Mercredi 17 juin
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00:00 - 00:00 #51000 - P01 Pregnancy Cravings and Oral Mucosal Lesions: A Prospective Cohort Study of Acidic Food, Pagophagia, and Soil/Starch Pica.
P01 Pregnancy Cravings and Oral Mucosal Lesions: A Prospective Cohort Study of Acidic Food, Pagophagia, and Soil/Starch Pica.

Objectif : Étudier l’association entre les envies alimentaires, le pica et les lésions buccales chez la femme enceinte. Méthodes : Étude de cohorte prospective incluant 100 femmes enceintes ayant répondu à un questionnaire structuré et bénéficié d’un examen bucco-dentaire. Résultats : Soixante-dix-neuf participantes présentaient des envies alimentaires, tandis que 21 n’en rapportaient aucune. Les envies d’aliments acides étaient associées à l’érosion dentaire. Le pica (pagophagie, ingestion de terre ou d’amidon) était associé à la glossite érythémateuse, la chéilite angulaire, la mucosite érythémateuse et la candidose buccale. Conclusion : Le dépistage précoce des envies alimentaires et du pica est recommandé afin de prévenir les lésions buccales pendant la grossesse.
Aya MTIRI (Ben arous, Tunisie) , Safa JEMLI
00:00 - 00:00 #51335 - P02 P03 La chirurgie orale des tissus mous chez les patients atteints de pathologies de l'hémostase : à propos de trois cas cliniques.
P03 La chirurgie orale des tissus mous chez les patients atteints de pathologies de l'hémostase : à propos de trois cas cliniques.

Introduction Les interventions de chirurgie orale comportent un risque hémorragique, particulièrement accru chez les patients atteints de pathologies de l’hémostase. La prise en charge multidisciplinaire en hématologie et en chirurgie orale a déjà été décrite dans le cadre d’interventions telles que les extractions dentaires ou les procédures d’implantologie chez des patients présentant des troubles de l’hémostase. Toutefois, à notre connaissance, aucune étude n’a encore rapporté la gestion de ces patients dans le contexte de chirurgie orale des tissus mous. L’objectif de ce travail était de rapporter la gestion péri-opératoire de trois patients atteints de pathologies hémostatiques, pris en charge dans le cadre d’une chirurgie orale des tissus mous. Cas cliniques Nous rapportons la prise en charge péri-opératoire de deux patients suivis pour une maladie de Willebrand adressés pour une frénectomie et une patiente conductrice d’hémophilie A devant bénéficier d’une gingivectomie. En collaboration avec le CRC-MHC, chaque patient a bénéficié d’un protocole hématologique individualisé, adapté au type et à la sévérité de sa pathologie ainsi qu’au risque hémorragique de l’intervention. Deux patients ont bénéficié d’une injection de facteurs une heure avant et tous ont bénéficié d’un protocole par Exacyl® à débuter la veille et à poursuivre pendant dix jours. Concernant le protocole chirurgical : le laser diode a été utilisé seul ou associé à des sutures chez les trois patients et une colle chirurgicale de fibrine a été appliquée à la fin de l’intervention. Aucun saignement per- ou post-opératoire n’a été observé. Discussion Dans notre protocole chirurgical, le laser diode a été utilisé pour réaliser les trois cas cliniques. Cette technique a pour principal avantage de réduire les saignements per- et post-opératoires et permet le plus souvent de se dispenser de la réalisation de sutures. Cette série de cas met également en lumière la nécessité d’adapter les protocoles hématologiques à chaque patient selon le type de pathologie et sa sévérité. Enfin, bien que la faible taille de notre échantillon constitue une limite dans cette étude, elle permet d’envisager sereinement la réalisation de gestes similaires chez ces patients du fait des résultats obtenus. Conclusion Ce travail est, à notre connaissance, la première étude à avoir rapporté la prise en charge de patients atteints de pathologie de l’hémostase dans le cadre d’actes de chirurgie orale sur les tissus mous. Le protocole combiné hématologique et chirurgical s’est avéré efficace puisqu’aucune complication hémorragique n’a été observée. L’approche pluridisciplinaire entre chirurgien-oral et hématologue est essentielle. Le laser diode apparait comme un outil particulièrement intéressant pour la diminution du risque hémorragique en cas d’intervention sur les tissus mous et l’augmentation du confort post-opératoire.
Dr Paul GALVEZ (Bordeaux) , Anna COUSIN , Sylvain CATROS , Yoann HUGUENIN , Mathilde FENELON
00:00 - 00:00 #51564 - P06 Tumeur odontogène adénomatoïde à localisation antérieure.
P06 Tumeur odontogène adénomatoïde à localisation antérieure.

La tumeur odontogène adénomatoïde (TOA) est une tumeur bénigne, rare et d’origine épithéliale, représentant environ 3 % des tumeurs odontogènes. Elle touche préférentiellement la femme jeune, avec un pic au cours de la deuxième décennie, et siège le plus souvent dans le secteur antérieur du maxillaire. Son évolution est lente et paucisymptomatique, ce qui peut retarder le diagnostic. Celui-ci repose sur l’examen histopathologique, caractérisé par des structures ductales, des formations en rosette et des dépôts calcifiés intra-lésionnels (Philipsen et al. 1999). Une patiente de 24 ans, sans antécédents pathologiques notables, a consulté pour une tuméfaction asymptomatique de la région canine-prémolaire maxillaire gauche évoluant depuis 12 mois. L’examen clinique objectivait une tuméfaction muqueuse de coloration normale, associée à un déplacement et un chevauchement des dents adjacentes. Les examens radiologiques montraient une image radioclaire uniloculaire bien circonscrite, associée à une résorption radiculaire de la première prémolaire maxillaire gauche (24). Une exérèse chirurgicale complète a été réalisée avec extraction de la 24. L’examen macroscopique révélait des foyers de calcifications et l’étude histopathologique confirmait le diagnostic de TOA en mettant en évidence des structures épithéliales en rosette, des formations pseudo-ductales et des dépôts amyloïdes calcifiés. La TOA est fréquemment découverte lors d’examens radiographiques de routine. Sa localisation antérieure maxillaire constitue une caractéristique classique. Cliniquement, elle se manifeste par une tuméfaction indolore pouvant entraîner un déplacement dentaire. La résorption radiculaire demeure inhabituelle mais a été décrite dans certaines formes évolutives, probablement liée à l’effet compressif tumoral (Prakasam et al. 2013). Le diagnostic différentiel inclut principalement le kyste radiculaire, le kyste odontogène glandulaire, le kyste dentigère en présence d’une dent incluse, ainsi que certaines tumeurs odontogènes bénignes. Le traitement repose sur une exérèse chirurgicale complète et conservatrice. Le pronostic est excellent, avec un taux de récidive rapporté inférieur à 1 %, sous réserve d’une surveillance clinique et radiologique adaptée (Ramachandra et al. 2022). La TOA doit être évoquée devant toute lésion ostéolytique bien limitée du secteur antérieur maxillaire chez la femme jeune. Une prise en charge chirurgicale adaptée, associée à un examen anatomopathologique systématique, permet d’assurer un diagnostic précis et d’optimiser le pronostic. Philipsen HP et al. Oral Oncol. 1999;35(2):125-31. Prakasam M et al. BMJ Case Rep. 2013;2013:bcr2013010212. Ramachandra P et al. J Oral Maxillofac Pathol. 2022;26(4):564-7.
Adem KHMILA , Chaima KHALIFA (Monasti, Tunisie) , Afef SLIM , Maroua GARM , Adel BOUGUEZZI , Abdellatif CHOKRI , Hajer HENTATI
00:00 - 00:00 #51598 - P07 Approche combinée numérique et régénérative dans la gestion implantaire de la zone esthétique antérieure : à propos d’un cas.
P07 Approche combinée numérique et régénérative dans la gestion implantaire de la zone esthétique antérieure : à propos d’un cas.

Introduction La réhabilitation implantaire en secteur antérieur maxillaire constitue un défi clinique majeur en raison des exigences esthétiques élevées et des phénomènes de résorption osseuse et d’effondrement tissulaire post-extractionnels. L’évolution des flux numériques permet aujourd’hui un positionnement implantaire prothétiquement guidé, améliorant la précision chirurgicale et la prédictibilité des résultats. Parallèlement, les techniques régénératives osseuses et muqueuses jouent un rôle déterminant dans la stabilité esthétique péri-implantaire. L’association de ces approches pourrait représenter une stratégie thérapeutique fiable dans les situations cliniques complexes. Observation Une patiente âgée de 22 ans s’est présentée pour la perte de l’incisive centrale maxillaire droite consécutive à un traumatisme et à l’échec d’un traitement endodontique. L’examen clinique et tomodensitométrique a mis en évidence une résorption osseuse vestibulaire significative associée à un déficit volumétrique des tissus mous. Un protocole implantaire différé a été planifié selon un flux numérique prothétiquement guidé. La planification virtuelle a permis la conception d’un guide chirurgical dento-porté imprimé en 3D. La pose implantaire a été réalisée selon un protocole entièrement guidé, associée à une régénération osseuse guidée simultanée visant à restaurer le volume vestibulaire. Après six mois de cicatrisation, une chirurgie de deuxième temps a été effectuée selon une technique de roll-flap associée à une greffe de tissu conjonctif afin d’augmenter l’épaisseur et la stabilité des tissus mous péri-implantaires. Une couronne provisoire transvissée a permis le modelage progressif du profil d’émergence avant la restauration définitive. Discussion La planification numérique permet un positionnement implantaire précis et prothétiquement orienté, limitant les imprécisions tridimensionnelles. La régénération osseuse guidée simultanée contribue à la reconstruction du volume osseux vestibulaire, élément clé du maintien de l’harmonie esthétique. La greffe de tissu conjonctif améliore la qualité, l’épaisseur et la stabilité des tissus mous, facteurs déterminants pour la pérennité du résultat en zone antérieure. L’approche combinée semble ainsi améliorer la prédictibilité thérapeutique tout en limitant la morbidité chirurgicale. Conclusion L’intégration d’un flux numérique et de techniques régénératives osseuses et muqueuses constitue une stratégie thérapeutique cohérente et prévisible dans la gestion implantaire de la zone esthétique antérieure. Cette approche combinée favorise un positionnement implantaire optimal et des résultats esthétiques stables à moyen terme.
Chaima BEN HADJ HASSINE (Monastir, Tunisie) , Chaima KHALIFA , Marwa GARMA , Hajer HENTATI
00:00 - 00:00 #51630 - P08 Lipome intrabuccal : à propos d’une observation clinique.
P08 Lipome intrabuccal : à propos d’une observation clinique.

Les lipomes sont des tumeurs bégnines d’origine mésenchymateuse, composées d'adipocytes matures. Ils peuvent se développer dans toutes les régions graisseuses du corps (Delgado 2011). Ils sont rares dans la cavité buccale. Ils représentent 1 à 4 % des tumeurs bénignes de la cavité buccale (Parihar 2024). Les localisations les plus fréquentes sont la muqueuse buccale, la langue et le plancher buccal (Mehendirratta 2016). Un patient âgé de 84 ans suivi pour hypertension artérielle, diabète de type 2 et anémie ferriprive, s’est présenté à notre consultation pour une formation nodulaire endobuccale siégeant sous la muqueuse alvéolaire en regard du site présumé de la 45. L’examen exobuccal était sans particularités. L’examen endobuccal a révélé la présence d’un nodule évoluant progressivement depuis 1 an, de consistance molle, de couleur jaunâtre, indolore à la palpation. La Tomodensitométrie maxillo-faciale a mis en évidence la présence d’une formation hypodense (-120 Unité de Hounsfield) à contours nets et réguliers mesurant 14mm de grand axe non réhaussée après injection du produit de contraste. L’exérèse de la totalité de la formation a été pratiqué et l’examen anatomopathologique a révélé une prolifération cellulaire bégnine disposée en nappes de cellules adipeuses régulières, parcourues par de fines travées fibreuses vascularisées confirmant le diagnostic de lipome. Les lipomes buccaux peuvent se développer dans divers sites, notamment les glandes salivaires majeures, la muqueuse jugale, les lèvres, la langue, le palais et le plancher buccal (Linares 2021). La localisation au niveau de la muqueuse alvéolaire est rare et représente 3,5% des localisations buccales (Pires 2021). Les lipomes se manifestent essentiellement chez des patients adultes âgés de 40 à 60 ans (Manor 2011). Ces tumeurs sont à croissance lente, indolores, de consistance molle et circonscrites. Les patients consultent souvent pour des raisons esthétiques ou fonctionnelles comme a été le cas pour notre patient. La description histologique chez notre patient correspondait à un lipome simple conventionnel, composé principalement d’adipocytes matures. D’autres sous-types ont été décrits dans la littérature tels que le fibrolipome, l’angiolipome, l’ostéolipome et le chondrolipome (Pires 2021). Le diagnostic différentiel d’un lipome intra-oral se pose devant toute tuméfaction sous-muqueuse, molle, indolore et d’évolution lente. Il repose sur l’examen clinique, l’imagerie et surtout l’analyse histopathologique (Vlachodimitropoulos 2026). Dans de rares cas, le diagnostic différentiel doit inclure un liposarcome bien différencié, exceptionnel dans la cavité buccale mais à évoquer en présence d’une croissance rapide, d’une infiltration ou d’atypies histologiques ; avec recours à l’immunohistochimie. Le pronostic des lipomes après une exérèse macroscopique complète est excellent, avec un faible risque de récidive (Vlachodimitropoulos 2026).
Amel MEHNANE BOUAYED (Oran, Algérie) , Hanane BENAISSA , Souad BENAOUF , Cherifa Faiza TABETI BENTAHAR
00:00 - 00:00 #51822 - P09 Failure and complications risks in pre implant bone augmentation procedures associated with clindamycin vs. amoxicillin antibiotic prophylaxis : a retrospective cohort study.
P09 Failure and complications risks in pre implant bone augmentation procedures associated with clindamycin vs. amoxicillin antibiotic prophylaxis : a retrospective cohort study.

Introduction: In the general surgical literature, number of studies have highlighted that the use of clindamycin is more likely to be associated with postoperative infections compared to amoxicillin. This observation has been reported in the field of oral implantology; however, to date, there are limited data specifically addressing pre-implant grafting procedures. The objective of this study was to evaluate the effect of antibiotic prophylaxis using clindamycin versus amoxicillin on the rate of post-operative complications and failures in bone augmentation procedure for dental implant placement. Methods: A retrospective cohort study was performed in patients who underwent bone augmentation procedures between January 2021 and June 2024. All surgical procedures were performed under preoperative antibiotic prophylaxis with either amoxicillin or clindamycin for patients with reported penicillin allergy. Bone graft complications as well as graft failures were recorded during a 6 months follow-up. Evaluation criteria included surgical site infection and complications graded using Surgical Complications Classification. Statistical analysis included Kaplan-Meier survival curves and Cox regression models adjusted for confounding factors. Results: We included 143 interventions on 143 patients. Regarding the types of bone grafts, 99 patients underwent guided bone regeneration (GBR) (69%), 23 received an onlay graft (16%), 18 were grafted using a Split Bone Block (SBB) technique (13%), and 3 underwent segmental osteotomy (2%). Postoperative infection occurred in 9% (11/120) amoxicillin patients versus 43% (10/23) clindamycin patients (p0.0001). Wound dehiscence occurred in 19% versus 52% (p0.0001), insufficient bone volume gain in 2% versus 17% (p=0.006), and complete graft failure in 2% versus 22% (p=0.001). Kaplan-Meier analysis at median follow-up (13 weeks) showed infection-free survival of 91% versus 57%, and composite failure-free survival of 77% versus 44%. Multivariate Cox regression confirmed clindamycin was significantly associated with postoperative infection (HR=6.55, 95% CI 2.67-16.12, p0.0001) and composite complications (HR=3.94, 95% CI 1.93-8.06, p0.001), independent of confounding factors. Conclusion: Clindamycin prophylaxis in penicillin-allergic patients is associated with significantly higher rates of infections, dehiscence, and graft failure compared to amoxicillin in pre-implant bone grafting. Better understanding of interactions between penicillin allergy, alternative antibiotics, and bone healing is essential to improve outcomes in this.
Emma FRIBOURG (Bordeaux) , Sylvain CATROS
00:00 - 00:00 #51834 - P10 Dysplasie odonto maxillaire segmentaire: à propos d’un cas clinique.
P10 Dysplasie odonto maxillaire segmentaire: à propos d’un cas clinique.

La dysplasie odontomaxillaire segmentaire (DOMS) est une anomalie développementale rare, bénigne et non héréditaire caractérisée par une atteinte unilatérale du maxillaire. Décrite en 1987 (1), elle a été récemment intégrée à la classification OMS 2022 des tumeurs de la tête et du cou. Moins de 75 cas ont été rapportés dans la littérature, suggérant une pathologie probablement sous-diagnostiquée. Elle survient le plus souvent durant la première décennie et associe une hypertrophie unilatérale du maxillaire postérieur, des anomalies dentaires (hypodontie prémolaire fréquente, inclusions, retards d’éruption, diastèmes), une hyperplasie gingivale et, dans près de la moitié des cas, des manifestations cutanées homolatérales telles qu’une hypertrichose ou des anomalies pigmentaires (2). Nous rapportons le cas d’un garçon de 14 ans adressé pour la désinclusion ortho-chirurgicale d’une prémolaire incluse. L’examen extra-oral mettait en évidence une hypertrichose malaire gauche associée à une plaque hyperpigmentée et à une discrète asymétrie faciale liée à une hypoplasie du sinus maxillaire homolatéral. L’examen endobuccal révélait une hyperplasie gingivale fibreuse unilatérale du secteur prémolo-molaire maxillaire gauche associée à une expansion osseuse vestibulo-palatine et à plusieurs anomalies dentaires de développement (agénésie de 24, persistance de 65, inclusion de 25, diastèmes), sans signe inflammatoire ou tumoral. L’imagerie panoramique et tridimensionnelle objectivait une expansion osseuse maxillaire gauche diffuse d’aspect en « verre dépoli », associée à une trabéculation anormale et à une hypopneumatisation sinusienne homolatérale, sans atteinte des structures adjacentes. L’ensemble des données cliniques et radiologiques orientait vers une DOMS. Des biopsies osseuse et gingivale ont confirmé le diagnostic en montrant un os scléreux à architecture pagétoïde désorganisée, associé à un stroma fibrovasculaire riche en cellules fusiformes et en microcalcifications dystrophiques, sans atypie ni activité mitotique. Le diagnostic de DOMS repose sur l’intégration des données cliniques, radiologiques et histologiques. L’association unilatérale d’anomalies osseuses, dentaires et cutanées constitue un élément sémiologique majeur. La biopsie est principalement utile dans le diagnostic différentiel, notamment avec la dysplasie fibreuse ou l’odontodysplasie régionale (1–4). L’étiopathogénie reste incertaine, mais les données récentes suggèrent un mosaïcisme somatique post-zygotique impliquant notamment les gènes PIK3CA et ACTB (4). La prise en charge est multidisciplinaire et adaptée à la phase évolutive. Le pronostic est globalement favorable sous réserve d’un diagnostic précoce et d’un suivi régulier (2). 1.Danforth RA et al. Oral Surg Oral Med juill 1990;70:81‑5
 2.Allen J et al J Oral Maxillofac Surg Off juin 2024;82(6):706‑18
 3.Packota GV et al Oral Surg Oral Med nov 1996;82(5):577‑84.
 4. Orphanet: Dysplasie odonto-maxillaire segmentaire
Jade CHARBONNEAU (bordeaux) , Jean Benoit HOCKE , Nathan PIERRE , Mathilde FENELON , Claire CASTAIN , Laurent HAURET
00:00 - 00:00 #51909 - P11 trismus serré sur subluxation réductible du ménisque articulaire gauche traité en urgence par une technique d'anesthésie de Vazirani-Akinosi (VA) associée à un Jig de Lucia : à propos d’un cas.
P11 trismus serré sur subluxation réductible du ménisque articulaire gauche traité en urgence par une technique d'anesthésie de Vazirani-Akinosi (VA) associée à un Jig de Lucia : à propos d’un cas.

Introduction : la levée d’un trismus est une procédure complexe lorsqu’elle est faite dans un cadre urgent. La technique d’anesthésie de Vazirani-Akinosi (VA) est indiquée en cas de limitation d’ouverture buccale (LOB)(Bhat P et al., J Maxillofac Oral Surg 2022, 21(1) :191-202). Le Jig de Lucia permet une relaxation neuromusculaire (Pereira Nassar MS et al. Braz Oral Res., 2012, 26(6) :530-5). Un cas clinique de trismus serré sur subluxation réductible méniscale gauche est traité par l’association d’une anesthésie de VA à un Jig de Lucia. Observation: une patiente âgée de 35 ans atteinte d’une subluxation réductible de ménisque articulaire gauche (DTM de groupe 2) ancienne sans arthropathie dégénérative consulte pour un blocage bouche fermé (1 mm). Elle est suivie pour une anémie ferriprive et des calculs rénaux. Le bilan ORL est normal. La confection d’une butée occlusale antérieure (BOA, Jig de Lucia) est indiquée. L’ouverture partielle de la bouche est obtenue grâce à une anesthésie bilatérale par la technique d’anesthésie de VA. La BOA est réalisée avec une résine acrylique rigide après badigeonnage de vaseline du bloc incisivo canin supérieur. Les retraits et insertions alternés de la résine évitent sa polymérisation dans les espaces interdentaires. On fait fermer doucement la bouche pour indenter légèrement la résine. Le polissage aboutit à un plateau occlusal incisivo-canin lisse avec surélévation d’environ 2mm (Orthlieb J-D. et al. DTM, Espace édit ; 2017, 311pp). La BOA est équilibrée sur quelques points dentaires; la patiente est invitée à porter le Jig durant 3 j. A J°+3 l’ouverture maximum est de 30mm ; à J°+8 mois, l’ouverture maximum est de 40mm. Des douleurs à la palpation temporale G sont notées et la kinésithérapie provisoirement arrêtée. La persistance de douleurs intermittentes avec blocages de la mâchoire tous les matins et la gêne masticatoire (4/10 sur EN) indiquent l’injection de toxine botulinique-A (muscles temporaux et massétérin) qui peut être complétée par un bilan podologique (port d’orthèse plantaire). Discussion: le trismus serré lié à un DTM peut avoir un impact psychosocial invalidant indiquant une levée immédiate de la LOB. La technique d’anesthésie de VA permet par diffusion au nerf auriculotemporal la levée partielle du trismus et la confection extemporanée d’une BOA. La BOA génère une position de repos efficiente avec relâchement des contractions musculaires. Elle doit être portée 4j maximum afin d’éviter l’égression irréversible des molaires. La kinésithérapie en phase de rémission permet d’optimiser la prise en charge. Conclusion : l’association d’une technique d’anesthésie de VA à une BOA permet la levée dans le cadre d’une urgence d’un trismus serré lié à une méniscopathie spontanément réductible. Une étude de cohorte permettra de confirmer cette efficacité.
Osama ALHASSAN , Charlotte ZERBIB (Paris) , Baraa SHAMSI-BASHA , Eric ANDRO , Kahina YOUYOU , Alp ALANTAR
00:00 - 00:00 #51940 - P12 Ostéonécrose des maxillaires liée aux médicaments : intérêt du PRF.
P12 Ostéonécrose des maxillaires liée aux médicaments : intérêt du PRF.

Introduction-objectif : L'ostéonécrose des maxillaires liée aux médicaments (ONMM) est une complication résultant de l'application à long terme de bisphosphonates, ou tout médicaments anti-résorptif et anti-angiogéniques. Actuellement, la gestion des ONMM reste controversée et il n'existe aucun traitement définitif autre que les méthodes palliatives. La fibrine riche en plaquettes (PRF) représente une biotechnologie pour la stimulation et l'accélération de la régénération tissulaire et osseuse pouvant améliorer le pronostic de cette complication. Le but de ce travail est d'effectuer une revue de la littérature sur l'application locale du PRF pour la prévention et le traitement de l’ONMM. Matériels et méthodes : L’ensemble des articles publiés sur la base de données PubMed entre 2010 et 2025 et portant sur l’utilisation du PRF dans la prévention ou le traitement des ONMM ont été étudiés afin de relever le degré de connaissance actuelle sur cette modalité thérapeutique. Résultats : L’utilisation des concentrés de PRF dans le traitement de l’ONMM améliore l’angiogenèse stimule la production de collagène et la différenciation cellulaire. Des agents anti-inflammatoires sont également libérés d’où un contrôle des réponses inflammatoires locales. Tous ces paramètres aident à la régénération tissulaires et osseuse et conduisent donc à une réduction de la douleur et de l’œdème. Les résultats des différentes études publiées sont prometteurs certes, mais la nécessité de confirmer ces données par des études comparatives prospectives sur des échantillons plus large est de mise.
Mouna BOUHOUTE (Fès, Maroc) , Sara EL HARRAM
00:00 - 00:00 #52387 - P13 Péricoronarite : expériences et pratiques chez les étudiants en médecine dentaire.
P13 Péricoronarite : expériences et pratiques chez les étudiants en médecine dentaire.

Introduction : La péricoronarite est une inflammation fréquente liée aux troisièmes molaires partiellement incluses, souvent rencontrée en pratique dentaire. Comprendre l’expérience et les pratiques des étudiants en odontologie est essentiel pour améliorer leur formation et la prise de décision clinique. L’objectif de cette étude est d’évaluer la prévalence, l’expérience clinique et les pratiques de prise en charge de la péricoronarite chez les étudiants en odontologie de premier cycle. Méthodes : Une étude transversale basée sur un questionnaire a été menée auprès des étudiants cliniques en odontologie. Les données ont été analysées de manière descriptive à l’aide de fréquences et de pourcentages. Les associations entre variables catégorielles ont été évaluées avec le test du Chi², le seuil de signification étant fixé à p<0,05. Résultats : Au total, 259 étudiants ont participé : 35,5 % en sixième année, 32 % en cinquième année et 31,5 % en quatrième année. Une proportion importante d’étudiants a déclaré avoir déjà eu un épisode de péricoronarite. Une association statistiquement significative a été observée entre l’antécédent de péricoronarite et la consultation d’un dentiste (χ²=16,67, p<0,001), tandis qu’aucune association significative n’a été trouvée avec le sexe ou l’année d’études. Conclusion : L’expérience personnelle de la péricoronarite influence significativement le comportement de consultation dentaire chez les étudiants. Ces résultats soulignent l’importance de renforcer l’éducation préventive et les stratégies de prise en charge fondées sur des preuves dans la formation des futurs dentistes.
Ghita EL BASRAOUI (Sala-Al-Jadida, Maroc) , Zineb LOUBARIS , Youssra AZZOUZ , Saliha CHBICHEB
00:00 - 00:00 #52445 - P15 Dents temporaires réincluses : mécanismes, conséquences et stratégies thérapeutiques.
P15 Dents temporaires réincluses : mécanismes, conséquences et stratégies thérapeutiques.

La réinclusion des molaires temporaires correspond à une dent ayant déjà fait son éruption qui se retrouve recouverte par les tissus. En l’absence de germe définitif, elles s’ankylosent fréquemment au cours de la croissance (Riemenschneider, 2022), ne suivant plus celle des maxillaires ni le plan d’occlusion. Elle se distingue du défaut primaire d’éruption qui lui concerne une dent qui n’aurait jamais fait son éruption (Antoniades, 2002). La prévalence de l’inclusion des dents temporaires chez les enfants est de 1,3-3,5% (Mishra, 2010) et les molaires temporaires mandibulaires sont dix fois plus touchées que les maxillaires (Hashim, 2016). Cette présentation a pour but de mettre en lumière les ré-inclusions des molaires temporaires au travers d’un cas clinique et d’une revue de la littérature et ainsi d’évoquer les étiologies, le mécanisme, les complications et les différentes thérapeutiques envisageables. Le cas présenté est celui d’une adolescente de 15 ans adressée par son orthodontiste pour l’avulsion de la 25 enclavée. Elle avait comme seul antécédent une amélogenèse imparfaite. Lors des examens radiologiques, ont été mises en évidence une 65 réincluse, cariée, antrale ainsi qu’une 25 enclavée. La prise en charge de cette patiente a consisté en l’avulsion de ces deux dents compte tenu de l'impossibilité de traction orthodontique de la 25. Selon la littérature, l’ankylose est l’étiologie principale de la réinclusion, souvent trop discrète pour être détectée cliniquement ou radiologiquement (Mishra, 2010).Cette fusion entre os et cément peut être favorisée par des facteurs génétiques, des traumatismes ou des infections (Antoniades, 2002). Avec la croissance alvéolaire la dent ankylosée se retrouve progressivement en infraclusion et pourra même dans certains cas rares se retrouver complètement réincluse (classification de Brearley et Mckibben). La présence de caries, d’obturations ou d’anciens clichés radiographiques confirme qu’une dent en réinclusion complète a déjà été présente sur l’arcade (Soualem, 2024). Les principales complications sont : défaut de croissance alvéolaire, version des dents adjacentes, égression de l’antagoniste, défaut d’éruption de la successive/ectopie (Soualem, 2024). Le choix thérapeutique dépend surtout de la présence de la dent successive. Si elle est présente, l’avulsion de la molaire temporaire ankylosée est toujours indiquée. En cas d’agénésie, les soins prothétiques sont possibles après le pic de croissance (Adamska, 2024). En revanche, avant le pic ou si la dent est très délabrée, l’avulsion est recommandée avec la gestion orthodontique de l’espace (Riemenschneider, 2022). Une coronectomie peut être discutée en cas de risque anatomique (Hussain, 2018). La détection précoce ainsi que la prise en charge pluridisciplinaire entre Chirurgien oraux, Chirurgiens-dentistes et orthodontistes permettra d’optimiser le traitement et de limiter les complications.
Félix GAYET (Brest) , Léa PUYO , Marie ORLIAGUET , Valentin ANDRE , Sylvie BOISRAMÉ , Tancrède SEGARD
00:00 - 00:00 #52460 - P16 Syndrome de Melkersson-Rosenthal dans sa forme complète : à propos d’un cas.
P16 Syndrome de Melkersson-Rosenthal dans sa forme complète : à propos d’un cas.

Le syndrome de Melkersson-Rosenthal(SMR) est une granulomatose oro-faciale rare, définie par la triade œdème oro-facial, paralysie faciale récurrente et langue plicaturée. Cette triade peut être incomplète ou apparaître de manière différée dans le temps. Le diagnostic est confirmé par l'histologie (Gavioli CFB 2020).Sa faible prévalence et l’absence fréquente de la triade clinique complète contribuent à un diagnostic tardif et à une méconnaissance dans la pratique clinique. Les traitements actuels sont essentiellement symptomatiques, avec une efficacité variable et des récidives fréquentes (Dhawan 2020). Les médecins dentistes jouent un rôle crucial dans le diagnostic précoce, car les manifestations buccales sont souvent les premiers signes de la maladie (Wenjing K 2021). Le cas présent illustre ces défis diagnostiques, car la patiente a connu plusieurs années de manifestations isolées et successives avant que le syndrome ne soit reconnu. Nous rapportons une observation rare de syndrome de Melkersson-Rosenthal dans sa forme complète. Il s'agissait d'une patiente âgée de 30 ans, aux antécédents de deux épisodes de paralysie faciale périphérique droite, qui consultait pour un œdème oro-facial récidivant. L'examen révélait un œdème facial, indolent, élastique et chaud, une macrochélite avec une paralysie faciale droite. L'examen de la cavité buccale montrait une langue plicaturée avec des fissurations transversales. Devant l'association de paralysie faciale, œdème oro-facial et langue fissurée, le diagnostic de SMR dans sa forme complète était retenu. La biopsie labiale a confirmé le diagnostic. Une corticothérapie par voie générale de courte durée a été instaurée aboutissant à la sédation des œdèmes. L’évolution a été marquée par la récidive de l’œdème facial avec une parésie faciale à 2 reprises à un an d’intervalle, sans facteurs déclenchants décelables. La corticothérapie générale, a été dans les deux cas efficace. Lors de la dernière visite de suivi, la paralysie faciale avait partiellement régressé, sans aggravation des symptômes neurologiques. La patiente bénéficiait d’une surveillance multidisciplinaire régulière, incluant un suivi dentaire et ORL, ainsi que des mesures renforcées d’hygiène buccale et d’élimination des facteurs inflammatoires locaux. Le SMR est une entité complexe d’étiopathogénie inconnue dont la prise en charge reste difficile en raison de son polymorphisme clinique et de l'absence d'étiopathogénie identifiée. Bibliographie : - Gavioli CFB et al. J Cutan Pathol. 2020 Nov;47(11):1010-1017. - Dhawan SR et al. Int J Gen Med. 2020 Feb 26:13:61-65. - Wenjing K et al. Zhejiang Da Xue Xue Bao Yi Xue Ban. 2021 Apr 25;50(2):148-154.
Amel BOUKERCHE (Oran, Algérie) , Moussa KHELIFA , Ibrahim FERGOUG , Chrifa Faiza TABETI BENTAHAR
00:00 - 00:00 #52461 - P17 Actinomycose de la cavité buccale simulant une pathologie tumorale maligne : à propos d’un cas.
P17 Actinomycose de la cavité buccale simulant une pathologie tumorale maligne : à propos d’un cas.

L’actinomycose buccale est une infection bactérienne chronique rare, principalement causée par Actinomyces israelii. Cette pathologie présente souvent des manifestations cliniques similaires à celles d’une tumeur maligne, se traduisant par des tuméfactions indurées, des ulcérations, des abcès ou des fistules (Rani SU 2019). Le diagnostic de l’actinomycose buccale s’avère complexe et est généralement établi après biopsie, nécessitant une antibiothérapie prolongée, notamment à base de pénicilline G, pour éviter une intervention chirurgicale mutilante. Cette infection est souvent d’origine odontogène et apparaît fréquemment en raison d’une mauvaise hygiène buccodentaire et d’un état d’immunosuppression (Moghimi M 2013). Sa présentation clinique est atypique et non spécifique, ce qui contribue à retarder le diagnostic précoce et le traitement approprié (Lancella A 2008). Nous rapportons le cas d’une patiente âgée de 41 ans, présentant une actinomycose de la cavité buccale, illustrant les défis diagnostiques associés à cette affection rare. Cette patiente, ayant des antécédents de bêta-thalassémie et de drépanocytose, a été référée pour des lésions ulcéro-bourgeonnantes dans la cavité buccale, évoluant depuis deux ans après une extraction dentaire. Les lésions creusantes, saignantes au contact et hyperalgiques, n’ont pas répondu au traitement médical initial et ont été prises pour une pathologie tumorale. Ce n’est qu’au troisième prélèvement biopsique que des foyers d’actinomycose ont été identifiés, permettant d’établir le diagnostic. Malgré le début d’un traitement à la pénicilline G, qui a entraîné une amélioration locale, la patiente a développé une extension laryngée, causant une dyspnée obstructive nécessitant une trachéotomie d’urgence. De plus, une atteinte pulmonaire multinodulaire et un épanchement pleural ont conduit à une hémoptysie, entraînant tragiquement le décès de la patiente. Ce cas met en lumière l’évolution insidieuse de l’actinomycose buccale et souligne l’importance d’une détection précoce par les médecins dentistes. Une attention accrue lors des examens buccaux et la réalisation de prélèvements adéquats sont essentielles pour éviter des complications graves. La sensibilisation des praticiens dentaires à cette pathologie et à son évolution clinique est cruciale pour améliorer les résultats pour les patients. L’hygiène buccodentaire doit être promue comme mesure préventive, et la collaboration interprofessionnelle est primordiale pour optimiser les soins. -Rani SU, et al. J Oral Maxillofac Pathol 2019;23(Suppl 1):122–125. -Moghimi M, et al. Med Oral Pathol Oral Cir Bucal. 2013;18(4):e627-32. -Lancella A et al . Acta Otorhinolaryngol Ital. 2008;28:89–93.
Amel BOUKERCHE (Oran, Algérie) , Moussa KHELIFA , Fatima Zohra BENSADOUN , Ibrahim FERGOUG , Chrifa Faiza TABETI BENTAHAR
00:00 - 00:00 #52462 - P18 Tumeur à cellules géantes polyostotique avec localisation mandibulaire : à propos d’un cas clinique.
P18 Tumeur à cellules géantes polyostotique avec localisation mandibulaire : à propos d’un cas clinique.

