes : Cette étude est observationnelle, multicentrique et rétrospective. L'ensemble des séjours aux urgences réunionnaises, du 01/01/2022 au 31/12/2023, dont l’un des diagnostics était en lien avec l’alcool ont été inclus. Le critère de jugement principal était la description des patients. Les critères secondaires étaient : (i) la caractérisation d’une population de patients consultant à plusieurs reprises (pluri-consultant), (ii) sa comparaison aux patients mono-consultants, (iii) la recherche d’une saisonnalité du recours aux urgences. Résultats : Nous avons identifiés 12 849 séjours réalisés par 6 598 patients. Le nombre de consultation moyen par patient sur la période d'étude était de 2, avec un minimum à 1 et un maximum à 150. Les 10% des patients ayant le plus consulté étaient à l'origine de 60% des séjours aux urgences pour un motif en lien avec l'alcool. Le sexe masculin était sur-représenté (81 %) et l’âge moyen était de 46 ans. L’intoxications éthylique aiguë représentait 77 % des séjours. Les patients pluri-consultants représentaient 25 % de la population. Ils étaient plus fréquemment des hommes (87,9 % vs 78,8 %, p<0,001) et étaient plus âgés (48,3 vs 45,2, p<0,001). Les pluri-consultants étaient également plus souvent suivis en psychiatrie, en addictologie et par les services sociaux. Cependant, seulement 30 % des pluri-consultants avaient un suivi actif en addictologie. Des pics de consultations ont été identifiés autour du 7ème jour du mois, jour de versement des aides sociales. Conclusion : De nombreuses consultations aux urgences réunionnaises sont en lien avec l’alcool et une part importante des patients consultent à plusieurs reprises. Les patients pluri-consultants sont à l'origine de nombreuses consultations et leurs caractéristiques sont significativement différentes des autres patients, révélant un intrication avec des problématiques sociales ou psychiatriques notamment.

Aucun
Antoine ALVAREZ (Saint-Pierre, Réunion), Olivier GACIA, Camille PUDDU
11:21 - 11:28 #50611 - FC27-04 Fiabilité du thermomètre tympanique en conditions hivernales préhospitalières : étude pilote chez des sujets sains.
FC27-04 Fiabilité du thermomètre tympanique en conditions hivernales préhospitalières : étude pilote chez des sujets sains.

Introduction :  La mesure précise de la température corporelle constitue un élément clé de la prise en charge des patients exposés au froid, en particulier en préhospitalier où l’hypothermie représente un facteur pronostique majeur. Le thermomètre tympanique est largement utilisé pour sa rapidité et son caractère non invasif, bien que sa fiabilité en environnement froid reste discutée. Cette étude vise à évaluer son usage réel en contexte préhospitalier en milieu périlleux et sa fiabilité en conditions hivernales simulées. Matériel et méthode :  Un sondage a été diffusé auprès des bases de secours en montagne françaises afin de recenser les différentes pratiques de mesure de la température. Une étude expérimentale a ensuite été menée chez 14 sujets sains. Quatre mesures tympaniques standardisées étaient réalisées chez chaque participants : deux en intérieur (≈24 °C) et deux en extérieur (≈15 °C). Les analyses reposaient sur des statistiques descriptives, un test de Wilcoxon apparié et un modèle linéaire mixte. Résultats :  Le sondage (61 réponses) montre une utilisation prédominante du thermomètre tympanique, qui est majoritairement perçu comme peu fiable par les praticiens. Expérimentalement, la température tympanique moyenne était de 35,79 °C en intérieur contre 35,29 °C en extérieur, avec une différence intra-sujet moyenne de 0,50 °C. Cette sous-estimation était significative (p=0,003) et associée à une forte variabilité interindividuelle (ICC=0,62). Conclusion :  Chez des sujets sains, l’exposition au froid est associée à une sous-estimation et une variabilité accrue des mesures tympaniques. Ces résultats suggèrent une fiabilité limitée du thermomètre tympanique en contexte préhospitalier hivernal. Ils soulignent l’intérêt d’une interprétation prudente de cette mesure. Cette étude invite à mener d’autres travaux de recherche plus approfondis et en conditions réelles.

aucun
Vaea AUBERTY, Tristan DROGOU, Hugo SCHMITT, Loic LAMBOLEY, Amaury DELCROIX (Paris)
11:28 - 11:35 #50675 - FC27-05 Intoxications volontaires aigues vues aux urgences: Valeur pronostique de l'échelle Suicidal Intent Scale simplifiée.
FC27-05 Intoxications volontaires aigues vues aux urgences: Valeur pronostique de l'échelle Suicidal Intent Scale simplifiée.

Introduction: L’intoxication volontaire est un motif fréquent de consultation aux urgences. Il est important pour l’urgentiste de cerner les formes à risque d’aggravation dès la phase initiale de prise en charge. Le Suicidal Intent Scale (SIS) a été décrit depuis 3 décennies pour prédire le risque de récidive du suicide et évaluer le pronostic, mais ses principales limites sont le fait qu’il ne permet pas d’évaluer les patients avec altération de l’état neurologique et que c’est un questionnaire long composé de 15 items. On propose une nouvelle version simplifiée du SIS composé des 5 items (1, 4, 9, 12,13) auxquels peut répondre l’entourage de la victime. L’objectif de notre étude était d’évaluer la valeur pronostique de l’échelle SIS simplifié chez les suicidants par intoxication. Méthodes: Il s’agissait d’une étude observationnelle prospective menée sur une période de 6 ans (Janvier 2016-décembre 2021). Inclusion de tous les patients consultant les urgences suite à une intoxication volontaire, avec recueil des caractéristiques épidémio-cliniques, biologiques et thérapeutiques des patients. Les malades dont l’état neurologique ne permettait pas de répondre au questionnaire ont été exclus. Calcul du SIS simplifié. Une mauvaise issue est jugée sur la mortalité et le taux d’admission en réanimation. Résultats: Inclusion de 475 patients. L’âge moyen était de 27± 11 ans avec un Sex-ratio=0,24. Le délai médian de consultation était de quatre heures. Cent sept patients avaient des antécédents psychiatriques (22,7%) dont 92 avaient une tentative de suicide antérieure. Trois-cent quarante-deux des tentatives (72%) survenaient dans les suites d’un conflit. l’intoxication médicamenteuse était trouvée chez 87,6% des cas, par les pesticides chez 9,2% et par les caustiques chez 3,2% des cas. Les signes cliniques étaient dominés par les troubles digestifs (29,5%), cardiaques (26,3%), respiratoires (13,2%) et les troubles neurologiques (11%). Soixante-trois patients (13,3%) étaient admis en réanimation et aucun décès n’a été enregistré. La valeur pronostique du SIS simplifié était satisfaisante pour prédire l’admission en réanimation avec (AUC : 0,90 ; IC95% [0,86-0,94] ; p<0,001), et un cut-off à 4 pour le SIS simplifié. Conclusion: Notre étude a montré que cette nouvelle échelle SIS simplifiée, qui est une version plus courte du SIS composé de 5 items, est un outil facile à utiliser pour la détection précoce des intoxications graves aux urgences.

Aucun
Amira BAKIR (Tunis, Tunisie), Jihene JELLALI, Mariem REBHI, Raja FADHEL, Yosra MEJDOUB, Hanene GHAZALI, Sami SOUISSI
11:35 - 11:42 #50678 - FC27-06 Anaphylaxie vue aux urgences: facteurs prédictifs d’admission en réanimation.
FC27-06 Anaphylaxie vue aux urgences: facteurs prédictifs d’admission en réanimation.

Introduction: L’anaphylaxie est une réaction d’hypersensibilité systémique, généralisée, sévère, pouvant engager le pronostic vital. C’est une des causes d’admission des sujets jeunes aux urgences et en réanimation. L’analyse des facteurs pronostiques permet de décider une admission précoce en réanimation et la mise en place d’une thérapeutique adaptée. But : Identifier les facteurs prédictifs d’admission en réanimation en cas d’anaphylaxie. Méthodes : Etude observationnelle prospective, sur 15 ans (Juin 2010 à Décembre 2025). Inclusion des patients (âge > 14 ans), avec signes cliniques en faveur d’une anaphylaxie telle qu’elle a été définie par le National Institute of Allergy and Infectious Disease and The Food Allergy and Anaphylaxis Network. Recueil des paramètres épidémio-cliniques, thérapeutiques et évolutifs. Identification des facteurs prédictifs d’admission en réanimation par une analyse en régression logistique. Résultats : Inclusion de 945 patients. Age moyen=40+/- 15 ans. Sex-ratio=0,77. Des antécédents d'anaphylaxie ont été signalés dans 37,5% des cas. Les signes cliniques étaient n (%): signes cutanés 898 (95), signes cardiovasculaires 186 (19,7), signes respiratoires 261 (27,6), signes digestifs 165 (17,5) et signes neurologiques 29 (3,1). Les allergènes les plus courants étaient (%): médicaments (50,5), aliments (24,6), fruits de mer (9,5) et les insectes (6,5). L'adrénaline titrée en intraveineuse directe a été utilisée chez 14,2% des patients. Des corticostéroïdes et un antagoniste de l'histamine H1 ont été prescrits dans 95,9 et 69,4% respectivement. Des réactions bi phasiques ont été rapportées chez 29 patients (3,1%). Aucun cas de décès n'a été enregistré. L’admission en réanimation était indiquée chez 3,8% des patients. L’étude comparative multivariée a permis d’identifier les facteurs indépendants d'admission en réanimation: antécédent de diabète (OR 1,59 ; IC 95% [1,28 – 2,47]), l'administration parentérale du médicament allergène (OR 1,61 ; IC 95% [1,39 – 3,34]). Conclusions : L’antécédent de diabète et l'administration parentérale du médicament allergène constituent des facteurs indépendants d’admission en réanimation en cas d’anaphylaxie.

Aucun
Amira BAKIR (Tunis, Tunisie), Imene BEN ABDALLAH, Hanene GHAZALI, Jihene JELLALI, Yosra MEJDOUB, Amira TAGOUGUI, Sami SOUISSI
11:42 - 11:49 #50837 - FC27-07 coup de chaleur aux urgences :Épidémiologie aux urgences et facteurs prédictifs de mauvaise évolution neurologique.
FC27-07 coup de chaleur aux urgences :Épidémiologie aux urgences et facteurs prédictifs de mauvaise évolution neurologique.

Problématique : Le coup de chaleur représente une urgence vitale dont l’incidence ne cesse d’augmenter vu le réchauffement climatique et dont la prise en charge aux urgences reste complexe. But du travail : Analyser le profil épidémiologique de la population victime du coup de chaleur, et étudier les facteurs prédictifs d’une évolution neurologique défavorable en utilisant le score de performance cérébral Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude prospective portant sur les patients adultes pris en charge à l’unité de soins intensifs du service des urgences et SAMU 04 du CHU Habib Bourguiba à Sfax et dont le diagnostic d’un coup de chaleur a été retenu durant la période caniculaire entre Juin et Octobre des années 2020 à 2023. La delta osmolarité 48 = Osmolarité a 48h-osmolarite a H1 Résultats : Notre étude a porté sur 100 patients, avec une moyenne d'âge de 72 ans et une prédominance gériatrique (71%;n=71). La population étudiée était caractérisée par un sex-ratio de 1,1. La majorité des patients étaient d'origine rurale (59%;n=59), vivaient en famille (76%;n=76) et ne disposaient pas de moyens de refroidissement (74%;n=74). Les patients étaient autonomes dans 30% des cas.(n=30) Le tableau clinique à l'admission était dominé par une fièvre constante (100%;n=100) accompagnée de manifestations neurologiques, notamment une confusion (46%;n=46), un coma (44%;n=44) et des convulsions (14%;n=14). L'asthénie (64%;n=64) et la soif (42%;n=42) constituaient les principaux signes prodromiques. Une mauvaise performance cérébrale a été constatée chez 36% des patients. En analyse multivariée, l'autonomie (p=0,002 ; OR :17,5 IC 95% [2,7-110]), une saturation partielle en oxygène <=87% (p=0,042 ; OR :7,9 IC 95% [1-58]) ,une fréquence cardiaque >=115 ( p=0,013; OR :9,6 IC 95% [9,6-57,1]),une osmolarité plasmatique >302 (p=0,002 ; OR :26,2 IC 95% [3,3-208 ]) et delta osmolarité 48<=-17,7 (p=0,014 ; OR :11,3 IC 95% [1,6-79]) étaient des facteurs indépendants de mauvaise évolution neurologique. Conclusion : Notre étude souligne l'importance des facteurs pronostiques dans le coup de chaleur, pour l'évolution neurologique. Ces résultats permettront d'optimiser la prise en charge initiale.

pas de conflits
Emna GHARBI (Sfax, Tunisie), Ali BEN MAHMOUD, Mohamed ZOUARI, Marwa BELAKHAL, Hana KESSENTINI, Mouna JERBI, Noureddine REKIK
11:49 - 11:56 #50909 - FC27-08 Profil épidémiologique des intoxications volontaires chez les adolescents: étude descriptive.
FC27-08 Profil épidémiologique des intoxications volontaires chez les adolescents: étude descriptive.

Introduction: Les intoxications volontaires chez les adolescents sont fréquentes en Tunisie. Les enfants de 10 à 19 ans admis aux urgences pour ingestion volontaire peuvent être classés en trois catégories: abus volontaire, mésusage intentionnel et tentative de suicide. But: Evaluer l’ampleur des intoxications volontaires chez les adolescents ayant consulté dans notre service et décrire leurs caractéristiques épidémiologiques. Méthodes : Il s’agit d’une étude descriptive, observationnelle portant sur tous les cas d’intoxications survenus chez les adolescents de 10 à 19 ans ayant consulté durant la période allant du 1er Janvier au 31 Octobre 2025. L’analyse descriptive a porté sur les particularités sociodémographiques des victimes , les caractéristiques du toxique et l’évolution. Résultats : 27 cas d’intoxications ont été inclus dont 33,3% ont été ramené aux urgences par SMUR. Il y’avait une nette prédominance féminine 74% (20). L’âge moyen était de 13± 2.05 ans. Les patients étaient d’origine urbaine dans 63% des cas et d’origine rurale dans 37% des cas. Le contexte était un conflit familial dans 93% des cas et un échec scolaire dans 5,6% des cas. La distribution des intoxications dans le nycthémère a fait apparaître deux pics: entre 7 et 11 heures et entre 23 et 7 heures . Elles ont survenu à domicile dans 83,7% des cas. La circonstance suicidaire était l’apanage de tous les patients inclus dans cette étude. La voie de prise de toxique la plus retrouvée était la voie orale dans 89,2% des cas. Les produits utilisés étaient les organophosphorés dans 53,2%, suivis par les raticides dans 23,3%, les médicaments dans 12,5% des cas, les caustiques dans 9% des cas, les phosphures d’aluminium dans un cas et l’éthanol dans 1 cas. Les classes pharmaceutique des médicaments pris était comme suit: antidiabétiques oraux dans 34,9% des cas, antiépileptiques dans 21,6% des cas, antihypertenseurs dans 12% des cas, paracétamol dans 9,3% des cas et une association de deux classes pharmaceutiques ou plus dans le reste des cas. 16 cas ont nécessité un transfert à un service de réanimation, 9 cas ont nécessité une surveillance médicale. L’issue était fatale dans 2 cas. Conclusion: Au terme de notre étude, il s’avère que l’intoxication volontaire chez l’adolescent est un événement fréquent. Cependant, l’évolution reste favorable dans la majorité des cas. Ceci ne doit pas masquer la gravité potentielle ni faire perdre de vue les mesures prophylactiques indispensables.

Aucun
May ZNATI (Tunis, Tunisie), Basma MNAJJA, Amina JEBALI

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
FC26
11:00 - 12:00

Flash communications
Triage

Modérateur : Benoit VIAULT (PH) (Toulouse)
11:00 - 11:07 #50260 - FC26-01 Chest pAIn : Développement d’un modèle d’apprentissage profond multi-paramétrique de prédictions multiples à partir des données d’accueil des patients présentant une douleur thoracique aux urgences.
FC26-01 Chest pAIn : Développement d’un modèle d’apprentissage profond multi-paramétrique de prédictions multiples à partir des données d’accueil des patients présentant une douleur thoracique aux urgences.

Introduction : La douleur thoracique (DT) est fréquente en service d’urgence (SU) et recouvre plusieurs étiologies menaçant le pronostic vital. Un triage précoce et efficace des patients se présentant en SU pour DT réduit le délai de prise en charge ainsi que la morbi-mortalité, en particulier dans le syndrome coronarien aigu (SCA) et le syndrome aortique aigu (SAA). Toutefois, l’évaluation initiale de la gravité est complexe lorsque seuls l’électrocardiogramme (ECG) et les données cliniques de base sont disponibles. Nous avons évalué un modèle d’intelligence artificielle multi-paramétrique (MP) d’apprentissage profond combinant ECG et données objectives cliniques (DOC) pour le diagnostic précoce du SCA avec sus-décalage du segment ST (SCA ST+) et SCA sans sus-décalage du segment ST (SCA ST-) chez les patients se présentant en SU pour DT. Matériels et méthode : Nous avons conduit une étude multicentrique rétrospective incluant 13 155 adultes pris en charge pour DT en 2022 ; les mineurs et les patients avec Glasgow < 14 ont été exclus. Nous avons développé un modèle étiologique (ME) MP distinguant sept étiologies : SCA ST+, SCA ST-, embolie pulmonaire, SAA, péricardite, myocardite et pneumothorax. Les ECG ont été analysés par un modèle ConvNeXt utilisant l’apprentissage par transfert, tandis que les données objectives cliniques (DOC) étaient traitées via un perceptron multicouche. Après fusion, nous avons obtenu un modèle MP de prédiction. De plus, un modèle de dépistage (MD) MP a été créé pour la prédiction de la présence d’au moins un des 7 diagnostics chez l’ensemble des patients en SU pour DT. Résultats : Le ME MP a présenté une AUROC de 0,66 (IC 95 % [0,58-0,72]) pour le SCA ST+ et de 0,64 (IC 95 % [0,57-0,70]) pour le SCA ST-. Les F1-score étaient de 0,33 (IC 95 % [0,25-0,42]) et de 0,59 (IC 95 % [0,54-0,65]) respectivement. Le MD MP a atteint une AUROC de 0,81 (IC 95 % [0,78-0,83]) et une valeur prédictive négative de 0,92 (IC 95 % [0,90-0,93]). Conclusion : Nous avons montré la faisabilité d’un ME MP à partir de l’ECG et de DOC disponibles dès les premières minutes en SU, sans recours à la biologie ni à l’imagerie. L’intégration des DOC améliorait les performances par rapport à l’utilisation de l’ECG seul. Sans remplacer le jugement clinique, cet outil pourrait aider à prioriser les filières de prise spécifiques et ainsi réduire le délai susceptible d’accroître la morbi-mortalité chez les patients à risque consultant pour DT.

Aucun
Julien CUCHET (Montpellier), Dino TIKVESA, Maxime CARRIERE, Julie BENTROVATO, Prisca RAMBELONANDRIANINA, Coline LEUTERITZ, Thomas HUMEZ, Xavier BOBBIA
11:07 - 11:14 #50295 - FC26-02 Valeur pronostique de la variation de la lactatémie chez les patients à la salle d’accueil des urgences vitales.
FC26-02 Valeur pronostique de la variation de la lactatémie chez les patients à la salle d’accueil des urgences vitales.

Introduction: L’hyperlactatémie est un indicateur majeur de gravité en état critique. Son évolution précoce pourrait mieux refléter le pronostic que sa valeur initiale. Cette étude évalue l’intérêt du suivi dynamique de la lactatémie des l’accès à la sortie des urgences. Matériel et Méthodes: Cette étude descriptive et analytique, réalisée sur deux mois (01/01–28/02/2025) à la Salle d’Accueil des Urgences Vitales (SAUV), a inclus 91 patients admis pour un état critique, avec des critères d’instabilité hémodynamique, respiratoire ou neurologique, et une lactatémie mesurée à l’admission et après 4 heures. Les données collectées comprenaient des informations épidémiologiques, cliniques et biologiques. Les patients ont été divisés en deux groupes : ceux avec une réduction significative de la lactatémie (répondeurs) et ceux avec une persistance ou augmentation de l’hyperlactatémie (non-répondeurs). L’évolution a été évaluée selon la mortalité intra-hospitalière et les complications, avec des corrélations analysées par des tests statistiques (p<0,05). Résultats: L’étude a inclus 91 patients avec un âge moyen de 62±14 ans, une prédominance masculine (57,1%) et une admission via le SMUR dans 41,8% des cas. Une détresse respiratoire était présente chez 46,2%, une détresse hémodynamique chez 39,6% et une détresse neurologique chez 21,9%, tandis qu’un sepsis était diagnostiqué chez 34,1%. Biologiquement, 43,9% présentaient une acidose métabolique isolée et 27,4% une acidose mixte. Une diminution de la lactatémie entre H0 et H6 a été observée chez 64,8% des patients, tandis que 35,2% présentaient une hyperlactatémie persistante. La mortalité était significativement plus élevée chez les non-répondeurs (37,5% vs 10,3%, p=0,004). Une acidose métabolique persistante (61,9% vs 22,5%, p<0,001) ou mixte (52,4% vs 18,3%, p=0,007) augmentait nettement le risque de décès. Le sepsis sévère était plus fréquent chez les non-répondeurs (51,6% vs 28,4%, p=0,02), et l’admission par SMUR était plus fréquente en cas de détresse respiratoire ou hémodynamique (67,5% vs 30,2%, p=0,01). Conclusion: La diminution précoce du lactate est un signe favorable, alors qu’une hyperlactatémie persistante, surtout en contexte de sepsis ou d’acidose, est associée à une mortalité accrue. Le suivi du lactate doit être intégré systématiquement à l’évaluation initiale des patients critiques, afin d’améliorer la détection précoce des évolutions défavorables et d’adapter rapidement les stratégies thérapeutiques.

Aucun
Mohamed Ali NBAYA (Gabès, Tunisie), Chayma LASSOUED, Wafa GUIZA, Nada AYACHI, Khaireddine BEN AMOR, Omar ABASSI, Afraa JLIDI, Imene REJEB
11:14 - 11:21 #50315 - FC26-03 Impact de la régulation préalable par le SAMU 63 sur le secteur ambulatoire des urgences : étude avant/après dans un CHU.
FC26-03 Impact de la régulation préalable par le SAMU 63 sur le secteur ambulatoire des urgences : étude avant/après dans un CHU.

Introduction : Les passages aux urgences augmentent et le secteur ambulatoire se retrouve saturé par des motifs peu urgents. Depuis juillet 2023, dans un service d’urgences adultes d’un centre hospitalier universitaire, les patients se présentant par leurs propres moyens doivent appeler le SAMU 15 avant d’être éventuellement admis. Nous avons voulu savoir si ce dispositif changeait réellement l’activité du secteur ambulatoire. Matériel et Méthode : Étude rétrospective monocentrique comparant deux périodes de trois mois : avant régulation (01/11/2022–31/01/2023) et après régulation (01/11/2023–31/01/2024). Tous les patients de 16 ans et plus vus aux urgences adultes ont été inclus. Le critère principal était la proportion de patients orientés vers le secteur ambulatoire. Les critères secondaires, chez ces patients ambulatoires, étaient : âge, sexe, CCMU, diagnostics principaux, examens d’imagerie, délai avant accueil par l’IOA et hospitalisation. Les analyses utilisaient tests de proportion, tests t ou Mann–Whitney avec IC95 %. Résultats : 23 524 passages ont été analysés (11 875 avant vs 11 649 après régulation). La proportion de patients ambulatoires est restée similaire : 34,9 % (4 142/11 875) avant vs 35,4 % (4 118/11 649) après (p = 0,46). Après régulation, les patients ambulatoires étaient un peu plus âgés (37,0 vs 39,3 ans ; p < 0,001) et plus souvent classés CCMU 3, avec une diminution des CCMU 1–2. On observait moins de consultations pour simples conseils ou renouvellements d’ordonnance, et un léger excès de motifs plus « lourds » (douleurs abdominales, traumatismes du membre supérieur), ainsi qu’une augmentation modérée du recours à l’imagerie et des hospitalisations. Conclusion : L’obligation d’un appel préalable au SAMU 15 n’a pas diminué la part des patients orientés vers le secteur ambulatoire, mais elle a modifié leur profil : consultants un peu plus âgés, plus graves et plus souvent explorés ou hospitalisés. Le dispositif semble filtrer une partie des motifs bénins sans suffire à réduire le flux global, ce qui renforce la nécessité d’alternatives de soins non programmés en amont et d’une régulation mieux articulée avec l’offre de ville.

Aucun
Daniel ROUX-BONIFACE (Clermont-Ferrand), Maxime COURTHALIAC, Coline CHIROL, Camille FAURE, Thibaut MARCADET, Marie DUPUY, Claire DURAND
11:21 - 11:28 #50359 - FC26-04 Evaluation de l’efficacité d’un algorithme de réorientation des patients à l’accueil des urgences.
FC26-04 Evaluation de l’efficacité d’un algorithme de réorientation des patients à l’accueil des urgences.

Introduction : Les services d’urgence doivent faire face à de plus en plus de consultations quotidiennes et notamment des consultations ne nécessitant pas le plateau technique des urgences. Le gouvernement a émis un arrêté qui donne pour objectif de réorienter 5 à 10% des patients, en s’aidant d’un protocole dans chaque service d’urgence. Cette étude visait à évaluer si la mise en place d’un algorithme rempli par l’infirmier d’accueil et d’orientation (IAO) à l’entrée des urgences pour aider à la décision d’une réorientation permettait de réorienter au moins 5% des patients se présentant aux urgences. L’objectif secondaire était d’évaluer la sécurité de cet algorithme. Matériel et Méthode : Etude prospective, observationnelle, monocentrique menée dans un centre hospitalier communautaire. L’algorithme était rempli par l’IAO à chaque fois qu’un patient se présentait aux urgences pour l’un des motifs de recours suivant : fièvre, signes urinaires, diarrhées, vomissements, douleur ORL ou dentaire, douleur lombaire, problème dermatologique, toux. Pour chaque motif, des critères cliniques et des constantes vitales étaient prises en compte. L’algorithme donnait deux réponses possibles : « réorientation possible » ou « admission aux urgences ». La sécurité de l’algorithme était évaluée par le recours au plateau technique des urgences, c’est-à-dire de la nécessité d’une ponction, d’une imagerie autre qu’une radiographie, un dosage de troponines ou de D-dimères ou si le patient avait eu besoin d’une hospitalisation. Résultats : Durant la période de l’étude, 2631 patients ont été inclus et 217 étaient éligibles à une réorientation selon l’algorithme soit 8.25% IC95% (7.22-9.37%) des patients se présentant dans le service d’urgence. Concernant la sécurité, un seul patient jugé ré orientable par l’algorithme a eu besoin du plateau technique des urgences. Conclusion : Cette étude a montré un fort taux de patients ré orientables à leur arrivée aux urgences, tout en étant sécuritaire. Néanmoins il serait intéressant d’étudier la faisabilité de la réorientation vers la médecine de ville dans des conditions réelles, de l'élargir à différents centres hospitaliers et en pédiatrie.

Aucun
Anneline SEGUI (Tours), Guillem BOUILLEAU
11:28 - 11:35 #50398 - FC26-05 Stratification du risque de mortalité ou ventilation mécanique via le ratio SpO2/FiO2 chez les patients admis pour une dyspnée aux urgences.
FC26-05 Stratification du risque de mortalité ou ventilation mécanique via le ratio SpO2/FiO2 chez les patients admis pour une dyspnée aux urgences.

Introduction : La dyspnée est un motif fréquent aux Urgences, nécessitant une évaluation rapide pour identifier les patients à risque de dégradation rapide. L’objectif de notre travail a été d’évaluer le ratio SpO2/FiO2 mesuré à l’admission pour évaluer la sévérité des détresses respiratoires aigües admises aux urgences. Méthodologie : Étude rétrospective réalisée entre octobre 2022 et octobre 2023. Nous avons inclus les patients admis pour dyspnée et présentant une détresse respiratoire aiguë définie par une fréquence respiratoire supérieur à 25. Les patients avec données manquantes sur la SpO2, la FiO2 ou le pronostic ont été non-inclus. Le critère de jugement principal était le pronostic intrahospitalier défavorable (ventilation mécanique, arrêt cardiorespiratoire, décès). La performance du ratio SpO2/FiO2 a été évalué par le calcul d’une aire sous la courbe (AUC) et de son intervalle de confiance à 95% (IC95%), et a été comparé au NEWS-2 et à l’EWS.O2. Résultats : Au total, 657 patients ont été inclus et 138 (21%) ont présenté une évolution défavorable. Le ratio SpO2/FiO2 était de 429 [320 – 457] et 310 [247 – 385] en cas d’évolution favorable et défavorable. L’AUC était 0,744 ; (IC à 95% : [0.699 – 0.789]). L’AUC était supérieure à d’autres scores comme NEWS-2 (0,657) et EWS.O2 (0,721). Un seuil de SpO2/FiO2 à 440 semble optimal pour une sensibilité élevée (89%) et une VPN (93,8%) pour l’identification des patients à risque. Conclusion : Le ratio SpO2/FiO2 à une sensibilité élevée et une bonne valeur prédictive négative à des seuils adaptés pour le dépistage des patients en détresse respiratoire à l’admission et à risque d’évolution défavorable en intrahospitalier en urgences. Un travail multicentrique est nécessaire pour pouvoir extrapoler nos résultats.

aucun
Thomas GOURDON (Poitiers), Tristan LOPEZ, Jérémy GUÉNÉZAN, Olivier MIMOZ, Nicolas MARJANOVIC
11:35 - 11:42 #50443 - FC26-06 Facteurs non cliniques associés aux écarts entre triage observé et triage théorique : implications pour l’équité.
FC26-06 Facteurs non cliniques associés aux écarts entre triage observé et triage théorique : implications pour l’équité.

Introduction : Le triage aux urgences vise à prioriser les patients selon la gravité de leur état, mais repose en France sur des échelles standardisées telles que FRENCH, construites par consensus d’experts et dépourvues de véritable gold standard. Des travaux récents suggèrent l’existence de biais décisionnels liés à des facteurs non cliniques (sexe, âge, statut socio-économique), pouvant conduire à des écarts de tri et affecter la qualité des soins. L’objectif de cette étude est d’explorer les déterminants associés aux divergences entre un triage réalisé par les infirmiers d’orientation et d’accueil (IOA) et un triage théorique fondé sur des règles standardisées. Matériel et Méthode : Nous avons mené une étude observationnelle à partir d’une base de données exhaustive des consultations adultes dans un service d’urgences, entre 2016 et 2021.Un indicateur d’écart entre le triage observé et un triage théorique a été construit. Des régressions logistiques multinomiales ont été utilisées pour identifier les facteurs associés à une priorisation ou à une sous-priorisation, en ajustant sur les variables cliniques (signes vitaux, niveau de conscience, motif) et non cliniques (sexe, âge, statut socio-économique, taux d’occupation, sexe et expérience de l’IOA). Résultats : Des associations significatives ont été observées entre plusieurs facteurs non cliniques et l’écart de tri. Chez les femmes, le triage théorique était plus fréquemment plus grave que le triage observé, même lorsque les paramètres cliniques étaient pris en compte. Les patients âgés étaient plus souvent priorisés que les jeunes adultes, un phénomène amplifié lorsque le taux d’occupation des urgences augmentait. Conclusion : L’étude suggère que des facteurs non cliniques influencent le triage, bien que l’outil d’estimation de l’écart entre triage observé et théorique est imparfait. Ces résultats invitent à poursuivre les travaux dans plusieurs directions : identifier des indicateurs alternatifs permettant d’approcher la qualité du triage en l’absence de gold standard, à partir de données cliniques et administratives ; étudier leurs associations avec des caractéristiques potentiellement sensibles telles que le sexe, l’âge ou le statut socio-économique. Certains indicateurs mesurables (durée de séjour, consommation de ressources, diagnostic) pourraient refléter partiellement la pertinence du triage, tandis que des différences systématiques entre groupes pourraient révéler des inégalités structurelles.

Aucun
Nadia ELORGA-CASTAGNET (Bordeaux), Ariel GUERRA-ADAMES, Emmanuel LAGARDE, Marta AVALOS-FERNANDEZ, Cédric GIL-JARDINE
11:42 - 11:49 #50609 - FC26-07 Kin-E-Scoot : Evaluation de l'incidence des lésions en trottinette électrique diagnostiquées par examen complémentaire chez les patients non polytraumatisés grade A ou B sur le bassin Grenoblois.
FC26-07 Kin-E-Scoot : Evaluation de l'incidence des lésions en trottinette électrique diagnostiquées par examen complémentaire chez les patients non polytraumatisés grade A ou B sur le bassin Grenoblois.

Introduction : Depuis l’introduction des trottinettes électriques, les études ont montré leur potentielle gravité. Notamment les accidents avec collisions nocturnes qui ont un taux plus important d’hospitalisations en soins critique. Alors qu’il existe des critères cinétiques pour les traumatisés en voiture/moto; il n’y a pas encore de critère précis pour les trottinettes électriques permettant de repérer les patients à risque de lésions. L'objectif principal est de décrire les lésions des traumatisés ne présentant pas de signes initiaux de gravité et d’évaluer l’influence de critères anamnestiques sur ces lésions. Méthode : Il s'agit d'une étude rétrospective monocentrique incluant 300 patients ≥14 ans ayant eu un accident de trottinette électrique à Grenoble en 2024. Les patients ayant des critères initiaux de gravité étaient exclus (Glasgow ≤13, SpO2≤90%, PAS <90 mmHg, traumatisme pénétrant, amputation, volet costal...). Des sous-groupes ont permis d’évaluer l’influence de facteurs sur l’incidence des lésions et la consommation de soins des accidentés en trottinette électrique. Résultats: Parmi les 300 patients, 87 (29%) ont présenté ≥1 lésion découverte par examen complémentaire, 28 (9.3%) présentaient des lésions à considérer de haute énergie. Les adultes avaient plus de lésions sévères que les enfants (p=0.01). Les accidents à plus de 25 km/h sont plus à risque de lésions(p=0.01) avec un OR a 2.22 [1.05-4.70], p=0.05) comparé aux accidents <25 km/h. Nous n’avons pas observé de différence entre les types d’accidents (p=0.1) mais le groupe « collision avec autre usager » se différenciait des autres (p=0.05). Par ailleurs, 9.7% des patients ont été hospitalisés dont 1 en soins continus et 2 en réanimation ; 24.3% ont reconsulté dans le mois ; 10 % des patients ont nécessité une chirurgie et 1 (0.3%) une embolisation. En conclusion, les accidentés en trottinettes électriques sont peu protégés et à risque de lésions sévères. Malgré un examen clinique sans défaillance initiale, 29% patients vont présenter ≥1 lésion diagnostiquée par examen complémentaire et 9.3% une lésion de haute énergie. Il s’agit de la population à repérer aux urgences pour éviter de les sous-trier. Une vitesse ≥25 km/h et une collision avec un autre usager sont tous deux des facteurs de risque de lésions à considérer dans le tri de ces accidentés. La population pédiatrique semble moins sujette aux lésions mais des études prospectives sont nécessaire afin de confirmer ce résultat.

Aucun
Clarence VILLA-SALVIGNOL (Grenoble)
11:49 - 11:56 #50711 - FC26-08 LE TRAUMATISE SEVERE AUX URGENCES : LA NEW BERLIN DEFINITION VERSUS L’INJURY SEVERETY SCORE.
FC26-08 LE TRAUMATISE SEVERE AUX URGENCES : LA NEW BERLIN DEFINITION VERSUS L’INJURY SEVERETY SCORE.

Introduction : L’évaluation précoce du traumatisé sévère est la pierre angulaire de toute prise en charge et conditionne son pronostic. Dans ce cadre plusieurs scores ont été utilisés comme outils d’évaluation pour faciliter les processus décisionnels en stratifiant la sévérité du bilan lésionnel. L’objectif de ce travail était de comparer les performances pronostiques de deux scores : la New Berlin Définition (NBD) et l’Injury Severity Score (ISS) en termes de mortalité chez les traumatisés graves admis aux urgences. Méthodes : Nous avons mené une analyse post Hoc rétrospective sur un registre prospectif, pronostique et mono centrique menée au service des urgences. Nous avons inclus des traumatisés sévères âgés de 18 ans ou plus sélectionnés sur les critères de haute vélocité. Une analyse multivariée a été réalisée afin d’identifier les facteurs prédictifs de mortalité en SAUV et au 7ème jour post-traumatique. Une comparaison des performances pronostiques de l’ISS et de la NBD a été menée. Résultats : Inclusion de 479 patients. L’âge médian=37 (18-90) et sex-ratio=4,2. Les accidents de la voie publique ont été majoritaires n(%): 358(75%). Caractéristiques cliniques : n(%) : GCS<9 : 110(23) ; PAS<90 mmHg : 46(9) et SpO2<90% : 68(14). L’ISS moyen =19. La mortalité en SAUV, à J7 et à J30 a été respectivement de 2,2%, 27,3% et 30,1%. En analyse multivariée, les 2 scores sont ressortis comme facteurs indépendants prédictifs de mortalité à J7 ; pour l’ISS ≥ 16 = (OR ajusté à 1,61 ; IC 95% [1,04 – 2,5] ; p=0,033) et la NBD avec (OR ajusté =1,54; IC95% [1,09– 2,18] ; p=0,014). L’étude des performances diagnostiques de la NBD a conclu en SAUV : Se= 100% ; Sp= 47% ; VPP= 4,24% ; VPN= 100% et à J7 : Se= 76,3% ; Sp= 54,3% ; VPP= 38,6% ; VPN= 85,9% ; Indice de Youden à 0,47. L’étude des rapports de vraisemblance en SAUV pour la NBD: RVP = 1,89, IC [95%] = [1, 56-2,09]; RVN = 0, IC [95%] = [0,01-1,34] et pour l’ISS : RVP =1,48 [1,24 – 1,62] ; RVN =0 ; IC [95%] = [0,01-1,94]. Conclusion : Dans notre étude, le score anatomique et le score combiné ont été corrélés au pronostic. Les deux scores ont été des tests d’exclusion avec sensibilité et VPN maximales. Toutefois, la NBD a été plus spécifique et a montré un Youden plus robuste. Les rapports de vraisemblance ont été modérés mais meilleurs en faveur de la NBD.
Hamed RYM (Chartres), Hanene GHAZALI

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM34
11:00 - 12:30

Conférence - Session commune SFMU / SFR
De la clinique à l'imagerie dans les Urgences Neurologiques

Modérateurs : Florence DUPRIEZ (Médecin) (Médecin, Bruxelles, Belgique), Patrick GOLDSTEIN (conseiller Médical) (Lille)
Coordonnateur : Fabien COISY (Coordonnateur, Médecin, Nîmes)
11:00 - 12:30 Méningite, abcès, encéphalite - Quand demander l'imagerie ? Eric BATARD (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Nantes)
11:00 - 12:30 Méningite, abcès, encéphalite - Quels pièges à l'imagerie ? Blanche BAPST (MCU-PH) (Conférencier, Médecin, Créteil)
11:00 - 12:30 Traumatisme rachidien : urgence diagnostique ? - L'avis de l'urgentiste. Richard CHOCRON (MCUPH) (Conférencier, Médecin, Paris)
11:00 - 12:30 Traumatisme rachidien : urgence diagnostique ? - L'avis du radiologue. Marie TALABARD (CCA) (Conférencier, Médecin, Paris)
11:00 - 12:30 Accident vasculaire en phase aiguë - IRM ou scanner de perfusion ? Joseph BENZAKOUN (Conférencier, Médecin, Paris)
11:00 - 12:30 Accident vasculaire en phase aiguë - Nouvelles approches thérapeutiques. Richard MACREZ (PUPH médecine d’urgence) (Conférencier, Médecin, Caen)
Amphi Bleu

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM29
11:00 - 12:30

Conférence
Mieux communiquer dans l'urgence

Modérateurs : Hélène PIZZUT (PH) (Montauban), Muriel VERGNE (muriel.vergne66@orange.fr) (Toulon)
Coordonnateur : Matthieu HEIDET (Coordonnateur, Médecin, Créteil)
11:00 - 12:30 Le langage en régulation : comment ? Emma GIRAUDIER (Doctorante chercheure) (Conférencier, Doctorante en linguistique, Lyon)
11:00 - 12:30 Gestion d'équipe : team leader, time keeper ? Thomas SANCHEZ (Chef de Clinique Assistant) (Conférencier, Médecin , Montpellier)
11:00 - 12:30 Vérifications et transmissions croisées : better safe than sorry ! Anne-Laure PHILIPPON (Médecin) (Conférencier, Médecin, Paris)
11:00 - 12:30 Les facteurs humains : parler mais pas que ! Sylvain BENENATI (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Nîmes)
Amphi Havane

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM60
11:00 - 12:30

Conférence - Session commune SFMU / DGOS

Salle 241

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
SI-SAMU
11:00 - 12:30

Session SI-SAMU
18ème conférence des SAMU du programme SI-SAMU

Coordonnateur : Valérie DEBIERRE (Coordonnateur, La Roche sur Yon)
Cette conférence vous permettra de vous mettre à jour sur l'actualité du programme SI-SAMU, les réalisations 2025-2026 et ses perspectives de développement.
11:00 - 12:30 18ème conférence des SAMU du programme SI-SAMU. Frédéric BERTHIER (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Nantes)
Salle 242A

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
SI05
11:00 - 12:00

Session Interactive
Infarctus, Myocardite ou Troponite ? Sortez-moi de là !

