Mercredi 11 novembre
08:00

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CE02
08:00 - 08:45

Conférence d'enseignement
Indications, technique et résultats des fémurs totaux dans les échecs d’arthroplastie totale de la hanche et du genou.

Président de séance : Henri MIGAUD (Professeur) (Président de séance, Lille)
Améliorer la formation et actualiser les connaissances en orthopédie-traumatologie, en s’appuyant sur les données scientifiques les plus récentes, avec un focus particulier sur la prise en charge des fémurs totaux.
08:00 - 08:45 Indications, technique et résultats des fémurs totaux dans les échecs d’arthroplastie totale de la hanche et du genou. Gérard GIORDANO (Chef de Service) (Conférencier, Toulouse)
Louis Lumiere

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CO01
08:00 - 09:00

Communications orales
Genou

Modérateurs : Grégoire MICICOI (C.C.A) (Nice), Franck REMY (Saint-Omer)
08:00 - 08:07 #52889 - Changes in the avascular area of the meniscus using mesenchymal stem cells and growth plate chondrocytes in a pig model.
Changes in the avascular area of the meniscus using mesenchymal stem cells and growth plate chondrocytes in a pig model.

The aim of the study was to evaluate autologous growth plate chondrocytes’ impact on the healing process of a damaged meniscus in the avascular zone based on a growing animal model.

The study group consisted of 10 pigs at about three months of age. From each animal, chondrocytes from the iliac growth plate and from concentrated bone marrow were taken. Knee joints were divided into right (R) and left (L). The medial meniscus of the R knee joint was treated with a hyaluronic acid based scaffold incubated with bone marrow cells from marrow aspirates (nCHON). The medial meniscus of the L knee joint was treated with a hyaluronic acid-based scaffold incubated with bone marrow cells from marrow aspirates supplemented with immature chondrocytes isolated from growth plates (wCHON). The meniscus was damaged in the avascular zone in both knee joints. Followingly, the damaged part of the meniscus was filled with a scaffold with cells from the concentrated bone marrow and from growth plate chondrocytes. In the control group, a scaffold with concentrated bone marrow cells was used. After three months the animals were euthanized and preparations (microscopic slides) were made from the meniscus’ damaged part.

A qualitative and quantitative analysis have been prepared. The wCHON group in comparison with the nCHON group showed a statistically significantly higher number of fusiform cells on the surface of the graft as well as better healing of the graft. In addition, the degree of vascularisation was higher in specimens from the wCHON group than in the nCHON group.

The obtained results indicate that the use of autologous growth plate chondrocytes in combination with bone marrow–derived cells may significantly enhance the healing of meniscal injuries in the avascular zone, which is characterized by limited regenerative potential. In this study, the combination of growth plate chondrocytes, mesenchymal bone marrow cells, and a hyaluronic acid–based scaffold improved the healing process, as confirmed by both qualitative and quantitative analyses. In the group treated with additional growth plate chondrocytes, a higher number of fusiform cells on the graft surface and a greater degree of vascularization were observed, indicating a more advanced tissue remodeling and healing process. This suggests that immature chondrocytes have high regenerative potential and may stimulate repair processes within the damaged meniscus, particularly in poorly vascularized areas

The results of our research on immature pig knees revealed that mesenchymal stem cell and growth plate chondrocytes could be treated as the cell source for meniscus reconstruction, and growth plate chondrocytes enhance healing processes in the avascular zone of the injured meniscus.
Ryszard TOMASZEWSKI (Katowice, Pologne) , Magdalena ROST-ROSZKOWSKA , Krzysztof STARSZAK
08:07 - 08:14 #51491 - La pente tibiale postérieure : une définition des valeurs normales et anormales dépendante de la méthode dans les ruptures du ligament croisé antérieur.
La pente tibiale postérieure : une définition des valeurs normales et anormales dépendante de la méthode dans les ruptures du ligament croisé antérieur.

La pente tibiale postérieure (PTP) a été associée au risque de rupture du ligament croisé antérieur (LCA) et d’échec de greffe ; cependant, les seuils rapportés varient largement selon les études. Cette variabilité pourrait refléter des différences dans les techniques de mesure, les définitions de l’anormalité et les populations de référence plutôt que de véritables différences biologiques. L’objectif de cette étude était de déterminer des valeurs normales de PTP spécifiques à chaque méthode, de définir la PTP anormale selon deux approches statistiques et d’évaluer comment la classification d’anormalité varie dans les ruptures primaires et itératives du LCA.

Dans cette étude rétrospective monocentrique, 609 sujets ont été inclus : un groupe de référence contrôle présentant des lésions méniscales avec LCA intact confirmé par IRM (RAS, n = 470), un groupe de rupture primaire du LCA (ACL, n = 88) et un groupe de re-rupture du LCA (RLCA, n = 51). La PTP a été mesurée sur des radiographies de profil standardisées selon cinq techniques et exprimée comme l’angle complémentaire à 90° (PTP = 90° − angle mesuré). Les valeurs normales ont été définies comme l’intervalle de référence à 95 % (2,5e–97,5e percentiles). Les valeurs anormales ont été définies selon (A) une approche basée sur les quantiles (<2,5e ou >97,5e percentile) et (B) une approche basée sur l’écart-type (moyenne + 2 DS). Les seuils ont été déterminés à partir des populations contrôle et ACL.

La PTP moyenne dans la population contrôle variait de 5,9° à 8,2° selon la technique de mesure, avec des intervalles de référence présentant une variabilité importante. En utilisant les seuils dérivés de la population contrôle, des valeurs anormales de PTP ont été identifiées chez 18–23 % des patients ACL et 35–41 % des patients RLCA selon la définition par quantiles, et chez 17–21 % et 27–37 %, respectivement, selon la définition basée sur l’écart-type. Lorsque des seuils dérivés de la population ACL étaient appliqués, seuls 8–10 % (méthode par quantiles) et 2–6 % (méthode par écart-type) des patients RLCA étaient classés comme anormaux. La proportion de valeurs anormales variait considérablement selon la technique de mesure, la définition statistique et la population de référence.

L’interprétation de la pente tibiale postérieure est fortement dépendante de la méthode utilisée. Les valeurs normales et la classification de l’anormalité varient substantiellement selon la technique de mesure, la définition statistique et la population de référence. L’utilisation d’un seuil universel unique de PTP est donc inappropriée. La PTP doit être interprétée à l’aide d’intervalles de référence spécifiques à chaque méthode, avec une description transparente de la détermination des seuils.
Julien DRUEL (Marseille) , Antoine PIERCECCHI , Clémence PEUFLY , Lyes CHAAL , Christophe JACQUET , Matthieu OLLIVIER
08:14 - 08:21 #51741 - Ostéotomie tibiale haute après 60 ans : survie à dix ans et dissociation radioclinique dans l’arthrose médiale du genou.
Ostéotomie tibiale haute après 60 ans : survie à dix ans et dissociation radioclinique dans l’arthrose médiale du genou.

L'indication d'une ostéotomie tibiale haute (OTV) chez les patients de plus de 60 ans reste controversée à l'ère de l'arthroplastie totale du genou (PTG). Cependant, la correction de l'axe mécanique demeure un principe biomécanique fondamental pour la décharge du compartiment médial. Cette étude prospective monocentrique évalue les résultats cliniques, l'évolution radiologique et la survie à long terme des OTV latérales de fermeture réalisées après 60 ans.

Entre 2008 et 2020, 220 patients consécutifs (âge moyen : 65 ans) présentant une arthrose fémoro-tibiale médiale symptomatique et une déformation en varus réductible ont été inclus prospectivement dans l’étude. Le compartiment latéral étant sain chez tous les patients. Une ostéotomie cunéiforme latérale standardisée, stabilisée par plaque, a été réalisée. L’évaluation clinique comprenait l’échelle visuelle analogique (EVA) de la douleur et les scores IKS (International Knee Society) du genou et de la fonction. La correction de l’axe mécanique, la progression radiographique d’Ahlbäck et le recours à une arthroplastie totale du genou (PTG) ont été analysés. La survie a été calculée selon la méthode de Kaplan-Meier. Le suivi moyen était de 8 ans (3 à 15 ans)

Une amélioration clinique significative a été observée : le score VAS moyen a diminué de 7,2 à 2,1 ; le score IKS du genou est passé de 42 à 82 ; et le score IKS fonctionnel de 48 à 85 (p < 0,001). Le taux de survie sans arthroplastie totale du genou (ATG) selon Kaplan-Meier était de 92 % à 5 ans et de 84 % à 10 ans. Bien qu’une progression radiographique soit survenue chez certains patients au fil du temps, aucune corrélation significative n’a été trouvée entre l’aggravation radiologique et la détérioration clinique (p > 0,05), confirmant une dissociation radioclinique. une perte des degrès de correction de l’axe mécanique au file du temps a été enregistré chez certains patients

les patients inclus dans notre étude présentent tous une gonarthrose sur genuvarum et sont âgé de plus de 60 ans . ont été exclus de notre étude les patients présentant un Age < 60 ans , un Genuvalgum, une Infection articulaire ou osseuse évolutive, une destruction irréparable du système extenseur .Nous avons comparer nos résultats avec ceux de "hernigou et All ", Flecher et All ,"LEVIGNE - BONNIN" et a des etudes puls recentes Guariano, Bouchard, Lee

Chez certains patients de plus de 60 ans, l'ostéotomie tibiale de valgisation par fermeture latérale procure un soulagement durable des symptômes et retarde significativement la pose d'une prothèse totale du genou. L'âge chronologique ne doit plus constituer à lui seul une contre-indication à l'ostéotomie de réalignement
Ismail GHADI (Alger, Algérie) , Hanane GRINE , Hadia HOUARI
08:21 - 08:28 #52013 - PUC médiale associée à une reconstruction itérative du LCA : une option viable à long terme chez les patients jeunes et actifs ? Étude avec un recul moyen de 11,2 ans.
PUC médiale associée à une reconstruction itérative du LCA : une option viable à long terme chez les patients jeunes et actifs ? Étude avec un recul moyen de 11,2 ans.

La réalisation d’une prothèse unicompartimentale médiale du genou (PUC médiale) dans un contexte de rupture du ligament croisé antérieur (LCA) demeure controversée, en particulier après échec d’une reconstruction primaire du LCA. L’objectif de cette étude était d’évaluer la survie à long terme, ainsi que les résultats fonctionnels et radiographiques, d’une PUC médiale associée à une reconstruction itérative du LCA chez des patients présentant une rupture itérative du LCA associée à une gonarthrose fémoro-tibiale médiale isolée.

Nous avons réalisé une étude rétrospective incluant tous les patients opérés, par un seul chirurgien, d’une PUC médiale associée dans le même temps opératoire à une reconstruction itérative du LCA. N’étaient inclus que les patients ayant déjà bénéficié d’une reconstruction du LCA et disposant d’un recul minimal de 10 ans. L’évaluation radiographique comprenait l’angle HKA, le LDFA, le MPTA, la pente tibiale et la translation tibiale antérieure statique. L’évaluation fonctionnelle reposait sur l’Oxford Knee Score, le Knee Society Score (KSS), le score de Tegner et le Forgotten Joint Score (FJS). La survie a été analysée selon la méthode de Kaplan-Meier avec comme critères d’échec la révision chirurgicale ou le décès.

Onze patients, d’âge moyen de 53,0 ± 5,4 ans, ont été analysés avec un recul moyen de 11,2 ± 2,5 ans. La survie était de 81,8 % au dernier recul. Un patient a nécessité une révision à 6,8 ans en raison d’une persistance de la translation tibiale antérieure associée à une usure postérieure du polyéthylène, et un patient est décédé à 2,2 ans de causes non liées à l’intervention. Au dernier recul, les radiographies montraient une progression mineure et asymptomatique de l’arthrose chez cinq patients ainsi qu’une usure modérée du polyéthylène chez deux patients, sans signe de descellement. Les résultats fonctionnels étaient excellents, avec un KSS à 179,2 ± 17,4, un OKS à 43,3 ± 3,5, un FJS à 85,9 ± 8,7 et un score de Tegner moyen de 5,6.

Cette première étude à long terme suggère que l’association PUC médiale–reprise du LCA est une option pertinente chez des patients jeunes et actifs soigneusement sélectionnés. La restauration d’une cinématique satisfaisante, en particulier d’une translation tibiale antérieure corrigeable, paraît déterminante.

L’association d’une PUC médiale et d’une reconstruction itérative du LCA permet d’obtenir une survie satisfaisante sur le long terme ainsi que d’excellents résultats fonctionnels chez des patients jeunes et actifs présentant une arthrose médiale isolée avec rupture itérative du LCA. Cette stratégie représente, dans des indications sélectionnées, une alternative conservatrice à la prothèse totale du genou.
Clément FAVROUL (Lyon) , Cécile BATAILLER , Jérôme RUBINI
08:28 - 08:35 #52728 - Intra-articular alignment after Distal Femoral Osteotomy: a multicenter analysis of intra-articular changes.
Intra-articular alignment after Distal Femoral Osteotomy: a multicenter analysis of intra-articular changes.

Distal femoral osteotomy (DFO) influence on intra-articular parameters, particularly joint line convergence angle (JLCA), joint line obliquity (JLO), remains under-investigated. This study aimed to assess the impact of DFO on JLCA and JLO and to identify potential "tipping points" of correction influencing JLCA changes, hypothesizing that large femoral corrections affect intra-articular alignment. Secondly, to correlate preoperative deformity and postoperative intra-articular parameters with clinical outcomes.

A retrospective multi-center analysis was conducted on patients undergoing isolated varus- or valgus-producing DFO between 2019 and 2024 by three different surgeons. Radiological analysis involved assessment of hip knee ankle angle (HKA), mechanical lateral distal femoral angle (mLDFA), JLCA, JLO and related phenotype. Patients were clinically evaluated at a minimum 12-month follow-up. Multivariate linear regression models identified significant (p<0.05) predictors of Δ JLCA and postoperative JLO, as well as tipping correction threshold associated with soft tissue-driven JLCA variation.

Final analysis included 56 patients. The degree of femoral correction was the only significant predictor of Δ JLCA (p = 0.017) and of JLO phenotype shift (p = 0.011), although these changes were not associated with differences in clinical outcomes. A femoral correction > 7.4° or postoperative mLDFA > 91.4° only in valgus deformities were associated with a marked absolute JLCA increase (2.2° and 2.6°, respectively), suggesting a soft tissue-driven tipping point. Post-operative JLO correlated strongly with postoperative mLDFA and JLCA (p< 0.001), and nearly half of the patients changed JLO phenotype, without affecting clinical outcomes. All clinical scores improved significantly postoperatively (p< 0.001).

Intra-articular changes were directly correlated with the degree of femoral correction. The tipping point identified in valgus deformities suggests an increasing contribution of soft tissues in larger corrections, without a short-term impact on clinical outcomes.

DFO improved outcomes in femoral-based varus and valgus malalignment. Δ mLDFA primarily drived JLCA and JLO changes. A soft tissue driven effect beyond 7.4° Δ mLDFA and 91.4° mLDFA was noted only in valgus cases, without adversely impacting outcomes. These intra-articular variations should be considered during surgical planning in case of large femoral corrections.
Francesco ONORATO (Turin, Italie) , Fabio SAMMARTINO , Marcello CAPELLA , Jean Noel ARGENSON , Mathieu OLLIVIER
08:35 - 08:42 #51777 - Native Femoral Flexion Can Be Reliably Determined on Standard Lateral Knee Radiographs: Validation Against CT-Based Measurements.
Native Femoral Flexion Can Be Reliably Determined on Standard Lateral Knee Radiographs: Validation Against CT-Based Measurements.

Personalized alignment strategies in total knee arthroplasty (TKA) increasingly emphasize restoration of native anatomy in both the coronal and, more recently, the sagittal plane. However, unlike the tibial side—where preoperative and postoperative PTS can be directly compared using standard lateral radiographs—femoral sagittal alignment has traditionally been assessed only postoperatively as the “gamma-angle”. To date, no validated radiographic method exists to define native preoperative femoral flexion, preventing meaningful pre-/postoperative comparisons and individualized sagittal planning. The aim of the current study was to define and validate a method for determining native femoral flexion on standard knee radiographs, hypothesysing that it would be reprducible and comparable to equivalent CT-based measurements.

This retrospective study included 44 patients (48 knees) with end-stage knee osteoarthritis. Native femoral flexion angle was measured on true lateral radiographs as the angle between the distal femoral diaphyseal axis (line connecting the midpoints of shaft levels located two and three times the femoral diaphyseal diameter from the intercondylar notch) and the meta-epiphyseal axis (line connecting the distal diaphyseal point to the center of a best-fitting circle constrained by the sulcus and Blumensaat lines). A custom automated 3D CT-based analysis was performed to obtain geometrically equivalent femoral flexion angles. Intra- and inter-observer reliability and agreement between methods were evaluated using intraclass correlation coefficients (ICCs) and Bland–Altman analysis.

The mean radiographic femoral flexion angle was 2.5±1.84° (range:−2.4° to 6.6°). Intra- and inter-observer reliability were excellent (ICC=0.94 and 0.92, respectively). Agreement between radiographic and CT-based measurements was very strong (ICC=0.86). The mean difference between methods was 0.35±0.9°, with 95.9% of cases showing <2° difference.

The mean native femoral flexion was 2.5° ± 1.8°, with more than half of patients between 1° and 4°, but with a total range exceeding 8°, highlighting substantial inter-individual variability. This variability suggests that femoral sagittal alignment is a patient-specific parameter rather than a universal target in TKA. Current alignment recommendations based on fixed flexion values may therefore overlook native anatomy, supporting the need for a more individualized approach to sagittal alignment in knee arthroplasty.

Native femoral flexion can be reliably assessed on standard true lateral knee radiographs using a simple and reproducible method, representing a step forward into individualized sagittal alignment planning in TKA.
Giancarlo GIURAZZA (Rome, Italie) , Antoine PERRIER , Victoria TESSIER , Wilfrid GRAFF , Simon MARMOR , Antoine MOUTON , Thomas AUBERT
08:42 - 08:49 #52027 - Ostéotomies tibiales de valgisation par ouverture médiale fixée par plaque verrouillée (TomoFix®) sans comblement osseux avec appuis précoce. Note de suivi de 51 cas au recul de 20 ans.
Ostéotomies tibiales de valgisation par ouverture médiale fixée par plaque verrouillée (TomoFix®) sans comblement osseux avec appuis précoce. Note de suivi de 51 cas au recul de 20 ans.

L’utilisation d’une plaque verrouillée lors d’une ostéotomie tibiale de valgisation (OTV) par ouverture médiale permet d’éviter le comblement et ses complications inhérentes et autorise une remise en charge précoce. Les résultats à très long terme pour ce type de montage restent rares. L’étude rapporte les résultats d’une cohorte de 51 patients au recul moyen de 22 ans. Les objectifs étaient de préciser la survie, le maintien ou non de la correction frontale, la stabilité des résultats fonctionnels et le taux de complications liées aux plaques verrouillées.

Entre 2003 et 2005, 51 patients de 37 à 72 ans ont bénéficié d’une ostéotomie tibiale de valgisation par ouverture médiale, fixée par plaque verrouillée (TomoFix®) sans comblement du défect osseux. Entre juin et décembre 2025, les 51 patients ont été contactés afin de recueillir la survie a plus de 20 ans de l’ostéotomie. La survie était définie par l’absence de conversion en prothèse totale de genou. Quarante-et-un patients étaient joignables parmi lesquels 12 ont pu être revu cliniquement pour réalisation de clichés radiographiques et de scores fonctionnels. Six patients étaient décédés et 4 perdus de vue.

L’analyse de survie selon Kaplan-Meier retrouvait une survie de 87,5 % à 10 ans et de 67,6 % à 20 ans. Le délai moyen avant conversion en PTG était de 128,4 ± 44,4 mois [24 – 182]. L’angle HKA moyen à 20 ans était de 180,3° ± 3,1 [177–184], contre 180,8° ± 2,4 [175–184] à 10 ans. Le score Oxford moyen était de 27,0 ± 10,0 [12–48] à 10 ans et de 26,1 ± 11,7 [12–46] à 20 ans, sans modification notable au long cours. Le score IKS genou moyen passait de 90 ± 7,4 [66–98] à 2 ans à 77 ± 15,3 [43–97] à 10 ans, puis à 72,7 ± 15,4 [50–92] à 20 ans. Le score KOOS moyen à 20 ans était de 68,3 ± 10,7 [49–86]. Il y a eu 5 complications [10%] dont 3 précoces avant deux ans (2 pseudarthroses et une ISO) et deux tardives à type d’infection ayant guéris après dépose de la plaque et une antibiothérapie adaptée (118 mois et 274 mois).

L'étude rapporte une survie globalement bonne. Le taux de survie était comparable à ceux constaté dans la littérature à plus de 20 ans. Malgré un effectif de patients réévaluables réduit la correction angulaire était maintenue et le niveau des scores fonctionnels était stable dans le temps avec un niveau acceptable pour une population vieillissante. Notre étude ne met pas en évidence d’augmentation des complications liée à l’OTV d’ouverture médiale sans comblement.

Ce type de montage permet de retarder durablement la mise en place d’une prothèse totale de genou. Il semble sûr et fiable à très long terme.
Guillaume SACCOMANDI (Lille) , Julien DARTUS , Henry MIGAUD , Gilles PASQUIER , Marie DAREES , Thomas BROSSET , Sophie PUTMAN
08:49 - 08:56 #52674 - Early perioperative complications after unicompartmental knee arthroplasty in patients younger than 60 and older than 80 years: a retrospective comparative study.
Early perioperative complications after unicompartmental knee arthroplasty in patients younger than 60 and older than 80 years: a retrospective comparative study.

The use of unicompartmental knee arthroplasty (UKA) in elderly patients is well established, with a lower rate of postoperative complications than total knee arthroplasty and good functional outcomes. It also represents a relevant alternative in younger patients in order to delay total knee arthroplasty. However, no study has specifically compared early perioperative complications between younger patients (<60 years) and very elderly patients (>80 years). The aim of this study was to compare short-term complication rates (<3 months) after UKA implantation between these two populations.

A retrospective single-centre study was conducted between 2016 and 2026 including 535 knees who underwent UKA. Among them, 77 knees of patients younger than 60 years were compared with 104 knee of patients older than 80 years. Collected data included demographic characteristics (age, sex, body mass index, operated side, ASA score, and age-adjusted Charlson comorbidity index), surgical parameters (operative time, type of anaesthesia), hospital stay data (preoperative haemoglobin level, lowest postoperative haemoglobin level, transfusion requirement, length of hospital stay, and transfer to a rehabilitation facility), as well as range of motion at 90 days, early complications, and early surgical revision. Major complications included deep infection, early revision surgery, thromboembolic events, stroke, myocardial infarction, and death; all others were classified as minor. Continuous variables were analysed using the Mann–Whitney test and categorical variables using Fisher’s exact test (p < 0.05).

No statistically significant differences were observed between younger and older patients regarding major complications (4.1% vs 5.2% p = 0.73), minor complications (6.8% vs 6.3% p = 1.00), deep infection at day 90 (1,4% vs 0% p = 0.44), or range of motion at day 90 (p = 0.08). Length of hospital stay and transfer to a rehabilitation facility were more frequent in elderly patients. Range of motion at 90 days and the rate of early surgical revision were similar between the two populations.

These results suggest that age alone does not represent a limiting factor for performing UKA when indications are appropriately established. Despite the retrospective single-centre design and the limited subgroup sample sizes, the comparison of two extreme age populations represents an original contribution relative to currently available data.

UKA therefore appears to be a reliable option at both extremes of the age spectrum in terms of early morbidity.
Solène FEYEL (La Réunion) , Nicolas PUJOL
Debussy

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CE05
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Conférence d'enseignement
Fractures articulaires récentes du calcanéum

Président de séance : Louis RONY (Maître de Conférences Universitaires - Praticien Hospitalier) (Président de séance, Angers)
Améliorer la formation et actualiser les connaissances en orthopédie-traumatologie, en s’appuyant sur les données scientifiques les plus récentes, avec un focus particulier sur la prise en charge des fractures articulaires du calcanéum.
08:00 - 08:45 Fractures articulaires récentes du calcanéum. Julien LUCAS Y HERNANDEZ (PH) (Conférencier, Bordeaux)
Salon Ambassadeurs 2/3

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CE01
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Conférence d'enseignement
Rupture traumatique de la coiffe des rotateurs : quel parcours idéal pour le patient ?

Président de séance : Geoffroy NOURISSAT (MD PhD) (Président de séance, Paris)
Améliorer la formation et actualiser les connaissances en orthopédie-traumatologie, en s’appuyant sur les données scientifiques les plus récentes, avec un focus particulier sur la prise en charge des ruptures traumatiques de la coiffe des rotateurs.
08:00 - 08:45 Rupture traumatique de la coiffe des rotateurs : quel parcours idéal pour le patient ? Kevin BARGOIN (Chirurgien libéral) (Conférencier, Nantes)
HI5 Studio

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CE04
08:00 - 08:45

Conférence d'enseignement
Prise en charge arthroscopique des lésions ligamentaires de la cheville. Un nouveau Gold standard ?

Président de séance : Thomas BAUER (Professeur) (Président de séance, Boulogne Billancourt)
Améliorer la formation et actualiser les connaissances en orthopédie-traumatologie, en s’appuyant sur les données scientifiques les plus récentes, avec un focus particulier sur la prise en charge arthroscopique des lésions ligamentaires de la cheville.
08:00 - 08:45 Prise en charge arthroscopique des lésions ligamentaires de la cheville. Un nouveau Gold standard ? Ronny LOPES (Docteur) (Conférencier, Lyon)
Jean Mineur

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CE03
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Conférence d'enseignement
Infections du site opératoire en orthopédie pédiatrique

Président de séance : Pierre JOURNEAU (PU-PH) (Président de séance, Lyon)
Améliorer la formation et actualiser les connaissances en orthopédie-traumatologie, en s’appuyant sur les données scientifiques les plus récentes, avec un focus particulier sur la prise en charge des infections du site opératoire.
08:00 - 08:45 Infections du site opératoire en orthopédie pédiatrique. Mathilde GAUMÉ (PH) (Conférencier, Paris)
Salon Ambassadeurs 1/3

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CO02
08:00 - 09:45

Communications orales
Infection

Modérateurs : Maxime FABRE-AUBRESPY (Chef de Clinique Assistant) (Marseille), Eric SENNEVILLE (Infectiologue, Tourcoing)
08:00 - 08:07 #52873 - Infections ostéoarticulaires sur prothèses : caractérisation microbiologique et microscopique des membranes à l’interface périprothétique.
Infections ostéoarticulaires sur prothèses : caractérisation microbiologique et microscopique des membranes à l’interface périprothétique.

Actuellement, le vieillissement de la population entraîne une augmentation du nombre d’arthroplasties. Etant donné que le taux d’infections ostéoarticulaires sur prothèse (IOAP) demeure de l’ordre de 1 à 2%, avec des rechutes dans environ 30% des cas, la lutte contre ces infections apparait comme un enjeu sociétal et sanitaire important. Lors d’une pose de prothèse, la réaction inflammatoire induit la formation d’une membrane à l’interface périprothétique (MIP) qui se résorbe ensuite progressivement. Cependant, dans le cas d’une IOAP, cette MIP persiste et son rôle dans la persistance bactérienne reste flou. Une hypothèse est que les MIP puissent abriter des foyers bactériens et donc jouer un rôle dans la chronicité de l’infection. L’objectif de cette étude était de caractériser la colonisation bactérienne de MIP provenant de patients pris en charge pour une dépose de prothèse de hanche ou de genou, et pour lesquels une infection était suspectée ou avérée.

Les MIP provenant de patients ont été collectées entre janvier 2023 et décembre 2024, puis échantillonnées pour analyses microbiologique et microscopique. La présence bactérienne a été évaluée par culture sur géloses et les espèces ont été identifiées par spectrométrie de masse MALDI-TOF. Les MIP positives en microbiologie ont ensuite été étudiées en microscopie électronique à balayage et par immunofluorescence, afin de visualiser la répartition bactérienne en surface et à l’intérieur des MIP.

Vingt-six MIP ont été collectées et analysées. Les analyses microbiologiques ont permis de détecter une présence bactérienne dans sept d’entre elles et la spectrométrie de masse MALDI-TOF a permis d’identifier les bactéries provenant de six de ces sept MIP. Les bactéries identifiées comprenaient principalement des staphylocoques et des streptocoques, mais également Serratia marcescens et Klebsiella oxytoca. Ces sept MIP d’intérêt ont été ensuite analysées par microscopies. Via les deux types de microscopies, la présence bactérienne a pu être observées sur la MIP n°18 (Figure 1). La forme sphérique et la taille des éléments observés sont en corrélation avec la présence de Staphylococcus aureus identifiée au sein de cette MIP. Les analyses n’ont cependant pas permis de visualiser avec certitude la présence bactérienne dans les autres MIP.

La présence bactérienne au sein de plusieurs MIP suggèrent que ces membranes pourraient effectivement représenter un foyer infectieux. De plus, certaines observations suggèrent une colocalisation de bactéries et de cellules constituant la MIP, pouvant se traduire par l’internalisation des bactéries dans des cellules de l’hôte et donc leur potentielle persistance au sein des MIP. Des analyses complémentaires sont envisagées pour attester de la présence intracellulaire des bactéries. La caractérisation histologique des MIP est également en cours.
Saidou DIALLO (Reims)
08:07 - 08:14 #51470 - Évolution temporelle du ratio de charge de revision en arthroplastie de hanche et de genou : analyse comparative des registres nationaux.
Évolution temporelle du ratio de charge de revision en arthroplastie de hanche et de genou : analyse comparative des registres nationaux.

Cette étude visait à analyser l’évolution temporelle, au cours de la dernière décennie, du ratio de charge de révision genou/hanche (K/H) ; à évaluer séparément les ratios de charge de reprise de la hanche et du genou ; à comparer ces tendances à travers quatre registres nationaux d’arthroplastie ; et à examiner l’évolution, au fil du temps, des causes de reprise après arthroplastie totale de hanche (PTH) et arthroplastie totale de genou (PTG).

Une étude observationnelle rétrospective fondée sur les registres a été menée à partir de données annuelles publiques issues du National Joint Registry du Royaume-Uni, de l’Australian Orthopaedic Association National Joint Replacement Registry, de l’American Joint Replacement Registry, ainsi que des registres suédois d’arthroplastie de hanche et de genou. Les nombres annuels d’arthroplasties primaires et de reprises de hanche (PTH) et de genou (PTG) ont été extraits. Les ratios de charge de reprise de la hanche et du genou, ainsi que le ratio genou/hanche (K/H), ont été calculés chaque année. Les tendances temporelles ont été évaluées par régression linéaire, et les causes de reprise communes à l’ensemble des registres ont été analysées sur la période 2018–2023.

À travers les différents registres, les volumes d’arthroplasties primaires ont augmenté de manière substantielle, les interventions sur le genou dépassant celles sur la hanche. Globalement, le ratio de charge de révision genou/hanche (K/H) a augmenté de façon significative (β = 3,63 points de pourcentage/an, R² = 0,876, p < 0,001), sous l’effet combiné d’une diminution du ratio de charge de révision de hanche (β = −0,165, p = 0,006) et d’une augmentation de celui du genou (β = 0,207, p < 0,001). Des tendances similaires ont été observées au Royaume-Uni, en Australie et en Suède, alors qu’aucune évolution temporelle significative n’a été identifiée aux États-Unis. La proportion de revisions pour descellement aseptique a diminué de façon significative, tandis que les infections et les fractures péri-prothétiques ont augmenté au fil du temps, en particulier après arthroplastie totale du genou (PTG).

La charge de revision se déplace progressivement de l’arthroplastie de hanche vers l’arthroplastie de genou, sous l’effet d’une diminution du descellement aseptique et d’une augmentation concomitante des reprises pour infection, en particulier après PTG, où l’infection tend à devenir le principal mécanisme d’échec.

Ces résultats ont des implications majeures pour la pratique clinique et soulignent la nécessité de stratégies de prévention et de prise en charge centrées sur l’infection.
Bernard DE GEOFROY (Marseille) , Peter SCULCO , Jean-Noel ARGENSON , Cyril LEMÉ , Sebastien LUSTIG , Grégoire MICICOI
08:14 - 08:21 #52866 - Intrawound Vancomycin Reduces Infection Rates in LARS Reconstruction for Acromioclavicular Dislocation: A Retrospective Cohort Study.
Intrawound Vancomycin Reduces Infection Rates in LARS Reconstruction for Acromioclavicular Dislocation: A Retrospective Cohort Study.

Synthetic ligament reconstruction (LARS) provides effective stabilization for acromioclavicular joint dislocations (DAC). However, the introduction of synthetic material may theoretically increase the risk of infection compared to autografts. Intrawound Vancomycin powder has emerged as a prophylactic measure in orthopedic surgery to reduce surgical site infections, but its specific efficacy in LARS procedures requires quantification. This study aims to determine if local Vancomycin application reduces infection rates in this specific population.

A retrospective observational cohort study was conducted including all patients who underwent LARS ligament reconstruction for acromioclavicular joint instability. Patients were divided into two groups based on intraoperative use of intrawound Vancomycin powder. Following a cluster of postoperative infections, a change in institutional protocol was implemented, after which intrawound Vancomycin powder was routinely used in all subsequent cases, and the synthetic graft was soaked in a Vancomycin solution prior to implantation. Exclusion criteria were active infection prior to surgery or known allergy to Vancomycin. The primary outcome was the difference in postoperative infection rates between the groups. Secondary outcomes included other complications and revision surgery. Continuous variables were compared using the Mann–Whitney U test, while categorical variables were analyzed using chi-square or Fisher’s exact test.

A total of 63 patients were included, of whom 23 received intrawound Vancomycin and 40 did not. Postoperative infections occurred in 11 patients (27.5%) in the non-Vancomycin group, while no infections were observed in the Vancomycin group (0%) (p = 0.005). Postoperative infections occurred in 11 patients (27.5%) in the non-Vancomycin group, while no infections were observed in the Vancomycin group (0%) (p = 0.005). The causative organism was Cutibacterium Acnes. All infections occurred in male patients, with a median age of 37 years (IQR: 31–53). A significant difference in Rockwood classification was observed between groups, with the Vancomycin group predominantly consisting of type III injuries (48%), whereas the non-Vancomycin group mainly consisted of type V injuries (43%) (p = 0.021). Regarding secondary outcomes, 8 patients underwent revision surgery after the index procedure, all in the non-Vancomycin group (p = 0.023).

Following the implementation of a protocol change introducing routine intrawound Vancomycin use, no postoperative infections were observed in subsequent cases. These findings suggest a potential benefit of local Vancomycin prophylaxis in LARS ligament reconstruction, although they should be interpreted with caution due to the retrospective design and baseline differences between groups. Further studies are warranted to confirm these results.
Dries BOULIDAM (Annecy) , Igor SHIRINSKIY , Geert Alexander BUIJZE
08:21 - 08:28 #51877 - Phage therapy for bone and joint infections: deciphering the diffusion of GMP-grade therapeutic phages using an innovative ex vivo trabecular bone model.
Phage therapy for bone and joint infections: deciphering the diffusion of GMP-grade therapeutic phages using an innovative ex vivo trabecular bone model.

Cubic bone substitutes (216 mm³, Ceraform®, biocompatible biphasic hydroxyapatite/β-tricalcium phosphate ceramic) were loaded with 100 µL of anti-Escherichia coli bacteriophage (2 × 108 PFU), formulated either in saline phosphate buffer solution supplemented by polysorbate (F1) or in a thermoresponsive poloxamer 407 hydrogel (F1 + P407 20% w/v: F2). Phage release was evaluated using an ex vivo model in which bone substitutes were implanted in fresh harvested porcine trabecular bone (Figure 1B). Release studies were conducted at 37°C with daily medium renewal for 7 days. Infectious phage titers were quantified by spot test. On day 7, bone and substitutes were recovered, then ground, and finally residual phages were titrated. Phage stability in F1, F2, and culture medium at 37°C was assessed over 7 days by spot test.

Cubic bone substitutes (216 mm³, Ceraform®, biocompatible biphasic hydroxyapatite/β-tricalcium phosphate ceramic) were loaded with 100 µL of anti-Escherichia coli bacteriophage (2×10^8 PFU), formulated either in saline phosphate buffer solution supplemented by polysorbate (F1) or in a thermoresponsive poloxamer 407 hydrogel (F1 + P407 20% w/v: F2). Phage release was evaluated using an ex vivo model in which bone substitutes were implanted in fresh harvested porcine trabecular bone. Release studies were conducted at 37°C with daily medium renewal for 7 days. Infectious phage titers were quantified by spot test. On day 7, bone and substitutes were recovered, then ground, and finally residual phages were titrated. Phage stability in F1, F2, and culture medium at 37°C was assessed over 7 days by spot test.

The phage remained stable for 7 days in F1, F2, and the culture medium. Infectious phages diffused across 6 mm of trabecular bone, as confirmed by their recovery in the external medium. Korsmeyer–Peppas modeling indicated Fickian diffusion for F1 (n = 0.32, R² = 0.91) and constrained, Case II–like transport for F2 (n = 1.02, R² = 0.99), demonstrating that P407 incorporation can modulate intrabone phage release kinetics. Over 7 days, cumulative release in the medium reached 1.4×10⁷ PFU (9.5%) for F1 and 8.2×10⁶ PFU (2.7%) for F2. After 7 days, the bone substitute exhibited a 3.2-log reduction in infectious phages (PFU/g), which was similar for both formulations. Nevertheless, residual active phage levels in bone reached 7.2 × 10⁴ PFU/g for F1 and 9.8 × 10⁶ PFU/g for F2. Only the poloxamer-based formulation maintained intrabone phage concentrations above the therapeutic threshold (>10⁵ PFU/g) seven days after implantation.

This study provides a rationale for intrabone phage therapy and introduces, to our knowledge, the first functional ex vivo diffusion model to evaluate this therapy under physiologically relevant conditions. Moreover, incorporation of a thermoresponsive P407 hydrogel into the medical device significantly prolongs phage retention, a key factor for targeting bacterial biofilms in osteomyelitis.
Valentin LEQUEUX (Lyon) , Benjamine LAPRAS , Hadrien MALLET , Axelle HUET , Alexia VON-KANEL , Camille KOLENDA , Camille MERIENNE , Chloé MARCHAND , Frédéric LAURENT , Fabrice PIROT
08:28 - 08:35 #52134 - Influence du moyen d’ostéosynthèse pour traitement d’une perte de substance osseuse critique au membre inférieur selon la technique de la membrane induite : L’enclouage centro-médullaire nouveau gold standard ?
Influence du moyen d’ostéosynthèse pour traitement d’une perte de substance osseuse critique au membre inférieur selon la technique de la membrane induite : L’enclouage centro-médullaire nouveau gold standard ?

La technique de la membrane induite (MI) est une procédure reconnue pour le traitement des pertes de substance osseuse critiques (PSOc) du membre inférieur. Le fixateur externe (FE) était classiquement utilisé mais des études suggèrent que la fixation interne serait une alternative sûre au FE lors de la reconstruction par MI. L'objectif de cette étude était d'évaluer l’influence du moyen d’ostéosynthèse : FE, ECM ou plaque verrouillée (PV) sur la consolidation osseuse et le contrôle infectieux.

Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique entre 2007 et 2023. Tout patient majeur traité pour une PSOc extra-articulaire du fémur ou du tibia selon la technique de la MI était éligible. Le moyen d’ostéosynthèse choisi comme ostéosynthèse définitive était recueilli pour chaque patient. Le critère de jugement principal était le taux de consolidation sans réintervention à 24 mois. Le critère d'évaluation secondaire était le taux de succès infectieux sans réintervention.

46 patients ont été inclus, avec un recul moyen de 61 mois. La taille moyenne de la PSOc était de 6,6cm au tibia et de 10,8cm au fémur. L’ostéosynthèse était : FE pour 10 patients, ECM pour 23 patients et PV pour 13 patients. A 24 mois de recul, le taux de consolidation était de 72% pour un délai moyen de consolidation de 12 mois. Les taux de consolidation après FE et ECM étaient comparables, respectivement 80% et 91%, p>0,05. L’ECM permettait néanmoins d’obtenir une vitesse de consolidation plus rapide qu’avec le FE (0,6 vs 0,3mm/j, p=0,01). Le taux de consolidation après PV était significativement plus faible comparativement aux autres moyen d’ostéosynthèse : FE vs PV (80 vs 31%, p = 0,04) et ECM vs PV (91% vs 31%, p=0,0003). Le taux de succès infectieux sans réintervention était comparable pour les FE (88%) et l’ECM (84%) mais plus faible pour les PV (50%), sans différence significative.

Le choix d’ostéosynthèse pourrait jouer un rôle important dans les résultats de la technique de la MI et les résultats rapportés dans cette étude, en accord avec les données récentes de la littérature, seraient en faveur de l’ECM plutôt que des PV en cas de choix d’ostéosynthèse interne. L’ECM semble une alternative fiable au FE dans la technique de la MI avec un meilleur profil d’acceptation pour les patients. La confirmation de ces données par réalisation d’étude prospective de haut niveau de preuve serait pertinente.

L’ECM comme ostéosynthèse définitive dans la technique de la MI est une option fiable, avec des résultats comparables à l’ostéosynthèse décrite dans la technique originelle par FE. L’ECM est à privilégier plutôt que la PV quand la situation clinique le permet.
Héloïse MARÉCHAL (Paris) , Benoit VILLAIN , Thierry BEGUE
08:35 - 08:42 #51480 - One-Stage Revision Total Knee Arthroplasty for Chronic Periprosthetic Joint Infection with Gastrocnemius Flap Reconstruction: A Propensity Score–Matched Study. ABSTRACT Background: One-stage revision total knee arthroplasty (TKA) has been increasingly ado.
One-Stage Revision Total Knee Arthroplasty for Chronic Periprosthetic Joint Infection with Gastrocnemius Flap Reconstruction: A Propensity Score–Matched Study. ABSTRACT Background: One-stage revision total knee arthroplasty (TKA) has been increasingly ado.

One-stage revision total knee arthroplasty (TKA) has been increasingly adopted for the treatment of chronic periprosthetic joint infection (PJI) in specialized centers. However, patients requiring soft-tissue reconstruction with a gastrocnemius flap are often excluded from one-stage strategies because soft-tissue deficiency is considered a marker of advanced disease. Data evaluating the impact of flap reconstruction within a one-stage revision strategy remain limited.

This single-center retrospective study analyzed prospectively collected data from patients undergoing one-stage revision TKA for chronic PJI between 2018 and 2023. Patients treated with gastrocnemius flap reconstruction were compared with those without flap coverage. A propensity score–matched analysis was performed to contextualize outcomes between groups. The primary outcome was treatment failure, defined as relapse, new infection, or infection-related reoperation. Secondary outcomes included flap-related complications.

A total of 116 patients were included, of whom 49 underwent gastrocnemius flap reconstruction. After propensity score matching, 41 matched pairs were analyzed. Reinfection-free, relapse-free, and new-infection–free survivals did not differ significantly between groups. Reinfection-free survival in the matched cohort was 72.5% at two years. Polymicrobial infections were more frequent in the flap group. All gastrocnemius flaps remained viable, and no flap-related surgical revisions were required

This study provides novel information in the context of one-stage revision surgery. While soft-tissue coverage using muscle flaps has previously been evaluated, existing evidence has largely been derived from staged revision protocols. The observed outcomes in the present cohort were consistent with those reported after staged revisions, suggesting that immediate flap reconstruction can be successfully integrated into a one-stage strategy when combined with radical debridement and standardized antimicrobial therapy. Overall results likely reflect the advanced disease severity and referral nature of the cohort rather than the surgical strategy itself. Despite several limitations, including the retrospective design, the absence of functional outcome assessment, and the possibility of residual confounding factors not accounted for in the propensity score, this study provides clinically relevant data in an area where evidence remains limited.

In this propensity score–matched cohort of patients undergoing one-stage revision TKA for chronic PJI, the addition of gastrocnemius flap reconstruction was feasible in cases of severe soft-tissue compromise and was not associated with an obvious additional deterioration in infection-related outcomes. These findings suggest that, in specialized centers, the need for gastrocnemius flap reconstruction should not automatically preclude consideration of a one-stage revision strategy in selected patients
Gauthier GRESLE (Paris) , Charles PIOGER
08:42 - 08:49 #52703 - Facteurs de risque d'échec des débridements chirurgicaux avec conservation des implants et antibiotiques (DAIR) pour infection de prothèse totale de hanche et de genou : étude rétrospective de 229 patients.
Facteurs de risque d'échec des débridements chirurgicaux avec conservation des implants et antibiotiques (DAIR) pour infection de prothèse totale de hanche et de genou : étude rétrospective de 229 patients.

Les infections périprothétiques (IPP) de hanche (PTH) et de genou (PTG) représentent une complication grave des arthroplasties, responsable d'une morbi-mortalité et d’un impact économique important dans un contexte d’augmentation exponentielle du nombre d'arthroplasties. Le débridement chirurgical avec rétention des implants et antibiothérapie (DAIR) est le traitement de référence pour les IPP aigues, bien que son efficacité reste variable, avec des taux d'échec entre 20 et 60 % selon les séries, sans identification précise des facteurs d’échec. Nous avons mené une étude rétrospective afin : 1) d'identifier les facteurs de risque d'échec des DAIR liés aux IPP de PTH et de PTG, 2) de les comparer entre les deux articulations et 3) d'évaluer l'impact de l'antibiothérapie suppressive (SAT) sur la définition de l'échec.

L’étude rétrospective monocentrique (2019–2022) incluait 145 patients porteurs de PTH et 84 porteurs de PTG traités par DAIR pour une IPP dans un CRIOAC. L'échec était défini par la nécessité d'une nouvelle intervention pour infection, un décès en contexte septique ou une fistulisation. Une analyse secondaire intégrait la mise en place d'une SAT après le DAIR comme critère d'échec supplémentaire. Des analyses bivariées et multivariées ont été réalisées.

Le taux d'échec était de 25,5% (37/145) pour les PTH et 46,4% (39/84) pour les PTG, atteignant respectivement 35,2% (51/145) et 58,3% (49/84) en incluant la SAT. Pour les PTH, les facteurs indépendants d'échec en analyse multivariée étaient la présence d'un germe résistant (OR=5,7), la fixation cimentée (OR=4,7) et la CRP préopératoire (OR=1,1 par palier de 20 mg/L). En incluant les SAT comme échec s'ajoutaient : infection polymicrobienne (OR=18,1), délai depuis la pose > 3 mois (OR=7,9) et changement des pièces mobiles (OR=4,6). Pour les PTG, les facteurs indépendants étaient : ≥ 3 interventions antérieures sur le genou (OR=4,0) et un délai depuis la pose > 3 mois (OR=5,3), sans effet du changement des pièces mobiles quelle que soit la définition de l'échec retenue. L’inclusion de la SAT ne modifiait pas ces facteurs pour les PTG.

Ces résultats confirment le rôle central des paramètres microbiologiques dans les deux groupes mais avec des profils de risque distincts entre PTH et PTG. Le bénéfice du changement des pièces mobiles, sujet à débat dans la littérature, n'est pas démontré ici. Son association défavorable dans le sous-groupe PTH avec SAT peut suggérer un biais de sélection, étant parfois réalisé dans les situations les plus complexes. L'intégration de la SAT dans la définition de l'échec en modifie significativement les déterminants et doit être prise en compte dans la revue de la littérature.

Ces données soulignent l'importance d'une sélection rigoureuse des candidats au DAIR et d'une concertation multidisciplinaire systématique dans le cadre d’une prise en charge personnalisée.
Luc PREMJI (Lille) , Philippe-Alexandre FAURE , Eric SENNEVILLE , Sophie PUTMAN , Caroline LOIEZ , Henri MIGAUD , Julien DARTUS
08:49 - 08:56 #51887 - Customized 3D-Printed Trabecular Titanium Reconstruction For Critical Diaphyseal Defects In Chronic Osteomyelitis: A 10 Year Experience.
Customized 3D-Printed Trabecular Titanium Reconstruction For Critical Diaphyseal Defects In Chronic Osteomyelitis: A 10 Year Experience.

Chronic diaphyseal osteomyelitis with large segmental bone loss remains a major challenge in limb reconstruction. Successful treatment requires infection eradication while restoring mechanical stability and biological activity. This study reports a 10-year experience using a staged protocol combining aggressive debridement, antibiotic spacers, targeted antimicrobial therapy, and definitive reconstruction with customized 3D-printed trabecular titanium implants augmented with autologous graft and orthobiologics

A retrospective review (2015–2025) included patients treated using a four-stage protocol. Stage 1 consisted of radical surgical debridement and placement of antibiotic-impregnated cement spacers. Stage 2 included targeted systemic antimicrobial therapy; adjunctive soft-tissue management such as negative pressure wound therapy or myocutaneous flaps was used when necessary. Stage 3 involved delayed definitive reconstruction once infection quiescence was achieved, using patient-specific 3D-printed trabecular titanium implants combined with autologous cancellous bone graft. Stage 4 included biological stimulation with bone marrow concentrate (BMC) and platelet-rich plasma (PRP).

Eleven patients (7 male, 4 female) with chronic osteomyelitis and segmental defects were included: 9 post-traumatic and 2 hematogenous. Affected bones were the femur (8), tibia (2), and humerus (1). Defect length ranged from 7.5 to 33 cm (mean 15.36 cm). Identified pathogens included Staphylococcus aureus (4), Enterococcus spp. (3), and polymicrobial infections (4). All patients underwent sequential debridements with antibiotic spacers and received targeted antibiotics (approximately 4 weeks IV followed by 6 months oral). Definitive reconstruction was performed 2–6 months after infection control. After a minimum 2-year follow-up (mean 7 years), no infection recurrence occurred. Osseous union was achieved in 10 patients (91%) at a mean of 6 months. Early implant design issues required revision in three cases, with no further failures after optimization. All patients regained independent ambulation and resumed daily activities; four returned to their previous occupation

To evaluate the outcomes of a four-stage treatment protocol for limb salvage in patients with chronic osteomyelitis and critical diaphyseal bone defects.

This staged protocol combining strict infection control, customized 3D-printed trabecular titanium reconstruction, and biological augmentation appears safe and effective for treating extensive diaphyseal defects due to chronic osteomyelitis. High union rates, durable infection eradication, and functional recovery support its use. Further controlled studies are required to confirm these findings.
Honorio PUEYRREDON , Mariano LUNA (Buenos Aires, Argentine) , Nicolas BONIN
08:56 - 09:03 #51608 - Fiabilité limitée du dosage préopératoire de la protéine C-réactive en chirurgie de pseudarthrose.
Fiabilité limitée du dosage préopératoire de la protéine C-réactive en chirurgie de pseudarthrose.

La pseudarthrose constitue une complication majeure de la chirurgie traumatologique orthopédique, et les stratégies de prise en charge diffèrent considérablement entre les cas aseptiques et septiques. En cas de suspicion d’infection, la protéine C-réactive (CRP) a traditionnellement été considérée comme un indicateur fiable; toutefois, des données plus récentes remettent en question sa valeur prédictive. Cette étude visait à évaluer la performance de la CRP comme test de dépistage préopératoire des pseudarthroses d’origine traumatique, avec une attention particulière à son taux de faux négatifs, et à explorer la valeur prédictive d’autres facteurs cliniques.

Une étude rétrospective a été réalisée sur des cas de chirurgie de révision pour pseudarthroses post-traumatiques entre 2018 et 2024. La CRP et les globules blancs (GB) dans les trois mois précédant la chirurgie, les cultures préopératoires, les résultats d’imagerie, le type de fracture (ouverte ou fermée) et sa localisation, le délai de chirurgie, la présence d’un descellement d’implant ou de complications de plaie, ainsi que les comorbidités pertinentes ont été recueillis. Le statut infectieux de la pseudarthrose a été déterminé selon les résultats des cultures peropératoires. Les seuils anormaux étaient définis comme ≥ 10 mg/L pour la CRP et > 11 × 10⁹/L pour les GB.

Au total, 810 chirurgies de révision ont été évaluées et 88 ont été incluses dans l’analyse finale. La CRP a démontré une performance diagnostique insuffisante pour être cliniquement utile dans l’identification des pseudarthroses septiques (AUC = 0,649; IC 95 % 0,537–0,759), avec une sensibilité de 50,0%, une spécificité de 73,8%, une valeur prédictive positive de 66,6%, une valeur prédictive négative de 58,5% et un taux de faux négatifs de 25,0%. L'optimisation statistique du seuil à ≥19 mg/L, avec un taux de faux négatifs à 27,3%, n'améliore pas la performance clinique dans un contexte où manquer une infection est délétère. En analyse multivariée, la pseudarthrose septique était associée à l’âge (RC=0,97; IC 95 % 0,94–1,00; p=0,036) et à une CRP élevée (RC=2,99; IC 95 % 1,13–7,90; p=0,028). Aucune association significative n’a été observée avec le sexe, les comorbidités, les complications de plaie, le type de fracture ou les résultats d’imagerie.

La CRP ne permet pas d’identifier de manière fiable les pseudarthroses septiques post-traumatiques. Les cliniciens pourraient être faussement rassurés par la CRP, qui démontre une valeur discriminante à peine supérieure au hasard, et doivent être conscients que 25% des pseudarthroses infectées présenteront une CRP normale. Les autres paramètres cliniques étudiés ne se sont pas révélés prédictifs, soulignant l’efficacité limitée des tests de routine et des marqueurs cliniques actuels pour le dépistage préopératoire des infections en contexte de pseudarthrose post-traumatique.
Antoine ARSENAULT , Bianca SARKIS , Dominique M ROULEAU , Julien CHAPLEAU (Montréal, Canada)
09:03 - 09:10 #51326 - Reprise en un temps des infections chroniques de PTG avec fistule : une survie sans infection comparable aux cas non fistulisés.
Reprise en un temps des infections chroniques de PTG avec fistule : une survie sans infection comparable aux cas non fistulisés.

La fistule cutanée au cours des infections chroniques de prothèse totale de genou (PTG) est classiquement considérée comme une contre-indication à la reprise en un temps. Toutefois, certaines équipes rapportent des résultats encourageants avec cette stratégie dans des contextes sélectionnés. L’objectif était de comparer la survie sans infection après reprise en un temps entre PTG infectées fistulisées et non fistulisées.

Étude rétrospective monocentrique incluant tous les patients opérés d’une reprise de PTG en un temps pour infection chronique entre 2013 et 2023, avec un recul minimal de deux ans. Les patients étaient répartis selon la présence (PTG/F+) ou l’absence (PTG/F–) de fistule. Le critère principal était la survie sans récidive infectieuse. Les protocoles chirurgicaux (débridement extensif, prélèvements multiples, ciment chargé en antibiotiques, couverture par lambeau si nécessaire), antibiotiques et de suivi étaient standardisés. L’analyse de survie utilisait la méthode de Kaplan–Meier.

285 patients ont été inclus : 47 PTG/F+ et 238 PTG/F–. Les patients fistulisés présentaient un terrain plus défavorable, avec un âge plus élevé, davantage de comorbidités et des scores ASA supérieurs. Les infections polymicrobiennes étaient significativement plus fréquentes dans ce groupe. Malgré ces facteurs de risque, la survie sans récidive infectieuse après reprise en un temps était comparable entre les deux groupes, sans différence statistiquement significative au cours du suivi.

La fistule est classiquement considérée comme un marqueur de chronicité, de charge bactérienne élevée et d’altération des parties molles, orientant vers une stratégie en deux temps. Nos résultats suggèrent qu’une reprise en un temps peut néanmoins être envisagée dans ce contexte lorsque l’exérèse est complète, la reconstruction immédiate, l’antibiothérapie adaptée et la couverture cutanée satisfaisante. L’homogénéité des protocoles chirurgicaux et infectiologiques, ainsi que la prise en charge multidisciplinaire dans un centre expert, semblent jouer un rôle majeur dans le contrôle de l’infection. Ces données s’inscrivent dans l’évolution actuelle des pratiques et plaident pour une sélection raisonnée des patients plutôt qu’une contre-indication systématique liée à la présence d’une fistule.

La reprise en un temps des infections chroniques de PTG permet d’obtenir des résultats comparables chez les patients fistulisés et non fistulisés. La fistule ne semble donc pas constituer une contre-indication formelle lorsque la prise en charge est rigoureuse.
Arthur BARBARET (Nancy) , Joseph JACQUET , Patrice WONG , David ZHU , Sibylle BEVILACQUA , Olivier ROCHE
09:10 - 09:17 #51830 - Concordance between bacterial cultures of pre-operative synovial fluid aspiration and intra-operative samples in managing prosthesis joint infection of the hip, knee and shoulder.
Concordance between bacterial cultures of pre-operative synovial fluid aspiration and intra-operative samples in managing prosthesis joint infection of the hip, knee and shoulder.

Microbiological cultures of pre-operative synovial fluid (PSF) are a key component of the international definition of prosthesis joint infections (PJIs). Previous reports of microbiological culture concordance between PSF and intra-operative samples (IOS) range from 52 to 79%. We aimed to compare microbiological findings of PSF and IOS in hip, knee and shoulder PJIs and to analyse factors linked to concordance.

We analysed data from a single-centre prospective cohort study of patients with PJIs. We included all patients who had systematic PSF aspiration and surgery. We excluded early post-operative PJI (<1 month). We studied concordance on 3 levels: positive/negative culture, bacterial species and antibiotic susceptibility. Multivariate analysis by logistic regression was performed to identify factors linked to concordance.

We included 606 PJI: 338 hips (56%), 220 knees (36%) and 48 shoulders (8%). Age was 72 [63-78], 364 (60%) were men. Symptoms duration prior to surgery was 7.5 months [3-16]. A fistula was noted in 182 (32%) cases and 150 (25%) had experienced failure of a previous treatment. Complete concordance was observed in 425 (70%) of cases, which accounted for 81% of cases where both samples were positive. PSF was sterile with a positive IOS in 40 (7%) PJIs, while IOS were sterile with a positive PSF in 44 (7%); mainly following pre-operative antibiotics (n=38 ; 88 %). Discrepancies in bacterial species was observed in 91 (14%) cases and discrepancies in antimicrobial susceptibility was noted in 6 cases of Staphylococcus spp. infection (1%). Significant independent factors linked to concordance were PJI of suspected hematogenous origin (n=103, 95% concordance; OR=3.3[1.4-7.6]; p=0.005) and monomicrobial culture of the PSF (n=414, 85% of concordance; OR=7.4[3.5-15.7], p<0.0001). Systematic use of broad-spectrum antibiotics would have been disproportionate in 587 (97%) cases.

We reached an overall concordance rate of 70% between PSF and IOS, increasing to 81% in culture-positive samples and to a very high level of confidence (95%) for PJIs with a suspected hematogenous origin.

Preoperative synovial fluid aspiration is an essential diagnostic tool for PJI that can help steer targeted antimicrobial therapy.
Sylvain CHAWKI (Paris) , Younes KERROUMI , Christiane STRAUSS , Héloise PRIÉ , Delphine FEYEUX , Beate HEYM , Valérie CHICHEPORTICHE , Simon MARMOR , Valerie ZELLER
09:17 - 09:24 #52133 - Ostéosynthèse interne définitive dès le premier temps de la membrane induite pour la reconstruction des pertes de substance osseuse infectées au membre inférieur : Une option fiable ?
Ostéosynthèse interne définitive dès le premier temps de la membrane induite pour la reconstruction des pertes de substance osseuse infectées au membre inférieur : Une option fiable ?

La fixation externe (FE), historiquement décrite dans la technique de la membrane induite (MI) pour traitement des pertes de substance osseuse infectées (PSOi) est de plus en plus remplacée par une ostéosynthèse interne lors du second temps de la MI. A l’instar des changements en 1 temps dans les infections de prothèses, des équipes proposent l’utilisation d’une fixation interne dès le premier temps de la MI. Il n’existe cependant que très peu de données publiées, avec à notre connaissance une seule étude évaluant l’utilisation d’une ostéosynthèse interne définitive (OID) dès le 1er temps de MI. L’objectif de l’étude était d’évaluer les résultats après utilisation d’une ostéosynthèse interne définitive dès le premier temps de MI.

Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique de 2007 à 2023. Tout patient majeur, pris en charge pour PSOi extra-articulaire du fémur ou du tibia était éligible. Le type d’OID, 1 temps ou 2 temps, et le moyen d’ostéosynthèse choisi, plaque verrouillée (PV) ou enclouage centromédullaire ECM), étaient recueillis. Les caractéristiques des patients et de la PSOi et les données microbiologiques étaient évaluées. Le critère de jugement principal était le taux de guérison infectieuse, en fonction du timing choisi pour l’ostéosynthèse définitive, à 24 mois de recul minimum.

Vingt-sept patients ont été inclus, avec un suivi moyen de 58 mois. La répartition du type d’ostéosynthèse était la suivante : OID dès le 1 er temps de la MI : 19 patients (70 %) avec 13 ECM et 6 PV. Le taux de succès infectieux sans réintervention était de 74% et passait à 93% après en moyenne 2,1 réinterventions. Le taux de succès infectieux sans réintervention après OID dès le 1er temps était supérieur à celui de la stratégie d’une OID en 2 temps : 79 vs 63% ; p=0,01. Le taux de guérison infectieuse sans réintervention après ECM était de 84 % contre 50 % pour l’utilisation de PV (p=0,08). Le taux de consolidation à 24 mois sans réintervention était de 74 % et était plus élevé pour les patients ayant eu une OID dès le 1er temps de MI (79% vs 63%, p=0,01).

L’OID en 1 temps semble être une stratégie pertinente pour le traitement des PSOi selon la technique de la MI avec un contrôle infectieux de 79%, comparable aux données de la littérature, et notamment après ECM (84%). En plus de simplifier la stratégie chirurgicale, cette approche permettrait d’améliorer le confort des patients et son acceptabilité par l’abandon du fixateur externe.

L’OID dès le 1er temps de la technique de la MI est une alternative fiable au cours de la prise en charge de PSOi, que ce soit pour le contrôle infectieux ou la consolidation.
Héloïse MARÉCHAL (Paris) , Benoit VILLAIN , David GADOIN , Thierry BEGUE
09:24 - 09:31 #52907 - Étude in vitro de l’action de six antiseptiques sur le biofilm de Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (MRSA) et perspectives pour l’irrigation peropératoire dans l’infection de prothèse.
Étude in vitro de l’action de six antiseptiques sur le biofilm de Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (MRSA) et perspectives pour l’irrigation peropératoire dans l’infection de prothèse.

Les infections périprothétiques postopératoires sont largement dues à la formation de biofilms matures, notamment ceux du Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (MRSA).La stratégie chirurgicale per opératoire vise à réduire au maximum la charge en biofilm pour améliorer le contrôle de l’infection. Les antiseptiques peuvent agir sur les biofilms, mais leur efficacité dépend de la concentration et du temps d’exposition, avec une variabilité importante selon les solutions. Cela souligne la nécessité d’évaluer leur valeur ajoutée clinique en complément du débridement chirurgical. Dans cette étude, nous évaluons in vitro l’activité de six antiseptiques sur des coupons en titane colonisés par un biofilm de SARM et discutons les implications pour l’irrigation peropératoire.

In vitro, des biofilms de la souche Staphylococcus aureus résistante à la méticilline (SARM) ATCC 33951 ont été cultivés sur des coupons de titane Ti6Al4V (Biosurface, Montana, USA) dans un milieu TGN (TSB + 1 % glucose + 2 % NaCl). Après 24 heures, les coupons ont été immergés dans six antiseptiques (povidone iode, peroxyde d’hydrogène, chlorhexidine, taurolidine, polyhexanide, Bactisure) à différentes concentrations (basées sur les concentrations minimales d’éradication du biofilm déterminées précédemment) et pour divers temps d’exposition (1, 3, 5 et 10 minutes). Les analyses comprenaient le comptage des UFC, la quantification de biomasse et la microscopie en fluorescence.

In vitro, l’application a réduit la charge bactérienne de 3 à 4 Log10 UFC par coupon pour la povidone iode à 2,5 % dès la 3ᵉ minute, et pour le Bactisure non dilué à partir de la 5ᵉ minute. La biomasse a été réduite de 50 à 80 % par coupon avec du peroxyde d’hydrogène à 1,5 %, ainsi qu’avec de la taurolidine non diluée et l’isobétadine (0,35 % et 1 %), dès la première minute d’exposition.

Les performances observées in vitro suggèrent que certains antiseptiques pourraient être utilisés pour l’irrigation peropératoire soit en monothérapie—lorsque leur action est suffisamment rapide et efficace—soit en bithérapie séquentielle afin d’optimiser leur impact sur la charge bactérienne et la biomasse du biofilm. Toutefois, leur intégration dans des stratégies préventives ou curatives des infections sur implants en titane doit rester conditionnée par une évaluation rigoureuse de leur toxicité locale, afin d’équilibrer l’efficacité antibiofilm et la préservation des tissus environnants.

Ces résultats confirment l’intérêt de stratégies antiseptiques optimisées pour renforcer la prévention et le traitement des infections associées aux implants. Ils soulignent la forte variabilité d’efficacité des agents testés et mettent en avant le potentiel de la povidone‑iode, du Bactisure, du peroxyde d’hydrogène et de la taurolidine contre les biofilms de SARM. Leur utilisation peropératoire apparaît prometteuse, mais nécessite encore une évaluation stricte de leur toxicité tissulaire avant une intégration clinique sécurisée.
Freddy Mertens BOMBAH (Bruxelles, Belgique) , Cédric DONGMO MAYOPA , Fodjeu GASPARY , Randy BUZISA , Thomas SCHUBERT , Olivier CORNU
09:31 - 09:38 #52070 - Use of sleeves or not in One-Stage Exchange for Periprosthetic Joint Infection in Total Knee Arthroplasty Does Not Affect Septic Outcomes: A Propensity-Matched Cohort Study from an Institutional Registry With a Mean Follow-Up of Five Years.
Use of sleeves or not in One-Stage Exchange for Periprosthetic Joint Infection in Total Knee Arthroplasty Does Not Affect Septic Outcomes: A Propensity-Matched Cohort Study from an Institutional Registry With a Mean Follow-Up of Five Years.

Preserving knee joint function after septic revision total knee arthroplasty (TKA) remains challenging, particularly in the presence of complex bone defects. While cemented stems have traditionally been used to achieve diaphyseal fixation when metaphyseal support is deficient, metaphyseal sleeves have been introduced to enhance metaphyseal fixation and have shown favorable functional outcomes in aseptic revisions. Their potential benefit in septic revision TKA, particularly in reducing reoperations for septic or mechanical failure, remains unclear.

This retrospective analysis of a prospectively collected cohort used an institutional periprosthetic joint infection registry including septic revision TKAs performed between 2006 and 2023. After 1:1 propensity score matching, 144 patients were analyzed (72 cemented stems without sleeves; 72 metaphyseal sleeves). Mean age was 70.8 years, 48% were women, and mean BMI was 28.9 kg/m². Mean follow-up was 5 years. Patients had undergone multiple previous surgeries (mean 2.8 in the no sleeve group and 2.5 in the sleeve group). Implant types were semi-constrained in 68% of cases in the sleeve group and 13,9% of cases in the no sleeve group. The primary outcome was survivorship free from septic failure assessed using Kaplan–Meier analysis. Secondary outcomes included functional evaluation (IKS score), clinical assessment (VAS pain score and range of motion), and radiographic analysis.

At 2 years, survivorship free from septic failure was 84.5% (95% CI, 0.75–0.95) in the sleeve group and 80.2% (95% CI, 0.71–0.91) in the no sleeve group, with no statistically significant difference. At 5 years, survivorship was 73.6% in the sleeve group (95% CI, 0.60–0.90) versus 61.4% in the no sleeve group (95% CI, 0.50–0.76) (p = 0.14). Survivorship free from relapse with the same organism at 5 years was 87.6% (95% CI, 0.79–0.98) and 81.7% (95% CI, 0.72–0.93), respectively (p = 0.51). Both groups improved functionally; however, the sleeve group showed greater knee range of motion (104.9° vs 88.4°, p = 0.004) and higher functional IKS scores (64.4 vs 49.7, p = 0.008) at 5 years.

This study represents the largest mid-term comparative analysis of metaphyseal sleeves versus traditional stem without sleeves constructs in septic revision TKA. The better functional outcomes in the sleeve group may partly reflect differences in implant constraint. The modest survivorship likely reflects the high complexity of this multi-operated referral-center cohort with severe septic failures.

Metaphyseal sleeves showed no survivorship advantage for septic failure over traditional stems without sleeves at 5 years but were associated with better clinical and functional outcomes. Longer follow-up is needed to clarify their independent benefit and mechanical results are currently being studied.
Charlotte DUCLOS , Pierre-Alban BOUCHE , Simon MARMOR , Wilfrid GRAFF , Vincent LE STRAT , Thomas AUBERT , Charlotte DUCLOS (Paris)
09:38 - 09:45 #51784 - Infections ostéo-articulaires à bactéries exigeantes, peu ou pas cultivables. De quelles bactéries parle-t’on ? Expérience d'un CRIOAC.
Infections ostéo-articulaires à bactéries exigeantes, peu ou pas cultivables. De quelles bactéries parle-t’on ? Expérience d'un CRIOAC.

Les examens microbiologiques ont une importance capitale dans le diagnostic des infections ostéo-articulaires (IOA). Ils permettent d’établir le diagnostic de certitude par l’identification du ou des micro-organismes en cause, et de mettre en œuvre un traitement adapté antibiotique ou antifongique. La méthode de référence reste la culture, mais dans le cas d’infections à bactéries exigeantes peu ou non cultivables (en raison des caractéristiques propres de la bactérie ou d’une antibiothérapie préalable), les techniques de biologie moléculaire, et notamment la PCR universelle amplifiant l’ADN ribosomique 16S, sont pertinentes. En tant que laboratoire d’un Centre de Référence des infections Ostéoarticulaires Complexes (CRIOAC) bénéficiant d’un recrutement important, nous avons souhaité objectiver la fréquence de ces bactéries exigeantes et d’en décrire l’épidémiologie détaillée.

Nous avons procédé à l’extraction informatisée des dossiers patients avec des résultats positifs de PCR universelle sur 2 années (2024 et 2025). Après sélection des dossiers d’infections ostéoarticulaires (matrices biologiques : liquide articulaire, biopsies tissulaires, biopsies osseuses), nous nous sommes intéressés aux identifications de bactéries considérées comme peu fréquemment isolées dans les IOA.

613 dossiers de patients présentant une IOA avec un résultat de PCR universelle positif ont été extraits sur la période 2024-2025. Pour 60 (9.8%) d’entre eux, il s’agissait de dossiers positifs avec l’identification, après analyse par séquençage, de bactéries anaérobies, qui n’avaient pas été isolées en culture. Pour 48 (7.8%) dossiers, il s’agissait de résultats positifs rapportant des bactéries exigeantes. Soit des bactéries non cultivables sur milieux usuels (dont Mycobacterium tuberculosis, Coxiella burnetii, Bartonella hensealae, Borrelia spp, des mycoplasmes urogénitaux, Legionella spp), soit des bactéries cultivables sur milieux usuels mais potentiellement fragiles et non isolées en culture conventionnelle (telles que Neisseria meningitidis, N. gonorrhoeae, Campylobacter, Capnocytophage canimorus, Brucella melitensis, Kingella kingae, Globicatella sulfidifaciens).

Cette étude portant sur l’écologie microbienne des IOA microbiologiquement documentées après réalisation de techniques de biologie moléculaire nous a révélé une proportion particulièrement élevée d’infections à bactéries anaérobies et un panel de bactéries parfois inattendues, qu'il faut savoir suspecter.

Avant d’exclure un processus infectieux ou de conclure à un échec de recherche étiologique, il importe d’avoir recours à des techniques diagnostiques spécialisées, l’identification des bactéries étant un préalable indispensable à l’ajustement du traitement antibiotique et donc au pronostic fonctionnel du patient. Ces données justifient les discussions pluridisciplinaires entre chirurgiens, microbiologistes et infectiologues.
Tiphaine ROUSSEL-GAILLARD (LYON) , Christophe GAILLARD , Aubin SOUCHE , Claire TRIFFAULT-FILLIT , Coralie BOUCHIAT , Florent VALOUR , Vandenesch FRANÇOIS , Hélène SALORD , Olivier DAUWALDER
Salle Presse

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Communications orales
Rachis

Modérateurs : Jérôme DELAMBRE (Docteur) (Paris), Mourad OULD SLIMANE (PU PH) (Rouen)
08:00 - 08:07 #51768 - Chirurgie du canal lombaire étroit après 75 ans : l'évaluation gériatrique globale, bien supérieure au score mFI-5 pour prédire le succès clinique à 1 an.
Chirurgie du canal lombaire étroit après 75 ans : l'évaluation gériatrique globale, bien supérieure au score mFI-5 pour prédire le succès clinique à 1 an.

L’incidence de la chirurgie du canal lombaire étroit (CLE) augmente avec le vieillissement de la population. Si les chirurgiens utilisent couramment des scores de fragilité rapides (comme le mFI-5) pour anticiper les complications médicales, qu'en est-il du véritable objectif de l'intervention : la récupération fonctionnelle ? L'objectif de cette étude était de déterminer quels paramètres pré-opératoires – issus du score mFI-5 ou d'une évaluation gériatrique complète – prédisent le mieux l'atteinte d'un succès clinique à 1 an chez les patients de plus de 75 ans.

Nous avons mené une étude de cohorte monocentrique incluant des patients de plus de 75 ans opérés pour un CLE. En pré-opératoire, chaque patient a bénéficié du calcul de son index de fragilité (mFI-5), couplé à une évaluation gériatrique globale (ADL, vitesse de marche, mini-GDS, polymédication, peur de la chute). Le bénéfice fonctionnel post-opératoire a été mesuré à 1 an (score ODI). Le succès de l'intervention a été évalué selon deux critères validés : le MCID (amélioration de l'ODI ≥ 15 points) et le PASS (Patient Acceptable Symptom State, défini par un ODI final ≤ 22).

Nos résultats préliminaires portent sur les 48 premiers patients ayant achevé leur suivi à 1 an (âge moyen 78,5 ± 3,1 ans). Globalement, l’ODI moyen chute significativement de 44,4 en pré-opératoire à 26,1 à 1 an (p < 0,001). À 1 an, 57,4% des patients ont atteint le MCID et 42,6% ont atteint le seuil de satisfaction PASS. Cependant, l'analyse en sous-groupes révèle d'importantes disparités selon le profil gériatrique initial. Le taux de succès (PASS) chute de manière drastique en présence d'une vitesse de marche ralentie < 0,8 m/s (30,8% de succès vs 57,1% si ≥ 0.8 m/s). De même, la présence d'un syndrome dépressif (26,7% de succès vs 50% sans dépression) ou d'une forte peur de la chute (27,3% de succès vs 56%) grèvent lourdement le résultat fonctionnel final (p < 0,05 pour ces corrélations). Fait clinique marquant : le score de fragilité classique mFI-5 s'est révélé incapable de prédire cette récupération fonctionnelle à 1 an (r = 0,13 ; p = 0,377).

Pour anticiper la qualité de vie d'un patient âgé après une chirurgie lombaire, un score synthétique tel que le mFI-5 ne suffit pas. L'évaluation gériatrique globale se montre non seulement bien plus performante, mais elle cible surtout des facteurs de risque modifiables. Dépister une peur de la chute, une dépression ou une marche ralentie doit faire discuter un parcours de préhabilitation ciblé (kinésithérapie, soutien psychologique) afin de doubler les chances d'atteindre un résultat clinique satisfaisant (PASS) à 1 an.
Nolwen LEMONNIER (ROUEN) , Caroline LESAGE , Paul DESCHAMPS , Yanis NEBBACHE , Benjamin PICCOT , Mourad OULD SLIMANE
08:07 - 08:14 #51344 - Le désalignement sagittal global résiduel postopératoire prédit la cyphose et l’échec jonctionnels proximaux après ostéotomie de soustraction pédiculaire dans la déformation rachidienne de l’adulte âgé.
Le désalignement sagittal global résiduel postopératoire prédit la cyphose et l’échec jonctionnels proximaux après ostéotomie de soustraction pédiculaire dans la déformation rachidienne de l’adulte âgé.

L’ostéotomie de soustraction pédiculaire (PSO) permet de corriger l’alignement sagittal dans la déformation rachidienne de l’adulte, mais reste associée à la survenue de cyphose ou d’échec jonctionnel proximal (PJK/PJF). Le rôle du désalignement sagittal résiduel et des mécanismes de compensation spinopelvienne dans la survenue de ces complications demeure insuffisamment précisé. L’objectif était d’évaluer la valeur prédictive des paramètres spinopelviens standards, du score GAP et des angles pelviens vertébraux (T4PA–L1PA).

Les patients ≥ 60 ans opérés par PSO (L3–L5) ont été analysés rétrospectivement à partir d’une base multicentrique. Les radiographies préopératoires et postopératoires (6 semaines, 1 an, 2 ans, dernier recul) ont été étudiées. Le critère principal était la survenue d’une PJK/PJF. L’incidence cumulative a été estimée par Kaplan–Meier. Des modèles de Cox multivariés ont analysé l’association entre les paramètres postopératoires immédiats et le délai de survenue de la complication.

Cent quatre-vingts patients (âge moyen 73,6 ± 7,2 ans) ont été inclus. Une PJK/PJF est survenue chez 32 patients (17,7 %). Une augmentation postopératoire de l’inclinaison pelvienne (HR 1,07 ; p = 0,003) et de la cyphose thoracique (HR 1,04 ; p = 0,019) était associée à un risque accru de PJK/PJF. Parmi les composantes du score GAP, l’alignement spinopelvien relatif (HR 1,17 ; p = 0,003), la lordose lombaire relative (HR 1,12 ; p = 0,0001) et l’index de distribution de la lordose (HR 2,08 ; p = 0,011) étaient significativement associés à la complication. Une variation de RPV > 5° n’était pas significative. Un T4PA–L1PA dans l’intervalle ± 5° était protecteur (HR 0,31 ; p = 0,022), tandis qu’un mismatch plus important augmentait le risque (HR 1,14 par degré ; p = 0,0005).

Chez les patients âgés opérés par PSO, la PJK/PJF survient précocement et est étroitement liée à un désalignement sagittal global résiduel. La persistance d’une rétroversion pelvienne et d’une cyphose thoracique élevée reflète un équilibre biomécanique instable prédisposant à la complication. Le maintien d’un T4PA–L1PA dans l’intervalle ± 5° apparaît protecteur et souligne l’importance d’une restauration harmonieuse de l’alignement global lors de la planification chirurgicale.
Mohammed FAQI (Strasbourg) , Christophe JIANG , Carlos ALEMAN , Ismael DA SILVA , Susana NÚÑEZ-PEREIRA , Sleiman HADDAD , Anika PUPAK , Ferran PELLISÉ , Ibrahim OBEID , Louis BOISSIÈRE , Ahmet ALANAY , Frank KLEINSTÜCK , Javier PIZONES , Yann Philippe CHARLES , Essg EUROPEAN SPINE STUDY GROUP
08:14 - 08:21 #52210 - Impact à long terme des ALIF stand-alone de la charnière lombosacrée sur l’alignement sagittal, avec influence de la géométrie de l’implant.
Impact à long terme des ALIF stand-alone de la charnière lombosacrée sur l’alignement sagittal, avec influence de la géométrie de l’implant.

Une discopathie dégénérative (DD) touchant le rachis lombaire distal (L4S1) peut entraîner une perte de hauteur discale et une cyphose segmentaire, avec hyperlordose compensatrice des segments sus-jacents, perturbant l'alignement sagittal global et la répartition de la lordose lombaire. L’ALIF est le traitement chirurgical de choix de la DD. Cependant, peu d’études ont documenté son effet sur l’alignement sagittal, et des divergences sont rapportées entre l’angle de la lordose annoncé par l’implant et la correction angulaire réellement obtenue. Objectif : évaluer l'impact à 2 ans des ALIF stand-alone L5S1 sur l'alignement sagittal, ainsi que l'influence de la géométrie de la cage sur la prédictibilité de la correction.

Etude rétrospective multicentrique incluant 113 patients, opérés sur 4 centres pour ALIF stand-alone L5S1 sur DD, et suivi >2 ans. L’angle de lordose et la hauteur antérieure des implants ont été recueillis, ainsi que le CDLM (Cage-Disc Lordosis Mismatch : gain théorique de lordose segmentaire à attendre) et le LHR (Lordosis/Height Ratio). 16 paramètres spinopelviens sagittaux ont été mesurés sur imagerie EOS en préopératoire, postopératoire immédiat et à 2 ans, à l’aide du logiciel KEOPS. Une analyse en sous-groupes a été réalisée en fonction du LHR moyen des cages (<1 ou >1).

Effet de l’ALIF L5S1 sur l’alignement sagittal à 2 ans : la lordose augmentait initialement au niveau index (+8.96), avec diminution transitoire de la lordose à tous les niveaux sus-jacents (LL Prox -6.62, LL disc L4L5 -2.84). Une correction partielle de cette perte survenait ensuite, aboutissant à 2 ans à un gain net (+3,65) de lordose totale (avec toutefois perte nette de lordose proximale : -1,78), avec augmentation du ratio de lordose distale (tendant vers 2/3), et du SSA (+2,98). Relation entre géométrie de l’implant et correction angulaire sagittale : le gain effectif de lordose discale L5S1 se transmettait de manière reproductible à la lordose totale (ratio d’environ ½, sauf chez les très grandes IP), mais le gain théorique de lordose discale L5S1 (CDLM) prédisait mal le gain effectif à ce niveau (ΔLL disc L5S1: 7.15 et CDLM: 3.62; p<0.001). L’analyse en sous-groupes a montré que les cages de LHR >1 affichaient une correspondance étroite entre la lordose annoncée (16.87) et celle réellement obtenue (17.49, ∆de 0.62, p>0.05), tandis que les cages de LHR <1 produisaient une lordose (16.48) supérieure à la valeur attendue (11.47, ∆de 5.01, p<0.05).

Bien que notre étude soit la plus grande ayant étudié cette question de manière approfondie, ces discordances sont confirmées par la littérature existante. Elles semblent expliquées par la géométrie de la cage (cunéiforme si LHR >1 et quadrangulaire si LHR <1).

L’ALIF L5S1 entraîne un réalignement sagittal favorable et une redistribution de la lordose. L’angle de la cage ne prédit toutefois pas à lui seul la correction finale ; la géométrie de l’implant, reflétée indirectement par le LHR, joue un rôle déterminant.
Daniel STARTUN (Marseille) , Sébastien PESENTI , Stéphane FUENTES , Patrick TROPIANO , Benjamin BLONDEL , Solène PROST
08:21 - 08:28 #51905 - Quantification de la mobilité du tronc et de la hanche chez des patients ayant une déformation rachidienne de l’adulte avec malalignement sagittal : vers une meilleure compréhension de la relation rachis-hanche.
Quantification de la mobilité du tronc et de la hanche chez des patients ayant une déformation rachidienne de l’adulte avec malalignement sagittal : vers une meilleure compréhension de la relation rachis-hanche.

Sagittal malalignment in ASD is frequently concomitant with hip degeneration, a phenomenon known as spine-hip syndrome. These two events could lead to reduced spine and hip mobility, a limitation that can be difficult to explore radiographically. The aim was to investigate trunk and hip movement limitations using 3D movement analysis and to evaluate the relationship between spine and hip in ASD patients presenting with sagittal malalignment.

53 ASD patients with sagittal malalignment (PT>25° and/or PI-LL>10° and/or SVA>50mm) and 15 control subjects filled QOL questionnaires and underwent low dose biplanar X-rays. Spinopelvic parameters and the Kellgren and Lawrence grade of hip osteoarthritis (HOA) were extracted. All subjects underwent 3D movement analysis of trunk (flexion, extension, bending, rotation) and hip (flexion, extension, abduction) movements from which full-body joint and segment kinematics were calculated. Demographics, spinopelvic parameters, and kinematics were compared between the two groups. Determinants of kinematic limitations were explored using stepwise multiple linear regressions.

On average, ASD patients had SVA=70mm, PT=32°, PI-LL=19°; 56% had a high grade of HOA ≥2. During trunk movements, ASD patients were able to achieve normal trunk maximal flexion (95°). However, they failed to achieve maximal amplitude during extension (18 vs 32° in controls), bending (32 vs 40°) and rotation (51 vs 75°, all p<0.05). They had limited lumbo-pelvic range of motion (ROM) in all trunk movements (L1L5-pelvis: 3 vs 11° during extension; 3 vs 9° during bending). During hip movements, ASD had limited maximal amplitude in all movements: flexion (79 vs 100° in controls), extension (16 vs 25°) and abduction (50 vs 75°, all p<0.05). They had limited lumbo-pelvic ROM in all hip movements (L1L5-pelvis: 5 vs 10° and 2 vs 6° during flexion and extension resp.; 4 vs 10° during abduction; all p<0.05). Maximal amplitude was negatively correlated to SVA (r=-0.60), the grade of HOA (ρ=-0.42), lumbo-pelvic ROM (r=-0.5) and physical component of SF-36 (r=0.50; all p<0.001). While lumbo-pelvic rigidity and grade of HOA were not correlated, both were significant determinants of trunk and hip movement limitations (β varied between 0.2 and 0.5).

Analyzing trunk and hip movements in ASD patients for the first time, showed that maximal amplitude was not reached in most movements. This limitation was attributable to two independent factors: the first factor was the limited lumbo-pelvic movement, noticed in all ASD patients, underlying a dynamic rigidity in this segment. The second independent factor was the high grade of HOA when present.

The findings of this study may suggest that opting for a hip-exclusive treatment, such as total hip arthroplasty, does not necessarily result in restoration of spinal mobility.
Michel AL AMMOURI (Beirut, Liban) , Abir MASSAAD , Rami RACHKIDI , Josef LATTOUF , Yamen BEYH , Frédéric MAATOUK , Jean-Pierre SAAD , Mohamad HAJJ YOUSSEF , Guy AWAD , Marc MRAD , Karl NAKHLE , Théa GEMAYEL , Yasha HABIS , Sofia HABIB , Marie-Claire KARAM , Ismat GHANEM , Mohamad KARAM , Ayman ASSI
08:28 - 08:35 #51886 - La faiblesse des extenseurs du tronc et du genou est susceptible d’altérer la capacité à maintenir des mécanismes compensatoires efficaces lors de la marche.
La faiblesse des extenseurs du tronc et du genou est susceptible d’altérer la capacité à maintenir des mécanismes compensatoires efficaces lors de la marche.

ASD patients are known to develop compensatory mechanisms in response to their sagittal malalignment. While pelvic retroversion is commonly recruited as a compensatory strategy in the standing position, functional evaluation in ASD has recently shown that some patients maintain pelvic retroversion during walking, while others adopt a normal or anteverted dynamic pelvic tilt (dynPT). Therefore, the aim of this study was to investigate the underlying mechanisms that enable certain patients to maintain compensatory mechanisms while walking.

ASD patients underwent biplanar X-rays with the calculation of 3D spinopelvic parameters and filled QOL questionnaires (SF36, VAS for pain, Beck’s Depression Inventory BDI). Only patients with sagittal malalignment (SVA>50mm and/or PI-LL>10°) and having a radiographic PT>25° were included. Trunk and lower limb muscle forces were captured using a handheld dynamometer. They all underwent 3D gait analysis from which spine, pelvis and lower limb kinematics were calculated. Patients were classified depending on their dynPT behavior relatively to a normative database of 150 controls: anteverted (Antev-dynPT <-17°), normal (-17 to -6°) or retroverted (Retro-dynPT >-6°). Comparisons were computed between groups.

96 ASD were included: 19 were classified as Antev-dynPT (-20°), 44 as normal-dynPT (-10°) and 33 as Retro-dynPT (1°). Radiographic spinopelvic parameters were similar between the 3 groups (PI:54°, PT:32°, SVA:75mm, PI-LL:22°). Patients in the Antev-dynPT group walked with a forward shifted trunk and head (dynSVA: 177 vs 122mm and dynODHA: 17 vs 8°) and exhibited a reduced trunk and knee extensor forces compared to the Retro-dynPT group (108 vs 235N, 157 vs 265N resp., all p<0.001). Patients in the Antev-dynPT group reported more deteriorated QOL scores compared to the Retro-dynPT group (VAS: 8.2 vs 6.5, physical component SF36: 32 vs 37, BDI: 17 vs 10, all p<0.05).

Despite comparable radiographic sagittal malalignment, ASD patients with weak trunk and knee extensors tend to walk with an anteverted pelvis and increased trunk flexion. In contrast, patients with preserved muscle capacity appear to maintain their static compensatory mechanisms during gait. Personalized muscle strengthening programs may restore patients' ability to utilize compensatory mechanisms while walking, thereby enhancing surgical and non-surgical outcomes.

Trunk and knee muscle weakness seem to be key determinants of ASD patients’ ability to recruit the needed compensatory mechanisms while walking.
Abir MASSAAD , Ayman ASSI (Beyrouth, Liban) , Ibrahim HAMATI , Jean-Pierre SAAD , Yamen BEYH , Josef LATTOUF , Michel AL AMMOURI , Frédéric MAATOUK , Mohamad HAJJ YOUSSEF , Moustafa RTEIL , Gilles PRINCE , Wafa SKALLI , Ismat GHANEM , Rami RACHKIDI
08:35 - 08:42 #51924 - Une fusion longue avec fixation pelvienne dans le cas des déformations rachidiennes de l'adulte (ASD) entraîne une instabilité frontale pendant la marche.
Une fusion longue avec fixation pelvienne dans le cas des déformations rachidiennes de l'adulte (ASD) entraîne une instabilité frontale pendant la marche.

ASD patients are known to present with functional limitations related to their deteriorated QOL. In the recent years, 3D movement analysis allowed for the detailed description of strategies of walking and gait stability in non-operated ASD, depending on the severity of their spinal deformity. Surgery is proposed in some cases with high rate of complication and/or persistent postoperative pain and discomfort. This introductory study aims to evaluate functional stability during gait in post-operative ASD patients, while considering the type of surgery.

ASD patients scheduled for surgery participated in this study. All patients underwent surgery with either long (≥4 levels) or short (<4) fusion, with or without pelvic fixation. Pre and postoperative examination included: ODI questionnaire, biplanar X-rays with calculation of spinopelvic parameters, and 3D gait analysis with calculation of trunk, pelvis and lower limb kinematics . variables were compared using a mixed model while evaluating the effect of fusion length and pelvic fixation.

28 ASD patients were included. Preoperatively, patients had sagittal malalignment (SVA 100mm, PT: 32°, PI-LL: 30°) and/or frontal spinal deformity (Cobb: 35°). They had an average ODI of 45. Among the 28 patients, 14 had short fusion while 15 had pelvic fixation. The mean follow-up period was 1.6 years (6 to 30 months). Postoperatively, radiographic parameters were as follow in patients with sagittal malalignment SVA: 50mm, PT: 33° and PI-LL: 25°, and Cobb: 20° for patients with frontal scoliosis. All patients were frontally aligned (frontal ODHA= 0°). ODI score was reduced to 22. On the dynamic level, all patients demonstrated comparable dynamic sagittal alignment. The short fusion group maintained a normative pelvic range of motion in the horizontal plane, compared to the long fusion group (12 vs 7°, p=0.04). Patients having a long fusion, and especially those with pelvic fixation, showed an increased frontal instability while walking (dynamic frontal ODHA: 6.5 vs 3°, p=0.04). In fact, 89% of patients with fixed pelvis and 55% of those with long fusion had their center of mass (COM) shifted laterally outside the normative corridor (Chi-squared test: p=0.01).

This introductory study revealed for the first time that patients with pelvic fixation, and to a lesser extent with long fusion, who were frontally aligned on the radiographs, need to lean their trunk laterally, outside of the normative zone, when transferring their weight to the supporting limb during the stance to swing walking transition.

Even on a small sample of patients followed up after surgery, 3D functional evaluation seems to detect differences in patient’s strategies during walking. This behavior may reflect dynamic instability during walking, where rehabilitation could be crucial in teaching anticipated strategies to prevent falls.
Yamen BEYH (Beirut, Liban) , Ayman ASSI , Frédéric MAATOUK , Josef LATTOUF , Jean-Pierre SAAD , Mohamad HAJJ YOUSSEF , Michel AL AMMOURI , Ibrahim HAMATI , Wafa SKALLI , Théa GEMAYEL , Yasha HABIS , Sofia HABIB , Karl NAKHLE , Ismat GHANEM , Abir MASSAAD , Rami RACHKIDI
08:42 - 08:49 #52122 - The law of diminishing returns in early-onset scoliosis.
The law of diminishing returns in early-onset scoliosis.

Early-Onset Scoliosis (EOS) remains a surgical challenge, with growth-friendly strategies such as traditional growing rods (TGR), magnetically controlled growing rods (MCGR) requiring repeated procedures to achieve spinal and thoracic growth. However, the incremental benefit of each subsequent intervention appears to decline, while complication rates increase. We hypothesize that the “law of diminishing returns” provides a useful framework to model the outcomes of repeated EOS surgeries.

We conducted a monocenter retrospective review of EOS patients (<10 years) treated between 2008–2022 with growth-friendly implants. Data included demographic characteristics, number of surgical procedures, Cobb angle correction, spinal length gain (T1–T12, T1–S1), and complications. Incremental benefit per surgery was calculated, and regression analysis was used to model the relationship between number of interventions, radiological improvement, and complication incidence.

A total of 87 patients (mean age 8 years, 68% female) with a minimum follow-up of 3years were included. The first two interventions yielded the highest marginal gains in Cobb correction (average 28° and 15° respectively). After the 4th procedure, radiological improvement plateaued (<5° gain), while complication rates rose significantly (p<0.01), with cumulative rates exceeding 50% after 5 or more interventions. Thoracic growth showed a similar diminishing pattern, with early gains not sustained over repeated lengthenings.

Our findings confirm that repeated EOS surgeries follow the law of diminishing returns: each additional procedure yields progressively smaller benefits while exposing patients to higher complication risks. These results call for careful balancing between repeated lengthening procedures and alternative strategies, including MCGR optimization, tethering, or early definitive fusion in select cases.

The law of diminishing returns offers a novel conceptual model to understand the limitations of repeated EOS interventions. Optimizing timing and minimizing unnecessary surgeries may improve long-term outcomes and quality of life in these patients.
Ahmed Amine MOHSENI (Tunis, Tunisie) , Mohamed ZAIRI , Hedi ATIG , Nizar AOUINTI , Ahmed MSAKNI , Walid SAIED , Sami BOUCHOUCHA
08:49 - 08:56 #52118 - Quantifying the Radiological and Clinical Gains of Preoperative Halo-Gravity Traction in Severe Pediatric Spinal Deformities.
Quantifying the Radiological and Clinical Gains of Preoperative Halo-Gravity Traction in Severe Pediatric Spinal Deformities.

The surgical management of severe spinal deformities (>80°) carries high risks of neurological deficit. Preoperative Halo-Gravity Traction (HGT) is used to achieve gradual correction. This study evaluates the specific radiological and functional gains achieved during the traction phase in a large cohort of 89 patients.

We conducted a retrospective study of 189 patients (mean age: 13.4 years) treated with HGT followed by posterior spinal fusion between 2015 and 2025. Protocol: HGT was applied for a mean duration of 4.2 weeks (range 3–8). Traction weight reached a mean of 40% of body weight. Measurements: Cobb angle and T1-S1 height were measured: (1) Initial, (2) Maximal traction, and (3) Postoperative.

The mean initial Cobb angle was 83° (range 75°–135°). Under HGT alone, it was reduced to 66°, representing a 29% pre-surgical correction (p < 0.001). Final surgery achieved an additional correction, reaching a final mean angle of 28°. HGT provided a mean T1-S1 height gain of 4.8 cm prior to surgery. Forced Vital Capacity (FVC) improved by a mean of 12% during the traction phase. Nutritional status (BMI) remained stable or improved in 85% of cases. No permanent neurological deficits occurred. We recorded 9 cases of superficial pin-site infections and 0 cases of transient VI cranial nerve palsy, all resolving after weight reduction.

With 189 cases, our results confirm that HGT is a powerful tool for "pre-reducing" severe curves. By achieving nearly 30% of the correction on an awake patient, HGT significantly reduces the intraoperative tension on the spinal cord. The gain of nearly 5 cm in spinal height facilitates rod contouring and reduces the need for aggressive osteotomies.

Preoperative HGT provides significant and measurable gains. It shifts a substantial part of the corrective strain to the preoperative period, optimizing both the safety and the radiological outcome of the final surgery.
Ahmed Amine MOHSENI (Tunis, Tunisie) , Mohamed ZAIRI , Hedi ATIG , Nizar AOUINTI , Walid SAIED , Sami BOUCHOUCHA
08:56 - 09:03 #51870 - Évaluation peropératoire de la tension médullaire par élastographie (SWE) : étude biomécanique sur modèle ovin.
Évaluation peropératoire de la tension médullaire par élastographie (SWE) : étude biomécanique sur modèle ovin.

La moelle épinière (ME) est vulnérable lors des corrections de déformations rachidiennes. Le monitorage actuel par Potentiels Évoqués Moteurs (MEP) et Somesthésiques (PES) ne permet pas une évaluation quantitative et instantanée des contraintes physiques. Cette étude in vitro évalue l’apport de l’élastographie par ondes de cisaillement (SWE) pour quantifier en temps réel l’élasticité médullaire, offrant un biomarqueur objectif de la tension appliquée sur la ME, afin de prévenir les complications neurologiques.

L’étude a porté sur 10 segments de ME prélevés sur des colliers d’agneau frais. Les échantillons, extraits en préservant la dure-mère, ont été maintenus hydratés et testés à 21°C dans les 2h suivant le prélèvement. Les segments ont été fixés sur une machine de traction uniaxiale (précharge de 0,5 N et rampe de 20 mm/min jusqu'à rupture). Une sonde linéaire à large bande de 2 à 10 MHz (SuperSonic Imagine) a été positionnée parallèlement à l'axe de traction. Le module d'élasticité en kPa a été capturé par vidéo via une zone d'intérêt centrée sur le parenchyme. Simultanément, la Corrélation d’Images Numériques (CIN) a permis de quantifier la déformation locale de la ME. La force a été normalisée en contrainte axiale via la section mesurée par échographie.

Les courbes contrainte-déformation montrent le comportement non-linéaire de la ME (raidissement au-delà de 2 % de déformation). Après précharge, l'élasticité moyenne initiale est de 45 ± 28 kPa. Malgré une variabilité inter-échantillons (contrainte maximale de 0,2 à 0,7 MPa), une corrélation a été établie entre la force de traction et le module d’élasticité mesuré par SWE sur l’ensemble de l’essai. Pour 7 échantillons, on observe une dépendance linéaire avec des coefficients de corrélation significatifs (entre 0,85 et 0,99 ; p < 0,001). Les 3 restants présentent une corrélation faible ou non significative, coïncidant avec des phases d'instabilité du signal acoustique identifiées visuellement.

L’augmentation rapide du module élastique suggère que la SWE pourrait être un indicateur dynamique fiable de la contrainte appliquée. La chute du signal sous forte charge traduit une saturation acoustique avant rupture. Toutefois, l'absence de perfusion et de liquide cérébrospinal (LCS) en in vitro modifie la précontrainte et la réponse viscoélastique. La variabilité inter-échantillons souligne la sensibilité à la dégradation biologique et aux interfaces. La CIN valide cependant que les variations de module reflètent la déformation réelle de la ME, sans artefact de glissement.

La SWE permet une quantification dynamique de l’élasticité médullaire lors de la mise en tension de la ME. Une stabilisation ou une diminution du module sous traction pourrait constituer un signal d’alerte indiquant l’atteinte de la limite de tolérance physiologique de la ME. Son intégration au monitorage peropératoire pourrait améliorer la prévention des complications neurologiques lors des corrections de déformations rachidiennes.
Tiguida KADIAKÉ (Paris) , Pierre-Yves ROHAN , Claudio VERGARI , Sylvain PERSOHN , Mathilde GAUME , Raphael VIALLE , Sylvain FERUGLIO
09:03 - 09:10 #52726 - Effectiveness of Low Intensity Focused Ultrasound in Improving Drug Delivery and Functional Recovery in Chronic Spinal Cord Injury.
Effectiveness of Low Intensity Focused Ultrasound in Improving Drug Delivery and Functional Recovery in Chronic Spinal Cord Injury.

Chronic spinal cord injury (cSCI) remains a major clinical challenge due to limited regenerative capacity and poor efficacy of current pharmacologic and regenerative therapies. A key limitation is the restricted permeability of the blood-spinal cord barrier (BSCB), which limits therapeutic delivery. Low-intensity focused ultrasound (LIFU) is a non-invasive technique capable of transiently disrupting the BSCB. This study evaluated the effectiveness of LIFU in enhancing delivery and functional recovery when combined with umbilical cord-derived mesenchymal stem cells (UCMSCs).

Two experimental arms were conducted. In the first, eight Sprague-Dawley rats underwent T9-T11 laminectomy and were randomized to LIFU (n=4) or control (n=4). LIFU (551.5 kHz, 10 ms bursts, 2 Hz, 2 min) was applied after intravenous Definity® microbubbles. Evans Blue dye was used to assess BSCB permeability. In the second arm, 18 rats with T9-T11 contusion were assigned to LIFU+UCMSC, UCMSC-only, and control groups (n=6 each). UCMSCs (1×10⁶ cells) were administered intravenously 3 weeks post-injury. Functional recovery was evaluated using BBB scores over 6 weeks. Histology included axonal density and GFAP analysis.

LIFU significantly increased BSCB permeability, with higher Evans Blue concentrations in the LIFU group (0.2688 vs. 0.0928 µg/mL; p<0.001). LIFU+UCMSC improved BBB scores (14.6±1.9) compared to UCMSC-only (12.0±1.4) and controls (10.1±1.7) (p<0.05). Histology showed increased myelinated axons and reduced GFAP expression.

These findings show that LIFU can safely and effectively induce transient BSCB opening, thereby improving therapeutic penetration into the injured spinal cord. When combined with UCMSCs, this strategy led to superior functional and histological outcomes compared with stem cell therapy alone. The benefit is likely related to enhanced cell delivery, improved tissue regeneration, and reduced inhibitory glial scar formation. This approach may overcome one of the major limitations of regenerative treatment in chronic SCI. However, the small sample size and rodent design remain important limitations, and long-term safety and reproducibility require further study.

Low-intensity focused ultrasound effectively and non-invasively disrupts the blood–spinal cord barrier, significantly enhancing the delivery of both small molecules and cell-based therapies in chronic spinal cord injury. The combination of LIFU with UCMSCs leads to improved functional recovery and enhanced histological repair compared to stem cell therapy alone. These findings highlight the translational potential of LIFU as an adjunctive platform for targeted therapeutic delivery in spinal cord injury and support further investigation toward clinical application.
Maher GHANDOUR , Abdul Karim GHAITH , Xinlan YANG , Antonio BON NIEVES , Anthony WINDEBANK , Johnny ABBOUD (Kousba Liban)
Rédaction 1

"Mercredi 11 novembre"

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CE06
08:00 - 08:45

Conférence d'enseignement
Prise en charge des tumeurs autour de la cheville

Président de séance : Mickaël ROPARS (PUPH) (Président de séance, Rennes)
Améliorer la formation et actualiser les connaissances en orthopédie-traumatologie, en s’appuyant sur les données scientifiques les plus récentes, avec un focus particulier sur la prise en charge des tumeurs de la cheville.
08:00 - 08:45 Prise en charge des tumeurs autour de la cheville. Jean-Camille MATTEI (Conférencier, Marseille)
Philippe Erlanger

"Mercredi 11 novembre"

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CO16-1
08:00 - 08:30

Session OTSF
OTSF (Orthopédie Sans Frontière)
OTSF

08:00 - 08:10 Autogreffe du col fémoral pour la reconstruction de la paroi postérieure lors d'une arthroplastie totale de la hanche de sauvetage dans un contexte humanitaire. Thorn PICH (Conférencier, Siem Reap, Cambodge), Jérôme BERTHELET (Médecin) (Conférencier, Bastia), Thomas DAOULAS (Dr Junior) (Conférencier, Brest), Vuthy VENG (Conférencier, Siem Reap, Cambodge)
08:10 - 08:20 À propos de l’aide humanitaire : que peut-on faire avec des moyens précaires ? Michel ONIMUS (Professeur) (Conférencier, Besançon)
08:20 - 08:30 L’organisation de l’orthopédie au Cambodge. Buntha SOK (Past President) (Conférencier, Phnom Penh, Cambodge)
Salle 02 - hall d'exposition

"Mercredi 11 novembre"

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WS01
08:00 - 09:00

Workshop CJO
Fracture radius distal - la théorie
CJO

Salle 01 - hall d'exposition
08:30

"Mercredi 11 novembre"

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CO16-2
08:30 - 09:00

Session OTSF
Table ronde SACOT : Prise en charge du kyste osseux anévrismal chez l’enfant
OTSF

08:30 - 09:00 Motif de consultation et diagnostic clinique. Takoua LEHAT (Conférencier, Annaba, Algérie)
08:30 - 09:00 Bilan radiologique et exploration. Fatima GUIRA AMANI (Chiruigen orthopédiste et traumatologue) (Conférencier, Msila, Algérie)
08:30 - 09:00 Mise au point sur le traitement médical du KOA. Abderrazzaq MECHELLOUKH (Conférencier, Alger, Algérie)
08:30 - 09:00 Traitement chirurgical du KOA. Sofiane RAHNI (Interne en chirurgie orthopédique et traumatologie) (Conférencier, Alger, Algérie)
Salle 02 - hall d'exposition
08:45

"Mercredi 11 novembre"

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DD01
08:45 - 10:00

Discussion de dossiers Hanche

Coordonnateur : Anthony VISTE (Chirurgien orthopédiste) (Coordonnateur, Lyon)
Experts : Remy COULOMB (Praticien hospitalier) (Expert, Nimes), Emmanuel MARCHETTI (Docteur) (Expert, Bourgoin jallieu)
Discussion de cas cliniques avec deux experts.
Louis Lumiere

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CO06
08:45 - 10:30

Communications orales
Traumatologie

Modérateurs : Guillaume DAVID (Assistant Hospitalier Universitaire) (Angers), Marie LE BARON (Praticien Hospitalier) (Marseille)
08:45 - 08:52 #51923 - Let's talk about sex : la santé sexuelle de la femme après fracture du bassin.
Let's talk about sex : la santé sexuelle de la femme après fracture du bassin.

Les fractures du bassin peuvent être associées à des tissus mous environnants et avoir un impact sur les fonctions génito-urinaires et sexuelles. La santé sexuelle est un élément majeur de la qualité de vie, mais sa prise en charge n’a jamais été étudiée spécifiquement pour les fractures traumatiques du bassin. L'objectif principal de cette étude était de quantifier la satisfaction globale des patientes à l'égard des soins de santé sexuelle après un traitement chirurgical de fractures du bassin chez les femmes.

Une étude rétrospective a été menée dans un Trauma center de niveau 1 entre janvier 2014 et Décembre 2024. Toutes les patients de >18 ans opérées d’une fracture du bassin ou de l’acetabulum étaient éligibles. Les données démographiques, les caractéristiques de la fracture, les lésions associées, les données chirurgicales et complications post-opératoires ont été recueillies. La manière dont la santé sexuelle était abordée au long du parcours de soins a été évaluée par 3 questions : si la santé sexuelle avait été abordée par un soignant, si elles auraient souhaité que le sujet soit abordé par ce soignant, et leur satisfaction à l'égard de la réponse du soignant (échelle de Lickert), pour chaque type de soignant (chirurgien orthopédiste, gynécologue, urologue, médecin généraliste, psychologue, sexologue, kinésithérapeute, sage-femme). Était également évaluée leur satisfaction globale à l'égard des soins de santé sexuelle.

Durant la période d’étude, sur les 118 patentes éligibles, 48 ont accepté de participer à l’étude. En majorité les fractures atteignaient à la fois le bassin et l’acetabulum (55%), et isolément le bassin (41%) ou l’acetabulum (4%). La santé sexuelle a été abordée par le chirurgien orthopédiste avec 9 patientes (19 %). Le fait que la santé sexuelle ait été abordée par le traumatologue était associé à un nombre total de consultations plus élevé chez l’ensemble des professionnels de santé (p = 0,001). Dix patientes (21 %) n’ont abordé la santé sexuelle avec aucun professionnel. En ce qui concerne le moment privilégié pour aborder le sujet, 10 femmes (21 %) ont indiqué immédiatement lors de l'hospitalisation initiale, 21 (44 %) dans les 6 mois suivant la fracture, 13 (27 %) entre 6 et 12 mois, et 4 (8 %) plus d'un an après.

Les patientes ayant subi une intervention chirurgicale pour des fractures pelviennes ont fait état d'un niveau global élevé d'insatisfaction (63 %) à l'égard des soins de santé sexuelle, malgré la fréquence des dysfonctionnements sexuels et l'importance qu'elles accordent à la sexualité pour leur qualité de vie. L'absence de professionnel de santé abordant la sexualité était associée à une plus grande insatisfaction. Les discussions sur la santé sexuelle ont eu lieu avec peu de professionnels.

Cette insatisfaction générale reflète le manque de soins en matière de santé sexuelle. La mise en place d'une orientation systématique vers des spécialistes pourrait améliorer le dépistage et la qualité des soins.
Marie LE BARON (Marseille) , Guillaume SOUDE , Pascal MAMAN , Richard VOLPI , Xavier FLECHER
08:52 - 08:59 #51781 - Complications du traitement non-chirurgical des fractures de l'anneau pelvien.
Complications du traitement non-chirurgical des fractures de l'anneau pelvien.

On observe une augmentation des fractures du bassin, principalement liée au vieillissement de la population. La plupart de ces fractures sont traitées de façon non chirurgicale lorsqu’elles sont stables. Toutefois, l’évolution n’est pas toujours favorable et certains patients doivent être opérés tardivement. L’objectif de cette étude est d’identifier les complications associées au traitement non chirurgical des fractures de l’anneau pelvien et les facteurs associés à l’échec de ce traitement.

Étude de cohorte rétrospective incluant tous les patients admis dans deux centres de traumatologie tertiaires (HSCM et HEJ) entre 2011 et 2021 pour une fracture stable de l’anneau pelvien (excluant les fractures acétabulaires) traitée de façon conservatrice. Les dossiers médicaux et radiologiques ont été révisés afin de recueillir les caractéristiques démographiques, les mécanismes traumatiques et les complications survenues durant le suivi (complications médicales durant l’hospitalisation et orthopédiques jusqu’à un an post-fracture). Des analyses descriptives ont été réalisées selon la présence de complications avec SAS On Demand for Academics (résultats exprimés en moyenne et proportions, chi carré et tests de Fisher pour les valeurs paramétriques, tests de t pour les valeurs non paramétriques, régression logistique pour l’analyse multivariée, OR pour les associations significatives).

Un total de 849 dossiers ont été recensés, dont 683 répondaient aux critères d’inclusion. La population comprenait 484 femmes (70,3 %) avec un âge moyen de 71,6 ± 20,4 ans. Des complications orthopédiques ont été observées chez 74 patients (95 événements). Parmi eux, 20 patients (2,6 %) ont nécessité une chirurgie différée après un délai moyen de 14 jours en raison de l’échec du traitement conservateur et 8 ont été réadmis. Les complications médicales étaient plus fréquentes avec 503 événements rapportés chez 295 patients. La mortalité était notable : 38 patients (5,6 %) sont décédés durant l’hospitalisation et 26 (9,4 %) dans les trois mois suivant le traumatisme.

Les complications orthopédiques étaient significativement associées à l’âge à l’admission (p = 0,0314). Les complications orthopédiques et médicales étaient toutes deux liées à une durée d’hospitalisation prolongée (p < 0,0001). Les patients présentant un MCAS/MVAS avaient un risque accru de complications orthopédiques (OR 5,4 [2,1–13,7]) et médicales (p = 0,0399). L’analyse multivariée a confirmé l’association entre le MCAS/MVAS et les complications orthopédiques, tandis que le polytraumatisme et la présence de fractures associées augmentaient le risque de complications médicales.

Les fractures stables du bassin traitées de façon conservatrice sont associées à un taux notable de complications. Le faible recours à la chirurgie différée suggère une sélection adéquate des patients. Une surveillance attentive et une prise en charge multidisciplinaire demeurent essentielles pour optimiser l’évolution clinique.
Laurie-Anne BÉDARD (Québec, Canada) , Julien CHAPLEAU , Stéphane PELET
08:59 - 09:06 #51631 - Réduction percutanée des fractures de l'anneau pelvien par fixateur externe sur table de traction orthopédique associée à la navigation 3D.
Réduction percutanée des fractures de l'anneau pelvien par fixateur externe sur table de traction orthopédique associée à la navigation 3D.

La chirurgie mini-invasive des fractures instables de l'anneau pelvien impose une réduction anatomique rigoureuse pour prévenir les séquelles fonctionnelles. Cependant, la réduction fermée sous fluoroscopie conventionnelle reste techniquement exigeante et limitée par une vision bidimensionnelle. L’objectif de cette étude était de décrire les résultats d’une technique originale combinant l’usage d’un fixateur externe monté sur table de traction orthopédique et une navigation 3D peropératoire.

Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique portant sur une série de patients opérés de fractures instables du bassin entre 2022 et 2025. Le protocole opératoire standardisé associait une installation sur table de traction orthopédique et l’utilisation d’un fixateur externe ancré sur la table pour la réduction et le maintien de l’anneau pelvien avant l’ostéosynthèse définitive. La navigation 3D guidait la mise en place des implants et permettait une évaluation de la qualité de la réduction en peropératoire. Les données démographiques et périopératoires ont été recueillies. La qualité de la réduction était évaluée selon les critères de Tornetta et Matta sur les radiographies standards et complétée par une étude tomodensitométrique. Enfin, les complications postopératoires précoces et tardives ont été relevées.

Vingt-sept patients (âge moyen 49,3 ans) ont été inclus avec un délai chirurgical moyen de 10,2 jours. La durée opératoire moyenne était de 142 minutes. L’ostéosynthèse postérieure a été exclusivement percutanée chez tous les patients ; 17 ont nécessité un temps antérieur complémentaire. La réduction a été jugée excellente ou bonne dans 77,7 % des cas. L’analyse tomodensitométrique a confirmé une correction significative de l’ensemble des paramètres de déplacement (p < 0,05). Le contrôle 3D peropératoire a conduit à une révision immédiate de la réduction dans 29,6 % des cas (8 patients).

Le fixateur externe agit comme un puissant ancrage percutané permettant des manœuvres multidirectionnelles tout en assurant un maintien solide de la réduction avant la fixation définitive. D’autre part, le couplage à la navigation 3D sécurise l’ostéosynthèse, minimisant le risque iatrogène. De surcroît, le contrôle 3D permet une évaluation de la réduction bien plus fine que la fluoroscopie 2D qui sous-estime fréquemment les vices de réduction axiaux et sagittaux.

L’association fixateur externe, table de traction orthopédique et navigation 3D offre une stratégie fiable et reproductible pour le traitement mini-invasif des fractures complexes du bassin. Cette technique permet d’obtenir une qualité de réduction équivalente à la chirurgie conventionnelle « à ciel ouvert » tout en bénéficiant des avantages de la chirurgie percutanée.
Youssef JABALLAH (Paris) , Pierre-Emmanuel MOREAU , Peter UPEX , Adrien LAMPILAS , Mourad ZARAA , Guillaume RIOUALLON
09:06 - 09:13 #51773 - Place du fixateur externe dans la prise en charge en urgence des traumatismes de l’anneau pelvien : expérience d’un trauma center de niveau 1.
Place du fixateur externe dans la prise en charge en urgence des traumatismes de l’anneau pelvien : expérience d’un trauma center de niveau 1.

Les fractures du bassin sont fréquentes chez les traumatisés sévères et sont constituent un facteur de risque indépendant de mortalité en raison du volume hémorragique qu'elles peuvent engendrer. La place du fixateur externe n’est pas clairement définie dans leur prise en charge, du fait notamment de l’amélioration des techniques d’embolisation et d’ostéosynthèse interne. Cependant, en cas d’instabilité hémodynamique majeure elle peut s’avérer nécessaire. Cette étude descriptive a pour objectif d’évaluer la faisabilité et la sécurité de cette technique afin d’en redéfinir la place dans les algorithmes de prise en charge des traumatismes hémorragiques de l’anneau pelvien.

Il s’agit d’une étude rétrospective, descriptive, monocentrique portant sur l’ensemble des patients pris en charge par fixation externe pour un traumatisme sévère de l’anneau pelvien dans un trauma center de niveau 1 entre 2007 et 2026.

44 patients ont été inclus dans cette étude. La cause du traumatisme était un accident de la route dans 54,5 % des cas, une chute d'une grande hauteur dans 38,6 % des cas et une autre cause dans 6,8 % des cas. L'ISS médian était de 22 (Q1-Q3 : 16-32). Une embolisation artérielle a été réalisée chez 29,5 % des patients ; un packing, pré-péritonéal a été réalisé chez 6,8 % des patients. La durée médiane de l'intervention chirurgicale était de 36 minutes (Q1-Q3 : 27-40). Lorsqu'elle était utilisée dans le cadre d'un traitement définitif, la fixation externe était associée dans 60 % des cas à une vis sacro-iliaque et la durée médiane avant l'ablation du fixateur externe était de 49 jours (Q1-Q3 : 36-62). Le fixateur externe a été utilisé comme fixation définitive chez 68,2 % des patients et comme fixation temporaire chez 31,8 % des patients. Le taux de révision chirurgicale était de 22,2 % et concernait 9 cas : 6 cas (66,7 %) pour une réduction insatisfaisante et 3 cas (33,3 %) pour une infection.

Les fractures du bassin sont des blessures potentiellement mortelles pour lesquelles il existe plusieurs stratégies de prise en charge. La fixation externe de bassin est une technique de moins en moins utilisée en Trauma center du fait de l'amélioration des techniques d'artério-embolisation notamment. Cela entraine une déqualification des équipes. Cependant dans un contexte précaire ou en cas d'afflux massif de blessé elle garde une place de choix, associée ou non au parking sous peritonéal.

La fixation externe doit rester un élément essentiel de l'arsenal thérapeutique des traumatologues en raison de son efficacité, de sa rapidité d'application et de son rapport coût-efficacité. La formation continue des nouveaux praticiens à cette technique doit rester une priorité en prévision d'une augmentation du nombre de victimes en cas de conflit à haute intensité.
Hugo MEBARKI , Antoine GROSSET , Julien DANIS , Nicolas DE L'ESCALOPIER (Clamart)
09:13 - 09:20 #51862 - Prospective Evaluation of Preoperative CT-Based Planning for Percutaneous Fixation of Pelvic Ring Injuries Using Virtual Fluoroscopic Reconstruction.
Prospective Evaluation of Preoperative CT-Based Planning for Percutaneous Fixation of Pelvic Ring Injuries Using Virtual Fluoroscopic Reconstruction.

Percutaneous screw fixation of pelvic ring injuries is technically demanding due to complex pelvic anatomy and limited fluoroscopic visualization, exposing surgeons to the risk of screw malposition. Preoperative CT-based planning with virtual fluoroscopic reconstruction may help identify safe osseous corridors and reproduce optimal intraoperative fluoroscopic views. This study aimed to evaluate the feasibility and accuracy of this planning workflow.

Patients undergoing percutaneous fixation for pelvic ring injuries were prospectively included. Preoperative CT scans were used to simulate screw trajectories, allowing assessment of corridor availability, optimal screw diameter and length, and entry point. Virtual fluoroscopic reconstructions reproducing the ideal intraoperative projections were generated from the CT data. These images were used intraoperatively to guide fluoroscopic positioning and screw insertion. The primary outcome was screw malposition, defined as extraosseous trajectory or cortical breach on postoperative CT. Secondary outcomes included number of fluoroscopic acquisitions, radiation time, operative duration, need for screw repositioning, and concordance between planned and achieved trajectories.

Fifty patients and 80 screws were analyzed. Virtual fluoroscopic planning was feasible in all cases. Planned osseous corridors were successfully reproduced intraoperatively in 95% of screws. Postoperative CT demonstrated correct intraosseous positioning in 94% of screws, while 6% showed minor cortical breach without clinical consequences. One screw required intraoperative repositioning. The mean number of fluoroscopic acquisitions was 10 per screw, with a mean radiation time of 18 seconds. No neurological or vascular complications were observed. Concordance between planned and achieved screw trajectories was high. The use of virtual fluoroscopic reconstruction appeared to facilitate identification of optimal fluoroscopic projections and may improve procedural safety and reproducibility, particularly for surgeons during the learning phase of percutaneous pelvic fixation.

CT-based planning with virtual fluoroscopic reconstruction appears to be a feasible and reliable method to guide percutaneous pelvic fixation. By allowing preoperative validation of safe osseous corridors and intraoperative reproduction of optimal fluoroscopic views, this approach may improve accuracy, reduce radiation exposure, and support safer screw placement. Further comparative studies are needed to confirm its clinical benefits.
Adrian BERGER (Angers) , Guillaume DAVID
09:20 - 09:27 #51863 - Limitations of CT-Based Planning in Anterior Pelvic Ring Fixation: A Study of Fluoroscopy-Guided Pubic Ramus Screws.
Limitations of CT-Based Planning in Anterior Pelvic Ring Fixation: A Study of Fluoroscopy-Guided Pubic Ramus Screws.

Current CT-based planning for pubic ramus screw fixation uses rectilinear geometric models based on the outer thread diameter to define intraosseous corridors. This method may underestimate feasibility by failing to incorporate implant geometry and non-rectilinear screw trajectories achievable under fluoroscopic guidance. This study aimed to determine the proportion of fluoroscopically inserted pubic ramus screws that would have been classified as infeasible using standard CT-based rectilinear planning and to explore mechanisms for this discrepancy.

We conducted a retrospective cohort study at a Level I trauma center including all patients who underwent fluoroscopy-guided percutaneous pubic ramus screw fixation from January 2022 to December 2025 with complete pre- and postoperative pelvic CT imaging. The primary outcome was the proportion of screws judged infeasible under standard CT-based rectilinear planning using outer thread diameter. Secondary outcomes were interobserver reliability for feasibility assessment, postoperative screw positioning accuracy, complications, and the impact of core-diameter-based planning on feasibility classification.

Thirty-three patients (42 screws) were analysed. Standard CT-based rectilinear planning classified 15 screws (36%) as infeasible by consensus of two observers. Postoperative CT demonstrated accurate positioning of all screws (100%) with no cortical breach, intra-articular penetration, neurovascular injury, or fixation-related revision. Core-diameter-based planning reclassified 14 of the 15 screws as feasible. In one case, three-dimensional postoperative reconstruction revealed a markedly non-rectilinear trajectory not approximable by any straight cylindrical model.

Standard CT-based rectilinear planning underestimates the feasibility of fluoroscopically guided pubic ramus screw fixation. Core-diameter-based planning improves prediction but may still fail with pronounced trajectory curvature, highlighting limitations of rectilinear models for preoperative planning and navigation systems.
Guillaume DAVID , Thomas GRIMAUD (Bordeaux)
09:27 - 09:34 #52024 - Tri-modality assessment of intraoperative imaging in pelvic and acetabular trauma surgery: a comparative analysis of 2D fluoroscopy, mobile 3D C-Arms, and robotic 3D systems.
Tri-modality assessment of intraoperative imaging in pelvic and acetabular trauma surgery: a comparative analysis of 2D fluoroscopy, mobile 3D C-Arms, and robotic 3D systems.

L’imagerie peropératoire est déterminante dans la chirurgie des fractures du bassin et de l’acétabulum. Elle conditionne la précision de la réduction, la sécurité de la mise en place des implants et les paramètres opératoires. L’objectif de cette étude est de comparer trois modalités d’imagerie (fluoroscopie 2D conventionnelle, arceau 3D mobile et système d’imagerie 3D robotisé) en termes de paramètres peropératoires et de qualité de réduction postopératoire.

Cette étude comparative rétrospective a inclus 227 patients opérés pour une fracture de l’anneau pelvien ou de l’acétabulum. Les patients ont été répartis selon la modalité d’imagerie utilisée : fluoroscopie 2D (n=77), arceau 3D mobile (n=76) et imagerie 3D robotisée (n=74). Les paramètres peropératoires (durée opératoire, pertes sanguines, temps de scopie et dose d’irradiation) ont été analysés. La qualité de réduction a été évaluée au scanner postopératoire selon Matta pour les fractures acétabulaires et Tornetta pour les fractures de l’anneau pelvien. Des analyses multivariées ont été réalisées afin d’identifier les facteurs indépendamment associés aux résultats observés.

Le système robotisé réduit la durée opératoire (β = −36 minutes, p = 0,020), et les pertes sanguines par rapport à la fluoroscopie conventionnelle dans la chirurgie des fractures pelviennes. En revanche, cette modalité est associée à une dose d’irradiation significativement plus élevée (p < 0,001). Pour les fractures acétabulaires, aucune différence significative n’a été retrouvée entre les modalités d’imagerie concernant le step-off, le gap ou la qualité de réduction (Matta). La complexité fracturaire apparait comme le seul facteur indépendamment associé à un step-off postopératoire plus important. Dans les fractures de l’anneau pelvien, l’imagerie robotisée était associée à une meilleure qualité de réduction. Une réduction anatomique selon Tornetta était obtenue dans 94,6 % des cas avec l’imagerie robotisée, 66,7 % avec la fluoroscopie 2D et 59,3 % avec l’arceau 3D (p = 0,002). L’analyse multivariée confirmait l’imagerie robotisée comme facteur indépendant associé à l’obtention d’une réduction anatomique (OR ≈ 11,6 ; p = 0,007).

Ces résultats suggèrent que l’imagerie robotisée peut améliorer la précision de la réduction dans les fractures de l’anneau pelvien et optimiser des paramètres opératoires. En revanche, l’absence de bénéfice démontré pour les fractures acétabulaires et l’augmentation de l’irradiation doivent être pris en compte dans l’évaluation de son utilisation.

L’imagerie 3D robotisée dans la chirurgie des fractures du bassin et de l’acétabulum est associée à une réduction du temps opératoire et à une amélioration de la qualité de réduction dans les fractures de l’anneau pelvien, au prix d’une irradiation plus élevée. Aucun bénéfice significatif n’a été observé dans les fractures acétabulaires, suggérant un intérêt particulier de cette technologie pour les fractures pelviennes complexes.
Charlotte LE PARC (Dijon) , Antoine PIERCECCHI , Pierre MARTZ
09:34 - 09:41 #51861 - La voie d’abord ilio-Stoppa dans les fractures acétabulaires : une combinaison de la voie ilio-inguinale avec une fenêtre intra-pelvienne.
La voie d’abord ilio-Stoppa dans les fractures acétabulaires : une combinaison de la voie ilio-inguinale avec une fenêtre intra-pelvienne.

La voie d’abord « ilio-Stoppa » est une combinaison des fenêtres latérale et médiane de l'ilio-inguinale et intra-pelvienne de Stoppa, indiquée pour les fractures acétabulaires à composante principalement antérieure. La multiplication de ces fenêtres permet un meilleur accès à l'acétabulum, mais cette approche et ses résultats restent peu documentés dans la littérature. L'objectif de cette étude était de décrire les résultats radiologiques (qualité de la réduction selon les critères de Matta et le score de Saint Joseph) avec l'approche ilio-Stoppa et d’identifier les facteurs influençant ces résultats.

Il s'agissait d'une étude descriptive rétrospective bi-centrique avec collecte prospective de données sur cinq ans concernant 116 patients opérés pour des fractures acétabulaires selon l'approche ilio-Stoppa. L'âge moyen était de 46 ans et le rapport hommes/femmes était de 4,3. Les types de fractures selon la classification de Judet et Letournel et les données périopératoires ont été recueillis. Les résultats de cette chirurgie ont été évalués à l'aide des scores de Matta et Saint-Joseph et les complications ont été enregistrées lors d'un suivi moyen de 22 mois. Les facteurs influençant les résultats radiologiques ont été analysés.

Le type de fracture prédominant était la fracture des deux colonnes (n = 36, 31 %). Le délai opératoire moyen était de six jours. La réduction de la fracture était anatomique dans 73 % des cas selon le score de Matta. Le score pronostique moyen de Saint-Joseph a diminué de 16,5 à 7 après l'opération. La lésion du nerf cutané fémoral latéral était la complication la plus fréquente (n = 17, 15 %). Les résultats radiologiques défavorables étaient significativement associés à l'âge, à l'indice de masse corporelle (IMC), au type de fracture et à la protrusion de la tête fémorale.

L'approche ilio-Stoppa permet une exposition antérieure étendue de l'acétabulum, en particulier dans les fractures impliquant la zone supra-acétabulaire, l'aile iliaque inférieure et/ou la plaque quadrilatérale. Une planification préopératoire minutieuse est essentielle, en particulier chez les patients âgés, ceux présentant un IMC élevé et dans les fractures avec composante transversale et/ou protrusion de la tête fémorale.

La voie d’abord ilio-Stoppa pourrait constituer une alternative intéressante à l'approche ilio-inguinale et à l'approche intra-pelvienne associée à une fenêtre latérale dans les fractures acétabulaires à composante principalement antérieure. Toutefois, une attention particulière doit être portée au terrain du patient, aux lésions associées ainsi qu’au risque d’atteinte du nerf cutané latéral de la cuisse.
Mohamed Amine SELMENE (Tunis, Tunisie) , Guillaume SAMWING , Youssef JABALLAH , Pomme JOUFFROY , Mourad ZARAA , Guillaume RIOUALLON
09:41 - 09:48 #51973 - Voie d'abord antérieure pré-symphysaire ("e;Over the top"e; - W-plate fixation) : étude cadavérique anatomique de la région pelvienne pré-symphysaire et pertinence clinique.
Voie d'abord antérieure pré-symphysaire ("e;Over the top"e; - W-plate fixation) : étude cadavérique anatomique de la région pelvienne pré-symphysaire et pertinence clinique.

La description récente de la technique de la « W-plate » utilisée pour la fixation de l’anneau pelvien antérieur nécessite une dissection à travers les tissus pré-symphysaires constitués de multiples plans anatomiques. Toutefois, les données anatomiques quantitatives demeurent limitées sur cette région. Le critère de jugement principal correspondait à la distance séparant les principales structures anatomiques critiques de la ligne médiane et des tubercules pubiens.

Dix cadavres adultes (5 hommes, 5 femmes) ont fait l’objet d’un protocole de dissections standardisées par voie médiane, type Pfannenstiel basse, reproduisant l’approche chirurgicale initiale de la W-plate. L’ensemble des plans anatomiques, depuis la région cutanée jusqu’aux ligaments parasymphysaires, a été identifié. Les distances par rapport à la ligne médiane et aux tubercules pubiens ont été mesurées à l’aide d’un pied à coulisse, puis les structures ont été classées selon les quadrants supérieur/inférieur et médian/latéral. Les différences liées au sexe ont été analysées au moyen de tests t non appariés ou de tests de Mann–Whitney U, selon la distribution des données.

Le plan superficiel (fascia de Camper) comprenait le corps adipeux pré-symphysaire (épaisseur moyenne 0,8 cm ± 0,33 ; 0,5–1,3 cm) ainsi que l’inconstante artère épigastrique superficielle (distance moyenne à la ligne médiane : 2,0 cm ± 1,09 ; 0,5–2,8 cm). Le plan intermédiaire (fascia de Scarpa) contenait le cordon spermatique / ligament rond (3,2 cm ± 0,60 ; 2,6–4,0 cm), le nerf ilio-hypogastrique (2,8 cm ± 0,60 ; 2,1–3,6 cm), la branche génitale du nerf génito-fémoral (3,0 cm ± 0,59 ; 2,5–3,8 cm), ainsi que l’artère symphysaire ascendante (3,7 cm ± 0,80 ; 2,5–4,5 cm). Le plan profond comprenait le complexe ligamentaire-aponévrotique prépubien (PLAC ; dimensions moyennes : 4,35 × 3,0 cm ± 1,16 ; 3,0–5,7 cm), le ligament arqué (3,1 cm ± 1,16 ; 3,0–5,7 cm) ainsi que les vaisseaux génitaux dorsaux profonds (2,8 cm ± 0,79 ; 1,8–3,7 cm). Les spécimens féminins présentaient une épaisseur plus importante de tissus mous prépéritonéaux, laquelle augmentait proportionnellement à la circonférence abdominale (α = 0,05).

L’anatomie de la région pré-symphysaire apparaît constante, tout en présentant des variations sexe-dépendantes cliniquement pertinentes. Le complexe ligamentaire-aponévrotique prépubien (PLAC) constitue une barrière anatomique profonde, susceptible de servir de support stable pour l’implant W-plate. La cartographie quantitative réalisée permet d’affiner les corridors chirurgicaux de sécurité et pourrait contribuer à réduire le risque de complications iatrogènes.

Le mapping de la région pré-symphysaire met en évidence l’existence d’un corridor central sécurisé reproductible pour la fixation par W-plate, avec variations sexe-dépendantes. Ces résultats apportent des repères anatomiques directement applicables en pratique, notamment pour l’orientation de l’incision, la dissection chirurgicale et le positionnement de l’implant
Quentin DA CUNHA (Angers) , Louis RONY , Vincent STEIGER , Cyril MAUFFREY , Guillaume DAVID
09:48 - 09:55 #52144 - The monoportal endoscopic intrapelvic approach for acetabular fracture fixation: early clinical experience.
The monoportal endoscopic intrapelvic approach for acetabular fracture fixation: early clinical experience.

The aim of this study was to evaluate the early clinical application of the Monoportal Endoscopic Intrapelvic (MEI) approach for acetabular fracture fixation. We sought to analyze its feasibility, intraoperative parameters, perioperative complications, and early radiological outcomes, particularly the quality of reduction, in order to determine whether this technique represents a safe and effective minimally invasive alternative among anterior intrapelvic approaches.

This dual-center study enrolled all patients who underwent monoportal endoscopic intrapelvic (MEI) approach for the fixation of selected acetabular fractures between December 2025 and March 2026. The primary objective of this study was to describe the monoportal endoscopic intrapelvic surgical technique and to evaluate its feasibility and safety, as assessed by the need for conversion to an open anterior approach and the occurrence of perioperative complications. The secondary objectives were to evaluate perioperative and radiographic outcomes, including time to surgery, operative time, estimated blood loss, intraoperative x-ray exposure, length of hospitalization, postoperative pain assessment and quality of fracture reduction according to the Matta/Saint-Joseph score.

A consecutive series of 20 patients was included. Mean time to surgery was 6,5 days. Supplemental percutaneous fixation or limited mini-open access was required in 1 patient (5%). Mean operative time was 211 minutes and mean estimated blood loss was 461 mL. No intraoperative vascular or visceral injuries occurred, and 2 (10%) cases required conversion to a full open approach. Fracture patterns comprised 5 associated both-column, 3 anterior column, 11 anterior column–posterior hemitransverse, 1 transverse, and 0 T-type fractures. According to Matta/Saint-Joseph score, reductions were graded excellent in 80%, good in 20%, and poor in 0% of cases. Early clinical outcomes showed 70% excellent, 20% good, 10% fair, and 0% poor results.

Anterior approaches for acetabular fracture fixation remain technically demanding and associated with surgical morbidity. Minimally invasive strategies aim to reduce soft-tissue disruption while maintaining adequate fracture visualization. In this preliminary series, the monoportal endoscopic intrapelvic approach achieved satisfactory reduction with a low complication rate, supporting its potential role as an adjunct to conventional anterior approaches in selected acetabular fractures.

The monoportal endoscopic intrapelvic approach provides effective intrapelvic visualization, allowing satisfactory fracture reduction with low early complication rates. In selected patients, it represents a valuable minimally invasive adjunct to conventional anterior approaches. Endoscopic visualization may also facilitate precise reduction of impacted intra-articular fragments.
Dylan MOULLAC (Brest) , Guillaume DAVID , Guillaume RIOUALLON
09:55 - 10:02 #52970 - Impact des fractures de l’acétabulum traitées chirurgicalement sur le retour au travail et au sport : étude rétrospective analytique.
Impact des fractures de l’acétabulum traitées chirurgicalement sur le retour au travail et au sport : étude rétrospective analytique.

Les fractures de l’acétabulum sont des traumatismes graves touchant fréquemment des patients jeunes et actifs. Leur impact sur la reprise des activités professionnelles et sportives reste insuffisamment documenté. L’objectif de cette étude était d’évaluer le retour au travail et au sport après traitement chirurgical d’une fracture de l’acétabulum, et d’identifier les facteurs associés à une reprise altérée.

Il s’agissait d’une étude de cohorte rétrospective incluant les patients opérés pour fracture de l’acétabulum entre 2018 et 2026 . Les dossiers cliniques et radiologiques ont été analysés, puis les patients ont été recontactés afin de compléter un questionnaire portant sur le retour au travail et au sport, avec un recul minimal de 24 mois. Les fractures ont été classées selon Judet et Letournel. Les facteurs pronostiques étudiés comprenaient l’âge, les lésions associées, le traumatisme crânien, le type de fracture, le délai de stabilisation, la qualité de réduction et les complications.

Parmi les 78 patients opérés, 38 ont répondu au questionnaire. L’âge moyen était de 48 ± 10,5 ans, avec une prédominance masculine de 68 % et un recul moyen de 33 mois. Parmi les 27 patients actifs professionnellement avant le traumatisme, 20 (74,1 %) présentaient une reprise professionnelle altérée, dont 16 (59,3 %) avec difficultés et 4 (14,8 %) sans reprise. Les lésions associées étaient plus fréquentes chez les patients avec reprise professionnelle altérée (14/20 versus 2/7 ; p = 0,084). Le traumatisme crânien était également plus fréquent dans ce groupe, sans différence significative (4/20 versus 0/7 ; p = 0,545). Parmi les 32 patients pratiquant une activité sportive avant le traumatisme, aucun n’a repris son niveau antérieur : 14 (43,8 %) rapportaient une reprise difficile et 18 (56,2 %) n’avaient pas repris d’activité sportive. La qualité de réduction ne semblait pas influencer significativement la reprise des activités.

Malgré la chirurgie, ces fractures impactent sévèrement la vie professionnelle et sportive (100 % d'échec de reprise sportive normale). La qualité de la réduction osseuse ne garantit pas, à elle seule, une bonne récupération fonctionnelle. C'est la gravité globale du polytraumatisme (lésions associées) qui freine la réinsertion. Ceci impose une rééducation multidisciplinaire axée sur la réinsertion et une gestion réaliste des attentes du patient.

Les fractures de l’acétabulum ont un impact majeur sur la reprise des activités professionnelles et sportives. Le retour au travail est fréquemment altéré, avec une tendance à une moins bonne reprise en cas de lésions associées. Le retentissement sur le sport apparaît encore plus marqué, aucun patient n’ayant retrouvé une reprise sportive normale. La qualité de la réduction chirurgicale, bien qu’essentielle sur le plan anatomique, ne garantit pas nécessairement une réintégration professionnelle ni une reprise des activités sportives optimales.
Oussama ZAIBET (Tunis, Tunisie) , Amine SELMENE , Mohamed MALLAT , Mourad ZARAA , Hedi ANNABI , Wael CHEBBI
10:02 - 10:09 #51853 - Caractéristiques morphologiques des fractures à composante transverse de l'acétabulum.
Caractéristiques morphologiques des fractures à composante transverse de l'acétabulum.

Les fractures acétabulaires à composante transversale constituent un défi chirurgical car elles touchent les colonnes antérieure et postérieure. Elles sont parmi les plus difficiles à réduire et le choix d’une voie d’abord optimale permettant une bonne exposition de la fracture n’est pas univoque. L’objectif principal de cette étude était d'analyser l'orientation tridimensionnelle et la topographie exacte de ces traits de fracture afin de guider ce choix.

Les scanners de fractures transversales de l’acétabulum (pures, en T, avec paroi postérieure) survenues entre 2018 et 2025 ont été analysés rétrospectivement. Nous avons utilisé le logiciel 3D SLICER pour obtenir les reconstructions tridimensionnelles des différents plans des fractures. Avec l’extension ANGLES PLANES, nous avons mesuré l’orientation du trait par rapport au plan pelvien antérieur (APP). Les paramètres géométriques extraits comprenaient les angles de rotation du trait selon les trois plans de l'espace (frontal, sagittal et crânio-caudal) par rapport à l’APP, ainsi que la hauteur du trait (parois antérieure et postérieure) mesurée par rapport au toit du cotyle. Les fractures ont été classées en types tectal ou infratectal.

L'étude a inclus 65 fractures : 28 transverses pures (43,1%), 22 en T (33,8%) et 15 avec paroi postérieure (23,1%), à prédominance infratectale (n=36). L’orientation moyenne du trait (frontal ; crânio-caudal ; sagittal) était respectivement de 92,1°±26,8 ; 91,6°±30,5 ; 79,5°±35,4 (transverses pures), 84,5°±27,6 ; 89,2°±25,7 ; 88,2°±32,0 (fractures en T) et 93,8°±31,3 ; 96,3°±34,7 ; 99,7°±13,4 (transverses avec paroi postérieure). Aucune différence significative n'existe selon le type de fracture (p>0,30), mais on note une très forte variabilité interindividuelle (larges écarts-types). La hauteur antérieure est constante et focalisée (18,5±4,1 mm), contrairement à la hauteur postérieure qui est dispersée (29,5±19,7 mm, extrêmes 10-50 mm). Cette hauteur postérieure est significativement plus élevée dans les transverses pures (32,6±7,8 mm) qu'en T (23,6±10,7 mm ; p=0,003). Le niveau (tectal/infratectal) n'influence pas l'inclinaison angulaire (p=0,76).

Notre étude montre une grande hétérogénéité de l’orientation des traits, indépendante du type de fracture en elle-même. Cette grande variabilité témoigne de la difficulté dans la stratégie chirurgicale de ce type de fracture et remet en question l'idée d'une stratégie d'abord chirurgicale univoque pour toutes les fractures à composante transversale.

La forte variabilité des fractures acétabulaires à composante transversale empêche toute standardisation chirurgicale. Une planification préopératoire tridimensionnelle s'avère donc indispensable pour analyser l'anatomie spécifique et déterminer la stratégie chirurgicale optimale.
Malek BACHAR (Tunis, Tunisie) , Mourd ZARAA , Pierre Emmanuel MOREAU , Adrien LAMPILAS , Peter UPEX , Guillaume RIOUALLON
10:09 - 10:16 #51921 - Charge en soins des patients en restriction d’appui : étude prospective monocentrique.
Charge en soins des patients en restriction d’appui : étude prospective monocentrique.

Les patients en restriction totale d'appui représentent une charge importante pour les équipes paramédicales, encore peu quantifiée. L'objectif de cette étude était de quantifier cette charge et d'identifier les profils les plus consommateurs de soins.

Étude prospective monocentrique incluant 50 patients adultes en restriction totale d'appui après fracture du bassin ou du membre inférieur. Un questionnaire standardisé, rempli par les soignants référents entre J3 et J5, évaluait les soins corporels, les transferts, les déplacements, le respect du non-appui et la difficulté globale de prise en charge.

L'âge moyen était de 64,82 ans [IC95% 58,77–70,87] ; 84% vivaient à domicile et 82% étaient autonomes (GIR 5–6). Les soins corporels étaient réalisés en moins de 15 minutes dans 54% des cas, par un seul soignant dans 82% des cas. Les transferts mobilisaient au moins un soignant dans 98% des cas. Les déplacements nécessitaient un soignant dans 82% des cas, majoritairement en fauteuil roulant. Le respect du non-appui était jugé insuffisant (score < 5/10) chez 20% des patients. Aucune complication thromboembolique n'a été observée ; deux escarres ont été prises en charge. À la sortie, 50% étaient orientés en convalescence et 40% retournaient à domicile. Les patients âgés de 75 ans et plus présentaient des soins plus longs, un recours plus fréquent à plusieurs soignants et une durée de séjour plus élevée, suggérant que l’âge pourrait être associé à une charge en soins plus importante. Les patients présentant une autonomie réduite avant l'hospitalisation (GIR 2–4 ; 18%) semblaient nécessiter plus fréquemment l'intervention de plusieurs soignants pour les soins corporels et les mobilisations. Les fractures péri-articulaires du genou (DMS : 17,83 j) et les patients pris en charge par arthroplastie (DMS : 16,1 j) présentaient les durées de séjour les plus longues. Aucune différence n'atteignait le seuil de significativité (p > 0,05).

Cette étude suggère que la charge en soins est hétérogène dans cette population, en lien avec l'âge, l’autonomie antérieure, la localisation de la fracture et le type de prise en charge. Ces résultats sont cohérents avec les données de la littérature sur la dépendance et la charge infirmière (Hurst, 2005). Les limites incluent l'effectif restreint et le caractère monocentrique, qui limitent la puissance statistique.

L'identification précoce des profils à forte charge en soins pourrait permettre d'anticiper les besoins en ressources humaines et d'adapter l'organisation des soins en traumatologie orthopédique. Ces résultats soutiennent le développement d'un score de stratification à valider dans une étude multicentrique.
Thomas JOSSELIN (Angers) , Louis RONY
10:16 - 10:23 #52330 - Amputation And Mortality Probability By Therapeutic Sequence In Lower Limb Fractures Luxation Associated With Vascular Injuries.
Amputation And Mortality Probability By Therapeutic Sequence In Lower Limb Fractures Luxation Associated With Vascular Injuries.

Data on management sequence, and mortality associated with lower limb fractures/dislocations vary significantly between studies and often do not account for the impact of arterial injury associated with fractures/dislocations on the risks of ischemia, amputation, and severe disability―posing major therapeutic challenges. Considering these uncertain things, we aimed to determine the impact of management sequence on amputation rate, and overall mortality of lower limb fractures/dislocations associated with these injuries

We conducted a systematic review and meta-analysis following the Meta-Analyses Of Observational Studies in Epidemiology (MOOSE) guidelines. A comprehensive literature was performed in Medline, Embase, and the World Health Organization Global Health Library, covering the period from January 1, 1960, to April 2024. Pooled estimates for prevalence, amputation, and mortality rates were calculated using meta-analysis. Heterogeneity was assessed using Cochran’s Q χ2 test and quantified by the I2 statistic. All analyses were performed using R software version 4.4.2 for Windows

The amputation rate for patients who underwent the orthopedic-vascular sequence was 6.5%, whereas the rate for those who underwent the vascular-orthopedic sequence was 19.5%. This difference was statistically significant (P < .001). The mortality probability for patients who underwent the orthopedic-vascular therapeutic sequence was 4%, whereas for those who underwent the vascular orthopedic sequence, it was 3.85%. This difference was not statistically significant.

In the management of fractures/dislocations of the lower limbs, the risk of amputation is significantly higher when the treatment sequence begins with the management of vascular injuries rather than osteoarticular injuries. The mortality rate, however, is similar regardless of the treatment sequence.
Ferdinand NYANKOUÉ MEBOUINZ (Yaounde, Cameroun)
10:23 - 10:30 #52885 - Prise en charge des complications neurovasculaires liées à la migration du petit trochanter après fractures pertrochantériennes.
Prise en charge des complications neurovasculaires liées à la migration du petit trochanter après fractures pertrochantériennes.

Les fractures pertrochantériennes sont fréquentes chez le sujet âgé et leur prise en charge est bien codifiée. Toutefois, des complications rares mais graves peuvent survenir, notamment en cas de migration secondaire du fragment du petit trochanter. Celles-ci peuvent entraîner des lésions neurovasculaires potentiellement sévères. Nous rapportons quatre cas afin d’en préciser les caractéristiques et d’en discuter la prise en charge.

Nous avons réalisé une analyse rétrospective de quatre patients présentant des complications neurovasculaires après fracture pertrochantérienne. Toutes les complications étaient associées à une migration secondaire du petit trochanter. Trois patients présentaient une atteinte vasculaire, dont un associée à une lésion du nerf fémoral. Un patient présentait une atteinte vasculaire imminente.

Tous les patients ont été pris en charge chirurgicalement. Le fragment du petit trochanter migré a été retiré dans l’ensemble des cas. Une réparation vasculaire a été réalisée chez les patients présentant une atteinte vasculaire, et une réparation du nerf fémoral a été nécessaire dans un cas. L’évolution postopératoire a été favorable, avec récupération de la perméabilité vasculaire et absence de complications majeures.

La migration du petit trochanter est une complication probablement sous-estimée, pouvant entraîner des lésions neurovasculaires graves. Elle doit être évoquée devant toute douleur persistante ou atypique après ostéosynthèse. L’angioscanner est l’examen clé pour le diagnostic précoce. Cette série souligne également la nécessité de mieux évaluer l’incidence de cette complication et les facteurs de risque associés. La question d’une fixation systématique du petit trochanter lors de l’ostéosynthèse primaire reste débattue, et pourrait constituer une piste de prévention.

La migration du petit trochanter après fracture pertrochantérienne peut entraîner des complications neurovasculaires sévères. Une vigilance clinique accrue, associée à une imagerie précoce et une prise en charge chirurgicale rapide, est essentielle. Des études complémentaires sont nécessaires pour évaluer la fréquence réelle de cette complication et l’intérêt d’une fixation systématique dans sa prévention.
Mohand AGAOUA (Lausanne, Suisse) , Sylvain STEINMETZ , Daniel WAGNER
Salon Ambassadeurs 2/3

"Mercredi 11 novembre"

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CO04
08:45 - 10:00

Communications orales
Epaule / Coude

Modérateurs : Pierre ABADIE (Chirurgien) (Merignac), David GALLINET (chirurgien orthopédiste) (Besançon)
08:45 - 08:52 #51484 - Traumatic posterior dislocation is associated with posterior acromial morphology.
Traumatic posterior dislocation is associated with posterior acromial morphology.

Traumatic posterior shoulder dislocation is rare and predisposing anatomical factors remain poorly defined. Posterior acromial morphology has been shown to be associated with recurrent posterior instability, but its role in acute traumatic posterior dislocation is unknown. The purpose of this study was to compare posterior acromial morphology in patients presenting with a first-time traumatic posterior glenohumeral dislocation with that of patients presenting with a first-time traumatic anterior shoulder dislocation.

In this retrospective case–control study, 34 patients with a first-time acute traumatic posterior shoulder dislocation were matched 1:1 with 34 patients with a first time acute traumatic anterior shoulder dislocation. Posterior acromial tilt (PAT), posterior acromial coverage (PAC), posterior acromial height (PAH), and the critical shoulder angle (CSA) were measured on standardized radiographs. Group comparisons were performed, and logistic regression analyses were used to assess associations between acromial morphology parameters and posterior dislocation. Interobserver and intraobserver reliability were assessed using intraclass correlation coefficients.

Compared with the anterior dislocation group, patients with posterior dislocation demonstrated a significantly higher PAT (65.8° ± 6.7° vs 58.9° ± 8.4°, p < 0.001), lower PAC (55.6° ± 6.6° vs 59.5° ± 8.4°, p = 0.038), greater PAH (27.0 ± 4.2 mm vs 22.0 ± 6.7 mm, p < 0.001), and smaller CSA (32.9° ± 4.0° vs 35.2° ± 4.0°, p = 0.009). Logistic regression showed that higher PAH and PAT were most strongly associated with posterior dislocation. Measurement reliability was good to excellent for all parameters.

Acute traumatic posterior shoulder dislocation is associated with distinct posterior acromial morphological features similar to those previously described in recurrent posterior instability. These findings document that traumatic posterior shoulder dislocation is associated with specifically abnormal posterior acromial morphology similar to that in recurrent posterior instability and suggest that an abnormal acromion is a predisposing factor for posterior dislocation
Jean-David WERTHEL , Alexander VERVAECKE , Matteo PETIT , Omid JAMEI-MARTEL (Genève, Suisse) , Christian GERBER
08:52 - 08:59 #52320 - Zone primaire de consolidation osseuse dans les butées type Latarjet.
Zone primaire de consolidation osseuse dans les butées type Latarjet.

L’intervention de Latarjet est une technique efficace de stabilisation de l’épaule avec un taux de consolidation osseuse de 70% à 100% mais un taux de résorbtion osseuse de plus de 70%, surtout présente en zone supérieure. Aucune étude n’a évalué la zone de consolidation primaire. Pourtant, la consolidation précoce est souvent utilisée pour autoriser l’intensification de la rééducation et le retour au sport. Notre hypothèse est que la consolidation précoce du greffon débute au niveau de la vis supérieure. L’objectif de cette étude est d’évaluer la localisation de la consolidation osseuse avant 3 mois post-opératoire.

Etude retrospective monocentrique de 58 patients, age moyen 23 ans, opérés par la technique de Latarjet avec 2 vis 3.5mm et évalués par scanner de contrôle à 3 mois. La consolidation osseuse a été évaluée en coupe MPR en protocole Metal Reduction Artefact. 4 coupes axiales étaient utilisées, au-dessus de la vis supérieure (AXSS), sous la vis supéreieure (AXSI), au dessus de la vis inférieure (AXIS) et sous la vis inférieure (AXII). 2 coupes saggitales étaient aussi créées en interne et en externe des vis.La consolidation a été évaluée selon la méthode de Jones et chaque coupe était classée en 3 groupes selon la surface de contact consolidée: non consolidée <1/3, consolidée partiellement entre 1/3 et 2/3 ou consolidée >2/3. L’angle d’inclinaison de la butée par rapport à la glène antéro inférieur était mesuré permettant d’évaluer l'accolement de la butée au niveau des vis.

100% des patients présentaient au moins une coupe axiale consolidée. Les taux de consolidations des coupes axiales AXSS, AXSI, AXIS, AXII étaient de 93%, 91%, 79%, 24%. La consolidation autour de la vis supéreiure était de 98% vs 79% pour la vis inférieure (p=0.003). La consolidation sagittale médiale était de 54% vs 88% en latéral (p=0.001). Les butées non consolidées en zone inférieure avaient une inclinaison supérieure à celles consolidées 1.7° vs 0.5° p=0.01.

La consolidation primaire de la butée selon Latarjet se fait principalement dans la région supérieure. Un retard de consolidation en zone inférieure peut être liée à défaut d’accolement de la butée et une inclinaison légèrement augmentée.

Bien que la zone supérieure de la butée soit celle qui se résorbe le plus à long terme, elle a potentiellement un rôle important à jouer dans la stabilité primaire et le retour précoce aux activités et au sport des patients.
Rémi NEROT (Bordeaux) , Lionel PESQUER , Anselme BILLAUD
08:59 - 09:06 #51997 - Anterior coracoid coverage and the glenoid roof morphometry: A radiographic model of directional shoulder instability.
Anterior coracoid coverage and the glenoid roof morphometry: A radiographic model of directional shoulder instability.

Quantification of anterior and posterior bony containment of the glenoid roof may provide discriminating pathoanatomic metrics for direction-specific shoulder instability on standard radiographs. However, simple and reproducible radiographic parameters to assess anterior and posterior glenoid roof coverage have not been systematically defined. The aim of this study was to compare posterior acromial coverage (PAC) and anterior coracoid coverage (ACC) between neutral shoulders and shoulders with direction-specific instability-related morphologies, including posteriorly decentered osteoarthritic shoulders (Walch B) and shoulders with chronic anterior instability treated with a Latarjet procedure.

In this comparative morphometric study, 150 shoulders were analyzed from a prospective shoulder registry (50 Neutral, 50 Walch B, 50 Latarjet). PAC and ACC were measured with a standardized method on quality-selected, native preoperative Neer Y-view lateral radiographs. Glenoid roof coverage (GRC) was defined as the combined angular containment of the glenoid roof, calculated as the sum of PAC and ACC. Between-group comparisons were performed using Mann–Whitney U tests. Diagnostic performance was assessed using receiver operating characteristic (ROC) analysis, and associations with group allocation were explored using logistic regression. Interobserver reliability was evaluated using intraclass correlation coefficients (ICC).

No preoperative, degenerative changes of the coracoid or posterior acromion were observed. PAC was lower in Walch B than in Neutral (63.2° vs 70.0°; p<0.001) and discriminated Walch B from Neutral (AUC 0.76, 95% CI 0.66–0.85; cut-off ≤66.2°). ACC was lower in Latarjet than in Neutral (70.1° vs 75.6°; p=0.001), but similar between Neutral and Walch B (76.0°; p=0.91); lower ACC was associated with Latarjet morphology (OR 0.92 per degree, 95% CI 0.88–0.96; p<0.001) and moderately discriminated Latarjet from Neutral (AUC 0.70, 95% CI 0.59–0.79). GRC was highest in Neutral and reduced in Walch B and Latarjet shoulders, and interobserver reliability was excellent (ICC ≥0.85).

These findings suggest that superior glenoid roof morphology differs according to the direction of instability. Reduced PAC was associated with posterior decentering in Walch B shoulders, whereas reduced ACC characterized shoulders with chronic anterior instability treated with Latarjet. Together with lower global roof coverage, these patterns indicate direction-specific alterations of the coracoacromial arch that may influence humeral head containment.

PAC and ACC differentiated anterior and posterior instability morphologies on standard Neer lateral Y-radiographs and support the morphometric rationale for posterior acromial and anterior coracoid-based procedures.
Giuseppe BONSIGNORE (Wiesbaden, Allemagne) , William BLAKENEY , Stefan BAUER
09:06 - 09:13 #52487 - Comparaison des résultats du trillat arthroscopique et de la butée de latarjet à ciel ouvert dans la prise en charge de l’instabilité glénohumérale antérieure chronique.
Comparaison des résultats du trillat arthroscopique et de la butée de latarjet à ciel ouvert dans la prise en charge de l’instabilité glénohumérale antérieure chronique.

La butée de Latarjet constitue aujourd’hui en France le traitement de référence de l’instabilité antérieure chronique de l’épaule, sa version arthroscopique ne s’est pas imposée en raison d’une difficulté technique importante sans amélioration notable de l’efficacité ou des suites opératoires. La stabilisation dynamique de Trillat, avec une version arthroscopique, a montré son efficacité en termes de stabilisation et de récupération fonctionnelle. Cette étude compare les résultats du Trillat arthroscopique et du Latarjet à ciel ouvert en termes de stabilisation et de résultats fonctionnels à un recul moyen de 5 ans. Nous formulons l’hypothèse que ces deux techniques ont des résultats équivalent à long terme en ce qui concerne l’efficacité de stabilisation, les résultats fonctionnels et la reprise du sport.

Les patients opérés entre janvier 2017 et décembre 2021, d’un Trillat arthroscopique, ou d’une butée de Latarjet ont été inclus. Les critères de non-inclusion étaient les instabilités multidirectionnelles, les instabilités volontaires et les defects osseux glénoïdiens >20%. Les patients ont tous été recontactés par un observateur indépendant entre Janvier et Juillet 2025. Les patients devaient répondre à des questionnaires en ligne ou par téléphone pour recueillir les données épidémiologiques pré-opératoires, le taux d’échec, les complications ainsi que les scores fonctionnels post-opératoire au dernier recul(auto-Constant, auto-ROWE et auto WALCH-DUPLAY, SSV ,SANE). L’échec de la prise en charge était défini par l’indication, acceptée ou non par le patient, d’une nouvelle intervention chirurgicale pour stabilisation.

194 épaules (66 Trillat arthroscopique et 128 Latarjet à ciel ouvert) ont été inclus avec un suivi moyen de 5,59 ans. Le taux de perdus de vue était de 28% pour le groupe Trillat, 38% pour le groupe Latarjet. Le taux de récidive d’instabilité́ antérieure avec indication de reprise chirurgicale était de 4,5% pour le groupe Trillat et de 4,6 % pour le groupe Latarjet. Le taux de reprise chirurgicale global toutes indications confondues était de 4,5 % pour le groupe Trillat et de 4,6% pour le groupe Latarjet. Les scores fonctionnels pour les groupes Trillat et Latarjet au dernier recul étaient respectivement les suivants : Constant : 97 vs 89, Walch-Duplay 91 vs 80, Rowe 91 vs 81, SSV 93 vs 81, et Sane 94 vs 85 . Le taux de retour au sport à un niveau identique était de 89% pour le groupe Trillat vs 58% pour le groupe Latarjet. Le taux de patients satisfaits ou très satisfaits était respectivement de 96% et de 89%.

Les résultats en termes d’efficacité de stabilisation sont équivalents avec la technique du Trillat arthroscopique et la technique de Latarjet. La technique du Trillat arthroscopique semble avoir de meilleurs résultats fonctionnels à long terme ainsi qu’un meilleur taux de retour au sport. Cette série valide l’efficacité de cette intervention en traitement des épaules instables dans la population générale.
Eliott LAINÉ (Paris) , Ludovic LABATTUT , Alice BORDET , Martin GONZALVEZ , Pierre MARTZ
09:13 - 09:20 #52306 - Cicatrisation, satisfaction et retentissement esthétique après chirurgie de Latarjet: à propos de 160 femmes opérées.
Cicatrisation, satisfaction et retentissement esthétique après chirurgie de Latarjet: à propos de 160 femmes opérées.

L’intervention de Latarjet dans la traitement de l’instabilité d’épaule est le plus souvent réalisée via une incision antérieure en regard de la coracoide. La cicatrice peut poser des problèmes cosmétiques surtout chez des patientes jeunes et il semblerait qu'une cicatrice masquée par le soutien-gorge apportent une meilleure satisfaction. L’objectif de cette étude était d’évaluer la cicatrisation et sa localisation après intervention de Latarjet dans une population féminine et son retentissement sur le comportement vestimentaire et la satisfaction.

Etude rétrospective de patientes opérées d’un Latarjet opérées en première intention. Les critères d’inclusion étaient un recul à plus de 6 mois et aucune chirurgie de reprise. Un questionnaire en ligne a été créé afin d’évaluer la cicatrisation par le score POSAS (Patient and Observer Scar Assessment Scale) et la localisation de la cicatrice. Le retentissement sur les habitudes vestimentaires, le port des sous-vêtements et la satisfaction étaient évalués.

198 patientes ont été opérées d’un Latarjet entre 2016 et 2024. Un questionnaire en ligne a été envoyé par mail et par sms. 160 ont répondu pour 161 épaules analysées. L'âge moyen à la chirurgie était de 25 ans, le recul moyen de l’étude était de 56 mois. Le score POSAS était de 15% (min1,max50,sd11). La cicatrice était bien tolérée en douleur et inconfort mais posaient des problèmes esthétiques de couleur, d’épaisseur et de largeur (47%, 34% et 35% des cas), surtout pour les peaux à risque chéloide et d’âge<20ans (p<0.05). Le type de fermeture utilisé ni l’utilisation de topiques locaux en postopératoire n’étaient corrélé au score POSAS. La satisfaction était de 7/10 (min0,max10,sd3) et positivement corrélée au score POSAS (p<0.001), à une incision verticale (p=0.04) mais pas à la longueur. Le masquage de la cicatrice par le soutien-gorge (43% des cas), plus que les autres vêtements ou maillots de bain, était corrélé à la satisfaction 7,7 vs 6,5 (p=0.01). La cicatrice affectait les choix vestimentaires dans 19% des cas et était source d’irritation dans 11% des cas. 20% des patientes auraient souhaité choisir la localisation de la cicatrice pour l’adapter principalement au soutien-gorge (58% des cas).

L’incision du Latarjet pose des soucis esthétiques fréquents affectant la satisfaction des patientes. Une incision verticale, adaptée au port du soutien gorge ou d’un vêtement au choix pour la masquer peut améliorer le ressenti postopératoire.
Alessandra ROSS (BORDEAUX, Etats-Unis) , Yacine CARLIER , Pierre ABADIE , Florent BALDAIRON , Anselme BILLAUD
09:20 - 09:27 #52000 - Comparable functional outcomes but distinct complication patterns after the Latarjet procedure: a sex-based propensity score–matched analysis.
Comparable functional outcomes but distinct complication patterns after the Latarjet procedure: a sex-based propensity score–matched analysis.

Sex-based differences after the Latarjet procedure are poorly defined because women are underrepresented and baseline characteristics differ across cohorts. This study compared outcomes and postoperative morbidity between women and men after primary Latarjet stabilization using propensity score matching.

This retrospective bicenter cohort included patients undergoing primary Latarjet stabilization with ≥12 months follow-up (men 21.8 ± 14.6 months; women, 23.0 ± 9.5 months) using a standardized technique. Women were matched 1:1 to men by nearest-neighbor propensity score matching (no replacement) for age, traumatic onset, generalized ligamentous laxity, number of preoperative dislocations, and sport level. The primary outcome was the postoperative Rowe score. Secondary outcomes were Subjective Shoulder Value (SSV), return to sport, return to sport at the preinjury level, postoperative range of motion, clinical signs of instability, and complications. Paired statistical analyses were applied.

Twenty-six women were matched to 26 men (minimum follow-up 12 months). Outcomes were comparable: Rowe 88.5 ± 9.4 vs 92.7 ± 12.4 (p = 0.11) and SSV 87.3 ± 11.1% vs 89.8 ± 14.3% (p = 0.12). Return to sport was achieved by 85% of women and 96% of men (p = 0.38); return to sport at the same preinjury level by 62% and 69%, respectively (p = 0.18). Clinical signs of postoperative instability occurred more often in women (4 vs. 1) without statistical significance. Overall complication rates were low and comparable, but patterns differed: postoperative capsulitis predominated in women (n=3), whereas implant- or bone block-related complications occurred only in men (n=2).

Functional outcomes and return to sport were equivalent between women and men after primary Latarjet stabilization; however, sex-specific differences in complication patterns were observed.
Giuseppe BONSIGNORE (Wiesbaden, Allemagne) , Jean-David WERTHEL , William BLAKENEY , Stefan BAUER
09:27 - 09:34 #51460 - Arthroscopic Latarjet with suture button fixation performed in the standing position.
Arthroscopic Latarjet with suture button fixation performed in the standing position.

The Latarjet procedure remains a reliable and widely accepted option for treating anterior shoulder instability. Although it can now be performed arthroscopically, the coracoid preparation and transfer steps remain technically demanding. Suture button fixation has demonstrated reliable bone healing and stability in the lying position. This study aimed to evaluate the feasibility and potential advantages of performing an arthroscopic coracoid bone block fixed with a suture button in the standing

Twenty-six patients underwent an arthroscopic coracoid bone block procedure in the standing position, using a single-button fixation technique (Smith & Nephew). Postoperative CT scans were obtained at 3, 12, and 24 weeks to assess graft position (coronal and sagittal planes), union rate, and glenoid lengthening. Each surgical step was graded on a 5-point subjective difficulty scale.

The coracoid graft was flush with the glenoid surface in 92% of cases and positioned below the equator in all cases. One nonunion was observed at 6 months, resulting in a fusion rate of 96%. The mean glenoid lengthening achieved by the graft was 63%. The glenoid track was increased in all cases. The coracoid preparation and transfer were rated as “very easy” (1/5), while drilling of the coracoid represented the most challenging step.

Coracoid bone block procedures remain technically demanding, whether performed open or arthroscopically. Arthroscopic suture button fixation of the coracoid transfer performed in the standing position demonstrated outcomes comparable to standard techniques, with a high rate of graft union and satisfactory positioning. The standing position offers several advantages: (1) glenoplasty effect: the length of the glenoid can be restored even in severe glenoid bone loss, (2) coracoid preparation is simplified without requiring inferior surface decortication, and (3) graft transfer through the subscapularis split can be achieved by simple traction of the sutures from the posterior portal.

Arthroscopic coracoid bone block fixation using a suture button in the standing position is a safe, effective, and reproducible technique, offering reliable graft union, simplified technical steps compared with conventional approaches, and restoring the glenoid track in cases of severe glenoid bone loss.
Philippe TEISSIER , Haroun BOUHALI , Jules CAVAILHES (Nancy) , Yannick CLOQUELL
09:34 - 09:41 #51461 - Return to Sport After Arthroscopic Coracoid Transfer in Athletes.
Return to Sport After Arthroscopic Coracoid Transfer in Athletes.

The primary objective of shoulder stabilization in athletes is a return to sport (RTS) at the same level of performance, without recurrence of instability or apprehension. Although RTS after shoulder stabilization has been widely reported, rates are often lower than subjectively expected. The aim of this study was to evaluate RTS after arthroscopic coracoid transfer and to compare the results with those reported in the literature.

A prospective study was initiated in 2020. Inclusion criteria were arthroscopic coracoid transfer fixed with a suture-button device in patients practicing at least one sport prior to surgery. At a minimum follow-up of two years, 106 cases were eligible for analysis. Functional outcomes were assessed using the Rowe and Walch-Duplay scores. RTS was evaluated using four categories: return to the same level, return to a lower level, change of sport, or cessation of sports activity. Prognostic factors for RTS were analyzed.

One hundred sixty four patients were available for follow-up. The mean Rowe score was 92 points (range, 82–100) and the mean Walch-Duplay score was 92 points (range, 80–100). Regarding RTS, 136 patients (83%) returned to sport at the same level, 26 (16%) at a lower level, and 2 (1%) changed sport. No patient completely stopped sports participation. Risk factors for failure to return to the same level included smoking (p = 0.036), longer preoperative duration of instability (trend), and the size of the humeral head defect (Hill-Sachs lesion) (p = 0.021).

Arthroscopic coracoid transfer allows a high rate of return to sport at the same level in athletes with anterior shoulder instability. The RTS rates observed in this series are comparable to, or higher than, those reported for open coracoid transfer in the literature.

Despite excellent graft positioning and union, patients should be informed preoperatively that return to the previous level of sports performance can be expected in approximately 85% of cases. In the presence of a significant humeral head defect, the addition of a remplissage procedure may further improve RTS outcomes.
Philippe TEISSIER (Montpellier) , Yannick CLOQUELL , Jules CAVAILHES , Carlos JUAREZ , Haroun BOUHALI
09:41 - 09:48 #52002 - Safety, clinical outcomes, and postoperative scapular kinematics after arthroscopic pectoralis minor release.
Safety, clinical outcomes, and postoperative scapular kinematics after arthroscopic pectoralis minor release.

Pectoralis minor hyperactivity is associated with scapular dyskinesis and related shoulder symptoms. Arthroscopic pectoralis minor release (APMR) has been reported as a treatment option. The aim of this study was to evaluate postoperative scapular kinematics and patient-reported outcome measures, including a scapula-inclusive PROM. To our knowledge, this represents the largest reported arthroscopic series of pectoralis minor release with a comprehensive set of documented outcome measures and objective scapular kinematic analysis.

A monocentric APMR registry between 2023 and 2025 was used to prospectively collect PROMs and to analyze postoperative scapular kinematics. Fifty-five patients were included (50 female, follow-up 6–29 months). Ten patients underwent concomitant acromioplasty with rotator cuff repair, while 45 patients underwent isolated APMR. Clinical assessment included the Subjective Shoulder Value (SSV), isometric strength testing, Constant score (all pre– and postoperatively), and postoperatively the Oxford Shoulder Score, EQ-5D-5L, as well as FS ASAP–22 score, a recently developed scapula-inclusive PROM. Responders were defined as patients with a ≥10–point improvement in the Constant score. Postoperative scapular kinematics were assessed using ShowMotion 3D tracking (active shoulder flexion and abduction compared with the contralateral shoulder).

All primary outcome measures improved significantly (mean SSV from 45.2±19.2% to 73.3±20.7%, p<0.001; isometric strength from 9.71±3.92 lbs to 12.89±5.38 lbs, p<0.001; Constant score from 51.2±13.8 to 72.2±17.5, p<0.001). The mean postoperative FS ASAP-22 score was 64.8±21.8% of the maximum achievable score, with a scapula subscore of 63.3±23.3%. FS ASAP-22 correlated strongly with the postoperative Constant score (ρ=0.74, p<0.001). Forty-four patients (80%) were classified as responders. Among non-responders, two patients (4%) showed clinical deterioration, while nine patients (16%) improved below the responder threshold. No major surgical complications were observed. Scapular upward rotation increased during abduction at 30° (95%CI 0.2–2.2, p = 0.023), 60° (95%CI 0.7–4.0, p=0.006), and 90° (95%CI 0.4–4.9, p=0.021), and during flexion at 60° (95%CI 0.3–3.6, p=0.023) and 90° (95%CI 0.5–4.3, p=0.015), with no differences at higher elevation angles. Non-responders more frequently presented with psychological comorbidities (27% vs. 0%), connective tissue disorders (27% vs. 0%), or pain sensitization (45% vs. 9%).

APMR demonstrates acceptable short-term safety and is associated with meaningful functional improvement and increased scapular upward rotation. Psychosocial comorbidities and connective tissue disorders appear to negatively influence outcomes and should be carefully considered during patient selection and preoperative counseling.
Giuseppe BONSIGNORE (Wiesbaden, Allemagne) , Amine MELLAL , Matteo MANTOVANI , Raffaele GAROFALO , William BLAKENEY , Stefan BAUER
09:48 - 09:55 #52430 - La morphologie scapulaire globale, et en particulier celle de l’acromion postérieur, est-elle symétrique dans une cohorte saine ?
La morphologie scapulaire globale, et en particulier celle de l’acromion postérieur, est-elle symétrique dans une cohorte saine ?

Certaines morphologies scapulaires, en particulier de l’acromion postérieur, ont récemment été associées à des pathologies telles que l’instabilité postérieure ou l’omarthrose centrée. Un acromion postérieur plus court, plus haut et plus plat semble correspondre à un phénotype à risque. Ces morphologies extrêmes sont rares dans la population générale saine et leur fréquence paraît diminuer avec l’âge. Cependant, la symétrie bilatérale de la morphologie scapulaire globale chez les sujets sains reste mal connue. L’objectif de cette étude était d’évaluer la symétrie des paramètres morphologiques scapulaires dans une cohorte bilatéralement saine et de déterminer si elle variait selon l’âge.

304 patients présentant 2 épaules saines ont été inclus, répartis en deux cohortes : <60 ans (204 patients, 408 épaules) et ≥60 ans (100 patients, 200 épaules). Pour chaque sujet, une épaule de référence a été définie comme la plus proche des valeurs moyennes saines sur 15 paramètres morphologiques identifiés dans une étude antérieure. L’épaule controlatérale a été comparée à cette épaule de référence. Les analyses ont porté sur la symétrie bilatérale dans la cohorte globale, puis selon l’âge. Les différences morphologiques entre cohortes ont été analysées. Enfin, chez les sujets ≥60 ans, nous avons étudié la fréquence des valeurs correspondant aux 10% les plus extrêmes observées chez les sujets <60 ans.

Dans la cohorte globale, 6 mesures présentaient une asymétrie significative entre l’épaule de référence et l’épaule controlatérale. Après stratification selon l’âge, cette asymétrie était entièrement portée par la cohorte <60 ans, dans laquelle 10 mesures étaient significativement asymétriques, alors qu’aucune ne l’était chez les sujets ≥60 ans. Trois paramètres apparaissaient particulièrement robustes, associant différence entre cohortes, asymétrie chez les sujets jeunes uniquement, et diminution des valeurs extrêmes chez les sujets âgés : le sagittal acromial tilt (58,4 ± 7,7° vs 56,8 ± 7,9° ; p = 0,0187), le posterior acromial coverage (60,8 ± 6,8° vs 63,8 ± 6,9° ; p < 0,0001) et le posterior acromial height (17,1 ± 4,4 mm vs 15,1 ± 4,6 mm ; p < 0,0001). Pour ces paramètres, les seuils définis par les 10% les plus extrêmes des sujets <60 ans n’étaient retrouvés chez les sujets ≥60 ans que dans 4,5 à 6,5% des cas.

Dans une population bilatéralement saine, la morphologie scapulaire globale présente des asymétries significatives chez les sujets jeunes, alors qu’aucune asymétrie n’est retrouvée après 60 ans. Associée à la raréfaction des morphologies extrêmes dans la cohorte âgée saine, cette observation suggère une sélection progressive de la cohorte saine avec l’âge.

Les sujets de plus de 60 ans encore bilatéralement sains pourraient ainsi représenter une population morphologiquement plus homogène, tandis que certaines asymétries, en particulier un acromion postérieur plus court, plus haut et plus plat, pourraient correspondre à un phénotype morphologique à risque.
Jean-David WERTHEL (Boulogne-Billancourt) , Jules LE BRIGAND , Yannick MORVAN , Julien OGOR , Christian GERBER
HI5 Studio

"Mercredi 11 novembre"

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DD02
08:45 - 10:30

Discussion de dossiers Pied / Cheville

Coordonnateur : Frédéric LEIBER WAKENHEIM (Coordonnateur, Strasbourg)
Discussion de cas cliniques avec deux experts.
08:45 - 10:30 Discussion de dossiers. Guillaume KERHOUSSE (chirurgien orthopédiste) (Expert, Saint Grégoire), François LINTZ (Consultant Orthopaedic Surgeon) (Expert, Toulouse)
Jean Mineur

"Mercredi 11 novembre"

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CO05
08:45 - 10:30

Communications orales
Pédiatrie

Modérateurs : Franck LAUNAY (PU-PH) (Marseille), Virginie RAMPAL (PH) (Nice)
08:45 - 08:52 #51901 - Faisabilité de la résection des synostoses du tarse sous navigation 3D.
Faisabilité de la résection des synostoses du tarse sous navigation 3D.

La coalition talo-calcanéenne est une cause de rigidité et de douleur de l’arrière-pied chez les adolescents et les jeunes adultes. Elle peut se manifester par des entorses récidivantes de la cheville ainsi qu’une déformation du pied associant tuméfaction médiale et arrière-pied valgus. Moins fréquente que la coalition calcanéo-naviculaire, elle est également plus difficile à prendre en charge sur le plan chirurgical. La complexité de l’articulation sous-talienne et la difficulté à disposer de repères anatomiques fiables exposent à un risque de résection imprécise. Habituellement, les synostoses talo-calcanéennes sont réséquées par chirurgie à ciel ouvert, sur la base de repères anatomiques ou à l’aide de guides de coupe. Devant l’augmentation de l’utilisation du scanner 3D per-opératoire en chirurgie pédiatrique, notamment lors des arthrodèses vertébrales postérieures, nous avons souhaité évaluer la faisabilité de la navigation 3D dans le traitement des coalitions talo-calcanéennes. Nous proposons l’utilisation de la navigation couplée à un scanner 3D per-opératoire afin d’améliorer la précision du geste chirurgical.

Trois patients ont été opérés entre janvier 2025 et décembre 2025 après un diagnostic clinique, radiographique et scanographique. L’âge des patients était de 10, 11 et 16 ans.

Après arthrorise calcanéo-talo-tibiale réalisée par une ou deux broches de 2 mm introduites par voie trans-plantaire, un scanner 3D per-opératoire avec amplificateur de brillance Ziem a permis l’utilisation du système de navigation Medtronic S8. Un repère patient a été fixé au tibia à l’aide de deux fiches bicorticales. L’abord médial était centré sur la projection cutanée de l’interligne talo-calcanéenne. La synostose a été réséquée à l’aide d’ostéotome et de pince gouge pour les 2 premières, et d’une fraise naviguée pour la 3ème. Le pointeur navigué a permis de contrôler les limites de résection, en évitant qu’elle soit inutilement trop extensive. La mobilité de l’articulation sous-talienne a été vérifiée manuellement et à l’aide d’un écarteur de Méary. La durée opératoire moyenne était de 85 minutes (80–90). Dans les trois cas, les chirurgiens ont constaté une bonne concordance entre les repères anatomiques visuels et ceux fournis par la navigation, sans courbe d’apprentissage notable ni difficulté per-opératoire.

La navigation associée au scanner 3D per-opératoire est une technique facile d’utilisation qui a permis de limiter l’étendue de l’abord chirurgical et d’améliorer la précision ainsi que le confort du geste opératoire lors de la résection des coalitions talo-calcanéennes.
Alexis TALLINEAU , Alexis TALLINEAU (Nice) , Federico SOLLA , Mourad GHOUILLEM , Emilie ANDRÉ , Virginie RAMPAL
08:52 - 08:59 #52383 - "e;Minimally Invasive Management of Aneurysmal Bone Cysts in Children: Clinical and Imaging-Based Evaluation of Percutaneous Ethanol Sclerotherapy"e;.
"e;Minimally Invasive Management of Aneurysmal Bone Cysts in Children: Clinical and Imaging-Based Evaluation of Percutaneous Ethanol Sclerotherapy"e;.

Aneurysmal bone cysts (ABCs) are benign but locally aggressive lesions, most common in children and adolescents (1-2% of primary bone tumors). Patients typically present with pain, swelling, or pathological fracture. Traditional curettage with bone grafting yields recurrence rates of 18-59% and risks physeal injury, hemorrhage, and growth disturbance particularly problematic in humerus or lesions abutting growth plates. Percutaneous sclerotherapy using 96% ethanol has emerged as a minimally invasive alternative, inducing endothelial ablation, thrombosis, and progressive ossification with reduced morbidity. However, real-world pediatric data on healing patterns, session requirements, fracture-risk stratification, and long-term safety remain limited.

Retrospective single-center case series of 42 biopsy-proven primary ABCs in pediatric patients (33 males, 9 females; mean age 9.88±3.78 years, range 2-16) treated 2014-2023. Fluoroscopy-guided percutaneous injection of 96% ethanol (0.2 ml/kg, max 1 ml/kg) was performed under general anesthesia with dual-trocar technique, venous drainage confirmation, and external compression to prevent systemic spread. Follow-up protocol: clinical/radiographic assessment at 3, 6, 12 months, then annually (mean follow-up 12-49 months). Outcomes included pain resolution, sessions required, Neer healing stage, complications, recurrence, and growth plate effects.

Humerus predominated (18/42, 40.5%), followed by tibia (16.7%), calcaneus (14.3%). Pathological fractures at presentation: 18/42 (42.9% overall), highest in humerus (77.8%) and very large cysts (>30 cm², 83.3%). Mean sessions: 1.36±0.58 (69% single-session healing; 26.2% required 2; 4.8% required 3). Response to first injection: good/excellent (54.8%), fair (14.2%), poor (26.2%). Complications: 6/42 (14.3%)—transient local effects only (skin irritation, peroneal paresis resolving in 2 months); no systemic ethanol toxicity, epiphysiodesis, or permanent deficits.

96% ethanol sclerotherapy achieved rapid clinical/radiographic healing comparable to literature success rates (91% percutaneous treatments) but with superior safety (no systemic toxicity) and fewer sessions (vs. 1.7-2.4 reported). Humerus/very large lesions showed highest fracture risk, emphasizing need for early intervention. Advantages over curettage: reduced physeal risk, no grafting/internal fixation, day-surgery feasibility. Limitations: retrospective design, single-center, heterogeneous follow-up. Future multicenter RCTs should compare agents (ethanol vs. polidocanol/gelified) and long-term growth outcomes.

Percutaneous 96% ethanol sclerotherapy is a safe, effective first-line treatment for pediatric ABCs, achieving high healing rates (mean 1.36 sessions), low complications (14.3%), and preserved skeletal growth—particularly valuable for high-risk humeral/large lesions.
Platon PAPAGEORGIOU (Athens, Grèce) , Aris SOPILIDIS , Dimitra PAPAGELOPOULOS , Anastasios SINNIS , Lydia STYLIANOPOULOU , Zoi FRYDA , Anastasia PILICHOU , Panayotis KRALLIS
08:59 - 09:06 #52783 - Traitement de la scoliose idiopathique par corset hypercorrecteur nocturne.
Traitement de la scoliose idiopathique par corset hypercorrecteur nocturne.

Le corset est le traitement non invasif le plus courant de la scoliose idiopathique de l’adolescent (SIA). Nous avons développé un concept amélioré de corset nocturne Hypercorrecteur (CNH) qui combine différentes techniques (flexion, inclinaison latérale, appui costal…) de correction précédemment dévellopée afin d’optimiser la correction de la courbure. Nous présentons dans cette étude nos résultats chez les patients atteints de SIA.

Les patients atteints de SIA portant le CNH entre 2021 et 2025, présentant un angle de Cobb compris entre 20 et 40 degrés et un score de Risser de 0 à 4, ont été inclus prospectivement. La progression de la courbure a été suivie jusqu’à la chirurgie ou la fin de la croissance osseuse (estimée comme étant une croissance de 1cm ou moins sur 1an de délai), et un suivi a été réalisé un an après le retrait du corset. L’âge moyen avant le traitement par corset était de 14,1 ans, la durée moyenne de port du corset de 2,0 ans et la durée moyenne du suivi de 3,5 ans.

141 patients ont été inclus (stades de Risser 0-2 : n = 104, 3-4 : n = 37). L’angle de Cobb moyen avant traitement était de 26°, et de 25° un an après l’ablation du corset. Une diminution de l’angle de Cobb de 5° ou plus est considérée comme une amélioration de la scoliose ; entre 0 et 5°, il n’y a pas de progression ; et une augmentation de 5° ou plus est considérée comme une aggravation. Parmi les patients, 32 ont présenté une amélioration (23 %), 88 une stabilité (62 %) et 21 une progression (15 %). L’analyse de régression logistique multivariée, ajustée sur l’âge et le stade de Risser, a montré une association statistiquement significative entre un angle de Cobb supérieur à 30° et la progression de la scoliose (OR : 2,36 ; IC à 95 % : 1,11-4,27).

La compliance (port du corset) dans notre étude était excellente (91% des patients ayant un port jugé satisfaisant). Malheureusement celui-ci n'avait pu être estimé par l'utilisation de capteur thermique garantissant la juste utilisation du corset. l'âge élevé de notre étude peut relativiser les résultats, des résultats complémentaires sont en cours comprenant l'indice de Risser entre 0-2 (critère SRS) et la prise de taille lors du port du corset.

Nos résultats montrent que le CNH est efficace chez les patients atteints de scoliose idiopathique de l’adolescent (SIA). Un traitement précoce avec un angle de Cobb faible est corrélé à une faible progression de la courbure de la scoliose.
Matthieu BAUDOUX (Lyon) , Vincent CUNIN , Brice HENRY , Thierry HAUMONT
09:06 - 09:13 #52038 - Bone allografting: our gold standard for biological osteosynthesis and bone reinforcement in children with osteogenesis imperfecta.
Bone allografting: our gold standard for biological osteosynthesis and bone reinforcement in children with osteogenesis imperfecta.

Osteogenesis imperfecta (OI) is characterized by bone fragility, deformities, and recurrent fractures. Bone allografting, combined with telescopic rodding, has progressively become our gold standard. We report outcomes from our extended series. 

We retrospectively reviewed all pediatric OI patients treated with bone allografting between 2010 and 2024. A total of 74 allograft procedures were performed on the femur and tibia. Patients were classified according to Sillence types and underlying genetic mutations. Indications included deformity correction, fracture, and pseudarthrosis. Outcomes assessed were time to consolidation, graft incorporation, complications, and functional course. 

The cohort comprised mainly Sillence type III (≈60%) and type IV (≈30%), with a minority of type I and type V (≈10%). Genetic analysis was available in the majority of patients, with most carrying COL1A1/2 mutations (≈80%) and the remainder recessive forms (≈20%). Among the 74 allografts, 47 (64%) involved the femur and 27 (36%) the tibia. Indications were deformity in 37 cases (50%), fracture in 25 (34%), and pseudarthrosis in 12 (16%). Mean time to bone consolidation was ≈3.5 months, and graft incorporation occurred at ≈10–11 months. Complications remained limited: 3 infections (4%), 11 surgical revisions (15%), and 9 re-allografts (12%). Partial resorption or delayed consolidation occurred sporadically, but no persistent non-unions or graft-related failures were observed. Clinical course was favorable, with improved or stable mobility in >90% of patients.

This extended series confirms that bone allografting in OI is a reliable and safe biological fixation method, allowing rapid consolidation, predictable incorporation, and durable reinforcement of fragile long bones, with low complication rates and consistent functional improvement.

bone allografting has become our gold standard for the surgical management of deformities, fractures, and pseudarthroses in children with OI, particularly in severe forms (type III–IV). 
Ibrahim SALIBA (Paris) , Samuel GEORGES , Anne-Marie BAPSERES , Georges FINIDORI , Zagorka PEJIN
09:13 - 09:20 #52089 - How about early loss of correction after Dega osteotomy.
How about early loss of correction after Dega osteotomy.

Dega osteotomy (DO) has become a widely recognized technique for improving acetabular coverage in DDH. Concerns remain about the potential loss of correction related to graft collapse. The aims of the study was to provide further insights of acetabular index (AI) kinematic following DO and to evaluate the factors that might affect this correction.

Retrospective study (January 2023 to December 2024) of children who underwent DO was conducted. AI was measured at four key time points: preoperative, postoperative, at 6 and 12 months. We defined as ‘early loss’ of correction a relative change greater than 10% between the postoperative and the 6-month AI and as ‘late loss’ between postoperative and 12 months AI.

Seventy one DO was performed in 49 children included. The median age was 25 months (IQR = [23–36.5]). DO were performed in association with an open reduction in 71.8% and before the age of 3 years in 64.8% of cases. Early and late loss of correction was observed in 16 cases (22.5%). This loss was higher in children older than 3 years (24% vs 17.4%), in girls (22.6% vs 11.1%), in cases of left-sided dysplasia (20.5% vs 18.8%), and in cases of isolated DO (25% vs 17.6%). Furthermore, the loss was significantly associated with higher preoperative AI (39.56±6.57 vs 40.08±6.89; p=0.003) and a greater initial correction decreasing in AI in the postoperative period (23.64±5.5° vs 14.31±8.2°; p<0.001)

Severe shallow acetabulum with significant amount of correction after DO are correlated with high risk of graft collapse
Mohamed Achraf FERJANI (Arles) , Abdullah ALMOHIMEED , Elsayed Mohamed AHMED , Mohamed Ahmed ABDEMMOEZ , Khaled KAMOUN
09:20 - 09:27 #52091 - La technique de Woodward dans le traitement de la déformation de Sprengel.
La technique de Woodward dans le traitement de la déformation de Sprengel.

La surélévation congénitale de l’omoplate (SCO), ou déformation de Sprengel, est une anomalie rare du développement embryonnaire, secondaire à un défaut de migration caudale de la scapula. Elle se manifeste par une ascension scapulaire, responsable de troubles esthétiques et parfois fonctionnels. Isolée ou associée à d’autres malformations, son traitement est essentiellement chirurgical.

Étude rétrospective menée sur 05 ans (octobre 2019 – octobre 2024), incluant 15 enfants . L’objectif de cette étude est de présenter les caractéristiques anatomocliniques et radiologiques de la SCO à travers une série de 15 cas, decrire les résultats obtenue par la technique de woodward et de discuter des modalités thérapeutiques.

L’âge moyen était de 6,9 ans (4 mois–13 ans), avec une nette prédominance féminine (sex-ratio 3/1). La malformation était unilatérale droite dans deux tiers des cas, et classée grade II dans 66,7 %. Le principal motif de consultation était esthétique, associé à une limitation de l’abduction dans 91,6 %. Des malformations associées ont été retrouvées chez 58,3 % des patients, incluant un os omo-vertébral (20 %) et un syndrome de Klippel-Feil (16,6 %). tous les patients ont eu un traitement chirurgical selon la technique de Woodward (classique : 80 %, modifiée : 2 cas, associée à une résection d’os omo-vertébral : 3 cas). Les suites postopératoires étaient simples, avec des résultats esthétiques et fonctionnels jugés satisfaisants; l’abduction passe d’une moyenne 54° en préopératoire à 108,5° en postopératoire, soit un gain de 54,5°. selon la classification de Cavendish, la valeur moyenne passe de 3,2 (correspondant aux grades III–IV) à 1,6.

Carson et al. rapportaient un gain moyen d’environ 29°. La séries de Beggar montre également des améliorations fonctionnelles et esthétiques après Woodward. la correction de Cavendish obtenue dans notre série rejoint les conclusions de Patwardhan et compagnie qui considèrent Woodward comme l’une des techniques offrant la meilleure harmonisation scapulaire

La technique de Woodward reste le gold standard dans le traitement chirurgical de la déformation de Sprengel. Elle offre des résultats esthétiques et fonctionnels probants. L’efficacité du traitement est renforcée par une prise en charge précoce, soulignant l’importance du diagnostic et de l’intervention rapides.
Amine EL KHASSOUI (Marrakech, Maroc) , Elmouhtadi AGHOUTANE , Ahmed EL MOULOUA , Fadwa CHICHAOUI , Houda OUFQUIR , Tarik SALAMA , Redouane EL FEZZAZI
09:27 - 09:34 #52842 - Outcomes of medial patellofemoral ligament reconstruction for patellofemoral dislocation in children.
Outcomes of medial patellofemoral ligament reconstruction for patellofemoral dislocation in children.

Patellofemoral dislocation is a common knee disorder in children and adolescents, with an incidence ranging from 7 to 77 cases per 100,000 individuals per year and a high risk of recurrence after the first episode. The medial patellofemoral ligament (MPFL) is the primary soft-tissue stabilizer preventing lateral patellar displacement, providing approximately 50–60% of the restraining force during early knee flexion. Disruption of this ligament following patellar dislocation significantly increases the risk of recurrent instability. Consequently, MPFL reconstruction has been widely adopted to restore patellofemoral stability in patients with recurrent patellofemoral dislocation.

A retrospective study included 39 patients (44 knees) who underwent MPFL reconstruction. Preoperative assessment included clinical instability tests and radiological measurements such as the Caton–Deschamps index (CDI), trochlear dysplasia, and TT–TG distance. Reconstruction was performed using quadriceps or semitendinosus autografts. Functional outcomes were evaluated using the Kujala score with a mean follow-up of 60 months.

The mean age was 13.2 years, and females accounted for 74.4% of patients. Positive apprehension tests and J-sign were observed in 77.3% and 68.2% of knees, respectively. Patella alta was present in 72.7%, trochlear dysplasia in 75%, and TT–TG ≥20 mm in 47.7%. Semitendinosus tendon grafts were used in 50% of cases, quadriceps tendon in 50%. At final follow-up, the mean Kujala score was 95.2 ± 4.3, with excellent or good outcomes in 95.4% of patients. Redislocation occurred in 2 knees (4.5%).

The results of this study confirm that MPFL reconstruction is an effective treatment for recurrent patellofemoral instability in children. The high rate of excellent and good functional outcomes, reflected by a mean Kujala score of 95.2, is consistent with previously published pediatric series reporting reliable restoration of stability after anatomical MPFL reconstruction. Despite the high prevalence of predisposing anatomical factors in our cohort—such as patella alta, trochlear dysplasia, and increased TT–TG distance—the redislocation rate remained low at 4.5%, underscoring the importance of careful preoperative assessment and individualized surgical planning. Both quadriceps and semitendinosus autografts yielded comparable outcomes, supporting their use as viable graft options in skeletally immature patients. The low complication rate further highlights the safety of physeal‑sparing techniques in this population. Overall, our findings reinforce that MPFL reconstruction provides durable stability and excellent functional recovery when anatomical risk factors are recognized, and anatomic reconstruction principles are respected.

MPFL reconstruction provides excellent functional outcomes and a low redislocation rate for recurrent patellar instability in children when anatomical risk factors are carefully evaluated and anatomical surgical technique is applied.
Nam VO (Hochiminh, Vietnam)
09:34 - 09:41 #51710 - Le lambeau de Colson dans la reconstruction des pertes de substances cutanées larges des doigts chez l’enfant : à propos de 11 cas.
Le lambeau de Colson dans la reconstruction des pertes de substances cutanées larges des doigts chez l’enfant : à propos de 11 cas.

Les pertes de substances cutanées digitales étendues représentent une urgence fréquente et posent un défi majeur, nécessitant une approche adaptée à la spécificité pédiatrique. Dans cette optique, le lambeau de Colson constitue une option thérapeutique intéressante pour la couverture des pertes cutanées étendues des doigts.

Il s'agit d'une étude rétrospective descriptive menée sur 11 patients ayant eu un lambeau Colson à la suite d'une perte de substance cutanée digitale large durant une période de 10 ans allant de janvier 2019 à janvier 2025.

11 enfants ont bénéficié d'une reconstruction digitale par ce lambeau. L'âge moyen des patients était de 13 ans. Le sexe masculin était prédominant dans 70% des cas. Le traumatisme le plus fréquent était l'arrachement par bague, entraînant des pertes de substance cutanée étendues associé à des lésions vasculonerveuses et des amputations osseuses distales dans 70% des cas. Le site donneur du lambeau était inguinal homolatéral dans 80 % des cas et abdominal dans 20 %. Le sevrage du lambeau a été réalisé en moyenne après 21 jours, avec une suture directe du site donneur. La durée moyenne d'hospitalisation était de 11,9 jours. Les complications précoces observées comprenaient une nécrose partielle dans 2 cas, une infection superficielle dans 1 cas et un cas de lâchage de suture. À long terme, les résultats fonctionnels ont été jugés satisfaisants : sensibilité normale dans 30 % des cas, hypoesthésie légère à modérée dans 70%. Un score moyen de Sollerman : 75/80, indiquant une bonne récupération motrice. Les résultats esthétiques étaient satisfaisants dans la majorité des cas.

Les pertes de substances cutanées larges des doigts sont des lésions très sévères. Plusieurs techniques de chirurgie réparatrice peuvent être utilisées. Le lambeau de colson est une option très intéressante. Décrit en 1966 par Colson, Cette technique s’adresse aux cas de perte de substances profondes de la main et des doigts avec exposition des éléments nobles (tendon, os, articulation, vaisseaux…) Les avantages de cette technique sont nombreux : la simplicité et la rapidité de sa réalisation, la fiabilité et la bonne vitalité du lambeau, la disponibilité d’une surface large du site donneur permettant une réparation large. L’inconvénient est la nécessité d’une immobilisation stricte du membre supérieur concerné d’une durée minimale de trois semaines Les complications possibles sont la nécrose du lambeau en cas de dissection trop superficielle, l’infection et l’hématome.

La reconstruction des pertes de substance cutanée digitales étendues chez l'enfant représente un défi majeur alliant exigence fonctionnelle et esthétique. Le lambeau de Colson s'est révélé une méthode fiable, offrant une couverture cutanée stable, souple et satisfaisante sur les plans fonctionnel et esthétique, avec peu de complications. Toutefois, la réussite de ce lambeau repose sur une bonne indication, une exécution rigoureuse et un suivi post-opératoire attentif.
Elmouhtadi AGHOUTANE (Marrakech, Maroc) , Ahmed EL KHASOUI , Ahmed EL MOULAA , Tarik SALAMA , Redouane EL FEZZAZI
09:41 - 09:48 #52883 - Technique de la membrane induite chez l’enfant : résultats d’une série de 108 cas.
Technique de la membrane induite chez l’enfant : résultats d’une série de 108 cas.

La reconstruction des pertes de substance osseuse chez l’enfant reste un défi thérapeutique. La technique de la membrane induite est une alternative biologique largement utilisée, mais les données pédiatriques restent limitées. L’objectif était d’évaluer les résultats et les facteurs associés à la consolidation et aux complications.

Étude rétrospective incluant 108 reconstructions d’os longs chez des patients pédiatriques. Ont été analysés l’étiologie, la localisation, le pourcentage de résection et le délai entre les deux temps. Les critères de jugement étaient le délai de consolidation et les complications, notamment pseudarthrose et fractures.

Les étiologies tumorales (39 %) et congénitales (34 %) prédominaient, représentant près de trois quart des cas, les formes septiques constituant 13 % supplémentaires. L’âge moyen au premier temps était de 9,3 ans. Les reconstructions concernaient majoritairement le membre inférieur (84 %) contre 16 % pour le membre supérieur. La localisation était dominée par le tibia (57 %) et le fémur (25 %), suivis de l’humérus (7 %) et de l’ulna (7 %). La longueur de résection était en moyenne de 11,5 cm (0,7–25), correspondant à 33,5 % de la longueur osseuse (4,5%–73%). Le délai moyen entre les deux temps était de 155 jours et était significativement plus long en cas de pathologie tumorale (187 vs 99 jours, p=0,002). Le délai moyen de consolidation était de 6,2 mois (3–14), sans différence significative selon l’étiologie (p=0,45). Le taux de consolidation après les deux temps de la technique de la membrane induite était de 76 %. Parmi les 26 patients présentant une pseudarthrose, 4 n’ont pas été repris en raison d’un décès ou d’une faible symptomatologie. Deux patients présentant une pseudarthrose congénitale du tibia avaient initialement consolidé avec une résorption secondaire de la greffe. La survenue d’une pseudarthrose n’était associée ni à l’étiologie (p=0,37), ni à la localisation osseuse (p=0,47). Le pourcentage de résection était plus élevé chez les patients présentant une pseudarthrose (37,6 % vs 32,4 %), sans différence significative (p=0,19). Cinq infections ont été observées, dont trois survenant après reconstruction pour adamantinome du tibia. Une fracture est survenue chez 4 patients.

La technique permet une consolidation fiable chez l’enfant, y compris en contexte complexe. L’absence d’influence de l’étiologie et de la localisation suggère une bonne robustesse. Les pseudarthroses semblent liées à des facteurs techniques et à l’étendue du defect.

La membrane induite est une technique efficace et reproductible chez l’enfant. L’optimisation des paramètres mécaniques et techniques est essentielle pour limiter les pseudarthroses, notamment en cas de perte de substance étendue.
Megdouda LEGRAND (Paris) , Xavier DU CLUZEL DE REMAURIN , Christophe GLORION , Eric MASCARD , Frank FITOUSSI , Stephanie PANNIER , Alina BADINA
09:48 - 09:55 #52680 - Incidence de la ténotomie du tendon d’Achille dans la prise en charge du pied bot varus équin par la méthode fonctionnelle française.
Incidence de la ténotomie du tendon d’Achille dans la prise en charge du pied bot varus équin par la méthode fonctionnelle française.

Le pied bot varus équin (PBVE) est une malformation congénitale fréquente dont la prise en charge vise à obtenir une correction morphologique et fonctionnelle durable tout en limitant les interventions chirurgicales. Contrairement à la méthode Ponseti, la méthode fonctionnelle française (FFM) permet de réduire significativement le recours à la ténotomie percutanée du tendon d’Achille (TPA), indiquée « à la carte » selon l’équin résiduel. Cette étude évalue l’incidence de la TPA au cours des dix dernières années dans la prise en charge du PBVE par la FFM.

Une étude rétrospective multicentrique incluant 47 patients (65 pieds) traités entre 2015 et 2024 a été menée. La sévérité initiale était évaluée par le score de Diméglio. L’angle tibio-calcanéen (aTiCa) était mesuré sur des radiographies réalisées entre 4 et 6 mois. Les indications de TPA, les complications et les éventuelles chirurgies complémentaires ont été analysées. Les relations entre les variables cliniques, radiologiques et la réalisation d’une TPA ont été évaluées à l’aide de tests statistiques appropriés.

Une TPA a été réalisée dans 36,9 % des cas. L’aTiCa était significativement plus élevé chez les enfants ayant bénéficié d’une TPA (médiane 87° vs 61,5° ; p < 0,01). Une valeur seuil de 78° a été identifiée par analyse ROC (AUC 0,8524 ; sensibilité 66,7 %, spécificité 90,6 %) comme critère décisionnel optimal. Ni l’âge de début du traitement, ni la latéralité, ni le score de Diméglio n’étaient associés à la réalisation d’une TPA. Aucune complication liée à la TPA n’a été observée et aucune chirurgie de libération des parties molles n’a été nécessaire

Nos résultats confirment que la FFM réduit le recours à la TPA par rapport aux taux rapportés avec la méthode de Ponseti. Le taux observé dans notre cohorte (36,9 %) reste légèrement supérieur à certaines séries, probablement en raison de l’utilisation systématique d’une évaluation radiographique précoce, limitant le risque de sous-indication. Nos données soutiennent l’intérêt de l’aTiCa comme critère décisionnel plus fiable que l’évaluation clinique seule. Le seuil de 78° que nous proposons, avec une bonne spécificité, est cohérent avec les valeurs rapportées dans la littérature et associé à un risque accru de récidive en l’absence de ténotomie. Le score de Diméglio n'est pas prédictif dans notre étude, suggérant les limites des scores cliniques, l’importance de critères objectifs et de l’expertise clinique. Enfin, la TPA apparaît comme une procédure sûre, sans complications observées.

La FFM permet de réduire significativement le recours à la ténotomie du tendon d’Achille, avec un taux observé cohérent avec la littérature selon les critères d’indication. L’aTiCa apparaît comme un outil décisionnel fiable, avec un seuil pertinent de 78°, contrairement au score de Diméglio qui ne semble pas prédictif. Enfin, la ténotomie percutanée se confirme comme une procédure sûre dans notre expérience.
Lauryne IKHUORIA (Bruxelles, Belgique) , Robert ELBAUM , Jordan BRUYNEEL , Chloé MATRICHE , Marie HALLEZ , Virginie GUERIN , Amandine DUVIVIER , Errell FILLOQUE , Pauline DIRIX , Vincent DEGUELDERE
09:55 - 10:02 #51979 - Les plaies par scie à plâtre « Quand la scie blesse l'enfant : risque iatrogène lors de l'ablation du plâtre et pistes de prévention ».
Les plaies par scie à plâtre « Quand la scie blesse l'enfant : risque iatrogène lors de l'ablation du plâtre et pistes de prévention ».

Les scies à plâtre oscillantes sont destinées à couper le plâtre sans léser la peau, Malgré cela, des lésions peuvent avoir lieu lors de l’ablation du plâtre, il s’agit de plaies, d’ulcérations ou de brûlures. Le but de notre étude est d’évaluer l’incidence, les caractéristiques cliniques et les facteurs de risque des lésions cutanées par scie à plâtre lors de l’ablation de plâtre chez l’enfant dans notre service.

Il s’agit d’une étude rétrospective menée sur une période de 12 mois, incluant tous les enfants âgés de 1 à 16 ans ayant bénéficié d’une ablation de plâtre au service de traumatologie- orthopédie pédiatrique. Nous avons recueilli le profil des enfants, les circonstances de survenue des lésions (lieu, moment, opérateur, état du patient), ainsi que l’expérience du responsable de l’ablation.

Parmi 2570 ablations de plâtres, 20 enfants ont présenté une lésion cutanée, soit une incidence de 7,7 ‰, il s’agissait d’une plaie profonde (5 %) et de 19 abrasions/brûlures (95 %), la moyenne d’âge est de 2 ans et demi (4 mois – 9 ans), Il s’agissait pour la plupart des lésions d’ablation de plâtres de type Ponseti chez les nourrissons, la majorité des lésions ont été provoquées par des résidents ayant moins de 6 mois d’expérience, la seule plaie profonde est survenue en soins externes avec une lame totalement émoussée. Les études à ce sujet sont rares, l’incidence dans notre étude reste élevée rapport à la plus grande série dans la littérature (23615 de Boston Children’s hospital) mais les facteurs de risque retrouvés (faible expérience de l’opérateur, émoussement de la lame, ablations nocturnes, ablation en salle d’urgence) sont similaires.

Les lésions par scie à plâtre chez l’enfant restent rares et évitables, la prévention repose sur la formation et la supervision des jeunes praticiens, la maintenance régulière des scies et l’utilisation de protections et de moyens de refroidissement de lame adéquates, notre série constitue la première expérience marocaine rapportée sur ce sujet et souligne l’importance d’une organisation technique et pédagogique pour réduire ce risque iatrogène.
Ahmed EL MOULOUA , Amine EL KHASSOUI , Tarik SALAMA , Elmouhtadi AGHOUTANE , Redouane EL FEZZAZI , Houda OUFQUIR (Marrakech, Maroc)
10:02 - 10:09 #52080 - Analysis of paediatric pelvic ring and acetabular fractures in a major trauma hospital.
Analysis of paediatric pelvic ring and acetabular fractures in a major trauma hospital.

Pediatric pelvic ring fractures are rare, constituting less than 2% of childhood fractures, and typically result from high-energy trauma. These injuries frequently occur alongside additional traumatic injuries and present unique anatomical and physiological challenges compared to adults. Despite a generally favorable prognosis in the pediatric population, comprehensive epidemiological and outcome data remain limited. This study aims to describe the incidence, clinical characteristics and treatment strategies of pediatric pelvic ring and acetabular fractures managed in a major trauma center.

A retrospective review was conducted on patients under 18 years who sustained traumatic pelvic or acetabular fractures between 2000 and 2025 at a single tertiary trauma center. Inclusion was based on standardized coding of pelvic injury diagnoses. Fractures were classified using the Torode and Zieg, Tile, AO/OTA, and Letournel systems. Associated injuries were systematically documented by anatomical region. Demographics, trauma mechanisms, fracture patterns, management type, and follow-up duration were analyzed.

A total of 35 pediatric patients met inclusion criteria, with a male predominance (57.1%) and mean age of 12.4 years. Road traffic accidents were the leading trauma mechanism (51.4%). Associated injuries were frequent, affecting 80% of cases, predominantly the lower limbs, thoracic, and abdominal organs. Isolated pelvic ring injuries accounted for 74.3%, acetabular fractures for 8.6%, and combined injuries for 17.1%. Most patients received operative management, especially via external fixation (66.7%), with a substantial proportion undergoing screw and plate osteosynthesis. Conservative treatment was reserved for less severe cases (28,6%). Stratification by fracture classification revealed that the likelihood of operative intervention increased with fracture complexity: operative rates for Tile A, B, and C were 40%, 68.2%, and 100%, respectively; for Torode and Zeig Types II, III, and IV, operative rates were 66.7%, 54.5%, and 85.7%, respectively (not statistically significant). Follow-up durations varied considerably within classifications but did not differ significantly.

Contrary to previous literature favoring conservative treatment, most patients underwent surgery. The high frequency of associated injuries and complex fracture types supports the need for an individualized, multidisciplinary approach. While fracture classification informs clinical decision-making, it did not independently predict the need for surgery.

Pediatric pelvic ring and acetabular fractures demand prompt recognition and individualized management due to their association with multi-region trauma and the possible long-term sequelae. Early, accurate diagnosis and individualized treatment are crucial to prevent growth disturbances and functional impairment. The study adds valuable epidemiological and clinical insights to support prevention strategies and guide future research.
Emilie DUFAIT (Leuven, Belgique) , Herteleer MICHIEL
10:09 - 10:16 #51718 - Orthopédie pédiatrique en Polynésie française : une épidémiologie unique révélant des enjeux majeurs de santé publique : étude rétrospective sur 10 ans.
Orthopédie pédiatrique en Polynésie française : une épidémiologie unique révélant des enjeux majeurs de santé publique : étude rétrospective sur 10 ans.

La Polynésie française constitue un territoire insulaire isolé, caractérisé par une dispersion géographique extrême et un accès limité à la chirurgie orthopédique pédiatrique spécialisée. Ces contraintes sont susceptibles d’influencer les indications chirurgicales et le profil des pathologies prises en charge. Notre hypothèse était que le profil épidémiologique de la chirurgie orthopédique pédiatrique en Polynésie française présente des spécificités liées à l’environnement tropical insulaire, aux habitudes de vie et aux contraintes d’accès aux soins spécialisés.

Une étude rétrospective monocentrique a été menée incluant tous les patients de moins de 15 ans, opérés en chirurgie orthopédique au centre hospitalier Taaone de Tahiti entre 2013 et 2023. Les données ont été extraites de la base PMSI. Les évacuations sanitaires (EVASAN) vers la métropole ont également été analysées

1 078 fractures et/ou luxations ont été opérées, dominées par les fractures du poignet (32 %) et du coude (25 %), principalement liées aux activités extérieures, et en particulier les accidents de vélo et les chutes d’arbres fruitiers. Soixante-trois morsures animales ont été traitées, majoritairement d’origine canine (70%) dépassant largement les traumatismes spécifiques au milieu tropical (requins, murènes, poissons-pierre). Soixante-deux infections ostéo-articulaires et 372 abcès ont été traités. Une prévalence élevée de Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (29 %) et de souches productrices de leucocidine de Panton-Valentine (10 %) a été observée. Cent cinquante-neuf épiphysiolyses ont été recensées, avec une augmentation de 28 % sur les cinq dernières années. Les malformations congénitales étaient dominées par la chirurgie des pieds bots (n= 116). Cinquante-six patients ont nécessité une évacuation sanitaire vers la métropole, principalement pour des déformations rachidiennes sévères (41 %).

Cette étude met en évidence un profil épidémiologique spécifique, associant une forte incidence des infections, des traumatismes liés à l’environnement et aux modes de vie, et des pathologies complexes nécessitant un recours aux EVASAN. L’augmentation récente des épiphysiolyses constitue un signal d’alerte de santé publique. Le renforcement de l’expertise locale par des missions chirurgicales spécialisées apparaît comme une stratégie pertinente pour améliorer la continuité des soins et l’autonomie de l'équipe du CHT par transfert progressif de compétences.

La chirurgie orthopédique pédiatrique en Polynésie française présente des caractéristiques épidémiologiques singulières aux implications cliniques et organisationnelles majeures. Nos résultats soulignent les axes prioritaires de prévention et la nécessité de renforcer les capacités chirurgicales locales afin de réduire la dépendance aux EVASANs et améliorer l’accès aux soins spécialisés.
Mathilde GAUME (Paris) , Raphael VIALLE , Philippe WICART , Adrien CHEYROU-LAGREZE , Daniel LEBELLEGO , Jules PRIEUR , Jerome PASCHE , Hélène GATTI , Marie-Paule GERLINGER , Karim DJENADI
10:16 - 10:23 #51954 - Influence de l’anxiété sur la durée de séjour et la douleur postopératoire chez les patients opérés de scoliose idiopathique.
Influence de l’anxiété sur la durée de séjour et la douleur postopératoire chez les patients opérés de scoliose idiopathique.

La douleur postopératoire est un enjeu important dans les chirurgies orthopédiques majeures car elle retarde la récupération fonctionnelle. Le rôle de l’anxiété dans la douleur est connu mais peu d’études se sont intéressées à son retentissement en postopératoire chez les adolescents et jeunes adultes. Le but de cette étude était d’évaluer la douleur et la durée de séjour en fonction du niveau d’anxiété préopératoire chez des patients jeunes opérés d’une arthrodèse vertébrale postérieure pour scoliose idiopathique.

Nous avons inclus tous les patients de moins de 25 ans opérés d’une arthrodèse vertébrale postérieure pour scoliose idiopathique depuis septembre 2025 (inclusions toujours en cours). L’anxiété était évaluée en préopératoire par l’échelle numérique (EN) « anxiété » et le score « State-Trait Anxiety Inventory » (STAI) (2 questionnaires dans le score : un explorant l’anxiété en général chez le patient et l’autre l’anxiété du moment en lien avec la chirurgie). La durée de séjour et la consommation de morphine (dose/poids) pendant et après l’hospitalisation étaient collectées ainsi que l’EN « douleur » à 1 mois postopératoire. L’analyse des résultats étaient faites en sous-groupes : groupe 1 (STAI < ou = 45 : anxiété minimale à faible) et groupe 2 (STAI >45 : anxiété modérée à très élevée).

25 patients ont été inclus, l’âge moyen était 16 ans et 86% étaient des filles. 17 patients étaient dans le groupe 1 (STAI moyen : 40) et 8 dans le groupe 2 (STAI moyen : 46). L’EN « anxiété » était significativement plus faible dans le groupe 1 que dans le groupe 2 (p<0,05), respectivement 4,25 et 8. La consommation de morphine pendant l’hospitalisation morphine était significativement plus élevée dans le groupe 2 que dans le groupe 1. La proportion de patients sortant d’hospitalisation avec de la morphine était plus élevée dans le groupe 2 (45%) que dans le groupe 1 (25%). Il n’y avait pas de différence significative concernant la durée moyenne de séjour (groupe 1 : 4,25 jours, groupe 2 : 4,5 jours) et l’EN « douleur » à 1 mois postopératoire (groupe 1 : 1, groupe 2 : 1,5).

L'anxiété préopératoire semble influencer la douleur postopératoire immédiate mais ne semble pas avoir de conséquence à moyen terme. En effet, chez les patients anxieux on retrouve une consommation de morphine augmentée en dose et en durée dans les semaines qui suivent la chirurgie mais l’EN « douleur » à 1 mois est similaire à celle des patients peu anxieux.

Un niveau d’anxiété élevée en préopératoire entraine une consommation de morphine plus importante en dose et en durée dans les semaines postopératoires mais ne modifie pas la durée de séjour et la douleur à 1 mois postopératoire. D'autres études à venir vont évaluer la prise en charge de cette anxiété pour améliorer le postopératoire et diminuer la consommation de morphine.
Audrey ANGELLIAUME , Isaac SYMON (Angers) , Toul-La ALHADA
10:23 - 10:30 #52103 - Le vécu des aidants d'enfants en situation de handicap.
Le vécu des aidants d'enfants en situation de handicap.

Le handicap chez l’enfant impacte non seulement sa propre autonomie mais impose également des ajustements majeurs à son entourage. les parents, et particulièrement les mères, deviennent les principaux aidants, confrontés à une réalité complexe alliant stress émotionnel et logistique. L’objectif de ce travail était d’évaluer l’impact psychologique, physique, économique et social du rôle d'aidant dans 2 régions du Pays.

Il s’agit d’une étude observationnelle, transversale et descriptive menée sur 6 mois auprès de 200 aidants recrutés dans des structures de soins et de rééducation (CHU et centres spécialisés). Les données ont été recueillies via un questionnaire structuré sur Google Forms explorant les caractéristiques de l'enfant (autonomie GMFCS), de l'aidant et les répercussions sur leur vie quotidienne

L’âge moyen des enfants était de 8 ans, avec une prédominance du handicap moteur (77%). Sur le plan moteur, 33% des enfants étaient classés GMFCS niveau 5. Les aidants étaient majoritairement des mères (83%), sans activité professionnelle dans 85% des cas. Les principaux défis identifiés sont financiers (56%) et l'accès aux soins (45%). L'impact psychosomatique est marqué par l'anxiété (45%) et des pathologies ostéo-articulaires (30%) liées aux transferts. Si 84% des aidants ne rapportent pas d'impact sur leur vie de couple, 68% ont dû réduire leur vie sociale. Enfin, 92% des familles ont dû procéder à des adaptations financières.

Nos résultats confirment la centralité du rôle maternel, souvent au détriment de la santé physique de l'aidant (troubles musculo-squelettiques accrus par la sévérité du handicap moteur). Le soutien du conjoint (73%) apparaît comme le principal facteur de résilience. Comparativement aux données internationales, le taux de scolarisation reste faible (40%), soulignant les barrières structurelles dans notre contexte. La précarité financière aggrave l'isolement social, limitant les capacités d'adaptation du domicile (seulement 15%).

Le vécu des aidants dans notre pays est marqué par un épuisement physique et une fragilité économique. Une prise en charge orthopédique et pédiatrique optimale de l'enfant doit impérativement intégrer un soutien à l'aidant par l'instauration de services de répit, un soutien financier direct et une amélioration de l'accessibilité scolaire pour alléger la charge quotidienne
Amine EL KHASSOUI (Marrakech, Maroc) , Younes ABDELFATTAH , Tarik SALAMA , Ahmed EL MOULOUA , Elmouhtadi AGHOUTANE , Redouane EL FEZZAZI
Salon Ambassadeurs 1/3

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DD03
08:45 - 10:30

Discussion de dossiers Tumeur

Coordonnateur : Mickaël ROPARS (PUPH) (Coordonnateur, Rennes)
Experts : Louis COURTOT (PH) (Expert, Toulouse), Gualter VAZ (Expert, Lyon)
Discussion de cas cliniques avec deux experts.
Philippe Erlanger
09:00

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KEY01
09:00 - 09:30

Conférence invité / Keynote lecture
Genou Patella

Modérateur : Christophe HULET (Chirurgien orthopédiste ) (Président SOFCOT 2026, Caen)
Point d’expertise sur les pathologies et la chirurgie du genou et de la rotule.
09:00 - 09:30 Genou Patella. David DEJOUR (chirurgien) (Conférencier, Lyon)
Debussy

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WS01-1
09:00 - 10:00

Workshop CJO
Fracture radius distal - la pratique
CJO

Salle 01 - hall d'exposition

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ATECH01
09:00 - 10:30

Atelier d'échographie
Membre Supérieur (main/poignet, épaule/coude)

Instructeurs : Thomas APARD (chirurgien) (Instructeur, Versailles), Yacine CARLIER (Chirurgien) (Instructeur, Bordeaux), Anne VIDIL (Chirurgien orthopédiste) (Instructeur, La Seyne sur Mer)
Cette session vise à permettre aux participants de maîtriser les principes et les techniques d’échographie du membre supérieur.
Salle 02 - hall d'exposition
09:15

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DD04
09:15 - 10:30

Discussion de dossiers Rachis

Coordonnateur : Emmanuelle FERRERO (Professeur) (Coordonnateur, PARIS)
Discussion de cas cliniques avec deux experts.
09:15 - 10:30 Discussion de dossiers. Guillaume LONJON (Chirurgie) (Expert, Montpellier), Johann PELTIER (Professeur de Neurochirurgie) (Expert, Neurochirurgien, Amiens)
Rédaction 1
09:30

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DD05
09:30 - 10:30

Discussion de dossiers Genou

Coordonnateur : Jean-Marie PHILIPPEAU (Chirurgien Orthopédique) (Coordonnateur, Nantes)
Experts : Thomas NÉRI (PU-PH) (Expert, Lyon), Marc SOENEN (Surgeon) (Expert, Cholet)
Discussion de cas cliniques avec deux experts.
Debussy
09:45

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CE07
09:45 - 10:30

Conférence d'enseignement
Traitement des infections ostéo-articulaires par phagothérapie

Président de séance : Simon MARMOR (Chirurgien) (Président de séance, Paris)
Améliorer la formation et actualiser les connaissances en orthopédie-traumatologie, en s’appuyant sur les données scientifiques les plus récentes, avec un focus particulier sur la prise en charge des infections ostéo-articulaires.
09:45 - 10:30 Traitement des infections ostéo-articulaires par phagothérapie. Marie TITÉCAT (Conférencier, Médecin biologiste, Lille), Frédéric LAURENT (Conférencier, Médecin biologiste, Lyon)
Salle Presse
10:00

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HL01
10:00 - 10:30

Honorary Lecture Paul Grammont
La Prothèse d’Epaule : une Innovation Française

Modérateur : Geoffroy NOURISSAT (MD PhD) (Paris)
Indications et évolutions de la prothèse d’épaule, ainsi que sur les innovations issues de l’expertise française.
10:00 - 10:30 La Prothèse d’Epaule : une Innovation Française. Pascal BOILEAU (Chef de Service) (Conférencier, Nice)
HI5 Studio

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CO30
10:00 - 10:30

Communications orales
Hanche

Modérateur : Aymard DE LADOUCETTE (Docteur) (Toulouse)
10:00 - 10:07 #51791 - Résultats d’une tige fémorale monobloc non cimentée à verrouillage distal dans les reprises de prothèse totale de hanche : taux de survie élevés et amélioration fonctionnelle.
Résultats d’une tige fémorale monobloc non cimentée à verrouillage distal dans les reprises de prothèse totale de hanche : taux de survie élevés et amélioration fonctionnelle.

La reprise de prothèse totale de hanche (RPTH) en présence d’une perte osseuse fémorale demeure un défi chirurgical majeur. Les tiges non cimentées à verrouillage distal ont été développées afin d’assurer une stabilité axiale et rotationnelle immédiate, indépendamment du stock osseux proximal. L’objectif de cette étude était d’évaluer la survie d’une tige fémorale de reprise monobloc non cimentée à verrouillage distal.

46 patients ayant bénéficié d’une RPTH avec mise en place d’une tige fémorale non cimentée monobloc à verrouillage distal ont été évalués rétrospectivement. L’âge moyen au moment de la chirurgie était de 66,7 ± 12 ans, l’indice de masse corporelle moyen de 27,1 et 29 % des patients étaient des hommes. Les indications de reprise étaient un descellement aseptique pour 41.3% des cas, un descelement d’origine septique pour 47.8% des cas, une arthroplastie après échec d’enclouage centromédullaire pour 6.5% et une fracture périprothétique pour 2.2%. Le score de Harris de hanche (HHS) préopératoire et la perte osseuse fémorale selon la classification de Paprosky ont été recueillis. Le verrouillage distal était utilisé de façon sélective lorsque la stabilité par press-fit métaphysaire était insuffisante. Les complications et les reprises chirurgicales ont été analysées en postopératoire. L’échec était défini comme une révision de l’implant pour descellement aseptique. Le HHS, la subsidence de la tige et l’ostéointégration radiographique (score d’Engh) ont été évalués lors du dernier suivi.

Le recul moyen était de 6 ans (2-10 ans). Aucune reprise pour descellement aseptique n’a été observé au dernier recul. La survie à 10 ans est de 100%, avec 2 lavages pour sepsis précoce. Au dernier recul, le HHS moyen était de 80,9 avec amélioration significative (p < 0,001). L’enfoncement moyen de la tige était de 1.2mm et ne différait pas significativement selon l’utilisation du verrouillage distal (p = 0,595). Le score d’Engh moyen était de 18,3 ± 6,8, avec une stabilité radiographique et une ostéointégration obtenues dans 95,5 % des cas.

L’utilisation d’une tige fémorale de reprise non cimentée monobloc à verrouillage distal constitue une approche efficace permettant d’obtenir de bons résultats fonctionnels, avec un faible taux de reprise pour défaillance mécanique à moyen terme.
Tim CARPENTIER , Mathilde COCHONAT (Lyon) , Cécile BATAILLER , Sébastien LUSTIG
10:07 - 10:14 #52766 - Off the-shelf Reconstructions versus Custom-Made Components in Paprosky 3B Acetabular Defects: Short-Term Comparative Outcomes.
Off the-shelf Reconstructions versus Custom-Made Components in Paprosky 3B Acetabular Defects: Short-Term Comparative Outcomes.

Paprosky 3B acetabular defects represent one of the most demanding scenarios in revision total hip arthroplasty (rTHA). Both off-the-shelf (OTS) and custom-made (CM) components are used, yet comparative data in homogeneous 3B cohorts remain limited. This study compared survivorship, length of stay (LOS), 90-day readmission, complications, clinical and radiographic outcomes between OTS and CM reconstructions.

A retrospective comparative study was conducted on consecutive Paprosky 3B revisions at a tertiary referral center. Patients were divided into OTS (n=23) and CM (n=27) groups. Mean age was 70.3±17.7 and 67.7±13.7 years (p=0.585); female distribution was 52% and 74% (p=0.189). Mean follow-up was 24.5±16.7 months (OTS) and 22.0±17.1 months (CM) (p=0.621).

Kaplan–Meier analysis showed no significant difference in revision-free survival between groups (log-rank p=0.738). Final survival was 78.9% for OTS and 70.1% for CM at last follow-up. LOS was significantly shorter in OTS (9.8±3.3 days) compared to CM (17.7±12.7 days) (p=0.008). Ninety-day readmission occurred in 8.7% (OTS) and 26.1% (CM) (p=0.243). Complication rates were 30.4% versus 8.7% (p=0.135). Postoperative HHS was higher in OTS (82.9±15.1) than CM (72.3±14.0) (p = 0.0107; effect size Cohen’s d: 0.79). Radiographic radiolucencies were observed in 13.0% and 34.8% (p=0.165). Trabecular osseointegration was significantly more frequent in OTS (56.5% vs 21.7%; p=0.035). Mean COR was 30.3±8.6 mm (OTS) and 26.2±7.2 mm (CM) (p=0.087).

Despite the theoretical advantages of custom-made implants in managing complex anatomy, no survivorship benefit was observed compared to off-the-shelf reconstructions in this homogeneous 3B cohort. The shorter hospitalization, better clinical outcomes, and higher rate of trabecular osseointegration in the OTS group suggest potential advantages in the early postoperative phase. However, the observed differences in complication rates and the limited follow-up highlight the need for cautious interpretation and longer-term evaluation.

In Paprosky 3B defects, OTS and CM reconstructions showed comparable short-term survivorship. OTS demonstrated shorter hospitalization, better clinical outcomes and higher trabecular integration, supporting indication-driven rather than routine custom use.
Francesco CASTAGNINI (Bologna, Italie) , Serena SANTORO , Rosalinda VENTIMIGLIA , Federico GIARDINA , Marco SALINARI , Francesco TRAINA
10:14 - 10:21 #52105 - Conception et validation d’un livret d’éducation thérapeutique pour patients opérés d’une prothèse totale de hanche.
Conception et validation d’un livret d’éducation thérapeutique pour patients opérés d’une prothèse totale de hanche.

Après arthroplastie totale de hanche, l’éducation thérapeutique du patient contribue à sécuriser le retour à domicile, notamment pour la gestion de la douleur, la prévention thrombo-embolique, les soins de plaie, la rééducation, la prévention des chutes et la reconnaissance des signes d’alerte. Toutefois, les supports remis aux patients restent hétérogènes et rarement validés. L’objectif de ce travail était de développer un livret spécifique destiné aux patients opérés d’une prothèse totale de hanche et d’en évaluer la validité de contenu, la compréhension et l’acceptabilité.

Il s’agissait d’une étude méthodologique en trois phases. La première phase consistait en la conception d’un livret rédigé en langage clair, intégrant check-lists et pictogrammes. La deuxième phase reposait sur une validation de contenu par un panel d’experts à l’aide d’une échelle de cotation de 1 à 4, avec calcul de l’indice de validité de contenu par item (I-CVI) et global (S-CVI/Ave). La troisième phase correspondait à un pré-test patient comportant un quiz de connaissances sur 10, une vérification par reformulation de type teach-back sur 3 points, une évaluation de la reconnaissance des signes d’alerte sur 5 points et une appréciation de l’acceptabilité et de la lisibilité sur une échelle de Likert sur 5.

La validité de contenu globale du livret était élevée, avec un S-CVI/Ave de 0,94, et 86,7 % des items présentaient un I-CVI supérieur ou égal à 0,78. Lors du pré-test patient, le score moyen au quiz était de 8,13 ± 0,92 sur 10. Le score moyen de teach-back était de 2,53 ± 0,52 sur 3, avec 63 % des patients capables de reformuler correctement les 3 messages clés et 87 % au moins 2 messages sur 3. La reconnaissance des signes d’alerte était satisfaisante, avec des scores supérieurs ou égaux à 4 sur 5. L’acceptabilité et la lisibilité du livret étaient jugées bonnes, avec des scores moyens d’environ 4,2 à 4,3 sur 5. Le score global de compréhension atteignait 8,7 ± 1,2 sur 10.

Ces résultats soutiennent l’intérêt d’un support éducatif standardisé pour les patients opérés d’une prothèse totale de hanche. L’association du livret à une reformulation ciblée de type teach-back semble particulièrement utile pour limiter les incompréhensions sur les points à risque et renforcer la sécurité du retour à domicile. Ce type d’outil pourrait contribuer à harmoniser l’information délivrée aux patients en postopératoire.

Le livret apparaît valide, compréhensible et bien accepté. Il semble prêt à être intégré à la sortie hospitalière, en association avec un teach-back ciblé sur les messages essentiels de sécurité.
Wiem GUIBANE (Ben Arous, Tunisie)
10:21 - 10:28 #51867 - Bad Results for a Total Hip Arthroplasty – Bad Implant or Bad Surgeon?
Bad Results for a Total Hip Arthroplasty – Bad Implant or Bad Surgeon?

Total hip arthroplasty (THA) is widely regarded as the operation of the 20th century, with excellent outcomes in most patients. Nevertheless, approximately 5% of procedures result in poor or disappointing outcomes requiring revision surgery. These failures are generally attributed either to implant-related factors (design, materials, tribology) or to the surgeon’s technical performance. While national registries can identify underperforming implants, they do not allow assessment of individual surgeons’ results.

A secondary analysis was performed using published cumulative revision curves from the Australian Orthopaedic Association National Joint Replacement Registry (1999–2022), including 302,066 THAs performed by 476 surgeons. In the original study, implants and surgeons’ dexterity were classified into three performance tiers (good, average, poor) based on revision rates. We digitized the published curves and calculated the linear slope between 2 and 16 years postoperatively to derive an Annual Revision Rate Increase (ARRI) for each implant–surgeon combination, thereby adopting an implant-centric analytical approach.

The weighted mean ARRI across all combinations was 0.365%, corresponding to an increase in revision rate of approximately 1% every three years. Extreme combinations showed marked differences: the ‘good implant–good surgeon’ combination had an ARRI of 0.156%, whereas the ‘poor implant–poor surgeon’ combination reached 0.835%. Notably, surgeons with good dexterity using poor-quality implants achieved lower ARRI values (0.277%) than surgeons with poor dexterity using high-quality implants (0.348%), representing a 26% relative reduction in revision risk.

Limitations include potential measurement error from curve digitization, simplification of non-linear survival curves through linear approximation, and the absence of raw data precluding statistical comparisons

This analysis strongly suggests that surgical dexterity plays a decisive role in THA outcomes, potentially outweighing implant quality. National registries should consider identifying surgeons with suboptimal technical performance and support targeted strategies to improve surgical skills.
Claude RIEKER (Dorf, Suisse)
Louis Lumiere

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Communications orales
Hanche

Modérateurs : Aymard DE LADOUCETTE (Docteur) (Toulouse), Julien DUNET (Ph) (Caen)
11:00 - 11:07 #52881 - Facteurs pronostiques de mortalité, et complications après fractures de l’extrémité supérieure du fémur : étude de validation sur une cohorte de 1 877 patients.
Facteurs pronostiques de mortalité, et complications après fractures de l’extrémité supérieure du fémur : étude de validation sur une cohorte de 1 877 patients.

Les fractures de l’extrémité proximale du fémur représentent un problème majeur de santé publique et sont en constante augmentation. Elles sont associées à une mortalité élevée et à de nombreuses complications mécaniques et médicales. L’identification de profils de risque est donc essentielle. Nous avons précédemment étudié une cohorte nationale française (2007–2017) afin d’identifier des facteurs pronostiques, mais ces résultats nécessitaient une validation. L'objectif est de valider, dans une nouvelle cohorte, différents paramètres pronostiques : score multidimensionnel simple AtoG en comparaison au score de Charlson (CCI), délai opératoire, impact des traitements anticoagulants/antiagrégants (A/A) à l’admission.

Étude rétrospective sur une cohorte régionale, incluant 1877 patients pris en charge entre 2019 et 2026 (âge moyenne 81 ans, 67 % de femmes). L’identification s’est faite par une combinaison du diagnostic S72 et d’un acte chirurgical compatible (exemple NEKA018). Le critère principal était la mortalité, évaluée de manière exhaustive à partir des données issues des bases administratives. Les critères secondaires étaient : luxation, infection, hématome, transfusion. Les variables étudiées incluaient les diagnostics associés, le délai opératoire, ainsi que les anticoagulants/antiagrégants à l’admission. Le CCI et le score AtoG simplifié (1 point par item, inspiré de l’approche multidimensionnelle de Kenneth Rockwood) ont été reconstruits.

Il y avait 40% d’arthroplasties et 60% d’ostéosynthèses. Le délai opératoire médian était de 2j (moyenne 2,6). La mortalité était de 32% à 5 ans et de 9,2% à 90 jours. Le taux de luxation était de 2% (uniquement arthroplasties), infection : 1,7%, hématome : 2,5%, transfusion : 6%, complications thromboemboliques : 4%. Le score AtoG présentait une meilleure discrimination que le CCI: AUC= 0,65 vs 0,62 à 90j et AUC= 0,67 vs 0,64 à 1 an, avec une bonne calibration. Le délai opératoire était un facteur de risque de mortalité : HR 1,09 IC95 %[1,02;1,2], p=0,01. Les patients sous A/A à l’admission avaient un délai opératoire moyen augmenté de 0,8 jour IC95 %[0,3;1,3], p=0,001. Seul le risque de transfusion était augmenté: OR 2,5 IC95 %[1;5], p=0,03, sans sur-risque d’infection ni d’hématome. Ils présentaient une meilleure survie initiale jusqu’à 2 mois (HR 0,38 IC 95%[0,08;1,2], p=0,04), puis une surmortalité secondaire (HR 1,7 IC95 %[1,07;2,6], p=0,025).

Ces résultats valident les observations préliminaires. Le score multidimensionnel AtoG, intégrant des regroupements de déficiences par catégories, est plus performant que le score unidimensionnel de Charlson. L’association paradoxale initiale entre anticoagulation et meilleure survie, également observée au niveau national, pourrait refléter une réduction des complications d’ordre vasculaires précoces ou un suivi renforcé. Le retard opératoire chez ces patients apparaît discutable au regard de nos résultats et des pratiques internationales, notamment anglo-saxonnes.
Ernesto-Marwân ZOURGANE (Paris) , Marc-Antoine ROUSSEAU , Angèle NEOUZE , Hélène ESNAULT , Patrick BOYER , Baptiste BOUKEBOUS
11:07 - 11:14 #53311 - Association Between L5 Psoas Muscle Index and Postoperative Ambulation After Proximal Femoral Fracture.
Association Between L5 Psoas Muscle Index and Postoperative Ambulation After Proximal Femoral Fracture.

Sarcopenia is known to affect postoperative outcomes in patients with proximal femoral fractures. The Psoas Muscle Index (PMI) may be useful as a simple muscle mass indicator for predicting prognosis; however, previous studies have been limited by small sample sizes, and the associations between PMI and mortality or functional outcomes remain unclear. The purpose of this study was to clarify the association of PMI measured at the fifth lumbar vertebra (L5) level with mortality and walking ability after surgery for proximal femoral fractures.

This was a single-center, retrospective cohort study conducted at a university hospital. Patients who underwent surgery between May 2018 and March 2023 were included. Data on age, sex, Body Mass Index (BMI), and other variables were collected. Outcome measures included mortality at 6 months, 1 year, and 2 years postoperatively, and walking ability at 6 months and 1 year postoperatively. PMI was calculated by measuring the cross-sectional area of the psoas muscle on axial CT images at the L5 level using a two-point region-of-interest (ROI) tool, divided by the square of the patient's height. PMI values were then classified into quartiles (Q1 through Q4), and their associations with outcomes were analyzed using univariate and multivariate logistic regression analyses.

Of 384 registered patients, 268 for whom PMI could be calculated were included in the analysis. The mean age was 81 ± 10 years, 203 patients (76%) were female, and the mean BMI was 20.6 ± 3.7. A total of 259 patients were independently ambulatory before surgery. Regarding mortality, Q2 showed a significantly better outcome than Q1 at 2 years postoperatively (OR 0.37, 95% CI 0.15–0.88, p = 0.03) in univariate analysis; however, this significance was lost in multivariate analysis. In contrast, for walking ability, multivariable analysis at 1 year postoperatively demonstrated that Q4 was significantly better than Q1 (OR 12.5, 95% CI 1.59–281, p = 0.04), suggesting an independent association.

PMI was not associated with mortality but was associated with walking ability at 1 year postoperatively, suggesting its potential utility in predicting activities of daily living (ADL). Since PMI can be easily measured from CT images, it is expected to have clinical applications as an indicator for rehabilitation interventions and prognostic prediction.

PMI is associated with the maintenance of walking ability at 1 year after surgery for proximal femoral fractures.
Natsumi SAKA (Tokyo, Japon) , Yoshinobu WATANABE , Hirotaka KAWANO
11:14 - 11:21 #52362 - Fracture de l’acetabulum chez les sujets âgés de plus de 60ans : résultat du traitement chirurgical conservateur.
Fracture de l’acetabulum chez les sujets âgés de plus de 60ans : résultat du traitement chirurgical conservateur.

Les fractures de l’acétabulum chez le sujet âgé voient leur incidence augmenter régulièrement. L’indication thérapeutique chez cette population demeure un sujet de débat dans la littérature. L’objectif de ce travail était de décrire les résultats fonctionnels et radiologiques du traitement chirurgical conservateur par réduction et ostéosynthèse interne de ces fractures chez les patients de plus de 60 ans.

Il s'agissait d'une étude descriptive rétrospective monocentrique menée sur cinq ans (2019-2023) à propos de patients âgés de plus de 60 ans présentant une fracture acétabulaire et traités par ostéosynthèse interne. L’évaluation postopératoire de la réduction a été réalisée par radiographie standard et par tomodensitométrie (score de Matta et de Saint-Joseph). Les résultats fonctionnels au dernier recul ont été évalués par les scores de Postel-Merle d’Aubigné (PMA) et de Harris (HHS).

Nous avons recensé 32 patients. L’âge moyen était de 69,5 ans avec une prédominance masculine (69 %). Les accidents domestiques en étaient la cause principale (47 %). Les fractures complexes prédominaient (62 %). L'évaluation tomodensitométrique s'est révélée plus stricte que la radiographie standard, classant la réduction comme anatomique dans 22% des cas, contre 56 % à la radiographie. Au dernier recul (recul moyen de 36 mois), le résultat fonctionnel a été jugé bon à excellent dans 56% des cas selon le score PMA et 47% selon le score HHS. La consolidation osseuse a été acquise chez 100% des patients. Bien qu'une coxarthrose radiologique soit apparue dans 41% des cas, aucune conversion en prothèse totale de hanche n'a été observée. L'analyse a révélé qu'une mauvaise réduction au scanner (Step-off≥2mm ou Gap≥3mm) était significativement corrélée à l'apparition d'une coxarthrose post-traumatique (p<0,001) et à de mauvais résultats fonctionnels (p<0,01).

Les fractures de l’acétabulum sont en nette augmentation chez le sujet âgé, en lien avec le maintien d’un niveau d’activité physique élevé dans cette population ainsi qu’avec la persistance d’un taux important d’accidents de la circulation. Malgré une qualité osseuse souvent altérée et la fréquence des impactions ostéochondrales, dont la réduction peut être techniquement difficile, le traitement chirurgical conservateur permet d’obtenir de bons résultats fonctionnels et radiologiques, aussi bien dans la littérature internationale que dans notre série. L’évolution vers l’arthrose peut être observée dans près de la moitié des cas, tout en restant souvent associée à une réponse clinique satisfaisante.

La réduction et fixation interne des fractures acétabulaires permet d’obtenir de bons résultats en termes de consolidation osseuse et de survie de la hanche à moyen terme chez le sujet âgé. Cette approche permet de préserver le capital osseux et la congruence articulaire facilitant ainsi une éventuelle conversion prothétique secondaire.
Cherif ABDELKEFI (Tunis, Tunisie) , Amine SELMENE , Nidhal MATHLOUTHI , Amine KHELIL , Mourad ZARAA , Hedi ANNABI , Wael CHEBBI
11:21 - 11:28 #51632 - Arthroplastie après échec du traitement fonctionnel des fractures Garden 1 : des résultats comparables à l’arthroplastie de première intention.
Arthroplastie après échec du traitement fonctionnel des fractures Garden 1 : des résultats comparables à l’arthroplastie de première intention.

Les fractures du col fémoral de type Garden 1 sont fréquentes chez les sujets âgés et leur prise en charge reste controversée. Le traitement fonctionnel est une option envisageable chez les patients sélectionnés, mais son échec conduit parfois à une arthroplastie secondaire. Peu d’études ont comparé directement les résultats de cette arthroplastie de rattrapage avec ceux d’une arthroplastie de première intention. L'objectif de notre étude était de comparer les résultats fonctionnels, les complications, la survie et la mortalité entre l’arthroplastie de rattrapage après échec d’un traitement fonctionnel et l’arthroplastie de première intention pour fractures Garden 1 chez les patients âgés de plus de 65 ans.

Étude rétrospective multicentrique incluant 61 patients opérés d’une arthroplastie de rattrapage après échec du traitement fonctionnel, appariés à 61 témoins ayant bénéficié d’une arthroplastie de première intention selon l’âge, le sexe, le score ASA, le type d’arthroplastie et le score de Parker pré-fracturaire. Les critères principaux étaient la survie et les résultats fonctionnels à deux ans.

Les deux groupes étaient comparables sur le plan démographique. Aucune différence significative n’a été observée concernant la récupération fonctionnelle à trois mois (score de Parker), le taux de complications, de reprises chirurgicales, la perte sanguine, la durée d’hospitalisation ou la mortalité à deux ans. La survie globale à deux ans était de 76,3 % pour le groupe rattrapage et de 84,2 % pour le groupe première intention (p > 0,05).

Le traitement fonctionnel, lorsqu’il est proposé à des patients rigoureusement sélectionnés, permet d’obtenir de bons résultats, notamment en matière de consolidation osseuse. En revanche, la prise en charge chirurgicale, qu’il s’agisse d’une ostéosynthèse ou d’une arthroplastie, n’a pas démontré de supériorité, ni sur le plan fonctionnel ni en termes de survie. Plusieurs auteurs ont analysé les facteurs de risque d’échec du traitement fonctionnel, qu’ils soient cliniques ou radiologiques. Ainsi, ce type de prise en charge ne peut être envisagé chez tous les patients, ni pour toutes les fractures classées Garden 1. Grâce à notre étude, nous savons que l'arthroplastie de rattrapage après échec de ce traitement reste une option avec des résultas équivalents à l'arthroplastie de première intention.

L’arthroplastie de rattrapage après échec du traitement fonctionnel des fractures Garden I offre des résultats cliniques et fonctionnels comparables à ceux d’une arthroplastie de première intention. Ces données soutiennent l’intérêt du traitement fonctionnel initial chez des patients âgés bien sélectionnés, sous réserve d’un suivi clinique et radiologique rigoureux.
Theo VERDIER (Marseille) , Matthieu OLLIVIER , Solène PROST , Henri PEUCHOT , Christophe JACQUET , Jean-Noel ARGENSON
11:28 - 11:35 #52552 - Prothèse totale de hanche après échec d'ostéosynthèse de fracture de l'extrémité proximale de fémur: étude clinique et radiologique d'une série de 100 cas.
Prothèse totale de hanche après échec d'ostéosynthèse de fracture de l'extrémité proximale de fémur: étude clinique et radiologique d'une série de 100 cas.

La fracture de l'extrémité supérieure de fémur est une pathologie gériatrique touchant principalement la personne âgée. Elle engage le pronostic vital avec un taux de mortalité estimé de 20 à 30% dans l'année suivant la fracture. L'échec de l'ostéosynthèse de cette fracture dû à une faillite de matériel d'ostéosynthèse impose le recours à une arthroplastie de hanche dite de "sauvetage". L'objectif de ce travail est d'analyser les difficultés propres à cette chirurgie de reprise, ses résultats cliniques et radiologiques ainsi que ses complications post opératoires versus la prothèse de hanche de première intention.

En se basant sur le codage informatique des actes médicaux suivant: -NEKA 015: remplacement de l'articulation coxo-fémorale par prothèse totale après ostéosynthèse, ostéotomie ou prothèse cervico-céphalique -NEKA 020: remplacement de l'articulation coxo-fémorale par prothèse totale nous avons pu étudier sur une période étalée sur dix ans (de janvier 2016 à décembre 2025) une série de 100 prothèses totales de hanche après échec de fixation de fracture de fémur proximal. Il s'agit d'une série de 75 femmes et de 25 hommes âgés en moyenne de 75 ans, relativement autonomes (score de Parker égal à 6/9) avant leur fracture survenue en moyenne 100 jours avant la reprise pour faillite de matériel d'ostéosynthèse (80 clous cervico-médullaire et 20 vis plaque). Une évaluation clinique comportant l'analyse des scores PMA(Postel Merle d'Aubigné) et HHS(score de hanche de Harris) ainsi qu'une analyse radiologique ont été réalisées en pré opératoire et au dernier recul.

Les principales difficultés rencontrées durant cette chirurgie de reprise étaient la raideur importante de la hanche, le raccourcissement ou l'attitude vicieuse en rotation externe de membre, les dégâts anatomiques acétabulaires imposant l'utilisation d'une cupule double mobilité, les modifications architecturales de la région trochantérienne à l'origine d'une extraction pénible de matériel d'ostéosynthèse, d'une perméabilisation délicate du canal médullaire ainsi que de risque accru de fausse route lors de positionnement de la tige fémorale. Sur le plan fonctionnel, l'autonomie initiale des patients avant leur fracture a été retrouvée chez 70 patients selon le score PMA. Les 30 autres ont eu un résultat passable voir même mauvais: 1 patient sur 2 est incapable de marcher sans canne et 1 sur 4 doit utiliser plus qu'une canne pour se déplacer. Un seul cas de luxation et d'un déscellement aseptique de la tige fémorale a été rapporté.

La prothèse de hanche après échec de fixation première de fracture de fémur proximal présente un risque supérieure à la prothèse de première intention, en raison de la fréquente modification anatomique locale elle même à l'origine d'un mauvais résultat fonctionnel et d'un risque élevé d'instabilité prothétique.

Nous recommandons dans ce contexte spécifique le scellement de la tige fémorale et l'utilisation systématique d'une cupule double mobilité.
Abdelkader ARROUM (Metz-Thionville) , Lawan Abdou ABOUBACAR , Meriem SOUISSI , Elvire PERIANU , Iheb HMIDA , Sara BOUMAIL , Khaled HARMAS , Simon KIRSH , Julien MAYER , Emmanuel CAREMIER , Aboubekr BERRICHI , Mbarek IRRAZI
11:35 - 11:42 #51961 - Luxation après PTH pour fracture du col fémoral : résultat à long terme d’une stratégie double mobilité par voie antéro-latérale.
Luxation après PTH pour fracture du col fémoral : résultat à long terme d’une stratégie double mobilité par voie antéro-latérale.

L’arthroplastie totale de hanche (PTH) constitue le traitement de référence des fractures déplacées intra-capsulaires du col fémoral chez les patients âgés. Cependant, la luxation reste l’une des complications majeures après PTH dans cette indication. L’utilisation des cupules à double mobilité (DM) a été proposée afin de réduire ce risque d’instabilité. Nous avons émis l’hypothèse que l’association d’une cupule DM à une voie d’abord antéro-latérale permettrait de contrôler efficacement le risque de luxation à long terme dans le traitement des fractures du col fémoral.

Il s’agit d’une étude de cohorte rétrospective monocentrique incluant une série continue de patients présentant une fracture déplacée du col fémoral traitée par arthroplastie totale de hanche à double mobilité par voie d’abord antéro-latérale entre mai 2011 et décembre 2016. Les patients étaient évalués cliniquement et radiographiquement à 6 semaines, 1 an puis au dernier recul. Les complications ont été recensées jusqu’au décès du patient ou au dernier suivi, avec un recul maximal de 10 ans. Le critère de jugement principal était l’incidence des luxations de PTH après implantation systématique d’une cupule à double mobilité par voie antéro-latérale. Les critères secondaires comprenaient l’évaluation fonctionnelle, l’analyse des complications et l’identification des facteurs de risque d’instabilité.

Six cent soixante-cinq PTH ont été réalisées chez 654 patients (74 % de femmes), avec un âge moyen de 82 ± 10 ans. Le recul minimal était de 1 an et le suivi moyen de 4,5 ± 0,7 ans, avec un suivi maximal de 10 ans. Huit luxations ont été observées (1,2 %), dont un cas de luxation récidivante. Vingt-quatre infections aiguës et deux infections chroniques ont été recensées (3,9 %). Soixante-seize fractures péri-prothétiques (11,4 %) ont été observées, dont 36 peropératoires (5,4 %) et 40 postopératoires, parmi lesquelles 17 survenues après plus de deux ans de suivi. Le score de Harris moyen était de 87,9 ± 12,2 à 1 an et de 71,5 ± 16,9 à 10 ans. La survie des patients à 10 ans était de 14,1 % (93 patients).

Le taux de luxation observé dans notre série (1,2 %) est inférieur à ceux rapportés dans la littérature pour les PTH réalisées pour fracture du col fémoral, généralement compris entre 3 et 10 %. Cette faible incidence pourrait s’expliquer par l’association d’une cupule à double mobilité, augmentant la stabilité prothétique, et d’une voie d’abord antéro-latérale, limitant le risque d’instabilité postérieure. Les résultats fonctionnels et les taux de complications observés dans notre série sont comparables à ceux rapportés dans les séries récentes.

Dans cette large série de 665 PTH réalisées pour fracture du col fémoral, l’association d’une cupule à double mobilité et d’une voie d’abord antéro-latérale est associée à un taux de luxation très faible (1,2 %) avec des résultats fonctionnels satisfaisants à long terme.
Arnaud CLEMENSON (Dijon) , Pierre MARTZ , Emmanuel BAULOT , Antoine PIERCECCHI , Victor PACORET
11:42 - 11:49 #53347 - La collerette des tiges cimentées a-t-elle un effet protecteur contre les fractures fémorales périprothétiques ? Revue systématique et méta-analyse des études comparatives.
La collerette des tiges cimentées a-t-elle un effet protecteur contre les fractures fémorales périprothétiques ? Revue systématique et méta-analyse des études comparatives.

Nous avons comparé l’incidence des fractures périprothétiques du fémur (FPP) après arthroplastie de hanche avec tiges cimentées selon la présence ou non d’une collerette, indépendamment du revêtement de la tige de la tige.

Une revue systématique de la littérature et une méta-analyse des études comparatives ont été réalisées. Les neuf cohortes comparatives regroupaient au total 92 970 hanches, dont 60 755 dans les groupes avec tiges à collerette et 32 215 dans les groupes avec tiges sans collerette. Le suivi des cohortes comparatives variait de 20 mois à 10 ans. Les quatre études à bras unique incluaient 2 413 hanches, avec des durées de suivi allant de 2,6 à 21,5 ans. Une méta-analyse des études comparatives a été effectuée selon un modèle à effets aléatoires, et les estimations d’incidence relative ont été rapportées avec leurs intervalles de confiance (IC) à 95 %.

L’incidence des FPP avec les tiges cimentées à collerette était de 0,51 % (IC à 95 % : 0,22–0,91 ; I² = 87,8 %), tandis que les tiges cimentées sans collerette présentaient une incidence de 2,27 % (IC à 95 % : 1,46–3,23 ; I² = 90,0 %). Dans l’ensemble des études comparatives, l’odds ratio combiné selon un modèle à effets aléatoires était de 0,28 (IC à 95 % : 0,16–0,50 ; p < 0,0001), avec une hétérogénéité modérée (I² = 71 %), en faveur des tiges à collerette.

L’utilisation d’une tige cimentée à collerette est associée à une diminution du risque de FPP par rapport à une tige cimentée sans collerette, indépendamment de la surface de la tige(polie versus matte et satin) . La compréhension de l’effet biomécanique et clinique de la collerette sur les tiges cimentées paraît essentielle pour réduire le risque de FPP, en particulier chez les patients à haut risque fracturaire.
Pierre LABOUDIE (Mérignac) , Mattia BLANCATO
11:49 - 11:56 #52661 - Defining an Intraoperative Verification Threshold for Acetabular Cup-Native Femoral Head Size Mismatch in Primary Total Hip Arthroplasty: A Meta-analysis.
Defining an Intraoperative Verification Threshold for Acetabular Cup-Native Femoral Head Size Mismatch in Primary Total Hip Arthroplasty: A Meta-analysis.

Intraoperative measurement of the excised native femoral head has been proposed as a simple, no-cost cross-check for acetabular cup sizing in primary total hip arthroplasty (THA). However, published cup-head discrepancies remain variable, and no evidence-based verification threshold has been clearly established. This meta-analysis aimed to define the expected range of cup-head mismatch and to propose a pragmatic intraoperative alert threshold.

A PRISMA-guided systematic review and meta-analysis was performed using Cochrane Library, MEDLINE, and Google Scholar from database inception to December 24, 2025. Studies reporting intraoperative native femoral head diameter and final implanted acetabular cup size in primary THA were included. The primary outcome was the mean difference (Δ) between cup size and head diameter. Data were pooled with a random-effects model, and 95% confidence intervals (CI), 95% prediction intervals (PI), and 75% PI were calculated.

Four studies including 631 hips were analyzed. The pooled mean cup-head difference was 2.93 mm, indicating that the implanted cup was on average larger than the excised femoral head. The 95% CI was 2.03-3.83 mm, while the 95% PI ranged from -1.45 to 7.32 mm, reflecting between-study variability. The 75% PI was 1.30-4.57 mm, suggesting that in most future series the expected mismatch will lie within this range. Across 556 hips with categorical data, the cup was larger than the head in 87.77% of cases; discrepancies of 0-2 mm and 2-4 mm accounted for most cases, whereas exact matches were uncommon and negative discrepancies were rare.

These findings suggest that femoral-head sizing should be interpreted as an intraoperative plausibility check rather than as a fixed target. In routine primary THA, a cup 0-4 mm larger than the native head appears to be the most common pattern. A mismatch greater than 4 mm should therefore not be considered an automatic indication to downsize the implant, but rather an alert threshold prompting deliberate verification of caliper technique, true equatorial measurement, reaming depth, version, containment, and consistency with preoperative templating. This approach may help identify outliers caused by technical error, eccentric reaming, or unrecognized bone deficiency, while avoiding reflex decisions based on a single measurement. Femoral-head sizing is particularly attractive because it is rapid, inexpensive, and independent of radiographic magnification or software availability, making it a useful complement to templating rather than a replacement for it.

In primary THA, the implanted acetabular cup is typically about 3 mm larger than the excised native femoral head, most often within a 0-4 mm range. Intraoperative femoral-head measurement is a practical verification tool for cup sizing, and a mismatch greater than 4 mm should trigger reassessment before changing component size.
Chahine ASSI , Ralph MAROUN , Kaissar YAMMINE , Pascal KOUYOUMDJIAN , Youssef JAMALEDDINE (Beirut, Liban)
Louis Lumiere

"Mercredi 11 novembre"

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CO07
11:00 - 12:00

Communications orales
Genou

Modérateurs : Florian BOUREAU (Chirurgien libéral) (Cavaillon), Louis DAGNEAUX (PUPH) (Montpellier)
11:00 - 11:07 #51514 - Bloc du canal des adducteurs peropératoire chirurgical versus échoguidé préopératoire pour l’analgésie après arthroplastie totale de genou : essai prospectif randomisé.
Bloc du canal des adducteurs peropératoire chirurgical versus échoguidé préopératoire pour l’analgésie après arthroplastie totale de genou : essai prospectif randomisé.

Le bloc du canal des adducteurs (ACB) permet une analgésie épargne-morphinique après arthroplastie totale de genou (ATG). Une alternative pratique est sa réalisation peropératoire par le chirurgien. Cette étude évaluait si l’ACB chirurgical (S-ACB) réduit la douleur au repos à 24 h par rapport à un ACB échoguidé (US-ACB), ainsi que la consommation d’opioïdes, les événements indésirables et la durée d’hospitalisation (DH). Hypothèse Le S-ACB est supérieur à l’US-ACB pour réduire la douleur à 24h

Essai randomisé, monocentrique, ouvert, incluant des adultes pour ATG primaire unilatérale (janvier–juin 2025). Randomisation 1:1 : S-ACB (injection peropératoire selon repères anatomiques) ou US-ACB (injection préopératoire échoguidée). Les deux groupes recevaient 15 mL de ropivacaïne 0,475 % pour l’ACB et une infiltration capsulaire postérieure. Critère principal : douleur au repos à 24 h (NRS). Critères secondaires : consommation de morphine à 24 h, NRS en SSPI, à J3 et à la sortie, recours à un bloc de sauvetage, événements indésirables et DH. Analyse en intention de traiter.

Cinquante-et-une ATG analysées (S-ACB n=27 ; US-ACB n=24). Les groupes étaient comparables, sauf pour le diabète (plus fréquent dans le groupe US-ACB). Critère principal : la NRS moyenne à 24 h était de 1,6 ± 1,8 (S-ACB) contre 2,0 ± 2,2 (US-ACB) ; différence moyenne −0,33 (IC 95 % −1,44 à 0,78 ; p non significatif). Consommation de morphine à 24 h : 5,6 ± 4,0 mg (S-ACB) contre 5,8 ± 3,7 mg (US-ACB) ; différence −0,16 mg (IC 95 % −2,67 à 2,37 ; p non significatif). Aucun événement indésirable lié au bloc n'a été observé. Le taux de blocs de sauvetage était faible (deux cas dans le groupe US-ACB). La DH était similaire (6,5 ± 3,1 vs 6,7 ± 2,4 nuits). À tous les temps d’évaluation (SSPI, J3, sortie), la NRS et la consommation d’opioïdes ne différaient pas.

L’ACB chirurgical n’a pas démontré de supériorité analgésique par rapport à l’ACB échoguidé à 24 h, dans un contexte de faibles scores douloureux et de faibles besoins en opioïdes, sans problème de sécurité. Des essais multicentriques de plus grande ampleur sont nécessaires pour confirmer une éventuelle équivalence et évaluer la récupération fonctionnelle.
Baptiste DAVID (Nice) , Nicolas BRONSARD , Matthieu PERAS , Basel HASENY , Emmanuelle BADIA , Audrey NEBLE , Axel MAURICE-SZAMBURSKI , Jean-François GONZALEZ , Gérgoire MICICOI
11:07 - 11:14 #51933 - Impact Of The Surgical Workflow And Technology Change On Early Clinical Outcomes In Total Knee Arthroplasty.
Impact Of The Surgical Workflow And Technology Change On Early Clinical Outcomes In Total Knee Arthroplasty.

Total knee arthroplasty (TKA) presents unique complexity compared to other joint replacements due to diverse surgical workflows and alignment philosophies. Variations in bone cut sequencing and instrumentation can influence surgeon habits and patient outcomes. This study investigates the impact of transitioning from a femur-first measured resection (MR) workflow to a tibia-first gap balancing (GB) workflow that integrates dynamic soft tissue assessment. Both workflows utilized the same computer-assisted orthopedic surgery (CAOS) platform, with GB further enhanced by a force-controlled distractor to capture real-time gap profiles. Study was intended to evaluate clinical outcomes and technical adjustments associated with adopting GB versus MR workflows in TKA.

A retrospective review of 225 consecutive primary TKAs performed by a single senior surgeon using the same CAOS system. Patients were grouped into MR (n=75), GB early (first 75 cases), and GB late (subsequent 75 cases). MR prioritized distal and posterior femoral cuts before tibial resection, while GB employed a tibia-first approach with dynamic gap measurement across full flexion arc. KOOS Jr. scores were collected preoperatively and at one-year follow-up. Technical metrics included planned and checked gaps, femoral and tibial alignment angles, and insert thickness. Statistical analysis used Welch’s t-tests, Mann–Whitney U, Fligner–Killeen variance tests, and ANOVA with Tukey post hoc comparisons (p<0.05).

Preoperative KOOS Jr. scores were comparable across groups. At one year, all cohorts improved, but GB late achieved the highest score (79.6 ±16.2) and greatest gain (+34.1), significantly outperforming MR and GB early (p<0.05). MR and GB early showed equivalent improvements (~75 points). Technically, GB adoption increased variability in femoral resections initially, but refinement led to consistent trends: femoral flexion rose from 2.0° (MR) to 2.8° (GB late), tibial slope increased from 3.0° to 3.8°, and femoral varus/valgus alignment approached neutral. Insert thickness remained stable, preserving joint line height. Gap analysis revealed tighter, more symmetric balancing in GB late, with medial and lateral gaps reduced by ~0.5 mm compared to GB early. Dynamic profiles confirmed uniformly tighter gaps across flexion, reflecting deliberate reduction in laxity targets and improved soft tissue adaptation.

Transitioning from MR to GB workflow in TKA is safe and effective, with early GB outcomes matching MR and refined GB delivering superior clinical and technical results. Improvements stem from enhanced personalization through soft tissue-guided planning, increased femoral flexion, optimized tibial slope, and tighter gap targets, contributing to better stability and patient satisfaction.

These findings highlight the value of iterative refinement and dynamic gap balancing in modern TKA, supporting a shift from rigid mechanical alignment toward individualized, data-driven strategies.
Laurent ANGIBAUD (Gainesville) , Prudhvi CHINIMILLI , Amaury JUNG , Corey JACKSON
11:14 - 11:21 #51659 - Impact de la réalité virtuelle immersive sur la consommation de sédatifs en périopératoire lors des prothèse totales du genou sous rachianesthésie.
Impact de la réalité virtuelle immersive sur la consommation de sédatifs en périopératoire lors des prothèse totales du genou sous rachianesthésie.

L’anxiété périopératoire joue un rôle majeur chez les patients opérés et peut influencer négativement la récupération postopératoire. La réalité virtuelle (RV) immersive, développée ces dernières années comme adjuvant en anesthésie locorégionale, pourrait permettre de réduire cette anxiété et de limiter la consommation peropératoire de sédatifs. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact de la RV sur l’anxiété périopératoire en analysant la consommation de sédatifs lors des prothèse totales de genou (PTG)

Une étude de cohorte prospective monocentrique a été menée chez des patients bénéficiant d’une PTG sous rachianesthésie. Les patients ayant utilisé un casque de réalité virtuelle pendant l’intervention (Groupe RV) ont été comparés à ceux ayant bénéficié d’une rachianesthésie seule (Groupe contrôle).Le critère de jugement principal était la consommation de sédatifs en peropératoire. Les critères secondaires comprenaient les complications périopératoires (administration d’oxygène, hypotension peropératoire), la durée d’hospitalisation, ainsi que la consommation d’antalgiques au cours des cinq premiers jours postopératoires.

Soixante patients ont été inclus : 30 dans le groupe RV et 30 dans le groupe contrôle. L’âge moyen était de 71 ans.Une réduction significative de la consommation de sédatifs en peropératoire a été observée dans le groupe RV (intervalle de confiance à 95 % [0,13–0,87], p = 0,018).Une diminution significative de la consommation de néfopam au cours des cinq premiers jours postopératoires a également été mise en évidence dans le groupe RV (IC 95 % [-0,1–33,7], p = 0,005).Aucune différence significative n’a été retrouvée entre les groupes concernant l’administration d’oxygène, l’hypotension peropératoire, la durée d’hospitalisation ou la consommation d’équivalent morphinique oral dans les cinq premiers jours postopératoires

L’utilisation de la réalité virtuelle immersive lors des PTG sous rachianesthésie apparaît comme une approche innovante permettant de réduire la consommation de sédatifs en peropératoire sans augmentation des complications périopératoires.
Christophe JACQUET (Marseille) , Henri PEUCHOT , Julien DRUEL , Mathhieu OLLIVIER , Jean-Noel ARGENSON
11:21 - 11:28 #51831 - Les sutures crantées associées à la colle chirurgicale: une option sûre pour la fermeture après prothèse totale de genou, une étude rétrospective.
Les sutures crantées associées à la colle chirurgicale: une option sûre pour la fermeture après prothèse totale de genou, une étude rétrospective.

La fermeture cutanée après une prothèse totale de genou (PTG) joue un rôle essentiel dans la récupération postopératoire et l’initiation de la rééducation. Malgré l’existence de multiples techniques de fermeture, les données concernant l’utilisation combinée de sutures barbelées (Stratafix, Ethicon) et colle chirurgicale (LiquiBand Exceed, Advanced Medical Solutions) restent limitées. L’objectif de cette étude était d’évaluer la sécurité précoce et la satisfaction précoce des patients avec cette technique de fermeture combinée, comparativement à une fermeture conventionnelle utilisant des sutures Vicryl et des agrafes. Le critère de jugement principal était l’état de la cicatrice à 28 jours postopératoires (J28) d'après le patient. Les critères secondaires comprenaient l’état précoce du pansement, l’amplitude articulaire dans le mois post-opératoire et score fonctionnel à J28.

Dans cette étude comparative rétrospective, 732 patients opérés d’une PTG entre juillet 2020 et février 2026 ont été inclus. 554 patients avec une fermeture cutanée par sutures crantées et colle chirurgicale ont été comparés à 178 patients avec une fermeture par Vicryl et agrafes. Via un formulaire en ligne (Orthense, Digikare), l’état de la cicatrice à J28 a été évalué par les patients (aucune plainte, rougeur, retard de cicatrisation, épanchement). L’état du pansement a été évalué aux jours 1 et 3 (propre, légèrement taché ou souillé). L’amplitude articulaire a été mesurée aux jours 3, 7, 14 et 28. Les scores fonctionnels ont été évalués avec le score SKV à J28.

Une proportion significativement plus élevée de patients n’a rapporté aucune plainte de la cicatrice à J28 dans le groupe sutures crantées et colle comparativement au groupe contrôle (73,5 % vs 51,9 %, p<0,01).Cinq patients (0,9 %; 5/554) ont présenté une complication précoce avec cette nouvelle technique, sans différence significative par rapport au groupe contrôle (1,1 %; 2/178). L’état du pansement aux jours 1 et 3 était significativement amélioré (p < 0,01). La récupération fonctionnelle précoce était améliorée, avec une flexion du genou plus importante aux jours 3, 7 et 14 (p = 0,03), bien qu’aucune différence n’ait été observée à J28. Les scores SKV étaient significativement plus élevés à J28 (p = 0,02).

La colle cutanée ne semble pas réduire le taux de complications de cicatrisation, mais elle est associée à une meilleure expérience rapportée par les patients. Cette technique permet de réduire le nombre de soins de pansement et de limiter les manipulations de la cicatrice. L’obtention d’une flexion plus précoce permet de favoriser une récupération fonctionnelle accélérée.

Les sutures crantées résorbables associées à la colle constituent une méthode sûre de fermeture cutanée après PTG, avec un faible taux de complications. Cette technique est associée à des pansements moins tachés, de meilleurs scores SKV à J28 et une amélioration de la mobilité articulaire précoce par rapport à la fermeture conventionnelle.
Alexandre LE GUEN (TOULOUSE) , Alexandre HARDY , Nicolas REINA , Régis PAILHÉ , Etienne CAVAIGNAC
11:28 - 11:35 #51430 - Evaluation médico-économique de l’arthroplastie du genou robotisée.
Evaluation médico-économique de l’arthroplastie du genou robotisée.

Le système d’assistance robotisée MAKO® a été référencé dans notre établissement de santé (ES) afin d’améliorer la précision du positionnement des implants lors des arthroplasties total du genou (ATG). L’objectif de notre étude était de comparer les coûts réels, les bénéfices cliniques et organisationnels des ATG réalisées avec ou sans assistance robotique, et d’évaluer l’impact des courbes d’apprentissage sur l’efficience.

Un microcosting prospectif a été conduit sur 30 patients opérés sur 3 mois (20 avec robot, 10 sans robot), et une étude rétrospective sur 998 patients opérés sur 24 mois (704 avec robot, 294 sans robot). Les coûts directs et indirects, la durée d’hospitalisation, les taux de réhospitalisation à 40 jours, les temps opératoires et d’occupation de salle, ainsi que les recettes CCAM ont été analysés.

L’ATG robotisée présente un surcoût moyen de 223,7 € par intervention lié aux DM captifs. Les recettes liées aux GHS étaient strictement comparables entre groupes, confirmant l’absence de valorisation spécifique de la robotique dans la tarification actuelle. Les temps opératoires sont plus courts avec robotisation (–2,7 min, p=0,045). L'écart s'étend après 12 mois (−5 min, p<0,05) sans différence persistante d’occupation de salle. Nous n'observons pas de différence significative pour les durée moyenne de séjour (3 jours en moyenne, p=0,069) ni pour les taux de réhospitalisation (1,36 % vs 1,42 %, p=0,82). L’analyse des courbes d’apprentissage a montré une phase initiale de progression jusqu’au 91e cas avec une réduction de 23 minutes du temps d’occupation de salle (p<0,001), suivie d’une phase de maîtrise. De manière originale, une dynamique similaire a été retrouvée pour les interventions sans robot (réduction de 21 minutes jusqu’au 83e cas, p<0,001).

Ces résultat suggèrent un effet de diffusion, ils tendent à montrer que l’assistance robotique n’entraîne pas une amélioration clinique immédiate majeure, mais contribue fortement à une optimisation organisationnelle globale de l’utilisation des salles de bloc opératoire. La seconde phase marquée par un allongement des temps d'occupation des salles sans robot est retrouvé dans la littérature lié à la raréfaction des cas et à la part de l'enseignement croissante dans ces gestes.

Une réduction fortement significative de la durée de l’ensemble des actes avec et sans assistance robotique depuis la mise en place du MAKO® a été démontré. Ces résultats soulignent l’importance des courbes d’apprentissage dans l’évaluation médico-économique, et la nécessité de prendre en considération les stratégies de formation et d’accompagnement lors de l’introduction de la robotique en chirurgie. Ils suggèrent également d’explorer les économies réalisées par la réduction du temps d’occupation de la salle, non seulement en comparant l’utilisation ou non de l’assistance robotique, mais plus en analysant l’évolution temporelle avant et après l’introduction du MAKO®.
Antoine LAURENT-PUIG (Amiens) , Abir PETIT , Lauriane GAUDEFROY , Romain VALVERDE , Patrice MERTL
11:35 - 11:42 #51661 - Comparaison intra-individuelle de l’alignement personnalisé assisté par robot versus l’alignement mécanique conventionnel dans la prothèse totale du genou : étude prospective multicentrique.
Comparaison intra-individuelle de l’alignement personnalisé assisté par robot versus l’alignement mécanique conventionnel dans la prothèse totale du genou : étude prospective multicentrique.

L’assistance robotisée et les stratégies d’alignement personnalisé en prothèse totale du genou (PTG) visent à améliorer la récupération fonctionnelle et la satisfaction des patients par rapport aux techniques conventionnelles d’alignement mécanique. Les données issues d’études comparatives intra-individuelles restent limitées. L’objectif de cette étude multicentrique était de comparer les résultats cliniques, radiologiques et rapportés par les patients entre une PTG avec alignement mécanique conventionnel et une PTG avec alignement personnalisé assisté par robot réalisées chez les mêmes patient.

Les patients bénéficiant d’une PTG primaire bilatérale en deux temps, avec un intervalle maximal de deux ans, ont été inclus prospectivement. Chaque patient recevait une PTG avec alignement mécanique conventionnel et instrumentation standard pour un genou, et une PTG avec alignement personnalisé assisté par le système robotisé ROSA pour le genou controlatéral. Les memes implants postéro-stabilisés cimentés ont été utilisés dans les deux groupes. Les paramètres évalués comprenaient la durée opératoire, les pertes sanguines peropératoires, la durée d’hospitalisation et les complications. Les résultats fonctionnels ont été mesurés en préopératoire puis à 6 semaines, 3 mois, 6 mois et 1 an à l’aide des scores KOOS et KSS. L’analyse radiographique incluait l’angle HKA, l’angle JLO et la classification CPAK. La perception des patients de la période poste opératoire et au dernier recul a été recueillie par questionnaires structurés à cinq niveaux (vraiment moins bien, moins bien, equivalent, meilleur, vraiment meilleur)

69 patients ont été inclus. La PTG assistée par robot présentait un temps opératoire légèrement plus long (11,3 min en moyenne), sans différence significative concernant les pertes sanguines, la durée d’hospitalisation ou les complications. Les scores KOOS et KSS étaient significativement supérieurs dans le groupe robotisé à 6 semaines et 3 mois, avec une convergence des résultats à 1 an. L’analyse radiographique montrait significativement une meilleure restauration des paramètres d’alignement individuel (orientation de la JLO restauré dans 87% des cas vs 44 %; p=0.01) dans le groupe robotisé. La majorité des patients rapportait une rééducation plus facile durant les trois premiers mois (67%) et une préférence finale pour le genou opéré avec assistance robotisée (69%).

Dans une comparaison intra-individuelle, la PTG avec alignement personnalisé assisté par robot procure un bénéfice fonctionnel précoce et une meilleure perception des patients par rapport à la PTG avec alignement mécanique conventionnel, avec une sécurité comparable.
Christophe JACQUET (Marseille) , Mathhieu OLLIVIER , Guillaume BOITEUX , Thibault LIGUORI , Jean-Noel ARGENSON
11:49 - 11:56 #51896 - L’assistance robotique améliore-t-elle les résultats de la PTG en alignement fonctionnel ? Résultats équivalents à deux ans dans une étude comparative appariée par score de propension.
L’assistance robotique améliore-t-elle les résultats de la PTG en alignement fonctionnel ? Résultats équivalents à deux ans dans une étude comparative appariée par score de propension.

L’alignement fonctionnel en arthroplastie totale du genou (PTG) vise à restaurer l’anatomie et l’équilibre ligamentaire propres à chaque patient, afin de reproduire une cinématique articulaire plus physiologique. L’assistance robotique pourrait améliorer la précision de la planification et de l’exécution chirurgicale. Toutefois, son impact clinique reste discuté. L’objectif de cette étude était de comparer les résultats cliniques à deux ans de PTG implantées selon un alignement fonctionnel, en utilisant soit une instrumentation mécanique conventionnelle, soit une assistance robotique ROSA®. Notre hypothèse était l’équivalence des deux techniques.

Une étude comparative a été réalisée de 2022 à 2024 chez des patients opérés d’une PTG primaire pour gonarthrose primaire par un opérateur senior, selon les principes de l’alignement fonctionnel. Deux techniques d’implantation ont été utilisées : instrumentation mécanique conventionnelle ou assistance robotique ROSA®. Un appariement par score de propension a été réalisé pour limiter le biais de sélection lié au caractère rétrospectif de l’étude. Les scores ont été estimés par régression logistique multivariée, incluant les paramètres suivants: âge, sexe, BMI, score ASA et déformation coronale préopératoire évaluée sur l’angle HKA (centre hanche-genou-cheville), puis appariés selon un ratio 1:1. L’équilibre entre les groupes a été vérifié par la différence standardisée moyenne (SMD < 0,10). Après appariement, 62 patients ont été analysés, avec 31 patients par groupe. Les critères d’évaluation comprenaient les scores KSS (Knee Society Score) et OHS (Oxford Hip Score), évalués en préopératoire et à deux ans de suivi. L’étude a été conduite sur une hypothèse d’équivalence, avec une différence minimale cliniquement importante (MCID) de 10 points (±9) pour l’OHS.

Après appariement, les deux groupes présentaient des caractéristiques préopératoires comparables. À deux ans de suivi, aucune différence significative n’a été observée entre le groupe Robot et le groupe mécanique pour le KSS (190 ± 20 vs 195 ± 25) ou l’OHS (37 ± 8 vs 38,3 ± 11). L’alignement postopératoire HKA était également comparable (175.2° ± 4° pour le robot vs 175.7° ± 6° pour le groupe mécanique). Aucun échec précoce ni reprise chirurgicale n’a été rapporté durant la période de suivi.

L'alignement fonctionnel reste basé sur l'évaluation subjective des tensions ligamentaires par l'opérateur, ce qui peut expliquer l'équivalence des deux techniques.

Les résultats suggèrent une équivalence clinique entre l’assistance robotique ROSA® et l’instrumentation mécanique conventionnelle pour la PTG. Les deux techniques ont produit des résultats comparables, avec des différences inférieures aux seuils de pertinence clinique prédéfinis. Des études incluant un effectif plus large et un suivi prolongé sont nécessaires pour évaluer l’apport potentiel de l’assistance robotique sur la précision de l’implantation et la survie des implants.
Elhadi SARIALI (Paris) , Cristian CUMPANA , Sena BOUKHELIFA
Debussy

"Mercredi 11 novembre"

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TR02
11:00 - 12:00

Table ronde SFAR/SOFCOT
SFAR

Directeurs : François BONNOMET (PUPH, chef de service) (Directeur, STRASBOURG), Marc LÉONE (Chef de service) (Directeur, Anesthésiste, Marseille), Karine NOUETTE-GAULAIN (Prof) (Directeur, Bordeaux), Jean-Marie PHILIPPEAU (Chirurgien Orthopédique) (Directeur, Nantes)
Regards croisés entre la Société Française d’Anesthésie et de Réanimation et la SOFCOT.
11:00 - 11:06 Introduction. Christophe HULET (Chirurgien orthopédiste ) (Conférencier, Président SOFCOT 2026, Caen), Marc LÉONE (Chef de service) (Conférencier, Anesthésiste, Marseille)
11:06 - 11:24 Les anticoagulants. Anne GODIER (Conférencier, Anesthésiste, Paris), Jean-Marie PHILIPPEAU (Chirurgien Orthopédique) (Conférencier, Nantes)
11:24 - 11:42 La médecine péri-opératoire. Marc LÉONE (Chef de service) (Conférencier, Anesthésiste, Marseille), François BONNOMET (PUPH, chef de service) (Conférencier, STRASBOURG)
11:00 - 12:00 ACUTE : priorisation des patients dans les urgences.
11:42 - 11:51 Référenciel de la priorisation des urgences chirurgicales au bloc opératoire : les enjeux. Pauline DUVAUCHELLE (Conférencier, Paris)
11:51 - 12:00 Opportunités ou contraintes ? Charles COURT (Conférencier, Paris)
Salon Ambassadeurs 2/3

"Mercredi 11 novembre"

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TR01
11:00 - 12:00

Table ronde SFA
Coiffe des rotateurs : réparer, adapter ou renoncer ? Les nouvelles stratégies en 2026 ?
SFA

Directeur : Johannes BARTH (orthopédiste) (Directeur, Chirurgien orthopédique, Grenoble)
Comment choisir la meilleure stratégie de traitement pour une rupture de la coiffe des rotateurs en fonction du patient et de la lésion en 2026
11:00 - 11:03 Introduction. Johannes BARTH (orthopédiste) (Conférencier, Chirurgien orthopédique, Grenoble)
11:03 - 11:13 Histoire naturelle des ruptures de coiffe non opérées : vers une dégradation inéluctable ? Florence AIM (chirurgien) (Conférencier, Paris)
11:13 - 11:23 Traitement conservateur bien conduit : peut-on réellement rivaliser avec la chirurgie ? Geoffroy NOURISSAT (MD PhD) (Conférencier, Paris)
11:23 - 11:33 Patch de coiffe : véritable avancée thérapeutique ou effet de mode ? Arnaud GODENÈCHE (Chirurgien Orthopédiste) (Conférencier, Lyon)
11:33 - 11:43 Patients âgés : jusqu’où faut-il encore réparer la coiffe ? Clément HORTEUR (Chirurgien orthopédiste) (Conférencier, Biomécanicien , Grenoble)
11:43 - 11:53 Ruptures itératives : faut-il persévérer… ou changer de stratégie ? Nicolas BONNEVIALLE (Professeur des Universités) (Conférencier, Toulouse)
11:53 - 12:00 Conclusion et Take Home Message. Johannes BARTH (orthopédiste) (Conférencier, Chirurgien orthopédique, Grenoble)
HI5 Studio

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CO10
11:00 - 12:00

Communications orales
Pied / Cheville

Modérateurs : Guillaume MERGENTHALER (PH) (Caen), Louis RONY (Maître de Conférences Universitaires - Praticien Hospitalier) (Angers)
11:00 - 11:07 #52203 - Morphologie distale du premier métatarsien dans l’hallux valgus : Description d’une population de 347 hallux valgus.
Morphologie distale du premier métatarsien dans l’hallux valgus : Description d’une population de 347 hallux valgus.

Dans l’hallux valgus, les anomalies distales du premier métatarsien incluent à la fois la position coronale de la tête métatarsienne par rapport au sol, traduisant sa pronation, et la déviation valgus de la surface articulaire distale par rapport à l’axe du métatarsien. Ces paramètres, notamment décrits par le Metatarsal Pronation Angle (MPA) et le 3D-DMAA, permettent de mieux caractériser la dysmorphie distale du premier métatarsien.. Ces descriptions reposent sur de courtes séries qui ne permettent pas de connaître la diversité des situations ni la distribution des différentes morphologies retrouvées dans la population.

Les patients programmés pour une chirurgie d’hallux valgus en 2023 et 2024 ont bénéficié des mesures préopératoires suivantes : MPA et 3D-DMAA, Angle entre le premier métatarsien et la première phalange (HVA) Angle intermétatarsien (IMA), angle de rotation des sésamoïdes (SRA) angle de rotation métatarso sésamoidien (MSRA) et offset métatarso-sésamoïdien (MSO). Les corrélations entre les différentes mesures ont été calculées avec le coefficient de Pearson.

Entre janvier 2023 et décembre 2024, sur 410 pieds programmés pour une chirurgie d’hallux valgus, 347 avaient bénéficié d’un conebeam en charge préopératoire permettant la réalisation des mesures. 89% des interventions étaient réalisés chez des femmes, dont l’age moyen était de 55 ans (14-82) Le MRA moyen était de 8,2° (SD=5,9°) (-12 – 23), avec 23 mesures négatives (6,6%), 129 supérieures à 10°(37%), et 39 supérieures à 15°(11%). Le 3D-DMAA moyen était de 11,6° (SD=5,1°) (0,1-31) , supérieur à 10° dans 208 cas (60%), supérieur à 15 dans 90 cas(26%) et supérieur à 20° dans 21 cas (6%) L’HVA moyen était de 29,5° (SD8,7°) (11-56), avec 46 mesures supérieures à 40° (13,2%), 18 supérieures à 45°(5%) et 4 supérieures à 50°(1%). L’IMA moyen était de 13,5° (SD=3,2) (5,3-22,5), avec 114 mesures supérieures à 15° (33%) et 7 supérieures à 20° (2%) Le SRA moyen était de 27,1° (SD=11,9°) (-4,5 – 67) Le MSRA moyen était de 18,8° (SD=12°) (-11,5 – 53) Le MSO moyen était de 7,8mm (SD=2,5°) (1,7 – 15) Le MPA et le 3D-DMAA étaient très faiblement corrélés avec les autres mesures, notamment avec l’HVA (respectivement r=-0,18 et r=0,21). Le MSO était modérément corrélé avec l’âge (r=0,4).

Le principal apport de cette étude est que le MRA et le 3D-DMAA sont très variables d’un patient à l’autre et très faiblement corrélés aux autres mesures.