Les tumeurs à cellules géantes des os (TCG) sont des néoplasies mésenchymateuses rares, classées comme intermédiaires selon la classification de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de 2020. Les TCG touchent principalement les régions métaphyso-épiphysaires des os longs chez les individus ayant atteint la maturité squelettique. La majorité des patients atteints de TCG sont âgés de 20 à 40 ans, avec une légère prédominance féminine (van der Heijden 2014). Il existe des situations rares, représentant également moins de 1 % des cas, où plusieurs localisations osseuses se manifestent simultanément ou successivement, connues sous le nom de tumeur à cellules géantes multicentrique de l’os (Choi JH, Ro JY 2021). Nous présentons le cas d’une patiente de 24 ans, référée à notre service par un oncologue pour une remise en état de la cavité buccale avant le début d’un traitement anti-résorbeur à base de Dénosumab, prescrit pour traiter une TCG localisée à la main droite. L’examen clinique bucco-dentaire a révélé une muqueuse péri-coronaire de la dent 38 présentant un aspect congestif et inflammatoire, sans écoulement purulent. Une carie occluso-distale a été notée sur la dent 36, tandis que la dent 38 était incluse. La radiographie panoramique a montré une image radioclaire bien délimitée, liée aux racines des dents 36 et 37, mesurant environ 2 cm de long. La tomodensitométrie a mis en évidence une lésion ostéolytique située au-dessus du canal mandibulaire, avec des limites nettes et sans liseré d’ostéocondensation, localisée sur la branche horizontale mandibulaire gauche, en regard des dents 36 et 37. La lésion présentait une densité élevée (48 UH) et un rehaussement après injection de contraste. Une scintigraphie osseuse a été réalisée pour cartographier les lésions, montrant plusieurs zones d’hyperfixation pathologique, notamment au niveau du métacarpe distal du quatrième doigt de la main droite. La patiente a subi une exérèse totale de la lésion mandibulaire, accompagnée de l’extraction des dents 36, 37 et 38. L’évolution postopératoire a été favorable, avec une cicatrisation satisfaisante après trois mois. La localisation initiale de la tumeur à la main a orienté le diagnostic vers une TCG, ce qui a conduit à un traitement chirurgical radical. Un diagnostic précoce et une exérèse avec des marges saines lors de la première intervention sont cruciaux pour réduire le risque de récidive et éviter des traitements plus mutilants. Un suivi clinique et radiologique régulier est également essentiel pour détecter toute récidive éventuelle. Bibliographie : -van der Heijden L et al.. 2014 May;19(5):550-61, - Choi JH, Ro JY.. Adv Anat Pathol. mai 2021;28(3):119 38.
Moussa KHELIFA (Oran-, Algérie) , Cherifa- Faiza TABETI-BENTAHAR , Meriem LARBI
00:00 - 00:00 #52463 - P19 La tumeur épithéliale odontogénique calcifiée ou tumeur de Pindborg : À propos d’un cas.
P19 La tumeur épithéliale odontogénique calcifiée ou tumeur de Pindborg : À propos d’un cas.

La tumeur épithéliale odontogénique calcifiée (TOEC) est un néoplasme bénin rare (0,4 à 3% des tumeurs odontogéniques). Individualisée la première fois par Pindborg en 1955 .Elle s’observe le plus souvent entre l’âge de 30 et 50 ans sans prédilection de sexe. La localisation mandibulaire est la plus fréquente. Le diagnostic clinique est souvent tardif. L’aspect radiologique est celui d’une image radio-claire uni ou multiloculaire, associée à de petites images radio-opaques de calcifications dont la taille s’accroît progressivement [Philipsen HP & Reichart PA 2000]. Sur le plan histologique, le diagnostic est retenu sur la présence d’éléments épithéliaux, de calcifications et de substance amyloïdes. L’évolution est marquée par la récidive lésionnelle après traitement chirurgical. La dégénérescence maligne de cette tumeur est exceptionnelle [Bouckaert et al. 2000]. La TOEC est une tumeur dans le profil clinique est radiologique n’est pas encore bien établi et dont l’histogenèse est encore débattue [H.EL Attar et al 2004]. Nous rapportons une observation et discutons les aspects anatomocliniques de cette entité. L’observation concerne une patiente âgée de 31 ans, sans antécédents particuliers qui consultait pour une tuméfaction douloureuse symphysaire qui fait corps avec l’os mandibulaire. Elle mesurait 4/5 cm dépassant la ligne incisive et arrivant à D35. La TDM a conclue à une image ostéolytique avec présence d’une dent incluse faisant évoquer un kyste dentigère. L’étude anatomopathologique a retenu le diagnostic de TOEC sur la présence d’éléments épithéliaux, de calcifications et de substance amyloïde. L’évolution après exérèse était sans particularité 18 mois après. Dans notre cas, une lésion douloureuse, donnait un tableau radiographique et clinique d'un kyste dentigère chez une patiente de 31 ans. Cela souligne la nécessité de relier les résultats radiographiques, cliniques et histopathologiques pour parvenir à un diagnostic correct et à la planification du traitement. Un suivie à long terme doit être entrepris. La plupart des études sur la tumeur de Pindborg font état d'un taux de récidive locale compris entre 10 et 20% après un traitement conservateur. -Philipsen HP, Reichart PA.. Oral Oncol. 2000 Jan;36(1):17-26. - Patiño B, et al. J Oral Maxillofac Surg 2005;63:1361-8. - Seghizadeh P, et al.. Oral Surg Oral Med Oral Pathol Oral Radiol Endod 2007;104:e30-4
Moussa KHELIFA (Oran-, Algérie) , Selma . KHALIFA , Cherifa- Faiza TABETI-BENTAHAR
00:00 - 00:00 #52478 - P20 Kératokystes multiples chez l'adolescent : à propos d’un cas clinique.
P20 Kératokystes multiples chez l'adolescent : à propos d’un cas clinique.

Le kératokyste odontogène est une lésion kystique d’origine odontogène caractérisée par un potentiel de croissance et un risque de récidive élevés, décrits dans la littérature. Son comportement peut être localement agressif, justifiant une prise en charge adaptée et une surveillance prolongée (Fidele NB 2019). La présence de lésions multiples doit faire évoquer un contexte syndromique, notamment le syndrome de Gorlin, affection génétique autosomique dominante le plus souvent liée à une mutation du gène PTCH1 et associée à un risque accru de carcinomes basocellulaires (Lo Muzio 2008). Nous rapportons le cas d’un patient de 16 ans adressé pour une tuméfaction jugale gauche d’apparition progressive, sans douleur ni signe infectieux. Ses antécédents comprenaient une asymétrie ventriculaire cérébrale ayant fait l’objet d’un suivi désormais terminé, ainsi qu’un kyste du talon opéré. L’examen clinique mettait en évidence une asymétrie faciale avec déformation jugale gauche, déviation de la pointe nasale vers la droite et hypoesthésie dans le territoire du nerf infra-orbitaire (V2), sans douleur ni mobilité dentaire. L’examen scannographique objectivait une lésion kystique maxillaire gauche de 52 mm, soufflant les corticales et comblant le sinus maxillaire, sans extension au plancher orbitaire. Une seconde lésion kystique péri-coronaire mandibulaire gauche de 15 mm était observée en regard de la dent 38. Une prise en charge chirurgicale a été réalisée avec biopsie de la lésion maxillaire et curetage de la lésion mandibulaire. L’analyse anatomopathologique retrouvait, dans les deux localisations, des lésions compatibles avec des kératokystes odontogènes, sans signe de malignité. Compte tenu de la multiplicité des lésions chez ce patient jeune, une consultation de génétique a été proposée afin de rechercher un contexte syndromique, notamment un syndrome de Gorlin (Kimonis 1997). Les investigations sont en cours. Ce cas clinique illustre la survenue de kératokystes odontogènes multiples chez l’adolescent et souligne l’intérêt d'un bilan étiologique associée à un suivi au long cours. Fidele NB et al. Recurrence of odontogenic keratocysts and possible prognostic factors. 2019. Kimonis VE et al. Clinical manifestations in 105 persons with nevoid basal cell carcinoma syndrome. Am J Med Genet. 1997. Lo Muzio L. Nevoid basal cell carcinoma syndrome (Gorlin syndrome). Orphanet J Rare Dis. 2008.
Axel VATTIER (Brest) , Juliette MUGNIER
00:00 - 00:00 #52492 - P21 Case report : autotransplantation d’une racine d’une prémolaire mandibulaire en prémolaire maxillaire.
P21 Case report : autotransplantation d’une racine d’une prémolaire mandibulaire en prémolaire maxillaire.

Autotransplantation d’une racine de prémolaire mandibulaire pour remplacer une prémolaire maxillaire : à propos d’un cas avec un recul de 2 ans L’autotransplantation dentaire (ATT) constitue une alternative fiable et économique aux implants, en particulier lorsque la préservation biologique et les contraintes financières sont déterminantes. Si les approches conventionnelles reposent généralement sur la transplantation de dents entières, la transplantation de racine seule reste peu décrite dans la littérature. Nous rapportons le cas d’une patiente de 37 ans présentant une édentation unitaire de la première prémolaire maxillaire droite (14) et une deuxième prémolaire mandibulaire gauche (35) en malposition enclavée source de ginginvite à répétition, indiquée à l’extraction. En raison de contraintes financières et de conditions anatomiques favorables, une autotransplantation utilisant uniquement la racine de la dent 35 a été réalisée. Après une planification préopératoire, le site receveur a été préparé à l’aide de forets implantaires. La dent donneuse a fait l’objet d’une séparation corono-radiculaire afin de préserver la racine, qui a été transplantée avec un temps extra-oral minimal (< 1 minute) et positionnée à 2 mm en infra-occlusion. Le traitement endodontique a été réalisé à J15. À 6 mois, l’intégration satisfaisante a permis une restauration prothétique par tenon fibré et couronne. Le suivi clinique et radiologique à 2 ans montre une stabilité parodontale, une mobilité physiologique, l’absence de résorption radiculaire et une régénération osseuse satisfaisante. Les résultats fonctionnels et esthétiques sont jugés excellents, avec une forte satisfaction de la patiente. Ce cas met en évidence la faisabilité de l’autotransplantation de racine seule chez l’adulte et suggère que cette approche, bien que non conventionnelle, peut offrir des résultats prévisibles et durables. Des études complémentaires sont nécessaires pour en confirmer la reproductibilité et préciser ses indications.
Stephane Malik Nail HAMMOUTENE (Marseille)
00:00 - 00:00 #52504 - P22 Kyste odontogène calcifié maxillaire : A propos d’un cas.
P22 Kyste odontogène calcifié maxillaire : A propos d’un cas.

Le kyste odontogène calcifié (KOC) est un kyste odontogène bordé par un épithélium améloblastique comportant des cellules fantômes qui ont tendance à se calcifier, appelé aussi kyste de Gorlin. En 1971, le KOC a acquis une reconnaissance internationale lorsque l'Organisation mondiale de la santé (OMS) l'a inclus dans sa classification de « kystes et tumeurs des maxillaires et des lésions connexes ». Sa classification est encore sujette à débat. Dans la classification de 2022, le KOC a été classé parmi les kystes. Il s’agit d’un kyste très rare (< 1%) avec prédominance au niveau des maxillaires antérieurs (WHO Classification of Tumours, 2022). Le cas clinique rapporté est celui d’une jeune femme de 27 ans, sans antécédents pathologiques, qui a consulté suite à l’apparition d’une tuméfaction maxillaire droite. L’examen clinique endobuccal a montré une tuméfaction vestibulaire étendue du coté droit, non douloureuse à la palpation, de consistance fluctuante et recouverte par une muqueuse saine. L'examen dentaire a montré la persistance de la canine de lait maxillaire droite et une mobilité dentaire grade 3 des 2 prémolaires droites et grade 1 au niveau de la (16) et la (17). La radiographie panoramique a permis la découverte de lésion ostéolytique qui s’étend entre les racines de la (11) et la (17), bien limitée, avec une radio-opacité périphérique et entourée d’un liséré de condensation périphérique, la lésion a entrainé une résorption radiculaire et refoulement du plancher sinusien, associée à une canine incluse refoulée au niveau du plancher orbitaire. Le cone beam maxillaire a montré une lésion polycyclique, en rapport avec le collet de la canine incluse (13) et refoule les corticales. D’après les bilans clinique et radiologique, les diagnostics évoqués sont : KOC, tumeur odontogène calcifiante, tumeur de Pindborg. L’énucléation kystique a été réalisée avec l’extraction des deux prémolaires mobiles. L’examen anatomo-pathologique a confirmé le diagnostic du KOC. Le KOC est une lésion peu commune des maxillaires. Cliniquement, il est en général asymptomatique et est souvent découvert devant une tuméfaction ou un retard d’éruption dentaire (Oualha, 2007). Radiologiquement, le KOC se traduit par une image radioclaire de contour précis, mono- ou polygéodique, avec de fines radio-opacités variables en particulier en périphérie. La présence de calcifications, est une caractéristique radiographique importante dans l'interprétation des KOC (Auriol, 2004). Le traitement recommandé pour le KOC consiste en une énucléation avec curetage (Hamdi, 2002). Hamdi H et al. Med Buccale Chir Buccale 2002; 8(2):87-90. Oualha L et al. Actualités Odonto-Stomatologiques 2007;240:347-357 The WHO Classification of Tumours Editorial Board, éditeur. Head and Neck Tumours: Who Classification of Tumours. 5th ed. Lyon: International Agency for Research on Cancer; 2024. Auriol M et al. Les tumeurs maxillo-faciales : imagerie-anatomopathologie. 2004
Seifeddine BENELMEKKI (Paris, Tunisie) , Chaima KHALIFA , Omar AL WENZERFI , Amel FANTER , Hajer HENTATI
00:00 - 00:00 #52520 - P23 Manifestations oro-faciales caractéristiques d'un syndrome de Gorlin : à propos d'un cas.
P23 Manifestations oro-faciales caractéristiques d'un syndrome de Gorlin : à propos d'un cas.

Le syndrome de Gorlin, ou naevomatose basocellulaire (NBCCS), est une affection autosomique dominante rare (prévalence 1/57000-1/256000, sex-ratio 1:1) liée à une mutation du gène suppresseur de tumeur PTCH1. Il est caractérisé par l’apparition de multiples carcinomes basocellulaires de la face, du dos et de la poitrine, des hyperkératoses palmo-plantaires, des calcifications ectopiques intracrâniennes, et de multiples kératokystes maxillaires, présents chez 90% des patients atteints et ayant un risque élevé de récidive (Veenstra-Knol 2005, Lo Muzio 2008). De plus, 5 à 10% des patients développent un médulloblastome, tumeur cérébrale maligne. Il est donc essentiel de prendre en charge précocement et spécifiquement ces patients. Le cas clinique rapporté est celui d’une jeune femme de 16 ans, orientée dans notre service de chirurgie orale par l’ORL et le dentiste traitant pour un œdème jugal droit et des douleurs secteur 4 depuis 1 an. L’examen radio-clinique révèle 2 volumineuses lésions radioclaires bien délimitées, fistulisées, refoulant la 18 au plancher orbitaire droit et englobant la 48 incluse, et une lésion d’aspect similaire de faible volume sur 38. Un 1er examen anatomopathologique de deux biopsies en postérieur de 17 et 47 révèle un aspect lésionnel en accord avec des kystes dentigères. S’en suit une cellulite génienne basse droite, drainée, puis la réalisation d’une marsupialisation secteurs 1 et 4 sous anesthésie locale. L’avulsion de 18-38-48 et l’exérèse des 3 lésions sont ensuite réalisées sous anesthésie générale. L’anatomopathologie révèle cette fois-ci des aspects lésionnels en accord avec des kératokystes sur 38-48 et de nouveau un kyste dentigère sur 18. Est alors réalisé un CBCT d’extension centré sur sinus maxillaires et base du crâne afin de mettre en évidence d’autres lésions radioclaires similaires. Ce CBCT révèle une calcification de la falx cerebri, caractéristique du NBCCS, orientant donc vers son diagnostic (Lo Muzio 2008). Un suivi clinique et radiologique strict (CBCT et orthopantomogrammes) est toujours en cours afin d’observer une reminéralisation osseuse des sites d’exérèse et éviter la récidive des lésions kératokystiques, ainsi que la persistance de la vitalité pulpaire des dents adjacentes aux lésions. Ce cas illustre notre rôle de chirurgien oral dans le diagnostic du NBCCS, où la découverte de kératokystes multiples et récidivants est l'élément clé, et doit amener à la recherche des autres caractéristiques systémiques de ce syndrome (calcification de la faux du cerveau à l’examen radiologique notamment). Une prise en charge pluridisciplinaire et une surveillance accrue doivent être mis en œuvre pour préserver le pronostic vital du patient et sa qualité de vie. Références : - Veenstra-Knol HE, Scheewe JH, van der Vlist GJ, van Doorn ME, Ausems MG. Early recognition of basal cell naevus syndrome. Eur J Pediatr. 2005 - Lo Muzio, L. Nevoid basal cell carcinoma syndrome (Gorlin syndrome). Orphanet J Rare Dis 3, 32 (2008)
Timothée DELAHAYE (Rennes)
00:00 - 00:00 #52526 - P24 Prothèse immédiate sur implant : la planification prothétique guide le succès chirurgical – revue systématique.
P24 Prothèse immédiate sur implant : la planification prothétique guide le succès chirurgical – revue systématique.

On parle beaucoup de stabilité primaire, de torque d'insertion, de qualité osseuse. Ce sont les critères que tout le monde connaît, ceux qu'on vérifie avant de poser un implant en charge immédiate. Mais dans la pratique, certains échecs arrivent alors que tout semblait réuni côté chirurgical. La prothèse provisoire ne s'ajuste pas bien. Les contacts occlusaux n'ont pas été pensés. Le profil d'émergence a été improvisé. Et l'ostéointégration ne se fait pas. Cette revue est née de cette observation : les facteurs prothétiques pèsent autant que les facteurs chirurgicaux dans la réussite d'une mise en charge immédiate. La recherche documentaire a porté sur PubMed/MEDLINE, la Cochrane Library et Scopus, entre 2015 et 2025. Les termes utilisés incluaient : immediate loading, immediate implant placement, prosthetically driven implant surgery, provisional prosthesis, backward planning, occlusal design, digital workflow. Nous avons retenu les revues systématiques, méta-analyses, essais cliniques randomisés, études prospectives et séries de cas portant sur l'influence des paramètres prothétiques dans les protocoles de mise en charge immédiate. Quatre paramètres reviennent de manière constante dans la littérature. D'abord, l'ajustage passif de la prothèse provisoire — un point sur lequel les données sont frappantes de cohérence : le moindre défaut d'adaptation crée des micromouvements à l'interface os-implant qui, dans les premières semaines, peuvent suffire à faire échouer l'ostéointégration (Chen 2019, Tettamanti 2017). Ensuite, la gestion de l'occlusion. Mettre la provisoire en infraocclusion reste la pratique la plus répandue, et pour de bonnes raisons — mais des travaux récents montrent que le chargement occlusal direct, quand il est maîtrisé, ne conduit pas nécessairement à davantage de complications (Kourkoutis 2025, Rojas-Rojas 2024). Vient ensuite le profil d'émergence, encore trop souvent relégué au rang de finition esthétique alors qu'il structure activement les tissus mous péri-implantaires dès le premier jour et conditionne l'ensemble du résultat à long terme (Meng 2021, Donker 2022). Enfin, la planification en amont — ce que la littérature appelle le backward planning. L'idée est simple : on part de la prothèse finale pour déterminer où doit aller l'implant, et non l'inverse. Les flux numériques — CBCT, guides chirurgicaux, CFAO — rendent cette approche accessible et reproductible, avec des données montrant une amélioration mesurable de la précision de pose (Al-Haj Husain 2021, Khaohoen 2024, Kafedzhieva 2025, Rismanchian 2025). Ce que tout cela dit, en creux, c'est que la prothèse ne devrait pas attendre la fin de la chirurgie pour exister. Elle devrait la précéder, l'orienter. Les quatre paramètres identifiés ici ne sont pas des options — ce sont des prérequis. Et tant que le prothésiste restera en bout de chaîne plutôt qu'au départ de la planification, une partie des échecs en mise en charge immédiate restera évitable mais non évitée.
Ghita HIMI (casablanca, Maroc) , Thierno Moussa SOW , Hourya GHAZI , Asmaa HATIM
00:00 - 00:00 #52532 - P25 Plaquettes riches en fibrine (PRF)en implantologie orale a l ère de limplantologie 3.0 :revue narrative des cas clinique rapportés.
P25 Plaquettes riches en fibrine (PRF)en implantologie orale a l ère de limplantologie 3.0 :revue narrative des cas clinique rapportés.

Introduction : Un manque de volume osseux constitue un obstacle majeur au positionnement tridimensionnel de l'implant. La fibrine riche en plaquettes (PRF)est un biomatériau autologue biodégradable largement utilisée pour ses propriétés régénératrice et cicatricielle. Il s’intègre dans une approche moderne et biologique de l’implantologie orale. Objectif : étudier les différentes applications de PRF en implantologie orale à partir des cas cliniques rapportés dans la littérature Matériel et Méthodes : Une recherche a été effectuée sur PubMed selon l’équation : ((platelet-rich fibrin) AND (dental implant)) AND (case report). Les cas clinique utilisant le PRF chez les humains en implantologie orale ont été inclus . Résultat : Parmi ces 41 articles 7 cas clinique pertinents ont été retenus. L’intégration du PRF dans les protocoles implantaires reflète les pratiques contemporaines visant à combiner sécurité biologique et efficacité chirurgicale .Le PRF a été appliqué dans diverses indication, dont l’on cite la chirurgie implantaire guidée et certaines procédures de régénération osseuse guidé , la reconstruction des procès alvéolaire et implantation immédiate. Il est fréquemment associés à des biomatériaux et pose simultanés d’implant et notamment dans les implant post-transitionnelles . Discussion : le PRF agit comme un réservoir facteurs de croissance et des cytokines favorisant la cicatrisation et la formation d’un nouveaux tissus osseux. Son utilisation dans différentes procédures implantaire montre une approche mini-invasive et biologique de l’implantologie Conclusion : Le PRF constitue un adjuvant prometteur en implantologie orale et un outil complémentaire alignes avec les concept modernes. Des études cliniques de plus haut niveau de preuve sont nécessaires pour confirmer son efficacité
Ismail ALAOUI , Youssef NAJI , Nadia EL HAIBA (Casablanca, Maroc)
00:00 - 00:00 #52556 - P26 Dents surnuméraires : avulsion ou abstention thérapeutique ? Présentation de 2 complications.
P26 Dents surnuméraires : avulsion ou abstention thérapeutique ? Présentation de 2 complications.

La prévalence des dents surnuméraires (DS) est estimée entre 0,1 % et 7,8 % selon les populations. Le secteur prémaxillaire (mésiodens) est principalement affecté dans 90 % des cas. Ces DS sont la première étiologie de retard d'éruption des incisives maxillaires et peuvent générer diverses complications : obstacles mécaniques, déplacements dentaires, kystes folliculaires ou résorptions radiculaires des dents adjacentes (Park, 2020). Dans ce cadre, le chirurgien oral est régulièrement sollicité par l’orthodontiste pour pallier les contraintes et les risques liés à ces dents. Cependant, leur avulsion expose à des risques : lésions des dents adjacentes, résorption externe, nécrose pulpaire ou atteinte de structures anatomiques adjacentes. La surveillance expose à des risques d’apparition de complications. Cas 1 : Complication tardive sévère par ankylose de l'incisive centrale gauche (21) consécutive à une résorption radiculaire externe diagnostiquée au Cone Beam. Cliniquement, on observe un défaut de croissance alvéolaire verticale, avec une infraclusion. L’anamnèse retrouve l’avulsion d’un mésiodens plusieurs années auparavant. Cas 2 : Découverte fortuite de la lyse radiculaire d’une dent permanente par une dent surnuméraire, liée à l’absence d’interruption de son évolution. Dans la littérature, il y a peu de données sur les complications chirurgicales liées à l’extraction des DS, mais les taux semblent faibles : 3.45 % (Shih, 2016). Le risque reste corrélé à l’expérience du praticien et à la situation clinique. Les complications associées aux DS sont plus fréquentes au maxillaire. Certains facteurs de risque de complications associées aux DS ont été identifiés : âge avancé, axe horizontal, forme tuberculée (Park, 2020), proximité avec les dents permanentes < 0,75 mm (Li, 2024). En cas de complications au maxillaire, certains auteurs recommandent d’intervenir autour de 8 à 10 ans pour limiter les lésions des racines, voire plus tôt pour faciliter la mise en place des dents et limiter les complications post-opératoires, malgré un risque majoré pour les dents immatures adjacentes si elles sont lésées (Shih, 2016). Sans manifestations pathologiques, le rapport bénéfice-risque de l’extraction peut paraître défavorable, et une surveillance avec un suivi rapproché peut être envisagée (Park, 2020). Conclusion : La décision thérapeutique d’avulser une dent surnuméraire ne doit pas être systématique. Elle repose sur une analyse du rapport bénéfice-risque. Les complications liées à l’extraction peuvent entraîner des situations cliniques complexes et difficiles à prendre en charge. En l'absence de pathologie avérée, une surveillance radiographique rapprochée est une alternative envisageable. Park SY et al. Oral Surg Oral Med Oral Pathol Oral Radiol. 2020;130(2):150-5. Shih WY et al. J Chin Med Assoc. 2016;79(6):345-50. Li Y et al. BMC Oral Health. 2024;24(1):920.
Pierre KLIENKOFF , Yves BOLENDER , Sophie BAHI-GROSS , Nicolas MOLTER (Strasbourg)
00:00 - 00:00 #52566 - P27 Prise en charge de limitation d'ouverture de bouche dans la sclérodermie systémique.
P27 Prise en charge de limitation d'ouverture de bouche dans la sclérodermie systémique.

Prise en charge de la microstomie dans la scélordermie systémique Feldmann H, Salmon B, Sicard L Service de Médecine Bucco-Dentaire, Hôpital Bretonneau, 75018 Paris La sclérodermie systémique est une maladie auto-immune rare du tissu conjonctif, atteignant la peau, son tissu sous-cutané et sa microcirculation. Les atteintes viscérales, pulmonaires, oesophagiennes et rénales conditionnent le pronostic. Histologiquement caractérisée par une accumulation de fibres de collagène dans la peau qui au fil du temps laisse place à une fibrose remplaçant les fibres élastiques, faisant perdre les propriétés rétractiles de la peau, la rendant plus rigide. La peau de la face est riche en fibres élastiques notamment près des commissures labiales et du cou. Cette élasticité est essentielle car elle permet une rétraction synchrone des plans cutané et musculaire lors du sourire, de l’ouverture de bouche. Une atteinte dans cette région limite l’ouverture de bouche à l’origine de la microstomie. Les conséquences de cette microstomie sur la sphère orale sont doubles : - Majoration des risques carieux et parodontal consécutive à une hygiène bucco-dentaire déficiente et davantage pénalisée par une sclérodactylie. - Accès limité à la cavité orale compliquant les soins en particulier dans le secteur postérieur Peu de recommandations relatent le traitement de cette microstomie induite par la sclérodermie. Basée essentiellement sur des séries de cas, la prise en charge, médicale et chirurgicale, vise à améliorer la trophicité des tissus ou, en dernier recours, à augmenter la distance intercommissurale. Elle associe, selon un gradient thérapeutique, kinésithérapie, mésothérapie, chirurgie avec greffe adipeuse et enfin à une commissuroplastie. La kinésithérapie avec exercice au domicile améliore de 10 mm l’ouverture buccale à 1 an. Elle a l'avantage d’être la thérapeutique la moins invasive mais nécessite une implication journalière du patient et doit s’inscrire dans un schéma d’éducation thérapeutique pour améliorer et maintenir les résultats. La mésothérapie est la deuxième étape du gradient thérapeutique. Plusieurs produits d’injection sont proposés. L’injection de hyaluronidase, en permettant le remodelage de la matrice extra cellulaire, permettrait, selon les sources, une augmentation d’ouverture buccale de 6,5 mm en largeur et de 8,8 mm en hauteur. En cas d’inefficacité, la chirurgie reste une alternative notamment par recours à une autogreffe de tissu adipeux améliorant significativement l’esthétique et la fonction orale. Enfin, en dernier recours et en absence de recommandation, une technique de commissuroplastie selon la technique de Préaux peut être utilisée. Cela doit être discuté au cas par cas compte tenu du faible potentiel de cicatrisation chez ces patients et des modifications esthétiques engendrées par cette technique. Daehee J et al. JPRAS Open 44 (2025) 178-193 Warren R et al. JAMCADD (2025) 92 :44-5 François R et al. Arhritis Care Res (2017) 69 (7) :1050-1059
Harel FELDMANN (Paris) , Ludovic SICARD
00:00 - 00:00 #52567 - P28 Ostéomyélite mandibulaire chronique associée à une xénogreffe: diagnostic et prise en charge.
P28 Ostéomyélite mandibulaire chronique associée à une xénogreffe: diagnostic et prise en charge.

Introduction: L’ostéomyélite mandibulaire est une affection inflammatoire osseuse aux présentations cliniques hétérogènes.Elle est souvent d’origine dentaire,et se manifeste par des tableaux cliniques variables selon le stade évolutif.Les formes chroniques non suppuratives peuvent s’accompagner d’une réaction périostée sans étiologie évidente,exposant à des erreurs diagnostiques et à des prises en charge inadaptées (Suei et al. 2005;Taihi et al. 2018).En l’absence de consensus clairement établi,la prise en charge thérapeutique repose le plus souvent sur une antibiothérapie prolongée,la chirurgie restant rare. Observation: Nous rapportons le cas d’une femme de 30 ans en bonne santé,présentant des douleurs mandibulaires droites (EVA 7/10) associées à des tuméfactions jugales récidivantes évoluant depuis plusieurs mois,initialement traitées par antibiothérapies répétées.Une régénération osseuse guidée avait été réalisée huit mois auparavant dans ce secteur.L’examen clinique retrouvait une tuméfaction jugale sans signes inflammatoires cutanés ou muqueux ni fistulisation,avec douleur à la palpation irradiant vers l’oreille, sans étiologie odontogène identifiée.L’imagerie 3D par Cone Beam mettait en évidence une réaction périostée et une sclérose osseuse en regard de la greffe ostéointégrée,évocatrices d’une ostéomyélite.Une biospie osseuse a confirmé la présence d'une ostéite et le prélèvement bactérien révélait une multirésistance à plusieurs classes d’antibiotiques.Malgré une antibiothérapie prolongée adaptée en concertation avec les infectiologues,aucune amélioration n’a été observée.Une reprise chirurgicale avec retrait du biomatériau a alors été décidée,associée à l’arrêt de toute antibiothérapie.L’évolution clinique et symptomatique a été favorable dès les premières semaines. Discussion: La mise en évidence d’une multirésistance bactérienne suggère un rôle de l’exposition répétée aux antibiotiques, qu’elle soit liée à une automédication ou à un sur-traitement avec changements successifs de classes.Cette pression de sélection favorise l’émergence de souches résistantes,limitant les options thérapeutiques et exposant à des échecs de traitement ainsi qu’à des risques médicaux plus larges. Le rôle du biomatériau doit également être discuté.Sa présence constitue un facteur favorisant de chronicité et de récidive,avec des cas de séquestration secondaire rapportés malgré une intégration initiale satisfaisante (Norton et al. 2016).L’amélioration après son retrait suggère son implication étiologique.Plusieurs hypothèses peuvent être avancées:persistance de germes résistants au sein du site initialement infecté,présence d’une membrane ou d’un environnement local limitant la diffusion des antibiotiques,ou encore une réaction d'intolérance. Conclusion: ce cas souligne la complexité diagnostique et thérapeutique des ostéomyélites mandibulaires atypiques,les limites de l’antibiothérapie et la nécessité d’une prise en charge individualisée et multidisciplinaire.
Ali HAMMOUD (Paris) , Axelle NEGRE , Ihsène TAIHI
00:00 - 00:00 #52570 - P29 Prise en Charge des Traumatismes balistiques Oraux dans le contexte de Guerre au Soudan.
P29 Prise en Charge des Traumatismes balistiques Oraux dans le contexte de Guerre au Soudan.

Introduction : les traumatismes balistiques de la cavité buccale ne sont pas souvent évoqués dans le contexte de guerre car noyés dans la sphère maxillo-faciale ou cervico-faciale. L’objectif de ce travail était d’exposer le protocole de prise en charge des blessures balistiques orales dans le contexte de la guerre du Soudan. Méthodes : Il s’est agi d’une étude rétrospective transversale de 7 mois (Mai 2023 - Novembre 2023). Ont été inclus dans l’étude, les patients issus de la guerre du Soudan et pris en charge pour traumatisme balistique buccal au service d’odontologie, de chirurgie orale et de chirurgie maxillo-faciale du CHU la Renaissance de N’Djamena-Tchad. Les variables sociodémographiques, cliniques, paracliniques, thérapeutiques et évolutives ont été prises en compte. Résultats : l’échantillon était composé de 29 patients (24 hommes et 5 femmes), pour un sex-ratio de 4,8. L’âge moyen était de 31±12 ans avec des extrêmes de 9 et 73 ans. Le délai d’admission variait de 1 à 30 jours pour une moyenne de 7±7. Les blessures par balles représentaient 72,41% contre 27,59% de fragments d’obus. L’alvéolectomie-alvéoloplastie associée à la xénogreffe était la technique chirurgicale majoritairement pratiquée (51,72%) ; son association à la réparation de la langue était faiblement réalisée (3,45%). Les communications bucco-sinusiennes ont constitué 13,79% des interventions ; elles étaient combinées à la plastie labiale inférieure, à la réparation de la langue ou du plancher buccal dans 3,45% des cas chacune. Les fractures mandibulaires étaient des lésions associées chez 34,48% des patients. L’association bêta lactamine, paracétamol, tramadol et solumédrol par voie générale a été le traitement médical de choix avec 58,62%. L’évolution a été favorable dans 79,31% des cas. Conclusion : les blessures orales par armes à feu entrainent des conséquences esthétiques et fonctionnelles dévastatrices chez les victimes. Leur prise en charge dans le contexte de guerre nécessite un prérequis en chirurgie de guerre, essentiel pour l’élaboration d’un plan de traitement précis.
Sana Aly CAMARA , Loncény FOFANA (N’Djamena - Tchad, Tchad)
00:00 - 00:00 #52573 - P30 Pharmacologie du sujet âgé : enjeux et limitation des risques en chirurgie orale.
P30 Pharmacologie du sujet âgé : enjeux et limitation des risques en chirurgie orale.

INTRODUCTION : Le vieillissement de la population s’accompagne d’une hausse du taux de recours aux soins bucco-dentaires. La consommation d’actes chirurgicaux est plus marquée chez les patients de plus de 55 ans, polymédiqués ou suivis pour une ALD (UFSBD 2019). Chez le sujet âgé, les modifications pharmacocinétiques, pharmacodynamiques et la polymédication majorent le risque iatrogène, causant jusqu’à 10–20 % des hospitalisations chez ces patients (WHO 2019). L’objectif de cette communication est de décrire les spécificités de prescription des molécules courantes en chirurgie orale chez le sujet âgé et les recommandations d’adaptation thérapeutique. MÉTHODOLOGIE : Un travail pluridisciplinaire a été mené avec une équipe de pharmacie hospitalière pour identifier, par deux revues de littérature, les habitudes de prescription en chirurgie orale chez les patient âgés et les risques liés à ces prescriptions. RÉSULTATS : Trois catégories de risques ont été identifiés : liés à l’insuffisance rénale chronique, à la polypathologie et polymédication ainsi qu'à la fragilité (troubles cognitifs, contexte social, risque de chute). La stratégie antalgique doit être progressive. Le paracétamol reste le traitement de 1e intention, du fait de sa bonne tolérance, avec une dose maximale de 4 g/j, réduite en cas d’insuffisance hépatique (HAS 2022). Les AINS, qui augmentent le risque d’insuffisance rénale aiguë, d’événements cardiovasculaires et d’hémorragies digestives, surtout chez les patients âgés polymédiqués (ANSM, 2021), doivent être utilisés avec prudence. Aussi, depuis mars 2025, l’ordonnance sécurisée favorise le recours au Néfopam, malgré ses effets anticholinergiques défavorables chez le sujet âgé. Les antalgiques de palier 2 sont associés à une incidence élevée d’effets indésirables (confusion, chutes), bien documentée dans les critères STOPP/START (O’Mahony 2015). La surprescription antibiotique, enjeu majeur de santé publique, favorise l’antibiorésistance (WHO 2020). L’ajustement posologique est essentiel en cas d’insuffisance rénale. Les candidoses sont fréquentes chez le sujet âgé polymédiqué. La nystatine, l’amphotéricine B et les azolés (fluconazole, miconazole) exposent à des interactions médicamenteuses significatives (Pappas 2016). Les benzodiazépines et apparentés augmentent le risque de chutes et de troubles cognitifs chez le sujet âgé (Beers Criteria 2023). Leur utilisation sédative doit être limitée, à doses réduites. Le midazolam et le MEOPA sont réservés à un cadre sécurisé. CONCLUSION : La prescription en chirurgie orale chez le sujet âgé doit être individualisée, prudente et guidée par les recommandations et les outils de prescriptions. L’approche par paliers, l’adaptation posologique, la vigilance vis-à-vis des interactions et l’éducation du patient sont essentielles pour limiter la iatrogénie et optimiser la prise en charge.
Amaury PARING , Nathalie SALAMA , Elsa HÉRAULT , Axelle NÈGRE (Lille)
00:00 - 00:00 #52575 - P31 Kératokyste mandibulaire révélant une atteinte systémique : de la lésion à la leçon diagnostique.
P31 Kératokyste mandibulaire révélant une atteinte systémique : de la lésion à la leçon diagnostique.