Modérateur : Pascal BILBAULT (responsable de service / chef de pôle) (Strasbourg)
Coordonnateur : Thomas MOUMNEH (Coordonnateur, Médecin, Tours)
11:00 - 12:00 Infarctus, Myocardite ou Troponite ? Sortez-moi de là! Thomas MOUMNEH (Assistant Professor) (Conférencier, Médecin, Tours)
Salle 242B

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CMS10
11:00 - 12:30

Conférence
Les médicaments en SSE - NRBC

Modérateur : Olivier GUILLARD (Pediatre) (Paris)
Coordonnateur : Sébastien BATRANCOURT (Coordonnateur, Paris)
Présenter les principes pratiques de gestion des médicaments en situation sanitaire exceptionnelle (SSE) ou NRBC, depuis leur identification et leur préparation jusqu’à l’organisation du comptoir pharmaceutique et les spécificités pédiatriques, afin d’optimiser la réponse opérationnelle et la sécurité des prises en charge.
11:00 - 12:30 Où les trouver ? (Lots PSM, Lot PRV). Lionel LACHENAUD (Conseiller NRBC et santé du directeur de la protection et de la sécurité de l'Etat) (Conférencier, Médecin, Paris)
11:00 - 12:30 Comment les préparer ? Melinda SOUCAT (Infirmiere référente SSE) (Conférencier, IDE, Nancy)
11:00 - 12:30 Sécurisation du circuit des produits de santé en ORSEC NOVI. Aurélie LE BAGOUSSE (REFERENT ZONAL SSE ZONE SE) (Conférencier, Pharmacien, Lyon)
11:00 - 12:30 Préparation pédiatrique. Thibaut LECORFEC (Infirmier) (Conférencier, Infirmier BSPP, Paris)
Salle 243

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM30
11:00 - 12:30

Conférence
Trucs et astuces pour jeune sénior

Modérateurs : Léa PERARD (PRATICIEN HOSPITALIER CONTRACTUEL) (Médecin, Clermont-Ferrand), Nicolas PEROLAT (Médecin - Chef de Service) (Troyes)
Coordonnateur : Valérie WILME (Coordonnateur, Strasbourg)
11:00 - 12:30 Les clés du leadership. Romain GENRE GRANDPIERRE (Chef de Service de Médecine d'Urgence) (Conférencier, Médecin, Nîmes)
11:00 - 12:30 La gestion du flux. Charles Henri HOUZE-CERFON (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Toulouse)
11:00 - 12:30 La communication au sein de son équipe. Said LARIBI (PU-PH, chef de pôle) (Conférencier, Médecin, Tours)
11:00 - 12:30 La communication avec les autres médecins. Julie CONTENTI (Medecin) (Conférencier, Médecin, Nice)
Salle 251

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CLM11
11:00 - 12:30

Communications Libres Médecins
Sepsis et infections graves 2

Modérateurs : Donia BOUZID (MD-PHD) (Médecin, Paris), Thomas LAFON (MCU-PH) (Médecin, Limoges)
11:00 - 11:10 #50047 - CP075 Suivi post-urgences des infections urinaires : ajustement des prescriptions d’antibiotiques de sortie par le pharmacien des urgences.
CP075 Suivi post-urgences des infections urinaires : ajustement des prescriptions d’antibiotiques de sortie par le pharmacien des urgences.

Contexte : La prescription appropriée des antibiotiques est cruciale pour la prise en charge des patients et la lutte contre les résistances bactériennes. Aux urgences, de nombreux antibiotiques sont prescrits en probabiliste pour des infections urinaires (IU), sans hospitalisation. Le circuit optimal prévoit une réévaluation de l’antibiothérapie par le médecin généraliste après récupération de l’ECBU. Face à la complexité de ce circuit, les pharmaciens cliniciens des urgences pourraient intervenir pour suivre et ajuster l’antibiothérapie. Cette étude vise à évaluer le suivi et l’ajustement des prescriptions d’antibiotiques de sortie par le pharmacien dans le suivi post-urgences des IU. Matériel et méthode : Une étude monocentrique rétrospective a été menée du 11/05/2024 au 19/06/2025. Chaque dossier de patients ayant réalisé un ECBU aux urgences a été analysé par la pharmacie. Les patients éligibles au suivi post-urgences étaient ceux diagnostiqués d’une IU, non hospitalisé, avec une prescription d’antibiotique à la sortie. Après contact téléphonique, certaines prescriptions ont été ajustées par le pharmacien ; les dossiers complexes ont été orientés vers des cliniciens. Cet ajustement est possible depuis la mise en place en janvier 2024 du protocole de « renouvellement et adaptation des prescriptions par un pharmacien en pharmacie à usage intérieur » (arrêté du 21 février 2023). Résultats : Sur 3 328 dossiers analysés, 1 192 répondaient aux critères. Un total de 102 patients devait être contacté pour un ajustement mais 23 (22%) étaient injoignables. Parmi les 79 contactés, 53 (67%) étaient des femmes d’âge moyen de 56 ans [19-98]. Ainsi, 52 (66%) prescriptions ont directement été ajustées par le pharmacien : 37 (73%) ont reçu une antibiothérapie per os adaptée, 6 (12%) de l’ertapénem à domicile, 1 (2%) de la témocilline via un prestataire et 7 prescriptions (14%) ont été renouvelées pour atteindre la durée recommandée. Les 27 autres dossiers ont été orientés vers des cliniciens (infectiologue, CMT, cliniques, EHPAD). Aucun patient suivi dans ce circuit n’a été consulter à nouveau aux urgences pour IU dans les 30 jours. Conclusion : Ce circuit mis en place par les pharmaciens a renforcé le suivi post-urgences des infections urinaires, assurant le contact des patients porteurs de bactéries résistantes dans les 48h suivant leur sortie. Ce suivi pluridisciplinaire améliore le lien ville-hôpital et contribue à réduire les passages évitables aux urgences.

Aucun
Laily SADOZAI (Paris), Arezki OUFELLA, Alexandre TABET GABISON, Bernadette CORET HOUBART
11:10 - 11:20 #50302 - CP076 Valeur pronostique du score qSOFA dans le sepsis du sujet âgé aux urgences : étude comparative.
CP076 Valeur pronostique du score qSOFA dans le sepsis du sujet âgé aux urgences : étude comparative.

Introduction. Le score qSOFA (Quick Sequential Organ Failure Assessment) a été développé pour dépister rapidement les patients atteints de sepsis à risque élevé de dégradation. Sa pertinence en population gériatrique reste discutée en raison de présentations atypiques et de comorbidités fréquentes. L’objectif est d’évaluer l’association entre un score qSOFA élevé à l’admission et la gravité clinique, la mortalité et la prise en charge chez les sujets âgés admis aux urgences. Méthodes. Étude rétrospective incluant 78 patients ≥ 65 ans admis aux urgences entre 2024 et 2025 pour sepsis confirmé. Les patients ont été répartis selon leur score qSOFA : < 2 (n = 37) et ≥ 2 (n = 41). Variables analysées : paramètres cliniques, biologiques, défaillances d’organes, type de sepsis, prise en charge et mortalité hospitalière. Seuil de significativité : p < 0,05. Résultats. Les patients qSOFA ≥ 2 avaient un score de Glasgow moyen plus bas (11,5 ± 3 vs 13,8 ± 2, p = 0,001), une altération de l’état général plus fréquente (73,5 % vs 35,1 %, p = 0,005 ; OR = 0,25 ; IC 95 % [0,098–0,645]) et une défaillance cardiaque plus fréquente (56,1 % vs 18,9 %, p = 0,001 ; OR = 0,183 ; IC 95 % [0,065–0,5]). L’association de plusieurs défaillances d’organes concernait 87,9 % vs 38,7 % (p = 0,001 ; OR = 0,102 ; IC 95 % [0,031–0,328]). Le choc septique était plus fréquent (57,5 % vs 19 %, p = 0,004). La mortalité hospitalière était plus élevée (65,6 % vs 28,1 %, p = 0,003). La mise sous noradrénaline (60,6 % vs 27,3 %, p = 0,003 ; OR = 0,207 ; IC 95 % [0,07–0,58]), le recours à d’autres drogues vasoactives (58,8 % vs 21,9 %, p = 0,002 ; OR = 0,197 ; IC 95 % [0,07–0,555]) et le remplissage vasculaire (67,6 % vs 30,3 %, p = 0,006) étaient plus fréquents. Paramètres biologiques : lactates plus élevés (3,59 vs 3,15 mmol/L, p = 0,042), bicarbonates plus bas (16,4 ± 10 vs 20,6 ± 9 mmol/L, p = 0,044), score SOFA corrigé moyen plus élevé (7 ± 2 vs 5 ± 2). Conclusion. Chez les sujets âgés admis aux urgences pour sepsis, un score qSOFA ≥ 2 est associé à une présentation clinique plus sévère, à des défaillances d’organes multiples, à une prise en charge plus intensive et à une mortalité plus élevée. Ces résultats confirment l’intérêt du qSOFA pour repérer précocement la gravité du sepsis en population gériatrique.

aucun
Abdelkader IBN HADJ HMIDA (Nabeul, Tunisie), Wifak BEN HMIDA, Sami MAHFOUDHI, Mohamed Ali CHIBOUB, Siwar JERBI, Rafiaa BAWANDI
11:20 - 11:30 #50305 - CP077 Patients septiques avec versus sans hyperlactatémie : différences cliniques, thérapeutiques et pronostiques.
CP077 Patients septiques avec versus sans hyperlactatémie : différences cliniques, thérapeutiques et pronostiques.

Introduction Le sepsis demeure une cause majeure de mortalité hospitalière. L’hyperlactatémie constitue un marqueur pronostique essentiel, reflet d’hypoperfusion tissulaire. Son dosage précoce permet d’identifier les patients à risque et de guider la réanimation initiale. Objectifs Comparer les caractéristiques cliniques, thérapeutiques et pronostiques des patients septiques selon la présence ou non d’hyperlactatémie à l’admission. Méthodes Étude prospective descriptive et comparative menée aux urgences entre janvier 2024 et août 2025. Quatre-vingt-six patients hospitalisés pour sepsis ont été inclus et répartis en deux groupes selon le lactate à l’admission : hyperlactatémie (> 2 mmol/L, n = 46) et lactates normaux (≤ 2 mmol/L, n = 40). Les données recueillies portaient sur les caractéristiques démographiques, cliniques, hémodynamiques, la sévérité, les traitements et l’évolution. L’analyse statistique a utilisé les tests de Chi-deux, Fisher et Student, seuil de significativité p < 0,05. Résultats Parmi les 86 patients, 53 % présentaient une hyperlactatémie. Les groupes étaient comparables en âge et sexe. La toux était moins fréquente chez les patients hyperlactatés (15,6 % vs 46,2 %, p = 0,007). Une PAM < 65 mmHg était plus fréquente (46,9 % vs 10 %, p = 0,038) et le nombre de défaillances d’organe ≥ 2 plus élevé (69,6 % vs 53,8 %, p = 0,049). Le recours au remplissage initial était plus fréquent (56,5 % vs 32,4 %, p = 0,049). Les autres paramètres cliniques ne différaient pas significativement. La mortalité était plus élevée dans le groupe hyperlactatémie (45,1 % vs 12,8 %, p = 0,02), confirmant le rôle pronostique du lactate. Conclusion L’hyperlactatémie à l’admission est un marqueur de gravité du sepsis, associée à une instabilité hémodynamique et une mortalité accrue. Son dosage précoce et le suivi du lactate sont essentiels pour optimiser la réanimation et le pronostic.

aucun
Abdelkader IBN HADJ HMIDA (Nabeul, Tunisie), Wifak BEN HMIDA, Siwar JERBI, Mohamed Ali CHIBOUB, Maissa BACHROUCH, Amina BEN HSSINE, Sami MAHFOUDHI
11:30 - 11:40 #50430 - CP078 Opportunités manquées de dépistage VIH aux urgences.
CP078 Opportunités manquées de dépistage VIH aux urgences.

Introduction : Les services d’urgences, en tant que points d’accès fréquents au système de santé, jouent un rôle clé dans le dépistage du VIH et la rétention dans les soins. Malgré l’amélioration de l’accès à un traitement efficace contre le VIH, près d’un tiers des diagnostics sont encore réalisés à un stade avancé. Plusieurs études rapportent qu’une proportion significative de patient-e-s avec un nouveau diagnostic VIH avait consulté les urgences avant leur diagnostic sans qu’un test VIH ne soit proposé. Dans la littérature, un diagnostic VIH tardif est souvent associé à des opportunités de dépistage manquées en soins aigus. L’objectif de cette étude est de quantifier les opportunités manquées de dépistage du VIH au sein des urgences des Hôpitaux Universitaires de Genève. Matériel et Méthode : Tous les nouveaux diagnostics VIH réalisés entre le 1er janvier 2020 et le 31 décembre 2024 ont été inclus. Une opportunité manquée de diagnostic était définie comme au moins une consultation aux urgences dans les 12 mois précédant le diagnostic. Les données démographiques, cliniques et biologiques ont été collectées afin d’identifier les facteurs potentiellement associés. Résultats : Sur la période d’étude, 220 patient-e-s avec un nouveau diagnostic VIH (64% hommes, âge moyen 42 ans) ont été identifiés ; 70 (32%) (60% hommes, âge moyen 42 ans) présentaient une opportunité manquée de dépistage VIH. Les résultats préliminaires montrent que le délai moyen entre le dernier passage aux urgences et le diagnostic VIH était de 93.3 jours; 46/70 (66%) avaient consulté dans les 90 jours précédents le diagnostic. Des analyses complémentaires sont en cours pour identifier les facteurs associés aux opportunités manquées de diagnostic. Conclusion : Environ un tiers des patient-e-s avec un nouveaux diagnostic VIH avaient consulté les urgences dans l’année précédente leur diagnostic, soulignant le rôle stratégique des urgences dans le dépistage précoce et par conséquent dans la prévention des complications et de la transmission. Cette étude pilote constitue une base pour un futur projet multicentrique visant à renforcer les stratégies de dépistage systématique du VIH aux urgences en Suisse. L’identification des obstacles au diagnostic précoce - stigmatisation, faible perception du risque, contraintes organisationnelles - permettra de développer des outils d’aide à la décision, des algorithmes ciblés et des programmes de formation dédiés, afin de réduire les opportunités manquées.

Aucun
Martina FANNA (Geneve, Suisse), Lorenzo CIULLINI, Sabine YERLY, Mathias POUILLON, Thibaut DESMETTRE, Christophe A. FEHLMANN, Alexandra CALMY
11:40 - 11:50 #50782 - CP079 Et si la drépanocytose était un facteur protecteur du SARS-COV 2 ?
CP079 Et si la drépanocytose était un facteur protecteur du SARS-COV 2 ?

Introduction. La drépanocytose pourrait prédisposer à la survenue de formes graves de la COVID-19. L’objectif de notre étude était d’évaluer la gravité de la COVID-19 chez les drépanocytaires qui ont consulté au SAU, en la comparant à celle de la population non drépanocytaire, infectée par le SARS-CoV-2. Méthodes. Dans le SAU de l’hôpital Henri Mondor, nous avons réalisé une étude de cohorte rétrospective monocentrique. Tous les patients consultant pour une infection confirmée à SARS-CoV-2 entre mars 2020 et juillet 2022 ont été inclus. Les drépanocytaires ont été comparés à une population non drépanocytaire, après appariement sur l’âge, le sexe et le statut tabagique. Les données cliniques, biologiques et les critères de gravité ont été analysés. Résultats. Parmi les 1458 patients inclus, infectés par le SARS-CoV-2, 52 d’entre eux, étaient drépanocytaires. Le critère de jugement principal (admission en unité de soins critiques ou décès à 28 jours) survenait significativement moins fréquemment chez les drépanocytaires. Discussion. Nos résultats montrent que les drépanocytaires ne développent pas systématiquement de formes graves de la maladie. Cette tendance pourrait s’expliquer en raison d’un suivi médical régulier, une consultation plus précoce au SAU et un profil immunologique particulier. Conclusion. Cette étude suggère que la drépanocytose ne constitue pas, à elle seule, un facteur de risque de survenue de forme grave de COVID-19 chez les patients consultant au SAU.

Aucun
Simon CAHEN (Paris), Mehdi KHELLAF, Matthieu HEIDET, Slim FOURATI, Emad LOTFALIZADEH, Christian KASSASSEYA
11:50 - 12:00 #50829 - CP080 Evolution des infections invasives à Streptococcus pyogenes avant et pendant l’épidémie de 2022-2023 : étude rétrospective au CHU de Nîmes.
CP080 Evolution des infections invasives à Streptococcus pyogenes avant et pendant l’épidémie de 2022-2023 : étude rétrospective au CHU de Nîmes.

Objectifs: Evaluer l’évolution de l’incidence des infections invasives à Streptococcus pyogenes (iiSGA) au CHU de Nîmes et identifier d’éventuelles modifications de présentation et de prise en charge, notamment aux urgences, associées à l’épisode épidémique de fin 2022. Explorer les facteurs liés à un pronostic défavorable. Méthode: Etude observationnelle rétrospective monocentrique incluant les patients pris en charge entre 01/2018 et 01/2024 pour une iiSGA au CHU de Nimes. L’évolution de l’incidence a été analysée par un modèle de séries temporelles interrompues. Une comparaison entre les périodes pré-épidémique et épidémique a été réalisée. Les facteurs associés à une évolution défavorable ont été identifiés par régression logistique multivariée. Résultats: 239 patients ont été inclus. Une augmentation de l’incidence a été observée à partir de 10/2022 (figure 1). Aucune différence n’a été observée concernant la présentation clinique. Chez les patients admis en réanimation, le délai d’instauration de l’antibiothérapie était de 4,25 h aux urgences et de 2,0 h hors urgences (p=0,032). Le score SOFA était associé à une évolution défavorable (OR 3,05 [1,46–6,34]). Conclusion: Depuis 10/2022, une hausse des iiSGA a été observée, sans modification des présentations cliniques, restées peu spécifiques. Les urgences jouent un rôle central dans la prise en charge initiale, mais un retard d’antibiothérapie persiste. Le score SOFA à l'admission pourrait être associé au pronostic.

Aucun
Sarah DUBOS (Nimes), Romaric LARCHER, Xavier BOBBIA, Romain GENRE GRANDPIERRE
12:00 - 12:10 #50857 - CP081 Les patients en sepsis aux urgences : Intérêt pronostique du rapport des plaquettes sur les lymphocytes.
CP081 Les patients en sepsis aux urgences : Intérêt pronostique du rapport des plaquettes sur les lymphocytes.

Introduction : Le sepsis représente une cause fréquente d’admission aux services des urgences. Il est responsable d’une morbi-mortalité importante. Parmi les biomarqueurs disponibles, le rapport plaquettes/lymphocytes (RPL) a été présenté comme un outil pronostique prometteur, qui mérite d’être exploré. L’objectif de notre étude était d’étudier la valeur pronostique du RPL chez les patients admis aux urgences pour prise en charge d’un sepsis. Méthodes : Il s’agissait d’une étude descriptive et analytique, prospective, réalisée dans un service des urgences, sur une durée de deux ans. Nous avons inclus tous les patients admis aux urgences pour prise en charge d’un sepsis. Nous avons recueilli les données anamnestiques, clinicobiologiques et évolutives de tous les patients inclus. Le RPL a été calculé à l’admission. Notre critère de jugement était la mortalité intrahospitalière. La valeur pronostique du RPL a été étudiée en analysant l’aire sous la courbe ROC. Résultats : Nous avons inclus 213 patients. L’âge médian des patients était à 67 ± 16 ans. Le genre ration (H/F) était de 0,86. Les principaux antécédents pathologiques des patients étaient : l’hypertension artérielle (46%), le diabète (45,1%), l’insuffisance rénale chronique (17,1%) et l’insuffisance cardiaque (15%). Les principaux motifs d’admission des patients étaient : une dyspnée (32,4%), une altération de l’état de conscience (19,7%), des signes digestifs (22%) et des signes urinaires (15,7%). Les principales portes d’entrée infectieuses étaient : respiratoire (41,3%), urinaire (32,4%), abdominale (15%) et cutanée (14,6%). La médiane du RPL était de 203 [104 -347]. Tous les patients étaient en sepsis (SOFA ≥ 2) et 105 patients (49,3%) étaient en état de choc septique. La mortalité intrahospitalière était de 35,7%. Un RPL ≥ 200 apparait comme un facteur indépendant prédictif de mortalité intra hospitalière (p<0,001, OR ajusté =13,1 ; IC95%=[5,5-31,4]). L’analyse de l’aire sous la courbe ROC du RPL selon la mortalité intrahospitalière était de 0,81 (p<0,001, IC95%= [0,75-0,87], Se=83,6%, Sp=65,7%) Conclusion : Une évaluation rapide du pronostic des patients en sepsis est essentielle aux urgences. Le RPL permettrait d’identifier précocement les patients à risque de détérioration et d’adapter ainsi la prise en charge. Toutefois, des études complémentaires seraient nécessaires pour appuyer nos observations et mieux étudier l’intérêt pronostique du RPL à court, moyen et long terme.

aucun
Wiem DEMNI, Khouloud OUERHANI (Tabarka, Tunisie), Soundes SLIM, Yesmine WALHA, Ines ALOUI, Dhekra HAMDI, Safinez BACCARI, Nour Elhouda NOUIRA
Salle 252A

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS27 B
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants
Drainage thoracique et alternatives

Coordonnateur : Thibaut DESMETTRE (Coordonnateur, Médecin, Genève, Suisse)
Conférenciers : Thibaut DESMETTRE (médecin) (Conférencier, Médecin, Genève, Suisse), Sabrina KEPKA-GARNIER (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Strasbourg), Frederic ROUYER (Médecin responsable d'unité) (Conférencier, Genève, Suisse)
Connaitre les principales indications, contre-indications, et complications du drainage thoracique en urgence pré-hospitalière et hospitalière.
Connaitre les techniques de drainage thoracique standard chirurgical, et les alternatives de drainage moins invasives, les matériels et techniques d’exsufflation/ponction.
Savoir réaliser ces gestes sous la forme de 3 mini stations avec pratique sur mannequin.
Salle 252B

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AM03 B
11:00 - 12:30

Atelier Médecins
Contrôle des voies aériennes - Intubation

Coordonnateur : Eric WIEL (Coordonnateur, Médecin, Lille)
Conférenciers : Christian ERB (Praticien Hospitalier en anesthésie réanimation) (Conférencier, Médecin, Lille), Cédric GOZE (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Valenciennes), Hervé MENU (PH) (Conférencier, Médecin, Lille), Eric WIEL (Chef de Pôle Adjoint) (Conférencier, Médecin, Lille)
Prérequis : connaitre les bases de la ventilation manuelle et de l’intubation orotrachéale sous laryngoscopie directe ou indirecte et l’avoir pratiquée
Objectifs : présenter un algorithme de prise en charge et les différentes techniques préconisées, selon les critères prédictifs de difficulté et en lien avec les RFE « Intubation en urgence d'un adulte hors bloc opératoire et hors unité des soins critiques ». Format interactif progressif. Réaliser au moins une fois les principales techniques sur mannequin procédural sous supervision des animateurs.
Salle 253

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM14
11:00 - 12:30

Conférence
Erreur en médecine : drame ou opportunité ?

Modérateurs : Jean-François CIBIEN (Responsable relations supra-départementale) (Agen), Evelyne DUBREUCQ GUERIF (Praticien hospitalier) (Médecin, Paris)
Coordonnateur : Mathieu OBERLIN (Coordonnateur, Médecin, Mulhouse)
11:00 - 12:30 Connaitre les facteurs cognitifs associés à l’erreur en médecine.
11:00 - 12:30 Tu te souviens de ce patient ? Les mots pour dire. Jean-Baptiste BOUILLON (Praticien Hospitalo-Universitaire) (Conférencier, Médecin, Clermont-Ferrand)
11:00 - 12:30 Sécurité cognitive, c’est quoi ça ? Marion DOUPLAT (Médecin) (Conférencier, Médecin, Lyon)
Salle 342A

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS23
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants
Outils d'évaluation pédiatrique

Coordonnateur : Aude MIRGAINE (Coordonnateur, Mulhouse)
Conférenciers : Luisa PEREIRA DA COSTA DIAS (Infirmière) (Conférencier, Mulhouse), Coralie PEROZ (PH) (Conférencier, Mulhouse)
Expliciter les différents outils inhérents à l'évaluation d'un enfant, dans un contexte d'appel au centre 15, en pré hospitalier, à l'accueil des urgences et en salle d'accueil des urgences vitales.
Expliciter les critères de gravité de l'enfant malade.
Salle 342B

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS-ARM01
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants ARM
Les IA génératives dans un Service d’Urgence : utiliser, créer, critiquer, garantir.

Coordonnateur : Emilien ARNAUD (Coordonnateur, Médecin, Amiens)
Conférenciers : Emilien ARNAUD (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Amiens), Cédric GIL-JARDINÉ (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Bordeaux)
Cet atelier me permettra d’améliorer mes compétences suivantes :
J’utilise une IA générative pour m’orienter sur une situation clinique
J’utilise une IA générative pour résumer un document médical
Je crée une IA générative pour diffuser les procédures de mon service
Compétence transversale : je garantie un regard critique et un contrôle sur ces IA
Salle 343

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS25
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants
Noyades et accidents de plongée

Coordonnateur : Thibaut MARKARIAN (Coordonnateur, Médecin, Marseille)
Conférenciers : Justine AUDOUARD (Conférencier, Médecin, Marseille), Julie MARTIN (Chef de clinique assistant) (Conférencier, CCA, Marseille)
Comprendre la physiopathologie de la noyade et des différents accidents de plongée.
Maitriser la prise en charge de la première heure : de la régulation à l’intra-hospitalier.
Salle 351

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS03
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants
Prise en charge initiale du brûlé

Coordonnateur : Damien BARRAUD (Coordonnateur, Metz)
Conférenciers : Laetitia GESNOT (IDE) (Conférencier, IDE, Metz), Christelle PINCK (IDE) (Conférencier, Metz)
•Prise en charge diagnostique (évaluation de la surface et de la profondeur de la brûlure) et des défaillances vitales
•Triage et orientation
•Prise en charge des défaillances en particulier hémodynamique et ventilatoire
•Principes de l’analgésie – sédation
•Soins locaux :
Conditionnement avant transfert secondaire
Réalisation de pansements
Salle 352A

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
SI16
11:00 - 12:00

Session Interactive
Toxidrome n'est pas un gros mot !

Modérateur : Maxime JONCHIER (Médecin urgentiste) (Médecin, La Rochelle)
Coordonnateur : Valérie WILME (Coordonnateur, Strasbourg)
11:00 - 12:00 Toxidrome n'est pas un gros mot ! Frédéric LAPOSTOLLE (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Bobigny)
Salle 352B

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS10
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants
Abord veineux en pédiatrie

Coordonnateur : Franck KERROUÉ (Coordonnateur, IDE, Paris)
Conférenciers : Christelle EL HAGE (PH) (Conférencier, Médecin, Paris), Anne-Sophie GOUELLO (IDE) (Conférencier, IDE, Paris), Franck KERROUÉ (Infirmier) (Conférencier, IDE, Paris)
A la fin de la cession, les participants devront être capables d’aborder un enfant en confiance, d’utiliser la technique adéquate d’abord veineux pour la prise en charge
Salle 353

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
SI26
11:00 - 12:00

Session Interactive
Grand quizz de la Médecine d'Urgence

Coordonnateur : Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
11:00 - 12:00 Grand quizz de la Médecine d'Urgence. Xavier BOBBIA (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Montpellier), Dino TIKVESA (Chef de clinique des universités - Assistant des hôpitaux) (Conférencier, Montpellier)
Salle Maillot

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS08 B
11:00 - 12:30

Atelier Médico-Soignants
Les 30 1ères minutes d’un afflux massif de victimes

Coordonnateur : Anne GODEFROY (Coordonnateur, ISP BSPP, Paris)
Conférenciers : Anne GODEFROY (infirmière) (Conférencier, ISP BSPP, Paris), Oscar THABOUILLOT (Médecin) (Conférencier, Médecin, Paris)
Rappeler brièvement les priorités de la prise en charge en cas d’afflux de victimes et les difficultés rencontrées par les premières équipes de secours puis jouer 2 scénarios pour tester les principes de triage et de prise en charge initiale, d’organisation et de coordination des secours.
Salles 221-222-223
12:00

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
FC28
12:00 - 13:00

Flash communications
Evaluations services d'urgences 2

Modérateur : Alexis BRIKA (Praticien contractuel) (Médecin, Lyon)
12:00 - 12:07 #50109 - FC28-01 Acceptabilité par les soignants du dépistage systématique des violences intrafamiliales à l’accueil des urgences : étude multicentrique à La Réunion.
FC28-01 Acceptabilité par les soignants du dépistage systématique des violences intrafamiliales à l’accueil des urgences : étude multicentrique à La Réunion.

Introduction : Les services d’urgences représentent un lieu stratégique mais encore sous-utilisé pour le dépistage des violences intrafamiliales (VIF). Ce travail visait à évaluer l’acceptabilité, par les soignants des urgences de La Réunion, d’un dépistage systématique des VIF par question orale dès l’accueil. Méthode : Nous avons mené une étude observationnelle, prospective et multicentrique a été menée entre août et décembre 2024 dans les quatre principaux centres hospitaliers de l’île. Un questionnaire anonyme a été adressé aux médecins, infirmiers et aides-soignants exerçant à l’accueil des urgences. Au total, 151 réponses ont été analysées. L’acceptabilité d’un dépistage systématique a été évaluée à l’aide de deux questions principales sur une échelle de Likert de 0 à 10. Résultats : Parmi les répondants, 62 % se déclaraient favorables à la formulation orale systématique de la question de dépistage, mais seuls 37 % jugeaient cette pratique réalisable dès l’accueil. L’adhésion variait selon le sexe, la profession et l’expérience professionnelle. Les principaux freins identifiés étaient l’absence de formation, de protocole et le manque de confidentialité à l’accueil. Conclusion : Malgré un taux de réponse modeste, cette étude met en évidence une acceptabilité partielle du dépistage systématique des VIF à l’accueil des urgences. Elle souligne la nécessité de développer des outils et des formations adaptés pour favoriser l’intégration de ce repérage dès l’arrivée des patients.

Aucun
Andréa Arlette Suzanne LEDUEZ (Saint-Pierre, Réunion), Rémi GIRERD, Matthieu KOZLIK
12:07 - 12:14 #50170 - FC28-02 Analyse descriptive de la population reconsultant dans les 72 heures et pour le même motif aux urgences adultes médico-chirurgicales du CHU de Besançon.
FC28-02 Analyse descriptive de la population reconsultant dans les 72 heures et pour le même motif aux urgences adultes médico-chirurgicales du CHU de Besançon.

Introduction : Les reconsultations précoces aux urgences (≤ 72 h) sont utilisées dans certains pays comme indicateur de qualité des soins, mais ne font pas l’objet d’un suivi systématique en France. L’objectif de cette étude était de décrire les caractéristiques des patients ayant reconsulté dans les 72 h pour un même motif au SAU du CHU de Besançon. Matériel et méthodes : Étude observationnelle, rétrospective, descriptive, monocentrique, menée au SAU du CHU de Besançon entre le 1er juin et le 31 décembre 2023. Ont été inclus les patients adultes ayant consulté deux fois (ou plus) dans les 72 h pour un motif similaire. Les critères de jugement étaient : caractéristiques démographiques et cliniques, motifs et diagnostics, triage, temporalité et devenir du patient. Résultats : Sur 19 798 passages enregistrés, 287 reconsultations précoces ont été retenues (1,4 %). L’âge moyen était de 54 ans, avec une répartition équilibrée hommes- femmes. Les motifs les plus fréquents étaient : douleurs abdominales (15,6 %), douleurs lombaires (9,4 %), altération de l’état général (7,6 %). Les diagnostics les plus retrouvés étaient les douleurs abdominales indifférenciées (9,4 %) et les coliques néphrétiques (7,6 %). La majorité des patients étaient classés Tri 3B (51,2 %) et Tri 2 (25,4 %). À l’issue de la reconsultation, 53,3 % retournaient à domicile et 38,4 % étaient hospitalisés. Les patients âgés ≥ 75 ans étaient surreprésentés parmi les hospitalisations. Conclusion : Le taux de reconsultation précoce au SAU du CHU de Besançon (1,4 %) est comparable à celui décrit dans la littérature. Ces reconsultations concernent surtout des pathologies abdominales ou urologiques, dont l’évolution et la gravité sont parfois difficiles à définir lors du premier passage. L’hospitalisation fréquente de patients âgés souligne leur vulnérabilité. L’amélioration du suivi post-urgences, le développement de filières spécialisées et une meilleure coordination ville-hôpital pourraient réduire le nombre de reconsultations évitables.

Aucun
Marine PIERONNE (Besançon)
12:14 - 12:21 #50351 - FC28-03 Réadmissions précoces aux urgences : Etude rétrospective au CHICAS (2024).
FC28-03 Réadmissions précoces aux urgences : Etude rétrospective au CHICAS (2024).

Introduction : Les services d’accueil des urgences subissent une pression croissante, reflet des difficultés structurelles du système de santé. Les réadmissions précoces constituent un indicateur sensible de la qualité des soins hospitaliers. Aucune étude n’a, à ce jour, analysé spécifiquement ces réadmissions dans les Hautes-Alpes. L’objectif de notre étude est d’étudier les motifs amenant les patients à une réadmission précoce. Matériel et méthodes : Nous avons conduit une étude observationnelle rétrospective au Centre Hospitalier Intercommunal des Alpes du Sud entre le 1er janvier 2024 et le 24 décembre 2024.. Les patients inclus étaient majeurs, était rentrés à domicile après une première consultations aux urgences puis ont été réadmis dans les 7 jours. Les dossiers incomplets, les patients « surconsultants » et les patients hospitalisés après le séjour index (SI) ont été exclus. Les données sociodémographiques, cliniques et organisationnelles ont été extraites et analysées sous R. Résultats : Sur 33 784 passages aux urgences, 1 313 étaient des réadmissions précoces, soit un taux de 3,9 %. Après exclusions des dossiers ne présentant pas de lien entre le séjour index et la reconsultation, 998 dossiers ont été analysés. L’âge médian était de 46 ans ; 51,3 % étaient des hommes. Les motifs principaux de réadmission précoce étaient liés à l’évolution de la maladie (44 %), la prise en charge initiale (18 %), le système de santé (16 %) et des facteurs liés au patient (13 %). La traumatologie représentait le premier cadre étiologique (16,2 %), suivie par l’infectiologie (11,7 %) et l’hépato-gastro-entérologie (8,2 %). L’âge >65 ans, un score de Charlson ≥3, la polymédication et les antécédents psychiatriques augmentaient significativement le risque de réadmission précoce et la probabilité d’hospitalisation lors de la réadmission. Conclusion : Cette étude met en évidence le poids des réadmissions précoces aux urgences. Le taux local de réadmissions précoces de 3.9% est comparable aux données françaises et est dominé par des réadmission lié à l’évolution de la maladie Des profils à risque sont identifiés et ils sont accessibles à des actions de prévention. Ainsi le renforcement du suivi post-urgences, l’amélioration de la coordination ville-hôpital, la sensibilisation des professionnels aux facteurs de risque et la mise en place de filières dédiées pourraient réduire ces réadmissions et améliorer la qualité et la sécurité des soins.

Aucun
Alexis GENIN (GAP)
12:21 - 12:28 #50636 - FC28-04 Évaluation du dispositif de pré-plainte dans les violences faites aux femmes au sein du couple aux urgences du CHU de Toulouse.
FC28-04 Évaluation du dispositif de pré-plainte dans les violences faites aux femmes au sein du couple aux urgences du CHU de Toulouse.

Introduction : Les violences conjugales représentent un motif fréquent de consultation aux urgences et posent des enjeux médicaux, sociaux et judiciaires majeurs. Les services d’urgence constituent souvent le premier contact des victimes avec le système de soins après un épisode de violence. Afin de faciliter l’accès au dépôt de plainte, une procédure de pré-plainte a été mise en place en 2020 au CHU de Toulouse. L’objectif de cette étude était d’évaluer l'apport de la pré-plainte dans le parcours de plainte des femmes victimes de violence conjugale ayant consulté aux urgences du CHU de Toulouse. Matériel et méthodes : Il s’agissait d’une étude rétrospective monocentrique incluant les femmes victimes de violences conjugales ayant consulté aux urgences du CHU de Toulouse (sites Purpan et Rangueil) entre février 2020 et février 2024. Les données ont été recueillies à partir des logiciels Orbis® et MO IML®. Le critère de jugement principal était la consultation sur réquisition en unité médico-judiciaire (UMJ) à la suite d’une pré-plainte réalisée aux urgences. Les critères secondaires étaient la réception effective de la pré-plainte par l’UMJ et les forces de l’ordre, ainsi que le délai d’accès à la consultation médico-légale. Résultats : Au total, 1 020 consultations pour violences conjugales ont été analysées. L’âge médian des patientes était de 30 ans [24–39], et 62 % des consultations avaient lieu en horaires de garde. Une pré-plainte a été réalisée dans 25 % des cas (n = 249). Parmi ces patientes, 49 % ont consulté l’UMJ sur réquisition, avec un délai médian de 2 [0–4] jours. La pré-plainte a été réceptionnée par l’UMJ dans 64 % des cas et par les forces de l’ordre dans 40 %. Globalement, 22 % des victimes ont engagé une démarche de plainte. Conclusion : La pré-plainte réalisée aux urgences apparaît comme un outil facilitateur du parcours judiciaire des femmes victimes de violences conjugales, permettant un accès rapide à la médecine légale. Toutefois, des défauts de traçabilité et de transmission limitent son efficacité. L’optimisation des protocoles et la formation des équipes pourraient améliorer l’impact de ce dispositif.

Aucun
Sophie PLOIX (toulouse)
12:28 - 12:35 #50663 - FC28-05 Les Unités Mobiles de Télémédecine au service des personnes âgées : une réponse ambulatoire innovante pour soulager les services d’urgences et lutter contre les déserts médicaux. Retour d’expérience en Seine-et-Marne et possibilité d’extension.
FC28-05 Les Unités Mobiles de Télémédecine au service des personnes âgées : une réponse ambulatoire innovante pour soulager les services d’urgences et lutter contre les déserts médicaux. Retour d’expérience en Seine-et-Marne et possibilité d’extension.

Introduction : Le but de cette étude est de montrer la pertinence des unités mobiles de télémédecine pour les personnes âgées dans un désert médical, tel que la Seine-et-Marne, comme une réponse ambulatoire innovante pour soulager les services d’urgences et lutter contre les déserts médicaux. Les UMT 77 reposent sur une organisation internalisée du Département de Médecine d'Urgences de l'hôpital tant sur le plan humain, matériel et logistique. Matériel et méthodes : Nous avons réalisé une étude observationnelle, rétrospective, analytique et monocentrique, portant sur toutes les interventions des UMT déclenchées entre le 1er janvier 2024 et le 28 février 2025, auprès des patients de plus de 75 ans en Seine-et-Marne. L’objectif principal est d’analyser le bénéfice des UMT pour la population gériatrique de Seine-et-Marne. Un objectif secondaire réalisé avec le RES@M, réseau e-santé du 77 qui assure le suivi des patients, consiste à évaluer le taux de reconsultation, d’hospitalisation et de prescription complémentaire. Résultats : Sur ces 14 mois : il y a eu 409 UMT. 321 patients (78,4 %) ont pu rester au domicile. 88 patients (21,6 %) ont nécessité un transfert aux urgences. L’âge médian était de 86 ans. Les principaux motifs de recours étaient : pathologies orthopédiques (18,1 %), altération de l’état général (12,7 %) et syndromes grippaux (11,2%). 95 patients (29,5 %) ont accepté le suivi via le RES@M. Durée moyenne du suivi de 6,4 jours. 16 patients (4,9%) ont reconsulté sans attendre le 1er appel du RESA@M. 17 patients (17,8 %) ont été réhospitalisés à la suite du suivi RES@M. Au final, une fois le suivi RESA@M effectué, ce sont 70,5% des patients gériatriques qui ont pu rester au domicile. Conclusion : Le taux de maintien à domicile pour les personnes âgées après intervention d’une UMT s’élève à 78,4 %, ce qui se rapproche des résultats observés dans la population générale de Seine-et-Marne (85,1 % et 83 % dans 2 études distinctes). Les UMT représentent une alternative efficace et complémentaire aux filières classiques de soins non programmés, réduisant ainsi les conséquences délétères pour les patients et la surcharge des services hospitaliers dont les urgences. Le RES@M apparaît comme un atout supplémentaire : il assure une continuité des soins et sécurise le maintien à domicile. Ces résultats encouragent l’extension de ce dispositif à d’autres départements, dans une perspective d'enjeux du vieillissement et de la démographie médicale.

Aucun
Nicolas BANDALY (Melun), Chloé GODOFFE, Alain-Gil MPELA, Nicolas BRIOLE, François DOLVECK
12:35 - 12:42 #50686 - FC28-06 Analyse sur la prise en charge des patients admis pour ictus amnésique aux urgences.
FC28-06 Analyse sur la prise en charge des patients admis pour ictus amnésique aux urgences.