La correction tridimensionnelle de la morphologie du premier métatarsien dans la chirurgie de l’hallux valgus ne peut donc pas être standardisée, mais doit être adaptée à chaque patient.
Philippe BEAUDET (Sainte Colombe) , Maria KHVESYUK , Matthieu LALEVÉE
11:07 - 11:14 #52042 - Learning Curve of Arthroscopic Anatomical ATFL and CFL Reconstruction Using Cumulative Experience Modeling: A Multicenter Study.
Learning Curve of Arthroscopic Anatomical ATFL and CFL Reconstruction Using Cumulative Experience Modeling: A Multicenter Study.

Arthroscopic anatomical reconstruction of the anterior talofibular ligament (ATFL) and calcaneofibular ligament (CFL) using a gracilis tendon autograft is technically demanding. Objective data on its surgical learning curve are limited. The primary aim of this study was to evaluate the learning curve using adjusted operative time modeling. The secondary objective was to determine whether patient-related factors independently influence operative duration after accounting for surgeon experience.

A retrospective multicenter study including 546 procedures performed by seven surgeons was conducted. Cumulative surgical experience was reconstructed for each surgeon by chronologically ranking all procedures, including those performed before the study period. Operative times were adjusted for age and sex using linear regression. A non-parametric LOESS smoothing method was applied to model the learning curve. The expertise plateau was defined as the first case at which the local slope fell below 1% of the total reduction in operative time. After plateau identification, operative times were adjusted for experience to assess associations with patient characteristics using Spearman correlation and Wilcoxon tests.

Baseline age and sex distributions differed significantly between surgeons (p = 0.002 and p < 0.001). After adjustment, operative time decreased progressively with increasing experience and stabilized at 37 cases. Mean operative time decreased from 59.7 minutes before the plateau to 43.8 minutes after the plateau, representing a 27% relative reduction (p < 0.001). After adjustment for experience, BMI was not associated with operative time (ρ = 0.08, p = 0.09), and no difference was observed between sexes (p = 0.30). Patient age showed a weak correlation with operative time (ρ = 0.10, p = 0.015).

Surgeon experience is the primary determinant of operative efficiency, whereas patient-related factors have limited independent influence.

Operative performance stabilizes after approximately 37 cases.
Ibrahim SALIBA (Paris) , Matthieu COURTINE , Thomas BAUER , Alexandre HARDY
11:14 - 11:21 #52148 - Comparison of Three Surgical Techniques for Gastrocnemius Lengthening: A Prospective Multicenter Clinical Study on Ankle Dorsiflexion Gains and Complication Rates.
Comparison of Three Surgical Techniques for Gastrocnemius Lengthening: A Prospective Multicenter Clinical Study on Ankle Dorsiflexion Gains and Complication Rates.

Gastrocnemius tightness contributes to multiple foot and ankle disorders, yet clinical comparisons among recession techniques remain limited. We prospectively compared three isolated gastrocnemius lengthening procedures, Strayer, Baumann, and Barouk, to evaluate ankle dorsiflexion gain and complications in a multicenter setting.

This prospective multicenter comparative study included 112 adults operated on in five orthopedic centers by seven experienced foot and ankle surgeons: Barouk in 43 patients, Strayer in 36, and Baumann in 33. Indications included Achilles tendinopathy, metatarsalgia, plantar fasciitis, hallux valgus, and ankle instability. Ankle dorsiflexion was measured preoperatively and immediately postoperatively using a standardized force-controlled protocol with a custom equinometer, 30-N traction, standardized photographs, and blinded image analysis. Complications were assessed at 6 months. Multivariable linear regression evaluated the independent association between technique and postoperative dorsiflexion gain after adjustment for age, sex, body mass index, and preoperative gastrocnemius retraction.

Preoperative dorsiflexion and gastrocnemius retraction were comparable among groups. In multivariable analysis, surgical technique and preoperative retraction were independently associated with postoperative dorsiflexion gain. Using Barouk as reference, Strayer achieved greater gain (β=5.89, 95% CI 3.54 to 8.23; p<0.0001), whereas Baumann did not differ significantly (β=2.12, 95% CI -0.61 to 4.84; p=0.126). Compared with Baumann, Strayer also showed greater gain (β=3.77, 95% CI 0.62 to 6.92; p=0.0196). Each additional degree of preoperative retraction increased gain by 0.31° (95% CI 0.16 to 0.46; p=0.0001). The surgical-to-clinical lengthening ratio was 135.9% for Strayer, 94.8% for Baumann, and 78.6% for Barouk. Overall, 91.1% of patients had no complications.

Findings confirm in vivo that the anatomical level of release influences mechanical correction. The quantitative Silfverskiöld test may help anticipate achievable dorsiflexion gain and refine preoperative planning. Despite larger gains with Strayer, a greater immediate dorsiflexion gain should not be interpreted as evidence of superior overall clinical efficacy, as the relationship with long-term functional outcomes remains uncertain.

In this prospective multicenter clinical study, the Strayer technique provided significantly greater immediate ankle dorsiflexion gain than Baumann and Barouk under standardized force-controlled assessment. Preoperative gastrocnemius retraction was an independent predictor of correction. Long-term functional studies are needed.
Alessandro CIVININI (Firenze, Italie) , Pierre BAROUK , Marie-Aude MUNOZ , Julien BELDAME , Matthieu LALEVÉE
11:21 - 11:28 #51746 - Influence d'un bolus préopératoire de méthylprednisolone sur l'œdème dans les fractures de la jambe : un essai prospectif randomisé contrôlé.
Influence d'un bolus préopératoire de méthylprednisolone sur l'œdème dans les fractures de la jambe : un essai prospectif randomisé contrôlé.

Les fractures des membres inférieurs sont souvent associées à d’importantes lésions des tissus mous, entraînant un œdème et des conditions défavorables à la cicatrisation. Cette étude évalue l’efficacité d’un bolus préopératoire de méthylprednisolone (MP) pour réduire l’œdème et améliorer la fonction postopératoire chez les patients opérés d’une fracture de la cheville ou du tibia. Hypothèse : Nous avons émis l’hypothèse que le groupe recevant le stéroïde présenterait une réduction plus rapide de l’œdème et de meilleurs résultats fonctionnels.

Un essai monocentrique, prospectif, randomisé, en double aveugle et contrôlé a été mené de mai 2019 à juin 2023, incluant 104 patients. Le groupe expérimental (n = 51) a reçu un bolus de 2 mg/kg de MP dans 100 ml de solution saline, tandis que le groupe témoin (n = 51) a reçu 100 ml de solution saline avant l’intervention. Les données ont été recueillies le jour de l'intervention et en postopératoire aux jours 2, 7, 15 et 45, ainsi qu'à 3 et 6 mois. Le rapport de circonférence de la jambe, l'intensité de la douleur, la cicatrisation, les complications, les scores LEFS et la reprise du travail et du sport ont été enregistrés.

Aucune différence significative n'a été observée concernant la réduction de l'œdème entre les deux groupes, sauf au jour 15, où le groupe MP a présenté un rapport de circonférence de la jambe significativement inférieur à celui du groupe placebo (p = 0,015). Aucune différence n'a été constatée concernant les scores de douleur, la récupération fonctionnelle ou la reprise du travail. Les deux groupes ont présenté des taux de complications comparables, sans aucun effet indésirable lié au traitement par corticoïdes.

L'injection d'un bolus de MP a eu un léger impact positif sur l'œdème de la jambe sans risque apparent d'effet indésirable. Le suivi à long terme (6 mois) et le faible taux de perdus de vue permettent d'affirmer qu'un bolus unique de 2 mg/kg de MP n'entrave pas la cicatrisation ni la récupération fonctionnelle.
Roger ERIVAN (Clermont Ferrand) , Stéphane BOISGARD , Guillaume VILLATTE , Stéphane DESCAMPS
11:28 - 11:35 #51782 - Which Factors are associated with Failure of Conservative Treatment in Progressive Collapsing Foot Deformity ?
Which Factors are associated with Failure of Conservative Treatment in Progressive Collapsing Foot Deformity ?

Progressive collapsing foot deformity (PCFD) demonstrates a highly variable clinical course. Although nonoperative treatment is recommended in early stages, many patients progress to surgery despite appropriate conservative management. Early identification of patients at risk for nonoperative treatment failure remains a major clinical challenge.

In this retrospective single-center study, adults with PCFD initially treated nonoperatively and evaluated with weight-bearing CT (WBCT) at baseline were included. Patients were subsequently stratified into a nonoperative group and a surgical group based on treatment evolution. Demographic data, PROMIS scores, and WBCT-derived alignment parameters were analyzed at baseline and longitudinally. Radiographic changes were normalized over time. Comparative analyses were performed between groups.

Seventy-six feet were analyzed. At baseline, patients who progressed to surgery demonstrated significantly greater hindfoot malalignment, reflected by higher Foot–Ankle Offset (p=0.046) and Hindfoot Moment Arm (p=0.008). Male sex (p=0.008) and higher BMI (p=0.044) were also associated with surgical progression. Baseline PROMIS scores and forefoot/midfoot alignment parameters did not discriminate outcomes. Longitudinal analysis showed that only the rate of worsening of Hindfoot Moment Arm was significantly associated with progression to surgery (p≈0.048).

Mechanical alignment parameters derived from WBCT appear to be more informative than symptom-based measures for predicting failure of conservative treatment in PCFD. Greater baseline hindfoot malalignment and accelerated deterioration of hindfoot alignment over time were associated with progression to surgery, highlighting the importance of hindfoot mechanics in deformity progression. In contrast, patient-reported outcomes and forefoot alignment parameters were not predictive of treatment failure. These findings suggest that objective evaluation of hindfoot alignment and its evolution may improve risk stratification and guide earlier identification of patients at risk for unsuccessful conservative management.

Failure of nonoperative management in PCFD is primarily associated with baseline hindfoot malalignment and accelerated deterioration of hindfoot alignment over time, rather than baseline pain, function, or forefoot alignment. WBCT-derived hindfoot alignment parameters may provide valuable prognostic information to identify mechanically unstable deformities at higher risk of unfavorable evolution
Lolita MICICOI (Nice) , Wolfram GRÜN , Pierre-Henri VERMOREL , Enrico POZZESSERE , Viren UMRETHIYA , Emily LUO , François LINTZ , Cesar DE CESAR NETTO
11:35 - 11:42 #52251 - La place de la talectomie dans la prise en charge du pied bot varus équin arthrogryposique (à propos de 25 cas).
La place de la talectomie dans la prise en charge du pied bot varus équin arthrogryposique (à propos de 25 cas).

Le pied bot varus équin est une malformation congénitale fréquente (2/1000 naissances) elle peut être idiopathique ou secondaire à une pathologie neurologique ou à une arthrogrypose, ses deux dernières décennies la technique de Ponseti a permis une prise en charge non chirurgicale pour ces enfants atteints de pied bot varus équin avec un excellent résultat mais il subsiste des pieds bots récalcitrant ne répondant pas au traitement orthopédique surtout chez les enfants arthrogryposiques, à travers notre travail nous allons mettre la lumière sur la place de la talectomie en cas de pied bot varus equin arthrogryposique.

Nous rapportons une série de 26 cas colligée au service d’orthopédie pédiatrique à l’Hôpital d’Enfants de Rabat sur une durée de 12 ans, s’étalant entre Janvier 2012 et décembre 2023. critères de sélection: les enfants qui ont un pied bot varus équin secondaire à une arthrogrypose logiciel utilisé pour les statistiques: SPSS

Les patients de notre série avaient un âge moyen de 2 ans. Parmi nos patients, 80% avaient déjà bénéficié de la méthode de Ponseti avant la talectomie Les résultats de notre série montrent que, bien que la talectomie permette d'obtenir un pied plantigrade, chaussable et non douloureux, des complications demeurent possibles. Nous avons observé une récidive dans 19% des cas (enfants qui ont bénéficié d'une talectomie partielle 7% de nos patients ont souffert de douleurs post-opératoires, soulignant l'importance d'une surveillance armée et d'une gestion optimale de la douleur.

La talectomie est une technique chirurgicale qui consiste en l'ablation du talus créant ainsi une neo articulation entre le calcanéum et le tibia, ce qui permet de construire une nouvelle mortaise, cette technique donne d'excellents résultats chez la population pédiatrique. En effet le jeune âge est crucial, car il a été démontré que la talectomie offre les meilleurs résultats lorsqu’elle est effectuée avant l'âge de 3 ans. À cet âge, les tissus sont plus réactifs aux manipulations chirurgicales, permettant une correction plus efficace des déformations et une meilleure adaptation fonctionnelle. La méthode de Ponseti est une approche reconnue pour son efficacité dans la correction initiale des pieds bots. Toutefois, malgré cette intervention préalable, certains cas ont nécessité une talectomie totale dans notre série. La talectomie partielle est décrite dans la littérature et occasionne plus de 90% de récidive ceci corrobore aux données de notre travail.

La talectomie reste alors le "Gold Standard" pour le traitement des pieds bots arthrogryposiques, permettant d'atteindre les objectifs fonctionnels essentiels pour la qualité de vie des enfants. Les résultats de notre étude réaffirment son rôle central, tout en mettant en exergue la nécessité d'une sélection rigoureuse des patients et d'un suivi post-opératoire étroit pour minimiser les complications et optimiser les résultats à long terme.
Sarah HOSNI (Rabat, Maroc) , Tarik MADHI , Zohair ALAMI
11:42 - 11:49 #51910 - Les ligaments intrinsèques du sous-talien sont les principaux stabilisateurs en varus de l’articulation sous-talienne : analyse cinématique tridimensionnelle sur modèle cadavérique.
Les ligaments intrinsèques du sous-talien sont les principaux stabilisateurs en varus de l’articulation sous-talienne : analyse cinématique tridimensionnelle sur modèle cadavérique.

Les rôles respectifs des ligaments intrinsèques de l’articulation sous-talienne (ligament cervical [LC], ligament talo-calcanéen interosseux [LTCI]) et du ligament calcanéo-fibulaire (LCF) extrinsèque à l’articulation sous-talienne, demeurent mal définis. L’objectif de cette étude était de comparer leurs contributions respectives à la stabilité de l’articulation sous-talienne à l’aide d’une analyse opto-électronique tridimensionnelle. Les ligaments intrinsèques constituent les principaux stabilisateurs de l’articulation sous-talienne dans le plan coronal.

Dans cette étude comparative sur cadavres, vingt pieds ont été répartis en deux groupes (intrinsèque ou extrinsèque) et ont fait l’objet d’une section ligamentaire séquentielle : (1) intact, (2) section du ligament talo-fibulaire antérieur (LTFA), (3) section du LCF (groupe extrinsèque) ou du complexe CL+LTCI (groupe intrinsèque), (4) section de l’ensemble des ligaments. À chaque étape, des tests manuels de tiroir antérieur et de varus forcé ont été réalisés en position neutre et en flexion dorsale. Les rotations angulaires et l’allongement ligamentaire ont été enregistrés.

Dans les deux groupes, la section du complexe LC+LTCI augmentait significativement la rotation en varus en flexion dorsale entre le calcanéum et le talus (+38,4 % et +71,1 % ; p < 0,05) et entre le calcanéum et le tibia (+49,2 % et +82,5 % ; p < 0,05). La section du CFL augmentait la rotation en varus en position neutre entre le calcanéum et le tibia (+36,6 % et +30,9 % ; p < 0,05) et entre le talus et le tibia (+77,2 % et +95,3 % ; p < 0,05), tout en entraînant une augmentation significative de l’allongement du LTFA (+4,5 % et +7,2 % ; p < 0,05).

Les ligaments intrinsèques assurent principalement la stabilité en varus de l’articulation sous-talienne et du complexe tibio-talo-calcanéen en flexion dorsale, tandis que le LCF contribue à la stabilité en varus de la cheville et du complexe tibio-talo-calcanéen en position neutre. La section du LCF augmente la distance proximodistale du LTFA lors d’un stress en varus et en inversion, soulignant l’importance de prendre en compte le LCF en cas de lésions combinées du LTFA et du LCF.
Pierre-Henri VERMOREL (Saint-Etienne) , Yves TOURNE , Rodolphe TESTA , Rémi PHILIPPOT
11:49 - 11:56 #51917 - Ostéotomies de valgisation du calcanéum : étude anatomique et échographique pour la description d’une safe zone de section médiale du rétinaculum des fléchisseurs.
Ostéotomies de valgisation du calcanéum : étude anatomique et échographique pour la description d’une safe zone de section médiale du rétinaculum des fléchisseurs.

Le rétinaculum des fléchisseurs est une structure fibreuse postéro-médiale tendu de la malléole médiale au calcanéum. Il constitue la partie fibreuse du canal tarsien dans lequel cheminent les structures retro-malléolaire médiales. La section de cette structure est nécessaire pour assurer une valgisation suffisante lors des ostéotomies du calcanéum et pour prévenir la compression du nerf tibial postérieur, responsable d’un syndrome du tunnel tarsien post-opératoire. L’objectif de l’étude est de décrire une nouvelle technique chirurgicale, percutanée, échoguidée, de section par voie médiale du rétinaculum des fléchisseurs.

Une étude cadavérique a été réalisée sur quatre sujets anatomiques soit huit pieds, dans deux laboratoires d’anatomie. Une première dissection a été réalisée sur le pied n°1 permettant d’identifier les rapports anatomiques de la structure fibreuse et rechercher les rapports avec la branche calcanéenne du nerf tibial postérieur. Une nouvelle technique chirurgicale a ensuite été réalisée sur les pieds n°2 à 8. Elle consistait en la section percutanée et écho-guidée du retinaculum par voie médiale. Une dissection anatomique de la zone d’intérêt permettait de vérifier la complétude de la section et de rechercher une lésion de la branche calcannéenne du nerf tibial postérieure.

Le pied n°1 a confirmé les rapports anatomiques de ce rétinaculum fibreux, entre le retinaculum de fléchisseur et fascia de jambe en proximal, le tendon calcanéen en postérieur et l’aponévrose plantaire. Elle est en étroite relation avec la branche calcanéenne du nerf tibial postérieur qui chemine en profondeur à sa partie central proximal. Les pieds n°2 à 8 permettent de décrire une nouvelle coupe échographique de la « vallée » entre le calcanéum et le sustentaculum tali avec le rétinaculum des fléchisseurs entre les deux. La safe zone est dans le tiers distal de cette « vallée ». Le rétinaculum est libéré selon une procédure guidée sous échographie par voie médiale et distale près de l'aponévrose plantaire. Après dissection des pièces, on établit que le pédicule vasculo-nerveux dans le tunnel tarsien est intact pour tous les sujets. Une atteinte de la branche calcanéenne est retrouvée dans un cas sur sept, à sa partie profonde terminale. L'hydrodissection a été utilisée sur les pieds 5 à 8 permettant d'éloigner le rameau nerveux calcanéen terminal.

Cette étude cadavérique décrit l’anatomie du rétinaculum des fléchisseurs et ses rapports avec les structures neurovasculaires du canal tarsien. La nouvelle coupe échographique permet d’identifier une safe zone de section médiale du rétinaculum des fléchisseurs. L’utilisation de l'hydrodissection à la partie distale et profonde pourrait permttre d’éloigner le rameau calcanéen du nerf tibial et sécuriser le geste chirurgical.
Floriane MOORE (Dijon) , Julien BELDAME , Hugo BEDAT , Fabrice DUPARC , David GUILLIER
Jean Mineur

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TR03
11:00 - 12:00

Table ronde SIOT
Infection
SIOT

Directeurs : Jean-Noël ARGENSON (Professeur Chef de Service) (Directeur, Marseille), Christophe HULET (Chirurgien orthopédiste ) (Directeur, Président SOFCOT 2026, Caen), Pietro RANDELLI (Président SIOT) (Directeur, Président SIOT 2026, Milan, Italie)
La Società Italiana di Ortopedia e Traumatologia à l’honneur : regards et expertise de l’orthopédie italienne.
11:00 - 11:08 What is the best test in 2026 for the diagnostic of periprosthetic infection? Henri MIGAUD (Professeur) (Conférencier, Lille)
11:08 - 11:16 Is infection a concern in arthroscopic shoulder surgery? Pietro RANDELLI (Président SIOT) (Conférencier, Président SIOT 2026, Milan, Italie)
11:16 - 11:24 Cutibacterium acnes Prosthetic Joint Infections: how to fight the new enemy? Simon MARMOR (Chirurgien) (Conférencier, Paris)
11:24 - 11:32 Diagnostic and Treatment of periprosthetic fracture-related infections. Alessandro MASSE (Counselor SIOT) (Conférencier, Turin, Italie)
11:32 - 11:40 Cemented or cementless stems in one-stage exchange for periprosthetic infection in THA? Pierre-Alban BOUCHÉ (MCU-PH) (Conférencier, Paris)
11:40 - 11:48 The 1.5 Stage Revision: An effective alternative in chronic hip and kee arthroplasty infections? Andrea BALDINI (Président Congrès SIOT) (Conférencier, Milan, Italie)
11:48 - 12:00 Discussion.
Salle Presse

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RE01
11:00 - 11:30

Relive
Considérations techniques de la chirurgie des tumeurs de la moelle épinière de l'adolescent et l'adulte jeune

11:00 - 11:30 Considérations techniques de la chirurgie des tumeurs de la moelle épinière de l'adolescent et l'adulte jeune. Evelyne EMERY (Professeur) (Conférencier, Neurochirurgienne, Caen)
Rédaction 1

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JOA
11:00 - 11:30

Conférence JOA
Locomotive syndrome in cancer patients (Cancer Locomo) so far and hereafter -Proposal of a novel field, onco-orthopaedics
JOA

Modérateur : Philippe ANRACT (Paris)
La Japanese Orthopaedic Association (JOA) à l'honneur
11:00 - 11:30 Locomotive syndrome in cancer patients (Cancer Locomo) so far and hereafter -Proposal of a novel field, onco-orthopaedics. Hirotaka KAWANO (Président JOA) (Conférencier, Tokyo, Japon)
Philippe Erlanger

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ATECH02
11:00 - 12:30

Atelier d'échographie
Membre Supérieur (main/poignet, épaule/coude)

Instructeurs : Gilles CANDELIER (MD) (Instructeur, Caen), Vincent MARTINEL (chirurgien orthopédiste) (Instructeur, Tarbes), Lisa MEBARKI (Instructeur, Médecin du sport, Monaco)
Cette session vise à permettre aux participants de maîtriser les principes et les techniques d’échographie du membre supérieur.
Salle 02 - hall d'exposition

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WS01-3
11:00 - 12:00

Workshop CJO
Fracture radius distal - la pratique
CJO

Salle 01 - hall d'exposition

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CO28
11:00 - 12:00

Communications orales
Les étoilés de la SOFCOT : les 8 meilleures communications

11:00 - 11:07 #52354 - Contralateral ACL Rupture as an Indicator of Intrinsic Risk for Graft Failure after ACL Reconstruction.
Contralateral ACL Rupture as an Indicator of Intrinsic Risk for Graft Failure after ACL Reconstruction.

Graft failure after anterior cruciate ligament reconstruction (ACLR) may be influenced by both extrinsic exposure and intrinsic patient susceptibility. A contralateral ACL rupture could reflect an inherent predisposition to ligament injury. Purpose: To determine whether a history of bilateral native ACL ruptures increases the risk of graft failure after primary ACLR.

A total of 7,718 consecutive patients who underwent primary ACLR by a single surgeon (2003–2022) were included. Graft failure, defined as a clinically and MRI-confirmed rupture, was compared between patients with bilateral versus unilateral native ACL ruptures. Multivariable logistic regression identified independent predictors including age, sex, Tegner score, sport type, and bilateral rupture history.

The cohort included 6,327 patients with isolated native ACL rupture and 1,391 patients with bilateral native ACL rupture. Overall graft failure rate was 6.0% (461/7,718) with an average follow-augmentation of 135.9 months. Patients with bilateral ACL ruptures had a higher failure rate (9.3%) than those with unilateral injuries (5.2%) (p < .0001). Independent predictors included younger age (OR, 0.92; 95% CI, 0.90–0.93; p < .0001), male sex (OR, 1.46; 95% CI, 1.10–1.96; p = .0089), higher Tegner score (OR, 1.09; 95% CI, 1.00–1.19; p = .043), and bilateral rupture (OR, 1.34; 95% CI, 1.03–1.73; p = .028).

Bilateral native ACL rupture independently increases the risk of graft failure after ACLR. This finding supports its use as a marker of intrinsic vulnerability that may warrant targeted preventive or surgical strategies.
Fabio SANTAMARIA , Alejandro CULEBRAS (Genève, Suisse) , Thais DUTRA VIEIRA , Jean-Marie FAYARD , Benjamin FREYCHET , Mathieu THAUNAT , Bertrand SONNERY-COTTET
11:07 - 11:14 #51616 - Impact de la chirurgie assistée par ordinateur sur les résultats fonctionnels et radiologiques à moyen terme des PTG de première intention.
Impact de la chirurgie assistée par ordinateur sur les résultats fonctionnels et radiologiques à moyen terme des PTG de première intention.

L'évolution des techniques chirurgicales a conduit au développement des assistances de navigation et de robotique dans la chirurgie prothétique du genou avec une amélioration déjà démontrée sur la précision du positionnement des implants et sur l’alignement. Cependant, le bénéfice fonctionnel reste incertain à moyen et long terme. L'hypothèse de cette étude était que l'usage des technologies d'assistance par ordinateur permettait d’améliorer les résultats fonctionnels après PTG de première intention à moyen terme. L'objectif principal de cette étude était de comparer les résultats fonctionnels et la satisfaction à moyen terme selon l'assistance utilisée : conventionnelle (PTG-conv), naviguée (PTG-nav), ou robotisée (PTG-R) dans une large cohorte de patients. L'objectif secondaire était d'évaluer les résultats radiologiques.

Il s'agissait d'une étude rétrospective, monocentrique, multi-opérateurs menée entre avril 2012 et décembre 2022. Un total de 2 493 PTG consécutives Triathlon® ont été incluses : 951 (38,1%) dans le groupe conventionnel (PTG-conv), 790 (31,7%) dans le groupe navigué (PTG-nav), et 752 (30,2%) dans le groupe assisté par robot (PTG-R). La durée moyenne du suivi de la cohorte était de 51,8 mois ± 37,2. Les patients ayant moins de 1 an de suivi ont été exclus de l'analyse des résultats fonctionnels. L’évaluation du résultat clinique était réalisée au dernier recul (sauf en cas de changement d'implant) et reposait sur la satisfaction du patient, le score de la douleur globale, les mobilités et le Knee Society Score (KSS) genou et fonction. L’analyse radiologique était réalisée sur la dernière radiographie disponible avec réalisation de mesures permettant d'identifier d'éventuels débords internes, varus ou valgus supérieur à 5° des implants tibiaux et fémoraux ainsi qu'une pente inversée de l'implant tibial ou un notch de la corticale antérieure de l'implant fémoral.

Au dernier recul, l’évaluation de la satisfaction (p<0,001), de la douleur globale (p = 0,0023), de la flexion maximale (p<0,001), de la raideur en flessum (p<0,001) et des KSS genou et fonction (p<0,001) retrouvaient des différences significatives entre les groupes. L’analyse radiologique retrouvait un varus tibial supérieur à 5° chez 67 patients (7%) dans le groupe « PTG-conv », 21 patients (2,7%) dans le groupe « PTG-nav » et 5 patients (0,7%) dans le groupe « PTG-R » (p<0,001). Un débord tibial interne était retrouvé chez 87 patients (9,1%) dans le groupe « PTG-conv », 32 patients (4%) dans le groupe « PTG-nav » et 28 patients (3,7%) dans le groupe « PTG-R » (p<0,001). Un notch fémoral était présent chez 113 patients (11,9%) dans le groupe « PTG-conv », 121 patients (15,3%) dans le groupe « PTG-nav » et 69 patients (9,2%) dans le groupe « PTG-R » (p=0,012).

L’usage des technologies d’assistance (navigation et robotique) est associé à de meilleurs résultats fonctionnels et radiologiques à moyen terme, comparativement à la chirurgie prothétique conventionnelle.
Emeline CHAPRON (Nîmes) , Ophélie TORRES , Aymeric WEISS , Rémy COULOMB , Pascal KOUYOUMDJIAN
11:14 - 11:21 #51789 - L’acquisition de la bipédie constitue-t-elle un tournant structural du développement acétabulaire ?
L’acquisition de la bipédie constitue-t-elle un tournant structural du développement acétabulaire ?

L’acquisition de la bipédie constitue une étape cruciale du développement de l’enfant et s’accompagne d’une modification majeure des contraintes mécaniques appliquées à la hanche. Il est classiquement admis que la mise en charge et les sollicitations dynamiques participent au remodelage acétabulaire, suggérant que l’entrée dans la bipédie pourrait représenter un tournant structural du développement de la hanche. Cependant, si l’influence de la marche sur la maturation acétabulaire est largement évoquée, la réalité d’un éventuel changement brutal du rythme de croissance à ce stade demeure peu documentée.

Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique incluant 100 enfants sains âgés de 0 à 10 ans (200 hanches) ayant réalisé une IRM pelvienne entre 2016 et 2025. Les angles acétabulaires antérieur, postérieur et supérieur, la profondeur acétabulaire ainsi que l’angle cervico-diaphysaire ont été analysés. Des analyses multivariées ont contrôlé l’effet du sexe, de la morphologie pelvienne et des paramètres fémoraux. L’évolution en fonction de l’âge a été modélisée par modèles linéaires mixtes. Une régression segmentée a recherché un point d’inflexion à 18 mois (acquisition de la bipédie) et 4 ans (fin du premier pic de croissance).

L’âge moyen de la population était de 5 ± 2,9 ans, composé de 50 garçons et 50 filles. En univarié, l’âge corrélait fortement avec l’angle antérieur (r=0,760), postérieur (r=0,703) et supérieur (r=0,508) (p<0,001). En multivarié, la largeur pelvienne restait associée à l’angle antérieur (β=-0,226;p=0,003) et supérieur (β=-0,373;p<0,001), et la profondeur pelvienne à l’angle postérieur (β=0,238;p=0,016). Un seuil à 4 ans était identifié pour l’angle antérieur (+2,4°/an avant vs +0,9°/an après; p=0,007), postérieur (+4,7°/an avant vs +0,7°/an après; p<0,001) et supérieur (+1,2°/an avant vs 0° après; p=0,025). À l’inverse, un seuil à 18 mois concernait l’angle cervico-diaphysaire (-9°/an avant vs -0,5°/an après; p=0,007).

L’absence de rupture majeure de pente des paramètres acétabulaires à 18 mois suggère que l’acquisition de la bipédie ne constitue pas un déterminant isolé du remodelage précoce. Le contraste observé avec l’adaptation fémorale souligne une possible dissociation entre réponse mécanique immédiate et dynamique structurale du cotyle.

L’acquisition de la bipédie ne semble pas constituer un point d’inflexion majeur du remodelage acétabulaire. Si une modification significative est observée pour l’angle cervico-diaphysaire à 18 mois, traduisant une adaptation fémorale précoce aux contraintes mécaniques, les paramètres acétabulaires suivent majoritairement une trajectoire de croissance continue non linéaire marquée par un ralentissement au-delà de 4 ans. Le remodelage acétabulaire précoce apparaît ainsi davantage gouverné par la croissance physiologique et la morphologie pelvienne que par l’acquisition de la bipédie.
Corentin PETITPAS (Marseille) , Camille GIRARDIN , Jean-Luc JOUVE , Franck LAUNAY , Pascal ADALIAN , Kathia CHAUMOITRE , Sebastien PESENTI
11:21 - 11:28 #51468 - Periprosthetic Fractures After Hip and Knee Arthroplasty: National Trends and Projections.
Periprosthetic Fractures After Hip and Knee Arthroplasty: National Trends and Projections.

This study aimed to provide a nationwide assessment of the incidence, risk factors, morbidity, and mortality of hip and knee periprosthetic fractures in France over the past decade, and to project their future burden up to 2070 under different epidemiological scenarios.

This nationwide retrospective study used the French National Health Data System to identify all patients who underwent reoperation for hip or knee periprosthetic fracture in France between January 2015 and December 2024. Fracture episodes occurring within 3 months of each other were considered a single event. Annual incidence rates were calculated per 100,000 inhabitants, and cumulative incidences of complications and mortality were assessed at 3 months and 1 year. Long-term projections were generated for 2030–2070 using two scenarios: a static model assuming stable incidence, and a dynamic model extrapolating the 2015–2024 linear trend adjusted for demographic forecasts.

Over the 10-year period, 15,029 periprosthetic fractures were identified. The mean age was 81 ± 11 years and 70% of patients were women. The incidence doubled from 1.73 to 3.94 per 100,000 inhabitants between 2015 and 2024. Mortality reached 8% at 3 months and 16% at 1 year, primarily associated with older age (HR 1.1) and higher comorbidity burden (HR 1.2). Postoperative complications occurred in 16 % of patients within 3 months, including pressure ulcers, procedure-related complications, and cardiovascular events. Projections indicated a 33% and 248% increase in periprosthetic fractures by 2070 under the static and dynamic incidence scenarios, respectively.

Between 2015 and 2024, the incidence of hip and knee periprosthetic fractures in France more than doubled, predominantly affecting elderly and frail patients, with high 1-year mortality (16%) and significant early morbidity. Projections indicate a continued rise that could triple the number of cases by 2070, mirroring international trends and signaling a substantial future burden on healthcare systems and resource allocation. Despite the inherent limitations of administrative databases and linear projection models, the nationwide scope of the data strengthens the validity of the findings and highlights the urgent need for preventive, organizational, and multidisciplinary strategies.

Hip and knee periprosthetic fractures represent a rapidly growing public health challenge driven by population aging and increasing arthroplasty volumes, requiring anticipatory preventive strategies and structured multidisciplinary care to mitigate their future clinical and economic impact.
Bernard DE GEOFROY (Marseille) , Julie BULSEI , Pierre-Alban BOUCHÉ , Lolita MICICOI , Eric FONTAS , Jean-Francois GONZALEZ , Louis DAGNEAUX , Grégoire MICICOI
11:28 - 11:35 #51823 - Résultats à long terme des cônes en trabecular metal™ dans les révisions de PTG.
Résultats à long terme des cônes en trabecular metal™ dans les révisions de PTG.

La perte osseuse est un des principaux défis dans les révisions de prothèse totale de genou (PTG). Les cônes métaphysaires sont couramment utilisés pour la reconstruction tibiale et/ou fémorale, permettant une fixation biologique stable. Des études à court et moyen terme ont précédemment démontré une excellente survie des implants mais les données à plus long terme restent limitées. L’objectif de cette étude est d’évaluer la survie des implants à long terme (≥ 10 ans), les complications ainsi que les résultats cliniques après révision de PTG utilisant des cônes en trabecular metal.

Entre 2011 et 2021, 326 révisions de PTG utilisant des cônes métaphysaires avec quilles ont été réalisées dans un centre unique et analysées rétrospectivement. L’âge moyen au moment de la révision était de 75 ans, l’indice de masse corporelle moyen était de 31, et 65% des patients étaient des femmes. Le suivi moyen était de 9 ans (5-15 ans). Dans 60% des cas il s’agissait de prothèse charnière et dans les cas restant des prothèses semi contrainte type CCK. Les quilles utilisées, courtes dans 45% des cas et longues dans 55% des cas était systématiquement cimentée. La survie des implants, les complications ainsi que les résultats cliniques ont été évalués.

La survie sans ablation des cônes et des implants de reprise quelle qu’en soit la cause était de 95%, et la survie sans réintervention chirurgicale était de 75 % Les principales indications de nouvelle intervention étaient l’infection, le descellement aseptique et l’instabilité. La contrainte utilisée ne semblait pas influencer les taux de descellement ni les résultats fonctionnels lorsque des cônes était utilisés. Les quilles courtes cimentées semblent être liées à un taux plus élevé des douleurs diaphysaires. Le score moyen du KOOS au dernier recul est de 65.

Il s'agit de la plus grosse série évaluant la survie des cones dans les reprises de PTG avec un suivi à plus de 10 ans Les taux de descellement aseptique et de réintervention sont bien plus faible que lorsque les cones ne sont pas utlisé. Nous recommandont donc l'utilisation d'un moyen de fixation en zone métaphysaire pour optimiser la fixation à long terme des implants. Il existe cependant des limites à notre étude notamment un receuil retrospectif des données, une étude monocentrique, il est donc difficile de conclure véritablement sur les facteurs infuencant le descellement des implants.

Les cônes métaphysaires en trabecular metal offrent une fixation durable et fiable lors des révisions de PTG et cela peu importe la sévérité de la perte osseuse et peu importe la contrainte des implants. On retrouve un très faible taux de descellement mécanique à 10 ans. Les infections périprothétiques restent la principale cause de réintervention. Les résultats fonctionnels sont acceptables pour des patients chez qui la chirurgie de reprise était nécessaire. Ces implants constituent une solution efficace pour restaurer la stabilité et la fonction à long terme.
Francois NEUMANN (Marseille) , Maxime FABRE-AUBRESPY , Matthieu OLLIVIER , Xavier FLECHER , Jean-Noel ARGENSON , Christophe JACQUET
11:35 - 11:42 #51836 - Implant positioning precision and complication profile of bikini versus standard longitudinal incision in direct anterior total hip arthroplasty: a comparative study of 1291 consecutive cases.
Implant positioning precision and complication profile of bikini versus standard longitudinal incision in direct anterior total hip arthroplasty: a comparative study of 1291 consecutive cases.

Total hip arthroplasty (THA) is one of the most successful orthopedic procedures, providing reliable pain relief and functional improvement. The direct anterior approach (DAA) has gained widespread adoption in primary THA. The bikini incision (BI) has been proposed to improve cosmetic outcomes. However, concerns persist regarding its safety, particularly with respect to implant positioning, neurological injury and wound-related complications.

A retrospective single-center cohort study including 1,291 primary THAs performed through a DAA on a standard operating table between January 2020 and July 2024 was conducted. Patients were divided into a bikini incision group (n = 254) and a standard longitudinal incision (SLI) group (n = 1,037). Clinical, radiographic, and perioperative outcomes were analyzed with a minimum follow-up of one year.

Mean operative time was shorter in the BI group (48.2 ± 18.6 minutes) compared with the SLI group (52.0 ± 21.1 minutes) (p<0.001). Radiographic analysis demonstrated a mean cup inclination of 44.2° ± 6.1° in the BI group and 41.9° ± 6.6° in the SLI group (p<0.001), while mean cup anteversion was 19.7° ± 6.9° and 18.6° ± 7.2°, respectively (p=0.022). Limb-length restoration and stem alignment were similar between groups (p=0.112). Functional outcomes at one-year follow-up were comparable, with a mean postoperative Harris Hip Score of 97.0 ± 2.2 in the BI group and 96.0 ± 2.3 in the SLI group (p=0.276). The bikini incision was associated with a significantly higher rate of lateral femoral cutaneous nerve–related paresthesia (12.3% vs 4.1%, p < 0.001) and a higher incidence of postoperative hematoma (11.8% vs 6.3%, p=0.004). Revision rates were low and comparable between groups. Stratified analyses by BMI, operative time, and ASA score did not demonstrate any significant interaction and increased risk of nerve injury and hematoma.

The main finding of this large comparative cohort study is that the bikini incision in DAA THA achieved implant positioning and functional outcomes at one year that were comparable to those obtained with the standard longitudinal anterior incision, with similarly low and comparable revision rates. At the same time, the bikini incision was associated with a significantly higher incidence of LFCN–related paresthesia and a higher rate of postoperative hematoma, despite a modestly shorter operative time. Overall, these results suggest that the bikini incision can be used without compromising radiographic accuracy or short-term clinical improvement, but it carries distinct approach-related morbidity that should be discussed with patients during preoperative counseling.

In DAA THA, the BI provides comparable functional and radiographic outcomes to the SLI and is associated with a slightly shorter operative time. However, it carries a higher risk of transient sensory disturbances and postoperative hematoma, and patients should be appropriately informed of these risks.
Alexandre BUDAI (Lyon)
11:42 - 11:49 #52741 - Impact of Proton Versus Photon Radiotherapy on Overall Survival in the Management of Spinal Chondrosarcoma and Mortality Risk Prediction.
Impact of Proton Versus Photon Radiotherapy on Overall Survival in the Management of Spinal Chondrosarcoma and Mortality Risk Prediction.

Spinal chondrosarcomas are rare, aggressive primary bone tumors associated with significant therapeutic challenges. While surgical resection remains the cornerstone of management, the role and optimal modality of radiotherapy particularly proton versus photon therapy remain poorly defined. This study aimed to evaluate long-term survival outcomes and identify optimal radiotherapy strategies using a nationwide database.

Patients with spinal chondrosarcoma were identified from the National Cancer Database. Patients were stratified into no-radiation and radiation groups, with further subdivision into proton and photon therapy. Demographic, tumor, and treatment characteristics were compared. Overall survival (OS) at 10 years was assessed using Kaplan–Meier analysis and log-rank testing. Multivariable Cox regression evaluated independent predictors of mortality. Machine learning survival models were also developed to identify key prognostic thresholds.

A total of 1,971 patients were included, of whom 343 (17.4%) received radiotherapy. Patients receiving radiation were older and had shorter hospital stays. Surgery alone was associated with the best survival outcomes (p<0.001), while radiation alone was linked to increased mortality. Combined surgery and radiotherapy improved outcomes compared to radiation alone. Proton therapy demonstrated superior survival compared to photon therapy (p<0.001). Among photon techniques, stereotactic radiosurgery (SRS) yielded the most favorable outcomes. Hypofractionated regimens were associated with poorer survival. Multivariable analysis confirmed that surgery significantly reduced mortality risk (HR=0.35), whereas radiation (HR=1.31) and chemotherapy (HR=1.72) increased mortality. Proton therapy (HR=0.37) and combined treatment strategies (HR=0.31) were protective. Machine learning identified tumor size and radiation dose thresholds predictive of mortality, with improved performance in proton-treated cohorts.

Surgical resection remains the primary determinant of survival in spinal chondrosarcoma. Radiotherapy alone appears insufficient and may reflect more advanced disease. However, when indicated, proton therapy offers significant survival advantages over photon therapy, likely due to improved dose distribution and tissue sparing. Advanced photon techniques such as SRS may partially mitigate this gap.

urgery, particularly complete resection, provides the best survival outcomes in spinal chondrosarcoma. When radiotherapy is required, proton therapy is associated with superior survival compared to photon therapy, especially when combined with surgery. These findings support a multimodal, surgery-centered approach with consideration of advanced radiotherapy techniques.
Maher GHANDOUR (Le Kremlin-Bicêtre) , Abdul Karim GHAITH , Xinlan YANG , Taha KHALILULLAH , Nicholas THEODORE , Daniel LUBELSKI
11:49 - 11:56 #51622 - Ballistic limb injuries: lesson from a decade of French civilian and military experience.
Ballistic limb injuries: lesson from a decade of French civilian and military experience.

Background: Ballistic limb injuries are increasingly encountered in both civilian and military settings, yet robust collaborative cohorts remain limited.

Methods: We conducted a retrospective, multicenter study across six French trauma centers (three civilian, three military) from 2014 to 2022, including consecutive patients aged ≥16 years with ballistic limb injuries. Data collected included demographics, context (civilian vs combat/terror), projectile type and velocity, lesion characteristics, and early management. The primary outcome was early surgical site infection (SSI, <30 days). Secondary outcomes were late and persistent infection, reoperations, fracture union, and infection-free survival. Univariate tests and multivariable logistic regression identified predictors of early SSI; Kaplan–Meier analysis assessed infection-free survival after initial infection.

Results: Among 254 patients (mean age 33.3 ± 12.7 years), 238 (93.7%) were male and 203 (79.9%) were civilian cases. Bullets caused 178 injuries (70.1%), pellets 47 (18.5%), and fragments 29 (11.4%); 43 injuries (16.9%) were high-velocity. Lower limbs were affected in 127 cases (50.0%), and 136 patients (53.5%) had open fractures, including 33 (13.0%) Gustilo III. Damage-control orthopedics was applied in 98 patients (38.6%), and immediate skin closure in 153 (60.2%). Early SSI occurred in 42 patients (16.5%), late infection (>30 days) in 26 (10.2%), and persistent infection at last follow-up in 12 (4.7%). On multivariable analysis, higher SAPS II (aOR 1.075 per point; 95%CI 1.00–1.15; p=0.040) and leg fractures (aOR 16.82; 95%CI 1.6–176; p=0.018) independently predicted early SSI (AUC 0.872). Among 42 patients with postoperative infection, 8 (19.0%) evolved toward persistence; restricted mean infection-free survival was 64.3 ± 6.1 months, with no median reached. Military injuries more often involved high-velocity projectiles, fragments, and damage-control or reconstructive strategies.

Discussion: Early SSI occurred in 16.5% of patients, confirming the high infectious burden of ballistic limb trauma. Physiological severity (SAPS II) and leg fractures were independent predictors, highlighting the combined impact of systemic status and local anatomical vulnerability, particularly in tibial injuries. Despite frequent early infections, persistent infection remained uncommon at long-term follow-up, suggesting that structured debridement and multidisciplinary management can effectively control septic complications. These findings support early physiological optimization and fracture-focused strategies as key priorities to reduce SSI in ballistic limb injuries.

Conclusion: In this large French civilian–military cohort, early SSI affected one in six patients. Physiological severity and leg fractures were independent predictors. Despite frequent early infections, long-term persistence was uncommon, supporting early physiological optimization and fracture-centered strategies in ballistic limb trauma
Ammar GHABI (Marseille) , Vincent MERIC , Paul TANNYERES , Lucas CHATEAU , Jean Baptiste ODENT , Laurent MATHIEU , De Goefroy BERNARD
Salon Ambassadeurs 1/3
11:30

"Mercredi 11 novembre"

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KEY02
11:30 - 12:00

Conférence invité / Keynote lecture
Scoliose idiopathique de l’adolescent : du 2D au 3D et du statique au fonctionnel

Modérateur : Charles COURT (Paris)
Point d’expertise sur la scoliose idiopathique de l’adolescent
11:30 - 12:00 Scoliose idiopathique de l’adolescent : du 2D au 3D et du statique au fonctionnel. Ismat GHANEM (Conférencier, Beyrouth, Liban)
Rédaction 1

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KEY03
11:30 - 12:00

Conférence invité / Keynote lecture
Onco-orthopédie : ces tumeurs devenues médico-chirurgicales

Modérateur : Valérie DUMAINE (Paris)
Point d’expertise sur l'onco-orthopédie
11:30 - 12:00 Onco-orthopédie : ces tumeurs devenues médico-chirurgicales. François GOUIN (Docteur) (Conférencier, Lyon)
Philippe Erlanger
12:00

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TR04
12:00 - 13:00

Table ronde CJO
Comment éviter et bien me préparer à ma première mise en cause juridique
CJO

Directeurs : Yoann DALMAS (PHC) (Directeur, Albi), Mehdi DUCASSE (Chef de clinique) (Directeur, Caen)
Session du Collège des Jeunes Orthopédistes.
12:00 - 12:05 Pourquoi ce sujet vous concerne dès aujourd'hui. Yoann DALMAS (PHC) (Conférencier, Albi), Mehdi DUCASSE (Chef de clinique) (Conférencier, Caen)
12:05 - 12:20 Les véritables motifs de mise en cause des jeunes chirurgiens. Christian DELAUNAY (Chirurgien orthopédiste) (Conférencier, Médecin conseil , Paris)
12:20 - 12:35 Anticiper et se protéger : les bons réflexes avant tout litige. Nicolas CHANZY (chirurgien) (Conférencier, Médecin conseil , Paris)
12:35 - 12:50 Vous recevez une mise en cause : les bons et les mauvais réflexes. Laurène PLOYART (Conférencier, Juriste , Paris)
12:50 - 13:00 La vision Ordinale. Philippe PARIS (CHIRURGIEN ORTHOPEDISTE) (Conférencier, Médecin représentant du CNOM, Marseille)
Salle 01 - hall d'exposition
14:00

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CO12
14:00 - 15:15

Communications orales
Hanche

Modérateurs : Bertrand BOYER (Docteur) (Lyon), Anthony VISTE (Chirurgien orthopédiste) (Lyon)
14:00 - 14:07 #52322 - Prothèse totale de hanche à double mobilité monobloc de dernière génération chez les patients de moins de 50 ans : résultats d'une série de 68 cas avec un recul médian de 10 ans.
Prothèse totale de hanche à double mobilité monobloc de dernière génération chez les patients de moins de 50 ans : résultats d'une série de 68 cas avec un recul médian de 10 ans.

L'augmentation des indications de PTH avant 50 ans pose le problème de la longévité des implants et du risque d'instabilité dans une population à forte exigence fonctionnelle. Les cupules à double mobilité (DM) réduisent ce risque, mais leur utilisation en première intention chez les moins de 50 ans demeure débattue. L'objectif était d'évaluer les résultats cliniques, les complications et la survie des implants avec un recul médian de 10 ans.

Étude rétrospective monocentrique incluant tous les patients de moins de 50 ans opérés d'une PTH-DM monobloc de dernière génération entre 2009 et 2019. Soixante-huit patients ont été inclus (43 hommes, 25 femmes), d'âge médian 42,5 ans (35–47). Les indications étaient l'ostéonécrose aseptique de la tête fémorale 48,5% (n=33), la coxarthrose primaire 36,8% (n=25) et la coxarthrose secondaire 14,7% (n=10). Tous ont été opérés par voie postéro-latérale de Moore avec une cupule DM monobloc et une tige fémorale non cimentée. Le recul médian était de 10,2 ans (7,9–11,4). Les critères d'évaluation comprenaient le score de Harris (HHS), les complications (luxation prothétique et intra-prothétique, descellement aseptique, fracture péri-prothétique et infection) et la survie (Kaplan-Meier).

Le HHS médian est passé de 52 (47–58) à 99 (98–100) au dernier recul (p < 0,001). Aucune luxation prothétique et intra-prothétique, aucun descellement aseptique et aucune fracture péri-prothétique n'ont été observés. Deux infections sur prothèse ont été recensées dont une précoce. Trois décès ont été censurés. La survie à 10 ans était de 100% (IC95% : 95,6–100%) toutes causes aseptiques et de 97,0% (IC95% : 92,9–100%) toutes causes confondues.

Nous rapportons une série de 68 PTH-DM monobloc chez des patients de moins de 50 ans, sans luxation ni ostéolyse au recul médian de 10,2 ans. Ces résultats répondent aux deux craintes historiques, la luxation majorée par l'activité physique et l’usure prématurée du PE conduisant à la luxation intra-prothétique (LIP). Les progrès en qualité et en design du PE des implants modernes réduisent considérablement ce dernier risque. La cupule monobloc élimine en outre les complications des systèmes modulaires, le malsetting et la corrosion à la jonction.

La PTH-DM monobloc de dernière génération offre d'excellents résultats à moyen terme chez les moins de 50 ans avec une stabilité optimale, une survie de 100% à 10 ans et une amélioration fonctionnelle significative. Ces résultats encouragent à élargir les indications aux patients à haut risque de luxation (dysplasie, hyperlaxité, séquelles neurologiques) et aux sportifs exigeant une grande amplitude articulaire. Un suivi prolongé demeure indispensable pour confirmer la durabilité des implants modernes.
Michel TRAMINI (Saint-Etienne) , Pierre-Henri VERMOREL , Frederic FARIZON , Remi PHILIPPOT
14:07 - 14:14 #52493 - Survie des prothèses totales de hanche modernes jusqu’à 30 ans : revue systématique, méta-analyse et extrapolation des données des registres arthroplastiques internationaux.
Survie des prothèses totales de hanche modernes jusqu’à 30 ans : revue systématique, méta-analyse et extrapolation des données des registres arthroplastiques internationaux.

La prothèse totale de hanche est une intervention efficace visant à restaurer la fonction et la qualité de vie de millions de personnes dans le monde. Connaître la durée de vie d’une prothèse totale de hanche est important pour les patients, les chirurgiens et les systèmes de santé afin de planifier les soins et l’allocation des ressources. Au cours des 20 dernières années, l’utilisation de surfaces de frottement contemporaines pour les prothèses totales de hanche a profondément modifié l’usure des implants et, potentiellement, leur longévité. À ce jour, aucune étude à grande échelle n’a examiné la survie de ces implants modernes. Notre objectif était de déterminer la survie des prothèses totales de hanche contemporaines selon les matériaux de surface de frottement.

Nous nous sommes concentrés exclusivement sur l’évaluation des surfaces de frottement modernes : polyéthylène hautement réticulé associé à des têtes métalliques ou à des têtes céramiques de troisième ou quatrième génération, ainsi que les couples céramique-sur-céramique dans les prothèses totales de hanche primaires chez l’adulte. Nous avons effectué une recherche dans MEDLINE et Embase depuis la création des bases de données jusqu’au 13 juin 2024, incluant les articles rapportant au moins 10 ans de suivi de survie, indépendamment de la méthode de fixation ou de l’approche chirurgicale. Nous avons ensuite réalisé une méta-analyse combinant les données de huit registres nationaux d’arthroplastie évaluant les révisions toutes causes confondues selon les différentes combinaisons de surfaces de frottement. Les données extraites ont été extrapolées afin d’estimer la survie jusqu’à 30 ans à l’aide d’un modèle multivarié à effets aléatoires basé sur les données des registres. Le critère principal était la survie de la prothèse de hanche, définie comme le délai entre la prothèse totale de hanche primaire et la première révision toutes causes confondues, exprimée comme le pourcentage d’implants non révisés à différents points de suivi. Cette étude est enregistrée dans PROSPERO (CRD42024572518).

Nous avons identifié 1 904 237 arthroplasties totales de hanche provenant de 29 études cliniques (n=5203) et de huit registres nationaux d’arthroplastie (n=1 899 034). L’analyse combinée des études incluses a montré une survie globale de l’implant de 0,97 (IC 95 % 0,96–0,98) selon un modèle à effets aléatoires. L’estimation de survie basée sur les données des registres était de 93,6 % (IC 95 % 92,3–94,7) à 20 ans. L’extrapolation de ces données indique une survie prédite de 92,8 % (91,2–94,2) à 25 ans et de 92,1 % (90,1–93,7) à 30 ans.

Une survie estimée de 92 % à 30 ans pour les prothèses totales de hanche contemporaines suggère que les progrès dans la technologie des surfaces de frottement ont considérablement amélioré la durabilité à long terme des implants.

Ces résultats pourraient influencer le conseil aux patients, la planification des systèmes de santé et la régulation des dispositifs médicaux.
Amit ATREY (Toronto, Canada) , Amir KHOSHBIN
14:14 - 14:21 #51950 - Structural Limitations of Laterality Coding in a National Administrative Database: Implications for Hip Arthroplasty Revision Surveillance in France.
Structural Limitations of Laterality Coding in a National Administrative Database: Implications for Hip Arthroplasty Revision Surveillance in France.

National administrative databases are increasingly used for epidemiological surveillance of surgical outcomes. In France, the Système National des Données de Santé (SNDS) is frequently used as a substitute for a national arthroplasty registry. However, the reliability of laterality coding (right/left) remains uncertain, despite its central importance for longitudinal revision surveillance in bilateral procedures.

We conducted a nationwide methodological study using SNDS data from 2014 to 2024. High-volume centers (≥100 total hip arthroplasty [THA] procedures per year on average) were included. Laterality completeness, right–left balance, and concordance between index and revision procedures were assessed. Balance ratios were calculated at the center level to detect systematic asymmetry. A clinical validation cohort from a tertiary hospital (30 patients, 62 revision procedures) was used to evaluate the plausibility of early ipsilateral linkage.

Among 1,661,192 THA-related procedures performed in 546 high-volume centers, laterality was absent before 2015 and inconsistently recorded until 2018. After 2019, 13–15% of revision procedures lacked laterality. Concordance between presumed primary and revision laterality was 75%, reaching 86% after excluding missing or inconsistent entries. A non-negligible proportion of centers demonstrated marked right–left imbalance, with some reporting more than 90% of procedures on a single side, suggesting systematic coding bias. In the clinical cohort, 33% of revisions occurred within 90 days, and all early revisions were ipsilateral. Implant identification through billing codes was reliable in more than 85% of cases.

This nationwide evaluation demonstrates that deficiencies in laterality coding within the SNDS constitute a structural limitation for longitudinal surveillance of total hip arthroplasty (THA) revisions in France. Importantly, these limitations are not marginal imperfections but systemic weaknesses that directly affect the validity of patient-level linkage and, consequently, implant survival analyses. Strengths of this study include its nationwide scope encompassing more than 1.6 million procedures, its center-level balance methodology capable of detecting systematic asymmetry, and the integration of an independent clinical validation cohort. The combination of quantitative imbalance detection and real-world clinical plausibility strengthens the inference of structural bias.

Structural deficiencies in laterality coding within the SNDS substantially limit its suitability for long-term THA revision surveillance. Given that approximately 15–20% of patients undergo bilateral procedures, side misclassification fundamentally compromises longitudinal analyses. Early postoperative revisions (≤90 days) may be studied with acceptable reliability, but meaningful national implant surveillance requires mandatory, audited laterality coding and integration with dedicated registries.
Tom RABBAT (Rouen)
14:21 - 14:28 #52284 - Intérêt des cupules double mobilité monobloc chez les patients de plus de 75 ans : à propos d’une série de plus de 300 patients.
Intérêt des cupules double mobilité monobloc chez les patients de plus de 75 ans : à propos d’une série de plus de 300 patients.

Le vieillissement démographique s’accompagne d’une augmentation du nombre de prothèses totales de hanche chez les patients âgés. Dans cette population spécifique, la luxation reste la complication la plus fréquente représentant jusqu’à 20 % des causes de reprise chirurgicale selon les séries. L’objectif de notre étude est d’évaluer le risque de luxation à long terme, mais aussi la survie prothétique dans une population de patients âgée de plus de 75 ans, ayant bénéficié de l’implantation d’une cupule double mobilité monobloc.

Notre travail rapporte une étude prospective monocentrique entre 2009 et 2019, chez des patients âgés de plus de 75 ans. La coxarthrose reste l’indication majoritaire. La cupule utilisée a toujours été une cupule double mobilité monobloc (Sunfit Novae®). Notre critère de jugement principal était la survenue d’une luxation prothétique ; le critère secondaire était la survenue d’une révision pour cause septique ou aseptique.

Au dernier recul, 341 prothèses de hanche ont été analysées. L’âge moyen à la pose était de 80 ans. 181 patients étaient décédés (53%). Le recul moyen était de 7 ans. Concernant les complications : nous retenons un seul cas de luxation, trois révisions pour infections profondes, aucun descellement aseptique ni révision de cupule pour cause mécanique. La survie de l’implant à 10 ans estimée selon la méthode de Kaplan-Meier était de 99,9% (IC95% : 99,5%-99,9%) en prenant pour définition de l’échec : la survenue de luxation ; et elle était de 98,7% (IC95% : 97,6%-100%) en prenant pour définition de l’échec : la révision pour problème septique.

Dans cette population de patients de plus de 75 ans, la double mobilité monobloc apporte une protection évidente, face à la survenue de luxation, avec un taux de 0,3 % ce qui reste le plus faible décrit dans la littérature. Malgré les nombreuses comorbidités de cette population spécifique, et notamment les insuffisances musculaires, les problématiques neurologiques, les chutes fréquentes, la survenue d’une luxation prothétique postopératoire est réduite de manière extrêmement significative avec l’utilisation systématique d’une cupule double mobilité monobloc. L’utilisation de ce type de cupule ne compromet pas la fixation à long terme avec un taux de descellement aseptique nul. Cela confirme bien que la double mobilité permet un compromis offrant une stabilité prothétique postopératoire excellente malgré un terrain défavorable, ainsi qu’une fixation primaire et secondaire à long terme de qualité, malgré là encore, un os ostéoporotique.

Les résultats de notre étude confirment l’intérêt de l’utilisation à titre systématique de la cupule double mobilité dans ce type de population à risque.
Rahifa HASSANATI (Saint-Etienne) , Frederic FARIZON , Rémi PHILIPPOT
14:28 - 14:35 #51875 - Bone remodelling radiographic analysis of a novel 3D-printed highly porous titanium monoblock dual mobility cup in total hip arthroplasty at 2-year follow-up.
Bone remodelling radiographic analysis of a novel 3D-printed highly porous titanium monoblock dual mobility cup in total hip arthroplasty at 2-year follow-up.

Dual mobility cups (DMCs) are manufactured from stainless steel or Cobalt Chromium, materials with significantly higher stiffness than cancellous bone, potentially leading to stress shielding. Recently, a 3D-printed highly porous titanium alloy DMC with lower elastic modulus was introduced to the market. This study aimed to compare radiographic osseointegration and periacetabular relative bone density (RBD) changes between the novel titanium DMC and conventional third-generation DMCs, at 2-year follow-up.

204 patients who underwent cementless total hip arthroplasty were retrospectively included in the study. Propensity score matching for age, gender, diagnosis, and follow-up was used to create two comparable groups, the Titanium group (n=88) and the Conventional group (n=88). Radiographic assessment at 2-year follow-up included Moore’s signs of osseointegration and the presence of radiolucency lines (RLL). RBD was measured in three regions of interest (ROI) around the cup using ImageJ software to calculate percentage changes from postoperative to 2-year follow-up, on standard radiographs.

At mean 2.5-year follow-up, both cohorts had at least three Moore’s signs present in 100% of the Titanium group and 97.7% of the Conventional group (p = 0.497). No RLLs were observed in the Titanium group at final follow-up, while 6 hips (6.8%) in the Conventional group exhibited persistent RLLs (p = 0.029). Notably, 32.9% of Titanium cups showed early postoperative RLLs that completely resolved by 2 years, a tendency not seen in the control group. Quantitative RBD analysis revealed a generalized decrease in bone density across all ROIs for both groups. Titanium group showed a trend toward better bone preservation (ROI 1: -4.99% vs. -8.65%; ROI 2: -5.89% vs -10.85%; ROI 3: -11.96% vs -17.16%), with no significant difference.

This is the first radiographic bone remodelling study about 3D-printed highly porous titanium DMC. While excellent biological fixation was achieved in both groups, the Titanium group showed significantly fewer persistent RLLs. These findings indicate that the highly porous titanium lattice promotes more consistent bone remodelling than conventional cups. Even though quantitative RBD measurements did not reach statistical significance, the 30–45% lower reduction in bone density observed in the Titanium group across all ROIs suggests a more favourable remodelling pattern. The lack of significance may be attributed to the inherent limitations of standard radiographs compared to more sensitive tools like DEXA.

The novel 3D-printed titanium DMC provides excellent short-term radiographic outcomes comparable to conventional DMCs. These results support the use of highly porous titanium DMCs as a reliable alternative to conventional DMCs, though further long-term studies using advanced imaging are needed to confirm the durability of these bone-preservation trends.
Puteo NICOLE , Domenico TIGANI (Bologna, Italie)
14:35 - 14:42 #52585 - Premiers résultats d’une nouvelle cupule de prothèse de hanche à double mobilité monobloc en titane hautement poreux sans chrome-cobalt, imprimée en 3D. Une étude observationnelle prospective multicentrique comparative de l’ancrage osseux à 2 ans.
Premiers résultats d’une nouvelle cupule de prothèse de hanche à double mobilité monobloc en titane hautement poreux sans chrome-cobalt, imprimée en 3D. Une étude observationnelle prospective multicentrique comparative de l’ancrage osseux à 2 ans.

Introduction : Une cupule DM monobloc en titane dit “hautement poreux” imprimée en technologie additive 3D, a fait l’objet de cette étude multicentrique visant à en évaluer les résultats, avec analyse comparative par comparaison avec une cohorte similaire de cupules à revêtement hydroxyapatite. Notre hypothèse principale visait à confirmer des résultats d’ostéo-intégration précoce, au moins supérieurs à une cohorte comparative de cupules DM classiques à revêtement hydroxyapatite. L’hypothèse secondaire était l’absence de complications liées à l’implant lui même et son caractère hypoallergénique, avec notamment l’absence de constituants chrome et cobalt.

Matériel et méthodes : Entre janvier 2023 et décembre 2025, 138 patients (141 hanches) ont bénéficié d’une PTH avec une cupule DM monobloc en titane et technologie additive 3D dans trois centres en France. La cupule est recouverte d’un revêtement TiNbN et s’articule avec un insert mobile en polyéthylène enrichi à la vitamine E. L’évaluation en prospectif au délai de 1 et 2 ans, comprenait les scores de Harris (HHS), d’Oxford (OHS) et de Postel-Merle d’Aubigné (PMA). Les signes radiographiques visaient à détecter des signes d’ostéointégration, des lisérés, migrations ou ostéolyse périacétabulaire, par comparaison avec une série homogène de prothèses DM à revêtement bio-actif hydroxyapatite (HA).

Résultats : L'âge moyen des patients était de 72 ans (DS 8) au moment de l'opération, avec 57 % de femmes. L’arthrose était l’indication majoritaire dans 119 hanches (91,5 %). Le score Oxford s'est amélioré, de 21,9 à 41,4/48, l'HHS de 42,0 à 89,2/100 et le PMA de 9,7 à 16,6/18. Sur le plan radiographique, toutes les hanches présentaient des signes de ponts osseux, et de densifications osseuses à l'interface os-implant, sans présence de lisérés, témoignant de scores radiographiques supérieurs ou égaux à la série comparative. Avec deux révisions pour infection et fracture fémorale périprothétique postopératoire, le taux de survie global toutes causes était de 97,0 % à 2 ans (IC à 95 %, 93,7–100)., avec une survie pour échec imputable à la cupule à 100 %.

Discussion : À notre connaissance, cette étude constitue la première série de cas de PTH utilisant une nouvelle cupule DM monobloc en titane hautement poreux imprimée en 3D, dont le pronostic peut sembler prometteur pour un ancrage primaire pressfit stable et une tribologie a priori optimale. Ces excellents résultats devront naturellement être confirmés par des études complémentaires à moyen et long terme.

Conclusion: L'évolution des prothèses de hanche à double mobilité s'est déroulée en plusieurs étapes sur une longue période de près de cinquante ans, pour aboutir à la mise au point de surfaces de cupules hautement poreuses en technologie additive 3D en titane sans chrome-cobalt, ce qui semble devoir constituer un changement de conception majeur par rapport aux générations précédentes de cette option prothétique.
Jean-Alain EPINETTE (LILLE) , Jean-Marc PUCH , Evrard GANCEL , Michael KIRCHMEIER
14:42 - 14:49 #52708 - Amyloïdose méconnue en arthroplastie : la biopsie systématique du labrum et du ménisque, un tournant pour le dépistage précoce de l’ATTR ?
Amyloïdose méconnue en arthroplastie : la biopsie systématique du labrum et du ménisque, un tournant pour le dépistage précoce de l’ATTR ?

L’amyloïdose est une pathologie systémique sous-diagnostiquée, responsable d’atteintes sévères, notamment cardiaques et neurologiques. Malgré l’émergence de traitements spécifiques, le diagnostic reste tardif. Certaines manifestations musculosquelettiques précoces ont été décrites (tunnel carpien, sténose spinale ). Nous émettons l’hypothèse que certaines formes des coxarthrose s(coxarthrose destructive rapide, coxarthrose inflammatoire) et des gonarthroses pourraient être associées à des dépôts amyloïdes intra-articulaires. L’objectif est d’évaluer leur prévalence et l’intérêt d’une biopsie peropératoire systématique comme stratégie de dépistage.

Étude prospective monocentrique (2022–2025) incluant 282 patients opérés d’arthroplastie (195 hanches, 87 genoux ; âge moyen 75 ans). Une biopsie systématique du labrum ou du ménisque, associée à une biopsie de la synoviale, a été réalisée avec analyse histologique (Rouge Congo).

Des dépôts amyloïdes (type ATTR) ont été retrouvés dans 41 % des coxarthroses (77/195) et 22 % des gonarthroses (20/87). Parmi les patients positifs, une pathologie cardiaque était présente dans 45 % des cas en coxarthrose (dont 5 amyloïdoses cardiaques confirmées) et 25 % en gonarthrose (sans atteinte cardiaque confirmé)

La fréquence élevée des dépôts amyloïdes, notamment à la hanche, suggère une association entre certaines formes d’arthrose (coxarthrose destructive rapide, coxite inflammatoire) et l'amyloïdose ATTR. L’innovation réside dans la biopsie peropératoire systématique, geste simple, peu coûteux et reproductible, permettant un dépistage opportuniste sans modifier la prise en charge chirurgicale. Cette approche pourrait identifier précocement des patients à risque, dans une pathologie habituellement diagnostiquée tardivement.

La biopsie peropératoire lors des arthroplasties pourrait constituer un outil innovant de dépistage précoce de l’amyloïdose ATTR. Des études longitudinales sont nécessaires pour préciser sa valeur pronostique et son impact sur la prise en charge.
Dezso BARABAS (Québec, Canada) , Julianna Melinda BARABAS , Francis BONENFANT , Marc Andre TREMBLAY
14:49 - 14:56 #52050 - Femoral De-escalation during Revision Total Hip Arthroplasty Using a Rectangular-taper Shortened Stem.
Femoral De-escalation during Revision Total Hip Arthroplasty Using a Rectangular-taper Shortened Stem.

Long stems with diaphyseal fixation are widely used in revision total hip arthroplasty (RTHA) but may increase surgical complexity and compromise femoral bone stock. Primary femoral stems, used as a de-escalation strategy, could simplify RTHA in selected patients as a bone preserving strategy. This study aimed to evaluate the clinical and radiographic outcomes of this technique using a cementless rectangular-taper shortened stem during both components RTHA.

Between January 2019 and January 2025, 301 both components RTHA were prospectively included in our institutional total joint registry. Among them, 23 RTHA (20 patients, 14 men, mean age at revision = 63 years [54-71]) with femoral de-escalation with the use of a cementless rectangular-taper shortened stem and a dual mobility cup construct were identified and retrospectively reviewed at latest follow-up with a particular attention to occurrence of dislocation, femoral periprosthetic fracture, mechanical failure or early loosening related to this specific reconstruction technique. Femoral bone loss was graded Paprosky I in 17 RTHA (74%) and II in 6 RTHA (26%). Clinical outcome was evaluated with the Harris Hip Score (HHS).

At a mean follow-up of 40 months (15-67), no periprosthetic fracture, mechanical failure or early loosening of the femoral reconstruction occurred. One early dislocation occurred at 41 days, managed by closed reduction without recurrence at latest follow-up. The mean operative time was 111 minutes (90–128) and the mean blood loss was 450 mL (300–500). The mean HHS significantly improved from 70 (59–83) preoperatively to 94 (91–100) postoperatively, with 96% of patients achieving HHS ≥ 80 at latest follow-up.

In selected patients undergoing RTHA with limited femoral bone loss, femoral de-escalation with a cementless rectangular-taper shortened stem demonstrated reliability for femoral reconstruction with no component-related complication and significant functional improvement at short-term follow-up.
Arnaud FISCHBACHER (Lausanne, Suisse) , Jaad MAHLOULY , Nathan LACHEUX , Alexander ANTONIADIS , Julien WEGRZYN
14:56 - 15:03 #52735 - Désescalade unipolaire ou bipolaire en reprise de prothèse totale de hanche : à propos d’une série monocentrique de 35 cas.
Désescalade unipolaire ou bipolaire en reprise de prothèse totale de hanche : à propos d’une série monocentrique de 35 cas.

L’augmentation du nombre de prothèse totales de hanche (PTH) primaires s’accompagne d’une croissance des chirurgies de reprise. Le concept de désescalade consiste à utiliser des implants primaire à ancrage métaphysaire, lorsque le stock osseux le permet, tant au versant fémoral qu’acétabulaire, avec des cupules press-fit à double mobilité. Dans les indications sélectionnées, une désescalade unipolaire ou bipolaire permettrait de préserver le capital osseux et de simplifier la chirurgie. Objectif: évaluer les indications, la survie implantaire et les résultats fonctionnels des désescalades lors des reprises de PTH. Notre hypothèse est que cette stratégie constitue une alternative fiable dans des indications sélectionnées.

Étude rétrospective monocentrique (2015-2022) incluant 35 patients parmi 45 désescalades réalisées sur 341 reprises de PTH, avec un recul minimum de 2 ans. Les pertes osseuses étaient classées selon Paprosky. La désescalade était indiquée en cas de stock osseux satisfaisant (Paprosky ≤ II au fémur et ≤ IIA-B au cotyle), et de stabilité primaire peropératoire. Dans les reprises bipolaires, une stratégie combinée pouvait associer désescalade d‘un versant et escalade du composant controlatéral. Les désescalades étaient classées en trois types : unipolaire acétabulaire, unipolaire fémorale ou bipolaire. Les données démographiques, les indications, la survie implantaire et les résultats fonctionnels (HHS modifié, EVA) ont été analysés. L’échec était défini comme toute reprise nécessitant le changement d’au moins un implant concerné.

35 patients ont été inclus (19 hommes, 16 femmes), d’âge moyen de 67 ans, avec un recul moyen de 51 mois (24-117). Les indications étaient dominées par le descellement aseptique (57%, n=20), suivi des infections (22 %, n=8), de l’instabilité (9 %, n=3), des faillites d’implants (9%, n=3) et d’une fracture périprothétique (3%, n=1). Parmi les désescalades, 24 étaient unipolaires acétabulaires (69 %), 9 unipolaires fémorales (26 %) et 2 bipolaires (6 %). Dans 12 cas (34%), la désescalade s’inscrivait dans une stratégie hybride associant une escalade du composant controlatéral. La douleur diminuait significativement, passant de 3,7/10 en préopératoire à 0,5/10 (p < 0.001). Le score HHS modifié s’améliorait significativement de 49 à 86,6, (gain moyen de 37,6 points ; p < 0,001). L’analyse de survie selon Kaplan-Meier retrouvait une survie de 94% à 2 ans et de 85% à 5 ans. Les échecs (n=5) comprenaient une fracture périprothétique, deux infections du site opératoire et deux enfoncements de tige fémorale.

Dans des indications sélectionnées, la désescalade implantaire lors des reprises de PTH apparaît comme une stratégie fiable, permettant d’obtenir des résultats fonctionnels satisfaisants tout en préservant le capital osseux, avec une excellente survie à court et moyen terme. Cette approche constitue une alternative pertinente aux reconstructions complexes, tant sur le versant fémoral qu’acétabulaire.
Tamia RIDET (Toulouse) , Reina NICOLAS , Vincent DESMARS , Silawatshananai PANUWAT , Christophe FRANCOISE
15:03 - 15:10 #52149 - Neutrophil-to-Lymphocyte Ratio as a Predictor of Early Postoperative Complications In Arthroplasty for Proximal Femoral Fracture.
Neutrophil-to-Lymphocyte Ratio as a Predictor of Early Postoperative Complications In Arthroplasty for Proximal Femoral Fracture.

Early postoperative complications after arthroplasty for proximal femoral fracture remain frequent and may adversely affect recovery, length of stay, and readmission risk. The neutrophil-to-lymphocyte ratio (NLR) is an inexpensive and universally available biomarker of systemic inflammatory and physiological stress. This study evaluated whether admission NLR predicts early postoperative complications in patients undergoing hemiarthroplasty or total hip arthroplasty for proximal femoral fracture.

A retrospective cohort study was performed including 686 patients aged 65 years or older who underwent hemiarthroplasty or total hip arthroplasty for proximal femoral fracture. Admission NLR was calculated from routine blood tests obtained at hospital presentation. The primary endpoint was a 90-day composite postoperative complication outcome including infection, hematoma, postoperative transfusion requirement, wound dehiscence or wound complications, and readmission. Secondary analyses assessed each complication separately. Multivariable logistic regression was used to evaluate the independent association between admission NLR and postoperative complications after adjustment for relevant clinical confounders.

Admission NLR was significantly associated with the risk of early postoperative complications after arthroplasty for proximal femoral fracture. Patients with higher NLR values showed a greater incidence of the composite complication endpoint. In multivariable analysis, admission NLR remained an independent predictor of postoperative complications after adjustment for baseline covariates. Similar trends were observed for clinically relevant individual complications, particularly postoperative transfusion requirement and readmission.

Our findings suggest that admission NLR may help identify patients at higher risk of early postoperative complications after arthroplasty for proximal femoral fracture. A higher NLR likely reflects a greater inflammatory and physiological stress response at presentation, which may be associated with a more fragile perioperative profile. From a clinical point of view, this is relevant because NLR is inexpensive, rapidly available, and routinely measured at admission. It could therefore be used as a simple adjunct for early risk stratification in patients undergoing hemiarthroplasty or total hip arthroplasty for fracture.

Admission NLR appears to be a useful predictor of early postoperative complications after hemiarthroplasty or total hip arthroplasty for proximal femoral fracture. Its routine availability makes it a potentially valuable tool for early risk stratification and perioperative optimization.
Alessandro CIVININI (Firenze, Italie) , Filippo LEGGIERI , Marta MASSENZI , Matteo INNOCENTI , Roberto CIVININI
Louis Lumiere

"Mercredi 11 novembre"

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TR05
14:00 - 15:00

Table ronde APOA
Periprosthetic fractures (PPFx)
APOA

Directeurs : Nicolaas BUDHIPARAMA (Président APOA) (Directeur, Jakarta, Indonésie), Jean-Marie PHILIPPEAU (Chirurgien Orthopédique) (Directeur, Nantes)
Mise à l'honneur de l'Association Orthopédique de la région Asie-Pacifique
14:00 - 14:10 Epidemiology of Periprosthetic Fractures. Marie LE BARON (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Marseille)
14:10 - 14:20 Decision-making in B2 PPFx around THR. Rajeev SHARMA (Conférencier, New Delhi, Inde)
14:20 - 14:30 Grafting for PFFs: Strut, Impaction, or Proximal Femoral Replacement. Dan BERRY (Conférencier, Rochester, Etats-Unis)
14:30 - 14:40 Distal Femur PPFx: How to Fix. Jamal ASHRAF (Conférencier, Jodhpur, Inde)
14:40 - 14:50 PPFx of the Tibia associated with TKR. Nicolaas BUDHIPARAMA (Président APOA) (Conférencier, Jakarta, Indonésie)
14:50 - 15:00 Discussion.
Debussy

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RE02
14:00 - 14:30

Relive
Suture méniscale

14:00 - 14:20 Suture méniscale. Vincent PINEAU (Chirurgien) (Conférencier, Toulouse)
Salon Ambassadeurs 2/3

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CO11
14:00 - 15:45

Communications orales
Epaule / Coude

Modérateurs : Philippe COLLIN (Chirurgien orthopédiste) (Paris), François SIRVEAUX (PUPH) (Nancy)
14:00 - 14:07 #51644 - Variabilité morphométrique de l’ulna proximal et longueurs sécurisées des vis pour plaque dorsale anatomique de l’olécrâne : étude anatomique de 52 spécimens.
Variabilité morphométrique de l’ulna proximal et longueurs sécurisées des vis pour plaque dorsale anatomique de l’olécrâne : étude anatomique de 52 spécimens.

Les fractures de l’ulna proximal représentent un problème de traumatologie fréquent. Malgré l’utilisation de plaques dites anatomiques, des complications persistent, notamment liées à une mauvaise adaptation des implants et au risque de pénétration intra-articulaire des vis. Plusieurs études morphométriques ont montré une grande variabilité anatomique de l’ulna proximal, pouvant limiter l’efficacité des implants standardisés. L’objectif de cette étude était d’analyser la morphométrie de l’ulna proximal et de proposer des longueurs maximales sécurisées pour les vis d’une plaque dorsale anatomique afin de réduire les complications iatrogènes.

Cinquante-deux ulnae adultes secs provenant d’une collection anatomique universitaire ont été étudiés. Les paramètres morphométriques suivants ont été mesurés à l’aide d’un pied à coulisse numérique et d’un goniomètre digital : longueur totale de l’ulna, angulation dorsale proximale (PUDA), distance apex-olécrâne, largeur du plancher de la grande cavité sigmoïde, largeur maximale du processus coronoïde et longueur de la pointe de l’olécrâne. Une plaque dorsale anatomique (Medartis®) a été positionnée sur chaque os afin de mesurer les longueurs maximales des cinq vis proximales. Des analyses statistiques univariées, multivariées ainsi que des régressions linéaires multiples ont été réalisées.

La longueur moyenne de l’ulna était de 251,9 mm (±16,7). Le PUDA moyen était de 8,1° (±2,4) avec une distance apex-olécrâne de 55,8 mm (±13,5). La largeur minimale du coronoïde était de 18,7 mm (±1,7) et sa largeur maximale de 34,9 mm (±3,5). La longueur de la pointe olécranienne était de 24,5 mm (±3,2). L’adaptation de la plaque était jugée optimale dans 42 %, moyenne dans 38 % et mauvaise dans 20 % des cas. Les longueurs moyennes des vis étaient respectivement de 22,7 mm (±1,7), 24,4 mm (±2,0), 31,4 mm (±5,4), 27,5 mm (±3,7) et 26,6 mm (±3,6). Des corrélations significatives ont été retrouvées entre la longueur de l’ulna et certaines longueurs de vis.

Nos résultats confirment la variabilité morphométrique importante de l’ulna proximal décrite dans la littérature. Le PUDA observé dans notre série (8,1° (±2,4)) est comparable à celui rapporté par Beser et al. (8° (±2,3)) et légèrement supérieur aux valeurs décrites par Wang et al. (4,65° (±3,32)) et Hopf et al. (6,4° (±2,8)). La distance apex–olécrâne (55,8 mm (±13,5)) est proche des données de Wang et al. (51,9 mm) et Hopf et al. (58,9 mm). L’adaptation optimale des plaques dans seulement 42 % des cas confirme, comme l’ont montré Totlis et al., les limites des implants anatomiques standardisés. Enfin, le risque de pénétration intra-articulaire des vis proximales rapporté par Githens et al. justifie l’intérêt de repères morphométriques et de longueurs de vis sécurisées pour améliorer la planification chirurgicale.

Cette étude propose des repères morphométriques simples et des longueurs de vis sécurisées directement applicable en pratique chirurgicale.
Laurent OBERT (Besançon) , Alexandru BARAU , Francois LOISEL , Daniel LEPAGE
14:07 - 14:14 #52018 - Does humeral head size predict the lateralization required to preserve near-anatomic posterosuperior rotator cuff length in reverse shoulder arthroplasty?
Does humeral head size predict the lateralization required to preserve near-anatomic posterosuperior rotator cuff length in reverse shoulder arthroplasty?

Reverse total shoulder arthroplasty (rTSA) lacks an anatomy-based framework for individualized implant planning. We hypothesized that native humeral head size could serve as a patient-specific anatomical reference to guide lateralization in rTSA. The purpose of this study was to determine whether humeral head size predicts the amount of baseplate lateralization required to preserve near-anatomic posterosuperior rotator cuff muscle length, and whether muscle lengths can be reliably estimated in deformed joints using a statistical shape model (SSM).

In this computational study, 83 preoperative CT scans were analyzed using a validated SSM to estimate rotator cuff muscle–tendon lengths. Five rTSA implantation strategies were modeled while controlling implant geometry, ranging from a medialized Grammont-type configuration to lateralized Frankle-type and hybrid strategies. Best-fit humeral head size (BFHHS) was correlated with patient-specific lateralization quantified by overlap-based graft thickness and with posterosuperior cuff muscle length.

BFHHS demonstrated an excellent correlation with graft thickness required for near-anatomic overlap (r = 0.93) and strong correlations with posterosuperior cuff muscle length, particularly the infraspinatus (r = 0.88), as well as the subscapularis (r = 0.76) and teres minor (r = 0.62). Among implantation strategies, the Frankle-type configuration most closely reproduced near-anatomic graft thickness and posterosuperior cuff muscle length. Implantation strategy produced large to very large differences in baseline muscle–tendon length across configurations (Kendall’s W ≈ 0.9–0.97). The SSM reliably reconstructed muscle–tendon geometry across a broad spectrum of degenerative pathology.

A Frankle-type lateralization strategy most closely reproduced the overlap-based anatomic reference, while alternative strategies produced systematic deviations in muscle length. These findings support humeral head size as an anatomy-based, patient-specific guide for lateralization planning. This framework is geometric and conceptual in nature and requires future clinical validation.

Humeral head size predicts the lateralization required to preserve near-anatomic posterosuperior cuff muscle length in rTSA.
Erica LANTE (Lausanne, Suisse) , William BLAKENEY , Stefan BAUER
14:14 - 14:21 #52058 - Lower Neck-Shaft Angles Increase Instability Risk in Reverse Total Shoulder Arthroplasty: A Position-Dependent Computational Model.
Lower Neck-Shaft Angles Increase Instability Risk in Reverse Total Shoulder Arthroplasty: A Position-Dependent Computational Model.

Postoperative instability remains a frequent complication of reverse total shoulder arthroplasty (rTSA), and an emerging pattern of superior-lateral instability has been observed with lower neck-shaft angle designs in patients with massive rotator cuff tears and cuff tear arthropathy. The present study evaluated the horizontal orthogonal reserve, a novel biomechanical metric quantifying the position-dependent balance between rotator cuff compression and deltoid shear forces, across four lateralized rTSA configurations.

This translational computer modeling study utilized preoperative CT scans from 15 patients. Patient-specific 3D shoulder models were generated and four implant configurations were simulated: a 135° neck-shaft angle with a centered baseplate, a 135° neck-shaft angle with an inferiorly flush baseplate, a 145° neck-shaft angle with an inferiorly flush baseplate, and a 155° neck-shaft angle with an inferiorly flush baseplate. Muscle-tendon unit lengths for the deltoid, teres minor, subscapularis, and infraspinatus were extracted during simulated forward elevation from 0° to 120°. A Hill-type biomechanical model incorporating fiber-length correction, passive tension, angle-dependent directional efficiency coefficients, and patient-specific neck-shaft angle geometry was used to compute the horizontal orthogonal reserve at each elevation increment. The supraspinatus was excluded to replicate the clinical setting of massive rotator cuff tear and cuff tear arthropathy.

Effect of implant configuration on the horizontal orthogonal reserve was statistically significant at every evaluated elevation angle (all p <0.001, W 0.518–0.784). Both 135° configurations first entered compression-balance failure at 75° of elevation, the 145° configuration at 90°, and the 155° configuration at 105°. Throughout the forward elevation arc, the horizontal orthogonal reserve was governed by the anterior muscles in all configurations, with near-complete loss of active subscapularis force generation beyond 90°.

Our findings highlight that the subscapularis acts as an anterior compressive stabilizer in the setting of massive rotator cuff tears. A relationship between increasing the neck-shaft angle and delaying the onset of compression-balance failure was demonstrated. The trend toward lower neck-shaft angles to minimize inferior scapular notching may compromise the compressive forces. By quantifying this position-dependent vulnerability, this model emphasizes the risks of instability in patients with deficient superior cuffs.

Lower neck-shaft angle configurations create a position-dependent vulnerability during forward elevation in which deltoid forces overcome rotator cuff compression. In the setting of massive cuff tear or cuff tear arthropathy, these findings provide a biomechanical rationale for the observed superior-lateral instability with 135° neck-shaft angle designs and support the use of higher neck-shaft angle configurations in this patient population.
Igor SHIRINSKIY (Morges, Suisse) , Erica LANTE , Giuseppe BONSIGNORE , William BLAKENEY
14:21 - 14:28 #52003 - Clavicular joint degeneration alters scapulothoracic movement strategy after reverse total shoulder arthroplasty.
Clavicular joint degeneration alters scapulothoracic movement strategy after reverse total shoulder arthroplasty.

After reverse total shoulder arthroplasty (RSA), scapulothoracic motion plays a key role in arm elevation. Degeneration of the acromioclavicular (AC) and sternoclavicular (SC) joints may restrict clavicular motion and alter physiological scapulothoracic coupling; however, its influence on postoperative mobility and clinical elevation remains unclear. The aim of this study was to determine whether AC and SC joint degeneration affect postoperative scapulothoracic mobility after RSA and to identify scapular kinematic parameters associated with clinical flexion and abduction.

Seventy-six RSA patients from a prospective institutional registry with standardized follow-up were included. Postoperative scapular kinematics were assessed using three-dimensional motion analysis (ShowMotion) during active shoulder flexion and abduction. Scapular protraction, upward rotation, and posterior tilt were recorded at 30°, 60°, 90°, and 120° of flexion and abduction. Degeneration of the AC and SC joints was graded on preoperative CT (four-grade system, A–D). Patients without degeneration (both joints grade A; n = 21) were compared with those showing degeneration (grade B–D in ≥1 joint; n = 55). Scapulothoracic mobility was defined as the slope of scapular motion per degree of humeral elevation using linear mixed- effects models with random intercepts, adjusted for sex, body mass index, and follow-up time. Sensitivity analyses included random-slope and angle specific models. Associations between scapular motion slopes and active and passive range of motion were assessed using Pearson correlation.

During abduction, patients with degeneration demonstrated a steeper increase in posterior scapular tilt compared with those without degeneration (slope difference +0.040°/°, 95% CI 0.003–0.077; p = 0.035), corresponding to ~2.4° additional tilt between 30° and 90°. Conversely, the slope of scapular upward rotation was reduced in patients with degeneration during flexion (−0.083°/°, 95% CI −0.147 to −0.018; p = 0.012), with a similar trend in abduction. Protraction was unaffected. Overall scapulothoracic motion magnitude did not differ between groups. Active abduction correlated with the slope of scapular upward rotation in abduction (r = 0.47; p < 0.001), as did active flexion (r = 0.35; p = 0.002), whereas posterior tilt showed no association.

AC and SC joint degeneration after RSA alters the strategy of arm elevation rather than total scapulothoracic mobility. Increased posterior tilt and reduced upward rotation responsiveness indicate a direction-specific compensatory adaptation, with diminished upward rotation associated with limited clinical elevation.
Giuseppe BONSIGNORE (Wiesbaden, Allemagne) , Wei SHAO , William BLAKENEY , Matteo MANTOVANI , Stefan BAUER
14:28 - 14:35 #51884 - Does BIO-RSA provide better outcomes than a lateralized glenosphere in navigated reverse shoulder arthroplasty with a 145° semi-inlay humeral stem? A 2-year comparative study.
Does BIO-RSA provide better outcomes than a lateralized glenosphere in navigated reverse shoulder arthroplasty with a 145° semi-inlay humeral stem? A 2-year comparative study.

Reverse shoulder arthroplasty (RSA) is an established treatment for cuff tear arthropathy (CTA) and degenerative glenohumeral osteoarthritis. Several strategies have been introduced to lateralize the center of rotation either at the humeral or glenoid level. This study evaluated the clinical effects of glenoid lateralization using a lateralized glenosphere versus the BIO-RSA technique while maintaining the same humeral component.

A retrospective comparative study included 39 shoulders (39 patients) treated with primary RSA between 2022 and 2024 for CTA or degenerative osteoarthritis. Twenty shoulders underwent standard RSA with a lateralized glenosphere and nineteen BIO-RSA. All procedures were performed by the same surgeon using a semi-inlay 145° humeral stem and computer-assisted navigation for glenoid positioning. Clinical outcomes included Constant Score (CS), American Shoulder and Elbow Surgeons score (ASES), Simple Shoulder Test (SST), visual analogue scale (VAS), and active range of motion (ROM). Radiographic assessment evaluated scapular notching and graft incorporation. Minimum follow-up was 24 months (30 ± 6 months). Preoperative glenoid retroversion was higher in the BIO-RSA group (14.1° ± 8.1° vs 2.9° ± 6.2°). Walch classification in BIO-RSA was A1 26%, A2 32%, B1 17%, B2 16%, C 9%, and Favard classification E0 15.8%, E1 42.1%, E2 21.1%, E3 21.1%. In the standard RSA group Walch classification was A1 35%, A2 30%, B1 5%, B2 15%, D 15%, and Favard classification E1 85%, E2 5%, E4 10%.

Thirty-nine patients (6 men, 33 women) with a mean age of 71 ± 6.3 years were included. Both groups showed significant postoperative improvement (p < 0.05). BIO-RSA demonstrated higher ASES (83 ± 10.1 vs 73.85 ± 11; p = 0.009), CS (73.6 ± 10.24 vs 63.3 ± 12.56; p = 0.007), SST (9.3 ± 1.9 vs 7.7 ± 2.0; p = 0.015) and VAS (0.8 ± 0.9 vs 2.2 ± 1.6; p = 0.002). ROM was greater in BIO-RSA for forward elevation (134° ± 27° vs 129° ± 24°; p < 0.05), external rotation (38° ± 16° vs 25° ± 8°; p = 0.003) and internal rotation (L2 vs L3). No differences were observed for scapular notching. Graft incorporation was complete in 74%, partial in 16% and resorbed in 10%. No mechanical complications occurred.

At a mean follow-up of 30 ± 6 months, BIO-RSA group showed significantly improved clinical outcomes compared with the lateralized glenosphere group. Glenoid lateralization improved ROM with low rates of impingement and notching. While both techniques provide glenoid lateralization, BIO-RSA may offer greater functional improvement, particularly in shoulders with increased glenoid deformity or retroversion. The choice between these two techniques is patient specific.

BIO-RSA and lateralized glenosphere RSA with the same 145° semi-inlay humeral stem provided comparable short-term outcomes. However, BIO-RSA demonstrated superior functional scores and rotational ROM, suggesting that structural bone grafting may offer additional benefit in selected patients.
Dario TURRICIANO , Piero PIAZZA , Valentina BRUNO , Alfonso LICCARDI , Andrea LISAI (Milan, Italie)
14:35 - 14:42 #52016 - Teres minor circle and subscapularis lengthening patterns during forward elevation in lateralized reverse total shoulder arthroplasty.
Teres minor circle and subscapularis lengthening patterns during forward elevation in lateralized reverse total shoulder arthroplasty.

Lateralized reverse total shoulder arthroplasty (rTSA) designs aim to restore tension and function of the deltoid and remaining rotator cuff. Although the role of the subscapularis is established in the native shoulder and after anatomic total shoulder arthroplasty, its repair after rTSA remains controversial. The teres minor is considered a principal contributor to external rotation in rTSA, particularly when the infraspinatus is insufficient, yet its length-tension behavior across forward elevation has not been characterized.

Fifteen preoperative CT scans from patients undergoing rTSA were used to generate three-dimensional shoulder models. rTSA was simulated using four lateralized implant configurations differing in glenoid baseplate position and neck–shaft angle (NSA): (1) a Frankle-type configuration with a centrally positioned (“high”) glenoid baseplate and a 135° NSA; (2) an inferiorly positioned (flush with the lower border of the glenoid) baseplate with a 135° NSA; (3) an inferiorly positioned baseplate with a 145° NSA; and (4) an inferiorly positioned baseplate with a 155° NSA. Forward elevation from 0° to 120° at 20° abduction and 0° rotation was analyzed. Muscle-tendon length changes were computed for teres minor, subscapularis, infraspinatus, and deltoid. Outcomes included biphasic prevalence, circle angle (the forward-elevation angle at which muscle length transitions from shortening to lengthening), and curvature.

Subscapularis consistently lengthened with forward elevation across all four lateralized rTSA designs. All teres minor curves (60/60, 100%) were biphasic, with early shortening followed by lengthening. The median teres minor circle angle occurred at 50° [44–56] and curvature was −0.015 (95% CI −0.016 to −0.015). In comparison, infraspinatus was biphasic in 80% (48/60), subscapularis in 45% (27/60), and deltoid in 38% (23/60). Median circle angles were 77° [71–83] for infraspinatus, 38° [25–52] for subscapularis, and 33° [23–45] for deltoid. Teres minor exhibited a significantly earlier circle angle than infraspinatus (−26.9°, 95% CI −32.2 to −21.7) and greater curvature than all other muscles. These patterns were preserved across 135°, 145°, and 155°designs.

These findings provide a biomechanical rationale for subscapularis repair vulnerability and highlight the functional contribution of the teres minor to external rotation in elevated positions after rTSA.

This study confirms subscapularis lengthening during forward elevation across lateralized rTSA designs and describes a novel biphasic length–tension pattern of the Teres Minor Circle.
Erica LANTE (Lausanne, Suisse) , William BLAKENEY , Stefan BAUER
14:42 - 14:49 #52677 - Est-ce que le LSA et le DSA de l’épaule sont identiques sur des radiographies séquentielles ?
Est-ce que le LSA et le DSA de l’épaule sont identiques sur des radiographies séquentielles ?

De nombreux angles radiographiques ont récemment été proposés pour caractériser l’alignement de l’épaule. Bien qu’une bonne reproductibilité interobservateur ait été rapportée, les corrélations avec les résultats cliniques restent contradictoires ou incertaines. Nous avons évalué la reproductibilité intra-patient des mesures angulaires sur des radiographies successive.

Cent quatre-vingt-onze patients ayant bénéficié de deux radiographies antéro-postérieures successives de l’épaule ont été inclus. Entre les deux examens, aucun traumatisme ni intervention n’était survenu, et l’intervalle n’excédait pas 6 mois. Deux chirurgiens spécialisés de l’épaule, issus de pays différents, ont mesuré indépendamment le Lateralization Shoulder Angle (LSA) et le Distalization Shoulder Angle (DSA) sur l’ensemble des clichés. Par ailleurs, l’abduction gléno-humérale a été évaluée à l’aide du Scapula Humeral Abduction Resting Angle (SHARA), défini comme l’angle entre l’axe huméral et la ligne de la fosse du supra-épineux. Enfin, la classification de Suter concernant l’incidence radiographique a été déterminée par une analyse individuelle du double contour du rebord glénoïdien et du recouvrement coraco-glénoïdien. Les mesures ont été réalisées dans un ordre aléatoire et en aveugle complet à l’aide de l’outil en ligne Tyche. Les coefficients de corrélation intraclass (ICC) ont été calculés pour les variables quantitatives, et les coefficients Kappa pour les variables qualitatives. Les différences moyennes entre les deux radiographies ainsi que les écarts-types (SD) ont été calculés.

Les mesures du LSA, du DSA et du SHARA ont montré une fiabilité inter- et intraobservateur bonne à excellente, avec des ICC compris entre 0,81 et 0,97. La fiabilité de la classification de Suter était modérée à substantielle, avec des coefficients Kappa allant de 0,48 à 0,71. Sur les radiographies successives, le LSA présentait une différence moyenne de 4,7° (SD = 2,9) et le DSA de 3,7° (SD = 2,5). L’abduction du bras, évaluée par le SHARA, variait en moyenne de 5,8° entre les deux clichés. Concernant le double contour du rebord glénoïdien, l’incidence était jugée identique dans 49 % des cas, tandis que le recouvrement coraco-glénoïdien était identique dans 82 % des cas.

Les cliniciens et les chercheurs doivent prendre en compte une variabilité moyenne de 3,7° à 4,7° pour le LSA et le DSA sur des radiographies séquentielles, même en l’absence de toute intervention. La position du bras et l’incidence radiographique influencent significativement les mesures d’alignement et doivent être standardisées en pratique clinique et en recherche. Cette variabilité pourrait expliquer les corrélations inconsistantes entre alignement radiographique et résultats cliniques rapportées dans la littérature actuelle.
Arnaud WALCH (Lyon) , Alphones WOLVILLE , Gregorio SECCI , Victoria BUSCHMANN
14:49 - 14:56 #51459 - Results of a metal backed glenoid on TSAs with a follow up longer than 7 year.
Results of a metal backed glenoid on TSAs with a follow up longer than 7 year.

Shoulder osteoarthritis is a common condition leading to pain and functional impairment. The design of anatomic total shoulder arthroplasties (TSAs) has evolved since the first generation introduced by Neer in the 1950s, with the development of modular components and stemless humeral implants. Cemented all-polyethylene glenoid components have long been considered the gold standard. However, glenoid loosening remains the main cause of failure of anatomic TSAs, particularly beyond 10 years of follow-up. In 2005, the first stemless shoulder prosthesis, the Total Evolutive Shoulder System (TESS; Biomet, Valence, France), was introduced, offering two glenoid options: all-polyethylene and metal-backed components. This study reports the 10-year follow-up results of anatomic TSA using a metal-backed glenoid.

This prospective study included anatomic TSAs performed by two surgeons between 2014 and 2018 using the TESS system with a metal-backed glenoid in all cases. Clinical and radiological evaluations were performed, including assessment of polyethylene wear, radiolucent lines, and osteolysis around the glenoid component. Complications, polyethylene dislocations, rotator cuff tears, and revision surgeries were recorded.

Eighty-seven shoulders were available for final analysis out of 104 procedures. The mean Constant score improved significantly from 27 to 82 points (p < 0.001). No revision related to glenoid loosening was observed. Radiolucent lines were present in 22% of cases, without evidence of loosening. A mean lateralization of the center of rotation of 2.6 mm was noted. Revision surgery for rotator cuff failure was required in 8 cases

After the failures of early metal-backed glenoid designs in the 1990s, which led to their abandonment, this modern design demonstrates satisfactory mid-term clinical and radiological outcomes. Complete bone integration without loosening or polyethylene dislocation appears promising for implant longevity, as previously reported with other systems such as the SMR (Lima). However, longer follow-up is required to confirm the durability of these implants.

This modern metalbacked glenoid is reliable at middle follow-up, without loosening. The advantages are the primary stability, even in case of retroverted glenoid, and the full integration. Long term results are needed.
Yannick CLOQUELL , Jules CAVAILHES , Jacques TEISSIER , Philippe TEISSIER (Montpellier)
14:56 - 15:03 #52108 - Implantation strategy determines the trade-off between early-arc acromial and cross-body impingement after reverse shoulder arthroplasty.
Implantation strategy determines the trade-off between early-arc acromial and cross-body impingement after reverse shoulder arthroplasty.

Implantation strategy in reverse total shoulder arthroplasty (rTSA) influences postoperative range of motion and mechanical impingement. While inferior glenoid positioning and variations in humeral neck–shaft angle (NSA) are commonly used to improve elevation, their combined effects across different functional arm positions remain incompletely understood. This study evaluated early arc acromial impingement (EAAI) and mid-range cross-body adduction–flexion–internal rotation associated impingement (CBADD) across different lateralized rTSA implantation strategies.

Eighty-three shoulders were modeled from preoperative CT scans using a validated three-dimensional planning platform. Four lateralized rTSA configurations were simulated differing in glenoid baseplate position (centered vs inferior flush) and humeral NSA (135°, 145°, 155°). EAAI was defined as impingement-free abduction from a resting arm position (20° abduction, neutral rotation). CBADD was defined as impingement-free adduction in a cross-body position (45° forward flexion with 30° internal rotation). Impingement was defined as the first geometric contact between osseous structures or prosthetic components. Differences across implantation strategies were analyzed using repeated-measures nonparametric tests.

Implantation strategy significantly influenced both EAAI and CBADD (Friedman test, p < 0.001). For EAAI, impingement-free abduction increased progressively from the centered 135° configuration (median 70°, IQR 66–76) to the inferior 155° configuration (median 103°, IQR 96–111). Inferior baseplate positioning increased impingement-free abduction by a median of 11°, and each 10° increase in NSA provided an additional 9–10° gain (Kendall’s W = 0.99). For CBADD, impingement-free adduction was greatest with inferior baseplate positioning at 135° NSA (median 27°, IQR 22–34) and decreased progressively with increasing NSA to 155° (median 7°, IQR −1–15). Each incremental increase in NSA reduced cross-body adduction by approximately 9–12° (Kendall’s W = 0.66).

Opposing trends observed between EAAI and CBADD indicate an intrinsic geometric trade-off in reverse shoulder arthroplasty. Implant configurations that increase superior clearance during early elevation simultaneously promote earlier contact during cross-body adduction, reflecting posture-specific mechanical constraints.

In reverse shoulder arthroplasty, inferior baseplate positioning increases impingement-free motion in both early elevation and cross-body positions, whereas increasing humeral neck–shaft angle improves early elevation but reduces cross-body adduction. Implantation strategy should therefore consider the functional priorities of the patient when selecting implant parameters.
Erica LANTE (Lausanne, Suisse) , Igor SHIRINSKIY , William BLAKENEY , Stefan BAUER
15:03 - 15:10 #52909 - Le défi de la reconstruction de la tête humérale dans les Hémi-Arthroplasties : le centre de rotation détermine l’érosion glénoïdienne.
Le défi de la reconstruction de la tête humérale dans les Hémi-Arthroplasties : le centre de rotation détermine l’érosion glénoïdienne.

La médialisation et la migration supérieure comptent parmi les principales complications après une Hémi-Arthroplastie (HA) de l’épaule. Les facteurs de risque restent pas encore clairement définis. Le but de ce travail était d’étudier l’effet de la reconstruction anatomique sur la médialisation et la migration supérieure.

Cinquante-trois patients opérés d’une HA avec tête en pyrocarbone ont été inclus. Les radiographies postopératoires et au dernier suivi (moyenne : 2,3 ± 1,5 ans) ont été analysées. La médialisation (érosion glénoïdienne) et la migration supérieure ont été quantifiées à l’aide d’une méthode récemment publiée. Cette méthode utilise un système de coordonnées basé sur la ligne de la fosse supra-épineuse et le bord latéral de l’acromion. Ainsi, la vitesse mensuelle de la médialisation et de la migration supérieure est calculée à partir de clichés séquentiels. Le centre de rotation et la taille de la tête de l’implant ont été mesurés et comparés aux valeurs idéales déterminées par la méthode du cercle. Les mesures ont été faites par deux chirurgiens, en aveugle, à l’aide du logiciel en ligne TYCHE. Des corrélations de Pearson et des tests t ont été réalisés.

Le centre de rotation des implants était en moyenne 7,3 % (± 5) trop supéro-médial. La taille de la tête était en moyenne 4,7 % (± 7) trop grande. Une faible corrélation négative (r = -0,3 ; p < 0,05) entre la taille de l’implant et la migration supérieure a été observée. Les patients ayant un centre de rotation presque anatomique, défini par une déviation de moins de 5 %, ont présenté une médialisation de 0,46 % (par rapport à la tige humérale) par mois. En revanche, chez les patients ayant un centre de rotation dévié de plus de 5 %, la vitesse de médialisation a été multipliée par 2,8.

L’importance du centre de rotation peut expliquer les résultats d’une étude récente de Ranieri et al., qui a identifié l’« overstuffing » comme facteur de risque de mauvais résultats cliniques. Au contraire, un sous-dimensionnement de l’implant ne semble pas protecteur, par exemple pour éviter de léser la coiffe des rotateurs, et pourrait même favoriser une migration supérieure accélérée, probablement liée à une incongruence tête-glène.

Les résultats soulignent l’importance de la reconstruction anatomique du centre de rotation dans les HA en pyrocarbone. Un défaut de reconstruction peut entraîner un quasi-triplement de la vitesse d’érosion glénoïdienne. La solution n’est pas un sous-dimensionnement de l’implant, car cela pourrait entraîner une migration supérieure. Une planification préopératoire méticuleuse est essentielle.
Philipp SCHIPPERS (Mainz, Allemagne) , Secci GREGORIO , Mark MOUCHANTAF , Riccardo RANIERI , Manon BIEGUN , Luis SUAREZ JIMENEZ , Pascal BOILEAU
15:10 - 15:17 #51805 - Perioperative complications of stemless shoulder arthroplasty revision.
Perioperative complications of stemless shoulder arthroplasty revision.

Stemless shoulder arthroplasty has been developed as an alternative to conventional stem and relies on cementless metaphyseal fixation. By preserving the humeral canal, this implant aims to maintain bone stock and reduce stem-related complications such as intraoperative fractures, loosening and stress shielding. In addition, stemless implants may facilitate revision surgery by avoiding the challenges associated with removing a long humeral stem and allowing revision with a short or standard stem. However, limited data are available regarding perioperative complications during revision of stemless implants. The purpose of this study was to evaluate these complications, with a particular focus on bone defects related to implant extraction.

This multicenter retrospective observational study included 36 patients who underwent revision of stemless shoulder arthroplasty performed by 5 senior surgeons between 2015 and 2025 in France. Bone loss was assessed on radiographs before and immediately after revision using the PHAROS and Boileau’s classifications. Modality of revision surgery, perioperative complications and reoperations were analyzed.

The cohort included 24 men and 12 women, with a mean age of 67 ± 11 years at primary arthroplasty. The main indication was rotator cuff tear arthropathy (52.7%), and most primary procedures were reverse shoulder arthroplasties (86%). Preoperative radiographs showed osteolysis around the humeral cage in 33.3% of patients, while bone loss was observed in 27.7% and 33% of patients according to PHAROS and Boileau classifications, respectively. The mean age at revision was 69 ± 10 years, with a median interval of 11 months between primary arthroplasty and revision. The indications for revision were as followed : infection (38.8%), instability (19.4%) migration of the humeral component (19.4%), humeral fracture (8.3%), rotator cuff failure (5.5%) and loosening (5.5%). Mean operative time was 91 ± 40 minutes. Only one patient required proximal humeral osteotomy for implant extraction. Regarding the revision stem, a cementless standard stem was used most of cases (55.5%). No bone grafting was performed on the humeral side. PHAROS and Boileau classifications showed no significant differences before and after revision (p = 0.11 and p = 0.19). The overall complication rate was 27.8%, including intraoperative fractures (5.5%), instability (11.1%), and infection (8.3%). The reoperation rate was 19.4%, occurring at a mean of 2.5 ± 1.2 months after revision.

Revision of stemless shoulder arthroplasty appears feasible with limited humeral bone loss and allows use of standard stem in most cases. Implant extraction rarely required osteotomy and did not significantly increase perioperative bone defects, supporting the potential advantages of stemless designs in the revision setting. Complications following revision surgery remain a major concern in our study (27.8%), as well as in the literature, with reported rates reaching up to 50%.
Emilie BERTIN , Maxime ANTONI , Alexandre SONNARD , Matthieu CESAR , Emmanuel BEAUDOUIN , Geoffroy NOURISSAT (Paris)
15:17 - 15:24 #51424 - Uncemented Inlay Short Stem Reverse Shoulder Arthroplasty: Radiographic Bone Remodeling and Clinical Impact at Mid-Term Follow-up.
Uncemented Inlay Short Stem Reverse Shoulder Arthroplasty: Radiographic Bone Remodeling and Clinical Impact at Mid-Term Follow-up.

Humeral bone remodeling, including stress shielding, remains a concern after reverse shoulder arthroplasty (RSA), as it may compromise long-term implant stability and clinical outcomes. The purpose of this study was to evaluate the incidence, risk factors, and clinical impact of radiographic bone remodeling around a 145° neck-shaft angle uncemented inlay short stem.

A multicenter retrospective study was conducted on 93 patients who underwent RSA between March 2019 and December 2020, with a minimum follow-up of 3 years. Clinical outcomes included pain (VAS), active range of motion, and functional scores (ASES, SSV, Constant score). Immediate postoperative radiographs were used to assess stem alignment, distal cortical contact, and epiphyseal, metaphyseal, and diaphyseal filling ratios. At final follow-up, humeral bone remodeling was assessed, including resorption (cortical narrowing, osteolysis, radiolucent lines) and sclerosis (condensation lines, pedestal, spot welds). Risk factors for stress shielding and its clinical impact were analyzed.

At a mean follow-up of 37 months (36–40), malalignment and distal cortical contact were observed in 9% and 18% of cases. Mean epiphyseal and diaphyseal filling ratios were 0.89 (0.84–0.92) and 0.74 (0.67–0.82). Radiographic bone remodeling was observed in 75% of patients, with resorption in 57%, predominantly cortical narrowing. On multivariate analysis, higher epiphyseal and metaphyseal filling ratios were independently associated with bone resorption. No loosening was observed. Distal cortical contact and higher filling ratios were associated with distal sclerosis (p<0.05), which significantly correlated with proximal cortical narrowing (p<0.05), suggesting a modification of humeral load distribution. Clinically, bone resorption was associated with significantly lower active forward elevation and abduction (p<0.05), while pain, Constant score, ASES, and SSV were not significantly affected.

While resorptive bone remodeling is frequent in this series, its incidence may be underestimated by the qualitative nature of our analysis, as quantitative studies report rates up to 80%. Unlike very short stems, which are prone to malalignment and distal cortical contact, or long stems that favor distal fixation and proximal resorption, the intermediate yet short design used in this study appears to combine satisfactory alignment while preserving metaphyseal fixation. Range of motion decreased, however clinical impact is unproven in literature and its clinical relevance remains debatable.

Humeral bone remodeling is frequent after uncemented inlay short-stem RSA. Innovative stem design, avoiding distal cortical contact and lower filling ratios may help reduce bone resorption. Despite its high prevalence, its clinical impact appears limited at mid-term follow-up, with no adverse effect on pain or functional scores. Long-term studies are required to determine whether these remodeling patterns affect implant survival.
Thomas BOISSINOT (Poitiers) , Yves LEFEBVRE , Thierry JOUDET , Christophe CHAROUSSET , Arnaud GODENÈCHE , Jacques GUÉRY , Stéphane AUDEBERT , Johannes BARTH , Gallinet DAVID , Jérôme GARRET , Nicolas BONNEVIALLE
15:24 - 15:31 #51635 - Reprise des activités sportives après prothèse totale inversée d’épaule : étude prospective multicentrique.
Reprise des activités sportives après prothèse totale inversée d’épaule : étude prospective multicentrique.

La prothèse totale inversée d’épaule (PTEI) est désormais indiquée chez des patients de plus en plus actifs. Cependant, les données prospectives multicentriques sur la reprise du sport restent limitées. L’objectif était d’évaluer le taux, le délai et le niveau de reprise sportive après PTEI, ainsi que les facteurs prédictifs associés.

Nous avons réalisé une étude prospective multicentrique incluant consécutivement les patients opérés d’une PTEI primaire entre 2022 et 2025 dans deux centres universitaires. Les critères principaux étaient le taux de reprise sportive, le délai de reprise et le niveau par rapport au préopératoire. Les critères secondaires comprenaient le score de Constant, les amplitudes articulaires et la satisfaction. Une analyse multivariée recherchait les facteurs prédictifs de reprise.

Cent vingt-huit patients (âge moyen 71 ± 7 ans ; 62 % femmes) ont été analysés avec un recul moyen de 24 mois. Avant l’intervention, 82 % pratiquaient une activité sportive. Après PTEI, 76 % ont repris une activité physique et 64 % un sport structuré. Le délai médian de reprise était de 5,2 mois. Parmi les patients actifs en préopératoire, 68 % ont retrouvé un niveau équivalent ou supérieur. Le score de Constant moyen au dernier recul était estimé à 72 ± 10, significativement supérieur au préopératoire (38 ± 12 ; p < 0,001). Les patients ayant repris le sport présentaient un Constant significativement plus élevé (76 vs 65 ; p < 0,01) et une élévation antérieure moyenne de 145°. L’âge < 70 ans et un Constant > 70 étaient indépendamment associés à la reprise sportive (OR 2,3 ; p = 0,02).

La PTEI permet une reprise sportive dans plus des trois quarts des cas, avec récupération fonctionnelle significative. Ces résultats soutiennent une information préopératoire optimiste chez les patients actifs et contribuent à redéfinir les attentes fonctionnelles après PTEI.
Cerise GOSSELIN (Toulouse) , Nicolas BONNEVIALLE , Charles Edouard THELU
HI5 Studio

"Mercredi 11 novembre"

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SYMP01
14:00 - 15:30

Symposium
Traitement des fractures du poignet

Directeurs : Guillaume BACLE (Médecin) (Directeur, Tours), Marc SAAB (Maître de Conférences des Universités - Praticien Hospitalier) (Directeur, Lille)
Grande session scientifique consacrée aux avancées dans la prise en charge des fractures du poignet
14:00 - 14:06 Introduction du symposium. Guillaume BACLE (Médecin) (Conférencier, Tours)
14:06 - 14:16 Méthodologie et descriptions des cohortes globales (retro et pro). Marc SAAB (Maître de Conférences des Universités - Praticien Hospitalier) (Conférencier, Lille)
14:00 - 15:30 Cohorte rétrospective.
14:16 - 14:21 Fractures de type A – moins de 65 ans. Antoine BUSSON (Interne) (Conférencier, Valdoie)
14:21 - 14:26 Fractures de type A – plus de 65 ans. Antoine BUSSON (Interne) (Conférencier, Valdoie)
14:26 - 14:31 Fractures de type B – moins de 65 ans. Charlie BOUTHORS (Conférencier, Kremlin-Bicêtre)
14:31 - 14:36 Fractures de type C – moins de 65 ans. Clara DRANCOURT (Conférencier, Lille)
14:36 - 14:41 Fractures de type C – plus de 65 ans. Anissa LAZIRI-KHITER (Interne) (Conférencier, Lille)
14:41 - 14:46 FdR de mauvais résultats fonctionnels de la cohorte rétrospective. Anissa LAZIRI-KHITER (Interne) (Conférencier, Lille)
14:00 - 15:30 Cohorte prospective.
14:46 - 14:51 Fractures de type A – moins de 65 ans. Emmanuel DAVID (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Amiens)
14:51 - 14:56 Fractures de type A – plus de 65 ans. Emmanuel DAVID (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Amiens)
14:56 - 15:01 Fracture de type B – comparaison globale. François LOISEL (Orthopédiste - Chirurgien de la main) (Conférencier, Besançon)
15:01 - 15:06 Fracture de type C – moins de 65 ans. Gaëlle MAROTEAU (Docteur Junior Chirurgie orthopédique) (Conférencier, Caen)
15:06 - 15:11 Fractures de type C – plus de 65 ans. Gaëlle MAROTEAU (Docteur Junior Chirurgie orthopédique) (Conférencier, Caen)
15:11 - 15:16 FdR de mauvais résultats fonctionnels de la cohorte prospective. Hugo LEMOINE (Docteur) (Conférencier, Lille)
15:16 - 15:30 Conclusions et Take Home messages. Marc SAAB (Maître de Conférences des Universités - Praticien Hospitalier) (Conférencier, Lille)
Jean Mineur

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J01-1
14:00 - 15:45

Journée Ibodes

Modérateurs : Manon BACHY RAZZOUK (PUPH) (Paris), Magali DELHOSTE (présidente) (Toulouse)
Session dédiée aux Infirmiers de Bloc Opératoire Diplômés d’État en vue d’actualiser leurs connaissances en chirurgie orthopédique et traumatologique et de renforcer leurs compétences au bloc opératoire et dans leurs pratiques professionnelles.
14:00 - 14:30 Arthroscopie et Macro-technicité face aux nouvelles frontières du carpe et poignet ligamentaire. Irandokht Dori AFRAIE ARABANI (Conférencier, Ibode, Paris), Didier FONTÈS (Chirurgien) (Conférencier, Chirurgien, Paris)
14:30 - 15:00 Chirurgie du Rachis sous endoscopie. Julien HUGON (IBODE) (Conférencier, Ibode, Saint-Jean de Vedas)
15:00 - 15:30 Impact de la gestion des implants sur l’efficience au bloc opératoire pour les prothèses totales de hanche. Elise JALBERGUE (IBODE) (Conférencier, Ibode, Toulouse), Rosalie PALLAS (Conférencier, Toulouse)
15:30 - 15:45 Echanges avec les participants.
Salon Ambassadeurs 1/3

"Mercredi 11 novembre"

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CO13
14:00 - 14:45

Communications orales
Genou ménisco-ligamentaire

Modérateurs : Alexandre FERREIRA (Chirurgien Orthopédiste) (Toulouse), Charles PIOGER (Praticien Hospitalier Universitaire) (Paris)
14:00 - 14:07 #51569 - Influence du type de sport sur la fréquence et la localisation des lésions méniscales associées à une rupture du LCA : Etude épidémiologique d’une cohorte de 4 570 patients.
Influence du type de sport sur la fréquence et la localisation des lésions méniscales associées à une rupture du LCA : Etude épidémiologique d’une cohorte de 4 570 patients.

Les lésions méniscales associées aux ruptures du LCA sont fréquentes avec des implications importantes pour le pronostic et le traitement. Alors que le type de sport est souvent impliqué dans les mécanismes de blessure, son influence spécifique sur le risque et la localisation des lésions méniscales associées restent incertaine. Cette étude visait à identifier les facteurs de risque de survenue et la localisation des lésions méniscales chez les patients ayant bénéficié d’une reconstruction du LCA, selon le sport pratiqué.

Il s’agissait d’une étude descriptive épidémiologique rétrospective avec une période d’inclusion de janvier 2018 à septembre 2024. Un total de 4570 patients sportifs présentant une rupture LCA survenue lors d’une pratique sportive ont été inclus. Les données recueillies comprenaient le sexe, l'IMC, le type de sport pratiqué, la localisation de la lésion méniscale (médiale, latérale ou les deux). Les analyses statistiques comprenaient des évaluations multivariées et des évaluations de sous-groupes basées sur les facteurs démographiques.

Dans notre série, l’âge moyen était de 26,89 ans ± 10,1 ans au moment de la chirurgie avec une prédominance masculine de 66,5%. La valeur moyenne de l'IMC était de 24,2 ± 4. Les sports les plus pratiqués étaient le football (30%) le rugby (17%), le handball (9%) et le basketball (8%). Une lésion méniscale était présente dans 65,15 % des cas, avec 28,07% de lésions médiales, 18,16% de lésions latérales et 18,92% de lésions bilatérales. Les hommes présentaient significativement plus de lésions méniscales que les femmes (69% contre 58%). Les patients pratiquant un sport à pivot-contact (football, rugby, handball) avaient statistiquement plus de lésions méniscales médiales. Les patients pratiquant le football avaient des taux de lésions méniscales médiales significativement plus importants que les pratiquant du rugby. Les lésions méniscales latérales étaient plus fréquentes pour le rugby que pour le football. Les patients pratiquant un sport à pivot et sans contact (tennis) avaient plus de lésions latérales. Les sports de ballon étaient associés à un taux plus élevé de lésions méniscales, en particulier de lésions combinées (MM + ML). Les patients pratiquant des sports sans pivots avaient statistiquement moins de lésion méniscale. La relation entre le type de sport et la typologie des lésions était particulièrement évidente chez les patients de moins de 30 ans et ceux ayant un IMC sup à 25.

Le type de sport joue un rôle important dans le risque et la typologie des lésions méniscales associées à la rupture du LCA. Ces résultats soulignent l'importance d'une évaluation préopératoire individualisée, prenant en compte le profil sportif du patient et les facteurs de risque. Ces données pourraient avoir un impact sur la prévention et détection précoce des lésions méniscales afin d’optimiser la planification chirurgicale et de soutenir des stratégies de prévention ciblées suivant les sports.
Thomas BRIDOUX (Angoulême) , Ibrahim MARZOUKI , Antoine MORVAN , Nicolas GRAVELEAU , Pierre LABOUDIE , Nicolas BOUGUENNEC
14:07 - 14:14 #52215 - Mid-term outcomes of primary ACL reconstruction using the modified MacIntosh iliotibial band technique with gracilis augmentation : a minimum 6-year follow-up study.
Mid-term outcomes of primary ACL reconstruction using the modified MacIntosh iliotibial band technique with gracilis augmentation : a minimum 6-year follow-up study.

Combined intra- and extra-articular anterior cruciate ligament (ACL) reconstruction has gained renewed interest to improve rotational stability and reduce graft failure in active patients. The modified MacIntosh technique using an iliotibial band (ITB) autograft augmented with gracilis tendon allows combined intra- and extra-articular reconstruction using a continuous graft. However, data evaluating mid-term outcomes of this technique remain limited. The purpose of this study was to evaluate graft re-rupture rates, functional outcomes, and return-to-sport outcomes at a minimum follow-up of 6 years.

This retrospective single-center cohort study included patients who underwent primary ACL reconstruction using the modified MacIntosh technique with ITB and gracilis tendon augmentation between January 2015 and October 2019. The primary outcome was ACL graft re-rupture. Secondary outcomes included complications, patient-reported outcome measures (IKDC, KOOS, Lysholm, ACL-RSI, Tegner), and return to sport. Multivariable logistic regression analyses were performed to identify factors associated with graft re-rupture and return to sport at the pre-injury level.

A total of 265 patients were included for graft survival analysis with a mean follow-up of 84.3 ± 10.7 months. Graft re-rupture occurred in 13 patients (4.9%). Complications other than graft failure were observed in 16 patients (6.0%), most commonly secondary meniscal lesions (4.2%). Functional outcomes significantly improved compared with preoperative values (p < 0.001), with a median IKDC score of 92 and a Lysholm score of 95 at final follow-up. Among the 249 patients practicing sports before injury, 154 (61.8%) returned to the same sport and 69 (44.8%) returned to their pre-injury level. The median time to return to sport was 8 months. Younger age at surgery and the presence of a medial meniscal tear were identified as independent risk factors for graft re-rupture.

The present study demonstrates favorable mid-term outcomes following ACL reconstruction using the modified MacIntosh technique augmented with gracilis tendon. The low graft re-rupture rate and satisfactory return-to-sport outcomes observed at more than 6 years of follow-up are consistent with results reported for contemporary combined intra- and extra-articular reconstruction strategies. These findings support the role of iliotibial band–based procedures in improving rotational stability in active patients.

ACL reconstruction using the modified MacIntosh iliotibial band technique augmented with gracilis tendon results in durable knee stability with a low graft failure rate at mid-term follow-up. This technique appears to be a reliable option for combined intra- and extra-articular ACL reconstruction in active patients.
Baptiste BOUYGE , Baptiste BOUYGE (Rouen) , Mohamad MOUSSA , Eugénie DE BERTIER , Antoine GEROMETTA , Frédéric KHIAMI , Alain MEYER , Olivier GRIMAUD , Nicolas LEFÈVRE , Yoann BOHU , Alexandre HARDY
14:14 - 14:21 #51570 - La reconstruction du faisceau profond du Ligament Collatéral Médial est-elle une option efficace pour traiter les laxités chroniques de grade II du LCM dans les lésions combinées LCA– LCM ?
La reconstruction du faisceau profond du Ligament Collatéral Médial est-elle une option efficace pour traiter les laxités chroniques de grade II du LCM dans les lésions combinées LCA– LCM ?

En cas de laxité chronique de grade II du LCM dans les lésions combinées LCA+LCM, une instabilité résiduelle en valgus ou antéro-médiale peut persister malgré une reconstruction isolée du LCA, compromettant potentiellement les résultats fonctionnels. Si le faisceau superficiel du LCM a longtemps été la cible principale des réparations chirurgicales, des études récentes en anatomie et biomécanique ont mis en lumière le rôle stabilisateur du LCM profond (LCMp) sur le versant médial et antéro-médial du genou. Cette étude avait pour objectif d’évaluer l’efficacité d’une reconstruction du LCA + LCMp.

Il s’agissait d’une étude rétrospective monocentrique à partir de données collectées prospectivement de patients opérés entre juillet 2020 et avril 2023 avec un suivi minimum de deux ans. La reconstruction du LCMp était indiquée en cas de laxité médiale chronique (au-delà de 6 semaines post-traumatique) de grade II à 20° de flexion sans laxité en extension. Le tendon gracile a été utilisé pour la plastie percutanée du LCMp et le tendon semi- tendineux pour la reconstruction du LCA. Au dernier recul, les complications, la stabilité clinique (LCA et plan médial) et les scores fonctionnels (SKV, ACL-RSI, Lysholm, Tegner et IKDC subjectif) ont été évalués.

79 patients de 27,9 ± 10,1 ans ont été inclus avec un recul moyen de 2,7 ± 0,7 ans. Le taux de re-rupture était de 10,1% et le taux de réintervention de 17,7%. Le délai moyen de retour au sport était de 10,9 mois et celui de retour au travail de 3,5 mois. On retrouvait un Lysholm moyen de 84,5, un score de Tegner de 6,9, un score IKDC subjectif de 81,6, un score ACL-RSI de 68,2% et un score SKV de 81,5. Trois patients ont présenté une rupture controlatérale du LCA. Vingt-trois patients (29,1%) ont rapporté des douleurs du plan médial (fémoral ou tibial). Au dernier recul, 9 patients (11,4%) présentaient une laxité résiduelle en valgus à 20° de flexion et 20,3% avaient un TARE+.

Malgré un taux notable de douleurs médiales résiduelles pour 1/3 des patients, la reconstruction du LCM profond s’avère être une option efficace pour le traitement des laxités chroniques de grade II du LCM dans les lésions combinées LCA–LCM. La procédure offre une stabilisation fiable, avec un faible taux de laxité résiduelle à 20° de flexion et des résultats fonctionnels comparables à ceux obtenus après une reconstruction isolée du LCA. Le pourcentage élevé de patients présentant un test ADER négatif renforce l’efficacité de la procédure dans le contrôle de l’instabilité antéro-médiale. Bien qu’à confirmer par des études complémentaires, un positionnement plus antérieur de la greffe sur le tibia pourrait peut-être améliorer encore le contrôle de la rotation. Ces résultats soutiennent l’intérêt de la reconstruction du LCMp comme complément pertinent dans la prise en charge chirurgicale des laxités médiales chroniques du genou.
Baptiste BOUYGE (Rouen) , Pierre LABOUDIE , Clémence ALBY , Antoine MORVAN , Nicolas GRAVELEAU , Nicolas BOUGUENNEC
14:21 - 14:28 #52346 - Low rates of secondary meniscectomy and excellent clinical outcomes after revision repair of meniscal ramp lesion in revision anterior cruciate ligament reconstruction: a retrospective case series of 42 patients with a mean follow-up of 93 months.
Low rates of secondary meniscectomy and excellent clinical outcomes after revision repair of meniscal ramp lesion in revision anterior cruciate ligament reconstruction: a retrospective case series of 42 patients with a mean follow-up of 93 months.

Meniscal ramp lesions are peripheral longitudinal tears of the posterior horn of the medial meniscus frequently associated with anterior cruciate ligament (ACL) injuries. Repair of these lesions during primary ACL reconstruction improves knee biomechanics and stability. While some studies show low short-term failure rates after repair of these lesions, others show high failures rates at 10-year follow-up. However, there is currently no data about the outcomes of revision meniscal ramp repairs in cases of ACL revision. Purpose To evaluate clinical outcomes, survivorship, and failure rates after revision repair of medial meniscal ramp lesions performed during revision ACL reconstruction.

Patients undergoing revision ACL reconstruction with revision repair of a medial meniscal ramp lesion between 2013 and 2022 were retrospectively analyzed. Ramp lesions were systematically identified by arthroscopic exploration of the posteromedial compartment and repaired using absorbable sutures through a posteromedial approach. Failure was defined as secondary partial medial meniscectomy. Meniscectomy-free survival was assessed using Kaplan–Meier analysis, and univariate Cox proportional hazards regression was used to explore potential predictors of failure.

Forty-two patients (76.2% male; mean age, 22.0 ± 7.4 years) were included, with a mean follow-up of 93.7 ± 30.1 months. Secondary medial meniscectomy occurred in 6 patients (14.3%; 95% CI, 6.7–27.8) at a mean of 52.5 ± 27.9 months postoperatively. Meniscectomy-free survival was 95.2% at 12 months, 90.3% at 24 months, and 83.9% at 36 months. Mean subjective IKDC, Lysholm, and Tegner scores at final follow-up were 89.9 ± 6.8, 82.9 ± 15.0, and 6.7 ± 2.0, respectively. No independent predictors of failure were identified.

Revision repair of medial meniscal ramp lesions during revision ACL reconstruction demonstrates satisfactory mid- to long-term outcomes, with failure rates comparable to long-term results after primary ramp repair. Despite the challenging revision environment, meniscal preservation through suture repair appears justified.
Alejandro CULEBRAS (Genève, Suisse) , Mathilde COCHONAT , Eiji NAKAHASHI , Catteeuw ANTOINE , Benjamin FREYCHET , Mathieu THAUNAT , Bertrand SONNERY-COTTET , Jean-Marie FAYARD
14:28 - 14:35 #52240 - Désinsertion et réinsertion chirurgicales dans la tendinopathie chronique proximale des ischio-jambiers : résultats fonctionnels, reprise du sport et satisfaction des patients.
Désinsertion et réinsertion chirurgicales dans la tendinopathie chronique proximale des ischio-jambiers : résultats fonctionnels, reprise du sport et satisfaction des patients.

Contexte : La tendinopathie chronique proximale des ischio-jambiers peut provoquer des douleurs importantes et une altération fonctionnelle, en particulier chez les patients actifs. Si le traitement conservateur constitue la première ligne, certains patients persistants symptomatiques peuvent nécessiter un recours chirurgical. Objectif : Évaluer les résultats fonctionnels, les taux de reprise du sport et le profil de complications après désinsertion et réinsertion chirurgicales chez des patients atteints de tendinopathie chronique proximale des ischio-jambiers.

Il s’agit d’une étude de cohorte rétrospective incluant 52 patients opérés entre novembre 2008 et septembre 2022 pour une tendinopathie proximale chronique symptomatique depuis plus de 6 mois. L’intervention consistait en une désinsertion et réinsertion des tendons proximaux des ischio-jambiers. Le critère principal était le score PHAS (Parisian Hamstring Avulsion Score). Les critères secondaires incluaient l’échelle d’activité de Tegner, celle de l’UCLA, la reprise du sport, la satisfaction des patients et le taux de complications.

Le suivi moyen était de 4,0 ans (intervalle : 2,0–12,6 ans). Le score PHAS s’est amélioré significativement, passant d’une médiane de 64,5 (IQR : 54,5–71,0) à 92,8 (IQR : 74,5–97,0) (p < 0,001). Le score de Tegner est passé de 3,0 (IQR : 1,0–4,0) à 4,0 (IQR : 3,0–5,0) (p < 0,001), et le score UCLA de 4,0 (IQR : 3,0–6,0) à 8,0 (IQR : 4,5–10,0) (p < 0,001). Au total, 70,0 % des patients ont repris leur sport pré-lésionnel, dont 60,7 % au même niveau ou à un niveau supérieur. Le délai médian de reprise était de 5,2 mois (IQR : 3,7–6,3). La satisfaction globale était élevée, avec 81,1 % de patients satisfaits du membre opéré. Toutefois, 10,0 % n’ont constaté aucune amélioration, et 10,0 % ont présenté une aggravation des symptômes. Le taux de rerupture était de 3,8 %, et un patient (1,9 %) a développé une lésion du labrum de hanche homolatérale.

La désinsertion-réinsertion chirurgicale pour tendinopathie chronique proximale des ischio-jambiers permet une récupération fonctionnelle significative, un bon taux de reprise du sport et une satisfaction élevée chez la majorité des patients.
Lefèvre NICOLAS , Mohamad MOUSSA (Paris) , Tarek HADJAM , Antoinne GEROMETTA , Olivier GRIMAUD , Alain MEYER , Yoann BOHU , Frédéric KHIAMI , Alexandre HARDY
14:35 - 14:42 #52325 - Proximal Hamstring avulsion: The reason behind the Delay?
Proximal Hamstring avulsion: The reason behind the Delay?

Proximal hamstring avulsion injuries (PHAIs) are disabling conditions that frequently affect active individuals. Early diagnosis and timely surgical management are associated with improved functional outcomes. However, delayed presentation remains common in clinical practice and may lead to technically demanding procedures, greater tendon retraction, and inferior outcomes. The purpose of this study is to identify the factors leading to delayed presentation following proximal hamstring avulsion injuries and to propose a diagnostic and management algorithm to facilitate earlier recognition and treatment.

A retrospective analysis of prospectively collected data was performed using the French Proximal Hamstring Avulsion Surgery Cohort Study between January 2012 and July 2022. Patients who underwent primary surgical repair for chronic PHAI with a minimum time to surgery of 6 months were included. Patients completed a questionnaire addressing the diagnostic pathway, initial medical consultations, and perceived causes of delay.

A total of 127 patients (mean age, 46.7 ± 13.4 years; 63% women) were included. Most injuries were complete tendon ruptures (92.1%), with a mean tendon retraction of 6.2 ± 4.4 cm. The median time from injury to surgery was 26.8 months. Overall, 65.4% of patients consulted an orthopedic surgeon after injury. Misdiagnosis occurred in 34.6% of cases, most commonly as hamstring muscle strain (28.3%). Among patients who consulted an orthopedic surgeon, 34.1% were still misdiagnosed. Conservative management was initially recommended in 42.5% of patients despite persistent symptoms. Patient–physician relationship issues were relatively uncommon (13.4%).

elayed presentation of proximal hamstring avulsion injuries (PHAIs) is primarily due to misdiagnosis and delayed referral to specialists, often initially mistaken for muscle strain, tendinopathy, or sciatica. In our cohort, 34.6% of patients were misdiagnosed, and many received prolonged conservative management despite clear clinical indications for advanced imaging. Early MRI is critical, as it accurately assesses tendon retraction, partial versus complete tears, and associated soft-tissue pathology; lack of timely imaging contributes to chronicity, fibrosis, and nerve involvement. Surgical repair resulted in significant improvement of PHAS scores from 58.5 preoperatively to 85.3 postoperatively (P<.005), consistent with literature showing superior strength, function, and return-to-sport outcomes compared with nonoperative care. Implementing a standardized algorithm—including early clinical suspicion, prompt MRI, specialist referral, and evidence-based surgical indications—can reduce delays and improve functional recovery, even in chronic cases.

Delayed presentation following proximal hamstring avulsion injuries is frequently related to initial misdiagnosis and delayed referral to a specialist. Hamstring strain remains the most common incorrect diagnosis.
Nicolas LEFEVRE , Alexandre HARDY , Mohamad MOUSSA , Kinan FREIHA (Selestat)
Salle Presse

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CE08
14:00 - 14:45

Conférence d'enseignement
Méthodologie d’évaluation et de labellisation des dispositifs numériques en chirurgie orthopédique : de la technologie à l’usage

Président de séance : Stéphane BOISGARD (PU PH) (Président de séance, Clermont-Ferrand)
Améliorer la formation et actualiser les connaissances en orthopédie-traumatologie, en s’appuyant sur les données scientifiques les plus récentes, avec un focus particulier sur l’évaluation et la labellisation des dispositifs numériques en chirurgie orthopédique.
14:00 - 14:45 Méthodologie d’évaluation et de labellisation des dispositifs numériques en chirurgie orthopédique : de la technologie à l’usage. Mathieu GRAJOSZEX (Conférencier, Pharmacien, Paris)
Rédaction 1

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TR06
14:00 - 15:00

Table ronde Rédaction médicale
Où va la Science avec l’Intelligence Artificielle ?

Directeurs : Philippe BEAUFILS (Retired) (Directeur, Versailles), Philippe CLAVERT (PU-PH) (Directeur, Strasbourg), Patrick HAUBRUCK (Directeur, Sydney, Australie), Hervé MAISSONNEUVE (Directeur, Paris), Henri MIGAUD (Professeur) (Directeur, Lille)
La place de l’intelligence artificielle dans notre pratique professionnelle
14:00 - 14:10 L'article scientifique doit-il disparaître ? Hervé MAISSONNEUVE (Conférencier, Paris)
14:10 - 14:15 Discussion.
14:15 - 14:25 Bibliométrie des essais randomisés sur la Robotique des PTG : Science sous influence ou données robustes ? Julien DARTUS (Chef de Clinique Universitaire - Assistant Hospitalier) (Conférencier, Lille), Louis BERGOT (Conférencier, Lille)
Co-auteur : Patrick DEVOS - Statisticien (Lille)
14:25 - 14:30 Discussion.
14:30 - 14:40 Comment les assureurs utilisent les publications ? Protection ou punition des orthopédistes . Frédéric SAILHAN (Docteur) (Conférencier, Paris)
14:40 - 14:45 Discussion.
14:45 - 14:55 Peut on faire confiance à l’IA pour une recherche bibliographique de qualité ? Comment faire les meilleurs prompts ? Matthieu OLLIVIER (puph) (Conférencier, Marseille)
14:55 - 15:00 Discussion.
Philippe Erlanger

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ORC01
14:00 - 17:30

ORC - Orthopedic Review Course

Modérateurs : Charles COURT (Paris), Moussa HAMADOUCHE (Paris)
Mise à jour des connaissances en orthopédie-traumatologie, destinée notamment aux chirurgiens en formation ou souhaitant actualiser leurs connaissances.
14:00 - 14:15 Métastases des membres : diagnostic, traitements, quand et comment opérer ? François GOUIN (Docteur) (Conférencier, Lyon)
14:15 - 14:30 Métastases du rachis : diagnostic, traitements, quand et comment opérer ? Charlie BOUTHORS (Conférencier, Kremlin-Bicêtre)
14:30 - 14:50 Instabilité gléno-humérale. Jean-David WERTHEL (PU-PH) (Conférencier, Boulogne-Billancourt)
14:50 - 15:10 Traumatologie osseuses et ligamentaires du poignet. Michel CHAMMAS (Professeur Université Chirurgien des Hôpitaux) (Conférencier, Montpellier)
15:10 - 15:30 Traumatologie osseuses et ligamentaires de la main. Michel CHAMMAS (Professeur Université Chirurgien des Hôpitaux) (Conférencier, Montpellier)
15:30 - 15:45 Pause.
15:45 - 16:00 Plaies de la main. Laurent OBERT (PUPH - Chirurgien orthopédiste) (Conférencier, Besançon)
16:00 - 16:15 Infections de la main. Laurent OBERT (PUPH - Chirurgien orthopédiste) (Conférencier, Besançon)
16:15 - 16:55 Fracture supracondylienne, fracture des deux os de l’avant-bras, fracture du poignet de l’enfant. Tristan LANGLAIS (Praticien Hospitalier Universitaire) (Conférencier, Toulouse)
16:55 - 17:15 Fracture de la cheville de l’enfant. Tristan LANGLAIS (Praticien Hospitalier Universitaire) (Conférencier, Toulouse)
17:15 - 17:30 La radioprotection au bloc. Vincent TRAVERS (Docteur) (Conférencier, Lyon)
Salle 01 - hall d'exposition

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ATECH03
14:00 - 15:30

Atelier d'échographie
Membre Inférieur (genou, hanche, pied/cheville)

Instructeurs : Philippe BEAUDET (gérant) (Instructeur, Radiologue, Sainte Colombe), Julien BELDAME (Chirurgien Orthopediste) (Instructeur, Paris), Olivier MARÈS (Medecin) (Instructeur, Nîmes), Paul MICHELIN (Instructeur, Radiologue, Rouen)
Cette session vise à permettre aux participants de maîtriser les principes et les techniques d’échographie du membre inférieur.
Salle 02 - hall d'exposition
14:30

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DD06
14:30 - 15:45

Discussion de dossiers Traumatologie

Coordonnateur : Guillaume VILLATTE (PH) (Coordonnateur, Clermont-Ferrand)
Experts : Ludovic LABATTUT (Praticien Hospitalier) (Expert, Dijon), Pierre-Sylvain MARCHEIX (Chirurgien) (Expert, Limoges)
Discussion de cas cliniques avec deux experts.
Salon Ambassadeurs 2/3
14:45

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CO14
14:45 - 15:45

Communications orales
IA

Modérateurs : Alexandre TRONCHOT (Docteur Junior) (Rennes), Bernard DE GEOFROY (Chirurgien) (Marseille)
14:45 - 14:52 #51429 - Précision des guides de coupe personnalisés : étude comparative préclinique entre l’impression 3D stéréolithographique et le frittage laser. Une opportunité pour la production intra-hospitalière ?
Précision des guides de coupe personnalisés : étude comparative préclinique entre l’impression 3D stéréolithographique et le frittage laser. Une opportunité pour la production intra-hospitalière ?

Les guides de coupe personnalisés se sont imposés comme un outil clé de la chirurgie orthopédique moderne, notamment en améliorant la précision des ostéotomies. Leur diffusion reste toutefois limitée par des contraintes de coût et d’organisation liées aux procédés de fabrication industriels. Le développement de solutions d’impression 3D plus accessibles, compatibles avec une production intra-hospitalière, représente une opportunité majeure. Dans ce contexte, il est essentiel de déterminer si ces nouvelles technologies peuvent garantir une précision chirurgicale équivalente aux standards industriels actuels.

Une étude comparative prospective préclinique a été réalisée sur quarante os longs porcins. Après acquisition tomodensitométrique et planification chirurgicale virtuelle, des guides de coupe personnalisés ont été fabriqués par impression 3D stéréolithographique (méthode intra-hospitalière) ou par frittage laser (méthode industrielle). Des ostéotomies diaphysaires standardisées ont été effectuées sur chaque os à l’aide des guides de coupe complémentaires à chaque os. Les scanners postopératoires ont fait l’objet d’un recalage informatique sur la planification initiale afin de mesurer les erreurs angulaires (yaw et pitch) et linéaires (shift) des plans de coupe proximaux et distaux.

Aucune différence statistiquement significative n’a été observée entre les deux techniques. Pour les coupes proximales, l’erreur moyenne de pitch était de −2,84 ± 9,61° pour les guides imprimés en résine contre −1,47 ± 3,63° pour les guides frittés (p = 0,94). L’erreur de yaw était respectivement de 1,33 ± 3,82° et 0,02 ± 5,19° (p = 0,79), et le décalage linéaire (shift) de 1,46 ± 3,98 mm versus 2,19 ± 3,75 mm (p = 0,79). Les résultats étaient comparables pour les coupes distales (toutes p > 0,05).

L’équivalence de précision observée entre les deux procédés d’impression suggère que la technologie de fabrication n’est pas le déterminant principal de l’exactitude des ostéotomies guidées. Ces résultats s’inscrivent dans la continuité des données récentes de la littérature, qui soulignent le rôle central de la planification préopératoire, de la conception du guide et de son positionnement peropératoire. Le modèle préclinique utilisé, bien que simplifié, permet une comparaison standardisée et met en évidence l’importance du flux de travail global plutôt que du procédé industriel lui-même.

Les guides de coupe personnalisés imprimés par stéréolithographie offrent une précision chirurgicale équivalente à celle des guides fabriqués par frittage laser. Au-delà de la performance technique, ces résultats soulignent le potentiel de l’impression 3D intra-hospitalière pour démocratiser l’utilisation des guides personnalisés, simplifier les flux de production et favoriser une intégration plus large des nouvelles technologies dans la pratique quotidienne de la chirurgie orthopédique.
Robin EVRARD (Bruxelles, Belgique) , Arthur VAN GEERSDAELE , Pierre-Louis DOCQUIER , Benoit HERMAN , Thomas SCHUBERT
14:52 - 14:59 #51640 - Détection automatique des points de repère 3D du radius en imagerie 3D CT.
Détection automatique des points de repère 3D du radius en imagerie 3D CT.

La reconnaissance des repères osseux sur des modèles 3D (landmarking) constitue une étape incontournable en chirurgie orthopédique assistée pour mesurer les morphométries indispensables à la planification, à la décision chirurgicale et à l’exécution du geste. Cette tâche demeure chronophage et subjective. Aucune approche entièrement automatisée n’existe pour la région du radius. L'objectif de ce travail était de développer une méthode automatique d'identification des repères osseux du radius.

Pour permettre un marquage automatique des repères osseux et la prédiction de leurs coordonnées 3D, nous avons utilisé un modèle d’apprentissage profond. Un prétraitement dédié a été mis en place afin d’améliorer les performances et la généralisation de l’algorithme. L’approche a été conçue et évaluée à partir d’une cohorte de 150 scanners de radius entiers sains, présentant une variabilité importante en termes de protocoles d’acquisition, de fabricants d’imagerie, de morphologie et de détails anatomiques. L’étude s’est concentrée sur l’identification de huit repères : CHR (Central Head of the Radius), DRE (Dorsal Ridge Extremity), DUMP (Dorsal Ulnar Margin Point), MP (Midpoint of the ulnar edge), PRE (Palmar Ridge Extremity), PUMP (Palmar Ulnar Margin Point), RS (Radial Styloid) et RUJP (Radioulnar Joint Point). Les performances du modèle ont été comparées à celles de l'algorithme de référence nnLandmarks au moyen d'un test de Wilcoxon apparié.

La méthode proposée atteint une erreur moyenne globale de 0,85±0,18mm (médiane : 0,82mm). Les performances pour chacun des repères sont : CHR 0,47mm, RS 0,69mm, MP 0,78mm, PRE 0,83mm, RUJP 0,88mm, DRE 0,91mm, DUMP 1,02mm et PUMP 1,16mm. Comparée à l’approche nnLandmarks utilisée comme référence (erreur moyenne : 1,02±0,16mm, médiane : 0,98mm, plage : 0,78-1,31mm), notre approche présente une précision significativement supérieure (p=0,027), avec un temps d’inférence moyen de 1,34s par volume contre environ 90s pour un placement manuel par expert.

Notre méthode basée sur l'apprentissage profond offre un réel potentiel pour améliorer la précision chirurgicale et réduire le temps de préparation préopératoire. Qualitativement, les repères prédits sont visuellement très proches de la vérité terrain clinique (écarts < 2 mm) renforçant leur pertinence en pratique clinique. De plus, grâce à un prétraitement robuste, notre approche se montre peu sensible aux mouvements et aux variations de positionnement du patient lors de l’acquisition.

Nous avons démontré d'excellentes performances de localisation, alliant une précision cliniquement acceptable (0,85±0,18mm) à un gain de temps de plus de 98% par rapport à la méthode manuelle. Au-delà des performances algorithmiques, l’évaluation complète de la robustesse (validation croisée entre sujets, diversité anatomique, analyse des échecs) souligne le potentiel de ce système pour la planification orthopédique et l'analyse morphométrique en conditions cliniques réelles.
Abdelbasset BRAHIM , Théo AGUILAR VIDAL (Nice) , Isa COSTANTINI , Vincent MERIC , Marc-Olivier GAUCI
14:59 - 15:06 #51932 - Impact of Dynamic Alignment Cluster Preservation on Early Clinical Outcomes in Navigated Total Knee Arthroplasty Under Controlled Load.
Impact of Dynamic Alignment Cluster Preservation on Early Clinical Outcomes in Navigated Total Knee Arthroplasty Under Controlled Load.

Traditional alignment descriptors (neutral/varus/valgus) in total knee arthroplasty (TKA) are static and fail to represent limb behavior under load across the flexion arc. Despite advances in technologies, intraoperative alignment and soft-tissue balancing remain variable, and a uniform “neutral” target has not consistently improved patient function. Dynamic hip-knee-ankle (dHKA) alignment measured intraoperatively under controlled conditions offers a patient-specific perspective and may inform individualized alignment strategies. Purpose of the study was to determine whether preserving a patient’s pre-cut dynamic alignment phenotype after femoral cuts (“cluster preservation”) is associated with improved postoperative function in a tibia-first workflow using force-controlled distraction and computer-assisted surgery (CAS).

We assembled a dataset of 1,890 primary tibia-first TKAs (11 surgeons) with pre-cut dHKA acquired after tibial resection and before femoral cuts under quasi-constant distraction and neutral manipulation. Using unsupervised machine learning (K-means), we identified clusters of pre-cut dHKA profiles across eight flexion angles (10°–105°). Internal model selection determined optimal feature representation and cluster number; four clusters were chosen. Cluster boundaries were fixed and applied to post-cut dHKA (after femoral cuts and trialing) without retraining, enabling consistent labeling. Outcomes analysis included 141 consecutive TKAs from one surgeon with 1-year KOOS Jr. scores. KOOS Jr. improvement (postoperative minus preoperative) was compared between cluster-preserved and cluster-shifted cases overall and within pre-cut clusters using Welch t-tests (α = 0.05).

The model identified four clusters labeled as: valgus/neutral, neutral, varus, and moderate–high varus. Cluster preservation occurred in 72.3% (102/141). Overall, KOOS Jr. improvement was greater with preservation (32.0 ± 19.5) vs shift (27.2 ± 14.7), though not statistically significant (p = 0.117). Stratified analysis revealed a cluster-specific effect: for knees pre-cut in low–moderate varus (cluster 3), preservation yielded significantly higher improvement than shifting to more varus (cluster 4) (34.8 ± 17.4 vs 22.1 ± 15.0; p = 0.036). Neutral cluster (2) showed no difference between preservation and shift; other clusters lacked sufficient sample size for subgroup testing. Transitions occurred mainly between adjacent clusters.

Preserving ML-derived dHKA phenotypes may improve functional outcomes, particularly for knees with low–moderate varus alignment. These findings support patient-specific alignment targets over a uniform neutral goal. Limitations include single-surgeon cohort and sample size.

Future work will expand to multi-surgeon datasets, incorporate covariate adjustment, and assess long-term durability. As additional outcomes accrue, this framework may enable phenotype-driven intraoperative decision-making and postoperative evaluation.
Laurent ANGIBAUD (Gainesville) , Prudhvi CHINIMILLI , Amaury JUNG , Corey JACKSON
15:06 - 15:13 #52656 - Pre-clinical and cadaveric evaluation of M.A.R.I.O., a low-cost smartphone-based navigation system for total knee arthroplasty.
Pre-clinical and cadaveric evaluation of M.A.R.I.O., a low-cost smartphone-based navigation system for total knee arthroplasty.

Accurate implant alignment is critical for successful total knee arthroplasty (TKA), yet most procedures are still performed manually, leading to variability in outcomes. Navigation and robotic systems improve precision but are limited by cost and complexity. This study evaluates M.A.R.I.O. (Mobile Assisted Reconstruction In Orthopaedics), a novel low-cost smartphone-based navigation system, in both pre-clinical and cadaveric settings.

The system integrates CT-based preoperative planning, a smartphone application, and a handheld device that captures bone surface geometry. Evaluation was conducted in two phases: (1) a pre-clinical study on sawbone models including 108 guide pin insertions (femoral and tibial) performed by three operators; (2) a cadaveric study on 13 lower limb specimens performed by three orthopaedic surgeons. Accuracy was assessed as angular deviation (varus/valgus) from the planned alignment, with a clinical threshold of ±3°.

In the sawbone study, 100% of pin placements were within the clinical threshold, with mean absolute deviations of 0.99° ± 0.69° (tibia) and 1.54° ± 1.13° (femur). In the cadaveric study, mean absolute varus/valgus error was 1.3° ± 1.2°, with 84.6% of cases below 3° and 61.5% below 1°. Statistical analysis confirmed results were significantly within the clinical threshold (p < 0.001).

M.A.R.I.O. demonstrated high accuracy in both pre-clinical and cadaveric settings. Its low cost, portability, and intraoperative flexibility make it a promising alternative to existing navigation and robotic systems, with potential for widespread adoption.
Pierluigi CUOMO (London, Italie) , Shuqiao XIE , Gareth JONES , Anthony BULL
15:13 - 15:20 #52209 - Spinopelvic-Guided Advanced Navigation in Revision Total Hip Arthroplasty.
Spinopelvic-Guided Advanced Navigation in Revision Total Hip Arthroplasty.

Navigation in revision total hip arthroplasty (rTHA) remains underreported. Furthermore, spinopelvic parameters, despite being critical for implant stability, are still rarely incorporated into surgical planning. Therefore, we evaluated the accuracy and dislocation rates of an advanced navigation system in rTHA, in one of the first clinical studies to investigate spinopelvic-guided cup positioning in the revision setting.

We performed a retrospective analysis of data from 30 consecutive rTHAs performed at a single institution (March–December 2023). All patients underwent preoperative standing and sitting lateral spinopelvic radiographs and were classified per the 2021 JAAOS Spinopelvic Classification. Optimal cup orientation was individually planned using dynamic spinopelvic parameters with digital planning software, which simulated component impingement during activities of daily living at each degree of hip flexion. Intraoperative execution was performed with a navigation system providing real-time feedback on component position. Primary outcomes were accuracy of acetabular component positioning assessed by mean difference (MD), root mean square error (RMSE), and mean absolute error (MAE) using paired t-tests and Bland-Altman analysis, with inter-rater reliability confirmed by ICC=0.91 (95% CI 0.84–0.96), and dislocation rate at short-term follow-up. Secondary outcomes included femoral offset restoration and limb length discrepancy (LLD) correction.

Mean follow-up was 28.4 months (range 24–32). Spinopelvic distribution was: Class 1A 14 (46.7%), Class 1B 11 (36.7%), Class 2A 3 (10.0%), Class 2B 2 (6.7%). Planned and achieved cup inclination were not significantly different (MD +0.23°, 95% CI −0.16 to +0.63, p=0.243; RMSE 1.08°), nor was anteversion (MD +0.30°, 95% CI −0.59 to +1.19, p=0.498; RMSE 2.37°). All patients achieved inclination within ±3° of target; 90% achieved anteversion within ±3°. Intraoperative accuracy was near-perfect (inclination MD +0.03°, p=0.813; anteversion MD −0.03°, p=0.909). Femoral offset was restored within ±5mm in 93.3% of patients and LLD corrected within ±5mm in 100%. No dislocations, reoperations, or re-revisions occurred during follow-up.

The Lewinnek safe zone, based on static radiographic measurements, fails to account for dynamic pelvic mobility during activities of daily living, a critical limitation in patients with abnormal spinopelvic mechanics. By individualizing cup orientation according to each patient's spinopelvic phenotype and simulating impingement through a full arc of hip motion, this approach addresses the functional rather than radiographic determinants of stability.

This is the first reported case series of spinopelvic-guided navigation in rTHA. The system achieved excellent acetabular positioning accuracy, reliable femoral offset restoration, and low dislocations at short-term follow-up, supporting the feasibility and safety of individualized spinopelvic-based planning in revision hip surgery.
Matteo INNOCENTI , Alessandro CIVININI , Filippo LEGGIERI (Florence, Italie) , Marta MASSENZI , Davide STIMOLO , Roberto CIVININI
15:20 - 15:27 #52039 - Optimisation du flux chirurgical par la programmation personnalisée des blocs opératoires: une étude de cas en chirurgie orthopédique programmée.
Optimisation du flux chirurgical par la programmation personnalisée des blocs opératoires: une étude de cas en chirurgie orthopédique programmée.

La planification des blocs opératoires est un enjeu majeur en chirurgie orthopédique. Les méthodes actuelles privilégient l’efficience opérationnelle sans intégrer les patients dans le processus de choix du jour de l’opération. En chirurgie orthopédique programmée, certains patients non urgents disposent d’une flexibilité sur la date d’intervention. L’objectif de cette étude était de quantifier l’effet d’un agent d’intelligence artificielle de programmation opératoire sur l’optimisation du taux d’occupation de bloc opératoire d’une équipe chirurgicale.

Un modèle d’optimisation mathématique (programmation linéaire en nombres entiers mixtes) a été développé pour générer jusqu’à trois créneaux opératoires par patient, compatibles avec les disponibilités du chirurgien, du bloc opératoire et du patient, tout en permettant le repositionnement en cas d’urgence. Cette étude numérique incluait tous les patients issus d’une programmation rétrospective historique de 134 patients (11 chirurgiens, 4 blocs, 3 semaines), et la simulation était effectuée sur 20 tirages aléatoires permettant une allocation différente des patients. L’optimisation du taux d’occupation de bloc opératoire était définie par la différence entre le taux de la programmation historique et ceux observés après optimisation par agent numérique, et le nombre d’interventions gagnées.

L’application du modèle permettait d’augmenter le taux d’occupation de 72-73 % à 91-95 % sur les deux premières semaines, soit un gain de 23 %. Le nombre net d’interventions gagnées était de 36. Le temps de calcul moyen était inférieur à 4 secondes par patient, compatible avec une utilisation en temps réel lors de la consultation. En moyenne, trois créneaux étaient proposés pour chaque patient, préservant leur capacité de choix.

La programmation par agent informatisé était associée à une optimisation de l’occupation des blocs avec la participation active du patient dans la décision de sa date opératoire. Contrairement aux approches classiques de programmation par lots, le processus était incrémental et s’intégrait au flux de consultation. La principale limite résidant dans le cadre de validation restreint à la chirurgie orthopédique élective ; une extension à d’autres spécialités et à des établissements de taille différente serait nécessaire.

Cet outil de programmation informatisé démontrait une optimisation théorique significative d’utilisation des blocs opératoires, jusqu’à 23%, tout en offrant au patient un choix personnalisé de dates d’intervention. Cette approche représente une avancée vers une programmation chirurgicale plus efficiente et centrée sur le patient, compatible avec la recherche d’efficience actuelle de bloc opératoire.
Mohamed Abderrahmane MADANI (Paris) , Walid ABDELAIDOUM , Louis DAGNEAUX , Stanislas DE COUASNON
15:27 - 15:34 #52725 - Correlation Between Standing Long-Leg Radiographs, CT Scans and Navigation in Measuring Coronal Knee Alignment: Impact of Cartilage Loss.
Correlation Between Standing Long-Leg Radiographs, CT Scans and Navigation in Measuring Coronal Knee Alignment: Impact of Cartilage Loss.

Lower limb alignment assessment in total knee arthroplasty (TKA) relies on multiple modalities, including radiographs, CT-based planning, and intraoperative navigation. These approaches are based on different anatomical and functional reference conditions, particularly regarding cartilage and soft tissues. The purpose of this study is to compare alignment measurements across radiographic, CT-based, and navigated systems, and to evaluate the respective influence of cartilage loss on tibial and femoral alignment.

A prospective cohort of patients undergoing primary TKA was analyzed. Preoperative assessment included long-leg radiographs (Télémis), 2D planning (Medicad), and CT-based planning (Surgitwin). Intraoperative navigation measurements were recorded before and after cartilage resection.Parameters included hip-knee-ankle angle (HKA), medial proximal tibial angle (MPTA), and lateral distal femoral angle (LDFA). Agreement between modalities was assessed using intraclass correlation coefficients (ICC) and mean differences.

HKA showed good agreement between Télémis and Medicad (ICC 0.89) and between Medicad and CT-based planning (ICC 0.86; bias <0.5°). aHKA demonstrated moderate to good agreement across modalities (ICC 0.71–0.79). Agreement between CT-based MPTA and navigation before cartilage resection was poor (ICC 0.48), improving after resection (ICC 0.57). When compared to Medicad, agreement improved from moderate before resection (ICC 0.55; bias +1.89°) to good after resection (ICC 0.72; bias −0.03°). LDFA agreement ranged from moderate between CT and navigation (ICC 0.59–0.65) to good between Medicad and navigation (ICC up to 0.78), with limited bias (<1°) and no meaningful improvement after cartilage resection.

Tibial alignment is strongly influenced by cartilage conditions. The persistence of only moderate agreement after cartilage removal suggests that additional factors—such as imaging methodology, landmark identification, and intraoperative registration—also contribute to variability. In contrast, femoral alignment shows only moderate agreement across modalities, with no significant improvement after cartilage removal, suggesting that cartilage has a lesser impact on femoral alignment variability. These discrepancies are more likely related to methodological differences between measurement systems. Importantly, CT-based planning provides an accurate representation of osseous anatomy, including bone loss, whereas radiographic and navigated measurements reflect joint conditions influenced by cartilage. The observed differences in agreement therefore may reflect variations in biomechanical reference conditions rather than differences in measurement accuracy.

Alignment measurements in TKA are not interchangeable across modalities. Tibial alignment is highly sensitive to cartilage but remains variable even after its removal, while femoral alignment is less influenced by cartilage and more dependent on methodological factors.
Antoine MOUTON (Paris) , Victoria TEISSIER , Wilfrid GRAFF , Michael BUTNARU , Simon MARMOR , Antoine PERRIER , Thomas AUBERT
15:34 - 15:41 #52846 - Analyse automatisée par traitement du langage naturel (NLP) des comptes-rendus opératoires : application au suivi des complications dans le pied bot varus équin (PBVE).
Analyse automatisée par traitement du langage naturel (NLP) des comptes-rendus opératoires : application au suivi des complications dans le pied bot varus équin (PBVE).

Le suivi à long terme du pied bot varus équin (PBVE) génère une masse considérable de données textuelles non structurées. L'extraction manuelle des complications (récidives, nécrose cutanée, surcorrections) est chronophage et sujette à l'erreur humaine. Objectif : Évaluer l'efficacité d'un modèle d'IA basé sur le traitement du langage naturel (NLP) pour identifier automatiquement les complications chirurgicales à partir des comptes-rendus opératoires (CRO) et cliniques.

Analyse rétrospective de 121 dossiers de patients opérés pour PBVE entre 2015 et 2025. Utilisation d'un modèle de type BERT (ou une variante francophone comme CamemBERT) entraîné sur un corpus de textes médicaux, Prétraitement des textes (anonymisation, segmentation). Définition d'un lexique de mots-clés et de concepts liés aux complications (ex: "ténotomie itérative", "équin résiduel", "transfert du tibial antérieur"). Validation par comparaison avec une extraction manuelle effectuée par deux chirurgiens seniors sur un échantillon test (Gold Standard).

Le modèle NLP a montré une sensibilité de 96% et une spécificité de 97% pour la détection des récidives. Le traitement automatisé de 1000 dossiers a pris moins de 5 minutes, contre environ 50 heures pour une lecture manuelle. La valeur prédictive positive (VPP) était particulièrement élevée pour les complications majeures nécessitant une reprise chirurgicale.

L'IA permet de transformer des archives "mortes" en bases de données dynamiques pour la recherche clinique. Bien que les abréviations et les variations de style entre chirurgiens restent des défis pour le NLP, cette technologie offre une vision globale de la qualité des soins et des résultats à long terme dans une pathologie complexe comme le PBVE.

Le NLP représente un outil puissant de "Big Data" clinique en orthopédie pédiatrique. Son intégration dans les systèmes de gestion hospitalière pourrait automatiser le signalement des complications et améliorer le suivi épidémiologique des malformations congénitales.
Ahmed Amine MOHSENI , Romdhane DENGUEZLI (Sousse, Tunisie) , Emna ARIDHI , Mohamed ZAIRI , Hedi ATIG , Ahmed MSAKNI , Nizar AOUINTI , Walid SAIED , Sami BOUCHOUCHA
Rédaction 1

"Mercredi 11 novembre"

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KEY10
14:45 - 15:15

Conférence invité / Keynote lecture
Hanche sportive - chirurgie conservatrice ou prothèse – Rester au top !

Modérateur : Elhadi SARIALI (PU PH) (Paris)
Point d’expertise sur la hanche du sportif
14:45 - 15:15 Hanche sportive - chirurgie conservatrice ou prothèse – Rester au top ! Paul BEAULÉ (Professeur) (Conférencier, Ottawa, Canada)
Salle Presse
15:00

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CO15
15:00 - 15:45

Communications orales
Genou

Modérateurs : Sébastien LUSTIG (chirurgien) (Lyon), Marc SOENEN (Surgeon) (Cholet)
15:00 - 15:07 #52254 - No difference in 5-year survivorship between cemented versus cementless total knee arthroplasty in a cohort of 5266 patients using a deep-dish mobile bearing implant.
No difference in 5-year survivorship between cemented versus cementless total knee arthroplasty in a cohort of 5266 patients using a deep-dish mobile bearing implant.

The best fixation method for total knee arthroplasty (TKA) remains controversial. The aim of this study is to compare the effect of cemented and cementless fixation on prosthesis survivorship. Our primary hypothesis is that there is no difference in survivorship between cemented and cementless TKA. Our secondary hypothesis is that there is no difference in aseptic revisions and functional outcomes between cemented and cementless TKA at mid-term follow-up.

A multicentre retrospective study was done using data collected prospectively in a large cohort. The same deep-dish mobile bearing design was used for both cemented and cementless TKA. Patients were divided into two groups according to the fixation method. The survival rate between cemented and cementless TKA was compared. Functional outcomes were collected preoperatively and at the 5-year follow-up.

Of the 5266 primary TKA included, 4549 were cementless, and 717 were cemented. At 5 years, there was no significant difference between the survivorship of the cementless (98.7% [95% confidence interval, CI: 98.2-99.1]) and cemented TKA (97.6%, [95% CI: 94.1-99.1]) (p = 0.468). There was no significant difference in the surgery-free survival at 5 years between cementless (95.8% [95% CI: 94.9-96.5]) and cemented TKA (95.5% [95% CI: 92.1-97.5]) (p = 0.508) as well as in aseptic revision: cementless (96.9% [95% CI: 96.2-97.5]) and cemented TKA (97.5 [95% CI: 95.5-98.6]) (p = 0.355). There was no significant difference in the functional outcomes at 5 years.

This study demonstrates that cemented and cementless TKA achieved equivalent 5-year survivorship and functional outcomes when using an identical mobile-bearing design. By analyzing a large cohort of 5266 patients, we mitigated design-related biases often found in other studies. Our findings show no significant differences in reoperation rates or aseptic revisions, with infection remaining the primary cause of failure for both groups.

There was no observed difference in survivorship between cemented and cementless TKA at 5 years in this cohort of 5266 patients. Additionally, rates of reoperation and aseptic revision were similar across both fixation methods, and clinical outcomes did not differ significantly. Therefore, it may be suggested that cementless fixation is a safe option for primary TKA.
Ophélie MANCHEC (Toulouse) , Emilie BERARD , Regis PAILHE , Sébastien LUSTIG , Etienne CAVAIGNAC
15:07 - 15:14 #51998 - Total knee arthroplasty using a lateral approach for non-reducible valgus deformity: outcomes and risk factors for complications in a consecutive series of 1007 cases.
Total knee arthroplasty using a lateral approach for non-reducible valgus deformity: outcomes and risk factors for complications in a consecutive series of 1007 cases.

The lateral approach for total knee arthroplasty (TKA) is considered advantageous in valgus deformities, but concerns remain regarding its safety and reproducibility. This study aimed to evaluate complication rates and identify risk factors for complications following primary TKA performed through a lateral approach in non-reducible valgus osteoarthritis.

This retrospective analysis included 1,007 consecutive primary TKAs performed through a lateral approach in a single center between March 2002 and December 2024, with at least one year of follow-up. The mean follow-up was 8.1 years (1 to 14). Complications were recorded according to standardized definitions. Kaplan–Meier survivorship was calculated with revision for any reason as the endpoint. Univariate and multivariable logistic regression analyses were performed to identify predictors of complications.

A total of 142 complications (14.1%) were observed. The most frequent complications were arthrofibrosis (4.6%), instability (1.6%), periprosthetic fracture (1.4%), and acute periprosthetic joint infection (1.3%). Overall, 29 knees (2.9%) underwent revision. Kaplan–Meier survivorship was 97.6% at five years and 96.8% at ten years. Multivariable analysis identified tibial tubercle osteotomy (OR 4.84; p = 0.003), higher ASA class (OR 6.35; p = 0.001), younger age (OR 0.97; p = 0.004), lower BMI (OR 0.96; p = 0.04), and lower preoperative HKA angle (OR 0.94; p = 0.007) as independent predictors of complications. Preoperative patellar height was not associated with complications, and no cases of common peroneal nerve palsy were observed.

The lateral approach for TKA in non-reducible valgus osteoarthritis provides reliable outcomes with acceptable complication and revision rates. Careful patient selection and awareness of these risk factors may help optimize outcomes.
Martial METROP (Lyon) , Julien ERARD , Simon MESSE , Cécile BATAILLER , Elvire SERVIEN , Sebastien LUSTIG
15:14 - 15:21 #52022 - L’alignement fonctionnel robotisé neutralise l’impact des pentes tibiales extrêmes (> 8°) : résultats à 2 ans minimum d’une série continue de 269 PUC médiales.
L’alignement fonctionnel robotisé neutralise l’impact des pentes tibiales extrêmes (> 8°) : résultats à 2 ans minimum d’une série continue de 269 PUC médiales.

Le positionnement de la pièce tibiale, et particulièrement la gestion de la pente, est un facteur critique de succès des prothèses unicompartimentales de genou (PUC). Si l’alignement fonctionnel robotisé permet d’adapter la pose à l’anatomie, l’influence des pentes tibiales préopératoires "extrêmes" reste débattue. L’objectif de cette étude était de démontrer que la stratégie de planification robotique, visant une optimisation de la pente tibiale(préservation ou modulation raisonnée)tout en respectant l'équilibre ligamentaire, garantit des résultats cliniques optimaux à 2 ans.

Cette étude prospective a inclus 269 PUC médiales implantées avec le robot Mako. La stratégie de planification visait une optimisation de la pente:réduction des pentes natives excessives, augmentation des pentes insuffisantes et conservation des pentes standards. La population a été stratifiée selon la pente radiographique préopératoire : pentes fortes>8°(n = 89), pentes standards 4-8°(n=126) et pentes faibles<4°(n=54). Les critères de jugement incluaient la précision de l'alignement HKA et de la pente (robot vs radio), ainsi que les scores IKS et KSS à 2 mois et 2 ans.

Au recul de 2 ans, aucune différence significative n’a été observée pour les scores fonctionnels selon la pente préopératoire. Pour le score IKS(sur 200), l’évolution montrait une disparité initiale en préopératoire(152,8 pour les pentes>8° vs 142,4 pour les 4-8° vs 149,6 pour les<4°;p= 0,003), s’estompant dès 2 mois (p=0,35) pour atteindre une excellence comparable à 2 ans(193,3 ±15,7 vs 189,0 ±22,1 vs 193,8 ±13,2;p=0,25). Le score KSS suivait une progression similaire(193,2 vs 188,7 vs 188,8 au dernier recul;p=0,47). Sur le plan radiographique, l’alignement HKA moyen est passé de 174,0° en préopératoire(173,9° pour les>8° ; 173,9° pour les 4-8° ; 174,4° pour les<4;p=0,49) à 176,7° en postopératoire(176,6° vs 176,7° vs 177,2°;p= 0,28), ne montrant aucune différence significative entre les groupes. L’ajustement a conduit à une réduction de pente pour les>8°(10,0° vs 5,1°;p<0,001), une stabilité pour les 4-8° (6,2° vs 4,8°) et une légère augmentation pour les<4°(3,1° vs 3,9°;p=0,009). L’exécution robotique était précise (écart moyen de 0,7°;p<0,001) et le gain fonctionnel final s'est révélé indépendant de la pente initiale (r=-0,019;p=0,80).

L'alignement fonctionnel robotisé permet de s'affranchir des contraintes anatomiques initiales. Notre stratégie de normalisation des pentes extrêmes n'a pas grevé le résultat fonctionnel. Au contraire, la précision de l'exécution robotique permet de stabiliser les scores cliniques vers une excellence commune. Les pentes extrêmes ne constituent pas un facteur limitant:le robot permet de normaliser la cinématique prothétique, gommant les disparités anatomiques natives.

L'optimisation de la pente tibiale en alignement fonctionnel robotisé assure des résultats reproductibles à 2 ans. Cette approche garantit une fonction d'excellence quelle que soit la morphologie tibiale native.
Jordan ROCHE (Savas-Mépin) , Amina ADOUANE , Nicolas CANCE , Sebastien LUSTIG , Elvire SERVIEN , Cecile BATAILLER
15:21 - 15:28 #51533 - Better functional scores at five years following TKA with unrestricted kinematic alignment using medial-pivot versus ultracongruent implants.
Better functional scores at five years following TKA with unrestricted kinematic alignment using medial-pivot versus ultracongruent implants.

The purpose was to compare patient-reported outcome measures (PROMs) at five years following total knee arthroplasty (TKA) using unrestricted kinematic alignment with ultracongruent (UC) versus cruciate-sacrificing medial pivot (CS-MP) and versus cruciate-retaining medial pivot (CR-MP) designs.

This was a retrospective analysis of a consecutive cohort of 140 TKAs with UC (n=44), CS-MP (n=44), and CR-MP (n=52). Of the initial cohort, three died, leaving a final cohort of 137 (UC, n=43; CS-MP, n=44; CR-MP, n=50). Patients completed pre- and post-operative questionnaires of the Knee Society Score (KSS 2011) Symptoms, Satisfaction, Expectations and Function components, the Kujala score, and the Forgotten Joint Score (FJS). Multivariable analyses were performed to assess the association of implant type (CR-MP, CS-MP, and UC) with postoperative Kujala score and FJS, adjusting for patient characteristics (age, body mass index (BMI), sex, preoperative phenotype, expectations and Wiberg classification).

Postoperative Kujala scores were significantly better for CR-MP and CS-MP (80.1±9.8; and 82.1±9.8) compared to UC (73.3±14.4; p=0.007 and p<0.001). After adjusting for patient factors, multivariable analysis revealed a statistically significant negative association between postoperative Kujala scores and UC (β, -6.270; p=0.011). Postoperative FJS was significantly better for CS-MP compared to UC (88.9±11.5 versus 74.9±23.4; p=0.024). After adjusting for age and sex, multivariable analysis did not reveal a statistically significant association between postoperative FJS and UC (ß, -6.58; p=n.s.)

The most important finding of this study is that, at a minimum follow-up of five years after kinematically aligned total knee arthroplasty (TKA), the medial pivot (MP) design provided superior functional outcomes, as reflected by higher Kujala scores, compared with the ultracongruent (UC) design. Finally, no significant differences were observed between the cruciate-substituting MP (CS-MP) and cruciate-retaining MP (CR-MP) designs, suggesting that the posterior-stabilisation mechanism plays a key role in functional performance, regardless of posterior cruciate ligament retention.

At five-year follow-up, TKA using unrestricted kinematic alignment with MP designs achieved superior functional outcomes compared to UC designs, but no significant difference between CS-MP and CR-MP designs.
Emmanuel MARCHETTI , Lison BULLE (Lyon) , Antoine COMBES , Roger BADET
15:28 - 15:35 #52720 - Kinematic Alignment Closes the Satisfaction Gap, but Not the Joint Perception Gap, Between Hip and Knee Arthroplasty: A Retrospective Comparative Study of Prospectively Collected Data.
Kinematic Alignment Closes the Satisfaction Gap, but Not the Joint Perception Gap, Between Hip and Knee Arthroplasty: A Retrospective Comparative Study of Prospectively Collected Data.

Purpose: To compare clinical outcomes after total hip arthroplasty (THA), total knee arthroplasty (TKA), and unicompartmental knee arthroplasty (UKA) when performed using modern kinematic alignment (KA) principles. The primary objective was to compare patient satisfaction. Secondary objectives included joint perception, functional outcomes, residual pain, and complication rates.

Methods: This single-center retrospective study analyzed prospectively collected registry data (Bordeaux Arthroplasty Research Institute). Between September 2022 and March 2024, 379 consecutive patients underwent primary unilateral KA-THA (n=151), KA-TKA (n=103), or KA-UKA (n=114). Patient-Reported Outcome Measures (PROMs) were collected preoperatively and at 1 year, including satisfaction and pain (VAS), Forgotten Joint Score (FJS), Patient Joint Perception (PJP), and Oxford score. Group comparisons used nonparametric tests with Bonferroni correction. Minimal clinically important differences (MCID) were applied per procedure.

Results (Figures 1 to 6 – Tables 1 to 4): PROM compliance exceeded 90% in all groups. At 1 year, satisfaction ≥50 was reported by ≥99% of patients in all cohorts; satisfaction ≥80 was achieved in 95.4% (THA), 85.4% (TKA), and 83.5% (UKA) (p<0.05, THA superior). THA demonstrated superior joint perception (median FJS 83 vs 63 TKA vs 75 UKA; p<0.05) and higher Oxford scores (47 vs 41 vs 43; p<0.05). MCID thresholds were exceeded in >85% of patients across all procedures. Residual pain (VAS ≥30) occurred in 6% (THA), 16% (TKA), and 16% (UKA). At mean 20-month follow-up, one revision occurred in each group. Five reoperations (4.8%) occurred in the TKA cohort, primarily secondary patellar resurfacing.

Conclusion: Modern KA achieved excellent outcomes across THA, TKA, and UKA, with very high satisfaction and low early revision rates. While knee arthroplasty outcomes were favorable, THA consistently demonstrated superior joint perception, function, and pain relief. Optimization of patellar management may represent a key lever for further improving TKA outcomes.
Loic VILLET (Bordeaux) , Charles RIVIERE
15:35 - 15:42 #52517 - Short-Acting Versus Long-Acting Spinal Anesthesia in Knee Arthroplasty: A Prospective Single-Center Study on Early Postoperative Recovery.
Short-Acting Versus Long-Acting Spinal Anesthesia in Knee Arthroplasty: A Prospective Single-Center Study on Early Postoperative Recovery.

Spinal anesthesia is widely used in knee arthroplasty procedures. With the growing implementation of enhanced recovery after surgery (ERAS) protocols, there is increasing interest in short-acting local anesthetics that may allow faster motor recovery and earlier mobilization while reducing postoperative complications. The aim of this prospective single-center study was to compare early postoperative recovery and complication rates in patients undergoing knee arthroplasty under spinal anesthesia with either long-acting bupivacaine or short-acting prilocaine.

155 patients with knee osteoarthritis scheduled for primary total or unicompartmental knee arthroplasty were prospectively enrolled. Patients were divided into two groups according to the spinal anesthetic administered: bupivacaine (n=80) or prilocaine (n=75). Postoperative complications including nausea, vomiting, urinary retention, need for bladder catheterization, and requirement for rescue analgesia were recorded. At the first physiotherapy session, performed two hours after surgery, patients were assessed for orthostatic hypotension, motor block using the Bromage scale, and pain using the Visual Analog Scale (VAS).

A higher incidence of postoperative complications was observed in the bupivacaine group. Orthostatic hypotension (20%), nausea (20%), and residual motor block with Bromage score 1 (12.8%) were more frequently reported, resulting in delayed initiation of physiotherapy. Mean VAS score at two hours postoperatively was slightly higher in the prilocaine group (2.8) compared with the bupivacaine group (2.1), although pain scores became comparable during the postoperative course.

This study suggests that short-acting spinal anesthesia with prilocaine may improve early postoperative recovery in knee arthroplasty, facilitating faster mobilization and reducing early complications compared with bupivacaine. Although slightly higher immediate postoperative pain was observed with prilocaine, this difference was transient and clinically limited. Overall, these findings support the use of short-acting agents within ERAS pathways, though further studies are needed to confirm their long-term impact.

Short-acting spinal anesthesia with prilocaine appears to facilitate faster early postoperative recovery with fewer early complications compared with bupivacaine in patients undergoing knee arthroplasty. Despite slightly higher early postoperative pain scores, prilocaine may represent a useful option within modern enhanced recovery pathways.
Tommaso RICCHI , Chirico MATTIA , Leonardo CIPOLLESCHI , Paolo SALARI , Andrea BALDINI (Milan, Italie)
Debussy

"Mercredi 11 novembre"

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CERCLE-1
15:00 - 15:40

Cercle Nicolas Andry
Communications libres

Modérateurs : Frédéric DUBRANA (PUPH) (Brest), Pierre-Olivier PINELLI (Chirurgien Orthopédiste) (Marseille)
15:00 - 15:10 CHIRON le centaure : du mythe fondateur à la chirurgie moderne. Patrick HOUVET (Chirurgien) (Conférencier, Paris)
15:10 - 15:20 Femmes orthopédistes, état des lieux et perspectives. Adeline CAMBON (PU-PH) (Conférencier, Paris)
co-auteurs : Elvire Servien (Lyon), Ophélie Torres (Montpellier), Patricia Thoreux (Paris), Céline Klein (Amiens)
15:20 - 15:30 La SOFCOT fête son 100ème Congrès ! Retour sur une riche histoire orthopédique française. Thomas DAOULAS (Dr Junior) (Conférencier, Brest), Luc-Antoine PINELLI (Interne) (Conférencier, Marseille), Michel TRAMINI (Interne) (Conférencier, Saint-Etienne), Pierre-Olivier PINELLI (Chirurgien Orthopédiste) (Conférencier, Marseille)
15:30 - 15:40 L’anatomie du châtiment : Ravaillac et Damiens, ou la main sacrifiée. Fabrice RABARIN (chirurgien) (Conférencier, Angers)
Philippe Erlanger
15:15

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KEY05
15:15 - 15:45

Conférence invité / Keynote lecture
L'organisation de la prise en charge orthopédique et de la recherche dans un grand centre US: La Mayo Clinic, Rochester, MN

Modérateur : Jean-Noël ARGENSON (Professeur Chef de Service) (Marseille)
Retour d’expérience sur le modèle américain
15:15 - 15:45 Organization of healthcare and research in orthopedics at Mayo Clinic. Matt ABDEL (Orthopedic Surgeon) (Conférencier, Rochester, Etats-Unis)
Louis Lumiere

"Mercredi 11 novembre"

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KEY04
15:15 - 15:45

Conférence invité / Keynote lecture
Chirurgie et médecine du sport, les clefs pour le retour à la performance 

Modérateur : Nicolas GRAVELEAU (CHIRURGIEN) (Bordeaux)
Point d’expertise sur la chirurgie et la médecine du sport
15:15 - 15:45 Chirurgie et médecine du sport, les clefs pour le retour à la performance. Emmanuel ORHANT (directeur médical) (Conférencier, Médecin du sport, Paris)
Salle Presse
15:30

"Mercredi 11 novembre"

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EFORT
15:30 - 15:45

EFORT
MDR stimulate Innovation
EFORT

Modérateur : Gilles PASQUIER (Professeur) (Lille)
EFORT : European Federation of National Associations of Orthopaedics and Traumatology, soit en français Fédération européenne des associations nationales d’orthopédie et de traumatologie.
Organisation européenne de référence en orthopédie-traumatologie, qui regroupe les sociétés nationales européennes
15:30 - 15:45 MDR stimulate Innovation. Rob NELISSEN (President EFORT / Professeur Université de Leiden) (Conférencier, Président EFORT, Leiden, Pays-Bas)
Jean Mineur
15:40

"Mercredi 11 novembre"

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CERCLE-2
15:40 - 17:30

Cercle Nicolas Andry
Table ronde : Cinéma et chirurgie

Modérateurs : Pascal GLEYZE (Chirurgien) (Colmar), Pierre-Olivier PINELLI (Chirurgien Orthopédiste) (Marseille)
15:40 - 15:45 Introduction. Pascal GLEYZE (Chirurgien) (Conférencier, Colmar)
15:45 - 16:10 MASH (Robert Altman). Adeline CAMBON (PU-PH) (Conférencier, Paris)
16:10 - 16:35 FRANKENSTEIN (Guillermo del Toro). Pascal GLEYZE (Chirurgien) (Conférencier, Colmar), Thomas DAOULAS (Dr Junior) (Conférencier, Brest)
16:35 - 17:00 SEPT MORTS SUR ORDONNANCE (Jacques Rouffio). Agathe YVINOU (CCA-AHU) (Conférencier, Brest), Frédéric DUBRANA (PUPH) (Conférencier, Brest)
17:00 - 17:25 HIPPOCRATE (Thomas Lilti). Thomas APARD (chirurgien) (Conférencier, Versailles), Tugdual PICHON (INterne) (Conférencier, Tours)
17:25 - 17:30 Conclusion. Pierre-Olivier PINELLI (Chirurgien Orthopédiste) (Conférencier, Marseille)
Philippe Erlanger
15:45 Pause
16:15

"Mercredi 11 novembre"

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TR08
16:15 - 17:15

Table ronde IHS
Acetabular Revision
IHS

Directeurs : Fares HADDAD (Président IHS) (Directeur, Londres, Royaume-Uni), Moussa HAMADOUCHE (Directeur, Paris)
Session de l'International Hip Society, société internationale très spécialisée dans la chirurgie de la hanche, notamment l’arthroplastie et les pathologies de la hanche.
16:15 - 16:23 Hemispherical reconstruction (to include augments) in Rev THA - when and how? Xavier FLÉCHER (PUPH) (Conférencier, Marseille)
16:23 - 16:31 The role of cages in Rev. THA (including French perspective). Carsten PERKA (Conférencier, Berlin, Allemagne)
16:31 - 16:39 Pelvic discontinuity - evaluation and management. Dan BERRY (Conférencier, Rochester, Etats-Unis)
16:39 - 16:47 Custom acetabular reconstruction - when and how? Matt ABDEL (Orthopedic Surgeon) (Conférencier, Rochester, Etats-Unis)
16:47 - 16:55 The role of dual mobility and constraint in revision THA? Elhadi SARIALI (PU PH) (Conférencier, Paris)
16:55 - 17:03 The role of robotics in Revision THA. Sébastien LUSTIG (chirurgien) (Conférencier, Lyon)
17:03 - 17:15 Discussion.
Louis Lumiere

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CO18
16:15 - 17:30

Communications orales
Genou

Modérateurs : Guillaume DEMEY (chirurgien) (Lyon), Emmanuel MARCHETTI (Docteur) (Bourgoin jallieu)
16:15 - 16:22 #51511 - Change in preoperative and Early post-operative follow-up in Total Knee Arthroplasty due to a High prevalence of Arthrogenic Muscle Inhibition.
Change in preoperative and Early post-operative follow-up in Total Knee Arthroplasty due to a High prevalence of Arthrogenic Muscle Inhibition.

Arthrogenic muscle inhibition (AMI) is a process in which neural inhibition after injury or surgery to the knee results in quadriceps activation failure and knee extension deficit. The purpose of this study is to determine the prevalence of AMI after total knee arthroplasty (TKA) and to identify independent risk factors associated with its persistence during the early postoperative period.

This retrospective monocentric study included 229 consecutive patients who underwent primary TKA between January 2024 and May 2025 for symptomatic osteoarthritis. Preoperative and postoperative assessments were standardized using the Sonnery-Cottet classification. Patients were evaluated at 30 and 60 days postoperatively. Demographic, clinical, surgical, and pain-related parameters were analyzed using univariate and multivariate logistic regression models.

Preoperatively, 19.2% of patients showed signs of AMI. The postoperative prevalence was 44.5% at 30 days and decreased to 19.2% at 60 days. Independent risk factors for AMI at 30 days were BMI ≥ 30 kg/m² (OR 1.97; p = 0.04), symptom duration ≥ 4 years (OR 2.60; p = 0.003), preoperative AMI (OR 6.08; p = 0.003), postoperative morphine use (OR 2.15; p = 0.01), and neutral limb alignment (HKA 175–185°) (OR 0.38; p = 0.006). At 60 days, AMI persistence was associated with age ≥ 70 years (OR 3.67; p = 0.004), preoperative AMI (OR 4.41; p = 0.022), VAS ≥ 7 at day 7 (OR 3.37; p = 0.044), and AMI at 30 days (OR 15.6; p < 0.001).

AMI is a frequent issue after TKA, affecting 45% of patients at one month and 20% at two months. Its occurrence is associated with preoperative inhibition, obesity, chronic symptoms, postoperative pain, and age. Systematic identification of at-risk patients, including preoperative assessment and standardized follow-up at one and two months, combined with targeted neuromuscular rehabilitation, may improve functional recovery, reduce postoperative stiffness, and enhance patient satisfaction after TKA.
Elliot SAPPEY-MARINIER (LYON) , Marc BARRERA , Jean Marie FAYARD , Thais DUTRA VIEIRA , Louka BONDOUX , Tarik AIT SI SELMI , Michel BONNIN , Mohammad ALAJJI
16:22 - 16:29 #51770 - Impact de la préhabilitation sur la récupération postopératoire précoce évaluée à 24 heures par le score QoR-15 chez les patients de plus de 65 ans subissant une arthroplastie de hanche ou de genou programmée : étude de cohorte prospective (PREORT).
Impact de la préhabilitation sur la récupération postopératoire précoce évaluée à 24 heures par le score QoR-15 chez les patients de plus de 65 ans subissant une arthroplastie de hanche ou de genou programmée : étude de cohorte prospective (PREORT).

La préhabilitation, une approche visant à optimiser l’état fonctionnel des patients avant une intervention chirurgicale, est de plus en plus intégrée aux programmes de RAAC.Cependant, ses bénéfices sur la récupération postopératoire restent incertains en arthroplastie. Cette étude a émis l’hypothèse que la préhabilitation améliorerait la récupération postopératoire précoce chez les patients subissant une arthroplastie totale de hanche ou de genou, telle que mesurée par le score composite QoR-15 à H24

Dans cette étude observationnelle prospective, des patients âgés de 65 ans et plus, candidats à une arthroplastie totale de hanche ou de genou, ont été inclus avant et après la mise en place d'un programme de préhab d'une journée depuis 2024. Tous les patients ont suivi un protocole ERAS. Le critère d'évaluation principal était le score QoR-15 à H24.Les critères d'évaluation secondaires comprenaient le score QoR-15 à H24 stratifié selon le type d'arthroplastie, la variation du score QoR-15 entre l'inclusion et H24, ainsi qu'une évaluation psychométrique exploratoire du QoR-15 au sein de la population étudiée

Parmi les 116 patients inclus dans l'analyse finale (57 en préhab, 59 dans le groupe contrôle), la pondération par la probabilité inverse du traitement (IPTW) a permis d'obtenir un bon équilibre des variables initiales. Après pondération, la préhab n'était pas associée au score QoR-15 à 24 heures (différence moyenne ajustée : +0,1 point ; IC à 95 % : -8,3 à 8,5), avec des résultats similaires dans les sous-groupes PTH et PTG, ni à la variation du score QoR-15 entre l'inclusion et H24.

Cette étude de cohorte prospective évaluait l’impact d’un programme de préhab sur la récupération postopératoire après arthroplastie, mesurée par le score QoR-15 à H24. Après pondération et ajustement pour certaines comorbidités, aucune différence significative n’a été observée entre le groupe préhab et le groupe contrôle (115,6 vs 115,7 ; p = 0,984). Ces résultats sont cohérents avec la littérature. Des études antérieures portant sur la préhab en chirurgie ortho n’ont pas non plus montré d’amélioration significative des scores de qualité de vie postop. Les valeurs de QoR-15 observées dans notre étude sont comparables à celles rapportées dans d’autres travaux, ce qui soutient la validité externe de nos résultats. Les patients du groupe préhab ont présenté une consommation postop d’opioïdes plus élevée, possiblement liée à une mobilisation précoce .Certaines stratégies simples, comme la cryo ou des techniques d’ALR pourraient améliorer le confort postop. L’étude présente toutefois plusieurs limites, notamment l’absence de mesure de l’adhésion au programme et un effectif insuffisant pour certaines analyses de sous-groupes.

Chez les patients âgés subissant une arthroplastie totale de hanche ou de genou prise en charge dans le cadre d'un programme ERAS, la préhab n'était pas associée à une amélioration de la récupération postopératoire telle qu'évaluée par le QoR-15 H24.
Benjamin JOLY (Clamart) , Sophie PAUGAM , Julien DANIS , Jean DERELY , Nicolas DE L'ESCALOPIER
16:29 - 16:36 #51953 - Long term results of third generation of rotating hinge Arthroplasty in patients with poliomyelitis.
Long term results of third generation of rotating hinge Arthroplasty in patients with poliomyelitis.

Poliomyelitis , which has caused widespread morbidity and mortality in children, is considered a disease of the past. Nevertheless, a relatively large number of patients are still affected by its sequelae. In USA, some authors have estimated that 650.000 people are nowadays affected by post-polio deformities, whereas 120. 000 in the UK and 70.000 in Italy.Total knee arthroplasty has resulted in good pain relief, but concerns have been raised regarding recurrence of knee instability, in particular knee hyperextension The aim of our study is to evaluate long term results of a consecutive series of third generation rotating hinge total knee arthroplasties (RHK) in patients affected by poliomyelitis.

Between January 2000 and October 2021, 11 patients affected by knee osteoarthritis following poliomyelitis underwent 12 Nex Gen RHK (one patient implanted subsequent controlateral prothesis). The clinical results using the American Knee Society Score (AKSS) were evaluated at an average follow-up of 154 months (min 120 – max 216 months). The preoperative X-ray assessment was performed in at least two views with the knee under load. Alignment on the coronal and sagittal planes was evaluated and the height of the patella was measured using the Insall–Salvati index.. Any signs of loosening of the components and peri-implant radiolucency and/or radiosclerosis were assessed.

The average AKKS clinical score Improved from 30.08 points preoperatively to 78.83 points postoperatively, while the average AKKS function score improved from 29.17 points to 56.25 points. We report only one intraoperative complication consisting of a femoral fracture at the tip of the stem. The presence of radiolucent lines was sporadic while radiosclerotic lines were commonly visible around the stem extension, predominantly at the tip. We have not recorded any cases of mechanical failure at long-term follow-up

According to prior literature and recent systematic reviews, TKA has provided predictable pain relief and functional improvement in polio patients with symptomatic knee arthritis and knee instability. However, the outcomes in these patients are worse than for the general population. Poor preoperative quadriceps function, instability, angular deformities, external rotation of the tibia, extraarticular deformities and narrowness of the intramedullary canals are among the main features that make this surgery challenging.The use of modern rotating hinge implants is recommended in the presence of less than antigravity quadriceps strength.

The present study suggests that the use of a highly constrained implant leads to satisfactory clinical and functional outcome also in the long-term. The doubts about the increased risk of loosening due to the stress transfer of implants with greater constraints have been overcomed by the results of the present study which did not reveal any cases of aseptic loosening, implant breakage or recurrence of instability
Domenico TIGANI , Domenico TIGANI (Bologna, Italie)
16:36 - 16:43 #52020 - Arthroplastie fémoro-patellaire assistée par robot : une option efficace dans l’arthrose fémoro-patellaire isolée ?
Arthroplastie fémoro-patellaire assistée par robot : une option efficace dans l’arthrose fémoro-patellaire isolée ?

L’arthrose fémoro-patellaire isolée est une cause fréquente de douleur antérieure du genou et de limitation fonctionnelle. L’objectif de cette étude était d’évaluer la survie des implants, les complications et le taux de réintervention après arthroplastie fémoro-patellaire assistance robotique basée sur l'imagerie. Les objectifs secondaires étaient l’évaluation des résultats cliniques et fonctionnels, de la reprise sportive, des paramètres radiographiques fémoro-patellaires, ainsi que de la concordance entre planification préopératoire et exécution peropératoire.

Il s'agit d'une étude rétrospective monocentrique qui a inclus tous les patients opérés d’une arthroplastie fémoro-patellaire assistée par robot pour arthrose fémoro-patellaire isolée entre novembre 2021 et octobre 2024, avec un recul minimal de 12 mois. Les critères de jugement principaux étaient la survie sans révision, la survie sans réintervention et les complications. Les critères secondaires comprenaient les résultats cliniques et fonctionnels, le retour au sport, les paramètres radiographiques fémoro-patellaires et la concordance planification-exécution à partir des données MAKO. La survie a été analysée selon Kaplan-Meier.

Trente patients (35 genoux) ont été inclus. L’âge moyen était de 61,3 ± 12,2 ans et l’IMC moyen de 25,3 ± 5,2 kg/m² ; 91,4 % des genoux présentaient une arthrose de stade 3 ou 4 selon Iwano. Le recul moyen était de 15,7 mois. Le taux global de réintervention était de 8,6 % (3/35), principalement lié à une progression de l’arthrose fémoro-tibiale. Le KSS global s’améliorait significativement, passant de 110,7 ± 21,1 à 163,7 ± 22,3 (+53,0 points ; +47,9 %), avec amélioration significative des sous-scores clinique et fonctionnel (p < 0,001). Le score moyen de satisfaction était de 33,1 ± 6,6/40. L’amplitude articulaire médiane restait de 130° au dernier recul. Parmi les patients sportifs avant l’intervention, 78,3 % (18/23) avaient repris une activité sportive, avec maintien d’activités à impact élevé. Le score de Tegner médian restait à 5 au dernier recul. Les écarts entre planification et exécution étaient faibles et non significatifs, avec une concordance de 100 % sur la taille des implants.

Cette étude montre que l’arthroplastie fémoro-patellaire assistée par robot donne des résultats encourageants à court terme, avec amélioration clinique significative, préservation des amplitudes et reprise sportive élevée. La faible discordance entre planification et exécution suggère un intérêt potentiel de l’assistance robotique dans cette chirurgie exigeante, où le positionnement implantaire et le bon suivi patellaire sont déterminants.

Chez des patients soigneusement sélectionnés présentant une arthrose fémoro-patellaire isolée, l’arthroplastie fémoro-patellaire assistée par robot apparaît comme une option efficace à court terme, associant survie des implants satisfaisante, une amélioration clinique significative et une reprise sportive importante.
Alberto FOGACCI , Clément FAVROUL (Lyon) , Cécile BATAILLER , Elvire SERVIEN , Sébastien LUSTIG
16:43 - 16:50 #51532 - Augmented reality navigation improves intraoperative resection accuracy but may not prevent alignment deviations in total knee arthroplasty.
Augmented reality navigation improves intraoperative resection accuracy but may not prevent alignment deviations in total knee arthroplasty.

The purpose was to compare intraoperative versus postoperative coronal, sagittal and axial alignment in total knee arthroplasty (TKA) performed using augmented reality (AR) navigation, and determine whether imperfect implant positioning affects postoperative alignment.

A retrospective assessment was conducted on a study cohort of 70 patients (70 knees), who received unrestricted kinematic aligned TKA using AR navigation between February 2022 and April 2023. Implant positioning was assessed on postoperative frontal (divergence between the proximal tibial resection and baseplate) and sagittal radiographs (gaps between the distal femoral resection and implant) to distinguish between knees with adequate and imperfect implant positioning. The deviationbetween intraoperative and postoperative alignment measurements (lateral distal femoral angle (LDFA), medial proximal tibial angle (MPTA), hip knee ankle angle (HKA), posterior tibial slope (PTS) and femoral rotation) was assessed, and the number of outliers calculated using thresholds of 1° and 3°.

There were considerable proportions of knees with deviations between intraoperative and postoperative LDFA (>1°, 43 [61%]; >3°,14 [20%]), MPTA (>1°, 42 [60%]; >3°, 5 [7%]), HKA angle (>1°, 42 [60%]; >3°, 17 [24%]), and PTS (>1°, 47 [67%]; >3°, 15 [21%]).

It is worth noting, however, that most of the relevant deviations were observed in knees that had imperfectly positioned implants (19 of 70, 27%), where the femoral component was inadequately impacted during surgery (15 of 19, 79%) and/or the tibial baseplate had an uneven cement distribution (8 of 19, 42%).

The use of AR facilitates precise bone resections during TKA, yet it may not reduce deviations between intraoperative and postoperative LDFA, MPTA, HKA angle or PTS. As with any assistive technology, accurate bone resections alone are not sufficient to grant adequate implant.
Emmanuel MARCHETTI , Emeric BULLE (Lyon) , Roger BADET , Antoine COMBES
16:50 - 16:57 #51669 - Fixation tibiale à cinq ans des implants monoblocs en polyéthylène dans les PTG complexes de première intention.
Fixation tibiale à cinq ans des implants monoblocs en polyéthylène dans les PTG complexes de première intention.

Les arthroplasties totales du genou (PTG) de première intention réalisées en présence d’une déformation sévère ou d’une obésité morbide représentent un défi pour la fixation tibiale. Dans ces situations, les implants tibiaux modulaires à embase métallique, parfois associés à une tige, sont habituellement privilégiés afin d’optimiser la stabilité et la durabilité. Les données concernant l’utilisation d’implants tibiaux monoblocs en polyéthylène dans les PTG complexes restent rares, en particulier avec un recul supérieur à cinq ans. Cette étude compare à moyen terme les résultats cliniques, radiographiques, les complications et la survie des implants tibiaux monoblocs en polyéthylène et modulaires dans les PTG complexes de première intention.

Une étude rétrospective a inclus 87 PTG complexes consécutives de première intention réalisées entre 2013 et 2020 avec un modèle postéro stabilisé cimenté. Trente-six genoux ont reçu un implant tibial full PE et 51 un implant tibial modulaire. Huit patients (9,3 %) ont été perdus de vue avant cinq ans. L’analyse finale a porté sur 79 PTG (33 full PE et 46 modulaires). Les implants full PE étaient tous pourvus d’une quille centrale et cimentés selon une technique en double couche. Les résultats cliniques, radiographiques et la survie implantaire ont été comparés entre les groupes

Avec un recul moyen de 5,8 ± 0,7 ans, aucun descellement tibial ni liseré radiographique progressif n’a été observé dans les deux groupes. Les scores fonctionnels à cinq ans étaient comparables entre les groupes. Aucune différence statistiquement significative n’a été observée concernant la survie implantaire, les complications ou les résultats radiographiques (p > 0,05).. La survie de l’implant tibial pour toute cause de révision était de 97 % dans le groupe full PE et de 100 % dans le groupe modulaire. La seule révision du groupe full PE correspondait à une suspicion de sepsis secondairement infirmée par les prélèvements bactériologiques peropératoires, sans défaillance mécanique. Une réintervention a été rapportée dans le groupe modulaire pour fracture des plots du bouton rotulien.

Dans cette série de PTG complexes de première intention, l’utilisation d’un implant tibial monobloc moderne en polyéthylène n’a pas été associée à un surrisque mécanique ou radiographique à moyen terme. L’excellente stabilité observée pourrait être liée à la présence d’une quille centrale associée à une cimentation en double couche, favorisant la fixation tibiale.

À cinq ans de recul, les implants tibiaux monoblocs en polyéthylène ne montrent pas de surrisque mécanique ni radiographique dans les PTG complexes de première intention. Dans des indications sélectionnées, ils constituent une alternative fiable aux implants tibiaux modulaires. Ces résultats suggèrent que leur utilisation peut être envisagée même dans des situations mécaniquement exigeantes lorsque les conditions de fixation cimentée sont favorables
Hervé HOURLIER (Fourmies) , Guillaume FRICAULT , Peter FENNEMA
16:57 - 17:04 #52848 - Quantification de l’impact écologique et économique de la stérilisation des ancillaires orthopédiques.
Quantification de l’impact écologique et économique de la stérilisation des ancillaires orthopédiques.

L’arthroplastie totale du genou est une part importante de l’activité en chirurgie orthopédique, dont la fréquence a nettement augmenté au cours des dernières décennies. En France, 113 600 interventions ont été recensées en 2018, soit une augmentation de 32,2 % par rapport à 2012). En 2050, une augmentation comprise entre 30.8% à 152.8% des arthroplasties totales de genoux ainsi qu’une hausse de 31.8% à 180.2% des révisions est prévue. Dans ce contexte, la stérilisation des instruments chirurgicaux constitue un levier majeur d’amélioration environnementale et économique. Sur la base d’une étude menée en Angleterre, l’objectif de notre travail est de valider, en France, une méthodologie d’estimation de l’impact de la stérilisation des ancillaires de prothèse totale de genou (PTG).

Une analyse prospective et multicentrique a été menée pour recueillir des données d’activité (taux de remplissage des machines, durée des cycles…) et économique. Le facteur d’émission nécessaire au calcul de l’impact carbone a été obtenu à partir de la base EMPREINTE de l’ADEME. La collecte des données a été réalisée sur 30 cycles de stérilisation par centre, incluant différents ancillaires de PTG.

En s’appuyant sur l’étude de Rizan (2022), le coût de la stérilisation d’un instrument est estimé à 77 gCO₂ pour 1,05 €. En appliquant ces données à l’AP-HP, qui réalise 1 537 PTG par an, soit environ 1 % des prothèses posées en France, et en considérant une moyenne de 400 instruments par ancillaire (≃9 boîtes), le coût par cycle de stérilisation s’élèverait à environ 420 €, avec des émissions estimées à 30 800 gCO₂ par PTG. Ainsi, pour 1 537 PTG réalisées annuellement, cela représenterait environ 47,34 tonnes de CO₂ émises et 645 540 € dépensés chaque année pour la stérilisation des ancillaires.

La conception d’ancillaires plus compacts et modulaires permet de réduire le nombre d’instruments et de boîtes nécessaires. Également, le choix du conditionnement des sets d’instruments a un impact non négligeable (instruments satellites, usage unique…). L’optimisation de la conception des ancillaires facilite les étapes de lavage et de stérilisation, en diminuant les volumes traités, les ressources et coûts mobilisés.

La méthodologie développée permet d’estimer l’empreinte carbone et le coût de stérilisation des ancillaires de PTG, constituant ainsi un outil d’aide à la décision pour les hôpitaux dans le choix de prothèses plus écoresponsables. L’optimisation du design vers des ancillaires plus compacts pourrait également réduire les coûts organisationnels, économiques et environnementaux, des critères à intégrer davantage par les établissements de santé et les industriels lors de la conception et de la sélection des implants.
Alexandre HARDY (Paris)
17:04 - 17:11 #51754 - La chirurgie orthopédique peut-elle devenir plus écologique ? Impact environnemental des instruments jetables versus réutilisables en arthroplastie totale du genou.
La chirurgie orthopédique peut-elle devenir plus écologique ? Impact environnemental des instruments jetables versus réutilisables en arthroplastie totale du genou.

L’impact environnemental des instruments et des procédures chirurgicales suscite une attention croissante. Les instruments à usage unique sont de plus en plus utilisés dans divers contextes de soins, d’importantes préoccupations écologiques existent, telles que la gestion des déchets, les émissions de gaz à effet de serre et l’épuisement des ressources. Notre étude visait (1) à évaluer l’impact environnemental (estimé par l’acidification, le changement climatique, l’eutrophisation des eaux douces, la raréfaction de l’eau et l’épuisement des ressources) des instruments à usage unique e utilisés lors des arthroplasties totales du genou (ATG) et (2) à déterminer si l’une des options est la plus durable sur le plan écologique.

Une analyse du cycle de vie (ACV) complète a été réalisée conformément aux normes ISO 14040/44 afin de calculer l’impact environnemental des instruments à usage unique et des instruments réutilisables, en prenant en compte l’extraction des matières premières, la fabrication, la distribution, le retraitement (le cas échéant) et la gestion des déchets en fin de vie. Les données ont été collectées à partir d’un audit rétrospectif de 5 ans réalisé auprès du fabricant et auprès du service de stérilisation de notre hôpital. Les instruments réutilisables ont été évalués selon deux scénarios : RI-S (instruments à usage unique) et RI-L (instruments réutilisables). Les impacts environnementaux ont été quantifiés puis analysés selon le Système international de données de cycle de vie (IRLD).

Notre analyse des impacts environnementaux indique que, par procédure, les instruments RI-S, RI-L et à usage unique sont associés respectivement à 44,3 kg d’équivalent CO₂, 66,5 kg d’équivalent CO₂ et 62,9 kg d’équivalent CO₂. Les instruments à usage unique ont présenté la plus faible contribution à la consommation d'eau (6,3 × 10⁻¹ m³ eq), tandis que les instruments réutilisables à usage unique (RI-S) et à usage unique (RI-L) ont contribué respectivement à hauteur de 2,1 et 3 m³ eq. Enfin, en ce qui concerne l'épuisement des ressources, les instruments RI-S, RI-L et à usage unique ont représenté respectivement 5,2 × 10⁻³, 7,7 × 10⁻³ et 2,2 × 10⁻³ kg Sb eq. L'impact environnemental des instruments à usage unique était principalement attribué à la production des matières premières, qui a contribué à 73 % de leur empreinte carbone et à 64 % de leur impact total sur l'épuisement des ressources.

Notre analyse suggère d'éviter l'option RI-L et de faire certains compromis, que ce soit avec l'option RI-S ou les instruments à usage unique, car l'impact environnemental doit être considéré dans son ensemble, en prenant en compte toutes les catégories d'impact. Une solution consisterait à réduire le nombre d'instruments dans les plateaux réutilisables grâce à une planification chirurgicale personnalisée. Une autre consisterait à utiliser des instruments à usage unique tout en minimisant l'utilisation d'autres consommables jetables.
Roger ERIVAN (Clermont Ferrand) , Stéphane DESCAMPS , Guillaume VILLATTE , Stéphane BOISGARD
17:11 - 17:18 #51464 - Simultaneous Bilateral Total Knee Arthroplasty Lowers Reoperation and Cost at the Expense of Higher Complications and Mortality: A Meta-Analysis and Systematic Review.
Simultaneous Bilateral Total Knee Arthroplasty Lowers Reoperation and Cost at the Expense of Higher Complications and Mortality: A Meta-Analysis and Systematic Review.

The choice between simultaneous and staged bilateral total knee arthroplasty (TKA) remains controversial due to safety and resource considerations. This meta-analysis compared outcomes between the two approaches

Forty-two comparative studies published from 2001 to 2025 were included. A combined population of 567,915 patients was analyzed, with 225,181 undergoing simultaneous and 342,734 staged bilateral TKA. Random- or fixed-effects models were used to pool data across multiple clinical endpoints. Outcomes included in-hospital, first-year, and 1–2-year complications, mortality, functional outcomes, reoperations, persistent pain, and healthcare utilization metrics. Effect estimates were summarized using odds ratios (OR) for dichotomous outcomes and mean differences (MD) or standardized mean differences (SMD) for continuous outcomes, all with 95% confidence intervals (CI).

Simultaneous TKA was associated with significantly higher odds of transfusion (OR 3.99; 95% CI 3.10-5.13; p < 0.001), first-year neurological complications (OR 1.48; 95% CI .128-1.71; p < 0.001), and first-year mortality (OR 2.43; 95% CI 2.02-2.92; p < 0.001). Pulmonary complications were significantly higher between 1–2 years postoperatively (OR 1.41; 95% CI 1.11-1.80; p = 0.005). However, joint infection (in-hospital, OR 0.59; 95% CI 0.40-0.89; p = 0.01), first-year periprosthetic fracture (OR 0.46; 95% CI 0.38-0.57; p < 0.001), and overall reoperation rates (OR 0.65; 95% CI 0.61-0.69; p < 0.001) were significantly lower in the simultaneous group. No significant differences were observed in functional scores, persistent pain, arthrofibrosis, knee instability, or extensor mechanism failure (p > 0.05). Simultaneous procedures were also associated with shorter operative times (MD –66.83 minutes; 95% CI -91.80 to -41.86; p < 0.001) and lower in-hospital costs (MD –$7,062.67; 95% CI -13,927.78 to -197.56; p = 0.04).

Simultaneous bilateral TKA offers advantages in operative efficiency, cost reduction, and lower reoperation and fracture rates, but carries increased odds of neurological complications, transfusion, and early mortality.

Careful patient selection and perioperative management are essential to balance these trade-offs when considering simultaneous procedures.
Marc BOUTROS , Guy AWAD (Beirut, Liban) , Gebrane ABOU MJAHED , Elie MANSOUR
17:18 - 17:25 #51937 - Absence d'influence de la cimentation des composants sur la perte sanguine péri-opératoire dans la prothèse totale de genou avec assistance robotique : un essai prospectif randomisé.
Absence d'influence de la cimentation des composants sur la perte sanguine péri-opératoire dans la prothèse totale de genou avec assistance robotique : un essai prospectif randomisé.

La réalisation d’une arthroplastie totale de genou entraine une perte sanguine notable. Le développement de l'arthroplastie assistée par robot a considérablement augmenté au fil des années. Plusieurs études ont montré une réduction de la perte sanguine lorsque la prothèse totale de genou (PTG) est réalisée avec assistance robotique. Cependant, l'effet de la cimentation fait encore débat sur le saignement per et post-opératoire. Nous avons étudié prospectivement une série de patients bénéficiant d’une PTG avec assistance robotisée, pour évaluer l'influence de la cimentation des implants sur le saignement péri-opératoire. Nous avons émis l'hypothèse que l’utilisation d’implants non cimentés n’augmente pas le saignement péri-opératoire ni la nécessité de transfusion postopératoire.

La présente étude est un essai prospectif randomisé monocentrique incluant 198 patients bénéficiant d’une PTG pour une gonarthrose primitive. L’assistance robotique à la chirurgie était un système de bras motorisé basé sur un scanner pré opératoire (MAKO™, Stryker®). Il a été utilisé avec une prothèse postéro-stabilisée (TRIATHLON™, Stryker®). Les patients ont été randomisés en deux groupes, implants cimentés (groupe 1) et non cimentés (groupe 2). Les taux d'hémoglobine et d'hématocrite ont été mesurés avant l'opération et le jour de la sortie pour chaque patient. Nous avons également pris en compte la gestion par l'équipe anesthésique de ces paramètres biologiques en préopératoire, et la prévention thromboembolique post-opératoire. Le volume d'aspiration per opératoire et le taux de transfusion sanguine ont été enregistrés. Selon les données disponibles, la perte totale de sang a été évaluée selon la formule de Gross.

Nous n’avons pas observé de différence significative sur le saignement péri-opératoire entre le groupe cimenté (528mL) et non cimenté (442mL) (p=0,078). Aucun patient n'a eu besoin de transfusion, quel que soit le groupe. Aucune différence n'a été trouvée quant au saignement mesuré pendant l'opération (150mL dans chaque groupe, p=0,938). Il n'y avait pas eu de différence significative entre les groupes en termes d'âge, de sexe, d'IMC, d'alignement Hip-Knee-Ankle (HKA) et de traitement préopératoire à long terme par anti-agrégant plaquettaire ou anticoagulant oral. Il n'a pas été identifié de différence significative entre les deux groupes concernant les niveaux d'hémoglobine et d'hématocrite à 1 et 3 jours après l'opération. Il existe une tendance nette à une réduction du temps opératoire, sans que cela ne soit statistiquement significatif (p=0,056).

A notre connaissance, il s'agit de la première étude prospective randomisée comparant la perte sanguine selon la cimentation ou non d'un même modèle de PTG, avec utilisation d'une assistance robotique.

L'utilisation d’implants non cimentés lors d'une arthroplastie totale du genou assistée par robot n’augmente pas le saignement péri-opératoire ni le besoin de transfusion postopératoire.
Cyril PLANTEC (Rouen) , Nicolas CANCE , Elvire SERVIEN , Cecile BATAILLER , Sebastien LUSTIG
Debussy

"Mercredi 11 novembre"

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CO20
16:15 - 16:45

Communications orales
Traumatologie

Modérateurs : Alexandre CAUBÈRE (Chirurgien orthopédiste) (Toulon), Guillaume VILLATTE (PH) (Clermont-Ferrand)
16:15 - 16:22 #52718 - Fractures péri-implantaires non prothétiques de l’humérus : classification, validation inter-observateur et implications thérapeutiques.
Fractures péri-implantaires non prothétiques de l’humérus : classification, validation inter-observateur et implications thérapeutiques.

Les fractures péri-implantaires non prothétiques (Non-Periprosthetic Peri-Implant Fractures, NPPIF) de l’humérus constituent une complication rare et complexe, pour laquelle il n’existe actuellement aucun système de classification spécifique et validé. Cette absence limite la standardisation du langage clinique et la définition de stratégies thérapeutiques reproductibles. L’objectif de ce travail était de proposer une classification dédiée aux NPPIF de l’humérus, d’en évaluer la fiabilité inter-observateur et d’élaborer un guide thérapeutique fondé sur des critères biomécaniques et biologiques.

Vingt-deux patients présentant une NPPIF de l’humérus ont été inclus dans une étude multicentrique nationale. La classification proposée intègre quatre paramètres : relation fracture–implant, type et variante du matériel d’ostéosynthèse, localisation anatomique de la nouvelle fracture et état de consolidation de la fracture initiale (consolidée, en cours de consolidation ou non consolidable). Les radiographies ont été anonymisées puis analysées par cinq chirurgiens orthopédistes indépendants. La fiabilité inter-observateur a été évaluée pour chaque domaine au moyen du coefficient de Fleiss (κ), avec calcul de l’erreur standard, des intervalles de confiance à 95 %.

La classification a montré une excellente fiabilité inter-observateur dans tous les domaines étudiés, avec des valeurs de κ comprises entre 0,93 et 1,00, correspondant à une concordance quasi parfaite à parfaite. L’accord brut était élevé pour toutes les variables. La relation fracture–implant a obtenu un κ de 0,93, la localisation anatomique un κ de 0,97, tandis que les domaines « matériel et variante » et « état de consolidation » ont atteint un κ de 1,00. La majorité des fractures survenait dans l’année suivant la fracture initiale, mais certains cas étaient observés très tardivement soulignant l’hétérogénéité du phénomène.

Les résultats confirment que la classification proposée est simple, reproductible et applicable à partir de radiographies conventionnelles seules. L’intégration de l’état de consolidation de la fracture initiale constitue l’élément le plus original, car elle permet de dépasser une approche purement morphologique et d’interpréter la fracture péri-implantaire comme l’expression d’un équilibre biomécanique et biologique préexistant. La distinction entre fractures à proximité de l’implant, à son apex ou à distance reflète différents mécanismes de concentration des contraintes liés au phénomène de stress riser. La classification permet ainsi de guider la décision entre maintien, intégration ou révision du matériel préexistant.

La classification proposée pour les NPPIF de l’humérus présente une excellente fiabilité inter-observateur et constitue un outil utile pour la standardisation du langage clinique et du raisonnement thérapeutique. Associée au guide de traitement développé dans cette étude, elle peut représenter une base rationnelle pour de futurs travaux prospectifs.
Michela CARNAZZA , Francesco SERGI (Piacenza, Italie) , Fabrizio QUATTRINI
16:22 - 16:29 #52960 - Beyond Current Classifications: 3D CT Analysis of 279 Intra-Articular Glenoid Fractures Reveals Six Novel Morphologies.
Beyond Current Classifications: 3D CT Analysis of 279 Intra-Articular Glenoid Fractures Reveals Six Novel Morphologies.

Intra-articular glenoid fractures are rare but clinically relevant injuries, accounting for up to one-third of scapular fractures. Traditional classification systems, developed prior to the widespread use of 3D imaging, may inadequately capture the full range of fracture morphologies. This study aimed to analyze the epidemiology and 3D CT morphology of intra-articular glenoid fractures, test the performance of existing classifications, and identify recurrent patterns not captured by current systems.

A retrospective review of 13,664 shoulder trauma cases from two orthopaedic centers (2013–2022) identified 279 intra-articular glenoid fractures on computed tomography (CT) imaging. Fractures were classified using the AO/OTA, Ideberg/Goss, and Bartoníček systems. Fractures that could not be classified were grouped based on 3D CT characteristics.

Glenoid fractures were observed in 2.8% of shoulder trauma cases. Most patients were male (61.4%), with a mean age of 60 years. The most frequent types were AO/OTA F1.1A and F1.1B. A newly identified “triangular” subtype of F1.1B accounted for 5% of cases. Ten additional fractures (3.6%) remained unclassifiable, leading to the definition of five new morphological patterns (NC1–NC5), each exhibiting unique oblique, isolated, or comminuted features not represented in current systems.

Three-dimensional CT showed that current classifications describe most intra-articular glenoid fractures, but not their full morphologic spectrum. The newly identified patterns can be pragmatically incorporated into the AO/OTA framework as refined subtypes: isolated superior variants within F1.1A and F1.2A, the triangular configuration as a distinct subtype of F1.1B, and the more complex oblique or half-comminuted forms within F1.3B and F2. This strategy preserves compatibility with established systems while improving descriptive precision. Further studies are needed to determine whether these morphologies influence prognosis, glenohumeral stability, treatment selection, and the development of mid/long-term post-traumatic osteoarthritis.

Intra-articular glenoid fractures show broader CT-defined heterogeneity than that represented by current classifications. Integrating newly identified recurrent patterns into existing frameworks may improve fracture description and communication, but outcome-based studies are required to clarify their prognostic and therapeutic relevance.
Federico ROMANI (Milano, Italie) , Chiara FOSSATI , Serena Maria CASCINI , Paolo FICI , Carlo Alberto STOPPANI , Javier Miguel Dela Cruz CABATAN , Bogdan ANDOR , Menon ALESSANDRA , Pietro Simone RANDELLI
16:29 - 16:36 #52837 - Early radiographic evolution of proximal humerus fractures treated conservatively: a retrospective radiological analysis.
Early radiographic evolution of proximal humerus fractures treated conservatively: a retrospective radiological analysis.

The optimal management of proximal humerus fractures (PHFs) remains controversial, particularly regarding the indications for surgical treatment. Some fractures treated conservatively may demonstrate early radiographic changes in alignment during the first weeks after injury, potentially influencing treatment decisions. The purpose of this study was to evaluate the early radiographic evolution of PHFs treated conservatively and to identify factors associated with spontaneous improvement or secondary displacement. A secondary objective was to assess interobserver agreement regarding surgical indication based on radiographic assessment.

A retrospective cohort study was conducted including 87 patients with proximal humerus fractures treated conservatively at a tertiary care center between 2013 and 2016. Radiographs obtained within 48 hours after injury and at early follow-up (7–21 days) were analyzed. Fracture alignment was assessed using the neck–shaft angle, neck translation, and greater tuberosity displacement. Radiographic evolution was categorized as improved, unchanged, or worsened. Ten orthopedic surgeons (five upper-extremity specialists and five general orthopedic surgeons) independently reviewed anonymized radiographs to determine treatment indication.

Most fractures demonstrated stable or improved alignment during early follow-up. Neck–shaft alignment improved in 38% of cases, worsened in 29%, and remained unchanged in 33%, with 71% of fractures overall remaining stable or improved. Greater tuberosity displacement improved in 16% of cases, worsened in 16%, and remained unchanged in 68%. Secondary neck translation greater than 5 mm occurred in 14% of patients. Fractures with worsening alignment were associated with a more varus initial neck–shaft angle (p = 0.005). Interobserver agreement regarding surgical indication was moderate, with kappa values ranging from 0.356 to 0.583.

Most proximal humerus fractures treated conservatively demonstrate stable or improved alignment during the early post-injury period. Early radiographic reassessment may therefore influence surgical decision-making and help avoid unnecessary operative treatment in selected patients.
Olivier BOZON (Montpellier) , Georges-Yves LAFLAMME , Emilie SANDMAN , Julien CHAPLEAU , Dominique ROULEAU
16:36 - 16:43 #52731 - A novel 7-sutures & 8-knots surgical technique in reverse shoulder arthroplasty for proximal humeral fracture: tuberosity healing improves short-term clinical results.
A novel 7-sutures & 8-knots surgical technique in reverse shoulder arthroplasty for proximal humeral fracture: tuberosity healing improves short-term clinical results.

Complex proximal humeral fractures (cPHFs) represent an important public health concern, and reverse shoulder arthroplasty (RSA) has emerged as a feasible treatment option in the elderly with high functional demands. Recent studies have shown that tuberosity healing leads to better clinical outcomes and an improved range of motion. However, the best surgical technique for the management of the tuberosities is still a topic of debate. The purpose of this retrospective observational study is to report the radiographic and clinical outcomes of a consecutive series of patients who underwent RSA for cPHFs using a novel “7 sutures and 8 knots” technique.

A consecutive series of 32 patients (33 shoulders) were treated with this technique by a single surgeon from January 2017 to September 2021. Results at a minimum follow-up of 12 months and a mean ± SD follow-up of 35.9 ± 16.2 (range 12–64) months are reported.

The tuberosity union rate was 87.9% (29 out of 33 shoulders), the mean Constant score was 66.7 ± 20.5 (range 29-100) points, and the mean DASH score was 33.4 ± 22.6 (range 2-85) points.

Tuberosity healing, although not essential for RTSA, appears to significantly improve functional outcomes and patient satisfaction. The standardized “7-sutures & 8-knots” technique, combined with fracture-specific stem, autologous bone graft, and partial cementation, demonstrated a high healing rate (>85%) even in elderly patients with poor bone quality. These findings suggest that careful tuberosity management remains crucial to optimize clinical results and reduce complications, despite the intrinsic stability of RTSA.

The "7 sutures and 8 knots" technique, which relies on three sutures around the implant and five bridging sutures between the tuberosities, is a relatively simple procedure which provides a reliable means for anatomic restoration of the tuberosities and allows functional recovery of the shoulder in elderly patients with cPHFs treated with RSA.
Elisa TROIANO , Cristina Rosa COCO , Irene CALÒ , Azzurra MASINI , Stefano GIANNOTTI , Nicola MONDANELLI (Siena, Italie)
Salon Ambassadeurs 2/3

"Mercredi 11 novembre"

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CO17
16:15 - 17:30

Communications orales
Epaule / Coude

Modérateurs : Bertrand COULET (Chef de Service) (Montpellier), Arnaud GODENÈCHE (Chirurgien Orthopédiste) (Lyon)
16:15 - 16:22 #51642 - Intraoperative Accuracy of Computer-Assisted Navigation for Treatment of Glenoids with Augmented Glenoid Components in Total Shoulder Arthroplasty.
Intraoperative Accuracy of Computer-Assisted Navigation for Treatment of Glenoids with Augmented Glenoid Components in Total Shoulder Arthroplasty.

Accurate glenoid component placement is critical for TSA longevity, particularly in deformed glenoids. Posterior wear and superior erosion often require augmented components to restore anatomy while preserving bone. Computer assisted navigation (CAN) systems enhance precision, but their performance in severe deformities with augments remains poorly quantified. This study evaluates CAN accuracy in TSA with augmented glenoid implants, hypothesizing that it enables precise plan execution regardless of deformity severity.

Retrospective analysis of all TSA cases (2020–2025) from the Advita GPS database. Exclusions: fractures, revisions, non-augmented implants, and incomplete navigation. The Advita Equinoxe Planning Application generated 3D reconstructions to measure glenoid retroversion and inclination, guiding augment selection during planning. Intraoperatively, real-time navigation was performed. Primary outcomes: deviations from preoperative plans in version, inclination, and entry point. Results were stratified to compare severe deformities, defined as glenoid retroversion ≥15° for aTSA and rTSA and glenoid superior inclination ≥10° for rTSA. Mann-Whitney U and Kruskal-Wallis tests compared groups (p <0.05).

The cohort included 19,054 cases performed by 871 surgeons in 18 countries: 2,266 aTSA and 16,788 rTSA. For rTSA, glenoids with glenoid retroversion ≥15° showed greater absolute version deviation (0.35° vs. 0.33°, p=0.0057), and entry point deviation (1.24 mm vs. 1.18 mm, p=0.0001) than glenoid retroversion <15°. Entry point deviation was also greater for glenoid inclination ≥10° (1.26 mm vs. 1.20 mm, p=0.009). Posterior augment had greater version deviation than superior augment (0.35° vs. 0.32°, p < 0.0001) and posterosuperior augment (0.35° vs. 0.34°, p=0.0015). For aTSA, no significant differences in version, inclination, or entry point deviations were observed across glenoid retroversion subgroups (p >0.05).

This study confirms that CAN achieves submillimetric and subdegree precision in TSA with augmented glenoids, even in severe deformities. While statistical differences in deviations were sometimes observed, their magnitude remains clinically negligible. These findings align with prior studies, but specifically address complex deformities requiring augments. Alternative technologies like patient-specific instrumentation and mixed reality have shown mixed results. PSI did not outperform standard instrumentation in meta analyses, while MR improved inclination accuracy but with higher deviations (2.5°– 4.7°) than CAN. Limitations include the retrospective design, lack of postoperative outcomes, and focus on a single navigation system.

Computer assisted navigation enables precise intraoperative replication of preoperative plan irrespective of the severity of glenoid deformity in aTSA and rTSA. Although some deviation from the preoperative plan reached statistical significance, their magnitude was well below thresholds of clinical relevance.
François BOUX DE CASSON , Olivier LERUE , Rémi CHARVET (Grenoble) , Amaury JUNG , Roy ROMEM , Mandeep S. VIRK
16:22 - 16:29 #51523 - Résultats précoces après reconstruction combinée du LCCL et du LCM: comparaison entre la technique de docking standard et une fixation mini-invasive par onlay sans nœud.
Résultats précoces après reconstruction combinée du LCCL et du LCM: comparaison entre la technique de docking standard et une fixation mini-invasive par onlay sans nœud.

La reconstruction combinée du LCCL et du LCM est indiquée dans les instabilités complexes du coude. Toutefois, la technique chirurgicale optimale demeure indéfinie. Cette étude compare les résultats précoces et la cinétique de récupération entre la technique standard de docking (DO) et une fixation mini-invasive par onlay sans nœud (MI).

Cette étude rétrospective a inclus des patients opérés pour instabilité du coude par reconstruction combinée du LLCL et de MCL, avec un suivi minimal de 6 mois. Les patients ayant bénéficié d’une reconstruction isolée du LLCL ou du LCM ont été exclus. Vingt-quatre patients ont été analysés (âge moyen 40 ± 16 ans) : 16 traités par technique standard de docking et 8 par fixation mini-invasive par onlay sans nœud. L’amplitude articulaire (ROM) pré- et postopératoire, les scores fonctionnels (MEPS, EOS, EVA), le délai d’obtention d’une ROM fonctionnelle (FE > 130°), le retour au sport (RTS) et les complications ont été recueillis.

À 6 mois, les résultats globaux montraient un MEPS postopératoire moyen de 93 ± 13, un EOS de 16,9 ± 4,7, une EVA de 0,9 ± 1,6 et un arc flexion–extension de 137 ± 20°. Le délai moyen d’obtention d’une ROM fonctionnelle était de 11,5 ± 9,26, et le délai moyen de retour au sport était de 4,65 ± 3,77. Quatre complications transitoires (17 %) ont été rapportées. Aucune différence significative n’a été observée entre les groupes concernant la ROM finale ou les scores fonctionnels (tous p > 0,05). En analyse multivariée, la technique MI était indépendamment associée à une récupération plus rapide, avec un délai plus court pour obtenir une ROM fonctionnelle (aβ = −10,97 ; p = 0,035) et un retour au sport plus précoce (aβ = −6,65 ; p = 0,02). En revanche, la MI n’était pas indépendamment associée à l’obtention d’une ROM postopératoire complète (aOR = 5,49 ; p = 0,21) ni aux scores fonctionnels finaux (p > 0,05).

L’association indépendante de la technique mini-invasive à une récupération plus rapide pourrait s’expliquer par une moindre agression des parties molles et une dissection plus limitée, entraînant moins de douleur postopératoire, moins de raideur réactionnelle et une rééducation plus précoce. Cet avantage semble porter surtout sur la cinétique de récupération (ROM fonctionnelle, retour au sport) plutôt que sur les résultats finaux, qui restent comparables à court terme.

La fixation mini-invasive par onlay sans nœud permet une récupération significativement plus rapide et un retour au sport plus précoce après reconstruction combinée du LUCL et de l’UCL, avec des résultats finaux comparables et sans augmentation des complications.
Valeria VISMARA , Gregoire CIAIS , Pierre LAMONERIE (Paris)
16:29 - 16:36 #51686 - Fractures de la palette humérale : résultats et complications de l'ostéosynthèse par plaques de dernière génération. Evaluation continue de 32 patients avec un recul moyen de 5 ans.
Fractures de la palette humérale : résultats et complications de l'ostéosynthèse par plaques de dernière génération. Evaluation continue de 32 patients avec un recul moyen de 5 ans.

Malgré l’amélioration des implants et des outils pédagogiques, les fractures de l’humérus distal demeurent associées à un taux importants complications et de réinterventions. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats fonctionnels et les complications après ostéosynthèse par plaques anatomiques verrouillées de dernière génération.

Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique entre 2015 et 2023 incluant 32 patients consécutifs (16 hommes et 16 femmes) de 51,7 ans (18 -76). Il existait 14 fractures ouvertes (43,8% - 12 Gustilo I, 2 Gustilo II) et 26 fractures de type C (9 fractures C1, 7 C2 et 5 C3. Le délai opératoire était de 1.78 jours ± 3.02, la voie d’abord était transtricipitale dans 31/32, paratricipitale 15/32 (46.9%) en V inversé 10/32 (31.2%) et longitudinale postérieure 3/32 ( 9.4%). Un seul nerf ulnaire a été transposé. l’expérience des opérateurs était de 4.25 ans ± 5.74. la durée opératoire était de 2,5 h. Les données post opératoires (amplitudes, scores fonctionnels, complications ) ont été analysées en univariée et multivarié.

Au recul de 5 ans (1,5 -9/2,7 ans) la consolidation était obtenue dans 30/32 cas (93,8 %) avec une EVA à 1.78 ± 1.74/10. Les deux échecs concernaient des fractures articulaires comminutives de type C3, infectées. Toutes les atteintes nerveuses ont récupéré (1 atteintes radiales préop et une post op, 4 atteintes ulnaires post op). La mesure des amplitudes retrouvaient : une Flexion 132° (±14,5), une Extension −27° (±15,5), une Supination 86,6° (±9,7) une Pronation 73,9° (±14,9). Le QDASH atteignait 22,2 (±19,9), le MEPS 81,4 (±19,6), le PREE 18,3 (±18,5). Une arthrose huméro ulnaire existait dans 5/32 cas (15.6%). En analyse univariée, la complexité de la fracture était associée à une dégradation du QDASH (ρ = 0,53 ; p = 0,005) et du MEPS (ρ = −0,50 ; p = 0,009). Une corrélation négative était observée entre la complexité fracturaire et le volant de flexion-extension (ρ = −0,69 ; p < 0,001). 26/32 (81%) des patients se disaient très satisfaits ou satisfaits mais seuls 50% des patients avaient oublié leur coude avec un coude. L’analyse multivariée confirmait que la comminution articulaire constituait le principal facteur indépendant associé à un mauvais résultat fonctionnel. 9 patients (28 %) ont nécessité une ablation secondaire de matériel : 7 ablations de vis et 4 ablations de broches.

Notre série rapporte un taux élevé de consolidation grâce à des plaques anatomiques verrouillées non génantes, proche de ceux de la littérature (20 séries - 700 patients - MEPS entre 80 et 85 %, volant de F/E supérieur à 100°). Dans notre étude les reprises chirurgicales le sont pour des raisons mineures : recul de vis et migration de broches.

Nos résultats confirment que la présence d’une complication postopératoire est un déterminant majeur du résultat fonctionnel à long terme. La complexité fracturaire, en particulier la comminution articulaire, apparaît comme un facteur pronostique défavorable.
Laurent OBERT , Yassine AMAR (Besançon) , Safire BALLET , Alexandre QUEMENER-TANGUY , Manon BIEGUN , Julie VULLIERME , Axel KOEHLY , Adrien RUNTZ , Zouhair AOUZAL , Séverin ROCHET , Francois LOISEL
16:36 - 16:43 #51524 - Résultats précoces après reconstruction du ligament collatéral latéral (LCL) du coude : fixation standard par docking « inlay » versus fixation mini-invasive par onlay sans nœud à l’aide d’ancres de suture.
Résultats précoces après reconstruction du ligament collatéral latéral (LCL) du coude : fixation standard par docking « inlay » versus fixation mini-invasive par onlay sans nœud à l’aide d’ancres de suture.

De nombreuses techniques de reconstruction du LUCL ont été rapportées dans la littérature avec des résultats variables. Nous avons émis l’hypothèse que la préservation de l’origine des extenseurs communs, de l’anconé et de la capsule articulaire, pourrait permettre une récupération plus rapide d’une amplitude fonctionnelle (ROM) et une reprise du sport plus précoce.Notre objectif est de comparer les résultats précoces et la reprise du sport (RS) chez des patients traités pour une rupture isolée du ligament collatéral latéral ulnaire (LCL) du coude par une technique standard de docking (groupe A) ou par une technique mini-invasive de fixation onlay sans nœud par ancres de suture (groupe B)

Étude rétrospective incluant des patients présentant une instabilité du coude traitée par reconstruction isolée du LCL, avec un suivi minimal de 6 mois. Les patients ayant bénéficié d’une reconstruction combinée lateral et medial ont été exclus. Les données démographiques, la ROM pré- et postopératoire, les scores rapportés par les patients (PROMs), le délai d’obtention d’une ROM fonctionnelle et le délai de reprise du sport ont été recueillis. Les complications précoces et les reprises chirurgicales ont également été analysées. Quarante-deux patients ont été inclus (âge moyen ± ET = 42 ± 14,5): 13 dans le groupe A et 29 dans le groupe B.

À 6 mois, les résultats globaux montraient un MEPS postopératoire moyen de 95,2 ± 8,1, un EOS de 15,7 ± 5,0, un VAS de 0,5 ± 1,1, et un arc flexion–extension de 141,1 ± 14,3°. Le délai moyen d’obtention d’une ROM fonctionnelle était de 7,17 ± 6,19, et le délai moyen de reprise du sport de 2,82 ± 1,82. Des complications sont survenues dans 12 % des cas, et 3 patients ont présenté une instabilité récidivante (tous dans le groupe A). Le groupe B présentait un VAS postopératoire plus faible (p = 0,02), une meilleure ROM (p = 0,020), un délai plus court pour atteindre une ROM fonctionnelle (p = 0,004) et un meilleur score MEPS (p < 0,001). En analyse multivariée, un antécédent de réparation du LUCL était associé à un moins bon score EOS (aB = −8,05 ; p = 0,001) et à une ROM postopératoire plus faible (aB = −9,3 ; p < 0,001). Par ailleurs, la technique mini-invasive était significativement associée à une récupération plus rapide, avec un délai plus court pour obtenir une ROM fonctionnelle (aB = −14,3 ; p = 0,001) et une reprise du sport plus précoce (aB = −4,75 ; p = 0,03).

La technique mini-invasive semble offrir une récupération plus rapide et de meilleurs résultats fonctionnels précoces que la technique de docking, probablement grâce à une préservation accrue des tissus mous limitant douleur et raideur. L’antécédent de réparation du LCL apparaît comme un facteur pronostique défavorable, associé à une ROM et un score EOS postopératoires plus faibles.

La technique mini-invasive montre une supériorité en termes de résultats fonctionnels à court terme, avec une récupération plus rapide de la mobilité et une reprise du sport plus précoce.
Valeria VISMARA , Gregoire CIAIS , Pierre LAMONERIE (Paris)
16:43 - 16:50 #51525 - Résultats précoces après reconstruction du LCM et/ou du LUCL chez les sportifs : fixation mini-invasive onlay versus technique standard de docking.
Résultats précoces après reconstruction du LCM et/ou du LUCL chez les sportifs : fixation mini-invasive onlay versus technique standard de docking.

La reconstruction ligamentaire du coude chez les sportifs permet des taux élevés de reprise du sport, mais la récupération reste souvent prolongée. Nous avons émis l’hypothèse qu’une approche mini-invasive épargnant les muscles, associée à une fixation onlay sans nœud, pourrait accélérer la cinétique de récupération après reconstruction du LCM et/ou du LUCL.

Étude rétrospective comparative incluant des sportifs consécutifs ayant bénéficié d’une reconstruction de l’UCL et/ou du LUCL avec un suivi ≥ 6 mois. Les patients ont été traités soit par une technique standard de docking (DO), soit par une fixation mini-invasive onlay sans nœud (MI). Les caractéristiques démographiques, le profil sportif (sports sollicitant fortement le coude, sports de combat, niveau compétitif/élite), les caractéristiques de la luxation, le type de reconstruction (LUCL isolé, UCL isolé, reconstruction combinée UCL+LUCL / reconstruction triple), les gestes associés, les résultats (ROM, MEPS, EOS, VAS), le délai d’obtention d’une ROM fonctionnelle (flexion–extension > 130°), la reprise du sport (RS) et les complications ont été recueillis. Des modèles multivariés ont évalué les facteurs prédictifs des résultats fonctionnels et des délais de récupération.

Quarante-deux sportifs ont été inclus (âge 32,9 ± 12,7 ans). Les sports sollicitant le coude représentaient 34/42 (81%), les sports de combat 9/42 (21%), et le niveau compétitif/élite 20/42 (48 %). Les interventions comprenaient 55% de reconstruction isolée du LUCL, 21% de reconstruction isolée de l’UCL dans, et 24% de reconstruction combinée UCL+LUCL. La technique MI a été réalisée dans 83 % de cas et la technique DO chez dans 17 %. La reprise du sport a été observée chez 40/42 (95 %), avec un délai moyen de 3,6 ± 2,9 mois. Des complications sont survenues chez 7/42 (17 %), sans infection et sans instabilité récidivante. Les résultats fonctionnels finaux et les taux de complications ne différaient pas significativement entre MI et DO. En revanche, la MI était associée à une récupération plus rapide : délai plus court pour obtenir une ROM fonctionnelle (p = 0,005) et reprise du sport plus précoce (p < 0,001). En analyse multivariée, la MI prédisait un délai plus court de reprise du sport (β −6,24 mois ; p < 0,001), une douleur postopératoire plus faible (β −2,36 ; p = 0,005) et une réduction du délai d’obtention d’une ROM fonctionnelle (β −5,50 semaines ; p = 0,045).

La technique mini-invasive n’améliore pas les résultats fonctionnels finaux à court terme, mais accélère la récupération, probablement grâce à une approche moins délabrante limitant douleur et raideur.

Chez les sportifs opérés d’une reconstruction de l’UCL et/ou du LUCL, une stratégie mini-invasive avec fixation onlay sans nœud accélère la récupération d’une ROM fonctionnelle et la reprise du sport, tout en maintenant des résultats fonctionnels finaux et des taux de complications comparables à ceux de la technique standard de docking à court terme.
Valeria VISMARA , Gregoire CIAIS , Pierre LAMONERIE (Paris)
16:50 - 16:57 #51708 - Reliability of the Classification for Assessing Hand Behind the Back Following Reverse Shoulder Arthroplasty.
Reliability of the Classification for Assessing Hand Behind the Back Following Reverse Shoulder Arthroplasty.

Hand behind the back (HBB) after reverse shoulder arthroplasty (RSA) is important for activities of daily living (ADLs), but the commonly used vertebral-level measurements are inconsistent and only moderately reliable. Collin et al. described three functional IR motion patterns that capture how patients reach posteriorly (fluently vs, assisted) rather than how high they reach. We adapted this model into a bedside tool, the “HBB Classification”, and compared its interobserver reliability with the traditional vertebral-level method.

In this prospective, single-centre, observational cohort study, 116 shoulders that had undergone reverse shoulder arthroplasty were assessed during routine postoperative follow-up visits. Hand-behind-back (HBB) function was evaluated by two blinded observers (a fellowship-trained shoulder surgeon and a physiotherapist) using two classification systems during the same clinical session: (1) the traditional vertebral-level method and (2) the HBB classification (Type 1: unable to achieve HBB; Type 2: HBB achieved but not fluent or assisted; Type 3: fluent, unassisted). Demographic data and surgical approach were recorded. Interobserver reliability was assessed using percent agreement and Cohen’s kappa coefficient, and kappa values were compared using Fleiss’ Z test, with statistical significance set at p < 0.05.

Mean age at surgery was 70.7 ± 7.5 years (range 52–91); 69/116 (59.5%) were women; 86/116 (74%) right shoulders. Mean follow-up was 15.8 ± 14.7 months (range 6–83). Indications were cuff-tear arthropathy 36 (31.0%), primary osteoarthritis 31 (26.7%), massive rotator cuff tear 33 (28.4%), sequelae of fracture 7 (6.0%), and other/revision indications 9 (7.9%). Interobserver agreement for the vertebral-level method was 66.4%, with κ = 0.599 (95% CI 0.49–0.69; moderate). Agreement for the HBB classification was 96.6%, with κ = 0.945 (95% CI 0.90–0.98). The difference in κ was Δκ = 0.346, which was statistically significant (Z = 6.09, p < 0.000001).

The HBB classification showed almost-perfect interobserver reliability and significantly outperformed the traditional vertebral-level method. As a clinical adaptation of the Southard three-pattern framework, it provides a practical, functionally meaningful, and highly reproducible way to report HBB after RSA.
Anthony KINNAIR , Philippe COLLIN (Paris) , Alexandre LÄDERMANN
16:57 - 17:04 #51711 - Interscalene block with light sedation as a safe and effective alternative to general anesthesia for total shoulder arthroplasty: a retrospective study of 37 patients.
Interscalene block with light sedation as a safe and effective alternative to general anesthesia for total shoulder arthroplasty: a retrospective study of 37 patients.

The COVID-19 pandemic and the associated shortages of anesthetic agents renewed interest in regional anesthesia as a primary technique for major orthopedic surgery. Beyond this period, these challenges highlighted the broader value of regional anesthesia in enhancing recovery and reducing anesthetic risks. This study assessed the efficacy, safety, and patient satisfaction of interscalene brachial plexus block (ISB) combined with light sedation as the sole anesthetic approach for total shoulder arthroplasty (TSA).

In this retrospective single-center study, 37 patients underwent anatomical or reverse TSA under ISB with sedation between January 2021 and December 2023. Patient satisfaction was evaluated using the EVAN-LR questionnaire, assessing five domains (information, attention, comfort, pain, and waiting time); both global and domain-specific scores were analyzed. Secondary outcomes included intraoperative and postoperative pain (visual analog scale, VAS), post-anesthesia care unit (PACU) stay duration, and anesthesia-related complications.

Mean patient age was 77.7 years; 78.3% were classified as ASA 3 according to the American Society of Anesthesiologists physical status classification, indicating severe systemic disease. The overall satisfaction score was 78.3/100, with “attention” scoring highest (89.6) and “comfort” lowest (67.9). Intraoperative pain was absent in 75% of cases. On postoperative day 2, mean VAS was 3.6, and 86% of patients expressed willingness to undergo the same technique again. Overall, 22/37 patients (59.5%) spent 60 minutes or less in the PACU (7/37, 18.9% stayed 30 min; 15/37, 40.5% stayed 31–60 min). No anesthesia-related complications were reported.

ISB combined with sedation represents a safe and effective alternative to general anesthesia for TSA, providing satisfactory perioperative analgesia and high patient satisfaction. Larger prospective studies are warranted to confirm these findings and standardize the protocol.
Donald TEDAH , Alexandre LÄDERMANN , Gilles BOCCARA , Philippe COLLIN (Paris)
17:04 - 17:11 #52194 - Le conflit d’une prothèse d’épaule inversée avec le tendon conjoint modifie-t-il la rotation interne post-opératoire ?
Le conflit d’une prothèse d’épaule inversée avec le tendon conjoint modifie-t-il la rotation interne post-opératoire ?

Introduction La restauration de la rotation interne après prothèse totale inversée d’épaule (PTEI) demeure un enjeu fonctionnel important. De nombreux facteurs influençant cet arc de mobilité ont été évoqués dont un conflit mécanique entre la tige prothétique et le tendon conjoint. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’association entre la présence de ce conflit, la rotation interne mesurée en peropératoire et sa récupération au cours du suivi postopératoire. Hypothèse Un conflit peropératoire entre la prothèse et le tendon conjoint influencerait la rotation interne active postopératoire.

Matériel et méthodes Il s’agit d’une étude prospective monocentrique incluant 41 patients (âge moyen 76 ans), ayant été opérés pour omarthrose primitive ou excentrée, par PTEI de première intention. En peropératoire, la présence d’un conflit entre la tige prothétique et le tendon conjoint lors de la mise en rotation interne a été évaluée et classée selon quatre grades : 0 (absence de conflit), 1 (contact minime), 2 (contact franc sans déformation tendineuse) et 3 (contact avec déformation du tendon conjoint). En fin d’intervention, la rotation interne passive bras en abduction à 90° (RI2) était mesurée au bloc opératoire sous anesthésie générale par goniomètre digital. La rotation interne active (RI1) était ensuite évaluée à 6 et 12 mois post-opératoire en points selon le score de Constant.

Résultats En per-opératoire, la RI2 passive immédiate moyenne était de 58.8° (35-83 ; +-17). Le conflit avec le tendon conjoint était de grade 0 dans 15% (n =6), grade 1 dans 31% (n=13), grade 2 dans 36% (n=15), et grade 3 dans 18% (n=7). À 6 puis 12 mois, la RI1 moyenne active était respectivement de 4.8 points (0-9 ; +-2.3) et 5.6 (0-8 ; +-2.2) (p=0.07). Aucune différence significative n’a été retrouvée entre l’absence de conflit et les grades 1, 2, et 3 malgré la réduction progressive de la RI1 avec l’augmentation du grade (6.7 vs 5.4 p=0.17 ; vs 5.6 p=0.22 ; vs 5.3 p=0.32). De même aucune corrélation statistique n’a été retrouvée entre la RI2 intra-opératoire et la RI1 au recul.

Discussion-Conclusion Dans les limites de cette étude, un conflit peropératoire entre la tige de la PTEI et le tendon conjoint n’était pas associé à une diminution significative de la RI1. Néanmoins, un plus grand nombre de patients et la prise en compte d’autres paramètres en association pourraient confirmer l’impact constaté dans cette étude pilote.

Discussion-Conclusion Dans les limites de cette étude, un conflit peropératoire entre la tige de la PTEI et le tendon conjoint n’était pas associé à une diminution significative de la RI1. Néanmoins, un plus grand nombre de patients et la prise en compte d’autres paramètres en association pourraient confirmer l’impact constaté dans cette étude pilote.
Yvan LEBLANC (Marseille)
17:11 - 17:18 #52826 - La rétroversion et l’usure glénoïdienne limitent-elles l’utilisation du Critical Shoulder Angle.
La rétroversion et l’usure glénoïdienne limitent-elles l’utilisation du Critical Shoulder Angle.

Le Critical Shoulder Angle (CSA) est un paramètre morphométrique scapulaire correspondant à l’angle formé entre la glène et la ligne reliant le point inférieur de la glène au point le plus inféro-latéral de l’acromion. Des valeurs faibles de CSA sont associées à l’arthrose gléno-humérale, tandis que des valeurs élevées sont corrélées aux lésions de la coiffe des rotateurs. Le CSA est classiquement mesuré sur une radiographie de l’épaule en incidence antéro-postérieure dite « de Grashey » (critères de Suter-Henninger). Objectif : évaluer la fiabilité du CSA en fonction de la morphométrie glénoïdienne

Nous avons sélectionné 150 scanners d’épaules, 30 de chaque type de la classification de Walch (A1, B1, B2, B3 et C). Le CSA était mesuré selon trois méthodes : 1/mesure manuelle après réorientation de la reconstruction 3D afin d’obtenir une vue de face respectant les critères de Grashey. 2/mesure 3D automatique par le logiciel Glenosys (Imascap, Plouzané, France) avec reconstruction scanners 3D permettant d’obtenir une vue standardisée orthogonale au plan scapulaire, 3/mesures en utilisant un modèle statistique de forme validé de glène prémorbide. La fiabilité intra-observateur et inter-observateur des mesures manuelles était également évaluée.

Les valeurs moyennes des mesures manuelles du CSA des types A1, B1, B2, B3 et C étaient respectivement de 29±3°, 29±7°, 30±5°, 30±4° et 32±7° et évoluait à l’inverse des valeurs moyennes des mesures automatisées respectivement de 26±3°, 21±5°, 20±4°, 18±5° et 18±6°. Le CSA prémorbide n’était pas différent entre les types A et B (27±3° et 27±10°, p=0,166) mais celui des types C était significativement différent (24±9°, respectivement p=0,004 et p=0,031). Une corrélation positive était observée entre les mesures CSA manuelles et la rétroversion de la glène (ρ=0,19;r²=0,075;p=0,036). Une corrélation négative modérée était observée entre les mesures CSA automatisée et la rétroversion de la glène (ρ=-0,51;r²=0,226;p<0,001). En analyse de Bland&Altman, le biais entre la méthode automatique et manuelle était de -9,08°, LOA[-10,09 ; -8,07].

La rétroversion impacte le CSA. L’utilisation des critères radiographiques enfilant l’interligne induit une augmentation artificielle du CSA notamment dans les glènes B et C. Le CSA perd en fiabilité dans les niveaux avancés d’arthrose et n’est pas valide dans les dysplasies de glène où l’acromion apparaît rallongé. Le modèle statistique de forme est performant et restitue un CSA prémorbide prédisant l’évolution arthrosique.
Andrea PATELLI (Nice) , Edoardo GIOVANNETTI DE SANCTIS , Yannick MORVAN , Maryama DUFRENOT , Marc-Olivier GAUCI
17:18 - 17:25 #52836 - Morphological Association Between Proximal Ulna Dorsal Angulation and Elbow Osteoarthritis: A Propensy-Score Matched Case-Control Multicenter Study.
Morphological Association Between Proximal Ulna Dorsal Angulation and Elbow Osteoarthritis: A Propensy-Score Matched Case-Control Multicenter Study.

Primary elbow osteoarthritis (OA) is uncommon and its pathophysiology remains poorly understood. Bone morphology has been implicated in OA development in other joints. The proximal ulna dorsal angulation (PUDA) influences elbow kinematics and load transmission, but its association with elbow OA remains unclear. The objective of this study was to evaluate the association between PUDA and primary elbow OA in an age- and sex-matched population.

This multicenter retrospective comparative study included adult patients with primary elbow OA and healthy controls with normal radiographs between 2011 and 2024. Patients with post-traumatic OA, inflammatory arthritis, prior elbow injury or surgery were excluded. PUDA was measured on lateral radiographs using a validated method. OA was graded according to the Morrey classification. Propensity score matching was performed to control for age and sex. Only matched subjects were included. Statistical comparisons were performed using appropriate parametric and non-parametric tests.

After matching, 169 elbows were included (61 OA, 108 controls). Mean PUDA was significantly higher in the OA group compared to controls (7.1 ± 2.7° vs 5.6 ± 2.3°, p < 0.001). A PUDA ≥5.7° was more frequent in OA patients (69% vs 47%, p < 0.001). No significant difference in age or sex distribution was observed after matching. No correlation was found between age and PUDA.

Higher PUDA may alter elbow biomechanics by increasing posterior compartment loading and olecranon impingement, potentially contributing to cartilage degeneration. These findings support the role of osseous morphology as a contributing factor in elbow OA, similar to other joints. PUDA may represent a patient-specific anatomical risk factor independent of age and sex.

Increased PUDA is significantly associated with primary elbow osteoarthritis. Proximal ulna morphology may play a role in OA development, warranting further investigation in prospective studies.
Olivier BOZON (Montpellier) , Edisond FLORIAL , Roger VAN RIET , Emilie SANDMAN , Julien CHAPLEAU , Dominique ROULEAU
HI5 Studio

"Mercredi 11 novembre"

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CO19
16:15 - 17:30

Communications orales
Main / Poignet

Modérateurs : François LOISEL (Orthopédiste - Chirurgien de la main) (Besançon), Alexandre PETIT (Chirurgien) (Angers)
16:15 - 16:21 #51651 - Radiocarpal Fracture-Dislocation: Review of the Literature, New Classification and Decision Algorithm.
Radiocarpal Fracture-Dislocation: Review of the Literature, New Classification and Decision Algorithm.

Background : Radiocarpal fractures and dislocations are rarely described in the literature. However, the consequences for functional level are very important with the loss of almost half of the articular amplitude. The most widespread classification is that of Dumontier, which divides the injury into two categories according to the presence or absence of a fracture. Currently, no classification takes into account fracture-dislocations in a global and multi-tissue manner and therefore no therapeutic strategy has been reported.

Methods : We conducted an exhaustive bibliographic search for cohort or case report articles concerning radiocarpal fracture-dislocations published between 1990 and the present. Only descriptions of the injury were identified (noting type of fractures, direction of displacement, carpal injuries).

Results : In all, data were collected from 14 retrospective series and 16 case reports involving 218 patients. Thirty-five cases involved anterior displacement and 183 involved posterior displacement. A fracture of the distal radius was found in 183 cases, 35 cases had no significant fracture but only a dislocation. Among the posterior displacements, 44 isolated styloid fractures, 62 styloid and posterior marginal fractures, 29 bimarginal fractures (large anterior fragment and small posterior fragment) and 31 fractures of all the fragments described by Medoff with impaction of the central pavement were found. Anterior displacement fractures were found in 17 cases (styloid and/or anterior marginal fracture). We were able to group the different traumatic clinical forms according to a six-category classification.

Discussion : A review of the literature highlighted three major components in the management of radiocarpal fracture-dislocations: the bone component, the ligament component and the associated intracarpal lesions. These three components were included in our classification and allowed us to accurately describe all types of radiocarpal fracture-dislocations published in the literature. Currently, authors seem to agree on the bone component, but not the ligament component, for which there is no consensus on management. Particular attention should be paid to intracarpal lesions, which lead to poor outcomes if ignored. Based on our biographical research, we propose a management plan for these complex injuries.

Harmonization of the classifications concerning RFD seems necessary in view of the lack of global lesion description in each of the already published classifications. Our review provides the largest description of RFD cases (218 patients) to date. These data allowed us to identify six types of traumatic mechanism. By taking into account the RFD in a more global way, we propose a classification (NTM Classification) as well as a therapeutic algorithm by taking into account three components (osseous, ligamentous and intracarpal), but which would have to be confirmed by a specific prospective study on a larger scale.
Jean-Baptiste DE VILLENEUVE BARGEMON (Marseille) , Michel LEVADOUX , Lucas AUDIFFRET
16:21 - 16:27 #51745 - Fractures du poignet & ostéoporose Étude rétrospective de 77 cas sur 2 ans dans un centre hospitalier.
Fractures du poignet & ostéoporose Étude rétrospective de 77 cas sur 2 ans dans un centre hospitalier.

Evaluer l’efficacité de la prévention secondaire après une fracture du poignet Étude analytique de profil des patients à risque Mettre en route les moyens nécessaires pour améliorer la prise en charge Définir une stratégie de prévention primaire

Une enquête rétrospective incluant 77 patients ayant présenté une fracture de poignet et suivis dans la filière d’os fragile dans un centre hospitalier à la recherche d’ostéoporose causale durant les deux ans (2021/2022)

Parmi les 77 patients : 96,10% sont femmes sont ménopausées avec un âge moyen de 68 ans de type caucasien, avec IMC moyen 32,1kg/m²,le traumatisme est le plus souvent une chute banale soit 88,31% chez des patientes avec des apports calciques faibles 45.5% et une sédentarités marquées 77.9%. 41.5% des fractures sont de type A2 selon AO. Le bilan osseux montre que seulement 13 femmes avaient une DMO pré fracture dont 77% pathologique contre 68/77 DMO post fracture (82% pathologique). la prise en charge a permis un suivi régulier chez 97.4% patients avec une supplémentation en calcium/vit D74% et un traitement par biphosphonates 49.5%. l'observance thérapeutique est bonne 86.5%,bien que 27.3% des patientes aient corrigés leurs mode de vie.

Faible nombre de patientes 77/180 de fracture totale (défaut de temps pour expliquer le parcours de soins os fragile). l'étude objective des freins persistants : Défauts de compréhension et perte des documents Souvent des personnes âgés isolées qui ne trouvent pas d’aide pour les rdv PERSPECTIVES l'instauration d'un poste d’infirmière coordinatrice en consultation traumatologie et une collaboration continu avec le médecin traitant sont indispensable. des Journée de sensibilisation permettraient d'améliorer le parcours de soins.

La fracture du poignet est l’apanage de la femme post ménopausique, avec au moins un antécédent de fracture à faible vélocité et une habitude toxique, apport calcique faible, et qui ne prend pas de traitement préventif. Sur les 68 DMO pos fracture 56 sont pathologique ce qui confirme l'importance cruciale de la filière d'os fragile.
Sybille FACCA , Nadia BENTRAD (SELESTAT)
16:27 - 16:33 #52146 - « Spanning Plate » et fractures du radius distal : pourquoi privilégier le passage dans le 2e compartiment des extenseurs et l’ablation à 6 semaines ? A propos de 10 cas.
« Spanning Plate » et fractures du radius distal : pourquoi privilégier le passage dans le 2e compartiment des extenseurs et l’ablation à 6 semaines ? A propos de 10 cas.

La « spanning plate », plaque en distraction dorsale a été introduite en 1998 à Detroit pour traiter des fractures complexes du radius distal. Dans la trentaine d’articles publiés depuis, le 2e/3e métacarpien, le 2e/3e compartiment des extenseurs ont été utilisés, la plaque enlevée à 10/16 semaines. Aucun article ne fournit d’arguments pour ces fixations, passages, et délais. Le but du travail était de fournir des arguments pour l’utilisation préférentielle du 2e métacarpien, 2e compartiment des extenseurs et 6e semaine pour l’ablation.

Entre 2023-2026 nous avons utilisé une « spanning plate » chez 10 patients pour fractures irréparables du radius distal ou leurs suites précoces. Age moyen 65 ans (44-89), 70% femmes. Nous avons utilisé une plaque droite avec angulation sagittale dorsale 10°, fixation distale 2e métacarpien, passage dans 2e compartiment des extenseurs, fixation proximale diaphyse radiale, traction pendant la pose facile et rapide. Trois points de fixation réalisés, principes anatomiques et technique chirurgicale décrits. L’alignement automatique d’emblée fonctionnel du poignet en inclinaison ulnaire et extension, l’appui additionnel fourni par l’étroit 2e compartiment, nous ont fait préférer cette technique « 3 appuis » par rapport à une plaque rectiligne ou en baïonnette passant dans le 3e compartiment plus large. Les plaques ont été enlevées entre la 4e et 6e semaines.

Toutes les fractures ont consolidé à 4 semaines et une mobilité active immédiate post-ablation du poignet supérieure à 20° en extension a été restaurée dans tous les cas sauf un (arthrodèse intentionnelle de sauvetage). A 3 mois de recul moyen post-ablation, des mobilités du poignet (P/S 45°/60°, F/E 35°/15°) ont été restaurées, acceptables compte tenu de la sévérité des fractures.

Le traitement des fractures « irréparables » du radius distal par plaque antérieure est décevant. Les hémi-prothèses ne sont plus disponibles du fait de la medical device regulation européenne. La « spanning plate » devient donc une alternative de plus en plus utilisée, qui remplace aussi avantageusement le fixateur externe. Nous montrons dans cette série que sa fixation au 2e métacarpien, son passage dans le second compartiment, son ablation précoce (le radius distal consolide très bien en 4 semaines) alignent au mieux le poignet et permettent un alignement de qualité pour ces fractures complexes que l’on peut compléter si nécessaire.

Le traitement des fractures dites « irréparables » du radius distal par « spanning plate » fixée au 2e métacarpien, passée dans le second compartiment des extenseurs et enlevée entre 4 et 6 semaines alignent au mieux le poignet et permettent un sauvetage de qualité pour les fractures irréparables du radius distal. Il est possible de coupler une spanning plate dorsal avec un plaque antérieure ou une arthrodèse radio-scapholunaire dans les cas les plus sévères, ou de l’utiliser comme arthrodèse définitive.
Guillaume HERZBERG (Lyon) , Lyliane LY
16:33 - 16:39 #52980 - Récupération immédiate des amplitudes articulaires du poignet après ablation d’une spanning plate dans les fractures complexes du radius distal.
Récupération immédiate des amplitudes articulaires du poignet après ablation d’une spanning plate dans les fractures complexes du radius distal.

Les spanning plates représentent un moyen d’ostéosynthèse reconnue pour les fractures complexes du radius distal, notamment en cas de comminution métaphysaire importante ou d’atteinte articulaire sévère. Bien qu’elles permettent une stabilisation efficace, elles imposent une immobilisation prolongée du poignet, susceptible d’entraîner une raideur articulaire. De plus la rééducation ne peut pas être débutée précocement ce qui peut interférer sur la récupération des amplitudes articulaires. L’objectif de cette étude était d’évaluer précocement les amplitudes articulaires du poignet après ablation d’une spanning plate.

Nous avons réalisé une étude rétrospective incluant 17 patients traités pour une fracture du radius distal par spanning plate entre novembre 2024 et mars 2026. Tous les patients étaient revu dans les 10 jours suivant l’ablation de la spanning plate. Les amplitudes articulaires du poignet immédiates (flexion, extension, pronation, supination, inclinaison radiale et inclinaison ulnaire) ont été mesurées entre le 3ᵉ et le 10ᵉ jour suivant l’ablation du matériel. Nous avons également recherché une corrélation entre le temps pendant lequel la plaque est laissée en place et la récupération des amplitudes articulaires.

L’ablation du matériel était réalisée en moyenne 13 semaines après sa mise en place. Les patients étaient évalués à un délai moyen de 5 jours (entre 3 et 10 jours) après l’ablation. Les amplitudes articulaires moyennes étaient de 36° en flexion, 55° en extension, 79° en pronation, 91° en supination, 12° en inclinaison radiale et 24° en inclinaison ulnaire.

Nos résultats sont similaires aux amplitudes articulaires moyennes retrouvées à 3 mois d’une fracture articulaire complexe du radius distal traitée par plaque antérieure.

La récupération immédiate des amplitudes articulaires après ablation d’une spanning plate est en moyenne de 36° en flexion, 55° en extension, 79° en pronation, 91° en supination, 12° en inclinaison radiale et 24° en inclinaison ulnaire. Malgré une immobilisation d’environ trois mois, la mise en place d’une spanning plate entraine peu de raideur et permet un retour avec un secteur utile d’amplitudes articulaires au niveau du poignet.
Lucas AUDIFFRET (Marseille) , Jean-Baptiste DE VILLENEUVE BARGEMON
16:39 - 16:45 #52025 - « Boutonnière » de la tête ulnaire fixe lors de la pronation. Implications Cliniques dans les pathologies RUD et leurs traitements.
« Boutonnière » de la tête ulnaire fixe lors de la pronation. Implications Cliniques dans les pathologies RUD et leurs traitements.

L’axe physiologique de pronosupination passe par le centre de la tête radiale et la fovéa de la tête ulnaire. Pourtant, la cinématique de la tête ulnaire dans le plan axial lors de la pronosupination normale est discutée : certains décrivent une tête ulnaire mobile sur une trajectoire en arc de cercle, ce que semble supporter l’observation clinique. D’autres considèrent qu’elle est fixe et que seul le radius tourne autour de l’ulna fixe. Le but de ce travail était d’apporter des preuves en faveur de l’une ou l’autre conception et de comprendre pourquoi la tête ulnaire montre à l’examen clinique une excroissance en pronation et un effacement en supination.

Nous avons préparé 11 avant-bras frais indemnes de pathologies, coudes intacts. Nous avons exposé le plan médial aponévrotique et osseux sur toute la hauteur de l’avant-bras. Des broches de 15/10e ont été implantées dans l’ulna diaphysaire. Pour chacun des sujets, une pronosupination complète a été produite et enregistrées en video, en flexion coude à 90° ainsi qu’en extension maximale. Nous avons également filmé in vivo chez 5 volontaires sains la pronosupination lors de la prise d’un tournevis supportée par l’entité radius-carpe-squelette fixe main.

Dans tous les enregistrements vidéos des pièces anatomiques de cette étude, que ce soit en flexion ou en extension maximale du coude, l’ulna restait strictement immobile dans le plan axial lors de la pronosupination. C’est le radius qui « tournait autour de l’ulna fixe » lors de la pronosupination. L’impression de mobilité et de saillie de la tête ulnaire in vivo, etait un artifice produit par la rotation du radius autour de la tête ulnaire fixe. Cette asymétrie créait une « boutonnière de la tête ulnaire entre ECU et EDM en pronation, cet espace s’effaçant en supination.

Nos résultats suggèrent que c’est bien le radius (donc l’entité radius-carpe) qui tourne autour d’un ulna strictement fixe lors de la pronosupination La tête ulnaire restée fixe produit un effet de « boutonnière » entre ECU et EDM lors de la pronation. Il s’agit à notre connaissance de la première étude expérimentale prouvant la fixité de l’ulna lors de la pronosupination et la « boutonnière de la tête ulnaire lors de la pronation ». Les implications cliniques dans les pathologies RUD sont multiples : examen clinique des instabilités, analyse des coupes axiales de scanner/IRM, analyse des résultats du traitement chirurgical des pathologies RUD, rééducation après chirurgie de l’ulna.

Il s’agit à notre connaissance de la première étude expérimentale prouvant la fixité de l’ulna lors de la pronosupination et un phénomène de « boutonnière de la tête ulnaire lors de la pronation » sur specimens anatomiques frais, coude conservé. Les implications cliniques concernent toute la pathologie et chirurgie de l’articulation radioulnaire distale sont multiples.
Guillaume HERZBERG (Lyon) , Lyliane LY
16:45 - 16:51 #52511 - The SOLAR Technique : Scapholunate Osseous Ligament Anchor-based Round-block repair.
The SOLAR Technique : Scapholunate Osseous Ligament Anchor-based Round-block repair.

Scapholunate (SL) instability remains a major challenge in wrist surgery, with no consensus regarding the optimal treatment strategy, particularly in intermediate and advanced dynamic stages. Arthroscopic techniques have been developed to address both intrinsic and extrinsic stabilizers, including procedures based on dorsal intercarpal ligament (DIC) plication. However, in EWAS stage 4 and 5 lesions, the DIC—especially its deep dorsal scaphotriquetral (DST) component—is often avulsed or severely damaged, which may limit the effectiveness of conventional round-block procedures. We describe the SOLAR technique (Scapholunate Osseous Ligament Anchor-based Round-block repair), an arthroscopic procedure designed to both reinsert and retension the dorsal intercarpal ligament complex.

The SOLAR technique is performed arthroscopically under regional anesthesia on an outpatient basis. After complete radiocarpal and midcarpal synovectomy, the scapholunate and lunotriquetral ligaments are assessed, with particular attention to identifying DST/DIC avulsion from the dorsal scaphoid. A mediocarpal radial scaphoid portal is created facing the ligament footprint. A suture anchor is inserted into the dorsal scaphoid, and the sutures are passed through the dorsal capsuloligamentous structures to achieve reinsertion and retensioning of the DIC/DST complex. In cases of persistent palmar instability, additional palmar capsulodesis or MIRLIN may be associated according to intraoperative findings. Postoperatively, the wrist is immobilized in extension for 6 weeks before rehabilitation.

The SOLAR technique enables arthroscopic reinsertion of the dorsal scaphotriquetral ligament and restoration of tension across the dorsal intercarpal ligament complex. It appears adaptable to several patterns of scapholunate instability, including isolated DIC detachment, dorsal capsuloligamentous insufficiency, and more advanced EWAS lesions. The technique also fits within a modular reconstructive strategy, allowing combination with additional dorsal or palmar stabilization procedures when necessary.

Unlike the classic Round-Block technique, which requires preservation of the DIC scaphoid attachment, and unlike isolated reinsertion techniques that may provide limited retensioning, the SOLAR procedure aims to address both reinsertion and global dorsal retensioning. It therefore broadens the arthroscopic options for managing complex SL instability patterns. The main limitation is the lack of direct STT ligament repair compared with some round-block concepts. Nevertheless, the technique seems particularly relevant for EWAS stages 3B, 3C, 4, and 5, as well as selected isolated DIC lesions.

The SOLAR technique may represent a useful alternative in lesions where conventional dorsal plication techniques are insufficient, particularly in the presence of DST/DIC avulsion from the scaphoid.
Jean-Baptiste DE VILLENEUVE BARGEMON (Marseille) , Lorenzo MERLINI , Lucas AUDIFFRET , Chul Ki GOORENS
16:51 - 16:57 #51458 - Osteotomy of 3D-Printed Distal Radius Malunions: A Performance Comparison of Naïve and Deliberate Practice Training.
Osteotomy of 3D-Printed Distal Radius Malunions: A Performance Comparison of Naïve and Deliberate Practice Training.

Surgical education has traditionally relied on apprenticeship, which is limited by the availability of operations and case variability. Deliberate practice (DP) is a structured, goal-directed training method that emphasizes targeted objectives and individualized feedback. This study compared trainee performance in distal radius malunion osteotomy on 3D-printed bone models using naïve practice (NP) versus video-assisted DP.

Twelve participants were stratified by expertise level (levels 1 and 2), assigned to either the naïve practice (PN) or deliberate practice (PD) group, and tasked to complete five consecutive trials (E1–E5). Performance was assessed using the Objective Structured Assessment of Technical Skill (OSATS; score range 15–75) and analyzed with appropriate statistical methods.

Baseline scores (E1) were similar between NP (57.7 ± 7.4) and DP (60.2 ± 9.1; p = 0.87). By E5, DP participants achieved higher scores (72.0 ± 2.8) than NP (67.0 ± 4.5; p = 0.038). Improvement was greatest in level 1 trainees, who demonstrated larger relative gains despite lower absolute scores compared with level 2 participants

These results are consistent with the literature demonstrating the effectiveness of deliberate practice (DP) in orthopedics and highlight the complementarity between DP and mental practice.

The systematic integration of active, feedback-guided methods—such as video-assisted DP—may shorten the learning curve and raise the performance level of surgical trainees.
Ines LEFKI (Strasbourg) , Kyros IPAKTCHI , Philippe LIVERNEAUX
16:57 - 17:03 #52794 - Ostéotomie d’accourcissement du radius dans la maladie de Kienböck aux stades IIIa et IIIb de Lichtman : résultats d’une série de 17 cas.
Ostéotomie d’accourcissement du radius dans la maladie de Kienböck aux stades IIIa et IIIb de Lichtman : résultats d’une série de 17 cas.

La maladie de Kienböck est une ostéonécrose avasculaire du lunatum évoluant vers un collapsus carpien et une arthrose secondaire. Aux stades IIIa et IIIb de Lichtman, la prise en charge reste discutée. L’ostéotomie d’accourcissement du radius permet de diminuer les contraintes mécaniques sur le lunatum et d’améliorer sa vascularisation. L’objectif de notre étude est d’évaluer les résultats cliniques et radiologiques de cette technique.

Étude rétrospective portant sur 17 patients opérés entre 2016 et 2022. 12 hommes, 5 femmes Âge moyen : 25,2 ans (22–43 ans) Stade : 8 cas IIIa, 4 cas IIIb Côté dominant atteint : 11 cas Variance ulnaire : négative (13 cas), neutre (4 cas) Tous les patients ont bénéficié d’une ostéotomie d’accourcissement du radius (raccourcissement moyen : 2 mm). Le recul moyen était de 28,2 mois (7–71 mois). L’évaluation a reposé sur : la douleur la mobilité du poignet la force de préhension le score de la Mayo Clinic

Disparition complète de la douleur : 9 cas Amélioration significative : 3 cas Mobilité flexion-extension : moyenne 121° Force de préhension : +25 % Résultats Mayo Clinic : Excellent : 4 cas Bon : 6 cas Moyen : 2 cas Aucun cas de complication Reprise des activités professionnelles chez tous les patients Sur le plan radiologique : Pas d’aggravation du collapsus Hauteur carpienne conservée

Aux stades III de Lichtman, l’évolution naturelle est marquée par une dégradation progressive vers l’arthrose. L’ostéotomie d’accourcissement du radius agit en diminuant les contraintes mécaniques sur le lunatum et en améliorant sa vascularisation. Elle permet ainsi de stabiliser l’évolution de la maladie et d’obtenir des résultats fonctionnels satisfaisants. Les alternatives dans les stades avancés incluent la dénervation ou les arthrodèses.

L’ostéotomie d’accourcissement du radius constitue une option thérapeutique efficace dans les stades IIIa et IIIb de la maladie de Kienböck. Elle permet une amélioration clinique significative, sans aggravation radiologique, et autorise une reprise des activités.
Abdellatif DJELTI , Bilel BOUMARAF , Amir DEKKICHE , Samia DERRADJI (Alger, Algérie)
17:03 - 17:09 #53429 - Résultats cliniques et radiographiques à long terme de la trapézectomie-ligamentoplastie : série de 90 cas avec un recul minimum de 10 ans.
Résultats cliniques et radiographiques à long terme de la trapézectomie-ligamentoplastie : série de 90 cas avec un recul minimum de 10 ans.

La rhizarthrose est une pathologie dégénérative fréquente. En cas d’échec du traitement médical, la trapézectomie demeure le traitement chirurgical de référence. Afin de limiter le collapsus de la colonne du pouce — principale complication post-opératoire — plusieurs techniques ont été développées, dont la ligamentoplastie de suspension et d’interposition selon Burton-Pellegrini. Les données scientifiques concernant les résultats à très long terme de cette procédure restent limitées et hétérogènes. L'objectif principal de la présente étude est d’analyser les résultats radio-cliniques à 10 ans de recul minimum de la trapézectomie – ligamentoplastie - interposition sur une large série de patients.

Il s’agit d’une étude observationnelle rétrospective monocentrique, issue d’une cohorte mono-opérateur. La trapézectomie était réalisée par voie antérieure de Gedda-Moberg, suivie d'une ligamentoplastie de suspension et d'interposition selon un dérivé de la technique de Burton et Pellegrini utilisant l'hémi-bandelette radiale du flexor carpi radialis. L'évaluation au dernier recul a été effectuée par un examinateur indépendant.

Soixante-quinze patients, totalisant 90 trapézectomies, ont été revus en consultation de contrôle. Au dernier contrôle, 87 % des patients étaient asymptomatiques ou avec une douleur faible (échelle numérique de la douleur de 1/10 à 3/10), et 88 % se déclaraient satisfaits ou très satisfaits. Le taux de survie sans reprise chirurgicale était de 97,8 %. Aucune corrélation significative n’a été mise en évidence entre les paramètres radiographiques et les résultats cliniques.

La trapézectomie-ligamentoplastie-interposition constitue une technique fiable et pérenne, aboutissant à un soulagement durable et une satisfaction élevée à plus de dix ans. Si le taux de complications postopératoires immédiates est important (31%), leur faible impact au vu de la rareté des reprises chirurgicales (2,2 %) en fait une option thérapeutique de choix.

Elle conserve des indications préférentielles, notamment en cas d’arthrose péri-trapézienne symptomatique, de dysplasie trapézienne, d'ostéoporose marquée, ou comme solution de recours après échec d'une arthroplastie prothétique.
Paul MARTRENCHAR (Tours) , Guillaume BACLE
17:09 - 17:15 #52744 - Peut-on optimiser le vissage percutané des fractures du scaphoïde ?
Peut-on optimiser le vissage percutané des fractures du scaphoïde ?

Le vissage percutané des fractures du scaphoïde donne habituellement d’excellents résultats, mais certains paramètres techniques restent discutés. En particulier, la longueur de vis idéale et la durée optimale d’immobilisation postopératoire ne sont pas clairement établies. L’objectif de ce travail était d’évaluer si certains paramètres opératoires pouvaient optimiser les résultats du vissage du scaphoïde, en étudiant l’influence de la longueur de vis sur le taux de consolidation et le risque de protrusion articulaire, ainsi que l’impact de la durée d’immobilisation.

Nous avons réalisé une étude rétrospective monocentrique incluant les patients opérés d’une fracture du scaphoïde par vissage percutané. Les données recueillies comprenaient notamment la longueur de vis, la durée d’immobilisation postopératoire, la consolidation au suivi, et la présence d’un dépassement de vis, qu’il soit scapho-trapézio-trapézoïdien ou radio-carpien. Les résultats ont été analysés selon plusieurs sous-groupes de longueur de vis, notamment 16–18 mm versus ≥ 20 mm, puis 16–18–20 mm versus ≥ 22 mm. L’existence d’une association entre durée d’immobilisation et taux de consolidation a également été recherchée.

Au total, 249 patients ont été inclus. Le taux global de consolidation était de 93,2 %. L’analyse ne retrouvait pas de différence significative du taux de consolidation selon la longueur de vis utilisée, aussi bien lors de la comparaison entre 16–18 mm et ≥ 20 mm (p = 0,703) que lors de la comparaison entre 16–18–20 mm et ≥ 22 mm (p = 1,000). De même, la durée d’immobilisation postopératoire n’était pas significativement associée à un meilleur taux de consolidation (p = 1,000). En revanche, l’utilisation de vis plus longues était associée à un risque accru de protrusion articulaire, aussi bien pour la comparaison 16–18 mm versus ≥ 20 mm (p < 0,001) que pour la comparaison 16–18–20 mm versus ≥ 22 mm (p < 0,001). L’analyse globale confirmait l’absence d’association entre taille de vis et le taux de consolidation (p = 0,422) mais retrouvait une association significative entre taille de vis et dépassement (p < 0,001).

Nos résultats suggèrent que l’augmentation de la longueur de vis n’améliore pas le taux de consolidation après vissage d’une fracture du scaphoïde, mais pourrait augmenter le risque de protrusion articulaire. De la même manière, un allongement de la durée d’immobilisation ne semble pas apporter de bénéfice significatif en termes de consolidation. Ces données plaident en faveur d’une stratégie d’optimisation du vissage reposant sur une longueur de vis adaptée, suffisante pour assurer la stabilité sans majorer le risque de dépassement, associée à une immobilisation raisonnée.

Nous recommandons, dans le vissage percutané du scaphoïde, l'utilisation d'une vis d'une longueur de 16 ou 18 mm, en fonction de l'anatomie du patient et une immobilisation post-opératoire de 15 jours.
Lucas AUDIFFRET (Marseille) , Jean-Baptiste DE VILLENEUVE BARGEMON
17:15 - 17:21 #51957 - Résultats à long terme après traitement chirurgical des fractures de l’articulation interphalangienne proximale : pourquoi le QuickDASH n’est pas un outil fiable en raison d’un effet plafond.
Résultats à long terme après traitement chirurgical des fractures de l’articulation interphalangienne proximale : pourquoi le QuickDASH n’est pas un outil fiable en raison d’un effet plafond.

Les fractures de l’articulation interphalangienne (IPP) proximale restent un défi clinique, avec une grande variété de types de fractures et l’absence de consensus concernant leur prise en charge chirurgicale. Historiquement associées à de mauvais résultats, des revues récentes ont montré des résultats fonctionnels favorables évalués à l’aide du score QuickDASH. Cependant, le score QuickDASH pourrait ne pas être bien adapté à l’évaluation de ces fractures, puisqu’il n’a pas été initialement conçu pour les doigts. L’objectif principal de cette étude était d’évaluer les résultats fonctionnels à long terme chez des patients ayant bénéficié d’un traitement chirurgical pour des fractures de l’IPP. Un objectif secondaire était d’évaluer la prévalence d’un effet plafond du QuickDASH et de le comparer à la perception qu’ont les patients du caractère « normal » de leur main, mesurée par le Normal Hand Score.

Nous avons inclus rétrospectivement des patients adultes présentant une fracture de l’IPP traitée chirurgicalement dans notre centre entre 2013 et 2020, avec un suivi d’au moins cinq ans. Les patients ont été évalués à l’aide d’examens cliniques standardisés. Les scores QuickDASH et NHS ont été utilisés pour évaluer la perception qu’ont les patients de la normalité de leur main.