Introduction : Les lésions ostéolytiques des maxillaires peuvent relever d’étiologies locales ou s’intégrer dans un contexte systémique. L’hyperparathyroïdie, responsable de remaniements osseux, peut orienter à tort vers une origine métabolique, notamment devant une lésion radioclaire évocatrice de tumeur brune. Cette situation expose à des erreurs diagnostiques et thérapeutiques. L’objectif de ce travail est de souligner l’intérêt déterminant de l’examen anatomopathologique dans le diagnostic différentiel des lésions mandibulaires en contexte biologique perturbé. Observation : Une patiente âgée de 52 ans a consulté pour une tuméfaction mandibulaire évoluant depuis plusieurs mois. L’examen clinique a objectivé une tuméfaction indolore au niveau mandibulaire antérieur. L’imagerie a montré une lésion radioclaire mandibulaire bien limitée évoquant une lésion odontogène. Le bilan biologique a montré une élévation de la parathormone (119,3 pg/ml), suggérant une hyperparathyroïdie. Une exérèse chirurgicale complète de la lésion a été réalisée. L’analyse anatomopathologique de la pièce opératoire a conclu à un kératokyste odontogène. Discussion : L’examen histopathologique conclut à un kératokyste odontogène, permettant d’écarter le diagnostic de tumeur brune liée à l’hyperparathyroïdie. Cette discordance entre données biologiques et histologiques met en évidence le risque de surinterprétation des anomalies systémiques en l’absence de confirmation tissulaire. Le kératokyste, lésion bénigne mais potentiellement agressive et récidivante, impose une prise en charge spécifique et un suivi prolongé. Ce cas illustre l’importance d’une démarche diagnostique rigoureuse intégrant données cliniques, radiologiques, biologiques et histologiques. Conclusion : L’examen anatomopathologique constitue une étape indispensable pour établir un diagnostic de certitude face à une lésion mandibulaire, en particulier en présence d’anomalies biologiques associées. Une approche multidisciplinaire permet d’éviter des erreurs diagnostiques et d’adapter la prise en charge thérapeutique. Ce cas souligne la nécessité de ne pas attribuer systématiquement une lésion osseuse à un contexte systémique sans preuve histologique.
Hela ZOUAGHI (Tunisie, Tunisie) , Sarra AZZEZ , Chiraz BACCOUCHE
00:00 - 00:00 #52577 - P32 Complications pathologiques des canines maxillaires incluses : rapport de deux cas cliniques.
P32 Complications pathologiques des canines maxillaires incluses : rapport de deux cas cliniques.

Dr Boufatit merouane- Pr Derradji Farid - Pr Kaddour Amine Introduction : La canine maxillaire occupe une place stratégique dans l’arcade dentaire en raison de son rôle fonctionnel et esthétique. C’est la dent la plus fréquemment incluse après la troisième molaire. Sa prévalence est estimée entre 1 et 3 % dans la population générale, avec une prédominance féminine. Son inclusion peut être associée à diverses complications pathologiques, notamment la formation de kystes dentigères ou la résorption radiculaire des dents adjacentes. Objectif : de diagnostiquer précocement la canine maxillaire incluse et d’optimiser la prise en charge, afin de prévenir les complications. Observations cliniques : Nous rapportons, à travers ce travail, deux cas cliniques de canines maxillaires incluses diagnostiquées lors d’un examen radiologique. Le premier cas concerne un patient âgé de 43ans, présentant une canine maxillaire gauche incluse associée à un kyste dentigère, révélée par une tuméfaction maxillaire. La prise en charge a consisté en l’énucléation du kyste avec extraction de la dent incluse. Le second cas concerne une canine maxillaire incluse ayant causée une résorption radiculaire des deux incisives adjacentes, Une prise en charge chirurgicale adaptée a été réalisée et a consistée à l’extraction de la canine incluse et au traitement conservateur des deux incisives afin de les maintenir fonctionnelles et stables le plus longtemps possible Discussion : L’inclusion de la canine maxillaire représente une situation clinique fréquente en pratique odontologique et peut entraîner des complications parfois sévères. L’imagerie radiologique joue un rôle déterminant dans le diagnostic, l’évaluation de la position de la dent incluse et la détection des lésions associées. La stratégie thérapeutique dépend de plusieurs facteurs, notamment l’âge du patient, la position de la dent incluse et la présence de complications. Dans les deux cas cliniques présentés, la canine incluse a été associée au premier cas à une lésion kystique compatible avec un kyste dentigère, confirmant les observations rapportées dans la littérature selon lesquelles ce type de kyste représente l’une des lésions odontogènes les plus fréquemment associées aux dents incluses. Et au second cas à une résorption des racines des incisives adjacentes, Cette résorption est relativement rare et due à la pression exercée par la dent incluse. Conclusion : Les canines maxillaires incluses peuvent être à l’origine de complications pathologiques telles que les kystes dentigères et la résorption radiculaire. Un diagnostic précoce et une prise en charge adaptée sont essentiels pour limiter les conséquences fonctionnelles et préserver les structures dentaires adjacentes.
Merouane BOUFATIT (alger, Algérie) , F DERRADJI , Amina KADDOUR
00:00 - 00:00 #52578 - P33 Prise en charge des patients cardiopathes sous anticoagulants : Expérience du service de pathologie et chirurgie buccale EHS Maouche Mohand Amokrane.
P33 Prise en charge des patients cardiopathes sous anticoagulants : Expérience du service de pathologie et chirurgie buccale EHS Maouche Mohand Amokrane.

Dr Boufatit Merouane - Pr Derradji Farid - Pr Amina Kaddour Introduction La prise en charge des patients cardiopathes sous traitement anticoagulant en pathologie et chirurgie buccales représente un défi clinique en raison du risque hémorragique lié aux actes chirurgicaux et du risque thromboembolique associé à l’interruption de l’anticoagulation. Les recommandations actuelles privilégient le maintien du traitement anticoagulant associé à une hémostase locale rigoureuse. Méthodes Une étude rétrospective descriptive a été réalisée à partir de 285 dossiers de patients cardiopathes sous anticoagulants (antivitamines K, Héparine, ou anticoagulants oraux directs) ayant bénéficié d’une extraction dentaire : 615 actes (d’au moins une extraction dentaire simple ou chirurgicale ou une chirurgie buccale) sur une période de 12 mois allant de Janvier 2025 à Décembre 2025. Les données recueillies concernaient les caractéristiques démographiques, le type de cardiopathie, le traitement anticoagulant, la nature des actes chirurgicaux, et la survenue de complications per- et postopératoires. Résultats : La majorité des actes a été réalisée sans interruption du traitement anticoagulant et avec application des moyens locaux d’hémostase. Les complications hémorragiques observées étaient majoritairement mineures et contrôlées par des mesures locales. Aucune complication thromboembolique n’a été retrouvée au cours du suivi postopératoire. Discussion : Les résultats de cette étude confirment que l’extraction dentaire peut être réalisée de manière sécurisée chez les patients cardiopathes sous anticoagulants lorsque les recommandations sont respectées. Le maintien de l’anticoagulation, associé à une prise en charge locale adaptée, permet de limiter le risque thromboembolique sans augmenter significativement le risque hémorragique. Conclusion : Un grand nombre d’hémorragies est dû à un mauvais parage du site opératoire : c’est pourquoi, la réalisation d’une hémostase locale est le premier point à observer face à un accident hémorragique.
Merouane BOUFATIT (alger, Algérie) , Amina KADDOUR , F DERRADJI
00:00 - 00:00 #52632 - P34 PRISE EN CHARGE PREVENTIVE EN ODONTOSTOMATOLOGIE DE L’INSENSIBILITE CONGENITALE A LA DOULEUR: A PROPOS D’UN CAS.
P34 PRISE EN CHARGE PREVENTIVE EN ODONTOSTOMATOLOGIE DE L’INSENSIBILITE CONGENITALE A LA DOULEUR: A PROPOS D’UN CAS.

Le syndrome de l’insensibilité congénitale à la douleur est un syndrome sensoriel rare dans lequel la douleur est altérée, caractérisé cliniquement par une récurrente fièvre inexpliquée, un retard de croissance, l'absence de transpiration malgré la présence de glandes sudoripares normales, une insensibilité à la douleur, l'automutilation, ainsi qu’un retard mental et une aplasie de la dentine. L'absence de sensation douloureuse expose à de nombreux dangers avec des risques de traumatismes surtout chez le nourrisson et le jeune enfant. L'automutilation est une caractéristique presque invariable de ces troubles, impliquant souvent l’auto-extraction des incisives par le patient ainsi que des traumatismes des lèvres de la langue et des doigts en se servant des dents présentes sur l’arcade. Le diagnostic précoce et le soutien psychologique sont très importants. Nous rapportons le cas d'un patient atteint de l'insensibilité congénitale à la douleur qui s’est présenté à notre service pour la première fois avec des blessures d’automutilation de ses mains, des ulcérations de la muqueuse buccale d’origine traumatiques qui nous a consulté pour : persistance d’une ostéomyélite mandibulaire malgré l’avulsion de la dent causale. La prise en charge de ces patients comprend la prévention des complications tardives dues à la non perception de la douleur, une carie dentaire peut ainsi évoluer à bas bruit ; non révélée par la douleur ; jusqu’à occasionner une cellulite voire même une ostéomyélite. La Prévention des complications bucco-dentaires est donc très importante chez ces patients. Le Médecin dentiste doit donc être impliqué dans la gestion de ces patients dès que le diagnostic est fait, et une surveillance attentive devrait continuer tout au long de la durée de vie du patient. Nous allons détailler les différentes méthodes de prévention en odontostomatologie qui ont été suggérées. La correction des blessures auto-infligées doit être retardée jusqu'à un âge plus avancé. Il n'existe pas à l’heure actuelle un traitement permettant de guérir cette maladie, la gestion est limitée à la consultation préventive et corrective des conséquences fâcheuses de cette insensibilité.
Zakia MESSAOUDI (Alger, Algérie) , Amina PR KADDOUR
00:00 - 00:00 #52647 - P35 Profil scannographique des fractures mandibulaires , application de la classification de l'Association pour l'étude de l'Ostéosynthèse Cranio-Maxillo-Faciale : Étude de cas dans deux hôpitaux de Yaoundé, Cameroun.
P35 Profil scannographique des fractures mandibulaires , application de la classification de l'Association pour l'étude de l'Ostéosynthèse Cranio-Maxillo-Faciale : Étude de cas dans deux hôpitaux de Yaoundé, Cameroun.

Introduction : Les fractures mandibulaires constituent les traumatismes faciaux les plus fréquents, touchant principalement les jeunes adultes. Leur impact fonctionnel, esthétique et socio-économique impose un diagnostic précis et reproductible. La classification de l’AO CMF, largement validée dans les pays à haut revenu, reste rarement explorée en Afrique subsaharienne. Méthodes : Étude rétrospective, descriptive et transversale menée sur six mois au CHU et à l’Hôpital Central de Yaoundé. Tous les scanners crânio-maxillo-faciaux réalisés entre novembre 2023 et avril 2024 ont été analysés. Les fractures mandibulaires ont été codées selon les trois niveaux du système AO CMF : localisation anatomique, topographie et morphologie (fragmentation, déplacement, perte osseuse, atteinte dento-alvéolaire). Résultats : Sur 201 scanners, 82 patients (âge moyen 29,8 ans ; sex-ratio 8,1) présentaient 104 fractures. Les accidents de la voie publique, majoritairement liés aux motocyclettes, représentaient 70,7 % des causes. Les localisations principales étaient la symphyse/parasymphyse (33,7 %), le condyle (31,7 %) et le corps mandibulaire (18,3 %). Les fractures étaient le plus souvent simples (72,1 %), mais près d’un tiers franchissaient les zones de transition. Les atteintes dento-alvéolaires concernaient plus d’un patient sur deux. La classification AO CMF a permis une description standardisée, y compris pour les 43 fractures condyliennes, facilitant ainsi l’analyse de leur complexité et de leurs implications thérapeutiques. Conclusion : La classification AO CMF s’avère applicable et utile dans ce contexte à ressources limitées. Elle améliore la communication interdisciplinaire, soutient la planification chirurgicale et constitue un outil d’intelligence diagnostique au service d’une meilleure performance thérapeutique. À notre connaissance, il s’agit de la première étude à l’appliquer aux fractures mandibulaires en Afrique subsaharienne.
Gabin Armel MINKENG (Yaoundé, Cameroun)
00:00 - 00:00 #52648 - P36 Rôle des outils numériques dans l’apprentissage de la chirurgie orale : étude comparative selon le niveau d’étude.
P36 Rôle des outils numériques dans l’apprentissage de la chirurgie orale : étude comparative selon le niveau d’étude.

L’enseignement de la chirurgie orale évolue avec l’intégration croissante des outils numériques (e-learning, vidéos pédagogiques, simulateurs). Ces technologies offrent un apprentissage flexible et interactif, mais leur impact réel selon le niveau d’étude reste peu exploré. L’objectif de cette étude est d’évaluer leur utilisation et leur influence sur l’apprentissage chez les étudiants en médecine dentaire. Matériels et méthodes Une étude transversale a été menée auprès d’étudiants de 4e, 5e et 6e année. Un questionnaire anonyme en ligne a recueilli les données sur les caractéristiques des participants, les types d’outils utilisés et leur perception de l’efficacité pédagogique. Une analyse comparative selon le niveau d’étude a été réalisée (test du Chi², p < 0,05). Résultats Au total, 162 étudiants ont participé. L’utilisation des outils numériques était rapportée par 91,4 % des répondants, dominée par les vidéos pédagogiques (78 %) et les plateformes en ligne (65 %). Les étudiants de 4e année utilisaient davantage ces outils pour la compréhension théorique (p = 0,02), tandis que ceux de 6e année les privilégiaient pour la préparation clinique (p = 0,01). Globalement, 84 % estimaient que ces outils amélioraient leur apprentissage et 72 % rapportaient une réduction de l’anxiété préclinique. Cependant, 58 % considéraient qu’ils ne pouvaient remplacer l’enseignement clinique conventionnel. Discussion Les outils numériques occupent une place importante dans la formation en chirurgie orale et contribuent à améliorer les connaissances et la préparation clinique. Leur utilisation varie selon le niveau d’étude, reflétant des besoins pédagogiques évolutifs. Ces résultats confirment leur rôle complémentaire à l’enseignement traditionnel, sans s’y substituer. Conclusion Les outils numériques constituent un levier pédagogique efficace en chirurgie orale. Leur intégration raisonnée dans les cursus universitaires, en complément de la formation clinique, est essentielle pour optimiser l’apprentissage. Références Schlenz MA et al., J Dent Educ, 2020. Pottle J., Future Healthc J, 2019. Iyer P et al., J Dent Educ, 2020.
Soukaina ABIDI (rabat, Maroc) , Youssra AZZOUZ , Rime CHRAIBI , Saliha CHBICHEB
00:00 - 00:00 #52649 - P37 Utilisation du Sticky Bone en chirurgie orale : intérêt clinique et perspectives.
P37 Utilisation du Sticky Bone en chirurgie orale : intérêt clinique et perspectives.

Introduction La régénération osseuse guidée est essentielle en chirurgie orale, notamment en implantologie. Le Sticky Bone, obtenu par mélange de particules osseuses et de fibrine riche en plaquettes (PRF), représente une alternative récente aux greffes conventionnelles. Il se distingue par sa cohésion, sa facilité de manipulation et son potentiel biologique. L’objectif de ce travail est d’évaluer, à partir de la littérature, les indications et les résultats cliniques associés à son utilisation. Matériels et méthodes Une revue de la littérature a été réalisée à partir des bases PubMed, Scopus et Web of Science. Les articles publiés entre 2005 et 2024, en anglais et en français, ont été sélectionnés à l’aide des mots-clés « Sticky Bone », « PRF », « bone graft », « oral surgery » et « guided bone regeneration ». Les études cliniques, séries de cas et revues pertinentes ont été incluses. Les études in vitro, les articles non accessibles en texte intégral et ceux ne traitant pas directement des applications cliniques ont été exclus. Les données extraites concernaient les indications, les protocoles opératoires, les résultats et les complications. Résultats Cinquante-deux articles ont été identifiés, dont 21 retenus. Les principales indications étaient la régénération osseuse guidée, les comblements post-extractionnels et les élévations sinusiennes. Les études rapportent une meilleure stabilité du greffon grâce à la cohésion du matériau, facilitant sa manipulation et limitant la dispersion des particules. Une cicatrisation favorable et une néoformation osseuse satisfaisante sont décrites, avec un faible taux de complications. Toutefois, l’hétérogénéité des protocoles limite la comparabilité des résultats. Discussion Le Sticky Bone apparaît comme une alternative intéressante aux techniques conventionnelles. Sa structure et les facteurs de croissance issus du PRF pourraient favoriser la cicatrisation et l’angiogenèse. Sa facilité d’utilisation constitue un avantage clinique notable. Néanmoins, les preuves reposent majoritairement sur des études observationnelles à faible niveau de preuve. L’absence d’essais contrôlés randomisés et de suivis prolongés limite la solidité des conclusions. Conclusion Le Sticky Bone est une technique prometteuse en chirurgie orale, offrant stabilité et résultats cliniques encourageants. Des études prospectives standardisées sont nécessaires pour confirmer son efficacité et préciser ses indications. Références Sohn DS et al., Implant Dent, 2015. Miron RJ et al., J Periodontol, 2017. Choukroun J et al., Oral Surg Oral Med Oral Pathol, 2006.
Soukaina ABIDI (rabat, Maroc) , Youssra AZZOUZ , Rime CHRAIBI , Saliha CHBICHEB
00:00 - 00:00 #52748 - P39 Dents de sagesse incluses à risque : planification opératoire personnalisée.
P39 Dents de sagesse incluses à risque : planification opératoire personnalisée.

Introduction L’extraction des dents de sagesse mandibulaires incluses constitue un acte courant en chirurgie maxillo-faciale, mais elle reste associée à un risque non négligeable de complications, notamment neurologiques, infectieuses et osseuses. La complexité anatomique de la région angulo-mandibulaire, en particulier les rapports étroits avec le canal alvéolaire inférieur, impose une analyse préopératoire minutieuse. Observation Nous rapportons le cas d’un patient de 39 ans, sans antécédents pathologiques notables, adressé pour la prise en charge d’une dent de sagesse mandibulaire gauche incluse. L’orthopantomogramme initiale mettait en évidence une inclusion profonde de la 38 avec suspicion de rapports étroits avec le canal alvéolaire inférieur. Un CBCT a été réalisé afin de préciser ces rapports anatomiques. Compte tenu des éléments radiologiques, une extraction chirurgicale par voie exobuccale a été indiquée. L’intervention s’est déroulée sans complication peropératoire et les suites opératoires ont été simples, sans déficit sensitif ni complication locale. Discussion La gestion des dents de sagesse incluses à haut risque repose sur une évaluation précise des facteurs anatomiques individuels. Le Cone Beam constitue un outil clé dans l’évaluation du risque neurologique et l’aide à la décision chirurgicale. Bien que la voie endobuccale soit privilégiée dans la majorité des cas, la voie exobuccale demeure une alternative pertinente dans des situations sélectionnées, offrant un meilleur contrôle chirurgical et une réduction des contraintes mécaniques exercées sur la mandibule. Conclusion La planification opératoire personnalisée, appuyée par l’imagerie tridimensionnelle, permet d’adapter la stratégie chirurgicale aux contraintes anatomiques spécifiques de chaque patient. La voie exobuccale conserve ainsi une indication justifiée dans la prise en charge des dents de sagesse mandibulaires incluses à haut risque, contribuant à sécuriser le geste opératoire et à améliorer le pronostic fonctionnel. Références 1- Chen Y., Zhang L., Wang H. Risk assessment of inferior alveolar nerve injury in mandibular third molar surgery using CBCT. Journal of Oral and Maxillofacial Surgery. 2024. 2- Lee J.H., Kim J.W. Three-dimensional imaging in the surgical planning of impacted mandibular third molars. Oral Surgery, Oral Medicine, Oral Pathology and Oral Radiology. 2023 3- Al-Delayme R., Al-Shamiri H. Clinical outcomes of mandibular third molar surgery in high-risk cases. International Journal of Oral and Maxillofacial Surgery. 2024
Nassim OUABOU (AGADIR, Maroc) , Meryem ZEROUAL , Omayma EL GAMOUSSI , Rqia BOULGSOA , Kaoutar AZENKOUK , Asma BOUSSOUAB , Mohammed ABID , Zahra SAYAD
00:00 - 00:00 #52749 - P40 Prise en charge sur mesure des dysfonctions de l’articulation temporo-mandibulaire : de l’évaluation clinique au choix thérapeutique.
P40 Prise en charge sur mesure des dysfonctions de l’articulation temporo-mandibulaire : de l’évaluation clinique au choix thérapeutique.

Introduction Les dysfonctions de l’articulation temporo-mandibulaire (ATM) représentent un motif fréquent de consultation en chirurgie maxillo-faciale. Leur étiologie multifactorielle, associant facteurs musculaires, articulaires, occlusaux et psycho-émotionnels, rend leur prise en charge complexe et impose une approche individualisée. L’évaluation clinique rigoureuse permet d’orienter le choix thérapeutique vers des traitements conservateurs ou interventionnels, en fonction du profil clinique du patient et de la sévérité des symptômes. Matériels et méthodes Vingt-cinq patients présentant une dysfonction de l’ATM ont été pris en charge selon une approche thérapeutique personnalisée, fondée sur l’évaluation clinique initiale. Les patients ont bénéficié, selon l’indication, d’un traitement médical associé à des mesures hygiéno-diététiques, d’une gouttière de relaxation, d’une extraction de dents de sagesse incluses symptomatiques ou d’injections intra-articulaires d’acide hyaluronique. Résultats Le traitement médical isolé a permis une amélioration partielle et souvent transitoire de la douleur, sans amélioration fonctionnelle durable. Les gouttières de relaxation ont montré une amélioration plus stable des symptômes douloureux et fonctionnels. Les extractions dentaires ont entraîné une régression significative des symptômes lorsque l’étiologie dentaire était identifiée. Les injections d’acide hyaluronique ont permis une amélioration notable de la mobilité articulaire et une diminution des douleurs chroniques. Discussion Ces résultats confirment l’intérêt d’une approche graduée des dysfonctions de l’ATM. Le traitement médical seul apparaît limité, tandis que les thérapeutiques ciblées, fonctionnelles ou interventionnelles, offrent des résultats plus durables lorsqu’elles sont adaptées au mécanisme physiopathologique dominant. Conclusion Une prise en charge personnalisée, fondée sur l’évaluation clinique, permet d’optimiser les résultats fonctionnels et de rationaliser les indications thérapeutiques dans les dysfonctions de l’ATM. Références 1-Zhang Y, Zhang H, Liu R, Jin S, Huo T, Wei H, Qin L. The efficacy of treatments for temporomandibular disorders with occlusal splints versus other conservative therapies: a meta-analysis of randomized controlled trials. Oral Surg Oral Med Oral Pathol Oral Radiol. 2025 May;139(5):509-520. doi: 10.1016/j.oooo.2024.11.089. Epub 2024 Dec 3. PMID: 39893122. 2- Agostini F, Ferrillo M, Bernetti A, Finamore N, Mangone M, Giudice A, Paoloni M, de Sire A. Hyaluronic acid injections for pain relief and functional improvement in patients with temporomandibular disorders: An umbrella review of systematic reviews. J Oral Rehabil. 2023 Dec;50(12):1518 1534. doi: 10.1111/joor.13571. Epub 2023 Aug 22. PMID: 37608244.
Nassim OUABOU (AGADIR, Maroc) , Asma BOUSSOUAB , Meryem ZEROUAL , Omayma EL GAMOUSSI , Mohammed ABID , Rqia BOULGSOA , Kaoutar AZENKOUK , Zahra SAYAD
00:00 - 00:00 #52984 - P42 Evaluation de la qualité de vie chez les patients opérés pour fractures maxillofaciales.
P42 Evaluation de la qualité de vie chez les patients opérés pour fractures maxillofaciales.

Les fractures maxillo-faciales compromettent les fonctions oro-faciales (mastication, phonation, ouverture buccale), l’esthétique et le bien-être psycho-social, impactant significativement la qualité de vie (QV) postopératoire. L’évaluation standardisée de la QV complète les critères cliniques classiques de succès chirurgical (réduction anatomique, occlusion, consolidation). Sujet – Matériel et Méthodes – Résultats Étude prospective sur 55 patients adultes opérés pour fractures maxillo-faciales, stratifiés par sévérité via la Facial Injury Severity Scale (FISS) : 30 cas légers/modérés, 25 sévères. La QV est évaluée par l’OHIP-14 et un questionnaire spécifique en 20 items explorant les domaines psychosocial (estime de soi, interactions sociales), fonctionnel (douleur, alimentation, parole) et esthétique. Scores moyens initiaux : 72/100 (sévères) vs 81/100 (légers/modérés) ; postopératoires : 81/100 vs 89/100, avec amélioration significative des domaines fonctionnels chez tous les patients. Discussion La prise en charge chirurgicale optimise la récupération fonctionnelle mais les séquelles esthétiques et psychosociales persistent proportionnellement à la gravité initiale, particulièrement pour les fractures complexes ou multiples. Une approche multidisciplinaire intégrant rééducation et soutien psychologique s’avère nécessaire pour maximiser la QV à long terme. Conclusions Chez les 55 patients opérés, la QV s’améliore significativement de +9 points/100 en moyenne post-chirurgie, confirmant l’efficacité thérapeutique mais avec un meilleur pronostic pour les traumatismes légers/modérés (89/100) que sévères (81/100)
Asma BOUSSOUAB (Agadir, Maroc) , Omayma EL GAMOUSSI , Meryem ZEROUAL , Nassim OUABOU , Kaoutar AZENKOUK , Requia BOULGSOA , Mohammed ABID , Zahra SAYAD
00:00 - 00:00 #52986 - P43 De l’extraction à l’implant : intérêt de la préservation alvéolaire en secteur esthétique.
P43 De l’extraction à l’implant : intérêt de la préservation alvéolaire en secteur esthétique.

Introduction : La résorption osseuse qui suit une extraction dentaire est un phénomène inévitable, particulièrement marqué en secteur antérieur où les exigences esthétiques sont élevées. La préservation alvéolaire s’inscrit aujourd’hui comme une approche pertinente pour limiter ces remaniements et faciliter la réhabilitation implantaire ultérieure. L’objectif de ce travail est d’illustrer, à travers un cas clinique, l’intérêt de cette stratégie dans la gestion implantaire en zone esthétique. Observation : Un patient âgé de 64 ans, sans antécédents médicaux particuliers, a consulté pour la prise en charge de deux incisives centrales maxillaires présentant une mobilité terminale. L’examen clinique et l’imagerie tridimensionnelle ont mis en évidence une lyse osseuse limitée au tiers apical. Une extraction atraumatique a été réalisée, suivie d’une procédure de préservation alvéolaire associant un substitut osseux d’origine bovine et une membrane collagénique. Après une phase de cicatrisation de six mois, deux implants ont été placés dans des conditions osseuses favorables, sans recours à une augmentation osseuse complémentaire. Une temporisation à visée esthétique a été mise en œuvre deux semaines après la pose implantaire. La réhabilitation prothétique définitive a été réalisée après huit mois, avec un résultat esthétique et fonctionnel satisfaisant. Discussion : La littérature rapporte une perte volumique osseuse significative après extraction, en particulier au niveau de la corticale vestibulaire. La préservation alvéolaire permet de limiter cette résorption et de préserver l’architecture tissulaire, facilitant ainsi la phase implantaire différée. Dans le cas présenté, cette approche a permis d’éviter des techniques de régénération osseuse plus invasives lors de la pose implantaire, tout en assurant des conditions favorables à une réhabilitation esthétique. Néanmoins, le succès de cette stratégie repose sur une indication adaptée et une exécution rigoureuse du protocole chirurgical. Conclusion : La préservation alvéolaire constitue une stratégie fiable dans la gestion des sites d’extraction en secteur antérieur. Elle permet d’optimiser les conditions implantaires, de préserver les volumes tissulaires et d’améliorer la qualité du résultat esthétique. Une planification précise et une approche atraumatique sont essentielles à la réussite thérapeutique.
Hela ZOUAGHI (Tunisie, Tunisie) , Sarra AZZEZ , Naima AYARI , Chiraz BACCOUCHE
00:00 - 00:00 #52990 - P44 Reconstruction palpébrale supérieure par la méthode de Cutler-Beard : à propos d'un cas.
P44 Reconstruction palpébrale supérieure par la méthode de Cutler-Beard : à propos d'un cas.

Introduction Les pertes de substance étendues de la paupière supérieure constituent une problématique complexe en chirurgie reconstructrice palpébrale, en raison des exigences fonctionnelles et esthétiques propres à cette région. La technique de Cutler-Beard demeure une solution reconstructrice éprouvée pour les pertes de substance transfixiantes importantes lorsque les techniques locales simples sont insuffisantes. Sujet – Matériel et Méthodes – Résultats Nous rapportons le cas d’un patient de 57 ans présentant un carcinome basocellulaire de la paupière supérieure, occupant environ 80 % de la longueur palpébrale. Une exérèse carcinologique a été réalisée. Cette exérèse a entraîné une perte de substance transfixiante intéressant la totalité de la paupière supérieure. Au vu de l’importance du défect et de l’impossibilité d’une fermeture directe ou d’une reconstruction locale simple, une reconstruction en deux temps selon la technique de Cutler-Beard a été indiquée. La reconstruction a été effectuée à l’aide d’un lambeau bipédiculé de pleine épaisseur prélevée sur la paupière inférieure. La section secondaire du pont tissulaire a été réalisée après six semaines. Le résultat final a permis une restauration satisfaisante de la protection oculaire, avec une fonction palpébrale correcte et un résultat esthétique acceptable. Discussion La méthode de Cutler-Beard reste une option de choix dans la reconstruction des pertes de substance étendues de la paupière supérieure. Elle offre une reconstruction anatomiquement adaptée, au prix d’une occlusion oculaire transitoire et de la nécessité d’un second temps opératoire. Les complications potentielles, telles que l’entropion, le trichiasis ou la rétraction palpébrale, peuvent être limitées par une indication rigoureuse et une exécution chirurgicale précise. Conclusion La technique de Cutler-Beard constitue une méthode fiable et efficace pour la reconstruction des pertes de substance majeures de la paupière supérieure, avec des résultats fonctionnels et esthétiques satisfaisants lorsqu’elle est correctement indiquée.
Asma BOUSSOUAB (Agadir, Maroc) , Nassim OUABOU , Omayma EL GAMOUSSI , Meryem ZEROUAL , Kaoutar AZENKOUK , Requia BOULGSOA , Mohammed ABID , Zahra SAYAD
00:00 - 00:00 #52991 - P45 Grenouillette géante du plancher buccal : à propos d’un cas.
P45 Grenouillette géante du plancher buccal : à propos d’un cas.

Introduction La grenouillette est une pseudokyste salivaire du plancher buccal, le plus souvent issu de la glande sublinguale. Les formes géantes avec extension cervicale sont rares et posent des problèmes diagnostiques et thérapeutiques. Le traitement optimal reste discuté. Sujet – Matériel et Méthodes – Résultats Nous rapportons le cas d’un patient présentant une tuméfaction sus-hyoïdienne gauche évoluant depuis 10 ans, augmentant progressivement de volume. L’examen clinique retrouvait une masse sous-mentale molle associée à une volumineuse composante endobuccale occupant le plancher buccal. L’imagerie objectivait une formation kystique bénigne du plancher buccal évoquant une grenouillette géante. La ponction à l’aiguille fine ramenait un liquide salivaire riche en amylase. Une exérèse chirurgicale complète a été réalisée sous anesthésie générale par voie mixte endobuccale et cervicale. La pièce opératoire mesurait 12 cm dans son grand axe. Discussion Les grenouillettes géantes peuvent s’étendre au-delà du muscle mylohyoïdien et simuler d’autres lésions kystiques cervicales. L’imagerie et la ponction salivaire permettent d’orienter le diagnostic. L’exérèse de la glande sublinguale associée à l’ablation du kyste constitue le traitement de choix afin de limiter les récidives. Conclusion : La grenouillette géante est une entité rare dont le diagnostic repose sur la clinique, l’imagerie et la ponction exploratrice. Une prise en charge chirurgicale adaptée permet un excellent contrôle évolutif.
Asma BOUSSOUAB (Agadir, Maroc) , Meryem ZEROUAL , Mohammed ABID , Omayma EL GAMOUSSI , Kaoutar AZENKOUK , Requia BOULGSOA , Nassim OUABOU , Zahra SAYAD
00:00 - 00:00 #52993 - P46 Fibrine riche en plaquettes: une révolution biologique dans la fermeture des communications bucco-sinusiennes.
P46 Fibrine riche en plaquettes: une révolution biologique dans la fermeture des communications bucco-sinusiennes.

Fibrine riche en plaquettes (FRP) : Une révolution biologique dans la fermeture des communications bucco-sinusiennes Introduction : La communication bucco-sinusienne constitue une complication fréquente en chirurgie orale survenant le plus souvent suite à l’avulsion d’une dent maxillaire. Plusieurs techniques conventionnelles de fermeture sont proposées, cependant elles sont associées à une morbidité postopératoire accrue et/ou à des coûts plus élevés. La fibrine riche en plaquettes (PRF), biomatériau autologue, représente une alternative moderne favorisant la cicatrisation tissulaire. Matériel et méthodes : Une revue de la littérature basée sur des bases de données scientifiques (sciences direct, PubMed, Medline), en utilisant des mots clés : Communication bucco-sinusienne, PRF, communication oro- antrale, la fibrine. L’étude a été basée sur des données couvrant la période [2020-2026]. Résultats : La PRF favorise la cicatrisation par libération prolongée de facteurs de croissance (PDGF, TGF-beta, VEGF), stimulant l’angiogenèse et la régénération tissulaire. Son utilisation seule ou en association avec des techniques chirurgicales, permet une fermeture efficace des communications de petite à moyenne taille. Elle contribue à réduire la morbidité postopératoire et à améliorer la qualité des tissus cicatriciels. Discussion : La PRF s’inscrit dans une approche biologique de la chirurgie orale. Elle est particulièrement indiquée dans les communications récentes et de taille limitée. Comparée aux techniques conventionnelles, elle présente l’avantage d’être autologue, biocompatible et peu invasive. Toutefois, son efficacité est limitée dans les communications larges ou chroniques, nécessitant des techniques chirurgicales plus conventionnelles. Conclusion : La PRF constitue une option thérapeutique prometteuse dans la prise en charge des communications bucco-sinusiennes. Elle s’intègre dans une stratégie moderne visant à optimiser la cicatrisation tout en réduisant la morbidité chirurgicale.
Rqia BOULGSOA (Agadir, Maroc) , Ouabou NASSIM , Oumaima EL GAMOUSSI , Abid MOHAMMED , Meryem ZEROUAL , Boussouab ASMAA , Sayad ZAHRA
00:00 - 00:00 #52994 - P47 Abcès sous périosté orbitaire secondaire à une sinusite éthmoïdale : diagnostic précoce, prise en charge chirurgicale et revue critique de la littérature.
P47 Abcès sous périosté orbitaire secondaire à une sinusite éthmoïdale : diagnostic précoce, prise en charge chirurgicale et revue critique de la littérature.