Introduction : L’ictus amnésique (IA) est une affection neurologique caractérisée par une amnésie brutale, transitoire et isolée. Son pronostic est favorable. Pourtant, sa prise en charge aux urgences est souvent marquée par un recours important aux examens complémentaires, malgré un diagnostic essentiellement clinique. L’objectif de cette étude est de décrire les caractéristiques cliniques et la prise en charge diagnostique des patients admis pour ictus amnésique aux urgences. Méthode Nous avons mené une étude observationnelle, rétrospective et monocentrique au sein du service des urgences adultes de notre CHU de, du 1ᵉʳ janvier 2019 au 31 décembre 2024. Ont été inclus tous les patients adultes présentant un diagnostic principal ou associé d’ictus amnésique, identifié par le code CIM-10 G45.4, à partir de la base RésUrgences®. Résultats : Sur 267 063 passages aux urgences pendant 6 ans, 325 (0,12 %) patients avec suspicions d’IA ont été inclus, d’âge moyen de 64,5 ± 10,7 ans, avec un sex ratio H/F à 0,74. Un facteur déclenchant était identifié dans 177 cas (54,5 %) principalement un stress émotionnel aigu (28,3%). Aux urgences, un bilan biologique était réalisé chez 293 (90,2 %) patients, un scanner cérébral chez 274 (84,3 %) et un EEG chez 20 (6,2 %). Les anomalies étaient rares : 4 (1,4 %) aux bilans biologiques, 6 (2,2 %) aux scanners et 2 (7,7%) à l’IRM. Un avis neurologique était sollicité dans 258 (79,4 %) cas. Le diagnostic final retenu était un IA dans 297 (91,4 %) cas, avec des éléments atypiques dans 15 cas (4,6%). Les diagnostics alternatifs étaient notamment 2 AVC (0,6 %). Quatre-vingt-cinq patients (26,2 %) ont été hospitalisés. En analyse multivariée, seule la présence d’un examen neurologique anormal était associée à la réalisation d’un scanner (OR 8,3 ; IC95 % 4,1–16,8 ; p < 0,0001) et à la demande d’un avis neurologique (OR 5,1 ; IC95 % 2,8–9,6 ; p < 0,0001). L’hospitalisation était également liée à un examen neurologique anormal (OR 5,5 ; IC95 % 2,9–10,5 ; p < 0,0001) et à la demande d’un avis spécialisé (OR 4,7 ; IC95 % 1,6–14,1 ; p = 0,006). Conclusion : Notre étude confirme le caractère bénin de l’IA, mais souligne le recours fréquent aux examens complémentaires, dont la rentabilité reste faible. Ces résultats mettent en avant l’importance d’un diagnostic clinique rigoureux et d’une harmonisation des pratiques afin de limiter les explorations inutiles tout en garantissant la sécurité des patients.

Aucun
Ali EL FOUISSI (dijon), Riadh TFIFHA, Ilinca ROMOCEA, Christian TEREC, Patrick RAY
12:42 - 12:49 #50690 - FC28-07 Association entre l’âge et outcomes de prise en charge chez les patients consultant aux urgences pour une douleur abdominale aiguë : une étude de cohorte rétrospective.
FC28-07 Association entre l’âge et outcomes de prise en charge chez les patients consultant aux urgences pour une douleur abdominale aiguë : une étude de cohorte rétrospective.

Introduction : Les douleurs abdominales constituent un motif fréquent de consultation aux urgences, dont la complexité diagnostique augmente avec l’âge en raison de présentations atypiques, comorbidités, polymédication et difficultés de communication. Ce projet s’intéressait à l’association entre l’âge et les outcomes de prise en charge chez des patients consultant aux urgences pour une douleur abdominale aiguë. Matériel et Méthodes : Étude de cohorte rétrospective incluant tous les adultes ayant consulté aux urgences en 2023 pour douleurs abdominales, basée sur des données collectées de routine et extraites électroniquement. L’âge était la variable indépendante, dichotomisée en deux groupes (≥65 ans et <65 ans). Le critère de jugement principal était la réalisation d’une chirurgie abdominale urgente dans les 72 h. Les critères de jugement secondaires comprenaient des examens complémentaires, la durée de séjour et l’orientation. L’analyse statistique incluait des comparaisons directes (Chi2, T-test) et une régression logistique multivariable pour le critère de jugement principal, ajustant pour le sexe, le moment de l’admission, l’état civil et le degré de tri. Une analyse de sensibilité a modélisé l’âge en continu. Résultats : Au total, 8019 patients ont été inclus (âge moyen 45.7 ans ; 55.3 % femmes), dont 17.1 % avaient ≥65 ans. Ces derniers présentaient un triage plus sévère et des signes vitaux plus souvent perturbés. Une chirurgie abdominale urgente a été réalisée chez 10 % des patients, plus fréquemment chez les ≥65 ans (14 % vs 10 %, aOR 1.3 ; IC95 % 1.1–1.6 ; p=0.003), association confirmée par l’analyse de sensibilité. Les patients de ≥ 65 ans ont eu davantage de bilans sanguins (88% vs 79%, p<0.001), d’analyses urinaires (40% vs 36%, p=0.011) et de scanners abdominaux (42% vs 32%, p<0.001) et ont été plus souvent hospitalisés (46% vs 21%, p<0.001). Leur durée de séjour était cependant plus courte (différence 49 min, IC95% 37-60, p<0.001). Conclusion : Chez les patients consultant aux urgences pour douleurs abdominales, l’âge ≥65 ans est associé à une probabilité accrue de chirurgie urgente, un recours plus fréquent aux examens complémentaires et une hospitalisation plus fréquente, soulignant la nécessité d’une vigilance diagnostique renforcée dans cette population.

Aucun
Tania DE OLIVEIRA MARTINS (Genève, Suisse), Yoann MAGNIEN, Romeo RESTELLINI, Thibaut DESMETTRE, Christophe FEHLMANN
12:49 - 12:56 #50889 - FC28-08 Reconsultations précoces aux urgences dans les sept jours : étude épidémio-clinique.
FC28-08 Reconsultations précoces aux urgences dans les sept jours : étude épidémio-clinique.

Introduction: Les reconsultations précoces aux services des urgences, représentent un enjeu majeur de santé publique et un indicateur de la qualité des soins. L’identification du profil épidémio-clinique de ces patients permet de mieux comprendre les déterminants de ces retours et d’optimiser la prise en charge initiale. L’objectif de notre étude était de décrire le profil épidémio-clinique des reconsultations précoces aux urgences survenant dans les sept jours suivant une première consultation. Méthodes: Nous avons mené une étude prospective descriptive dans une structure d’urgence polyvalente d’un hôpital régional durant une période de trois mois (Janvier 2024-Mars 2024). Pour chaque patient, d’âge supérieur à 15 ans, consultant les urgences dans les sept jours d’une première consultation, nous avons recueillis les paramètres épidémiologiques, cliniques et évolutives. Résultats: Nous avons colligé 484 patients parmi 9861 consultants aux urgences, soit 5%. La médiane d’âge était de 45 ans avec Q25-Q75[34-60]. Une prédominance féminine a été observée (sex-ratio H/F = 0.7). L’hypertension artérielle (24 %), le diabète (19 %) et la dyslipidémie (8%) constituaient les comorbidités les plus fréquemment retrouvées. Les motifs lors de la 1ère consultation, par ordre de fréquence étaient : douleur abdominale 21%, céphalée 14%, douleur ostéoarticulaire 14%, une fièvre 12% et une symptomalogie de l’appareil urinaire 12%. Le taux d’hospitalisation était à 3% (N=13). Lors de la deuxième consultation, les causes de reconsultations étaient : une récidive ou persistance de la même symptomatologie 50% une maladie chronique mal-équilibré 8%, un diagnostic erroné 7%, une mauvaise observation 4%, la survenue d’une complication dans 3% et un sous- traitement 2%. Le reste de la population ont consulté pour une symptomatologie différente. Le taux d’hospitalisation, lors de la deuxième consultation, était à 4% (N=19) et un patient est décédé. Conclusion : Les reconsultations précoces aux urgences concernaient 5 % des patients et étaient principalement liées à la persistance des symptômes initiaux et à des maladies chroniques mal équilibrées. Une meilleure identification des patients à risque et l’optimisation de la prise en charge initiale pourraient réduire ces retours et améliorer la qualité des soins.

Aucun
Achref EL KADHI (Ariana, Tunisie), Ghada KHEDIRI, Emna REZGUI, Emna KALLEL, Khadija ZAOUCHE

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
SI23
12:00 - 13:00

Session Interactive
Best-of des articles pédiatriques

Coordonnateur : Alexandra MOUROT (Coordonnateur, Narbonne)
12:00 - 13:00 Best-of des articles pédiatriques. Matthieu BENDAVID (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Paris)
Salle 242B
13:00

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
FC29
13:00 - 14:00

Flash communications
Organisation et management

Modérateur : Benoît VIVIEN (Adjoint du Chef de Service du SAMU de Paris, Responsable du SAMU Pédiatrique Régional IDF) (Paris)
13:00 - 13:07 #50203 - FC29-01 Étude descriptive du déploiement des Unités Mobiles Hospitalières Paramédicalisées (UMH-P) au sein d'un SAMU : Bilan des six premiers mois d’activité.
FC29-01 Étude descriptive du déploiement des Unités Mobiles Hospitalières Paramédicalisées (UMH-P) au sein d'un SAMU : Bilan des six premiers mois d’activité.

Introduction : Destinées à répondre à l’augmentation des recours ne nécessitant pas une intervention médicalisée, les SAMU déploient un nouveau niveau de réponse préhospitalier : les Unités Mobiles Hospitalières Paramédicalisées (UMH-P). Nous avons souhaité en analyser qualitativement et quantitativement les interventions au cours des premiers mois de leur mise en œuvre au sein d'un CHU métropolitain. Matériel et méthode : Une étude épidémiologique observationnelle, monocentrique, descriptive et rétrospective sur l’ensemble des dossiers impliquant l’intervention d’une UMH-P entre le 22 octobre 2024 et le 22 avril 2025, à partir des données des dossiers de régulation médicale et des fiches de recueil internes d'un SAMU. Résultats : 75 patients ont bénéficié d’une prise en charge UMH-P, selon quatre protocoles : douleurs traumatiques : 32 (43 %), hypoglycémies : 23 (31 %), douleurs non traumatiques : 15 (20 %) et allergies : 5 (7 %). Ces interventions ont permis la prise en charge des patients de 6 à 96 ans, de 1,4 à 56 km de la base. 49 (65 %) des transports étaient paramédicalisés. 6 (8 %) des admissions ont été réalisées en service spécialisé (hors Service d’Accueil des Urgences (SAU) ; 61 (81 %) au SAU ; 7 (9 %) en LSP et 1 (2 %) refus de transport). 66 (88 %) des interventions correspondaient aux indications d’engagement protocolisées. Nous avons retrouvé 6 demandes de renfort médicalisé, 14 évènements indésirables et aucun évènement indésirable grave. Le niveau de stress médian était de 10/100 pour les infirmiers et 10/100 pour les ambulanciers. Conclusion : Les UMH-P représentent une réponse concrète, fiable, efficiente et facile à intégrer aux procédures existantes pour accompagner l’évolution du système de santé. Permettant de recentrer les interventions médicalisées sur les prises en charge nécessitant des soins complexes et de sécuriser des prises en soins laissées habituellement aux secouristes seuls, cette étude engage à poursuivre le déploiement de ces protocoles.

Aucun
Théo MOËS (Tours)
13:07 - 13:14 #50323 - FC29-02 Impact de l’implémentation d’une plateforme de PCR multiplex délocalisée pour la détection des pathogènes respiratoires dans un service d’urgences à haut flux de patients.
FC29-02 Impact de l’implémentation d’une plateforme de PCR multiplex délocalisée pour la détection des pathogènes respiratoires dans un service d’urgences à haut flux de patients.

Intro Les infections respiratoires basses impactent fortement l’activité des urgences, notamment en période épidémique. L’identification du pathogène favorise la prise en charge médicale mais repose soit sur des tests moléculaires de laboratoire avec des délais incompatibles avec le flux des urgences, soit sur des tests rapides limités à un panel restreint. M&M Durant l’hiver 2023-2024, des infirmiers formés aux urgences ont réalisé et analysé sur le Spotifre®, permettant le dosage de 10 virus et 4 bactéries atypiques, les prélèvements nasopharyngés d’adultes symptomatiques ayant des critères d’hospitalisation initial. La faisabilité de l’implantation de ce dispositif ainsi que son impact clinique selon la positivité du test ont été évalué. Résultats Du 15 décembre 2023 au 15 mars 2024, 1 320 échantillons ont été analysés. Le délai médian de rendu était de 37 minutes, avec 0,8 % d’échecs. Les virus les plus fréquents étaient la grippe A, le rhinovirus/entérovirus et le SARS-CoV-2. Un agent hors panel restreint (SARS-CoV-2, grippe A/B, VRS) a été identifié dans 43 % des cas. Les tests positifs étaient associés à une décision médicale plus rapide, moins d’hospitalisations et un séjour hospitalier plus court (Tableau 1). Ccl L’implantation du Spotfire® aux urgences est faisable, fiable et compatible avec les contraintes organisationnelles des urgences. Il pourrait permettre d’améliorer l’isolement et la fluidité du parcours patient via une identification large du pathogène responsable.

J.G. déclare avoir reçu des subventions, contrats et honoraires de bioMérieux, Abbott, Siemens et Viatris. N.L. et B.B. déclarent avoir reçu des honoraires et/ou un soutien pour des déplacements de la part de bioMérieux. L.D. déclare avoir perçu des honoraires personnels de Abbott et bioMérieux. O.M., B.D., M.P. et N.M. déclarent n’avoir aucun conflit d’intérêts lié au travail soumis.
Benjamin BIGAUD (Poitiers), Nicolas MARJANOVIC, Luc DEROCHE, Bertrand DRUGEON, Marvin PIOT, Nicolas LEVEQUE, Olivier MIMOZ, Jérémy GUENEZAN
13:14 - 13:21 #50584 - FC29-03 Caractéristiques et morbi-mortalité des patients pédiatriques nécessitant une évacuation sanitaire depuis un centre d'outre-mer de 2014 a 2023.
FC29-03 Caractéristiques et morbi-mortalité des patients pédiatriques nécessitant une évacuation sanitaire depuis un centre d'outre-mer de 2014 a 2023.

Introduction : Les évacuations sanitaires (EVASAN) sont nécessaires en cas de prise en charge médicales non disponible sur un territoire. Les départements français d’outre-mer sont souvent impactés par une offre de soins incomplète menant à un nombre important d’EVASAN en urgence vers la France hexagonale. Les risques liés à ces transferts et en particulier pédiatriques et/ou néonataux en urgence sur près de 7000 kilomètres, sur des avions de ligne, sont peu connus. L’objectif est de mettre en lumière cette activité très spécifique et de connaitre la morbi-mortalité de ces transferts. Matériel et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive mono-centrique des EVASAN pédiatriques transatlantiques vers la France hexagonale entre le 1er janvier 2014 et le 31 décembre 2023, incluant tous les patients âgés de moins de 18 ans ayant eu une évacuation sanitaire pendant la période d’inclusion. Résultats : Au total, 211 enfants âgés de moins de 18 ans ont été inclus. La majorité des transferts concernait des enfants de moins de deux ans, souvent admis dans les services de soins critiques. Les principales indications étaient cardiologiques (31,8 %), cancérologiques (19,4 %) neurologiques (11,9 %) et ORL (10.0 %), avec des variations marquées selon l’âge. Près de la moitié des patients avaient un support ventilatoire, et un sur quatre une ventilation mécanique. Les complications survenues en vol ont concerné 10,4 % des patients. Ces complications, majoritairement de faible gravité, concernaient principalement des atteintes respiratoires (5,7%). Conclusion : Les résultats de cette étude soulignent la fréquence de ces transferts pour des pathologies complexes ou rares nécessitant un plateau technique non disponible dans notre territoire. Malgré les contraintes logistiques, les complications graves restent rares lors de ces EVASAN. Une organisation rigoureuse et une expertise pédiatrique et néonatale des équipes réalisant ces EVASAN pourrait expliquer le faible morbi-mortalité lors de ces longs transferts en milieu aérien. Cette étude met en évidence les défis cliniques et structurels associés aux EVASAN pédiatriques ultramarines, et suggère la nécessité de protocoles dédiés, de formations spécifiques et d’un renforcement des capacités locales ou interrégionales pour optimiser ces parcours de soins.

Aucun
Florian NEGRELLO (Fort de France, Martinique), Thomas LORY, Alexis FREMERY, Patrick PORTECOP, Vianney AQUILINA, Papa GUEYE
13:21 - 13:28 #50592 - FC29-04 Facteurs préhospitaliers prédictifs d’une thrombectomie dans les AVC de la circulation antérieure.
FC29-04 Facteurs préhospitaliers prédictifs d’une thrombectomie dans les AVC de la circulation antérieure.

Facteurs préhospitaliers prédictifs d’une thrombectomie dans les AVC de la circulation antérieure Claire Berthelot, Dr Jean-François Vigneau, Dr Céline Occelli, Pr Vincent Costalat, Pr Xavier Bobbia Introduction : Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont fréquents et responsables d’une morbi-mortalité importante. Leur prise en charge repose sur la thrombolyse intraveineuse (TIV) et la thrombectomie mécanique (TM) devenue un traitement de référence pour les occlusions proximales. L’efficacité de ces thérapeutiques est dépendante du délai de mise en œuvre. Le temps reste donc la préoccupation primaire dans le traitement des AVC. L’objectif principal de notre étude était d’identifier, dès le début de la prise en charge des patients, les facteurs prédictifs d’une revascularisation. Matériel et méthode : Notre étude était rétrospective, observationnelle et monocentrique au sein de notre CHU. Au total, 314 patients admis pour un AVC ischémique de la circulation antérieure entre septembre 2024 et janvier 2025 ont été inclus. Les patients devaient être majeur et avoir eu une imagerie cérébrale diagnostiquant un AVC antérieur. Le critère de jugement principal était la réalisation d’une TM. Les objectifs secondaires étaient l’analyse des délais préhospitaliers, l’étude des stratégies « MotherShip » (MS) et « Drip-and-Ship », et la comparaison des scores NIHSS et mRS, avant et après AVC, entre les groupes TM et non TM. Résultats : Parmi les 314 patients inclus, 106 (33,8 %) ont bénéficié d’une TM. En analyse multivariée, la pathologie cardio-embolique (OR 2,26) et l’hémiparésie/hémiplégie (OR 3,49) étaient associées à une probabilité accrue de TM, tandis que la prise en charge par une stratégie MS (OR 0,30) réduisait cette probabilité. En analyses secondaires, nous avons observé une aggravation du mRS après l’AVC (p < 0.001), une diminution du délai découverte–admission chez les patients thrombectomisés (2,47 h vs 3,69 h ; p = 0,005), et une amélioration du NIHSS entre J0 et J1 dans les groupes TM (p = 0.11) et non TM (p = 0.004). Conclusion : Notre étude suggère que les pathologies cardio-emboliques et l’hémiparésie/hémiplégie sont prédictives d’une TM. Ces résultats soulignent l’importance des données préhospitalières pour identifier précocement les patients pouvant bénéficier de la TM. Ces travaux pourraient amener à la modification des critères d’inclusion dans notre protocole d’accès direct au scanner afin d’en améliorer les performances.

aucun
Claire BERTHELOT (Montpellier), Jean-François VIGNEAU, Céline OCCELLI, Vincent COSTALAT, Xavier BOBBIA
13:28 - 13:35 #50624 - FC29-05 Evaluation de la prévalence du trouble de stress post-traumatique au sein d'une population de travailleurs dans le secteur des urgences d'un chu français.
FC29-05 Evaluation de la prévalence du trouble de stress post-traumatique au sein d'une population de travailleurs dans le secteur des urgences d'un chu français.

Introduction : Le trouble de stress post-traumatique (TSPT) est croissant dans les professions exposées à des événements traumatisants. L’objectif principal de cette étude était d’évaluer la prévalence du TSPT au sein d’un service d’urgences de CHU. Les objectifs secondaires visaient à identifier les facteurs associés au TSPT et ses répercussions sur le travail. Matériel et méthode : Une étude observationnelle descriptive transversale a été conduite entre le 15/05 et le 15/08/2025, sur la base du volontariat. Les participants ont rempli un auto-questionnaire standardisé, incluant un outil de dépistage validé du TSPT, le PCL-5 (PTSD Checklist for DSM-5). Un score ≥ 44 était considéré comme indicatif d’un TSPT. Les données ont été analysées de façon descriptive et comparative afin d’identifier les facteurs associés à un score pathologique. Résultats : Sur 133 répondants, 105 ont été inclus et analysés. 61,9 % présentaient un score PCL-5 ≥ 44, soit une prévalence élevée de TSPT. 73.9% des agents TSPT+ signalaient des répercussions sur leur travail (impact sur la capacité à travailler et la productivité) sans retentissement administratif significatif. 44 % des agents déclaraient connaître “mal” ou “très mal” le TSPT. Conclusion : Cette étude souligne la forte prévalence du TSPT au sein des urgences et ses conséquences. Elle met en lumière la nécessité d’une prévention institutionnelle renforcée (soutien psychologique, formation ciblée, stratégie de santé au travail coordonnée).

Aucun
July BEGHIN (Montpellier), Camille RADMAN, Cédric JULIEN, François-Xavier LESAGE, Xavier BOBBIA
13:35 - 13:42 #50855 - FC29-06 Comparaison des performances pronostiques du Rapid Emergency Medicine Score et du Worthing Physiological Scoring System aux urgences.
FC29-06 Comparaison des performances pronostiques du Rapid Emergency Medicine Score et du Worthing Physiological Scoring System aux urgences.

Introduction : Plusieurs scores physiologiques, dont le Rapid Emergency Medicine Score (REMS) et le Worthing Physiological Scoring System (WPSS), ont été développés pour stratifier le risque de mortalité dès l’admission aux urgences. Cependant, les performances pronostiques comparatives de ces deux scores demeurent insuffisamment évaluées. L’objectif de cette étude était de comparer les performances pronostiques du REMS et du WPSS chez les patients admis en salle d’accueil des urgences vitales (SAUV). Méthodes : Etude descriptive et analytique, prospective, réalisée sur une période d’un an. Nous avons inclus tous les patients admis en SAUV pour prise en charge d’une pathologie médicale. Avec recueil des données anamnestiques, clinico-biologiques et évolutives des patients. Les scores REMS et WPSS ont été calculés à l’admission chez tous le spatients. Le critère de jugement était la mortalité intrahospitalière. Pour déterminer les valeurs pronostiques de ces scores physiologiques, nous avons établi et comparé les courbes ROC. Résultats : Nous avons inclus 402 patients, d’âge moyen de 56 ± 19 ans et de sexe ratio de 1,8. Les principaux antécédents pathologiques des patients étaient : l’hypertension artérielle (37,1%), le diabète (36,6%), les cardiopathies (28,9%) et l’insuffisance rénale chronique (9,7%). Les principaux motifs d’admission en SAUV étaient : une détresse respiratoire (23,6%), une détresse neurologique (21,1%), une douleur thoracique (23,4%) et une douleur abdominale (10,2%). Les médianes du WPSS et du REMS étaient respectivement 2 [0-11] et de 5 [0-20]. La mortalité intrahospitalière était de 20,4%. En analyse multivariée, un score de REMS ≥ 6 et un WPSS ≥ 3 apparaissent comme des facteurs indépendants prédictifs de mortalité intrahospitalière (p respectivement de 0,04 et 0,008). L’analyse de l’aire sous les courbes ROC du REMS et du WPSS selon la mortalité intrahospitalière était respectivement de 0,73 (p<0,001, IC95%= [0,66-0,79]) et de 0,76 (p<0,001, IC95%= [0,70-0,81]). Conclusion : Les systèmes d’évaluation physiologique précoce constituent des outils essentiels pour identifier les patients présentant une détresse vitale potentielle aux urgences. Le REMS et le WPSS ont montré un intérêt pronostique chez les patients admis en SAUV avec une valeur prédictive comparable de mortalité intrahospitalière.

aucun
Wiem DEMNI, Ines ALOUI (tunis, Tunisie), Yesmine WALHA, Khouloud OUERHANI, Farah MANSOUR, Fadwa LACHTER, Eya SNOUSSI, Nour Elhouda NOUIRA
13:42 - 13:49 #50864 - FC29-07 Performance pronostique du Worthing Physiological Scoring System aux urgences.
FC29-07 Performance pronostique du Worthing Physiological Scoring System aux urgences.

Introduction : La prise en charge des patients en salle d’accueil des urgences vitales (SAUV) constitue un défi quotidien pour les médecins urgentistes. Le worthing physiological scoring system (WPSS) a été présenté comme un outil de triage pour identifier, à partir de six items cliniques simples, les patients admis aux urgences et qui sont à haut risque de décès. L’objectif de notre travail était de déterminer la valeur pronostique du WPSS chez les patients admis en SAUV. Méthodes : Etude descriptive et analytique, prospective, réalisée sur une durée de 12 mois. Nous avons inclus tous les patients admis en SAUV pour prise en charge d’une pathologie médicale. Avec recueil des données anamnestiques, clinico-biologiques et évolutives de tous les patients inclus. Le WPSS a été calculé à l’admission. Notre critère de jugement était la mortalité intrahospitalière. La valeur pronostique du WPSS a été étudiée à l’aide d’une étude univariée et l’analyse de l’aire sous la courbe ROC. Résultats : Nous avons inclus 402 patients. L’âge moyen était de 56 ± 19 ans. Le sexe ratio était de 1,8. Les principaux antécédents pathologiques des patients étaient : l’hypertension artérielle (37,1%), le diabète (36,6%), les cardiopathies (28,9%) et l’insuffisance rénale chronique (9,7%). Les principaux motifs d’admission en SAUV étaient : détresse respiratoire (23,6%), détresse neurologique (21,1%), douleur thoracique (23,4%) et douleur abdominale (10,2%). La médiane du WPSS était de 2 [0-11]. Les principaux diagnostics retenus étaient : les syndromes coronariens aigus avec sus décalage de ST(14,4%) et sans sus décalage de ST(7,5%), un état de choc (11,2%), un œdème aigu des poumons (5,7%) et les acidocétoses diabétiques sévères (4,7%). Le taux de mortalité intrahospitalière était de 20,4%. En analyse univariée, un WPSS ≥ 8 apparait comme un facteur prédictif de mortalité intra hospitalière (p<0,001, OR=3,7, IC95%= [2,7-5,3]). L’analyse de l’aire sous la courbe ROC du WPSS selon la mortalité intrahospitalière était de 0,76 (p<0,001, IC95%= [0,70-0,81]). Conclusion : Les systèmes d’évaluation médicale initiale sont considérés comme des outils précieux pour identifier les patients avec détresse vitale existante ou potentielle et dont le pronostic vital peut être mis en jeu à très court terme. Le WPSS permet de prédire la mortalité intrahospitalière des patients admis en SAUV. D’autres études multicentriques sont nécessaires pour appuyer cette hypothèse à plus grandes échelles.

aucun
Wiem DEMNI, Ines ALOUI (tunis, Tunisie), Khaled MAHMOUDI, Yesmine WALHA, Faten SBEI, Khouloud OUERHANI, Wided BAHRIA, Nour Elhouda NOUIRA
13:49 - 13:56 #50885 - FC29-08 Syndrome d’épuisement professionnel chez les internes en médecine d’urgence : évolution au cours de la formation et rôle des facteurs organisationnels.
FC29-08 Syndrome d’épuisement professionnel chez les internes en médecine d’urgence : évolution au cours de la formation et rôle des facteurs organisationnels.

Le Syndrome d’Epuisement Professionnel (SEP) est plus fréquent chez les médecins urgentistes mais ses modalités d’apparition chez les internes en médecine d’urgence restent peu décrites. L’objectif principal était d’analyser l’association entre l’avancement dans l’internat et l’intensité des signes de SEP., et l’objectif secondaire d’identifier les facteurs individuels et organisationnels associés. Il s’agissait d’une étude observationnelle longitudino-transversale, de décembre 2024 à juin 2025, auprès des internes et DJ, en DESMU de la subdivision Montpellier-Nîmes. Les données ont été recueillies avec questionnaire en ligne lors de trois temps successifs sur deux semestres consécutifs. Les mesures incluaient : les caractéristiques individuelles, le Copenhagen Burnout Inventory pour mesurer le SEP et le Copenhagen Psychosocial Questionnaire (COPSOQ) pour évaluer les facteurs organisationnels. Les 104 réponses analysées représentaient 73 (83 %) internes, le SEP était retrouvé modéré pour 7 (10 %) des internes et élevé pour 6 (8 %), avec un pic en troisième année, Figure 1. Le domaine du COPSOQ le plus favorable était les relations entre collègues 76 % (ET = 16) et le plus défavorable était les contraintes quantitatives 33 % (ET = 26) et les exigences cognitives 15 % (ET = 17). Des signes précoces de SEP apparaissent dès l’internat. Des stratégies ciblées sur la gestion de la charge cognitive et du rythme de travail semblent nécessaires pour prévenir le SEP durant la formation.

Aucun
Laura CRESSIOT (Nîmes), Sylvain BENENATI, Fabien COISY, Romain GENRE GRANDPIERRE, Xavier BOBBIA

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
SI25
13:00 - 14:00

Session Interactive
"Tu te mets combien, en Médecine d'Urgence"

Coordonnateur : Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
13:00 - 14:00 "Tu te mets combien, en Médecine d'Urgence".
Salle Maillot
14:00

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
FC30
14:00 - 15:00

Flash communications
Ethique et réseau de santé

Modérateur : Alban FOREL (Médecin) (Annecy)
14:00 - 14:07 #50341 - FC30-01 Instauration de la sédation profonde et continue chez les patients en fin de vie aux Urgences d’un CHU.
FC30-01 Instauration de la sédation profonde et continue chez les patients en fin de vie aux Urgences d’un CHU.

Introduction La sédation profonde et continue jusqu’au décès (SPCJD), prévue par la loi Claeys-Leonetti et les recommandations de la HAS, constitue une option essentielle pour prévenir toute souffrance réfractaire en fin de vie. Si son application en unités spécialisées est bien décrite, les données restent limitées dans les services d’urgences, où la décision et la mise en œuvre doivent être rapides et rigoureuses. Cette étude vise à évaluer la conformité des pratiques aux recommandations nationales en utilisant un score spécifique développé pour ce travail : le score SPHEREU. Méthodes Étude rétrospective observationnelle menée sur deux années consécutives. Ont été inclus les patients majeurs pour lesquels une décision de limitation ou d’arrêt des traitements actifs (LATA) a conduit à l’instauration d’une sédation visant un état profond et continu jusqu’au décès. Le score SPHEREU évalue la conformité en intégrant quatre dimensions : décision collégiale et traçabilité, proportionnalité thérapeutique, évaluation de la sédation, information et accompagnement des proches. Résultats Au total, 154 patients ont été inclus. Parmi eux, 140 ont bénéficié d’une SPCJD considérée comme conforme selon le score SPHEREU, représentant 90,9 % des prises en charge (IC95 % [84,9–94,7]). L’analyse statistique du critère principal par test du χ² de Pearson montre un résultat significatif (p < 0,01), confirmant une conformité supérieure au seuil attendu. Les axes de non-conformité identifiés concernent principalement la traçabilité des décisions, l’absence d’outils standardisés pour l’évaluation de la profondeur de la sédation et la variabilité de l’accompagnement apporté aux familles. Conclusion La SPCJD initiée aux urgences apparaît globalement conforme aux recommandations nationales, malgré un environnement de soins marqué par l’urgence et la complexité décisionnelle. Le renforcement de la formation des équipes, l’amélioration de la traçabilité et la diffusion d’outils d’évaluation dédiés pourraient favoriser une harmonisation des pratiques. La validation multicentrique du score SPHEREU constitue une perspective pertinente pour optimiser la qualité des prises en charge en fin de vie.

AUCUN
Yohan WALLET (Amiens), Melanie LEROUX, Emilien ARNAUD, Ludovic DOUAY, Camille GRIMAUX, Clement BRAULT, Paulo HENRIQUES, Daniel Aiham GHAZALI
14:07 - 14:14 #50344 - FC30-02 EVALUATION DE LA PRISE EN CHARGE DES VICTIMES DE VIOLENCES INTRAFAMILIALES AU SEIN D'UN SERVICE D'URGENCES DE CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE.
FC30-02 EVALUATION DE LA PRISE EN CHARGE DES VICTIMES DE VIOLENCES INTRAFAMILIALES AU SEIN D'UN SERVICE D'URGENCES DE CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE.

Introduction : Les violences intrafamiliales (VIF) constituent un enjeu majeur de santé publique. Les urgences sont un lieu stratégique de repérage, mais les connaissances et les pratiques restent hétérogènes. L’objectif est d’évaluer, au CHU, les connaissances, pratiques déclarées et freins rencontrés par les soignants dans la prise en charge des victimes de VIF. Méthode : Il s’agit d’une étude transversale réalisé par la diffusion d’un questionnaire auprès du personnel soignant des urgences adultes. Analyses descriptives et comparatives selon la fonction, le genre et l’expérience des participants. Résultats : Parmi 110 (61,1%) répondants sur 180, seuls 5 (4,5%) avaient reçu une formation spécifique, 28 (25,5%) participants interrogeaient systématiquement les patients devant des signes évocateurs et 8 (7,3%) connaissaient la possibilité de signalement sans consentement. Le manque de formation et l’absence de protocole clair constituaient les principaux freins de prise en charge. Conclusions : Cette étude met en évidence un décalage marqué entre sensibilisation et pratiques effectives. Si les brancardiers et aides-soignants repèrent souvent davantage de situations de VIF que les médecins, l’absence d’outils partagés limite la prise en charge. Ils rejoignent la littérature montrant que la formalisation des procédures et l’intégration d’outils de dépistage améliorent le repérage des VIF. L’amélioration repose sur trois leviers qui pourraient améliorer la coordination et la rapidité d’intervention : renforcer la formation régulière et interactive, instaurer un protocole clair et commun à toute l’équipe, et améliorer la coordination avec les partenaires médico-sociaux. Mots clés :Violences intrafamiliales ; urgences ; dépistage ; formation ; protocole.

Aucun
Asmahane LASKRI (amiens), Sophia LASKRI, Laure DOMISSE, Lucie BARDET, Maxime GIGNON, Cecile MANAOUIL, Christine AMMIRATI, Daniel Aiham GHAZALI
14:14 - 14:21 #50396 - FC30-03 Décès aux urgences adultes du CHU de Rouen : étude rétrospective monocentrique.
FC30-03 Décès aux urgences adultes du CHU de Rouen : étude rétrospective monocentrique.

Introduction Les décès survenant aux urgences sont une réalité fréquente et particulièrement complexe à gérer dans cet environnement. Les données françaises restent limitées concernant le profil de ces patients et les circonstances de leur décès. L’objectif de cette étude était de décrire la population décédée aux urgences d’un centre hospitalo-universitaire et d’analyser les déterminants organisationnels et cliniques associés. Méthode Étude rétrospective monocentrique incluant l’ensemble des patients décédés aux urgences et à l’UHCD du CHU de Rouen entre janvier 2023 et décembre 2024. Les dossiers issus de l’entrepôt de données de santé ont permis d’extraire les caractéristiques démographiques, comorbidités (index de comorbidités de Charlson (CCI), le niveau de dépendance (groupe iso-ressource GIR), temporalité du passage, interventions diagnostiques et thérapeutiques, causes de décès, décisions de limitation ou d’arrêt des traitements (LAT), recours à la sédation profonde et continue, ainsi que le caractère attendu ou inattendu du décès. Des analyses descriptives et une comparaison entre décès « attendus » et « inattendus » ont été réalisées. Résultats Parmi 205 385 passages, 653 décès ont été identifiés (0,32 %). L’âge médian était de 84 [74-91] ans, avec un CCI médian de 7 [5-8], 55 % avaient un score GIR ≤ 3, 63% provenaient du domicile, 24 % d’un EHPAD. Le motif de recours le plus fréquent était la dyspnée (42%). La durée médiane de séjour aux urgences était de 10,7 [4.7- 20.3] heures, 20% des patients ont eu une durée de passage de plus de 24h, 35% ont passé une nuit complète, 31% des décès sont survenus entre minuit et 8h00. La décompensation aiguë d’une pathologie chronique constituait la première cause de décès (37,4 %). Une décision de LAT était documentée dans 79,6 % des cas, dont 65,3 % associée à une sédation profonde et continue. Les décès inattendus (20,4 %) présentaient une durée de séjour plus courte (8 h vs 11 h 30) et un recours plus fréquent à des procédures invasives. Conclusion Les décès aux urgences concernent surtout des patients âgés et polypathologiques, souvent en limitation thérapeutique. Les urgences se situent ainsi à l’intersection d’enjeux médicaux, sociaux et éthiques dans un contexte organisationnel contraint.

Aucun
Pierre THOUMAS (Rouen), Mikael DUSENNE, Luc-Marie JOLY, Johnny MICHEL, Alix DELAMARE-FAUVEL, Denis THOUMAS, Hugo SALLEZ, Mélanie ROUSSEL
14:21 - 14:28 #50442 - FC30-04 Les CSNP en Occitanie: des structures spécifiques en plein essor!
FC30-04 Les CSNP en Occitanie: des structures spécifiques en plein essor!

Les CSNP en Occitanie : des structures spécifiques en plein essor ! Introduction : Structures de Soins intermédiaires entre un cabinet de médecine générale et un service d’urgences, l’ORU Occitanie s’est intéressé à l’activité de 21 CSNP recensés dans son territoire. L’objectif est de faire « une photographie » des CSNP sur leur structure, leur organisation, leur volumétrie et la typologie des actes pratiqués. Matériel et méthode : Un questionnaire leur a été adressé en ligne, ouvert pendant 1 mois (septembre/octobre 2025). Résultats : 71% de taux de réponses (15/21). En croissance exponentielle depuis 2020, concentrés autour des métropoles, ces CSNP sont tous dotés d’une imagerie radiologique conventionnelle et près des 2/3 ont d’un accès direct à la biologie. Les médecins y exercent volontiers à temps partiel et presque un quart d’entre eux n’ont pas de formation spécifique en médecine d’urgence. Dans ¾ des cas, ils sont associés à un.e infirmière.e. Bien que tous les CSNP assurent réaliser des sutures et la pose d’attelles, un passage sur deux en moyenne est une simple consultation médicale. Enfin avec une activité moyenne de 34 passages /médecin, sur une amplitude horaire de 10h, 73% de ces CSNP participent à la PDSA, surtout le week-end. Conclusion : ces CSNP sont une nouvelle offre de soins complémentaire et singulière qui semble répondre d’une part aux besoins de soins de la population et d’autre part à la volonté d’une nouvelle façon d’exercer la médecine.

aucun
Emmanuelle BONNET (MONTPELLIER), Pascal CAPELLE, Laure POURCEL, Hervé MOUROU
14:28 - 14:35 #50451 - FC30-05 Don d'organes, une question qui peut se poser dès les urgences dans le cadre d'une démarche anticipée.
FC30-05 Don d'organes, une question qui peut se poser dès les urgences dans le cadre d'une démarche anticipée.

Introduction : Le don d’organes, parlons-en ! Dès les urgences, la possibilité d’une démarche anticipée (DA) auprès des familles, peut permettre le début d’une procédure de don. Les patients ayant un GCS < 8, dont la situation clinique peut évoluer vers la mort encéphalique (ME) et pour lesquels une prise en charge en réanimation n’a pas été envisagée du fait de l’absence de perspective thérapeutique, peuvent s’inscrire dans cette DA. Il s’agit pour la coordination hospitalière des prélèvements (CHP), en lien avec l’équipe des urgences et de réanimation, d’étudier le dossier du patient, d’éliminer les contre-indications (CI) d’emblée, de prendre contact avec les proches et, le cas échéant, d’organiser la prise en charge en réanimation dans l’attente de la qualification des organes et du potentiel prélèvement. L’objectif de cette étude est de montrer la faisabilité d’une DA aux urgences, et de le mettre en lien avec la multiplication d’interventions de la CHP (staff, communication, formation) sur le nombre des appels. Matériel et méthode : Etude des appels pour des patients admis aux urgences (service cible) sur le CHU et le réseau opérationnel de proximité, avec appel à la CHP, de janvier 2021 à septembre 2025. Analyse du nombre d’appels, admissions en réanimation, réalisation ou non aboutissement du prélèvement, comparaison en fonction des actions de communication mises en place depuis 2021. Résultats : 107 appels dont 84 (78,5%) des urgences. 53 (63,09%) du CHU dont 30.18% en 2025. 59 DA réalisées (70,23%), 29 patients admis en réanimation (49,15%), 13 prélevés (44,82%) dont la moitié en 2025. Les procédures non abouties sont liées à une opposition (23; 19.76%), une CI (25; 27.38%), une non évolution vers la ME (13; 15.47%) ou à d’autres problèmes organisationnels (9 ; 10.71%). Depuis 2021, augmentation de 37.50% du nombre d’appels. 2025 a vu une augmentation de 70% des appels en provenance du CHU, année où la CHP a développé des actions de communication plus visibles. Conclusion : Le prélèvement et la greffe d’organes sont des priorités nationales. La DA permet l’admission en réanimation de donneurs potentiels sans perspectives thérapeutiques pour eux-mêmes, avec forte possibilité d’évolution vers la ME. La DA est possible avec une collaboration étroite entre les urgences et la CHP, qui participe aux formations, communique, participe à des staffs, anime des COPIL et organise des visites pluriannuelles dans les CH périphériques.

Aucun
N. Sybille GODDET (Dijon), Céline DUPASQUIER, Céline GARNIER, Marie-Hélène BONIN, Ingmar KOHL, Sophie MARION, Stéphanie PASQUET, Sébastien PRIN
14:35 - 14:42 #50629 - FC30-06 Directives anticipées et fin de vie aux urgences.
FC30-06 Directives anticipées et fin de vie aux urgences.