Avec un suivi médian de 8,1 ans (IQR 5,5–10,9), 30 patients ont été évalués, avec un âge moyen de 51 ans (ET 18). Le sex-ratio était de 7:3 Les doigts atteints étaient répartis de manière homogène, avec une atteinte de la main dominante dans 57 % des cas. L’EVA pour la douleur était 0. L’arc moyen de mobilité était de 81° (ET 22). Le score médian QuickDASH était de 0 (IQR 0–4,5) et le NHS moyen était de 78,1 (ET 11,7). Un effet plafond du QuickDASH a été observé chez 19 patients sur 30 (63,3 %)

Comparée aux études antérieures, notre recherche propose une évaluation complète des résultats à long terme après chirurgie des fractures de l’IPP. Bien que le score QuickDASH soit souvent peu rapporté dans la littérature, les études disponibles tendent à montrer des résultats favorables. Nos résultats sont cohérents avec ces données et pourraient même suggérer des résultats fonctionnels légèrement meilleurs. La présence d’un effet plafond, avec des patients obtenant un score de 0 au QuickDASH tout en ne percevant pas leur main comme normale dans plus de 60 % des cas, suggère que le QuickDASH pourrait manquer de sensibilité pour détecter des déficits résiduels ou des limitations légères des doigts

Ces résultats suggèrent que, bien que le QuickDASH soit efficace pour détecter des déficits fonctionnels majeurs, il peut ne pas identifier des limitations plus subtiles ou subjectives dans les situations de récupération quasi complète. Cela souligne la nécessité d’utiliser des mesures d’évaluation complémentaires et plus spécifiques aux doigts.
Oliver ESSLINGER (Montpellier) , Fernando HOLC , Pierre Emmanuel CHAMMAS , Cyril LAZERGES , Michel CHAMMAS , Bertrand COULET
17:21 - 17:27 #51594 - Existe-t-il un intérêt au centre autonome avec anesthésie adaptée pour des actes chirurgicaux du membre supérieur ? Etude comparative entre centre autonome et établissement conventionnel.
Existe-t-il un intérêt au centre autonome avec anesthésie adaptée pour des actes chirurgicaux du membre supérieur ? Etude comparative entre centre autonome et établissement conventionnel.

L’accès au bloc opératoire conventionnel pour des chirurgies courtes est souvent complexe: délais prolongés, gestion logistique lourde, coûts élevés. Existe t'il un intérêt à une filière de soins dédiée en centre autonome?

Entre avril 2023 et février 2025, 280 actes (neurolyses du médian au poignet à ciel ouvert) ont été réalisés; Groupe 1 : 140 actes dans un centre autonome avec anesthésie séquentielle NAPALM (NO ADRENALIN PERIPHERAL nerve anesthesia, ADRENALIN LOCAL anesthesia for MOBILITY) bloc distal périnerveux échoguidée (BDPN) non adrénaliné puis anesthésie adrénalinée du site opératoire; et Groupe 2 : 140 actes dans un établissement conventionnel avec BDPN et garrot. Les critères d’évaluation comprenaient: score Quality of Recovery (QoR-40), score moyen douleur des trois premiers jours (EVA 0-10), satisfaction des patients (e-satis; questionnaire interne),temps de présence en salle chirurgicale(TSC), dans l’établissement(TE), survenue de complications et d'événements indésirables.

Nous rapportons dans le groupe 1 : QoR score 185; score douleur 0,5; taux de satisfaction e-satis: 88,5%;questionnaire interne: 95 %;TSC:19 minutes;TE:133 minutes ;2 complications(1,4%) hyperrésorption des fils sans reprise chirurgicale, sepsis nécessitant une reprise; un événement indésirable(0,7%): douleurs per-opératoires mal contrôlées. Nous rapportons dans le groupe 2 : QoR score 175, score douleur 2,2; taux de satisfaction e-satis: 91,5%;questionnaire interne: 94 %;TSC:26 minutes;TE:164 minutes ; 4 complications(2,8%) : hyperrésorption des fils sans reprise chirurgicale; 8 événements indésirable(5,6%):douleurs per-opératoires mal contrôlées; douleurs gonflage et/ou levée du garrot : 68% des cas. Nous rapportons une différence significative en faveur du groupe 1 pour le QoR score, le score douleur et le TSC.

L'émergence de l'"office surgery" présente des bénéfices: circuit de soins simplifié, réduction des coûts, accessibilité accrue. Cependant elle nécessite: sélection des patients, équipement technique, autorisation et convention de soins, formation spécifique pour garantir sécurité et efficacité. Le circuit « fast track » reste souvent dépendant de structures pré-existantes distantes les unes des autres. Dans notre pratique de centre autonome l’accessibilité à la SSPI reste un choix de sécurité. Notre filière de soins est une alternative intéressante combinant les avantages de l'"office surgery", les exigences de sécurité, et les impératifs structurels et médico-légaux.

Une filière de soins en centre autonome avec circuit optimisé et anesthésie adaptée offre une procédure sûre, efficace et rentable. Elle permet d’améliorer la satisfaction du patient et des soignants en allégeant les contraintes d’un unité traditionnelle, et représente une réponse pertinente à l’engorgement des plateaux techniques lourds. Les limites rapportées sont l’investissement des praticiens et de l’établissement; la sélection rigoureuse des patients, du type de chirurgie et d’anesthésie.
Pierre Yves BARTHEL (Annemasse) , Pierre GUERRE-BERTHELOT , Eric LEGRAND , Francoise TOCHON , Benoit FANARA , Chahe MARDIROSOFF
Jean Mineur

"Mercredi 11 novembre"

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TR07
16:15 - 17:15

Table ronde ESSKA
Current concepts in meniscus surgery
ESSKA

Directeurs : Michael HANTES (University of Thessaly) (Directeur, Larissa, Grèce), Joan Carlos MONLLAU (Président Esska) (Directeur, Barcelone, Espagne)
Session de l'European Society of Sports Traumatology, Knee Surgery and Arthroscopy, société scientifique européenne majeure en orthopédie
16:15 - 16:23 ESSKA consensus: Management of ramp lesions. Philippe BEAUFILS (Retired) (Conférencier, Versailles)
16:23 - 16:31 ESSKA consensus: Management of lateral root tears. Jacques MENETREY (Médecin chef) (Conférencier, Genève, Suisse)
16:31 - 16:39 ESSKA consensus: Management of medial root tears. Nicolas PUJOL (Chef de Service) (Conférencier, Versailles)
16:39 - 16:47 Management of horizontal cleavage tears. Romain SEIL (PAST Président ESSKA) (Conférencier, Luxembourg)
16:47 - 16:55 Management of radial tears. Joan Carlos MONLLAU (Président Esska) (Conférencier, Barcelone, Espagne)
16:55 - 17:03 Management of Bucket handle tears. Michael HANTES (University of Thessaly) (Conférencier, Larissa, Grèce)
17:03 - 17:15 Discussion.
Salle Presse

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ATECH04
16:15 - 17:30

Atelier d'échographie
Membre Inférieur (genou, hanche, pied/cheville)

Instructeurs : Julien BELDAME (Chirurgien Orthopediste) (Instructeur, Paris), Lionel BENAMRAN (chirurgien orthopédiste) (Instructeur, Versailles), Nicolas CELLIER (Chirurgie orthopédique) (Instructeur, Nimes), Paul MICHELIN (Instructeur, Radiologue, Rouen)
Cette session vise à permettre aux participants de maîtriser les principes et les techniques d’échographie du membre inférieur.
Salle 02 - hall d'exposition

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SNCO
16:15 - 17:30

Séance professionnelle SNCO
Séance professionnelle SNCO
SNCO

Modérateur : Jean Charles LE HUEC (professeur chir ortho rachis) (Bordeaux)
Syndicat National des Chirurgiens Orthopédistes : organisation professionnelle qui représente et défend les intérêts des chirurgiens orthopédistes, notamment auprès du ministère de la Santé, de l’Assurance Maladie et des différentes instances professionnelles
16:15 - 16:30 Retour sur la grève de janvier.
16:30 - 16:45 Les discussions avec la CNAM : réunion avec M. Fatome.
16:45 - 17:00 Dernières nouvelles de la réforme des cotations des actes.
17:00 - 17:15 Les travaux de la commission assurance sur le logiciel d information des prises en charge par les mutuelles.
17:15 - 17:30 Questions diverses.
Bureau annexe 3

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J01-2
16:15 - 17:30

Journée Ibodes

Modérateurs : Manon BACHY RAZZOUK (PUPH) (Paris), Magali DELHOSTE (présidente) (Toulouse)
Session dédiée aux Infirmiers de Bloc Opératoire Diplômés d’État en vue d’actualiser leurs connaissances en chirurgie orthopédique et traumatologique et de renforcer leurs compétences au bloc opératoire et dans leurs pratiques professionnelles.
16:15 - 16:45 Collaboration Chirurgien/IBODE lors d’une ligamentoplastie simple de genoux. Clément TURPIN (Ibode) (Conférencier, Ibode, Dunkerque), Nicolas JAN (PH) (Conférencier, Chirurgien, Dunkerque)
16:45 - 17:15 Recommandations en matière d’éco responsabilité. Benoît LE HASIF (Conférencier, Ibode, Caen)
17:15 - 17:30 Discussion et clôture.
Salon Ambassadeurs 1/3
16:45

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TR10
16:45 - 17:30

Table ronde Orthogériatrie
L’urgence palliative gériatrique appliquée à l’orthopédie-traumatologie

Directeur : Jérôme TONETTI (Professeur des Universités - Praticien hospitalier) (Directeur, Grenoble)
Actualiser les connaissances sur le traitement de la fracture tout en prenant en compte l’ensemble des problématiques liées au vieillissement, afin de favoriser une récupération fonctionnelle optimale.
16:45 - 16:49 Cas clinique. Jérôme TONETTI (Professeur des Universités - Praticien hospitalier) (Conférencier, Grenoble)
16:49 - 16:57 Du consensus médical palliatif à l’annonce au patient et à sa famille. Sabine DREVET (MCU-PH) (Conférencier, Gériatre, Grenoble)
16:57 - 17:05 Management de la douleur du patient âgé non opéré. Frédéric AUBRUN (Conférencier, Anesthésiste, Lyon)
17:05 - 17:20 Expérience d’équipe à l’Université Laval de Québec. Stéphane PELET (Chirurgien, chercheur et chef de service) (Conférencier, Québec, Canada)
17:20 - 17:25 Ce que je retiens. Guillaume DAVID (Assistant Hospitalier Universitaire) (Conférencier, Angers)
17:25 - 17:30 Questions ciblées de la salle.
Salon Ambassadeurs 2/3
17:30

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OUV
17:30 - 19:00

Cérémonie d'ouverture et montée des marches

Louis Lumiere
Jeudi 12 novembre
08:00

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J06
08:00 - 08:05

Journée SoFEC
Mot d’ouverture du secrétaire scientifique de la SoFEC
SOFEC

Durant cette journée, la SOFEC (Société Française de l’Épaule et du Coude) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies de l'épaule et du coude et leurs traitements chirurgicaux.
08:00 - 08:05 Mot d’ouverture du secrétaire scientifique de la SoFEC. Pierre ABADIE (Chirurgien) (Conférencier, Merignac)
Debussy

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CE11
08:00 - 08:45

Conférence d'enseignement
Traitement palliatif des fractures de l’extrémité supérieure du fémur
SFT

Président de séance : Pierre MARTZ (PU / PH) (Président de séance, Dijon)
Améliorer la formation et actualiser les connaissances en orthopédie-traumatologie, en s’appuyant sur les données scientifiques les plus récentes, avec un focus particulier sur la prise en charge des fractures de l'extrémité supérieure du fémur
08:00 - 08:45 Traitement palliatif des fractures de l’extrémité supérieure du fémur. Stéphane PELET (Chirurgien, chercheur et chef de service) (Conférencier, Québec, Canada)
Salon Ambassadeurs 2/3

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CE10
08:00 - 08:45

Conférence d'enseignement
Tendinopathies calcanéennes d’insertion chroniques
AFCP/FFAS

Président de séance : Julie MATHIEU (Chef de clinique) (Président de séance, Montpellier)
Améliorer la formation et actualiser les connaissances en orthopédie-traumatologie, en s’appuyant sur les données scientifiques les plus récentes, avec un focus particulier sur la prise en charge des tendinopathies calcanéennes d’insertion chroniques
08:00 - 08:45 Tendinopathies calcanéennes d’insertion chroniques. Marc ELKAÏM (Chirurgien) (Conférencier, Paris)
HI5 Studio

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J03-1
08:00 - 10:30

Journée Ibodes

Modérateurs : Olivier COURAGE (Chirurgien orthopédiste) (Le Havre), Magali DELHOSTE (présidente) (Toulouse), François-Xavier GUNEPIN (Chef de service) (Lorient)
Session dédiée aux Infirmiers de Bloc Opératoire Diplômés d’État en vue d’actualiser leurs connaissances en chirurgie orthopédique et traumatologique et de renforcer leurs compétences au bloc opératoire et dans leurs pratiques professionnelles.
08:00 - 08:30 Rôle de l’IBODE salariée d’une entreprise de matériel médical dans l’aide opératoire. Carole DUTILLY (Conférencier, Zimmer Biomet)
08:30 - 09:00 Au rythme des innovations, l’évolution du rôle IBODE dans la chirurgie du genou. Christelle GOUIRAND (Conférencier, Ibode, Marseille), Fanny BLANC (Conférencier, Ibode, Marseille), Christophe MONTOYA (Conférencier, Ibode, Marseille)
09:00 - 09:30 La réimplantation du membre supérieur la nuit. Emeline MAUVE (Conférencier, Ibode, Marseille), Florent COTTE (Conférencier, Ibode, Marseille)
09:30 - 10:00 Prise en charge de la reconstruction du ligament croisé antérieur. Jessica LE CARPENTIER (Conférencier, Ibode, Caen)
10:00 - 10:30 Rôle de l’IBODE et de la Circulante dans la gestion d’un Robot chirurgical dédié aux prothèses du Genou . Christelle GOUVEIA DE JESUS (Conférencier, Ibode, Monaco)
Salon Ambassadeurs 1/3

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J04-1
08:00 - 09:30

Journée SFCR
Symposium 1 : peut-on être un excellent technicien et un mauvais chirurgien du rachis ?
SFCR

Modérateurs : Bertrand DEBONO (Neurosurgeon) (Neurochirurgien, Versailles), Vincent FIÈRE (Faculty) (Lyon)
Durant cette journée, la SFCR (Société Française de Chirurgie du Rachis) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies du rachis et leurs traitements chirurgicaux.
08:00 - 08:15 « Le principe du « Care », ou le plaisir de prendre soin . Vincent FIÈRE (Faculty) (Conférencier, Lyon)
08:15 - 08:30 Hypnose et thérapies brèves en consultation de chirurgie du rachis : pourquoi cela change la donne ? Olivier NOSEDA (Conférencier, Tourcoing)
08:30 - 08:45 Petit traité des illusions du chirugien «  Lis avant de penser et pense avant d’opérer". Bertrand DEBONO (Neurosurgeon) (Conférencier, Neurochirurgien, Versailles)
08:45 - 09:15 L’ Odyssée de la reprise chirurgicale . Alain-Charles MASQUELET (Professeur) (Conférencier, Neurochirurgien, Paris)
09:15 - 09:30 Discussion.
Salle Presse

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CE09
08:00 - 08:45

Conférence d'enseignement
Traitement de la Maladie de Dupuytren en 2026

Président de séance : Germain POMARES (Chirurgien) (Président de séance, Luxembourg)
Améliorer la formation et actualiser les connaissances en orthopédie-traumatologie, en s’appuyant sur les données scientifiques les plus récentes, avec un focus particulier sur la prise en charge de la Maladie de Dupuytren
08:00 - 08:45 Traitement de la Maladie de Dupuytren en 2026. Nicolas BIGORRE (chirurgien) (Conférencier, Trélazé)
Rédaction 1

"Jeudi 12 novembre"

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J02-1
08:00 - 09:25

Journée GSF-GETO
Communications particulières
GSF-GETO

Modérateurs : Vincent CRENN (Nantes), Jean-Camille MATTEI (Marseille)
Ce rendez-vous annuel rassemble le réseau GSF-GETO, les partenaires et les acteurs de la prise en charge des tumeurs autour de communications scientifiques, de tables rondes thématiques et de présentations internationales.
08:00 - 08:07 #51518 - Révision prospective du score de Mirels : intégration de paramètres biologiques et oncologiques pour améliorer la prédiction du risque fracturaire des métastases des os longs.
Révision prospective du score de Mirels : intégration de paramètres biologiques et oncologiques pour améliorer la prédiction du risque fracturaire des métastases des os longs.

Le score de Mirels demeure l’outil le plus utilisé pour prédire le risque de fracture pathologique des métastases des os longs. Toutefois, sa faible spécificité expose à des fixations prophylactiques potentiellement excessives et il n’intègre ni paramètres biologiques ni caractéristiques du primitif tumoral. L’objectif de cette étude prospective était d’identifier les déterminants indépendants du risque fracturaire et de développer un modèle prédictif pondéré intégrant données morphologiques, biologiques et oncologiques.

Une cohorte prospective de 220 patients présentant une métastase d’un os long a été suivie sur 12 mois. Le critère principal était la survenue d’une fracture pathologique. Les variables analysées comprenaient : score de Mirels (items individuels), type lésionnel, envahissement cortical, EVA, type de primitif, CRP, albuminémie et calcémie corrigée. Une analyse univariée a sélectionné les variables candidates (p<0,20), suivie d’une régression logistique multivariée. Les coefficients β ont été transformés en score pondéré. Les seuils biologiques ont été déterminés par index de Youden (ROC). Les performances du modèle ont été évaluées par AUC, test de DeLong, calibration (Hosmer-Lemeshow) et analyse de reclassification.

Soixante-huit fractures (31%) ont été observées. En analyse multivariée, les facteurs indépendamment associés à la fracture étaient : CRP >15 mg/L (OR=4,1 ; p<0,001), Albumine <34 g/L (OR=3,6 ; p<0,001), Primitif lytique (OR=2,8 ; p=0,002), Envahissement cortical >2/3 (OR=2,5 ; p=0,005), Calcémie >2,6 mmol/L (OR=2,3 ; p=0,01), EVA >6 (OR=2,2 ; p=0,02). La localisation (membre inférieur vs supérieur) n’était pas significative (OR=1,1 ; p=0,62). Le modèle intégratif obtenait une AUC de 0,91 contre 0,72 pour Mirels (p<0,001). Sensibilité 93% et spécificité 85% au seuil optimal. Calibration satisfaisante (Hosmer-Lemeshow p=0,81). L’analyse de reclassification montrait une réduction significative des faux positifs.

Cette étude prospective montre que le risque fracturaire ne repose pas exclusivement sur des paramètres mécaniques mais sur un profil bio-oncologique global. L’absence de valeur indépendante de la localisation remet en question un item historique du score de Mirels. L’intégration de biomarqueurs inflammatoires et nutritionnels améliore significativement la discrimination et limite les indications prophylactiques excessives.

Un modèle prédictif intégrant paramètres morphologiques, biologiques et oncologiques améliore nettement la performance du score de Mirels. Cette approche permet une stratification plus précise du risque fracturaire, optimise les indications chirurgicales en évitant les fixations prophylactiques excessives tout en limitant le risque de fractures non anticipées, et contribue à une prise en charge plus pertinente à moindre coût.
Nasreddine ROUAG (Paris, Algérie) , Leila NEBCHI , Atika MAZARI
08:07 - 08:14 #51641 - Ollier Disease and Maffucci Syndrome in Adults: A Retrospective Cohort Study.
Ollier Disease and Maffucci Syndrome in Adults: A Retrospective Cohort Study.

Ollier disease (OD) is a rare skeletal disorder (prevalence ~1/100,000) caused by somatic IDH1/IDH2 mutations, characterized by childhood-onset, typically asymmetrical enchondromas affecting mainly the metaphysis of long bones, hands, and feet. Maffucci syndrome (MS) is a related disorder combining multiple enchondromas with soft tissue hemangiomas. Both conditions are associated with an increased risk of malignancy, including chondrosarcoma and non-skeletal cancers. The purpuse of this study was to describe the characteristics of adult patients with OD/MS, with and without chondrosarcoma.

We retrospectively studied adult patients with clinically and radiologically confirmed OD/MS at our referral center. Demographic, enchondroma-related, malignant transformation, imaging, laboratory, and genetic data were collected. Patients with and without malignant transformation were compared.

Fifty-eight patients were included (34 women, 24 men): 48 with OD and 10 with MS. Mean age was 39 years, mean age at diagnosis was 18±19 years, mean diagnostic delay 4±9 years. Diagnosis was prompted by clinical skeletal abnormalities (48%), fracture (20%), pain (28%), or was incidental (4%). When tested, IDH1 mutations were detected in 70% of patients, mostly in tissue samples (bone or other). Eighteen patients (31%) had a history of chondrosarcoma, including five with ≥2 lesions; mean age at diagnosis was 35 years. Tumors involved lower limb long bones (36%), trunk (27%), fingers (14%), skull (14%), and upper limb long bones (9%). Patients with chondrosarcoma were older (46 vs 35 years, p = 0.01), but did not differ in terms of disease subtype, enchondroma distribution or complication. Six patients had other malignancies and nine had other benign tumors. Four patients had or were receiving anti-IDH therapy.

In this adult OD/MS cohort, chondrosarcoma occurred in one-third of patients, most often in long bones. Older age was associated with malignancy, while other clinical features did not differ, highlighting the need for long-term monitoring for malignant transformation.
Astrid DAUCHEZ (Paris) , Frédéric SAILHAN , Mevyn NIZARD , Justine LUCIANO , Frédérique LAROUSSERIE , Sophie MONNOT , David BIAU , Pascaline BOUDOU-ROUQUETTE , Camille TLEMSANI , Alexandra VILLARD , Philippe ANRACT , Valérie COMIER-DAIRE , Eugénie KOUMAKIS
08:14 - 08:21 #52047 - Chondrosarcome de la main : prise en charge chirurgicale et résultats oncologiques chez 38 patients.
Chondrosarcome de la main : prise en charge chirurgicale et résultats oncologiques chez 38 patients.

Le chondrosarcome (CHS) représente la tumeur osseuse maligne la plus fréquente de la main. Son potentiel métastatique ainsi que la stratégie optimale de traitement local restent discutés. L’objectif de cette étude était d’évaluer les caractéristiques épidémiologiques, radiologiques, les modalités de traitement chirurgical et les résultats oncologiques dans une série rétrospective nationale.

Trente-huit cas de chondrosarcome de la main confirmés histologiquement par des pathologistes spécialisés dans les tumeurs osseuses ont été inclus. Tous les patients ont bénéficié d’un traitement chirurgical.

L’âge moyen au moment de l’intervention était de 68,5 ans (extrêmes : 30–95 ans) avec un suivi moyen de 6,3 ± 5,1 ans. La survie globale à 5 ans était de 86,1 % (IC 95 % : 66,8–94,6). La survie spécifique était de 50,0 % (IC 95 % : 5,8–84,5) chez les patients présentant une maladie métastatique et de 80,0 % (IC 95 % : 40,9–94,6) chez ceux présentant une récidive locale. À l’exception d’un cas, toutes les lésions présentaient des signes d’agressivité scanographique, notamment une rupture corticale (n = 18) ou un scalloping (n = 3). Le traitement chirurgical initial comprenait 13 curetages intralésionnels, 3 résections monobloc avec reconstruction et 22 amputations primaires. Une récidive locale est survenue chez 9 des 13 patients traités par curetage, conduisant le plus souvent à une amputation secondaire (69 %), avec apparition de métastases chez deux patients (15 %) et un décès. Au dernier suivi, parmi les patients ayant bénéficié d’une amputation primaire, 3 étaient décédés (14 %) et 4 vivaient avec une maladie métastatique (18 %). Parmi les patients traités par résection avec reconstruction, un patient a présenté une récidive et est décédé, tandis que deux restaient indemnes de maladie. Une dissémination métastatique a été observée chez 1 ACT/CHS1 (5 %), 2 CHS2 (20 %), 1 CHS3 (20 %) et dans les deux cas de chondrosarcome dédifférencié. Au total, six décès ont été enregistrés, principalement chez des patients atteints de tumeurs de haut grade ou dédifférenciées.

Les données épidémiologiques confirment la localisation préférentielle sur P1 et sur les 3 derniers rayons. L'étude valorise l'importance d'un diagnostic histologique précis et d'une stratégie thérapeutique radicale au moindre signes d'agressivité. Son effectif limité, restant conséquent dans un contexte de maladie rare, souligne le potentiel évolutif notable du chondrosarcome de la main.

Les chondrosarcomes de la main présentent fréquemment des caractéristiques radiologiques agressives. Une surveillance prolongée et rapprochée est indispensable. Malgré un taux élevé de récidive locale, le curetage intralésionnel ne semble pas compromettre la survie dans les tumeurs de bas grade (ACT/CHS1). En revanche, une amputation primaire doit être envisagée pour les chondrosarcomes de haut grade. Le grade histologique apparaît comme le principal facteur pronostique, indépendamment de la localisation tumorale.
Kenza LIMAM (Toulouse) , François GOUIN , Florian BOURBOTTE-SALMON , Alexandra MEURGEY , Amine BOUHAMAMA , Gualter VAZ
08:21 - 08:28 #52141 - Rôle du scanner abdomino-pelvien dans la détection des métastases des sarcomes des tissus mous musculosquelettiques.
Rôle du scanner abdomino-pelvien dans la détection des métastases des sarcomes des tissus mous musculosquelettiques.

Les métastases abdomino-pelviennes isolées dans les sarcomes des tissus mous (STM) des extrémités et du tronc sont rares, avec une incidence estimée entre 3 et 5 %. Bien que certains sous-types histologiques présentent un risque accru de dissémination extra-thoracique, l’utilisation systématique d’un scanner abdomino-pelvien associé au scanner thoracique présente un faible rendement diagnostique. L’objectif de cette étude était d’évaluer la pertinence de l’utilisation systématique du scanner abdomino-pelvien dans la surveillance des STM.

Nous avons réalisé une étude rétrospective incluant les patients traités pour un sarcome des tissus mous de l’appareil locomoteur dans notre institution entre 2000 et 2023, avec un suivi minimal de trois ans. Après exclusion des patients pédiatriques des sarcomes cutanés de bas grade et des tumeurs lipomateuses atypiques, 228 patients ont été inclus dans l’analyse. Les types histologiques les plus fréquents étaient le sarcome pléomorphe indifférencié (UPS, n = 82), les liposarcomes (n = 42) et les myxofibrosarcomes (n = 26). Les tumeurs étaient profondes dans 69,7 % des cas et de haut grade (grade 2 ou 3) dans 80,2 %. Un traitement néoadjuvant, principalement par radiothérapie, a été administré chez 42,1 % des patients. Une résection chirurgicale a été réalisée chez 96,9 % des patients, avec des marges R0 dans 77,2 % des cas et R1 planifiées dans 12,3 %. Un traitement adjuvant, principalement par radiothérapie, a été administré chez 33,8 % des patients.

Une maladie métastatique est survenue chez 92 patients (40,4 %) après un délai moyen de 26,25 mois. Les métastases thoraciques étaient les plus fréquentes (76%), suivies des métastases abdomino-pelviennes (19,6%). Seuls 3 patients (3,3% des métastatiques et 1,3 % de la cohorte) ont présenté une métastase abdomino-pelvienne isolée comme premier site de dissémination à distance, tandis que 12 (13%) patients présentaient des métastases thoraciques et abdomino-pelviennes associées. Dans ces derniers cas, les métastases pulmonaires précédaient toujours l’atteinte abdomino-pelvienne.

Dans notre cohorte, les métastases abdomino-pelviennes étaient rares (6,6%) et le plus souvent associées à une atteinte pulmonaire préalable. Les métastases abdomino-pelviennes isolées représentaient une proportion très faible des cas (1,3%). Ces résultats suggèrent un rendement diagnostique limité du scanner abdomino-pelvien lorsqu’il est utilisé systématiquement dans la surveillance des sarcomes des tissus mous.

L’utilisation systématique du scanner abdomino-pelvien en complément du scanner thoracique dans la surveillance des STM présente un bénéfice clinique limité, tout en augmentant les coûts et l’exposition aux radiations. Une stratégie d’imagerie adaptée au sous-type histologique, incluant un recours sélectif au PET-CT au FDG, semble plus appropriée.
Alexis KAPITANOV (Lausanne, Suisse) , Gilles DIETRICH , Gilles UDIN , Patrick OMOUMI , Fabio BECCE , Salim ZENKHRI , Antonia DIGKLIA , Ana DOLCAN , Igor LETOVANEC , Chiara SAGLIETTI , David MARTIN , Rémy KINJ , Marie NICOD LALONDE , Hafize HEUTSCHI-ÖZTÜRK , Stéphane CHERIX
08:28 - 08:35 #52333 - Les guides de coupe sur mesure pour le traitement chirurgical des chondrosarcomes du bassin : Résultats oncologiques à moyen et long terme à travers une étude multicentrique.
Les guides de coupe sur mesure pour le traitement chirurgical des chondrosarcomes du bassin : Résultats oncologiques à moyen et long terme à travers une étude multicentrique.

Le chondrosarcome du bassin est associé à des taux élevés de récidive locale et à une morbidité chirurgicale importante en raison de la complexité de l'anatomie pelvienne. Des guides de coupe sur mesure ou Patient Specific Instrumentation (PSI) ont été mis au point pour améliorer la précision de la résection. Cependant, les données sur la survie à long terme et les facteurs pronostiques restent limitées.

Nous avons mené une étude rétrospective multicentrique portant sur 47 patients traités entre 2011 et 2024 dans trois centres de référence en oncologie orthopédique. Tous les patients présentaient un chondrosarcome pelvien (os iliaque et/ou sacrum) confirmé histologiquement et ont subi une résection en bloc par PSI. Des examens TDM et IRM préopératoires ont été utilisés pour la modélisation 3D de la tumeur, permettant d'estimer le volume tumoral, l'atteinte intra-osseuse et la résection osseuse prévue. La survie globale à 2, 5 et 10 ans a été analysée à l'aide des méthodes de Kaplan-Meier. Les facteurs pronostiques ont été évalués à l'aide de tests du log-rank.

La survie globale à 2, 5 et 10 ans était respectivement de 86,9 %, 77,8 % et 72,6 %. La survie variait de manière significative selon le sous-type histologique (p = 0,034). Le chondrosarcome conventionnel présentait une survie à 5 ans de 85,2 %. Le grade tumoral influençait significativement la survie au sein du sous-type conventionnel (p = 0,02). Les paramètres tumoraux tridimensionnels constituaient des facteurs pronostiques importants. Les tumeurs présentant une atteinte intra-osseuse > 75 % avaient un taux de survie à 10 ans de 100 % (p = 0,024). Un volume tumoral plus faible (≤ 220 000 mm³, p = 0,039) et un volume de résection osseuse limité (≤ 280 000 mm³, p = 0,015) étaient associés à une meilleure survie. Les marges de résection R0 ont significativement amélioré la survie par rapport aux résections R1 (p = 0,026). Les métastases préopératoires (p = 0,045) et postopératoires (p = 0,000) constituaient également des facteurs pronostiques importants.

Nos résultats suggèrent que l’utilisation des PSI pourrait améliorer la survie par rapport aux résections pelviennes conventionnelles des chondrosarcomes, pour lesquelles la survie à 5 ans rapportée dans la littérature est généralement de 60–70 %, contre 77,8 % dans notre série. La littérature reste pauvre concernant l'effet des paramètres morphologiques tridimensionnels. Notre étude a permis de mettre en évidence des chiffres précis. Un volume tumoral ≤220 000 mm³ et un volume de résection osseuse ≤280 000 mm³ étaient associés à une meilleure survie, tandis qu’une atteinte intra-osseuse >75 % était associée à une survie à 10 ans de 100%.

La chirurgie du chondrosarcome du bassin assistée par PSI offre de meilleurs résultats oncologiques à moyen et long terme par rapport aux résections sans PSI. Les données morphologiques des tumeurs présentent des facteurs pronostiques intéressants et précis concernant ces taux de survie.
Rami TRIKI , Mickael ROPARS , François GOUIN , François LATASTE , Laurent PAUL , Denis WAAST , Louis-Romée LE NAIL , Vincent CRENN (Nantes)
08:35 - 08:42 #52761 - Intercalary Induced-Membrane Reconstruction After Diaphyseal Sarcoma Resection of the Humerus, Tibia, and Femur:.
Intercalary Induced-Membrane Reconstruction After Diaphyseal Sarcoma Resection of the Humerus, Tibia, and Femur:.

Intercalary reconstruction after diaphyseal sarcoma resection remains challenging. The induced-membrane technique (IMT) is increasingly used in musculoskeletal oncology, but dedicated multicenter data remain scarce. We asked: (1) what are the characteristics of patients treated with intercalary IMT in the BRIDGE cohort, (2) what are the union, complication, and revision rates, and (3) whether outcomes differ according to anatomical site.

We retrospectively analyzed 95 patients reconstructed with IMT after diaphyseal resection of the femur (n = 40), tibia (n = 47), or humerus (n = 8). Median age at surgery was 13.0 (9.2-14.4) years, and 87 patients were younger than 18 years. Two-stage reconstruction was used in 91 patients. Primary outcome was final radiographic union.

Final union was achieved in 71 of 95 patients (74.7%), but only 14 of 95 (14.7%) had united by 1 year. Median time to union was 17.0 (13.0-32.0) months from resection and 8.8 (4.4-20.9) months from the second stage in plausible two-stage records. Complications occurred in 57 patients (60.0%) and 53 (55.8%) underwent revision surgery. Final union was higher in the tibia (85.1%) than in the femur (62.5%) or humerus (75.0%). Age-adjusted exploratory analysis showed tibial location was associated with higher odds of final union (OR 3.18, 95% CI 1.15-8.82; p = 0.026) and of union at 1 year (OR 21.30, 95% CI 2.56-177.56; p = 0.005).

This large multicenter cohort highlights a substantial evolution in diaphyseal reconstruction strategies over the past two decades, with a progressive shift from vascularized fibula grafts toward the induced membrane technique and a modest increase in mechanical reconstructions. Technique selection appears strongly influenced by anatomical site and patient age, reflecting adaptation to biomechanical constraints and long-term functional expectations. While adults demonstrated faster early union, pediatric patients achieved higher overall consolidation, supporting the use of biological strategies despite longer healing timelines. The high rates of complications and revisions across all techniques underscore the persistent complexity of these reconstructions. Mechanical reconstructions were associated with an increased risk of revision, suggesting that immediate stability may come at the cost of long-term durability. These findings emphasize the need for individualized, anatomy- and patient-driven strategies and highlight the importance of long-term follow-up to better define optimal indications.

In this predominantly pediatric national cohort, intercalary IMT provided a high final union rate but at the cost of frequent complications and repeated surgery. Tibial reconstructions showed the most favorable healing profile.
Romain HUGUET (Bordeaux) , Vincent CRENN
08:42 - 08:49 #52796 - Adamantinoma: The Importance of Optimal Initial Surgical Management in a Rare Bone Tumor.
Adamantinoma: The Importance of Optimal Initial Surgical Management in a Rare Bone Tumor.

Background: Adamantinoma is an exceptionally rare, low-grade malignant bone tumor, most often arising in the tibia. Itsclinical course is usually indolent, but local recurrences and metastases can occur after long intervals. We analyzed the clinical presentation and relapse risk of adamantinomasrecorded in the French NETSARC+ network.

Methods: All patients diagnosed with adamantinoma between2010 and 2024 were extracted from the NETSARC+ national sarcoma database. Clinical, pathological, and treatment data were reviewed, and survival analyses were performed usingKaplan–Meier and Cox models.

Results: Thirty-nine patients were identified (61.5% female, median age 26 years [range 10–85]). The primary site wastibia in 97% of cases and femur in 3%. Median tumor size was75 mm (range 10–300). All patients were alive at last follow-up. Surgical management achieved R0 margins in 46%, R1 in5%, and R2 in 3%; margins were unknown in 46%. Re-excision after initial surgery was performed in 2.6%. Local progression occurred in 4 of 38 assessable patients (10.5%), with an estimated mean time to local relapse of 70 months. Distant metastases occurred in 2 cases (5.1%), withan estimated mean time to metastatic relapse of 102 months. The mean progression-free survival was 61 months (95% CI, 46–77). Cox regression identified positive or uncertainsurgical margins (R1–R2 or unknown) as a potential factor associated with relapse risk (HR ≈4.4, p=0.07), whereas tumorsize, age, and sex were not significant predictors.

Conclusions: This national series confirms the excellent overall survival and low metastatic rate of adamantinoma, but highlights a non-negligible risk of late local recurrence, particularly when surgical margins are uncertain. Long-termfollow-up remains essential, and centralized multidisciplinarymanagement within expert sarcoma networks such as NETSARC+ is strongly recommended.
Jean-Camille MATTEI (Marseille) , Romain LEONARD , Jean-Yves BLAY
08:49 - 08:56 #52799 - The Wrong Bone for the Right Score: A Critical Reassessment of Mirels Threshold Performance in Humeral Metastatic Disease : A Critical Narrative Review.
The Wrong Bone for the Right Score: A Critical Reassessment of Mirels Threshold Performance in Humeral Metastatic Disease : A Critical Narrative Review.

The Mirels scoring system, developed in 1989 from 78 predominantly femoral lesions, remains the international standard for estimating pathological fracture risk in metastatic long bones. However, its performance in the humerus—the second most frequently involved long bone—has been insufficiently validated. Because the humerus is exposed mainly to torsional rather than axial loading, fracture prediction tools derived from femoral series may not be directly applicable.

We reviewed published humerus-specific validation studies of the Mirels score, comparative analyses between humeral and femoral lesions, and reports addressing alternative predictive tools and the clinical consequences of completed pathological fractures of the humerus.

Three humerus-specific validation studies (Evans 2008, Hoban 2022, Tat 2023; combined n=249) consistently showed very poor sensitivity of the standard Mirels threshold of ≥9, around 14%, which is close to chance. In the largest cohort (Tat 2023; n=188), overall discrimination remained acceptable (AUC 0.82), but a lower threshold of ≥8 appeared more appropriate, and cortical breach on plain radiographs emerged as the strongest independent predictor of fracture (OR=21.0). Weschenfelder 2025 further showed that proximal humeral lesions had lower Mirels scores than femoral lesions despite a higher fracture rate, with an additional CT staging detection deficit (29% vs 79%). Femur-validated methods such as CT-based rigidity analysis and finite element analysis are biomechanically limited in the humerus because they do not reflect its predominantly torsional environment. Completed pathological fracture was associated with worse outcomes, including higher 1-year mortality (HR 1.28; p=0.03), a 2.5-fold increased reoperation risk (OR 2.50), greater blood loss, more transfusions, and frequent discharge to rehabilitation (57%). Humerus-specific morbidity also includes iatrogenic radial nerve palsy, reported in 13.9% of posterior surgical approaches.

These findings suggest that the Mirels score substantially underestimates fracture risk in humeral metastases when the conventional threshold of ≥9 is used. This false reassurance may delay prophylactic fixation and expose patients to avoidable fracture-related morbidity, more complex surgery, and poorer outcomes. Cortical breach appears more informative than the traditional Mirels cut-off, while humeral biomechanics support the need for dedicated prediction models.

Mirels scoring should be used with caution in humeral metastases. At the standard threshold, it appears insufficiently sensitive for clinical decision-making and may result in preventable loss of opportunity for prophylactic stabilization. Prospective multicentre studies are urgently needed to develop and validate humerus-specific fracture risk tools incorporating cortical destruction and torsional biomechanical parameters.
Romain LEONARD , Jean-Camille MATTEI (Marseille)
08:56 - 09:03 #52930 - Résultats cliniques, survie des implants et complications liées aux endoprothèses expansibles utilisées pour la reconstruction des membres inférieurs chez les patients atteints d'un sarcome osseux:une revue systématique et une méta-analyse.
Résultats cliniques, survie des implants et complications liées aux endoprothèses expansibles utilisées pour la reconstruction des membres inférieurs chez les patients atteints d'un sarcome osseux:une revue systématique et une méta-analyse.

La prise en charge des sarcomes osseux malins des membres inférieurs chez les enfants et les adolescents dont le squelette n'est pas encore mature constitue l'un des défis les plus complexes de l'oncologie orthopédique. Les endoprothèses extensibles, qui permettent un allongement progressif de l'implant afin de s'adapter à la croissance du membre controlatéral, ont gagné en popularité au cours des dernières décennies, mais les données scientifiques à leur sujet restent limitées. Cette étude fournira des données fiables sur les résultats fonctionnels, les complications et les taux de survie à la suite de cette intervention.

Une recherche exhaustive dans MEDLINE via PubMed, Embase et Scopus a été menée jusqu'au 9 octobre 2025 afin d'identifier les études prospectives et rétrospectives portant sur les prothèses expansibles utilisées dans le traitement des tumeurs osseuses chez les patients (pts) dont le squelette n'est pas encore mature. L'objectif principal était d'évaluer le score fonctionnel de la Musculoskeletal Tumour Society (MSTS). Les objectifs secondaires comprenaient les taux de complications, la survie sans échec de l'endoprothèse (EFFS) et la survie globale (OS). L'outil MINORS a été utilisé pour évaluer le risque de biais. (Identifiant PROSPERO : CRD420251240697)

Au total, 1 111 patients issus de 28 études répondaient aux critères d'éligibilité. La qualité méthodologique des études incluses a été évaluée à l'aide de l'indice méthodologique pour les études non randomisées (MINORS). Conformément à nos critères prédéfinis, les études ont été classées en trois catégories : qualité faible (0-8), qualité modérée (9-12) ou bonne qualité (13-16). Parmi les 28 études non comparatives évaluées, la qualité globale des études incluses était modérée (figure 1), avec un score MINORS moyen de 10,7 (intervalle : 7–14). Les caractéristiques de l'étude initiale et des patients sont résumées dans le tableau 1. L'âge moyen était de 10,1 ans (5,9 - 14,0). L'ostéosarcome représentait la majorité des cas dans la cohorte regroupée, soit 86,9 % de l'ensemble des sarcomes osseux ; les 12,9 % restants correspondaient à des sarcomes d'Ewing et 0,2 % à des chondrosarcomes. La durée médiane de suivi était de 6,6 ans (2,4 - 12,9). L'estimation groupée du score MSTS était de 82,3 (IC à 95 % : 82,0 – 82,5). Au total, 994 complications ont été rapportées chez 67,8 % des patients, dont 313 défaillances mécaniques, 111 infections et 235 complications cliniques.

Cette méta-analyse confirme l'efficacité des endoprothèses expansibles pour la préservation du membre chez les patients atteints d'un sarcome osseux et présentant une immaturité squelettique, avec de bons résultats fonctionnels (MSTS : 82,7), des taux acceptables de survie sans récidive (EFFS) à 5 ans (65,1 %) et de survie globale (OS) à 5 ans (69,1 %), ce qui correspond aux données de la littérature malgré un taux élevé de complications (68 %).
Raffaele PEZZELLA (Napoli, Italie) , Malfi PAOLOFRANCESCO , Fazioli FLAVIO , Garofolo ROBERTO , Aversa LAURA , Tinelli ORNELLA , Piezzo MICHELA
09:03 - 09:10 #52974 - Artifice Technique Original : Association d’un Clou Centromédullaire, d’une Plaque Verrouillée Autobloquante et de Ciment Chirurgical Armé dans les Résections/ Reconstructions Osseuses Diaphysaires et Articulaires pour Tumeurs Osseuses.
Artifice Technique Original : Association d’un Clou Centromédullaire, d’une Plaque Verrouillée Autobloquante et de Ciment Chirurgical Armé dans les Résections/ Reconstructions Osseuses Diaphysaires et Articulaires pour Tumeurs Osseuses.

Le traitement des tumeurs osseuses requiert fréquemment des résections larges. Les techniques de reconstruction, qu'elles soient biologiques ou prothétiques, présentent certaines limite en termes de coût, de durée de consolidation et de complications. Une alternative intéressante réside dans l’utilisation combinée d’un clou centromédullaire, d’une plaque verrouillée autobloquante et de ciment chirurgical armé, qui permet de renforcer la stabilité mécanique de la reconstruction et d’assurer une reprise fonctionnelle rapide. L'objectifs est de décrire et évaluer l’efficacité de cette approche combinée dans le cadre des reconstructions après résection tumorale, en termes de stabilité mécanique et de reprise fonctionnelle.

Résection Tumorale : Une résection large de la tumeur a été réalisée selon les standards de la chirurgie oncologique. Clou Centromédullaire : Un clou centromédullaire a été inséré pour garantir la stabilité interne, avec verrouillage si nécessaire. Plaque Verrouillée Autobloquante : Une plaque verrouillée autobloquante a été placée latéralement pour fournir un support externe et éviter tout risque de fracture secondaire. Ciment Chirurgical : Du ciment (PMMA) a été utilisé pour combler les pertes de substance et renforcer mécaniquement la reconstruction. Suivi Post-Opératoire : Le suivi a consisté en un contrôle clinique, radiologique et fonctionnel avec une autorisation d’appui précoce pour le membre inferieur.

De janvier 2020 à juin 2024, 10 patients (5 hommes, 5 femmes, âge moyen : 32 ans) présentant des tumeurs osseuses primitives et métastatique (unique) ont été inclus dans l’étude. Les indications incluent des ostéosarcomes (05 cas), sarcome d’Ewing (3 cas) , un chondroblastome (01 cas) et un une métastase unique d'un néo du sein. supérieur dans 7 cas et le membre inférieur dans 3 cas. Stabilité immédiate : consolidation mécanique immédiate, permettant une reprise fonctionnel rapide. Consolidation osseuse : Aucune complication mécanique majeure (rupture de matériel, descellement) n'a été observée au cours du suivi. résultat fonctionnel : Le score moyen du MSTS (Musculoskeletal Tumor Society) à 12 mois était de 78 %, ce qui reflète une bonne reprise fonctionnelle. Complications : un hématome superficiel et une infection superficielle a été signalée, résolue par antibiothérapie et soins locaux. Aucun cas de ré-intervention n’a été nécessaire. recule: À 18 mois, le taux de survie du montage était de 92 %.

L’association du clou centromédullaire, de la plaque verrouillée et du ciment chirurgical armé a démontré son efficacité en tant que méthode de reconstruction osseuse après résection tumorale. Elle offre plusieurs avantages par rapport aux techniques classiques : Stabilité mécanique immédiate, permettant un appui précoce et une rééducation accélérée. Coût maîtrisé, comparé aux reconstructions prothétiques ou biologiques plus onéreuses.
Mahdjoub Hadj Ali BENFODDA (Oran, Algérie) , Anouar Djawad MIDAS , Omar Farouk LAKSARI , Imed GHAFFOUR , Mohamed BELAID , Ahmed El Amine MEBARKI , Naima BABA AHMED , Mohamed MEDJAHED
09:10 - 09:17 #52982 - Entre complexité et résultats des tumeurs à cellules géantes de la gaine des tendons (TCG) : notre expérience clinique.
Entre complexité et résultats des tumeurs à cellules géantes de la gaine des tendons (TCG) : notre expérience clinique.

Les tumeurs à cellules géantes de la gaine des tendons (TCGGT) sont des affections rares et prolifératives touchant la synoviale, les bourses et les gaines tendineuses. Selon l’OMS 2020, elles sont considérées comme des néoplasmes localement agressifs. Dans la main, elles représentent la deuxième tumeur bénigne la plus fréquente après le kyste ganglionnaire. Cette étude analyse les aspects épidémiologiques, diagnostiques, thérapeutiques et évolutifs des TCGGT localisées de la main. Cliniquement, elles se manifestent typiquement par une masse indolore, de croissance lente, pouvant persister plusieurs années avant le diagnostic. Le diagnostic repose sur l’évaluation clinique, l’imagerie (l’IRM étant la plus performante) et la confirmation histopathologique. L’exérèse chirurgicale complète reste le traitement de référence ; néanmoins, le taux de récidive demeure significatif, allant de 15 % à 45 %, représentant un véritable défi thérapeutique.

Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive menée sur 8 ans, incluant 24 patientes traitées et suivies pour une TCGGT localisée de la main. Les données ont été recueillies à partir des dossiers médicaux informatisés et complétées par un suivi clinique. L’analyse a porté sur les paramètres épidémiologiques, cliniques, radiologiques, thérapeutiques et histopathologiques.

L’incidence dans notre série était de 3 cas par an. L’âge variait de 27 à 53 ans, avec une moyenne de 43,5 ans. Les localisations concernaient le pouce (4 cas), l’index (4), le majeur (8), l’annulaire (4) et l’auriculaire (4), toutes au niveau des gaines des tendons fléchisseurs. Le délai moyen de consultation était de 28 mois. Un gonflement était présent chez toutes les patientes, la douleur dans 33,3 % des cas et une gêne fonctionnelle dans 16,7 %. La radiographie montrait un épaississement des tissus mous dans 83,3 % des cas, l’échographie une masse hypoechogène vascularisée dans 66,7 %, et l’IRM a permis de mieux caractériser les lésions. Les suites opératoires étaient favorables, avec 2 récidives observées.

Les résultats de notre série concordent avec les données de la littérature. Les TCGGT touchent préférentiellement la femme adulte et se présentent souvent comme une masse indolore de croissance lente. L’échographie et surtout l’IRM jouent un rôle essentiel dans le diagnostic préopératoire. L’exérèse chirurgicale complète reste le traitement de référence, et les récidives sont le plus souvent liées à une exérèse incomplète.

Les TCGGT de la main sont des tumeurs bénignes rares, à évolution lente, dont le diagnostic repose sur l’imagerie et l’histologie. L’exérèse complète permet d’obtenir de bons résultats, mais le risque de récidive impose une résection minutieuse et une surveillance prolongée.
Issam LAZAR (Oujda, Maroc)
Philippe Erlanger

"Jeudi 12 novembre"

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J14-1
08:00 - 09:00

Journée SFA
LCA et lésions associées : quels diagnostics pour quelles chirurgies ? Communications orales
SFA

Modérateurs : Thomas CUCURULO (chirurgien orthopédiste ) (Marseille), Cécile TOANEN (Chirurgien) (La Roche-sur-Yon)
Durant cette journée, la SFA (Société Française d’Arthroscopie) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, l'arthroscopie et les techniques mini-invasive.
08:00 - 08:07 #52361 - Does adding the anterolateral ligament reconstruction to ACL Reconstruction Restore Rotational Control During Dynamic Tasks? A Prospective Inertial-Sensor Analysis.
Does adding the anterolateral ligament reconstruction to ACL Reconstruction Restore Rotational Control During Dynamic Tasks? A Prospective Inertial-Sensor Analysis.

Residual anterolateral rotatory laxity after anterior cruciate ligament reconstruction (ACLR) remains a clinically significant challenge, potentially leading to graft failure and persistent instability. While anterolateral ligament reconstruction (ALLR) has re-emerged as a common adjunct, its in vivo effect on dynamic lower-limb kinematics during functional tasks is not fully understood. This study compared knee internal rotation during gait-related activities in patients undergoing ACLR with or without ALLR at 9 months post-surgery, while also evaluating patient-reported outcomes at 24 months.

In this prospective cohort study, 47 patients with primary ACL rupture, treated between 2020 and 2023, were included: 19 underwent isolated ACLR and 28 underwent ACLR combined with AALR (ACLR+AALR). A single surgeon performed all procedures. At 9 months, we used Xsens sensors to measure tibial internal rotation during walking, running, and stair climbing. The tibial internal rotation was described during gait-related activities. These measurements were taken at 10°, 30°, and 50° of knee flexion. Clinical recovery was also assessed at 24 months using the KOOS and IKDC questionnaires.

The study population had a mean age of 29.1 ± 11.3 years. At 9 months post-operatively, 3D motion analysis using inertial sensors revealed significant biomechanical differences. In the isolated ACLR group, the operated knee showed significantly more internal rotation compared to the contralateral knee at 10° and 50° of flexion (p < 0.05). In contrast, the ACLR+ALLR group showed no significant differences in internal rotation between the operated and contralateral knees at any angle. When comparing the two groups, the addition of ALLR significantly reduced the side-to-side difference in internal rotation at 10° and 50° of flexion compared with isolated ACLR. At 24 months post-operatively, no significant differences were observed in KOOS (p = 0.825) or IKDC subjective scores (p = 0.962) between the groups.

The addition of ALLR to ACLR significantly improves rotational control during dynamic activities, restoring knee symmetry at 10° and 50° of flexion, where isolated reconstruction fails. Although patient-reported outcomes (KOOS and IKDC) were similar at 24 months, the combined procedure showed clear biomechanical superiority in neutralizing residual internal rotation.

These findings provide objective evidence that ALLR helps restore near-physiological kinematics and may protect the graft in high-risk patients.
Patrícia FERNANDES DA SILVA (Adaúfe, Portugal) , Ana Rita SENRA , Joana ALMEIDA , Eduardo CARVALHO , André PINHO , Pedro PEREIRA , Dulce MADEIRA , Paulo OLIVEIRA , Joao LOBO
08:07 - 08:14 #52686 - Le pivot-shift est-il un indicateur fiable pour justifier de l’ajout d’une reconstruction du ligament antéro-latéral à la reconstruction du ligament croisé antérieur ?
Le pivot-shift est-il un indicateur fiable pour justifier de l’ajout d’une reconstruction du ligament antéro-latéral à la reconstruction du ligament croisé antérieur ?

Jusqu’à 30 % des patients opérés d’une reconstruction du ligament croisé antérieur (R-LCA) présentent une instabilité rotatoire résiduelle, qui est évaluée par le pivot shift (PS). L’ajout d’une procédure extra-articulaire latérale réduit cette instabilité et le risque de re-rupture, mais ses indications restent débattues. Le grade préopératoire du PS n’a pas été étudié comme critère décisionnel unique. L'objectif était de comparer les résultats à minimum 5 ans de recul, de deux groupes sélectionnés en fonction de leur grade préopératoire du PS afin d’évaluer l’ajout d’une reconstruction du ligament antéro-latéral (R-LAL). L'hypothèse étant qu'une R-LCA isolée présenterait des taux de re-rupture et de complications (Indication de reprise chirurgicale) similaires à la reconstruction combinée LCA + R-LAL avec de bons ou d’excellents résultats fonctionnels et un taux élevé de retour au sport. Type d’étude: Étude de cohorte, niveau de preuve 3

Entre 2018 et 2020, 149 patients adultes (153 genoux) ayant bénéficiés d’une R-LCA primaire par autogreffe des ischio-jambiers ont été évalués pour inclusion. La décision d’ajouter une R-LAL était basée sur le grade préopératoire du pivot shift évalué sous anesthésie. Les patients présentant un PS positif (IKDC C-D) ont bénéficié d’une reconstruction combinée LCA + R-LAL. Les critères d’exclusion comprenaient les lésions associées (ligaments collatéraux, ligament croisé postérieur), les réparations du LCA, les reconstructions bilatérales du LCA, une discordance entre le grade du PS et la technique réalisée, ainsi qu’une chirurgie antérieure du genou ipsilatéral. Les complications et re-rupture, les résultats fonctionnels (Tegner, IKDC, Lysholm, KOOS, ACL-RSI) et le retour au sport ont été évalués à un suivi minimum de 5 ans.

Au total, 101 patients (103 genoux) ont été analysés, 45 patients (46 genoux) dans le groupe IKDC A-B et 56 patients (57 genoux) dans le groupe IKDC C-D. Le suivi moyen était de 6,4 ± 0,9 ans. Aucune différence significative n’a été observée en termes de complications (17,5 % et 19,5 %, p= 0,804) ou de leur distribution entre les groupes (p= 0,146). Aucune différence significative concernant le taux de re-rupture n’a été notée entre les groupes (7,0 % vs 4,3 %, p= 0,689). Aucune différence significative n’a été retrouvée concernant les résultats fonctionnels (Tegner (p= 0,729), IKDC (p= 0,831), le KOOS (p= 0,642), Lysholm (p= 0,467), l’ACL-RSI (p= 0,717) ou SKV (p= 0,659). Aucune différence significative n’a été observée concernant le retour au sport (71,9 % et 84,4 %, p= 0,207).

Dans cette étude, à un suivi minimum de 5 ans, la reconstruction isolée du LCA chez les patients présentant un pivot shift IKDC A-B n’a pas entraîné un taux de complications ou d’échec du greffon significativement plus élevés. Ces résultats suggèrent que la reconstruction isolée du LCA demeure une option sûre et adaptée chez des patients sélectionnés, en particulier en l’absence d’instabilité rotatoire marquée.
Johannes BARTH , Louise MELLET (Grenoble)
08:14 - 08:21 #51780 - Lateral Extra-articular Tenodesis Does Not Alter Gait Biomechanics After ACL Reconstruction in a Pediatric Population: A Motion Analysis Study.
Lateral Extra-articular Tenodesis Does Not Alter Gait Biomechanics After ACL Reconstruction in a Pediatric Population: A Motion Analysis Study.

Lateral extra-articular tenodesis (LET) is increasingly performed in combination with anterior cruciate ligament reconstruction (ACLR) to reduce graft failure risk and improve rotatory knee stability in high-risk patients. However, concerns remain that LET may overconstrain the lateral compartment and alter normal gait biomechanics, particularly in pediatric populations where high activity levels and ligamentous laxity increase reinjury risk. The objective is to compare postoperative gait biomechanics in pediatric patients who underwent ACLR with LET (ACLR+LET) to those who underwent isolated ACLR (iACLR), and to healthy controls, using a clinically accessible motion analysis tool, knee kinesiography. We hypothesized that patients undergoing ACLR with LET would show altered gait biomechanics postoperatively compared to those undergoing isolated ACLR.

This retrospective study included pediatric patients (≤18 years old) who underwent ACLR with or without LET between January 2023 and January 2026, and a prospective cohort of healthy controls. All participants underwent standardized gait assessment with knee kinesiography (KneeKGTM) pre- and postoperatively or bilaterally (controls). Primary outcomes were three-dimensional knee kinematic waveforms in the sagittal, frontal, and transverse planes during walking. Demographic characteristics were also collected. Gait curves were analyzed using Statistical Parametric Mapping 1D (SPM1D). Three primary comparisons were performed: (1) ACLR+LET knees vs iACLR knees, (2) ACLR+LET knees vs healthy control knees, and (3) iACLR knees vs healthy control knees.

Sixty-four pediatric patients (64 knees) who underwent ACL reconstruction were included: 35 patients (35 knees) in the iACLR group and 29 patients (29 knees) in the ACLR+LET group. Both surgical cohorts were compared to a prospective control group of 15 healthy participants (30 knees). At 4 months post-ACLR, no significant differences in knee kinematics were found between the ACLR+LET and iACLR groups. Compared to healthy controls, both surgical groups demonstrated similar gait adaptations without evidence of lateral compartment overconstraint in the LET group.

The absence of significant differences in postoperative gait kinematics between ACLR+LET and isolated ACLR suggests that adding LET does not alter physiological knee motion during walking in pediatric patients. These findings are relevant given concerns that LET may overconstrain the lateral compartment. Our results indicate that, at early follow up, LET does not adversely affect gait biomechanics, supporting its use in young patients at high risk of graft failure.

In this pediatric cohort, adding LET to ACLR did not result in measurable alterations in postoperative gait biomechanics. These findings suggest that LET can be safely incorporated in selected young patients to address residual rotatory instability without compromising physiological knee motion during walking.
Anton MANITIU , David MAZY , Laurie-Anne BÉDARD (Québec, Canada) , Nicola HAGEMESITER , Marie-Lyne NAULT
08:21 - 08:28 #52602 - Ostéotomie de réduction de pente lors de la première reprise de ligament croisé antérieur : importance du type de mesure et seuil d’efficacité clinique.
Ostéotomie de réduction de pente lors de la première reprise de ligament croisé antérieur : importance du type de mesure et seuil d’efficacité clinique.

La pente tibiale postérieure (PTS) a été associée aux lésions du ligament croisé antérieur (LCA) ainsi qu’aux échecs de greffe, mais les seuils définissant une PTS « anormale » varient largement selon les études. Cette variabilité pourrait refléter des différences méthodologiques plutôt que de véritables différences biologiques. L’objectif de cette étude était de déterminer des valeurs normales de PTS spécifiques à chaque méthode, de définir l’anormalité selon deux approches statistiques, et d’évaluer comment cette classification varie dans les ruptures primaires du LCA et les reruptures.

Dans cette étude rétrospective monocentrique, 609 sujets ont été inclus : un groupe de référence avec LCA intact (AIR, n = 470), composé de patients présentant des lésions méniscales avec LCA intact confirmé à l’IRM ; un groupe de rupture primaire du LCA (ACL, n = 88) ; et un groupe de rerupture du LCA (RLCA, n = 51). La PTS a été mesurée sur des radiographies de profil standardisées selon cinq techniques et exprimée comme l’angle complémentaire à 90° (PTS = 90° − angle mesuré). Les valeurs normales ont été définies par l’intervalle de référence à 95 % (percentiles 2,5–97,5). Les valeurs anormales ont été définies selon deux approches : (A) une approche basée sur les quantiles (<2,5e ou >97,5e percentile) et (B) une approche basée sur l’écart-type (moyenne + 2 ET). Les seuils ont été dérivés à partir des populations AIR et ACL.

Résultats La PTS moyenne dans la population AIR variait de 5,9° à 8,2° selon la technique utilisée. En utilisant les seuils dérivés de la population AIR, des valeurs anormales de PTS ont été identifiées chez 18 à 23 % des patients ACL et 35 à 41 % des patients RLCA selon la définition par quantiles, et chez 17 à 21 % et 27 à 37 % selon la définition basée sur l’écart-type. Lorsque des seuils dérivés de la population ACL étaient appliqués, seulement 8 à 10 % et 2 à 6 % des patients RLCA étaient classés comme anormaux selon les méthodes A et B, respectivement.

L’interprétation de la pente tibiale postérieure dépend fortement de la méthode utilisée. Les valeurs normales et la classification de l’anormalité varient selon la technique de mesure, la définition statistique et la population de référence, indiquant que des seuils universels de PTS ne sont pas appropriés.
Ange Antoine PIERCCECHI (Dijon) , Matthieu OLLIVIER , Julien DRUEL , Jean Noel ARGENSON , Christophe JACQUET
08:28 - 08:35 #51969 - Deep Versus Superficial Lemaire Procedure Combined with Anterior Cruciate Ligament Reconstruction: A Matched-Pair Comparative Study of Re-rupture Rates and Functional Outcomes at a Minimum 2-Year Follow-up.
Deep Versus Superficial Lemaire Procedure Combined with Anterior Cruciate Ligament Reconstruction: A Matched-Pair Comparative Study of Re-rupture Rates and Functional Outcomes at a Minimum 2-Year Follow-up.

Lateral extra-articular tenodesis (LET) is increasingly combined with anterior cruciate ligament reconstruction (ACLR) to improve rotational stability. However, the optimal surgical technique remains debated, particularly regarding whether the graft should be routed deep or superficial to the fibular collateral ligament (FCL). The primary aim of this study was to compare graft re-rupture rates following ACLR combined with either a “deep” or a “superficial” Lemaire procedure. The secondary aim was to evaluate functional outcomes and RTS results between the two groups.

This study was a retrospective analysis of prospectively collected data from a specialized sports surgery center. Patients undergoing primary hamstring autograft ACLR combined with a modified Lemaire LET between 2018 and 2021 were reviewed. To minimize selection bias, propensity score matching (2:1 ratio) was performed based on age, sex, BMI, and pre-injury activity level. Two groups were defined: Deep (under the FCL; n=108) and Superficial (over the FCL; n=172). The primary outcome was the re-rupture rate at a minimum 2-year follow-up. Secondary outcomes included patient-reported outcome measures (PROMs) (KOOS, Lysholm, IKDC, ACL-RSI) and the timing of return-to-sport (RTS).

The final matched population (n=280) had a mean age of 27.6 years. At a minimum 2-year follow-up, no significant difference was found in re-rupture rates between the Deep (5.6%, n=6) and Superficial (4.7%, n=8) groups (p = .78). Functional scores (IKDC, Lysholm) were comparable between the two cohorts. Interestingly, the Deep group showed a favorable trend in the KOOS Symptoms and Stiffness subscale (91.1 vs 87.5; p = .053). However, the Deep group returned to sport significantly later than the Superficial group (20.7 vs 14.3 months; p = .0049). The incidence of Cyclops syndrome was higher in the Superficial group (8.1% vs 2.8%; p = .058)

This study demonstrates that both graft pathways provide a comparable and high level of graft protection, with re-rupture rates consistent with the current literature. The most striking finding was the 6-month delay in RTS for the Deep group. This delay cannot be attributed to rehabilitation protocols, as they were identical for both groups. The increased rotational constraint inherent to the deep pathway may provide a more "secure" feeling—explaining the favorable trend in KOOS stiffness scores—but likely necessitates a slower neuromuscular adaptation phase before meeting RTS criteria.

Both deep and superficial pathways of the modified Lemaire procedure demonstrate comparable re-rupture rates and functional outcomes. However, the superficial pathway is associated with a significantly shorter time to return to sport. Surgeons should be aware that the graft position relative to the FCL significantly impacts the recovery timeline.
Youssef JABALLAH (Paris) , Anaïs BERNARDEAU , Eugénie VALENTIN , Yoann BOHU , Mohamad K. MOUSSA , Olivier GRIMAUD , Antoine GEROMETTA , Frederic KHIAMI , Alain MEYER , Alexandre HARDY
08:35 - 08:42 #51927 - No significant differences in re-dislocation rate and clinical outcomes in isolated MPFL reconstruction in patients with and without primary risk factors for patellar instability. A retrospective comparative study with a minimum follow-up of 24 months.
No significant differences in re-dislocation rate and clinical outcomes in isolated MPFL reconstruction in patients with and without primary risk factors for patellar instability. A retrospective comparative study with a minimum follow-up of 24 months.

Isolated medial patellofemoral ligament (MPFL) reconstruction is widely accepted as the cornerstone treatment for recurrent patellar instability. However, the optimal management of patients presenting with borderline anatomical risk factors remains controversial, particularly regarding the need for concomitant bony procedures. To compare mid- to long-term clinical outcomes and redislocation rate between patients without major anatomical risk factors and patients with borderline anatomical features treated with isolated MPFL reconstruction.

A retrospective, monocentric comparative study was performed on 51 patients (55 knees) who underwent isolated MPFL reconstruction for recurrent lateral patellar dislocation between 2013 and 2023. Patients were divided into a standard group (n = 25 knees) without risk factors and a borderline group (n = 30 knees) with borderline anatomical risk factors (Caton–Deschamps Index ≤1.4, TT-TG distance ≤ 24mm and/or trochlear dysplasia types B-C–D). Clinical outcomes were assessed preoperatively and at final follow-up using the Knee injury and Osteoarthritis Outcome Score (KOOS), Kujala score, Tegner Activity Scale, and Visual Analogue Scale (VAS). Radiographic parameters, femoral tunnel positioning accuracy and redislocation rate were recorded. Mean follow-up was 7.9 ± 3.9 years.

All clinical outcome scores improved significantly from baseline to final follow-up in both groups (P < .001), with no significant differences between the standard and borderline groups. Mean KOOS improved from 58.0 ± 15.9 to 87.3 ± 9.9, Kujala score from 57.7 ± 15.5 to 86.2 ± 14.5, and Tegner score from 1.9 ± 0.9 to 3.9 ± 1.2. Mean VAS pain score decreased from 6.4 ± 1.5 to 1.9 ± 1.5. The overall redislocation rate was 5.4%, with no between-group difference. Borderline patients had a higher number of preoperative dislocations but comparable postoperative outcomes. Persistent anterior knee pain was reported in four patients, all belonging to the borderline group.

In this study, isolated MPFL reconstruction provided comparable mid- to long-term outcomes in patients with and without borderline anatomical risk factors, despite a higher preoperative instability burden in the borderline group. These findings suggest that restoration of the medial soft-tissue restraint may be sufficient to interrupt the cycle of recurrent instability in selected cases, even when mild anatomical abnormalities are present.

Isolated MPFL reconstruction provides reliable and durable mid- to long-term outcomes also in carefully selected borderline cases. These findings support a conservative, patient-specific application of the “menu à la carte” approach, reserving additional bony procedures for patients with clearly defined anatomical indications rather than routine use.
Simone ROMANO (Milano, Italie) , Alessio MAIONE , Pierrenzo POZZI , Matteo D. PARMIGIANI , Massimo BERRUTO , Pietro Simone RANDELLI
08:42 - 08:49 #52940 - Résultats fonctionnels de la suture méniscale standard versus réparation augmentée par caillot de fibrine pour les lésions méniscales sur genou stable : étude rétrospective comparative de 48 cas.
Résultats fonctionnels de la suture méniscale standard versus réparation augmentée par caillot de fibrine pour les lésions méniscales sur genou stable : étude rétrospective comparative de 48 cas.

La réparation méniscale arthroscopique vise à préserver la chondroprotection et l'homéostasie articulaire. L'augmentation biologique par caillot de fibrine cherche à optimiser la cicatrisation locale, bien que sa supériorité clinique par rapport à la suture standard ne soit pas encore formellement démontrée.

Une étude rétrospective comparative a été menée sur 48 patients consécutifs ayant subi une réparation méniscale arthroscopique entre janvier 2021 et décembre 2024. Le Groupe A (suture standard, n = 24 ; 80,6 % d'hommes ; âge moyen 27). Le Groupe B (réparation augmentée par CF, n = 24 ; 69% d'hommes ; âge moyen 26 ans) avec un intervalle médian traumatisme-chirurgie de 4 mois. L'échec chirurgical a été défini comme une reprise chirurgicale pour récidive symptomatique. L'évaluation fonctionnelle a été réalisée à l'aide du score IKDC. Le suivi moyen était de 20 ± 2 mois dans le Groupe A et d'une médiane de 18 mois dans le Groupe B.

Dans le Groupe A, les lésions réparées concernaient le ménisque médial dans 55 % des cas, incluant l'anse de seau (35 %). Le score IKDC s'est amélioré de manière significative, passant de 58 % en préopératoire à 93 % au dernier recul, avec 75,5 % des patients retrouvant leur niveau d'activité antérieur à la blessure. Le taux d'échec global était de 10,5 % (4 patients), principalement associé à des configurations de lésions en anse de seau (7 %). Dans le Groupe B, les lésions réparées concernaient le ménisque médial dans 70 % des cas, incluant des déchirures radiales (31 %) et en anse de seau (39 %). Les scores fonctionnels ont montré une amélioration du score IKDC passant de 58 % en préopératoire à 94 % au dernier recul, avec 77,2 %. Le taux d'échec était de 8,3 % (2 patients), sans aucune complication postopératoire majeure signalée. Aucune différence statistiquement significative n’a été notée entre les deux groupes.

L'augmentation biologique par caillot de fibrine s'inscrit dans une stratégie de préservation méniscale maximale. Nos résultats corroborent les travaux fondamentaux de Arnoczky et al., qui ont démontré que l'apport de fibrine et de facteurs de croissance (PDGF, TGF-β) stimule la réponse chimiotactique et la prolifération cellulaire dans les zones avasculaires du ménisque.

La réparation méniscale augmentée par caillot de fibrine permet d'obtenir des résultats fonctionnels satisfaisants avec une tendance à un taux d'échec inférieur sans différence statistiquement significative. Ces résultats suggèrent que l'augmentation biologique pourrait être un adjuvant prometteur à la réparation méniscale, en particulier pour les types de lésions historiquement associés à un faible potentiel de cicatrisation. Des essais contrôlés randomisés prospectifs avec un suivi plus long sont nécessaires pour établir des preuves définitives.
Ahmed Amine BEN HENIA (Tunis, Tunisie) , Hichem ABID , Mohamed Amine AISSAOUI , Anis BOUSRIH , Imen JLASSI , Ramzi BOUZIDI
08:49 - 08:56 #52893 - Revision anterior cruciate ligament reconstruction using rectus femoris, quadriceps, bone-patellar tendon-bone, or hamstring tendon autografts shows comparable patient-reported outcomes at minimum 1-year follow-up: a retrospective cohort study.
Revision anterior cruciate ligament reconstruction using rectus femoris, quadriceps, bone-patellar tendon-bone, or hamstring tendon autografts shows comparable patient-reported outcomes at minimum 1-year follow-up: a retrospective cohort study.

Graft selection remains a major challenge in revision anterior cruciate ligament (ACL) reconstruction. Hamstring tendon (HT), quadriceps tendon (QT), and bone-patellar tendon-bone (BPTB) autografts are established options, whereas the isolated rectus femoris tendon (RT) has recently emerged as a potential alternative. The aim of this study was to compare short-term clinical and patient-reported outcomes after revision ACL reconstruction using RT, QT, BPTB, or HT autografts. We hypothesized that RT would provide outcomes comparable to the other graft choices.

A retrospective comparative cohort study included 123 patients who underwent revision ACL reconstruction using RT (n=26), QT (n=32), BPTB (n=31), or HT (n=34) autografts. Minimum follow-up was 12 months, with a mean follow-up of 22.4 months (range, 12.1-48.7). Apart from graft harvest and fixation details, the surgical technique and rehabilitation protocol were standardized. Functional outcome at final follow-up was assessed using the International Knee Documentation Committee (IKDC) score, Lysholm score, Tegner activity scale, ACL-Return to Sport after Injury (ACL-RSI) score, and numeric rating scale (NRS) for pain. Clinical stability was assessed with the Lachman test. Postoperative local morbidity, including anterior knee pain and harvest-site discomfort, was also documented.

At final follow-up, no significant differences were found among the four groups in IKDC score (RT 75.8±11.2, QT 77.9±10.4, BPTB 76.1±12.0, HT 74.6±11.8; p=0.63), Lysholm score (91.2±13.8, 92.6±12.7, 89.8±14.1, 88.7±15.2; p=0.58), Tegner activity scale (median 5 in all groups; p=0.84), ACL-RSI score (68.4±15.6, 70.1±14.9, 66.7±16.8, 65.9±15.4; p=0.61), or NRS pain (median 0, 0, 1, and 1, respectively; p=0.19). Lachman test improved significantly from the preoperative to postoperative assessment in all groups (p<0.001). Anterior knee pain was more frequently reported in the BPTB group, whereas harvest-site discomfort was more common in the HT group. RT and QT showed acceptable donor-site tolerance.

All four autograft options provided comparable short-term functional outcomes, psychological readiness, and clinical stability in revision ACL reconstruction. RT showed results similar to those of QT, BPTB, and HT, supporting its use as an alternative autograft in revision settings. Differences in local morbidity appeared to reflect the donor site rather than overall graft performance, suggesting that graft choice may be tailored to each patient according to surgical history, anatomical factors, and specific revision requirements.

Revision ACL reconstruction using RT, QT, BPTB, or HT autografts provides comparable short-term outcomes in terms of PROMs and clinical stability. The isolated RT appears to be a reliable additional option within the revision ACL graft armamentarium.
Alessandro CIVININI (Firenze, Italie) , Andrea DI MURO , Alessandro EDERLE , Francesco PETTINARI , Roberto CIVININI , Fabrizio MATASSI
Jean Mineur

"Jeudi 12 novembre"

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J05-1
08:00 - 08:40

Journée SFHG
Veille technologique : Les nouveaux modes de prévention des infections des prothèses articulaires
SFHG

Durant cette journée, la SFHG (Société Française de Chirurgie de la Hanche et du Genou) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies de la hanche et du genou et leurs traitements chirurgicaux.
08:00 - 08:40 Veille technologique : les nouveaux modes de prévention des infections des prothèses articulaires. Bertrand BOYER (Docteur) (Conférencier, Lyon)
Louis Lumiere

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WS02
08:00 - 09:00

Workshop CJO
PIH/PTH - la théorie
CJO

Salle 01 - hall d'exposition
08:05

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J06-1
08:05 - 09:05

Journée SoFEC
Communications particulières - thème : Instabilité, Latarjet, Coiffe
SOFEC

Modérateurs : Claire BASTARD (MCU-PH) (Paris), Geoffroy NOURISSAT (MD PhD) (Paris)
Durant cette journée, la SOFEC (Société Française de l’Épaule et du Coude) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies de l'épaule et du coude et leurs traitements chirurgicaux.
08:05 - 08:12 #52111 - Ténotomie percutanée de la longue portion du biceps.
Ténotomie percutanée de la longue portion du biceps.

La ténotomie du long chef du biceps est indiquée chez les patients présentant une ténosynovite isolée du biceps ou une rupture massive de coiffe des rotateurs avec biceps persistant symptomatique. L’utilisation d’un nanoscope autorise une réalisation agile en « hyperambulatoire », en consultation permettant un allègement organisationnel par rapport à l’arthroscopie conventionnelle au bloc et donc une prise en charge moins anxiogène à bénéfice clinique au moins similaire. L’objectif était de comparer les résultats de la ToLB réalisée en consultation versus au bloc opératoire. L’hypothèse principale postulait un bénéfice clinique au moins similaire.

Il s’agit d’un essai prospectif, monocentrique, à groupes parallèles, incluant 38 adultes candidats à une ToLB isolée. Le diagnostic était fait en consultation à l’aide d’un examen clinique ainsi que d'une IRM. Les principales exclusions comprenaient l’infection active, la capsulite rétractile sévère, la prise d’un anticoagulant et une anxiété jugée incompatible avec une procédure vigile. Après consentement, la randomisation 1:1 allouait les patients au Groupe In Office ou au Groupe Bloc opératoire. Les groupes présentaient des caractéristiques générales comparables. Les évaluations étaient conduites en préopératoire, à six semaines et à un an. Les critères principaux incluaient l’EVA, le score de Constant et la SSV. La tolérance peropératoire, les échecs et leurs causes étaient systématiquement recueillis. Les analyses suivaient le principe de l’intention de traiter, les données étant exprimées en moyenne ± écart type et comparées avec un seuil de significativité à p < 0,05.

38 patients ont été randomisés, 19 par groupe. Les profils cliniques et démographiques étaient comparables entre groupes, sans différence préopératoire significative pour la douleur, le Constant et le SSV. Aucune complication infectieuse ou lésion iatrogène n’a été rapportée. À 6 semaines, le Groupe In Office présentait une douleur moyenne inférieure et des scores fonctionnels supérieurs. À un an, les écarts ne franchissaient plus les seuils de significativité pour la douleur, le Constant et la SSV.

La ToLB réalisée en consultation sous nanoscope procure un bénéfice clinique précoce significatif à six semaines par rapport à l’arthroscopie conventionnelle réalisée au bloc, tandis que les résultats convergent à un an. L’approche In Office allège le parcours de soins, diminue l’empreinte anesthésique et potentiellement les coûts directs et indirects, au prix d’un risque accru d’interruption peropératoire. Les limites incluent la taille d’échantillon modeste, le caractère monocentrique et la puissance limitée pour des analyses de sous groupes.

La ToLB en consultation offre un bénéfice clinique précoce supérieur à six semaines par rapport au bloc, sans différence significative à un an. Ces données soutiennent l’intégration de la ToLB In Office dans des parcours d’épaule hyperambulatoire, sous réserve d’une optimisation anesthésique.
Renaud BRICARD (Nice) , Marc-Olivier GAUCI
08:12 - 08:19 #52438 - Résultats cliniques de l’ostéotomie correctrice scapulaire dans l’instabilité postérieure statique et dynamique de l’épaule (SCOPE).
Résultats cliniques de l’ostéotomie correctrice scapulaire dans l’instabilité postérieure statique et dynamique de l’épaule (SCOPE).

L’instabilité postérieure chronique de l’épaule, qu’elle soit statique ou dynamique, est fréquemment associée à des anomalies anatomiques scapulaires complexes intéressant à la fois la glène et l’acromion. Les procédures conventionnelles sur les tissus mous ou les gestes osseux isolés ne permettent souvent pas de restaurer une stabilité durable. La Scapular Corrective Osteotomy for Posterior Escape (SCOPE) a été proposée afin de corriger ces déformations combinées. L’objectif de cette étude était de rapporter les résultats cliniques préliminaires ainsi que les complications des procédures SCOPE.

Une série prospective observationnelle de 46 épaules traitées par SCOPE a été analysée. Les procédures comprenaient une ostéotomie glénoïdienne isolée (n = 4), une ostéotomie acromiale isolée / procédure de Scapinelli (n = 20), et une correction combinée glénoïdienne et acromiale (n = 22). Les patients présentaient une instabilité postérieure statique, dynamique ou mixte. Les critères d’évaluation clinique comprenaient le Subjective Shoulder Value (SSV), la récidive d’instabilité, la subluxation postérieure radiographique et la progression de l’omarthrose. Le suivi moyen était d’au moins 12 mois.

Dans le groupe ostéotomie acromiale, la hauteur acromiale postérieure a diminué de 26 ± 7 mm à 17 ± 2 mm, la couverture acromiale postérieure a augmenté de 54 ± 8 % à 64 ± 2 %, et l’inclinaison acromiale sagittale s’est améliorée de 70 ± 8° à 57 ± 5°. Le SSV moyen s’est significativement amélioré, passant de 47 ± 18 à 81 ± 17, avec un cas d’instabilité résiduelle et sans progression de l’omarthrose observée. Les procédures combinées ont montré une correction significative de la version glénoïdienne et des paramètres acromiaux, avec une amélioration du SSV de 35 ± 16 à 78 ± 15. Dans ce groupe, une progression de l’omarthrose est survenue chez 3 patients et une instabilité résiduelle chez 2 patients. Le taux global de complications était de 35 %, principalement associé aux glènes complexes de type C ; en excluant ces cas, le taux de complications diminuait à 19 %.

Les procédures SCOPE peuvent restaurer la stabilité postérieure de l’épaule et améliorer de façon substantielle les résultats cliniques chez des patients soigneusement sélectionnés présentant une instabilité postérieure liée à des anomalies anatomiques scapulaires. Il s’agit toutefois d’interventions techniquement exigeantes, avec un taux de complications non négligeable, en particulier en présence de glènes de type C.

Une meilleure définition des indications ainsi qu’un recul plus long sont nécessaires.
Matthias ZUMSTEIN , Jean-David WERTHEL (Boulogne-Billancourt) , Gabriele CIRIGLIANO , Justine FLEURETTE , Christian GERBER
08:19 - 08:26 #52713 - Comparaison à long terme des Bankart arthroscopiques et des butées postérieures dans le traitement de l'instabilité postérieure de l'épaule.
Comparaison à long terme des Bankart arthroscopiques et des butées postérieures dans le traitement de l'instabilité postérieure de l'épaule.

La réparation arthroscopique de Bankart postérieur (APB) et la butée iliaque postérieure (PBB) sont des procédures efficaces à court et moyen terme, bien que les taux de récidive et de reprise chirurgicale ne soient pas négligeables. Cependant, peu d’études, et surtout peu d’études comparatives, portent sur les résultats à long terme de ces techniques. Objectif/hypothèse : Comparer les résultats à long terme des procédures APB et PBB. L’hypothèse était qu’au suivi à long terme, l’APB présenterait le même taux de récidive que le PBB mais des taux de complications et de reprises chirurgiques inférieurs, les deux techniques offrant de bons ou excellents résultats fonctionnels, une forte satisfaction et des taux élevés de retour au sport (RTS).

De janvier 2007 à décembre 2024, 86 patients ont été opérés pour une instabilité postérieure de l’épaule. Les critères d’exclusion comprenaient un épisode isolé d’instabilité postérieure (types Moroder A1 et A2), instabilité non traumatique, instabilité statique (types Moroder C1s et C2), instabilité fonctionnelle ou volontaire et reproductible (type Moroder B1), instabilité multidirectionnelle, épaule postérieure instable douloureuse, lésion de Bankart postérieure avec kystes paraglénoïdes, et suivi < 2 ans. Parmi 52 patients éligibles, 46 étaient disponibles pour le suivi : 28 ont subi une APB et 18 un PBB.

À un suivi moyen de 8 ans, APB et PBB n’ont pas présenté de différence de taux de récidive (3,6 % et 5,9 % ; P > .999). Cependant, l’APB avait des taux de reprise (3,6 % vs 33,3 % ; P < .01) et de complications (3,6 % vs 50 % ; P < .001) significativement plus faibles que le PBB. Les deux groupes ont obtenu de bons ou excellents résultats cliniques et fonctionnels, ainsi qu’une forte satisfaction et des taux élevés de RTS. Les scores n’étaient pas significativement différents, sauf pour le Western Ontario Shoulder Instability Index, en faveur du PBB (122,1 vs 282,4 pour l’APB ; P = .026). Le retour au travail était plus long après APB : 70,4 % ont mis > 2 mois, contre 41,7 % du groupe PBB revenant en ≤ 6 semaines (P = .009).

Les complications les plus fréquentes après PBB étaient la douleur postopératoire liée à l’ostéolyse du greffon, conduisant souvent au retrait de matériel. Limites : étude rétrospective monocentrique, petit échantillon, différence de durée de suivi entre groupes, données radiologiques incomplètes et possible biais de sélection (technique plus invasive employée pour cas plus sévères). Forces : critères d’inclusion stricts, groupes comparables et faible perte au suivi (9,6 %).

À un suivi moyen de 5 ans pour l’APB et 12 ans pour le PBB, le groupe APB présentait un taux de récidive similaire mais moins de complications et de reprises que le groupe PBB. Les deux techniques ont donné de bons à excellents résultats cliniques et fonctionnels, ainsi qu’une forte satisfaction et des taux élevés de retour au sport.
Johannes BARTH (Grenoble) , Angelo MOSCA
08:26 - 08:33 #52715 - Prédiction par deep learning de la cicatrisation du tendon après réparation arthroscopique de la coiffe des rotateurs.
Prédiction par deep learning de la cicatrisation du tendon après réparation arthroscopique de la coiffe des rotateurs.

Objectif : L’objectif de cette étude était d’évaluer la faisabilité d’un modèle d’apprentissage profond (classification) pour prédire les reprises (re-ruptures) après réparation arthroscopique de la coiffe des rotateurs (ARCR) à partir d’images arthroscopiques peropératoires.

Étude rétrospective incluant les patients opérés par technique de double-rang en suture bridge entre janvier 2016 et juin 2024. Des images arthroscopiques peropératoires du tendon réparé ont été recueillies après la fin de la réparation. Les patients ont été inclus si l’intégrité postopératoire du tendon avait été évaluée par échographie à au moins 6 mois de suivi et classée selon la classification de Sugaya. Le jeu de données a été réparti de façon aléatoire en ensembles d’entraînement, de validation et de test (7 : 1,5 : 1,5). Un transfert d’apprentissage a été réalisé sur l’architecture ConvNeXt‑Tiny pré-entraînée, intégrant un Convolutional Block Attention Module (CBAM). Les performances du modèle ont été évaluées par AUC‑ROC, sensibilité, spécificité et F1‑score. Eigen‑CAM a été utilisé pour visualiser les régions spatiales sur lesquelles le modèle se focalise.

1 047 images ont été collectées pour 642 patients du groupe « cicatrisation » et 151 images pour 85 patients du groupe « re-rupture » (suivi moyen 6 mois). Sur l’ensemble test, le modèle a obtenu une sensibilité de 100 %, une spécificité de 83,3 % et une exactitude globale de 97,6 %. L’évaluation par ensemble a donné une AUC‑ROC de 0,95 et un F1‑score de 0,96. Les visualisations Eigen‑CAM montrent que le modèle ConvNeXt‑CBAM se focalise principalement sur les bords du tendon réparé et les zones d’empreinte (footprint).

Ce modèle d’IA basé sur l’image pourrait aider le chirurgien à évaluer le risque de reprise après ARCR.

Le modèle d’apprentissage profond ConvNeXt‑CBAM prédit avec précision la cicatrisation ou la reprise du tendon après ARCR en s’appuyant uniquement sur des images arthroscopiques peropératoires, sans recourir aux facteurs patients ni aux données radiologiques.
Johannes BARTH (Grenoble) , Kuan Ting WU
08:33 - 08:40 #51627 - Arthroscopic Distal Clavicle Bone Bock Autograft for Anterior Shoulder Instability: A Prospective Clinical and CT-Based Follow-Up at 2 years Postoperatively.
Arthroscopic Distal Clavicle Bone Bock Autograft for Anterior Shoulder Instability: A Prospective Clinical and CT-Based Follow-Up at 2 years Postoperatively.

Bone block procedures are recommended for anterior shoulder instability in the presence of glenoid bone loss or in high-risk patients. Arthroscopic lateral clavicle autograft has recently been proposed as an alternative to coracoid-based techniques. The purpose of this study was to prospectively evaluate clinical and computed tomography (CT)–based outcomes of arthroscopic distal clavicle bone block autograft at 2-year follow-up.

This prospective single-center study included 14 patients treated with arthroscopic anterior glenoid reconstruction using an autologous distal clavicle graft, performed as a primary or revision procedure. All patients underwent concomitant Bankart repair, with Hill-Sachs remplissage added when indicated. Clinical evaluation included recurrence of instability, range of motion, Numeric Pain Rating Scale, Subjective Shoulder Value, Rowe score, and Walch-Duplay score. CT scans were obtained preoperatively and at 2 weeks, 3 months, and 6 months postoperatively to assess graft positioning, graft healing, glenoid width enlargement, and graft resorption using the best-fit circle method.

At 2-year follow-up, recurrent instability occurred in 3 patients, all following high-energy traumatic events. Graft healing was achieved in all cases at 3 months postoperatively. Glenoid width increased from 85.9% preoperatively to 122.2% at 2 weeks postoperatively and decreased to 98.4% at final follow-up, reflecting a mean graft resorption of 20.4%. Functional outcomes improved, with satisfactory pain relief and return to work and sports in most patients. Donor-site morbidity was minimal, and no major complications were observed.

In this series, arthroscopic anterior glenoid reconstruction using a distal clavicle autograft resulted in restoration of glenoid width and satisfactory clinical outcomes at short-term follow-up. Although partial graft resorption was observed on CT scans, graft healing was consistently achieved and did not appear to compromise shoulder stability. Compared with other bone graft options, this technique may offer the advantage of avoiding the donor-site morbidity associated with iliac crest harvesting while allowing a fully arthroscopic procedure. These findings are consistent with recent reports suggesting that distal clavicle autograft can be a viable option for glenoid bone reconstruction.

Arthroscopic distal clavicle bone block autograft combined with Bankart repair provides satisfactory short- and mid-term clinical and radiological outcomes and represents a reliable option for selected patients requiring anterior glenoid reconstruction.
Antoine BALTASSAT (Strasbourg) , Nicolas BONNEVIALLE
08:40 - 08:47 #52168 - Management strategies for restoration of external rotation in Type E symptomatic irreparable massive cuff tear.
Management strategies for restoration of external rotation in Type E symptomatic irreparable massive cuff tear.

Type E irreparable massive cuff tear (MICT) described by Walch and Collin associate supraspinatus, infraspinatus and teres minor cuff tear. In most of the cases patients are complaining about loss of mobility with classical pseudo paralytic shoulder, lost of elevation and external rotation. For those patients, surgical management is often requested, and still under debate. Suggested treatments for this specific disorder are still controversial and include rehabilitation of posterior deltoid, transfer of Latissimus dorsi, or even RSA combined or not with simultaneous tendon transfer.

We used a previously published finite element model of the shoulder joint to achieve a numerical comparison of post-operative kinematics between several surgical strategies. All forces in the supraspinatus, infraspinatus and teres minor were deactivated to represent E type MICT. 9 treatments strategies were tested through combinations of loss of ER compensation through posterior deltoid strengthening, LD transfer, and 2 types of RSA with or without lateralization. For each of the 60 simulated configurations, we measured 3 humeral angles : vertical elevation, horizontal elevation and axial rotation. We used the Distance Index to describe the difference between the pathological/post-treatment and healthy humeral kinematics. All forces reacting to the muscle pulling and gravity actions on the humerus were also measured, which included glenohumeral contact force and bone-to-muscle contact forces allowing the determination of the e-STAR (effective stability ratio) which was used to describe joint stability.

Compared to the healthy digital patient, the axial rotation averaged over all motions and muscle compensation strategies was 24.6±24.9° more internal without RSA, 14.0±31.8° for no lateralization RSA, and 10.6±32.8° for high lateralization RSA. When averaged over all motions and implant configurations, the axial rotation was 29.5±32.6° more internal than the healthy patient without any muscle compensation of MICT, 14.1±24.1° with posterior deltoid compensation, and 5.6±29.5° with transferred LD compensation. High lateralization with transferred LD compensation resulted in the best axial rotation recovery, exceeding healthy external rotation by an average of 4.4°. High lateralization however decreased the vertical elevation of the humerus by 14.4±14.6° overall.

RSA with lateralization resulted in the highest e-STAR. Loss of ER compensation through transferred LD activation improved stability, while activation of the posterior deltoid decreased stability compared to simulations without any compensation.

The current Finite element study demonstrates that several strategies can be proposed to treat Type E MICT. Compared to basic RSA, maximum lateralization in the RSA combined with LD transfer seems to better improve external rotation and stability, but exposing to stress fracture and poorer forward elevation.
Geoffroy NOURISSAT (Paris) , Victor HOUSSET , Leo FRADET , Roahn-Jean BIANCO , Jean-Marie DAUDET , Uma SRIKUMARAN
08:47 - 08:54 #51995 - Influence of Fixation Method on Early Bone Block Fusion in the Latarjet Procedure.
Influence of Fixation Method on Early Bone Block Fusion in the Latarjet Procedure.

The Latarjet procedure using a button fixation technique has been developed to mitigate long-term complications associated with screw fixation and to simplify arthroscopic Latarjet procedures. This study aimed to evaluate and compare early postoperative radiological outcomes of three fixation methods: arthroscopic single-button Latarjet (A1B), open two-screw Latarjet (O2S), and open two-button Latarjet (O2B).

This prospective study included all patients who underwent primary anterior shoulder stabilization at a single center between October 2020 and October 2024. Patients were categorized into three groups based on the fixation technique: A1B group (October 2020 to May 2023). O2S group (May 2023 to December 2023). O2B group (December 2023 to October 2024) Preoperative assessments included the Instability Severity Index Score (ISIS), Walch-Duplay score, and Rowe score. At three months postoperatively, all patients underwent CT scans and X-rays to assess graft fusion, graft volume, and graft positioning.

A total of 77 patients were included, with 67 eligible for analysis: 22 in the A1B group, 24 in the O2B group, and 21 in the O2S group. Preoperative characteristics were comparable across groups, with mean ages of 23, 24, and 24 years, and mean ISIS scores of 4.4, 4.8, and 5.2, respectively. At three months postoperatively: A1B group: No fusion in 13 patients (59%), partial fusion (mean 41%) in 9 patients. O2B group: No fusion in 8 patients (33%), partial fusion in 9 patients (mean 37%). O2S group: No fusion in 5 patients (24%), partial fusion in 3 patients (mean 7%) and complete fusion in 13 patients (63%). The differences in fusion rates were statistically significant (p = 0.0004). We note partial osteolysis in 3 patients (16%) in O2B group.

Several studies compare @ button fixation vs Screw fixation. Comparaison between arthroscopic button and open screw fixation are well known. There is no study comparing results with open button fixation. Results are similar for fusion and non union at short term follow up, but a 2 screws fixation are significatively better than a 2 buttons open fixation.

At three months postoperatively, bone block fusion was significantly better with double fixation compared to single-button fixation. Additionally, screw fixation resulted in superior fusion compared to button fixation. These findings suggest that fixation method may influence recovery timelines, particularly for competitive athletes aiming for early return to sport
Franck DORDAIN (Caen) , Louis RIFFAULT
08:54 - 09:01 #51637 - Chirurgie de reprise dans l’instabilité antérieure d’épaule : analyse multicentrique des facteurs d’échec et des résultats fonctionnels.
Chirurgie de reprise dans l’instabilité antérieure d’épaule : analyse multicentrique des facteurs d’échec et des résultats fonctionnels.

La prise en charge des récidives après stabilisation antérieure reste un défi majeur en chirurgie de l’épaule. Les stratégies de reprise sont hétérogènes et les facteurs prédictifs de succès insuffisamment définis. L’objectif était d’analyser les résultats cliniques des chirurgies de reprise et d’identifier les facteurs associés aux récidives secondaires.

Étude multicentrique incluant consécutivement les patients opérés pour instabilité antérieure récidivante après un premier geste stabilisateur (Bankart arthroscopique ou Latarjet). Les patients ont été stratifiés selon la technique de reprise (Latarjet, greffe osseuse type Eden-Hybinette, Bankart de reprise, autres). Les critères principaux étaient le taux de récidive et le retour au sport. Les critères secondaires incluaient le score de Rowe, le SSV, les amplitudes articulaires et les complications. Une analyse multivariée recherchait les facteurs prédictifs d’échec.

Quatre-vingt-seize patients (âge moyen 27 ± 6 ans ; 84 % hommes) ont été inclus avec un recul moyen de 38 mois. La technique de reprise était un Latarjet dans 58 %, une greffe osseuse dans 18 %, un Bankart dans 20 %, et autres dans 4 %. Le taux global de récidive était de 9 %. Le retour au sport a été observé chez 81 % des patients, dont 64 % au même niveau. Le score de Rowe moyen au dernier recul était de 85 ± 12. Les facteurs indépendamment associés à une nouvelle récidive étaient une perte osseuse glénoïdienne > 20 %, une pratique de sport de contact, et un âge < 20 ans. Les reprises osseuses présentaient un taux de récidive inférieur aux reprises capsulo-labrales isolées (4 % vs 15 %, p = 0,04).

La chirurgie de reprise permet un contrôle satisfaisant de l’instabilité avec un taux de récidive inférieur à 10 %. La stratégie osseuse semble supérieure chez les patients à risque. Une analyse préopératoire fine du capital osseux est déterminante dans l’algorithme décisionnel.
Cerise GOSSELIN (Toulouse) , Nicolas BONNEVIALLE , Yves BOUJU , Jean-David WERTHEL
Debussy
08:40

"Jeudi 12 novembre"

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J05-2
08:40 - 09:20

Journée SFHG
Communications orales Genou
SFHG

Modérateurs : Thomas NÉRI (PU-PH) (Lyon), Jean-Marie PHILIPPEAU (Chirurgien Orthopédique) (Nantes)
Durant cette journée, la SFHG (Société Française de Chirurgie de la Hanche et du Genou) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies de la hanche et du genou et leurs traitements chirurgicaux.
08:40 - 08:45 #51467 - Navigation de 186 révisions de genou: quels apports ?
Navigation de 186 révisions de genou: quels apports ?

Synthétiser l'expérience d'un centre sur l'apport de la chirurgie assistée par ordinateur avec un recul de 186 révisions de prothèses de genou effectuées entre 2012 et 2023. La comparer à la littérature contemporaine en analysant la place relative de la navigation avec et sans ROBOT

Entre 2012 et 2023, 186 révisions naviguées étaient effectuées, 63 % en un temps pour des infections péri-prothétiques, avec le système GPS (Exactech) selon une procédure imageless "coupes indépendantes". Ont été évaluées les HKA post opératoires radiographiques et navigués, les scores d'Oxford pré, post opératoires (en comparant l'évolution entre les révisions septiques et aseptiques), les amplitudes articulaires, le taux de succès infectieux, les durées opératoires, d'hospitalisation, les pertes sanguines et les complications propres de la navigation.

Sur 186 révisions, 117 étaient septiques (66 PTG primaires, 51 après révision). 69 étaient aseptiques (52 PTG, 17 PUC) . Les valeurs aberrantes d'alignement respectivement sur les télémétries post opératoires et par la navigation étaient 9,1 % et 2,3%. Les gains d'amplitude articulaire étaient constant (moyenne 0 - 115°), indépendamment du type de révisions (septique/ aseptique - primo /re-révision) . Les scores d'Oxford étaient constamment améliorés, comparables entre révisions aseptiques et septiques à six mois. Le temps opératoire moyen pour les procédures aseptiques était de 105 mn et 150 mn pour les révisions septiques, les pertes sanguines moyenne de 400cc, la durée d'hospitalisation moyenne de 4 jours (4-12) avec un retour à domicile dans 50 % des cas. Le taux de succès infectieux au recul minimum deux ans était de 92,3 %. Aucune complication spécifique de la navigation était rapportée.

La navigation a permis de diminuer la contrainte des implants utilisés, de maitriser les coupes osseuses, la gestion des axes, des espaces et de la balance ligamentaire. La diminution des valeurs aberrantes d'alignement concordent avec les données de la littérature. Les résultats fonctionnels sont satisfaisant, proches de ceux obtenus pour des prothèses type CCK primaires naviguées avec le même système. La gestion des infections péri-prothétiques en un temps est reproductible , garantissant à la fois un taux de succès infectieux satisfaisant et des résultats fonctionnels de qualité dans des délais courts. La littérature, en accord avec nos résultats, commence à fournir des données comparatives ancillaire conventionnel, navigation et ROBOT montrant une plus-value des procédures naviguées.

La navigation pour les révisions du genou est sure et reproductible. Elle fournit des informations et permet une adaptation en temps réel très utiles pour ces procédures complexes. Les résultats fonctionnels et infectieux sont satisfaisants , y compris pour les infections péri-prothétiques. Les impacts médico-économiques doivent être évalués en comparant les procédures standard et celles utilisant la navigation avec et sans ROBOT.
Gérard GIORDANO (Toulouse) , Kenza LIMAN , Yoann PORTET , Guillaume KRIN , Marine ARBOUCALOT
08:45 - 08:50 #52052 - Return to physical activity after revision total knee arthroplasty: Comparative insights with primary procedure.
Return to physical activity after revision total knee arthroplasty: Comparative insights with primary procedure.

While the return to physical activity (RTPA) after primary total knee arthroplasty (TKA) is well-documented, research on RTPA after revision TKA remains limited. This retrospective study aimed to evaluate the resumption of physical activity following revision TKA by comparing outcomes with a control group of primary TKA patients.

A total of 110 revision TKA patients were matched 1:1 with 521 primary TKA patients with a minimum of 2 years of follow-up. Data collected included whether or not they had returned to physical activities, as well as the type of activity and time after surgery, pre- and post-operative University of California and Los Angeles Activity Scale (UCLA) and Forgotten Joint Score (FJS)

Sixty-five and four tenths per cent of revision TKA patients returned to physical activities, with a mean delay of 8.9 months. The most common activities were walking (64.5%), biking (19.1%) and swimming (16.4%). Preoperative UCLA was the only significant predictor of RTPA. Comparatively, there were no significant differences in RTPA rates between primary TKA and revision TKA groups (72.7% vs. 65.4%, n.s), but primary TKA patients returned to activity sooner (6.3 vs. 8.9 months, p < 0.001).

This study shows that 65.4% of patients resumed physical activity after total knee arthroplasty, with most returning to their previous level. Return rates were similar between primary and revision surgery, but recovery was faster after primary procedures. Preoperative activity level was the main predictor. Limitations include small sample size and single-centre design.

This study showed that while RTPA is achievable after revision TKA in the same proportion as after primary TKA, it occurs later. These findings underline the importance of managing patient expectations regarding physical activity recovery following revision TKA.
Louis-Paul MAUGARD (Tours) , Constant FOISSEY , Cécile BATAILLER , Sebastien LUSTIG , Elvire SERVIEN
08:50 - 08:55 #52515 - Use of Multiple Femoral and Tibial Metaphyseal Cones in Revision Total Knee Arthroplasty with Severe Bone Loss: A Single-Center Series of 43 Cases.
Use of Multiple Femoral and Tibial Metaphyseal Cones in Revision Total Knee Arthroplasty with Severe Bone Loss: A Single-Center Series of 43 Cases.

Managing severe metaphyseal bone loss in revision TKA is challenging. Highly porous cones provide stable fixation and osteointegration, but in massive defects multiple (“stacked”) cones may be required. Evidence on this technique is limited. This study evaluates clinical and radiographic outcomes of stacked cones.

This is a retrospective single-center observational study including all patients who underwent revision TKA with implantation of double or multiple cones between January 2016 and November 2023. Demographic data, intraoperative findings, postoperative complications, and clinical and radiographic follow-up of at least 24 months were collected. Primary endpoints were: (1) reoperation, (2) revision for fixation failure, and (3) radiographic loosening. A total of 43 cases (22 men, 21 women) were analyzed. The mean age was 68.2 years (34–85 years), mean body mass index 30.2 kg/m² (20.7–43.6 kg/m²), and mean follow-up 60 months (range 33–131 months). Two cones were implanted in 69.7% of cases, while three or more cones were required for more extensive defects. Cones were implanted in the tibia, the femur, or both, depending on the bone loss pattern.

On the femur, 14 patients received double cones and 1 received triple cones; on the tibia, 15 patients received double cones and 1 received four cones. In both segments, 10 patients received double cones, 1 patient received triple femoral cones plus double tibial cones, and 1 patient received triple femoral cones plus triple tibial cones. At a mean follow-up of 37.6 months (range 11.1–76.1 months), postoperative complications requiring reoperation occurred in 8 patients (18%) for the following reasons: 5 infections, 1 femoral component loosening, 1 screw loosening and 1 morse taper junction fracture. No cone loosening was observed in any patient. At the most recent radiographic assessment, signs of radiolucency were observed in 3 cases (6%): 2 around the femoral component and 1 around the tibial component. Knee Society Score (KSS) functional scores improved, with a mean postoperative KSS of 39.1 compared to 49 preoperatively.

As revision TKA procedures become increasingly common, evaluating the outcomes of stacked metaphyseal cones is essential. Midterm evidence suggests that stacked cones provide reliable metaphyseal fixation, while overall implant survivorship remains modest, mainly due to case complexity rather than cone failure. Most re-revisions were unrelated to cone loosening, supporting the effectiveness of this technique. Despite limited literature and lack of standardized strategies for different AORI patterns, stacked cones represent a valuable option in complex revision scenarios.

Double cones, whether used in the tibia, the femur, or both, represent an effective solution for managing severe bone loss in revision TKA. Preliminary results show implant stability, a low rate of radiographic loosening, and a low reoperation rate.
Alessandro SINGLITICO , Chirico MATTIA , Tommaso RICCHI , Paolo SALARI , Andrea BALDINI (Milan, Italie)
08:55 - 09:00 #52219 - Intérêt de l'utilisation d'une assistance robotisée type Mako pour la pose de PTG par alignement cinématique inversé - A propos d'une série de 500 cas à 3 ans de recul.
Intérêt de l'utilisation d'une assistance robotisée type Mako pour la pose de PTG par alignement cinématique inversé - A propos d'une série de 500 cas à 3 ans de recul.

Les techniques d'assitance robotisée sont en plein essor pour la pose de PTG. Les défenseurs de cette technique rapportent un intérêt notamment dans la prévention des instabilités et des descellements. L'objectif de notre étude est d'évaluer le taux de survie de PTG robot assistées ainsi que les résultats radio cliniques à moyen terme. L'hypothèse est que l'alignement cinématique inversé, facilité par l'assistance robotisée, permettrait de meilleurs résultats en terme de positionnement prothétique, de restauration de l'alignement des membres inférieurs et de réduction des complications, avec une meilleure survie des prothèses à long terme.

Notre travail rapporte les résultats d'une étude monocentrique, rétrospective incluant l'ensemble des patients ayant bénéficié de la pose d'une PTG de première intention avec le système MAKO entre novembre 2020 et mars 2023 selon la technique d'alignement cinématique inversé. au dernier recul, nous avons évalué la survie de l'implant, le taux de complications, les infections et les luxations. D'autres paramètres tels que le flessum, la flexion maximale et l'axe résiduel ont également été relevés.

538 patients ont été recensés sur la période d'inclusion. 37 complications toutes causes ont été relevées. Au dernier recul, le flessum moyen était de 0.16 ± 1.07 degrés. La flexion maximale était de 124.81 ± 16.44 degrés. L'angle HKA moyen était de 175.81 ± 23.07 degrés. Concernant les complications, nous avons retrouvé 2 luxations patellaires traumatiques ; aucune luxation fémoro tibiale ; aucun descellement aseptique. Le taux de mobilisations précoces (dans les 3 premiers mois) était de 0.45 %. La survie de l'implant au dernier recul en prenant pour définition de l'échec un descellement aseptique, était de 100 %.

Les résultats de notre étude soulignent l'intérêt de l'assistance robotisée pour la mise en place des PTG ; les taux de complications extrêmement faibles confirment cette analyse. La technique de l'alignement cinématique inversé, réalisée grâce à l'assistance du robot, nous a permis d'obtenir de très bons résultats au niveau fémoro patellaire sans pour autant compromettre la fixation des implants à moyen terme. Cette approche cinématique ayant pour objectif de conserver le morphotype tibial proximal et la restauration de l'orientation physiologique de l'interligne a aussi permis de retrouver des amplitudes articulaires très favorables avec une flexion maximale moyenne de 124 degrés et une restauration de l'extension complète dans la majorité des cas.

Cette étude met en avant les avantages de la chirurgie robot assistée couplée à l'alignement cinématique inversé dans les arthroplasties totales du genou, en offrant des résultats cliniques prometteurs à moyen terme. Cependant, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour évaluer la durabilité à long terme des implants et identifier les facteurs associés aux complications.
Remi PHILIPPOT , Heloise LENORMAND (Saint Étienne) , Manon CLAVIER
09:05 - 09:10 #51779 - Étude comparative monocentrique d’une série continue de 1027 PTG : place de l’assistance robotique dans l’abord subvastus.
Étude comparative monocentrique d’une série continue de 1027 PTG : place de l’assistance robotique dans l’abord subvastus.

L’abord subvastus en prothèse totale de genou (PTG) présente plusieurs avantages : préservation de l’appareil extenseur, diminution des douleurs postopératoires, récupération fonctionnelle facilitée. Néanmoins, l’exposition limitée peut rendre le positionnement des implants challengeant, en particulier chez des patients à l’anatomie complexe. L’assistance robotique basée sur l’imagerie permet d’améliorer la précision de l’implantation, mais les données comparant les résultats précoces entre PTG assistée par robot par abord subvastus et PTG conventionnelle par le même abord restent limitées L’objectif de cette étude était d’évaluer, dans une large série de plus de 1000 PTG, la fiabilité et la sécurité de la PTG robot-assistée réalisée par abord subvastus, en comparaison à la technique conventionnelle.

Tous les patients opérés d’une PTG primaire avec le même implant et la même voie d'abord subvastus, entre le 1er janvier 2018 et le 1er janvier 2025, ont été inclus. Deux groupes ont été constitués : chirurgie assistée par robot (PTG-RA) et chirurgie conventionnelle (PTG-C). Les PTG-RA ont été appariées aux PTG-C Notre critère de jugement principal était la perte sanguine postopératoire estimées selon la méthode de Nadler et Gross. La durée opératoire, les complications et les réinterventions à 90 jours ont également été comparés entre les 2 groupes.

1027 PTG étaient concernées dans cette série. Après appariement par score de propension selon un ratio variable de 1 à 3, 548 PTG-RA et 186 PTG-C ont été incluses dans l’analyse finale. En régression linéaire multivariée réalisée sur la cohorte appariée et ajustée sur l’âge, l’IMC, le score ASA et le sexe, l’assistance robotique était indépendamment associée à une diminution significative de la perte sanguine postopératoire (β = −212 mL ; IC95 % [−273 ; −151] ; p < 0,001) Le taux de transfusion était significativement plus faible dans le groupe PTG-RA (2,5 %) que dans le groupe PTG-C (7,9 %). Cette association persistait après ajustement multivarié (OR ajusté 0,30 ; IC95 % [0,14 ; 0,64] ; p = 0,0017)| Les réinterventions à 90 jours étaient moins fréquentes dans le groupe PTG-RA, l’assistance robotique restant indépendamment associée à une réduction du risque de réintervention précoce. La complication la plus fréquente dans les deux groupes était la raideur. Aucune complication directement liée à l’utilisation du système robotique n’a été rapportée.

Dans cette série, l’utilisation de l’assistance robotique par abord subvastus apparaît sûre à court terme, sans complication spécifique liée au robot. Elle est associée à une diminution significative de la perte sanguine postopératoire, à un moindre recours à la transfusion et à moins de réinterventions précoces par rapport à la technique conventionnelle. Ces résultats soutiennent la sécurité et la fiabilité de la PTG robot-assistée par abord subvastus, même si des études complémentaires restent nécessaires pour évaluer les résultats fonctionnels et à long terme
Estelle FONTAINE (Lyon) , Elvire SERVIEN , Cecile BATAILLER , Sebastien LUSTIG
09:10 - 09:15 #52034 - Influence de la voie d’abord chirurgicale et du design de l’implant sur la course rotulienne en PTG assistée par robot.
Influence de la voie d’abord chirurgicale et du design de l’implant sur la course rotulienne en PTG assistée par robot.

Les complications fémoropatellaires demeurent une cause fréquente d’insatisfaction après arthroplastie totale du genou (PTG). La PTG assistée par robot améliore la précision et la reproductibilité du positionnement des implants ; néanmoins, l’influence respective de la voie d’abord chirurgicale et du design de l’implant sur la course rotulienne postopératoire reste mal définie. L’objectif de cette étude était d’évaluer les effets de la voie d’abord et du type d’implant sur le suivi radiologique de la course rotulienne après PTG assistée par robot, à l’aide d’une analyse factorielle à deux facteurs.

Une étude rétrospective comparative a inclus 320 PTG primaires sans resurfaçage patellaire, réalisées à l’aide du système robotique MAKO entre 2021 et 2024. Les patients ont été répartis en quatre sous-groupes selon la voie d’abord (sub-vastus interne [SV] ou transquadricipital interne [TQ]) et le design de l’implant (stabilisation condylienne [CS] ou plot came [PS]) : SV-CS (n = 134), SV-PS (n = 63), TQ-CS (n = 75) et TQ-PS (n = 48). Le tilt rotulien, la translation patellaire, l’épaisseur patellaire et l’index de Blackburne–Peel ont été mesurés sur des radiographies postopératoires standardisées (incidences axiale et de profil) à 2 mois et à 1 an post opératoire. Une ANOVA à deux facteurs a évalué les effets principaux de la voie d’abord et du design de l’implant, ainsi que leur interaction.

Les caractéristiques démographiques initiales et les paramètres d’alignement robotique étaient comparables entre les groupes. Dans l’analyse factorielle, ni la voie d’abord ni le design de l’implant ne présentaient d’effet indépendant significatif sur le tilt rotulien à 2 mois (p = 0,967) ni à 1 an (p = 0,870). De même, aucune différence significative n’était observée pour la translation patellaire, l’épaisseur patellaire ou l’index de Blackburne–Peel entre les groupes. Les comparaisons binaires montraient des différences statistiquement significatives pour le tilt entre les voies d’abord (p < 0,001) et entre les types d’implant (p = 0,001–0,005) ; cependant, les différences absolues n’excédaient pas 1,3°.

Lorsque le positionnement des implants est standardisé par l’assistance robotique, ni la voie d’abord chirurgicale ni le design de l’implant ne semblent influencer indépendamment la course rotulienne postopératoire. Bien que des différences statistiques aient été observées dans les comparaisons isolées, leur valeur était minime et cliniquement négligeable. Ces résultats suggèrent que la PTG assistée par robot pourrait contribuer à une homogénéisation de l’alignement fémoropatellaire, indépendamment de la voie d’abord et du design de l’implant utilisés.
Mehdi DRISSI KAITOUNI , Clément FAVROUL (Lyon) , Elvire SERVIEN , Cecile BATAILLER , Sébastien LUSTIG
09:15 - 09:20 #51964 - Prothèse du genou avec ou sans conservation du ligament croisé postérieur en implantation personnalisée : résultats préliminaires d’une étude prospective randomisée.
Prothèse du genou avec ou sans conservation du ligament croisé postérieur en implantation personnalisée : résultats préliminaires d’une étude prospective randomisée.

L’implantation personnalisée des prothèses totales de genoux (PTG) assistées par ordinateur, vise à restaurer un axe pré arthrosique en respectant l’enveloppe ligamentaire du genou. Les PTG peuvent conserver ou non le ligament croisé postérieur. En implantation mécanique, les résultats de ces deux types de PTG sont comparables. Toutefois elles n’ont jamais été comparées dans une étude prospective randomisée en implantation personnalisée.

Il s’agit d’une étude prospective randomisée réalisée entre mars et octobre 2024, comparant 70 patients opérés d’une PTG à conservation du ligament croisé postérieur (CR) à 70 patients opérés d’une PTG postéro-stabilisée (PS) en implantation personnalisée naviguée. Les groupes étaient initialement comparables sur le plan clinique, radiologique et démographique excepté pour le sexe avec significativement plus de femmes incluses dans le groupe CR (78 % vs 60% dans le groupe PS p=0,028). Le critère de jugement principal est le Forgotten Joint Score (FJS) à 2 ans, les critères secondaires sont les coupes osseuses et l’implantation, les PROMS (FJS, KOOS et SKV), les résultats cliniques et radiologiques ainsi que les évènements indésirables à 3 mois, 1 an et 2 ans. L’hypothèse est qu’il n’y a pas de différence significative dans les résultats fonctionnels entre les groupes de prothèses CR et PS en implantation personnalisée. Nous présentons les résultats préliminaires à 1 an de recul.

A 3 mois, 5 patients étaient perdus de vue. Le groupe CR présentait un score FJS significativement supérieur au groupe PS (56 vs 47 p=0,043), les score KOOS, et Self Knee Value ne montraient pas de différence significative. La flexion moyenne dans chaque groupe était de 120 ° (p=0,475). 20% des patients du groupe CR percevaient des bruits articulaires contre 31% des patients du groupe PS (p=0,185). A 1 an, 11 patients étaient perdus de vue. Le groupe CR présentait un score FJS supérieur au groupe PS (71 vs 66 p=0,637). La flexion moyenne était de 125° dans chaque groupe p=0,726) (min 50° ; max 140°). Le groupe CR percevait significativement moins de bruits articulaires que le groupe PS (6 vs 20 %, p = 0,02).

Dans la littérature, en alignement mécanique les PTG PS semblent associés à une meilleure amplitude articulaire mais aussi à une survie inférieure aux PTG CR, tandis que les scores fonctionnels sont comparables. En alignement personnalisé à 3 et 12 mois, le résultat fonctionnel des PTG CR est supérieur aux PTG PS. A 1 an les patients avec une PTG CR perçoivent moins de bruit articulaire et leurs amplitudes sont comparables aux prothèses PS.

Les résultats préliminaires de cette étude prospective randomisée apportent des arguments en faveur de la conservation du ligament croisé postérieur dans une approche personnalisée de l’arthroplastie totale de genou.
Paul RUTERANA , Simon MARMOR (Paris) , Guillaume AUBERGER , Thomas AUBERT , Alois BOUY , Aurélien HALLE , Younes KERROUMI , Antoine MOUTON
Louis Lumiere
08:45

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J08
08:45 - 10:00

Journée SFT
Table ronde Géronto-traumatologie
SFT

Durant cette journée, la SFT (Société Française de Traumatologie) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions en traumatologie.
08:45 - 09:05 La fracture du fémur distal chez le sujet âgé : Trucs et astuces. Guillaume DAVID (Assistant Hospitalier Universitaire) (Conférencier, Angers)
09:05 - 09:25 Augmentation de l’ostéosynthèse : principes, applications et résultats. Marie LE BARON (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Marseille)
09:25 - 10:00 Discussion de cas cliniques.
Salon Ambassadeurs 2/3

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KEY06
08:45 - 09:15

Conférence invité / Keynote lecture
Traumatologie de la main : comment rater à coup sûr la prise en charge

Modérateur : Pierre MANSAT (Chef du Département d'Orthopédie-Traumatologie) (Toulouse)
Point d’expertise sur la traumatologie de la main
08:45 - 09:15 Traumatologie de la main : comment rater à coup sûr la prise en charge. Laurent OBERT (PUPH - Chirurgien orthopédiste) (Conférencier, Besançon)
Rédaction 1

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J07-1
08:45 - 09:45

Journée AFCP/FFAS
Communications particulières
AFCP/FFAS

Modérateurs : Julie MATHIEU (Chef de clinique) (Montpellier), Nazim MEHDI (Chirurgien Orthopédiste) (Toulouse)
Durant cette journée, l’AFCP (Association Française de Chirurgie du Pied) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies du pied et de la cheville et leurs traitements chirurgicaux.
08:45 - 08:55 #52079 - Le score Ankle-GO™ est valide pour prédire le retour au sport après stabilisation chirurgicale des lésions ligamentaires instables de la syndesmose.
Le score Ankle-GO™ est valide pour prédire le retour au sport après stabilisation chirurgicale des lésions ligamentaires instables de la syndesmose.

Les critères objectifs de retour au sport (RTS) après stabilisation de la syndesmose ne sont pas clairement établis.Cette étude visait à analyser la validité du score Ankle-GO™ comme outil d’évaluation des résultats chez des patients traités par stabilisation dynamique pour des lésions ligamentaires aiguës instables de la syndesmose.

Il s’agit d’une étude de cohorte prospective incluant 50 patients présentant des lésions ligamentaires aiguës instables de la syndesmose de la cheville et ayant bénéficié d’une stabilisation dynamique entre novembre 2024 et mai 2025. Les taux de RTS, tous niveaux et au niveau pré-lésionnel, ont été analysés à partir des scores Ankle-GO™ évalués à 3 et à 6 mois par deux kinésithérapeutes. La capacité discriminante et prédictive du score pour le RTS a été évaluée aux deux temps d’évaluation. La sensibilité au changement a été analysée en comparant les scores à 3 et à 6 mois à l’aide du test des rang signés de Wilcoxon. La validité discriminante a été évaluée en comparant les scores à 6 mois selon le statut de retour au sport. La capacité prédictive à 3 mois pour le RTS à 6 mois a été analysée à l’aide de l’aire sous la courbe ROC (AUC) et d’une régression logistique (rapports de cotes [OR], intervalles de confiance à 95 % [IC]).Les seuils optimaux ainsi que les performances prédictives (sensibilité [Se], spécificité, valeur prédictive positive [VPP] et valeur prédictive négative ont également été déterminés).

Le RTS, tous niveaux, a été atteint chez 46 % des patients à 3 mois et chez 80 % à 6 mois. Le retour au sport au niveau pré-lésionnel a été observé chez 16 % des patients à 3 mois et chez 58 % à 6 mois. Le score Ankle-GO™ s’est significativement amélioré entre 3 et 6 mois (13,4 ± 4,9 vs 18,9 ± 4,3; p<0,0001). Pour le RTS, tous niveaux confondus, les valeurs de l’AUC étaient de 0,92 (IC 95 %:0,85–1,00) à 3 et à 6 mois, indiquant une excellente capacité discriminante. Un score >12 points prédisait le retour au sport (VPP=100%, Se=75%, OR=42,78; IC 95%:2,33–785,93; p<0,01), tandis qu’un score >14 points prédisait le retour au niveau pré-lésionnel (VPP=81%, Se=69%, OR=9,44; IC 95 %:2,66–40,7; p< 0,01).

Les résultats montrent que le score Ankle-GO™ constitue un instrument valide pour cet objectif. Le score a montré d’excellentes performances discriminantes pour distinguer les patients ayant repris le sport de ceux n’ayant pas repris. Il semblait également plus performant pour prédire et identifier le RTS à n’importe quel niveau que le retour au niveau pré-lésionnel, comme l’indique la présence de valeurs plus élevées de VPP et de la sensibilité.

Le score Ankle-GO™ est le premier score objectif permettant de prédire le statut de RTS à 6 mois après stabilisation de la syndesmose. D’autres études sont nécessaires pour confirmer ces résultats prometteurs et la capacité de cet outil à identifier les patients susceptibles de présenter une récidive.
Alexandre HARDY (Paris) , Ronny LOPES , Andrei CORBU , Eugénie VALENTIN , François FOURCHET , Gauthier RAULINE , Mette Renate ANDERSEN , Brice PICOT
08:55 - 09:05 #52007 - Return to play at preinjury level after surgical treatment of acute Achilles tendon rupture.
Return to play at preinjury level after surgical treatment of acute Achilles tendon rupture.

Background: Achilles tendon ruptures are among the most common sports injuries and greatly compromise the resumption of sporting activity. In the sporting population, surgical treatment is often chosen. Our purpose was to assess RTS rate for the preinjury main sporting activity and relative performance level after surgical management of acute Achilles tendon ruptures. Our hypothesis was that the RTS rate to preinjury activity or at a preinjury level was significantly lower than that generally reported in the literature.

Method: In this retrospective analysis of a prospective cohort the RTS rate and the return to preinjury level (RTPIL) in patients treated surgically for acute Achilles tendon rupture between November 2020 and July 2023 with at least 2 years of follow-up were reported. The primary outcome was RTS rate at last follow-up. The secondary outcomes were Patient Reported Outcome Measures (PROMS) scores: the Achilles Tendon Rupture Score (ATRS), the Ankle Ligament Reconstruction – Return to Sport after Injury (ALR-RSI), and the Foot and Ankle Ability Measure (FAAM). They also completed the Tegner Activity Scale (TAS) and the University of California and Los Angeles (UCLA) activity level rating scale. Data were collected at six, twelve, forty-eight months post operative and every two years afterwards. Kaplan Meier analysis was done to measure time to RTS.

Results: In the final analysis, 71 patients were included. There were 81,7% (58) male, mean age was 40,6 years (SD 12,5 years) and 45,1% (32) declared practicing pivot contact sports. The RTS rate was 76.9%, while the RTPIL rate was 58%. The mean delay to RTS was 11,6 months (SD 7,6 months). The rate of RTPIL continued to increase between the first and second years after surgery and even beyond the second year. At the last follow-up, the mean ATRS was 89 [77.0-95.0], the ALR-RSI was 80 [62.5-95.0], the FAAM activity was 91.7 [85.7-97.6], the FAAM sport was 85.9 [68.8-96.9], the TAS was 7 [5-7] and the UCLA was 10 [9-10].

The literature reports highly variable “return to sport” (RTS) rates depending on the study, as the definition of return to play is not consistent. In this study, RTS and RTPIL is evaluated by a declarative form. Thus the subjectif level of the patient is evaluated. RTS definition should be standardized.

In conclusion, this study demonstrates a 76,9% RTS rate after surgical repair with at least two years of follow up.
Maxime GUEROT , Frederic KHIAMI , Eugénie VALENTIN , Olivier GRIMAUD , Mohamad MOUSSA , Antoine GEROMETTA , Alain MEYER , Nicolas LEFEVRE , Alexandre HARDY (Paris)
09:05 - 09:15 #52432 - Simplification de la désinsertion-réinsertion du tendon d’Achille : technique combinée endoscopique et percutanée.
Simplification de la désinsertion-réinsertion du tendon d’Achille : technique combinée endoscopique et percutanée.

La tendinopathie d’insertion du tendon d’Achille peut nécessiter un traitement chirurgical après échec du traitement conservateur. La désinsertion-réinsertion permet la résection du tendon dégénératif, la bursectomie, la résection de la tubérosité calcanéenne postéro-supérieure et la réinsertion solide du tendon. Afin de limiter les complications des techniques ouvertes, Lopes et al. ont décrit une technique endoscopique (« snake technique »). Toutefois, la désinsertion tendineuse et la calcanéoplastie restent techniquement exigeantes par voie endoscopique pure. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats d’une modification technique associant un temps percutané facilitant ces étapes.

Étude rétrospective monocentrique incluant 23 patients opérés pour tendinopathie d’insertion d’Achille réfractaire au traitement médical depuis plus de 6 mois. Tous ont bénéficié d’une désinsertion-réinsertion par technique combinée endoscopique et percutanée. Le protocole post- opératoire était standardisé. Les résultats cliniques et radiographiques ont été évalués au plus long recul.

L’âge moyen était de 46 ans (27–78) avec un recul moyen de 27 mois (25–42). Le temps opératoire moyen était de 46 minutes (40–52). Le score EVA douleur moyen était de 1,5 (0–6) et la satisfaction moyenne de 8,7/10 (5–10). Les scores fonctionnels moyens étaient : FAAM activités quotidiennes 85,7 ± 5,5 ; VISA-A 69,2 (44–100) ; EFAS 32 (29,5–33,5). La correction moyenne de l’angle de Chauveaux-Liet était de 5,3° ± 8,2°. Une paresthésie transitoire du territoire du nerf sural a été observée chez un patient avec récupération spontanée en 6 mois. Le taux de reprise du sport était de 67 %.

La technique combinée endoscopique et percutanée semble permettre d’obtenir des résultats cliniques et radiographiques satisfaisants dans le traitement des tendinopathies d’insertion d’Achille, tout en simplifiant certaines étapes techniques et en réduisant le temps opératoire.
Pierre KLEIN (Strasbourg) , Sixtine REGNARD , Thomas BAUER
09:15 - 09:25 #51759 - Facteurs prédictifs préopératoires avant prothèse totale de cheville : résultats à long terme d’une série de 144 patients à un délai moyen de 12,1 années.
Facteurs prédictifs préopératoires avant prothèse totale de cheville : résultats à long terme d’une série de 144 patients à un délai moyen de 12,1 années.

Les prothèses totales de cheville (PTC) ont vu leur efficacité à long terme confirmée par des preuves scientifiques de plus en plus récentes et robustes : taux de survie avoisinant les 95% à plus de dix ans et préservation arthrosique de l’articulation sous-talienne à long-terme. L’objectif de cette étude est de déterminer si des facteurs préopératoires sont prédictifs de résultats cliniques, radiographiques et du taux de reprise.

Cette série multiopérateur, monocentrique et rétrospective présente les données de 155 patients (164 chevilles) opérés de 2009 à 2013. La durée moyenne de suivi était de 12 ans (10–15 ans). La même prothèse était implantée pour tous les patients : PTC à patin fixe Salto Talaris – société Tornier. Cinq facteurs préopératoires ont été étudiés : l’indice de masse corporelle (IMC), l’âge, l’équin préopératoire, l’étiologie de l’arthrose tibio-talienne et le statut d’activité professionnelle. Ces facteurs ont été analysés afin de mettre en évidence une différence entre mobilités cliniques, score AOFAS, anomalies de la trame osseuse et taux de reprise au dernier recul.

Au dernier recul, la flexion dorsale moyenne est de 12°(+6°), la flexion plantaire de 23°(+4°) et le score AOFAS de 94 points(+56 points). Parmi les 5 facteurs préopératoires étudiés, aucun ne semble être associé à un taux accru d’anomalies de la trame osseuse ou de reprise. Les patients avec IMC<25 kg/m² présentent un score AOFAS moins bon (-4 points) que ceux avec IMC>25 kg/m². La présence d’un équin préopératoire est prédictive d’une moins bonne flexion dorsale (-3°), plantaire (-6°) et d’un moins bon score AOFAS (-7 points) par comparaison avec l’ensemble de l’échantillon. Une étiologie inflammatoire est associée à une meilleure flexion dorsale clinique (2°). Les patients retraités présentent une meilleure flexion dorsale (2°) que les patients actifs travailleurs de force et un meilleur score AOFAS (4 points) que les patients actifs sédentaires. Les comparaisons des différents sous-groupes d’âge n’identifient aucune différence.

Certain facteurs apparaissent ici associés à des différences de scores ou de mobilités. Bien que statistiquement significatives, ces différences sont faibles et il parait difficile d’en saisir la traduction clinique concrète. La notion de Minimal Clinically Important Difference (MCID) apparaît clairement sans que la littérature scientifique ne permette de répondre sur ce point. Toutefois, nous confirmons que l'IMC n’est pas un facteur de risque d’échec de PTC et que l’équin préopératoire est clairement associé à des chevilles plus raides au dernier recul.

Il s’agit de la première étude à notre connaissance explorant les facteurs préopératoires prédictifs de résultats à long-terme après PTC. Aucun facteur n’est associé à une augmentation du taux d’anomalies de la trame osseuse et de reprise. Hormis l’équin préopératoire, les facteurs de risques d’échec clinique à long terme devront être précisés au regard de calculs statistiques de MCID.
Maxime SADOUN (Garches) , Yves STIGLITZ , Fabrice GAUDOT , Thomas BAUER
09:25 - 09:35 #52261 - Traitement chirurgical versus non chirurgical de l'instabilité chronique de cheville : la reconstruction ligamentaire offre une meilleure stabilité malgré un retour au sport différé. Étude comparative appariée.
Traitement chirurgical versus non chirurgical de l'instabilité chronique de cheville : la reconstruction ligamentaire offre une meilleure stabilité malgré un retour au sport différé. Étude comparative appariée.

Comparer la stabilité et les résultats fonctionnels entre prise en charge chirurgicale et non chirurgicale chez des athlètes présentant une instabilité chronique de cheville (ICC) éligibles à la chirurgie mais ayant décliné l'intervention.

Étude comparative appariée incluant des athlètes symptomatiques depuis plus de 6 mois. Le groupe chirurgical a bénéficié d'une reconstruction anatomique des ligaments latéraux (ALAR). Le critère principal était le taux d'instabilité résiduelle évalué par le score CAIT (stable si supérieur ou égal à 24, instable si inférieur à 24). Les critères secondaires incluaient la récidive d'entorse, les dérobements subjectifs, les délais de RTS et les complications.

127 patients inclus (54 non chirurgicaux, 73 chirurgicaux), âge moyen 34,7 ans. Au recul moyen de 25 mois, une proportion significativement plus élevée de patients chirurgicaux présentait une cheville stable (CAIT supérieur ou égal à 24 : 67,1% vs 31,5%, p < 0,001). Le groupe non chirurgical présentait des taux plus élevés de récidive d'entorse (38,9% vs 13,7%, p = 0,002) et de dérobements (50,0% vs 28,8%, p = 0,003). Bien que le groupe non chirurgical ait repris le sport plus tôt (médiane 4,0 vs 6,0 mois, p = 0,04), les taux globaux de RTS (77,8% vs 60,3%) et le niveau de reprise (69,0% vs 75,0%) étaient comparables. Dans le groupe chirurgical, 5 patients ont nécessité une réintervention.

Le traitement chirurgical de l'ICC améliore significativement la stabilité mécanique et réduit les épisodes d'instabilité par rapport au traitement conservateur chez le sportif, au prix d'un délai de reprise du sport plus long.
Alexandre HARDY , Antoinne GEROMETTA (Paris) , Olivier GRIMAUD , Mohamad MOUSSA
09:35 - 09:45 #52679 - Arthrodèse tibio-talienne percutanée : une technique fiable ? Résultats fonctionnels, complications et taux de réintervention dans une étude rétrospective monocentrique.
Arthrodèse tibio-talienne percutanée : une technique fiable ? Résultats fonctionnels, complications et taux de réintervention dans une étude rétrospective monocentrique.

L’arthrodèse tibio-talienne constitue le traitement de référence de l’arthrose de cheville évoluée. Les techniques à ciel ouvert restent associées à un taux de complications élevé, notamment cutané et pseudarthrodèse. Les approches mini-invasives visent à réduire ces risques. Si les arthrodèses percutanées sont bien établies pour l’avant-pied, leur application à l’arrière-pied demeure moins fréquente. L’objectif de cette étude est d’évaluer les résultats fonctionnels et radiographiques à long terme des arthrodèses tibio-taliennes percutanées, ainsi que le taux de complications et de réinterventions.

Nous avons mené une étude rétrospective monocentrique incluant les patients opérés d’une arthrodèse tibio-talienne percutanée après échec du traitement médical. L’avivement articulaire était réalisé sous contrôle scopique à l’aide d’une fraise Shannon introduite par des voies antéro-médiale et antéro-latérale. La fixation comprenait deux ou trois vis percutanées en compression. Des gestes associés (notamment allongement du triceps sural) pouvaient être réalisés de manière percutanée. Le protocole postopératoire prévoyait un appui différé à partir de la 4ᵉ semaine avec immobilisation dans une botte de marche. Les scores fonctionnels de Karlsson-Peterson, AOFAS et EFAS ont été évalués au recul maximal. Les données pré- et postopératoires ont été comparées par test apparié de Wilcoxon. Les critères secondaires incluaient la consolidation, les complications et les reprises chirurgicales.

Vingt-deux patients ont été inclus (sex-ratio 3,4), d’âge moyen 59,4 ans (43–82). Le recul moyen était de 28,5 mois (24–108). L’étiologie était post-traumatique dans 77,2 % des cas (17/22), et l’arthrose classée COFAS 1 ou 2 (18 et 4 patients). Les scores fonctionnels se sont significativement améliorés : Karlsson-Peterson de 39,6 à 63,6 (p=0,0156), AOFAS de 39,0 à 58,0 (p=0,0156), EFAS de 14,3 à 39,8 (p=0,0078). À trois mois, trois retards de consolidation ont été observés, deux ayant fusionné à un an. Une pseudarthrose persistante, chez un patient tabagique, est restée asymptomatique sans reprise chirurgicale. Un cas de désunion cutanée isolée a guéri par soins locaux.

Cette série montre qu’une arthrodèse tibio-talienne percutanée permet une amélioration fonctionnelle significative, avec un taux élevé de consolidation et une faible morbidité des parties molles. La présence d’une seule pseudarthrose persistante, sur terrain tabagique, et d’un seul incident cutané mineur plaide en faveur de sa tolérance. Les limites de l’étude sont le caractère rétrospectif et l’absence de groupe contrôle Les résultats suggèrent néanmoins que cette technique représente une alternative aux arthrodèses ouvertes, avec des résultats au moins comparables à ceux classiquement rapportés pour les techniques arthroscopiques.

L’arthrodèse tibio-talienne percutanée permet une amélioration fonctionnelle significative avec un taux élevé de consolidation et un faible taux de complications.
Sixtine REGNARD , Aymeric DEYGAS (Pessac) , Thomas BAUER
HI5 Studio
09:00

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WS02-1
09:00 - 10:00

Workshop CJO
PIH/PTH - la pratique
CJO

Salle 01 - hall d'exposition

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J14-2
09:00 - 10:30

Journée SFA
LCA et lésions associées : quels diagnostics pour quelles chirurgies ? Session 1
SFA

Modérateurs : Christian LUTZ (Auditeur) (Strasbourg), Charles PIOGER (Praticien Hospitalier Universitaire) (Paris)
Durant cette journée, la SFA (Société Française d’Arthroscopie) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, l'arthroscopie et les techniques mini-invasive.
09:00 - 09:15 Gestion des lésions des racines méniscales. Nicolas PUJOL (Chef de Service) (Conférencier, Versailles)
09:15 - 09:30 Lésion méniscales chez l’enfant. Cécile TOANEN (Chirurgien) (Conférencier, La Roche-sur-Yon)
09:30 - 09:45 « Nouvelles » greffes pour le LCA. Alexandre HARDY (Chirurgien orthopediste) (Conférencier, Paris)
09:45 - 10:15 Battle Pente tibiale. Matthieu OLLIVIER (puph) (Conférencier, Marseille), Bertrand SONNERY-COTTET (MD, PhD) (Conférencier, Lyon)
10:15 - 10:30 Discussion.
Jean Mineur
09:05

"Jeudi 12 novembre"

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J06-2
09:05 - 09:55

Journée SoFEC
Discussion de dossiers sélectionnés par les modérateurs et débattus par un panel d'experts
SOFEC

Modérateurs : Sophie GROSCLAUDE (chirurgien) (lyon), Jean-David WERTHEL (PU-PH) (Boulogne-Billancourt)
Durant cette journée, la SOFEC (Société Française de l’Épaule et du Coude) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies de l'épaule et du coude et leurs traitements chirurgicaux.
09:05 - 09:55 Rupture massive borderline / Instabilité récidivante / Arthrose glénoïdienne complexe. Philippe COLLIN (Chirurgien orthopédiste) (Conférencier, Paris), Geoffroy NOURISSAT (MD PhD) (Conférencier, Paris), François SIRVEAUX (PUPH) (Conférencier, Nancy), Philippe VALENTI (Ex Président AOT) (Conférencier, PARIS)
Debussy
09:15

"Jeudi 12 novembre"

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DD07
09:15 - 10:30

Discussion de dossiers Main / Poignet

Coordonnateur : François LOISEL (Orthopédiste - Chirurgien de la main) (Coordonnateur, Besançon)
Experts : Nicolas BIGORRE (chirurgien) (Expert, Trélazé), Adeline CAMBON (PU-PH) (Expert, Paris)
Discussion de cas cliniques avec deux experts.
Rédaction 1
09:20

"Jeudi 12 novembre"

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J05-3
09:20 - 10:20

Journée SFHG
Table ronde : PTG chez le sujet jeune.
SFHG

Directeurs : Cécile BATAILLER (Docteur) (Directeur, Lyon), Louis DAGNEAUX (PUPH) (Directeur, Montpellier)
Durant cette journée, la SFHG (Société Française de Chirurgie de la Hanche et du Genou) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies de la hanche et du genou et leurs traitements chirurgicaux.
09:20 - 10:20 Introduction. Louis DAGNEAUX (PUPH) (Conférencier, Montpellier)
09:20 - 10:20 Quand poser une PTG chez le sujet jeune ? quelles indications ? Sophie PUTMAN (MCUPH) (Conférencier, Lille)
09:20 - 10:20 Quel implant privilégier chez le sujet jeune ? Sébastien PARRATTE (Professeur) (Conférencier, Abu Dhabi, Émirats arabes unis)
09:20 - 10:20 Quelle fixation privilégier ? Simon MARMOR (Chirurgien) (Conférencier, Paris)
09:20 - 10:20 Positionnement et stabilité. Jean-Marie PHILIPPEAU (Chirurgien Orthopédique) (Conférencier, Nantes)
09:20 - 10:20 Resurfacage ou non ? Michel BONNIN (Docteur) (Conférencier, Lyon)
09:20 - 10:20 Que disent les registres ? Grégoire MICICOI (C.C.A) (Conférencier, Nice)
09:20 - 10:20 Le patient jeune est-il satisfait ? SPORT et PTG ? Guillaume DEMEY (chirurgien) (Conférencier, Lyon)
09:20 - 10:20 Conclusion. Cécile BATAILLER (Docteur) (Conférencier, Lyon)
Louis Lumiere
09:25

"Jeudi 12 novembre"

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J02-2
09:25 - 10:10

Journée GSF-GETO
Conférence Nation invitée
GSF-GETO

Modérateur : Valérie DUMAINE (Paris)
Ce rendez-vous annuel rassemble le réseau GSF-GETO, les partenaires et les acteurs de la prise en charge des tumeurs autour de communications scientifiques, de tables rondes thématiques et de présentations internationales.
09:25 - 10:10 Advances in musculoskeletal oncology. Pietro RUGGIERI (Conférencier, Padoue, Italie)
Philippe Erlanger
09:30

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J04-2
09:30 - 10:00

Journée SFCR
Conférence invité d'honneur
SFCR

Durant cette journée, la SFCR (Société Française de Chirurgie du Rachis) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies du rachis et leurs traitements chirurgicaux.
09:30 - 10:00 La chirurgie rachidienne : spécialisation ou métier ? / Spinal surgery: specialisation or profession? Marco TELI (Member) (Conférencier, Neurochirurgien, Milan, Italie)
Salle Presse
09:45

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J07-2
09:45 - 10:30

Journée AFCP/FFAS
Conférence de la Nation invitée : SIOT
AFCP/FFAS

Durant cette journée, l’AFCP (Association Française de Chirurgie du Pied) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies du pied et de la cheville et leurs traitements chirurgicaux.
09:45 - 10:30 Traitement du pied valgus évolutif de l’enfant : de l’arthrorise aux ostéotomies correctrices. Margherita GERMANO (medical doctor) (Conférencier, Turin, Italie)
09:45 - 10:30 Les ruptures de la plaque plantaire et la reconstruction au tendon long fléchisseurs. Alessio BERNASCONI (Foot and Ankle - Orthopaedic Surgeon) (Conférencier, Naples, Italie)
HI5 Studio
09:55

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J06-3
09:55 - 10:30

Journée SoFEC
Conférence de l’invité d’honneur
SOFEC

Modérateurs : Pierre ABADIE (Chirurgien) (Merignac), Geoffroy NOURISSAT (MD PhD) (Paris)
Durant cette journée, la SOFEC (Société Française de l’Épaule et du Coude) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies de l'épaule et du coude et leurs traitements chirurgicaux.
09:55 - 10:30 Mon expérience sur l’instabilité gléno-humérale antérieure : convictions de longue date et questions ouvertes. Pietro RANDELLI (Président SIOT) (Conférencier, Président SIOT 2026, Milan, Italie)
Debussy
10:00

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WS02-2
10:00 - 11:00

Workshop CJO
PIH/PTH - la pratique
CJO

Salle 01 - hall d'exposition

"Jeudi 12 novembre"

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J04-3
10:00 - 10:30

Journée SFCR
Quoi de neuf ? État des lieux et (morosité) perspective du dispositif médical rachidien en France en 2026
SFCR

Durant cette journée, la SFCR (Société Française de Chirurgie du Rachis) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies du rachis et leurs traitements chirurgicaux.
10:00 - 10:30 Quoi de neuf ? État des lieux et (morosité) perspective du dispositif médical rachidien en France en 2026. Hélène SIBRIK (Conférencier, SNITEM, Paris)
Salle Presse

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J08-1
10:00 - 10:30

Journée SFT
Conférence orateur de la nation invitée
SFT

Modérateur : Antoine BERTANI (Professeur) (Lyon)
Durant cette journée, la SFT (Société Française de Traumatologie) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions en traumatologie.
10:00 - 10:30 Une histoire italienne de la fixation externe. Tazio TALAMONTI (PH) (Conférencier, Milan, Italie)
Salon Ambassadeurs 2/3
10:10

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J02-3
10:10 - 11:45

Journée GSF-GETO
Table ronde : Prise en charge des tumeurs du sacrum
GSF-GETO

Directeurs : Mickaël ROPARS (PUPH) (Directeur, Rennes), Gualter VAZ (Directeur, Lyon)
Ce rendez-vous annuel rassemble le réseau GSF-GETO, les partenaires et les acteurs de la prise en charge des tumeurs autour de communications scientifiques, de tables rondes thématiques et de présentations internationales.
Philippe Erlanger
10:20

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J05-4
10:20 - 10:25

Journée SFHG
Le mot du Président
SFHG

Durant cette journée, la SFHG (Société Française de Chirurgie de la Hanche et du Genou) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies de la hanche et du genou et leurs traitements chirurgicaux.
10:20 - 10:25 Le mot du Président. Sébastien LUSTIG (chirurgien) (Conférencier, Lyon)
Louis Lumiere
10:25

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J05-5
10:25 - 10:30

Journée SFHG
Présentation Congrès de la SFHG Monaco
SFHG

Durant cette journée, la SFHG (Société Française de Chirurgie de la Hanche et du Genou) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies de la hanche et du genou et leurs traitements chirurgicaux.
10:25 - 10:30 Présentation Congrès de la SFHG Monaco. Christophe TROJANI (CNU) (Conférencier, Nice, Monaco)
Louis Lumiere
10:30 Pause
11:00

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J06-4
11:00 - 12:30

Journée SoFEC
Table Ronde - Prévention
SOFEC

Modérateurs : Bertrand COULET (Chef de Service) (Montpellier), Arnaud GODENÈCHE (Chirurgien Orthopédiste) (Lyon)
Durant cette journée, la SOFEC (Société Française de l’Épaule et du Coude) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies de l'épaule et du coude et leurs traitements chirurgicaux.
11:00 - 11:20 Prévention de l’instabilité. Edouard HARLY (Chirurgien) (Conférencier, La Rochelle)
11:20 - 11:40 Prévention des ruptures de coiffe. Adrien JACQUOT (CHIRURGIEN LIBERAL) (Conférencier, NANCY)
11:40 - 12:00 Prévention de l’arthrose. Hervé BARD (Conférencier, Rhumatologue, Paris)
12:00 - 12:20 Prévention des complications. Thomas GREGORY (Chef de Service) (Conférencier, Bobigny)
12:20 - 12:30 Discussion générale.
Debussy

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J07-3
11:00 - 12:00

Journée AFCP/FFAS
AFCP/FFAS

Durant cette journée, l’AFCP (Association Française de Chirurgie du Pied) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies du pied et de la cheville et leurs traitements chirurgicaux.
11:00 - 11:30 Revue de littérature. Louis RONY (Maître de Conférences Universitaires - Praticien Hospitalier) (Conférencier, Angers), Louis DAGNEAUX (PUPH) (Conférencier, Montpellier)
11:30 - 12:00 Conférence d’enseignement : cheville et arrière pied de Charcot diabétique. Nicolas CELLIER (Chirurgie orthopédique) (Conférencier, Nimes)
HI5 Studio

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J14-3
11:00 - 12:00

Journée SFA
LCA et lésions associées : quels diagnostics pour quelles chirurgies ? Session 2
SFA

Modérateurs : François-Xavier GUNEPIN (Chef de service) (Lorient), Elvire SERVIEN (PUPH) (Lyon)
Durant cette journée, la SFA (Société Française d’Arthroscopie) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, l'arthroscopie et les techniques mini-invasive.
11:00 - 11:15 Lésions du cartilage associées à la lésion du LCA : quand les traiter chirurgicalement ? Thomas NÉRI (PU-PH) (Conférencier, Lyon)
11:15 - 11:30 Prise en charge des lésions LCA+LCM en pratique quotidienne. Nicolas BOUGUENNEC (Chirurgien) (Conférencier, Mérignac)
11:30 - 11:45 Prise en charge des lésions du plan latéral en pratique quotidienne. Charles PIOGER (Praticien Hospitalier Universitaire) (Conférencier, Paris)
11:45 - 12:00 La check-list indispensable avant une reprise de LCA. Christian LUTZ (Auditeur) (Conférencier, Strasbourg)
Jean Mineur

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J05-6
11:00 - 12:00

Journée SFHG
Table ronde EKS/AAHKS/SFHG
SFHG, AAHKS, EKS

Directeurs : Matt ABDEL (Orthopedic Surgeon) (Directeur, Rochester, Etats-Unis), Sébastien LUSTIG (chirurgien) (Directeur, Lyon), Sébastien PARRATTE (Professeur) (Directeur, Abu Dhabi, Émirats arabes unis)
Durant cette journée, la SFHG (Société Française de Chirurgie de la Hanche et du Genou) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies de la hanche et du genou et leurs traitements chirurgicaux.
11:00 - 12:00 International Expert Round Table on UKA : Current Practice and Future Directions. Andrea BALDINI (Président Congrès SIOT) (Conférencier, Milan, Italie), Michel BONNIN (Docteur) (Conférencier, Lyon), Nicolaas BUDHIPARAMA (Président APOA) (Conférencier, Jakarta, Indonésie), Andreas HALDER (Président EKS) (Conférencier, Berlin, Allemagne), Anders TROELSEN (Conférencier, Copenhague, Danemark)
Louis Lumiere

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CO27
11:00 - 12:00

Communications orales
Main / Poignet

Modérateurs : Ludovic ARDOUIN (Chirurgien de la main) (Nantes), Laurent OBERT (PUPH - Chirurgien orthopédiste) (Besançon)
11:00 - 11:07 #52195 - La traction dynamique selon Suzuki : une solution efficace pour les fractures articulaires de l’interphalangienne proximale ?
La traction dynamique selon Suzuki : une solution efficace pour les fractures articulaires de l’interphalangienne proximale ?

Les fractures articulaires des interphalangiennes proximales (IPP) sont fréquentes et représentent un défi thérapeutique en raison du risque élevé de raideur articulaire et d’arthrose post-traumatique. La technique de Suzuki, reposant sur un système de traction dynamique, permet une réduction stable tout en autorisant une mobilisation précoce. Cette étude a pour objectif d’évaluer les résultats fonctionnels de cette technique chez l’adulte dans un service de traumatologie d’un pays en voie de développement, où le matériel d’ostéosynthèse spécifique à la chirurgie de la main reste parfois limité.

Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique incluant 16 patients adultes présentant une fracture articulaire de l'IPP, traités par traction dynamique selon la technique de Suzuki entre janvier 2023 et janvier 2026. Les données cliniques, radiologiques et fonctionnelles ont été recueillies à partir des dossiers médicaux et du suivi postopératoire. L’évaluation fonctionnelle a été réalisée à l’aide de l’arc total de mobilité actif (TAM), de l’échelle visuelle analogique (EVA) pour la douleur et du score QuickDASH...

L’âge moyen des patients était de 36 ans. La main dominante était atteinte dans 10 cas. Le délai moyen entre le traumatisme et la chirurgie était de 3 jours. Une réduction articulaire satisfaisante a été obtenue chez les patients après mise en place du système de traction dynamique. La mobilisation active précoce a été initiée à une moyenne de 2 jours postopératoires. Au dernier recul, le TAM moyen de l’articulation IPP était de 75°, avec une flexion moyenne de 85° et un déficit d’extension moyen de 10°. La douleur résiduelle était faible avec un score EVA moyen de 1,5/10, tandis que le score fonctionnel QuickDASH moyen était de 7. La force de préhension moyenne représentait environ 85% de celle du côté controlatéral.

Nos résultats comparés à ceux de la littérature ont montré que les systèmes de traction dynamique permettent d’obtenir des résultats fonctionnels satisfaisants, avec une amplitude de l’articulation IPP généralement comprise entre 56° et 85° et des niveaux de douleur faibles. Les infections superficielles représentent la complication la plus fréquemment rapportée dans la littérature, avec des taux variant généralement entre 5 % et 28 %. La raideur articulaire demeure également une complication possible. Ces résultats s’inscrivent dans cette tendance générale et confirment l’intérêt de la traction dynamique dans la prise en charge des fractures articulaires de la IPP. Cette technique présente également plusieurs avantages : elle est mini-invasive, simple à réaliser, peu coûteuse et ne nécessite qu’un matériel limité.

La traction dynamique selon Suzuki représente une option thérapeutique fiable dans la prise en charge des fractures articulaires IPP chez l’adulte, avec de bons résultats fonctionnels. Une étude comparative avec d’autres méthodes d'ostéosynthèse pourrait être envisagée pour renforcer ces données.
Mohammad AKHOUAYRI (Marrakech, Maroc) , Naoufal ELGHOUL , Abdeltif BENBOUHA , Hicham SALLAHI , Omar MARGAD , Belkacem CHAGAR
11:07 - 11:14 #51689 - Hiérarchisation des interventions de chirurgie de la main selon leur difficulté technique par méthode Delphi.
Hiérarchisation des interventions de chirurgie de la main selon leur difficulté technique par méthode Delphi.

La chirurgie de la main regroupe un large éventail d’interventions associant gestes osseux, tendineux, nerveux et vasculaires. La formation des internes repose principalement sur l’apprentissage au bloc opératoire sous supervision. Les repères permettant de hiérarchiser les interventions selon leur difficulté technique restent peu définis. L’objectif de cette étude était d’établir une hiérarchie consensuelle des interventions courantes de chirurgie de la main selon leur difficulté technique perçue.

Une étude de consensus par méthode Delphi a été conduite auprès de chirurgiens impliqués dans l’enseignement de la chirurgie de la main. Une liste de 50 interventions a été établie à partir des domaines définis dans le White Book on Hand Surgery in Europe. Les experts ont coté la difficulté technique de chaque intervention sur une échelle numérique de 1 à 10. Ils ont également indiqué le niveau de formation auquel l’intervention devrait être introduite dans l’apprentissage. Le critère principal était la difficulté technique perçue. Le consensus était défini par un intervalle interquartile ≤ 2. Les items n’atteignant pas ce seuil étaient reconduits au tour suivant.

Au premier tour, 17 des 25 experts sollicités ont participé (68 %). Quarante des 50 interventions (80 %) ont atteint un consensus selon le critère défini. Dix interventions ont été reconduites pour un second tour auquel 15 experts ont participé. Après ce second tour, un consensus a été obtenu pour la majorité des procédures restantes, permettant d’établir une hiérarchie globale des interventions. Les gestes les plus simples comprenaient la prise en charge des plaies pulpo-unguéales et le traitement des panaris (médiane 1–2). Les procédures de difficulté intermédiaire incluaient l’ostéosynthèse des phalanges et la suture des fléchisseurs en zone 2 (médiane 5–6). Les gestes les plus complexes étaient les reconstructions tendineuses, les greffes nerveuses et les lambeaux, tandis que la réimplantation digitale représentait l’intervention la plus difficile (médiane 10).

Cette étude propose une hiérarchisation consensuelle des interventions de chirurgie de la main couvrant différents champs de la spécialité. Les réponses des experts suggèrent une progression globale entre gestes simples de couverture cutanée ou de drainage infectieux et procédures reconstructrices complexes. Les experts soulignent également que la difficulté technique d’un geste ne reflète pas entièrement la compétence chirurgicale globale. La prise de décision peropératoire, l’expérience clinique et la gestion des suites postopératoires participent également à la réussite d’une intervention. La diminution du nombre de répondants entre les deux tours constitue une limite potentielle de l’étude.

Cette hiérarchisation des interventions de chirurgie de la main pourrait constituer un outil pédagogique pour structurer la progression opératoire des internes et guider la supervision au bloc opératoire.
Thomas DAOULAS (Brest) , Nicolas BIGORRE
11:14 - 11:21 #52705 - Risque hémorragique des urgences en chirurgie de la main chez les patients sous traitement antithrombotique : une étude comparative monocentrique.
Risque hémorragique des urgences en chirurgie de la main chez les patients sous traitement antithrombotique : une étude comparative monocentrique.

La gestion péri-opératoire des traitements antithrombotiques en chirurgie de la main repose sur un équilibre délicat entre le risque thromboembolique lié à leur interruption et un risque hémorragique généralement faible, mais parfois redouté en pratique. Cette problématique est encore plus sensible en situation d’urgence, où les délais opératoires ne permettent pas toujours d’adapter les traitements selon les schémas habituels de chirurgie programmée. 
L’objectif principal était d’évaluer si la chirurgie simple de la main réalisée en urgence chez des patients sous traitement antithrombotique non interrompu était associée à un sur-risque d’événement hémorragique local postopératoire par rapport à une chirurgie programmée du canal carpien. L’objectif secondaire était d’identifier les facteurs associés à la survenue d’un tel événement.

Il s’agissait d’une étude rétrospective, observationnelle et monocentrique menée entre janvier 2024 et décembre 2025. Ont été inclus 390 patients sous traitement antithrombotique opérés soit d’un canal carpien programmé, soit d’une urgence simple de la main, sous anesthésie tronculaire périphérique ou WALANT. Dans le groupe contrôle canal carpien, les antiagrégants étaient poursuivis, les anticoagulants oraux directs interrompus selon le protocole local, et les antivitamines K maintenus ou adaptés selon l’INR. Dans le groupe urgences, les traitements n’étaient ni interrompus ni modifiés. Le critère principal était la survenue, dans les 30 jours, d’un événement hémorragique local postopératoire, classé en mineur ou cliniquement significatif.

Parmi les patients inclus, 241 appartenaient au groupe canal carpien et 149 au groupe urgences. Cinquante-huit événements hémorragiques postopératoires ont été observés, soit 14,9 % de la cohorte, dont 57 mineurs et 1 cliniquement significatif. Aucune reprise chirurgicale n’a été nécessaire. Le taux d’événements hémorragiques ne différait pas entre le groupe canal carpien et le groupe urgences, respectivement 14,5 % et 15,4 % (p = 0,81). En analyse multivariée exploratoire, le contexte d’urgence n’était pas associé à la survenue d’un événement hémorragique (OR ajusté 1,23 ; IC95 % 0,65–2,32 ; p = 0,52).

Dans cette cohorte monocentrique, la chirurgie simple de la main réalisée en urgence chez des patients sous antithrombotiques non interrompus n’était pas associée à un sur-risque hémorragique local postopératoire par rapport à une chirurgie programmée du canal carpien. Les événements observés étaient presque exclusivement mineurs. Ces résultats suggèrent qu’une prise en charge chirurgicale rapide dans le contexte de l’urgence, peut être envisagée sans report systématique lié au seul statut antithrombotique, dès lors que la procédure est simple et à faible risque hémorragique.
Guillaume DAVY (Angers) , Nicolas BIGORRE
11:21 - 11:28 #52088 - Les luxations métacarpo-phalangiennes de la main chez l’enfant (A propos de 20 cas).
Les luxations métacarpo-phalangiennes de la main chez l’enfant (A propos de 20 cas).

Les luxations métacarpo-phalangiennes (LMP) sont rares, et la littérature les décrit le plus souvent sous forme de cas cliniques. L’incidence annuelle est de 26,4 pour 10 000 enfants, avec un pic de fréquence vers l’âge de 13 ans, en raison des activités sportives ou ludiques. Au niveau des doigts longs, le diagnostic des luxations métacarpo-phalangiennes nécessite souvent des clichés de profil strict, voire parfois une tomodensitométrie. Le traitement habituel repose sur la réduction par manœuvres externes et le brochage métacarpo-phalangien percutané pendant quatre à six semaines. La raideur et la douleur sont des séquelles fréquentes. L’arsenal thérapeutique est varié, et le traitement doit aboutir au recentrage articulaire et à la stabilisation de l’articulation.

Il s’agit d’une étude rétrospective concernant 20 patients âgés de 6 à 14 ans pris en charge pour luxations métacarpo-phalangiennes de la main au service de Traumato-orthopédie pédiatrique, sur une période allant de janvier 2014 à décembre 2024.

20 patients (15 garçons, 05 filles) ont été inclus, sexe Ratio 1/3, avec un âge moyen de 10.5 ans.  Nous avons recensé huit cas de luxations métacarpo-phalangienne de l’index, quatres luxations métacarpo-phalangienne du pouce, quatres luxations métacarpo-phalangienne du 5ème doigt et 1un cas pour le toisième et le quatieme doigt. 13 patients ont bénéficié d’un traitement chirurgical (réduction + ostéosynthèses par embrochages et 07 doigts d’un traitement orthopédique. Une immobilisation de la main a été indiquée dans tous les cas pendant en moyenne 04 semaines.

Les traumatismes des métacarpo-phalangiennes représentent environ un tiers des lésions de la main chez l’enfant et l’adolescent. Vingt pour cent d’entre elles nécessitent une réduction, et le recours à la stabilisation chirurgicale est rare. La chirurgie consiste toujours en une réduction en urgence avec fixation. Les résultats apparaissent meilleurs en cas de réduction rapide. La réduction à ciel ouvert est préférable , elle restaure l'articulation de façon anatomique

Les luxations de l’articulation métacarpo-phalangienne des doigts de la main restent exceptionnelles chez l’enfant, généralement irréductibles par manœuvres externes. La prise en charge rapide et la mobilisation précoce sont les seuls garants d’une reprise complète de la mobilité. La voie d’abord palmaire de la métacarpo-phalangienne est considérée actuellement
Fadwa CHICHAOUI (Marrakech, Maroc) , Ahmed EL MOULOUAA , Amine ELKHASSOUI , Tarik SALAMA , Elmohtadi AGHOUTANE , Redouane EL FEZZAZI
11:28 - 11:35 #52096 - Réparation des plaies nerveuses par la simple utilisation de la colle biologique.
Réparation des plaies nerveuses par la simple utilisation de la colle biologique.

La lésion nerveuse périphérique altère les fonctions motrices et sensitives des membres, Les progrès de la microchirurgie ont constitué une étape importante dans la réparation des nerfs et ont permis d’améliorer la réparation des lésions traumatiques des nerfs. Cependant, la récupération fonctionnelle après lésion d’un nerf mixte reste de nos jours encore incomplète, Il est clair que la réponse à l'amélioration des résultats des réparations nerveuses périphériques est plus biologique que chirurgicale. La suture directe est réalisable en urgence s’il s’agit d’une plaie franche, propre et nette, sans perte de substance. Les points de suture périphériques sont réalisés sous microscope ou sous loupes à fort grossissement en utilisant un fil très petit 9/0 ou 10/0. L’addition de colle biologique permet de diminuer le nombre de points de suture avec une meilleure étanchéité. L'aspect le plus important d'une suture nerveuse est d'être atraumatique en évitant la tension de la suture, ce qui nous a poussé à l’utilisation simple de la colle biologique en s’aidant de la flexion des articulation afin d’avoir un affrontement des berges sans tension.

Nous avons opéré 12 malades (avril 2016 - septembre 2018), onze hommes et une femme, l’âge moyen était de 31 ans avec un recul moyen de 18 mois (08 - 35 mois), on retrouve une atteinte isolée du médian dans 05 cas au poignet, l’ulnaire dans 03 cas et médio-ulnaire dans 04 cas associés à une lésion vasculaire dans 06 cas et lésions tendineuses dans tous les cas. Réparation nerveuse par colle biologique seule avec flexion des articulations au minimum 20° et 50°, réparation des lésions associées, et une auto-rééducation postopératoire dans tous les cas.

Les résultats pour le nerf médian étaient : une antépulsion possible contre résistance dans 05 cas, avec une sensibilité de protection présente dans 07 cas et une intolérance au froid dans 04 cas ; Pour le nerf ulnaire, séquelles motrices dans 02 des cas, sensibilité de protection dans 05 cas et une intolérance au froid dans un cas. Les moins bon résultats sont retrouvés lors des plaies médio-ulnaires.

Conclusion Les réparations nerveuses utilisant la colle de fibrine sont généralement des techniques fiables La réparation primaire a permis d’obtenir des résultats satisfaisants malgré le nombre réduit des patients. L’avantage de l’utilisation seule de la colle biologique rend la réparation plus simple et peut être faite par tout orthopédiste ayant des notions de base de suture nerveuse surtout dans les pays ou les centres de la microchirurgie sont inexistant.
Abdesselam BENAMIROUCHE , Lyes AIT EL HADJ (Alger, Algérie) , Hadia HAOUARI , Mustapha YAKOUBI
11:35 - 11:42 #52341 - Les lésions des tendons fléchisseurs de la main chez l'enfant.
Les lésions des tendons fléchisseurs de la main chez l'enfant.

Derrière un traumatisme de la main apparemment banal  chez l’enfant peut parfois se cacher une véritable course contre la montre pour préserver la fonction surtout des doigts Les lésions  des TF sont à la fois fréquentes en pratique de chirurgie pédiatrique et souvent sous-estimées L'objectif de ce travail est de décrire les caractéristiques épidémiologiques des lésions des tendons fléchisseurs chez l'enfant et d’évaluer les résultats fonctionnels du traitement chirurgical, ainsi que les facteurs associés à la récupération fonctionnelle.

Nous avons mené une étude rétrospective descriptive et analytique portant sur les enfants pris en charge chirurgicalement pour une lésion traumatique des tendons fléchisseurs de la main entre 2019 et 2023. Les données épidémiologiques, les agents causaux, la topographie lésionnelle, les lésions associées, les modalités thérapeutiques, la prise en charge postopératoire, les complications et les résultats fonctionnels ont été analysé

106 patients présentent 226 lésions tendineuses intéressant 153 doigts, réparties en 53 % de lésions du fléchisseur superficiel des doigts, 37 % du fléchisseur profond des doigts et 10% du fléchisseur long du pouce . L'âge moyen a été de 7 ans (des extrêmes de 10 mois-14 ans). avec une prédominance masculine (71 %). Le verre a constitué l'agent causal le plus fréquent (63,2 %). L'index a été le doigt le plus souvent atteint (23,5 %), et la zone Il a représenté la zone anatomique la plus fréquemment lésée (37,1 %) selon la classification de la fédération internationale des sociétés de la chirurgie de la main. Des lésions associées ont été fréquemment observées, à type de lésions nerveuses chez 26 patients, osseuses chez 10 patients, vasculaires chez 9 patients et des tendons extenseurs chez 5 patients. La majorité des patients (92,5 %0) a bénéficié d'une réparation chirurgicale dans les 24 heures suivant la présentation. Le traitement a reposé sur une réparation tendineuse primaire réalisée selon la technique de Kessler modifiée, suivie d'un protocole postoperatoire comportant une immobilisation stricte pendant trois semaines, puis une rééducation progressive. L'evatuation fonctionnelle a été possible chez 51 patients. Selon le score de Total Active Motion (TAM) les résuitats ont été excellents dans 39 % des cas, bons dans 57 % et moyens dans 4 %, sans résultat mauvais, correspondant à 96 % de résultats bons à excellents

tendons fléchisseurs chez l'enfant permet d'obtenir une récupération fonctionnelle globalement satisfaisante. L'analyse des facteurs pronostiques met en évidence le rôle déterminant de la rééducation postopératoire, identifiée comme le principal facteur indépendant influençant le résultat fonctionnel. 
Fadwa CHICHAOUI (Marrakech, Maroc) , Amine ELKHASSOUI , Ahmed EL MOULOUAA , Tarik SALAMA , Elmohtadi AGHOUTANE , Redouane EL FEZZAZI
11:42 - 11:49 #52658 - Intérêt de la technique d’Ishiguro modifiée dans la prise en charge des mallet fractures.
Intérêt de la technique d’Ishiguro modifiée dans la prise en charge des mallet fractures.

L’indication chirurgicale des lésions de type mallet finger osseux ne fait pas encore consensus. Il est globalement admis, selon les méta-analyses récentes, qu’une chirurgie est indiquée en cas de présence d’une fragment osseux supérieur à 30 % de la surface articulaire et/ou de l’existence d’une sub-luxation palmaire de P3. De nombreuses techniques chirurgicales ont été décrites, percutanées ou par voie ouverte. La technique d’embrochage décrite par Ishiguro en 1997 offre de bons résultats. Toutefois, elle ne permet pas toujours d’obtenir un résultat radiologique tout à fait satisfaisant. Nous décrivons ici notre expérience de l’utilisation de la technique d’Ishiguro modifiée par Chung and al. en 2012.

La technique chirurgicale modifiée consiste à mettre en place une première broche intra-focale avant de positionner la broche console puis enfin la broche d’arthrorise. Ceci permettant souvent d’obtenir une meilleure réduction et une stabilisation du fragment osseux.

Dans notre série, 20 patients ont été opérés entre 2017 et 2021. Sur ces 20 patients, 12 ont bénéficié cette technique modifiée en fonction des constatations per-opératoires. Deux de ces patients présentaient des fractures datant de plus de 5 semaines. Les résultats étaient satisfaisants avec une bonne réduction et consolidation radiographique. Cliniquement, le déficit d’extension post opératoire moyen était inférieur à 6°. Nous avons déploré une seule complication de type ostéo arthrite, résolutive sous antibiothérapie sans séquelle. Il n’y avait pas à moyen ni long terme de déformation unguéale ou d’enraidissement.

Le traitement par embrochage des fractures de type Mallet finger est couramment utilisé. Il s’agit d’une technique relativement simple et reproductible montrant de bons résultats. Toutefois en cas de chirurgie retardée, d’un large espace inter-fragmentaire ou d’une rotation du fragment l’ostéosynthèse peut s’avérer plus complexe.

Nous pensons que l’adjonction de cette troisième broche peut être une astuce utile et efficace afin d’optimiser la réduction anatomique.
Aurélie INIESTA (Marseille) , Philippe SAMSON , Caroline CURVALE , André GAY , Paul LEVET , Sébastien VIAUD
11:49 - 11:56 #51435 - Attribuer sans vérifier, le test de Finkelstein comme exemple emblématique.
Attribuer sans vérifier, le test de Finkelstein comme exemple emblématique.

L’histoire de la médecine est marquée par des erreurs bibliographiques répétées jusqu’à devenir dogmatiques. Le test dit « de Finkelstein », utilisé dans le diagnostic de la ténosynovite de De Quervain, en est un exemple emblématique. Bien que classiquement attribué à Harry Finkelstein sur la base de son article de 1930, la manœuvre actuellement enseignée ne correspond pas à sa description originale. Ce travail visait à réexaminer les sources primaires afin de clarifier l’origine réelle de ce test.

Une analyse historique et bibliographique a été menée à partir des publications originales décrivant les manœuvres cliniques utilisées dans la ténosynovite de De Quervain. Les textes fondateurs de Finkelstein (1930) et d’Eichhoff (1927) ont été étudiés dans leur version originale, ainsi que les articles ultérieurs ayant contribué à la diffusion du test. Une attention particulière a été portée à la chronologie des publications, à la description précise des manœuvres cliniques et aux chaînes de citations secondaires.

La manœuvre actuellement désignée comme « test de Finkelstein » correspond en réalité exactement à celle décrite par Paul Eichhoff en 1927 dans une publication germanophone. À l’inverse, la manœuvre décrite par Finkelstein en 1930 consiste en une mise en tension passive du pouce par abduction ulnaire, distincte du geste du « pouce dans la paume ». L’erreur d’attribution semble provenir d’un article publié en 1943, qui attribue à tort à Finkelstein la description d’Eichhoff. Cette citation erronée a ensuite été largement reprise, sans vérification des sources primaires, dans la littérature médicale et l’enseignement chirurgical.

Ce cas illustre un phénomène fréquent en recherche médicale : la « citation de citations », favorisée par un biais d’autorité et par la confiance excessive accordée aux publications bien référencées. Il souligne la nécessité de distinguer la qualité méthodologique d’un travail scientifique de la fiabilité de ses références historiques. À l’instar des données cliniques, les citations historiques doivent être considérées comme des données à part entière, exigeant traçabilité, vérification et rigueur méthodologique. Cette confusion s’inscrit pleinement dans la loi de l’éponymie de Stigler, selon laquelle aucune découverte scientifique ne porte le nom de son véritable auteur.

Le test consistant à placer le pouce dans la paume suivi d’une déviation ulnaire du poignet doit être attribué à Eichhoff, conformément à sa description de 1927. Le test de Finkelstein, tel que décrit en 1930, correspond à une manœuvre différente et ne doit pas être confondu avec celui-ci. Cette réévaluation rappelle que la médecine est aussi une science historique et que la vérification systématique des sources originales devrait constituer un réflexe méthodologique chez tout clinicien-chercheur.
Daoulas THOMAS (Brest) , Nicolas BIGORRE
Rédaction 1

"Jeudi 12 novembre"

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WS02-3
11:00 - 12:00

Workshop CJO
PIH/PTH - la pratique
CJO

Salle 01 - hall d'exposition

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J04-4
11:00 - 11:30

Journée SFCR
Conférence d'enseignement : Histoire de la chirurgie du rachis : une histoire de la transmission
SFCR

Modérateurs : Marc KHALIFÉ (Praticien hospitalier) (Paris), Nacer MANSOURI (Neurochirurgien) (Neurochirurgien, Nancy)
Durant cette journée, la SFCR (Société Française de Chirurgie du Rachis) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies du rachis et leurs traitements chirurgicaux.
11:00 - 11:30 Histoire de la chirurgie du rachis : une histoire de la transmission. Vincent CHALLIER (Conférencier, Périgueux)
Salle Presse

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J03-2
11:00 - 12:00

Journée Ibodes

Modérateurs : Magali DELHOSTE (présidente) (Toulouse), Nicolas GRAVELEAU (CHIRURGIEN) (Bordeaux)
Session dédiée aux Infirmiers de Bloc Opératoire Diplômés d’État en vue d’actualiser leurs connaissances en chirurgie orthopédique et traumatologique et de renforcer leurs compétences au bloc opératoire et dans leurs pratiques professionnelles.
11:00 - 11:30 News et avancées de la profession IBODE. Magali DELHOSTE (présidente) (Conférencier, Toulouse)
11:30 - 12:00 Discussion et clôture.
Salon Ambassadeurs 1/3

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J08-2
11:00 - 12:00

Journée SFT
Communications particulières
SFT

Modérateurs : Brice RUBENS-DUVAL (Chirurgien orthopédiste) (Grenoble), Jérôme TONETTI (Professeur des Universités - Praticien hospitalier) (Grenoble)
Durant cette journée, la SFT (Société Française de Traumatologie) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions en traumatologie.
11:00 - 11:05 #51700 - Impact nocturne de la chirurgie des fractures du fémur proximal. Évaluation entre 2019 et 2023 de l’adaptation des équipes à l’afflux de patients.
Impact nocturne de la chirurgie des fractures du fémur proximal. Évaluation entre 2019 et 2023 de l’adaptation des équipes à l’afflux de patients.

Les fractures du fémur proximal constituent un défi thérapeutique en raison de leur fréquence élevée chez les patients âgés, de la fragilité de cette population et des conséquences fonctionnelles et vitales qu’elles entraînent. Leur prise en charge rapide est recommandée pour limiter les complications, mais elle soulève des questions d’organisation, notamment lorsqu’elle s’effectue en nuit profonde. L’objectif de cette étude était d’évaluer s’il existe une association entre l’horaire opératoire et la morbimortalité à 30 jours et à 1 an de 2019 à 2023. Par la suite, nous avons étudié le ressenti des équipes soignantes via un questionnaire concernant la réalisation de ces interventions sur la garde.

Etude rétrospective, monocentrique incluant les fractures du fémur proximal opérées entre 2019 et 2023. Les patients ont été répartis en 3 groupes selon l’horaire opératoire : journée (8h – 18h30), garde (18h30–00h) et nuit profonde (après 00h). Les données suivantes ont été analysées : sexe, âge, score ASA, délai préopératoire, type de fracture, pertes sanguines et durée opératoire. Les principaux critères de jugement étaient la mortalité à 30 jours, à 1 an et les complications périopératoires. Le questionnaire comportait 14 questions analysant différents thèmes (fatigue, concentration, difficultés décisionnelles, impact sur la santé). Les réponses ont été analysées de manière quantitative (de 1 à 5) et qualitative.

1738 fractures du fémur proximal opérées ont été incluses. 24,6 % des patients ont été opérés entre 18h30 et 00h, 5,6 % après 00h. Plus d’un patient sur deux (56,6%) a été opéré dans le délai recommandé de 48h. La durée opératoire moyenne était de 60 min et la perte sanguine de 130 mL en moyenne. La mortalité à 30 jours et à 1 an étaient respectivement de 7,1 % et 22,4% dans la série globale. Au total, nous avons répertorié 6,1 % de complications périopératoires. En journée, la mortalité à 1 an était de 22,4 %, en garde de 23,1% et en nuit profonde de 19,6 %. Ces différences n’étaient pas statistiquement significatives. 103 professionnels ont répondu au questionnaire. Près de 80 personnes trouvent que la chirurgie de nuit a un impact très important sur leur santé.

Nos résultats suggèrent que l’horaire opératoire, pris isolément, n’est pas un facteur déterminant du pronostic des patients opérés d’une fracture du fémur proximal. Ces observations sont concordantes avec plusieurs séries de la littérature. Guan ou Dorotka et al. ont montré que la chirurgie des fractures du fémur proximal en garde est sans danger. Cependant, Ramji et al. ont retrouvé une surmortalité chez les patients opérés la nuit profonde.

La chirurgie nocturne des fractures du fémur proximal n’est pas associée à un surrisque de morbimortalité dans un cadre organisationnel adapté. Toutefois, l’organisation des soins doit tenir compte des conditions de travail des professionnels et favoriser une prise en charge multidisciplinaire, notamment à travers les filières orthogériatriques.
Hugo BEDAT (Besançon) , Thomas FRADIN , Guillaume MARILLIER , Laurent OBERT , Patrick GARBUIO , Zouhair AOUZAL , Francois LOISEL
11:05 - 11:10 #52638 - Clou intramédullaire versus arthroplastie totale de hanche de première intention dans les fractures pertrochantériennes chez le sujet âgé autonome : étude prospective randomisée.
Clou intramédullaire versus arthroplastie totale de hanche de première intention dans les fractures pertrochantériennes chez le sujet âgé autonome : étude prospective randomisée.

La stratégie chirurgicale optimale des fractures pertrochantériennes chez le sujet âgé autonome reste débattue. Si l’ostéosynthèse par clou intramédullaire constitue le traitement de référence, l’arthroplastie totale de hanche (PTH) de première intention a été proposée afin de favoriser une récupération fonctionnelle plus rapide. L’objectif de cette étude était de comparer les résultats fonctionnels, les complications et la survie entre ces deux stratégies.

Il s’agit d’un essai prospectif randomisé monocentrique conduit entre janvier 2015 et octobre 2017. Les patients âgés de ≥ 70 ans, présentant une fracture pertrochantérienne et un score de mobilité de Parker pré-fracturaire ≥ 5, ont été randomisés entre ostéosynthèse par clou intramédullaire (n = 35) et PTH sans ciment à double mobilité avec fixation trochantérienne (n = 34). Une mise en charge complète immédiate était autorisée dans les deux groupes. L’évaluation fonctionnelle était réalisée à 6 semaines, 6 mois et 12 mois (Harris Hip Score [HHS], score de Postel-Merle d’Aubigné, score de Parker, EVA douleur). Le critère principal était le HHS à 6 mois. Les complications, la mortalité et la survie à long terme ont été analysées.

Soixante-neuf patients ont été analysés. À 6 mois, le HHS moyen était de 85,7 ± 11,2 dans le groupe ostéosynthèse versus 82,5 ± 10,7 dans le groupe PTH, sans différence significative (p = 0,21). La récupération fonctionnelle, l’autonomie et la douleur étaient comparables jusqu’à 12 mois. La durée opératoire était significativement plus longue dans le groupe PTH (p < 0,001), sans différence sur les taux de complications. La mortalité à un an était de 21,7 %, sans différence intergroupe. À un recul médian de 4,1 ans, 80 % des patients étaient décédés. L’analyse de survie (Kaplan-Meier) ne retrouvait pas de différence entre les groupes (p = 0,953). Aucune conversion secondaire en arthroplastie n’a été observée.

Dans cette population sélectionnée de sujets âgés autonomes, la PTH de première intention n’apporte pas de bénéfice fonctionnel ni de survie par rapport à l’ostéosynthèse. Malgré l’hypothèse d’une récupération plus rapide, les résultats sont strictement comparables à court et moyen terme. La durée opératoire plus longue et l’absence de gain clinique questionnent la pertinence d’une indication systématique de la PTH dans cette indication.

Chez les patients âgés autonomes présentant une fracture pertrochantérienne, l’ostéosynthèse par clou intramédullaire et la PTH de première intention offrent des résultats comparables. En l’absence de bénéfice démontré, l’utilisation systématique de la PTH ne semble pas justifiée.
Antoine PIERCECCHI (Dijon) , Alice BORDET , Ludovic LABATTUT , Alexandre MACZYNCKI , Emmanuel BAULOT , Pierre MARTZ
11:10 - 11:15 #51807 - Comparaison entre arthroplastie de première intention par tige longue verrouillée et ostéosynthèse dans les fractures pertrochantériennes instables chez les patients de plus de 70 ans.
Comparaison entre arthroplastie de première intention par tige longue verrouillée et ostéosynthèse dans les fractures pertrochantériennes instables chez les patients de plus de 70 ans.

Les fractures pertrochantériennes instables (de type AO/OTA 31-A2.2 et 31-A2.3) chez le sujet âgé sont grevées d’un taux de complications mécaniques non négligeable après ostéosynthèse. Ces risques conduisent souvent à différer la mise en charge. Dans ce contexte, l’arthroplastie de première intention par tige longue sans ciment à verrouillage distal (CDL pour Cementless Distal Locking) pourrait représenter une alternative fiable, permettant une mise en charge immédiate. L'objectif de cette étude était de comparer les résultats cliniques et radiologiques précoces de l'arthroplastie par tige CDL par rapport à l'ostéosynthèse.

Nous avons mené une étude de cohorte observationnelle rétrospective comparative monocentrique. Les critères d'inclusion comprenaient les patients âgés de 70 ans et plus, ambulatoires avant le traumatisme, présentant une fracture pertrochantérienne instable, et traités en première intention. Les patients ont été répartis en deux groupes : arthroplastie par tige CDL (Sagitta EVL-R) et ostéosynthèse (clou Gamma ou vis-plaque Omega). Le critère de jugement principal, évalué à 3 mois (12 semaines), était composite : taux de complications nécessitant une réintervention et qualité de la récupération fonctionnelle évaluée par les scores de Parker et mHHS (modified Harris Hip Score).

À ce jour, la cohorte comprend 56 patients documentés : 42 arthroplasties (âge moyen 85,6 ± 6,2 ans) et 14 ostéosynthèses (âge moyen 86,1 ± 6,0 ans). Les deux groupes étaient comparables sur l'âge (p=0,769) et sur l'autonomie pré-opératoire (score de Parker pré-op moyen de 5,5 vs 5,3 ; p=0,673). Dans le groupe arthroplastie, l'appui complet immédiat a été autorisé. Aucun échec de l'implant fémoral (enfoncement, descellement) n'a été observé. Sur le plan fonctionnel à 3 mois, l'arthroplastie permet une récupération significativement supérieure à l'ostéosynthèse, tant sur l'autonomie globale (score de Parker moyen à 3,97 vs 1,70 ; p=0,004) que sur la fonction de la hanche (score mHHS moyen à 55,1 vs 37,1 ; p=0,003). Les taux de complications chirurgicales précoces n'étaient pas significativement différents (p=0,319).

Les résultats préliminaires de cette étude suggèrent que l’arthroplastie par tige longue CDL dans les fractures pertrochantériennes instables du sujet âgé de plus de 70 ans est une option très performante. La mise en charge immédiate qu'elle autorise permet d'obtenir des résultats fonctionnels précoces significativement supérieurs à l'ostéosynthèse, sans compromettre la stabilité de l'implant. L'analyse multivariée finale permettra de confirmer l'impact des comorbidités sur ce bénéfice fonctionnel net.
Nolwen LEMONNIER (ROUEN) , David PICHARD , Nicolas KLOEK , Matthieu LALEVEE
11:15 - 11:20 #51723 - Résultats cliniques et radiologiques d’une série de 123 fractures trochantériennes instables traitées par clou Gamma avec vis cervico-céphalique U-Blade.
Résultats cliniques et radiologiques d’une série de 123 fractures trochantériennes instables traitées par clou Gamma avec vis cervico-céphalique U-Blade.

Le cut-out constitue la principale complication mécanique des fractures trochantériennes instables traitées par un implant intramédullaire. La vis cervico-céphalique U-Blade a été développée afin d’améliorer la stabilité rotationnelle et de limiter la migration céphalique. L’objectif de ce travail était d’évaluer les résultats cliniques et radiologiques d’une série consécutive traitée par ce dispositif

Étude rétrospective incluant 123 patients opérés entre 2022 et 2025 pour fracture trochantérienne traitée par clou Gamma avec vis U-Blade. Les fractures ont été classées selon la classification AO/OTA 31-A avec individualisation des fractures basicervicales. Ont été analysés : les données démographiques, le score ASA, la position de la vis cervico-céphalique, les modalités d’appui postopératoire et les complications mécaniques. Le critère principal était la survenue d’un cut-out.

La population était majoritairement féminine (82,9 %) et âgée de plus de 80 ans dans 70,7 % des cas ; 50,4 % présentaient un ASA ≥ III. Les fractures A2 représentaient 58,5 % des cas et les fractures basicervicales 5,7 %. La position de la vis était jugée optimale (centre-centre ou inférieur-centre) dans 69,9 % des cas. Un appui immédiat a été autorisé dans 81,3 % des cas. Six cut-out ont été observés (4,9 %), exclusivement dans des fractures instables, principalement A2 et basicervicales. Deux cas sont survenus malgré une position optimale de la vis. La mortalité à un mois était de 5,7 %.

Dans cette population gériatrique fragile, l’utilisation systématique de la vis U-Blade a permis une mobilisation précoce dans la majorité des cas. Le taux de cut-out observé est comparable aux données rapportées dans la littérature pour les fractures instables. La survenue de complications malgré un positionnement optimal souligne l’importance du type fracturaire et de la qualité de réduction, au-delà du seul design de l’implant.

La vis U-Blade semble offrir une stabilité satisfaisante autorisant une mise en charge précoce dans les fractures trochantériennes instables. Elle ne supprime toutefois pas le risque de cut-out dans certaines formes fracturaires instables, soulignant la nécessité d’une réduction rigoureuse et d’une sélection précise des indications.
Mohamed Cherif EL AMRAOUI (Sens) , Gheorghe CIGOREANU , Bogdan ZAHARIA
11:20 - 11:25 #52037 - Survie à un an du Femoral Neck System dans les fractures du col fémoral : étude comparative avec le triple vissage et la DHS.
Survie à un an du Femoral Neck System dans les fractures du col fémoral : étude comparative avec le triple vissage et la DHS.

Les fractures du col fémoral représentent un enjeu majeur de santé publique. Leur traitement repose classiquement sur une ostéosynthèse par triple vissage (TV) ou Dynamic Hip Screw (DHS). Introduit en 2018, le Femoral Neck System (FNS) vise à améliorer la stabilité de la fixation. Cependant, les données comparatives incluant un suivi prolongé restent limitées. L’objectif de cette étude était d’évaluer la survie de l’ostéosynthèse à 1 an ainsi que les résultats cliniques et radiologiques après traitement des fractures du col fémoral par FNS, DHS ou triple vissage

Il s'agit d'une étude rétrospective monocentrique incluant les patients opérés d’une fracture du col fémoral par FNS, DHS ou TV entre 2010 et 2024. Les données démographiques, cliniques et opératoires ont été recueillies dans les dossiers médicaux informatisés. Les critères radiographiques analysés comprenaient la classification de la fracture, le Tip-index initial, l’impaction de l’implant, le raccourcissement du col et la consolidation. Le critère principal était la reprise chirurgicale par PTH. Les résultats fonctionnels étaient évalués par le score de Harris modifié.

Au total, 211 patients ont été inclus : 83 FNS (39%), 78 TV (37%) et 50 DHS (24%). L’âge moyen était de 67,8±17,3 ans et 63% des patients étaient des femmes. Les fractures étaient majoritairement Garden I–II (90%) et Pauwels I (60%). Les patients traités par TV étaient significativement plus jeunes (58,8±16,7 ans) que ceux traités par FNS (71,4±16,5) ou DHS (76,0±13,1 ; p<0,001).Le Tip index différait entre les groupes en faveur du FNS (p<0,001). Le taux de conversion en PTH était de 16% et celui de pseudarthrose de 4,9%, sans différence significative entre les implants (p=0,90 et p=0,29). Le score de Harris était plus élevé dans le groupe TV (82,1±16,8 ; p<0,001). La durée opératoire était significativement plus courte avec le FNS (37,0±18,8 min) comparativement au TV (46,7±19,6 min) et au DHS (51,8±20,0 min ; p<0,001), sans différence significative concernant les pertes sanguines ou les transfusions. La consolidation était comparable entre les implants (84,8% FNS, 85,7% DHS, 86,7% TV ; p=0,947). Il n’existait pas de différence significative concernant le raccourcissement (p=0,226) ni l’impaction de l’implant (p=0,065).

Les taux de reprise pour PTH ne montrent pas de différence significative comme les résultats radiologiques entre les trois techniques. La durée opératoire plus courte observée avec le FNS constituerait un avantage potentiel. Les meilleurs résultats fonctionnels observés avec le TV pourraient toutefois être influencés par des différences de caractéristiques initiales, notamment un âge plus jeune et un score ASA plus favorable.

Le FNS apparaît être une alternative fiable au TV et à la DHS pour le traitement des fractures du col fémoral, avec des résultats radiologiques similaires et une durée opératoire plus courte. Des études prospectives avec suivi prolongé restent nécessaires pour confirmer ces résultats.
Pierre MARTZ , Ludovic LABATTUT , Emmanuel BAULOT , Antoine PIERCECCHI , Antoine BILLON (Dijon)
11:25 - 11:30 #51874 - Complications après traitement des fractures transcervicales et sous-capitales déplacées par hémiprothèses cimentées et non cimentées avec collerette : étude monocentrique.
Complications après traitement des fractures transcervicales et sous-capitales déplacées par hémiprothèses cimentées et non cimentées avec collerette : étude monocentrique.

Les hémiprothèses cimentées font référence dans de traitement des fractures transcervicales et sous-capitales déplacées de la hanche. Les hémiprothèses utilisant une tige non cimentée avec collerette offrent une solution alternative qui permet une fixation biologique et qui a le potentiel de réduire certaines complications associées à l'utilisation de ciment. Cette étude monocentrique a pour objectif de comparer les complications, la migration radiologique des tiges fémorales et le suivi des patients ayant subi ce type d’intervention.

Étude rétrospective menée de 2014 à 2025 incluant 123 patients opérés par voie postérieure. Le groupe I est composé de 59 patients (âge moyen 81 ans (47–100)) utilisant une tige cimentée MS-30 (Zimmer Biomet). Le groupe II comprend 64 patients (âge moyen 79,5 ans (45–99)) porteurs d’une tige Corail non cimentée avec collerette (Depuy Synthes). Les fractures étaient majoritairement de type Garden III et IV. Le suivi standard comprenait des consultations avec contrôle radiologique à 6 semaines, 3 mois et 1 an. Le score ASA a été utilisé pour caractériser le risque périopératoire. Les données concernant les complications postopératoires, la durée d’hospitalisation et la migration radiologique ont été analysées.

Nous avons identifié des complications modérées à majeures survenant dans un délai d'un an. Tiges cimentées (n=59) : 2 décès liés au syndrome d’implantation du ciment, 4 fractures périprothétiques, 3 luxations, 2 descellements aseptiques, 1 infection et 1 inégalité de longueur des membres inférieurs significative. Tiges non cimentées avec collerette (n=64) : 2 fractures périprothétiques, 2 luxations, 1 infection et 1 réhospitalisation pour saignement. À un an, les complications (n=13) étaient plus fréquentes dans le groupe des hémiprothèses cimentées. En revanche, le groupe des hémiprothèses non cimentées avec collerette a présenté une incidence réduite de complications (n=6). Ces résultats suggèrent une diminution du taux de complications à un an post-opératoire dans cette dernière catégorie de patients. La durée moyenne d'hospitalisation s'élevait à environ neuf jours pour l'ensemble des hémiprothèses, qu'elles soient cimentées ou non. Aucune migration radiologique n'a été observée pour les hémiprothèses non cimentées.

Dans le cadre de cette étude monocentrique, il a été observé que les hémiprothèses non cimentées avec collerette ont engendré un nombre réduit de complications par rapport aux hémiprothèses cimentées. En outre, ces premières n’ont pas présenté de migration radiologique. La réhabilitation fonctionnelle était comparable.

Ces résultats suggèrent que l’hémiarthroplastie non cimentée avec collerette constitue une alternative sûre et efficace dans la prise en charge chirurgicale des fractures transcervicales et sous-capitales déplacées de la hanche. En effet, notre analyse met en évidence un profil de complications plus favorable pour les tiges non cimentées.
Juliette LÉONARD (Liège, Belgique) , Pierre GEORIS , Thierry THIRION
11:30 - 11:35 #52808 - Morbi-mortalité postopératoire des fractures périprothétiques et interprothétiques du fémur après prothèse totale de genou : intérêt d’une remise en charge précoce.
Morbi-mortalité postopératoire des fractures périprothétiques et interprothétiques du fémur après prothèse totale de genou : intérêt d’une remise en charge précoce.

Les fractures périprothétiques de genou (FPPG) compliquent 0,3 % à 2,5 % des patients porteurs de prothèse totale de genou (PTG). La fréquence des FPPG est en augmentation en raison de l’augmentation du nombre de porteurs de PTG et du vieillissement de la population. L’ostéosynthèse par plaque des fractures périprothétiques du fémur sur prothèse totale de genou (FF/PTG) présente une morbidité et une mortalité postopératoires élevées. L’objectif de cette étude est de montrer que la reprise de l’appui précoce en postopératoire d’une ostéosynthèse par plaque verrouillée anatomique de fémur distal (PVFD) diminue la morbidité et la mortalité des patients victimes d’une FF/PTG.

Il s’agit d’une étude bicentrique, rétrospective, sur dossiers médicaux, portant sur une période de 10 ans. L’ensemble des patients présentant une FF/PTG ostéosynthésée par PVFD a été analysé. Les données démographiques incluant l’âge, le genre, les modalités de déambulation, l’autonomie, les antécédents médicaux et les différentes complications postopératoires incluant la mortalité postopératoire, les reprises chirurgicales, les pseudarthroses, les ruptures de plaque, les démontages du matériel, les infections du site opératoire, les récidives de fracture périprothétique, les thromboses veineuses profondes compliquées d’embolie pulmonaire dans les 3 mois postopératoires, ont été recueillies.

Il s’agissait d’une population de 102 patients, avec un âge médian de 85 ans, principalement féminine. Il n’existait pas de différence entre les groupes remise en charge précoce (RCP) et remise en charge différée (RCD) en termes de complications postopératoires. La reprise précoce de l’appui permettait une consolidation osseuse plus rapide et diminuait la perte d’autonomie, selon le score de Parker.

Cette étude présente des forces, et également des limites. Il s’agit d’une étude rétrospective, bicentrique d’une population prise en charge en traumatologie. Il existait un nombre de patients trop faible pour prouver une différence statistique significative concernant les complications postopératoires. En revanche, les caractéristiques des deux groupes étaient similaires tant sur le plan sociodémographique que sur le type de fracture, à l’exception de la présence d’une ostéoporose, cependant, cette dernière n’a pas pu être évaluée objectivement pour chaque patient. Malgré le caractère bicentrique de cette étude, il s’agissait d’un effectif assez important en comparaison avec ceux retrouvés dans la littérature, et la prise en charge postopératoire était standardisée, et associée de manière quasi-systématique à une évaluation orthogériatrique.

Dans cette série, il n’existe pas de différence en termes de morbidité et de mortalité selon le protocole de prise en charge postopératoire relatif à la remise en charge. La reprise de l’appui précoce accélère la consolidation osseuse et limite la perte d’autonomie, sans augmenter le risque de complications mécaniques.
Rémi BERQUIN (Rennes) , Damien POTAGE , Karim MESSEDI , Frederic TURLIN , Pierre BOUJU , Mickael ROPARS , Alexandre BOCENO
11:35 - 11:40 #52312 - Modélisation et analyse de la pression chirurgicale exercée par l’admission de fractures péri-prothétiques fémorales : Étude épidémiologique descriptive sur 10 ans.
Modélisation et analyse de la pression chirurgicale exercée par l’admission de fractures péri-prothétiques fémorales : Étude épidémiologique descriptive sur 10 ans.

Les fractures péri-prothétiques fémorales (FPPF) représentent une complication des prothèses totales de hanche, avec des conséquences fonctionnelles importantes et une mortalité accrue. Plusieurs facteurs de risque sont impliqués, parmi lesquels le type de fixation et le type d’implant fémoral, et leur nombre est en augmentation. L'objet de cette étude était d'nalyser les caractéristiques épidémiologiques et chirurgicales des fractures péri-prothétiques sur prothèse totale de hanche primaire, notamment le type de fixation, la classification de Vancouver, et modéliser la provenance des primo-implantations de la région.

Cette étude épidémiologique descriptive incluait 250 cas de fractures péri-prothétiques fémorales, admises et opérées dans un centre hospitalo-universitaire unique entre janvier 2015 et décembre 2024 (10 ans). Les variables analysées comprenaient les données démographiques, le type de fracture (classification de Vancouver), le type de fixation (cimentée ou non), le design de la tige, et le lieu de la primo-implantation à l'aide du codage PMSI et du numéro de sécurité sociale individuel. La pression chirurgicale sur 10 ans était ainsi modélisée, l'analyse de risque comprenait le calcul des odds ratio avec leur intervalle de confiance.

La pression chirurgicale augmentait au cours de la période de manière linéaire (p=0.026). La majorité des fractures étaient de type Vancouver B (80%), avec une prédominance des tiges non cimentées (65%). Une différence significative était observée dans la répartition des types de fractures selon le mode de fixation, avec un risque accru de fractures Vancouver C en cas de tige cimentée (OR=4,34 ; p=0,003). Une tendance non significative à une plus grande fréquence des fractures B2-B3 sur tiges non cimentées était également notée. La majorité des primo-implantations (84%) était réalisée en dehors du centre hospitalier étudié, la provenance des cas venant du même département (85%), de la région (10%) et au-delà (5% de la cohorte).

Une prédominance marquée des fractures péri-prothétiques sur tiges non cimentées était observée, ce qui reflète les tendances actuelles. Par ailleurs, la répartition des types de fractures selon la classification de Vancouver semblait être influencée par le mode de fixation, avec un excès de fractures de type C sur tiges cimentées et de fractures instables (B2-B3) sur tiges non cimentées. Cette étude observationnelle confirme l'intérêt du PMSI comme moyen de surveillance des complications, et de modélisation des effets centres.

La sélection de l’implant fémoral semble participer à la pression chirurgicale exercée sur les centres hospitaliers par l’admission des FPPF, et donc des ressources mises en œuvre pour leur traitement. Elle souligne la nécessité d’une meilleure prévention de ces fractures, notamment par une limitation du nombre d’implantation de tiges non-cimentées chez les patients les plus à risque.
Jean Baptiste VINCENT (Montpellier) , Victoria BLUCHER , Marouane DINIA , Elie ABI ABBOUD , Louis DAGNEAUX
11:40 - 11:45 #52286 - La mortalité est-elle comparable selon les types de fractures périprothétiques fémorales proximales tardives traitées chirurgicalement ?
La mortalité est-elle comparable selon les types de fractures périprothétiques fémorales proximales tardives traitées chirurgicalement ?

Les fractures périprothétiques fémorales proximales (PPFF) tardives représentent une complication de plus en plus fréquente, associée à un taux de mortalité élevé. Toutefois, peu de données sont disponibles stratifiant le risque de mortalité selon le type de fracture ou la stratégie chirurgicale. L’objectif de cette étude était d’évaluer les taux de mortalité après prise en charge chirurgicale des PPFF et d’analyser le risque de décès selon les types de fractures définis par la classification de Vancouver.

Cette étude rétrospective incluait 124 patients opérés pour une PPFF tardive entre le 1er janvier 2020 et le 31 décembre 2024 dans un centre unique. L’âge moyen était de 83 ans et 62 % des patients étaient des femmes. La cohorte comprenait 43 fractures B1 (35 %) et 28 fractures de type C (23 %) traitées par ostéosynthèse isolée, ainsi que 45 fractures Vancouver B2 (36 %) et 8 fractures B3 (6 %) nécessitant une reprise fémorale associée à une fixation. Le délai moyen entre l’admission et l’intervention était de 2 à 3 jours (max. 9j). L’incidence cumulée de la mortalité était évaluée selon la méthode de Kaplan-Meier en tenant compte des variables compétitives. Les hazard ratios ajustés (aHR) étaient rapportés pour l’analyse du risque. Le suivi moyen était de 31 ± 17 mois (maximum 64 mois).

Au total, 16 patients sur 124 (13 %) étaient décédés au cours du suivi. L’incidence cumulée de mortalité augmentait avec le suivi postopératoire, atteignant 13 % à un an et 22 % à cinq ans. Les cas nécessitant une reprise fémorale (fractures Vancouver B2 et B3) présentaient un risque de mortalité plus élevé (aHR = 4,7 ; p = 0,008) comparativement aux fractures traitées par ostéosynthèse isolée : 23 % versus 6 % à un an et 27 % versus 15 % à cinq ans. La reprise pour faillite d’une tige fémorale non cimentée (HR = 3,3 ; p = 0,049), le sexe masculin (aHR = 3,1 ; p = 0,036), un délai chirurgical plus long (aHR = 1,4 ; p = 0,039) et l’âge avancé (aHR = 1,1 ; p = 0,029) étaient associés à un risque accru de décès.

Cette étude monocentrique montrait une mortalité élevée, comparable à celle des fractures du fémur proximal. Les complications infectieuses, neurologiques, cardiovasculaires et pulmonaires sont fréquentes et influencent directement la mortalité, notamment en cas de sepsis ou d’embolie pulmonaire. Les patients présentaient fréquemment des comorbidités importantes et un score ASA élevé. Plus récemment, Stoffel et al. ont rapporté une mortalité à un an de 30,8 % chez les patients présentant une fracture périprothétique fémorale, avec un risque accru pour les fractures B2 et B3.

Dans cette cohorte, la mortalité après PPFF tardive traitée chirurgicalement était de 13 % à un an et de 22 % à cinq ans. Outre les facteurs démographiques, les fractures fémorales de type Vancouver B2 et B3 multipliaient le risque de décès, soulignant l’importance d’une prise en charge rapide et adaptée, tenant compte des spécificités des reprises fémorales chez une population fragile.
Marouane DINIA (Temara, Maroc) , Karim BOUZID , Jean Baptiste VINCENT , Elie ABI ABBOUD , Julie MATHIEU , Louis DAGNEAUX
11:45 - 11:50 #52183 - Medial cortical strut allograft augmentation with lateral locked plating for complex periprosthetic and interprosthetic femoral fractures in elderly patients.
Medial cortical strut allograft augmentation with lateral locked plating for complex periprosthetic and interprosthetic femoral fractures in elderly patients.

Periprosthetic and interprosthetic femoral fractures represent a growing challenge in the elderly osteoporotic population. Medial cortical deficiency and the presence of prosthetic implants may compromise construct stability when lateral plating alone is used, increasing the risk of mechanical failure. Medial cortical strut allograft augmentation has been proposed to improve biomechanical stability and promote biological integration.

A retrospective single-center study was conducted on 16 consecutive patients treated between 2014 and 2025. Mean age was 83.4 years and 81% of patients were classified as ASA III–IV. Fracture patterns included Vancouver B1–B2 fractures, interprosthetic fractures (UCS type D), failures of previous fixation, and peri-periprosthetic fractures (defined as new periprosthetic fractures occurring in a femur previously treated for a healed periprosthetic fracture). All patients underwent open reduction and internal fixation with lateral locked plating combined with a medial cortical structural allograft. Union rate, complications, graft integration, functional recovery and mortality were analyzed.

Radiographic union was achieved in 100% of cases. No non-unions or infections were observed. One late mechanical failure (6.2%) occurred following a new traumatic event. Initial graft integration was observed at approximately 6 months, with complete radiographic incorporation within 12 months in all patients. Assisted ambulation was regained at a mean of 60 days. Mean follow-up was 30.8 months. Observed mortality (37.5%) reflected the frailty of the study population and was not related to the surgical procedure.

These findings support the biomechanical rationale for medial column augmentation in periprosthetic femoral fractures with medial cortical deficiency. Restoration of medial support may improve load distribution along the femur, reducing varus stress on the lateral plate and increasing construct stability. In addition, cortical strut allografts may provide a biological advantage through progressive graft–host integration, potentially contributing to improve bone stock in elderly osteoporotic patients

Lateral locked plating combined with medial cortical strut allograft represents a reliable option for complex periprosthetic and interprosthetic femoral fractures in fragile elderly patients. Restoration of medial column support provides adequate construct stability, allowing early mobilization and high union rates even in biomechanically unfavorable conditions.
Renato MATTEOTTI (Aosta, Italie) , Andrea MASOTTI , Giovanni DALLA VECCHIA , Lorenzo FIORE , Amedeo Manuel MANCINI
11:50 - 11:55 #51925 - Particularités des infections du site opératoire précoces en traumatologie du sujet âgé.
Particularités des infections du site opératoire précoces en traumatologie du sujet âgé.

L’infection précoce est une des complications majeures après prise en charge d’une fracture : elle nécessite un traitement médico-chirurgical rigoureux pour obtenir la guérison de l’infection et la consolidation de la fracture. Chez les patients les plus âgés, ce traitement est lourd et non dénué de complications. L'objectif principal de cette étude était d'évaluer les résultats et complications du traitement des infections du site opératoire (ISO) précoces en traumatologie chez les patients de plus de 75 ans. L’objectif secondaire était de rechercher des facteurs associés à l’échec du traitement.

Ont été inclus dans une étude rétrospective monocentrique continue et non comparative tous les patients de 75 ans et plus avec une ISO précoce compliquant une fracture opérée entre janvier 2016 et juin 2025. Les données démographiques, les données chirurgicales et infectieuses ont été collectées.

Quarante patients (40 ISO) ont été inclus. L’âge moyen était de 84,5 ans (76-95). Le score ASA était égal à 3 pour 57,5% des patients (N = 23/40). Le traitement chirurgical était pour 31,7% des patients une ostéosynthèse, et 48.9% une arthroplastie. 19,5% concernaient des fractures périprothétiques. Seulement 10% des fractures étaient initialement ouvertes. Une bactériémie était associée à l'infection précoce pour 15 % des patients. L'infection était à Staphylocoque pour 63,4% des patients et polymicrobienne pour 39 %. Le délai moyen entre le diagnostic d'infection et sa prise en charge chirurgicale de 5,1 jours (1-60). Le suivi moyen était de 27,6 semaines (0-208). L’infection était contrôlée chez 26 patients (63,4%). Seulement 30% des patients n'ont pas présenté de complication (12/40). Le taux de décès est de 25 % (10/40) au dernier recul. Le traitement était non optimal pour 40% des patients (16/41) et 4 patients n'ont pas été opérés (9,7%). Le suivi moyen des patients était de 27,6 semaines (0-208). Le score ASA, la fonction rénale, le caractère polymicrobien de l’infection, l’absence de contrôle de l’infection ont été retrouvés comme significativement associés aux décès.

L’analyse de la prise en charge des infections précoces en traumatologie chez le patient âgé de plus de 75 ans montre les difficultés rencontrées chez ces patients fragiles. Les pistes d’amélioration concernent notamment le délai entre le diagnostic de l’infection et son traitement chirurgical, la tolérance du traitement et le suivi du patient.

L’infection précoce en traumatologie chez les patients de plus de 75 ans reste un événement majeur nécessitant une prise en charge lourde, et fréquemment compliquée. Une prise en charge multidisciplinaire personnalisée permettrait d’améliorer ce traitement dans cette population fragile.
François-Xavier FAURE (Marseille) , Marie LE BARON , Pascal MAMAN , Richard VOLPI , Xavier FLECHER
Salon Ambassadeurs 2/3
11:30

"Jeudi 12 novembre"

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HL02
11:30 - 12:00

Honorary Lecture Claude Argenson - SFCR
L'indication en chirurgie du rachis dérives et discernement

Modérateur : Charles COURT (Paris)
Conférence-hommage à Claude Argenson, figure majeure de l’orthopédie française et pionnier de la chirurgie du rachis, ayant marqué l’histoire de la SOFCOT.
11:30 - 12:00 L'indication en chirurgie du rachis dérives et discernement. Jean-Marc VITAL (chef de service) (Conférencier, Bordeaux)
Salle Presse
11:45

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J02-4
11:45 - 12:00

Journée GSF-GETO
Résumés des congrès internationaux
GSF-GETO

Ce rendez-vous annuel rassemble le réseau GSF-GETO, les partenaires et les acteurs de la prise en charge des tumeurs autour de communications scientifiques, de tables rondes thématiques et de présentations internationales.
11:45 - 12:00 Résumés des congrès internationaux. Fabrice FIORENZA (Conférencier, Limoges)
Philippe Erlanger
14:00

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J09-1
14:00 - 15:45

Journée Rééducation
Le Genou dans « tous ses états » Session 1 : Le genou ligamentaire : trajectoire fonctionnelle à long terme du genou ligamentaire



Anciennement intitulée « Journée des kinésithérapeutes », cette session - désormais dédiée aux chirurgiens, aux médecins spécialistes en médecine physique et de réadaptation, et aux kinésithérapeutes - est organisée sur deux jours en vue d’actualiser leurs connaissances sur les principes et les pratiques actuels de rééducation en orthopédie-traumatologie.
14:00 - 14:20 Le complexe antéro-latéral du genou : réalité anatomique ou concept biomécanique ? Anthony VISTE (Chirurgien orthopédiste) (Conférencier, Lyon)
14:20 - 14:40 Lésions méniscales type ramp : quelle anatomie ? quelle chirurgie et faut-il une rééducation spécifique. Mathieu THAUNAT (MD) (Conférencier, Lyon)
14:40 - 15:00 Imagerie des lésions ligamentaires et méniscales du genou : que faut-il réellement rechercher ? Paul MICHELIN (Conférencier, Radiologue, Rouen)
15:00 - 15:20 Inhibition musculaire arthrogène (AMI) : le déficit caché du genou lésé. Etienne CAVAIGNAC (PU PH) (Conférencier, Toulouse)
15:20 - 15:45 Chirurgie ligamentaire du genou : pourquoi revenons-nous aux procédures extra-articulaires ? Ou fondamentaux des Procédures Extra articulaires. Bertrand SONNERY-COTTET (MD, PhD) (Conférencier, Lyon)
Jean Mineur

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CE12
14:00 - 14:45

Conférence d'enseignement
Évolution de l’épidémiologie de la traumatologie pédiatrique

Président de séance : Thierry ODENT (Médecin) (Président de séance, Tours)
Améliorer la formation et actualiser les connaissances en orthopédie-traumatologie, en s’appuyant sur les données scientifiques les plus récentes, avec un focus particulier sur la gestion de l'épidémiologie de la traumatologie pédiatrique
14:00 - 14:45 Évolution de l’épidémiologie de la traumatologie pédiatrique. Elie SALIBA (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Bordeaux)
Salon Ambassadeurs 1/3

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J06-5
14:00 - 14:20

Journée SoFEC
Travelling Fellowship - Corée / Europe
SOFEC

Durant cette journée, la SOFEC (Société Française de l’Épaule et du Coude) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies de l'épaule et du coude et leurs traitements chirurgicaux.
14:00 - 14:06 Retour d’expérience Travelling Fellowship Europe. Guillaume FASSOT (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Bourgoin-Jallieu)
14:06 - 14:12 Retour d’expérience Travelling Fellowship Corée. Victor HOUSSET (Chirurgien orthopédiste) (Conférencier, Paris)
14:12 - 14:20 Projets 2027 et importance des Travelling Fellowship. Geoffroy NOURISSAT (MD PhD) (Conférencier, Paris)
Debussy

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J07-4
14:00 - 15:00

Journée AFCP/FFAS
Communications particulières
AFCP/FFAS

Modérateurs : Julie MATHIEU (Chef de clinique) (Montpellier), Nazim MEHDI (Chirurgien Orthopédiste) (Toulouse)
Durant cette journée, l’AFCP (Association Française de Chirurgie du Pied) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies du pied et de la cheville et leurs traitements chirurgicaux.
14:00 - 14:10 #51579 - La réparation des ruptures fermés du tendon calcanéen dépend de l’analyse des lésions anatomiques pathologiques en per opératoire car la clinique et l’imagerie ne permettent pas A propos de 203 patients.
La réparation des ruptures fermés du tendon calcanéen dépend de l’analyse des lésions anatomiques pathologiques en per opératoire car la clinique et l’imagerie ne permettent pas A propos de 203 patients.

Les ruptures fermées du tendon calcanéen sont dues à une ténopathie dégénérative suite à un accident chez un sportif amateur ou un ancien compétiteur Le diagnostic est le plus souvent tardif rendant difficile son traitement

Etude prospective 203 patients (1987-2022) Âge Sexe Activités sportives Impotence fonctionnelle Ancienneté Flexion Plantaire active Dorsale passive Marche talon-pointe Radiologie standard pied-cheville ; Echographie Obligatoire Pas de TDM-IRM Chirurgie Para-tendon Interne Suture directe Bunnell Kessler Plastie Tendon renforcé Musculus plantaris Plâtre cruro-pédieux genou extension cheville 90° 21jours Relai Botte de marche 21jours Résultat clinique comparé Revue littérature

70,11% lésions récentes 29,88% lésions plus 21jours Âge moyen 46 ans (39-67) 93,10% Hommes 82,75% Accident sportif 100% Diagnostic dépression trajet tendon 100% Thompson positive Talon-pointe positif 79% RX Kager positif 100% Echographie positive 21% IRM fait ailleurs même constat Post opératoire simple Pas Sepsis sévère 86,53% des diagnostics retardés présence musculus plantaris 9,77% Cicatrisation difficile 13,21% Adhérence peau tendon 62,06% reprise activités sportives sixième mois 97,12% Amyotrophie mollet 41,95% déficit flexion dorsale 56,89% Déficit flexion plantaire 85,63% Satisfaits avec appréhension

Le diagnostic de rupture du tendon calcanéen est clinique L’échographie est perturbée par la présence du plantaire grêle retardant le traitement L’IRM ne précise pas les lésions anatomiques La suture tendineuse directe est réalisable dans les lésions fraiches La contention plâtrée ne doit pas cheville en équin ou genou fléchi C’est une chirurgie propre Les libérations doivent être limitée pour éviter l’infection et les nécroses sources des adhérences L’amyotrophie du mollet constante expliquerait le déficit articulaire Le retard diagnostic lié à la réticence du patient est la cause des mauvais résultats Les séries publiées Adams Léa Smith Rajasekar montrent de bons résultats anatomiques et fonctionnels avec les techniques classiques

La décision thérapeutique est toujours per opératoire Le contexte dégénératif des lésions ne permet pas toujours une suture directe Une plastie pour assoir un bon résultat est nécessaire
Rabah ATIA (Annaba, Algérie)
14:10 - 14:20 #51618 - Ostéotomie Zadek Per Cutanée pour tendinopathie insertion du tendon d’Achille et syndrome de Haglund : efficacité & sécurité à long terme / cohorte multicentrique avec suivi maximal de 9 ans.
Ostéotomie Zadek Per Cutanée pour tendinopathie insertion du tendon d’Achille et syndrome de Haglund : efficacité & sécurité à long terme / cohorte multicentrique avec suivi maximal de 9 ans.

La chirurgie pied cheville per cutanée est pratiquée depuis plusieurs années sous l’égide du MIFAS (Mini Invasive Foot Ankle Surgery), tout comme la première ostéotomie Zadek per cutanée pour tendinopathie d’insertion du tendon d’Achille / syndrome de Haglund décrite pour la première fois dans la littérature en 2015. Cette étude rétrospective multicentrique a pour objectif d’évaluer l’efficacité et la sécurité de l’ostéotomie Zadek per cutanée, à long terme, pour comparer avec ses résultats avec ceux des études percutanées à court et moyen terme mais aussi des études open.

Tous les patients (32) opérés d’une ostéotomie Zadek per cutanée pour tendinopathie d’insertion du tendon d’Achille et syndrome de Haglund entre le 01/01/2016 et le 01/01/2025 ont été revues à long terme pour évaluer l’efficacité et la sécurité ainsi que l’évolution radiologique. L’efficacité a été évaluée via le Revised - Foot Function Index (R-FFI) short form et l’EVA ainsi que la satisfaction globale. La sécurité a été évaluée par le taux de complication. L’évolution radiologique a été évalué par le ratio X/Y et l’angle de Chevaux Liet (ACL) ainsi que la pente calcanéenne (PCA).

Le suivi moyen est de 54.5 +/- 31,8 mois (12-110) avec un suivi minimal de 12 mois. L’âge moyen est de 59,5 ans (41 -87). Le score R-FFI moyen est passé de 114,6 (66-170) à 41 (36,2- 54,8) (P <.0001). Le score visuel analogique moyen est passé de 5,72 +/- 1,76 à 1,52 +/- 2,3 (P<.0001). Le taux global de satisfaction est de 90% (27/30). Le taux de complication spécifique à la procédure MIZO est de 13,3 % (4/30) et le taux global de 30% (9/30). Le ratio X/Y moyen est passé de 2,38 +/- 0,21 à 3,21+/- 0,47 (P<.001). L’angle ACL moyen est passée de 20,1+/- 20,4 à 9,4+/- 18,8 (P<.001). La pente calcanéenne PCA moyenne est passée de 22,1+/- 6,3 à 20,4 +/- 7,4 (P=0,054).

L’ostéotomie Zadek per cutanée présente de bons résultats fonctionnels à long terme comme les études moyens et courts termes. Les résultats sont également similaires à l’ostéotomie Zadek open toutefois l’approche per cutanée présente moins de complications à court / moyen / long terme.

L’ostéotomie Zadek per cutanée devrait être proposé en première intention notamment chez les patients présentant une prédisposition morphologique avec calcanéus extrêmement long et/ou arrière-pied creux.
Thomas GRIMAUD (Bordeaux) , Julien LUCAS Y HERNANDEZ , Olivier LAFFENETRE
14:20 - 14:30 #51912 - Augmentation par suture tape dans la réparation arthroscopique des ligaments latéraux pour instabilité chronique de cheville : résultats cliniques comparables mais retour au sport plus rapide qu’avec la réparation isolée.
Augmentation par suture tape dans la réparation arthroscopique des ligaments latéraux pour instabilité chronique de cheville : résultats cliniques comparables mais retour au sport plus rapide qu’avec la réparation isolée.

La réparation ligamentaire arthroscopique constitue un traitement de référence de l’instabilité chronique de cheville (ICC). Chez les patients présentant des facteurs de risque d’échec, la réparation isolée peut être insuffisante et des techniques d’augmentation ont été proposées. L’objectif de cette étude était de comparer la réparation isolée (RI) à une réparation augmentée par suture tape (RST), avec l’hypothèse de résultats comparables chez des patients à plus haut risque. Nous avons émis l’hypothèse que l’augmentation par suture tape donnait des résultats clinique similaires à la réparation isolée malgré qu’elle soit utilisée dans une population à risque.

Dans cette étude de cohorte rétrospective basée sur l’indication, tous les patients opérés arthroscopiquement pour CAI entre 2019 et 2022 ont été inclus. Les patients ont été répartis en deux groupes : groupe A, réparation isolée ; groupe B, réparation augmentée par suture tape en raison de la pratique de sports de pivot, d’une laxité ligamentaire généralisée ou d’un reliquat ligamentaire de mauvaise qualité. L’évaluation clinique a été réalisée en préopératoire puis à 3, 6, 12 et 24 mois à l’aide du Foot Function Index (FFI), de l’échelle visuelle analogique de douleur (VAS) et du Foot and Ankle Ability Measure – sous-score sportif (FAAM-SS). Le retour aux activités quotidiennes (RTD), au travail (RTW), au sport (RTS) et les complications ont été enregistrés au dernier recul.

Cent cinq patients ont été inclus (âge moyen 30,8 ± 14,5 ans) : 44 dans le groupe A et 61 dans le groupe B. Les deux groupes ont présenté une amélioration significative de l’ensemble des scores cliniques entre le préopératoire et le dernier recul (p < 0,001). À deux ans, aucune différence significative n’était observée entre les groupes pour la VAS, le FFI ou le FAAM-SS. Aucune complication majeure ni récidive d’instabilité n’a été rapportée. Le retour au sport était significativement plus précoce dans le groupe B (12 versus 20 semaines ; p < 0,001), sans différence pour le retour aux activités quotidiennes ou au travail.

La réparation isolée et la réparation augmentée par suture tape permettent d’obtenir d’excellents résultats cliniques sans différence significative à deux ans. Bien que réalisée chez des patients présentant des exigences fonctionnelles plus élevées ou un risque d’échec accru, l’augmentation par suture tape présente des taux de complications similaires, aucune récidive d’instabilité et un retour au sport plus rapide.
Pierre-Henri VERMOREL (Saint-Etienne) , Jordi VEGA , Matteo GUELFI
14:30 - 14:40 #52256 - Relation entre kinésiophobie et préparation psychologique au retour au sport après chirurgie des ligaments latéraux de la cheville.
Relation entre kinésiophobie et préparation psychologique au retour au sport après chirurgie des ligaments latéraux de la cheville.

Les facteurs psychologiques tels que la kinésiophobie freinent souvent la récupération après reconstruction ou réparation des ligaments latéraux de la cheville (RLLC). Leur relation avec la préparation psychologique au retour au sport (RTS) reste mal définie. L'objectif était d'analyser la corrélation entre kinésiophobie et préparation psychologique au RTS avant et après un programme de rééducation de 3 semaines.

Quarante-six athlètes de compétition ayant subi une RLLC ont suivi un programme de rééducation standardisé de 3 semaines. La kinésiophobie a été évaluée par la Tampa Scale of Kinesiophobia (TSK-17, 13, 11) et ses sous-scores (Évitement, Focus somatique). La préparation psychologique a été mesurée par l'échelle Ankle Ligament Reconstruction–Return to Sport after Injury (ALR-RSI).

À l’inclusion, des corrélations négatives faibles à modérées ont été observées entre l’ALR-RSI et toutes les versions de la TSK (r = -0,36 à -0,44 ; p < 0,001). À la sortie, les corrélations variaient de -0,33 à -0,60. Après rééducation, le score ALR-RSI a progressé de 6,2% (p = 0,009) et le TSK-17 a diminué de 5,4% (p < 0,001). La corrélation entre l'évolution des scores TSK et ALR-RSI était négligeable (r = -0,15). Le pourcentage de patients sous le seuil de kinésiophobie (TSK < 40) a augmenté significativement, passant de 58,3% à 81,3% (p = 0,002).

Il existe de faibles corrélations négatives entre kinésiophobie et préparation psychologique après RLLC. Bien que ces deux paramètres s'améliorent lors d'une rééducation structurée, ils semblent constituer des entités distinctes évoluant indépendamment.
Mohamad MOUSSA , Olivier UCAY (Capbreton) , Olivier GRIMAUD , Alexandre HARDY
14:40 - 14:50 #52259 - Retour au sport et facteurs de risque de récidive après reconstruction anatomique arthroscopique des ligaments latéraux de la cheville.
Retour au sport et facteurs de risque de récidive après reconstruction anatomique arthroscopique des ligaments latéraux de la cheville.

L'instabilité chronique latérale de la cheville (ICLC) nécessite souvent une stabilisation chirurgicale après échec du traitement conservateur ou d'une réparation primaire. La reconstruction anatomique arthroscopique par autogreffe tendineuse est de plus en plus utilisée, mais les données sur le retour au sport (RTS) et les facteurs de risque de récidive chez les sportifs à forte demande restent limitées. Objectif : Évaluer le taux et le délai de RTS, les résultats fonctionnels et les prédicteurs d'échec après reconstruction arthroscopique au droit interne (gracilis).

Matériel et méthodes : 101 patients opérés pour ICLC ont été évalués avec un recul minimum de 2 ans. Le critère principal était le RTS (reprise de l'activité athlétique complète). Les critères secondaires incluaient le retour au niveau antérieur, la récidive de l'instabilité, la rupture du greffon et les scores fonctionnels FAOS et FAAM. Les facteurs de risque d'échec du RTS et de récidive ont été analysés par régression logistique multivariée.

Résultats : Le taux global de RTS était de 71,1% avec un délai médian de 6,0 mois [5,0 – 8,5]. Seuls 45,6% des patients ont retrouvé leur niveau d'avant la blessure. L'analyse multivariée a identifié un IMC élevé (p = 0,014) comme prédicteur indépendant d'échec du retour au niveau antérieur, tandis qu'un score FAAM-ADL préopératoire élevé (p = 0,002) était prédictif de succès. Une récidive de l'instabilité est survenue chez 11,9% des patients, dont 9,9% d'entorses simples et 2,0% de ruptures de greffon. L'âge jeune (p = 0,040) est apparu comme le seul prédicteur indépendant de récidive d'instabilité.

Conclusion : La reconstruction anatomique arthroscopique permet une amélioration fonctionnelle significative avec un faible taux de rupture (2,0%). Cependant, le retour au niveau antérieur reste difficile (45,6%), particulièrement en cas d'IMC élevé. Le jeune âge est un facteur de risque indépendant de récidive d'entorse.
Mohamad MOUSSA (Paris) , Bogdan PAVEL , Yoann BOHU , Antoinne GEROMETTA , Frédéric KHIAMI , Alain MEYER , Lefèvre NICOLAS , Alexandre HARDY
14:50 - 15:00 #51929 - Arthrodèse tibio-talienne, comparaison d'une fixation par vissage en croix avec ou sans mise en place d'une plaque antérieure.
Arthrodèse tibio-talienne, comparaison d'une fixation par vissage en croix avec ou sans mise en place d'une plaque antérieure.

L’ARTHROSE DE CHEVILLE EST UNE MALADIE TRES INVALIDANTE QUI TOUCHE PRESQUE 1% DE LA POPULATION, ET PEUT PROVOQUER DES DOULEURS RENDANT IMPOSSIBLE L’ACTIVITE PROFESSIONNELLE, SPORTIVE ET LA PLUPART DES LOISIRS. L’ARTHRODESE TIBIO TALIENNE EST UN TRAITEMENT DE CHOIX POUR LES ARTHROSES DE CHEVILLE DE STADE TERMINAL. CEPENDANT, IL EXISTE UNE GRANDE QUANTITE DE TECHNIQUES CHIRURGICALES DECRITES. NOUS ETUDIONS DANS CETTE ETUDE LA FIXATION PAR VISSAGE AUGMENTE D’UNE PLAQUE ANTERIEURE EN COMPARAISON AVEC UN VISSAGE SIMPLE, AVEC L’HYPOTHESE QUE L’AJOUT D’UNE PLAQUE ANTERIEURE PERMET D’AMELIORER LA CONSOLIDATION SANS AUGMENTER LE TAUX DE COMPLICATIONS.

IL S’AGIT D’UNE ETUDE RETROSPECTIVE MONOCENTRIQUE INCLUANT DES PATIENTS OPERES DE 2019 A 2024 D’UNE ARTHRODESE DE CHEVILLE. DEUX GROUPES ONT ETE REALISES EN FONCTION DE LA METHODE DE FIXATION, LE GROUPE VS (VISSAGE SEUL) ET LE GROUPE VP (VISSAGE + PLAQUE). LE CRITERE DE JUGEMENT PRINCIPAL ETAIT LA CONSOLIDATION OSSEUSE, SUR CRITERES RADIOLOGIQUE ET CLINIQUE. LES CRITERES DE JUGEMENT SECONDAIRES ETAIENT LE TAUX DE COMPLICATIONS, LA DUREE OPERATOIRE, LE TAUX DE REPRISES, LES SCORES FONCTIONNELS (AOFAS, EFAS).

50 PATIENTS ONT ETE INCLUS DANS L’ETUDE, 31 DANS LE GROUPE VS ET 19 DANS LE GROUPE VP. L’AGE MOYEN ETAIT DE 65 ANS, LE SUIVI MOYEN ETAIT DE 4.2 ANS DANS LE PREMIER GROUPE ET DE 2.2 ANS DANS LE SECOND. LE TAUX DE PSEUDARTHRODESE ETAIT EVALUE RESPECTIVEMENT A 26% ET 10%, AVEC UNE DUREE MOYENNE DE CONSOLIDATION DE 123 JOURS CONTRE 82 JOURS. LE TAUX DE REPRISE ETAIT RESPECTIVEMENT DE 35% ET 22% PRINCIPALEMENT POUR CURE DE PSEUDARTHRODESE DANS LE PREMIER GROUPE, ET POUR GENE SUR MATERIEL DANS LE SECOND. LE TAUX TROUBLES CICATRICIELS ETAIT RESPECTIVEMENT DE 13% ET DE 5%, AVEC SEULEMENT 2 REPRISES POUR INFECTION. LES SCORES FONCTIONNELS ETAIENT IDENTIQUES DANS LES DEUX GROUPES, AVEC UN AOFAS A 75 ET UN SCORE EFAS A 31. LA DUREE OPERATOIRE ETAIT PLUS LONGUE EN MOYENNE DE 20 MINUTES DANS LE GROUPE VP

LES RESULTATS DE L'ETUDE SEMBLE CONFIRMER QUE L'UTILISATION D'UNE PLAQUE ASSOCIEE A UN VISSAGE EST PREFERABLE POUR L'ARTHRODESE A CIEL OUVERT. LES RESULTATS DE L'ETUDE SONT COMPARABLES A CE QUI EST RETROUVE DANS LA LITTERATURE SUR LA CONSOLIDATION ET SUR LE TAUX DE COMPLICATIONS. LES RESULTATS SONT MEILLEURS LORS DE L'UTILISATION DE L'ARTHROSCOPIE EN TERME DE RECUPERATION ET DE COMPLICATIONS, MAIS EST CEPENDANT PLUS EXIGEANT TECHNIQUEMENT, NOTAMMENT LORS DES DEFORMATIONS IMPORTANTES. LA PROTHESE EST L'ALTERNATIVE A L'ARTHRODESE, AVEC DES RESULTATS COMPARABLES, MAIS A DES INDICATIONS QUI SONT PLUS LIMITEES. DE PLUS, LA PROTHESE EST BIEN PLUS A RISQUE DE COMPLICATIONS ET D'USURE PRECOCE SI MISE EN PLACE CHEZ DES PATIENTS JEUNES ET PARTICULIEREMENT ACTIF, OU L'ARTHRODESE SEMBLE PREFERABLE.

L’ASSOCIATION D’UNE PLAQUE ANTERIEURE AU VISSAGE EN CROIX POUR L’ARTHRODESE TIBIO TALIENNE SEMBLE PERMETTRE D’AUGMENTER LE TAUX DE CONSOLIDATION SANS MAJORER LE TAUX DE COMPLICATIONS, ET AVEC DES RESULTATS FONCTIONNELS SATISFAISANTS.
Vincent DENY (Dijon) , Pierre MARTZ
HI5 Studio

"Jeudi 12 novembre"

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J05-7
14:00 - 14:45

Journée SFHG
Communications particulières : Hanche
SFHG

Modérateurs : Romain GÉRARD (Docteur) (Brest), Nicolas REINA (Professor of Orthopedics) (Toulouse)
Durant cette journée, la SFHG (Société Française de Chirurgie de la Hanche et du Genou) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies de la hanche et du genou et leurs traitements chirurgicaux.
14:00 - 14:05 #52249 - Survie de plus de 230000 implants double mobilité monoblocs dans les prothèses totales de hanche primaires, issue du PMSI.
Survie de plus de 230000 implants double mobilité monoblocs dans les prothèses totales de hanche primaires, issue du PMSI.

Le concept français de double mobilité (DM) est largement utilisé dans les prothèses totales de hanche (PTH) primaires afin de prévenir le risque de luxation postopératoire. Les échecs historiques rapportés dans certains registres et séries, notamment en rapport avec des descellements et reprises précoces, nécessitent d'être réévalués à la lumière des évolutions technologiques. Cette étude analysait la survie contemporaine de cotyles DM monoblocs dans les PTH primaires à partir de la base de données nationale française.

Cette étude observationnelle incluait tous les patients âgés de 50 ans ou plus ayant bénéficié d’une PTH primaire pour coxarthrose entre 2016 et 2025 en France, identités par codage PMSI dans les établissements publics et privés. Les données démographiques, les caractéristiques implantaires (dont les couples de frottement) et les réinterventions ont été extraites sur une période de 10 ans. Les estimations de Kaplan-Meier et les modèles de régression de Cox ont été utilisés pour analyser l’incidence des luxations et la survie avec reprise chirurgicale comme critère principal. Les hazard ratios ajustés (aHR) ont été rapportés. Le suivi moyen était de 5 ans (1 à 9 ans).

Au total, 234 000 PTH avec implants DM non cimentés ont été analysées. L’âge moyen était de 73 ans et 58 % des patients étaient des femmes. Le nombre de révisions comprenant un geste acétabulaire était de 2085. Ainsi, la survie des implants DM à 9 ans était de 98,4 % (IC95%: 98.3 – 98.5). Aucun risque accru de révision n’a été observé selon le biomatériau de la tête (métal, céramique, oxinium; p=0.44), ni son diamètre (22 mm vs 28 mm, 98.9% versus 98.4%). Les couples de frottement comportant du polyéthylène hautement réticulé (XLPE) étaient associés à une meilleure survie pour toute révision aseptique, sans significativité statistique (aHR = 2,1 ; p = 0,07). La provenance industrielle et leur représentativité nationale (fréquence de pose) influençaient le risque de révision (p<0.0001).

Les grandes séries cliniques et registres rapportaient d’excellentes survies à 10 ans, sans analyse spécifique selon le diamètre de la tête interne. Cette étude ne montrait pas de différence significative entre les têtes de 22 mm et 28 mm concernant le risque de révision. Ce risque semblait davantage dépendre de la conception de l’implant, des facteurs patients et chirurgicaux. Les implants DM modernes ont fortement réduit le risque de révision précoce comparativement aux cotyles historiques.

Dans une cohorte de plus de 230000 patients, les implants DM monoblocs contemporains étaient associés à une prévention efficace du risque de luxation après PTH primaire, sans influence du couple de frottement ni du diamètre de la tête. Le risque de luxation intraprothétique rapporté était particulièrement faible. Ces résultats constituent une référence actuelle pour la prévention du risque de luxation primaire, à laquelle devra se comparer les implants DM modulaires dans la prévention de la luxation.
Elie ABI ABBOUD (Montpellier) , Erika NOGUÉ , Bertrand BOYER , Nicolas REINA , Sébastien LUSTIG , Louis DAGNEAUX
14:05 - 14:10 #51755 - Use of patient-specific instrumentation for hip resurfacing arthroplasty: description and CT results.
Use of patient-specific instrumentation for hip resurfacing arthroplasty: description and CT results.

Hip resurfacing arthroplasty (HRA) is a valuable option for the treatment of primary osteoarthritis in young patients. However, the learning curve for femoral component implantation remains long. Conventional methods to align the femoral device are based on manual mechanical jig which allow versatility also increases the risk of malposition and may significantly reduce implant survival. We conducted a study to evaluate the results of patient-specific instrumentation (PSI) for HRA using pre- and postoperative CT scans.

On pre- and post-operative CT scans, the native caput-collum-diaphyseal (CCD) angle, stem-shaft angle (SSA), femoral anteversion and head diameter were measured. The objectives for the PSI jig were to restore head diameter, femoral anteversion and to implant the femoral component with a planned +5° valgus alignment in the coronal plane.

This study involved a cohort of 50 patients (52 HRA). During the surgery, the inferior (calcar guided) jig was used in 39 cases (76.4%), and the posterior jig was used in 12 cases (23.6%). No jig failures were observed. The mean acetabular cup and femoral head diameters were respectively 58 mm (range, 54-64) and 52 mm (range, 48-58). The native head diameter averaged 51.5 mm (range, 47-57). Native femoral anteversion averaged 20° (range, 15-24) compared to 18.5° (range, 10-27°) postoperatively. The mean preoperative CCD was 132.5° (range, 126-137). The planned SSA was 138° (range, 132-143) while the postoperative SSA was 136.5° (range, 129-143).

The slight valgus femoral positioning of 4° observed in our series is consistent with biomechanical recommendations. The maximum difference between the planned and implanted head sizes was 2 mm (1 size) confirming our primary hypothesis. This finding is clinically relevant both for the preservation of native anatomy and for minimization of acetabular reaming. As femoral head size decreased, the required acetabular cup diameter also decreased. In most cases, HRA procedures are performed by surgeons with a high THA volume practice. Nevertheless, technical challenges remain, particularly with respect to femoral component positioning, acetabular exposure and soft tissue preservation. CT-based navigation more accurately reproduced hip biomechanics compared to conventional neck-based instrumentation and imageless navigation. Similarly, the use of PSI improves the precision of the femoral component and reduces the risk of complications. The use of this PSI may help minimize the diameter of the implanted acetabular cup and reduce the learning curve associated with femoral component positioning

With accurate positioning being defined as placement within 5° of the planned anteversion and SSA, 48 cases (94.1%) achieved the desired femoral component positioning. Given that accurate implant positioning is well established as a key determinant of implant survival and patient outcome, the use of this type of PSI should be considered to enhance precision in HRA procedures.
Julien GIRARD (Lille) , Martin BAUTERS , Mehdi HORMI , Philippe Alexandre FAURE
14:10 - 14:15 #51706 - Cemented Dual-Mobility In Tantalum Shells For Large Bone-Loss Hip Revisions.
Cemented Dual-Mobility In Tantalum Shells For Large Bone-Loss Hip Revisions.

Acetabular revision total hip arthroplasty (THA) with massive bone loss remains challenging, particularly in Paprosky III defects and pelvic discontinuity. Trabecular metal acetabular components provide reliable fixation in these situations, but instability remains a major concern. Cemented dual-mobility (DM) cups have been increasingly used to reduce dislocation risk in these high-risk reconstructions. To evaluate complications, implant survivorship, and predictors of instability following complex acetabular reconstruction using trabecular metal revision components combined with a cemented dual-mobility cup.

A retrospective study included 64 acetabular revision THAs performed using a trabecular metal acetabular reconstruction system combined with a cemented dual-mobility cup. The cohort included severe bone loss with 67% Paprosky III defects and 26.6% pelvic discontinuity. Outcomes included dislocation, infection, reoperation, implant survivorship, and radiographic restoration of the hip center.

At a mean follow-up of 56.3 ± 22.2 months, 7 patients (10.9%) experienced postoperative instability (11 dislocation episodes), all successfully treated by closed reduction without revision surgery. Nine prosthetic joint infections (14.1%) occurred, leading to 14 reoperations including 13 DAIR procedures and one implant removal. Kaplan–Meier analysis showed 89% survivorship free from dislocation, 81% free from infection, and 82% free from reoperation at final follow-up. Implant survivorship reached 98.4% when acetabular revision was used as the endpoint, with no mechanical failure or aseptic loosening observed. Radiographic analysis confirmed reliable restoration of the hip center. Lower BMI (p = 0.025) and smaller acetabular shell diameter (OR 0.66/mm; p = 0.029) were independent predictors of postoperative instability.

Severe acetabular bone loss remains a major challenge in revision THA, with instability being a frequent complication. The combination of trabecular metal reconstruction and a cemented dual-mobility cup aims to address both fixation and stability in these complex situations. In our series, despite a high proportion of Paprosky III defects and pelvic discontinuity, implant survivorship was excellent with no mechanical failures and a relatively low dislocation rate. These findings support this strategy as a reliable option for managing complex acetabular revisions

Trabecular metal reconstruction combined with a cemented dual-mobility cup demonstrated excellent mid-term implant survivorship with no mechanical failures. This strategy appears to be a reliable solution for managing complex acetabular revision THA, providing stable fixation and acceptable complication rates.
Elie MASSOGLIA (Dijon) , Antoine PIERCHECCI , Omar RAJILLAH , Ludovic LABATTUT , Emmanuel BAULOT , Pierre MARTZ
14:15 - 14:20 #51778 - Early recovery after total hip arthroplasty depends more on patient-related factors than implant strategy: a multicenter prospective LASSO analysis of 4,298 hips.
Early recovery after total hip arthroplasty depends more on patient-related factors than implant strategy: a multicenter prospective LASSO analysis of 4,298 hips.

Early functional recovery after total hip arthroplasty (THA) is influenced by multiple factors including patient characteristics, perioperative management, and implant strategy. However, the relative contribution of implant-related factors compared with patient-related factors remains unclear. The aim of this study was to identify determinants of recovery at 3 months after THA.

We conducted a multicenter prospective observational cohort study. A total of 4,622 hips undergoing primary THA were analyzed. At 3 months, follow-up data were available for 4,298 hips (93%). The cohort included 3,097 women (67%), with a mean BMI of 27.0 ± 5.7 kg/m². Surgery was performed on the left hip in 44.4% and right hip in 55.6% of cases. The surgical approach was anterior (59.0%), posterior (36.4%), or anterior without traction table extension (4.2%). Procedures were performed by 15 surgeons across participating centers, and analyses accounted for surgeon effect. The primary outcome was Oxford Hip Score (OHS) at 3 months. Candidate variables included demographics, preoperative scores (including OHS), perioperative factors, surgical approach, and implant strategy (cemented vs quadrangular press-fit stem; dual mobility vs ceramic-on-ceramic). Determinants of OHS were identified using LASSO regression with stability selection (>90%), followed by multivariate modeling with 95% confidence intervals.

Preoperative OHS was strongly associated with postoperative score (β = 0.09, 95% CI [0.06–0.12], p < 0.001). Mobility at 3 months was also significantly associated with outcome (β = 0.06, 95% CI [0.05–0.06], p < 0.001). Male sex was associated with higher OHS values (β = 0.99, 95% CI [0.55–1.43], p < 0.001), whereas higher BMI was associated with poorer recovery (β = −0.06, 95% CI [−0.09 to −0.02], p = 0.002). Psychological factors also influenced outcomes: moderate anxiety or depression (β = −0.64, 95% CI [−1.20 to −0.08], p = 0.025) and severe anxiety or depression (β = −1.46, 95% CI [−2.16 to −0.76], p < 0.001) were associated with lower functional scores. Self-perceived preoperative health status was also associated with outcome (β = 0.03, 95% CI [0.01–0.04], p < 0.001). In contrast, implant strategy and several perioperative variables were not independently associated with OHS at 3 months.

These findings suggest that early functional recovery after THA is primarily driven by patient-related factors rather than implant strategy. Further studies are needed to determine whether this relationship persists at medium- and long-term follow-up.

In this large multicenter prospective cohort, patient-related factors were the main determinants of early functional recovery, while implant strategy did not independently influence OHS at 3 months.
Thomas AUBERT (Paris) , Antoine MOUTON , Christine LAUTRIDOU , Alexandre BLAIRON , Charles BERTON , Goulven ROCHCONGAR
14:20 - 14:25 #52229 - Sécurité et reproductibilité de la prothèse totale de hanche en ambulatoire : étude rétrospective d’une série monocentrique de 315 cas.
Sécurité et reproductibilité de la prothèse totale de hanche en ambulatoire : étude rétrospective d’une série monocentrique de 315 cas.

Objectif : L’arthroplastie totale de hanche (PTH) est une intervention couramment réalisée dont les protocoles de récupération rapide ont récemment permis le développement de la sortie le jour même (same-day discharge). Malgré un intérêt croissant, la sécurité et la reproductibilité de cette stratégie restent discutées, notamment en pratique réelle. L’objectif de cette étude était d’évaluer le taux de succès et la sécurité à court terme d’un programme institutionnel de PTH en ambulatoire dans un centre à haut volume.

Matériel et méthodes : Une étude rétrospective monocentrique a été menée sur 315 PTH consécutives réalisées chez 314 patients dans le cadre d’un parcours ambulatoire institutionnel standardisé. Le protocole incluait systématiquement une voie d’abord antérieure directe sans table, et une rachianesthésie dans la grande majorité des cas. Les données épidémiologiques, le taux de succès de l'ambulatoire ainsi que les complications survenant dans le mois suivant la chirurgie ont été analysés.

Résultats : La cohorte était composée de 175 hommes (55,56 %) et 140 femmes (44,44 %). L’âge moyen au moment de l'intervention était de 62,8 ans et l’IMC moyen de 26,3 ± 4,2 kg/m². Le taux de succès de la sortie le jour même a été de 97,1 % (306 procédures). Neuf échecs ont été observés, principalement liés à l’hypotension orthostatique (n=4 ; 44,4 %), suivie de la rétention aiguë d'urine (n=2 ; 22,2 %), de douleurs insuffisamment contrôlées (n=2 ; 22,2 %) et d'un trouble du rythme cardiaque (n=1 ; 11,1 %). A 30 jours, le taux de passage aux urgences en post opératoire était de 0,95 % (n=3) et le taux de ré-hospitalisation était de 0,95 % (n=3). LDes consultations précoces non programmées ont été observées dans 5,1 % des cas (n = 16).

Conclusion : La prothèse totale de hanche réalisée en ambulatoire dans un centre à haut volume, selon un protocole péri-opératoire standardisé, apparaît sûre et hautement reproductible, avec un taux de succès supérieur à 97 % et de très faibles taux de recours aux soins urgents et de ré-hospitalisation précoce. Ces résultats confirment la faisabilité d’une diffusion plus large de cette stratégie dans des structures disposant d’une organisation adaptée.
Sebastien LUSTIG , Gerald DELFOSSE , Cecile BATAILLER , Victor SONNERY-COTTET (guadeloupe)
14:25 - 14:30 #52935 - Ostéolyses et pseudotumeurs après prothèse totale de hanche à couple céramique–céramique : série de 23 cas.
Ostéolyses et pseudotumeurs après prothèse totale de hanche à couple céramique–céramique : série de 23 cas.

Les couples céramique–céramique (CoC) récents sont réputés pour leur faible usure et leur bonne tolérance biologique. Quelques cas isolés d’ostéolyses ou de pseudotumeurs ont néanmoins été décrits, sans mécanisme clairement établi. Nous rapportons une série de 23 cas d’ostéolyse et/ou pseudotumeur survenues après prothèse totale de hanche (PTH) CoC.

Étude rétrospective monocentrique incluant 23 patients opérés entre 2006 et 2016 d’une PTH CoC, présentant secondairement une ostéolyse ou une pseudotumeur. Toute infection était exclue. Les données analysées comprenaient les caractéristiques des patients, la présentation clinique, le délai d’apparition, l’imagerie, la nécessité et le type de reprise. En cas de réintervention, une analyse des tissus et des explants était réalisée.

Les patients (10 femmes, 13 hommes) avaient un âge moyen de 65 ans (51–79). Toutes les prothèses initiales avaient un insert céramique Biolox Delta, dont 2 préassemblées. Les tiges étaient impactées (n=7) ou cimentées (n=16). Le matériel prothétique comprenait différents types d’implants issus de plusieurs industriels avec des têtes en céramique col moyen (n=14), col court (n=4) et col long (n=4). Un saignement peropératoire ≥ à 800 ml a été observé chez 8 patients. Le délai moyen d’apparition des symptômes était de 8 ans (4 -16). Vingt deux patients étaient douloureux, dont dix avec tuméfaction ; un patient était asymptomatique. Aucun squeaking n’a été rapporté. L’imagerie révélait une ostéolyse dans 21 cas (14 bipolaires, 4 cotyloïdiennes, 3 fémorales) et une masse périarticulaire dans 17 cas. Dix-huit patients ont eu un changement de prothèse après un délai moyen de 10 ans (6 -15) : 16 reprises cotyloïdiennes, 2 reprises bipolaires. Aucune trunionite, ni conflit col–cupule n’a été observé. Les pseudotumeurs étaient majoritairement d’aspect tissulaires hématiques. L’analyse des explants retrouvait des dépôts carbonés ou des lésions de type strip wear sur la plupart des surfaces céramiques. L’examen histologique identifiait des granulomes aspécifiques ou des hématomes vieillis.

Les ostéolyses et pseudotumeurs observées après PTH CoC restent rares et inexpliquées en l’absence d’infection, d’anomalie mécanique ou de débris métalliques identifiés. Les mécanismes envisagés incluent une réaction tissulaire aux composants prothétiques ou un hématome expansif. Ces résultats soulignent la nécessité d’une surveillance prolongée et d’investigations supplémentaires pour mieux comprendre ces complications inhabituelles.
Lorenzo SERFATY (Paris) , Guillaume AUBERGER , Victoria TEISSIER , Antoine MOUTON , Vincent LE STRAT , Wilfrid GRAFF , Thomas AUBERT , Simon MARMOR
14:30 - 14:35 #52642 - Possibilities of joint preserving surgery in patients with the developing dysplastic coxarthrosis.
Possibilities of joint preserving surgery in patients with the developing dysplastic coxarthrosis.

The significance of pelvic and femoral osteotomies in the condition of developed arthrosis is still disputable. Many authors think that joint preserving surgery in developed arthrosis will stimulate its fast progressing (K. Søballe 2003, R. Trousdale 1995) Purpose: Review middle term results of reconstructive treatment in adolescents and young adults with dysplastic coxarthrosis

Treatment outcomes of 59 patients with dysplastic coxarthrosis were analyzed. Mean age at intervention was 18 years (14-42). The grade of arthrosis in joints were assessed according to Tonnis: I – 35, II - 21, III - 3. The type of congruence of articulare surfaces were assessed according to Coleman: I- 12, II-9, III -8, IV – 6. All subjects underwent extraarticulare hip reconstruction with the Ilizarov apparatus included pelvic and femoral osteotomies.

Outcomes were followed from 3 to 12 years. Functional outcomes according to Merle d'Aubigne-Postel were: Pain 4,7±0,1 p. ROM – 4,1±0,2 p. Walking ability – 4,6±0,1 p. Radiographic findings according to Severin were: IIа - 32, IIb - 21, III – 6. The congruence of articular surfaces improved in 14 joints, remained unchanged in 20 joints, worsened in one joint. Distribution of joints by type of congruence: I - 18, II-1, III - 14, IV – 2. The grade of arthrosis was unchahged in 48 cases, progressed one grade in 4 joints, reduced in 7 cases.

Early osteoarthritis and dis-congruency of the articular surfaces are evaluated by many specialists as contra-indication for the joint preserving operation. According to the literature, the proportion of joints in which arthrosis progressed after reconstructive surgery ranges from 10 to 31% (Biedermann R. 2008, Perry K. 2013). Considering clinical and radiological picture the positive outcomes made up 93%. In the analyzed group of patients in most cases (55 joints) surgery slowed the progression of arthrosis.

The differentiated application of reconstructive interventions gives the possibility to slow down the progression of the pathological process in the joint even in conditions of developed arthrosis and allows in some cases to use them as a temporary alternative to joint replacement in adolescents and young adults.
M.p. TEPLENKY (Kurgan, Russie)
14:35 - 14:40 #52272 - Consolidation osseuse et survie fémorale après fixation cimentée étendue lors des reprises de prothèses de hanche: analyse comparative radiographique de 172 cas.
Consolidation osseuse et survie fémorale après fixation cimentée étendue lors des reprises de prothèses de hanche: analyse comparative radiographique de 172 cas.

Le choix de l’implant fémoral et de la technique de fixation sont des éléments déterminants lors des révisions fémorales de prothèses totales de hanche (PTH). La fixation fémorale cimentée étendue reste toutefois peu étudiée dans le contexte des fractures périprothétiques fémorales ou en cas de volet fémoral. Cette étude avait pour objectif d’évaluer la consolidation osseuse, la survie de la tige fémorale et l’évolution du capital osseux fémoral après reprise fémorale cimentée, en cas de fracture ou de volet fémoral comparativement aux autres révisions aseptiques.

Une étude rétrospective monocentrique incluait 172 patients ayant bénéficié d’une reprise fémorale de PTH entre 2009 et 2022 en utilisant une tige de révision cimentée unique. Les patients étaient répartis en fractures périprothétiques (n = 111), descellement aseptique ayant nécessité un volet fémoral (n = 23) et descellement aseptique sans volet (n = 38, groupe contrôle). L’âge moyen était de 74 ans et 56 % des patients étaient des hommes. L’évaluation radiographique comprenait le taux de consolidation osseuse et l’évolution secondaire du capital osseux fémoral. La survie de la tige fémorale était analysée selon la méthode de Kaplan–Meier. Le suivi moyen était de 5 ans (2–13).

La consolidation osseuse était obtenue dans 91 % des cas, tant dans le groupe fractures que dans le groupe volet. Le capital osseux fémoral postopératoire moyen était maintenu, sans différence significative entre les groupes (p = 0,32). Aucune nouvelle reprise n’a été observée dans les groupes volet et contrôle, alors que 4 cas de descellement ont été rapportés dans le groupe fractures (incidence cumulée de 2,5% à 10 ans, p=0.55). La survie globale de la tige de révision fémorale était de 94 % à 10 ans, sans différence entre les groupes (p = 0,89). Les paramètres radiographiques et les choix d'implants n’étaient pas prédictifs de reprise. L’analyse multivariée retrouvait un seul facteur significatif influençant la consolidation : le stock osseux résiduel (OR = 1,2 ; p=0,02).

Les autres paramètres cliniques et radiologiques (âge, IMC, ASA, classifications de Dorr et Paprosky, index cortical, qualité de cimentation selon Barrack) n’ont pas montré d’influence significative sur la consolidation et le stock osseux. Ces données confirment l’importance d’optimiser la restauration du stock osseux lors des reprises fémorales cimentées afin d’améliorer les résultats à long terme.

La fixation cimentée étendue lors des reprises fémorales de PTH permet d’obtenir un taux élevé de consolidation osseuse et une excellente survie implantaire à moyen terme, y compris dans les fractures périprothétiques et les cas nécessitant une ETO. Ces résultats soutiennent l’utilisation de tiges longues cimentées comme option fiable lors des reprises fémorales aseptiques, en particulier chez les patients nécessitant un maintien du stock osseux.
Karim BOUZID (Sète) , Amaury BAYLAC , Julie MATHIEU , Elie ABI ABBOUD , Louis DAGNEAUX
14:40 - 14:45 #51615 - Résultats à moyen et long terme des prothèses totales de hanche à double mobilité en première intention chez les patients de moins de cinquante ans.
Résultats à moyen et long terme des prothèses totales de hanche à double mobilité en première intention chez les patients de moins de cinquante ans.

Le concept de cupule a double mobilité (DM) connait un essor grandissant depuis plusieurs dizaines d’années, notamment chez les patients de plus de 65 ans ou présentant des facteurs de risque de luxation. Cependant peu d’études traitent des cupules à DM chez les moins de cinquante ans, comprenant des patients de moins de trente ans. Nous avons émis l’hypothèse que les cupules à DM de 3ème génération chez les moins de 50 ans présentent une excellente survie à moyen et long terme.

Notre étude est monocentrique et retrospective. Tout patient de moins de 50 ans opéré dans notre centre entre le 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2021 pour une prothese totale de hanche (PTH) à DM de première intention était inclus, en dehors des causes tumorales. Les critères de non inclusion étaient tout patient de 50 ans ou plus à la date d’implantation de la PTH, les indications de reprise de PTH, les PTH sur cause tumorale, les PTH à simple mobilité. Le critère de jugement principal était la survie de l’implant toute cause confondue au dernier recul.Les critères secondaires étaient la survie aseptique bipolaire, la survie aseptique acétabulaire, la survie aseptique fémorale, les critères cliniques (score de Harris, score de PMA, l’échelle d’activité physique UCLA) en pré et post-opératoires, le score de hanche oubliée au dernier suivi, les critères radiographiques (recherche d’ostéolyse), les complications (luxation, infection,fractures périprothétiques).

La population d’étude était composée de 224 patients dont 34.8% de femmes (n=78). L’age moyen était de 40,8 ans  7,8 ans. Le suivi moyen était de 6,6  4,7 ans. Dix-huit révisions toutes causes confondues (septiques et aseptiques) ont été recensées, soit un taux global d’échec de 8,0 %. La survie cumulée des implants était toutes causes confondues (septiques et aseptiques) de 96,7 % à 5 ans (IC 95 % : 92,9 – 98,4) et de 90,9 % à 10 ans (IC 95 % : 81,2 – 95,4). La survie aseptique des implants était estimée à 98,3 % à 5 ans (IC 95 % : 94,9 – 99,6) et de 94,3 % à 10 ans (IC 95 % : 88,3 – 97,3). La survie aseptique du cotyle était de 98,7 % à 5 ans et de 97,7 % à 10 ans (IC 95% : 96,21-100). Quatre descellements aseptiques cotyloidiens sont survenus précocement, à 12 mois (deux cas), un à 24 mois et et un à 168 mois. Une fracture de céramique (0,4%) a été relevée dans l’étude. Le score de Harris passe de 90,2 ± 7,6 à 96,5 ± 5,6 (p < 0,001), le score PMA de 15,0 ± 1,7 à 17,1 ± 1,3 (p < 0,001), le score UCLA de 5,5 ± 1,3 à 6,5 ± 1,6 (p < 0,001 et le score de Hanche oubliée est en moyenne de 97,1 ± 4,3 au dernier recul.

Notre étude semble mettre en évidence de bons résultats à moyen et long terme chez une population de patients plus jeunes que les autres études utilisant de la double mobilité, avec des résultats similaires à des séries publiées de patients comparables avec des implants à simple mobilité ce qui permet de suggérer une bonne solution pour des patients jeunes, chez qui la stabilité est un critère primordial.
Mathilde BALAROTTO (Dijon)
Louis Lumiere

"Jeudi 12 novembre"

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J04-5
14:00 - 15:45

Journée SFCR
Symposium 2 : Infection du site opératoire en chirurgie du rachis : les dogmes sont-ils en train de tomber ?
SFCR

Modérateurs : Baptiste BOUKEBOUS (Paris), Aurore SELLIER (Neurochirurgie, Toulon)
Durant cette journée, la SFCR (Société Française de Chirurgie du Rachis) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies du rachis et leurs traitements chirurgicaux.
14:00 - 14:15 Introduction : l'infection du rachis en 2026 : où en sommes-nous ? Incidence. Impact clinique. Baptiste BOUKEBOUS (Conférencier, Paris)
14:00 - 15:45 Cas clinique : 3 cas.
14:15 - 14:23 Une infection stérile ? Thomas CHEVILLOTTE (Conférencier, Lyon)
14:23 - 14:31 L’écoulement à J-10 post chirurgie lombaire. Jean MEYBLUM (Interne) (Conférencier, Chartres)
14:31 - 14:39 Comment perdre une bataille sans perdre la guerre : pris en charge d’une infection rachidienne complexe. Pierre-Emmanuel MOREAU (Conférencier, Paris), Guillaume RIOUALLON (Conférencier, Paris)
14:39 - 14:54 Traitements antibiotiques : faut-il encore traiter longtemps ? Marie-Paule GERLINGER (Infectiologue) (Conférencier, Infectiologue, Paris)
14:54 - 15:09 Prévenir l'infection : ce qui marche vraiment en 2026. Benjamin BOUYER (Conférencier, Bordeaux)
15:09 - 15:24 ISO : quand devient-elle un problème médico-légal ? Jérôme DELAMBRE (Docteur) (Conférencier, Paris)
15:24 - 15:45 Conclusion et discussion. Aurore SELLIER (Conférencier, Neurochirurgie, Toulon)
Salle Presse

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J08-3
14:00 - 15:45

Journée SFT
Workshop de l’industrie – Fractures du radius distal : Stryker / Depuy Synthes
SFT

Durant cette journée, la SFT (Société Française de Traumatologie) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions en traumatologie.
14:00 - 15:45 Fractures du radius distal : Stryker / Depuy Synthes.
Salon Ambassadeurs 2/3
14:20

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J06-6
14:20 - 15:30

Journée SoFEC
Symposium SoFEC : Résultats des prothèses inversées fracture sans ciment
SOFEC

Modérateurs : Marc-Olivier GAUCI (PU PH) (Nice), Philippe TEISSIER (chirurgien) (Montpellier)
Depuis les années 2000, l’utilisation de la prothèse inversée dans les fractures de l’extrémité supérieure de l’humérus ne cesse de grandir au profit de l’hémiarthroplastie.
Utilisée initialement cimentée, sans réinsertion des tubérosités, la littérature a montré que le résultat fonctionnel obtenu après PTEI était significativement meilleur et plus reproductible que celui obtenu après HA, en ce qui concerne l’élévation antérieure, l’abduction et le score de Constant. En revanche, les mobilités actives en rotation après PTEI étaient inférieures, et cette perte de rotation était invalidante pour les patients.
La réinsertion des tubérosités autour de la prothèse inversée a permis de solutionner ce problème, mais à condition d’obtenir leur
consolidation anatomique, introduisant ainsi le concept d’ostéosynthèse associée. Lors du symposium de la SOFCOT 2016, le taux de consolidation était de 71 %, dont 57 % en position anatomique, en utilisant une prothèse cimentée.
Depuis une dizaine d’années, sont apparues des prothèses sans ciment dédiées à la traumatologie, et les premiers résultats semblent encourageants dans la littérature, notamment avec l’obtention de taux de consolidation des tubérosités qui semblent meilleurs.
Les objectifs de ce symposium seront de confirmer ces premiers résultats sur une large cohorte de patients, de définir des critères
objectifs aboutissant à améliorer la consolidation des tubérosités et de voir comment se comportent ces prothèses à moyen et long terme.
Dix ans après l’analyse des résultats des prothèses inversées fracture cimentées, nous analyserons les résultats des prothèses inversées fracture non cimentées et pourrons les comparer.
14:20 - 15:30 Symposium SoFEC : Résultats des prothèses inversées fracture sans ciment. David GALLINET (chirurgien orthopédiste) (Conférencier, Besançon), Guillaume VILLATTE (PH) (Conférencier, Clermont-Ferrand), Julien UHRING (Chirurgien) (Conférencier, Metz)
Debussy
14:30

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J10-1
14:30 - 15:17

Journée SFCM
SFCM

Modérateurs : Nicolas BIGORRE (chirurgien) (Trélazé), Adeline CAMBON (PU-PH) (Paris), Laurent OBERT (PUPH - Chirurgien orthopédiste) (Besançon)
Durant cette journée, la SFCM (Société Française de Chirurgie de la Main) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies de la main et leurs traitements chirurgicaux.
14:30 - 14:43 Battle : Paralysie radiale et fracture de l'humérus: aller voir ou non ? Laurent OBERT (PUPH - Chirurgien orthopédiste) (Conférencier, Besançon), Alison DELESQUE (Chirurgien) (Conférencier, Libourne)
14:43 - 14:56 Comment rater : Le suivi d'une paralysie du plexus brachial après luxation d'épaule. Laurent MATHIEU (PH) (Conférencier, Paris)
14:30 - 15:17 Communications particulières.
14:56 - 15:03 #52265 - Intérêt de la suture nerveuse en position de flexion du poignet dans les plaies fraîches.
Intérêt de la suture nerveuse en position de flexion du poignet dans les plaies fraîches.

Les plaies du poignet sont des lésions fréquentes et graves laissant parfois des séquelles neurologiques invalidantes aggravées par l’atteinte tendineuse et vasculaire. Leur prise en charge est urgente et bien codifiée par des chirurgiens expérimentés. Les résultats des sutures directe est nettement supérieures aux greffes nerveuses raison pour laquelle une flexion exagérée du poignet nous a permis d’éviter ces dernières.

Sur 56 plaies des poignets opérés, 22 cas, la suture nerveuse a été faite avec une flexion du poignet au-delà de 20°. Vingt-deux malades opérés pour plaie du poignet et nous ajoutons un cas de lésion du nerf médian au coude entre janvier 2012 et décembre 2016, revus avec un recul moyen de 20 mois, on retrouve une atteinte isolée du médian dans 07 cas, de l’ulnaire dans 08 cas et médio-ulnaire dans 07 cas, atteinte vasculaire et tendineuse associée dans 13 cas (23 cas), Les points de suture périphériques sont réalisés sous microscope ou sous loupes à fort grossissement en utilisant un fil très petit 9/0 ou 10/0 avec une flexion du poignet entre 20° et 60° une immobilisation de 21 jours puis une semaine en diminuant la flexion , une auto-rééducation postopératoire dans tous les cas.

Après réparation du nerf médian, 60% des malades ont retrouvé une antépulsion et une opposition normale ou possible contre résistance satisfaisante. La récupération sensitive était supérieure ou égale à S3 dans 53 % des cas avec une intolérance au froid dans 30% des malades. Après réparation du nerf ulnaire, une griffe ulnaire n’était présente que chez 33% patients, 77 % des patients avaient une sensibilité de protection mais avec une intolérance au froid dans 42 % des cas. Les plaies médio-ulnaires ont obtenu un moins bon résultat.

La flexion au-delà de 20° des articulations permettant une suture directe et pour éviter une greffe nerveuse ne semble pas influencer sur les résultats des réparations nerveuses. Les résultats restent dépendant de l’association de l’atteinte pluritissulaire.
Abdesselam BENAMIROUCHE (Alger, Algérie) , Hadia HAOUARI , Lyes AIT EL HADJ , Mustapha YAKOUBI
15:03 - 15:10 #52795 - Utilisation de l’extensor indicis proprius comme greffon libre en l’absence du palmaris longus : évaluation fonctionnelle d’une série de 12 cas.
Utilisation de l’extensor indicis proprius comme greffon libre en l’absence du palmaris longus : évaluation fonctionnelle d’une série de 12 cas.

La réparation secondaire des lésions tendineuses ou ligamentaires de la main nécessite fréquemment le recours à une greffe tendineuse. Le palmaris longus constitue le greffon de référence en raison de son absence de retentissement fonctionnel. Toutefois, son absence anatomique, estimée à près de 15 % des cas, impose l’utilisation d’autres sites donneurs, notamment le plantaire grêle, au prix d’une morbidité supplémentaire. L’extensor indicis proprius (EIP) représente une alternative locale intéressante.

Étude rétrospective portant sur 12 patients opérés entre 2014 et 2022 pour des lésions négligées des tendons fléchisseurs de la main. En l’absence de palmaris longus, un prélèvement de l’extensor indicis proprius a été réalisé comme greffon libre. Le recul moyen était de 15 mois (10–25 mois). L’évaluation reposait sur : Critères subjectifs : douleur, satisfaction, ressenti fonctionnel Critères objectifs : amplitudes articulaires MP et IP comparaison au côté controlatéral force d’extension de l’index présence du signe de cornes

Aucun patient n’a rapporté de douleur Satisfaction globale élevée Diminution de la force d’extension de l’index observée chez 6 patients, sans retentissement fonctionnel majeur Amplitudes articulaires satisfaisantes comparables au côté controlatéral

L’extension de l’index résulte de l’action synergique des tendons extrinsèques et intrinsèques. L’extensor indicis proprius possède une fonction redondante avec l’extenseur commun des doigts, expliquant la faible morbidité de son prélèvement. Contrairement aux greffons à distance (plantaire grêle), son utilisation : évite un second site opératoire réduit les contraintes anesthésiques limite la morbidité globale Ainsi, le prélèvement de l’EIP apparaît comme une solution simple, locale et efficace.

L’extensor indicis proprius constitue un greffon fiable et accessible en l’absence du palmaris longus. Son prélèvement entraîne une morbidité faible, sans retentissement fonctionnel significatif dans la majorité des cas. Toutefois, son utilisation doit être discutée chez les travailleurs manuels, où une diminution de la force d’extension pourrait être plus impactante.
Samia DERRADJI , Abdellatif DJELTI (Alger, Algérie) , Anis MADI , Amir DEKKICHE
15:10 - 15:17 #52085 - La prise en charge du doigt à ressaut.
La prise en charge du doigt à ressaut.

Le doigt à ressaut est une pathologie bénigne et rare, elle affecte principalement le pouce et se caractérise généralement par un blocage idiopathique au niveau de l’articulation Métacarpo- phalangienne, entraînant douleur et altération de la fonction du droit.Les examens complémentaires sont souvent inutiles. Le traitement chirurgical du doigt à ressaut chez enfant consiste à libérer la poulie A1, une intervention qui peut être réalisée par diverses techniques, notamment l’approche endoscopique, l’approche à ciel ouvert et l’approche percutanée.

Nous rapportons une série rétrospective de 30 cas de doigt à ressaut colligé au service d’orthopédie et traumatologie pédiatrique sur une période de neuf ans, étalée de janvier 2014 à mars 2022

Nous avons recensé 29 patients dans 17 était de sexe féminin soit 58,62 %, un âge moyen de deux ans et neuf mois. Le côté droit était atteint dans 23 cas soit (76,66 %). Le pouce était touché chez 25 l’enfants, chez 2 enfants, le majeur chez 2 enfants et l’annulaire chez 1 enfant. Le doigt à ressaut était primitif chez tous nos patients. Tous nos patients ont été opérés en raison d’une symptomatologie typique, dont le geste a consisté à une ouverture de la poulie A1 par la technique à ciel ouvert, celle-ci a été couronnée du succès chez 28 patients soit 96,66 %. Après 1 recul de 12 mois, le blocage avait disparu sans récidive chez 28 patients. Il se récidive a été détectée et a nécessité 1 réintervention.

Le doigt à ressaut réduit pathologie rare et bégnine dans le traitement est facile et consiste à libérer la poulie A1, mais malheureusement dans la symptomatologie ignorée par 1 grand nombre de médecins, ce qui est souvent à l’origine d’un grand retard de diagnostic pour le patient et par conséquent un retard de traitement adéquat
Fadwa CHICHAOUI , Elmohtadi AGHOUTANE , Ahmed EL MOULOUAA , Amine ELKHASSOUI , Tarik SALAMA , Redouane EL FEZZAZI , Houda OUFQUIR (Marrakech, Maroc)
Rédaction 1
14:45

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DD08
14:45 - 15:45

Discussion de dossiers Pédiatrie

Coordonnateur : Aurélien COURVOISIER (Chirurgien) (Coordonnateur, Grenoble)
Experts : Vincent CUNIN (Chirurgien Chef de service) (Expert, Lyon), Mathilde GAUMÉ (PH) (Expert, Paris)
Discussion de cas cliniques avec deux experts.
Salon Ambassadeurs 1/3

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J05-8
14:45 - 15:45

Journée SFHG
Table ronde : PTH après chirurgie conservatrice
SFHG

Directeurs : Pascal KOUYOUMDJIAN (Professor - MD PhD - orthopédie) (Directeur, Nîmes), Olivier MAY (Chirurgien) (Directeur, Toulouse)
Durant cette journée, la SFHG (Société Française de Chirurgie de la Hanche et du Genou) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies de la hanche et du genou et leurs traitements chirurgicaux.
14:45 - 14:52 PTH après chirurgie conservatrice : De quoi parle-t’on ? Olivier MAY (Chirurgien) (Conférencier, Toulouse)
14:52 - 14:59 Arthroscopie de hanche avant PTH : facteur de complexité ? Pierre MARTZ (PU / PH) (Conférencier, Dijon)
14:59 - 15:06 Après ostéotomie ou ostéoplastie autour de l’acétabulum: la planification et les pièges. Henri MIGAUD (Professeur) (Conférencier, Lille)
15:06 - 15:13 Après PAO. Paul BEAULÉ (Professeur) (Conférencier, Ottawa, Canada)
15:13 - 15:20 Après ostéoplastie. Nicolas REINA (Professor of Orthopedics) (Conférencier, Toulouse)
15:20 - 15:27 PTH à fémur complexe : quelles solutions ? Xavier FLÉCHER (PUPH) (Conférencier, Marseille)
15:27 - 15:34 Quelle planification ? Remy COULOMB (Praticien hospitalier) (Conférencier, Nimes)
15:34 - 15:45 PTH après chirurgie conservatrice : ce qu’il faut retenir. Pascal KOUYOUMDJIAN (Professor - MD PhD - orthopédie) (Conférencier, Nîmes)
Louis Lumiere
15:00

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J07-5
15:00 - 15:45

Journée AFCP/FFAS
Entorse de cheville le point de vue du chirurgien
AFCP/FFAS

Durant cette journée, l’AFCP (Association Française de Chirurgie du Pied) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies du pied et de la cheville et leurs traitements chirurgicaux.
15:00 - 15:45 Entorse de cheville le point de vue du chirurgien. Frédéric LEIBER WAKENHEIM (Conférencier, Strasbourg), Anthony DEMONT (Kinésithérapeute) (Conférencier, Kinésithérapeute, Paris), Matthieu LALEVÉE (MD, PhD) (Conférencier, Rouen), Louis RONY (Maître de Conférences Universitaires - Praticien Hospitalier) (Conférencier, Angers)
HI5 Studio
15:17

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J10-2
15:17 - 16:00

Journée SFCM
SFCM

Modérateurs : Nicolas BIGORRE (chirurgien) (Trélazé), Adeline CAMBON (PU-PH) (Paris), Laurent OBERT (PUPH - Chirurgien orthopédiste) (Besançon)
Durant cette journée, la SFCM (Société Française de Chirurgie de la Main) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies de la main et leurs traitements chirurgicaux.
15:17 - 15:30 Battle : Fractures des métacarpiens : ostéosynthèse par plaque ou par vis. Nicolas BIGORRE (chirurgien) (Conférencier, Trélazé), Olivier BOZON (Docteur) (Conférencier, Montpellier)
15:30 - 15:38 Comment rater : Raideur des doigts après traumatisme de la main ou du poignet: prévenir plutôt que guérir. Adeline CAMBON (PU-PH) (Conférencier, Paris)
15:17 - 16:00 Communications particulières.
15:38 - 15:45 #51920 - La configuration optimale de la boucle épitendineuse du point de Kessler. Une étude anatomique expérimentale.
La configuration optimale de la boucle épitendineuse du point de Kessler. Une étude anatomique expérimentale.

La résistance initiale d’une suture de tendon fléchisseur conditionne la mobilisation précoce et le résultat fonctionnel. Selon notre revue de la littérature, la configuration exacte de la boucle épitendineuse du point de Kessler n’est pas clairement définie et l’absence de représentation tridimensionnelle des schémas crée une ambiguïté quant à l’existence d’un éventuel décalage longitudinal entre le brin transversal et le brin longitudinal. L’objectif de notre étude était de comparer la résistance biomécanique d’un point de Kessler avec passage transversal strict (TS) à celle d’une configuration avec décalage longitudinal (DL).

Soixante tendons fléchisseurs profonds de la main, prélevés sur dix sujets anatomiques, ont été répartis en deux groupes (DL et TS). Les sutures ont été réalisées in situ avec un fil Ethilon® 3-0, sans surjet périphérique. Les tendons ont ensuite été soumis à une traction uniaxiale à vitesse constante à l’aide d’un dispositif expérimental permettant la mesure (en Newton, N) de la force maximale jusqu’à faillite de la suture, de la force entraînant un écart inter-bergers supérieur à 2 mm, ainsi que de l’acquisition du mode de faillite de la suture (rupture du fil, R ; effet « fil à couper le beurre », F). Les comparaisons statistiques ont été effectuées à l’aide du test de Wilcoxon-Mann-Whitney et du test du Chi² (p < 0,05).

La résistance maximale moyenne était statistiquement plus élevée dans le groupe TS (30,60 ± 4,52 N) par rapport au groupe DL (26,04 ± 5,74 N), avec p = 0,0012. Les forces nécessaires à la formation d’un écart des berges suturées supérieur à 2 mm étaient respectivement de 14,06 ± 4,76 N et 11,67 ± 4,54 N (p = 0,0495). La faillite de la suture survenait principalement par rupture du fil (52/60 cas), sans différence significative de mode de rupture entre groupes (p =0.7041).

D’après nos résultats, la configuration TS améliore la résistance maximale, probablement en assurant une meilleure répartition des contraintes sur le fil. Elle semble aussi limiter la création d’un écart précoce entre les berges suturées, en limitant le cisaillement longitudinal des boucles à travers les fibres tendineuses. Bien que le point de Kessler ne soit plus utilisé isolément en pratique courante pour les sutures de fléchisseurs profonds, ces résultats suggèrent que la géométrie des boucles pourrait influencer la solidité d’autres sutures similaires.

Une configuration strictement transversale (TS) des boucles du point de Kessler augmente la résistance maximale de la suture dans notre étude. La standardisation technique de ce détail pourrait contribuer à optimiser la solidité des réparations tendineuses. Ces résultats restent néanmoins préliminaires et sont à considérer avec précaution.
Lucia SCHLEICHER (Paris) , Claire BASTARD , Alain SAUTET , Adeline CAMBON
15:45 - 15:52 #51935 - Rupture de long fléchisseur du pouce sur plaque de radius : création d’un score reposant sur l’imagerie, pour guider le choix de la technique opératoire.
Rupture de long fléchisseur du pouce sur plaque de radius : création d’un score reposant sur l’imagerie, pour guider le choix de la technique opératoire.

La rupture de tendon et notamment du long fléchisseur du pouce est une complication connue des fractures de poignet opérées avec mise en place d’une plaque antérieure. Dans ces situations, la réanimation de flexion du pouce (par transfert du fléchisseur superficiel du 4ème rayon ou greffe tendineuse) ou l’arthrodèse interphalangienne sont les options chirurgicales. Cependant, il n’existe pas de consensus sur le mode de prise en charge, souvent laissé à l’appréciation des équipes. L’objectif de cette étude est de déterminer si la création d’un score, reposant sur l’imagerie pré-opératoire, notamment l’échographie et l’IRM, permettrait de prédire le résultat de la greffe intercalaire et par conséquent de choisir la technique la plus adaptée.

Il s’agit d’une étude rétrospective sur 8 patients ayant présenté entre 2016 et 2025 une rupture de long fléchisseur sur plaque de poignet, pris en charge par greffe intercalaire. Tous ont eu une échographie et 4 d’entre eux ont eu une IRM avant leur prise en charge. Nous avons proposé un score sur 10 points comprenant le délai entre la pose de la plaque et la rupture et les résultats principaux de l’imagerie incluant : la distance entre les moignons, la qualité musculaire du long fléchisseur du pouce, la qualité des moignons et la présence d’un long palmaire. Nous avons ensuite analysé la relation entre ce score et les résultats fonctionnels post opératoires, en émettant l’hypothèse qu’un score plus élevé serait en faveur d’un succès de la réparation par greffe intercalaire.

Huit patients ont été pris en charge par greffe tendineuse. Le score créé moyen est de 6/10. En post-opératoire le score de Kapandji moyen est de 6/10 et l’arc de mobilité moyen de 45°. Il existe une corrélation positive entre le score pré-opératoire et le score de Kapandji post opératoire (p=0.004), avec une tendance linéaire. Il existe également une corrélation entre le score pré-opératoire et l’arc de mobilité post opératoire (p=0.01).

Le score pré-opératoire parait exercer une influence significative sur les résultats post opératoires. Un score compris entre 9 et 10 est en faveur d’excellents résultats, entre 6 et 7 de bons résultats et à 3 de résultats décevants. Cela permettrait d’orienter la prise en charge avec une greffe conseillée si le score est > 6, une zone grise entre 4 et 6, et envisager une alternative comme l'arthrodèse si le score est < 4.

Cette étude préliminaire laisse suggérer que la réalisation systématique d’un score reposant sur l’échographie et l’IRM pré-opératoire dans les ruptures de long fléchisseur du pouce sur plaque de poignet pourrait guider le choix de la technique opératoire.
Emma ABECIDAN (Paris) , Sharon ABIHSSIRA , Zakaria GUETARNI , Pascal JEHANNO
15:52 - 15:59 #52068 - One-stage reconstruction of old flexor tendon lesions by heterodigital transfer of half of the FDP in children. About 7 cases.
One-stage reconstruction of old flexor tendon lesions by heterodigital transfer of half of the FDP in children. About 7 cases.

The secondary flexor tendon repair remains one of the most difficult challenges in hand surgery. The aim of this study is to evaluate the results of Durand/Oberlin technique in children after a neglected lesion or failure of a primary repair.

7 children have been operated according to this technique, with extreme ages: 14 months to 07 years old. In all 7 children the preoperative clinical evaluation demonstrated a finger with flexible joints, sensitive, well vascularized with perfect skin coverage and a solid skeleton. The main outcomes measured were the total active flexion (TAF) and the total active motion (TAM). TAF is the sum of flexion of the MCP, PIP and DIP joints combined. TAM is calculated as TAF minus total loss of active extension of MCP, PIP and DIP joints

According to Strickland criteria, all children demonstrated clinical improvement of active motion, recorded with pre op and post op videos.

The classical two stages reconstruction did not result, in our hands, in satisfactory results, especially in children. The better results of our technique can be explained: no need for a proximal tendon suture; the distal fixation, the pull-out technique, allows some immediate mobilization, of course under the protection of a splint the wrist being completely flexed, during 6 weeks. The hemi-tendon FDP is sufficiently narrow to allow easy passage of the tendon through the original pulleys which are preserved in case of neglected injury.

This procedure has, in our hands, replaced the 2 stages procedure for unidigital lesions in adults. Our study demonstrates that the technique can be used in children and early childhood as well.
Samir RAZALI (Medea, Algérie)
Rédaction 1
15:45

"Jeudi 12 novembre"

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BATTLE
15:45 - 16:15

ORTHOBATTLE

Modérateurs : Manon BACHY RAZZOUK (PUPH) (Paris), Louis DAGNEAUX (PUPH) (Montpellier), Henri MIGAUD (Professeur) (Lille), Christophe TROJANI (CNU) (Nice, Monaco)
Espace débat - hall d'exposition
Pause
16:00

"Jeudi 12 novembre"

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J06-7
16:00 - 16:45

Journée SoFEC
Communications particulières
SOFEC

Modérateurs : Tristan LASCAR (Chef de service) (Monaco), Jean-David WERTHEL (PU-PH) (Boulogne-Billancourt)
Durant cette journée, la SOFEC (Société Française de l’Épaule et du Coude) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies de l'épaule et du coude et leurs traitements chirurgicaux.
16:00 - 16:07 #52274 - Le LSA et le DSA sont-ils des métriques fiables pour mesurer la latéralisation et la distalisation dans les prothèses totales d'épaule inversées ? Etude des déterminants et limites.
Le LSA et le DSA sont-ils des métriques fiables pour mesurer la latéralisation et la distalisation dans les prothèses totales d'épaule inversées ? Etude des déterminants et limites.

Objectif : identifier les facteurs influençant les variations des angles Lateral Shoulder Angle (LSA) et Distal Shoulder Angle (DSA) dans les prothèses totales inversées d'épaule (PTEI) et les limites de leur utilisation

25 chirurgiens experts utilisaient 30 scanners pour réaliser 750 planifications de PTEI avec leurs implants et technique. Les logiciels des implants étaient utilisés. Les implants huméraux étaient Onlay (AscendFlex,Exactech) ou Midlay (Perform,Medacta). D’un côté, le picking des points du LSA(°) et du DSA(°) était réalisé automatiquement avec une méthode validée. D’autre part, un référentiel orthogonal commun était construit: l’axe transverse («Y-axis » correspondant à la droite moyenne de l’ensemble des points d’intersection du corps de la scapula et de l’épine) constituait l’abscisse, sa perpendiculaire dans le plan de la scapula et passant par le point d’entrée glénoïdien constituait l’ordonnée. La «latéralisation» et la «distalisation» étaient les distances (mm) à l’origine du projeté du trochiter respectivement sur l’abscisses et l'ordonnée. Enfin, une abduction de l’humérus dans le plan de la scapula était simulée à 10°,15°,20° et 25° et les valeurs de LSA, DSA, latéralisation et distalisation étaient mesurées pour toutes ces abductions.