Introduction L’abcès sous-périosté orbitaire est une complication rare mais grave des sinusites éthmoïdales, pouvant engager le pronostic visuel. Son diagnostic précoce et sa prise en charge rapide conditionnent l’évolution fonctionnelle. Sujet – Matériel et Méthodes – Résultats Nous rapportons le cas d’un patient de 19 ans, sans antécédents pathologiques notables, admis pour tuméfaction palpébrale gauche douloureuse avec peau en regard d’aspect inflammatoire évoluant depuis deux jours, associé à des algies sinusiennes et prise d’AINS. L’examen clinique retrouve une exophtalmie axile, œdème palpébral inflammatoire occlusif, ptosis, limitation douloureuse de l’oculomotricité et chémosis, correspondant à un stade III de la classification de Chandler. La tomodensitométrie orbito‑sinusienne met en évidence un abcès sous‑périosté médial gauche secondaire à une sinusite éthmoïdale. Un drainage chirurgical précoce par voie intra-orbitaire est réalisé, associé à une antibiothérapie probabiliste et une corticothérapie. L’évolution est favorable, marquée par une régression rapide des signes inflammatoires et une récupération complète de la motricité oculaire, sans séquelle fonctionnelle. Discussion Les abcès sous‑périostés orbitaires résultent le plus souvent de la diffusion d’une infection ethmoidienne à travers la lame papyracée, zone anatomiquement fragile de la paroi médiale de l’orbite. La tomodensitométrie permet de distinguer les formes cellulitiques des formes collectées et de poser l’indication d’un drainage chirurgical, en particulier aux stades avancés de Chandler, afin de réduire le risque de neuropathie optique, d’abcès intra-orbitaire ou de complications endocrâniennes. Conclusions L’abcès sous-périosté orbitaire constitue une urgence médico-chirurgicale. La tomodensitométrie est essentielle pour le diagnostic et l’indication thérapeutique. Une prise en charge précoce, associant traitement médical et drainage chirurgical, permet de préserver le pronostic visuel et de prévenir les complications graves.​
Asma BOUSSOUAB (Agadir, Maroc) , Mohammed ABID , Meryem ZEROUAL , Omayma EL GAMOUSSI , Kaoutar AZENKOUK , Requia BOULGSOA , Nassim OUABOU , Zahra SAYAD
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Allocutions institutionnelles

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CD02bis
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Conférence inaugurale FHS
Signature convention entre FHS & SFCO

Modérateurs : Pr Sylvie BOISRAME (PU-PH) (BREST), Dr Véronique DELMAS
Conférencier : Dr Franck RENOUARD (Conférencier, Paris)
Salle Méridienne

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CD02
14:30 - 15:30

Conférence inaugurale FHS
Signature convention entre FHS & SFCO

Modérateurs : Pr Sylvie BOISRAME (PU-PH) (BREST), Dr Véronique DELMAS
Conférencier : Dr Franck RENOUARD (Conférencier, Paris)
Salle Méridienne
15:30 Pause café & Visite des stands
Pause café & Visite des stands
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S01
16:00 - 17:30

Technique d'optimisation du potentiel
Séance commune assistante dentaire et chirurgien dentiste

Conférencier : Mickael SEVERINO
Salle 1

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CD08
16:00 - 16:45

Innovation numérique

Modérateurs : Dr Valentin ANDRE (CCU-AH Brest) (Brest), Dr Thomas FORTIN (Lyon)
Conférencier : Samuel GUIGO (Conférencier, Brest)
Salle 2

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CD04
16:00 - 18:00

Communications FSH/EIG : Millieu contraint

Modérateurs : Dr Clara BRETAUDEAU (MCU-PH) (Reims), Pr Anne-Gaëlle CHAUX (Puph) (Nantes)
16:00 - 16:10 #52475 - CO01 Prise en charge chirurgicale des patients détenus à la Maison d’arrêt de Nice : adaptation d’un protocole de soins en milieu contraint.
Prise en charge chirurgicale des patients détenus à la Maison d’arrêt de Nice : adaptation d’un protocole de soins en milieu contraint.

La prise en charge en chirurgie orale des patients détenus présente des contraintes organisationnelles, techniques et sécuritaires spécifiques. L’objectif de ce travail est de décrire l’organisation des parcours de soins en chirurgie orale mis en place entre l’Unité de Consultation et de Soins Ambulatoires (UCSA) de la Maison d’arrêt de Nice (MAN) et le pôle Odontologie-IUFC du CHU de Nice. Afin de maintenir une prise en charge chirurgicale sécurisée et efficiente malgré les contraintes du milieu carcéral. Une analyse descriptive-rétrospective de l’activité de chirurgie orale réalisée pour les patients détenus de la MAN sur la période 2017-2026 a été menée. Les caractéristiques de la population ainsi que les modalités de prise en charge ont été étudiées afin de définir le parcours de soins et les adaptations organisationnelles nécessaires. Les demandes relevant de la chirurgie orale représentent plus des deux tiers des premières consultations. Sur les deux premiers mois de 2026, 84,2 % des patients détenus avaient entre 18 et 45 ans. Malgré cette population jeune, la précarité sociale, l’altération de l’état de santé général et l’exposition à au moins une substance addictive chez plus de 90 % des patients compliquent significativement la prise en charge. Le parcours de soins débute par une première consultation, le plus souvent motivée par une douleur, comprenant un examen clinique et un bilan radiographique 2D minimal. Les situations simples sont traitées sur site par assainissement bucco-dentaire avec extractions des dents non conservables avant réorientation vers l’équipe pluridisciplinaire pour les soins conservateurs et prothétiques. Les actes plus complexes sont pris en charge selon les standards du service hospitalier : extractions complexes ou multiples, dents de sagesse, kystes maxillaires, chirurgie péri-apicale, traumatismes dento-alvéolaires et des tissus péri oraux ainsi que la prise en charge médicale des cellulites cervico-faciales. Les cas de fractures maxillaires sont adressés à l’Institut Universitaire de la Face et du Cou du CHU de Nice. Les interventions peuvent être réalisées sous anesthésie locale à la MAN, et sous anesthésie générale pour les cas les plus complexes au CHU. Face aux contraintes logistiques (manque de personnel pénitentiaire, absence de CBCT sur site, délais prolongés d’accès au bloc opératoire), plusieurs adaptations ont été mises en place : réalisation des CBCT par les praticiens de la MAN à l’IUFC, consultations d’anesthésie en télémédecine et discussion systématique des indications opératoires en staff pluridisciplinaire afin de prioriser les situations les plus complexes ou à risque. La chirurgie orale en milieu carcéral constitue un véritable défi organisationnel et clinique. La mise en place d’un protocole de coordination entre les structures hospitalières et pénitentiaires permet néanmoins d’assurer une prise en charge sécurisée et adaptée, malgré des contraintes techniques et logistiques importantes.
Michael GUIGON (nice) , Robin PICOT
16:10 - 16:20 #52557 - CO02 Prise en charge des traumatismes faciaux par le centre hospitalier de Mayotte : retour sur une organisation originale en milieu contraint.
Prise en charge des traumatismes faciaux par le centre hospitalier de Mayotte : retour sur une organisation originale en milieu contraint.

Prise en charge des traumatismes faciaux par le centre hospitalier de Mayotte : retour sur une organisation originale en milieu contraint. Lepouriel N*, Robert E**, Koutala S*, Moussa Ben R*, Collins F*, Harouna N* * Service d’Odontologie et Chirurgie orale, Centre Hospitalier de Mayotte ,97600 Mamoudzou ** Service de Chirurgie Plastique et Réparatrice, Centre Hospitalier de Mayotte, 97600 Mamoudzou Mayotte est située dans le canal du Mozambique à 8000km de Paris et 1500km de la Réunion.Le Centre Hospitalier de Mayotte (CHM) est le seul établissement de santé de l’île prenant en charge la traumatologie faciale. Le plateau technique du CHM est complet mais très sollicité au vu de sa faible capacité par rapport au bassin de population desservi (4 salles de bloc pour 300 000 habitants). Il n’y a jamais eu de chirurgien maxillo-facial (CMF) sur l’ile. Le service de recours se situe au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de la réunion à 1500 Km. En 2023, le dernier ORL titulaire quitte l’île, faisant reposer toutes les urgences maxillo-faciales sur le service CMF de la Réunion, pour les avis comme pour les interventions réalisées après évacuations sanitaires (EVASAN). Pour soulager la garde de la Réunion et faciliter le parcours patient, une organisation originale a été imaginée en 2024 : une ligne d’astreinte de traumatologie faciale est créée localement entre différentes spécialités compétentes : 1 chirurgien plasticien formé en traumatologie maxillo faciale, 2 chirurgiens dentistes qualifiés en chirurgie orale (1 sénior et 1 assistant), et les remplaçants ponctuels en ORL. L’astreinte assure la prise en charge des plaies complexes et des fractures du massif facial. Le nombre d’intervention pour fracture du massif faciale était tombé à 12 en 2023 suite au départ des ORL. La création de l’astreinte a permis de remonter à 27 interventions en 2024 puis 24 en 2025 (impact du cyclone Chido) et déjà 16 au premier trimestre 2026.La consultation multidisciplinaire a vu 540 passages en 2024, 612 en 2025. La garde CMF à la Réunion a été considérablement soulagée par le filtrage réalisé par notre équipe. Le CHU ne devant plus être contacté directement par les urgences. Les EVASAN sont en baisse. Aucune complication grave n’est recensée. Cette organisation multidisciplinaire permet une prise en charge sécurisée et fluide de la traumatologie faciale en milieu contraint : insularité, faibles ressources médicales et absence de l’ensemble des spécialités. Cette organisation originale permet prise en charge rapide et de qualité directement sur place avec un bénéfice médico-économique majeur malgré l’absence de spécialiste CMF. Elle crée également de l’attractivité et de la montée en compétence grâce au contact entre les différentes spécialités impliquées. Un projet d’échanges entre les équipes de Mayotte et de la Réunion devrait permettre d’améliorer encore la qualité des soins et la fluidité du parcours patient.
Nadjaty HAROUNA , Sarah KOUTALA , Emeric ROBERT , Francis COLLINS , Nolwenn LEPOURIEL (Mamoudzou) , Riffay MOUSSA BEN
16:20 - 16:30 #51331 - CO03 Culture qualité en odontologie : évaluation et impact d’un enseignement hybridé.
Culture qualité en odontologie : évaluation et impact d’un enseignement hybridé.

La culture de la qualité et de la sécurité des soins constitue un enjeu majeur en odontologie, dans un contexte d’exigence croissante en matière de sécurité des patients. Une étude récente (1) a montré que dans le service d’odontologie nantais, seuls 30% des répondants déclaraient avoir reçu une formation ou une information sur la démarche qualité et la gestion des évènements indésirables associés aux soins, contre 66% au niveau national. Afin de répondre à ces lacunes, un enseignement hybridé portant sur la « qualité, sécurité et gestion des évènements indésirables associés aux soins » a été conçu. Le choix d’un enseignement hybridé s’appuie sur son efficacité en matière d’assimilation des connaissances chez les étudiants de l’enseignement supérieur (2). L’objectif de cette étude pilote était d’évaluer cet enseignement auprès d’un groupe d’étudiants hospitaliers en odontologie. L’évaluation s’est appuyée sur le modèle de Kirkpatrick, permettant d’analyser la satisfaction des apprenants, l’acquisition des connaissances théoriques et leur transposition dans la pratique clinique. Les résultats obtenus montraient une évolution du nombre de signalements d’EIAS après l’enseignement traduisant une capacité d’identification et d’analyse ainsi qu’une plus grande vigilance vis-à-vis de ces évènements. Celle-ci est accompagnée d’une attitude plus bienveillante des étudiants volontaires envers leurs collègues. Le mode hybridé de la formation, le contenu et les supports pédagogiques ont été très appréciés ce qui témoigne d’un intérêt pour les thématiques abordées. Les étudiants estiment pouvoir mobiliser efficacement les connaissances acquises dans leur pratique future en cabinet. Une amélioration des connaissances théoriques a été observée ainsi qu’une prise de conscience des enjeux liés à la qualité et à la sécurité des soins. Par ailleurs, une transformation initiale des pratiques cliniques a été rapportée, témoignant d’une première appropriation des concepts enseignés. Enfin, les retours des étudiants ont mis en évidence des pistes d’amélioration et de réflexion. Les principales limites de ce travail sont relatives au nombre restreint de participants inclus dans l’étude et le biais d’auto-sélection des étudiants volontaires. Néanmoins, cette première expérimentation a permis de tester la faisabilité de l’enseignement, d’en évaluer l’impact initial et à 6 mois, et de recueillir des retours concrets sur sa mise en œuvre. Ces résultats suggèrent que l’intégration de cette formation au cursus principal, idéalement dès la phase pré-clinique, renforcerait son impact (3). Cette étude constitue ainsi une étape préliminaire essentielle dans le développement et la promotion d’une culture durable de la qualité et de la sécurité en odontologie. Références 1- Hervy P et al. J Patient Saf. 2024;20(8):e121 2- Lockey A et al. J Contin Educ Health Prof. 2022;42(4):256-264 3- Nguyen BT et al. JMIR Med Educ. 2024;10:e47127
Claire AUBERT , Pr Pr Anne-Gaëlle CHAUX (Nantes)
16:30 - 16:40 #52490 - CO04 L’âge des patients a-t-il un impact en chirurgie orale ? Données de l’étude transversale AGECHIR.
L’âge des patients a-t-il un impact en chirurgie orale ? Données de l’étude transversale AGECHIR.

Les stéréotypes négatifs associés au vieillissement se sont progressivement intensifiés dans les sociétés occidentales depuis la fin du XIXᵉ siècle (Reuben et al., 2015). Butler en 1969 définit l’âgisme comme un ensemble d’attitudes et de pratiques systématiques de stéréotypage et de discrimination à l’encontre des personnes âgées. A partir de 65 ans, ils sont ainsi exposés à des formes de discrimination, tant dans la sphère sociale que dans le système de soins, ou les comportements âgistes peuvent se traduire par des attitudes condescendantes, par l’exclusion des processus décisionnels (Senger, 2019), par la limitation de l’accès à l’information et aux traitements (Meisner, 2012). Dans ce contexte, nous avons souhaité évaluer le niveau de discrimination à l’égard des personnes âgées exprimé par des praticiens exerçant la chirurgie orale. L’étude a été menée du 1 mars au 30 juin 2025, en distanciel, à l’aide d’un questionnaire intégrant les versions françaises des questionnaires University of California, Los Angeles geriatrics attitudes scale (UCLA-GAS) (Opsommer, 2021) et Ageism Scale for Dental Students (ASDS) (Piaton, 2021), et l’évaluation des pratiques professionnelles dans des situations cliniques ayant pour seule différence l’âge du patient (45 ans versus 75 ans). Après vérification de la normalité des données, les scores obtenus par les participants aux questionnaires, une analyse de variance (ANOVA) a été conduite, en considérant l’âge (entre 21 et 40 ans, entre 41 et 60 ans, entre 61 et 81 ans), le sexe (femme, homme), la formation en chirurgie orale (Diplôme national seul, DES Chirurgie orale, formation continue) et le mode d’exercice (pratique privée, hôpital public, mixte) comme effet fixe et les participants comme effet aléatoire. Le seuil de significativité statistique a été fixé à p < 0,05. Au total, 63 participants ont été inclus dans l’étude (âge = 40,3±15,2 ans, 26 femmes). Le score UCLA-GAS moyen était égal à 50,0±6,6 avec 6,3% des participants présentant un score ≥42. Le score UCLA-GAS variait significativement en fonction de l’âge (F(3, 60) = 5,131, p<0,05), du sexe (F(2, 61) = 10,077, p<0,05) et de la formation (F(3, 60) = 3,157, p<0,05). Le score ASDS moyen était égal à 29,7±5,4. Le score ASDS variait significativement en fonction du sexe (F(2, 61) = 9,641, p<0,05) et de la formation (F(3, 60) = 3,163, p<0,05). Vingt-six praticiens (41,2%) ont fait varier la proposition de prise en charge en fonction de l’âge du patient sur au moins une situation clinique. La distribution des réponses ne variait pas en fonction des variables catégorielles. Plus de 9 praticiens sur 10 présentaient un score UCLA≥42, ce qui suggère une faible fréquence des comportements âgistes en chirurgie orale. Toutefois, le niveau de discrimination vis-à-vis des patients plus âgés est plus élevé chez les praticiens les plus jeunes, les femmes, et pour les praticiens sans formation autre que leur diplôme national.
Daisy BOCCARA , Pr Géraldine LESCAILLE (Paris) , Adeline BRAUD
16:40 - 16:50 #52491 - CO05 Gestion du risque hémorragique en chirurgie orale : Étude rétrospective et mise à jour des recommandations.
Gestion du risque hémorragique en chirurgie orale : Étude rétrospective et mise à jour des recommandations.

Introduction La gestion du risque hémorragique constitue un enjeu majeur en chirurgie orale, notamment chez les patients sous traitements anticoagulants ou antiagrégants. L’utilisation croissante des anticoagulants oraux directs (AOD) modifie le profil des complications hémorragiques et nécessite une adaptation des stratégies de prise en charge. L’objectif de cette étude était d’analyser les passages aux urgences pour hémorragie orale et de confronter ces résultats aux recommandations, actuellement en cours d’actualisation. Matériels et méthodes Une étude rétrospective a été réalisée au sein du service de médecine bucco-dentaire de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (GHPS, AP-HP, Paris), sur les années 2021 et 2022. Les dossiers des patients consultant pour un épisode hémorragique ont été analysés. Les données recueillies comprenaient les traitements antithrombotiques ainsi que les étiologies des hémorragies. Résultats Au total, 1144 passages pour hémorragie orale ont été recensés. Parmi eux, 563 patients présentaient un risque hémorragique avéré. Les anticoagulants oraux directs constituaient la catégorie la plus représentée, avec 218 patients. 115 patients étaient traités par antivitamines K (AVK) et 117 par antiagrégants plaquettaires (AAP). La première cause d’hémorragie recensée était l’avulsion simple, concernant 230 patients, suivie des avulsions multiples (148 patients). Enfin, la pose d’implants était à l’origine d’un épisode hémorragique chez 47 patients. Ces résultats illustrent le poids croissant des traitements antithrombotiques dans les complications hémorragiques en chirurgie orale. Discussion / Conclusion Les recommandations de la Société Française d’Anesthésie et de Réanimation (SFAR) concernant les actes invasifs programmés, actuellement en cours d’actualisation, préconisent l’absence d’interruption des AVK et des AOD pour les gestes à faible risque hémorragique (avulsions simples, pose d’implant...). En revanche, pour les gestes à risque hémorragique élevé, un arrêt est recommandé : dernière prise à J-5 pour les AVK et à J-3 pour les AOD en l’absence d’insuffisance rénale. Cependant, les résultats de cette étude montrent que les trois principales causes de passage aux urgences pour hémorragie surviennent après des gestes classés comme à faible risque hémorragique. Ces données invitent à reconsidérer nos pratiques et à insister, y compris pour des gestes à faible risque hémorragique, sur le respect des recommandations post-opératoires. Références 1. Société Française de Chirurgie Orale (SFCO). Prise en charge des patients sous antithrombotiques en chirurgie orale. Med Buccale Chir Buccale. 2015;21(4):203-12. 2. Margaux Pinana. Hémorragies de la cavité orale en urgence : étude rétrospective au GHPS. Sciences du Vivant [q-bio]. 2023. dumas-04742047 3. Société Française d’Anesthésie-Réanimation (SFAR) : « Anticoagulants et actes invasifs programmés » 2026. En attente de publication
Inès BENLEKHAL (Paris) , Margaux PINANA , Géraldine LESCAILLE , Juliette ROCHEFORT
16:50 - 17:00 #52495 - CO06 EXTRACTION DES QUATRE DENTS DE SAGESSE : QUEL EST L’ÂGE IDÉAL ?
EXTRACTION DES QUATRE DENTS DE SAGESSE : QUEL EST L’ÂGE IDÉAL ?

L’avulsion des quatre dents de sagesse est une intervention fréquente, dont les indications et complications sont bien codifiées. Toutefois, l’âge optimal de réalisation reste discuté. Cette étude vise à déterminer l’âge idéal d’avulsion en analysant le risque de complications et la durée opératoire en fonction de l’âge. Une étude rétrospective monocentrique a été menée sur 271 patients opérés sous anesthésie générale pour avulsion des quatre dents de sagesse entre 2015 et 2019. Le critère principal était le taux de complications à un mois. Les patients ont été répartis en classes d’âge. Au total, 33,6 % des patients ont au moins une complication, principalement des douleurs prolongées. Les patients âgés de 26 ans et plus présentaient significativement davantage de complications (jusqu’à 1,71 complication/patient) comparativement aux plus jeunes (p<0,001). Les complications nerveuses alvéolaires inférieures, les fractures de molaire adjacente et les racines laissées en place étaient plus fréquentes après 26 ans. À l’inverse, aucune différence significative n’était observée entre 13 et 25 ans pour la majorité des complications. La durée opératoire moyenne était de 30 minutes et augmentait significativement avec l’âge (p=0,006), avec une variabilité plus importante chez les patients de moins de 15 ans et de plus de 25 ans. Entre 15 et 25 ans, la durée opératoire était plus courte et plus prévisible. Ces résultats confirment que le risque de complications et la complexité opératoire augmentent avec l’âge. La tranche 15-16 ans apparaît comme la plus favorable, avec un faible taux de complications et une meilleure prédictibilité opératoire. Avant 25 ans, les résultats restent globalement comparables, tandis qu’au-delà de 26 ans, les risques augmentent significativement. En conclusion, lorsque les indications sont posées, une avulsion précoce, idéalement entre 15 et 16 ans, semble optimale. Ces données permettent d’améliorer l’information des patients et la prise de décision clinique, bien que des études prospectives multicentriques soient nécessaires pour confirmer ces résultats.
Stephane Malik Nail HAMMOUTENE (Marseille)
17:00 - 17:10 #52382 - CO07 TMF-ML : Analyse médico-légale des traumatismes de la sphère orale et maxillo-faciale dans le cadre de violences conjugales.
TMF-ML : Analyse médico-légale des traumatismes de la sphère orale et maxillo-faciale dans le cadre de violences conjugales.

Les violences conjugales constituent un problème majeur de santé publique, avec des répercussions physiques, psychologiques et sociales importantes. La sphère orale et maxillo-faciale est particulièrement touchée lors des agressions physiques, avec une prévalence estimée à plus de 29% dans le cadre de violences conjugales. Cette prévalence est significativement plus élevée chez les femmes victimes (41%)(1). Pourtant, peu d’études prospectives se sont attachées à décrire de façon détaillée les caractéristiques médico-légales de ces traumatismes au niveau de l’extrémité céphalique. En outre, le manque de formation et la gêne des chirurgiens-dentistes à aborder le sujet de la violence sont autant d'obstacles importants à l'identification, à l'orientation et au soutien des victimes de violence conjugale (2). Une étude prospective observationnelle multicentrique est menée au CHU de Brest et au GHBS de Lorient, après avis favorable du comité de réflexion éthique de territoire (dossier n°29BRC25.0448). Les patients majeurs consultant en unité médico-judiciaire après un dépôt de plainte pour des faits de violences conjugales avec atteinte de la sphère oro-maxillo-faciale sont susceptibles d’être inclus dans l’étude après information orale et écrite sur le protocole. L’absence de lésions physiques de la sphère oro-maxillo-faciale ou la présence d’une pathologie oro-maxillo-faciale préexistante aux faits rapportés constituent des critères de non-inclusion. Les données sont recueillies à partir d’un entretien, de l’examen clinique, des examens radiologiques et des certificats médico-légaux. Les variables collectées comprennent des données sociodémographiques, des données médico-légales (type de violence, auteur présumé, délai de consultation, consommation de toxiques, incapacité totale de travail) ainsi que les caractéristiques des lésions oro-maxillo-faciales (type, localisation, complications). La présence de pathologies de la sphère orale potentiellement liées au stress (SADAM, récurrences herpétiques, candidoses orales, etc.) est également recherchée.(3) Une analyse intermédiaire permettra de présenter les premiers résultats descriptifs de la cohorte. Les résultats attendus pourraient contribuer à améliorer le repérage clinique des victimes par les chirurgiens-dentistes et chirurgiens oraux, ainsi que la qualité de la documentation médico-légale et de la prise en charge. Les limites de l’étude incluent un biais de sélection, lié à la seule inclusion des patients ayant entamés une procédure judiciaire ainsi qu’un biais de mémoire pour certaines données déclaratives. 1. De Souza Cantão ABC et al. Dent Traumatol. 2024;40 Suppl 2:33‑42. 2. Coulthard P et al. Br Dent J. 2022;233(11):949‑55. 3. Ghasemzadeh-Hoseini E et al. International Journal of Body, Mind and Culture. 2023;10‑21.
Dr Pierre ROHARD (Brest) , Benoit SUPLY , Camille FRAMERY , Vincent JARDEL , Sylvie BOISRAME
17:10 - 17:20 #52394 - CO08 Étude comparative d'un modèle anatomique imprimé en 3D et d'un modèle banane pour la formation aux sutures et aux biopsies en odontologie : un essai contrôlé randomisé.
Étude comparative d'un modèle anatomique imprimé en 3D et d'un modèle banane pour la formation aux sutures et aux biopsies en odontologie : un essai contrôlé randomisé.

Contexte : L’acquisition des compétences chirurgicales, telles que la suture et la biopsie, est essentielle dans la formation initiale en odontologie. La simulation procédurale constitue une approche pédagogique reconnue pour améliorer l’apprentissage de ces gestes techniques dans un environnement sécurisé (Gonzalez-Navarro 2021; Field 2017). Plusieurs modèles sont utilisés, allant de supports anatomiques réalistes, tels que les modèles imprimés en 3D, aux modèles simples et peu coûteux comme la banane (Ardila 2023; Wong 2018). Cependant, aucune étude randomisée n’a comparé directement l’efficacité pédagogique de ces deux modèles. Objectif : Cette étude vise à déterminer quel modèle, la banane ou le modèle anatomique imprimé en 3D, est le plus efficace pour l’enseignement des sutures et des biopsies chez les étudiants en troisième année d’odontologie, en tenant compte à la fois des aspects techniques et non techniques. Méthode : Au total, 74 étudiants ont participé à cet essai contrôlé randomisé parallèle à deux bras. L’efficacité non technique a été évaluée en analysant les réactions des étudiants aux modèles pédagogiques après les travaux pratiques, ainsi qu’en mesurant leur niveau de compétence perçue, leur confiance et leur anxiété avant et après la formation. L’efficacité technique a été évaluée de manière objective en notant les sutures et les biopsies à l’aide d’une grille critériée. Résultats : Les étudiants du groupe modèle anatomique imprimé en 3D étaient plus satisfaits que ceux du groupe banane pour l’ensemble des critères évalués, notamment la facilité de manipulation, le réalisme et l’adéquation à la préparation clinique (p < 0,0001). Après les travaux pratiques, les deux groupes ont montré une amélioration de leurs compétences (p < 0,001) et de leur confiance (p < 0,001), ainsi qu'une diminution de leur anxiété (p < 0,001), sans différence significative entre les groupes. Les scores d'évaluation objective des sutures étaient plus élevés dans le groupe modèle anatomique imprimé en 3D que dans le groupe banane (17,68/20 vs 12,97/20 ; p < 0,0001), tandis que pour les biopsies, aucune différence significative n'a été observée (8,60/10 vs 8,17/10 ; ns). Conclusion : Le modèle anatomique imprimé en 3D s'est avéré supérieur au modèle banane, tant sur le plan non technique que sur le plan technique, pour la pratique des sutures. Cette supériorité pourrait notamment s’expliquer par de meilleures propriétés mécaniques et un réalisme accru. Pour les biopsies, les deux modèles se sont révélés aussi efficaces l’un que l’autre, ce qui suggère que la fidélité tissulaire est peut-être moins critique pour cette procédure. Références Gonzalez-Navarro B et al. BMC Med Educ, 2021;21:250. Field JC et al. Eur J Dent Educ, 2017;21(Suppl 1):18–24. Ardila CM et al. Heliyon. 2023;9:e13395. Wong K et al. Am J Otolaryngol. 2018;39(6):672–7.
Léo CHOCOLOFF (Nantes)
17:20 - 17:30 #52436 - CO09 Impact de la gamification sur l’apprentissage des pathologies de la muqueuse buccale chez les étudiants en odontologie : un essai contrôlé randomisé.
Impact de la gamification sur l’apprentissage des pathologies de la muqueuse buccale chez les étudiants en odontologie : un essai contrôlé randomisé.

Contexte : L’enseignement des pathologies de la muqueuse orale constitue une compétence essentielle dans la formation des chirurgiens-dentistes. Ces lésions sont fréquentes en pratique clinique mais elles sont parfois difficiles à diagnostiquer pour les praticiens (Field 2017, Ergun 2009). La gamification, qui consiste à intégrer des mécanismes de jeu en dehors de leur contexte d’origine, est de plus en plus utilisée dans l’enseignement en santé afin d’améliorer notamment la motivation et l’engagement des étudiants (Sardi 2017, van Gaalen 2021). Dans ce contexte, la gamification apparaît comme une stratégie pédagogique prometteuse pour l’enseignement des pathologies de la muqueuse buccale. Cependant, à notre connaissance, aucun jeu pédagogique dédié n’a encore été rapporté dans la littérature. Objectif : Le but était de déterminer si l'apprentissage par la gamification donne de meilleurs résultats pédagogiques que l'apprentissage traditionnel dans l'acquisition de connaissances sur les pathologies de la muqueuse buccale chez les étudiants en cinquième année d’odontologie. Méthode : Au total, 71 étudiants ont participé à cet essai contrôlé randomisé par grappes, en deux bras parallèles. Seuls les étudiants du groupe gamification ont eu accès au jeu de carte MUQBUC (trois sessions de 60 minutes) ainsi qu’à sa plateforme complémentaire de micro-apprentissage Wooflash®. Les résultats pédagogiques ont été évalués à l'aide des trois premiers niveaux du modèle d'évaluation de Kirkpatrick (Kirkpatrick 2006), immédiatement après l'enseignement (niveaux 1 et 2) et quatre mois plus tard (niveau 3). Résultats : Pour le niveau 1 (réaction), les étudiants ayant eu accès au jeu ont obtenu des scores de satisfaction globale (plaisir, collaboration, collectif, dynamique) plus élevés que ceux du groupe contrôle. Les scores de confiance et d'auto-évaluation des compétences se sont améliorés dans les deux groupes, sans différence significative entre eux, à l'exception d'un élément. Pour le niveau 2 (apprentissage), aucune différence significative n'a été observée entre les groupes en termes de scores de connaissances avant et après l'enseignement ; cependant, les élèves ont perçu le jeu comme « un bon moyen mnémotechnique », « utile pour se souvenir de la leçon » et « pratique ». Pour le niveau 3, la confiance et l'auto-évaluation des compétences ne différaient pas de manière significative entre les groupes quatre mois après l'enseignement. Conclusion : La gamification appliquée à l’enseignement des pathologies de la muqueuse orale améliore l’expérience d’apprentissage et la satisfaction des étudiants, sans bénéfice supplémentaire démontré sur les connaissances ou la confiance à court ou à moyen terme. Ces résultats suggèrent que les jeux pédagogiques constituent un outil complémentaire intéressant pour dynamiser l’enseignement en odontologie. D'autres études devraient être menées afin d'évaluer son impact potentiel sur la pratique clinique.
Anaïs BONNEAU (LA ROCHELLE)
17:30 - 17:40 #52659 - CO10 Intégration des jeux sérieux dans la formation initiale en chirurgie orale : effets de l’apprentissage par le jeu, de la répétition et de l’accès différé sur les compétences des étudiants en odontologie – étude contrôlée randomisée.
Intégration des jeux sérieux dans la formation initiale en chirurgie orale : effets de l’apprentissage par le jeu, de la répétition et de l’accès différé sur les compétences des étudiants en odontologie – étude contrôlée randomisée.

La chirurgie orale est une discipline exigeante qui combine des compétences techniques et décisionnelles, avec des risques potentiels importants tels que les hémorragies, les infections ou les lésions orales. La transition entre les apprentissages théoriques et la prise en charge réelle des patients constitue une étape critique dans la formation des étudiants. Dans ce contexte, les jeux sérieux apparaissent comme des outils pédagogiques innovants, offrant un environnement virtuel immersif, sécurisé et reproductible. Ils permettent aux étudiants de s’entraîner à la prise de décision, d’anticiper les complications et de renforcer leur raisonnement clinique sans risque pour le patient, tout en bénéficiant d’un feedback immédiat. Une étude contrôlée randomisée avec un design à accès différé a été menée à l’UFR d’Odontologie de l’Université Paris Cité auprès de 131 étudiants de troisième année. Les participants ont été répartis en deux groupes : un groupe « test » ayant un accès précoce au jeu sérieux et un groupe « contrôle » bénéficiant d’un accès ultérieur. Les compétences cliniques ont été évaluées à trois moments distincts de l’étude : avant l’accès au jeu sérieux (T1), après son utilisation par le groupe « test » (T2), puis après son utilisation par le groupe « contrôle » (T3), à l’aide de dossiers cliniques progressifs. Les scores ont augmenté de manière significative entre T1 et T3 dans le groupe « test » (respectivement 70 ± 8,8 % et 74,4 ± 9,4 %, p < 0,05, test t) ainsi que dans le groupe « contrôle » (respectivement 70 ± 12,5 % et 75 ± 8,1 %, p < 0,05, test t). Les scores ont également augmenté de façon significative entre T2 et T3 dans le groupe « contrôle » (respectivement 70,6 ± 9,4 % et 75 ± 8,1 %, p < 0,05, test t). Les jeux sérieux représentent un complément pertinent aux méthodes d’enseignement traditionnelles en chirurgie orale. Ils favorisent l’acquisition et la consolidation des connaissances, ainsi que le développement du raisonnement clinique, tout en facilitant la transition entre théorie et pratique. Néanmoins, ils ne sauraient se substituer à l’apprentissage clinique au contact des patients. Des études complémentaires sont nécessaires afin d’évaluer leur impact à long terme et d’optimiser leur intégration dans les cursus de formation.
Eugénie LONGE , Pr Géraldine LESCAILLE (Paris) , Adeline BRAUD
Salle Méridienne
16:45

"Mercredi 17 juin"

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CD05
16:45 - 18:00

Communications libres - Le Numérique 3.0 & Chirurgie orale

Modérateurs : Dr Valentin ANDRE (CCU-AH Brest) (Brest), Dr Thomas FORTIN (Lyon)
16:45 - 16:55 #52488 - CO11 MEMBRANE COMPOSITE MULTICOUCHE IMPRIMÉE EN 3D ASSOCIANT TISSU PLACENTAIRE ET PLGA-HA POUR LA RÉGÉNÉRATION OSSEUSE.
MEMBRANE COMPOSITE MULTICOUCHE IMPRIMÉE EN 3D ASSOCIANT TISSU PLACENTAIRE ET PLGA-HA POUR LA RÉGÉNÉRATION OSSEUSE.

Introduction : Les membranes placentaires présentent des propriétés biologiques prometteuses pour la régénération osseuse guidée (ROG) (Fénelon 2021), mais se caractérisent par une faible résistance mécanique et une capacité limitée de maintien de l’espace. Afin de pallier ces limitations, une membrane composite (CM) imprimée en 3D, associant une membrane amnio-chorionique humaine (ACM) (Galvez 2025) à une couche renforcée de poly(acide lactique-co-glycolique)-hydroxyapatite (PLGA-HA) (Babilotte 2019), a été développée. Méthodes : Une CM a été obtenue par impression sur l’ACM d’une membrane poreuse en PLGA-HA par dépôt de fil fondu (FDM). La fiabilité de l’impression a été évaluée par la caractérisation de l’aire des pores, la distribution spatiale de l’hydroxyapatite (micro-CT), et l’adhésion entre les couches (test de pelage). Les contenus biologiques de la CM et de l’ACM ont été comparés concernant le collagène, les glycosaminoglycanes sulfatés et les facteurs de croissance. La dégradation in vitro a été suivie pendant 12 semaines par la mesure de masse, du pH et de la libération de calcium. Les propriétés mécaniques ont été évaluées par des tests de rétention à la suture, de traction uniaxiale, et de flexion en trois points. La cytocompatibilité a ensuite été analysée in vitro, puis la biocompatibilité de la CM a été étudiée in vivo dans un modèle sous-cutané chez le rat. Résultats : L’impression par FDM a permis la fabrication reproductible d’une CM présentant une aire de pores homogène, une distribution uniforme de l’HA et une adhésion satisfaisante entre les couches, tout en préservant le contenu biologique de l’ACM. La dégradation in vitro de la CM a montré une perte de masse significativement inférieure à celle de l’ACM à plusieurs temps d’évaluation, associée à une libération notable de calcium et à des valeurs de pH proches de la neutralité. Les essais mécaniques ont mis en évidence une résistance à la suture et une résistance en traction supérieures à celles de l’ACM, ainsi que des propriétés en flexion améliorées par rapport au PLGA-HA seul. Enfin, la CM a démontré une cytocompatibilité in vitro et une biocompatibilité in vivo. Conclusion : Grâce à la fiabilité de l’impression 3D par FDM, une CM acellulaire, homogène, non cytotoxique et biocompatible a été développée. Cette CM imprimée en 3D permet d’associer efficacement le contenu biologique du tissu placentaire aux propriétés mécaniques de la couche polymérique. Le potentiel ostéogénique de cette nouvelle membrane doit désormais être évalué par des études complémentaires. - Fénelon M, et al. Applications of Human Amniotic Membrane for Tissue Engineering. Membranes 2021 - Galvez P, et al. In vitro and in vivo assessment of a new acellular human amnion/chorion membrane device for guided bone regeneration. Sci Rep 2025 - Babilotte J, et al. 3D printed polymer–mineral composite biomaterials for bone tissue engineering: Fabrication and characterization. J. of Biomed Mat Res Part B 2019
Dr Paul GALVEZ , Dr Paul GALVEZ (Bordeaux) , Etienne PAGIN , Yoann TORRES , Xavier LAFARGE , Loïc SENTILHES , Florelle GINDRAUX , Marlène DURAND , Sylvain CATROS , Jean-Christophe FRICAIN , Mathilde FENELON
16:55 - 17:05 #51761 - CO12 Apport de la réalité virtuelle et de la modélisation 3D dans la planification en chirurgie orale : projet OREAL pour une amélioration de la formation des internes.
Apport de la réalité virtuelle et de la modélisation 3D dans la planification en chirurgie orale : projet OREAL pour une amélioration de la formation des internes.