Directives anticipées et fin de vie aux urgences Les directives anticipées (DA) constituent un outil central pour le respect de l’autonomie du patient et l’aide à la décision médicale en situation de fin de vie, en particulier dans le contexte de l’urgence. La prévalence de la présence des directives anticipées et leur impact sur la prise en charge des patients décédant aux urgences sont insuffisamment documentés. Étude rétrospective monocentrique menée au sein d’un service d’urgences, incluant les patients adultes décédés entre janvier 2018 et mai 2024. Le critère de jugement principal était la prévalence des directives anticipées tracées dans le dossier médical. Les critères secondaires incluaient l’autonomie (GIR), les comorbidités (indice de Charlson), les modalités de prise en charge de la fin de vie et les facteurs associés à la présence de directives anticipées. Une analyse univariée puis multivariée par régression logistique a été réalisée. Parmi les 360 patients inclus, 46 (13 %) disposaient de directives anticipées. Les patients avec directives anticipées étaient significativement plus jeunes (84 vs 87 ans, p=0,03), plus comorbides (indice de Charlson médian 4,5 vs 3, p<0,0001) et plus fréquemment dépendants (GIR 1 : 28 % vs 15 %, p=0,024). La présence d ‘un cancer métastatique était associée aux directives anticipées (43 % vs 6 %, p<0,0001). En analyse multivariée, la présence de directives anticipées était indépendamment associée au GIR 1 (OR=4,5), aux cancers métastatiques (OR=4,3) et non métastatiques (OR=14). Les patients avec directives anticipées avaient plus souvent une recherche de leur volonté (96 % vs 86 %, p=0,001), une prescription de morphine plus fréquente (85 % vs 65 %, p=0,007) et étaient moins exposés aux gestes invasifs tels que les gaz du sang artériels (37 % vs 58 %, p=0,008). La discussion collégiale était réalisée dans des proportions similaires dans les deux groupes. Les directives anticipées restent peu présentes chez les patients décédant aux urgences. Leur existence est associée à une prise en charge davantage orientée vers le confort, avec une meilleure prise en compte de la volonté du patient et une réduction des gestes invasifs.

Aucun
Rodolphe BONNET DE PAILLERETS (Paris), Cyril COSSE, Khaled AL MEKHLAFI, Salem ANANOU, Amine SIRINE, Cecile XAVIER, Chloe CHOMARAT, Nicolas JAVAUD
14:42 - 14:49 #50841 - FC30-07 Réorientation de patients après triage d’un service d’urgences vers la médecine la médecine générale : étude Bascule.
FC30-07 Réorientation de patients après triage d’un service d’urgences vers la médecine la médecine générale : étude Bascule.

Introduction : Les urgences sont engorgées, augmentant la morbi-mortalité. L’origine est plurifactorielle, dont une demande de soins immédiats qui relève de la médecine de ville. Mais la médecine générale (MG) est-elle en capacité d’absorber ce surnombre d’activité ? Méthode : Analyse conjointe des activités de la MG et des Urgences dans les zones de proximité des trois CHU de la région Grand Est sur l’année 2023. L’activité de MG était issue du Système National des Données de Santé. Les données étaient journalières et par médecin en activité, sur 179 jours ouvrables (excluant congés scolaires et ponts). Les données des Urgences étaient issues de l’Agence Technique de l’Information Hospitalière incluant les CCMU 1 ou 2 avec un retour à domicile. Les paramètres classiques de position et dispersion ont été mesurés, avec en cas de valeurs manquantes, une imputation par la méthode des plus proches voisins. Résultats : Par 1000 habitants, le nombre moyen d’actes de soins est comparable entre les trois territoires (entre 4429 et 4864), pour un nombre de passage aux Urgences variant de 168 à 292. Le nombre médian de passages aux urgences pouvant « basculer » vers la MG est inférieur à deux patients / MG / semaine (Figure). Conclusion : Dans cette étude, la réorientation de patients vers la MG est possible avec une surcharge de travail acceptable (moins de 2 patients/semaine/praticien), et une réduction possible de 20 à 30% des passages aux Urgences en journée.

aucun
Romain HELLMANN (Paris), Claude BRONNER, Arnaud ETIENNE, Jérémie GOUDOUR, Bruno MAIRE, Stéphane GENNAI, Tahar CHOUIHED, Pascal BILBAULT
14:49 - 14:56 #50912 - FC30-08 Défis et freins à l’utilisation des scores cliniques en médecine d'urgence chez les médecins de première ligne.
FC30-08 Défis et freins à l’utilisation des scores cliniques en médecine d'urgence chez les médecins de première ligne.

Introduction : En médecine d’urgence, les scores cliniques sont des outils cruciaux pour le triage, la stratification du risque et la rapidité décisionnelle. Cependant, leur application en soins de première ligne reste hétérogène. Cette étude visait à identifier les difficultés et les freins limitant l'utilisation systématique de ces scores par les médecins dans un contexte de soins primaires et d'urgence. Méthodes : Étude descriptive, transversale et prospective menée durant six mois auprès de médecins de première ligne. Les données ont été recueillies par questionnaire anonyme, analysant la fréquence d'usage, la diversité des scores utilisés en médecine d’urgence et les obstacles rencontrés lors de la prise en charge des patients. Résultats : Sur 291 médecins inclus (80,1 % de femmes, 51,6 % < 30 ans), 89,0 % déclarent utiliser des scores cliniques, mais seuls 28,7 % les intègrent quotidiennement à leur pratique. Les scores cités concernent majoritairement l'urgence et le risque vital : score de Glasgow (n=97), score de Wells (n=73), CHA₂DS₂-VASc (n=54) et SOFA (n=38). L'analyse des obstacles révèle des freins majeurs à l'optimisation des soins : 1. Facteurs cognitifs et formatifs : 53,3 % des praticiens pointent un manque de formation spécifique et 43,6 % soulignent la complexité de certains scores, rendant leur mémorisation difficile en situation de stress. 2. Contraintes opérationnelles : Le manque de temps, facteur critique en urgence, est cité par 50,9 % des répondants. 3. Accès et technologie : 77 % dépendent d'applications mobiles personnelles, révélant un manque d'intégration des scores dans les outils de travail institutionnels. Pour 79,4 % des médecins, l'intégration numérique dans le dossier médical est le levier prioritaire pour surmonter ces freins. Conclusion : Bien que les scores cliniques soient reconnus comme des piliers de la médecine d'urgence, leur utilisation en première ligne est entravée par des barrières formatives et structurelles. Pour sécuriser la prise en charge des urgences, il est impératif de simplifier ces outils, de renforcer la formation continue et de favoriser leur intégration numérique automatique.

Aucun
Fatma HEBAIEB (Ariana, Tunisie), Maha LAMOUCHI, Nadine BOUDAYA, Meriem SKOURI, Imen NAGGARA

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
FC31
14:00 - 15:00

Flash communications
Endocrinologie et métabolisme

Modérateur : Thomas BARRAQUÉ (Médecin) (Médecin, Gap)
14:00 - 14:07 #50345 - FC31-01 Prise en charge des hyponatrémies sévère aux urgences : étude monocentrique rétrospective sur deux ans.
FC31-01 Prise en charge des hyponatrémies sévère aux urgences : étude monocentrique rétrospective sur deux ans.

Introduction : L’hyponatrémie sévère (Na <120 mmol/L) représente une urgence médicale fréquente, susceptible d’entraîner des complications neurologiques et une mortalité significative. Le diagnostic étiologique et la prise en charge thérapeutique sont souvent complexes en contexte d’urgence, du fait du manque d’éléments cliniques initiaux et de la variabilité des pratiques. L’objectif de cette étude rétrospective monocentrique était d’évaluer la qualité du raisonnement diagnostique, la pertinence des examens réalisés et la conformité des traitements instaurés pour les hyponatrémies sévères prises en charge aux urgences adultes d’un centre hospitalo-universitaire entre janvier 2023 et décembre 2024. Matériel et Méthode : Les données recueillies portaient sur les caractéristiques démographiques, le contexte de découverte, les antécédents, les résultats biologiques (ionogrammes sanguins et urinaires, osmolarité, état volémique), les traitements administrés, l’orientation (services MCO, soins intensifs, retour à domicile) et la mortalité hospitalière à J1 et à J30. Les hyponatrémies chroniques, non confirmées ou découvertes hors structure d’urgence étaient exclues. L’analyse descriptive a porté sur l’ensemble des 59 dossiers complets. Résultats : Parmi les 59 patients inclus, seuls 16 % présentaient un ionogramme urinaire et 10 % un calcul d’osmolarité efficace, traduisant un bilan diagnostique incomplet. L’hyponatrémie était hypotonique dans 94 % des cas. Les étiologies étaient majoritairement multifactorielle, dominées par les causes endocriniennes (17 %), iatrogènes (10 %) et les insuffisances cardiaque ou rénale (5 %). La prise en charge thérapeutique, lorsqu’elle était initiée, respectait les recommandations dans 85 % des situations, bien que des écarts aient été relevés, principalement liés à l’évaluation de la volémie et à la vitesse de correction. Aucun patient n’a présenté de complication neurologique sévère, notamment de myélinolyse centro-pontine. La mortalité hospitalière atteignait 12 % et celle à J30, 16 %. Conclusion : L’hyponatrémie sévère demeure une situation complexe en médecine d’urgence, avec un bilan étiologique fréquemment incomplet et une prise en charge encore hétérogène malgré un taux global de conformité satisfaisant. L’élaboration de protocoles dédiés, la systématisation des bilans diagnostiques et la formation continue des équipes pourraient améliorer la qualité et la sécurité de la prise en charge aux urgences.

aucun
Youssef AYACH KHALIFI (Amiens), Eric GUIHENEUF, Judith DESOUTTER, Dominique ELADARI, Osama ABOU ARAB, Herve DUPONT, Antoine GALMICHE, Daniel Aïham GHAZALI
14:07 - 14:14 #50710 - FC31-02 Etat des lieux de la prise en charge de l’acidose métabolique sévère et intérêt de l’administration de bicarbonate de sodium dans un service d’urgence.
FC31-02 Etat des lieux de la prise en charge de l’acidose métabolique sévère et intérêt de l’administration de bicarbonate de sodium dans un service d’urgence.

Introduction : L’acidose métabolique sévère (AMS) est rare en médecine d’urgence mais associée à une forte morbi-mortalité. Si le traitement étiologique est primordial, l’intérêt de l’administration de bicarbonate de sodium (BS) reste controversé et peu étudié dès la phase initiale aux urgences. L’objectif de cette étude était de décrire les pratiques de prise en charge de l’AMS dans notre service d’urgence (SU), en particulier l’utilisation du bicarbonate de sodium, et d’évaluer son impact sur le devenir des patients. Matériel et méthode : Nous avons mené une étude rétrospective monocentrique dans un SU entre 2019 et 2024. Les patients admis au SU présentant une AMS étaient inclus. Ont été exclus les patients hémodialysés chroniques, ceux ayant une indication immédiate d’épuration extra-rénale et ceux bénéficiant d’une limitation des thérapeutiques. Résultats : Sur la période étudiée, 388 patients présentaient une AMS (0,07 % des admissions), dont 282 ont été analysés. Un traitement par BS a été administré chez 36 % des patients, principalement en cas d’AMS à trou anionique augmenté non lactique, non cétosique, associée à une insuffisance rénale aiguë (IRA) modérée à sévère. En dehors des cas d’acidocétose, les patients recevant du BS présentaient un score IGS2 plus élevé (42 [39–45] vs 39 [35–45], p = 0,03), une bicarbonatémie plus basse (7,5 mmol/L [4,7–10,1] vs 9,0 mmol/L [6,7–11,9], p = 0,025) et plus fréquemment une IRA KDIGO 2 ou 3 (89 % vs 64 %, p = 0,0002). L’administration précoce de BS n’était pas associée à une diminution du recours à l’épuration extra-rénale, mais était liée à une mortalité intra-hospitalière plus faible (18 % vs 51 %, p < 0,0001). Cette association demeurait significative en analyse multivariée (OR 4,40 ; IC95% [1,03–18,76] ; p = 0,045) pour les patients n’ayant pas reçu de BS dès leur prise en charge au service d’urgence. Un antécédent de maladie rénale chronique, la valeur de pH initiale, la lactatémie initiale, la ventilation mécanique en hospitalisation étaient également associés à une différence de mortalité ente les deux groupes. Conclusion : L’administration précoce de bicarbonate de sodium aux urgences pourrait être associée à une réduction de la mortalité chez les patients présentant une AMS en dehors des cas d’acidocétose. Des études prospectives sont nécessaires pour préciser sa place dans la prise en charge précoce.

Aucun
Guillaume LAMARD (Nice), Fanny HAMARD, Julie CONTENTI, Jacques LEVRAUT
14:14 - 14:21 #50795 - FC31-03 Indications de la dialyse en urgence : étude observationnelle aux urgences.
FC31-03 Indications de la dialyse en urgence : étude observationnelle aux urgences.

Introduction La dialyse en urgence représente une thérapeutique vitale dans plusieurs situations critiques rencontrées aux services d’urgences, notamment l’insuffisance rénale aiguë compliquée, les troubles hydro-électrolytiques sévères et certaines intoxications. Objectif Décrire les indications de la dialyse en urgence, les caractéristiques des patients concernés et les délais de mise en œuvre aux urgences. Méthodes Étude observationnelle descriptive rétrospective incluant tous les patients adultes ayant bénéficié d’une dialyse en urgence après leur admission aux urgences sur une période de 24 mois. Les données recueillies portaient sur les caractéristiques démographiques, les comorbidités, les indications de la dialyse, les paramètres biologiques initiaux et les délais entre l’admission et l’initiation de la dialyse. Résultats Cent quarante-quatre patients ont été inclus, avec un âge moyen de 63± 22 ans et un sex-ratio de 1,55. Les comorbidités étaient l’hypertension artérielle, le diabète et la cardiopathie dans 54%, 35% et 21% de cas respectivement. L’insuffisance rénale chronique (IRC) était notée dans 73 % des cas. Les principales indications étaient la surcharge hydrosodée compliquée d’œdème aigu pulmonaire (30%), l’acidose métabolique sévère (25 %), l’hyperkaliémie sévère réfractaire (14 %), l’hyperurémie compliquée (5 %) et les intoxications par substances dialysables (0.5%). Les malades étaient intubés et ventilés dans 5 % des cas. La voie d’abord était un désilet fémoral dans 81% des cas, une fistule artério-veineuse dans 15 % des cas et un cathéter jugulaire interne dans 4 % des cas. Le délai médian entre l’admission aux urgences et l’initiation de la dialyse était de 23 heures. Les complications per-dialytiques étaient noté dans 6,5% des cas. Un décès en per-dialyse était noté dans 1,3% des cas avec une mortalité intrahospitalière de 5,6%. Conclusion La dialyse en urgence concerne des patients graves pris en charge aux urgences pour des complications métaboliques sévères. L’identification précoce des indications et la réduction des délais de mise en œuvre constituent des enjeux majeurs pour améliorer le pronostic.

aucun
Elhem MCHIRGUI (BIZERTE, Tunisie), Ichrak BACHA, Khaoula GHATASSI, Amine SADKI
14:21 - 14:28 #50854 - FC31-04 Néphropathie post-produit de contraste iodé aux urgences : comparaison entre insuffisants rénaux chroniques et altérations rénales à l’admission.
FC31-04 Néphropathie post-produit de contraste iodé aux urgences : comparaison entre insuffisants rénaux chroniques et altérations rénales à l’admission.

Introduction La néphropathie induite par les produits de contraste iodés (PDCI) est une cause non négligeable d’insuffisance rénale aiguë iatrogène. Aux urgences, une proportion significative de patients présente une altération de la fonction rénale, connue ou découverte à l’admission, ce qui peut influencer le risque de néphrotoxicité post-PDC. Objectif Comparer l’incidence de la néphropathie post-injection de PDCI chez les patients présentant une insuffisance rénale chronique connue versus un profil d’altération aigue de la fonction rénale découverte à l’admission. Méthodes Étude prospective, descriptive et monocentrique sur six mois menée au service des urgences. Ont été inclus les patients âgés de plus de 14 ans ayant reçu une injection de PDC iodés. Les patients avec insuffisance rénale sévère (clairance ≤ 29 ml/min) ont été exclus. La néphropathie post-PDC iodés était définie par une élévation de la créatininémie ≥ 25% (ou 26,5 µmol/l) dans les 48 à 72 heures suivant l’injection. Résultats Parmi 135 patients inclus, âge moyen 46 ± 18 ans, sex-ratio = 3,2, 32 présentaient une altération rénale à l’admission : 7 insuffisants rénaux chroniques (5,2 %) et 25 avec découverte d’altération aigue (18,5 %). L’incidence globale de néphropathie post-PDC iodés était de 15,6 %. L’insuffisance rénale chronique et la créatininémie initiale élevée étaient significativement associées au risque de néphropathie, respectivement p= 0,007 et p = 0,009. L’analyse de la courbe ROC de la créatininémie initiale montrait une AUC = 0,691, seuil discriminant 90,5 µmol/L. Conclusion Les patients présentant une insuffisance rénale chronique connue ou une altération rénale découverte à l’admission présentent un risque accru de néphropathie post-PDC iodés. Le dépistage systématique de l’altération rénale à l’admission est crucial pour identifier les patients à risque et optimiser les mesures préventives aux urgences.
Oumaima NACEUR (Tunis, Tunisie), Safia OTHMANI, Manel KHADHRANI, Khouloud KHAMMESSI, Tlemceni MARIEM, Sarra JOUINI
14:28 - 14:35 #50923 - FC31-05 Particularités des patients diabétiques de type 2 admis pour acidocétose diabétique aux urgences.
FC31-05 Particularités des patients diabétiques de type 2 admis pour acidocétose diabétique aux urgences.

Introduction : Le diabète constitue un enjeu majeur de santé publique. L’acidocétose diabétique (ACD) est une complication aiguë grave, classiquement associée au diabète de type 1, mais de plus en plus observée chez les patients diabétiques de type 2. Les caractéristiques cliniques, biologiques et évolutives spécifiques de cette population aux urgences restent encore insuffisamment décrites. L’objectif de ce travail était de décrire les particularités des patients diabétiques de type 2 admis aux urgences pour ACD, en comparaison aux diabétiques de type 1. Méthodes : Étude rétrospective monocentrique incluant les patients pris en charge aux urgences pour ACD modérée à sévère. La prise en charge thérapeutique était standardisée selon les protocoles en vigueur, reposant sur la réhydratation par sérum salé isotonique, l’insulinothérapie intraveineuse continue et la correction des troubles hydro-électrolytiques. Les données démographiques, les antécédents, les paramètres biologiques initiaux et les critères évolutifs ont été analysés. Résultats : Cinquante-trois patients ont été inclus, avec un âge moyen de 37 ± 15 ans et un sex-ratio de 0,6. Les diabétiques de type 2 représentaient environ un tiers de l’effectif. Comparativement aux diabétiques de type 1, ils étaient significativement plus âgés et présentaient plus fréquemment des comorbidités cardiovasculaires, notamment hypertension artérielle, dyslipidémie et coronaropathie. La sévérité initiale de l’acidose métabolique était comparable entre les deux groupes. En revanche, les diabétiques de type 2 présentaient plus souvent une insuffisance rénale fonctionnelle à l’admission. L’évolution était marquée par des besoins plus élevés en insuline intraveineuse, un délai plus prolongé pour l’obtention du contrôle glycémique et une tendance à une durée d’hospitalisation plus longue. Conclusion : Aux urgences, les patients diabétiques de type 2 admis pour ACD présentent des particularités cliniques et évolutives, caractérisées par une atteinte rénale plus fréquente et des besoins en insuline accrus. Leur identification précoce pourrait permettre une adaptation de la prise en charge et une optimisation du parcours de soins en médecine d’urgence.

Aucun
Fatma HEBAIEB (Ariana, Tunisie), Nadine BOUDAYA, Meriem SKOURI, Imen NAGGARA, Maha LAMOUCHI
14:35 - 14:42 #50928 - FC31-06 Acidose hyperchlorémique au décours du traitement de l’acidocétose diabétique aux urgences.
FC31-06 Acidose hyperchlorémique au décours du traitement de l’acidocétose diabétique aux urgences.

Introduction : Au cours de la prise en charge de l’acidocétose diabétique (ACD), la survenue d’une acidose hyperchlorémique (AH) est fréquente et peut compliquer l’évolution. Cette complication est multifactorielle, associant des mécanismes rénaux adaptatifs et une iatrogénie liée à l’administration de grandes quantités de sérum salé isotonique (NaCl 0,9 %). L’objectif de cette étude était d’identifier les facteurs cliniques et biologiques associés à la survenue d’une AH après réhydratation en ACD, afin de mieux cibler la prévention et la prise en charge. Méthodes : Étude rétrospective monocentrique incluant 70 patients admis aux urgences pour ACD modérée à sévère. La réhydratation initiale se faisait par NaCl 0,9 %, associée à l’insulinothérapie intraveineuse continue et à la supplémentation potassique selon protocole. L’AH était définie par pH < 7,38, bicarbonatémie < 18 mmol/L, trou anionique normalisé, chlorémie > 105 mmol/L et absence de cétonurie. Les patients ayant développé une AH ont été comparés aux autres sur les données cliniques, biologiques et évolutives. Résultats : Dix-huit patients (25,7 %) ont développé une AH après un délai moyen de 12 ± 4,5 heures. Le groupe AH présentait un pH initial plus acide et une chlorémie plus élevée. Le volume total de NaCl administré n’était pas significativement différent, suggérant que la survenue d’AH dépend moins de la quantité totale perfusée que de la sensibilité individuelle à la charge chlorée. L’AH s’accompagnait d’une insulinothérapie intraveineuse prolongée, d’une hypokaliémie plus fréquente et d’une durée d’hospitalisation significativement plus longue. Conclusion : L’acidose hyperchlorémique au cours du traitement de l’ACD constitue une complication iatrogène fréquente et cliniquement significative. Sa survenue souligne la nécessité d’une réhydratation raisonnée aux urgences et plaide pour l’utilisation éventuelle de solutés balancés afin de limiter l’iatrogénie métabolique et d’optimiser la prise en charge des patients.

Aucun
Fatma HEBAIEB (Ariana, Tunisie), Meriem SKOURI, Nadine BOUDAYA, Imen NAGGARA, Maha LAMOUCHI
14:42 - 14:49 #50937 - FC31-07 Insuffisance rénale aigue au cours de l'acidocétose diabétique.
FC31-07 Insuffisance rénale aigue au cours de l'acidocétose diabétique.

La survenue de l’insuffisance rénale au cours de l’acidocétose diabétique est fréquente. Les études ont montré que l’incidence de l’insuffisance rénale chez les patients présentant une acidocétose peut atteindre 50% en réanimation. Peu d’études se sont intéressées à l’indication de dialyse chez les patients en acidocétose diabétique. L’objectif de notre étude est d’identifier les indications de dialyse au cours de l’acidocétose diabétique et les facteurs de risque de mortalité associés. Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive et analytique étalée sur une période de 2 ans incluant tous les patients admis en réanimation pour une acidocétose diabétique, qui ont présenté une insuffisance rénale sévère nécessitant le recours à la dialyse. Sont exclus de notre étude, les patients en acidocétose diabétique ayant présenté une insuffisance rénale aigue stade 1 et ne nécessitant pas de recours à l’hémodialyse. Au cours de notre étude, 53 patients en acidocétose diabétique avaient présenté une insuffisance rénale sévère et qui ont nécessité le recours à la dialyse. L’âge moyen était de 47 ans. Le sexe ratio était de 1,3. Le motif d’admission en réanimation était un trouble de conscience dans 82% des cas, et la détresse respiratoire dans 18%; associés à l’acidocétose. La moyenne du nombre de séance d’hémodialyse était de 2,83 séances par patient avec des extrêmes de 1 à 10 séances. L’insuffisance rénale chez les patients admis en réanimation pour acidocétose diabétique survient le plus souvent dans un contexte de sepsis et de défaillance multiviscérale, ce qui fait la gravité des tableaux cliniques. Les indictions d’hémodialyse restent les classiques ayant peu d’impact sur l’évolution. La mortalité est surtout liée à la défaillance multiviscérale dans le contexte de choc septique que présentent souvent ces patients. Les facteurs associés à une résolution prolongée comprenaient l’âge avancé, les épisodes récurrents d’acidocétose diabétique, une acidose plus sévère et un retard dans la normalisation des troubles hydroélectrolytiques. L’insuffisance rénale aigue est fréquente au cours de l’acidocétose diabétique et peut nécessiter le recours à la dialyse dont les indications restent les mêmes que chez les sujets ne présentant pas d’acidocétose diabétique. Le plus souvent, le décès est lié aux facteurs déclenchants de l’acidocétose diabétique.

Aucun
Zineb CHANNANI (Casablanca, Maroc)

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CE05
14:00 - 15:00

Conférence Exceptionnelle
Surviving sepsis campaign : les résultats en avant première

Modérateurs : Julie CONTENTI (Medecin) (Médecin, Nice), Emmanuel MONTASSIER (Professeur) (Médecin, Nantes)
Coordonnateur : Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
14:00 - 15:00 Surviving sepsis campaign : les résultats en avant première. Yonathan FREUND (PUPH) (Conférencier, Médecin, Paris)
Amphi Bleu

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM33
14:00 - 15:30

Conférence - Session commune SFMU / SFC
Chocs cardiogéniques spécifiques ou atypiques

Modérateurs : Eric BONNEFOY (eric.bonnefoy-cudraz@univ-lyon1.fr) (Lyon), Nicolas PESCHANSKI (Praticien Hospitalier Urgentiste) (Médecin, Rennes)
Coordonnateur : Thomas MOUMNEH (Coordonnateur, Médecin, Tours)
14:00 - 15:30 Cardiotoxicité des drogues illicites. Frédéric LAPOSTOLLE (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Bobigny)
14:00 - 15:30 Myocardite aiguë. Guillaume SCHURTZ (PH) (Conférencier, Médecin, Lille)
14:00 - 15:30 Coeur et oncologie. Hamid MERDJI (MCU-PH) (Conférencier, Médecin, Strasbourg)
14:00 - 15:30 Insuffisance cardiaque terminale en choc cardiogénique. Tahar CHOUIHED (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Nancy)
Amphi Havane

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM10
14:00 - 15:00

Conférence
Comment je régule

Modérateurs : Bérengère ARNOUX (Médecin urgentiste) (Paris), Catherine PRADEAU (MEDECIN) (Médecin, Bordeaux)
Coordonnateur : Richard MACREZ (Coordonnateur, Médecin, Caen)
14:00 - 15:00 Un geste. Romain CLANET (praticien hospitalier, maitre de conférence associé) (Conférencier, Médecin, Caen)
14:00 - 15:00 La suspicion d'AVC. Cécile PLUMEREAU (Médecin) (Conférencier, Médecin, Lyon)
14:00 - 15:00 La céphalée. Elena-Laura LEMAITRE (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Strasbourg)
14:00 - 15:00 La parturiente qui contracte. Agnès RICARD-HIBON (Medical Chief) (Conférencier, Médecin, Pontoise)
Salle 241

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM39
14:00 - 15:00

Conférence - Session CNUMU
Tous des médecins enseignants-chercheurs ?

Modérateurs : Yann DANIEL (Médecin) (Médecin, Paris), Bruno RIOU (PUPH) (Paris)
Coordonnateur : Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
14:00 - 15:00 Faut-il former tous les médecins à la pédagogie : Oui. Christine AMMIRATI (Chef de pôle) (Conférencier, Médecin, Amiens)
14:00 - 15:00 Faut-il former tous les médecins à la pédagogie : Non.
14:00 - 15:00 Faut-il former tous les médecins à la recherche : Oui. Delphine DOUILLET (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Angers)
14:00 - 15:00 Faut-il former tous les médecins à la recherche : Non. François JAVAUDIN (Médecin urgentiste) (Conférencier, Médecin, Nantes)
Salle 242A

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
SI10
14:00 - 15:00

Session Interactive
Complètement biaisé : quels sont vos préjugés ?

Modérateur : Laurence ARROUY (PH) (Médecin, Paris)
Coordonnateur : Fabien COISY (Coordonnateur, Médecin, Nîmes)
14:00 - 15:00 Complètement biaisé : quels sont vos préjugés ? Fabien COISY (Chef de clinique) (Conférencier, Médecin, Nîmes)
Salle 242B

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CMS21
14:00 - 15:30

Table ronde
Expertises locales d'équipes spécialisées

Modérateur : Aurélie RUIZ (Infirmière) (Montpellier)
Coordonnateur : Aurélie RUIZ (Coordonnateur, Montpellier)
Vous cherchez une pratique atypique et inspirante ? Venez échanger autour de ressources locales innovantes, découvrir des initiatives originales et partager des expériences concrètes avec des acteurs du territoire.
14:00 - 15:30 IOA Psy : retour d'expérience de Saint-Etienne. Catherine MASSOUBRE (médecin) (Conférencier, Médecin, Saint-Etienne)
14:00 - 15:30 IPA Psychiatrie Santé Mentale. Priscilla EVO (IPA Psychiatrie et Santé Mentale) (Conférencier, IPA Psy, Lyon)
14:00 - 15:30 Psychologue et chien médiateur, nouveau binôme atypique de la CUMP. Clémence LARRIEU (Psychologue / référente CUMP 29) (Conférencier, Psychologue, Brest)
14:00 - 15:30 IDE Gériatrie, comment éviter un passage aux Urgences.
Salle 243

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM01
14:00 - 15:30

Conférence
S'adapter à l'owercrowding ?

Modérateurs : Enrique CASALINO (Chef de Département) (Paris), Frédéric PARIS (PHc) (AUtre)
Coordonnateur : Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
14:00 - 15:30 Peut-on prédire pour s'adapter ? Guilhem NOËL (Médecin) (Conférencier, Médecin, Marseille)
14:00 - 15:30 Est-ce que je peux refuser ce patient ? Anne-Laure FERAL-PIERSSENS (Emergency Physician) (Conférencier, Médecin, Bobigny)
14:00 - 15:30 La présence/gestion des familles/accompagnants à l'heure de la surcharge. Marion DOUPLAT (Médecin) (Conférencier, Médecin, Lyon)
14:00 - 15:30 La dignité du patient et le secret médical. Aurore ARMAND (médecin) (Conférencier, Médecin, Angers)
Salle 251

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CLM12
14:00 - 15:30

Communications Libres Médecins
Traumatologie grave et hémorragie

Modérateurs : Papa GUEYE (Directeur Médical) (Fort de France, Martinique), Stéphane TRAVERS (Médecin) (Médecin, Paris)
14:00 - 14:10 #50105 - CP082 Prédicteurs cliniques d’une hémorragie intracrânienne significative selon la classification Quebec Brain Injury Categories : étude multicentrique portant sur 2 253 patients.
CP082 Prédicteurs cliniques d’une hémorragie intracrânienne significative selon la classification Quebec Brain Injury Categories : étude multicentrique portant sur 2 253 patients.

CONTEXTE ET OBJECTIFS: Seule une minorité de patients présentant un traumatisme crânien léger (TCL) développent une hémorragie intracrânienne (HIC) cliniquement significative conduisant à une intervention neurochirurgicale ou au décès. La classification Quebec Brain Injury Categories (QueBIC) stratifie le risque en fonction des caractéristiques morphologiques au scanner en trois catégories : faible, modéré ou élevé. Cette étude visait à identifier les facteurs cliniques pré-scanner associés à un risque modéré ou élevé selon QueBIC chez les adultes présentant un TCL compliqué, et à comparer la concordance entre QueBIC et la Canadian CT Head Rule (CCHR). MÉTHODES Une étude de cohorte rétrospective multicentrique a été réalisée à partir de la base de données de téléradiologie IMADIS, incluant des adultes ≥18 ans présentant un TCL compliqué (GCS 13–15 avec HIC et/ou fracture du crâne) provenant de 103 services d’urgence français (2020–2022). Les catégories QueBIC ont été attribuées rétrospectivement à partir des comptes rendus de scanner par des radiologues et des urgentistes. Une régression logistique multivariée a identifié les prédicteurs cliniques pré-scanner associés à un risque QueBIC modéré/élevé. RÉSULTATS Parmi les 2 253 patients inclus (âge médian 66,3 ans ; 65,6 % d’hommes), 42,6 % ont été classés à risque modéré/élevé selon QueBIC. Les prédicteurs indépendants de ce risque étaient : la prise d’un traitement antithrombotique (antiagrégant plaquettaire : OR 1,41, IC95 % 1,06–1,88 ; anticoagulant : OR 2,25, 1,40–3,60 ; double thérapie : OR 2,49, 1,11–5,55), l’âge avancé (65–74 ans : OR 1,52, 1,11–2,08 ; ≥75 ans : OR 1,66, 1,24–2,22), la confusion (OR 18,67, 13,06–27,33) et la suspicion de fracture de la voûte crânienne (OR 2,09, 1,61–2,72). Le mécanisme du traumatisme n’était pas associé de manière indépendante.
La concordance entre CCHR et QueBIC était modérée : parmi les patients à haut risque selon la CCHR, 48,5 % étaient QueBIC-faible, ; à l’inverse, 79,6 % des patients CCHR-faible étaient QueBIC-faible. CONCLUSIONS Chez les patients présentant un TCL compliqué, la prise d’antithrombotiques, l’âge avancé, la confusion et la suspicion de fracture du crâne prédisent indépendamment un risque QueBIC plus élevé, contrairement au mécanisme lésionnel. La concordance limitée entre QueBIC et CCHR souligne leur complémentarité : la CCHR pour la décision d’imagerie, et QueBIC pour la stratification pronostique une fois l’HIC diagnostiquée.

aucun
Matichard REMY (Lyon), Amandine CROMBE, Mylene SEUX, Romain L’HUILLIER, Domitille MILON, Karim TAZAROURTE, Guillaume GORINCOUR, Axel BENHAMED
14:10 - 14:20 #50124 - CP083 Sécurité et efficacité d’un bolus unique à forte dose d’acide tranexamique chez l’adulte traumatisé: revue systématique.
CP083 Sécurité et efficacité d’un bolus unique à forte dose d’acide tranexamique chez l’adulte traumatisé: revue systématique.

INTRODUCTION: L’acide tranexamique (ATX) réduit la mortalité à 28 jours chez les patients traumatisés présentant une hémorragie significative. Le schéma standard associe un bolus IV de 1 g suivi d’une perfusion de 1 g. Certains cliniciens préconisent un bolus unique à forte dose afin de simplifier l’administration et de limiter les erreurs, stratégie répandue en chirurgie cardiaque mais peu étudiée en traumatologie. Cette revue systématique (RS) visait à évaluer l’efficacité et la sécurité d’un bolus unique à forte dose comparativement au schéma standard chez l’adulte traumatisé. MÉTHODES: Une RS a été menée selon un protocole conforme aux standards Cochrane. Les bases MEDLINE, Embase et CINAHL ont été interrogées jusqu’en novembre 2024 pour identifier des essais randomisés, études observationnelles et séries de cas comparant un ATX à forte dose (> 1 g ou > 10 mg/kg) au schéma standard (≤ 1 g ou ≤ 10 mg/kg) chez des patients traumatisés âgés de ≥ 16 ans. Le critère de jugement principal était la mortalité. Les critères secondaires portaient sur la sécurité. L’extraction des données et l’évaluation du risque de biais ont été réalisées en double. RÉSULTATS: 5 études ont été incluses (trois essais randomisés, 1 cohorte observationnelle, 1 série de cas), totalisant 1 681 patients. L’âge moyen variait de 26 à 40 ans et 56–90% des sujets étaient des hommes. La méta-analyse combinant essais randomisés et études observationnelles n’a montré aucune réduction significative de la mortalité avec le bolus unique à forte dose (RR 0,86 [IC95% 0,58–1,27]) et aucune augmentation significative des événements thromboemboliques (RR 1,42 [IC95% 0,77–2,61]). L’hétérogénéité était importante pour les critères de sécurité et la qualité méthodologique variait d’un risque de biais faible à élevé. La certitude globale de la preuve était jugée faible. CONCLUSIONS: Chez l’adulte traumatisé, un bolus unique d’ATX à forte dose (> 1 g ou > 10 mg/kg) ne démontre aucun bénéfice sur la mortalité comparativement au schéma standard en deux doses. Les associations potentielles avec les complications thromboemboliques et les convulsions demeurent incertaines, les données disponibles étant hétérogènes et sous-dimensionnées. Bien qu’une stratégie simplifiée puisse améliorer l’adhésion et la faisabilité en situation d’urgence, des essais multicentriques robustes sont nécessaires afin d’évaluer rigoureusement son rapport bénéfice-risque avant toute implantation large dans les protocoles traumatiques.

Aucun
Miazga LOUIS, Desmeules FRANCIS, Pierre-Gilles BLANCHARD, Marcel EMOND, Eric MERCIER, Axel BENHAMED (Quebec, Canada)
14:20 - 14:30 #50409 - CP084 Prévalence des traumatismes pénétrants par agression (Arme à feu et Arme blanche) et mortalité dans un territoire français d’outre-mer : TRAUMARME.
CP084 Prévalence des traumatismes pénétrants par agression (Arme à feu et Arme blanche) et mortalité dans un territoire français d’outre-mer : TRAUMARME.

INTRODUCTION : Les départements français d’Amérique connaissent une hausse des violences armées, faisant des traumatismes pénétrants (TP) par arme à feu (AF) ou arme blanche (AB), un problème de santé publique majeur. La Guadeloupe compte parmi les territoires au plus fort taux d’homicide en France, juste derrière la Guyane. Notre objectif principal était de déterminer la prévalence de la mortalité des patients pris en charge pour TP par agression et notre objectif secondaire d’identifier les facteurs prédictifs de mortalité ou de complication grave. MATERIEL & MÉTHODE : Étude observationnelle rétrospective incluant les patients victimes de TP pris en charge par le SMUR et/ou aux urgences du CHU de Guadeloupe, entre janvier 2019 et décembre 2023. Les données recueillies comprenaient les caractéristiques démographiques, clinico-biologiques, thérapeutiques et l’issue de la prise en charge. Une régression logistique multivariée a identifié les facteurs associés à la mortalité. RÉSULTATS & DISCUSSION : Sur 3032 dossiers identifiés, 1413 patients ont été inclus (401 par AF, 1012 par AB). La population était majoritairement masculine (89,1 %) avec un âge médian de 30 ans. La mortalité à J30 était de 4,2 %, (12,5 % dans le groupe AF versus 1 % dans le groupe AB, p<0,05). Les décès survenaient principalement en préhospitalier (76,7 %). Les plaies thoraciques (ORa = 4,96 [1,79–13,82]) et vasculaires (ORa = 4,07 [1,02– 16,26]) étaient indépendamment associées à la mortalité. Un Shock Index >0,9 (ORa = 2,80 [1,36–5,74]) prédisait l’admission en réanimation, tout comme les plaies thoraciques (ORa = 3,40 [1,76–6,57]) et vasculaires (ORa = 2,82 [1,01–7,82]). Les patients décédés recevaient plus souvent des traitements d’urgence avancés (intubation 31,7 %, vasopresseurs 33,3 %, thoracostomie bilatérale 11,7 %, p<0,05). Les lactates >2 mmol/L étaient associés à la gravité, mais les données incomplètes ont limité leur valeur prédictive de mortalité. CONCLUSION : Les plaies par arme à feu présentent une mortalité nettement plus élevée, en particulier en cas d’atteinte thoracique ou vasculaire. Dans un territoire très exposé comme la Guadeloupe et dépourvu de Trauma-center de niveau 1, le renforcement de la filière de traumatologie, une standardisation des protocoles de transfusion massive, et l’intégration à un registre régional de traumatologie, apparaissent essentiels pour réduire la mortalité évitable.

Aucun
Marie PASQUETTE (Fort de France), Guillaume MALLET, Amélie ROLLE
14:30 - 14:40 #50414 - CP085 Complications dans le transport interhospitalier des hémorragies méningées : Étude observationnelle multicentrique.
CP085 Complications dans le transport interhospitalier des hémorragies méningées : Étude observationnelle multicentrique.

Introduction : Les hémorragies sous arachnoïdienne (HSA) sont associées à une morbi-mortalité élevée. Lorsqu’elles sont diagnostiquées dans un hôpital ne bénéficiant pas d’un service de neurochirurgie, le rapprochement par transfert interhospitalier vers un centre doté du plateau technique est nécessaire. L’objectif de cette étude est d’évaluer la prévalence des complications nécessitant une intervention médicale au cours du transfert interhospitalier de patients atteints d’HSA. Matériel et méthodes : Étude rétrospective, multicentrique ayant inclus les patients majeurs, avec un diagnostic d’HSA d’origine anévrismale ou malformative, qui nécessitaient un transport interhospitalier entre le 1er janvier 2010 et le 31 décembre 2024 dans la région Haute-Normandie. Le critère de jugement principal était la survenue d’une complication majeure, définie par la nécessité d’une intervention médicale (intubation orotrachéale, initiation de drogues vasoactives, interprétation et décision thérapeutique sur un changement neurologique brutal, modification significative d’un traitement nécessitant un diagnostic médical) durant le transport. Une analyse descriptive, une régression logistique puis en analyse en sous-groupe stratifiée selon la ventilation (spontanée ou mécanique) en début de transport ont été réalisées. Résultats : Parmi les 197 patients inclus, 149 (75,6%) étaient en ventilation spontanée et 48 (24,4%) sous ventilation mécanique au début du transport. La durée moyenne de transport était de 46 29 minutes, principalement médicalisé par voie terrestre (n=134, 68 %). Au total, 14 complications majeures (7,1 %) ont été observées dans la cohorte et 11 (7,4 %) dans le sous-groupe ventilation spontanée au début du transport. Il s’agissait de la nécessité d’introduction d’un traitement anti-hypertenseur (n=8, 4,0%), de noradrénaline (n=2, 1,0%) et d’intubation orotrachéale (n=4, 2,0%). L’analyse univariée a mis en évidence un surrisque de complications chez les patients présentant une hypotension initiale (OR 4,48 IC 95% [1,25–16,02]) dans la cohorte. Aucune différence n’a été mise en évidence entre les sous-groupes. Conclusion : Le transport interhospitalier des patients atteints HSA reste une situation à risque de complications justifiant le maintien d’une surveillance rapprochée. L’hypotension initiale apparaît comme un facteur de risque de complications.

Aucun
Pierre-Adrien GIRARD (Rouen), Arthur RIET, Marie OZANNE, Mikael DUSENNE, Alix DELAMARE, Mélanie ROUSSEL, Rémi BOULANGER, Antoine LEFEVRE-SCELLES
14:40 - 14:50 #50660 - CP086 Corrélation entre temps de recoloration cutanée et lactatémie à l’admission chez le traumatisé sévère : étude prospective monocentrique.
CP086 Corrélation entre temps de recoloration cutanée et lactatémie à l’admission chez le traumatisé sévère : étude prospective monocentrique.