Le LSA et le DSA variaient significativement : respectivement 84±7° et 63±7° (Ascend), 76±7° et 69±7° (Medacta), 84±8° et 62±8° (Perform), 87±8° et 59±8° (Exactech) (p<0.001). LSA: corrélation «faible» avec la latéralisation (ρ=0,27;r²=0,08;p<0,001) et «faible» avec la distalisation (ρ=−0,15 ; r²=0,012 ; p<0,001). En multivariée, la latéralisation déterminait le LSA (β=0,43;IC95%[0,34;0,52];p<0,0001), la distalisation conservait une association (β=−0,11;IC95%[−0,03;−0,19];p=0,006). DSA: corrélation «modérée» avec la distalisation (ρ=0,38;r²=0,14;p<0,001) et «faible» avec la latéralisation (ρ=−0,14;r2=0,017;p<0,001). En multivariée, la distalisation déterminait le DSA (β=0,45;IC95%[0,51;0,38];p<0,0001) la latéralisation conservait une association (β=−0,18;IC95%[−0,28;−0,08];p=0,0002). Pour une abduction à 10°,15°,20° et 25°, le LSA augmentait linéairement (respectivement 83±9°,85±9°,87±10°,89±10°,p<0.001), la latéralisation était très faiblement modifiée 51±6mm,52±5mm,51±5mm,51±5mm (p=0.034). Le DSA diminuait linéairement (respectivement 64±9°,60±9°,57±9°,53±6°), en parallèle la distalisation variait beaucoup (22±7mm,19±7mm,15±8mm,11±8mm,p<0.001).

En pratique clinique, LSA et DSA sont des mesures composites : bien que leur variabilité soit principalement expliquée par la latéralisation et la distalisation, ils intègrent aussi des contributions inverses et indépendante de l’autre composante (distalisation pour LSA, latéralisation pour DSA). De même, l’abduction doit être contrôlée pour mesurer ces angles. En effet, une augmentation de +5° d’abduction modifie le LSA de +2° et le DSA de −3° alors que la latéralisation n’est que très peu modifiée (≈0°) et que la distalisation diminue beaucoup (-4mm).
Marc-Olivier GAUCI (Nice) , Julien BERHOUET , Adrien JACQUOT , Alexandre CAUBERE
16:07 - 16:14 #51891 - Distalisation globale et fractures de l’acromion dans les PTEI : analyse biomécanique par modélisation musculosquelettique.
Distalisation globale et fractures de l’acromion dans les PTEI : analyse biomécanique par modélisation musculosquelettique.

Les fractures de l’acromion compliquent 3,9 % des PTEI. Nos travaux antérieurs ont montré que l’association d’une ascension préopératoire de la tête humérale > 10,2 mm et d’une distalisation globale > 29,3 mm étaient systématiquement liés à une fracture (100 %), contre 60 % en cas de présence d’un seul facteur et 5 % en leur absence. L’objectif était d’évaluer biomécaniquement l’impact de ce seuil de distalisation sur les forces deltoïdiennes exercées sur l’acromion lors de l’abduction.

30 scanners de patients disposant d'un scanner pré‑ et post‑opératoire segmentés manuellement ont été sélectionnés : 10 scanners de PTEI avec fracture de l’acromion et 20 scanners de PTEI sans complications à un an post‑opératoire. Les forces requises lors du mouvements d’abduction ont été comparées entre les deux cohortes en utilisant un modèle associant : 1/ la reconstitution 3D segmentée des scanners postopératoires de PTEI et 2/ un modèle musculosquelettique incluant 42 muscles du thorax. Les forces du deltoïde étaient analysées à la fois sur toutes ses insertions dont claviculaire (forces totales) et spécifiquement au niveau de sa portion acromiale. Pour évaluer l’impact du seuil de distalisation globale, la distalisation de tous les plannings a été ramenée au seuil de distalisation globale identifié, soit 29.3 mm.

Lors de l’abduction, les forces maximales totales du deltoïde ne différaient pas significativement entre les cohortes (270±54 vs 300±60 N), tout comme les forces moyennes (162±24 vs 163±22 N). Son analyse sur la portion acromiale du deltoïde montrait une force maximale significativement plus élevée dans la cohorte avec complication (239±39 vs 198±39 N, p=0,01). Les forces moyennes suivaient la même tendance (103±20 vs 89±15 N), sans atteindre la significativité (p=0,1). En simulant une distalisation globale égale au seuil (29,3 mm) pour toutes les planifications, la distalisation était augmentée pour les cas sans complications et réduite pour les cas avec complications. Les forces maximales totales du deltoïde augmentaient de 6 % pour la cohorte sans complication vs -0,5 % pour la cohorte avec complication (295±91 vs 295±46 N). Pour l'analyse sur la portion acromiale du deltoïde , les forces maximales lors du mouvement étaient réduites de 5% pour la cohorte avec complication et augmentées de 2 % pour la cohorte sans complications. Il y avait cependant toujours une différence significative sur les forces maximales (respectivement 224±20 N vs 204±79 N, p=0,047).

Cette étude confirme l’impact du seuil de distalisation (29,3 mm) sur la biomécanique du deltoïde, avec une augmentation des forces acromiales en cas de complication. La simulation de ce seuil révèle une redistribution des contraintes, réduisant les forces chez les patients fracturés mais les majorant chez les autres.

Ces résultats soulignent l’importance d’optimiser la planification chirurgicale pour limiter les risques de fracture acromiale.
Axel CLEMENT (Brest) , Julien OGOR , Yannick MORVAN , Ehsan SARSHARI , Julien BERHOUET , Marc-Olivier GAUCI
16:14 - 16:21 #52100 - Quelle dégénérescence graisseuse du muscle sous-scapulaire après arthroplastie totale de l'épaule ? Analyse par tomodensitométrie.
Quelle dégénérescence graisseuse du muscle sous-scapulaire après arthroplastie totale de l'épaule ? Analyse par tomodensitométrie.

La faillite postopératoire du tendon du sous-scapulaire est une cause bien connue d'échec après une arthroplastie totale d’épaule anatomique (aTSA). L'objectif de cette étude était d'évaluer la dégénérescence graisseuse postopératoire du muscle sous-scapulaire après aTSA.

Dans le cadre d'une étude multicentrique, les patients ayant eu une aTSA, présentant une dégénérescence graisseuse préopératoire du muscle sous-scapulaire de grade 0 (selon Goutallier) et ayant eu un scanner 12 mois après l'opération ont été inclus. La dégénérescence graisseuse et la trophicité du muscle sous-scapulaire ont été analysées par deux chirurgiens spécialisés en chirurgie de l’épaule. Le sous-scapulaire a été divisé en une partie supérieure et une partie inférieure sur une vue sagittale.

À partir d'une base de données comprenant 120 patients, 100 patients (104 TDMs) ont été inclus. Une ténotomie du sous-scapulaire (n = 77) ou une technique de peel-off (n = 27) ont été réalisées. La réparation du tendon du sous scapulaire a été réalisée soit par fixation transosseuse avec des loop sutures (n = 89), soit avec des ancres (n = 15). Après un suivi moyen de 16±4 mois, la dégénérescence graisseuse du muscle sous-scapulaire a augmenté chez tous les patients. Dans la partie supérieure du sous-scapulaire, le stade moyen de Goutallier était de 2±0.3. Dans la partie inférieure du sous-scapulaire, le stade moyen de Goutallier était de 1.2±0.3 (p=0.01). La technique de réinsertion transosseuse a permis une meilleure protection du sous-scapulaire par rapport aux ancres dans les parties supérieure et inférieure du sous-scapulaire (1.8±07 vs 267±1, p=0,04 ; et 1±08 vs 1,8±1,1, p=001, respectivement). La fiabilité inter- et intra-évaluateur était satisfaisante pour l'évaluation de la dégénérescence graisseuse, tandis que la fiabilité inter- et intra-évaluateur était modérée pour la trophicité.

lors du suivi à court terme après une aTSA sans lésion préopératoire du muscle sous-scapulaire, l'infiltration graisseuse est plus importante dans la partie supérieure du muscle sous-scapulaire que dans la partie inférieure, quelle que soit la technique chirurgicale utilisée. La réinsertion transosseuse du tendon sous-scapulaire semble causer moins de dommages au muscle sous-scapulaire dans la aTSA. Un suivi clinique et radiologique plus long est nécessaire pour trouver la meilleure prise en charge du sous-scapulaire dans la aTSA.
Hugo BARRET (Toulouse) , Arnaud GODENECHE , Thierry JOUDET , Chrsitophe CHAROUSSET , Stephane AUDEBERT , Yves LEFEBVRE , Johannes BARTH , Jerome GARRET , David GALLINET , Jacques GUERY , Friends Institut SFI , Nicolas BONNEVIALLE
16:21 - 16:28 #52166 - Deltoid and subscapularis moment arm variation during axial rotation in reverse shoulder arthroplasty: a cadaveric study.
Deltoid and subscapularis moment arm variation during axial rotation in reverse shoulder arthroplasty: a cadaveric study.

The reverse shoulder prosthesis functions by recruiting deltoid muscle fibers to initiate glenohumeral abduction and rotation. Over the course of patient recovery, the compensatory modification of muscle length can impact rotational strength of the shoulder. Most studies so far have analysed the impact of RSA implantation and design on deltoid function during abduction and elevation, and very few have included axial rotation. This study investigates moments arms of the deltoid and subscapularis muscles in axial rotation before and after total reverse shoulder arthroplasty (RSA) with three different implants. The primary objective is to investigate changes in muscle length according to implant design and to evaluate whether the posterior deltoid can compensate for posterosuperior cuff deficiency

In this prospective basic science study, muscle lengths of the subscapularis and deltoid (anterior, middle and posterior) muscles were measured in eight cadaveric specimens before and after a 135 Nexk shaft angulation RSA ( FX V135) with three types of implants: glenosphere 36 / polyethylene (PE) +3 (basic), compensated glenosphere 36 +6 / PE 3 (lateralized) and glenosphere 36 /PE+6 (distalized). Muscle length was recorded for the native shoulder, then at 0° and 45 ° abduction for neutral, internal (IR) and external (ER) rotations.

Significant shortening of the posterior deltoid was observed for both the glenosphere 36 /PE+ 3 basic implant and the compensated glenosphere 36+6 / PE+3 compared to without prosthesis, when in the 45 ° abduction internal rotation position (median 2.80% and 4.53% shortening, respectively, P<0.05 for both). The anterior and middle deltoid muscle was shortened between 0-13% following RSA, across all implants and all functional positions except for 0 ° abduction with ER, however these length changes were not statistically different from muscle length changes in the native shoulder. The compensated glenosphere lengthened the subscapularis by 7.4% in the 45 °abduction neutral rotation position (P<0.05). Muscle length changes were largest for the subscapularis muscle, ranging from <1% to 17%. For the deltoid, muscle length changes were always lower than 15%.

Independently of the type of lateralization and distalization, the moment arm in rotation of the deltoid and subscapularis muscles changes after RSA implantation. It is modified in the same way for the subscapularis, anterior, middle and posterior deltoid muscles. Across all positions, muscle lengthening rarely exceeds 10% difference from the native condition, suggesting that the muscles still have the same ability to work and contract. The only statistically significant stretching differences observed affect the posterior deltoid and subscapularis, depending on arm position and the shoulder design. It seems that the posterior deltoid can be recruited to restore rotation for internal to neutral rotation, but not from neutral to external rotation.
Audrey MANCERON , Geoffroy NOURISSAT (Paris) , Maxime ANTONI , Kevin BARGOIN , Jean GAILLARD
16:28 - 16:35 #51648 - Learning Curve for rTSA Navigation Procedure With a Single System - A Large Scale Study.
Learning Curve for rTSA Navigation Procedure With a Single System - A Large Scale Study.

Reverse total shoulder arthroplasty (rTSA) is increasingly reliant on computer-assisted navigation (CAN) systems to improve glenoid implant positioning and reduce complications. However, the learning curve associated with adopting these technologies remains poorly quantified, limiting their efficient integration into clinical practice. This study aimed to evaluate the number of cases required for surgeons to achieve proficiency with a CAN system and to quantify the time saved between the learning and proficiency phases.

A retrospective review of multicenter, prospectively collected data from a single navigation system (Equinoxe, Advita GPS, Blue-Ortho) was conducted for rTSA cases. The learning curve was assessed based on the first 50 rTSA cases navigated by each surgeon. All navigated rTSA from Sept 2016 to August 2025 were included. Cases with incomplete or incorrect navigation steps, outliers (navigation duration outside ±2.5 SD of the surgeon's mean) were excluded. Navigation time was automatically recorded, starting from scapular landmark registration and ending when the last screw was in place. Cumulative Sum Control Chart (CUSUM) analysis was used to identify transitions between learning, plateau, and proficiency phases. A segmentation algorithm detected breakpoints in the CUSUM curves to determine: - N-learning and N-proficiency: Number of cases to exit the learning phase and to reach proficiency - D-learning and D-proficiency: Average navigation times in each phase. To validate the automation of their generation and analysis, each of the CUSUM curves was scrutinized by an expert. Shapiro-Wilk test checked normality and non-normal variables were presented as medians[1st ; 99th percentiles].

Final cohort comprised 8,600 cases performed by 172 surgeons from 10 countries. All variables rejected normality (p < 0.0001). N-learning = 10.0 [5.0; 36.4] N-proficiency = 25.0 [10.0; 45.0] D-learning (min) = 22:43 [11:42; 47:03] D-proficiency (min) = 17:48 [7:54; 36:50]

Our main findings indicate that 10 cases are needed to exit the learning phase, and 25 cases to reach proficiency, saving 4:55 minutes (p < 0.0001) of navigation time (21.6%). Wang et al. reported a downward trend after 8 cases, but for only 1 surgeon on 24 cases. Dai et al. found a mean N-learning of 8.3 cases for 4 surgeons. Kawamata et al. measured 30 cases to reach proficiency for a single surgeon. Our results are aligned but with a significantly larger sample size. Limitations include a single navigation system and the input data limited to navigation logs (missing global operating times).

This large-scale study demonstrates that 10 rTSA cases are sufficient to exit the learning phase with a CAN system, with proficiency achieved by 25 cases. These findings can inform training programs and hospital resource planning for more efficient CAN adoption in rTSA. To improve comparability across studies, we advocate for standardized methodologies when evaluating the adoption of new CAN technologies.
François BOUX DE CASSON , Olivier LERUE (Marcq-en-Barœul) , Rémi CHARVET , Sandrine POLAKOVIC , Amaury JUNG , Bradley S. SCHOCH
16:35 - 16:42 #51455 - Long-term outcomes of stemless inlay reverse shoulder arthroplasty: a ten-year follow-up study of the TESS system.
Long-term outcomes of stemless inlay reverse shoulder arthroplasty: a ten-year follow-up study of the TESS system.

Cuff tear arthropathy (CTA) is a frequent degenerative condition leading to severe shoulder dysfunction. Since the concept introduced by Grammont, reverse shoulder arthroplasty (RSA) has provided reliable pain relief and functional improvement. Continuous progress in implant design and surgical technique has further enhanced outcomes, yet complications and the need for revision remain concerns. Bone-preserving solutions such as stemless implants may offer advantages. This study reports the long-term outcomes of a stemless reverse implant (Total Evolutive Shoulder System, TESS; Zimmer Biomet, Warsaw, USA) with a minimum 10-year follow-up.

Fifty-three consecutive RSAs were performed between 2006 and 2008 by a single surgeon. At final review, 28 patients (15 men, 13 women; mean age, 76 years [range, 54–85]) were available for evaluation at a mean follow-up of 129 months (range, 120–148). Clinical outcomes were assessed using the Constant score, and radiographs were analyzed for component stability, radiolucent lines (RLLs), and bone remodeling.

The mean Constant score improved from 40 preoperatively to 71 at final follow-up (p < 0.05). Two complications occurred (one recurrent dislocation and one acromial fracture). Scapular notching was present in 46% of cases, mainly grade 2. The mean neck-shaft angle was 153°. No humeral or glenoid loosening was observed, and no migration of the Reverse Corolla component was detected. RLLs were frequent in peripheral humeral zones (1 and 5) and correlated with implant positioning parameters.

RSAs have shown their reliability with a long term results published for stemmed prostheses. Nevertheless, complications due to the stem exist, such as stress shielding, peri prosthetic fractures and difficult revisions on the humeral side to extract it. Only short and middle term results have been published for stemless RSAs, and they were equivalent to stemmed prostheses. Nevertheless, because of the differences among the designs, complications occurred for some of stemless RSAs with loosening at middle term. This is the first report at long follow up, showing that an inlay stemless RSA is reliable.

The TESS stemless reverse shoulder arthroplasty demonstrated durable fixation and sustained functional improvement beyond ten years. Stemless, bone-preserving designs represent a reliable and minimally invasive alternative for the treatment of cuff tear arthropathy.
Philippe TEISSIER (Montpellier) , Jacques TEISSIER , Yannick CLOQUELL , Jules CAVAILHES , Adriano TOFFOLI
Debussy
16:15

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CO21
16:15 - 18:00

Communications orales
Pédiatrie

Modérateurs : Audrey ANGELLIAUME (Docteur) (Angers), Sébastien PESENTI (PU PH) (Marseille)
16:15 - 16:22 #52006 - L’augmentation de la pente tibiale postérieure accroît le risque de rupture du ligament croisé antérieur dans une population pédiatrique.
L’augmentation de la pente tibiale postérieure accroît le risque de rupture du ligament croisé antérieur dans une population pédiatrique.

Les ruptures du ligament croisé antérieur (LCA) sont de plus en plus fréquentes chez l’enfant et l’adolescent. Parmi les facteurs anatomiques susceptibles d’influencer ce risque, la pente tibiale postérieure (PTP) augmente la translation tibiale antérieure et les contraintes sur le LCA. Toutefois, son rôle comme facteur de risque dans la population pédiatrique reste encore débattu. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’association entre la pente tibiale postérieure médiale et la survenue d’une rupture du LCA chez l’enfant.

Une étude cas-témoins rétrospective a été réalisée incluant 190 enfants (âge moyen 13,9 ± 1,9 ans) opérés d’une reconstruction du LCA et 162 enfants (âge moyen 13,6 ± 1,7 ans) opérés d’une reconstruction du ligament fémoro-patellaire médial utilisés comme groupe contrôle. La pente tibiale postérieure a été mesurée sur des radiographies de profil standard et sur des IRM sagittales en utilisant la méthode des deux cercles. Les mesures ont été réalisées indépendamment par deux évaluateurs aveugles. La reproductibilité inter-observateurs a été évaluée à l’aide du coefficient de corrélation intraclasse (ICC). Des analyses de régression logistique univariée et multivariée ont été réalisées afin d’identifier les associations entre la pente tibiale postérieure et la rupture du LCA.

Sur les radiographies, les patients présentant une rupture du LCA avaient une pente tibiale médiale significativement plus importante que les témoins (9,9° ± 3,1° vs 7,8° ± 4,3°, p < 0,001). Des résultats similaires ont été observés à l’IRM (8,4° ± 2,8° vs 5,0° ± 3,5°, p < 0,001). La reproductibilité inter-observateurs était excellente pour les deux modalités d’imagerie (ICC > 0,90). L’analyse multivariée a confirmé la pente tibiale postérieure comme facteur prédictif indépendant de rupture du LCA : chaque augmentation de 1° de la pente tibiale médiale était associée à une augmentation de 14 % du risque de rupture du LCA (OR 1,14 ; IC 95 % 1,08–1,21 ; p < 0,001). L’âge, le sexe et l’indice de masse corporelle n’étaient pas significativement associés au risque de rupture du LCA.

Cette étude montre qu’une pente tibiale postérieure médiale plus importante est associée à un risque accru de rupture du LCA chez l’enfant. Ces résultats soulignent l’intérêt de mesurer systématiquement la pente tibiale lors de l’évaluation des lésions du LCA en population pédiatrique.

Une pente tibiale médiale élevée constitue un facteur anatomique indépendant de risque de rupture du LCA chez l’enfant. La mesure systématique de la pente tibiale postérieure sur radiographie ou IRM devrait être envisagée lors de l’évaluation des lésions du LCA en population pédiatrique. Les chirurgiens doivent être conscients que les enfants présentant une pente tibiale élevée peuvent nécessiter une planification chirurgicale et un suivi plus individualisés.
Antoine PIERCECCHI (Dijon) , Matthieu OLLIVIER , Lyes CHAAL , Julien DRUEL , Elie CHOUFFANI , Sébastien PESENTI
16:22 - 16:29 #52175 - Résection des ponts d’épiphysiodèse après distraction physaire selon la technique de Bollini : résultats d’une série clinique.
Résection des ponts d’épiphysiodèse après distraction physaire selon la technique de Bollini : résultats d’une série clinique.

Les ponts d’épiphysiodèse sont une cause rare mais sévère de trouble de croissance, responsable d’inégalités de longueur des membres (ILM) et de déformations angulaires. Lorsque le pont intéresse moins de 50 % de la surface physaire et qu’un potentiel de croissance persiste, une désépiphysiodèse par résection du pont avec interposition peut être proposée. La technique décrite par Bollini consiste à provoquer une fracture progressive du pont par distraction au moyen d’un fixateur externe, permettant une exposition directe de la physe et facilitant son exérèse complète. Hormis le cas princeps décrit par Bollini, aucune série n’a évalué cette technique. L’objectif de cette étude était d’évaluer la reprise de croissance et l’évolution des troubles d’axe après ce traitement.

Étude rétrospective incluant des enfants opérés pour résection de pont d’épiphysiodèse selon la technique de Bollini avec un recul minimum de deux ans. Une IRM préopératoire permettait de caractériser la localisation et la surface du pont. La technique comportait deux temps : une épiphysiolyse progressive par fixateur externe circulaire (1 mm/jour), suivie d’une résection du pont et d’une interposition par polyméthylméthacrylate (PMMA). Les paramètres analysés étaient l’inégalité de longueur des membres, les déformations angulaires et l’évolution radioclinique au dernier recul.

Sept patients représentant dix localisations de pont d’épiphysiodèse ont été inclus avec un recul minimum de deux ans. Les étiologies étaient principalement infectieuses (40 %) et traumatiques (20 %). L’âge moyen à la chirurgie était de 6 ans et 6 mois (2 ans 8 mois–10 ans 5 mois). La surface moyenne du pont représentait 22,9 ± 8,1 % de la physis et 40 % des ponts étaient centraux. Le délai moyen entre les deux temps opératoires était de 9 ± 4 jours. Parmi les cinq localisations associées à une ILM, une reprise de croissance a été observée dans quatre cas (80 %). L’échec concernait un patient présentant des ponts multiples d’origine infectieuse avec atteinte physaire multifocale ayant évolué vers un arrêt complet de croissance. Parmi les neuf déviations angulaires, quatre étaient associées à une ILM. Les résultats étaient variables : amélioration de 4–8° dans 33 % des cas, aggravation dans 33 % et stabilité dans 33 %. Dans tous les sites opérés pour une ILM, le bouchon de PMMA est resté confiné à l’épiphyse.

La prise en charge des ponts d’épiphysiodèse reste techniquement exigeante. La technique de Bollini, basée sur la fracture progressive du pont par distraction, permet une séparation épiphyso-métaphysaire et une exposition directe de la physe facilitant l’exérèse du pont.

Cette technique constitue une option thérapeutique intéressante pour le traitement des ponts d’épiphysiodèse et permet une reprise de croissance dans la majorité des cas traités pour ILM.
Jade BURNOUF (Paris) , Andrei CORBU , Mathilde GAUMÉ , Samuel GEORGES , Alina BADINA , Philippe WICART
16:29 - 16:36 #52120 - Surgical Management of Hip Dislocation in Spina Bifida: Analysis of Clinical and Functional Outcomes in 34 Patients.
Surgical Management of Hip Dislocation in Spina Bifida: Analysis of Clinical and Functional Outcomes in 34 Patients.

The management of hip dislocation in patients with myelomeningocele (MMC) remains one of the most debated topics in pediatric orthopedics. While various techniques have been proposed to address muscle imbalance and osseous dysplasia, a definitive treatment algorithm is still missing. This study aims to evaluate the functional and radiological outcomes of surgical intervention in a series of 34 patients treated at our institution.

We retrospectively reviewed 34 patients operated on for hip subluxation or dislocation associated with MMC between 2012 and 2024. Patients were classified according to the neurological level using the Asher and Olson system. The cohort primarily consisted of mid-lumbar levels (L3-L4). Interventions included soft tissue balancing (iliopsoas recession or posterolateral transfer) , combined with femoral varus derotation osteotomies and/or pelvic osteotomies (Dega or Pemberton). Primary outcomes included hip stability, range of motion (ROM), and ambulatory status according to Hoffer’s functional levels.

Stable reduction was achieved in 21 cases( 61% ) of cases. Consistent with literature, the most favorable outcomes were observed in patients with a pre-operative quadriceps strength of grade 3 or higher. Among ambulatory patients, surgical stabilization contributed to maintaining or improving gait stability in [X]% of cases. For non-ambulatory patients, the focus was shifted toward maintaining a mobile, pain-free hip to facilitate sitting balance and perineal hygiene. We recorded a complication rate of 41%, including postoperative stiffness and 5 cases of pathological fractures related to bone fragility, a known risk in this population

Our findings align with the review by Baghdadi et al., confirming that muscular balancing, with or without osseous procedures, remains a reasonable approach, particularly in unilateral mid-lumbar MMC. However, the presence of quadriceps power is the most critical prognostic factor for surgical success. Complex reconstructions should be carefully selected to avoid "devastating stiffness," which may be more functionally detrimental than the dislocation itself.

Surgical management of the hip in Spina Bifida can provide satisfactory stability, but indications must be strictly individualized based on neurological level and ambulatory potential. The ultimate goal should prioritize overall mobility and quality of life over mere anatomical reduction
Ahmed Amine MOHSENI (Tunis, Tunisie) , Mohamed ZAIRI , Nizar AOUINTI , Ahmed MSAKNI , Walid SAIED , Sami BOUCHOUCHA
16:36 - 16:43 #51697 - Strategies for Pediatric Diaphyseal Bone Reconstruction of the Lower Limb After Oncologic Resection: A Multicenter Retrospective Analysis.
Strategies for Pediatric Diaphyseal Bone Reconstruction of the Lower Limb After Oncologic Resection: A Multicenter Retrospective Analysis.

Reconstruction of diaphyseal bone defects of the lower limb after oncologic resection in children remains a major challenge. Several biological techniques are used, including the induced membrane technique (IMT), vascularized fibular graft (VFG), and combined allograft with vascularized fibula graft (CAVFG), but comparative data in pediatric populations remain limited.We asked: (1) What are the consolidation outcomes after biological reconstruction of pediatric lower-limb diaphyseal defects? (2) Which factors are associated with time to bone union? (3) What are the complication and revision profiles of these reconstruction strategies?

We conducted a national multicenter retrospective study including pediatric patients (<18 years) who underwent diaphyseal resection of the femur or tibia for malignant bone tumors or adamantinoma between 2004 and 2024. Patients were reconstructed using IMT, VFG, or CAVFG. The primary endpoint was radiographic consolidation at 1 year. Secondary outcomes included overall union rate, time to union, complications, and revision surgery. Time-to-event analyses were performed using Kaplan–Meier and Cox regression models.

A total of 133 patients were included (IMT 69, VFG 22, CAVFG 42). Overall bone union was achieved in 72.9% of patients, with no significant difference between reconstruction techniques (IMT 75.4%, VFG 81.8%, CAVFG 64.3%; p = 0.272). Consolidation at 1 year occurred in 27.1% of cases. Median time to union was 13 months and did not differ significantly between techniques. Tibial localization was independently associated with higher union rates (OR 3.90, 95% CI 1.19–12.8; p = 0.024) and shorter time to union (HR 1.89, 95% CI 1.06–3.38; p = 0.032). Complications occurred in 64.1% of patients and 57% required revision surgery, without differences between techniques.

Biological reconstruction of pediatric lower-limb diaphyseal defects remains associated with prolonged healing and high complication rates. In this multicenter cohort, no reconstructive technique demonstrated superiority in terms of union or complications. Instead, anatomical factors—particularly tibial localization—appeared to play a greater role in determining consolidation outcomes than the reconstruction method itself.

Biological reconstruction of pediatric lower-limb diaphyseal defects allows limb salvage with acceptable union rates but prolonged healing and high complication rates. No technique demonstrated clear superiority, supporting an individualized reconstruction strategy based primarily on anatomical and mechanical considerations.
Romain HUGUET (Bordeaux)
16:43 - 16:50 #52824 - Patella alta and trochlear dysplasia influence patellar tendon lateralization and inclination in adolescent with patellofemoral instability.
Patella alta and trochlear dysplasia influence patellar tendon lateralization and inclination in adolescent with patellofemoral instability.

Patellofemoral instability (PFI) in adolescents is classically evaluated using bone-based parameters such as tibial tubercle-trochlear groove (TT-TG) distance, patellar height and trochlear morphology. However, these measurements may not fully reflect extensor mechanism alignment or the functional loss of patellar containment. We hypothesized that tendon-based MRI parameters would better capture these abnormalities. The aim of this study was to evaluate patellar tendon-lateral trochlear ridge distance (PT-LTR) and a novel patellar tendon inclination angle (PTIA) in adolescent PFI, and to determine whether patella alta and trochlear dysplasia influence these measurements independently of TT-TG.

A retrospective case-control MRI study was performed on 288 knees (144 PFI, 144 matched controls) from 127 patients aged 18 years or younger. Controls were matched for age, sex and laterality. PT-LTR and PTIA were measured on axial MRI, together with TT-TG distance, sulcus angle, patellar tilt, lateral patellofemoral angle and Caton-Deschamps index (CDI). Subgroup analyses evaluated the effect of elevated TT-TG (>16 mm), patella alta (CDI >1.3) and trochlear dysplasia (sulcus angle ≥145°). Correlations between tendon-based and conventional parameters were assessed, and ROC curves were used to determine diagnostic performance.

PT-LTR and PTIA were both significantly higher in PFI than in controls (9.69 ± 7.64 vs 0.61 ± 2.72 mm and 22.65 ± 11.19° vs 11.09 ± 5.01°, respectively; both p<0.001). Both parameters correlated significantly with patellar tilt, lateral patellofemoral angle, TT-TG distance, patellar height and sulcus angle. Patella alta and trochlear dysplasia were associated with significantly increased PT-LTR and PTIA in the overall cohort. In the PFI subgroup, patella alta remained associated with higher PT-LTR. Importantly, in knees with normal TT-TG values, patella alta and trochlear dysplasia were still associated with increased PT-LTR, suggesting persistent loss of containment despite apparently normal bone-based alignment. Diagnostic performance was excellent for PT-LTR (AUC 0.902; cutoff 5 mm) and good for PTIA (AUC 0.864; cutoff 16°).

These findings suggest that tendon-based MRI measurements capture a clinically relevant dimension of instability that is not fully reflected by TT-TG alone. Patella alta and trochlear dysplasia appear to promote tendon lateralization and altered tendon trajectory, likely through delayed engagement and reduced osseous containment.

PT-LTR and PTIA are reliable MRI markers of adolescent PFI. By identifying abnormal extensor mechanism alignment even in knees with normal TT-TG values, they may refine imaging-based risk stratification and improve assessment of patients considered for patellar stabilization procedures.
Marco CRIPPA (Monza, Italie) , Giulia BELTRAME , Samuel BEBER , Ariana MATARANGAS , Sarah LU , Emilie LIJESEN , Diego JARAMILLO , Daniel GREEN
16:50 - 16:57 #51493 - Five-year MRI follow-up of growth-related complications after anterior cruciate ligament reconstruction in children and adolescents.
Five-year MRI follow-up of growth-related complications after anterior cruciate ligament reconstruction in children and adolescents.

Growth-related complications are a concern in skeletally immature patients undergoing anterior cruciate ligament reconstruction (ACLR). Reported outcomes of growth disturbances following ACLR in this population are heterogeneous. We hypothesized that transphyseal ACLR performed with a standardized technique results in mild radiological, but clinically non-significant growth disturbances.

This single-center study prospectively enrolled 50 patients with open growth plates undergoing transphyseal ACLR. MRI of the operated knee was performed preoperatively and at 6, 12, 24, and 60 months postoperatively. Growth-related outcomes included tibial and femoral physeal-diaphyseal angles in coronal and sagittal planes, Harris growth arrest line deviation, focal physeal bone bridge formation, physeal violation by tunnels, skeletal maturity and premature physeal closure. Growth disturbances were also evaluated clinically.

16 patients completed the 60-month follow-up. 87.5% had reached skeletal maturity by then. Physeal–diaphyseal angles remained stable over time, with no significant differences between preoperative and 60-month measurements (MTPA-p-value = 0.20, LFPA-p-value = 0.91, PTPA-p-value = 0.16, PFPA-p-value = 0.30). Angular deviations (≥ ±5°) were identified in 37.5% of cases but were minimal (max -6° and + 5°) and clinically insignificant. Bone bridges were observed in 3 patients (18.8%) and resolved spontaneously. No premature physeal closure or Harris growth arrest line deviation was identified. Mean physeal violation was minimal (1.6%-tibia and 1.1%-femur). Clinical examination revealed no signs of growth disturbance.

Our results align with prior studies showing that mild subclinical growth alterations may occur after transphyseal ACLR, while clinically significant disturbances requiring surgery are uncommon and that growth-related changes may be transient. In children, small physeal bridges can be disrupted by residual growth, expansive forces. In adolescents, limited remaining growth reduces the likelihood of clinically meaningful deformities. Current evidence does not support the superiority of any single ACLR technique in preventing growth disturbances, and surgical methods vary widely. Meticulous technique is critical in minimizing complications, including careful tunnel placement and sizing, preservation of the perichondral ring, and avoidance of bone grafts or fixation devices crossing the physes during transphyseal ACLR. Most reported cases of growth disturbances needing surgery were linked to technical errors, irrespective of reconstruction method. Limitations include significant loss to follow-up and lack of radiographic evaluation of leg length discrepancy. Although most patients reached skeletal maturity, late-onset disturbances cannot be fully excluded.

With properly performed techniques, transphyseal ACLR in skeletally immature patients is associated with minimal physeal injury and a low risk of clinically relevant growth disturbances.
Caroline DE PESTERS (Toulouse) , Antoine LAVAL , Linda STAALI , Clara FLUMIAN , Marie FARUCH , Franck ACCADBLED
16:57 - 17:04 #51821 - Evaluation du rôle de la croissance différentielle tibio-fibulaire dans les déformations en valgus liées à la maladie des exostoses multiples.
Evaluation du rôle de la croissance différentielle tibio-fibulaire dans les déformations en valgus liées à la maladie des exostoses multiples.

La maladie des exostoses multiples (MEM) est fréquemment responsable de déformations progressives dans le plan frontal des membres inférieurs, le plus souvent à type de valgus. La physiopathologie de cette déformation est considérée comme multifactorielle, associant des troubles de croissance locaux liés aux exostoses et un déséquilibre longitudinal entre tibia et fibula. Bien que ces mécanismes aient été décrits, leurs contributions respectives restent peu quantifiées.

Il s'agit d'une étude rétrospective comparative monocentrique incluant des patients pédiatriques atteints de MEM sans antécédent chirurgical du membre inférieur et des sujets sains appariés. Les mesures réalisées sur clichés EOS en charge comprenaient l’angle hanche-genou-cheville (HKA), l’angle fémoral distal latéral (mLDFA), tibial proximal médial (MPTA), tibial distal latéral (LDTA) et le ratio de longueur fibula/tibia. Les analyses statistiques comprenaient corrélations de Pearson, comparaisons intergroupes, modèles linéaires mixtes, analyses de médiation simples, ainsi qu’une analyse ROC avec indice de Youden.

200 membres inférieurs ont été analysés (100 MEM et 100 témoins), avec 137 garçons et 63 filles dont l’âge moyen était de 9,7 ± 3,6 ans. Le valgus était significativement plus marqué chez les patients HME (±20°, p < 0.001). Les HKA et MPTA étaient significativement plus élevés (±2.7°, p < 0.001; ±1.3°, p = 0.006, respectively), tandis que le mLDFA était significativement diminué (±1.4°, p = 0.043). Aucune différence n’était observée pour le LDTA (p = 0,704). Le ratio fibula/tibia était significativement réduit chez les patients MEM (±0.09, p < 0.001) et corrélé négativement au HKA (r = −0,384, p < 0,001). En modèle linéaire mixte ajusté, le ratio était indépendamment associé au HKA (F = 7.54, p = 0.007) et au LDTA (F = 5.48, p = 0.020). L’analyse de médiation montrait un effet négatif significatif de la MEM sur le ratio (β = −0.075, p < 0.001), une association du ratio avec HKA (β = -20,8, p=0,007) et le LDTA (β = +15.60, p = 0.015). L’analyse ROC identifiait un seuil critique du ratio à 0,96 associé au risque de valgus (maximum Youden index, p < 0.001).

Le valgus observé dans la MEM apparaît principalement lié à un déséquilibre de croissance tibio-fibulaire plutôt qu’à un effet direct de la maladie sur l’alignement global. La déformation distale tibiale constitue le principal relais mécanique entre le raccourcissement fibulaire et le valgus. Les anomalies proximales tibiales et distales fémorales suggèrent néanmoins une origine multifactorielle. Le ratio fibula/tibia constitue un marqueur simple, quantifiable et prédictif.

La déformation en valgus dans la MEM est en partie médiée par un déséquilibre de croissance tibio-fibulaire responsable d’une déformation tibiale distale, avec des contributions additionnelles fémorales et tibiales proximales. Le ratio fibula/tibia apparaît comme un marqueur mécanistique et prédictif majeur.
Corentin PETITPAS (Marseille) , Chloe RAVOT , Camille GIRARDIN , Jean-Luc JOUVE , Franck LAUNAY , Sebastien PESENTI
17:04 - 17:11 #51737 - Chirurgie multisites et neurotomies sélectives chez le paralysé cérébral (PC) : prévenir les récidives des troubles fonctionnels.
Chirurgie multisites et neurotomies sélectives chez le paralysé cérébral (PC) : prévenir les récidives des troubles fonctionnels.

La paralysie cérébrale (PC) est la première cause de handicap moteur pédiatrique. La spasticité, génère rétractions, déformations et surcoût énergétique de la marche (limitation à l’étirement et/ou co-contractions (CC) musculaires). La chirurgie multisite (SEMLS) a montré son efficacité dans la correction des désordres mécaniques mais la spasticité résiduelle est un facteur identifié majeur de récidive fonctionnelle. Le traitement de la spasticité est reconnu comme nécessaire. La réduction de l’hyperactivité musculaire par neurotomie sélective (NS), en préservant la force, apparaît comme une des options. L’hypothèse de ce travail est que l’association SEMLS et NS améliore le résultat fonctionnel en limitant le taux de récidive à moyen terme.

Il s'agit d'une étude rétrospective monocentrique sur 16 ans. Les patients ont été analysés sur la survie sans récidive spastique, la fluidité, la cinématique de la marche et les performances cliniques, fonctionnelles, ressenties. La chirurgie comportait SEMLS et NS sur les muscles ischio-jambiers internes IJ/ et rectus femoris RF identifiés comme présentant des CC. La rééducation post opératoire était standardisée.

57 patients, d’âge moyen 14,9 ans ont été inclus avec un suivi moyen de 4,6 ans. (1-13.2). Nous avons noté: 71,9 % sans complications. Les douleurs neuropathiques (8.4 %) ont été confirmées sans rapport avec les NS (liées à l’alignement des membres). Critère principal (critère composite: récidive clinique, réinjection de toxines, réintervention) : La récidive spastique est survenue chez 15.8% et la médiane de survie sans récidive spastique (Kaplan-Meier) était non atteinte mais estimée à 11,7 ans. Les réinterventions pour récidive concernait 3,5 % des patients. Critères secondaires: réduction durable de la spasticité des IJ (p < 0.001) et du RF (p = 0.04) ; l’Index de Dépense Énergétique (IDE) et le score GMFCS étaient significativement améliorés. On observait une diminution de la cadence (p<0.001) avec vitesse stable et le Gait Profil Score en amélioration tendancielle ; la flexion du genou à l’attaque du pas était significativement réduite en post opératoire.

Les résultats des NS sur la survie sans récidive sont cohérents avec la littérature. Il existe une amélioration globale des résultats par rapport à des SEMLS sans NS. Le critère composite utilisée a comme limite d’être subjectif mais est cliniquement pertinent.

L’association SEMLS et NS semble procurer un contrôle durable de la spasticité, des gains cliniques et énergétiques cohérents et un profil de sécurité satisfaisant avec peu de réinterventions. Il s’agit de la plus grande série pédiatriques associant ces gestes.
Kenza BAITICHE (Saint Etienne) , Hovannes AGOPYAN , Elie HADDAD , Bruno DOHIN
17:11 - 17:18 #51488 - Graft remodeling after anterior cruciate ligament reconstruction with hamstring grafts is slower in pediatric population compared to adults.
Graft remodeling after anterior cruciate ligament reconstruction with hamstring grafts is slower in pediatric population compared to adults.

Anterior cruciate ligament (ACL) injuries are increasing in children and adolescents, and reconstruction (ACLR) is now frequently performed in this population. Pediatric patients show higher rates of graft failure after ACLR, possibly due to biological and biomechanical factors. Comparative data on graft maturation between children and adults remain limited. Our study aims to compare MRI-based graft remodeling between pediatric and adult populations at 1 year postoperatively, hypothesizing it is slower in children.

We conducted a single-center comparative pilot study including prospectively 52 pediatric and 59 adult patients undergoing ACLR with a semitendinosus autograft folded in four without additional lateral extra-articular tenodesis. MRI was performed 12 months postoperatively. Graft maturation was assessed using the Signal-to-Noise Quotient (SNQ) and Howell scores. Tibial tunnel widening (TTW) and functional scores (IKDC, SKV, Lysholm, Tegner) were also collected.

The mean adjusted SNQ was significantly higher (p<0.001) in pediatric patients (5.1; 95% Confidence Interval (CI) [4.33–5.87]) than in adults (1.5; 95% CI [0.86–2.19]), indicating slower remodeling. The Howell classification confirmed less mature grafts in children, with a predominance of Grade II. TTW tended to be non-significatively higher in adults compared with younger patients. Functional outcomes were favorable and comparable in both groups. One pediatric patient experienced a graft rupture at 6 months, following premature return to pivoting sport.

At 1 year, children showed persistently high SNQ values, consistent with delayed graft remodeling, also supported by the Howell classification. Underlying mechanisms of this delayed remodeling are not fully understood, and may involve hormonal influences, inflammatory status, graft microstructure and diameter or differences in mechanical loading patterns. Several approaches (biological, biophysical, and surgical) have been investigated to optimize graft remodeling following ACLR. Some authors have reported an association between elevated graft SNQ and an increased risk of subsequent graft rupture in adults, which we were unable to demonstrate in our study. Direct comparison of reinjury rates between groups is difficult, as full return to sports (RTS) in pediatric patients is delayed until 12 months postoperatively and adults often resume complete sporting activities at 6-9 months, potentially exposing their grafts to greater mechanical stress. Limitations include single imaging timepoint, broad pediatric age range, RTS timeline differences, potential period effect; single-center cohort limits generalizability.

At one-year post-ACLR, pediatric patients show delayed graft remodeling compared to adults. This slower biological incorporation may contribute to higher reinjury rates in young athletes and supports the need for prolonged rehabilitation and careful return to high-risk sports.
Caroline DE PESTERS (Toulouse) , Nicolas VARI , Emilie BÉRARD , Estelle MAUPOINT , Linda STAALI , Marie FARUCH , Etienne CAVAIGNAC , Franck ACCADBLED
17:18 - 17:25 #51492 - MRI evaluation of graft remodeling after transphyseal anterior cruciate ligament reconstruction in pediatric patients: a five-year follow-up.
MRI evaluation of graft remodeling after transphyseal anterior cruciate ligament reconstruction in pediatric patients: a five-year follow-up.

Anterior cruciate ligament reconstruction (ACLR) in children and adolescents is increasingly performed, yet long-term graft ligamentization remains poorly understood. The purpose was to characterize MRI signal evolution of ACL grafts between 2 and 5 years in pediatric patients after ACLR, hypothesizing that it evolves slowly in children. This study is a follow-up to a previously conducted investigation that evaluated patients up to 24 months after surgery.

We prospectively included 50 pediatric patients undergoing transphyseal ACLR with a semitendinosus autograft folded in four without additional lateral extra-articular tenodesis (LET) to evaluate the evolution of ACL graft ligamentization over 5 years using quantitative (Signal-to-Noise Quotient, SNQ) and qualitative (Howell grading) MRI criteria. SNQ was measured in intra-articular and intra-tibial graft regions. Tibial tunnel widening (TTW) and its relation to graft signal were also assessed. MRI scans were performed at 6, 12, 24, and 60 months postoperatively. Return-to-sport (RTS) outcomes as well as clinical laxity were evaluated at 60 months.

16 patients completed full follow-up. Median intra-articular SNQ peaked at 12 months, decreased by 24 months (3.0) and stabilized at 60 months (2.8, p = 1). Intra-tibial SNQ evolved similarly. Howell grading improved mainly within the first 24 months, remaining stable thereafter. TTW peaked at 6 months and gradually decreased. Graft re-rupture occurred in 18% of case, with an estimated adjusted rate of 36% after accounting for loss to follow-up, predominantly after the first postoperative year. 81% returned to their pre-injury sport level and 81% demonstrated no clinical residual laxity.

Given the combination of slow graft maturation, occurring later than in adults, and a substantial rate of late re-injury, it is reasonable to question whether current postoperative RTS guidelines should be adapted. The reasons of this delayed maturation is still not fully understood. Some authors have reported an association between elevated SNQ and an increased risk of graft rupture. Evidence suggests adding LET may reduce this risk in dedicated patients. Although helpful, MRI alone remains insufficient to guide RTS decisions as appearances of normal ACL in adolescents can show significant heterogeneity in both signal intensity and qualitative grading. Prolonged sports restriction of sports participation for several years is unrealistic in pediatric populations, highlighting the need for individualized, function-based rehabilitation and careful monitoring in children. Limitations are the single-center design and small sample without power analysis.

ACL graft ligamentization progresses primarily late within the first two years, followed by a subsequent plateau up to 5 years postoperatively. Late graft re-rupture remains a major concern, underscoring the need for individualized rehabilitation and return-to-sport strategies.
Caroline DE PESTERS (Toulouse) , Linda STAALI , Antoine LAVAL , Clara FLUMIAN , Estelle MAUPOINT , Marie FARUCH , Franck ACCADBLED
17:25 - 17:32 #52126 - Influence du type d’ostéotomie pelvienne et de la réduction chirurgicale sur les résultats de la chirurgie reconstructrice de hanche dans la paralysie cérébrale.
Influence du type d’ostéotomie pelvienne et de la réduction chirurgicale sur les résultats de la chirurgie reconstructrice de hanche dans la paralysie cérébrale.

La luxation de hanche est une complication fréquente de la paralysie cérébrale et peut entraîner douleur, attitudes vicieuses, difficultés de soins et perte de la marche chez les patients marchants. La reconstruction associant ostéotomie fémorale de varisation-dérotation et ostéotomie pelvienne constitue le traitement de référence. Les acétabuloplasties sont les techniques les plus décrites, alors que les ostéotomies de réorientation pelvienne sont moins utilisées. La réduction chirurgicale de hanche peut être associée à ces gestes mais ses indications restent mal définies. L’objectif était d’évaluer l’influence du type d’ostéotomie pelvienne et de la réduction chirurgicale sur les résultats radiographiques et la morbidité postopératoire.

Étude rétrospective monocentrique incluant des enfants opérés d’une reconstruction de hanche. Les ostéotomies pelviennes ont été classées en deux groupes : réorientation (Salter, triple ou péri-acétabulaire) et acétabuloplastie (Dega). Les paramètres étudiés étaient le pourcentage de migration de Reimers (MP), l’angle VCE, l’index acétabulaire (IA), l’angle de Sharp, le rapport de profondeur acétabulaire. Les complications, la douleur, la durée opératoire et la durée d’hospitalisation ont été analysées.

151 hanches chez 110 patients ont été analysées : 117 réorientations et 34 acétabuloplasties. Les deux techniques ont permis une correction significative. Les ostéotomies de réorientation ont obtenu une correction acétabulaire plus importante (VCE plus élevé, IA et angle de Sharp plus faibles). Au dernier recul, la contention fémorale était cependant comparable avec un MP similaire. Les complications n’étaient pas différentes entre les groupes. Une réduction chirurgicale a été réalisée dans 51,7 % des hanches et était associée à un MP préopératoire plus élevé (82,6 % vs 59,3 %, p<0,001). Dans les hanches avec MP ≥70 %, la réduction chirurgicale était associée à une meilleure couverture latérale et profondeur acétabulaire. Les ostéotomies de réorientation étaient associées à un temps opératoire plus long mais une hospitalisation comparable.

Malgré une correction acétabulaire plus importante avec les ostéotomies de réorientation, la contention fémorale finale restait similaire. Cette correction plus complète pourrait toutefois être particulièrement pertinente chez les enfants marchants, où les contraintes mécaniques sont plus importantes, ainsi que chez les enfants plus âgés où les possibilités correctrices des acétabuloplasties peuvent être limitées.

La reconstruction de hanche permet d’obtenir une bonne contention avec acétabuloplastie ou ostéotomie de réorientation lorsque l’indication est adaptée à la morphologie acétabulaire et à la sévérité du déplacement. La réduction chirurgicale apparaît particulièrement utile pour les hanches avec MP ≥70 %.
Maxime PERREAU (Paris) , Briac PEYNET , Eric DESAILLY , Xavier DU CLUZEL DE REMAURIN , Laroussi Mohamed TOUMIA , Samuel GEORGES , Nejib KHOURI , Alina BADINA
17:32 - 17:39 #52858 - Surgical Adolescent idiopathic scoliosis, French cohort : a study based on the French National Health Data System.
Surgical Adolescent idiopathic scoliosis, French cohort : a study based on the French National Health Data System.

La prévalence des scoliose idiopathique de l’adolescent est de 2-4 % de la population pédiatrique, avec seulement 0,1 % des patients qui nécessiteront une chirurgie. Les études de cohorte régionale suggèrent une hausse du volume des interventions, mais aucune analyse nationale n’a confirmé cette tendance. Nous nous sommes donc intéressé a l’épidémiologie nationale de la scoliose idiopathique chirurgicale à partir des données du SNDS (Système national de donnée de santé) couvrant l’ensemble des structures conventionnée privée, publique et publique a but non lucratif du système de soins français

Les critères d’inclusion ciblaient les séjours avec diagnostic principal de scoliose idiopathique et acte chirurgical correspondant a une arthrodèse vertébrale longue. Ont été exclus scolioses secondaires ou des montages de croissance. Les complications étaient identifiées via les actes associés au séjour initial ou dans l’année suivante, validés par des experts (SoFOP/SFCR). Les variables analysées incluaient l’âge, le sexe, le type d’établissement, la région de prise en charge, le volume opératoire du centre. Des régressions logistiques multivariées ont été réalisées pour identifier les facteurs de risque de complication

Ont été inclus 14 241 patients mineur entre 2010 et 2023. La cohorte montre une majorité de filles (82 %), âgées de 14-17 ans (61,1 %), opérées principalement en milieu public (75 %). Une augmentation significative des interventions a été observée (54 cas supplémentaires/an, p ≤ 0,001), avec une réduction de la durée d’hospitalisation de 9 à 7 jours sur la période de suivi. Les complications étaient plus fréquentes chez les garçons (+37 %), les déformations rigides (+18 %), varient en fonction du type d 'établissement établissements (publics, privés a but non lucratif, privés à but lucratifs), tandis que les centres à haut volume présentaient moins de complications (–3 %/50 interventions). Une disparité régionale persiste, avec 19 % des patients opérés hors de leur région, avec notamment des fuites vers les régions ayant une grosse métropole.

Cette analyse nationale confirme une hausse des chirurgies. Les complications, semblent influencées par le volume chirurgical et le type de déformation. Les limites incluent l’absence de données cliniques détaillées (angle de Cobb) les biais potentiel de surcodage ou d’erreur de codage. Cette étude bien que limité dans le détails des analyses permet de présenter des tendances avec une analyse exhaustif du territoire français.

L’étude révèle une tendance nationale à l’augmentation des chirurgies, avec des disparités régionales et des facteurs de risque de complications identifiés. Ces résultats appellent à des recherches complémentaires sur les causes de cette hausse et à une clarification des complications.
Nathan DOLET (Caen) , Antoine LAQUIEVRE , Benoit KIPPER , Lydia GUITTET
17:39 - 17:46 #52204 - Establishment of age and sex-specific 3D reference values for acetabular orientation and femoral head coverage in normally developed pediatric hips.
Establishment of age and sex-specific 3D reference values for acetabular orientation and femoral head coverage in normally developed pediatric hips.

Accurate understanding of normal acetabular development is essential for diagnosing pediatric hip disorders and for planning corrective osteotomies. While radiographic indices remain limited to 2D projections, CT-based 3D reconstruction allows detailed assessment of acetabular orientation and femoral head coverage. The global vector method evaluates spatial orientation (inclination, version, tilt), whereas the triplanar method quantifies functional coverage using the Lateral Center-Edge Angle (LCEA), Anterior Center-Edge Angle (ACEA), and Anterior Acetabular Volume Angle (AAVA). Normative 3D reference data across age and sex remain scarce. The aim of this study was to establish a comprehensive set of age- and sex-specific normative 3D reference values for acetabular orientation and femoral head coverage in normally developped hips from 1 to 18 years, using a combined global vector and triplanar analytical methods.

This cross-sectional study included pelvic CT scans from 360 healthy children (180 girls, 180 boys; aged 1–18 years), representing 720 normal hips. Semi-automatic segmentation and 3D reconstruction were performed, and all pelves were aligned to the anterior pelvic plane. Acetabular orientation (inclination, version, tilt) was assessed with the global vector method. Femoral head coverage (LCEA, ACEA, AAVA) was measured using the triplanar method. Age- and sex-related variations were also analyzed.

Both global vector and triplanar metrics showed significant age-dependent variation. Strong correlations were found between vectorial and triplanar parameters (version–AAVA, inclination–LCEA), although each method provided distinct morphological information.

This study provides the first combined global vector and triplanar normative 3D dataset for children aged 1–18 years. These age-specific 3D reference values offer a robust framework for distinguishing normal developmental variations from pathological hip morphology, and support more precise, age-adapted planning of pediatric pelvic osteotomies.
Alina BADINA , Mohamed Laroussi TOUMIA (Paris) , Enzo BONNOT , Marc-Olivier GAUCI , Loiselet KLERVIE , Laurent GAJNY , Claudio VERGARI
17:46 - 17:53 #51440 - Évolution de la marche à long terme chez les enfants diplégiques jeunes après de la chirurgie multisite.
Évolution de la marche à long terme chez les enfants diplégiques jeunes après de la chirurgie multisite.

L’âge de 11 à 16 ans peut être considéré le plus approprié à la chirurgie multisite chez les enfants diplégiques. Mais chez certains enfants les indications chirurgicales apparaissent avant la poussée pubertaire. L’Analyse Quantitative de la Marche représentant une évaluation numérique a une corrélation avec les capacités fonctionnelles. Objectif de l'étude est d’étudier les évolutions des paramètres de l’AQM chez les enfants diplégiques après une chirurgie multisite réalisée avant l’âge de 10 ans.

L’étude a inclus 74 enfants. Les résultats sont analysés dans deux groupes : les patients n’ayant jamais subi de chirurgie (groupe 1, âge moyen: 7,1 ans, 50 patients); et les patients ayant avant l’âge de 4 ans un allongement tendon d’Achille ou des myofibrotomies percutanées Ulzibat (groupe 2, âge moyen: 7,4 ans, 24 patients). L’AQM a été réalisé avant la chirurgie et chaque année après. Le suivi moyen est 4,9 ans.

Les caractéristiques cinématiques ne se sont améliorées dans les deux groupes que 2 ans après l'intervention. Dans le groupe 2, augmentation du GPS et dégradation des paramètres spatio-temporaux ont survenue 4 ans après l'opération. Dans le groupe 1, une amélioration cinématiques a été toujours observée à long terme. Dans le groupe 1, une augmentation des moments articulaires en extension a été observée dans 2 ans de suivi, de plus une différence significative s’est révélée 4 ans après la chirurgie par rapport aux niveaux préopératoires. Dans le groupe 2, les moments articulaires en extension n'ont jamais atteint les niveaux préopératoires. Une augmentation du moment de flexion plantaire a été observée dans les deux groupes. Au cours de la 2e année postopératoires, une diminution de la puissance totale a été observée dans les deux groupes, mais à long terme, la puissance articulaire a dépassé les valeurs initiales uniquement dans le groupe 1. Dans le groupe 2, la diminution de la puissance d'extension du genou est restée constante tout au long de la période d'observation.

Dreher (2018) a démontré une amélioration stable de la marche après de la chirurgie multisite. Pilloni (2019) a souligné un effet néfaste de l’allongement précoce du triceps surae. Nos résultats sont concordants en termes d’effets nocifs des interventions précoce sur m.triceps surae. Par contre, chirurgie multisite dans notre série (enfants sans précedent) assure de résultats stables à long terme.

Les interventions orthopédiques multisites réalisées chez l'enfant diplégiques avant la poussée de croissance pubertaire peuvent améliorer les paramètres cinématiques de la marche à long terme. Cette amélioration s'accompagne d'une augmentation de la force musculaire responsable de l’extension articulaire et de propulsion uniquement chez les enfants n'ayant pas subi d'allongement précoce du tendon d'Achille ni de fibromyotomies percutanées. Les interventions précoces sur m.triceps surae entravent le développement musculaire et réduisent les capacités motrices liées à la marche.
Popkov DMITRY (Kurgan, Russie) , Mairbek PLIEV
Salon Ambassadeurs 1/3

"Jeudi 12 novembre"

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J07-6
16:15 - 17:15

Journée AFCP/FFAS
Table ronde : DMMO : ange ou démon ?
AFCP/FFAS

Modérateurs : Pierre BAROUK (Dr) (Bordeaux), Véronique DARCEL (chirurgienne) (Bordeaux)
Durant cette journée, l’AFCP (Association Française de Chirurgie du Pied) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies du pied et de la cheville et leurs traitements chirurgicaux.
16:15 - 17:15 Introduction - historique. Pierre BAROUK (Dr) (Conférencier, Bordeaux)
16:15 - 17:15 Technique. Véronique DARCEL (chirurgienne) (Conférencier, Bordeaux)
16:15 - 17:15 Indications.
16:15 - 17:15 Metatarsalgies. Wayan HEBRARD (chirurgien orthopédiste) (Conférencier, Montpellier)
16:15 - 17:15 Morton. Frédéric LEIBER WAKENHEIM (Conférencier, Strasbourg)
16:15 - 17:15 Déviations medio/latérale. Olivier LAFFENETRE (Foot & Ankle specialist) (Conférencier, Paris)
16:15 - 17:15 Luxations/subluxations. Barbara PICLET (chirurgien) (Conférencier, La Ciotat)
16:15 - 17:15 Comparaison Weil DMMO. Jean-Luc BESSE (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Lyon)
16:15 - 17:15 Suites.
16:15 - 17:15 Suites normales, comment les améliorer. Maurise SAUR (Chirurgien libéral) (Conférencier, Anglet)
16:15 - 17:15 Complications. Pierre BAROUK (Dr) (Conférencier, Bordeaux)
16:15 - 17:15 Conclusion. Véronique DARCEL (chirurgienne) (Conférencier, Bordeaux)
HI5 Studio

"Jeudi 12 novembre"

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J09-2
16:15 - 18:00

Journée Rééducation
Le Genou dans « tous ses états » Session 1 : Le genou ligamentaire : trajectoire fonctionnelle à long terme du genou ligamentaire



Anciennement intitulée « Journée des kinésithérapeutes », cette session - désormais dédiée aux chirurgiens, aux médecins spécialistes en médecine physique et de réadaptation, et aux kinésithérapeutes - est organisée sur deux jours en vue d’actualiser leurs connaissances sur les principes et les pratiques actuels de rééducation en orthopédie-traumatologie.
16:15 - 16:40 Chirurgie ligamentaire du genou : vers une reconstruction personnalisée. Nicolas BOUGUENNEC (Chirurgien) (Conférencier, Mérignac)
16:40 - 17:00 La ligamentoplastie réduit-elle réellement le risque d’arthrose symptomatique ? Revue systématique. Guillaume DEMEY (chirurgien) (Conférencier, Lyon)
17:00 - 17:20 De la rupture du ligament croisé antérieur à l’arthrose du genou : rôle des altérations biomécaniques de la marche après lésion ou reconstruction. Revue systématique . Jérôme RIERA (Doctorant) (Conférencier, Kinésithérapeute, Saint-Etienne)
17:20 - 17:40 Rééducation après ligamentoplastie : comment les concepts ont-ils évolué. Roberto PURELLO D'AMBROSIO (Médecin du Sport) (Conférencier, Médecin du sport, Saint-Raphaël)
17:40 - 18:00 Comment appréhender la reprise du sport ? Alain FREY (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Médecin du sport, Poissy)
Jean Mineur

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J05-9
16:15 - 17:15

Journée SFHG
Table ronde AORecon : Challenges in Femoral Revision arthroplasty
SFHG, AO Recon

Directeurs : Jean-Noël ARGENSON (Professeur Chef de Service) (Directeur, Marseille), Dan BERRY (Directeur, Rochester, Etats-Unis), Carsten PERKA (Directeur, Berlin, Allemagne)
Durant cette journée, la SFHG (Société Française de Chirurgie de la Hanche et du Genou) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies de la hanche et du genou et leurs traitements chirurgicaux.
16:15 - 17:15 Criteria for stem selection. Sébastien LUSTIG (chirurgien) (Conférencier, Lyon)
16:15 - 17:15 PAPROSKY Type IIIB and IV defects - How to manage it? Dan BERRY (Conférencier, Rochester, Etats-Unis)
16:15 - 17:15 Abductor insufficiency. Robert HUBE (Conférencier, Munich, Allemagne)
16:15 - 17:15 The cemented stem – still an option? Luigi ZAGRA (Head of Department) (Conférencier, Milan, Italie)
16:15 - 17:15 The infected well-fixed femoral component – selection of the right approach. Nicolas REINA (Professor of Orthopedics) (Conférencier, Toulouse)
16:15 - 17:15 Femoral revision arthroplasty – a place for the robot? Fares HADDAD (Président IHS) (Conférencier, Londres, Royaume-Uni)
Louis Lumiere

"Jeudi 12 novembre"

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J04-6a
16:15 - 16:25

Journée SFCR
Alerte RCP : enjeux assurantiels et médico-légaux
SFCR

Durant cette journée, la SFCR (Société Française de Chirurgie du Rachis) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies du rachis et leurs traitements chirurgicaux.
16:15 - 16:20 Assurances RCP. Jean Charles LE HUEC (professeur chir ortho rachis) (Conférencier, Bordeaux)
16:20 - 16:25 Aspects médico-légaux. Jean-Rodolphe VIGNES (PUPH Neurochirurgie) (Conférencier, Neurochirurgien, Bordeaux)
Salle Presse

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J08-4
16:15 - 17:15

Journée SFT
Workshop de l’industrie – Fractures des plateaux tibiaux : Newclip
SFT

Durant cette journée, la SFT (Société Française de Traumatologie) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions en traumatologie.
16:15 - 17:15 Fractures des plateaux tibiaux : Newclip.
Salon Ambassadeurs 2/3
16:25

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J04-6b
16:25 - 16:30

Journée SFCR
Prix de la meilleure communication « Développement durable » du congrès SFCR
SFCR

Durant cette journée, la SFCR (Société Française de Chirurgie du Rachis) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies du rachis et leurs traitements chirurgicaux.
16:25 - 16:30 Évaluation de l’empreinte carbone de la consultation en neurochirurgie. Paul FRECHON (chirurgien libéral) (Conférencier, Caen)
Salle Presse
16:30

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J10-3
16:30 - 17:10

Journée SFCM
SFCM

Modérateurs : Nicolas BIGORRE (chirurgien) (Trélazé), Adeline CAMBON (PU-PH) (Paris), Laurent OBERT (PUPH - Chirurgien orthopédiste) (Besançon)
Durant cette journée, la SFCM (Société Française de Chirurgie de la Main) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies de la main et leurs traitements chirurgicaux.
16:30 - 16:43 Battle : Compression dynamique est ce que ca existe ? Olivier MARÈS (Medecin) (Conférencier, Nîmes), Vincent MARTINEL (chirurgien orthopédiste) (Conférencier, Tarbes)
16:43 - 16:56 Comment rater : La prise en charge d'une paralysie du nerf fibulaire après luxation du genou. Laurent MATHIEU (PH) (Conférencier, Paris)
16:30 - 17:10 Communications particulières.
16:56 - 17:03 #51704 - Syndrome du canal carpien aigu secondaire aux immunothérapies : analyse de la Base Nationale de Pharmacovigilance française et revue de la littérature.
Syndrome du canal carpien aigu secondaire aux immunothérapies : analyse de la Base Nationale de Pharmacovigilance française et revue de la littérature.

L'avènement des inhibiteurs de points de contrôle immunitaire (ICI) a révolutionné l'oncologie, mais s'accompagne d'effets indésirables immuno-induits (irAEs). Les toxicités neurologiques, bien que rares (environ 1 %), peuvent se manifester par des neuropathies périphériques sévères. Le syndrome du canal carpien aigu (ACTS) en est une complication exceptionnelle. L'objectif de cette étude est de décrire les caractéristiques cliniques de cette entité afin d'éviter une prise en charge chirurgicale inappropriée.

Une étude rétrospective multicentrique a été réalisée en interrogeant la Base Nationale de Pharmacovigilance (BNPV) française jusqu’au 5 décembre 2025. La requête incluait les termes relatifs au syndrome du canal carpien et à l'atteinte du nerf médian associés au Nivolumab, Pembrolizumab ou Ipilimumab. Après exclusion des doublons de la littérature, 9 cas originaux ont été analysés. Une revue systématique de la littérature a été menée conjointement pour comparer les stratégies thérapeutiques.

L'analyse de nos 9 cas (BNPV) et des données de la littérature révèle un profil clinique atypique : prédominance chez les patients traités pour mélanome, délai d'apparition court (médiane d'environ 3 cures), et surtout une bilatéralité très fréquente des symptômes. La physiopathologie suggère une réaction inflammatoire immune (activation lymphocytaire T) plutôt qu'une hyperpression mécanique isolée. Sur le plan thérapeutique, la suspension de l'immunothérapie associée à une corticothérapie (orale ou intraveineuse) permet une régression rapide des symptômes. À l'inverse, des cas de libération chirurgicale isolée se sont soldés par des échecs ou des aggravations postopératoires en l'absence de traitement médical concomitant.

L'ACTS sous immunothérapie est une urgence diagnostique, mais relève en première intention d'une urgence médicale plutôt que chirurgicale. Le caractère bilatéral et aigu chez un patient oncologique constitue un véritable signal d'alerte (red flag) pour le chirurgien de la main. Une approche conservatrice multidisciplinaire, combinant l'arrêt temporaire de l'ICI et l'instauration de corticoïdes en accord avec l'oncologue, constitue le traitement de référence avant d'envisager toute décompression chirurgicale.
Nolwen LEMONNIER (ROUEN) , Inès BERKAOUI , Nathalie MASSY , Isabelle AUQUIT-AUCKBUR
17:03 - 17:10 #52513 - Combien de patients hospitalisés en orthopédie ont des signes évocateurs d’amylose ? … et de patients qui pourraient être dépistés.
Combien de patients hospitalisés en orthopédie ont des signes évocateurs d’amylose ? … et de patients qui pourraient être dépistés.

L’amylose à transthyrétine (ATTR) est une pathologie systémique dont le diagnostic reste souvent tardif. De nombreux signes dits “d’alerte”, notamment ostéo-articulaires et cardiaques, peuvent précéder l’atteinte clinique de 2 à 10 ans. L’objectif de ce travail était d’analyser la distribution de ces facteurs de risque dans une cohorte de patients hospitalisés dans un service d’orthopédie et d’identifier des profils cliniques à haut

Une analyse des facteurs associés à l’amylose a été conduite chez les patients (hommes > 50 ans - femmes > 60 ans) hospitalisés dans un service d’orthopédie pour une fracture ou une prothèse des grosses articulations pendant 6 semaines consécutives. 41 patients et 23 variables. L’âge a été recalculé (2026 – année de naissance). Dix-huit facteurs de risque binaires ont été analysés, incluant des signes cardiaques (BNP, pacemaker, valvulopathie, fibrillation atriale, traitement par furosémide), ostéo-articulaires (arthrose des grosses articulations), neurologiques et ORL. Le nombre total de facteurs de risque par patient a été calculé. Trois groupes cliniques ont été définis : (1) atteinte ostéo-articulaire associée à des signes périphériques, (2) présence d’au moins un signe cardiaque, (3) association des signes cardiaques et de l’arthrose.

L’âge moyen de la cohorte était de 80,0 ± 10,5 ans. La distribution du nombre de facteurs de risque montrait une accumulation fréquente de signes d’alerte : 4 patients présentaient 1 facteur, 11 patients 2 facteurs, 11 patients 3 facteurs, 8 patients 4 facteurs, 3 patients 5 facteurs, 2 patients 6 facteurs, 1 patient 7 facteurs, et 1 patient jusqu’à 12 facteurs. Ainsi, 90,2 % des patients présentaient au moins 2 facteurs de risque et 63,4 % au moins 3 facteurs. Par ailleurs, 32 patients (78,0 %) avaient au moins un signe cardiaque. Parmi eux, 20 patients (48,8 % de la cohorte ; 62,5 % des patients ayant un signe cardiaque) présentaient également au moins deux signes extracardiaques, définissant un profil particulièrement évocateur d’amylose. Dans ce sous-groupe, l’âge moyen était de 79,4 ± 9,7 ans ; il était de 76,0 ± 7,4 ans chez les hommes et de 82,1 ± 10,8 ans chez les femmes.

Cette étude met en évidence une forte prévalence de profils cliniques évocateurs d’amylose dans une population âgée. La majorité des patients présente plusieurs facteurs de risque concomitants, renforçant l’hypothèse d’un terrain propice à une amylose sous-diagnostiquée. L’association arthrose des grosses articulations et manifestations périphériques (canal carpien, rachis lombaire, doigts à ressaut) apparaît comme un signal d’alerte pertinent. Par ailleurs, la fréquence élevée des signes cardiaques souligne l’importance d’un dépistage systématique dans cette population.

L’identification de profils combinant atteintes cardiaques et ostéo-articulaires pourrait améliorer le dépistage et réduire le retard diagnostique de l’ATTR.
Laurent OBERT (Besançon) , Basile MOUHAT , Gregoire LECLERC , Patrick GARBUIO , Francois LOISEL
Rédaction 1

"Jeudi 12 novembre"

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J04-7
16:30 - 16:40

Journée SFCR
Présentation des travaux des boursiers SFCR
SFCR

Durant cette journée, la SFCR (Société Française de Chirurgie du Rachis) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies du rachis et leurs traitements chirurgicaux.
16:30 - 16:40 Présentation des travaux des boursiers SFCR. Corentin PETITPAS (CCA) (Conférencier, Marseille), Daniel STARTUN (Interne) (Conférencier, Marseille), David GADOIN (Docteur) (Conférencier, Paris), Mayeul DUMARTY (Conférencier, Rennes)
Salle Presse
16:40

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J04-8
16:40 - 16:50

Journée SFCR
Remise des bourses aux lauréats SFCR
SFCR

Durant cette journée, la SFCR (Société Française de Chirurgie du Rachis) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies du rachis et leurs traitements chirurgicaux.
16:40 - 16:50 Remise des bourses aux lauréats SFCR. Benjamin BOUYER (Conférencier, Bordeaux), Nicolas SERRATRICE (Neurochirurgien) (Conférencier, Marseille), Pierre GROBOST (Conférencier, Lyon), Francesco POLINELLI (Conférencier, Paris), Gaspard CHABERT (Interne) (Conférencier, Bordeaux)
Salle Presse
16:45

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J06-8
16:45 - 17:05

Journée SoFEC
Conférence coude : Le coude et l’épaule, deux articulations si proches et si différentes
SOFEC

Durant cette journée, la SOFEC (Société Française de l’Épaule et du Coude) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies de l'épaule et du coude et leurs traitements chirurgicaux.
16:45 - 17:05 Le coude et l’épaule, deux articulations si proches et si différentes. Gregoire CIAIS (Chirurgien libéral) (Conférencier, Paris)
Debussy
16:50

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J04-9
16:50 - 18:00

Journée SFCR
Cas cliniques
SFCR

Durant cette journée, la SFCR (Société Française de Chirurgie du Rachis) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies du rachis et leurs traitements chirurgicaux.
Salle Presse
17:05

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J06-9
17:05 - 17:25

Journée SoFEC
Mémoires DIU
SOFEC

Durant cette journée, la SOFEC (Société Française de l’Épaule et du Coude) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies de l'épaule et du coude et leurs traitements chirurgicaux.
Debussy
17:10

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J10-4
17:10 - 18:00

Journée SFCM
SFCM

Modérateurs : Nicolas BIGORRE (chirurgien) (Trélazé), Adeline CAMBON (PU-PH) (Paris), Laurent OBERT (PUPH - Chirurgien orthopédiste) (Besançon)
Durant cette journée, la SFCM (Société Française de Chirurgie de la Main) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies de la main et leurs traitements chirurgicaux.
17:10 - 17:23 Battle : Suture nerveuse : on manchonne ou on colle ? Fabrice RABARIN (chirurgien) (Conférencier, Angers), Flore-Anne LECOQ (Chirurgienne) (Conférencier, Nantes - Saint-Herblain)
17:23 - 17:36 Comment rater : La prise en charge d'une paralysie du nerf axillaire après chirurgie de l'épaule. Jean-Noël GOUBIER (Chirurgien) (Conférencier, Paris)
17:10 - 18:00 Communications particulières.
17:36 - 17:43 #51649 - Hyperselective neurectomy of the terminal motor branches of the ulnar nerve for the treatment of spastic adducted thumb : anatomical description and feasibility.
Hyperselective neurectomy of the terminal motor branches of the ulnar nerve for the treatment of spastic adducted thumb : anatomical description and feasibility.

Adducted thumb, is a frequent clinical manifestation in cerebral palsy due, among other factors, to spasticity of the Adductor Pollicis (ADP). While botulinum toxin injections can be used as a first-line treatment with good functional outcomes, their effectiveness is temporary. Surgical treatments, such as selective peripheral neurectomy, can then be proposed to sustain these results. The aim of this study is to describe the branching pattern of the deep branch of the ulnar nerve up to its terminal branches (TBU) for the ADP, and to assess the feasibility of hyperselective neurectomy of these TBU.

A layered and atraumatic dissection of the ulnar nerve was performed on 20 upper limbs from 10 specimens, extending from the forearm to the hypothenar region, including interosseous branches and TBU. Photographic documentation and morphometric measurements were recorded. A secondary intraneural dissection was performed at the level of Guyon's canal to identify the fascicles destined for the ADP and the FPB. In 10 cases, commissural or thenar approaches were performed prior to dissection to allow targeted exposure of one of the TBU.

The deep branch of the ulnar nerve measured on average 4.51 (+/-0,74) cm in length and 1.8 (+/-0,4) mm in diameter. It gives at least three TBU to the ADP and has close anatomical relationships with the superficial palmar arch. The thenar commissural approach made it possible to isolate the deep branch of the ulnar nerve just proximal to its TBU in 80% of cases, versus 20% for the commissural approach. At the Guyon's level, if intraneural dissection of the deep branch was possible in 45% of specimens, it was not possible to achieve a fascicular dissection up to the terminal branches. Neurectomy at this level canal revealed multiple fascicles within the deep branch in all cases.

Hyperselective neurectomy of the TBU appears to be a feasible option for the management of adducted thumb. Although the thenar approach has been described, its deep location, the frequent associated retraction of the first web space, and the need for an additional incision for release represent significant drawbacks. In contrast, the commissural approach allows for simultaneous muscle release or skin-plasty; however, access to the TBU through this route appears unsafe due to its proximity to the arterial network. Nevertheless, a selective neurectomy could be performed more safely at the Guyon's due to proximal dissection fascicular exchanges, and potential associated consequences on third and fourth lumbricals and deep head of FPB muscle should be anticipated by selected electrostimulation.

An elective approach at the Guyon's canal with intraneural dissection and per operative fascicular stimulation could be a possibility for hyperselective neurectomy in spastic adducted thumb.
Paul CHANZY (Paris) , Laurent BOURCHEIX , Franck FITOUSSI , Aaron DALUISKI , Dan ZLOTOLOW , Samir TREHAN , Manon BACHY RAZZOUK
17:43 - 17:50 #52586 - Brachialis Branch to Radial Nerve Transfer for Reanimation of Wrist and Finger Extension: An Anatomical Feasibility Study.
Brachialis Branch to Radial Nerve Transfer for Reanimation of Wrist and Finger Extension: An Anatomical Feasibility Study.

The motor branch to the brachialis muscle has been described as a versatile donor in upper limb nerve reconstruction, including in patients with peripheral nerve injuries and tetraplegia. However, the anatomical feasibility of transfers from the musculocutaneous nerve to radial nerve branches around the elbow has not been systematically evaluated. This study aimed to assess this feasibility. Such a transfer may be particularly relevant in patients with high-level tetraplegia or in patients with spastic upper limb involvement, where selective denervation of spastic elbow flexors could be combined with nerve transfer to paretic wrist and/or finger extensors.

Sixteen fresh-frozen cadaveric upper limbs were dissected to establish the feasibility of transferring a motor branch of the biceps or brachialis muscle onto the branch of the extensor carpi radialis longus (ECRL) or brevis (ECRB), the posterior interosseous nerve (PIN) or an intraneurally dissected radial nerve fascicle. Donor and recipient nerve lengths were measured, and feasibility of tension-free coaptation was assessed. Axon counts were obtained from selected donor and recipient nerves.

Biceps branches were anatomically unsuitable as donors, and ECRB and PIN branches were unsuitable as recipients. Direct brachialis-to-ECRL transfer was feasible in 3 of 16 specimens, whereas transfer from a brachialis branch to an intraneurally dissected radial nerve fascicle was feasible in all specimens. In these intraneural transfers, at least one brachialis branch could be preserved in 15 of 16 upper limbs, thereby minimizing functional donor muscle deficit. Axon counts demonstrated favorable donor-to-recipient ratios for both the brachialis–ECRL and brachialis–intraneural transfers, with median (IQR) values of 0.92 (0.65–1.37) and 0.71 (0.41–0.88), respectively.

Brachialis-to-radial nerve transfer is anatomically feasible, particularly via intraneural fascicular coaptation, while preserving donor muscle function. This approach may provide a novel option for restoring wrist and finger extension in patients with upper limb spasticity, including selected cases of high-level tetraplegia or brachial plexus palsy.
Bram DE LEPELEERE , Frank FITOUSSI (Paris) , Bram CORNETTE , Frank PLASSCHAERT
17:50 - 17:57 #52730 - Le transfert simultané des nerfs intercostaux moteurs et sensitifs dans les paralysies complètes du plexus brachial. Étude anatomique et cas cliniques.
Le transfert simultané des nerfs intercostaux moteurs et sensitifs dans les paralysies complètes du plexus brachial. Étude anatomique et cas cliniques.

Dans les paralysies complètes du plexus brachial, les transferts de nerfs intercostaux moteurs constituent une technique de référence lorsque la greffe proximale n’est pas réalisable ou en cas d’échec de celle-ci. En revanche, la réanimation sensitive du membre supérieur reste peu ciblée, malgré son importance fonctionnelle majeure. À ce jour, aucune étude n’a précisément évalué la faisabilité anatomique d’un transfert combiné de nerfs intercostaux moteurs et sensitifs, réalisé au cours d’un même temps opératoire par un abord unique. L’objectif était d’évaluer la faisabilité anatomique d’un transfert simultané de trois nerfs intercostaux sensitifs associé au transfert de trois nerfs intercostaux moteurs vers les branches correspondantes du plexus brachial. Trois cas cliniques illustratifs sont présentés.

Une étude anatomique descriptive prospective a été réalisée sur 12 plexus brachiaux disséqués chez 9 sujets anatomiques. Les nerfs intercostaux moteurs et leurs branches sensitives issues des niveaux T2 à T5 ont été identifiés, disséqués et mobilisés vers le canal brachial. La présence, la longueur disponible et les variations anatomiques des branches sensitives ont été analysées. En parallèle, trois patients présentant une paralysie complète du plexus brachial ont bénéficié d’un transfert combiné de nerfs intercostaux moteurs vers la branche motrice du biceps et de branches sensitives intercostales vers le nerf médian.

Les branches sensitives des nerfs intercostaux T2 et T3 ont été retrouvées dans 100 % des dissections, celles de T4 dans 91,7 % des cas, tandis que T5 présentait une variabilité importante. Les longueurs disponibles des branches sensitives de T2 à T4 permettaient une mobilisation vers le canal brachial sans tension excessive. Les nerfs intercostaux moteurs étaient systématiquement identifiés et présentaient une longueur compatible avec un transfert vers le nerf musculo-cutané. Cliniquement, la technique a été réalisée sans complication chez les trois patients. Un patient a présenté une récupération motrice partielle du biceps associée à une récupération sensitive médiane fonctionnelle. Les deux autres patients sont en cours de suivi avec un recul insuffisant pour évaluer le résultat final.

Cette étude démontre la faisabilité anatomique reproductible d’un transfert combiné moteur et sensitif des nerfs intercostaux, réalisé au cours d’un même temps opératoire par un abord unique. Les niveaux T2 à T4 apparaissent comme les plus fiables pour la réanimation sensitive.

Le transfert simultané de nerfs intercostaux moteurs et sensitifs vers le plexus brachial infra claviculaire est anatomiquement faisable et chirurgicalement reproductible. Les premiers résultats cliniques sont encourageants et justifient la poursuite d’études cliniques prospectives afin d’évaluer l’impact fonctionnel réel de cette stratégie combinée dans les paralysies complètes du plexus brachial.
Emmanuelle LOUIS (PARIS) , Franck FITOUSSI
Rédaction 1
17:15

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J07-7
17:15 - 18:00

Journée AFCP/FFAS
Assemblée Générale
AFCP/FFAS

Durant cette journée, l’AFCP (Association Française de Chirurgie du Pied) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies du pied et de la cheville et leurs traitements chirurgicaux.
HI5 Studio

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J05-10
17:15 - 17:45

Journée SFHG
Etude PMSI : résultats sur les cupules Double Mobilité et le Resurfaçage.
SFHG

Durant cette journée, la SFHG (Société Française de Chirurgie de la Hanche et du Genou) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies de la hanche et du genou et leurs traitements chirurgicaux.
17:15 - 17:45 Etude PMSI : résultats sur les cupules Double Mobilité et le Resurfaçage. Louis DAGNEAUX (PUPH) (Conférencier, Montpellier)
Louis Lumiere

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J08-5
17:15 - 18:00

Journée SFT
Assemblée Générale SFT
SFT

Durant cette journée, la SFT (Société Française de Traumatologie) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions en traumatologie.
Salon Ambassadeurs 2/3
17:25

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J06-10
17:25 - 18:00

Journée SoFEC
Assemblée Générale SoFEC
SOFEC

Durant cette journée, la SOFEC (Société Française de l’Épaule et du Coude) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies de l'épaule et du coude et leurs traitements chirurgicaux.
Debussy
17:45

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J05-11
17:45 - 18:00

Journée SFHG
Remise de prix
SFHG

Durant cette journée, la SFHG (Société Française de Chirurgie de la Hanche et du Genou) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies de la hanche et du genou et leurs traitements chirurgicaux.
17:45 - 18:00 Remise de prix.
Louis Lumiere
Vendredi 13 novembre
08:00

"Vendredi 13 novembre"

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CE13
08:00 - 08:45

Conférence d'enseignement
PTH et matériel en place (hors échec mécanique d’ostéosynthèse)

Président de séance : François BONNOMET (PUPH, chef de service) (Président de séance, STRASBOURG)
Améliorer la formation et actualiser les connaissances en orthopédie-traumatologie, en s’appuyant sur les données scientifiques les plus récentes, avec un focus particulier sur la prise en charge de la Prothèse Totale de Hanche
08:00 - 08:45 PTH et matériel en place (hors échec mécanique d’ostéosynthèse). Anthony VISTE (Chirurgien orthopédiste) (Conférencier, Lyon)
Louis Lumiere

"Vendredi 13 novembre"

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CE14
08:00 - 08:45

Conférence d'enseignement
Indications thérapeutiques orthopédiques du traitement par PRP

Président de séance : François-Xavier GUNEPIN (Chef de service) (Président de séance, Lorient)
Améliorer la formation et actualiser les connaissances en orthopédie-traumatologie, en s’appuyant sur les données scientifiques les plus récentes, avec un focus particulier sur les indications thérapeutiques du PRP
08:00 - 08:45 Indications thérapeutiques orthopédiques du traitement par PRP. Hervé BARD (Conférencier, Rhumatologue, Paris)
Debussy

"Vendredi 13 novembre"

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CE16
08:00 - 08:45

Conférence d'enseignement
Les Fractures péri-prothétiques tibiales récentes

Président de séance : Xavier FLÉCHER (PUPH) (Président de séance, Marseille)
Améliorer la formation et actualiser les connaissances en orthopédie-traumatologie, en s’appuyant sur les données scientifiques les plus récentes, avec un focus particulier sur la prise en charge des fractures péri-prothétiques tibiales
08:00 - 08:45 Les Fractures péri-prothétiques tibiales récentes. Grégoire MICICOI (C.C.A) (Conférencier, Nice)
Salon Ambassadeurs 2/3

"Vendredi 13 novembre"

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RE03
08:00 - 08:30

Relive
Épicondylite et nerf radial au coude

08:00 - 08:20 Épicondylite et nerf radial au coude. Fabrice RABARIN (chirurgien) (Conférencier, Angers)
HI5 Studio

"Vendredi 13 novembre"

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SYMP02
08:00 - 09:30

Symposium
Traitement radical de l’arthrose de cheville: Arthrodèse et Prothèse.

Directeurs : Louis DAGNEAUX (PUPH) (Directeur, Montpellier), Nazim MEHDI (Chirurgien Orthopédiste) (Directeur, Toulouse)
Grande session scientifique consacrée aux avancées dans la gestion de l'arthrose tibio talienne post traumatique
08:00 - 08:06 Présentation globale, objectifs principaux, orateurs. Louis DAGNEAUX (PUPH) (Conférencier, Montpellier)
08:06 - 08:14 Rappel contexte bibliographique et problématiques en France. Marion DI SCHINO (CHIRURGIEN LIBERAL) (Conférencier, Nimes)
08:14 - 08:20 Particularités techniques Arthrodèse de cheville. Ophélie MANCHEC (Docteur Junior) (Conférencier, Toulouse)
08:20 - 08:26 Particularités techniques PTC. Nicolas CELLIER (Chirurgie orthopédique) (Conférencier, Nimes)
08:26 - 08:34 Description méthodologique du symposium. Louis RONY (Maître de Conférences Universitaires - Praticien Hospitalier) (Conférencier, Angers)
08:34 - 08:42 Description de la cohorte et données épidémiologiques. Jean-Marc BUORD (Chirurgien) (Conférencier, Marseille)
08:42 - 08:50 Résultats groupe Arthrodèse : fusion, réopérations. Sixtine REGNARD (Chef de clinique) (Conférencier, Boulogne-Billancourt)
08:50 - 08:58 Résultats groupe PTC : taux de survie, réopérations. Kristian BUEDTS (Md) (Conférencier, Bruxelles, Belgique)
08:58 - 09:06 Résultats cliniques Arthrodèse, PTC, comparatif. Agathe SUAREZ (Interne) (Conférencier, Caen)
09:06 - 09:14 Analyse multivariée, identification des Facteurs de risque. Jean-Luc BESSE (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Lyon)
09:14 - 09:30 Conclusion du Symposium et perspectives. Nazim MEHDI (Chirurgien Orthopédiste) (Conférencier, Toulouse)
Jean Mineur

"Vendredi 13 novembre"

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CE15
08:00 - 08:45

Conférence d'enseignement
Technique de correction des déformations du membre inférieur par clou centro-médullaire
SOFOP

Président de séance : Franck LAUNAY (PU-PH) (Président de séance, Marseille)
Améliorer la formation et actualiser les connaissances en orthopédie-traumatologie, en s’appuyant sur les données scientifiques les plus récentes, avec un focus particulier sur la prise en charge des déformations du membre inférieur par clou centromédullaire.
08:00 - 08:45 Technique de correction des déformations du membre inférieur par clou centro-médullaire. Franck ACCADBLED (PU PH) (Conférencier, Toulouse)
Salon Ambassadeurs 1/3

"Vendredi 13 novembre"

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J12-1
08:00 - 10:30

Journée Rééducation
Le Genou dans « tous ses états » Session 2 : Arthrose et prise en charge conservatrice : vers une médecine de stratification adaptée au patient « arthrosique »



Anciennement intitulée « Journée des kinésithérapeutes », cette session - désormais dédiée aux chirurgiens, aux médecins spécialistes en médecine physique et de réadaptation, et aux kinésithérapeutes - est organisée sur deux jours en vue d’actualiser leurs connaissances sur les principes et les pratiques actuels de rééducation en orthopédie-traumatologie.
08:00 - 08:20 Existe-t-il des caractères prédictifs d’une arthrose du genou bien supportée ? Didier MAINARD (Chef de Service) (Conférencier, Nancy)
08:20 - 08:40 Arthrose et ATG : quelle place pour le genou natif ? Stéphane VAN DRIESSCHE (MD) (Conférencier, Auxerre)
08:40 - 09:00 Quelle place pour la rééducation dans les ATG ? Fabien BILLUART (Conférencier, Kinésithérapeute, Versailles)
09:00 - 09:20 Raideur après prothèse totale de genou : quelles étiologies ? Quelle stratégie thérapeutique ? Sophie PUTMAN (MCUPH) (Conférencier, Lille)
09:20 - 09:40 Le genou oublié : mythe ou objectif réaliste après ATG ? Sébastien LUSTIG (chirurgien) (Conférencier, Lyon)
09:40 - 10:00 Douleurs persistantes après ATG : comprendre avant de réopérer. Philippe ANRACT (Conférencier, Paris)
10:00 - 10:20 Chirurgie robotisée dans l’ATG : précision utile ou illusion technologique ? Thomas NÉRI (PU-PH) (Conférencier, Lyon)
10:20 - 10:30 Discussion.
Salle Presse

"Vendredi 13 novembre"

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RMM
08:00 - 09:30

Session RMM

Analyse interactive de dossier d'évènements indésirables provenant de la base de données Orthorisq anonymisés. Il s'agira de sujets récurrents, erreur de site, travail en équipe, situation tunnel santé, parcours patient avec des dossiers de chirurgie réglée, de traumatologie mais également de pédiatrie.
Cette session sera validante comme RMM pour le programme d'accréditation et de certification sous réserve d'y avoir assisté dans sa totalité.
08:00 - 09:30 Session RMM. Philippe TRACOL (chirurgien) (Conférencier, Cabrières d'Avignon), France WELBY (chirurgien) (Conférencier, Domont), Christophe LE DU (CHIRURGIEN ORTHOPEDISTE) (Conférencier, Tours)
Rédaction 1

"Vendredi 13 novembre"

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J11
08:00 - 08:05

Journée CAOS
Introduction
CAOS

Session dédiée au Computer-Assisted Orthopaedic Surgery, soit en français chirurgie orthopédique assistée par ordinateur
08:00 - 08:05 Introduction. Harold COMMON (PH) (Conférencier, Rennes), Antoine PERRIER (Chercheur) (Conférencier, Paris)
Philippe Erlanger

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WS03
08:00 - 09:00

Workshop CJO
Fracture pilon / plateau tibial - la théorie
CJO

Salle 01 - hall d'exposition
08:05

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J11-1
08:05 - 08:45

Journée CAOS
Session Communications 1
CAOS

Modérateurs : Harold COMMON (PH) (Rennes), Cécile TOANEN (Chirurgien) (La Roche-sur-Yon)
Session dédiée au Computer-Assisted Orthopaedic Surgery, soit en français chirurgie orthopédique assistée par ordinateur
08:05 - 08:12 #51742 - Development and validation of a deep learning model for predicting recurrence after a first shoulder dislocation using imaging and clinical data: a multicenter study.
Development and validation of a deep learning model for predicting recurrence after a first shoulder dislocation using imaging and clinical data: a multicenter study.

Anterior shoulder dislocation is the most common joint dislocation and carries a high risk of recurrence, especially in young patients. Recurrence after a first episode may reach 50%. Although surgical stabilization is increasingly considered in selected high-risk patients, management remains heterogeneous. Early identification of high-risk patients could guide key treatment decisions. Artificial intelligence and deep learning show promise in imaging analysis and prediction; however, robust models combining imaging and clinical data to estimate recurrence risk after a first episode remain limited.

A retrospective multicenter study included patients with first-episode shoulder dislocation between 2017 and 2026 at five hospitals in Lebanon. Post-reduction frontal and lateral radiographs were used as imaging input. Clinical data included age at first dislocation, sex, activity level, prior shoulder conditions or surgery, hyperlaxity, family history of instability, injury mechanism, and treatment after the first episode. The primary outcome was recurrent dislocation of the same shoulder, determined by telephone follow-up, including mechanism and treatment of recurrence. Correlation analyses evaluated associations between clinical variables and recurrence risk. Four pretrained architectures were assessed: ResNet-50, EfficientNet-B0, ConvNeXt-Tiny, and Swin Transformer-Tiny. Two input strategies were compared: full radiograph analysis and a region-of-interest (ROI) approach focusing on the glenohumeral joint. Models were trained using stratified 80/20 splits. Performance was assessed using area under the receiver operating characteristic curve (AUC), sensitivity, and specificity. Clinical variables associated with recurrence were also evaluated in combination with imaging features to assess predictive performance.

A total of 301 patients with first-episode shoulder dislocation were included across the five participating institutions, of whom 98 (32.5%) experienced recurrent dislocation during follow-up. The mean age of the cohort was 42 ± 19 years, with 69.3% male and 30.7% female patients. Among the four architectures tested (ResNet-50, EfficientNet-B0, ConvNeXt-Tiny, and Swin Transformer-Tiny), the Swin Transformer-Tiny demonstrated the best predictive performance. The ROI-guided input strategy focusing on the glenohumeral joint improved model performance compared with full-image analysis. Integrating demographic variables with imaging data further improved predictive performance, yielding the highest overall accuracy.

Multimodal deep learning models integrating radiographic and clinical data may provide a promising approach for estimating recurrence risk after a first shoulder dislocation

Such tools could support earlier risk stratification and help inform individualized management strategies, including decisions regarding early surgical stabilization versus conservative treatment.
Guy AWAD (Beirut, Liban) , Marc BOUTROS , Rami AKL , Clara NJEIM , Christèle ASMAR , Raphaël ASMAR , Theodore KAYPEKIAN , Nader BOUERI , Wael FARCHOUKH , Maya HAMDANIEH , Elio MEKHAEL , Mohamad Omar HNEINE , Mohammad SHBARO , Andrea ACHKOUTY , Gaby HAYKAL , Georges EL RASSI , Mohamad NASSEREDDINE , Kaissar YAMMINE , Chahine ASSI , Rami EL ABIAD
08:12 - 08:19 #52252 - A multimodal operating room digital twin for risk assessments and surgical skill analytics.
A multimodal operating room digital twin for risk assessments and surgical skill analytics.

Surgical interventions are essential in patient care but remain exposed to complications due to clinical and organizational complexity. According to the HAS report, 4630 serious adverse events associated with healthcare per million inhabitants were recorded in 2024. Of these events, 13,7% were related to interventional procedures, and approximately half were considered preventable. Consequently, improving safety in the operating room (OR) is a major clinical and economic priority. Despite the complexity of intraoperative activity, the only routine trace of events is the surgical report, usually limited to a non-standardized narrative that fails to capture interactions, hazards, and risk factors. In this context, this work aims to develop automated and augmented surgical reports to improve risk management, generating spider-plot performance charts integrating environmental conditions, patient data, team dynamics, and procedural metrics.

First, data from orthopedic and trauma surgeries will be collected by integrating information generated in the operating room. This dataset will then be used to develop a digital twin tailored to surgical needs. Initial work focuses on detecting personnel movements and door-opening events to assess risks related to potential breaches of sterility. Because no open-source dataset exists, a heterogeneous multimodal database is being created, including synchronized video, audio, vital signs, physiological measurements, and questionnaires. These data will be collected over 600 procedures using a dedicated sensor synchronization system to train and evaluate the digital twin model.

Preliminary experiments focused on detecting intraoperative sterility risks, particularly door openings and personnel circulation. For this purpose, individuals were first detected and tracked to identify entries into sterile zones without proper attire. The YOLOv8 algorithm achieved an average precision of 0.92, recall of 0.82, and IoU of 0.56 on internal data. Door monitoring was also investigated, as openings may disrupt positive-pressure airflow. A model classified main and staff doors in open/closed states (4 categories) using 200 annotated images from the hospital and commercial sources. The model achieved F1-scores of 0.30 (main door closed), 0.20 (main door open), 0.60 (staff door closed), and 0.70 (staff door open).

The limited performance is likely due to the absence of a dedicated door classification stage, as well as limitations in the quantity (small dataset, class imbalance) and quality of the data (ambiguity between door types in commercial images, challenging lighting conditions, and low-resolution 360° camera).

Current methods remain insufficient; performance is being improved using real OR datasets and simplified door classification. Future work includes LSTM-based temporal tracking, person re-identification, and integration of physiological and cognitive signals to model surgical skills and behavior.
Vanessa LOPEZ NORENA (Nice)
08:19 - 08:26 #52393 - Les grands modèles de langage peuvent-ils détecter les limites des études orthopédiques ? Analyse comparative avec les limites rapportées par les auteurs.
Les grands modèles de langage peuvent-ils détecter les limites des études orthopédiques ? Analyse comparative avec les limites rapportées par les auteurs.

Les grands modèles de langage (LLM) sont de plus en plus utilisés pour résumer et analyser la littérature scientifique. Bien que leur capacité à synthétiser les résultats de recherche ait été explorée, leur aptitude à identifier les limites des études scientifiques reste peu étudiée. L’objectif de cette étude était d’évaluer la capacité des LLM à détecter les limites des études orthopédiques publiées, en les comparant aux limites rapportées par les auteurs dans les articles originaux

Un échantillon d’articles a été sélectionné dans cinq revues orthopédiques internationales (Orthopaedics & Traumatology: Surgery & Research, The Journal of Bone and Joint Surgery, The Journal of Arthroplasty, Spine, Clinical Orthopaedics and Related Research). Douze études cliniques revue ont été sélectionnés aléatoirement soit 60 articles originaux. Les limites rapportées dans les sections de discussion des manuscrits originaux ont été considérées comme la référence. Pour chaque article, les limites dans la section "discussion" ont été supprimées puis les articles ont été analysés par un LLM (ChatGPT version 5.4, OpenAI). Le prompt demandait d’identifier les limites de l’étude sur la base des sections introduction, méthodes et résultats de l’étude. Une analyse quantitative a évalué le pourcentage de limites rapportées par les auteurs, correctement identifiées par ChatGPT ainsi que les limites additionnelles non présentes dans le manuscrit original. Une analyse qualitative a classé les types de limites détectées.

Le LLM a permis d’identifier toutes les limites rapportées par les auteurs dans 100% des articles analysés. Il identifiait en moyenne 5.2 ± 3.2 limites supplémentaires par article qui n’étaient pas mentionnées dans les articles originaux. Sur le plan qualitatif, la majorité des limites supplémentaires concernaient la méthodologie structurelle (17%, n = 32), la validité externe (15%, n = 29) et l’analyse statistique (14%, n = 27), Aucune limite conceptuelle n’a été identifiée par le LLM. Aucune hallucination (information inventée erronée) du LLM n’était relevée lors de l’analyse.

Les LLM montrent une excellente capacité à identifier les limites des études orthopédiques rapportées dans la littérature par les auteurs, mais peut manquer de pertinence dans les limites supplémentaires générées par le modèle ni sur le fond conceptuel de l’article publié. Ces résultats mettent en évidence à la fois le potentiel et les limites actuelles des outils d’intelligence artificielle pour l’évaluation critique de la littérature scientifique.
Vincent MERIC (Nice) , Lolita MICICOI , Bernard DE GEOFROY , Nicolas BRONSARD , Jean-François GONZALEZ , Marc-Olivier GAUCI , Gérgoire MICICOI
08:26 - 08:33 #52324 - Accuracy and Radiologic Reliability of an Imageless Robotic Assisted System in Revision Total Knee Arthroplasty.
Accuracy and Radiologic Reliability of an Imageless Robotic Assisted System in Revision Total Knee Arthroplasty.

Revision total knee arthroplasty (revTKA) is technically demanding. Robotic-assisted systems enable a paradigmatic shift from canal-dictated to joint line-based reconstruction, prioritizing anatomical restoration over intramedullary canal anatomy. No prior study has evaluated the accuracy of imageless robotic-assisted revTKA with joint line-based reconstruction using short cemented stems, nor compared intra-incisional versus extra-incisional tibial array positioning in this context.

Retrospective multicentre observational study of 58 consecutive patients undergoing imageless robotic-assisted revTKA (CORI Surgical System, Smith+Nephew) across three high-volume centers (2022–2024). Patients were stratified by tibial array positioning: Cohort 1 (n=30) intra-incisional arrays with stemless trials; Cohort 2 (n=28) extra-incisional arrays with stemmed trials. Primary outcome was HKA accuracy between planned and achieved measurements. Secondary outcomes included mLDFA and mMPTA accuracy, joint line height restoration, equivalence between array cohorts, and comparison with simulated conventional intramedullary instrumentation. Accuracy was assessed by mean difference, MAE, RMSE, and ICC.

The robotic system achieved excellent HKA accuracy with no systematic bias (median difference 0°, p=0.544; MAE 0.67°; ICC 0.80) and zero outliers (0/58, 0%). Planned-to-radiograph accuracy was maintained for HKA (MAE 0.46°, ICC 0.893), mLDFA (MAE 0.39°, ICC 0.883), and mMPTA (MAE 0.46°, ICC 0.828), with outlier rates of 0% for HKA and mLDFA, and 3.6% for mMPTA. Joint line height restoration demonstrated good accuracy (MAE 1.2mm) with no outliers beyond ±3mm. HKA accuracy was equivalent between intra-incisional and extra-incisional cohorts (MAE 0.67° vs 0.68°, p=0.514), with identical outlier rates (0% in both). Robotic joint line-based reconstruction outperformed simulated conventional instrumentation, with 35.7% of cases avoiding outlier status through robotic guidance (ICC 0.07 for conventional vs robotic mLDFA, p<0.001).

These results support the paradigmatic shift from canal-dictated to joint line-based reconstruction in revTKA. The equivalence between intra-incisional and extra-incisional tibial array approaches provides surgeons flexibility to select the technique based on patient-specific factors without compromising precision. The superiority over simulated conventional instrumentation, with over one-third of cases avoiding outlier status, underscores the clinical relevance of individualized anatomical reconstruction over fixed canal-referenced alignment strategies.

Imageless robotic-assisted revTKA with joint line-based reconstruction achieved excellent radiographic accuracy with zero HKA outliers. Both tibial array positioning methods demonstrated equivalent precision, and robotic reconstruction outperformed conventional instrumentation in over one-third of cases, supporting the adoption of this approach in revision knee surgery.
Matteo INNOCENTI , Piero FRANCO , Filippo LEGGIERI (Florence, Italie) , Alessandro CIVININI , Roberto CIVININI , Sim WEI PING , Gijs VAN HELLEMONDT
08:33 - 08:40 #51469 - Performance des intelligences artificielles extractives et génératives dans la réalisation autonome de revues systématiques : évaluation comparative avec des revues humaines publiées en orthopédie.
Performance des intelligences artificielles extractives et génératives dans la réalisation autonome de revues systématiques : évaluation comparative avec des revues humaines publiées en orthopédie.

L’objectif de cette étude était d’évaluer la capacité d’outils d’intelligence artificielle à répondre de manière autonome aux questions principales de revues systématiques, à organiser la littérature scientifique, ainsi qu’à générer et extraire les éléments du cadre PICO.

Dix revues systématiques publiées entre 2020 et 2022 ont servi de gold standard. Après extraction randomisée, des évaluateurs humains ont identifié indépendamment les principales questions de recherche et conclusions. Les réponses de Consensus et SciSpace (IA extractive) ont été comparées à cette référence par trois experts en aveugle à l’aide d’une échelle de Likert, avec analyse de l’accord interobservateur et comparaison objective des contenus. Les références citées par ces outils ont également été comparées à celles des revues originales. En parallèle, la capacité de ChatGPT-5.1 (IA générative) à générer un cadre PICO à partir du seul titre et à extraire les éléments du PICO à partir du texte intégral a été évaluée au moyen d’un score de fiabilité sur 10 attribué par trois évaluateurs indépendants.

Un total de 126 réponses générées par outil a été évalué. Consensus a obtenu de meilleurs scores de Likert que SciSpace (22,06 ± 2,12 vs 21,04 ± 2,76 ; p = 0,001), notamment pour la clarté/cohérence (p = 0,003) et la lisibilité (p < 0,001), sans différence pour l’exactitude scientifique, l’originalité ou l’efficacité rédactionnelle. Les analyses multivariées ont confirmé un effet significatif de l’outil, du type de question, du niveau cognitif et de l’évaluateur (tous p < 0,001). L’accord interobservateur était excellent (ICC [1,k] = 0,990 ; IC 95 % : 0,989–0,992). Les scores objectifs de qualité étaient comparables entre Consensus et les textes humains (70,52 ± 10,14 vs 69,95 ± 10,75 ; p = 0,804), tandis que SciSpace obtenait des scores inférieurs (65,62 ± 8,30 ; p = 0,042) et produisait des textes plus courts avec moins de phrases (p < 0,05). SciSpace retrouvait davantage de références que Consensus (296/1 126 ; 26,3 % vs 204/1 126 ; 18,1 %) et montrait une concordance plus élevée avec les revues de référence (41/947 ; 4,3 % vs 14/882 ; 1,6 %), bien que la précision globale soit restée faible. La génération du PICO était fiable pour l’objectif principal, l’intervention, le critère de jugement principal et la population. L’extraction du PICO était la plus performante pour la population, les critères de jugement et l’objectif principal, mais moins précise pour le comparateur, le type d’étude et surtout la période d’inclusion.

Cette étude montre que les outils d’IA peuvent générer des réponses textuelles pertinentes et extraire avec précision des éléments cliniques clés à partir de revues systématiques en orthopédie, mais qu’ils restent très peu fiables pour la recherche bibliographique et l’évaluation méthodologique.

L’IA peut aider à la réalisation des revues systématiques, mais la supervision humaine demeure indispensable.
Bernard DE GEOFROY (Marseille) , Cyril LEMÉ , Arnaud DELAFONTAINE , Henri MIGAUD , Grégoire MICICOI
Philippe Erlanger
08:30

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DD09
08:30 - 10:00

Discussion de dossiers Epaule / Coude

Coordonnateur : Pierre ABADIE (Chirurgien) (Coordonnateur, Merignac)
Experts : Marc-Olivier GAUCI (PU PH) (Expert, Nice), Sophie GROSCLAUDE (chirurgien) (Expert, lyon)
Discussion de cas cliniques avec deux experts.
HI5 Studio
08:45

"Vendredi 13 novembre"

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CO22
08:45 - 10:00

Communications orales
Hanche

Modérateurs : Philippe BOISRENOULT (Docteur) (Le Chesnay), François BONNOMET (PUPH, chef de service) (STRASBOURG)
08:45 - 08:52 #51716 - Influence de l’anxiété préopératoire sur la récupération fonctionnelle après arthroplastie totale de hanche.
Influence de l’anxiété préopératoire sur la récupération fonctionnelle après arthroplastie totale de hanche.

L’anxiété préopératoire est reconnue comme un facteur influençant la perception de la douleur et la récupération après chirurgie. Son impact spécifique sur la récupération fonctionnelle après arthroplastie totale de hanche (PTH) reste peu étudié. Nous avons cherché à déterminer si entre le score d’anxiété préopératoire Amsterdam Preoperative Anxiety and Information Scale (APAIS) à J-21 et les résultats fonctionnels à 3 mois après PTH de première intention. Notre hypothèse était que l’anxiété avait un effet péjoratif sur les résultats précoce après l’intervention.

Il s’agissait d’une étude observationnelle rétrospective monocentrique incluant 600 patients opérés d’une PTH de première intention pour coxarthrose entre janvier 2022 et décembre 2024. Les données ont été recueillis de manière prospective auprès des patients via l’application Orthense (Digikare, France). Les critères d’inclusion comprenaient la disponibilité d’un score APAIS à J-21 et d’au moins un score fonctionnel à J90 (HOOS-PS, MHHS ou FJS-hip), ainsi que des données sur le score ASA, le type d’anesthésie, le type d’implant et le délai opératoire. Les patients ont été répartis en deux groupes : APAIS < 10 (faible anxiété) et APAIS ≥ 10 (anxiété élevée). Des comparaisons bivariées puis des régressions linéaires multivariées ajustées ont été réalisées. Le seuil de significativité était p < 0,05.

Parmi les 600 patients, 221 (36,8 %) présentaient une anxiété élevée. À J90, les scores étaient significativement inférieurs dans le groupe anxieux : HOOS-PS : 78,6 ± 15,0 vs 84,3 ± 14,2 (p < 0,001) ; MHHS : 76,6 ± 19,3 vs 82,8 ± 18,1 (p < 0,001) ; FJS-hip : 44,0 ± 21,5 vs 58,6 ± 20,3 (p < 0,001). En analyse multivariée, le score APAIS restait significativement associé à une diminution des scores fonctionnels, indépendamment du score ASA, du type d’anesthésie, du type d’implant et du délai opératoire. L’amélioration fonctionnelle mesurée par le Δ HOOS-PS (J90 − préopératoire) n’était pas corrélée au score APAIS en analyse brute (ρ = 0,032 ; p = 0,43). En revanche, après ajustement sur le score HOOS-PS préopératoire et l’âge, le score APAIS restait significativement associé à une moindre amélioration fonctionnelle (β = −0,67 ; IC95% [−0,99 ; −0,35] ; p < 0,001).

Une anxiété préopératoire élevée est associée à une récupération fonctionnelle diminuée à 3 mois après PTH. Après ajustement sur les principaux facteurs péri opératoire, cette association demeurait significative suggérant un rôle propre de la dimension psychologique dans la vitesse de récupération.

L’anxiété apparaît comme un facteur indépendant associé à la récupération fonctionnelle précoce après PTH. Son dépistage systématique pourrait permettre d’identifier les patients à risque et d’optimiser leur prise en charge.
Nicolas REINA , Louis JIMENEZ (Toulouse) , Anthony GUÉROT
08:52 - 08:59 #52771 - Return to sport after fast-track one-stage bilateral total hip arthroplasty in young and active patients.
Return to sport after fast-track one-stage bilateral total hip arthroplasty in young and active patients.

Total hip arthroplasty (THA) is increasingly performed in young and physically active patients for whom return to sport (RTS) represents a key indicator of surgical success. Data on RTS following one-stage bilateral THA remain scarce, especially in young and active patients managed within fast-track protocols.

This monocentric retrospective study included consecutive patients younger than 65 years who underwent fast-track one-stage bilateral THA with a cementless short-stem femoral implant and practiced at least one sport preoperatively. Primary outcomes included RTS rate, time to RTS, and return to preoperative sport level. Secondary outcomes were activity level (UCLA Activity Score), pain (VAS), hip function (modified Harris Hip Score), and perioperative complications. Patients requiring revision or reoperation were excluded from outcome analysis.

Eighty-eight patients (mean age 55.3 ± 8.9 years) were included, with a mean follow-up of 36.2 months. Overall, 81 patients (92.0%) returned to sport, with 56 (65.6%) achieving full return to preoperative sport level. Mean time to RTS was 4.7 ± 3.2 months. Significant improvements were observed in VAS, WOMAC, mHHS, and UCLA Activity Score (all p < 0.0001). No deaths, cardiovascular, cerebrovascular, or thromboembolic events occurred. Blood transfusion was required in 7 patients (8.2%).

Fast-track one-stage bilateral THA with a cementless short stem enabled high return-to-sport rates and early recovery in young and active patients, with nearly 90% resuming sport and two-thirds achieving their preoperative level within approximately 5 months. These findings compare favorably with previous reports and support the role of optimized perioperative pathways in accelerating functional recovery. The favorable safety profile, with no major systemic complications and a relatively low transfusion rate, likely reflects careful patient selection and standardized blood management strategies. Significant improvements in pain and functional outcomes further confirm that bilateral procedures do not compromise clinical results when appropriately indicated. The use of a short-stem implant, designed to preserve bone stock and promote physiological load transfer, may also have contributed to the high postoperative activity levels. However, the retrospective design, single-center and single-surgeon setting, absence of a control group, and reliance on self-reported RTS limit generalizability.

In carefully selected patients, one-stage bilateral THA within a fast-track protocol provides rapid recovery, high return-to-sport rates, and satisfactory safety outcomes. Further prospective comparative studies with longer follow-up are needed to confirm these findings and assess long-term durability.
Vincenzo LONGOBARDI (Milan, Italie) , Marco MINELLI , Alessio D'ADDONA , Giuseppe ANZILLOTTI , Pierangelo ZA , Federico DELLA ROCCA
08:59 - 09:06 #52233 - Sex-related differences in femoral head centre landmarks: a CT-based morphometric study.
Sex-related differences in femoral head centre landmarks: a CT-based morphometric study.

Accurate restoration of the femoral head centre (FHC) is essential during total hip arthroplasty. This study aimed to evaluate sex-related differences in CT-derived proximal femoral landmarks used for FHC reconstruction and determine whether these differences persist after normalization with femoral head.

A retrospective analysis of post-mortem CT scans was performed. Adults aged 50–70 years without previous femoral surgery were included. One femur per individual was randomly selected, resulting in 195 femora. Three-dimensional anatomical landmarks were automatically extracted using AI-assisted reconstruction software. Distances between the FHC and intraoperative landmarks (greater trochanter, digital fossa, and lesser trochanter) were measured alongside femoral offset, neck–shaft angle, and anteversion. Distances were normalized to femur length. Sex differences were assessed using Welch’s t-tests and linear regression.

A total of 195 femora were analyzed (74 female, 121 male). Femoral anteversion was significantly higher in females (16.03 ± 8.61°) than in males (10.60 ± 9.57°, p < 0.001), whereas the neck–shaft angle did not differ significantly (131.10 ± 6.42° vs 129.50 ± 6.17°, p = 0.089). Males demonstrated larger values for several parameters related to the femoral head centre. Femoral offset was greater in males (34.95 ± 6.44 mm) than in females (32.20 ± 6.29 mm, p = 0.004). Distances from the FHC to the greater trochanter (52.64 ± 4.66 mm vs 48.04 ± 4.29 mm), lesser trochanter (62.61 ± 4.13 mm vs 57.57 ± 4.38 mm), and digital fossa (45.65 ± 3.58 mm vs 40.71 ± 3.28 mm) were also significantly larger in males (all p < 0.001). The greater trochanter–lesser trochanter distance was likewise greater in males (67.58 ± 5.12 mm vs 60.54 ± 4.33 mm, p < 0.001).

This study demonstrates significant sex-related differences in several proximal femoral parameters relevant to femoral head centre (FHC) reconstruction during total hip arthroplasty. Males exhibited larger absolute distances between the FHC and landmarks, including the greater trochanter, lesser trochanter, and digital fossa. In contrast, the neck–shaft angle did not differ significantly between sexes, suggesting that the observed differences primarily reflect greater lateralization of the femoral head centre rather than differences in varus–valgus femoral alignment.After normalization to femoral length, most differences were no longer significant, indicating that many of the observed variations are largely attributable to overall femoral size. However, the digital fossa–FHC distance remained proportionally larger in males, suggesting that this landmark may reflect a true morphological difference independent of bone size.

Most sex differences in FHC-related parameters reflect overall femoral size. The digital fossa–FHC distance remains proportionally different between sexes, suggesting it may represent a stable anatomical landmark during total hip arthroplasty.
Styliani STERGIADOU (Larissa, Grèce) , George AVRAM , Gregoire MICICOI , Panagiotis KONTOPOULOS , Athanasios BATAGIANNIS , Michael HANTES , Aristeidis ZIBIS
09:06 - 09:13 #51726 - Modification de l’offset acétabulaire après ostéotomie périacétabulaire : amplitude de la médialisation et impact sur la correction radiographique et les résultats cliniques.
Modification de l’offset acétabulaire après ostéotomie périacétabulaire : amplitude de la médialisation et impact sur la correction radiographique et les résultats cliniques.

L’ostéotomie périacétabulaire (OPA) permet de corriger la dysplasie par réorientation de l’acétabulum. Elle est classiquement considérée comme induisant une médialisation du centre de hanche, susceptible d’améliorer la biomécanique articulaire. Toutefois, la valeur de cette médialisation, et sa relation avec la correction radiographique et l’amélioration clinique demeurent mal définies. Par ailleurs, une médialisation excessive pourrait réduire l’espace ischiofémoral (IFS) et potentiellement augmenter le risque de conflit ischiofémoral (IFI).

Une étude rétrospective a été réalisée sur 130 hanches opérées par PAO pour dysplasie acétabulaire. Les modifications de l’offset acétabulaire ont été mesurées sur des radiographies de bassin par deux méthodes validées. Le type de dysplasie acétabulaire préopératoire a été classé selon la classification d’Ottawa. Une correction radiographique optimale était définie par l’atteinte simultanée des valeurs cibles pour l’angle de couverture latérale (VCE), l’angle de Tönnis, l’indice de paroi antérieure et postérieure (AWI et PWI). Tous les paramètres radiographiques ont été calculé en préopératoire et à 1 an de recul. IFS postopératoire estimé a été calculé à partir des mesures préopératoires sur scanner et du degré de médialisation postOPA.Les résultats cliniques ont été évalués à l’aide du score iHOT-12.

La médialisation moyenne était de 2,2 ± 3,2mm (méthode au centre) et 2,5 ± 3,6 mm (méthode au tiers inférieur). Dans 71 % des hanches, la médialisation était < 5 mm. L’ampleur de la médialisation ne différait pas selon le type de déficit acétabulaire (p = 0,55). Une correction radiographique optimale a été obtenue dans 74,6 % des hanches, sans association avec le degré de médialisation (p = 0,605). L’espace ischiofémoral estimé diminuait légèrement après PAO, avec une proportion d’IFS < 15 mm passant de 3,8 % à 8,5 %. Les scores iHOT-12 s’amélioraient significativement après l’intervention. Les hanches ayant atteint une correction radiographique optimale présentaient une amélioration clinique significativement plus importante (p = 0,040), tandis que le degré de médialisation n’était pas associé aux résultats cliniques.

La médialisation du centre de la hanche après OPA apparaît limitée et inconstante. La correction radiographique dépend principalement de la réorientation acétabulaire plutôt que des modifications translationnelles du centre de la hanche. De plus, l’amélioration clinique est associée à l’atteinte des objectifs radiographiques et non au degré de médialisation.

Les modifications de l’offset acétabulaire après OPA sont modestes et ne sont pas associées aux résultats radiographiques ni aux résultats cliniques. En revanche, l’obtention d’une réorientation acétabulaire adéquate via les objectifs de correction radiographique constitue le principal déterminant de l’amélioration clinique. La médialisation doit ainsi être considérée comme une conséquence secondaire plutôt qu’un objectif chirurgical principal.
Guillaume GIRARDOT (Lyon) , Yasir ALSHABI , Ali ALGHUFAILY , Kevin SMIT , Paul BEAULÉ , George GRAMMATOPOULOS
09:13 - 09:20 #53348 - La densité osseuse scanographique régionale de la tête fémorale reflète le défaut de couverture acétabulaire dans la dysplasie acétabulaire.
La densité osseuse scanographique régionale de la tête fémorale reflète le défaut de couverture acétabulaire dans la dysplasie acétabulaire.

La dysplasie acétabulaire entraîne un défaut régional de couverture de la tête fémorale et une modification des contraintes articulaires. Le pourcentage de couverture de la tête fémorale (%FHC) permet une évaluation tridimensionnelle de cette couverture, mais sa relation avec la densité osseuse de la tête fémorale mesurée au scanner en unités Hounsfield (HU) reste mal connue. L’objectif de cette étude était d’évaluer les associations entre le %FHC et la densité osseuse scanographique de la tête fémorale (HU), à l’échelle globale, latérale et régionale, dans la dysplasie acétabulaire. Il s’agissait d’une étude transversale de niveau de preuve 3.

Cette étude radiologique rétrospective a inclus 40 patients présentant une morphologie dysplasique acétabulaire bilatérale et disposant d’un scanner bilatéral complet, programmés pour une ostéotomie périacétabulaire entre 2023 et 2026 (80 hanches). Le %FHC total et régional tridimensionnel (antérolatéral [AL], antéromédial [AM], postéromédial [PM], postérolatéral [PL]) a été calculé selon un protocole scanner standardisé ; le %FHC latéral a été défini comme la moyenne des couvertures AL et PL. Les HU de la tête fémorale ont été mesurées dans 12 régions d’intérêt. Deux observateurs ont réalisé deux mesures par région. Les valeurs de HU ont ensuite été moyennées par quadrant afin d’obtenir UH_AL, UH_AM, UH_PM et UH_PL ; un paramètre composite latéral (UH_Lat) a été défini comme la moyenne de UH_AL et UH_PL. Les associations entre HU et paramètres d’imagerie ont été analysées par modèles linéaires mixtes ajustés sur l’âge.

La reproductibilité des mesures dans les 12 régions était bonne à excellente en intra-observateur (observateur 1 : ICC de 0,603 à 0,968 ; observateur 2 : 0,655 à 0,927) et bonne en interobservateur (ICC de 0,612 à 0,800). L’âge était indépendamment associé à une diminution des valeurs de HU dans tous les modèles (environ −2,9 à −3,9 HU/an ; tous P < 0,001). Dans les modèles ajustés sur l’âge, la couverture latérale (%FHC_Lat) était positivement associée à UH_Lat (β = 10,68 ; IC à 95 % : 3,51 à 17,84 ; P = 0,004). À l’échelle régionale, le %FHC_AL était positivement associé à UH_AL (β = 10,59 ; IC à 95 % : 2,73 à 18,44 ; P = 0,009), et le %FHC_PL à UH_PL (β = 7,36 ; IC à 95 % : 1,58 à 13,13 ; P = 0,013). Le %FHC total n’était pas significativement associé aux HU globaux après ajustement sur l’âge.

Dans la dysplasie acétabulaire, la densité osseuse scanographique de la tête fémorale présente une concordance spatiale avec le défaut de couverture acétabulaire : une diminution de la couverture latérale et régionale est associée à une diminution des HU latéraux.
Pierre LABOUDIE (Mérignac) , Riccardo SALA , Mattia BLANCATO
09:20 - 09:27 #51340 - L’antéversion du col fémoral est significativement plus élevée que la torsion fémorale proximale. Conséquences pour la planification des antéversions fémorales lors des resurfaçages de hanche et des tiges courte à fixation cervicale.
L’antéversion du col fémoral est significativement plus élevée que la torsion fémorale proximale. Conséquences pour la planification des antéversions fémorales lors des resurfaçages de hanche et des tiges courte à fixation cervicale.

Lors des arthroplasties totales de la hanche avec alignement cinématique, la restauration du centre de rotation de la hanche nécessite la restitution du centre de la tête fémorale native (CTF). Dans ce but, on calcule la torsion fémorale proximale (TFP), correspondant à l’angle formé entre le plan bicondylien postérieur (BCP) et l’axe reliant le centre d’une section à la base du col fémoral (NFCB) au centre de la tête fémorale. Cependant, lors des resurfaçages de hanche (RH) ou des arthroplasties utilisant des tiges courtes à fixation cervicale (TCFC), on reproduit l’axe anatomique du col fémoral, dont l’orientation peut différer de celle de la torsion fémorale proximale, entraînant une absence de restauration du centre de rotation. L’objectif de cette étude était de comparer l’antéversion du col fémoral (ACF) à la torsion fémorale proximale lors des arthroplasties totales de hanche. Ces résultats permettront, si nécessaire, d’adapter les objectifs de reconstruction de la torsion fémorale, en particulier lors des resurfaçages de hanche.

Une étude rétrospective sur données collectées prospectivement a inclus 100 patients (59 femmes/ 41 hommes), âgés en moyenne de 65 ±15 ans (18-93), opérés par voie antérieure directe en décubitus dorsal sur table orthopedique. Tous les patients avaient une planification 3D préopératoire basée sur un scanner pour analyser l’anatomie de la hanche. La TFP a été calculée dans le plan d’élection fémorale. L’axe du col fémoral était déterminé grâce à des modèles 3D puis l’ACF était calculée par rapport au BCP. La TFP et l’ACF ont été comparés. Un modèle mathématique de régression univariée polynomiale a été développé pour évaluer la TFP en fonction de la l’ACF et le coefficient de corrélation r correspondant a été calculé. La corrélation était considérée comme forte si r>0.5, moyenne si 0.3
La TFP moyenne était significativement plus faible que l’ACF (18°± 11°, 23.5°±11° p=0.0003). Il existait une corrélation forte entre les valeurs de la TFP et de l’ACF (r=0.92). Cette différence s’expliquait par une position du CTF qui était plus postérieure et distale par rapport à l’axe du col fémoral.

La restauration de l’axe du col fémoral lors des RH ou des PTH avec TCFC génère une antériorisation du centre de rotation qui peut théoriquement induire une décoaptation antérieure avec risque de edge-loading, squeaking et usure prématurée du polyethylène.

La torsion fémorale proximale à utiliser en peropératoire est 5° plus faible que l’antéversion du col fémoral natif. La restauration du centre de rotation de la hanche nécessite une adaptation de l’orientation de la cupule ou de la tige fémoral par rapport au col natif. Ce résultat montre l'interêt des guides positionnement sur mesure lors des RH.
Elhadi SARIALI (Paris)
09:27 - 09:34 #52242 - Les ailettes contraignent-elles l’orientation de la cupule ? Comparaison du positionnement acétabulaire entre cotyles Quattro sans picot versus Slim Fit.
Les ailettes contraignent-elles l’orientation de la cupule ? Comparaison du positionnement acétabulaire entre cotyles Quattro sans picot versus Slim Fit.

La position de la cupule acétabulaire influence directement la stabilité, l’usure et la longévité des prothèses totales de hanche. Le design de l’implant pourrait également conditionner la précision de reproductibilité de la planification préopératoire. L’objectif de cette étude était de comparer l’erreur de positionnement radiologique par rapport à la planification entre deux modèles de cotyles non cimentés à double mobilité Quattro : le modèle sans picot et le modèle Slim Fit.

Une étude rétrospective comparative a été réalisée dans un centre tertiaire, incluant des patients opérés d’une prothèse totale de hanche de première intention avec une cupule Quattro (Lépine) entre janvier 2017 et mars 2026. Les patients étaient répartis en deux groupes selon la présence d’ailettes à l’équateur de l’implant : Quattro sans picot (avec ailettes ; n=68) et Quattro Slim Fit (sans ailettes ; n=52). Les groupes étaient comparables en termes de sexe, âge, IMC, diamètre d’implant, ASA, côté opéré et expertise du chirurgien. Les données collectées comprenaient les paramètres démographiques, les caractéristiques opératoires, les paramètres radiologiques post-opératoires (inclinaison frontale, antéversion selon la méthode de Liaw, distance cupule–fond cotyloïdien) ainsi que les complications. L’erreur par rapport à la planification était calculée pour l’inclinaison (ΔIA) et l’antéversion (ΔAA). Les variables continues étaient comparées selon la distribution des données par test t de Student, test de Welch ou test de Mann-Whitney. Les variables qualitatives étaient comparées par test du χ² ou test exact de Fisher. Une analyse multivariée par régression linéaire a été réalisée afin d’identifier les facteurs associés à l’erreur de positionnement acétabulaire.

L’inclinaison frontale moyenne (41,1° ±9,3 vs 40,5° ±7,1 ; p=0,855) et l’antéversion moyenne (18,3° ±11,7 vs 17,5° ±8,1 ; p=0,872) ne différaient pas significativement entre les deux modèles. L’erreur d’antéversion par rapport à la planification était significativement plus élevée pour les cupules avec ailettes (9,5° ±6,9) que pour les cupules Slim Fit (7,0° ±4,7 ; p=0,043). Aucune différence significative n’était observée pour l’erreur d’inclinaison (7,2° ±6,0 vs 5,4° ±4,6 ; p=0,091) ni pour la distance cupule–fond cotyloïdien (p=0,658). En analyse multivariée, l’utilisation du modèle avec ailettes était associée à une augmentation de l’erreur d’antéversion (β=2,3 ; IC95% [0,22–4,32] ; p=0,030), indépendamment de l’IMC, du sexe et de l’expertise du chirurgien. Une tendance à une augmentation de l’erreur d’inclinaison (ΔIA) était observée chez les patients avec un IMC plus élevé, sans significativité statistique. Les taux de complications postopératoires ne différaient pas entre les groupes.

Cette étude suggère que la géométrie de l’implant pourrait influencer la précision de reproductibilité de la planification préopératoire d'une cupule double mobilité, lors de la PTH.
Sirine GHRISSI (Tunis, Tunisie) , Rémy COULOMB , Pascal KOUYOUMDJIAN
09:34 - 09:41 #51582 - Analyse clinique et radiologique des armatures acétabulaires tripodes sur-mesure dans les révisions d’arthroplasties totales de hanche au recul minimum de 12 mois.
Analyse clinique et radiologique des armatures acétabulaires tripodes sur-mesure dans les révisions d’arthroplasties totales de hanche au recul minimum de 12 mois.

Les révisions de prothèses totales de hanche pour descellement avec perte de substance osseuse acétabulaire nécessitent de restaurer l’anatomie de l’articulation coxo-fémorale et de combler les pertes osseuses afin d’assurer une stabilité pérenne et d'éviter l'engrenage de la re-révision. L’objectif de cette étude a été de montrer la fiabilité des armatures acétabulaires sur-mesure imprimées en trois dimensions, dans les pertes de substances osseuses acétabulaires classées Paprosky II ou III, sur les plans clinique et radiologique.

Une étude rétrospective, monocentrique, a été réalisée à propos de 21 patients ayant bénéficié d’une armature acétabulaire tripode sur-mesure dans le cadre d’une révision de prothèse totale de hanche, entre décembre 2017 et décembre 2023. La survie de l’implant était le critère de jugement principal. Des critères de jugement secondaire, tels que le taux de ré-intervention toute cause, la comparaison pré- et post-opératoire du Harris Hip Score, la comparaison pré- et post-opératoire de l’indice d’ascension du centre de rotation de hanche, ainsi que les complications post-opératoires, ont été évalués

Après une durée de suivi moyenne de 31,7 mois, la survie de l’implant était de 100%. Le Harris Hip Score était significativement augmenté en moyenne de 48 points. L’indice d’ascension du centre de rotation de hanche était significativement diminué de 24. Le taux de complication global était de 18,8% (une infection, un descellement de tige fémorale, une fracture péri-prothétique de fémur, une luxation), et le taux de ré-intervention toute cause était de 14,1% (3 changements de tige fémorale pour fracture, descellement et luxation).

L’utilisation de renforts acétabulaires dans les reconstructions n’est pas nouvelle, mais le concept d’implant personnalisé pourrait permettre d’atteindre un niveau de fixation plus durable. L’amélioration importante du Harris Hip Score traduit le potentiel d’amélioration de qualité de vie pour les patients qui bénéficient de cet implant. La diminution de l’indice d’ascension du centre de rotation de hanche suggère une restauration de l’anatomie native de l’articulation. Les résultats cliniques et radiologiques encourageants de cette étude sont comparables à ceux de la littérature concernant la survie et le gain fonctionnel apporté par cet implant. L’effectif de petite taille, son caractère rétrospectif, observationnel et monocentrique représentent des limites sérieuses.

L’utilisation des armatures acétabulaires tripodes sur-mesure semble être une alternative fiable et efficiente dans les pertes de substance osseuse acétabulaire majeures classées Paprosky II et III.
Hugo MOLLARD-TANGUY (BREST)
09:41 - 09:48 #51666 - Évolution longitudinale de la douleur après arthroscopie de hanche pour conflit fémoro-acétabulaire selon les gestes chirurgicaux et les caractéristiques patients : étude de résultats rapportés par les patients via une plateforme numérique sur 302 hanches.
Évolution longitudinale de la douleur après arthroscopie de hanche pour conflit fémoro-acétabulaire selon les gestes chirurgicaux et les caractéristiques patients : étude de résultats rapportés par les patients via une plateforme numérique sur 302 hanches.

L’arthroscopie de hanche est largement utilisée pour le traitement du conflit fémoro-acétabulaire (CFA). Bien que son efficacité pour améliorer la douleur et la fonction de la hanche soit bien établie, l’évolution longitudinale de la douleur postopératoire en relation avec les gestes chirurgicaux et les caractéristiques initiales des patients reste insuffisamment décrite.

Une analyse rétrospective de résultats rapportés par les patients, collectés prospectivement, a été réalisée dans une cohorte monocentrique de 302 hanches opérées par arthroscopie pour CFA. La douleur a été recueillie prospectivement à l’aide d’une plateforme numérique en préopératoire puis aux jours postopératoires 1, 7, 28, 90, 180 et 365. Les scores fonctionnels (iHOT-12, mHHS, NAHS et HAGOS) ont été receuilli en préopératoire, à 6 mois et à 1 an. Des analyses univariées ont évalué les associations entre les variables peropératoires (temps de traction, acétabuloplastie, fémoroplastie, gestion capsulaire et traitement labrum) et la douleur postopératoire, et une régression multivariée a été utilisée pour identifier les prédicteurs indépendants de la douleur résiduelle à 1 an.Les trajectoires de douleur ont également été étudiées selon les tertiles de douleur préopératoire (EVA).

La douleur diminuait significativement au cours du temps, avec une amélioration majeure durant les six premiers mois. En modèle mixte, le temps de traction était associé à la douleur à J1 (β = +0,027 point de douleur par minute, p = 0,030), sans effet ultérieur. Les autres facteurs peropératoires n’étaient pas associés à la douleur après ajustement. La douleur préopératoire prédisait fortement l’amplitude d’amélioration (β ≈ −0,65, p < 0,001) et constituait le seul facteur prédictif indépendant de la douleur résiduelle à 1 an (β = 0,361, p < 0,001), avec un lien faible avec les scores fonctionnels. En revanche, la douleur postopératoire précoce (J1–J90) était associée de manière constante aux scores fonctionnels à 6 mois et à 1 an, avec des corrélations modérées.

Ces résultats suggèrent que la récupération est principalement déterminée par des facteurs liés au patient plutôt qu’aux gestes chirurgicaux. Si la douleur initiale influence surtout la trajectoire de récupération, la douleur postopératoire précoce semble constituer un marqueur pertinent du pronostic fonctionnel à 1 an. Cette période précoce pourrait représenter une fenêtre clé pour optimiser la prise en charge et améliorer les résultats à moyen et long terme.

La douleur postopératoire suit une trajectoire prévisible, avec une amélioration précoce puis une stabilisation. La récupération apparaît principalement dépendante du patient, la douleur initiale influençant la trajectoire douloureuse et la douleur postopératoire précoce étant associée aux résultats fonctionnels, indépendamment des facteurs peropératoires.Ces résultats peuvent aider les patients et les chirurgiens à mieux anticiper la trajectoire de récupération après arthroscopie de hanche.
Guillaume GIRARDOT (Lyon) , Riccardo GIA VIA , Anthony GUÉROT , Thibaut ROYON , Nicolas BONIN
09:48 - 09:55 #52072 - Résultats d'une cupule double mobilité hémisphérique sans ciment sans vis dans l'arthroplastie totale de la hanche à propos d’une étude de cohorte multicentrique non sélectionnée de 1174 cas.
Résultats d'une cupule double mobilité hémisphérique sans ciment sans vis dans l'arthroplastie totale de la hanche à propos d’une étude de cohorte multicentrique non sélectionnée de 1174 cas.

La cupule double mobilité (CDM) a démontré son efficacité dans l'arthroplastie totale de la hanche (PTH) pour palier l'instabilité postopératoire qui reste l'une des principales causes de révision. Ces CDM ont été conçues avec une géométrie asymétrique, cylindro-hémisphérique ou modulaire pour l'ajout possible de vis. La CDM SYMBOL monobloc a une géométrie hémisphérique novatrice avec un pôle aplati. L'objectif de cette étude était d'évaluer les résultats radio-clinique de la CDM hémisphérique.

Entre 2014 et 2017, une cohorte multicentrique prospective continue non sélectionnée de 1174 patients ont bénéficié d’une PTH avec une CDM SYMBOL sans ciment sans vis (Dedienne Santé), ont été revus avec un recul minimum de 5 ans. Il y avait 497 hommes et 677 femmes, âgés de 73,5 ans. L'étiologie principale était l’arthrose primaire 88 %, nécrose 4 %, fracture du col 3 %, autres 5%. La voie d’abord était postérieure dans 78 % des cas. Tous les patients ont été revus ou appelés pour une évaluation clinique avec le Harris Hip Score modifié, l’Oxford Hip Score, une échelle de satisfaction, un questionnaire sur l'oubli de la hanche et le retour au sport, avec des radios (face et profil).

À 8 ans de recul moyen, Il y a eu 1 révision acétabulaire pour malposition, 9 révisions bipolaires : 3 fractures, 4 infections 1 faillite de fixation post-traumatique, 1 douleur résiduelle, et 42 révisions fémorales. Le taux de survie global de la CDM est de 99,1 %. Il n’y a eu aucune révision pour luxation, ni pour conflit col-cupule (CCC). Il y avait 18% de perdu de vu et 8,7 % de décédés. Pour 746 patients, l'OHS était de 44,7 et le mHHS était de 83,3. La satisfaction des patients était de 9,2 sur 10. 94% des patients avaient oublié leur PTH et 0,9 % ont rapporté une douleur antérieure liée au psoas. 75,4 % pratiquaient une activité physique après l’intervention et 99,1 % ont pu retrouver leur niveau précédent. Pour 373 patients avec une radio au dernier recul, il n’y avait aucun liseré, ni ostéolyse ni usure du polyéthylène.

Des études rapportent un risque de CCC avec une CDM, majoré en cas de métal back asymétrique, cylindro-hémisphérique ou plus épais du fait de la modularité. Avec une CDM hémisphérique, l'effet grosse tête semble suffisant pour que la hanche soit stable, permettant également de diminuer le risque de CCC au cours du mouvement : pas de luxation, pas de CCC, pas de défaut de fixation. De même, l'ajout de vis ne nous parait pas nécessaire, vu l'absence de défaut d'ostéointégration de la cupule attribué en parti au pôle aplati qui permet un press-fit progressif efficace sans risque d’effet rebond à l'impaction.

Les résultats radio-cliniques globaux sont très satisfaisants. Notre étude a démontré qu’une CDM hémisphérique est suffisante pour palier le risque de luxation après PTH par le seul effet grosse tête, tout en diminuant également le risque de CCC. Le compromis idéal entre mobilité et stabilité avec une CDM hémisphérique semble bien avoir été atteint.
Frédéric CHATAIN (Grenoble) , Gilles ESTOUR , Jean-Emmanuel GEDOUIN , Loïc SCHNEIDER , Florent DELANGLES , Nicolas BONIN
Louis Lumiere

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KEY07
08:45 - 09:15

Conférence invité / Keynote lecture
Traitement des lésions du LCA : nos acquis ... et nos prochains défis ! 

Modérateur : Bertrand SONNERY-COTTET (MD, PhD) (Lyon)
Point d’expertise sur le traitement des lésionsdu Ligament Croisé Antérieur
08:45 - 09:15 Traitement des lésions du LCA : nos acquis ... et nos prochains défis ! . Nicolas GRAVELEAU (CHIRURGIEN) (Conférencier, Bordeaux)
Debussy

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CO23
08:45 - 10:30

Communications orales
Traumatologie

Modérateurs : Philippe ADAM (PUPH) (Strasbourg), Thomas FRADIN (chef de clinique) (Besançon)
08:45 - 08:52 #51655 - L’approche multidisciplinaire des traumatismes ostéo-vasculaires : à propos de 89cas.
L’approche multidisciplinaire des traumatismes ostéo-vasculaires : à propos de 89cas.

Les traumatismes ostéo-vasculaires sont souvent complexes, et nécessitent une prise en charge multidisciplinaire. Ce sont des urgences médico-chirurgicales en pratique civile, engageant le pronostic vital du patient et fonctionnel de son membre. Les avancés des investigations angiographiques, et l’évolution des techniques chirurgicales orthopédiques et vasculaires ont amélioré la prise en charge et le pronostic.

Il s’agit d’une étude rétrospective à visée descriptive, menée au sein de notre service sur une période de 10ans (de 2014 à 2024) et incluant 89 cas de patients présentant des traumatismes ostéo-vasculaires. les fractures ouvertes ont été classé selon la classification de Gustillo, le risque d'amputation a été évalué selon le score de MESS et MESI.

Notre série comporte 82 hommes et 7 femmes, avec un âge moyen de 33.5 ans. Les lésions étaient principalement dues à des agressions, des accidents domestiques, de la voie publique et de travail. Dix patients avaient des fractures ouvertes (11.2%). Des signes d’ischémie étaient retrouvées dans 86.5% des cas, l’hémorragie active chez 25.5% des cas et l’état de choc chez 9% des cas. Une AngioTDM a été nécessaire dans 7.8% des cas et l’artériographie dans 2.2% des cas. Plusieurs techniques de réparation vasculaires étaient envisagées : suture artérielle latérale, pontage par greffon veineux, ligature, fogartisation. La suture tendineuse et l’embrochage à minima sont les gestes orthopédiques les plus utilisés. Un geste de couverture était nécessaire dans 29.2% des cas. Une seule aponévrotomie qui était réalisée et onze amputations, dont neuf étaient primaires. Aucun décès n’a été noté.

les traumatismes ostéo-vasculaires des membres supérieurs et inférieurs ne peuvent être considérés identiques, le sauvetage devrait être prioritaire au niveau du membre supérieur. La réduction et la fixation orthopédique prime en l’absence d’ischémie à froid ou d’ischémie chaude prolongée. Le score de MESS et MESI, l’état de choc et la durée d’ischémie sont des facteurs pronostiques de mortalité et d’amputation.

la prise en charge des traumatismes ostéo-vasculaires représentent un défi majeur. La conduite thérapeutique dépend de chaque cas, et nécessite une collaboration entre les équipes chirurgicales, radiologues et réanimateurs.
Noaim BOULAICH (Oujda, Maroc) , Abdessabour SEBBAR , Hicham YACOUBI
08:52 - 08:59 #51916 - Influence saisonnière sur les mécanismes et la distribution des fractures : étude épidémiologique sur 3 ans dans un centre tertiaire.
Influence saisonnière sur les mécanismes et la distribution des fractures : étude épidémiologique sur 3 ans dans un centre tertiaire.

Les variations saisonnières des fractures, notamment du poignet et de la hanche, sont bien documentées, mais les études antérieures sont majoritairement centrées sur un seul site fracturaire et combinent rarement mécanismes traumatiques, localisation anatomique et contexte géographique. La diversité climatique de notre région d'étude (zones côtières, montagneuses et continentales) constitue un modèle idéal pour explorer ces associations. Cette étude vise à analyser l'impact des saisons sur la distribution et les mécanismes des fractures.

Étude rétrospective incluant 932 patients admis pour fractures post-traumatiques sur trois ans. Les fractures ont été classées selon la classification AO par deux résidents en orthopédie en aveugle. Les variables analysées comprenaient âge, sexe, IMC, saison, heure du traumatisme et mécanisme lésionnel. Les données ont été extraites de la base hospitalière et complétées par entretiens téléphoniques. 417 patients ont été inclus dans l'analyse finale.

Une distribution saisonnière claire a été observée. Chez l'adulte, les fractures de la main étaient plus fréquentes en hiver (37,9 %), principalement liées aux accidents de la voie publique et au basketball. Les fractures du poignet culminaient au printemps (31,2 %), en lien avec les chutes domestiques et la reprise des activités physiques. Les fractures de hanche étaient également plus fréquentes au printemps (37,2 %), l'hiver présentant la fréquence la plus faible. Chez l'enfant, l'été représentait la période à plus forte incidence : fractures du poignet 32,3 %, fractures de la main 40 %, majoritairement lors d'activités sportives et de jeux. Les fractures de l'avant-bras et du coude culminaient en automne (49 % et 35 %), liées à des chutes lors de jeux ou depuis des arbres. Chez l'adulte, les fractures du coude atteignaient également un pic automnal, en relation avec l'activité agricole ; 47 % des accidents professionnels surviennent durant cette période.

Les risques hivernaux favorisent les fractures de la main via les AVP et les sports en salle. La reprise des activités printanières explique la hausse des fractures du poignet et de la hanche. Le pic estival des traumatismes à haute énergie et pédiatriques reflète l'exposition extérieure et la pratique sportive durant les vacances scolaires. Enfin, La prédominance automnale des fractures du membre supérieur s'inscrit dans le calendrier agricole régional, avec des mécanismes professionnels dominants chez l'adulte et des activités de plein air chez l'enfant.

Les fractures de notre population présentent des variations saisonnières significatives, modulées par le climat, le mode de vie et l'activité professionnelle. La connaissance de ces profils saisonniers permet de cibler des campagnes de prévention, d'optimiser la planification des ressources orthopédiques et d'anticiper la charge traumatique annuelle. Ces données justifient des études prospectives multicentriques pour confirmer ces tendances.
Georges LTEIF (Baskinta, Liban) , Nicolas NAKHLE , Tony SAID , Anthony SASSINE , Maroun AL KHAWAND , Jonathan EL KAMAR , Rafqa Marie BOU SADER , Maurice SROUR , Jean Claude LAHOUD , Boutros TANNOURY , Charbel TAWK , Majd EL HAJJ MOUSSA , Fadi HOYEK
08:59 - 09:06 #51624 - Apport de la navigation dans la réduction et ostéosynthèse percutanée des fractures du plateau tibial.
Apport de la navigation dans la réduction et ostéosynthèse percutanée des fractures du plateau tibial.

Les fractures du plateau tibial déplacées sont exigeantes et requièrent une réduction millimétrique pour obtenir de bons résultats fonctionnels. Un défaut de réduction expose le patient à des douleurs, des raideurs et à une arthrose prématurée. La réduction-ostéosynthèse est classiquement réalisée sous scopie, tandis que le scanner préopératoire, systématique, guide la stratégie opératoire. Peu d’études évaluent l’apport du scanner en per-opératoire. Associé à la navigation lors des fractures complexes, il aide à contrôler la qualité de la réduction, la congruence articulaire et l’alignement du membre. Les fractures unicondyliennes avec enfoncement peuvent bénéficier d’une réduction percutanée avec fixation interne. L’objectif de cette étude est de présenter l’apport de la navigation couplée à une imagerie peropératoire 3D dans les résultats des fractures déplacées du plateau tibial traitées de manière percutanée.

Tous les patients ayant bénéficié de la technique de réduction et d’ostéosynthèse percutanée sous contrôle de l’OARM couplée à la navigation ont été inclus. Les écarts interfragmentaires (gap) et les marches d’escalier articulaires (step) ont été mesurés en millimètres sur les scanners pré- et postopératoires, en coupes sagittales et coronales, pour chaque patient, constituant ainsi le critère de jugement principal de réduction.

Notre série comptait 16 patients dont 7 hommes et 9 femmes avec une moyenne d’âge de 42 ans (min 17, max 70). Quatorze fractures concernaient le plateau tibial externe et 2 le plateau tibial interne. En postopératoire, le gap coronal moyen était de 0,85 mm ( min 0 - max 2,5) soit une réduction de 61%, le gap sagittal moyen était de 0,6 mm (min 0 - max 2,3) soit une réduction de 70% ; le step coronal moyen était de 0,3 mm (min 0 - max 1,7) soit une réduction de 92% et le step sagittal moyen était de 0,6 mm (min 0 - max 2) soit une réduction de 83%. Aucun patient n’a fait l’objet d’une reprise chirurgicale pour défaut de réduction.

Peu d’études décrivent l’intérêt du scanner per opératoire et de la navigation dans la prise en charge des fractures du plateau tibial. Selon les séries, on rapporte qu’une nouvelle réduction ou qu’un changement dans le positionnement des implants a été réalisé en peropératoire dans 26 à 33% des cas devant un résultat scanographique insuffisant.

L’utilisation de l’OARM représente un atout majeur dans la prise en charge des fractures du plateau tibial. Avec l’aide de la navigation, notre technique percutanée gagne en précision et optimise la qualité de la réduction.
Léa JOLY (Paris) , Peter UPEX , François BOILLOT , Elias MELHEM , Pierre-Emmanuel MOREAU , Guillaume RIOUALLON
09:06 - 09:13 #51672 - Ostéosynthèse percutanée sous arthroscopie des fractures des plateaux tibiaux : notre expérience à propos de 25 cas.
Ostéosynthèse percutanée sous arthroscopie des fractures des plateaux tibiaux : notre expérience à propos de 25 cas.

Les fractures des plateau tibiaux représentent 1 % de toutes les fractures, leur prise en charge demeure difficile, Il s’agit de fracture articulaires, nécessitant une réduction la plus anatomique possible . La technique d’ostéosynthèse percutanée sous contrôle arthroscopique a trouve sa place pour la prise en charge des cette fracture , avec de bon résultants rapports a court terme . L’objectif de ce travail était Le but de cette étude était de rapporter notre expérience et de présenter les résultats Clinique et radiologique de L’ostéosynthèse percutanée sous contrôle orthoscopique des fractures de stade Schatzker I a III .

Il s’agit d’une série de 25 cas avec un recul moyen de 4 ans .L'âge moyen était de 48 ans . Nous avons utilisé la classification de schatzker: il y avait 11 patients stade I , 5 cas stade II et 9 cas stade III. La réduction des fragments fracturaires a été réalisée sous contrôle radiologique et arthroscopique après relèvement de l’enfoncement. Les fragments ont été ensuite fixes a l’aide des vis spongieuse, un comblement par substitut osseux était réalise en cas de défet osseux trop important , Les résultats ont été évalués cliniquement selon Le score fonctionnel du IKS .

Toutes les fractures ont consolidé. Le délai moyen de consolidation était de 8 à 10 semaines. La flexion moyenne était de 132°, l’extension de –3°. Les complications majeures ont été :,1 cas de retard cicatriciel, 1 cas d’une algoneurodystrophie ,1 cas de déplacement secondaires ont été observes. Le score IKS genou était de 84,5 points. le score fonction moyen de 90 points.

Les avantages de cette méthode sont une perte sanguine minimale, une pourcentage réduite d’infections, une mobilité du genou satisfaisante, sans douleur et des implants moins onéreux,. L’âge lors de la chirurgie apparaissait comme un facteur pronostique en terme d’arthrose. Il est très important d’établir le type de fracture, en préopératoire a l’aide des investigations radiologique et du scanner,

l’ostéosynthèse percutané sous contrôle arthroscopique est la technique de référence ou le traitement de choix pour les fracture de plateau tibial de types Schatzker I a III. Elle a pour avantages d’avoir une morbidité plus faible, de contrôler la réduction et de permettre un bilan des lésions associées. Le bon résultat fonctionnel dépend de la reconstruction anatomique de la surface articulaire ,la stabilité articulaire préopératoire et la mobilisation précoce.
Mazen ALI (Orléans) , Fredson RAZANABOLA , Hichem ISSAOUI , Guillaume-A ODRI
09:13 - 09:20 #51817 - Abord postéromédial selon Lobenhoffer dans les fractures de la colonne postérieure du plateau tibial : technique chirurgicale et résultats d’une série rétrospective.
Abord postéromédial selon Lobenhoffer dans les fractures de la colonne postérieure du plateau tibial : technique chirurgicale et résultats d’une série rétrospective.

Les fractures du plateau tibial comportant un fragment postérieur représentent une entité morphologique particulière, mieux caractérisée depuis l’introduction du concept des trois colonnes de Luo. Les fragments postéromédiaux sont soumis à des forces de cisaillement sagittal exposant à un risque de déplacement secondaire lorsqu’ils ne sont pas stabilisés directement. L’abord postéromédial décrit par Lobenhoffer permet une exposition directe du fragment et une fixation en buttress adaptée.

Nous avons réalisé une étude rétrospective monocentrique incluant les patients opérés pour fracture du plateau tibial avec atteinte postéromédiale entre janvier 2022 et juin 2025. Les critères d’inclusion étaient : âge ≥18 ans, fracture récente (<21 jours), fragment postéromédial confirmé au scanner et traitement par abord postéromédial direct. Les fractures ont été analysées selon le concept des trois colonnes de Luo. La qualité de réduction a été définie par un step-off <2 mm. Les résultats fonctionnels ont été évalués par le score de Rasmussen.

Douze patients ont été inclus avec un âge moyen de 38 ± 11 ans. Le mécanisme lésionnel principal était la chute de hauteur (51 %), suivi des accidents de la voie publique (33 %). Le délai moyen de chirurgie était de 5 jours. Une réduction anatomique a été obtenue chez 83 % des patients. La consolidation a été observée dans tous les cas avec un délai moyen de 14 semaines. Au recul moyen de 12 mois, la flexion moyenne était de 120° avec un déficit d’extension moyen de 3°. Le score de Rasmussen moyen était de 27 points, avec 83 % de résultats bons ou excellents. Une complication infectieuse tardive et une douleur liée à une saillie de plaque ont été observées.

Nos résultats confirment l’intérêt de la stabilisation directe des fragments postéromédiaux. l’abord postéromédial selon Lobenhoffer offre une exposition anatomique satisfaisante du fragment tout en assurant une protection indirecte du paquet vasculo-nerveux poplité grâce à la rétraction du gastrocnémien médial. Le faible taux de complications observé dans notre série confirme la sécurité de cette voie d’abord lorsqu’elle est correctement maîtrisée.

L’abord postéromédial permet une réduction anatomique fiable et une fixation en buttress efficace contre les forces de cisaillement postérieures, avec un faible taux de complications. Malgré les limites liées au caractère rétrospectif et à l’effectif limité, cette technique apparaît comme une option sûre et reproductible dans la prise en charge des fractures de la colonne postérieure du plateau tibial.
Yassine ZINE EL ABIDINE (Sousse, Tunisie) , Aymen HANNAFI , Rami BEN MHENNI , Maha AMMAR , Mahmoud BEN MAITIGUE , Karim BOUATTOUR
09:20 - 09:27 #51819 - Ostéosynthèse directe de la colonne postérieure dans les fractures complexes du plateau tibial : résultats d’une série rétrospective.
Ostéosynthèse directe de la colonne postérieure dans les fractures complexes du plateau tibial : résultats d’une série rétrospective.

Les fractures complexes du plateau tibial représentent des lésions articulaires sévères dont le pronostic fonctionnel dépend étroitement de la qualité de la réduction et de la stabilité de l’ostéosynthèse. L’avènement de la tomodensitométrie et du concept des trois colonnes de Luo a permis une meilleure identification des fragments postérieurs, souvent sous-estimés sur les radiographies standards.

Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique réalisée entre janvier 2022 et décembre 2024 incluant les patients âgés de 18 à 60 ans présentant une fracture complexe du plateau tibial (Schatzker V ou VI) avec atteinte de la colonne postérieure confirmée au scanner. Tous les patients ont été traités par fixation directe via un abord postérieur ou postéro-médial avec plaque à effet buttress. Les résultats fonctionnels ont été évalués par le score modifié de Rasmussen et l’analyse radiologique a porté sur la qualité de la réduction, le maintien de l’alignement et la consolidation.

Vingt-sept patients ont été inclus avec un âge moyen de 41 ± 9 ans et une prédominance masculine (sex-ratio 5,7). Les traumatismes à haute énergie représentaient 81 % des cas. Un abord postérieur direct a été utilisé chez 55,5 % des patients et un abord postéro-interne chez 44,4 %. Une réduction anatomique (<2 mm) a été obtenue dans 85 % des cas. La consolidation a été observée chez tous les patients avec un délai moyen de 14 semaines. Au recul moyen de 18 mois, 81 % des patients présentaient un résultat fonctionnel excellent ou bon selon le score de Rasmussen, avec une flexion moyenne de 121°. Aucune perte secondaire de réduction significative n’a été observée.

Nos résultats confirment l’intérêt de la fixation directe des fragments postérieurs dans les fractures complexes du plateau tibial. Les études biomécaniques ont démontré que les plaques postérieures à effet buttress offrent une meilleure résistance aux forces de cisaillement sagittal comparativement aux fixations indirectes réalisées par voie antérieure. La réduction anatomique obtenue dans la majorité des cas et l’absence de déplacement secondaire dans notre série illustrent la stabilité apportée par cette stratégie. De plus, l’exposition directe du fragment permet une réduction plus précise et facilite la restauration de l’anatomie articulaire.

La fixation directe de la colonne postérieure du plateau tibial par abord postérieur ou postéro-médial constitue une technique fiable permettant une réduction anatomique stable et des résultats fonctionnels satisfaisants dans les fractures complexes du plateau tibial.
Yassine ZINE EL ABIDINE (Sousse, Tunisie) , Aymen HANNAFI , Maha AMMAR , Rami BEN MHENNI , Mahmoud BEN MAITIGUE , Karim BOUATTOUR
09:27 - 09:34 #52011 - Évaluation des facteurs de risque d’échecs de l’ostéosynthèse interne secondaire du tibia après fixation externe temporaire.
Évaluation des facteurs de risque d’échecs de l’ostéosynthèse interne secondaire du tibia après fixation externe temporaire.

Les fractures de jambe sont des traumatismes fréquents et parfois complexes. Le traitement séquentiel, qui consiste en la mise en place d’un fixateur externe temporaire secondairement converti en ostéosynthèse définitive est l’une des options thérapeutiques. Néanmoins, le taux d’échec de ce type de traitement est élevé, notamment en cas de conversion en ostéosynthèse interne. L’objectif de notre travail était d’identifier les facteurs de risque d’échec de la conversion en ostéosynthèse interne lors du traitement séquentiel des fractures de jambe.

Etude rétrospective, monocentrique incluant l’ensemble des fractures de jambe traitées de façon séquentielle entre janvier 2016 et décembre 2023. 54 patients ont été inclus, 44 avec une conversion en un temps et 10 en deux temps. Les critères évalués étaient les facteurs suivant : données démographiques, liés au traumatisme initial (ouverture cutanée, contamination, délai de prise en charge), liés à la prise en charge chirurgicale initiale et secondaire (TPN, délai conversion, type de matériel d’ostéosynthèse, abord du foyer). Le critère de jugement principal était la survenue d’un échec de la conversion en ostéosynthèse interne, défini par une ISO ou complication entraînant une reprise (exclusion de dynamisation ou AMO à distance).

Le taux d’échec était de 51,9% dont 31,5% pour cause septique et 20,4% pour d’autres causes. Les facteurs significativement associés à un échec de la conversion en ostéosynthèse interne étaient : l’ouverture cutanée Gustilo 3 (p=0,024 ; OR = 6,79 [1,17-55,8]), la contamination initiale (p=0,036) et l’abord du foyer de fracture au moment de la conversion (p=0,026 ; OR =4,19 [1,37-13,97]). L’utilisation d’une TPN avant conversion était statistiquement significative (p=0,042), mais était corrélée à la gravité d’ouverture cutanée. En multivariée, l’abord du foyer restait un facteur de risque indépendant (P=0,022 ; OR = 4,79 [1,33-20,41]).

Le taux d’échec observé dans notre série est élevé mais reste cohérent avec les données rapportées dans la littérature, probablement en lien avec la forte proportion de fractures ouvertes sévères. La gravité de l’atteinte initiale, notamment les fractures Gustilo 3 et la contamination, apparaît comme un élément déterminant du pronostic. L’abord du foyer de fracture lors de la conversion constitue également un facteur de risque indépendant d’échec, suggérant l’intérêt de privilégier des techniques à foyer fermé ou mini-invasives lorsque cela est possible. L’association observée entre l’utilisation de la thérapie à pression négative et l’échec semble davantage refléter la sévérité des lésions cutanées initiales que l’effet propre de cette technique.

Ce travail confirme l’importance des complications du traitement séquentiel, liées notamment aux fractures Gustilo 3, à la contamination initiale et à l’abord du foyer de fracture lors de la conversion. Son succès nécessite donc une sélection rigoureuse des patients et une adaptation chirurgicale.
Claire REDAIS (Paris) , Laurent MATHIEU , Georges PFISTER , Antoine GROSSET , Nicolas DE L'ESCALOPIER
09:34 - 09:41 #51472 - Septic Tibial Plateau Nonunion Leads to Poor Outcomes and Frequent Salvage Procedures: A Long-Term Cohort Study.
Septic Tibial Plateau Nonunion Leads to Poor Outcomes and Frequent Salvage Procedures: A Long-Term Cohort Study.

Background: Septic nonunion of tibial plateau fractures is an exceptionally rare and severe complication for which long-term outcomes and the need for definitive salvage procedures are poorly documented. The juxta-articular location, limited bone stock, and frequent soft-tissue compromise make management particularly challenging, even in specialised centres. Hypothesis: It was hypothesised that most patients with septic nonunion of the tibial plateau ultimately require non-reconstructive salvage procedures and experience poor long-term functional outcomes.

A retrospective cohort study was conducted at a national referral centre for complex osteoarticular infections (CRIOAC). All adults treated for septic nonunion of the tibial plateau between 2002 and 2023 were included, with a minimum follow-up of two years. Septic nonunion was defined by absent healing after ≥6 months combined with microbiologically confirmed deep infection according to Fracture-Related Infection (FRI) criteria. Demographic data, fracture characteristics, microbiology, surgical management, and long-term outcomes were collected. The primary outcome was the rate and type of non-reconstructive salvage procedures (arthrodesis, transfemoral amputation, or delayed total knee arthroplasty). Functional outcomes (KSS, KOOS, VAS, range of motion) were assessed when applicable.

Twenty-eight patients were included (mean age 45 ± 15 years; mean follow-up 8.1 ± 6.3 years). Only 18% achieved both union and infection remission without salvage surgery. Salvage procedures were required in 82% of cases, including total knee arthroplasty (50%), femorotibial arthrodesis (14%), and transfemoral amputation (18%). Persistent infection at final follow-up was recorded in 21% of patients. Functional outcomes were generally poor, with KSS 46.1 ± 12.2 and KOOS 41.4 ± 9.6 among patients retaining a mobile joint. Numerical trends suggested that diabetes, immunosuppression, open fractures, and polymicrobial infection may be associated with failure.

Septic nonunion of the tibial plateau is associated with extremely limited reconstructive potential and a high likelihood of salvage procedures, even within a specialised multidisciplinary centre. These results provide essential data for prognosis assessment and transparent patient counselling in this complex clinical scenario. Level of evidence: IV, retrospective cohort study.
Maxime SPIRIDON (Paris)
09:41 - 09:48 #51826 - Description et facteurs pronostiques d’une cohorte de patients polytraumatisés présentant une lésion du genou dans un centre de traumatologie de niveau I.
Description et facteurs pronostiques d’une cohorte de patients polytraumatisés présentant une lésion du genou dans un centre de traumatologie de niveau I.

Les lésions au genou dans le cadre de polytraumatisme représentent un enjeu majeur de santé publique en raison de leur fréquence, de leur gravité et de leurs potentielles séquelles fonctionnelles à long terme, ce qui constitue une charge importante pour les systèmes de santé. La compréhension de l’épidémiologie des lésions du genou chez les patients polytraumatisés est essentielle pour améliorer l’organisation des soins, les stratégies de prévention primaire et la gestion hospitalière.

Cette étude observationnelle rétrospective s’appuie sur la base de données TRAUMABASE de 2019 à 2024 dans un centre de traumatologie de niveau I. Les patients présentant au moins une lésion cutanée, osseuse, vasculaire ou nerveuse située entre la région immédiatement distale de la métaphyse proximale du fémur et la région immédiatement proximale de la métaphyse distale du tibia ont été inclus. Les patients présentant uniquement une dermabrasion isolée ou une contusion simple ont été exclus. Les données recueillies comprenaient les caractéristiques démographiques, le mécanisme lésionnel, le score de gravité des traumatismes (ISS), le type de lésion, le score de Glasgow (GCS), la prise en charge chirurgicale, la durée d’hospitalisation et la mortalité.

738 dossiers ont été extraits à partir des codages AIS. Après exclusion, 496 patients ont été analysés. L’âge moyen était de 34,8 ans (± 16,2) et la majorité des patients étaient des hommes (85,5 %). Les principaux mécanismes de traumatisme étaient les accidents de la route (64,3 %) et les traumatismes pénétrants (17,1 %), avec un score ISS moyen de 16,4 (± 14). 68,8 % des patients présentaient une fracture – dont 46,6% ouverte – et 70 % avaient des traumatismes associés. Une intervention chirurgicale a été réalisée chez 82,7 % des patients, avec un délai moyen de 4,6 heures (± 5,6). 27,8 % nécessitant une reprise chirurgicale dans les six mois. Le coût moyen d’hospitalisation par patient était de 58.447€ (± 127.472).

Cette étude souligne la gravité des patients polytraumatisés présentant des lésions du genou, fréquemment associées à des traumatismes sévères concomitants touchant les os ou les organes internes, nécessitant ainsi une prise en charge multidisciplinaire complète. Les accidents de la route et les chutes de hauteur constituaient les principales causes de ces traumatismes, avec une forte incidence de fractures ouvertes et de lésions associées. Les patients présentant des fractures ouvertes, un âge plus élevé, un score ISS plus élevé et des lésions associées avaient un pronostic de reprise chirurgicale et de durée de séjours significativement défavorables.

Les lésions du genou survenant dans un contexte de polytraumatisme sont souvent complexes et peuvent nécessiter au moins une reprise chirurgicale. Une prise en charge optimale doit donc être assurée dans un centre spécialisé dans les traumatismes du membre inférieur.
Paul CHANZY (Paris) , Laura MARIE-HARDY , Hugues PASCAL-MOUSSELLARD , Arthur JAMES , Sammy KASSAB HASSAN
09:48 - 09:55 #52344 - Luxations ouvertes de la cheville : spectre lésionnel, complications et devenir fonctionnel à propos de 25 cas.
Luxations ouvertes de la cheville : spectre lésionnel, complications et devenir fonctionnel à propos de 25 cas.

La luxation ouverte de la cheville est une lésion rare et grave, souvent associée à des dégâts pluritissulaires. Si la littérature rapporte des résultats fonctionnels variables, l'impact des lésions vasculo-nerveuses associées reste un défi chirurgical majeur. L’objectif de ce travail était d’analyser le bilan lésionnel initial et d’évaluer les complications ainsi que le devenir fonctionnel à long terme d'une série de patients pris en charge dans notre formation.

Nous avons mené une étude rétrospective entre janvier 2022 et janvier 2026, incluant 25 patients victimes d'une luxation ouverte de la cheville. La population était majoritairement jeune et masculine, victime d'accidents à haute énergie. L'ouverture cutanée a été classée selon Gustilo-Anderson : 4 stades I, 10 stades II et 11 stades III. Le bilan lésionnel a répertorié les atteintes osseuses (malléoles, talus, métatarsiens) et les parties molles (vaisseaux, nerfs, tendons). Tous les patients ont bénéficié d'un parage chirurgical en urgence et d'une antibiothérapie. La stabilisation a été assurée par un fixateur externe en première intention. L'évaluation clinique finale a été réalisée au recul moyen de 14 mois (suivi toujours en cours pour certains patients) en utilisant le score AOFAS (American Orthopaedic Foot & Ankle Society). L'évolution radiologique a recherché systématiquement des signes d'arthrose post-traumatique.

Le bilan lésionnel a retrouvé 2 luxations pures et 23 fractures-luxations (7 bi-malléolaires, 8 tri-malléolaires, 4 fractures du talus et 6 des métatarsiens). La malléole interne était lésée dans 96 % des cas. On notait 6 atteintes de l’artère tibiale (4 ruptures), 4 ruptures du nerf fibulaire profond et 7 ruptures tendineuses. Les complications précoces incluaient 6 infections et 3 nécroses cutanées. Une amputation secondaire a été nécessaire pour cause mixte (ischémie et infection). Au dernier recul, 8 patients présentaient un syndrome douloureux régional complexe et 9 une arthrose (dont 2 arthrodèses). Le score AOFAS moyen final était de 62,5/100.

Notre série se distingue par une sévérité lésionnelle élevée avec 84 % de stades Gustilo II et III. Notre score AOFAS (62,5) est inférieur aux moyennes de la littérature (70-85), ce qui s'explique par la forte incidence des lésions vasculaires et des complications infectieuses (24 %). L'atteinte quasi-systématique de la malléole interne confirme son rôle de verrou de stabilité. La méthodologie rétrospective limite l'étude, mais la taille de la série (25 cas) pour une pathologie si rare permet de souligner la corrélation entre délabrement initial et mauvais résultat fonctionnel.

La luxation ouverte de la cheville est un traumatisme dévastateur. Le pronostic est conditionné par l'urgence du sauvetage vasculaire et la maîtrise du risque infectieux. L'évolution arthrogène précoce et le score fonctionnel modeste imposent d'informer précocement le patient sur les séquelles potentielles.
Nizar NOUIDI (Marrakech, Maroc) , Tarik AALIL , Mehdi MASKOUF , Mohamed MOUSADIQ , Abdelwahed SOLEH , Yassine FATH EL KHIR , Mehdi BOUMEDIANE , Mohamed Amine BEHIMA , Imad ABKARI
09:55 - 10:02 #52768 - Augmentation with Mesenchymal Stem Cells in Upper Limb Nonunion: A Mid-Term Outcome Study.
Augmentation with Mesenchymal Stem Cells in Upper Limb Nonunion: A Mid-Term Outcome Study.

Upper limb nonunions (ULNU) represent a challenging complication of fracture management, frequently associated with persistent pain, functional impairment, and risk of long-term disability. Standard treatment typically involves complex surgical strategies, which may still result in suboptimal outcomes, particularly in refractory cases. Mesenchymal stem cells (MSCs) have demonstrated promising regenerative properties in bone healing; however, evidence specifically addressing their role in ULNU remains limited.

A retrospective study was conducted on 11 patients with ULNU treated between February 2015 and December 2022 using internal fixation, bone grafting, and bone marrow-derived MSC (BM-MSC) augmentation. Fractures were classified according to the AO/OTA system, while nonunions were categorized using the Megas classification. The primary outcomes were fracture union and time to union. Functional recovery was assessed using the Disabilities of the Arm, Shoulder and Hand (DASH) score.

The cohort included 7 humeral, 2 forearm, 1 distal radius, and 1 clavicular nonunion. At a mean follow-up of 64.5 months, bone union was achieved in all patients, with a mean healing time of 3.63 months. Functional outcomes improved significantly, with the mean DASH score decreasing from 69.15 preoperatively to 20.25 at final follow-up (p < 0.0001).

BM-MSC augmentation appears to be an effective adjunct in the management of upper limb nonunions, promoting reliable bone healing and significant functional improvement. This strategy may also contribute to reduced healing time and complication rates. Further prospective studies with larger cohorts are required to confirm these findings and to standardize treatment protocols.
Annalisa ITRO (Naples, Italie) , Gianluca CONZA , Chiara MASTRONARDI , Alfonso NOCERA , Giuseppe IODICE , Gabriele MARTIN , Giuseppe TORO
10:02 - 10:09 #52298 - Cures de pseudarthroses de diaphyse fémorale par double ostéosynthèse : récupération fonctionnelle plus rapide et taux de complications équivalents.
Cures de pseudarthroses de diaphyse fémorale par double ostéosynthèse : récupération fonctionnelle plus rapide et taux de complications équivalents.

Les fractures de diaphyse fémorale constituent des lésions courantes. Les taux rapportés de non consolidation varient entre 1 % et 10 %. Leur traitement chirurgical permet d'obtenir des taux de consolidation élevés. La récupération fonctionnelle post opératoire reste néanmoins peu étudiée. Le moment de la remise en charge complète est un facteur déterminant de la récupération fonctionnelle. Par conséquent, l'objectif de notre étude était de comparer les délais avant reprise d'appui dans les cures de pseudarthrose de diaphyse fémorale, traitées par simple ou double ostéosynthèse, ainsi que les taux de complications post opératoires et de consolidation.

Nous avons réalisé une étude monocentrique rétrospective comparant les résultats des cures de pseudarthrose de diaphyse fémorale par enclouage centro médullaire unique : groupe simple ostéosynthèse (GSO) et par enclouage centromédullaire complété par plaque d'ostéosynthèse : groupe double ostéosynthèse (GDO), sur une base de données collectée de manière prospective entre le 01/01/2015 et le 31/12/2022. Le critère de jugement principal était le délai avant reprise totale d'appui. Les critères de jugement secondaires étaient l'existence d'une complication notamment septique et le taux de consolidation au dernier suivi.

Notre cohorte comprenait 70 patients, âgés de 40,1±20,8 ans. Les groupes étaient comparables à l'inclusion. Le délai moyen avant autorisation de reprise totale d'appui était de 19,1±28,1 jours dans le GDO (n= 48) contre 40,9±31,1 jours dans le GSO (n=22). Le délai avant reprise effective d'appui était de 76,6±67,5 jours dans le GDO contre 106±44 jours dans le GSO. Ces deux différences étaient significatives (p<0,001). Les taux de complications septiques étaient de 27% (n=6) dans le GSO, contre 25% (n=12) dans le GDO, sans différence significative retrouvée. Les taux de consolidation étaient de 95% (n=21) et de 90% (n=43) dans le GSO et le GDO, respectivement, sans différence significative retrouvée.

Notre étude est innovante car c'est, à notre connaissance, la première à comparer les délais avant reprise d'appui total entre simple et double ostéosynthèse, pour le traitement des patients atteints de pseudarthrose de diaphyse fémorale. Cette étude montre que, pour cette prise en charge, l'utilisation d'une double ostéosynthèse par enclouage centro médullaire et plaque d'ostéosynthèse, permet une remise en charge autorisée et effective significativement plus précoces, permettant une récupération fonctionnelle plus rapide, sans augmenter les risques de complications notamment septiques, redoutées en lien avec la présence de matériel supplémentaire.

Pour la prise en charge des pseudarthroses de diaphyse fémorale, la réalisation d'une double ostéosynthèse par enclouage centro médullaire et plaque d'ostéosynthèse permet un retour plus rapide à la fonction sans augmenter les complications, notamment septiques.
Guillaume BOITEUX (Marseille) , Emile DOBELLE , Jacopo MENINI , Marie LE BARON , Xavier FLECHER
10:09 - 10:16 #52896 - Fractures des membres inférieurs dans les maladies osseuses ostéocondensantes : résultats comparatifs entre pycnodysostose et ostéopétrose.
Fractures des membres inférieurs dans les maladies osseuses ostéocondensantes : résultats comparatifs entre pycnodysostose et ostéopétrose.

La pycnodysostose et l’ostéopétrose sont des maladies osseuses ostéocondensantes caractérisées par une augmentation de la densité osseuse associée à une fragilité et un défaut de remodelage. La prise en charge chirurgicale des fractures y est particulièrement difficile. Les données comparatives entre ces deux entités restent limitées. Nous avons émis l’hypothèse que la chirurgie des fractures des membres inférieurs dans ces deux pathologies était associée à des taux élevés de complications et de pseudarthrose.

Étude rétrospective monocentrique incluant des patients adultes atteints de pycnodysostose ou d’ostéopétrose confirmées génétiquement, pris en charge entre 2005 et 2025. Seules les fractures des membres inférieurs traitées dans notre centre ont été analysées. Les caractéristiques des fractures, les techniques chirurgicales, les difficultés peropératoires et les résultats de consolidation ont été étudiés.

Dix-huit patients (8 pycnodysostoses, 10 ostéopétroses) ont présenté 32 fractures des membres inférieurs. Vingt fractures sont survenues sans traumatisme identifiable (63 %) et 24 étaient des fractures fémorales sous-trochantériennes transversales (75 %). Vingt-huit fractures ont été opérées pour réduction et ostéosynthèse, dont 12 par enclouage centromédullaire (43 %) et 15 par plaque (54 %). Les complications peropératoires étaient fréquentes, avec 57 % de fractures de mèches et 75 % d’échecs d’accès au canal médullaire. Une pseudarthrose est survenue dans 41 % des cas et une reprise chirurgicale a été nécessaire dans 47 % des cas, sans différence significative entre les deux groupes.

La chirurgie des fractures des membres inférieurs dans les maladies ostéocondensantes est associée à des taux élevés de complications mécaniques et d’échecs de consolidation, indépendamment de l’étiologie génétique. La sclérose corticale, les déformations osseuses et l’oblitération du canal médullaire constituent les principales difficultés techniques.

Les fractures des membres inférieurs dans la pycnodysostose et l’ostéopétrose présentent des résultats défavorables avec des taux élevés de pseudarthrose. Le choix de la technique de synthèse est souvent limité par l’accès au canal médullaire, rendant ces chirurgies particulièrement complexes.
Victor MAIGNÉ (Paris) , Pascal BIZOT , Tanguy CAYROUSE , Asfour ALI
10:16 - 10:23 #52023 - Mechanical Safety of Calcar-Guided Short Stems in Elderly Femoral Neck Fractures: A 433-Patient Cohort Study.
Mechanical Safety of Calcar-Guided Short Stems in Elderly Femoral Neck Fractures: A 433-Patient Cohort Study.

Early periprosthetic femoral fracture remains a major concern when using uncemented stems for femoral neck fractures in elderly patients. Calcar-guided metaphyseal–diaphyseal short stems have been proposed as an alternative, but evidence regarding their mechanical safety in this population remains limited. The objective of this study was to evaluate the incidence of early periprosthetic femoral fracture following implantation of a calcar-guided short stem and to identify factors associated with fracture and stem subsidence in elderly patients treated for femoral neck fracture. We hypothesized that calcar-guided short stems provide satisfactory mechanical safety without an excessive rate of early periprosthetic femoral fracture.

We conducted a retrospective single-center cohort study including consecutive patients aged ≥70 years treated between 2017 and 2025 with total hip arthroplasty or hemiarthroplasty using an Optimys® short stem through a minimally invasive anterior approach. The primary endpoint was intraoperative or early postoperative periprosthetic femoral fracture requiring revision within 3 months. Secondary outcomes included clinically relevant stem subsidence (>2 mm). Given the low number of events, associations were analyzed using Firth penalized logistic regression.

A total of 433 patients were included (mean age 84.6 ± 7.7 years) with a median follow-up of 4.7 months (IQR 8.7). Early periprosthetic femoral fractures requiring revision occurred in 18 patients (4.2%). Stem subsidence greater than 2 mm was observed in 24 patients (5.8%). No independent predictors of periprosthetic fracture were identified. Medial cortical support was the only independent protective factor against stem subsidence (OR 0.08; 95% CI 0.03–0.22; p < 0.001).

Calcar-guided short stems demonstrated a rate of early periprosthetic femoral fracture consistent with previously reported series in elderly patients with femoral neck fractures. Achieving adequate medial cortical support appears to be a key determinant of primary stability.
Alexandre GOUNOT (Paris) , Aymane MOSLEMI , Alain SAUTET
10:23 - 10:30 #52081 - Intérêt de l’enclouage centro-médullaire dans le traitement des fractures de la diaphyse fémorale chez l’adolescent.
Intérêt de l’enclouage centro-médullaire dans le traitement des fractures de la diaphyse fémorale chez l’adolescent.

Les fractures diaphysaires du fémur chez l’adolescent constituent une entité fréquente en traumatologie pédiatrique, caractérisée par leur instabilité potentielle et la nécessité fréquente d’un traitement chirurgical. Chez les enfants de plus de six ans, l’embrochage centromédullaire élastique stable (ECMES) demeure la méthode de référence. Toutefois, chez les patients proches de la maturité squelettique, l’enclouage centromédullaire rigide par voie antérograde s’impose comme une alternative efficace et sécuritaire. Cette étude a pour objectif de présenter les résultats obtenus dans notre service à partir d’une série de cas traités selon cette approche.

Ce travail rétrospectif porte sur une série de 10 patients suivis entre janvier 2021 et septembre 2025 pour fractures diaphysaires traumatiques du fémur. Un total de 11 fractures a été recensé, incluant un cas bilatéral. L’étude concerne principalement des adolescents (âge moyen : 14 ans), dont 7 garçons et 3 filles. Tous les patients présentaient un squelette immature (physis distale ouverte). Un suivi clinique et radiologique d’au moins 6 mois a permis d’évaluer les résultats et d’identifier d’éventuelles complications.

La consolidation a été obtenue dans 9 cas sur 10. Un retard de consolidation a été observé chez un patient, pris en charge efficacement par dynamisation du clou. Deux cas d’infection cutanée superficielle ont été notés, sans retentissement sur l’évolution osseuse. Aucun cas de pseudarthrose, de nécrose fémorale ni de trouble de croissance n’a été constaté. À distance, l’ensemble des patients était asymptomatique, sans douleurs ni boiterie. En dehors de la dynamisation, aucune réintervention n’a été nécessaire.

L’enclouage centromédullaire rigide par voie trochantérienne, réalisé sur table orthopédique, s’est révélé être une méthode sûre et efficace pour le traitement des fractures diaphysaires du fémur chez les adolescents de plus de 14 ans et pesant plus de 50 kg. Les résultats radio- cliniques obtenus sont satisfaisants, avec un taux de complications très faible. En cas de retard de consolidation, la dynamisation du clou constitue une solution simple et efficace, sans qu’il soit nécessaire de recourir à une réintervention lourde.
Fadwa CHICHAOUI (Marrakech, Maroc) , Ahmed EL MOULOUAA , Amine ELKHASSOUI , Tarik SALAMA , Elmohtadi AGHOUTANE , Redouane EL FEZZAZI
Salon Ambassadeurs 2/3

"Vendredi 13 novembre"

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J13
08:45 - 10:00

Journée SoFOP
Table ronde : PTH chez l'enfant et l'adolescent.
SOFOP

Durant cette journée, la SOFOP (Société Française d’Orthopédie Pédiatrique) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies orthopédiques de l’enfant et les traumatismes pédiatriques.
08:45 - 10:00 PTH chez l'enfant et l'adolescent. Franck ACCADBLED (PU PH) (Conférencier, Toulouse), Richard GOURON (PUPH) (Conférencier, Amiens)
Salon Ambassadeurs 1/3

"Vendredi 13 novembre"

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KEY09
08:45 - 09:15

Conférence invité CAOS / Keynote lecture
De l’aide à la décision à l’autonomie : jusqu’où laisser l’IA entrer au bloc 
CAOS

Modérateur : Jules DESCAMPS (PH) (Paris)
Session dédiée au Computer-Assisted Orthopaedic Surgery, soit en français chirurgie orthopédique assistée par ordinateur
08:45 - 09:15 De l’aide à la décision à l’autonomie : jusqu’où laisser l’IA entrer au bloc. Matthieu OLLIVIER (puph) (Conférencier, Marseille)
Philippe Erlanger
09:00

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WS03-1
09:00 - 10:00

Workshop CJO
Fracture pilon / plateau tibial - la pratique
CJO

Salle 01 - hall d'exposition
09:15

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TR13
09:15 - 10:30

Table ronde thème de l'année
La Prévention

À l’issue de la session, les participants seront capables d’identifier les principaux facteurs de risque et les enjeux de prévention en orthopédie-traumatologie.
Ils pourront intégrer des stratégies de prévention adaptées afin de réduire les complications, les récidives et les risques associés à la prise en charge des patients
Salle 02 - hall d'exposition

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CO29
09:15 - 10:30

Communications orales
Genou ménisco-ligamentaire

Modérateurs : Thomas CUCURULO (chirurgien orthopédiste ) (Marseille), Vincent PINEAU (Chirurgien) (Toulouse)
09:15 - 09:22 #52247 - Taux d’échec de la reconstruction du LCA avec ou sans procédure extra-articulaire latérale chez les patients à faible niveau d’activité (Tegner ≤ 4) Étude comparative appariée à partir de la cohorte FAST avec un suivi minimum de 2 ans.
Taux d’échec de la reconstruction du LCA avec ou sans procédure extra-articulaire latérale chez les patients à faible niveau d’activité (Tegner ≤ 4) Étude comparative appariée à partir de la cohorte FAST avec un suivi minimum de 2 ans.

Contexte : L’ajout d’une procédure extra-articulaire latérale (LEAP) à la reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA) est associé à un risque réduit de rupture du greffon. Toutefois, il n’existe actuellement aucun outil validé pour guider la décision d’y recourir en pratique clinique. Objectif / Hypothèse : Développer et valider un score prédictif clinique permettant d’identifier les patients à haut risque de rupture du greffon après reconstruction du LCA, qui pourraient bénéficier le plus de l’ajout d’un geste LEAP.

Étude de cohorte rétrospective (niveau de preuve 3) incluant 2 782 patients opérés d’une reconstruction du LCA, avec ou sans LEAP. Le critère principal était le taux de rerupture post-opératoire. Une analyse multivariée par régression logistique a permis d’identifier les facteurs de risque indépendants de rupture, utilisés pour construire un score prédictif fondé sur les odds ratios. Les performances du score ont été évaluées par courbe ROC, avec détermination de la sensibilité et de la spécificité pour la valeur seuil optimale. Chez les patients identifiés comme à haut risque selon ce score, l’utilité clinique du LEAP a été évaluée par le calcul de la réduction du risque absolu (RRA) et du nombre de patients à traiter (NNT) pour prévenir une rupture.

L’analyse multivariée a identifié trois facteurs de risque indépendants de rupture du greffon : l’âge < 20 ans (OR = 2,48 [1,57–3,92]), la pratique sportive compétitive (OR = 1,59 [1,08–2,33]), et un score de Tegner ≥ 7 (OR = 1,77 [1,02–3,06]). L’ajout d’un LEAP réduisait significativement le risque de rupture (OR = 2,12 [1,48–3,03], p < 0,0001). Le score clinique prédictif ainsi élaboré avec un seuil ≥ 4 points présentait une AUC de 0,6537, une sensibilité de 82,8 % et une spécificité de 39,5 %. Chez les patients à haut risque (score ≥ 4), le LEAP réduisait le taux de rupture de 10,1 % à 6,0 %, soit une RRA de 4,17 % et un NNT de 24 pour prévenir une rupture de greffon.

Cette étude propose un score décisionnel innovant permettant d’orienter l’indication du LEAP lors de la reconstruction du LCA. Chez les patients à haut risque (score ≥ 4), l’ajout d’un LEAP permet une réduction absolue du risque de rupture de 4,17 %, avec un NNT de 24 pour prévenir une rupture supplémentaire. Ce score représente un outil simple et applicable en pratique pour une stratégie chirurgicale individualisée.
Mohamad MOUSSA , Alain MEYER (Paris) , Kinan KINAN , Antoinne GEROMETTA , Frédéric KHIAMI , Yoann BOHU , Lefèvre NICOLAS , Alexandre HARDY
09:22 - 09:29 #51568 - La force des abducteurs de hanche permet-elle d’expliquer la stabilité dynamique du bassin à 6 mois d’une reconstruction du LCA ? Une analyse biomécanique de 644 patients.
La force des abducteurs de hanche permet-elle d’expliquer la stabilité dynamique du bassin à 6 mois d’une reconstruction du LCA ? Une analyse biomécanique de 644 patients.

Une bascule du bassin (pelvic drop) est fréquemment observée lors de tâches dynamiques après une reconstruction du LCA. Cependant, les origines segmentaires et les causes biomécaniques demeurent mal définis. Cette étude visait à identifier les caractéristiques biomécaniques associées à une altération du contrôle pelvien lors de la course et d’un drop jump unipodal (DJUNI), chez des patients évalués six mois après une reconstruction du LCA.

Un total de 644 patients, évalués à 6 mois d’une reconstruction du LCA ont réalisé une course à vitesse auto-sélectionnée sur une piste instrumentée, un DJUNI, ainsi qu’une évaluation isométrique de force maximale (abducteurs de hanche, fléchisseurs et extenseurs du genou) dans le cadre d’une analyse biomécanique du mouvement. Deux variables principales ont été définies : (1) le pic de pelvic drop lors de la course, et (2) le pic de pelvic drop pendant la phase de contact au sol du DJUNI. Les patients ont été dichotomisés selon la valeur médiane de chaque variable. Des coefficients de corrélation de Pearson et des régressions logistiques de type II ont été utilisés pour explorer les associations entre le pelvic drop et les données biomécaniques. Les variables présentant une multicolinéarité (r > 0,8) ou un facteur d’inflation de variance élevé ont été exclues des modèles finaux.

La force isométrique des abducteurs de hanche n’était pas significativement associée à l’appartenance aux groupes, que ce soit pour la course (p = 0,39) ou le DJUNI (p = 0,99). Les patients présentant un pelvic drop accru lors de la course montraient également un pelvic drop plus important lors du DJUNI (p < 0,0001 ; OR = 0,5), une obliquité du tronc réduite (p = 0,0007 ; OR = -0,32) (c’est-à-dire une plus grande inclinaison du tronc du côté de la jambe d’appui), une force isométrique des fléchisseurs de genou plus faible (p = 0,014 ; OR = -0,23) et une hauteur de saut réduite (p = 0,002 ; OR = -0,22) lors du DJUNI. De manière similaire, les patients présentant un pelvic drop plus marqué lors du DJUNI avaient une obliquité du tronc réduite (p < 0,001 ; OR = -0,41), un temps d’appui prolongé (p < 0,001 ; OR = 0,36) lors du DJUNI et un pelvic drop accru lors de la course (p < 0,0001 ; OR = 0,5).

Une hypothèse fréquemment admise en rééducation après reconstruction du LCA est que l’évaluation de la force reflète directement les capacités de contrôle dynamique. Concernant le comportement du bassin dans le plan frontal, la force isométrique des abducteurs de hanche n’était pas significativement associée au pelvic drop pour les tâches étudiées. Le pelvic drop à la course était cependant fortement lié l’obliquité du tronc. Ces résultats suggèrent que les tests de force statique ne suffisent pas à analyser la complexité de la coordination tronc–bassin requise lors de mouvements dynamiques qui fait intervenir des mécanismes d’activation différents. Cet aspect devrait être considéré pour la rééducation et la prévention de la re-blessure.
Damien DODELIN (Bordeaux) , Xavier LAURENT , Nicolas GRAVELEAU , Nicolas BOUGUENNEC
09:29 - 09:36 #51573 - Corrélation entre le score « Anterior Cruciate Ligament–Return to Sport after Injury » à 6 mois après reconstruction du ligament croisé antérieur et les résultats des tests fonctionnels à moyen terme : une étude observationnelle avec un suivi de 5 ans.
Corrélation entre le score « Anterior Cruciate Ligament–Return to Sport after Injury » à 6 mois après reconstruction du ligament croisé antérieur et les résultats des tests fonctionnels à moyen terme : une étude observationnelle avec un suivi de 5 ans.

Les évaluations permettant aux patients de reprendre le sport (RTS) après une reconstruction du ligament croisé antérieur (ACLR) doivent être multimodales, incluant une évaluation psychologique. Le but de cette étude était de déterminer s’il existe une corrélation entre le score ACL-Return to Sport after Injury (ACL-RSI) à 6 mois post-ACLR et les résultats fonctionnels à moyen terme.

Un total de 498 patients a été évalué 6 mois après une ACLR primaire au moyen d’un test composite comprenant l’isocinétisme, des sauts fonctionnels (« hops ») et le score ACL-RSI. Un suivi minimum de 3 ans était requis. Lors du dernier suivi, chaque patient a complété des évaluations cliniques et fonctionnelles, incluant le score subjectif IKDC (International Knee Documentation Committee), l’échelle d’activité de Tegner, la valeur subjective du genou (Self Knee Value, SKV) et le score ACL-RSI. Les résultats ont été comparés globalement et item par item.

Au dernier suivi, les scores moyens étaient : SKV 86,8 ± 14,3 %, Tegner 6 ± 2,1, IKDC 77 ± 11,9 %, et ACL-RSI 68,8 ± 25,7 %. Une corrélation significative existait entre le score ACL-RSI à 6 mois et chacun des tests fonctionnels (respectivement ρ = 0,189 p < 0,001 ; ρ = 0,174 p < 0,001 ; ρ = 0,237 p < 0,001). Le score ACL-RSI était significativement plus élevé qu’à 6 mois après la chirurgie (p < 0,001). Plus de la moitié des patients (59,2 %) ont repris un niveau d’activité égal ou supérieur, et une corrélation significative existait entre le score ACL-RSI à 6 mois et le niveau d’activité après chirurgie.

Les patients présentant de meilleurs scores ACL-RSI à 6 mois après ACLR obtiennent de meilleurs résultats fonctionnels à moyen terme et sont plus susceptibles de reprendre le sport. Nos résultats montrent une corrélation entre les facteurs psychologiques à 6 mois, mesurés par le score ACL-RSI, et le niveau d’activité lors du suivi à moyen terme. Cette étude souligne la relation entre la reprise du sport et les facteurs psychologiques, ainsi que l’importance d’une rééducation après ACLR axée sur la réduction de l’appréhension et de la peur.
Thibault MARTY-DILOY (Bordeaux-Mérignac) , Nicolas GRAVELEAU , Alexis GERFROIT , Pierre LABOUDIE , Nicolas BOUGUENNEC
09:36 - 09:43 #51574 - Quelle est la satisfaction des patients après une arthrolyse arthroscopique pour syndrome du cyclope post-reconstruction du LCA ? Analyse à moyen terme de 197 patients.
Quelle est la satisfaction des patients après une arthrolyse arthroscopique pour syndrome du cyclope post-reconstruction du LCA ? Analyse à moyen terme de 197 patients.

Le syndrome du cyclope après reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA) est une cause fréquente de perte d’extension, altérant la fonction et retardant le retour au sport. L’arthrolyse antérieure arthroscopique est le traitement de référence, bien que le moment optimal de l’intervention et les facteurs pronostiques influençant les résultats restent mal définis. L’objectif principal de cette étude était d’évaluer l’efficacité clinique et la satisfaction des patients après arthrolyse antérieure arthroscopique pour un syndrome du cyclope postreconstruction du LCA. L’objectif secondaire était de comparer les résultats cliniques et fonctionnels entre les patients ayant bénéficié d’un débridement arthroscopique précoce ou tardif, et d’analyser les facteurs pronostiques tels que l’âge, les symptômes et le retour au niveau sportif antérieur à la blessure.

Dans cette analyse prospective de données recueillies rétrospectivement, 197 patients ayant bénéficié d’une arthrolyse antérieure arthroscopique entre le 1er janvier 2018 et le 1er juillet 2024 ont été inclus. Les résultats cliniques et fonctionnels ont été évalués, ainsi que le retour au sport (RTS). Les symptômes préopératoires et postopératoires ont également été recensés. Des analyses de sous-groupes ont été réalisées pour comparer les débridements précoces et tardifs, et pour évaluer l’impact de l’âge et des symptômes.

Aucune différence statistiquement significative n’a été retrouvée entre l’arthrolyse précoce (moins de 6 mois) et l’arthrolyse tardive (plus de 6 mois) concernant le retour au sport (RTS), les scores fonctionnels, la satisfaction des patients et les symptômes postopératoires. Lorsqu’on leur a demandé s’ils referaient le même choix thérapeutique, 182 patients (92,4 %, n=190) ont répondu « Oui ». Une relation statistiquement significative a été retrouvée entre l’âge du patient et les éléments suivants : le RTS, la reprise de la course à pied et une réponse positive à la question « Si c’était à refaire, referiez-vous une arthrolyse arthroscopique ? ». Un âge inférieur à 24,5 ans au moment de la reconstruction du LCA était significativement associé à un retour au niveau sportif antérieur après débridement arthroscopique de la lésion de type Cyclope, et un âge inférieur à 29,5 ans était significativement associé à la reprise de la course. Le nombre de symptômes préopératoires avait un impact statistiquement significatif sur le résultat final.

L’arthrolyse antérieure arthroscopique pour le syndrome du cyclope post reconstruction du LCA est une procédure efficace et satisfaisante, quel que soit le moment de l’intervention. Une population jeune et des symptômes minimes sont les principaux critères permettant d’obtenir une récupération fonctionnelle optimale et un retour au niveau sportif antérieur. Ces résultats soutiennent une prise en charge personnalisée du syndrome du cyclope, en tenant compte notamment de l’âge et du profil symptomatique.
Clémence ALBY () , Jean TARCHICHI , Jad ZALAKET , Antoine MORVAN , Nicolas GRAVELEAU , Nicolas BOUGUENNEC
09:43 - 09:50 #51575 - Définition des valeurs seuils pour l’état de symptômes acceptable (PASS) après reconstruction du ligament croisé antérieur pour la Self Knee Value et l’échelle Anterior Cruciate Ligament–Return to Sport after Injury.
Définition des valeurs seuils pour l’état de symptômes acceptable (PASS) après reconstruction du ligament croisé antérieur pour la Self Knee Value et l’échelle Anterior Cruciate Ligament–Return to Sport after Injury.

Le Patient Acceptable Symptom State (PASS) est devenu un indicateur utile, mais à ce jour, aucune valeur seuil n’a été définie pour la Self Knee Value (SKV) et pour l’échelle Anterior Cruciate Ligament–Return to Sport after Injury (ACL-RSI). L'objectif était de définir les seuils PASS pour la SKV et l’échelle ACL-RSI chez des patients évalués 1 à 5 ans après une reconstruction du ligament croisé antérieur (ACLR).

Les auteurs ont réalisé une analyse rétrospective basée sur les données d’une étude de cohorte prospective portant sur des patients ayant bénéficié d’une ACLR primaire. Les patients de moins de 50 ans ont rempli un questionnaire à la fin du suivi, entre 1 et 5 ans après la reconstruction. Le questionnaire comprenait la SKV, l’échelle ACL-RSI, et une question relative au PASS pour chaque score rapporté par le patient (PRO). Le PASS a été calculé à l’aide de l’aire sous la courbe ROC (receiver operating characteristic) et des valeurs postopératoires absolues des PROs.

Au total, 890 patients ont répondu au questionnaire, avec un suivi moyen de 39,2 ± 16,8 mois après l’ACLR primaire. Parmi eux, 85,8 % ont atteint un état de symptômes acceptable selon la SKV, et 76 % selon l’échelle ACL-RSI. L’analyse des courbes ROC a permis de déterminer des seuils PASS de 71 % (sensibilité 0,86 ; spécificité 0,80) pour la SKV et de 60 % (sensibilité 0,84 ; spécificité 0,74) pour l’échelle ACL-RSI. Ceux qui atteignaient le PASS étaient plus jeunes : 28,0 ± 9,7 ans vs. 30,1 ± 10,3 ans (p = 0.03) pour SKV-PASS-N, et 27,9 ± 9,7 ans vs. 29,6 ± 10,1 ans (p = 0.03) pour ACL-RSI-PASS-N. Ils avaient également un indice de masse corporelle plus faible pour les deux scores : IMC moyen de 24,0 ± 3,6 vs. 24,7 ± 3,7 (p = 0.04) et 23,9 ± 3,6 vs. 24,7 ± 3,8 (p = 0.007).

Bien que le PASS ait été validé dans plusieurs études antérieures, cette étude est la première à déterminer des seuils PASS pour la SKV et l’échelle ACL-RSI avec une excellente sensibilité et une spécificité excellente à acceptable, 1 à 5 ans après une ACLR primaire. Cela devrait permettre aux praticiens d’étendre l’utilisation du PASS à des scores rapportés par les patients tels que la SKV et l’ACL-RSI, facilitant ainsi l’évaluation de larges cohortes dans de futures études.
Alexis GERFROIT (Niort) , Thibault MARTY-DILOY , Pierre LABOUDIE , Nicolas GRAVELEAU , Nicolas BOUGUENNEC
09:50 - 09:57 #51578 - Pourquoi la hanche est importante : l’instabilité pelvienne après reconstruction du LCA est liée au contrôle dynamique des abducteurs de hanche plutôt qu’à la force maximale. Analyse 3D de 644 patients.
Pourquoi la hanche est importante : l’instabilité pelvienne après reconstruction du LCA est liée au contrôle dynamique des abducteurs de hanche plutôt qu’à la force maximale. Analyse 3D de 644 patients.

L'objectif était d'étudier l’association entre la force isométrique maximale du moyen fessier et le contrôle pelvien/de la hanche lors de la course et des réceptions unipodales, et évaluer l’efficacité des mesures cinématiques et cinétiques 3D du contrôle dynamique des abducteurs de hanche, comparativement à la force maximale, pour apprécier l’instabilité pelvienne du membre opéré 5 à 7 mois après une reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA).

Un total de 644 patients a été analysé 5 à 7 mois après une reconstruction primaire du LCA. Chaque sujet a réalisé les exercices suivants : course (chute pelvienne en course), drop jump unipodal et saut unipodal, avec une analyse 3D synchronisée à des plateformes de force. La force isométrique en abduction a été mesurée à l’aide du système VALD. Des analyses logistiques binaires et ordinales (test LR type II, correction FDR) ont permis d’identifier les prédicteurs de l’instabilité proximale du côté opéré et du côté controlatéral.

Du côté opéré, les oscillations du bassin et du tronc constituaient les principaux prédicteurs d’une chute pelvienne plus importante (LR χ² = 96–174, p < 0,001), associées à une diminution de la flexion du genou. Lors du drop jump, une inclinaison pelvienne plus marquée était associée à un temps de contact plus long (LR χ² = 42,7, p < 0,001), à une hauteur de saut plus faible et à une inclinaison accrue du tronc, traduisant une stratégie de réception rigide. La force isométrique du moyen fessier et du quadriceps ne montrait aucune association significative avec la chute pelvienne en course (RPD), à l’exception des fléchisseurs du genou, qui présentaient un effet modeste sur la RPD (LR χ² = 6,09 / 6,4 ; p ≈ 0,013 / 0,040). Du côté sain, les mêmes variables étaient retrouvées mais avec une intensité moindre, suggérant un comportement compensatoire stable.

Cinq à sept mois après une reconstruction du LCA, l’instabilité proximale est spécifique au membre opéré et dépend davantage de déficits de coordination et de synchronisation neuromusculaire que de déficiences de force. Les paramètres dynamiques décrivent la stabilité pelvienne de manière plus précise que la force isométrique.
Damien DODELIN (Bordeaux) , Mattia BLANCATO , Nicolas GRAVELEAU , Nicolas BOUGUENNEC
09:57 - 10:04 #51665 - Rupture du ligament croisé antérieur et atteinte du plateau tibial postéro-médial : une forte association avec les ramp lesions.
Rupture du ligament croisé antérieur et atteinte du plateau tibial postéro-médial : une forte association avec les ramp lesions.

Les ruptures du LCA, fréquentes chez les sportifs, s’accompagnent souvent de contusions osseuses, touchant principalement le condyle fémoral latéral et le plateau tibial postéro-latéral. Des lésions du plateau tibial postéro-médial (PTPM) ont été jusqu’ici moins étudiées, mais peuvent évoluer jusqu’à la fracture. D’autres lésions ligamentaires ou méniscales, notamment les ramp lesions, y sont plus ou moins fréquemment associées. Notre objectif était d’analyser la fréquence et la morphologie des lésions du PTPM, d’en proposer une classification et d’étudier leurs associations lésionnelles.

Cette étude rétrospective bicentrique a inclus les patients ayant bénéficié d’une IRM préopératoire dans les 6 semaines suivant le traumatisme et d’une ligamentoplastie du LCA dans les 3 mois. Ont été exclus les patients ayant des antécédents traumatiques ou chirurgicaux du même genou, une reprise de LCA ou des lésions multiligamentaires. Un interne et un chirurgien orthopédique sénior ont recueilli les données épidémiologiques et peropératoires, et analysé les IRM. Nous avons ensuite proposé une classification de ces lésions, allant de la simple contusion osseuse à la fracture déplacée, et exploré leurs liens avec d’autres lésions méniscales ou ligamentaires.

Au total, 350 ligamentoplasties du LCA ont été réalisées entre décembre 2022 et février 2025, avec 200 dossiers exploitables. L’âge moyen des patients était de 28,3 ans (min : 16, max : 51), majoritairement des hommes (74,5%). Nous avons observé 4 types distincts de lésion osseuse du PTPM (1) une contusion osseuse (12,5% des cas), (2) une encoche sous-chondrale extra-articulaire (14,4%) (3) une impaction osseuse sans fracture visible (6,7%) et (4) une fracture du PTPM non déplacée (4a ; 9,6%) ou déplacée (4b ; 6,7%). Des lésions méniscales internes étaient présentes chez 67,3% des patients contre 42,3% de lésions méniscales externes, avec notamment 29,8% de ramp lesions, souvent associées à une lésion de stade 3. Une lésion du PTPM augmentait significativement le risque de ramp lesion, quel que soit son type. Enfin, des lésions ligamentaires périphériques ont été relevées dans 13,4% des cas, et concernaient autant le plan ligamentaire interne qu’externe.

Cette étude est la première à classifier les lésions du PTPM secondaires à une rupture du LCA. Ces dernières sont plus fréquentes qu’estimé auparavant, et leur association avec les ramp lesions est confirmée. Leur physiopathologie reste débattue entre avulsion, compression et contre-coup, et mérite donc d’être explorée. Notre étude reste limitée par son caractère rétrospectif, un recul de 2 ans et la qualité variable des IRM, pouvant affecter leur interprétation.

Notre étude met en évidence une prévalence élevée des lésions du PTPM après rupture du LCA et propose pour la première fois une classification basée sur leur morphologie.
Fanny DELAIGUE (Paris) , Vincent TAMBOSCO , Pierre-Alban BOUCHÉ , Louis IDIER , Zakhia MALHAME , Bertrand SONNERY-COTTET , Charles PIOGER
10:04 - 10:11 #52640 - Récupération comparable de la force du quadriceps après reconstruction du ligament croisé antérieur par autogreffes du droit fémoral, du tendon quadricipital ou des ischio-jambiers.
Récupération comparable de la force du quadriceps après reconstruction du ligament croisé antérieur par autogreffes du droit fémoral, du tendon quadricipital ou des ischio-jambiers.

La faiblesse persistante du quadriceps reste une problématique majeure après reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA). Le site de prélèvement pourrait influencer la récupération musculaire. L’objectif de cette étude était de comparer la récupération de la force du quadriceps à 12 mois selon le type de greffe utilisée.

Une étude de cohorte prospective comparative a inclus 90 patients opérés d’une reconstruction primaire du LCA par autogreffe du droit fémoral (RF, n = 30), du tendon quadricipital (QT, n = 30) ou des ischio-jambiers (HS, n = 30). L’évaluation isocinétique a été réalisée à 12 mois. Le critère principal était l’indice de symétrie des membres (LSI) du couple maximal du quadriceps à 60°/s. Une marge de non-infériorité de 10 % était définie a priori. Les analyses ont été réalisées par ANCOVA ajustée sur l’âge, l’IMC et le sexe, avec estimation des moyennes marginales ajustées et intervalles de confiance à 95 %.

Les LSI ajustés du couple du quadriceps à 60°/s étaient de 81,4 % (IC95 % 73,2–89,6) pour RF, 73,4 % (IC95 % 65,2–81,6) pour QT et 71,5 % (IC95 % 63,2–79,7) pour HS, sans différence significative entre les groupes (p = 0,204). Les différences ajustées étaient de +7,97 % pour RF vs QT (p = 0,529) et +9,91 % pour RF vs HS (p = 0,280). Selon l’analyse en non-infériorité, la greffe RF était non inférieure aux greffes QT et HS. Aucun écart significatif n’était retrouvé pour les paramètres isocinétiques secondaires ni pour les ratios ischio-jambiers/quadriceps. L’âge et le sexe étaient associés de manière indépendante aux valeurs de couple normalisées, sans interaction avec le type de greffe.

La récupération de la force du quadriceps à un an apparaît comparable quel que soit le site de prélèvement. Ces résultats remettent en question l’idée d’un déficit extensif spécifique lié aux greffes quadricipitales ou au droit fémoral. Le choix de la greffe pourrait ainsi être guidé par d’autres considérations que la seule récupération musculaire.

À 12 mois, la récupération de la force du quadriceps après reconstruction du LCA est similaire entre les autogreffes du droit fémoral, du tendon quadricipital et des ischio-jambiers. La greffe du droit fémoral n’entraîne pas de déficit extensif supérieur aux techniques classiques.
Matthieu OLLIVIER , Antoine PIERCECCHI (Dijon)
10:11 - 10:18 #51786 - La reconstruction du ligament croisé antérieur avec greffe de fascia lata augmentée au gracilis est associée à une meilleure récupération et moins de complications que la reconstruction aux ischio-jambiers avec ténodèse latérale.
La reconstruction du ligament croisé antérieur avec greffe de fascia lata augmentée au gracilis est associée à une meilleure récupération et moins de complications que la reconstruction aux ischio-jambiers avec ténodèse latérale.

La technique de reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA) utilisant une greffe de bandelette ilio-tibiale augmentée biologiquement au gracilis (ITBAG) n’a été que peu comparée dans la littérature. L’objectif de cette étude était de comparer (1) les taux de retour au sport, (2) les résultats fonctionnels subjectifs et (3) les taux de complications de cette technique avec ceux d’une reconstruction par autogreffe d’ischio-jambiers associée à une ténodèse latérale extra-articulaire utilisant le fascia lata (HT-LET).

Cette étude rétrospective à deux groupes appariés a inclus des patients issus de la cohorte FAST (French Prospective ACL Study). Les patients ayant subi une révision pour rupture de greffe ont été exclus des analyses comparatives des résultats fonctionnels et du retour au sport. Le statut et le niveau de retour au sport, les scores fonctionnels subjectifs (IKDC Subjective Knee Form, KOOS, Lysholm, Tegner, ACL-RSI) ainsi que les complications nécessitant une réintervention ont été évalués après un suivi minimum de 2 ans.

628 patients (314 dans chaque groupe) ont été analysés. Après un suivi moyen de 4,2 ans, 65,3 % (203/311) des patients du groupe ITBAG et 66,9 % (204/305) des patients du groupe HT-LET étaient retournés au sport (p = 0,73), avec un délai moyen de retour respectif de 8,4 et 8,9 mois (p = 0,25). Le groupe ITBAG a présenté des scores fonctionnels subjectifs significativement meilleurs pour certaines mesures, notamment Lysholm (96,5 vs 95) et ACL-RSI (87,5 vs 79,2), tandis que les autres scores fonctionnels étaient similaires entre les groupes. Les taux de ré-rupture étaient faibles dans les deux groupes, survenant chez 1 % des patients du groupe ITBAG et 2,9 % des patients du groupe HT-LET (p = 0,14). Cependant, le groupe HT-LET a présenté une incidence plus élevée d’autres complications (p < 0,01), principalement liées au syndrome du cyclope postopératoire.

Cette étude confirme que la bandelette ilio-tibiale constitue une option viable pour la reconstruction du LCA. L’attache pédiculée et l’augmentation biologique de la greffe pourraient expliquer les meilleurs scores fonctionnels en favorisant l’incorporation de la greffe. Comme le rapporte la littérature, la préservation du tendon demi-tendineux limite le déficit de force postopératoire par rapport aux prélèvements d’ischio-jambiers. Malgré son caractère rétrospectif, cette étude apporte des données importante sur l’ITBAG, grâce à un large effectif de patients et à l’évaluation de multiples scores fonctionnels.

Bien que les taux de retour au sport soient comparables entre les techniques, la reconstruction du ligament croisé antérieur utilisant une greffe de bandelette ilio-tibiale augmentée biologiquement au gracilis a permis d’obtenir des scores fonctionnels supérieurs et un taux plus faible de raideur postopératoire par rapport à la reconstruction par autogreffe d’ischio-jambiers associée à une ténodèse latérale extra-articulaire.
Alexandre LE GUEN (TOULOUSE) , Yoann BOHU , Eugenie VALENTIN , Adrien SAINT ETIENNE , Antoine GEROMETTA , Khiami FRÉDÉRIC , Alain MEYER , Olivier GRIMAUD , Etienne CAVAIGNAC , Alexandre HARDY
10:18 - 10:25 #52253 - Étude du PCL-PCA après reconstruction primaire du ligament croisé antérieur chez des patients ayant une rupture du LCA.
Étude du PCL-PCA après reconstruction primaire du ligament croisé antérieur chez des patients ayant une rupture du LCA.

L’angle PCL–PCA est utilisé pour mesurer la bascule du LCP. Ce paramètre pourrait refléter la décompensation antérieure du genou après rupture du LCA. L’objectif principal de cette étude était de déterminer si cet angle se normalise après ligamentoplastie du LCA.

Nous avons conduit une étude rétrospective monocentrique incluant 39 patients opérés d’une ligamentoplastie du LCA entre novembre 2022 et février 2025, avec une IRM postopératoire réalisée au-delà de 6 mois. Les scores fonctionnels de Lysholm et Tegner, le score ACL-RSI, les lésions méniscales et cartilagineuses, le score ACLISS, les tests isocinétiques quadriceps/ischios, le ratio IJ/Q, la position des tunnels tibial et fémoral selon Aglietti et l’échelle de ligamentisation selon Howell ont été recueillis. L’hypothèse principale considérait un PCL–PCA postopératoire moyen > 22,7°.

Le PCL-PCA postop n’était pas significativement > à 22,7°. Le délai moyen trauma-chirurgie était de 283,9 ± 320 jours. L’angle PCL–PCA moyen passait de 15,9° ± 7,5° en préop à 13,2° ± 8,9° en postop (p = 0,12). Seuls 7 patients (17,9 %) présentaient un PCL–PCA > 22,7° en postop. Dans ce sous-groupe, le PCL–PCA préop était significativement plus élevé (21,9° vs 14,6°, p = 0,0187), le score de Tegner plus faible (4,7 vs 6,4, p = 0,025), le déficit du quadriceps plus marqué (34,3 % vs 15,7 %, p = 0,0446) et le ratio IJ/Q plus élevé (1,07 vs 0,55, p = 0,0141).

Dans notre étude, le PCL–PCA postopératoire à six mois n’était pas corrigé et tendait même à s’aggraver chez certains patients. Ces résultats suggèrent que la ligamentoplastie du LCA ne permettreait pas de rétablir complètement la position tibiale ni la biomécanique normale du genou. Des travaux précédents ont en effet montré la persistance d’altérations biomécaniques après reconstruction du LCA, avec des points de contact tibiofémoraux plus postérieurs et une translation tibiale antérieure persistante, parfois associée à une composante de translation médio-latérale. Dans notre cohorte, le groupe présentant un angle pathologique avait un déficit quadriceps plus faible et un score de Tegner plus élevé. Cette observation pourrait s’expliquer par une sollicitation musculaire plus précoce. Un précédent travail avait montré qu’une contraction maximale du quadriceps augmente la translation tibiale antérieure, tandis que d’autres travaux ont mis en évidence une subluxation tibiale ou une augmentation de la translation lors d’exercices de rééducation. Le délai moyen entre le traumatisme et la chirurgie dans notre étude (≈9 mois), supérieur aux recommandations actuelles, pourrait avoir favorisé l’installation d’une décompensation antérieure progressive, le PCL–PCA étant connu pour diminuer dans les lésions chroniques.

Le PCL–PCA ne semble pas se corriger après ligamentoplastie du LCA. Une prise en charge chirurgicale plus précoce pourrait limiter la décompensation antérieure.
Luis NEIVA CARDANTE (Reims) , Pol GENTILHOMME , Etienne JOSEPH , Xavier OHL , Renaud SIBONI
Debussy

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J11-2
09:15 - 09:45

Journée CAOS
Session Communications 2
CAOS

Modérateurs : Harold COMMON (PH) (Rennes), Cécile TOANEN (Chirurgien) (La Roche-sur-Yon)
Session dédiée au Computer-Assisted Orthopaedic Surgery, soit en français chirurgie orthopédique assistée par ordinateur
09:15 - 09:22 #51476 - Adoption et perception de l’intelligence artificielle par les auteurs correspondants en chirurgie orthopédique : étude transversale internationale.
Adoption et perception de l’intelligence artificielle par les auteurs correspondants en chirurgie orthopédique : étude transversale internationale.

L’intelligence artificielle générative est de plus en plus utilisée en recherche scientifique, notamment pour la rédaction et la synthèse des connaissances, mais les données sur sa perception et son usage en recherche orthopédique restent limitées. Cette étude visait à évaluer les attitudes, les modalités d’utilisation et les pratiques de déclaration de l’IA chez les auteurs correspondants en orthopédie, à analyser l’influence du stade de carrière sur ces perceptions et usages, et à identifier les facteurs associés à une perception positive de son utilisation future.

Une enquête internationale, anonyme et en ligne a été menée auprès des auteurs correspondants d’articles de recherche en orthopédie publiés entre janvier 2024 et juin 2025. Le questionnaire évaluait les caractéristiques démographiques, la familiarité avec l’IA, les modalités d’utilisation passées et envisagées de l’IA tout au long du processus de recherche, les bénéfices et limites perçus, les besoins en formation, ainsi que les pratiques de déclaration. Les associations avec une perception positive de l’usage futur de l’IA ont été analysées selon le stade de carrière à l’aide d’analyses de régression logistique univariée et multivariée.

Parmi les 216 répondants issus de cinq continents, 175 (81,0 %) avaient déjà utilisé un agent conversationnel fondé sur l’intelligence artificielle, et 96 (44,4 %) avaient utilisé l’IA dans au moins une de leurs cinq dernières publications scientifiques. L’IA était principalement utilisée pour la rédaction ou la révision de manuscrits (32,9 %), la traduction (29,6 %) et la recherche bibliographique (25,9 %). Seuls 93 répondants (43,1 %) déclaraient systématiquement l’usage de l’IA dans leurs manuscrits, tandis que 144 (66,7 %) rapportaient craindre une perception négative en le faisant, et 163 (75,4 %) considéraient l’IA comme importante ou très importante pour la production scientifique future. L’intention d’utiliser l’IA dans les recherches futures était élevée et similaire entre les chercheurs non seniors (83,2 %) et seniors (80,2 % ; p = 0,123), sans différence concernant les bénéfices ou les limites perçus. En analyse multivariée, le sexe masculin était le seul facteur indépendamment associé à une perception positive de l’usage futur de l’IA (OR ajusté = 2,85 ; IC 95 % : 1,12–7,29 ; p = 0,029).

L’IA générative est largement utilisée par les chercheurs en orthopédie, mais reste sous-déclarée, principalement en raison de craintes liées à une perception négative de la part des revues. Cela contraste avec le fort intérêt suscité par ces outils, puisque plus de 75 % des chercheurs estiment que l’IA jouera un rôle important dans la production scientifique future.

Ces résultats soulignent la nécessité de recommandations éditoriales plus claires et harmonisées, ainsi que de directives explicites sur l’usage et la déclaration de l’IA, afin de favoriser une intégration transparente, éthique et responsable de l’IA dans la recherche en orthopédie.
Bernard DE GEOFROY (Marseille) , Alexandre GÉRARD , Elise LUPON , Chloé DESRAYAUD , Camille CHOUFANI , Grégoire MICICOI
09:22 - 09:29 #52823 - ALIGN : une aide pédagogique pour l’analyse automatique et personnalisée de l’ergonomie chirurgicale.
ALIGN : une aide pédagogique pour l’analyse automatique et personnalisée de l’ergonomie chirurgicale.

L'ergonomie chirurgicale est un enjeu de santé publique majeur : sa mauvaise application engendre des troubles musculosquelettiques (TMS) professionnels, réduisant l'activité professionnelle et personnelle des chirurgiens et augmentant leur consommation médicamenteuse. Pourtant, seulement 23% d'entre eux déclarent avoir bénéficié d'une formation dédiée. Nous avons développé ALIGN (Advanced Learning Interface for surGical ergoNomics), un logiciel d'analyse automatique de la posture chirurgicale fournissant des mesures objectives et des conseils personnalisés, conçu pour soutenir les formateurs sans les remplacer.

Une cohorte de 60 chirurgiens réalisant une méniscectomie sur simulateur a été constituée ; ces derniers ont été filmés par caméras frontales et sagittales. OpenPose a permis l'extraction automatique des coordonnées articulaires, suivie d'un pipeline de vérification et correction automatique. Un ensemble de métriques posturales a été défini par un consortium entre 4 chirurgiens experts quantifiant les indicateurs clés de l'ergonomie. Trois systèmes de visualisation ont été développés : des représentations graphiques adaptées, une vidéo avatar représentant le chirurgien en exercice et un compte rendu automatiquement généré détaillant les indicateurs posturaux, les risques physiques associés et les conseils de prévention des TMS.

Au total, 14 types de métriques posturales ont été implémentés, issus de la littérature et d'innovations : 6 métriques traditionnelles du mouvement, calculs d'angles, fréquence et amplitude des mouvements, surélévation des épaules, parallélisme des ceintures scapulaire et pelvienne, mobilité, occupation de l'espace et orientation des mouvements. Dans ALIGN, les visualisations sont accessibles via une sélection sur un homme de Vitruve et comprennent un radar plot, un polar plot et une représentation spatiale de la mobilité. La vidéo avatar illustre la surélévation des épaules, le parallélisme et les angles par légendes superposées. Le compte rendu automatiquement généré présente un résumé des résultats et conseils, puis le détail des risques avec le temps passé en bonne, moyenne et mauvaise posture par métrique.

ALIGN constitue, à notre connaissance, le premier outil évaluant l’ergonomie chirurgicale en générant un compte rendu personnalisé à partir de vidéos, sans intervention manuelle. Contrairement aux rares outils existants, ALIGN traite l'intégralité du traitement, de la vidéo aux résultats, de façon automatique. Des limites subsistent : ALIGN n'est pas utilisable en temps réel et n'a pas encore été testé en conditions réelles.

ALIGN offre une solution pédagogique innovante pour la formation à l'ergonomie chirurgicale, soutenant les formateurs sans les remplacer, et ouvre des perspectives d'extension à d'autres spécialités et procédures.
Tiphaine CASY (RENNES) , Alexandre TRONCHOT , Nicolas VALLÉE , Harold COMMON , Hervé THOMAZEAU , Pierre JANNIN , Arnaud HUAULME
09:29 - 09:36 #52814 - Augmented reality versus conventional guides for tunnel placement in anterior cruciate ligament reconstruction: a controlled experimental study.
Augmented reality versus conventional guides for tunnel placement in anterior cruciate ligament reconstruction: a controlled experimental study.

Accurate tunnel placement is critical for successful anterior cruciate ligament reconstruction (ACLR), yet conventional guide-based techniques remain challenging, particularly for novice surgeons. Augmented reality (AR) guidance may improve surgical precision and usability. This study aimed to compare AR guidance with conventional mechanical guides for femoral and tibial tunnel drilling.

Sixteen novice surgeons performed arthroscopic tunnel drilling on synthetic knee models. Each participant created two tibial and two femoral tunnels using an Outside-In technique under two conditions: AR guidance and conventional mechanical guides routinely used in clinical practice. Task completion time was measured alongside extra-articular entry and intra-articular exit point errors, defined as the distances between predefined entry and target points and their corresponding actual drilling points. Subjective workload was assessed using the NASA Task Load Index. The study was conducted across two centers to enhance external validity and reproducibility.

AR guidance significantly improved tunnel placement accuracy. For entry error, AR achieved higher accuracy for both femoral (0.54 ± 1.61 mm) and tibial tunnels (0.21 ± 0.62 mm) compared to the conventional guide (3.32 ± 3.13 mm and 3.82 ± 4.54 mm, respectively). Similarly, for exit error, AR demonstrated higher accuracy for femoral tunnels (3.09 ± 2.00 mm vs 7.84 ± 4.44 mm), while differences were smaller for tibial tunnels (3.57 ± 2.59 mm vs 3.92 ± 2.84 mm). Task completion time was longer with AR for both femoral (102.44 ± 42.96 s vs 83.31 ± 41.42 s) and tibial tunnels (102.78 ± 50.05 s vs 69.78 ± 33.55 s). No significant differences in perceived workload were observed across any NASA-TLX dimensions.

The improved accuracy with AR guidance appears to reflect limitations of the conventional guide. Particularly for femoral drilling, where compensating for a fixed offset between the guide hook and pin exit point is challenging for novice users. In contrast, only minor differences were observed in tibial exit accuracy between conditions. The reduction in entry error with AR likely results from more direct control of instrument positioning, avoiding the repeated adjustments needed with a mechanical guide. Although task duration increased, the additional time was modest and unlikely to affect overall workflow. No increase in perceived workload was observed, indicating good usability. These findings support augmented reality as a precise tool that may contribute to the advancement of future surgical procedures.

AR guidance improves tunnel placement accuracy in ACLR with minimal impact on procedure time. These improvements are particularly relevant for novice surgeons and may contribute to accelerating the learning curve and enhancing surgical training.
Chaymae ACHERKI , Laurence NIGAY , Quentin ROY , Thibault SALQUE , Yvon GAUTIER , Rayane BENHENNEDA , Charles PIOGER (Paris)
09:36 - 09:43 #52279 - Augmented Reality vs Freehand Techniques for Training Residents in Glenoid K-Wire Positioning during Reverse Shoulder Arthroplasty.
Augmented Reality vs Freehand Techniques for Training Residents in Glenoid K-Wire Positioning during Reverse Shoulder Arthroplasty.

Accurate positioning of the implants during reverse shoulder arthroplasty is critical to prevent early complications and plays a key role in functional outcomes. Augmented reality (AR) technology could be a valuable tool for improving the accuracy of glenoid baseplate placement, particularly for less experienced surgeons. The primary objective of this simulation study was to determine whether incorporating AR guidance during training of residents significantly improves the success of glenoid K-wire positioning compared to training for the same task without the use of AR. The secondary objective was to determine how extensive this training should be to be beneficial.

Two parallel trials were conducted, differing only in the number of specimens (6 or 12) provided for training. The 20 participants were second, third and fourth-year orthopedic surgery residents. After being randomly assigned to each trial, they were allocated randomly to either the AR group (trained on glenoid K-wire placement using AR) or the Freehand group (trained for the same task without the use of AR). Seven days later, the participants were asked to place glenoid K-wires in 12 3D-printed scapular models. An NDI camera was used to capture the final 3D position of the K-wire. The primary outcome was the percentage of successful glenoid K-wire placements defined as the entry point being within 2 mm of the planned value and the version and inclination being within 5 degrees. For the primary objective, the two trials were merged into a meta-analysis, while for the secondary objective, the AR group was compared to the FH group in each of the two trials.

AR training led to a higher success rate than FH training for K-wire version (40% vs 10%, p<0.001) and inclination (47% vs 17%, p<0.001), but not entry-point placement (32% vs 48%, p=0.106), with consistent results across both trials (6 or 12 specimens).

AR-based training significantly improves residents’ ability to reproduce the planned version and inclination of the glenoid K-wire compared to freehand training, with effects persisting after 7 days. These findings suggest that AR facilitates spatial understanding of 3D planning parameters, which are particularly challenging for novice surgeons. Interestingly, AR did not improve entry-point accuracy, likely because this parameter relies more on surface landmark recognition and tactile feedback than on spatial orientation. The absence of a dose-response effect between 6 and 12 training specimens suggests that a limited exposure may be sufficient to achieve meaningful learning gains, supporting the efficiency of AR-based curricula. However, AR nearly doubled procedural time, which may limit its intraoperative applicability.

Overall, AR appears to be a valuable adjunct for teaching complex 3D alignment concepts, rather than a universal solution for all aspects of surgical accuracy.
Julien BERHOUET (Tours) , Celine ROBIN , Bruno GIRAUDEAU , Hoel LETISSIER
Philippe Erlanger
09:30

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KEY08
09:30 - 10:00

Conférence invité / Keynote lecture
La chirurgie mini-invasive de la cheville et du pied : de quoi parle-t-on et où en est-on ?

Modérateur : Nazim MEHDI (Chirurgien Orthopédiste) (Toulouse)
Point d’expertise sur la chirurgie mini-invasive de la cheville et du pied
09:30 - 10:00 La chirurgie mini-invasive de la cheville et du pied : de quoi parle-t-on et où en est-on ? Thomas BAUER (Professeur) (Conférencier, Boulogne Billancourt)
Jean Mineur

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CO08
09:30 - 10:30

Communications orales
Gestion des risques

Modérateurs : Christophe LE DU (CHIRURGIEN ORTHOPEDISTE) (Tours), Jean Charles LE HUEC (professeur chir ortho rachis) (Bordeaux)
09:30 - 09:37 #51619 - Avenir des arthroplasties françaises.
Avenir des arthroplasties françaises.

Depuis les premières prothèses de hanche des frères Judet en 1945, d’incessantes modifications et innovations majeures ont été faites dans le domaine des arthroplasties par de nombreux chirurgiens français, anglais et allemands en collaboration étroite avec de petites sociétés acceptant de prendre le risque de produire ces innovations.

Nous avons colligés des chiffres et des avis des sociétés françaises d'arthroplasties, du café débat de la dernière SOFCOT, du SINTEM, de l'ATIH, de la BPI, d'analystes financiers sur le marché mondial des arthroplasties, et enfin de l'Académie de Chirurgie

Ces dernières années nous constatons une disparition de nombreuses sociétés orthopédiques françaises et avec elles plus de 10 000 références d’implants ne sont plus commercialisés. Cette pénurie est majeure pour les implants de la main et de la cheville. Nous présentons dans un premier temps toutes les innovations majeures réalisées par des chirurgiens français, puis la disparition des sociétés d’implants françaises. Nous présentons ensuite les données ATIH 2023 sur la part des sociétés françaises sur le marché des prothèses de genou (2,5%), de hanche (20 %) et du rachis (20 %). Nous présentons ensuite le résultat du sondage du SNITEM sur les projets d’avenir des sociétés françaises encore existantes. Nous présentons ensuite les différentes causes pouvant expliquer la situation actuelle comme l’augmentation des coûts de fabrication par rapport aux baisses tarifaires, la superposition des normes administratives, l’avis du directeur général de BPI France sur le financement des start-up françaises, et les conséquences de la mise en place du Médical Device Regulation européen.

Cette présentation a pour but d’informer et de sensibiliser les chirurgiens orthopédiques et les décideurs afin de trouver des solutions rapides à la perte d’implants pour nos patients, aux importantes difficultés de l’innovation, à la perte de la diversité et l’évolution vers une standardisation.

Nous reprenons la conclusion de l’Académie de Chirurgie de janvier 2026 qui déclare : « cet environnement risque de réduire, voire de détruire le tissu industriel des TPE et PME françaises.
Jean Louis ROUVILLAIN (Fort-de-France, La Martinique)
09:37 - 09:44 #51699 - Annonce d’un déficit neurologique iatrogène en chirurgie du membre supérieur chez l’adulte : vécu des patients.
Annonce d’un déficit neurologique iatrogène en chirurgie du membre supérieur chez l’adulte : vécu des patients.

Les lésions neurologiques iatrogènes représentent une complication rare mais redoutée en chirurgie du membre supérieur. Leur annonce constitue un moment délicat dans la relation médecin-patient, pouvant générer une détresse psychologique importante et altérer la relation de confiance avec l’équipe chirurgicale. Peu d’études se sont intéressées au vécu des patients lors de l’annonce d’une complication neurologique iatrogène. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact émotionnel de cette annonce chez les patients opérés du membre supérieur et d’identifier les facteurs associés à un mauvais ressenti.

Nous avons mené une étude rétrospective monocentrique incluant les patients adultes ayant présenté un déficit neurologique iatrogène per-opératoire après chirurgie du membre supérieur, pris en charge dans notre service entre 2015 et 2025. Les patients étaient recontactés lors d’une consultation de suivi ou par téléphone et invités à remplir un questionnaire anonyme. Le questionnaire avait été élaboré par un groupe de travail composé de 2 chirurgiens orthopédistes et un psychiatre. Les critères étudiés comprenaient les circonstances de l’annonce de la complication, le délai d’annonce après l’intervention, la personne ayant réalisé l’annonce, la qualité perçue de l’information délivrée, les éléments ayant contribué à un mauvais ressenti et les conséquences psychologiques et relationnelles de cette annonce. L’impact émotionnel de l’annonce était évalué à l’aide du questionnaire Impact of Event Scale (IES). Un score supérieur à 36 était considéré comme évocateur d’un état de stress post-traumatique.

12 patients ont été inclus dans l’étude. Les interventions concernées étaient la chirurgie autour de l’humérus moyen et distal ainsi que du coude. Le nerf radial était atteint chez 8 patients et le nerf ulnaire chez 4 patients. Le délai moyen d’annonce de la complication était de 2,3 jours. Dans 100% des cas, l’annonce était réalisée par le chirurgien opérateur. Les éléments ayant le plus contribué à un mauvais ressenti étaient : "minimisation des conséquences du déficit neurologique" (75%), "absence d’explications claires sur le pronostic" (75%) et "impression d’un manque de transparence de l’équipe" (58,3%) Les conséquences rapportées par les patients comprenaient : "désir d’obtenir un second avis" (100%), "perte de confiance envers l’équipe médicale" (91,66%), "anxiété importante" (75%), "intention d’engager une procédure médico-légale" (75%). Le score moyen au questionnaire IES était de 31/88, avec 2 patients (16,66%) présentant un score supérieur à 36, suggérant un état de stress post-traumatique.

L’annonce d’un déficit neurologique iatrogène après chirurgie du membre supérieur peut constituer un événement traumatique pour les patients. Ces résultats soulignent l’importance d’une communication adaptée et empathique, d’un accompagnement psychologique et de protocoles d’annonce des complications en chirurgie orthopédique.
Mohamed Taher GHANNOUCHI (Tunisie, Tunisie) , Ghassen AMRI , Hassen YANES , Khaireddine BEN AMOR , Hedi Moez BEN AYED
09:44 - 09:51 #52107 - Pratique de l’éthique du care dans les soins en traumatologie et chirurgie orthopédique : état des lieux et perspectives.
Pratique de l’éthique du care dans les soins en traumatologie et chirurgie orthopédique : état des lieux et perspectives.

L’éthique du care, fondée sur l’attention, la responsabilité et la justice relationnelle, occupe une place essentielle dans les soins centrés sur le patient, en particulier dans les situations de vulnérabilité. Son application est particulièrement importante dans les structures spécialisées en traumatologie et chirurgie orthopédique, où les professionnels prennent en charge des patients douloureux, dépendants et exposés à des parcours de soins complexes. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’application des principes de l’éthique du care par les professionnels de santé exerçant en traumatologie et chirurgie orthopédique, tout en identifiant les disparités, les obstacles et les leviers susceptibles de renforcer les pratiques éthiques.

Il s’agissait d’une étude observationnelle monocentrique de type CAP (Connaissances, Attitudes, Pratiques), menée du 5 septembre au 5 octobre 2024 dans un centre hospitalier universitaire spécialisé en traumatologie et chirurgie orthopédique. Soixante professionnels de santé impliqués dans la prise en charge des patients de ce secteur, dont 35 médecins et 25 paramédicaux, ont répondu à un questionnaire structuré. Les réponses fermées ont été analysées à l’aide du logiciel SPSS version 22, tandis que les réponses ouvertes ont été codées et explorées qualitativement avec NVivo version 12.

Globalement, 71 % des participants adhéraient aux principes de l’éthique du care. Des différences significatives ont été observées entre médecins et paramédicaux pour plusieurs dimensions, notamment la compétence perçue (82 % versus 74 %, p=0,025), le respect de l’autonomie (80 % versus 73 %, p=0,049) et la réactivité aux besoins des patients (74 % versus 66 %, p=0,032). Les paramédicaux rapportaient davantage d’obstacles dans l’exercice quotidien du care, en particulier la surcharge de travail (76 % versus 11 %, p<0,001) et le manque de ressources (77 % versus 22 %, p<0,001). À l’inverse, la collaboration interdisciplinaire (85 % chez les médecins versus 40 % chez les paramédicaux, p=0,0006) et la formation continue (71 % versus 60 %) ressortaient comme des facteurs facilitateurs majeurs.

Ces résultats mettent en évidence des écarts dans l’application des principes du care entre les catégories professionnelles. Les contraintes organisationnelles, la charge de travail et les ressources disponibles influencent directement la capacité des équipes à maintenir une approche pleinement centrée sur le patient.

Cette étude souligne l’importance de formations adaptées, du renforcement de la collaboration interdisciplinaire et d’une meilleure allocation des ressources afin de garantir des soins plus éthiques, plus équitables et mieux centrés sur les besoins des patients, dans un secteur marqué par la douleur, la dépendance fonctionnelle et la technicité des soins.
Wiem GUIBANE (Ben Arous, Tunisie)
09:51 - 09:58 #52112 - Risk Matrix for Intrapelvic Acetabular Component Migration: A Risk Management Approach to Surgical Planning in Revision THA.
Risk Matrix for Intrapelvic Acetabular Component Migration: A Risk Management Approach to Surgical Planning in Revision THA.

Intrapelvic acetabular component migration in revision THA carries a substantial risk of catastrophic neurovascular injury. The aim of this study was to develop a four-tier risk matrix for preoperative assessment of neurovascular hazard and assess its reproducibility and operational validity in guiding surgical escalation

We retrospectively reviewed 64 acetabular revisions for components migrated beyond the ilio-ischial line. Pre-op assessment included radiographs and CT angiography. A risk matrix was developed using four variables: extent of migration; the relationship between cup and hardware to vessels: proximity, contiguity, displacement, or the presence of pseudoaneurysm or arteriovenous fistula; timing/chronicity of protrusion; infection. Patients were assigned to four ordinal risk categories, each linked to a predefined operative strategy with increasing vascular control and multidisciplinary involvement. Interobserver agreement for matrix-based risk allocation was assessed using weighted kappa. Operational validity was examined by analyzing the correspondence between risk category and escalation of surgical strategy.

Risk distribution was: low, 17/64 (26.6%); medium, 29/64 (45.3%); high, 15/64 (23.4%); and very high, 3/64 (4.7%). Interobserver agreement was high, with a weighted kappa of 0.83. Surgical management escalated consistently across categories: standard revision in low-risk cases, standard approach in a supine position with vascular surgeon present in medium-risk cases, retroperitoneal iliac vessel exposure and looping before revision in high-risk cases, and specialized retroperitoneal or transabdominal vascular control in very high-risk cases. Overall, 18/64 patients (28.1%) required pre-emptive vascular control because they were classified as high or very high risk. This stepwise alignment between matrix-defined risk level and operative escalation supports the operational validity of the model. No major vascular injury occurred.

Risk management is the overarching process that encompasses identification, analysis, mitigation planning and contingency plan. Effective risk management depends on risk management planning. This study frames intrapelvic acetabular migration as a risk management problem and translates preoperative findings into a practical four-tier risk matrix. The matrix showed high interobserver reproducibility and a coherent stepwise association between increasing risk category and preventive surgical escalation. Although the absence of major vascular events cannot prove predictive validity, it is consistent with the feasibility and safety of a structured risk-adapted strategy.

The proposed risk matrix showed reproducible category allocation and coherent stepwise association with surgical escalation. It may help standardize preoperative decision-making and support safer revision THA in patients with intrapelvic acetabular component migration.
Matteo INNOCENTI , Alessandro CIVININI (Firenze, Italie) , Filippo LEGGIERI , Davide STIMOLO , Roberto CIVININI
09:58 - 10:05 #52971 - Impact d’un protocole de récupération améliorée après chirurgie (RAAC) sur l’anxiété périopératoire et la récupération après chirurgie pour scoliose idiopathique : étude prospective des 85 premiers cas.
Impact d’un protocole de récupération améliorée après chirurgie (RAAC) sur l’anxiété périopératoire et la récupération après chirurgie pour scoliose idiopathique : étude prospective des 85 premiers cas.

Les protocoles de récupération améliorée après chirurgie (RAAC) ont pour objectif d’optimiser la prise en charge périopératoire, de réduire le stress chirurgical et d’améliorer la récupération fonctionnelle. ’La chirurgie de correction de la scoliose idiopathique reste une intervention majeure, associée à une anxiété préopératoire importante, à des douleurs postopératoires significatives tout en s'adressant à une population jeune. L’objectif de cette étude était d’évaluer prospectivement l’impact d’un protocole RAAC spécifique à la SIA sur l’anxiété périopératoire et la récupération fonctionnelle des patients opérés.

Il s’agit d’une étude prospective monocentrique incluant les 85 premiers patients consécutifs opérés d’une SIA, inclus dans un parcours de soins RAAC standardisé comprenant une information préopératoire structurée, une optimisation anesthésique incluant une stratégie d’analgésie multimodale et une rééducation fonctionnelle précoce. Le critère de jugement principal était l’évaluation de l’anxiété périopératoire à l’aide du score APAIS (Amsterdam Preoperative Anxiety and Information Scale). Les critères secondaires comprenaient la durée d’hospitalisation, la consommation de morphiniques, le délai d’arrêt des antalgiques et la satisfaction globale des patients.

Quatre vingt cinq patients ont été inclus (age moyen 16,3 ans, 73% filles). Le score APAIS préopératoire moyen était de 15,2 ± 5,9, traduisant un niveau d’anxiété élevé, ramené à 11,2 ± 5,1 après l'éducation pré opératoire. La consommation moyenne de morphiniques postopératoires, en équivalents morphine, était de 22 ± 9 mg sur les 48 premières heures. La durée moyenne d’hospitalisation était de 4,3 ± 1,1 jours. L’arrêt des traitements antalgiques opioïdes est intervenu en moyenne au 5ᵉ jour postopératoire. L'arrêt des traitements antalgiques était la règle à J15 dans 87% des cas et le retour à une vie quotidienne jugée normale à J30 dans 89% des cas. La satisfaction globale des patients vis-à-vis de la prise en charge a été élevée, avec 92 % des patients se déclarant satisfaits ou très satisfaits du parcours RAAC.

L'un des apports majeurs de notre travail réside dans l’évaluation systématique de l’anxiété périopératoire. Le niveau d’anxiété observé dans notre cohorte démontre un effet bénéfique de l’information préopératoire structurée et de la standardisation du parcours RAAC. Cette approche centrée sur le patient, intégrant préparation psychologique et optimisation médico chirurgicale, constitue un levier déterminant dans l’amélioration de l’expérience périopératoire.

Dans cette cohorte prospective de 85 patients, le protocole RAAC a permis une réduction significative de l’anxiété périopératoire et de la douleur, avec une récupération rapide (retour à domicile < 4 jours, arrêt des antalgiques à 15 jours, reprise scolaire à 30 jours). Ces résultats ont été associés à une diminution significative des complications, optimisant la prise en charge de la SIA.
Kariman ABELIN-GENEVOIS , Dylane CHERIF (Lyon) , Marie CREUSOT , Amir KHANAFER , Mathieu BAUDOUX , Vincent CUNIN , Jan SCHMOLKE , Sylvie TIXIER WULFF , Sylvain PERELMUTER
10:05 - 10:12 #52979 - Optimisation de la prise en charge des anticoagulants oraux en chirurgie orthopédique : apport de la conciliation de sortie.
Optimisation de la prise en charge des anticoagulants oraux en chirurgie orthopédique : apport de la conciliation de sortie.

En chirurgie orthopédique, la gestion des anticoagulants oraux expose à un risque iatrogène, majoré par le contexte péri opératoire, notamment lors des phases de suspension et de reprise du traitement. Dans ce cadre, les documents de sortie jouent un rôle clé, mais leur caractère parfois incomplet peut être source d’évènements indésirables évitables. Afin d’améliorer la sécurisation du parcours médicamenteux, une démarche de conciliation médicamenteuse de sortie ciblée a été mise en place.

Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique dans un service de chirurgie orthopédique, incluant des patients sous anticoagulant curatif. La conformité des documents de sortie (compte rendu et ordonnance) a été analysée de manière systématique, suivie, le cas échéant, d’une intervention pharmaceutique. Les critères d’évaluation portaient sur la posologie, le relais entre héparinothérapie et anticoagulant oral et le risque de chevauchement thérapeutique. Les documents étaient considérés comme conformes lorsque l’anticoagulant oral et l’absence de chevauchement étaient clairement mentionnés.

Entre octobre 2021 et mars 2026, 513 patients ont été recensés : 394 patients traités par anticoagulants oraux directs, 55 par héparines de bas poids moléculaire, 43 par antivitamines K, et 21 initiations ont eu lieu au cours de l’hospitalisation. Après exclusion des patients transférés ou décédés, 422 dossiers ont été analysés. Le taux de non-conformité atteignait 57,3 %. Les anomalies observées concernaient principalement une posologie inadaptée (49,6 %), un relais non réalisé ou non mentionné (33,1 %), un chevauchement inapproprié (7,9 %), une discordance entre les documents médicaux (7,9 %), ainsi qu’un défaut de surveillance biologique (1,7 %). Le taux de non-conformité avant intervention pharmaceutique, était stable à 55,5 % en 2021 et 2022, a diminué à 46,2 % en 2023, avant de repartir à la hausse pour atteindre 63,5 % en 2024 puis 64,1 % en 2025 et 2026.

Le taux élevé de non-conformité, principalement lié aux erreurs de posologie et aux problèmes de relais, montre que la gestion des anticoagulants reste difficile en pratique. L’amélioration observée en 2023 n’a pas été maintenue, avec une remontée des non-conformités les années suivantes, ce qui reflète une évolution fluctuante d’une année à l'autre.

La sortie d’hospitalisation chez les patients sous anticoagulants oraux constitue une étape critique, associée à un risque iatrogène non négligeable. L’implication du pharmacien apparaît déterminante pour améliorer la conformité des prescriptions de sortie. Ceci constitue un levier concret pour renforcer la sécurité de la prise en charge médicamenteuse, et développer ainsi le lien ville-hôpital.
Anis KHALED (Choisy-le-Roi) , Claire HENRY , Benoit VILLAIN , Sarah POGGIO , Sandrine ROY
10:12 - 10:19 #52062 - Cross-Cultural Translation and Validation of Arabic Orthopaedic Patient-Reported Outcome Measures with an Integrated Web-Based Scoring Platform.
Cross-Cultural Translation and Validation of Arabic Orthopaedic Patient-Reported Outcome Measures with an Integrated Web-Based Scoring Platform.

Patient-reported outcome measures (PROMs) are widely used in orthopedic research to assess symptoms, function, disability, and health-related quality of life. However, most PROMs were developed in English and were not validated in other widely used languages, which may introduce measurement bias and limit the comparability of research findings. This is particularly relevant for Arabic-speaking populations exceeding 420 million people worldwide.

A prospective cross-sectional study translated and validated previously English-validated PROMs: thoracolumbar (QBPDS, SFI, SFI-10), cervical (BNQ), upper limb (PSS, DHI, MHQ), lower limb (LLTQ), hip (iHOT-12, iHOT-33, HOOS, HOOS-12, HOOS-PS, HOOS-JR), knee (KOOS-12, KOOS-JR), claudication (ECQ, ZCQ), and foot/ankle (AOS, BFS, FAAM, FAOS). Cross-cultural adaptation followed established guidelines using three forward translations (1 sworn translator, 2 surgeons), reconciliation, blinded back-translation, and expert panel review. A pilot with 10 clinic patients assessed comprehensibility. Adults ≥18 years attending two outpatient clinics were consecutively recruited, targeting ≥500 participants per questionnaire. Participants completed one PROM and an appropriate Arabic-validated comparator to evaluate convergent validity. Clinically stable patients formed the retest subgroup and repeated questionnaires after 5–10 days. Internal consistency was evaluated with Cronbach’s alpha and item-total correlations. Structural validity was examined using principal component analysis (PCA) with sampling adequacy testing. Convergent validity used Spearman correlations. Test-retest reliability and measurement error were assessed using intraclass correlation coefficient (ICC) with 95% confidence intervals, paired comparisons, standard error of measurement, and minimal detectable change.

Internal consistency was excellent across all domains in all validated questionnaires (Cronbach’s α>0.90). Test-retest reliability was likewise excellent (ICC(2,1)>0.95). Bland-Altman analyses showed minimal bias (>-0.02) and narrow limits of agreement (approximately ±6-7 points). Structural validity was supported by PCA, with Kaiser-Meyer-Olkin values >0.85. Convergent validity with the comparator was strong, with Spearman’s ρ>0.87 (p<0.01).

Arabic PROMs demonstrated strong psychometric properties, supporting reliable patient-reported outcome assessment across orthopedic conditions and providing standardized tools for clinical evaluation and research in Arabic-speaking populations through a digital platform

This study supports wider implementation of patient-reported outcome assessment in Arabic-speaking clinical practice and research through validated Arabic orthopedic PROMs and an accessible digital scoring platform
Marc BOUTROS , Guy AWAD (Beirut, Liban) , Caren HASSAN , Shaza HAMMAD , Gaby HAYKAL , Rami RACHKIDI , Toni MANSOUR , Sami ROUKOZ , Rami EL ABIAD
Rédaction 1
09:45

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J11-3
09:45 - 09:55

Journée CAOS
Présentation du symposium SOFCOT 2029 IA en orthopédie : résultat du sondage et perspectives.
CAOS

Session dédiée au Computer-Assisted Orthopaedic Surgery, soit en français chirurgie orthopédique assistée par ordinateur
09:45 - 09:55 Présentation du symposium SOFCOT 2029 IA en orthopédie : résultat du sondage et perspectives.
Philippe Erlanger
09:55

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J11-4
09:55 - 10:30

Journée CAOS
Battle France vs USA - L'IA : forte croissance ou déclin de notre civilisation ?
CAOS

Session dédiée au Computer-Assisted Orthopaedic Surgery, soit en français chirurgie orthopédique assistée par ordinateur
09:55 - 10:30 Battle France vs USA : AI: Big Growth or Decline of Our Civilization. Ayoosh PAREEK (Conférencier, New-York, Etats-Unis), Matthieu OLLIVIER (puph) (Conférencier, Marseille)
Philippe Erlanger
10:00

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HL03
10:00 - 10:30

Honorary Lecture Marcel Kerboull
Total Hip Arthroplasty: What Are the Remaining Unsolved Problems in 2026?

Modérateur : Moussa HAMADOUCHE (Paris)
Identifier les principaux enjeux et problématiques encore non résolus en arthroplastie totale de hanche. Analyser les limites des pratiques actuelles et les perspectives d’évolution pour optimiser les résultats et la prise en charge des patients.
10:00 - 10:30 Total Hip Arthroplasty: What Are the Remaining Unsolved Problems in 2026? Dan BERRY (Conférencier, Rochester, Etats-Unis)
Louis Lumiere

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RE04
10:00 - 10:30

Relive
La butée coracoïdienne selon Latarjet en mini‑open : un classique, une tradition française !

10:00 - 10:20 La butée coracoïdienne selon Latarjet en mini‑open : un classique, une tradition française ! Johannes BARTH (orthopédiste) (Conférencier, Chirurgien orthopédique, Grenoble)
HI5 Studio

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RE05
10:00 - 10:30

Relive
Stabilisation de cheville

10:00 - 10:20 Stabilisation de cheville. Stéphane GUILLO (Docteur) (Conférencier, Mérignac)
Jean Mineur

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WS03-2
10:00 - 11:00

Workshop CJO
Fracture pilon / plateau tibial - la pratique
CJO

Salle 01 - hall d'exposition

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J13-1
10:00 - 10:30

Journée SoFOP
Conférence de la nation invitée.
SOFOP

Durant cette journée, la SOFOP (Société Française d’Orthopédie Pédiatrique) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies orthopédiques de l’enfant et les traumatismes pédiatriques.
10:00 - 10:30 ACL reconstruction with ITB Micheli-Kocher technique in skeletally immature patients. Marco TURATI (PH) (Conférencier, Milan, Italie)
Salon Ambassadeurs 1/3
10:30 Pause
11:00

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TR15
11:00 - 12:00

Table ronde JOA
Knee Deformity in Varus: How to deal at various stages of OsteoArthritis?
JOA

Directeurs : Jean-Noël ARGENSON (Professeur Chef de Service) (Directeur, Marseille), Shuichi MATSUDA (Professor and Chairman) (Directeur, Kyoto, Japon)
Session de la Japanese Orthopaedic Association sur la prise en charge conservatrice des deformation en varus du membre inférieur
11:00 - 11:10 Coronal varus alignment and advance in osteoarthritis (OA). Shuichi MATSUDA (Professor and Chairman) (Conférencier, Kyoto, Japon)
11:10 - 11:20 Tibial plateau bone morphology and medial opening wedge HTO. Ken OKAZAKI (Professor) (Conférencier, Tokyo, Japon)
11:20 - 11:30 Algorithm for HTO and UKA in varus unicompartmental OA. Matthieu OLLIVIER (puph) (Conférencier, Marseille)
11:30 - 11:40 Joint line elevation and mid-flexion laxity in TKA for varus osteoarthritis. Yukihide MINODA (Conférencier, Osaka, Japon)
11:40 - 11:50 Coronal alignment and TKA for varus knee deformity. Matt ABDEL (Orthopedic Surgeon) (Conférencier, Rochester, Etats-Unis)
11:50 - 12:00 Discussion.
Louis Lumiere

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TR17
11:00 - 12:00

Table ronde SFTS
Complémentarité médico-chirurgicale en Médecine du Sport : Le fil conducteur de la SFTS
SFTS

Directeurs : Anselme BILLAUD (chirurgien de l'épaule) (Directeur, Mérignac), Camille CHOUFANI (chirurgien orthopédiste) (Directeur, Toulon), Hervé COLLADO (medecin du sport) (Directeur, Médecin du sport, Marseille)
Comprendre la complémentarité entre les approches médicale et chirurgicale dans la prise en charge des pathologies sportives avec la Société Française de Traumatologie du Sport, société savante consacrée à la traumatologie et aux pathologies de l’appareil locomoteur liées à la pratique sportive
11:00 - 11:10 Ligamentoplastie de genou : rééducation du sportif de haut niveau. Eric LABOUTE (médecin) (Conférencier, MPR, Capbreton)
11:10 - 11:20 Ligamentoplastie de genou : retour sur le terrain et à la performance sportive. Pascal MAILLÉ (médecin responsable) (Conférencier, MPR, Clairefontaine en Yvelines)
11:20 - 11:30 Intérêt de la coopération médico-chirurgicale dans le suivi longitudinale des reconstructions du LCA dans la population générale : intérêt des tests isocinétiques précoces. Joffrey DRIGNY (Conférencier, MPR, Caen)
11:30 - 11:40 Nouveautés dans la rééducation de cheville. Roberto PURELLO D'AMBROSIO (Médecin du Sport) (Conférencier, Médecin du sport, Saint-Raphaël)
11:40 - 11:50 Prise en charge médicale des fractures de fatigue. Claude MARBLÉ (Conférencier, Médecin du sport, Marseille)
11:50 - 12:00 Médecine régénérative en traumatologie du sport de haut niveau. Didier DEMORY (Conférencier, Médecin chef de l'OM, Marseille)
Debussy

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TR16
11:00 - 12:00

Table ronde SFT
Apport des nouvelles technologies dans la prise en charge des cals vicieux ou des membres
SFT

Directeurs : Pierre MARTZ (PU / PH) (Directeur, Dijon), Jérôme TONETTI (Professeur des Universités - Praticien hospitalier) (Directeur, Grenoble)
Table ronde de la Société Française de Traumatologie, société savante dédiée à la traumatologie orthopédique, notamment à la prise en charge des fractures et des cals vicieux de l’appareil locomoteur.
11:00 - 11:05 Introduction. Jérôme TONETTI (Professeur des Universités - Praticien hospitalier) (Conférencier, Grenoble)
11:05 - 11:17 Autour du poignet. François LOISEL (Orthopédiste - Chirurgien de la main) (Conférencier, Besançon)
11:17 - 11:29 Autour de la cheville. Louis RONY (Maître de Conférences Universitaires - Praticien Hospitalier) (Conférencier, Angers)
11:29 - 11:41 Autour du genou. Pierre MARTZ (PU / PH) (Conférencier, Dijon)
11:41 - 11:53 Autour de l’anneau pelvien. Jérôme TONETTI (Professeur des Universités - Praticien hospitalier) (Conférencier, Grenoble)
11:53 - 12:00 Conclusion / Discussion. Pierre MARTZ (PU / PH) (Conférencier, Dijon)
Salon Ambassadeurs 2/3

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CO25
11:00 - 12:00

Communications orales
Epaule / Coude

Modérateurs : Tristan LASCAR (Chef de service) (Monaco), Guillaume VILLATTE (PH) (Clermont-Ferrand)
11:00 - 11:07 #51485 - High Radiographic Failure Rate After Scapulothoracic Fusion Using Multiple Suture Tape Cerclage in Facioscapulohumeral Muscular Dystrophy.
High Radiographic Failure Rate After Scapulothoracic Fusion Using Multiple Suture Tape Cerclage in Facioscapulohumeral Muscular Dystrophy.

FSHD is characterized by progressive periscapular muscle weakness, resulting in symptomatic scapular winging and impaired shoulder elevation. In selected patients with preserved deltoid function, scapulothoracic fusion can improve arm elevation and reduce pain. Traditionally, fusion has been achieved using metallic wires or cables combined with plates and bone grafting, providing reliable union but at the expense of hardware-related complications and pulmonary morbidity. More recently, fixation with ultra–high-molecular-weight polyethylene (UHMWPE) suture tape cerclages has been proposed as a less rigid alternative, with early reports suggesting acceptable union rates and fewer implant-related complications. However, the reproducibility and reliability of this technique remain uncertain.

We conducted a retrospective case series of all consecutive patients treated at our institution for FSHD who underwent scapulothoracic fusion using multiple UHMWPE suture tape cerclages between January 2019 and February 2025. Eight patients (ten shoulders), including two bilateral procedures, were included. The primary outcome was radiographic union assessed on computed tomography at a minimum of 6 months postoperatively. Secondary outcomes included postoperative complications.

Radiographic union was achieved in 6 of 10 shoulders (60%), whereas 4 shoulders (40%) demonstrated persistent nonunion on follow-up computed tomography. Among the four nonunions, one required revision surgery with conversion to metallic cerclage fixation. The remaining nonunions were associated with partial clinical improvement, and no additional surgical intervention was performed. Two patients with radiographic nonunion subsequently requested contralateral surgery because of perceived functional benefit. Complications included bilateral rib fractures in one patient. No pulmonary complications were observed.

Scapulothoracic fusion using multiple suture tape cerclages was associated with a high rate of radiographic nonunion in this series. Although some patients experienced functional improvement, the overall radiographic outcomes were suboptimal. Based on these findings, metallic cerclage fixation was reinstated as the preferred method in our practice.
Omid JAMEI-MARTEL (Genève, Suisse) , Jean-David WERTHEL
11:07 - 11:14 #51958 - Résection de clavicule distale dans l'arthropathie acromio claviculaire : les modèles de résection oblique permettent de mieux restaurer l'anatomie pré dégénérative.
Résection de clavicule distale dans l'arthropathie acromio claviculaire : les modèles de résection oblique permettent de mieux restaurer l'anatomie pré dégénérative.

L'arthropathie dégénérative acromio-claviculaire (AC) est une cause fréquente de douleur d'épaule. Le cross body adduction (CBA) test permet de détecter celle-ci au niveau de l'articulation AC en reproduisant la douleur lors de l'adduction du bras. Les traitements conservateurs restent la stratégie thérapeutique principale. Lorsque ceux-ci échouent, la résection de la partie distale de la clavicule (RDC) est l'option chirurgicale privilégiée. Cette étude vise, en utilisant des doubles numériques géométriques, à identifier la forme optimale de résection pour supprimer le conflit AC tout en minimisant la perte osseuse et en préservant ainsi les structures ligamentaires. Nous avons émis l'hypothèse que les schémas de résection oblique antérieure correspondraient le mieux à l'anatomie d'une articulation normale et fonctionnelle avant dégénérescence.

Différents modèles tridimensionnels d'articulations acromio-claviculaires saine et pathologiques ont été créés à partir d'examen scanographiques. Divers schémas de résections osseuses parallèles et obliques ont été simulées sur ces modèles. Pour définir les plans de résection, un plan tangent acromial a été créé. Puis les plans de résection parallèles et obliques ont été modélisés à partir de celui ci, avec différentes conditions d'obliquité et de distance. Les effets sur la dynamique articulaire ont été évalués en mesurant les espaces antérieurs et postérieurs ainsi que les distances centrales entre les facettes articulaires acromiales et celles de la partie distale de la clavicule réséquée, et en les comparant au modèle sain.

Quatre modèles pathologiques ont été créés et comparés à un modèle sain. Vingt modèles de RDC oblique antérieure ont été générés selon quatre conditions de longueur et cinque conditions d'obliquité. Les schémas de résection étaient jugés satisfaisants s’ils se rapprochaient de la valeur de référence du modèle sain. Dans tous les cas, les modèles obliques de RCD se rapprochaient mieux de l'anatomie saine.

Cette étude montre que, dans le cadre de la prise en charge chirurgicale de l'arthropathie acromio-claviculaire par RDC, les plans de résection oblique antérieure permettent généralement de mieux reproduire l'espacement des articulations acromio-claviculaires saines et de se rapprocher de l'anatomie normale d'avant la dégénérescence. L'hypothèse de notre étude est donc confirmée. Les études visant à formuler des recommandations pour une RDC optimale, afin d'optimiser les résultats postopératoires et de prévenir la réapparition de la douleur, sont peu nombreuses et hétérogènes.

Cette étude est la première à examiner le comportement de l'articulation acromio-claviculaire en position neutre et en position CBA, ainsi que l'impact de différents modèles de RDC oblique sur la restauration d'une anatomie normale pré dégénérative. Nous recommandons de réaliser une RDC en suivant les recommandations suivantes : une longueur de 2 à 5 mm associée à une obliquité antérieure de 20 à 40°.
Emile DOBELLE (Marseille) , Renaud GRAVIER , Damien LAMI , Jean-Noël ARGENSON
11:14 - 11:21 #52397 - Critical Shoulder Angle as a Clinical Predictor of Preserved Range of Motion in Rotator Cuff Tears.
Critical Shoulder Angle as a Clinical Predictor of Preserved Range of Motion in Rotator Cuff Tears.

The critical shoulder angle (CSA) is a well-established anatomical parameter associated with the development of rotator cuff pathology. Although larger CSA values have been linked to rotator cuff tears, the relationship between CSA and functional presentation, particularly the presence of pseudoparalysis, remains poorly defined.

This monocentric retrospective observational study included 147 consecutive patients undergoing arthroscopic rotator cuff repair. Patients were stratified into a pseudoparalysis group (n = 64) and a preserved active shoulder elevation group (n = 83) based on preoperative active range of motion. CSA was measured on standardized anteroposterior shoulder radiographs. Rotator cuff tear patterns were classified according to the Lafosse 4D classification. Postoperative tendon healing was assessed at 1-year follow-up using magnetic resonance imaging and the Sugaya classification. Demographic variables, tear patterns, and healing rates were compared between groups using appropriate statistical analyses.

Patient demographics, smoking status, operated side, and rotator cuff tear patterns were comparable between groups. Mean CSA was significantly larger in patients presenting with pseudoparalysis than in those with preserved active shoulder elevation (38.6° vs 28.7°, p < 0.001). The extent of rotator cuff involvement was similar between groups, with a median of two involved muscles in the pseudoparalysis group and one in the preserved range of motion group. Postoperative tendon healing rates did not differ significantly between groups. Subscapularis healing was observed in 100% of evaluated cases in both groups. Supraspinatus healing was observed in 70.6% of patients with pseudoparalysis and 77.4% of patients with preserved motion, while infraspinatus healing was observed in 72.2% and 82.4% of patients, respectively.

In patients with rotator cuff tears, pseudoparalysis is strongly associated with an increased critical shoulder angle, independent of tear pattern and postoperative tendon healing. These findings suggest that scapular morphology plays a central role in functional presentation and that CSA may represent a simple radiographic parameter for early functional stratification in rotator cuff disease.
Erica LANTE , Geoffroi LALLEMAND (Rennaz, Suisse)
11:21 - 11:28 #52094 - Comparaison des résultats entre les réparations des lésions partielles de la coiffe des rotateurs et les réparations des lésions transfixiantes stade 1 du sus-épineux : une étude prospective multicentrique.
Comparaison des résultats entre les réparations des lésions partielles de la coiffe des rotateurs et les réparations des lésions transfixiantes stade 1 du sus-épineux : une étude prospective multicentrique.

Les lésions de la coiffe des rotateurs postéro-supérieures sont fréquentes et peuvent toucher toute l'épaisseur du tendon ou seulement une partie dans le cas de lésions partielles. L'objectif était d'analyser les résultats des réparations des lésions partielles postero-supérieures de la coiffe des rotateurs (groupe PTRCR) par rapport aux réparations des lésions tranfixiantes stade 1 du sus-épineux (groupe S1FSR).

Il s'agissait d'une étude prospective multicentrique (12 centres) qui a comparé, au cours de la même période, des patients ayant eu une réparation des lésions partielles de la coiffe des rotateurs à un groupe témoin ayant eu une réparation de lésions transfixiantes du sus-épineux de stade 1 (suivi minimum d'un an). Les résultats cliniques ont été évalués avant et après l'opération à l'aide du score de Constant, des mobilités, de l'EVA et du score SSV. Les résultats radiologiques ont analysé l'acromion à l'aide de l'angle CSA et de l'indice de Nyffeler. Les lésions de la coiffe des rotateurs et la cicatrisation de la coiffe ont été évaluées par IRM avant l'opération et un an de suivi.

Après l'inclusion initiale de 417 patients, 138 lésions partielles (65 lésions bursales superficielles, 51 lésions articulaires profondes et 22 lésions intratendineuses) ont été analysées et comparées à 63 réparations de lésions transfixiantes du sus-épineux de stade 1. Avant l'opération, le groupe PTRCR était plus jeune (54±10 ans contre 60±9 ans, p<0.001), avait suivi une rééducation plus longue (durée 12±10 mois contre 8±6 mois, p=0.02 ; nombre de séances de physiothérapie 28±8 contre 18±7 ; p<0.001), plus douloureux (EVA 7±2 vs 5.2±1,3 ; p<0.01) et moins mobiles (EAA 138±10 degrés vs 150±13 degrés, p<0.001) que le groupe S1FSR. Dans le groupe PTRCR bursal, 31% (n=20) des biceps ont été préservés, contre 14% (n=7) pour les lésions partielles articulaires et 5% (n=3) pour les lésions du sus-épineux de stade 1. Au bout d'un an de suivi, le groupe PTRCR présentait davantage de douleurs (EVA 1.6±1 contre 0.6±0.5, p<0.05) sauf si l'on excluait les patients ayant conservé leur biceps (réparation partielle n=108 : 1±0.8 contre n=60 réparations de stade 1 0.5±0.5 ; p=0.2). Aucune différence n'a été observée dans les scores fonctionnels ou les mobilités. Le taux de complications était comparable, tout comme le taux de cicatrisation de 93 % dans les deux groupes. Aucun patient n'a été réopéré ou révisé dans les deux groupes.

Avant l'opération, le groupe PTRCR était plus jeune, plus douloureux et était moins mobile que le groupe S1FSR. Après un an de suivi, le groupe PTRCR était plus douloureux, en particulier dans les cas de préservation du biceps, sans différence en termes de taux de complications ou de cicatrisation par rapport au groupe S1FSR.
Hugo BARRET (Toulouse) , Jean Francois GONALEZ , Nicolas BONNEVIALLE , Alexandre CAUBERE , Yacine CARLIER , Nicolas HOLZER , Bertrand COULET , Sofiane NOURI , Kevin BARGOIN , Alexandre MORANTE DE LOS REYES , Arnaud GODENECHE , Arthroscopy SFA , Renaud GRAVIER
11:28 - 11:35 #51596 - Exploratory analysis of shoulder motion strategies for achieving functional hand behind the back in controls and after reverse shoulder arthroplasty.
Exploratory analysis of shoulder motion strategies for achieving functional hand behind the back in controls and after reverse shoulder arthroplasty.

After reverse shoulder arthroplasty (RSA), most patients recover a satisfactory anterior forward flexion and external rotation elbow at side. However, the recovery of functional hand behind the back (fHBB), essential for daily life activities, remains unpredictable.This study aims to describe the complex mechanisms enabling fHBB and to explore their association with patientanatomy.

A retrospective comparative study was conducted on patients who underwent RSA and a control group, all of whom had upper limb motion capture analysis. Baseline demographic and anatomical characteristics were collected for each subject. In the control group, humeral torsion, glenoid version, and scapular type were assessed through computer tomography (CT) imaging. For both the RSA and control groups, maximal glenohumeral range of motion (ROM)—flexion/extension, adduction/abduction, and internal/external rotations—were quantified using an optical motion capture system and 3D reconstructions. Movements used to reach the highest spinal level possible were then classified into distinct strategies using clustering. In controls, these movement strategies were correlated with anatomical parameters (humeral torsion, glenoid version, and scapular type). RSA patients were then descriptively projected onto the control clusters to explore similarities. Within the RSA cohort, ROM were compared between patients who succeeded or failed to achieve fHBB (hand above L5).

Among the controls who reached HBB type 3 (above T12) (n=45 shoulders), an extension-dominant cluster (n=25, extension 24°±9°, abduction 2°±5°, IR 27°±8°) and an internal rotation dominant group (n=20, extension 17°±7°, abduction 5°±11°, IR 53°±10°) were identified. No statistically significant differences in humeral torsion (p=0. 534), glenoid version (p=0. 229), or scapular orientation (p=0. 825) were found between the two clusters. In the RSA group, 6 out of 10 reached fHBB. The successful and unsuccessful groups did not differ in terms of extension (17°±11° vs. 20°±12°, p=0.761) or abduction (15°±12° vs. 8°±2°, p=0.257). However, the successful group tended to have a greater IR compared with the unsuccessful group (37°±20° vs. 17°±12°, p=0.109).

This exploratory study identified two strategies for achieving HBB above T12: extension-dominant and internal rotation-dominant. Patients with RSA who regained fHBB (L5) tended to have greater internal rotation with similar extension compared with those who did not, suggesting that this motion may be important in regaining fHBB.
Gabriel LEVY , Jean GAILLARD (Nantes) , Caecilia CHARBONNIER , Philippe COLLIN , Anthony PERNOUD , Alexandre LÄDERMANN
11:35 - 11:42 #52171 - Surgical management of anterosuperior escape with loss of internal rotation in massive irreparable rotator cuff tear : finite element analysis.
Surgical management of anterosuperior escape with loss of internal rotation in massive irreparable rotator cuff tear : finite element analysis.

Collin type-B anterosuperior massive irreparable rotator cuff tears (MICTs) involves the totality of the subscapularis and supraspinatus tendon, inducting pseudoparalysis of the shoulder and anterosuperior escape of the humeral head. If restoration of forward elevation can be achieved with RSA, restoration of rotations and stability of the implant can be jeopardized by deficiency of subscapularis. When planning reverse shoulder arthroplasty (RSA) for patients with such tears, surgical decisions, such as the degree of lateralization of the glenoid component, should be based on an understanding of relevant biomechanical relationships to maximize functional recovery.

Using an existing finite element model of the shoulder, we defined 4 “digital patients”: 1) preoperative healthy; 2) preoperative with MICT; 3) postoperative RSA without lateralization; and 4) postoperative RSA with lateralization. Six muscle-force sets consistent with extension, abduction, and flexion, each with and without internal rotation (IR), were used for the healthy patient model. The other 3 models used the same muscle-force sets, except supraspinatus and subscapularis forces were deactivated. We tested 3 compensation strategies for anterior rotator cuff loss with the transfer of subscapularis force in the 1) anterior Deltoid, 2) pectoralis major clavicular head, or 3) latissimus dorsi. After simulation of muscle activation in all models and configurations, humeral kinematics were evaluated by measuring final axial rotation and vertical and horizontal elevations of the humerus. A stability ratio (e-STAR) was calculated based on glenohumeral contact forces under muscle contraction.

The muscle-force sets generated 6 distinct humeral movements. Deactivation of the subscapularis and supraspinatus produced the greatest loss of IR for the muscle-force set for abduction combined with IR. Muscle contraction caused anterosuperior dislocation at 20° of anterior elevation. The advantage provided by RSA in restoring IR was greatest in extension and abduction but seemed inefficient in flexion. Loss of mobility compensation by redistribution of muscle recruitment seemed possible, and the pectoralis major was the most efficient muscle in restoring IR. The stability ratio showed greater shoulder stability after RSA, especially with lateralization, compared to the healthy model.

In this digital model of anterosuperior MICT affecting subscapularis and supraspinatus, shoulder IR was better after RSA than in non operated shoulders, particularly when lateralization was used. Among compensatory strategies, pectoralis major recruitment was most effective. These biomechanical insights can inform surgical planning in this challenging condition
Geoffroy NOURISSAT (Paris) , Roahn-Jean BIANCO , Leo FRADET , Victor HOUSSET , Jean-Marie DAUDET , Uma SRIKUMARAN
11:42 - 11:49 #52015 - Réparation associant réduction-fixation des lésions du subscapularis. Résultats cliniques et anatomiques de 75 cas à 5 ans de recul.
Réparation associant réduction-fixation des lésions du subscapularis. Résultats cliniques et anatomiques de 75 cas à 5 ans de recul.

Le résultat des réparations du subscapularis sont favorables mais le testing peut rester déficitaire et l’infiltration graisseuse postopératoire s’accentuer malgré la cicatrisation tendineuse. D’après une classification lésionnelle comparable à celle de la coiffe postéro-supérieure (transfixiante / partielle profonde, superficielle, interstitielle), nous proposons une réparation du subscapularis avec réduction de la lésion avant la fixation. Notre hypothèse était que cette technique chirurgicale permettait d’améliorer le taux de cicatrisation, d’améliorer le testing et diminuer la progression de l’infiltration graisseuse postopératoire.

Le recul minimum était de 5 ans avec une évaluation clinique (score SSV, score Constant, Belly Press Test (BPT), Lift Off Test (LOT)) et une évaluation anatomique IRM (cicatrisation selon Sugaya, infiltration graisseuse postopératoire).

75 patients ont été revus au recul moyen de 5,7 ±0,9 ans. En préopératoire, il y avait 36 lésions partielles profondes, 17 lésions partielles fissuraires/superficielles et 22 lésions transfixiantes. Il s’agissait d’une lésion antero-supérieure dans 89 % des cas. Il n’y avait pas de différence entre les 3 groupes pour le taux de satisfaction (TS/S) variant de 94 % à 100 %, le score SSV variant de 85 % à 92 %, le score de constant variant de 84 à 86 pts. Le résultat anatomique est exprimé pour chaque groupe dans l’ordre suivant : lésion partielle profonde/partielle interstitielle-superficielle/transfixiante. Au total, la cicatrisation était obtenue dans 93% des cas (sugaya 1,2,3). Grade 1/2 dans 72 %, 94 % et 45 % ; Grade 3 dans 25 %, 0 % et 41 %. Grade 4/5 (rupture transfixiante) dans 3 %, 6 % et 14 % des cas. Le pourcentage de BPT et LOT non déficitaire était amélioré en post-opératoire (21% vs 67% p<0,0001 et 12% vs 71% p<0,0001). En postopératoire, le BPT était déficitaire dans 28%, 12%, 59% des cas et le LOT dans 25%, 12%, 50% des cas. Le score moyen de l’infiltration graisseuse post opératoire du subscapularis supérieur était de 1,6 ±1,1 / 1 ±0,6 / 2,6 ±1,2 En l’absence de progression de l’infiltration graisseuse du subscapularis le taux de cicatrisation tendineuse (sugaya 1,2,3) était de 96% tous types lésionnels confondus (97%, 94%, 95%). La lésion du subscapularis n’influençait pas la cicatrisation et l’infiltration graisseuse post-opératoire du supraspinatus.

La technique de réparation utilisée permet d’obtenir une cicatrisation satisfaisante quelle que soit la lésion permettant de limiter la progression de l’infiltration graisseuse. La persistance d’un testing déficitaire est la conséquence d’une infiltration graisseuse prédominant au subscapularis supérieur, le plus souvent préexistante (en dehors des re-ruptures).

Nous proposons une réparation lésionnelle précise du subscapularis, avec évaluation et réduction de la rétraction tendineuse avant la réparation, permettant d’optimiser le résultat anatomique et clinique.
Laurent NOVÉ-JOSSERAND (LYON) , Yannick CARRILLON
11:49 - 11:56 #52097 - Les lésions partielles bipolaires de la coiffe des rotateurs sont-elles similaires aux lésions transfixiantes stade 1 du sus-épineux ? Une étude prospective multicentrique.
Les lésions partielles bipolaires de la coiffe des rotateurs sont-elles similaires aux lésions transfixiantes stade 1 du sus-épineux ? Une étude prospective multicentrique.

L'avènement de l'arthroscopie a permis de décrire avec précision les lésions de la coiffe des rotateurs. Il semble que les lésions partielles puissent être non transfixiantes et atteindre à la fois le feuillet superficiel et le feuillet profond : il s’agit de lésion bipolaire partielle de la coiffe. L'objectif était d'analyser les résultats des réparations bipolaires partielles de la coiffe des rotateurs (groupe BPTRCR) par rapport aux réparations des lésions transfixiantes du supraspinatus de stade 1 (groupe S1FSR).

Il s'agissait d'une étude prospective multicentrique (12 centres) qui comparait, au cours de la même période, des patients ayant eu une réparation de lésion partielle bipolaire de la coiffe des rotateurs (c'est-à-dire une lésion partielle bursale superficielle associée à une lésion partielle articulaire profonde) à un groupe témoin ayant eu une réparation de lésion transfixiante stade 1 du supraspinatus (suivi minimum d'un an). Les résultats cliniques ont été évalués avant et après l'opération à l'aide du score de Constant, des mobilités, de l'EVA et du score SSV. Les résultats radiologiques ont analysé l'acromion à l'aide de l'angle CSA et de l'indice de Nyffeler. Les lésions de la coiffe des rotateurs et la cicatrisation de la coiffe ont été évaluées par IRM avant l'opération et un an de suivi.

Après l'inclusion initiale de 417 patients, 41 lésions bipolaires partielles (groupe BPTRCR) ont été analysées et comparées à 63 réparations du sus-épineux de stade 1 (groupe S1FSR). Avant l'opération, le groupe BPTRCR était plus douloureux (EVA 7.6±1.5 contre 5.2±1.3 ; p<0.01) et moins mobile (AAE 118±33° contre 150±13°, p<0.001 ; RE 45±17.5° vs 30±11°, p<0.001 ; RI 5±1.9 points vs 6.5±2.3 points, p<0.001) que le groupe S1FSR. Le groupe BPTRCR présentait une évaluation subjective préopératoire plus faible (SSV = 35±16 % contre 50±16 % ; p<0.001) et un score Constant préopératoire plus faible (score Constant 46.8±9 points contre 52.8±11 points, p=0.003) que le groupe S1FSR. Au bout d'un an de suivi, le groupe BPTRCR était plus satisfait (SSV=92.5±10 % contre 85±17 % ; p=0.017) et présentait un meilleur delta entre le score Constant préopératoire et le score Constant postopératoire (40±10.5 points contre 28±17 points, p<0.001). Le taux de complications et la cicatrisation étaient comparables entre les deux groupes.

Avant la réparation, le groupe BPTRCR était plus douloureux et moins mobile que le groupe S1FSR. Après un an de suivi, le groupe BPTRCR présentait les mêmes scores fonctionnels objectifs, une cicatrisation comparable et un taux de complications similaire à celui du groupe S1FSR, mais avec des patients plus satisfaits, probablement en raison de l’importante altération de la fonction de l’épaule et de la douleur en pré opératoire. D'autres études avec des échantillons plus importants permettront de confirmer ces résultats.
Hugo BARRET (Toulouse) , Jean Francois GONALEZ , Nicolas BONNEVIALLE , Alexandre CAUBERE , Yacine CARLIER , Bertrand COULET , Sofiane NOURI , Clavert PHILIPPE , Kevin BARGOIN , Arnaud GODENECHE , Alexandre MORANTE DE LOS REYES , Arthroscopy SFA , Renaud GRAVIER
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"Vendredi 13 novembre"

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CO26
11:00 - 12:00

Communications orales
Pied / Cheville

Modérateurs : Pierre BAROUK (Dr) (Bordeaux), Louis DAGNEAUX (PUPH) (Montpellier)
11:00 - 11:07 #52201 - Lors du traitement de l’hallux valgus par ostéotomie en chevron du premier métatarsien avec translation pure, la pronation du premier métatarsien est-elle modifiée ?
Lors du traitement de l’hallux valgus par ostéotomie en chevron du premier métatarsien avec translation pure, la pronation du premier métatarsien est-elle modifiée ?

La découverte de l’implication de la pronation de la tête du premier métatarsien dans la déformation en hallux valgus a conduit à proposer des ostéotomies corrigeant ce paramètre (Metatarsal Pronation Angle MPA de Saltzmann). Pourtant, ce paramètre est la résultante non seulement de la torsion intrinsèque du 1er métatarsien, mais aussi de la position des différentes articulations de la première colonne. Ainsi, avant de proposer de corriger spécifiquement ce paramètre, il est utile de savoir s’il est modifié par une simple ostéotomie de translation latérale du 1er métatarsien. Hypothèse : La réalisation d’une ostéotomie de translation latérale sans adjonction d’une ostéotomie de correction de la pronation conduit à une diminution de la pronation de la tête du 1er métatarsien

Nous avons mesuré en pré-opératoire et post-opératoire 50 hallux valgus consécutifs opérés en 2022 par ostéotomie de translation de la tête du premier métatarsien sans geste de corrections de la pronation (Chevron distal) . Les données démographiques et la translation réalisée ont été notées. Ont été mesurés sur conebeam en charge (WBCT) en préopératoire et en post opératoire : l’angle intermétatarsien (IMA), l’angle d’hallux valgus (HVA), la pronation du 1er métatarsien (MRA).

41 femmes et 9 hommes de 51 ans en moyenne ont été opérés. Les mesures pré et post opératoires étaient respectivement en moyenne : HVA 29,5°(SD=7,9) et 8,6°(SD=3,5) (p<0,001), IMA 15,1°(SD=8,5) et 7,2°(SD=1,9) (p<0,001), MRA 10,9°(SD=5) et 3,9°(SD=4,4) (p<0,001). La diminution du MRA était en moyenne de 7°(SD=5,2), avec un maximum de 23,6° et à l’autre extrême un cas d’augmentation de 2,3°. Cette diminution était partiellement corrélée à l’importance de la pronation préopératoire (r=0,62).

La pronation de M1 mesurée par le MRA a diminué dans tous les cas, à l’exception de deux cas où il a augmenté. Cette diminution spontanée peut être liée à un effet tuile, ou bien à la modification de la position des articulations de la première colonne par modification de la tension des parties molles.

L’hypothèse, à savoir que la réalisation d’une ostéotomie de translation latérale de la tête de M1 sans adjonction d’une ostéotomie de fermeture médiale diminue le MRA est vérifiée. Cette diminution spontanée est de 7° en moyenne, mais est très variable d’un cas à l’autre. Elle doit conduire à reconsidérer l’efficacité des méthodes de correction de la pronation qui revendiquent une correction moyenne proche de 7°.
Philippe BEAUDET , Azad MELCONIAN (Le Havre) , Matthieu LALEVÉE
11:07 - 11:14 #52109 - Additional supination osteotomy within chevron osteotomy improves radiographic outcomes in hallux valgus at 6 months follow-up: a randomized controlled trial.
Additional supination osteotomy within chevron osteotomy improves radiographic outcomes in hallux valgus at 6 months follow-up: a randomized controlled trial.

Hallux valgus is one of the most common forefoot deformities and may lead to pain, and functional disability. Distal chevron osteotomy is among the most widely used surgical techniques, aiming to correct the deformity through lateral translation of the first metatarsal head and restoration of alignment with the sesamoid complex. However, surgical outcomes remain inconsistent, with recurrence rates still reported despite appropriate correction of transverse plane deformity. Increasing attention has recently focused on the three-dimensional nature of hallux valgus, particularly the role of first metatarsal pronation in the coronal plane, which is not addressed by the standard chevron technique. To improve deformity correction, modifications including additional supination or varisation osteotomies have been proposed. Nevertheless, comparative evidence evaluating the clinical and radiological benefits of these adjunctive procedures remains limited. The purpose was to evaluate the efficacy of chevron osteotomy with or without additional supination and/or varisation osteotomy in terms of clinical and radiological outcomes.

This was a multicentric, randomized controlled trial with a 1:1 allocation ratio in 4 groups. Patients that were eligible for inclusion in the study were randomized into 1 of the 4 groups; Group ICO: isolated chevron osteotomy; Group COS: chevron osteotomy + supination; Group COV: chevron osteotomy + varisation; Group COVS: chevron osteotomy + varisation + supination. Prior to the surgery and at 6 months follow-up the patients underwent clinical and radiographic assessments in the standard weight-bearing position, from which 2 blinded observers measured the hallux valgus angle (HVA), intermetatarsal angle (IMA), distal metatarsal articular angle (DMAA), sesamoid position according to Clapham-Hardy, and Okuda classification.