Introduction: La réalité virtuelle (RV) immersive a démontré son intérêt dans l’enseignement de l’anatomie en chirurgie orale, il s’agit désormais d’explorer son apport dans la planification chirurgicale numérique. Ce travail de thèse s’inscrit dans le projet pédagogique OREAL visant à améliorer la formation des internes DESCO. Le respect du principe éthique « jamais la première fois sur le patient » décrit par la Haute Autorité de Santé, impose aujourd’hui la simulation en santé. Elle permet la reproduction de situations cliniques et l’enseignement de procédures diagnostiques et thérapeutiques à travers l’utilisation de matériel, de la RV et/ou de patients standardisés. Observation: La formation des internes à la modélisation des cas cliniques semble nécessaire pour améliorer l’analyse des difficultés opératoires. Les programmes de simulation aujourd’hui portés par les industriels de l’implantologie n’évaluent pas les compétences acquises. Le projet OREAL mené par l’université de Paris vise à proposer des modules pédagogiques de simulation. L’objectif est la planification chirurgicale numérique grâce à un jumeau numérique et à un logiciel de planification implantaire permettant de simuler l’ensemble des actes menés en chirurgie orale. Cela améliore l’analyse préopératoire : identification des variations anatomiques individuelles, des structures anatomiques nobles et conception de guides chirurgicaux (Ashraf et al, 2019). Discussion: Cette innovation pédagogique permettrait d’optimiser et d’uniformiser la formation des internes. Aujourd’hui, tous les actes pratiqués en chirurgie orale peuvent être simulés grâce à la RV non immersive : avulsions dentaires et dents surnuméraires, kystes des mâchoires (Cohen et al, 2018), chirurgies pré-implantaires et implantaires. Les premiers essais menés en RV immersive montrent, à ce jour, des limites technologiques mais l’amélioration des performances des logiciels devrait permettre de les surmonter. Conclusion: L’analyse pré-chirurgicale traditionnelle a fait ses preuves mais la planification chirurgicale numérique en RV présente des avantages indéniables (Mao et al, 2021). Les outils technologiques se développent en santé et la formation des praticiens doit être renforcée et encadrée. Le perfectionnement des imageries tridimensionnelles, des empreintes optiques et des applications de planification chirurgicale permettent de préciser les analyses pré-chirurgicales et de personnaliser les traitements grâce à la RV non immersive. Les logiciels de planification chirurgicale en RV immersive sont en cours de développement pour la sphère cervico-faciale. La mise à disposition d’outils pédagogiques actualisés est essentielle pour améliorer la prise en charge thérapeutique des patients. Ashraf A et al. BMC Oral Health, 2019; 19 (238) Cohen J et al. J Oral & Maxillofac Surg, 2021;76(10): 2137e1-2137e6 Mao et al. J Surg Res, 2021; 268: 40-68
Anaïs GOMMIER (PARIS) , Vanessa CHIM , Rufino FELIZARDO , Géraldine LESCAILLE
17:05 - 17:15 #52560 - CO13 Régénération osseuse guidée par membrane d-ptfe : apport de la planification numérique.
Régénération osseuse guidée par membrane d-ptfe : apport de la planification numérique.

Soufyane Mekaïs *†, Malika Ibn Kayat **†, Gaël Millot**, Anne Benhamou**, Olivier Fromentin*** , Ihsène Taihi**** 2 orateurs † Co-auteur Attaché hospitalier / Ancien interne Desco * CCU-AH Prothèse, Université Paris Cité, Service d’Odontologie, Hôpital Charles Foix (AP-HP), 94200 Ivry-sur-seine ** Pratique privée *** PU-PH Prothèse, Université Paris Cité, Service d’Odontologie, Hôpital Rothschild (AP-HP), 75012 Paris **** MCU-PH Chirurgie Orale, Université Paris Cité, Service d’Odontologie, Hôpital Rothschild (AP-HP), 75012 Paris Introduction La régénération osseuse guidée (ROG) constitue une thérapeutique fréquemment indiquée en chirurgie implantaire, notamment dans les situations de défauts verticaux et horizontaux post-extractionnels ou post-explantation. Toutefois, la régénération osseuse demeure un défi clinique majeur en raison de la complexité biologique et mécanique des reconstructions, ainsi que de la variabilité des résultats obtenus. Elle repose sur les principes biologiques de fermeture primaire, stabilisation du caillot, maintien d’espace et apport vasculaire décrits par Wang et Boyapati. Les membranes en polytétrafluoroéthylène dense (d-PTFE), à faible porosité, assurent un maintien d’espace stable et présentent une meilleure tolérance à l’exposition. La planification numérique pourrait améliorer la prédictibilité de ces procédures complexes. Observation Un patient de 47 ans présentait un défaut osseux vertical et horizontal post-explantation implantaire. Une ROG par membrane d-PTFE a été indiquée. À partir des données issues de la tomodensitométrie volumique à faisceau conique (TDM volumique ou CBCT), des empreintes et du projet prothétique, le volume osseux cible a été modélisé numériquement. Un modèle imprimé et stérilisé a permis la conception d’un guide chirurgical intégrant le positionnement prédéfini des dispositifs de fixation de la membrane. Discussion Le guide a permis une adaptation précise du volume de régénération planifié, une optimisation du positionnement et de la fixation de la membrane, et un meilleur contrôle de la stabilité mécanique per-opératoire. La réduction de l’improvisation peropératoire et du temps chirurgical a été observée. Le gain osseux obtenu était compatible avec la planification implantaire initiale. La littérature récente souligne l’intérêt des approches personnalisées dans les augmentations verticales complexes, bien que le niveau de preuve reste encore limité concernant l’intégration systématique de la planification numérique en ROG avec membrane d-PTFE. Conclusion La planification numérique appliquée à la ROG avec membrane d-PTFE permet une approche anticipée, mesurable et potentiellement reproductible. Cette stratégie semble améliorer la précision volumétrique et la stabilité mécanique dans les reconstructions osseuses complexes, tout en nécessitant des validations cliniques complémentaires. Références Wang HL et al. Implant Dent. 2006 Urban IA et al. Clin Oral Implants Res. 2024 Zhao R et al. Molecules. 2021
Soufyane MEKAÏS (Paris) , Malika IBN KAYAT
17:15 - 17:25 #51510 - CO15 Complications hémorragiques post-avulsionnelles en chirurgie orale hospitalière : étude rétrospective du 5 septembre au 23 décembre 2022.
Complications hémorragiques post-avulsionnelles en chirurgie orale hospitalière : étude rétrospective du 5 septembre au 23 décembre 2022.

Bien que généralement considérées comme des procédures simples, les avulsions dentaires peuvent être associées à des complications hémorragiques post-opératoires, en particulier chez les patients avec comorbidités ou recevant un traitement antithrombotique. La gestion de ces patients représente un enjeu clinique majeur, dans un contexte de vieillissement de la population et d’augmentation de la prescription des anticoagulants et antiagrégants plaquettaires (Hua 2021, AlAgil 2024). Cette étude évalue l’incidence des complications hémorragiques post-avulsionnelles dans un service d’odontologie hospitalier et vise à identifier les facteurs associés et décrire les modalités de prise en charge. Il s’agissait d’une étude observationnelle rétrospective monocentrique menée au sein du service d’odontologie du CHU de Nantes. Tous les patients majeurs ayant bénéficié d’une ou plusieurs avulsions dentaires entre le 5 septembre et le 23 décembre 2022 ont été inclus. Les données démographiques, médicales, thérapeutiques et chirurgicales ont été recueillies à partir des dossiers informatisés. L’événement principal était la survenue d’une hémorragie post-avulsionnelle nécessitant une intervention supplémentaire. Des analyses descriptives et bivariées ont été réalisées. Au total, 627 patients correspondant à 773 avulsions ont été inclus. L’âge moyen était de 46 ans. Parmi les interventions, 14 % concernaient des patients sous traitement antithrombotique, principalement des antiagrégants plaquettaires et des anticoagulants oraux directs. Huit complications hémorragiques post-opératoires ont été observées, correspondant à une incidence globale de 1,0 %. Sept d’entre elles sont survenues chez des patients sous traitement antithrombotique (6,5 % des interventions exposées), contre un seul cas chez un patient non exposé (0,15 %). Les saignements sont tous apparus dans les 24 heures suivant l’intervention, majoritairement dans les 12 premières heures. Les analyses ont montré une association significative entre la survenue d’une hémorragie et l’exposition à un traitement antithrombotique, ainsi qu’avec certains facteurs chirurgicaux, comme les avulsions multiples, de molaires et la séparation radiculaire (Bacci 2010, Izzetti 2024). L’ensemble des complications a pu être contrôlé par des mesures locales simples: révision alvéolaire, sutures, hémostatiques locaux et acide tranexamique. Cette étude confirme que les complications hémorragiques post-avulsionnelles sont rares en pratique hospitalière et contrôlables par des mesures locales adaptées. Elle soutient les recommandations actuelles préconisant le maintien des traitements antithrombotiques pour les gestes de chirurgie orale à risque faible ou modéré, à condition d’anticiper la complexité du geste et de mettre en œuvre une hémostase locale rigoureuse (SFCO 2020, SDCEP 2022). Ces résultats présentent un intérêt pour la pratique clinique quotidienne, tant hospitalière que libérale (SFCO 2020, SDCEP 2022, Manfredi 2023).
Axelle DUMOULIN (Rennes) , François DAVIET , Chaux ANNE-GAËLLE
17:25 - 17:35 #52497 - CO16 Quel est votre diagnostic ?
Quel est votre diagnostic ?

Introduction : Un patient de 32 ans, sans antécédents médico-chirurgicaux, s'est présenté avec un nodule ferme, indolore, bien limité et mobile situé sur le bord basal mandibulaire gauche. La peau en regard était saine, sans signe d’inflammation. Cette tuméfaction asymptomatique était apparue il y a 2 ans et avait augmenté en volume depuis 4 mois. Une tomodensitométrie à faisceau conique a montré une lésion bien limitée situé dans les tissus mous, para-mandibulaire. Cette lésion avait une matrice partiellement ossifiée, sans base d’implantation ni scalloping de l’os mandibulaire. Aucune réaction périostée n’a été trouvé. Aucune récidive n’a été signalée 5 ans après l'exerese. Quel est votre diagnostic? Observation : La localisation de la lésion dans les tissus mous sans rapport mandibulaire et sa mobilité excluaient le diagnostic d’exostose ou ostéome. La description radiologique a éliminé un hématome ossifié post-traumatique, un ganglion calcifié ou un kyste sébacé. L’analyse histologique a révélé une lésion nodulaire circonscrite composé d’os spongieux différencié nouvellement formé avec activité ostéogénique. Discussion : Un diagnostic de fasciite ossifiante (FO) a été proposé pour cette lésion osseuse bénigne développée au dépend du fascia, sans connexion mandibulaire, ni réaction périostée ou corticale. La FO est une tumeur bénigne rare, non néoplasique des tissus mou, non lié à un os ou à un muscle, classé comme sous-type de fasciite nodulaire. Habituellement situé dans le fascia des muscles des membres supérieurs, le tronc, la tête et le cou, nous décrivons, à notre connaissance, le premier cas de FO au niveau du menton. La FO concernent principalement les femmes âgées de 20 à 30 ans, mais peuvent survenir à tous les âges. L’atteinte de la tête et du cou est plus fréquente chez les enfants. La FO est présentée classiquement comme une tumeur ossifiante unique de 2 cm dans sa dimension la plus longue. Elle atteint sa taille finale en quelques semaines. Une sensibilité ou une douleur sont généralement associées à la phase de croissance des FO. Aucune récidive ou métastase n’a été décrite. Le traitement consiste en une résection chirurgicale complète. Le principal diagnostic différentiel à discuter est un ostéosarcome extrasquelettique, plus rare, il affecte principalement les hommes âgé de plus de 60 ans. Une confusion diagnostic entre FO et sarcome est probable si l’analyse histologique est effectuée sur une biopsie de petite taille ou si l’exerese est effectuée tôt, pendant la phase de croissance. À cette phase la FO peut présenter des signes histologiques suspects comme une cellularité élevée ou de nombreuses images d’activité mitotique. Conclusion : La pathogenèse de la FO reste mal élucidé, une éthiologie réactive ou tumoral est encore en discussion. Un traumatisme a été mentionné dans certaines études, seulement 10 à 15 % des patients atteints d’une FO relatent des antécédents de traumatisme sans aucune preuve formelle de cette causalité.
Stephane Malik Nail HAMMOUTENE (Marseille)
17:35 - 17:45 #52386 - CO17 Gestion des maladies auto-immunes en chirurgie orale au Maroc :étude transversale.
Gestion des maladies auto-immunes en chirurgie orale au Maroc :étude transversale.

Introduction : Les maladies auto-immunes regroupent des pathologies pouvant affecter la cavité buccale et compliquer la chirurgie orale. Leurs manifestations cliniques ainsi que les traitements immunosuppresseurs, augmentent les risques infectieux, hémorragiques et de retard de cicatrisation. L’objectif de ce travail est d’explorer les défis rencontrés lors de la prise en charge des patients atteints de maladies auto-immunes en chirurgie orale au Maroc. Méthodes : Une étude transversale a été menée entre septembre 2024 et avril 2025 auprès de 270 dentistes diplômés dans la région de Rabat Salé et Témara. Un questionnaire préparé avec Google Forms a été utilisé. Le questionnaire a été envoyé à tous les Chirurgiens de cette région. Il comprenait une première partie consacrée aux données sociodémographiques des dentistes et la seconde partie portait sur la prise en charge des patients atteints de maladies auto-immunes. Le traitement des données a été fait dans le logiciel Jamovi version 2.2.3. Le X² et Fisher ont été utilisés pour comparer les variables. Le seuil de signification a été fixé à P˂0,05. Résultats : Le questionnaire a été rempli par 100 dentistes avec une prédominance féminine (52 %) et une majorité de praticiens âgés de 25 à 35 ans (42,3 %). La plupart exerçaient en cabinet privé (56,3 %) et étaient omnipraticiens. La majorité (87,4 %) prenait en charge des patients atteints de maladies auto-immunes. Les complications les plus signalées étaient la cicatrisation retardée (69,9 %) et le risque accru d’infections (63,1 %), et les précautions les plus adoptées comprenaient la consultation d’un spécialiste (75 %) et la prévention des infections post-opératoires (65,6 %). La majorité des praticiens (65 %) ne disposait pas de protocoles spécifiques pour les patients sous immunosuppresseurs. Conclusion : La prise en charge des patients atteints de maladies auto-immunes requiert des protocoles cliniques clairement définis et un renforcement continu de la formation des praticiens.
Ghita EL BASRAOUI (Sala-Al-Jadida, Maroc) , Zineb LOUBARIS , Youssra AZZOUZ , Saliha CHBICHEB
17:45 - 17:55 #52542 - CO18 Tumeur odontogène adénomatoïde associée à une dent incluse : scoping review et rapport de deux cas illustrant l’approche ortho-chirurgicale.
Tumeur odontogène adénomatoïde associée à une dent incluse : scoping review et rapport de deux cas illustrant l’approche ortho-chirurgicale.

Introduction La tumeur odontogène adénomatoïde est une tumeur bénigne rare d’origine épithéliale odontogène. Elle survient préférentiellement chez les patients jeunes et est fréquemment associée à une dent incluse, le plus souvent une canine maxillaire. Cliniquement asymptomatique dans la majorité des cas, elle se manifeste radiologiquement par une image radioclaire bien limitée entourant la couronne mais à contenu hétérogène avec des ponctuations calciques la différentiant d’un kyste dentigère. Le traitement classiquement rapporté repose sur l’énucléation chirurgicale associée à l’avulsion de la dent incluse. Cependant, dans certaines situations, une approche conservatrice ortho-chirurgicale avec traction orthodontique de la dent incluse peut être envisagée. L’objectif de ce travail est d'analyser les modalités thérapeutiques rapportées dans la littérature et d’illustrer la prise en charge ortho-chirurgicale à travers deux cas cliniques. Matériels et méthodes Une scoping review de la littérature a été conduite selon les recommandations PRISMA-ScR. Les articles rapportant des TOA associées à une dent incluse et précisant la prise en charge thérapeutique ont été inclus. Les données analysées comprenaient l’âge, le sexe, la localisation, le numéro de la dent incluse, le traitement réalisé et l’évolution. Par ailleurs, deux cas cliniques pris en charge dans le service de chirurgie orale de l’hôpital Bretonneau à Paris sont présentés. Résultats La revue de la littérature confirme que le traitement le plus souvent décrit est l’énucléation de la lésion associée à l’extraction de la dent incluse, avec un taux de récidive exceptionnel. Les approches conservatrices associant énucléation tumorale et traction orthodontique de la dent incluse restent anecdotiques dans la littérature mais montrent des résultats fonctionnels et esthétiques satisfaisants. Les deux observations cliniques illustrent ces deux stratégies thérapeutiques : une prise en charge chirurgicale conventionnelle avec avulsion de la dent incluse et une approche combinée ortho-chirurgicale ayant permis la conservation et la mise en place orthodontique de la dent. Discussion La décision thérapeutique dépend de plusieurs facteurs, notamment l’âge du patient, le volume tumorale et son impact anatomique mais aussi le pronostic de désinclusion intrinsèque de la dent incluse selon le projet orthodontique global. Si l’énucléation avec extraction reste le traitement de référence, la conservation de la dent incluse associée à une traction orthodontique devrait être systématiquement discutée compte-tenu de la nature bénigne et extrêmement peu récidivante de la TOA. Conclusion La TOA associée à une dent incluse est une lésion bénigne au pronostic excellent après énucléation. Une prise en charge ortho-chirurgicale conservatrice doit être envisagée lorsque la dent associée peut bénéficier d’une désinclusion ortho-chirurgicale selon des critères similaires à ceux d’une dent associée à un kyste péricoronaire.
Laura PICHOT (Paris) , Sarah LATRECHE , Nathan MOREAU , Benjamin SALMON
Salle 2
17:00

"Mercredi 17 juin"

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R
17:00 - 18:00

Réunion SNCO

Salle 1
18:00

"Mercredi 17 juin"

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PS
18:00 - 20:45

Programme physico-socio-culturel

Jeudi 18 juin
08:30

"Jeudi 18 juin"

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A3
08:30 - 10:30

Optimiser les binômes en chirugie orale

Conférencier : Dr Hélène MARTIN-THOMÉ (Conférencier, Rennes)
Salle 1

"Jeudi 18 juin"

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DPC
08:30 - 10:30

Séance DPC
Intérêts du Cone Beam dans le diagnostic et la prise en charge des lésions osseuses des maxillaires. Apports de la chirurgie endodontique dans leur traitement.

Conférenciers : Dr Fanny BERBEL, Dr Gabriel FAUXPOINT (Chirurgien Oral) (Conférencier, Toulouse), Dr Sébastien GENEST-BEUCHER (Associé) (Conférencier, BREST), Pr Benjamin SALMON (PU-PH) (Conférencier, Paris), Dr Karen VALLAEYS (Conférencier, Brest)
Le programme DPC est accessible sans inscription au congrès. Les participants inscrits aux formations DPC bénéficieront d’un accès distinct et dédié. Les sessions de DPC se dérouleront dans des salles réservées exclusivement aux professionnels inscrits au dispositif de DPC
Salle 2

"Jeudi 18 juin"

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CD06
08:30 - 09:15

Le milieu contraint

Modérateur : Dr Patrick LARRAS (Retraité) (Dijon)
Conférencier : General FRANCK (Conférencier, Paris)
Salle Méridienne
09:15

"Jeudi 18 juin"

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CD07
09:15 - 10:30

Communications orales - Implantologie 3.0

Modérateurs : Dr Pierre BRELIVET (Praticien Hospitalier) (BREST), Dr Mathilde NICOLAS (Chirurgien dentiste spécialiste en chirurgie orale) (QUIMPER)
09:15 - 09:25 #52408 - CO19 Survie implantaire après élévation sinusienne latérale en un temps chirurgical : faut-il reconsidérer le seuil des 3 mm ?
Survie implantaire après élévation sinusienne latérale en un temps chirurgical : faut-il reconsidérer le seuil des 3 mm ?

Introduction : La réhabilitation du maxillaire postérieur atrophié par élévation sinusienne latérale est une technique de référence. Traditionnellement, une hauteur osseuse résiduelle (HOR) inférieure à 3 mm impose un protocole en deux temps pour assurer la stabilité primaire. Cette étude évalue la survie des implants posés simultanément à un sinus lift latéral, en comparant les résultats selon que l'HOR initiale est inférieure ou supérieure à 3 mm. Matériel et Méthodes : Cette analyse préliminaire rétrospective monocentrique porte sur des patients traités en pratique libérale entre 2019 et 2024. Deux groupes ont été constitués selon l’HOR initiale (mesurée sur CBCT préopératoire) : < 3 mm (groupe test) et ≥ 3 mm (groupe contrôle). Le critère de jugement principal est le taux de survie implantaire avec un recul minimal de 12 mois après la chirurgie de pose. Les critères secondaires incluent l'influence du torque d'insertion sur la survie et la santé péri-implantaire. Résultats : L'analyse porte sur 188 implants chez 114 patients. À l'échéance minimale d'un an, le taux de survie est significativement plus faible dans le groupe test (81,4 %) que dans le groupe contrôle (97,7 %) (p = 0,0002). Le torque moyen est de 25,8 N.cm (test) vs 33,6 N.cm (contrôle). Concernant la santé péri-implantaire, la prévalence des mucosites est de 15,3 % dans le groupe test contre 8,5 % dans le groupe contrôle. Notablement, aucune péri-implantite n'est observée dans le groupe test (0 %), contre 1,6 % dans le groupe contrôle. Conclusion : Le protocole de pose implantaire simultanée permet, dans 81,4 % des cas d'atrophies sévères (< 3 mm), une réhabilitation simplifiée offrant un gain de temps et de confort majeur pour le patient. Si le risque d'échec d'intégration est statistiquement plus élevé sous ce seuil, sa gestion par réimplantation différée équivaut simplement à la réalisation d'un protocole conventionnel en deux temps, sans perte de chance pour le résultat prothétique final. Une fois intégrés, ces implants présentent une santé péri-implantaire à un an comparable au groupe contrôle. Le seuil des 3 mm ne doit donc plus être considéré comme une barrière rigide, mais comme un indicateur de risque à pondérer avec les bénéfices cliniques d'une intervention unique.
Antoine OCTAU (Lille)
09:25 - 09:35 #52486 - CO20 Extractions, implantations et mise en charge immédiate d’une prothèse complète transvissée au niveau de maxillaires atrophiques par l’intermédiaire d’un guide chirurgical à appui osseux : à propos d’un cas.
Extractions, implantations et mise en charge immédiate d’une prothèse complète transvissée au niveau de maxillaires atrophiques par l’intermédiaire d’un guide chirurgical à appui osseux : à propos d’un cas.

Introduction : La réhabilitation implantaire des maxillaires atrophiques, chez un patient dans un contexte post-oncologique irradié, représente un défi majeur en chirurgie orale. Les contraintes anatomiques et tissulaires limitent les possibilités thérapeutiques et nécessitent des approches innovantes afin d’optimiser les résultats fonctionnel et esthétique. Matériel (patient) : Nous rapportons le cas d’une patiente de 28 ans, traitée dans l’enfance pour un rhabdomyosarcome du sinus maxillaire droit diagnostiqué à l’âge de 5 ans. Le traitement a comporté plusieurs protocoles de chimiothérapie, préalablement à une radiothérapie, suivie d’une chirurgie d’exérèse. La patiente présentait donc d’importantes séquelles, incluant une atrophie sévère des maxillaires et de multiples agénésies dentaires. Méthodes : Après analyse clinique et radiologique, plusieurs options thérapeutiques ont été envisagées, notamment une chirurgie d’avancée des maxillaires et des reconstructions par greffes osseuses. Une prise en charge implantaire avec mise en charge immédiate a été retenue après concertation pluridisciplinaire, en accord avec la patiente. Le protocole comprenait des extractions dentaires, la pose d’implants guidée par un guide chirurgical à appui osseux, ainsi que la mise en place immédiate d’une prothèse complète transvissée à armature métallique, conçue et réalisée en amont de la chirurgie à l’aide d’une planification numérique. Résultats : L’intervention s’est déroulée sans complications per- et post-opératoire. Mise en charge immédiate a permis une restauration rapide des fonctions esthétique et masticatoire. Le suivi à long terme, avec un recul de huit ans sur la prothèse transitoire, montre une stabilité implantaire satisfaisante et une bonne tolérance clinique. La réalisation secondaire de la prothèse d’usage a été effectuée dans des conditions favorables. Discussion : Cette approche permet de limiter le recours à des chirurgies reconstructrices lourdes et aléatoires dans des contextes anatomiques et biologiques défavorables. L’utilisation d’un guide à appui osseux améliore la précision de la pose implantaire, permettant ainsi la réalisation d’une prothèse transitoire à armature métallique en amont de la chirurgie, tandis que la mise en charge immédiate optimise le confort du patient. Toutefois, cette technique nécessite une planification rigoureuse et une sélection adaptée des indications.
Laurent ESTRADE (Tours) , Pierre MICHENEAU , Alain FERNANDEZ SCOMA , Florian JALBERT
09:35 - 09:45 #52547 - CO21 Gestion des perforations de la muqueuse sinusienne et des communications bucco-sinusiennes : proposition d’un arbre décisionnel clinique dans la réhabilitation des secteurs maxillaires postérieurs édentés.
Gestion des perforations de la muqueuse sinusienne et des communications bucco-sinusiennes : proposition d’un arbre décisionnel clinique dans la réhabilitation des secteurs maxillaires postérieurs édentés.

La réhabilitation implantaire du secteur maxillaire postérieur édenté constitue une situation clinique complexe, en raison des contraintes anatomiques liées à la pneumatisation du sinus maxillaire et à la résorption osseuse alvéolaire. La perforation de la membrane sinusienne représente la complication peropératoire la plus rapportée avec une incidence variant de 15,7 à 30,6 %. Elle survient principalement lors du décollement de la muqueuse, en raison de son épaisseur, de septa sinusiens, dans des contextes de remaniements cicatriciels liés à d’anciennes communications bucco-sinusiennes (CBS) ou antécédents infectieux. La perforation de la muqueuse sinusienne est un aléa thérapeutique nécessitant une anticipation et une gestion rigoureuse en peropératoire. La conduite à tenir dépend de la taille et de la localisation de la perforation. Plusieurs options chirurgicales sont décrites dans la littérature en fonction de la taille et de sa localisation. Il sera donc possible de réaliser une suture directe de la muqueuse, la mise en place de collage biologique, la pose d'une membrane formant un patch de fermeture ou des techniques plus complexes telles que la technique de Loma Linda. La présence d’une communication bucco-sinusienne ne constitue pas une contre-indication absolue à la chirurgie sous-sinusienne. Selon sa taille, son ancienneté et son caractère infectieux ou non, une fermeture préalable ou concomitante peut être envisagée. Dans certaines situations, la greffe osseuse sous-sinusienne peut être réalisée dans le même temps opératoire. La pose d'implants dentaires sera toujours réaliser à distance la greffe osseuse. Dans ce contexte, nous proposons un arbre décisionnel clinique visant à guider le praticien dans la prise en charge des perforations de la membrane sinusienne et des communications bucco-sinusiennes, en intégrant des critères simples tels que la taille de la perforation et la présence d’une CBS initiale. Cet outil a pour objectif d’apporter une aide décisionnelle pratique, de standardiser les conduites opératoires et d’optimiser le pronostic des réhabilitations implantaires dans les secteurs maxillaires postérieurs édentés. Molina A, et al. Periodontol 2000. 2022 Feb;88(1):103-115. Alshamrani AM, et al. Cureus 2023 Nov 28;15(11):e49553
Cyril DEBORTOLI , Guillaume LORIDON (PARIS) , Théo RODRIGUEZ , Charles SAVOLDELLI
09:45 - 09:55 #52555 - CO22 Pose d’implants zygomatiques avec éruption partielle dans la fosse infra-temporale : A propos d’une revue de cas.
Pose d’implants zygomatiques avec éruption partielle dans la fosse infra-temporale : A propos d’une revue de cas.

La pose d’implants zygomatiques permet la réhabilitation prothétique des édentements complets maxillaires dans un contexte d’atrophie sévère (1). Cependant, leur émergence postérieure est limitée par l’anatomie de l’os zygomatique, ce qui contraint la taille de l’arcade de la future prothèse. En effet, l’émergence des implants postérieurs ne permet généralement pas de réhabiliter au-delà de la 2e prémolaire. Ainsi, afin de distaliser l’émergence prothétique, la pose d’implants zygomatiques postérieurs avec une trajectoire en partie dans la fosse infratemporale semble être une solution. Sur les 149 implants zygomatiques posés dans le service de chirurgie orale de la Pitié-Salpêtrière depuis 2023, 12 ont été posés volontairement en partie dans la fosse infratemporale. Ces derniers sont de la marque Nobel Biocare (3) ou Straumann (9) et ont été posés sous anesthésie générale, sans guide mais après simulation sur CBCT et sur crâne imprimé en 3D. L’os zygomatique et la portion adjacente de la fosse infratemporale étaient préalablement exposés après décollement d’un lambeau d’épaisseur totale et les tissus mous en regard de la fosse infratemporale étaient protégés par une lame malléable. Parmi les 12 implants ayant une trajectoire partielle dans la fosse infratemporale, aucune complication vasculaire ou nerveuse n’a été observée en per et post-opératoire. 11 implants ont pu être mis en charge immédiatement et 10 ont permis la réalisation d’une prothèse incluant une 1e molaire. Au cours du suivi, aucun échec implantaire mais 1 cas de fracture du bridge complet provisoire a été constaté. La distalisation de l’émergence prothétique de l’implant postérieur augmente l’écart entre les émergences prothétiques du même secteur, ce qui offre une meilleure stabilité prothétique (2) et la réalisation d’une prothèse incluant une 1e molaire voire une 2e molaire. Cependant, lorsque l’implant présente une émergence partielle dans la fosse infratemporale, la portion correspondante n’est plus entièrement entourée par l’os zygomatique, ce qui diminue l’ancrage osseux et réduit la stabilité implantaire en générant un effet de levier. Dans ce contexte, le maintien d’un contact entre l’implant et l’os zygomatique au niveau de la zone d’émergence dans la fosse est essentiel afin de préserver la stabilité implantaire. Par ailleurs, cette éruption doit être limitée afin d’éviter des complications potentiellement graves, dues à la lésion des structures neurovasculaires vitales présentes dans la zone (3). Chez les patients présentant un os zygomatique de taille réduite limitant l’écart antéropostérieur entre les émergences prothétiques, la pose des implants zygomatiques postérieurs avec éruption partielle dans la fosse infratemporale permet de distaliser l’émergence prothétique postérieure. 1 Polido et al. International Journal of Implant Dentistry.2023;9:17 2 Walter et al. The Journal of the American Dental Association.2020;151(10):790-5 3 Wang et al. BMC Oral Health.2024;24:1393
Valentine LACH (PARIS 04) , Paul WALTER , Soufiane BOUSSOUNI , Géraldine LESCAILLE
09:55 - 10:05 #52561 - CO23 La pose d'implant à travers une dent incluse : revue systématique.
La pose d'implant à travers une dent incluse : revue systématique.

Introduction : La gestion des dents incluses constitue un défi en implantologie. L’extraction préalable est classiquement recommandée, mais elle peut entraîner une perte osseuse et augmenter la morbidité. La pose d’implants à travers une dent incluse a été proposée comme alternative conservatrice. Cette revue systématique vise à évaluer la faisabilité et les résultats cliniques de cette approche. Matériels et Méthodes : Une recherche a été réalisée dans PubMed, Scopus et Web of Science jusqu’en 2025 selon PRISMA. Les mots-clés incluaient “dental implants”, “impacted teeth” et “transdental implants”. Les études cliniques humaines (séries de cas, rapports de cas) ont été incluses. Les données extraites concernaient le taux de succès, les complications et la durée de suivi. Résultats : Douze études ont été incluses, totalisant environ 40 implants placés à travers des dents incluses (principalement canines). Le suivi variait de 6 mois à 5 ans. Le taux de survie implantaire dépassait 90 % dans la majorité des cas. Les complications étaient rares et mineures (douleur transitoire, échec isolé d’ostéointégration). Aucun événement majeur ni résorption radiculaire significative n’a été systématiquement rapporté. Les résultats fonctionnels et esthétiques étaient satisfaisants. Discussion : Cette technique pourrait constituer une alternative dans des situations sélectionnées, notamment lorsque l’extraction présente un risque élevé. L’ostéointégration semble possible malgré le contact avec les tissus dentaires, bien que les mécanismes restent incertains. Toutefois, le faible niveau de preuve et l’hétérogénéité des études limitent la validité des conclusions. Une planification rigoureuse est indispensable. Conclusion : La pose d’implants à travers une dent incluse semble prometteuse avec des taux de succès élevés à court terme. Des études prospectives contrôlées à long terme sont nécessaires pour confirmer sa sécurité. Références 1. Davarpanah M, et al. Int J Periodontics Restorative Dent. 2009;29:405–413. 2. Crespi R, et al. Clin Implant Dent Relat Res. 2015;17:e25–e32. 3. Scarano A, et al. J Oral Implantol. 2014;40:131–136.
Soukaina ABIDI (rabat, Maroc) , Youssra AZZOUZ , Rime CHRAIBI , Saliha CHBICHEB
10:05 - 10:15 #53012 - CO25 Apport de la chirurgie pré-implantaire guidée dans la prévention des complications : revue systématique de la littérature.
Apport de la chirurgie pré-implantaire guidée dans la prévention des complications : revue systématique de la littérature.

L’implantologie dentaire s’est extrêmement développée durant les dernières décennies et représente aujourd’hui le gold standard pour remplacer une dent absente ou ne pouvant être conservée. Une chirurgie pré-implantaire visant à augmenter le volume osseux est parfois nécessaire avant la pose de l’implant. La chirurgie pré-implantaire conventionnelle a d’ores et déjà fait ses preuves. Toutefois, ces techniques chirurgicales peuvent s’avérer complexes et impliquer différentes complications. Ainsi, avec l’essor de la chirurgie implantaire guidée dont la précision a été démontrée, la chirurgie guidée pourrait également se révéler appropriée lors des greffes osseuses pré-implantaires. Nous proposons d’étudier la survenue de complications lors de la chirurgie pré-implantaire guidée en comparaison avec celles obtenues lors de la chirurgie pré-implantaire conventionnelle par le biais d’une revue systématique de littérature. Notre processus de sélection a conduit à l’inclusion de 26 articles avec un total de 187 chirurgies pré-implantaire guidées, regroupant des sinus lifts, des prélèvements osseux autogènes, des distractions osseuses verticales et des expansions osseuses horizontales. Les données collectées ont d’abord permis d’évaluer les complications liées à ces chirurgies. Puis, nous avons analysé l’ensemble du flux numérique. Une série de 8 cas cliniques a également été réalisée. Les limites de cette technique chirurgicale ont également été présentées.
Hippolyte STAMBOUL (PARIS)
Salle Méridienne
10:30 Pause & Visite des stands
Pause & Visite des stands
11:00

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A6
11:00 - 12:30

Sophrologie / Mise en mouvement

Conférencier : Delphine GUILLEUX
Salle 1

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DPC2
11:00 - 12:30

Séance DPC
Intérêts du Cone Beam dans le diagnostic et la prise en charge des lésions osseuses des maxillaires. Apports de la chirurgie endodontique dans leur traitement.

Conférenciers : Dr Fanny BERBEL, Dr Gabriel FAUXPOINT (Chirurgien Oral) (Conférencier, Toulouse), Dr Sébastien GENEST-BEUCHER (Associé) (Conférencier, BREST), Pr Benjamin SALMON (PU-PH) (Conférencier, Paris), Dr Karen VALLAEYS (Conférencier, Brest)
Salle 2

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CD04b
11:00 - 12:00

Gestion des péri-implantites

Modérateurs : Pr Victorin AHOSSI (CHEF DE SERVICE odontologie Dijon) (Dijon Cedex), Dr Coralie BURLE (Plouarzel)
Conférencier : Dr Arthur BRINCAT (Conférencier, MARSEILLE)
Salle Méridienne
12:00

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CD04bbis
12:00 - 12:30

Peri-implantite et contraintes médico-légales

Modérateurs : Pr Victorin AHOSSI (CHEF DE SERVICE odontologie Dijon) (Dijon Cedex), Dr Coralie BURLE (Plouarzel)
Conférencier : Dr Camille FRAMERY (Conférencier, Brest)
Salle Méridienne
12:30 Déjeuner & Visite des stands
Déjeuner & Visite des stands

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SYMP1
12:30 - 13:30

Symposium Bredent

12:30 - 13:30 L’interêt de la chirurgie guidée dans la solution Fast and Fixed (All on X de Bredent). Dr Vincent ROUBINET (Chirurgien dentiste) (Orateur, Montélimar)
Salle 3
13:45

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CD10
13:45 - 14:40

Conférence IA avec la présence de Burt Wayne

Salle Méridienne

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CD10bis
13:45 - 14:40

Conférence IA avec la présence de Burt Wayne

Salle Méridienne
14:45

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A7
14:45 - 15:30

Atelier "Vis ma vie"

Conférencier : Dr Hélène MARTIN-THOMÉ (Conférencier, Rennes)
Salle 1

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CD11
14:45 - 15:30

Stomatodynies

Modérateurs : Dr Anne-Laure EJEIL (MCU-PH) (Montrouge), Pr Jean-Christophe FRICAIN (Directeur) (Bordeaux)
Conférencier : Pr Laurent MISERY (chef de service) (Conférencier, Brest)
Salle 2

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CD14
14:45 - 15:30

L'Intelligence Artificielle dans la communication patient.