Introduction : Le temps de recoloration cutanée (TRC) est un marqueur simple d’hypoperfusion périphérique, utilisé dans le choc septique mais peu étudié chez le traumatisé sévère. L’objectif principal était d’étudier l’association entre le TRC et la lactatémie à l’admission. Les objectifs secondaires étaient d’analyser l’association du TRC avec des marqueurs de sévérité (lactatémie, Shock Index, ISS, SOFA, redflags, mortalité), des critères préhospitaliers (intubation, noradrénaline) et intrahospitaliers (transfusion, durée de séjour sans ventilation, sans insuffisance rénale, et sans noradrénaline). Matériel et Méthodes : Étude prospective monocentrique incluant les patients traumatisés sévères admis au Trauma Center sur 10 mois. Les transferts secondaires et les pathologies altérant la microcirculation ont été exclus. Le TRC était mesuré à l’admission selon une procédure standardisée. Le critère de jugement principal était évalué par corrélation de Pearson. Les analyses secondaires comparaient les patients selon un TRC < 3 s ou ≥ 3 s. Résultats : Au total, 196 patients ont été analysés. Le TRC était modérément corrélé à la lactatémie à l’admission (r = 0,329 ; R² = 0,108 ; p < 0,01). Les patients avec un TRC ≥ 3 s présentaient une lactatémie plus élevée à H+2 (2,2 [1,4 - 3,0] vs 3,8 [1,7 - 7,6] ; p = 0,02) et une lactatémie à l’admission tendanciellement plus élevée (1,90 [1,35 - 3,15] vs 2,60 [1,35 - 4,55] ; p = 0,07). Ils présentaient également un ISS plus important (29 [20,75 - 36] vs 34 [20,75 - 45,75] ; p = 0,05), un nombre plus élevé de red flags (2 [0 - 2] vs 2 [1 - 3] ; p = 0,02) et un score SOFA plus élevé (2,5 [1 - 6] vs 5 [2 - 7] ; p < 0,01). Un TRC ≥ 3 s était associé à un recours transfusionnel plus fréquent (H1 : 0 [0 - 0] vs 0 [0 - 1,25] ; p = 0,01 et H24 : 0 [0 - 2] vs 0 [0 - 3] ; p = 0,01) et une durée d’exposition à la noradrénaline plus prolongée (8 [4 - 10] vs 6 [3,75 - 8,25] ; p = 0,04). Aucune association significative n’était retrouvée avec le Shock Index, la mortalité, l’intubation préhospitalière, ni les jours sans ventilation ou sans insuffisance rénale. Conclusion : Le TRC est associé à la lactatémie à l’admission et à plusieurs marqueurs de gravité chez les traumatisés sévères. Il pourrait constituer un outil simple et rapidement disponible pour l’évaluation initiale et le triage.

Aucun
Edwin BODET (MARSEILLE)
14:50 - 15:00 #50749 - CP087 Association entre la durée de prise en charge préhospitalière et la mortalité intrahospitalière chez les patients traumatisés sévères dans le département de l’Hérault.
CP087 Association entre la durée de prise en charge préhospitalière et la mortalité intrahospitalière chez les patients traumatisés sévères dans le département de l’Hérault.

Introduction : Les données concernant le lien entre durée de prise en charge préhospitalière et mortalité chez les traumatisés sévères sont contradictoires. Cette étude a évalué l’association entre le délai préhospitalier et la mortalité intrahospitalière dans un centre de traumatologie de niveau 1 chez les patients traumatisés sévères. Matériel et méthode : Etude rétrospective observationnelle incluant les traumatisés sévères adultes pris en charge entre janvier 2021 et décembre 2024 dans l’Hérault. Comparaisons uni et bivariées après des tests paramétriques ou non paramétriques selon la distribution. L’association entre délai préhospitalier et mortalité était modélisée par un modèle additif généralisé (GAM) ajusté sur les principaux facteurs de confusion, sans hypothèse de linéarité. Résultats : Parmi 700 patients, la mortalité intrahospitalière était de n = 6.4% et la durée médiane de prise en charge préhospitalière de 62.5 [47 ; 87] minutes. Le délai préhospitalier ne différait pas entre les patients décédés et les survivants (p = 0,08). Le GAM ajusté décrivait une relation non linéaire avec des variations du risque de décès selon la durée préhospitalière (Figure 1). Conclusion : Il n’a pas été mis en évidence d’association entre la durée de prise en charge préhospitalière et la mortalité intrahospitalière. La gravité initiale semblait déterminante. Ces résultats soutiennent une prise en charge adaptée au profil du patient plutôt que fondée sur un objectif temporel uniforme.

aucun
Paul MAKOSSO (Montpellier), Mohammed MAHMOUDI, Fabien COISY, Romain GENRE GRANDPIERRE, Xavier BOBBIA
15:00 - 15:10 #50832 - CP088 Pertinence des éléments de cinétiques dans la prédiction des lésions scanographiques sévères chez les traumatisés sévères.
CP088 Pertinence des éléments de cinétiques dans la prédiction des lésions scanographiques sévères chez les traumatisés sévères.

Introduction : Les critères de Vittel, étant la base de définition d’un traumatisé sévère et l’indication d’un scanner corps entier (SCE) pour établir le bilan lésionnel, n’ont pas tous la même pertinence dans la prédiction de lésion scanographiques sévères. Objectif : Évaluer la valeur prédictive des éléments de cinétique des critères de Vittel dans la détection des lésions sévères au SCE chez les traumatisés sévères admis aux urgences. Méthodes: Étude prospective monocentrique transversale menée aux urgences entre février et mai 2022. Ont été inclus les patients âgés de plus de 14 ans, classés traumatisés sévères selon les critères de Vittel et ayant bénéficié d’un SCE initial. Les données cliniques, biologiques, radiologiques et évolutives ont été recueillies. Les lésions étaient considérées sévères lorsqu’elles engageaient le pronostic vital ou fonctionnel ou nécessitaient un geste chirurgical urgent ou une admission en soins intensifs. Une analyse univariée puis multivariée a été réalisée afin d’identifier les critères de Vittel associés aux lésions sévères. Résultats : : Deux-cent-trente-patients ont été inclus, avec un âge moyen de 41,7±17,5 ans et une prédominance masculine (78,3%). Le SCE était pathologique chez 59,1% des patients et révélait des lésions sévères dans 30,4% des cas. Les variables physiologiques (PAS<90 mmHg, GCS<13, SpO₂<90%), les lésions anatomiques et la réanimation initiale étaient significativement associées à la présence de lésions sévères (p < 0,05). Les éléments de cinétique, bien que représentant l’indication la plus fréquente du SCE (77,8%), n’étaient pas des prédicteurs indépendants de lésions sévères en analyse multivariée. Conclusion : : Les éléments de cinétique des critères de Vittel présentent une faible valeur prédictive des lésions sévères au SCE lorsqu’ils sont isolés. Une indication plus ciblée du SCE, reposant principalement sur les paramètres physiologiques et cliniques, pourrait réduire le sur-triage et l’exposition inutile aux risques de l’imagerie.
Safia OTHMANI (TUNIS, Tunisie), Chaima GASSA, Khouloud KHAMESSI, Roua HAJJI, Manel KHADHRANI, Sarra JOUINI
15:10 - 15:20 #50860 - CP089 Patients traumatisés sévères avec traumatisme crânien associé : Influence de la présence des lésions extra crâniennes.
CP089 Patients traumatisés sévères avec traumatisme crânien associé : Influence de la présence des lésions extra crâniennes.

Introduction : Le traumatisme crânien (TC) représente un enjeu majeur de santé publique en raison de sa gravité potentielle et ses séquelles fonctionnelles possibles. Lorsqu’il survient dans un contexte de polytraumatisme, les lésions extra-crâniennes (LEC) pourraient aggraver le pronostic. Notre objectif était d’étudier l’impact des lésions extra-crâniennes sur le pronostic vital et fonctionnel neurologique des traumatisés sévères ayant une lésion cérébrale. Méthodes : Il s’agissait d’une étude observationnelle, prospective, réalisée au service des urgences sur une période de deux ans. Nous avons inclus les patients âgés de 15 ans et plus, traumatisés sévères, présentant un TC avec des lésions tomodensitométriques cérébrales, en présence ou non de LEC. Les critères de jugement étaient la mortalité intrahospitalière et la présence d’un handicap moteur à la sortie de l’hôpital, évalué par le Glasgow outcome scale (GOS). Pour étudier l’impact des lésions extracrâniennes sur le pronostic vital et fonctionnel neurologique des patients nous avons divisé les patients en deux groupes : « TC isolé » et « TC avec LEC ». Résultats : Nous avons inclus 202 patients, d’un âge moyen de 41 ± 18 ans et de sexe ratio de 4,05. Tous les patients présentaient des lésions tomodensitométriques cérébrales, qui étaient principalement représentées par : une hémorragie méningée (40,6%), un œdème cérébral (39,6%) et un hématome extradural et/ou sous dural (23,3%). Les lésions extra-crâniennes étaient présentes dans 63,9% des cas. La mortalité intrahospitalière était de 26,7 % et 30,7 % des patients avaient une évolution défavorable (GOS≤3). Les LEC n’étaient pas significativement associées à la mortalité intrahospitalière ni à l’évolution défavorable. La médiane de survie des patients était de 28 jours [13–43]. Elle était plus courte chez le groupe des patients avec TC associés à des LEC (40 jours versus 28 jours) sans différence statistiquement significative entre les deux groupes (p=0,7). Conclusion : Les lésions extra-crâniennes ne constituent pas un facteur prédictif de mortalité intra hospitalière ni de handicap fonctionnel chez les traumatisés sévères présentant un TC. Ceci suggère que le pronostic de ces patients est principalement conditionné par la gravité de l’atteinte neurologique plutôt que par les lésions associées. Toutefois, des études complémentaires seraient nécessaires pour confirmer ces observations et mieux préciser leur impact potentiel sur le devenir à long terme.

aucun
Kais CHEOUR (tunis, Tunisie), Wiem DEMNI, Ines ALOUI, Yesmine WALHA, Khouloud OUERHANI, Ghada BEN AHMED, Nesrine BEN SALHA, Nour Elhouda NOUIRA
Salle 252A

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AM14
14:00 - 15:30

Atelier Médecins
Troubles acide-base : de la compréhension physiopathologique au diagnostic

Coordonnateur : Jacques LEVRAUT (Coordonnateur, Médecin, Nice)
Conférenciers : Luc Marie JOLY (PUPH) (Conférencier, Médecin, Rouen), Jacques LEVRAUT (PU-PH, chef du Dpt de Médecine d'Urgence, Pdt de CME) (Conférencier, Médecin, Nice)
Comprendre et connaître les déterminants de l’équilibre acide-base plasmatique (EAB).
Connaître les différentes méthodes d’interprétation de l’EAB.
Etre capable de faire un diagnostic précis face à un déséquilibre acide-base.
Salle 252B

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AM03 C
14:00 - 15:30

Atelier Médecins
Contrôle des voies aériennes - Intubation

Coordonnateur : Eric WIEL (Coordonnateur, Médecin, Lille)
Conférenciers : Christian ERB (Praticien Hospitalier en anesthésie réanimation) (Conférencier, Médecin, Lille), Cédric GOZE (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Valenciennes), Hervé MENU (PH) (Conférencier, Médecin, Lille), Eric WIEL (Chef de Pôle Adjoint) (Conférencier, Médecin, Lille)
Prérequis : connaitre les bases de la ventilation manuelle et de l’intubation orotrachéale sous
laryngoscopie directe ou indirecte et l’avoir pratiquée
Objectifs : présenter un algorithme de prise en charge et les différentes techniques préconisées, selon les
critères prédictifs de difficulté et en lien avec les RFE « Intubation en urgence d'un adulte hors bloc opératoire et hors unité des soins critiques ». Format interactif progressif.
Réaliser au moins une fois les principales techniques sur mannequin procédural sous supervision des animateurs.
Salle 253

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
BN02
14:00 - 15:00

Breaking News

Salle 342A

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS29
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants
Le Bon, la Brute et le Truand – Plaies et urgence. Suis-je au point ?

Coordonnateur : Hugues LEFORT (Coordonnateur, Médecin, Toulon)
Conférencier : Hugues LEFORT (Référent médical, instructeur en médecine de guerre) (Conférencier, Médecin, Toulon)
Une méthodologie robuste et didactique
4 vigilances et 2 questions pour s’en sortir (quasiment) toujours
Découvrir que ça MARCHE aussi !
Les antiseptiques sont-ils morts ?
Trucs et astuces
Faire beaucoup avec rien en haute intensité (multiples victimes)
Salle 342B

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS14
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants
Devenez les pros des meta-analyses

Coordonnateur : Patricia JABRE (Coordonnateur, Médecin, Paris)
Conférenciers : Patricia JABRE (PH) (Conférencier, Médecin, Paris), Andréa PENALOZA (Chef de Service) (Conférencier, Médecin, Bruxelles, Belgique)
Cet atelier consiste à :
Comprendre les différents types de ‘forest plot’
Se familiariser avec les subtilités de l’hétérogénéité et du biais de publication
Bien interpréter les résultats en fonction de leurs niveaux de preuve
Salle 343

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AM09
14:00 - 15:30

Atelier Médecins
Examen clinique en traumatologie du membre inférieur

Coordonnateur : Maurice RAPHAËL (Coordonnateur, Lausanne, Suisse)
Conférenciers : Maurice RAPHAËL (médecin urgentiste) (Conférencier, Lausanne, Suisse), Nicolas TEBOUL (medecin) (Conférencier, Lausanne, Suisse)
Donner à l’urgentiste une méthode d’examen précise et adaptée à chaque articulation.
Connaitre les points de palpation osseux au niveau du membre inférieur.
Savoir examiner les articulations et exécuter les tests fonctionnels réellement utiles et réalisables aux Urgences.
Connaitre les valeurs de sensibilité et de spécificité des tests employés et leur apport dans les probabilités diagnostiques.
Salle 351

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS04
14:00 - 15:30

Atelier Médico-Soignants
Principes de la réanimation néonatale

Coordonnateur : Corentin NICOLAU-GUILLAUMET (Coordonnateur, CCA, Marseille)
Conférenciers : Corentin NICOLAU-GUILLAUMET (CCA) (Conférencier, CCA, Marseille), Marie PITTACO (Conférencier, Médecin, Marseille)
Apprentissage de l’algorithme de la réanimation du nouveau-né
Appréhender les différences avec l’adulte et l’enfant
Que faire avec le nouveau-né qui va bien ?
Salle 352A

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
SI04
14:00 - 15:00

Session Interactive
Echographie clinique dans la douleur thoraco-abdominale, intégrez l'image !

Modérateur : Xavier BOBBIA (Praticien Hospitalier) (Médecin, Montpellier)
Coordonnateur : Fabien COISY (Coordonnateur, Médecin, Nîmes)
14:00 - 15:00 Echographie clinique dans la douleur thoraco-abdominale, intégrez l'image ! Florence DUPRIEZ (Médecin) (Conférencier, Médecin, Bruxelles, Belgique)
Salle 352B

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AM11
14:00 - 15:30

Atelier Médecins
Onco-Hemato QUIZZZZZ

Coordonnateur : Olivier PEYRONY (Coordonnateur, Médecin, Paris)
Conférencier : Olivier PEYRONY (MD, PhD) (Conférencier, Médecin, Paris)
Apprendre à diagnostiquer et prendre en charge des complications de pathologies onco-hématologiques (syndrome de lyse, MAT, SAM, CIVD…) et de leurs traitements (thérapies ciblées, inhibiteurs des checkpoints, CAR T cells, bispécifiques…) aux Urgences.
Salle 353

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM58
14:00 - 15:30

Conférence - Session Commune SFMU / SUdF

Salle Maillot
15:00

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
FC32
15:00 - 16:00

Flash communications
Cardiologie et état de choc

Modérateur : Pascal BILBAULT (responsable de service / chef de pôle) (Strasbourg)
15:00 - 15:07 #50078 - FC32-01 Etude des réponses vasculaires au sepsis sur un modèle murin : Impact du sexe sur la vasomotricité.
FC32-01 Etude des réponses vasculaires au sepsis sur un modèle murin : Impact du sexe sur la vasomotricité.

Introduction : Le sepsis est reconnu comme priorité mondiale par l’Organisation Mondiale de la Santé. Cependant, l’influence du sexe sur la physiopathologie du choc septique est peu explorée et mal comprise. Dans ce contexte, notre projet visait à étudier la vasomotricité de l’aorte thoracique, en fonction du sexe, sur un modèle murin de sepsis (Ligature et Ponction du Caecum). Matériel et méthodes : Cette étude, validée par le comité éthique, a été réalisée sur 60 rats Wistar âgés de 6 à 7 semaines. Trente mâles et trente femelles ont été répartis en cinq groupes (n = 6) : sepsis 0 h, 1 h, et 3 h ; sham 1 h et 3 h. La vasomotricité a été analysée en réponse à l’acétylcholine (10-10 à 10-4 M), la phényléphrine (10-9 à 10-4 M) et au nitroprussiate de sodium (10-10 à 10-4 M). Résultats : Aux concentrations 10-4 M (p = 0,049) et 10-6 M (p = 0,021), une diminution significative de la vasorelaxation induite par l’ acétylcholine a été observée chez les mâles sepsis 3 h comparés aux femelles. Aucune différence significative n’a été retrouvée pour la phényléphrine, le nitroprussiate de sodium , ni sur les contractions maximales ou les concentrations efficaces 50 après exposition à la phényléphrine. Conclusion : Les différences observées au cours de notre étude indiquent une dysfonction endothéliale plus prononcée chez le mâle en cas de sepsis. Ces résultats suggèrent un rôle du sexe dans la vasoplégie septique, à explorer pour mieux personnaliser la prise en charge hémodynamique.

Aucun
Maël BLANDIN (Brest), Maikel ASSAF, Sylvain GOURIER, Thomas CASTEL, Michael THÉRON, Karelle LÉON, Karine PICHAVANT-RAFINI
15:07 - 15:14 #50311 - FC32-02 Etude de la performance diagnostique de l’ITV sous-aortique pré-remplissage pour prédire la réponse au remplissage vasculaire lors de la prise en charge initiale d’un patient en état de choc admis aux urgences.
FC32-02 Etude de la performance diagnostique de l’ITV sous-aortique pré-remplissage pour prédire la réponse au remplissage vasculaire lors de la prise en charge initiale d’un patient en état de choc admis aux urgences.

Résumé : Introduction : L’évaluation échographique de la volémie est primordiale chez le patient en état de choc. L’intégrale temps-vitesse sous aortique (ITVssAo), est devenue le gold standard pour la réalisation d’épreuves de remplissage. La valeur prédictive de la variation d’ITVssAo est bien documentée cependant la valeur initiale d’ITVssAo comme outil précoce de prédiction n’est que peu explorée. L’objectif principal de cette étude était d’évaluer la performance diagnostique de l’ITVssAo pré-remplissage pour prédire la réponse au remplissage vasculaire chez des patients en état de choc admis en SU. Matériels et méthodes : Il s’agissait d’une étude prospective, ouverte, multicentrique. La population d’étude était constituée de patients admis en état de choc, en ventilation spontanée, nécessitant un remplissage vasculaire par soluté cristalloïde. Une échographie réalisée avant et 5 minutes après remplissage permettait de classer les patients en répondeurs (R) ou non répondeurs (NR) en fonction de la variation de leur taux d’ITVssAo. Le critère de jugement principal était la comparaison des moyennes d’ITVssAo pré-remplissage à T0min entre les groupes R et NR pour prédire la réponse au remplissage vasculaire. Résultats : Quatre-vingt-un patients ont été inclus. Trente-deux (39.5%) patients étaient classés R et quarante-neuf (60.5%) étaient NR. Les patients répondeurs présentaient une ITVssAo pré-remplissage moyenne de 14,9 ± 3,6 cm contre 18,2 ± 4,6 cm pour le groupe non répondeur, p = 0,001. L’AUC de l’ITVssAo pré-remplissage était de 0,69 (IC95 % : 0,57–0,80). L’analyse de la zone grise a défini des seuils compris entre 12.3 cm et 19 cm et englobait 45 (55.6 %) des patients de la cohorte. Conclusion : Dans cette étude, une ITVssAo initiale plus basse est associée à une probabilité plus élevée de réponse au remplissage vasculaire chez le patient admis en état de choc en structure d’urgence. La performance diagnostique de l’ITVssAo initiale seule semble toutefois modérée pour prédire la réponse au remplissage chez le patient admis en état de choc en structure d’urgence. Mots clés : Échocardiographie ; Choc ; Hémodynamique ; ITV ; Remplissage Spécialité : Médecine d’urgence

Aucun
Robin DAUCHY (CASTELNAU LE LEZ), Laura GRAU-MERCIER
15:14 - 15:21 #50410 - FC32-03 Utilisation de la variation de l'ITV sous-pulmonaire en échographie trans-thoracique pour l'évaluation de la précharge dépendance des patients en instabilité hémodynamique, étude préliminaire.
FC32-03 Utilisation de la variation de l'ITV sous-pulmonaire en échographie trans-thoracique pour l'évaluation de la précharge dépendance des patients en instabilité hémodynamique, étude préliminaire.

L'état de choc induit 30 à 50% de mortalité. Le traitement initial repose sur le remplissage vasculaire, en excès il peut être délétère. Il est recommandé d’évaluer la précharge-dépendance avant remplissage. L’échographie cardiaque associée à une épreuve de lever de jambe passif (ELJP) est la technique la plus utilisée. Toutefois, les coupes échographiques nécessaires sont parfois inaccessibles. L’objectif de notre étude est de décrire la faisabilité de la mesure de l’ITV sous-pulmonaire par rapport à la mesure de l’ITV sous-Aortique et de comparer les résultats obtenus. Cette étude rétrospective monocentrique, réalisée en réanimation de l'hôpital Nord entre mars et juillet 2024, évalue la précharge dépendance des patients via des échocardiographies réalisées en routine. Les critères d'inclusion comprenaient la disponibilité des données échocardiographiques et un état de choc. L'acquisition des images se faisait en coupes PSPA et SC pour mesurer l’ITVssPulm et en apical pour l’ITVssAo. Les mesures étaient effectuées au repos, après ELJP et après expansion volémique. L'objectif principal était de comparer la qualité des mesures des ITVssPulm avec ITVssAo, et les objectifs secondaires incluaient la prédiction de la précharge dépendance et la réponse au remplissage avec la mesure de l’ITVssPulm. La qualité des tirs échocardiographiques était gradée sur une échelle de 0 à 3. Sur cette période, 135 patients étaient analysables. Parmi eux 37,5% des patients étaient classés comme précharge dépendants, et 55% d'entre eux ont répondu à l'expansion volémique. La qualité des mesures de l'ITVssPulm en PSPA était meilleure que l’ITVssAo chez 30% des patients, comparable et moins bonne dans un tiers des cas chacunes. La qualité des coupes SC était meilleure dans 19% des cas, comparable dans 25% des cas et moins bonne dans 55%. Les courbes ROC pour la prédiction de la précharge dépendance retrouvaient une AUC de 0,5 pour la coupe PSPA et de 0,62 pour la coupe SC toutes qualités confondues. L’analyse en sous-groupes pour une qualité ≥ 2 retrouvait une AUC de 0,67 pour la PSPA et de 0,66 pour la SC. Les courbes ROC pour la réponse au remplissage retrouvaient une AUC de 0,73 pour la PSPA et de 0,67 pour la SC, concernant les coupes de qualité ≥ 2. L'étude montre que la mesure du débit cardiaque droit est équivalente ou meilleure au gauche pour de nombreux patients. Cependant, l'utilité de cette mesure pour évaluer la précharge dépendance reste à démontrer.

aucun
Carla VIALLARD (Marseille)
15:21 - 15:28 #50502 - FC32-04 Étude des caractéristiques des patients consultant aux urgences pour douleur thoracique avec un premier dosage de troponine non élevé, chez qui le diagnostic de syndrome coronarien aigu sans élévation du segment ST est finalement retenu via le dosage de c.
FC32-04 Étude des caractéristiques des patients consultant aux urgences pour douleur thoracique avec un premier dosage de troponine non élevé, chez qui le diagnostic de syndrome coronarien aigu sans élévation du segment ST est finalement retenu via le dosage de c.

Introduction : La douleur thoracique est un motif fréquent de consultation dans les services d’accueil des urgences. Parmi les pathologies cardiaques, la prévalence du NSTEMI est en hausse et de diagnostic difficile. Objectif : Cette étude vise à rechercher, chez les patients ayant consulté aux urgences pour douleur thoracique, chez qui la troponine T1 est négative ou en zone grise, les facteurs associés à une troponine 2 positive. Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective, multicentrique, observationnelle, cas-témoins réalisée à partir d’une base de données. Les cas et témoins ont été comparés pour rechercher des facteurs prédictifs d’un contrôle de troponine positif. Résultats : Quatre cent trente-huit patients ont été inclus (110 cas, 328 témoins). La PAM est revenue comme le seul paramètre indépendamment lié à une troponine 2 positive, avec un OR de 7,89 IC95% [1,57 ; 40,1] et une aire sous la courbe (AUC) de 0,685 IC95 % [0,585 – 0,781]. Conclusion : Il pourrait être pertinent de s’intéresser à la PAM pour prédire un second dosage de troponine positif, chez les patients chez qui l’on suspecte un NSTEMI avec un premier dosage de troponine négatif ou en zone grise, qui consultent aux urgences pour douleur thoracique.

Aucun
Bastien AGNIEL (Montpellier)
15:28 - 15:35 #50715 - FC32-05 « Étude multicentrique sur le transport secondaire inter-hospitalier médicalisé et non médicalisé des syndromes coronariens aigus non ST+ non compliqués ».
FC32-05 « Étude multicentrique sur le transport secondaire inter-hospitalier médicalisé et non médicalisé des syndromes coronariens aigus non ST+ non compliqués ».

Introduction : Les conditions de transfert interhospitalier (TIH) vers un centre de cardiologie interventionnelle du syndrome coronarien aigu (SCA) non ST+ ne sont actuellement régulées par aucune directive précise. Cette étude évalue l'impact de la médicalisation des TIH qui est actuellement débattu en comparant la survenue d'événements indésirables (EI) majeurs entre transports médicalisés (TM) et non médicalisés (TNM). Matériel et méthode : Il s'agit d'une étude rétrospective, multicentrique, portant sur les TIH pour suspicion de SCA non ST+ non compliqué régulés par deux SAMU entre mars 2021 et mars 2023. La période observée était comprise entre l’appel au centre 15 jusqu’à la prise en charge dans le service receveur. Les EI ont été recensés et gradés à l’aide des scores MedDRA et NCI CTCAE v5.0. Résultats : A l’inverse de la littérature actuelle, il est relevé 12,7% d’EI majeurs. Sur les 526 patients inclus 135 ont présenté un EI quel que soit son grade, dont 67 ont présenté un EI majeur (dont 43,6% étaient assuré par un TNM). 84% des EI étaient d’origine cardiopulmonaire et 56,3% des EI se sont produits lors du temps d’attente entre l’appel au 15 et l’arrivé du vecteur. Les scores étudiés de HEART, TIMI, GRACE et CRUSADE ont une faible capacité discriminatoire en tant que scores prédictifs d’EI. Conclusion : Il reste crucial de médicaliser certains TIH, 12,7% des patients dans notre étude se sont compliqués d’un EI majeur dont 8 cas engageant le pronostic vital du patient. Il est donc nécessaire d'établir un outil pour cibler les TIH les plus à risque. L’utilisation de score préexistant éprouvé pour une autre facette de la prise en charge des SCA non ST+ n’est pas adapté. De plus cette étude est l’une des premières à recueillir une répartition sensiblement égale de TNM et de TM mais aussi à évaluer l’impact des carences logistiques sur la survenu d’EI.

"Aucun"
Jeremy HENRIET (Tours)
15:35 - 15:42 #50916 - FC32-06 Facteurs prédictifs de mortalité intrahospitalière après un infarctus du myocarde avec sus-décalage du segment ST (STEMI).
FC32-06 Facteurs prédictifs de mortalité intrahospitalière après un infarctus du myocarde avec sus-décalage du segment ST (STEMI).

Introduction :Malgré les progrès de la cardiologie interventionnelle, la mortalité intra hospitalière liée au STEMI demeure une préoccupation majeure en Tunisie . L’identification précoce des patients à haut risque est cruciale pour optimiser la stratégie thérapeutique. l'objectif de cette étude était d'identifier les facteurs associés à la mortalité intra hospitalière aux cours de l'infarctus de myocarde . Méthodes : Il s'agissait d'une étude prospective observationnelle menée aux service des urgences de l'hôpital Habib Thameur auprès des patients admis pour un infarctus de myocarde durant la période entre Janvier 2024 et Décembre 2025. Résultats :Nous avons inclus 273 patients dont l’âge médian était 63 ans [56 ;70] avec une prédominance masculine avec un sexe ratio égale à 4,8 .Les patients inclus étaient :173 (63,4%) Tabagiques , 50 (18%) obéses,90 (33% )hypertendus , 102 (37,4%) diabétiques et 70 (26% ) dyslipidémiques. Cent patients (36,6%) avaient consulté dans les trois premières heures de début de la douleur, à l’admission :28 (10%) patients étaient en insuffisance ventriculaire gauche (IVG) , 10 (4%) en bloc auriculaire complet (BAV) ,6 (2,2%) en troubles de rythme aigu et 4 (1,5%) en état de choc cardiogénique .La stratégie de reperfusion était une angioplastie primaire (ATC ) dans 14% des cas .la mortalité intra hospitalière était dans 11% des cas. En étude comparative ,les facteurs associées à la mortalité intra hospitalière au cours du STEMI étaient: le tabagisme (p= 0,004) ;l’obésité (p < 0,001);l’hypertension artérielle (p= 0,004) ;l’IVG (p< 0,001). Conclusion: Notre étude avait montré que la mortalité intra hospitalière au cours de l'évolution d'un STEMI n'est pas aléatoire mais étroitement liée aux comorbidités métaboliques et comportementales et à la sévérité clinique initial .

aucun
Ines BELGACEM (morneg, Tunisie), Meriem REBHI, Dorsaf HRAIMI, Hager TOUJ, Anissa CHEMSI, Wael ZOUARA, Youssef Zied EL HECHEMI
15:42 - 15:49 #50929 - FC32-07 Profil clinique et résultats pronostiques des syndromes coronariens aigus avec élévation du segment ST (STEMI).
FC32-07 Profil clinique et résultats pronostiques des syndromes coronariens aigus avec élévation du segment ST (STEMI).

Introduction : Les syndromes coronariens aigus avec élévation du segment ST (STEMI) représentent une urgence cardiaque majeure, nécessitant une prise en charge rapide pour minimiser les complications et améliorer le pronostic. Cette étude vise à analyser les caractéristiques cliniques, les facteurs de risque et les résultats à court et moyen terme des patients hospitalisés pour STEMI. Objectif : L'objectif principal de cette étude était d'évaluer les facteurs de risque associés aux STEMI et d'analyser les résultats cliniques des patients, en mettant l'accent sur la prise en charge, les complications et les issues à court terme. Méthodes : Cette étude prospective a inclus 1250 patients diagnostiqués avec un STEMI dans plusieurs centres hospitaliers au cours d'une période de 5 ans. Les données recueillies comprenaient les caractéristiques démographiques, les antécédents médicaux, les facteurs de risque cardiovasculaires, les résultats de l'ECG, les biomarqueurs cardiaques, les modalités de traitement (interventionnel et médicamenteux), ainsi que les complications pendant l'hospitalisation et lors du suivi à 12 mois. Résultats : La moyenne d'âge des patients était de 58 ± 11 ans, avec une prédominance masculine (70%). Les principaux facteurs de risque identifiés étaient l'hypertension artérielle (75%), le tabagisme (60%) et le diabète (38%). Parmi les patients, 36.9% ont bénéficié d'une angioplastie coronaire percutanée primaire (PCI), et 12% ont reçu un traitement thrombolytique. La mortalité hospitalière était de 6%, tandis que les complications majeures comprenaient des arrêts cardiaques, des AVC et des défaillances rénales. Lors du suivi à 12 mois, 12% des patients ont été réadmis, principalement pour des événements cardiovasculaires récurrents. Conclusion : Les résultats de ce registre montrent que les facteurs de risque traditionnels continuent de prédominer dans le développement des STEMI. La prise en charge rapide et appropriée, notamment par angioplastie primaire, reste cruciale pour améliorer les résultats cliniques. Ce registre permet de mieux comprendre les profils des patients STEMI et les défis associés à leur gestion, tout en soulignant l'importance de stratégies de prévention et de suivi à long terme pour réduire la morbidité et la mortalité associées.

Aucun
Rahma JABALLAH, Tasnim BOUKRIAAT (Sousse, Tunisie), Arij BAKIR, Houda BEN SALAH, Khawla HLIMI, Asma ZORGATI, Lotfi BOUKADIDA, Riadh BOUKEF
15:49 - 15:56 #50930 - FC32-08 Registre des syndromes coronariens aigus sans élévation du segment ST (NSTEMI) : Profil clinique, facteurs de risque et pronostic.
FC32-08 Registre des syndromes coronariens aigus sans élévation du segment ST (NSTEMI) : Profil clinique, facteurs de risque et pronostic.

Introduction : Les syndromes coronariens aigus sans élévation du segment ST (NSTEMI) représentent une forme fréquente de pathologie cardiaque, souvent sous-estimée par rapport aux STEMI. Bien que la prise en charge de ces patients ait évolué, une meilleure compréhension des facteurs de risque et des résultats cliniques reste nécessaire. L'objectif de cette étude était d'analyser les caractéristiques cliniques, les facteurs de risque et les résultats pronostiques des patients hospitalisés pour NSTEMI. Objectif : L’objectif principal de cette étude était d'évaluer les facteurs cliniques et biologiques associés aux NSTEMI et d'analyser leur impact sur la prise en charge, la survenue de complications et les issues à court et moyen terme. Méthodes : Cette étude prospective a inclus 1 000 patients diagnostiqués avec un NSTEMI dans plusieurs centres hospitaliers sur une période de 18 mois. Les données collectées comprenaient les caractéristiques démographiques, les antécédents médicaux, les facteurs de risque cardiovasculaires, les résultats de l'ECG, les biomarqueurs cardiaques, les stratégies thérapeutiques utilisées (médicamenteuses, interventionnelles), ainsi que les complications survenues pendant l'hospitalisation et lors du suivi à 6 mois. Résultats : La moyenne d’âge des patients était de 65 ± 13 ans, avec une répartition presque équivalente entre hommes (52%) et femmes (48%). Les facteurs de risque les plus fréquemment observés étaient l'hypertension (68%), le diabète (42%) et l'hyperlipidémie (55%). Environ 30% des patients ont été traités par angioplastie coronaire percutanée (PCI), tandis que 55% ont reçu un traitement médical seul. La mortalité hospitalière était de 4%, tandis que 12% des patients ont présenté des complications graves, telles que des arrêts cardiaques, des AVC ou des insuffisances rénales. Le suivi à 6 mois a révélé que 15% des patients ont été réadmis en raison de récidives cardiovasculaires. Conclusion : Les syndromes coronariens aigus sans élévation du segment ST (NSTEMI) sont fréquents et associés à un risque important de complications, même avec un traitement optimisé. Les facteurs de risque identifiés dans cette étude permettent de mieux comprendre les profils des patients et de guider les stratégies de traitement et de prévention. Ce registre souligne l'importance d'une prise en charge rapide et individualisée pour améliorer les résultats cliniques à court et moyen terme des patients souffrant de NSTEMI.

Aucun
Lotfi BOUKADIDA, Rahma JABALLAH, Amina NAWEL (Sousse, Tunisie), Achraf KOOLI, Khawla HLIMI, Arij BAKIR, Houda BEN SALAH, Riadh BOUKEF
16:00

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
FC33
16:00 - 17:00

Flash communications
Innovation

Modérateur : Christelle HERMAND (Emergency Physician) (Médecin , Paris)
16:00 - 16:07 #50102 - FC33-01 Déploiement opérationnel d’une IA multimodale en régulation médicale : entre interaction homme-machine et sécurité by design.
FC33-01 Déploiement opérationnel d’une IA multimodale en régulation médicale : entre interaction homme-machine et sécurité by design.

Introduction : La régulation médicale est un point névralgique du système d’urgence. L’intégration d’une intelligence artificielle (IA) en temps réel dans ce contexte soulève des enjeux cliniques, éthiques et organisationnels majeurs. e-sensia, première IA vocale déployée en production chez SOS Médecins et au SAMU, propose une assistance autonome à la régulation, capable de détecter les urgences vitales, prédire la gravité et assister l’opérateur. Matériel et Méthode : L’IA repose sur une architecture multimodale (texte, son, contexte, vidéo) et des modèles entraînés sur plus de 35 millions d’appels réels. Elle détecte AVC, infarctus, détresse respiratoire, hospitalisation probable, et anomalies administratives. L’étude porte sur les modalités d’interaction homme-machine, les réactions des soignants face au silence de l’IA, et les protocoles de formation et d’acceptabilité. Etude Rétrospective matériel et methode : Données rétrospectives issues de SOS Médecins Grand Paris (2017–2023) : 2 706 579 appels ayant conduit à une visite à domicile avec issue documentée ; 807 361 appariés aux dossiers médicaux (≈30 %). Pour l’entraînement d’un classifieur « besoin d’orientation vers urgences hospitalières », 166 997 transcriptions (prévalence artificiellement fixée à 10 % pour l’apprentissage) ; jeux de validation et de test reflétant la réalité (≈3 % d’orientations) avec 119 302 transcriptions chacun. Résultats : L’IA améliore la détection précoce des urgences vitales (+18 % de sensibilité sur les AVC), réduit les erreurs de tri, et fluidifie les parcours. Performances globales. ROC‑AUC = 83,1 % ; PR‑AUC = 14,2 % ; exactitude = 95,3 % (IC95 % 95,2–95,4). Au seuil maximisant la F0.5, F0.5 et F1 autour de 20 %, TPR ≈19–21 %, PPV ≈20–21 %, FPR ≈2,3 % et FOR ≈2,5 % sur le jeu de test réel (prévalence ≈3 %). Conclusion : L’IA ne remplace pas le jugement clinique, elle l’augmente. Son intégration dans les services critiques nécessite une pédagogie fine, une gouvernance robuste, et une conscience partagée de ses limites. L’interaction homme-machine devient alors un levier de sécurité, non un facteur de confusion. Ce retour d’expérience propose un cadre méthodologique pour un déploiement éthique, sécurisé et utile.
Jean-Baptiste PERNEY (Paris)
16:07 - 16:14 #50349 - FC33-02 Impacts d’un modèle prédictif détectant les lésions squelettiques des membres sur la prise en charge des patients aux urgences adultes du chu.
FC33-02 Impacts d’un modèle prédictif détectant les lésions squelettiques des membres sur la prise en charge des patients aux urgences adultes du chu.

La radiographie, examen d’imagerie de première intention aux urgences, occupe une place centrale dans la prise en charge des traumatismes ostéo-articulaires. Son interprétation, le plus souvent réalisée par les médecins urgentistes, peut toutefois différer de celle des radiologues, exposant à un risque de discordance diagnostique. L’Intelligence Artificielle (IA), en plein essor en imagerie médicale, offre une aide prometteuse à la détection automatisée des fractures. Cependant, son impact clinique réel demeure encore peu documenté, notamment en contexte d’urgence. Cette étude rétrospective monocentrique a été menée au service des urgences adultes du CHU. Ont été inclus les patients consultant pour un traumatisme entre le 1er septembre 2022 et le 18 septembre 2023, ayant bénéficié d’au moins une radiographie de membre. Le critère principal était le taux de discordance entre les interprétations des urgentistes et celles des radiologues avant et après l’intégration d’un dispositif d’IA. Les critères secondaires incluaient la durée de prise en charge et le nombre de patients rappelés. Au total, 796 patients ont été analysés. Après déploiement de l’IA, le taux de discordance urgentiste–radiologue a diminué de 44%, passant de 9,5% à 5,3% (p=0,03). Le coefficient κ de Cohen, mesurant l’accord interlecteurs, s’est amélioré de 0,78 à 0,88 (Z-score=3,42). Parallèlement, le nombre de patients rappelés après relecture radiologique a significativement diminué (60,5% avant vs. 33,3% après, p=0,04). Ces résultats suggèrent une amélioration concomitante de la précision diagnostique et de l’efficience organisationnelle. À notre connaissance, il s’agit de la première étude évaluant en conditions réelles l’apport de l’IA pour la lecture des radiographies de traumatismes aux urgences en France. L’intégration de cet outil a permis de réduire significativement les discordances et les rappels, optimisant la qualité et la sécurité de la prise en charge. L’IA apparaît ainsi comme un soutien pertinent pour les cliniciens, sans toutefois se substituer à leur jugement. Une validation multicentrique à plus large échelle est désormais nécessaire pour confirmer ces résultats et évaluer l’impact global sur la pratique clinique des urgences.

Aucun
Pierre-Julien DELANDRE (Amiens), Hugo MIRA, Laure DOMISSE, Daniel Aiham GHAZALI, Emilien ARNAUD
16:14 - 16:21 #50375 - FC33-03 Optimisation de la prise en charge préhospitalière des personnes âgées par l'évaluation gériatrique.
FC33-03 Optimisation de la prise en charge préhospitalière des personnes âgées par l'évaluation gériatrique.