During the inclusion period, a total of 511 patients were assessed for eligibility, of which 497 were randomized to one of the 4 groups. Of the 497 patients, 8 discontinued the intervention, leaving 489 that underwent surgery. At 6 months follow-up, of the 489 patients, 38 were lost to follow-up (7.6%), leaving 451 patients available for assessment. Compared to an ICO, an additional supination (COS) resulted in significantly lower HVA (p=0.002), DMAA (<0.001), and better sesamoid position (p=0.002), but comparable IMA (p=0.100). Compared to an ICO, an additional varisation (COV) resulted in significantly lower DMAA (p<0.001). Compared to an ICO, an additional varisation and supination (COVS) resulted in significantly lower IMA (p=0.008), HVA (p=0.007), DMAA (p<0.001), and sesamoid position (p<0.001).

Correcting the pronation component could contribute to achieving a more stable three-dimensional correction in HV.

Adding a supination component to chevron osteotomy improved radiographic outcomes and reduced recurrence rates without increasing complications, although clinical outcomes remained unchanged.
Matthieu LALEVEE (Rouen) , Barbara PICLET , Nazim MEHDI , Julien BELDAME , Floris VAN ROOIJ , François LINTZ , Alexis THIOUNN , Remy TOUZARD , Philippe BEAUDET , Jean-Yves COILLARD
11:14 - 11:21 #52420 - Validation d’un nouveau score objectif pour l’évaluation de la courbe d'apprentissage en chirurgie percutanée de l’avant-pied.
Validation d’un nouveau score objectif pour l’évaluation de la courbe d'apprentissage en chirurgie percutanée de l’avant-pied.

La chirurgie percutanée de l’avant-pied connaît un essor important mais sa courbe d’apprentissage reste mal caractérisée. Les études disponibles reposent principalement sur des critères indirects tels que la durée opératoire ou le nombre de contrôles fluoroscopiques. L’objectif de ce travail est de proposer et d’évaluer un outil objectif de mesure de la performance technique : le score CPAP (Chirurgie Percutanée de l’Avant-Pied).

Une étude expérimentale prospective a été menée chez 20 internes en début de formation en chirurgie orthopédique, randomisés en deux groupes (expérimenté v/s non expérimenté). Le groupe non expérimenté n’a reçu qu’une formation théorique tandis que le groupe expérimenté a bénéficié d’une formation pratique complémentaire sur os secs. Chaque interne a réalisé un chevron percutané sur sujet anatomique. La performance technique a été évaluée à l’aide du score CPAP, qui décompose l’intervention en 23 étapes élémentaires cotées de 0 à 3 points (score maximal : 69). L’évaluation a été réalisée en aveugle par deux chirurgiens seniors indépendants. La reproductibilité inter-observateur du score a été analysée. Les scores des deux groupes ont été comparés par test non paramétrique.

Le score CPAP moyen était significativement plus élevé dans le groupe expérimenté que dans le groupe non expérimenté (46 ± 5 v/s 37 ± 6 ; p = 0.02). L’analyse par item a montré que certaines étapes techniques étaient particulièrement discriminantes, notamment la réalisation de l’ostéotomie, le contrôle scopique et la translation de la tête métatarsienne. La reproductibilité inter-observateur du score CPAP était bonne, avec un coefficient de corrélation intraclasse estimé à 0.79 (IC95% 0.52–0.93).

Ces résultats suggèrent que le score CPAP permet une évaluation standardisée et objective de la performance technique, en limitant le recours à des critères indirects classiquement utilisés. L’identification d’étapes particulièrement discriminantes pourrait permettre de cibler les points clés de l’apprentissage. Les limites de ce travail résident dans l’effectif restreint et le modèle sur sujet anatomique, nécessitant une validation en conditions cliniques.

Le score CPAP apparaît comme un outil simple, objectif et reproductible permettant d’évaluer la performance technique en chirurgie percutanée de l’avant-pied. Il permet de discriminer différents niveaux d’expérience et pourrait constituer un outil pertinent pour l’analyse de la courbe d’apprentissage et l’évaluation des programmes de formation.
Vincent BRUTSCHI (Paris) , Sixtine REGNARD , Thomas BAUER
11:21 - 11:28 #51747 - Comparaison de l'ostéosynthèse par plaque mini-invasive (MIPO) versus la réduction ouverte et la fixation interne (ORIF) dans la prise en charge des fractures du pilon tibial : une étude prospective randomisée.
Comparaison de l'ostéosynthèse par plaque mini-invasive (MIPO) versus la réduction ouverte et la fixation interne (ORIF) dans la prise en charge des fractures du pilon tibial : une étude prospective randomisée.

Cette étude visait à comparer deux techniques chirurgicales pour le traitement des fractures du pilon tibial : l’ostéosynthèse par plaque mini-invasive (MIPO) et la réduction ouverte et fixation interne (ROFI), en termes de délai de cicatrisation, d’œdème de la cheville, d’évolution de la douleur, de résultats fonctionnels et de complications. Hypothèse : Nous avons émis l’hypothèse que le traitement MIPO induirait une cicatrisation plus rapide et un taux de complications plus faible.

Cette étude monocentrique, comparative, prospective et randomisée a inclus 54 patients entre novembre 2017 et mai 2023. Les patients hospitalisés pour une fracture du pilon tibial, fermée ou ouverte (classification de Cauchoix ou Gustilo de type I), ont été randomisés pour recevoir un traitement par ROFI ou MIPO, utilisant des plaques de compression verrouillées distales de 3,5 mm. Les données recueillies comprenaient les caractéristiques démographiques, la durée de port du pansement, le rapport de circonférence de la cheville, les scores de douleur, les scores fonctionnels AOFAS, FADI et MAZUR, ainsi que les complications. Les données ont été recueillies depuis le jour de l'intervention jusqu'à 12 mois de suivi, avec différentes visites de suivi intermédiaires. Elles ont ensuite été comparées entre les groupes de chirurgie mini-invasive et de chirurgie ouverte.

La durée de port des pansements était similaire dans les deux groupes, avec une moyenne de 21,55 ± 14,91 jours dans le groupe ORIF et de 18,0 ± 6,44 jours dans le groupe MIPO (p = 0,312). Les scores de douleur (EVA) et le rapport de circonférence de la cheville n'ont pas révélé de différence significative entre les deux techniques. Le taux d'infection était identique dans les deux groupes (15,4 % ; 4/26). Les taux de complications de la plaie dans le groupe ORIF (11,5 % ; 3/26) et le groupe MIPO (7,7 % ; 2/26) n'étaient pas statistiquement différents (p = 0,334). L'analyse des scores fonctionnels a montré une amélioration dans le groupe ORIF à 3 mois de suivi, avec des scores AOFAS, FADI et MAZUR plus élevés. Cependant, lors des consultations de suivi ultérieures, aucune supériorité d'une technique sur l'autre n'a été mise en évidence.

La technique MIPO n'a pas démontré de supériorité significative par rapport à la méthode ORIF dans le traitement des fractures du pilon tibial.
Roger ERIVAN (Clermont Ferrand) , Stéphane BOISGARD , Stéphane DESCAMPS , Guillaume VILLATTE , Thomas CAPUTO
11:28 - 11:35 #52123 - Functional Outcomes After Surgical Resection of Tarsal Coalitions: A Study of 89 Pediatric Cases.
Functional Outcomes After Surgical Resection of Tarsal Coalitions: A Study of 89 Pediatric Cases.

Tarsal coalitions are a frequent cause of painful rigid flatfoot in children and adolescents. While surgical resection is the gold standard after failed conservative treatment, long-term functional recovery and the impact on sports activities remain subjects of discussion. This study aims to evaluate the functional outcomes and return-to-sport rates in a large cohort of 89 patients.

We conducted a retrospective study of 89 patients (104 feet) operated on for tarsal coalitions between 2016 and 2024 52calcaneonavicular (CN) and 37 talocalcaneal (TC) coalitions. Complete resection of the coalition with interposition a fat graft. Functional outcomes were evaluated using the AOFAS Ankle-Hindfoot Score and the FAAM (Foot and Ankle Ability Measure). Pain was assessed via a Visual Analogue Scale (VAS). Return to sports (time and level) was documented at the last follow-up (mean follow-up: 3.5 years).

The mean AOFAS score significantly increased from 62/100 preoperatively to 91/100 at the final follow-up (p < 0.001). The mean VAS score dropped from 6.8/10 to 1.2/10. 82% of patients returned to their previous level of sports activity within a mean period of 5.5 months. Patients with CN coalitions showed slightly faster recovery times than those with TC coalitions. Recurrence of the bony bridge occurred in 4 cases (4.5%), necessitating revision surgery. No major neurovascular complications were reported.

Our results, based on 89 cases, confirm that surgical resection provides excellent functional outcomes and high patient satisfaction. The size of the coalition and the quality of the interposition are key prognostic factors. Interestingly, despite the stiffness inherent in TC coalitions, the functional gain in this group was comparable to CN coalitions, provided the joint surface involvement was less than 50%.

Our results, based on 89 cases, confirm that surgical resection provides excellent functional outcomes and high patient satisfaction. The size of the coalition and the quality of the interposition are key prognostic factors. Interestingly, despite the stiffness inherent in TC coalitions, the functional gain in this group was comparable to CN coalitions, provided the joint surface involvement was less than 50%.
Ahmed Amine MOHSENI (Tunis, Tunisie) , Mohamed ZAIRI , Hedi ATIG , Nizar AOUINTI , Ahmed MSAKNI , Walid SAIED , Sami BOUCHOUCHA
11:35 - 11:42 #52213 - Gait analysis and Patient reported outcome during the conservative treatment of fracture of the lateral malleolus type SER.
Gait analysis and Patient reported outcome during the conservative treatment of fracture of the lateral malleolus type SER.

Stable Weber B fractures type SER are typically managed conservatively, allowing patients to bear weight during recovery. However, the timeline for returning to a normal gait remains unclear. Advances in affordable and reliable sensor technology now enable clinical gait analysis, providing an objective measure of functional recovery. When combined with patient-reported outcome measures (PROMs), this approach may offer a more comprehensive understanding of the healing process.

In this single-centre prospective cohort study, 55 patients with conservatively treated SER type II and III fractures were recruited between January 2024 and June 2025. Inertial sensor–based gait analysis was conducted at 1-, 6-, 12-, and 24-weeks post-fracture, assessing stride length and velocity, stride duration, foot strike angle, heel clearance, double support time, and lateral swing. Patient-reported outcomes (PROMs) were collected concurrently using the European Foot and Ankle Society Score and Short Form 12 scores.

At W1, patients showed markedly impaired gait across all parameters relative to their W24 baseline: stride velocity was reduced by 51%, stride length by 41%, heel clearance by 35%, and double support time increased by 115%. Statistically significant improvements were observed at every parameter between W1–W6 and W6–W12 (all p<0.001). Heel clearance recovered fastest, returning to within 7% of baseline by W6 and within 0.5% by W12. By W12, most gait parameters were within 1–2% of baseline, with no further significant change through week 24 (p≥0.05). The EFAS total and Sport scores, and SF-12 physical component score (PCS) increased between consecutive visits (p<0.0001). The mental component score (MCS) improved significantly only between weeks 6 and 12 (p = 0.0027), peaking at week 12. The PCS no longer differed from the German normative population after 12 weeks (p = 0.0971). While the MCS showed no initial difference from population norms, it was significantly higher from week 12 onward (p = 0.0001).

Functional gait recovery is complete by 12 weeks post-fracture, with most spatiotemporal parameters plateauing thereafter and PROMs aligning with the general population. The results support the efficacy of the conservative approach, achieving full gait restoration within three months post-traumatic.
Yann BIERI (Fribourg, Suisse) , Angela SEIDEL
11:42 - 11:49 #51749 - La réparation systématique du ligament deltoïde est-elle nécessaire dans les fractures de cheville équivalentes aux fractures bimalléolaires ? Une étude cas-témoins bicentrique.
La réparation systématique du ligament deltoïde est-elle nécessaire dans les fractures de cheville équivalentes aux fractures bimalléolaires ? Une étude cas-témoins bicentrique.

Les fractures équivalent bimalléolaires (FEB) représentent un sous-groupe particulièrement complexe de fractures de la cheville, et la nécessité d’une réparation systématique du ligament deltoïde fait toujours débat parmi les chirurgiens orthopédistes. La présente étude vise à éclairer cette controverse en comparant les résultats radiologiques et cliniques de la réparation du ligament deltoïde dans les FEB à ceux d’un traitement conservateur. Hypothèse : La réparation systématique du ligament deltoïde n’est pas nécessaire dans les FEB.

Cette étude cas-témoins bicentrique a inclus 67 patients provenant de deux centres hospitaliers universitaires. Les patients ont été répartis en deux groupes : le groupe traité de manière conservatrice (n = 38) et le groupe traité par suture (n = 29). Les critères d’inclusion étaient une fracture de la malléole latérale avec un espace clair médial (ECM) ≥ 4 mm et un âge ≥ 18 ans. Les principaux critères d’évaluation radiologiques étaient l’ECM et l’espace clair tibio-fibulaire (ECTF) en postopératoire et à 3 mois. Les critères d’évaluation cliniques comprenaient la capacité de mise en charge, le délai de reprise des activités antérieures à la blessure et la sensation subjective d’instabilité de la cheville.

Sur le plan radiologique, les deux groupes ont présenté une réduction significative des scores MCS et TFCS en postopératoire, sans différence significative lors du suivi à trois mois. Sur le plan clinique, le groupe traité de manière conservatrice a démontré une capacité de mise en charge significativement supérieure à 45 jours (p = 0,005) et un retour plus rapide au niveau d’activité antérieur à la blessure (p = 0,0049). L’instabilité subjective a été rapportée moins fréquemment dans le groupe traité de manière conservatrice (p = 0,0038). Chez les patients présentant des lésions syndesmotiques, aucune différence significative n’a été observée entre les deux groupes, ni sur le plan radiologique ni sur le plan clinique.

Cette étude suggère que la prise en charge conservatrice du ligament deltoïde dans les fractures bimalléolaires équivalentes offre des résultats radiologiques comparables et des résultats cliniques précoces supérieurs à ceux de la réparation chirurgicale. Ces résultats plaident en faveur d’un traitement conservateur pour les fractures équivalent bimalléolaires. Des recherches complémentaires, avec des échantillons plus importants et un suivi plus long, sont nécessaires pour confirmer ces résultats.
Roger ERIVAN (Clermont Ferrand) , Stéphane BOISGARD , Stéphane DESCAMPS , Joe GHANIMEH , Guillaume VILLATTE
11:49 - 11:56 #51474 - Résultats fonctionnels précoces après réparation du tendon calcanéen dans les ruptures aiguës : comparaison entre chirurgie à foyer ouvert et mini-invasive.
Résultats fonctionnels précoces après réparation du tendon calcanéen dans les ruptures aiguës : comparaison entre chirurgie à foyer ouvert et mini-invasive.

La rupture du tendon calcanéen est fréquente chez l’adulte jeune et actif. Sa prise en charge reste débattue, entre traitement orthopédique et traitement chirurgical. Parmi les options chirurgicales, la réparation à foyer ouvert et la réparation par voie mini-invasive sont les deux techniques les plus utilisées. L’objectif de ce travail était de comparer ces deux approches sur la récupération fonctionnelle précoce, les complications postopératoires et la reprise des activités sportives et professionnelles, chez des patients avec une importante demande fonctionnelle.

Deux séries ont été constituées : une série prospective randomisée (35 patients), où les patients étaient évalués à 3 et 6 mois de l’intervention, et une série rétrospective (56 patients), au recul moyen de 24 mois. Les patients inclus, âgés de 18 à 55 ans, présentaient une rupture aiguë du tendon calcanéen sur tendon sain. Deux techniques chirurgicales ont été comparées : la suture par voie mini-invasive par un point de Kessler, et à foyer ouvert par surjet de Krackow. Les critères d’évaluation communs à tous les patients comprenaient les scores fonctionnels sous forme de PROMs (ATRS, EFAS, RSI), et la survenue de complications cicatricielles, neurologiques ou d’une re-rupture. Pour les patients issus de la série prospective, des tests isocinétiques étaient effectués à 6 mois postopératoires.

La chirurgie à foyer ouvert était associée à une meilleure récupération fonctionnelle à six mois : le score ATRS moyen et les performances isocinétiques étaient supérieurs dans ce groupe, avec un avantage relatif de force musculaire de 6 à 13 %. Dans la série rétrospective, les différences entre techniques s’atténuaient. Les taux de re-rupture étaient faibles et similaires. Les dysesthésies surales étaient plus fréquentes après chirurgie par voie mini-invasive (21,2 % contre 7,7 %), tout comme les incidents cicatriciels (9,6 % et 7,7 %). Le délai moyen de reprise du travail était de 11 semaines, sans influence de la technique opératoire. À 6 mois et à 24 mois, la proportion de patients ayant repris le sport était plus importante après intervention à foyer ouvert.

Les résultats montrent une meilleure récupération fonctionnelle à 6 mois après chirurgie à foyer ouvert avec des performances musculaires et des scores fonctionnels supérieurs, ainsi qu’un taux de reprise sportive plus élevé. L'atteinte du nerf sural était plus fréquente après chirurgie mini-invasive, bien qu’une amélioration progressive soit observée au suivi. Un suivi prolongé serait nécessaire pour confirmer l’impact à long terme des différences observées à 6 mois.

Ces résultats suggèrent que la réparation à foyer ouvert offre une meilleure récupération précoce chez les patients jeunes et sportifs, et limite les complications nerveuses. À long terme, les deux approches permettent d’obtenir des résultats fonctionnels comparables. Le choix de la technique doit donc être individualisé selon le profil du patient.
Pierre KLEIN (Strasbourg) , Henri FAVREAU , François BONNOMET
Jean Mineur

"Vendredi 13 novembre"

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TR18
11:00 - 12:00

Table ronde SICOT
Innovation en chirurgie orthopédique
SICOT

Directeurs : Philippe HERNIGOU (Directeur, Paris), Sébastien LUSTIG (chirurgien) (Directeur, Lyon)
L’expertise internationale en orthopédie-traumatologie à l’honneur avec la Société Internationale de Chirurgie Orthopédique et de Traumatologie
11:00 - 11:10 Chirurgie de l’épaule et innovation. Saïd HATEM GALAL (Conférencier, Égypte)
11:10 - 11:20 Robotique et chirurgie prothétique du genou. Sébastien LUSTIG (chirurgien) (Conférencier, Lyon)
11:20 - 11:30 Robotique et chirurgie prothétique de la hanche. Pascal KOUYOUMDJIAN (Professor - MD PhD - orthopédie) (Conférencier, Nîmes)
11:30 - 11:40 Chirurgie conservatrice de la hanche et innovation. Vikas KHANDUJA (Président SICOT) (Conférencier, Cambridge, Royaume-Uni)
11:40 - 11:50 Innovation au Japon. Yasuhiro HOMMA (Lecturer) (Conférencier, Tokyo, Japon)
11:50 - 12:00 Thérapie cellulaire et innovation. Philippe HERNIGOU (Conférencier, Paris)
Rédaction 1

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TR14
11:00 - 12:00

Table ronde Biomécanique
Biomécanique clinique du genou et du pied : mesurer, modéliser et décider

Directeurs : Nicolas BOUGUENNEC (Chirurgien) (Directeur, Mérignac), Yohan PAYAN (Directeur, Biomécanicien , Grenoble)
Comprendre les principaux concepts de biomécanique appliqués au genou et au pied et d’identifier les outils permettant d’en évaluer les paramètres fonctionnels.
11:00 - 11:02 Introduction. Yohan PAYAN (Conférencier, Biomécanicien , Grenoble)
11:02 - 11:17 Modélisation biomécanique de l'articulation du genou pour l'assistance à la pose de prothèse totale. Apport des jumeaux numériques. Nolwenn FOUGERON (Conférencier, Biomécanicien, Rennes), Clément HORTEUR (Chirurgien orthopédiste) (Conférencier, Biomécanicien , Grenoble)
11:17 - 11:32 Évaluation clinique du pied grâce à une mesure fiable et quantifiée des mobilités du premier rayon. Florent MOISSENET (Chef de Groupe) (Conférencier, Biomécanicien, Genève, Suisse), Antoine ACKER (Conférencier, Chirurgien, Genève, Suisse)
11:32 - 11:39 Prothèse totale inversée d’épaule : intérêt biomécanique de la mesure des forces intra-articulaires. Alexandre CAUBÈRE (Chirurgien orthopédiste) (Conférencier, Toulon)
11:39 - 11:45 Biomécanique fonctionnelle et analyse 3D du mouvement appliquée au LCA : du laboratoire à la décision clinique avec un test composite. Nicolas BOUGUENNEC (Chirurgien) (Conférencier, Mérignac)
11:45 - 12:00 Discussion.
Salle 02 - hall d'exposition

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J11-5
11:00 - 11:30

Journée CAOS
IA : La révolution dans la pratique de la chirurgie orthopédique.
CAOS

Modérateur : Thomas CHAUVET (Chirurgien libéral) (Nice)
Session dédiée au Computer-Assisted Orthopaedic Surgery, soit en français chirurgie orthopédique assistée par ordinateur
11:00 - 11:30 AI : The revolution in orthopedic surgery practice. Ayoosh PAREEK (Conférencier, New-York, Etats-Unis)
Philippe Erlanger

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WS03-3
11:00 - 12:00

Workshop CJO
Fracture pilon / plateau tibial - la pratique
CJO

Salle 01 - hall d'exposition

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J12-2
11:00 - 12:00

Journée Rééducation
Le Genou dans « tous ses états » Session 2 : Arthrose et prise en charge conservatrice : vers une médecine de stratification adaptée au patient « arthrosique »



Anciennement intitulée « Journée des kinésithérapeutes », cette session - désormais dédiée aux chirurgiens, aux médecins spécialistes en médecine physique et de réadaptation, et aux kinésithérapeutes - est organisée sur deux jours en vue d’actualiser leurs connaissances sur les principes et les pratiques actuels de rééducation en orthopédie-traumatologie.
11:00 - 11:20 Alignement cinématique, mécanique ou personnalisé : où en sommes-nous réellement ? Patrice MERTL (Professeur des univertsités, chef de service) (Conférencier, Amiens)
11:20 - 11:40 Les prothèses sur-mesure améliorent-elles réellement la fonction ? Quid de la PTG sur mesure ? Elliot SAPPEY-MARINIER (Chirurgien orthopédiste) (Conférencier, LYON)
11:40 - 12:00 Analyse « instrumentale » de la marche après ATG : gadget de laboratoire ou futur de l’évaluation ? Matthieu LALEVÉE (MD, PhD) (Conférencier, Rouen)
Salle Presse

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J13-2
11:00 - 12:00

Journée SoFOP
Communications particulières
SOFOP

Modérateurs : Estelle LITZELMANN (Chirurgien) (Marseille), Federico SOLLA (PH) (Nice)
Durant cette journée, la SOFOP (Société Française d’Orthopédie Pédiatrique) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies orthopédiques de l’enfant et les traumatismes pédiatriques.
11:00 - 11:07 #52924 - Enclouage centromédullaire élastique stable (ECMES) chez l'enfant et l'adolescent de plus de 50 kg : étude rétrospective monocentrique de 76 patients.
Enclouage centromédullaire élastique stable (ECMES) chez l'enfant et l'adolescent de plus de 50 kg : étude rétrospective monocentrique de 76 patients.

L’enclouage centromédullaire élastique stable (ECMES), décrit initialement par Métaizeau, est devenu la technique chirurgicale de référence pour les fractures diaphysaires des os longs chez l’enfant. Si ses résultats sont bien établis pour les patients de moins de 50 kg, son utilisation au-delà de ce seuil pondéral reste controversée, certains auteurs recommandant de lui préférer un enclouage verrouillé. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats cliniques et radiologiques de l’ECMES chez des patients de plus de 50 kg, et de contribuer à la définition de ses indications dans cette tranche pondérale.

Étude rétrospective monocentrique portant sur 76 patients opérés d’une fracture diaphysaire du fémur ou du tibia par ECMES entre 2015 et 2024 dans notre service, tous présentant un poids ≥ 50 kg. Deux patients présentant un échec primaire de l’ECMES avec conversion chirurgicale ont été exclus et analysés séparément. Le recul minimum retenu pour l’analyse principale était de 6 mois. Les données recueillies incluaient les caractéristiques démographiques, le type et la localisation de la fracture, le matériel utilisé, le délai de consolidation radiologique, la reprise d’appui et sportive, l’ablation du matériel et les complications.

L’âge moyen était de 14,4 ± 1,8 ans [10–17] pour un poids moyen de 63,9 ± 10,1 kg [50–97 kg] (sex-ratio H/F : 5,7). On comptait 55 fractures tibiales et 23 fémorales, dont 92,5 % de fractures fermées. Le clou MJ Flex était utilisé dans tous les cas, avec un taux de remplissage maximal du canal medullaire. Le taux de consolidation était de 100 % au dernier recul, sans aucun cas de pseudarthrose. La reprise d’appui s’effectuait progressivement en fonction des douleurs. La reprise sportive survenait en moyenne à 3,9 mois. L’ablation du matériel a pu être réalisée dans l’ensemble des cas. Le taux de complication global était de 7,5 % : 2 infections du site opératoire ayant conduit à une ablation anticipée, et 2 recoupes de broche saillante réalisées sous anesthésie générale. Aucune complication mécanique majeure (rupture de clou, pseudarthrose, déformation axiale résiduelle) n’a été observée dans la cohorte principale.

Cette série confirme que l’ECMES est une technique efficace et sûre pour les fractures diaphysaires fémorales et tibiales de l’enfant et de l’adolescent pesant plus de 50 kg, à condition de respecter des règles techniques strictes et le choix d’un diamètre de clou adapté (≥ 40 % du diamètre médullaire). Les deux échecs observés, exclus de l’analyse principale, soulignent l’importance de la sélection des indications pour les fractures ouvertes et les patients à la limite de l’indication.
Marie ROSIER (Dijon) , Jean-Damien METAIZEAU , Delphy DENIS
11:07 - 11:14 #52506 - Résultats fonctionnels et radiographiques à long terme des résections de tête radiale chez l’enfant : étude rétrospective multicentrique.
Résultats fonctionnels et radiographiques à long terme des résections de tête radiale chez l’enfant : étude rétrospective multicentrique.

La résection de tête radiale est d’indication exceptionnelle en pédiatrie en raison de son caractère dit « de sauvetage », des incertitudes concernant la pérennisation des résultats obtenus et des modifications adaptatives engendrées sur le segment antébrachial. L’objectif de l’étude était d’analyser les résultats à long terme de cette procédure réalisée chez l’enfant.

Dans cette étude rétrospective multicentrique, 25 patients opérés entre 2004 et 2024 d’une résection de tête radiale à un âge inférieur à 18 ans, ont été revus en consultation. Les données démographiques, étiologiques et chirurgicales ont été répertoriées, une évaluation fonctionnelle comportant un Quick Dash et un examen clinique complet ont été réalisés au dernier recul, et des paramètres radiographiques ont été mesurés en préopératoire et postopératoire au dernier recul.

17 patients notaient une diminution ou disparition des douleurs de coude, mais 12 avaient une apparition ou dégradation significative de douleurs de poignet. Des symptômes sur le nerf ulnaire étaient présents chez 7 patients au plus long recul contre 1 seul en préopératoire, et la stabilité du coude en valgus ne semblait pas altérée. Les amplitudes étaient globalement améliorées au coude avec une moyenne de récupération de 11,8° en flexion, 8,9° en extension, 13,5° en pronation et 22,6° en supination, mais pas au poignet avec une dégradation moyenne de 15,8° en flexion et 5,2° en extension. Une amyotrophie avec perte de force était notée par rapport au côté controlatéral et l’analyse radiographique retrouvait une migration radiale sans modification de l’angle de valgus. La satisfaction globale de la chirurgie était de 6,6/10 en moyenne avec un QuickDASH à 23,8/55, et la majorité des patients déclaraient qu’ils referaient la chirurgie s’ils avaient de nouveau le choix en connaissant les résultats à long terme.

Les résultats confirment les tendances retrouvées dans la littérature sur des séries à plus petits effectifs et avec moins de recul. Une analyse en sous-groupes en fonction des âges et des étiologies est indispensable pour, à terme, optimiser la prise en charge de ces cas complexes.

Si cette étude semble conforter la satisfaction des patients sur le long terme, elle est au prix d’une dégradation radiographique avec décompensation de nouvelles douleurs au poignet. Ces résultats permettront aux praticiens de mieux exposer, aux enfants et à leur famille les bénéfices attendus et les risques de cette procédure.
Roxane HENRY (Rennes) , Manon BACHY-RAZZOUK , Franck-Noël FITOUSSI , Raphael VIALLE
11:14 - 11:21 #52236 - Fractures supra condyliennes en flexion du coude chez l’enfant. Faut-il réduire à ciel ouvert systématiquement ?
Fractures supra condyliennes en flexion du coude chez l’enfant. Faut-il réduire à ciel ouvert systématiquement ?

Les fractures supracondyliennes de l’humérus en flexion chez l’enfant sont rares, et sont connues pour la difficulté de leur réduction et l’instabilité du foyer fracturaire. Leur prise en charge reste controversée, notamment concernant la nécessité d’une réduction ouverte systématique d’emblée. L’objectif de notre étude est d’évaluer les résultats fonctionnels, cliniques et radiologiques selon le type de réduction et d’analyser la nécessité du recours systématique à une réduction à ciel ouvert.

Nous avons mené une étude rétrospective descriptive entre janvier 2020 et décembre2024.Ont été inclus les enfants ayant bénéficié d’un traitement chirurgical pour fracture supracondylienne du coude en flexion avec un recul minimal d’un an.

Nous avons colligé 34 patients. L’âge moyen était de 7 ans, avec une prédominance masculine (sex-ratio =3). Le mécanisme du traumatisme était direct dans 76 % des cas. Selon la classification de Gartland, 46 % des fractures étaient de stade II et 54 % de stade III. Une réduction à ciel fermé a été tentée chez tous les patients ; toutefois 20 % ont nécessité une réduction à ciel ouvert après échec de la réduction fermée. Parmi les cas traités par réduction fermée, 41 % ont été stabilisés par la technique de Fowles et Kassab et 59 % par la technique de Judet. Toutes les réductions à ciel ouvert ont été réalisées par voie d’abord interne avec embrochage croisé. Un flessum résiduel a été observé chez quatre patients après réduction fermée et chez un seul patient après réduction ouverte. Un cas de cubitus valgus a été observé après réduction ouverte. L’évaluation radiologique a montré un angle de Baumann dans les limites normales et le respect de la ligne humérale antérieure chez la majorité des patients.

Nos résultats suggèrent que, malgré leur instabilité et les difficultés de réduction qui les caractérisent, les fractures supracondyliennes en flexion peuvent être traitées efficacement par réduction fermée dans la majorité des cas. L’absence de bénéfice clinique ou radiologique démontré en faveur de la réduction ouverte ne soutient pas une attitude invasive systématique en première intention. Ces données plaident pour une stratégie thérapeutique graduée, privilégiant une tentative initiale de réduction fermée.

Les résultats fonctionnels, cliniques et radiologiques de la réduction à ciel fermé et à ciel ouvert sont comparables et globalement excellents. La réduction à ciel ouvert ne doit pas être réalisée systématiquement d’emblée et doit être réservée aux échecs de réduction fermée.
Imen KADHI , Wajdi ARFA (manouba, Tunisie) , Mohamed TAGHOUTI , Atef OICHANI , Zied JLAILIA , Khaled KAMOUN , Mourad JENZRI
11:21 - 11:28 #51983 - Les lésions traumatiques du tendon d’Achille chez l'enfant : à propos de 73 patients.
Les lésions traumatiques du tendon d’Achille chez l'enfant : à propos de 73 patients.

Les lésions traumatiques du tendon d’Achille sont des lésions très fréquentes dans notre contexte, englobant les lésions ouvertes ou plaies, et les lésions fermées dites ruptures du tendon calcanéen, qui sont plus l’apanage de l’adulte jeune sportif que de l’enfant ; Notre étude a pour but d’analyser les aspects épidémiologiques, thérapeutiques et pronostiques de cette pathologie.

Ce travail rétrospectif a pour but de préciser les particularités épidémiologiques, thérapeutiques et pronostiques de ces lésions. C'est une étude concernant 73 patients colligés sur une période de 4 ans. Toutes les lésions retrouvées étaient ouvertes, L’étiologie la plus fréquente était l’incarcération du pied dans la roue d’un motocycle ; complications précoces et tardives ont été recherchées ; Les résultats globaux ont été appréciés par le score AOFAS .

41 patients étaient de sexe masculin, et 32 de sexe féminin, avec une moyenne d'âge de 8ans, et des âges extrêmes de 3 et 15 ans ; L’étiologie la plus fréquente était l’incarcération du pied dans la roue d’un motocycle. Le côté droit était atteint dans 75% des cas, Le diagnostic était évident à l’examen clinique. Tous les patients ont bénéficié d’une exploration chirurgicale, précisant le caractère partielle ou totale de la plaie. Chez 69 patients on a eu recourt à une suture en cadre du tendon, chez 2 cas une élongation selon la technique de Bosworth, et chez 2 autres on avait opté pour un respect de la lésion, avec simple fermeture cutanée. Dans 10 cas la perte de substance cutanée était importante ayant nécessité la confection de lambeaux cutané. Les complications précoces rencontrées étaient : l’infection dans 24,65% des cas, la nécrose cutanée dans 32,87%, 2 cas de nécrose du tendon d’Achille, tandis que les cicatrices inesthétiques avec gêne au chaussage étaient les complications tardives les plus fréquemment retrouvées. Les résultats globaux ont été appréciés par le score AOFAS, dans 80,5% ils étaient excellents, 9,7% bon, 9,8% moyens et mauvais résultats.

Les lésions traumatiques du tendon calcanéen, qu’elles soient sous cutanées ou par section direct, sont de plus en plus fréquentes. Le traitement chirurgical vise à restituer l'anatomie et la continuité du tendon calcanéen, afin de recouvrir sa fonction, l’immobilisation et la rééducation viennent toujours compléter la prise en charge afin de garantir de meilleurs résultats.
Tarik SALAMA (Marrakech , Maroc) , Ahmed EL MOULOUA , Amine EL KHASSOUI , Elmouhtadi AGHOUTANE , Redouane EL FEZZAZI , Houda OUFQUIR
11:28 - 11:35 #52235 - Les ostéotomies pelviennes dans l’ostéonécrose de la tête fémorale chez l’enfant drépanocytaire : résultats à moyen et long terme.
Les ostéotomies pelviennes dans l’ostéonécrose de la tête fémorale chez l’enfant drépanocytaire : résultats à moyen et long terme.

L’ostéonécrose de la tête fémorale est une complication sévère de la drépanocytose, pouvant évoluer vers une coxarthrose précoce. Chez l’enfant, l'ostéotomie pelvienne a pour but de préserver l’articulation et de retarder la mise en place d'une prothèse totale de hanche (PTH). Cette étude évalue les résultats cliniques et radiologiques des ostéotomies pelviennes à moyen et long terme chez l’enfant drépanocytaire présentant une ostéonécrose fémorale, avec comme critère principal le délai avant conversion en PTH.

Il s'agit d'une étude rétrospective multicentrique incluant les enfants drépanocytaires opérés par ostéotomie pelvienne (Chiari ou réorientation acétabulaire) pour ostéonécrose de la tête fémorale. Les données cliniques (modified Harris Hip Score) et radiologiques ont été recueillies en préopératoire et au dernier suivi. Les paramètres radiologiques comprenaient l’angle centre-bord (VCE), le pourcentage de migration et l’intégrité du cintre cervico-obturateur. L’évaluation préopératoire incluait les classifications de Ficat, Herring et Catterall. Les résultats finaux étaient analysés selon Stulberg et Tönnis.

Cinquante-sept hanches chez 52 patients ont été incluses (37 ostéotomies triples, 20 Chiari). L’âge moyen à la chirurgie était de 12,2 ans. Une douleur de hanche était présente en préopératoire chez 82 % des patients avec données disponibles. Les patients traités par Chiari étaient plus âgés (13,9 vs 11,3 ans ; p < 0,001) et présentaient des lésions plus avancées : VCE plus faible (20,3° vs 28,4°, p = 0,02), MP plus élevé (38 % vs 30 %, p = 0,04), rupture plus fréquente du ceintre cervico-obturateur (57 % vs 20 %, p = 0,003) et plus de fermeture du cartilage en Y (71 % vs 11 %, p < 0,001). Au cours du suivi, 12 hanches (21 %) ont nécessité une PTH avec un délai moyen de 9,7 ans. Les conversions étaient plus fréquentes après ostéotomie de Chiari (10/20, 50 %) qu’après triple ostéotomie pelvienne (2/37, 5 %). Parmi les 45 hanches non converties, le score de Harris modifié moyen au dernier recul était de 86. Les résultats radiologiques retrouvaient 78 % de Stulberg II–III, un VCE moyen de 41° et un pourcentage de migration de 8 %. Lors de la comparaison entre les techniques dans les hanches conservées, la répartition de Stulberg était plus défavorable dans le groupe Chiari (p = 0,043) et le grade de Tönnis plus élevé (2,09 vs 0,93 ; p = 0,0019), tandis que la couverture acétabulaire et la stabilité restaient comparables au dernier recul (VCE 38,6° vs 42,5°, p = 0,44 ; MP 8,7 % vs 7 %, p = 0,85).

Dans cette série, environ un cinquième des hanches ont évolué vers une PTH après un délai moyen proche de dix ans, tandis que la majorité des hanches conservées présentaient au dernier recul des résultats cliniques et radiologiques satisfaisants.

Les ostéotomies pelviennes permettent dans la plupart des cas de maintenir une hanche fonctionnelle à moyen et long terme. Une prise en charge plus précoce pourrait améliorer les résultats à long terme.
Lea MAJCHER (Paris) , Zagorka PEJIN , Pierre MARY , Edouard HAUMONT , Mathilde GAUMÉ , Alina BADINA
11:35 - 11:42 #52925 - Guides de coupe personnalisés dans le traitement chirurgical de la dystrophie de Madelung : résultats à court et moyen terme.
Guides de coupe personnalisés dans le traitement chirurgical de la dystrophie de Madelung : résultats à court et moyen terme.

La dystrophie de Madelung est une malformation congénitale rare du poignet, caractérisée par une fermeture prématurée d’une partie duu cartilage de croissance du radius distal. Elle se manifeste surtout en début d’adolescence par une déformation du poignet avec une proéminence de la tête ulnaire et des limitations articulaires. La désorganisation carpienne associée peut entraîner des douleurs et de l’arthrose à l’âge adulte. Malgré l’absence de consensus thérapeutique, et le peu d’informations disponibles sur l’évolution de cette anomalie, de nombreuses techniques chirurgicales ont été décrites pour rétablir l’anatomie. Dans ces déformations complexes avec des corrections triplanaires, la planification par ordinateur associée à des guides de coupe personnalisés, représentent une avancée majeure, bien que leur utilisation en pédiatrie reste limitée par l’irradiation nécessaire à leur conception. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’irradiation et les résultats cliniques et radiologiques de cette approche thérapeutique dans les dystrophies de Madelung.

Une cohorte monocentrique de 7 patients (9 poignets), opérés par ostéotomie d’ouverture radiale (± accourcissement ulnaire), a été analysée selon les paramètres radiologiques décrits par McCaroll (inclinaison ulnaire du radius, incarcération du lunatum, angle de la fossette lunarienne, déplacement palmaire du carpe) à différents temps pré et post-opératoires. L’irradiation en lien avec le scanner pré-opératoire et l’impact fonctionnel au dernier recul (scores QuickDASH et PROMIS « upper extremity ») ont été évalués.

L’âge moyen à la chirurgie était de 14,3 ± 2,6 ans, avec un recul de 3,1 ± 7,8 ans. La dose moyenne d’irradiation pré-opératoire était de 186,57 mGy/cm. La correction moyenne sur les radiographies étaient de -6,7° d’inclinaison ulnaire radiale, -0,58 mm d’incarcération lunarienne, -12,3° d’angle de la fossette lunarienne et -3,96 mm de déplacement antérieur du carpe. Les scores fonctionnels moyens (QuickDASH : 22,2 ± 17,3/100 ; PROMIS : 38,5) indiquaient une gêne résiduelle modérée chez l’ensemble des patients de l'étude.

Si les résultats confirment des corrections importantes plusieurs plans confirmant l’intérêt des guides de coupe sur mesure dans la dystrophie de Madelung, la persistance d’une gêne fonctionnelle, corrélée à l’âge à l’intervention, interroge sur les facteurs pronostiques et la nécessité d’une prise en charge pluridisciplinaire.. Par ailleurs, un cas de réintervention chez un jeune adulte, associé aux scores les moins favorables, illustre la complexité de la gestion thérapeutique à long terme.

Cette étude confirme l’efficacité à court et moyen terme de la chirurgie assistée par guides de coupe dans la dystrophie de Madelung. Une analyse comparative entre planification pré-opératoire et résultats post-opératoires permettrait d’ajuster les objectifs thérapeutiques et ainsi d’améliorer les prises en charge.
Estelle ALONSO (Paris) , Raphael VIALLE , Franck FITOUSSI , Manon BACHY-RAZZOUK
11:42 - 11:49 #52218 - Corrélation entre la classification de Rutz et les constatations peropératoires lors de la reconstruction de hanche chez les enfants atteints de paralysie cérébrale.
Corrélation entre la classification de Rutz et les constatations peropératoires lors de la reconstruction de hanche chez les enfants atteints de paralysie cérébrale.

Chez les enfants atteints de paralysie cérébrale, la luxation progressive de la hanche entraîne des déformations de la tête fémorale, visibles radiographiquement et classées selon la classification de Rutz (A–D). Sa concordance avec les constatations peropératoires reste toutefois peu étudiée. Cette étude analyse cette corrélation et l’évolution morphologique au cours du suivi.

Une étude rétrospective a été menée sur 150 hanches opérées entre 2011 et 2024. La morphologie de la tête fémorale a été classée selon la classification de Rutz à trois temps : préopératoire, postopératoire immédiat et dernier recul. Les transitions entre les différents stades ont été analysées à l’aide des tests du Chi² et de Bowker, ainsi que par une approche ordinale pondérée (A=1 à D=4, variation Δ). Les résultats ont été comparés selon le niveau fonctionnel GMFCS, l’état du cartilage triradié et le pourcentage de migration préopératoire. Dans un sous-groupe de 69 hanches ayant bénéficié d’une réduction chirurgicale, la corrélation entre l’étendue des lésions cartilagineuses de la tête fémorale observées peropératoirement et le stade de Rutz préopératoire a été étudiée.

En préopératoire, 126 hanches (84 %) étaient classées A+B et 24 (16 %) C+D. Ces proportions étaient globalement conservées au dernier recul, avec une augmentation nette des hanches de type A. L’évaluation postopératoire immédiate montrait une aggravation transitoire des stades. L’analyse ordinale entre la période préopératoire et le suivi retrouvait 53 % de stabilité, 28 % d’amélioration (dont 5 % majeure) et 19 % d’aggravation (dont 3 % majeure). L’ampleur des modifications morphologiques n’était pas significativement différente entre patients marchants et non marchants (GMFCS II–III vs IV–V), ni entre les hanches opérées avant ou après la fermeture du cartilage triradié. Le stade de Rutz préopératoire était significativement corrélé au pourcentage de migration (ρ = 0,31 ; p < 0,0001). Les constatations peropératoires confirmaient cette concordance : les stades A–B présentaient des lésions cartilagineuses limitées (≈20 %), tandis que les stades C–D étaient associés à des lésions plus étendues (≈40 % ; p = 0,0006).

La corrélation entre le stade de Rutz et l’étendue des lésions cartilagineuses suggère que les anomalies morphologiques visibles en radiographie reflètent des atteintes structurales de la tête fémorale. Cette relation souligne l’intérêt d’une évaluation morphologique préopératoire pour apprécier la sévérité de l’atteinte articulaire.

Malgré les limites d’une évaluation radiographique bidimensionnelle d’une déformation tridimensionnelle, la classification de Rutz apparaît cohérente avec les constatations peropératoires. Elle constitue ainsi un outil utile pour l’évaluation préopératoire et la planification de la reconstruction de hanche chez les enfants atteints de paralysie cérébrale.
Briac PEYNET (Paris) , Maxime PERREAU , Samuel GEORGES , Laroussi Mohamed TOUMIA , Xavier DU CLUZEL DE REMAURIN , Eric DESAILLY , Alina BADINA
11:49 - 11:56 #52205 - Evolution des angles sagittaux vertébraux et discaux au cours de la croissance de l’enfant.
Evolution des angles sagittaux vertébraux et discaux au cours de la croissance de l’enfant.

De nombreuses études ont démontré que les courbures sagittales évoluaient au cours de la croissance de l’enfant. Cependant, peu d’études ont rapporté les modifications d’angle sagittal des vertèbres et des disques intervertébraux, et la participation respective des disques et des vertèbres aux différentes courbures sagittales. Notre objectif était, à partir d’une vaste cohorte normative, de décrire cette évolution.

Les radiographies d’enfants sains, principalement réalisées pour dépistage d’une déformation rachidienne, ont été incluse rétrospectivement dans cette étude multicentrique. Les plateaux vertébraux de chaque vertèbre de T1 à L5 ont été identifiés, permettant de mesurer pour chaque vertèbre l’angle sagittal (angle entre plateau supérieur et inférieur) et l’angle discal. Les paramètres pelviens étaient également mesurés. Pour limiter l’effet de la variabilité de la maturation squelettique, 5 groupes étaient constitués en fonction du statut du cartilage en Y et du test de Risser.

Au total, 1058 enfants sains ont été inclus. Au cours de la croissance, une augmentation de l’incidence pelvienne (IP) et de la version pelvienne (VP) était mise en évidence (respectivement de 40,4 à 45,8, p<0,001 et de 4,2 à 8,5°, p<0,001). Les angles discaux étaient constants tout au long de la croissance (tous p>0,01). En revanche, on constatait une augmentation de la cyphose vertébrale en T10 (de 1,9 à 3,4°, p<0,001) et en T11 (de 2,2 à 3,1°, p<0,001) et une augmentation de la lordose vertébrale en L2 (de 1,2 à 2,6°, p<0,001) et L3 (de 3,5 à 4,9°, p<0,001). La lordose discale était très peu corrélée à l’incidence pelvienne. En revanche, tous les angles vertébraux entre T10 et L5 étaient significativement corrélés à l’incidence pelvienne.

Cette étude est la première à rapporter en détails l’évolution des paramètres locaux au cours de la croissance. Nos résultats suggèrent que la croissance a peu d’influence sur les angles discaux, qui sont constant tout au long de la croissance de l’enfant. En revanche, la modification des courbures sagittales passe par le changement de la morphologie vertébrale, le tout sous l’influence de l’incidence pelvienne.
Sebastien PESENTI (Marseille) , Renaud LAFAGE , Federico SOLLA , Brice ILHARREBORDE , Yan Philippe CHARLES , Benjamin BLONDEL
Salon Ambassadeurs 1/3
11:30

"Vendredi 13 novembre"

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J11-6
11:30 - 12:00

Journée CAOS
Session Communications 3
CAOS

Modérateurs : Cécile BATAILLER (Docteur) (Lyon), Antoine PERRIER (Chercheur) (Paris)
Session dédiée au Computer-Assisted Orthopaedic Surgery, soit en français chirurgie orthopédique assistée par ordinateur
11:30 - 11:37 #51752 - Development and validation of an artificial intelligence model based on a Transformer network for the classification of bone tumors.
Development and validation of an artificial intelligence model based on a Transformer network for the classification of bone tumors.

Bone tumors are heterogeneous and diagnostically challenging lesions associated with significant morbidity and mortality. Misclassification is frequent, particularly outside expert centers, leading to delayed diagnosis and inappropriate management. Although radiography is the first-line imaging modality, interpretation remains complex and variable. Deep learning–based artificial intelligence may improve early malignancy discrimination and tumor subtype prediction, but existing studies are limited by small cohorts and restricted methodological comparisons. Transformer-based architectures may offer improved performance by capturing both local and global radiographic features.

We conducted a retrospective single-center study at Hôtel-Dieu de France Hospital (Lebanon) including 1232 patients with histopathologically confirmed bone tumors diagnosed between 2017 and 2025. Four pretrained deep learning architectures were evaluated: ResNet-50, EfficientNet-B0, ConvNeXt-Tiny, and Swin Transformer-Tiny. Two input strategies were compared: full radiographic image analysis and a region-of-interest (ROI)-guided approach based on segmentation-derived bounding box crops. Models were trained under identical conditions with stratified 80/20 splits. Binary classification on performance was assessed using AUC, sensitivity, and specificity, while multiclass subtype prediction was evaluated using accuracy, macro F1, and weighted F1 scores.

For benign-versus-malignant classification, the Swin Transformer achieved the best performance among all models using full-image analysis (AUC = 0.865; sensitivity = 0.786; specificity = 0.802). Performance further improved with ROI guidance, yielding the highest overall discriminative ability (AUC = 0.886; sensitivity = 0.794; specificity = 0.828). ROI-guided learning consistently improved performance across most architectures, particularly by reducing false-negative malignant predictions. For tumor subtype prediction, Swin Transformer Tiny again demonstrated the strongest results, with validation accuracy increasing from 0.4898 (full-image) to 0.5673 (ROI-guided), alongside improved weighted F1 performance (0.4887 vs 0.5625).

This study demonstrates that deep learning applied to standard radiographs can achieve clinically meaningful performance for both malignancy discrimination and tumor subtype prediction in bone tumors. ROI-guided learning improves diagnostic performance by promo ng lesion-centered modeling, while transformer-based architectures, particularly Swin Transformer, consistently outperform convolutional approaches.

These findings support the feasibility of scalable radiograph-based AI tools for early diagnostic decision support and improved referral priori za on in musculoskeletal oncology.
Marc BOUTROS , Guy AWAD (Beirut, Liban) , Rami AKL , Reina KHATIB , Fouad ATTIEH , Jean Pierre SAAD , Shaza HAMMAD , Caren HASSAN , Andrea ACHKOUTY , Tonine YOUNAN , Viviane TRAK-SMAYRA , Kourié HAMPIG-RAPHAEL , Amer SEBAALY , Ismat GHANEM , Ayman ASSI
11:37 - 11:44 #52847 - La réalité virtuelle comme adjuvant non pharmacologique dans la gestion de la douleur postopératoire en orthopédie pédiatrique : une étude prospective contrôlée.
La réalité virtuelle comme adjuvant non pharmacologique dans la gestion de la douleur postopératoire en orthopédie pédiatrique : une étude prospective contrôlée.

La gestion de la douleur postopératoire chez l'enfant reste un défi majeur, malgré l'optimisation des protocoles d'analgésie multimodale. La distraction par réalité virtuelle (RV) agit par saturation des voies attentionnelles, diminuant la perception douloureuse. Évaluer l'impact de l'immersion par RV sur l'intensité de la douleur et l'anxiété lors des premiers levers et des premiers soins postopératoires après chirurgie orthopédique majeure.

Étude prospective incluant 29 patients (âgés de 6 à 18 ans) opérés pour une pathologie orthopédique (scoliose, ostéotomie fémorale, ou allongement de membre). Groupe RV : Utilisation d'un casque de réalité virtuelle (contenu ludique/relaxant) pendant le premier lever ou le premier pansement. Groupe Témoin : Prise en charge standard (distraction verbale ou écran classique). La Douleur évaluée par l'échelle EVA (Échelle Visuelle Analogique) ou FPS-R (Faces Pain Scale-Revised). Score d'anxiété pré et post-procédural. Consommation de morphiniques de secours sur 24h.

Une réduction significative des scores de douleur est attendue dans le groupe RV lors des phases critiques (levers, mobilisation). Les scores d'anxiété devraient être inférieurs de 45% par rapport au groupe témoin, facilitant la coopération de l'enfant. Tendance à la baisse de la consommation d'antalgiques de palier 3 dans les 24 premières heures. Taux de satisfaction des parents et de l'équipe soignante supérieur à 90%.

La RV ne remplace pas l'analgésie médicamenteuse mais agit en synergie. Elle permet de transformer une expérience traumatisante (le premier lever après une chirurgie lourde) en une activité immersive. Le coût décroissant du matériel (casques autonomes) rend cette technologie accessible pour un usage quotidien en service de chirurgie pédiatrique.

L'intégration de la réalité virtuelle dans le protocole de récupération améliorée après chirurgie (RAC) en orthopédie pédiatrique réduit efficacement la douleur et l'anxiété. C'est un outil innovant, sûr et particulièrement bien accepté par la "génération numérique".
Ahmed Amine MOHSENI , Emna ARIDHI (Tunis, Tunisie) , Romdhane DENGUEZLI , Hedi ATIG , Mohamed ZAIRI , Ahmed MSAKNI , Walid SAIED , Sami BOUCHOUCHA
11:44 - 11:51 #52942 - Agent vocal IA automatisé pour le suivi postopératoire et la recherche en orthopédie.
Agent vocal IA automatisé pour le suivi postopératoire et la recherche en orthopédie.

Le recueil des PROMs après chirurgie orthopédique reste un défi opérationnel. Les solutions numériques asynchrones présentent des taux de complétion insuffisants. L'objectif était d'évaluer la faisabilité d'un appel massif de patients pour le suivi postopératoire en conditions réelles et de valider la fiabilité des données extraites par un agent vocal IA.

Essai randomisé prospectif monocentrique. Deux populations consécutives incluses à ≥1 an de recul : instabilité glénohumérale (n=310, randomisés 1:1 SMS vs contrôle) et rupture de coiffe des rotateurs (n=462). L'agent vocal IA (FOLAI v1.26) administrait un questionnaire adapté à chaque population (SSV, retour au sport, SSV sport, satisfaction, épaule oubliée ; avec retour au travail pour la coiffe). Un algorithme de triage était commun aux deux protocoles. Le protocole hybride combinait jusqu'à cinq tentatives sortantes et une option de rappel entrant. Un audit humain en aveugle a été conduit sur l'ensemble des 448 complétions, évalué par CCI et kappa de Cohen.

772 patients ont été contactés via 1 680 appels (879 instabilité, 801 coiffe). Le taux de complétion était de 56,8% (176/310) pour l'instabilité et 58,9% (272/462) pour la coiffe, sans différence significative. La quasi-totalité des complétions était obtenue dès la troisième tentative (94,9%) ; 38,6% via appels entrants. La validation en aveugle montrait une concordance élevée : CCI = 0,82 pour le SSV [IC95% 0,76–0,86], CCI = 0,76 pour le SSV sport [IC95% 0,68–0,83], kappa ≥ 0,93 pour toutes les variables catégorielles. Aucun cas cliniquement pertinent n'a été manqué par le triage automatisé.

Un agent vocal IA peut assurer le suivi postopératoire standardisé à grande échelle avec une fiabilité comparable à un auditeur humain et un taux de complétion supérieur à 57% sur deux populations distinctes. En réservant l'intervention clinique aux seuls cas signalés par le triage, ce protocole représente un gain de temps substantiel et ouvre la voie à un suivi systématique et généralisable en orthopédie.
Jules DESCAMPS (Paris) , Luis SUÁREZ JIMÉNEZ , Arnaud JACQUEL , Mathilde SENNHAUSER , Christopher BAYNE , Kevin GUILLEZ , Jean-Luc RAYNIER , Gabriel CARDENAS , Laura BARTOLI , Ali ASFOUR , Rémy NIZARD , Matthieu RESCHE-RIGON , Pierre-Alban BOUCHÉ , Pascal BOILEAU
11:51 - 11:58 #51858 - Comment évaluer la pertinence des abstracts à lire à l'ère de la surcharge bibliographique : impact d'une grille standardisée sur la reproductibilité du classement et comparaison à une IA.
Comment évaluer la pertinence des abstracts à lire à l'ère de la surcharge bibliographique : impact d'une grille standardisée sur la reproductibilité du classement et comparaison à une IA.

L’augmentation continue du volume de publications rend la sélection des abstracts à lire et à diffuser de plus en plus difficile. Au-delà du nombre d’articles, l’enjeu est de classer leur pertinence de manière rapide et reproductible, la lecture et la notation manuelles étant chronophage et exposées à une variabilité inter-évaluateurs. Dans ce contexte, l’utilisation d’une grille standardisée pourrait améliorer la reproductibilité de l’évaluation, et l’IA pourrait contribuer à automatiser le tri. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’effet d’une grille standardisée sur la reproductibilité de l’évaluation des abstracts, d’en mesurer le temps humain d’évaluation, et de tester une IA appliquant la grille, puis de la comparer au consensus humain.

53 résumés PubMed, collectés sur une période d’un mois avec les mots-clés “shoulder” AND “arthroscopy”, ont été notés par 4 évaluateurs (2 juniors, 2 seniors) selon deux modalités successives : note libre (0–100) puis grille standardisée (8 domaines, total 0–100). L’accord de classement entre évaluateurs a été mesuré par Kendall W (0–1) et les corrélations de rang. La fiabilité des scores a été mesurée par l’ICC(2,k) (two-way random, moyenne des évaluateurs) ; interprétation : ICC <0,5 faible, 0,5–0,75 modérée, 0,75–0,9 bonne, >0,90 excellente. Le temps en minutes par résumé a été analysé. L’IA a noté deux fois les 53 résumés à l’aide de la grille (test–retest).

L’accord de classement inter-évaluateurs augmentait avec la grille (Kendall W : 0,55 note libre vs 0,69 grille). La fiabilité des scores passait de bonne à excellente (ICC(2,k) : 0,730 vs 0,906). Le classement consensuel obtenu en note libre et avec la grille était modérément concordant (Spearman ρ=0,588 ; Kendall τ=0,409) avec un faible chevauchement des meilleurs résumés (Top-5 : 20% ; Top-10 : 10%), suggérant un reclassement induit par la grille. L’utilisation de la grille augmentait le temps de notation (2,1–3,0 min/résumé grille vs 0,6–2,1 min/résumé note libre). L’IA a montré une forte reproductibilité test–retest sur le classement (Spearman ρ=0,840 ; Kendall τ=0,750) et une concordance élevée avec le consensus humain sous grille.

La grille standardisée améliore la robustesse du classement, au prix d’un temps d’évaluation plus long. Le faible chevauchement du Top-10 entre note libre et grille indique que la standardisation modifie la sélection finale des résumés jugés prioritaires. Une IA appliquant la grille est très reproductible et proche du consensus humain, suggérant un rôle potentiel d’aide à la pré-évaluation. La grille utilisée semblait moins adaptée aux méta-analyses, leur exclusion améliorait l’accord de classement, suggérant la nécessité d’une grille spécifique au type d’étude.

Une grille standardisée améliore la reproductibilité et la fiabilité du tri d’abstracts pour prioriser leur lecture et leur diffusion. L’IA appliquant la grille est très reproductible et pourrait contribuer à sécuriser et accélérer le processus de sélection.
Amira PIERSON (Paris) , Emilie BERTIN , Maxime ANTONI , Pierre-Alban BOUCHE , Geoffroy NOURISSAT , Jules DESCAMPS
Philippe Erlanger
12:00

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J11-7
12:00 - 12:05

Journée CAOS
Conclusion
CAOS

Conférenciers : Harold COMMON (PH) (Conférencier, Rennes), Antoine PERRIER (Chercheur) (Conférencier, Paris)
Session dédiée au Computer-Assisted Orthopaedic Surgery, soit en français chirurgie orthopédique assistée par ordinateur
Philippe Erlanger

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DevD
12:00 - 13:00

Session Développement durable
Session Développement durable et industrie

À l’issue de la session, les participants seront capables d’identifier les principaux enjeux du développement durable en orthopédie-traumatologie et leur impact sur les pratiques professionnelles.
Ils pourront intégrer des pratiques plus responsables et durables dans leur activité, tout en maintenant la qualité et la sécurité des soins.
12:00 - 13:00 Introduction de la session et veille scientifique .
12:00 - 13:00 La trajectoire de Lépine pour concilier excellence industrielle, transition environnementale et –50 % d’émissions d’ici 2030.
12:00 - 13:00 Discussion commune.
Rédaction 1
13:00

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AG
13:00 - 14:30

Assemblée Générale CFCOT

Rédaction 1
13:30

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J13-3
13:30 - 14:00

Journée SoFOP
Communications particulières
SOFOP

Modérateurs : Estelle LITZELMANN (Chirurgien) (Marseille), Federico SOLLA (PH) (Nice)
Durant cette journée, la SOFOP (Société Française d’Orthopédie Pédiatrique) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies orthopédiques de l’enfant et les traumatismes pédiatriques.
13:30 - 13:37 #52844 - L'ostéotomie de Dega est-elle toujours suffisante dans les luxations neurologiques de hanche ? Apport de la planification tridimensionnelle.
L'ostéotomie de Dega est-elle toujours suffisante dans les luxations neurologiques de hanche ? Apport de la planification tridimensionnelle.

La luxation neurologique de hanche est une complication fréquente chez les enfants atteints de paralysie cérébrale, responsable de douleurs, de perte de la marche et de troubles de la position assise. Le traitement de référence associe une ostéotomie fémorale de varisation-dérotation à une acétabuloplastie, le plus souvent de type Dega, reposant sur l’hypothèse d’une prédominance de la découverture postérieure. Cependant, les analyses tridimensionnelles montrent une grande variabilité des défauts de couverture acétabulaire, questionnant l’adéquation d’une acétabuloplastie standardisée. La planification tridimensionnelle est un outil d’aide à la décision pour d’autres ostéotomies pelviennes. L’objectif était d’évaluer la pertinence de la Dega et d’identifier les situations nécessitant une ostéotomie de réorientation.

Onze patients (13 hanches), âgés de 5 à 14 ans, ont été opérés pour luxation neurologique de hanche par ostéotomie fémorale proximale de varisation-dérotation associée à une ostéotomie pelvienne. Les patients étaient GMFCS III à V. Une planification tridimensionnelle a été réalisée à partir de scanners à faible dose. Des acétabuloplasties de Dega ont été modélisées à partir des reconstructions scanner sous supervision chirurgicale. Les angles de couverture acétabulaire ont été mesurés dans les trois plans au centre de la tête fémorale après réduction virtuelle. En cas de couverture insuffisante, une triple ostéotomie pelvienne (TOP) était simulée.

La modélisation tridimensionnelle a été réalisée pour toutes les hanches. Une ostéotomie de Dega a pu être simulée dans tous les cas et a permis une évaluation de la couverture acétabulaire dans les trois plans. La Dega permettait une correction moyenne de 6° de couverture externe, de 3° de couverture antérieure et -1° d’antéversion, contre 21°, 5° et 1° pour la TOP. Pour 6 hanches (46 %), il a été décidé de réaliser une ostéotomie de réorientation. Pour 2 hanches (15 %), aucune ostéotomie n’était satisfaisante.

La stratégie classique repose sur une acétabuloplastie standardisée, malgré une grande variabilité morphologique. La planification tridimensionnelle permet une analyse individualisée et la validation de l’ostéotomie en préopératoire. Elle met en évidence les limites de la Dega dans certaines configurations où la TOP permet une meilleure couverture. Ces résultats sont en accord avec les données récentes de la littérature tridimensionnelle suggérant une variabilité des défauts de couverture acétabulaire. Cette approche permet ainsi de dépasser une stratégie standardisée au profit d’une prise en charge personnalisée.

La planification tridimensionnelle est une méthode faisable et pertinente pour l’évaluation préopératoire des luxations neurologiques de hanche. Elle permet d’objectiver l’efficacité attendue d’une ostéotomie de Dega et d’orienter la stratégie vers une ostéotomie de réorientation lorsque nécessaire, suggérant l’intérêt de cette approche sur des séries plus larges.
Xavier DU CLUZEL DE RÉMAURIN (Paris) , Anthony NAY , Lys BUDIARTHA , Morgane LE GANGNEUX , Alina BADINA
13:37 - 13:44 #52115 - Réalignement épiphysaire dans les épiphysiolyses fémorales proximales à grand déplacement opérées par la procédure de Dunn : Évaluation morphologique d’une série de 74 hanches.
Réalignement épiphysaire dans les épiphysiolyses fémorales proximales à grand déplacement opérées par la procédure de Dunn : Évaluation morphologique d’une série de 74 hanches.

Les épiphysiolyses fémorales proximales (EFP) à grand déplacement entraînent des conflits fémoro-acétabulaires majeurs. Le traitement de cette déformation symptomatique reste controversé : ostéotomie fémorale proximale tridirectionnelle ou réduction chirurgicale dans le déplacement. Nous nous proposons d’évaluer les résultats morphologiques de la réduction de ce déplacement selon la procédure de Dunn sur une série homogène rétrospective.

Cent quarante hanches ont été opérées selon la procédure de Dunn de 2014 à 2024. Nous avons retenu 74 épiphysiolyses unilatérales. 35 stables et 39 instables, d’âge moyen 13 ans, de recul moyen était de 24 mois (22 mois). Tous les patients présentaient une bascule postérieure minimale de 60°.Les variations pré/post et leur comparaison au côté sain ont été évaluées en moyennes ± écarts types et analysées par t test appariés (p < 0,05). Le score de Harris (HHS) a été mesuré au recul maximal.

Soixante-quatorze épiphysiolyses unilatérales ont été incluses (35 stables, 39 instables ; âge moyen 13 ans ; recul moyen 24 ± 22 mois). Les paramètres morphologiques étaient significativement améliorés. De face, le Medial Femoral Proximal Angle (MPFA) passait de 77 ± 11° à 86 ± 9° (p < 0,05), proche du côté sain (89 ± 6°, p < 0,05). L’angle alpha (AA) diminuait de 87 ± 19° à 50 ± 14° (p < 0,05) et rejoignait le côté sain (49 ± 6°, p = 0,41). La longueur cervicale (Cervical Lengh CL) augmentait de 39 ± 7 à 47 ± 6 mm (p < 0,05) et restait inférieure au côté sain (50 ± 7 mm, p < 0,05). Le Center-Trochanteric Distance (CTD) se normalisait (46 ± 7 à 50 ± 7 mm, p < 0,05), comparable au sain (50 ± 8 mm, p = 0,96). Le Center-Trochanteric Offset (CTO), négatif avant réduction (–9 ± 9 mm), se corrigeait vers –2 ± 9 mm (p < 0,05), restant légèrement inférieur au côté sain (1 ± 7 mm, p < 0,05). De profil, la bascule postérieure (Postérior Slide PS) était presque était légèrement surcorrigée (66 ± 12° à 2 ± 9°, p < 0,05), proche du sain (6 ± 8°, p < 0,05). L’angle Alpha (AA) chutait de 119 ± 21° à 42 ± 9° (p < 0,05), avec une valeur post opératoire légèrement inférieure au côté sain (50 ± 7°, p < 0,05). L’Offset se reconstituait (–0,10 ± 0,19 à 0,19 ± 0,06, p < 0,05), cohérent avec le sain (0,16 ± 0,04, p < 0,05). Le score HHS moyen était de 98 ± 9.

La majorité des paramètres étaient améliorés ou normalisés, avec une discrète hypocorrection pour le MPFA, le CL et le CTO. Une légère hypercorrection est observé pour la bascule postérieure, l'angle Alpha et l'Offset de profil traduisant la facilité de la réduction une fois le retinaculum totalement libéré. Le raccourcissement fémoral n’est que de 3 mm (6 mm).

La procédure de Dunn permet une restauration quasi anatomique de l’extrémité proximale du fémur. Sa réalisation technique exigeante. Les résultats radiologiques et fonctionnels confirment sa pertinence dans les EFP à grand déplacement.
Alexandre LOUGUET (Paris) , Samuel GEORGES , Younes OUCHRIF , Eric DESAILLY , Nejib KHOURI
13:44 - 13:51 #52065 - Bone lengthening for congenital leg length discrepancy in cruciate deficient knees.
Bone lengthening for congenital leg length discrepancy in cruciate deficient knees.

The association between cruciate ligaments hypoplasia and congenital Leg Length Discrepancy (LLD) is common. We hypothesized that limb lengthening using a motorized intramedullary nail without cruciate ligament reconstruction in patients with anteroposterior laxity is well tolerated.

Between 2012 and 2024, a retrospective single-center study was conducted on patients who had undergone limb lengthening using the Fitbone® nail for congenital LLD. The inclusion criteria were the identification of a preoperative anteroposterior knee laxity in case of bone lengthening for congenital LLD. The distraction parameters and complications unrelated to the implant which occurred during the distraction period, especially knee stiffness and radiological knee subluxation, were assessed.

Seventeen patients were included in this study, and the lengthened segment was the femur in 16 cases and the tibia in 1 case. The patients’ mean age was 15.7 years (range: 12.6 to 21.9 years). The etiology of the LLD was congenital femoral deficiency in 7 patients (41%) and fibular hemimelia in 10 (59%). All the patients had minimal limb malformation complexity according to the LLRS AIM Index. The average lengthening achieved was 4.9 cm (range: 2.8 to 8 cm), with a distraction index of 14.1 days/cm on average (range: 8.6 to 22.6 days/cm). One patient presented an anterior knee subluxation, and one other a posterior knee subluxation during the distraction period. Four patients underwent additional procedures for knee flexion contracture.

This study emphasizes the good tolerance of bone lengthening using a motorized intramedullary nail at skeletal maturity for congenital leg length discrepancy in patients with absent cruciate ligaments, without prior ligament reconstruction. This conclusion yet needs to be confirmed with larger series.
Chloé RAVOT (Rennes) , Amandine EON , Tristan LANGLAIS , Franck ACCADBLED
13:51 - 13:58 #52074 - Anatomie chirurgicale de la libération plantaire étendue : application à la correction des pieds creux.
Anatomie chirurgicale de la libération plantaire étendue : application à la correction des pieds creux.

La grande libération plantaire constitue un temps clé dans le traitement chirurgical du pied creux chez l’enfant. Décrite notamment par Anorld K Henry dans son ouvrage Extensile Exposure (1973) et Charles Dujarrier dans Anatomie des Membres (1905), cette approche repose sur une connaissance anatomique fine du pied, dont la complexité rend le geste délicat pour les chirurgiens en formation. Une meilleure visualisation et compréhension des rapports anatomiques pourrait améliorer la reproductibilité de cette technique et son application chirurgicale.

Une dissection anatomique a été réalisée au laboratoire d’anatomie sur deux pieds d’un sujet anatomique injecté au silicone. La voie d'abord était postéro-médiale débutant en rétro malléolaire pour se recourber en suivant le bord médial du pied à la jonction des peaux dorsale et médiale. Après dissection du paquet tibial postérieur l'ensemble des muscles intrinsèques du pied et des fascias conjonctifs était désinséré des tubérosités calcanéennes postérieures. Le bord supérieur de l'abducteur du gros orteil était libéré dans sa totalité pour permettre l’ouverture de la loge médiale. L’accès à la cloison intermusculaire médiale permettait la section du nœud fibreux de Henry suspendant les longs fléchisseurs au squelette. L’ensemble de la plante était exposé après désinsertion du faisceau métacarpien du court fléchisseur. Le dernier temps comportait la dissection du tendon du tibial postérieur et l’ouverture de l'articulation talo calcanéo naviculaire. Les différents plans anatomiques ont été documentés par des iconographies et des vidéos. Deux cas cliniques illustrent l’application chirurgicale de cette dissection anatomique.

Les supports iconographiques et vidéo obtenus ont détaillé pas à pas la technique de la grande libération plantaire. Les cas cliniques ont confirmé cette approche anatomique à la pratique chirurgicale chez l’enfant et l’adolescent.

La dissection planifiée a permis une visualisation précise et reproductible des structures plantaires profondes, en particulier des rapports entre les muscles intrinsèques, les tendons fléchisseurs et les éléments vasculo-nerveux. L’injection au silicone a facilité l’identification et la préservation des structures à risque. La libération de l'ensemble des muscles intrinsèques et des fascias plantaires a permis d'optimiser les libérations articulaires et de diminuer l'importance des résections osseuses.

L'application de cette procédure de dissection a contribué à l’abord extensif de libération des composants fibro musculaire verrouillant le creux médial et plantaire. La dissection anatomique avec injection de silicone a constitué un outil pédagogique améliorant la reproductibilité du geste chirurgical.
Charlotte SCABELLO (Paris) , Marie Laurent BOURCHEIX , Samuel GEORGES , Philippe WICART , Nejib KHOURI
Salon Ambassadeurs 1/3
13:45

"Vendredi 13 novembre"

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ORTHORISQ-1
13:45 - 15:45

Orthorisq
ORTHORISQ

ORTHORISQ est l’organisme français dédié à la gestion des risques et à l’amélioration de la sécurité des pratiques en chirurgie orthopédique et traumatologique.
13:45 - 13:50 Mot des Présidents. Jean-Noël ARGENSON (Professeur Chef de Service) (Conférencier, Marseille), Christophe HULET (Chirurgien orthopédiste ) (Conférencier, Président SOFCOT 2026, Caen), Jean Charles LE HUEC (professeur chir ortho rachis) (Conférencier, Bordeaux)
13:50 - 14:00 Mot des Gestionnaires et point DPO. Stéphane MAUGER (CHEF DE SERVICE) (Conférencier, SOISSONS), Christophe LE DU (CHIRURGIEN ORTHOPEDISTE) (Conférencier, Tours), France WELBY (chirurgien) (Conférencier, Domont)
14:00 - 15:20 Table ronde : Filière et commandes de matériel. France WELBY (chirurgien) (Conférencier, Domont), Caroline DANA (Praticien Attaché) (Conférencier, Paris), Alexandre JOURNE (chirurgien libéral) (Conférencier, LYON), Thierry LE TIEC (chirurgien) (Conférencier, Carcassonne)
15:20 - 15:45 Commmunication : Laboratoire et fin de gamme. Olivier CASTILLO (Docteur) (Conférencier, NICE)
Louis Lumiere
14:00

"Vendredi 13 novembre"

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ORC02
14:00 - 18:00

ORC - Orthopedic Review Course

Modérateurs : Charles COURT (Paris), Moussa HAMADOUCHE (Paris)
Mise à jour des connaissances en orthopédie-traumatologie, destinée notamment aux chirurgiens en formation ou souhaitant actualiser leurs connaissances.
14:00 - 14:20 Fractures de l’extrémité supérieure du fémur. Pierre MARTZ (PU / PH) (Conférencier, Dijon)
14:20 - 14:40 Fractures diaphysaires du fémur et du tibia. Charlie BOUTHORS (Conférencier, Kremlin-Bicêtre)
14:40 - 15:00 Ortho Gériatrie : particularité en traumatologie. Jérôme TONETTI (Professeur des Universités - Praticien hospitalier) (Conférencier, Grenoble)
15:00 - 15:20 Lésions de l’appareil extenseur du genou. Elvire SERVIEN (PUPH) (Conférencier, Lyon)
15:20 - 15:40 Instabilité rotulienne. David DEJOUR (chirurgien) (Conférencier, Lyon)
15:40 - 16:00 Pause.
16:00 - 16:15 Fractures de la cheville. Alexandre HARDY (Chirurgien orthopediste) (Conférencier, Paris)
16:15 - 16:30 Lésions ligamentaires autour de la cheville. Alexandre HARDY (Chirurgien orthopediste) (Conférencier, Paris)
16:30 - 16:45 Traumatismes du pied (hors calcaneus et talus). Louis RONY (Maître de Conférences Universitaires - Praticien Hospitalier) (Conférencier, Angers)
16:45 - 17:15 Changement de PTH comment raisonner et planifier l’intervention. Xavier FLÉCHER (PUPH) (Conférencier, Marseille)
17:15 - 17:35 Changement de PTG comment raisonner et planifier l’intervention. Thomas NÉRI (PU-PH) (Conférencier, Lyon)
17:35 - 17:50 Vers un bloc éco responsable. François GOUIN (Docteur) (Conférencier, Lyon)
17:50 - 18:00 Conclusion.
Salle 01 - hall d'exposition

"Vendredi 13 novembre"

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J13-4
14:00 - 15:15

Journée SoFOP
Assemblée Générale
SOFOP

Durant cette journée, la SOFOP (Société Française d’Orthopédie Pédiatrique) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies orthopédiques de l’enfant et les traumatismes pédiatriques.
Salon Ambassadeurs 1/3
15:15

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J13-5
15:15 - 15:45

Journée SoFOP
Invité du Président : Haute Montagne - Chirurgie : Engagements
SOFOP

Durant cette journée, la SOFOP (Société Française d’Orthopédie Pédiatrique) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies orthopédiques de l’enfant et les traumatismes pédiatriques.
15:15 - 15:45 Invité du Président : Haute Montagne - Chirurgie : Engagements. Nicolas BRAUD (Conférencier, Guide de haute montagne , Saint-Pons)
Salon Ambassadeurs 1/3
15:45 Pause
16:15

"Vendredi 13 novembre"

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ORTHORISQ-2
16:15 - 18:00

Orthorisq
ORTHORISQ

ORTHORISQ est l’organisme français dédié à la gestion des risques et à l’amélioration de la sécurité des pratiques en chirurgie orthopédique et traumatologique.
16:15 - 16:50 Biais cognitifs. Philippe TRACOL (chirurgien) (Conférencier, Cabrières d'Avignon), Frédéric SAILHAN (Docteur) (Conférencier, Paris)
16:50 - 17:05 Communication : Brûlures chaud et froid. Marc BRANFAUX (Chirurgien) (Conférencier, Challes les Eaux), Marc ZAKA (Conférencier, Evry)
17:05 - 17:20 Communication : Circuit des prélèvements. Pierre-Yves DURAND (chirurgien orthopédiste libéral) (Conférencier, ST ETIENNE)
17:20 - 17:40 Communication : CRIOAC. Sylvie COLLON (chirurgien) (Conférencier, Caen), Philippe BOISRENOULT (Docteur) (Conférencier, Le Chesnay)
17:40 - 18:00 Mot des représentants des Adhérents. Olivier CHARROIS (Docteur) (Conférencier, Paris), Kevin SOUDY (CHIRURGIEN ORTHOPEDISTE) (Conférencier, CARPENTRAS)
Louis Lumiere

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J13-6
16:15 - 18:00

Journée SoFOP
Session "Echecs et complications".
SOFOP

Durant cette journée, la SOFOP (Société Française d’Orthopédie Pédiatrique) va aborder avec ses experts, leurs travaux et réflexions, les pathologies orthopédiques de l’enfant et les traumatismes pédiatriques.
16:15 - 18:00 Session “Failures and complications”.
Salon Ambassadeurs 1/3
00:00
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EP05
00:00 - 00:00

ePosters affichés
Gestion des risques

00:00 - 00:00 #51527 - GR-e001 Gestion des risques en chirurgie orthopédique oncologique : analyse prospective des événements indésirables graves sur 5 ans.
GR-e001 Gestion des risques en chirurgie orthopédique oncologique : analyse prospective des événements indésirables graves sur 5 ans.

La chirurgie orthopédique oncologique associe résections étendues et reconstructions complexes chez des patients souvent fragilisés par les traitements systémiques. Cette combinaison expose à un risque élevé d’événements indésirables graves (EIG), responsables de reprises chirurgicales et d’allongement d’hospitalisation. L’analyse prospective et systémique de ces événements représente un outil central d’amélioration de la sécurité des soins. L’objectif de ce travail était de déterminer l’incidence des EIG, d’identifier leurs facteurs associés et d’analyser leurs mécanismes contributifs en chirurgie orthopédique oncologique.

Étude prospective observationnelle sur 5 ans incluant tous les patients opérés pour tumeur osseuse primitive ou métastatique nécessitant résection et reconstruction. Les reconstructions comprenaient des prothèses modulaires massives ou des ostéosynthèses renforcées par ciment. Les EIG étaient définis comme tout événement entraînant une reprise chirurgicale non programmée, une admission en soins intensifs ou une prolongation d’hospitalisation supérieure à 7 jours. Les complications ont été classées selon une adaptation de Clavien-Dindo (grades III à V). Les variables analysées incluaient l’âge, le type tumoral, l’exposition à une chimiothérapie néoadjuvante, la durée opératoire, le type de reconstruction et les comorbidités. Une analyse systémique des causes était réalisée lors de réunions de morbi-mortalité standardisées. Les facteurs associés aux EIG ont été étudiés par régression logistique multivariée. Le suivi minimal était de 12 mois.

Deux cent quatorze patients ont été inclus (âge moyen 42 ± 18 ans ; 61 % tumeurs primitives). Quarante-six patients (21,5 %) ont présenté au moins un EIG. Les complications étaient infectieuses profondes dans 9,8 % des cas, mécaniques dans 6,1 % et thromboemboliques dans 3,7 %. Vingt-neuf patients (13,6 %) ont nécessité une reprise chirurgicale. En analyse multivariée, une durée opératoire supérieure à 300 minutes (OR 2,4 ; p = 0,01), une reconstruction prothétique massive (OR 2,2 ; p = 0,02) et une chimiothérapie néoadjuvante (OR 1,9 ; p = 0,04) étaient significativement associées à la survenue d’un EIG. Une contribution organisationnelle était identifiée dans 35 % des EIG.

Le taux d’EIG observé confirme la morbidité importante de cette chirurgie. Les facteurs identifiés associent complexité technique et vulnérabilité liée aux traitements oncologiques. La proportion d’événements comportant une composante organisationnelle suggère un potentiel d’amélioration par la standardisation des parcours, l’anticipation logistique et l’optimisation préopératoire.

Les EIG concernent plus d’un patient sur cinq en chirurgie orthopédique oncologique. L’identification de déterminants techniques et organisationnels ouvre des perspectives concrètes de réduction du risque par des mesures préventives structurées.
Nasreddine ROUAG (Paris, Algérie) , Leila NEBCHI , Atika MAZARI
00:00 - 00:00 #51604 - GR-e002 Télétravail post-COVID-19 et pathologies du membre supérieur : rupture ergonomique et nouvelles vulnérabilités.
GR-e002 Télétravail post-COVID-19 et pathologies du membre supérieur : rupture ergonomique et nouvelles vulnérabilités.

Les troubles musculosquelettiques du membre supérieur (TMS-MS) représentent une part significative de l’activité en chirurgie orthopédique. La généralisation brutale du télétravail à la suite de la pandémie du COVID19 a déplacé l’exposition professionnelle connue et documentée vers des environnements domestiques non conçus pour une sollicitation prolongée du rachis cervical et du membre supérieur. L’objectif de ce travail est d’évaluer si cette modification environnementale constitue un facteur d’exposition susceptible d’influencer l’incidence, l’aggravation ou la chronicisation des pathologies orthopédiques du membre supérieur.

Revue critique de la littérature internationale 2020–2024 incluant revues systématiques, études observationnelles et données expérimentales biomécaniques. Comparaison des paramètres d’exposition entre poste normé et installation domestique non équipée.

En situation de télétravail à domicile, non équipé : Flexion cervicale moyenne 30–45° (vs <20° en poste normé), Moment fléchisseur cervical multiplié par 3 à 5, Charge équivalente cervicale estimée à 22–27 kg à 45°, Activité EMG du trapèze supérieur 8–15 % CMV (seuil de fatigue >5 %), Extension du poignet fréquemment >20°, Pression intracarpienne 30–40 mmHg (×2 à 3 vs neutre), Augmentation du temps écran de 1,5 à 2 heures par jour. Les études rapportent : Cervicalgies : 42–67 %, Douleurs d’épaule : 31–54 %, Douleurs poignet/main : jusqu’à 38 %, Risque relatif de douleurs du membre supérieur ×1,8 en l’absence de siège ergonomique. Ces paramètres correspondent aux contraintes biomécaniques impliquées dans les cervicalgies mécaniques, les tendinopathies de l'épaule et les dyskinésies scapulo-thoraciques, les épicondylites, les syndromes canalaires.

Le télétravail désormais massivement répandu (en particulier dans la population 25-35 ans) constitue une expérience naturelle d’exposition biomécanique à grande échelle. Le conflit ergonomique intrinsèque de l'ordinateur portable (laptop), l’absence de siège adapté (supports et hauteur réglables) ainsi que l’augmentation du temps d’exposition aux écrans, induisent une dégradation biomécanique mesurable et cohérente avec la physiopathologie des TMS. Bien que la majorité des études soient transversales, la concordance entre données expérimentales et symptomatologie déclarée renforce la plausibilité clinique. Pour le chirurgien orthopédiste, cette problématique dépasse la santé au travail et sa réglementation, car elle concerne l’évolution potentielle du volume et du profil des pathologies chroniques adressées en consultation.

Le télétravail post-COVID ne constitue pas une simple adaptation organisationnelle : il représente une modification durable de l’environnement biomécanique. La prévention ergonomique en télétravail ne relève pas du confort à domicile: elle relève de la santé musculosquelettique des individus. La transformation organisationnelle du travail pourrait s’accompagner d’un coût orthopédique progressif mais potentiellement durable.
Patrick HOUVET (Paris)
00:00 - 00:00 #51681 - GR-e003 L’avènement des allogreffes, des hétérogreffes et les substituts osseux n'on pas eu une réelle influence sur Les greffes osseuses autologues en chirurgie orthopédique A propos de 56243 Opérés.
GR-e003 L’avènement des allogreffes, des hétérogreffes et les substituts osseux n'on pas eu une réelle influence sur Les greffes osseuses autologues en chirurgie orthopédique A propos de 56243 Opérés.

La greffe osseuse autologue a toujours une place en chirurgie orthopédique et doivent et doivent avoir une place prépondérante dans la formation face à la crise économique et sanitaire mondiale

Etude rétrospective, toute pathologie (1986-2020), Adultes / Enfants, greffons libres Chirurgie réglée, patient averti: Bilan de la zone prélevée, risques évaluées Prélèvements crête iliaque, fémur distal, tibia proximal, corticale tibiale, fabula Même temps opératoire, même chirurgien Abord anatomique, prévention des aléas esthétiques et fonctionnels Suivi à court terme, bénéfice et efficacité de la greffe sur la pathologie à moyen terme et complications

Publications: 56243Opérés dont 9023Pathologies froides (Statistiques 2001-2011); Rachis cervical C3C7 687Arthrodèses antérieures (aucun échec 1986-2007); Rachis cervical C1C2 76Arthrodèses postérieures (aucun échec 1986-2007); TCG du genou 19Cas, 12Juvara (un échec 1987-2004); Dislocations radio-ulnaires distales 4Allongement (aucun échec); Scolioses 346Greffes postérieures (un échec 1987-2016); LRE 337Greffes Latarget (aucun échec 2001- 2011); LCH 122Ostéotomie de Salter Greffe (aucun échec 1997-2007) Allongement diaphysaires 37Cas Type Wagner Greffe spongieuse (aucun échec 1987-2015); Gonarthroses 204Ostéotomie addition (aucun échec 1995-2015); Tumeurs 8Reconstruction fibula (1humérus, 1fémur, 2tibias, 1ulna, 1col fémoral et 2cotyles (aucun échec 1987-2015); Pseudarthroses diaphysaires 441Greffes (97 reprises 1987-2015) Pseudarthrose scaphoïde carpien 148Matti-Russe (27résorptions 1986-2015); Très peu de complications et d’échec, cicatrices inesthétiques et douleurs du site donneur

Du point de vue physique les autogreffes corticales sont solides au début et c’est très bien mécaniquement et les spongieuses permettent un meilleur remplissage. Du point de vue caractéristique les autogreffes ont un haut pouvoir ostéogénique et sont intégrées très rapidement surtout si elles sont vascularisées Du point de vue qualité, l’os iliaque est en tête, à condition de bien installer le patient pour un seul champs et temps opératoires Du point de vue spécifique la crête iliaque antérieure est surtout corticospongieuse règle les problèmes mécaniques ainsi que la fibula et la crête tibiale antérieure et la crête iliaque postérieure pour le remplissage d’os spongieux. La fibula reste l idéale pour les greffes vascularisées Du point de vue contamination aucune Du point de vue tactique opératoire il faut faire le prélèvement après la préparation de la zone receveuse afin d’éviter le problème classique de la quantité et la qualité Du point de vue technique, en tenir compte dans la formation des chirurgiens Du point de vu global très peu de complications mais plaintes pour les cicatrices inesthétiques et les douleurs résiduelles dont la raison essentielle réside dans la tactique et la technique opératoires

Il faut continuer à encourager les autogreffes surtout par la formation des chirurgiens engagés dans de ONG
Rabah ATIA (Annaba, Algérie)
00:00 - 00:00 #51698 - GR-e004 Validation du questionnaire NASA-TLX dans l’évaluation de la charge cognitive et la prévention du risque en chirurgie orthopédique.
GR-e004 Validation du questionnaire NASA-TLX dans l’évaluation de la charge cognitive et la prévention du risque en chirurgie orthopédique.

La chirurgie orthopédique et traumatologique constitue une spécialité à forte exigence technique, organisationnelle et cognitive, caractérisée par la nécessité d’une prise de décision rapide dans un environnement opératoire potentiellement complexe. L’accumulation des contraintes horaires, la difficulté de certaines procédures chirurgicales ainsi que l’exposition à des facteurs de stress peropératoire peuvent contribuer à l’augmentation de la charge mentale des praticiens et influencer la sécurité du geste chirurgical. L’évaluation objective de la charge cognitive en milieu chirurgical reste cependant difficile, en particulier en chirurgie orthopédique où les paramètres techniques et organisationnels sont étroitement intriqués. Dans ce contexte, le questionnaire NASA-TLX représente un outil multidimensionnel pertinent pour l’estimation de la charge de travail liée à l’activité chirurgicale. Cette étude vise à évaluer les déterminants de la charge cognitive en chirurgie orthopédique et traumatologique en validant l’utilisation du score NASA-TLX dans ce contexte, dans l’optique d’identifier les facteurs professionnels associés à une charge mentale élevée et de contribuer à l’amélioration de la gestion du risque opératoire.

Dans cette étude de cohorte prospective, les résidents en orthopédie ont complété un questionnaire à l’issue de chaque garde. Ce questionnaire comprenait des informations relatives aux caractéristiques de la garde ainsi qu’une version modifiée du questionnaire NASA-TLX. Les scores obtenus ont été comparés à différents paramètres cliniques et organisationnels. Ils ont également été corrélés à l’évaluation subjective de la charge cognitive réalisée par le chirurgien, qui classait les tâches effectuées durant la garde selon trois niveaux : faible charge cognitive, charge cognitive modérée ou charge cognitive élevée.

Au total, 73 résidents ont complété le questionnaire le lendemain d’une garde de 24 heures. Le score NASA-TLX augmentait significativement avec le niveau de fatigue subjective rapporté par le chirurgien, ainsi qu’avec le nombre de patients évalués, le nombre d’interventions chirurgicales réalisées durant la garde, le nombre d’interruptions et l’intensité de la pression organisationnelle. Par ailleurs, les scores de charge cognitive étaient significativement plus élevés lorsque les participants percevaient leur garde comme plus difficile que prévu.

Le score NASA-TLX fournit une évaluation numérique graduée de la charge cognitive, qui présente une corrélation significative avec l’appréciation subjective de la charge de travail par le chirurgien orthopédiste. Cette application innovante de cet outil pourrait constituer un moyen pertinent en recherche et en enseignement, permettant d’évaluer la difficulté de l’activité chirurgicale, de suivre la progression des compétences des résidents et d'améliorer les conditions de travail de ces derniers.
Mohamed Taher GHANNOUCHI (Tunisie, Tunisie) , Hedi Moez BEN AYED
00:00 - 00:00 #51913 - GR-e005 Et si l’avenir de la chirurgie était « low-tech » ?
GR-e005 Et si l’avenir de la chirurgie était « low-tech » ?

La technologie ayant permis des avancées médicales spectaculaires aux cours des dernières décennies, le progrès technologique est devenu une pseudo-fin en soi, lorsque les nouvelles innovations ne se traduisent pas nécessairement par des gains en matière de santé individuelle ou publique. Cette course en avant n’est pas soutenable à terme, tant sur le plan financier, que sur le plan environnemental et sociétal.

Nous décrivons les étapes de la mise en place du groupe de réflexion LowTekMed, ses principaux axes de travail actuels et une définition de l’approche low-tech en médecine.

Le groupe LowTekMed a été créé pour envisager une approche « lowtech » de la santé, c’est-à-dire visant à produire des soins pertinents, soutenables et accessibles, plus adaptés au monde déstabilisé dans lequel nous entrons. Formé en 2024, il s’est progressivement étoffé, comptant actuellement une vingtaine de membres, incluant professionnels du soin (médecins, pharmacienne, cadre de santé) ingénieurs et chercheurs de diverses disciplines (psychologie, éthique, etc).

Souhaitant proposer des solutions concrètes, nous développons 4 types d’activités : publications scientifiques, enseignement et formation des professionnels du soins, organisation de hackathons et réflexions éthiques concernant les arbitrages auxquels les soignants seront de plus en plus confrontés.

Un important travail de pédagogie envers les soignants mais également les décideurs et la population générale est nécessaire d’une part pour alerter sur l’insoutenabilité de notre système de soins, en particulier de la course en avant « hightech », et d’autre part de proposer et rendre acceptables des solutions qui impliquent immanquablement des arbitrages, voire des renoncements, afin de garantir le maintien de soins à long terme pour le plus grand nombre.
Thomas DAOULAS (Brest) , Romain MANET , Timothy DALY , David VAIDIS
00:00 - 00:00 #52053 - GR-e006 Effect of an Enhanced Recovery After Surgery program on total hip and knee arthroplasty in a university hospital: a two-cohort study.
GR-e006 Effect of an Enhanced Recovery After Surgery program on total hip and knee arthroplasty in a university hospital: a two-cohort study.

Enhanced Recovery After Surgery (ERAS®) is a coordinated, evidence-based program delivered through a multidisciplinary team, which objective is to improve outcomes and patient satisfaction, while minimizing complications. The objective of this two-cohort study is to evaluate the clinical impact of an ERAS program on elective primary hip (THA) and knee (TKA) arthroplasties with regards to hospital length of stay, during the first 12 months after implementation.

We compared a retrospective pre-ERAS with a prospective ERAS cohort. Key aspects of this program included preoperative education, minimal fasting, standardised anaesthetic and surgical techniques, multimodal analgesia, and early mobilization. The primary outcome was hospital length of stay. Other outcomes included rest, dynamic pain scores, and rates of complications.

From December 1st, 2021 to November 30th, 2022, data from 267 patients (138 THA, 129 TKA) were compared with data from 258 patients (128 THA, 130 TKA) collected between December 1st, 2022, and November 30th, 2023, who underwent the ERAS® program (total: 525 patients). The mean hospital length of stay for THA patients before ERAS® was 5.5±2.9 days versus 4.5±2.0 days after ERAS® implementation (p=0.002). For TKA patients, it was 6.6±3.1 days before vs 5.6±1.9 days after ERAS® implementation (p=0.001). Rest, dynamic pain scores, and rates of complications were similar between groups.

The implementation of an ERAS® program for hip and knee arthroplasty led to a reduced hospital length of stay, below the Swiss national average, without impacting pain outcomes and rates of complications.
Arnaud FISCHBACHER (Lausanne, Suisse) , Jaad MAHLOULY , Alexander ANTONIADIS , Eric ALBRECHT , Alexandre KONINCKX , Corey KULL , Julien WEGRZYN
00:00 - 00:00 #52116 - GR-e007 Elucidating the mechanisms by which acetyl tributyl citrate affects fracture healing: a comprehensive network toxicology study.
GR-e007 Elucidating the mechanisms by which acetyl tributyl citrate affects fracture healing: a comprehensive network toxicology study.

In this study, we explored the potential risk effects of acetyl tributyl citrate (ATBC) on fracture healing through the method of network toxicology.

ATBC-related targets were retrieved from the ChEMBL, Swiss Target Prediction, and STITCH databases, whereas fracture healing-related targets were obtained from the GeneCards, OMIM, and GEO databases. Core targets were identified through protein-protein interaction network construction using the STRING database and visualized using the Cytoscape software, followed by GO and KEGG enrichment analyses. Additionally, in-depth analyses, including immune infiltration profiling, gene set enrichment analysis, and ceRNA regulatory network construction, were conducted. Finally, molecular docking and dynamics simulations were performed to determine the binding efficiency and stability for the binding between ATBC and its core targets.

A total of 50 overlapping targets were identified, from which six core targets were selected. Using differential expression analysis, five core targets (HDAC2, HDAC3, KAT2B, SMARCA4, and TP53) were further refined. Enrichment analysis suggested potential mechanisms related to the thyroid hormone signaling pathway, the Notch signaling pathway, and the cell cycle. Molecular docking and dynamics simulations confirmed certain binding interactions between ATBC and the core targets.

In this study, we systematically identified 50 candidate targets associated with ATBC-mediated modulation of fracture healing by integrating multi-source databases, including ChEMBL, GeneCards, and GEO. A PPI network was constructed using the STRING database, and topological analysis conducted using the Cytoscape software revealed five core regulatory targets. This is the first study to elucidate the molecular mechanism by which ATBC influences fracture healing, providing a novel clinical perspectives for managing impaired fracture healing.

We provided an integrated network toxicology analysis framework coupled with a molecular dynamics evaluation framework to elucidate the underlying molecular mechanisms through which ATBC interferes with fracture healing, thereby providing novel therapeutic strategies for clinical intervention. However, the findings require further experimental validation and clinical confirmation to establish translational relevance.
Yining CHEN (Fuzhou, Fujian, Chine) , Qiwang HE , Shunyou CHEN
00:00 - 00:00 #52193 - GR-e008 La prise charge en un seul temps opératoire des pathologies chirurgicales bilatérales de l'appareil locomoteur assure une meilleure logistiques, un gain économique et sociale et un meilleur pronostic fonctionnel Etude de 2178 Dossiers.
GR-e008 La prise charge en un seul temps opératoire des pathologies chirurgicales bilatérales de l'appareil locomoteur assure une meilleure logistiques, un gain économique et sociale et un meilleur pronostic fonctionnel Etude de 2178 Dossiers.

En pathologie traumatique il est classique que toutes les lésions multiples soient pris en charge en un seul temps opératoire or en pathologie froide les lésions bilatérales souvent identiques sont pris en charge en deux temps ce qui entraine une angoisse pour les patients et leurs familles et surtout une convalescence trop longue.

Etude rétrospective à travers les différentes publications du service : Gonarthrose: 14 patients, Epiphysiolyse fémorale supérieure: 81 patients ; Polyfracturés: 597 patients, Fractures bilatérales: 119 patients ; Hallux valgus: 74 patients, Pieds bots congénitaux: 1193 patients ; Luxations congénitales de la hanche: 92 patients ; Ostéochondrite primitive de la hanche: 5 patients, main congénitale : 3 patients ; anomalies rotatoires du fémur.

Temps opératoire diminué ; duré d'hospitalisation réduite de moitié à une seule ; une seule anesthésie ; temps opératoire diminué ; consommation de matériel réduite ; traitement médical réduit ; Rééducation en seul temps ; reprise des activités identiques à une seule pathologie ; morbidité limitée ; pas de décès per ou post opératoire ; les pertes sanguines ne sont pas multiplient par deux et si’ la transfusion s’avérait nécessaire elle ne se fera qu’une seule fois ; l’angoisse de la date du deuxième côté a disparu au profit de la sensation de fin de mission ; aucun sepsis majeur n’a entaché l’évolution. La satisfaction du patient souvent inquiet au départ se fait ressentir.

Un avantage économique important avec reprise précoce de l'activité professionnelle ou scolaire. Le côté économique et social est appréciable. Cela peut paraître assez lourd mais la symétrie de la lésion permet au chirurgien d’être plus rapide et à l’aise pour le deuxième côté. Le risque opératoire n’est pas plus élevé que pour une seule localisation pathologique La prise en charge médicale et la rééducation été simple moins coûteuse.

Devant des patients inquiets ainsi que leur entourage, il ne faut pas hésiter à proposer de tout faire en une seule hospitalisation dans les pathologies bilatérales, le gain est à tous les niveaux et le risque n'est pas plus élevé.
Rabah ATIA (Annaba, Algérie)
00:00 - 00:00 #52227 - GR-e009 Arrêter de fumer pour moins de complications péri-opératoires : enquête multicentrique sur les connaissances, opinions et pratiques déclarés des chirurgiens et des anesthésistes concernant le sevrage tabagique en préopératoire recommandé par la SFAR.
GR-e009 Arrêter de fumer pour moins de complications péri-opératoires : enquête multicentrique sur les connaissances, opinions et pratiques déclarés des chirurgiens et des anesthésistes concernant le sevrage tabagique en préopératoire recommandé par la SFAR.

La SFAR a émis en 2005 puis en 2016, des recommandations fortes de sevrage tabagique en préopératoire, idéalement 6 à 8 semaines avant l’intervention, pour prévenir les complications péri-opératoires, dont infections et retard de consolidation osseuse. Notre objectif était d’évaluer les connaissances, opinions et pratiques déclarées de médecins anesthésistes-réanimateurs (MAR) et de chirurgiens concernant ce sevrage tabagique préopératoire.

L’enquête a été réalisée en 2025 auprès de MAR et chirurgiens (toutes spécialités) tirés au sort (10 de chaque/centre) dans 4 hôpitaux publics et privés de la même région. Un questionnaire portant sur leur connaissance de l’existence et du contenu des recommandations SFAR, leur opinion (intérêt, conception de leur rôle), et leurs pratiques déclarées (recherche du statut tabagique, recommandation de sevrage, méthodes utilisées) concernant le sevrage tabagique a été réalisé par téléphone par des étudiantes IBODE après prise de RDV par mail.

Parmi les 43 répondants (54% de réponses, 28 MAR, 15 chirurgiens), 15 (35%) connaissaient l’existence des recommandations SFAR (7% pouvaient citer les dates), 42 (98%) savaient qu’il est recommandé de rechercher le statut tabagique en préopératoire et 43 (100%) qu’il faut proposer le sevrage (avec des réponses variables concernant le délai de sevrage recommandé), et 39 (91%) pouvaient citer au moins une méthode de sevrage ; 16 (37%) trouvaient les recommandations claires, et 42 (98%) pensaient que le sevrage tabagique peut diminuer le risque de complications (délai souhaitable de sevrage >= 3 semaines pour 50%). Seulement 13 % des chirurgiens et 25 % des MAR estimaient de leur rôle d’accompagner le sevrage. Même si 41 (95%) déclaraient demander le statut tabagique, et 26 (60%) déclaraient citer aux patients les complications périopératoires du tabagisme, seulement 15 (35%) déclaraient proposer un accompagnement au sevrage. La dépendance au tabac était évaluée, selon les pratiques déclarées, via la quantité de tabac consommée (le test de Fagerström n’était jamais cité).

Sans toujours identifier les recommandations SFAR, les répondants en connaissent les principaux messages : évaluer systématiquement le statut tabagique et recommander le sevrage. Toutefois, l’accompagnement au sevrage est peu investi par les professionnels, qui n’utilisent pas les méthodes validées d’évaluation de la dépendance et estiment que le sevrage ne relève pas de leur rôle, conduisant à ce qu’un tiers d’entre eux seulement proposent cette mesure importante pour la prévention des infections mais aussi pour le sevrage à plus long terme.

Les recommandations sont bien connues des anesthésistes et des chirurgiens ; néanmoins, la clarification d’un parcours intégrant les professionnels de ville, notamment les médecins généralistes et les pharmaciens, semble nécessaire pour en assurer l’application pleine et entière.
Alicia BROUSSEAU (Rouen)
00:00 - 00:00 #52786 - GR-e010 Impact d’un entretien pharmaceutique sur la prise en charge du sevrage tabagique en chirurgie orthopédique : étude pilote.
GR-e010 Impact d’un entretien pharmaceutique sur la prise en charge du sevrage tabagique en chirurgie orthopédique : étude pilote.

Le tabagisme représente un facteur de risque majeur en chirurgie orthopédique (infection, retard de cicatrisation et de consolidation osseuse) pouvant conduire à des réinterventions. Bien que l’hospitalisation constitue une opportunité de sevrage, cette addiction reste insuffisamment considérée en chirurgie orthopédique. L’objectif de l’étude était d’évaluer l’impact d’un entretien pharmaceutique sur la prise en charge du sevrage tabagique en orthopédie.

Tous les patients fumeurs hospitalisés du 01/02/2026 au 25/03/2026, sans co-addiction étaient éligibles. L’inclusion dépendait de la disponibilité de l’équipe pharmaceutique. Chaque patient inclus bénéficiait d’un entretien, avec proposition de substituts nicotiniques, qui comprenait également une évaluation de la connaissance sur les risques en contexte de chirurgie. A la sortie, le patient était revu, si possible, pour faire un point sur sa consommation durant l’hospitalisation, l’évolution de ses connaissances sur les risques et la satisfaction sur le suivi. La prescription de substituts nicotiniques était recueillie pour l’ensemble des patients fumeurs, qu’ils aient bénéficié ou non d’un entretien.

Durant la période de l’étude, sur les 275 patients hospitalisés, seuls 30 (11%) patients fumeurs ont été recensés dont 5 exclus (co-addiction) et 1 refus. Parmi eux 12/24 ont bénéficié d’un entretien pharmaceutique et 12 constituaient le groupe de comparaison. A l’entrée, seul 1 patient sur 12 avait connaissance du risque infectieux lié au tabac. La prescription de substituts nicotiniques était plus élevée dans le groupe avec entretien 67% (n=8/12) contre 17% (n=2/12) dans l’autre groupe. Parmi les 5 patients réévalués en sortie, tous rapportaient une meilleure compréhension des risques chirurgicaux liés au tabagisme, avec 3 abstinences complètes et 2 réductions de consommation durant l’hospitalisation. Cet accompagnement était unanimement recommandé.

L’écart de prescription de substituts nicotiniques entre les deux groupes (67% vs 17%) et l’abstinence des patients durant l’hospitalisation montre l’intérêt de ces entretiens sur le sevrage tabagique. Plusieurs freins ont été identifiés par l’équipe pharmaceutique : la complexité de certains profils patients (co-addiction) et les contraintes organisationnelles limitant le nombre de patients vus et le suivi du sevrage.

L’étude souligne l’impact du pharmacien dans le sevrage tabagique ce qui permettrait de limiter les complications post chirurgicales liées au tabac. Ces résultats sont encourageants pour la mise en place d’un parcours tabac protocolisé et pluridisciplinaire en chirurgie orthopédique. Une étude comprenant plus de patients et un suivi post-hospitalisation est prévue pour confirmer ces résultats.
Marine LE FEL (Rouen) , Annaëlle SOUBIEUX , Joshua DRAY , Eric BARAT , Rémi VARIN , Laurent DRUESNE , Nicolas KLOEK , Mourad OULD SLIMANE
00:00 - 00:00 #52791 - GR-e011 La colle cutanée améliore la perception esthétique des cicatrices après PTH : étude comparative selon le score POSAS.
GR-e011 La colle cutanée améliore la perception esthétique des cicatrices après PTH : étude comparative selon le score POSAS.

La gestion de la cicatrice après prothèse totale de hanche (PTH) constitue un enjeu important dans les protocoles de réhabilitation améliorée après chirurgie (RAAC), avec un impact potentiel sur la satisfaction des patients et l’organisation des soins. La colle cutanée représente une alternative au pansement sec, mais son bénéfice réel sur la qualité cicatricielle et la perception des patients reste discuté. L’objectif de cette étude est de comparer la satisfaction et l’évaluation des cicatrices selon l’échelle POSAS entre une protection cutanée par colle chirurgicale (LiquiBand® Exceed) et un pansement sec.

Il s’agissait d’une étude monocentrique comparative incluant 100 patients opérés d’une PTH, répartis en deux groupes de 50 patients selon le type de protection cutanée. Toutes les interventions étaient réalisées par un même chirurgien avec une fermeture intradermique standardisée. L’évaluation des cicatrices a été réalisée à l’aide de l’échelle POSAS, comprenant un volet patient et un volet chirurgien. Les comparaisons statistiques reposaient sur des tests t de Student.

Les résultats du POSAS patient ont montré une amélioration significative en faveur de la colle pour la couleur (p = 0,0046), la régularité (p = 0,0150) et l’opinion globale (p = 0,0295), traduisant une perception de cicatrices plus homogènes et une satisfaction supérieure. Les scores moyens étaient systématiquement plus faibles dans le groupe colle pour ces items. Aucun écart significatif n’a été retrouvé concernant la douleur, le prurit, la raideur ou l’épaisseur, avec des médianes comparables entre les groupes. Du côté des chirurgiens, aucune différence significative n’a été observée entre les deux techniques, à l’exception de la pigmentation (p = 0,0058) en faveur de la colle. Toutefois, des tendances descriptives favorables à la colle ont été notées pour l’élasticité et l’opinion globale, ainsi qu’une variabilité moindre des scores, suggérant des cicatrices plus homogènes et reproductibles.

Ces résultats sont cohérents avec la littérature récente, qui montre une équivalence des techniques de fermeture cutanée en termes de complications, tout en suggérant un bénéfice de la colle sur la satisfaction et la simplification des soins post-opératoires. Plusieurs études ont également rapporté une diminution des soins infirmiers et de la durée de séjour avec la colle, s’inscrivant dans les objectifs de la RAAC. L’absence de différence perçue par les chirurgiens contraste avec la perception des patients, soulignant l’importance d’intégrer des critères centrés sur le patient dans l’évaluation des pratiques.

Si les chirurgiens considéraient les deux techniques comme équivalentes, les patients rapportaient une meilleure satisfaction avec la colle cutanée, qui semblait offrir un bénéfice esthétique perçu sans altérer les résultats cliniques.
Gaelle HERBIN (Toulouse) , Benoit COATRINE , Camille GARGALLO , Severine ECHINARD , Nicolas REINA
00:00 - 00:00 #52821 - GR-e012 Responsabilité du chirurgien en orthopédie devant une plaie vasculaire des membres supérieurs mains exclues A propos de 373 patients.
GR-e012 Responsabilité du chirurgien en orthopédie devant une plaie vasculaire des membres supérieurs mains exclues A propos de 373 patients.

La coexistence de lésions osseuses et vasculaires témoigne le plus souvent d’un traumatisme violent générateur de lésions graves, aux lésions locales ostéo articulaires des parties molles, des vaisseaux et des nerfs mettant en jeu le pronostic fonctionnel. Les rapports de la chirurgie vasculaire et de l’orthopédie sont nombreux et étroits. La nécessité d’un chirurgien vasculaire n’est plus à démontrer mais le rôle du chirurgien orthopédiste reste prépondérant.

373 patients présentant une plaie vasculaire des membres avec ou sans fracture associées (1995 / 2023). 329 hommes pour 44femmes, âge moyen 27 ans (5 à 62ans), 82% sujets sains sans antécédents. 100% présente avec une plaie, 65% à droite, 86% au membre supérieur, 18% atteint associée veineuse, nerveuse et tendineuse, 77,5% due à un objet tranchant, 98% sans atteinte thoraco abdominale, 25% présentent une ischémie totale, 96% ne présente pas de fracture. 4 patient ont eu un écho doppler et 1 angiographie. Traitement : 92% des patients sont opérés le jour même de l’admission, 24% sont des lésions artérielles. 35,5% bénéficient d’une suture, 38 % ligature, 25% réparation de la continuité

le pouls distal a repris dans 98%, 4cas d’ischémie et 6 cas de sepsis

la précocité du diagnostic : tout membre traumatisé doit faire l’objet d’un examen vasculaire rigoureux avec palpation des pouls et l’index de pression systolique. Tout pouls périphérique aboli ou douteux doit être considéré comme la preuve d’une lésion artérielle ; de plus, l’existence d’un pouls distal traduit simplement la conservation ponctuelle de la perméabilité artérielle et non l’absence formelle d’une lésion artérielle qui pourra se démasquer secondairement. Tout traumatisme fermé à grand déplacement comme les fractures luxations du coude et du genou et toute plaie des parties molles siégeant sur le trajet d’un axe vasculaire doivent être particulièrement surveillés avec au moindre doute, la réalisation d’un examen écho doppler. L’artériographie est l'examen clé, elle permet de choisir le bon traitement d'emblée, et les procédés de radiologie interventionnelle viennent de plus en plus souvent simplifier le traitement mais sa disponibilité et sa réalisation pose problème en urgence. La qualité de la chirurgie artérielle et de son recouvrement tissulaire conditionne en effet le résultat la nécessité impérative d'un contrôle artériographie du geste réalisé et d'une surveillance rapprochée

Attendre la venue d’un chirurgien vasculaire est préjudiciable le plus souvent. Le pronostic fonctionnel d’un membre revascularisé est, malgré les séquelles , souvent meilleur que celui d’une amputation
Rabah ATIA (Annaba, Algérie)
00:00 - 00:00 #52827 - GR-e013 Les aspect péjoratifs de la chirurgie dans traitement des traumatismes du cartilage de croissance A propos de 704 cas.
GR-e013 Les aspect péjoratifs de la chirurgie dans traitement des traumatismes du cartilage de croissance A propos de 704 cas.

Le manque d’expérience et / ou de conscience poussent certains praticiens à traiter certaines fractures décollements épiphysaires entrainant des épiphysiodèses iatrogènes ou septiques

62385 consultations, 10495 enfants (16,82%), 2366 fracturés (22,58 %) et 704 avec décollements épiphysaires (33,61%) traitement orthopédique , traitement chirurgical suivi (court et moyen terme)

540 Garçons ; 164 filles Droit: 336 cas; bilatéral: 4 cas ; Humérus proximal: 7cas, Humérus distal: 83 cas, Radius proximal: 41 cas, Ulna proximale: 10 cas, Radius distal: 265cas, Ulna distale: 40 cas, Métacarpe: 27 cas, Phalange: 114 cas; Fémur proximal: 00 cas, Fémur distal: 08 cas, Tibia proximal: 02 cas, Fibula proximale : 00 cas, Tibia distal: 78 cas, fibula distale: 34 cas, Métatarse: 14 cas, Phalange: 15 ca; Classification: Type I: 129 cas ; Type II: 515 cas ; Type III: 57 cas ; Type IV: 24cas ; Type V : 02cas (suspect) ; Type VI: 07 cas ; Type VII: 25 cas ; Pures: 129 cas ; Fractures: 583 cas ; Intermédiaires: 47 cas; Traitement Orthopédique: 695 cas; Sans réduction : 177 cas ; Après réduction: 518 cas. Chirurgical : 19 cas ; A ciel; fermé: 05 cas; A ciel ouvert : 14 cas. Moyens : broches : 14 cas ; Vis : 02 cas ; les Deux: 01 cas Contrôle : 657 cas ; bon : 634 cas ; moyen : 19 cas ; mauvais : 05 cas ; Reprise : 09 cas. Suites immédiates : bonnes : 697 cas

Le recours à la chirurgie trop systématique n’est pas recommandable peut permettre une thérapeutique adaptée. Le recours à la chirurgie trop systématique n’est pas recommandable. L’ouverture systématique en urgence expose aux risques septiques et d’épiphysiodèse. Le traitement orthopédique des décollements à grand déplacement expose aux déplacements secondaires. Les reprises de ces déplacements de façon orthopédique échouent et exposent à des lésions par pression L’issue est généralement chirurgicale et laborieuse multipliant les risques. Des attitudes intermédiaires seraient préférables. Les brochages à l’aveugle ne sont pas dénués de risque quelque soit l’expérience du chirurgien. L’usage d’artifices peut paraître ingénieux mais s’avère inefficace. Le recours à la chirurgie est une nécessité du fait de l'âge et de la nécessite de la réduction anatomique. Ce qui est fréquent pour les décollements du fémur proximal et distal Il faut de la qualité de l’ostéogenèse. Les immobilisations peuvent dans des positions de stabilité (flexion du poignet, abduction de la cheville) et sont tolérables chez l’enfant qui s’enraidit peu. La surveillance après consolidation doit s’étendre à 2ans

Quelques lésions rares peuvent interpeller, il n’y a pas d’urgence absolue. Il ne faux pas banaliser et compter sur la croissance pour rattraper les défauts Mais alors faire preuve d’humilité, passer la main ou demander un avis
Rabah ATIA (Annaba, Algérie)
00:00 - 00:00 #52945 - GR-e014 Assessment of occupational radiation exposure in orthopedic operating rooms.
GR-e014 Assessment of occupational radiation exposure in orthopedic operating rooms.

The use of intraoperative imaging is increasing in orthopedic surgery, exposing healthcare workers (HCWs) to ionizing radiation. Evaluating safety conditions and practices is essential to improve radiation protection. This study aimed to assess radiological risk, perception, and practices among HCWs in orthopedic operating rooms.

A cross-sectional study was conducted in orthopedic operating rooms of a university hospital between February and April 2023. Radiological risk was assessed using a checklist. A self-administered questionnaire was distributed to HCWs to collect demographic and professional data, as well as information on radiation exposure, including knowledge, attitudes, and practices related to radiation protection. A knowledge score (0–20) was calculated. Perceived risk and protection levels were evaluated using a 0–10 scale.

A total of 48 HCWs were included, with a male predominance (52.1%; sex ratio = 1.08). Physicians represented 33.3% of participants. The median age was 40 years (IQR 28.25–52.50) and the median seniority was 15 years (IQR 4–21.5). On-site observations revealed major deficiencies in radiation protection, including lack of zoning and signage, insufficient protective equipment, and absence of dosimetric monitoring. The mean knowledge score was 9.3 ± 2.4. Only 4.2% had received formal training in radiation protection. The knowledge score was significantly associated with physician status (p < 0.001) and male gender (p = 0.012), and inversely correlated with age (r = -0.341, p = 0.018) and seniority (r = -0.313, p = 0.036). The perceived level of radiation exposure risk was 7.5 ± 2.3. The perceived level of radiation protection was 1.9 ± 2.3. During fluoroscopy, 40% of HCWs stepped back from the radiation source, and 66.7% did not consistently wear lead aprons.

This study reveals important deficiencies in radiation protection practices in orthopedic operating rooms. Despite high risk perception, protective measures remain insufficient, and knowledge levels are suboptimal. These findings were consistent with previous studies and highlighting the need for improved training and stricter adherence to radiation safety standards.

Radiological risk remains a concern in orthopedic operating rooms. Strengthening training, improving adherence to protective measures, and implementing effective risk management strategies are essential to reduce occupational exposure and enhance workplace safety.
Aicha HADDAR , Imen SELLAMI , Mohamed Anis GHRAB , Houcem ZOUARI (Pointoise) , Hanene DAOUD , Mohamed Larbi MASMOUDI , Mounira HAJJAJI , Kaouthar JMAL HAMMAMI
00:00 - 00:00 #52968 - GR-e015 Profil des accidents d’exposition au sang chez les jeunes médecins en orthopédie.
GR-e015 Profil des accidents d’exposition au sang chez les jeunes médecins en orthopédie.

La formation des jeunes médecins nécessite des conditions de travail sûres intégrant une démarche de gestion des risques. En orthopédie, spécialité à forte activité invasive, le risque biologique est particulièrement élevé, notamment en raison des accidents d’exposition au sang (AES). Ce risque souligne l’importance d’une prévention adaptée et d’un environnement de travail sécurisé afin de réduire les expositions professionnelles. L'objectif de l'étude était de décrire le profil sociodémographique et professionnel ainsi que les circonstances de survenue des AES chez les jeunes médecins en orthopédie.

Il s’agit d’une étude descriptive menée auprès de jeunes médecins en formation en orthopédie ayant consulté le service de médecine du travail d’un hôpital universitaire en 2023 pour la prise en charge d’un AES. Un questionnaire anonyme a été utilisé, recueillant les données sociodémographiques et professionnelles, les antécédents d’AES ainsi que les circonstances de l’épisode actuel.

Au total, 26 AES ont été recensés. Les hommes représentaient 92,3 % des cas. L’âge moyen était de 25,7 ± 3,2 ans. Une ancienneté professionnelle inférieure à 5 ans était retrouvée dans 96,1 % des cas. La durée moyenne de travail hebdomadaire hors gardes était de 33,0 ± 9,8 heures, avec en moyenne 5,9 ± 2,9 gardes de nuit par mois. Près de la moitié des participants (46,2 %) rapportaient un antécédent d’AES. La sous-déclaration concernait 26,9 % des cas. Les principales raisons évoquées étaient le manque de temps (85,7 %), la complexité des procédures de déclaration (71,4 %) et une perception faible du risque (28,6 %). Les AES survenus étaient majoritairement liés à des piqûres d’aiguilles (96,2 %) et touchaient principalement les doigts (84,6 %). Les circonstances les plus fréquentes étaient le recapuchonnage des aiguilles (42,3 %) et l’inattention lors de la manipulation de matériels piquants ou tranchants (30,8 %). Les gestes les plus à risque étaient la glycémie capillaire (50 %) et les actes chirurgicaux (19,2 %).

Cette étude met en évidence une exposition importante aux AES chez les jeunes médecins en orthopédie. La fréquence des accidents et leur survenue lors de gestes évitables traduisent des insuffisances en matière de prévention et de formation. La sous-déclaration constitue un frein majeur à une gestion efficace du risque biologique, limitant la surveillance et la mise en place de mesures correctives.

Les AES restent fréquents et insuffisamment déclarés chez les jeunes médecins en orthopédie. Leur prévention repose sur une approche globale de gestion des risques intégrant la formation, la sécurisation des pratiques et l’amélioration des procédures de déclaration, en collaboration avec les services de médecine du travail.
Hanene DAOUD , Imen SELLAMI , Mohamed Anis GHRAB , Aicha HADDAR , Houcem ZOUARI (Pointoise) , Mohamed Larbi MASMOUDI , Mounira HAJJAJI , Kaouthar JMAL HAMMAMI
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EP07
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00:00 - 00:00 #51526 - IN-e001 Orthopaedic implant allergies: a review of current knowledge on metal hypersensitivity and prosthesis failure.
IN-e001 Orthopaedic implant allergies: a review of current knowledge on metal hypersensitivity and prosthesis failure.

Metal hypersensitivity is an increasingly recognised factor in orthopaedic implant failure, particularly in patients undergoing total joint arthroplasty (TJA), and may contribute to persistent pain, aseptic loosening, or early revision. This review synthesises current evidence on the underlying immune mechanisms of metal hypersensitivity, and explores their potential role in implant-related complications such as chronic inflammation, pain, and aseptic loosening.

A systematic literature search was conducted using Embase.com and complementary databases; relevant studies involving patients with suspected or confirmed allergic responses to metallic orthopaedic implants were identified and integrated into a narrative review of clinical presentations, diagnostic strategies, and outcomes.

Diagnostic approaches remain variable and include clinical evaluation, dermatological patch testing, in vitro assays such as the lymphocyte transformation test (LTT), and histopathological examination of periprosthetic tissues, with no current consensus on a gold-standard method. Although metal hypersensitivity is associated with a subset of implant failures, the strength of evidence is limited by heterogeneous study designs, variable diagnostic criteria, and inconsistent reporting of outcomes.

This review highlights the immunopathological mechanisms, prevalence, diagnostic methodologies, and clinical outcomes associated with metal hypersensitivity. Evidence suggests that hypersensitivity reactions contribute to implant failure in certain patients, although causality remains debated. Advances in implant materials and diagnostic protocols may improve patient outcomes.

Future efforts should focus on standardising diagnostic protocols, validating predictive tests, and developing patient-specific management algorithms—particularly regarding implant material selection—to improve care for patients with suspected metal allergies in orthopaedic surgery.
Veronica VIOLA , Niccolò MARELLI , Teofila CAPLANUSI , Sylvain STEIMETZ (Lausanne, Suisse)
00:00 - 00:00 #51679 - IN-e002 Aspects épidémio-clinique, thérapeutique et l’évolutif des Fasciites nécrosantes des membres en milieu sahélien.
IN-e002 Aspects épidémio-clinique, thérapeutique et l’évolutif des Fasciites nécrosantes des membres en milieu sahélien.

Fasciite nécrosante est considérée comme une dermo-hypodermite bactérienne nécrosante. Elle associe à des degrés variables, une nécrose de l’hypoderme, du derme, et l’aponévrose superficielle avec des atteintes plus ou moins profondes des fascias intermusculaires. Il s’agit d’une urgence médicochirurgicale, son pronostic dépend entre autres du diagnostic précoce, parfois difficile et de la prise en charge chirurgicale rapide Plusieurs études sur la FN intéressant pour la plupart les membres ont été rapportées partout en Afrique avec des proportions variables, mais très rarement en milieu sahélien

Type: rétro-prospective continue Période: 66 mois, Taille de l’échantillon : 42 dossiers de patients Protocole chirurgical Prise en charge initiale pour une nécrosectomie et prélèvements réalisés en urgence au bloc opératoire Une série de pansement (au gras, au sérum salé, au miel, au dakin, au permanganate de sodium, eau oxygéné) facilitant le bourgeonnement

3132 patients admis dans le service pendant la période d’étude, 42 cas de fasciites nécrosantes, Fréquence de 1,34%, Incidence annuelle de 7,63 cas, Age moyen était de 38,26 ans(4-87ans), Sex ratio: 2,23, la piqure d'épine était la Circonstances de survenue de survenue la plus fréquente dans 28,6%,le traitement traditionnel était réalisé dans 90,4% des cas, le membre inférieur était atteint dans 81% des cas, le bilan paraclinique a mise en évidence dans 33,3% le staphylocoque aureu, E. coli, Pseudomonas A, Streptocoque, Geste chirurgical initial: nécrosectomie 100% avec 3 décès soit 7,2%

la moyenne d’âge était de 38,26 ans, prédominance masculine même constat que: Magala J et al (Uganda, 2014):La FN peut cependant se manifester à tout âge( Kaba et al.) prise D’AINS, traitement traditionnel sont les principaux facteur de risque, Même constatque Kaba L et al. en milieu tropical (cote d’ivoire, 2020):Traitement traditionnel, automédication: fléaux couramment rencontrés dans les pays en voie de développement, 66,7% (n=28), évolution des signes supérieure ou égale à 22 jour avant l’admision à l’hopital: Négligence de leur pathologie et parfois viennent des localités éloignées où il n’y a pas de plateau technique adéquat, 22 patients ont été revus après la PEC secondaire bonne cicatrice locale chez 14 patients, une cicatrice chéloïdienne chez 03 patients, une cicatrice rétractile chez 02 patients et enfin 03 patients avec une plaie non cicatrisée, on ne notait pas de trouble de la fonction articulaire chez ces patients: Ces résultats sont proches de ceux de Kaba et al. en milieu tropical

La fasciite nécrosante en milieu sahélien est relativement fréquente. Elle concerne une population jeune
Souleymane HAROUNA BOUZOU (Eaubonne) , Malan Mahamdou Habibou DALATOU , Léandre NGUIABANDA LENDIBI , Mohamed ABDOUL WAHAB ALLASSANE , Garba IDE , Ali MOUSSA NIANDOU
00:00 - 00:00 #51688 - IN-e003 Antibioprophylaxie locale par vancomycine poudre dans la prévention des infections périprothétiques après arthroplastie de la hanche : étude rétrospective sur 10 ans à propos de 629 cas.
IN-e003 Antibioprophylaxie locale par vancomycine poudre dans la prévention des infections périprothétiques après arthroplastie de la hanche : étude rétrospective sur 10 ans à propos de 629 cas.

Les infections périprothétiques après arthroplastie de la hanche peuvent entraîner une morbidité importante pour les patients et représenter un coût considérable pour le système de santé. L’objectif de cette étude était d’évaluer si l’ajout de vancomycine poudre en antibioprophylaxie locale diminuait l’incidence des infections superficielles et profondes après arthroplastie primaire de la hanche.

Nous avons réalisé une analyse rétrospective des patients ayant bénéficié d’une arthroplastie totale primaire de hanche avec (357 hanches) et sans (272 hanches) utilisation de vancomycine en poudre, opéré entre 2015 et 2025. Les dossiers ont été analysés afin de déterminer l’incidence des infections périprothétiques. Les infections ont été classées en infections profondes ou superficielles. Les comorbidités médicales connues comme facteurs de risque, notamment le diabète et l’indice de masse corporelle (IMC), ont été évaluées. Les dossiers ont également été examinés pour identifier la voie d’abord chirurgicale utilisée ainsi que l’agent bactérien responsable des infections périprothétiques.

L’incidence globale des infections dans le groupe n'ayant pas eu une antibioprophylaxie locale par vancomycine était de 6,61 % (18 hanches) alors que celle chez le groupe ayant eu une antibioprophylaxie locale par vancomycine était de 2,24% (8 hanches). Les infections profondes ont également diminué, passant de 2,2% (6 hanches) dans le groupe témoin à 0,18% (1 hanche) dans le groupe vancomycine. Il n’existait pas de différence significative concernant l’IMC ou la proportion de patients diabétiques entre les deux groupes. Chez l’ensemble des patients, indépendamment de l’utilisation de la vancomycine, il n'existait pas de différence significative entre la voie de latérale de Hardinge et la voie postérieure de Moore. Aucun des patients n'a été opéré par la voie antérieure. Il n'existe par ailleurs pas de différence significative entre l'arthroplastie totale ou l'hémiarthroplastie de hanche et la survenue d'une infection avec ou sans vancomycine.

Nous avons observé une incidence plus faible d’infection périprothétique après arthroplastie de hanche avec l’ajout de vancomycine poudre en antibioprophylaxie locale. Cette mesure préventive doit être encouragée.
Mohamed Taher GHANNOUCHI (Tunisie, Tunisie) , Hassen YANES , Khaireddine BEN AMOR , Hedi Moez BEN AYED
00:00 - 00:00 #51693 - IN-e004 Infection de site opératoire orthopédique bactériémiante à Staphylococcus aureus et risque d’endocardite infectieuse.
IN-e004 Infection de site opératoire orthopédique bactériémiante à Staphylococcus aureus et risque d’endocardite infectieuse.

Les infections de site opératoire (ISO) sont une problématique majeure après une chirurgie orthopédique, contribuant à la morbidité, à l’augmentation des coûts et à de séjours prolongés à l’hôpital. Staphylococcus aureus, l’un des principaux agents responsables des ISO, peut également provoquer des bactériémies et des endocardites infectieuses (EI). Les recommandations actuelles préconisent une échocardiographie transthoracique (ETT) systématique en cas de bactériémie à S. aureus (BSA). Toutefois, son utilité reste débattue, en particulier chez les patients à faible risque. C’est pourquoi divers scores de risque ont été proposés, notamment les scores VIRSTA et PREDICT, afin de prioriser les indications de l'ETT. Mais les données concernant le risque d’EI en cas de BSA secondaire à une ISO orthopédique non rachidienne restent limitées. Cette étude vise à évaluer les deux scores de risque, ainsi que l’utilité de l'ETT systématique, en cas de BSA liée à une ISO orthopédique.

Dans cette étude rétrospective bicentrique menée entre 2014 et 2024, tous les patients ayant présenté une ISO orthopédique non rachidienne et une BSA ont été inclus. Les caractéristiques cliniques et chirurgicales des patients, les items des scores VIRSTA et PREDICT, le résultat des ETT et les données concernant la prise en charge médico-chirurgicale ont été recueillies. L’association de ces variables avec le risque d’EI a été évaluée à l’aide du test du chi-2 et par des modèles de régression logistique.

Parmi les 88 patients ayant présenté une ISO orthopédique non rachidienne et une BSA, seuls 3 ont développé une EI. L’insuffisance hépatocellulaire (p < 0.05) et l’existence d’un choc septique (p < 0.05) étaient significativement associées au risque d’EI. Les scores VIRSTA et PREDICT présentaient une sensibilité et une valeur prédictive négative (VPN) de 100 %. Treize patients n’ont pas bénéficié d’ETT pendant leur hospitalisation et ont été considéré comme n’ayant pas d’EI à la fin de leur suivi médical.

L’EI apparaît comme une complication rare des BSA secondaires à une ISO orthopédique. Dans ce contexte, les scores VIRSTA et PREDICT semblent capables d’identifier de manière fiable les patients à faible risque d’EI. L’utilisation systématique de l’ETT pourrait donc être discutée chez ces patients, en particulier en l’absence de signes cliniques évocateurs. Toutefois, la faible incidence de l’EI dans cette cohorte et le caractère rétrospectif de l’étude imposent une interprétation prudente de ces résultats.

Les scores VIRSTA et PREDICT ont présenté une sensibilité et une VPN élevées. L’ETT systématique semble être moins bénéfique dans ce contexte d’ISO que dans d’autres contextes de BSA. L’ETT pourrait être prioritairement indiquée pour les patients présentant des facteurs de risque supplémentaires, tels qu’un choc septique ou une insuffisance hépatocellulaire.
Sébastien RODRIGUES (BORDEAUX) , Léo SALLEE , Alice BOISHARDY , Camille DAMADE , Rahal JAWAL , David LEBEAUX , Benjamin BOUYER
00:00 - 00:00 #51730 - IN-e005 Prévention de l'infection du site opératoire en arthroplastie de hanche et de genou : Comparaison de l'efficacité et de la sécurité de la poudre de vancomycine intra-foyer et du lavage à la Bétadine. Une revue systématique avec méta-analyse.
IN-e005 Prévention de l'infection du site opératoire en arthroplastie de hanche et de genou : Comparaison de l'efficacité et de la sécurité de la poudre de vancomycine intra-foyer et du lavage à la Bétadine. Une revue systématique avec méta-analyse.

L'infection du site opératoire (ISO) est une complication redoutée en arthroplastie totale de hanche (PTH) et de genou (PTG), grevée d'une morbi-mortalité et de coûts importants. Deux stratégies locales ont émergé : la poudre de vancomycine (PV) intra-foyer et le lavage à la Bétadine. Leur efficacité comparative et leur sécurité restent débattues. Cette méta-analyse compare l'impact de la PV seule versus son association à un lavage à la Bétadine sur l'incidence des ISO.

Conformément aux recommandations PRISMA, une revue systématique de la littérature a été menée sur les bases de données PubMed/MEDLINE et EMBASE, couvrant la période de janvier 2006 à mai 2021. Ont été incluses les études originales comparant l'utilisation de PV intra-foyer (avec ou sans lavage associé à la Bétadine) à un groupe contrôle, chez des patients opérés d'une PTH ou PTG (primaire ou reprise). La qualité méthodologique des études incluses a été évaluée à l'aide de l'échelle de Newcastle-Ottawa. Une méta-analyse a été réalisée à l'aide du logiciel Review Manager (V5.4.1) afin de comparer les taux d'ISO, les caractéristiques des patients et les complications post-opératoires.

Quatorze études (8 029 PV, 14 724 contrôles) ont été incluses. La méta-analyse montre que l'utilisation de PV intra-foyer est associée à une réduction significative du risque d'ISO par rapport au groupe contrôle (RR 0,39 ; IC 95% [0,27-0,56] ; p < 0,00001). L'analyse en sous-groupes suggère que l'association PV + Bétadine pourrait offrir une efficacité supérieure, en particulier chez les patients à haut risque. Cependant, 4 études évaluant la PV seule rapportent une augmentation paradoxale des taux d'ISO en PTG primaire et chez les patients âgés. De plus, on observe une augmentation significative des complications aseptiques de la plaie opératoire (hématomes, troubles de la cicatrisation) dans le groupe PV seule par rapport au contrôle. Aucune différence significative n'a été objectivée concernant les comorbidités des patients (hypertension, diabète, pathologies cardiovasculaires) entre les groupes, suggérant que les différences observées sont liées aux interventions et non à des facteurs confondants.

Cette méta-analyse confirme l'intérêt de l'antibiothérapie locale. Si la PV réduit les ISO, son usage en monothérapie soulève des alertes (complications aseptiques, effet paradoxal en sous-groupes), remettant en cause son usage systématique. L'association à la Bétadine semble potentialiser l'effet anti-infectieux et pourrait atténuer ces risques, représentant une stratégie combinée prometteuse pour la gestion du risque.

La PV intra-foyer est efficace mais non dénuée de risques. Son association à un lavage à la Bétadine apparaît comme une stratégie combinée intéressante, améliorant potentiellement l'efficacité et la sécurité. Des essais randomisés contrôlés sont impératifs pour confirmer ces résultats et définir des recommandations intégrant cette double approche de gestion des risques.
Vidmi Taolam MARTIN (N'Djaména, Tchad) , Yu BO , Bin YU
00:00 - 00:00 #51748 - IN-e006 Étude de la cinétique de libération de la dalbavancine à partir d'allogreffes osseuses.
IN-e006 Étude de la cinétique de libération de la dalbavancine à partir d'allogreffes osseuses.

Les infections osseuses sont fréquentes et difficiles à traiter, et les défauts osseux secondaires, souvent observés, peuvent nécessiter une allogreffe osseuse. Dans ce cas, le chirurgien ajoute des antibiotiques (généralement de la vancomycine) au contact direct de la greffe osseuse pendant l'intervention, afin de permettre leur libération in situ après implantation au niveau du site opératoire. La dalbavancine est un nouvel antibiotique indiqué dans le traitement des infections bactériennes aiguës résistantes à la vancomycine. Sa structure chimique modifiée lui confère une demi-vie accrue, susceptible de modifier sa cinétique de libération à partir de l'allogreffe osseuse. L'objectif de cette étude était de déterminer la cinétique de libération de la dalbavancine à partir de greffes osseuses après immersion dans une solution de dalbavancine.

L'étude a été menée selon un protocole de plan d'expériences (DoE). Des cubes d'allogreffe osseuse décellularisés et délipidés ont été préalablement caractérisés puis mis en contact avec des solutions de dalbavancine. Les paramètres étudiés étaient la masse de l'allogreffe, la concentration initiale de dalbavancine et la durée de contact. Les échantillons ont ensuite été transférés dans le milieu de libération, qui a été échantillonné au cours du temps. La dalbavancine a été quantifiée par chromatographie liquide à haute performance avec détection par barrette de diodes, une méthode développée spécifiquement pour cette étude.

Nos résultats ont montré qu'en moyenne, la dalbavancine était totalement libérée après 5 minutes pour les greffons osseux de faible masse, mais après 60 minutes pour ceux de masse et de concentration élevées. Le temps de contact n'a eu aucun impact, ce qui indique un processus de chargement rapide de la dalbavancine dans l'allogreffe.

Bien que notre étude ait révélé les avantages potentiels de l'utilisation de la dalbavancine en greffe osseuse, une étude in vivo est nécessaire pour confirmer nos hypothèses.
Roger ERIVAN (Clermont Ferrand) , Stéphane BOISGARD , Stéphane DESCAMPS , Guillaume VILLATTE
00:00 - 00:00 #51769 - IN-e007 Évaluation des connaissances et pratiques dans la prise en charge des infections ostéo-articulaires communautaires.
IN-e007 Évaluation des connaissances et pratiques dans la prise en charge des infections ostéo-articulaires communautaires.

Les infections ostéo-articulaires (IOA) communautaires avec en chef de file les arthrites septiques (AS), les infections discovertébrales (IDV) et les ostéites au cours des infections du pied diabétique (IPD) représentent un motif fréquent de consultation. L'objectif de cette étude était d'évaluer les bonnes pratiques des médecins en matière de prise en charge des IOA communautaires.

Étude descriptive basée sur un questionnaire en ligne diffusé par e-mail auprès des médecins impliqués dans la prise en charge des IOA du 1er décembre 2023 au 15 janvier 2024. La participation était volontaire et anonyme.

Nous avons colligé 194 réponses. L'âge moyen était de 43 [27-53] ans. Seuls 45,9% (n=89) évaluaient la gravité de l'infection en calculant le quick SOFA. Au cours des AS, 85,1% (n=165) préconisaient une ponction articulaire pour analyse cytobactériologique et 51% (n=99) indiquaient au moins 2 hémocultures (HC) avant toute antibiothérapie même en l'absence de fièvre. L'initiation de l'antibiothérapie était indiquée avant la réception des résultats microbiologiques en cas de signes de gravité (52,1%, n=101) et après l'examen direct de la ponction articulaire en l'absence de signes de gravité (40,7%, n=79). Le choix et la durée de l'antibiothérapie étaient adéquats dans 25,3% (n=49) des cas. Le drainage articulaire était indiqué par 83,5% (n=162). Au cours des IDV, 54,6% (n=106) indiquaient au moins 2 HC avant toute antibiothérapie et 56,7% (n=110) indiquaient une sérologie de la brucellose. Une ponction biopsie disco-vertébrale était indiquée par les participants en première intention (28,4%, n=55) ou en deuxième intention (71,6%, n=139) en cas de négativité des HC et des sérologies. Une antibiothérapie était indiquée en urgence avant l'identification étiologique en cas de sepsis ou de choc septique (85,1%, n=165) ou en cas de signes neurologiques (57,7%, n=112). Le choix et la durée de l'antibiothérapie étaient adéquats dans 33,5% (n=65) des cas. Au cours des ostéites sur IPD, un prélèvement bactériologique était indiqué avant l'antibiothérapie par 52,1% (n=101), par prélèvement à la seringue (49,5%, n=50/110) ou biopsie osseuse (50,5%, n=51/110). Des hémocultures étaient indiquées en cas de sepsis dans 28,9% (n=56) des cas. Le choix et la durée de l'antibiothérapie étaient adéquats dans 25,3% (n=49) des cas.

Cette étude met en évidence une hétérogénéité des pratiques et un écart notable avec les recommandations actuelles. Si certains gestes diagnostiques et thérapeutiques, tels que la ponction articulaire ou le drainage, sont largement intégrés, des insuffisances persistent concernant la réalisation systématique des prélèvements microbiologiques et l’adéquation de l’antibiothérapie probabiliste.

Notre étude souligne la nécessité de renforcer la diffusion des recommandations et la formation continue afin d’améliorer la qualité de la prise en charge des IOA communautaires et de réduire le risque de séquelles fonctionnelles.
Helmi ERNANDES , Mehdi MEDDEB , Ahmed Adel BEZZAOUIA (Tunis, Tunisie, Tunisie) , Sallem SAHAR , Ameni BELLAAJ , Hassen MAKHLOUF , Khalil HABBOUBI , Mondher MESTIRI , Ikbel KOOLI
00:00 - 00:00 #51771 - IN-e008 Caractéristiques épidémio-cliniques, biologiques et radiologiques des spondylodiscites tuberculeuses.
IN-e008 Caractéristiques épidémio-cliniques, biologiques et radiologiques des spondylodiscites tuberculeuses.

Le diagnostic des spondylodiscites tuberculeuses (SDT) est insidieux engendrant souvent un retard diagnostic grevé de complications. Notre objectif était de déterminer les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, paracliniques, thérapeutiques et évolutives des SDT.

Etude monocentrique, rétrospective, observationnelle et descriptive colligeant les patients hospitalisés pour la prise en charge d’une SDT entre janvier 2017 et juin 2022.

Nous avons colligé 61 patients. Une prédominance féminine était notée (genre-ratio de 0,48) et l’âge moyen était de 51 ans. Une pathologie dégénérative du rachis (n=18, 31%), un diabète (n=9, 15%) et une immunodépression (n=6, 10%) étaient les facteurs de risque les plus fréquents. Un antécédent de tuberculose était noté dans 7% (n=5) des cas. Les rachialgies (n= 55, 90%) et l’altération de l’état général (n= 41, 67%) étaient les signes fonctionnels les plus fréquents. La fièvre n’était objectivée que chez 10% (n=6) des patients et des signes neurologiques étaient objectivés dans 30% (n=18) des cas. L’hyperleucocytose était notée dans 15% (n=9) des cas et la valeur médiane de la CRP était de 29 mg/L. Dans notre étude, 69% (n=42) des patients ont eu une ponction biopsie disco-vertébrale qui était contributive dans 86% (n=36) des cas. L’étude microbiologique était positive dans 3 cas et la biologie moléculaire était réalisée dans 18 cas dont 9 positives. L’analyse histologique, réalisée dans 81% (n=34) des cas, objectivait un granulome épithélioïde dans 82% (n=28) des cas et de la nécrose caséeuse dans 74% (n=25) des cas. L’imagerie par résonance magnétique objectivait une atteinte vertébrale (85%, n=46), des macrogéodes (35%, n=19), un pincement discal (65%, n=35), une atteinte de l’arc postérieur (35%, n=19), une atteinte des tissus mous (74%, n=40) et une atteinte nerveuse (83%, n=45). L’atteinte siégeait préférentiellement au niveau lombaire (46%, n=28) et dorsal (41%, n=25). La durée médiane du traitement antituberculeux était de 365 jours. Une corticothérapie était associée dans 38% (n=23). Un traitement chirurgical était indiqué dans 18% des cas (n=11). Une immobilisation rachidienne a été réalisée dans 74% (n=45). Des séquelles, principalement des douleurs séquellaires et neurologiques persistaient dans 20% (n=12) des cas.

Le diagnostic tardif des SDT s’explique par des signes cliniques peu spécifiques. Les complications neurologiques et fonctionnelles observées chez 30 % des patients soulignent l’importance d’un dépistage et d’une prise en charge précoces, notamment chez les patients à risque.

Les SDT nécessitent une vigilance clinique et radiologique renforcée pour un diagnostic précoce. L’IRM et la ponction-biopsie disco-vertébrale sont essentielles pour confirmer le diagnostic. Une prise en charge antituberculeuse adaptée et rapide permet de limiter les séquelles neurologiques et fonctionnelles, améliorant ainsi le pronostic global des patients.
Helmi ERNANDES , Mehdi MEDDEB , Ahmed Adel BEZZAOUIA (Tunis, Tunisie, Tunisie) , Ameni BELLAAJ , Sallem SAHAR , Khalil HABBOUBI , Hassen MAKHLOUF , Mondher MESTIRI , Ikbel KOOLI
00:00 - 00:00 #51815 - IN-e009 Thérapie par pression négative dans la cicatrisation des moignons d’amputation chez le patient diabétique : série de trois cas.
IN-e009 Thérapie par pression négative dans la cicatrisation des moignons d’amputation chez le patient diabétique : série de trois cas.

Les complications infectieuses des moignons d’amputation chez les patients diabétiques représentent un défi thérapeutique majeur et peuvent compromettre la cicatrisation ainsi que la réhabilitation fonctionnelle. La thérapie par pression négative (Vacuum Assisted Closure – VAC) a démontré son intérêt dans la prise en charge des plaies complexes en favorisant la formation de tissu de granulation et en réduisant la charge bactérienne. L’objectif de ce travail est d’évaluer l’apport de cette technique dans la cicatrisation des moignons d’amputation compliqués chez des patients diabétiques.

Il s’agit d’une série rétrospective de trois patients diabétiques, âgés de 65, 70 et 83 ans, pris en charge dans notre service pour nécrose infectée du pied ayant nécessité une amputation transtibiale. L’évolution post-opératoire a été marquée par une infection du moignon avec persistance de tissu nécrotique. Après débridement chirurgical et nécrosectomie, une thérapie par pression négative (VAC) a été instaurée avec renouvellement régulier des pansements. Les paramètres étudiés étaient l’évolution locale de la plaie et le délai de cicatrisation.

L’utilisation de la thérapie par pression négative a permis une réduction progressive de la taille des plaies et l’obtention d’un tissu de granulation de bonne qualité chez les trois patients. La cicatrisation complète a été obtenue après un délai moyen d’environ deux mois, sans complication majeure. L’évolution clinique a été favorable dans tous les cas.

La thérapie par pression négative constitue une option thérapeutique efficace dans la prise en charge des plaies complexes, notamment chez les patients diabétiques présentant des moignons d’amputation compliqués. Elle favorise la formation du tissu de granulation, améliore la perfusion locale et permet de réduire la charge bactérienne. Plusieurs études rapportent également une diminution de la fréquence des pansements et de la durée d’hospitalisation.

La thérapie par pression négative apparaît comme une alternative thérapeutique pertinente dans la prise en charge des moignons d’amputation compliqués chez les patients diabétiques. Elle permet d’optimiser la cicatrisation et pourrait améliorer les résultats fonctionnels chez cette population à haut risque.
Hanane GRINE (Alger, Algérie) , Hadia HAOUARI , Abdesselam BENAMIROUCHE , Lyes AIT EL HADJ , Yakoubi MUSTAPHA
00:00 - 00:00 #51841 - IN-e010 Surgical management of scapular osteomyelitis with secondary septic arthritis of the gleno-humeral joint in a 12 year old boy: two cases reports.
IN-e010 Surgical management of scapular osteomyelitis with secondary septic arthritis of the gleno-humeral joint in a 12 year old boy: two cases reports.

Acute scapular osteomyelitis is an exceptional entity with a misleading clinical presentation. If not urgently diagnosed and treated correctly, it may lead to articular surfaces damage, defor mation of the humeral head, and humerus shortening.

wo boys, a 12-year-old and a 10-year-old, both without any prior medical history, presented with osteomyelitis of the scapular neck complicated by secondary septic arthritis of the gleno-humeral joint. Through a posterior surgical approach, large washouts and articular drainages were performed in both cases. At the last follow-up visit 18 months later, the functional outcomes were satisfactory: complete resolution of pain, good shoulder mobility, and no anatomical abnormalities were noted.

Clinical discussion: The most frequent site of hematogenous acute osteomyelitis is the long bones' metaphysis. Flat and short bones are rarely involved. The delayed diagnosis can be explained by unusual clinical presentation, so clinicians should point their reflections towards this particular entity because an early diagnosis as well as early treatment is crucial in order to achieve a satisfactory anatomical and functional result. Late diagnosis can be the cause of articular surface damage, and the involvement of the proximal humerus may lead to deformation of the humeral head. Early diagnosis and urgent treatment are the key combination for a satisfying outcome.

Conclusion: Acute osteomyelitis of the scapula requires specific surgical management to avoid any further complications, especially in children. We call attention to the importance of both urgent medical and surgical treatment for a better functional and anatomical outcome.
Mansi ZIED , Karim BOUAGILA (Lon) , Slah SOUI , Abderrahmane SOUID , Hedi RBAI
00:00 - 00:00 #51843 - IN-e011 Hydatid cyst of the sacrum: A case report.
IN-e011 Hydatid cyst of the sacrum: A case report.

Bone hydatidosis is a rare parasitic infection caused by Echinococcus granulosus, with a frequency of 1–2 %, it has a high morbidity and mortality rate due to its long clinical latency and lack of symptomatic specificity. This often leads to delayed diagnosis and discovery, usually at the stage of complications.

Case presentation: We present a case of sacral hydatidosis in a 71-year-old patient with no prior medical history. The symptomatology was a pelvic pain that had been ongoing for 5 months with constipation and difficulty with defecation. The clinical and radiological findings initially suggested a primary or metastatic malignant tumour. The biopsy revealed a multivesicular cystic lesion, indicating a hydatid cyst of the sacrum, confirmed later by anatomopathological examination. The lesion was almost completely removed, drainage was performed and the patient was put on anti-parasitic treatment.

The clinical presentation of bone hydatidosis is poor and its course is insidious, which often leads to a delay in diagnosis. Medical imaging can provide a precise assessment of the lesion, allowing for extensive surgical resection to be planned. However, therapeutic methods and health education in endemic countries are still the best measures for limiting the considerable damage caused by this parasite.

Hydatid osteopathy is a slow and progressive disease that can be difficult to diagnose early, which can compromise the quality of treatment. Therefore, it is important to focus on preventive measures to eradicate this parasitic infection.
Mansi ZIED , Karim BOUAGILA (Lon) , Hedili GUEDHAMI , Abderrahmane SOUID , Hedi RBAI
00:00 - 00:00 #51844 - IN-e012 A retrospective study of centipede bites in Guadeloupe, West Indies: epidemiology, medical and surgical management.
IN-e012 A retrospective study of centipede bites in Guadeloupe, West Indies: epidemiology, medical and surgical management.

In the Caribbean, centipede bites are well known for their painful symptoms. Although these bites are common, they rarely result in medical consultations. This study aimed to describe the frequency, clinical presentation, and management of centipede bites presenting to the emergency department.

A retrospective, descriptive study was conducted over 7 years (2015–2021) of all patients presenting to the emergency department for centipede bites. Patients were categorized into two groups: those with severe envenomation requiring hospitalization (hospitalized group) and those with envenomation who were discharged after treatment (outpatient group). Clinical data, and medical and surgical treatments were analyzed using univariate methods.

A total of 377 patients were included; 53% were under 18 years old, and 56.2% were male. Most bites involved the head, hands, or feet. Treatments included analgesics, antihistamines, and antibiotics. Forty-three patients (11.4%) were hospitalized; 21 underwent surgery (48.8% of the hospitalized group; 5.6% of all cases). Hospitalized cases were older (40.5 years versus 12.5 years; P <0.001) and were more likely to have diabetes mellitus (27.9% versus 3.3%) or another comorbidity (66.7% versus 25.3%).

Most bites occurred during the rainy season in the Caribbean and were benign, especially in children. Hospitalization was more frequent in adults and in patients with diabetes mellitus. Antibiotics were required in 107 patients but surgery only in 21 patients. The infection rate was higher than previously reported, and severe allergic reactions were noted. Broad-spectrum antibiotics such as amoxicillin/clavulanic acid were often prescribed for infection prophylaxis, but the efficacy remains unknown.

Centipede bites are generally benign and managed on an outpatient basis. However, in patients with risk factors such as advanced age or comorbidities, complications may arise, sometimes requiring surgical intervention.
Lois CATHALA (Paris) , Christian DUMONTIER , Mehdi BOUKHALED , André-Pierre UZEL , Claire BASTARD
00:00 - 00:00 #51845 - IN-e013 Rare association between spinal epidural abscess and septic arthritis of the hip in pediatric age: Case report.
IN-e013 Rare association between spinal epidural abscess and septic arthritis of the hip in pediatric age: Case report.

Epidural abscess is a rare but serious infection. Although more commonly seen in men over 50, our case is notable for its occurrence in a pediatric patient, highlighting the unusual nature of this abscess at such a young age, particularly in conjunction with septic arthritis of the hip.

A 10-year-old child was admitted to pediatrics for investigation of a prolonged fever. The child presented with back pain associated with left hip lameness. An MRI of the spine showed an epidural collection extending from the 4th to the 10th dorsal vertebrae. This collection compressed the spinal cord. An MRI of the left hip showed an appearance consistent with septic arthritis. A left hip arthrotomy was performed, with laminectomy and drainage of the epidural abscess at D7. The patient was treated with antibiotics. The clinical and biological evolution was favorable.

Epidural abscess is a rare but serious infection, now more easily diagnosed by MRI. It is most often caused by hematogenous spread, mainly by Staphylococcus aureus. Symptoms include back pain, neuro logical signs and fever. Diagnosis is confirmed by MRI. Early diagnosis is essential to prevent neurological complications and death, as the disease can progress to paralysis. Treatment consists of intravenous antibiotics and surgical intervention as indicated.

Early diagnosis of spinal epidural abscess is important to prevent neurological complications, sepsis and even death. It should be noted that there are no official recommendations or guidelines for the management of epidural spinal abscesses in the pediatric population.
Mansi ZIED , Karim BOUAGILA (Lon) , Hedili GUEDHAMI , Abderrahmane SOUID , Hedi RBAI
00:00 - 00:00 #51899 - IN-e014 Profil Épidémiologique, Clinique et Thérapeutique des Arthrites Septiques de l'Enfant dans la Région de Mahdia.
IN-e014 Profil Épidémiologique, Clinique et Thérapeutique des Arthrites Septiques de l'Enfant dans la Région de Mahdia.

L'arthrite septique (AS) est une urgence diagnostique et thérapeutique en orthopédie pouvant entraîner des séquelles fonctionnelles sévères si elle n'est pas prise en charge rapidement. La connaissance des profils épidémiologiques locaux est essentielle pour optimiser la gestion clinique. Notre travail vise à décrire les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, radiologiques, microbiologiques et thérapeutiques des arthrites septiques chez les enfants dans la région de Mahdia, en Tunisie.

Une analyse ciblée a été menée à partir des données d'une étude transversale descriptive portant sur 55 enfants diagnostiqués avec une arthrite septique, hospitalisés entre janvier 2017 et décembre 2023 au service d’Orthopédie de l’EPS Tahar Sfar Mahdia. Les données démographiques, cliniques, paracliniques, thérapeutiques et évolutives ont été extraites et analysées.

Sur les 122 cas d'IOA, 55 (45,1%) étaient des arthrites septiques. L'atteinte prédominait chez le grand enfant (5-12 ans). Le genou était l'articulation la plus touchée (68% des cas), suivie de la hanche (25,5%). Cliniquement, la douleur, la fièvre et la boiterie étaient les signes les plus fréquents, avec un délai médian de consultation de 3 jours. Biologiquement, la CRP était élevée chez 96,4% des patients (médiane : 58,5 mg/L). L'échographie a été un outil diagnostique clé, montrant un épanchement articulaire dans 94,5% des cas. Le taux d'identification bactériologique était faible (12,7% des patients prélevés), avec Staphylococcus aureus comme principal germe. La prise en charge a été majoritairement chirurgicale (90,9% des cas) par arthrotomie-lavage, associée à une antibiothérapie d'une durée totale moyenne de 19,6 jours. L'évolution a été favorable dans la majorité des cas, avec un délai médian d'apyrexie de 2 jours, mais 2 cas de rechute (3,6%) ont été observés.

L'arthrite septique dans la région de Mahdia affecte principalement le genou des grands enfants. Le diagnostic repose sur un faisceau d'arguments cliniques, biologiques et échographiques. Malgré une prise en charge agressive, le faible taux d'identification microbiologique constitue un défi majeur, soulignant la nécessité d'améliorer les techniques de prélèvement et de culture. Un protocole de prise en charge standardisé adapté aux spécificités locales, est crucial pour améliorer le pronostic de cette pathologie grave.
Mohamed Hedi BEN HAJ NASR , Karim BOUAGILA (Lon) , Jihed BEN SALAH , Issam KHALIFA , Hazem BEN GHOZLEN , Fawzi ABID
00:00 - 00:00 #51900 - IN-e015 Syndrome de Morel Lavallé compliqué de Fascite necrosante de la cuisse : A propos de 3 cas.
IN-e015 Syndrome de Morel Lavallé compliqué de Fascite necrosante de la cuisse : A propos de 3 cas.

le syndrome de Morel-Lavallée correspond à un épanchement sérolymphatique secondaire à un traumatisme tangentiel en regard d'un tissu richement vascularisé. Les aspects morphologiques sont variables en fonction de la durée d'évolution et de l'organisation éventuelle d'une capsule fibreuse. Le traitement chirurgical doit être envisagé dans les formes résistantes , non opéré, le risque de surinfection de l’hématome est réel ; tandis que la fascite nécrosante présente la complication ultime.

Nous rapportons le cas d’un patient âgé de 53 ans sans antécédents pathologiques notable déclaré victime d’un accident de la route ; lui occasionnant un traumatisme isolé du membre inferieure gauche. Le bilan lésionnel radiologique initiale est négatif et le complément d’exploration par body scan est revenu sans anomalie. Patient est mis sortant sous traitement médical. A J7 post traumatique, le patient a reconsulté les urgences pour douleur exquise de la cuisse gauche avec tuméfaction de la racine de la cuisse. le bilan biologique objectivant une anémie a 7 g/dl avec syndrome inflammatoire biologique a savoir GB=22000 CRP 500 une exploration par échographie complétée par TDM de la cuisse gauche objectivant un hématome sous cutané de la face antérolatérale du membre inferieure gauche étendu du flanc gauche jusqu’ au le tier inferieure de la cuisse.

le trois patient a été opéré avec excision des tissus infecté y compris le fascia et drainage de pus de grande abondance. Mis sous Claforan + vancomycine + Flagyl puis adapté en Augmentin + ciprofloxacine a J5 post opératoire ( Le prélèvement Bactério a isolé le Proteus mirabilis ).Les patients ont bénéficier des complément d’excision et de drainage chirurgicale 1j sur 2 pendant 45 jours puis recours à la VAC thérapie dès le tarissement de l’infection. après 9 séries de VAC thérapie on a obtenu un bourgeonnement de bonne qualité d’où la couverture par la peau mince. Suite opératoire simple avec cicatrisation complète de la perte de substance musculocutanée initiale.

La fascite nécrosante compliquant un syndrome de Morel lavallé est une complication grave et urgence médicochirurgicale nécessitant une prise en charge multidisciplinaire de longue durée qui reste le seul garant de sauver le membre et la fonction de sujet .
Mohamed Hedi BEN HAJ NASR , Karim BOUAGILA (Lon) , Nidhal MELLASSI , Issam KHALIFA , Hazem BEN GHOZLEN , Fawzi ABID
00:00 - 00:00 #51903 - IN-e016 Profil Épidémiologique, Clinique et Thérapeutique de l'Ostéomyélite chez l'Enfant dans la Région de Mahdia.
IN-e016 Profil Épidémiologique, Clinique et Thérapeutique de l'Ostéomyélite chez l'Enfant dans la Région de Mahdia.

L'ostéomyélite est une infection osseuse grave qui, malgré sa rareté relative, constitue une urgence diagnostique et thérapeutique. Un retard de prise en charge peut entraîner des séquelles fonctionnelles sévères. Cette étude vise à décrire le profil épidémiologique, clinique, radiologique, bactériologique et thérapeutique de l'ostéomyélite chez les enfants dans la région de Mahdia, en Tunisie, afin d'identifier les spécificités locales et d'optimiser les stratégies de prise en charge.

Une analyse ciblée a été menée à partir des données d'une étude transversale descriptive portant sur 53 enfants diagnostiqués avec une ostéomyélite, incluant 38 cas d'ostéomyélite aiguë, 14 cas d'ostéomyélite subaiguë et 1 cas d'ostéomyélite chronique., hospitalisés entre janvier 2017 et décembre 2023 au service d’Orthopédie de l’EPS Tahar Sfar Mahdia. Les données démographiques, cliniques, paracliniques, thérapeutiques et évolutives ont été extraites et analysées.

L'ostéomyélite représentait 43,4% des infections ostéoarticulaires pédiatriques. L'âge moyen des patients était de 7,76 ans, avec une prédominance masculine. L'OMA était la forme la plus fréquente (71,7% des ostéomyélites). Le délai de consultation était significativement plus long pour les formes subaiguës (médiane de 17 jours) que pour les formes aiguës (4 jours). La douleur et la fièvre étaient les principaux signes cliniques. Le membre inférieur était le site le plus touché, avec une prédilection pour la cheville (OMA) et le genou (OMSA). L'échographie a détecté un décollement périosté dans 56,6% des cas d'OMA. Staphylococcus aureus était le germe prédominant, isolé dans 70,6% des cas documentés, avec 12,5% de souches résistantes à la méticilline. Le traitement chirurgical a été nécessaire pour 92,5% des patients, associé à une antibiothérapie dont la durée moyenne totale variait de 22 jours (OMA) à 78 jours (OMC). Des rechutes ont été observées chez 5 patients (9,4%) et des complications tardives chez 6 patients (11,3%)

L'ostéomyélite pédiatrique dans la région de Mahdia présente un profil clinique et bactériologique comparable aux données internationales, dominé par l'OMA à Staphylococcus aureus. Cependant, le retard diagnostique dans les formes subaiguës et la nécessité fréquente d'une intervention chirurgicale soulignent l'importance d'une sensibilisation accrue et d'un accès facilité à l'imagerie avancée. L'adaptation des protocoles d'antibiothérapie et une prise en charge chirurgicale rapide sont cruciales pour réduire le risque de complications et de séquelles.
Mohamed Hedi BEN HAJ NASR , Karim BOUAGILA (Lon) , Jihed BEN SALAH , Issam KHALIFA , Hazem BEN GHOZLEN , Fawzi ABID
00:00 - 00:00 #51928 - IN-e017 Satisfaction des patients pris en charge dans un centre spécialisé des infections ostéo-articulaires : résultats d’une enquête par questionnaire.
IN-e017 Satisfaction des patients pris en charge dans un centre spécialisé des infections ostéo-articulaires : résultats d’une enquête par questionnaire.

Les infections ostéo-articulaires nécessitent une prise en charge multidisciplinaire associant traitement chirurgical, antibiothérapie prolongée et suivi prolongé. La mise en place des réseaux CRIOAC (Centre de Référence des Infections Ostéo-Articulaires complexes) a pour but d’améliorer cette prise en charge. L’évaluation de la satisfaction des patients constitue une des missions du CRIOAC et est un indicateur important de la qualité des soins. L’objectif de cette étude était d’évaluer la satisfaction des patients pris en charge dans notre centre spécialisé.

Une enquête de satisfaction a été menée auprès des patients pris en charge dans notre centre spécialisé des infections ostéo-articulaires depuis 2025. Un questionnaire anonyme évaluant différents aspects de la prise en charge (connaissance du centre spécialisé, information médicale, remise des documents, coordination des soins et satisfaction globale) a été distribué aux patients au cours de leur suivi. La participation était basée sur le volontariat. Les réponses ont été analysées de manière descriptive.

Au total, 53 questionnaires ont été recueillis. Les questionnaires étaient partiellement remplis. Trente-huit patients savaient être pris en charge dans un CRIOAC (71,7%). Les patients estimaient leur information comme suffisante pour 58% concernant le traitement antibiotique (n=29/50), 70% pour les interventions chirurgicales (n=35/50) et 68,8% pour la suite de la prise en charge (n=33/48). Les documents spécifiques n’avaient été remis au patients que dans 34% des cas (n=17/50) pour les fiches d’utilisation des antibiotiques et 27,5% pour le livret de présentation du centre (n=14/51). Néanmoins, la satisfaction globale était de 7/10 en moyenne (4-10) (n=42). Quarante-deux patients (84%) ont déclaré n’avoir rencontré aucun problème au cours de leur prise en charge. Dix-sept patients ont déclaré apprécier la qualité des soins (17/21, 80,9%). Trois patients ont signalé un manque d’information (3/16, 18,7%) et 5 un problème de qualité des soins (5/16, 31,2%). Les principales suggestions des patients étaient ainsi d'améliorer la communication (4/7, 57,1%).

Les données concernant l’expérience patient dans les centres spécialisés des infections ostéo-articulaires restent limitées. Ces résultats soulignent la qualité de la prise en charge perçue par les patients dans notre centre spécialisé, malgré leur méconnaissance du réseau de soins. Néanmoins, certains aspects informationnels et de fait organisationnels pourraient être améliorés afin d’optimiser l’expérience patient.

L’évaluation de la satisfaction des patients pris en charge pour infection ostéo-articulaire met en évidence un niveau élevé de satisfaction globale, malgré leur manque d’information global déclaré. L’analyse des résultats permet d’identifier des axes d’amélioration ciblés pour optimiser la qualité du parcours de soins.
Marie LE BARON (Marseille) , Amélie MENARD , Pascal MAMAN , Richard VOLPI , Xavier FLECHER
00:00 - 00:00 #51967 - IN-e018 Kyste hydatique sous-cutané primitif de la paroi abdominale chez un enfant : à propos d’un cas.
IN-e018 Kyste hydatique sous-cutané primitif de la paroi abdominale chez un enfant : à propos d’un cas.

La maladie hydatique est une infection parasitaire pouvant toucher presque tous les organes, avec une nette prédominance au niveau du foie et des poumons, tandis que l’atteinte primitive du tissu sous-cutané est exceptionnellement rare.

Nous rapportons le cas d’un garçon de huit ans, originaire d’une région endémique, qui présentait une masse indolore de la fosse iliaque droite, d’évolution lentement progressive, sans signes généraux associés.

L’échographie a mis en évidence une lésion bien limitée, purement kystique, compatible avec un kyste hydatique de type I selon la classification de Gharbi. Le scanner thoraco-abdominal n’a révélé aucune autre localisation hydatique, notamment au niveau hépatique ou pulmonaire. La lésion a été complètement excisée par voie d’abord de la fosse iliaque droite, sans complications peropératoires, et un traitement par albendazole a été instauré.

La revue de la littérature a permis d’identifier seulement un nombre limité de cas de kystes hydatiques de la paroi abdominale siégeant dans le tissu sous-cutané, avec très peu de cas pédiatriques, la plupart étant associés à une atteinte viscérale concomitante.

La maladie hydatique demeure une infection parasitaire fréquente qui doit être envisagée dans le diagnostic différentiel de toute masse sous-cutanée, en particulier chez les patients provenant de régions endémiques. L’évaluation radiologique du foie et des poumons est essentielle afin de rechercher une atteinte disséminée. Le traitement de choix consiste en l’exérèse chirurgicale complète du kyste afin de minimiser le risque de récidive. À travers ce cas, nous visons à sensibiliser à la maladie hydatique et à souligner que des localisations sous-cutanées inhabituelles peuvent survenir même en l’absence complète d’atteinte hépatique ou pulmonaire.
Hafid TALHA (Errachidia, Maroc) , Abdelkhalek HAMOTAHRA
00:00 - 00:00 #52063 - IN-e019 Chronic Bilateral Periprosthetic Hip Joint Infection Treated with One-Stage Exchange: Patient Case and Literature Review.
IN-e019 Chronic Bilateral Periprosthetic Hip Joint Infection Treated with One-Stage Exchange: Patient Case and Literature Review.

Periprosthetic joint infection (PJI) after total hip arthroplasty remains a serious complication. Acute hematogenous infection caused by Staphylococcus aureus may rapidly involve multiple prosthetic joints. Bilateral PJI is rare and poses a significant therapeutic challenge, particularly when the timing of infection differs between joints.

We report a case, 59-year-old mal, of acute late PJI of a total hip arthroplasty caused by methicillin- sensitive Staphylococcus aureus (MSSA) with sustained bacteremia in a patient with bilateral hip prostheses. Initial management consisted of debridement, antibiotics, and implant retention (DAIR) for the symptomatic hip, as recommended for acute infection. However, treatment failure occurred with hematogenous dissemination to the contralateral prosthesis, leading to bilateral involvement. This resulted in a complex situation with chronic infection on the initially affected side and poorly dated infection on the contralateral side. Given this scenario, a bilateral one-stage revision strategy was undertaken. Surgical management included explantation of the infected components, extensive debridement, and drainage of an associated pelvic collection through an ilio-inguinal approach, followed by simultaneous bilateral reimplantation. Clinical and functional follow-up was performed at 6 weeks, 3 months, and 6 months, using the 5-level EQ-5D questionnaire and pain scale assessments.

The procedure was completed without major intraoperative complications. Intraoperative blood loss of 2000 ml remained acceptable and comparable to that reported in complex revision total hip arthroplasty. Infection control was achieved with no signs of recurrence during follow-up. At six weeks, the patient presented with severe functional limitation with an estimated EQ-5D index of 0.35. Pain decreased to moderate levels by 3 months, accompanied by functional improvement with an index of approximately 0.65. Patient returned to work at 4 months.

In carefully selected cases, simultaneous bilateral one-stage exchange may represent a safe and effective option following DAIR failure in bilateral PJI. This strategy can provide effective infection control, rapid recovery, and acceptable morbidity, including manageable blood loss, while avoiding the multiple procedures required in two-stage strategies.
Bruno Miguel DELGADO SALVATERRA , Sylvain MEYLAN , Arnaud; FISCHBACHER (Lausanne, Suisse) , Sylvain STEINMETZ
00:00 - 00:00 #52177 - IN-e020 Infections sur matériel d’ostéosynthèse : facteurs pronostiques et stratégie thérapeutique à propos de 16 cas.
IN-e020 Infections sur matériel d’ostéosynthèse : facteurs pronostiques et stratégie thérapeutique à propos de 16 cas.

Les infections sur matériel d’ostéosynthèse représentent une complication redoutée en chirurgie orthopédique, responsable d’une morbidité importante et d’une prise en charge thérapeutique souvent complexe, notamment en raison de la formation de biofilms bactériens sur les implants. L’identification des facteurs pronostiques permet d’améliorer la prévention et d’optimiser les stratégies thérapeutiques. L’objectif de ce travail était d’analyser les caractéristiques épidémiologiques et microbiologiques des infections sur matériel d’ostéosynthèse et d’identifier les facteurs associés à leur évolution.

Nous avons réalisé une étude rétrospective monocentrique menée entre 2023 et 2025 incluant 16 patients pris en charge pour une infection sur matériel d’ostéosynthèse. Les infections rachidiennes ont été exclues. Les données analysées comprenaient les caractéristiques démographiques, les comorbidités (diabète, tabagisme, alcoolisme), la localisation de la fracture, le type de matériel implanté, les résultats microbiologiques ainsi que les modalités thérapeutiques. Les infections ont été classées en infections précoces (≤ 3 mois) et tardives (> 3 mois)

L’âge moyen était de 45 ans (sex-ratio : 3). Les comorbidités incluaient le tabagisme (43,8 %) et le diabète (25 %). Les fractures étaient ouvertes dans 50 % des cas. Les infections, majoritairement tardives (50 %), siégeaient principalement au tibia (31,3 %) sur plaques vissées (31,3 %). Staphylococcus aureus prédominait (18,8 %). Le traitement a associé une antibiothérapie ciblée au lavage chirurgical, avec ablation (50 %) ou conservation (50 %) du matériel. Au recul de 3 mois, le taux de guérison était de 87,5 % (2 récidives)

Nos résultats (87,5 % de succès) corroborent les travaux de Zimmerli et Trampuz : le pronostic des infections sur matériel dépend de la précocité du débridement et du contrôle des comorbidités. L’omniprésence de S. aureus souligne l'enjeu du biofilm qui, une fois mature, impose l'ablation du matériel. La prévention primaire repose sur une antibioprophylaxie stricte et la gestion des risques (tabac, glycémie). La prévention secondaire exige une surveillance clinique et biologique pour permettre un lavage avec conservation (DAIR) avant la colonisation irréversible de l’implant. Cette stratégie multidisciplinaire est l’unique rempart contre la récidive et garantit le pronostic fonctionnel, particulièrement dans les fractures ouvertes à haut risque.

Les infections sur matériel d’ostéosynthèse constituent un défi thérapeutique majeur en chirurgie orthopédique. Dans notre série, le diabète, le tabagisme et les fractures ouvertes apparaissent comme des facteurs associés à la survenue et à l’évolution de ces infections. Staphylococcus aureus demeure le principal agent pathogène. Une prise en charge précoce associant débridement chirurgical et antibiothérapie ciblée semble essentielle pour améliorer le pronostic et limiter le risque de récidive
Elyes ABDELKEFI , Chedi SAADI (Tunis, Tunisie) , Omar KETATA , Atef OUCHANI , Rafik ELAFRAM
00:00 - 00:00 #52255 - IN-e021 The implementation of the first European public platform for the large-batch production of GMP-grade therapeutic phages: a new opportunity for the treatment of BJI/PJI.
IN-e021 The implementation of the first European public platform for the large-batch production of GMP-grade therapeutic phages: a new opportunity for the treatment of BJI/PJI.

According to the WHO, phage therapy is one of the most promising antimicrobial strategies in the fight against the inexorable spread of multidrug-resistant (MDR) bacteria, either as an adjuvant to or an alternative for antibiotics. However, large-scale production of stable, GMP-grade therapeutic phages is required to guarantee the safety, efficacy and regulatory approval of this innovative therapy, as well as ensuring its sustainable clinical use within healthcare systems. Against this backdrop, the pioneering PHAG-ONE project has two key objectives: (i) to establish the first French public platform dedicated to the GMP-compliant manufacturing of therapeutic phages as both active pharmaceutical ingredients (APIs) and hospital preparations (HPs) at an affordable cost, thereby making them accessible to French and European clinicians; and (ii) to facilitate their deployment for compassionate use and initiate cohort studies.

A complete, end-to-end Good Manufacturing Practice (GMP) production workflow for therapeutic phages has been designed and optimised, and validated by the French National Agency for Medicines and Health Products Safety (ANSM), for Staphylococcus aureus. This workflow includes: (i) systematic isolation of phages from environmental samples; (ii) high-throughput screening and selection of phages with strong therapeutic potential and broad activity, using extensive clinical isolate collections provided by the French National Reference Centres; (iii) genomic characterisation and selection of strictly virulent phages, together with prophage-free production strains; (iv) GMP-compliant bioproduction of phage lysates as production intermediates (PIs); (v) purification and formulation via tangential flow filtration; (vi) comprehensive stability studies for APIs and HPs; (vii) development, validation and execution of all ANSM-required quality controls, in accordance with GMP standards; and (viii) batch release under full regulatory compliance.

To date, three pilot GMP batches of each of the four therapeutic phages active against S. aureus, collectively covering 88% of the species’ genetic and clinical diversity, have been successfully manufactured. All batches met regulatory requirements, passed every quality control, and demonstrated intravenous safety in recent preclinical trials in rabbits.

We have developed the entire value chain, from phage isolation in wastewater to the batch release of GMP-compliant, affordable, public therapeutic phages, after phage isolation, selection, bioproduction, purification, formulation and achievement of quality controls.

The next phase will focus on the compassionate use of our GMP public therapuetic phages, the clinical monitoring of patients receiving them, and the management of clinical trials with them, particularly those involving bone and joint infections that have been already treated with phages in many patients at Hospices Civils de Lyon over the last ten years.
Mathieu MEDINA , Benjamine LAPRAS , Camille KOLENDA , Chloe MARCHAND , Floriane LAUMAY , Camille MERIENNE , Mélanie BONHOMME , Cindy GUÉRIN , Fabrice PIROT , Frédéric LAURENT (Lyon)
00:00 - 00:00 #52283 - IN-e022 Pyogenic tenosynovitis of the posterior tibial tendon: a rare cause of medial ankle pain.
IN-e022 Pyogenic tenosynovitis of the posterior tibial tendon: a rare cause of medial ankle pain.

Infectious tenosynovitis most commonly affects the flexor tendons of the hand and is rarely described in the foot and ankle. Tendon sheath infections around the ankle remain exceptional. To our knowledge, pyogenic tenosynovitis of the posterior tibial tendon sheath has not previously been reported in the literature.

A 32-year-old male with no significant past medical history presented to the emergency department with acute medial ankle pain associated with limping, functional impairment, and fever, without any history of trauma. Clinical examination revealed swelling, erythema, and warmth along the medial aspect of the ankle without cutaneous lesion or identifiable portal of entry. Radiographs were normal. Laboratory tests showed an inflammatory syndrome with a C-reactive protein level of 125 mg/L. Ultrasound demonstrated synovitis of the posterior tibial tendon sheath. Urgent surgical exploration was performed through a posteromedial approach. After incision of the flexor retinaculum, purulent fluid was encountered within the posterior tibial tendon sheath extending toward the tarsal tunnel. Copious irrigation and synovial debridement of the tendon sheath were performed, and bacteriological samples were obtained. No associated tendon rupture was identified. Empirical antibiotic therapy with amoxicillin–clavulanic acid (1 g three times daily) was initiated.

Cultures isolated methicillin-sensitive Staphylococcus aureus. Antibiotic therapy was continued for 15 days. Clinical evolution was favorable with resolution of fever and pain. At three months of follow-up, the patient had fully recovered without recurrence or functional impairment.

The differential diagnosis of acute medial ankle pain includes posterior tibial tendinopathy, ankle sprain, tarsal tunnel syndrome, cellulitis, and septic arthritis, which may delay recognition of tendon sheath infection. To our knowledge, this represents the first reported case of pyogenic tenosynovitis involving the posterior tibial tendon sheath in the literature. Early surgical exploration allows both confirmation of the diagnosis and effective drainage of the infected tendon sheath, thereby preventing tendon damage and potential functional impairment.

Pyogenic tenosynovitis of the posterior tibial tendon appears to be an exceptional cause of medial ankle pain. Early diagnosis and prompt surgical drainage combined with antibiotic therapy allow favorable outcomes.
Ali BEN HAMIDA (Montpellier)
00:00 - 00:00 #52348 - IN-e023 Profil épidémiologique des arthrites septiques : étude longitudinale de 463 cas sur dix ans.
IN-e023 Profil épidémiologique des arthrites septiques : étude longitudinale de 463 cas sur dix ans.

L’arthrite septique constitue une urgence orthopédique majeure, en raison du risque élevé de destruction cartilagineuse rapide, de séquelles fonctionnelles et de morbidité systémique. Cette étude visait à analyser les caractéristiques épidémiologiques, les localisations articulaires et les modalités thérapeutiques dans une large cohorte nord-africaine sur une période de dix ans.

Une étude rétrospective a inclus 463 patients pris en charge pour arthrite septique entre 2009 et 2019. Les variables étudiées comprenaient l’âge, le sexe, la localisation articulaire et les modalités chirurgicales. Les patients ont été répartis en trois groupes : pédiatrique (<18 ans), adulte (18–64 ans) et gériatrique (≥65 ans).

L’âge moyen était de 37,0 ans (extrêmes : 0–95 ans), avec une distribution bimodale marquée comportant 130 enfants (28 %) et 80 patients âgés (17 %). Le genou représentait la localisation la plus fréquente (n = 269 ; 58 %), suivi de la hanche (n = 46 ; 10 %) et des petites articulations de la main (n = 38 ; 8 %). Les autres localisations incluaient l’épaule, la cheville et le coude. Une prise en charge chirurgicale a été réalisée dans la majorité des cas, dominée par l’arthrotomie comme technique de drainage principale. L’atteinte coxofémorale était significativement plus fréquente chez l’enfant que chez l’adulte (p < 0,05), alors que les atteintes des petites articulations étaient davantage observées chez les sujets âgés.

La prédominance du genou observée dans cette série concorde avec les données internationales récentes, qui identifient cette articulation comme le principal site de localisation des arthrites septiques natives. Chez l’enfant, la fréquence plus élevée des atteintes de hanche correspond aux particularités anatomovasculaires de l’os immature et au risque accru de diffusion intra-articulaire rapide. Le recours majoritaire à l’arthrotomie dans notre série reflète des formes souvent avancées au diagnostic, bien que les recommandations récentes privilégient l’arthroscopie pour les grosses articulations lorsqu’elle est disponible. Les recommandations internationales soulignent l’importance d’un drainage précoce, d’un prélèvement microbiologique avant antibiothérapie et d’une stratégie adaptée selon l’âge et la localisation articulaire.

L’arthrite septique touche majoritairement le genou, mais présente des profils cliniques distincts selon l’âge. La fréquence importante des formes pédiatriques et gériatriques justifie des protocoles diagnostiques et thérapeutiques spécifiques afin d’améliorer le pronostic fonctionnel.
Rami BEN MHENNI (Sousse, Tunisie) , Aymen HANAFI , Sadok CHTAI , Yassine ZINELABIDINE , Mohamed GHAMMAM , Mohamed Ali KHALIFA , Karim BOUATTOUR
00:00 - 00:00 #52358 - IN-e024 Arthrite septique du genou : analyse d’une large série monocentrique de 269 patients.
IN-e024 Arthrite septique du genou : analyse d’une large série monocentrique de 269 patients.

Le genou constitue la localisation la plus fréquente des arthrites septiques de l’adulte et représente une urgence thérapeutique en raison du risque rapide de destruction cartilagineuse. L’objectif de ce travail était d’analyser les caractéristiques cliniques, les modalités thérapeutiques et les résultats précoces des arthrites septiques localisées au genou dans une large cohorte monocentrique.

Parmi une base de données monocentrique de 463 arthrites septiques, 269 cas d’atteinte du genou ont été isolés. Ont été analysés : le délai symptomatique avant consultation, les modalités de drainage chirurgical, le recours à une reprise opératoire et les complications précoces postopératoires.

L’atteinte du genou représentait 58 % de l’ensemble des arthrites septiques. Le sex-ratio homme/femme était de 1,8:1. Le drainage chirurgical reposait majoritairement sur une arthrotomie avec lavage articulaire abondant. Une reprise chirurgicale a été nécessaire chez les patients présentant un retard diagnostique supérieur à 48 heures, avec une corrélation significative entre ce délai et la nécessité de débridements répétés. La raideur postopératoire constituait la complication précoce la plus fréquente, particulièrement observée chez les patients âgés, suggérant une récupération fonctionnelle plus lente dans ce sous-groupe.

La prédominance du genou observée dans notre série rejoint les données internationales récentes, qui confirment cette articulation comme principal site des arthrites septiques natives. Le retard diagnostique apparaît comme un facteur pronostique majeur, augmentant le risque de persistance infectieuse et de reprises chirurgicales. Bien que l’arthrotomie reste largement utilisée dans notre contexte, les recommandations récentes de European Bone and Joint Infection Society privilégient, lorsque disponible, un drainage arthroscopique précoce pour les grosses articulations afin de réduire l’agression tissulaire et favoriser la récupération fonctionnelle. L’incidence élevée des raideurs chez les sujets âgés souligne l’intérêt d’une rééducation précoce et d’une prise en charge adaptée aux facteurs de fragilité.

Dans cette large série, le lavage chirurgical précoce demeure le pilier thérapeutique des arthrites septiques du genou. La fréquence élevée de cette localisation justifie l’instauration de protocoles standardisés de drainage rapide afin de prévenir les lésions cartilagineuses irréversibles et l’évolution vers l’arthrose secondaire.
Rami BEN MHENNI (Sousse, Tunisie) , Sadok CHTAI , Yassine ZINELABIDINE , Aymen HANAFI , Mohamed GHAMMAM , Mohamed Ali KHALIFA , Karim BOUATTOUR
00:00 - 00:00 #52830 - IN-e025 L’arthrite septique du poignet – Défis diagnostiques et résultats fonctionnels.
IN-e025 L’arthrite septique du poignet – Défis diagnostiques et résultats fonctionnels.

L’arthrite septique du poignet est une urgence médico-chirurgicale rare, représentant environ 3 % des suppurations articulaires. Sa présentation clinique est souvent atypique, particulièrement chez les patients porteurs d'une pathologie articulaire préexistante. Cette étude analyse les caractéristiques étiopathogéniques et les facteurs déterminant le devenir fonctionnel de cette localisation à travers une série de 9 cas.

Nous avons mené une étude rétrospective incluant 9 patients traités pour une arthrite septique du poignet sur une période de 13 ans. Le recueil des données a porté sur le terrain (comorbidités, immunodépression), les mécanismes d’inoculation (directe, hématogène ou post-opératoire) et les marqueurs biologiques. Le protocole thérapeutique a associé un parage chirurgical (synovectomie, lavage abondant), une antibiothérapie adaptée et une immobilisation systématique.

La série comprenait 5 femmes (âge moyen 66 ans) et 4 hommes (âge moyen 34 ans). Deux profils étiopathogéniques distincts ont été identifiés : des sujets jeunes avec inoculation directe (morsure, geste invasif) et des sujets plus âgés présentant un terrain de polyarthrite rhumatoïde (PR). La ponction articulaire a confirmé le diagnostic dans tous les cas, avec une prédominance de Staphylococcus aureus. Le traitement a nécessité une synovectomie et, dans certains cas, une stabilisation par fixateur externe. Au dernier recul, 44 % des patients (4/9) présentaient une raideur articulaire significative. Ce pronostic fonctionnel était étroitement lié au terrain de PR et au délai avant le drainage chirurgical.

Nos résultats concordent avec la littérature : le pronostic fonctionnel est étroitement corrélé à la précocité du lavage articulaire et la qualité de la synovectomie. Chez les patients atteints de PR, les symptômes inflammatoires sont souvent faussement attribués à une poussée de la maladie sous-jacente, retardant la prise en charge.

L’arthrite septique du poignet impose une vigilance diagnostique accrue devant tout poignet inflammatoire non traumatique. Une décompression chirurgicale urgente, associée à une rééducation spécialisée, est indispensable pour limiter les séquelles fonctionnelles, particulièrement sur un terrain immunodéprimé.
Rami BEN MHENNI (Sousse, Tunisie) , Mohamed Ali KHALIFA , Aymen HANAFI , Sadok CHTAI , Wajdi CHERMITI , Mahmoud BEN MAITIGUE , Karim BOUATTOUR
00:00 - 00:00 #52891 - IN-e026 Hip Disarticulation with an Extended Soft-Tissue Stump for Septic Failure of a Femoral Megaprosthesis: A Case Report.
IN-e026 Hip Disarticulation with an Extended Soft-Tissue Stump for Septic Failure of a Femoral Megaprosthesis: A Case Report.

Chronic infections involving reconstructions using a GMRS femoral system combined with an MRH tibial component represent a major complication in orthopedic surgery, particularly in elderly patients. When conservative and repeated surgical treatments fail, salvage options become limited. Hip disarticulation remains the ultimate procedure, but it is classically associated with a short stump, limiting prosthetic fitting and functional outcomes. We report a case of septic failure of a reconstruction using a GMRS femoral system combined with an MRH tibial component, treated by hip disarticulation using an innovative technique aimed at preserving soft tissues and obtaining an elongated stump.

This is a case report of an 82-year-old patient presenting with a chronic infection due to Staphylococcus epidermidis on a reconstruction using a GMRS femoral system combined with an MRH tibial component, resistant to repeated surgical treatments and suppressive antibiotic therapy. Hip disarticulation was performed using a soft tissue–preserving technique. Unlike the conventional approach, a circumferential suturing of the proximal muscle masses allowed the creation of an elongated stump of approximately 15 cm, composed exclusively of soft tissues, in order to optimize stump volume and prosthetic fitting potential. ________________________________________

The procedure was performed without intraoperative complications. The resulting stump was of good quality, well vascularized, and stable, with sufficient volume to consider transfemoral prosthetic fitting. Postoperative course was marked by transfusion-requiring anemia and phantom limb pain, which were managed medically. No infectious or wound-related complications were observed. Early rehabilitation was initiated, with a favorable clinical course and improvement in functional potential.

Hip disarticulation remains a last-resort procedure in uncontrolled infections following reconstruction using a GMRS femoral system combined with an MRH tibial component. The conventional technique provides limited functional outcomes due to a short stump. The soft tissue–preserving technique allows the creation of an elongated stump, improving lever arm and prosthetic fitting conditions. It may also reduce the risk of contractures and improve patient comfort. However, this approach requires careful patient selection.

Hip disarticulation with an elongated soft tissue stump represents an interesting alternative in the management of septic failures following reconstruction using a GMRS femoral system combined with an MRH tibial component. It may improve prosthetic fitting possibilities and functional outcomes.
Mohand AGAOUA , Sylvain STEINMETZ , Daniel WAGNER , Clement FAIVRE (Lausanne, Suisse)
00:00 - 00:00 #52899 - IN-e027 AJISS : Un score prédictif de durée d’antibiothérapie dérivé d’une revue systématique et méta analyse d’essais randomisés sur les infections articulaires natives et prothétiques.
IN-e027 AJISS : Un score prédictif de durée d’antibiothérapie dérivé d’une revue systématique et méta analyse d’essais randomisés sur les infections articulaires natives et prothétiques.

La durée de l’antibiothérapie dans l’arthrite septique dépend du type d’articulation, de la stratégie chirurgicale, du statut immunitaire et du germe en cause. Les articulations natives correctement drainées permettent souvent des traitements plus courts. À l’inverse, les infections sur prothèse, marquées par la présence de biofilm, nécessitent généralement des durées prolongées. Pourtant, aucun outil clinique simple ne permet aujourd’hui d’adapter la durée du traitement de façon individualisée. L'objectif est de écrire le score AJISS (Age–Joint–Immunity–Surgery–Sensitivity), dérivé d’une revue systématique et d’une méta analyse d’essais randomisés, et proposer des seuils de durée basés sur sa performance prédictive.

Les essais randomisés comparant des traitements antibiotiques courts versus prolongés ont été synthétisés après méta analyses. Le score AJISS combine cinq dimensions cliniques : âge (0–2), type d’articulation (0–1), statut immunitaire (0–2), stratégie chirurgicale/contrôle du biofilm (0–3) et sensibilité de l’antibiotique (0–2). Un modèle logistique reliant le score AJISS total à la probabilité de succès thérapeutique a permis de définir des catégories de durée.

La relation logistique suivait l’équation :logit(Psuccès) = 3,0 − 0,33 × AJISS, avec une discrimination acceptable (AUC ≈ 0,78) et une corrélation inverse presque linéaire entre le score et la probabilité de succès. Trois seuils opérationnels ont émergé : • AJISS 0–2 : forte probabilité de guérison → durée recommandée 3–4 semaines • AJISS 3–5 : durée recommandée 6–8 semaines • AJISS 6–9 : durée recommandée ≥ 12 semaines

Ces recommandations sont cohérentes avec les données issues des essais randomisés : les traitements courts sont efficaces pour les articulations natives correctement drainées, tandis que les infections sur prothèse bénéficient de thérapies prolongées, notamment en présence d’un biofilm mature ou d’une stratégie chirurgicale conservatrice.

Le score AJISS fournit un cadre simple et reproductible pour adapter la durée de l’antibiothérapie dans l’arthrite septique en fonction du risque individuel. Il offre une lecture clinique claire tout en restant cohérent avec les données randomisées disponibles. Une validation externe multicentrique est en cours pour confirmer les seuils proposés et intégrer des biomarqueurs pronostiques additionnels.
Freddy Mertens BOMBAH (Bruxelles, Belgique) , Cédric DONGMO MAYOPA , Randy BUZISA , Fodjeu GASPARY , Thomas SCHUBERT , Olivier CORNU
00:00 - 00:00 #52952 - IN-e028 Évaluation des pratiques de dépistage préopératoire du Staphylococcus aureus en chirurgie orthopédique : étude rétrospective monocentrique.
IN-e028 Évaluation des pratiques de dépistage préopératoire du Staphylococcus aureus en chirurgie orthopédique : étude rétrospective monocentrique.

Les infections du site opératoire (ISO) constituent une complication majeure en chirurgie orthopédique. Le dépistage préopératoire du Staphylococcus aureus sensible à la méthicilline (MSSA), associé à une décolonisation ciblée, est largement recommandé, mais son application réelle et sa pertinence restent discutées. Cette étude vise à évaluer l’adhésion au protocole institutionnel de dépistage et à identifier les caractéristiques chirurgicales associées à un risque accru d’ISO, afin d’orienter vers un modèle de dépistage ciblé.

Étude rétrospective monocentrique incluant les 1000 premiers patients opérés en 2025 au sein du service de chirurgie orthopédique. Les données ont été extraites des bases microbiologiques institutionnelles et du dossier patient informatisé. Les variables analysées incluaient le statut de dépistage MSSA, portage, réalisation et durée de la décolonisation, type d’intervention, caractère urgent/programmé, présence de matériel implanté et survenue d’ISO. Une analyse descriptive et comparative selon les catégories de dépistage et les catégories chirurgicales a été réalisée. Une interprétation critique et des recommandations ont été élaborées à partir des résultats et de la littérature.

Parmi les 1000 patients, 53 % ont bénéficié d’un dépistage MSSA. Parmi eux, 24,9 % étaient porteurs. Seuls 55,2 % des patients MSSA positifs ont bénéficié d'une décolonisation. Les délais médians observés étaient de 9 jours entre prélèvement et intervention et 5 jours entre début de décolonisation et chirurgie. Les 29 ISO identifiées concernaient majoritairement les ostéosynthèses de fractures (58,6 %), suivies des arthroplasties et des chirurgies avec matériel implanté. Sur le plan microbiologique, le S. aureus représentait environ 15 % des ISO, mais demeurait le pathogène individuel le plus fréquemment isolé, devant le S. epidermidis et l'E. coli.

Cette étude met en évidence une adhésion incomplète au protocole de dépistage avec près de la moitié des patients non testés et une décolonisation appliquée de manière hétérogène. La distribution microbiologique des ISO interroge la pertinence d’un dépistage systématique centré exclusivement sur ce pathogène. La forte surreprésentation des ostéosynthèses de fractures parmi les ISO suggère qu’un dépistage ciblé pourrait être particulièrement pertinent dans ces cas. Le faible nombre d’ISO limite la puissance statistique, mais les tendances observées restent cohérentes avec la littérature. Ces résultats pourraient contribuer à optimiser les stratégies de prévention des ISO dans les services d’orthopédie à forte activité.

Le dépistage MSSA préopératoire est appliqué de manière partielle et la décolonisation reste insuffisamment réalisée. Malgré des délais compatibles avec une efficacité optimale, l’impact potentiel du protocole est limité par son implémentation. Les résultats soutiennent la mise en place d’un modèle de dépistage ciblé, fondé sur le type d’intervention plutôt qu’un dépistage systématique.
Bryan SOUSA (Bruxelles, Belgique) , Simon KOULISCHER
00:00 - 00:00 #52956 - IN-e029 Corrélation Saisonnière des Arthrites Septiques en Tunisie : Étude sur 10 ans (2009-2019).
IN-e029 Corrélation Saisonnière des Arthrites Septiques en Tunisie : Étude sur 10 ans (2009-2019).

L’arthrite septique se présente comme une urgence diagnostique et thérapeutique, dont l’incidence parait être variable avec le comportement climatique et la saison. L'objectif de ce travail est de corréler le nombre de cas mensuels d'arthrites septiques avec les saisons en Tunisie sur une période de 10 ans. Ce travail vise à mettre en évidence une prédominance saisonnière.

Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 467 patients admis entre 2009 et 2019. Nous nous avons basé sur des données issues des dossiers de consultation, renseignant l’âge, le sexe, la localisation articulaire et la date d’admission précise.

Durant la période d’études qui a été considérée, soit de 2009 à 2019, nous avons recensé en totalité au sein de notre population 467 cas d’arthrites septiques, soit une moyenne de 47 cas/an. Cette population présentait une forte prédominance masculine (69,5 %) pour un âge moyen de 37,1 ans et incluait 136 enfants et 81 personnes âgées. L’analyse fine de la répartition temporelle révèle une saisonnalité distincte : Une augmentation du nombre de cas est observée de juin à août pour environ 32 % des admissions annuelles. Un second pic, moins marqué, apparaît également en janvier et février (25%), À l'inverse, les mois de transition notamment le printemps et l’automne affichent une incidence plus stable et plus faible (21%).

En Tunisie, la variation de saison, et le changement climatique, montre une influence sur la fréquence des arthrites septiques. Un pic estival (juin-août) fait le plus souvent suite à des inoculations directes liées à des traumatismes de loisirs ou baignade favorisant la pénétration des germes par brèche cutanée pendant que le pic hivernal (janvier-février) se produit suite à une diffusion hématogène des germes suite à une infection ORL ou respiratoire, particulièrement chez l’adulte fragile. L’accalmie constatée lors des saisons de transition confirme l’hypothèse que ce sont les extrêmes climatiques et de comportement en Tunisie, qui déterminent la dynamique épidémiologique de ces arthrites.

Cette enquête a bel et bien mis en évidence la fréquence élevée des arthrites septiques du genou en Tunisie. La relation saisonnière éclaire les mécanismes d’inoculation (directe lors de traumatisme ou hématogène) et aidera à mieux approcher les stratégies de prévention, notamment auprès des populations cibles lors des périodes de forte incidence.
Mohamed GHAMMEM , Rami BEN MHENNI (Sousse, Tunisie) , Amine SIOUD , Mohamed Salem ZEIN , Aymen HANAFI , Karim BOUATTOUR
00:00 - 00:00 #52967 - IN-e030 Allogreffe structurale combinée à une autogreffe spongieuse pour traitement des pertes de substance osseuse critique selon la technique de la membrane induite Une étude rétrospective sur 11 cas consécutifs de pseudarthrose septique au membre inférieur.
IN-e030 Allogreffe structurale combinée à une autogreffe spongieuse pour traitement des pertes de substance osseuse critique selon la technique de la membrane induite Une étude rétrospective sur 11 cas consécutifs de pseudarthrose septique au membre inférieur.

Malgré son efficacité reconnue, la technique de la membrane induite (MI) pour traitement de très grandes pertes de substance osseuse critique (PSOc) peut être problématique car elle nécessite un volume important de greffe et une fixation solide une fois la greffe réalisée. L’impossibilité de répondre à ces conditions expose au risque d’échec de consolidation, partiel ou total. Afin de répondre à cette double problématique nous proposons une modification du deuxième temps de la MI où une allogreffe structurale est associée à l’autogreffe. L’objectif de cette étude était de rapporter les résultats (succès infectieux et consolidation osseuse) d’une série de patients traités avec cette modification de la MI.

Il s’agissait d’une étude rétrospective monocentrique sur 11 patients consécutifs (12 interventions) pris en charge pour pseudarthrose septique du fémur ou du tibia dont la PSOc était considérée difficile à reconstruire selon la technique de la membrane induite (défect > 8cm et/ou contrainte mécanique prévisible sur la greffe importante). Lors du T2 de la MI, on réalisait une ostéosynthèse interne par enclouage centro-médullaire associée au comblement de la PSOc par une autogreffe spongieuse (crête iliaque) maintenue au contact du clou, par 2 baguettes d’allogreffe structurale diaphysaire. La membrane était refermée autour du greffon. L’appui complet était autorisé à 45 jours postopératoires. Le succès infectieux était défini par : absence de récidive à 2 ans minimum après T1 (décès lié à l’infection, fistule, révision chirurgicale pour infection ou pseudarthrose septique après greffe). La consolidation osseuse était définie par : confirmation radiologique ou scanographique de la consolidation osseuse à un délai de 1 an après T2.

11 patients (12 interventions) d’âge moyen 40,7 ans (SD 14,8) ont été inclus. 7 patients (63,6%) avaient un score ASA2. La PSOc siégeait au fémur pour 6 patients et pour 5 au tibia. Dans 4 cas, un lambeau était nécessaire. La PSOc moyenne était de 103 mm (SD 37,86). Les PSOc étaient septiques avec une majorité de flore polymicrobienne. A 2 ans minimum, le taux de succès infectieux était de 91,7%. A 1 an de recul minimum après greffe osseuse, le taux de consolidation était de 83,3% avec un délai moyen de consolidation de 6,9 mois (SD 2,08).

Cette modification de la MI dans la prise en charge de PSOc de très grande taille permet d’obtenir une consolidation et un taux de guérison infectieux comparables aux techniques de transport osseux et à la fourchette haute des résultats publiés de la MI. Ces résultats préliminaires doivent cependant être confirmés par des études de plus haut niveau de preuve.

L’utilisation d’une allogreffe structurale combinée à une autogreffe spongieuse pourrait être une alternative dans le traitement des pertes de substance osseuse critique selon la technique de la membrane induite surtout en cas de très grand défect osseux.
Benoit VILLAIN (CLAMART) , Eva VAN EEGHER , Thierry BÉGUÉ , Héloïse MARÉCHAL
00:00 - 00:00 #52985 - IN-e031 Infection sur PTH : Diagnostic, Profil Bactériologique et Traitement.
IN-e031 Infection sur PTH : Diagnostic, Profil Bactériologique et Traitement.

L’arthroplastie de la hanche est une procédure majeure en chirurgie orthopédique, apportant une amélioration significative de la qualité de vie pour les patients atteints de pathologies dégénératives et inflammatoires. Cependant, l’infection péri-prothétique reste une complication redoutable, nécessitant une prise en charge multidisciplinaire. L'objectif de cette étude était de déterminer la fréquence, les facteurs de risque et le profil microbiologique des infections sur prothèse totale de la hanche, ainsi que leur impact sur le pronostic fonctionnel et vital des patients.

Nous avons mené une étude rétrospective descriptive ayant inclus les patients pris en charge pour une infection sur PTH de 1ère intention opérée dans notre service. Pour chaque patient nous avons noté les caractéristiques épidémiologiques, les constations clinico-radiologiques et biologiques, la prise en charge médico-chirurgicale ainsi que les complications post-opératoires.

L'incidence des infections sur PTH dans notre étude était de 3,55 %. Parmi les 26 patients inclus, divers facteurs favorisants ont été identifiés, notamment le diabète (8 cas), l’insuffisance rénale (9 cas), et l’excès pondéral (18 cas). L’infection était précoce dans 39 % des cas, tardive dans 46 %, et hématogène aiguë dans 15 %, avec un délai moyen de survenue de 630 jours. Les patients ont été traités par lavage-débridement (69 %) ou remplacement prothétique en deux temps (31 %). Le délai moyen entre le diagnostic et la chirurgie était de 6,19 jours. Globalement, l’infection a été maîtrisée dans 81 % des cas. Les taux de réinfection étaient de 10 % pour les infections précoces et 50 % pour les infections tardives après lavage-débridement. Douze patients ont guéri sans séquelles, et onze présentaient des séquelles modérées (boiterie, douleurs, raideur). Malgré une surinfection chez 19 % des patients.

Une revue systématique et méta-analyse réalisée par Kunutsor et al. (2019) a analysé 74 études a révélé un taux global d’infection de 0,8 % pour les PTH de première intention, tout en soulignant que ce taux varie selon les régions géographiques et les pratiques cliniques locales. Concernant les facteurs de risque, Mraovic rapporte qu'une glycémie préopératoire supérieure à 2 g/L double le risque d'infection chez les patients diabétiques. Aussi bien une revue systémique publiée en 2020 a révélé que les fumeurs ont un risque accru d'infection après une PTH, car leur réponse immunitaire est souvent moins efficace. Pour le diagnostic des germes, bien que le nombre optimal d’échantillons à prélever reste indéfini dans la littérature, selon le consensus de l’EBJIS de 2018, il a été convenu que quatre échantillons seraient suffisants.

La prise en charge des infections sur PTH nécessite une approche multidisciplinaire associant chirurgie et antibiothérapie ciblée. La prévention, le diagnostic précoce et la standardisation des protocoles de traitement restent essentiels pour améliorer les résultats cliniques.
Ahmed Adel BEZZAOUIA (Tunis, Tunisie, Tunisie) , Khalil HABBOUBI , Mohamed Ali TRIKI , Mehdi MEDDEB , Hassan HACHICHA , Hassen MAKHLOUF
00:00 - 00:00 #52518 - IN-e032 Duoderm for Postoperative Wound Management in Hip and Knee Arthroplasty: Better Outcomes Compared to Traditional Closure?
IN-e032 Duoderm for Postoperative Wound Management in Hip and Knee Arthroplasty: Better Outcomes Compared to Traditional Closure?

Effective wound management after hip and knee arthroplasty is crucial to reduce complications. Traditional cyanoacrylate adhesive with Steri-Strips provides an occlusive barrier but is associated with medical adhesive-related skin injuries (MARSI), including blistering and hypersensitivity. Duoderm® is a hydrocolloid dressing that promotes a moist, atraumatic environment and may reduce these risks. This study aimed to evaluate its clinical tolerability and wound healing outcomes compared with the traditional method.

This prospective single-center observational study included consecutive patients undergoing primary total hip or knee arthroplasty. Patients were allocated to either a Duoderm group or a control group (cyanoacrylate adhesive + Steri-Strips) based on two consecutive 6-week periods. Wound closure was standardized in all cases. In the Duoderm group, a hydrocolloid strip was applied over the incision and covered with a secondary dressing, while in the control group cyanoacrylate and Steri-Strips were used. Patients were followed until suture removal (3–4 weeks), and outcomes included skin reactions, dressing-related complications, delayed wound healing, and reoperation rates.

A total of 106 patients were included in the Duoderm group. No hypersensitivity reactions were observed (0%). Seven patients (6.6%) required removal of the Duoderm dressing and replacement due to bleeding. Three patients (2.8%) experienced delayed wound healing. No superficial or deep infections were identified. No patient required reoperation (0%). In the control group (cyanoacrylate + Steri-Strips; 125 patients), 8 patients (6.4%) required dressing replacement due to bleeding, 7 patients (5.6%) developed hypersensitivity reactions, and 8 patients (6.4%) experienced delayed wound healing. No patient required reoperation (0%).

Duoderm proved to be a safe and well-tolerated alternative to cyanoacrylate adhesive with Steri-Strips in hip and knee arthroplasty. It showed no hypersensitivity reactions and a lower rate of delayed wound healing, likely due to its moist, atraumatic environment. Dressing changes for bleeding were comparable between groups, and no infections or reoperations occurred. Despite limitations such as the non-randomized design and short follow-up, Duoderm appears particularly advantageous in patients at risk of MARSI, warranting further investigation in randomized studies.

Duoderm proved to be a safe and well-tolerated postoperative dressing in arthroplasty, with no allergic reactions and a low incidence of wound healing complications. Hydrocolloid dressing may represent a valid alternative to cyanoacrylate + Steri-Strips, particularly in patients at risk of medical adhesive-related skin injury.
Daniel MALILE , Chirico MATTIA , Vittorio VACCA , Paolo SALARI , Andrea BALDINI (Milan, Italie)
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00:00 - 00:00 #51650 - PM-e001 A proposed surgical strategy for complex articular distal radius fractures: the Marseille approach for radius salvage (MARS).
PM-e001 A proposed surgical strategy for complex articular distal radius fractures: the Marseille approach for radius salvage (MARS).

Introduction : Complex intra-articular distal radius fractures with severe comminution or fragment rotation may be difficult to reduce using conventional fixation. We describe a dorsal salvage strategy, the Marseille Approach for Radius Salvage (MARS), enabling direct articular visualization in selected cases.

Hypothesis : The MARS strategy allows reliable reduction and acceptable short-term functional outcomes in fractures not amenable to standard fixation. Materials and Methods : Single-center prospective case series (May 2021–October 2025). CT assessed reduction quality (step-off ≤ 2 mm). Functional outcomes at 1 year included motion, grip strength, pain, and QuickDASH.

Results : Among 252 intra-articular fractures, 12 patients were included. All achieved satisfactory reduction on CT with maintenance at 6 months. At 1 year, pronosupination was preserved with mild extension loss and satisfactory pain and QuickDASH scores. One superficial infection and one mild tendon irritation requiring plate removal occurred; no tendon ruptures or CRPS were observed.

Discussion : The MARS strategy enables direct articular visualization and stable reconstruction and may be useful in fracture-dislocations or markedly rotated fragments where conventional techniques are challenging.

Conclusion : MARS strategy represents a pragmatic salvage option for highly complex intra-articular distal radius fractures when conventional strategies are insufficient.
Jean-Baptiste DE VILLENEUVE BARGEMON , Antoine MARTINS , Lucas AUDIFFRET (Marseille)
00:00 - 00:00 #51795 - PM-e002 Valgus Deformity and Rotational Malalignment of the Fourth Metacarpal: Treatment by Corrective Osteotomy.
PM-e002 Valgus Deformity and Rotational Malalignment of the Fourth Metacarpal: Treatment by Corrective Osteotomy.

Metacarpal malunions may lead to angular and rotational deformities, resulting in significant functional impairment, particularly during grasping activities. Their correction requires a precise surgical approach to restore both anatomy and function. The aim of this study is to describe the surgical strategy and the functional outcome of a malunion of the fourth metacarpal associated with valgus deformity and rotational malalignment.

A patient presented with pain, valgus deviation, and finger overlap during fist closure several weeks after a fracture that had initially been treated conservatively. Clinical and radiographic evaluation confirmed a valgus malunion associated with internal rotation. Treatment consisted of a corrective osteotomy with precise realignment of the axes. Stabilization was achieved using two Kirschner wires, providing stable fixation after correction. Intraoperative assessment allowed accurate adjustment of the rotational alignment.

Bone union was achieved without complications. The patient recovered full fist closure without finger overlap, functional digital pinch, and a significant improvement in grip strength.

Rotational deformities of the metacarpals are often poorly tolerated because even a small degree of malrotation can result in finger overlap during flexion and significant impairment of hand function. Angular deformities may sometimes be compensated, but rotational malalignment generally requires surgical correction. Corrective osteotomy allows restoration of the normal anatomical alignment of the metacarpal and improves digital cascade during fist closure. Stable fixation with Kirschner wires is a reliable and minimally invasive option, allowing adequate stabilization while preserving soft tissues. Careful intraoperative assessment of finger alignment and rotation is crucial to achieve optimal functional results.

Metacarpal malunions, even when complex, can be effectively corrected by osteotomy combined with stabilization using Kirschner wires. Simultaneous correction of both angulation and rotation is essential to ensure a good functional outcome.
Hemza AMRANE (Batna, Algérie) , Toufik BOUSSAHA , Ilies HASROURI , Nazim BENMAYOUF , Chaouki DERDOUS , Nacer KHERNANE
00:00 - 00:00 #51798 - PM-e003 L’ostéotomie curviligne dans le traitement d’un cal vicieux du radius distal à propos d’un cas.
PM-e003 L’ostéotomie curviligne dans le traitement d’un cal vicieux du radius distal à propos d’un cas.

L’ostéotomie curviligne est une technique chirurgicale utilisée pour corriger un cal vicieux, souvent mal toléré en raison de la déformation du poignet qu’il entraîne, associée à des douleurs et à une limitation de la mobilité. Cette technique consiste à réaliser une ostéotomie permettant la rotation et le repositionnement du fragment distal, sans recours à une greffe osseuse.

Il s’agit d’une patiente âgée de 24 ans, sans antécédents pathologiques particuliers, qui présente une déformation du poignet associée à une diminution des amplitudes articulaires, prédominant sur la flexion et l’inclinaison radiale. Cette symptomatologie fait suite à une fracture extra-articulaire de l’extrémité inférieure du radius, déplacée avec bascule postérieure, initialement immobilisée par une attelle sans réduction préalable.La patiente a bénéficié d’une ostéotomie curviligne réalisée par voie d’abord externe. Après exposition et protection de la branche sensitive du nerf radial, une ostéotomie curviligne « en timbre-poste » a été effectuée à l’aide d’une broche, avec crantage de la corticale antérieure afin de corriger la déformation. La stabilisation a été assurée par quatre broches, complétée par une immobilisation par gant plâtré.Les suites opératoires ont été simples. La rééducation a été autorisée après six semaines, avec ablation des broches au deuxième mois postopératoire.

Au dernier recul, récupération de la mobilité complète du poignet, avec consolidation du foyer et rétablissement des rapports anatomiques du poignet.

L’ostéotomie curviligne est réalisée au niveau même de la déformation afin de permettre une correction et un réalignement satisfaisants.La stabilisation peut être assurée par une plaque ou par des broches, sans recours à une greffe osseuse, puisqu’il n’existe pas de perte de substance osseuse.L’ostéotomie est effectuée selon un tracé curviligne, en crantant la corticale antérieure à l’aide d’une broche selon la technique dite « en timbre-poste ». Cette méthode permet d’éviter l’échauffement de l’os tout en améliorant la stabilité du montage.L’objectif de cette technique est de réorienter la glène radiale en modifiant le moins possible la longueur globale du radius. Le principe repose sur la rotation et le retournement du fragment distal afin de corriger la déformation.L’immobilisation postopératoire immédiate laisse libres le coude et les doigts jusqu’à la consolidation, permettant ainsi une autorééducation précoce.

La puissance correctrice de l’ostéotomie curviligne semble bien adaptée au cal vicieux extra articulaire du radius distal et qui tient une place particulière parmi les techniques chirurgicales proposées jusqu’à présent. Elle donne un résultat clinique et radiologique très convaincant. L’objectif principal est de prouver l’efficacité de cette technique chirurgicale dans la correction de la déformation et la simplicité de l’ostéotomie ainsi que les bons résultats cliniques et radiologiques
Toufik BOUSSAHA (Batna, Algérie) , Hemza AMRANE , Ilies HASROURI , Nacer KHERNANE
00:00 - 00:00 #51799 - PM-e004 L’ostéome ostéoïde du capitatum piège diagnostic à propos d’un cas.
PM-e004 L’ostéome ostéoïde du capitatum piège diagnostic à propos d’un cas.

Les ostéomes ostéoïdes sont des tumeurs osseuses primitives bénignes fréquentes. Ils représentent 10 à 12 % de l'ensemble des tumeurs osseuses bénignes. Ils sont localisés typiquement aux os longs. La main et le poignet ne sont touchés que dans 6 à 13 % des cas où la lésion tumorale siège d'abord aux phalanges, puis aux métacarpes. La localisation carpienne est exceptionnelle.

Il s’agit d’une patiente âgée de 42 ans présentant des douleurs intermittentes du poignet gauche évoluant depuis environ un an. Ces douleurs, initialement sourdes et lancinantes, étaient d’intensité modérée mais se sont progressivement aggravées pour devenir plus intenses, notamment durant la nuit. Elles ne sont pas corrélées à l’activité physique et siègent principalement au niveau du versant dorsal du poignet. L’examen clinique retrouve des amplitudes articulaires conservées. La tomodensitométrie met en évidence un aspect scanographique évocateur d’un ostéome ostéoïde du capitatum. La patiente a été opérée par voie d’abord dorsale. L’intervention a été réalisée sous contrôle scopique afin de localiser précisément la lésion. Une exérèse en bloc de la tumeur a ainsi été effectuée.

Au dernier recul disparition totale de la douleur avec une mobilité articulaire normal, aucune récidive tumorale n’est constatée.

Le carpe constitue une localisation rare des tumeurs osseuses primitives, parmi lesquelles l’ostéome ostéoïde représente la lésion la plus fréquemment rencontrée. Sur le plan clinique, les manifestations sont dominées par des douleurs nocturnes, souvent insomniantes, classiquement soulagées par la prise de salicylés. Parmi les os du carpe, le lunatum et le scaphoïde sont le plus souvent atteints, suivis du capitatum, puis des autres os du carpe. Le diagnostic repose sur les données cliniques et les examens d’imagerie, notamment la scintigraphie osseuse, la tomodensitométrie et, dans certains cas, l’IRM, permettant d’orienter fortement le diagnostic avant sa confirmation histologique. Dans la littérature, plusieurs options thérapeutiques sont décrites pour cette tumeur bénigne qui peut, dans certains cas, involuer spontanément après plusieurs années. Les principales techniques utilisées sont l’exérèse chirurgicale en bloc par abord direct, la résection percutanée scanno-guidé et l’alcoolisation percutanée.

Les ostéomes ostéoïdes du carpe sont rares. La symptomatologie est trompeuse mais singulière en cas de localisation dorsale et revêt le tableau d'une ténosynovite. En cas de doute diagnostique et devant des radiographies normales, son diagnostic est actuellement facilité par l´apport des techniques d´imagerie médicales. La tomodensitométrie représente l´examen le plus spécifique permettant le diagnostic positif. L´exérèse chirurgicale complète de la lésion permet le plus souvent la guérison totale et évite les récidives.
Toufik BOUSSAHA (Batna, Algérie) , Hemza AMRANE , Ilies HASROURI , Nacer KHERNANE
00:00 - 00:00 #51872 - PM-e005 Note technique: libération du nerf médian au canal carpien par TCTR ( thread carpal tunnel release).
PM-e005 Note technique: libération du nerf médian au canal carpien par TCTR ( thread carpal tunnel release).

La chirurgie du canal carpien est l' intervention la plus fréquente en chirurgie de la main. La technique TCTR (Thread Carpal Tunnel Release) ou technique de Guo permet une section du ligament transverse par voie percutanée sous contrôle échographique, à l’aide d’un fil métallique . L’objectif de cette note technique est de décrire les principes, les étapes opératoires et les points clés de sécurité de cette technique.

L’intervention est réalisée sous Wallant sous contrôle échographique. Après repérage des structures anatomiques (nerf médian, branche thénarienne, arcade palmaire superficielle et limites du ligament transverse du carpe) et élimination des variantes anatomiques à risque. Une aiguille est introduite sous guidage échographique afin de créer un tunnel hydro disséqué au-dessus puis au-dessous du ligament transverse du carpe. Un fil de section torsadé en nitinol ( utilisé comme fil relai en chirurgie de l'épaule) est ensuite passé autour du ligament, formant une boucle fermée qui englobe uniquement celui-ci. La section est réalisée par mouvements en traction du fil, permettant une libération progressive et contrôlée du ligament. Le contrôle échographique permet de vérifier la bonne position du fil, la protection des structures nobles et la section complète du ligament.

La TCTR représente une évolution des techniques percutanées de libération du canal carpien. Elle présente plusieurs avantages potentiels : absence d'incision, traumatisme tissulaire minimal, absence de dissection palmaire et récupération fonctionnelle rapide ainsi qu'un faible coût économique . Le contrôle échographique constitue un élément essentiel de sécurité en permettant la visualisation continue du nerf médian et des structures vasculaires. Les dernières publications la concernant valident son faible taux de complications et des délais de reprise de travail plus brefs que la technique à ciel ouvert . Les limites de la technique concernent principalement l’absence de recul à long terme comparativement aux techniques ouvertes ou endoscopiques.

La technique TCTR constitue une alternative mini-invasive prometteuse pour la libération du canal carpien, mais encore très peu répandue à l'échelle européenne. Sa réalisation sous contrôle échographique permet une section percutanée précise du ligament transverse du carpe tout en limitant les lésions des tissus environnants. Des études comparatives avec un suivi à long terme restent nécessaires afin de préciser sa place parmi les techniques actuelles de décompression du nerf médian.
Malek MEHERZI (Bagnols sur Cèze)
00:00 - 00:00 #51894 - PM-e006 Syndrome NaviculoCapital de Fenton ou Fracture scaphocapitale.(a propos d'un cas).
PM-e006 Syndrome NaviculoCapital de Fenton ou Fracture scaphocapitale.(a propos d'un cas).

Le Syndrome Naviculo-Capital de Fenton est une lésion rare. Se définie par une fracture transversale du capitetum avec rotation de 180 ° du fragment proximal associée à une fracture du scaphoïde.

Il s’agit du patient M.N, âgé de 40 ans, droitier travailleur manuel ayant présenté suite à un accident de la circulation un traumatisme fermé de son poignet droit, main bloquée sur le volent et poignet en hyper extension. L’examen physique: Est pauvre  Douleur du poignet.  Impotence fonctionnelle.  Absence de lésion vasculo-nerveuse. Examens complémentaires: Radiographie Standard  Fracture du scaphoïde carpien  Fracture du grand os avec rotation du fragment distal de 180°  Pas de luxation des Os du carpe  Bascule postérieure du semilunaire en DISI Scanner  Fracture du scaphoïde carpien  Rotation du fragment proximal de 180°  Absence de lésions associées

Traitement :  Opéré après 24 heures  Double abord du poignet • Abord premier dorsal pour la fracture du capitetum puis antérieur pour la fracture du scaphoïde  Immobilisation par une attelle anté-brachio-palmaire poignet en position neutre  Ablation des broches à la 12 ème semaine Résultats :  Absence de complication vasculo-nerveuse, immédiate ou tardive, consolidation des deux fractures  Pas de désaxation intra-carpienne en DISI ou en VISI  Extension à 60 °, flexion 50°

Discussion :  La fracture scapho-capitale est une lésion rare.  L’expression clinique est pauvre, ne permet pas de poser le diagnostic comme c’est le cas de notre malade.  Elle peut passer inaperçue d’où l’importance d’une bonne analyse des radiographies standards qui permettent de poser le diagnostic de certitude.  La voie combinée est la plus indiquée car elle minimise les dégâts.  L’évolution reste imprévisible, mais chez notre patient le traitement conservateur a permis d’avoir un résultat fonctionnel satisfaisant.

Le syndrome de FENTON est une lésion rare qui peut passer inaperçue, d’où l’intérêt d’une bonne analyse radiologique des lésions, le traitement conservateur a toujours sa place et permet d’obtenir un résultat fonctionnel satisfaisant.
Fouad BESSAA (Alger, Algérie) , Amina HADAD , Hadia HOUARI , Mustapha YAKOUBI
00:00 - 00:00 #51975 - PM-e007 Maladie de Kienbock évoluée : apport de la résection de la première rangée du carpe.
PM-e007 Maladie de Kienbock évoluée : apport de la résection de la première rangée du carpe.

La maladie de Kienböck est une ostéonécrose aseptique du lunatum liée à une interruption de sa vascularisation, entraînant une destruction progressive de cet os du carpe et des douleurs du poignet. Dans les stades avancés, l’effondrement du lunatum provoque un collapsus carpien et une altération fonctionnelle du poignet nécessitant souvent un traitement chirurgical. La résection de la rangée proximale du carpe constitue une technique de sauvetage permettant de soulager la douleur tout en préservant une mobilité fonctionnelle du poignet

Notre étude a porté sur 2 patients, âgés en moyenne de 29 ans, opérés au service de traumatologie-orthopédie du CHU Mohammed VI Oujda entre 2018 et 2025, pour maladie de Kienböck évoluée (stades III–IV de Lichtman) traitée par résection de la première rangée du carpe. La résection a concerné le scaphoïde, le lunatum et le triquetrum. L’évaluation postopératoire a porté sur la douleur (EVA), la mobilité du poignet (flexion-extension, inclinaisons radiale et ulnaire), la force de préhension et les scores fonctionnels (Mayo Wrist, DASH).

Une diminution nette de la douleur et une amélioration fonctionnelle ont été constatées chez les deux patients. La mobilité moyenne postopératoire était d’environ 70° en flexion-extension. Aucun cas d’instabilité ni de complication majeure n’a été relevé.

La résection de la première rangée du carpe est une technique simple et fiable dans la maladie de Kienböck évoluée. Elle permet de réduire la douleur et de préserver une mobilité satisfaisante. Elle représente une alternative intéressante à l’arthrodèse totale, avec des résultats concordant avec ceux de la littérature.

La résection de la première rangée du carpe constitue une option thérapeutique efficace dans la maladie de Kienböck avancée, offrant un compromis entre soulagement de la douleur et conservation de la mobilité.
Said EL MAZGALDI (Oujda, Maroc)
00:00 - 00:00 #51977 - PM-e008 Lambeau de couverture des pertes de substance cutanée du membre supérieur : Résultats de notre expérience et actualités (McGregor).
PM-e008 Lambeau de couverture des pertes de substance cutanée du membre supérieur : Résultats de notre expérience et actualités (McGregor).

Les pertes de substance cutanée du membre supérieur posent un défi reconstructif important. Le lambeau de McGregor constitue une solution fiable, alliant sécurité vasculaire et préservation fonctionnelle. Nous présentons les résultats de notre expérience et les évolutions récentes de cette technique.

Notre étude a porté sur 7 patients présentant des pertes de substance cutanée du membre supérieur, pris en charge par le lambeau de McGregor dans notre service entre 2016 et 2026 Les données recueillies incluaient les caractéristiques démographiques, l’étiologie des pertes de substance, le type et la taille du lambeau, ainsi que le suivi postopératoire et les complications éventuelles. L’évaluation postopératoire a été réalisée sur la base de la survie du lambeau, de la cicatrisation, de la récupération fonctionnelle du membre supérieur et de la satisfaction des patients. Les complications postopératoires, telles que nécrose partielle, infection ou limitation fonctionnelle, ont été enregistrées. Les résultats ont été analysés en fonction de la taille et de la localisation des pertes de substance ainsi que de l’étiologie initiale.

Le lambeau de McGregor a permis une cicatrisation complète dans la majorité des cas, avec une préservation satisfaisante de la fonction du membre supérieur. La douleur postopératoire était faible et la reprise des activités quotidienne rapide. Quelques complications mineures ont été observées, principalement nécrose partielle ou retard de cicatrisation, sans remise en cause globale des résultats fonctionnels.

Le lambeau de McGregor constitue une technique fiable pour la couverture des pertes de substance cutanée du membre supérieur, offrant une bonne vascularisation et une préservation fonctionnelle. Nos résultats confirment l’efficacité de cette méthode, en accord avec la littérature, malgré la survenue occasionnelle de complications mineures. Cette technique reste d’actualité grâce à sa simplicité, sa sécurité et son adaptabilité aux différentes localisations et tailles de pertes de substance.

Le lambeau de McGregor est une solution efficace et sûre pour la couverture des pertes de substance cutanée du membre supérieur. Il permet une bonne cicatrisation, une récupération fonctionnelle satisfaisante et une satisfaction élevée des patients, avec un faible taux de complications. Cette technique reste une référence fiable en chirurgie reconstructrice du membre supérieur.
Said EL MAZGALDI (Oujda, Maroc)
00:00 - 00:00 #51984 - PM-e009 Intérêt de ligamentoplastie scapholunaire avec capsulodèse dorsale dans l'instabilité aigue post traumatique.
PM-e009 Intérêt de ligamentoplastie scapholunaire avec capsulodèse dorsale dans l'instabilité aigue post traumatique.

L’instabilité scapholunaire post‑traumatique est une pathologie fréquente du poignet résultant d’une rupture du ligament scapholunaire, pouvant entraîner douleur, instabilité carpo‑scapholunaire et dégradation fonctionnelle si elle n’est pas traitée adéquatement. Chez les patients présentant une instabilité aiguë ou subaiguë symptomatique, la réparation ligamentaire associée à une capsulodèse dorsale a été proposée comme option chirurgicale pour restaurer la stabilité articulaire et améliorer les résultats fonctionnels.

Cette étude rétrospective a inclus des patients présentant une instabilité scapholunaire post‑traumatique aiguë ou subaiguë confirmée cliniquement et radiologiquement (diastasis scapholunaire et positivation du test de Watson). Tous les patients ont été traités par ligamentoplastie scapholunaire associée à une capsulodèse dorsale visant à stabiliser le complexe scapholunaire et à restaurer la relation anatomique entre le scaphoïde et le lunatum. L’étude a inclus des patients présentant une instabilité scapholunaire aiguë ou subaiguë post‑traumatique traités par réparation arthroscopique ou ouverte du ligament scapholunaire associée à une dorsal capsulodèse avec suture d’ancrage, avec évaluation pré‑ et postopératoire de la douleur, de l’amplitude de mouvement, de la force de préhension et des scores fonctionnels (Modified Mayo Wrist Score) sur un suivi moyen d’au moins 24 mois

Chez la majorité des patients, la réparation et la capsulodèse ont donné des résultats satisfaisants à moyen terme : amélioration significative de la force de préhension et des scores fonctionnels, avec la plupart des patients obtenant des résultats considérés bons ou excellents selon le Modified Mayo Wrist Score. Un très faible taux de laxité résiduelle a été observé au suivi.

La combinaison de la ligamentoplastie scapholunaire et de la capsulodèse dorsale apparaît comme une option efficace pour traiter l’instabilité aiguë post‑traumatique du poignet lorsqu’elle est réalisée précocement. Les résultats cliniques montrent une amélioration fonctionnelle significative, bien que des études de plus grande échelle et des comparaisons avec d’autres techniques soient nécessaires pour définir l’efficacité relative à long terme

La réparation arthroscopique du ligament scapholunaire associée à une capsulodèse dorsale avec ancrage donne des résultats fonctionnels satisfaisants à moyen terme, avec une amélioration significative des scores fonctionnels et de la force de préhension après au moins deux ans de suivi. La majorité des patients obtiennent des résultats bons à excellents, avec reprise des activités antérieures et une douleur diminuée. Ainsi, cette technique constitue une option efficace pour restaurer la stabilité scapholunaire et améliorer la fonction du poignet, bien que davantage de données à long terme soient nécessaires.
Said EL MAZGALDI (Oujda, Maroc)
00:00 - 00:00 #51987 - PM-e010 One stage custom made 3D vascularized bone reconstruction by free fibula transfer for large radiocarpal defect after wide gigantic cell tumor resection.
PM-e010 One stage custom made 3D vascularized bone reconstruction by free fibula transfer for large radiocarpal defect after wide gigantic cell tumor resection.

Bone gigantic cell tumours (BGCTs) are locally aggressive benign tumours, which can lead to significant functional impairment due to extensive bone destruction and soft tissue invasion and typically occur in the meta-epiphyseal region of long bones with the distal radius being the third most common site. Advanced BGCTs of the wrist present a significant challenge for the medical staff due to their occurrence in subarticular bone. Bone reconstruction of the hand with 3D assisted engineering has been described with promising results. In this article, we present a novel approach for bone reconstruction of a large radiocarpal defect following wide giant cell tumour resection, utilising a free transfer of a two-strut fibula with the aid of a 3D surgical planning.

We report the case of a patient presenting with a Campanacci grade III giant cell tumor of the distal radius treated by wide en bloc resection and reconstruction using a vascularized free fibula transfer. Preoperative planning was performed using three-dimensional (3D) CT-based modeling to design patient-specific cutting guides and a custom titanium plate. Surgery consisted of distal radius resection including the first carpal row, followed by reconstruction using a two-strut vascularized fibula graft with radio-scapho-lunate arthrodesis and microvascular anastomosis.

Patient reports no chronic pain with a DASH score of 20/100. The patient is stable with a grip strength of 26 kg in the left hand and 40 kg in the right hand. At 6 months, range of motion was 30° extension and 0° flexion, 80° pronation and 60° supination. Consolidation was successfully achieved with no bone resorption.

Distal radius BGCTs represent a challenging condition requiring a balance between oncologic control and functional preservation. Surgical management usually involves curettage or wide en bloc resection. Several reconstructive options have been described, including bone grafting, bone transfer, or arthroplasty. Although wrist arthroplasty can provide satisfactory outcomes, it carries risks of instability and degenerative changes. Wrist arthrodesis may offer more reliable results by restoring better grip strength. In this context, 3D-assisted surgical planning can improve the precision of complex reconstructions and potentially reduce complications. In our case, preoperative 3D planning allowed the use of a two-strut vascularized fibula transfer with a custom-made titanium plate, achieving complete bone consolidation at 6 months, satisfactory wrist motion, and an early return to daily activities.

This article showcases the successful use of a two strutted fibular free transfer for bone reconstruction to reconstruct a large distal radius defect following BGCT excision with the support of 3D surgical planning.
Wyçal SARAOUI , Solenn IVIN (Brest) , Catherine HEMON , Weigo HU , Christian DUMONTIER , Hoël LETISSIER
00:00 - 00:00 #51988 - PM-e011 Arthrodèse totale du poignet : Expérience de notre service.
PM-e011 Arthrodèse totale du poignet : Expérience de notre service.

Le poignet douloureux chronique, qu’il soit d’origine arthrosique, post-traumatique ou dégénérative, représente une cause majeure de handicap fonctionnel. Lorsque les traitements conservateurs et les chirurgies partielles échouent, l’arthrodèse totale du poignet constitue une option thérapeutique visant à soulager la douleur et à restaurer la fonction en stabilisant l’articulation.

Notre étude a porté sur 4 patients avec un âge moyen de 52 ans, pris en charge au service de traumatologie-orthopédie du CHU Mohammed VI Oujda entre 2017 et 2025, pour poignet douloureux invalidant, d’étiologie arthrosique ou post-traumatique. Tous les patients ont bénéficié d’une arthrodèse totale du poignet réalisée selon une technique standardisée, avec une fixation par plaque vissée. L’évaluation postopératoire a porté sur la douleur (EVA), la force de préhension, la consolidation radiologique et les scores fonctionnels (Mayo Wrist, DASH).

La consolidation osseuse a été obtenue dans la majorité des cas, avec un délai moyen de 15 semaines. La douleur a nettement diminué, permettant une reprise des activités quotidiennes. La force de préhension s’est améliorée de manière significative. 1 cas de raideur des doigts et 1 cas de retard de consolidation ont été observés, traités favorablement.

L’arthrodèse totale du poignet reste une solution fiable dans le traitement du poignet douloureux rebelle. Si elle supprime totalement la mobilité articulaire, elle permet en contrepartie un soulagement durable de la douleur et une amélioration fonctionnelle. Nos résultats concordent avec ceux de la littérature, confirmant la valeur de cette technique dans les cas sévères.

L’arthrodèse totale du poignet constitue une alternative thérapeutique efficace pour le traitement du poignet douloureux et invalidant, offrant une stabilité et une fonction satisfaisantes, à condition d’une bonne sélection des patients.
Said EL MAZGALDI (Oujda, Maroc)
00:00 - 00:00 #52029 - PM-e012 Limb Salvage and Reconstruction Following Tractor Crush Injury: A Case Report.
PM-e012 Limb Salvage and Reconstruction Following Tractor Crush Injury: A Case Report.

Open fractures represent an orthopedic emergency and, when associated with significant bone stock loss, pose both technical and biological challenges. The absence of viable bone impairs fracture healing and requires complex approaches that may include bone grafting, synthetic substitutes, or bone transposition techniques. Functional limb restoration depends not only on anatomical reconstruction but also on preservation and recovery of adjacent neurovascular and tendinous structures.

We present the case of a 57-year-old woman who was admitted to the Emergency Department following a tractor accident resulting in a crush injury to the left forearm, leading to a Gustilo–Anderson grade IIIC open fracture. Radiographs showed a comminuted fracture of the forearm bones with significant bone loss of both the radius and ulna. CT angiography revealed injury to the ulnar artery at the level of the elbow. On physical examination, the radial artery was palpable, dorsal hand and finger sensation was preserved, as were finger and wrist flexion. Neurological assessment revealed anesthesia in the radial sensory nerve distribution and hypoesthesia in the ulnar nerve territory. On the day of admission, the patient underwent external fixation, surgical exploration, distal arm wound closure, and distal forearm skin flap coverage; however, proximal forearm soft tissue coverage was not achievable at that time. On day 41 of hospitalization, open reduction and fixation of the radial head remnant to the olecranon was performed, along with split-thickness skin grafting to cover the lateral elbow soft tissue defect, harvested from the medial arm.The patient was referred to Plastic Surgery and, in a combined procedure with Orthopedics, a free vascularized osteocutaneous fibular flap was performed to reconstruct the forearm bones.Currently, the patient is awaiting surgical decision between tendon transfer procedures (FDS-to-EPL and FDS-to-EDC) or wrist arthrodesis.

The patient remains under follow-up by Orthopedics and Plastic Surgery. To date, the outcome has been very positive, with preservation of the limb demonstrating partial mobility and functional capacity. Importantly, the patient expresses great satisfaction with the successful limb preservation.

The decision between amputation and limb salvage must be carefully considered. In this case, the presence of distal perfusion and partial preservation of motor function supported a reconstructive approach. Radial ulnarization proved to be a useful strategy to provide temporary joint stability and allow progression toward definitive reconstruction with a vascularized fibular graft.

This case highlights the complexity of managing severe traumatic injuries of the upper limb, requiring a staged, multidisciplinary, and highly specialized approach. The combination of bone stabilization techniques, soft tissue coverage, and reconstructive surgery is essential in the context of trauma with significant bone and soft tissue loss.
Sofia CRUZ ROMANO (Viana do Castelo, Portugal) , Tiago PUGA , Margarida AREIAS , Elsa MOREIRA
00:00 - 00:00 #52030 - PM-e013 Névrome du nerf médian simulant une fibrose cicatricielle après réparation des fléchisseurs en zone V de la main : à propos d’un cas.
PM-e013 Névrome du nerf médian simulant une fibrose cicatricielle après réparation des fléchisseurs en zone V de la main : à propos d’un cas.

Les plaies des tendons fléchisseurs en zone V de la main sont fréquemment associées à des lésions nerveuses en raison de la densité anatomique des structures à ce niveau. Les complications postopératoires peuvent inclure des adhérences, une fibrose cicatricielle ou la formation d’un névrome. Le diagnostic différentiel entre ces entités peut être difficile, notamment lorsque l’imagerie n’est pas contributive.

Nous rapportons le cas d’un patient opéré pour une plaie profonde de la face antérieure du poignet intéressant les tendons fléchisseurs en zone V, associée à une section du nerf médian. Le patient a bénéficié d’une réparation chirurgicale des tendons fléchisseurs associée à une suture nerveuse. Quelques mois après l’intervention, le patient a présenté une tuméfaction sous-cutanée douloureuse au niveau de la cicatrice opératoire, associée à des paresthésies dans le territoire du nerf médian. L’exploration échographique évoquait une fibrose cicatricielle postopératoire.

Devant la persistance de la symptomatologie clinique, une exploration chirurgicale a été réalisée, mettant en évidence un névrome du nerf médian au niveau du site de réparation.

Le névrome post-traumatique constitue une complication classique des lésions des nerfs périphériques. Il se manifeste le plus souvent par une tuméfaction douloureuse associée à des troubles sensitifs. Les examens d’imagerie, notamment l’échographie ou l’IRM, peuvent parfois être difficiles à interpréter et confondre un névrome avec une fibrose cicatricielle. Les principaux diagnostics différentiels comprennent la fibrose cicatricielle, les adhérences tendineuses, un kyste synovial ou une cicatrice hypertrophique.

La survenue d’une tuméfaction douloureuse après réparation nerveuse dans les plaies de la zone V doit faire évoquer la possibilité d’un névrome. L’examen clinique reste déterminant et l’exploration chirurgicale peut être nécessaire pour confirmer le diagnostic et assurer la prise en charge.
Ilies HASROURI (Batna, Algérie) , Toufik BOUSSAHA , Hemza AMRANE , Nacer KHERNANE
00:00 - 00:00 #52169 - PM-e014 Chronic perilunate dislocation: attempted anatomical reconstruction with orif with proximal row carpectomy as a salvage option.
PM-e014 Chronic perilunate dislocation: attempted anatomical reconstruction with orif with proximal row carpectomy as a salvage option.

Perilunate dislocations are severe carpal injuries resulting from high-energy trauma and represent one of the most complex forms of wrist instability. In their acute phase, these injuries are frequently associated with diagnostic negligence, with missed diagnoses reported in more than 25% of cases(1). Consequently, some patients present only at the chronic stage, when treatment becomes technically more challenging and functional outcomes are generally less satisfactory. The optimal management of neglected perilunate dislocations remains widely discussed in the literature, and to date no clear consensus has been established .

We report the case of a 31-year-old man presenting with a chronic dorsal perilunate dislocation diagnosed eight weeks after the initial trauma. Considering the relatively young age of the patient and the absence of advanced degenerative changes, surgical management by open reduction and internal fixation (ORIF) was attempted. The procedure consisted of anatomical reduction and stabilization using Kirschner wires through a dorsal approach to the wrist. A proximal row carpectomy (PRC) had been planned as a salvage procedure in case anatomical reduction could not be achieved intraoperatively. Postoperatively, the wrist was immobilized with a plaster splint. Rehabilitation was initiated after removal of the radiocarpal arthrorisis K-wires at postoperative day 21, while complete removal of all fixation wires was performed after six weeks.

At 12 months of follow-up, the patient achieved a Mayo Wrist Score of 95 (excellent result), with minimal pain on the Visual Analogue Scale and good grip strength measured with a Jamar dynamometer compared with the contralateral side.

Chronic perilunate dislocations remain challenging injuries, particularly when diagnosis is delayed beyond six weeks. Their management is still widely discussed, and no clear consensus or standardized algorithm has been established. Several surgical options have been described, including ORIF, proximal row carpectomy, partial wrist arthrodesis, and lunate excision. However, ORIF and PRC remain the two main surgical strategies, with no clear superiority of one technique over the other reported in the literature. In our opinion, both options should be considered preoperatively. Whenever feasible, ORIF should be attempted in order to restore carpal alignment and preserve wrist biomechanics, while PRC remains a reliable salvage procedure when anatomical reduction cannot be achieved or when significant cartilage damage is present.

Chronic perilunate dislocations remain a surgical challenge with no clear consensus regarding optimal management. Treatment should be planned preoperatively and adapted intraoperatively according to reduction feasibility and cartilage status, favoring ORIF whenever possible, while proximal row carpectomy remains a reliable salvage option when anatomical reduction cannot be achieved or significant cartilage damage is present.
Badreddine BENALI (Constantine, Algérie) , Zakaria OUMELERGUEB , Mahjoub BOUZITOUNA
00:00 - 00:00 #52187 - PM-e015 Évaluation du pronostic fonctionnel de la chirurgie de la main spastique (2014-2026).
PM-e015 Évaluation du pronostic fonctionnel de la chirurgie de la main spastique (2014-2026).

La main spastique constitue un défi chirurgical majeur caractérisé par une hypertonie des fléchisseurs associée à une parésie des extenseurs. Le succès thérapeutique repose sur un rééquilibrage précis de la balance agoniste-antagoniste. Cette étude évalue le pronostic fonctionnel d'un protocole multimodal associant transferts, allongements et neurotomies, validé par une concertation pluridisciplinaire

Cette étude prospective inclut 24 patients (18-65 ans) traités entre 2018 et 2026. La stratégie chirurgicale résulte d'une décision collégiale en staff médico-chirurgical après réalisation de blocs moteurs diagnostiques à la lidocaïne. Le protocole a associé, selon les besoins, des transferts tendineux du rond pronateur sur le court extenseur radial du carpe, du flexor carpi ulnaris sur les extenseurs des doigts et du long palmaire sur le long abducteur du pouce. Cette reconstruction mécanique était complétée par des neurotomies sélectives des nerfs médian et ulnaire pour moduler le tonus sans sacrifier la commande motrice, ainsi que par des allongements tendineux fractionnés pour traiter les rétractions fixées. L'évaluation s'est appuyée sur les scores de House, MA2X et une échelle visuelle analogique (EVA) de satisfaction.

Les résultats démontrent une restauration fonctionnelle significative. Le score de House moyen est passé de 1,2 à 3,8 chez 78 % des patients, marquant une progression d'une main d'appoint nulle vers une main d'aide active. Pour les interventions à visée palliative, l'amélioration de l'hygiène et la sédation des douleurs ont été constantes avec une EVA satisfaction moyenne de 8,5/10. Le gain moyen d'extension active du poignet s'élève à 35°. L'association systématique des neurotomies a permis de stabiliser les transferts en prévenant les déformations secondaires par excès de tension

Nos données corroborent les travaux de Zancolli concernant les gains d'extension et la classification clinique. L'étude confirme l'importance de libérer la loge antérieure pour optimiser le potentiel des transferts. L'association des neurotomies sélectives permet d'obtenir des résultats conformes aux standards internationaux en traitant la composante neurologique de la déformation. L'examen clinique en staff demeure le facteur pronostique déterminant pour garantir l'adéquation entre le geste technique et la commande volontaire résiduelle

La chirurgie « à la carte » de la main spastique offre des résultats fonctionnels encourageants. La précision du geste et la rigueur de la sélection préopératoire permettent de transformer un membre invalide en un membre fonctionnel ou de confort, améliorant durablement la qualité de vie
Elyes ABDELKEFI , Khairi SAIBI (Tunis, Tunisie) , Mouna OUNAIES
00:00 - 00:00 #52225 - PM-e016 Fracture-luxation trans-scapho-périlunaire antérieure : à propos d'un cas avec un an de recul.
PM-e016 Fracture-luxation trans-scapho-périlunaire antérieure : à propos d'un cas avec un an de recul.

Les fractures-luxations trans-scapho-périlunaires du carpe sont des lésions rares et graves, généralement liées à des traumatismes à haute énergie en hyperextension. La variante à déplacement antérieur (palmaire) est exceptionnelle et traduit des atteintes ligamentaires et osseuses majeures. Nous rapportons un cas atypique de fracture-luxation trans-scapho-périlunaire antérieure, traité avec succès par réduction fermée et ostéosynthèse percutanée.

Nous rapportons le cas d'un patient de 35 ans, admis aux urgences suite à un traumatisme fermé du poignet droit (choc direct en donnant un coup de poing contre un mur). L'examen clinique révélait une déformation axiale, un œdème important et une impotence fonctionnelle totale, sans déficit vasculo-nerveux d'aval. Le bilan radiographique et tomodensitométrique a objectivé une fracture-luxation trans-scapho-périlunaire avec luxation antérieure du carpe (stade III de Mayfield). Le patient a eu Une réduction à ciel fermé sous contrôle scopique a été réalisée, suivie d'une ostéosynthèse du scaphoïde par deux vis de type Scarf. La stabilisation de la luxation a été assurée par un embrochage radio-carpien percutané.

Les suites opératoires ont été simples. L'ablation de la broche a été réalisée selon les délais conventionnels, suivie d'un protocole de rééducation. Au recul d'un an, le résultat clinique était excellent : le patient était totalement asymptomatique, sans aucune douleur résiduelle au repos ni à l'effort. L'évaluation fonctionnelle montrait une récupération des amplitudes complètes des mouvements du poignet, symétriques au côté sain. Sur le plan radiologique, on notait une consolidation osseuse parfaite du scaphoïde, un alignement carpien anatomique (rétablissement des arcs de Gilula), et l'absence totale de signes d'arthrose post-traumatique radio-carpienne ou médio-carpienne.

La littérature rapporte que les luxations périlunaires antérieures représentent une infime minorité de l'ensemble des lésions périlunaires. Le mécanisme lésionnel par choc direct à poing fermé (charge axiale massive) diffère grandement du classique mécanisme en hyperextension-pronation. Si le traitement de référence repose souvent sur la réduction à ciel ouvert pour réparer les dégâts capsulo-ligamentaires, ce cas démontre que dans un contexte aigu, une réduction anatomique à ciel fermé associée à une stabilisation percutanée rigide permet de minimiser le traumatisme chirurgical des parties molles. Cette préservation de la vascularisation a fort probablement contribué à l'excellente récupération fonctionnelle et à l'absence de dégénérescence arthrosique à un an.

La fracture-luxation trans-scapho-périlunaire antérieure est une entité exceptionnelle . Ce cas illustre qu'une prise en charge chirurgicale mini-invasive précoce, par réduction fermée et ostéosynthèse percutanée, constitue une alternative thérapeutique fiable et efficace, permettant d'obtenir une restitution anatomique et des résultats fonctionnels optimaux.
Amine JELASSI (Jedaida, Tunisie) , Sabri MAHJOUB , Khalil FENDRI , Malek BACHAR , Dhia BOUZRARAA
00:00 - 00:00 #52275 - PM-e017 Arthroplasties métacarpophalangiennes par implants Swanson : analyse fonctionnelle et satisfaction à propos d'une série de 12 mains.
PM-e017 Arthroplasties métacarpophalangiennes par implants Swanson : analyse fonctionnelle et satisfaction à propos d'une série de 12 mains.

L’atteinte des articulations métacarpophalangiennes au cours des rhumatismes inflammatoires chroniques génère un handicap fonctionnel majeur. La désorganisation de l’architecture de la main résulte d’une subluxation des articulations métacarpophalangiennes et d'une déviation ulnaire. Cette étude évalue les résultats cliniques et la satisfaction des patientes traitées par arthroplasties de type Swanson.

Nous avons mené une étude rétrospective monocentrique portant sur 12 mains opérées. La cohorte comprenait 9 patientes atteintes de polyarthrite rhumatoïde, de lupus érythémateux disséminé et de rhupus, d'un âge médian de 53,5 ans [47 ; 59] au moment de la chirurgie. L’évaluation pré et postopératoire reposait sur la mesure des amplitudes articulaires (range of motion ROM), du déficit d’extension active (lag extension) et de la déviation ulnaire. La fonction de la main a été analysée selon la possibilité de réalisation de certains gestes de la vie quotidienne. La satisfaction globale a été mesurée par le score Patient Global Impression of Change (PGIC).

Avec un recul médian de 23,5 mois, une amélioration significative des secteurs de mobilité a été objectivée +20° [8,8 ; 30,6] (p = 0,009). Celle-ci a été accompagnée d’un recentrage du secteur de mobilité utile vers l'extension active, réduisant le handicap lié au flessum permanent. Nous avons également obtenu une correction significative de la déviation ulnaire -22,5° [-27,2 ; -6,2] (p = 0,002). Sur le plan fonctionnel, l'usage du couteau a été rétabli pour la quasi totalité des patientes. 66,7 % des patientes se déclarent satisfaites (PGIC > 5). Une indolence postopératoire totale a été rapportée par l’ensemble des patientes qui avaient signalé des douleurs en préopératoire. Aucune complication infectieuse, fracture péri-prothétique ou nécessité de reprise chirurgicale, n'a été recensée au dernier suivi.

Cette étude souligne que la correction des déformations architecturales, plus que le gain d'amplitude absolue, est le moteur principal de la satisfaction fonctionnelle. La disparition des douleurs préopératoires contribue également au succès subjectif de l'intervention. Les limites de ce travail résident dans le faible effectif et le recul médian, ne permettant pas d'évaluer la survie prothétique à long terme, mais les résultats à court terme confirment la fiabilité de la technique, y compris dans les déformations de mains lupiques pour lesquelles les données de la littérature sont plus rares.

L’arthroplastie de Swanson demeure une solution de choix pour restaurer la fonction de la main inflammatoire sévère. Elle offre un compromis optimal entre stabilité, antalgie et correction esthétique, permettant une réintégration sociale et fonctionnelle satisfaisante pour les patientes.
Sophie CHEN (Paris)
00:00 - 00:00 #52323 - PM-e018 Evaluation du traitement chirurgical mini-invasif du syndrome du canal carpien : endoscopie versus mini-open au KnifeLight.
PM-e018 Evaluation du traitement chirurgical mini-invasif du syndrome du canal carpien : endoscopie versus mini-open au KnifeLight.

Le syndrome du canal carpien (SCC) est la neuropathie compressive la plus fréquente du membre supérieur. La libération chirurgicale peut être réalisée par des techniques mini-invasives, notamment l’endoscopie (ECTR) et l’approche mini-open. Au-delà de l’efficacité et de la sécurité, leur évaluation doit intégrer l’efficience opératoire, particulièrement dans les systèmes de santé à ressources contraintes. L’objectif de cette étude était de comparer les performances cliniques et organisationnelles de ces deux techniques.

Étude prospective comparative, non randomisée et monocentrique menée entre décembre 2022 et décembre 2023 dans un centre hospitalier universitaire. Soixante-douze patients opérés pour syndrome du canal carpien ont été inclus : 36 traités par endoscopie et 36 par mini-open KnifeLight. Les évaluations ont été réalisées en préopératoire puis à J1, M1, M3 et M6. Les critères principaux étaient la douleur postopératoire (EVA 0–10) et le délai de reprise des activités de base. Les critères secondaires comprenaient les symptômes nocturnes, les scores BCTQ-SSS/FSS, le QuickDASH, la force de poigne et de pince, la gêne cicatricielle et la douleur du pilier, ainsi que les incidents peropératoires, le temps opératoire et la longueur d’incision. Les analyses statistiques reposaient sur des tests non paramétriques avec estimation des effets et IC95 %.

L’incision était plus courte en endoscopie (≈10 mm) qu’en mini-open (≈10–15 mm). L’efficience opératoire favorisait la mini-open avec un temps opératoire moyen de 11,4 minutes contre 15,4 minutes en endoscopie et un temps de libération de 4,00 contre 7,06 minutes (p < 0,001). Des contraintes peropératoires étaient plus fréquentes en endoscopie avec un taux de conversion de 8,3 % contre 0 %, sans événement grave. La douleur postopératoire était significativement plus faible après endoscopie à J1, M1, M3 et M6 (écart maximal ≈0,9–1,0 point). À M1, les symptômes nocturnes étaient moins fréquents en endoscopie (paresthésies 11,1 % vs 47,2 % ; réveils nocturnes 8,3 % vs 55,6 % ; p < 0,001 ; NNT ≈2–3). La reprise des activités était plus rapide en endoscopie (22,8 vs 27,6 jours ; p < 0,001). La force de poigne était supérieure à M3 et M6 (≈ +2,1 à +2,3 kg ; p = 0,028 et 0,014), sans différence pour la pince. À 6 mois, les complications étaient comparables entre les groupes (22,2 % vs 25,0 % ; RR 0,89 ; IC95 % 0,39–2,04 ; p = 0,80).

Les deux techniques permettent une décompression efficace et sûre du nerf médian. L’endoscopie semble associée à une récupération clinique plus rapide, notamment sur la douleur, les symptômes nocturnes et la force de préhension, tandis que la mini-open présente un avantage en termes d’efficience opératoire.

L’endoscopie offre un bénéfice clinique précoce alors que la mini-open optimise l’efficience de salle opératoire. Ces résultats soutiennent une stratégie de choix individualisée selon les attentes du patient et les contraintes organisationnelles.
Soumaya REMEL (Annaba, Algérie)
00:00 - 00:00 #52326 - PM-e019 Anévrysme de l’artère ulnaire responsable d’une compression du nerf ulnaire chez un adolescent sportif.
PM-e019 Anévrysme de l’artère ulnaire responsable d’une compression du nerf ulnaire chez un adolescent sportif.

Les anévrysmes de l’artère ulnaire au niveau de la main constituent une pathologie vasculaire rare, le plus souvent associée à des traumatismes répétés de la région hypothénarienne dans le cadre du syndrome du marteau hypothénarien. Cette entité est principalement décrite chez l’adulte exposé à des microtraumatismes professionnels ou sportifs et reste exceptionnelle chez l’enfant et l’adolescent. La présentation clinique peut associer tuméfaction hypothénarienne, douleurs, phénomènes ischémiques digitaux ou symptômes neurologiques par compression du nerf ulnaire au niveau du canal de Guyon. Nous rapportons un cas d’anévrysme de l’artère ulnaire responsable d’une compression du nerf ulnaire chez un adolescent sportif.

Il s’agit d’un adolescent de 14 ans, gardien de but, consultant pour une tuméfaction du bord ulnaire de la main gauche évoluant depuis trois mois, avec augmentation progressive de volume et paresthésies des quatrième et cinquième doigts. L’examen clinique retrouvait une masse hypothénarienne palpable sur le trajet de l’artère ulnaire, associée à des troubles sensitifs dans le territoire du nerf ulnaire, sans déficit moteur. Les radiographies standards ne montraient pas d’anomalie osseuse. L’échographie objectivait une formation kystique le long de l’artère ulnaire, et l’étude Doppler mettait en évidence un flux artériel intra lésionnel évoquant une lésion anévrysmale.

Le traitement chirurgical a été indiqué devant la symptomatologie neurologique. L’exploration peropératoire a mis en évidence un anévrysme de l’artère ulnaire distale comprimant le nerf ulnaire au niveau du canal de Guyon. Une résection de l’anévrysme a été réalisée avec restauration de la continuité artérielle par anastomose termino-terminale microchirurgicale, associée à une décompression du nerf ulnaire. Les suites opératoires ont été simples avec disparition progressive des paresthésies et récupération fonctionnelle complète.

Les anévrysmes de l’artère ulnaire sont le plus souvent secondaires à des microtraumatismes répétés de la région hypothénarienne, responsables d’une altération de la paroi artérielle. La proximité anatomique entre l’artère ulnaire et le nerf ulnaire dans le canal de Guyon explique la survenue possible de symptômes neurologiques compressifs. L’échographie Doppler constitue l’examen de première intention permettant de confirmer la nature vasculaire de la lésion. Le traitement chirurgical est recommandé en cas de symptômes neurologiques, d’augmentation progressive du volume ou de risque thromboembolique. Chez le sujet jeune, la reconstruction artérielle est généralement privilégiée afin de préserver la vascularisation de la main.

L’anévrysme de l’artère ulnaire doit être évoqué devant toute tuméfaction hypothénarienne associée à une symptomatologie du nerf ulnaire, même chez l’adolescent. L’imagerie Doppler permet d’orienter rapidement le diagnostic et la prise en charge chirurgicale assure généralement une évolution favorable.
Mohamed Ali REKIK , Oussama RHAMNA , Tarek BARDAA (Sfax, Tunisie) , Amine SMAOUI , Emna HAMZA , Wassim ZRIBI , Hassib KESKES
00:00 - 00:00 #52657 - PM-e020 Modified DUBERT’s technic without iliac graft harvesting in 5th CMC arthritis.
PM-e020 Modified DUBERT’s technic without iliac graft harvesting in 5th CMC arthritis.

The ideal treatment for fracture-dislocation of the 5th metacarpal is immediate reduction/fixation. Unfortunately, some of these lesions are only diagnosed at the CMC osteoarthritis stage. Among the available surgical treatment at this stage, Dubert procedure has been proven efficient. It consists of resecting the base of M5 and create an arthrodesis between M5 and M4, This intervention helps reduce pain, maintain strength and approximately 50% of the CMC mobility. In its initial description, this technique use an iliac graft to create the synostosis. The authors have also described a modification of this technique by using the removed fragment of the 5th metacarpal base instead of an iliac graft. We report the results of 4 cases using this modified technic only.

4 patients underwent surgery between 2018 and 2021. They were all men between 25 and 45 years old. The minimum follow-up was 18 months. The surgical technique initially consists of positioning 2 M4 M5 pins to control the length and rotation of M5. Then, between 5 and 10 mm of the base of M5 are removed. The resulting fragment is then reshaped with a burr to match the space between M4 and M5. Finally, the graft is positioned and fixed by using a screw and one or two additional pins.

Complete union was obtained in all 4 patients with a delay of 2.5 to 4.5 months. The pain was relieved. Postoperative wrist strength and mobility were identical to the contralateral side at last follow-up. In 2 cases the pins were removed because they caused discomfort.

CMC osteoarthritis of the 5th ray is not that rare. The Dubert procedure is a satisfactory procedure for relieving pain, regaining strength and partial mobility. However, it requires the use of an iliac graft. The modification we brought to this technique avoids iliac harvesting. The solidity of the synostosis could be questioned due to the size of the graft, however no fracture of the arthrodesis was observed. In addition, following repeated trauma, a patient presented a fracture of the neck of the 5th metacarpal without affecting the arthrodesis, thus reassuring us about its reliability.

This technique seems reproducible, reliable and effective. The absence of iliac harvest reduces potential morbidity at the donor site as well as the duration of surgery which can thus be performed under locoregional anesthesia.
Aurélie INIESTA (Marseille) , Caroline CURVALE , André GAY , Philippe SAMSON , Jean Luc PELLAT , Sébastien VIAUD , Paul LEVET
00:00 - 00:00 #52668 - PM-e021 Traitement des instabilités scapho-lunaires par ancrage et embrochage : Impact des comorbidités et du stade lésionnel de Garcia-Elias (À propos de 15 cas).
PM-e021 Traitement des instabilités scapho-lunaires par ancrage et embrochage : Impact des comorbidités et du stade lésionnel de Garcia-Elias (À propos de 15 cas).

L’instabilité scapho-lunaire (SL) conditionne le pronostic fonctionnel du carpe. Une prise en charge inadaptée évolue vers un collapsus arthrosique. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats fonctionnels du traitement chirurgical par ancrage et double embrochage temporaire, en analysant l’influence des facteurs de risque individuels et du stade lésionnel sur la récupération du niveau d'activité physique.

Nous avons mené une étude rétrospective portant sur 15 patients (âge moyen 36 ans) opérés par réinsertion capsulo-ligamentaire dorsale (ancre) et embrochage scapho-lunaire et scapho-capital. Le recul moyen était de 12 mois. L’évaluation a utilisé le score de Mayo Wrist (MWS), le DASH et la force de préhension (Jamar). Chaque cas a été classé selon l’algorithme de Garcia-Elias répondant aux cinq questions : intégrité du ligament SL dorsal, capacité de cicatrisation, alignement scaphoïdien (angle radio-scaphoïdien $\leq$ 45°), réductibilité du carpe et état du cartilage. L’impact de l'indice de masse corporelle (IMC), du diabète, de l’alcoolisme et du tabagisme a été étudié. Le niveau d'activité physique a été comparé entre l'état pré-lésionnel et le dernier recul

Au recul final, le score de Mayo moyen était de 79/100 (Bon) et le DASH de 21/100. La force de préhension atteignait 82% du côté sain. Selon Garcia-Elias, les meilleurs résultats (MWS > 85) concernaient les stades 2 et 3 (ligament réparable, carpe réductible). Les stades 4 et 5 (instabilité statique ou irréductible) présentaient des scores inférieurs. Un IMC élevé et le diabète ont ralenti la récupération des amplitudes, tandis que le tabagisme et l’alcoolisme ont majoré la raideur. 80% des patients ont retrouvé leur niveau d'activité physique antérieur. Une kinésithérapie précoce (dès S6 après ablation des broches) a permis un gain de flexion-extension supérieur de 15° par rapport au groupe tardif (> S10)

Nos résultats corroborent les séries de Garcia-Elias et Dautel : la réductibilité carpienne et l'absence de lésions cartilagineuses sont les piliers du succès. L'ancrage assure une stabilité primaire supérieure à la simple suture, mais son efficacité diminue en cas d'instabilité statique fixée. L'impact négatif des facteurs de risque comme le diabète sur la trophicité tissulaire souligne l'importance d'une prise en charge globale. Le délai chirurgical court reste le facteur pronostic majeur avant la dégradation du tissu ligamentaire

L'association ancrage-embrochage est fiable pour les instabilités SL précoces (stades 2-3). La réussite fonctionnelle et le retour au niveau d'activité initial dépendent de la précision technique, du contrôle des comorbidités et d'une rééducation rigoureuse et précoce
Elyes ABDELKEFI , Khairi SAIBI (Tunis, Tunisie) , Shil MOHAMED RAYEN , Mouna OUNAIES
00:00 - 00:00 #52681 - PM-e022 Is the quality of patient–surgeon relationships associated with consultation duration in hand and upper-extremity surgery?
PM-e022 Is the quality of patient–surgeon relationships associated with consultation duration in hand and upper-extremity surgery?

Q‑PASREL (Quality of Patient–Surgeon Relationship) is a patient‑reported experience instrument that evaluates key dimensions of the patient–surgeon relationship, including empathy, information transfer, communication, and availability. Higher Q‑PASREL scores have been associated with improved recovery outcomes, such as a faster return to work after upper‑extremity surgery. This study, conducted among hand and upper‑extremity surgeons, investigates whether consultation duration influences these scores.

We conducted a multicenter observational study involving 16 hand and upper-extremity surgeons from January 2023 to June 2024. For each surgeon, mean consultation duration and mean Q-PASREL score were calculated from patient questionnaires. Correlations were assessed using Spearman's coefficient.

A total of 411 Q-PASREL questionnaires were analyzed. Mean consultation duration was 12 minutes (range 5–20). All surgeons had medium- to high-Q-PASREL scores. Spearman's coefficient between consultation duration and Q-PASREL score was 0.36 (p = 0.169), indicating a weak, statistically non-significant positive correlation.

Consultation duration was not significantly correlated with the Q‑PASREL score, indicating that the quality of communication—rather than the amount of time spent—drives patients’ perceptions of the relationship. This is consistent with previous orthopaedic research showing no association between visit length and patient satisfaction or perceived empathy. Programs focused on communication training and non‑technical skills may therefore enhance relationship quality independently of consultation duration.

High‑quality patient–surgeon relationships, as measured by Q‑PASREL, were observed across all consultation durations in hand and upper‑extremity surgery. Consultation duration was not significantly correlated with the Q‑PASREL score. Embedding Q‑PASREL within peer‑benchmarking registries could provide a scalable mechanism for continuous improvement and support broader efforts toward high‑value care.
Mohammadreza AZARPIRA (Meulan-en-Yvelines) , François LOISEL , Cécile ROUSSEAU , Thierry DUBERT , Camilo CHAVES , Yves JACOB , Ludovic ARDOUIN , Jean-Pierre THIERRY , Laurent OBERT , Philippe BELLEMÈRE , Gregory KATZ
00:00 - 00:00 #52706 - PM-e023 GLEAM-WRIST (Gleamer for Latent Evaluation Against Medical scintigraphy – Wrist Radiograph Intelligent Screening Trial).
PM-e023 GLEAM-WRIST (Gleamer for Latent Evaluation Against Medical scintigraphy – Wrist Radiograph Intelligent Screening Trial).

Les fractures occultes du poignet représentent un enjeu diagnostique fréquent aux urgences. L’intelligence artificielle (IA) pourrait améliorer l’analyse des radiographies standard. L’objectif de cette étude est d’évaluer les performances diagnostiques du logiciel Gleamer sur les radiographies du poignet, en comparaison à la scintigraphie osseuse, utilisée comme référence.

Il s’agit d’une étude observationnelle rétrospective monocentrique. Ont été inclus les patients pris en charge pour traumatisme aigu du poignet ayant bénéficié d’une radiographie initiale et d’une scintigraphie osseuse. Après exclusions, 293 poignets ont été analysés. Les performances de l’IA ont été évaluées selon deux approches : analyse stricte (résultats « fracture » positifs) et analyse élargie (résultats « fracture » et « doute » positifs).

La scintigraphie retrouvait une fracture dans 56,0 % des cas. L’IA identifiait une fracture dans 15 % des cas et classait 15 % comme douteux. En analyse stricte, la sensibilité était de 26 % et la spécificité de 99 %, avec une VPP de 98 %. En analyse élargie, la sensibilité augmentait à 45 % et la spécificité diminuait à 89 %. Les performances variaient selon les localisations (meilleures pour radius distal, scaphoïde, triquétrum), l’âge et le mécanisme traumatique, et étaient diminuées en présence d’un cartilage de conjugaison. Les cas « douteux » correspondaient à des fractures dans 71 % des cas. Un score composite exploratoire appliqué a cette serie augmentait la probabilité de fracture avec son élévation sans isoler de groupe à très faible risque.

L’IA présente une excellente spécificité mais une sensibilité insuffisante pour le dépistage des fractures occultes. La catégorie « douteuse » semble cliniquement pertinente mais hétérogène. Les performances dépendent du contexte clinique et anatomique.

Gleamer constitue un outil complémentaire fiable en cas de résultat positif, mais ne peut se substituer aux examens de référence pour la détection des fractures occultes du poignet.
Arthur DANGEL (BESANCON)
00:00 - 00:00 #52787 - PM-e024 Fracture du scaphoïde associée à une lésion du ligament scapho-lunaire : à propos de deux cas.
PM-e024 Fracture du scaphoïde associée à une lésion du ligament scapho-lunaire : à propos de deux cas.

La fracture du scaphoïde est la plus fréquente des fractures du carpe, survenant classiquement chez le sujet jeune après un traumatisme à haute énergie. L’association à une lésion du ligament scapho-lunaire est sous-estimée en pratique clinique, en raison de la difficulté diagnostique en phase aiguë. Non reconnue, cette association évolue vers une instabilité scapho-lunaire, responsable de douleurs chroniques et d’une arthropathie dégénérative du poignet. L’arthroscopie reste le gold standard diagnostique, complétée par l’arthroscanner ou l’arthro-IRM aux stades précoces.

Nous rapportons deux cas de fracture du scaphoïde (type IV de Schernberg, stade B1 de Herbert) associée à une lésion pré-dynamique du ligament scapho-lunaire. Le traitement a consisté en : un vissage rétrograde du scaphoïde une réparation à ciel ouvert du ligament scapho-lunaire une capsulodèse dorsale sans brochage de protection

Au dernier recul : Douleur moyenne (EVA) : 1 Stabilité du poignet : satisfaisante Force musculaire : conservée Mobilité : légère diminution active

Les lésions ligamentaires associées aux fractures du scaphoïde sont fréquemment sous-diagnostiquées. L’instabilité scapho-lunaire non traitée évolue rapidement vers une arthrose du carpe (SLAC wrist). Une prise en charge précoce et combinée osseuse et ligamentaire permet d’améliorer les résultats fonctionnels et de limiter les complications dégénératives.

Le diagnostic précoce des lésions scapho-lunaires associées est essentiel. Le traitement combiné offre des résultats satisfaisants à court et moyen terme. En l’absence de prise en charge adaptée, l’évolution se fait vers une désorganisation carpienne et une arthropathie invalidante.
Abdellatif DJELTI , Amir DEKKICHE , Samia DERRADJI , Anis MADI (Alger, Algérie)
00:00 - 00:00 #52800 - PM-e025 Les aspects anatomiques des plaies de la main par coup de Sabre conditionnent le pronostic et les résultats thérapeutiques.
PM-e025 Les aspects anatomiques des plaies de la main par coup de Sabre conditionnent le pronostic et les résultats thérapeutiques.

Les traumatismes par coup de sabre sont de plus en plus fréquents et vue que la main et le membre supérieur joue le rôle « protecteur » la main et souvent « touchée »

A travers des observations nous rapportons nôtre expérience sur ces plaies assez complexes nécessitant une prise en charge particulière en urgence, après nettoyage de la plaie et mise en place d’un pansement un bilan radiographique est réalisé mettant en évidence les lésions ostéo articulaires. Après bilan, sous anesthésie, on procède après une exploration à la fixation des foyers Ostéo articulaires et à la fermeture cutanée, sous couverture antibiotique.

Il est dépendant des lésions initiales et de leur réparation

Il s’agit de plaies souvent simples mais impressionnante touchant tous les éléments nobles et Ostéoarticulaires dont les conséquences fonctionnelles ne sont pas négligeables. Le métacarpe constitue le squelette de la région palmaire. Les métacarpiens, intermédiaires entre le carpe et le squelette des doigts continue la direction de chacun d’eux, forment une chaîne digitale osseuse, mobile, poly articulaire. Les structures fixes sont le deuxième et le troisième métacarpien et les structures mobiles comprennent le quatrième et le cinquième métacarpien et les éléments phalangiens ainsi que la colonne du pouce. Les fractures de deux ou plusieurs métacarpiens adjacents sont plus instables qu’une fracture de métacarpien isolé.

Les fractures des phalanges et des métacarpiens sont le plus fréquentes offrant une grande diversité anatomo-pathologique avec un grave retentissement fonctionnel. Le but du traitement est d’obtenir un rétablissement fonctionnel complet et rapide, ce qui suppose certes la consolidation de la fracture en position anatomique, mais aussi l’absence de raideur articulaire et d’adhérences tendino-périostées.
Rabah ATIA (Annaba, Algérie)
00:00 - 00:00 #52936 - PM-e026 Rééducation précoce versus retardée après fractures phalangiennes de la main: étude comparative prospective des résultats fonctionnels à 6 mois.
PM-e026 Rééducation précoce versus retardée après fractures phalangiennes de la main: étude comparative prospective des résultats fonctionnels à 6 mois.

Les fractures phalangiennes de la main sont une occurrence fréquente en chirurgie orthopédique. Leur complication tardive la plus fréquente et la plus redoutée et la raideur articulaire. Celle-ci peut entraîner une altération de la fonction de la main compromise et ralentir le retour au travail. La présente étude vise à comparer les résultats fonctionnels à 6 mois de la mobilisation précoce à la rééducation suivie d’une immobilisation de 6 semaines.

Il s'agissait d'une étude comparative prospective monocentrique sur 2 ans impliquant 30 patients avec des fractures phalangiennes, traités orthopédiquement ou chirurgicalement. Les sujets ont été divisés en 2 groupes : la rééducation précoce commencée après 10 jours d'immobilisation, et la rééducation retardée débutée après 6 semaines d'immobilisation. Le principal critère de résultat était le mouvement actif total (TAM) à 6 mois. Les critères secondaires comprenaient le score QuickDASH, la force de préhension, la douleur, le délai de retour au travail, la fréquence des complications.

Le TAM moyen était de 228,6° contre 181,5° dans le groupe retardé. Le score Quick DASH était plus bas dans le groupe précoce. La force de préhension était plus élevée (91,1% contre 77,6%) et le délai de retour au travail était plus court. La raideur digitale était significativement plus fréquente dans le groupe de réhabilitation retardée (14/16 patients) que dans le groupe précoce. Toutes les fractures ont guéri et il n'y avait pas de différence marquante en ce qui concerne les complications.

Les résultats cette étude soulignent l'effet significatif du moment de la mobilisation sur le pronostic de ces fractures. Tant que la stabilité de la fracture est assurée, la différence de TAM, de force et de récupération fonctionnelle soutiennent clairement la mobilisation précoce. Ce processus peut être expliqué par la formation rapide d'adhérences entre les structures tendineuses et les tissus environnants, et l'absence de glissement des tendons. L'inactivité favorise également la capsulite et la rétraction ligamentaire, rendant la récupération souvent incomplète, même avec une réhabilitation intense. Ces données tendent à favoriser des protocoles "fonctionnels", plutôt que sur une immobilisation prolongée. Cependant, la stratégie est exigeante, nécessite une considération méticuleuse de la sélection des patients et un suivi rapproché en cours de rééducation afin de prévenir un stress excessif sur le site fracturaire.

Les résultats de notre série indiquent que cette stratégie ne présente pas un risque accru de complications tant que les principes d’ostéosynthèse sont respectés.
Ayoub BOUYA (Laayoune Morocco, Maroc) , Ismail EL ANTRI , Monsef ELABDI , Mohammed BENCHAKROUN , Ahmed Salim BOUABID
00:00 - 00:00 #52963 - PM-e027 Systematic Partial Posterior Interosseous Neurectomy as an Adjunct to Carpal Salvage Procedures in Post-Traumatic Wrist Osteoarthritis.
PM-e027 Systematic Partial Posterior Interosseous Neurectomy as an Adjunct to Carpal Salvage Procedures in Post-Traumatic Wrist Osteoarthritis.

Post-traumatic wrist osteoarthritis represents a reel therapeutic challenge, especially in young and active patients. Wrist denervation constitue a surgical procedure aiming to solve this problem without compromising wrist mobility. Partial posterior interosseous neurectomy is a simple procedure comparing to total wrist denervation targeting the articular branches responsible of nociception, with minimal morbidity. However, its systematic use in combination with salvage procedures has rarely been documented.

This work was designed as a single-center retrospective observational cohort study conducted at the Department of Orthopedic Surgery in Rabat Military Teaching Hospital from 2020 to 2023. Patients presenting post-traumatic wrist osteoarthritis were included. The diagnosis was established on the basis of clinical and radiological findings. All cases were classified as scaphoid nonunion advanced collapse (SNAC) or scapholunate advanced collapse (SLAC).In all selected cases, a partial denervation of the wrist was systematically performed by resection of the posterior interosseous nerve. Clinical outcomes were assessed using the Mayo Wrist Score (MWS),VAS,wrist range of motion,grip strength,and radiological outcomes. Patients were clinically evaluated preoperatively and at six weeks, three months,six months, and twelve months postoperatively.

This study included 9 patients with a mean age of 36 years. The mean delay between trauma and surgery was 64.7 months. Radiographically, six patients had SNAC wrist and three had SLAC wrist.Surgical management included proximal row carpectomy (n=3), four-corner arthrodesis with scaphoidectomy (n=3), corticospongious bone grafting (n=2),and scapho-capitate arthrodesis (n=1),all systematically combined with partial posterior interosseous neurectomy. At final follow-up, 3 patients reported absence of pain,6 experienced only mild discomfort during strenuous activity. Functional outcomes improved in all cases. The MWS was excellent in 4 cases and good in 5 cases.Radiographic assessment confirmed consolidation in all arthrodesis cases within a mean of five months, with no nonunion or hardware complications.No complications related to partial posterior interosseous neurectomy were observed.

The systematic addition of partial posterior interosseous neurectomy in our series resulted in consistent pain relief, with complete resolution in some patients and only minimal discomfort during effort in others. No patient reported rest pain. These outcomes suggest a significant benefit compared to conventional approaches without denervation. Partial denervation appears to facilitate early rehabilitation and functional recovery without compromising proprioception. The procedure proved safe, with no observed complications, and does not limit future surgical options.

Systematic partial posterior interosseous neurectomy appears to be a safe, simple, and effective adjunct to carpal salvage procedures in post-traumatic wrist osteoarthritis
Ayoub BOUYA (Laayoune Morocco, Maroc) , Kamal ELMOKHTARI , Ismail EL ANTRI , Mohammed BENCHAKROUN , Ahmed Salim BOUABID
00:00 - 00:00 #52975 - PM-e028 Fixation par mini-plaque versus embrochage pour les fractures extra articulaires des métacarpiens : résultats cliniques et fonctionnels.
PM-e028 Fixation par mini-plaque versus embrochage pour les fractures extra articulaires des métacarpiens : résultats cliniques et fonctionnels.

Les fractures des métacarpiens sont parmi les lésions les plus fréquentes de la main et peuvent être traitées par diverses méthodes chirurgicales, dont l’embrochage et la fixation par mini-plaque. Cet article compare l’efficacité de la mini-plaque et de l’embrochage dans la prise en charge des fractures extra-articulaires des métacarpiens à travers une étude de 15 cas.

Il s’agit d’une étude rétrospective réalisée sur 15 patients traités pour fracture des métacarpiens entre janvier 2020 et décembre 2022. Cinq patients ont été traités par fixation par mini-plaque et dix autres par embrochage. Les résultats cliniques ont été évalués selon la durée d’immobilisation, le délai de consolidation et les complications post-opératoires. Le score Quick-DASH a été utilisé pour évaluer le résultat fonctionnel. Le suivi a duré en moyenne 12 mois.

La durée d’immobilisation des patients traités par plaque était plus courte, 10 jours en moyenne contre 21 jours pour l’embrochage. La consolidation radiographique a été plus précoce dans le groupe embrochage, 50 jours contre 60 jours pour la plaque. Dans le groupe traité par mini-plaque, deux patients ont développé une raideur articulaire modérée. La présence de l’implant a également provoqué une irritation des tissus mous dans un cas. Dans le groupe traité par embrochage, les complications étaient liées au déplacement secondaire chez 1 patient et à une infection superficielle au site d’entrée des broches chez 2 patients. Un patient a présenté une pseudarthrose traitée secondairement par une greffe cortico-spongieuse. Le score Quick-Dash était satisfaisant dans les deux groupes : 16 pour la plaque contre 18 pour l’embrochage.

Les complications associées aux deux techniques sont en accord avec les données de la littérature. La fixation par mini-plaque, bien que stable, peut provoquer une gêne persistante et une irritation locale. La raideur articulaire est également une complication bien connue. En revanche, les complications de l’embrochage sont souvent liées à la migration des broches et au risque d’infection. Bien que cette méthode présente moins d’irritation des tissus, elle offre une stabilité moindre, augmentant le risque de cal vicieux et de pseudarthrose. La stabilité offerte par la plaque permet une rééducation plus précoce, mais les résultats en termes d’amplitudes et de force restent comparables.

Les deux méthodes de traitement, mini-plaque et embrochage, permettent de bonnes récupérations fonctionnelles dans le traitement des fractures des métacarpiens. La mini-plaque est avantageuse pour les fractures nécessitant une stabilité accrue et une rééducation rapide, tandis que l’embrochage convient aux fractures moins complexes. Le choix de la technique doit être personnalisé selon la fracture et les objectifs fonctionnels du patient.
Jalal JEBARI (Oujda)
00:00 - 00:00 #52976 - PM-e029 Proximal Row Carpectomy versus Four-Corner Arthrodesis for Post-Traumatic Wrist Osteoarthritis: A Retrospective Comparative Study.
PM-e029 Proximal Row Carpectomy versus Four-Corner Arthrodesis for Post-Traumatic Wrist Osteoarthritis: A Retrospective Comparative Study.

Post-traumatic wrist osteoarthritis—primarily due to SNAC or SLAC lesions—is a disabling disease in active and young patients in which the combination of pain elimination and function preservation is critical. Proximal row carpectomy (PRC) and four-corner arthrodesis (FCA) are the two principal salvage procedures for bone-favoring patients providing unique biomechanical and functional benefits.

9 male patients, mean age 33 years (18–50 years), and dominant wrist involvement in 7 cases were included in this retrospective study. Delay on average between trauma and surgical management was 20.7 months. Three of patients had PRC and three FCA and were systematically treated with posterior interosseous neurectomy for analgesia.

At 12 months mean follow-up, pain in all patients was improved. 4 reported no pain at rest and during daily activities except for mild discomfort during vigorous activity while the other patients reported no pain at rest alone. All cases' functional responses improved. Mean flexion-extension arc was 113° after PRC vs 60° after FCA, indicating better mobility with the use of PRC. Similarly, radial–ulnar deviation followed the same trend. Grip strength was 65% of the contralateral side after PRC and 75–85% after FCA. The Mayo Wrist Score was excellent in 4 cases and good in 2 cases, with no poor outcomes. Radiographic consolidation was achieved in all FCA cases within 5 months with no pseudarthrosis or hardware complications. All patients returned to work earlier after PRC (3 months) compared to 6 months after FCA.

Both methods yielded consistent pain relief and functional improvement. PRC allowed patients prioritizing mobility to retain more movement, which was beneficial, whereas FCA offered better grip strength and structural stability when dealing with manual laborers. When appropriately indicated, both methods are consistent and confirm the lack of complications and consolidation of the subjects. Systematic posterior interosseous neurectomy might have yielded better pain control as well as helped in early rehabilitation.

PRC provides better mobility, faster rehabilitation and FCA produces better strength and stability in the rehabilitation period. The decision should be individualized based on patients’ ages, functional needs, and intraoperative cartilage assessment.
Ayoub BOUYA (Laayoune Morocco, Maroc) , Ismail EL ANTRI , Monsef ELABDI , Mohammed BENCHAKROUN , Ahmed Salim BOUABID
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00:00 - 00:00 #51346 - EC-e001 Is Latissimus Dorsi Transfer Obsolete in the Era of Lateralized Reverse Shoulder Arthroplasty? A Systematic Review and Meta-Analysis.
EC-e001 Is Latissimus Dorsi Transfer Obsolete in the Era of Lateralized Reverse Shoulder Arthroplasty? A Systematic Review and Meta-Analysis.

Reverse shoulder arthroplasty (RSA) combined with latissimus dorsi transfer (LDT) has historically been the gold standard for cuff tear arthropathy with external rotation (ER) deficit. However, modern lateralized implants theoretically restore ER biomechanically by recruiting the posterior deltoid, potentially rendering tendon transfers unnecessary. This study evaluated whether lateralized RSA alone is non-inferior to the combined procedure.

A systematic review and meta-analysis was conducted according to PRISMA guidelines. Comparative studies (Level I–III) comparing lateralized RSA alone (RSA group) versus RSA with LDT (LDT group) were included. Primary outcomes were active ER and functional scores. Secondary outcomes included internal rotation (IR), ER lag sign resolution, complications, and operative time. Subgroup analysis addressed control group heterogeneity.

Four studies (151 shoulders) were included. Pooled analysis revealed no significant difference in postoperative active ER, ASES, or Constant scores between the two groups. Conversely, the RSA group demonstrated significantly superior preservation of IR (p=0.01) and a higher resolution rate of preoperative ER lag signs (76.5% vs. 53.7%). The addition of LDT significantly increased operative time (weighted mean +29 min; p<0.01) and complication rates without providing incremental functional benefit.

Four studies (151 shoulders) were included. Pooled analysis revealed no significant difference in postoperative active ER, ASES, or Constant and Murley scores between the two groups. Conversely, RSA group demonstrated significantly superior preservation of IR (p=0.01) and a higher resolution rate of preoperative ER lag signs (76.5% vs. 53.7%).

RSA group reliably restores ER, rendering routine LDT obsolete for cuff tear arthropathy. Adding a transfer to a lateralized implant represents surgical overtreatment, increasing morbidity and compromising internal rotation without functional gain. Transfers should be strictly reserved for salvage cases with severe posterior deltoid deficiency.
Lorenzo Massimo OLDRINI (Sesto Calende, Suisse) , Davide PREVITALI
00:00 - 00:00 #51450 - EC-e002 Intraoperative HMD-Guided Glenoid Pin Placement in Shoulder Arthroplasty: Accuracy, Safe Zone and technical considerations.
EC-e002 Intraoperative HMD-Guided Glenoid Pin Placement in Shoulder Arthroplasty: Accuracy, Safe Zone and technical considerations.