Modérateurs : Dr Arnaud LAFON (PU-PH) (Lyon), Dr Agathe LOUISY (CCU-AH) (NANTES)
Conférencier : Dr Benjamin FITOUCHI (Conférencier, Lyon)
Salle Méridienne
15:30 Pause café & Visite des stands
Pause café & Visite des stands
16:00

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A8
16:00 - 18:00

Autour de l'engagement
Intervenants surprises

Salle 1

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CD23
16:00 - 17:00

Communications libres - Dermatologie buccale

Modérateurs : Dr Anne-Laure EJEIL (MCU-PH) (Montrouge), Pr Jean-Christophe FRICAIN (Directeur) (Bordeaux)
16:00 - 16:10 #52423 - CO37 Angioedème bradykinique : diagnostiquer et traiter, à travers un cas clinique.
Angioedème bradykinique : diagnostiquer et traiter, à travers un cas clinique.

L’angioedème bradykinique est une affection rare, avec une prévalence de 0,7%(1), dermatologique qui peut atteindre la sphère oro-faciale. Il peut être d’origine héréditaire ou acquise. Il se manifeste par des œdèmes sous cutanés ou sous-muqueux, qui persistent quelques heures à plusieurs jours avant de régresser sans douleur ni séquelle(2). Une patiente de 74 ans consultait pour des œdèmes indolores intermittents et récidivants des joues et de la lèvre inférieure, ayant débuté un an auparavant. Elle a présenté 4 épisodes stéréotypés, sans stimulus déclenchant. Les œdèmes disparaissaient spontanément en 3 à 4 jours. La patiente présentait des antécédents d'hypertension artérielle, d’accident vasculaire cérébral,d’hypercholestérolémie. Ses traitements comprenaient de l’énalapril/hydrochlorothiazide, de l’acide acétylsalicylique, de la pravastatine, tous pris depuis environ 25 ans. Le jour de la première consultation, la patiente ne présentait aucune lésion clinique ou radiologique mais a montré des photographies qui attestaient des symptômes. Un bilan sanguin comprenant une numération formule sanguine et un dosage fonctionnel et pondéral du C1 inhibiteur était sans particularité. Devant ce tableau clinique, un angioedème bradykinique d’origine médicamenteuse, lié à la prise d’inhibiteur de l’enzyme de conversion (IEC) était suspecté. La patiente n’a pas eu de nouvel épisode suite à l’arrêt de l’énalapril. La consultation de ressources (Plan National de Diagnostic et de Soin(2), fiche Orphanet®(3)) dédiées à cette pathologie, permettent d’orienter le bilan et la prise en charge des angiooedemes bradykiniques, héréditaires ou acquis. En cas de survenue tardive, avec un bilan biologique ne montrant pas de déficit en C1 inhibiteur, une cause médicamenteuse doit être suspectée. Les IEC sont une cause classique d’angioedème bradykinique et doivent être arrêtés au moindre doute. L’angioedème bradykinique, bien que rare est une pathologie souvent anxiogène pour les patients atteints (peur de l’étouffement). La prise d’inhibiteurs de l’enzyme de conversion, même si elle est ancienne, doit être évoquée comme responsable devant l’apparition de symptômes évocateurs. (1)C. Faisant, Angiœdèmes bradykiniques médicamenteux : étude rétrospective à partir de la base de pharmacovigilance française, Revue Française d'Allergologie,Volume 55, Issue 3,2015, (2)Has : Protocoles nationaux de diagnostic et de soins. https://www.has-sante.fr/jcms/c_1340879/fr/protocoles-nationaux-de-diagnostic-et-de-soins-pnds (3)Orphanet : Angio-oedème héréditaire. (s. d.). https://www.orpha.net/fr/disease/detail/91378
Dr Adeline BOIRON (Brest) , Sylvie BOISRAMÉ , Marie LEMOIGNE
16:10 - 16:20 #51721 - CO32 Quand la langue parle : association entre douleurs linguales, langue fissuraire et hypothyroïdie.
Quand la langue parle : association entre douleurs linguales, langue fissuraire et hypothyroïdie.

La langue est un organe musculo-membraneux mobile, siège de nombreuses altérations. L’aspect fissuraire, bien que considéré comme physiologique (Vigari, 2015), peut être perçu inesthétique constituant un motif fréquent de consultation. Par ailleurs, la langue peut être le siège de douleurs nociplastiques, notamment dans la glossodynie (Orliaguet, Misery, 2022). Le cas clinique présenté concerne une femme de 44 ans adressée par son médecin traitant pour des sensations de brûlure linguale associées à un aspect inhabituel du dos de la langue persistant malgré plusieurs cures d’antifongiques. La patiente rapportait une diminution de la gêne linguale initialement ressentie, avec des exacerbations lors des périodes de stress, mais restait inquiète de l’aspect de sa langue. L’interrogatoire révélait comme seul antécédent une hypothyroïdie diagnostiquée en 2017 lors de sa première grossesse. L’examen clinique mettait en évidence une langue fissuraire avec de nombreux sillons latéraux. Cette consultation a permis de rassurer la patiente sur le caractère non pathologique de cet aspect tout en évoquant une possible association entre hypothyroïdie, stomatodynie secondaire et langue fissuraire. L’hypothyroïdie est un état pathologique résultant d’une production insuffisante d’hormones par la glande thyroïde, entraînant un ralentissement global du métabolisme. Sa prévalence est estimée entre 1 et 2 %. Elle touche environ dix fois plus les femmes et le risque augmente avec l’âge (Mark, 2019). Les manifestations buccales de l’hypothyroïdie restent encore peu connues des praticiens. L’objectif de cette communication est de mettre en lumière les liens entre langue et hypothyroïdie. Chez les patients hypothyroïdiens, une macroglossie est fréquemment observée. L’augmentation du volume lingual favorise la formation de replis muqueux responsables de l’aspect fissuraire (Ravishankar, 2024). Le déficit hormonal peut aussi influencer la sensibilité linguale avec l’apparition de douleurs de type glossodynie. Leur fréquence et leur intensité semblent corrélées aux taux de TSH, d’anticorps anti-TPO/TG et de T3 libre, touchant environ 12 % des patients hypothyroïdiens (Zahra, 2016). Les variations hormonales pourraient modifier la nociception et la réponse inflammatoire, contribuant aux symptômes douloureux. Les hormones thyroïdiennes participant aussi à la différenciation et à la maturation des papilles gustatives, une dysgueusie peut être rapportée (Femiano, 2006). Finalement une stabilisation de l’hypothyroïdie par supplémentation en lévothyroxine pourrait réduire les fissures muqueuses (Ravishankar, 2024) et atténuer les douleurs dans le cadre d’une stomatodynie secondaire (Suresh, 2025). Aussi, devant une patiente présentant une langue fissuraire douloureuse, la réalisation d’un bilan thyroïdien pourrait être pertinente afin de rechercher une hypothyroïdie méconnue. Une prise en charge pluridisciplinaire permet d’optimiser le diagnostic et la prise en charge du patient.
Félix GAYET (Brest) , Léa PUYO , Marie ORLIAGUET , Tancrède SEGARD , Valentin ANDRE , Numa DEYDIER , Laurent MISERY , Sylvie BOISRAMÉ
16:20 - 16:30 #51919 - CO33 Echographie linguale et prise en charge d’une tumeur atypique.
Echographie linguale et prise en charge d’une tumeur atypique.

L’échographie est une imagerie facile d’accès, peu coûteuse et non irradiante. Ses caractéristiques et sa possibilité d’utilisation au lit du patient (Point Of Care UltraSound) la rend particulièrement intéressante dans le milieu de l’urgence médicale en permettant d’accélérer des prises en charge (Castro-Marin, 2010). En chirurgie orale, son utilisation est connue dans le diagnostic de lésions vasculaires grâce au mode Doppler. Quelques rares cas d’utilisation endobuccale ont été décrits dans la littérature (Burg, 2021). Nous rapportons le cas d’une patiente de 59 ans, sans antécédent médical, adressée au département de chirurgie maxillo-faciale pour la prise en charge d’un nodule lingual indolore évoluant depuis plusieurs années. La patiente était gênée fonctionnellement lors de la mastication. Cliniquement, était retrouvé un nodule bleuté d’environ 2 cm, homogène et non induré au niveau du bord latéral de la langue. La patiente ne présentait aucun signe de malignité associé. L’aspect clinique étant évocateur d’une lésion vasculaire, une échographie Doppler POCUS a été réalisée afin de guider la prise en charge diagnostique et chirurgicale. Le choix de sonde s’est porté sur une sonde « hockey-stick » de 17MHz, afin de faciliter la réalisation de l’échographie dans le milieu endobuccal et d’obtenir une bonne résolution d’image dans le cadre d’une lésion superficielle. L’imagerie a permis d’éliminer l’hypothèse de lésion vasculaire et a révélé un nodule iso-hypo-échogène de 17x8x8mm aux bords nets, associée à une calcification interne et à une hyper-vascularisation périphérique. L’exérèse de la lésion a été réalisée. La description échographique associée à l’analyse anatomopathologique, dans un contexte clinique de traumatismes répétés, a permis le diagnostic d’une myosite ossifiante traumatique (MOT), une lésion musculaire rare. A notre connaissance et à la suite d’une revue de la littérature, il s’agirait du premier cas documenté décrivant une MOT linguale. En conclusion, l’échographie POCUS a joué un rôle crucial dans la prise de décision clinique, en éliminant une lésion vasculaire, en guidant de manière sécurisée l’intervention chirurgicale et en permettant l’établissement d’un diagnostic rare grâce à des critères sonographiques quasi-pathognomoniques (Simon, 2015 ; Gindele, 2000). Elle a également permis un gain de temps dans la prise en charge de la patiente en donnant des éléments suffisants pour éviter la demande d’imagerie scanner ou IRM. En ce sens, le développement de son utilisation en chirurgie orale en milieu contraint, semble pertinent.
Chloé GIBEILI (Brest) , Nawide OSMANI , Anas BOUGRIBATE , Anaëlle LENORMAND
16:30 - 16:40 #52509 - CO34 Intérêt du laser dans la prise en charge des pigmentations orales bénignes.
Intérêt du laser dans la prise en charge des pigmentations orales bénignes.

Introduction : Les pigmentations orales bénignes sont fréquentes et peuvent constituer un motif de consultation en raison notamment d’une gêne esthétique. Elles peuvent avoir diverses origines : physiologique, iatrogène, inflammatoire, génétique, métabolique ou tumorale. La majorité sont physiologiques et sont dues à une mélaninose. La chirurgie au bistouri est la principale technique de ces lésions, mais peut entraîner des douleurs post-opératoires et des effets indésirables parodontaux. L’utilisation du laser s’est développée ces dernières années comme une alternative thérapeutique. L’objectif principal de cette étude est d’évaluer, à partir d’une revue systématique de la littérature, l’efficacité du laser dans la dépigmentation des lésions pigmentées orales bénignes. Matériels et méthodes : Une revue systématique de la littérature a été réalisée comprenant une recherche bibliographique à partir de la base de données PubMed, de 2023 à 2015 à l’aide de mots-clés MeSH. Les critères de jugement utilisés reposaient sur l’évaluation de la satisfaction du patient, la surface de pigmentation, la douleur post-opératoire et la cicatrisation gingivale. Résultats : 10 études ont été retenues après sélection et ont regroupé 279 patients de 18 à 49 ans. Les pigmentations étaient toutes physiologiques et principalement localisées au niveau des gencives antérieures (40%) et des lèvres (20%). Les lasers utilisés étaient : le laser diode, Er:YAG, Er,Cr:YSGG, CO₂, Nd:YAG, QS Nd:YAG et Alexandrite. La durée de suivi en moyenne était de 13,7 mois. Les résultats ont montré que la dépigmentation était complète dans 44,5% des cas. La majorité des patients rapportaient une satisfaction partielle (64%) et la douleur post-opératoire était en moyenne faible (2,4/10). En revanche, un taux de récidive d’environ 60% a été observé au cours du suivi. Les 3 études comparant le laser et le bistouri n’ont montré aucune différence significative concernant l’efficacité, la douleur ou la satisfaction des patients. Discussion : Le laser constitue une alternative thérapeutique pour le traitement des pigmentations orales physiologiques. Cependant, plusieurs limites dans cette revue ont été identifiées notamment un faible nombre d’études et de participants, une grande hétérogénéité des protocoles laser, des critères d’évaluation souvent subjectifs et un manque de suivi à long terme. De plus, l’utilisation du laser présente certains inconvénients comme un coût élevé du matériel, la nécessité d’une formation spécifique et une récidive notable à court et moyen terme. À l’inverse, la technique au bistouri reste simple, peu coûteuse et largement maîtrisée. En conclusion, le laser permet une dépigmentation orale efficace, mais les récidives sont fréquentes et aucune supériorité claire par rapport au scalpel n’a été démontrée. Des études cliniques supplémentaires avec des échantillons plus larges et un suivi prolongé sont nécessaires.
Flavien REYMOND (Marseille) , Solène ROCHE , Arthur FALGUIÈRE , Jean-Hugues CATHERINE , Fabrice CAMPANA
16:40 - 16:50 #52540 - CO35 Présentation atypique d’un ulcère cutanéo-muqueux EBV+ maxillaire : un cas clinique.
Présentation atypique d’un ulcère cutanéo-muqueux EBV+ maxillaire : un cas clinique.

Introduction : L’ulcère cutanéo-muqueux EBV+ fait partie des lymphoproliférations à EBV pouvant mimer un lymphome agressif. Son évolution est le plus souvent indolente avec régression possible après restauration de l’immunité. Elle a été rapportée pour la première fois en 2010 et reconnue par l’OMS depuis 2016. On le retrouve chez les sujets âgés ou chez les sujets atteints d'une immunosuppression. C’est une ulcération bien délimitée et localisée pouvant affecter la peau et les muqueuses. Nous rapportons un cas d’atteinte maxillaire dont la présentation clinique était atypique. Observation : Il s’agissait d’un patient de 73 ans avec antécédent une polyarthrite rhumatoïde traitée par Abatacept et Methotrexate, qui était adressé dans le service de chirurgie pour une lésion maxillaire évoluant depuis quelques semaines dans un contexte de gêne fonctionnelle et de douleurs aiguës. Le patient rapportait des extractions dentaires réalisées au niveau du site en 2021.L’examen clinique exobuccal ne retrouvait pas de tuméfaction maxillaire ni adénopathie cervicale. L’examen endobuccal objectivait une lésion muqueuse maxillaire droite de deux centimètres de grand axe d’aspect inflammatoire, ulcérée et légèrement indurée à la palpation centrée sur une exposition osseuse d’aspect nécrosée sur un centimètre. L’orthopantomogramme s’avérait peu contributif. Une biopsie muqueuse et osseuse a été réalisée. L’analyse histopathologique mettait en évidence un infiltrat polymorphe avec un infiltrat lymphocytaire atypique B EBV+ dans un contexte d’immunosuppression. Le bilan d’extension (TEP-scan) ne retrouvait pas d’atteinte systémique. Le patient a ensuite bénéficié de quatre cures de Rituximab avec régression clinique quasi-complète de la lésion, sans évolution systémique au TEP-Scan de réévaluation. Discussion : L’ulcère cutanéo-muqueux est une lymphoprolifération B associée à l’EBV survenant dans un contexte avec un système immunitaire déficient, ne pouvant plus contrôler un EBV latent. Bien qu’il puisse fortement mimer une hémopathie maligne ou un carcinome épidermoïde, il s’agit d’une forme localisée et sans atteinte systémique avec une évolution bénigne contrairement à un lymphome B diffus à grandes cellules EBV+. Notre cas avec nécrose osseuse et symptomatologie aiguë est différent de ce qu’on retrouve dans la littérature, habituellement asymptomatique et sans exposition osseuse. Le traitement classique consiste à lever l’immunosuppression. Il a été choisi un traitement par quatre cures de Rituximab, anticorps monoclonal anti-CD20 ciblant les lymphocytes B, pour cette forme symptomatique atypique. L’enjeu est d’éviter un surtraitement par chimiothérapie agressive tout en tenant compte du risque de décompensation de la pathologie sous-jacente lors de l’arrêt des immunosuppresseurs. Conclusion : L’ulcère cutanéo-muqueux EBV+ est une pathologie rare dont les manifestations cliniques peuvent mimer une processus malin. Son pronostic est généralement favorable.
Samuel VERGÈS-GASPARIAN (Bordeaux) , Mathilde FÉNELON
16:50 - 17:00 #52485 - CO36 Apport des tests ELISA dans le diagnostic de la pemphigoïde cicatricielle.
Apport des tests ELISA dans le diagnostic de la pemphigoïde cicatricielle.

Les maladies bulleuses auto-immunes (MBAI) sont des maladies rares atteignant la peau et les muqueuses, dont la bouche. Le diagnostic de pemphigoide cicatricielle (PC) repose sur l'histologie standard, l'immunofluorescence directe (IFD) et l'immunofluorescence indirecte (IFI). La réalisation des biopsies muqueuses est compliquée car les tissus se clivent à la jonction chorio-épithéliale lors du prélèvement, obligeant parfois de les faire plusieurs fois, entrainant morbidité et délai diagnostic. Par ailleurs, l'immunofluorescence indirecte n'est positive que dans 20% des cas. Dans ce contexte, la réalisation de test ELISA, comme dans le pemphigus vulgaire, pourrait être une aide, mais n'est pas recommandé. L'objectif de ce travail est de regarder la positivité des tests ELISA et leur apport dans le diagnostic initial des PC. Il s'agit d'une étude rétrospective de cohorte à partir de malades pris en charge dans l'UF6451. Les patients atteints de PC et ayant bénéficié des examens biologiques (IFI et ELISA (anticorps anti BP180 et 230)) seront inclus. Seront exclus les patients n'ayant pas eu ces ELISA. L'objectif principal est d'étudier l'apport des tests ELISA dans le diagnostic de PC en particulier en cas de négativité des examens de 1ère intention recommandés par la haute autorité de santé. Les donnés collectées seront les résultats des examens histologiques (histologie et IFD) et biologiques (IFI et ELISA).
Camille RADAVIDRA (Marseille) , Maia TAIX , Romain LAN , Fabrice CAMPANA
Salle 2

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SYMPO3
16:00 - 17:00

Symposium Nobel Biocare

16:00 - 17:00 Réhabilitations complètes sur implants : apport du numérique du diagnostic à la prothèse. Dr Julien GUIOL (Conférencier, Quimper)
Salle 3

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CD25
16:00 - 16:45

Chirurgie orthognathique mini-invasive 3.0

Modérateurs : Dr Brendan GUEGAN (Assistant temps plein) (Vannes), Dr Guy LE TOUX (MCU-PH) (st brieuc)
Conférencier : Dr Emmanuel MASSON-REGNAULT
Salle Méridienne
16:45

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CD15
16:45 - 18:00

Communications orales - IA & Médecine orale

Modérateurs : Dr Brendan GUEGAN (Assistant temps plein) (Vannes), Dr Guy LE TOUX (MCU-PH) (st brieuc)
16:45 - 16:55 #52530 - CO26 De la planification numérique à l’intelligence artificielle : révolution ou évolution en implantologie orale ?
De la planification numérique à l’intelligence artificielle : révolution ou évolution en implantologie orale ?

Introduction : Avec l'essor de la dentisterie numérique, des outils tels que la tomodensitométrie à faisceau coniques (CBCT), les scanners intra-oraux et les logiciels de planification 3D ont considérablement amélioré la précision et la prévisibilité du placement des implants L'intégration de l'intelligence artificielle (IA) dans la planification des implants dentaires est devenue une approche transformatrice pour améliorer la précision et l'efficacité du diagnostic et de la planification. Objectif : étudier l’apport de la planification numérique et l’intelligence artificielle sur la pratique de l’implantologie orale. Matériel et méthodes : une revue de littérature a été réalisée à partir des bases de données PubMed et Web of Science dont l’équation : ((((artificial intelligence) OR (deep learning)) AND (dental implant planning)) AND (digital implantology)) AND (guided surgery). Résultat : Plusieurs études suggèrent que la planification implantaire assistée par l’IA et beaucoup plus rapide en temps permettant un gain de temps tout en maintenant un niveaux de cohérence élevé. Par ailleurs une étude à démontrer que l’intelligence artificielle est beaucoup plus rapide et précise en terme de reproductibilité par rapport à l’humain avec un écart de surface médian significativement plus faible par rapport à l'inteligence humaine(p < 0,05) . L’IA s'aligne étroitement sur les plans cliniques en termes de positionnement ,d’angulation, et de profondeur de l'implant . L’IA contribue également à la prédiction du succès implantaires et a réduit le taux de complication post-opératoires. Enfin Deux modèles d’intelligence artificielle différents dans la planification implantaire ont été comparés et on prouvé leur efficacité, bien qu’ils diffère en matière de spécificité et d’application Conclusion :La réduction du temps de planification peut entraîner une augmentation de l'accessibilité du traitement, ce qui peut potentiellement profiter aux patients et aux cliniciens. L’union de la planification numérique et l’intelligence artificielle a montré une évolution moderne dans le domaine de l’implantologie acheminant vers des pratiques plus sûres, rapides, prédictives et personnalisé tout en améliorant la sécurité et la reproductibilité des procédures
Ismail ALAOUI , Nadia EL HAIBA (Casablanca, Maroc)
16:55 - 17:05 #52650 - CO27 Intelligence artificielle et planification prothétique pré-implantaire : vers une décision guidée par le projet prothétique ?
Intelligence artificielle et planification prothétique pré-implantaire : vers une décision guidée par le projet prothétique ?

Introduction : La planification implantaire moderne tend vers une approche prothétiquement guidée intégrant les données cliniques, radiologiques et numériques. L’intelligence artificielle (IA) apparaît comme un outil prometteur pour automatiser certaines étapes décisionnelles, notamment l’analyse anatomique, la segmentation, l’évaluation du volume osseux et l’aide au positionnement implantaire. L’objectif de ce travail était d’analyser la place actuelle de l’IA dans la planification prothétique pré-implantaire et d’en discuter les apports et les limites. Matériels et méthodes : Une recherche électronique de la littérature a été conduite sur la base de données de janvier 2021 à janvier 2026, en utilisant les mots clès suivant : artificial intelligence, implant dentistry, implant planning, prosthetically driven implant placement, digital workflow et pre-implant prosthetic planning. Les articles en anglais et en français portant sur l’apport de l’intelligence artificielle dans la planification implantaire à visée prothétique ont été sélectionnés. Résultats : Les données analysées montrent que l’IA améliore principalement la segmentation radiologique, l’identification des structures anatomiques à risque, l’évaluation du site implantaire et, dans certains modèles, la proposition automatisée de positions implantaires. Elle favorise une meilleure intégration des données CBCT, des scans intra-oraux et du projet prothétique. Toutefois, la majorité des systèmes restent en phase de développement ou de validation, avec une hétérogénéité méthodologique importante et un niveau de preuve encore insuffisant pour une automatisation complète de la décision clinique. Discussion : L’IA ne remplace pas le raisonnement clinique, mais pourrait devenir un outil d’aide à la décision permettant une planification plus reproductible, plus rapide et davantage centrée sur l’objectif prothétique final. Son intérêt semble particulièrement marqué dans les cas complexes nécessitant l’intégration de multiples paramètres anatomiques et esthétiques. Conclusion : L’IA représente une évolution prometteuse de la planification pré-implantaire prothétiquement guidée. Son intégration future devra cependant s’appuyer sur des validations cliniques robustes, une standardisation des algorithmes et le maintien du contrôle décisionnel par le clinicien. Références Vázquez-Sebrango G, Anitua E, Macía I, Arganda-Carreras I. The role of artificial intelligence in implant dentistry: a systematic review. Dent Implants. 2025. Wang J, Wang B, Liu YY, et al. Recent Advances in Digital Technology in Implant Dentistry. J Dent Res. 2024;103(8):787-799. Zaww K, et al. AI-driven innovations for dental implant treatment planning. J Prosthet Dent. 2025. PMID: 40967790.
Rime CHRAIBI , Soukaina ABIDI (rabat, Maroc) , Hanae BOUZAKHNIN , Chaimae LOUDILI , Hicham SOUALHI
17:05 - 17:15 #52559 - CO28 L’ostéotomie segmentaire mandibulaire postérieure en réhabilitation pré-implantaire : apport des guides chirurgicaux personnalisés.
L’ostéotomie segmentaire mandibulaire postérieure en réhabilitation pré-implantaire : apport des guides chirurgicaux personnalisés.

L’ostéotomie segmentaire mandibulaire postérieure en réhabilitation pré-implantaire : apport des guides chirurgicaux personnalisés Loridon G*, Ribeiro V*, UNIA C*, KHOURY Georges*-**, Taihi I* *Service de chirurgie orale, Hôpital Rothschild, 75012 Paris ** Pratique privée Introduction La perte osseuse verticale au niveau de la mandibule postérieure limite fréquemment la réhabilitation implantaire. Dans certaines situations, l’ostéotomie segmentaire avec repositionnement vertical constitue une alternative thérapeutique permettant de restaurer un volume osseux compatible avec la pose d’implants (Khoury 2012). L’apport de la planification numérique et des guides chirurgicaux personnalisés pourrait améliorer la précision et la reproductibilité de cette technique. Observation Le cas d’un patient de 75 ans, sans antécédent médical notable, présentant un défaut osseux vertical important de la mandibule postérieure droite est rapporté. L’analyse combinée des données issues de la tomodensitométrie volumique à faisceau conique et d’une empreinte optique a permis la planification implantaire et la conception de deux guides chirurgicaux personnalisés imprimés en 3D : un guide de coupe et un guide de repositionnement. Une ostéotomie segmentaire cortico-spongieuse a été réalisée en respectant les structures anatomiques. Le segment osseux a été mobilisé puis repositionné verticalement avec un gain de 3,2 mm et stabilisé par une mini-plaque en titane. L’espace inter-segmentaire a été comblé par un biomatériau de type sticky bone (os allogénique + PRF) et recouvert de membranes de fibrine riches en plaquettes. Discussion L’ostéotomie segmentaire mandibulaire permet une reconstruction verticale fiable dans des contextes de résorption osseuse sévère. L’utilisation de guides chirurgicaux personnalisés issus d’une planification numérique (Morón-Conejo 2024) améliore la précision des ostéotomies, sécurise les structures anatomiques et augmente la reproductibilité du geste opératoire (De Stavola 2022). Cette approche contribue également à une réduction du temps opératoire et à une meilleure standardisation des procédures. Les technologies d’impression 3D, notamment en fabrication interne, offrent des perspectives intéressantes, bien que limitées par des contraintes réglementaires et une courbe d’apprentissage non négligeable. Conclusion L’association de l’ostéotomie segmentaire mandibulaire et de la chirurgie guidée constitue une solution efficace pour la reconstruction verticale en secteur postérieur. L’intégration des outils numériques améliore la précision et la prévisibilité des résultats, et pourrait favoriser la standardisation des protocoles dans les situations anatomiques complexes. Khoury G et al. J Parodontol Implantol Orale, 2012, 31:259. De Stavola L et al. JFB, 2022, 13:292. Morón-Conejo B et al. J Dent, 2024, 148:105226.
Guillaume LORIDON (PARIS)
17:15 - 17:25 #52576 - CO29 Chirurgie guidée des implants zygomatiques intra-sinusiens : guide à appui osseux avec douille intra-sinusienne – à propos d’un cas et analyse de précision.
Chirurgie guidée des implants zygomatiques intra-sinusiens : guide à appui osseux avec douille intra-sinusienne – à propos d’un cas et analyse de précision.

La précision de la chirurgie guidée appliquée aux implants zygomatiques intra-sinusiens demeure un enjeu critique, en raison des contraintes anatomiques spécifiques à ces procédures. Les dispositifs actuels ne permettent pas un contrôle optimal de la trajectoire implantaire sur toute sa longueur, notamment dans le compartiment sinusien. Dans ce contexte, le développement de solutions innovantes apparaît nécessaire. Nous présontons un design innovant de guide chirurgical à appui osseux intégrant une douille intra-sinusienne et en évaluer la précision par comparaison entre planification préopératoire et résultats postopératoires. Un patient de 63 ans, édenté maxillaire, présentant une atrophie sévère Cawood 5 et 6, a bénéficié d’une réhabilitation par quatre implants zygomatiques. Deux implants antérieurs suivaient une trajectoire ZAGA 2 et deux implants postérieurs une trajectoire ZAGA 0 intra-sinusienne. La planification implantaire tridimensionnelle a été réalisée avec des longueurs implantaires comprises entre 37,5 mm et 52,5 mm. Un guide chirurgical à appui osseux a été conçu. Pour les implants ZAGA 2, le guidage reposait sur une douille crestale associée à un slot pré-zygomatique. Pour les implants ZAGA 0, une douille crestale était complétée par une fenêtre sinusienne guidée permettant la mise en place secondaire d’une douille intra-sinusienne assurant un guidage apical. L’analyse de précision a été réalisée par superposition des examens tomodensitométriques pré- et postopératoires. L'intervention à été réalisée sous anesthésie générale sans complication peropératoire. La déviation angulaire moyenne était de 2,6° du côté droit et de 3,0° du côté gauche. Les déviations apicales étaient inférieures à 3 mm pour l’ensemble des implants. Ces résultats ont été obtenus malgré des longueurs implantaires importantes et l'utilisation d'un guide chirurgical en résine. Les données de la littérature rapportent des déviations angulaires comprises entre 2° et 5° et des déviations apicales entre 1,5 et 4 mm lors de la chirurgie guidée des implants zygomatiques. Les systèmes actuels reposent majoritairement sur un guidage crestal exclusif, y compris pour les trajectoires intra-sinusiennes, ce qui limite le contrôle de la portion apicale. L’ajout d’une douille intra-sinusienne permet un double guidage améliorant le contrôle tridimensionnel et réduisant les erreurs cumulatives le long de l’implant. Les valeurs observées apparaissent comparables à celles des guides à appui dentaire en implantologie conventionnelle et inférieures à celles rapportées en chirurgie à main levée. Le guide chirurgical à appui osseux avec douille intra-sinusienne permet d’améliorer la précision et la sécurité de la pose d’implants zygomatiques intra-sinusiens. Cette approche innovante offre un contrôle apical renforcé et une reproductibilité accrue. Des études complémentaires avec guide en métal sont nécessaires pour confirmer ces résultats.
Olivier WULLSCHLEGER (Paris) , Rémy RAPHAEL
17:25 - 17:35 #52789 - CO30 Implants sous-périostés personnalisés dans les atrophies maxillo-mandibulaires sévères : comparaison de deux systèmes modernes - All-on-Frame® (Trimedy) et HUG Implant® (Biotech Dental) : à propos de deux cas cliniques.
Implants sous-périostés personnalisés dans les atrophies maxillo-mandibulaires sévères : comparaison de deux systèmes modernes - All-on-Frame® (Trimedy) et HUG Implant® (Biotech Dental) : à propos de deux cas cliniques.

La réhabilitation implanto-portée des patients présentant une atrophie osseuse sévère des maxillaires constitue un défi thérapeutique majeur. Les implants endo-osseux conventionnels se heurtent à l'insuffisance volumétrique des crêtes alvéolaires, tandis que les techniques de reconstruction osseuse; greffes autogènes, élévations sinusiennes ; engendrent une morbidité significative et une prédictibilité limitée dans les stades avancés (classes IV à VI de Cawood et Howell). Dans ce contexte, les stratégies graftless font l'objet d'un intérêt croissant [1]. Les implants sous-périostés connaissent un renouveau fondé sur les technologies numériques. Le CBCT, la planification virtuelle, la conception assistée par ordinateur et la fabrication additive en titane permettent de produire des armatures patient-spécifiques offrant une adaptation précise aux surfaces corticales et une répartition optimisée des contraintes biomécaniques [2], en un seul temps opératoire. Deux systèmes commerciaux distincts ont été utilisés dans cette étude : l'All-on-Frame® (Trimedy, Belgique), armature complète entièrement déterminée par le projet prothétique en amont ; et le HUG Implant® (Biotech Dental, France), dont la conception en treillis vise à favoriser l'ostéoconduction secondaire et intègre un ancrage renforcé dans les zones corticales résiduelles [3]. Nous rapportons deux cas cliniques d'atrophies maxillo-mandibulaires sévères, l'un réhabilité par All-on-Frame® (Trimedy), l'autre par HUG Implant® (Biotech Dental) avec mise en charge immédiate dans les deux situations. Les résultats fonctionnels, prothétiques et la tolérance des tissus mous péri-implantaires sont analysés et confrontés aux données de la littérature. Si les taux de survie implantaire à court terme apparaissent satisfaisants, les déhiscences muqueuses demeurent la complication principale rapportée, dont la fréquence semble liée à la conception de l'interface transgingivo-prothétique [4]. Cette comparaison clinique directe entre deux concepts d'armatures sous-périostées, encore peu documentée, vise à préciser les critères de sélection de l'un ou l'autre système et à contribuer à l'élaboration de recommandations pratiques pour le chirurgien oral confronté aux atrophies extrêmes. Réf 1.Mommaerts MY. Additively manufactured sub-periosteal jaw implants. Int J Oral Maxillofac Surg. 2017 2.De Moor E, Huys SEF, Van Lenthe GH, Mommaerts MY, Vander Sloten J. Mechanical evaluation of a patient-specific additively manufactured subperiosteal jaw implant using finite-element analysis. Int J Oral Maxillofac Surg. 2022 3.Van den Borre C, Rinaldi M, De Neef B, et al. Patient- and clinician-reported outcomes for the additively manufactured sub-periosteal jaw implant in the maxilla: a prospective multicentre one-year follow-up study. Int J Oral Maxillofac Surg 4. Anitua E, Eguia A, Staudigl C, Alkhraisat MH. Clinical performance of additively manufactured subperiosteal implants: a systematic review. Int J Implant Dent. 2024
Paul FOURNIER (Clermont-Ferrand)
17:35 - 17:45 #51408 - CO31 Résorption osseuse induite par injection d’acide hyaluronique dans le cadre d’une génioplastie chez une jeune femme.
Résorption osseuse induite par injection d’acide hyaluronique dans le cadre d’une génioplastie chez une jeune femme.

L’acide hyaluronique (AH) est un mucopolysaccharide acide naturel, constituant essentiel de la peau, du tissu sous-cutané, de l’humeur vitrée, de la membrane synoviale et du liquide synovial. (Litwiniuk 2016) L’AH est largement utilisé comme matériau de comblement de tissus mous, employé pour corriger les disharmonies liées à l’âge, restaurer la fermeté et le volume de la peau, ainsi que modifier les contours du visage, notamment pour l’augmentation du menton. (Guo 2020) Comparativement à d’autres méthodes comme la génioplastie par glissement ou les implants, les injections de comblement offrent une approche sûre et efficace pour le modelage tridimensionnel du menton chez les patients présentant une microgénie légère à modérée. (Guo 2020) Grâce à son excellente biocompatibilité, l’AH résiste aux infections, aux réactions allergiques et aux réactions de rejet. Il est dégradé et résorbé in vivo en 3 à 6 mois. (Litwiniuk 2016) Cependant, la résorption osseuse induite par l’injection d’acide hyaluronique (AH) dans le cadre d’une génioplastie est une complication rare mais possible, récemment décrite dans la littérature. (Guo 2020, Nakagawa 2024, Shu 2024) Nous rapportons un cas clinique de ce type d’effet secondaire découvert fortuitement au cours d’un examen de routine. Il s’agit d’une jeune femme qui a reçu à hauteur de 5 fois tous les 6 mois des injections de comblement d’AH, ce qui a montré une nette amélioration au niveau de la plastie mentonnière de la patiente. Environ un an après la dernière injection d’AH, un contrôle de routine via un orthopantomogramme et un CBCT a révélé une lacune radio-claire au niveau de l’os mandibulaire en symphysaire. Pour caractériser plus précisément la lésion, une imagerie par résonance magnétique (IRM) a été pratiquée et a révélé un amas de matériaux envahissant la zone de résorption osseuse et correspondant au matériau d’injection d’AH. Le matériau a clairement été identifié par l’adhérence au périoste et au tissu cicatriciel. Le défect osseux a ensuite été traité par un comblement osseux par allogreffe, ce qui a permis la cicatrisation osseuse et une bonne stabilité observée au contrôle 2 ans après l’intervention.
Justine CHAPUIS (Nantes) , Océane MERIAUX , Saskia DELAHAYE , Philippe LESCLOUS
Salle Méridienne
17:00

"Jeudi 18 juin"

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CD13
17:00 - 18:00

Dermatogame
Avec remise de cadeaux

Conférencier : Dr Adeline BOIRON (Interne DESCO) (Conférencier, Brest)
Salle 2
17:30

"Jeudi 18 juin"

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REU
17:30 - 18:30

Réunion CNPCO

Salle 3
18:00

"Jeudi 18 juin"

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PSbis
18:00 - 20:45

Programme physico-socio-culturel

Vendredi 19 juin
08:30

"Vendredi 19 juin"

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A4
08:30 - 09:30

Session Haleon
Prise en charge des patients souffrants d'hypersensibilité dentaire Qualité de vie des patients porteurs de prothèses amovibles

Salle 1

"Vendredi 19 juin"

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CD18bis
08:30 - 09:45

Communications libres : Implantologie 3.0 & Chirurgie orale

Modérateurs : Dr Cédric LANSONNEUR (Chirurgien Oral) (SAINT BRIEUC), Dr Marie ORLIAGUET (MCU-PH Chirurgie orale) (Brest)
08:30 - 08:40 #52519 - CO42 Utilisation de la chirurgie guidée pour la gestion des kystes maxillaires.
CO42 Utilisation de la chirurgie guidée pour la gestion des kystes maxillaires.