En Tunisie, la proportion de personnes âgées de plus de 65 ans ne cesse de croître, avec une augmentation des maladies chroniques, de la polymédication et de la fragilité. La prise en charge préhospitalière de cette population est particulièrement complexe et expose à un risque de sous-évaluation de la gravité. Bien que plusieurs scores aient été développés pour dépister la fragilité, leur utilisation en contexte préhospitalier reste limitée. À notre connaissance, aucune étude n’a évalué de manière approfondie l’impact combiné du score ISAR et de la grille A du SEGA dans ce cadre. BUT DU TRAVAIL : Évaluer l’apport de l’évaluation gériatrique standardisée, basée sur les scores ISAR et SEGA (Grille A), sur les décisions de régulation médicale concernant les patients âgés pris en charge par le SMUR, et apprécier son influence sur le triage et l’orientation. MATÉRIELS ET MÉTHODES : Il s’agit d’une étude observationnelle, prospective et analytique menée entre novembre 2024 et janvier 2025 auprès de patients ≥ 65 ans pris en charge par les SMUR du SAMU 03 (Sousse, Monastir, Mahdia, Kairouan). Ont été inclus les patients initialement laissés sur place (LSP) selon la régulation médicale. Les données cliniques, sociodémographiques et les scores ISAR et SEGA A ont été recueillis à l’aide d’une fiche standardisée. L’analyse statistique a porté sur l’influence des scores sur la décision finale d’orientation et l’évolution à 1 et à 2 mois. RÉSULTATS : Sur 2246 appels, 511 concernaient des patients âgés, dont 110 ont été inclus. L’âge moyen était de 75,2 ans avec prédominance féminine (62,7 %). La fragilité selon ISAR était présente chez 98,1 % des patients et selon SEGA A chez 49,1 %. L’utilisation des scores a conduit à modifier la décision initiale de la régulation chez 41,8 % des patients, entraînant leur orientation vers une structure de soins. Les scores ISAR (AUC = 0,866) et SEGA (AUC = 0,876) ont montré une excellente capacité prédictive pour le transport médicalisé. L’évolution à 2 mois était favorable (amélioration ou stabilité) chez 83,6 % des patients, tandis que 13,5 % ont présenté une aggravation et 8,2 % sont décédés. CONCLUSION : L’intégration de l’évaluation gériatrique standardisée en préhospitalier, notamment via l’ISAR et la grille A du SEGA, est faisable et pertinente. Elle améliore la détection des patients fragiles, optimise les décisions de régulation médicale et contribue à une meilleure orientation et prise en charge des sujets âgés.

pas de conflits
Haifa BRADAI (sousse, Tunisie), Khaled BEN HAMMOUDA, Rabeb MBAREK, Dorra LOGHMARI, Naoufel CHEBILI, Mariem KHROUF, Fatma LIHIOU, Zied MEZGAR
16:21 - 16:28 #50664 - FC33-04 Intégration de tradipraticiens dans un service d'urgence, un projet polynésien de médecine intégrative.
FC33-04 Intégration de tradipraticiens dans un service d'urgence, un projet polynésien de médecine intégrative.

Introduction : Le but de cette étude est d’analyser l’intégration de tradipraticiens (TP) dans un service d’urgence. Matériel et méthode : Au total 42 personnels soignants (PS) et 120 patients ont été inclus. Le critère de jugement principal (CJP) portait sur l’évolution des réponses des PS (questionnaires et entretiens) et des TP (entretiens) entre avant/après l’arrivée des TP. Les critères de jugement secondaires (CJS) portaient sur l’évolution de la douleur, dyspnée et anxiété (0–5), du bien-être (−10 à +10) auto-rapportés par les patients avant/après le soin des TP ; la satisfaction des patients à l’égard des soins traditionnels et des soins conventionnels (0–10), et l’évaluation du bien-être selon l’évaluateur (patient, médecin, IDE, TP). Des données quantitatives et qualitatives ont été recueillies simultanément et de manière indépendante, puis analysées à statut égal selon une approche de méthodes mixtes. Les analyses statistiques reposaient sur des tests non paramétriques de Friedman pour les comparaisons « avant/après » et Wilcoxon pour les comparaisons selon le type d’évaluateur. Le seuil de significativité retenu était p ≤ 0,05. Résultats : Les scores des PS pour « Travailler ensemble » (7,17 à 6,22 ; p = 0,024), et « Sécurisation des pratiques » (7,97 à 5,97 ; p = 0,041), ont diminué tandis que d’autres items comme « Accidents de soins » (4,37 à 1,59 ; p = 0,001) et « Risque de perte de contrôle et de dérive » (5,09 à 3,56 ; p = 0,003) ont également diminués. Les entretiens des PS rapportent toutefois une sécurité des soins traditionnels et un réel bénéfice pour les patients. Les entretiens qualitatifs auprès des TP rapportent une volonté d’intégration aux urgences et une satisfaction au travail, malgré les difficultés évoquées. La douleur diminue de 3,64 à 1,44/5 (n = 79, p = 1.59E-16), la dyspnée de 2,94 à 0,79/5 (n = 24, p = 7,7E-6), l’anxiété de 3,31 à 1,17/5 (n = 52, p = 3,56E-10) avant / après les soins traditionnels. Le bien-être des patients évolue de -4,11 à 4,04 (n = 85, p = 1,03E-18) selon les patients, de -6,27 à 7,11 selon les TP (n = 85, p = 6,21E-19), de -3,66 à 3,32 selon les médecins (n = 53, p= 4,26E-12), et de -4 à 5,37 selon les IDE (n=35, p = 2,58E-8). La satisfaction moyenne est de 8,06/10. Conclusion : Cette première étude d’intégration formalisée de TP aux urgences révèle des tensions chez les soignants, alors même que les patients décrivent une amélioration significative de leurs symptômes et de leur bien-être.

Aucun
Noémie CHOUTEAU (CAYENNE), Eric PARRAT, Tony TEKUATAOA, Raihei ANSQUER
16:28 - 16:35 #50769 - FC33-05 Perceptions et connaissances du personnel du système médical d’urgence concernant l’utilisation des drones en médecine préhospitalière.
FC33-05 Perceptions et connaissances du personnel du système médical d’urgence concernant l’utilisation des drones en médecine préhospitalière.

Introduction : L’utilisation des drones en médecine préhospitalière suscite un intérêt croissant en raison de leur potentiel à améliorer la rapidité et l’efficacité des interventions d’urgence. Cependant, leur intégration dans les systèmes existants soulève des défis liés à la collaboration, à la réglementation et à la formation du personnel. Matériels et méthodes: Une étude transversale descriptive a été réalisée en avril 2024 auprès de 40 membres du personnel des services médicaux d’urgence (SMU). Un questionnaire structuré a permis de recueillir des données sur l’efficacité des drones, leurs bénéfices, les défis réglementaires et les besoins en formation. Résultats: L’âge moyen des participants était de 42 ans, avec 57,5 % de femmes. La majorité exerçait dans le domaine des interventions (62,5 %), avec une expérience professionnelle comprise entre 8 mois et 38 ans (médiane : 13,5 ans). Près de 70 % des participants n’avaient aucune connaissance préalable des drones en contexte médical, mais 40 % pensaient que les drones pouvaient accélérer significativement les interventions d’urgence. Les principaux bénéfices cités étaient : évaluation plus rapide des accidents (82,5 %), optimisation de l’acheminement des véhicules d’urgence (67,5 %) et meilleure anticipation des incidents (62,5 %). Les principales préoccupations concernaient les lacunes réglementaires (67,5 %), les limitations budgétaires (65 %) et la sécurité des drones (62,5 %). Par ailleurs, 85 % des participants ont souligné l’importance de la formation technique des pilotes de drones et de la collaboration entre le personnel des SMU et les opérateurs de drones. Conclusion: Les drones présentent un potentiel prometteur pour optimiser les interventions d’urgence. La prise en compte des enjeux de sécurité, de réglementation et de budget, ainsi qu’une formation ciblée et une collaboration étroite, sont essentielles pour leur intégration réussie.

Aucun
Ghada MARZOUGUI (Gabes, Tunisie), Mariam MALLEK, Amine HAMDAOUI, Houssem AFFES, Ayman FARROUKH, Semia HAFI, Anis JRADI, Adel CHAARI
16:35 - 16:42 #50779 - FC33-06 Impact d’un logiciel d’aide à l’interprétation des radiographies par intelligence artificielle sur la réduction des erreurs en traumatologie aux urgences.
FC33-06 Impact d’un logiciel d’aide à l’interprétation des radiographies par intelligence artificielle sur la réduction des erreurs en traumatologie aux urgences.

Introduction : L'interprétation rapide et fiable des radiographies est cruciale en traumatologie aux urgences. L'intelligence artificielle (IA) pourrait améliorer la sécurité du diagnostic en l'absence d’interprétation immédiate par un radiologue expert. Cette étude vise à évaluer si l’intégration d’un logiciel d’aide à la lecture des radiographies permettrait de diminuer le taux d’erreurs diagnostiques lors de la prise en charge des patients consultant pour traumatisme du squelette appendiculaire aux urgences. Matériel et méthode : Etude rétrospective monocentrique portant sur les patients adultes ayant consulté aux urgences d’un hôpital hospitalo-universitaire pour un traumatisme du squelette appendiculaire et ayant bénéficié d’une radiographie standard, durant trois périodes d'un mois en 2023. Les radiographies ont été interprétées indépendamment par un urgentiste, un radiologue et le logiciel d'IA Milvue® appliqué rétrospectivement. Le gold standard était le consensus entre urgentiste, radiologue et IA sur la présence ou non d’une fracture. Les cas discordants ont fait l’objet d’une relecture par un comité d’adjudication composé de deux radiologues et d’un urgentiste. Le critère de jugement principal était le taux d’erreurs évitables, soit la proportion de fractures non identifiées par l’urgentiste alors que l’IA l’avait identifiée. Les critères de jugement secondaires comportaient les taux d’erreurs diagnostiques de l’urgentiste, du radiologue et de l’IA, l’analyse des facteurs de risque d’erreur et la concordance inter-évaluateurs. Résultats : 806 patients ont été inclus. L'étude révèle une proportion de 5.0 % d’erreur, et de 4.6 % (IC95 % 3.3-6.3) d’erreurs évitables, soit une potentielle réduction relative du risque d’erreur de 92.5 % (IC95 % 75.9-97.7) grâce à l’IA. Les taux d’erreurs diagnostiques étaient de 5.0 % (IC95 % 3.6-6.7) pour les urgentistes, 4.5 % (IC95 % 3.1-6.1) pour les radiologues et 1.1 % (IC95 % 0.5-2.1) pour l’IA. Aucune association significative n'a été identifiée entre les erreurs diagnostiques et les facteurs de risque étudiés (sexe, âge, horaire de passage). L'analyse de concordance a montré un accord fort entre les évaluateurs (coefficients kappa de Cohen : urgentiste-IA = 0.75 ; radiologue-IA = 0.78 ; radiologue-urgentiste = 0.77). Conclusion : L’IA pourrait permettre d’optimiser la prise en charge des patients traumatisés aux urgences en réduisant les erreurs diagnostiques.

Aucun
Samantha DURIEZ-KOHEN (Paris), Arthur BOURG, Sophie AGUT, Hugo TREBERN, Leila MIZOUNI-BRIDEL, Hélène GOULET
16:42 - 16:49 #50786 - FC33-07 Modèles linguistiques à grande échelle ancrés sur des sources pour la prédiction diagnostique en conditions réelles aux urgences.
FC33-07 Modèles linguistiques à grande échelle ancrés sur des sources pour la prédiction diagnostique en conditions réelles aux urgences.

Introduction : Aux urgences, le raisonnement diagnostique initial repose sur des informations cliniques limitées, obtenues avant les examens complémentaires. Les modèles d’intelligence artificielle (IA) pourraient soutenir ce raisonnement précoce, mais leur performance réelle et la fiabilité de leurs réponses à partir des seules données cliniques initiales restent insuffisamment évaluées. Un modèle d’IA correspond à une version spécifique d’IA, entraînée selon des paramètres propres. Plusieurs modèles différents ont été testés, l’objectif est d’évaluer leur capacité à prédire le diagnostic final en situation réelle et d’identifier les facteurs influençant leur performance. Matériel et méthode : Il s’agit d’une étude rétrospective dans un service d’urgence tertiaire, incluant tous les patients admis durant la période de 24 heures d’activité maximale de l’année. À partir des données cliniques initiales (anam­nèse, antécédents, paramètres et examen physique), des modèles d’IA ont généré une liste des 5 diagnostics les plus probables (Top-5). Pour chaque diagnostic proposé, des sources sont exigées. Le diagnostic de référence a été établi par adjudication indépendante de 3 médecins urgentistes sur base de l’ensemble des données. La performance diagnostique est définie par la présence du diagnostic de référence dans le Top-5. La fiabilité des réponses est évaluée par la présence de sources vérifiables. Les diagnostics sont classés comme spécifiques (entité nosologique précise) ou non spécifiques (symptomatique/syndromique). Résultats : 79 patients ont été inclus. Les modèles d’IA ont inclus le diagnostic final dans leur Top-5 dans 62 à 72% des cas. La performance est significativement plus élevée pour les diagnostics spécifiques (85% vs 31%, p < 0,001), ainsi que pour le type de pathologies (chirurgicales vs médicales, 79% vs 56%, p < 0,001). Aucune différence significative de performance n’est observée entre les modèles, à contrario de la capacité à fournir des sources. Les analyses multivariées confirment que la performance dépend principalement des caractéristiques intrinsèques du cas. Conclusion : À partir des données cliniques initiales, les modèles d’IA peuvent prédire le diagnostic final avec une précision cliniquement pertinente. La performance dépend majoritairement de la nature du cas, tandis que la sourcabilité repose sur le type de modèle d’IA. Ces résultats soutiennent l’intérêt d’une IA comme aide au raisonnement diagnostique

Aucun
Martin LALMAND (Leuze, Belgique), Florence DUPRIEZ, Alexandre NISET
16:49 - 16:56 #50936 - FC33-08 Évaluation des performances de la largeur de distribution des monocytes (MDW) pour la détection précoce des patients atteints de sepsis.
FC33-08 Évaluation des performances de la largeur de distribution des monocytes (MDW) pour la détection précoce des patients atteints de sepsis.

Introduction : Le sepsis est une urgence médicale majeure nécessitant une identification précoce pour améliorer les résultats cliniques. La largeur de distribution des monocytes (MDW) est un biomarqueur prometteur pour la détection du sepsis, offrant une méthode rapide et non invasive. La reconnaissance et le diagnostic précoces du sepsis constituent un élément essentiel du traitement du sepsis. Il existe un besoin clinique important non satisfait en matière de test permettant la détection précoce des patients atteints ou développant un sepsis, en particulier chez les patients présentant des comorbidités. Objectif de l’étude : Cette étude visait à évaluer les performances de la largeur de distribution des monocytes (MDW) pour la détection précoce des patients atteints de sepsis Méthodes : Il s’agissait d’une étude observationnelle prospective monocentrique. Nous avons recruté des patients des urgences de juin 2023 à Fevrier 2025 incluant tous les patients admis pour sepsis aux urgences et ayant un âge ≥20 ans. Aucune intervention n'a été accordée aux patients ou aux soignants dans cette étude. La décision concernant l'analyse sanguine, le traitement antibiotique et le traitement du patient était entièrement prise par le médecin sur la base d'un examen clinique. Les patients n'ont pas été inscrits sans analyses de sang. Les médecins responsables ne connaissaient pas le résultat du MDW. Résultats : 232 patients ont été inclus durant la periode d’étude, d’age moyen de 65.8±16.9 ans avec une prédominance féminine. 54.3% de la totalité de la population d’etude sont hypertendus, 47.2% sont dibetiques, 24.6% ont une insuffisance respiratoire comme antécédent. Une correlation des valeurs de MDW a été réalisée avec les autres parametres indicateurs du Sepsis. On note une correlation significative avec les taux de CRP et de procalcitonine. Conclusion : La MDW, tel que la CRP et le procalcitonine, est u biomarqueur prédicteur de Sepsis chez les patients admis aux urgences.

Aucun
Rahma JABALLAH, Lotfi BOUKADIDA, Tasnim BOUKRIAAT (Sousse, Tunisie), Oumayma HWICHI, Rym YOUSSEF, Houda BEN SALAH, Asma ZORGATI, Riadh BOUKEF

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
FC34
16:00 - 17:00

Flash communications
COVID 19 et organisation

Modérateur : Benjamin CHEVALLIER (Médecin) (Paris)
16:00 - 16:07 #50108 - FC34-01 Impact de la pandémie de COVID-19 sur la prévalence du recours aux évacuations sanitaires de la Réunion vers la France hexagonale, leur typologie et la morbi-mortalité associée à ces transferts.
FC34-01 Impact de la pandémie de COVID-19 sur la prévalence du recours aux évacuations sanitaires de la Réunion vers la France hexagonale, leur typologie et la morbi-mortalité associée à ces transferts.

Introduction : La pandémie de COVID-19 a profondément bouleversé les systèmes de santé. En France métropolitaine, les évacuations sanitaires massives ont permis de désengorger les hôpitaux. Dans les territoires ultramarins, les EVASAN sont essentielles pour garantir l’accès à des soins spécialisés. Cette étude vise à évaluer l’impact de la pandémie sur la fréquence des EVASAN entre La Réunion et la métropole, ainsi qu’à analyser la typologie, la sévérité clinique et la morbi-mortalité des patients concernés. Méthode : Étude rétrospective menée sur trois ans (2020-2023), comparant la fréquence des EVASAN entre périodes épidémique et non épidémique. Résultats : La prévalence et l’incidence des EVASAN ont diminué durant la pandémie (16,78/an contre 30,50/an). Les patients concernés sont jeunes et en état sévère. Les princi- pales indications sont les transplantations (41,6 %), chirurgies cardiaques (24,7 %), chirurgies spécialisées (13,5 %), explorations de pathologies rares (7,9 %) et grands brûlés (9 %). L’analyse multivariée identifie la présence d’un sepsis, d’au moins quatre défaillances d’organes et une EVASAN durant la pandémie comme facteurs prédictifs de non-retour à La Réunion. Conclusion : La pandémie a entraîné une baisse inattendue des EVASAN entre La Réunion et la métropole. Les patients évacués présentent une gravité importante et nécessitent des soins hautement spécialisés.

Aucun
Elise ROUSSEL (Saint-denis), Matthieu DANIEL
16:07 - 16:14 #50312 - FC34-02 IMPACT D’UN MEDECIN D’ACCUEIL ET D’ORIENTATION SUR LE DELAI DE PRISE EN CHARGE DES PATIENTS AU SAU DU CENTRE HOSPITALIER DE BOULOGNE SUR MER.
FC34-02 IMPACT D’UN MEDECIN D’ACCUEIL ET D’ORIENTATION SUR LE DELAI DE PRISE EN CHARGE DES PATIENTS AU SAU DU CENTRE HOSPITALIER DE BOULOGNE SUR MER.

Introduction : Face à l´engorgement des services d´accueil des urgences, la durée moyenne de passage des patients s´allonge en lien avec une augmentation du nombre de passage notamment. Elle s´inscrit dans une problématique de santé publique avec le risque d´une majoration de la morbidité et de la mortalité. Nous avons donc cherché à évaluer l´impact d´un Médecin d´Accueil et d´Orientation (MAO) sur le délai de prise en charge des patients dans le Centre Hospitalier de Boulogne sur mer (CHB). Matériel et Méthode : Étude observationnelle comparative, monocentrique, rétrospective au sein du CHB comparant une période sans MAO (du 10 octobre au 4 novembre 2022) à une période avec MAO (du 7 novembre au 2 décembre 2022). Le critère de jugement principal était la durée moyenne de passage des patients correspondant au temps entre l´entrée administrative et la décision médicale. Accord DPO. Résultats : Nous avons inclus 1650 patients sur la période sans MAO et 1710 patients sur la période avec MAO. La présence d´un MAO a permis la réduction significative de la durée moyenne de passage de 355 minutes à 310 minutes (p=0,0007). Nous avons également montré une diminution significative du délai entre le premier contact paramédical et premier contact médical ainsi qu´entre l´entrée administrative et le premier contact médical. La présence du MAO a permis une réduction de la durée moyenne de passage des patients âgés de plus de 18 ans et pour les patients pris en charge le lundi et le jeudi. Conclusion : La présence d´un MAO a amélioré significativement la durée moyenne de passage des patients aux urgences par des possibilités d´intervention définies pour l´étude.

Aucun
Chloé DEPLECHIN (Lille), Aurore COMMONT, Eric WIEL, Philippe BOUREL, Jerome SICOT
16:14 - 16:21 #50347 - FC34-03 Impact environnemental de l’utilisation de l’équipement de protection individuelle dans les services d’urgence.
FC34-03 Impact environnemental de l’utilisation de l’équipement de protection individuelle dans les services d’urgence.

Contexte : Depuis la COVID-19, l’utilisation de l’équipement de protection individuelle (ÉPI) s’est imposée pour les contacts avec les patients présentant une infection respiratoire aiguë. Objectif : Cette étude visait à mesurer l’empreinte environnementale de l’utilisation de l’ÉPI à l’urgence. Méthodes : Nous avons réalisé une analyse du cycle de vie « du berceau à la tombe » selon les normes ISO-14040/14044. Les empreintes d’un ensemble d’ÉPI jetable standard (lunettes de protection, blouse, gants en nitrile, masque chirurgical) et d’un ensemble d’ÉPI jetable renforcé (visière, blouse, gants longs en nitrile, respirateur N95) ont été estimées pour « une utilisation à l’urgence » comme unité fonctionnelle. À l’aide de la base de données d’inventaire du cycle de vie ecoinvent, nous avons quantifié les ressources extraites et les polluants émis tout au long du cycle de vie de chaque composante de l’ÉPI. Les données d’inventaire ont été converties en émissions d’équivalents CO₂ (éqCO₂) à l’aide de la méthode IPCC2021/GWP100. La méthode d’évaluation des impacts IMPACT World+ a été utilisée pour les autres indicateurs. Les résultats ont été extrapolés pour représenter une année d’utilisation d’ÉPI jetable dans les 5 urgences du CHU de Québec–Université Laval au cours de l’année financière 2021-2022, incluant un scénario dans lequel des blouses et des lunettes réutilisables remplacent les versions jetables. Résultats : L’utilisation d’un ensemble d’ÉPI standard et d’un ensemble renforcé entraîne respectivement des émissions de 1,05 kg et 1,19 kg d’éqCO₂. Au total, 578 373 ensembles d’ÉPI ont été utilisés aux urgences du CHU de Québec–Université Laval au cours de l’année financière 2021–2022. Cela correspond à 619 140 kg d’éqCO₂ émis, 2,5 années de vie ajustées sur l’incapacité (DALY) perdues, 961 651 MJ d’énergie fossile et nucléaire consommée, et 625 615 fraction potentiellement disparue (PDF) d’espèces·m²·année en impact sur la qualité des écosystèmes. De plus, l’utilisation de blouses et de lunettes réutilisables aurait réduit de quatre fois les émissions d’éqCO₂, les impacts sur la santé humaine et les impacts sur la qualité des écosystèmes, et réduit de trois fois la consommation d’énergie primaire. Conclusion : En période post-pandémique, les recommandations sur l’utilisation de l’ÉPI pour les soins de santé devraient intégrer ces résultats afin de promouvoir des stratégies plus éco-efficientes.

Aucun
Simon BERTHELOT (Québec, Canada), Jean-François MÉNARD, Sergey MIKHAYLIN, Danielle MARTIN, Lynda BÉLANGER, Yves LONGTIN, Tania MARX, Ariane BLUTEAU
16:21 - 16:28 #50572 - FC34-04 Evaluation de l’usage de la Ventilation-Non-Invasive au cours de l’insuffisance respiratoire aiguë aux Urgences, étude observationnelle prospective multicentrique.
FC34-04 Evaluation de l’usage de la Ventilation-Non-Invasive au cours de l’insuffisance respiratoire aiguë aux Urgences, étude observationnelle prospective multicentrique.

INTRODUCTION : L’insuffisance respiratoire aiguë (IRA) est un motif fréquent de passage aux urgences. La VNI est une alternative à l’oxygénothérapie, permettant de réduire le temps de séjour en réanimation et ses complications. Le taux d’échec de la VNI reste élevé aux urgences. Le but fut d’évaluer l’usage de la VNI aux urgences et identifier les facteurs prédictifs d’échec. METHODE : C’est une étude prospective observationnelle multicentrique. Les patients inclus étaient ceux admis aux urgences pour IRA avec signes de lutte, polypnée et hypoxémie. Le diagnostic initial/final et les paramètres ventilatoires étaient notamment étudiés. La réussite biologique est définie par une diminution ≥ 10% de la pCO₂. L’échec est défini par l’intubation orotrachéale, dégradation des gaz du sang, ou décès. L’analyse statistique incluait un test exact de Fisher et un test U de Mann-Whitney. RESULTATS : Notre étude retrouve 82,9% (n=37) de réussite de VNI. Il n’y avait pas de différence significative selon le diagnostic, les traitements associés, ni la titration des paramètres de VNI influençant la réussite ou l’échec. CONCLUSION : La VNI reste un outil efficace dans l’IRA aux urgences, mais son succès dépend de l’adaptation des réglages et la surveillance biologique, sans facteur prédictif significatif d’échec (comorbidités ou facteurs démographiques). Des études complémentaires s’envisagent (tendance observée sur la titration de l’AI…).

Aucun
Laura POINET (ORLEANS), Geoffroy ROUSSEAU, Vincent GARROUSTE, Lucas REBOUL
16:28 - 16:35 #50593 - FC34-05 Prognostic Value of the Systemic Immune-Inflammation Index in COVID-19: A Multicenter Cohort Study.
FC34-05 Prognostic Value of the Systemic Immune-Inflammation Index in COVID-19: A Multicenter Cohort Study.

Introduction : Les formes graves de COVID-19 se caractérisent par une réponse inflammatoire disproportionnée. Dans ce contexte, de nombreux biomarqueurs ont été étudiés pour prédire la gravité. Le « systemic inflammation index » (SII) (défini comme : (neutrophiles×plaquettes) / lymphocytes) combine trois composantes majeures de cette réponse immuno-inflammatoire. Cette étude a évalué le potentiel pronostique du SII chez les patients admis aux urgences afin d’optimiser leur triage et orientation. Méthodes : Nous avons inclus rétrospectivement tous les patients adultes hospitalisés pour une infection confirmée modérée à sévère par le SARS-CoV-2, entre le 1er mars et le 30 avril 2020 (1ère vague), dans six hôpitaux de la région Grand Est en France. Résultats : Au total, 1035 patients ont été inclus pour analyse. Dans l'analyse univariée, des valeurs élevées de SII (>1723) étaient significativement associées à la mortalité (OR=1,54 [1,03-2,30], p=0,04). Dans l'analyse multivariée, seuls les antécédents respiratoires et l'âge étaient associés à la mortalité (OR=1,79 [1,09-2,95], p=0,02 et OR=1,06 [1,04-1,08], p<0,001, respectivement) tandis qu’une augmentation du SII n'était pas associée à la mortalité (OR=1,13 [0,71-1,81], p=0,60). L’analyse par régression logistique a relevé qu'une augmentation de 1000 unités du SII augmentait significativement le risque de décès (OR=1,08 [1,01-1,75], p<0,05). La valeurs seuil optimale de 1723 a été identifiée, l’OR était de 1,77 [1,21-2,57] avec une sensibilité de 0,41, une spécificité de 0,72, une VPP de 0,18 et une VPN de 0,89. La VPN s’est distinguée comme le paramètre le plus robuste, atteignant 0,89 [0,86-0,91], témoignant d’un faible taux de faux négatifs. L’aire sous la courbe « receiver operating characteristic » (ROC), construite afin de définir la performance pronostique du SII concernant la mortalité de la COVID-19 à l’admission, était de 56,6% ([51,2-62], p=0,02). Conclusion : Le SII n’était pas un prédicteur indépendant de la mortalité de la COVID-19, toutefois sa valeur prédictive négative robuste suggère un rôle potentiel comme outil de triage aux urgences.

Aucun
Hugo ROCHE (Strasbourg), Pierrick LE BORGNE, Pascal BILBAULT, François LEFEVBRE, Cyrielle BROSSARD, Florence KLEIN, Charles-Eric LAVOIGNET, Laure ABENSUR-VUILLAUME
16:35 - 16:42 #50638 - FC34-06 APPARITION DE L’EPIDEMIE DE COVID-19 EN FRANCE : IMPACT SUR L’ACTIVITE DU SAMU ET COMPARAISON AVEC L’IMPACT SUR L’ACTIVITE HOSPITALIERE.
FC34-06 APPARITION DE L’EPIDEMIE DE COVID-19 EN FRANCE : IMPACT SUR L’ACTIVITE DU SAMU ET COMPARAISON AVEC L’IMPACT SUR L’ACTIVITE HOSPITALIERE.

Introduction : L’activité du SAMU-centre 15 est conditionnée par le jour et la nuit, les jours ouvrés ou non, le calendrier scolaire, les saisons, réalisant une courbe d’activité stéréotypée. À cette activité routinière vient s’ajouter un surcroît d’appels lors de situations épidémiques ou météorologiques saisonnières imprévisibles ou moins prévisibles. Parmi elles, l’épidémie à SARS-Cov2 a généré une situation exceptionnelle par son ampleur en termes de volume d’activité pour le système de soin, dont l’offre a été clairement dépassée. Nous avons souhaité analyser l’activité du SAMU au démarrage de l’épidémie comparativement à l’activité hospitalière liée au COVID-19. Matériel et méthode : Observation du nombre quotidien de dossiers-patients d’un SAMU au début de l’épidémie à SARS-Cov2 comparativement aux consultations aux urgences et hospitalisations pour COVID dans le département (données du réseau OSCOUR®). Datation du début de la suractivité du SAMU à l’aide d’un algorithme prévisionnel. Résultats : La suractivité du SAMU liée à l’épidémie de COVID-19 a précédé de 15 jours celle des hôpitaux. Conclusion : Cette étude met en lumière le rôle central du SAMU dans la gestion des crises sanitaires. Elle suggère que l’activité du SAMU pourrait constituer un indicateur précoce de survenue d’une situation sanitaire exceptionnelle, et elle invite à considérer l’analyse en temps réel de l’activité des SAMU comme outil de veille sanitaire et d’anticipation lors de crises épidémiques.

"Aucun"
Ignasi JUBERT CAMPOS (Corbeil-Essonnes), Victor VIGER, Romain BARDELAY, Margot RAYER, Florent NOEL, Lakhdar-Anthony ALOUACHE, Jean-Philippe DESCLEFS, François-Xavier LABORNE
16:42 - 16:49 #50708 - FC34-07 Retour à domicile post-urgences avec prestataire.
FC34-07 Retour à domicile post-urgences avec prestataire.

Introduction : L’insuffisance respiratoire aiguë non sévère représente une cause très fréquente d’admission au Service des Urgences (SU). Les infections respiratoires basses, première étiologie, représentent un million d’admissions hospitalières par an en Europe, dont 75% sont admis via les SU. Matériel et Méthode : Nous avons mené une étude rétrospective observationnelle monocentrique dans les SU des hôpitaux universitaires de Strasbourg. L’étude a inclus des patients admis au service d’accueil des urgences pour atteinte respiratoire aiguë non sévère nécessitant la poursuite d’au moins un des soins suivants : oxygénothérapie à un débit inférieur ou égal à deux litres par minute, aérosols par β2-mimétiques, atropiniques ou corticostéroïdes. Résultats : Les caractéristiques à l’inclusion sont décrites dans le tableau 1. Le taux de reconsultation toutes causes au SU dans les 28 jours suivant l’inclusion est de 19%, n=77 et pour motif respiratoire aigu dans 7% des cas, n=77. Pour ces patients, le délai médian entre le retour à domicile et la reconsultation était de 1 jour (IQR 1-13). Il n’y a pas eu de décès inattendu ni d’admission directe en soins critiques. Un décès est survenu en contexte de limitation thérapeutique. Conclusion : L'oxygénothérapie à court terme à domicile peut être proposée pour la prise en charge des insuffisances respiratoires aiguës non sévères. La sécurité de ce dispositif semble acceptable.

Aucun
Audrey DIVINE (STRASBOURG)

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM19
16:00 - 17:30

Conférence
Les questions en cours en Médecine d'Urgence : quick presentations

Modérateurs : Delphine DOUILLET (PU-PH) (Médecin, Angers), Mélanie ROUSSEL (Physician Doctor) (Médecin, Rouen)
Coordonnateur : Mathieu OBERLIN (Coordonnateur, Médecin, Mulhouse)
16:00 - 17:30 Drainage ou exsufflation des pneumothorax spontanés? Sabrina KEPKA-GARNIER (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Strasbourg)
16:00 - 17:30 Injection de produit de contraste ? Youri YORDANOV (Médecin) (Conférencier, Médecin, Lyon)
16:00 - 17:30 Quel protocole N-acétyl-cystéine ? Sébastien BEAUNE (Chef de service) (Conférencier, Médecin , Boulogne-Billancourt)
16:00 - 17:30 Double antiaggrégant dans le STEMI ? Nicolas PESCHANSKI (Praticien Hospitalier Urgentiste) (Conférencier, Médecin, Rennes)
16:00 - 17:30 Faut-il scoper les NSTEMI ? Sandrine CHARPENTIER (chef de service urgences adultes) (Conférencier, Médecin, Toulouse)
16:00 - 17:30 Remplissage 30 ml/kg pour tous dans le sepsis ? Yonathan FREUND (PUPH) (Conférencier, Médecin, Paris)
16:00 - 17:30 Soluté balancé ou isotonique dans le remplissage ? Céline OCCELLI (MCU-PH) (Conférencier, Médecin, Nice)
Amphi Bleu

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM51
16:00 - 17:30

Conférence - Session Board Sepsis
Le sepsis est dynamique

Modérateurs : Abdo KHOURY (COORDONNATEUR DESMU) (Besançon), Benoit VIAULT (PH) (Toulouse)
Coordonnateur : Céline OCCELLI (Coordonnateur, Médecin, Nice)
16:00 - 17:30 Les profils hémodynamiques. Laurent MULLER (Praticien Hospitalier, Professeur Associé, Chef de service réanimations et surveillance continue) (Conférencier, Médecin, Nîmes)
16:00 - 17:30 Une filière dédiée. Thomas LAFON (MCU-PH) (Conférencier, Médecin, Limoges)
16:00 - 17:30 Maladies infectieuses émergentes aux Urgences. Donia BOUZID (MD-PHD) (Conférencier, Médecin, Paris)
16:00 - 17:30 Nouvelles perspectives en antibiothérapie. Emmanuel MONTASSIER (Professeur) (Conférencier, Médecin, Nantes)
Amphi Havane

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CMS15
16:00 - 17:30

Table ronde
Utilisation des drones dans la Médecine d'Urgence

Modérateurs : Flavien SMET (Ambulancier SMUR) (Chaumont), Mathieu VIOLEAU (Medecin) (Médecin, Niort)
Coordonnateur : Flavien SMET (Coordonnateur, Chaumont)
Entre cadre législatif, acheminement de défibrillateurs ou de prélèvements sanguins et innovations à venir, l’usage des drones en médecine d’urgence redessine déjà les frontières de la rapidité, de la logistique… et de l’avenir des secours.
16:00 - 17:30 Gestion des drônes et aspects législatifs. Arnaud DEPIL-DUVAL (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Verneuil sur Avre)
16:00 - 17:30 Acheminement de défibrilateurs sur site. Cédric DAMM (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Rouen)
16:00 - 17:30 Acheminement des prélèvement sanguins inter hospitalier. Antoine PRIGENT (directeur général - Pilote du projet Drone) (Conférencier, Biologiste médical, Caen)
16:00 - 17:30 Perspectives d'avenir. Matthieu HEIDET (Médecin) (Conférencier, Médecin, Créteil)
Salle 241

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CLM15
16:00 - 17:30

Communications Libres Médecins
Décision médicale, score et IA

Modérateurs : Aurélie AVONDO-RAY (Praticien Hospitalier) (Boulogne-Billancourt), Prabakar VAITTINADA AYAR (MCU-PH) (Orléans)
16:00 - 16:10 #50308 - CP090 Un score d’Alvarado bas permet-il d’éliminer une appendicite aiguë aux urgences ?
CP090 Un score d’Alvarado bas permet-il d’éliminer une appendicite aiguë aux urgences ?

Introduction : L’appendicite est un motif fréquent de consultation aux urgences et nécessite toujours le recours à l’imagerie pour établir son diagnostic. Nous avons voulu étudier l’utilité du score d’Alvarado pour éliminer de façon fiable le diagnostic d’appendicite en cas de score inférieur ou égal à 4 sans avoir recours à l’imagerie. Méthode : Il s’agit d’une étude monocentrique rétrospective comparant le scanner abdomino-pelvien avec injection au score d’Alvarado avec un seuil de positivité fixé à 4, chez les patients consultant aux urgences pour une douleurs abdominale faisant suspecter une appendicite aigue entre le 1er février et le 30 avril 2024. Résultats : 766 patients présentaient le motif « douleurs abdominales » à l’arrivée à l’IAO sur la période étudiée. Après exclusion, 75 dossiers ont été analysés. 35 patients (46,7%) avaient un diagnostic d’appendicite et 40 patients (53,3%) n’avaient pas d’appendicite au scanner. 35 patients (46,7%) avaient un score d’Alvarado inférieur ou égal à 4. La sensibilité du test est de 0,71, la spécificité est de 0,63, la valeur prédictive positive est de 0,63 et la valeur prédictive négative est de 0,71. Discussion : Un score d’Alvarado inférieur ou égal à 4 ne permet pas d’exclure le diagnostic d’appendicite de façon fiable sans réaliser un scanner abdomino-pelvien. Nos résultats sont similaires à ceux retrouvés dans la littérature malgré plusieurs limites. L’étude est monocentrique rétrospectif avec une faible puissance et une perte de données importante. Une combinaison avec d’autres score en comparaison avec le scanner abdomino-pelvien serait une piste de réflexion intéressante. Conclusion : Le score d’Alvarado peut être utile devant une suspicion d’appendicite afin de déterminer la probabilité diagnostique, mais il n’est pas suffisant pour exclure le diagnostic sans faire d’imagerie.

Aucun
Pauline EGEE (Paris), Justine FERREIRA, Sébastien BEAUNE
16:10 - 16:20 #50348 - CP091 Dérivation d’un score de tri aux urgences pour prédire le risque de complications des infections respiratoires aiguës chez les adultes.
CP091 Dérivation d’un score de tri aux urgences pour prédire le risque de complications des infections respiratoires aiguës chez les adultes.

Contexte : Les infections respiratoires aiguës, comme l’influenza, sont le plus souvent bénignes et ne nécessitent pas de soins aux urgences. Objectif : Dériver un score destiné aux infirmières du tri aux urgences pour évaluer le risque de complications des infections respiratoires aiguës chez les adultes et adapter les soins en conséquence.. Méthodes : De février 2022 à mars 2023, nous avons recruté prospectivement des adultes présentant une infection respiratoire aiguë et une cote de 3 (urgent) à 5 (non urgent) à l’Échelle canadienne de triage et de gravité, dans 4 services d'urgences du Québec (Canada). Le critère de jugement principal était un critère composite d’hospitalisation ou de retour à l’urgence ou en soins primaires dans les 7 jours suivant la visite initiale. Une régression logistique multivariée par élimination rétrograde a été utilisée pour identifier les prédicteurs. Résultats : Parmi les 1 143 participants, 61,2 % étaient des femmes, avec un âge moyen de 40,4 ans; 79,9 % n’avaient aucune comorbidité, et 24,7 % ont présenté le critère composite à 7 jours. Quinze prédicteurs ont été retenus dans le modèle : absence de douleur musculaire (rapport de cotes [IC 95 %] : 1,69 [1,24-2,30]) ou de congestion nasale (1,31 [0,95-1,79]), fréquence cardiaque <60 ou >100 (1,44 [1,02-2,03]), fièvre ≥38 °C (1,54 [0,97-2,44]), arrivée en ambulance (1,78 [1,02-3,09]), utilisation d’antibiotiques dans les 3 derniers mois (1,87 [1,28-2,74]), bronchopneumopathie chronique obstructive (2,41 [1,29-4,49]), diabète de type 1 ou 2 compliqué (7,63 [1,71-34,03]), cirrhose (2,98 [0,90-9,92]), non-vaccination contre la COVID-19 (1,79 [0,99-3,24]), être accompagné d’un aidant (1,75 [1,27-2,40]), vivre seul (1,41 [1,02-1,95]) ou en région rurale (1,49 [0,96-2,31]), race blanche (1,41 [0,83-2,42]), test PCR rapide négatif pour 18 virus respiratoires (1,41 [1,02-1,96]). Le modèle présentait une bonne discrimination (statistique C [IC 95 %] : 0,71 [0,69-0,73]). Une fois converti en un score de 33 points, des scores entre 0-3, 4-6, 7-9 et ≥10 sont associés à un risque du critère composite de 11,2 %, 19,4 %, 37,6 % et 55,2 %, respectivement. Conclusion : Nous avons identifié des caractéristiques cliniques pouvant aider les infirmières du tri à repérer les adultes présentant une infection respiratoire aiguë nécessitant une prise en charge médicale. À partir de celles-ci, nous avons élaboré un score de tri qui devra maintenant être affiné et validé dans une nouvelle étude.

Aucun
Simon BERTHELOT (Québec, Canada), Narcisse SINGBO, Maurice BOISSINOT, Marie-Louise VACHON, Sylvie TROTTIER, Cécile TREMBLAY, Yves LONGTIN
16:20 - 16:30 #50419 - CP092 Analyse comparative de la performance des médecins régulateurs urgentistes vs l'intelligence artificielle dans le diagnostic du SCA ST+ dans les appels au SAMU 21.
CP092 Analyse comparative de la performance des médecins régulateurs urgentistes vs l'intelligence artificielle dans le diagnostic du SCA ST+ dans les appels au SAMU 21.