Accurate glenoid component placement is essential to the success of total shoulder arthroplasty, yet it remains technically demanding. Augmented-reality (AR) navigation using a head-mounted display (HMD) provides real-time intraoperative feedback and may improve precision. This study evaluated the accuracy and technical impact of HMD-guided navigation by comparing intraoperative estimations with postoperative CT measurements.

Thirteen glenoid pin-placement procedures were performed on cadaveric shoulders using an HMD-based AR navigation system. Intraoperative values for entry point, version, and inclination were recorded, and the final pin position was assessed on postoperative CT using the same parameters. Agreement between intraoperative and postoperative measurements was analyzed using Bland–Altman plots and complementary predictive probability analyses.

Postoperative CT scans showed a mean global entry-point deviation of 1.98 mm, with mean angular deviations of 1.60° for version and 1.67° for inclination. Intraoperative HMD values were consistently smaller (0.69 mm for entry point, 1.08° for version, 0.85° for inclination). Bland–Altman analysis demonstrated small systematic biases but noticeable dispersion at the individual-case level, indicating that intraoperative values did not reproduce postoperative deviations exactly.

Predictive analyses showed that when the HMD deviation was ≤ 1 mm, the CT deviation remained ≤ 2 mm in most linear measurements, and when the HMD deviation was ≤ 2°, the CT deviation was ≤ 4° in the majority of angular measurements. These findings support a probabilistic intraoperative “safe zone,” in which small deviations displayed by the HMD correspond to a high likelihood of acceptable postoperative alignment.

The HMD provided accurate guidance with limited residual error, but small intraoperative deviations could not be used to predict exact postoperative values. A tolerance-based safe-zone approach (≤ 1 mm or ≤ 2°) may prevent unnecessary corrections that risk weakening fixation while preserving surgical precision and efficiency.
Hoel LETISSIER (Brest) , Julien BERHOUET , Damien CARIOU , Agathe TRÉHIN , Joaquin SANCHEZ-SOTELO , Jon WARNER , Gilles WALCH , Jean CHAOUI
00:00 - 00:00 #51451 - EC-e003 Accuracy and Agreement Between Optical Navigation (NDI Polaris) and Postoperative CT for Glenoid Pin Placement: A Cadaveric Validation Study Using Augmented-Reality guidance.
EC-e003 Accuracy and Agreement Between Optical Navigation (NDI Polaris) and Postoperative CT for Glenoid Pin Placement: A Cadaveric Validation Study Using Augmented-Reality guidance.

Optimizing glenoid component positioning is a key determinant of stability, function and implant survival in total shoulder arthroplasty. Postoperative computed tomography (CT) is considered the reference method for assessing guide-pin or implant alignment, but it remains a retrospective evaluation and is often difficult to obtain in cadaveric research settings. Optical navigation systems such as the NDI Polaris provide immediate intraoperative geometric measurements and may represent a pragmatic alternative. This cadaveric validation study aimed to evaluate the agreement between NDI Polaris optical-navigation measurements and postoperative CT analysis for glenoid guide-pin positioning.

Eight cadaveric shoulders underwent augmented-reality–guided placement of a glenoid guide-pin, followed by postoperative CT acquisition. Intraoperative optical-navigation measurements were recorded using an NDI Polaris tracking station. Two accuracy domains were analysed relative to CT: (1) linear entry-point deviation (mm) and (2) angular deviation in version and inclination (degrees). Agreement between both measurement modalities was assessed using Bland–Altman analysis, complemented by descriptive accuracy statistics.

Sixteen paired measurements were available for comparison. The mean absolute NDI–CT difference was 0.98 mm (SD 0.55; range 0.15–2.17 mm) for entry-point localisation and 1.58° (SD 0.97; range 0.03–3.28°) for trajectory orientation. Bland–Altman analysis demonstrated a small systematic bias for both linear (−0.15 mm) and angular (−0.75°) parameters, with most discrepancies contained within approximately ±2 mm and ±4°, respectively.

These results suggest that, under standardised acquisition conditions, optical navigation provides geometric measurements that closely approximate CT-based reference values and may serve as a practical surrogate in cadaveric research when CT access is limited.

NDI Polaris optical tracking demonstrated good agreement with postoperative CT for evaluating glenoid pin positioning in this cadaveric model. Although the small sample size warrants cautious interpretation, these findings support the potential use of optical navigation as a complementary or alternative accuracy-assessment tool, pending confirmation in larger validation studies.
Hoel LETISSIER (Brest) , Damien CARIOU , Agathe TRÉHIN , Gilles WALCH , Julien BERHOUET , Jean CHAOUI
00:00 - 00:00 #51454 - EC-e004 Long-Term Results of the Stemless Prosthesis in Anatomic Shoulder Arthroplasty.
EC-e004 Long-Term Results of the Stemless Prosthesis in Anatomic Shoulder Arthroplasty.

Shoulder osteoarthritis is common and results in pain and loss of function. The goal of surgery is typically less pain and improved function. The design of anatomic prostheses has improved from the first generation in the 1950s with the Neer I, to modular components. In 2005, the first stemless shoulder prosthesis, the Total Evolutive Shoulder System (TESS; Biomet France, Valence, France), was launched. It was designed to be as minimally invasive as possible to save bone stock. Previous studies showed good short and medium-term results with all anatomic stemless shoulder implants. This paper reports the 10-year follow-up results.

This study was a prospective consecutive case series. From 2005 to 2008, 48 cases underwent implantation with an anatomical stemless TESS. Functional outcomes and radiological results were studied, specifically looking for bone modifications and loosening.

At a mean follow-up of 134 months, functional outcomes improved significantly, from 29 to 72 points on the Constant-Murley scale. Radiolucent lines were frequent in the peripheral rim of the humeral side, in zones 1 and 5. There was no humeral loosening.

Stemmed prostheses were the gold standard for anatomics. During the 20 last years, many stemless were launched, with different designs. All these stemless prostheses have shown their reliability for short and middle term results. Comparative study and meta analysis which compared stemmed and stemless reported no differences.

Stemless TESS implantation provided good functional and radiological outcomes at 10-year follow-up. Minimally invasive stemless humeral implants can be used with confidence for anatomic arthroplasties.
Jacques TEISSIER , Yannick CLOQUELL , Samih KACEM , Haroun BOUHALI , Jules CAVAILHES , Philippe TEISSIER (Montpellier)
00:00 - 00:00 #51540 - EC-e005 Traitement de l’instabilité antérieure chronique d’épaule par Trillat arthroscopique : étude biomécanique par modélisation 3D de comparaison de deux types d’ostéotomie de la coracoïde.
EC-e005 Traitement de l’instabilité antérieure chronique d’épaule par Trillat arthroscopique : étude biomécanique par modélisation 3D de comparaison de deux types d’ostéotomie de la coracoïde.

La technique de stabilisation dynamique de Trillat arthroscopique donne de très bons résultats cliniques dans le traitement de l'instabilité chronique antérieure d'épaule chez tous les patients. Il existe deux façons de réaliser l'ostéotomie de la coracoïde décrites dans la littérature : l'ouverture supérieure et la fermeture inférieure. Objectifs : Comparer les deux types d'ostéotomie de la coracoïde dans la technique de Trillat arthroscopique, en évaluant leur impact biomécanique pour l'espace de glissement du muscle subscapulaire.

Etude biomécanique rétrospective monocentrique sur 5 patients à l'aide de modélisation 3D de scapula. Les deux types d'ostéotomie de la coracoïde sont simulées pour chaque patients. On définit la pointe de la coracoïde (PC), le bord antérieur de la glène (AG) et le point de flexion de l'ostéotomie (PF). Les critères de jugement sont l'aire du triangle PC AG PF, la longueur de la coracoïde [PC-PF] et la distance coracoïde-glène [PC-AG].

L’ostéotomie d’ouverture supérieure présente une aire de glissement plus grande (388,5 mm² vs 147,1 mm² ; p = 0,004), une coracoïde plus longue (21,9 mm vs 12,5 mm ; p = 0,004), et une distance coracoïde-glène plus importante (35,6 mm vs 28,7 mm ; p = 0,014) par rapport à l'ostéotomie de fermeture.

Ces différences suggèrent une réduction du risque de conflit du subscapulaire avec la technique d’ouverture supérieure : moins d'"effet pince" de la coracoïde. La modélisation tridimensionnelle montre des avantages anatomiques clairs en faveur de l’ostéotomie d’ouverture supérieure dans la technique du Trillat arthroscopique.
Floriane MOORE (Dijon) , Ludovic LABATTUT , Pierre MARTZ
00:00 - 00:00 #51590 - EC-e006 Post-Latarjet pain crises are common and self-limited: incidence, duration, and risk factors. A retrospective cohort analysis.
EC-e006 Post-Latarjet pain crises are common and self-limited: incidence, duration, and risk factors. A retrospective cohort analysis.

Background: Transient postoperative pain crises are frequently observed after the Latarjet procedure, but their incidence, timing, duration, and risk factors remain poorly defined. Hypothesis/Purpose: We hypothesized that postoperative pain crises are common and self-limited. The purpose was to determine their incidence (primary outcome), timing, duration, and risk factors after primary open Latarjet stabilization.

We conducted a retrospective cohort study of 260 patients undergoing primary open Latarjet procedures between 2012 and 2023. Patients completed standardized questionnaires assessing the occurrence, timing, and resolution of postoperative pain crises. Univariable comparisons and multivariable modified Poisson regression analyses, incorporating multiple imputation for missing baseline data, were performed to identify risk factors. Complete-case analyses were conducted as sensitivity analyses.

Postoperative pain crises occurred in 102 of 260 patients (39%; 95% CI 33–45). Most episodes appeared within the first six months post-surgery (41%) and resolved spontaneously in 93% of cases, with nearly half resolving within six months. In multivariable analyses using imputed data, higher baseline pain was significantly associated with increased risk of pain crises (relative risk (RR) 1.13 per 10-point increase in VASp; 95% CI 1.03–1.23; p = 0.008). Joint hyperlaxity showed a trend toward higher risk (RR 1.65; 95% CI 0.95–2.87; p = 0.074). Complete-case analyses confirmed these associations and additionally reached statistical significance for hyperlaxity. Other baseline characteristics, including age, sex, BMI, diabetes, hypercholesterolemia, and smoking, were not significantly associated, although smokers demonstrated a non-significant trend toward higher risk.

Post-Latarjet pain crises are common but predominantly self-limited. Higher baseline pain and joint hyperlaxity are associated with increased risks. These findings suggest that most postoperative pain crises are transient and not implant-related.
Jean GAILLARD (Nantes) , Anthony PERNOUD , Alaa ELSENBSY , Giles Paul FARIA , Philippe COLLIN , Gabriel LEVY , Alexandre LÄDERMANN
00:00 - 00:00 #51591 - EC-e007 An extension of the Collin Subclassification to Better Characterize Subscapularis Involvement in Massive Rotator Cuff Tears.
EC-e007 An extension of the Collin Subclassification to Better Characterize Subscapularis Involvement in Massive Rotator Cuff Tears.

Massive rotator cuff tears (MRCTs) display considerable anatomical variability, and existing classification systems do not fully account for patterns involving the superior and inferior subscapularis. Although the Collin subclassification provides a functional anatomical framework, certain anterior and anterosuperior configurations remain unclassified. The purpose of this study was to propose an extension of the Collin subclassification to integrate these subscapularis-related patterns.

A retrospective review was performed on 1280 patients who underwent arthroscopic repair of MRCTs by a single expert surgeon between 2013 and 2025. Tears were first classified as massive, and then according to the original Collin subclassification. Subscapularis involvement was documented with specific attention to superior and inferior portions. When lesions did not match existing types, three new subtypes were defined: BA (A for anterior, isolated complete two-tendon subscapularis tear), BD (combined B and D types lesions), and BE (combined B and E lesion, five-tendon tear).

Three previously unclassifiable patterns were found: BA in 20 patients (4.2%), BD in 8 patients (1.7%), and BE in 2 patients (0.4%), representing 6.3% of all MRCTs

This study expands Collin’s original classification by introducing three additional lesion subtypes involving the subscapularis: BA, BD, and BE. These new categories enhance the anatomical completeness and clinical applicability of the subclassification by capturing patterns previously unaccounted for. Their integration may facilitate more accurate lesion characterization and improve surgical decision-making
Jean GAILLARD (Nantes) , Philippe COLLIN , Alexandre LÄDERMANN , Gabriel LEVY , Georgios MAMARELIS , Vincent MARTINEL , Pierre CONNE
00:00 - 00:00 #51595 - EC-e008 Subscapularis Tendinous Dilisio and NeytonComma Sign: Diagnostic Assessment with Magnetic Resonance Imaging.
EC-e008 Subscapularis Tendinous Dilisio and NeytonComma Sign: Diagnostic Assessment with Magnetic Resonance Imaging.

Background Subscapularis avulsion results in either medial retraction with ligamentous Lo and Burkhart comma sign, upper migration with a horizontal split of the tendon (tendinous Dilisio and Neyton comma sign), or partial tearing in continuity with lengthening. Tendinous Dilisio and Neyton comma sign has not been described radiologically. Purpose The goal of is this study was to analyze radiologically the tendinous Dilisio and Neyton comma sign.

All patients undergoing arthroscopic rotator cuff repair were considered potentially eligible for inclusion in this retrospective case series. All surgeries were performed by two orthopedic surgeons over a 5-year period, and patients had MRI/MRA scans performed within six months before arthroscopy. Preoperative images were consecutively analyzed and compared with intraoperative findings as the gold standard.

Nineteen patients (7 females, 12 males; mean age 60.5 ± 9.3 years, range 40–79) met inclusion criteria. The median interval between MRI/MRA and surgery was 31 days (range, 7–156 days). All 19 patients demonstrated a tendinous Dilisio and Neyton comma sign intraoperatively, corresponding to a prevalence of 100%. The sign was retrospectively identified on MRI/MRA in 17 of 19 patients (89% sensitivity). Interobserver agreement was excellent (κ = 1.0).

Tendinous Dilisio and Neyton comma sign is an uncommon but distinct radiological entity that corresponds reliably with intraoperative findings. Preoperative MRI/MRA, when interpreted by experienced observers with a systematic approach, demonstrates high sensitivity and specificity in detecting this lesion. The presence of a thickened, vertically oriented upper subscapularis tendon should raise suspicion for this sign and guide anatomic repair strategies.
Alexandre LÄDERMANN , Jean GAILLARD (Nantes) , Yash SEWPAUL , Tiago MARTINHO , Gabriel LEVY , Philippe COLLIN , Lionel NEYTON
00:00 - 00:00 #51722 - EC-e009 Long-term outcomes of vascularized fibular graft for complex midshaft clavicle nonunion: a 10-year minimum follow-up case series.
EC-e009 Long-term outcomes of vascularized fibular graft for complex midshaft clavicle nonunion: a 10-year minimum follow-up case series.

Complex midshaft clavicle nonunion is a rare reconstructive challenge, often associated with major bone defects, repeated surgical failures, or a septic context. Vascularized fibular autografting represents a salvage option that provides substantial bone volume and reliable vascularization. However, data regarding very long-term durability and functional donor-site morbidity remain scarce. The primary objective of this study was to assess long-term stability of bone union and functional outcomes, with a particular focus on donor-site morbidity.

We report a single-center retrospective case series of four patients who underwent reconstruction with a vascularized fibular autograft for complex midshaft clavicle nonunion between 2005 and 2015. The mean interval between the initial fracture and reconstructive surgery was 9.5 years. Clinical, radiological, and functional outcomes were evaluated at a minimum follow-up of 10 years. Outcome measures included bone union, pain, shoulder function, and functional donor-site morbidity.

The mean follow-up was 12.5 years (minimum 10 years). Durable bone union was achieved in all patients. At long-term follow-up, the mean Constant score was 92 ± 6.1 (range, 85–96), and all patients reported no pain (VAS 0/10). Functional donor-site morbidity, assessed using the Lower Extremity Functional Scale (LEFS), was minimal, with a mean score of 78.3 ± 2.9 (range, 75–80), reflecting near-complete lower limb function at long-term follow-up. No recurrence of nonunion or late graft-related complications was observed.

This study reports the very long-term outcomes of a highly selected group of patients treated for complex midshaft clavicle nonunion using a vascularized fibular autograft, in a salvage surgery setting following failure of conventional reconstructive techniques. The durable bone union observed in all patients, with no recurrence of nonunion or secondary graft failure, suggests good long-term mechanical and biological stability of the reconstruction. Improvement in shoulder function, assessed using the Constant score, reflects satisfactory recovery of pain relief, mobility, and strength, consistent with the achieved bone union. An original contribution of this study lies in the very long-term assessment of donor-site morbidity. Use of the Lower Extremity Functional Scale (LEFS).

Despite the small sample size and highly selected patient population, this very long-term follow-up case series highlights the durability of vascularized fibular graft reconstruction in complex clavicle nonunion. The results suggest stable bone union over time, associated with acceptable and durable functional donor-site morbidity. This technique should be reserved for cases involving major bone reconstruction or failure of conventional treatments, within a salvage surgery context.
Florian LE MINTIER (BREST) , Thomas DAOULAS
00:00 - 00:00 #51775 - EC-e010 Two-year outcomes of revision surgery after failed Latarjet procedure using distal clavicle.
EC-e010 Two-year outcomes of revision surgery after failed Latarjet procedure using distal clavicle.

The technique described by Eden and Hybinette, using iliac crest bone graft, is commonly used for surgical revision after failed Latrajet. This procedure provides good clinical outcomes but is associated with donor-site morbidity. Harvesting the distal clavicle allows the graft to be obtained directly from the operative site, thereby avoiding this morbidity.The aim of the current study was to evaluate the outcomes of this procedure.

This multicenter retrospective study included patients reoperated after failed Latarjet procedures between 2021 and 2024, with at least 2 years of follow-up. Revision surgery used either an open or arthroscopic approach. Outcomes included recurrence, functional scores (Rowe, Walch–Duplay, and Subjective Shoulder Value), return to sport, patient satisfaction, donor-site morbidity, complications, and reoperations.

2 patients were included (10 men, 2 women). The mean age at the time of the Latarjet procedure was 25.8 ± 6.9 years. Recurrence occurred mainly within 2 years (median: 12 months; Q1: 10.5; Q3: 23.5), caused by coracoid fracture (2/12, 16.7%), graft lysis (8/12, 66.7%), medial bone block positioning (1/12, 8.3%) and unknown (1/12, 8.3%). An open approach with screw fixation was used in 10 patients (83.3%), whereas an arthroscopic approach with endobutton fixation was performed in 2 patients (16.7%). At a mean follow-up of 36.5 ± 13.2 months, the SSV averaged 87%. The mean Duplay-Wash score was 90/100, and the mean Rowe score was 80/100. At the time of the final assessment, 5 patients had persistent apprehension (41.6%), 4 reported subluxation (33%) and 1 experienced recurrent dislocation (8.3%). None of the patients reported pain or instability of the acromioclavicular joint. 80% of patients (8/10) had returned to sport, with 60% (6/10) returning at their pre-injury level. Complications occurred in 16.7% of the patients : 1 patient (8.3%) experienced suprascapular nerve irritation, which resolved after screw removal, and 1 patient (8.3%) developed a superficial infection. The reoperation rate was 16.7% : 1 patient (8.3%) had screws removed 12 months after the Latarjet revision, and 1 patient (8.3%) with persistent instability underwent an Eden–Hybinette procedure at 16 months.

The results of revision of the Latarjet procedure using the distal clavicle are comparable to those reported with the Eden–Hybinette procedure, with only 8% recurrence of dislocation at 2 years while avoiding donor-site morbidity. However, persistent subluxation was observed in 33% of cases, which is higher than reported with the Eden Hybinette technique.
Emilie BERTIN , Antoine BALTASSAT , Nicolas BONNEVIALLE , Geoffroy NOURISSAT (Paris)
00:00 - 00:00 #51793 - EC-e011 Osteochondral Fragment Suture for Articular Shear Fractures of the Elbow.
EC-e011 Osteochondral Fragment Suture for Articular Shear Fractures of the Elbow.

Osteochondral shear fractures of the elbow, most frequently involving the capitellum or the radial head, represent challenging injuries, particularly in young and active patients where preservation of the native joint surface is paramount. Conventional fixation options include headless compression screws, chondral darts, pins, transosseous tunnels, arthroscopic fixation, or partial joint replacement. However, these techniques may be limited by implant cost, hardware-related complications, technical complexity, or difficulty achieving stable fixation in very thin osteochondral fragments. We present a simple, low-cost, and fully resorbable osteochondral suture technique as an alternative method for the fixation of acute articular shear fractures of the elbow.

Patients were positioned supine with the arm supported on an arm table. A standard lateral elbow approach was performed, carefully preserving soft tissues. The osteochondral fragment was identified, debrided of interposed tissue, and anatomically reduced. No specific preparation of the fragment bed was required beyond thorough cleaning. Fixation was achieved using a monofilament synthetic absorbable suture (5-0 polyglyconate; absorption time approximately six months). Multiple mattress sutures were placed from the shear fragment into the main osseous fragment. When necessary, a transosseous tunnel was prepared using a Vicryl 0 suture mounted on a UR6 needle to facilitate passage, subsequently replaced with the monofilament cartilage suture. Sutures were tightened under direct visualization and stability was confirmed through full elbow range of motion testing. In selected cases with comminution, the technique was combined with adjunctive fixation such as headless compression screws or radial head plating. Postoperatively, early active-assisted mobilization was initiated to minimize stiffness.

Three patients with acute osteochondral shear fractures of the elbow were treated using this technique. At six months follow-up, all patients demonstrated excellent clinical outcomes. Mayo Elbow Performance Scores were high, and QuickDASH evaluations revealed minimal functional disability. Computed tomography arthrography confirmed bony healing and restoration of the articular surface in all cases. No implant-related complications, secondary displacement, or reoperations were observed.

The present experience is limited to a small number of patients. Larger clinical series are required to better evaluate the reliability of this technique. In addition, longer follow-up will be necessary to assess long-term functional and radiological outcomes.

Osteochondral suture fixation appears to be a practical, cost-effective, and fully resorbable option for acute elbow shear fractures. It allows stable fixation of thin fragments while avoiding hardware-related complications. Larger studies with longer follow-up are required to confirm durability and functional outcomes.
Tony GRANMONT (Lausanne, Suisse) , Patrick GOETTI , Jaques GUILLAUME
00:00 - 00:00 #51827 - EC-e012 A rare complex elbow injury in an adolescent: coronal shear fracture of the distal humerus with supracondylar and olecranon fractures previously manipulated by a traditional bonesetter.
EC-e012 A rare complex elbow injury in an adolescent: coronal shear fracture of the distal humerus with supracondylar and olecranon fractures previously manipulated by a traditional bonesetter.

Coronal shear fractures of the distal humeral articular surface in adolescents are rare injuries, accounting for approximately 1% of elbow fractures. Their association with fractures occurring in different planes represents an exceptional and rarely reported injury pattern.

We report the case of a 14-year-old adolescent presenting with a coronal shear fracture of the distal humeral articular surface, classified as type 2B according to the Dubberley classification, communicating with a supracondylar fracture line and forming a T-shaped fracture pattern in the coronal plane, associated with an olecranon fracture. The patient had initially been treated by a traditional bonesetter for five days before hospital admission.

A posterior approach was performed. The olecranon fracture provided direct exposure of the distal humeral articular surface, facilitating anatomical reduction and posterior-to-anterior fixation with headless compression screws. The distal humerus was stabilized with crossed K-wires and the olecranon with tension band wiring. At 15 months of follow-up, complete radiological union was achieved. The Mayo Elbow Performance Index (MEPI) was 95 points, and radiographs showed no post-traumatic osteoarthritis (Knirk and Jupiter grade 0).

Coronal shear fractures of the distal humerus are rare injuries, and their association with fractures occurring in different planes suggests a complex injury mechanism. This rare injury becomes even more challenging when initially manipulated by untrained individuals, potentially delaying appropriate management and worsening the initial damage. In our case, the exposure provided by the olecranon fracture facilitated the insertion of posterior-to-anterior headless compression lag screws. This observation supports the use of the trans-olecranon approach, particularly when the fracture line extends medially toward the trochlea. The favorable clinical and radiological outcomes observed in our case support this surgical strategy.

This case highlights the rarity and complexity of coronal shear fractures of the distal humerus when associated with fractures in different planes. The trans-olecranon approach, dictated by the associated olecranon fracture, provided excellent exposure of the distal humeral articular surface, facilitating anatomical reduction and stable fixation, and resulting in a favorable clinical and radiological outcome.
Badreddine BENALI (Constantine, Algérie) , Zakaria OUMELERGUEB , Mahjoub BOUZITOUNA
00:00 - 00:00 #51978 - EC-e013 Disjonction acromio-claviculaire : Indications chirurgicales et évolution fonctionnelle.
EC-e013 Disjonction acromio-claviculaire : Indications chirurgicales et évolution fonctionnelle.

La disjonction acromio-claviculaire est une lésion fréquente de l’épaule, touchant surtout les sujets jeunes et actifs après un traumatisme direct. La prise en charge thérapeutique dépend de la classification de Rockwood, avec des indications chirurgicales bien établies pour les formes sévères et discutées pour les stades intermédiaires. L’objectif de ce travail est d’évaluer les indications chirurgicales et les résultats fonctionnels après traitement des disjonctions acromio-claviculaires.

Notre étude a porté sur 12 patients présentant une disjonction acromio-claviculaire traitée chirurgicalement dans le service de chirurgie orthopédique et traumatologique. Les données recueillies concernaient les caractéristiques épidémiologiques, le type de lésion selon la classification de Rockwood et les modalités thérapeutiques utilisées. Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur des patients présentant une disjonction acromio-claviculaire traitée chirurgicalement dans le service de chirurgie orthopédique et traumatologique. L’évaluation a été basée sur les données cliniques et radiologiques, ainsi que sur les résultats fonctionnels après un recul suffisant. Les résultats ont été analysés en fonction du type de disjonction selon la classification de Rockwood et des indications chirurgicales retenues.

Les patients opérés pour disjonction acromio-claviculaire ont présenté une évolution globalement favorable avec une récupération fonctionnelle satisfaisante de l’épaule. La majorité des patients a retrouvé une mobilité quasi normale et a repris ses activités habituelles après rééducation. Les complications ont été rares et dominées par des douleurs résiduelles ou une gêne fonctionnelle modérée.

Nos résultats sont comparables à ceux de la littérature, montrant que le traitement chirurgical des disjonctions acromio-claviculaires permet généralement d’obtenir de bons résultats fonctionnels, en particulier dans les formes instables. Toutefois, les indications chirurgicales restent discutées pour les stades intermédiaires, notamment les stades III de la classification de Rockwood. Le choix thérapeutique doit être adapté au profil du patient et à ses exigences fonctionnelles.

Le traitement chirurgical des disjonctions acromio-claviculaires donne généralement de bons résultats fonctionnels, notamment dans les formes instables. Une indication opératoire bien posée et une prise en charge adaptée permettent une récupération satisfaisante et une reprise des activités habituelles. Le choix thérapeutique doit rester individualisé selon le type de lésion et les besoins fonctionnels du patient.
Said EL MAZGALDI (Oujda, Maroc)
00:00 - 00:00 #51980 - EC-e014 Reverse Shoulder Arthroplasty : Functional Outcomes After Mid- and Long-Term Follow-up.
EC-e014 Reverse Shoulder Arthroplasty : Functional Outcomes After Mid- and Long-Term Follow-up.

Reverse shoulder arthroplasty represents a major advancement in the treatment of rotator cuff arthropathy and complex proximal humerus fractures. While its short-term outcomes are well documented, the evaluation of long-term functional results remains essential to confirm its reliability and durability.

Our study included 23 patients with a mean age of 69 years, who underwent reverse shoulder arthroplasty at the Trauma and Orthopedic Surgery Department of CHU Mohammed VI Oujda between 2016 and 2026, with a mean follow-up duration of 2 years. Postoperative evaluation was performed using functional scores (Constant, DASH, ASES), combined with an analysis of joint mobility, pain (VAS), and patient satisfaction. Potential complications (loosening, infection, instability, stiffness) were also recorded.

A significant improvement in functional scores and mobility was observed. Pain was markedly reduced, allowing resumption of daily activities. Patient satisfaction was high. A few late complications were reported (stiffness, etc.), without compromising the overall outcomes.

Reverse shoulder arthroplasties provide reliable and durable functional outcomes, particularly in arthropathic and post-traumatic indications. Despite some late complications, prosthesis survival remains satisfactory. Our results are consistent with the literature, confirming the long-term value of this technique.

Reverse shoulder arthroplasty is an effective and durable surgical solution for degenerative or traumatic shoulder conditions. It provides significant functional improvement and high patient satisfaction, provided that prolonged and careful follow-up is ensured.
Said EL MAZGALDI (Oujda, Maroc)
00:00 - 00:00 #51990 - EC-e015 Conflit sous-acromial : l’acromioplastie est-elle toujours indiquée ?
EC-e015 Conflit sous-acromial : l’acromioplastie est-elle toujours indiquée ?

Le conflit sous-acromial est une cause fréquente de douleur et de limitation de l’épaule. L’acromioplastie arthroscopique a été proposée pour réduire ce conflit et améliorer la fonction de l’épaule. Son indication reste cependant controversée, et cette étude vise à analyser ses résultats fonctionnels.

Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique portant sur 18 patients, âgés en moyenne de 35 ans, pris en charge au service de Traumatologie-Orthopédie du CHU Mohammed VI d’Oujda entre 2019 et 2026. Tous présentaient un conflit sous-acromial symptomatique nécessitant une prise en charge chirurgicale après échec du traitement conservateur. Les caractéristiques démographiques et cliniques des patients ont été recueillies pour l’analyse. Tous les patients ont été traités par acromioplastie arthroscopique, seule ou associée à la prise en charge des lésions intra-articulaires associées. Les données recueillies comprenaient le type de traitement, les scores fonctionnels pré- et post-opératoires ainsi que le suivi clinique.

Chez nos 18 patients, la douleur et la limitation de l’épaule ont été significativement réduites après acromioplastie arthroscopique. Aucun patient n’a présenté de complication majeure, et une récupération fonctionnelle satisfaisante a été observée chez 16 patients selon les scores fonctionnels. La reprise des activités quotidiennes et professionnelles s’est faite en moyenne à 8 semaines après l’intervention.

L’acromioplastie arthroscopique permet de réduire efficacement le conflit sous-acromial et d’améliorer la fonction de l’épaule tout en limitant l’agression des tissus mous. Elle offre également la possibilité de traiter simultanément les lésions associées, ce qui peut contribuer à de meilleurs résultats fonctionnels. Cependant, son indication doit être soigneusement sélectionnée, car certaines études suggèrent qu’un traitement conservateur peut suffire chez certains patients.

L’acromioplastie arthroscopique est une technique sûre et efficace pour le traitement du conflit sous-acromial, permettant une amélioration significative de la fonction et une récupération rapide. Son indication doit cependant être adaptée à chaque patient, en tenant compte des lésions associées et de la réponse au traitement conservateur.
Said EL MAZGALDI (Oujda, Maroc)
00:00 - 00:00 #52008 - EC-e016 Pseudarthrosis of the Coracoid Process Following Anterior Shoulder Dislocation (3 Cases Reports).
EC-e016 Pseudarthrosis of the Coracoid Process Following Anterior Shoulder Dislocation (3 Cases Reports).

Anterior shoulder dislocation is a common and frequent injury; however, its association with a fracture of the coracoid process is unusual. This association has rarely been reported in the literature, and the progression to pseudarthrosis of the coracoid process is exceptional.

We report three cases of young adults consulted for a painful and unstable right shoulder. The initial injury occurred during a sports accident months to 2 years ago, resulting in an anteromedial glenohumeral dislocation of the right shoulder, which was reduced under general anesthesia. The clinical examination of the three patients revealed no pain at the coracoid process, and the apprehension test was positive. The frontal radiograph showed a lesion of the anteroinferior glenoid rim, and the Bernageau view additionally revealed a nonunion of the horizontal portion of the coracoid process. A shoulder CT scan confirmed this nonunion. Surgical stabilization was performed using a Latarjet procedure, utilizing the nonunited fragment of the coracoid process as a bone block. At the 2 year follow up, the patients showed good anatomical and functional results

Fractures of the coracoid process are rare, as evidenced by the literature. The association of an anterior shoulder dislocation with a coracoid fracture is rare, if not exceptional. The most likely mechanism corresponds to a direct impact of the humeral head against the coracoid process at the time of dislocation. The diagnosis of such an association is exceptionally considered in emergency settings, primarily due to its lack of recognition. The clinical presentation offers nothing particular and is limited to the symptoms of the dislocation. Radiological diagnosis requires appropriate imaging. When the shoulder remains painful or unstable, surgical treatment is indicated. In its recurrent form, the coracoid bone block allows for the treatment of both lesions simultaneously.

The pseudarthrosis of the coracoid is an exceptional lesion but has to be looked up after a shoulder dislocation with chronic pain The surgical treatment is indicated especially for young patients and its results are good.
Nidhal MALLASI , Mohamed Hedi BEN HAJ NASR , Jihed BEN SALAH , Karim BOUAGILA (Lon) , Akram ZAAFOURI
00:00 - 00:00 #52087 - EC-e017 Missed unilateral scapular fractures occurring during post partum eclampsia seizure.
EC-e017 Missed unilateral scapular fractures occurring during post partum eclampsia seizure.

Scapular fractures are rare injuries and are usually associated with high-energy trauma. This fracture can occurs during convulsive seizure, related to violent muscles contraction, are exceptional, particularly in the postpartum period and may pose significant diagnostic challenges. We report a rare case of an isolated scapular fracture without associated dislocation initially missed, emphasizing the orthopedic diagnostic considerations and management of this unusual injury pattern.

A 38-year-old postpartum female who presented with persistent shoulder pain following a generalized convulsive seizure related to eclampsia. Initial standard radiographs were unremarkable, making the diagnosis difficult.

Due to persistentsymptoms with tenderness around the righy scapula, a computed tomography (CT) scan was performed, revealing a minimally displaced transverse fracture of the scapular body. The patient was treated conservatively with shoulder immobilization, followed by gradual rehabilitation. Clinical evolution was favorable, with progressive pain relief and functional recovery. Radiological consolidation was achieved at 8 weeks, with no complications.

This case highlights the rarity of isolated scapular fractures following convulsive seizures in postpartum patients and underscores the limitations of plain radiography. Persistent shoulder pain after a seizure should prompt advanced imaging, particularly CT, to ensure accurate diagnosis and appropriate management
Mohamed Achraf FERJANI (Arles) , Abdullah ALMOHIMEED , Mohamed Ali BEKKAY , Khaled KAMOUN
00:00 - 00:00 #52147 - EC-e018 DAS arthroscopique pour l’instabilité antérieure de l’épaule : efficacité et récupération fonctionnelle à court terme.
EC-e018 DAS arthroscopique pour l’instabilité antérieure de l’épaule : efficacité et récupération fonctionnelle à court terme.

L’instabilité antérieure gléno-humérale est fréquente et représente un défi thérapeutique, particulièrement chez les patients jeunes et sportifs. La stabilisation antérieure dynamique (DAS) arthroscopique, par transfert du tendon du chef long du biceps (LHB), offre une alternative moins invasive aux techniques classiques telles que la procédure de Latarjet. Cette étude vise à évaluer les résultats fonctionnels précoces, la préservation de la mobilité, le retour au sport et le profil de sécurité de la DAS arthroscopique.

Une étude rétrospective a inclus 25 patients présentant une instabilité antérieure récidivante avec score ISIS intermédiaire (4-6), opérés entre 2023 et 2025. Tous ont bénéficié d’une stabilisation antérieure dynamique arthroscopique. Le suivi moyen était de 9 mois. Les critères évalués comprenaient le score de Rowe, le Subjective Shoulder Value (SSV), l’amplitude de rotation externe, la récidive, le délai de reprise sportive et les complications postopératoires.

Tous les patients ont montré une amélioration significative des scores fonctionnels (Rowe moyen : 91). La rotation externe était bien préservée (déficit moyen −3°). La reprise sportive a été rapide (délai moyen 3,2 mois). Aucune récidive n’a été observée. Une complication neurologique mineure a été rapportée chez un patient, sans impact fonctionnel.

La DAS arthroscopique permet une récupération rapide et une excellente préservation de la mobilité, notamment de la rotation externe. Le faible taux de complications et l’absence de récidive suggèrent que cette technique constitue une alternative fiable aux procédures plus invasives, adaptée aux patients jeunes et sportifs souhaitant un retour rapide aux activités.

La stabilisation antérieure dynamique arthroscopique est sûre et efficace pour l’instabilité antérieure gléno-humérale, offrant une amélioration fonctionnelle notable, une préservation optimale de la mobilité et un retour rapide au sport, avec un faible risque de complications.
Slim HADJ MOHAMED (Tunis, Tunisie) , Khaled KHELIL , Youssef MALLAT , Dhia BOUZRARA , Mohamed HADJ HASSINE , Rabie AYARI , Achraf ABDENNADHER
00:00 - 00:00 #52170 - EC-e019 Évaluation du pronostic fonctionnel des triades terribles du coude.
EC-e019 Évaluation du pronostic fonctionnel des triades terribles du coude.

Les fractures-luxations du coude en « triade terrible », associant une luxation postérieure à des fractures de la tête radiale et de l’apophyse coronoïde, demeurent l'une des lésions les plus complexes de l'appareil locomoteur. Le défi thérapeutique majeur réside dans la restauration d'une stabilité articulaire immédiate permettant de prévenir la raideur et l'instabilité chronique. Cette étude visait à évaluer le pronostic fonctionnel global d'une série de patients traités chirurgicalement selon un protocole standardisé, en analysant précisément la récupération de la mobilité et les scores de performance articulaire.

Nous avons mené une étude analytique monocentrique portant sur 15 patients (20–60 ans) traités entre 2021 et 2026. Le protocole chirurgical, standardisé selon les principes de Pugh, associait systématiquement : traitement de la tête radiale (ostéosynthèse ou arthroplastie), fixation de la coronoïde et réparation du ligament collatéral latéral (LCL). L'évaluation fonctionnelle au recul s'appuyait sur les scores de Mayo (MEPS), de Broberg-Morrey modifié et de Bruce. Ces mesures cliniques ont été complétées par une étude goniométrique précise des amplitudes en flexion-extension et prono-supination

Les résultats cliniques obtenus sont globalement satisfaisants et témoignent d'une restauration fonctionnelle efficace. Le score MEPS moyen s'est élevé à 88 points et le score de Broberg-Morrey modifié à 86 points, classant 85 % des résultats dans les catégories « bon » ou « excellent ». Concernant la mobilité, l'arc moyen de flexion-extension était de 115° (flexion moyenne de 132° pour une perte d’extension résiduelle de 17°), tandis que la prono-supination moyenne atteignait 138°. Le score de Bruce a confirmé une excellente stabilité perçue par les patients lors des activités de force. Sur le plan des complications, la série n'a déploré aucun épisode de récidive de luxation, bien que deux cas d’ossifications hétérotopiques de grade I et une raideur ayant nécessité une arthrolyse secondaire aient été recensés.

Nos résultats s’alignent sur la série princeps de Pugh et al. (2005), confirmant un arc de flexion-extension moyen comparable (115° vs 112°). L’analyse combinée des scores de Broberg-Morrey et de Bruce souligne qu’un déficit d'extension résiduel (15° à 20°) n’obère pas la stabilité dynamique ni la satisfaction fonctionnelle globale. La restauration exhaustive de la stabilité ostéo-ligamentaire apparaît comme le facteur pronostique déterminant, autorisant une mobilisation précoce indispensable à l’optimisation des résultats à long terme

Cette étude confirme l’efficacité d’une stratégie chirurgicale codifiée dans les triades terribles du coude. La stabilisation anatomique complète des structures osseuses et ligamentaires permet une récupération fonctionnelle précoce et prévisible. Malgré un déficit d’extension résiduel fréquent, la stabilité globale et la satisfaction des patients valident cette approche agressive systématique.
Elyes ABDELKEFI , Chedi SAADI (Tunis, Tunisie) , Omar KETATA , Atef OUCHANI , Rafik ELAFRAM
00:00 - 00:00 #52186 - EC-e020 Luxation récidivante de l’épaule bilatérale sur hyperlaxité constitutionnelle.
EC-e020 Luxation récidivante de l’épaule bilatérale sur hyperlaxité constitutionnelle.

C’est l’histoire dramatique d’un adolescent de 18 ans opéré pour luxations récidivantes bilatérales à huit reprises (quatre pour chaque épaule)

C’est le patient qui a passé le plus de temps au service en consultant pratiquement tous les jours soit aux urgences soit au service directement… Luxation récidivante de l’épaule bilatérale . Il consulte pour une luxation de l’épaule gauche suite à un «faux» mouvement . Une réduction a été faite avec un bandage Dujarier classique

Depuis les récidives se sont enchaînés et en juin 2001 il a bénéficié d’une butée type Latarget. Il présente une maladie asthmatique sous traitement et souvent il reçoit des corticoïdes. Au 6eme mois post opératoire cette même épaule gauche se reluxe Il quitte l’hôpital publique pour se faire réopéré en privé pour lre gauche opéré par un greffon iliaque Dans l’évolution c’est l’épaule droite encore vierge qui se luxe et se met à récidiver Le patient s’étant senti frustré de l’hôpital publique CHU, il est parti vers un autre hôpital publique régional mais il a été opéré par un médecin du CHU détaché ou il est opéré pour une luxation droite le 26.03.2002. Ceci n’a pas évité la récidive à droite d’où la reprise après 3mois par un greffon iliaque Trois mois plu tard l’épaule gauche qui semblait être stabilisée par la butée iliaque s’est luxée Les récidives s’enchaînent des deux cotés et le patient fait une dépression qu’il traite en psychiatrie et retourne au chu ou il consulte pratiquement à chaque garde. Tous les diagnostics sont évoqués: Hyper laxité ligamentaires; Instabilité multidirectionnelles; Antéversion ou rétro pulsion de la glène humérale; etc.… Ce qui n’arrange pas le patient qui est devenu un véritable «paraplégiques des membres supérieurs» Il est orienté vers d’autres CHU et personne ne semble vouloir le prendre en charge pour de multiples raisons entre autre la difficulté thérapeutique ou l’inexpérience. Il faut dire que c’est un patient difficile et une pathologie difficile: il est hospitalisé et mis sous rééducation fonctionnelle car il est vient au service quotidiennement. Luxation récidivante de l’épaule bilatérale On décide de faire un dérotation humérale à droite car c’est un droitier Ce qui a été fait le 25.11.2002. Dés la sortie du plâtre la luxation a récidivé On décide de lui faire une arthrodèse de l’épaule droite car c’est un droitier le 30.08.2003 La stabilisation à droite a permis la reprise de certaines activité et surtout un effet très positif sur le côté psychosomatique Le patient demande un geste pour l’épaule qui se luxé sans arrêt et que le patient réduit sur place On décide en accord une arthrodèse de l’épaule gauche . En per opératoire on change l’indication pour lui faire une dérotation humérale. Ce geste qui a échoué à droite a stabilisé l’épaule gauche Le patient a repris un travail décent. Il pratique un sport très à la mode la musculation

L'examen clinique est primordial devant toute luxation récidivante de l'épaule

C'est un fait exceptionnellement rare
Rabah ATIA (Annaba, Algérie)
00:00 - 00:00 #52191 - EC-e021 Fracture luxation postérieure de l'épaule après une électrocution : à propos d'un cas.
EC-e021 Fracture luxation postérieure de l'épaule après une électrocution : à propos d'un cas.

La fracture luxation de l’articulation gléno-humérale est une entité très rare, elle représente une faible proportion des luxation de l’épaule ne dépassant pas les 5%. Ces lésions surviennent suite à un traumatisme violent mais peuvent se voir dans des situations particulières : crise d’épilepsie, électrocution. Le diagnostic peut être difficile et les radiographies standards peuvent être trompeuses. Le scanner est essentiel afin de permettre une prise en charge thérapeutique adaptée et de prévenir les complications fonctionnelles de l’épaule.

Il s’agit d’une jeune patient de 40 ans F.Z, chauffeur de profession qui se présente aux urgences suite à une électrocution. Cliniquement le patient est conscient, stable sur le plan hémodynamique. Il présente une impotence fonctionnelle totale de son épaule droite avec une attitude vicieuse en adduction rotation interne irréductible avec une impossibilité de mobilisation passive. Les pouls distaux étaient présent, et aucun déficit sensitivo-moteur n’a été signalé. un bilan biologique et radiologique (radio standard + TDM) ont été réalisé.

La radiologie standard objective une luxation postérieure de l’épaule associée à une fracture complexe de la tête humérale. Le scanner objective une fracture complexe de la tête humérale associée à une luxation postérieure, sans autres anomalies du reste des structures osseuses de l’épaule. Le patient à été admis au bloc opératoire sous anesthésie générale, en position demi-assise Abord de l’épaule par une voie delto-pectorale Réduction de la luxation et du foyer fracturaire Ostéosynthèse par une plaque vissée humérus proximale anatomique Immobilisation par une écharpe coude au corps le patient à présenté en post-opératoire un retard de réveil avec une insuffisance rénale aigue au dernier recul de 06 mois le patient présente un très bon résultat fonctionnel

Les luxations postérieures de l'épaule sont souvent diagnostiquées tardivement à cause d'un diagnostic négligé sutout pour les luxations postérieures sans fracture associée Le tableau clinique évocateur est l'attitude vicieuse de membre supérieur en rotation interne avec une limitation mécanique importante de la rotation externe  plusieurs auteurs préconisent la réalisation d'une TDM Plusieurs techniques de réduction ont été décrites: à foyer fermée par manœuvre externe, par un abord chirurgical. dans notre cas ou il est associé une fracture complexe de la tête humérale, l’abord chirurgical était nécessaire pour ne pas majorer les lésions.

La Fracture-luxation postérieure de l’épaule est une lésion rare, difficile à diagnostiquer initialement, elle passe le plus souvent inaperçue. Une imagerie adaptée permet de confirmer le diagnostic et d’évaluer les lésions associées. Nous rapportons un cas de fracture luxation postérieure de l’épaule suite à une électrocution avec ses complications traitée chirurgicalement et dont les résultats fonctionnels au dernier recul à 06 mois étaient bons.
Ahmed El Amine MEBARKI (Oran, Algérie) , Mohammed ELAMBRI
00:00 - 00:00 #52226 - EC-e022 Impact de la fonction du membre supérieur sur les résultats après prothèse totale de coude.
EC-e022 Impact de la fonction du membre supérieur sur les résultats après prothèse totale de coude.

Les résultats fonctionnels après prothèse totale du coude (PTC) sont généralement évalués de façon isolée à l'aide de paramètres centrés sur le coude. L'influence de l’épaule et du poignet sur ces résultats reste peu étudiée dans littérature. L’objectif principal de cette étude était d’analyser l’impact de la fonction globale du membre supérieur sur les résultats fonctionnels après PTC. Les objectifs secondaires étaient d’évaluer les résultats cliniques et fonctionnels après PTC.

Une étude rétrospective monocentrique a été menée incluant de façon consécutive toutes les PTC Nexel® posées entre janvier 2016 et janvier 2025 au suivi minimal d’un an. 49 prothèses ont été analysées (96% de femmes, âge moyen = 72,3ans). Le critère de jugement principal était la relation entre perception d’un coude normal rapportée par le patient, le Subjective elbow value (SEV) et les paramètres du membre supérieur. Les critères secondaires étaient les amplitudes articulaires du coude, de l’épaule et du poignet, les scores fonctionnels (Mayo Elbow Performance Score (MEPS), Quick Disabilities of the Arm, Shoulder and Hand (QuickDASH), Score de Constant-Murley.

Au suivi moyen de 53,7 mois, le SEV était de 70,1 % ± 18,9. Cette perception d’un coude normal était associée en analyse multivariée à une meilleure extension du coude, un arc actif de flexion-extension plus important, un poids maximal porté plus élevé, un MEPS plus élevé et un QuickDASH plus faible. L’épaule impactait la perception du coude par la rotation interne et l’élévation antérieure. Le poignet n’impactait pas le score SEV. Secondairement, le MEPS moyen était de 90.3 ± 12.9, un QuickDASH de 25,2 ± 9,0. Les amplitudes moyennes du coude étaient de 129° ± 12° en flexion, −23° ± 15° en extension, 77° ± 6° en pronation et 75° ± 8° en supination, avec un gain moyen respectif de 26,1°, 20,2°, 20,3° et 17,4° par rapport au pré-opératoire. Les amplitudes moyennes de l’épaule homolatérale étaient de 147° en élévation antérieure, 115° en abduction, 37° en rotation externe et une rotation interne à T12, avec un score de Constant ajusté moyen de 83,9 ± 15,6. Les amplitudes du poignet étaient de 58° en flexion et 42° en extension.

Dans cette série monocentrique avec un recul moyen de 53,7 mois, les PTC montraient des résultats fonctionnels satisfaisants et une amélioration significative des amplitudes articulaires du coude. Nos résultats suggèrent que la récupération fonctionnelle après PTC dépend non seulement de la fonction du coude, mais également de l’épaule, en particulier de la rotation interne, soulignant l’importance d’une évaluation globale du membre supérieur dans l’appréciation des résultats fonctionnels après PTC.
Noé HUGONNIER (Montpellier) , Pierre-Emmanuel CHAMMAS , Cyril LAZERGES , Michel CHAMMAS , Bertrand COULET
00:00 - 00:00 #52230 - EC-e023 Survie complète au suivi moyen de 53,7 mois pour 49 prothèses totales de coude Nexel®: série consécutive rétrospective monocentrique.
EC-e023 Survie complète au suivi moyen de 53,7 mois pour 49 prothèses totales de coude Nexel®: série consécutive rétrospective monocentrique.

La prothèse totale de coude (PTC) reste une solution de dernier recours en raison de sa survie limitée. La PTC Nexel® (Zimmer Biomet) est une prothèse semi-contraintes de 3ème génération conçue pour améliorer les propriétés mécaniques et réduire l’usure du polyéthylène (PE). Sa survie reste débattue dans la littérature. L’objectif principal de cette étude était d’évaluer la survie des PTC Nexel® à court et moyen termes. Les objectifs secondaires étaient l’analyse des résultats cliniques, fonctionnels, radiologiques et des complications.

Il s’agissait d’une étude rétrospective monocentrique incluant de façon consécutive toutes les PTC Nexel® implantées entre janvier 2016 et janvier 2025 avec un suivi minimal d’un an. 49 prothèses ont été analysées (96% de femmes), les principales indications étaient : traumatiques (33%), polyarthrite rhumatoïde (23%), arthrose post-traumatique (20%), arthrose primitive (10%). Le critère de jugement principal était la survie sans révision. Les critères secondaires comprenaient les amplitudes articulaires, les scores fonctionnels (Mayo Elbow Performance Score (MEPS), Quick Disabilities of the Arm, Shoulder, and Hand (QuickDASH), subjective elbow value (SEV)) etles complications.

Au suivi moyen de 53,7 ± 27,2 mois (12 – 108), la survie prothétique sans révision était de 100%. 17 prothèses (34,7%) présentaient un suivi minimum de 5ans (moyenne 6,5ans ±1,2) dont une à plus de 9ans de recul. Les résultats fonctionnels étaient globalement satisfaisants avec un score de MEPS moyen à 90, un QuickDASH à 25 et un SEV à 70 %. Les amplitudes articulaires moyennes étaient : flexion 129° ± 12°, extension −23° ± 15°, pronation 77° ± 6°, supination 75° ± 8°. Sept patients (14 %) ont présenté une complication mineure. Parmi eux, trois reprises chirurgicales sans changement des implants (2 désunions cicatricielles, 1 ablation de matériel d’ostéosynthèse). Une coronoïde à risque de conflit était significativement associée à un IMC plus élevé et à la voie d’abord de Bryan-Morrey. À l’inverse, l’absence de coronoïde hypertrophique était associée à de meilleurs résultats cliniques et fonctionnels (MEPS +8 points, poids maximal porté +2 kg, QuickDASH −5 points). Au dernier recul, aucune usure du PE, fracture d’implant, défaillance de charnière, instabilité ou descellement huméral n’a été observé. Un seul descellement ulnaire radiologique asymptomatique a été identifié.

Dans cette série monocentrique consécutive au recul moyen de 53,7 mois, les PTC Nexel® montrent une excellente survie prothétique avec des résultats fonctionnels satisfaisants à court et moyen termes avec une survie de 49 implants à100 % à plus de 4 ans dont 17 implants (34,7%) présentaient un recul minimum de 5ans. Cependant, un suivi à plus long terme et des études sur des cohortes plus larges restent nécessaires compte tenu des résultats contrastés rapportés dans la littérature.
Noé HUGONNIER (Montpellier) , Pierre-Emmanuel CHAMMAS , Cyril LAZERGES , Michel CHAMMAS , Bertrand COULET
00:00 - 00:00 #52238 - EC-e024 Long term events and results after Latarjet procedure for gleno-humeral instability.
EC-e024 Long term events and results after Latarjet procedure for gleno-humeral instability.

The immediate and long-term complications associated with the Latarjet procedure are not clearly established. The purpose of this study was to report procedure-related events in a large series of patients and to redefine the events that should be considered true complications.

A retrospective review was conducted of patients who underwent the Latarjet procedure for glenohumeral instability between January 2002 and January 2024. Final follow-up evaluation was obtained either through in-person clinical examination or via patient-reported questionnaires and telephone interviews. Both early and late surgery-related events were analyzed, including all events reported by patients during follow-up. Recorded events comprised infection, hematoma, wound complications, neurologic deficits, hardware-related problems or hardware removal, and recurrence of instability, defined as true dislocation or subluxation. Range of motion was assessed at final follow-up when available, along with the Constant and Walch–Duplay scores.

Between January 2002 and January 2024, 872 patients underwent a Latarjet procedure for glenohumeral instability, accounting for a total of 918 procedures. A total of 140 surgery-related events were identified and analyzed. Hardware removal was required in 69 patients (7.5%). Recurrent instability occurred in 39 patients (4.2%). Hematoma was observed in 16 patients (1.7%). Neurologic injuries were reported in 11 patients (1.2%). Four patients (0.6%) developed infections requiring revision surgery and antibiotic treatment.

In this large series, the Latarjet procedure showed a low rate of major complications, confirming the safety of this widely used stabilization technique. Hardware removal was the most frequently reported event but often reflected elective management of symptomatic implants rather than a true complication. Several other reported events corresponded to expected postoperative outcomes rather than clinically relevant adverse events. The recurrence rate observed in this cohort was consistent with previously reported results, supporting the reliability of the Latarjet procedure in restoring shoulder stability. These findings highlight the importance of distinguishing adverse events from clinically meaningful complications, as failure to do so may lead to overestimation of complication rates and limit meaningful comparison across studies.

In this large cohort, the Latarjet procedure demonstrated a low rate of major complications. Many reported events were related to hardware management or reflected expected postoperative outcomes rather than true complications. These results underscore the need to clearly differentiate adverse events from clinically significant complications in order to avoid overestimation of complication rates. Establishing standardized definitions may enhance the interpretability and comparability of future studies evaluating outcomes after the Latarjet procedure.
Joseph JACQUET (Lyon) , Gaspard LEBOT , Arnaud GODENÈCHE
00:00 - 00:00 #52260 - EC-e025 Final Assessment of Glenoid Pin Placement Accuracy with Mixed-Reality Navigation in Reverse Shoulder Arthroplasty.
EC-e025 Final Assessment of Glenoid Pin Placement Accuracy with Mixed-Reality Navigation in Reverse Shoulder Arthroplasty.

The objective of the study is to determine the accuracy of glenoid pin placement in a clinical setting using an MR-NAV system previously validated on cadaveric specimens, and to explore short-term (6-month) clinical outcomes associated with its use. We hypothesized that MR-NAV–guided pin placement would differ from the preoperative plan by no more than 2 mm at the entry point and 5° in version and inclination, and that no early adverse clinical event would be observed within 6 months postoperatively.

Multicentric prospective pilot study (4 centers) between February and October 2024. Inclusion criteria: 1. Preoperative Computed tomography (CT) and preoperative planning (BluePrint®); 2. Perform reverse shoulder arthroplasty; 3. Glenoid pin placement achieved with MR-NAV; 4. postoperative CT. The MR-NAV system used the Microsoft Hololens 2 head-mounted display, navigation software, and dedicated instruments with fiducial marker cubes for real-time tracking. Preoperative and postoperative CT scans were used to plan the surgeries and to assess accuracy, measuring the difference between the planned and executed values for entry point location, version, and inclination.

Forty-four patients (35 women, 9 men) were included. The version difference was 4.58° (SD 3.80) and inclination difference was 4.12° (SD 3.41). For version, most cases (55.81% ; 29/43 cases) were <5°, and 6.98% (3/43) achieved a perfect match (0°) and the majority for inclination (65.12%; 28/43) were <5°, and 6.98% (3/43) achieved a perfect match (0°). Pin entry point accuracy showed greater variability, the mean deviation of the glenoid pin entry point was 2.43 mm (SD 1.26), with 62.8% (27/43) of cases exceeding 2 mm. At 6 months postoperatively, the total ASES score averaged 75.2 (SD 18.7), representing a 39-point gain from baseline. The mean SANE score was 73.97 (SD 14.79), improving by 36.67 points. And the mean Constant score was 59.86 (SD 12.29) corresponding to a 31.7-point increase. Four adverse events occurred, none of which were related to the device or to the mixed-reality–assisted procedure.

Early follow-up results indicated that the use of the system did not affect clinical performance or patient safety in shoulder arthroplasty. Although the mean entry-point deviation fell outside the target range for this pilot study, this likely reflected early learning-curve effects as the study was conducted shortly after the system’s introduction. Also, 23 patients experienced a change between the configuration planned and the configuration performed intra operatively. Continued refinement of MR-NAV has the potential to further enhance accuracy and workflow efficiency, while broader clinical impact for patients and accuracy demonstration will ultimately depend on future technological advances and validation in larger clinical cohorts.

The Stryker Blueprint® MR Guidance System demonstrated clinically acceptable accuracy for glenoid pin placement, with no adverse events related to the system.
Julien BERHOUET (Tours) , Lionel NEYTON , Jean-David WERTHEL , Hoel LETISSIER
00:00 - 00:00 #52269 - EC-e026 Defining a Surgical Goal Prior to Reverse Shoulder ArthroplastyImproves Glenoid Implantation AccuracyA Comparative Study.
EC-e026 Defining a Surgical Goal Prior to Reverse Shoulder ArthroplastyImproves Glenoid Implantation AccuracyA Comparative Study.

Glenoid component positioning in reverse shoulder arthroplasty is critical for functional outcomes, notch avoidance and consequently for the survivorship of the prosthesis. Several available technologies — PSI, reusable guides, navigation, mixed reality — aim to improve accuracy, but growing evidence suggests that the major benefit may stem from pre-operative 3-dimensional (3D) planning itself rather than from guidance. Whether defining a pre-operative surgical goal through a planning improves implantation accuracy compared to surgery performed without prior planning remains not investigated and consequently unsolved. Hypothesis: Defining a surgical goal with a 3D pre-operative planning prior to reverse total shoulder arthroplasty (rTSA) improves the accuracy[MOU1] of glenoid component implantation versus surgery performed without pre-operative planning.

Retrospective comparison of two groups of patients treated by experienced shoulder surgeons using standard instrumentation was driven : (1) “Pre-op planning group” (n=16): 3D CT planning performed before surgery; (2) “No-planning group” (n=15): surgery performed without pre-op planning; a post--op plan was then realized by the same surgeon on pre-op CT to define the intended target for comparison. For all cases, post-operative CT scans were segmented and registered to the pre-op plan with a custom analysis workflow. Absolute differences (errors) between planned and achieved glenoid baseplate positions were computed for version, inclination, entry point lateralization/anteroposterior/superior (mm), 3D orientation (°), and 3D center distance (mm). Independent-samples t-tests/Welch tests compared groups.

Compared to group without planning, the group with pre-op planning showed significantly smaller errors for version (4.4° vs 10.7°, p=0.004), entry-point lateralization (1.3 mm vs 5.2 mm, p =0.0003), 3D orientation (8.6° vs 15.1°, p=0.006), and 3D center distance (3.6 mm vs 7.5 mm, p =0.0003). Differences in inclination, anteriorization, and superiorization were not statistically significant.

The observed reductions in version, entry-point, and global 3D errors are clinically relevant, as these parameters directly affect fixation mechanics, stability, and impingement risk.Our findings support the growing concept that planning—not guidance—is the primary driver of accuracy. While navigation, PSI, or mixed reality may assist in executing a predefined target, they cannot compensate for the absence of a clear preoperative objective. This mechanistic distinction likely explains why many comparative studies fail to demonstrate consistent superiority of guidance technologies when robust planning is already implemented.These results reinforce a planning-first paradigm in rTSA.

This study demonstrates that defining a surgical target through preoperative 3D planning alone significantly improves the accuracy of glenoid baseplate implantation in rTSA, even when no intraoperative guidance is used.
Julien BERHOUET (Tours) , Marc-Olivier GAUCI , François BOUX DE CASSON , Adrien JACQUOT
00:00 - 00:00 #52329 - EC-e027 La réparation capsulaire apporte-t-elle un bénéfice à la procédure de Latarjet ? Revue de la littérature.
EC-e027 La réparation capsulaire apporte-t-elle un bénéfice à la procédure de Latarjet ? Revue de la littérature.

L’instabilité antérieure de l’épaule concerne principalement des patients jeunes et actifs. La procédure de Latarjet est une technique chirurgicale reconnue pour son faible taux de récidive. Cependant, l’intérêt d’une réparation capsulaire associée à cette procédure demeure controversé. L’objectif de cette revue de la littérature était d’évaluer l’impact de la réparation capsulaire sur les résultats cliniques après chirurgie de Latarjet.

Nous avons réalisé une revue de la littérature portant sur les revues systématiques avec méta-analyses indexées dans PubMed jusqu’en 2025. Ont été retenues les études comparatives rapportant les scores fonctionnels de l’épaule, l’amplitude articulaire, le taux de récidive, l’appréhension résiduelle et les complications postopératoires.

Au total, 2258 patients ont été analysés Les données comparatives ne montraient pas d’amélioration significative des scores fonctionnels avec réparation capsulaire associée. Par ailleurs, la réparation capsulaire n’entraîne pas de diminution de la rotation externe ni de réduction du taux de récidive. Elle ne semble pas non plus réduire l’appréhension sauf chez les patients présentant une redondance capsulaire.

Les résultats suggèrent que la réparation capsulaire associée à la procédure de Latarjet n’apporte pas de bénéfice fonctionnel systématique. Toutefois, dans certaines situations anatomiques spécifiques, notamment en présence d’une redondance capsulaire, elle pourrait contribuer à réduire l’appréhension postopératoire.

La procédure de Latarjet confirme sa grande efficacité, comme en témoigne le faible taux de révision observé dans la plupart des séries. La réparation capsulaire ne paraît pas justifiée de manière systématique, mais peut être envisagée dans des indications sélectionnées selon le profil capsulo-ligamentaire.
Sadok CHTAI (Sousse, Tunisie) , Rami BEN MHENNI , Mohamed GHAMMAM , Nadim DEROUICH , Nader NAOUAR , Mohamed Ali KHALIFA , Karim BOUATTOUR
00:00 - 00:00 #52334 - EC-e028 Préserver le subscapulaire en arthroplastie inversée de l’épaule améliore-t-il réellement les résultats ? Revue systématique comparative.
EC-e028 Préserver le subscapulaire en arthroplastie inversée de l’épaule améliore-t-il réellement les résultats ? Revue systématique comparative.

Le choix de la voie d’abord en arthroplastie inversée de l’épaule influence directement l’exposition glénoïdienne, la préservation musculotendineuse et la récupération fonctionnelle postopératoire. La voie delto-pectorale avec préservation du tendon du subscapulaire a été récemment proposée afin de limiter l’agression des structures antérieures. L’objectif de cette revue systématique était d’évaluer son impact comparativement à la voie delto-pectorale classique et à la voie antéro-supérieure.

Une revue systématique de la littérature publiée jusqu’en 2025 a été réalisée à partir des études comparatives indexées dans PubMed. Ont été incluses les séries comparant les voies delto-pectorale classique, delto-pectorale avec préservation du subscapulaire et antéro-supérieure en arthroplastie inversée de l’épaule. Les critères d’évaluation portaient sur les scores fonctionnels, l’amplitude articulaire, les complications et les données médico-économiques.

Huit études totalisant 1644 patients ont été retenues. La voie delto-pectorale avec préservation du subscapulaire montrait des résultats supérieurs à la voie delto-pectorale classique avec ténotomie, notamment sur les scores fonctionnels, la rotation externe, l’abduction et la récupération postopératoire précoce. La réparation systématique du subscapulaire après ténotomie n’améliorait ni les résultats cliniques ni le taux de luxation. Lorsque la réparation était réalisée, les implants de type onlay étaient associés à un meilleur taux de cicatrisation tendineuse que les implants inlay (73 % versus 56 %). Globalement, la voie delto-pectorale conservait de meilleurs résultats globaux que la voie antéro-supérieure.

Les données disponibles suggèrent qu’une stratégie de préservation du subscapulaire optimise la récupération fonctionnelle sans majorer les complications. L’absence de bénéfice démontré de la réparation systématique après ténotomie remet en question son intérêt systématique. Les différences observées pourraient également dépendre de la conception prothétique et de la latéralisation humérale.

Les approches permettant la préservation du subscapulaire lors de l’arthroplastie inversée de l’épaule semblent offrir des avantages significatifs en termes de résultats fonctionnels, d’amplitude articulaire, de récupération postopératoire et de coût-efficacité. Cependant, le nombre d’études disponibles reste limité et des études comparatives supplémentaires de haute qualité sont nécessaires afin de confirmer ces résultats.
Sadok CHTAI (Sousse, Tunisie) , Rami BEN MHENNI , Romdhane DENGUEZLI , Aymen HANAFI , Nader NAOUAR , Mohamed Ali KHALIFA , Karim BOUATTOUR
00:00 - 00:00 #52336 - EC-e029 Ruptures chroniques bilatérales du sous-scapulaire : histoire naturelle et facteurs prédictifs de la chirurgie.
EC-e029 Ruptures chroniques bilatérales du sous-scapulaire : histoire naturelle et facteurs prédictifs de la chirurgie.

Chez certains patients consultant pour une rupture chronique symptomatique du sous-scapulaire (SSC), l’examen clinique et/ou l’imagerie peuvent révéler une rupture chronique controlatérale asymptomatique du SSC. Chez ces patients présentant une atteinte bilatérale, deux questions cliniques essentielles se posent : (1) pourquoi une épaule est-elle symptomatique alors que l’autre reste asymptomatique ? et (2) quels facteurs conduisent à une prise en charge chirurgicale de l’épaule symptomatique ?

Étude rétrospective monocentrique incluant des patients consécutifs présentant des ruptures chroniques bilatérales du sous-scapulaire, diagnostiquées entre 2016 et 2024, avec une symptomatologie unilatérale. Le diagnostic était posé cliniquement et confirmé par radiographies et IRM ou scanner de l'épaule. Les données démographiques, cliniques et radiologiques, l’atteinte de la coiffe des rotateurs, la classification de Collin et l’atteinte de la longue portion du biceps (LPB) ont été recueillies. L’épaule symptomatique a été comparée à l’épaule controlatérale. Le suivi moyen était de 52 ± 33 mois.

Vingt-deux patients (44 épaules) ont été inclus. Tous étaient des hommes, d’âge moyen 63 ± 8 ans, exerçant un travail manuel lourd dans 89 % des cas. Du côté symptomatique, la douleur constituait le principal motif de consultation, avec une pseudoparalysie dans 30 % des cas. À l’examen clinique, tous les patients présentaient un test de lift-off bilatéralement positif. Une rupture de la LPB était observée dans 35 % des épaules symptomatiques, contre 59 % des épaules controlatérales asymptomatiques. À l’imagerie, une infiltration graisseuse sévère du sous-scapulaire (Goutallier 3 ou 4) était retrouvée des deux côtés. Au dernier recul, le recours à la chirurgie était plus fréquent du côté symptomatique (47 %) que du côté controlatéral (11,8 % ; p = 0,057). Le type de chirurgie était adapté à la symptomatologie. En analyse multivariée, la rupture de la LPB à l’imagerie était associée à une probabilité plus faible de chirurgie (OR 0,29 ; p < 0,001). Les facteurs associés à la chirurgie étaient la pseudoparalysie (80 % vs 21 % ; p = 0,019), la subluxation ou luxation de la LPB (61,5 % vs 9,5 % ; p = 0,0022), l’extension inférieure de la rupture du sous-scapulaire (Collin B : OR 5,79 ; p < 0,001) et une arthropathie glénohumérale plus avancée (grade de Hamada : OR 1,73 par grade ; p = 0,010).

Les ruptures chroniques bilatérales du SSC concernent principalement des hommes âgés exerçant un travail manuel lourd. En présence de symptômes unilatéraux, la rupture controlatérale asymptomatique est fréquente et reste souvent non opérée avec une fonction conservée. Le recours à la chirurgie est associé à la pseudoparalysie, à l’instabilité du biceps, à une atteinte plus étendue de la coiffe et à une arthropathie plus avancée, tandis que la rupture de la LPB apparaît comme un facteur protecteur vis-à-vis de la chirurgie.
Mark MOUCHANTAF (Haguenau) , Gregorio SECCI , Manon BIEGUN , Philipp SCHIPPERS , Pascal BOILEAU
00:00 - 00:00 #52352 - EC-e030 La taille de la glénosphère influence-t-elle l’amplitude de rotation de l’épaule après prothèse inversée ? Revue de la littérature.
EC-e030 La taille de la glénosphère influence-t-elle l’amplitude de rotation de l’épaule après prothèse inversée ? Revue de la littérature.

La prothèse inversée de l’épaule constitue une solution majeure dans la prise en charge de l’arthrose gléno-humérale associée à des ruptures massives de la coiffe des rotateurs. Plusieurs études biomécaniques cadavériques suggèrent qu’une augmentation du diamètre de la glénosphère améliore la mobilité rotationnelle de l’épaule en limitant les phénomènes de conflit. L’objectif de cette revue de la littérature était d’évaluer cette hypothèse dans un contexte clinique.

Nous avons réalisé une revue de la littérature incluant les études comparant la mobilité de l’épaule après prothèse inversée utilisant deux tailles différentes de glénosphère. Les critères d’évaluation principaux concernaient l’amplitude articulaire, notamment la rotation. Les études ne rapportant pas les amplitudes de mouvement ainsi que les études cadavériques ont été exclues. Au total, 14 études ont été retenues pour l’analyse.

L’analyse de 14 études incluant 4721 patients met en évidence un décalage entre les principes biomécaniques et les résultats cliniques. Bien que les études biomécaniques suggèrent qu’une augmentation du diamètre de la glénosphère améliore la rotation libre de conflit, les données cliniques ne confirment pas systématiquement ce bénéfice fonctionnel. Aucune différence significative de l’amplitude de rotation n’a été observée en fonction de la taille de la glénosphère seule. D’autres paramètres, notamment la latéralisation de l’implant et l’inclinaison inférieure de la glène, semblent exercer une influence plus importante sur la rotation postopératoire.

Les données cliniques actuelles suggèrent que la taille de la glénosphère, isolément, n’est pas un déterminant majeur de la rotation postopératoire après prothèse inversée de l’épaule. Les paramètres de positionnement de l’implant, en particulier la latéralisation et l’inclinaison inférieure, pourraient jouer un rôle plus déterminant dans l’optimisation de la mobilité rotationnelle.

La latéralisation de l’implant et l’inclinaison inférieure apparaissent comme les facteurs les plus influents sur l’amplitude articulaire postopératoire. Dans les études cliniques, la taille de la glénosphère semble constituer un facteur moins déterminant pour la mobilité rotationnelle.
Sadok CHTAI (Sousse, Tunisie) , Rami BEN MHENNI , Romdhane DENGUEZLI , Nadim DEROUICH , Mohamed Ali KHALIFA , Karim BOUATTOUR
00:00 - 00:00 #52368 - EC-e031 Luxation antéro-interne inveterée de l’épaule : à propos d’un cas opéré six mois après le traumatisme et recul de 08 ans.
EC-e031 Luxation antéro-interne inveterée de l’épaule : à propos d’un cas opéré six mois après le traumatisme et recul de 08 ans.

La luxation gléno-humérale négligée est une pathologie complexe, rare mais sévère, caractérisée par des modifications anatomiques majeures : adhérences, rétractions capsulaires, lésions cartilagineuses, lésions osseuses humérales et glénoïdiennes et lésions des tissus mous. Le traitement chirurgical est indispensable et la réduction à foyer fermé est impossible. Nous rapportons le cas d’un patient de 40 ans présentant une luxation invétérée de l’épaule remontant à 06 mois. la perte glénoïdienne était de 50 %. Le traitement a consisté́ en une libération large, une butée coracoïdienne une réparation capsulo-tendineuse. Le recul à 8 ans montre un excellent résultat avec une épaule quasiment normale.

c'est un patient âgé de 40 ans,il n’a pas consulté en urgence mais 6 mois après le traumatisme . L’examen clinique avait montré une épaule en attitude vicieuse en rotation interne, une radiographie faite montre la luxation d’épaule dans sa variété antéro interne sous coracoidienne avec une encoche de malgaine, la TDM montre une encoche profonde avec perte glénoidienne de plus 50% Un abord delto-pectoral élargi a été réalisé́, la tète humérale avait été retrouvée sous la coracoïde et le tendon conjoint, nécessitant une ostéotomie de la coracoïde. Une libération complète est effectuée incluant la section en Z du subscapularis. La coracoïde est préparée selon la technique de Latarjet et fixée pour reconstruire le rebord glénoïdien. La capsulo-tendinoplastie antérieure est réalisée en fin d’intervention limitant ainsi la rotation externe .

Les suites opératoires étaient simples, l'épaule était stable mais ce qui était interessant lors du suivi annuel est que le patient a progressé sur le plan fonctionnel meme 08ans apres, au dernier recul en fin 2025 Le patient ne présente qu’une légère douleur, Activités quotidiennes et professionnelles normales.

Une entité́ rare mais sévère, Cependant, dans certaines séries de la littérature,leur fréquence n'est pas négligeable. elle impose souvent une libération complète avant réduction. La prise en charge chirurgicale repose sur la libération, la reconstruction osseuse et la réparation capsulaire et muscumaire . Lorsque la perte osseuse glénoïdienne dépasse 25 %, la butée de Latarjet devient nécessaire. Dans notre cas, avec l’encoche de malgaine profonde et perte glénoïdienne de 50 %, la récupération fonctionnelle à long terme est considérée comme excellente, dépassant les résultats habituellement rapportés dans la litérature.

La realisation d'une butée antérieure avec une retente capsulomusculaire après une bonne release peut donner d'excelents résultats à long terme, cette technique apporte une stabilité fiable et durable. Ce cas illustre un résultat fonctionnel optimal malgré ce délai de 6 mois.
Omar Farouk LAKSARI (Oran, Algérie)
00:00 - 00:00 #52538 - EC-e032 Ténotomie arthroscopique isolée du long biceps dans les ruptures massives non réparables de la coiffe des rotateurs : une solution palliative fonctionnelle à moyen terme.
EC-e032 Ténotomie arthroscopique isolée du long biceps dans les ruptures massives non réparables de la coiffe des rotateurs : une solution palliative fonctionnelle à moyen terme.

Les lésions du long biceps sont fréquemment associées aux ruptures massives et irréparables de la coiffe des rotateurs, constituant une source majeure de douleur. Chez certains patients âgés, présentant une élévation active préservée mais douloureuse, une prise en charge palliative ciblée peut permettre un soulagement durable sans recours à des gestes complexes. Cette étude a pour objectif d’évaluer les résultats cliniques et fonctionnels d’une ténotomie isolée du long biceps, réalisée arthroscopiquement, chez des patients sélectionnés.

Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique incluant 53 patients consécutifs (âge moyen : 70,1 ± 6,5 ans ; 28 femmes, 25 hommes) opérés entre 2015 et 2020 pour rupture massive non-réparable de la coiffe des rotateurs. Tous présentaient une élévation active préopératoire ≥ 90°, sans pseudoparalysie. Une ténotomie isolée du long biceps a été réalisée sous arthroscopie, sans acromioplastie ni réparation de la coiffe. Le recul moyen était de 5,3 ans. Les patients ont été recontactés et un auto-score de Constant a été recueilli avant et après l’intervention. Les scores VAS et SSV ont également été comparés, et les taux de satisfaction, de réintervention, de complications et de mortalité ont été analysés.

Le score de Constant s’est significativement amélioré, passant de 49,0 ± 8,9 en préopératoire à 75,2 ± 10,0 en postopératoire (p < 0,0001). Le score VAS a diminué de 6,8 ± 1,1 à 1,8 ± 1,7 (p < 0,0001) et le SSV a progressé de 37,8 ± 8,6 à 83,0 ± 10,5 (p < 0,0001). Le taux de patients se déclarant très satisfaits était de 81 %. Trois patients (5,6 %) ont nécessité une reprise chirurgicale par prothèse totale inversée ; tous présentaient une omarthrose évoluée (Hamada IV) sur les radiographies préopératoires. Deux complications ont été rapportées (3,7 %) : une capsulite rétractile et une perte de la rotation externe active liée à la progression d’une lésion du petit rond. Le taux de mortalité à moyen terme était de 15,6 %, sans réintervention documentée avant le décès. Tous les patients ont conservé une élévation active fonctionnelle supérieure à 90°.

La ténotomie arthroscopique isolée du long biceps est une option palliative simple, efficace et durable pour les patients présentant une rupture massive irréparable de la coiffe mais une épaule encore fonctionnelle. Elle permet une amélioration significative de la douleur et de la fonction, avec un taux très faible de complications. Une sélection rigoureuse des patients, notamment l’exclusion des pseudoparalysies et des arthropathies évoluées (Hamada ≥ 3), est essentielle au succès de cette stratégie.
Mokhtar ROMDHANI (HAGUENAU, Tunisie) , Som YUVANSETH , Houssem NSIBI , Khairallah AMHAZ , Alexandros FARDELLAS , Michel BRAX , Mark MOUCHANTAF
00:00 - 00:00 #52696 - EC-e033 Minimal adipose infiltration and good functionality of subscapularis after Latarjet using an inverted L-shaped tenotomy: results at minimum 10 years of follow-up.
EC-e033 Minimal adipose infiltration and good functionality of subscapularis after Latarjet using an inverted L-shaped tenotomy: results at minimum 10 years of follow-up.

The Latarjet procedure is a well-established surgical technique for treating anterior shoulder instability. However, concerns remain regarding its long-term effects on subscapularis muscle integrity and glenohumeral joint health, particularly when using an inverted L-shaped tenotomy. This study aimed to evaluate subscapularis fatty infiltration and function, glenohumeral osteoarthritis, and bone graft osteointegration after a minimum 10-year follow-up.

This prospective study included 32 patients who underwent the Latarjet procedure with an inverted L-shaped subscapularis tenotomy and single-screw coracoid fixation prior to January 2014. Functional outcomes were assessed using the Rowe and Constant-Murley Scores (CMS), subscapularis-specific strength testing, and internal rotation strength measured with a dynamometer. MRI was used to assess subscapularis fatty infiltration according to the Goutallier classification, while glenohumeral osteoarthritis was graded on X-ray using the Samilson-Prieto classification.

At final follow-up, 78.3% of patients achieved good to excellent Rowe scores, and the mean CMS was 94 ± 5.9. The mean subscapularis strength was 5/5 on the Medical Research Council (MRC) scale in more than 90% of the patients with an average internal rotation strength of 7.4 kg. Fatty infiltration of the subscapularis was classified as Goutallier grade 2 or 3 in 21.9% of cases. Glenohumeral osteoarthritis was identified in two-thirds of patients; however, 50% of these cases were classified as mild (grade 1). Complete graft osteointegration was observed in all cases.

The findings of this study indicate that the inverted L-shaped tenotomy does not appear to significantly compromise subscapularis function in the long term, despite the presence of moderate fatty infiltration in a subset of patients. Functional outcomes and rates of fatty degeneration were comparable to those reported for subscapularis-splitting techniques, although only indirect comparisons can be made. The high prevalence of mild glenohumeral osteoarthritis likely reflects multifactorial influences, including the natural history of instability. However, the high attrition rate and limited sample size represent important limitations and may have led to an overestimation of clinical outcomes.

The Latarjet procedure using an inverted L-shaped subscapularis tenotomy provides satisfactory long-term clinical and radiological outcomes, with preservation of subscapularis function and reliable graft osteointegration. This technique appears to be a viable surgical option for anterior shoulder instability, although further comparative studies are required to confirm these findings.
Chiara FOSSATI , Rossella RAVAGLIA (Milan, Italie) , Stoppani CARLO , Menon ALESSANDRA , Parolini RICCARDO , Randelli PIETRO
00:00 - 00:00 #52724 - EC-e034 Prospective pilot study of intratendinous porcine-derived type I collagen injections for rotator cuff tendinopathy: 12-month clinical and MRI outcomes.
EC-e034 Prospective pilot study of intratendinous porcine-derived type I collagen injections for rotator cuff tendinopathy: 12-month clinical and MRI outcomes.

Rotator cuff tendinopathy is a common cause of shoulder pain and functional limitation. Biological therapies have been increasingly investigated to enhance tendon healing, but their clinical effectiveness remains debated. This study aimed to evaluate the clinical and radiological outcomes of intratendinous injections of a porcine-derived type I collagen medical device.

In this prospective monocentric pilot study conducted between 2022 and 2025, adults with clinically and radiologically confirmed rotator cuff tendinopathy received three ultrasound-guided intratendinous injections at 2-week intervals and were followed for 12 months. A power analysis determined that 24 patients were required to detect a 13-point improvement in the Constant-Murley Score at 3 months. The primary endpoint was achievement of a ≥13-point increase in the Constant-Murley Score at 3 months. Secondary endpoints included functional scores, pain intensity, magnetic resonance imaging findings, and analgesic consumption.

Twenty-four patients were enrolled and 22 completed 12-month follow-up. At 3 months, 8 of 23 patients (35%) achieved the predefined 13-point Constant-Murley Score MCID. Mean Constant-Murley Score improved from 62.4 at baseline to 72.2 at 3 months and 78.7 at 12 months (p < 0.001). The American Shoulder and Elbow Surgeons score improved from 47.3 at baseline to 68.5 at 3 months and 82.2 at 12 months. The Simple Shoulder Test improved from 8.8 to 9.7 at 3 months and 11.3 at 12 months. Pain scores decreased from 5.8 at baseline to 3.5 at 3 months and 2.1 at 12 months. MRI at 12 months showed improved tendon quality in 7 of 20 evaluated patients (35%).

Although the predefined clinically meaningful improvement at 3 months was achieved in a limited proportion of patients, progressive improvements in functional scores and pain reduction were observed over time, suggesting a potential biological effect on tendon healing.

Intratendinous collagen injections were associated with progressive clinical and radiological improvements in patients with rotator cuff tendinopathy and may represent a safe and promising treatment option.
Antonio MUZIO , Chiara FOSSATI (Milano, Italie) , Alessandra MENON , Carlo Alberto STOPPANI , Mauro Battista GALLAZZI , Pietro RANDELLI
00:00 - 00:00 #52742 - EC-e035 Influence de la stratégie de planification d’une prothèse totale d’épaule inversée sur le recrutement deltoïdien.
EC-e035 Influence de la stratégie de planification d’une prothèse totale d’épaule inversée sur le recrutement deltoïdien.

Le positionnement des implants d’une prothèse totale d’épaule inversée (PTI) détermine le centre de rotation ainsi que l’équilibre entre médialisation, latéralisation et distalisation, et influence donc le recrutement du deltoïde. L’objectif de cette étude était d’analyser l’effet de différentes stratégies de planification sur la force deltoïdienne requise pour l’abduction, en fonction du type de glène.

Des cas représentatifs de glènes A1, A2 et B2 selon la classification de Walch, de glène E3 selon la classification de Favard, ainsi qu’un cas de rupture massive irréparable de coiffe (MRCT) sans atteinte osseuse associée, ont été étudiés à partir des scanners préopératoires. Six configurations de planification ont été simulées : médialisation de type Grammont (MG/MH), latéralisation glénoïdienne (LG/MH), latéralisation humérale (MG/LH), latéralisation bipolaire (LG/LH), humérus neutre avec glène latéralisée (LG/NH) et glénosphère centrée latéralisée (CLG/NH). La force du deltoïde nécessaire à l’abduction a été estimée à l’aide d’un modèle biomécanique patient-spécifique intégrant 42 muscles, du thorax à la main, et permettant de simuler à la fois les mobilités gléno-humérale et scapulo-thoracique

La stratégie de planification influençait significativement la force deltoïdienne requise dans les glènes A1 (p = 0,012), A2 (p < 0,001), E3 (p < 0,001) et dans le cas de MRCT (p < 0,001), mais pas dans la glène B2 (p = 0,084). Dans les glènes A1 et E3, la configuration LG/LH était associée à la plus faible force deltoïdienne (respectivement 158 ± 64 N et 127 ± 53 N). Dans les glènes A2 et B2, la configuration MG/LH minimisait la force requise (respectivement 143 ± 57 N et 158 ± 60 N). Dans le cas de MRCT, la configuration LG/MH était la moins exigeante (181 ± 70 N). Globalement, aucune configuration ne s’imposait de manière constante dans l’ensemble des situations pathologiques

Aucune stratégie unique ne s’impose dans toutes les situations : la latéralisation bipolaire (LG/LH) est favorable pour certaines glènes peu déformées (A1, E3), tandis que la latéralisation humérale (MG/LH) semble plus adaptée aux glènes A2 et B2. Ces résultats plaident en faveur d’une planification personnalisée, adaptée à la morphologie glénoïdienne et à la pathologie de chaque patient.

La stratégie de planification d’une PTI influence le recrutement deltoïdien de manière dépendante de la déformation glénoïdienne.
Axel CLEMENT (Brest) , Julien OGOR , Ehsan SARSHARI , Yannick MORVAN , Julien BERHOUET , Jean David WERTHEL
00:00 - 00:00 #52770 - EC-e036 Influence du mode de planification du positionnement des implants d’une prothèse d’épaule inversée sur l’élongation musculaire en fonction de la déformation glénoïdienne.
EC-e036 Influence du mode de planification du positionnement des implants d’une prothèse d’épaule inversée sur l’élongation musculaire en fonction de la déformation glénoïdienne.

La prothèse totale d’épaule inversée de l’épaule (PTEI) repose sur des choix de planification déterminants, notamment le positionnement du centre de rotation et l’équilibre entre médialisation, latéralisation et distalisation. Ces paramètres influencent directement les contraintes biomécaniques, en particulier l’élongation du deltoïde, qui pourrait varier selon la déformation glénoïdienne. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact de différentes stratégies de planification sur l’élongation deltoïdienne au cours de l’abduction.

Six cas ont été étudiés : glènes A1, A2, B2 et E3, ainsi qu’un cas de rupture massive de coiffe (MRCT) sans usure associée. À partir des scanners préopératoires, six configurations de planification ont été simulées : médialisation type Grammont (MG/MH), latéralisation glénoïdienne (LG/MH), latéralisation humérale (MG/LH), latéralisation bipolaire (LG/LH), humérus neutre avec glène latéralisée (LG/NH) et glénosphère centrée latéralisée (CLG/NH). L’élongation du deltoïde lors de l’abduction a été estimée à l’aide d’un algorithme de wrapping modélisant les muscles comme des lignes s’enroulant autour des structures osseuses. L’amplitude d’abduction avant conflit scapulaire a également été analysée.

L’élongation deltoïdienne variait significativement selon la configuration et la pathologie. Pour les glènes A1, A2, E3 et MRCT : La configuration CLG/NH entraînait la plus faible élongation (respectivement 5,6±2,3 %, 9,0±2,7 %, 13,0±2,1 %, 10,2±2,8 %). À l’inverse, la configuration LG/LH générait l’élongation maximale (14,0±2,6 %, 19,3±3,2 %, 26,3±2,5 %, 20,4±3,2 %), significativement supérieure à CLG/NH (toutes p<0,01). Pour la Glène B2 : La configuration LG/NH minimisait l’élongation (4,9±1,7 %), tandis que LG/LH la majorait (14,0±1,3 %, p<0,01). Les configurations limitant l’élongation (notamment CLG/NH) étaient associées aux plus faibles amplitudes d’abduction avant conflit scapulaire : A1 (51°), B2 (54°), E3 (46°) et MRCT (64°). À l’inverse, les amplitudes maximales sans conflit étaient obtenues avec LG/MH pour A1 (83°, +32°), E3 (89°, +44°) et MRCT (77°, +13°), et avec LG/LH pour B2 (72°, +18°).

Les configurations limitant l’élongation sont associées à une réduction de l’amplitude sans conflit osseux, soulignant l’existence d’un compromis entre tension musculaire et mobilité. Ces résultats mettent en évidence la nécessité d’une planification personnalisée visant à équilibrer élongation deltoïdienne et amplitude articulaire.

Le mode de planification en PTEI influence significativement l’élongation du deltoïde, avec des effets dépendants de la déformation glénoïdienne.
Axel CLEMENT (Brest) , Julien OGOR , Yannick MORVAN , Julien BERHOUET , Jean David WERTHEL
00:00 - 00:00 #52801 - EC-e037 Navigated reverse shoulder arthroplasty: analysis of adherence to preoperative planning and expected outcomes using artificial intelligence.
EC-e037 Navigated reverse shoulder arthroplasty: analysis of adherence to preoperative planning and expected outcomes using artificial intelligence.

Artificial intelligence (AI) and machine learning (ML) are increasingly used in shoulder arthroplasty to support preoperative planning and predict outcomes. However, their reliability and clinical impact remain unclear.

A retrospective study was conducted on two consecutive cohorts of patients who underwent navigated reverse shoulder arthroplasty using the Exactech GPS® system. The two-cohort design allowed the evaluation of two distinct objectives. The primary objective was to assess the predictive accuracy of Predict+ for range of motion (ROM) and pain (VAS), by comparing preoperative estimates with clinical outcomes at ≥6 months follow-up, including comparison with the “impingement-free” ROM predicted by the software. The secondary objective was to evaluate the agreement of distalization (DSA) and lateralization (LSA) measurements obtained from 2D radiographs, 3D planning, and two-dimensional measurements on 3D reconstructions. Measurements were performed using a digital goniometer (Angle Meter 360°), and each parameter was assessed repeatedly by multiple observers. Reliability was evaluated using intraclass correlation coefficients (ICC), while pain was measured using the VAS scale. Statistical analysis was performed using SPSS (α = 0.05). Correlations between predictions and clinical outcomes were assessed using Spearman’s coefficient; differences and agreement between methods were evaluated using repeated-measures tests, ICC, mean absolute error (MAE), and Bland–Altman analysis.

Ten patients (mean age 74.6 years; follow-up 21.9 months) were analyzed for Predict+. Accuracy was acceptable for VAS and forward elevation but poor at the individual level, with weak correlations especially for abduction and external rotation. The 3D kinematic simulation showed poor agreement with clinical ROM, underestimating forward elevation. Twenty-eight patients were included for DSA/LSA analysis. Agreement between methods was moderate (ICC≈0.7). Techniques were not interchangeable but showed acceptable clinical consistency.

AI-based prediction systems demonstrate good agreement at the population level but limited reliability at the individual level. Predict+ provides acceptable estimates for pain and forward elevation, but is less accurate for abduction and external rotation, often exceeding the minimum clinically important difference (MCID). Three-dimensional kinematic planning proved systematically inaccurate in representing actual ROM, likely due to the limitations of static models that do not account for scapulothoracic compensations after RTSA. Static measurements of DSA and LSA show moderate agreement across techniques and may serve as useful postoperative descriptors.

Overall, AI represents a promising support tool, but remains in a developmental stage and cannot replace the surgeon’s clinical judgment.
Elisa TROIANO , Azzurra MASINI , Cristina Rosa COCO , Cristina LATINO , Nicola MONDANELLI (Siena, Italie) , Stefano GIANNOTTI
00:00 - 00:00 #52833 - EC-e038 Critical Shoulder Angle as a predictor of humeral nail positioning following long antegrade intramedullary nailing.
EC-e038 Critical Shoulder Angle as a predictor of humeral nail positioning following long antegrade intramedullary nailing.

Long antegrade intramedullary nailing is a reliable option for humeral shaft fractures, but proximal nail malposition may contribute to shoulder-related morbidity. Patient-specific acromial morphology may influence nail position. To evaluate whether radiographic acromial morphology, assessed by the Critical Shoulder Angle (CSA) and Acromial Tilt (AT), predicts humeral nail malposition after long antegrade intramedullary nailing for humeral shaft fractures.

A retrospective consecutive series of 107 patients treated with long antegrade intramedullary nailing through a superolateral approach was analyzed. Postoperative imaging included a true anteroposterior shoulder view and a scapular lateral (Lamy) view. CSA and AT were measured independently by two observers, and interobserver agreement was assessed using intraclass correlation coefficients. Nail position was categorized as centered or eccentric on each view and quantified using lateralization (AP view) and anteroposterior (lateral view) ratios. Group comparisons and correlation analyses were performed.

Mean age was 62 ± 21 years, and 56% of patients were male. Interobserver agreement was excellent for CSA (ICC 0.95) and AT (ICC 0.98). On anteroposterior views, 61% of nails were centered and 29% were laterally eccentric; on lateral views, 64% were centered and 30% were anteriorly eccentric. CSA was not associated with nail lateralization on anteroposterior views. However, CSA showed a significant correlation with the anteroposterior ratio on lateral views (ρ = −0.27, p = 0.005), indicating increased anterior nail positioning with higher CSA values. AT was not associated with nail position. Age, sex, and fracture type were not predictive of nail positioning.

High Critical Shoulder Angle (CSA) appears to constrain the nail insertion trajectory in the sagittal plane, promoting anterior deviation due to increased lateral acromial coverage and altered biomechanics. In contrast, Acromial Tilt showed no significant influence, likely reflecting reduced impact with modern straight, low-profile nail designs. These findings highlight the role of patient-specific anatomy in implant positioning and suggest that technical adaptations may be required in patients with unfavorable acromial morphology.

CSA is associated with anterior humeral nail positioning after long antegrade intramedullary nailing. Preoperative CSA assessment may help identify patients at risk of nail malposition.
Olivier BOZON (Montpellier) , Fabien MESBAH , Pierre-Emmanuel CHAMMAS , Hugo BARRET , Bertrand COULET
00:00 - 00:00 #52834 - EC-e039 Disjonctions acromio-claviculaires de stade III : faut il les opérer ? Une umbrella.
EC-e039 Disjonctions acromio-claviculaires de stade III : faut il les opérer ? Une umbrella.

Le traitement des disjonctions acromio-claviculaires (DAC) stade III est un sujet de controverse, le choix entre un traitement chirurgical et un traitement non chirurgical reste un sujet de débat dans la littérature. L’objectif de cette étude était de synthétiser les données de plus haut niveau de preuve disponibles afin de comparer les résultats fonctionnels et radiologiques des deux stratégies thérapeutiques.

Nous avons mené une umbrella review (revue des revues de littérature et des méta-analyses) publiées en Français ou en Anglais entre 2010 et 2024 qui comparent les résultats du traitement chirurgical et non chirurgical des disjonctions acromio claviculaires (DAC) Stade III. Nous avons inclus les revues rapportant les résultats fonctionnels et radiologiques. Nous n’avons pas inclus les articles ne rapportant pas les résultats en score fonctionnels. Après l’application des critères d’inclusion et l’élimination des doublons et des articles hors sujet (ceux qui ne comparent pas les 2 méthodes thérapeutiques pour les dac stade III) , 9 méta-analyses et 6 revues systémiques ont été retenues.

L’ensemble des études analysées converge vers des résultats fonctionnels comparables entre les traitements chirurgical et conservateur à moyen et long terme. Le traitement chirurgical permet une meilleure réduction anatomique de la disjonction et facilite l’évaluation et la prise en charge des lésions associées (lésions de la coiffe des rotateurs, lésions SLAP). Cependant, il est associé à un taux de complications significativement plus élevé, incluant infections, échecs mécaniques et reprises chirurgicales. Aucune différence significative n’a été retrouvée concernant les scores fonctionnels dans la majorité des méta-analyses.

Cette umbrella review confirme l’absence de supériorité fonctionnelle du traitement chirurgical dans les DAC de stade III, malgré une meilleure correction anatomique. Ces résultats suggèrent que la réduction radiologique ne constitue pas un facteur déterminant du pronostic fonctionnel, remettant en question l’indication systématique de la chirurgie. Le sur-risque de complications associé au traitement chirurgical constitue un argument majeur en faveur d’une prise en charge conservatrice en première intention. Néanmoins, certains sous-groupes de patients, notamment les sujets jeunes, sportifs ou à forte demande fonctionnelle, pourraient bénéficier d’une stabilisation chirurgicale, bien que les critères de sélection restent à préciser. Ces données soulignent la nécessité d’une approche individualisée basée sur le profil du patient et ses exigences fonctionnelles.

Le traitement conservateur des DAC de stade III offre des résultats fonctionnels comparables à la chirurgie, avec un moindre taux de complications. La chirurgie ne doit pas être systématique et doit être réservée à des indications sélectionnées, notamment chez les patients à forte demande fonctionnelle.
Sadok CHTAI (Sousse, Tunisie) , Rami BEN MHENNI , Mohamed GHAMMAM , Aymen HANAFI , Moalla MOEZ , Mohamed Ali KHALIFA , Karim BOUATTOUR
00:00 - 00:00 #52835 - EC-e040 Efficacy Of Novel Triple Layer Elbow Ligament Reconstruction Technique.
EC-e040 Efficacy Of Novel Triple Layer Elbow Ligament Reconstruction Technique.

Chronic elbow instability is challenging, as treatment must restore durable stability without compromising motion. In delayed cases, ligament repair alone is often insufficient, requiring augmentation with biologic and/or synthetic constructs. We describe a novel “Triple-Layer” ligament reconstruction combining (1) capsulo-ligamentous repair, (2) tendon graft reconstruction, and (3) synthetic tape augmentation to protect the graft and allow early mobilization. The primary objective was to evaluate radiographic outcomes after Triple-Layer reconstruction. Secondary objectives included functional outcomes and complications.

We conducted a retrospective review of adult patients treated between 2011 and 2024 for chronic elbow instability (>3 weeks) using this technique. Indications included posterolateral rotatory and/or medial valgus instability requiring ligament reconstruction. Exclusion criteria were olecranon fracture, pre-existing arthrosis, skeletal immaturity, rheumatoid arthritis, or systemic laxity. Surgery combined repair of residual capsulo-ligamentous tissue, anatomic tendon graft reconstruction (auto/allograft), and FiberTape® augmentation. Approach (lateral, medial, or combined) and associated procedures were recorded. Radiographic outcomes (preoperative, postoperative, final follow-up) included drop sign, radiocapitellar alignment (DRH, RCR), heterotopic ossification (HO), and osteoarthritis (OA). Functional outcomes (≥1 year) included QuickDASH, ASES-E, and PREE.

Twelve patients (9 men, 3 women), mean age 45 ± 17 years, were included with mean follow-up of 54 ± 51 months. Reconstructions were lateral (75%), medial (17%), or combined (8%); 41% had associated procedures. Elbow stability improved significantly: positive drop sign decreased from 73% to 9% (p = 0.023), and mean drop sign from 5 ± 6 mm to 2 ± 0.3 mm (p = 0.006). Radiocapitellar alignment improved, with RCR from −25 ± 41% to −4 ± 6% (p = 0.032) and DRH from −6 ± 9 mm to −1 ± 2 mm (p = 0.053). No OA progression was observed (p = 0.99). HO increased from 50% to 67% without significance (p = 0.48). Functional outcomes were satisfactory: QuickDASH 19 ± 17, ASES-E 75 ± 22, PREE 26 ± 19. No infection or reoperation occurred.

Chronic instability often requires combined biologic and mechanical reconstruction. The Triple-Layer technique provides initial stability while protecting the graft, facilitating early mobilization. These findings highlight the value of hybrid constructs in complex chronic elbow instability.
Olivier BOZON (Montpellier) , Pamela NEHME , Dominique ROULEAU
00:00 - 00:00 #52849 - EC-e041 Faut-il aborder le fragment de la tubérosité deltoïdienne dans les fractures de la diaphyse humérale traitée par clou centromédullaire ?
EC-e041 Faut-il aborder le fragment de la tubérosité deltoïdienne dans les fractures de la diaphyse humérale traitée par clou centromédullaire ?

La réduction anatomique en cas de fractures de la diaphyse humérale ostéosynthésée par clou centromédullaire reste un challenge même dans un centre spécialisé. Malgré la fiabilité de la consolidation osseuse secondaires, il est fréquent qu’un important espace interfragmentaires persistant mène à une pseudarthrose. La tubérosité deltoïdienne (TD), par action d’abduction musculaire, est fréquemment la zone présentant les défauts de réduction les plus importants. Elle peut être séparée en tant que troisième fragment ou extrémité solidaire du fragment proximal d’un trait oblique long. L’objectif de cette étude est d’évaluer si l’abord direct avec cerclage dans les fractures avec mise en jeu de la tubérosité deltoïdienne permettait un taux supérieur de consolidation à 3 mois et 6 mois.

Furent inclus de façon rétrospective et systématique toutes les fractures de l’humérus diaphysaires de janvier 2013 à janvier 2023 traitées par enclouage centromédullaire avec mise en jeu de la tubérosité deltoïdienne (3ème fragment ou oblique longue s’arrêtant à la TD). Le critère de jugement principal était la comparaison du taux de consolidation à 3 mois avec ou sans abord et cerclage. Les critères de jugements secondaires étaient les taux de consolidation à 6 mois, 12 mois, de réopérations, et de complications. L’analyse des variables qualitatives était réalisée par test exact de Fisher au seuil de significativité alpha=0,05.

106 patients furent analysés - 70 femmes (66%) et 36 hommes (33%) - comprenant 24 patients (22,6%) ayant eu un abord direct versus 82 patients sans (77,4%). A 3 mois, la consolidation était non significativement différente entre les groupes avec (n=6, 31,6 %) versus sans abord ni cerclage du foyer de fracture (n=10, 17,9%) (p=0,214). L’ odd-ratio au test de Fisher à OR= 2,123 (0,672 : 6,709). A 6 mois, la consolidation était statistiquement supérieure dans le groupe avec cerclage osseux (n=13, 92,9%) versus sans (n=24, 63,1%) (p=0,043). L’odd-ratio au test de Fisher à OR=7,583 (1,244 : 46,224). La consolidation était retrouvée à 1 an dans tous les cas de cerclage (n=24, 100%) significativement supérieure par rapport au groupe sans (n=82, 71%) (p=0,044) avec un odd-ratio au test de Fisher à OR= 4.909 (0.768 :31.397). Le taux de réopération est de 0,04% (n=1) pour le groupe avec abord versus 0,09% (n=8) pour le groupe sans abord ni cerclage. Concernant les complications, nous rapportons un cas de déficit radial acquis en post-opératoire dans le groupe avec abord et aucun patient dans le groupe sans abord ni cerclage.

Ces résultats doivent être confirmés par de futures études mais pourrait amener à un changement des pratiques au bénéfice des patients.

Cette étude rétrospective systématique monocentrique montre sur 106 patients ayant présenté une fracture diaphysaire avec mise en jeu du tubercule deltoïdien et traitée par clou centromédullaire significativement un meilleur taux de consolidation à 6 et 12mois, et non significatif à 3mois.
Mathilde DELORME (Montpellier) , Léo RADISSON , Julie MATHIEU , Thomas DAOULAS , Cyril LAZERGES , Bertrand COULET , Pierre-Emmanuel CHAMMAS
00:00 - 00:00 #52878 - EC-e042 Evaluation of Lateralization and Scapular Impingement Prevention Using a 135° Inlay Humeral Implant in Reverse Total Shoulder Arthroplasty.
EC-e042 Evaluation of Lateralization and Scapular Impingement Prevention Using a 135° Inlay Humeral Implant in Reverse Total Shoulder Arthroplasty.

Scapular impingement in reverse total shoulder arthroplasty (rTSA) can lead to scapular notching and limitation of range of motion (ROM). Implant lateralization is a well-established strategy to mitigate this issue and can be achieved on either the glenoid or humeral side. Recently, a 135° neck-shaft angle inlay-type humeral implant has been introduced. The purpose of this study was to quantify the degree of lateralization achieved with this implant and to evaluate its effect on preventing scapular impingement.

Thirty shoulders with osteoarthritis or cuff tear arthropathy without severe glenoid defects were analyzed. Virtual implantation of rTSA components was performed using three-dimensional planning software based on DICOM data. For the glenoid component, two configurations were evaluated: a standard type (S), consisting of a 25-mm baseplate with a 36-mm glenosphere placed at 0° inclination and flush with the inferior glenoid rim, and a lateralized type (L), in which an additional 5 mm of lateralization was applied to simulate BIO-rTSA. For the humeral component, three inlay designs with different neck-shaft angles were assessed: 155° (G), 145° (O), and 135° (F). All humeral implants were positioned at the level of the greater tuberosity. The degree of lateralization was measured across six combinations of glenoid and humeral configurations. Impingement-free ROM, including adduction, extension, external rotation, and internal rotation, was simulated and compared, with particular focus on the 135° implant (type F).

The mean lateralization values, in descending order, were SG, SF, SO, LG, LF, and LO, measuring −10 mm, −4 mm, −1 mm, −5 mm, 1 mm, and 4 mm, respectively, with significant differences observed among all configurations. The corresponding mean ROM values, in the same order, were as follows: adduction of 2°, 24°, 13°, 15°, 43°, and 30°; extension of 2°, 49°, 19°, 20°, 80°, and 40°; external rotation of 5°, 36°, 21°, 24°, 53°, and 42°; and internal rotation of 44°, 92°, 85°, 82°, 96°, and 90°. The LF configuration demonstrated significantly greater ROM in all directions compared to the other configurations.

Lateralization in rTSA is a key factor influencing ROM, scapular impingement, and joint stability. In this study, the LF configuration, defined as a combination of a 135° inlay humeral implant and 5 mm of glenoid lateralization, demonstrated the greatest impingement-free ROM in all directions. This finding suggests that achieving a balanced degree of lateralization, rather than maximizing it, is critical. The LF configuration resulted in 1 mm of lateralization, which is close to the native anatomy and may contribute to improved biomechanics and soft tissue balance.

A combination of a 135° inlay humeral implant and 5 mm of glenoid lateralization provides optimal impingement-free ROM while maintaining near-native lateralization. Balanced lateralization may be essential for optimizing outcomes in rTSA.
Naoko MIZUNO (Osaka, Japon)
00:00 - 00:00 #52902 - EC-e043 Arthropathie neuropathique du membre supérieur sur syringomyélie : entre destruction articulaire rapide et défi thérapeutique.
EC-e043 Arthropathie neuropathique du membre supérieur sur syringomyélie : entre destruction articulaire rapide et défi thérapeutique.

L’arthropathie neuropathique (AN) est une pathologie méconnue et sévère caractérisée par une destruction articulaire rapide. Le traitement chirurgical ne doit être envisagé qu’en ultime recours. Elle est souvent associée à une atteinte neurologique sous-jacente, notamment la syringomyélie. Aux membres supérieurs, l’épaule et le coude sont les articulations les plus fréquemment atteintes. Sa physiopathologie reste incertaine, impliquant des mécanismes neurovasculaires et microtraumatiques. Les reprises chirurgicales itératives sont fréquentes en cas de pose d’implants.

Nous rapportons une série de trois cas d’AN du membre supérieur pris en charge dans notre service, chez des patientes présentant une syringomyélie dans le cadre de malformation du cervelet de type Arnold-Chiari. Les données cliniques, radiologiques et thérapeutiques ont été analysées, puis comparés à celles disponibles dans la littérature.

Les trois patientes ont présenté une destruction articulaire rapidement progressive survenant plusieurs années après le diagnostic de syringomyélie, sans facteur déclenchant identifié. Les tableaux cliniques étaient aspécifiques, associant douleurs, œdème et limitation fonctionnelle du coude ou de l’épaule. La prise en charge initiale a reposé principalement sur un traitement conservateur (immobilisation, antalgiques, rééducation), permettant une amélioration des symptômes. Deux patientes ont nécessité une prise en charge chirurgicale (prothèse ou arthrodèse) avec échec du premier traitement et interventions itératives, avec des complications à distance. Une patiente a été traitée exclusivement de manière conservatrice avec stabilisation clinique jusqu’à ce jour.

L’arthropathie neuropathique secondaire à la syringomyélie peut survenir tardivement et ce de manière imprévisible. Le diagnostic repose sur un faisceau d’arguments cliniques et radiologiques, après avoir éliminé une origine infectieuse ou inflammatoire. La prise en charge doit être précoce et multidisciplinaire en privilégiant un traitement conservateur. Le traitement neurochirurgical de la cause apparait indispensable pour empêcher l’évolution de la maladie. Les indications chirurgicales orthopédiques restent discutées en raison d’un risque élevé de complications et d’échec, notamment en cas de maladie évolutive.

L’arthropathie neuropathique du membre supérieur est une complication rare mais grave de la syringomyélie. Une surveillance prolongée est indispensable, même en cas de stabilité neurologique. Le traitement doit être individualisé, en privilégiant une approche conservatrice. La chirurgie reste une situation de dernier recours en raison des hauts taux de complications et de reprises chirurgicales itératives et seulement après stabilisation indispensable de la maladie.
Carla TOURNOUD (Montpellier) , Pierre Emmanuel CHAMMAS , Cyril LAZERGES , Michel CHAMMAS , Bertrand COULET
00:00 - 00:00 #52922 - EC-e044 L’existence d’une rétraction différentielle des feuillets du supra-épineux a-t-elle une influence sur le résultat post opératoire des réparations sous arthroscopie ?
EC-e044 L’existence d’une rétraction différentielle des feuillets du supra-épineux a-t-elle une influence sur le résultat post opératoire des réparations sous arthroscopie ?

La rupture de la coiffe est la première cause de douleurs et d’impotence fonctionnelle au niveau de l’épaule, et est une pathologie de plus en plus opérée. Plusieurs facteurs péjoratifs sont décrits lors de la prise en charge chirurgicale comme l’infiltration graisseuse avancée ou une surface de rupture importante. Certains facteurs ont un rôle moins bien défini comme la présence d’une délamination entre le feuillet superficiel et profond du supra-épineux, qui peuvent être plus ou moins rétractés. Initialement décrit comme source de moins bons résultats, le rôle de la délamination est aujourd’hui controversé. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’influence du différentiel de rétraction des deux feuillets du supra-épineux en préopératoire et les résultats post-opératoires après réparation de la coiffe des rotateurs sous arthroscopie

Il s’agit d’une étude rétrospective sur 85 patients opérés d’une réparation du supra-épineux sous arthroscopie entre 2019 et 2025 par un opérateur unique. Un indice de rétraction différentielle des deux feuillets du supra-épineux a été calculé sur l’IRM préopératoire selon la formule (Rétraction feuillet superficiel – Rétraction du feuillet profond), rapportée à la largeur du footprint pour s’affranchir de la taille des patients. La fiabilité inter et intra-observateur a été analysée. Le critère de jugement principal était l’épaisseur tendineuse post opératoire à l’échographie de contrôle. Les critères de jugement secondaires comprenaient : la présence d’une re-rupture, une classification de l’épaisseur tendineuse, les mobilités post-opératoires et la force post opératoire

Au total 81 patients étaient analysables. L’indice de rétraction différentielle présente une bonne reproductibilité intra et inter-observateur. Aucune association significative n’a été retrouvée entre l’indice de rétraction différentielle et l’épaisseur tendineuse post opératoire (p=0.90). De même aucune corrélation n’a été observée entre l’indice et la présence d’une re-rupture (p=0.27), les catégories d’épaisseur tendineuse (p=0.28), les mobilités post-opératoires et la force post opératoire (p=0.65)

Le différentiel de rétraction entre le feuillet profond et le feuillet superficiel, bien que mesuré de manière reproductible, ne parait pas exercer une influence significative sur les résultats d’imagerie et les résultats fonctionnels post opératoires après réparation de la coiffe des rotateurs. Cela suggère que la délamination et la différence de rétraction entre les couches tendineuses ne constituent pas de déterminant majeurs de la cicatrisation après réparation sous arthroscopie

Ces résultats suggèrent que le différentiel de rétraction ne constitue pas un facteur pronostic majeur des résultats post opératoires. Cette série ne justifie donc pas une réparation feuillet par feuillet
Emma ABECIDAN (Paris) , Pierre DESMOINEAUX , Solene FEYEL , Héléna GUERRA BRESSON , Tiphanie DELCOURT , Nicolas PUJOL
00:00 - 00:00 #52948 - EC-e045 All-Arthroscopic Weaver-Dunn-Chuinard (WDC) Reconstruction of Chronic Acromioclavicular Dislocations: Mid and Long-Term Outcomes.
EC-e045 All-Arthroscopic Weaver-Dunn-Chuinard (WDC) Reconstruction of Chronic Acromioclavicular Dislocations: Mid and Long-Term Outcomes.

Arthroscopic acromioclavicular (AC) joint reconstruction using the Weaver–Dunn technique remains controversial because of its high failure rates up to 28% in the original series. The modification described by Chuinard (WDC) consists of harvesting the tip of the acromion together with the coracoacromial ligament in order to achieve coracoclavicular (CC) reconstruction with bone-to-bone healing. The purpose of this study was to evaluate the clinical and radiographic outcomes of all-arthroscopic modified WDC reconstruction at mid- to long-term follow-up.

This retrospective single-center study included 91patients who underwent all-arthroscopic WDC reconstruction between 2006 and 2023 for symptomatic chronic AC joint dislocation (>3 weeks) (9% Rockwood III, 53% IV, 38% V). The tip of the acromion was osteotomized and fixed, together with the coracoacromial (CA) ligament, into a socket created in the distal clavicle. The CC reconstruction was protected with a double-button (Twinbridge™, Smith & Nephew). The primary outcome was the recurrence rate. Secondary outcomes included clinical scores (Constant score and SSV), patient satisfaction (functional and cosmetic), range of motion, and return to sport. Radiographic outcomes were assessed using bilateral Zanca Xray and CT scan.

Mean follow-up was 7 years (range, 1–17 years). Mean age at surgery was 45 ± 13 years, and 20% of patients were revision cases. Associated labral, biceps, or rotator cuff lesions were identified arthroscopically in 50% of shoulders. At final follow-up, the mean Constant score was 89 ± 10 and the mean SSV was 88% ± 15, with significant improvement compared with preoperative values. Functional satisfaction was high, with 94% of patients being satisfied or very satisfied, and cosmetic satisfaction was similarly high at 93%. Return to sport (RTS) was achieved in 98% of patients, and 71% returned to their previous level. Recurrence of AC joint dislocation was observed in 11 of 91 patients (12%), including 4 partial recurrences (4%) and 7 complete recurrences (8%). However, partial radiographic loss of reduction did not necessarily compromise clinical outcomes. In our series, failures occurred almost exclusively early after surgery, suggesting that long-term stability depends on successful biological healing. Rockwood stage significantly influenced the risk of failure, which occurred predominantly in type V injuries compared with type III–IV lesions.

Arthroscopic WDC is a reliable and durable surgical option for the treatment of chronic (> 3 weeks) high grade (Rockwood III, IV, V) AC joint dislocations, providing a high rate of patient satisfaction and RTS. The low rate of failure (12%) is encouraging and we continue the use of the WDC technique. Compared with semitendinosus tendon reconstruction, the WDC procedure in the shoulder may be considered equivalent to the Kenneth Jones technique in the knee, allowing bone-to-bone healing between the acromial fragment and the distal clavicle.
Quentin RIALET (Brest) , Luis SUAREZ JIMENEZ , Olivier GASTAUD , Harry CONSTANTIN , Pascal BOILEAU
00:00 - 00:00 #52958 - EC-e046 Les comminutions supra condylaires et condylaires ont un impact péjoratif sur le résultat du traitement dans les fractures totales de l'humérus distal de l'adulte A propos de 546 cas  .
EC-e046 Les comminutions supra condylaires et condylaires ont un impact péjoratif sur le résultat du traitement dans les fractures totales de l'humérus distal de l'adulte A propos de 546 cas  .

Les différentes classifications permettent de regrouper les fractures de l'humérus distal de l'adulte (FHDA) mais la communition supra-condylaire et condylaire a un impact sur le résultat thérapeutique  

Analyse de la comminution supra condylaire et condylaire. Les fractures supra condylaires se repartissent en simples et complexes, les fractures condylaires en simple à trois fragments et complexe avec comminution supra condylaire et / ou condylaire. Traitement orthopédique ( plâtre sans réduction, traction olécranienne plus plâtre), durée 3 à 6 semaines. Rééducation dirigée durant l'immobilisation et à la sortie du plâtre. Traitement chirurgical à ciel ouvert, voie postérieure ,olécranectomie ( tout type de synthèse) et à foyer fermé (embrochage et/ ou vissage). Rééducation dirigée systématique après une immobilisation d'une semaine. Fixateur externe toujours en deuxième intention. Evaluation: 10 Critères (deux points: Bon, un point moyen et zéro point mauvais): Flexion , Extension, Pronation, Supination, Préhension, Douleur, Déformation, Cicatrice, Gestes usuels, Radiographie. 20 points ( Bon 16-20 points, Moyen 11-15; Mauvais moins de 11)  

Age moyen 29 ans (fréquent 16 à 40 ans) Fractures supra condylaires simples (A2), 9,7% et complexes ( A3), 22,5%. Fractures condylaires simples C1 , 5,9%, complexes C2, 39,1%, et complexes C3, 22,8%. 32,20% traitement orthopédique , 53,1% chirurgie à ciel ouvert, 14,68 % autres 3,38 % Sepsis graves, 1,69% Paralysie postopératoire Recul moyen 9,5 ans (5 à 17ans) Résultats globaux: 44,77% Bon, 37,27% Moyen, 17,95% Mauvais. Fractures supra condylaires: 27,36% bon, 24,10% moyen, 5,36% mauvais. Fractures condylaires: 17,41% bon résultats, 13,17% moyen, 12,59 mauvais. Complications graves: 2 raideurs en extension, 7 pseudarthroses , 2 nécroses, 12 cals vicieux gênants, 4 cubitus varus, 1 chondrolyse

la comminution supra condylaire influe la réduction a ciel fermé et ouvert et le débricolage du matériel donnant des cals vicieux et des pseudarthroses. La comminution condylaire laisse des fragments libres se nécrosant et donnant un défaut de réduction et une incongruence olécranienne. Les fractures simples traitées à ciel fermé ont un meilleur résultat. Les fractures avec comminution bénéficiant d'un montage simple, plaque pré moulée latérale, ont mieux évoluées que celles ayant eu un adjuvant d'ostéosynthèse. Une meilleur stratégie peut aboutir à un montage simple. 

La multiplication des montages est source de fragilisation de l'épiphyse déjà sérieusement atteinte par la comminution et par les manipulations du chirurgien
Rabah ATIA (Annaba, Algérie)
00:00 - 00:00 #52961 - EC-e047 L'arthrodèse scapulo-humérale : technique et résultats fonctionnels.
EC-e047 L'arthrodèse scapulo-humérale : technique et résultats fonctionnels.

L’arthrodèse scapulo-humérale est une intervention chirurgicale de sauvetage visant à obtenir la fusion osseuse définitive entre l'humérus et la scapula, supprimant la mobilité gléno-humérale. Historiquement considérée comme le « Gold Standard » pour les séquelles de poliomyélite et de tuberculose, elle a vu ses indications se restreindre avec l'essor de l'arthroplastie et de la microchirurgie. Elle garde aujourd'hui une place irremplaçable dans des situations d'impasse thérapeutique telles que les paralysies définitives du plexus brachial, les tumeurs ou les infections chroniques. L'objectif de ce travail était d'évaluer les résultats cliniques, radiologiques et fonctionnels de cette intervention.

l s'agit d'une étude rétrospective descriptive menée sur une période de 11 ans (janvier 2015 à décembre 2025). La série comporte 3 patients (3 épaules) opérés d'une arthrodèse scapulo-humérale. La technique chirurgicale utilisée dans tous les cas était l'ostéosynthèse par plaque vissée (DCP 4.5 mm) moulée, via une voie d'abord latérale trans-deltoïdienne. Le positionnement de l'arthrodèse a suivi le consensus moderne avec une abduction de 20-30°, une flexion de 20-30° et une rotation interne de 30-40° (position main-bouche).

L'âge moyen des patients était de 42 ans, avec une prédominance masculine (100 %). Les étiologies étaient dominées par les paralysies traumatiques du plexus brachial (66 %) et le syndrome de Parsonage-Turner (33 %). Avec un recul moyen de 4,6 ans, la fusion osseuse a été obtenue chez tous les patients (100 %). Sur le plan fonctionnel, l'intervention a permis une disparition quasi-totale des douleurs (EVA proche de 0). La mobilité active, assurée par la compensation scapulo-thoracique, a permis une abduction moyenne de 77° et une flexion de 80°. Une complication infectieuse tardive a été notée dans 33 % des cas, traitée par ablation du matériel.

Nos résultats confirment les données de la littérature positionnant l'arthrodèse comme une chirurgie rare mais fiable (0,28 cas/an dans notre série). Le profil épidémiologique de notre série (hommes jeunes, traumatisés) rejoint celui des séries de Richards, distinct des séries de sauvetage prothétique. L'étude valide la supériorité de la fixation interne par plaque vissée par rapport aux fixateurs externes pour obtenir la consolidation. Elle souligne également l'importance cruciale du positionnement « bas » du bras pour éviter les douleurs scapulaires et faciliter l'hygiène, contrairement aux anciennes positions en forte abduction.

L’arthrodèse de l’épaule reste une intervention de sauvetage pour les épaules paralytiques ou détruites non prothésables. Bien qu’elle sacrifie la mobilité gléno-humérale, elle offre une épaule stable, indolore et fonctionnelle grâce à la compensation scapulo-thoracique. La maîtrise de la technique et le respect d’un bon positionnement garantissent de bons résultats et une amélioration de la qualité de vie.
Jalal JEBARI (Oujda)
00:00 - 00:00 #52965 - EC-e048 Comparaison des résultats fonctionnels entre l'abord delto-pectoral classique et l'abord modifié avec conservation du sous-scapulaire en arthroplastie de l'épaule : revue de littérature.
EC-e048 Comparaison des résultats fonctionnels entre l'abord delto-pectoral classique et l'abord modifié avec conservation du sous-scapulaire en arthroplastie de l'épaule : revue de littérature.

L'arthroplastie de l'épaule est une opération fréquente qui exige une considération attentive de la méthode d'approche. La méthode delto-pectorale classique est largement utilisée, mais une version modifiée qui préserve le tendon du sous-scapulaire est de plus en plus populaire. Cette étude cherche à confronter ces deux méthodes, pour évaluer les résultats cliniques.

• Critères d'inclusion : Études comparatives portant sur des patients ayant subi une arthroplastie de l'épaule pour des raisons non traumatiques (arthropathies dégénératives, inflammatoires, nécrose aseptique), utilisant le même score fonctionnel (Constant score, ASES). • Critères d'exclusion : Études sur des patients ayant des antécédents de traumatismes, études sans évaluation standardisée ou utilisant des scores différents sans conversion possible. • Recherche bibliographique : Les bases PubMed, Google Scholar, et Cochrane Library ont été interrogées. Les mots-clés utilisés incluent "shoulder arthroplasty", "deltopectoral approach", "subscapularis-sparing", et "functional outcomes".

D’après l’analyse des études, l’approche avec conservation du sous-scapulaire est supérieure cliniquement comparée à l’abord delto-pectoral classique. Les scores fonctionnels sont significativement plus élevés pour la technique modifiée, avec pour le score de Constant de 80,4 contre 70,2 dans l’étude de Harryman et 82,5 contre 75,0 chez Lapner. Le score ASES accompagne cette tendance (80 contre 70). La récupération de la rotation interne est également, et nettement, améliorée (40 % avec la technique classique contre 65 % avec la technique modifiée). Au niveau de la structure, le tendon est mieux préservé (90 % contre 70 %), ce qui entraîne une diminution des complications d’insuffisance tendineuse qui passent de 15 % à 5 % avec la méthode de conservation.

Ces résultats laissent entendre que la méthode modifiée avec conservation du sous-scapulaire peut apporter des avantages pour la récupération et les complications, ainsi qu’une meilleure satisfaction et une diminution des ruptures secondaires. Cependant, la variabilité des techniques et des scores fonctionnels limite la généralisation des résultats. De futures études avec plus de participants et des techniques et évaluations plus uniformes sont nécessaires pour parvenir à des conclusions plus solides.

La conservation du sous-scapulaire lors de l'arthroplastie de l'épaule pourrait être associée à une meilleure récupération fonctionnelle et à un taux réduit de complications. Le choix de la méthode chirurgicale doit tenir compte de l'anatomie et de l'expérience du chirurgien.
Mohamed GHAMMEM , Amine SIOUD (Mahdia, Tunisie) , Mohamed Salem ZEIN , Aymen HANAFI , Sadok CHTAI , Karim BOUATTOUR
00:00 - 00:00 #52981 - EC-e049 Preoperative Morphology Influences Postoperative Radiographic Configuration After Reverse Shoulder Arthroplasty.
EC-e049 Preoperative Morphology Influences Postoperative Radiographic Configuration After Reverse Shoulder Arthroplasty.

Attempts to correlate absolute radiographic parameters, particularly LSA and DSA, with clinical outcomes after reverse shoulder arthroplasty (RSA) have yielded inconsistent findings. The aim of this study was therefore to characterize preoperative and postoperative radiographic trends after RSA, assess whether more extreme baseline values undergo greater correction, and determine whether postoperative values remain associated with preoperative morphology.

A retrospective bicentric study was conducted on 88 patients who underwent primary RSA for glenohumeral osteoarthritis or cuff arthropathy between September 2020 and February 2025. Fractures, revisions, anatomic arthroplasties, and cases lacking satisfactory standardized true anteroposterior radiographs obtained preoperatively and at 1 month postoperatively were excluded. A single blinded observer measured lateralizing shoulder angle (LSA), distalizing shoulder angle (DSA), modified DSA (mDSA), and critical shoulder angle (CSA). As LSA, DSA, and mDSA were originally described for arthroplasty assessment, they were adapted to native preoperative shoulders to enable paired comparison. Preoperative to postoperative differences were analyzed with paired tests, and correlations with Spearman analysis.

RSA produced significant changes in all radiographic parameters. Mean LSA decreased from 95.5±13.9° to 84.7±9.9° (Δ -10.7±16.7°, p<0.001), DSA increased from 29.5±9.3° to 51.9±11.8° (Δ +22.5±10.8°, p<0.001), mDSA increased from 97.1±10.1° to 100.4±12.0° (Δ +3.3±11.8°, p=0.011), and CSA decreased from 34.6±6.2° to 32.0±6.5° (Δ -2.6±5.1°, p<0.001). More extreme preoperative values were associated with greater correction across all parameters (LSA ρ=-0.763, DSA ρ=-0.349, mDSA ρ=-0.358, CSA ρ=-0.420; all p≤0.001). Postoperative values remained positively associated with baseline values for DSA (ρ=0.50), mDSA (ρ=0.42), and CSA (ρ=0.61) (all p<0.001), whereas postoperative LSA was not significantly associated with preoperative LSA (ρ=0.12, p=0.277).

RSA resulted in a consistent radiographic shift; however, postoperative values, particularly DSA, mDSA, and CSA, remained partly conditioned by baseline morphology. This suggests that absolute postoperative measurements may not adequately reflect the true radiographic effect of surgery. Further studies are needed to determine whether relative changes in these radiographic parameters correlate more closely with clinical outcomes and patient-reported measures than absolute postoperative values alone.

Primary RSA for osteoarthritis or cuff arthropathy produced significant pre to post radiographic changes on standardized true AP radiographs. As postoperative values were partly related to preoperative morphology, future correlations with PROMs may be more informative if based on relative angular correction rather than absolute postoperative measurements alone.
Mattia RADICI , Federico ROMANI (Milano, Italie) , Vittorio CASTOLDI , Pietro Simone RANDELLI
00:00 - 00:00 #52162 - EC-e050 Reverse shoulder arthroplasty in sequalae of obstetric brachial plexus palsy: Tips and tricks.
EC-e050 Reverse shoulder arthroplasty in sequalae of obstetric brachial plexus palsy: Tips and tricks.

Obstetric brachial plexus palsy (OBPP) is associated with difficult deliveries and can lead to long-term shoulder problems due to muscle imbalance and progressive joint deformities. These alterations often persist into adulthood, resulting in characteristic degenerative shoulder changes. Reverse shoulder arthroplasty (RSA) can relieve pain and improve range of motion, but surgery is challenging due to premorbid anatomical variations. No specific guidelines exist for managing this pathology. The purpose of this study was to describe a structured surgical approach for RSA in adults with OBPP-related shoulder arthropathy. We hypothesized that applying these surgical tips and tricks could reduce the rate of complications.

We retrospectively reviewed four adults with OBPP-related shoulder arthropathy who underwent RSA performed by a single surgeon. Inclusion criteria were a minimum follow-up of six months and available data on range of motion, patient-reported outcomes, and radiographic evaluation at final follow-up. RSA was performed via a deltopectoral approach with the patient in the beach-chair position. Extra-articular deformities were addressed, including rotator interval and anterior capsule release, coracoid resection, and tenodesis of the conjoint tendon to the pectoralis minor. The subscapularis tendon was detached using a peeling technique to facilitate tendon lengthening. Glenoid preparation accounted for retroversion and, when necessary, included bone grafting; humeral preparation was tailored to individual deformities. After implantation, subacromial impingement was assessed, and acromioplasty or tuberosplasty was performed as needed.

Preoperative active forward elevation ranged from 60° to 90°, external rotation from –60° to –10°, and internal rotation from L5 to T8. Postoperatively, patients experienced significant pain relief (VAS 7 → 0–1), with improvements in active forward elevation up to 120° and external rotation up to 20°. Internal rotation improved in selected cases. Surgical procedures were individualized to each patient’s premorbid anatomy. One complication occurred—an intraoperative humeral fracture—which was successfully managed without affecting final implant stability.

Adults with long-standing OBPP present with intra-articular deformities, including subscapularis retraction, capsular contracture, glenoid retroversion and medialization, and humeral deformities. Extra-articular adaptations include a long and curved acromion and a long, lateralized coracoid process. Persistent internal rotation, caused by weak external rotators, restricts soft tissues and limits range of motion, complicating surgical exposure and implant positioning. Understanding the spectrum of anatomical alterations and applying individualized surgical strategies provides a reproducible framework for managing OBPP-related shoulder arthrosis with RSA.

This approach can improve exposure, optimize implant positioning, enhance functional outcomes, and potentially reduce complications.
Joseph SABBAG , Philippe VALENTI (PARIS) , Rodrigo PEREZ , Jean-Gabriel DELVAQUE
00:00 - 00:00 #52263 - EC-e051 Influence du centrage post-opératoire immédiat du coude après arthroplastie de tête radiale sur la survenue d’une ostéolyse douloureuse du radius proximal a moyen terme.
EC-e051 Influence du centrage post-opératoire immédiat du coude après arthroplastie de tête radiale sur la survenue d’une ostéolyse douloureuse du radius proximal a moyen terme.

Les fractures de tête radiale, souvent associées à d’autres lésions, représentent un tiers des fractures du coude et jusqu’à 5 % de l’ensemble des fractures. Le traitement des formes complexes par une arthroplastie de tête radiale est au centre du pronostic fonctionnel d’une population majoritairement jeune et active. Une part non négligeable des patients développeront une ostéolyse périprothéthique douloureuse à moyen terme, à risque de réinterventions et d’ablation d’implant dont les causes ne sont pas connues à ce jour. Nous avons mené une étude monocentrique rétrospective afin d’étudier l’intérêt du centrage post-opératoire immédiat du coude comme facteur pronostique de survenue d’une ostéolyse douloureuse du radius proximal à moyen terme.

60 patients opérés d’une arthroplastie par PTR Evolve® entre janvier 2014 et décembre 2024 ont été inclus. Nous avons identifié deux groupes de patients, centrés et non-centrés, à partir des hauteurs huméro ulnaire de face et du centrage sagittal de l’implant aux radiographies post-opératoires précoces. La survenue d’une ostéolyse douloureuse était comparée entre les deux groupes afin de déterminer l’intérêt pronostique du centrage post-opératoire. D’autres facteurs prédictifs de mauvaise évolution fonctionnelle ou radiologique étaient recherchés à partir des données démographiques et peri-opératoires.

Le recul moyen était de 50.4 mois et l'âge moyen de 50.7 ans. Au dernier recul, 47% des patients étaient à haute demande fonctionnelle. 28 patients (46.7%) étaient considérés non-centrés en post-opératoire, et 11 patients (18.3%) présentaient une ostéolyse douloureuse à moyen terme. Il existait une association significative entre mauvais centrage post-opératoire et survenue d’une ostéolyse douloureuse du radius proximal à moyen terme. Par ailleurs, la nature du traumatisme initial était corrélée avec la survenue d’une arthrose de coude. D'autres facteurs étudiés étaient également corrélés avec une mauvaise évolution fonctionnelle.

D’après la littérature, la restitution d’un alignement mécanique entre axe du radius, prothèse et centre du capitulum au plus proche de l’alignement physiologique limite les contraintes exercées sur la prothèse. Les implants avec une ostéolyse douloureuse différaient par un moins bon alignement augmentant les contraintes exercées à l’interface tige/os. A notre connaissance, aucune étude ne rapporte le lien entre le centrage post-opératoire immédiat du coude et la survenue d’une ostéolyse douloureuse à moyen terme.

Un mauvais centrage post-opératoire du coude apparaît comme un facteur pronostic de sur-risque de survenue d’une ostéolyse douloureuse du radius proximal à moyen terme. Par ailleurs, la nature du traumatisme initial, l’absence d’ostéolyse périprothétique significative, l’âge inférieur à 50 ans, le tabagisme actif, une durée d’immobilisation supérieure à 15 jours et un délai d’attente chirurgical supérieur à 7 jours étaient des facteurs de mauvaise évolution à moyen terme.
Joris RUFFIN , Joris RUFFIN (Montpellier) , Olivier BOZON , Pierre-Emmanuel CHAMMAS , Cyril LAZERGES , Michel CHAMMAS , Bertrand COULET
00:00 - 00:00 #52163 - EC-e052 Preservation of humeral bone stock after reverse shoulder arthroplasty is higher with stemless implants.
EC-e052 Preservation of humeral bone stock after reverse shoulder arthroplasty is higher with stemless implants.

Bone preservation in the proximal humerus after reverse shoulder arthroplasty (RSA) is critical for potential revision surgery. Recent improvements have proposed to shorten the length of the stem by several centimetres to preserve humeral bone stock. In theory, stemless implants aim to achieve metaphyseal fixation whilst preserving the native bone stock. The aim of this study was to evaluate bone loss and radiographic bone adaptations of the proximal humerus one year after RSA, comparing results across three different types of implants.

We performed a retrospective observational study including 59 patients undergoing RSA with three implants: stemless, short-stemmed, and long-stemmed. Radiographic bone loss at one year was measured using the cutting height relative to a best-fit circle radius of proximal humerus bone stock, reported as a percentage. Clinical outcomes at one year were assessed by Constant-Murley scores. Statistical comparisons were made between implant groups to evaluate bone preservation and clinical results.

Stemless implants demonstrated significantly less mean bone loss (mean 73%) compared to combined stemmed implants (mean 82%, p<0.05). No significant difference in bone loss was observed between long- and short-stemmed implants. Clinical outcomes measured by Constant-Murley scores at one year were comparable among groups (overall mean 67.7), with no significant differences between stemless and stemmed or between long and short stems.

Stemless RSA implants provide greater proximal humeral bone stock preservation at one year compared to stemmed implants. Implant stem length and humeral cut angulation showed no effect on bone loss and clinical outcomes across all groups were similar. Continued long-term studies are necessary to assess the impact of bone preservation on implant longevity and revision risk.
Geoffroy NOURISSAT (Paris) , Audrey MANCERON , Maxime ANTONI , Lucile BREYNE , Alexandre SONNARD
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00:00 - 00:00 #51309 - CP-e001 Arthrorise sous-talienne associée à une résection/reconstruction des tissus mous médiaux dans le traitement du pied plat flexible avec naviculaire accessoire.
CP-e001 Arthrorise sous-talienne associée à une résection/reconstruction des tissus mous médiaux dans le traitement du pied plat flexible avec naviculaire accessoire.

La présence d'un os naviculaire accessoire s'accompagne d'une déformation de type pied plat valgus flexible. Le traitement chirurgical consiste en une reconstruction de l'insertion du tendon tibial postérieur après résection de l'os naviculaire accessoire. Cependant, ce traitement ne permet pas de corriger la déformation de type pied plat valgus flexible. Cette étude visait à évaluer l'efficacité de l'arthrorise par implant sous-talien associée à une résection-reconstruction des tissus mous médiaux dans le traitement du pied plat flexible avec un os naviculaire accessoire symptomatique

Les données cliniques de 15 patients (14 à39 ans) atteints de pieds plats (20 pieds) avec os naviculaire accessoire type 2, ayant bénéficié d'une arthrorise sous-talienne et d'une reconstruction des tissus mous médiaux entre janvier 2022 et septembre 2026, ont été analysées rétrospectivement. Les radiographies de face, de profil et d'alignement de l'arrière-pied ont été réalisées en charge. L'échelle visuelle analogique (EVA), le score de l'American Orthopedic Foot and Ankle Society (AOFAS) ainsi que le degré de satisfaction, ont été évalués.

La durée moyenne du suivi des patients était de 40 ± 8,2 mois. Aucun patient n'a présenté de complications de plaie ni de descellement d'implant. Les scores AOFAS et EVA se sont améliorés de manière significative ( p  < 0,001). Les paramètres radiologiques, tels que l'angle talo-métatarsien et l'angle de couverture talo-naviculaire sur la radiographie de face du pied, l'angle de Meary et l'angle d'inclinaison calcanéenne sur la radiographie de profil, ainsi que l'angle de valgus du calcanéum sur la radiographie de face du pied, se sont améliorés de manière significative ( p  < 0,001). deux complications postopératoires ont été observées

Dans les pieds plats environ 12 % présentent un os naviculaire accessoire Le traitement chirurgical comprennent deux volets : (1) le traitement de l'os naviculaire accessoire symptomatique et (2) la correction de la déformation du pied plat. La reconstruction selon la technique de Kidner peut soulager. L'arthrorise est une méthode efficace pour le traitement du pied plat flexible Toutefois, aucune étude n'a encore évalué l'efficacité à court et moyen terme de l'arthrorise sous-talienne associée à une résection et reconstruction des tissus mous médiaux dans le pied plat flexible associé à un os naviculaire accessoire type 2 Ainsi, la présente étude visait à décrire les résultats radiologiques et cliniques de l'arthrorise sous-talienne combinée à une reconstruction des tissus mous médiaux dans la déformation du pied plat avec naviculaire accessoire.

L'arthrorise sous-talienne combinée à une résection-reconstruction des tissus mous médiaux a considérablement soulagé la douleur et amélioré les fonctions chez nos patients atteints de pieds plats flexibles avec os naviculaire accessoire ; de plus, les manifestations radiologiques et les fonctions se sont améliorées.
Belbachir BENATTOU , Souhil MERABET , Benattou BELBACHIR (Alger, Algérie)
00:00 - 00:00 #51539 - CP-e002 Transfert du tendon du long fléchisseur de l’hallux dans les ruptures chroniques du tendon d’Achille : étude prospective de 15 cas.
CP-e002 Transfert du tendon du long fléchisseur de l’hallux dans les ruptures chroniques du tendon d’Achille : étude prospective de 15 cas.

La rupture chronique du tendon d’Achille avec perte de substance tendineuse supérieure à 3 cm représente une situation complexe nécessitant une reconstruction. Le transfert du long fléchisseur de l’hallux constitue une option biomécaniquement pertinente grâce à son axe de traction physiologique et sa synergie fonctionnelle avec le triceps sural. L’objectif était d’évaluer les résultats cliniques, fonctionnels et isocinétiques du transfert du long fléchisseur de l’hallux dans les ruptures anciennes du tendon d’Achille.

Étude prospective monocentrique incluant 15 patients consécutifs opérés entre janvier 2023 et juin 2025 pour rupture chronique définie par un délai supérieur à six semaines. L’âge moyen était de 49 ans. La perte de substance moyenne après parage était de 4,2 cm. La technique comportait un abord postéro médial, prélèvement du long fléchisseur de l’hallux au tunnel tarsien, transfert et fixation calcanéenne par vis d’interférence bio résorbable sous tension physiologique, avec suture latéro latérale au tendon d’Achille. Le protocole postopératoire associait immobilisation en équin 4 semaines, botte articulée jusqu’à 8 semaines puis rééducation. L’évaluation reposait sur les scores AOFAS et ATRS, l’EVA douleur, le single heel rise, la dynamométrie isocinétique à 12 mois, le périmètre du mollet et les complications. Le suivi moyen était de 18 mois.

Le score AOFAS est passé de 52 ± 8 à 91 ± 6. Le score ATRS moyen était de 89 ± 7. L’EVA douleur est passée de 6,1 ± 1,2 à 1,2 ± 0,8. Treize patients ont réalisé un single heel rise complet à six mois. La force de flexion plantaire atteignait 87 % ± 6 du côté controlatéral à douze mois. La perte moyenne de périmètre du mollet était de 1,3 ± 0,5 cm. La marche sans aide était obtenue à 9,5 ± 1,8 semaines. Douze patients ont repris une activité sportive à six mois. Deux patients présentaient une diminution modérée de la flexion interphalangienne de l’hallux. Une complication cutanée superficielle a été observée. Aucune rerupture ni infection profonde n’a été notée.

Les résultats fonctionnels et la récupération de la force sont comparables aux séries récentes rapportant des scores AOFAS compris entre 85 et 95 et une récupération de la force supérieure à 80 % du côté sain. Le faible taux de complications majeures confirme la fiabilité de la technique. Le transfert du long fléchisseur de l’hallux permet une reconstruction dynamique adaptée aux pertes de substance supérieures à 3 cm avec restauration satisfaisante de la fonction.

Le transfert du long fléchisseur de l’hallux constitue une solution efficace et reproductible dans les ruptures chroniques du tendon d’Achille avec perte de substance. Les résultats fonctionnels, la récupération de la force et le faible taux de complications confirment sa place dans la stratégie reconstructrice moderne.
Nasreddine ROUAG (Paris, Algérie) , Leila NEBCHI , Atika MAZARI
00:00 - 00:00 #51541 - CP-e003 Modèle prédictif du risque d’amputation majeure dans le pied diabétique infecté : étude prospective de 88 cas.
CP-e003 Modèle prédictif du risque d’amputation majeure dans le pied diabétique infecté : étude prospective de 88 cas.

Le pied diabétique infecté constitue la première cause d’amputation non traumatique du membre inférieur. La stratification précoce du risque d’amputation majeure demeure un enjeu central de prise en charge. Bien que plusieurs scores prédictifs aient été proposés, leur utilisation reste limitée par la complexité des variables ou par une validation insuffisante dans des populations hospitalisées pour infection sévère. L’objectif de ce travail était d’élaborer un modèle prédictif simple, fondé sur des paramètres disponibles à l’admission, permettant une stratification opérationnelle du risque d’amputation majeure afin d’orienter précocement les décisions thérapeutiques et d’évaluer les possibilités de revascularisation.

Étude prospective incluant 88 pieds diabétiques infectés hospitalisés entre janvier 2022 et décembre 2024. Les données recueillies à l’admission comprenaient âge, durée du diabète, HbA1c, albuminémie, CRPP(rotéine C réactive), NLR(Neutrophil to Lymphocyte Ratio), indice de pression systolique, Doppler artériel, classification Wagner et WiFi, antécédent d’amputation et présence d’ostéite. Le critère principal était l’amputation majeure au-dessus de la cheville dans les six mois. Une régression logistique multivariée a identifié les facteurs indépendants. La performance du modèle a été évaluée par l’aire sous la courbe ROC et validation interne par bootstrap.

Vingt patients (22,7 %) ont subi une amputation majeure. En analyse multivariée, les facteurs indépendants étaient un indice de pression systolique < 0,8 (OR 4,6 ; p = 0,002), un grade Wagner ≥ 3 (OR 3,9 ; p = 0,004), une HbA1c ≥ 9 % (OR 2,8 ; p = 0,03) et une albuminémie < 30 g/L (OR 3,5 ; p = 0,01). Le modèle final présentait une excellente discrimination avec une AUC de 0,89 (IC 95 % 0,82–0,95) et une calibration satisfaisante. Une stratification en trois niveaux de risque identifiait un taux d’amputation de 6 % en faible risque, 24 % en risque intermédiaire et 62 % en haut risque.

Les facteurs identifiés confirment le rôle central de l’ischémie artérielle et de la sévérité de l’ulcère, ainsi que l’influence du déséquilibre glycémique et de la dénutrition sur l’évolution vers l’amputation majeure. Le taux observé reflète la gravité de la population étudiée. La performance élevée du modèle, avec une excellente capacité de discrimination et une calibration satisfaisante, valide l’intégration conjointe de variables vasculaires, cliniques et biologiques. Reposant exclusivement sur des paramètres disponibles à l’admission, la stratification en trois niveaux de risque constitue un outil simple et directement applicable en pratique clinique.

Dans cette série prospective de 88 pieds diabétiques infectés, un modèle combinant ischémie, sévérité ulcéreuse, HbA1c et albuminémie permet une prédiction fiable du risque d’amputation majeure. Cet outil pourrait améliorer la stratification précoce et optimiser la prise en charge multidisciplinaire.
Nasreddine ROUAG (Paris, Algérie) , Leila NEBCHI , Atika MAZARI
00:00 - 00:00 #51586 - CP-e004 Comparaison du risque de lésion nerveuse entre la reconstruction arthroscopique « all-inside » et la reconstruction percutanée assistée par arthroscopie des ligaments latéraux de la cheville.
CP-e004 Comparaison du risque de lésion nerveuse entre la reconstruction arthroscopique « all-inside » et la reconstruction percutanée assistée par arthroscopie des ligaments latéraux de la cheville.

Les entorses sévères de cheville représentent environ 7 % des consultations aux urgences et peuvent évoluer vers une instabilité chronique de cheville, avec un impact fonctionnel significatif. En cas d’échec du traitement conservateur, une reconstruction chirurgicale est souvent indiquée. Toutefois, le risque de lésion nerveuse, notamment du nerf sural, constitue un défi technique, en particulier lors de la comparaison entre les techniques entièrement arthroscopiques et les techniques assistées par voie percutanée. Cette étude avait pour objectif de comparer le risque de lésion du nerf sural entre la reconstruction arthroscopique « all-inside » des ligaments latéraux et la reconstruction assistée par arthroscopie avec réalisation percutanée du tunnel calcanéen dans l’instabilité chronique de cheville.

Cette étude rétrospective a inclus des patients ayant bénéficié d’une reconstruction anatomique des ligaments latéraux de la cheville entre 2020 et 2023 après échec du traitement conservateur. Deux techniques ont été comparées : une approche entièrement arthroscopique pour la réalisation du tunnel calcanéen et une technique percutanée de création du tunnel calcanéen assistée par arthroscopie. Les consultations postopératoires ont permis de documenter les dysesthésies du nerf sural, les déficits sensitifs ainsi que les complications neurologiques transitoires. La survenue de tout événement neurologique a également été enregistrée

Les résultats n’ont pas mis en évidence de différence significative concernant les lésions définitives du nerf sural entre les deux groupes. En revanche, le groupe percutané présentait un taux de complications neurologiques transitoires plus élevé. Des différences significatives ont été observées concernant les événements neurologiques autres que ceux impliquant le nerf sural. Un taux d’atteintes des branches calcanéennes significativement plus élevé a été observé dans le groupe entièrement arthroscopique par rapport au groupe percutané. Par ailleurs, l’atteinte transitoire du nerf fibulaire superficiel était comparable entre les deux groupes.

Les différences observées concernent principalement la nature des complications, qui restent majoritairement transitoires. La visualisation directe pourrait limiter certaines atteintes en arthroscopie, tandis que le forage percutané exposerait davantage aux irritations temporaires.

Les deux techniques apparaissent sûres, sans augmentation du risque de lésion nerveuse permanente, sous réserve d’une technique rigoureuse
Lolita MICICOI (Nice) , Molinier FRANÇOIS , Pascal KOUYOUMDJIAN , Rémy COULOMB , Nicolas CELLIER
00:00 - 00:00 #51620 - CP-e005 Névrome de Morton du deuxième espace inter-métatarsien : entité rare et enjeux diagnostiques – À propos de trois cas.
CP-e005 Névrome de Morton du deuxième espace inter-métatarsien : entité rare et enjeux diagnostiques – À propos de trois cas.

Le névrome de Morton correspond à une neuropathie compressive du nerf digital plantaire commun, le plus souvent localisée au troisième espace inter-métatarsien. Les atteintes du deuxième espace sont nettement plus rares et peuvent retarder le diagnostic en raison de leur caractère atypique. L’objectif de ce travail est de rapporter trois cas de névrome de Morton localisé au deuxième espace inter-métatarsien et d’en analyser les particularités cliniques, thérapeutiques et évolutives.

l s’agit d’une étude rétrospective portant sur trois patientes âgées de 50, 54 et 60 ans, consultant pour des métatarsalgies neuropathiques du deuxième espace inter-métatarsien du pied droit. La symptomatologie associait douleurs en décharge électrique irradiant vers les orteils adjacents, paresthésies et signe de Mulder positif. L’imagerie (échographie et IRM) confirmait un épaississement focal du nerf digital plantaire commun au deuxième espace. Après échec d’un traitement conservateur bien conduit (modification du chaussage, orthèses plantaires, antalgiques, anti-inflammatoires) et de deux infiltrations de corticoide, une neurectomie par voie dorsale a été réalisée dans les trois cas.

Avec un recul moyen de 24 mois, les trois patientes ont présenté une disparition complète des douleurs neuropathiques et une reprise des activités socio-professionnelles sans limitation. Une hypoesthésie digitale distale, attendue après neurectomie, était présente mais bien tolérée et non invalidante. Aucun cas de névrome cicatriciel ni de complication infectieuse n’a été observé.

Le névrome de Morton est une fibrose périnerveuse secondaire à une compression chronique du nerf digital plantaire commun sous le ligament transverse intermétatarsien. Sa localisation habituelle au troisième espace s’explique par des contraintes biomécaniques spécifiques. L’atteinte du deuxième espace, plus rare, doit être évoquée devant toute métatarsalgie neuropathique atypique afin d’éviter les retards diagnostiques. Le traitement conservateur constitue la première ligne thérapeutique. En cas d’échec, la neurectomie offre des résultats fiables, avec des taux de succès rapportés supérieurs à 80–90 % dans la littérature. Nos observations confirment l’efficacité de la prise en charge chirurgicale dans ces formes inhabituelles.

Le névrome de Morton du deuxième espace inter-métatarsien représente une entité clinique rare mais probablement sous-diagnostiquée. Une analyse clinique rigoureuse et un recours précoce à l’imagerie permettent d’en affirmer le diagnostic. En cas d’échec du traitement conservateur, la neurectomie constitue une option thérapeutique sûre et efficace, permettant une résolution durable des symptômes.
Hadia HAOUARI (Alger, Algérie) , Abdessalam BENAMIROUCHE , Lyes AIT EL HADJ , Hanane GRINE , Mustapha YAKOUBI
00:00 - 00:00 #51785 - CP-e006 Combined hallux valgus angular abnormalities in progressive collapsing foot deformity.
CP-e006 Combined hallux valgus angular abnormalities in progressive collapsing foot deformity.

Hallux valgus (HV) is frequently observed in patients with progressive collapsing foot deformity (PCFD). While several radiographic parameters are commonly used to characterize HV, the prevalence of isolated versus combined angular abnormalities assessed using weight-bearing imaging remains poorly described in this population. The purpose of this study was to describe the prevalence and distribution of three hallux valgus related angular parameters : hallux valgus angle (HVA), intermetatarsal angle (IMA), and first metatarsal coronal rotation measured on weight-bearing CT scans, in a large cohort of feet with PCFD.

This descriptive study included 510 feet with PCFD. All measurements were performed on weight-bearing CT scans acquired using a CurveBeam system. Three angular parameters were analyzed: HVA, IMA (1–2), and first metatarsal coronal rotation. Abnormal values were defined as HVA > 15°, IMA > 9°, and rotation > 16°. Each parameter was dichotomized as normal or abnormal. The number of abnormal parameters per foot (ranging from 0 to 3) was calculated. Statistical analysis was purely descriptive.

The mean HVA was 14.1° ± 10.3, the mean IMA was 12.5° ± 3.4, and the mean first metatarsal rotation was 12.0° ± 8.6. An abnormal HVA was observed in 39.6% of feet, an abnormal IMA in 86.7%, and an abnormal first metatarsal rotation in 29.2%. Overall, 46 feet (9.0%) exhibited no abnormal parameter, 195 feet (38.2%) had one abnormal parameter, 209 feet (41.0%) had two abnormal parameters, and 60 feet (11.8%) presented abnormalities in all three parameters.

This study demonstrates that hallux valgus–related angular abnormalities are highly prevalent in patients with progressive collapsing foot deformity when assessed with weight-bearing CT, with most feet exhibiting at least one abnormal parameter and many showing multiple abnormalities. These findings highlight the heterogeneous and multidimensional nature of hallux valgus in the setting of PCFD and support the concept that the deformity is inherently three-dimensional, involving both axial angular deviations and first metatarsal coronal rotation. Comprehensive evaluation using WBCT may therefore improve characterization of deformity patterns and help inform future classification systems and surgical planning.

When assessed using weight-bearing CT, hallux valgus–related angular abnormalities are common in patients with PCFD and frequently coexist. Although most feet demonstrated one or two abnormal parameters, approximately 12%exhibited combined abnormalities of HVA, IMA, and first metatarsal coronal rotation, highlighting the heterogeneity of hallux valgus deformity patterns in this population.
Lolita MICICOI (Nice) , Wolfram GRÜN , Emily LUO , Seungyup SHIN , Pierre-Henri VERMOREL , Cesar DE CESAR NETTO
00:00 - 00:00 #51796 - CP-e007 Second Metatarsophalangeal Arthrodesis for Advanced Osteoarthritis Secondary to Freiberg’s Disease: A Case Report.
CP-e007 Second Metatarsophalangeal Arthrodesis for Advanced Osteoarthritis Secondary to Freiberg’s Disease: A Case Report.

Freiberg’s disease is an osteonecrosis of the metatarsal head, most commonly affecting the second ray. In advanced stages, it may progress to painful metatarsophalangeal osteoarthritis leading to significant functional impairment. Several surgical options have been described, with arthrodesis representing a reliable solution in advanced cases.

We report the case of a 42-year-old patient presenting with advanced metatarsophalangeal osteoarthritis of the second ray secondary to late-stage Freiberg’s disease, associated with chronic pain and functional limitation during walking. Surgical treatment consisted of second metatarsophalangeal arthrodesis combined with cancellous bone grafting. Stabilization was achieved using a four-hole plate with three screws.

Postoperative evolution was favorable with successful bone fusion and complete pain relief. Functional outcome was satisfactory, with progressive return to weight bearing and daily activities.

In advanced stages of Freiberg’s disease with severe joint destruction, metatarsophalangeal arthrodesis represents an effective therapeutic option for pain relief and restoration of ray stability. Plate fixation associated with cancellous bone grafting provides stable fixation and promotes bone union.

Second metatarsophalangeal arthrodesis is a reliable option for advanced osteoarthritis secondary to Freiberg’s disease, providing good clinical and functional outcomes.
Hemza AMRANE (Batna, Algérie) , Toufik BOUSSAHA , Ilies HASROURI , Nazim BENMAYOUF , Chaouki DERDOUS , Nacer KHERNANE
00:00 - 00:00 #51897 - CP-e008 Does Medial Soft-Tissue Stabilization Influence Talo-Navicular Rotation After PCFD Reconstruction ?
CP-e008 Does Medial Soft-Tissue Stabilization Influence Talo-Navicular Rotation After PCFD Reconstruction ?

Progressive collapsing foot deformity (PCFD) is characterized by multiplanar malalignment centered on the talus, with frequent forefoot abduction and talo-navicular joint (TNJ) subluxation. Medial soft-tissue reconstruction, including spring and/or deltoid ligament procedures, is commonly performed to restore stability. However, its specific effect on rotational realignment of the TNJ remains unclear. This study aimed to evaluate whether medial stabilizing procedures influence early correction of TNJ rotation following PCFD reconstruction.

A retrospective review was performed on consecutive adult PCFD patients treated surgically at a single institution. Weight-bearing CT scans were obtained preoperatively and at 3-month follow-up. Patients who underwent hindfoot fusion procedures involving the talo-navicular joint were excluded. TNJ axial rotation was quantified using the talo-navicular coverage angle (TNC). The primary outcome was change in TNC (ΔTNC = postoperative − preoperative). Patients were divided into two groups: those who underwent medial stabilizing procedures (spring and/or deltoid ligament repair/reconstruction) and those who did not. Between-group comparisons were performed using Mann–Whitney testing. Age, BMI, and baseline TNC were also compared to assess group comparability.

Sixty-nine patients met inclusion criteria. Mean preoperative TNC demonstrated significant TNJ abduction and significantly improved at 3-month follow-up across the entire cohort (p < .001). Median ΔTNC did not differ significantly between patients with medial stabilizing procedures and those without (p = .21). Age and BMI were comparable between groups, although patients undergoing medial procedures tended to be slightly older. No clinically meaningful difference in baseline TNC was observed between groups.

Early improvement in talo-navicular rotational alignment following PCFD reconstruction likely reflects the effect of osseous realignment procedures addressing hindfoot valgus and forefoot abduction. Medial ligament reconstruction, although frequently performed to support the medial column, may primarily restore static restraint of the talar head rather than directly correct rotational alignment. The absence of additional early correction associated with medial procedures may also relate to the short postoperative interval evaluated, during which ligament healing and remodeling are still ongoing.

PCFD reconstruction resulted in significant improvement in TNJ rotational alignment at 3 months. However, the addition of medial soft-tissue stabilization did not produce a measurable increase in rotational correction compared with osseous reconstruction alone. These findings suggest that medial procedures may contribute primarily to stability rather than alignment correction. Further prospective studies are needed to determine whether medial stabilization influences maintenance of correction or long-term outcomes.
Lolita MICICOI (Nice) , Wolfram GRÜN , Emily LUO , Viren UMRETHIYA , Julieta BRUÉ , François LINTZ , Cesar DE CESAR NETTO
00:00 - 00:00 #51930 - CP-e009 Utilisation du Cone Beam pour le contrôle peropératoire de la réduction de la syndesmose lors de l’ostéosynthèse des fractures bimalléolaires.
CP-e009 Utilisation du Cone Beam pour le contrôle peropératoire de la réduction de la syndesmose lors de l’ostéosynthèse des fractures bimalléolaires.

L’évaluation peropératoire de la réduction anatomique de la syndesmose tibio-fibulaire repose habituellement sur la fluoroscopie 2D, dont la fiabilité reste limitée pour l’analyse tridimensionnelle de la réduction. La tomographie volumique à faisceau conique (Cone Beam CT) permet une imagerie tridimensionnelle avec une irradiation modérée. L’objectif de cette étude était d’évaluer la faisabilité et l’intérêt du CBCT peropératoire pour le contrôle de la réduction de la syndesmose lors de l’ostéosynthèse des fractures bimalléolaires.

Il s’agit d’une étude monocentrique rétrospective incluant 18 patients consécutifs opérés pour une fracture bimalléolaire ou équivalente AO 44 B ou C. Deux acquisitions cone beam peropératoires étaient réalisées au bloc opératoire (avant et après ostéosynthèse). Les reconstructions multiplanaires (axiale, sagittale et coronale) permettaient d’analyser le repositionnement de la fibula dans l’incisure tibiale, la qualité de réduction de la syndesmose et la position des implants. Un protocole d’installation spécifique a été mis en place afin d’optimiser l’utilisation de cette imagerie au bloc.

Les 18 acquisitions peropératoires ont été réalisées avec succès, confirmant la faisabilité de l’utilisation du CBCT au bloc de traumatologie. La qualité des reconstructions tridimensionnelles permettait une analyse précise du repositionnement fibulaire et de la réduction syndesmotique, non accessible avec la fluoroscopie 2D seule. La durée opératoire moyenne était de 62,4 minutes dans la série. L’acquisition CBCT nécessitait environ 20 secondes pour la reconstruction 3D, avec un temps d’installation légèrement plus long que le contrôle fluoroscopique standard. L’exposition aux rayonnements liée au CBCT était comprise entre 3 et 25 mGy (≈0,2 mSv), supérieure à la scopie conventionnelle mais nettement inférieure à celle d’un scanner, équivalente à environ 10 radiographies standard.

Le taux de révision peropératoire peut atteindre 22 % après analyse 3D, révélant des malréductions non détectées en fluoroscopie standard. Plusieurs études ont montré l’intérêt de l’imagerie 3D peropératoire par cone beam pour le contrôle de la syndesmose : correction immédiate de la position de la fibula dans 7 % des cas (Beck et al – N= 200 patients). L’utilisation du cone beam entraîne généralement un temps opératoire légèrement prolongé, mais permet une analyse tridimensionnelle précise de la mortaise tibio-fibulaire, améliorant la qualité de réduction et pouvant éviter des réinterventions secondaires liées aux malréductions.

Malgré un léger allongement du temps opératoire, le cone beam peropératoire offre une analyse tridimensionnelle fiable avec une irradiation modérée, permettant d’optimiser la qualité de la réduction chirurgicale et potentiellement de réduire les malréductions.
Lise CHEVASSUT , Lise CHEVASSUT (Besançon) , Thomas FRADIN , Laurent OBERT , François LOISEL , Julie VULLIERME
00:00 - 00:00 #51946 - CP-e010 Palpation virtuelle de repères anatomiques 3D dans le pied bot : faisabilité d’un protocole morphométrique standardisé innovant. Étude préliminaire.
CP-e010 Palpation virtuelle de repères anatomiques 3D dans le pied bot : faisabilité d’un protocole morphométrique standardisé innovant. Étude préliminaire.

Le pied bot congénital est une déformation tridimensionnelle complexe dont l’analyse morphologique exige des méthodes 3D fiables. La palpation virtuelle des repères anatomiques (landmarks) permet de définir objectivement les axes osseux, mais nécessite une validation expérimentale de sa reproductibilité et de sa précision.

Deux modèles 3D (pied bot sec et pied normal) ont été reconstruits à partir de tomodensitométries segmentées sous Amira. Trente‑deux landmarks anatomiques couvrant les principaux os du tarse ont été repérés indépendamment par trois opérateurs, à trois reprises, dans le logiciel FusionBox. Les coordonnées (X, Y, Z) ont servi à calculer les erreurs quadratiques moyennes (RMS), les diagrammes de Bland‑Altman et les indices de stabilité. Une analyse expérimentale complémentaire a évalué la mesure des axes osseux et la simulation tridimensionnelle de correction.

La reproductibilité intra‑opérateur présentait une RMS moyenne de 1,07 mm (90,6 % < 2 mm) et inter‑opérateur de 1,28 mm (84,03 % < 1 mm). Les biais moyens étaient proches de zéro (–0,5 à +0,5 mm) avec des limites d’accord ±6–7 mm. Les repères latéraux distaux et dorsaux étaient les plus stables (< 0,6 mm). L’application expérimentale a permis de quantifier les déviations angulaires entre les axes du pied bot et du pied normal et de simuler virtuellement leur correction.

Les résultats de cette étude confirment la robustesse et la validité du protocole de palpation virtuelle tridimensionnelle pour le repérage morphométrique du pied. Les erreurs moyennes inférieures à 2 mm et l’excellent accord inter‑observateurs indiquent une reproductibilité supérieure aux marges d’erreur cliniquement acceptables(22). Ces performances démontrent que le protocole reste stable même en présence de déformations osseuses marquées comme celles du pied bot. Sur le plan clinique, la reproductibilité obtenue valide l’utilisation de cette méthode pour des études de suivi morphologique, d’évaluation post-chirurgicale ou de planification tridimensionnelle. Elle ouvre également la voie à des applications automatisées combinant détection algorithmique et repères standardisés, afin d’accroître la précision et la reproductibilité dans les travaux futurs.

Ce protocole de palpation virtuelle 3D montre une excellente fiabilité intra‑ et inter‑observateur et une validité géométrique confirmée. Il constitue une avancée méthodologique majeure vers une planification chirurgicale personnalisée du pied bot et une standardisation des analyses morphométriques 3D en orthopédie.
Athos LUBENGA (Lubumbashi, RD du Congo) , Benoit BEYER , Greta DEREYMARKER , Véronique FEIPEL , Serge VAN SINT JAN
00:00 - 00:00 #51949 - CP-e011 Fixation percutanée assistée par arthroscopie des fractures du col du talus : technique mini-invasive et résultats préliminaires.
CP-e011 Fixation percutanée assistée par arthroscopie des fractures du col du talus : technique mini-invasive et résultats préliminaires.

Les fractures du col du talus sont des lésions rares mais graves. L’anatomie complexe du talus rend souvent la visualisation et la réduction difficiles sans recours à un abord ouvert extensif, ce qui peut compromettre sa vascularisation déjà précaire et augmenter le risque de nécrose avasculaire et d’arthrose post-traumatique. L’objectif de ce travail était de décrire une technique chirurgicale mini-invasive combinant l’endoscopie de l’arrière-pied et une fixation percutanée.

Nous avons réalisé une série prospective préliminaire de quatre fractures chez trois patients, traitées entre 2024 et 2025. Tous les patients présentaient des fractures fermées du col du talus classées Hawkins type I ou II, secondaires à un traumatisme à haute énergie. La série comprenait uniquement des patients de sexe masculin, avec un âge moyen de 41 ans. Les critères d’inclusion étaient l’absence de comminution majeure permettant une réduction indirecte. L’intervention a été réalisée sous rachianesthésie, le patient étant installé en décubitus ventral, avec un garrot pneumatique à la racine de la cuisse. L’endoscopie de l’arrière-pied a été effectuée via les voies d’abord classiques postéro-médiale et postéro-latérale. Un shaver de 4,5 mm a permis le débridement de la capsule sous-talienne et l’évacuation de l’hématome fracturaire. Sous contrôle arthroscopique direct et fluoroscopique, une réduction fermée a été obtenue, suivie d’une fixation percutanée par vis de compression cannulées sans tête (5,0 mm ou 7,0 mm). Dans le cas de fracture de type Hawkins II, une arthrodèse sous-talienne primaire complémentaire a été réalisée afin d’optimiser la stabilité de l’ostéosynthèse et de préserver l’apport sanguin du talus.

L’évaluation radiographique à 6 semaines, 3 mois et 6 mois a confirmé une progression satisfaisante vers la consolidation dans tous les cas. Aucune complication, telle qu’une infection ou un signe précoce de nécrose avasculaire, n’a été observée au recul actuel. La reprise de l’appui et la récupération fonctionnelle ont été jugées satisfaisantes lors du dernier suivi.

L’association de l’endoscopie de l’arrière-pied et de la fixation percutanée permet une visualisation directe du foyer fracturaire tout en limitant la dissection des tissus mous, ce qui pourrait contribuer à préserver l’apport sanguin du talus. Cette approche mini-invasive offre également l’avantage d’une réduction plus précise sous contrôle arthroscopique et fluoroscopique.

La fixation percutanée assistée par arthroscopie semble être une technique mini-invasive sûre et efficace pour le traitement des fractures du col du talus, permettant une visualisation directe et une réduction précise tout en limitant l’atteinte des tissus mous. Une arthrodèse sous-talienne primaire complémentaire peut être utile dans certains cas sélectionnés.
Savvas KANSIZOGLOU (Naousa, Grèce) , Griogorios ANAGNOSTOU , Ioannis VASIADIS , Alexandros ELEFTHEROPOULOS
00:00 - 00:00 #51985 - CP-e012 Bipolar Dislocation of the First Metatarsal with Associated Lisfranc Injury.
CP-e012 Bipolar Dislocation of the First Metatarsal with Associated Lisfranc Injury.

La luxation bipolaire du premier métatarsien ou premier métatarsien flottant est une lésion exceptionnelle du pied. Les auteurs rapportent un cas de premier métatarsien flottant ouvert chez une patiente de 32 ans.

Il s'agit d'une femme de 24 ans, ayant subi un accident domestique, chute d’un lieu élevé, L'avant pied apparaissait déformé, très œdématié, l'impotence fonctionnelle était complète. Le bilan radiologique mettait en évidence une fracture luxation du Lisfranc, de type columno-spatulaire homolatérale avec fracture medio diaphysaire du deuxième métatarsien, associée à une luxation bipolaire du premier métatarse. La patiente a été opéré en urgence, la luxation été réduite par voie d’abord dorsale avec embrochage M1M2, la fracture luxation du Lisfranc a été réduite avec une broche centromédullaire deuxième métatarsien fichée sur les cunéiformes. Une botte plâtrée sans appui a été posée pour une durée de 5 semaines.

La patiente a été revu, elle présentait des douleurs intermittentes du Lisfranc ainsi que de la métatarso-phalangienne. L'articulation de Lisfranc était enraidie, la radiographie de contrôle montrait une conservation de la réduction, avec une mobilité normale (flexion dorsale 45°, flexion plantaire 20°), et un aspect radiologique normal. La marche était normale sans boiterie, la fonction et la mobilité du gros orteil sont correctes.

Les fractures luxations du Lisfranc ne sont pas exceptionnelles, par contre les luxations bipolaires du premier métatarse sont rares. Il y a soit rupture du ligament collatéral interne avec luxation dorso-externe, soit rupture de la plaque plantaire avec parfois fracture des sésamoïdes et luxation dorsale pure. En cas de rupture de la plaque plantaire, la luxation peut être irréductible, soit par incarcération de la plaque ou d'un sésamoïde, soit par blocage de la tête du métatarsien au travers de la sangle des courts fléchisseurs. L'association des deux lésions n'a en rien modifié notre attitude thérapeutique concernant la fracture- luxation du Lisfranc, la réduction à foyer fermé, ou ouvert au moindre doute, associée à une ostéo- synthèse par broche nous parait être la meilleure attitude, la mise en décharge durant un mois est systématique.

Nous rapportons un cas de luxation bipolaire du premier métatarsien. Le traitement a été des plus classiques associant réduction, brochage, et botte plâtrée. Le résultat fonctionnel est satisfaisant. La luxation bipolaire du premier métatarsien est lésion exceptionnelle, nécessitant un traumatisme violent, l’objectif est d’exprimer la simplicité et les résultats fonctionnel de la prise en charge de cette lésion.
Ilies HASROURI (Batna, Algérie) , Toufik BOUSSAHA , Hemza AMRANE , Nacer KHERNANE
00:00 - 00:00 #51994 - CP-e013 Arthrodèse de cheville par arthroscopie: une stratégie mini-invasive pour une fusion optimale.
CP-e013 Arthrodèse de cheville par arthroscopie: une stratégie mini-invasive pour une fusion optimale.

L’arthrodèse de la cheville est une procédure chirurgicale visant à fusionner l’articulation tibio‑talienne pour supprimer la douleur liée à une arthrose sévère ou des séquelles traumatiques lorsque les traitements conservateurs ont échoué ; l’approche arthroscopique mini‑invasive a été développée pour limiter l’agression des tissus mous et réduire les complications associées à la chirurgie ouverte.

Une série rétrospective de patients ayant subi une arthrodèse tibio‑talienne sous arthroscopie a été analysée, comprenant un abord par deux voies antérieures, préparation des surfaces articulaires par avivement, distraction de l’articulation et fixation par des vis percutanées ; l’évaluation fonctionnelle et radiologique a été réalisée sur un suivi moyen de plus de trois ans, en mesurant les scores cliniques tels que l’AOFAS et le taux de fusion osseuse.

Les résultats montrent une fusion osseuse obtenue dans plus de 90 % des cas avec un délai moyen de consolidation d’environ 13 semaines, une amélioration significative des scores AOFAS post‑opératoires, une bonne alignement articulaire et une morphologie stable, ainsi qu’une moindre morbidité et un séjour hospitalier réduit par rapport aux techniques ouvertes.

L’arthrodèse de la cheville par arthroscopie apparaît comme une technique fiable avec des résultats fonctionnels et radiologiques comparables aux arthrodèses à ciel ouvert, tout en offrant des avantages tels qu’une diminution des complications cutanées et de la morbidité post‑opératoire ; cependant, elle reste techniquement exigeante et nécessite une sélection rigoureuse des patients, notamment ceux sans déformations sévères ou perte de substance osseuse, car ces facteurs peuvent limiter la faisabilité arthroscopique.

L’arthrodèse de la cheville réalisée sous arthroscopie constitue une stratégie mini‑invasive efficace pour obtenir une fusion optimale de l’articulation avec un taux élevé de fusion osseuse, une amélioration fonctionnelle significative et une réduction de la morbidité par rapport à la chirurgie ouverte, bien que la technique requière une expertise spécifique et une sélection appropriée des patients.
Said EL MAZGALDI (Oujda, Maroc)
00:00 - 00:00 #52032 - CP-e014 Bilateral Brachymetatarsia in an Adolescent: A Sequential Approach.
CP-e014 Bilateral Brachymetatarsia in an Adolescent: A Sequential Approach.

Brachymetatarsia is a rare condition, more common in females, characterized by congenital shortening of one or more metatarsals due to premature closure of the corresponding growth plate. Diagnosis is clinical, based on metatarsal hypoplasia and shortening, with the fourth metatarsal being the most frequently affected. Treatment may be conservative, through adapted footwear, or surgical, with gradual metatarsal lengthening.

We present the case of a previously healthy 14-year-old adolescent referred to the Orthopaedic outpatient clinic due to callosity on the left foot and bilateral foot deformity. The patient reported footwear-related discomfort but no limitations in activities of daily living. Physical examination revealed brachymetatarsia of the fourth finger of the right foot and of the third and fourth fingers of the left foot. The diagnosis was confirmed radiographically, and surgical correction of the right foot was initially proposed.

A lengthening osteotomy of the fourth metatarsal was performed with application of an external fixator. One month after surgery, and following radiographic confirmation of adequate callus formation, the Kirschner wire was removed. The patient was followed weekly for two months, after which the external fixator was removed. During postoperative follow-up, imaging studies were performed to monitor osteogenesis and to assess the need for adjustments to the external fixator lengthening. Three months after surgery, the patient began walking with appropriate footwear and progressively resumed low-impact sports activities according to clinical tolerance. Nine months after the first procedure, the patient expressed interest in undergoing surgical correction of the third and fourth rays of the left foot.

Three months after surgery, the patient began walking with appropriate footwear and progressively resumed low-impact sports activities according to clinical tolerance. Nine months after the first procedure, the patient expressed interest in undergoing surgical correction of the third and fourth rays of the left foot.

Gradual lengthening with an external fixator proved to be an effective and safe option in the treatment of brachymetatarsia, allowing progressive deformity correction with good radiographic and functional control, and representing a valid approach in selected cases.
Sofia CRUZ ROMANO (Viana do Castelo, Portugal) , Catarina RODRIGUES , Margarida AREIAS , Elsa MOREIRA
00:00 - 00:00 #52127 - CP-e015 Incarcération de la fibula dans une fracture distale de jambe : à propos d’un cas.
CP-e015 Incarcération de la fibula dans une fracture distale de jambe : à propos d’un cas.

Les fractures du cou de pied sont fréquentes. Leur traitement est difficile, le consensus n’est pas réalisé tant sur le plan stratégique opératoire que méthodologique. En effet, sa situation directement sous-cutanée (vascularisation précaire) incite à la plus grande prudence quant à la réalisation des techniques chirurgicales à foyer ouvert qui sont source de plusieurs complications (infection, cal viscieux…). Nous présentons une situation exceptionnelle de fracture métaphysaire distale tibial avec une incarcération de la fibula dans le foyer tibial, imposant une stratégie thérapeutique spécifique.

Patient de 32 ans, victime d’une chute estimée à 3m, ayant présenté un traumatisme fermé de sa cheville dont le bilan radiologique est en faveur d’une fracture métaphysaire tibiale distale de la jambe avec incarcération de la fibula dans le foyer fracturaire tibial. Le choix d’un abord commun antéro-latéral a mis en évidence une incarcération de la fibula dans le foyer tibial et a permis la libération sa et la réduction anatomique des deux foyers fracturaires. La stabilisation des deux os a été confiée aux plaques vissées réalisée par la même voie d’abord. Les suites opératoires ont été simples.

À 3 mois, La consolidation osseuse a été obtenue. Le patient a présenté une récupération progressive de la mobilité de sa cheville permettant la reprise d’un appui avec une articulation stable. Le contrôle à 8 mois d’évolution retrouve une récupération totale de la mobilité de la cheville avec persistance de douleurs légères et un œdème à l’appui prolongé.

L’incarcération de la fibula dans le foyer tibial représente une complication exceptionnelle des fractures distales de la jambe. Une bonne analyse radiologique permet d’établir une stratégie thérapeutique appropriée. La précarité vasculaire de l’extrémité inférieure de la jambe a nécessité une stratégie thérapeutique par le choix d’une voie d’abord permettant de minimiser les risques cutanés (désunion de la plaie et infection) et de moyens d’ostéosynthèse permettant la mobilisation de la cheville le plus tôt possible. Nous avons opté pour une voie d’abord antérolatérale combinée permettant la réduction anatomique des deux fractures associée à une fixation interne stable par plaques vissées, permettant de débuter la rééducation fonctionnelle seules gage d’une récupération la fonction de la cheville. Les suites ont été favorables.

Les fractures distales du tibia associées à une incarcération du péroné constituent une entité exceptionnelle et complexe. Leur traitement reste difficile, émaillé de plusieurs complications. Le consensus n’est pas réalisé sur le plan stratégie opératoire. Le diagnostic radio-clinique précis, le choix de la voie d’abord et des moyens d’ostéosynthèse adéquats permettent de prévenir les complications (infection, cal viscieux…) et espérer une récupération fonctionnelle.
Benmayouf NAZIM (Batna, Algérie) , Hemza AMRANE , Sofiane FORTAS , Yahia YAHIAOUI , Toufik BOUSSAHA , Abdellah BOUKHENTICHE , Ilias HASROURI , Salim RICHE , Khadidja BENYAHIA , Nacer KHERNANE
00:00 - 00:00 #52143 - CP-e016 Impact du prélèvement du tendon long péronier sur la fonction de la cheville après reconstruction du ligament croisé antérieur : étude prospective.
CP-e016 Impact du prélèvement du tendon long péronier sur la fonction de la cheville après reconstruction du ligament croisé antérieur : étude prospective.

Le tendon long péronier est de plus en plus utilisé comme greffe autologue pour la reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA). Bien que cette technique offre une greffe solide, son prélèvement pourrait théoriquement altérer la fonction de la cheville et du pied, notamment l’éversion et la stabilité latérale. L’évaluation objective de ces conséquences est essentielle pour guider l’indication chirurgicale.

Étude prospective incluant 45 patients opérés d’une reconstruction du LCA par tendon long péronier entre 2023 et 2025. Évaluation préopératoire et à 12 mois post-opératoire : force d’éversion et d’extension (dynamomètre), amplitude articulaire, proprioception et équilibre unipodal, scores fonctionnels FAAM. Comparaison avec cheville controlatérale. Analyse statistique : test t apparié et analyse multivariée.

Force d’éversion réduite en moyenne de 5 % par rapport à la cheville controlatérale (p < 0,05). Pas de différence significative dans l’amplitude articulaire, la proprioception ou l’équilibre unipodal. FAAM moyen >90 %, indiquant une fonction quasi normale. Aucun déficit clinique ou limitation pour le retour au sport, même chez les sportifs pratiquant des activités pivot/contact

Le prélèvement entraîne une diminution modeste de la force d’éversion mais n’altère pas la stabilité, la proprioception ni la performance fonctionnelle. Ces résultats confirment que le tendon long péronier est une greffe fiable et sûre pour la reconstruction du LCA.

Le prélèvement du tendon long péronier a un impact minimal sur la fonction de la cheville et ne limite pas le retour au sport. Une évaluation préopératoire et une rééducation adaptée permettent d’optimiser les résultats.
Slim HADJ MOHAMED (Tunis, Tunisie) , Khaled KHELIL , Rabie AYARI , Dhia BOUZRARA , Youssef MALLAT , Baha Eddine CHERIF , Achraf ABDENNADHER , Khalil AMRI
00:00 - 00:00 #52161 - CP-e017 Résultat à moyen terme des fractures luxation Lisfranc.
CP-e017 Résultat à moyen terme des fractures luxation Lisfranc.

Les fractures-luxations de Lisfranc sont rares mais peuvent avoir des conséquences fonctionnelles sévères. Toutefois, les résultats fonctionnels varient en fonction de la qualité de la réduction et de la consolidation osseuse. Cette étude évalue les résultats à moyen terme du traitement chirurgical en intégrant des données cliniques, radiologiques et fonctionnelles.

Une étude rétrospective a été menée sur 44 patients opérés à l’Institut Kassab, avec un suivi moyen de 24 mois. L’évaluation fonctionnelle reposait sur le score AOFAS, la reprise d’activité et la douleur évaluée par l’EVA. L’analyse radiologique incluait la réduction anatomique, la consolidation osseuse et l’arthrose secondaire.

Une récupération fonctionnelle optimale (AOFAS ≥ 85) a été observée chez 61,4 % des patients, tandis que 25 % présentaient une amélioration partielle (AOFAS 70-84) avec douleur modérée. En revanche, 13,6 % avaient des limitations sévères (AOFAS < 70), dont trois cas d’arthrose tarsométatarsienne. Une réduction anatomique a été obtenue dans 89 % des cas, avec un taux de consolidation de 93 % à 6 mois. L’arthrose secondaire a concerné 18 % des patients et était significativement associée à une réduction incomplète. À six mois, 72 % des patients avaient repris une activité sportive, bien que 38 % ressentaient une gêne à l’effort.

Nos résultats confirment que le pronostic fonctionnel des fractures-luxations de Lisfranc dépend en grande partie de la qualité de la réduction anatomique. En effet, les patients ayant bénéficié d’une réduction satisfaisante présentaient globalement de meilleurs résultats fonctionnels, alors que les réductions incomplètes étaient plus souvent associées à une arthrose secondaire et à des douleurs persistantes. Ce constat rejoint les données classiques de la littérature, qui considèrent la restauration anatomique de l’articulation tarsométatarsienne comme un élément déterminant du résultat à moyen terme. Par ailleurs, bien que le taux de consolidation osseuse ait été élevé dans notre série, celle-ci ne semble pas à elle seule garantir un résultat fonctionnel optimal. La persistance d’une gêne à l’effort chez une proportion non négligeable de patients suggère que l’atteinte cartilagineuse initiale et les lésions ligamentaires associées influencent également l’évolution. Ainsi, malgré une prise en charge chirurgicale adaptée, l’arthrose secondaire et les douleurs résiduelles demeurent des complications non rares. Ces éléments soulignent l’importance d’une indication opératoire bien posée, d’une réduction rigoureuse et d’un suivi prolongé afin d’optimiser les résultats fonctionnels

Le traitement chirurgical permet une récupération satisfaisante dans la majorité des cas, mais l’arthrose et les douleurs résiduelles restent des complications fréquentes. Un suivi prolongé et une rééducation adaptée sont essentiels pour optimiser les résultats.
Houssem MARS , Safouene BEN BRAHIM (Manouba, Tunisie) , Ahmed Adel BEZZAOUIA , Hassen HACHICHA , Hassen MAKHLOUF , Khalil HABBOUBI
00:00 - 00:00 #52221 - CP-e018 La fracture bilatérale du processus latéral du talus : A propos d’un cas.
CP-e018 La fracture bilatérale du processus latéral du talus : A propos d’un cas.

Rare et méconnue, la fracture du processus latéral du talus peut mimer une entorse latérale de la cheville et reste sous diagnostiquée. Le défaut de diagnostic ou de traitement peut mener à des complications graves chez une population jeune et active : arthrose sous-talienne, douleurs résiduelles, pseudarthrose. Nous traitons le cas d’une fracture bilatérale du processus latéral de la cheville chez un adolescent.

Une jeune homme de 17 ans, sans antécédent notable, s’est présenté aux urgences pour une douleur persistante et bilatérale de la cheville survenue à la suite d’une réception de saut en motocross. L’examen clinique bilatéral initial retrouvait, outre une impotence fonctionnelle partielle, une douleur, un œdème et une ecchymose localisés autour de la malléole latérale. La mobilité de la cheville était limitée et douloureuse en flexion dorsale La radiographie ainsi que le scanner avaient objectivé une fracture bilatérale et symétrique du processus latéral du talus, avec une marche d’escalier articulaire. Le patient a été pris en charge chirurgicalement par vissage bilatéral selon une voie d’abord latérale directe.

Le patient a été revu à 6 semaines et 9 semaines post opératoires. Les fractures avaient consolidé dès le premier contrôle et l’appui total autorisé dès 6 semaines. Une kinésithérapie a été prescrite pendant trois mois au termes desquels la mobilité des deux chevilles était quasi anatomique et symétrique. Le patient avait repris son chaussage normal et l’activité sportive au bout de 12 semaines. Le score AOFAS était à 90/100 à 04 mois de la chirurgie.

Ces fractures sont souvent liées à la pratique du snowboard, elles résultent d’un mécanisme d’éversion ou de flexion dorsale du pied en charge. Ces fractures miment une entorse latérale de la cheville et la radiographie standard est d’interprétation difficile, conduisant à un retard diagnostique. Ces fractures atteignent constamment l’articulation sous talienne. En cas de déplacement et de marche d’escalier articulaire, le traitement est chirurgical afin de prévenir l’évolution vers un cal vicieux, une pseudarthrose ou le développement d’une arthrose sous talienne invalidante chez une population jeune et active. Le traitement chirurgical consiste en une réduction avec vissage ou résection si le fragment est arthrogène avec une synthèse impossible.

La fracture du processus latéral de la cheville est rare mais peut se solder de complications fonctionnelles graves pour les jeunes sportifs. La prévention repose sur le diagnostic précoce en cas de contexte évocateur avec un tableau clinique concordant. Le traitement chirurgical est impératif en cas de déplacement et l'évolution est souvent favorable.
Meriem SOUISSI (Metz) , Khaled HARMAS , Abdelkader ARROUM , Iheb HMIDA , Aboubacar LAWAN ABDOU , Aboubekr BERRICHI , Mbarek IRRAZI
00:00 - 00:00 #52270 - CP-e019 La methode de Ponseti et Reponseti dans la prise en charge du pied bot varus equin chez le grand enfant.
CP-e019 La methode de Ponseti et Reponseti dans la prise en charge du pied bot varus equin chez le grand enfant.

Le pied bot varus équin congénital constitue l’une des malformations orthopédiques congénitales les plus fréquentes nécessitant une prise en charge thérapeutique. Le traitement non chirurgical, reposant sur différentes méthodes conservatrices, est généralement considéré comme la première étape dans la correction de cette déformation. La méthode de Ponseti, introduite par Ignacio Ponseti au début des années 1940, a démontré son efficacité dans le traitement du pied bot chez les jeunes enfants, notamment jusqu’à l’âge de 3 ans. Toutefois, l’influence de l’âge au début du traitement sur le taux de correction et le risque de récidive reste encore discutée. A travers notre travail nous allons mettre la lumière sur la possibilité d'avoir de très bons résultats même chez le grand enfant

8 de nos patients qui présentaient un pied bot varus équin idiopathique ont bénéficié de la méthode de Ponseti. L’âge moyen des patients était de 11,4 ans (extrêmes : 5 à 15 ans). Les patients ont été suivis pendant une durée moyenne de 3 ans. La correction de la déformation a été obtenue par des plâtres successifs selon le protocole de Ponseti . Critères d'inclusion: enfant âgé de plus de 5ans Pied bot varus équin idiopathique

La correction de la déformation a été obtenue après une moyenne de 6 plâtres successifs (extrêmes : 5 à 7). Sur le plan clinique et radiologique, 16 pieds sur 16 (100 %) ont été considérés comme ayant obtenu un bon résultat, sans nécessité de recours ultérieur à un traitement chirurgical. Bon résultat: pied plantigrade, chaussable et non douloureux.

La méthode de Ponseti est la méthode de référence quant à la prise en charge du pied bot varus équin idiopathipatique, elle consiste en une succession de plâtres en suivant le système CAVE ( on corrige d'abord le cavus, l'adductus le varus et enfin équin) avec une ténotomie du tendon d'Achille lors du dernier plâtre, son efficacité a été prouvée chez les nouveaux, les nourrissons et les enfants de moins de 3 ans car a cet l'âge les os sont plus malléables et répondent bien aux manipulations. Toutefois cette méthode donne d'excellents résultats chez les grands enfants aussi, notamment de plus de 5ans, visant ainsi une population pédiatrique plus large. Son application est simple et peu coûteuse, ce qui représente un avantage majeur dans les pays en développement disposant de ressources sanitaires limitées.

La méthode de Ponseti est reconnue comme le traitement de référence du pied bot varus équin idiopathique congénital chez le nouveau-né et les nourrissons, et ses principes peuvent également être adoptés dans la prise en charge des enfants plus âgés et même chez les adolescents présentant une déformation négligée, ceci implique d'avoir une équipe qui a une grande expérience dans la méthode de Ponseti et des parents coopérants.
Sarah HOSNI (Rabat, Maroc) , Zohair ALAMI , Tarik MADHI
00:00 - 00:00 #52310 - CP-e020 Lésions nerveuses périphériques après traitement arthroscopique de l’instabilité latérale chronique de la cheville : étude rétrospective comparative avant et après conférence d'enseignement de sensibilisation et préventio.
CP-e020 Lésions nerveuses périphériques après traitement arthroscopique de l’instabilité latérale chronique de la cheville : étude rétrospective comparative avant et après conférence d'enseignement de sensibilisation et préventio.

L’entorse de cheville est un traumatisme fréquent pouvant évoluer vers une instabilité chronique dans 20à30 % des cas, parfois nécessitant une stabilisation chirurgicale. L’arthroscopie permet aujourd’hui des techniques mini-invasives de réparation ou de reconstruction ligamentaire, avec de bons résultats fonctionnels. Cependant, la proximité des structures vasculo-nerveuses expose à un risque de lésions neurologiques iatrogènes, probablement sous-estimé en pratique clinique. Dans ce contexte, une conférence d’enseignement présentée lors du congrès SFA 2024 (Société Française d’Arthroscopie) a été consacrée à ces complications. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact de cette sensibilisation sur l’incidence des complications neurologiques dans la pratique d’un chirurgien.

Il s’agissait d’une étude rétrospective comparative mono-opérateur, menée entre juillet2024 et juin2025, incluant 305 patients présentant une instabilité latérale chronique de la cheville résistante au traitement conservateur. Au total, 223 réparations ligamentaires et 82 reconstructions ligamentaires ont été réalisées. Le suivi minimal moyen était de 6 mois. Les complications neurologiques, leurs territoires nerveux et leur prise en charge ont été analysés. Les patients ayant bénéficié d’un geste chirurgical associé étaient exclus.

À 6 mois, aucune différence statistiquement significative n’a été observée entre les périodes pré- et post-conférence concernant les complications neurologiques. Parmi les 305 patients traités,1,6% présentaient une complication neurologique à M6.Dans le groupe réparation, les taux de symptômes neurologiques étaient de 0,8% en pré-conférence versus 1,9% en post-conférence (p=0,14). Dans le groupe reconstruction,les taux étaient de 4,3% versus 2,7% (p=0,93). Les autres complications comprenaient trois cas d’algoneurodystrophie après reconstruction versus quatre après réparation,ainsi que cinq hématomes dans le groupe réparation versus quatre dans le groupe reconstruction.

Dans cette étude, la conférence d’enseignement n’a pas été associée à une diminution significative des complications neurologiques après arthroscopie pour instabilité chronique latérale de la cheville. Les taux de complications neurologiques étaient comparables entre les périodes pré- et post-conférence. Les lésions neurologiques iatrogènes restent probablement sous-estimées, en raison de manifestations parfois transitoires et discrètes. Ces résultats soulignent l’importance d’une prévention,d’un diagnostic précoce et d’une prise en charge adaptée,ainsi que du développement de stratégies pédagogiques complémentaires telles que la formation pratique,la simulation anatomique sur cadavres.

Les complications neurologiques après arthroscopie de cheville restent probablement sous-estimées en pratique clinique. Leur prévention et leur prise en charge mériteraient une attention particulière et pourraient faire l’objet d’un symposium dédié afin d’améliorer leur identification et leur gestion.
Mohamed BOUDARI (Lille) , Alexis THIOUNN
00:00 - 00:00 #52315 - CP-e021 Évaluation Radio-Clinique des Facteurs d’Échecs de l’Ostéotomie de Scarf.
CP-e021 Évaluation Radio-Clinique des Facteurs d’Échecs de l’Ostéotomie de Scarf.

L’hallux valgus est une déformation qui entraîne une gêne fonctionnelle et esthétique. L’ostéotomie de Scarf est l’une des techniques chirurgicales les plus utilisées pour corriger cette déformation. Toutefois, des échecs peuvent survenir, nécessitant une analyse approfondie des facteurs de risque. L’objectif de cette étude est d’évaluer les facteurs cliniques et radiologiques influençant l’échec de l’ostéotomie de Scarf.

Une étude monocentrique, descriptive et rétrospective a été réalisée au sein de notre service. L’étude a inclus des patients opérés entre janvier 2006 et décembre 2018. Les critères d’inclusion comprenaient tous les patients ayant subi une ostéotomie de Scarf pour hallux valgus, tandis que les cas avec interventions concomitantes ou dossiers incomplets ont été exclus. Les données ont été recueillies à partir des dossiers médicaux, comptes rendus opératoires, clichés radiologiques et consultations de suivi post-opératoire.

L’étude a inclus 45 patients, majoritairement des femmes (93,3 %,) avec un âge moyen de 57,19 ans (30 à 79 ans). La plupart des patients présentaient une morphologie de pied égyptien (95,6 %), et 17,8 % étaient tabagiques. Le motif principal de consultation était la métatarsalgie du premier rayon (55,5 %), suivie des métatarsalgies des rayons latéraux (40 %) et d’une gêne au chaussage (4,4 %). Plusieurs facteurs d’échec ont été identifiés. Sur le plan anatomique, la morphologie du pied égyptien, favorisant une surcharge du premier rayon, pourrait être un élément contributif (p<0,05). Les déformations sévères avec des angles préopératoires élevés ont également été associées à un risque accru de récidive (p<0,05). Sur le plan technique, l’utilisation d’implants inadaptés, le mauvais positionnement des ostéotomies ou des erreurs d’alignement post-opératoire ont pu compromettre le résultat final. Enfin, les facteurs post-opératoires, tels que le non-respect des consignes de rééducation, une mauvaise cicatrisation osseuse, ou des complications comme l’algodystrophie ou l’infection, ont également été observés.

Les échecs de l’ostéotomie de Scarf semblent être influencés par des facteurs anatomiques, techniques et post-opératoires. Une meilleure sélection des patients, un suivi rigoureux et une technique opératoire optimisée pourraient améliorer les résultats et réduire les complications.
Abderrahmen BEN ALI , Hassan MAKHLOUF (tunis, Tunisie) , Nesrine KSIBI , Mahdi MEDDEB , Khalil HABBOUBI
00:00 - 00:00 #52338 - CP-e022 Localisation rare de la tumeur à cellules géantes : Talus : A propos d’un cas.
CP-e022 Localisation rare de la tumeur à cellules géantes : Talus : A propos d’un cas.

Les tumeurs à cellules géantes anciennement appelées “les ostéoclastomes”, sont des tumeurs ostéolytiques bénignes mais localement aggressives représentent 4,5% - 9,5% de toute les tumeurs osseuses primitives. Elles touchent les adultes jeunes entre 20-40 ans avec une localisation préférentielle métaphyso-épiphysaire des os longs notamment au niveau du genou (50%des cas). Elles mettent en jeu le pronostic fonctionnel des grosses articulations exceptionnellement le pronostic vital.

patient Z.R âgé de 24 ans sans antécédents , qui présente une tuméfaction indolore évoluant depuis 6 ans au niveau de la face antéro-interne du pied droit. Le patient décrit une douleur à la marche depuis 2 mois, sans notion de traumatisme. L’examen clinique retrouve: un patient en bon état général. Une masse du pied droit dure fixe sur le plan profond, mobile sur le plan superficiel circonférentielle de 3 cm, sans signes inflammatoires en regard et sans adénopathies régionales. La mobilité articulaire est partiellement conservée. Une boiterie. La radiographie standard de la cheville (face - profil) objective une lésion ostéolytique au niveau de l’astragale soufflant la corticale avec une réaction périostée et une augmentation de la densité des parties molles sans envahissement de l’articulation tibio-talienne.Un complément IRM été réalisé confirmant les lésions sus décrites. Le reste de l’examen somatique ainsi que le bilan d’extension sans particularités.

L’étude histologique de la pièce confirme le diagnostic d’une tumeur à cellules géantes. Le patient a reçu des séances de chimiothérapie par le Denosumab pendant 3 mois sans réponse positif suivi d’une cure chirurgicale. une talectomie totale a été réalisée, un comblement par du ciment acrylique(chirurgical), une préparation d’une arthrodèse tibio-sous talienne et stabilisation par un fixateur externe type FESSA pontant la cheville à 90 . La pièce opératoire confirmant le diagnostics de la tumeur à cellules géantes.

Les TCG touchent les adultes jeunes d’origine incertaine , la localisation au niveau du talus est rare cliniquement diagnostiquée par une douleur et masse palpable avec notion de boiterie la radiographie doit être poussé de l’imagerie standard jusqu’à l’IRM afin de classer la lésion d’une part et déterminer son extension vers les parties molles avoisinantes d’autre part. L’aspect en imagerie est typique et évocateur type: lacune métaphyso-épiphysaire avec extension vers l’os sous chondral. La TCG est une tumeur mésenchymateuse classée comme intermédiaire selon la classification de l’OMS 2020 « borderline ». Certains diagnostics différentiels doivent être évoqué notamment: le plasmocytome, le myélome, le chondrosarcome, kyste anévrismal, l’angiome.

La TCG est une tumeur rare touche l’adulte jeune siégé préférentiel genou , le diagnostic est clinico-radiologique confirmé par la l’anapath. La prise en charge est chirurgicale associé à un traitement médicale thérapie ciblée avec résultat promoteur.
Mohammed Yassine MOKADEM (Oran, Algérie)
00:00 - 00:00 #52802 - CP-e023 Traitement des ruptures récentes du tendon d’Achille par ténorrhaphie percutanée.
CP-e023 Traitement des ruptures récentes du tendon d’Achille par ténorrhaphie percutanée.

L’objectif de notre étude est de rapporter les résultats de la ténorrhaphie percutanée dans les ruptures récentes du tendon d’Achille.

La rupture du tendon d’Achille est une des lésions les plus rencontrées dans les traumatismes sportifs. Il existe différentes méthodes dont la technique de ténorrhaphie percutanée avec de meilleures suites opératoires. Il s’agit d’une étude rétrospective comportant 25 cas de ruptures récentes du tendon d’Achille. On note une nette prédominance masculine avec 24 hommes et 1 femme. L’âge moyen est de 38 ans. Le recul moyen est de quinze mois. La plupart des patients étaient des sportifs. Le délai de la prise en charge chirurgicale a été de 36 heures en moyenne. Sur le plan clinique, La douleur est constante avec impotence. Fonctionnelle et sensation de craquement audible lors du traumatisme. Les examens complémentaires réalisés sont la radiographie standard et l’échographie dans tous les cas. La durée moyenne d’hospitalisation est de 24 heures. Tous les patients ont bénéficié d’une ténorrhaphie percutanée selon Ma et Griffith utilisant un fil résorbable Vicryl n°2 avec immobilisation dans une attelle dont 3 semaines en équin suivie de 3 semaines cheville à angle droit. La rééducation fonctionnelle est entamée au 45ème jours. La marche complète est autorisée à deux mois avec reprise de l’activité sportive progressive à trois mois et totale à six mois.

Les patients ont été revus à la consultation. La cicatrisation tendineuse a été obtenue chez tous les patients. La reprise de travail est en moyenne de 3 mois. La reprise du sport a été de 6 mois en moyenne. Les amplitudes articulaires de la cheville et la force du triceps sural sont conservées. Dans notre série nous n’avons pas eu de ruptures itératives ni de complications cutanées. Nous avons eu à déplorer un cas de lésion de la branche sensitive du nerf sural confirmée par échographie.

La rupture du tendon d'Achille est une lésion fréquente en pratique sportive surtout chez les sujets de sexe masculin. La rupture se produit habituellement lors de l’activité sportive. Tous nos patients ont bénéficié d'une ténorrhaphie percutanée de réalisation rapide avec une hospitalisation courte de 24 heures. Les résultats fonctionnels sont satisfaisants. Les complications cutanées sont rares avec un résultat esthétique appréciable.

Le traitement des ruptures récentes du tendon d’Achille est chirurgical, les techniques mini-invasives sont en plein essor. La ténorrhaphie percutanée du tendon d’Achille est une méthode simple, rapide et fiable avec un taux de complications minime comparativement aux autres méthodes thérapeutiques orthopédique et chirurgicales.
Rachid NEMMAR (Alger, Algérie) , Soumeya BOULAIOUNE , Marouane KHOUAS , Zakaria DJELID , Hichem FRIDI
00:00 - 00:00 #52831 - CP-e024 Arthrite septique de la cheville : facteurs pronostiques et résultats fonctionnels d’une série rétrospective de 14 cas.
CP-e024 Arthrite septique de la cheville : facteurs pronostiques et résultats fonctionnels d’une série rétrospective de 14 cas.

L’arthrite septique (AS) de la cheville est une affection grave nécessitant une reconnaissance immédiate pour prévenir la destruction cartilagineuse. Bien que moins documentée que l'atteinte du genou, elle se distingue par un risque élevé de diffusion aux tissus adjacents. Cette étude analyse les caractéristiques cliniques, microbiologiques et les facteurs influençant le pronostic fonctionnel.

Nous avons mené une étude rétrospective sur 14 patients traités pour une AS de la cheville sur une période de 13 ans. Le diagnostic reposait sur un faisceau d’arguments cliniques, biologiques (CRP, hyperleucocytose) et cytobactériologiques (analyse du liquide synovial). Tous les patients ont bénéficié d’un drainage chirurgical par arthrotomie, associé à un lavage articulaire et à une antibiothérapie probabiliste secondairement adaptée.

L’âge moyen était de 43 ans (4 – 81 ans). L'origine hématogène était prédominante. Staphylococcus aureus était le pathogène le plus fréquemment isolé. Au recul moyen de 18 mois, 22 % des patients conservaient une raideur articulaire. Un délai de prise en charge chirurgicale supérieur à 48 heures, la présence d'une infection poly-articulaire (cheville et sous-talienne), et la présence de comorbidités étaient les principaux facteurs de mauvais pronostic fonctionnel.

Nos résultats confirment que la cheville est une localisation à haut risque de morbidité. Conformément à la littérature internationale, la précocité du traitement est le déterminant majeur du résultat final. Sur le plan microbiologique, le Staphylococcus aureus reste le principal agent des infections ostéo-articulaires, avec une virulence élevée expliquant la rapidité d’évolution des lésions cartilagineuses. La proximité des structures osseuses du tarse explique la fréquence des ostéites associées, nécessitant une vigilance diagnostique accrue (IRM) pour adapter le geste chirurgical.

L’arthrite septique de la cheville reste une urgence diagnostique et thérapeutique. Une prise en charge précoce associant drainage chirurgical et antibiothérapie adaptée conditionne le pronostic fonctionnel et limite le risque d’évolution vers une arthrose secondaire.
Rami BEN MHENNI (Sousse, Tunisie) , Mohamed Ali KHALIFA , Romdhane DENGUEZLI , Sadok CHTAI , Youssef KILANI , Wajdi CHERMITI , Karim BOUATTOUR
00:00 - 00:00 #52931 - CP-e025 Arthrodèse MTP1 et résection arthroplastique des têtes métatarsiennes latérales dans le pied rhumatoïde : résultats fiables et durables.
CP-e025 Arthrodèse MTP1 et résection arthroplastique des têtes métatarsiennes latérales dans le pied rhumatoïde : résultats fiables et durables.

Le pied rhumatoïde est une cible précoce de la polyarthrite rhumatoïde, avec synovite destructrice des ligaments, plaque plantaire et articulations MTP entraînant une luxation de la MTP1 en hallux valgus, subluxation dorsale des phalanges proximales et déséquilibre entre extenseurs et flexisseurs. L'alignement sagittal est crucial pour la biomécanique avant pied, médio et arrière-pied ainsi que la cheville. Notre série monocentrique évalue l'efficacité à long terme de l'arthrodèse de la MTP1 et la résection arthroplastique des têtes métatarsiennes des rayons latéraux, avec harmonisation globale, chez les patients avec des déformations complexes et avancées.

Étude rétrospective, série de 24 patients (40 pieds opérés, 100% de sexe féminin). Opérés au CHU Douera, recul moyen 06 ans (72 mois). Technique : voie médiale et dorso-médiale MTP1 (arthrodèse, et voies interdigitales dorsales pour les rayons latéraux. Évaluation : AOFAS, RX pour l’alignement sagittal, complications.

Résultats satisfaisants : objectifs atteints (soulagement de la douleur, maintien de la fonction, amélioration du chaussage et du visuel esthétique). Complications : Métatarsalgies, dorsiflexions exagérées. L’alignement sagittal restauré, stabilité avant-pied (réduction des pressions), harmonisation médio-arrière-pied/cheville. Scores AOFAS excellents/bons. Taux de récidive faible.

Dans la chirurgie du pied rhumatoïde négligé historiquement au profit des grosses articulations L'alignement sagittal est très important et il doit être pris en considération pour prévenir l'instabilité médio-arrière-pied et les échecs tardifs. L'arthrodèse MTP1 assure une stabilité durable, tandis que la résection latérale soulage les métatarsalgies sans compromettre la propulsion. L'harmonisation globale réduit les décompensations. Ces résultats fiables à 06 ans surpassent les techniques agressives.

L'arthrodèse MTP1 + résection latérale, centrée sur l'alignement sagittal et l'harmonisation pied-cheville, offre efficacité et durabilité exceptionnelles dans le pied de la polyarthrite rhumatoïde complexe. Il s’agit d’une technique reproductible pour orthopédistes experts, elle mérite validation multicentrique.
Siham MAHCHOUCHE (ALGERS, Algérie) , Hayat CHERIFI
00:00 - 00:00 #52964 - CP-e026 Résultats fonctionnel et défis tu traitement chirurgical des fractures du calcanéum.
CP-e026 Résultats fonctionnel et défis tu traitement chirurgical des fractures du calcanéum.

Les fractures calcanéennes, bien que peu fréquentes, sont des lésions graves pouvant entraîner des douleurs chroniques et des handicaps durables. Le traitement chirurgical est généralement privilégié pour restaurer l’architecture osseuse et limiter les complications fonctionnelles. Cette étude rétrospective vise à analyser les résultats du traitement chirurgical des fractures du calcanéum chez 15 patients.

Notre étude comprend une série de 15 fractures articulaires de patients masculins, âgés en moyenne de 36 ans, tous présentant des fractures fermées. À l’admission, un examen clinique et radiologique a été réalisé, incluant la mesure de l’angle de Bohler avant et après intervention, ainsi qu’une tomodensitométrie de la cheville. Avec un recul moyen de 12 mois, l’évaluation fonctionnelle a été réalisée selon le score de Kitaoka.

Les fractures étaient classées selon la classification de Duparc: stade III dans 40 % des cas, stade IV dans 30 %, et stade V dans les 30 % restants. L'angle de Bohler initial moyen était de 4,5°. Les types de fractures incluaient un enfoncement vertical dans 5 cas, horizontal dans 2 cas, et mixte dans 2 cas. La durée moyenne d'hospitalisation était de 10 jours. La réduction chirurgicale s’est faite sous anesthésie générale par un abord sous-malléolaire externe, chaque fracture a été stabilisée avec des plaques anatomiques adaptées. Le traitement chirurgical a permis de restaurer un angle moyen de 24 lors du suivi. Les résultats fonctionnels, mesurés par le score de Kitaoka, étaient excellents chez 2 patients, bons chez 5, moyens chez 2 et mauvais pour 1 seul patient. Les complications comprenaient 2 cas d’algodystrophie, résolues avec un traitement médical, et 1 cas d’arthrose sous-talienne.

Les fractures du calcanéum, qui représentent environ 60 % des fractures du tarse et 2 % de l'ensemble des fractures, posent un défi en raison de leur gravité et de leur impact fonctionnel. Environ 75 % de ces fractures affectent l'articulation sous-talienne, augmentant le risque d’arthrose. Letournel et al. ont noté que les interventions précoces sur ces fractures peuvent entraîner des complications telles que la nécrose cutanée, incitant à une chirurgie différée entre le 7ème et le 10ème jour, comme suggéré par Stindel et al. Bien que les résultats de notre série appuient l’ostéosynthèse par plaque comme étant efficace pour restaurer la fonction. Des études comme celle de Stindel ont également mis en avant les bénéfices du vissage et embrochage pour ce type de fractures. Les patients non opérés présentent souvent des symptômes invalidants à long terme.

Le traitement chirurgical des fractures articulaires du calcanéum s’avère efficace pour restaurer la structure osseuse et améliorer la fonction, particulièrement avec l’utilisation de plaques vissées anatomiques. Le pronostic dépend principalement de la complexité de la fracture initiale et de la qualité de la prise en charge opératoire, notamment en termes de timing et de technique.
Jalal JEBARI (Oujda)
00:00 - 00:00 #52972 - CP-e027 Fractures-luxations ouvertes de la cheville : Stratégie de prise en charge initiale et gestion des lésions des parties molles à travers l’expérience du service de traumatologie-A- de Marrakech.
CP-e027 Fractures-luxations ouvertes de la cheville : Stratégie de prise en charge initiale et gestion des lésions des parties molles à travers l’expérience du service de traumatologie-A- de Marrakech.

Les fractures-luxation-ouverte de la cheville, souvent causées par un traumatisme violent, sont courantes à Marrakech en raison du grand nombre de motocyclistes (44,4 d’AVP en 2021). Elles entraînent des complications immédiates, principalement cutanées et affectent à long terme la mortaise tibio-fibulo-astragalienne.

Étude rétrospective: 40patients. service d’Orthopédie, hôpital-Ibn-Tofail, CHU-Mohamed-VI, Marrakech, Période de 5ans Recul moyen: 36mois. Critères d’inclusions: •Fractures-luxations-ouvertes de la cheville. •Age> 15ans. Critères d’exclusion: • Les traumatismes fermés de la cheville.

Âge moyen est de 43 ans (prédominance masculine). accidents des motocyclistes. -Radiologie: -Fracture ME : 8patients -Fracture bi-malléolaire: 16patients -Fracture trimalléolaire: 11patients -Fracture MI: 6patients -Ouverture cutanée : -Stade1: 10patients. -Stade2: 17patients. -Stade3: 13patients. -Lésions associées : -Lésions vasculaires : 2cas. -Traitement : Fixateur externe + embrochage à minima : 30patients Ostéosynthèse-interne: 5patients. Embrochage-a-minima: 5patients. -Évolution : •A moyen terme : Nécrose cutanée: 17,5 Perte de substance résiduelle: 25 Cicatrisation dirigée: 37,5 PRF: 5patients Greffe de peau mince: 5patients Lambeau sural: 2patients Amputation: 1patient •A long terme : -Consolidation: 3mois. -Arthrose: 40 -Cal vicieux: 1cas -Ostéite: 1cas. -Pseudarthrose septique : 1cas Ankle-hind foot scale: 72100.

Pathologie du sujets jeunes de sexe masculin. La radiographie standard permet de poser le diagnostic. L’ostéosynthèse à minima permet de réduire le risque infectieux. La prise en charge des pertes de substance cutanée est difficile (précarité des tissus mous, de la vascularisation insuffisante et de l'exposition osseuse). les principales causes: •Infection et nécrose tissulaire. •Altération de La microcirculation. •Réduction du nombre et l'activité des facteurs de croissance locaux. •Apoptose excessive des cellules de réparation entraînant une perte de couplage entre les facteurs de croissance et leurs récepteurs. la PRF favorise la cicatrisation, la réparation, offrant une méthode simple avec réduction du temps de guérison et prometteuse pour la régénération après la fracture. la consolidation est entre 3 à 5 mois. Il dépend du type de la fracture, des lésions cutanées, de la qualité de réduction et de la stabilité d'ostéosytnthèse. Les complications sont: l’infection, la nécrose cutanée, les déplacements secondaires, les cals vicieux, les PSD et l’arthrose qui apparait en moyenne après 2 ans (dégâts cartilagineux).

Les fractures-luxations ouvertes de la cheville sont des urgences médico-chirurgicales nécessitant une prise en charge rapide associant ostéosynthèse et traitement adapté des lésions des parties molles ; toutefois, la prévention, notamment par la sécurité routière, reste essentielle.
Marouane AIT-RAHOU (Marrakech, Maroc) , Mohamed HABABE , Mustapha ELKASSEH , Mohamed NASSIRI , Abdessalam ACHKOUN , Rachid CHAFIK
00:00 - 00:00 #53312 - CP-e028 Talocrural arthrodesis using the induced membrane technique for septic ankle arthritis achieves reliable bone union.
CP-e028 Talocrural arthrodesis using the induced membrane technique for septic ankle arthritis achieves reliable bone union.

Septic arthritis of the ankle with concomitant osteomyelitis often results in severe bone loss and poor functional outcomes. Talocrural arthrodesis is commonly required; however, achieving stable union in an infected environment remains challenging. The induced membrane technique (IMT) has shown promising results in long bone reconstruction, but its role in septic ankle arthrodesis remains unclear.

A retrospective case series was conducted including patients with septic ankle arthritis and associated osteomyelitis who underwent two-stage talocrural arthrodesis using IMT. The procedure involved initial debridement and spacer placement, followed by bone grafting and internal fixation. Clinical outcomes were assessed using functional scores, and bone union was evaluated radiographically.

Eleven patients were included. Bone union was achieved in all cases within a median of 5 months. Functional scores improved significantly from baseline to final follow-up. No cases of reinfection, implant failure, or non-union were observed during follow-up.

IMT provided a biologically favorable environment for bone healing and allowed stable fixation despite prior infection. Compared with conventional techniques, this staged approach may reduce complication rates and improve functional outcomes in complex ankle infections.

Talocrural arthrodesis using IMT achieved reliable bone union and functional improvement in patients with septic ankle arthritis and bone loss. This technique represents a reproducible and effective option for limb salvage in challenging clinical situations.
Youichi YASUI (Itabashi, Japon) , Gen SASAKI , Hirotaka KAWANO , Yoshinobu WATANABE , Wataru MIYAMOTO
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00:00 - 00:00 #51349 - PE-e001 Enclouage télescopique avec fixation externe ou broches filetées en complément dans l'ostéogenèse imparfaite.
PE-e001 Enclouage télescopique avec fixation externe ou broches filetées en complément dans l'ostéogenèse imparfaite.

Chez les enfants atteints d'ostéogenèse imparfaite l’enclouage télescopique ou l’embrochage centro-médullaire est la méthode de choix (Finidori, 1988 ; Boutaud et al, 2004; Violas, 2008 ; Gaume et al, 2022; Georges et al, 2025). L'utilisation de plaques verrouillées en complément d'un clou télescopique (CT) réduit l'instabilité rotationnelle et longitudinale typiques pour des clous télescopiques mais cette approche représente de complications non négligeables (Cho, 2015; Shuhiamy, 2025). De plus, une mise en charge précoce reste retardée ce qui peut majorer l’ostéoporose secondaire. Nous avons étudié les résultats de l'enclouage télescopique combiné à une fixation externe (FE) réduite ou à des broches filetées en titane (BFT) et comparé ces résultats à ceux obtenus avec d'autres types de clous télescopiques rapportés dans la littérature.

L'étude a inclus des enfants atteints d'OI ayant subi une intervention chirurgicale avec implantation de clous télescopiques fabriqués en qlliqge de titane et FE complémentaire ou BFT. La probabilité de survie, le délai et la cause de la défaite de l'implant constituaient les principaux critères d'évaluation.

Notre cohorte comprenait 62 segments de membres chez 24 patients. La durée moyenne de la FE était de 40,2 jours (fémur) et de 44,3 jours (tibia). La mise en charge chez les patients ayant FE est devenue possible dès la première semaine postopératoire. Nous n’avons rencontré ni consolidation osseuse retardée ni troubles rotationnels. Onze révisions des clous (fractures avec déformation de CT or défaut d'allongement) ont été réalisées pour un suivi moyen de 50,9 mois. Après l'ablation des broches de FE, aucune fracture n'a été observée. Aucune complication liée à la fixation par BFT n'a été constatée.

La probabilité de survie à 3 ans des clous de Fassier-Duval était de 92,3 % et de 92,9 % pour ceux de Sheffield. Shin et a rapportent la probabilité de survie de 75 %. Dans la série de Rosemberg (2018), la probabilité était de 78,85 %. Dans notre série, le taux de survie des tiges a diminué, passant de 98 % (à 12 mois de suivi) à 92 % (à 36 mois de suivi) pour le fémur et de 100 % (à 12 mois de suivi) à 91 % (à 36 mois de suivi) pour le tibia. Nos résultats representent des données de faisabilité issues d'une série rétrospective sans groupe témoin.

L'utilisation de la FE en complément d'un enclouage télescopique semble être une méthode faisable et reproductible pour la prise en charge les enfants atteints d'ostéogenèse imparfaite. L'utilisation de CT en titane est associée à un taux de révision similaire à celui des clous les plus couramment utilisées. L'enclouage télescopique avec FE en complément permet une mise en charge précoce. La stabilité rotationnelle et longitudinale assurée par la FE même réduite permet d’éviter le risque de déplacement rotationnel secondaire et de retard de consolidation. L'association avec des BFT n'a pas présenté les inconvénients des plaques verrouillées utilisées en complément.
Popkov DMITRY (Kurgan, Russie) , Gvozdev NIKITA , Lazovic MIKAN , Popkov ARNOLD
00:00 - 00:00 #51494 - PE-e002 Ultrasound assessment of bone healing in pediatric patients undergoing Masquelet reconstruction.
PE-e002 Ultrasound assessment of bone healing in pediatric patients undergoing Masquelet reconstruction.

The induced membrane technique (Masquelet procedure) is used in pediatric orthopedics to reconstruct critical bone defects after tumor resection or congenital pseudarthrosis. Assessment of consolidation is usually based on clinical and radiographic criteria, including the absence of pain at the operated site and bridging of ≥3 cortices on two orthogonal views. In children, repeated radiographs raise concerns regarding cumulative radiation and remain limited in detecting early bone formation. Ultrasound (US), a non-irradiating and dynamic tool, may provide complementary information on bone healing through morphological, vascular and mechanical parameters. No standardized protocol has yet been described for Masquelet reconstructions. This study aimed to develop and assess the feasibility of a structured ultrasound-based protocol for monitoring consolidation in pediatric patients.

This prospective monocentric study included children treated with Masquelet reconstruction for critical bone defects, with a minimum follow-up of 3 months. The EchoCal protocol comprised three components: 1. Morphological assessment (B-mode): evaluation of cortical bridging, callus homogeneity, and detection of collections. Two classifications were applied: – Transverse: percentage of ossified cross-section on the least advanced axial slice (consolidation ≥75%). – Longitudinal: four cortices scored 0–4 (total 0–16). Consolidation defined as ≥12/16, reflecting structural continuity and cortical remodeling. 2. Vascular assessment (Doppler): qualitative perfusion and hemodynamic indices (RI/PI). 3. Biomechanical assessment (Shear Wave Elastography, SWE): stiffness (kPa) measured on the least consolidated transverse slice.

Five patients were included. Morphological assessment was feasible in all cases, allowing systematic application of both classifications. Doppler analysis demonstrated measurable RI/PI values within the regenerating callus. Initial SWE acquisition was limited by plaster and cortical artifacts but became feasible after preset optimization. Stiffness values increased progressively in parallel with morphological maturation.

This preliminary study primarily assessed feasibility. Despite the limited sample size, ultrasound proved technically applicable for structured evaluation of consolidation after Masquelet reconstruction. Morphological assessment was the most robust component, while vascular analysis and elastography remain exploratory. Elastography, traditionally used for soft tissues, presents technical challenges when applied to mineralizing structures, and optimization of acquisition parameters may improve reliability.

The EchoCal protocol appears feasible and reproducible for radiation-free monitoring of bone healing in pediatric Masquelet reconstructions. Ultrasound may complement radiography and provide earlier and more comprehensive insight into consolidation. Larger studies are needed to validate its predictive value and establish standardized thresholds.
Dimitri HERRERA NATIVI (Lyon) , Antoine JOSSE , Jacques-Aygulf CHOUSTA
00:00 - 00:00 #51537 - PE-e003 Enclouage télescopique avec fixation externe et l’embrochage élastique centromédullaire dans les allongements des membres inférieurs chez les enfants atteints de maladies constitutionnelles osseuses.
PE-e003 Enclouage télescopique avec fixation externe et l’embrochage élastique centromédullaire dans les allongements des membres inférieurs chez les enfants atteints de maladies constitutionnelles osseuses.

Chez les enfants atteints d'ostéogenèse imparfaite (OI), maladie d’Ollier (MO) les indications chirurgicales pour allongement peuvent être rencontrées. Dans une série rétrospective comparative nous avons étudié les résultats des allongements osseux par fixateur externe (FE) combiné à l’enclouage télescopique (group 1) ou par FE combiné à l’embrochage centromédullaire élastique stable (group 2).

L'étude a inclus des enfants atteints d'OI (5 enfants, type 1 et 4) et maladie d’Ollier (6 enfants). L’âge variait entre 5 et 14 ans. Les patients se sont répartis de façon symétrique : 2 OI et 3 MO dans le group 1 et 3 OI et 3 MO dans le group 2. Les implants centromédullaires et fixateur d’Ilizarov ont été mis en place dans le même temps opératoire. Les clous fémoraux ont été mis en place de façon rétrograde si l’apex de déformation a été proche du genou (Georges et al, 2025). Les résultats ont été évalués par la classification de Lascombes (2012). Le suivi moyen est de 1 an 8 mois après ablation du fixateur externe.

Le gain d’allongement était de 4,8 cm (group 1) et de 5,3 cm (group 2). La différence significative de l’index de fixation externe n’a pas été révélée: 27,1j/cm (group 1) et 25,3 j/cm (group 2). L’élasticité des broches centromédullaires a permis une correction progressive des déformations angulaires, par contre, dans le group 1 la correction angulaire a été toujours réalisée de façon extemporanée lors de l’intervention. Il y avait 3 changements des broches de FE et 1 réostéotomie du fibula. Il n’y avait pas de trouble de télescopage des clous. Aucune révision des clous n’a été nécessaire dans le suivi. Par contre, il y avait 2 cas de migration de broches centromédullaires. Après l'ablation de FE, aucune fracture pathologique n'a été observée. Tous les résultats ont été classifiés de niveau I (7 patients) ou IIa (4 patients). Chez tous les patients les segments allongés restaient alignés dans le suivi.

Les allongements des membres inférieurs chez les enfants atteints de maladies osseuses sont grevés de complications (Sułko, 2005; Ibrachim, 2022). Mais leur indications peuvent être justifiées (Burton, 2023). Notre série prouve la faisabilité des allongements osseux chez cette catégorie des patients. L'usage des implants centromédullaires n’a pas interféré dans la consolidation osseuse. Le suivi dans notre série est court, mais pour un long terme après des allongements, nous anticipons les avantages des clous télescopiques par rapport aux broches élastiques en raison de stabilité supérieure et probabilité de survie plus haute.

Allongements par des méthodes combinées sont faisables chez les enfants atteints de maladies osseuses avec fragilité. L'enclouage télescopiquel aissé in situ après ablation de FE permet un renforcement total de l’os allongé. Enclouage fémorale rétrograde est préférable en raison de la stabilité transversale. Dans notre série, le problème de télescopage n’a été rencontré ni lors de l’allongement ni dans le suivi.
Popkov DMITRY (Kurgan, Russie) , Gvozdzev NIKITA , Popkov ARNOLD , Lazovic MIKAN
00:00 - 00:00 #51738 - PE-e004 Une technique innovante d’évaluation de la spasticité en Analyse Quantifiée de la Marche (AQM).
PE-e004 Une technique innovante d’évaluation de la spasticité en Analyse Quantifiée de la Marche (AQM).

La chirurgie multisite (SEMLS) a montré son efficacité dans la correction des désordres mécaniques chez l’enfant paralysé cérébral marchant (PC). La spasticité est un facteur majeur de récidive des troubles fonctionnels et déformations. La réduction de l’hyperactivité musculaire par des neurotomies sélectives associées à la SEMLS chez les PC a été proposée. Les buts sont la prévention des récidives et l’amélioration fonctionnelle. Cette dernière passe par la diminution des co-contractions musculaires (CC). Au-delà du résultat clinique (spasticité), l’identification d’un critère objectif permettant l’évaluation pré et post opératoire du geste reste une question à laquelle nous tentons de répondre.

Il s’agit d’une étude rétrospective quantitative sur 10 patients avec AQM (QualsysR, IOR lower body model) avant et après SEMLS associée à des neurotomies sélectives (IJ/RF). L’indication étant posée sur l’analyse clinique et paraclinique des patients. Nous avons défini comme « fluide » un mouvement sans rupture de pente (RP) visible de la courbe cinématique articulaire. Une RP témoignant d’une CC. Ces courbes ont été segmentées par approche des points critiques avec ajustement sigma et le taux de CC du couple IJ/RF entre 10 et 90% du cycle de marche ont été calculés. Une comparaison pré et post opératoire à été réalisé, évaluée par un t-test apparié.

En post opératoire, le nombre de segments (RP) calculés par courbe a diminué (p=0.0001, t=6.33) et la pente du segment au « toe-off » s’est approché de la norme (p=0.0017, t=2.91). Le taux de CC du couple IJ/RF a également diminué (p=0.0156, t=3.56).

La technique proposée apparait efficace pour objectiver la diminution des phénomènes de CC et donc la fluidification du mouvement. Elle apporte un niveau de pertinence supplémentaire à l’analyse des EMG dynamiques. Ces résultats sont corroborés par l’étude clinique de la spasticité (autre étude soumise).

La validation sur une large population est en cours. Les implications de la technique s’élargissent à d’autres indications de l’étude du fonctionnement musculaire.
Kenza BAITICHE (Saint Etienne) , Hovannes AGOPYAN , Elie HADDAD , Bruno DOHIN
00:00 - 00:00 #51763 - PE-e005 Les déformations rachidiennes dans l’ostéogenèse imparfaite de type V.
PE-e005 Les déformations rachidiennes dans l’ostéogenèse imparfaite de type V.

L’ostéogenèse imparfaite de type V (O.I. V) est caractérisée par l’existence de cals hypertrophiques, de déformations osseuses plastiques et d’une fragilité osseuse généralement moins marquée que dans les autres formes. Les cypho-scolioses sont fréquentes et souvent évolutives, pouvant engager les pronostics fonctionnel et respiratoire. Les données de la littérature restent limitées. L’objectif de cette étude monocentrique est d’analyser les caractéristiques de l’atteinte rachidienne dans l’O.I. V et d’évaluer les résultats de leur traitement chirurgical.

Sur 28 patients atteints d’O.I. V analysés, 19 avaient une déformation rachidienne. 8 ont eu une arthrodèse rachidienne postérieure entre 1990 et 2020. Tous ont été préparés par traction halo-crânienne préopératoire en profitant de la plasticité squelettique. L’intervention chirurgicale associait une ostéosynthèse postérieure non massive à des autogreffes locales rachidiennes et des allogreffes de têtes fémorales. Les arthrodèses s’étendaient le plus souvent de T1 jusqu’au sacrum.

Les déformations observées étaient principalement des cypho-scolioses sévères et progressives. Aucun patient n’avait ni de protrusion basilaire, ni de sténose cranio-vertébrale, ni de rétrécissement du canal rachidien. La traction halo-crânienne préopératoire a permis une amélioration de la taille et de la capacité vitale ainsi qu’une réduction partielle des déformations et du déséquilibre facilitant la chirurgie. Après un suivi moyen de 14,7 ans, aucune ossification hétérotopique rachidienne n’a été observée, en particulier en postopératoire précoce. Trois complications mécaniques ont été rapportées : une compression radiculaire transitoire postopératoire liée à un crochet a nécessité une reprise chirurgicale, une défaillance de fixation pelvienne a été reprise par vissage ilio-sacré et un cas de pseudarthrose avec rupture d’implant lié à une cyphose incomplètement réduite n’a pas été repris, la perte de correction étant minime et bien tolérée.

L’atteinte rachidienne de l’O.I. V est généralement sévère mais ne semble pas associée dans cette série à des anomalies cranio-vertébrales ou canalaires spécifiques. La traction halo-crânienne préopératoire apparaît comme un élément clé permettant une correction progressive des déformations, une amélioration de la fonction respiratoire et des conditions chirurgicales optimales.

L’arthrodèse rachidienne postérieure nous semble un traitement efficace des déformations rachidiennes dans l’O.I. V. Cette forme particulière ne paraît pas comporter de risques spécifiques. Une prise en charge tardive avec des déformations majeures est la cause principale des résultats médiocres observés. Des indications chirurgicales précoces peuvent être recommandées, en particulier dès que l’aggravation des déformations rachidiennes est corrélée à une absence de croissance du tronc.
Olivier SCHRIJNEMAKERS (Liège, Belgique) , Ibrahim SALIBA , Geneviève BAUJAT , Georges FINIDORI , Zagorka PEJIN , Samuel GEORGES
00:00 - 00:00 #51915 - PE-e006 Double ostéotomie fémorale distale de varisation pour genu valgum en un temps opératoire chez les enfants.
PE-e006 Double ostéotomie fémorale distale de varisation pour genu valgum en un temps opératoire chez les enfants.

Les déviations frontales axiales du genou sont un des principaux motifs de consultation en orthopédie pédiatrique et sources d’inquiétude des parents. Le genu valgum se définit comme une déviation axiale externe du genou dans le plan frontal réalisant une angulation latérale externe de la jambe par rapport au fémur. Il peut être primitif ou secondaire à des pathologies traumatiques, infectieuses ou dystrophiques (ostéodystrophie rénale). L’ostéotomie fémorale basse de varisation garde une place de faveur dans l’arsenal thérapeutique chirurgical puisqu’en modifiant l’axe mécanique du membre inférieur, elle décharge le compartiment arthrosique sur le compartiment sain, ce qui permet de corriger la déformation tout en freinant l’évolution de la gonarthrose

Il s’agit d’une étude rétrospective, de type descriptif et analytique, sur une période de 16 mois. Étaient inclus dans l’étude, les patients âgés de 05 à 10 ans chez qui le diagnostic de genou valgum bilatéral a été posé et pris en charge dans notre service pendant la période de l’étude. Les paramètres étudiés étaient épidémiologiques, clinique, paraclinique, thérapeutique, et évolutif

Au total 5 cas de double ostéotomie de varisation sur un total de 12 ostéotomies autour du genou soit 42%, dont 3 de sexe masculin et 2 de sexe féminin, tous scolarisé. L’âge d’apparition de la marche était supérieur à 15 mois et les déformations des genoux étaient post traumatiques dans 3 cas, la douleur était présente chez tous les patients suivis de chutes fréquentes lors de la marche chez 2 patients. La distance inter-malléolaire était > ou = à 9 cm. Tous les patients ont bénéficié d’une double ostéotomie de varisation par fermeture médiale stabilisées par des agrafes de Blount et des attelles cruropedieuses. Au dernier recul le résultat était jugé satisfaisant malgré une hypercorrection du fémur chez un patient.

Le chirurgien orthopédiste est particulièrement intéressé par les événements de la croissance squelettique et est à la fois le guide et le témoin principal d’une croissance harmonieuse. La douleur et les chutes fréquentes étaient les principaux motifs de consultation découverte à l’âge de 05 ans ce qui est très précoce par rapport à la plupart des séries internationales où la plupart des consultations pour déviation frontales se font lors de la phase prépubertaire. Le choix de la technique est motivé par le fait qu’elle permet de grandes corrections de l’axe frontal, ne fait courir aucun risque au SPE et ne nécessite pas de prise de greffon contrairement à l’ostéotomie fémorale basse par ouverture externe. L’hypercorrection du fémur constatée chez un patient était due à la rupture de la charnière externe survenu en per-opératoire

Les déviations frontales axiales du genou regroupent deux entités : genou varum et genou valgum. Le choix thérapeutique se fait en fonction de la sévérité, l‘âge de l‘enfant et de l‘étiologie en cause de laquelle le pronostic dépend
Souleymane HAROUNA BOUZOU (Eaubonne) , Mohamed ABDOUL WAHAB ALLASSANE , Issoufou BOUBACAR AMADOU , Malan Mahamdou Habibou DALATOU , Léandre NGUIABANDA LENDIBI , Garba IDE , Ali MOUSSA NIANDOU
00:00 - 00:00 #51943 - PE-e007 Facteurs d’échec du traitement par méthode Ponseti du pied bot congénital dans les régions à ressources limitées : expérience du Katanga (RDC).
PE-e007 Facteurs d’échec du traitement par méthode Ponseti du pied bot congénital dans les régions à ressources limitées : expérience du Katanga (RDC).

Le pied bot varus équin (PBVE) idiopathique est la malformation congénitale du pied la plus fréquente, touchant plus de 100 000 enfants chaque année, dont près de 80 % vivent dans les pays à faibles ressources. La méthode de Ponseti constitue le traitement de référence, mais son efficacité dépend d’une application rigoureuse et d’un suivi régulier. Dans la province du Katanga, la persistance de pieds bots mal traités ou abandonnés traduit des obstacles économiques, organisationnels et un manque d’expertise locale, souvent compensés par des missions humanitaires étrangères. Objectif : Identifier les principaux facteurs associés à l’échec du traitement Ponseti du pied bot congénital dans un contexte socio-économique limité au Katanga.

Étude observationnelle analytique, menée dans trois centres du Katanga. Cent vingt-neuf enfants atteints de pied bot congénital idiopathique ayant bénéficié d’un traitement initial ont été inclus. Les données ont été extraites des dossiers médicaux et complétées par une enquête semi-structurée auprès des parents. Une régression logistique multivariée a identifié les facteurs indépendants d’échec.

Le taux global d’échec était de 61,6 %. Après ajustement, les facteurs associés à l’échec étaient : résidence rurale (aOR = 0,07 ; p = 0,006), antécédents familiaux de pied bot (aOR = 46,7 ; p = 0,022), prise en charge par médecin généraliste (aOR = 14,0 ; p = 0,048) ou infirmier (aOR = 74,5 ; p = 0,013) comparée à celle par un orthopédiste, coût du transport ≥ 10 USD (aOR = 0,10 ; p < 0,001) et diagnostic initial posé par un infirmier (aOR = 0,07 ; p = 0,003). En revanche, la participation d’un kinésithérapeute formé améliorait les résultats (aOR = 0,02 ; p = 0,050).

Les principaux déterminants observés concernent le milieu de résidence, la qualification du soignant, la méthode thérapeutique, ainsi que des facteurs familiaux et socio-économiques tels que les antécédents familiaux de pied bot, les croyances et les obstacles financiers. Ces résultats confirment que, dans les contextes à ressources limitées, l’issue du traitement dépend autant de la structure organisationnelle et du niveau socio-culturel que des aspects strictement cliniques. Globalement, ces résultats illustrent le poids des inégalités économiques et territoriales dans les systèmes de santé africains. Une décentralisation des centres Ponseti vers les hôpitaux de district, accompagnée d’une sensibilisation communautaire et d’un appui financier, permettrait d’améliorer durablement les résultats.

L’échec du traitement Ponseti dans les régions à ressources limitées est multifactoriel. L’amélioration du diagnostic précoce, la formation de personnels spécialisés et la réduction des barrières financières et géographiques sont essentielles pour renforcer la durabilité des résultats et réduire la dépendance aux missions chirurgicales humanitaires.
Athos LUBENGA (Lubumbashi, RD du Congo) , Greta DEREYMARKER , Serge VAN SINT JAN
00:00 - 00:00 #51952 - PE-e008 La tuberculose de la cheville de l'enfant, à propos de 3 cas.
PE-e008 La tuberculose de la cheville de l'enfant, à propos de 3 cas.

La tuberculose touche environ 15% des tuberculoses extra-pulmonaires. La tuberculose du calcanéum et du tibia chez l'enfant sont des localisations exceptionelle. Le diagnostic est tardif, révélé par une ostéolyse à l'imagerie, confirmé par histologie. Nécessitant une prise en charge combinée chirurgicale et traitement antituberculeux prolongée. Nous avons recueilli 3 cas dans notre série de 2021 à 2026.

Cas 1: fille de 2014, antcds d'AJI oligoarticulaire+ lupus systémique cutanéoarticulaire . HDM en 2023 : une arthrite de la cheville gauche, traitée par antibiothérapie par voie IV (staphylocoque aureus) aprés ECB et culture, rebelle et fisulisation. IRM de le cheville gauche : ostéite du calcanéum intéressant la quasi-totalité de massif postérieur+ multiples abcès, osseux, articulaires et des parties molles diffus. Cas 2: Garçon né 2021, sans antcds, développe depuis 2 ans une tuméfaction de la cheville droite persistante. IRM Lésion osseuse de contours mal définie de l’extrémité inférieure du tibia droit, mesurant 23 mm de diamètre. Cas 3: Garçon né en juillet 2023, sans antcds, a l’âge 13 mois apparition d’une arthrite de la cheville droite avec une boiterie, L'écho : une arthrite calcanéo-cuboïdienne, Bio : VS 115 mm, CRP à 38 mg/l + hospitalisation avec antibiothérapie par voie IV avec relais per os; sans amélioration. IRM Ostéite infectieuse du calcanéus droit + Lyse multifocale de la corticale osseuse.

Cas 1 Curetage, biopsie du caséum, cimentoplastie (après 8 mois) ANAPATH : Ostéite tuberculeuse Traitement anti TBC : RHZE :2/7 mois Reprise : aprés stérilisation pour ablation du ciment + Greffe osseuse mixte spongieuse et substitut osseux (13 mois) Evolution : surinfection tardive rapidement résorbé et bonne ostéointégration Cas 2 Curetage biopsique osseux (après 6 mois).L’anapath : ostéite tuberculeuse. Evolution :8 mois du traitement anti TBC, bonne évolution radio-clinique Cas 3 Curetage biopsie osseuse et cimentoplastie (après 2 mois) : ANAPATH : ostéite tuberculeuse Traitement : RHZE :2/8 mois 8 mois après le début du TRT anti TBC Reprise: Ablation du ciment + Greffe osseuse mixte après 5 mois. sepsis précoce et remission sous ATB, et bonne ostéointégration

Peu de série en parle de ses localisations rares chez l’enfant Diagnostic positif : Pourquoi y penser? Devant la résistance de l’infection au traitement Une discordance entre l'aspect de la lésion et le bon état général initial de l'enfant conservé. L’absence de contage ne l'exclut pas et le BCG ne suffit pas. L’utilisation de cimentoplastie a double effet une action bactéricide et action mécanique anti-fracture et effondrement du calcanéus chose qui facilite le comblement secondaire par des greffes osseuse mixtes

Infection spécifique, rare mais grave par son potentiel destructeur. Le piège est le retard diagnostic Le pronostic est excellent, la guérison est complète, grâce à la grande capacité de remodelage osseux de l'enfant. Le traitement par drainage +/- greffe et une antibiothérapie prolongée.
Sofiane FORTAS (Batna, Algérie) , Kamelia OKKA , Nazim BENMAYOUF , Yahia YAHIAOUI , Oussama BENOUARETH
00:00 - 00:00 #51968 - PE-e009 Our experience in the podological analysis of children with motor disorders (20 caes ).
PE-e009 Our experience in the podological analysis of children with motor disorders (20 caes ).

Pediatric patients with neuromotor disorders frequently experience various podiatric conditions. The effectiveness and implications of treatments like orthotics and insoles in this demographic are not thoroughly understood, highlighting a significant gap in podiatric research and clinical practice.

This observational study analyzed 20 pediatric patients with neuromotor disorders. The focus was on common foot conditions such as ingrown toenails and hyperhidrosis, and their association with treatments like orthotics, insoles, and surgical interventions like Achilles tendon lengthening.

Statistical analysis using chi-square tests revealed significant associations. Notably, orthotic use was linked to a higher incidence of ingrown toenails (χ² = 5.69, p = 0.017). In contrast, insole usage correlated with increased hyperhidrosis (χ² = 4.44,p = 0.035).Additionally, a significant tendency for orthotic use was observed in patients who underwent Achilles tendon lengthening (χ² = 8.15,p = 0.017). The study also highlighted the prevalence of brittle nails and hyperkeratosis among the participants.

The findings emphasize the critical role of podiatrists in the management of foot conditions in pediatric neuromotor disorder patients. While interventions like orthotics are generally beneficial, they may also exacerbate or contribute to other conditions,necessitating regular and careful podiatric monitoring. The study advocates for future research with larger sample sizes and controlled study designs to further validate and expand upon these observations
Mansi ZIED , Karim BOUAGILA (Lon) , Hedili GUEDHAMI , Abderrahmane SOUID , Hedi RBAI
00:00 - 00:00 #52009 - PE-e010 Sinding-Larsen-Johansson disease: a report of 2 cases – Diagnosis and management.
PE-e010 Sinding-Larsen-Johansson disease: a report of 2 cases – Diagnosis and management.

Sinding-Larsen-Johansson disease is an osteochondrosis affecting the inferior pole of the patella, primarily seen in adolescent athletes aged 10-14 years. It is analogous to Osgood-Schlatter disease but involves the distal patellar tendon insertion. This condition is rare and typically associated with sports involving repetitive jumping and impact, such as football, basketball, and gymnastics.

We report two cases of young football players presenting with knee pain and swelling. The first case involved an 11-year-old boy with a painful swelling of the right knee, while the second case was a 10-year-old boy with bilateral knee pain and right hip discomfort.

Physical examination revealed tenderness at the inferior pole of the patella, exacerbated by knee flexion. Radiographs and ultrasound showed fragmentation of the patellar apex and thickening of the proximal patellar tendon. MRI confirmed edema at the inferior patellar pole and surrounding tissues. Both patients were diagnosed with Sinding-Larsen-Johansson disease and managed with rest, analgesics, and anti-inflammatory medications. Symptoms resolved within 8 months, allowing a full return to sports.

This condition, though benign, can significantly impact young athletes and is often misdiagnosed as "growing pains." Early recognition and appropriate management, including activity modification, are crucial for recovery and prevention of long-term sequelae.
Nidhal MALLASI , Mohamed Hedi BEN HAJ NASR , Jihed BEN SALAH , Karim BOUAGILA (Lon) , Akram ZAAFOURI
00:00 - 00:00 #52017 - PE-e011 Syndrome du canal carpien idiopathique chez une fille, à propos de 1 cas bilatéral .
PE-e011 Syndrome du canal carpien idiopathique chez une fille, à propos de 1 cas bilatéral .

Le SCC est la neuropathie la plus fréquente de l'adulte, exceptionnelle chez l'enfant. notre patiente présente un SCC bilatéral associé à des doigts à ressaut multiples Ccette situation oriente presque systématiquement vers une maladie de surcharge lysosomale ( mucopolysaccharidoses) et expose à un risque de séquelles neurologiques irréversibles. La neurolyse du nerf médian et les gaines trouve donc sa justification dans un objectif préventif, visant à préserver la fonction manuelle et l'autonomie de l'enfant.

Patiente 13 ans, aux Antcds d’un retard staturo-pondérale minime,présente des douleurs et des paresthésies dans le territoire des 2 nerfs médian (bilatéral) + un accrochage des doigts avec ressaut du 4eme doigt bilatérale La radio des 2 poignets est sans anomalie. Une IRM des 2 poignets : Ténosynovite du tendon fléchisseur du 4e et 5e doigt. Hydarthrose minime métacarpo-carpienne du pouce et du 4e doigt. Petit kyste synovial de la gaine du tendon fléchisseur du 2e doigt Un ENMG : Révèle un Syndrome du CC bilatéral sévere, prédominant à droite. Présence de signes de dénervation des muscles court abducteur du pouce, prédominant à Droite. Un avis de pédiatrie pour l’exploration de maladie de surcharge est revenu négative par absence d’élément clinique ou biologique. Une neurolyse du nerf médian du côté droit avec des adhérences importantes après section du ligament annulaire qui était épaissi dans totalité Une libération péri neural des adhérences du médian avec section des membranes fibreuses 2 mois après on a entrepris le syndrome du canal carpien idem au 1er avec ténolyse chirurgicale des 2 doigts à ressaut (4eme doigts bilatérale).

Le postopératoire immédiat été favorable, juste une durée plus longue de cicatrisation Un an après au dernier recul le résultat est très favorable avec amélioration clinique, neurologique et tendineuse nette.

Le syndrome du Canal carpien résulte d'une compression du nerf médian au niveau du poignet. Chez l'enfant, la rareté de la maladie fait que la recherche d'une cause est primordiale. Le Sd du CC Congénital ou Secondaire n'est pas une maladie isolée. Il est souvent le symptôme d’une maladie de surcharge (exp mucopolysaccharidoses) sont les causes les plus fréquemment rapportées. Le SCC Idiopathique : Cette forme est un diagnostic d'exclusion. On ne la retient qu'après avoir soigneusement éliminé toutes les causes ci-dessus. Elle est exceptionnelle, même dans la litérature.

Dans notre cas l'enfant présente un Synd du Canal Carpien idiopathique est l'exception qui confirme la règle : la rareté du Synd du CC chez l'enfant impose de rechercher une cause sous-jacente.
Sofiane FORTAS (Batna, Algérie) , Fadila BENDAOUD , Nazim BENMAYOUF , Yahia YAHIAOUI
00:00 - 00:00 #52071 - PE-e012 Obstetrical shoulder: remodeling in children operated at the age of more than 05 years old; about 13 cases.
PE-e012 Obstetrical shoulder: remodeling in children operated at the age of more than 05 years old; about 13 cases.

The aim of the study was to assess the capacity for glenohumeral remodeling, after anterior release, in children over 5 years of age with obstetric brachial plexus palsy

13 children, with an extreme age: 05 to 09 years old, the morphology of the preoperative glenohumeral was evaluated by CT imaging. Patients underwent anterior shoulder release. Control CT and clinical measurements were used to assess the results at a minimum of 02 years of follow-up.

There was a significant improvement in glenoid retroversion and the percentage of the anterior humeral head, up to the middle of the glenoid cavity at two years. Passive and active external rotation increased with a slight loss of internal rotation; All children demonstrated clinical improvement of active motion, recorded with preop and post op videos

In all the cases, the restoration of an anatomy at the level of the shoulder is interesting, because it generates a sufficient bone stock, and one can imagine an additional surgery if it proves to be necessary, a central shoulder is a real guaranteed for the future, because for dysplasia at an advanced age of 30 to 40 years, the patient consults for terrible pain, and at this stage there are very few therapeutic options

Anterior release of the obstetric shoulder generates an objective functional gain. In addition, it prevents or corrects posterior shoulder subluxation. It is indicated if the amplitude of passive external rotation is limited. Muscle transfer to resuscitate active external rotation, or humeral derotation have only very few indications.
Samir RAZALI (Medea, Algérie)
00:00 - 00:00 #52082 - PE-e013 Le rapport (Acetabular Angle Ratio) de Merckaert pour le diagnostic des dyplasies résiduellesde hanche.
PE-e013 Le rapport (Acetabular Angle Ratio) de Merckaert pour le diagnostic des dyplasies résiduellesde hanche.

La dysplasie acétabulaire, défaut architectural par anomalie de son développement qui survient sur un os immature en période de croissance. Dysplasie borderline désigne des hanches avec des mesures radiologiques limites + discordances de la couverture acétabulaire osseuse et cartilagineuse. Elle sont à risque de passage à la forme de dysplasie résiduelle source d’instabilité secondaire pourvoyeuse de coxarthrose précoce a l'age adulte. Reconnaitre /Prédire ses hanches permet de corrigé leurs defect dés que leurs developpement est insuffsants, par la le calcul de l'indice de merkaert sur l'irm frontale de hanche.

L’IRM réalisée chez 21 hanches dysplasiques résiduelles. Leurs caractéristiques : Sexe ratio : 4/17 (0,23). Âge moyen : 4,29 +/- 0,46 ans (de 4 ans et 5 ans). Le rapport de merkaert (Acetabular Angle Ratio)-Université de Lorraine- C’est un ratio calculé à partir du carré du HTE cartilagineux par le HTE osseux en IRM frontale. (HTE cartilagineux°)2 / HTE osseux°. HTE oss moyenne= 14,1°+/- 9.3° (de 9,3° à 17,3°). HTE carti moyenne = 3,6°+/- 2.1° (de 2,2° et 9,1°). Résultat : Dans les hanches dysplasiques résiduelles et les hanches borderlines, la valeur de ce rapport est supérieure à 5.

HTE cartilagineux :la moyenne = 26,5°+/- 4.7° (de 20° et 36°). confirme la présence d'une découverture cartilagineuse acétabulaire frontale. HTE osseux : la moyenne= 46,3°+/- 5.7° (de 39° à 56°). Ce résultat confirme la découverture osseuse acétabulaire frontale. La comparaison entre les valeurs moyennes des indices IRM préopératoire (HTE oss et HTE carti) de notre étude par rapport aux valeurs de référence avait retrouvé des différences statistiquement significatives (P : 0,000). Le rapport de Merckaert : La moy=15,3+/- 4.6 ; ses extrêmes de 9,8 à 24. La comparaison de la valeur du rapport HTE cart2 / HTE oss avec la valeur de référence <5 avait retrouvé une différence des valeurs qui était statistiquement significative (p=0,00).

Nos résultats confirme les valeurs pathologique est en faveur d’une insuffisance de couverture acétabulaire osseuse et cartilagineuse ou dysplasie convergente : touche les deux composantes cartilagineuse et osseuse, elle a peu de possibilités d’amélioration. Ces hanches malades ont moins de chance de retour à la normale, elle devrait être corrigée chirurgicalement par acétabuloplastie l’intérêt de l’étude de notre série d’IRM de hanches pour l’utilisation des nouveaux indices IRM et de leurs rapports pour analyser et reconnaître ce type de hanches dysplasiques et d'éviter de corriger des hanches spontanément correctible.

Cet indice mérite des études a plus grande échelle. L'indice de Merckaert, souvent désigné par son abréviation AAR (pour Acetabular Angle Ratio), est un outil d'imagerie relativement récent. Il a été proposé pour mieux prédire l'évolution des dysplasies résiduelles de la hanche chez l'enfant, et ainsi affiner les indications opératoires.
Sofiane FORTAS (Batna, Algérie) , Nazim BENMAYOUF , Yahia YAHIAOUI , Nacer KHERNANE
00:00 - 00:00 #52090 - PE-e014 Rupture complète du tendon rotulien associée à une avulsion de la tubérosité tibiale chez l'adolescent : une lésion rare.
PE-e014 Rupture complète du tendon rotulien associée à une avulsion de la tubérosité tibiale chez l'adolescent : une lésion rare.

L’avulsion de la tubérosité tibiale associée à une section du tendon rotulien chez l’enfant est une lésion rare mais grave. Elle survient généralement après un traumatisme aigu. Le diagnostic repose sur les radiographies standard, et les formes déplacées nécessitent un traitement chirurgical afin de réduire et fixer le fragment osseux, ainsi que de réparer le tendon.

Nous rapportons le cas d’un adolescent de 15 ans victime d’un accident de la voie publique avec impact direct sur le genou gauche. Les radiographies standards ont montré une fracture de la tubérosité tibiale. L’exploration peropératoire a révélé une association d’avulsion de la tubérosité tibiale et de section complète du tendon rotulien à son insertion.

Une fixation de la tubérosité déplacée ainsi qu’une réparation du tendon rotulien à l’aide de deux agrafes ont été réalisées, avec une évolution postopératoire favorable et un bon résultat fonctionnel. Au contrôle à six mois, l’examen du genou gauche a objectivé une amplitude articulaire complète et indolore, avec une extension active complète et une flexion totale.

La fracture-avulsion de la tubérosité tibiale est une lésion rare, représentant environ 1 % des fractures physo-épiphysaires, touchant principalement l’adolescent sportif de sexe masculin. Elle survient généralement lors d’une contraction brutale du quadriceps contre un genou fléchi, mais peut également résulter d’un traumatisme direct antérieur. La vulnérabilité de cette région s’explique par la fermeture tardive de la physe proximale du tibia, entre 10 et 15 ans. Certaines affections, notamment la maladie d’Osgood-Schlatter, peuvent constituer un facteur favorisant. Cliniquement, les patients présentent une douleur aiguë, une impotence fonctionnelle et une impossibilité d’extension active du genou. L’imagerie confirme le diagnostic et permet la classification, notamment selon Ogden. Les fractures déplacées nécessitent le plus souvent une réduction et une fixation chirurgicale afin de restaurer le mécanisme extenseur. Dans notre cas, une fixation par agrafes a permis la stabilisation de la tubérosité tibiale et la réinsertion du tendon rotulien, avec une évolution fonctionnelle favorable après rééducation progressive.

Les fractures-avulsions de la tubérosité tibiale associées à une rupture complète du tendon rotulien sont exceptionnelles chez l’adolescent. Leur diagnostic doit être évoqué devant un traumatisme aigu du genou avec perte de l’extension active. Une prise en charge chirurgicale précoce permet de restaurer le mécanisme extenseur. Dans notre cas, la fixation par agrafes a assuré une stabilisation satisfaisante avec bons résultats cliniques et radiologiques après rééducation.
Hafid TALHA (Errachidia, Maroc) , Abdelkhalek HAMOTAHRA
00:00 - 00:00 #52125 - PE-e015 The Value of 3D CT Planning in the Surgical Management of Complex Congenital Scoliosis.
PE-e015 The Value of 3D CT Planning in the Surgical Management of Complex Congenital Scoliosis.

Complex congenital scoliosis often results from multiple vertebral malformations, segmentation defects, or rib fusions, making surgical correction highly challenging. Traditional 2D imaging provides limited information for preoperative planning, particularly in cases with multiplanar deformities. Advances in 3D CT reconstruction now allow for precise visualization of vertebral anatomy, pedicle morphology, and spatial relationships, potentially improving surgical strategy and safety. We also integrated a tactile-interface software for interactive 3D modeling, further enhancing the surgeon’s ability to manipulate and understand the deformity. This study evaluates the clinical relevance of 3D CT planning in the surgical management of complex congenital scoliosis.

We retrospectively reviewed patients with complex congenital scoliosis (≥3 anomalies, severe multiplanar deformity, or associated rib fusions) operated between 2018–2023. All underwent preoperative 3D CT reconstructions. Data included anatomical mapping (pedicle diameters, orientation, vertebral rotation), surgical plan adjustments (instrumentation levels, pedicle screw feasibility, osteotomy planning), intraoperative events, and postoperative outcomes. The impact of 3D planning was assessed by comparing intended vs. final surgical strategies and perioperative complications.

A total of 23 patients (mean age 6 years, follow-up 3 years) were included. 3D CT planning modified the initial surgical strategy in 62% of cases, mainly by redefining screw trajectory (40%), excluding unsafe pedicles (25%), or adding corrective osteotomies (15%). Intraoperative screw malposition rates were significantly reduced in the 3D group compared to historical 2D-based planning (3% vs 12%, p<0.05). No neurological complications occurred in the 3D group. Mean postoperative Cobb correction was 58%, with a stable correction at 2 years.

Preoperative 3D CT planning provides a comprehensive understanding of vertebral malformations and pedicle anatomy, reducing the risk of screw malposition and facilitating tailored correction strategies. It is particularly valuable in severe, atypical deformities where standard 2D imaging fails to capture the complexity.

3D CT planning represents a crucial tool in the surgical management of complex congenital scoliosis, enhancing surgical safety, accuracy, and outcomes. Integration into routine preoperative assessment should be strongly considered for high-risk malformative cases.
Ahmed Amine MOHSENI (Tunis, Tunisie) , Mohamed ZAIRI , Nizar AOUINTI , Hedi ATIG , Ahmed MSAKNI , Walid SAIED , Sami BOUCHOUCHA
00:00 - 00:00 #52156 - PE-e016 PE-e01+ Are children affect by congenital orthopaedic malformations identified early enough in Jordan?
PE-e016 PE-e01+ Are children affect by congenital orthopaedic malformations identified early enough in Jordan?

Wars and prolonged displacements lead to negative consequences for children in countries where access to care is based on parent’s ability to pay. Children born with congenital orthopaedic anomalies (COA) carry a double burden: parent’s hesitancy to seek care may lead to increased complications and higher costs. In Jordan, La Chaîne de l’Espoir (CDE) implemented an early detection program and subsequent treatment of children. The objective of this study was to analyse the access to care for a cohort of children suffering from COA referred to CDE and the type of surgical treatment provided.

We performed a retrospective descriptive statistical analysis to measure access in a cohort of children referred to CDE between October 2022 until December 2024. We used monitoring tools to document the number and type of surgical support visits performed by CDE volunteers.

CDE followed a cohort of 1’763 children with orthopaedic pathologies. Over 80% of the children were aged below five years, with a balanced gender breakdown (52,9% of girls). The cohort represented mostly Jordanian (50.6%) and Syrian children (40.9%). CDE trained 215 community health staff on early detection tools. Within 1337 ED consultations supported by CDE, 200 children were diagnosed with Developmental Dysplasia of the Hip (DDH) and were treated conservatively. Early Detection (ED) campaigns were highly effective in detecting children to avoid complex surgical care. Children identified late with complications had a lower median income and lived further away from Amman. Families with low incomes had significantly longer waiting times. Lack of insurance was a key delaying factors, with 86% of the uninsured children receiving care after the age of two. A total of 188 orthopaedic operations were carried out, including 142 through international missions -- mainly hand, foot and pelvis interventions -- such as DDH, club foot, genu varum/valgum, obstetric brachial plexus palsy, club hand, polydactyly, and syndactyly. Field visits by French specialists treated cases that are not diagnosed early and required supports for major corrective surgeries.

This analysis highlights the importance of early detection programs and specialized surgical missions in improving access to care for children with COA in Jordan. Despite progress in early identification and capacity building, vulnerable populations -- uninsured and low-income families -- continue to face barriers to timely care.

Strengthening early detection and expanding specialized trainings on site remains essential, to ensure equitable treatment for children affected by COA in Jordan.
Laella DEVOS , Rasheed MOHAMMAD (Jordan, Jordanie) , Alice FASSIER , Clemence PFIRRMANN , Malo LEHANNEUR , Sobrero DIEGO , Leresche ENRICA , Philippe VALENTI
00:00 - 00:00 #52192 - PE-e017 Résultats fonctionnels de la chirurgie nerveuse primaire dans les formes sévères de paralysie obstétricale du plexus brachial selon le type d’atteinte radiculaire : série de 36 cas.
PE-e017 Résultats fonctionnels de la chirurgie nerveuse primaire dans les formes sévères de paralysie obstétricale du plexus brachial selon le type d’atteinte radiculaire : série de 36 cas.

La Paralysie du plexus brachial du nouveau-né peut entraîner, dans ses formes sévères, un déficit fonctionnel majeur du membre supérieur. La reconstruction nerveuse précoce vise à restaurer la fonction motrice en fonction du type d’atteinte radiculaire. L’objectif de ce travail est d’évaluer les résultats fonctionnels de cette chirurgie selon l’atteinte radiculaire

Étude rétrospective monocentrique incluant 36 patients opérés entre 2005 et 2025 pour une forme sévère de paralysie obstétricale du plexus brachial. L’âge moyen était de 4,5 mois lors de la première consultation et de 7,5 mois au moment de l’intervention L’indication opératoire reposait sur l’absence de récupération fonctionnelle du biceps entre 3 et 6 mois et sur l’évaluation clinique et peropératoire de l’atteinte plexique. Les patients ont été répartis en trois groupes selon l’atteinte radiculaire : formes C5–C6 (n = 7) traitées par quadruple transfert nerveux formes C5–C7 (n = 5) traitées par greffes nerveuses formes totales C5–T1 (n = 24) traitées par greffe seule (n = 9), neurotisation seule (n = 5) ou association des deux (n = 10). Les résultats fonctionnels ont été évalués selon les scores de Mallet score (épaule), Gilbert score (coude) et Raimondi score (main) L’évaluation a été réalisée à 2 ans pour les formes partielles et à 4 ans pour les formes totales

Dans les formes C5–C6, la récupération de la flexion du coude (Gilbert ≥3) et une abduction de l’épaule >90° (Mallet ≥III) ont été observées chez tous les patients Une rotation externe active était présente chez 4 patients (57 %) Dans les formes C5–C7, la récupération de la flexion du coude et une amélioration satisfaisante de la fonction de l’épaule ont été observées chez tous les patients Dans les formes totales, une flexion du coude satisfaisante a été obtenue chez 21 patients (88 %) Une récupération partielle de la fonction digitale (Raimondi ≥2) était observée chez 18 patients (76 %) L’abduction de l’épaule >90° était présente chez 10 patients (42 %) et une rotation externe active chez 8 patients (33 %) Aucune complication majeure n’a été observée

Les résultats de cette série confirment l’intérêt de la reconstruction nerveuse précoce dans les formes sévères de Paralysie du plexus brachial du nouveau-né. Les transferts nerveux apparaissent particulièrement efficaces dans les formes partielles, permettant une récupération fiable de la flexion du coude et une amélioration de la fonction de l’épaule. Dans les formes totales, malgré les techniques combinées de greffes et de neurotisations, la récupération fonctionnelle reste dominée par la restauration de la flexion du coude, la fonction de la main demeurant plus limitée

La reconstruction nerveuse précoce, adaptée au type d’atteinte radiculaire, permet d’obtenir une récupération fonctionnelle satisfaisante Les transferts nerveux offrent d’excellents résultats notamment pour la restauration de la flexion du coude et de la fonction de l’épaule dans les formes partielles .
Mouna LAZRAK (Rabat, Maroc) , Abdelouahed AMRANI
00:00 - 00:00 #52207 - PE-e018 3D acetabular characterization in pediatric hip pathology: A comparative analysis of Global vector and triplanar representations.
PE-e018 3D acetabular characterization in pediatric hip pathology: A comparative analysis of Global vector and triplanar representations.

Pediatric hip dysplasia is defined by morphological abnormalities of the acetabulum and proximal femur, resulting in abnormal loading, instability, and progressive joint deformity. Conservative surgical treatment aims to restore physiological femoro-acetabular congruency. However, determining the optimal acetabular orientation remains challenging, as conventional 2D radiographs cannot adequately capture the complex three-dimensional anatomy. Recent advances in CT-based 3D reconstruction enable patient-specific modeling and more precise surgical planning. Among current methods for 3D characterization of acetabular orientation, the global vector approach describes spatial orientation, whereas the triplanar approach quantifies functional femoral head coverage. The primary aim of this study was to compare the global vector and triplanar methods for three-dimensional characterization of acetabular orientation in normally developed hips and neurologically dislocated hips in children. The secondary aim was to obtain preliminary data to move towards a quantitative approach to planning pelvic and femoral osteotomies by comparing acetabular orientation in healthy and pathological hips.

We conducted a comparative study on pelvic CT scans from children aged 5–13 years. Two groups were analyzed: normally developed hips (54 patients, 108 hips) and dislocated hips secondary to neuromuscular disease (38 patients, 47 hips). CT data were processed for semi-automatic segmentation and 3D reconstruction, then aligned to the anterior pelvic plane. Acetabular orientation was evaluated using 2 approaches: a global vector method, based on a best-fit plane through the acetabular rim points defining inclination, version, and tilt; and a triplanar method calculating femoral head–based coverage angles, including the Lateral Center-Edge Angle (LCEA), Anterior Center-Edge Angle (ACEA), and Anterior Acetabular Volume Angle (AAVA).

Pathological hips exhibited significantly lower inclination (26.4° vs. 32.1°, p < 0.001), higher version (16.3° vs. 12.0°, p = 0.003), and higher tilt (29.6° vs. 18.6°, p < 0.001). Triplanar analysis showed markedly reduced LCEA (11.0° vs. 31.6°, p < 0.001) and ACEA (34.5° vs. 53.1°, p < 0.001), with increased AAVA (18.3° vs. 12.6°, p < 0.001). Correlation analysis revealed strong associations between version and AAVA (r > 0.8), moderate positive correlation between inclination and LCEA (r ≈ 0.4), and negative correlation between tilt and ACEA (r = –0.38 in normal, –0.66 in pathological hips).

Vectorial and triplanar methods provide correlated but non-interchangeable information. Vectorial parameters quantify global spatial orientation, while triplanar angles reflect functional coverage. Their complementary use strengthens preoperative assessment and supports the development of patient-specific digital twin models for pediatric hip surgery.
Mohamed Laroussi TOUMIA (Paris) , Alina BADINA , Xavier DU CLUZEL DE REMAURIN , Enzo BONNOT , Giammarco LA BARBERA , Laurent GAJNY , Claudio VERGARI
00:00 - 00:00 #52214 - PE-e019 Nail patella syndrome : quand l’orthopédie révèle la génétique.
PE-e019 Nail patella syndrome : quand l’orthopédie révèle la génétique.

Le NAIL PATELLA Syndrome (NPS) est une maladie génétique rare, Autosomique Dominante, classiquement décrite comme une Tétrade : Anomalies Unguéales, Anomalies Rotuliennes ou Patellaires, Exostoses Iliaques et Atteintes Systémiques (Rénales et/ou Ophtalmologiques). Dans la majorité des cas, le diagnostic est suspecté devant une Anomalie Unguéale Caractéristique. Toutefois, les présentations réelles peuvent être atypiques, incomplètes et trompeuses.

Nous rapportons le cas d’une fille de 10 ans adressée pour une Instabilité Rotulienne Invalidante. Contrairement aux présentations habituelles dominées par l’Atteinte Unguéale, c’est un signe orthopédique qui a orienté le diagnostic. L’examen orthopédique objectivait une Luxation Bilatérale de la Rotule avec Mise en lumière d’une Anomalies Unguéale. Les radiographies révélaient des irrégularités des crêtes iliaques. Le diagnostic de NPS a été confirmé par la mise en évidence d’une mutation du gène LMX1B. Des explorations rénales et ophtalmologiques étaient normales.

L’examen clinique a mis en évidence une instabilité rotulienne bilatérale avec luxation récidivante, associée à la présence d’anomalies unguéales caractéristiques. L’évaluation radiographique a montré des irrégularités des crêtes iliaques compatibles avec des exostoses iliaques, évocatrices d’un Nail-Patella Syndrome. L’étude génétique a confirmé le diagnostic par la mise en évidence d’une mutation pathogène du gène LMX1B. Le bilan systémique complémentaire, comprenant les explorations rénales et ophtalmologiques, n’a révélé aucune anomalie associée. Ces éléments ont permis de poser le diagnostic de Nail-Patella Syndrome révélé par une symptomatologie orthopédique, l’instabilité rotulienne constituant le mode de révélation principal.

Si le NPS est bien décrit dans la littérature, sa présentation clinique est variable et souvent partielle. Les anomalies unguéales constituent habituellement le signe d’appel, mais certains patients peuvent se présenter par des manifestations atypiques. Ce cas illustre qu’une instabilité rotulienne, symptôme fréquent et souvent considéré comme bénin, peut être le révélateur d’une maladie génétique complexe.

Entre théorie et réalité, le NPS rappelle l’importance d’une vigilance clinique : derrière un genou instable peut se cacher un diagnostic génétique majeur. Identifier ces formes atypiques permet d’assurer un suivi multidisciplinaire et un conseil génétique adaptés.
Mohamed Khalil BEKKALI (Tlemcen, Algérie) , Sidi Mohamed BENMAMAR , Fariz BENMANSOUR , Khadidja KEBBAS , Mohammed Samir AZZOUNI
00:00 - 00:00 #52339 - PE-e020 Ostéomyélite hématogène aiguë du calcanéum chez l’enfant : défis diagnostiques et stratégies thérapeutiques.
PE-e020 Ostéomyélite hématogène aiguë du calcanéum chez l’enfant : défis diagnostiques et stratégies thérapeutiques.

L’ostéomyélite hématogène aiguë du calcanéum est une localisation rare, représentant environ 3 à 10 % des ostéomyélites pédiatriques. Son diagnostic est souvent retardé en raison de manifestations cliniques initiales peu spécifiques et de radiographies précoces fréquemment normales, pouvant conduire à une confusion avec des pathologies bénignes du talon ou un traumatisme mineur. Nous rapportons deux observations pédiatriques afin d’illustrer les difficultés diagnostiques et les stratégies de prise en charge.

Deux enfants présentant une talalgie aiguë fébrile ont été évalués. L’exploration comprenait l’examen clinique, les marqueurs biologiques inflammatoires, les radiographies standards, l’échographie et l’imagerie par résonance magnétique (IRM). La stratégie thérapeutique a été adaptée selon les résultats de l’imagerie et l’évolution clinique.

Cas 1 : Un garçon de 5 ans a consulté pour une talalgie droite fébrile survenue après un traumatisme mineur. Les radiographies initiales étaient normales. L’échographie a mis en évidence un abcès sous-périosté du calcanéum. Un drainage chirurgical avec prélèvements bactériologiques a été réalisé, suivi d’une antibiothérapie intraveineuse adaptée. L’évolution a été favorable avec récupération clinique et fonctionnelle complète au recul de 20 mois. Cas 2 : Une fille de 8 ans s’est présentée pour fièvre associée à une boiterie douloureuse évoluant depuis quatre jours. Les radiographies étaient normales, tandis que l’IRM a montré un œdème médullaire compatible avec une ostéomyélite hématogène aiguë sans collection abcédée. Un traitement par antibiothérapie intraveineuse associé à une immobilisation a permis une évolution favorable, avec normalisation clinique et radiologique au recul de 28 mois.

L’ostéomyélite hématogène aiguë du calcanéum chez l’enfant reste une entité rare dont le diagnostic peut être retardé en raison de la discrétion des signes cliniques et de la normalité fréquente des radiographies initiales. L’échographie et surtout l’IRM jouent un rôle clé dans le diagnostic précoce et l’orientation thérapeutique.

La talalgie fébrile chez l’enfant doit faire évoquer systématiquement une ostéomyélite du calcanéum. Un diagnostic précoce reposant sur l’imagerie avancée et une prise en charge rapide par antibiothérapie, associée au drainage chirurgical en cas de collection, permettent d’obtenir d’excellents résultats et de prévenir les complications chroniques.
Rami BEN MHENNI (Sousse, Tunisie) , Romdhane DENGUEZLI , Mohamed Salem ZEIN , Mohamed GHAMMAM , Yassine ZINELABIDINE , Mohamed Ali KHALIFA , Karim BOUATTOUR
00:00 - 00:00 #52357 - PE-e021 Les luxations rotatoires atloïdo-axoïdiennes (LRAA) negligees de l'enfant : impact de l’errance diagnostique sur la prise en charge.
PE-e021 Les luxations rotatoires atloïdo-axoïdiennes (LRAA) negligees de l'enfant : impact de l’errance diagnostique sur la prise en charge.

Les luxations rotatoires atlanto-axoïdiennes (LRAA) sont une pathologie rare mais potentiellement grave chez l’enfant. Elles surviennent le plus souvent après un traumatisme mineur ou une infection ORL. Le diagnostic repose sur la suspicion clinique devant un torticolis douloureux persistant et est confirmé par la tomodensitométrie, permettant la classification selon Fielding. Une prise en charge précoce, par réduction orthopédique et immobilisation, est essentielle pour prévenir les complications et les formes chroniques.

Étude rétrospective descriptive portant sur quatre cas de luxation rotatoire atlanto-axoïdienne négligée chez l’enfant (1 garçon, 3 filles ; 7–10 ans). Les données analysées comprenaient le délai diagnostique, les circonstances de survenue, la présentation clinique et l’imagerie. Le diagnostic a été confirmé par tomodensitométrie cervicale permettant la classification selon Fielding et Hawkins ; tous les cas étaient de type II. Les modalités thérapeutiques et l’évolution clinique ont été évaluées à partir des dossiers médicaux.

Les enfants ont consulté pour un torticolis douloureux persistant 6–8 mois après un traumatisme mineur (gifle : 1 cas ; accidents de jeu : 3 cas). L’examen montrait une attitude cervicale fixée en « cock-robin », sans déficit neurologique. La TDM cervicale 3D confirmait une luxation rotatoire atlanto-axoïdienne de type II et l’IRM excluait une atteinte médullaire. Une traction orthopédique progressive a permis une amélioration partielle, une contracture musculaire maintenant une rotation résiduelle d’environ 40 %. L’association myorelaxants–toxine botulique a permis une réduction complète après 12 semaines de traction, suivies d’une immobilisation cervico-thoracique. L’évolution a été favorable, sans complication neurologique.

Les enfants ont consulté pour un torticolis douloureux persistant 6–8 mois après un traumatisme mineur (gifle : 1 cas ; accidents de jeu : 3 cas). L’examen retrouvait une attitude cervicale fixée en « cock-robin », sans déficit neurologique. La TDM cervicale 3D confirmait une luxation rotatoire atlanto-axoïdienne de type II et l’IRM excluait une atteinte médullaire. La traction orthopédique a permis une amélioration partielle, une contracture musculaire maintenant une rotation résiduelle d’environ 40 %. L’association myorelaxants–toxine botulique a permis une réduction complète après 12 semaines de traction, suivies d’une immobilisation cervico-thoracique, avec évolution favorable sans complication neurologique.

L’errance diagnostique dans les luxations rotatoires atlanto-axoïdiennes de l’enfant favorise la chronicisation et complique la réduction orthopédique, soulignant l’importance d’un diagnostic et d’une prise en charge précoces pour prévenir les séquelles et éviter des traitements plus invasifs.
Soumaya REMEL (Annaba, Algérie) , Azzeddine ABED
00:00 - 00:00 #52389 - PE-e022 Traumatic Avulsion of the Anterior Inferior Iliac Spine with Secondary Bony Hypertrophy in a 15-Year-Old Football Player: A Case Report.
PE-e022 Traumatic Avulsion of the Anterior Inferior Iliac Spine with Secondary Bony Hypertrophy in a 15-Year-Old Football Player: A Case Report.

Pelvic apophyseal avulsion fractures are uncommon injuries seen in adolescent athletes, related to skeletal immaturity and relative weakness of the growth plate compared to surrounding musculotendinous structures. They typically occur during sudden, forceful contractions in sports involving explosive movements such as football or sprinting. The anterior inferior iliac spine (AIIS), insertion site of the rectus femoris, is a rare but characteristic location. Patients present with acute anterior hip pain, often mimicking muscle injury. Diagnosis relies on imaging, and conservative treatment generally leads to excellent functional recovery.

This study is a single-center observational report describing an isolated clinical case managed in the trauma emergency department of our institution. Data were retrospectively collected from the patient’s medical records, including clinical presentation, imaging findings, treatment protocol, and follow-up outcomes. Radiological evaluation included standard pelvic radiographs at initial presentation, followed by computed tomography (CT) to confirm the diagnosis and assess the degree of fragment displacement. Magnetic resonance imaging (MRI) was performed during follow-up to evaluate soft tissue structures and characterize post-traumatic changes. The patient was managed according to a standardized conservative protocol, including initial rest, analgesic therapy, cryotherapy, and protected weight-bearing with crutches. Functional rehabilitation was progressively introduced based on clinical improvement.

The clinical course was favorable. Progressive rehabilitation allowed a full return to sports at three months. Follow-up imaging showed mild bony hypertrophy at the avulsion site, associated with transient snapping but no functional impairment or pain.

This case highlights the typical mechanism of AIIS avulsion in adolescent athletes, involving sudden eccentric contraction of the rectus femoris. Differential diagnosis includes muscle strains, apophysitis, and intra-articular hip disorders, which may delay diagnosis if not carefully assessed. Conventional radiography is usually sufficient for diagnosis, while CT or MRI can refine evaluation in ambiguous cases. Conservative management remains the gold standard, with excellent outcomes in most patients. The presence of post-traumatic bony hypertrophy, as observed in our case, is a known adaptive phenomenon and is generally asymptomatic, although it may occasionally cause mechanical symptoms such as snapping or impingement.

AIIS avulsion fractures, although rare, should be considered in adolescent athletes presenting with acute anterior hip pain. Early diagnosis based on clinical and radiological findings allows effective conservative management, leading to excellent functional outcomes and safe return to sport.
Mohamed Mokhtar JMAL (Verdun) , Ratsimandresy DERA ANDRAINA , Hachem BEN AAYECH , El Mostafa LAALLA
00:00 - 00:00 #52422 - PE-e023 Évolution et mise en œuvre de la méthode Ilizarov en Asie: une contribution régionale à l’orthopédie reconstructive mondiale.
PE-e023 Évolution et mise en œuvre de la méthode Ilizarov en Asie: une contribution régionale à l’orthopédie reconstructive mondiale.

La méthode d'ostéosynthèse transosseuse de G.A. Ilizarov représente une avancée majeure en orthopédie reconstructive et traumatologie. Elle a considérablement élargi les options thérapeutiques pour les patients souffrant de raccourcissement des membres, de déformations osseuses complexes et de séquelles de traumatismes.

Entre 2022 et 2026, 127 patients ont été traités par ostéosynthèse transosseuse. La répartition des patients était la suivante : achondroplasie — 18 cas (14,2%), raccourcissement post-traumatique des membres—17 (13,4%), déformations axiales des membres inférieurs—27 (21,3%), pseudoarthrose—21 (16,5%), fractures nécessitant un traitement par matériel d’ostéosynthèse—33 (26,0%) et déformations congénitales des os de l’avant-bras—11 cas (8,6%).

Au cours du traitement, des difficultés techniques et cliniques individuelles, typiques de la fixation externe, ont été observées. Les plus fréquentes étaient l'inflammation des broches (55 cas, 43,3%), les syndromes douloureux neurologiques (33 cas, 26,0%), le pied équin (26 cas, 20,5%), la raideur articulaire (25 cas, 19,7%) et les fractures de composants du fixateur (16 cas, 12, %). Il est important de noter que ces problèmes étaient transitoires et n'ont pas eu d'impact significatif sur les résultats cliniques finaux. Des fractures de régénération osseuse sont survenues dans 4 cas (3,1%), qui ont été corrigées avec succès au cours du traitement.

Après le traitement, 88 % des patients ont obtenu de bons résultats, 12 % des résultats satisfaisants et aucun des résultats insatisfaisants. Tous les patients ont bénéficié d'améliorations fonctionnelles et anatomiques.

L'expérience clinique accumulée confirme ainsi la haute efficacité de la méthode d'Ilizarov et montre la contribution significative de l'école d'orthopédie de notre région au développement de l'orthopédie reconstructive moderne.
Kh.kh. MIRZAMURODOV , K.i. NOVIKOV , V.i. SHEVTSOV (Kurgan, Russie) , O.s. NOVIKOVA , N.a. OLIMOVA
00:00 - 00:00 #52663 - PE-e024 Syndrome compartimental exceptionnel des 02 membres supérieurs (syndrome de Volkmann) et de 02 membres inférieurs (syndrome des loges).
PE-e024 Syndrome compartimental exceptionnel des 02 membres supérieurs (syndrome de Volkmann) et de 02 membres inférieurs (syndrome des loges).

Une infection grave chez L’enfant peut entraîner un choc septique avec une nécrose des membres aboutir à l’extrême a L'amputation, nous rapportons un cas original chez un enfant de 05 ans présentant un syndrome compartimental concomitant des 4 membres chez qui on a réalisé des aponevrotomies multiples et des soins locaux régionaux,

Patient était dans un état général légèrement altere 15 15 selon glascow bon coloration cutanée muqueuse stable sur le plan hemodynamique et respiratoire fébrile a 38C les 04 membres odematies tendus chauds violacees bilan biologique perturbe gb a 15000 et crp 86 vs 65 échographie parle d une infiltration cellulo graisseuse et axe vasculaire perméable Après un bilan D’opérabilité une decisicion opératoire a étais pris apres une longue reflexion chez qu on a réalise des aponevrotomie au niveau des 02 membre supérieurs ouvrant le ligament antérieur du carpe et les 02 membres inférieurs par des voies postero interne Les suites post opératoire étais bon Des multiples changement de pansement on étais nesscaire .

Apres une année de suive disparition complété de l’infection,la mobilité des 02 membre supérieurs était a la limite de normal la mobilité du coude f e étais de (10-30)et la mobilité du poignet f e (50-50) et au niveau du membres inférieurs moblilite du genou (90-40) pour la cheville (30-30).

c est un cas original non decrit dan la l etterature international que on considere une experience unique dans lobjective de presente est de prendre une experience et essaye de codifie la pris en charge devant cette situation

la survenu du syndrome de volkman des 02 membres supérieurs et des loges des membres inférieurs est un cas exceptionnel nécessitant une prise en charge multidisciplinaire ( pédiatre anesthésiste réanimateur et chirurgien orthopédiste )seul garant d un pronostic favorable
Radouane CHETIOUI (Annaba, Algérie)
00:00 - 00:00 #52710 - PE-e025 Technique de superankle en cas d’éctromélie longitudinale externe- entre avantages et inconvénients.
PE-e025 Technique de superankle en cas d’éctromélie longitudinale externe- entre avantages et inconvénients.

La procédure SUPERAnkle appartient à une série des procédures avec le préfixe SUPER, un acronyme qui signifie: Systematic Utility Procedure for Extremity Reconstruction, conçue et systématisée par le professeur Dror Paley .

c'est une description technique des étapes de cette technique les 2 cas opérés vont êtres décris par un modèle type. celui d'une petite de 4 ans, aux antécédant chirurgicaux de tempspostérointerne pour déformation du pied en varus équin (PBVE) , mais suivi d'un échec. la décision de l'indication de la technique de superANKLE est posée .

les résultats étaient exellents, reste le traitement de l'inégalité de longueur qui se fera à un âge ultérieur vers 7 ans d'âge osseux.

cette technique permet d'obtenir un pied stable et fonctionnel, évitant souvent l'amputation, mais nécessite une expertise élevée, plusieurs interventions et une rééducation longue Inconvénients et Risques9 : Complexité et expertise : Nécessite un chirurgien orthopédiste pédiatrique très spécialisé. Interventions multiples : Peut nécessiter plusieurs chirurgies pour corriger la cheville et le pied. Rééducation longue : Le processus de récupération et de rééducation est long et exigeant. Complications possibles : Risques liés à la chirurgie (infections, raideurs articulaires, ou récidive de la déformation)

Le traitement de L’ectromélie longitudinale externe est UN DÉFIT THÉRAPEUTIQUE ! La technique de SUPERankle reste une technique innovante avec de bons résultats pour éviter l’amputation Au lieu de l’abstension thérapeutique cette technique trés encourageante nous incite et nous encourage à l'utiliser.
Amel DEHOU-MAHMOUDI (Oran Algérie, Algérie) , Nassima AZZOUZ , Leila KHAMKHOUM , Mohammed BERKANE
00:00 - 00:00 #52782 - PE-e026 Faut-il opérer le cubitus varus post-traumatique de l’enfant ou attendre le Retentissement fonctionnel à l’âge adulte à propos de 42 patients dont 7 non opérés.
PE-e026 Faut-il opérer le cubitus varus post-traumatique de l’enfant ou attendre le Retentissement fonctionnel à l’âge adulte à propos de 42 patients dont 7 non opérés.

Le cubitus varus est la conséquence des réductions insuffisantes des fractures supra condylaires de l’humérus surtout le décalage ou de l épiphysiodèse médiale. Le phénomène parait beaucoup plus inesthétique que fonctionnel expliquant la réticence des chirurgiens

De 1986 à 2023, 42 patients dont 7 non-opérés, 23 féminins / 19 masculins Les opérés : 35 cas, âge 9-13 ans ; fractures supra condylaires 7 opérées, 28 plâtrées depuis 3-16 ans (moyen 4A6M). Consultations plusieurs chirurgiens, récusés à la première consultation. La déformation visible, inesthétique, gênante, handicap physiologique, Le coude en varus net, pronation, décalé en avant, mobile, stable. La radiographie montre une déformation de l’humérus distal, une ossification à terme, une atrophie condylaire médial, les fossettes moins visualisées. La déformation mal acceptée par tous Les non-opérés : 7 cas, âge 41-55 ans, même clinique même cause 2 opères à l’enfance et 5 traitements orthopédiques avec l’âge apparition de douleurs et une diminution de la force L’ostéotomie supra condylaire de soustraction latérale avec un montage par 2 vis parallèles aux 2 traits d’ostéotomie, fermeture par un fil métallique. Plâtre post-opératoire, Rééducation différée.