Introduction : Les kystes maxillaires représentent une pathologie fréquente pouvant entraîner des résorptions osseuses étendues et affecter les structures anatomiques adjacentes. La chirurgie guidée par imagerie 3D, incluant la planification assistée par cone beam et l’utilisation de guides chirurgicaux imprimés, permet d’améliorer la précision et la sécurité opératoire. Cependant, peu d’études ont comparé ses résultats à ceux de la chirurgie conventionnelle. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’apport de la chirurgie guidée par imagerie 3D dans la prise en charge des kystes maxillaires, en termes de précision chirurgicale, de préservation des structures adjacentes et de réduction des complications, sur la base de la littérature récente. Matériels et méthode : Une revue de la littérature a été réalisée sur les publications entre 2015 et 2025 via PubMed et ScienceDirect, en utilisant les mots-clés : « 3D surgical guide », « jaw cysts » et « maxillofacial surgery ». Ont été inclus les études cliniques et rapports de cas décrivant l’énucléation de kystes maxillaires avec ou sans guide 3D. Les critères d’évaluation comprenaient la précision chirurgicale, la préservation des structures adjacentes, la durée opératoire et les complications post-opératoires. Résultats : L’utilisation de guides chirurgicaux imprimés en 3D améliore le repérage des lésions et la précision du geste chirurgical. La préservation des structures anatomiques, notamment les nerfs, le sinus maxillaire et les dents voisines, est optimisée. Une diminution des complications post-opératoires et une réduction du temps opératoire dans certains cas ont été observées. Discussion : La chirurgie guidée par imagerie 3D apparaît comme une technique fiable et prometteuse. Toutefois, les données disponibles reposent sur des séries de faible effectif et peu d’études comparatives. Conclusion : L’intégration de l’imagerie 3D et des guides chirurgicaux personnalisés pourrait améliorer la précision, la sécurité et les résultats des interventions, notamment dans les situations anatomiques complexes.
Nadia EL HAIBA (Casablanca, Maroc) , Nadia EL WADIDI , Ismail ALAOUI , Youssef NAJI
08:40 - 08:50 #52541 - CO43 Apport du flux numérique dans la décompression kystique : Drain sur mesure par CFAO.
CO43 Apport du flux numérique dans la décompression kystique : Drain sur mesure par CFAO.

Behot C*, Latreche S*, Pichot L*, Francois P*, Salmon B*, Moreau N* Introduction: Les lésions kystiques associées aux dents incluses représentent un défi thérapeutique, en particulier chez les patients en période de croissance (1). Les approches conservatrices, telles que la décompression, sont de plus en plus privilégiées afin de préserver les structures dento-alvéolaires et de faciliter une prise en charge orthodontique ultérieure (1, 2). Néanmoins, les dispositifs de drainage conventionnels présentent des limites en termes de stabilité, d’hygiène, de confort et de compliance, susceptibles d’altérer l’efficacité du traitement. Cas clinique: Nous rapportons le cas d’un patient âgé de 12 ans présentant une volumineuse lésion d’allure kystique associée à une canine maxillaire incluse. Une prise en charge conservatrice et interdisciplinaire a été réalisée, reposant sur la conception et la mise en œuvre clinique d’un dispositif de drainage personnalisé en titane revêtu de céramique. Ce dispositif a été conçu et fabriqué selon un flux numérique CFAO à partir des données issues d’un examen CBCT et d’une empreinte optique intra-orale. Le drain, conçu sous forme de cantilever, a été collé à une dent adjacente afin d’assurer une décompression stable tout en préservant le couloir d’éruption de la canine incluse. Résultats: L’histologie a confirmé un kyste péricoronaire et le suivi clinico-radiographique a montré une réduction progressive et significative du volume kystique, associée à une cicatrisation osseuse favorable et à l’absence de complications locales. Après trois mois de décompression, la canine maxillaire incluse a repris spontanément son éruption permettant la mise en place d’un traitement orthodontique interceptif. L’éruption guidée puis l’alignement de la canine ont été obtenus sans recours à une traction chirurgico-orthodontique active, tout en respectant l’intégrité des dents adjacentes et des tissus parodontaux. Discussion et conclusion Ce cas clinique souligne l’intérêt d’un drain de décompression conçu sur mesure par CFAO permettant de pallier les limites des dispositifs conventionnels. L’intégration des objectifs orthodontiques dès la phase chirurgicale initiale, associée à une approche mini-invasive, favorise la réduction kystique, le maintien de l’espace d’éruption et la diminution de la morbidité globale. Cette stratégie thérapeutique apparaît ainsi comme une alternative prometteuse pour la prise en charge conservatrice des lésions kystiques des maxillaires chez l’enfant, s’appuyant sur l’apport du flux numérique. 1. Rajendra Santosh AB. Odontogenic Cysts. Dent Clin North Am. 2020;64(1):10519. DOI: 10.1016/j.cden.2019.08.002 2. Shi D, Dong H, Chen B, Zhu Z, Zhang T. Decompression-first or direct enucleation: The choice of treatment for medium-sized odontogenic jaw cysts. J Stomatol Oral Maxillofac Surg. 2024;125(4S):101892. DOI: 10.1016/j.jormas.2024.101892
Sarah LATRECHE (Nice)
08:50 - 09:00 #52489 - CO44 Intelligence artificielle et imagerie 3D (CBCT) dans le diagnostic des lésions maxillo-mandibulaires : revue de la littérature et perspectives.
CO44 Intelligence artificielle et imagerie 3D (CBCT) dans le diagnostic des lésions maxillo-mandibulaires : revue de la littérature et perspectives.

Introduction Les lésions kystiques et tumorales des mâchoires présentent une grande hétérogénéité clinique et radiologique, avec des implications pronostiques majeures. Le diagnostic repose largement sur l’imagerie, notamment le CBCT permettant une analyse tridimensionnelle fine. Toutefois, l’interprétation experte reste inégalement accessible. L’intelligence artificielle (IA), notamment via l’apprentissage profond, constitue une solution prometteuse pour améliorer et standardiser l’aide au diagnostic. L’objectif était ici de faire un bilan de l’état actuel des connaissances concernant l’utilisation de l’IA sur imagerie 3D (CBCT) pour la détection, la segmentation et la classification des lésions maxillo-mandibulaires, et identifier les limites à son implémentation clinique. Matériel et méthodes Une revue de la littérature ciblée sur les études utilisant des données 3D a été réalisée. Dix-huit études ont été incluses (17 CBCT, 1 CT). Les modèles, les jeux de données, les tâches d’apprentissage (classification, détection, segmentation) et les méthodes de validation ont été analysés. Résultats La majorité des études repose sur des modèles de deep learning (CNN). Trois tâches principales sont étudiées : classification, détection et segmentation. Les datasets sont souvent de petite taille (<300 CBCT), avec une faible diversité (souvent un seul appareil) et peu de cas sans lésion. Les performances rapportées sont globalement élevées, notamment pour des tâches simples, et supérieures avec le CBCT comparativement à la radiographie panoramique. Cependant, les études présentent des limites importantes : absence fréquente de validation externe, hétérogénéité des méthodologies et métriques, et prétraitements complexes limitant l’applicabilité clinique. Conclusion et Perspectives L’intelligence artificielle appliquée au CBCT constitue un outil prometteur pour l’aide au diagnostic des lésions maxillo-mandibulaires. De futures recherches sont nécessaires et doivent privilégier des bases de données multicentriques et multi-appareils, intégrer des cas normaux et des lésions multiples, utiliser des données volumétriques natives et réaliser des validations externes robustes. Notre équipe a développé un projet POM-IA en vue de répondre à cette problématique. Plus de 400 lésions ont déjà été intégrées, nous avons pour perspective de monter à court terme une étude nationale multicentique. Bibliographie Dot G, Chaurasia A, Dubois G, Savoldelli C, Haghighat S, Azimian S, et al. Dental Segmentator: Robust open source deep learning-based CT and CBCT image segmentation. Journal of Dentistry. 2024;147:105130. Liu W, Li X, Liu C, Gao G, Xiong Y, Zhu T, Zeng W, Guo J, Tang W. Automatic classification and segmentation of multiclass jaw lesions in cone-beam CT using deep learning. Dentomaxillofac Radiol. 2024 Oct 1;53(7):439-446. doi: 10.1093/dmfr/twae028. PMID: 38937280.
Raphaelle GARBATI , Rufino FELIZARDO , Laurent GAJNY , Juliette ROCHEFORT , Gauthier DOT , Pr Géraldine LESCAILLE (Paris)
09:00 - 09:10 #52569 - CO45 Les lesions benignes hybrides des maxillaires: une revue systématique de la la littérature.
CO45 Les lesions benignes hybrides des maxillaires: une revue systématique de la la littérature.

Introduction : L’objectif principal de cette revue systématique est de procéder à une synthèse rigoureuse des données disponibles concernant les lésions hybrides affectant les maxillaires, en mettant l’accent sur leur profil épidémiologique, clinique, radiographique ainsi que les stratégies thérapeutiques employées. Matériels et méthodes : la recherche bibliographique a été conduite conformément à un protocole prédéfini, intégrant quatre bases de données électroniques : Medline via Pubmed, Google scholars, Scopus et Web of Science. L’analyse a porté sur des publications répondant aux critères d’éligibilité en termes de rigueur diagnostique et de précision des données rapportées. Résultats : Au total 56 études ont rapporté 129 cas de lésions hybrides des maxillaires dont 120 combinaient deux entités histologiques et 9 en associant trois. L’association la plus fréquente était celle du granulome central à cellules géantes (GCCG) avec le fibrome odontogene central (FOC), suivie du granulome avec le fibrome cemento-ossifiant. La mandibule a été le site le plus touché. Cliniquement, les lésions se manifestaient surtout par une tuméfaction (76.1%), souvent indolore (48,9%). L'énucléation et l'exérèse chirurgicale ont été les traitement les plus utilisés. Discussion : l’association histologique la plus fréquente (GCCG/ FOC) est conforme aux données de la littérature existantes (Soussan Irani 2024). Le taux de récidive réduit observé pourrait être corrélé à l’efficacité des protocoles chirurgicaux appliquées et à la nature peu agressive de la majorité des lésions hybrides, bien que les cas impliquant le GCCG puissent présenter un risque de récidive élevé. Conclusion : Les lésions hybrides des maxillaires se distinguent par une hétérogénéité clinique et radiologique notable. Leur gestion repose quasi exclusivement sur une prise en charge chirurgicale. Irani S et al. J Dent Res. 2024; 16(2):108-116. Irani S et al. J Dent Res. 2024; 16(2):108-116.
Sarra AZZAZ (Monastir, Tunisie) , Mariem TOUATI , Hela ZOUAGHI , Chiraz BACCOUCHE
09:10 - 09:20 #52651 - CO46 Gestion numérique du profil d’émergence en implantologie : apport des flux 3.0 à la réhabilitation esthétique.
CO46 Gestion numérique du profil d’émergence en implantologie : apport des flux 3.0 à la réhabilitation esthétique.

Introduction : Le profil d’émergence constitue un déterminant majeur du résultat esthétique et de la stabilité tissulaire péri-implantaire. Les flux numériques 3.0 permettent aujourd’hui d’anticiper, de transférer et de reproduire avec plus de précision les contours cervicaux et transmuqueux de la restauration implantaire. L’objectif de cette revue était d’évaluer l’apport des protocoles numériques dans la gestion du profil d’émergence en implantologie. Matériels et méthodes : Une recherche électronique de la littérature a été conduite sur la base de données de janvier 2016 à janvier 2026, en utilisant les mots clès suivant emergence profile, implant restoration, digital workflow, custom healing abutment, peri-implant soft tissue, esthetic implant rehabilitation. Ont été inclus les articles en anglais et en français traitant de la gestion du profil d’émergence par des protocoles numériques dans le cadre des restaurations implantaires esthétiques. Résultats : Les études retenues montrent que les flux numériques facilitent la conception de piliers de cicatrisation personnalisés, la duplication du profil façonné par le provisoire et la transmission fidèle de l’architecture tissulaire vers la restauration d’usage. L’utilisation de la dent controlatérale, des scans intra-oraux séquentiels et des restaurations provisoires CAD/CAM améliore la personnalisation du profil d’émergence. Les bénéfices rapportés concernent surtout la prévisibilité esthétique, la réduction des étapes intermédiaires et une meilleure continuité entre phase chirurgicale, temporisation et prothèse définitive. Discussion : La gestion numérique du profil d’émergence s’inscrit dans une approche restauratrice globale, où l’objectif esthétique est anticipé dès la planification implantaire. Néanmoins, la réussite demeure dépendante de la qualité du biotype, de la position tridimensionnelle de l’implant et de la maîtrise des étapes de temporisation. Conclusion : Les flux numériques représentent un apport majeur dans la gestion du profil d’émergence en implantologie esthétique. Ils améliorent la reproductibilité du résultat prothétique, tout en renforçant le lien entre planification, conditionnement tissulaire et restauration finale. Références : 1. Zeng H, Zhou M, Ge Y, Yao Y, Cai X. Digital workflow in the design of individualized emergence profiles of implant restorations based on the contralateral tooth. J Prosthodont Res. 2024;68(3):482-486. 2. Atri F, et al. Prosthetic Soft Tissue Management in Esthetic Implant Therapy. Clin Exp Dent Res. 2024. PMID: 39512086. 3. Quispilaya EC, et al. Digital Transfer of the Emergence Profile After Immediate Implant Placement. Odovtos. 2025.
Rime CHRAIBI , Soukaina ABIDI (rabat, Maroc) , Hanae BOUZAKHNIN , Chaimae LOUDILI , Hicham SOUALHI
09:20 - 09:30 #52652 - CO47 De la chirurgie guidée à la restauration d’usage : intérêt du workflow numérique dans les réhabilitations implantaires antérieures.
CO47 De la chirurgie guidée à la restauration d’usage : intérêt du workflow numérique dans les réhabilitations implantaires antérieures.

Introduction : Dans le secteur antérieur, la précision de la position implantaire conditionne directement le résultat esthétique, la gestion des tissus mous et le design prothétique final. Le workflow numérique, de la planification prothétiquement guidée à la restauration d’usage, vise à sécuriser cette chaîne thérapeutique. L’objectif de ce travail était d’analyser l’intérêt clinique de ce flux dans les réhabilitations implantaires antérieures. Matériels et méthodes : Une recherche électronique de la littérature a été conduite sur la base de données de janvier 2016 à janvier 2026, en utilisant les mots clès suivant : guided implant surgery, digital implant workflow, anterior implant rehabilitation, prosthetically driven implant planning, intraoral scanning et definitive implant restoration. Les articles sélectionnés étaient ceux portant sur les flux numériques appliqués aux réhabilitations implantaires antérieures, depuis la planification chirurgicale jusqu’à la restauration finale. L Résultats : Les données publiées soulignent que le workflow numérique améliore la concordance entre la planification virtuelle et la position implantaire finale, particulièrement en zone esthétique. Il favorise également l’anticipation du projet prothétique, la conception de guides chirurgicaux plus fiables, l’optimisation du positionnement tridimensionnel implantaire et la continuité numérique jusqu’à la restauration d’usage. Les avantages les plus fréquemment rapportés sont une meilleure prévisibilité esthétique, un gain de communication interdisciplinaire et une réduction des erreurs de transfert. Toutefois, la précision finale dépend de l’accumulation des erreurs à chaque étape du flux et du respect rigoureux du protocole opératoire. Discussion : Dans les réhabilitations antérieures, le numérique ne constitue pas uniquement un gain technologique mais un véritable outil de sécurisation prothétiquement guidée. Son intérêt est maximal lorsque la chirurgie, la temporisation et la prothèse définitive sont pensées comme un continuum clinique. Conclusion : Le workflow numérique améliore la prévisibilité des réhabilitations implantaires antérieures à condition d’une exécution rigoureuse et d’une parfaite intégration entre projet prothétique et acte chirurgical. Références : 1. Markovic J, et al. Considerations for predictable outcomes in static computer-aided implant surgery in the esthetic zone. J Esthet Restor Dent. 2024;36(1):207-219. 2. Chen CS, et al. Digital Workflow and Guided Surgery in Implant Therapy: Literature Review and Practical Tips to Optimize Precision. Clin Implant Dent Relat Res. 2025. PMID: 40304451. 3. Wang J, Wang B, Liu YY, et al. Recent Advances in Digital Technology in Implant Dentistry. J Dent Res. 2024;103(8):787-799.
Rime CHRAIBI , Soukaina ABIDI (rabat, Maroc) , Hanae BOUZAKHNIN , Chaimae LOUDILI , Hicham SOUALHI
09:30 - 09:40 #52653 - CO48 La communication chirurgien oral–prosthodontiste à l’ère du numérique : du wax-up au guide chirurgical.
CO48 La communication chirurgien oral–prosthodontiste à l’ère du numérique : du wax-up au guide chirurgical.

Introduction : La réussite d’une réhabilitation implantaire repose sur une communication précise entre le chirurgien oral et le prosthodontiste. Les outils numériques ont profondément transformé cette interaction en permettant un partage plus fidèle du projet prothétique, du wax-up virtuel au guide chirurgical. L’objectif de cette revue était d’analyser l’apport du numérique dans la communication interdisciplinaire au cours de la planification implantaire. Matériels et méthodes : Une recherche électronique de la littérature a été conduite sur la base de données de janvier 2016 à janvier 2026, en utilisant les mots clès suivant : digital communication, prosthodontist surgeon communication, digital wax-up, virtual patient, guided surgery et implant treatment planning. Les articles en anglais et en français analysant le rôle des outils numériques dans la communication entre chirurgien oral et prosthodontiste lors de la planification implantaire ont été retenus. Les articles non directement liés au sujet, les doublons et les publications sans application clinique claire ont été exclus. Résultats : Les publications récentes montrent que le wax-up numérique, les essais esthétiques virtuels et la création d’un patient virtuel tridimensionnel améliorent la lisibilité du projet prothétique pour l’ensemble de l’équipe. La fusion des données cliniques et radiologiques facilite la définition commune des objectifs esthétiques, fonctionnels et biologiques. Le guide chirurgical devient alors la traduction opératoire d’un projet partagé plutôt qu’un simple auxiliaire technique. Les principaux bénéfices rapportés concernent l’amélioration de la communication interdisciplinaire, la réduction des incompréhensions de planification, une meilleure acceptation du traitement par le patient et une exécution plus cohérente de la séquence thérapeutique. Discussion : Le numérique renforce la cohérence entre intention prothétique et geste chirurgical. Il ne supprime pas la nécessité d’un dialogue clinique, mais en améliore la qualité grâce à des supports visuels, mesurables et partageables. L’enjeu futur réside dans la standardisation des protocoles et l’intégration fluide des plateformes. Conclusion : Du wax-up virtuel au guide chirurgical, les outils numériques optimisent la communication entre chirurgien oral et prosthodontiste et participent à une planification implantaire plus prédictible, centrée sur le résultat prothétique final. Références : 1. Abduo J. Digital Workflows in Prosthodontics. Aust Dent J. 2025. 2. Fonseca F, et al. Artificial Intelligence-Assisted Treatment Planning in an Interdisciplinary Esthetic Rehabilitation. J Esthet Restor Dent. 2025. PMID: 40977526. 3. Lawand G, Tohme H, Azevedo L, et al. Techniques and accuracy for aligning facial and intraoral digital scans to integrate a 3-dimensional virtual patient: A systematic review. J Prosthet Dent. 2026;135(3):484-504.
Rime CHRAIBI , Soukaina ABIDI (rabat, Maroc) , Hanae BOUZAKHNIN , Chaimae LOUDILI , Hicham SOUALHI
Salle 2

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CD19
08:30 - 09:15

Méthylation gènes
Modification de la méthylation et identification des gènes associés

Modérateurs : Pr Laurent DEVOIZE (PU-PH) (Clermont-Ferrand), Dr Julie GUILLET-THIBAULT (PU-PH) (Nancy)
Conférencier : Pr Davide BARTOLOMEO GISSI (Conférencier, Bologna, Italie)
Salle Méridienne
09:15

"Vendredi 19 juin"

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ASS
09:15 - 10:00

Association CORASSO
Sabrina Le Bars, Présidente

Modérateurs : Pr Laurent DEVOIZE (PU-PH) (Clermont-Ferrand), Dr Julie GUILLET-THIBAULT (PU-PH) (Nancy)
Conférencier : Sabrina LE BARS (Présidente de l'association de patients Corasso)
Salle Méridienne
09:30

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A9bis
09:30 - 10:30

Le rôle de l'Assistante Dentaire dans l'expérience patient

Salle 1
09:45

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CD16
09:45 - 10:30

Auto transplantation dentaire
Renaissance d’une technique ancienne grâce au numérique

Modérateurs : Dr Cédric LANSONNEUR (Chirurgien Oral) (SAINT BRIEUC), Dr Marie ORLIAGUET (MCU-PH Chirurgie orale) (Brest)
Conférencier : Dr Quentin LEGENDRE (Libéral, étudiant) (Conférencier, Vannes)
Salle 2
10:00

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CD18
10:00 - 10:40

Communications libres - Cancérologie

Modérateurs : Dr Emilie HASCOËT (MCU-PH) (Nantes), Pr Nathan MOREAU (PU-PH en Médecine et Chirurgie orale) (Paris)
10:00 - 10:10 #51563 - CO38 Implantologie et épithèse faciale : à propos d'un cas.
Implantologie et épithèse faciale : à propos d'un cas.

Implantologie et épithèse faciale : à propos d’un cas Debortoli C*, Pettiti M**, Bujeaud C***, Migeon JP ***, Savoldelli C* * Service de Chirurgie Maxillo-Faciale et Chirurgie orale, Institut Universitaire de la Face et du Cou, CHU de Nice, 06000 Nice ** Service d’Odontologie, Hôpital Riquier, CHU de Nice, 06000 Nice *** Prothésiste, pratique privée Les épithèses faciales sont des prothèses externes, amovible, destinées à restaurer une perte de substance du massif facial consécutive à une pathologie tumorale, un traumatisme ou une malformation congénitale. Elles visent à restaurer les fonctions essentielles (phonation, déglutition, mastication, respiration), l’esthétique faciale et l’intégrité psycho-sociale du patient. L’implantologie a permis de modifier la prise en charge en améliorant la rétention et la stabilité des dispositifs, en diminuant les contraintes cutanées et une amélioration du confort et de la qualité de vie. Selon l’étendue de la perte de substance, les implants peuvent être positionnés dans différents sites osseux : frontal, zygomatique, maxillaire résiduel. L’os zygomatique constitue un site d’ancrage privilégié, permettant la réalisation de barres en titane usinées ou coulées servant de support à l’épithèse faciale et à une obturation palatine fonctionnelle.. Le carcinome sclérodermiforme est une forme infiltrante de carcinome basocellulaire. Il se caractérise par une croissance lente mais invasive, des limites cliniques imprécises, une infiltration profonde et un risque élevé de récidive locale. Le traitement repose sur une exérèse chirurgicale large avec marges de sécurité, associée si nécessaire à une radiothérapie adjuvante. Nous rapportons le cas d’une femme de 79 ans présentant un antécédent de carcinome sclérodermiforme ayant nécessité de multiples chirurgies faciales, dont une maxillectomie totale et une rhinectomie, suivies 20 séances de radiothérapie adjuvante. La patiente présentait une perte de substance faciale majeure, une impossibilité de s’alimenter et une altération importante de sa qualité de vie. Après concertation pluridisciplinaire, la décision d’une réhabilitation implanto-portée a été retenue. Quatre implants ont été posés au niveau de l’os zygomatique. Malgré la perte secondaire d’un implant, trois implants ont permis la réalisation d’une barre en titane assurant un ancrage stable. Une épithèse faciale personnalisée a été confectionnée et fixée sur cette infrastructure. La réhabilitation a permis la restauration d’une fonction alimentaire satisfaisante, une amélioration majeure de la stabilité prothétique, un bénéfice esthétique significatif, et une restauration de l’estime de soi. Au-delà de l’aspect fonctionnel, elle a contribué à une restauration de l’estime de soi, permettant à la patiente de reprendre une vie sociale et une autonomie satisfaisante. - Mersin TÖ et al. J Prosthodont. 2023 Aug;32(7):553-559. - Sendul SY et al. J Craniofac Surg. 2021 Jul-Aug 01;32(5):1770-1774.
Cyril DEBORTOLI (Nice) , Marine PETTITI , Christophe BUJEAUD , Jean-Philippe MIGEON , Charles SAVOLDELLI
10:10 - 10:20 #52407 - CO39 Cancers oropharyngés liés au papillomavirus humain : connaissances et attitudes des étudiants en odontologie et des chirurgiens-dentistes en France.
Cancers oropharyngés liés au papillomavirus humain : connaissances et attitudes des étudiants en odontologie et des chirurgiens-dentistes en France.

Les cancers de l'oropharynx liés au papillomavirus humain (OPC-HPV) constituent un problème de santé publique de plus en plus préoccupant (Kumar M 2016, Tanaka et al. 2018). Les chirurgiens-dentistes (CD) occupent un rôle stratégique dans leur prévention, notamment par l’éducation des patients sur les facteurs de risque, la promotion de la vaccination contre le HPV et la participation au dépistage précoce (Kline N 2018). Peu d’études ont toutefois évalué les connaissances et attitudes des CD face aux OPC-HPV, et les comparaisons entre étudiants et praticiens restent limitées. Cette enquête visait à évaluer les connaissances et les attitudes des CD et des étudiants en odontologie concernant les OPC-HPV dans une large population, à comparer les résultats entre ces deux groupes et à identifier des axes d’amélioration de la formation en prévention. Une enquête nationale en ligne a été diffusée en 2024 auprès des CD de l’Union Française pour la Santé Bucco-Dentaire (UFSBD) et relayée auprès des étudiants via le site de l’Union Nationale des Étudiants en Chirurgie Dentaire (UNECD). Parmi les 882 participants inclus dans l’analyse, 619 étaient des CD (70,2 %) et 263 des étudiants (29,8 %). Au total, 91,8 % des participants ont correctement identifié le HPV comme un facteur de risque des cancers de l’oropharynx. En revanche, les connaissances concernant la transmission (16,1 %) et les sites anatomiques à haut risque (18,9 %) étaient limitées. Les connaissances relatives à la vaccination étaient plus élevées (score A2 : 63 %). Les actions préventives étaient peu fréquentes : 83,4 % des participants ont déclaré n’avoir mené aucune activité de prévention contre le HPV au cours des 12 derniers mois. Seuls 10,3 % des répondants réalisaient systématiquement un examen extra-oral complet, et 19,5 % inspectaient la base de la langue et les amygdales, les localisations préférentielles des OPC-HPV. Presque tous les participants (94,7 %) considéraient les OPC-HPV comme un problème de santé publique, et plus de la moitié soutenaient un rôle préventif pour les CD et se déclaraient à l’aise pour discuter de la vaccination contre le HPV avec leurs patients. Les étudiants avaient reçu une formation plus approfondie sur le lien entre le HPV et le cancer oral (p < 0,001) et manifestaient une plus grande conscience de leur rôle dans la prévention du HPV (score C, p < 0,001), tandis que les CD étaient plus enclins à donner des conseils préventifs sur le HPV à leurs patients (p = 0,007) et se sentaient plus à l’aise d'aborder avec eux les OPC-HPV (p < 0,001). Les CD et les étudiants présentaient une bonne sensibilisation aux OPC-HPV, mais des lacunes de connaissances, une activité préventive limitée et un manque de confiance dans le dépistage systématique extra et intra-oral persistaient. Un renforcement ciblé de la formation initiale et continue apparaît nécessaire afin d’améliorer les connaissances, les compétences d’examen clinique et la communication avec les patients.
Justine CHAPUIS (Nantes) , Alix BOURDOIS , Yoann MAITRE , Valentin QUEMARD , Anne-Gaëlle CHAUX , Philippe LESCLOUS , Alexandra CLOITRE
10:20 - 10:30 #52562 - CO40 Fracture de lambeau scapulaire après pose implantaire : Analyse par éléments finis d’un ancrage bicortical versus monocortical.
Fracture de lambeau scapulaire après pose implantaire : Analyse par éléments finis d’un ancrage bicortical versus monocortical.

Les reconstructions mandibulaires par lambeaux osseux libres vascularisés constituent la technique de référence après résection tumorale de la cavité orale. La réhabilitation implantaire de ces reconstructions est aujourd’hui largement décrite, avec des taux de succès comparables à ceux observés dans l’os natif. Cependant, le lambeau scapulaire présente des caractéristiques biomécaniques spécifiques, notamment, une corticale fine et une architecture trabéculaire hétérogène, susceptibles d’influencer la stabilité implantaire et la résistance mécanique du greffon. Dans certaines situations, un ancrage bicortical est recherché afin d’augmenter la stabilité primaire, notamment en cas de hauteur osseuse limitée. (Lofaj F, 2015). Nous rapportons le cas d’un patient de 70 ans ayant présenté une fracture non déplacée précoce d’un lambeau scapulaire, survenue une semaine après la pose de trois implants dentaires avec ancrage bicortical, en l’absence de mise en charge prothétique et lors d’une alimentation tendre. À notre connaissance, une telle complication n’a pas été décrite dans la littérature. Devant l’absence de cohérence clinique permettant d’expliquer cette complication une exploration étiologique s’impose. L’objectif de cet article est de rechercher une explication à cette fracture et d’évaluer si l’ancrage bicortical pourrait en constituer un facteur causal. Afin d’explorer les mécanismes biomécaniques impliqués, une analyse par éléments finis a été réalisée à partir des données CBCT préopératoires du patient. Deux configurations implantaires ont été comparées : monocorticale et bicorticale en suivant la planification de la chirurgie guidée. Ensuite le logiciel Abaqus 2017 a été utilisé pour étudier la distribution des contraintes de Von Mises dans l’os cortical et trabéculaire. Le déplacement imposé à la mâchoire correspond à une force masticatoire de 100 N maximum, équivalente aux forces de morsures exercées par le patient au moment de la fracture. Les zones de concentration des contraintes et les déformations osseuses ont été analysées sous formes isovaleurs. (Filonenko D, 2026). Les résultats montrent que la configuration monocorticale permet une diffusion plus homogène des contraintes au sein du greffon, tandis que la configuration bicorticale induit des pics de contraintes au niveau des corticales bordant les puits de forages et des interfaces cortico-trabéculaires, se rapprochant des limites élastiques osseuses. Ces résultats suggèrent que l’ancrage bicortical pourrait fragiliser le greffon scapulaire, en particulier lorsque sa hauteur est limitée, et ainsi contribuer à la survenue de fractures. Cette analyse par éléments finis constitue un outil pertinent pour mieux analyser, comprendre et prévenir nos complications biomécaniques. Des études complémentaires en accord avec notre résultat permettraient de conclure à un guide clinique pour la prise en charge implantaire des maxillaires reconstruits par scapula. (Jafarian M. 2019; Verri FR 2015)
Guillaume LORIDON , Théo RODRIGUEZ (NICE) , Cyril DEBORTOLI
10:30 - 10:40 #52010 - CO41 Apport du flux numérique dans la conformation et la pose de plaques d’ancrage pour épithèse nasale post rhinectomie : note technique.
Apport du flux numérique dans la conformation et la pose de plaques d’ancrage pour épithèse nasale post rhinectomie : note technique.

La réhabilitation par épithèse nasale après rhinectomie représente un enjeu esthétique et psychologique majeur. La pose de plaques d’ancrage sur le massif facial demeure techniquement exigeante en raison des pertes de substance et des remaniements anatomiques post-oncologiques. Dans ce contexte, l’intégration du flux numérique ouvre de nouvelles perspectives dans l’anticipation et la préparation préopératoire de ces dispositifs d’ancrage. À partir des données d’imagerie tridimensionnelle (Tomodensitometrie ou Cone Beam), une modélisation numérique précise du massif facial résiduel est réalisée, puis convertie en modèle physique par impression 3D. Les plaques d’ancrage sont préalablement adaptées et conformées sur le modèle anatomique personnalisé, avant d’être stérilisées et utilisées. Cette anticipation permet une adaptation fine aux structures osseuses, tout en intégrant les contraintes anatomiques et une planification orientée par le projet prothétique. La conformation sur modèle imprimé améliore la précision, l’adaptation, réduit le temps chirurgical et limite les ajustements itératifs au bloc opératoire. L’approche numérique facilite l’analyse des contraintes anatomiques, optimise le positionnement tridimensionnel des ancrages et renforce la collaboration entre chirurgien et épithésiste. Ainsi l’impression 3D à partir des données patient et la conformation des plaques d’ancrage en amont de l’intervention permettent une amélioration significative de la prise en charge post-rhinectomie. Le flux numérique devient un outil structurant du processus décisionnel. Il permet une reconstruction personnalisée, anticipée et centrée sur le projet prothétique final.
Morgane BASIC (Paris) , Brice BLANC , Bertrand BAUJAT , François FERRE , Charles GOSSIÔME
Salle Méridienne
10:30 Pause & Visite des stands
Pause & Visite des stands
11:00

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A9
11:00 - 12:30

Le rôle de l'Assistante Dentaire dans l'expérience patient

Conférencier : Dr Amandine QUEMENEUR (CCU-AH) (Conférencier, Brest)
Salle 1

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CD17
11:00 - 12:00

Revolution digitale dans les reconstructions osseuses

Modérateurs : Dr Mehdi HADJ SAÏD (Libéral) (Marseille), Dr Ihsène TAIHI (MCU-PH temps plein) (Paris)
Conférencier : Dr Pierre KELLER (Conférencier, Strasbourg)
Salle 2

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SYMPO2
11:00 - 12:00

Workshop Straumann

11:00 - 12:00 Travaux Pratiques – SFCO Chirurgie guidée (trousse de chirurgie sans cuillère) et flux numérique complet. Dr David STEUER (gerant) (Orateur, Paris)
Salle 3

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CD20
11:00 - 12:10

Communications libres - Thème Libre

Modérateurs : Dr Emilie HASCOËT (MCU-PH) (Nantes), Pr Nathan MOREAU (PU-PH en Médecine et Chirurgie orale) (Paris)
11:00 - 11:10 #52516 - CO49 Ostéomyélite mandibulaire chronique secondaire à Campylobacter rectus et Prevotella buccae.
Ostéomyélite mandibulaire chronique secondaire à Campylobacter rectus et Prevotella buccae.

Introduction L’ostéomyélite (OM) est une inflammation de la moelle osseuse, le plus souvent d’origine infectieuse, devenue rare dans les pays développés. L’ostéomyélite chronique secondaire (OCS) fait suite à une infection locale dentaire ou parodontale. Nous présentons ici un cas original par les pathogènes retrouvés (Campylobacter rectus et Prevotella buccae) rapportés dans d’autres localisations mais jamais au niveau mandibulaire. Observation Un homme de 85 ans a été adressé pour des épisodes infectieux mandibulaires récidivants depuis 7 mois. Il avait été traité par 2 lignes d’amoxicilline + acide clavulanique, avec amélioration partielle. L’examen clinique a objectivé une parodontite terminale associée à une exposition purulente crestale secteur 4. Le CBCT a révélé des lésions mandibulaires mixtes radio-claires et radio-opaques étendues à la totalité de la mandibule, avec la présence de multiples séquestres osseux. La scintigraphie osseuse a montré une hyperfixation mandibulaire monostotique. L’analyse microbiologique issue d’un prélèvement superficiel et osseux, associant culture et spectrométrie, a identifié la présence de C Rectus et P. Buccae. Le diagnostic d’OCS à porte d’entrée parodontale a été retenu. L’antibiogramme a orienté l’antibiothérapie avec une association clindamycine (600 mg 3 fois/jour) et doxycycline (100mg 2 fois/jour) pendant 15 jours. Il a été décidé d’y associer un traitement chirurgical avec édentement total et séquestrectomies. A 1 mois, la cicatrisation clinique a été obtenue et le patient a pu bénéficier d’une réhabilitation. Aucun nouvel épisode infectieux ne s’est produit à 3 mois et un CBCT est prévu à 6 mois. Discussion L’OCS est plus fréquente à la mandibule qu’au maxillaire, en raison de particularités anatomiques telles qu’une corticale dense et une vascularisation terminale, favorisant les phénomènes d’ischémie et la propagation de l’infection. Les facteurs de risque incluent des conditions systémiques et des facteurs locaux. Il est probable que dans notre cas, l’immunosénescence soit en cause. L’identification microbiologique présente un double intérêt : - sur le plan physiopathologique, elle soutient l’hypothèse d’une extension directe d’une infection parodontale vers l’os spongieux, - sur le plan thérapeutique, elle est déterminante pour adapter l’antibiothérapie aux germes en causes, en particulier quand ils sont peu attendus, producteurs de β-lactamases comme les espèces du genre Prevotella ou présenter une résistance aux antibiothérapies probabilistes usuelles comme C. Rectus. Conclusion Chez le sujet âgé présentant une parodontite, l’extension infectieuse maxillo-mandibulaire, bien que rare, doit être évoquée. Ce cas souligne l’importance de la microbiologie qui permet une antibiothérapie adaptée. À notre connaissance, l’association de P. Buccae et C. Rectus dans une ostéomyélite mandibulaire n’a jamais été décrite et a pu être identifié par cette démarche.
Grégoire SOULES (Marseille)
11:10 - 11:20 #52521 - CO50 Alveogyl dans le traitement de l’alvéolite sèche: résultats de la cohorte française d’une étude multicentrique.
Alveogyl dans le traitement de l’alvéolite sèche: résultats de la cohorte française d’une étude multicentrique.