RESUME : La prise en charge de l’infarctus du myocarde repose sur une filière visant une reperfusion précoce, qui débute dès l’appel en régulation médicale. L'objectif de cette étude a été d'évaluer la performance de deux modèles d'Intelligence Artificielle (IA) déjà existants, par rapport aux Médecins Régulateurs Urgentistes (MRU) en vue d'une utilisation comme outil d’aide au diagnostic. METHODE : Étude rétrospective monocentrique associant des données issues de notre CRAA 15 et de l’observatoire des infarctus du myocarde départemental, menée de janvier 2022 à décembre 2023. Les étudiants de l'École Supérieure d'Électronique de l'Ouest (ESEO) ont analysé les bandes d'appel retranscrites et anonymisées, permettant une analyse comparative de l’IA, avec 2 modèles testés : TF-IDF® (une méthode statistique simple et rapide) et CamemBERT® (un modèle neuronal plus avancé comprenant les subtilités de langage) vs MRU. Les paramètres intrinsèques ont été comparés via un test de McNemar. Les courbes ROC (AUC) via un test de DeLong. Résultats : 362 patients ont été inclus (âge moyen 66 ±13,5 ans, sex ratio H/F 2,3) dont 181 (50 %) SCA ST+. Aucune supériorité n'a été retrouvée pour le modèle TF-IDF® vs MRU au test de McNemar (p=0,258). Leurs performances globales n'étaient pas différentes (AUC : 0,696 vs 0,657 ; p=0,205) (Se: 59,1% vs 71,8% ; Sp : 80,1 % vs 58,1 % respectivement). Le modèle CamemBERT® semblait moins performant que les MRU au test de McNemar (p=0,01) et l’AUC de la courbe ROC était inférieur par rapport à celle des MRU (AUC: 0,569 vs 0,657 ; p=0,006) (Se: 80,1% vs 71,8%; Sp: 33,7% vs 58,1% respectivement). CONCLUSION : Aucune différence n'a été démontrée pour la méthode TF-IDF. Le modèle CamemBERT a été moins performant que les MRU. D'après notre travail, l'IA n'est donc pas plus performante que les MRU dans le diagnostic de l'infarctus du myocarde au téléphone en régulation. Ces résultats encourageants soutiennent la pertinence d’une étude prospective multicentrique recourant à la méthode TF-IDF, ou à une approche hybride, en tant qu’outil d’aide au diagnostic en régulation.

Aucun
Elea PETROCCHI (Dijon)
16:30 - 16:40 #50565 - CP093 Variations nycthémérales des décisions de régulation médicale. Etude DECINYC.
CP093 Variations nycthémérales des décisions de régulation médicale. Etude DECINYC.

Introduction Les décisions humaines sont soumises à des variations temporelles majeures (Danziger, PNAC, 2011). Hypothèse : les décisions de régulation sont soumises à des variations nycthémérales comme début vs fin de garde. Méthodes Inclusion : tous les dossiers de régulation médicale, SAMU et PDS, 2022-23. Paramètres : sélection des décisions médicales associées à sept motifs d’appel : arrêt cardiaque (AC), chute de grande hauteur (CGH), parturiente, fièvre, douleur thoracique, intoxications et convulsions. Motifs AC et CGH, supposés non sujets aux variations de décision retenus comme références. Analyse : régression logistique ordinale appliquée aux décisions de régulation classées selon leur niveau d’engagement (1=SMUR à 4=conseil médical). Nycthémère modélisé par un cercle de 24 tranches horaires de 15°. Résultats 499.353 DRM analysés, 331.902 (66%) PDS et 167.451 (34%) SAMU. Les décisions, à l’exception des motifs AC et CGH, présentaient des variations nycthémérales significatives, plus marquées en PDS (Figure). Les décisions PDS présentaient un effet circadien propre (OR=1,67 [1,53-1,81]), qui n’était pas retrouvé pour les décisions SAMU. Il n’y avait pas de variation significative début vs fin de garde. Conclusion Les décisions de régulation sont soumises à des variation nycthémérales significatives qui ne sont pas essentiellement liées aux périodes de garde.

Aucun
Melkir SAIB (Bobigny), Mathieu DE SA, François-Pierre AUFFREDOU, Judith GORLICKI, Fanny TASTET, Angèle MARTIN, Anne-Laure FERAL-PIERSSENS, Frédéric LAPOSTOLLE
16:40 - 16:50 #50619 - CP094 Optimisation de l'accès aux soins intensifs grâce à la règle COBRA chez les patients admis aux urgences pour intoxication médicamenteuse volontaire : SCREENER 2.
CP094 Optimisation de l'accès aux soins intensifs grâce à la règle COBRA chez les patients admis aux urgences pour intoxication médicamenteuse volontaire : SCREENER 2.

Introduction : Les intoxications médicamenteuses volontaires (IMV) représentent une charge croissante pour les services d’urgences. Le score COBRA est un outil clinique en cinq items visant à détecter précocement une défaillance respiratoire, circulatoire, neurologique ou des modifications ECG menaçantes. L’objectif était d’évaluer la valeur prédictive négative (VPN) d’un score COBRA nul à 3 heures pour écarter le besoin d’admission en réanimation chez des patients admis pour IMV. Matériel et méthode : il s’agissait d’une étude rétrospective monocentrique incluant des patients majeurs admis pour IMV entre 2023 et 2024. Les intoxications par galéniques retard faisaient partie des critères de non-inclusion. Le critère principal était la VPN d’un score nul à 3 heures. Les critères secondaires comprenaient les complications à 30 jours. Résultats : Parmi 165 patients, 21 (13 %) ont nécessité une admission en réanimation. La VPN d’un score COBRA nul était de 100 % à 3 heures (Figure 1). Les performances étaient supérieures à celles des basées sur les doses toxiques des médicaments ingérés. Les complications à 30 jours étaient rares et similaires entre groupes. Conclusion : Le score COBRA appliqué 3 heures après l’admission semble un outil fiable pour exclure la nécessité de réanimation chez les patients intoxiqués, optimisant ainsi l’orientation et l’utilisation des ressources en soins critiques. Des études multicentriques prospectives sont nécessaires pour confirmer ces résultats.

aucun
Fabienne BOURBON (Poitiers), Raphaël COUVREUR, Jérémy GUÉNÉZAN, Nicolas MARJANOVIC, Bertrand DRUGEON, Olivier MIMOZ
16:50 - 17:00 #50773 - CP095 Impact de l’intelligence artificielle dans la prédiction de l’efficacité du traitement antalgique au cours de la colique néphrétique.
CP095 Impact de l’intelligence artificielle dans la prédiction de l’efficacité du traitement antalgique au cours de la colique néphrétique.

Introduction :La colique néphrétique (CN) provoque une douleur lombo-abdominale intense. La réponse aux traitements antalgiques varie selon les patients, rendant leur prise en charge parfois difficile. Prédire cette réponse permettrait d’optimiser l’efficacité et de réduire les effets indésirables.  Objectif : Évaluer l’impact de l’intelligence artificielle (IA) dans la prédiction de l’efficacité du traitement antalgique chez les patients présentant une CN aux urgences. Méthodes:Étude prospective monocentrique menée sur 18 mois, incluant les patients âgés≥14 ans présentant une CN. La douleur a été évaluée par l’échelle numérique (EN) à différents intervalles après traitement :t0, t15min, t30min, t45min, t60min, t90min. Les algorithmes de machine learning ont été testés pour prédire une réduction ≥50 % de l’EN. Les performances ont été évaluées par accuracy, precision, recall et l’aire sous la courbe ROC (AUC). Résultats : Inclusion de 500 patients. Age moyen=49±15 ans. Sex-ratio=1,09. Antécédents urologiques n(%) :lithiase rénale 126(25), lithotritie extracorporelle 17(3),rein unique 8(2),pathologie prostatique 6(1),sonde J-J 5(1), néphrectomie 5(1).ENt0=7±2, ENt15min=6±3, t30min=4±3, t45min=3±2, t60min=2±1min, t90min=1±1. Traitement antalgique n(%) : paracétamol 444(89), anti-inflammatoires non stéroïdiens 323(65), titration chlorhydrate de morphine 128(26). Conclusion : L’IA pourrait constituer un outil prometteur pour améliorer la prise en charge de la CN aux urgences
Raja FADHEL (Ain Zaghouan, Tunisie), Hanene GHAZALI, Hela BEN TURKIA, Syrine KESKES, Amira BAKIR, Youssef EBN EBRAHIM, Sami SOUISSI, Ines CHERMITI
17:00 - 17:10 #50797 - CP096 Score d’Etxebarria et décision de régulation : adéquation entre théorie et pratique.
CP096 Score d’Etxebarria et décision de régulation : adéquation entre théorie et pratique.

Introduction La régulation médicale du transport extra-hospitalier vise à orienter les patients vers le mode de transport le plus adapté à leur état clinique tout en optimisant l’utilisation des ressources. Le score d’Etxebarria a été proposé comme un outil d’aide à la décision permettant d’identifier les patients nécessitant un transport médicalisé. Cependant, son application en pratique courante et son impact sur la sécurité des patients restent peu évalués. Méthodes Nous avons mené une étude observationnelle rétrospective incluant les patients pris en charge en extra-hospitalier et régulés pour un transport sanitaire sur une période de six mois. Le score d’Etxebarria a été calculé à partir des données recueillies lors de la régulation et comparé au mode de transport réellement engagé. L’objectif principal était d’évaluer l’adéquation entre le score et la décision de régulation. Les objectifs secondaires incluaient la survenue d’événements indésirables pendant le transport. Résultats Au total, 144 patients ont été inclus. Le score d’Etxebarria recommandait un transport médicalisé chez 49 % des patients, tandis que 32% ont effectivement bénéficié d’une médicalisation initiale. Une discordance entre le score et la décision de régulation était observée dans 23% des cas. Parmi les discordances, 54 % correspondaient à une sous-médicalisation et 46 % à une sur-médicalisation. Les événements indésirables survenaient significativement plus souvent en cas de sous-médicalisation (12 % vs 7,5 %, p = 0.04), principalement des dégradations respiratoires et hémodynamiques. Conclusion Cette étude suggère que l’application systématique du score d’Etxebarria pourrait améliorer la pertinence de la régulation, renforcer la sécurité des patients et contribuer à une meilleure allocation des ressources en préhospitalier.

aucun
Ichrak BACHA (tunisia, Tunisie), Elhem MCHIRGUI, Abir HAJ AMOR, Khaoula GHATASSI, Amine SADKI
17:10 - 17:20 #50834 - CP097 Performance du score Look Evaluate Obstruction Neck Mobility (LEON) pour la prédiction de l’intubation difficile aux urgencesintubation trachéale, intubation difficile, gestion des voies aériennes, urgences, score.
CP097 Performance du score Look Evaluate Obstruction Neck Mobility (LEON) pour la prédiction de l’intubation difficile aux urgencesintubation trachéale, intubation difficile, gestion des voies aériennes, urgences, score.

Introduction : L’intubation trachéale est une procédure urgente qui peut être difficile entraînant des complications sévères, notamment en contexte d’urgence. La prédiction précoce d’une intubation difficile (ID) permet de réduire le risque de complications. Le score LEON, adaptation simplifiée du score LEMON pour l’urgence, pourrait offrir un outil rapide d’évaluation. Objectif : Evaluer la performance du score LEON pour prédire l’intubation difficile dans un service des urgences. Méthodes : Il s’agissait d’une étude prospective sur une année incluant tous les patients ≥ 18 ans intubés aux urgences sauf ceux en arrêt cardiorespiratoire. L’intubation était définie difficile lorsqu’elle nécessite plus de deux laryngoscopies et/ou la mise en œuvre d’une technique alternative. Répartition des patients en deux groupes : groupe ID+ présentant une intubation difficile et groupe ID- ne présentant pas de difficulté à l’intubation. La performance du score LEON a été analysée par sensibilité, spécificité, valeurs prédictives,courbe ROC. Résultats : Cent huit intubations ont été réalisées, dont 27 % étaient difficiles. Le score LEON ≥ 2 était fortement lié à l’ID (OR 3,19 ; IC95 % [1,95–5,21];p =0,001). La courbe ROC montrait une AUC de 0,706 (IC95 % [0,59–0,81] ; p = 0,001). La value seuil était de 2. La sensibilité, spécificité, valeur prédictive positive et valeur prédictive négative étaient de 66, 73, 48 et 88% respectivement. Rapport de vraisemblance positif=2,4et négatif= 0,46. Conclusion :Le score LEON montre une performance diagnostique satisfaisante pour prédire l’intubation difficile en milieu d’urgence. Sa simplicité d’utilisation et sa bonne valeur prédictive négative en font un outil pertinent pour l’évaluation rapide des voies aériennes. Son intégration en pratique courante pourrait améliorer l’anticipation des difficultés et réduire les complications liées à l’intubation

Aucun
Syrine KESKES (Tunis, Tunisie), Hanene GHAZALI, Raja FADHEL, Khaled OUERTANI, Skander HACHANA, Amira BEKIR, Sami SOUISSI, Hela BEN TURKIA
Salle 242A

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
SI14
16:00 - 17:00

Session Interactive
Suivez le guide : du signe clinique à la lésion cérébrale

Modérateur : Richard MACREZ (PUPH médecine d’urgence) (Médecin, Caen)
Coordonnateur : Mélanie ROUSSEL (Coordonnateur, Médecin, Rouen)
16:00 - 17:00 Suivez le guide : du signe clinique à la lésion cérébrale. Jean-François VIGNEAU (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Montpellier)
Salle 242B

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CLM14
16:00 - 17:30

Communications Libres Médecins
Gestion et organisation des Urgences 1

Modérateurs : Magali DESCHOUVERT (Cadre de Santé) (Rouen), Maxime GAUTIER (Physician) (Médecin, Eaubonne)
16:00 - 16:10 #50084 - CP098 Délais de prise en charge des patients thrombectomisés au CHU de Tours pour un AVC ischémique de 2022 à 2023 : une étude rétrospective observationnelle.
CP098 Délais de prise en charge des patients thrombectomisés au CHU de Tours pour un AVC ischémique de 2022 à 2023 : une étude rétrospective observationnelle.

Généralités : L’AVC ischémique représente une urgence neurologique majeure dont le pronostic dépend directement de la rapidité de la prise en charge. Face aux enjeux posés par les stratégies de routage des patients (Mother Ship et Drip and Ship), l’objectif de cette étude est d’analyser et de comparer les délais diagnostique et thérapeutique des patients thrombectomisés dans la région Centre-Val de Loire. Méthodes : Notre étude observationnelle, rétrospective, monocentrique, incluait l’ensemble des patients pris en charge par thrombectomie mécanique pour un AVC ischémique aigu au CHU de Tours entre juin 2022 et juin 2023. Les patients pris en charge pour un autre geste endovasculaire, sans recours initial au SAMU, avec données temporelles incomplètes ou issus de territoires extérieurs à la région Centre-Val de Loire ont été exclus. Le critère de jugement principal s’intéresse au délai global de prise en charge diagnostique et thérapeutique, comparé entre les filières MS et DS. Les critères secondaires incluent l’analyse des délais intermédiaires, leur association aux caractéristiques cliniques et organisationnelles, la récupération fonctionnelle (différentiel du NIHSS score, RANKIN modifié à 3 mois) et la mortalité. Résultats : Parmi les 179 patients inclus (MS = 85 ; DS = 94), le délai total moyen est plus court dans le modèle MS (308 minutes) que dans le modèle DS (497 minutes. La stratégie DS réduit le temps entre l’arrivée des secours et l’admission en centre hospitalier (-10 minutes), mais allonge le délai entre l’admission et l’imagerie (+26 minutes). Le délai diagnostique est majoré dans le modèle DS (+19 minutes). Le délai thérapeutique est plus court dans le modèle MS comparativement au modèle DS, 105 minutes versus 255 minutes. Aucune différence significative n’est observée en termes de récupération fonctionnelle (différentiel du NIHSS score et RANKIN modifié à 3 mois) ou de mortalité. Conclusion : La stratégie Mother Ship réduit les délais diagnostiques et thérapeutiques comparée au modèle Drip and Ship, sans bénéfice clinique majeur démontré. L’optimisation de la filière par l’élargissement de l’accès à la thrombolyse et l’amélioration des transferts inter-hospitaliers, reste essentielle pour améliorer le pronostic fonctionnel et vital des patients.

Aucun conflit d'intérêt
Domitille HANSER (Tours)
16:10 - 16:20 #50365 - CP099 Utilisation d’un système de localisation en intérieur (UWB) pour analyser l’organisation du travail dans une structure d’urgence.
CP099 Utilisation d’un système de localisation en intérieur (UWB) pour analyser l’organisation du travail dans une structure d’urgence.

Utilisation d’un système de localisation en intérieur (UWB) pour analyser l’organisation du travail dans une structure d’urgence Introduction : L’analyse objective de l’organisation du travail en médecine d’urgence est un défi majeur. Les systèmes de localisation en intérieur (IPS) utilisant la technologie UWB (ultrawideband) apparaissent comme un outil innovant pour quantifier précisément les activités des professionnels de santé. Nous avons conduit une étude afin de mesurer l’allocation du temps, les flux de déplacement et leur relation avec l’occupation du service d’urgences. Matériel et Méthode : Une étude observationnelle a été réalisée sur 46 jours au sein d’une structure d’urgence réalisant 40000 passages par an. Les professionnels (aides-soignants, infirmiers, médecins, cadres) portaient un capteur UWB qui enregistrait leur position en quasi-temps réel. Nous avons analysé ces données pour estimer la répartition du temps entre les activités de soin et celles non liées au soin, mesurer les distances parcourues selon les heures et le taux d’occupation du service et enfin développer et valider un algorithme de classification (random forest) capable d’identifier automatiquement la catégorie professionnelle du porteur du capteur. Résultats : Les médecins consacrent entre 26 % et 39 % de leur temps aux activités de soin, les infirmiers d’accueil/triage (“IAO”) et ceux des soins intensifs utilisent environ 50 % de leur temps pour des soins. Les activités non-soignantes (administration, déplacements) constituent une part importante de la charge de travail. Chez les médecins, la part du temps non lié au soins est corrélée au niveau d’occupation du service. La distance horaire parcourue par les infirmiers (sauf IAO) augmente avec l’occupation, tandis que celle des médecins reste stable, quel que soit le niveau d’affluence. Le classifieur random forest identifie la catégorie professionnelle avec une précision de 96 %. Conclusion : Les systèmes UWB de localisation en intérieur apportent un éclairage inédit sur le fonctionnement réel d’un service d’urgences. Cette technologie permet de quantifier objectivement la répartition du temps et les déplacements des soignants. Les résultats offrent des pistes d’amélioration organisationnelle pour optimiser le flux de travail et la prise en charge.

Aucun
Abdesslam REDJALINE (Firminy)
16:20 - 16:30 #50418 - CP100 Diminution des délais de prise en charge aux urgences grâce à la mise en place d'un projet « abeille » avec IDE préleveur dédié dès l’accueil des patients.
CP100 Diminution des délais de prise en charge aux urgences grâce à la mise en place d'un projet « abeille » avec IDE préleveur dédié dès l’accueil des patients.

Introduction : Les délais de prise en charge dans les services d’urgence sont un enjeu majeur, notamment dans un contexte de saturation des services. En France, les délais moyens ont tendance à s’allonger. Ces délais dépendent de plusieurs facteurs, dont la prescription et le prélèvement de la biologie, qui, s'ils sont effectués dès l’admission, pourraient accélérer le parcours du patient. L'objectif de cette étude était d’évaluer si la mise en place d’un protocole « abeille », consistant à réaliser les prélèvements biologiques dès l’accueil par un IDE dédié, permet de réduire les délais de prise en charge aux urgences. Méthode : L’étude a été réalisée dans un service d’urgence régional comptabilisant près de 80 000 passages par an. Nous avons effectué 3 journées test les 11, 13 et 16 novembre 2025. Durant ces trois jours, de 8h à 20h, tous les patients admis aux urgences étaient triés et orienté par un MAO. Pour les patients qui le nécessitaient, la biologie était prescrite dès l’admission par le MAO et prélevé par l’IDE « abeille ». Durant ces 3 jours, différents délais ont été analysés. Le délai de prise en charge médicale constituait notre critère de jugement principal. Les données des 3 jours ont été comparées avec les données sur les mêmes dates en 2024 (11, 13 et 16/11/2024). Résultats : Au total 90 dossiers ont été analysés et comparés à l'année précedente. Le temps moyen de prise en charge médical était de 4h48min en 2025 contre 7h 51 min en 2024, soit une réduction du temps de prise en charge de 3h03 (-39 %, p<0,001). Le délai moyen de prescription de la biologie était de 15 minutes en 2025 contre 207 min en 2024 (- 93% ; p<0,001). La durée de passage totale était diminuée de 2h42 (p<0.001). Le délai de premier contact médical était diminué de 69 minutes (p<0,001) alors que le délai de prescription était diminué de 207 minutes (p<0.001). Discussion : : Bien que ces résultats soient prometteurs, ils doivent être confirmés par une étude de plus grande envergure. Une analyse sur une période d'un mois est en cours en décembre 2025. Conclusion : La mise en place d’un protocole « abeille » ou IDE préleveur dès l’acceuil du patient permet d’accélérer les délais de prise en charge aux urgences de façon significative. Cette organisation nécessiterait la création d’un poste IDE supplémentaire afin d’être pérennisée.
Sylvère HUGONNOT (BESANCON), Julien MENETRIER, Franck TRIPONEL, Aurélie RIHN, Maryline ROUGERIE, Charles-Eric LAVOIGNET
16:30 - 16:40 #50434 - CP101 Impact de la mise en place des consultations post-urgences sur le temps de passage aux urgences.
CP101 Impact de la mise en place des consultations post-urgences sur le temps de passage aux urgences.

Introduction : Les filières de consultation « post-urgences » (CPU) ont pour objectifs d’intégrer le patient dans un parcours de soins. Cette réévaluation permet un ajustement diagnostique et/ou une modification de la thérapeutique dans 50% des cas. L’impact d’une CPU sur le temps de passage aux urgences reste incertain. Objectifs : Étudier l’impact des CPU sur le temps de passage aux urgences des patients et identifier les facteurs l’influençant. Méthode : Etude rétrospective, monocentrique, de type avant/après. Site : Service d’Urgences adulte avec 73000 passages par an. Mise en place de 20 créneaux de CPU, deux fois par semaine. Les consultations étaient gérées par des médecins urgentistes séniors ayant validé le DU de traumatologie d’urgence. Motifs de CPU : neurologie (céphalées non brutales ou migraine connues), traumatologie (traumatisme crânien, réévaluation de plaies, sutures, brulures et traumatologie distales), douleurs abdominales avec examen clinique normal, antalgie par opiacés, infectieux (pyélonéphrites, pneumopathies ou réévaluation d’une antibiothérapie), biologie à recontrôler ou tout patient devant être réévalué par un médecin généraliste sans médecin traitant. Période « après » : Tous les patients ayant bénéficié de CPU du 29/01/24 au 31/05/24, période d’expérimentation. Période « avant » : Tous les patients ayant consulté aux urgences, du 01/01/2023 au 01/05/2023, période sans CPU, avec retour au domicile. Critère d’évaluation principal : Temps de passage aux urgences recueilli informatiquement. Ajustement par régression linéaire sur l’âge, le genre, le motif de consultation et l’heure d’arrivée aux urgences. Résultats : 295 patients ont bénéficié de CPU en 2024. 14785 patients ont été inclus en 2023. Les populations étaient comparables en termes d’âge (41 ans en moyenne) et genre (53% d’homme). La durée moyenne de passage aux urgences était de 325 min. en 2024 et de 415 min. en 2023 (p<0,001). Après ajustement, la réduction moyenne était de 23 min. (IC [-50 ; +3], p-value 0,084). Une augmentation du temps de passage de 29 min. était observée par tranche d’âge de 10 ans (p<0,001) et de 19 min. pour les entrées entre 20h et 00h (référence : 14h-20h). Le temps de passage diminuait de 10 min. pour les hommes (p=0,01) et de 37 min. pour les entrées entre 8h et 14h (p<0,001). Conclusion : La possibilité d’avoir des CPU tend à la diminuer le temps de passage aux urgences de patients ciblés.

Aucun
Clothilde GERMAIN (Rennes), Eric VEILLON, François SAGET, Vincent LEVREL, Louis SOULAT, Nicolas PESCHANSKI, Paul-Georges REUTER, Etienne PAULHET
16:40 - 16:50 #50447 - CP102 Impact de la prescription anticipée du bilan radiologique par l’infirmier organisateur de l’accueil sur la durée de passage des patients présentant un traumatisme isolé de membre.
CP102 Impact de la prescription anticipée du bilan radiologique par l’infirmier organisateur de l’accueil sur la durée de passage des patients présentant un traumatisme isolé de membre.

Introduction : Le protocole de coopération national PARI - Prescription Anticipée des Radiographies par l’Infirmier organisateur de l’accueil (IOA) a été déployé dans le but d’améliorer la rapidité et la fluidité de prise en charge des patients présentant un traumatisme simple de membre. Il permet aux IOA de prescrire des radiographies avant la consultation médicale. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact de ce protocole sur la durée de passage aux urgences des patients consultant pour un traumatisme simple de membre. Méthodes : Il s’agit d’une étude observationnelle, prospective et monocentrique, menée sur six semaines (mars-avril 2025) aux urgences de l’hôpital Saint-Antoine (Paris). Les patients adultes présentant un traumatisme isolé de membre ont été inclus et répartis de manière aléatoire en deux groupes : PARI (bénéficiant du protocole) et non-PARI (ne bénéficiant pas du protocole). Le planning paramédical a été organisé pour qu’il y ait chaque jour un IOA formé au protocole et l’autre non. Le critère de jugement principal était la durée totale de passage aux urgences. Les critères de jugement secondaires étaient le délai avant le premier contact médical, le délai jusqu’à l’initiation du traitement orthopédique ou chirurgical, et la proportion de séjours inférieurs à 4 heures. Les comparaisons ont été réalisées par le test du Chi² pour les variables qualitatives, par le test de Wilcoxon pour les variables quantitatives. Les tests étaient bilatéraux avec un seuil de significativité à p < 0,05. Résultats : Au total, 307 patients inclus, dont 139 dans le groupe PARI et 168 dans le groupe non-PARI. Les caractéristiques des patients étaient similaires dans les deux groupes. La durée médiane de passage était de 135 [95–211] minutes (PARI) vs 170 [102–217] minutes (non-PARI) (p=0,142), le délai avant le premier contact médical de 84 [54–138] minutes (PARI) vs 102 [39–142] minutes (non-PARI) (p=0,518), le délai jusqu’à l’initiation d’un traitement de 103 [75–168] minutes (PARI) vs 176 [110–239] minutes (non-PARI) (p<0,001). La proportion de séjours inférieurs à 4 heures était de 82,0 % (PARI) vs 80,9 % (non-PARI) (p=0,812). Conclusion : Chez les patients présentant un traumatisme simple de membre, le protocole PARI ne semble pas modifier la durée de séjour globale aux urgences. En revanche, il semble réduire le délai d’accès au traitement orthopédique ou chirurgical.

Aucun
Thanh Binh DUONG NGUYEN (Paris), Sarah HARZO, Manon FAINELLI, Ulysse HATABIAN, Philippine HA, Yaëlle CAMPBELL, Pierre-Clément THIEBAUD, Fanny CHEVALIER
16:50 - 17:00 #50676 - CP103 Évaluation des algorithmes PERC et YEARS ajustés aux D-dimères dans les suspicions d’embolie pulmonaire aux urgences.
CP103 Évaluation des algorithmes PERC et YEARS ajustés aux D-dimères dans les suspicions d’embolie pulmonaire aux urgences.

L’embolie pulmonaire est la 3eme maladie cardiovasculaire la plus fréquente au monde. Sa prévalence est en constante augmentation depuis plus de 20 ans. Son diagnostic est difficile et repose sur une stratégie associant un faisceau d’arguments clinico-biologiques ainsi que la réalisation d’un angioscanner thoracique qui reste son examen de référence. Le score de PERC, composé de 8 critères, a prouvé son utilité chez les patients à probabilité faible d’avoir une EP. Le score de YEARS avec D-dimères ajustés à l’âge est un score utilisé dans les populations à probabilités faible et intermédiaire. Ces 2 scores permettent individuellement de limiter l’indication d’un angioscanner dans les EP mais leur utilisation reste insuffisante dans les services d’urgences en France et ils n'ont jamais été évalué ensemble. Notre étude vise à évaluer l’impact conjointe d’une juste application de ces algorithmes avec D-dimères ajustés à l’âge sur la réduction du nombre d’angioscanners thoraciques chez les patients suspects d’EP aux urgences. Nous avons réalisé une étude bi-centrique rétrospective entre janvier 2021 et décembre 2023 dans les CHU de Marseille. Tous les patients pour lesquels une EP était suspectée et un angioscanner demandé, ont été inclus dans l’étude. Les algorithmes avec D-dimères ajustés à l’âge ont ensuite été appliqués de manière rétrospective pour déterminer si une imagerie aurait été indiquée lors de la démarche diagnostique initiale. Le critère de jugement principal était l’amélioration du rendement scanographique. Les critères de jugement secondaires portaient sur la sécurité d’utilisation de ces scores, les performances diagnostiques et les couts financiers économisés. Les données de 2 834 patients ont été recueillies initialement, parmi lesquels 368 ont été exclus. Sur les 2 466 patients analysés, 571 angioscanners =23 % auraient pu être évités après application des algorithmes PERC et YEARS avec D-dimères ajustés à l’âge. Parmi ces 571 patients, 14 cas d’EP ont été confirmés. Les performances diagnostiques ont retrouvé une sensibilité de 95,5 % (IC 95 % : [92,6 ; 97,3]), ainsi qu’une valeur prédictive négative de 97,5 % (IC 95 % : [95,9 ; 98,6]). Le bénéfice financier aurait été de 55 925,16 euros sur 3 ans. Cette étude montre qu’une juste application des algorithmes PERC et YEARS avec D-dimères ajustés à l’âge aurait permis de réduire de quasiment un tiers (23%) le nombre d’angioscanners thoraciques, soit un rendement scanographique amélioré à 3 %.

aucun
Ludivine ANDRAUD (Marseille)
17:00 - 17:10 #50805 - CP104 Identification des causes des réadmissions aux urgences dans les jours suivant un 1er passage.
CP104 Identification des causes des réadmissions aux urgences dans les jours suivant un 1er passage.

Introduction : L’objectif de ce travail a été de déterminer les causes de réadmissions non programmées aux urgences dans les sept jours suivant un précédent passage. Patient et méthodes : Entre janvier 2019 et décembre 2019, les patients réadmis aux urgences ont été sélectionnés à partir de la base administrative de l’établissement. N’ont pas été retenus les patients dont l’enregistrement était d’ordre purement administratif sous l’unité fonctionnelle des urgences. Une analyse descriptive, après examen de chacun des dossiers, a été réalisée. Les motifs de réadmission ont été décrits par spécialités et selon la cause. Les causes de réadmission ont été classées comme évitables ou inévitables. Le devenir des patients a été décrit. Résultats : Parmi 1803 dossiers, 1585 (88 %) ont été retenus. L’âge moyen des patients était de 46 ans, le taux de réadmission aux urgences était le plus élevé pour la classe des 20-39 ans. Pour 701 (44,3 %) patients, la réadmission était en lien avec le motif de la première admission aux urgences. La spécialité la plus fréquemment concernée a été la psychiatrie pour 34,5 %. Pour cette spécialité, les pathologies chroniques étaient le plus souvent représentées (de l’ordre de 26 %) suivies par les tentatives de suicide tous moyens confondus (de l’ordre de 5 %). La pathologie médicale la plus concernée par les réadmissions était les états septiques chez 136 (8,6 %) patients. Pour 197 (12,4 %) autres patients, les deux venues n’avaient aucun lien entre elles. Pour 389 (24,5%) des patients, la réadmission a été considérée comme évitable. La spécialité la plus concernée a été la traumatologie. Le motif le plus fréquent était un traumatisme non fracturaire avec un taux de réadmission de 3,1 % (N=49) dans le cadre d’une douleur insuffisamment contrôlée. A l’issue de cette deuxième venue, 503 (31,8 %) ont été hospitalisés dont 1 (0,1 %) en réanimation. Conclusions : Une part non négligeable des réadmissions peut être évitée par des actions de prévention secondaires mises en œuvre aux urgences ou par des prises en charge dans des filières spécifiques, notamment pour la psychiatrie dans cette série. L’identification et l’analyse des causes de réadmissions est un axe d’amélioration pour les structures d’urgence. Le taux de réadmission devrait être considéré comme un indice de performance. Depuis novembre 2025, les réadmissions au sein de tout l’établissement sont analysées jusqu’au 30ème jour suivant le 1er passage aux urgences.

Aucun
Thomas VINCENT (Saint-Étienne), Marilie MEYRIEUX, Corentin RIOCREUX, Antoine LOMBARD, Marion LÉGER, Alain VIALLON
17:10 - 17:20 #50153 - CP105 Recueil régional Occitanie des transferts inter hospitaliers para médicalisés des AVC vers les centres de thrombectomie.
CP105 Recueil régional Occitanie des transferts inter hospitaliers para médicalisés des AVC vers les centres de thrombectomie.

Introduction En décembre 2022, avant les recommandations nationales, l’ARS et l’observatoire régional des urgences (ORU) d’Occitanie ont proposé un protocole d’indications de transferts paramédicalisés des patients victimes d’un AVC thrombolysés ou non vers un centre de thrombectomie. A posteriori ce protocole est comparable à celui des recommandations SFMU SFNV 2024. L’objectif principal de ce travail était de connaitre le taux de défaillance vitale survenue pendant ces transferts paramédicalisés. Méthode Etude multicentrique régionale rétrospective recueillant les données de patients transférés vers un centre de thrombectomie de la région en 2023 et 2024 à partir d’un logiciel métier SMUR. Le critère de jugement principal était la survenue d’une défaillance vitale durant le transport définie par une altération de l’état de conscience jusqu’à un score de Glasgow < 8, une détresse respiratoire demandant la mise en place d’une technique de ventilation, une hypotension artérielle avec une PAS < 90 mmHg ou un trouble du rythme cardiaque. Les objectifs secondaires étaient de décrire le taux de renfort médical et le taux d’intervention thérapeutique paramédicale pendant le transfert. Résultats Durant la période, nous avons inclus 260 patients transférés vers un centre de thrombectomie dont au moins 53 (20%) ont été thrombolysés. Le taux de paramédicalisation était de 59,4%. La moyenne d’âge était de 71,3 ans (+/-13,3), 125 (48,1%) étaient des femmes. La durée moyenne de transfert était de 50 min (+/- 20). Deux (0,77%) défaillances vitales sont survenues : une hypotension résolutive après 500 ml de remplissage vasculaire et un score de Glasgow < 8. Aucun renfort médical n’a été constaté. Chez 15 (5,8%) patients une intervention thérapeutique paramédicale selon protocolisation ou avis médical téléphonique a été notée. Conclusion Dans notre cohorte de transferts paramédicalisés de patients ayant eu un AVC vers un centre de thrombectomie, deux (0,77%) défaillances vitales réversibles sans renfort médical ont été constatées. La mise en place d’un protocole régional encadrant les transferts paramédicalisés des patients vers les centres de thrombectomie, notamment après ou pendant une thrombolyse, comparable aux dernières recommandations de la SFMU, peut être jugé acceptable.

aucun
Nicolas BOUNAUD (Toulouse)
Salle 243

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CLM13
16:00 - 17:30

Communications Libres Médecins
Traumatologie aux Urgences

Modérateurs : Jean-Paul FONTAINE (Chef de Service) (Paris), Maxime JONCHIER (Médecin urgentiste) (Médecin, La Rochelle)
16:00 - 16:10 #50166 - CP106 Prévalence et description des fractures lors d’une luxation de rotule : une cohorte rétrospective.
CP106 Prévalence et description des fractures lors d’une luxation de rotule : une cohorte rétrospective.

Introduction : La luxation de rotule est réduite sans radiographie pré-réduction dans la majorité des cas. Une imagerie post-réduction est généralement réalisée afin d’éliminer toute lésion osseuse associée. La prévalence de telles lésions est peu décrite dans la littérature. L’objectif de cette étude consiste à déterminer la prévalence des fractures associées aux luxation de rotules admises aux urgences et de décrire d’éventuels facteurs de risques.  Méthodes : Il s’agit d’une étude de cohorte rétrospective au sein des urgences du CHU de Toulouse, entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2024. Tous les patients de 15 ans ou plus admis aux urgences pour une luxation de rotule ont été inclus. Les luxations chroniques ou les luxations de prothèse ont été exclus. Résultats : Trois cent vingt-neuf patients ont été inclus. La prévalence de fracture était de 4,2 % (IC 95% 2,3 - 7,0) des luxations de rotule. Les caractéristiques des patients selon la présence ou absence de fracture sont décrites dans le Tableau. Une seule chirurgie était réalisée en urgence. Les 55 autres chirurgies stabilisatrices étaient réalisées à distance, essentiellement dans le groupe fracture. Conclusion : La prévalence fracturaire et le taux de chirurgie en urgence est très faible chez les patients admis pour luxation de rotule. Aussi, en dehors des mécanismes à haute énergie, l’intérêt de la réalisation d’une radiographie post réduction pourrait être discutée.

aucun
Emma GIRODET (Toulouse), Salomé SOUSA
16:10 - 16:20 #50249 - CP107 Intérêt du dosage du taux de leucocytes sanguins pour prédire la présence de lésions post-traumatiques au WBCT chez les patients traumatisés sévères de grade C selon des critères non cliniques.
CP107 Intérêt du dosage du taux de leucocytes sanguins pour prédire la présence de lésions post-traumatiques au WBCT chez les patients traumatisés sévères de grade C selon des critères non cliniques.

Introduction : Les patients traumatisés sévères de grade C, bénéficient en pratique courante d’un scanner corps entier, “whole body computed tomography” (WBCT) pour rechercher des lésions traumatiques, en l’absence de signe clinique. L’utilisation systématique du WBCT, examen irradiant, chez les patients traumatisés sévères cliniquement stables reste controversée. L’objectif de cette étude était d’évaluer la valeur diagnostique du taux leucocytes sanguin pour prédire l’existence de lésions traumatiques au WBCT chez les patients traumatisés sévères de grade C. Méthode : Il s’agissait d’une étude observationnelle, rétrospective, monocentrique, sur des patients traumatisés sévères de grade C ayant bénéficié d’un WBCT et d’un dosage sanguin des leucocytes aux urgences. Le diagnostic de lésion post traumatique au WBCT reposait sur la détection de lésions crâniennes, thoraciques, abdominales, des gros vaisseaux, du rachis, du bassin. Le critère de jugement principal était le taux sanguin de leucocytes. Les critères de jugement secondaires étaient le taux de Créatine Kinase, le taux de troponines, la cytolyse hépatique >3N et le taux de créatinine. Résultats : Huit cent six patients ont été inclus, parmi eux 301 (37,3%) présentaient des lésions traumatiques et 505 (62,7%) n’en présentaient pas. Le taux de leucocytes sur dosage sanguin veineux était significativement plus élevé chez les patients traumatisés sévères de grade C présentant des lésions traumatiques au WBCT comparativement à ceux ne présentant pas de lésion (15,8 G/L vs 11,0 G/L) avec une p-value < 0,0001. Conclusion : Le taux de leucocytes sanguin semble prédictif de la présence de lésions traumatiques au WBCT chez les patients traumatisés sévères de grade C. De futures études incluant plusieurs marqueurs biologiques dans un algorithme pourraient être menées afin de limiter le recours au WBCT systématique chez les patients traumatisés sévères de grade C.

Aucun
Pauline BOCLAUD (MONTPELLIER)
16:20 - 16:30 #50439 - CP108 Évolution et pertinence du recours à l’imagerie dans les traumatismes cervicaux aux urgences entre 2016 et 2024.
CP108 Évolution et pertinence du recours à l’imagerie dans les traumatismes cervicaux aux urgences entre 2016 et 2024.

CONTEXTE: Les traumatismes cervicaux non pénétrants constituent un motif fréquent de consultation aux urgences. Si la prévalence des lésions cervicales significatives est faible, le recours à l’imagerie reste élevé, et expose les patients à une irradiation évitable. En 2020, la Haute Autorité de Santé (HAS) a publié des recommandations préconisant l’utilisation de règles décisionnelles (NEXUS et Canadian C-Spine) visant à limiter le recours à l’imagerie. Le scanner du rachis cervical est désormais l’examen de première intention lorsqu’une imagerie est indiquée. L’impact de ces recommandations sur les pratiques est peu documenté. OBJECTIF: L’objectif principal était d’étudier l’évolution du recours à l’imagerie cervicale chez les patients admis aux urgences pour cervicalgies post-traumatiques. Les objectifs secondaires étaient d’analyser l’évolution du recours à la radiographie et au scanner, d’estimer la proportion d’imagerie évitable selon la règle NEXUS, et de confirmer la sécurité de cette règle. MÉTHODE: Nous avons mené une étude de cohorte observationnelle rétrospective aux urgences du CHU de Clermont-Ferrand entre 2016 et 2024. Les patients admis pour cervicalgies traumatiques entre le 1er et le 7e jour de chaque mois ont été inclus. RÉSULTATS: Parmi les 574 patients inclus, 97,2% ont bénéficié d’une imagerie. La proportion d’imagerie a significativement diminué de 98,8% en 2016 à 91,3% en 2024 (RR=0,92 [IC95 :0,87-0,98], p=0,007), alors que le taux de lésions cervicales significatives est resté stable (4,7%). La radiographie est restée l’examen le plus utilisé (72%), sans augmentation significative du scanner (12,9%). Selon la règle NEXUS, 72,6% des examens étaient potentiellement évitables. Chez les patients avec une règle NEXUS négative (n=419), 2,4% avaient une lésion cervicale significative à 3 mois. Aucune n’était observée chez ceux dont la règle était négative et calculée sans donnée manquante (n=255). CONCLUSION: Bien que le recours à l’imagerie cervicale ait diminué, il reste trop élevé au regard du nombre d'examens évitables selon la règle NEXUS, alors même que cette règle est soutenue par la HAS et apparait sécuritaire dans notre étude. La prédominance de la radiographie contraste avec les recommandations HAS. Un écart persiste entre les pratiques et les recommandations. Nos résultats soulignent la nécessité de renforcer l’appropriation de ces dernières et des règles décisionnelles afin d’optimiser la pertinence de l’imagerie.