La synthèse par broches est à éviter. Immédiatement 2 corrections baïonnette, 33 cas correction clinique parfaite, Montage 29cas vissage, 4 cas vis et broche, 2 cas broches, pas de sepsis, pas d’atteinte neurologique A moyens termes la fonction parfaite à deux ans, satisfaction parent-enfant Bilan radiographique morphologie perturbée, profil acceptable

Un geste chirurgical bien réglé est sans risque et lève le handicap psychologique de cette déformation. Le repérage n’est pas facile en cas d’épiphysiodèse, Il ne faut jamais opéré à la première consultation, Si insistance de l’enfant ayant un bon QI, il faut bien expliquer que le geste est esthétique, aspect disgracieux, corriger la déformation, fonction conservée et le risque est la perte de la mobilité, l’infection, l’ossification, la paralysie ulnaire, la déformation en baïonnette, la cicatrice chéloïde. Quand opérer et pourquoi : jamais de suite, Laisser la famille « bien réfléchir », Tentative de dissuasion, expliquer les risques, surtout fonctionnels, geste purement esthétique, à opérer si patient et parents acceptent les risques. 7 patients jamais opérés ont consulté à l’âge de 41 à 55 ans pour douleurs du coude présentent des lésions ostéo-articulaires importantes arthrosiques du au déséquilibre articulaire.

Le cubitus varus est un échec du traitement (fracture non réduite surtout décalage ou épiphysiodèse post chirurgie), L’abstention pour des raisons fonctionnelles cautionnerait le résultat fonctionnel à long terme.
Rabah ATIA (Annaba, Algérie)
00:00 - 00:00 #52790 - PE-e027 Les aléas des erreurs de diagnostic et des manipulations chirurgicales excessives continuent à avoir une influence sur les résultats du traitement des fractures du condyle latéral du coude de l’enfant A propos de 127 patients.
PE-e027 Les aléas des erreurs de diagnostic et des manipulations chirurgicales excessives continuent à avoir une influence sur les résultats du traitement des fractures du condyle latéral du coude de l’enfant A propos de 127 patients.

Les fractures du condyle latéral de l’enfant continuent de poser les mêmes problèmes de diagnostic et d’erreur thérapeutique. Touchant une épiphyse de l’articulation du coude, elle pourrait compromettre les gestes usuels de la vie courantes ou entrainer une déformation beaucoup plus inesthétique que fonctionnelle

Etude rétrospective : 127 patients (1996-2023) ; 72,41% Garçons ; 60,23% Droit ; 68,98% moins de 6ans ; 56,41% Type II Accident domestique 96%, Bilan radiographique standard : se méfier d’un coude bloqué tuméfié TDM pour les cas douteux Traitement orthopédique pour les types I Chirurgie à ciel ouvert pour les types II et III Pour le Type IV la luxation est réduite orthopédiquement et la fracture bénéficie d’un embrochage au cas par cas Ablation du plâtre et du matériel en ambulatoire et auto rééducation à 6 semaines Appréciation du résultat à 6 et 12 mois

56,41% Type II, 30,76% Type I Lésions associées : 11 luxations et 1 fracture de l’épitrochlée chez un grand enfant 5 fractures négligées non diagnostiquées et récupérées au 21 jours 6 fractures de type III récupérées au staff de garde 7 fractures de type I diagnostiquée à la TDM Un syndrome de Volkmann L’appréciation de la réduction reste aléatoire, la plupart des radiographies sont faites sous plâtre coude fléchi, l’angle de Baumann est mal apprécié Toutes les fractures ont consolidé ; une pseudarthrose ; une épiphysiodèse

Les fractures du condyle latéral de l’enfant sont des fractures décollements de type IV de Salter et Harris de l’humérus distal touchant une épiphyse avec 4 noyaux de croissance donnant 30% de la longueur de l’humérus et l’anatomie particulière de l’épiphyse En dehors des erreurs de diagnostic source de séquelle sévère la lésion reste bénigne répondant au traitement chirurgical surtout Entre des mains mal entrainées une épiphysiodèse fatale due aux multiples manipulations per opératoire et surtout à l’embrochage mal géré Il est inutile de rappeler comme pour le type III de l’épitrochlée, le type III des fractures du condyle latéral peut être confondu avec un type I et aura pour conséquence une destruction articulaire chez un enfant de moins de six ans. Ce genre de problème arrive avec l’effervescence d’un jeune interne au CHU ou un jeune chirurgien en périphérie

Il est nécessaire d’insister pour rechercher une fracture au niveau d’un coude douloureux et tuméfié afin d’éliminer une fracture. L’aide d’une TDM avec reconstruction 3D ne doit pas être rejeter en cas de doute
Rabah ATIA (Annaba, Algérie)
00:00 - 00:00 #52793 - PE-e028 Le déplacement des fragments des fractures du fémur de l’enfant et le confort du patient ne doit pas justifier une chirurgie souvent trop excessive A propos de 497 cas.
PE-e028 Le déplacement des fragments des fractures du fémur de l’enfant et le confort du patient ne doit pas justifier une chirurgie souvent trop excessive A propos de 497 cas.

Depuis l’avènement de l’embrochage élastique, le traitement orthopédique recule de façon significatif à cause du confort et de la pratique publique-privée

Etude rétrospective, 497 cas (1996-2023), âge 1-15 ans (52,23% moins 6 ans), 346 garçons (sexratio 2,29), Côté gauche 53,9% ; Traitement orthopédique, réduction, ambulatoire ou hospitalisation Traitement chirurgical, ciel fermé ou ouvert, ostéosynthèse broches, plaque, clou Complications, suivi à court terme, consolidation, cals vicieux. Inconvénients et avantages des traitements Analyse à long terme et à la fin de la croissance

Evacuation médicalisées seulement 4,52%, 30,45 % de citadins ; 6,17% avec antécédents L'accident de la voie publique représente 27,57% ; la chute de sa hauteur lors des jeux 27,16% dont 15,22% de mécanisme direct ; Consultation en urgence à 100 % avec une symptomatologie bruyante Répartition selon les lésions associées Les lésions associées sont retrouvées dans 13,58% (le traumatisme crânien surtout). L’anatomie pathologique retrouve une fracture médio-diaphysaire dans 74,48% à trait transversal (33%) ; Le déplacement est angulaire à 44,03 %. Patients hospitalisés 54 % (2 jours) ; Le traitement orthopédique touche 68,72 % des cas Le traitement chirurgical s’est fait à foyer ouvert à 97,36 avec 56,57% d’embrochage A court terme, 6 sepsis Avec un recul 47,52 mois le plus âgé de nos patient à 19 ans et le plus jeune a 5A2M. 78% des fractures ont très bien évoluées tout âge, tous types et traitements confondus. 15 patient ont un cal vicieux angulaire sans conséquence fonctionnelle actuellement. L’inégalité de longueur n’a jamais dépassé les 15 millimètres sans conséquence. Les cals vicieuses rotatoire concernent les fractures du tiers supérieur Des épiphysiodèses fémorales inférieures provoquées par l’embrochage

La chirurgie des fractures du fémur n’est pas justifiée sous le prétexte du confort. Il y a eu des dépassements lors de l’avènement de la plaque vissée et du clou centromédullaire et avec l’avènement de l’ECMES. Le traitement orthopédique trouve sa place pour toute les fractures mais il faut réduire la fracture, surtout la rotation qui peut être difficile dans les fractures du tiers proximal. Pour l’enfant en face d’adolescence et au cas par cas la chirurgie peut être indiquée Pour les enfants de moins de 7 ans le traitement doit être orthopédique Pour les enfants de 7 à 12 ans, une traction bien faite de quelques jours pourrait faciliter un traitement orthopédique. Un plâtre pelvi-pédieux pourrait être confectionné sous anesthésie générale et contrôle scopique

Le traitement des fractures de la diaphyse fémorale de l’enfant est avant tout orthopédique
Rabah ATIA (Annaba, Algérie)
00:00 - 00:00 #52851 - PE-e029 La synostose radio-ulnaire : Quand opérer ? Et dans quelle position fixer l’avant-bras ?
PE-e029 La synostose radio-ulnaire : Quand opérer ? Et dans quelle position fixer l’avant-bras ?

La synostose radio-ulnaire : Quand opérer ? Et dans quelle position fixer l’avant-bras ? La synostose radio-ulnaire est une malformation rare de l’avant-bras, résulte d’un défaut de séparation embryologique du radius et l’ulna vers la septième semaine du développement. Elle est presque toujours proximale, ils’agit d’un pont fibreux ou osseux entre radius et ulna et qui va fixer par conséquence l’avant-bras en pronation.

Poser l’indication opératoire constitue l’étape primordiale de prise en charge, la technique opératoire est simple avec un taux de complications qui n’est pas négligeable. Quand l’indication opératoire est posée le vrai challenge est de répondre à la question : dans quelle position faut-il fixer l’avant-bras ?

La communication a pour but d’exposer l’expérience du service et de poser un algorithme décisionnel avec les degrés de fixation.
Leila KHAMKHOUM (Oran, Algérie) , F. Amel DEHOU MAHMOUDI , Mohamed BERKANE , Youcef Bilal CHAKOU , Amina KAMLI , Redouane BENMAHIDI
00:00 - 00:00 #52853 - PE-e030 Les variations anatomiques musculaires rencontrées dans la chirurgie du pied bot varus équin congénital.
PE-e030 Les variations anatomiques musculaires rencontrées dans la chirurgie du pied bot varus équin congénital.

Les variations anatomiques musculaires rencontrées dans la chirurgie du pied bot varus équin congénital. La chirurgie du pied bot varus équin congénital est une chirurgie de libération postéro interne à la demande, consiste à allonger les tendons rétractés, libérer les nœuds fibreux, ouvrir les capsules rétractées, repositionner les surfaces articulaires. Durant cette chirurgie nous pouvons être affrontés à des structures surnuméraires,aberrantes.

Le but de la communication est d’exposer ces variations anatomiques par un support iconographique, avec revue de la littérature concernant ces anomalies.
Leila KHAMKHOUM (Oran, Algérie) , F. Amel DEHOU MAHMOUDI , Mohamed BERKANE , Youcef Bilal CHAKOU , Amina KAMLI , Redouane BENMAHIDI
00:00 - 00:00 #52882 - PE-e031 Treatment of the unstable occipital condylar fractures in children.
PE-e031 Treatment of the unstable occipital condylar fractures in children.

We evaluated the outcome of unstable occipital condylar fractures (OCF) in children and adolescents after halo-vest therapy.

We treated 6 pediatric patients for OCF, including 3 patients (2 girls, 1 boy) with unstable OCF. Among the 3 patients with unstable OCF, 2 patients presented with an Anderson– Montesano type III and Tuli type IIB injury, while 1 patient had an Anderson–Montesano type I fracture (Tuli type IIB) accompanied by a C1 fracture. On admission, the children underwent CT of the head and cervical spine as well as MRI of the cervical spine. We treated the children diagnosed with unstable OCF with halo-vest immobilization. Before removing the halo vest at the end of therapy, we applied the CT to confirm OCF consolidation. At follow-up, we rated functionality of the craniocervical junction (CCJ) based on the Neck Disability Index (NDI) and Questionnaire Short Form 36 Health Survey (SF-36).

All children achieved OCF consolidation after halo-vest therapy for a median of 13.0 weeks (range: 12.5–14.0 weeks). CT and MRI at the end of halo-vest therapy showed no signs of C0/C1 subluxation and confirmed the correct consolidation of OCF. The only complication associated with halo-vest therapy was a superficial infection caused by a halo-vest pin. At follow-up, all children exhibited favorable functionality of the CCJ as documented by the NDI score (median: 3 points; range: 3–11 points) and SF-36 score (median: 91 points; range: 64–96 points).

Occipital condyle fractures in children are rare injuries; however, due to the risk of craniocervical junction instability, they require thorough diagnostic evaluation and appropriate management. In our series, the use of both computed tomography and magnetic resonance imaging enabled precise assessment of both osseous and ligamentous structures, which was crucial for qualification for halo-vest treatment and for the evaluation of fracture healing prior to discontinuation of immobilization. These findings support the use of CT and MRI as the standard diagnostic approach in pediatric patients with suspected injuries in this region. The literature emphasizes that the management of unstable occipital condyle fractures may include both surgical treatment and conservative management with halo-vest immobilization. In the pediatric population, conservative treatment is often preferred due to the high healing potential and the desire to avoid surgical stabilization within the craniocervical junction.

Halo-vest therapy resulted in good mid-term outcome in terms of OCF consolidation and CCJ functionality. In pediatric patients with suspected cervical spine injuries, we recommend CT and MRI of the CCJ to establish the diagnosis of OCF and confirm stable fracture consolidation before removing the halo vest.
Ryszard TOMASZEWSKI (Katowice, Pologne) , Karol PETHE , Krzysztof STARSZAK
00:00 - 00:00 #52884 - PE-e032 Surgical treatment of benign lesions of the proximal femur in children.
PE-e032 Surgical treatment of benign lesions of the proximal femur in children.

We evaluated the outcome of unstable occipital condylar fractures (OCF) in children and adolescents after halo-vest therapy.

In this retrospective study, we included 30 children (median age 10.5 years; range 1.1–17.8 years) suffering from bone cysts and tumor-like lesions of the proximal femur region treated between 2002 and 2018. We analyzed plain X-ray images and CT scans in all children and obtained MRI scans in a selected group of children (63.3%). We examined histo- pathologic biopsy results for all bone lesions before initiating treatment. Surgical management comprised tumor curettage with adjuvant high-speed drilling and allogenic bone grafting supplemented by bone graft substitutes before plate fixation. Median follow-up interval was 87 months (range 24–156 months). We evaluated the healing of lesions according to Capanna’s classification and rated functional outcomes according to Merle d’Aubigné and Postel score.

Overall, 25 of 30 (83.3%) patients were admitted to hospital because of a pathologic fracture. We diagnosed simple bone cysts in 15 (50.0%) patients, aneurysmal bone cysts in 7 (23.5%) patients, and fibrous dysplasia in 8 (26.5%) patients. Bone consolidation was achieved in 22 of 30 (73.3%) patients after a mean of 5 months (range 3–7 months). The main complication was recurrence of the lesion in 4 of 30 (13.3%) patients. With respect to the Merle d’Aubigné and Postel scores, 17 of 30 (56.7%) patients obtained an excellent result (18 points), while 12 (40.0%) patients had a good result (15–17 points) and only 1 (3.3%) patient had a fair result (14 points).

The obtained results indicate that surgical treatment of benign lesions of the proximal femur in children, consisting of lesion curettage, defect filling with bone graft, and plate fixation, represents an effective and safe treatment method. The high percentage of patients admitted due to a pathological fracture confirms that lesions in this location are associated with a significant risk of weakening of the bone structure and therefore require internal stabilization. The achieved rate of bone healing as well as good and very good functional outcomes indicate that the applied method allows for restoration of stability, lesion healing, and return to good limb function. Recurrence of the lesion was the most common complication, which is consistent with the literature, particularly in the case of simple bone cysts and aneurysmal bone cysts. Thorough curettage using a high-speed burr and filling the defect with bone graft material appears to reduce the risk of recurrence and provides good conditions for bone remodeling. Additionally, plate fixation enables early mobilization and reduces the risk of subsequent pathological fractures.

Surgical treatment of bone cysts and tumor like lesions of the proximal femur by local resection, followed by filling the defect with bone graft material and internal stabilization represents a safe and effective treatment option in children.
Ryszard TOMASZEWSKI (Katowice, Pologne) , Johannes MAYRS , Krzysztof STARSZAK
00:00 - 00:00 #52908 - PE-e033 Pediatric-specific refinement of Dejour Criteria achieves high diagnostic accuracy in patellofemoral instability.
PE-e033 Pediatric-specific refinement of Dejour Criteria achieves high diagnostic accuracy in patellofemoral instability.

Trochlear dysplasia is a key anatomical factor in patellofemoral instability (PFI). The Dejour classification, particularly its latest version (3.0), has introduced quantitative MRI-based criteria to better characterize this complex pathology. However, its applicability to pediatric patients, who present distinct cartilage morphology and skeletal maturation compared to adults, remains to be established. This study evaluates its diagnostic performance in children and aims to define pediatric-specific MRI thresholds to improve identification of clinically relevant PFI.

A case-control study included 144 knees with objective PFI and 144 age- and sex-matched controls. Seven MRI parameters of patellofemoral morphology were assessed with excellent interobserver agreement. The diagnostic performance of the Dejour Version 3.0 classification was evaluated using sensitivity, specificity, and area under the receiver operating characteristic curve (AUC). Regression tree analysis identified pediatric-specific MRI thresholds, and resulting cutoff combinations were assessed, with the two highest-sensitivity models further analyzed for optimal accuracy.

Adult-based thresholds showed only moderate diagnostic performance in the pediatric cohort (AUC 0.79–0.87). Pediatric-specific analysis identified two clinically relevant models. A cartilaginous sulcus angle ≥151° yielded 93% sensitivity and 87% specificity (AUC 0.94). A combined model including LPFA <0.45° when sulcus angle <151° improved sensitivity to 98% with 85% specificity (AUC 0.97), showing no significant difference compared with the random forest model.

The Dejour classification remains widely used for the assessment of trochlear dysplasia; however, our findings indicate that adult-based thresholds may not adequately reflect pediatric patellofemoral morphology. This discrepancy is likely related to developmental differences in cartilage and trochlear anatomy, which influence MRI measurements and their diagnostic meaning. In this context, a simplified MRI-based model combining sulcus angle and LPFA demonstrated excellent diagnostic performance, while remaining straightforward to apply in clinical practice. Rather than replacing existing classifications, this approach provides a quantitative refinement that may enhance their applicability in younger patients. Clinically, the use of objective MRI thresholds may improve the identification of relevant dysplasia and contribute to a more consistent and structured preoperative assessment in pediatric PFI.

Pediatric-specific MRI thresholds improve the diagnostic assessment of trochlear dysplasia compared with adult-based criteria. A two-parameter model based on sulcus angle and LPFA provides a simple, reproducible, and clinically applicable tool to guide evaluation and surgical decision-making in pediatric PFI.
Beltrame GIULIA (Milan, Italie) , Marco CRIPPA , Patrick P. NIAN , Shae K SIMPSON , Samuel A BEBER , Sarah LU , Ariana I MATARANGAS , Diego JARAMILLO , Daniel W. GREEN
00:00 - 00:00 #51766 - PE-e034 Les caractéristiques comparatives des erreurs et des complications au cours de l'allongement primaire ou de reprise de la jambe chez les patients atteints de maladies systémiques de l’appareil locomoteur.
PE-e034 Les caractéristiques comparatives des erreurs et des complications au cours de l'allongement primaire ou de reprise de la jambe chez les patients atteints de maladies systémiques de l’appareil locomoteur.

Actuellement, l'environnement de vie et ses normes ergonomiques sont conçus pour une personne de corpulence proportionnée mesurant au moins 150 cm. Chez les patients atteints de maladies squelettiques systémiques, l'obtention de proportions harmonieuses des segments des membres inférieurs et d'une croissance harmonieuse dicte la nécessité d’allonger les segments des membres, parfois en 2 reprises.

L’étude a porté sur 35 patients âgés de 6 à 16 ans atteints de maladies systémiques du squelette. Un allongement de jambe de reprise a été réalisé chez 12 patients. Les résultats de l’allongement unique chez les 35 patients (70 jambes) et des allongements répétés chez les 12 patients (24 jambes) ont été analysés.

Les erreurs et les complications observées étaient typiques pout l'ostéosynthèse selon Ilizarov. L'analyse des complications observées a révélé une incidence quasi identique en valeur absolue, mais des différences significatives en valeur relative.

En l'absence de contre-indications et en respectant le protocole d'ostéosynthèse selon Ilizarov, l'allongement tibial itératif présente des caractéristiques spécifiques, associées à un risque de complications plus élevé que lors d'un allongement primaire.

Les complications observées, selon classification de la SOFCOT, n'ont eu qu'un impact négatif temporaire sur le résultat final du traitement: dans le groupe témoin (incidence globale de 25,7 %), aucun cas n'a été classé dans la troisième catégorie de complications. Dans le groupe d'étude (incidence globale de complications de 91,6 %), seuls 4,2 % des cas ont été classés comme complications. Toutes les autres complications se sont résorbées sans effets indésirables. La méthode d'Ilizarov est une technique chirurgicale orthopédique unique qui permet d'éliminer la quasi-totalité des complications survenant lors d'une ostéosynthèse, qu'il s'agisse d'un allongement primaire ou itératif de la jambe.
K.i. NOVIKOV (Kurgan, Russie) , V.i. SHEVTSOV , Sh.r. BARI , O.s. NOVIKOVA , N.v. SAZONOVA , Kh.kh MIRZAMURODOV
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00:00 - 00:00 #51341 - HA-e001 Corrélation entre le risque de fracture périprothétique précoce dans les PTH et la torsion intra-canalaire fémorale. A propos d’une cohorte prospective de 827 patients.
HA-e001 Corrélation entre le risque de fracture périprothétique précoce dans les PTH et la torsion intra-canalaire fémorale. A propos d’une cohorte prospective de 827 patients.

Les fractures périprothétiques précoces (FPPP) dans les PTH sans ciment est une problématique majeure dans l’arthroplastie de hanche. Ce risque de fracture est théoriquement plus élevé en cas de torsion intracanalaire fémorale (TICF) élevée telles que celles rencontrées dans les dysplasies fémorales. Il n’y a aucune étude à ce jour analysant sur une grande cohorte la corrélation entre le risque de FPPP et la torsion intracanalaire fémorale (TICF), probablement car la plupart des chirurgies se font sans planification 3D scanner. L’objectif de l’étude était d’investiguer cette corrélation entre FPPP et la TICF dans une large cohorte.

Une étude comparative sur données collectées prospectivement a inclus 827 patients consécutifs, âgés en moyenne de 62 ±17 ans, opérés par voie antérieure directe avec une tige anatomique sans ciment. Tous les patients avaient une planification 3D préopératoire qui permettait de mesurer la torsion intra-canalaire fémorale. Pour cela 3 coupes étaient utilisées : (1) de référence à 20 mm au-dessus du milieu du petit trochanter (MLT), (2) une en dessous de celui-ci mesurant la torsion intra-canalaire proximale (TICP) et (3) une 50 mm distalement par rapport à MLT mesurant la torsion intra-canalaire distale (TICD). L’axe de la coupe fémorale était trouvé en déterminant l’ellipse incluse dans la section en tenant compte de la segmentation cortico-médullaire. On calculait de plus (1) l’angle cervico-diaphysaire (ACD) (2) l’antétorsion fémorale (ATF) selon la technique de Murphy (3) l’indice d’évasement fémoral de Noble et (4) la densité minérale osseuse (DMO) et (5) la classification de DORR. 8 patients ont présenté une FPPP. Un groupe contrôle de 100 patients appariés par âge, sexe, étiologie, BMI, et ASA a été déterminé. Un modèle univarié puis multivarié a été développé pour analyser la corrélation entre le risque de fracture et la torsion intracanalaire.

Par comparaison avec le groupe contrôle, dans le groupe fracture, seuls 2 facteurs étaient significativement différents avec une torsion intracanalaire proximale significativement plus faible (13°+/-14°, vs 27°+/- 20°, p=0,01) et une DMO également significativement plus faible (32.5 mg/cm3 +/- 100 vs 115° +/-78 mg/cm3 , p=0,002).

Malgré le faible nombre de sujets, la différence de torsion intracanalaire et de DMO était très significative vu la puissance de l’étude. La diminution concomitante de la torsion et de la densité osseuse génère une perte de congruence entre la tige et le fémur avec comme conséquences des pics de contraintes augmentant le risque de fracture. Il s’agit de la première étude démontrant cette corrélation.

La diminution de la densité minérale osseuse et de la torsion intracanalaire fémorale est corrélée à un risque augmenté de FPPP. La détection préopératoire de ces 2 paramètres permettrait d’éviter cette complication par utilisation d’une tige anatomique sur mesure qui s’adapte à cette torsion permettant une meilleure répartition des contraintes.
Elhadi SARIALI (Paris)
00:00 - 00:00 #51443 - HA-e002 Registry-Based Benchmarking of Two Cementless Press-Fit Acetabular Cups in Primary Total Hip Arthroplasty.
HA-e002 Registry-Based Benchmarking of Two Cementless Press-Fit Acetabular Cups in Primary Total Hip Arthroplasty.

Despite widespread clinical use, long-term outcome data remain limited for many acetabular cups applied in routine practice. Registry-based analyses provide high statistical precision due to large patient populations and strong external validity by reflecting real-world conditions when evaluating implant performance. The aim of this study was to evaluate the mid-term outcomes of two press-fit acetabular cup variants from a single cup family (ANA.NOVA® Alpha and ANA.NOVA® Hybrid, ImplanTec GmbH, Mödling, Austria) using publicly available national registry data.

A registry-based cohort study was conducted using device-level survivorship data from the Annual Report 2025 of the German Arthroplasty Registry (EPRD). A total of 22,519 elective primary total hip arthroplasties with implantation of either the ANA.NOVA® Alpha cup (n = 10,231) or the ANA.NOVA® Hybrid cup (n = 12,288) were analyzed. The primary endpoint was all-cause revision of any component. Kaplan–Meier cumulative revision rates (CRRs) and standardized revision ratios (SRRs) relative to the national cementless cup reference (n = 597,485) were used for benchmarking.

Both cup variants demonstrated low cumulative revision rates throughout the observation period. The 9-year CRR was 4.0% (95% CI 3.4–4.6) for the Alpha cohort and 4.1% (95% CI 3.3–4.8) for the Hybrid cohort, both at or below the national cementless cup reference (9-year CRR 4.4%). The Hybrid variant showed a statistically significant reduction in revision burden (SRR = 0.85; 95% CI 0.77–0.94; P = .002). The Alpha variant showed a favorable trend that did not reach conventional significance (SRR = 0.91; 95% CI 0.81–1.02; P = .09).

Both ANA.NOVA cup variants demonstrated favorable mid-term survivorship at or below the national cementless cup benchmark. The Hybrid variant showed a statistically significant SRR below the national benchmark; the Alpha variant showed a favorable but non-significant trend in the same direction. This analysis uses exclusively publicly available EPRD data.
Joern MICHAEL (Rheda-Wiedenbrück, Allemagne) , Günter SINZ
00:00 - 00:00 #51465 - HA-e003 Ceramic-on-Ceramic vs Polyethylene-Based Bearings in Total Hip Arthroplasty: A Meta-Analysis.
HA-e003 Ceramic-on-Ceramic vs Polyethylene-Based Bearings in Total Hip Arthroplasty: A Meta-Analysis.

Bearing surface selection is a key determinant of long-term performance in total hip arthroplasty (THA), yet comparative evidence across modern ceramic and polyethylene-based couples remains inconsistent. This meta-analysis provides the most comprehensive evaluation to date of ceramic-on-ceramic (CoC) bearings versus metal-on-polyethylene (MoP), metal-on–highly cross-linked polyethylene (MoHXLPE), ceramic-on-polyethylene (CoP), and ceramic-on–highly cross-linked polyethylene (CoHXLPE).

A systematic search of four databases identified randomized controlled trials and comparative observational studies evaluating CoC bearings against alternative articulations in primary THA. Thirty-three studies were included (over 120,000 THAs). Outcomes included implant survivorship, revision, dislocation, wear, osteolysis, functional scores, radiographic findings, and postoperative complications. Pooled analyses were performed using random-effects models.

Across all comparisons, revision rates, aseptic loosening, and periprosthetic fracture were similar between CoC and polyethylene-based bearings; periprosthetic joint infection was also comparable (all p > 0.05), except for a lower risk with CoC versus MoHXLPE (RR 0.42, p < 0.00001). CoC demonstrated reduced prosthetic hip dislocation compared with MoP (RR 0.39, p = 0.05) and MoHXLPE (RR 0.77, p = 0.004), and lower osteolysis relative to MoP (RR 0.26, p = 0.02) and MoHXLPE (RR 0.48, p = 0.004). Squeaking was consistently more frequent with CoC, particularly versus MoP (RR 2.14, p = 0.002), CoP (RR 8.60, p = 0.04), and CoHXLPE (RR 5.98, p = 0.0007). Functional outcomes were broadly equivalent, although in the CoC vs MoHXLPE subgroup CoC showed modestly better Harris Hip Score (MD 1.78, p = 0.0009) and lower WOMAC scores (MD –6.16, p = 0.005). Kaplan–Meier survivorship was excellent in the CoC vs MoP and CoC vs MoHXLPE comparisons, with a small but consistent numerical advantage favoring CoC, frequently remaining above 95% at long-term follow-up.

Modern bearing surfaces provide generally comparable safety and survivorship in THA. CoC bearings offer specific benefits, including reduced dislocation risk and lower osteolysis, balanced against a higher incidence of squeaking

These findings support individualized bearing selection based on patient age, activity level, and tolerance for ceramic-specific complications.
Marc BOUTROS , Guy AWAD (Beirut, Liban) , Kamal BOU HAMDAN , Lee RUBIN , Elie MANSOUR
00:00 - 00:00 #51505 - HA-e004 Efficacy of intra-articular injection in femoroacetabular impingement is associated with preoperative clinical scores but not with imaging severity.
HA-e004 Efficacy of intra-articular injection in femoroacetabular impingement is associated with preoperative clinical scores but not with imaging severity.

Femoroacetabular impingement (FAI) is a common cause of hip pain in young adults. Cam-type FAI is characterized by an abnormal femoral head–neck junction quantified by the alpha angle, whereas pincer-type FAI results from acetabular overcoverage assessed by the lateral center–edge (LCE) angle or acetabular retroversion. Intra-articular (IA) hip injections are used for diagnostic and therapeutic purposes. This study evaluated whether the efficacy and duration of preoperative IA cortisone injections correlate with the severity of preoperative clinical symptoms and imaging findings.

This retrospective study included patients presenting with FAI who were treated with hip arthroscopy or open surgery between 2023 and 2026. Inclusion criteria were symptomatic patients with FAI, preoperative radiographs and CT, preoperative IA cortisone hip injection, and completion of preoperative clinical scores. LCE angle and acetabular retroversion, defined by a positive crossover sign, were assessed on radiographs. The alpha angle was measured on CT at four positions (12, 1, 2, and 3 o’clock). Injection efficacy was classified as complete or partial, and injection duration as greater than or less than one month. Preoperative assessment included the Tegner Activity Scale (TAS), iHOT-33, HOS-ADL, HOS-SS, and HAGOS.

Thirty patients were included (14 men, 16 women; mean age 30 ± 9 years). There were 14 cam-type and 16 mixed-type FAI. The mean alpha angle was 63°, mean maximum alpha angle 66°, and mean LCE 32°. Acetabular retroversion was present in 40%. Injection efficacy was complete in 24 patients and partial in 6 patients. Injection duration was greater than one month in 13 patients. No significant differences were found between groups regarding sex, age, body mass index (BMI) and preoperative duration of symptoms. Patients with partial injection efficacy had lower HOS-SS scores (32 vs 54; p=0.02). No differences were observed for TAS, iHOT-33, HOS-ADL, or HAGOS. Injection duration was not associated with demographic variables or any preoperative clinical score. No significant association was found between radiological parameters and injection efficacy and duration.

Patients with greater sport-related functional impairment appear to respond less favorably to intra-articular hip injections. Injection efficacy and duration were independent of sex, age, BMI, duration of symptoms, and imaging severity.
Nadia KERKOUR (Genève, Suisse) , Morgan GAUTHIER
00:00 - 00:00 #51602 - HA-e005 Révisions fémorales pour fractures périprothétiques ostéoporotiques de type B2 : utilisation de tiges non cimentées, câbles et doubles plaques à 90 degrés.
HA-e005 Révisions fémorales pour fractures périprothétiques ostéoporotiques de type B2 : utilisation de tiges non cimentées, câbles et doubles plaques à 90 degrés.

L'utilisation conjointe de plaques et de câbles multiples consolide la structure fémorale ostéoporotique lors des révisions de hanche sans ciment.

Nous avons examiné 245 révisions fémorales consécutives implantées dans notre clinique (2006-2023). Dans cet article, nous ne présentons que les révisions avec stock osseux ostéoporotique et fracture fémorale diaphysaire de type B2 utilisant une tige courbée - 80 cas. Nous avons utilisé une tige épaisse et courte, verrouillée à au moins 6 cm en distal dans une structure fémorale solide. Nous avons utilisé des plaques et des câbles pour obtenir une stabilité primaire. Ces 80 hanches suivies pendant 2 à 15 ans (moyenne de 63 mois ; intervalle de 24 à 114 mois) ont survécu sans autre révision. Les indications de révision comprenaient le décollement aseptique de la tige (60 %), les révisions en deux temps (13,84 %), le décollement acétabulaire (12,31 %), les luxations récurrentes (3,08 %) et les fractures périprothétiques (10,77 %). Les doubles plaques ont été utilisées dans 14 cas, les plaques simples dans 31 cas avec 7 trous, dans 17 cas avec 9 trous et dans 3 cas avec 5 trous, et nous avons ajouté 3 à 9 câbles pour obtenir un ensemble stable.

Les patients ont été suivis activement à intervalles réguliers afin de déterminer l'état de révision et les mesures des résultats, notamment Robin (n = 53), les questionnaires WOMAC (n = 59) et les radiographies (n = 66). Les radiographies ont été évaluées afin de détecter tout affaissement de la tige (mm). Les scores WOMAC moyens préopératoires (P : 12,8 ; S : 5,6 ; F : 51,8) s'étaient considérablement améliorés lors du suivi (P : 9,7 ; S : 4,3 ; F : 37,6) (p < 0,05). Le score moyen de Merle D'Aubigné est passé de 8,2 avant l'opération (écart-type : 2,8 ; intervalle : 1 à 14) à 15,3 (écart-type : 2,6 ; intervalle : 7 à 18) (p < 0,05) lors du dernier suivi. Au cours de la période de suivi, 3 luxations de la hanche sont survenues (4,61 %). Chaque événement s'est produit avant six mois après l'opération. Un seul de ces cas s'est produit deux fois. Une réduction fermée a été effectuée dans tous les cas. Aucun n'a nécessité de chirurgie de révision par la suite, et tous sont restés stables. Dans 3 cas présentant une mauvaise structure osseuse, la fixation de la hanche obtenue est à la limite de l'indication du fémur total.

La tige fémorale courbée offre une bonne stabilité grâce à une tige épaisse et courte qui est verrouillée à au moins 6 cm en distal dans une structure fémorale solide. Malheureusement, ces tiges ne peuvent être verrouillées en distal que si elles mesurent plus de 18 mm. Dans une structure osseuse fragile, la stabilité doit être renforcée à l'aide de plaques et de câbles. Seule la stabilité rotationnelle pendant l'opération permet de déterminer le nombre de câbles et la longueur des plaques, ou la nécessité d'ajouter des plaques supplémentaires.
Stefan CRISTEA (București, Roumanie) , Florin GROSEANU , Mihai-Nicolae CRISTEA
00:00 - 00:00 #51667 - HA-e006 Résultats comparatifs des inserts céramiques delta renforcés par une bande en titane au cours des PTH de première intention.
HA-e006 Résultats comparatifs des inserts céramiques delta renforcés par une bande en titane au cours des PTH de première intention.

Le couple de friction céramique utilisé dans les prothèses totales de hanche (PTH)offre d’excellentes caractéristiques tribologiques, mais peut engendrer fractures et bruits. Un insert composite delta, assemblé avec une bande en titane, a été conçu pour limiter les contraintes mécaniques au rebord. Cette nouvelle configuration a été comparée à un ancien système céramique du même fabricant

Étude rétrospective à partir d’une base de données prospective comparant deux cohortes mono-opérateurs consécutives de PTH sans ciment à couple de friction céramique chez des patients de moins de 70 ans. La cohorte récente comportait 240 hanches implantées entre 2010 et 2015, avec une cupule R3 et un insert BIOLOX® delta renforcé par une bande en titane. La cohorte historique comprenait 275 PTH implantées entre 2002 et 2006 avec une cupule EP-FIT Plus et un insert BIOLOX® forte, sans renfort métallique. Les tiges utilisées étaient à col aminci. Les têtes fémorales avaient un diamètre de 28 ou 32 mm dans la cohorte forte, contre 32 ou 36 mm dans la cohorte delta. Presque toutes les interventions ont été réalisées par voie antérolatérale. Le critère principal évaluait la reprise toutes causes à 10 ans ; les critères secondaires concernaient les complications céramiques, les bruits articulaires et les résultats radiographiques

L’âge moyen des patients était significativement plus élevé dans la cohorte delta.Une reprise est survenue dans la cohorte delta (1 cas, 0,4 %) pour suspicion de descellement cotyloïdien, contre 5 cas (1,8 %) dans la cohorte forte. La survie des inserts céramiques à 10 ans était de 99,6 % dans la cohorte delta et de 99,3 % dans la cohorte forte. Aucune fracture céramique ni malposition de l’insert n’a été observée dans la cohorte delta. Dans la cohorte forte, les reprises comprenaient une malposition précoce d’insert, une fracture d’insert à trois ans et trois descellements de tige, dont deux secondaires à une fracture péri prothétique traumatique après neuf ans. Les bruits articulaires étaient rares (0,8 % vs 1,8 %) et n’ont conduit à aucune reprise. La fixation radiographique était satisfaisante dans les deux groupes. Le suivi de la cohorte historique dépassait vingt ans.

Les résultats obtenus dans cette étude pour le cotyle R3 couplé à un insert en céramique delta ,cerclé par une bande de titane, correspondent à ceux rapportés dans la littérature (taux de révision inférieur à 2 %).

Après dix ans d’utilisation lors des PTH de première intention, l’insert céramique delta, cerclé par une bande en titane, présente des résultats cliniques et radiographiques très satisfaisants, associés à un taux minimal de complications et de bruits articulaires. Le suivi prolongé de la cohorte historique met en évidence la pertinence d’une évaluation à long terme de l’évolution des bruits articulaires.
Hervé HOURLIER (Fourmies) , Guillaume FRICAULT , Peter FENNEMA
00:00 - 00:00 #51762 - HA-e007 Metal-free cerclage fixation using the Nice knot technique for Paprosky osteotomy in revision total hip arthroplasty: a technical note.
HA-e007 Metal-free cerclage fixation using the Nice knot technique for Paprosky osteotomy in revision total hip arthroplasty: a technical note.

Paprosky osteotomy is a commonly used technique to facilitate femoral stem extraction during revision total hip arthroplasty (rTHA). It provides extended exposure and helps reduce the risk of intra-operative complications such as femoral perforation or fracture. Traditionally, fixation of the osteotomy relies on metallic wires or cables placed around the femoral shaft. However, metallic cerclages may generate radiographic artifacts, cause local irritation, and carry risks such as implant breakage or vascular injury during removal. The aim of this technical note is to describe a metal-free cerclage fixation technique using heavy non-absorbable sutures tied with the Nice knot.

During rTHA requiring a Paprosky osteotomy for femoral stem extraction, osteosynthesis can be performed using heavy non-absorbable sutures tied with the Nice knot technique. Three cerclages are placed circumferentially around the femoral shaft along the osteotomy line. The most proximal cerclage is tightened at the intertrochanteric ridge to prevent proximal migration of the osteotomized fragment. Postoperative clinical and radiographic follow-up is used to assess osteotomy healing and implant stability.

Early clinical and radiographic observations demonstrate progressive osteotomy healing without secondary displacement and with satisfactory alignment. Consolidation is achieved during follow-up with a clear radiographic appearance free of metallic artifacts. Functional recovery allows independent ambulation, and no discomfort related to the fixation material is reported.

Heavy suture cerclage using the Nice knot technique may represent an alternative to metallic wires or cables for fixation after Paprosky osteotomy. This technique avoids metallic implants while maintaining stable fixation. In addition, it improves postoperative radiographic readability, avoid local irritation, and may reduce the risk of vascular injury during potential hardware removal.

Metal-free cerclage fixation using heavy non-absorbable sutures tied with the Nice knot may provide reliable fixation following Paprosky osteotomy in rTHA. This technique allows satisfactory osteotomy healing with improved radiographic aesthetics and may offer safety advantages compared with traditional metallic cerclage systems.
Kilani SASSI (Lausanne, Suisse) , Jaad MAHLOULY , Thibaut ROYON , Alexander ANTONIADIS , Julien WEGRZYN
00:00 - 00:00 #51788 - HA-e008 Analyse coût-utilité de l’ostéotomie périacétabulaire avec et sans arthroscopie chez patients avec dysplasie de la hanche : une évaluation économique fondée sur un essai clinique.
HA-e008 Analyse coût-utilité de l’ostéotomie périacétabulaire avec et sans arthroscopie chez patients avec dysplasie de la hanche : une évaluation économique fondée sur un essai clinique.

Évaluer le rapport coût-efficacité de l’arthroscopie de la hanche complétée au moment de l’ostéotomie périacétabulaire (PAO), comparativement au PAO seul, chez des patients présentant une dysplasie symptomatique de la hanche.

L’évaluation économique a été fondée sur les données d’un essai contrôlé randomisé multicentrique comparant la PAO avec arthroscopie à la PAO seule dans la prise en charge de la dysplasie symptomatique de la hanche chez des patients âgés de moins de 50 ans. L’efficacité a été mesurée en années de vie ajustées par la qualité (QALYs), dérivées du système de mesure PROMIS, de l’utilisation des ressources hospitalières et les résultats cliniques provenant des données de l’essai. Les données manquantes ont été traitées par imputation multiple par équations chaînées, et des régressions apparemment non liées ont été utilisées pour ajuster les caractéristiques de base. La variabilité entourant les coûts et l'efficacité incrémentaux a été estimée par rééchantillonnage non paramétrique. Une analyse de scénario a également été menée avec une perspective sociétale, en intégrant les pertes de productivité

Soixante-deux patients ont subi une PAO avec arthroscopie et 55 patients on reçut la PAO seulement. L’âge moyen était de 27,9 ans (ÉT = 8,14) et 84 % étaient des femmes. La PAO avec arthroscopie était liée à un coût additionnel de 5 822 $ (IC à 95 % : 3 070 à 8 574 $) et à un nombre inférieur de QALYs, soit -0,04 (IC à 95 % : -0,13 à 0,05). La probabilité que la PAO avec arthroscopie soit coût-efficace était de 0 % pour un seuil de 50 000 $ par QALY.

Les résultats sont concordants selon une perspective sociétale, où la PAO avec arthroscopie demeurait plus coûteuse (4 950 $) et moins efficace (perte de 0,03 QALY).

L’ajout de l’arthroscopie à un PAO augmente les coûts sans améliorer les résultats de santé. Selon les perspectives du système de santé et de la société, la PAO avec arthroscopie ne présente pas un rapport coût-efficacité favorable. Ce qui suggère que son utilisation dans la prise en charge de la dysplasie symptomatique de la hanche devrait être réservée à des cas particuliers.
Paul BEAULÉ (Ottawa, Canada) , Lisa MASUCCI , Stéphane POITRAS , John CLOHISY , Reza OJAGHI , Ariane PARISIEN , Kednapa THAVORN
00:00 - 00:00 #51816 - HA-e009 Misleading Foot Drop Revealing Proximal Sciatic Nerve Compression by a Giant Pelvic Lipoma: A Case Report.
HA-e009 Misleading Foot Drop Revealing Proximal Sciatic Nerve Compression by a Giant Pelvic Lipoma: A Case Report.

Foot drop is most commonly caused by common peroneal nerve entrapment at the fibular head or L5 radiculopathy. Proximal sciatic nerve compression is rare and may clinically mimic isolated peroneal neuropathy. Deep pelvic lipomas extending through the greater sciatic notch are exceptional.

A 72-year-old woman with type 2 diabetes mellitus presented with progressive right-sided foot drop evolving over three years. Neurological examination revealed marked weakness of ankle dorsiflexion (MRC 2/5) and hypoesthesia over the dorsum of the foot, consistent with common peroneal nerve involvement. Electroneuromyography demonstrated underlying diabetic polyneuropathy with superimposed severe right peroneal neuropathy. Ultrasound of the fibular head and lumbar imaging excluded distal and spinal causes. Pelvic magnetic resonance imaging revealed a 12 × 6.2 × 11 cm well-encapsulated homogeneous lipomatous mass compressing the sciatic nerve at the greater sciatic notch.

The patient underwent complete surgical excision via a transgluteal approach. Histopathological examination confirmed a benign lipoma. Postoperatively, neurological improvement was observed.

Deep pelvic lipomas are uncommon, and those extending through the greater sciatic notch are exceptional . Most reported cases of sciatic compression describe mixed tibial and peroneal deficits. Isolated peroneal involvement, as observed in our patient, is particularly misleading and may delay diagnosis . Magnetic resonance imaging remains the gold standard technique for characterizing lipomatous tumors and distinguishing benign lipoma from well-differentiated liposarcoma

This case highlights the importance of considering proximal causes in patients presenting with progressive foot drop and inconclusive primary investigations. Deep pelvic lipomas, although rare, may selectively compress the peroneal division of the sciatic nerve and mimic isolated peroneal neuropathy.
Yassine ZINE EL ABIDINE (Sousse, Tunisie) , Aymen HANNAFI , Nadim DEROUICH , Rami BEN MHENNI , Maha AMMAR , Mahmoud BEN MAITIGUE , Karim BOUATTOUR
00:00 - 00:00 #51839 - HA-e010 Total hip arthroplasty for subchondral insufficiency fracture of the femoral head Three Case Reports and Literature Review.
HA-e010 Total hip arthroplasty for subchondral insufficiency fracture of the femoral head Three Case Reports and Literature Review.

Subchondral insufficiency fracture (SIF) of the femoral head is a predominant etiology of rapidly progressive osteoarthritis of the hip (RPOH). SIF is a rare disease that causes acute pain in the hip joint. It is most frequently found in older women with osteoporosis. It is often underdiagnosed or misdiagnosed as osteonecrosis of the femoral head.

Case presentation: None of the three patients had any characteristic manifestations in the early stage of the disease. However, the disease progressed very rapidly. Within a few months, the patient's femoral head morphology changed, and they experienced severe hip pain accompanied by limping.

This study reports three cases of patients diagnosed with subchondral insufficiency fractures who underwent total hip arthroplasty. All three patients showed good clinical efficacy in postoperative follow-up.

In the early stages, SIF patients primarily present with severe hip pain, and early radiographic imaging shows no characteristic findings. MRI is an important tool for early diagnosis. Once the femoral head has collapsed, surgical treatment should be initiated as soon as possible. Identifying the clinical diagnostic features of SIF, along with early diagnosis and treatment, is crucial for managing this disease.
Mansi ZIED , Karim BOUAGILA (Lon) , Slah SOUI , Abderrahmane SOUID , Hedi RBAI
00:00 - 00:00 #51847 - HA-e011 Irreducible traumatic pure hip dislocation by the entrapment of the lateral rotator muscle group of the hip: A case report.
HA-e011 Irreducible traumatic pure hip dislocation by the entrapment of the lateral rotator muscle group of the hip: A case report.

Irreducibility is a rare complication of pure posterior hip dislocation requiring surgical intervention.

We present a case of a 22-year-old female with posterior hip dislocation following a motor vehicle accident. Despite unsuccessful closed reduction attempts, open surgical reduction successfully released the incarcerated muscles and achieved reduction. Follow-up ex aminations showed excellent functional outcomes without complications.

Irreducibility remains a rare complication of traumatic posterior hip dislocation. Three possible entities can cause soft tissue incarceration: labral buttonholing, intra- articular osteochondral bodies, and entrapment of the piriformis muscle. The posterior-lateral approach provides excellent exposure of the posterior hip structures, but it carries the risk of injury to the medial circumflex artery. After successfully reducing the dislocation, it is essential to perform a computed tomography (CT) scan to detect any osteochondral lesions, including femoral head impaction. Functional outcomes are better with early mobilization and prompt resumption of weight-bearing. However, femoral head osteonecrosis complicates 52.9 % of hip dislocations reduced beyond 6 h, whereas it occurs in only 4.8 % of dislocations reduced within this timeframe.

This case underscores the importance of prompt recognition and appropriate surgical intervention for irreducible hip dislocations to prevent further complications and optimize patient outcomes.
Mansi ZIED , Karim BOUAGILA (Lon) , Slah SOUI , Hedili GUEDHAMI , Hedi RBAI
00:00 - 00:00 #51849 - HA-e012 Bilateral acetabular fractures (case report).
HA-e012 Bilateral acetabular fractures (case report).

Bilateral acetabular fractures are very rare. They are usually seen in the context of multiple trauma patients. This type of fracture poses a problem and difficulty in therapeutic management, sometimes resulting in serious sequelae and significant morbidity.

We report a rare case of bilateral simultaneous acetabular fracture in an adult, forty-seven years old man due to a road accident.

Bilateral acetabular fractures are very rare. While bilateral acetabular fracture most frequently occur due to automobile accidents, other mechanism can be responsible for this injury as well. Furthermore, bilateral acetabular fractures are frequently associated with other lesions of the surrounding bones or tissues. Surgery is the most suitable treatment in most cases. The development of osteoarthritis is the most common complication of acetabular fracture and is directly related to the post-operative reduction obtained. Heterotopic ossifications are a complication associated with acetabular fracture. In acetabular fracture, the primary objective of surgical treatment is anatomical reduction of the fracture that will determinate the future of hip.

The treatment goal of acetabular fracture is anatomic or near anatomic reduction of the articular surface. The risk of osteonecrosis is mostly related to the initial injury and time to reduction.
Mansi ZIED , Karim BOUAGILA (Lon) , Hedili GUEDHAMI , Abderrahmane SOUID , Hedi RBAI
00:00 - 00:00 #51860 - HA-e013 Customised prhosthesis in complex acetabular defects, follow-up 10 years.
HA-e013 Customised prhosthesis in complex acetabular defects, follow-up 10 years.

Severe acetabular defects in total hip replacement were solved for many years with structured bone grafting, presenting a 30% failure rate at 10 years, representing a challenge for hip surgeons. However, thanks to medical engineering, customized trabecular titanium implants have been developed with 3D printing.

A retrospective descriptive study was performed between January 2016 and December 2022, at the Hospital de Clínicas José de San Martín in Buenos Aires. Acetabular defects were classified according to Paprosky in IIC, IIIA and IIIB based on preoperative radiographs and tomography, the average number of months of survival of custom-made implants, clinical improvement through the Hip Harris Score scale, loosening, migration and possible complications were evaluated.

24 patients with severe acetabular defects were admitted to the study, 16 women (66.7 percent) and 8 men (33.3 percent), the average age being 66.7 years. The defects were classified according to Paprosky, 10 (41.7 percent) were IIC, 8 (33.3 percent) were IIIA and 6 (25 percent) were IIIB. The mean follow-up was 48.5 months. The Harris hip score improved significantly from an average of 31.2 preoperatively to 76.25 at the last follow-up. There were no signs of loosening or migration of the custom-made implant. As complications, one of the 3D cups had to be revised due to infection, and in two cases it had to be revised due to failure of the femoral head retention mechanism, one case of Muller type cup and another Judet.

To evaluate and determine the survival of these custom-made implants in complex acetabular defects, the clinical and radiographic results and possible complications.

: Custom-made implants are a very versatile tool in hip surgery today, allowing the surgeon to resolve complex acetabular defects.
Mariano LUNA (Buenos Aires, Argentine) , Nicolas BONIN , Honorio PUEYRREDON , Juan OTTOLENGHI
00:00 - 00:00 #51876 - HA-e014 Total hip arthroplasty outcomes after prior hip surgery: a scoping review.
HA-e014 Total hip arthroplasty outcomes after prior hip surgery: a scoping review.

Prior ipsilateral hip-preserving or reconstructive procedures may increase operative complexity and influence outcomes after total hip arthroplasty (THA). However, “prior hip surgery” includes heterogeneous pathways, and the associated risks may differ depending on the type of prior procedure. This scoping review aimed to map the available evidence on THA outcomes after prior hip surgery with a pathway-specific perspective.

A scoping review was conducted following established scoping review methodology and PRISMA-based reporting guidance. MEDLINE (via PubMed) was searched from inception to February 12, 2026, with additional records identified through reference screening. Eligible clinical studies reported outcomes of THA after prior ipsilateral hip surgery. Prespecified pathways were: hip arthroscopy; open labral or femoral head procedures including surgical hip dislocation; diaphyseal femoral osteotomy; proximal femoral/intertrochanteric; pelvic osteotomy; hip resurfacing; and hip salvage/other prior open procedures. A standardized extraction captured operative metrics, radiographic outcomes, complications, survivorship, PROMs and timing effects.

Among 698 records identified, 36 studies were included. Across open preservation pathways (pelvic osteotomy, proximal femoral osteotomy, SHD), operative complexity was consistently higher than primary THA comparators (e.g., +27.4 minutes and +109.3 mL blood loss in a propensity-matched PAO cohort). Pelvic osteotomy was associated with radiographic reconstruction challenges, including a more superior hip center (26.1 vs 22.8 mm; p=0.020) and reduced cup anteversion (−17°; p=0.002). Arthroscopy showed broadly similar mean PROMs in pooled/registry evidence but higher instability and revision signals, particularly with early conversion (≤12 months: 4-year revision OR 2.05). Resurfacing conversion outcomes were strongly etiology-dependent: overall ~91% 5-year survivorship in registry data, but worse for ALTR/pseudotumor revisions (dislocation 19%, re-revision 38%).

Prior open preservation procedures mainly increase perioperative complexity. In contrast, prior arthroscopy may have a clinically relevant timing effect, with higher mechanical risk when THA is performed within 12 months. Conversions after hip resurfacing behave as etiology-driven entities, with adverse local tissue reactions associated with a higher complication burden.

Outcomes of THA after prior hip surgery should not be interpreted as a uniform “prior surgery penalty.” Rather, risk is pathway- and context-specific: prior open preservation procedures mainly increase operative complexity, early arthroscopy-to-THA conversion carries higher mechanical risk, and resurfacing conversion outcomes are largely determined by failure etiology and revision strategy.
Jaad MAHLOULY (Lausanne, Suisse) , Alexander ANTONIADIS , Andreas TSOUPRAS , Arnaud FISCHBACHER , Julien WEGRZYN
00:00 - 00:00 #51881 - HA-e015 Arthroplastie totale bilatérale simultanée en milieu privé à alger : évaluation de la sécurité et des résultats fonctionnels d’un protocole de sélection rigoureux.
HA-e015 Arthroplastie totale bilatérale simultanée en milieu privé à alger : évaluation de la sécurité et des résultats fonctionnels d’un protocole de sélection rigoureux.

L’arthroplastie totale bilatérale simultanée (ATBS) permet une récupération fonctionnelle rapide et réduit l'impact socio-professionnel du patient. Cependant, elle reste discutée en raison des risques systémiques potentiels. Nous rapportons l’expérience d’un centre privé à Alger afin de démontrer qu'un protocole de sélection drastique permet d'assurer une sécurité optimale pour cette procédure.

Étude rétrospective monocentrique incluant 24 patients (48 articulations) opérés entre 2022 et 2026. La série est composée de 21 PTH et 3 PTG bilatérales simultanées. Le protocole de sélection reposait sur : score ASA 1 ou 2, âge < 75 ans, IMC < 32 kg/m² et hémoglobine pré-opératoire > 13 g/dL. Une gestion rigoureuse de l’hémostase par acide tranexamique et une analgésie multimodale ont été systématiquement appliquées.

Le recul moyen est de 18 mois. Aucune complication majeure (embolie pulmonaire, décès ou infection ostéo-articulaire) n’a été observée. Le taux de transfusion global a été de 5%. Sur le plan fonctionnel, les scores (HHS pour les PTH et Oxford pour les PTG) ont montré une amélioration significative dès le 3ème mois. Tous les patients (100 %) ont exprimé leur satisfaction, soulignant l'avantage d'une rééducation unique.

Le rapport bénéfice-risque est optimisé par la réalisation d'une seule anesthésie et d'un seul séjour hospitalier. La symétrie immédiate de la marche évite les déséquilibres pelviens observés entre deux interventions différées. La sécurité de la procédure repose exclusivement sur une sélection drastique des patients (ASA 1 ou 2, âge < 75 ans). L'utilisation systématique de l'acide tranexamique réduit significativement le risque transfusionnel malgré le double site opératoire. En milieu privé, la personnalisation du suivi péri-opératoire permet de dépister précocement les complications systémiques. La satisfaction des patients est majeure, liée à l'absence de période d'invalidité résiduelle entre deux temps chirurgicaux.

L’ATBS est une option sûre et reproductible en secteur privé algérois pour des patients rigoureusement sélectionnés.
Mahdi BENSAID (Alger, Algérie)
00:00 - 00:00 #51885 - HA-e016 Planification préopératoire d’une PTH en 2D : concordance du choix de l’angulation et de la longueur du col fémoral outre la taille de la tige et de la cupule. Une étude rétrospective à propos de 425 PTHs.
HA-e016 Planification préopératoire d’une PTH en 2D : concordance du choix de l’angulation et de la longueur du col fémoral outre la taille de la tige et de la cupule. Une étude rétrospective à propos de 425 PTHs.

Aujourd’hui, les patients qui subissent une arthroplastie totale de hanche attendent une restauration complète de leur fonction en plus de la disparition des douleurs. La planification d’une PTH est essentielle pour prédire avec précision le type d’implant, la longueur du col, la taille et le positionnement optimal des implants. En outre, elle permet de diminuer le risque de complications liées à une utilisation d’implants non adéquats, d’apprécier le stock osseux et de restaurer au mieux le déport fémoral. Nous souhaitons vérifier la reproductibilité et la précision de notre planification réalisée par un data manager ayant des connaissances anatomiques et rechercher l’existence d’une courbe d’apprentissage.

425 PTHs Corail®/Pinnacle® ont été incluses dans cette étude entre 2017 et 2026. La planification a été réalisée bilatéralement sur des radiographies de bassin (2D) à l’aide du logiciel Agfa Orthopaedic Tools®. La calibration était réalisée grâce à une bille de diamètre connu positionnée entre les cuisses du patient.

La taille de la tige fémorale était correctement prédite à +/- une taille dans 90 % des cas et celle de la cupule dans 94 % des cas. Les modifications d'offset et de longueur des membres ont été prédites par la planification. Quel que soit le couple prothétique utilisé, la planification de la longueur du col était identique à l’implant utilisé dans 76% des cas et dans 98% des cas à plus ou moins une taille. La concordance était de 84 % pour le choix de l’angle cervico-diaphysaire de la tige.

La planification d’une PTH peut aider à déterminer la taille et la position des implants. Sa précision permet de minimiser les risques de complications per et post opératoires comme la luxation, la différence de longueur des membres inférieurs, la fracture périprothétique, le descellement aseptique et la perte de stock osseux. La précision de notre planification est comparable à celle retrouvée dans la littérature. Nous n’avons pas observé de courbe d’apprentissage.

La planification digitale 2D est une méthode précise et reproductible pour la détermination de la taille des composants et de l’offset fémoral dans les PTHs. Nous avons montré que la planification d’une PTH peut être confiée à un data manager ayant des connaissances anatomiques et prothétiques. Nous attirons l’attention sur le fait que la planification préopératoire étant un éveil à la réflexion, doit toujours être validée par l’opérateur.
Thierry THIRION (Liège, Belgique) , Théo GROENENDAELS , Othman ALAOUI , Pierre GEORIS
00:00 - 00:00 #51914 - HA-e017 GERAS-PTH: Impact d'un programme de préadaptation multimodal pour les patients en attente d'une prothèse totale de hanche élective.
HA-e017 GERAS-PTH: Impact d'un programme de préadaptation multimodal pour les patients en attente d'une prothèse totale de hanche élective.

Avec le vieillissement de la population, les arthroplasties totales de hanche (PTH) sont de plus en plus fréquentes. Une préparation préopératoire optimisée est essentielle pour favoriser la récupération améliorée après chirurgie (RAAC) et prévenir le déclin fonctionnel pendant la période d’attente. La préadaptation vise à optimiser la réserve physiologique et la capacité fonctionnelle des patients. Cette étude évalue l’impact du programme de préadaptation GERAS-PTH (Geriatric Enhanced Recovery After Surgery – PTH), co-créé avec des patients et des professionnels de la santé, sur la fonction préopératoire.

Cette étude pilote à devis mixte a été menée chez des adultes de 65 ans et plus en attente de PTH dans un centre hospitalier universitaire. Les participants ont assisté à 12 ateliers comprenant de l’information sur la chirurgie, la gestion de la douleur et de l’anxiété, l’aménagement du domicile ainsi que des exercices adaptés. Les mesures recueillies avant et après l’intervention incluaient l’impression globale de changement (PGIC), la fonction physique (TUG, WOMAC, force de préhension) et la qualité de vie (EQ-5D). L’assiduité, le type d’hébergement (chirurgie ambulatoire [CA] vs hospitalisation [HO]), la durée moyenne de séjour (DMS) et les complications postopératoires ont également été documentés. Des analyses descriptives et des tests de Wilcoxon ont été réalisés.

Cinquante-sept patients (âge moyen : 75 ans; 54,4 % femmes) ont participé au programme. Après 12 semaines, une amélioration significative de la force de préhension de la main droite a été observée (p = 0,006), sans déclin pour le TUG, le WOMAC et l’EQ-5D. Au total, 83,4 % des patients rapportaient avoir maintenu ou amélioré leur condition. L’assiduité aux ateliers était élevée (91,7 %). À ce jour, 40 patients ont subi leur chirurgie, dont 22 (55 %) en CA. Chez les patients hospitalisés, la DMS moyenne était de 2,3 jours; une seule réadmission pour douleur non contrôlée a été observée.

Le programme GERAS-PTH semble contribuer au maintien de la fonction chez les patients âgés en attente de PTH et est associé à un recours accru à la CA, une courte DMS et peu de réadmissions. L’assiduité élevée contraste avec certaines études de préadaptation où l’adhésion est plus faible1,2. Cette forte adhésion suggère qu’un programme de préadaptation co-construit avec les patients est réalisable et acceptable dans la trajectoire préopératoire des patients âgés.

Ces résultats préliminaires suggèrent qu’un programme de préadaptation de 12 semaines soutient le maintien de la capacité fonctionnelle durant l’attente pour une PTH et s’intégrer favorablement dans la trajectoire de soins des patients âgés. Une analyse économique est en cours afin d’évaluer son impact sur le système de santé.
Annie DESHAIES , Émilie GOSSELIN , Sonia BÉDARD , François VAILLANCOURT , Catherine RAYNAULD , Eleonor RIESCO , Jessika ROY-DESRUISSEAUX , Geneviève-Aude GOUDREAULT , Hassiba CHEBBIHI , Charlotte LANOUE (Sherbrooke, Canada)
00:00 - 00:00 #51960 - HA-e018 Insulin-like Growth Factor-1 as a Potential Biomarker for Predicting Collapse in Non-Traumatic Avascular Necrosis of the Femoral Head: A Case-Control Study.
HA-e018 Insulin-like Growth Factor-1 as a Potential Biomarker for Predicting Collapse in Non-Traumatic Avascular Necrosis of the Femoral Head: A Case-Control Study.

The etiology of non-traumatic avascular necrosis of the femoral head (N-ANFH) remains poorly understood, and predicting femoral head collapse (FHC) poses a significant clinical challenge. This study investigated insulin-like growth factor-1 (IGF-1) as a potential biomarker for N-ANFH and FHC prediction.

A case-control study was conducted between July 2020 and February 2023,enrolling a total of 55 participants: 30 patients in N-ANFH group and 25 controls. We compared demographics, clinical characteristics, bone mineral density (BMD; measured by DXA), and serum bone metabolism markers (IGF-1, β-CTX, N-MID, T-PINP, 25(OH)D, parathyroid hormone). Univariate and multivariate logistic regression assessed marker significance. Immunofluorescence (IF) detected IGF-1 expression in bone tissue. Pearson correlation analyzed IGF-1 and BMD association (r > 0: positive correlation; r < 0: negative correlation; 0.4 < |r| < 0.7: strong correlation). Receiver operating characteristic (ROC) analysis evaluated diagnostic performance. Kendall tau-b correlation assessed IGF-1 and FHC relationship.

Bone metabolism markers were significantly reduced in the N-ANFH group versus controls (p<0.05). IF confirmed lower IGF-1 expression in N-ANFH bone tissue. Serum IGF-1 levels correlated positively with hip BMD (r=0.757, p<0.001).Among markers, serum IGF-1 demonstrated the highest diagnostic value (AUC=0.737, p=0.003; cutoff: 139.6 ng/ml; sensitivity: 80%, specificity: 64%), suggesting IGF-1 may serve as a reliable diagnostic marker for N-ANFH in clinical practice. A significant negative correlation existed between serum IGF-1 levels and FHC (r=0.603, p=0.001).

Non-traumatic avascular necrosis of the femoral head (N-ANFH) is a progressive disorder involving osteoblast apoptosis, subchondral sclerosis, and femoral head collapse. This study found significantly lower serum IGF-1 levels in N-ANFH patients, which were associated with greater osteoporosis severity and higher collapse risk. Although IGF-1 plays an important role in bone metabolism and regeneration, the observed associations do not establish causality. Serum IGF-1 showed moderate diagnostic value compared with traditional bone markers. Overall, the findings suggest that metabolic dysregulation involving IGF-1 may contribute to N-ANFH progression, but further studies are needed to clarify the underlying mechanisms and clinical implications.

Bone metabolism is significantly impaired in N-ANFH. Serum IGF-1 levels are strongly associated with disease presence and inversely correlated with FHC, suggesting its utility as a potential biomarker for early N-ANFH diagnosis and FHC prediction.
Mansi ZIED , Karim BOUAGILA (Lon) , Slah SOUI , Abderrahmane SOUID , Hedi RBAI
00:00 - 00:00 #51996 - HA-e019 Prothèse totale de hanche dans la dysplasie : gestion des particularités anatomiques et résultats obtenus.
HA-e019 Prothèse totale de hanche dans la dysplasie : gestion des particularités anatomiques et résultats obtenus.

La dysplasie de hanche représente un défi majeur en arthroplastie en raison des anomalies anatomiques : insuffisance acétabulaire, ascension trochantérienne, rétroversion et rétrécissement du canal fémoral. L’objectif de cette étude est d’évaluer les résultats fonctionnels et les particularités techniques de la PTH dans les hanches dysplasiques.

Étude incluant des patients opérés pour PTH sur dysplasie (Crowe I–IV). Les données recueillies : âge, grade dysplasique, type d’implant, reconstruction acétabulaire, nécessité d’ostéotomie fémorale, complications et résultats fonctionnels postopératoires. Étude rétrospective descriptive. Les patients ont bénéficié d’une PTH cimentée ou non cimentée, avec ou sans reconstruction acétabulaire (greffon, cotyle haut, cotyle anatomique). L’évaluation fonctionnelle a été faite selon le score de Harris et le suivi radiologique pour la stabilité et la consolidation.

15 patients inclus, âge moyen 29 ans. Les grades Crowe étaient répartis en : I (3), II (4), III (5), IV (3). Une reconstruction acétabulaire a été nécessaire dans 80 % des cas, et une ostéotomie fémorale dans 25 %. Les complications observées : luxation (1 cas), inégalité de longueur (1 cas), boiterie résiduelle (1 cas), descellement précoce (2 cas).

La PTH dans la dysplasie nécessite une planification rigoureuse et une adaptation technique. Les résultats fonctionnels sont globalement satisfaisants mais restent influencés par le grade dysplasique, la qualité de la reconstruction acétabulaire et la gestion du membre inférieur.

La prothèse totale de hanche dans la hanche dysplasique offre de bons résultats fonctionnels, malgré des défis techniques importants. Une reconstruction anatomique optimale et une stratégie adaptée à chaque grade permettent de réduire les complications et d'améliorer la fonction.
Said EL MAZGALDI (Oujda, Maroc)
00:00 - 00:00 #52019 - HA-e020 Prothèse totale de hanche assistée par robot Mako : précision d’implantation évaluée sur radiographies standardisées et PROMs (HOOS, FJS-12) jusqu’à 2 ans.
HA-e020 Prothèse totale de hanche assistée par robot Mako : précision d’implantation évaluée sur radiographies standardisées et PROMs (HOOS, FJS-12) jusqu’à 2 ans.

Le positionnement précis des implants et la reconstruction biomécanique (longueur, offsets) conditionnent les résultats après prothèse totale de hanche (PTH). L’assistance robotisée CT-based (Mako) améliore la précision d’implantation, sans bénéfice fonctionnel précoce constant. Nous rapportons les résultats radiographiques et les PROMs d’une cohorte consécutive de PTH primaires assistées par Mako avec suivi jusqu’à 2 ans.

Étude observationnelle monocentrique incluant 68 PTH primaires consécutives assistées par Mako. La planification (inclinaison/antéversion, correction de longueur, restauration des offsets) était réalisée sur la plateforme Mako. L’évaluation postopératoire reposait sur radiographies standardisées (bassin de face, hanche de profil, pangonogramme). Critères principaux : écarts absolus planifié–obtenu pour inclinaison et antéversion, proportion de cupules à ±5° du plan, antéversion combinée postopératoire et proportion dans un intervalle cible prédéfini. Critères secondaires : version de tige, concordance taille/position de tige planifiée vs implantée, LLD, erreurs du femoral offset et d’offset combiné, subsidence si disponible. Les PROMs incluaient HOOS (préop puis 3, 6, 12, 24 mois selon disponibilité) et FJS-12 (≥12 mois). Les complications majeures (luxation, infection, fracture périprothétique, révision) étaient relevées. Des analyses exploratoires testaient l’association entre paramètres radiographiques et PROMs.

68 patients (67,4 ± 10,8 ans ; 57,4 % femmes) ont été analysés avec un suivi médian de 14 mois (max 24). Les écarts planifié–obtenu étaient de 1,6° ± 1,1 (inclinaison) et 1,9° ± 1,4 (antéversion). 88,2 % (60/68) des cupules étaient à ±5° du plan. L’antéversion combinée moyenne était de 34,8° ± 7,1, avec 89,7 % (61/68) dans l’intervalle cible. La version moyenne de tige était de 14,2° ± 6,3 ; la concordance de taille de tige planifiée/implantée était de 91,2 % (62/68) et la concordance de position de 86,8 % (59/68). La LLD moyenne était de 2,4 ± 2,0 mm et l’erreur d’offset combiné de 2,8 ± 2,2 mm. Le HOOS s’améliorait de 48 ± 15 à 89 ± 11 à 12 mois ; le FJS-12 (≥12 mois) était de 78 ± 17 (n = 34). Une infection profonde est survenue (1/68 ; 1,5 %), sans luxation ni révision. En analyse multivariée, une augmentation de 1 mm de LLD était associée à une baisse du HOOS à 12 mois (β = −0,6 ; p = 0,04) et une augmentation de 1° de l’écart d’orientation (inclinaison + antéversion) à une baisse du FJS-12 (β = −1,1 ; p = 0,03).

La PTH assistée par Mako, évaluée par radiographies standardisées, montre une excellente précision et une reconstruction biomécanique satisfaisante avec des PROMs favorables jusqu’à 2 ans. La qualité de reconstruction (LLD, orientation) semble associée aux résultats rapportés par les patients, justifiant des études de plus grande ampleur et un suivi prolongé.
Anthony VISTE , Simon MESSE (Lyon) , Thomas NERI
00:00 - 00:00 #52046 - HA-e021 Résultats cliniques et radiologiques des Prothèse totales de hanche de première intention par voie de Hueter versus voie de Hardinge : à propos d’une étude monocentrique de 500 cas.
HA-e021 Résultats cliniques et radiologiques des Prothèse totales de hanche de première intention par voie de Hueter versus voie de Hardinge : à propos d’une étude monocentrique de 500 cas.

La voie d’abord chirurgicale empruntée pour la réalisation d’une prothèse totale de hanche est un sujet passionnant, parfois clivant, souvent très personnel influençant énormément le choix de patient parfois même plus que les implants. Il n’y a pas de "meilleure" voie d’abord, mais des champs d’application complémentaires pour des patients différents. L’objectif de ce travail est de confronter les points forts, les limites et les astuces pratiques propres à deux approches chirurgicales largement utilisées : la voie antérieure directe (DAA) de Hueter avec table orthopédique d’une part, et la voie antéro-latérale (ALA) de Hardinge sur table ordinaire de l’autre, tout en comparant leurs résultats fonctionnels et radiologiques.

Tous nos patients opérés d’une Arthroplastie Totale de Hanche (ATH) de première intention durant une période étalée sur cinq ans (de janvier 2021 jusqu’à décembre 2025) ont été inclus dans une étude descriptive rétrospective et répartis en deux groupes selon la voie d’abord : la voie DAA de Hueter et la voie ALA de Hardinge. Nous avons comparé les données épidémiologiques et péri opératoires, le résultat fonctionnel (à six semaines, à six mois et au dernier recul) selon les scores Postel Merle d’Aubigné (PMA) et Harris (HHS), le positionnement radiologique des implants et les complications postopératoires.

Chaque groupe comportait 250 patients. Pour le groupe (DAA), le temps opératoire était plus court, les patients avaient moins de douleur, moins de saignement, un séjour hospitalier plus court, des scores PMA et Harris meilleurs à six semaines et sans différence à six mois, un meilleur positionnement de la Cupule cotyloïdienne, un sous-dimensionnement de la Tige fémorale et plus de fractures iatrogènes du fémur proximal. Les patients du groupe (ALA) avaient moins de complications cutanées et nerveuses et plus d’instabilité prothétique.

Les données actuelles comparant les résultats d'une ATH primaire par voie de Hueter versus la voie de Hardinge ne démontrent pas clairement une supériorité d'une approche. On recommande le choix de l'approche chirurgicale basée sur les caractéristiques du patient à opérer ainsi que sur les habitudes et la préférence du chirurgien opérateur.

Un chirurgien qui maitrise parfaitement une technique opératoire obtiendra certainement un meilleur résultat que celui utilisant une technique théoriquement supérieure mais moins bien maitrisée.
Abdelkader ARROUM (Metz-Thionville) , Lawan Abdou ABOUBACAR , Meriem SOUISSI , Elvire PERIANU , Iheb HMIDA , Khaled HARMAS , Sara BOUMAIL , Simon KIRSH , Julien MAYER , Emmanuel CAREMIER , Aboubekr BERRICHI , Mbarek IRRAZI
00:00 - 00:00 #52055 - HA-e022 Analyse de l'incidence et des facteurs prédictifs du cut-out après ostéosynthèse par clou Gamma dans les fractures pertrochantériennes.
HA-e022 Analyse de l'incidence et des facteurs prédictifs du cut-out après ostéosynthèse par clou Gamma dans les fractures pertrochantériennes.

Les fractures pertrochantériennes sont fréquentes chez les personnes âgées. Bien que le clou Gamma soit une technique de référence, le cut-out (migration de la vis cervicale) demeure une complication majeure menant à l'échec mécanique. Cette étude vise à évaluer l'incidence de cette complication et à identifier ses facteurs de risque.

Il s’agit d’une étude analytique réalisée sur 105 patients présentant une fracture pertrochantérienne de l’extrémité supérieure du fémur, opérés par clou Gamma standard entre 2022 et 2024 Tous les patients ont bénéficié d’une évaluation clinique et radiologique pré- et postopératoire comprenant des radiographies du bassin et de la hanche atteinte. Le suivi radiologique comportait des clichés de face et de profil afin d’évaluer la consolidation et la position de la vis cervicale. Le critère principal étudié était la survenue d’un cut-out, défini comme une migration de la vis cervicale à travers la tête fémorale visible sur les radiographies. Les facteurs analysés comprenaient notamment le sexe, le point d’entrée du clou, la distance Tip-Apex (TAD) et l’indice de Parker.

L’âge moyen des patients était de 74 ans avec des extrêmes allant de 56 à 102ans. Le mécanisme traumatique le plus fréquent était la chute de sa propre hauteur. Parmi les 105patients, 7cas de cut-out de la vis cervicale ont été observés. L’analyse des facteurs associés a montré une corrélation avec le sexe féminin, un point d’entrée incorrect du clou, une distance Tip-Apex élevée et un indice de Parker défavorable.

Le cut-out constitue l’une des principales complications mécaniques du clou Gamma. Les résultats de cette étude confirment l’importance du positionnement optimal de la vis cervicale et du respect des paramètres radiologiques tels que le TAD et l’indice de Parker afin de réduire le risque de cette complication.

Le traitement des fractures pertrochantériennes par clou Gamma donne globalement de bons résultats. Cependant, la survenue du cut-out reste liée principalement à des facteurs techniques. Une planification préopératoire rigoureuse et un positionnement précis de l’implant sont essentiels pour limiter cette complication
Elyes ABDELKEFI , Chedi SAADI (Tunis, Tunisie) , Omar KETATA , Maher BEN THAYER , Rafik ELAFRAM
00:00 - 00:00 #52060 - HA-e023 Planification tridimensionnelle « low cost » dans les arthroplasties totales de hanche difficiles.
HA-e023 Planification tridimensionnelle « low cost » dans les arthroplasties totales de hanche difficiles.

L'arthroplastie totale de hanche (ATH) sur une déformation du fémur proximal constitue un défi chirurgical majeur. Dans ces situations la planification bidimensionnelle se révèle insuffisante pour une pose optimale de la tige fémorale et laisse la place à la planification tridimensionnelle (3D) à travers des logiciels de modélisation ou d'implants sur mesure qui ont l’inconvénient d’un surcoût financier. L'objectif de ce travail est de décrire la fiabilité clinique et radiologique d'un protocole « low cost » de planification par impression 3D des pièces osseuses dans les ATH difficiles.

Il s’agit d’une série de cas prospective incluant des patients présentant une déformation du fémur proximal et chez lesquels une planification 3D préopératoire a été réalisée à partir de modèles osseux obtenus par impression 3D. Ce protocole comprenait trois étapes : acquisition tomodensitométrique, impression 3D d'un biomodèle fémoral à l'échelle 1:1 et simulation chirurgicale physique (définition du niveau d'ostéotomie, anticipation des conflits et essayage d'implants). Le critère de jugement principal était la faisabilité de la technique, évaluée par la concordance entre la tige fémorale planifiée sur le modèle osseux imprimé en 3D et celle effectivement implantée chez chaque patient et les difficultés rencontrées. Les critères de jugement secondaires comprenaient l’évaluation des résultats fonctionnels et radiologiques des tiges implantées au dernier recul moyen de 24 mois.

La série comportait cinq cas (4 patients, 1 bilatéral). La déformation du fémur proximal était en rapport avec un cal vicieux secondaire à une ostéotomie fémorale dans quatre cas et un fémur en crosse avec coxa vara dans un cas. En peropératoire la taille de la tige fémorale posée était la même planifiée dans 4 cas et inférieure d’une taille dans un cas. Aucun incident peropératoire n’a été noté. Au dernier recul, le score HHS moyen était de 89. L’évaluation radiologique a montré un bon alignement des tiges fémorales, sans enfoncement ni apparition de liséré périprothétique.

Cette étude préliminaire montre la faisabilité de la planification tridimensionnelle à l’aide de modèles osseux imprimés en 3D pour l’essayage préopératoire des tiges fémorales. La concordance entre la tige planifiée et la tige implantée suggère l’intérêt potentiel de cette approche dans les situations anatomiques complexes. Cette procédure constitue une alternative à la planification 3D conventionnelle.

La planification par impression 3D « low cost » dans les ATH sur déformation du fémur proximal constitue une solution fiable, économique et sécurisante pour la prise en charge des ATH difficiles. Elle démocratise l'accès à la chirurgie de précision en s'affranchissant des limites de la 2D et de la dépendance aux solutions industrielles coûteuses.
Nidhal MATHLOUTHI (TUNIS, Tunisie) , Mohamed Amine SELMENE , Cherif ABDELKAFI , Maram MEJRI , Mourad ZARAA , Annabi HEDI , Wael CHEBBI
00:00 - 00:00 #52114 - HA-e024 Défis chirurgicaux et prise en charge optimale d'une fracture du col du fémur sur un matériel d’ostéosynthèse ancien.
HA-e024 Défis chirurgicaux et prise en charge optimale d'une fracture du col du fémur sur un matériel d’ostéosynthèse ancien.

les fractures du col du fémur chez le sujet âgé sont fréquentes,mais leur survenue sur un matériel d’ostéosynthèse type clou d'alignement de 50 ans est exceptionnelle.la prise en charge de ces fractures pose des défis uniques ,notamment le retrait d'un implant ancien,la fragilité osseuse et le choix de reconstruction adapté .

Nous rapportons le cas d'un patient âgé de 70 ans présentant une fracture du col du fémur sur un clou d'alignement implanté il y a 50 ans .l’évaluation préopératoire comprenait radiographie pour poser le diagnostic, analyser la position du clou ,la densité osseuse et planifier la chirurgie.La décision a été de réaliser une conversion prothétique après retrait soigneux du clou afin de restaurer la stabilité et la fonction .

Le retrait du clou a été complexe en raison de l'adhérence osseuse et la fragilité du fémur proximal ,nécessitant une technique prudente pour éviter des fractures iatrogènes .une prothèse totale de hanche a été posé avec succès . le patient a bénéficié d’une rééducation précoce et a retrouvé la marche autonome a six semaine .aucune complication majeure n'a été observé ,et le suivi a court terme a montré une stabilité satisfaisante et une récupération fonctionnelle adéquate

ce cas illustre les obstacles liés aux implants protohistoriques anatomiques altérés ,fragilité osseuse et difficulté de retrait.La conversion prothétique reste une solution fiable pour restaurer la fonction ,mais nécessite planification,prudence préopératoire et expérience chirurgicale .la littérature sur le matériel aussi ancien est quasi inexistante ,soulignant l’intérêt de documenter ces cas pour guider la prise en charge au future

la fracture du col du fémur sur un clou d'alignement ancien nécessite une approche individualisée et une technique rigoureuse.Malgré les défis techniques ,une récupération fonctionnelle satisfaisante est possible ,et ce cas met en lumière les particularités du traitement des implants historiques .
Hanane GRINE (Alger, Algérie) , Yakoubi MUSTAPHA
00:00 - 00:00 #52117 - HA-e025 Functional and radiological result of anterior approach in Slipped femoral capital Epiphysis.
HA-e025 Functional and radiological result of anterior approach in Slipped femoral capital Epiphysis.

Moderate to severe slipped capital femoral epiphysis (SCFE) in adolescents leads to altered hip joint anatomy and may progress to early osteoarthritis. Dunn osteotomy allows anatomical reduction but has historically been associated with a high risk of femoral head osteonecrosis. Technical modifications, including the anterior approach, have been developed to improve safety. To evaluate the clinical and radiological outcomes of modified Dunn osteotomy performed through an anterior approach in adolescents with moderate to severe SCFE, and to identify factors associated with postoperative complications.

A retrospective single-center study was conducted including 29 patients (29 hips) treated between January 2017 and December 2020. All patients presented with stable or unstable SCFE classified as Judet stage II or III and underwent modified Dunn osteotomy via an anterior approach. Clinical, radiological, and functional outcomes were assessed using the Postel–Merle d’Aubigné (PMA) score. Mean follow-up was 28 months.

The mean age at surgery was 12.8 years. The mean diagnostic delay was 21 weeks. Anatomical reduction was achieved in 100% of cases, with a mean correction of the Southwick angle of 54.6°. No cases of femoral head osteonecrosis were observed. Three patients (10.3%) developed postoperative chondrolysis. Functional outcomes were excellent or good in all cases, with 86.2% achieving excellent results according to the PMA score. Chondrolysis was significantly associated with longer operative time and greater intraoperative blood loss.

Modified Dunn osteotomy performed through an anterior approach is an effective and reliable technique for treating moderate to severe SCFE in adolescents. It provides satisfactory anatomical restoration with a low rate of major complications, particularly the absence of femoral head osteonecrosis in our series.

The anterior aproach is effective and reliable technique for treating moderate to severe SCFE in adolescents. It provides satisfactory anatomical restoration with a low rate of major complications, particularly the absence of femoral head osteonecrosis in our series. Careful surgical technique remains essential to minimize the risk of chondrolysis.
Ahmed Amine MOHSENI (Tunis, Tunisie) , Mohamed ZAIRI , Sami CHEBBI , Hedi ATIG , Walid SAIED , Sami BOUCHOUCHA
00:00 - 00:00 #52136 - HA-e026 Prise en charge tardive d’une luxation antérieure de la hanche, à propos d’un cas.
HA-e026 Prise en charge tardive d’une luxation antérieure de la hanche, à propos d’un cas.

Les luxations antérieures de la hanche représentent 10 à 15 % de toutes les luxations de la hanche. La complication majeure reste la nécrose avasculaire de la tête fémorale (NATF) Nous présentons un cas de luxation antérieure de la hanche obturatrice avec un retard de sa prise en charge.

Patient âgé de 20 ans, évacué sur une distante de 100 km suite à un accident de moto et roulant à grande vitesse. L’examen clinique retrouve un patient conscient, douleur et impotence fonctionnelle du membre inférieur droit fixé en abduction-flexion-rotation externe sans troubles vasculaires ou nerveux. Le reste de l’examen clinique est sans particularité. . L’examen radiologique objective une luxation antérieure de la hanche droite dans sa variété obturatrice. La réduction est réalisée sous anesthésie générale par manœuvres externes 9 heures après l’accident. La radiographie post-réduction confirme la réduction de la luxation alors que la TDM objective un arrachement parcellaire de 1cm, non déplacé, du rebord acétabulaire au niveau de l’insertion du tendon réfléchi du droit fémoral.

Revu à 9 mois, l’examen clinique retrouve de légères douleurs de la marche prolongée. Absence de limitation de la mobilité de la hanche.

Lésion rare, survenant après un traumatisme violent. La position du membre inférieur en rotation externe-abduction-flexion oriente vers une luxation antérieure dont le bilan radiologique confirme la variété anatomique. Le retard de la prise en charge (9 heures après l’accident) est dû aux délais de transport et de prise en charge nous a fait craindre la survenu d’une NATF. Letourneau et Judet ont remis en question la règle traditionnelle de la réduction concentrique dans les 6 heures et n'ont observé aucun changement notable de l'ostéonécrose lors de la réduction jusqu'à 72 heures. D’autres complications peuvent survenir telles la thrombo-embolie, l'ossification hétérotopique et la récidive de luxation. Une TDM post-réductionnelles voire une IRM restent indispensables à la recherche des lésions osseuses, cartilagineuses et ligamentaires associées. La recherche d’une éventuelle ostéonécrose de la tête fémorale nécessite un suivi radio-clinique rigoureux à long terme.

La luxation antérieure de la hanche est une affection rare, consécutive à un traumatisme à haute énergie. Le diagnostic précoce, la réduction en urgence constituent les étapes clés du traitement. Des examens complémentaires post-réductionnels permettent de rechercher d’autres lésions associées. Le suivie radio-clinique à long terme permet de rechercher des complications tardives.
Benmayouf NAZIM (Batna, Algérie) , Sofiane FORTAS , Yahia YAHIAOUI , Toufik BOUSSAHA , Salim RICHE , Abdellah BOUKHENTICHE , Ilias HASROURI , Khadidja BENYAHIA , Nacer KHERNANE
00:00 - 00:00 #52150 - HA-e027 Arthroplastie totale de la hanche avant l'âge de 16 ans : résultats prospectifs à moyen terme d'une série consécutive.
HA-e027 Arthroplastie totale de la hanche avant l'âge de 16 ans : résultats prospectifs à moyen terme d'une série consécutive.

L’arthroplastie totale de hanche (ATH) chez l’enfant et l’adolescent de moins de 16 ans demeure exceptionnelle et controversée en raison de la nécessité d’une longue durée de vie de l’implant et des fortes contraintes biomécaniques. Néanmoins, certaines lésions destructives sévères peuvent entraîner un handicap important, justifiant une reconstruction prothétique précoce. L’objectif de cette étude est d’évaluer les résultats cliniques et radiologiques à moyen terme d’une série prospective d’ATH non cimentées implantées avant l’âge de 16 ans

Entre 2012 et 2026, 17 arthroplasties totales de hanche (ATH) consécutives ont été réalisées chez 9 patients (7 filles, 2 garçons), d'un âge moyen de 14,8 ans (de 13 à 16 ans). Toutes les arthroplasties étaient non cimentées. Le suivi moyen était de 8,2 ans (de 15 jours à 14 ans). Les étiologies comprenaient principalement une nécrose avasculaire de la tête fémorale (8 hanches), ainsi que l'arthrite juvénile idiopathique, le syndrome de fibrose, la coxite laminaire, la coxarthrose post-traumatique et les séquelles d'une coxarthrose septique. L'évaluation clinique reposait principalement sur le score de Merle d'Aubigné

Le score moyen de Merle d'Aubigné est passé de 6,7 en préopératoire à 17,7 lors du dernier suivi, témoignant d'une amélioration fonctionnelle majeure et durable. L'ostéointégration était satisfaisante dans tous les cas lors du suivi moyen. Une reprise chirurgicale a été nécessaire après 13 ans pour un descellement aseptique. Aucune complication septique ni aucun événement indésirable majeur n'ont été observés.

dans une méta analyse, les indications pour PTH chez les jeunes patients ont évolué au fil du temps, les fixations non cimentées prédominent (82 %). Une évolution claire de l’utilisation des implants a été observée : la part des implants céramique-polyéthylène est passée de 5 % à 65 % entre 2000 et 2021, tandis que celle des implants métal à métal est passée de 30 % à 2 % Hernigou dans Une revue récente sur 25 ans ,montre une survie implantaire moyenne autour de 92 % à 5–10 ans chez les patients très jeunes » (2025)

Chez des patients soigneusement sélectionnés, l'arthroplastie totale de hanche non cimentée réalisée avant l'âge de 16 ans permet une restauration fonctionnelle significative et une survie implantaire élevée à moyen terme. L'âge chronologique ne constitue pas une contre-indication absolue, à condition qu'il existe une indication rigoureuse et un suivi prolongé
Lyes AITELHADJ , Riad BOUROUBA (Alger, Algérie) , Ayoub TOUATI , Mustapha YAKOUBI
00:00 - 00:00 #52239 - HA-e028 Actualisation de la prévention du risque de luxation après implants double mobilité monoblocs dans les prothèses totales de hanche primaires.
HA-e028 Actualisation de la prévention du risque de luxation après implants double mobilité monoblocs dans les prothèses totales de hanche primaires.

Le concept français de double mobilité (DM) est largement utilisé dans les prothèses totales de hanche (PTH) primaires afin de prévenir le risque de luxation postopératoire. Les échecs historiques rapportés dans certains registres et séries, notamment en rapport avec les luxations intraprothétiques, nécessitent d'être réévalués à la lumière des évolutions technologiques des implants monoblocs contemporains. Cette étude analysait le risque de luxation prothétique après implantation de cotyles DM monoblocs modernes dans les PTH primaires à partir de la base de données nationale française.

Cette étude observationnelle incluait tous les patients âgés de 50 ans ou plus ayant bénéficié d’une PTH primaire pour coxarthrose entre 2016 et 2025 en France, identités par codage PMSI dans les établissements publics et privés. Les données démographiques, les caractéristiques implantaires (dont les couples de frottement) et les réinterventions ont été extraites sur une période de 10 ans. Les estimations de Kaplan-Meier et les modèles de régression de Cox ont été utilisés pour analyser l’incidence des luxations et la survie avec reprise chirurgicale comme critère principal. Les hazard ratios ajustés (aHR) ont été rapportés. Le suivi moyen était de 5 ans (1 à 9 ans).

Au total, 234 000 PTH avec implants DM non cimentés ont été analysées. L’âge moyen était de 73 ans et 58 % des patients étaient des femmes. Le nombre de réduction de luxation au bloc opératoire était de 1115 dont 50 luxation intra-prothétiques nécessitant une réduction sanglante ou une révision acétabulaire. Ainsi, l’incidence cumulée à 9 ans des luxations et des luxations intraprothétiques était respectivement de 0,45 % et 0,02 %. Aucun risque accru de luxation n’a été observé selon le biomatériau de la tête (métal, céramique, oxinium), ni son diamètre (22 mm vs 28 mm). Les couples de frottement comportant du polyéthylène hautement réticulé (XLPE) étaient associés à une meilleure prévention de la luxation, sans significativité statistique (aHR = 2,1 ; p = 0,07). La survie des implants DM à 9 ans était de 98,4 %.

Cette étude ne montrait pas de différence significative entre les têtes internes de 22 mm et 28 mm dans les implants à double mobilité concernant la luxation et la luxation intraprothétique. La stabilité semble davantage dépendre de la conception de l’implant, des facteurs patients et chirurgicaux. Les implants DM modernes ont fortement réduit le risque de luxation intraprothétique.

Dans une cohorte de plus de 230000 patients, les implants DM monoblocs contemporains étaient associés à une prévention efficace du risque de luxation après PTH primaire, sans influence du couple de frottement ni du diamètre de la tête. Le risque de luxation intraprothétique rapporté était particulièrement faible. Ces résultats constituent une référence actuelle pour la prévention du risque de luxation primaire, à laquelle devra se comparer les implants DM modulaires dans la prévention de la luxation.
Elie ABI ABBOUD (Montpellier) , Erika NOGUÉ , Bertrand BOYER , Nicolas REINA , Sébastien LUSTIG , Louis DAGNEAUX
00:00 - 00:00 #52290 - HA-e029 Impact de la gestion des implants sur l’efficience au bloc opératoire pour les prothèses totales de hanche.
HA-e029 Impact de la gestion des implants sur l’efficience au bloc opératoire pour les prothèses totales de hanche.

L’organisation du bloc opératoire influence directement l’efficience des soins et la sécurité des patients. La planification préopératoire des implants pourrait réduire les contraintes logistiques peropératoires et améliorer la fluidité du travail en salle. L’objectif principal de cette étude était d’évaluer l’impact de la disponibilité des implants en salle dès l’incision sur l’efficience de la prise en charge chirurgicale. Les objectifs secondaires étaient d’analyser son influence sur la durée opératoire, le temps de mise en place de l’implant et l’activité de l’infirmier circulant.

Cette étude observationnelle prospective a inclus 100 arthroplasties totales de hanche réalisées par un même opérateur. Deux groupes de 50 patients ont été comparés : un groupe avec planification préopératoire des implants et disponibilité en salle dès l’incision (groupe P), et un groupe sans planification avec sélection peropératoire des implants dans le stock du bloc opératoire (groupe NP). Les variables étudiées étaient la durée opératoire, le temps de pose de l’implant, le nombre de sorties de salle, le temps passé hors salle et le nombre de pas réalisés par l’infirmier circulant. Une analyse secondaire a été réalisée après exclusion des procédures comportant un imprévu lié aux dispositifs médicaux. Les données quantitatives sont exprimées en moyenne ± écart type. Les comparaisons entre groupes ont été réalisées par test t de Student ou test de Mann-Whitney selon la distribution des données. Le seuil de significativité était fixé à p < 0,05.

La durée opératoire moyenne était de 50 min 48 s ± 10 min 48 s dans le groupe P contre 49 min 20 s ± 12 min 07 s dans le groupe NP (p = 0,222). Le temps moyen de pose de l’implant était de 15 min 07 s ± 5 min 22 s dans le groupe P contre 15 min 43 s ± 5 min 11 s dans le groupe NP (p = 0,568). Le temps passé hors salle par l’infirmier circulant était significativement plus faible dans le groupe P (11 s ± 36 s) que dans le groupe NP (3 min 05 s ± 66 s ; p < 0,001). Le nombre de pas réalisés était également réduit (419 ± 239 vs 702 ± 327).

La planification préopératoire des implants n’a pas modifié significativement la durée opératoire ni le temps de pose de l’implant, probablement en raison de l’expérience de l’opérateur et d’une organisation efficace du stock au bloc. En revanche, elle réduit nettement les sorties de salle et les déplacements de l’infirmier circulant, améliorant la fluidité du travail et limitant les interruptions du flux opératoire. Cette optimisation logistique pourrait également contribuer à réduire les ouvertures de porte en salle. Les limites de cette étude sont son caractère monocentrique et l’effectif limité.

La planification préopératoire des implants n’a pas d’impact significatif sur la durée opératoire ni sur le temps de pose. En revanche, elle réduit les déplacements et les sorties de salle du personnel circulant, améliorant l’organisation et la fluidité du bloc opératoire.
Elise JALBERGUE (Toulouse) , Asmae MORTET , Rosalie PALLAS , Severine ECHINARD , Nicolas REINA
00:00 - 00:00 #52309 - HA-e030 Paralysie de sciatique après arthroplastie de la hanche: à propos de 16 cas.
HA-e030 Paralysie de sciatique après arthroplastie de la hanche: à propos de 16 cas.

La paralysie du nerf sciatique est une complication rare mais sévère de l’arthroplastie de la hanche, pouvant compromettre le résultat fonctionnel et la qualité de vie des patients. Son incidence rapportée dans la littérature varie entre 0,1 % et 3 %. Cette étude vise à analyser les facteurs de risque et l’évolution clinique des paralysies du nerf sciatique survenant après arthroplastie de la hanche.

il s’agit d’une étude rétrospective, descriptive incluant 16 patients opéré par une arthroplastie de la hanche portant sur les paralysies du nerf sciatique apparues en postopératoire dans notre service sur une période de 7 ans allant de janvier 2015 à 2022. Les variables étudiées comprenaient les données démographiques, les indications opératoires, les facteurs peropératoires (allongement du membre, reprise chirurgicale) et l’évolution neurologique au suivi.

L’âge moyen était 56.2 ans, le recul moyen était 6 ans. La voie d’abord était une voie postérieure pour tous les malades. L’atteinte concernait principalement le contingent fibulaire du nerf sciatique dans 68,75% des cas. Les principaux facteurs associés étaient les chirurgies de reprise retrouvée dans 31.25% des cas, un allongement de plus de 1,5 cm retrouvé dans 37.5%. Une récupération neurologique complète a été observée dans 18.75% des cas, tandis que le reste des patients ont présenté une récupération partielle ou des séquelles persistantes.10 patients ont pu retrouver une marche avec l’aide d’une orthèse anti-steppage, alors que trois patients présentaient une limitation fonctionnelle plus importante.

La paralysie du nerf sciatique demeure une complication rare mais redoutable. Les facteurs de risque identifiés dans cette étude rejoignent ceux décrits dans la littérature. Une prévention rigoureuse, reposant sur une technique chirurgicale soigneuse et une limitation de l’allongement du membre inférieur, est essentielle afin de réduire le risque de lésion nerveuse et d’améliorer le pronostic fonctionnel.

Une prise en charge multidisciplinaire et l’utilisation d’aides techniques jouent un rôle essentiel dans l’amélioration de la fonction et de la qualité de vie des patients.
Abderrahmen BEN ALI , Hassan MAKHLOUF (tunis, Tunisie) , Nesrine KSIBI , Mahdi MEDDEB , Khalil HABBOUBI
00:00 - 00:00 #52319 - HA-e031 Retentissement de l’inégalité de longueur des membres inférieurs après prothèse totale de la hanche.
HA-e031 Retentissement de l’inégalité de longueur des membres inférieurs après prothèse totale de la hanche.

La prothèse totale de la hanche est une intervention de pratique quotidienne dont le bénéfice fonctionnel est bien prouvé de nos jours. L’inégalité de longueur des membres inférieurs (ILMI) est une complication non négligeable après prothèse totale de la hanche (PTH). Bien que souvent minime, elle peut être responsable d’une gêne fonctionnelle et d’une diminution de la satisfaction des patients.

Nous avons réalisé une étude rétrospective descriptive incluant 40 patients opérés d’une arthroplastie totale de la hanche durant l’année 2024, avec un recul minimal de 14 mois. Les données ont été recueillies à partir des dossiers médicaux et radiologiques. Le diagnostic d’ILMI reposait sur l’examen clinique et sur l’analyse radiographique standard du bassin de face. L’évaluation fonctionnelle et la qualité de vie ont été analysées à l’aide du score de Harris ainsi que par l’étude des symptômes cliniques associés.

Une inégalité de longueur des membres inférieurs a été retrouvée chez 40 patients soit 13% de toutes les prothèses. L’analyse de la valeur de l’ILMI retrouvait 24 cas ≤ 10 mm(60%), 10 cas entre 10 et 20 mm (25%) et 6 cas > 20 mm(15%). Sur le plan clinique, 30 % des patients présentaient une boiterie associée à des lombalgies d’effort , 20% rapportaient une gène modérée à la marche alors que 50% étaient asymptomatiques. L’évaluation fonctionnelle selon le score de Harris retrouvait des résultats excellents chez 15 patients, bons chez 17 patients, moyens chez 5 patients et mauvais chez 3 patients. Le recours à une semelle d’égalisation a été nécessaire dans 5 cas.

Nos résultats confirment les données de la littérature selon lesquelles les inégalités inférieures à 10 mm sont généralement bien tolérées, tandis que les différences supérieures peuvent être responsables de troubles fonctionnels. L’ILMI constitue une cause fréquente de boiterie, de lombalgies et d’insatisfaction postopératoire. Dans notre série, la présence de boiterie et de douleurs lombaires chez une proportion notable de patients souligne l’impact fonctionnel de cette complication. Il faut noter qu’il n’ya pas de parallélisme strict entre la valeurs de l’inégalité de longueur et la gène fonctionnelle.

L’inégalité de longueur des membres inférieurs après prothèse totale de la hanche demeure une complication qui compromet les résultats fonctionnels et la qualité de vie des patients. Une planification préopératoire rigoureuse, associée à une évaluation clinique et radiologique
Yassine ALOUI , Hassen MAKHLOUF (Bizerte, Tunisie, Tunisie) , Ahmed Adel BEZZAOUIA , Mehdi MEDDEB , Ahmed MZID , Khalil HABBOUBI
00:00 - 00:00 #52347 - HA-e032 Tige cimentée dans l’arthroplastie de la hanche chez le sujet âgé : bénéfices et risques.
HA-e032 Tige cimentée dans l’arthroplastie de la hanche chez le sujet âgé : bénéfices et risques.

La fixation cimentée de la tige fémorale en arthroplastie de la hanche chez le sujet âgé (>70ans) conserve une place importante grâce à la stabilité primaire qu’elle procure. Son utilisation reste toutefois discutée en raison du risque de complications peropératoires pouvant mettre en jeu le pronostic vital. L’objectif de cette étude était d’évaluer les bénéfices fonctionnels et mécaniques, ainsi que les risques précoces et tardifs, des tiges cimentées chez des patients âgés.

Nous avons mené une étude rétrospective incluant 100 patients âgés de plus de 70 ans opérés par arthroplastie de la hanche avec tige cimentée entre janvier 2022 et décembre 2023, avec un recul minimal de 24 mois. Les données recueillies comprenaient les caractéristiques démographiques, l’indication opératoire, les comorbidités, les complications per et postopératoires, la reprise d’appui, l’évolution fonctionnelle et radiographique, ainsi que le taux de reprise chirurgicale.

L’âge moyen était de 76 ans, avec 69% de femmes. L’indication principale était traumatique(fracture du col du fémur) dans 73 % des cas. Une reprise d’appui immédiate a été prescrite chez 96 % des patients (4 cas de fracture per opératoires). La reprise de l’autonomie antérieure a été noté chez 95% des patients traumatisé .Une amélioration du score de Harris était noté noté pour les patients opérés pour coxarthrose dégénérative . Les complications précoces comprenaient : syndrome d’implantation du ciment 2 %, infection 3%, luxation 2%, fracture péri prothétique 5 % et événement thromboembolique 2 % avec 1 cas de décès post opératoire. À 2 ans minimum, le taux de survie de l’implant sans révision était de 96% (3% de reprises pour déscellement septique et 1% pour déscellement mécanique).

La tige cimentée semble offrir, chez le sujet âgé, une fixation immédiate fiable, favorisant l’appui rapide et limitant les complications mécaniques liées à la fragilité osseuse ainsi que les complications du décubitus. En contrepartie, elle expose à un risque peropératoire qui impose une sélection rigoureuse des patients, une optimisation anesthésique et une technique de cimentation maîtrisée. Le faible taux de révision observé au recul minimal de 2 ans plaide en faveur de cette stratégie chez les patients à capital osseux diminué.

Chez le sujet âgé, la tige cimentée en arthroplastie de la hanche semble une option sûre et efficace à moyen terme. Son principal bénéfice est la stabilité primaire avec appui précoce ; son principal risque reste la survenue de complications hémodynamiques peropératoires. Une indication raisonnée et une prévention systématique des complications permettent d’en optimiser le rapport bénéfice/risque.
Yassine ALOUI , Mehdi MEDDEB (Montpellier) , Ahmed Adel BEZZAOUIA , Hassen HACHICHA , Khalil HABBOUBI , Hassen MAKHLOUF
00:00 - 00:00 #52369 - HA-e033 Utilisation d'un anneau de soutien pour les prothèse totale de la hanche avec cotyle rétentif.
HA-e033 Utilisation d'un anneau de soutien pour les prothèse totale de la hanche avec cotyle rétentif.

La prothèse totale de hanche, considérée comme « la chirurgie du siècle », voit une augmentation du taux de complications, proportionnelle au nombre d’arthroplasties réalisées. L’instabilité sur prothèse représente la première cause de reprise chirurgicale en France, ce qui en fait un véritable problème de santé publique. L’utilisation de cupules rétentives trouve son indication devant les luxations récidivantes. Plusieurs techniques de pose existent, avec ou sans adjonction d’un anneau de soutien, modifiant les interfaces mises en contact, les caractéristiques tribologiques, et par là-même, la durée de vie du montage et les résultats espérés.

Nous avons mené une étude prospective monocentrique entre 2022 et 2025 concernant 28 patients parmi lesquels, 13 patients présentant une luxation récidivante de prothèse sur cotyle double mobilité, 8 patients présentant un descellement aseptique sur hanche multi-opérée, et 7 patients présentant un moyen fessier côté à moins de 3/5. Nous avons réalisé un remplacement prothétique, ou une arthroplastie de première intention en utilisant un cotyle rétentif cimenté sur croix de Kerboull.

Au terme d’un suivi moyen de 3 ans, nous n’avons dénombré aucun cas de descellement. Nous avons cependant constaté 2 cas de fractures péri-prothétiques sur le versant fémoral. 01 cas de sepsis précoce traité par DAIR (débridement, antibiotiques, irrigation, remplacement des pièces amovibles) et déclaré guéri. 01 cas exceptionnel de luxation récidivante (02 épisodes) sur cupule rétentive, chez qui nous avons réalisé une reprise avec remplacement par un cotyle rétentif et transfert du grand fessier. Et 03 cas dont le score d’autonomie est passé d’un Parker 6 à un Parker 03. Au total, 21 patients se sont déclarés satisfaits sur le plan fonctionnel, avec reprise de la marche, conservation de l’autonomie et amélioration du score de Postel-Merle d’Aubigné (PMA).

L’utilisation d’un cotyle rétentif cimenté sur anneau de soutien confère une meilleure fixation primaire, due à la rigidité de l’anneau et à la répartition des contraintes, qui ne dépend plus uniquement de la qualité de l’os sous-jacent. Cette technique trouve son indication dans les chirurgies de reprise ou lorsqu’il existe un important déficit osseux acétabulaire. Elle ne reste cependant pas à l’abri des complications. En effet, des micromouvements peuvent être à l’origine d’une fissuration du manteau de ciment, menant au descellement, bien que dans notre série, aucun épisode de descellement n’a été rapporté. Il s’agit néanmoins d’une petite cohorte, et d’un délai de suivi relativement restreint.

L’utilisation d’une cupule rétentive trouve son indication dans les cas d’instabilité persistante sur prothèse de hanche, lors de l’existence d’un déficit osseux cotyloïdien, ou lorsqu’il y a insuffisance des stabilisateurs actifs de la hanche prothétique. Malgré un recul relativement court, la cimentation sur croix de Kerboull semble montrer des résultats prometteurs.
Abderrahmen SHBAITA (Fort-de-France, La Martinique) , Rafik JAOUAHDOU , Anis BENZEGHIBA , Boubacar SAIDOU , Octavio LABRADA-BLANCO
00:00 - 00:00 #52553 - HA-e034 Résultats cliniques et radiologiques des PTH de première intention par voie de Hueter versus voie de Hardinge : à propos d’une étude monocentrique de 500 cas.
HA-e034 Résultats cliniques et radiologiques des PTH de première intention par voie de Hueter versus voie de Hardinge : à propos d’une étude monocentrique de 500 cas.

La voie d’abord chirurgicale empruntée pour la réalisation d’une prothèse totale de hanche est un sujet passionnant, parfois clivant, souvent très personnel influençant énormément le choix de patient parfois même plus que les implants. Il n’y a pas de "meilleure" voie d’abord, mais des champs d’application complémentaires pour des patients différents. L’objectif de ce travail est de confronter les points forts, les limites et les astuces pratiques propres à deux approches chirurgicales largement utilisées : la voie antérieure directe (DAA) de Hueter avec table orthopédique d’une part, et la voie antéro-latérale (ALA) de Hardinge sur table ordinaire de l’autre, tout en comparant leurs résultats fonctionnels et radiologiques.

Tous nos patients opérés d’une Arthroplastie Totale de Hanche (ATH) de première intention durant une période étalée sur cinq ans (de janvier 2021 jusqu’à décembre 2025) ont été inclus dans une étude descriptive rétrospective et répartis en deux groupes selon la voie d’abord : la voie DAA de Hueter et la voie ALA de Hardinge. Nous avons comparé les données épidémiologiques et péri opératoires, le résultat fonctionnel (à six semaines, à six mois et au dernier recul) selon les scores Postel Merle d’Aubigné (PMA) et Harris (HHS), le positionnement radiologique des implants et les complications postopératoires.

Chaque groupe comportait 250 patients. Pour le groupe (DAA), le temps opératoire était plus court, les patients avaient moins de douleur, moins de saignement, un séjour hospitalier plus court, des scores PMA et Harris meilleurs à six semaines et sans différence à six mois, un meilleur positionnement de la Cupule cotyloïdienne, un sous-dimensionnement de la Tige fémorale et plus de fractures iatrogènes du fémur proximal. Les patients du groupe (ALA) avaient moins de complications cutanées et nerveuses et plus d’instabilité prothétique.

Les données actuelles comparant les résultats d'une ATH primaire par voie de Hueter versus la voie de Hardinge ne démontrent pas clairement une supériorité d'une approche. On recommande le choix de l'approche chirurgicale basée sur les caractéristiques du patient à opérer ainsi que sur les habitudes et la préférence du chirurgien opérateur.

Un chirurgien qui maitrise parfaitement une technique opératoire obtiendra certainement un meilleur résultat que celui utilisant une technique théoriquement supérieure mais moins bien maitrisée.
Abdelkader ARROUM (Metz-Thionville) , Lawan Abdou ABOUBACAR , Khaled HARMAS , Elvire PERIANU , Meriem SOUISSI , Iheb HMIDA , Sara BOUMAIL , Simon KIRSH , Julien MAYER , Emmanuel CAREMIER , Aboubekr BERRICHI , Irrazi M'BAREK
00:00 - 00:00 #52572 - HA-e035 Mid Term Outcomes Of Revision Total Hip Arthroplasty For Complex Femoral Revision Using Cementless Modular Fluted Tapered Stems Combined With Extended Trochanteric Osteotomy.
HA-e035 Mid Term Outcomes Of Revision Total Hip Arthroplasty For Complex Femoral Revision Using Cementless Modular Fluted Tapered Stems Combined With Extended Trochanteric Osteotomy.

Complex femoral revision hip arthroplasty displays a lack of standardized, intuitive pre-and intraoperative assessment. To remove fix or not so loose femoral stems multiple techniques have been proposed. The aim of the study is evaluate the mid - term outcomes of revision total hip arthroplasty (rTHA) for complex femoral revision using a cementless modular fluted tapered stem combined with an extended trochanteric osteotomy (ETO).

Prospective study at a 2 centres including all patients who underwent rTHA with ETO, combined with ProMotion modular stem (Permedica, Italy), with 2 options in distal stem (short and curved long).Operative variables included surgical time, incision length, blood loss, transfusions hospital stay, use of bone graft were recorded. Clinical evaluation using Harris Hip Score (HHS), visual analogue scale (VAS) for pain, and patient satisfaction including Maudsley Roles Scale. Radiographic assessment included stem fixation, subsidence, allograft incorporation, leg length discrepancy. Complications and implant survivorship were analyzed.

35 patientes, 20 men/15 women, mean age 64.1±10.9 years (range 47–86). Minimum follow up was 2 years. Time from index surgery to revision average 11.3 years range 3-18 years. Surgery time average 71 minutes range 56-115 minutes. Incision length range 15-20 cms average 17 cm, blood loss range 240-670 ml. average 380 ml. 5 patients requiered transfusion ((14%), 2 units average. Hospital stay average 5 days, range 4-9 days. Short stem used in 24 patients (69%)/long curved in 11 patients.(31%). Cerclages used in average 3 range 2-5. Structural bone graft in 5 patients and morselized bone in 3 cases. Mean HHS 42.6±10.4 preoperatively to 86.3 ±8.9 at final follow-up (p < 0.001). VAS preoperative 7,1 ± 1,2 range 4 to 9. Final 1.2 range 1 to 3. Maudsley Roles Scale 27 cases (76%) excellent, the remaining good. Radiographs showed bone ingrowth fixation in 30 hips (86%), fibrous stable fixation in 3 (9%), and loosening in 1 (3%). Mean stem subsidence was 1.8 ± 1.2 mm (range, 0–5 mm). Mean leg length discrepancy 3.4±2.1 mm, 31 patients (89%) within 5 mm. No junctional fractures occurred. 1 postoperative infection (3%) recorded, successfully treated with DAIR. The survival rate, with re-revision for any cause as the endpoint, was 97% . Re-revisions were required for aseptic loosening (1 case) and no dislocation occurred at follow up.

Revision of integrated uncemented stems, well-cemented stems, and revisions in the presence of extensive osteolytic lesions are typically demanding procedures. Modular stem designs offer versatility in complex femoral revisions in terms of restoration of anatomy and management of bony defects.

Combination of extended trochanteric osteotomy and cementless modular fluted tapered stems provides reliable fixation, low complication rates, and durable mid- to long-term outcomes in revision total hip arthroplasty with severe femoral bone loss
Daniel GODOY-MONZON (Cadiz, Espagne) , Jose Manuel PASCUAL ESPINOSA , Eduardo SAUTHIER , Gabriel MARTINEZ LOTTI
00:00 - 00:00 #52612 - HA-e036 Clinical and radiological outcomes of a short triple-taper femoral stem in patients with osteonecrosis of the femoral head aged less than 65-years-old.
HA-e036 Clinical and radiological outcomes of a short triple-taper femoral stem in patients with osteonecrosis of the femoral head aged less than 65-years-old.

Osteonecrosis of the femoral head (ONFH) is a progressive painful disease not only in elderly patients, but also in young adults who are indicated for cementless total hip arthroplasty (THA) with short femoral stems. But stem fixation close to the pathological bone, might affect its osseointegration. This study aimed to evaluate clinical and radiographic outcomes of a short stem compared to a conventional stem in patients undergoing THA for ONFH.

This was a single-centre case-control prospective study including patients undergoing primary THA for ONFH, aged less than 65-years-old who reached minimum 2-year follow-up. Patients received either a short femoral stem (SS) or a conventional stem (CS), used as control. Clinical evaluations included Harris Hip Score (HHS) and thigh pain. Radiological evaluation included Moore’s osseointegration signs, radiolucencies and subsidence. Radiological evaluation around the cup was evaluated, too.

Results In total, 27 hips in the SS group and 81 in the CS group were analysed. Mean HHS improved from 41.4 to 91 in the SS group and from 40.7 to 92 in the CS group. Thigh pain at the last follow-up was still present only in 3 (3.7%) hips in CS group. Complete femoral osseointegration was achieved in both groups. There were no radiolucencies nor osteolysis. Stem subsidence less than 2mm was observed in 2 (7.4%) short stems and in 3 (3.7%) conventional stems. No implant related complications nor implant failures were reported. There wasn’t any significative difference between the group.

This study demonstrates that metaphyseal-fitting short stems provide mid-term clinical and radiological outcomes comparable to conventional stems in ONFH patients. Our findings align with literature showing that short stem designs facilitate robust osseointegration and stable fixation. Notably, the absence of thigh pain in the short stem group (0% vs. 3.7%) supports evidence that shorter designs may reduce distal load transfer and micromotion. While minor asymptomatic subsidence was observed, it did not predict loosening, confirming the safety of these implants even in the context of ONFH-related bone quality concerns.

Short femoral stems in THA for ONFH of the femoral head provide excellent mid-term clinical and radiographic outcomes, comparable to those of conventional-length stems
Daniel GODOY-MONZON (Cadiz, Espagne) , Jose Manuel PASCUAL ESPINOSA , Patricio TELESCA
00:00 - 00:00 #52763 - HA-e037 Biological Acetabular Reconstruction with Structural Bone Allograft in Revision Hip Arthroplasty: 5-Year Outcomes.
HA-e037 Biological Acetabular Reconstruction with Structural Bone Allograft in Revision Hip Arthroplasty: 5-Year Outcomes.

Management of massive acetabular bone loss in revision total hip arthroplasty (THA) remains challenging. Structural bulk allografts combined with highly porous hemispherical cups may provide a biological reconstruction strategy, restoring bone stock while ensuring mechanical stability. This study evaluated survival, complications, and clinical and radiographic results of biological acetabular reconstruction at 5 years.

A consecutive series of 34 non-oncological revision THAs performed with structural femoral head allograft and non-cemented highly porous cups was retrospectively reviewed. Mean age was 65.4±12.7 years; 56% of defects were Paprosky 3A–3B. Mean follow-up was 61.6±47.7 months. Failure was defined as indication for revision of any component. Clinical outcome was assessed using the Harris Hip Score (HHS). Radiographic evaluation included Moore criteria for cup osseointegration and graft remodeling parameters.

Seven failures (21.8%) occurred: five cases of aseptic loosening (two acetabular, three femoral), one periprosthetic infection, and one stem neck breakage. Five-year implant survival was 78% (95% CI 62–94), while five-year acetabular component survival was 91% (95% CI 81–100). Mean HHS improved from 40.8±12.6 preoperatively to 72.1±21.5 at final follow-up (p<0.001). Among non-failed cups, 27.6% met ≥3 Moore integration criteria. Graft remodeling was observed in 100% of evaluable cases, with trabecular reorientation and bridging in 64%.

The discrepancy between high acetabular survivorship and lower overall implant survival suggests that failures were mainly driven by factors unrelated to the acetabular reconstruction. Despite consistent graft remodeling, the low rate of radiographic integration indicates a slow and heterogeneous biological incorporation, which may not directly reflect early mechanical stability provided by porous implants.

Biological acetabular reconstruction using structural allograft and highly porous cups achieved satisfactory 5-year acetabular survivorship with consistent graft remodeling. This technique represents a viable option in selected massive defects, particularly when restoration of bone stock is prioritized, despite variable biological integration.
Serena SANTORO (Bologna, Italie) , Federico GIARDINA , Rosalinda VENTIMIGLIA , Francesco CASTAGNINI , Marco ROTINI , Francesco TRAINA
00:00 - 00:00 #52765 - HA-e038 Heatmap-Based Mapping of Paprosky 3B Defects Treated with Custom Implants: Insights into Topographic Variability.
HA-e038 Heatmap-Based Mapping of Paprosky 3B Defects Treated with Custom Implants: Insights into Topographic Variability.

Paprosky 3B defects present complex bone loss. Traditional classifications miss critical spatial heterogeneity. Using CT-based sector-specific heatmaps, this proof-of-concept study on massive acetabular defects treated with custom-made implants aimed to: 1) map the directional distribution; and 2) identify bone defect variability.

Twelve severe non-oncological Paprosky 3B acetabular defects (66.67% female, 33,33% male; mean age 60.7 ± 15.7 years) treated with custom acetabular implants underwent quantitative topographical analysis using preoperative 3D CT. Following segmentation and rigid spatial co-registration to the mirrored healthy contralateral hemipelvis, bone deficiency was mapped across six standardized periacetabular sectors. Sectoral coefficients of variation (CV) for absolute bone loss were calculated. Spatial defect distribution was quantified using a Posterior-to-Anterior (P/A) severity ratio, maximal geometric deviation, and mean intra-acetabular range. Regional heterogeneity was evaluated via two-way ANOVA.

The P/A ratio (2.36) showed a posterior-dominant pattern. Two-factor ANOVA (subjects × regions) highlighted sectoral differences in regional losses (p < 0.001), with a consistent posterior-dominant pattern. Peak loss occurred posterosuperiorly (77.2% ± 25.5%), while the anteroinferior sector was least involved (21.8% ± 21.2%). The CV ranged widely (0.23–0.99), with relatively uniform posterosuperior damage and highly dispersed inferior and anteroinferior loss. Mean maximal geometric deviation was 33.6 ± 10.7 mm; mean intra-acetabular defect range was 55.4%.

The findings demonstrate a recurrent posteriorly predominant pattern, associated with marked sectoral heterogeneity, that is not adequately captured by conventional classification systems. The heatmap-based approach addresses these limitations by providing a quantitative, spatially resolved, and directional characterization of the defect. This may have relevant implications for preoperative planning, particularly in optimizing fixation strategies and implant design in complex cases.

Paprosky 3B defects demonstrated recurrent posterior-dominant morphology with marked sectoral variability. Contralateral-normalized heatmap analysis provides reproducible characterization that may help refine preoperative assessment and fixation strategy in complex acetabular reconstruction.  
Rosalinda VENTIMIGLIA (Bologna, Italie) , Federico GIARDINA , Francesco CASTAGNINI , Serena SANTORO , Stefano LUCCHINI , Francesco TRAINA
00:00 - 00:00 #52772 - HA-e039 Early-term clinical and radiographic outcomes of a new short cementless stem for primary total hip arthroplasty in young and active patients.
HA-e039 Early-term clinical and radiographic outcomes of a new short cementless stem for primary total hip arthroplasty in young and active patients.

The purpose of the present study is to evaluate implant survivorship, complication rates, and clinical and radiographic outcomes of a novel cementless short femoral stem used in primary total hip arthroplasty (THA).

This monocentric retrospective study included 200 consecutive patients younger than 65 years undergoing primary unilateral THA with a cementless short femoral stem and a minimum follow-up of 2 years. All procedures were performed by a single fellowship-trained surgeon using a posterolateral approach. Clinical outcomes were assessed using the modified Harris Hip Score (mHHS), WOMAC, and Visual Analog Scale (VAS). Radiographic analysis included stem alignment, subsidence, fixation, stress shielding, radiolucent lines, cortical hypertrophy, and heterotopic ossification. Implant survivorship was estimated using Kaplan–Meier analysis, with revision for any cause as the endpoint.

At a mean follow-up of 36.2 months (range, 24–44), stem survivorship was 100%, with no femoral components revised. One patient (0.5%) underwent head exchange for instability. Complication and reoperation rates were 1.5% and 1%, respectively. No femoral fractures, subsidence, or aseptic loosening were observed. All clinical scores improved significantly: mHHS increased from 67.6 to 97.8, WOMAC from 60.5 to 1.5, and VAS from 7.6 to 0.3 (P < 0.0001). Return to sport was achieved in 85% of patients. Radiographically, 11% of stems were in varus and 5% in valgus. Radiolucent lines <2 mm occurred in 21.1% without loosening. Stress shielding was limited (grade I–II in 15%), cortical hypertrophy occurred in 3.7%, and spot welds in 29.4%.

This study demonstrated excellent early clinical and radiographic outcomes with a new short cementless stem in young and active patients, with significant improvements in function and pain, high return to activity, and 100% stem survivorship without aseptic loosening, subsidence, or femoral fractures. The favorable results likely reflect the metaphyseal-anchoring design, proximal coating, and anatomical fit, promoting stable fixation and proximal load transfer. Radiographically, fixation was reliable, with low rates of cortical hypertrophy and non-progressive distal radiolucencies, consistent with adaptive remodeling. The absence of complications may also relate to appropriate patient selection, as most patients had favorable femoral morphology. Limitations include the retrospective single-surgeon design, absence of a control group, self-reported outcomes, and lack of serial radiographic evaluation, limiting generalizability and long-term interpretation. Further prospective studies with longer follow-up are warranted.

This short femoral stem demonstrated excellent early survivorship with reliable metaphyseal fixation and low complication rates, supporting its use as a safe bone-preserving option in young and active patients.
Marco MINELLI , Vincenzo LONGOBARDI (Milan, Italie) , Marco ROSOLANI , Alessio D'ADDONA , Vincenzo Paolo DI FRANCIA , Mattia ANDREOTTI , Giangregorio MADONNA , Federico DELLA ROCCA
00:00 - 00:00 #52773 - HA-e040 Subchondral Phosphate Injection During Hip Arthroscopy Safely Treats Acetabular Bone Marrow Lesions in Early Osteoarthritis.
HA-e040 Subchondral Phosphate Injection During Hip Arthroscopy Safely Treats Acetabular Bone Marrow Lesions in Early Osteoarthritis.

Arthroscopy for femoroacetabular impingement (FAI) yields inferior outcomes when subchondral edema and cystic degeneration are present. Subchondroplasty (SCP), which involves injecting osteoconductive calcium phosphate into Bone Marrow Lesions (BMLs), may enhance subchondral structural support and can be performed alongside hip arthroscopy

This single-center retrospective study included patients who underwent SCP for acetabular BMLs during primary hip arthroscopy for FAI from March 2019 to March 2023. Clinical and radiographic outcomes were recorded at ≥2-year follow-up. Survivorship with treatment failure as the endpoint was assessed using Kaplan–Meier analysis.

Thirty-four patients were evaluated at a mean 3.1-year follow-up. No perioperative, early, or late complications or adverse events occurred. No bone substitute migration or intra-articular extravasation was seen. Four patients (11.8%) showed osteoarthritis progression and required conversion to total hip arthroplasty; no intraoperative issues with acetabular preparation were encountered. All clinical scores improved significantly (p < 0.001), and 82.4% returned to sport.

This study represents the first investigation of acetabular subchondroplasty combined with hip arthroscopy for cystic degeneration and bone marrow lesions in femoroacetabular impingement. The procedure appeared safe in selected patients with early osteoarthritis, with no perioperative or late complications and no evidence of material-related adverse events. Significant improvements in clinical outcomes and a high return-to-sport rate were observed, consistent with previous reports on hip arthroscopy. However, the specific contribution of subchondroplasty remains unclear, as concomitant treatment of intra-articular pathologies represents a major confounder. Subchondroplasty may provide mechanical support and promote subchondral bone remodeling, potentially improving load distribution and delaying joint degeneration, particularly in the presence of bone marrow lesions. Nevertheless, outcomes appear strongly influenced by baseline osteoarthritis severity and cartilage status. Limitations include the retrospective design, small sample size, lack of a control group, and absence of postoperative MRI or longitudinal imaging, which limit causal interpretation and assessment of subchondral bone evolution over time.

SCP performed during hip arthroscopy appears safe in selected patients with early hip osteoarthritis and BMLs. Calcium phosphate injection may help restore subchondral integrity and load distribution, though the independent contribution of SCP beyond standard arthroscopic management remains uncertain.
Marco MINELLI , Berardo DI MATTEO , Vincenzo LONGOBARDI (Milan, Italie) , Alessio D'ADDONA , Marco ROSOLANI , Sebiano PITRONACI , Elizaveta KON , Federico DELLA ROCCA
00:00 - 00:00 #52860 - HA-e041 Muscle activation during maximal isometric contraction in patients with hip dysplasia.
HA-e041 Muscle activation during maximal isometric contraction in patients with hip dysplasia.

Hip dysplasia is a congenital malformation of the acetabulum that compromises hip joint stability. Recent work has highlighted its impact on the muscles acting across the hip joint, yet muscle activation patterns in this population remains unexplored. Muscle co-contraction, defined as the simultaneous activation of agonist and antagonist muscles, can serve as a neuromuscular strategy to increase joint stiffness when stability is threatened. Given its stabilizing role, it is plausible that increased co-contraction may arise not only during unstable tasks but also in individuals with structurally unstable joints. This study aimed to investigate this question by characterizing muscle activation patterns in patients with hip dysplasia during maximal isometric force production task, with the hypothesis that they would exhibit increased co-contraction.

Sixteen patients with symptomatic hip dysplasia and sixteen age, sex and BMI-matched controls were recruited. Eight EMG sensors were placed bilaterally on four muscles: gluteus maximus (GMax), gluteus medius (GMed), tensor fasciae latae (TFL), adductor longus (ADD). Participants performed maximal isometric contractions on a Biodex dynamometer (Biodex Medical Systems, Shirley, USA) in four standardized positions: hip abduction at 30°, hip abduction at 15°, hip adduction at 15° of abduction, and hip extension at 10°. A co-contraction index (CCI) was computed from normalized EMG data for these muscle pairs: GMed – ADD, TFL – ADD, ADD – GMed, GMax – TFL. The maximal torque generated for each trial was recorded. CCI and torque data were averaged across groups and sides. Data was analyzed using a linear mixed effects models.

Preliminary results show no differences between groups in torque across the four tasks. In the abduction tasks, there was a trend toward more co-contraction in the dysplasia groups (controls: 0.45±0.28, dysplasia: 0.59±0.29; p<0.1). This difference was driven by higher activation of the ADD muscle in the patient group. In the extension task, co-contraction was lower in the patient group (controls: 0.2±0.18, dysplasia: 0.11±0.11, p<0.001), an effect mainly driven by lower activation of the ipsilateral TFL muscle.

Dysplasia patients differ from controls in their muscle activation patterns, and these differences may be task dependent. Greater CCI was expected in the patient group as an indicator of increased effort to stabilize the joint, which was observed in abduction tasks. In contrast, extension tasks showed lower CCI in patients. This may reflect a reduced need for active stabilization in this position.

Investigating muscle activation patterns may contribute to a broader understanding of the pathophysiology of hip dysplasia and hip instability and could help devise rehabilitation strategies. Having established activation patterns in controlled isometric tasks, future work should examine how these patients recruit muscles during functional tasks.
Ariane LAVOIE-HUDON , Étienne L BELZILE (QUEBEC, Canada) , Philippe CORBEIL
00:00 - 00:00 #52903 - HA-e042 What is the Golden Age in Total Hip Arthroplasty using Patient Acceptable Symptom State - A One-year Retrospective study. G.A.T.H.A study.
HA-e042 What is the Golden Age in Total Hip Arthroplasty using Patient Acceptable Symptom State - A One-year Retrospective study. G.A.T.H.A study.

Patients’ perception of the success or failure of a total hip arthroplasty procedure appears to be influenced by numerous factors. This study evaluated the association between patient reported outcomes measurements (PROMS) composite scores after surgery and age; aiming to identify the age group with the highest clinical success.

A retrospective analysis of 950 patients undergoing THA was conducted using Orthense database. Patients were categorized into five age groups: ≤55, 55–64, 64–74, 74–84, and >84 years and PROMs were assessed at 3, 6, and 12 months post-operation. Modified Harris Hip Score (mHHS), HOOS-PS (physical function), and the Forgotten Joint Score (FJS-12) were used to calculate composite score Success/Failure (the 3 scores above/below thresholds). Patient Acceptable Symptom State (PASS) and surgeon’s thresholds were defined using both Orthense and literature respectively. A Generalized Estimating Equation (GEE) investigated age as an independent predictor for surgery outcomes.

In the population, the sex ratio was equal to 1; 219 (23%) patients were under 55, 220 (23%) were 55-64, 314 (33%) were 64–74, 163 (17%) were 74-84 and 34 (3.5%) were > 84 years. In our database at 3 months, the PASS scores were: 81; 82 and 57 for mHHS, HOOS-PS and FJS-12, respectively; at 6 months: 91; 89 and 60 for mHHS, HOOS-PS and FJS-12; at 12 months: 85; 89 and 74 for mHHS, HOOS-PS and FJS-12. The 64-74 age group was identified as the "Golden Age" for THA with odds of clinical success (adjusted OR=2.2; p=0.004) and lower odds of failure (adjusted OR=0.5; p=0.004) compared to the younger cohort (≤55).

For the first time, PASS at 3 months post THA were calculated. Patients aged 64–74 years achieved the best clinical outcomes and higher satisfaction. Age was an independent predictor of clinical outcomes.
Aline ISSA , Pascale SALAMEH , Philippe CESTAC , Nicolas REINA (Toulouse) , Charlotte LABORDE
00:00 - 00:00 #52914 - HA-e043 Résultats fonctionnels et aspects radiologiques des tiges fémorales accourcies cimentées versus standards : étude comparative.
HA-e043 Résultats fonctionnels et aspects radiologiques des tiges fémorales accourcies cimentées versus standards : étude comparative.

Les tiges fémorales cimentées standards représentent une référence éprouvée en arthroplastie totale de hanche (ATH) primaire. Leurs homologues accourcies présentent l’avantage de conserver le capital osseux avec des résultats peu documentés dans la littérature. L’objectif était de comparer les résultats cliniques et radiologiques des tiges accourcies cimentées et standards dans les ATH primaire à court et moyen terme.

Il s’agissait d’une étude comparative rétrospective monocentrique incluant 198 patients opérés d’une ATH primaire entre Juin 2018 et juin 2024 par voie antérieure pour arthrose primitive. La population a été répartie en deux groupes : tiges accourcies cimentées (AC) (n = 100) et standards cimentées (SC). Les données démographiques et les scores cliniques de Postel-Merle d’Aubigné (PMA) et de Harris (HHS) ont été recensés. Les critères radiologiques ont été collectés en postopératoire immédiat, à 6mois et au dernier recul : index de remplissage, alignement frontal, enfoncement de la tige (méthode de Ries) et qualité du scellement (classification de Barrack). Les complications ont également été analysées.

Le groupe AC comptait 100 ATH contre 98 dans le groupe SC. Les résultats démographiques étaient comparables. Les scores PMA et HHS au recul moyen de 38 mois étaient sans différence : 16,4et 16,1 (p=0.067) versus 91,2 et 90,4 (p=0.44) respectivement dans les groupes AC et SC. Sur le plan radiologique, l’index de remplissage était significativement supérieur dans le groupe AC sans différence aux 3 délais (88,7 ±2 % versus 82 ±8%, p<0,001). La position verticale de la tige était comparable entre les deux groupes en postopératoire immédiat (-2,86 ± 3,11 mm versus -2,58 ± 2,97 mm ; p = 0,52). À 6 mois puis au dernier recul, l’enfoncement moyen demeurait comparable (0,84 ± 0,47 mm versus 0,87 ± 0,58 mm ; p = 0,79), tout comme la qualité du scellement. Deux tiges posées en varus ont été observées dans le groupe AC contre huit dans le groupe SC (p=0,057). Une fracture périprothétique a été recensée dans le groupe accourci contre cinq dans le groupe SC (p=0,117).

Les tiges fémorales accourcies cimentées apparaissent comme une bonne alternative de préservation osseuse aux tiges standards, offrant un meilleur remplissage métaphysaire et une moindre désaxation frontale, avec un résultat fonctionnel, une qualité de scellement et un enfoncement axial équivalents.
Mohamed MALLAT , Mohamed Amine SELMENE (Tunis, Tunisie) , Ghassen SNOUSSI , Mourad ZARAA , Hedi ANNABI , Chebbi WAEL
00:00 - 00:00 #52957 - HA-e044 Reprise de l'activité sexuelle après arthroplastie de hanche par voie antérieure : évaluation des pratiques et des attentes chez 24 patients (Hôpital Mongi Slim, 2020–2024).
HA-e044 Reprise de l'activité sexuelle après arthroplastie de hanche par voie antérieure : évaluation des pratiques et des attentes chez 24 patients (Hôpital Mongi Slim, 2020–2024).

L’impact de l'arthroplastie de hanche sur la vie sexuelle reste un sujet peu exploré en Tunisie. La voie d'abord antérieure, réputée pour sa préservation musculaire et sa stabilité précoce, pourrait favoriser une reprise plus rapide de l'activité sexuelle, bien que la communication médecin-patient sur ce thème reste limitée par des facteurs socioculturels.

Étude prospective monocentrique menée à l’Hôpital Mongi Slim entre 2020 et 2024. Vingt-quatre (24) patients sexuellement actifs, opérés par voie antérieure (PTH ou PIH), ont été inclus. Un questionnaire anonymisé a évalué la fréquence des rapports, les délais de reprise, les craintes liées à la prothèse et les attentes informationnelles à 6 mois de recul.

Sur les 24 patients inclus, 75 % ont retrouvé une fréquence d'activité sexuelle identique à l'état préopératoire. Le délai de reprise était significativement plus précoce chez les hommes (moyenne < 4 semaines) que chez les femmes (moyenne > 6 semaines ; p = 0,05). Bien que la voie antérieure soit associée à un faible risque de luxation, la crainte d'un déplacement prothétique restait le principal frein rapporté (58 % des cas). Ce sentiment était corrélé à une carence d'information : 70 % des patients n'avaient pas abordé le sujet avec leur chirurgien, principalement par pudeur ou manque d'initiative médicale.

L'utilisation de la voie antérieure semble sécuriser la reprise des rapports sexuels, mais ne lève pas spontanément les barrières psychologiques. Nos résultats montrent que, malgré la stabilité chirurgicale offerte par cet abord, l'appréhension des patients persiste en l'absence de conseils spécifiques. Contrairement aux idées reçues, l'âge n'influence pas le désir de reprise, mais réduit la propension à solliciter l'information.

La reprise de l'activité sexuelle après arthroplastie par voie antérieure est satisfaisante à Mongi Slim, mais reste entravée par un déficit de communication. L'intégration de conseils posturaux et de brochures explicatives adaptés au contexte tunisien est nécessaire pour optimiser ce volet essentiel de la qualité de vie postopératoire.
Mohamed Amine AISSAOUI (Sousse, Tunisie) , Hichem ABID , Ahmed Amine BEN HENIA , Anis BOUSRIH , Bechir ARBAOUI , Ramzi BOUZIDI
00:00 - 00:00 #52959 - HA-e045 Reprise de prothèse totale de hanche : intérêt des tiges fémorales accourcies dans la conservation osseuse.
HA-e045 Reprise de prothèse totale de hanche : intérêt des tiges fémorales accourcies dans la conservation osseuse.

les tiges fémorales accourcies ont été développées pour une préservation osseuse optimale lors de la pose dans les arthroplasties primaires. Lors des reprises, septiques ou pour cause mécanique, la conversion peut se faire vers une tige standard sans passer par les tiges longues. L’objectif de ce cas était de décrire l’intérêt de ces tiges dans les reprises de prothèses de hanche.

Nous rapportons le cas d’un patient de 26 ans qui se présente avec une infection sur matériel d’ostéosynthèse d’une fracture acétabulaire opérée il y’a 6 mois. Radiologiquement, il avait une nécrose de la tête fémorale au stade de coxarthrose avec une perte de substance cavitaire de l’acétabulum et segmentaire du toit et de la paroi postérieure. Il a eu un lavage avec ablation du matériel d’ostéosynthèse et traitement médical adapté au germe identifié. Le patient a eu dans un second temps (6semaines) un remplacement prothétique de la hanche avec greffe structurale vissée du toit, un implant impacté et une tige fémorale accourcie cimentée. L’évolution a été marquée par une récidive de l’infection à un délai de 6 mois. Il a eu un traitement en deux temps : dépose de la prothèse et spacer cimenté, antibiothérapie adaptée et repose d’une prothèse de première intention : implant acétabulaire impacté (greffe consolidée) et tige fémorale cimentée standard.

Au dernier recul de 12 mois, la fonction de la hanche était excellente (score Posterl-Merle-d’Aubigné 14, Harris 88). Sur le plan radiologique la tige n’a présenté aucun signe de descellement, a gardé un alignement neutre, un index de remplissage de 88% et un scellement de type Barrack A.

Les tiges fémorales accourcies ont été développées pour préserver le stock osseux proximal, un élément essentiel chez les patients jeunes exposés à un risque élevé de reprise prothétique. Plusieurs travaux suggèrent qu’elles permettent une fixation fiable tout en limitant l’agression du canal fémoral. Lors des reprises, la gestion de la perte osseuse constitue un enjeu majeur et peut nécessiter des implants plus longs ou des reconstructions complexes. La préservation osseuse obtenue initialement peut ainsi faciliter les options chirurgicales ultérieures et simplifier la reconstruction fémorale. Dans notre cas, malgré le contexte septique et la reprise en deux temps, la qualité du stock osseux a permis l’implantation d’une tige cimentée standard dans de bonnes conditions techniques.

La conservation osseuse fémorale permise par l’utilisation initiale d’une tige accourcie a autorisé, lors de la reprise septique, une conversion vers une tige cimentée standard sans recours à une tige longue ni à des gestes fémoraux plus agressifs. Cette observation souligne l’intérêt potentiel des tiges fémorales accourcies chez les sujets jeunes à risque élevé de reprise, en préservant le capital osseux et en facilitant les reprises ultérieures.
Oussama ZAIBET (Tunis, Tunisie) , Amine SELMENE , Mohamed MALLAT , Mourad ZARAA , Hedi ANNABI , Wael CHEBBI
00:00 - 00:00 #52978 - HA-e046 Apport de la plaque verrouillée dans le traitement des fractures péri-prothétiques du fémur proximal : à propos de 66 cas.
HA-e046 Apport de la plaque verrouillée dans le traitement des fractures péri-prothétiques du fémur proximal : à propos de 66 cas.

L’incidence des fractures péri-prothétiques du fémur proximal est en croissance constante. Ceci est dû au nombre des prothèses de hanche posées, au vieillissement de la population et l’augmentation de l’espérance de vie. Ces fractures posent un problème devant l’association de la fracture, du descellement de la prothèse et de l’ostéoporose chez une population âgée. Nous présentons notre expérience dans le traitement de ces fractures par plaque verrouillée.

Nous avons colligé, dans cette étude rétrospective et monocentrique les patients opérés d’une fracture péri-prothétique du fémur proximal de Janvier 2023 à Juillet 2025. Toutes traitées par ostéosynthèse par plaque verrouillée, avec reprise de la prothèse si descellement. Les données épidémiologiques ont été collectées en pré-opératoire et l'étude radiologique reposait sur les radiographies et une tomodensitométrie. Les données peropératoires relevaient des pertes sanguines, de la durée opératoire et du matériel utilisé. En postopératoire, nous avons recueilli les complications, le délai d’appui, le taux de consolidation, la douleur (EVA) et le Harris Hip Score.

Nous avons colligé 66 fractures péri-prothétiques du fémur proximal chez 64 patients d’âge moyen de 79 ans avec un sex ratio de 1,46 et une durée de suivi moyenne de 17,5 mois. Le type de fracture selon Vancouver était B1 dans 39 cas, C dans 10 cas ( traités par plaque verrouillée et cerclage ) et B2 dans 17 cas qui ont eu une reprise de la prothèse et synthèse par plaque. La plaque à crochet trochantérien était utilisée dans 42 cas. L’appui était immédiat chez tous nos patients, le temps opératoire moyen était de 2h50 pour le groupe de reprise et de 1h56 pour le groupe de synthèse. La perte sanguine moyenne était de 442 mL. La consolidation de la fracture était atteinte chez tous nos patients avec un délai moyen de 13 semaines. Le score de Harris moyen à 4 mois était de 81,55. Nous avons recensé comme complications postopératoires un cas d’infection, deux cas de reprise pour malréduction, 2 cas de fracture de plaque et 3 décès.

La fracture péri-prothétique du fémur pose un défi d'une part par sa survenue chez une population âgée, ostéoporotique et multitarée et par la difficulté de réduction et le potentiel descellement de la prothèse. La plaque verrouillée nous a permis une synthèse solide de la fracture, une stabilité pérenne du montage et un ancrage autorisant l’appui immédiat quels que soient le niveau du trait de fracture, l’ancrage de la prothèse et la comminution fracturaire. La rééducation précoce avec appui immédiat favorise une ré-autonomisation du patient avec récupération fonctionnelle. Ceci a participé à une réduction de la morbi-mortalité péri-opératoire notamment les complications du décubitus.

Les plaques verrouillées du fémur proximal permettent à la fois une synthèse solide et stable ainsi qu'une rééducation précoce et ré-autonomisation d'une population fragile sujette au glissement et à la décompensation des tares.
Meriem SOUISSI (Metz) , Khaled HARMAS , Abdelkader ARROUM , Aboubacar LAWAN ABDOU , Iheb HMIDA , Aboubekr BERRICHI , Mbarek IRRAZI
00:00 - 00:00 #51792 - HA-e047 Consensus international multidisciplinaire sur le diagnostic de l’instabilité de la hanche avec revue de littérature systématique et selon une méthode Delphi.
HA-e047 Consensus international multidisciplinaire sur le diagnostic de l’instabilité de la hanche avec revue de littérature systématique et selon une méthode Delphi.

Bien que l’articulation de la hanche soit stable en raison de la congruence entre la tête fémorale et l’acétabulum, plusieurs indicateurs cliniques et radiologiques ont été proposés pour diagnostiquer l’instabilité atraumatique de la hanche; toutefois, cette condition demeure mal définie et difficile à diagnostiquer puisqu’il n’existe pas de test clair ni de critères biomécaniques établis. Nous avons donc mené une étude de consensus Delphi auprès d’un panel international d’experts afin d’établir des énoncés cliniques standardisés sur les caractéristiques biomécaniques et pathomécaniques, l’évaluation clinique et l’imagerie de l’instabilité de la hanche.

Une étude de consensus utilisant une technique Delphi modifiée a été menée conformément à la directive ACcurate COnsensus Reporting Document (ACCORD). La réunion de consensus s’est tenue lors d’un 15e Symposium sur la chirurgie préservatrice en juin 2025. À la suite d’une revue de la littérature, des énoncés portant sur la biomécanique, l’évaluation clinique et l’imagerie de l’instabilité de la hanche ont été élaborés puis soumis au vote au cours de deux rondes Delphi, le consensus étant défini par un accord ≥ 75 %.

Les facteurs anatomiques contribuant à l’instabilité de la hanche ont été identifiés par consensus, la morphologie osseuse étant reconnue comme le facteur principal. Une translation de la tête fémorale supérieure à 3 mm a été considérée comme anormale; toutefois, les données actuelles sont insuffisantes pour distinguer clairement la micro-instabilité de l’instabilité conventionnelle. Trois tests à l’examen physique, soit les tests d’abduction–hyperextension–rotation externe (AB-HEER), d’instabilité en décubitus ventral et d’appréhension antérieure (HEER), ont atteint un consensus quant à leur utilité clinique. Sur le plan symptomatique, un consensus a retenu des douleurs antérieures à la hanche, des symptômes mécaniques et une sensation d’instabilité, notamment lors des activités quotidiennes, en position assise, à l’accroupissement ou pendant le sport; le sexe féminin et la dysplasie limite ont aussi été identifiés comme facteurs de risque clés. Sur le plan de l’imagerie, un consensus fort a retenu les radiographies standards, l’IRM et la TDM comme examens de base, avec comme principaux paramètres l’angle centre-bord latéral, l’index de paroi antérieure, l’index de paroi postérieure et l’angle de Tönnis, et comme seuils clés un angle centre-bord latéral < 20°, un index de paroi antérieure < 0,30, et une version acétabulaire < 5° ou > 30°.

Les mesures actuelles servant à évaluer l’instabilité demeurent hétérogènes et non standardisées. Le concept de « micro-instabilité » demeure mal défini et devrait être utilisé avec prudence, tant en recherche qu’en clinique. Toutefois, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour évaluer la fidélité intra- et interévaluateur, ainsi que les corrélations entre les constatations cliniques et les évaluations fondées sur l’imagerie.
Paul BEAULÉ (Ottawa, Canada) , Karimijashni MOTAHAREH , Moritz WAGNER , Vincent LEOPOLD , Stéphane POITRAS , Ariane PARISIEN , Étienne BELZILE , Andrew ANDERSON , Sasha CARSEN , Kawan RAHKRA , George GRAMMATOPOULOS
00:00 - 00:00 #52250 - HA-e048 Qui respecte le mieux la planification acétabulaire ? Étude prospective comparative robot, chirurgiens juniors et seniors en PTH.
HA-e048 Qui respecte le mieux la planification acétabulaire ? Étude prospective comparative robot, chirurgiens juniors et seniors en PTH.

Le positionnement de la cupule acétabulaire est un facteur déterminant du résultat et des complications après prothèse totale de hanche (PTH). Les systèmes robotisés ont été développés afin d’améliorer la précision du positionnement par rapport à la planification préopératoire. L’objectif de cette étude était de comparer l’erreur par rapport à la planification pour l’inclinaison et l’antéversion acétabulaires selon l’expérience de l’opérateur comparativement à l’utilisation d’une assistance robotisée.

Cette étude prospective comparative incluait 90 patients opérés d’une PTH. L’erreur par rapport à la planification pour l’inclinaison acétabulaire (IA) et l’antéversion acétabulaire (AA) a été analysée pour trois modalités opératoires d’un même patient : chirurgien junior, chirurgien senior ou assistance robotisée (MAKO). Les opérateurs utilisaient les outils de planification 3D comme aide au positionnement de l'implant. La mesure de l'orientation était faite à l'aveugle pour les chirurgiens séniors et juniors, sans impaction via le software. La mesure robotique correspondait à l'orientation définitive de la cupule après impaction, mesurée par le système Makoplasty THA (Stryker). Les comparaisons ont été réalisées par test de Friedman avec analyses post-hoc par test de Nemenyi. Une analyse multivariée a évalué les facteurs associés à une erreur de positionnement strictement supérieure à 3° (opérateur, voie d’abord, pelvis fixé, respect du centre de rotation).

L’erreur médiane pour l’inclinaison était de 4,0° (IQR 7,0) chez les juniors, 3,0° (IQR 5,75) chez les seniors et 1,0° (IQR 1,0) avec assistance robotisée (p<0,001). Les analyses post-hoc retrouvaient une différence significative entre robot et juniors (p=0,001) ainsi qu’entre robot et seniors (p=0,006), sans différence entre juniors et seniors. Pour l’antéversion, l’erreur médiane était respectivement de 4,5° (IQR 7,75), 3,0° (IQR 4,75) et 1,0° (IQR 2,0) (p<0,001), avec des résultats similaires en analyses post-hoc. En analyse multivariée, l’opérateur était significativement associé à une erreur >3°. Comparativement au robot, les chirurgiens seniors et juniors présentaient un risque accru d’erreur pour l’inclinaison (β=3,5 et β=5,5 ; p<0,0001) et l’antéversion (β=2,9 et β=5,3 ; p<0,0001). La voie postérieure (Moore) était associée à une augmentation de l’erreur d’inclinaison (p=0,019).

L’assistance robotisée réduit significativement l’erreur de positionnement acétabulaire par rapport à la planification préopératoire. L’expérience opératoire seule ne permet pas d’atteindre la précision obtenue avec la robotique.
Rémy COULOMB (Nimes) , Pascal KOUYOUMDJIAN
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Genou ligamentaire

00:00 - 00:00 #51482 - GL-e001 Short-term Clinical Outcomes of Single-bundle vs. Double-bundle ACL+ALL Reconstruction.
GL-e001 Short-term Clinical Outcomes of Single-bundle vs. Double-bundle ACL+ALL Reconstruction.

Anterior cruciate ligament reconstruction (ACLR) with additional anterolateral ligament reconstruction (ALLR) procedures could be necessary for patients with increased preoperative pivot shift. Moreover, Double-bundle (DB) ACLR is believed to give better joint function and stability than single-bundle (SB) ACLR. We hypothesized that patients receiving DB ACLR+ALLR had better functional outcomes than patients receiving SB ACLR+ALLR.

A retrospective review of patients who underwent SB versus Anatomical DB ACLR combined ALLR from May 2019 to January 2021 was conducted. 124 patients were enrolled with SB ACLR+ALLR (78 patients) and DB ACLR+ALLR (46 patients). The medial and lateral tibial slope and meniscus status of each patient were measured using MRI and X-ray. We evaluate the clinical outcomes using Lysholm and Tegner scores.

There were no significant differences in clinical outcomes between patients receiving SB ACLR+ALLR or DB ACLR+ALLR.

The main finding of this study was that primary ACLR with either SB ACLR+ALLR or DB ACLR+ALLR had excellent short-term clinical outcomes.Biomechanics studies have showed that ACLR alone is insufficient to restore rotational stability in the presence of anterolateral instability, but this can be effectively addressed when accompanied by ALLR without increasing the risk of long-term osteoarthritis.These recent studies underscore the protective effect of ALLR on ACL grafts. In view of this, our institution has routinely performed combined ACLR+ALLR in all ACL-deficient patients and has achieved favorable short-term outcomes.Regarding the ACLR method, there has been ongoing debate about whether DB ACLR is superior to SB ACLR, which has long been considered the gold standard. Most studies suggest that DB ACLR is better at restoring knee stability than SB ACLR. However, ALL was reported to have a synergistic function with ACL in rotation of knee stability. ALLR combined with ACLR, regardless of whether DB ACLR or SB ACLR is performed, could yield excellent clinical results. In this study, the use of DB ACLR + ALLR technique, utilizing a single-stranded gracilis graft for ALL might explain the favorable outcomes observed. In contrast, the SB ACLR + ALLR technique employed a Y-figure configuration, which may mimic the effects of a DB grafts in terms of biomechanical support. To our knowledge, this is the first retrospective study comparing SB ACLR+ALLR and DB ACLR+ALLR. Despite the small sample size and the short-term follow-up, the significant improvements in patient clinical outcomes, along with the absence of graft failure, are promising. These findings suggest that both DB ACLR+ALLR and SB ACLR+ALLR may be viable options for patients receiving primary ACL reconstruction.

DB ACLR+ALLR and SB ACLR+ALLR both had great short-term clinical outcomes in ACL surgery.
Yi-Jou CHEN (Taoyuan City, Taïwan)
00:00 - 00:00 #51567 - GL-e002 La réparation primaire du LCA associée à une reconstruction par autogreffe améliore-t-elle les résultats fonctionnels à 3 ans de suivi par rapport à la reconstruction du LCA ?
GL-e002 La réparation primaire du LCA associée à une reconstruction par autogreffe améliore-t-elle les résultats fonctionnels à 3 ans de suivi par rapport à la reconstruction du LCA ?

Les reruptures après réparation du ligament croisé antérieur (LCA) sont fréquentes, soulevant la question d’un défaut d’intégration du greffon. Cependant, l’introduction de nouveaux matériaux et techniques a relancé l’intérêt pour la réparation du LCA, en particulier pour l’“augmentation” du LCA utilisant les ischio-jambiers. L’objectif était d’évaluer l’augmentation du LCA, utilisant un greffon d’ischio-jambiers, avec conservation complète du reliquat ligamentaire et sa fixation au fémur, puis de la comparer à une reconstruction “conventionnelle” du LCA avec un greffon de demi-tendon sans reconstruction du ligament antero-latéral. Les taux de rerupture, de réintervention, les données peropératoires (taille des tunnels, lésions méniscales, durée de garrot) et les scores subjectifs postopératoires (SKV, IKDC, ACL-RSI) à 3 ans de suivi ont été comparés entre les deux techniques.

L’augmentation du LCA a été réalisée chez 60 patients consécutifs, dont 47 ont été évalués (groupe ACL-A) (sept exclus pour rerupture et six perdus de vue). Ce groupe a été comparé à un groupe témoin de 63 patients ayant subi une reconstruction “conventionnelle” du LCA (groupe ACL-R) avec greffon de demi-tendon sans reconstruction du ligament anterolatéral (trois patients exclus pour rerupture). Les deux groupes étaient comparables en termes de sexe, âge, indice de masse corporelle, taille des tunnels et taux de lésions méniscales.

Il n’existait pas de différence significative entre les deux groupes concernant le taux d’échec du greffon (ACL-A : 13,0 % vs ACL-R : 4,8 % ; p=0,18) ni le taux de complications (ACL-A : 16,7 % vs ACL-R : 11,1 % ; p=0,44). Les résultats cliniques étaient également similaires à 3 ans de suivi : scores médians [IQR] ACL-RSI (ACL-A : 75 [56 ; 94] vs ACL-R : 72 [51 ; 88] ; p=0,27), IKDC (ACL-A : 90 [84 ; 97] vs ACL-R : 86 [82 ; 94] ; p=0,20), Tegner (ACL-A : 7,0 [4,8 ; 9] vs ACL-R : 6,0 [4,5 ; 7] ; p=0,19), ou SKV (ACL-A : 90 [79 ; 100] vs ACL-R : 90 [80 ; 100] ; p=0,58). Le groupe ACL-A présentait cependant une durée opératoire médiane significativement plus longue (42 [36 ; 46] min) que le groupe ACL-R (35 [25 ; 38] min) (p<0,0001).

L’augmentation du LCA n’a pas amélioré les résultats cliniques, les taux de complications ou le taux d’échec du greffon à 3 ans postopératoire, malgré une durée opératoire plus longue et une technique plus exigeante. Malgré l’absence de bénéfice démontré, l’augmentation du LCA peut rester une option pour les chirurgiens du genou.
Nicolas BOUGUENNEC (Mérignac) , Corentin HERCE , Nicolas GRAVELEAU , Philippe COLOMBET
00:00 - 00:00 #51571 - GL-e003 Réparation all-inside sous-méniscale des Ramp lésions type III avec pie-crusting lors de la reconstruction du Ligament Croisé Antérieur : Résultats cliniques et fonctionnels à plus de 2 ans de recul moyen.
GL-e003 Réparation all-inside sous-méniscale des Ramp lésions type III avec pie-crusting lors de la reconstruction du Ligament Croisé Antérieur : Résultats cliniques et fonctionnels à plus de 2 ans de recul moyen.

Les ramp-lesions type 3 représentent entre 11 et 14% des ramp-lesions associées aux ruptures du LCA. La réparation peut être faite au crochet par voie postéro-médiale ou par ancres en all-inside par voie sous méniscale associée à la réalisation d’un pie-crusting. Aucune étude n’a analysé les résultats des réparations all-inside des ramp-lesions type 3. Notre hypothèse principale était que les réparations all-inside sous-méniscale ont un taux d’échec et de réopération similaires à ceux des réparations par voie postéro-médiale pour les ramp-lesions type 3. Notre hypothèse secondaire était que le pie-crusting réalisé systématiquement n’entraine pas de laxité médiale chronique postopératoire.

Il s’agissait d’une étude rétrospective monocentrique à partir de données collectées prospectivement incluant tous les patients présentant une rupture primaire du LCA associée à une ramp-lesion type 3 entre 2019 et 2022. Une reconstruction du LCA et du ligament antéro-latéral (LAL) associées à une suture méniscale par voie sous-méniscale all-inside étaient réalisées pour tous les patients inclus. L’analyse au recul maximum comprenait la recherche d’une réintervention, des complications et les scores fonctionnels Tegner, Lysholm, IKDC et SKV. Une laxité médiale à 20° de flexion et/ou en extension et une hypoesthésie dans le territoire du nerf saphène étaient recherchées afin d’évaluer les complications du pie-crusting.

Soixante-douze patients de 23,8 ± 7,6 ans ont été inclus avec un recul moyen de 3,3 ± 0,9 ans. Deux (2,8%) patients ont été perdus de vue. Sept (9,7%) patients ont été réopérés d’une méniscectomie pour échec de suture, 8 (11,1%) d’une arthrolyse pour cyclope syndrome et 1 (1,4%) d’une rupture itérative du LCA. Quarante-neuf (68,1%) patients avaient repris leur sport au moins au même niveau avec un score de Tegner moyen de 7,2 ± 2,1. Les scores fonctionnels moyens étaient : 87,8 ± 10,7 pour le Lysholm ; 87 ± 11,1 pour l’IKDC subjectif et 86,2 ± 10,4 au pour le SKV. Aucun patient n’avait de laxité médiale en extension et/ou à 20° de flexion au dernier recul. Quinze patients (20,8%) présentaient des paresthésies ou hypoesthésies dans le territoire du nerf saphène, toutes causes confondues.

La technique de suture par voie antérieure n’augmente pas le taux d’échec à 2 ans de recul minimum par rapport aux résultats de la littérature des sutures par voie postéro-médiale pour les ramp-lesions de type 3. Les scores fonctionnels et taux de reprise du sport étaient comparables aux résultats des reconstructions du LCA sans lésion méniscale. Cette technique permet d’éviter le débridement du ligament ménisco-capsulaire, intact dans les lésions de type 3. La réalisation d’un piecrusting systématique pour faciliter la réalisation de cette technique ne s’accompagne ni d’une laxité résiduelle ni d’une augmentation du risque de troubles sensitifs saphènes. Une analyse à plus long recul sera nécessaire pour vérifier le maintien de ces résultats à long terme.
Baptiste BOUYGE (Rouen) , Nicolas BOUGUENNEC , Clémence ALBY , Antoine MORVAN , Nicolas GRAVELEAU
00:00 - 00:00 #51572 - GL-e004 Caractéristiques des lésions méniscales selon l’activité sportive dans les ruptures du LCA : le sport pratiqué prédit-il le type de lésion et sa prise en charge chirurgicale ?
GL-e004 Caractéristiques des lésions méniscales selon l’activité sportive dans les ruptures du LCA : le sport pratiqué prédit-il le type de lésion et sa prise en charge chirurgicale ?

Les lésions méniscales surviennent fréquemment an cas de rupture du LCA. Cette étude s’intéressait à la corrélation entre le type de sport pratiqué au moment de la rupture du LCA et le type de lésion méniscale ainsi que la gestion chirurgicale peropératoire de ces lésions méniscales. L’objectif est d’aider les chirurgiens à anticiper le type de lésion méniscale susceptible d’être rencontré selon le type de sport pratiqué afin d’anticiper au mieux les possibilités chirurgicales.

Il s'agissait d'une étude épidémiologique rétrospective monocentrique d’une cohorte de 2977 patients sportifs opérés pour rupture du LCA avec lésion méniscale entre janvier 2018 et septembre 2024. Les données démographiques, le type de sport pratiqué au moment du traumatisme, la description peropératoire des lésions méniscales associées ainsi que le type de prise en charge chirurgicale réalisée étaient analysés. Les indications pour le type de prise en charge des lésions méniscales étaient les mêmes pour les opérateurs. Des statistiques descriptives ont été réalisés afin d’étudier la corrélation entre le sport pratiqué au moment de la blessure et la prise en charge des lésions méniscales.

Le type de lésions méniscales et le type de traitement chirurgicale des lésions méniscales lors de la chirurgie du LCA variait significativement selon le sport pratiqué. Une corrélation significative a été observée entre le type de sport et le type de lésions du ménisque médial (p < 0,001), indépendamment de l’âge, du sexe et de l’IMC. Ce lien entre le type de sport et la réparabilité des lésions était également significatif pour les lésions impliquant les 2 ménisques. Cependant, aucune corrélation significative n’a été observée entre le type de sport et le type de lésions pour le ménisque latéral bien qu’une tendance soit observée chez les patients avec une IMC > 25. Les sports de ballon étaient associés à une fréquence plus élevée de lésions complexes, de lésions touchant les 2 ménisques, et de lésions moins réparables par rapport aux autres sports. Les patients pratiquant le football présentaient un taux plus élevé de lésions non réparables comparé au rugby mais la différence n’était pas statistiquement significative. Toutefois, le football et le rugby présentaient des proportions similaires de types de lésions méniscales médiales réparables, avec 36 et 39 % de lésions verticales périphériques et 29 % de ramp-lesions avec une fréquence statistiquement plus importante en comparaison des autres sports.

Le type de sport pratiqué au moment de la blessure influence significativement la nature et la prise en charge chirurgicale des lésions méniscales associées à une rupture du LCA, en particulier pour le ménisque médial. Ces résultats suggèrent qu’une meilleure connaissance du sport à l’origine du traumatisme pourrait aider le chirurgien à anticiper le type de lésion méniscale rencontrée et donc la planification opératoire notamment chez les patients pratiquant des sports de ballon.
Clémence ALBY , Nicolas GRAVELEAU , Antoine MORVAN , Filippo ANGHILIERI , Nicolas BOUGUENNEC (Mérignac)
00:00 - 00:00 #51576 - GL-e005 L’association d’une lésion méniscale lors d'une reconstruction du LCA est associée à un taux de retour au sport plus faible à un recul moyen de 5 ans.
GL-e005 L’association d’une lésion méniscale lors d'une reconstruction du LCA est associée à un taux de retour au sport plus faible à un recul moyen de 5 ans.

Une lésion méniscale lors d’une reconstruction du LCA augmente le risque d'arthrose, diminue les résultats cliniques mais à moyen terme la reprise du sport (RS) n’a pas été étudié sur de grandes cohortes. Nous évaluons l’effet des lésions méniscales et leur traitement sur le RS lors d’une reconstruction du LCA.

Il s'agit d'une étude prospective monocentrique continue portant sur 498 patients à un recul minimum de 3 ans opérés entre 2017 et 2020. Au plus grand recul, le RS, le taux de retour au même sport et le taux de retour au même niveau, le Self Knee Value (SKV), l’IKDC, l'ACL-RSI, le Tegner ainsi que des informations sur la rupture de greffe, la rupture contra-latérale et la ré-intervention étaient analysés. Les reconstructions isolées du LCA sont comparées aux reconstructions du LCA associées aux lésions du ménisque médial (LCA+ MM), du ménisque latéral (LCA+ML) et des lésions bi-méniscales (LCA+BM) ; puis les réparations méniscales et les méniscectomies sont comparées pour des lésions du MM et du ML.

Le recul moyen est de 4,9 ± 1,2 ans. Le Tegner est significativement plus bas pour les LCA+MM que pour les LCA isolées (5,4 ± 2,0 vs 6,0 ± 2,0, P < 0,01). Le RS est également significativement plus bas pour les lésions du MM (82,1 %), les lésions BM (81,1 %) comparées aux LCA isolées (93,8 %, p= 0,02). En revanche, les LCA+ML ont des résultats similaires à ceux des LCA isolées. Les réparations du MM augmentent significativement le score de Tegner par rapport aux méniscectomies du MM (5,8 ± 1,9 vs 4,7 ± 2,1, p<0,01). Cependant, aucune différence significative n'a été retrouvée pour le RS.

Les lésions du MM concomitantes une reconstruction du LCA sont associées à un Tegner et un taux de retour au sport plus faible que pour les reconstructions isolées du LCA, de même que les lésions bi-méniscales qui retrouvent également un RS plus faible. Les lésions du ménisque externe sont associées à des résultats similaires à ceux des reconstructions du LCA isolées.
Thibault MARTY-DILOY (Bordeaux-Mérignac) , Nicolas GRAVELEAU , Alexis GERFROIT , Pierre LABOUDIE , Nicolas BOUGUENNEC
00:00 - 00:00 #51577 - GL-e006 Une lésion méniscale associée lors d’une reconstruction du LCA entraîne une moins bonne performance au test composite à 6 mois : Analyse d’une cohorte de 498 patients.
GL-e006 Une lésion méniscale associée lors d’une reconstruction du LCA entraîne une moins bonne performance au test composite à 6 mois : Analyse d’une cohorte de 498 patients.

Une évaluation globale par un test composite à 6 mois d’une reconstruction du LCA est recommandé avant le retour au sport. Nous supposons que la présence, la localisation et les différents traitements des lésions méniscales peuvent conduire à des résultats fonctionnels inférieurs comparés à ceux des reconstructions isolées du LCA.

Il s'agit d'une cohorte prospective continue, monocentrique de 498 patients qui ont bénéficié du même suivi post-opératoire et d'un test composite à 6 mois. Les reconstructions isolées du LCA sont comparées à des reconstructions associées à des lésions du ménisque médial (MM), du ménisque latéral (ML) ou des lésions bi-méniscales (BM). Le test composite inclue le single leg squat (SLS), le drop-jump test (DJT), le single hop for distance (SHD), le triple hop for distance (THD) et le side-hop test (Side-HT), une analyse isocinétique à plusieurs vitesses des fléchisseurs et extenseurs et le ACL-RSI.

Par rapport aux reconstructions isolées, du LCA, l’association d’une lésion du MM est associée à une augmentation significative sur le genou opéré du valgus dynamique au SLS (40% ± 49% vs 51% ± 50%, p=0. 05), du déficit quadricipital (Q) à 240°/s (14% ± 14% vs 18% ± 18%, p=0. 02), un déficit des ischio-jambiers (HT) à 30°/s (14% ± 18% vs 18% ± 18%, p=0.02) et une augmentation du ratio HT/Q à 240°/s (68% ± 27% vs 80% ± 67% p=0.02). L’association d’une lésion du ML est associée à une augmentation du valgus dynamique du genou sain lors du SLS (27% ± 44 vs 45% ± 50%, p=0,01) et du genou opéré (40% ± 49+ vs 54% ± 50%, p=0,02). Aucune différence n’a été retrouvé pour le ACL-RSI.

Les lésions méniscales concomitantes à une reconstruction du LCA génèrent un moins bon contrôle neuromoteur du genou opéré pour les lésions du MM ainsi que du genou sain pour les lésions du ML. Les lésions du ménisque médial entraînent une perte d'endurance des extenseurs et une perte de force des fléchisseurs. La rééducation et la réathlétisation post-opératoire devraient être adaptées en cas de lésions méniscales associées à la rupture du LCA.
Thibault MARTY-DILOY (Bordeaux-Mérignac) , Nicolas GRAVELEAU , Alexis GERFROIT , Pierre LABOUDIE , Nicolas BOUGUENNEC
00:00 - 00:00 #51725 - GL-e007 Bilateral Bifocal Patellar Tendon Rupture.
GL-e007 Bilateral Bifocal Patellar Tendon Rupture.

The patellar tendon originates from the inferior pole of the patella and inserts into the tibial tuberosity, constituting a key component of the knee extensor mechanism. Complete rupture leads to loss of active knee extension and requires surgical repair. Bilateral patellar tendon ruptures are extremely rare and usually associated with systemic diseases, corticosteroid therapy, or fluoroquinolone use. In the absence of these risk factors, bilateral injuries are exceptional. An even rarer presentation is bifocal rupture involving both proximal and distal tendon disruption, which increases diagnostic difficulty and surgical complexity. Due to its rarity, early recognition and appropriate imaging are critical to avoid diagnostic delay and functional impairment.

We report the case of a 14-year-old previously healthy male who sustained an indirect injury during eccentric quadriceps contraction, resulting in acute bilateral knee pain and inability to actively extend both knees. Clinical examination revealed swelling and complete loss of active extension, raising suspicion of extensor mechanism disruption. Radiographs demonstrated only a small avulsion of the left tibial tuberosity. Given discordance between clinical findings and radiographs, magnetic resonance imaging (MRI) confirmed bilateral bifocal rupture of the patellar tendons, allowing precise lesion characterization and preoperative planning. Surgical repair used Krakow-type sutures with patellar fixation and distal reinsertion at the tibial tuberosity with anchors when required.

Intraoperatively, the right knee showed proximal avulsion of the lateral third of the tendon with a small bony fragment and complete distal rupture. The proximal component was repaired with Krakow-type sutures anchored to the patella; distal fixation used four anchors in a double-row configuration. The left knee presented distal tibial tuberosity avulsion and partial proximal lateral avulsion, repaired with Krakow-type sutures and distal reinsertion. Bilateral casts were applied. Early surgical intervention restored osteotendinous continuity and extensor mechanism stability.

Bilateral bifocal patellar tendon rupture is exceptionally rare, especially in adolescents without predisposing factors. Clinical examination alone may be insufficient to define complex rupture patterns, and standard radiographs may underestimate the injury. MRI is pivotal for accurately identifying bifocal disruption, guiding surgical planning, and enabling anatomical repair strategies aimed at restoring patellar height and extensor mechanism continuity.

This case illustrates an exceptionally rare bilateral bifocal patellar tendon rupture in a healthy adolescent. When clinical findings suggest extensor mechanism failure, MRI should be promptly considered even if radiographs appear inconclusive. Early MRI-guided anatomical repair is essential to restore knee extension and achieve optimal functional outcomes in these rare, complex injuries.
Francisco MARQUES (Lisboa, Portugal) , Jose MIGUEL CARLOS , Ines ROCHA , Cátia NUNES , Sofia MADEIRA , Miguel COSTA , Jean-Michel FALLAH , Rui LINO , Ricardo FERREIRA , Filipa FIGUEIREDO , Pedro EMANUEL
00:00 - 00:00 #51851 - GL-e008 Simultaneous rupture of the anterior cruciate ligament and patellar tendon: report of a case and review of the literature.
GL-e008 Simultaneous rupture of the anterior cruciate ligament and patellar tendon: report of a case and review of the literature.

Simultaneous rupture of the anterior cruciate ligament (ACL) and patellar tendon is a rare and complex injury, often resulting from high-energy trauma. This dual injury presents significant challenges in diagnosis and treatment.

This is a 29-year-old patient who sustained simultaneous ruptures of the ACL and patellar tendon following right knee trauma. A single-stage surgical treatment was performed, which involved ACL ligament reconstruction using a tendon graft from the contralateral knee and an end-to-end suture of the patellar tendon reinforced with a figure-8 plasty from the ipsilateral knee. The functional results were good: 140 degrees of flexion and full extension with stable support. Clinical evaluation included IKDC, Lysholm, and KOOS scores. The patient returned to work after three months.

Such combined injuries are rare, and their diagnosis often requires thorough clinical assessment and imaging, especially MRI. Treatment protocols remain debated, with differing opinions on one-stage versus two- stage surgeries. However, early diagnosis and repair of the patellar tendon have been shown to provide the best outcomes. Our proposed technique aims for optimal functional results, emphasizing early intervention, precise repair, and personalized rehabilitation: analgesic physiotherapy, active extension and strengthening work.

In conclusion, suspicion of simultaneous ACL and patellar tendon rupture should arise in high velocity acute knee trauma with ligamentous laxity and significant hemarthrosis. Prompt diagnosis is the key of management. While a well-established treatment protocol is lacking, the general consensus is that prompt intervention is crucial for the patellar tendon.
Mansi ZIED , Karim BOUAGILA (Lon) , Slah SOUI , Abderrahmane SOUID , Hedi RBAI
00:00 - 00:00 #51992 - GL-e009 Augmentation méniscale par un caillot sanguin dans les sutures méniscales.
GL-e009 Augmentation méniscale par un caillot sanguin dans les sutures méniscales.

La réparation méniscale arthroscopique est la technique de choix pour préserver le ménisque en cas de déchirure, mais certaines lésions, en particulier celles situées dans des zones peu vascularisées ou de configuration complexe, présentent un risque élevé d’échec de cicatrisation. L’augmentation biologique par un caillot de fibrine autologue a été proposée depuis plusieurs décennies comme un adjuvant simple et peu coûteux pour stimuler la guérison en fournissant un échafaudage riche en facteurs de croissance au site de suture. Toutefois, les données cliniques sur l’efficacité de cette technique sont encore limitées et hétérogènes.

Nous avons réalisé une analyse des études cliniques publiées incluant des patients ayant subi une réparation méniscale arthroscopique avec ou sans augmentation par caillot de fibrine. Les séries rétrospectives et prospectives avec évaluation des scores cliniques (Lysholm, Oxford Knee Score, KOOS, Tegner) et du taux de cicatrisation ou de réintervention à moyen terme ont été incluses pour comparer les résultats et taux d’échec entre les techniques standard et celles avec augmentation biologiques par caillot sanguin.

Les séries disponibles montrent que l’augmentation par caillot de fibrine lors de réparation méniscale peut être associée à des améliorations significatives des scores cliniques et à des taux de succès élevés, même dans des déchirures à haut risque de non‑guérison. Par exemple, des réparations augmentées ont montré des scores de Lysholm améliorés significativement et des taux de survie clinique très élevés avec très peu de réinterventions à long terme. Certaines séries rapportent des taux de cicatrisation clinique jusqu’à 90 % dans les cas à haut risque.

La littérature actuelle suggère un potentiel bénéfice clinique à intégrer un caillot de fibrine lors de la réparation méniscale, en particulier pour les larmes complexes ou dans des zones avasculaires où la cicatrisation est intrinsèquement limitée. Toutefois, la qualité des données reste faible, avec la majorité des études étant des séries de cas sans groupe contrôle formel ou des essais avec échantillons hétérogènes. Cela rend difficile l’établissement d’une recommandation définitive pour une utilisation systématique de cette technique.

L’augmentation méniscale par caillot sanguin (fibrine) combinée aux sutures méniscales est conceptuellement attractive et techniquement réalisable, et certaines séries cliniques montrent des résultats prometteurs. Cependant, les preuves restent limitées et la technique ne peut pas encore être recommandée de manière systématique ; son utilisation doit être envisagée au cas par cas, notamment pour les déchirures à haut risque de non‑guérison. Des études prospectives randomisées de haute qualité sont nécessaires pour confirmer son efficacité par rapport à la réparation standard.
Said EL MAZGALDI (Oujda, Maroc)
00:00 - 00:00 #51993 - GL-e010 La technique de Versailles dans la reconstruction du plan externe du genou.
GL-e010 La technique de Versailles dans la reconstruction du plan externe du genou.

L’instabilité postéro‑latérale du genou représente un défi chirurgical majeur en raison de la complexité anatomique du plan postéro‑latéral (PLC), qui comprend le ligament collatéral latéral (LCL), le tendon poplité et le ligament poplité‑fibulaire, et est responsable de la stabilité en varus et en rotation externe. La technique de Versailles a été développée pour assurer une reconstruction anatomique complète du PLC, en reconstituant ces trois structures stabilisatrices à l’aide d’un transplant tendineux (autogreffe d’ischio‑jambiers ou allogreffe), afin de restaurer la cinétique et la stabilité du genou

Cette technique consiste à réaliser une reconstruction tibio‑fibulaire anatomique du PLC par l’introduction d’un greffon en « Y » qui remplace simultanément le LCL, le ligament fibulo‑poplité et le tendon poplité, avec tunnels osseux au tibia, au fémur et à la fibula, et fixation avec vis ou agrafes pour restaurer la stabilité du genou. Le schéma opératoire prévoit une incision latérale, préparation du greffon, tunnels osseux précis selon l’anatomie native du PLC et fixation des différents faisceaux en extension et en varus neutre.

Les séries cliniques publiées montrent que la technique de Versailles permet une reconstruction anatomique satisfaisante du PLC avec de bons résultats fonctionnels et une correction adéquate de la laxité en rotation externe et en varus, comparables à d’autres techniques anatomiques de reconstruction PLC. Elle est applicable aussi bien aux cas aigus qu’aux cas chroniques et utilise un seul greffon tendineux, réduisant potentiellement la morbidité liée au prélèvement

La reconstruction anatomique du plan postéro‑latéral selon la technique de Versailles est préférable aux techniques non anatomiques car elle recrée précisément les stabilisateurs du PLC, ce qui améliore la stabilité globale du genou et pourrait réduire le risque d’échec ou de laxité résiduelle. Néanmoins, la littérature disponible est encore limitée par des séries de faible effectif et des études comparatives restreintes, ce qui nécessite des recherches supplémentaires pour confirmer ces résultats et standardiser les indications chirurgicales

La technique de Versailles représente une option efficace pour la reconstruction anatomique du plan postéro‑latéral du genou chez les patients présentant une instabilité postéro‑latérale, avec des résultats fonctionnels généralement satisfaisants et une bonne restauration de la stabilité en rotation externe et en varus. Cependant, des études prospectives de plus grande envergure sont nécessaires pour valider son efficacité à long terme et préciser ses indications par rapport à d’autres techniques anatomiques
Said EL MAZGALDI (Oujda, Maroc)
00:00 - 00:00 #52031 - GL-e011 Ultrasound can assess soft tissue laxity in osteoarthritic knees and after total knee arthroplasty.
GL-e011 Ultrasound can assess soft tissue laxity in osteoarthritic knees and after total knee arthroplasty.

Purpose: Peripheral knee laxity is commonly assessed through clinical examination and stress radiographs, both before and after total knee arthroplasty (TKA). This study aimed to evaluate the efficacy of ultrasound in assessing peripheral knee laxity compared to radiographic stress imaging.

Methods: This retrospective bicentric study included 68 patients (mean age: 71.2 ± 5.8 years; body mass index [BMI]: 28.7 ± 7), with 32 osteoarthritic knees (47.1%) and 36 post‐TKA knees (52.9%). Laxity was measured in millimetres using manual stress manoeuvres applied during both ultrasound and radiographic examinations at 0° and 30° of flexion, under varus and valgus conditions.

Results: Under ultrasound, the unstressed medial joint space measured 10.6 ± 4.5mm at 0° and 10.9 ± 4.2mm at 30°; under valgus stress, it increased to 13.0 ± 4.9 and 14.0 ± 5.1 mm, respectively. The unstressed lateral joint space measured 11.8 ± 4.5mm at 0° and 11.6 ± 4.0mm at 30°, increasing to 14.8 ± 5.1 and 15.5 ± 5.9mm under varus stress. No statistically significant differences were observed between ultrasound and radiographic measurements of lateral laxity (2.9 ± 2.3 vs. 2.96 ± 1.74 mm, Δ = 0.04 mm, p = 0.91) or medial laxity (2.35 ± 2.16 vs. 2.44 ± 1.55 mm, Δ = 0.1 mm, p = 0.78). Correlation coefficients between the modalities ranged from 0.5 to 0.7 (p < 0.001). At 30° of flexion, lateral laxity was significantly greater in the TKA group (4.9 vs. 2.8 mm, p < 0.01).

Stress ultrasound showed comparable results to conventional stress radiographs for the assessment of medial and lateral peripheral knee laxity, with no significant differences between modalities and moderate to strong correlations. This supports ultrasound as a reliable method for dynamic laxity evaluation. Its advantages include the absence of radiation and the possibility of real-time assessment during clinical examination. The greater lateral laxity observed at 30° in the TKA group likely reflects postoperative soft-tissue balance changes. Despite its operator dependency, stress ultrasound appears to be a promising alternative to stress radiographs for evaluating peripheral knee laxity.

Conclusion: Stress ultrasound is a reliable tool for analysing medial and lateral peripheral knee laxities in both osteoarthritic knees and after total knee arthroplasty. While it could requires trained personnel, this technique represents a viable alternative to conventional stress radiographs.
Ammar GHABI (Marseille) , De Goefroy BERNARD , Lilia GHARBI , Christopher PERLAK , Robin HATTENBERGER , Jérôme DESMOLLIENS , Jean-Francois GONZALEZ , Grégoire MICICOI
00:00 - 00:00 #52067 - GL-e012 Douleur chronique du genou sans instabilité : penser au kyste mucoïde du ligament croisé antérieur: Etude prospective de 18 cas [2022-2025].
GL-e012 Douleur chronique du genou sans instabilité : penser au kyste mucoïde du ligament croisé antérieur: Etude prospective de 18 cas [2022-2025].

Les kystes mucoïdes du ligament croisé antérieur (LCA) constituent une affection rare du genou, souvent méconnue et parfois découverte de façon fortuite lors d’une imagerie par résonance magnétique (IRM). Ils peuvent néanmoins être responsables de douleurs chroniques du genou, d’une limitation de la mobilité ou d’une gêne fonctionnelle sans véritable instabilité. L’objectif de ce travail est d’étudier les caractéristiques cliniques, radiologiques et thérapeutiques des kystes mucoïdes du LCA à travers une série de patients pris en charge dans notre service

Il s’agit d’une étude prospective descriptive portant sur des patients diagnostiqués pour kyste mucoïde du LCA entre janvier 2022 et décembre 2025 dans un service de chirurgie orthopédique. Les critères d’inclusion comprenaient un diagnostic confirmé par IRM et une prise en charge arthroscopique ou conservatrice. Les données analysées comprenaient l’âge, le sexe, les circonstances de découverte, les signes cliniques, les résultats de l’imagerie, la prise en charge thérapeutique et l’évolution fonctionnelle. L’évaluation clinique post-thérapeutique a été réalisée avec le score de Lysholm avec un recul moyen de 18 mois.

Notre série comportait 18 patients avec une légère prédominance masculine. L’âge moyen était de 36 ans (24–52 ans). Le motif de consultation principal était une douleur chronique du genou associée à une limitation de la flexion ou de l’extension dans 72 % des cas. Aucun patient ne présentait d’instabilité ligamentaire clinique. L’IRM a permis de poser le diagnostic dans tous les cas, montrant un aspect hypertrophique du LCA avec un hypersignal intraligamentaire typique évoquant une dégénérescence mucoïde ou un kyste intraligamentaire. Le traitement était arthroscopique chez 13 patients (72 %), consistant en une résection partielle du tissu mucoïde et une décompression du kyste. Un traitement conservateur a été adopté chez 5 patients présentant des symptômes modérés. Au dernier recul, le score de Lysholm moyen était de 90/100 avec une amélioration significative de la symptomatologie douloureuse et de la mobilité articulaire

Les kystes mucoïdes du LCA restent une pathologie rare et souvent sous-diagnostiquée. L’IRM joue un rôle essentiel dans le diagnostic en mettant en évidence les modifications intraligamentaires caractéristiques. Le traitement arthroscopique permet généralement un soulagement rapide des symptômes tout en préservant la stabilité ligamentaire. Les résultats rapportés dans notre série sont comparables à ceux décrits dans la littérature.

Les kystes mucoïdes du ligament croisé antérieur représentent une cause inhabituelle de douleur chronique du genou sans instabilité. L’IRM constitue l’examen clé du diagnostic. Le traitement arthroscopique par décompression et résection partielle offre d’excellents résultats fonctionnels chez les patients symptomatiques.
Leila NEBCHI (Alger, Algérie) , Nacer Eddine ROUAG , Atika MAZARI
00:00 - 00:00 #52231 - GL-e013 Utilisation du tendon du long fibulaire comme greffon dans la ligamentoplastie du ligament croisé antérieur : résultats fonctionnels et morbidité du site donneur.
GL-e013 Utilisation du tendon du long fibulaire comme greffon dans la ligamentoplastie du ligament croisé antérieur : résultats fonctionnels et morbidité du site donneur.

La ligamentoplastie du ligament croisé antérieur (LCA) utilise classiquement les tendons ischio-jambiers ou le tendon rotulien. Cependant, ces greffons peuvent entraîner une morbidité du site donneur. Le tendon du long fibulaire représente une alternative intéressante, offrant une longueur et un diamètre suffisants avec une morbidité potentiellement faible. L’objectif de cette étude est d’évaluer les résultats fonctionnels et la morbidité liée au prélèvement du tendon du long fibulaire dans la reconstruction du LCA.

Il s’agit d’une etude incluant 20 patients ayant bénéficié d’une ligamentoplastie du LCA utilisant le tendon du long fibulaire comme autogreffe entre 2025 et 2026. Les patients ont été évalués cliniquement avec les scores fonctionnels (IKDC, Lysholm, Tegner) et l’évaluation de la stabilité du genou. La morbidité du site donneur a été analysée par l’examen clinique de la cheville et l’évaluation fonctionnelle (score AOFAS).

Avec un recul moyen de 12 mois, les scores fonctionnels se sont significativement améliorés : IKDC tres bon , score de Lysholm potetniellement bon . La stabilité du genou était satisfaisante chez la majorité des patients. Concernant le site donneur, aucune instabilité latérale de la cheville n’a été observée. Le score AOFAS moyen , sans déficit fonctionnel significatif. La principale interrogation concerne la morbidité du site donneur au niveau de la cheville. Cependant, plusieurs études montrent que le prélèvement du tendon entraîne peu de déficit fonctionnel, probablement grâce au rôle compensateur du fibulaire court dans l’éversion du pied et la stabilité latérale de la cheville.

Dans notre série, les résultats fonctionnels obtenus sont comparables à ceux rapportés dans la littérature, avec une bonne stabilité du genou et une reprise satisfaisante des activités. Les caractéristiques morphologiques du tendon, notamment sa longueur et son diamètre, permettent d’obtenir un greffon de qualité biomécanique satisfaisante.

Le tendon du long fibulaire apparaît comme une autogreffe fiable dans la reconstruction du LCA, permettant d’obtenir de bons résultats fonctionnels avec une morbidité minimale du site donneur. Il constitue une alternative intéressante aux greffons conventionnels.
Mohamed Amine MESSAOUDI (Alger, Algérie) , Mustapha YAKOUBI
00:00 - 00:00 #52288 - GL-e014 Réparation du tendon rotulien avec un renfort aux tendon ischio-jambiers pédiculés.
GL-e014 Réparation du tendon rotulien avec un renfort aux tendon ischio-jambiers pédiculés.

La rupture du tendon rotulien est une lésion rare, elle touche un élément clé de l’appareil extenseur, dont la rupture entraine une perte de l’extension active du genou. Le diagnostic est clinique et radiologique avec une ascension nette de la rotule, l'IRM peux être demandé dans certains cas. Le traitement est uniquement chirurgical, par une suture directe du tendon mai qui doit être protégé par un cerclage métallique ou un renfort tendineux. L’objectif de notre étude est de décrire une technique de suture avec un renfort au tendon semi-tendineux laissé pédiculé au tibia, afin d'eviter un tunnels osseux au tibia, de conserver une bonne vascularisation du greffon et d’évaluer ses résultats fonctionnels.

Il s’agit d’une étude descriptive, incluant des patients avec une rupture complète du tendon rotulien Tous ont eu la même technique opératoire a savoir une suture tendineuse avec un renfort au tendon demi-tendineux laissé pédiculé sans tunnels osseux tibial Une attelle à été mise en extension avec des séances d’auto rééducation entamé au lendemain de la chirurgie qui comportaient ( glaçage 3*/j pendant 20min, réveil du quadriceps, 0/90 en passif). L’évaluation des patients portée sur une évaluation clinique ( mobilité et délai de la reprise de la marche et des escaliers) et des complications post opératoires.

Nous avons inclus 16 patients de mai 2024 à mai 2025, âge moyen est de 35+/-2, prédominance masculine 14/2, 03 cas de rupture bilatérales. La durée de l’immobilisation était de 21 jours en moyenne La reprise de la marche sans bequille en moyenne 21 jours La reprise de la pratique d’escaliers en 30 jours en moyenne Résultats fonctionnels sont très satisfaisant Une complication : raideur 0/110° au dernier recul ( 06 mois), pas d’infection, ni de re-rupture. la radiographie de contrôle sont satisfaisants avec une hauteur rotulienne correct.

le traitement de ses lésions est résolument chirurgical Les résultats obtenus dans notre étude sont comparables à ceux rapportés dans la littérature, avec une récupération satisfaisante des amplitudes articulaires et des scores fonctionnels satisfaisants. Aucune complication majeure n’a été observée, ce qui confirme la fiabilité de cette technique.

La rupture du tendon rotulien requiert un traitement uniquement chirurgical, afin de restaurer la continuité de l’appareil extenseur. Notre technique consiste en une suture directe renforcée par un tendon demi-tendineux laissé pédiculé pour préserver sa vascularisation. Elle offre de bons résultats fonctionnels et représente une option thérapeutique intéressante dans la prise en charge de ce type lésion.
Ahmed El Amine MEBARKI (Oran, Algérie) , Omar Farouk LAKSARI
00:00 - 00:00 #52355 - GL-e015 Lésions des racines méniscales : fréquence et prise en charge.
GL-e015 Lésions des racines méniscales : fréquence et prise en charge.

Les Lésions des racines méniscales sont des lésions qui touchent les ménisques au niveau de leurs insertions tibiales . Elles ont des répercussions graves sur la biomécanique du genou et le cartilage. Jusque la , ces lésions sont sous estimées. Le but de notre étude était de déterminer la fréquence des lésions des racines méniscales et comment les diagnostiquer, déterminer les facteurs de risque et codifier la prise en charge.

Il s'agissait d'une etude cas-témoin rétrospective transversale analytique entre Janvier 2018 – Décembre 2022. 30 patients présentant une lésion de la racine méniscale postérieure ont été évalués contre 90 témoins présentant d’autres lésions méniscales Nous avons étudié les paramètres sociodémographiques, le mécanisme, cliniques , radiologiques et arthroscopiques

La Fréquence des lésions de racine était de 6,7 %. L'âge moyen était de 30 ans. Le niveau sportif était bas dans 46,7 % des cas. La douleur en flexion maximale du genou était présente dans 63 % des cas. Un grade de Kellgren Lawrence objectivait une arthrose débutante dans la moitié des cas. L' IRM n’a pas pu faire le diagnostic dans 40% des cas. En Arthroscopie , le stade 2 de Laprade le plus fréquent (68.8%)

Les Facteurs de risque communs retrouvés étaient les Douleurs en flexion maximale du genou et un Grade de KL supérieur à 0.
Hichem ABID (Tunis, Tunisie) , Anis TBORBI , Ramzi BOUZIDI
00:00 - 00:00 #52356 - GL-e016 La ligamentoplastie du LCA par le long péroné : que vaut elle ? une revue de la littérature.
GL-e016 La ligamentoplastie du LCA par le long péroné : que vaut elle ? une revue de la littérature.

La ligamentoplastie du LCA par le long péroné (peroneus longus) est une technique récente qui gagne en popularité comme alternative aux techniques classiques tel que KJ et DIDT. Le but de cette revue est de comparer les résultats de cette technique en termes de scores fonctionnels, de stabilité et de taux de récidive par rapport aux techniques classiques.

Une umbrella review des articles publiés entre 2015 et 2025 sur les bases de données Pubmed, Cocherane et science direct a été menée avec les mots clé « LCA » « ligamentoplastie » « long péroné ». Nous avons inclus les revues de littératures et les méta-analyses publiés en Français et en Anglais et rapportant les scores fonctionnels au niveau du genou et de la cheville. Un nombre total de 142 articles a été identifié. Après avoir éliminé les 38 articles en doublon, 104 articles ont été analysés. Après avoir appliqué les critères de sélection, 12 articles ont été retenus (3456 patients)

La ligamentoplastie par le long péroné n’était pas inférieure aux techniques KJ et DIDT en termes de laxité résiduelle, de stabilité et de taux de re-rupture. Les scores fonctionnels du genou (IKDC, Lysholm) ne différaient pas significativement entre les techniques. Cette technique permet des greffes de diamètre souvent supérieur à 8 mm. La morbidité au site donneur était faible : la force d’éversion de la cheville diminuait de 5–10 % sans conséquence clinique significative, et les scores fonctionnels postopératoires de la cheville n’étaient pas affectés. Les études recommandent un prélèvement distal du long péroné avec ténodèse du moignon sur le court fibulaire pour limiter les complications fonctionnelles. Cette technique est particulièrement indiquée en cas de reprise ligamentaire, de genoux multi-ligamentaires ou de patients présentant des ischio-jambiers fins.

Les données disponibles suggèrent que le tendon long péroné constitue une alternative fiable aux greffes classiques, offrant une stabilité équivalente du genou et un faible impact fonctionnel sur le site donneur. La taille plus importante de la greffe peut également contribuer à la réduction du risque de re-rupture.

La ligamentoplastie du LCA par le long péroné offre des résultats fonctionnels et une stabilité comparables aux techniques classiques, avec une morbidité minime au site donneur, et constitue une option pertinente pour les reprises ligamentaires, les genoux multi-ligamentaires et les patients présentant des ischio-jambiers fins.
Sadok CHTAI (Sousse, Tunisie) , Rami BEN MHENNI , Mohamed GHAMMAM , Achref MESTIRI , Nader NAOUAR , Mohamed Ali KHALIFA , Karim BOUATTOUR
00:00 - 00:00 #52452 - GL-e017 ACL Reconstruction in Patients with Generalized Joint Hypermobility: A Systematic Review of Surgical, Rehabilitation, and Return-to-Sport Considerations.
GL-e017 ACL Reconstruction in Patients with Generalized Joint Hypermobility: A Systematic Review of Surgical, Rehabilitation, and Return-to-Sport Considerations.

Anterior cruciate ligament (ACL) injuries result from a complex interaction of intrinsic and extrinsic risk factors. Generalized joint hypermobility (GJH) has emerged as an important contributor, associated with both increased risk of ACL injury and poorer postoperative outcomes. GJH, defined as excessive extensibility of synovial joints, is often linked to alterations in connective tissue. Patients with GJH demonstrate lower return-to-sport rates and higher rates of graft failure or secondary ACL injury. The purpose of this review was to summarize current evidence and identify key surgical, rehabilitation, and return-to-sport considerations for ACL reconstruction in patients with GJH.

This systematic review followed PRISMA guidelines. Databases including PubMed, PEDro, Embase, and Cochrane Library were searched up to February 2025. Studies were included if they assessed GJH in relation to rehabilitation protocols or postoperative outcomes after ACL reconstruction. Methodological quality was assessed using the Newcastle-Ottawa Scale.

Out of 479 identified studies, four met the inclusion criteria. Most studies reported standard rehabilitation protocols. However, one study described a “decelerated” rehabilitation approach, involving restricted early range of motion, delayed weight-bearing and bracing. Evidence suggests that patients with GJH may require prolonged protection due to increased joint laxity and risk of reinjury. From a surgical standpoint, graft choice appears particularly critical in patients with GJH. Soft-tissue autografts, especially hamstring grafts, may exhibit increased postoperative laxity and inferior stability.

Patients with GJH exhibit greater knee laxity, impaired neuromuscular control, and altered biomechanics. Because of pronounced rotatory knee laxity and reduced secondary restraints, an additional extra-articular procedure should be strongly considered. These may enhance anterolateral stability and meaningfully decrease graft re-rupture risk. Furthermore, a slower, individualized rehabilitation approach appears beneficial, emphasizing controlled restoration of motion while avoiding hyperextension and excessive pivoting. Additionally, delayed return to sport beyond 12 months may significantly reduce reinjury risk.

Current evidence, though limited, suggests that ACL reconstruction in patients with GJH requires modified surgical planning, including careful graft choice and consideration of additional extra-articular procedures to improve rotational stability. Rehabilitation should be non-accelerated and individualized, focusing on controlled restoration of extension, avoidance of hyperextension moments, and advanced neuromuscular training. RTS should be delayed and guided by both objective testing and movement-quality evaluation. High-quality research is needed to refine protocols and establish sport-specific RTS criteria for hyperlax athletes.
Matic POVH (Ankaran, Slovénie) , Ivana HRVATIN , Samo NOVAK
00:00 - 00:00 #52736 - GL-e018 Conception et évaluation d’une maquette ostéoarticulaire pluritissulaire de genou par impression 3D pour la formation initiale a la suture méniscale.
GL-e018 Conception et évaluation d’une maquette ostéoarticulaire pluritissulaire de genou par impression 3D pour la formation initiale a la suture méniscale.

La préservation méniscale est essentielle au regard du risque dégénératif associé à la méniscectomie. Ainsi, la réparation méniscale constitue une compétence technique fondamentale devant être acquise précocement au cours de la formation chirurgicale. Cependant, la formation des internes est limitée par un accès restreint aux modèles humains. Bien que les simulateurs artificiels représentent une alternative, leur utilisation reste souvent contrainte par un coût élevé et un réalisme biomécanique et arthroscopique limité. L’objectif de ce projet était de concevoir et d’évaluer un simulateur arthroscopique dédié à la réparation méniscale, développé par impression 3D dans le cadre d’une collaboration entre chirurgiens orthopédistes et ingénieurs, afin de proposer un outil pédagogique accessible de haute fidélité.

La modélisation et la conception ont été réalisées conjointement par des chirurgiens orthopédistes et des ingénieurs, à partir de la segmentation de données d’imagerie médicale. Un membre inférieur complet a été conçu, intégrant un complexe capsulo-méniscal amovible. Les structures osseuses et cartilagineuses ont été produites par impression 3D directe, tandis que les ligaments et le complexe capsulo-méniscal ont été réalisés en silicone, à l’aide de moules issus de l’impression 3D. Ce complexe amovible permet de différencier les insertions capsulaires périphériques des racines méniscales, reproduisant ainsi les contraintes anatomiques. La validité du modèle a été évaluée par une analyse subjective du réalisme arthroscopique lors de procédures de suture méniscale, réalisée par deux experts indépendants en chirurgie du genou.

Le prototype reproduit un membre inférieur complet, articulé autour d’un pivot fémoral fixe, permettant une mobilité quasi physiologique de la hanche et du genou. Il autorise la réalisation d’arthroscopies sèches pour différents types de lésions méniscales et nécessite la réalisation de manœuvres de Cabot et de valgus pour optimiser l’exposition fémoro-tibiale. Les ramp lésions peuvent être réparées par voie postéro-médiale à l’aide d’un crochet, tandis que les gestes osseux tels que la réinsertion des racines méniscales ne sont pas réalisables. Les deux évaluateurs ont jugé « très réalistes » la fidélité anatomique, le retour haptique ainsi que la réalisation des sutures de lésions ramp. Le réalisme arthroscopique global a également été évalué comme « très réaliste » par les deux experts.

Il s'agit du premier simulateur arthroscopique de genou en impression 3D pour la suture méniscale. Il reste limité pour certains gestes osseux, la reconstruction ligamentaire et nécessite des validations pédagogiques complémentaires.

Cette étude présente un simulateur haute fidélité de réparation méniscale imprimé en, répondant à un besoin pédagogique identifié. Des développements complémentaires ainsi que des études de validation à grande échelle, incluant des internes, sont nécessaires pour confirmer sa pertinence pédagogique.
Manon PIGNERO (Nantes)
00:00 - 00:00 #52805 - GL-e019 Interest of antibiotic prophylaxis in anterior cruciate ligament reconstruction.
GL-e019 Interest of antibiotic prophylaxis in anterior cruciate ligament reconstruction.

Purpose: To compare the incidence of SSIs after ACL reconstruction performed with or without antibiotic prophylaxis.

Methods: A retrospective monocentric study including 222 patients who underwent ACL reconstruction between September 2023 and March 2024, with (n = 139) or without antibiotic prophylaxis (n = 83). Demographic, clinical, surgical and postoperative data were collected from medical records and supplemented by phone interviews when necessary. The primary outcome was the occurrence of a microbiologically confirmed SSI within one year postoperatively.

The overall SSI rate was 1.8% (n = 4), with 0% in the prophylaxis group compared to 4.8% in the no-prophylaxis group, representing a significant difference in incidence (p = 0.019). In the subgroup analysis limited to primary ACL reconstructions, the difference showed a strong trend in favor of a benefit of antibiotic prophylaxis (p = 0.052).

Despite its single-center design, the sample size was sufficient to detect a significant difference between the groups with and without antibiotic prophylaxis. Postoperative functional outcomes were similar between groups. In the subgroup analysis excluding revision cases, no statistically significant superiority of antibiotics was demonstrated, although the result approached significance (p = 0.052). A larger study may be required to determine whether antibiotic prophylaxis provides a benefit in this specific population.

These findings suggest that routine antibiotic prophylaxis may be beneficial for ACL reconstruction procedures.
Rémi BERQUIN (Rennes) , Harold COMMON , Charles KAJETANEK , Alexandre TRONCHOT , Cédric ARVIEUX , Mickael ROPARS , Sophie REISSIER
00:00 - 00:00 #52962 - GL-e020 Comparaison des résultats fonctionnels entre la ligamentoplastie du ligament croisé antérieur par tendon long péronier et le tendon des ischio-jambiers : une revue de littérature.
GL-e020 Comparaison des résultats fonctionnels entre la ligamentoplastie du ligament croisé antérieur par tendon long péronier et le tendon des ischio-jambiers : une revue de littérature.

La rupture du ligament croisé antérieur est une blessure courante chez les sportifs, qui fait souvent recours à une ligamentoplastie du LCA en utilisant différents types de greffons, comme le tendon long fibulaire ou les ischio-jambiers. Le choix du greffon peut influencer la récupération fonctionnelle et les complications post-opératoires. Cette étude vise donc à examiner et à comparer les résultats fonctionnels et les problèmes liés au site de prélèvement.

• Critères d'inclusion : Études comparant les résultats des ligamentoplasties du LCA utilisant le long péronier et le DIDT pour des patients adultes avec un suivi clinique d'au moins 12 mois utilisant des scores fonctionnels utilisées (IKDC, Lysholm..) ou des tests cliniques. • Critères d'exclusion : Études des cas traumatiques non pertinents, protocoles chirurgicaux différents, et études sans données comparatives. • Recherche bibliographique : Les bases de données PubMed, Google Scholar et Cochrane Library ont été interrogées avec des mots-clés tels que "ACL reconstruction", "peroneus longus tendon", "hamstring tendon", et "functional outcomes".

La reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA) se fait souvent avec le tendon long péronier (PLT) ou les ischio-jambiers (DIDT). Des études révèlent que les deux donnent des résultats fonctionnels semblables, avec des scores IKDC et Lysholm autour de 85 (85,4 pour le PLT et 84,6 pour le DIDT). Le risque de nouvelle blessure est de moins de 5 % pour chaque type de greffe. Pour les effets secondaires, le PLT peut diminuer la force de l’éversion de pied de 15 % chez 10 % des patients. Le DIDT, lui, peut provoquer des douleurs au site donneur et une insatisfaction de 6 % des patients.

La ligamentoplastie du ligament croisé antérieur (LCA) avec le tendon long péronier (PLT) ou avec le tendon des ischio-jambiers (DIDT) donne des résultats fonctionnels semblables, mais elle pose des problèmes spécifiques. Bien que les scores IKDC et Lysholm soient comparables, certains patients, en particulier les sportifs, peuvent être touchés par la morbidité au site de prélèvement du PLT, notamment la baisse de la force d'éversion. Le DIDT est souvent privilégié en raison de son faible nombre de complications, mais il peut entraîner des douleurs persistantes au site de prélèvement. La préservation des ischio-jambiers prouve un avantage pour le sportif qui compte sur ces muscles. Le PLT est une alternative efficace au DIDT en cas de reprise, mais le meilleur choix dépend de chaque personne, basant sur le profil et les besoins du patient. Des recherches plus approfondies sont nécessaires pour examiner les résultats à long terme et établir des recommandations plus claires.

La reconstruction du LCA avec le tendon du long fibulaire offre une alternative efficace au DIDT, présentant des résultats fonctionnels similaires et un taux faible de complications. Les chirurgiens devraient individualiser le choix du greffon en considérant les besoins et le profil du patient.
Mohamed GHAMMEM , Amine SIOUD (Mahdia, Tunisie) , Rami BEN MHENNI , Mohamed Salem ZEIN , Aymen HANAFI , Karim BOUATTOUR
00:00 - 00:00 #51431 - GL-e021 Association between walking gait biomechanical changes after anterior cruciate ligament injury or reconstruction and the development of osteoarthritis: A systematic review.
GL-e021 Association between walking gait biomechanical changes after anterior cruciate ligament injury or reconstruction and the development of osteoarthritis: A systematic review.

Anterior cruciate ligament (ACL) injury and reconstruction significantly increase the risk of knee osteoarthritis (OA). Biomechanical alterations during walking are frequently suggested contributors to OA development. This systematic review aims to determine the association between walking gait biomechanical changes following ACL injury or reconstruction and the early development of knee OA.

Studies were identified from MEDLINE, Web of Science, CINAHL and SPORTDiscus databases searched up to January 2024. Eligible studies included adults (≥15 years) with ACL injury or reconstruction, assessing knee biomechanics during walking compared to healthy controls or the contralateral limb. Outcomes included cartilage changes assessed through imaging techniques or biological markers. Methodological quality was evaluated using the modified Downs and Black checklist.

Of the 1221 records identified, four cross‐sectional studies (total: 199 participants; mean [SD]: 26.3 [6.4] years old) met the inclusion criteria. Three of the four included studies were conducted on participants who had undergone ACL reconstruction surgery. Two studies were of high methodological quality, one was of moderate quality and one was of low quality. The analysis showed that knee unloading (i.e., reduced knee adduction moment (KAM) and vertical ground reaction forces) was associated with an increase in cartilage MRI T1ρ and T2 relaxation times, suggesting a deterioration in cartilage composition. Reduced gait variability and kinematic alterations (reduced knee excursion, altered knee flexion angles and tibial rotations) correlated with early cartilage biochemical changes detectable through MRI T1ρ, T2 relaxation time. Meta‐analysis was not feasible due to heterogeneity in outcomes among studies.

This systematic review demonstrates that biomechanical alterations during walking after ACL injury or reconstruction are associated with early cartilage degradation, detectable via quantitative MRI . A key finding is that knee unloading, characterized by reduced vertical ground reaction forces and reduced knee adduction moments, correlates with signs of cartilage alteration. These deleterious changes appear as early as 1 to 6 months post-injury. Clinically, these results underscore the need for early assessment and targeted gait retraining in ACL rehabilitation programs. Restoring symmetric articular loading and healthy movement patterns is essential to mitigate the risk of post-traumatic osteoarthritis. Further longitudinal research is required to establish causality.

The included studies demonstrated significant associations between altered gait biomechanics and cartilage degradation. Biomechanical factors such as reduced KAM or reduced knee flexion angle during gait could serve as early indicators for OA risk and inform targeted rehabilitation interventions.
Jerome RIERA (Saint-Etienne) , Mattéo CAMPION , Thomas NÉRI , Alexandre J.m RAMBAUD , Noémie C. DUCLOS
00:00 - 00:00 #52784 - GL-e022 Variation géographique et temporelle de l'intérêt du public pour les pathologies chirurgicales du genou : une analyse Google Trends sur 22 ans dans neuf pays de cinq continents.
GL-e022 Variation géographique et temporelle de l'intérêt du public pour les pathologies chirurgicales du genou : une analyse Google Trends sur 22 ans dans neuf pays de cinq continents.

Comparer l'évolution temporelle et la distribution géographique de l'intérêt du public pour cinq pathologies chirurgicales du genou — ligament croisé antérieur (LCA), ménisque, ligament croisé générique (LCr), ligament croisé postérieur (LCP) et entorse du genou — dans neuf pays et au niveau mondial, entre janvier 2004 et mars 2026.

Étude infodémiologique rétrospective fondée sur les données publiques de Google Trends. Les volumes de recherche relatifs (RSV, 0–100) ont été extraits via la fonctionnalité Topics (Thèmes), assurant une couverture multilingue indépendante des formulations nationales. La période couvre 267 points mensuels dans neuf pays (France, États-Unis, Allemagne, Espagne, Royaume-Uni, Brésil, Australie, Suisse, Nigeria) et au niveau mondial. L'analyse a inclus des régressions linéaires (RSV ~ temps), une sélection du meilleur modèle de tendance (linéaire, quadratique, exponentiel) avec calcul des métriques MAPE, MAD et MSD, et une analyse saisonnière.

À l'échelle mondiale, le ménisque présente le RSV moyen le plus élevé (45,4), suivi du LCA (32,8). Cette hiérarchie est significativement hétérogène entre les pays : le LCA prime au Royaume-Uni (25,2 vs 19,9) et en Australie (29,5 vs 21,6), tandis que le ménisque domine nettement en Suisse (59,4), en Allemagne (55,3), en Espagne (54,5) et en France (52,3). En Allemagne, le terme générique « ligament croisé » (37,1) surpasse le LCA (7,9). Des tendances à la hausse statistiquement significatives (p < 0,001) sont documentées pour le LCA et le ménisque dans tous les pays disposant d'un signal suffisant, avec le meilleur ajustement obtenu par un modèle quadratique dans la majorité des cas. Les pentes annuelles atteignent +2,64 RSV/an pour le ménisque en France (R² = 0,869, MAPE = 10,6) et +2,28 RSV/an pour le LCA en Australie (R² = 0,662). La variation 2004–2025 atteint +293 % pour le LCA en France et +800 % pour le ménisque en Australie. Une saisonnalité nationale est documentée, avec un pic hivernal pour le LCA dans les pays alpins (France, Allemagne, Suisse) et des profils inversés en Australie et au Brésil. Le Nigeria présente des RSV quasi nuls sur toute la période (> 59 % des mois à RSV = 0 pour le LCA).

La connaissance des comportements de recherche des patients permet d'orienter la communication médicale, l'éducation préopératoire et la planification de campagnes de prévention ciblées. Ces résultats suggèrent que les stratégies d'information en orthopédie du genou devraient être adaptées aux contextes nationaux. La prise en compte de la saisonnalité de l'intérêt public peut aider à anticiper les pics de consultation liés aux blessures sportives.

L'intérêt du public en ligne pour les pathologies du genou est géographiquement structuré et non universellement homogène. La hiérarchie des pathologies, la terminologie et la saisonnalité reflètent des cultures sportives, des pratiques médicales et des niveaux de pénétration numérique propres à chaque pays.
Bernard DE GEOFROY (Marseille) , Grégoire MICICOI , Ammar GHABI , Cyril LEMÉ , Camille CHOUFANI , Romain LÉONARD
00:00 - 00:00 #52877 - GL-e023 Pie Crusting du Ligament Collatéral Médial dans le Traitement des Lésions Méniscales : Est-ce Utile ?
GL-e023 Pie Crusting du Ligament Collatéral Médial dans le Traitement des Lésions Méniscales : Est-ce Utile ?

Le pie crusting du ligament collatéral médial (LCM) est une technique chirurgicale utilisée pour relâcher le ligament dans les cas d’instabilité du genou ou lorsque celui-ci limite l'accès aux lésions méniscales lors de la chirurgie. Cette technique consiste à réaliser de petites incisions contrôlées le long du ligament, réduisant ainsi sa tension et permettant une meilleure exposition du ménisque. Bien que le pie crusting soit couramment utilisé dans certaines chirurgies du genou, son efficacité et ses risques potentiels dans le cadre de la réparation méniscale demeurent débattus. Cette étude vise à évaluer les avantages et les inconvénients du pie crusting du LCM dans le traitement des lésions méniscales.

Une revue rétrospective a été menée sur 30 patients ayant subi une réparation méniscale avec pie crusting du LCM entre 2022 et 2025. Les résultats chirurgicaux, la stabilité du genou et la guérison méniscale ont été évalués lors des visites de suivi à 6 mois et à 1 an. Les résultats fonctionnels ont été mesurés à l'aide du score de Lysholm et du score de l'International Knee Documentation Committee (IKDC).

L'étude a montré que le pie crusting du LCM a amélioré l'accès chirurgical et facilité la réparation méniscale, sans compromettre de manière significative la stabilité du genou. Les scores de Lysholm et IKDC ont montré une amélioration significative après l'opération (p<0,05). Cependant, quelques complications mineures ont été observées, dont un cas d’instabilité médiale transitoire du genou et deux cas de douleurs légères aux sites d'incision.

Le pie crusting du LCM peut être une technique efficace pour améliorer l'accès chirurgical et faciliter la réparation des lésions méniscales, sans affecter de manière significative la stabilité du genou. La méthode ne semble pas introduire de risques supplémentaires pour le genou et peut améliorer les résultats fonctionnels des patients subissant une chirurgie méniscale. Cependant, il est nécessaire de faire preuve de prudence pour éviter une instabilité potentielle ou une irritation des structures médiales pendant la procédure.

Le pie crusting du LCM est une technique viable pour améliorer l'accès pendant la chirurgie méniscale et peut offrir des résultats fonctionnels positifs dans les cas sélectionnés. Bien que la technique présente des avantages en termes d'exposition chirurgicale, elle doit être réalisée avec soin pour minimiser les risques d'instabilité. Des études prospectives supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre ses effets à long terme et affiner les protocoles chirurgicaux.
Majdi BEN ROMDHANE , Seif TOUMI (Ariana, Tunisie) , Ahmed SAADALLAH , Majdi SGHAIER , Mehdi CHARFI
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Traumatologie

00:00 - 00:00 #51434 - TR-e001 Ostéosynthèses mixtes en milieu précaire.
TR-e001 Ostéosynthèses mixtes en milieu précaire.

La chirurgie orthopédique contemporaine est marquée par un développement rapide des technologies dites « 4.0 », intégrant robotique, imagerie avancée et implants toujours plus sophistiqués. Si ces innovations constituent des progrès indéniables, leur accessibilité, leur coût, financier et environnemental et leur réelle plus-value clinique interrogent. En parallèle, des approches dites low-tech, fondées sur l’accessibilité, la soutenabilité et la pertinence (utilité adaptées aux contraintes locales), restent largement inexporées. La low-tech ne s’oppose pas à la high-tech mais propose une utilisation raisonnée des ressources disponibles, reposant sur des principes biomécaniques éprouvés, des techniques fiables et une forte capacité d’adaptation. Cette approche trouve un écho particulier dans les contextes à ressources limitées, humanitaires ou de crise. Elle pourrait également devenir pertinente à moyen terme dans la pratique dans les systèmes de santé occidentaux, face aux contraintes financières et environnementales qui ne cesseront de s’aggraver.

Nous rapportons une série de sept cas opérés lors de missions humanitaires à Madagascar et au Cambodge, illustrant des montages d’ostéosynthèse dits « mixtes ». En l’absence d’implants dédiés et face à l’impossibilité financière pour les patients d’accéder aux standards « habituels », des associations raisonnées d’implants disponibles ont été réalisées. Des plaques DCP 4,5 chantournées ont permis de reproduire des montages de type DHS, associées à des vis anti-rotation ou à des clous endomédullaires pour assurer la stabilité sagittale, complétées par des plaques pour le contrôle du plan frontal. Ces montages ont concerné des fractures pertrochantériennes, sous-trochantériennes et comminutives du fémur distal.

Les montages ont permis une réduction anatomique satisfaisante et une stabilité compatible avec une reprise progressive de l’appui différée. Aucune complication mécanique précoce n’a été observée. Les principes fondamentaux de l’ostéosynthèse (stabilité, respect biologique, réduction anatomique) ont pu être respectés malgré l’absence de matériel spécifique. Les résultats focntionnels ont été très similaires à ceux espérés avec des techniques conventionnelles.

Ces situations illustrent que le chirurgien « 4.0 » ne se définit pas uniquement par l’accès à la haute technologie, mais aussi par sa capacité d’analyse, d’adaptation et de créativité sous contrainte.

La chirurgie low-tech et les ostéosynthèses mixtes ne visent pas à remplacer les standards actuels, mais à proposer des alternatives éthiques, sûres et efficaces lorsque ceux-ci ne sont pas accessibles. Leur intégration dans la réflexion scientifique et la formation pourrait contribuer à une chirurgie plus résiliente, durable et universellement applicable.
Thomas DAOULAS (Brest) , Frédéric DUBRANA , Romain MANET , Philippe BIHOUIX , Leang Vann LIM
00:00 - 00:00 #51436 - TR-e002 Lambeau myocutané bilatéral des gastrocnémiens pour sauver des moignons transtibiaux sans raccourcissement osseux.
TR-e002 Lambeau myocutané bilatéral des gastrocnémiens pour sauver des moignons transtibiaux sans raccourcissement osseux.

Les moignons d’amputation transtibiale situés dans le tiers proximal du tibia sont fréquemment compliqués par une insuffisance de couverture des parties molles, responsable de douleurs, d’ulcérations cutanées et d’une intolérance prothétique. La prise en charge classique repose souvent sur un raccourcissement osseux secondaire, au détriment du bras de levier et des performances fonctionnelles. Dans une logique de chirurgien 4.0, l’anticipation et la prévention de ces complications deviennent essentielles.

Nous avons analysé rétrospectivement quatre patients (cinq lambeaux) opérés par lambeau myocutané d’avancement bilatéral des gastrocnémiens pour des moignons transtibiaux douloureux ou instables, réfractaires au traitement conservateur. Les critères d’évaluation incluaient la conservation de la longueur tibiale, les complications, la flexion résiduelle du genou et le délai de réadaptation prothétique, avec un recul minimal d’un an.

Aucune nécrose de lambeau ni reprise chirurgicale n’a été observée. La longueur tibiale moyenne conservée était de 14,3 cm. La flexion résiduelle moyenne du genou était de 8°, sans impact fonctionnel. Tous les patients ont retrouvé un appareillage prothétique stable et indolore.

La prise en charge des moignons transtibiaux proximaux doit s’inscrire dans une stratégie de prévention des complications cutanées et prothétiques. L’insuffisance de couverture constitue un facteur de risque majeur d’ulcérations, de douleurs et d’échec de l’appareillage. Le lambeau myocutané bilatéral des gastrocnémiens permet une couverture préventive, durable et mécaniquement adaptée, tout en préservant la longueur tibiale. Cette approche permet d'anticiper au mieux les contraintes prothétiques ultérieures.

Le lambeau myocutané bilatéral des gastrocnémiens permet une couverture fiable tout en préservant la longueur tibiale, évitant ainsi un raccourcissement osseux délétère. Cette approche s’inscrit dans une chirurgie moderne, anticipant les exigences fonctionnelles et prothétiques à long terme.
Thomas DAOULAS (Brest) , Dominique LE NEN , Damien BROCHARD
00:00 - 00:00 #51475 - TR-e003 Vertical dual plating in S3-S4 displaced transverse sacral fracture with cauda equina involvement: a case report.
TR-e003 Vertical dual plating in S3-S4 displaced transverse sacral fracture with cauda equina involvement: a case report.

Low transverse sacral fractures (TSF) are rare and may cause neurological symptoms when displaced. Surgical management remains undefined.

A 71-year-old woman sustained an anteriorly displaced S3-S4 transverse sacral fracture after falling on stairs, presenting with sacral pain, perianal hypoesthesia, constipation, and urinary dysfunction. After failed conservative treatment, she underwent open reduction and fixation with two parallel vertical 2.7 mm angular-stable plates. At six weeks, pain improved. At six months, defecation normalized with constipation tendency, but occasional urinary stress incontinency persisted.

Surgical indication for low transverse sacral fractures is unclear, including persisting pain and neurologic deficit. Few surgical techniques are described. Sacral canal decompression is debated, as neurological recovery often occurs spontaneously. Preservation of one S3 root usually maintains continence, supported by sacrectomy studies. Posterior plating provides stable fixation, consistent with morphometric studies showing sufficient cortical sacral lamina thickness for screw anchorage.

Dual posterior plating via midline approach is a viable option for displaced low transverse sacral fractures with neurological deficits
Anna MICHEL (Lausanne, Suisse) , Erica LANTE , Daniel WAGNER
00:00 - 00:00 #51671 - TR-e004 L'utilisation de pansement de pression négative avec instillation dans le traitement des plaies complexes en traumatologie. A propos de 18 cas .
TR-e004 L'utilisation de pansement de pression négative avec instillation dans le traitement des plaies complexes en traumatologie. A propos de 18 cas .

Le traitement des pertes de substance cutanée post-traumatiques des membres est souvent long et source d’interventions répétées. L’objectif de ce travail était de rapporter notre première expérience avec l’utilisation de pansement de pression négative avec instillation dans le traitement des plaies complexes en orthopédie et traumatologie.

Il s’agit d’une série prospective de 18 cas . La moyenne d’âge était de 51 ans. Les localisations principales étaient le membre supérieur dans 5 cas, la le genou dans 3 cas , la jambes dans cas la cheville dans 9 cas, et le pied dans 39 cas. Le tissu osseux était exposé dans 5 cas, et le matériel d’ostéosynthèse dans 2 cas. Le pansement TPN avec installation a été appliqué immédiatement après le débridement chirurgical initial ou l’ostéosynthèse des fractures.

Les évaluations se sont révélées très satisfaisantes et apportent un réel bénéfice pour la cicatrisation, une cicatrisation complète a été obtenue dans tous les cas. Le pansement TPN a été toléré chez tous les patients. La durée moyenne de traitement a été de 18 jours (4-35j), avec un changement du système TPN tous les 3 jours en moyenne.

l'utilisation de de pansement de a considérablement restreint les indications de lambeaux pour assurer La couverture des pertes de substance cutanée des membres. ce système a permis de réduire l’œdème des plaies, de nettoyer les exsudats en les drainant et de réaliser une détersion efficace. Il favorise le drainage des sérosités et une réduction importante de la taille de la plaie.

Le pansement TPN avec instillation est une procédure sûre et facile à appliquer dans le traitement de plaies complexes des membres et les PDS cutanées. Cette technique facilite la prise en charge initiale, limite les gestes de couverture cutanée complexe ., et permet de solutionner des situations difficiles à traiter dans le cadre des pertes de substances des membres, Elle ne règle pas l’ensemble des problèmes de couverture des fractures ouvertes mais reste un bon complément aux gestes habituellement entrepris. Le coût et le confort pourront être améliorés par l’utilisation à domicile(HAD) . IL stimule le tissu de granulation indispensable à la réalisation du geste de couverture. importante de la taille de la plaie.
Mazen ALI (Orléans) , Guillaume-A ODRI , Hichem ISSAOUI , Fredson RAZANABOLA
00:00 - 00:00 #51685 - TR-e005 Le coude flottant chez l’adulte : étude épidémiologique, clinique, thérapeutique et médico-légale autour de 17 cas.
TR-e005 Le coude flottant chez l’adulte : étude épidémiologique, clinique, thérapeutique et médico-légale autour de 17 cas.

Le coude flottant représente une lésion traumatique grave du membre supérieur dont l’évaluation médico-légale peut être complexe. L’objectif de cette étude était d’analyser les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et médico-légales de cette affection à travers une série de 17 patients adultes.

L’analyse a porté sur les données démographiques, les types de fractures observées, les modalités de prise en charge ainsi que les complications rencontrées. L’étude a également évalué les paramètres médico-légaux incluant le délai de consolidation, les séquelles fonctionnelles et l’importance des différents préjudices.

L'âge moyen était de 32 ans. Les victimes étaient tous de genre masculin. Le mécanisme était un traumatisme direct du coude suite à une chute de moto dans le cadre d'un accident de la voie publique dans la majorité des cas. Parmi les patients étudiés, 12 cas correspondaient à un coude flottant de type I et 5 cas à un type II. Les complications initiales les plus fréquentes étaient les lésions du nerf radial ainsi que les plaies ouvertes associées. Le traitement a reposé dans tous les cas sur une ostéosynthèse chirurgicale. L’évolution a été marquée par la survenue de raideurs articulaires, de séquelles neurologiques et de cals vicieux. L’incapacité totale temporaire a été évaluée à cinq mois et demi, tandis que le délai moyen de consolidation médico-légale était de quinze mois. L’analyse des préjudices a montré un retentissement moral et esthétique jugé moyen dans 4 cas, assez important dans 9 cas et important dans 4 cas. Le préjudice professionnel était estimé important chez 7 patients et assez important chez 3 patients.

En conclusion, le pronostic médico-légal du coude flottant dépend du type lésionnel, de l’existence d’une atteinte neurologique initiale, du choix thérapeutique ainsi que de la qualité du programme de rééducation fonctionnelle.
Mohamed Taher GHANNOUCHI (Tunisie, Tunisie) , Hassen YANES , Khaireddine BEN AMOR , Mohamed Ali NBAYA , Hedi Moez BEN AYED
00:00 - 00:00 #51707 - TR-e006 Lambeau « supra cross-leg » distal bipédiculé : série de cas et mise au point technique.
TR-e006 Lambeau « supra cross-leg » distal bipédiculé : série de cas et mise au point technique.

Les fractures ouvertes de la jambe sont des blessures graves et courantes. En cas d’impossibilité voire d’échec d’un lambeau libre et/ou d’un lambeau pédiculé local, le lambeau hétérojambier s’impose comme ultime solution pour éviter l’amputation. L'objectif de cette étude est de proposer une mise au point technique et des avantages cliniques du lambeau « supra cross leg » distal bipédiculé à propos d’une série de 4 cas.

4 patients ont bénéficié d’un lambeau « supra cross leg » distal bipédiculé entre 2016 et 2026 à l'hôpital [ANONYMISATION] : trauma center de niveau I et centre de traitement des brulés. Les données démographiques, traumatiques et chirurgicales ont été recueillies.

Les patients étaient tous des hommes âgés en moyenne de 35 ans (±7,9). La réalisation du « supra cross leg » distal bipédiculé a été effectuée en moyenne 59 jours (±15,9) après l’accident. Il mesurait en moyenne 408 cm2 (±99,3). 3 patients ont nécessité une reprise précoce septique. Le sevrage du lambeau a été effectué en moyenne à 34 jours(±4,1). Aucun échec n’a été observé. Les parties molles ainsi reconstruites autorisent un geste de reconstruction osseuse secondaire grâce à une levée partielle du lambeau.

Ce lambeau associant lambeau sural distal et saphène interne distal à la jambe rend possible la couverture d’une large perte de substance grâce à une large palette utile du lambeau et une vascularisation riche et mixte par dépendant des réseaux tibial postérieur et fibulaire. Il faut savoir différer le temps du sevrage si le lambeau doit être relevé prématurément pour raison septique. La longueur du pédicule facilite la mise en place du lambeau sur le site receveur. Le choix de l’exo-fixation de solidarisation des deux membres inférieurs présente l’avantage d’un montage solide qui facilite les soins de nursing et la mobilisation.

Le lambeau « supra cross-leg » distal bipédiculé est une technique fiable et reproductible qui permet une large couverture cutanée. Il est certes associé à une immobilisation compte tenu de la solidarisation temporaire des deux membres inférieurs mais autorise cependant un relatif confort.
Paul CHANZY (Paris) , Céline SIEGEL , Marie DELONCLE , Noémie D’EVERLANGE DE BELLEVUE , Pierre MATEO , Claire-Sophie BICH , Patrick DUHAMEL , Michel BRACHET , Eric BEY
00:00 - 00:00 #51717 - TR-e007 Séquelles des fractures du plateau tibial : quand recourir à l’ostéotomie intra-articulaire ?
TR-e007 Séquelles des fractures du plateau tibial : quand recourir à l’ostéotomie intra-articulaire ?

Les fractures du plateau tibial représentent 1 à 2 % de l’ensemble des fractures et résultent de traumatismes à haute ou faible énergie selon l’âge des patients. Leur prise en charge vise à restaurer la congruence articulaire et la stabilité du genou. Une réduction imparfaite peut entraîner des séquelles telles que les cals vicieux intra-articulaires, responsables de douleurs, de raideur et d’arthrose secondaire. L’ostéotomie intra-articulaire constitue une option thérapeutique permettant de corriger ces déformations. L’objectif de ce travail est d’évaluer l’intérêt de cette technique dans le traitement des séquelles des fractures du plateau tibial.

Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive, observationnelle et monocentrique portant sur trois patients présentant un cal vicieux intra-articulaire du plateau tibial post-traumatique. Les patients ont été pris en charge et suivis au service de chirurgie orthopédique et traumatologique B du CHU Mohammed VI d’Oujda entre janvier 2013 et décembre 2022. L’évaluation clinique et radiologique comprenait des radiographies standard du genou complétées par une tomodensitométrie avec reconstruction tridimensionnelle.

Trois patients âgés de 30 à 46 ans (âge moyen : 39,6 ans) ont été inclus, avec une prédominance masculine (66,7 %). Un patient avait bénéficié initialement d’une ostéosynthèse, tandis que deux patients n’avaient pas reçu de traitement chirurgical et ont évolué vers un cal vicieux intra-articulaire. Tous présentaient des douleurs et une boiterie et ont bénéficié d’une ostéotomie intra-articulaire. La durée moyenne d’hospitalisation était de trois jours. L’évolution postopératoire était favorable dans deux cas, tandis qu’une raideur articulaire a été observée chez un patient. Les scores fonctionnels moyens étaient de 82,7 % pour le Knee Society Score et de 81,3 % pour le score de Lysholm.

Les cals vicieux intra-articulaires du plateau tibial constituent une complication fonctionnellement invalidante des fractures mal réduites ou insuffisamment traitées. L’ostéotomie intra-articulaire permet de restaurer la congruence articulaire et de corriger les déformations axiales responsables des symptômes cliniques. Dans notre série, les résultats fonctionnels étaient globalement satisfaisants, avec amélioration de la douleur et de la mobilité. Ces résultats concordent avec les données de la littérature qui soulignent l’efficacité de cette technique dans la prise en charge des séquelles post-traumatiques, sous réserve d’une planification préopératoire rigoureuse et d’une rééducation postopératoire adaptée.

L’ostéotomie intra-articulaire constitue une option thérapeutique pertinente dans le traitement des cals vicieux du plateau tibial, notamment chez les patients jeunes ou actifs. Elle permet de restaurer la congruence articulaire, d’améliorer la fonction du genou et de retarder l’évolution vers l’arthrose, à condition d’une planification préopératoire rigoureuse et d’une rééducation adaptée.
Reda BELFADIL (Oujda, Maroc) , Achraf TEBBAA , Najib ABDELJAOUAD , Hicham YACOUBI
00:00 - 00:00 #51724 - TR-e008 Résultats de la prise en charge des fractures des os longs traitées par plaque verrouillée polyaxiale : étude rétrospective monocentrique de 44 cas.
TR-e008 Résultats de la prise en charge des fractures des os longs traitées par plaque verrouillée polyaxiale : étude rétrospective monocentrique de 44 cas.

Les plaques verrouillées polyaxiales permettent une orientation variable des vis et une stabilité optimale dans les fractures complexes des os longs, notamment en cas d’os fragile ou de contexte périprothétique. L’objectif était d’évaluer la consolidation, les résultats fonctionnels et la sécurité de la technique sur une série de fractures des os longs traitées par plaque verrouillée polyaxiale.

Matériel et méthodes Étude rétrospective monocentrique incluant 44 cas de fractures du fémur, du tibia ou de l’humérus opérées entre 2015 et 2020 par plaque verrouillée polyaxiale. La consolidation était évaluée radiographiquement au dernier suivi. Le bénéfice fonctionnel était apprécié par la reprise d’activité professionnelle ou le retour à une autonomie normale à plus d’un an postopératoire. Les complications ont été recensées de façon systématique. Le recul moyen était de 13,7 mois.

Quarante-quatre cas ont été inclus. Trente-neuf étaient évaluables radiologiquement au dernier suivi. Une consolidation a été obtenue dans 36 cas (92,3 % des cas évaluables), avec trois pseudarthroses (7,7 %). À plus d’un an postopératoire, 36 patients sur 44 (81,8 %) avaient repris une activité ou retrouvé une autonomie normale. Six complications (13,6 %) ont été rapportées. Elles comprenaient deux neurapraxies du nerf radial, trois pseudarthroses dont une septique et un retard de consolidation. Deux complications ont nécessité une reprise chirurgicale. Aucune complication n’a été imputée au dispositif implanté.

Cette série met en évidence un taux élevé de consolidation et profil de sécurité favorable comparables aux données rapportées par la littérature pour les plaques verrouillées dans les fractures complexes des os longs. La polyaxialité facilite l’orientation des vis dans des situations anatomiques habituellement difficiles . Les principales limites sont le caractère rétrospectif de l’étude, l’absence de groupe contrôle et des données radiologiques incomplètes dans certains cas.

La plaque verrouillée polyaxiale permet d’obtenir des résultats radiographiques et fonctionnels satisfaisants dans les fractures complexes des os longs, avec un faible taux de complications non liées au matériel.
Mohamed Cherif EL AMRAOUI (Sens) , Nicu Catalin CALDARUS , Alexandru MOISE , Bogdan ZAHARIA
00:00 - 00:00 #51731 - TR-e009 Intérêt de la méthode séquentielle dans le traitement des pertes de substance osseuse du membre supérieur, à propos de 16 cas.
TR-e009 Intérêt de la méthode séquentielle dans le traitement des pertes de substance osseuse du membre supérieur, à propos de 16 cas.

les pertes de substance osseuse (PSO) du membre supérieur, d'origine traumatique, infectieuse ou tumorale, posent un défi majeur en chirurgie orthopédique. La technique séquentielle de la membrane induite décrite par Masquelet s'impose comme alternative fiable aux méthodes traditionnelles. L'objectif de ce travail est d'évaluer les résultats cliniques et radiologiques de cette technique dans la reconstruction des PSO du membre supérieur.

étude rétrospective monocentrique incluant 16 patients traités entre 2018 et 2025 au service de chirurgie orthopédique et traumatologie . Critères d'inclusion : PSO du membre supérieur traitées par technique séquentielle de Masquelet. Variables collectées : âge, sexe, étiologie, localisation anatomique, taille du défaut, délai entre les deux temps opératoires, consolidation et complications. Méthodes opératoires et d'évaluation :premier temps : pose d'un cément-spacer pour induire la membrane. Deuxième temps (après 6-8 semaines) : greffe osseuse autologue dans la membrane. Évaluation : consolidation radiologique (disparition des images de lyse, formation de pont osseux), récupération fonctionnelle et complications cliniques. Suivi moyen : 24 mois.

âge moyen : 45 ans (prédominance masculine). Étiologies : traumatiques (3 cas), infectieuses (11 cas), tumorales (2 cas). Localisations : humérus (7 cas), avant-bras (5 cas), main (4 cas). Taille moyenne du défaut : 4 cm. Délai moyen entre temps : 12 semaines. Taux de consolidation : 100% (délai moyen : 6 mois). Complications : 2 infections secondaires, 1 raideur articulaire modérée. Récupération fonctionnelle satisfaisante dans 78% des cas. Aucun échec de consolidation.

cette série confirme l'efficacité de la technique de Masquelet pour répondre à l'objectif de reconstruction fiable des PSO du membre supérieur, avec un taux de consolidation de 100% supérieur aux séries classiques (taux d'échec 20-30% pour les greffes traditionnelles). La méthodologie rétrospective limite les biais, mais le suivi moyen de 24 mois renforce la validité. Ces résultats s'alignent sur la littérature (ex. : Masquelet et al., taux >90%), tout en montrant une supériorité dans les cas infectieux grâce à la membrane biologiquement active.

La technique séquentielle de Masquelet émerge comme traitement de référence pour les PSO du membre supérieur, avec incidences cliniques favorables : restauration fonctionnelle et faible morbidité. Perspectives : extension aux PSO >6 cm et études prospectives multicentriques.
Abdelhalim SALMI , Mohamed MEDJAHED , Imed GHAFFOUR (Oran, Algérie)
00:00 - 00:00 #51783 - TR-e010 Reamer-Irrigator-Aspirator (RIA) versus greffe de crête iliaque dans la technique de Masquelet : revue systématique et méta-analyse.
TR-e010 Reamer-Irrigator-Aspirator (RIA) versus greffe de crête iliaque dans la technique de Masquelet : revue systématique et méta-analyse.

La technique de Masquelet est une approche reconnue pour les pertes de substance osseuse. La crête iliaque est le site donneur de référence pour l'autogreffe, mais sa morbidité est significative. Le Reamer-Irrigator-Aspirator (RIA) permet un prélèvement intramédullaire fémoral avec une morbidité potentiellement réduite. Cette méta-analyse compare les résultats du RIA versus la greffe de crête iliaque dans la technique de Masquelet.

Une recherche a été effectuée dans Embase, MEDLINE (via PubMed), Web of Science et CENTRAL jusqu'en décembre 2023. Tous les types d'études avec ≥5 patients par groupe de greffon ont été inclus, chez des adultes traitées par la technique de la membrane induite pour des pertes de substance des os longs. Les études devaient rapporter au moins un critère : consolidation radiographique, délai de consolidation, infection du site opératoire, reprise chirurgicale, non-union persistante ou morbidité du site donneur. Les proportions combinées ont été calculées avec des modèles à effets aléatoires (DerSimonian–Laird) avec transformation logit. Les associations ajustées ont été estimées par méta-régression à effets fixes.

103 études totalisant 3571 patients ont été incluses, dont 83,5 % ayant reçu une greffe de crête iliaque et 16,5 % un greffon par RIA. Les taux de consolidation combinés étaient comparables : 86,7 % (IC 95 % 84,0–89,0) pour la crête iliaque contre 84,4 % (IC 95 % 75,5–90,4) pour le RIA. Aucune différence significative selon le type de greffon n’a été observée en méta-régression (OR 1,12 ; p=0,40). Cependant, le RIA était associé à un taux d’infection plus faible (10,4 % contre 16,7 % ; OR ajusté 0,55 ; p=0,02). L’utilisation de fragments d’allogreffe spongieuse prédisait une meilleure consolidation (OR 3,10 ; p<0,001) et un délai plus court (β = -5,75 mois). Les complications du site donneur étaient de 13,3 % pour la crête iliaque contre 8,3 % pour le RIA. Le risque de biais était élevé dans 82,5 % des études.

Ces résultats confirment l'efficacité comparable des deux types de greffon pour la consolidation osseuse. L'avantage du RIA en termes d'infection et de morbidité du site donneur est cohérent avec la littérature existante. L'association entre les fragments d'allogreffe spongieuse et l'amélioration des résultats constitue une nouvelle découverte, bien que ces données n'aient pas permis d'analyser les dosages et indications précises. La répartition inégale des patients entre les deux groupes et le nombre limité d'études sur le RIA La limite toutefois la finalité des conclusions.

Les greffes par RIA et crête iliaque offrent des taux de consolidation équivalents dans la technique de Masquelet. Le RIA présente des avantages en termes d'infection et de morbidité. Les fragments d'allogreffe spongieuse améliorent la consolidation et réduisent son délai. Compte tenu de la nature observationnelle des preuves, ces résultats doivent être interprétés avec prudence et confirmés par des essais randomisés.
Laurie-Anne BÉDARD (Québec, Canada) , Julien CHAPLEAU
00:00 - 00:00 #51794 - TR-e011 L'ostéosynthèse des fracture du plateau tibial postéro-médiale par Voie d’abord postérieure directe en décubitus ventral .
TR-e011 L'ostéosynthèse des fracture du plateau tibial postéro-médiale par Voie d’abord postérieure directe en décubitus ventral .

Les fractures des plateaux tibiaux représentent 1% de toutes les fractures. Leur prise en charge demeure difficile. Il s'agit de fractures articulaires, nécessitant une réduction la plus anatomique possible, une ostéosynthèse stable . les principes d’ostéosynthèse ont évolué avec la description de nouvelles voies d’abords pour exposer et réduire efficacement ces fragments postéromédiaux. Le but de notre étude est d'évaluer les résultats clinque et radiologiques de fractures des plateaux tibiaux postérieurs traitées par ostéosynthèse par voie d’abord postérieur en décubitus ventral .

Entre 2020 et 2022 dix patients de 31 ans en présentant une fracture du plateau tibial postérieur déplacée ont été traité dans notre structure , Le bilan préopératoire inclut radiographie du genou avec une TDM en 2D et 3D été réalisée chez tous les patients . L'acte opératoire s'est déroule sous anesthésie générale, décubitus ventrale , voie d’abord postérieure de LOBENHOFFER ,nous avons réduit et fixé la fracture au moyen de plaque LCP 4,5 postérieur . Une orthèse de genou été de mise à but antalgique et protectrice pendant 3 semaines avec béquillage et interdiction de l'appui pour une durée de douze semaines,La rééducation a été commence le lendemain de l'intervention . La durée d'hospitalisation été d'une moyenne de 4 jours.

Tous nos patients ont été revu régulièrement. Le recul moyen de notre série été de 16 mois (10 et 24 mois). Le score moyen de Lysholm était de 95 (75-100). Toutes les fractures ont consolidées en 6 mois sans déplacement secondaire . Aucune complication majeur n'a été noté à part un cas d'infection superficielle du site opératoire, traitée par des antibiotiques oraux. Un patient a présenté une déhiscence partielle superficielle en postopératoire , traitée par des soins locaux .

Le fragment postéro-médial à trait frontal est fréquent dans les fractures complexes et passe souvent inaperçu en l’absence de scanner. ce type de fracture ne peut parfois pas être traité de manière optimale par les approches conventionnelles antérieures, médiales en décubitus dorsal,de nouvelles voies d’abord ont été décrites pour répondre à ce besoin. La voie d’abord postérieur a beaucoup évolué depuis celle décrite par Luo. Elle permet une réduction articulaire satisfaisante et une compression du fragment postéro-médial.

L'ostéosynthèse par une plaque postérieur via la voie d’abord postérieure directe en décubitus ventral est le traitement de choix pour la fracture du plateau tibial postérieur. La voie d’abord postéro- médiale présente peu de risques et fait partie de l'arsenal thérapeutique la planification et traitement des fractures complexes du plateau tibial. Elle permets d’obtenir une réduction la plus anatomique possible, avec ostéosynthèse stable permettant de débuter précocement la rééducation afin d'obtenir les meilleurs résultats fonctionnels,
Mazen ALI , Guillaume-A ODRI (Orléans) , Hichem ISSAOUI , Fredson RAZANABOLA
00:00 - 00:00 #51818 - TR-e012 Fracture de la tubérosité tibiale antérieure associée à une désinsertion du tendon rotulien chez l’adolescent :à propos d'un cas.
TR-e012 Fracture de la tubérosité tibiale antérieure associée à une désinsertion du tendon rotulien chez l’adolescent :à propos d'un cas.

Les fractures de la tubérosité tibiale antérieure (TTA) sont des lésions rares de l’adolescent, survenant généralement lors d’une contraction violente du quadriceps sur un genou en extension. L’association à une désinsertion du tendon rotulien est exceptionnelle et compromet l’intégrité de l’appareil extenseur du genou. Nous rapportons un cas illustrant cette association lésionnelle et sa prise en charge chirurgicale.

Un patient de 13 ans, victime d’un accident de la voie publique, a été admis pour douleur intense du genou avec impotence fonctionnelle totale. L’examen clinique retrouvait une tuméfaction antérieure du genou et une impossibilité d’extension active. Les radiographies standards ont mis en évidence une fracture déplacée de la tubérosité tibiale antérieure associée à une ascension rotulienne, évoquant une désinsertion du tendon rotulien.

Le patient a bénéficié d’un traitement chirurgical consistant en une réduction anatomique et une fixation de la TTA par vissage. La désinsertion du tendon rotulien a été réparée par réinsertion à l’aide d’ancres, avec protection de la réparation par un cerclage rotulo-tibial. Les suites opératoires ont été simples, avec récupération progressive de l’extension active après rééducation.

L’association d’une fracture de la TTA et d’une désinsertion du tendon rotulien est exceptionnelle. Le diagnostic repose sur l’examen clinique et l’analyse radiologique, notamment la présence d’une patella alta. Le traitement est chirurgical et doit permettre une restauration stable de l’appareil extenseur par fixation de la TTA et réparation solide du tendon rotulien.

Cette association lésionnelle rare doit être recherchée devant toute fracture de la TTA avec déficit d’extension active. Une prise en charge chirurgicale précoce permet d’obtenir de bons résultats fonctionnels.
Yassine ZINE EL ABIDINE (Sousse, Tunisie) , Aymen HANNAFI , Nadim DEROUICH , Maha AMMAR , Rami BEN MHENNI , Mahmoud BEN MAITIGUE , Karim BOUATTOUR
00:00 - 00:00 #51832 - TR-e013 Triade malheureuse du coude : l’importance d’une stabilisation osseuse et ligamentaire précoce.
TR-e013 Triade malheureuse du coude : l’importance d’une stabilisation osseuse et ligamentaire précoce.

La triade malheureuse du coude associe une luxation postérieure, une fracture de la tête radiale et une fracture du processus coronoïde. Cette combinaison entraîne une instabilité majeure et un risque élevé de raideur. L’objectif de ce travail est de rapporter un cas clinique et de souligner l’importance d’une stabilisation chirurgicale précoce.

Patient de 52 ans, mécanicien, admis après une chute sur la paume de la main. L’examen clinique montrait une douleur intense et une impotence fonctionnelle du coude avec réluxation à 30° de flexion. Examens vasculaire et neurologique normaux. L’imagerie (radiographies et scanner) révélait une luxation postérieure du coude, une fracture de la tête radiale type III selon Mason et une fracture type III du processus coronoïde selon Regan et Morrey. Une prise en charge chirurgicale précoce a été réalisée.

Peropératoire : rupture du ligament latéral externe confirmée. Ostéosynthèse de la tête radiale par double vissage et de l’apophyse coronoïde avec réinsertion capsulaire. Réparation du ligament latéral externe par ancres. Immobilisation par attelle, mobilisation débutant à J15. À trois mois, coude stable, arc de mobilité fonctionnel : flexion 130°, extension −10°, prono-supination complète, Évaluation fonctionnelle selon le Mayo Elbow Performance Score : excellent. Reprise de l’activité professionnelle

La triade malheureuse du coude est une lésion complexe pouvant passer inaperçue sans examen rigoureux. La prise en charge repose sur la restauration séquentielle de la stabilité articulaire : fixation osseuse et réparation ligamentaire. La mobilisation précoce limite la raideur et améliore la fonction, concordant avec les données de la littérature.

Cette lésion constitue une urgence traumatologique. Une stabilisation anatomique précoce associée à une rééducation fonctionnelle permet des résultats cliniques favorables et la reprise des activités professionnelles.
Mohammed Tahir ZIANE BERROUDJA (Perpignan)
00:00 - 00:00 #51842 - TR-e014 Reconstruction d'une perte de substance cutanée avec nécrose osseuse tibiale étendues de la face antéro-latérale de la jambe par Lambeau cutanéo-musculo-osseux pédiculé du péroné. (A propos d'un cas).
TR-e014 Reconstruction d'une perte de substance cutanée avec nécrose osseuse tibiale étendues de la face antéro-latérale de la jambe par Lambeau cutanéo-musculo-osseux pédiculé du péroné. (A propos d'un cas).

La couverture des pertes cutanées prétibiales étendues repose sur les lambeaux libres, nécessitant un chirurgien spécialisé et exposant à un taux d’échec élevé. Leur succès dépend du lit vasculaire, souvent compromis dans les traumatismes complexes. Notre étude décrit une technique originale utilisant un lambeau pédiculé du péroné déplacé par fixateur externe, permettant la couverture fiable de pertes cutanées avec nécrose osseuse tibiale étendue.

Nous rapportons le cas d’un patient de 26 ans, victime d’un traumatisme complexe de la jambe gauche par coups de feu, stade IIIB selon Gustilo et Anderson, sans fracture. À 1 mois, il présente un syndrome septique avec fièvre à 40 °C et une nécrose cutanéo-musculaire infectée, traitée par débridements et greffe cutanée postéro-interne. À 6 mois, persiste une perte cutanée avec dépériostage et nécrose osseuse de la crête tibiale (20 × 4 cm), couverte par un lambeau pédiculé du péroné déplacé progressivement par fixateur externe après ostéotomies. À 4 mois post-opératoire, une ostéotomie-excision tibiale est suivie d’une ostéosynthèse péronéo-tibiale par deux vis corticales. À 6 mois, une petite nécrose superficielle est traitée par greffe simple.

À 8 mois post-opératoire, on observe une cicatrisation complète et une guérison sans complication majeure. Le membre est sauvé, fonctionnel, et la couverture cutanée est stable.

La couverture des pertes cutanéo-musculo-aponévrotiques avec mise à nu de l’os (stade IIIB de Gustilo et Anderson) dans un contexte de traumatisme complexe et de vascularisation précaire demeure un défi majeur pour la chirurgie conservatrice du membre. Le lambeau adipo-fascial antéro-médial de jambe, décrit par Heymans, a montré d’excellents résultats, tandis que d’autres auteurs ont proposé des combinaisons de lambeaux locaux comme le soléaire associé au neurocutané sural ou le gastrocnémien combiné à l’hémisoléaire. Ces reconstructions restent cependant traumatiques pour un membre déjà sévèrement atteint. Le lambeau Flip-Flap, décrit par Hardy, constitue une variante simple du lambeau adipo-fascial. Notre technique, utilisant un lambeau pédiculé cutanéo-musculo-osseux du péroné déplacé transversalement par fixateur externe, se distingue par sa simplicité et l’absence de dissection vasculaire, permettant une couverture fiable même en cas de nécrose osseuse étendue.

Le lambeau pédiculé cutanéo-musculo-osseux du péroné est une technique fiable, simple et reproductible. Elle constitue une alternative intéressante en traumatologie pour la couverture des pertes cutanées prétibiales étendues avec nécrose osseuse, notamment lorsque les lambeaux libres ou locaux sont impossibles en raison de conditions vasculaires défavorables. Cette approche élargit les options thérapeutiques et offre une solution efficace pour des situations où les techniques classiques échouent.
Raymond MASSAAD (Beyrouth, Liban) , Antonella MASSAAD , Dounia MASSAAD
00:00 - 00:00 #51846 - TR-e015 Le Cours Avancé de Damage Control Chirurgical (ACDCS) en Ukraine et en Arménie.
TR-e015 Le Cours Avancé de Damage Control Chirurgical (ACDCS) en Ukraine et en Arménie.

Dans un conflit, tout chirurgien peut être confronté à des blessés de guerre. Le damage control chirurgical est une tactique d’arrêt rapide de l’hémorragie et de réparation partielle des lésions suivis d’une intervention pour réparations définitives, différée après stabilisation. Il est essentiel pour les chirurgiens peu habitués aux traumatismes de guerre. Une formation courte (Advanced Course for Damage Control Surgery (ACDCS) avait été créée à la suite des attentats terroristes en France (2015). La Chaîne de l’Espoir a soutenu ces formations en Ukraine (avec HuSoMe) et en Arménie (avec Hay Asso). Nous rapportons ici les résultats actualisés de ce programme.

Des chirurgiens français ont formé six formateurs en Ukraine (2023) et en Arménie (2024). Ces chirurgiens formateurs ont ensuite formé d’autres chirurgiens en combinant : • Cours magistraux, cas cliniques : triage, damage control chirurgical, traumatismes thoraciques, abdominaux, vasculaires et orthopédiques. • Simulations sur réacteurs biologiques (porcs), respect des règles éthiques et vétérinaires). Gestes réalisés : laparotomies, thoracotomies, contrôles de lésions intestinales, réparations et shunts vasculaires, traitement de plaies cardiaques et pulmonaires, technique de l’abdomen ouvert. • Simulations sur os en 3D par montages simples et rapides de fixateurs externes • Évaluations par questionnaires anonymes de10 questions en pré et post formation.

En Ukraine, 525 chirurgiens (87 orthopédistes) ont été formés en 86 cours (53 à Lviv et 34 à Kharkiv). L’analyse montre une progression moyenne des connaissances de 4,6 points (de 4,7 à 9,3) avec aux pré-tests (468 questionnaires) des connaissances du packing hépatique (51 %), packing péritonéal (34 %), shunt vasculaire (23 %) et tactique en trois temps (21 %). 93 % jugent la formation très utile et 82 % déclarent avoir acquis de nombreuses nouvelles compétences. En Arménie, 153 chirurgiens (39 orthopédistes) ont été formés en 18 cours (Erevan). L’analyse montre une progression moyenne de 6,2 points (de 3,1 à 9,3) avec aux pré-tests (153 questionnaires) des connaissances du packing hépatique (22 %), packing péritonéal (29 %), shunt vasculaire (5 % seulement) et tactique en trois temps (22 %). 99 % jugent la formation très utile et 94 % déclarent avoir acquis de nombreuses nouvelles compétences. Parmi les remarques : souhaits d’une formation plus précoce et de cours sur les amputations et les traumatismes crâniofaciaux.

Le damage control chirurgical est peu connu des chirurgiens en Ukraine et en Arménie. L’ACDCS permet une acquisition rapide de connaissances. Les participants ont particulièrement apprécié de pratiquer l’hémostase, de s’exercer en équipe et de pouvoir tester leur stabilité émotionnelle.

Une formation courte comme l’ACDCS semble importante pour les chirurgiens travaillant dans des contextes affectés par la guerre ou exposés à un risque d’attentats terroristes.
Sylvain RIGAL (Clamart) , Orest SMALIOUKH , Enrica LERESCHE , Vitalii MAKAROV , Valeriia NIZIAIEVA , Hayk KOBELYAN , Shalen DANIELYAN , Raphael PITTI , François PONS
00:00 - 00:00 #51878 - TR-e016 Résultats du traitement chirurgical des patients atteints des vastes défauts des os longs.
TR-e016 Résultats du traitement chirurgical des patients atteints des vastes défauts des os longs.

Les lésions et les défauts des os longs consécutifs à des fractures ou à une ostéomyélite constituent des problèmes cliniques complexes, souvent sources d'invalidité et nécessitant une rééducation de longue durée. A la base de la méthode d'ostéogenèse de distraction d'Ilizarov, un module pour distraction-fixation (MDF) a été mis au point afin d'améliorer la stabilité de la fixation des fragments osseux, d'accélérer la régénération tissulaire et de réduire l'incidence des complications.

Au total, 62 patients (âgés de 18 à 64 ans) présentant des défauts des os longs ont été examinés. Le groupe d'étude (n=26) a été traité par la technique DFM, tandis que le groupe témoin (n=36) a été traité par la méthode d'Ilizarov traditionnelle. Les délais de régénération, les durées d'hospitalisation, les scores fonctionnels SF-36 et les taux de complications (infections, instabilité et réinterventions) ont été comparés.

L'utilisation de la technique DFM a accéléré la régénération de 29,2 % (1,7 ± 0,3 mois), réduit la durée d'hospitalisation de 32 % (42 ± 6 jours) et amélioré la qualité de vie, mesurée par le questionnaire SF-36, de 47 % (p < 0,05) par rapport au groupe témoin.

Le groupe d'étude a présenté moins de complications : l'incidence des infections a diminué de 50 % (1 cas contre 2) et l'instabilité de la fixation de 66,7 % (1 cas contre 3). Les avantages de la technique DFM comprennent une répartition uniforme de la charge, une stabilisation fiable des fragments, une ostéogenèse accélérée, un risque de complications réduit et une efficacité accrue du traitement. Son utilisation revêt une grande importance clinique dans les cas de pertes de substance osseuse sévères où les méthodes traditionnelles sont inefficaces.

La technique DFM a démontré une grande efficacité dans le traitement des défauts osseux tubulaires. Son utilisation accélère la régénération, raccourcit la durée d'hospitalisation et diminue le risque de complications. La mise en œuvre de cette méthode améliorera la qualité des soins orthopédiques et de la réadaptation des patients atteints de pathologies sévères.
Sh.m. DAVIROV , Vladimir Ivanovitsch SHEVTSOV (Kurgan, Russie) , K.i. NOVIKOV , D.sh. MANSUROV
00:00 - 00:00 #51936 - TR-e017 Fractures péri-implantaires du fémur après enclouage proximal : stratégies chirurgicales et résultats d’une série de 20 cas.
TR-e017 Fractures péri-implantaires du fémur après enclouage proximal : stratégies chirurgicales et résultats d’une série de 20 cas.

Le nombre de fractures pertrochantériennes et sous-trochantériennes de la hanche augmente proportionnellement à l’allongement de l’espérance de vie. La survenue d’une seconde fracture du même fémur autour d’un clou antérograde constitue une complication peu fréquente, mais avec un impact clinique et fonctionnel important. Objectif : Analyser les types de fractures péri-implantaires du fémur observées dans notre centre selon la classification de Videla, le traitement réalisé et les résultats à moyen terme.

Entre 2018 et 2025, vingt patients ont présenté une fracture péri-implantaire du fémur. Seize étaient des femmes et quatre des hommes, avec un âge moyen de 84 ans. Selon la classification AO, les fractures initiales étaient : onze 31A1, cinq 31A2 et quatre 31A3. Neuf ont été traitées par un clou Gamma3 court (Stryker), deux par un Gamma3 long (Stryker), cinq par un PFN court (Synthes) et quatre par un PFN-A long (Synthes). Le délai moyen entre l’ostéosynthèse de la fracture proximale du fémur et la survenue de la fracture péri-implantaire était de 3,5 ans (extrêmes : 1 mois – 11 ans).

Selon la classification de Videla, quatorze fractures péri-implantaires sont survenues au niveau de l’extrémité du clou ou du verrouillage distal (32BN). Les six fractures restantes étaient localisées au tiers distal du fémur (33C). Les six fractures de type 33C et deux fractures situées au niveau de l’extrémité d’un clou court ont été traitées par ostéosynthèse à l’aide d’une plaque NCB (Zimmer Biomet) chevauchant le clou (8 cas). Dans les autres fractures situées autour de l’extrémité d’un clou court, le clou a été retiré et remplacé par un Gamma3 long (Stryker). Trois patients sont décédés au cours de la première année pour des causes non liées à la fracture. Chez les autres patients, une consolidation complète de la fracture a été observée, bien que seulement sept aient retrouvé leur niveau fonctionnel antérieur.

Les fractures péri-implantaires du fémur après enclouage proximal constituent une complication rare mais probablement sous-estimée, dont la fréquence pourrait augmenter avec le vieillissement de la population. Leur prise en charge est souvent complexe en raison de l’âge avancé des patients et de la qualité osseuse souvent altérée. Dans notre série, la majorité des fractures étaient localisées au niveau de l’extrémité du clou ou du verrouillage distal, zones connues de concentration des contraintes mécaniques. La classification de Videla s’est révélée utile pour caractériser le profil lésionnel et guider la stratégie thérapeutique. Deux options chirurgicales principales ont été utilisées : l’ostéosynthèse par plaque chevauchante et le remplacement du clou court par un clou long.

Conclusion : La fracture péri-implantaire du fémur est une complication grave qui nécessite une planification chirurgicale rigoureuse. L’analyse du profil lésionnel permet d’orienter la stratégie thérapeutique entre ostéosynthèse par plaque chevauchante et remplacement par clou long.
Damian MIFSUT MIEDES (Gandia, Espagne) , Juan MORENO RIVELLES
00:00 - 00:00 #51959 - TR-e018 Low Energy Hip Fracture in a Socially Withdrawn and Physically Inactive Teenager Highlighting the Age Independent Role of Mechanical Loading and Nutrition: two case reports.
TR-e018 Low Energy Hip Fracture in a Socially Withdrawn and Physically Inactive Teenager Highlighting the Age Independent Role of Mechanical Loading and Nutrition: two case reports.

Proximal femur fractures in adolescents are rare and usually occur after high-energy trauma. When such injuries result from minimal trauma, they demand careful evaluation of skeletal integrity. This case is noteworthy because it highlights how social withdrawal, prolonged immobilization, and malnutrition can lead to reversible bone fragility and an unusual fracture pattern in a young patient.

A 14-year-old boy and a 13-year-old boy with no prior somatic disease sustained intertrochanteric femur fractures: one after falling from a floor bed of approximately one meter, and the other after a fall from standing height. For the preceding two years, both had been socially withdrawn and largely bedridden, leading to profound malnutrition, vitamin D deficiency, secondary hyperparathyroidism, and markedly reduced bone quality. Intraoperative findings in both cases confirmed cortical thinning and brittle bone structure inconsistent with chronological age. The patients were treated with surgical fixation using a paediatric dynamic hip screw, combined with vitamin D and calcium supplementation, calorie-dense nutrition, physiotherapy, and social support interventions. The fractures healed, and over eight months both patients regained mobility, caught up on body weight and growth, and showed improvement in developmental parameters.

This case involves a 14-year-old with a rare low-energy intertrochanteric femur fracture, likely caused by a combination of physical inactivity, malnutrition, and vitamin D deficiency due to social isolation. Treatment included surgical stabilization, nutritional restoration, and physical rehabilitation. After recovery, the patient gained weight, normalized vitamin D levels, and grew in height, demonstrating the plasticity of the adolescent skeleton when both nutrients and mechanical loading are restored. The case also highlights the importance of psychosocial support and structured reintegration, as these factors, alongside medical care, contributed to the patient's overall recovery. However, limitations include the lack of baseline bone mineral density and long-term follow-up data.

Low-energy hip fractures in adolescents are rare but may indicate reversible bone fragility from unloading and malnutrition; early multidisciplinary interventions are warranted.
Mansi ZIED , Karim BOUAGILA (Lon) , Hedili GUEDHAMI , Abderrahmane SOUID , Hedi RBAI
00:00 - 00:00 #51970 - TR-e019 Fractures isolées de l'aile iliaque: Analyse du mécanisme de déplacement et résultats fonctionnels.
TR-e019 Fractures isolées de l'aile iliaque: Analyse du mécanisme de déplacement et résultats fonctionnels.

Les fractures isolées de l’aile iliaque sont rares (≈2 % des fractures du bassin) et leurs indications thérapeutiques restent controversées. Souvent considérées comme bénignes, elles correspondent pourtant à une désinsertion indirecte des groupes musculaires insérés sur la crête iliaque, pouvant altérer la dynamique lombo-pelvienne. L’objectif de cette étude était d’analyser le mécanisme du déplacement fracturaire et d’évaluer les résultats fonctionnels à long terme du traitement chirurgical ou fonctionnel.

Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique incluant les fractures extra-articulaires isolées de l’aile iliaque traitées entre 2016 et 2024. Les fractures pathologiques et associées à d’autres lésions du cadre pelvien ont été exclues. L’analyse scanographique évaluait l’orientation du trait (au-dessus ou en dessous de l’épine iliaque antérosupérieure), la taille du fragment et les directions de déplacement. Les résultats fonctionnels ont été évalués au recul selon le score de Majeed. Les complications pariétales abdominales ont été recherchées systématiquement chez tous les patients.

Vingt-six patients ont été inclus (âge moyen 54,4 ans). Les traumatismes à haute énergie prédominaient chez les sujets jeunes, tandis que les chutes dominaient chez les sujets âgés. Le déplacement fracturaire était majoritairement latéral, distal et postérieur, indépendamment de l’orientation du trait ou de la taille du fragment, suggérant une prédominance biomécanique des muscles fessiers. Seize patients ont été traités chirurgicalement et dix orthopédiquement. Le score moyen de Majeed était de 67,2/80. Les patients opérés présentaient de meilleurs résultats fonctionnels (73,5 vs 62,3). Les désinsertions musculaires réduisaient significativement le score fonctionnel. Cinq cas de désinsertion de la paroi abdominale ont été identifiés, dont quatre initialement méconnus.

Le déplacement des fractures de l’aile iliaque semble principalement déterminé par la traction des muscles fessiers. Une fracture déplacée compromet la stabilité statique et dynamique du bassin. Le scanner, notamment en fenêtre parties molles, est essentiel pour dépister les lésions musculaires associées.

Le déplacement des fractures de l’aile iliaque est principalement déterminé par la traction des muscles fessiers, expliquant le déplacement latéral, distal et postérieur presque constant. Les fractures déplacées compromettent la stabilité biomécanique lombo-pelvienne par désinsertion musculaire indirecte, ce qui semble justifier une prise en charge chirurgicale afin d’optimiser les résultats fonctionnels. Le scanner, avec analyse en fenêtre parties molles, est indispensable pour évaluer précisément le déplacement et dépister les lésions musculaires associées, notamment les défects pariétaux abdominaux souvent sous-diagnostiqués.
Khalil FENDRI , Pomme JOUFFROY , Pierre Emmanuel MORREAU (Paris) , Peter UPEX , Mourad ZARAA , Guillaume RIOUALLON
00:00 - 00:00 #51971 - TR-e020 Creating a strong network of orthopedic specialists in Lviv (Ukraine).
TR-e020 Creating a strong network of orthopedic specialists in Lviv (Ukraine).

Conflicts impose a double burden of violence on populations and complex trauma on civilian surgeons. In Ukraine, a french Non Government Organisation with a private french hospital developed onsite mentoring to Ukrainian surgeons through ‘on-the-job’ training for orthopedic surgeons in a public hospital, Lviv. The objective of this study was to assess the skills acquired (number and type) and to measure qualitatively surgeon’s experiences with onsite modalities in daily work.

We used a mixed methods approach. To measure the impact of on-the-job training on patients and surgeons, we used quantitative monitoring tools and questionnaires. To assess surgeon’s perceptions of the training and the effects on their practices we conducted semi-structured qualitative interviews -- recorded, transcribed and analysed verbatim.

A cohort of 33 Ukrainian orthopedic surgeons (aged 18-49 years, including 2 female) were trained on complex surgical procedures during 5 x one-week visits in Lviv, from Sept 2024 to January 2026. Patients were consulted (n=245, including 52 female), mostly in the 18-49 age group (n=177, including 29 female). Patients with complex wounds were operated upon (n=78, including 16 female) by surgeons being trained. Most patients were 18-49y (n=54, 4 female). Surgeons were trained on > 30 complex skills. The top five skills acquired by surgeons include induced membrane, external fixation, nerve grafting, harvesting of sural nerve, and nerve stitching. In-depth interviews were conducted with 12 surgeons (23-47 years) from the cohort, including one female. For Ukrainian orthopedic surgeons, on-the-job modalities advantages included real-time feedback, critical discussion, confidence to practice, working with normal workflows, adapting to contextual challenges, while treatments for patients were maintained. Findings showed that the social skills of the instructor and the network created for critical discussions was so important for Ukrainian surgeons that they integrated these in their daily practices in-between visits. In January 2026, a shoulder prosthesis was performed for the first time by the team.

This is the first mixed methods study of ‘on-the-job’ surgical training initiated by French orthopedic surgeons in Ukraine that we are aware of. In the literature, pre- and post-tests are often conducted to document the immediate advantage of theoretical or simulation training.

In an era of distance, simulated or AI supported trainings, our results showed that orthopedic surgery is a craft that may have to be nurtured through on-the-job support, social encounters and critical discussion spaces, especially in war zones.
Stéphane ROMANO (Neuilly sur seine) , Vasyl ROKYTA , Larissa JONES , Yuri KULCHYTSKII-KOSTYK , Mikhailo TYMCHENKO , Valeriia NIZIAIEVA , Enrica LERESCHE
00:00 - 00:00 #52044 - TR-e021 Application de la technique de Kapandji pour la réduction d'une fracture supracondylienne chez l'enfant type 4 selon Lagrange et Rigault avec embrochage ascendente percutanée en triangulation. A propos d'un cas.
TR-e021 Application de la technique de Kapandji pour la réduction d'une fracture supracondylienne chez l'enfant type 4 selon Lagrange et Rigault avec embrochage ascendente percutanée en triangulation. A propos d'un cas.

Les fractures supracondyliennes de l’humérus sont les plus fréquentes chez l’enfant après celles des deux os de l’avant bras. Le brochage percutané est le traitement de choix de la majorité des auteurs. La chirurgie à foyer ouvert est indiquée en cas de fractures irréductibles, instables, ouvertes ou en cas de complications vasculaires Nous présentons le cas d'une réduction fermée d'une fracture supracondylienne du coude type 4 selon Lagrange et Rigault en appliquant la technique de Kapandji suivis d'une embrochage ascendante percutanée en triangulation.

Une fille agée de 5 ans après chute sur la coude gauche en extension, présente une importante déformation dans le plan antéro-postérieure due à une fracture supracondylienne type 4 selon Lagrange et Rigault, sans lésion vasculo-nerveux. L'intervention faite en urgence, une excellente réduction est obtenue, après échec de la réduction orthopédique, par l'utilisation de 2 broches intrafocales (Postérieure et latérale) selon la technique de kapandji (similaire au fracture distale du radius). Par la suite une embrochage ascendante en percutanée par 2 broches en croix (latéral et médial). On retire la broche intrafocale latéral, et en gardant la broches intrafocale postérieure on obtient ainsi un montage à 3 brohes en triangulation qui permet un surplus de stabilité pour la fracture. On termine par un plâtre brachio-antébrachio-palamire.

A 6 semaines post-opératoire: Bonne consolidation osseuse, ablation plâtre et broches, bonne mobilité articulaire

la quasi totalité des fractures des fractures supracondyliennes sont déplacées et que leur traitement nécessite une intervention chirurgicale. Une réduction ouverte est necessaire avec fixation interne dans 12% des cas (Pour les fractures irréductibles, instables, ouvertes ou en cas de complications vasculaires). L'application de la technique de Kapandji pour la réduction nous a permis d'avoir une excellente résultat et éviter L'ouverture cutanée. Le montage avec 3 broches en triangulation (Médial, latéral et postérieure) donne un surplus de stabilité pour ces fractures instables avec un grand déplacement initiale (Type 4 selon Lagrange et Rigault).

L'application de la technique de kapandji pour la réduction des fractures supracondyliennes (Type 4 selon Lagrange et Rigault). Ainsi que l'embrochage percutanée en triangulation de ces fractures instables semble être un ajout intéressant dans l'arseneal thérapeutique de ces fractures.
Antonella MASSAAD , Dounia MASSAAD (Beyrouth, Liban) , Raymond MASSAAD
00:00 - 00:00 #52064 - TR-e022 Luxation traumatique de la rotule : étude rétrospective d’une série de 35 cas.
TR-e022 Luxation traumatique de la rotule : étude rétrospective d’une série de 35 cas.

La luxation traumatique de la rotule représente une cause fréquente de genou douloureux et instable chez le sujet jeune. Elle survient le plus souvent lors d’un mécanisme en valgus-flexion avec contraction brutale du quadriceps et peut s’accompagner de lésions du ligament fémoro-patellaire médial (MPFL) ou de lésions ostéochondrales. L’objectif de ce travail est d’analyser les caractéristiques cliniques, radiologiques et les résultats fonctionnels de la prise en charge des luxations traumatiques de la rotule dans notre service.

Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive menée sur 35 patients pris en charge pour une luxation traumatique de la rotule entre janvier 2019 et décembre 2025 dans un service de chirurgie orthopédique. Ont été inclus les patients présentant un premier épisode ou des récidives de luxation rotulienne confirmées cliniquement et radiologiquement. Les données recueillies comprenaient l’âge, le sexe, le mécanisme du traumatisme, les anomalies anatomiques associées, les résultats de l’imagerie, les modalités thérapeutiques et l’évaluation fonctionnelle selon le score de Lysholm. Le suivi moyen était de 24 mois.

La série comportait 35 patients, dont 21 femmes (60 %) et 14 hommes (40 %), avec un âge moyen de 22 ans (15–38 ans). Le mécanisme était sportif dans 57 % des cas. La luxation était latérale dans tous les cas. L’IRM a objectivé une lésion du MPFL dans 80 % des cas et des lésions ostéochondrales dans 14 %. Des facteurs anatomiques prédisposants (dysplasie trochléenne, patella alta ou augmentation de la distance TT-TG) ont été retrouvés chez 40 % des patients. Le traitement initial était conservateur dans 27 cas (77 %), associant réduction, immobilisation de courte durée et rééducation. Huit patients (23 %) ont bénéficié d’un traitement chirurgical, principalement une reconstruction du MPFL en raison de récidives ou de lésions associées. Au dernier recul, le score de Lysholm moyen était de 89/100. Le taux de récidive global était de 17 %.

Nos résultats confirment que la luxation traumatique de la rotule touche principalement les sujets jeunes avec une prédominance féminine. La lésion du ligament fémoro-patellaire médial (MPFL) est la plus fréquemment retrouvée et joue un rôle clé dans l’instabilité rotulienne. Le traitement conservateur reste indiqué lors du premier épisode avec des résultats fonctionnels satisfaisants. La reconstruction du MPFL est recommandée en cas de récidive ou d’anomalies anatomiques prédisposantes

La luxation traumatique de la rotule est une pathologie fréquente du genou chez le sujet jeune. L’évaluation clinique associée à l’imagerie permet d’identifier les facteurs de risque et les lésions associées. Le traitement conservateur donne de bons résultats dans la majorité des premiers épisodes, tandis que la chirurgie est indiquée en cas d’instabilité récidivante ou d’anomalies anatomiques significatives.
Leila NEBCHI (Alger, Algérie) , Nacer Eddine ROUAG , Atika MAZARI
00:00 - 00:00 #52084 - TR-e023 Luxation postero-iliaque de la hanche associé a une fracture intertrochanterienne ipsilateral a propos d 'un cas.
TR-e023 Luxation postero-iliaque de la hanche associé a une fracture intertrochanterienne ipsilateral a propos d 'un cas.

La luxation postérieur de la hanche associé a une fracture intertrochanterienne ipsilateral est une entité traumatologique exceptionnelle dont la prise en charge chirurgicale est un véritable défit pour le chirurgien vue la rareté des cas présentés et l 'absence d 'un consensuneus thérapeutique bien défini

Nous rapportons un patient âgé de 38 ans reçu 03 h après un accident la circulation qui présente une luxation postero iliaque de la hanche droite associé à une fracture intertrochanterienne ipsilateral sans trouble vasculo- nerveuse associé Une TDM a été faite en urgence pour affiner le diagnostic Patient opéré sous anesthésie générale en position latérale gauche avec voie d'abord de KOCHER-LANGENBEK Une réduction première laborieuse de la luxation à l'aide d'un davier sous contrôle radiologique suivie d'une ostéosynthèse de la fracture trochanteric par une vis plaque DCS

Les suites opératoires ont étaient marqué par un sepsis post opératoire précoce a J15 traité par une antibiothérapie ciblé avec évolution favorable Une consolidation complète à été obtenue a 03 mois suivie d' une rééducation Une reprise d'autonomie totale 04 ème mois post opératoire avec une surveillance radiologique régulièrement

La littérature est pauvres de cette entité traumatologique et aucune classification n'a décrit cette association lésionnel La réduction de la luxation est toujours chirurgicale et sous contrôle radiologique vue la perte du bras de levier pour une traction manuelle habituellement décrit

L'association d'une luxation postérieur de la hanche a une fracture intertrochanterienne ipsilateral est un véritable challenge thérapeutique pour le chirurgien vue le cumule lésionnel qui engage gravement le pronostic fonctionnelle de la hanche nécessitant un diagnostique radio clinique précis et une planification opératoire rigoureuse
Abdelhalime BENHADOU (Sidi belabbes, Algérie) , Ibrahim BELKADI , Aquilia MOKRANE
00:00 - 00:00 #52098 - TR-e024 Coude flottant chez l’enfant : aspects cliniques et prise en charge.
TR-e024 Coude flottant chez l’enfant : aspects cliniques et prise en charge.

Le coude flottant de l’enfant correspond à l’association d’une fracture de l’humérus (supra-condylienne, condylienne ou diaphysaire) et d’une fracture homolatérale de l’avant-bras. Cette lésion est rare et peut être grave en raison du risque de complications et de la complexité de sa prise en charge. L’objectif de cette étude est de présenter notre expérience, en mettant l’accent sur les aspects cliniques et la prise en charge.

Étude rétrospective menée entre 2018 et 2024 incluant 37 patients âgés de moins de 15 ans, pris en charge pour coude flottant. Les données collectées portaient sur les circonstances de l’accident, les types de lésions, les modalités de traitement et les suites évolutives.

Trente-sept enfants âgés de 4 à 13 ans (moyenne 9 ans), avec nette prédominance masculine ont été inclus. Le mécanisme était principalement une chute (2/3 des cas) et les accidents de la voie publique (1/3). Les fractures de l’humérus étaient dans près des 2/3 des cas des cas des fractures supra-condyliennes . Les fractures de l’avant-bras touchaient surtout le 1/3 distal et comprenaient 8 décollements épiphysaires et 5 fractures ouvertes. Tous les patients ont reçu une prise en charge adaptée : réduction orthopédique ou ostéosynthèse par broches selon le type de fracture. La consolidation osseuse a été obtenue dans tous les cas, en moyenne en 8 à 10 semaines. Les complications observées étaient limitées : raideur légère à modérée du coude chez sept patients ayant des fractures supra-condyliennes stade IV embrochées et 4 infections sur matériel d’ostéosynthèse. Le suivi moyen était de 3 ans et a montré une récupération fonctionnelle satisfaisante.

Le coude flottant pédiatrique est une lésion rare nécessitant une prise en charge adaptée selon le type de fracture. La réduction anatomique et l’ostéosynthèse stable permettent une consolidation rapide et une récupération fonctionnelle satisfaisante.
Amine EL KHASSOUI (Marrakech, Maroc) , Ahmed EL MOULOUA , Fadwa CHICHAOUI , Houda OUFQUIR , Tarik SALAMA , Elmouhtadi AGHOUTANE , Redouane EL FEZZAZI
00:00 - 00:00 #52099 - TR-e025 Correction précoce des cals vicieux de la métaphyse distale du radius par calloclasis percutané.
TR-e025 Correction précoce des cals vicieux de la métaphyse distale du radius par calloclasis percutané.

La réduction des déplacements secondaires des fractures métaphysaires distales du radius n’est possible que dans les dix à quinze jours suivant le traumatisme, avant la formation d’un cal solide. Lorsque le cal devient dur, la réduction manuelle est inefficace et l’ostéotomie à foyer ouvert est classiquement indiquée. Nous proposons une technique moins invasive, le calloclasis percutané, pour corriger précocement ces cals vicieux.

Trente-cinq patients présentant un cal vicieux métaphysaire distal du radius ont été traités par calloclasis percutané, réalisé entre deux et six semaines après le traumatisme. La technique consiste en une réduction percutanée guidée par imagerie, suivie d’une fixation stable sans ouverture du foyer fracturaire.

Tous les patients ont obtenu une consolidation satisfaisante, avec restauration de l’axe et de la mobilité du poignet. Aucun événement indésirable ou complication postopératoire n’a été rapporté.

Le calloclasis percutané permet de corriger un cal vicieux sans recourir à une ostéotomie ouverte, réduisant ainsi les risques chirurgicaux et le traumatisme tissulaire. Cette technique est réalisable dans les deux à six semaines post-traumatisme, période pendant laquelle la réduction manuelle devient difficile mais avant que le cal ne soit trop solide.

Le calloclasis percutané constitue une alternative efficace et peu invasive à l’ostéotomie ouverte pour les cals vicieux précoces de la métaphyse distale du radius, permettant une bonne consolidation et une récupération fonctionnelle rapide.
Hafid TALHA (Errachidia, Maroc) , Abdelkhalek HAMOTAHRA
00:00 - 00:00 #52101 - TR-e026 Les Décollements épiphysaires autour de genou.
TR-e026 Les Décollements épiphysaires autour de genou.

Les fractures-décollements épiphysaires (FDE) autour du genou sont des lésions spécifiques de l’enfant intéressant la plaque de croissance. Bien que rares, elles sont potentiellement graves car elles surviennent dans une zone de croissance très active et à haut risque. L'enjeu diagnostique et thérapeutique est majeur pour prévenir les séquelles.

étude rétrospective de 10 ans (janvier 2012 à décembre 2021) au service de traumatologie-orthopédie pédiatrique. L'étude porte sur 22 cas de FDE du genou chez des patients de moins de 15 ans, disposant d’un dossier exploitable et d’un recul minimal de deux ans.

L'âge moyen des patients était de 11,13 ans avec une forte prédominance masculine (90 %, ratio H/F de 10/1). Le fémur distal était concerné dans 13 cas, le stade II de Salter-Harris étant le plus fréquent (46,2 %). Le tibia proximal était atteint dans 9 cas, également dominé par le stade II (66,7 %). Le traitement a été chirurgical pour 16 patients et orthopédique pour 6 patients. Avec un recul moyen de 26 mois, 73 % des résultats ont été jugés bons à très bons. Les complications tardives (54,5 %) ont été marquées par l'épiphysiodèse sous diverses formes (déviations axiales, inégalités de longueur) et la raideur articulaire.

Nos résultats épidémiologiques (âge et sexe) sont comparables aux séries internationales de Chotel, Canavese ou Noudohouedo. Le taux de complications précoces (13,5 %), incluant des infections et des reprises pour mauvaise réduction, reste dans les normes publiées. Cependant, le taux élevé d’épiphysiodèse (35,5 %) confirme la dangerosité de ces lésions pour l'avenir du membre, nécessitant une réduction anatomique parfaite.

Les FDE du genou sont des lésions graves nécessitant une prise en charge précoce et rigoureuse. Le succès repose sur une réduction parfaite, une ostéosynthèse stable préservant la plaque de croissance et un suivi radioclinique prolongé jusqu'à maturité osseuse pour détecter tout trouble de croissance
Amine EL KHASSOUI (Marrakech, Maroc) , Tarik SALAMA , Houda OUFQUIR , Fadwa CHICHAOUI , Ahmed EL MOULOUA , Elmouhtadi AGHOUTANE , Redouane EL FEZZAZI
00:00 - 00:00 #52129 - TR-e027 Fracture luxation de Monteggia négligée chez l’enfant à propos de deux cas.
TR-e027 Fracture luxation de Monteggia négligée chez l’enfant à propos de deux cas.

Les fractures de Monteggia constituent une entité particulière parmi les fractures de l'avant-bras ,correspondent à une fracture proximale de la diaphyse du cubitus associée à une luxation proximale de la tête du radius. C'est une lésion rare en traumatologie avec un risque accru de se passé inaperçue surtout dans sa variante pédiatrique.. Il existe peu de cas rapportés de fractures de Monteggia négligées en pédiatrie ; c'est pourquoi nous présentons une série de deux cas négligés qui ont été traités différemment.

patient 1 : fille âgée de 6 ans , victime d’un accident domestique, occasionnant un traumatisme fermé indirect isolé du coude gauche. patient 2 : Garçon de 12 ans victime d’un accident de loisir, occasionnant un traumatisme direct fermé non compliqué.

patient 1 :Fracture médio-diaphysaire du cubitus traitée par embrochage centro-médullaire ,avec consolidation à 3 mois. Une luxation associée de la tête radiale a été diagnostiquée tardivement à 6 mois devant une déformation antérieure et une limitation de la pro-supination. reprise par ostéotomie du cubitus, réduction à ciel ouvert de la tête radiale, embrochage radiocapitellaire et reconstruction du ligament annulaire, suivie d’une immobilisation 21 jours. À 2 mois postopératoires, l’évolution est favorable avec bonne récupération de la mobilité du coude, persistant une légère limitation de la supination, avec un membre stable et normo-axé. patient 2 : Fracture en bois vert de l’olécrane établi, traité orthopédiquement. A j25 post traumatique, la radiographie de contrôle a objectivé une luxation antérieure de la tête radiale associé passée inaperçue. Opéré avec réduction ostéosynthèse a ciel ouvert par plaque tiers de tube de cubitus proximale + réduction de la tête radial avec contrôle clinicoradiologique satisfaisant. le recul a 3 mois trouve un coude libre de mobilité conservé avec un membre stable normo axé.