Introduction: L’alvéolite sèche est une complication fréquente des avulsions dentaires, caractérisée par une douleur postopératoire croissante entre 24 et 72 heures, associée à la désintégration du caillot sanguin et parfois à une halitose (Blum 2002). Son incidence varie de 0,5% à 7% et peut atteindre 37,5% pour les troisièmes molaires mandibulaires (Daly 2022). Cette étude évalue en observationnelle l’utilisation d’Alveogyl dans le traitement de l’alvéolite sèche. Matériels et Méthodes: Une étude observationnelle, prospective et multicentrique a été menée, incluant 30 patients en France. Le critère principal était la réduction de la douleur à J7, mesurée par EVA (0–10). Les critères secondaires incluaient l’évolution de la douleur (J0, J3, J5), la consommation d’antalgiques (J3, J5), la cicatrisation évaluée par le Landry Healing Index (LHI), ainsi que les signes d’inflammation ou d’infection locale à J7. L’étude (ID RCB : 2022-A00208-35) a été conduite conformément aux exigences réglementaires et approuvée par un comité d’éthique (CPP Ouest II). Résultats: Parmi les 30 patients (âge moyen 44,4 ± 14,2 ans), la douleur initiale était intense (7,3±2,1). À J7, 95,2% des patients (n=20/21, population PP) présentaient une douleur nulle ou légère (EVA<4). Une diminution progressive était observée: 3,5±2,7 à J3, 2,1±2,0 à J5 et 1,1±1,3 à J7. La consommation d’antalgiques était de 66,7 % à J3 et 42,9 % à J5. La cicatrisation à J7 était jugée en moyenne comme bonne (LHI: 3,8±0,8). L’évaluation des signes inflammatoires a révélé une absence d’inflammation chez 57,1% des patients. Aucun signe de collection purulente dans l’alvéole n’a été rapporté. Discussion: Les résultats sont en faveur d’une diminution rapide de la douleur et d’une cicatrisation satisfaisante avec Alveogyl, en cohérence avec la littérature. Son efficacité antalgique a été démontrée face à des traitements conventionnels tels que l’oxyde de zinc–eugénol (Mansoor et al. 2024). Des approches récentes, comme la photobiomodulation ou le PRF, peuvent améliorer certains paramètres de cicatrisation, mais nécessitent des ressources spécifiques. Toutefois, aucune différence statistiquement significative du score EVA moyen à J7 n’a été observée entre ces approches et Alveogyl (p>0,05) (Yuzbasioglu et al. 2024). Ces données suggèrent que, si des alternatives peuvent améliorer certains paramètres biologiques ou accélérer la cicatrisation, Alveogyl conserve une efficacité clinique pertinente, en particulier pour le contrôle rapide de la douleur, qui constitue le principal besoin clinique dans l’alvéolite sèche. Conclusion: Cette étude suggère un potentiel bénéfice d’Alveogyl dans la prise en charge de l’alvéolite sèche, notamment en termes de soulagement rapide et durable de la douleur et de soutien au processus de cicatrisation. Sa formulation prête à l’emploi, sa facilité d’utilisation et son effet antalgique immédiat en font une option pratique en pratique courante.
Pr Géraldine LESCAILLE (Paris) , Francesca MANGIONE , K.h. RAMANJANEYA , Sami NEMICHI , Dorra MAALI , Llilian DUARTE , Camille ATTAL
11:20 - 11:30 #52381 - CO51 Nouvelles perspectives dans la prise en charge de l’améloblastome : le 5-Fluorouracile au service d’une chirurgie conservatrice.
Nouvelles perspectives dans la prise en charge de l’améloblastome : le 5-Fluorouracile au service d’une chirurgie conservatrice.

L’améloblastome (AM) est une tumeur odontogène épithéliale bénigne, préférentiellement retrouvée à la mandibule chez des patients âgés de 30 à 60 ans. Sa prise en charge représente un véritable défi compte tenu de son agressivité locale et du haut risque de récidive après une chirurgie conservatrice. En cas de récidive, la chirurgie interruptrice est le traitement de référence, lourde de conséquences esthétiques, fonctionnelles et psychologiques (Zhao 2025). Nous rapportons le cas d’une patiente de 29 ans ayant consulté en 2016 pour une tuméfaction génienne basse gauche douloureuse. Les examens radiologiques retrouvaient une volumineuse lésion radioclaire ostéolytique uniloculaire située à l’angle mandibulaire gauche, associée à la dent 38 incluse, faisant évoquer un kyste inflammatoire. Une décompression chirurgicale et une biopsie furent réalisées ; l’anatomopathologie concluait à un AM kystique. Un an plus tard, l’énucléation et l’avulsion de 38 furent effectuées. Malgré un suivi clinico-radiologique régulier, la patiente fut perdue de vue fin 2017. En 2022, elle reconsultait pour une tuméfaction génienne basse gauche douloureuse et purulente. L’imagerie retrouvait cette fois-ci une lésion radioclaire polygéodique en « bulles de savon ». Une seconde chirurgie conservatrice fut réalisée et l’anatomopathologie confirma une récidive sous forme d’AM folliculaire, connu pour son potentiel récidivant élevé (Hresko, 2022). Malgré un suivi trimestriel, une seconde récidive fut diagnostiquée en septembre 2025, caractérisée par une extension osseuse importante. Face au caractère récidivant et à l’agressivité croissante, une chirurgie interruptrice semblait indiquée. Cependant, cette thérapeutique entraînant une importante morbidité, une concertation pluridisciplinaire fut organisée et a proposé une chirurgie conservatrice associée à l’application locale de 5-fluorouracile (5-FU). Utilisé en dermatologie pour les lésions épithéliales (Zhu, 2025) ou comme traitement adjuvant lors d’exérèse de kératokystes (Barua, 2023), le 5-FU reste peu décrit pour les AM. Le 5-FU est un antimétabolite inhibant la méthylation du désoxyuridine monophosphate en désoxythymidine monophosphate par inhibition de la thymidylate synthase. Cela entraîne une diminution des nucléotides thimidylés inhibant la synthèse d’ADN et provoquant l’apoptose cellulaire. Il induit également une diminution de la prolifération cellulaire et de l’expression des cyclines CCNB1/2, responsable de l’arrêt du cycle cellulaire en phase G2/M (Zhu, 2025). Après curetage de la lésion, une compresse résorbable imprégnée de 5-FU est appliquée dans la cavité. Une première étude in vivo rapporte l’absence de récidive à deux ans (JR, 2025). Ainsi, le 5-FU pourrait cibler les cellules tumorales résiduelles et réduire le risque de récidive, tout en limitant la morbidité des chirurgies radicales. Des études complémentaires sont nécessaires pour définir un protocole standardisé et évaluer son efficacité à long terme.
Léa PUYO (29200) , Félix GAYET , Marie ORLIAGUET , Tancrède SEGARD , Valentin ANDRÉ , Sylvie BOISRAMÉ , Jean-Christophe LECLÈRE
11:30 - 11:40 #52565 - CO52 Évaluation du méthoxyflurane dans la prise en charge de la douleur aux urgences bucco-dentaires (étude METODO) : résultats définitifs.
Évaluation du méthoxyflurane dans la prise en charge de la douleur aux urgences bucco-dentaires (étude METODO) : résultats définitifs.

Introduction : La gestion de la douleur aux urgences bucco-dentaires (UBD) est un défi majeur en raison de l’afflux croissant de patients, des délais d’attente prolongés et de l’efficacité parfois limitée des solutions disponibles. Dans ce contexte, l’utilisation du méthoxyflurane (Penthrox®), un antalgique inhalé avec une action rapide ayant une autorisation de mise sur le marché en traumatologie générale, a été envisagée. L’objectif principal de l’étude METODO est d’évaluer l’efficacité du méthoxyflurane (Penthrox®), dans la prise en charge de la douleur comme solution d’attente aux UBD. Les résultats intermédiaires ayant été présentés lors du précédent congrès de la SFCO, les résultats définitifs sont rapportés ici. Matériels et Méthodes : L’étude METODO est un essai prospectif monocentrique contrôlé randomisé en double aveugle comparant un groupe expérimental (standard de soins + méthoxyflurane) à un groupe contrôle (standard de soins + placebo). L’efficacité du méthoxyflurane a été évaluée à travers une échelle numérique de la douleur (EN) de 0 à 10, avant administration et 15 minutes après. Les autres paramètres étudiés incluaient la réduction de la douleur à d’autres temps, une évaluation de l’anxiété, la consommation d’anesthésiques locaux durant le soin, la satisfaction des patients et les effets indésirables. Résultats La réduction moyenne de la douleur à 15 min est plus importante dans le groupe méthoxyflurane que dans le groupe placebo (différence ajustée -1,25 [IC95% -1,79 ; -0,74]), sans atteindre le seuil de pertinence clinique fixé à -1,5 sur l’EN. Une diminution significative de la douleur est également observée dès 7 minutes (-0,81 [IC95% -1,30 ; -0,42]) et à 40 minutes (-1,36 [IC95% -2,12 ; -0,54]). La proportion de patients avec une douleur < 4 sur l’EN est plus élevée dans le groupe méthoxyflurane (25,8% vs 13,4%). Les résultats suggèrent une tendance à la diminution de l’anxiété et de la consommation d’anesthésiques locaux, sans différence significative. Les patients ont exprimé une satisfaction globale à l’utilisation du dispositif Penthrox®, la tolérance était bonne avec des effets indésirables légers et transitoires. Discussion Le méthoxyflurane permet une réduction significative de la douleur, confirmant son efficacité antalgique dans un contexte d’UBD, bien que l’ampleur de cet effet reste inférieure au seuil de pertinence clinique. L’effet rapide observé dès 7 minutes et persistant jusqu’à 40 minutes constitue un atout dans la gestion de l’attente aux UBD. Sa bonne tolérance et sa facilité d’utilisation renforcent son intérêt. Conclusion L’étude METODO met en évidence une efficacité antalgique rapide du méthoxyflurane (Penthrox®) aux UBD, d’ampleur modérée, suggérant son intérêt comme traitement d’appoint pour améliorer le confort des patients en attente de prise en charge. Coffey F et al. Emerg Med J EMJ. 2014;31(8):613-8. Mercadante S et al. Adv Ther. 2019;36(11):3030-46. Borobia AM et al. Ann Emerg Med. 2020;75(3):315-28.
Dr Arthur FALGUIERE (Brest) , Paolo DRU , Elouan PIRIOU , Thomas FRANCIS , Marie ORLIAGUET , Sylvie BOISRAMÉ
11:40 - 11:50 #52751 - CO53 Optimisation de la gestion de la douleur en chirurgie orale : intérêt d’un protocole multimodal personnalisé basé sur les profils patients.
Optimisation de la gestion de la douleur en chirurgie orale : intérêt d’un protocole multimodal personnalisé basé sur les profils patients.

Introduction La douleur post-opératoire en chirurgie orale présente une variabilité interindividuelle importante, insuffisamment prise en compte par les protocoles antalgiques standardisés. Dans une approche de médecine personnalisée, l’adaptation des stratégies thérapeutiques aux profils patients pourrait améliorer le contrôle de la douleur et la qualité de la prise en charge. Matériel et méthodes Une étude prospective monocentrique a été menée sur 25 patients pris en charge pour des actes de chirurgie orale (avulsions de dents incluses, chirurgie pré-implantaire). Les patients ont été stratifiés selon plusieurs facteurs prédictifs : niveau d’anxiété, complexité de l’intervention, antécédents douloureux et tolérance individuelle. Un protocole antalgique multimodal personnalisé a été proposé en fonction du niveau de risque (faible, modéré, élevé), associant antalgiques de différents paliers, anti-inflammatoires et mesures adjuvantes si nécessaire. Les résultats ont été comparés à des données de la littérature concernant les protocoles standards. L’intensité de la douleur a été évaluée à J0, J1 et J3 à l’aide d’une échelle numérique (EN 0–10). Résultats Les patients bénéficiant du protocole personnalisé ont présenté une douleur moyenne modérée à J1 (EN 3,4) et faible à J3 (EN 2,0), inférieure aux valeurs habituellement rapportées dans la littérature pour des protocoles standards. Une diminution de la consommation d’antalgiques de secours a été observée, ainsi qu’une bonne tolérance globale du protocole. Les patients à profil de risque élevé semblaient tirer un bénéfice plus marqué de cette approche. Discussion Malgré un effectif limité, cette étude met en évidence la faisabilité et l’intérêt d’une approche personnalisée de la gestion de la douleur en chirurgie orale. L’adaptation des protocoles aux profils patients permettrait d’optimiser le contrôle antalgique tout en limitant les prescriptions excessives. Ces résultats doivent être confirmés par des études à plus grande échelle. Conclusion Le protocole antalgique multimodal personnalisé apparaît comme une stratégie prometteuse en chirurgie orale. Il s’inscrit dans une démarche de médecine individualisée visant à améliorer la qualité des soins et l’expérience patient. Références 1- Moore PA, Hersh EV. Combining ibuprofen and acetaminophen for acute pain management after third-molar extractions. J Am Dent Assoc. 2013;144(8):898–908. 2- American Dental Association Evidence-based clinical practice guideline for the pharmacologic management of acute dental pain. J Am Dent Assoc. 2024. 3- Aminoshariae A, Kulild JC, Donaldson M. Short-term use of nonsteroidal anti-inflammatory drugs and adverse effects: an updated systematic review. J Am Dent Assoc. 2016;147(2):98–110.
Nassim OUABOU (AGADIR, Maroc) , Kaoutar AZENKOUK , Meryem ZEROUAL , Mohammed ABID , Omayma EL GAMOUSSI , Rqia BOULGSOA , Asma BOUSSOUAB , Zahra SAYAD
11:50 - 12:00 #52753 - CO54 Intérêt de l’hydroxyzine en prémédication dans la gestion de l’anxiété et de la douleur lors de l’extraction des troisièmes molaires mandibulaires.
Intérêt de l’hydroxyzine en prémédication dans la gestion de l’anxiété et de la douleur lors de l’extraction des troisièmes molaires mandibulaires.

Introduction : L’anxiété préopératoire est fréquente en chirurgie orale, notamment lors des extractions de troisièmes molaires mandibulaires, et peut influencer la perception de la douleur ainsi que les suites opératoires. L’hydroxyzine, antihistaminique aux propriétés anxiolytiques, pourrait constituer une alternative simple et accessible pour améliorer la prise en charge des patients anxieux. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’intérêt de l’hydroxyzine en prémédication sur l’anxiété et la douleur post-opératoire. Matériel et méthodes : Une étude prospective randomisée a été menée sur 40 patients nécessitant une extraction de dents de sagesse mandibulaires. Les patients ont été répartis en deux groupes : groupe contrôle (prise en charge standard) et groupe hydroxyzine (prémédication par hydroxyzine 1 heure avant l’intervention). L’anxiété a été évaluée en préopératoire à l’aide de l’échelle STAI, et la douleur post-opératoire a été mesurée à J0 et J1 par échelle numérique (EN 0–10). La consommation d’antalgiques et la satisfaction des patients ont également été analysées. Résultats : Le groupe hydroxyzine présentait une diminution significative de l’anxiété préopératoire (p < 0,01). La douleur post-opératoire était également réduite à J0 et J1, avec une consommation moindre d’antalgiques de secours. Les patients rapportaient une meilleure expérience globale de l’intervention. Discussion : L’hydroxyzine apparaît comme une option simple, bien tolérée et efficace pour réduire l’anxiété en chirurgie orale. En agissant sur le stress préopératoire, elle pourrait également moduler la perception douloureuse. Cette approche s’inscrit dans une démarche de prise en charge globale du patient. Conclusion : La prémédication par hydroxyzine constitue une stratégie pertinente pour améliorer le confort des patients anxieux lors des extractions de dents de sagesse. Son utilisation pourrait être intégrée dans les protocoles de chirurgie orale. Références : 1- Facco E, Stellini E, Bacci C, et al. The role of anxiety in dental practice. Minerva Stomatol. 2013;62(6):207–216. 2- Hydroxyzine drug profile. Simons FE. H1-antihistamines in clinical practice. J Allergy Clin Immunol. 2002;110(5):S259–S264. 3- Appukuttan DP. Strategies to manage patients with dental anxiety. J Dent Anesth Pain Med. 2016;16(2):99–109.
Nassim OUABOU (AGADIR, Maroc) , Rqia BOULGSOA , Asma BOUSSOUAB , Kaoutar AZENKOUK , Mohammed ABID , Omayma EL GAMOUSSI , Meryem ZEROUAL , Zahra SAYAD
12:00 - 12:10 #51407 - CO14 Prise en charge précoce des communications bucco-sinusiennes : revue narrative.
Prise en charge précoce des communications bucco-sinusiennes : revue narrative.

La communication bucco-sinusienne (CBS) est une communication pathologique entre la cavité buccale et le sinus maxillaire. Son étiologie la plus fréquente est l’avulsion dentaire dans la région prémolo-molaire maxillaire. Si une CBS ne se referme pas, elle peut entraîner une sinusite maxillaire chronique puis d’autres complications sévères (Von Arx T, 2020). L’objectif de cette étude était de comparer les résultats cliniques des différentes techniques pouvant être mises en place pour la fermeture des CBS à la suite d’une extraction dentaire. Une revue narrative de la littérature a été menée dans les bases de données PubMed et ScienceDirect. Les critères d’inclusion portaient sur les études prenant en charge des CBS post-extractionnelles récentes (moins de 2 semaines). Les études sélectionnées ont été analysées pour en extraire les données suivantes : taille de la CBS, type de prise en charge, taux de succès, et complications post-opératoires. Au total, 21 études ont été incluses, représentant 1153 cas et l’utilisation de 11 techniques de fermeture différentes. Les taux de succès par technique dépassaient tous 80 %. Le lambeau muco-périosté vestibulaire a été la technique la plus employée. Le lambeau du corps adipeux de la joue présentait le meilleur taux de succès tous diamètres de CBS confondus. Le lambeau palatin était le lambeau le plus employé pour les CBC larges (> 1 cm) (Kwon MS, 2020). L’utilisation de PRF associé aux sutures présentaient de très bons résultats sur les CBS de petit diamètre (< 0,5 mm) (Hunger S, 2023). La prise en charge d’une CBS doit être anticipée tant au niveau de l’homéostasie du sinus sus-jacent que du protocole opératoire nécessaire à sa fermeture. En effet, la rapidité de la fermeture conditionne la bonne cicatrisation tout comme la technique mise en place. Le choix de cette dernière dépend de nombreux facteurs comme le diamètre de la CBS, la quantité et la qualité des tissus mous disponibles ou la localisation du site de l’avulsion. Un respect strict des consignes et de la médication post-opératoire devra ensuite être observé. Nous proposons un arbre décisionnel de prise en charge précoce des CBS. Von Arx T, Von Arx J, Bornstein MM. Outcome of first-time surgical closures of oroantral communications due to tooth extractions. A retrospective analysis of 162 cases. SWISS Dent J SSO – Sci Clin Top. 7 déc 2020 ; 130(12):972 82 Kwon MS, Lee BS, Choi BJ, Lee JW, Ohe JY, Jung JH, et al. Closure of oroantral fistula: a review of local flap techniques. J Korean Assoc Oral Maxillofac Surg. 29 févr 2020;46(1):58‑65 Hunger S, Krennmair S, Krennmair G, Otto S, Postl L, Nadalini DM. Platelet-rich fibrin vs. buccal advancement flap for closure of oroantral communications: a prospective clinical study. Clin Oral Investig. 6 janv 2023;27(6):2713‑24
Léo CHOCOLOFF (Nantes)
Salle Méridienne
12:30 Déjeuner & Visite des stands
Déjeuner & Visite des stands
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A10
13:30 - 17:15

L'AD dans la motivation et l'éducation du patient

Conférenciers : Dr Kevin-John FOUILLEN (Conférencier, Brest), Dr Amandine QUEMENEUR (CCU-AH) (Conférencier, Brest)
Salle 1

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CD24
13:30 - 15:30

Aspects transversaux de nos professions

Modérateur : Pr Géraldine LESCAILLE (Professeur des universités) (Paris)
13:30 - 14:05 L'expertise médico-légale. Dr Pierre ROHARD (Interne) (Conférencier, Brest), Dr Camille FRAMERY (Conférencier, Brest)
14:05 - 14:40 La douleur. Dr Arthur FALGUIERE (Interne) (Conférencier, Brest), Pr Nathan MOREAU (PU-PH en Médecine et Chirurgie orale) (Conférencier, Paris)
14:40 - 15:15 Le sommeil. Dr Paul GALVEZ (CCU-AH) (Conférencier, Bordeaux), Dr Gérald VALETTE (Conférencier, Brest)
Salle 2

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CD26
13:30 - 14:15

IA en chirurgie orale et médecine orale

Modérateurs : Dr Sylvain CATROS (PUPH) (Bordeaux), Dr Bérengère PHULPIN (MCU-PH) (Nancy)
Conférencier : Dr Didier ERNENWEIN (Conférencier, Paris)
Salle Méridienne
14:15

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CD27
14:15 - 15:30

Communications libres : IA & Médecine Orale

Modérateurs : Dr Sylvain CATROS (PUPH) (Bordeaux), Dr Bérengère PHULPIN (MCU-PH) (Nancy)
14:15 - 14:25 #51001 - CO55 Artificial Intelligence–Based Prediction of Postoperative Complications in Oral Surgery: A Machine Learning Cohort Study.
Artificial Intelligence–Based Prediction of Postoperative Complications in Oral Surgery: A Machine Learning Cohort Study.

Background: Postoperative complications following oral surgical procedures remain a clinical challenge despite advances in surgical techniques. Artificial intelligence (AI) offers new opportunities to enhance risk stratification and clinical decision-making in oral surgery. Objective: To develop and validate machine learning models capable of predicting postoperative complications following oral surgical procedures and to compare their performance with conventional statistical methods. Methods: A retrospective cohort study was conducted including patients who underwent oral surgical procedures (third molar extraction, implant placement, and apical surgery). Preoperative, intraoperative, and postoperative clinical variables were collected. Machine learning algorithms including Random Forest, XGBoost, and Artificial Neural Networks were trained to predict postoperative complications. Model performance was evaluated using accuracy, sensitivity, specificity, and area under the receiver operating characteristic curve (AUC). Logistic regression served as a reference model. Model interpretability was assessed using SHAP (Shapley Additive Explanations) values. Results: The AI-based models demonstrated superior predictive performance compared to logistic regression, with the XGBoost model achieving the highest AUC. Key predictors of postoperative complications included surgical duration, smoking status, diabetes, and surgical difficulty. SHAP analysis provided clinically interpretable insights into individual risk factors. Conclusion: AI-based prediction models show significant potential in identifying patients at high risk for postoperative complications in oral surgery. Integration of such tools into clinical practice may improve preoperative planning, patient counseling, and postoperative outcomes
Aya MTIRI (Ben arous, Tunisie) , Safa JEMLI
14:25 - 14:35 #52415 - CO56 Étude de l’effet d’une intelligence artificielle dédiée à l'odontologie (DentalAI©) sur la pratique clinique en chirurgie orale : essai contrôlé randomisé.
Étude de l’effet d’une intelligence artificielle dédiée à l'odontologie (DentalAI©) sur la pratique clinique en chirurgie orale : essai contrôlé randomisé.

Introduction En chirurgie orale, les étudiants sont confrontés à des situations cliniques complexes, notamment le choix d’anesthésie, la prescription, la gestion des complications chirurgicales ainsi que la prise en charge de patients à risque. L'intelligence artificielle (IA) générative occupe une place croissante dans la formation des étudiants en santé [1] et peut aider à la prise de décision en chirurgie. Les outils d’IA générative actuels présentent cependant des limites de fiabilité et ne sont pas adaptés aux référentiels de chirurgie orale.[2] Une IA dédiée à l’odontologie (DentalAI) a été développée pour exploiter les référentiels d’internat de chirurgie orale et fournir des réponses sourcées. L’objectif de cette étude était d’évaluer, au cours d’un semestre, l’effet de DentalAI sur la confiance clinique, le stress perçu, l’adaptabilité/priorisation et les compétences perçues en prescription chez les externes en odontologie. Matériels & Méthodes Une étude contrôlée, randomisée, ouverte et monocentrique a été conduite auprès de 50 étudiants de 4e année d'odontologie au CHU de Nantes. Les participants ont été randomisés en deux groupes : 26 ont bénéficié d’un accès ad libitum à DentalAI durant un semestre clinique, et 24 ont suivi un apprentissage sans accès à l’outil. La confiance clinique, le stress perçu, l’adaptabilité/priorisation et les compétences perçues en prescription ont été mesurés à l’aide d’échelles de Likert (1–5) à l’inclusion (T0) et en fin de semestre (T1). Les variations entre T0 et T1 ont été comparées entre les groupes par un test de Mann-Whitney avec correction de Holm. Un score composite de performance perçue standardisé (0-100) a également été calculé. L’étude a reçu l’avis favorable du comité d'éthique. Résultats Les quatre paramètres étudiés ont évolué favorablement dans les deux groupes, mais les améliorations observées étaient significativement plus élevées dans le groupe DentalAI : confiance clinique (p=0,004), stress perçu (p=0,004), adaptabilité/priorisation (p=0,006) et compétences perçues en prescription (p=0,024). Le score composite de performance perçue était également supérieur dans le groupe DentalAI par rapport au groupe contrôle (médiane 86,1 vs 61,1 p<0,001). Discussion L’amélioration des scores perçus dans le groupe DentalAI suggère qu’un accès rapide à des recommandations sourcées pourrait constituer un outil d’accompagnement utile pour les externes en odontologie dans leur formation clinique. Cette étude présente cependant plusieurs limites : son caractère ouvert et le recours à des critères auto-rapportés. Conclusion Ces résultats suggèrent que l’intégration d’une IA dédiée et sourcée pourrait représenter un outil complémentaire prometteur dans la formation clinique en odontologie. Des études multicentriques intégrant des critères objectifs d’évaluation sont nécessaires pour confirmer son intérêt pédagogique. [1]Gordon M et al. Med Teach. 2024;46(4):446-470 [2]Thirunavukarasu AJ et al. Nat Med. 2023;29(8):1930-40
Anne-Gaëlle CHAUX , Samuel SERISIER , Onur DOGAN (Nantes)
14:35 - 14:45 #52523 - CO57 Intelligence artificielle en médecine orale : révolution diagnostique ou outil complémentaire ?
Intelligence artificielle en médecine orale : révolution diagnostique ou outil complémentaire ?

L’intelligence artificielle (IA) connaît un essor considérable en médecine, notamment dans le domaine du diagnostic assisté par l’analyse d’images. En médecine orale, le diagnostic des lésions de la muqueuse buccale constitue un défi en raison de la diversité de leurs présentations cliniques et de la similitude entre lésions bénignes, lésions potentiellement malignes et carcinomes épidermoïdes. Le diagnostic précoce de ces dernières représente un enjeu majeur de santé publique, conditionnant directement le pronostic et la survie des patients. Dans ce contexte, les techniques d’apprentissage automatique, en particulier les réseaux de neurones convolutionnels (CNN), ont été développées afin d’améliorer la détection et la classification des lésions orales à partir d’images cliniques ou radiologiques (Shah 2025, Fu 2020). Plusieurs études récentes ont évalué les performances de ces algorithmes dans le diagnostic des lésions buccales. Les résultats montrent des performances diagnostiques élevées, avec des sensibilités et spécificités souvent supérieures à 85 %, et pouvant atteindre des niveaux de précision supérieurs à 90 % dans certaines études. Ces performances sont particulièrement notables pour la détection des lésions potentiellement malignes, notamment les leucoplasies et le carcinome épidermoïde oral (Shah 2025, Warin 2022). Ces systèmes reposent sur l’analyse de caractéristiques morphologiques telles que la couleur, la texture et les contours des lésions, permettant d’identifier des patterns difficilement perceptibles à l’œil humain. L’IA pourrait ainsi constituer un outil d’aide à la décision clinique, facilitant le tri des lésions suspectes et l’indication de biopsie, en particulier chez les praticiens non spécialisés ou dans des contextes de télémédecine (Schwendicke 2020). Cependant, malgré ces résultats prometteurs, plusieurs limites doivent être soulignées. Les bases de données utilisées pour l’entraînement des algorithmes restent souvent de taille limitée et peu standardisées, avec une variabilité importante des conditions de prise d’image (éclairage, angle, résolution). De plus, la majorité des études sont réalisées en conditions expérimentales, avec un manque de validation clinique multicentrique. Des biais méthodologiques, notamment liés à la sélection des données et à l’équilibre des classes, peuvent également influencer les performances rapportées (Rokhshad 2024). Ainsi, bien que l’intelligence artificielle apparaisse comme une technologie innovante susceptible d’améliorer le diagnostic des lésions de la muqueuse buccale, son intégration en pratique clinique nécessite encore des études à grande échelle et une standardisation des protocoles. L’IA doit être considérée comme un outil complémentaire au jugement clinique, et non comme un substitut au praticien.
Youssra AZZOUZ (rabat, Maroc) , Soukaina ABIDI , Ghita ELBASRAOUI , Zineb LOUBARIS , Saliha CHBICHEB
14:45 - 14:55 #52750 - CO58 Prédiction du risque de lésion du nerf alvéolaire inférieur par intelligence artificielle lors de l’extraction des dents de sagesse incluses.
Prédiction du risque de lésion du nerf alvéolaire inférieur par intelligence artificielle lors de l’extraction des dents de sagesse incluses.

Introduction La lésion du nerf alvéolaire inférieur (NAI) constitue une complication redoutée lors de l’extraction des troisièmes molaires mandibulaires incluses. Malgré l’apport du CBCT, l’évaluation du risque neurologique demeure imparfaite et dépendante de l’expérience du praticien. L’intelligence artificielle (IA), en permettant une analyse automatisée et reproductible des rapports anatomiques, pourrait améliorer la stratification préopératoire du risque. Matériel et méthodes Une étude rétrospective monocentrique a été menée sur 50 patients ayant bénéficié d’une extraction de dents de sagesse mandibulaires avec imagerie CBCT préopératoire. Les cas ont été répartis en deux groupes selon la survenue d’une complication neurologique post-opératoire (n=5). Un modèle d’apprentissage profond de type réseau de neurones convolutionnel (CNN) a été entraîné pour analyser les relations entre le canal mandibulaire et la dent incluse. Les performances du modèle ont été évaluées (sensibilité, spécificité, AUC) et comparées à l’analyse de deux chirurgiens oraux expérimentés. Résultats Le modèle d’IA a présenté une sensibilité de 90 % et une spécificité de 85 %, avec une AUC de 0,91. Les praticiens ont montré une sensibilité moyenne de 70 % et une spécificité de 80 %. L’IA a permis une meilleure identification des cas à haut risque, notamment dans les situations de contact étroit dent-nerf. Une reclassification du niveau de risque a été observée dans 30 % des cas, suggérant un impact potentiel sur la stratégie chirurgicale (coronectomie, modification de l’abord). Discussion Malgré un effectif limité, cette étude met en évidence l’intérêt de l’IA comme outil d’aide à la décision en chirurgie orale. Elle permet une analyse standardisée et pourrait réduire la variabilité inter-opérateur. Son intégration dans la planification préopératoire s’inscrit dans l’évolution vers une chirurgie orale 3.0. Des études prospectives à plus large échelle sont nécessaires pour confirmer ces résultats. Conclusion L’intelligence artificielle apparaît comme une approche prometteuse pour améliorer la prédiction du risque de lésion du NAI. Elle pourrait contribuer à une chirurgie plus sécurisée, personnalisée et prédictive. Références 1- Chen H, Zhang K, Lyu P, Li H, Zhang L, Wu J. Automatic identification of mandibular canal in CBCT images using deep learning. Oral Surg Oral Med Oral Pathol Oral Radiol. 2019;127(6):e286–e291. 2- Kwak GH, Kwak EJ, Song JM, Park HR, Jung YH, Cho BH. Automatic mandibular canal detection using a deep convolutional neural network. Sci Rep. 2020;10:5715.
Nassim OUABOU (AGADIR, Maroc) , Mohammed ABID , Asma BOUSSOUAB , Kaoutar AZENKOUK , Rqia BOULGSOA , Meryem ZEROUAL , Omayma EL GAMOUSSI , Zahra SAYAD
14:55 - 15:05 #52752 - CO59 Intelligence artificielle et décision thérapeutique en chirurgie orale : vers une médecine augmentée ou biaisée ?
Intelligence artificielle et décision thérapeutique en chirurgie orale : vers une médecine augmentée ou biaisée ?

Introduction : L’intelligence artificielle (IA) s’impose progressivement en chirurgie orale, notamment dans l’analyse radiologique et la planification thérapeutique. Si elle promet une amélioration des performances cliniques, son impact sur la décision médicale reste peu exploré. Cette étude vise à évaluer l’influence de l’IA sur la prise de décision thérapeutique et à identifier les biais cognitifs associés. Matériel et méthodes : Une étude expérimentale prospective a été menée auprès de 50 praticiens (internes et seniors). Dix cas cliniques complexes de chirurgie orale ont été présentés sous deux modalités : avec ou sans recommandation issue d’un algorithme d’IA. Les participants devaient proposer une stratégie thérapeutique. Les critères étudiés comprenaient la modification de la décision, le temps de réponse, le niveau de confiance (échelle numérique) et la capacité à identifier des recommandations erronées. Résultats : L’IA a influencé la décision thérapeutique dans 34 % des cas, avec un impact plus marqué chez les praticiens en formation (p < 0,05). Le temps de décision était réduit en présence de l’IA. Le niveau de confiance était significativement plus élevé, indépendamment de la pertinence de la recommandation. En cas de suggestion erronée, 41 % des praticiens ont suivi l’avis de l’IA, traduisant un biais d’automatisation. Discussion : L’IA agit comme un facilitateur décisionnel mais expose à un risque de dépendance cognitive. L’augmentation du niveau de confiance, même face à des erreurs, souligne la nécessité d’un regard critique. Ces résultats questionnent la place du praticien dans un environnement technologique croissant et mettent en évidence l’importance d’une formation spécifique à l’usage de ces outils. Conclusion : L’IA constitue un outil prometteur en chirurgie orale, mais son intégration doit être encadrée afin de limiter les biais décisionnels. Elle doit rester une aide à la décision, sans se substituer au jugement clinique. Références : 1- Topol EJ. High-performance medicine: the convergence of human and artificial intelligence. Nat Med. 2019;25(1):44–56. 2- Shortliffe EH, Sepúlveda MJ. Clinical decision support in the era of artificial intelligence. JAMA. 2018;320(21):2199–2200. 3- Cabitza F, Rasoini R, Gensini GF. Unintended consequences of machine learning in medicine. JAMA. 2017;318(6):517–518.
Nassim OUABOU (AGADIR, Maroc) , Omayma EL GAMOUSSI , Asma BOUSSOUAB , Kaoutar AZENKOUK , Mohammed ABID , Meryem ZEROUAL , Rqia BOULGSOA , Zahra SAYAD
Salle Méridienne
14:30

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SYMP2
14:30 - 15:30

Symposium ZIMVIE

14:30 - 15:30 Distraction Osseuse alvéolaire à visée pré-implantaire. Dr Jean LEHNER (Interne DESCO) (Conférencier, SCEAUX)
Salle 3
15:30 Pause & Visite de stands
Pause & Visite de stands
16:00

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IM
16:00 - 16:30

Interlude musical et poétique

Conférenciers : Dr Alp ALANTAR (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Paris), Pr Louis MAMAN (PU-PH) (Conférencier, Paris)
Salle Méridienne
16:30

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RP
16:30 - 17:00

Remise des prix

Salle Méridienne
17:00

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CD22bis
17:00 - 17:30

Clôture du congrès

Salle Méridienne

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CD22
17:00 - 17:30

Clôture du congrès

Salle Méridienne
20:00

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DCbis
20:00 -

Dîner du congrès

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DC
20:00 - 00:00

Dîner du congrès