Aucun
Alexis GIRODON (Clermont-Ferrand), Farès MOUSTAFA, Coline CHIROL, Christelle CAMMINADA, Jeannot SCHMIDT, Romain DURIF
16:30 - 16:40 #50466 - CP109 Réduction du délai de prise en charge d’une luxation d’épaule : technique Benaoumar versus technique conventionnelle.
CP109 Réduction du délai de prise en charge d’une luxation d’épaule : technique Benaoumar versus technique conventionnelle.

Introduction : De nombreuses techniques sont décrites pour la réduction d’une luxation antérieure d’épaule. Dans notre centre, une manœuvre spécifique en décubitus ventral (technique Benaoumar, B) a été développée. L’objectif principal de l’étude EPOLUX était de comparer le délai de prise en charge entre cette technique et une réduction conventionnelle en décubitus dorsal sous sédation procédurale (A). Méthode : Nous avons conduit une étude prospective monocentrique randomisée dans un service d’urgences accueillant environ 80 000 passages annuels. Les patients consultant pour une luxation antérieure d’épaule non compliquée étaient éligibles. Après tirage au sort, les patients bénéficiaient soit d’une réduction en décubitus ventral sans médication supplémentaire (B), soit d’une réduction conventionnelle sous sédation procédurale (A). Le critère principal était le délai entre l’inclusion (ouverture de l’enveloppe) et la réduction clinique. Les critères secondaires incluaient la perception antalgique de la position, la durée totale de passage et le taux d’échec. Résultats : Entre juillet 2021 et février 2024, 107 patients ont été inclus (51 B ; 56 A). Le délai moyen de réduction était significativement plus court avec la technique B (13,9 min) qu’avec la technique A (20,9 min ; p=0,0154). Le taux d’échec était plus important pour la technique B (29,4 % vs 7,1 % ; p=0,0026). La position était perçue comme antalgique par 89,4 % des patients du groupe B, contre 52,9 % dans le groupe A (p<0,001). La durée totale de passage était réduite dans le groupe B (62 min vs 97 min ; p=0,0067). Conclusion : Lorsque la technique est correctement maîtrisée, la manœuvre de Benaoumar permet une réduction plus rapide, une meilleure antalgie perçue et un passage globalement plus court aux urgences que la réduction conventionnelle. Un apprentissage structuré apparaît essentiel pour limiter le taux d’échec.

aucun
Abdellah BENAOUMAR (BELFORT), Yannick JACQUIER, Mathilde BOISTON, Farah RIAHI, Oriane GUILLOT, Charles-Eric LAVOIGNET
16:40 - 16:50 #50526 - CP110 Évaluation de l’impact de la règle fresno-quebec sur la prescription de radiographies dans la gestion des luxations gléno-humérales antérieures aux urgences du chu de rouen.
CP110 Évaluation de l’impact de la règle fresno-quebec sur la prescription de radiographies dans la gestion des luxations gléno-humérales antérieures aux urgences du chu de rouen.

Introduction : La luxation gléno-humérale antérieure (LGHA) est un motif fréquent de consultation aux urgences. Une radiographie est habituellement réalisée avant réduction, sans recommandation claire sur sa nécessité. La « Fresno-Quebec Rule » (FQR) propose de limiter cet examen en s’appuyant sur des critères intrinsèques et anamnestiques pour prédire le risque de fracture associé à la LGHA. L’objectif était d’évaluer la FQR afin de quantifier le nombre de radiographies évitables et valider sa sécurité d’utilisation. Matériel et Méthode : Étude monocentrique, rétrospective, aux urgences du CHU de Rouen entre le 1er janvier 2022 et le 31 mai 2025, incluant les patients âgés de plus de 18 ans, avec diagnostic de LGHA aigue et ayant bénéficié d’une radiographie d’épaule. Le critère de jugement principal était le pourcentage de radiographies pré-réduction évitables après application de la FQR, calculée rétrospectivement à partir des données disponibles dans le dossier médical (1er épisode de luxation, âge du patient> 35 ans, mécanisme à risque de fracture à savoir accident de la voie publique, agression, contexte sportif ou chute>3m, l’un de ces critères présent faisant réaliser une radiographie pour rechercher une fracture). Une analyse diagnostique des performances de la FQR a ensuite été réalisée. Résultats : Parmi les 616 patients screenés au cours de la période, 498 présentaient les critères d’inclusion et ont été analysés. L’application de la FQR aurait permis d’éviter 143 radiographies, soit une diminution de 28,7% des radiographies pré-réduction. La sensibilité de la FQR était de 97,9% (IC 95% 93,1-99,7), la spécificité de 35,2% (IC 95% 30,6-39,9), la valeur prédictive positive de 26,8% (IC 95% 22,3-31,5) et la valeur prédictive négative de 98,6% (IC 95% 95,0-99,7). Le taux de faux négatif était de 0,4%. Le rapport de vraisemblance positif était de 1,51 (IC 95% 1,33-1,66) et le rapport de vraisemblance négatif de 0,06 (IC 95% 0,01-0,25). Conclusion : Cette étude semble montrer la fiabilité et la sécurité de la FQR dans la prise en charge des LGHA. Son application permettrait d’éviter près d’un tiers de radiographies pré- réduction avec une excellente sensibilité. L’intégration de la FQR en médecine d’urgence permettrait d’accélérer la prise en charge des LGHA tout en diminuant l’exposition aux rayons X.

Aucun
Paul SAMSON (Rouen), Shauna BERSON, Fanny CROCQ, Alix DELAMARE, Mikael DUSENNE, Mélanie ROUSSEL, Virginie SAMSON, Nicolas LEMAIRE
16:50 - 17:00 #50561 - CP111 Impact d'une intervention pédagogique sur l'utilisation du score TRiP(cast) et sur la prescription d'anticoagulants dans un service d’urgences (SU) adulte.
CP111 Impact d'une intervention pédagogique sur l'utilisation du score TRiP(cast) et sur la prescription d'anticoagulants dans un service d’urgences (SU) adulte.

Introduction : Le score TRiP(cast) estime le risque thromboembolique veineux (MTEV) chez les patients présentant un traumatisme du membre inférieur nécessitant une immobilisation. Cette étude évalue l’impact d’une intervention pédagogique sur l’usage du score TRiP(cast) et ses conséquences sur les prescriptions d’anticoagulants dans un service d’urgences adulte. Matériel et Méthode : Il s’agit d’une étude monocentrique de type avant-après, conduite dans un SU adulte durant 20 semaines. Ont été inclus tous les patients majeurs pris en charge pour un traumatisme du membre inférieur nécessitant une immobilisation. Ont été exclus les patients déjà anticoagulés, hospitalisés ou réorientés. L’intervention pédagogique associait une formation orale, un affichage, et un outil papier pour réaliser le score TRiP(cast). Le critère de jugement principal était la proportion de patients recevant une anticoagulation préventive avant et après intervention. Les critères secondaires incluaient l’utilisation effective du score et la perception de sa pertinence par les médecins. Une analyse multivariée (ajustement sur le score TRiP(cast) et la présence d’une fracture) a été réalisée. Résultats : Au total, 532 patients ont été inclus (n=292 avant ; n=240 après). Le taux de prescription d’anticoagulants a diminué de 13,4 % à 4,6 % entre les deux périodes (différence absolue : − 8,8 % ; IC95 : [−13,5% ; −4,1%] ; p < 0,001). Chez les patients à faible risque (score TRiP(cast) < 7), la diminution était particulièrement marquée (11,0 % vs 0,5 % , -10,5 % ; IC95[-14,4% ; -6,7%] ; p < 0,001). Aucune différence significative n’a été observée chez les patients à haut risque (score TRiP(cast) ≥ 7). Après ajustement, l’intervention restait associée à une réduction significative de la prescription d’anticoagulants (OR ajusté : 0,15 ; IC95 [0,05–0,37] ; p < 0,001). En phase post-intervention, le score a été utilisé dans 61,3 % des cas. Le questionnaire de perception (24/26 praticiens répondants) a montré que 75 % l’utilisaient régulièrement et que 91,7% des séniors souhaitaient poursuivre son utilisation. Conclusion : Une intervention pédagogique simple, centrée sur l’usage du score TRiP(cast), permet de réduire significativement les prescriptions d’anticoagulants lors de l’immobilisation du membre inférieur, sans impacter la prise en charge des patients à haut risque. Ce score apparaît comme un outil efficace et bien accepté pour accompagner les changements de pratique en médecine d’urgence.

Aucun
Arthur HOLZ (PARIS), Sophie AGUT, Evelyne DUBREUCQ, Hélène GOULET
17:00 - 17:10 #50894 - CP112 Développement et validation d’un score de stratification du risque hémorragique chez les patients victimes d’un traumatisme crânien léger.
CP112 Développement et validation d’un score de stratification du risque hémorragique chez les patients victimes d’un traumatisme crânien léger.

Contexte :  Après un traumatisme crânien léger (TCL), la tomodensitométrie (TDM) cérébrale est largement prescrite alors que l’hémorragie intracrânienne (HIC) reste peu fréquente. Cette étude a cherché à développer et valider un score de stratification du risque distinct selon l’exposition à un traitement antithrombotique.   Méthodes : Première étude sur une base rétrospective multicentrique (2015–2021) de 5 511 adultes pris en charge pour TCL dans trois CHU, permettant une dérivation (cohorte d’Angers) puis une validation rétrospective (Bruxelles et Clermont-Ferrand) avec, comme critère principal, la présence d’une HIC au scanner initial. Seconde étude de validation prospective multicentrique (n=477) avec, comme critère principal, la survenue d’une HIC chez les patients classés à faible risque. Les modèles logistiques multivariés ont été ajustés séparément selon l’absence ou la présence d’un traitement antithrombotique.   Résultats : La phase de dérivation montre une AUC du modèle de prédiction chez les patients non exposés aux antithrombotiques de 0,8061 (0,644–0,940) et de 0,6854 (0,616–0,749) chez les patients traités. En validation rétrospective, l’AUC du modèle « non traité » était de 0,79 (0,73–0,84) ; et celle du modèle « traité » une AUC de 0,67 (0,60–0,72). En validation prospective, 477 patients ont été inclus, dont 44% sous antithrombotique. La prévalence d’HIC était de 3,4%. L’AUC atteignait 0,88 (0,81–0,94) chez les non traités (Brier = 0,020) et 0,68 (0,50–0,86) chez les traités (Brier = 0,0438). Avec le seuil choisi, la VPN dépassait 0,99 (IC95% : 0,98–1,00) dans la population non traitée. Dans la population traitée, sur l’ensemble des bases de validation (rétrospectives et prospective), aucune probabilité prédite ne dépassait le seuil.   Conclusion : Le score identifie un sous-groupe « bas risque » sans traitement antithrombotique pour lequel l’abstention de TDM apparaît sécuritaire (VPN > 0,99). Chez les patients traités, la performance reste insuffisante pour un usage décisionnel isolé et justifie des optimisations méthodologiques (prédicteurs, recalibrage, enrichissement d’échantillon)

aucun
Paul-Alexandre SACRISTE (Angers)
Salle 252A

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS15
16:00 - 17:30

Atelier Médico-Soignants
Les médicaments de l’urgence : mieux les connaitre pour mieux les utiliser !

Coordonnateur : Frédéric LAPOSTOLLE (Coordonnateur, Médecin, Bobigny)
Conférenciers : Frédéric LAPOSTOLLE (PU-PH) (Conférencier, Médecin, Bobigny), Angèle MARTIN (Docteur junior) (Conférencier, Médecin, Bobigny)
Relever collectivement le défi de s’amuser en parlant sérieusement d’un sujet a priori pas très sexy, la pharmacologie. Passer ainsi en revue l’essentiel des médicaments que nous utilisons tous les jours !
Salle 252B

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS17
16:00 - 17:30

Atelier Médico-Soignants
Prise en charge pratique du traumatisé psychique

Coordonnateur : Catherine MASSOUBRE (Coordonnateur, Médecin, Saint-Etienne)
Conférenciers : Pauline BEAUVEIL (IDE) (Conférencier, IDE, Saint-Etienne), Catherine MASSOUBRE (médecin) (Conférencier, Médecin, Saint-Etienne)
Comprendre et identifier les différents symptômes de psycho traumatisme en situation d’urgence
Accueillir et sécuriser le patient
Savoir me protéger moi-même, connaître le traumatisme vicariant
Salle 253

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS24
16:00 - 17:30

Atelier Médico-Soignants
Pathologies d’incendie, prise en charge pré-hospitalière : intoxications aux fumées d’incendie, brûlé grave, coup de chaleur

Coordonnateur : Stéphane TRAVERS (Coordonnateur, Médecin, Paris)
Conférenciers : François POURCI (Médecin) (Conférencier, Paris), Elsa VIEITES (Médecin) (Conférencier, Médecin, Paris)
Connaître la prise en charge du brûlé grave adulte (traitement local aigu des brûlures, gestion des voies aériennes, particularités du remplissage, prévention de l’hypothermie, voies d’abord).
Connaître la présentation clinique et la prise en charge de l’intoxication au monoxyde de carbone (présentation des différents appareils de mesure et interprétation des valeurs, indication du caisson hyperbare).
Connaître la présentation clinique et la prise en charge de l’intoxication au cyanure (indication du Cyanokit, pratique de la reconstitution du kit).
Connaître les particularités d’un arrêt cardiorespiratoire sur incendie et faire le lien avec les différentes pathologies citées ci-dessus.
Connaître la présentation clinique et la prise en charge spécifique du coup de chaleur (montrer les différentes techniques de refroidissement).
Salle 342B

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS05
16:00 - 17:30

Atelier Médico-Soignants
Gestion des flux aux Urgences

Coordonnateur : Evelyne DUBREUCQ GUERIF (Coordonnateur, Médecin, Paris)
Conférenciers : Evelyne DUBREUCQ GUERIF (Praticien hospitalier) (Conférencier, Médecin, Paris), Edouard LANSIAUX (Resident) (Conférencier, Médecin, Lille)
À ce jour, la communauté scientifique médicale commence tout juste à explorer la façon dont les médecins prennent en charge plusieurs patients simultanément. Avec l’augmentation du volume, de la complexité et de l’acuité des soins cliniques dans les environnements
multipatients, la probabilité que les professionnels débutants se voient confier la gestion du flux au sein des services d’urgence augmente. D'après une étude récente, les novices ont tendance
à se focaliser sur des patients individuels dans un système multi-patients, les professionnels expérimentés ne leur confiant la gestion de plusieurs patients que lorsque les novices ont
prouvé leur aptitude à gérer des cas individuels spécifiques. Toutefois, si les novicesne possèdent pas d'expérience dans la gestion de plusieurs patients, ils ne pourront acquérir la compétence essentielle des soins multipatients que plus tard dans leur formation. Il est donc nécessaire de trouver des vecteurs de transmission, comme le jeu, à ces fins.
Salle 343

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AMS07
16:00 - 17:30

Atelier Médico-Soignants
Communication dans les situations critiques

Coordonnateur : Laure WATELET (Coordonnateur, Médecin, Nivelles, Belgique)
Conférenciers : Jonathan PETIT (Urgences smur SMUH) (Conférencier, Charleroi, Belgique), Laure WATELET (urgentiste) (Conférencier, Médecin, Nivelles, Belgique)
Transmettre les outils de communication thérapeutique utilisables lors des prises en charge de patient·e·s conscient.e.s en situation critiques.
Transmettre des outils de communication entre soignant·e·s dans le cadre d’un dé-chocage qui se déroule dans le calme et l’efficacité.
Expérimenter diverses situations critiques Techniques pédagogiques.
Salle 351

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CLM16
16:00 - 17:30

Communications Libres Médecins
Urgences digestives et respiratoires

Modérateurs : Frédéric BERTHIER (Praticien Hospitalier) (Médecin, Nantes), Alban FOREL (Médecin) (Annecy)
16:00 - 16:10 #50429 - CP113 Etude prospective observationnelle comparant le devenir des patients admis pour détresse respiratoire en salle d’accueil des urgences vitales, ayants bénéficié d’oxygénothérapie haut débit ou de masque à haute concentration : l’étude VentiSauv.
CP113 Etude prospective observationnelle comparant le devenir des patients admis pour détresse respiratoire en salle d’accueil des urgences vitales, ayants bénéficié d’oxygénothérapie haut débit ou de masque à haute concentration : l’étude VentiSauv.

Introduction : L’oxygénothérapie à haut débit nasal (OHDN) est une alternative prometteuse au masque à haute concentration (MHC) pour la prise en charge de l’insuffisance respiratoire aiguë (IRA). Cette étude prospective observationnelle monocentrique visait à comparer les résultats hospitaliers de patients présentant une insuffisance respiratoire aiguë (IRA) et sortant de la salle d’accueil des urgences vitales (SAUV) sous OHDN versus MHC. Matériel et méthode : Entre décembre 2022 et décembre 2023, les patients adultes admis en SAUV pour une IRA nécessitant ≥ 9 L•min⁻¹ d’oxygène ont été inclus. Les patients sortant avec un mode de ventilation autre que l’OHDN ou MHC, ou décédés en SAUV, ont été exclus. Le critère de jugement principal était l’échec ventilatoire, défini comme une intubation hospitalière ou un décès. Un modèle de régression de Cox ajusté sur les facteurs de confusion a été utilisé, et les hazard ratios (HR) sont présentés avec leurs intervalles de confiance à 95 % (IC95 %). Les objectifs secondaires incluaient la description des caractéristiques et du parcours de soins, l’évolution de la dyspnée à H0 et H1 et la description des paramètres vitaux depuis la phase préhospitalière jusqu’à la sortie de SAUV. Résultats : Au total, 85 patients ont été inclus (âge médian : 73 [60–83] ans ; 42 femmes, 49,4 %). La cohorte comprenait 45 patients (53 %) dans le groupe HFNC et 40 (47 %) dans le groupe NRB. Un échec ventilatoire est survenu chez 26 patients (31 %) : 20 (77 %) dans le groupe NRB contre 6 (23 %) dans le groupe HFNC (p < 0,001). Le HR non ajusté pour HFNC concernant l’échec ventilatoire était de 0,22 (IC95 % : 0,09–0,55) et le HR ajusté était de 0,23 (IC95 % : 0,09–0,58 ; p = 0,002). La variation de l’échelle numérique de dyspnée était de -4 pour l’OHDN et de -2 pour le MHC (p < 0 ,05). Conclusion : Les patients sortis de SAUV sous OHDN présentaient une réduction de l’échec ventilatoire et à un meilleur soulagement de la dyspnée par rapport à que ceux sortis sous MHC, y compris après ajustement sur l’âge, les comorbidités, le secteur d’hospitalisation, le diagnostique de pneumopathie ou d’insuffisance cardiaque.

Aucun
Juliette DANCKAERT (Nimes)
16:10 - 16:20 #50445 - CP114 Impact d’un traitement antithrombotique sur la prise en charge et le pronostic des patients hospitalisés pour hémorragie digestive haute.
CP114 Impact d’un traitement antithrombotique sur la prise en charge et le pronostic des patients hospitalisés pour hémorragie digestive haute.

Introduction : Environ 40% des patients se présentant aux urgences pour une hémorragie digestive haute ont sous traitement antithrombotique (anticoagulant ou antiagrégant plaquettaire). S’ils constituent des facteurs de risque connus de survenue d’une HDH, leur impact sur la prise en charge et le pronostic des patients est incertain. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact des traitements antithrombotiques sur la prise en charge et le pronostic des patients présentant une hémorragie digestive haute. Méthodes : Cette étude ancillaire repose sur une étude de cohorte rétrospective multicentrique (n=15) réalisée à partir de l’entrepôt de données de santé de l’APHP et incluant des patients adultes présentant une hémorragie digestive haute et hospitalisés après leur passage aux urgences, entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2020. Les patients ont été répartis en quatre groupes : traitement antiplaquettaire, anticoagulant, combinaison des deux, ou aucun traitement antithrombotique. Le critère de jugement principal était la mortalité à 30 jours. Les critères secondaires étaient la réalisation d’une endoscopie, d’un geste d’hémostase endoscopique, d’une transfusion sanguine et une admission en soins intensifs. Des modèles de régression logistique multivariée ont été réalisés. Résultats : Parmi les 928 patients inclus, 617 (66,5 %) étaient des hommes, d’âge médian 73 ans [62–82]. Concernant les traitements antithrombotiques, 226 patients (24,3 %) recevaient un trai-tement antiplaquettaire seul, 154 (16,6 %) un anticoagulant seul, 61 (6,6 %) une combinaison des deux, et 487 (52,5 %) aucun traitement. La mortalité à 30 jours était de 6,9 %. Le traite-ment anticoagulant était indépendamment associé à une mortalité réduite dans le modèle multivarié (OR 0,28 [IC 95 % : 0,09-0,78]), le traitement antiplaquettaire ne montrait pas de différence (OR 0,48 [IC 95% : 0,19-1,14]). Aucun traitement antithrombotique n’était associé au recours à l’endoscopie, à l’hémostase endoscopique, à une transfusion ou à une admis-sion en soins intensifs. Conclusion : Chez les patients hospitalisés pour hémorragie digestive haute, un traitement anticoagulant était associé à une réduction de la mortalité à 30 jours. Ces résultats suggèrent que la présence d’un traitement anticoagulant ne constitue pas un facteur de mauvais pronostic.

Aucun
Manon FAINELLI (Paris), Mathilde DE CALUWE, Clément PREBIN, Agathe BEAUVAIS, Sarah HARZO, Judith LEBLANC, Youri YORDANOV, Pierre-Clément THIEBAUD
16:20 - 16:30 #50446 - CP115 Identification des facteurs prédictifs de l’étiologie d’une hémorragie digestive haute.
CP115 Identification des facteurs prédictifs de l’étiologie d’une hémorragie digestive haute.

Introduction : Les deux étiologies les plus fréquentes de l’hémorragie digestive haute (HDH) sont la maladie ulcéreuse et l’hypertension portale (HP). Les recommandations de prise en charge diffèrent selon l’étiologie, non connue formellement lors de la prise en charge initiale aux urgences. L’objectif de cette étude est d’identifier des facteurs prédictifs de l’étiologie d’une HDH. Méthodes : Une étude rétrospective multicentrique (n=15) a été réalisée à partir de l’entrepôt de données de santé de l’APHP. Ont été inclus les patients adultes hospitalisés après un passage aux urgences pour HDH en 2019-2020. Les paramètres démographiques, cliniques et biologiques à l'admission étaient collectés. Le critère de jugement principal était l’étiologie de l’HDH, liée ou non à l’HP. Des analyses univariée puis multivariée par régression logistique ont été réalisées. Une sélection de variables descendante a été réalisée en retirant progressivement les variables non significatives, en minimisant le critère d'information d'Akaike, afin de simplifier le modèle tout en limitant le sur-ajustement. Résultats : Parmi les 637 patients inclus, 121 (19%) avaient un diagnostic d’HDH liée à l’HP. En compa-raison avec les patients ayant un autre diagnostic étiologique, ils étaient significativement plus jeunes (60 vs 70 ans, p < 0,001), avaient plus souvent une hépatopathie (77 vs 14 %, p < 0,001), moins souvent une cardiopathie ischémique (5 vs 19 %, p < 0,001) ou une insuffisance rénale (4 vs 14 %, p = 0,004), présentaient plus souvent une hématémèse (52 vs 34 %, p < 0,001) et moins souvent de méléna (60 vs 70 %, p = 0,04) et de syncope (11 vs 21 %, p = 0,015). Sur le plan biologique, ils avaient des plaquettes plus basses (143 vs 250 G/L, p < 0,001), un TP plus bas (62 vs 79 %, p < 0,001), des ALAT plus élevées (33 vs 19 UI/L, p < 0,001) et une bilirubinémie plus élevée (24 vs 7 mg/L, p < 0,001). Le modèle multivarié final a identifié les facteurs de risque suivants : antécédent d’hépatopathie (OR [IC95] = 11,6 [6,5- 21,5]), présence d’une hématémèse (OR [IC95] = 2,5 [1,4-4,7]), hémoglobine (OR [IC95] = 0,9 [0,8-1]/g/dL), créatinine (OR [IC95] = 0,93 [0,86-0,98] /10 µmol/L), plaquettes (OR [IC95] = 0,96 [0,93-0,99]/ 10000 / mm3), bilirubine (OR [IC95] = 1,11 [1,02-1,21] / 10 mmol/L). Conclusion : Cette étude montre que l’hépatopathie, l’hématémèse et les marqueurs biologiques de dysfonction hépatique sont des facteurs significativement associés à l’étiologie HP d’une HDH.

Aucun
Clément PREBIN (Paris), Mathilde DE CALUWE, Amélie VAUDELIN, Philippe HUBO, Clément FERTIN, Judith LEBLANC, Youri YORDANOV, Pierre-Clément THIEBAUD
16:30 - 16:40 #50507 - CP116 Prise en charge du paludisme non compliqué à Plasmodium falciparum par les dérivés de l’artémisinine : facteurs associés à l’hospitalisation et évolution clinique, biologique, parasitologique.
CP116 Prise en charge du paludisme non compliqué à Plasmodium falciparum par les dérivés de l’artémisinine : facteurs associés à l’hospitalisation et évolution clinique, biologique, parasitologique.

Introduction : Le paludisme d’importation à Plasmodium falciparum reste une cause fréquente de consultation aux urgences en France. Depuis 2017, les recommandations françaises privilégient les dérivés de l’artémisinine (ACT) par voie orale pour les formes non compliquées sans vomissements. Cependant, les données françaises évaluant leur impact sur les pratiques d’hospitalisation et leur tolérance en conditions réelles restent limitées. L’objectif de cette étude était d’évaluer les facteurs associés à l’hospitalisation et l’évolution clinique, biologique et parasitologique des patients traités par ACT. Matériel et Méthodes : Etude de cohorte prospective, nationale incluant tous les cas de paludisme non compliqué sans vomissements à Plasmodium falciparum, traités par ACT, déclarés au Centre National de Référence du paludisme entre 2021 et 2024. Les paramètres recueillis : l’hospitalisation à l’admission, l’âge, le sexe, l’année de déclaration, l’antécédent d’infection palustre, la fièvre, la chimioprophylaxie, l’immunodépression, la résidence, le taux d’hémoglobine, de plaquettes, de parasitémie. Le critère de jugement principal : l’hospitalisation à l’admission. Les facteurs associés à l’hospitalisation ont été étudiés par la régression logistique univariée et multivariée. Le suivi clinique, biologique et parasitologique a été analysé, et les délais de clairance parasitaire et de la fièvre ont été estimés par des courbes de Kaplan-Meier. Résultats : Au total, 3248 patients ont été inclus, dont 1098 (34 %) disposaient d’un suivi documenté. À l’admission, 39 % des patients ont été hospitalisés. En analyse multivariée, la fièvre (OR 1,39 ; IC95 % [1,17–1,65]), l’immunodépression (OR 1,72 ; IC95 % [1,20–2,47]), une thrombopénie < 84 G/L (OR 2,28 ; IC95 % [1,90–2,75]), une parasitémie ≥ 0,16 % (OR 1,31 ; IC95 % [1,09–1,57]) et une hémoglobine < 12,4 g/dL (OR 1,27 ; IC95 % [1,04–1,55]) étaient associées à un risque accru d’hospitalisation. L’année 2024 était associée à un risque réduit d’hospitalisation. Lors du suivi, les ACT étaient bien tolérés, avec moins de 2 % d’événements indésirables. La clairance parasitaire et la défervescence de la fièvre étaient rapides. Conclusion : Dans cette large cohorte nationale, le traitement par ACT des cas de paludisme non compliqué sans vomissements à Plasmodium falciparum est sûr et efficace. Ces résultats illustrent une évolution des pratiques vers une prise en charge ambulatoire de ces patients, en conditions réelles.

Aucun.
Seryne EL HETTAK (Paris), Frederic LAPOSTOLLE, Fadi Hillary MINKA, Sandrine HOUZE, Sally Oceane MINKA
16:40 - 16:50 #50571 - CP117 Application des recommandations formalisée d’experts de la SFMU de 2024 sur la prise en charge de la douleur aiguë en urgence.
CP117 Application des recommandations formalisée d’experts de la SFMU de 2024 sur la prise en charge de la douleur aiguë en urgence.

Introduction : Les RFE de 2024 de la SFMU sur la prise en charge de la douleur aiguë en urgence ont proposé un grand nombre d’évolutions par rapport à celles de 2010. Un des points clé a été l’abandon des antalgiques de palier 2 et une place plus large pour les non-opioïdes. Ce travail a évalué l’impact clinique de la mise en place de certaines de ces recommandations au niveau de l’accueil d’un service d’urgences. Méthode : Etude avant/après, avec recueil prospectif, comparant l’ancien protocole de prescription anticipée d’antalgiques appliqué par l’IOA (Période 2024) avec un nouveau protocole reposant sur les rfe de 2024 (période 2025), supprimant notamment les paliers 2 et renforçant les non-opioïdes. Critères d’inclusion: patients adultes communiquant ayant une EN d’entrée ≥ 4/10, tri FRENCH >2. Critère de jugement principal : EN 60 minutes (T60) après l’administration du traitement par l’IOA. Critères de jugement secondaires : Taux d’administration des antalgiques, taux d’administration d’opioïdes et de non opioïdes. Résultats 277 patients ont été successivement inclus et analysés en 2024 et 276 en 2025. Les caractéristiques des patients n’étaient pas différentes en terme d’âge, de genre, de pathologie (médical/ traumatologie), d’orientation (Soins d’urgences/circuit court). En 2024, 152 patients (54,8%) avaient reçu une analgésie par l’IOA contre 203 (73,6%) en 2025. Parmi ces patients, pour les 2 périodes l’EN médian initial (T0) était de 7 [interquartiles 5 ; 8]. La variation de l’EN entre T0 et T60 n’était pas significativement différente entre les 2 périodes, soit -1 de médiane [IQR -3 ;0] pour 2024 et -2 [-3 ;0] pour 2025. Nature des traitements : Les AINS représentaient 5,9% en 2024 et 6,4% en 2025, le paracétamol, 81% et 74% respectivement, le nefopam 7% et 40% respectivement. Les opioïdes, ont été administrés dans 42% des cas en 2024 (dont 61% de paliers 2) et 26% en 2025 (dont aucun palier 2). Conclusion : Les 2 protocoles n’étaient pas différents en terme d’efficacité. Les opioïdes ont été moins administrés (-38%) en 2025 et les AINS ont probablement été insuffisamment administrés au regard des indications.

Aucun
Albane CHAINE (Bordeaux), Guillaume GNYP, Cedric GIL-JARDINE, Michel GALINSKI
16:50 - 17:00 #50722 - CP118 Valeur pronostique de l’indice de distribution des globules rouges dans la prédiction de la mortalité à court terme des hémorragies digestives aux urgences.
CP118 Valeur pronostique de l’indice de distribution des globules rouges dans la prédiction de la mortalité à court terme des hémorragies digestives aux urgences.

Introduction: L’hémorragie digestive (HD) représente une urgence médicale fréquente et potentiellement grave. Une identification précoce des patients à risque de complication est nécessaire pour réduire la morbi-mortalité. Dans ce contexte, l’indice de distribution des globules rouges (IDR) qui est étroitement associé à des résultats cliniques défavorables dans de nombreuses maladies selon plusieurs étude, peut contribuer à la stratification des risques des patients. L’objectif de notre étude était d’évaluer la valeur prédictive de l’indice de distribution des globules rouges pour prédire la mortalité précoce chez les patients admis aux urgences pour une hémorragie digestive. Méthodes : Nous avons mené une étude prospective, observationnelle, pronostique et monocentrique menée sur 26 mois (Janvier 2023- Février 2025). Nous avons inclus les patients admis aux urgences pour HD. Le pronostic a été évalué sur la mortalité à 7 jours. Une détermination de l’aire sous la courbe (AUC) a été menée pour évaluer la performance pronostique de l’IDR. Résultats : Inclusion de 150 patients. L’âge moyen était 70±15 ans. Le sex-ratio était de 1,42. Les principales comorbidités (%) : HTA (47), fibrillation auriculaire (36), valvulopathie (15), néoplasie (12), ulcère gastroduodénal (9) et cirrhose (7). Les traitements au long cours à risque hémorragique étaient (%) : antivitamine K (44), aspégic (15) et anticoagulants oraux directs (11). Les motifs de consultation étaient (%) : méléna (51), hématémèse (45), altération de l’état général (30), asthénie (28), rectorragie (19), et douleurs abdominales (19). Sur le plan hémodynamique, une PAS<90 mmHg a été notée chez 21% des patients (n=32), une PAD <50 mmHg chez 20% (n=29) et une tachycardie chez 36% (n=54). Sur le plan biologique, un taux d’hémoglobine <7 g/dl à l’admission était retrouvé chez 53% des patients. La durée médiane de séjour était de un jour [1-3]. Le taux de mortalité à J07 était de 24%. L’IDR moyen chez les patients décédés était 54 ± 13 fL vs. 51± 10 fL chez les survivants. L’analyse de courbe ROC. L’analyse de la courbe ROC a montré que l’IDR était associée à une mortalité précoce plus élevé à partir d’un seuil de 50 fL avec une AUC=0,655, IC95% [0,535-0,775], p=0,020, une sensibilité à 60% et une spécificité à 80%. Conclusion : L’indice de distribution des globules rouges peut être utilisé comme un facteur associé à la mortalité intrahospitalière chez les patients admis aux urgences pour une hémorragie digestive.

Aucun
Siwar JERBI (Tunisia, Tunisie), Syrine BACHROUCH, Abdelkader BELHADJ, Wifek BEN HMIDA, Maissa BACHROUCH, Chadha CHAOUCH, Amal HASSAD, Sami MAHFOUDHI
17:00 - 17:10 #50866 - CP119 Pronostic des patients hospitalisés pour dyspnée en urgence selon l’étiologie et service d’hospitalisation : Données de la Cohorte PARADISE.
CP119 Pronostic des patients hospitalisés pour dyspnée en urgence selon l’étiologie et service d’hospitalisation : Données de la Cohorte PARADISE.

Contexte : La dyspnée représente environ 5 % des passages aux urgences. Cette étude visait à décrire le pronostic hospitalier à court et à long terme des patients admis pour dyspnée aux urgences selon leur étiologie, et à déterminer si le type d’unité d’hospitalisation influence le devenir des patients. Méthodes : Nous avons analysé 18 903 patients consécutifs (48 % d’hommes, âge moyen 73 ans) hospitalisés après un passage aux urgences pour dyspnée entre 2010 et 2019, issus de la cohorte PARADISE (NCT02800122). Les étiologies retenues étaient : insuffisance cardiaque aiguë (ICA), infection respiratoire (IR), bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), embolie pulmonaire (EP) et asthme. Les éléments étudiés étaient la mortalité hospitalière et la mortalité toutes causes à 5 ans chez les patients sortis vivants. L’impact de l’hospitalisation en unités spécialisées (cardiologie, pneumologie, médecine interne, soins intensifs) a été également évalué. Résultats : Les diagnostics les plus fréquents étaient l’IR (30 %) avec l’ICA (28 %) et la BPCO (13 %). La mortalité hospitalière globale était de 12 %, allant de 1,1 % (asthme) à 15 % (ICA et IR). Parmi les patients sortis vivants, la mortalité à 5 ans atteignait 75 % (ICA), 66 % (IR), 62 % (BPCO), 37 % (EP) et 26 % (asthme). L’hospitalisation en unités spécialisées était associée à une baisse significative de la mortalité hospitalière quelles que soient les étiologies, et à une réduction de la mortalité à long terme pour l’IR et l’ICA (HR ajusté 0,90 ; IC 95 % 0,82–0,99). Conclusion : La dyspnée constitue un motif d’admission à très fort risque de mortalité à court et long terme. Les bénéfices observés des unités spécialisées soulignent la nécessité de structurer des parcours de soins dédiés et personnalisés pour les patients dyspnéiques, dès l’hospitalisation et jusqu’au suivi après la sortie.

aucun
Tahar CHOUIHED (Nancy), Guillaume BAUDRY, Emmanuel BRESSO, Kévin DUARTE, Déborah JAEGER, Gaetan GIACOMIN, Charlène DUCHANOIS, Nicolas GIRERD
17:10 - 17:20 #50901 - CP120 Nébulisation de la kétamine dans l’exacerbation aiguë de la BPCO : étude prospective randomisée à propos de 83 patients.
CP120 Nébulisation de la kétamine dans l’exacerbation aiguë de la BPCO : étude prospective randomisée à propos de 83 patients.

Introduction : La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) est un enjeu majeur de santé publique et la troisième cause de mortalité mondiale. Les exacerbations aiguës, responsables d’une morbidité élevée, sont traitées par bronchodilatateurs inhalés. La kétamine possède des propriétés bronchodilatatrices, surtout dans l’asthme aigu sévère, mais son intérêt par nébulisation dans l’exacerbation de la BPCO reste peu étudié. Cette étude visait à évaluer son effet sur l’évolution clinique des patients. Matériels et méthodes : Il s’agissait d’une étude prospective, randomisée, en double aveugle et contrôlée par placebo, menée sur 15 mois au service des urgences du CHU Habib Bourguiba de Sfax. Les patients consultant pour exacerbation aiguë de BPCO et éligibles à un protocole standardisé de nébulisation ont été inclus. Ils ont été répartis en deux groupes : placebo (-) recevant terbutaline (0,5 mg) suivie de sérum salé (5 ml) et kétamine (+) recevant terbutaline suivie de kétamine 50 mg diluée dans 4 ml de sérum salé. Les paramètres cliniques, respiratoires et évolutifs ont été comparés entre les groupes. Résultats : Quatre-vingt-trois patients ont été inclus (47 kétamine, 36 placebo), 10 exclus secondairement. L’âge médian était de 65 ans, avec 92,8 % d’hommes. Les exacerbations étaient légères 18,1 %, modérées 45,8 %, sévères 36,1 %. Les caractéristiques démographiques et comorbidités étaient comparables. L’état clinique initial différait sur certains paramètres respiratoires (p = 0,005). Après traitement, le score de dyspnée (MBS), la fréquence respiratoire et leurs variations étaient significativement plus faibles dans le groupe kétamine (p < 0,05), avec moins de signes de lutte respiratoire (p = 0,018). Aucune différence n’a été observée sur les données biologiques, radiologiques, l’étiologie, le débit d’oxygène ou le recours à la ventilation mécanique. L’absence de plainte à J10 était plus fréquente dans le groupe kétamine. En analyse multivariée, la nébulisation de kétamine était associée à une amélioration clinique et à l’absence de plainte à J10 (p = 0,003 ; p = 0,042). Conclusion : La nébulisation de kétamine améliore les paramètres respiratoires et le confort post-hospitalisation des patients avec exacerbation aiguë de BPCO, sans impact sur la ventilation mécanique ni la mortalité. Des études multicentriques sont nécessaires pour confirmer ces résultats.

Aucun
Emna GHARBI, Ali BEN MAHMOUD, Mohamed ZOUARI (sfax, Tunisie), Roua EL MAHJOUB, Mouna JERBI, Noureddine REKIK
Salle 352A

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
SI21
16:00 - 17:00

Session Interactive
L'échographie clinique dans le choc : fastoche !

Modérateur : Florence DUPRIEZ (Médecin) (Médecin, Bruxelles, Belgique)
Coordonnateur : Clément DERKENNE (Coordonnateur, Médecin BSPP, Paris)
16:00 - 17:00 L'échographie clinique dans le choc : fastoche! Xavier BOBBIA (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin, Montpellier)
Salle 352B

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
AM12
16:00 - 17:30

Atelier Médecins
ECG QUIZZZZ ULTIME : l’urgentiste contre la machine, venez défier l’IA !

Coordonnateur : Olivier PEYRONY (Coordonnateur, Médecin, Paris)
Conférenciers : Olivier PEYRONY (MD, PhD) (Conférencier, Médecin, Paris), Pierre TABOULET (Médecin) (Conférencier, Paris)
Comprendre et apprendre de l’IA pour améliorer sa lecture personnelle de l’ECG en situation compatible avec une ischémie coronaire aiguë.
Apprentissage des patterns ECG « équivalents ST+ » compatibles avec une occlusion coronaire aiguë ou reperfusée.
Discussion autour de l’utilisation pratique de l’application PmCardio®.
Salle 353

"Vendredi 05 juin"

Ajout à votre liste de favoris
Suppression de votre liste de favoris
CM11
16:00 - 17:00

Conférence
Sédation analgésie

Modérateurs : Charles GRÉGOIRE (médecin) (Médecin, Bruxelles, Belgique), Agnès RICARD-HIBON (Medical Chief) (Médecin, Pontoise)
Coordonnateur : Héloïse BANNELIER (Coordonnateur, Médecin, Paris)
16:00 - 17:00 Sédation procédurale en pré hospitalier. Michel GALINSKI (Physician) (Conférencier, Médecin, Bordeaux)
16:00 - 17:00 Analgésie anticipée, jusqu'où peut on aller? Charlotte VERJUX (infirmière en pratique avancée) (Conférencier, IPA Urgences, Paris)
16:00 - 17:00 Sédation procédurale : kétamine, propofol ou bien les deux? Xavier COMBES (PUPH SAMU) (Conférencier, Médecin, Bordeaux)
16:00 - 17:00 Ces patients difficiles à soulager. Shelsea THIBURCE (CCA) (Conférencier, Médecin, NICE)
Salle Maillot