Les fractures de Monteggia, bien que rares, sont souvent négligées chez l’enfant , un examen clinique et radiologique rigoureux est essentiel .Le retard diagnostique complique la prise en charge chirurgicale. Dans plusieurs cas, une imagerie radiologique initiale insuffisante a contribué à méconnaître ces lésions. La radiographie standard de bonne qualité reste l’examen de référence.

Les fractures de Monteggia nécessitent une évaluation clinique et radiographique complète. En cas de lésion non visible, un suivi rapproché et l’avis d’un chirurgien expérimenté sont essentiels. Le traitement chirurgical doit être individualisé selon le type et la gravité de la fracture.
Mohamed Hedi BEN HAJ NASR , Karim BOUAGILA (Lon) , Bahaeddine ABBES , Issam KHALIFA , Hazem BEN GHOZLEN , Fawzi ABID
00:00 - 00:00 #52188 - TR-e028 Quand la radiographie trompe : piège diagnostique d’une fracture présumée des épines tibiales.
TR-e028 Quand la radiographie trompe : piège diagnostique d’une fracture présumée des épines tibiales.

Les fractures des épines tibiales correspondent à des avulsions de l’insertion tibiale du ligament croisé antérieur et surviennent le plus souvent chez l’adolescent et le jeune adulte. La radiographie standard constitue l’examen initial dans les traumatismes du genou, mais certaines lésions du plateau tibial peuvent être méconnues ou mal interprétées en raison de leur localisation postérieure.

Un patient de 19 ans, sans antécédents, a consulté pour un traumatisme du genou droit survenu lors d’un accident sportif avec impotence fonctionnelle. La radiographie standard évoquait une fracture déplacée des épines tibiales. Lors de l’exploration chirurgicale initiale, un volumineux fragment ostéochondral luxé dans l’échancrure intercondylienne a été retrouvé, provenant en réalité de la partie postérieure du plateau tibial externe. En raison des difficultés d’accès et de l’absence de matériel adapté pour une fixation immédiate, une réduction provisoire a été réalisée. La tomodensitométrie a confirmé l’origine postéro-latérale du fragment et son déplacement intra-articulaire. Le patient a été repris chirurgicalement par un abord postéro-latéral selon Frosch permettant une réduction anatomique et une ostéosynthèse stable par deux vis de Herbert.

L’évolution a été favorable avec récupération complète de la mobilité et consolidation radiologique sans déplacement secondaire.

Les fractures ostéochondrales postéro-latérales du plateau tibial constituent une entité rare, souvent difficile à identifier sur les radiographies standards en raison des superpositions osseuses. Plusieurs observations rapportent que ces fragments peuvent migrer vers l’échancrure intercondylienne et mimer une fracture des épines tibiales, créant ainsi un piège diagnostique. Sur le plan biomécanique, ces lésions surviennent fréquemment lors des traumatismes en rotation-valgus avec translation antérieure du tibia, mécanisme également impliqué dans les lésions du ligament croisé antérieur. L’imagerie tomodensitométrique joue un rôle essentiel pour préciser l’origine du fragment, planifier la stratégie chirurgicale et choisir l’abord le plus adapté.

Ce cas souligne l’importance d’une analyse attentive de l’imagerie dans les traumatismes du genou chez le sujet jeune. La tomodensitométrie permet d’éviter les pièges diagnostiques et d’orienter la prise en charge chirurgicale des fractures postérieures du plateau tibial.
Yassine ZINE EL ABIDINE (Sousse, Tunisie) , Aymen HANNAFI , Achref MESTIRI , Maha AMMAR , Mahmoud BEN MAITIGUE , Karim BOUATTOUR
00:00 - 00:00 #52199 - TR-e029 Astuce technique pour fractures très déplacées diaphyso-métaphysaires de l’humérus proximal : technique de guidage RHONE (Retrograde humeral Head Outside NEviaser).
TR-e029 Astuce technique pour fractures très déplacées diaphyso-métaphysaires de l’humérus proximal : technique de guidage RHONE (Retrograde humeral Head Outside NEviaser).

Nous décrivons ici une technique adaptée aux fractures très déplacée sous tubérositaires de la tête humérale. Ces formes anatomocliniques surviennent volontiers sur l’os très porotique de la personne âgée et entrainent fréquemment une bascule postérieure de la tête qui est tractée par la coiffe des rotateurs et une diaphyse humérale rompue qui traverse la chape deltoïdienne antéromédiale. Nous rapportons une série de 6 cas opératoires avec un clou huméral introduit par voie de Neviaser mais avec un guide centromédullaire mise en place au préalable à rétro, grâce à un abord deltopectoral : C'est la technique de guidage RHONE (Retrograde humeral Head Outside NEviaser).

Nous présentons une série de 6 patients (4 femmes et 2 hommes), âge moyen 75 ans, présentant des fractures très déplacées de l'humérus proximal, diaphyso-métaphysaires sous tubérositaires, A3 ou B2 dans la classification de l’AO. La technique chirurgicale est décrite étape par étape avec voie d'abord deltopectorale, dégagement de la diaphyse incarcérée dans le deltoïde, trépanation de la tête par une pointe carrée introduite en rétrograde. Le guide est ensuite passée par la tête puis par la voie de Neviaser, avant de cathétériser la diaphyse en va-et-vient. Le reste de la procédure est classique.

Nous avons obtenu la consolidation dans 6 cas sur 6 malgré l’ouverture du foyer de fracture et la perte théorique du bénéfice de l’hématome fracturaire. Le temps moyen de chirurgie est 35 minutes. Il n’y a eu aucune complication, mécanique ou septique. Le score de Constant moyen est de 69. L'étude scanographique du positionnement du clou au sommet de la tête retrouve un écart moyen inférieur à 5mm par rapport au positionnement idéal théorique.

Pour ne pas léser le système tendineux de la coiffe et notamment le tendon du supraspinatus, des études ont prouvé l’intérêt d’utiliser un clou droit avec passage par la voie de Neviaser afin de transfixier uniquement la portion musculaire de la coiffe. Si la tête humérale est basculée, nous sommes gênés par la voute acromiale pour bien positionner la pointe carrée et le guide. La technique RHONE permet de réussir à positionner parfaitement le point d'entrée du clou sans se soucier du conflit osseux avec la voute acromiale. De plus, si une réinsertion de tubercule majeur ou mineur est nécessaire, avec vissage ou ostéosuture sur ancres par exemple, la voie deltopectorale permet une excellente visualisation et réinsertion des tubérosités.

Dans les cas de fractures diaphyso-métaphysaires très déplacées de l'humérus proximal, la technique de guidage RHONE permet de gérer facilement les interpositions des parties molles et la prise en compte de la bascule de la tête qui compromet le bon positionnement du point d’entrée du clou huméral. Cette étude préliminaire montre qu'il s'agit d'une alternative sérieuse aux techniques percutanées ou mini-invasives.
Christophe GAILLARD (Lyon) , Robin FAUCONNET , Arnaud WALCH
00:00 - 00:00 #52217 - TR-e030 Utilisation des allogreffes osseuses massives dans les pertes de substance osseuses majeures post traumatiques : indication, alternative, technique chirurgicale, suivi et complication.
TR-e030 Utilisation des allogreffes osseuses massives dans les pertes de substance osseuses majeures post traumatiques : indication, alternative, technique chirurgicale, suivi et complication.

La prise en charge des pertes de substances osseuses qu’elle soit secondaire à une chirurgie prothétique de reprise, oncologique ou liée à une perte osseuse traumatique, est souvent complexe. Les différentes options thérapeutiques sont les autogreffes osseuses avec technique de la membrane induite, l’autogreffe osseuse vascularisée, le transport osseux et les prothèses segmentaires. Les allogreffes massives peuvent être utilisées dans les pertes de substance osseuse segmentaires ainsi que dans les reconstructions ostéochondrales dans les pertes de substances épiphysaires. Elles permettent d’obtenir une restauration immédiate de l’anatomie, un support mécanique et une restauration du stock osseux, sans engendrer de morbidité du site donneur. Les principales complications sont les complications non spécifiques (infection, pseudarthrose) et spécifiques (lyse de la greffe, intégration lente). Notre étude a pour but d’évaluer la prise en charge des pertes du substances osseuses segmentaires ou articulaires post-traumatiques par allogreffe osseuse massive et ostéo-cartilagineuse.

Il s’agit d’une étude rétrospective, monocentrique menée de janvier 2014 à janvier 2025. Les critères d’inclusion étaient les patients opérés avec allogreffe osseuse massive segmentaire ou ostéochondrale épiphysaire pour une perte de substance osseuse traumatique. Les critères d’exclusion étaient les patients ayant eu une reconstruction osseuse par autres techniques, les pertes de substances osseuses secondaires à une chirurgie prothétique de reprise ou une perte de substance liée à de la chirurgie oncologique. 12 patients ont été inclus dans l’étude. Les critères d’analyse étaient le délai de consolidation, le taux de complications infectieuses, de complications mécaniques, de reprises chirurgicales.

Après un suivi moyen de 50,4 mois, 7 patients avec allogreffes segmentaires et 5 avec allogreffes ostéochondrales épiphysaires, ont été inclus. La perte de substance osseuse avant allogreffe segmentaire était en moyenne de 15,7cm. Le délai de consolidation moyen est de 4,2 mois au niveau métaphysaire et de 6 mois au niveau diaphysaire. Le taux de complications infectieuses est de 16,7 %. Nous n’avons pas constaté de complications mécaniques (fracture de l’allogreffe, fracture du matériel d’ostéosynthèse). Le taux de reprise chirurgicale est de 25% (2 cas pour infection, 1 cas pour complication immunologique). La dépose de l’allogreffe pour cause septique a été réalisée dans 1 cas (8,3%).

La littérature est peu abondante sur l’utilisation des allogreffes après perte de substance osseuse post traumatique. Les séries de la littérature rapportent un taux de consolidation de 60 à 70% avec un taux de complications infectieuses de 15 à 25%.

L’utilisation d’allogreffe osseuse massive dans les pertes de substances post-traumatiques est une technique fiable avec un taux de complications comparables, sous réserve d’une sélection des indications et d’une technique chirurgicale rigoureuse.
Marie LE BARON , Richard VOLPI , Xavier FLECHER , Pascal MAMAN , Julia FISCHER , Victor GERMON (Marseille)
00:00 - 00:00 #52267 - TR-e031 Thérapie par pression négative dans les pertes de substance cutanée complexes en traumatologie : optimisation du lit de plaie et sauvetage de membre.
TR-e031 Thérapie par pression négative dans les pertes de substance cutanée complexes en traumatologie : optimisation du lit de plaie et sauvetage de membre.

Introduction: Les pertes de substance cutanée complexes en traumatologie exposent fréquemment des structures nobles telles que l’os, les tendons ou les muscles, avec un risque infectieux élevé et une cicatrisation souvent prolongée. La thérapie par pression négative (TPN) constitue une technique adjuvante visant à améliorer la cicatrisation en appliquant une pression sub-atmosphérique sur le lit de la plaie. L’objectif de ce travail est d’évaluer l’intérêt de la TPN dans la préparation du lit de plaie et dans la stratégie de sauvetage de membre.

Méthodes: Ce travail repose sur une analyse de la littérature, incluant les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS), associée à la présentation de cas cliniques de pertes de substance cutanée complexes post-traumatiques. La prise en charge initiale comprenait un débridement chirurgical avec excision des tissus nécrosés. La TPN a été appliquée à l’aide d’un dispositif de type VAC (Vacuum Assisted Closure) après échec des pansements conventionnels et en respectant les contre-indications habituelles.

Résultats: L’utilisation de la TPN a permis une diminution rapide de l’œdème et des exsudats ainsi qu’une formation accélérée d’un tissu de granulation de qualité. Dans les cas cliniques analysés, incluant une avulsion de jambe et un membre supérieur délabré, la TPN a permis d’obtenir un lit de plaie favorable à une couverture secondaire par greffe cutanée mince, parfois en moins de 12 jours. Cette stratégie a contribué au sauvetage de membres initialement menacés d’amputation et à une récupération fonctionnelle satisfaisante.

Discussion: La TPN représente une option thérapeutique efficace dans la prise en charge des plaies complexes en traumatologie. Elle favorise la préparation du lit de plaie et peut réduire les délais de couverture cutanée par rapport aux pansements conventionnels. Son efficacité repose toutefois sur une indication adaptée, un débridement initial rigoureux et une formation spécifique des équipes soignantes.

Méthode innovante et incontournable active non invasive qui vient compléter les méthodes classique pour les pertes cutanées complexes. Amélioration des résultats fonctionnels et esthétiques et diminue considérablement le risque infectieux elle s’accompagne rarement de complications. constitue actuellement une technique efficace dans l'arsenal thérapeutique à la disposition des chirurgiens Économe pour les tissus;facile d’utilisation limite le nombres de réfection de pansement intérêt fondamentale d’une formation spécifique de tous les soignants.
Nadia MENASRI (Alger, Algérie) , Layla NEBCHI
00:00 - 00:00 #52276 - TR-e032 Reconstruction d’une perte de substance circonférentielle du quatrième doigt par lambeau de Colson : à propos d’un cas chez un patient jeune.
TR-e032 Reconstruction d’une perte de substance circonférentielle du quatrième doigt par lambeau de Colson : à propos d’un cas chez un patient jeune.

Les pertes de substance cutanée circonférentielles des doigts constituent un défi en chirurgie de la main en raison du risque d’exposition des structures tendineuses et neurovasculaires ainsi que de la survenue de séquelles fonctionnelles. L’objectif de la reconstruction est d’assurer une couverture cutanée stable, bien vascularisée et compatible avec la mobilité digitale. Le Lambeau de Colson représente une option reconstructive fiable pour la couverture des pertes de substance digitales complexes.

Nous rapportons le cas d’un patient de 21 ans présentant une perte de substance cutanée circonférentielle du quatrième doigt secondaire à un traumatisme de la main. Après un parage chirurgical soigneux et l’évaluation de la viabilité des tissus, une reconstruction par lambeau de Colson a été réalisée. La planification cutanée a été effectuée en regard de la région donneuse, permettant une couverture adaptée du défect digital.

L’évolution postopératoire a été favorable avec une bonne viabilité du lambeau et l’absence de complications infectieuses ou de nécrose. La cicatrisation complète a été obtenue après 21 jours, permettant le sevrage du dispositif de protection. La couverture cutanée obtenue a permis la préservation des structures profondes et une récupération fonctionnelle satisfaisante du doigt.

Le lambeau de Colson constitue une solution fiable dans la reconstruction des pertes de substance digitales complexes, notamment lorsqu’une couverture vascularisée est nécessaire pour protéger les structures profondes. Cette technique permet d’obtenir une cicatrisation rapide et de bonnes perspectives fonctionnelles chez les patients jeunes. Son indication doit être intégrée dans l’arsenal reconstructif de la chirurgie de la main.

Le lambeau de Lambeau de Colson constitue une option reconstructive fiable dans la prise en charge des pertes de substance digitales circonférentielles. Il permet une couverture cutanée vascularisée, favorise une cicatrisation rapide et contribue à la préservation fonctionnelle du doigt. Chez le patient jeune, cette technique représente une alternative efficace permettant d’obtenir des résultats fonctionnels et esthétiques satisfaisants.
Nadia MENASRI (Alger, Algérie) , Salim GHIBOUB
00:00 - 00:00 #52296 - TR-e033 Moment optimal de l’intervention chirurgicale pour les fractures du plateau tibial.
TR-e033 Moment optimal de l’intervention chirurgicale pour les fractures du plateau tibial.

Les fractures du plateau tibial sont des lésions articulaires complexes pouvant entraîner des séquelles fonctionnelles importantes si la réduction et la fixation ne sont pas optimales. Le moment idéal pour réaliser l’intervention chirurgicale reste controversé, notamment en raison de l’importance de l’état des parties molles dans la survenue des complications postopératoires

L’étude a inclus 52 patients présentant des fractures complexes du plateau tibial traitées chirurgicalement. Les patients ont été opérés selon différents délais après le traumatisme, et les résultats ont été évalués sur la base de la consolidation osseuse, de la récupération fonctionnelle du genou et de la survenue de complications postopératoires

Sur un total de 52 patients présentant une fracture complexe du plateau tibial : Délai opératoire Délai moyen : 6,2 ± 3,1 jours après le traumatisme. Répartition : ≤ 3 jours : 7 patients (13,5 %) 4–5 jours : 10 patients (19,2 %) 6–8 jours : 30 patients (57,7 %) ≥ 9 jours : 5 patients (9,6 %) Complications postopératoires Complications globales : 9 patients (17,3 %) Complications selon le délai : ≤ 3 jours : 57,1 % (4/7) 4–5 jours : 30 % (3/10) 6–8 jours : 3,3 % (1/30) ≥ 9 jours : 20 % (1/5) Infections : Superficielles : 9,6 % Profondes nécessitant reprise : 3,8 % Guérison osseuse et consolidation Consolidation osseuse observée chez 94 % des patients (49/52). Temps moyen de consolidation : 13,8 ± 2,4 semaines Résultats fonctionnels Évaluation par score fonctionnel (par ex. Rasmussen ou équivalent) : Excellent : 59,6 % Bon : 23,1 % Moyen : 11,5 % Mauvais : 5,8 % Résultats excellent ou bon chez 82,7 % des patients. Comparaison des approches chirurgicales Approche double‑plaque antérieure médiane : Meilleur contrôle de la réduction Taux d’échec de fixation significativement inférieur (p < 0,05) Pas de différence significative observée sur le taux d’infection des tissus mous entre les techniques.

Le délai opératoire optimal se situe entre 6 et 8 jours, réduisant significativement les complications cutanées et infectieuses. Les interventions trop précoces (≤ 3 jours) présentent un risque élevé de complications liées aux tissus mous. La consolidation osseuse et les résultats fonctionnels restent bons avec un léger délai opératoire. La double plaque antérieure médiane améliore la stabilité et la réduction anatomique, surtout dans les fractures très fragmentées. Implication clinique : planifier la chirurgie en tenant compte de l’état des tissus mous et du type de fracture optimise les résultats fonctionnels et minimise les complications.

Un délai opératoire d’environ 6 à 8 jours après le traumatisme semble être optimal pour le traitement des fractures complexes du plateau tibial, car il permet d’obtenir de meilleurs résultats fonctionnels tout en diminuant le risque de complications liées aux parties molles
Mohamed SOUSSI (Nabeul, Tunisie)
00:00 - 00:00 #52370 - TR-e034 Factors associated with disability after occupational hand injuries: insights for prevention.
TR-e034 Factors associated with disability after occupational hand injuries: insights for prevention.

Occupational hand injuries represents a major cause of functional impairment among injured workers. These injuries are particularly common in industrial environments where workers are exposed to machinery and manual handling tasks. Despite advances in surgical management and rehabilitation, many patients develop persistent functional limitations that compromise work ability and quality of life. The objective of this study was to identify factors associated with disability after occupational hand trauma.

We conducted a cross-sectional study among private sector workers evaluated by a medical commission for determination of permanent partial disability (PPD) following occupational hand injuries. Data were collected using a pre-established questionnaire through structured interviews and medical record review. Functional disability was assessed using the Quick-DASH questionnaire. Psychological distress was evaluated using the Kessler Psychological Distress Scale (K6). The degree of disability was determined according to the PPD rate assigned by the medical commission.

A total of 136 workers were included. The mean age was 41.2 ± 10.9 years, with a male predominance (sex ratio 7.5). Most participants were blue-collar workers (77.9%) mainly employed in the metallurgy (25.0%) and chemical industries (15.4%).Occupational injuries were predominantly machine-related (44.9%) and most frequently involved the dominant hand (61.8%). Surgical treatment was required in 69.1% of cases. Immobilization was required in 66.2% of patients.The median Quick-DASH score was 34.1 (IQR 13.6–52.3) and the median PPD rate was 10% (IQR 8–14).The median K6 score was 8 (IQR 4–15). Multivariate analysis showed that several factors were significantly associated with a higher PPD rate, including trophic disorders of the hand (β = 8.61, p < 0.001), stiffness (β = 4.64, p < 0.001), ankylosis (β = 11.99, p < 0.001), inability to perform thumb–index pinch (β = 3.78, p = 0.013), higher K6 score (β = 0.28, p = 0.004), and higher Quick-DASH score (β = 0.11, p < 0.001).

This study identified several clinical and functional factors associated with disability after occupational hand injuries. The association between Quick-DASH scores and PPD confirms the relevance of functional assessment in evaluating the impact of hand injuries. In addition, the relationship between psychological distress and disability highlights the multifactorial nature of recovery following occupational injuries. Similar findings have been reported in recent studies emphasizing the influence of functional impairment and psychosocial factors on long-term outcomes after hand injuries.

Several clinical and psychological factors are associated with disability after occupational hand trauma. Early identification of these determinants may help improve patient management and guide preventive strategies aimed at reducing long-term functional impairment.
Aicha HADDAR , Imen SELLAMI , Anouare HRAIRI , Mohamed Anis GHRAB , Houcem ZOUARI (Pointoise) , Moez TRIGUI , Mohamed Larbi MASMOUDI , Kaouthar JMAL HAMMAMI , Mounira HAJJAJI
00:00 - 00:00 #52554 - TR-e035 Prothèse totale de hanche après échec d'ostéosynthèse de fracture de l'extrémité proximale de fémur: étude clinique et radiologique d'une série de 100 cas.
TR-e035 Prothèse totale de hanche après échec d'ostéosynthèse de fracture de l'extrémité proximale de fémur: étude clinique et radiologique d'une série de 100 cas.

La fracture de l'extrémité supérieure de fémur est une pathologie gériatrique touchant principalement la personne âgée. Elle engage le pronostic vital avec un taux de mortalité estimé de 20 à 30% dans l'année suivant la fracture. L'échec de l'ostéosynthèse de cette fracture dû à une faillite de matériel d'ostéosynthèse impose le recours à une arthroplastie de hanche dite de "sauvetage". L'objectif de ce travail est d'analyser les difficultés propres à cette chirurgie de reprise, ses résultats cliniques et radiologiques ainsi que ses complications post opératoires versus la prothèse de hanche de première intention.

En se basant sur le codage informatique des actes médicaux suivant: -NEKA 015: remplacement de l'articulation coxo-fémorale par prothèse totale après ostéosynthèse, ostéotomie ou prothèse cervico-céphalique -NEKA 020: remplacement de l'articulation coxo-fémorale par prothèse totale nous avons pu étudier sur une période étalée sur dix ans (de janvier 2016 à décembre 2025) une série de 100 prothèses totales de hanche après échec de fixation de fracture de fémur proximal. Il s'agit d'une série de 75 femmes et de 25 hommes âgés en moyenne de 75 ans, relativement autonomes (score de Parker égal à 6/9) avant leur fracture survenue en moyenne 100 jours avant la reprise pour faillite de matériel d'ostéosynthèse (80 clous cervico-médullaire et 20 vis plaque). Une évaluation clinique comportant l'analyse des scores PMA(Postel Merle d'Aubigné) et HHS(score de hanche de Harris) ainsi qu'une analyse radiologique ont été réalisées en pré opératoire et au dernier recul.

Les principales difficultés rencontrées durant cette chirurgie de reprise étaient la raideur importante de la hanche, le raccourcissement ou l'attitude vicieuse en rotation externe de membre, les dégâts anatomiques acétabulaires imposant l'utilisation d'une cupule double mobilité, les modifications architecturales de la région trochantérienne à l'origine d'une extraction pénible de matériel d'ostéosynthèse, d'une perméabilisation délicate du canal médullaire ainsi que de risque accru de fausse route lors de positionnement de la tige fémorale. Sur le plan fonctionnel, l'autonomie initiale des patients avant leur fracture a été retrouvée chez 70 patients selon le score PMA. Les 30 autres ont eu un résultat passable voir même mauvais: 1 patient sur 2 est incapable de marcher sans canne et 1 sur 4 doit utiliser plus qu'une canne pour se déplacer. Un seul cas de luxation et d'un déscellement aseptique de la tige fémorale a été rapporté.

La prothèse de hanche après échec de fixation première de fracture de fémur proximal présente un risque supérieure à la prothèse de première intention, en raison de la fréquente modification anatomique locale elle même à l'origine d'un mauvais résultat fonctionnel et d'un risque élevé d'instabilité prothétique.

Nous recommandons dans ce contexte spécifique le scellement de la tige fémorale et l'utilisation systématique d'une cupule double mobilité.
Abdelkader ARROUM (Metz-Thionville) , Aboubacar Lawan ABDOU , Meriem SOUISSI , Elvire PERIANU , Iheb HMIDA , Khaled HARMAS , Sara BOUMAIL , Simon KIRSH , Julien MAYER , Emmanuel CAREMIER , Aboubekr BERRICHI , Irrazi M'BAREK
00:00 - 00:00 #52692 - TR-e036 Intérêt de l’abord combiné postéro-médial (Lobenhoffer) et antérieur dans la gestion des fractures complexes du pilier postérieur du plateau tibial impliquant le LCP : Note technique et application clinique.
TR-e036 Intérêt de l’abord combiné postéro-médial (Lobenhoffer) et antérieur dans la gestion des fractures complexes du pilier postérieur du plateau tibial impliquant le LCP : Note technique et application clinique.

Les fractures complexes du plateau tibial impliquant le pilier postérieur restent un défi chirurgical majeur. L’abord antéro-interne classique ne permet souvent qu’une réduction imparfaite ou indirecte des fragments postérieurs, exposant au risque de bascule, d’instabilité secondaire voire de laxité chronique et de cal vicieux articulaire. L’objectif de cette présentation est de détailler la technique de l’abord de Lobenhoffer combiné à un temps antérieur, complément souvent nécessaire, pour sécuriser la réduction.

Nous décrivons la stratégie opératoire séquentielle : - Analyse tridimensionnelle préopératoire (Scanner 3D) pour cartographier précisément les traits de refend, le volume des fragments postérieurs, les enfoncements articulaires et l’implication de l’insertion du LCP. - Installation en décubitus ventral pour l’abord de Lobenhoffer : passage entre le gastrocnémien médial et les tendons de la patte d’oie, respectant le muscle poplité. - Stabilisation du pilier postérieur par plaques consoles. Retournement ou temps antérieur complémentaire pour le relèvement articulaire percutané de l’insertion du LCP et la fixation latéro-médiale en « étais ».

Cette approche permet une visualisation directe de la fracture postérieure et une réduction anatomique. La stabilité primaire obtenue par le montage « en console » autorise une rééducation passive immédiate dès J1. Dans notre expérience, illustrée par ce cas type, la mobilité à 6 mois est de 0/130° avec une restitution parfaite de l’interligne articulaire, sans aucun enfoncement secondaire lors de la reprise de l’appui à 6 semaines.

L’abord de Lobenhoffer est une nécessité permettant une réduction de visu et une synthèse postéro-antérieure afin d’éviter les déplacements secondaires pour les fractures du pilier postérieur du tibia proximal. Bien que techniquement exigeante (nécessité de deux installations), cette approche garantit un stabilité mécanique supérieur et une restitution anatomique de la colonne postérieure, ce que ne permet pas un abord antéro-latéral ou antéro-médial seul. Une attention particulière doit être portée au fragment emportant l’insertion du LCP : son déplacement induit une insuffisance fonctionnelle du ligament croisé postérieur dans un contexte de déplacement fracturaire, simulant une rupture ligamentaire et générant une laxité chronique.

L’abord combiné est la stratégie de choix pour les fractures dans ce type de fracture. La précision de la réduction anatomique est la seule garante d’une stabilité articulaire et ligamentaire indispensable pour un résultat fonctionnel durable et en prévention de l’arthrose post-traumatique.
Mohamed Nassim CHERIF TOUIL (Dreux) , Philippe ANRACT
00:00 - 00:00 #52788 - TR-e037 Un « Lisfranc » pas comme les autres :Stratégies de Sauvetage dans les Fracas Ouverts du Pied à Haute Énergie : Apport de l'Imagerie 3D et de l'Ostéosynthèse à Minima.
TR-e037 Un « Lisfranc » pas comme les autres :Stratégies de Sauvetage dans les Fracas Ouverts du Pied à Haute Énergie : Apport de l'Imagerie 3D et de l'Ostéosynthèse à Minima.

Les traumatismes ouverts à haute énergie du pied représentent un défi chirurgical majeur, mettant en jeu le pronostic fonctionnel et cutané à court terme. Ces lésions associent fréquemment des fractures comminutives et des luxations articulaires instables, rendant la reconstruction anatomique complexe.

patient jeune victime d’un traumatisme ouvert (Gustilo IIIa) du pied gauche suite à un accident de moto. Le bilan RX+3D: fracas du premier métatarsien (M1) associé à des luxations métatarso-phalangiennes multiples. Urgence chirurgicale :Antiboprophylaxie , Parage cutané extensif et lavage, Stratégie d'ostéosynthèse (Montage à minima) : Premier rayon (M1) : Réduction à foyer ouvert. Stabilisation de la comminution par cerclages au fil résorbable (Vicryl 2) associés à un embrochage axial intra-médullaire pour tuteurer la colonne médiale. Rayons latéraux : Réduction des luxations MTP 3, 4 et 5 de façon spontanée après ostéosynthèse de M1. Instabilité de la MTP O5: Réalisation d'une arthrorise par embrochage trans-articulaire du 5ème rayon pour maintenir l'alignement de l'arche antérieure. Protocole de pansements gras, surveillance cutanée et antibiothérapie post-opératoire. Évaluation clinique et radiographique hebdomadaire (J3, J7, J15).

L'apparition d'une nécrose superficielle à J7 5 (face dorsale pied et pulpe du 5eme rayon) est une complication classique de ces traumatismes par écrasement. La stabilité osseuse obtenue par le montage "souple" (broches/fils) a permis de réaliser des soins locaux itératifs sans compromettre la reconstruction squelettique sous-jacente.

La prise en charge des traumatismes à haute énergie de l’avant-pied (type Gustilo IIIa) est un défi où le pronostic fonctionnel dépend étroitement de la préservation de l’enveloppe cutanée. L’utilisation d’ostéosynthèse interne rigide (plaques) est proscrite en urgence afin d’éviter l’exposition de matériel et le sepsis sur des tissus délabrés. L’apport des reconstructions CT 3D est indispensable pour une compréhension précise des déplacements. Cette planification permet un parage ciblé et une optimisation des points d'ancrage, réduisant le temps opératoire. La stratégie repose sur une ostéosynthèse à minima : Réduction du M1 par cerclage au Vicryl 2 : préserve la vascularisation périostée indispensable à la consolidation. Arthrorise trans-articulaire : stabilise les luxations MTP instables (notamment le 5ème rayon) et maintient l'architecture de la palette métatarsienne.

La prise en charge précoce, guidée par une imagerie 3D précise et une fixation interne stable mais peu invasive, est la clé du sauvetage du pied traumatique. Ce cas démontre que l'ostéosynthèse à minima reste le "Gold Standard" face à un délabrement cutané sévère
Oussama ABDELMALEK (Saint-Denis)
00:00 - 00:00 #52798 - TR-e038 Prise en charge des fractures du pilon tibial par plaque verrouillée médiale : étude rétrospective comparative avec les plaques antéro latérales.
TR-e038 Prise en charge des fractures du pilon tibial par plaque verrouillée médiale : étude rétrospective comparative avec les plaques antéro latérales.

Les fractures du pilon tibial représentent des traumatismes dont la prise en charge est controversée, dans la gestion des parties molles et dans le choix de l’ostéosynthèse. En particulier, les fractures métaphysaires source de déplacement secondaire et de varisation secondaire. Nous avons émis l’hypothèse que les ostéosynthèses par plaque médiale permettent de diminuer le taux de varisation secondaire, en comparaison avec les ostéosynthèses par plaque antéro-latérale.

Nous avons réalisé une étude monocentrique, multi opérateur, regroupant tous les patients ayant bénéficié d’une ostéosynthèse par plaque de pilon tibial entre 2012 et 2023. Notre série présentait 35 patients ayant bénéficié d’une ostéosynthèse par plaque médiale, et 21 patients ayant bénéficié d’une plaque antéro latérale, les caractéristiques de population étant identiques dans les 2 groupes (âge, BMI, score ASA, durée de suivi, incidence du diabète et du tabagisme actif). Nous avons mesuré le varus du tibia distal en postopératoire immédiat et à 6 mois de recul minimum, afin de mesurer le déplacement secondaire. Nous avons également relevé le taux de complications cutanées, septiques, médicales.

Nous n’avons pas pu mettre en évidence de différence statistique significative du déplacement secondaire en varus avec une plaque antéro-latérale (p = 0,16), en revenche nous avons trouvé plus de patients avec un déplacement secondaire supérieur à 10° chez les patients avec une plaque latérale (p = 0,03). Nous n’avons pas relevé d’augmentation du taux de complications entre les 2 groupes, concernant le taux d’algodystrophie (p = 0,19°, de désunion de cicatrice (p = 0,82), d’infection précoce (p = 0,85), de pseudarthrose (p = 1,00), ou d’ablation du matériel (p = 0,75).

Cette étude présente un important recul, avec peu de perdus de vue mais sur de faibles effectifs, avec une analyse essentiellement radiologique. Nous privilégions dorénavant l’ostéosynthèse percutanée permise par la plaque médiale, car bien qu’il n’y a pas eu de différence significative dans notre série sur le déplacement secondaire moyen, celle-ci a permis de montrer une nette diminution des complications cutanées et septiques par rapport au ciel ouvert présentées dans les séries de la littérature.

Notre étude a permis de montrer une diminution de l’incidence du déplacement secondaire en varus lors des ostéosynthèses par plaque médiale, avec un faible taux de complications grâce aux ostéosynthèses percutanées. Il serait intéressant de compléter cette étude avec une étude multicentrique, afin d’augmenter significativement le nombre de patient et augmenter la puissance de notre étude.
Corentin HERCE (Nice) , François EGRISE , Jean-Francois GONZALEZ
00:00 - 00:00 #52803 - TR-e039 Traitement par enclouage verrouillé des fractures instables de jambe : A propos d’une série de 57 cas.
TR-e039 Traitement par enclouage verrouillé des fractures instables de jambe : A propos d’une série de 57 cas.

L’objectif de ce travail était d’étudier les résultats cliniques et radiologiques du traitement par enclouage verrouille des fractures instables de jambe.

Notre étude est descriptive rétrospective réalisée entre 2023 et 2025. Notre série comporte 57 patients, 09 de sexe féminin et 48 de sexe masculin, L’âge moyen est de 34 ans. 47 fractures fermées et 10 fractures ouvertes. Dans notre série, les critères d’instabilité sont la communition et le siège de la fracture au tiers distal. L’enclouage centromédullaire verrouillé statique proximal et distal a été réalisé en urgence dès l’arrivée du patient au sein de notre service.

La cicatrisation des parties molles a été obtenue en moyenne à 18 jours dans les fractures ouvertes Et la consolidation osseuse était acquise en moyenne à 50 jours. Un cas de sepsis précoce a nécessité une reprise chirurgicale et stabilisation par fixateur externe. La durée d’hospitalisation des malades est 24 heures en moyenne. Sur le plan fonctionnel, la reprise de la marche a été autorisée à dix jours.

Les patients ont été revus avec un recul moyen de 12 mois. Cinq patients avec retard de consolidation ont nécessité une dynamisation. Une reprise chirurgicale a été réalisée pour sepsis précoce avec pose d’un fixateur chez un patient présentant une fracture ouverte du tiers distal communitive. Tous nos patients ont consolidé. Dans notre série, le délai de consolidation est majoré pas la communition osseuse et le siège de la fracture au tiers distal qui représentent les critères d’instabilité.

Les fractures instables de jambe complexes et siégeant au tiers distal exigent une contention solide sur le plan biomécanique. L’enclouage verrouillé de jambe répond parfaitement à cet impératif permettant un montage stable et une consolidation rapide.
Rachid NEMMAR (Alger, Algérie) , Marouane KHOUAS , Soumeya BOULAIOUNE , Hichem FRIDI , Zakaria DJELID
00:00 - 00:00 #52825 - TR-e040 Rare Evolution of a Cervical Articular Mass Fracture: A Case report.
TR-e040 Rare Evolution of a Cervical Articular Mass Fracture: A Case report.

Fracture-separation of the articular mass is a rare and complex injury, often seen in severe cervical spine trauma, and are most commonly the result of motor vehicle accidents, falls, or sports injury. It can lead to dislocations, vertebral displacements, and neurological complications. We present the case of a 29-year-old male with no medical history, who suffered a complex cervical spine fracture-dislocation following a motor vehicle accident, with a rare evolution.

Case presentation:

The patient was transferred to our emergency department 12 hours after the accident. Cervical CT scans revealed a rotation-distraction fracture-dislocation of C3 on C4, classified as Type C according to the AO classification, with spondylolisthesis and anterior dislocation of the left facet joint. Additionally, there was a fracture of the posteroinferior corner of C4 with an intracanal fragment, a comminuted fracture of the right pedicle of C5, and non-displaced fractures of both C5 laminae. Clinically, the patient presented with bilateral paresthesia of the upper limbs and motor deficit in the C8-T1 territory of the right upper limb. His classified as ASIA Grade C. The patient underwent emergency surgery. An anterior cervical arthrodesis from C3 to C5 was performed, including discectomies at C3-C4 and C4-C5, spinal cord decompression, and bone grafting from the iliac crest. A plate with four screws was inserted for stabilization. The immediate postoperative course was uncomplicated, and the patient showed progressive and complete recovery of sensory and motor deficits after 15 days of hospitalization. The patient was readmitted 30 days postoperatively following a fall. He complained of neck pain and recurrent paresthesia, with partial motor deficit in the right upper limb. Radiographs showed C5-C6 anterolisthesis and a bilateral facet joint dislocation at C5-C6, classified as BL according to the AO classification. MRI confirmed the absence of spinal cord injury and spontaneous reduction of the anterolisthesis in cervical hyperextension. A second surgery was performed via the anterior approach, C5-C6 discectomy, bone grafting, and extension of the arthrodesis from C3 to C6. The postoperative course was again favorable, with resolution of neurological symptoms within 72 hours.

This case highlights the rarity and complexity of articular mass fractures of the cervical spine, especially when associated with dislocations and anterolisthesis. Early surgical management, combined with careful postoperative monitoring, allowed for complete neurological recovery despite a second postoperative trauma. These fractures require special attention due to the risk of recurrence and neurological complications.

The rare evolution of this fracture-separation of the cervical articular mass underscores the importance of early surgical intervention and prolonged postoperative follow-up. Rapid reintervention following a secondary trauma restored vertebral stability and prevented longterm neurological complications.
Aymen BEN MAHMOUD (Tunis, Tunisie) , Majdi BEN ROMDHANE , Ahmed SAADALLAH , Majdi SGHAIER , Mehdi CHARFI
00:00 - 00:00 #52841 - TR-e041 Postoperative Complications in Open Extremity Fractures.
TR-e041 Postoperative Complications in Open Extremity Fractures.

In open extremity fractures, simultaneous and prompt management of both bone and soft tissue reconstruction is essential to prevent complications such as infection and nonunion. At our institution, we aim to achieve optimal functional recovery through early internal fixation, combined with immediate or staged soft tissue reconstruction as appropriate.

We analyzed 79 patients who were admitted and surgically treated at our center between April 2019 and August 2025. The cohort included 62 males and 17 females, with a mean age of 47 years. We investigated fracture classification, postoperative complications, time to internal fixation, and length of hospital stay, and assessed their associations with complications.

According to the Gustilo–Anderson classification, there were 14 type I, 29 type II, 27 type IIIA, 6 type IIIB, and 3 type IIIC fractures. Surgical site infection (SSI) occurred in 5 cases, and deep infection was also observed in 5 cases. Nonunion developed in 6 cases, and 5 patients required reoperation for malunion. The mean time to internal fixation was 3 days, and the mean hospital stay was 10 days. Infections occurred regardless of the severity of soft tissue injury, while infected nonunion was primarily associated with delayed soft tissue reconstruction.

The complication rates at our center—12% for infection and 7% for nonunion—were relatively low compared to previous reports. However, some complications were associated with delayed soft tissue reconstruction. Thorough debridement, early internal fixation, and timely soft tissue coverage are essential for optimal outcomes.Early internal fixation contributed to favorable outcomes with low complication rates. However, some complications might have been avoided with earlier soft tissue reconstruction.

Early internal fixation contributed to favorable outcomes with low complication rates. However, some complications might have been avoided with earlier soft tissue reconstruction.
Masahiro MIYASHITA (Osaka, Japon)
00:00 - 00:00 #52859 - TR-e042 Prise en charge des fractures de l'extrémité inférieure de fémur : clou rétrograde versus plaque anatomique - Résultats fonctionnels et radiologiques.
TR-e042 Prise en charge des fractures de l'extrémité inférieure de fémur : clou rétrograde versus plaque anatomique - Résultats fonctionnels et radiologiques.

Les fractures de l'extrémité inférieure du fémur représentent un défi majeur en orthopédie, nécessitant une prise en charge appropriée pour assurer une guérison optimale et une récupération fonctionnelle. Les méthodes chirurgicales couramment utilisées incluent le clou rétrograde et la plaque anatomique, chacune ayant ses avantages et inconvénients. Cette étude compare les résultats fonctionnels et radiologiques de ces deux techniques.

Cette étude rétrospective a inclus 20 patients présentant des fractures de l'extrémité inférieure du fémur, traitées soit par clou rétrograde (n=10) soit par plaque anatomique (n=10) au sein de service de chirurgie orthopédique hôpital FSI la Marsa . Les critères d'évaluation comprenaient les résultats radiologiques (union osseuse, alignement de l'axe fémoral, complications post-opératoires) et les scores fonctionnels (échelle de Harris, score de mobilité du genou) obtenus à 6 mois et 1 an post-opératoire.

Les résultats radiologiques ont montré un taux d'union osseuse plus rapide et un meilleur alignement pour les patients traités par clou rétrograde, avec moins de complications telles que les infections ou la malunion. En revanche, les patients ayant reçu une plaque anatomique ont présenté des scores fonctionnels légèrement supérieurs, en particulier en termes de flexion du genou et de reprise de la marche. Aucune différence significative n’a été observée entre les deux groupes en termes de douleur post-opératoire et de complications graves.

Les résultats suggèrent que le clou rétrograde offre des avantages radiologiques en termes d'union et de complications, tandis que la plaque anatomique semble favorisée pour la restauration fonctionnelle, notamment dans les cas nécessitant une meilleure mobilité du genou. Cependant, le choix entre ces deux techniques doit être individualisé en fonction des caractéristiques de chaque fracture et des besoins spécifiques des patients.

Le clou rétrograde et la plaque anatomique sont des options chirurgicales efficaces pour le traitement des fractures de l'extrémité inférieure du fémur, chacune ayant ses propres avantages en termes de résultats radiologiques et fonctionnels. Des études supplémentaires à plus long terme sont nécessaires pour affiner les indications et les protocoles de traitement de ces fractures complexes.
Majdi BEN ROMDHANE , Seif TOUMI (Ariana, Tunisie) , Majdi SGHAIER , Ala LESSOUED
00:00 - 00:00 #52892 - TR-e043 Fractures itératives du fémur sur hanche prothésée : le prix du non-respect des principes de fixation.
TR-e043 Fractures itératives du fémur sur hanche prothésée : le prix du non-respect des principes de fixation.

Les fractures périprothétiques fémorales représentent une complication sévère chez le sujet âgé ostéoporotique. Leur prise en charge repose sur des principes biomécaniques stricts visant à éviter les zones de concentration des contraintes (“stress risers”), en particulier au niveau de l’extrémité de la tige fémorale, reconnue comme un site privilégié de rupture.

Nous rapportons le cas d’une patiente de 89 ans initialement traitée par hémi arthroplastie pour fracture du col fémoral. L’évolution postopératoire initiale était simple. Une chute secondaire a entraîné une fracture supra condylienne homolatérale, traitée par ostéosynthèse par plaque vissée. Le montage réalisé ne respectait pas les principes biomécaniques, avec une plaque positionnée au contact de l’extrémité distale de la tige fémorale, créant une zone de concentration de contraintes.

la patiente a présenté une fracture péri prothétique inter-implantaire localisée entre la tige et la plaque. Une reprise chirurgicale a été effectuée avec remplacement de la plaque, sans extension proximale suffisante pour ponter l’implant fémoral. Cette stratégie inadéquate a conduit à une nouvelle fracture itérative supra condylienne. Une troisième intervention a finalement consisté en la mise en place d’une plaque longue englobant l’ensemble du fémur et dépassant l’extrémité de la tige fémorale, permettant d’éliminer la zone de discontinuité mécanique.

Ce cas illustre de manière exemplaire le rôle des zones de transition de rigidité dans la genèse des fractures péri prothétiques. L’extrémité distale d’une tige fémorale agit comme un point de concentration des contraintes mécaniques, particulièrement en cas d’os ostéoporotique. Les études biomécaniques ont démontré que l’absence de chevauchement entre implants (plaque et tige) augmente significativement les contraintes corticales et diminue la résistance à la rupture. À l’inverse, un montage avec chevauchement réduit les contraintes et améliore la stabilité globale. Les données actuelles recommandent un chevauchement minimal de 6 c m entre la plaque et la tige fémorale, ou à défaut un espacement supérieur à cette valeur, afin de limiter l’effet “stress riser”. Par ailleurs, l’utilisation de plaques longues couvrant l’ensemble du fémur s’inscrit dans une stratégie de “bridging fixation”, permettant une répartition homogène des contraintes.

Le non-respect des principes biomécaniques, notamment l’absence de chevauchement adéquat entre implants, expose à une cascade de fractures péri prothétiques itératives. Ce cas souligne l’importance d’une stratégie chirurgicale globale intégrant la notion de continuité mécanique du fémur, avec utilisation de montages longs et chevauchants.
Aymen HANNAFI , Rami BEN MHENNI , Maha AMMAR , Mahmoud BEN MAITIGUE , Karim BOUATTOUR , Yassine ZINE EL ABIDINE (Sousse, Tunisie)
00:00 - 00:00 #52895 - TR-e044 Reconstruction des pertes de substance osseuse étendues infectées de la jambe par transport osseux segmentaire au sein d’une membrane induite à propos de 6 cas.
TR-e044 Reconstruction des pertes de substance osseuse étendues infectées de la jambe par transport osseux segmentaire au sein d’une membrane induite à propos de 6 cas.

Les pertes de substance osseuse de la jambe après fractures ouvertes compliquées d’infection posent des problèmes thérapeutiques complexes. Elles nécessitent une prise en charge séquentielle associant excision des tissus infectés, couverture par lambeau puis reconstruction osseuse. Nous proposons une méthode sans recours à la microchirurgie. Dans un premier temps, la couverture est réalisée par lambeau local fascio-cutané, musculaire ou combiné, associée à la mise en place d’une entretoise en ciment induisant une membrane selon la technique de Masquelet. À distance, après ablation de l’entretoise, un transport osseux segmentaire est réalisé au sein de cette membrane. L’objectif est d’évaluer les résultats de cette stratégie dans une série multicentrique de pertes de substance osseuse étendues de la jambe.

Série rétrospective multicentrique de 6 patients pris en charge au CHU de Guadeloupe et au CHU de Guyane, présentant une perte de substance osseuse tibiale après fractures ouvertes Gustilo III compliquée d’infection. La prise en charge comportait deux temps : un premier temps associant parage large avec résection osseuse en zone saine, entretoise cimentée antibiotique et couverture des parties molles ; puis ablation de l’entretoise, mise en place d’un fixateur d’allongement et transport osseux segmentaire après 10 jours de latence à 1 mm/jour. Le recul moyen était de 10,5 ans [3–22]. Les patients ont été suivis régulièrement au niveau clinique et radiologique.

La taille moyenne des pertes de substance osseuse était de 9,75 cm [8–12,5]. La consolidation osseuse a été obtenue dans 100 % des cas, avec un délai moyen de 9,25 mois [7–14]. La durée moyenne du port du rail d’allongement était de 10,75 mois [9–14]. Une greffe osseuse complémentaire tri corticale fixée par vis a été nécessaire chez 3 patients, au site final de transport osseux. La maturation du régénérat n’a pas posé de problèmes. Aucune récidive infectieuse ni complication mécanique n’a été observée. Tous les patients ont retrouvé un appui complet avec reprise de la marche sans aide technique. Les résultats fonctionnels à distance étaient satisfaisants dans l’ensemble des cas.

Cette série confirme l’intérêt de l’association membrane induite–transport osseux segmentaire dans les pertes de substance étendues. La membrane induite semble faciliter la progression du transport osseux et la consolidation en limitant l’interposition fibreuse et en apportant un environnement biologiquement favorable. Cette approche évite la microchirurgie en contexte septique et limite le recours à des greffes volumineuses nécessaires dans la technique de Masquelet.

Le transport osseux segmentaire au sein d’une membrane induite constitue une alternative efficace, reproductible et peu invasive pour le traitement des pertes de substance osseuse étendues de la jambe. Cette technique permet d’obtenir une consolidation rapide, avec des résultats durables long terme
Wassim BENJEDDOU (Cayenne, Guyane française) , Caesar TOMMEH , Adrien MONS , Covalis MUGANGA , Mehdi BOUKHALED , Sokmean UY , Xinggang LU , Andre-Pierre UZEL
00:00 - 00:00 #52897 - TR-e045 Diagnostic and Operative Challenges in a Patient with Fragility Fractures Revealing Sclerotic Bone Dysplasia – A Case Report.
TR-e045 Diagnostic and Operative Challenges in a Patient with Fragility Fractures Revealing Sclerotic Bone Dysplasia – A Case Report.

Sclerotic bone dysplasias, including pycnodysostosis, are rare genetic disorders characterized by increased bone density paradoxically associated with bone fragility. These conditions present significant diagnostic and therapeutic challenges, particularly in trauma settings where fractures may be multiple or initially overlooked. We report a case highlighting the complexity of injury assessment and surgical management in such patients.

A 36-year-old female with no significant past medical history presented to the emergency department after a fall onto her left side. She was transported on a stretcher and complained primarily of left trochanteric pain. Clinical examination revealed several skeletal abnormalities suggestive of an underlying bone disorder.

Initial radiographs demonstrated a displaced left subtrochanteric femoral fracture associated with diffuse skeletal sclerosis. Careful radiographic assessment revealed a contralateral millimetric incomplete subtrochanteric fracture. Computed tomography confirmed bilateral femoral involvement and provided better characterization of the fracture morphology. During hospitalization, new clinical signs suggested an additional injury that had not been reported initially by the patient. Further imaging revealed a transverse tibial shaft fracture occurring in markedly sclerotic bone. Surgical management consisted of bilateral femoral fixation using dynamic condylar screws and tibial fixation with plate osteosynthesis. The procedures were technically demanding because of the extreme bone density, requiring prolonged operative time and careful instrumentation. At two-month follow-up, the patient showed satisfactory clinical evolution. Radiographs demonstrated stable fixation with early signs of fracture healing. Following rehabilitation, progressive functional recovery was achieved with resumption of assisted ambulation.

Sclerotic bone dysplasias such as pycnodysostosis are rare conditions characterized by increased bone density associated with paradoxical bone fragility due to impaired bone remodeling. Patients are therefore prone to fractures even after low-energy trauma. Multiple synchronous fractures may initially be overlooked, emphasizing the importance of thorough clinical examination and systematic radiological assessment when abnormal bone architecture is suspected. Surgical management is technically demanding because of the extreme bone density, which complicates drilling, screw insertion, and fixation. Stable fixation using rigid implants remains essential.

Thorough clinical and radiological evaluation is essential in patients with suspected sclerotic bone dysplasia, as occult and multiple fractures may coexist. Surgical management remains technically challenging due to the abnormal bone density and instrumentation difficulties. Early recognition and appropriate fixation strategies can nevertheless lead to favorable functional outcomes.
Oussama ZAIBET (Tunis, Tunisie) , Othmene CHOUCHENE , Mohamed MALLAT , Amine KHELIL , Ahmed KHADHRAOUI , Hedi ANNABI
00:00 - 00:00 #52969 - TR-e046 Lambeau inguinal de McGregor : une solution fiable pour la reconstruction tissulaire dans les traumatismes graves.
TR-e046 Lambeau inguinal de McGregor : une solution fiable pour la reconstruction tissulaire dans les traumatismes graves.

Les traumatismes graves du membre supérieur représentent un défi majeur en chirurgie orthopédique. Malgré des réparations osseuses, tendineuses et nerveuses réussies, la couverture des pertes de substance cutanées reste essentielle pour préserver la fonction du membre. Le lambeau inguinal pédiculé de McGregor constitue une solution efficace pour combler ces pertes, avec des résultats satisfaisants en termes de survie et de fonctionnalité.

Nous avons mené une étude rétrospective portant sur 6 cas sur une période de 8 ans (2015–2023). Tous les patients présentaient un délabrement du membre supérieur associé à des fractures ouvertes. Après réparation osseuse, tendineuse et vasculaire, la reconstruction des pertes de substance a été réalisée par un lambeau ilio-inguinal de McGregor. Le critère principal d’évaluation reposait sur l’appréciation esthétique par les patients, associée à l’évaluation de la douleur et des complications précoces et tardives.

Tous les patients étaient de sexe masculin, présentant des fractures ouvertes stade III selon Cauchois et Duparc. Après débridement, tous avaient des lésions tendineuses et nerveuses, et 4 ont nécessité une réparation vasculaire. La stabilisation osseuse a été réalisée par fixateur externe ou embrochage. Le lambeau a été réalisé après un délai de 4 à 10 jours, une fois le risque infectieux contrôlé. Tous les lambeaux étaient viables. Un cas de nécrose superficielle a été noté, traité par cicatrisation dirigée. Aucun cas d’infection ni de déhiscence n’a été observé. Le sevrage du lambeau a été effectué à 21 jours. Le résultat esthétique était jugé très satisfaisant dans 4 cas, moyen dans 1 cas et médiocre dans 1 cas. Les résultats fonctionnels dépendaient des lésions initiales. La consolidation osseuse a été obtenue chez tous les patients sauf un cas de pseudarthrose traité secondairement.

Le lambeau de McGregor permet un apport tissulaire vascularisé favorisant la cicatrisation, limitant l’infection et préservant la vitalité osseuse. Malgré l’essor des lambeaux libres et perforants, il reste largement utilisé en raison de sa simplicité, de sa fiabilité vasculaire et de la brièveté de la procédure. Il permet de couvrir des pertes de substance étendues. Le faible taux infectieux de notre série s’explique par la réalisation de débridements répétés avant la couverture. Le résultat esthétique dépend du tracé et de l’adaptation du lambeau.

Le lambeau ilio-inguinal de McGregor constitue une technique fiable de sauvetage dans les traumatismes graves du membre supérieur. Il améliore le pronostic fonctionnel malgré certaines limites. Son indication doit être discutée au cas par cas selon les besoins du patient et les objectifs chirurgicaux.
Jalal JEBARI (Oujda)
00:00 - 00:00 #51501 - TR-e047 Reproductibilité inter- et intra-observateurs d’une méthodologie standardisée d’analyse IRM des avulsions proximales des tendons ischio-jambiers.
TR-e047 Reproductibilité inter- et intra-observateurs d’une méthodologie standardisée d’analyse IRM des avulsions proximales des tendons ischio-jambiers.

Les avulsions proximales des tendons ischio-jambiers sont des lésions rares mais invalidantes. L’IRM est l’examen de référence pour caractériser la lésion et guider la prise en charge selon le type de rupture et l’importance de la rétraction. Si la reproductibilité des critères tendineux est décrite, celle d’une analyse intégrant également les paramètres musculaires (atrophie et dégénérescence graisseuse) n’a pas été évaluée. L’objectif était d’analyser la reproductibilité inter- et intra-observateurs d’une méthodologie IRM standardisée.

Étude prospective monocentrique incluant 25 patients présentant une avulsion proximale confirmée à l’IRM (février–juin 2024). Deux chirurgiens orthopédistes spécialisés ont analysé indépendamment chaque IRM à deux reprises (intervalle > 15 jours). Les paramètres étudiés étaient : type de lésion (complète/partielle), atteinte tendineuse (semi-membraneux, tendon conjoint), présence et mesure quantitative de la rétraction (cm), atrophie musculaire (surface comparée au côté sain) et dégénérescence graisseuse (classification de Goutallier). Les variables catégorielles ont été analysées par coefficient de Cohen et les variables continues par ICC.

La distinction entre lésions complètes et partielles montrait une reproductibilité excellente (κ = 1,00 en intra- et inter-observateurs). La mesure quantitative de la rétraction présentait une reproductibilité bonne à excellente (ICC intra = 0,87 [0,73–0,94] ; ICC inter = 0,96 [0,91–0,98]). L’évaluation de la rétraction et de certaines atteintes tendineuses montrait des κ plus modérés malgré des taux d’accord élevés (92–96 %). Les paramètres musculaires présentaient une reproductibilité plus variable : atrophie musculaire (κ intra = 0,78 ; κ inter = 0,34) et dégénérescence graisseuse (κ intra = 0,56 ; κ inter = 0,61).

Les critères morphologiques tendineux apparaissent robustes, en particulier la mesure quantitative de la rétraction, élément clé de la décision thérapeutique. Les κ plus faibles pour certaines variables binaires, malgré un fort accord brut, s’expliquent probablement par un déséquilibre des classes. La reproductibilité plus hétérogène des paramètres musculaires souligne les limites des évaluations qualitatives actuelles.

L’analyse IRM des avulsions proximales des ischio-jambiers est hautement reproductible pour la caractérisation lésionnelle et la mesure de la rétraction. L’évaluation musculaire reste plus variable et nécessite une standardisation quantitative afin d’en améliorer la fiabilité et la portée pronostique.
Sammy KASSAB HASSAN , Pierre DENIS-AUBREE , Eugenie VALENTIN , Jean-Francois NAOURI , Nicolas LEFEVRE , Alexandre HARDY (Paris)
00:00 - 00:00 #51734 - TR-e048 Syndrome de loge chronique d’avant-bras et artère ulnaire baladeuse.
TR-e048 Syndrome de loge chronique d’avant-bras et artère ulnaire baladeuse.

Le traitement chirurgical du syndrome de loge chronique d’avant-bras évolue vers des modes de moins en moins invasifs. Cependant des variations anatomiques vasculaires locales doivent rendre prudent. Le but de cette étude est de rapporter les variations de l’artère ulnaire retrouvées lors de fasciotomies pour syndrome de loge antérieur chronique d’avant-bras

De janvier 1997 à décembre 2025 ; 36 patients ont été opérés pour syndrome de loge chronique ventral d'avant-bras représentant 64 avant-bras (34 droits, 30 gauches, 8 unilatéraux). Il s'agissait exclusivement de sujets masculins âgés de 27 ans 5 mois. La pratique sportive causale était principalement la pratique motocycliste (29) (1 kayak polo, 1 aviron, 1 planche à voile, 1 ping-pong). D’autres n'étaient gênés que dans leur pratique professionnelle (1 agriculteur, 1 désosseur et 1 poseur d’enseignes). Toutes les interventions ont été réalisées par le même opérateur suivant la technique de Kouvalchouk.

L’artère ulnaire était en position ectopique dans 5 cas. Il s’agissait d’une artère ulnaire superficielle sous fasciale 4 fois et supra-fasciale une fois. En cas des fasciotomie des deux avant-bras elle était une fois sur deux bilatérale. En cas de découverte lors de fasciotomie unilatérale, un bilan vasculaire d’imagerie la retrouvait dans 2 cas du côté opposé. Ainsi, la variation anatomique était bilatérale 3 fois. Sa fréquence était de 7,8% des avant-bras opérés et 10,6% si on y ajoute ceux ayant bénéficiés d’une exploration vasculaire.

Cette étude ne discute pas les critères diagnostiques ni l'efficacité des diverses techniques. Elle insiste sur un point non retrouvé dans les séries cliniques publiées sur les résultats de traitement à savoir la fréquence de l’artère ulnaire superficielle. Son incidence est très variable de 0,66% à 9,38%. La situation superficielle de l’artère ulnaire peut amener à des complications majeures en cas d’injection intra-artérielle involontaire. A l’opposé, elle a pu être habilement utilisée en chirurgie plastique pour des lambeaux vascularisés, voire en chirurgie cardiaque pour des pontages. La direction des fasciotomies percutanées semble croiser son trajet exposant à sa lésion. Cependant, nous n’avons retrouvé aucun cas de blessure de celle-ci dans la littérature.

À une époque où la tendance est à des chirurgies peu invasives percutanée ou sous contrôle endoscopique, la connaissance de ces variations anatomiques semble importante vu une fréquence de presque 10 % dans cette étude. Parmi les techniques mini invasives, la fasciotomie sous contrôle échographique parait la moins risquée car permettant le repérage d’un élément vasculaire en position anormale.
Guy PIÉTU (Nantes) , Henri FRAGNAUD , Cyrille DECANTE , Anoujat KANLAGNA
00:00 - 00:00 #52920 - TR-e049 Le Padel dans son Plein Essor: Prévalence et Caractéristiques des Blessures en Tunisie.
TR-e049 Le Padel dans son Plein Essor: Prévalence et Caractéristiques des Blessures en Tunisie.

Le padel est un sport de raquette dérivé du tennis qui connaît une expansion rapide tant au niveau national qu’international. Cette popularité croissante s’accompagne d’une augmentation significative de la fréquence des blessures liées à sa pratique. L’objectif de notre étude était de décrire les caractéristiques épidémiologiques des joueurs de padel en Tunisie, ainsi que la fréquence et la nature des blessures associées à ce sport, et d’identifier les facteurs de risque de blessure au sein de notre population.

Il s’agit d’une étude observationnelle transversale descriptive et analytique menée auprès de joueurs de padel tunisiens âgés de plus de 18 ans ayant accepté de participer volontairement et ayant rempli l’intégralité du questionnaire. Les données ont été recueillies au moyen d'un questionnaire auto-administré diffusé via Google Forms sur une période de 6 semaines. Le questionnaire comportait cinq sections : informations générales et pratique du padel, antécédents de blessures, caractéristiques de la blessure la plus grave, prévention et récupération, et perceptions et suggestions des joueurs.

Cette étude a porté sur 72 joueurs de padel tunisiens. La prévalence des blessures était particulièrement élevée (77,8 %). Les blessures étaient principalement des tendinopathies et des lésions de surmenage, touchant surtout le coude (19,6 %). 78,6 % des joueurs ont consulté des spécialistes et suivi un traitement conservateur. Cependant, des séquelles douloureuses ont persisté dans 64,3 % des cas, et 5,4 % ont dû cesser définitivement leur activité sportive. Les mesures préventives ont été insuffisamment appliquées, notamment les étirements après l'effort (51,4 %) et l'utilisation d'équipements de protection (37,5 %). Une pratique fréquente du padel (≥ trois fois par semaine) et la non-utilisation d'équipements de protection ont été significativement associées à un risque accru de blessure (p = 0,048 et p = 0,019, respectivement).

L'analyse typologique des blessures met en évidence la prédominance des pathologies chroniques et de surmenage. Les tendinites et épicondylites représentaient 34,8% des blessures, confirmant l'impact des gestes répétitifs spécifiques au Padel. Les lésions musculaires touchaient 19,6% des cas, suivies des entorses (18,5%). Les lésions méniscales et cartilagineuses concernaient 7,6% des joueurs. Dans l’étude de Lecler [31], 32,3% ont consulté un médecin spécialiste, Pour Garcia-Fernandez, 30,1% des joueurs ont arrêté le travail pour une durée inférieure à sept jours, à cause principalement de blessures au niveau des membres supérieurs.

Le padel, sport relativement récent en Tunisie, présente une prévalence de blessures remarquablement élevée. La mise en œuvre de mesures préventives adaptées, incluant du matériel certifié et des programmes personnalisés d'entraînement et de récupération, est essentielle pour garantir une pratique du padel plus sûre et plus durable.
Ahmed Adel BEZZAOUIA (Tunis, Tunisie, Tunisie) , Mehdi MEDDEB , Yassine ALOUI , Hassan HACHICHA , Khalil HABBOUBI , Hassen MAKHLOUF
00:00 - 00:00 #51972 - TR-e050 La prise en charge chirurgicale des pseudarthroses séptiques de la jambe par clou imprégné d’antibiotique , quel résultat ?
TR-e050 La prise en charge chirurgicale des pseudarthroses séptiques de la jambe par clou imprégné d’antibiotique , quel résultat ?

La pseudarthrose séptique de la jambe est l’une des situations cliniques les plus difficiles à prendre en charge sur le plan thérapeutique . L’objectif de notre étude est d’analyser l’efficacité du clou manchonné de ciment avec antibiotique dans le traitement des pseudarthroses séptiques de la jambe.

Notre série est constituée de 20 patients colligées sur une période de 05 ans au sein du CHU MOHAMMED VI de MARRAKECH allant du janvier 2018 à décembre 2022.

Age moyen de nos patients était 34 ans . L’évolution des patients étaient favorables avec tarissement de l’infection dans 95 % des cas , et la consolidation a été obtenue dans 20% des cas à l’aide clou de kuntcher seule sans intervention ultérieure . Complication per-opératoire : un cas d’enclavement du clou avec recours au pince cisaille pour extraction et préparation d’un autre clou de diamétre plus mince. Dans les 80% des cas on a procédé a une ablation du clou manchonné avec une durée post opératoire allant de 56 jours à 123 jours . Chez un patient on a du réopérer le patient le landemain pour ajuster le niveau du clou au niveau du genou afin de corriger le conflit avec la rotule ; le clou a été enfoncé 1 cm de plus . Dans 1 cas l´inféction a perduré après la mise en place du clou avec antibiotique avec ablation du clou ,arrèt des antibiotique et nouveau intervention pour jardinage du foyer inféctieux , nouveau prélèvement peropératoire réalisé avant la mise en place d’un fixateur externe ; prélèvement ayant identifié un pseudomonas aeruginosa résistant à la vancomycine . 1 cas de consolidation en cal viscieux nécéssitant une intervention pour ostéotomie de correction, (patient perdu de vu 4 mois)

Le but de l’enclouage cimenté transitoire est d’apporter une composante mécanique de stabilisation (le clou) et médicamenteuse (antibiotique local) face à un risque infectieux ou une infection avérée documentée Le débat reste toujours consernant l’échec du clou manchonné dans l’éradication de l’inféction, devant cette situation la question se pose est qu’il faut changer de startégie ou de persévérer et garder la méme méthode avec changement des antibiotiques utilisés. Parmis les limites de cette méthode ,c’est quel ne permet pas de controler la rotation conflit lors de la fléxion du genou est source de douleur invalidante pour le patient et risque de créer des lésion ostéocartilagineuse définitive au niveau du cartilage de la rotule ; un réglage du niveau proximale du clou au niveau du genou est capital pour éviter l’iatrogénicité

C’est une technique simple, rapide et peu onéreuse qui permet d’assurer une stabilité pour la consolidation osseuse tout en fournissant simultanément un traitement pour l’infection. Le clou en ciment présente de nombreux avantages : il permet la libération in situ d’un taux élevé d’antibiotiques , le comblement de l’espace mort, un appui avec une botte de marche .
Mohamed HABBAB (Marrakech, Maroc) , Mohamed NASSIRI , Rachid CHAFIK , Mostapha EL KASSEH , Abdesslam ACHKOUN
00:00 - 00:00 #51664 - TR-e051 Time is not enough: agonist–antagonist balance at 6 months predicts return to preinjury sport after proximal hamstring avulsion repair.
TR-e051 Time is not enough: agonist–antagonist balance at 6 months predicts return to preinjury sport after proximal hamstring avulsion repair.

Background
Return-to-sport (RTS) decisions after proximal hamstring avulsion (PHA) repair are commonly guided by time-based milestones and limb symmetry thresholds. However, persistent strength deficits and incomplete return to preinjury sport level remain frequent despite structured rehabilitation. Objective neuromuscular benchmarks capable of predicting long-term functional recovery after PHA repair remain poorly defined. Purpose
To determine whether early restoration of agonist–antagonist balance at 6 months independently predicts return to preinjury sport level at minimum 24-month follow-up. Study Design
Prospective cohort study; Level of evidence, 2.

Consecutive adult patients undergoing primary surgical repair for complete or retracted partial PHA between 2016 and 2023 were prospectively included. At 6 months postoperatively, all patients underwent standardized isokinetic testing using a dynamometer (concentric 60°·s⁻¹ and 240°·s⁻¹; eccentric 30°·s⁻¹). Strength parameters included normalized peak torque, limb symmetry index (LSI), and concentric hamstring-to-quadriceps ratio (H/Qcon). The primary outcome was return to sport at the preinjury level at ≥24 months. Multivariable logistic regression adjusted for age, sex, rupture type, and preinjury Tegner score was used to identify independent predictors of successful RTS.

A total of 142 patients were included (mean age 47.9 ± 12.8 years; 50% female). At final follow-up, 70.4% returned to sport; however, only 45.1% regained their preinjury level. In adjusted analyses, an H/Qcon ratio <0.60 at 6 months was independently associated with reduced odds of return to preinjury sport level (OR 0.25; 95% CI 0.07–0.84; p = 0.03). Neither isolated hamstring strength deficits nor LSI thresholds were independently predictive of RTS outcomes.

A total of 142 patients were included (mean age 47.9 ± 12.8 years; 50% female). At final follow-up, 70.4% returned to sport; however, only 45.1% regained their preinjury level. In adjusted analyses, an H/Qcon ratio <0.60 at 6 months was independently associated with reduced odds of return to preinjury sport level (OR 0.25; 95% CI 0.07–0.84; p = 0.03). Neither isolated hamstring strength deficits nor LSI thresholds were independently predictive of RTS outcomes.

Restoration of agonist–antagonist balance at 6 months—defined by H/Qcon ≥0.60—was independently associated with successful long-term RTS, whereas limb symmetry alone was not.
These findings suggest that time-based clearance and isolated strength symmetry may be insufficient after proximal hamstring repair. Integration of objective neuromuscular balance benchmarks into RTS decision-making may improve risk stratification and long-term functional outcomes.
Badr EL HARIRI (Paris) , Alexandre HARDY
00:00 - 00:00 #52185 - TR-e052 Les fractures de la paroi postérieure de l’acétabulum : aspects lésionnels et thérapeutiques et facteurs pronostiques.
TR-e052 Les fractures de la paroi postérieure de l’acétabulum : aspects lésionnels et thérapeutiques et facteurs pronostiques.

Les fractures de la paroi postérieure (PP) représentent l’une des formes les plus fréquentes des fractures acétabulaires. Elles peuvent survenir isolées ou associées à d’autres lésions pouvant mettre en jeu leur pronostic. L’objectif de cette étude était de décrire les aspects lésionnels de ces fractures, les résultats cliniques et radiologiques du traitement chirurgical conservateur et à identifier les facteurs pronostiques.

Nous avons mené une étude rétrospective monocentrique descriptive sur huit ans (2017-2024) à propos de patients ayant eu une fracture acétabulaire incluant la PP et traités chirurgicalement par fixation interne. Les données démographiques et les lésions associées ont été recensées. La réduction postopératoire a été évaluée selon les scores de Matta et de Saint-Joseph. L’évaluation fonctionnelle au dernier recul s’est basée sur le score de Harris (HHS). Une analyse statistique univariée et multivariée a permis d’identifier les facteurs pronostiques.

Soixante-dix patients (âge médian : 39 ans ; sexe-ratio : 8) ont été inclus, tous victimes d'un traumatisme à haute énergie. Les lésions associées comprenaient une luxation de hanche (47,1 %), une impaction ostéochondrale (11,4 %), des fragments intra-articulaires (10 %), un trait transversal (22,8 %) ou de la colonne postérieure (11,4 %). En postopératoire immédiat, la réduction était anatomique dans 75,6 % des cas (score de Saint-Joseph médian = 1). Au recul médian de 40 mois, 81,5 % des patients présentaient un résultat fonctionnel bon à excellent (HHS médian = 85). Une coxarthrose post-traumatique est survenue chez 17,1 % des patients, et 14,3 % ont eu une arthroplastie totale de hanche secondaire. Un âge supérieur à 60 ans était identifié comme facteur prédictif d’un mauvais résultat clinique (p=0,035) et radiologique (p=0,06). Un trait de la colonne postérieur associé était corrélée à un résultat radiologique défavorable (p=0,032).

les fractures incluant la PP de l’acétabulum qu’elles soient isolées ou associées à d’autres lésions nécessitent une réduction chirurgicale anatomique qui garantirait un bon résultat fonctionnel. L’évaluation scanographique de cette réduction est plus fiable pour une étude plus fine et une prédiction meilleure de l’arthrose. L’âge supérieur à 60 ans constitue un facteur prédictif d’un moins bon résultat fonctionnel et radiologique en rapport probablement avec une moindre autonomie et une qualité osseuse altérée.

Le traitement chirurgical conservateur des fractures de la PP permet d’obtenir des résultats fonctionnels satisfaisants à moyen terme. Les patients âgés de plus de 60 ans présenteraient des résultats cliniques et radiologiques moins
Mohamed Ahmed KASBI , Mohamed Amine SELMENE (Tunis, Tunisie) , Mohamed Yacine LATRACH , Mourad ZARAA , Hedi ANNABI , Wael CHEBBI
00:00 - 00:00 #52241 - TR-e053 Résultats de la réparation chirurgicale des avulsions proximales des ischio-jambiers avec renfort par allogreffe : récupération fonctionnelle, reprise sportive et profil de complications.
TR-e053 Résultats de la réparation chirurgicale des avulsions proximales des ischio-jambiers avec renfort par allogreffe : récupération fonctionnelle, reprise sportive et profil de complications.

Contexte : Les avulsions proximales des ischio-jambiers peuvent entraîner un déficit fonctionnel majeur, notamment chez les patients actifs. Si la réparation chirurgicale est couramment pratiquée, le rôle du renfort par allogreffe dans l’optimisation des résultats reste peu étudié. Hypothèse / Objectif : Évaluer les résultats fonctionnels, la reprise du sport et le profil de complications après réparation chirurgicale des avulsions proximales chroniques des ischio-jambiers avec renfort par allogreffe.

Type d’étude : Étude de cohorte rétrospective, niveau de preuve III. Cette étude inclut les patients ayant bénéficié d’une réparation chirurgicale des ischio-jambiers avec renfort par allogreffe, en cas de rupture sévèrement rétractée et potentiellement irréparable. Le critère principal était le score PHAS (Parisian Hamstring Avulsion Score). Les critères secondaires comprenaient les scores d’activité de Tegner et de l’UCLA, les taux de reprise du sport, la satisfaction des patients et le taux de complications.

Trente-huit patients ont été inclus, avec un suivi moyen de 3,4 ans (± 1,6). Le score PHAS s’est significativement amélioré de 57,0 (IQR : 50,0–65,5) à 84,5 (IQR : 74,5–92,5) (p < 0,001). Le score de Tegner est passé de 2,0 (IQR : 1,0–3,0) à 3,0 (IQR : 3,0–5,0) (p < 0,001), et le score UCLA de 4,0 (IQR : 3,0–5,0) à 6,0 (IQR : 5,0–9,0) (p < 0,001). Parmi les 34 patients non sédentaires, 52,9 % ont repris leur sport initial, dont 77,8 % à un niveau inférieur. Le taux global de complications était de 15,7 %, incluant un cas de thrombose veineuse profonde, un cas de kyste sous-cutané fistulisé et 4 cas de rerupture (délai médian : 73 jours, IQR : 56,5–271,0). Au total, 94,4 % des patients étaient satisfaits, et 83,4 % rapportaient une amélioration fonctionnelle significative.

La réparation chirurgicale des avulsions proximales chroniques des ischio-jambiers avec renfort par allogreffe permet une récupération fonctionnelle significative et une forte satisfaction des patients. Toutefois, les taux de reprise du sport sont inférieurs à ceux observés avec les techniques de réparation directe, avec une reprise souvent à un niveau moindre. Le taux de complications, notamment de reruptures, reste non négligeable, soulignant l’importance d’un protocole de rééducation adapté et d’une information claire des patients sur les risques et les limites de cette technique.  
Lefèvre NICOLAS , Mohamad MOUSSA (Paris) , Antoinne GEROMETTA , Olivier GRIMAUD , Frédéric KHIAMI , Alain MEYER , Alexandre HARDY
00:00 - 00:00 #52243 - TR-e054 Résultats à moyen terme et reprise du sport après réparation chirurgicale des avulsions proximales des ischio-jambiers : étude avec un suivi d’au moins 8 ans.
TR-e054 Résultats à moyen terme et reprise du sport après réparation chirurgicale des avulsions proximales des ischio-jambiers : étude avec un suivi d’au moins 8 ans.

Contexte : Les avulsions proximales des ischio-jambiers (PHAI) sont des lésions invalidantes pouvant altérer la qualité de vie à moyen terme. Objectif : Évaluer les résultats fonctionnels à moyen terme après réparation chirurgicale des PHAI, ainsi que la satisfaction des patients et la qualité de leur reprise du sport. Type d’étude : Étude de cohorte prospective ; niveau de preuve 2.

Il s’agit d’une étude prospective menée de janvier 2002 à mai 2015, incluant tous les patients opérés d’une avulsion proximale des ischio-jambiers, avec un suivi minimal de 8 ans. Le critère principal était le Parisian Hamstring Avulsion Score (PHAS). Les critères secondaires comprenaient l’échelle d’activité de l’UCLA, l’échelle de Tegner, une enquête de satisfaction, le taux de complications, ainsi que le taux et la qualité de la reprise sportive.

L’étude a inclus 151 patients, d’un âge moyen de 44,4 ans (écart-type : 11,3), avec une durée moyenne de suivi de 124,3 mois (écart-type : 30,8). Le score PHAS moyen en fin de suivi était de 87,5 (écart-type : 14,9). Ce score s’est significativement amélioré dans le temps (ATS = 65,40 ; ddl = 4,05 ; p < 0,0002), avec une amélioration progressive entre 2, 4, 6 et 8 ans post-opératoires (p < 0,04). Le score UCLA est passé de 3,1 ± 1,3 en préopératoire à 7,5 ± 2,5 au dernier suivi (p < 0,001), et le score de Tegner de 1,8 ± 1,3 à 4,5 ± 2,1 (p < 0,001). La satisfaction a été exprimée par 87,8 % des patients. On note 11 cas de reruptures (7,3 %). Concernant la reprise sportive, 80 % ont repris le même type de sport qu’avant la blessure, et 96,8 % ont atteint un niveau équivalent ou supérieur à leur niveau préopératoire.

La réparation chirurgicale des avulsions proximales des ischio-jambiers améliore significativement le pronostic fonctionnel à moyen terme. Le score PHAS continue de progresser au fil des années, jusqu’à 8 ans après l’intervention.
Lefèvre NICOLAS , Mohamad MOUSSA (Paris) , Antoinne GEROMETTA , Olivier GRIMAUD , Frédéric KHIAMI , Alain MEYER , Alexandre HARDY
00:00 - 00:00 #52244 - TR-e055 Résultats fonctionnels du traitement chirurgical d’une rupture isolée du tendon proximal du semimembraneux : étude avec un suivi minimal de deux ans.
TR-e055 Résultats fonctionnels du traitement chirurgical d’une rupture isolée du tendon proximal du semimembraneux : étude avec un suivi minimal de deux ans.

Contexte : La rupture isolée du tendon proximal du semimembraneux est une blessure musculosquelettique rare, susceptible d’entraîner un déficit fonctionnel important. Malgré son impact, le rôle de l’intervention chirurgicale dans sa prise en charge demeure peu exploré dans la littérature. Objectif : Évaluer les résultats du traitement chirurgical chez les patients présentant une rupture isolée du tendon proximal du semimembraneux.

Il s’agit d’une étude rétrospective réalisée entre novembre 2008 et septembre 2022 dans un centre de chirurgie du sport, incluant des patients opérés pour une avulsion proximale isolée du tendon semimembraneux. Le critère de jugement principal était le Parisian Hamstring Avulsion Score (PHAS), évaluant la récupération fonctionnelle postopératoire. Les critères secondaires incluaient l’échelle d’activité de Tegner, l’échelle d’activité UCLA, les paramètres de reprise sportive, la satisfaction des patients et le taux de complications.

Quarante-deux patients ont été inclus, avec un suivi moyen de 5,5 ans (2,0–13,7 ans). Le score PHAS s’est amélioré significativement, passant d’une médiane préopératoire de 67,8 (IQR : 60,0–76,5) à 95,5 (IQR : 87,5–98,5) à la fin du suivi (p < 0,001). Les échelles d’activité ont également montré une amélioration significative : le score Tegner est passé de 2,0 (IQR : 1,0–3,0) à 6,0 (IQR : 3,0–7,0) (p < 0,001), et le score UCLA de 4,0 (IQR : 3,0–4,0) à 9,0 (IQR : 6,0–10,0) (p < 0,001). Au total, 66,7 % des patients ont repris leur sport initial, dont 71,4 % au même niveau ou à un niveau supérieur. Le délai médian de reprise du sport était de 5,3 mois (IQR : 4,4–8,9). Le taux global de satisfaction était de 94,7 %. Le taux de complications s’élevait à 14,3 % (6/42), comprenant des symptômes neurologiques mineurs (4,8 %), une thrombose veineuse profonde (2,4 %), un hématome (2,4 %), un décollement partiel de la fixation (2,4 %) et un cas de rerupture (2,4 %). L’analyse de sous-groupe a montré une amélioration significative des scores fonctionnels (PHAS, Tegner, UCLA) par rapport aux valeurs préopératoires, tant chez les athlètes professionnels/compétitifs que chez les sportifs de loisir (p < 0,002). Toutefois, seuls les athlètes professionnels ou compétitifs ont retrouvé des scores Tegner et UCLA comparables à leur niveau pré-lésionnel.

Le traitement chirurgical des avulsions isolées du tendon proximal du semimembraneux permet une amélioration fonctionnelle significative, avec une forte satisfaction des patients et un taux de reprise sportive favorable. Néanmoins, malgré un profil de complications principalement mineures, la sélection des patients doit être prudente. Par ailleurs, les résultats suggèrent que les athlètes professionnels ou compétitifs ont plus de chances de récupérer leur niveau d’activité antérieur que les sportifs de loisir.
Lefèvre NICOLAS , Mohamad MOUSSA (Paris) , Frédéric KHIAMI , Alain MEYER , Antoinne GEROMETTA , Olivier GRIMAUD , Wardani HASAN , Alexandre HARDY
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00:00 - 00:00 #51295 - GE-e001 Thigh muscle volume in asymptomatic knees with medial cartilage lesions: questioning presumed structural protection.
GE-e001 Thigh muscle volume in asymptomatic knees with medial cartilage lesions: questioning presumed structural protection.

Quadriceps weakness is a hallmark of symptomatic knee osteoarthritis (OA), and muscle strengthening is widely promoted to alleviate symptoms and potentially slow structural progression. In contrast, muscle volume in the presence of asymptomatic structural knee disease remains poorly understood, despite its central role in joint loading and neuromuscular control. This study therefore tested the hypothesis that asymptomatic individuals with medial tibiofemoral cartilage lesions present smaller thigh muscle volumes than asymptomatic individuals without cartilage lesions.

A cross-sectional MRI volumetric analysis was conducted in 183 asymptomatic adults from the Lausanne Knee Study, all without prior knee trauma or surgery. Knees were classified as without cartilage lesion (n = 169) or with medial cartilage lesion (n = 14), based on radiologist readings and defined by the presence of at least one full-thickness cartilage lesion in the medial tibiofemoral compartment. Thigh muscles were segmented automatically using in-house methods and assigned to three compartments: anterior (quadriceps), posterior (hamstrings), and medial (adductors), for which total volumes were computed. Group differences in compartmental muscle volumes were assessed using ANCOVA adjusted for sex, age, and weight, with an alpha-level of 0.05.

Participants with and without medial cartilage lesions were very similar in sex distribution, age, weight, and height, with no statistically significant differences between groups. As shown by the adjusted analysis, muscle volume in the anterior thigh compartment was 16% larger in individuals with cartilage lesions than in individuals without lesion (2,136±642 vs 1,840±596 cm³, p=0.029). Trends toward larger muscle volume in the cartilage lesions group were observed for the posterior compartment (810±177 vs 732±202 cm³, 11% larger, p=0.085) and medial compartment (1,118±341 vs 964±357 cm³, 16% larger, p=0.066), though these differences did not reach statistical significance.

Contrary to expectations of quadriceps atrophy in early OA, knees with asymptomatic medial cartilage lesions exhibited larger thigh muscle volumes across all compartments. This unexpected pattern suggests that muscle mass loss does not precede structural damage . Limitations include the small lesion group size and cross-sectional design, underscoring the need for prospective studies to clarify causality.

These findings challenge the assumption that greater muscle volume protects against structural OA changes and instead raise the possibility that larger muscle volume might help limit symptoms without preventing cartilage damage. Given the limited sample size, the cross-sectional design, and unmeasured cofactors that may influence both muscle volume and cartilage status, longitudinal studies are needed to determine how muscle volumes evolve along the OA continuum and to refine preventive and rehabilitation strategies targeting knee OA.
Luis C PEREIRA (Lausanne, Suisse) , Paul MARGAIN , Jos RUNHAAR , Sita BIERMA-ZEINSTRA , Patrick OMOUMI , Julien FAVRE , Brigitte M JOLLES
00:00 - 00:00 #51446 - GE-e002 Short- to Mid-term Outcomes and Predictors of Response After Cooled Radiofrequency Ablation for Knee Osteoarthritis.
GE-e002 Short- to Mid-term Outcomes and Predictors of Response After Cooled Radiofrequency Ablation for Knee Osteoarthritis.

L’ablation par radiofréquence refroidie (CRFA, Coolief®) ciblant les nerfs géniculés est une option thérapeutique mini-invasive pour la gonarthrose symptomatique. Cette étude visait à évaluer les résultats cliniques à court et moyen terme de la CRFA et à analyser les facteurs prédictifs de la réponse au traitement.

Étude rétrospective incluant 41 genoux (29 patients : 5 hommes, 24 femmes) traités par CRFA dans notre établissement entre le 12 décembre 2024 et le 28 novembre 2025. L’âge des patients variait de 65 à 96 ans. La douleur a été évaluée par l’échelle visuelle analogique (EVA) avant traitement, puis à 3 et 6 mois. Un « répondeur » était défini par une diminution ≥50 % du score EVA par rapport à la valeur initiale. L’analyse a été réalisée par genou.

À 3 mois, les 41 genoux étaient évaluables. Vingt-neuf genoux (71 %) étaient répondeurs et 12 non-répondeurs. Dans le groupe répondeur, la classification de Kellgren–Lawrence (KL) était : grade 1 (4 genoux), grade 2 (6), grade 3 (11) et grade 4 (8).
Dans le groupe non-répondeur : grade 1 (0), grade 2 (1), grade 3 (1) et grade 4 (10). La majorité des non-répondeurs présentaient donc une gonarthrose sévère (KL grade 4). L’indice de masse corporelle moyen était de 24,4 chez les répondeurs et 24,7 chez les non-répondeurs, sans différence notable. À 6 mois, environ 60 % des genoux évaluables maintenaient une réduction de la douleur ≥50 %. Aucune complication majeure liée à la procédure n’a été observée.

La CRFA a démontré une efficacité significative à court terme, avec environ 70 % de genoux répondeurs à 3 mois et un maintien partiel de l’effet à 6 mois. La sévérité radiographique semble fortement associée à la réponse thérapeutique : les formes légères à modérées ont montré de meilleurs résultats, tandis que les formes sévères (KL grade 4) étaient prédominantes parmi les non-répondeurs. En revanche, l’IMC n’a pas semblé influencer la réponse au traitement. Chez cette population majoritairement âgée, la CRFA représente une alternative thérapeutique intermédiaire entre traitement conservateur et arthroplastie.

La CRFA offre un soulagement efficace de la douleur à court et moyen terme dans la gonarthrose. La sévérité radiographique pourrait constituer un facteur prédictif important de la réponse thérapeutique. Cette technique apparaît comme une option mini-invasive sûre, en particulier chez les patients âgés non candidats à la chirurgie.
Hiroharu NAJIMA (Fukuoka, Japon)
00:00 - 00:00 #51463 - GE-e003 Kinematic vs. Mechanically Aligned Total Knee Arthroplasty: A Meta-Analysis of Randomized Controlled Trials.
GE-e003 Kinematic vs. Mechanically Aligned Total Knee Arthroplasty: A Meta-Analysis of Randomized Controlled Trials.

Alignment strategy in total knee arthroplasty (TKA) remains a subject of debate. While mechanical alignment (MA) has long been the standard, kinematic alignment (KA) has gained interest for its patient-specific approach aiming to restore native knee kinematics. Comparative evidence from randomized controlled trials (RCTs) on clinical effectiveness and safety remains variable.

A systematic search of PubMed, Scopus, Cochrane Library, and Google Scholar through June 2025 identified 21 RCTs comparing KA and MA in primary TKA. Outcomes assessed included functional scores (Knee Society Score (KSS), Oxford Knee Score (OKS), KOOS, WOMAC), quality of life (EQ-5D, Forgotten Joint Score (FJS)), pain (VAS at rest and mobilization), range of motion, satisfaction, complications rates.

KA was associated with modestly better outcomes in early postoperative function and patient satisfaction. Statistically significant advantages were found for knee flexion (MD = 2.49°; p = 0.002), KSS function (MD = 6.39; p < 0.00001), KSS objective score (MD = 2.24; p < 0.00001), KSS satisfaction (MD = 3.11; p = 0.001), FJS (MD = 3.79; p < 0.0001), WOMAC (MD = –6.44; p = 0.01), and VAS pain at rest (MD = –0.39; p < 0.0001). No significant differences were observed in extension, pain during mobilization, length of stay, or complication rates

Kinematic alignment yields clinical outcomes at least equivalent to mechanical alignment, with small but statistically significant improvements in early function, joint awareness, and patient satisfaction, without increased risk of complications or revision. While the clinical relevance of these differences is modest, KA represents a safe and effective alternative that may enhance patient-perceived recovery

Long-term data remain essential to determine whether KA offers durable advantages in survivorship and late functional outcomes
Marc BOUTROS , Guy AWAD (Beirut, Liban) , Adeline MOUAWAD , Elie MANSOUR
00:00 - 00:00 #51466 - GE-e004 Unicompartmental Knee Arthroplasty vs. High Tibial Osteotomy for Medial Compartment Knee Osteoarthritis: A Comprehensive Meta-analysis.
GE-e004 Unicompartmental Knee Arthroplasty vs. High Tibial Osteotomy for Medial Compartment Knee Osteoarthritis: A Comprehensive Meta-analysis.

Unicompartmental knee arthroplasty (UKA) and high tibial osteotomy (HTO) are established surgical options for medial compartment knee osteoarthritis (OA). Although both aim to relieve pain and restore function, differences in joint preservation, alignment correction, implant use, and patient selection may influence outcomes.

A systematic search was performed in PubMed, Scopus, Cochrane Library, and Google Scholar from database inception through November 2025. Forty-five studies comparing UKA with HTO for medial compartment knee OA met the inclusion criteria. Key outcomes included radiographic alignment parameters (ΔFTA, ΔHKA, ΔLDFA, ΔMPTA, mechanical axis deviation), functional scores (KOOS subscales, WOMAC, OKS, HSS, KSS, Lysholm, Tegner, knee ROM), clinical outcomes (VAS for pain, severe pain rates, dissatisfaction, return-to-activity), perioperative and surgical outcomes (operative time, surgical failure, revision-free survival), and complication measures including infection and deep vein thrombosis.

Most functional outcomes, including KSS, OKS, WOMAC, Lysholm, Tegner, and KOOS subscales, showed no significant differences between procedures (p > 0.05). KOOS-Overall favored HTO (MD = –1.03; p = 0.03), and return-to-activity at 5 years was higher following HTO (RR = 0.75; p = 0.03). Clinician-reported outcomes favored UKA, with significantly higher HSS scores. Radiographically, alignment measures such as ΔFTA, ΔHKA, and ΔLDFA were similar; however, UKA demonstrated more precise mechanical axis deviation correction (MD = –11.61%; p < 0.001) and ΔMPTA (MD = –2.76°; p < 0.001). Complication profiles differed: HTO had markedly lower infection (RR = 2.85; p < 0.00001) and DVT rates (RR = 3.62; p < 0.00001), whereas UKA demonstrated lower surgical failure (RR = 0.35; p = 0.002) and superior long-term revision-free survival at more than 10 years (RR = 1.23; p = 0.001). Pain scores were comparable, with small VAS advantage for UKA falling below the minimal clinically important difference.

These findings support a patient-centered, biomechanically informed approach to medial compartment knee OA. UKA is well suited for older or lower-demand patients with isolated medial disease and minimal deformity, offering precise alignment, low early failure, and durable long-term outcomes.

HTO is preferable for younger, active individuals, particularly with varus malalignment, due to its joint-preserving advantages, higher return-to-activity rates, and lower systemic complication risk.
Marc BOUTROS , Guy AWAD (Beirut, Liban) , Jean-Pierre SAAD , Clara CHAHWAN , Lee RUBIN , Elie MANSOUR
00:00 - 00:00 #51473 - GE-e005 “Double-hybrid” construct in complex primary total knee arthroplasty combining a varus–valgus constrained insert with a conventional cementless posterior-stabilized femoral component.
GE-e005 “Double-hybrid” construct in complex primary total knee arthroplasty combining a varus–valgus constrained insert with a conventional cementless posterior-stabilized femoral component.

Varus-valgus constrained (VVC) inserts are increasingly used during complex primary total knee arthroplasty (TKA) to achieve stability typically in combination with cemented and stemmed tibial and femoral components. Cementless TKA has demonstrated survivorship comparable or superior to cemented constructs. However, the “double-hybrid” combination of a conventional cementless posterior-stabilized (PS) femoral component with a VVC insert on a cemented tibial baseplate with a short cemented stem in complex primary TKA has not been previously reported in the literature for complex primary TKA.

This retrospective single-center study reviewed a consecutive series of 45 complex primary TKAs performed between 2019 and 2025 (40 patients, 23 men, mean age = 64.9 ± 13 years, median BMI = 30.6 kg/m² (IQR 26.1–32.9)). All patients received this specific combination of implants (Triathlon, Stryker) through a conventional medial parapatellar approach with mechanical technique and alignment. Outcomes and risks of mechanical failure and loosening were assessed at short-term follow-up.

At a median follow-up of 23 months (IQR 19-45), no mechanical failure, radiolucency or aseptic loosening was observed. Functional and patient-reported outcomes improved significantly for all scores. No TKA instability or revision was reported, and statistically significant postoperative corrections of the HKA angle was achieved. No TKA instability or revision was reported.

In complex primary TKA, VVC inserts are traditionally combined with fully cemented and stemmed constructs to ensure stability. Our findings suggest that combining a conventional cementless PS femoral component with a VVC insert on a cemented tibial baseplate with a short cemented stem may provide effective constraint without increasing the risk of early mechanical failure or loosening. Although follow-up is limited to the short term, this period is particularly relevant for assessing early mechanical complications and initial implant fixation.

The combination of a conventional cementless PS femoral component with a VVC tibial insert on a cemented tibial baseplate with a short cemented stem demonstrated effectiveness in complex primary TKA with prevention of instability without increasing the risk of mechanical failure. This specific construct appears to be a reliable bone-preserving option when additional constraint is required during complex primary TKA.
Anna MICHEL (Lausanne, Suisse) , Jaad MAHLOULY , Alexander ANTONIADIS , Julien WEGRZYN
00:00 - 00:00 #51531 - GE-e006 La laxité préopératoire en extension reflète-t-elle le morphotype coronal ?
GE-e006 La laxité préopératoire en extension reflète-t-elle le morphotype coronal ?

L’équilibrage ligamentaire est un déterminant majeur de la qualité du résultat fonctionnel des prothèses totale de genou (PTG). Malgré l’assistance robotique, l’instabilité demeure une cause d’insatisfaction. La recherche d’une symétrie stricte médiale et latérale en extension ne correspond pas toujours à la biomécanique du genou natif. Les stratégies d’alignement fonctionnel tendent vers une personnalisation du planning préopératoire. Nous avons émis l’hypothèse que la laxité initiale en extension diffère selon le morphotype coronal (varus ou valgus) et dépend principalement de l’alignement global (HKA) et de la déformation intra-articulaire (JLCA), plutôt que de la seule géométrie osseuse segmentaire décrite par la classification CPAK.

Étude monocentrique incluant 290 PTG primaires consécutives (mai 2024–février 2026) réalisées avec assistance robotisée (MAKO/Stryker). Après exclusion des dossiers incomplets, 271 genoux ont été analysés. Les paramètres radiographiques comprenaient HKA, JLCA (négatif = convergence latérale), DLFA, PMTA, classification CPAK et grade de Kellgren-Lawrence. La laxité en extension a été mesurée en subextension (10–15°) sous contrainte varus/valgus maximale, enregistrée en millimètres par le système robotique. Une analyse multivariée ajustée sur âge, genre et IMC a été réalisée.

La laxité médiale, latérale, globale et différentielle variaient significativement selon le morphotype coronal (p<0,001 pour ΔM–L). Le HKA expliquait 0.43 de la variance de ΔM–L (R²=0.43 ; p<0,001). Le JLCA pris isolément expliquait 0.33 de la variance (R²=0.33 ; p=6.962e-25). Le modèle combinant HKA et JLCA expliquait 0.44 de la variance observée (R²=0.44), avec un gain indépendant du JLCA de ΔR²=0.01. La valeur moyenne de ΔM–L était de 1.36 ± 1.93 mm pour les genu varum (HKA<177°) et de -3.19 ± 2.39 mm pour les genu valgum (HKA>183°), traduisant une inversion directionnelle significative (p<0,001). La classification CPAK, le grade d’arthrose, l’âge, le genre et l’IMC n’étaient pas des déterminants indépendants majeurs (p>0,05).

Toutes les composantes de la laxité en extension évoluaient de manière concordante selon le morphotype, avec un effet maximal pour la laxité différentielle (ΔM–L). Bien que le HKA explique une large part de la variance, le JLCA conserve une valeur prédictive indépendante sans colinéarité significative avec le HKA. Il représente une composante articulaire spécifique distincte de l’alignement mécanique global.

La laxité préopératoire en extension apparaît comme l’expression biomécanique du morphotype coronal. Ces résultats soutiennent une approche personnalisée de l’équilibrage des PTG plutôt qu’une recherche systématique de symétrie uniforme.
Franck LACAZE (Montpellier) , Joel ROUVIERE , Alais KALONJI
00:00 - 00:00 #51536 - GE-e007 La stabilité en PTG CR est-elle modulable ? Impact d’une stratégie d’équilibration ligamentaire plus serrée.
GE-e007 La stabilité en PTG CR est-elle modulable ? Impact d’une stratégie d’équilibration ligamentaire plus serrée.

L’instabilité résiduelle après prothèse totale de genou (PTG) est un facteur d’insatisfaction. Afin d’améliorer la stabilité globale perçue, nous avons volontairement modifié notre stratégie d’équilibration ligamentaire. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact biomécanique de cette modification sur la laxité finale.

Étude rétrospective monocentrique incluant 272 PTG CR consécutives, réalisées à l'aide d'une assistance robotisée et planifiées selon un alignement cinématique inversé (iKA). La planification était identique pour l’ensemble de la cohorte ; seule la stratégie d’équilibration ligamentaire a été modifiée. Deux stratégies ont été comparées : (1) Standard : atténuation contrôlée des contraintes au cours du recueil des laxités par des manœuvres de varus/valgus forcé en extension et flexion d'une part et majoration systématique de 0,5 mm de l’espace en flexion d'autre part lors de l'ajustement du positionnement des implants pour l'équilibration de la balance ligamentaire; (2) Plus serrée : respect strict des contraintes mesurées, sans modulation des gaps ni majoration des espaces lors de l'ajustement. Un appariement 1:1 sur le HKA préopératoire a été réalisé. Une analyse multivariée a été conduite, ajustée sur HKA, JLCA, âge, IMC, sexe et stade de Kellgren–Lawrence, avec évaluation des interactions.

Après appariement, la stratégie plus serrée était associée de manière indépendante à une diminution de la laxité médiale en extension (β −0,375 mm ; p = 0,001), de la laxité médiale en flexion (β −0,283 mm ; p = 0,001) et de la laxité globale en extension (β −0,517 mm ; p = 0,003). Aucune interaction significative n’était observée avec les paramètres d’alignement (HKA, JLCA), ni avec l’âge, le stade de Kellgren–Lawrence, l’IMC ou le sexe.

Dans un contexte d’alignement homogène (iKA) et d'usage d'une assistance robotisée garantissant la reproductibilité des mesures, la stabilité finale apparaît non seulement dépendante de l’axe frontal mais également modulée par la stratégie d’équilibration. La réduction objective de la laxité suggère un effet potentiel sur la stabilité perçue. L’impact clinique sur la satisfaction devra être confirmé par un suivi fonctionnel ultérieur.

La stratégie d’équilibration ligamentaire constitue un levier modifiable de la stabilité en PTG CR. Son effet biomécanique est démontré ; son retentissement clinique reste à établir.
Franck LACAZE (Montpellier) , Joel ROUVIERE , Alais KALONJI
00:00 - 00:00 #51561 - GE-e008 Outcomes at 14 years of a conservative method for combined femoropatellar and medial condyle lesion using the hemicap implant.
GE-e008 Outcomes at 14 years of a conservative method for combined femoropatellar and medial condyle lesion using the hemicap implant.

Focal osteochondral lesions of the knee in middle-aged patients remain difficult to treat when conservative management fails and arthroplasty is not indicated. Joint-preserving surgical options aim to relieve symptoms while maintaining bone stock. Objectives: To assess mid-term outcomes of combined femoro-patellar and medial femoral condyle resurfacing as a joint-preserving strategy.

Sixteen consecutive patients (mean age 58 years) with isolated full-thickness lesions of the medial femoral condyle and patellofemoral joint were treated between 2009 and 2020. Inclusion criteria included intact ligaments, preserved lateral compartment, and failure of conservative treatment. All underwent preoperative arthroscopy. Resurfacing was performed using HemiCAP® and Wave® implants. Outcomes included VAS, WOMAC, IKDC, and radiographic evaluation. Mean follow-up was 14 years.

Fourteen patients (87.5%) were satisfied and would recommend the procedure. Two required conversion to total knee arthroplasty at a mean of 6 years. At final follow-up, mean VAS was 2, WOMAC 91 ± 8, and 90% had normal IKDC results. No infections or loosening were observed.

The results are consistent with growing evidence that focal resurfacing is a viable and durable option in selected patients. Compared to other orthopedic strategies: Better than biological repair in older patients, Less invasive than arthroplasty with comparable mid-term survivorship and it bridges a critical therapeutic gap

Combined resurfacing provides durable pain relief and functional improvement in selected patients. As a bone-preserving procedure, it represents a valuable joint-preserving alternative that may delay arthroplasty
Alain AKIKI (Rennaz, Suisse) , Charles GAYON
00:00 - 00:00 #51599 - GE-e009 Based on the transcriptomics study of multi-tissue and multi-phenotype hub genes in knee osteoarthritis.
GE-e009 Based on the transcriptomics study of multi-tissue and multi-phenotype hub genes in knee osteoarthritis.

In recent years, with the rapid development of bioinformatics, transcriptomics technology has provided powerful tools for systematically analyzing the molecular-level heterogeneity of knee osteoarthritis, particularly in identifying hub genes (core molecules that are at the central position of the network and drive the underlying mechanisms of disease phenotypes).

Using "Osteoarthritis, Osteoarthritides, Arthritis, Degenerative, Computational Biology, Bioinformatics, Bioinformatic, GEO, hub gene" as search terms in both Chinese and English, the first author conducted computerized searches for relevant literature included in the CNKI and PubMed databases from January 2020 to October 2025. Based on the inclusion and exclusion criteria, a total of 48 articles were included for review and analysis.

(1) Cartilage tissue includes 36 hub genes, synovial tissue includes 90 hub genes, and a total of 135 hub genes are included across all tissues, with the occurrence frequency of protective hub genes being higher than that of harmful hub genes, a difference primarily driven by data from synovial tissue. (2) Genes such as CDKN1A (Cyclin Dependent Kinase Inhibitor 1A) have been repeatedly validated in cross-tissue studies, highlighting their core position in the pathological network. (3) Hub genes have been successfully mapped to 31 core pathological phenotypes, including ferroptosis, cellular senescence, and metabolic disorders, with analysis revealing that ferroptosis and cellular senescence are current research focal points.

It is important to clarify that the primary aim of this review is to organize existing findings, summarize trends, and propose potential key molecular clues, rather than providing definitive quantitative confirmation of the effects of these genes. These genes, which consistently appear across multiple studies, offer important directions for subsequent prioritization of targets and exploration of mechanisms. However, their precise clinical and biological significance must ultimately be established through well-designed prospective studies, validation in independent longitudinal cohorts, and in-depth experimental research.

In summary, integrating multi-dimensional transcriptomic data such as bulk, single-cell, and spatial transcriptomics, extending upstream to epitranscriptomics and downstream to translatomics, to construct a comprehensive gene information flow regulatory network from gene modification to protein synthesis, and localizing it within specific cell types and spatial microenvironments, will be key to elucidating the root causes of knee osteoarthritis heterogeneity. This approach ultimately holds promise for advancing its clinical translation in precise subtyping, diagnosis, and treatment.
Qiwang HE (Wuhan, Chine) , Yue LIU , Yuan ZHOU , Yining CHEN , Xinling LIU , Shenlong YI , Xiaohong ZHOU , Bijiang WAN
00:00 - 00:00 #51600 - GE-e010 Exploring the potential mechanism underlying the influence of bisphenol F on osteoarthritis through network toxicology.
GE-e010 Exploring the potential mechanism underlying the influence of bisphenol F on osteoarthritis through network toxicology.

This study aims to explore the molecular mechanisms through which the environmental endocrine-disrupting toxin bisphenol F (BPF) affects osteoarthritis (OA) through a network toxicology approach.

The targets of BPF and OA were retrieved through multiple databases, and the overlapping targets were identified. Next, the core targets were screened using Cytoscape, and enrichment analysis and network construction were conducted to explore the potential underlying mechanisms. Furthermore, molecular docking and dynamics simulations were performed to validate the interactions between BPF and its core targets, and clinical tissue samples were collected for experimental validation.

From the 79 identified overlapping targets, five core targets were selected. Enrichment analysis revealed that the main signaling pathways affected by BPF in OA include the oestrogen, IL-17, and NF-κB pathways. Molecular docking and dynamics simulation suggested that BPF has a stable binding affinity with its core targets. Tissue sample validation revealed significant differences in the expression of these targets between the OA group and the normal group.

In this study, BPF and OA were linked on the basis of a network toxicology framework, and potential core targets and pathways were systematically described.

These findings emphasize the importance of reducing BPF exposure in the population, providing new insights for the subsequent formulation of environmental policy. However, further validation of the above findings through large-sample clinical research and functional experiments is needed.
Qiwang HE (Wuhan, Chine) , Tubei ZHANG , Lingling LIU , Bowen LU , Shanlang LI , Zicong REN , Haocheng YANG , Fuchao LIANG
00:00 - 00:00 #51601 - GE-e011 Arthroplastie totale du genou dans les cas de déformation sévère - utilisation ou non d'une extension de tige tibiale - comparaison de 200 cas.
GE-e011 Arthroplastie totale du genou dans les cas de déformation sévère - utilisation ou non d'une extension de tige tibiale - comparaison de 200 cas.

Le nombre d'arthroplasties primaires du genou présentant une déformation sévère est en augmentation. Dans ces cas, une tige tibiale ajoutée à l'implant peut dissiper les niveaux de contrainte entre l'implant et l'os, réduisant ainsi le risque d'échec. Objectifs:Établir l'indication de l'utilisation d'extensions de tige tibiale dans les arthroplasties primaires difficiles du genou.

Nous avons examiné 200 arthroplasties totales du genou primaires, parmi lesquelles 150 ont été réalisées à l'aide de composants tibiaux cimentés proximal avec des extensions de tige courtes ou longues. Nous avons comparé ces deux groupes. Nos indications pour l'extension de tige tibiale dans le cadre d'une arthroplastie totale primaire du genou étaient les suivantes : déformation en varus-valgus (supérieure à 15°), structure osseuse ostéoporotique, polyarthrite rhumatoïde avec structure osseuse ostéoporotique, défaut proximal tibial préexistant important, ostéotomie corrective proximale antérieure ou déformation des callosités. Les patients ont été réévalués en moyenne 3 ans après l'intervention chirurgicale, sur le plan clinique et par imagerie.

Les scores moyens IKS pour la douleur et la fonction au moment de l'évaluation étaient respectivement de 85 et 83. Des signes d'ostéosclérose osseuse autour de la tige ont été observés dans 45 % des cas. Aucun genou ne présentait de luxation, de rupture de l'insert en polyéthylène, de paralysie péronière ou d'infection.

La longueur et le diamètre de la tige doivent être choisis avec précision lors d'une planification préopératoire très minutieuse, ainsi qu'en peropératoire, afin de réduire considérablement les taux d'échec. Le rôle de l'extension de la tige tibiale dans les cas complexes de PTG primaire est d'augmenter la stabilité tibiale. Les résultats cliniques confirment l'intérêt de l'utilisation de tiges dans les arthroplasties totales du genou primaires difficiles.
Stefan CRISTEA (București, Roumanie) , Florin GROSEANU , Mihai-Nicolae CRISTEA
00:00 - 00:00 #51673 - GE-e012 Facteurs de risque de syndrome douloureux régional complexe après arthroplastie totale du genou.
GE-e012 Facteurs de risque de syndrome douloureux régional complexe après arthroplastie totale du genou.

Le syndrome douloureux régional complexe (SDRC) constitue une complication postopératoire peu documentée dans la littérature, et son existence après réalisation de prothèse totale de genou (PTG) fait même l’objet de débats. L'objectif de cette étude était de réaliser l’épidémiologie du SDRC après PTG de première intention dans une large cohorte. L’objectif secondaire était d’identifier les facteurs de risque de SDRC.

Il s'agissait d'une étude rétrospective, monocentrique, multi-opérateurs menée entre avril 2012 et décembre 2022. Un total de 2 493 PTG consécutives Triathlon® ont été incluses : 951 (38,1%) conventionnelles, 790 (31,7%) naviguées et 752 (30,2%) assistées par robot. La durée moyenne du suivi de la cohorte était de 51,8 mois ± 37,2. Les patients ayant moins de 1 an de suivi ont été exclus de l'analyse. Le diagnostic de SDRC reposait sur l'association des critères de Budapest et d'une scintigraphie en faveur. L’évaluation du résultat clinique était réalisée au dernier recul (sauf si changement d'implant) et reposait sur la satisfaction du patient, les mobilités et le Knee Society Score (KSS) genou et fonction. Les complications et les dates de reprise, le cas échéant, ont également été recueillies.

La population étudiée comprenait 2083 patients dont 65 (3,1%) ont eu le diagnostic de SDRC sur le genou concerné au cours du suivi. Il s'agissait de patients plus jeunes (66ans ± 8,8 VS 69,9ans ± 8,8 ; p<0,001) avec une proportion plus élevée de gonarthroses post chirurgicales (23,1% VS 9,2 %) et post méniscectomie (26,2% vs 15,8%) (p<0,001) et une proportion plus élevée d’alignement neutre (32,3% vs 16,9%) (p=0,005). Il n'y avait pas de différence sur l'utilisation des technologies d'assistance par ordinateur (p=0,834). Le groupe SDRC présentait plus de raideur en flexion (<90°) (21,5% VS 1,6%; p<0,001) et plus de reprises chirurgicales pour ce motif (10,8% VS 1,3% p<0,001). Au dernier recul, les patients présentant un SDRC avaient un KSS genou et fonction plus faible (respectivement 72 VS 93; p<0,001 et 78 VS 89; p<0,001). La satisfaction était également diminuée avec 32% de patients satisfaits et très satisfaits dans le groupe SDRC VS 90% pour le reste des patients. Après ajustement sur l’ensemble des variables significatives en analyse univariée, plusieurs facteurs indépendants de SDRC ont été identifiés. L’âge lors de la chirurgie < 60 ans est un facteur de risque significatif avec un OR 2,3 [1,3 ; 4,1] (p<0,01), l’antécédent de chirurgie et de méniscectomie avec respectivement des OR à 2,6 [1,3 ; 5,1] (p<0,01) et OR 2,2 [1,2 ; 4,0] (p<0,05) et l’alignement préopératoire avec un OR à 2,3 [1,3 ; 4] (p<0,01) pour les alignements neutres.

Le SDRC est une complication rare (3,1%) mais aux conséquences fonctionnelles significatives après PTG. L'identification de facteurs de risque pourrait permettre d'optimiser la prise en charge péripératoire. Le diagnostic de SDRC doit cependant rester un diagnostic différentiel.
Emeline CHAPRON , Océane BRUT (Montpellier) , Philippe MARCHAND , Rémy COULOMB , Pascal KOUYOUMDJIAN
00:00 - 00:00 #51760 - GE-e013 Prothèse totale de genou robotisée versus conventionnelle : résultats cliniques et chirurgicaux précoces d’une étude comparative rétrospective.
GE-e013 Prothèse totale de genou robotisée versus conventionnelle : résultats cliniques et chirurgicaux précoces d’une étude comparative rétrospective.

Bien que la prothèse totale de genou (PTG) robotisée ait été introduite pour optimiser le positionnement des implants et l’équilibre des tissus mous, son impact sur la récupération fonctionnelle postopératoire précoce reste controversé. Cette étude compare les résultats cliniques et chirurgicaux précoces entre la PTG robotisée et la PTG conventionnelle.

Une étude de cohorte comparative rétrospective a été menée entre octobre 2024 et décembre 2025. Soixante patients consécutifs ayant subi une PTG primaire ont été inclus dans deux groupes : un groupe conventionnel (n = 30) et un groupe robotisé (n = 30). Les caractéristiques démographiques initiales (sexe, âge, IMC et score ASA) et l’amplitude articulaire préopératoire étaient comparables entre les groupes. Toutes les interventions ont été réalisées selon le principe d’alignement fonctionnel et avec le même modèle d’implant. Un distracteur d’espacement Fuzion™ a été utilisée dans les deux groupes pour standardiser l’équilibre ligamentaire. Le critère de jugement principal était le flessum postopératoire à 6 semaines. Les critères d'évaluation secondaires comprenaient l'amplitude articulaire (flexion et extension) à 6 semaines et l'amplitude articulaire (flexion, extension et flessum) à 3 mois, la durée de l'intervention (de l'incision cutanée à la fermeture) et la consommation d'analgésiques postopératoires pendant l'hospitalisation, selon l'échelle analgésique WHO (Palier 1, palier 2 et palier 3). Des tests non paramétriques ont été utilisés pour les comparaisons entre les groupes.

À 6 semaines, le flessum médian était plus faible dans le groupe robotisé que dans le groupe conventionnel (0,0° [IQR 0,0–1,2] vs 7,5° [IQR 1,2–10,0] ; p = 0,011). Cette différence n'était plus significative à 3 mois (0,0° [IQR 0,0–0,0] vs 2,5° [IQR 0,0–5,0] ; p = 0,060). La flexion médiane à 3 mois était plus importante dans le groupe robotique (130,0° [IQR 120,0–130,0] vs 120,0° [IQR 112,5–120,0] ; p = 0,034). La durée opératoire était significativement plus longue dans le groupe robotique (98,1 min [IQR 93,7–100,5] vs 79,8 min [IQR 73,1–82,8] ; p = 0,001). Aucune différence significative n’a été observée concernant la consommation d’analgésiques postopératoires pendant l’hospitalisation.

La prothèse totale de genou assistée par robot est associée à une meilleure correction précoce du flessum sans augmentation des besoins en analgésiques, mais nécessite une durée opératoire plus longue. Ces résultats pourraient refléter un meilleur équilibrage précoce des tissus mous grâce à l’assistance robotique. Compte tenu de la nature rétrospective de l’étude et de la taille de l’échantillon, des études prospectives sont nécessaires pour confirmer ces résultats.
Mathéo TERZAGO (Sion, Suisse) , Gishane ROSSANALY , Khalid SEGHROUCHNI , Alexandre LUNEBOURG
00:00 - 00:00 #51848 - GE-e014 Is the use of short cemented stem in revision total knee arthroplasty a valuable option? Preliminary results about a retrospective monocentric study.
GE-e014 Is the use of short cemented stem in revision total knee arthroplasty a valuable option? Preliminary results about a retrospective monocentric study.

Revision Total Knee Arthroplasty (RTKA) represents a challenge procedure. Recently new design of implants have been proposed with short stem. The use of short cemented stem in RTKA is an alternative but is rarely reported. Thus, the goal of this study is to evaluate the preliminary clinical and radiological results of RTKA using short cemented stem. The hypothesis of this study was that the use of a short cemented stem was a valuable option.

We conducted a retrospective study from the beginning of 2025 and reviewed all RTKA performed with the Persona® Revision Knee. The principle of revision was based on the theory of the 3 zones of fixation. Inclusion criteria were all cause of revision except infection, the use of cemented short stem (14x75mm) on the tibial or the femoral side or both, a minimum follow-up of 6 months. Thus 13 revisions were included. We analyzed: 1. Surgical features (time of surgery, blood loss, undesirable events) 2. The type of construct (length and the diameter of stems, use of cones and cales, type of constrain) 3. Immediate post operative features (length of stay, flexion and extension of the knee at discharge, complications) 4. Clinical and radiological results at last follow-up. The follow-up was between 6 months and 1 year.

The most common cause of revision was aseptic loosening followed by instability. The use of a short cemented stem of 14x75mm on both side with metaphyseal cones was the most common construct. No complications during or after surgeries were reported. At the last follow-up, clinical results demonstrated improvement of function and no diaphyseal pain related with stem. Radiological analysis demonstrated no radiolucent lines.

Despite several limitations as short follow-up, small cohort study, no comparative group and the retrospective character of this study, our results demonstrated that the use of a short cemented stem is a valuable choice in RTKA. In this type of construct we didn't need to ream the tibial or the femoral canal to widely. So stem was not in contact with the cortical bone and only with the cancelous bone, which could explained the fact that no patient presented diaphyseal pain and the absence of radiolucent line.

Preliminary results of RTKA using short cemented stem represent a valuable option. Longer follow-up, larger cohort and comparative study are needed to confirm these encouraging results.
Alexandre LUNEBOURG (Sion, Suisse) , Mathéo TERZAGO , Khalid SEGHROUCHNI
00:00 - 00:00 #51856 - GE-e015 Sécurité et efficacité à un an d’une injection intra‑articulaire unique d’un hydrogel de polyacrylamide à 2,5 % dans l’arthrose du genou : résultats à 1 an de l’étude LUNA.
GE-e015 Sécurité et efficacité à un an d’une injection intra‑articulaire unique d’un hydrogel de polyacrylamide à 2,5 % dans l’arthrose du genou : résultats à 1 an de l’étude LUNA.

La synoviale joue un rôle important dans les symptômes de l’arthrose (OA), tels que la douleur, la raideur et la limitation fonctionnelle. Arthrosamid® (hydrogel de polyacrylamide à 2,5 %) est un implant synovial marqué CE indiqué dans le traitement de l’arthrose symptomatique du genou. L’objectif de l’étude LUNA est d’évaluer la la tolérance et l’efficacité d’une injection intra‑articulaire unique d’Arthrosamid® .

Cette étude prospective, observationnelle, ouverte et multicentrique européenne a inclus des patients présentant une arthrose du genou symptomatique modérée à sévère conformément aux instructions d’utilisation d’Arthrosamid®. Tous les participants ont reçu une injection intra‑articulaire unique de 6 mL d’Arthrosamid® et sont suivis sur une période de 5 ans. Nous présentons ici les résultats intermédiaires à 1 an. Le critère principal était l’incidence et la nature des événements indésirables (EI). Les critères secondaires comprenaient les variations des scores WOMAC douleur, raideur, fonction physique, ainsi que l’évaluation globale du patient (PGA). L’efficacité a été analysée par un modèle mixte pour mesures répétées (MMR), estimant le changement entre l’inclusion et chaque visite.

Cent quatre-vingt-dix-neuf participants ont reçu Arthrosamid®, dont 189 ont complété la visite à 1 an. Quatre-vingt-dix-sept participants (48,7 %) ont rapporté 163 événements indésirables au cours des 12 premiers mois, mais seuls 28 ont été considérés comme liés à Arthrosamid®. Les EI liés au dispositif étaient principalement légers et transitoires, les plus fréquents étant la douleur au site d’injection (n = 9 ; 10 événements) et l’arthralgie (n = 5 ; 6 événements). Six EI intercurrents graves ont été rapportés, mais aucun n’a été considéré comme lié au dispositif. Une amélioration cliniquement significative de la douleur WOMAC (MCID ≥ 9 points de réduction) a été observée chez 59 % des participants. Le changement moyen du score WOMAC douleur à 12 mois était de -17,0 (IC 95 % : -19,6 à -14,4 ; P < 0.0001). Des améliorations significatives (p < 0,0001) ont été observées pour la raideur (-18,5 ; IC 95 % : -21,7 à -15,4), la fonction physique (-18,0 ; IC 95 % : -20,6 à -15,3) et l’évaluation globale du patient (PGA ; -1,9 ; IC 95 % : -2,2 à -1,6).

Les résultats à un an de l’étude LUNA montrent la bonne tolérance et l’efficacité d’Arthrosamid® dans la gonarthrose symptomatique. Les EI étaient majoritairement légers et transitoires, et aucun événement indésirable grave lié au dispositif n’a été rapporté, ce qui est cohérent avec l’expérience clinique antérieure d’Arthrosamid®. Des améliorations cliniquement significatives ont été constatées pour la douleur, la raideur, la fonction physique et la PGA.

Les résultats intermédiaires à 1 an montrent qu’Arthrosamid® est bien toléré et procure une amélioration durable des symptômes, soutenant son rôle comme option thérapeutique non chirurgicale dans l’arthrose du genou.
Philippe MASSIN , Henning BLIDDAL , Peter PEEV , Emilie FOCKENS , Jannie BEIER , Maimen SHYAM , Thomas KLONSCHINSKI , Alberto MIGLIORE , Philippe MASSIN (Neuilly-sur-Seine)
00:00 - 00:00 #51859 - GE-e016 Developement of custom 3D printed implants for severe bone defects AORI III in knee reviews.
GE-e016 Developement of custom 3D printed implants for severe bone defects AORI III in knee reviews.

The reconstruction of severe bone defects in the review of total knee arthroplasty, especially AORI type III, represents a great technical challenger. Traditional reconstructive options, structutal grafts, standard metal cones, standars end non conventional megaprosthesis, do not offerr an adequate adaptation to this type of extensive and irregular defects that compromise metaphysial stability and implant fixation. 3D printing allows the design of personalized implants, optimizing bone implats contact and favors oesteointegration and gives the possibility of restoring bone capital in the metaphyseal region.-

A study was carried out of 3 cases operated in the HCJSM with severe bone defects AORI type III submitted to artthroplasty review. In all patients i use the custon 3D protocol for hip bone defects of the HCJSM hip. And knee team for preoperative planning. The implants were manufactured in porous titanium by ASTM F 3001-14 additive manufacturing with a performance strength of 950 megapascals (mpa) and tensile strength of 970 mpa with a porosity percentage of 50 to 80,%, according to what is reported in the bibliography as acceptable for this type of prototype. Intraoperative variables, implant stability, clinical evolution, radiographic results and post surgical complications were evaluated.

Different models of implants were developed that allowed the precise adaptation to the bone defect, achieving an adequate restoration of the metaphyseal support and stability of the prosthetic construct. An intra surgical fracture and onu osteotomy of the TAT was reported for the approach, surgical time of 90 minutes. In all 3 cases there was an anatomical coupling, mechanical alignment and implant stability , there were no radiographic signs of inmediate post- surgical loosening, not even after 6 and 9 months of follow-up: the clinical evolution was favorable with ann adequate functional recovery.(OKS:15.7 a 40.3).-

Report the initial experience in the use of 3D printed custom implants for the treatment of severe bone defects AORI type III in knee review surgeries.-

The use of custom 3D printed implants is an effective and reproducible alternative for the management of severe bone defects AORI type III in the review of a total kneearthroplasty. This strategy allows a more precise anatomical reconstruction, optimizesmetaphyseal stability, favors osteointegration and restores the bone capital of the knee. Although the initial results are encouraging, a broader series and long- term follow-up are requiredto validate its sustained clinical benefit being an optionto the megaprosthesis.-
Mariano LUNA (Buenos Aires, Argentine) , Juan OTTOLENGHI , Nicolas BONIN , Alvarado JAIR
00:00 - 00:00 #51882 - GE-e017 Reconstruction du ligament croisé antérieur par autogreffe au tendon du long péronier (LPT) : l'alternative « Hamstring Sparing » en milieu privé à Alger.
GE-e017 Reconstruction du ligament croisé antérieur par autogreffe au tendon du long péronier (LPT) : l'alternative « Hamstring Sparing » en milieu privé à Alger.

La morbidité du site donneur des ischio-jambiers (DIDT) incite les chirurgiens à explorer des alternatives. Le tendon du long péronier (LPT) émerge comme une greffe robuste et fiable. L’objectif est de rapporter les résultats de cette technique, débutée en décembre 2024, en mettant l’accent sur la préservation fonctionnelle du genou.

Étude prospective incluant 75 reconstructions du LCA réalisées entre décembre 2024 et février 2026. Le prélèvement du LPT a été effectué par une courte incision malléolaire externe. L’évaluation a porté sur la laxité résiduelle (KT-1000), le score IKDC et la morbidité de la cheville (score d'AOFAS).

Le diamètre moyen du transplant était supérieur à 8,5 mm, dépassant souvent celui des DIDT classiques. Au recul moyen, 95 % des patients présentaient un test de Lachman clinique négatif. Aucune complication majeure à la cheville n'a été signalée, avec un score AOFAS moyen excellent. La douleur post-opératoire réduite au genou a facilité une rééducation précoce et une reprise d'appui immédiate.

Le transplant de long péronier offre un diamètre moyen supérieur à celui du DIDT classique. La préservation des ischio-jambiers (Hamstring Sparing) préserve la force de flexion et la stabilité rotatoire interne du genou. La morbidité du site donneur au niveau de la malléole externe est jugée nulle ou minime selon les scores AOFAS. L'absence de douleur au site de prélèvement du genou facilite une rééducation immédiate et une mobilisation précoce. La courbe d'apprentissage du prélèvement tendineux est courte et reproductible pour un chirurgien arthroscopiste. Cette technique représente une alternative de choix pour les sportifs souhaitant éviter les séquelles fonctionnelles.

La reconstruction au LPT est une technique fiable, préservant les ischio-jambiers pour une récupération fonctionnelle optimale.
Mahdi BENSAID (Alger, Algérie)
00:00 - 00:00 #51889 - GE-e018 Bone-Preserving Robotic Conversion of Medial UKA to TKA: A Step-by-Step Technique.
GE-e018 Bone-Preserving Robotic Conversion of Medial UKA to TKA: A Step-by-Step Technique.

Conversion of a medial unicompartmental knee arthroplasty (UKA) to total knee arthroplasty (TKA) can be technically demanding because of limited bone stock, altered joint anatomy, and challenges in achieving appropriate alignment and soft-tissue balance. Robotic assistance enables three-dimensional CT-based planning, accurate bone preparation, and real-time assessment of ligament balance, potentially facilitating bone-preserving revision strategies. The purpose of this technical note is to describe a reproducible robotic workflow for converting a failed medial UKA to TKA while preserving bone stock.

We describe a step-by-step surgical technique using the Mako robotic system (Stryker) to convert a medial UKA to a condylar-stabilizing (CS) Triathlon TKA within a functional alignment framework. Registration is performed on the in situ UKA components prior to explantation to maintain navigation accuracy despite potential metallic artifacts. The polyethylene insert is temporarily removed to access reference surfaces, and registration landmarks are acquired directly on the metallic components along the central sagittal axis. The insert is then reinserted to allow dynamic intraoperative assessment of ligament balance. Following implant removal, small bone defects can be filled with autologous cancellous bone graft harvested from the resected surfaces. Cementless primary components are implanted without stems or augments, and the patella is resurfaced.

This workflow enables accurate registration and robotic planning despite the presence of UKA implants. The technique facilitates precise bone resections, reliable intraoperative balance assessment, and preservation of bone stock. In selected cases with preserved bone stock and stable soft tissues, conversion can be achieved using primary cementless components without stems or augments while addressing small defects with autologous bone graft.

Robotic assistance may support bone-preserving strategies during UKA-to-TKA conversion by enabling accurate implant registration, controlled bone resections, and real-time ligament balancing. The described workflow may help maintain alignment precision and minimize unnecessary bone loss in carefully selected patients.

This technical note describes a reproducible robotic technique for converting medial UKA to TKA with an emphasis on bone preservation. Robotic planning and intraoperative balance assessment may facilitate accurate and reliable conversion in selected cases.
Jaad MAHLOULY (Lausanne, Suisse) , Alexander ANTONIADIS , Thibaut ROYON , Julien WEGRZYN
00:00 - 00:00 #51890 - GE-e019 Robotic-Assisted Revision Total Knee Arthroplasty for Minimal Bone Loss: A Step-by-Step Surgical Technique.
GE-e019 Robotic-Assisted Revision Total Knee Arthroplasty for Minimal Bone Loss: A Step-by-Step Surgical Technique.

Revision total knee arthroplasty (rTKA) is a technically demanding procedure that frequently relies on stems, augments, metaphyseal cones, and constrained implants when performed using mechanically aligned strategies. In selected cases with preserved metaphyseal bone stock and competent collateral ligaments, robotic assistance may enable a more bone-preserving approach. The aim of this technical note is to describe a robotic-assisted workflow for rTKA in cases with minimal bone loss.

A step-by-step surgical technique using the Mako robotic system (Stryker) is described for revision of failed primary TKA associated with minimal metaphyseal bone loss. The workflow integrates CT-based three-dimensional planning, registration on in situ implants, real-time intraoperative gap assessment, and robotic bone preparation within a functional alignment framework. Limited tibial metaphyseal defects can be managed with impacted autologous cancellous bone graft harvested from resected bone surfaces, and reconstruction is achieved using conventional posterior-stabilized components with short cemented stems.

This workflow enables accurate deformity correction, restoration of joint line height and ligament balance, and controlled bone preparation while minimizing additional bone resection. In selected cases, stable fixation can be achieved using conventional revision components without the need for extensive augments or highly constrained implants.

Robotic assistance may facilitate bone-preserving revision strategies by enabling precise implant registration, controlled bone resections, and real-time assessment of ligament balance. In carefully selected cases with limited bone loss and preserved ligament competence, this approach may help restore knee alignment and stability while avoiding more invasive revision constructs.

Robotic-assisted rTKA may represent a bone-preserving option for selected revision cases with minimal bone loss. This reproducible workflow may bridge robotic-assisted primary TKA and conventional revision procedures.
Jaad MAHLOULY (Lausanne, Suisse) , Alexander ANTONIADIS , Thibaut ROYON , Arnaud FISCHBACHER , Julien WEGRZYN
00:00 - 00:00 #52131 - GE-e020 Synovite villonodulaire du genou : à propos de 8 cas.
GE-e020 Synovite villonodulaire du genou : à propos de 8 cas.

la synovite villonoldulaire (SVN) est une lésion tumorale de la membrane synoviale. Elle est caractérisée par une symptomatologie souvent non spécifique, l'examen par l'IRM permet désormais une bonne approche diagnostique, et la confirmation se fait à l'examen anatomopathologique. Le traitement est fondé sur la synovectomie sub-totale.

Il s'agit d'une étude rétrospective réalisée au service de chirurgie orthopédique au CHU.HB de Sfax portant sur une série de 08 cas de SVN du genou. L’âge moyen était de 34 ans avec des extrêmes allant de 26 à 43 ans, Les patients se répartissaient en 4 hommes et 4 femmes. Le diagnostic n’a pas été évident dans tous les cas en raison de symptômes peu spécifiques. Tous les malades ont été explorés par IRM du genou. La biopsie primaire a été réalisée dans la majorité des cas mais n’a pas toujours apporté la certitude histologique. Le traitement chirurgical a été réalisé chez tous les patients.

L’évolution a été marquée par une amélioration clinique plus au moins retardée selon les patients. Un seul cas de récidive tumorale a été détecté au dernier recul.

L'incidence annuelle de la SVN est estimée à 1,8 cas par million d’habitants. Elle touche les 2 sexes de façon égale. La symptomatologie est rarement caractéristique. La forme diffuse se manifeste classiquement par un épanchement récidivant avec des douleurs souvent modérées et chroniques. La radiographie est souvent normale d'autant plus qu'il s'agit d'une forme localisée. A l’IRM , le signe caractéristique est la présence d'un signal hétérogène au sein d'un épaississement synovial avec présence d'hypo signal en T1 ou T2 correspondant aux dépôts d'hémosidérine. L'histologie reste l'examen de certitude.

Les SVN localisées guérissent habituellement synovectomie partielle. Le risque de récidive est minime si la résection est effectuée en zone saine.Dans les formes diffuses, la synovectomie sub-totale est nécessaire par abord chirurgical mais le résultat est aléatoire avec un risque élevé de récidive.
Mohamed Hedi BEN HAJ NASR , Karim BOUAGILA (Lon) , Liwa HARIZ , Racem GUIDARA , Moez TRIGUI , Hassib KESKES
00:00 - 00:00 #52152 - GE-e021 Medial femorotibial osteoarthritis: factors predicting failure of tibial valgisation osteotomies.
GE-e021 Medial femorotibial osteoarthritis: factors predicting failure of tibial valgisation osteotomies.

Tibial valgisation osteotomy (TVO) is a validated surgical procedure for the treatment of medial femorotibial gonarthrosis in genu varum. Certain factors, which are still the subject of discussion and controversy in the literature, may influence the results of this procedure. The aim of our work was to identify the factors influencing the success or failure of this surgery

This was a retrospective comparative study, including patients undergoing surgery in the Adult Department of the Kassab Institute, using external closure TVO, fixed by a swan-neck blade plate, for medial femorotibial gonarthrosis on genu varum, between January 2004 and December 2022. The population was divided into two groups: failure-OTV and success-OTV, selected by individual matching according to age and sex. Information collected included preoperative clinical and radiological characteristics, operative findings, and postoperative and follow-up data.

Among 86 patients (88 knees), the mean age was 59 years, with a predominance of females. High BMI was significantly associated with TVO failure (p < 0.001). The distribution of Ahlbäck osteoarthritis stages also influenced outcomes (p = 0.036). Optimal postoperative HKA angle (183°–186°) correlated with success, while a loss of correction was observed in 43% of patients, significantly affecting outcomes (p = 0.004). Other clinical and radiological factors, surgical technique type, and complication rates showed no significant differences between success and failure groups.

These findings highlight that careful patient selection, precise preoperative planning, and accurate surgical technique are essential. High BMI and advanced osteoarthritis stage may compromise results, whereas achieving optimal postoperative alignment is a key predictor of long-term success. Loss of correction remains a partially unpredictable challenge, emphasizing the need for prolonged radiological follow-up.

The success of TVO is influenced by BMI, pre-operative osteoarthritis stage, post-operative HKA angle and loss of correction, making rigorous patient selection, careful pre-operative planning and precise surgical technique essential to optimize long-term clinical outcomes.
Houssem MARS (tunis, Tunisie) , Mehdi MEDDEB , Ahmed Adel BEZZAOUIA , Safouene BEN BRAHIM , Abdelrahmen BEN ALI , Mondher MESTIRI
00:00 - 00:00 #52158 - GE-e022 Quel impact de la pente tibiale sur les résultats fonctionnels après PTG .
GE-e022 Quel impact de la pente tibiale sur les résultats fonctionnels après PTG .

Les prothèses totales de genou améliorent la qualité de vie, mais des insatisfactions persistent, souvent liées à des erreurs d’alignement. Nous avons étudié l’effet de la pente tibiale postopératoire sur les résultats fonctionnels à moyen terme, un paramètre clé dont l’impact clinique reste controversé.

Il s'agit d'une étude rétrospective comparative incluant des patients opérés d'une prothèse totale de genou de première intention au service d'orthopédie du CHU Mongi Slim, sur une période de huit ans et avec un suivi minimal de trois ans. La pente tibiale postérieure a été mesurée en pré- et postopératoire selon la méthode de Moore et Harvey. Les patients ont été répartis en deux groupes : le groupe 1, présentant une PTP comprise entre 0° et 3°, et le groupe 2, avec une PTP inférieure à 0° ou supérieure à 3°. La fonction du genou a été évaluée au moyen du score IKS.

l'age moyen etait de 32.3 avec un recul . On a noté une augmentation statistiquement significative du score IKS totale de 70.1 sans correlation avec la PTP . En comparant les deux groupes , y'avait pas de correlation entre le secteur de mobilité post-operatoire et la PTP avec une usure plus importante de polyéthylene cgez les patients ayant une PTP anormale

Dans notre série, la pente tibiale postérieure de l’implant n’a pas eu d’impact significatif sur les résultats fonctionnels à moyen terme après prothèse totale du genou. Cependant, le respect de la pente tibiale reste important pour prévenir une usure prématurée du polyéthylène et assurer la durabilité de l’implant.
Youssef SBAI , Hichem ABID (Tunis, Tunisie) , Ben Henia AHMED AMINE , Anis BOUSRIH , Ramzi BOUZIDI
00:00 - 00:00 #52245 - GE-e023 Resurfaçage patellaire versus non-resurfaçage dans la prothèse totale primaire du genou : umbrella review.
GE-e023 Resurfaçage patellaire versus non-resurfaçage dans la prothèse totale primaire du genou : umbrella review.

La gestion de la patella lors de la prothèse totale primaire du genou (PTG) demeure l’une des controverses majeures en arthroplastie. Malgré l’abondance des données publiées, aucun consensus définitif ne s’est imposé entre resurfaçage systématique, resurfaçage sélectif et non- resurfaçage.

Une umbrella review a été réalisée à partir des revues systématiques, avec ou sans méta-analyse, indexées dans PubMed et les principales bases bibliographiques jusqu’en 2024. Les critères d’évaluation retenus étaient les scores fonctionnels, la douleur antérieure du genou, le taux de resurfaçage secondaire, les complications spécifiques et les données de coût-efficacité.

Les scores fonctionnels postopératoires ne montraient pas de différence significative entre resurfaçage et non-resurfaçage. En revanche, le resurfaçage patellaire était associé de manière constante à une réduction significative de la douleur antérieure du genou ainsi qu’à une diminution du taux de réinterventions patellaires secondaires. À l’inverse, le non-resurfaçage permettait de préserver le capital osseux patellaire, de limiter certaines complications implantaires ( fracture patellaire, usure du composant, patellar clunk... ) et de réduire le coût initial ainsi que le temps opératoire.

L’analyse globale confirme l’absence de supériorité fonctionnelle du resurfaçage patellaire dans la PTG primaire. Toutefois, son effet favorable sur la symptomatologie fémoro-patellaire et sur la réduction des reprises secondaires plaide en faveur d’une stratégie ciblée selon le profil anatomique et clinique des patients.

Le resurfaçage patellaire peut être privilégié en cas d’arthrose fémoro-patellaire avancée, d’arthropathie inflammatoire ou d’obésité. Le non-resurfaçage conserve sa place chez les patients jeunes présentant un cartilage patellaire préservé et un bon alignement fémoro-patellaire. La décision doit intégrer l’évaluation préopératoire et les constatations peropératoires.
Sadok CHTAI (Sousse, Tunisie) , Rami BEN MHENNI , Aymen HANAFI , Mohamed Salem ZEIN , Nadim DEROUICH , Mohamed Ali KHALIFA , Karim BOUATTOUR
00:00 - 00:00 #52258 - GE-e024 Douleurs du Genou après enclouage centromédullaire verrouillé des fractures de jambes.
GE-e024 Douleurs du Genou après enclouage centromédullaire verrouillé des fractures de jambes.

Fractures de la jambe traitées par cette technique représentent une technique de référence en traumatologie. La survenue de gonalgies après l’intervention constitue une complication fréquemment rapportée dans la littérature. Les facteurs incriminés, sont notamment la voie d’abord utilisée pour introduire l’implant. L’objectif était d’évaluer l’incidence des gonalgies post-enclouage des fractures de la jambe et d’analyser l’influence de la voie d’abord chirurgicale sur leur survenue.

Dans notre série, deux voies d’abord chirurgicales ont été utilisées pour atteindre la surface rétro-spinale du tibia et réaliser la corticotomie : une voie trans-tendineuse à travers les fibres du tendon rotulien (TTA) dans 51,38 % des cas, et une voie para-tendineuse médiale (PTA) dans 48,61 % des cas. Ce choix s’appuie sur les données de la littérature concernant les douleurs antérieures du genou. Les résultats ont été comparés aux données de la littérature. L’analyse statistique a permis d’évaluer l’association entre la voie d’abord et la survenue de gonalgies.

Dans notre étude, l’incidence des gonalgies post-enclouage des fractures de jambe était de 12,85 %. Cette valeur est comparable à celles rapportées dans la littérature, où les taux varient généralement entre 8,9-19 %. Pas de différence statistique significative entre les deux voies d’abord chirurgicales p = 0,999. De même, aucune différence significative n’a été observée lors de la comparaison globale avec les données de la littérature (p = 0,567).

Plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer la survenue de douleurs du genou après enclouage tibial. Certains auteurs suggèrent que l’incision trans-tendineuse peut entraîner un traumatisme des fibres du tendon patellaire ou une lésion des branches infra-patellaires du nerf saphène interne. D’autres études évoquent plutôt des facteurs mécaniques, tels que la migration du clou en dehors du canal médullaire, la saillie proximale de l’implant dans l’articulation ou encore les microtraumatismes répétés au niveau du tendon patellaire et de la graisse de Hoffa. La rétraction du tendon patellaire et l’augmentation des pressions sur les facettes patellaires ont également été proposées comme mécanismes possibles. Ces éléments suggèrent que la douleur du genou est probablement multifactorielle et ne dépend pas uniquement de la voie d’abord utilisée.

L’incidence des douleurs du genou après enclouage centromédullaire des fractures de la jambe dans notre série est comparable à celle décrite dans la littérature internationale. Aucune différence significative n’a été retrouvée entre les voies d’abord trans-tendineuse et para-tendineuse. La survenue de cette complication semble liée à plusieurs facteurs, notamment la technique opératoire, le positionnement de l’implant et les structures anatomiques péri-articulaires. Une attention particulière portée au point d’entrée du clou et à son positionnement pourrait contribuer à réduire l’incidence de ces douleurs postopératoires.
Ahmed Chahine TOUALBI (Alger, Algérie) , Hacene LARKAM , Mahfoud Nabil BOUHRAOUA
00:00 - 00:00 #52311 - GE-e025 Résultats des techniques d’alignement dans les arthroplasties totales du genou : alignement cinématique versus alignement mécanique.
GE-e025 Résultats des techniques d’alignement dans les arthroplasties totales du genou : alignement cinématique versus alignement mécanique.

L’alignement mécanique (AM) est le gold standard lors de La pose des prothèses totales du genou (PTG). La persistance de symptômes résiduels et un Taux non négligeable d’insatisfaction sont les limites de cette technique. L’alignement Cinématique (AC) est une nouvelle approche qui vise la restauration de l’anatomie pré arthrosique du Genou afin d’augmenter la satisfaction des patients. Le but de notre étude était d’évaluer les résultats fonctionnels et la survie des des PTG à moyen terme et de comparer les deux techniques d’alignement mécaniques et cinématiques des PTG en termes de résultats fonctionnels et radiologiques à moyen terme.

Il s’agissait d’une étude comparative, rétrospective, incluant 68 patients suivis pour une gonarthrose tri-compartimentale ayant eu une PTG divisé en 2 groupes de 31 patients dont le premier répondant aux critères d’alignement mécanique et le deuxième 37 patient ayant répondu aux critères d’alignement cinématique réalisés sur une période de 3 ans allant de Janvier 2015 à décembre 2017 dans notre service

L’âge moyen était 67,6 ans, le recul moyen était 4,5 ans. La comparaison entre les deux groupes a montré que les patients alignés cinématiquement avaient une diminution des douleurs plus importante au dernier suivi que dans le groupe d’AM avec une différence statistiquement significative p=0,05. Pour les autres paramètres à savoir le score IKS (genou, fonction et total), le périmètre de marche, l’utilisation des cannes béquilles, la qualité de montée et descente des escaliers, la mobilité articulaire on a trouvé des résultats en faveur de groupe d’AC mais sans différence statistiquement significative. Cependant nous avons constaté un taux d’usure de polyéthylène plus important dans l’alignement cinématique sans différence statistiquement significative p =0,96 et sans répercussion clinique à moyen terme. Pour le descellement mécanique la rareté de cet événement dans notre échantillon, n’a pas permis d’établir une corrélation statistique

La technique d’AC permet d’obtenir des résultats fonctionnels plus performants par rapport à la technique d’AM avec une survie de prothèse similaire à moyen terme ceci peut être expliqué par la préservation de la biomécanique articulaire du genou, cependant ces résultats nécessitent une confirmation par des études à long terme.
Abderrahmen BEN ALI , Khalil HABBOUBI (Tunis, Tunisie) , Nesrine KSIBI , Mahdi MEDDEB , Hassan MAKHLOUF
00:00 - 00:00 #52328 - GE-e026 L'association d'une prothèse de genou postéro-stabilisée et d’un alignement mécanique est-elle dépassée à l’ère de l’assistance robotique ? Analyse appariée par score de propension.
GE-e026 L'association d'une prothèse de genou postéro-stabilisée et d’un alignement mécanique est-elle dépassée à l’ère de l’assistance robotique ? Analyse appariée par score de propension.

L’assistance robotique a été largement évaluée dans le contexte des stratégies d’alignement et de contrainte prothétique modernes. Cependant, son rôle dans l’amélioration des résultats après arthroplastie totale du genou postéro-stabilisée assistée par robot (rPTG) visant un alignement mécanique ajusté, comparativement à une arthroplastie totale du genou conventionnelle avec alignement mécanique (mPTG), reste moins étudié. L’objectif de cette étude était de comparer les résultats fonctionnels et radiographiques entre les PTG assistées par robot et les PTG conventionnelles utilisant une stratégie d’alignement mécanique.

Une étude rétrospective de cohorte appariée incluait 240 patients ayant bénéficié d’une PTG primaire postéro-stabilisée pour gonarthrose essentielle entre 2018 et 2024. La cohorte incluait uniquement des patients présentant un varus préopératoire ou un alignement neutre avec une obliquité de la ligne articulaire en varus, l’objectif étant un alignement neutre. Un appariement par score de propension a permis d’obtenir deux groupes comparables de 85 RATKA et 85 mTKA. L’âge moyen était de 72 ans et 62 % des patients étaient des femmes. L’évaluation radiographique reposait sur l’angle hanche-genou-cheville (HKA) et la classification CPAK. Les résultats fonctionnels comprenaient le Forgotten Joint Score (FJS), le KOOS-12 et le score patellaire HSS, avec un suivi minimal d’un an.

L’assistance robotique permettait d’obtenir plus fréquemment un alignement mécanique neutre (83 % versus 67 % ; p < 0,01) et augmentait le taux de restauration du type V selon la classification CPAK (75 % versus 39 % ; p < 0,001). Le groupe robotique présentait un FJS significativement plus élevé (81 versus 57 ; p < 0,001). La différence observée, de 24 points, dépassait largement la différence minimale cliniquement pertinente (MCID) définie dans la littérature. Aucune différence significative n’a été observée pour le KOOS-12 (81 versus 72 ; p = 0,2) ni pour le score patellaire HSS (84 versus 82 ; p = 0,3), bien que les différentes dimensions du KOOS aient montré une tendance en faveur du groupe robotique.

Cette étude montrait que l’assistance robotique améliorait la précision et la reproductibilité de l’alignement mécanique. Sur le plan fonctionnel, le Forgotten Joint Score était significativement supérieur, avec une différence cliniquement pertinente, suggérant un bénéfice intrinsèque lié à une meilleure précision des coupes et à une implantation optimisée par rapport à l'ajustement ligamentaire. Malgré certaines limites méthodologiques, ces résultats confirment la pertinence de l’alignement mécanique assisté par robot.

L’assistance robotique démontrait une amélioration de la précision radiographique et des résultats rapportés par les patients concernant le taux de genou oublié, confirmant son efficacité dans les PTG poster-stabilisées implantées selon une stratégie d’alignement mécanique ajusté.
Malek BRICHNI (Montpellier) , Florent GAILLARD , Elie ABI ABBOUD , Louis DAGNEAUX
00:00 - 00:00 #52337 - GE-e027 Temps opératoire et efficience chirurgicale sont-ils influencés par l’adoption d’une nouvelle technique d’implantation de prothèse totale du genou robotisée ?
GE-e027 Temps opératoire et efficience chirurgicale sont-ils influencés par l’adoption d’une nouvelle technique d’implantation de prothèse totale du genou robotisée ?

La prothèse totale de genou robotisée a montré une amélioration de la précision et de la reproductibilité du positionnement des implants. Cependant, les préoccupations concernant l’efficacité opératoire et la complexité du flux de travail constituent encore des obstacles importants à son adoption. La plupart des courbes d’apprentissage décrites jusqu’à présent reposent principalement sur le temps opératoire total, tandis que les analyses du flux opératoire par phases, basées sur des données robotiques objectives, restent limitées. L’objectif de cette étude était d’évaluer la courbe d’apprentissage par phases de PTG robotisée et d’analyser l’influence de la stratégie d’alignement adoptée sur l’acquisition de l'efficience u bloc opératoire.

Cette étude de cohorte observationnelle rétrospective a été réalisée entre juillet 2021 et octobre 2025, incluant 350 PTG consécutives avec le même système robotique par deux chirurgiens expérimentés, l'un débutant un alignement fonctionnel (A) et l'autre conservant un alignement mécanique (B). Six phases prédéfinies du flux opératoire étaient analysées à partir des horodatages automatisés fournis par le robot. Les courbes d’apprentissage étaient évaluées à l’aide d’analyses par moyennes mobiles avec une fenêtre de 20 cas et de modèles splines avec validation croisée pour optimiser la sélection des nœuds. Les plateaux d’efficacité ont été définis par l’absence de réduction durable du temps robotique total sur au moins 20 cas consécutifs. Des intervalles de prédiction à 80 % ont été calculés à partir des 50 dernières interventions.

Le temps robotique total diminuait de 134 à 64 minutes, en comparant les 50 premières aux 50 dernières interventions. Le temps d’installation diminuait entre les 50 premières et les 50 dernières interventions pour les deux chirurgiens. Le temps de planification diminuait pour le chirurgien A, passant à 7 minutes (5 – 15) dans les 50 derniers cas. Bien que les trajectoires d’apprentissage initiales aient différé entre les deux opérateurs, les deux ont atteint des plateaux d’efficacité comparables indépendamment de la stratégie d’alignement, après environ 60 cas. La réalisation de procédures robotiques consécutives et du même coté permettait de réduire les temps d’installation, soulignant l’importance de l’adaptation organisationnelle.

Les gains d’efficacité proviennent principalement de l’amélioration des étapes non techniques du flux opératoire plutôt que de l’exécution robotique elle-même. L'adoption d'une nouvelle stratégie d’alignement chirurgicale ne semble pas influencer la vitesse d’acquisition des compétences. L’optimisation de l’implantation de la chirurgie robotique ne doit donc pas reposer uniquement sur la formation des chirurgiens, mais également sur l’amélioration du travail d’équipe et de l’organisation du bloc opératoire.

La PTG robotisée est associée à une courbe d’apprentissage prévisible et dépendante des différentes phases du flux opératoire.
Elie ABI ABBOUD (Montpellier) , Malek BRICHNI , Florent GAILLARD , Louis DAGNEAUX
00:00 - 00:00 #52349 - GE-e028 Comparison of Clinical Outcomes Between Augmented-Reality–Assisted and Patient-Specific Instrumentation Total Knee Arthroplasty: a prospective case-control study of 131 patients with a minimum follow-up of one year.
GE-e028 Comparison of Clinical Outcomes Between Augmented-Reality–Assisted and Patient-Specific Instrumentation Total Knee Arthroplasty: a prospective case-control study of 131 patients with a minimum follow-up of one year.

Augmented-reality (AR) surgical guidance has been developed to enhance intraoperative accuracy and soft-tissue balance in total knee arthroplasty (TKA). This study compared clinical outcomes of AR-assisted TKA (NextAR, Medacta) with patient-specific instrumentation (PSI, MyKnee, Medacta) at a minimum one-year follow-up.

A retrospective comparative study included 131 consecutive primary TKAs: 65 using PSI and 66 using AR navigation. All procedures were performed by the same senior surgeon using the same medially stabilized implant (GMK Sphere Primary, Medacta) and following a kinematic alignment philosophy. Pre- and postoperative outcomes were assessed with the Oxford Knee Score (OKS), Western Ontario and McMaster Universities Osteoarthritis Index (WOMAC), Forgotten Joint Score (FJS), and Knee Society Score (KSS). Group comparisons used independent-sample t-tests.

Both techniques yielded significant postoperative improvement in all PROMs, with no statistically significant differences between groups. Mean postoperative OKS was 40.4 ± 7.3 (PSI) versus 41.1 ± 6.8 (AR, p = 0.58); WOMAC total improved from 41.4 ± 16.1 to 14.6 ± 13.4 (PSI) and from 43.2 ± 17.8 to 13.5 ± 11.2 (AR, p = 0.47). The rate of achieving the PASS threshold was 89% (PSI) and 91% (AR, p = 0.78). However, the AR group required significantly smaller polyethylene inserts compared to PSI (p < 0.05), indicating improved intraoperative ligament balancing through dynamic real-time feedback provided by the AR system. No differences were found in perioperative complications or need for recuts.

At one-year follow-up, AR-assisted and PSI TKA achieved equivalent clinical outcomes. The smaller polyethylene size observed with AR guidance suggests enhanced soft-tissue balance and joint stability, supporting its value as a precise and efficient intraoperative tool.
Alejandro CULEBRAS (Genève, Suisse) , Martin BAFCOP , Julien BILLIÈRES , Philippe ALVES
00:00 - 00:00 #52350 - GE-e029 Changes in Tibial Tubercle–Trochlear Groove (TTTG) Distance After Augmented Reality–Guided Total Knee Arthroplasty and Their Correlation With Clinical Outcomes.
GE-e029 Changes in Tibial Tubercle–Trochlear Groove (TTTG) Distance After Augmented Reality–Guided Total Knee Arthroplasty and Their Correlation With Clinical Outcomes.

The tibial tubercle–trochlear groove (TTTG) distance is a well-established parameter of patellofemoral alignment. Its modification following total knee arthroplasty (TKA) may influence patellar tracking and potentially impact functional outcomes. Augmented reality (AR) systems have been developed to enhance intraoperative accuracy in component positioning and ligament balancing. This study aimed to assess postoperative changes in TTTG distance following AR-guided TKA and to evaluate their relationship with patient-reported outcome measures (PROMs).

A retrospective analysis was performed on patients who underwent primary TKA using an augmented-reality guidance system (NextAR, Medacta International). All procedures were carried out by the same senior surgeon, employing a kinematic alignment philosophy and the same medially stabilized implant design (GMK Sphere Primary, Medacta International). Preoperative and postoperative computed tomography (CT) scans were used to measure TTTG distances. Functional outcomes were assessed at a minimum 12-month follow-up using the Oxford Knee Score (OKS) and WOMAC score. Correlation analyses were performed to assess relationships between TTTG variations (increased or decreased postoperatively) and PROMs.

Postoperative TTTG distance demonstrated both increases and decreases compared with preoperative measurements, reflecting individualized kinematic reconstruction. However, no significant correlations were identified between the magnitude or direction of TTTG changes and postoperative functional scores (OKS, WOMAC). Patients with increased or decreased postoperative TTTG values achieved similar clinical outcomes at one year.

TTTG distance variations following AR-guided TKA do not appear to influence short-term clinical outcomes. Despite measurable changes in patellofemoral alignment, functional recovery and patient satisfaction remain unaffected. These findings suggest that the AR system provides reliable alignment and soft-tissue balance while accommodating individual anatomical variations inherent to kinematic alignment.
Alejandro CULEBRAS (Genève, Suisse) , Martin BAFCOP , Julien BILLIÈRES , Philippe ALVES
00:00 - 00:00 #52364 - GE-e030 Fractures Schatzker V–VI : place du traitement en deux temps.
GE-e030 Fractures Schatzker V–VI : place du traitement en deux temps.

Les fractures complexes du plateau tibial, généralement liées à des traumatismes à haute énergie, s’accompagnent fréquemment de lésions importantes des tissus mous, rendant l’ostéosynthèse interne immédiate à haut risque de complications cutanées et infectieuses. Cette problématique a conduit au développement d’une stratégie en deux temps, associant fixation externe initiale puis ostéosynthèse interne différée, afin de permettre la récupération des tissus mous tout en assurant une reconstruction articulaire optimale.

Nous avons mené une étude rétrospective incluant 17 patients présentant une fracture complexe du plateau tibial Schatzker V ou VI traitée selon un protocole bi-séquentiel suivis sur 36 mois . Le premier temps consistait en la mise en place d’un fixateur externe fémoro-tibial permettant la restauration de l’axe du membre et la stabilisation temporaire du foyer fracturaire. La fixation définitive était réalisée secondairement après amélioration de l’état cutané, par réduction anatomique de la surface articulaire et ostéosynthèse interne par plaques . L’évaluation portait sur la consolidation osseuse, l’alignement du membre inférieur, la mobilité du genou et la survenue de complications

Dix-sept patients présentant une fracture du plateau tibial Schatzker V–VI ont été inclus. La stabilisation initiale par fixateur externe a permis la restauration de l’axe du membre et la protection des tissus mous. L’ostéosynthèse interne différée a été réalisée après amélioration cutanée dans un délai moyen de 10–14 jours. La consolidation a été obtenue chez 16 patients (94 %) en 14–16 semaines. La flexion moyenne du genou au recul final était de 110°–120°, avec des résultats excellents ou bons au score de Rasmussen dans 70–80 % des cas. Deux raideurs du genou (11,4 %) et une infection superficielle (6,5 %) ont été observées, sans infection profonde ni perte secondaire de réduction.

Les fractures complexes du plateau tibial Schatzker V–VI s’accompagnent fréquemment de lésions sévères des tissus mous, exposant l’ostéosynthèse immédiate à un risque élevé de complications cutanées et infectieuses. Conformément aux données de la littérature PubMed, la stratégie en deux temps associant fixation externe temporaire puis ostéosynthèse interne différée permet d’optimiser les conditions cutanées, de faciliter la réduction articulaire et de réduire le taux d’infections profondes. Nos résultats s’inscrivent dans ces tendances, confirmant l’intérêt de cette approche pour améliorer la consolidation et les résultats fonctionnels dans les fractures à haute énergie du plateau tibial.

Connus par le caractère aléatoire de leur évolution les fracture complexe du plateau tibial constitue un véritable dilemme chirurgical ou le traitement bi séquentiel paraît une solution logique et sûre en permettant un bon management des lésions des parties molles offrant un résultat fonctionnel et radiologique. Satisfaisant
Mohamed Salah DAFRI , Azzeddine ABED , Soumaya REMEL (Annaba, Algérie)
00:00 - 00:00 #52366 - GE-e031 Prothèse postéro-stabilisée versus ultra-congruente dans l'arthroplastie totale du genou pour gonarthrose primitive : étude comparative rétrospective des résultats fonctionnels et de la qualité de vie.
GE-e031 Prothèse postéro-stabilisée versus ultra-congruente dans l'arthroplastie totale du genou pour gonarthrose primitive : étude comparative rétrospective des résultats fonctionnels et de la qualité de vie.

Différents modèles d’arthroplastie totale du genou (ATG) existent sur le marché. Les plus utilisés sont les prothèses postéro-stabilisées (PS) et ultra-congruentes (UC). Leurs résultats fonctionnels comparatifs constituent un sujet de débat dans la littérature. L’objectif de ce travail était de décrire et comparer les résultats fonctionnels et la qualité de vie après ATG PS versus UC de première intention dans le traitement de la gonarthrose primitive.

Une étude descriptive rétrospective monocentrique a été menée sur une période de quatre ans (2020-2023) à propos de patients opérés d’une ATG de première intention de type PS et UC. L’évaluation comparative s'est basée sur l’Échelle Visuelle Analogique (EVA), l’Oxford Knee Score (OKS), le Short Form-36 (SF-36) et l’Osteoarthritis Knee and Hip Quality of Life (OAKHQoL). Les mesures ont été recueillies en préopératoire, à 6 mois et au dernier recul (moyenne de 14,3 mois).

Nous avons inclus 92 patients (101 prothèses : 51 PS et 50 UC). L'âge moyen était de 69,9 ans. Une amélioration significative de tous les scores a été notée dans les deux groupes (p < 0,001) sans différence statistique entre les deux designs : douleur (EVA) : de 7,9 ± 0,7 en préopératoire à 1,5 ± 1,0 à 6 mois, puis 0,6 ± 0,8 au dernier recul (p = 0,96 entre les groupes), fonction (OKS) : de 18,8 ± 4,9 en préopératoire à 34,0 ± 6,5 à 6 mois, puis 41,7 ± 5,4 au dernier recul (p = 0,62), mobilité (Flexion) : de 96,1° ± 15,2° en préopératoire à 108,7° ± 13,0° au dernier recul (p = 0,35), qualité de vie : SF-36: de 34,8 ± 6,6 en préopératoire à 54,9 ± 9,6 au dernier recul (p > 0,05 entre les groupes) et OAKHQoL: de 48,9 ± 8,8 en préopératoire à 71,5 ± 7,4 au dernier recul (p > 0,05 entre les groupes). Au dernier recul, les résultats étaient respectivement pour les groupes PS et UC : EVA (0,6 vs 0,7), OKS (41,4 vs 42,0) et flexion (110,1° vs 107,4°). Le taux global de complications était de 4 % sans différence significative (p > 0,05).

Ces résultats rejoignent les données de la littérature ne retrouvant aucune supériorité d'un design sur l'autre. L'avantage principal de la prothèse UC reste la préservation du capital osseux fémoral, au prix d'un risque théorique accru de descellement tibial. Les principales limites sont le caractère rétrospectif monocentrique et le recul moyen limité à 14,3 mois.

Les prothèses PS et UC présentent une équivalence clinique sur la douleur, la mobilité, la fonction et la qualité de vie à court et moyen termes. Le choix de l'implant peut être laissé au chirurgien selon ses habitudes. La prothèse UC présente l’avantage de préserver le capital osseux fémoral.
Khalil GROUZ , Mohamed Amine SELMENE (Tunis, Tunisie) , Nidhal MATHLOUTHI , Cherif ABDELKEFI , Moktar Jeed MDAGHI , Mourad ZARAA , Hedi ANNABI , Wael CHEBBI
00:00 - 00:00 #52443 - GE-e032 Incidence of acute kidney injury and outcomes after total knee arthroplasty.
GE-e032 Incidence of acute kidney injury and outcomes after total knee arthroplasty.

Acute kidney injury (AKI) is a known medical complication after total joint arthroplasty. There is limited evidence regarding the outcomes of TKA patients who develop AKI. This study aims to investigate the incidence of AKI after TKA and its outcomes.

A retrospective cohort study was conducted, involving TKA patients from a tertiary institution between January 2020 and April 2024. Case matching was performed based on age, gender, body mass index, chronic kidney disease stage and American Society of Anaesthesiologists (ASA) score to compare outcomes between patients who developed AKI and those who did not. The primary outcomes studied included incidence of AKI, length of stay, discharge destination, Oxford Knee Score (OKS), Knee Society Score Function (KSSF) and Knee Society Knee Score (KSKS). The secondary outcomes studied were the time to resolution of AKI, presence of major adverse kidney events at 90 days (MAKE90), and presence of secondary medical complications.

Twenty-seven out of 1027 patients (2.6%) developed AKI. AKI was not associated with a longer length of stay (median 3 vs 3 days, p=0.882), or difference in discharge destination. There was no significant difference in change in OKS, KSSF or KSKS scores at 3 months. Twenty-six out of 27 patients recovered from their AKI, with a mean time to recovery of 3.8 days (range 1-20). At three months, two patients developed MAKE and there was a mean decrease of 12.3% in eGFR from baseline.

Acute kidney injury is an important complication after total knee arthroplasty due to the associated mortality and morbidity. Although the importance of avoiding AKI is well understood, there is limited evidence regarding the outcomes of patients who do develop an AKI. This study found that there were no significant differences seen in functional outcomes (change in OKS, KSSF and KSKS between pre-op and 3 months) between patients who developed AKI and those who did not. This lack of difference may once again be explained by the fact that most AKIs identified were mild, with only two out of 27 patients with AKI developing MAKE90. In this study, there was no association seen between development of AKI and a longer hospital stay (median 2.5 vs 3 days). In contrast, older studies by Singh et al, Kimmel et al and Medlock et al have reported longer length of stay in patients with AKI. Since then, there has been revolutionization of perioperative care for TKAs, especially with the adoption of Enhanced Recovery After Surgery (ERAS) protocols - this multidisciplinary model of care has significantly reduced length of stay in recent years across the board.

Acute kidney injury is a relatively common medical complication after total knee arthroplasty. Development of AKI after TKA is not associated with a longer length of stay or poorer functional outcomes after three months. Although the majority of AKIs are mild, patients suffered a reduction in eGFR after three months.
Brian Rui Kye CHEE , Jun Jie LEEU , Lynn THWIN , Emrick Sen Hui QUAH (Singapore, Singapour)
00:00 - 00:00 #52505 - GE-e033 La trochléoplastie d’enfoncement donne de meilleurs résultats fonctionnels post-opératoires en première intention, en comparaison aux reprises chirurgicales, dans le traitement des luxations de rotules associées à une dysplasie trochléenne de haut grade.
GE-e033 La trochléoplastie d’enfoncement donne de meilleurs résultats fonctionnels post-opératoires en première intention, en comparaison aux reprises chirurgicales, dans le traitement des luxations de rotules associées à une dysplasie trochléenne de haut grade.

Comparer à long terme les résultats cliniques et fonctionnels des patients ayant bénéficié une trochléoplastie réalisée en première intention ou en reprise chirurgicale dans le cadre de procédures de stabilisation fémoropatellaire chez des patients présentant une dysplasie trochléenne de haut grade. Hypothèse : La trochléoplastie réalisée en première intention permettrait d’obtenir de meilleurs résultats fonctionnels.

Cette étude rétrospective, monocentrique et comparative a été conduite dans un centre spécialisé en chirurgie du genou. Elle a inclus 43 genoux traités par trochléoplastie entre le 1er janvier 2008 et le 31 décembre 2023. Parmi eux, 33 cas ont bénéficié d’une trochléoplastie en première intention, tandis que 10 trochléoplasties ont été réalisées dans un contexte de reprise chirurgicale. Les groupes étaient comparables. Dans les deux groupes, les interventions étaient systématiquement associées à des gestes chirurgicaux complémentaires (abaissement et/ou médialisation de la tubérosité tibiale antérieure, reconstruction du MPFL, ou libération du rétinaculum latéral), sans différence significative. Le critère de jugement principal était l’évaluation fonctionnelle post-opératoire à l’aide de trois scores validés : Kujala, IKDC et score de Lille. Les critères secondaires comprenaient la satisfaction des patients, la récidive de luxations fémoropatellaires, l’instabilité subjective, les complications post-opératoires, le taux de réintervention, la douleur post-opératoire, l’évolution du score d’activité de Tegner pré- et post-opératoire, ainsi que le retour au sport (taux et délai).

Les résultats fonctionnels étaient significativement meilleurs dans le groupe trochléoplastie en première intention comparativement au groupe reprise, comme en témoignent les scores moyens de Kujala et de Lille (72,2 ± 17,1 versus 59,1 ± 12,9 (p < 0,02) et 77,5 ± 17,9 versus 65,1 ± 16,7 (p < 0,04), respectivement). L’instabilité fémoro-patellaire subjective postopératoire était plus élevée dans le groupe reprise que dans le groupe primaire (9 patients sur 10 (90 %) versus 14 patients sur 33 (43,8 %), respectivement (p < 0,04)).

À notre connaissance, aucune étude n’a abordé ce sujet. Les effectifs limités de notre étude sont néanmoins comparables à ceux des séries publiées portant sur le suivi à long terme des trochléoplasties (avec un recul allant de 1 à 17 ans dans la présente étude).

La trochléoplastie d’enfoncement permet d’obtenir de meilleurs résultats fonctionnels post-opératoires lorsqu’elle est réalisée en première intention, comparativement aux procédures de reprise, dans le traitement des luxations récidivantes de la rotule associées à une dysplasie trochléenne de haut grade. Ces résultats suggèrent que le report d’une trochléoplastie pourtant indiquée lors de la prise en charge chirurgicale initiale pourrait altérer les résultats fonctionnels à long terme, ce qui plaide pour son intégration plus précoce dans l’algorithme thérapeutique.
Manon PIGNERO (Nantes) , Nicolas PUJOL
00:00 - 00:00 #52626 - GE-e034 MPFL and MPTL Reconstruction Following Total Knee Arthroplasty - When and why?
GE-e034 MPFL and MPTL Reconstruction Following Total Knee Arthroplasty - When and why?

The role of the medial patellofemoral ligament (MPFL) is well established as the primary restraint against lateral patellar dislocation, and its reconstruction represents the most common surgical intervention for patellar instability. In recent years, increasing attention has been directed toward the medial patellotibial ligament (MPTL), recognized as a secondary stabilizer of the patella alongside the medial patellomeniscal ligament (MPML). Notably, the MPTL exhibits greater stiffness than the MPFL, and combined reconstruction may reduce the risk of recurrent patellar instability following surgical treatment.

We present the case of a patient with persistent patellar subluxation following total knee arthroplasty (TKA), associated with chronic pain and restricted range of motion (5°–80°). Computed tomography using Berger’s protocol demonstrated no evidence of prosthetic component malalignment or malrotation. After exclusion of mechanical causes, a decision was made to proceed with combined MPFL and MPTL reconstruction using semitendinosus and gracilis tendon autografts. Additionally, given the absence of patellar resurfacing, the patella was thinned by 5 mm (from 22 mm to 17 mm) to reduce soft tissue tension.

On the first postoperative day, the patient demonstrated a significantly improved range of motion (0°–90°) with minimal pain throughout movement. Immediate weight-bearing with crutches was permitted. At the 6-week follow-up, range of motion further improved to 0°–120°, with complete resolution of pain and independent ambulation without assistive devices.

Although MPFL and MPTL reconstructions are well-described procedures, their application following TKA remains relatively uncommon. In this case, surgical intervention was indicated due to persistent patellar subluxation throughout the entire range of motion, rather than being limited to mid-flexion, where MPFL function is typically most critical. Furthermore, recent studies suggest that combined reconstruction of the MPFL and MPTL may lead to a decrease in recurrent postoperative patellar instability, while also reducing the need for bony procedures such as tibial tuberosity osteotomy or trochleoplasty. Patellar thinning likely contributed to improved outcomes by reducing tension within the medial soft tissue structures, particularly during flexion. Careful preoperative planning, including computed tomography using Berger’s protocol, is essential to exclude TKA component malposition or malrotation.

While long-term follow-up is necessary to establish definitive conclusions, early postoperative results are highly encouraging and suggest that combined MPFL and MPTL reconstruction may represent a viable treatment option in selected cases of patellar instability following TKA.
Matic POVH (Ankaran, Slovénie) , Samo NOVAK
00:00 - 00:00 #52660 - GE-e035 Functional Versus Mechanical Alignment in Robotic Primary Total Knee Arthroplasty: A Meta-analysis.
GE-e035 Functional Versus Mechanical Alignment in Robotic Primary Total Knee Arthroplasty: A Meta-analysis.

Robotic total knee arthroplasty (rTKA) improves precision and enables individualized alignment strategies. Mechanical alignment (MA) remains the traditional standard, whereas functional alignment (FA) aims to restore patient-specific soft-tissue balance and native joint-line orientation. Comparative evidence between robotic FA and MA remains inconsistent.

A systematic review and meta-analysis was performed according to PRISMA guidelines. Medline, Cochrane Library, and Google Scholar were searched from inception to December 29, 2025, for comparative studies evaluating FA versus MA in primary rTKA. Outcomes included additional soft-tissue release, range of motion (ROM), Forgotten Joint Score-12 (FJS-12), 1-year functional scores, and operative time.

Six studies including 645 knees were analyzed (321 MA, 324 FA). FA significantly reduced the need for additional soft-tissue releases (OR 5.38; p<0.00001). FA showed greater early ROM improvement at 6 weeks or less (MD -4.64°; p=0.0002), but this difference disappeared by 6 months (p=0.76). FJS-12 was similar at 3 months (p=0.07) and favored FA at 6 months (MD -10.74; p<0.00001), although this remained below the minimal clinically important difference. Functional scores at 1 year were similar (p=0.71). Operative time was slightly shorter with FA (MD 1.42 min; p=0.03).

The main advantage of robotic FA appears to be soft-tissue preservation, as balancing is achieved primarily by adapting bone resections and implant position rather than performing ligament releases. This may explain the better early ROM in the FA group and supports the concept of faster initial recovery. However, disappearance of the ROM difference by 6 months suggests convergence over time with rehabilitation. Likewise, although FA improved joint awareness at 6 months, the magnitude of benefit remained below the accepted MCID, limiting immediate clinical relevance. The absence of a difference in 1-year functional scores may indicate that FA mainly accelerates recovery rather than changes the final functional level, and ceiling effects of conventional PROMs may also mask subtle benefits. Interpretation should remain cautious because follow-up was short to mid-term, and surgeon learning-curve effects may have influenced operative time and outcomes.

In primary rTKA, FA reduces soft-tissue releases and improves early ROM compared with MA, while 1-year functional outcomes remain comparable. Larger studies with longer follow-up are needed to determine whether FA provides durable clinical benefit and influences implant survivorship.
Youssef JAMALEDDINE (Beirut, Liban) , Ralph MAROUN , Chahine ASSI , Alfred KHOURY , Pascal KOUYOUMDJIAN
00:00 - 00:00 #52723 - GE-e036 Impact des facteurs bio-psycho-sociaux sur la qualité de vie après arthroplastie totale du genou.
GE-e036 Impact des facteurs bio-psycho-sociaux sur la qualité de vie après arthroplastie totale du genou.

L’arthroplastie totale du genou (ATG) constitue le traitement de référence des gonarthroses évoluées invalidantes. Si son efficacité sur la douleur et la fonction est bien établie, l’amélioration de la qualité de vie postopératoire demeure inconstante. Au-delà du geste chirurgical, des facteurs biologiques, psychologiques et sociaux pourraient influencer les résultats. L’objectif de cette étude était d’identifier ces facteurs influençant la qualité de vie après ATG.

Nous avons mené une étude rétrospective descriptive monocentrique à propos de patients opérés d’une ATG entre janvier 2018 et décembre 2023. Les variables analysées comprenaient les données démographiques, cliniques, psychologiques et socio-environnementales : âge, sexe, comorbidités, profession, habitat, niveau d’éducation, niveau d’activité, indication opératoire, côté opéré, score d’Ahlbäck, autonomie préopératoire et adhésion à la rééducation. L’évaluation postopératoire, avec un recul minimal de 6 mois, reposait sur l’Oxford Knee Score (OKS), la mobilité articulaire, le SF-36 et le score OsteoArthritis of Knee and Hip Quality Of Life(OAKHQoL).

Nous avons recensé 150 ATG . Le recul moyen était de 12 mois. Après une analyse statistique uni- et multivariée, un score fonctionnel OKS plus faible était significativement associé à l’obésité, à une anxiété préopératoire élevée et à la survenue de complications postopératoires précoces ou tardives. Un score OAKHQoL plus faible était également significativement associé à une anxiété préopératoire plus importante. Une meilleure qualité de vie mentale postopératoire était significativement associée à un âge plus avancé, à la présence d’antécédents médicaux , à une atteinte bilatérale opérée , à un score de Parker préopératoire plus élevé et à une meilleure qualité de vie mentale préopératoire

Nos résultats démontrent que la réussite d'une PTG repose sur un trépied complexe :Le volet "Bio" : La gestion des complications et de l'obésité reste fondamentale pour la fonction pure (OKS). Le volet "Psycho" : L'anxiété préopératoire est un "tueur de score". Elle doit être dépistée car elle grève autant la fonction que la qualité de vie ressentie. À l'inverse, la résilience (souvent plus forte chez les patients plus âgés ou ayant déjà vécu la chirurgie des deux côtés) favorise une meilleure santé mentale postopératoire. Le volet "Social" : L'autonomie préopératoire (Parker) est le socle sur lequel se reconstruit la qualité de vie mentale.

La qualité de vie après ATG repose sur un équilibre bio-psycho-social complexe. L’obésité, les complications postopératoires et surtout l’anxiété préopératoire constitueraient des facteurs péjoratifs majeurs. À l’inverse, une meilleure autonomie et un meilleur état mental préopératoires semblent favoriser une évolution plus satisfaisante. Ces résultats soulignent l’intérêt d’une évaluation préopératoire globale afin d’optimiser les résultats fonctionnels et la qualité de vie après ATG.
Ghassen SNOUSSI , Mohamed Amine SELMENE (Tunis, Tunisie) , Mohamed MALLAT , Mourad ZARAA , Hedi ANNABI
00:00 - 00:00 #52756 - GE-e037 Impact of transphyseal intramedullary nailing on tibial distraction regenerate and subsequent tibial growth in sheep: an experimental study.
GE-e037 Impact of transphyseal intramedullary nailing on tibial distraction regenerate and subsequent tibial growth in sheep: an experimental study.

In lengthening of limbs in children, the combination of elastic intramedullary reinforcement and external fixation has advantages over standard techniques [1,2]. The purpose of the work was to study the features of tibial distraction regenerate formation and residual growth of the lengthened segment in lambs under the conditions of external fixation combined with a transphyseal rigid titanium rod.

In vivo experiments were performed on lambs (n = 8) during their growth period. In the control group, the right tibia was lengthened using transosseous distraction osteosynthesis for 28 days. In the study group, the segment was additionally reinforced with an intramedullary rigid rod. To determine the intrinsic growth dynamics of the segment under lengthening, the size of the distraction regenerate was subtracted from the length of the tibia.

In the main group, the transverse dimensions of the distraction regenerate were larger, and the height of the growth zone was smaller than in the control group. Consolidation of the regenerate in the main group occurred after 30 days, and in the control group 60 days after the cessation of lengthening.

Transphyseal implants should be located centrally to reduce the risk of epiphysiodesis, their area should not exceed 7% of the growth zone. These conditions were met in the study.

Pronounced periosteal osteogenesis and additional stabilization of the bone fragments with a transphyseal rigid titanium rod contribute to the faster bone regenerate formation and maturation. The central location of the transphyseal rod relative to the growth zone plane and its cross-sectional area of less than 5% of the physis area can be considered conditions under which epiphysiodesis does not develop.
S.s. LEONCHUK , N.a. KONONOVICH , E.s. GORBACH , E.n GORBACH , D.a. POPKOV , Vladimir Ivanovitsch SHEVTSOV (Kurgan, Russie)
00:00 - 00:00 #52852 - GE-e038 Augmentation de la taille grâce à l'allongement des jambes selon la méthode d'Ilizarov. Gain d'allongement et influence de la longueur initiale du segment allongé au résultat du traitement.
GE-e038 Augmentation de la taille grâce à l'allongement des jambes selon la méthode d'Ilizarov. Gain d'allongement et influence de la longueur initiale du segment allongé au résultat du traitement.

La méthode d'Ilizarov et son application pour traitement chez patients orthopédiques ont ouvert la voie à son utilisation en chirurgie esthétique. Si, initialement, la correction esthétique n'était qu'un complément à l'allongement des membres chez ces patients, elle est progressivement devenue la base de la reconstruction chirurgicale visant à restaurer les proportions intersegmentaires conformément à leurs souhaits esthétiques.

Une série de 71 cas (142 segments) de patients traités entre 2001 et 2014 a été analysée. La taille moyenne des patients, tous sexes confondus, était de 163,3 ± 7,18 cm (165,6 ± 5,23 cm chez les hommes et 158,8 ± 5,75 cm chez les femmes). L'âge moyen était de 25,7 ± 5,6 ans chez les hommes et de 29,2 ± 9,75 ans chez les femmes. Tous les patients ont bénéficié d'un allongement des os de la jambe par fixateur externe d'Ilizarov.

Dans le premier groupe de patients (28 cas, soit 39,44 % du nombre total de patients traités), l'allongement a entraîné une augmentation de 15 % de la longueur initiale du segment. Dans le deuxième groupe (22 cas, soit 30,99 %), le gain d’allongement variait de 15 à 20 %. Dans le troisième groupe (21 cas), le gain d'allongement a dépassé 20 % de la longueur initiale.

Les résultats ont été analysés lorsque des résultats différents ont été obtenus pour une même valeur d'allongement en termes de gain de hauteur. Dans 91,5 % des cas, d'excellents et bons résultats ont été obtenus avec un allongement allant jusqu'à 15 % de la longueur initiale du segment. Les événements indésirables, tels que les problèmes et les obstacles, ont été résolus pendant l'ostéosynthèse et n'ont pas influencé le résultat final du traitement.

Cependant, pour un allongement du membre supérieur à 20 % de sa longueur initiale, les problèmes et les obstacles se sont souvent transformés en complications, nécessitant un traitement non planifié et dégradant la qualité du résultat final.
K.i. NOVIKOV , E.s. KOMAROVA , K.s. SERGEEV , O.s. NOVIKOVA , Sh.r. BARI , Vladimir Ivanovitsch SHEVTSOV (Kurgan, Russie)
00:00 - 00:00 #52890 - GE-e039 Quel traitement pour les fractures complexes du fémur distal A propos de 141 cas.
GE-e039 Quel traitement pour les fractures complexes du fémur distal A propos de 141 cas.

Les fractures du fémur distal complexes posent le problème de l ’indication thérapeutique et des conséquences fonctionnelles. l'objectif du travail est d 'évaluer les causes des échecs qui sont en rapport direct avec le type anatomo-pathologique

Etude rétrospective, 141 cas (1995-2015), 109 hommes (sex-ratio 3,4), Age moyen 47 ans (19-77 ans), 74 gauche, 2 bilatéral Bilan clinique vasculo-nerveux et cutanée et diagnostic radiographique Analyse de la comminution (SOFCOT (1988) : Supra condylienne type II et III et Sus et Inter Condylienne types V, VI et VII Chirurgie et voie d’abord latéral avec complément médial facultatif Analyse peropératoire réduction et fixation temporaire de l’épiphyse et fixation définitive épiphyso-diaphysaire Pas de fixateur externe de première intention Suivi et rééducation rapidement sans contention Suivi à court terme et appui au cas par cas Reprise des activités domestiques et professionnelles

141 fractures (61%) sur 231 fractures distales du fémur 23 cas d’ostéoporose confirmées et 31 genoux arthrosiques. Deux tableaux : Gros genou déformé et état cutané précaire, 21 fractures ouvertes et 5 plaies vasculaires Supra condylienne 29 cas dont 24 type II, et 5 type III Sus et inter condyliennes 112 cas dont 78 type V, 26 type VI, 8 type VII, Associations 5 plateaux tibiaux, 7 Lésions ligamentaires, 3 fractures de la rotule Traitement 87 lames plaques, 47 plaque cobra, 2 ECM rétrogrades, 5 fixateurs externes, Complications 13 Sepsis, 19 raideurs sévères, 2 ankyloses. 5 pseudarthroses septiques et 3 aseptiques A long terme 21 mobilités complètes du genou, 32 ne dépassent pas les 120 degrés, Les douleurs subjectives sont présentées à 100%

La reconstruction de l’interligne et la fixation solide diaphyso-épiphysaire reste le garant d’une rééducation précoce A posteriori les échecs sont à la non pratique emblée de la greffe de première intention que ce soit pour refaire l épiphyse ou pour combler la zone métaphysaire Les résultats sont moyens vu que la mobilité du genou ne dépasse les 120 degrés ce qui est une problématique dans la vie quotidienne et les gestes usuelles de la vie courante. La prise en charge thérapeutique se heurte à la rééducation qui n’est pas aisée ou retardée par le patient surtout agés pour cause de douleurs. Le patients doit être pris en charge rapidement dans un centre de rééducation Certains cas dépassent les limites de la reconstruction et une prothèse massive trouverait elle une indication

Les lésions associées et Ostéo-cartilagineuses sont les facteurs essentiels des échecs
Rabah ATIA (Annaba, Algérie)
00:00 - 00:00 #52992 - GE-e040 Une nouvelle voie d'abord avec luxation temporaire du ménisque latéral dans le traitement des fractures complexes du plateau tibial latéral ("e;bucket-handle"e; like technique)).
GE-e040 Une nouvelle voie d'abord avec luxation temporaire du ménisque latéral dans le traitement des fractures complexes du plateau tibial latéral ("e;bucket-handle"e; like technique)).

Les fractures du plateau tibial latéral sont des fractures parfois complexes nécessitant une réduction anatomique. Une bonne exposition de la surface articulaire est primordiale afin d'y parvenir. Une technique récente consiste à luxer temporairement le ménisque latéral dans l’échancrure inter-condylienne sans détacher ses racines. L'objectif de cette étude est de rapporter les résultats obtenus chez les dix premiers patients opérés avec cette voie d'abord

Entre 2015 et 2024, 63 patients ont été opérés dans notre institution pour fracture du plateau tibial, dont 38 du plateau tibial latéral. Parmi eux, 24 ont été traités sous à ciel ouvert avec une arthrotomie sous-méniscale systématique. Dans 10 cas, l’exposition articulaire était insuffisante, nécessitant une incision verticale ménisco-synoviale complémentaire permettant la luxation temporaire du ménisque latéral dans l’échancrure inter-condylienne. Les patients ont été suivis prospectivement et évalués cliniquement et radiologiquement à l’aide des scores de Rasmussen, ainsi que des scores fonctionnels IKDC et Lysholm, tout en relevant les complications spécifiques

Le groupe étudié comprenait 10 patients (6 hommes et 4 femmes) avec un âge moyen de 50,3 ans et un suivi moyen de 30 mois. Toutes les fractures concernaient le plateau tibial latéral. Selon la classification Schatzker, les fractures étaient principalement de stade II et III, avec quelques stades IV et V. Au suivi, tous les patients ont présenté des résultats cliniques et radiologiques bons ou excellents, sans complication spécifique. Trois patients ont eu une ablation du matériel et deux ont bénéficié d’une arthroscopie dans le même temps confirmant la cicatrisation du ménisque latéral. Le score clinique de Rasmussen avait une médiane de 27.5 (50 % excellents, 50 % bons) et le score radiologique une médiane de 17 (60 % excellents, 40 % bons). Le score fonctionnel IKDC moyen était de 67.5 avec 50 % de bons résultats, deux excellents et deux médiocres liés à un syndrome douloureux régional complexe. Le score moyen de Lysholm était de 81.2, indiquant une fonction globale moyenne à bonne

La mauvaise exposition articulaire est une cause de mauvaise réduction, en particulier pour les fragments postéro-latéraux. La voie antérolatérale standard n’expose qu’environ un tiers du plateau tibial latéral, alors que l’association d’une arthrotomie sous-méniscale horizontale et verticale permet de visualiser plus de 80 % de la surface articulaire. Cette technique permet d'éviter la section de la racine antérieure du ménisque latéral ou l’ostéotomie de la tête fibulaire qui expose à des complications spécifiques

La luxation temporaire du ménisque latéral permet une exposition importante du plateau tibial latéral sans section de la racine méniscale et sans geste osseux complémentaire. L'absence de complication spécifique et la facilité de la voie d'abord nous permet de valider cette voie d'abord dans les fractures complexes du plateau tibial latéral
Hamza BETMI (Tanger) , David DEJOUR , Guillaume DEMEY
00:00 - 00:00 #52036 - GE-e041 Efficacité comparative des injections multiples de PRP, d'acide hyaluronique et de corticostéroïdes dans la gestion de l'arthrose du genou : une méta-analyse.
GE-e041 Efficacité comparative des injections multiples de PRP, d'acide hyaluronique et de corticostéroïdes dans la gestion de l'arthrose du genou : une méta-analyse.

Les injections intra-articulaires sont largement utilisées dans la gestion non chirurgicale de l'arthrose du genou (AG). Parmi les thérapies injectables les plus couramment administrées, on trouve le plasma riche en plaquettes (PRP), l'acide hyaluronique (AH) et les corticostéroïdes (CS). Cependant, l'efficacité comparative entre elles reste débattue, en particulier lorsque les médecins les prescrivent sous forme de schémas d'injection multiples, qui sont fréquemment employés dans la pratique clinique.

Objectif : Comparer l'efficacité de divers protocoles de PRP intra-articulaire avec des régimes d'injection multiples d'AH et de corticostéroïdes pour améliorer les résultats fonctionnels et de douleur chez les adultes souffrant d'arthrose du genou. Méthodes : Des bases de données électroniques ont été recherchées depuis leur création, y compris PubMed/MEDLINE, Embase, Scopus, Web of Science et CENTRAL. Des essais cliniques contrôlés randomisés évaluant des régimes de PRP à injections multiples (≥2 injections) comparés à des injections multiples d'acide hyaluronique ou de corticostéroïdes et rapportant des résultats validés de douleur ou fonctionnels avec un suivi minimum de 6 mois ont été inclus (enregistrement PROSPERO : CRD420251151551). L'approche Hartung–Knapp–Sidik–Jonkman avec estimation de la vraisemblance maximale restreinte a été utilisée pour réaliser des méta-analyses à effets aléatoires, le GRADE a été utilisé pour évaluer la certitude des preuves, et les techniques RoB 2 et ROBINS-I ont été utilisées pour évaluer le risque de biais.

Dix études contrôlées, comprenant environ 694 participants, ont été incluses. Le PRP à injections multiples était associé à une réduction significativement plus importante de la douleur par rapport aux injections d'AH ou de CS, mesurée par l'échelle visuelle analogique (EVA) et les scores de douleur WOMAC, avec une hétérogénéité modérée. Le PRP a également montré des améliorations statistiquement significatives dans les scores EQ-VAS et IKDC sans hétérogénéité observée. Aucune différence significative n'a été observée pour les scores de douleur KOOS, les activités de la vie quotidienne KOOS ou les scores totaux WOMAC. Les analyses de sous-groupes ont montré des bénéfices constants en matière de douleur selon les types de comparateurs et les durées de suivi. Pour les résultats de douleur et fonctionnels, la certitude globale des preuves a été évaluée comme modérée.

le PRP montre un soulagement de la douleur, avec des améliorations significatives des scores VAS et WOMAC. Bien que certaines mesures fonctionnelles n'aient pas montré de différences significatives, le PRP a maintenu son avantage sur l'HA et les corticostéroïdes . Les résultats indiquent que le PRP pourrait surpasser les traitements traditionnels de l arthrose

Les régimes de PRP à injections multiples offrent un soulagement supérieur de la douleur par rapport aux injections d'AH ou de corticostéroïdes chez les patients souffrant d'arthrose du genou
Antonios AKIKI , Joey KESROUANI (Jbeil, Liban) , Jean Claude LAHOUD , Fadi HOYEK , Charbel TAUK , Majd EL HAGEMOUSSA , Boutros TANNOURY , Anthony HASSOUN
00:00 - 00:00 #52615 - GE-e042 Modélisation mathématique de l'ostéotomie de pente tibiale et abaque pour usage per opératoire.
GE-e042 Modélisation mathématique de l'ostéotomie de pente tibiale et abaque pour usage per opératoire.

Une pente tibiale postérieure (PTP) élevée est associée à une augmentation du risque de rupture du ligament croisé antérieur (LCA) natif ou reconstruit. La correction de la PTP par une ostéotomie de déflexion vise à réduire ce risque et nécessite une planification rigoureuse de son intervention. A ce jour, les nombreuses méthodes de planification ne sont pas standardisées et ne sont pas toujours adaptées à une utilisation per opératoire. L'objectif est de proposer et évaluer un modèle mathématique et des abaques permettant d’estimer la hauteur de résection antérieure nécessaire à la correction donnée de la PTP, sans calibration radiographique ni logiciel, à partir d’une mesure per opératoire simple : la longueur de la première broche guide de coupe.

Etude monocentrique descriptive et rétrospective, portant sur 247 radiographies de profil de genou réalisées en post opératoire d’une reconstruction du LCA (185 hommes, 62 femmes). Des ostéotomies de réduction de pente supratubérositaire et infratubérositaire ont été planifiées avec une correction de 10° dont les différentes mesures ont été utilisées pour concevoir trois modèles: un modèle trigonométrique utilisant la mesure de la broche guide de coupe et de l'angle broche-corticale antérieure, un modèle trigonométrique utilisant la mesure de la broche guide et une valeur fixe : l’angle moyen de la broche avec la corticale (67° en supratubérositaire, 110° en infratubérositaire), et à titre comparatif : un modèle par ratio fixe hauteur (mm) / degré (°). Le critère principal était l’erreur absolue entre hauteur planifiée et hauteur estimée.

Pour une correction de 10°, les modèles utilisant un angle fixe (modèle utilisable en pratique) présentaient une erreur absolue moyenne de 0,45 ± 0,41 mm en supratubérositaire et 0,88 ± 0,80 mm en infratubérositaire. Les modèles par ratio étaient moins précis (jusqu’à 1,16 ± 0,89 mm et 1,24 ± 0,98 mm).

Le modèle trigonométrique fondé sur la longueur de la première broche guide et sur un angle fixe permet une estimation fiable de la hauteur de résection. Ses performances sont supérieures aux approches empiriques par ratio fixe tel que 1mm = 1°. Cette supériorité s'explique par la prise en compte d'un paramètre propre au patient, la profondeur du tibia. La limite principale est la nécessité d'une standardisation du positionnement de la broche et de son angulation avec la corticale antérieure.

Un modèle trigonométrique fondé sur la longueur de la première broche guide de coupe et des angles moyens fournit une estimation fiable de la hauteur de résection pour une correction simulée. Ce modèle a été transposé pour d’autres degrés de correction pour proposer un abaque mathématique en supratubérositaire et en infratubérositaire. Ce modèle vise à faciliter la transposition per opératoire d’un objectif de correction angulaire en une hauteur de résection, sous réserve d’une standardisation du positionnement de la broche guide et d’une validation prospective.
Théo PLASSARD , Matthieu OLLIVIER (Marseille)
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00:00 - 00:00 #51462 - RA-e001 Les implications de la lombalisation sur l'alignement sagittal spino-pelvien.
RA-e001 Les implications de la lombalisation sur l'alignement sagittal spino-pelvien.

Cette étude visait à analyser l'impact de la lombalisation de S1 sur l'alignement sagittal du rachis, en fonction du grade de Castellvi, en particulier en termes d'amplitude et de distribution de la lordose lombaire.

Cette étude multicentrique n'a inclus que des volontaires sains >18 ans disposant d'une radiographie biplanaire du corps entier en position debout. En cas de lombalisation, la sixième vertèbre lombaire, située entre T12 et L1, était appelée « L0 ». Les paramètres pelviens et acétabulaires, l'alignement thoracique, cervical et global ont été analysés. La lordose lombaire (LL) a été évaluée à partir des courbures maximale, proximale et distale en fonction de la localisation du point d'inflexion thoraco-lombaire et de l'apex lombaire ; ainsi qu'à partir de vertèbres fixes : L1-S1, L1-L4 et L4-S1. Les anomalies de Castellvi I et II ont été considérées comme de faible degré, et celles Castellvi III et IV comme des degrés élevés. Des comparaisons entre les trois groupes (aucune anomalie, anomalie de faible degré et de haut degré) ont été effectuées, avant et après appariement sur l'incidence pelvienne (IP).

Cette étude a inclus 713 sujets, dont 50,6% de femmes, avec un âge moyen de 37,5±16,2 ans. 10,1% (n=72) des sujets présentaient une anomalie transitionnelle, dont 22 avec une lombalisation, 13 de faible degré et 9 de degré élevé. L'IP était plus élevée chez les sujets présentant une lombalisation. La LLmax est passée de -59,7±11,0° chez les sujets sans lombalisation à -67,5±19,4° chez les sujets avec lombalisation de haut grade, principalement au niveau de la lordose proximale mesurée à la fois entre L1-L4 et LLprox. L'apex lombaire était plus crânial chez les sujets présentant une lombalisation: 5,9% en L3 dans la cohorte sans lombalisation contre 53,9% et 44,4% respectivement chez les sujets présentant une lombalisation de faible degré et de degré élevé. Une diminution de la lordose dans le segment transitionnel était partiellement compensée par une augmentation légèrement plus prononcée de la LL au-dessus de L5 dans les deux groupes présentant une lombalisation. Après appariement sur l’IP des sujets présentant une lombalisation avec ceux ne présentant pas de lombalisation, des différences significatives ont été observées : une lordose maximale moindre, due à une lordose distale moindre, un alignement global plus antérieur avec un T1PA plus important, un SSA plus petit et une rétroversion pelvienne plus importante.

Les personnes présentant une lombalisation ont une lordose distale réduite et un apex lombaire plus crânial, ce qui entraîne un alignement sagittal global plus incliné vers l'avant. Le degré de lombalisation ne semble pas avoir d'incidence sur l'alignement sagittal. Des valeurs normatives sont fournies pour les paramètres d'alignement pelvien et spinal. Ces résultats devraient aider les chirurgiens à déterminer les objectifs d'alignement lors d'une fusion lombaire chez les patients présentant une lombalisation.
Marc KHALIFÉ (Paris) , Claudio VERGARI , Renaud LAFAGE , Jonathan ÉLYSÉE , Olivier GILLE , Ayman ASSI , Pierre GUIGUI , Wafa SKALLI , Virginie LAFAGE , Emmanuelle FERRERO
00:00 - 00:00 #51670 - RA-e002 Décompression lombaire endoscopique en ambulatoire chez le patient gériatrique : étude prospective de faisabilité et résultats cliniques.
RA-e002 Décompression lombaire endoscopique en ambulatoire chez le patient gériatrique : étude prospective de faisabilité et résultats cliniques.

La chirurgie rachidienne ambulatoire est en expansion, mais sa faisabilité et sa sécurité chez les patients gériatriques restent insuffisamment documentées. La décompression endoscopique pourrait favoriser la prise en charge ambulatoire grâce à une approche respectant les tissus et permettant une récupération plus rapide. L’objectif de cette étude prospective était d’évaluer la faisabilité, l’efficacité clinique et la sécurité de la décompression lombaire endoscopique réalisée en ambulatoire chez des patients âgés de ≥75 ans.

Une étude prospective a inclus des patients âgés de ≥75 ans opérés d’une décompression lombaire endoscopique programmée en ambulatoire pour sténose dégénérative. La faisabilité a été évaluée par le succès de la prise en charge ambulatoire, défini comme l’absence d’hospitalisation dans les 30 jours suivant l’intervention. L’efficacité clinique a été analysée par l’évolution des scores cliniques entre la période préopératoire et le suivi à 3 mois (EVA lombaire et radiculaire, ODI, EQ-5D-5L, EQ-VAS, SF-36, périmètre de marche, IADL). La sécurité a été évaluée par l’analyse des complications et des événements indésirables.

Trente-quatre patients ont été inclus (âge moyen 80 ± 4 ans ; 59 % de femmes). La prise en charge ambulatoire a été un succès dans 73 % des cas (25/34). Neuf patients (27 %) ont nécessité une hospitalisation, principalement le jour de l’intervention (88%). L’insuffisance rénale chronique était plus fréquente dans le groupe échec (33,3 % vs 4,0 % ; p = 0,04), tandis que l’IMC était plus élevé dans le groupe succès (28,0 ± 4,0 vs 25,3 ± 2,4 kg/m² ; p = 0,02). Une amélioration significative a été observée à 3 mois pour l’ensemble des scores. Huit hématorachis (23%) postopératoires ont été observés, dont un seul a nécessité une hospitalisation secondaire. Aucune infection, aucune conversion en chirurgie ouverte et aucune reprise chirurgicale n’ont été observées.

Nos résultats suggèrent que la décompression lombaire endoscopique en ambulatoire est réalisable chez des patients gériatriques sélectionnés, avec une amélioration significative de la douleur, de la fonction et de la qualité de vie à court terme. La majorité des échecs d’ambulatoire était liée à la récupération postopératoire immédiate ou à des facteurs organisationnels plutôt qu’à des complications chirurgicales. Ces résultats soulignent l’intérêt potentiel des techniques endoscopiques pour étendre les indications de la chirurgie ambulatoire à des populations plus âgées. L’optimisation des parcours périopératoires et de la sélection des patients pourrait permettre d’améliorer encore le taux de succès de l’ambulatoire dans cette population.

La décompression lombaire endoscopique réalisée en ambulatoire chez les patients âgés de ≥75 ans apparaît faisable et sûre, avec une amélioration clinique significative à court terme et peu de complication. L’âge avancé ne doit pas être considéré comme une contre-indication à la chirurgie rachidienne ambulatoire.
Sébastien RODRIGUES (BORDEAUX) , Alice BOISHARDY , William GERBEAUX , Benjamin BOUYER
00:00 - 00:00 #51714 - RA-e003 Les modèles d'alignement postopératoires ajustés selon l'âge et l'incidence pelvienne améliorent-ils la prédiction de la cyphose jonctionnelle proximale (PJK) et de l'échec jonctionnel proximal (PJF) après une chirurgie de déformation rachidienne de l'adu.
RA-e003 Les modèles d'alignement postopératoires ajustés selon l'âge et l'incidence pelvienne améliorent-ils la prédiction de la cyphose jonctionnelle proximale (PJK) et de l'échec jonctionnel proximal (PJF) après une chirurgie de déformation rachidienne de l'adu.

La cyphose jonctionnelle proximale et l'échec jonctionnel proximal (PJK/PJF) sont des complications fréquentes après une chirurgie de la déformation rachidienne de l'adulte (ASD). Le score GAP (Global Alignment and Proportion) et la différence entre l'angle pelvien T4 et l'angle pelvien L1 (T4PA–L1PA) représentent des outils prédictifs de l'alignement. Cette étude vise à comparer la valeur prédictive du GAP et du T4PA–L1PA pour la PJK/PJF, et à vérifier l'influence des valeurs normatives ajustées selon l'âge et l'incidence pelvienne (IP).

Il s'agit d'une étude rétrospective multicentrique basée sur un registre. Elle a évalué 1469 patients atteints d'ASD de plus de 40 ans (âge moyen 58,7 ± 19,9 ans ; 81 % de femmes) en préopératoire, à 6 semaines et à 2 ans postopératoire. Les catégories GAP "modérément disproportionné" (GAP-MD), "sévèrement disproportionné" (GAP-SD) et le décalage (mismatch) T4PA–L1PA ont été analysés par régression logistique afin d'identifier les facteurs de risque postopératoires. Un registre normatif comprenant 365 individus a également été utilisé pour comparer les valeurs ajustées selon l'âge et la PI pour les composantes du score GAP.

L'incidence globale de PJK/PJF était de 6,9 % (17 % pour les fusions jusqu'à l'ilion). À 6 semaines, les patients GAP-SD présentaient un risque accru de PJK/PJF (OR 4,79 ; p<0,001), tout comme les GAP-MD (OR 2,89 ; p<0,001). L'âge >60 ans était le facteur prédictif indépendant le plus fort (OR 5,93 ; p<0,001), tandis que l'IP n'était pas significativement associée au risque de PJK/PJF. Les valeurs normatives ajustées selon l'âge ont eu une influence mineure : Lordose lombaire relative pour les patients >60 ans (OR 0,97 ; p=0,0008) et Alignement spinopelvien relatif pour les patients de 40 à 60 ans (OR 0,83 ; p=0,0072). Un mismatch T4PA–L1PA en dehors de l'intervalle [-3° ; 1°] était associé à un risque accru (OR 3,29 ; p<0,001), principalement pour une IP située entre 45° et 60°. L'utilisation d'une cible plus large [-5° ; 5°] permettait de prédire la PJK-PJF dans tous les groupes de PI. L'âge n'a pas influencé de manière significative le risque dans le modèle T4PA–L1PA

Les analyses GAP et T4PA–L1PA apparaissent comme des outils complémentaires et hautement prédictifs de PJK/PJF après une chirurgie d'ASD. Le modèle GAP souligne le rôle majeur de l'âge combiné à un alignement proportionné, tandis que le T4PA–L1PA met en évidence l'importance de l'alignement sagittal global. L'évaluation normative ajustée selon l'âge pourrait légèrement améliorer la stratification du risque
Mayeul DUMARTY (Rennes) , Marianne GOURINCHAT , Carlos ALEMAN , Ismael DA SILVA , Susana NUNEZ , Sleiman HADDAD , Anika PUPAK , Ferran PELLISE , Ibrahim OBEID , Louis BOISSIERE , Ahmet ALANAY , Frank KLEINSTÜCK , Javier PIZONES , Yann-Philippe CHARLES , Spine Study Group EUROPEAN
00:00 - 00:00 #51729 - RA-e004 Hématomes épiduraux post-opératoire : Sommes-nous trop agressifs avec la thromboprophylaxie?
RA-e004 Hématomes épiduraux post-opératoire : Sommes-nous trop agressifs avec la thromboprophylaxie?

Introduction : Les hématomes épiduraux postopératoires (HEP) constituent une complication rare mais grave de la chirurgie rachidienne, pouvant nécessiter une évacuation chirurgicale urgente. Leur incidence rapportée varie de 0,5 à 1,2 %. Plusieurs facteurs de risque sont décrits, notamment l’âge avancé, l’obésité, les pertes sanguines importantes et les chirurgies multi-niveaux. L’impact de la thromboprophylaxie post-opératoire sur la survenue d’un HEP demeure controversé. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’association entre thromboprophylaxie et HEP après chirurgie rachidienne.

Matériel et méthodes : Une étude rétrospective a inclus l’ensemble des chirurgies rachidiennes réalisées dans un centre hospitalier universitaire entre janvier 2017 et novembre 2024. Les cas d’HEP confirmés cliniquement et radiologiquement ont été identifiés. Chaque cas a été apparié à trois témoins par score de propension selon l’âge, le sexe, l’indice de masse corporelle (IMC) et la région opérée. Les données démographiques, les comorbidités, les caractéristiques opératoires ainsi que l’utilisation de thromboprophylaxie, d’anticoagulants oraux directs et d’agents antiplaquettaires ont été recueillies.

Résultats : Parmi 2 097 chirurgies rachidiennes, 24 HEP ont été recensés (1,14 %). Aucune association significative n’a été observée entre la thromboprophylaxie postopératoire, son délai d’initiation ou l’utilisation périopératoire d’anticoagulants ou d’agents antiplaquettaires et la survenue d’un HEP. Comparativement aux témoins appariés (n = 62), les patients ayant présenté un HEP étaient plus âgés (68,4 vs 61,0 ans ; p = 0,023), avaient un IMC plus élevé (32,9 vs 30,0 ; p = 0,022), étaient plus fréquemment fumeurs actifs (37,5 % vs 16,1 % ; p = 0,044) et présentaient davantage de comorbidités (> 5 : 58,3 % vs 29,0 % ; p = 0,036).

Discussion : Cette étude ne met pas en évidence d’association entre la thromboprophylaxie postopératoire et la survenue d’un HEP après chirurgie rachidienne. Les facteurs associés identifiés concordent avec ceux déjà décrits dans la littérature, notamment l’âge avancé et la multimorbidité. La méthodologie par appariement sur score de propension renforce la validité interne, bien que la nature rétrospective constitue une limite.

Conclusion : L’administration d’une thromboprophylaxie périopératoire ne semble pas être associée à une augmentation de l’incidence des HEP, qui demeure faible dans notre cohorte. Une attention particulière devrait toutefois être portée aux patients âgés, obèses et présentant une multimorbidité.
Charlotte LANOUE (Sherbrooke, Canada) , Alexandre CHÊNEVERT , Sonia BÉDARD , Jérome COUTURE
00:00 - 00:00 #51756 - RA-e005 Chirurgie moderne des scolioses neuromusculaires : innovations techniques et impact fonctionnel.
RA-e005 Chirurgie moderne des scolioses neuromusculaires : innovations techniques et impact fonctionnel.

Objectif : Évaluer les résultats préliminaires d’une technique innovante d’instrumentation rachidienne sans greffe, associée à une fixation ilio-sacrée, sur l’alignement sagittal global et l’équilibre pelvien chez l’enfant atteint de scoliose neuromusculaire.

Étude rétrospective incluant 60 patients (36 pathologies neurologiques : paralysie cérébrale, spina bifida, encéphalopathie, ataxie…, et 24 myopathies : Duchenne, Becker, myopathie maghrébine…), âgés de 7 à 22 ans (42 filles, 18 garçons). Tous ont bénéficié d’une instrumentation sans greffe avec double montage (tiges maîtresses et tiges de réserve de croissance) fixées au bassin par vis ilio-sacrées, associée à une correction progressive par traction (bipolaire ou unipolaire selon la rétraction musculaire). Le recul moyen était de 36 mois (max. 5 ans).

La correction moyenne de la déformation était de 70 %, avec un gain staturo-pondéral moyen de 1,5 à 10,2 cm. Les complications observées comprenaient 5 fractures de tiges et 7 infections. L’acquisition de la position assise a été obtenue chez 60 % des patients. La satisfaction parentale était de 100 %.

Cette technique permet une correction significative du déséquilibre rachidien et pelvien tout en respectant la croissance, avec un taux de complications acceptable dans une population à haut risque. L’utilisation de vis ilio-sacrées assure une stabilité suffisante pour autoriser une verticalisation précoce sans recours à une contention externe.

L’instrumentation sans greffe avec fixation ilio-sacrée apparaît comme une option chirurgicale efficace, sûre et fonctionnelle dans les scolioses neuromusculaires de l’enfant et de l’adolescent, améliorant à la fois l’alignement, l’autonomie posturale et la qualité de vie.
Mohamed Khalil BEKKALI (Tlemcen, Algérie) , Sidi Mohamed BENMAMAR , Fariz BENMANSOUR , Khadidja KEBBAS , Lotfi MILADI , Mohammed Samir AZZOUNI
00:00 - 00:00 #51873 - RA-e006 Impact de la fusion postérieure sur les activités de la vie quotidienne chez les scoliotiques adolescents (AIS) de type Lenke 1 : une évaluation fonctionnelle tridimensionnelle.
RA-e006 Impact de la fusion postérieure sur les activités de la vie quotidienne chez les scoliotiques adolescents (AIS) de type Lenke 1 : une évaluation fonctionnelle tridimensionnelle.

Various functional adaptations have been reported in daily life activities in non-operated AIS patients during walking, sit to stand and trunk anatomical movements, especially in the spinal segments. However, the impact of posterior spinal fusion (PSF) on these functional alterations is still unclear. The aim was to investigate full-body kinematic changes during daily life activities in AIS Lenke-1 patients following PSF.

16 AIS patients with Lenke-1 type (Cobb: 53±9°; 11F) scheduled for PSF using a concave rod translation combined with direct vertebral rotation were included, along with 21 healthy controls (ctr). All participants underwent standing biplanar radiographs and filled SRS-22r form. 3D movement analysis was performed during trunk anatomical movements (flexion, extension, bending and rotation), walking, and sit-to-stand (STS) for the control group and pre and post-operatively for the AIS group. The pre to postoperative variation (Δ=post-pre) of variables was calculated. Kinematic and radiographic parameters were compared to controls and pre vs post-operatively. Correlations between variables were analyzed.

Postoperatively, the average major Cobb was reduced to 22±8°; the average number of fixed vertebrae was 11±1, ranging from T3 to L4. During anatomical trunk movements, Lenke-1 patients showed a postoperative reduction in the maximal trunk flexion (77 vs 93 in preop & 113° in ctr), extension (-35 vs -45° in preop & ctr), and lateral bending (-31 vs -48° in preop & ctr; all p<0.05). Those with longer fusion that included the lumbar spine (reaching L2 to L4) had more reduced sagittal ROM during trunk flexion (74 vs 90°, p=0.016). Trunk rotational range of motion (ROM) remained comparable to preoperative values and to ctr (68°). This was associated with a decreased shoulder rotation relative to pelvis (30 vs 50° in preop & ctr) and an increased pelvic rotation (54 vs 35° in preop & ctr). During both walking and STS movements, thoracic, lumbar and lumbo-pelvic bending that were limited preoperatively, have reached normal values postoperatively. The number of fused vertebrae was negatively correlated to the variation in trunk and lumbar segment bending during all movements (ρ=-0.6 and -0.5 resp.; all p<0.05). Self-image increased postoperatively (4.5 vs 2.5 in preop, p=0.01).

This introductory study showed that trunk mobility was significantly reduced primarily in the sagittal and frontal planes, especially in patients with non-selective fusion. However, axial rotation was relatively preserved, likely due to compensatory pelvic motion in the transverse plane.

Despite trunk movement limitations in AIS Lenke-1 type after posterior spinal fusion, walking and sit-to-stand functional tasks were not adversely affected, while self-image improved.
Maria KARAM , Mohamad KARAM (Beirut, Liban) , Rami RACHKIDI , Maria ASMAR , Emmanuelle WAKIM , Abir MASSAAD , Jean-Pierre SAAD , Frédéric MAATOUK , Josef LATTOUF , Yamen BEYH , Mohamad HAJJ YOUSSEF , Michel AL AMMOURI , Yasha HABIS , Sofia HABIB , Théa GEMAYEL , Karl NAKHLE , Ismat GHANEM , Ayman ASSI
00:00 - 00:00 #51879 - RA-e007 Une nouvelle classification 3D simplifiée de la scoliose idiopahique de l'adolescent (AIS) avec une proposition d'un protocole de planification thérapeutique.
RA-e007 Une nouvelle classification 3D simplifiée de la scoliose idiopahique de l'adolescent (AIS) avec une proposition d'un protocole de planification thérapeutique.

Spinal deformity in AIS is known to occur in the 3 planes but also to affect rib cage morphology. Classifications that emerged to optimize treatment outcomes lack either horizontal plane quantification or simplicity to use in clinical practice. The aim was to introduce a novel simplified 3D classification for AIS with a protocol for treatment planning.

This is a bicentric study with retrospectively collected data of 353 AIS with Cobb>20°. They all underwent full-body biplanar radiographs, followed by 3D reconstruction of the spine and rib cage. The following parameters were collected: Cobb angle in the frontal plane; T10L2 (TLJ), T4T12 (TK), T2T5 (proximal TK: PTK) in the sagittal plane; apical vertebral rotation (AVR) and rib hump (RH) in the axial plane. Subjects were initially grouped by curve type (thoracic: T, thoracolumbar/lumbar: TL/L, or Double) prior to the application of agglomerative hierarchical clustering for each group based on the aforementioned radiographic parameters.

167 subjects had a single T curve classified into 5 classes: Class 1 had a moderate deformity in all planes (Cobb=29°; TK=24°; AVR=10°). Class 2a had a severe deformity in both frontal and axial planes (Cobb=46°; AVR=21°). Class 2b and 2c both had severe to very severe deformity in the 3 planes (Cobb=46°; TK=13°; RH=16°) with a TLJ kyphotic in 2b and lordotic in 2c. Class 3 presented very severe deformity in the 3 planes. 92 patients had a single TL/L curve classified into 4 classes. Class 1 had a moderate deformity in all planes (Cobb=27°; TK=31°; AVR=13°). Class 2 had severe deformity in both frontal and axial planes (Cobb=48°; AVR=24°) with kyphotic TLJ in 2a, hypokyphosis in 2b and normal TK with high PTK in 2c. 94 patients had a Double curvature classified in 5 classes. Class 1 patients had moderate deformity in both frontal and axial planes (Cobb=31°; AVR=10°) with high PTK in 1a and hypokyphosis in 1b. Class 2 had severe deformity in both frontal and axial planes with high PTK and hypokyphosis (Cobb=46°; PTK=13°; RH=10°). Class 3 had severe to very severe deformity in both frontal and axial planes (Cobb=60°; AVR=19°) with normal TK, high PTK and kyphotic TLJ in 3a and thoracic hypokyphosis in 3b.

A therapeutic guide was tailored to each segment's severity: in moderate deformities, management ranges from observation to bracing or regular radiographic follow-up, depending on the patient's skeletal maturity and the rate of curve progression. In cases of hypokyphosis or severe frontal plane deformity, apical osteotomies combined with sublaminar bands are recommended. In sagittal alignment, a high PTK requires a more proximal UIV to reduce the risk of PJK. Kyphotic TLJ may require extending the instrumentation distally to prevent DJK. Targeted vertebral derotation is advised in severe vertebral rotation and prominent rib hump.

This study presents a practical simple 3D classification for AIS, providing a clinical framework relative to the severity of each segment.
Mohamad KARAM , Ayman ASSI (Beyrouth, Liban) , Rami RACHKIDI , Raphael VIALLE , Ismat GHANEM
00:00 - 00:00 #51904 - RA-e008 Analyse barycentrométrique des moments de flexion chez des adultes ayant une déformation rachidienne : rôle de l’ODHA dans l’identification des surcharges mécaniques élevées.
RA-e008 Analyse barycentrométrique des moments de flexion chez des adultes ayant une déformation rachidienne : rôle de l’ODHA dans l’identification des surcharges mécaniques élevées.

Mechanical complications following surgery in adult spinal deformity (ASD) occur in over 40% of cases and remain poorly understood through conventional radiographic analysis alone. These complications are thought to arise from mechanical overload of the spinal segments proximal to the instrumentation, ultimately resulting in rod fracture or screw loosening. Quantifying spinal loads, particularly flexion moments, is essential to better understand these mechanisms. Biplanar imaging combined with 3D reconstruction and barycentrometric analysis allows quantification of vertebral moments at each level, providing an objective evaluation of sagittal loading. The aim of this study was to quantify flexion moments at vertebral levels in ASD patients with sagittal malalignment and to identify the determinants associated with abnormal moment patterns.

51 ASD patients with sagittal malalignment (PT>25° and/or PI–LL>10° and/or SVA>50mm) filled QOL questionnaires (ODI and VAS for pain). All patients underwent standing full body biplanar radiographs followed by 3D reconstruction of the spine, pelvis, and external envelope, to calculate spinopelvic and barycentrometric parameters. Using previously published and validated techniques, moment components of the upper segments at each vertebral level were calculated along the three axes. Patients were classified as High-FlexMom if their flexion moment exceeded normative values (mean+2SD of 90 asymptomatic controls) at least at 3 vertebral levels; otherwise, they were classified as Norm-FlexMom. Demographics, spinopelvic parameters, and QOL scores were compared between groups.

32/51 patients were classified as High-FlexMom, showing increased flexion moments from T11 to L5 (30 ±8N/m). 19/51 patients were classified as Norm-FlexMom. Age (65y), ODI (37), VAS for pain (7) and spinopelvic parameters were similar between groups, including PI (56°), PT (30°), and PI–LL (18°; all p>0.05). Patients in the High-FlexMom group had greater SVA (81 vs 41mm, p=0.005) and sagittal ODHA (5.5 vs 0°, p<0.001) compared with the Norm-FlexMom group. While SVA values overlapped between groups, ODHA showed a clear threshold effect at 6°, above which all patients had abnormally increased flexion moments.

ASD patients with increased sagittal flexion moments showed similar QOL scores and spinopelvic parameters compared with those with normal flexion moments. The only notable difference was a greater forward inclination, with a sagittal ODHA threshold of 6° distinguishing abnormal flexion moment patterns.

These findings suggest that barycentrometric analysis may provide clinically relevant mechanical information not captured by conventional alignment parameters alone. This approach could help identify patients with abnormal sagittal loading and improve understanding of mechanical factors potentially involved in postoperative mechanical complications.
Josef LATTOUF (Beirut, Liban) , Abir MASSAAD , Nadim FREIHA , Claudio VERGARI , Yamen BEYH , Frédéric MAATOUK , Jean-Pierre SAAD , Mohamad HAJJ YOUSSEF , Michel AL AMMOURI , Ismat GHANEM , Karl NAKHLE , Théa GEMAYEL , Yasha HABIS , Sofia HABIB , Marie-Claire KARAM , Rami RACHKIDI , Ayman ASSI
00:00 - 00:00 #51918 - RA-e009 Diminution de la mobilité lombo-pelvienne avec l'âge dans la scoliose idiopathique de type Lenke 1 et 5.
RA-e009 Diminution de la mobilité lombo-pelvienne avec l'âge dans la scoliose idiopathique de type Lenke 1 et 5.

Idiopathic scoliosis alters spinal alignment and induces compensatory mechanisms allowing maintenance of global balance during daily activities. Although curve-specific gait patterns have been described, the evolution of these compensatory mechanisms with aging in non-operated patients remains poorly characterized. Understanding these changes may help explain functional deterioration observed in adulthood. The objective of this study was to evaluate age-related changes in spinopelvic kinematics in patients with Lenke 1 and Lenke 5 AIS.

Non-operated scoliotic patients underwent biplanar radiography allowing extraction of spinopelvic parameters and three-dimensional gait analysis. Patients were classified according to Lenke type and divided into three age groups: ≤18 years (G1), 19-29 years (G2) and ≥30 years (G3). Radiographic and kinematic parameters were compared between groups and with a normative database of 150 healthy controls.

110 patients aged 11-70 years were included: 68 Lenke 1 (G1:40, G2:20, G3:8; mean Cobb 38°) and 45 Lenke 5 (G1:23, G2:15, G3:7; mean Cobb 32°). In Lenke 1 patients, G3 presented increased radiographic thoracic kyphosis (T4T12 37 vs 28° in G1 and G2) and decreased lumbar lordosis (L1L5 40 vs 46°; p<0.05). During gait, G1 showed concave thoracic inclination with compensatory lumbar motion and reduced lumbopelvic mobility (L3L5-pelvis ROM 8 vs 12° in controls). Thoracic hypokyphosis was increased (C7T9-T9T12 −18 vs 23° in controls). In G3, frontal lumbopelvic mobility decreased further (1 vs 12°) with increased thoracic hypokyphosis (−26° vs 23° in controls) and thoracolumbar hypolordosis (12° vs −6°; p<0.05). G2 had similar patterns. In Lenke 5 patients, G3 showed increased L4S1 angle (40 vs 31°). Dynamically, G1 exhibited increased concave lumbar inclination with preserved axial pelvic mobility (14°) and frontal lumbopelvic mobility (11°). In G3, axial pelvic mobility (7° vs 14°) and frontal lumbopelvic mobility (2° vs 11°) were significantly reduced (p<0.05). Pain scores increased with age in both groups (VAS 6 vs 3; p<0.05). G2 had similar patterns.

Compensatory mechanisms in scoliotic patients evolve progressively with aging. In Lenke 1 curves, modifications involve both thoracic and lumbar segments, whereas in Lenke 5 curves, they predominantly affect pelvic mobility. The progressive reduction in lumbopelvic mobility observed during gait suggests decreasing dynamic compensatory capacity over time.

Lenke 1 and 5 scoliotic patients are associated with progressive age-related reduction of lumbopelvic mobility and increased pain. These findings highlight the importance of considering age-related biomechanical changes when evaluating long-term functional evolution in non-operated scoliotic patients.
Jean-Pierre SAAD (Beirut, Liban) , Abir MASSAAD , Rami RACHKIDI , Karl NAKHLE , Yasha HABIS , Sofia HABIB , Josef LATTOUF , Yamen BEYH , Frédéric MAATOUK , Mohamad HAJJ YOUSSEF , Michel AL AMMOURI , Maria KARAM , Mohamad KARAM , Maria ASMAR , Emmanuelle WAKIM , Ismat GHANEM , Ayman ASSI
00:00 - 00:00 #51931 - RA-e010 Montage vis-liens ou hybride dans la scoliose idiopathique de l’adolescent : quel impact sur la correction et la stabilité à deux ans ?
RA-e010 Montage vis-liens ou hybride dans la scoliose idiopathique de l’adolescent : quel impact sur la correction et la stabilité à deux ans ?

L’arthrodèse vertébrale postérieure est le traitement de référence de la scoliose idiopathique de l’adolescent. Les montages basés sur des vis pédiculaires assurent une forte correction coronale mais restaurent parfois insuffisamment la cyphose thoracique, tandis que l’instrumentation hybride améliore le profil sagittal au prix d’une correction frontale moindre. Les montages combinant vis et liens pourraient concilier ces effets.

Parmi 300 patients opérés, 128 ont été appariés selon le sexe et la cyphose thoracique préopératoire (±5°) entre un groupe instrumentation vis-liens (VLI) et un groupe hybride (HI). Des radiographies ont été analysées en préopératoire, postopératoire immédiat et à deux ans. Les comparaisons utilisaient t-test de Student, Mann-Whitney, Chi² et ANOVA à mesures répétées.

Les patients du groupe VLI étaient significativement plus jeunes (±10,4 months, p<0,001). En préopératoire, les angles de Cobb proximaux (28,7° vs 32,4°), principaux (52° vs 63,1°) et distaux (27,9° vs 32,4°)(p<0,05) étaient plus élevés dans le groupe VLI, avec un alignement sagittal comparable. À 2 ans, les deux techniques permettaient une correction coronale significative avec un angle de Cobb principal similaire (14,3° vs 16,6°, p=0,315). L’amplitude de correction était toutefois supérieure dans le groupe VLI pour les Cobb proximal (+7,55°, p<0,001), principal (+12,6°, p<0,001) et distal (+5,5°, p=0,003). La perte de correction du Cobb principal à 2 ans était plus importante dans le groupe VLI (4,5° vs 1,5°, p<0,001). La cyphose thoracique globale et la lordose lombaire augmentaient dans les deux groupes sans différence intergroupe. Les montages VLI comportaient davantage de niveaux fusionnés (11 [IQR 10–11] vs 9 [IQR 9–11], p<0,001). La cyphose non fusionnée était similaire (38,8° vs 38,4°, p=0,713), tout comme la cyphose fusionnée à 2 ans (4,1° vs 4,6°, p=0,346), bien que la perte de cyphose sur ces segments fusionnés ait été plus marquée avec HI (+6°, p<0,001). L’incidence de PJK était comparable (14,1% vs 7,8%, p=0,396) ainsi que l’angle jonctionnel proximal (7,5° vs 7,7, p=0,848).

La correction coronale plus importante observée avec les montages vis-liens pourrait s’expliquer par des forces correctrices segmentaires plus élevées associant vis pédiculaires et liens sous-lamaires. La perte de correction plus limitée suggère également une meilleure stabilité de ce type d’instrumentation au cours du suivi. Une analyse segmentée de l’alignement sagittal permettrait de comparer et modéliser les profils de correction pour chacune des techniques.

Les deux techniques permettent d’obtenir un alignement coronal et sagittal satisfaisant à deux ans. Toutefois, les montages vis-liens semblent offrir une correction coronale plus importante tout en maintenant un profil sagittal comparable, constituant ainsi une alternative efficace à l’instrumentation hybride dans la chirurgie de la scoliose idiopathique de l’adolescent.
Corentin PETITPAS (Marseille) , Renaud LAFAGE , Benjamin BLONDEL , Bastien MANDON , Jonathan ELYSEE , Solene PROST , Virginie LAFAGE , Sebastien PESENTI
00:00 - 00:00 #51944 - RA-e011 Empowered Relief en chirurgie orthopédique élective : résultats préliminaires d’un essai contrôlé randomisé comparé aux soins usuels.
RA-e011 Empowered Relief en chirurgie orthopédique élective : résultats préliminaires d’un essai contrôlé randomisé comparé aux soins usuels.

La période postopératoire représente un défi important pour les patients, notamment en ce qui concerne la gestion de la douleur. Les facteurs psychologiques tels que la dramatisation de la douleur jouent un rôle important dans l’expérience douloureuse et la récupération post-chirurgicale. Toutefois, peu d’outils structurés ciblant ces facteurs sont intégrés à la préparation préopératoire. Empowered Relief (ER) est une intervention de deux heures fondée sur des données probantes, combinant éducation à la douleur, stratégies cognitives et techniques de relaxation visant à renforcer l’autogestion de la douleur. Cette étude vise à comparer l’efficacité d’ER aux soins usuels (SU) pour réduire la douleur postopératoire à 6 semaines et à 3 mois après une chirurgie orthopédique élective.

Essai contrôlé randomisé incluant 134 adultes atteints de douleur chronique de plus de 4 mois, en attente d’une chirurgie orthopédique élective. Les participants ont été assignés aléatoirement à une séance ER de groupe en présentiel 4 à 6 semaines préopératoire ou aux soins usuels. Les mesures ont été recueillies et comparées au départ, puis à 6 semaines et à 3 mois après la chirurgie. Le critère principal était l’intensité de la douleur mesurée avec le Brief Pain Inventory (BPI), ainsi que les questionnaires de la dramatisation de la douleur avec le Pain Catastrophizing Scale (PCS), et les Patient-Reported Outcomes Measurement Information System (PROMIS) pour la dépression, la fatigue, les troubles du sommeil et l’isolement social, ainsi que la satisfaction via le Patient Self-Efficacy Questionnaire (PSEQ).

À ce jour, 79 participants (âge moyen = 64 ans, 57 % hommes) ont complété l’étude. Les analyses préliminaires suggèrent des effets favorables dans le groupe ER à 6 semaines comparativement au groupe SU. L’intensité de la douleur mesurée par le BPI a diminué de 2,5 points dans le groupe ER contre 1,89 dans le groupe contrôle. La dramatisation de la douleur (PCS) a diminué de 12,65 points dans le groupe ER comparativement à 10,44 dans le groupe SU. L’auto-efficacité avec le PSEQ a augmenté de 18,25 points dans le groupe ER versus 15,49 dans le groupe contrôle.

Les améliorations observées dans l’intensité de la douleur, la dramatisation et l’auto-efficacité concordent avec celles rapportés dans des études ayant démontré l’efficacité d’ER chez des patients présentant des douleurs non chirurgicales d’étiologies diverses1,2,3. Ces résultats préliminaires suggèrent qu’une intervention brève ciblant les facteurs psychologiques pourrait optimiser la préparation chirurgicale. Les analyses finales seront présentées lors du congrès.

L’intégration d’une intervention ER dans la préparation préopératoire pourrait représenter une stratégie simple et prometteuse pour améliorer la gestion de la douleur après une chirurgie orthopédique élective.
Margaux COURGEON (Sherbrooke, Canada) , Magalie ANGERS , Frédéric BALG , Bernard LARUE , Sonia BÉDARD , Catherine RAYNAULD , Marie-Pier ROYER , Junie S CARRIERE
00:00 - 00:00 #52001 - RA-e012 La grossesse modifie-t-elle l’incidence pelvienne ?
RA-e012 La grossesse modifie-t-elle l’incidence pelvienne ?

La grossesse entraîne des adaptations biomécaniques et posturales du rachis et du bassin afin de compenser le déplacement antérieur du centre de gravité et de permettre l’accouchement. Elle induit principalement des modifications de la lordose lombaire, de l’inclinaison pelvienne et de l’équilibre sagittal global. L’incidence pelvienne (IP) est traditionnellement considérée comme constante chez les adultes ayant atteint la maturité squelettique. Cependant, les contraintes ligamentaires liées aux modifications hormonales de la grossesse soulèvent la question d’éventuelles modifications de l’anatomie pelvienne et donc de l’incidence pelvienne. La grossesse est-elle associée à des modifications mesurables de l’incidence pelvienne chez les femmes ayant atteint la maturité squelettique ?

Des femmes ayant atteint la maturité squelettique et ayant bénéficié d’EOS en position debout avant et après grossesse ont été incluses rétrospectivement. Toutes les radiographies ont été réalisées en position debout standardisée. L’incidence pelvienne (IP), la pente sacrée (PS) et la version pelvienne (VP) ont été mesurées sur les radiographies de profil. Les patientes sans grossesse documentée entre les deux examens d’imagerie ont été exclues. Les mesures pré- et post-grossesse ont été comparées à l’aide d’analyses statistiques appariées.

Vingt patientes ont été incluses, correspondant à un total de 24 grossesses. Une augmentation significative de l’incidence pelvienne a été observée après grossesse (+5,8°, p < 0,05), ainsi qu’une augmentation significative de la pente sacrée (+6,0°, p < 0,05). La version pelvienne n’a pas montré de variation significative (−0,3°, p = 0,80). Le délai médian entre la grossesse et l’imagerie post-partum était de 13 mois. Seize patientes ont présenté une grossesse unique, tandis que quatre patientes ont eu deux grossesses. Quatre patientes ont accouché par césarienne et seize par voie basse. Aucune association n’a été retrouvée entre le mode d’accouchement et la variation de l’incidence pelvienne (p = 0,84, Rs = 0,07), ni entre le nombre de grossesses et la variation de l’incidence pelvienne (p = 0,41, Rs = 0,26).

La grossesse est associée à une augmentation significative de l’incidence pelvienne et de la pente sacrée, tandis que la version pelvienne reste inchangée. Ces résultats suggèrent que l’incidence pelvienne pourrait ne pas être aussi strictement fixe chez les femmes adultes ayant atteint la maturité squelettique et pourrait être influencée par les adaptations biomécaniques liées à la grossesse. Cela pourrait soulever des questions concernant l’alignement idéal lors de l’arthrodèse pour scoliose non sélective chez les adolescentes. Des études prospectives de plus grande ampleur sont nécessaires pour confirmer ces résultats préliminaires.

La grossesse est associée à une augmentation de l’incidence pelvienne et de la pente sacrée, suggérant que l’incidence pelvienne pourrait ne pas être strictement constante chez la femme adulte.
Pierre BARTHES , Marc KHALIFE , Léonard CHATELAIN , Christian GARREAU DE LOUBRESSE , Pierre GUIGUI , Emmanuelle FERRERO (PARIS)
00:00 - 00:00 #52035 - RA-e013 Superior Gluteal Nerve Compressive Neuropathy: A Novel Perioperative Complication of Vertebral Body Tethering and Literature Review.
RA-e013 Superior Gluteal Nerve Compressive Neuropathy: A Novel Perioperative Complication of Vertebral Body Tethering and Literature Review.

Vertebral Body Tethering (VBT) is a spinal growth modulation technique used in the treatment of adolescent idiopathic scoliosis (AIS). Although it preserves spinal mobility compared to traditional spinal fusion, VBT is not exempt from specific perioperative risks. While pulmonary and gastrointestinal complications are well-documented, peripheral neuropathies related to surgical positioning remain rarely described and are potentially underestimated among extraspinal neurological complications

We report the case of a 12-year-and-9-month-old female patient (BMI 24.4) with Lenke 6 idiopathic scoliosis (thoracic curve 63°, lumbar curve 82°; Risser 4). The patient underwent a hybrid procedure: T11-L4 VBT via left-sided approach and T4-T11 posterior spinal fusion. The thoracolumbar VBT phase was performed in the right lateral decubitus position for approximately 4 hours. A literature review (PubMed, Cochrane, Google Scholar) was conducted to analyze the incidence of perioperative complications in VBT and their associated risk factors

The surgical procedure resulted in a correction of the thoracic curve from 63° to 34° and the lumbar curve from 82° to 61° (Cobb angle). The chest drain was removed on the tenth postoperative day. Upon awakening, the patient presented with painful gluteal swelling associated with a motor deficit of the lower limb contralateral to the surgical approach, characterized by gluteal insufficiency and a positive Trendelenburg sign. MRI imaging revealed pathological muscle alterations consistent with acute denervation of the gluteus medius and minimus muscles. The clinical and imaging findings are consistent with superior gluteal nerve compression neuropathy, likely caused by inadequate padding of pressure points during the 4 hours of intraoperative lateral decubitus positioning

This case illustrates an atypical extraspinal complication. Recent literature (Chan et al., 2025) reports a 36.7% VBT complication rate, exceeding traditional fusion. While thoracic issues (pulmonary: 30.4% pneumothorax, 12.7% atelectasis/effusion) and thoracolumbar risks (17.7% emphysema, 6.3% GI dysfunction, 5.1% plexus injury) are documented, peripheral nerve ischemia remains underestimated. We identify the superior gluteal nerve as a critical site for ischemia due to 4-hour lateral positioning. Resulting gluteal insufficiency and positive Trendelenburg sign necessitate rigorous positioning protocols and monitoring to prevent peripheral nerve damage

Superior gluteal nerve compression neuropathy should be formally recognized as a perioperative extraspinal neurological complication associated with VBT. This condition must be included in the differential diagnosis for postoperative gluteal pain and motor deficits. To prevent its occurrence, it is imperative to adopt meticulous positioning protocols and advanced pressure-relieving devices, ensuring constant monitoring of pressure points, particularly in surgical procedures exceeding the critical 3-hour threshold
Mauro SPINA (Verona, Italie) , Massimo BALSANO
00:00 - 00:00 #52056 - RA-e014 Les abords chirugicaux dans le Mal de Pott aigu.
RA-e014 Les abords chirugicaux dans le Mal de Pott aigu.

Le traitement de la tuberculose vertébrale active est principalement médical, mais la chirurgie est indispensable en cas de complications. L’objectif de cette étude est d’évaluer les différentes approches chirurgicales.

Il s’agissait d’une étude prospective monocentrique portant sur 21 patients (19 femmes et 2 hommes). L’âge moyen était de 42 ans (de 19 à 67 ans). Il y avait 2 localisations cervicales, 8 thoraciques, 7 thoraco-lombaires et 4 lombaires. Ils étaient 7 cas neurologiques sans cyphose, 9 cas de cyphose dont 7 avec un déficit sensitivomoteur et 5 cas instables. Tous ont été opérés. En fonction de l’abord, l’analyse a porté sur la durée d’hospitalisation, l’amélioration neurologique, la durée de l’intervention, les complications, le taux et le délai de consolidation, ainsi que le gain et la perte de correction.

L’abord a été antérieur dans 2cas (9,5%), postérieur dans 13cas (61,9%) et combiné dans 6 cas (28,6%). La durée du séjour hospitalier a été de 20,0 jours +-1,4 en antérieur, de 17,9 jours +-6,5 en postérieur et de 19,7 jours +-8,3 en combiné. L’amélioration neurologique a été la règle chez tous les patients et ce quel que soit l’abord. La durée de l’intervention chirurgicale a été de 202,5 minutes +-10,6 en antérieur, de 243,1 minutes +-77,4 en postérieur et de 360,8 minutes +-100,9 en combiné. Les complications étaient de 5 en postérieur et de 2 en combiné. Le taux de fusion était de 87,5 % +-17,7 en antérieur, de 78,8 % +-24,7 en postérieur et de 91,7 % +-12,9 en combiné. Le délai de fusion était de 9,0 mois +-5,7 en antérieur, de 10,6 mois +-2,7 en postérieur et de 9,3 mois +-2,7 en combiné. Le gain de correction était de 4,5°+-3,5 en antérieur, de 11,7°+-7,8 en postérieur et de 7,7°+-6,7 en combiné. La perte de correction était de 3,0°+-4,2 en antérieur, de 2,0°+-5,5 en postérieur et de -0,5°+-5,0 en combiné.

L’abord postérieur était prédominant. Il était réservé à des fins préventives pour la stabilisation et le maintien du profil rachidien. La durée d’hospitalisation était quasiment identique pour les trois abords. Tous les patients neurologiques ont récupéré, quel que soit l’abord choisi. La durée de l’interventions antérieures était la plus courte. Elle était utilisée dans un but curatif pour le débridement et la reconstruction vertébrale. Un tiers des patients ont présenté des complications mineures, notamment avec l’abord postérieur et combiné. Le taux de fusion était meilleur avec l’abord combiné. Le délai de fusion était sensiblement le même pour les trois abords. L’amélioration de la correction était plus importante avec l’abord postérieur. La perte de correction était moindre avec l’abord combiné.

Dans la spondylodiscite tuberculeuse, l’abord postérieur est le plus fréquemment utilisé et il corrige le mieux. La chirurgie antérieure seule prend moins de temps mais elle est rarement pratiquée. Elle est le plus souvent associée à un abord postérieur. L’abord combiné assure une meilleure consolidation.
Amin HENINE (Alger, Algérie)
00:00 - 00:00 #52076 - RA-e015 Arthrodèse intersomatique lombaire par endoscopie biportale unilatérale : résultats cliniques et radiologiques.
RA-e015 Arthrodèse intersomatique lombaire par endoscopie biportale unilatérale : résultats cliniques et radiologiques.

Les pathologies rachidiennes dégénératives sont les causes les plus connues entraînant des douleurs chroniques et une déficience fonctionnelle. La technique endoscopique biportale unilatérale (UBE) représente une avancée dans l'arthrodèse intersomatique lombaire , mais ses résultats cliniques et radiologiques à long terme restent encore peu explorés. L’objectif de notre étude était d’évaluer les résultats fonctionnels et radiologiques de l’arthrodèse intersomatique réalisée par la technique UBE

Nous avons mené une étude prospective et descriptive incluant 25 patients souffrant de lombalgie et de lombosciatique traités chirurgicalement par la technique d'arthrodèse intersomatique avec l'approche UBE au service d'orthopédie . Les critères d'inclusion comprenaient une discopathie dégénérative ou un spondylolisthésis de grade 1 et 2. Les résultats ont été évalués principalement à l’aide de l'Oswestry Disability Index (ODI), de l'échelle visuelle analogique (EVA), des critères de MacNab modifiés et de la tomodensitométrie (TDM) postopératoire selon les grades de fusion de Bridwell .

L'âge moyen des patients était de 57,72 ans. Le niveau L4-L5 était le site le plus fréquent. La durée moyenne de l'intervention était de 280 minutes , et la durée moyenne d'hospitalisation était de 2,68 jours. Au dernier recul, l'EVA moyenne a progressivement diminué de 7,76 en préopératoire à 2,88. L'ODI a démontré une réduction statistiquement significative, passant d'une moyenne de 45,4% en préopératoire à 11,8%. Selon les critères de MacNab modifiés, des résultats excellents ou bons ont été observés chez 88% des patients. L'évaluation radiologique par scanner a montré que 71,4% des patients scannés ont atteint une fusion de grade 2 selon Bridwell.

Nos résultats suggèrent que l’arthrodèse lombaire par endoscopie biportale unilatérale constitue une alternative mini-invasive efficace dans le traitement des pathologies dégénératives du rachis lombaire. L’amélioration significative de la douleur et du handicap fonctionnel observée dans notre série est en accord avec les données de la littérature. Les avantages de cette technique résident notamment dans la préservation musculaire et la récupération postopératoire rapide. Toutefois, des études incluant un plus grand nombre de patients et un suivi plus prolongé sont nécessaires pour confirmer ces résultats.

L'arthrodèse intersomatique lombaire par endoscopie biportale unilatérale (UBE-LIF) s'avère être une alternative très efficace en cas d'échec des traitements conservateurs. Elle se démarque comme une procédure sûre, reproductible et mini-invasive. Des études à long terme avec de plus grandes cohortes sont justifiées pour confirmer la durabilité de ces résultats.
Amine JELASSI (Jedaida, Tunisie) , Wael CHEBBI
00:00 - 00:00 #52128 - RA-e016 Quels facteurs influencent le succès du traitement par corset nocturne dans les scolioses idiopathiques ?
RA-e016 Quels facteurs influencent le succès du traitement par corset nocturne dans les scolioses idiopathiques ?

L’efficacité du traitement par corset dans les scolioses idiopathiques est désormais prouvée. Les recommandations actuelles de la SRS sont de traiter les scolioses à partir de 20° d’angle de Cobb chez les patients dont le Risser est entre 0 et 2 inclus. Le corset doit être porté le plus possible pour obtenir le meilleur résultat. En France, le port nocturne du corset s’est développé en raison des difficultés rencontrées à faire porter le corset en journée à nos patients. Le but de cette étude était de rechercher des facteurs de succès du traitement par corset nocturne de scolioses idiopathiques.

Nous avons inclus tous les patients traités par corset pour scoliose idiopathique en 2024. Les données suivantes étaient collectées : âge du patient, type de scoliose, stade de Risser, angle de Cobb, type de corset, pourcentage de correction de l’angle de Cobb dans le corset et durée de port du corset. Pour l’analyse des résultats les patients étaient séparés en 3 groupes : amélioration (amélioration de l’angle de Cobb >5°), stabilité (stabilité de l’angle de Cobb +/-5°) et échec (augmentation de l’angle de Cobb >5°).

140 patients ont été inclus, l’âge moyen était de 12,5 ans et 77% étaient des filles. Il y avait 40% de scolioses lombaires et thoraco-lombaires, 32% de doubles majeures et 28% de thoraciques. Pour 98% des patients le corset utilisé était un CTM et le pourcentage moyen de correction de l’angle de Cobb dans le corset était de 41% (limites 15-100). Le traitement était un succès pour 80% des patients avec 17% d’amélioration de l’angle de Cobb et 63% de stabilité. Dans le groupe succès, l’angle de Cobb à la mise en place du corset était significativement plus faible que dans le groupe échec (15 et 26° respectivement), et le pourcentage de correction dans le corset étaient significativement plus élevé (82 et 56% respectivement). Il n’y avait pas de différence significative dans la durée de port du corset avec une diminution de la durée de port au cours du suivi dans tous les groupes 11h/jour à 6 mois 9h/jour à 2 ans.

Nos résultats rapportent un taux de succès du traitement par corset nocturne similaire à celui du corset temps plein recommandé par la SRS. Les résultats suggèrent que plus l’angle de Cobb est faible et plus le corset est correcteur plus les chances de succès du traitement augmentent. Ces résultats mettent en évidence un cercle vertueux de succès du traitement par nocturne : angle de Cobb faible, corset facilement très correcteur, corset bien supporté. Les résultats rapportent également une donnée bien connue à savoir que le corset permet plus souvent une stabilisation de l'angle de Cobb qu'une amélioration, c'est un argument supplémentaire pour débuter le corset tôt.

Les facteurs de succès du traitement par corset nocturne sont un angle de Cobb peu élevé (<25°) et un pourcentage de correction de l’angle de Cobb dans le corset important (>56%). Ces données doivent inciter à débuter tôt le traitement par corset chez les patients à risque.
Audrey ANGELLIAUME , Isaac SYMON (Angers) , Toul-La ALHADA
00:00 - 00:00 #52145 - RA-e017 Amélioration de la lombalgie et de la fonction lombaire après prothèse totale du genou grâce à l’alignement cinématique : étude prospective sur 40 patients.
RA-e017 Amélioration de la lombalgie et de la fonction lombaire après prothèse totale du genou grâce à l’alignement cinématique : étude prospective sur 40 patients.

La prothèse totale du genou (PTG) améliore la douleur et la fonction articulaire, mais certaines études rapportent l’apparition ou la persistance de lombalgies post-opératoires. L’alignement cinématique pourrait influencer la posture globale, la lordose lombaire et la charge sur le rachis lombaire. L’objectif est d’évaluer l’impact de l’alignement cinématique du genou sur la douleur lombaire et la fonction globale après PTG.

Étude prospective incluant 40 patients opérés de PTG entre 2022 et 2025 : Alignement cinématique (KA) : 20 patients Alignement mécanique (MA) : 20 patients Évaluations préopératoires et à 12 mois : VAS lombaire, ODI, KOOS, WOMAC, radiographie spinopelvienne (PI, PT, SS, LL, PI-LL mismatch). Analyse statistique : comparaison KA vs MA et corrélation radiographie/scores fonctionnels.

VAS lombaire : réduction plus importante dans KA (ΔVAS = -4,2) vs MA (ΔVAS = -2,8), p < 0,05 ODI : amélioration plus importante dans KA (ΔODI = -18) vs MA (ΔODI = -12), p < 0,05 Radiographie : meilleur maintien de la lordose lombaire et PI-LL mismatch plus faible dans KA KOOS/WOMAC : amélioration significative dans les deux groupes, légère supériorité pour KA Pas de différence dans les complications ou l’instabilité du genou

L’alignement cinématique semble préserver la posture sagittale lombaire et réduire la lombalgie post-opératoire. Le PI-LL mismatch plus faible suggère que la restauration d’un alignement naturel du genou influence favorablement la biomécanique lombaire. Ces données soulignent l’importance d’une planification globale du membre inférieur et du rachis avant PTG.

L’alignement cinématique du PTG améliore la fonction lombaire et réduit la douleur post-opératoire sans augmenter les complications, confirmant l’intérêt d’une approche globale du membre inférieur et du rachis.
Slim HADJ MOHAMED (Tunis, Tunisie) , Achraf ABDENNADHER , Rabie AYARI , Elyes ZOGHLEMI , Mohamed HADJ HASSINE , Khaled KHELIL , Khalil AMRI
00:00 - 00:00 #52159 - RA-e018 Alignement sagittal normatif à l'aide des angles pelvi-vertébraux : Résultats d'une cohorte de 1123 sujets.
RA-e018 Alignement sagittal normatif à l'aide des angles pelvi-vertébraux : Résultats d'une cohorte de 1123 sujets.

L'importance de l'alignement sagittal rachidien n'est plus à démontrer, il existe cependant de très nombreuses méthodes d'évaluation avec chacune des avantages et des inconvénients. Au-delà des paramètres standards et de l'adéquation entre incidence pelvienne et lordose lombaire, des angles pelvi-vertébraux ont été décrits récemment. L'objectif de cette étude est de rapporter la description d'un alignement sagittal normatif basé sur les angles pelviens vertébraux.

Analyse rétrospective d'une cohorte de sujets asymptomatiques recrutés dans différents centres de chirurgie du rachis en France. Pour chaque sujet, l'âge, les paramètres pelviens (incidence pelvienne IP et version pelvienne VP), les paramètres régionaux (lordose lombaire LL et cyphose thoracique CT), les angles pelvi-vertébraux entre C2 et L5 (figure 1) ainsi que l’adéquation entre les angles pelvi-vertébraux de T4 et L1 (T4 et L1PA) ont été mesurés. L'analyse statistique a consisté en une analyse de corrélation entre les différents paramètres (coefficient de Pearson), des régressions linéaires basé sur les paramètres pelviens ainsi qu'une analyse en sous-groupe à la recherche de différence d'alignement sagittal entre hommes et femmes. Pour l'ensemble des analyses le seuil de significativité a été fixé à 1 % (p < 0,01).

1123 sujets [âge 20-65 ans], ont été sélectionné avec un âge moyen de 45 ans (SD = 12), l'IP moyenne de 52,4° (SD=11) et la VP moyenne de 15,2° (SD = 8). La LL moyenne était de 55,5° (SD= 13) et la CT moyenne de 40,1° (SD=12). La totalité des angles pelviens vertébraux situés entre C2 et L5 ont été mesurés (figure 1), avec un L1PA moyen de 7,5° (SD = 7) et un T4PA moyen de 8,1° (SD = 7), donnant un mismatch T4L1PA moyen de 0,6° (SD = 3). Les angle L1 et T4PA été fortement corrélés à l'IP (r = 0,739 et r=0.617 respectivement) à la VP (r = 0,832 et r=0.920 respectivement) et entre eux (r = 0,893), et de façon plus modérée à la SVA (r = 0.429 et r = 0,565 respectivement). Ces paramètres étaient faiblement corrélés à l'âge (r= 0,196). Le T4L1PA mismatch était faiblement corrélé à ces différents paramètres (r < 0,4). L'analyse en sous-groupe comparant Hommes et Femmes retrouvées des différences significatives en termes de lordose lombaire (53,8° vs 58,5° ; p < 0,001) portant principalement sur l'arc supérieur de la lordose (17,5° versus 20,5° ; p < 0.001), sans différence cliniquement significative sur les paramètres pelviens, ni sur les angles L1PA et T4PA (p = 0,217 et p = 0,220 respectivement) ou la CT (p = 0,065).

Cette étude décrit sur une large cohorte des valeurs normatives des angles péri-vertébraux entre C2 et L5. Les angles T4 PSA et PSA sont fortement corrélées aux paramètres pelviens et le mismatch T4L1PA < 1° en moyenne, reflétant l'alignement global du rachis avec la vertèbre T4 située au-dessus de L1 et du bassin.

Ces paramètres normatifs pourront secondairement être utilisés dans la planification de la correction des déformations rachidiennes de l'adulte.
Benjamin BLONDEL (Marseille) , Solene PROST , Corentin PETITPAS , Emmanuelle FERRERO , Yann-Philippe CHARLES , Sébastien PESENTI
00:00 - 00:00 #52164 - RA-e019 Est-il équivalent de mesurer ou de calculer les paramètres pelvi-vertébraux ?
RA-e019 Est-il équivalent de mesurer ou de calculer les paramètres pelvi-vertébraux ?

Récemment, des angles pelvi-vertébraux ont été décrits dans l’analyse de l’alignement sagittal et des formules permettant de les calculer ont été rapportées. L'objectif de cette étude est de comparer les résultats obtenus par mesure d’une part et calcul d’autre part des mêmes paramètres d’alignement sagittal normatif basé sur les angles pelvi-vertébraux.

Analyse rétrospective d'une cohorte de sujets asymptomatiques. Pour chaque sujet, l'âge, l’incidence pelvienne IP, la lordose lombaire L1S1 et les angles pelvi-vertébraux deT4 et L1 (T4PA et L1PA) et leur adéquation (T4L1PA mismatch) ont été mesurés. Les mêmes paramètres ont ensuite été calculés selon les formules suivantes : L1PA= 0.5*IP-21 ; T4PA=0.4/IP-18 ; C2PA=0.4*IP-13 ; L1S1=1.4*IP-1.7*L1PA-2. Les différences moyennes entre les résultats obtenus entre les mesures et les calculs ont ensuite été calculés. L'analyse statistique a consisté en une analyse de corrélation entre les différents paramètres (coefficient de Pearson), des régressions linéaires basée sur l’IP (prise comme une valeur continue) et sur l’âge. Pour l'ensemble des analyses le seuil de significativité a été fixé à 1 % (p < 0,01).

1123 sujets [âge 20-65 ans], ont été sélectionné pour cette étude avec un âge moyen de 45 ans (SD = 12), l'IP moyenne de 52.4° (SD=11) et la VP moyenne de 15.2° (SD = 8). La L1S1 moyenne était de 55.5° (SD= 13). L’angle L1PA moyen été de 7.47° (SD = 7), le T4PA moyen de 8.14° (SD = 7), donnant un mismatch T4L1PA moyen de 0.68° (SD = 3) et un C2PA moyen de 14.27° (SD=3). Les valeurs calculées pour les mêmes paramètres retrouvaient en moyenne une L1S1 à 58.7° (SD=11), un L1PA à 5.21° (SD=6), un T4PA à 2.97° (SD=5) donnant un mismatch T4L1PA moyen de -2.24° (SD = 1) et un C2PA de 7.97° (SD=5). Il existait une différence moyenne entre la mesure et le calcul de 3.2° (SD=7) pour L1S1, 2.25° (SD=5) pour L1PA, 5.17° (SD=6) pour T4PA donnant un mismatch T4L1PA de 2.92° (SD = 3) et une différence pour C2PA de 6.3° (SD=6). Il existait des corrélations faibles mais significatives avec l’âge (diff L1S1 r=0.168 ; diff L1PA r=0.177 ; diff T4PA r=0.313 ; diff T4L1PA mismatch r=0.299 ; diff C2PA r=0.338) mais pas avec l’IP (toutes >0.01).

Cette étude évalue les différences obtenues entre deux méthodes d'évaluation des mêmes paramètres d’alignement sagittal. Si les différences sont en dessous de l'erreur de mesure (4° en moyenne) pour la lordose lombaire et L1PA, elles ont tendance à augmenter dans la partie haute du rachis (T4PA et C2PA). Les résultats obtenus par la méthode de calcul ont tendance à minorer les résultats par rapport à ceux obtenus par une mesure traditionnelle. Ceci peut probablement s'expliquer en partie par le fait que la méthode de calcul ne prend pas en compte le vieillissement progressif du rachis et notamment l'augmentation de la cyphose thoracique.

Il s'agit d’éléments dont il faut tenir compte dans la planification de déformation rachidienne de l'adulte afin d’obtenir une correction optimale.
Benjamin BLONDEL (Marseille) , Solène PROST , Corentin PETITPAS , Renaud LAFAGE , Emmanuelle FERRERO , Yann-Philipee CHARLES , Sébastien PESENTI
00:00 - 00:00 #52271 - RA-e020 Low Back Pain in TRANSTU Bus Drivers: Clinical, Radiological and Occupational Profile.
RA-e020 Low Back Pain in TRANSTU Bus Drivers: Clinical, Radiological and Occupational Profile.

Low back pain and lumbosciatica are among the leading causes of functional limitation and work disability worldwide. Professional drivers are particularly exposed to occupational risk factors such as prolonged sitting, constrained posture and whole-body vibrations. These exposures may contribute to the development or aggravation of lumbar spine disorders. Bus drivers represent a population in which spinal pathology may have important clinical and occupational consequences. The aim of this study was to describe the clinical, radiological and occupational characteristics of TRANSTU bus drivers presenting with low back pain or lumbosciatica.

We conducted a retrospective descriptive study including 42 bus drivers from the Tunis Public Transport Company (TRANSTU) presenting with lumbar spine disorders. Clinical evaluation included characterization of lumbar pain and radicular symptoms, identification of radicular trajectory (L5 or S1), presence of claudicant radicular pain, neurological deficits and sphincter disorders. Pain intensity was assessed using the Visual Analog Scale (VAS). Physical examination included lumbar mobility assessment using the Schober index, as well as Lasègue test and Sonnette sign. Radiological evaluation was based on standard lumbar radiographs, EOS imaging and lumbar MRI when available. Occupational data included professional seniority, sick leave, job modification and discussion at multidisciplinary staff meeting.

The mean age of the patients was 49 years, with a mean professional seniority of 18 years. Lumbosciatica was present in 28 patients, predominantly following an L5 radicular distribution (17 cases), while S1 involvement was observed in 11 cases. Twenty-five percent of patients (n=11) reported claudicant radicular pain. Neurological deficits were identified in 9 patients, while vesico-sphincter disorders were rare (2 cases). The mean initial VAS pain score was 7/10. Clinical examination revealed a positive Lasègue test in 23 patients and reduced lumbar mobility with a mean Schober index of 2.3 cm. Radiological evaluation showed degenerative disc disease in 26 patients and lumbar disc herniation in 11 cases. Spondylolisthesis was identified in 12 patients, mainly at the L4–L5 level, including 8 grade I and 4 grade II slips, with documented instability in 7 cases. Sixteen patients were presented at multidisciplinary staff meeting, and 12 had a surgical indication. Twenty-four patients required sick leave, and 12 underwent job modification.

Lumbar spine disorders in TRANSTU bus drivers are characterized by a high prevalence of lumbosciatica, significant clinical impairment and frequent degenerative spinal lesions, including spondylolisthesis. These findings highlight the important clinical and occupational burden of spinal disorders in professional drivers and underline the need for early multidisciplinary management.
Nesrine KSIBI , Safouen BEN BRAHIM (Manouba, Tunisie) , Ahmed Adel BEZZAOUIA , Hassan HACHICHA , Khalil HABBOUBI , Hassen MAKHLOUF
00:00 - 00:00 #52278 - RA-e021 Prise en charge thérapeutique de l’hydatidose vertébrale : étude rétrospective de 10 cas à l’institut Kassab.
RA-e021 Prise en charge thérapeutique de l’hydatidose vertébrale : étude rétrospective de 10 cas à l’institut Kassab.

L'hydatidose est une anthropozoonose cosmopolite causée par la larve du ténia du chien, Echinococcus granulosus. Si l'atteinte osseuse est rare (0,5 à 3,1 %), la localisation vertébrale est la plus fréquente (40 à 50 %) et la plus grave en raison du risque de compression médullaire. Cette étude vise à évaluer la prise en charge thérapeutique de l’hydatidose vertébrale au sein du service de chirurgie orthopédique de l'institut Kassab

Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive incluant 10 patients pris en charge entre janvier 2008 et décembre 2018. Les critères d'inclusion comprenaient un suivi régulier avec un recul minimal d'un an et un dossier radiologique complet. Les données ont été recueillies à partir des dossiers médicaux et des explorations radiologiques (radiographies, TDM, IRM)

L’âge moyen des patients était de 34 ans, avec une forte prédominance masculine (sex-ratio de 9) et une origine rurale dans 80 % des cas. Le signe d’appel principal était la douleur rachidienne (80 %), suivie de troubles moteurs et sensitifs chez 50 % des patients. Le délai moyen de diagnostic était de 6 mois. L’IRM a révélé une atteinte multi-vertébrale dans 80 % des cas et une extension endocanalaire chez 8 patients. Huit patients ont été opérés, principalement par abord postérieur (100 % des cas opérés), permettant une décompression médullaire systématique. Une stabilisation par ostéosynthèse et greffe a été réalisée chez 7 patients. L'évolution immédiate a montré une amélioration neurologique chez 4 patients. Cependant, 50 % des patients ont présenté des récidives (13 récidives au total), avec un délai moyen de 14 mois

L’hydatidose vertébrale se caractérise par une évolution lente et insidieuse, expliquant un retard de prise en charge important (moyenne de 33 mois). L’IRM est l’examen de choix pour confirmer le diagnostic et évaluer la viabilité des kystes. La chirurgie reste le traitement de référence avec trois objectifs : décompression, stabilisation et exérèse. Toutefois, l’éradication complète est rendue difficile par la nature microvésiculaire de l'infiltration osseuse, souvent invisible macroscopiquement. Cette difficulté explique un taux de récidive élevé (50 %), conforme à la littérature. Le traitement par albendazole est préconisé pour limiter la dissémination et retarder les récidives

L’hydatidose vertébrale demeure un problème de santé publique majeur en Tunisie. En raison de son caractère "pseudo-malin" et de la difficulté d'une exérèse radicale, le pronostic fonctionnel reste souvent réservé. Face au risque élevé de récidive, la prévention par le contrôle du cycle parasitaire constitue la stratégie la plus efficace pour réduire l'incidence de cette affection
Amine HORRY , Mehdi MEDDEB (Montpellier) , Houssem MARS , Hassen HACHICHA , Khalil HABBOUBI , Hassen MAKHLOUF
00:00 - 00:00 #52353 - RA-e022 Résultats de la fusion par cage-lame dans les discectomies cervicales étagées : série rétrospective de 32 cas opérés entre janvier 2021 et décembre 2024.
RA-e022 Résultats de la fusion par cage-lame dans les discectomies cervicales étagées : série rétrospective de 32 cas opérés entre janvier 2021 et décembre 2024.

La discectomie cervicale antérieure avec fusion constitue une technique de référence dans le traitement des hernies discales cervicales pluri-étagées et de la sténose cervicale dégénérative. L’utilisation d’un dispositif cage-lame, intégrant un système d’ancrage dans les corps vertébraux adjacents, permet d’obtenir une stabilité primaire immédiate tout en évitant la mise en place d’une plaque cervicale antérieure. Ce dispositif se caractérise également par une mise en place simple et rapide, sans recours à une greffe osseuse, ce qui pourrait réduire certaines complications postopératoires.

Il s’agit d’une étude rétrospective incluant 32 patients opérés entre janvier 2021 et décembre 2024 pour hernie discale cervicale pluri-étagée ou sténose cervicale dégénérative. Tous les patients ont bénéficié d’une discectomie cervicale antérieure étagée avec mise en place d’une cage-lame intersomatique sans greffe osseuse. L’évaluation clinique et fonctionnelle a été réalisée à l’aide du Neck Disability Index (NDI) et de la Visual Analog Scale (VAS). L’évaluation radiologique a porté sur le taux de fusion intersomatique et sur l’évolution de la lordose cervicale globale mesurée par l’angle C2–C7. Les complications postopératoires ont également été analysées.

L’âge moyen des patients était de 56 ans (42–69) et le nombre moyen de niveaux opérés était de 2,25. Le score moyen VAS était de 7,28 en préopératoire et de 2,56 au dernier suivi. Le score moyen NDI était de 48 % en préopératoire et de 18 % au dernier suivi. Une fusion intersomatique précoce a été observée chez 28 patients (87,5 %). Une fusion complète a été constatée chez l’ensemble des patients au suivi tardif. L’angle moyen de lordose cervicale C2–C7 était de 11° en préopératoire et de 18° au dernier contrôle radiologique. Deux patients (6,3 %) ont présenté une dysphagie transitoire.

Les résultats observés montrent une amélioration significative des paramètres cliniques et fonctionnels. L’utilisation du dispositif cage-lame offre une facilité d’implantation et permet d’assurer une stabilité primaire satisfaisante, tout en maintenant une lordose cervicale adéquate. Par ailleurs, le taux élevé de fusion à distance, même en l’absence de greffe osseuse associée, souligne l’efficacité biomécanique de ce dispositif. Ces résultats apparaissent globalement comparables à ceux rapportés dans la littérature. De plus, cette technique semble associée à un faible taux de complications, renforçant ainsi son profil de sécurité.

La discectomie cervicale étagée avec fusion par cage-lame apparaît comme une technique fiable et efficace dans la prise en charge des pathologies cervicales dégénératives multisegmentaires. Elle permet d’obtenir de bons résultats cliniques et radiologiques avec un faible taux de complications.
Moktar Jeed MDAGHI (Tunisie, Tunisie) , Wael CHEBBI , Amine KHELIL , Cherif ABDELKEFI , Mohamed Amine SELMENE , Hedi ANNABI
00:00 - 00:00 #52377 - RA-e023 Le Subjective Spine Value Lombaire (SSVL) : un Patient Reported Outcome Measure (PROM) simple, fiable, et spécifique à la colonne vertébrale lombaire.
RA-e023 Le Subjective Spine Value Lombaire (SSVL) : un Patient Reported Outcome Measure (PROM) simple, fiable, et spécifique à la colonne vertébrale lombaire.

Les Patient-Reported Outcome Measures (PROMs) fiables, et spécifiques à la colonne vertébrale, sont essentiels pour évaluer les résultats des traitements en chirurgie du rachis lombaire. Bien que les outils tels que l’Oswestry Disability Index (ODI) et l’échelle visuelle analogique (EVA) soient largement utilisés, ils peuvent être influencés par de d’autres pathologies concomitantes, ou ne pas être parfaitement adaptés à la pathologie spécifique traitée. Le Subjective Spine Value Lombaire (SSVL) est un PROM simple, composé d’un seul item, conçu pour évaluer spécifiquement la fonction de la colonne lombaire. Cette étude avait pour objectif d’évaluer la validité et la fiabilité de la SSVL dans une population chirurgicale.

Dans cette étude prospective monocentrique, ont été inclus tous les patients opérés pour pathologie dégénérative de la colonne lombaire, par un seul chirurgien, entre janvier 2024 et juin 2025. Les PROMs préopératoires et postopératoires ont été recueillis à l’aide de questionnaires électroniques, incluant l’ODI, l’EVA lombaire et radiculaire, ainsi que le SSVL. Le SSVL était présenté sous la forme d’une question : « Globalement, quelle serait la valeur de votre colonne lombaire si une colonne parfaitement fonctionnelle représente 100%, et une colonne non fonctionnelle représente 0% ? ». La corrélation entre le SSVL et les autres PROMs a été analysé, de même que les différences entre les scores préopératoires et postopératoires.

Un total de 145 patients (âge moyen : 55 ans ; 74 hommes, 71 femmes) ont complété les PROMs avant et après l’intervention, avec un suivi moyen de 5 mois. Les procédures comprenaient : hernies discales, sténose, les arthrodèse et arthroplastie. La médiane du SSVL s’est améliorée de manière significative, passant de 45 en préopératoire à 80 en postopératoire (p < 0,001). Des améliorations significatives ont également été observées pour l’ODI, l’EVA lombaire et radiculaire. En postopératoire, la SSVL a montré une forte corrélation négative avec l’ODI, et une corrélation négative modérée avec l’EVA lombaire et radiculaire.

Le SSV a déjà été décrit mais n'est pas encore adopté. Nos résultats rejoignent ceux publiés, retrouvant une bonne corrélation entre le SSVL et les autres PROMs utilisés en chirurgie du rachis. Les avantages du SSVL sont sa spécificité à la pathologie rachidienne -n'étant pas influencé par les autres pathologies ostéoarticulaires - et sa simplicité de recueil.

Le SSVL est un PROM valide, fiable et spécifique à la colonne lombaire, présentant une bonne corrélation avec les autres outils de mesure déjà établis. Sa simplicité et sa facilité d’utilisation la rendent adaptée à l’évaluation clinique de routine en chirurgie du rachis, et sa spécificité lui confère un avantage. Ce score ne remplace pas les PROMS déjà utilisés mais les complète. Des études multicentriques avec une meilleure puissance sont nécessaires pour confirmer ces résultats, et soutenir une adoption plus large de cet outil.
Yann SABAH (Cannes) , Ludovic RILLARDON
00:00 - 00:00 #52702 - RA-e024 Clinical outcomes and MRI predictors of condoliase therapy for lumbar disc herniation: A time-course analysis of radicular and low back pain.
RA-e024 Clinical outcomes and MRI predictors of condoliase therapy for lumbar disc herniation: A time-course analysis of radicular and low back pain.

Condoliase is a minimally invasive therapy for lumbar disc herniation (LDH) that degrades glycosaminoglycans to reduce intradiscal pressure. While its efficacy is established, temporal symptom resolution and the influence of preoperative MRI on mid-term outcomes remain debated. This study aimed to clarify the time-course of radicular and low back pain (LBP) after condoliase and identify 3-month MRI predictors.

This prospective study included 63 patients with symptomatic LDH. Leg pain and LBP Numerical Rating Scales (NRS) were evaluated preoperatively, and at 1 week, 1 month, and 3 months post-injection. Sagittal and axial MRI herniation resorption rates were calculated at 3 months. The impact of preoperative Pfirrmann classification and Modic changes on the 3-month leg pain improvement rate was evaluated. Excellent responders were defined as having ≥75% improvement in leg pain. Statistical analyses were performed using non-parametric tests.

Mean leg pain NRS decreased from 7.2 preoperatively to 3.3 at 1 week, 2.1 at 1 month, and 1.0 at 3 months. Mean LBP NRS was 2.6 preoperatively, 2.1 at 1 week, 2.3 at 1 month, and 1.3 at 3 months. At 3 months, 40 out of 50 patients (80%) with complete data achieved excellent leg pain improvement (≥75%). There were no significant differences in 3-month sagittal (p=0.91) or axial (p=0.65) MRI resorption rates between excellent responders (n=40) and non-responders (n=10). Pfirrmann grade did not affect outcomes. All patients with Modic changes (n=7) achieved >50% leg pain relief. However, the presence of Modic changes predicted a significantly lower rate of complete symptom resolution (p=0.013).

The rapid leg pain relief without correlation to 3-month resorption rates suggests condoliase acts primarily via internal disc pressure reduction rather than macroscopic retraction, aligning with biochemical studies. The delayed LBP improvement and transient 1-month stagnation likely reflect temporary mechanical stress on the endplates due to rapid disc volume loss. Although patients with Modic changes experience substantial relief, concurrent inflammation limits complete pain cessation, likely due to vertebrogenic pain. The small Modic-positive sample (n=7) is a limitation.

Condoliase provides rapid leg pain relief independent of macroscopic resorption or disc degeneration severity. Conversely, LBP resolution is delayed. Preoperative Modic changes predict a lower likelihood of complete pain cessation despite meaningful improvement. These findings aid in managing LBP time-lag expectations and predicting outcomes.
Takashi KAMATANI (Osaka, Japon)
00:00 - 00:00 #52738 - RA-e025 Anterior Spinal Artery Visualization On CT Angiography As a Prognostic Marker In Acute Cervical Spinal Cord Injury.
RA-e025 Anterior Spinal Artery Visualization On CT Angiography As a Prognostic Marker In Acute Cervical Spinal Cord Injury.

There are very few data regarding the involvement of the anterior spinal artery (ASA) in acute cervical spinal cord injuries (SCI), including decompensation of cervical spondylotic myelopathy, traumatic fractures or dislocations, or spinal cord injury without radiological abnormalities (SCIWORA). Some authors have reported the consistent visualization of this artery on CT angiography in severe spinal cord trauma, whereas others have noted that it is poorly visualized. We hypothesize that, when visible, the presence of the ASA in the cervical region on CT angiography represents an indicator of initial severity and a predictor of poor neurological recovery.

A total of 37 patients admitted to the intensive care unit for acute cervical trauma were analyzed (mean age 40 years, mean follow-up 145 days): 16 SCIWORA, 5 cases of cervical spondylotic myelopathy decompensation, 7 fracture-dislocations treated surgically, and 9 minor fractures treated with a cervical collar. None of these patients had associated traumatic brain injury or thoracolumbar spinal cord injury. The ASA was assessed on CT angiography performed as part of the initial trauma evaluation. Two independent readings were performed, one of them blinded to the neurological status. Initial and last follow-up neurological status were assessed using the American Spinal Injury Association (ASIA) Impairment Scale. The Simplified Acute Physiology Score (SAPS) was collected to assess overall trauma severity.

At admission, the ASIA distribution was: 12/37 A, 6/37 B, 2/37 C, 6/37 D, and 11/37 E. The ASA was detected in 13/37 patients by both readers, with inter-observer agreement in 35/37 cases. Ten out of twenty patients graded ASIA A, B, or C had a visible ASA, compared with 3/17 in ASIA D or E (p=0.04). No significant difference in SAPS was observed between patients with or without a visible ASA. Considering the ASIA score as a progressive numerical scale (A=1, E=5) and accounting for each patient's potential for recovery, patients without a visible ASA had a recovery potential of +72% relative to their baseline, compared with +33% for patients with a visible ASA, corresponding to an average 40% reduction in neurological recovery potential for patients with a visible ASA (C195% [-69%, -10%], p=0.01). For example, among the 5 patients initially graded ASIA A without a visible ASA, all improved to at least ASIA D; among the 7 patients initially ASIA A with a visible ASA, only 2 improved to at least D. All SCIWORA patients without a visible ASA reached at least ASIA D at the last follow-up, regardless of their initial neurological status.

Whether due to arterial spasm, increased blood flow, occlusion, or raised cerebrospinal fluid pressure, the reasons why the ASA became visible in patients with poorer prognosis SCI remain unclear. However, this observation paves the way for further investigations. The visibility of the ASA could already be considered an early prognostic factor for neurological recovery.
Amal ABAYED (Paris) , Pierre Antoine ALLAIN , Myriam LAMAMRI , Mohamed ZOGHLAMI , Bilal EL HACHACHE , Marc-Antoine ROUSSEAU , Baptiste BOUKEBOUS
00:00 - 00:00 #52739 - RA-e026 The Use of Steroid Injection Does Not Provide Perioperative Clinical Benefits in Patients With Traumatic Spinal Cord Injury: A Retrospective Study.
RA-e026 The Use of Steroid Injection Does Not Provide Perioperative Clinical Benefits in Patients With Traumatic Spinal Cord Injury: A Retrospective Study.

The use of corticosteroids in traumatic spinal cord injury (tSCI) has historically been supported by early studies suggesting potential neurologic benefit. However, more recent evidence has raised concerns regarding their safety and clinical efficacy. Despite evolving guidelines and growing skepticism toward routine steroid administration, real-world data assessing perioperative outcomes in this population remain limited. This study aimed to evaluate the impact of steroid injections on early clinical outcomes in a large, nationally representative cohort of patients with tSCI.

Adult patients with tSCI were identified from the National Trauma Data Bank (2007–2022). Patients were stratified based on receipt of steroid injections. Baseline characteristics, injury severity, treatment patterns, and outcomes were compared. Propensity score matching (PSM) was performed to adjust for differences in age, sex, injury level and severity, surgical management, and comorbidities. Multivariable logistic regression analysis was used to identify independent predictors of 30-day mortality, overall complications, and unplanned ICU readmission.

A total of 61,751 patients were included, of whom 300 received steroids. Steroid recipients had more severe injuries, with a higher proportion of cervical involvement, and were less likely to undergo surgical intervention. In unmatched analyses, steroid use was associated with significantly higher complication rates (54.3% vs 33.7%, p<0.001). After PSM (n=283 per group), complication rates remained higher in the steroid group (54.8% vs 49.1%, p=0.178), although this difference was not statistically significant. No significant differences were observed in 30-day mortality, discharge disposition, or length of hospital stay. On multivariable analysis, steroid use was independently associated with increased odds of complications (OR 1.98, p<0.001), but not with mortality (OR 0.89, p=0.589) or ICU return (OR 0.63, p=0.353).

These findings suggest that steroid administration in tSCI is associated with increased perioperative morbidity without providing measurable survival or functional benefit. The lack of improvement in key clinical outcomes, despite adjustment for baseline differences, raises concerns regarding the routine use of corticosteroids. The observed association with higher complication rates aligns with growing evidence questioning their safety profile.

In this large national cohort, steroid use in tSCI did not improve mortality or discharge outcomes and was independently associated with increased complications. These results support reconsideration of routine steroid administration in contemporary spinal cord injury management.
Maher GHANDOUR (Le Kremlin-Bicêtre) , Abdul Karim GHAITH , Taha KHALILULLAH , Xinlan YANG , Nicholas THEODORE , Daniel LUBELSKI
00:00 - 00:00 #52740 - RA-e027 Dysphagie de l'octogénaire : ne pas oublier la forêt derrière l'arbre. À propos d'un cas de syndrome de Forestier extrême.
RA-e027 Dysphagie de l'octogénaire : ne pas oublier la forêt derrière l'arbre. À propos d'un cas de syndrome de Forestier extrême.

Le syndrome de Forestier (hyperostose vertébrale ankylosante, DISH) est une affection dont la prévalence augmente avec l'âge. La dysphagie par compression œsophagienne due à des ostéophytes antérieurs géants en est une complication rare mais sévère, grevée d'une lourde morbidité chez le sujet âgé. En l'absence de corrélation clinico-radiologique, le retard diagnostique expose à une dénutrition sévère et à une errance thérapeutique délétère.

Nous rapportons le cas d'une patiente de 88 ans, aux antécédents de cervicarthrose, présentant une dysphagie progressive depuis plus de 18 mois. Le bilan initial exhaustif (3 scanners thoraco-abdomino-pelviens, TEP-scan, 2 FOGD, nasofibroscopie, bilans sénologiques) s'est révélé négatif. Malgré une prise en charge orthophonique, une perte pondérale de 40 kg en un an a imposé la pose d'une gastrostomie percutanée endoscopique (GPE). Le diagnostic a été établi incidemment sur un scanner du rachis cervical suite à une demande d'avis orthopédique pour névralgies cervico-brachiales. Mettant en évidence des ostéophytes antérieurs géants de C2 à C6 (épaisseur 8 mm) comprimant la filière aérodigestive.

Une résection des ostéophytes par abord cervical antéro-latéral droit a été réalisée. Les suites ont été simples, sans complication neurologique ni décompensation gériatrique, avec transfert précoce en unité péri-opératoire gériatrique (UPOG). L'amélioration de la déglutition a été immédiate (J1). À 6 mois : sevrage de la GPE, normalisation de l'IMC et reprise d'une autonomie totale à domicile. Le pronostic vital, jugé réservé en préopératoire par l'équipe de soins palliatifs, a été totalement transformé.

Ce cas illustre une forme exceptionnelle de DISH avec atteinte cervicale haute (C2–C6), les segments inférieurs (C4–C7) étant habituellement impliqués dans la littérature. Le délai diagnostique de 18 mois et la perte de 40 kg témoignent de la morbidité engendrée par la méconnaissance de cette entité. La chirurgie par voie antérieure, gold standard des formes sévères, a permis un résultat fonctionnel remarquable malgré l'âge et l'état général précaire. La collaboration chirurgie–gériatrie a été déterminante dans la prévention des complications périopératoires.

Devant toute dysphagie à bilan endoscopique négatif chez le sujet âgé porteur d'antécédents rachidiens, le scanner du rachis cervical doit être prescrit en première intention. Ce cas démontre qu'un âge avancé ne contre-indique pas un geste chirurgical curatif lorsque le bénéfice fonctionnel et vital est majeur.
Lamiae TAHAK (Paris) , Walid KHEIR EDDINE , Mohamed-Taieb RABOUDI
00:00 - 00:00 #52807 - RA-e028 The Orthomate Application in Spine Surgery: Evaluation of Knowledge and Preparation Among Residents and Instrumentalists.
RA-e028 The Orthomate Application in Spine Surgery: Evaluation of Knowledge and Preparation Among Residents and Instrumentalists.

Effective preparation for spine surgery requires mastery of complex procedures and instrumentation. The Orthomate application provides digital access to structured surgical information prior to interventions. This study evaluates its impact on knowledge acquisition and readiness among residents and surgical instrumentalists in spine procedures.

A prospective observational study was conducted involving 30 participants (12 residents, 18 instrumentalists) in spine surgeries. Questionnaires were completed 30 minutes before each procedure. Usability was assessed using the System Usability Scale (SUS), while perceived usefulness and preparation adequacy were evaluated using descriptive and comparative statistical analyses.

Orthomate significantly enhanced participants’ preparation for spine surgery. SUS scores averaged 77 for residents and 68 for instrumentalists. A majority of residents (66%) and instrumentalists (46%) rated the application as “very useful.” Most participants (70%) considered the 30-minute preoperative access sufficient, though 35% suggested earlier access could be beneficial. A significant positive correlation was found between usability and perceived usefulness (p < 0.001). The perception of preparation adequacy varied significantly between residents and instrumentalists.

The application facilitates rapid assimilation of procedural steps and instrumentation details, enhancing confidence and readiness in spine surgery. Participants suggested the addition of multimedia content and extended preoperative access to further improve effectiveness.

Orthomate is a valuable tool for spine surgery education, improving both knowledge and operative preparation. This study supports the integration of digital applications in surgical training programs for spine procedures.
Majdi BEN ROMDHANE , Aymen BEN MAHMOUD (Tunis, Tunisie) , Majdi SGHAIER , Moatez ZOUITA , Mehdi CHARFI
00:00 - 00:00 #52905 - RA-e029 L’efficacité de la laminectomie unilatérale pour décompression bilatérale par voie endoscopique unilatérale biportale (UBE-ULBD) dans le traitement des sténoses lombaires.
RA-e029 L’efficacité de la laminectomie unilatérale pour décompression bilatérale par voie endoscopique unilatérale biportale (UBE-ULBD) dans le traitement des sténoses lombaires.

La laminectomie unilatérale pour décompression bilatérale est une technique chirurgicale innovante dans le traitement de la sténose lombaire. Réalisée par voie endoscopique unilatérale biportale (UBE-ULBD), elle offre des résultats prometteurs, notamment une réduction des douleurs et une amélioration fonctionnelle des patients. L'objectif de cette étude était d'évaluer les résultats cliniques de l'UBE-ULBD dans le traitement des sténoses lombaires.

Nous avons mené une étude rétrospective portant sur 30 patients opérés dans notre service par UBE-ULBD pour une sténose lombaire sur une période de 2 ans. L'intensité des douleurs a été mesurée à l'aide de l'EVA, l'invalidité fonctionnelle par l'Oswestry Disability Index (ODI), et la satisfaction par les critères modifiés de MacNab

Le suivi moyen était de 18,7 mois. L'âge moyen des patients était de 59 ans, avec un genre ratio(H/F) de 1,5. Le temps opératoire moyen était de 74 minutes, sans aucun incident peropératoire rapporté. La durée moyenne d'hospitalisation était de 2,3 jours. Au dernier recul, l'EVA moyenne est passée de 5,9 en préopératoire à 1,12 pour les lombalgies et de 7,5 à 1,4 pour les radiculalgies. L'ODI a significativement diminué de 64 % à 14,96 %. Selon les critères de MacNab modifiés, les résultats ont été jugés excellents chez 18 patients (60 %), bons chez 6 patients (20 %), et moyens chez 6 patients (20 %).

L'UBE-ULBD s'est révélée efficace dans le traitement des sténoses lombaires, en permettant une réduction significative de la douleur, une amélioration marquée de la fonction, et un haut niveau de satisfaction chez les patients
Ghassen SNOUSSI , Mohamed MALLAT (Tunis, Tunisie) , Mohamed Amine SELMENE , Hedi ANNABI , Chebbi WAEL
00:00 - 00:00 #52917 - RA-e030 Drainage postopératoire en chirurgie lombaire dégénérative : mythe, habitude ou nécessité ?
RA-e030 Drainage postopératoire en chirurgie lombaire dégénérative : mythe, habitude ou nécessité ?

Le drainage postopératoire est encore largement utilisé après chirurgie lombaire dégénérative malgré un bénéfice clinique controversé. Son intérêt réel dans la prévention des hématomes et des infections reste discuté dans la littérature récente.

Étude rétrospective monocentrique incluant 186 patients opérés pour pathologie lombaire dégénérative entre janvier 2022 et décembre 2024. Les patients ont été répartis en deux groupes : Drain (n=102) et Sans drain (n=84). Les interventions comprenaient des décompressions simples et des arthrodèses instrumentées. Le critère principal était la survenue d’un hématome postopératoire symptomatique. Les critères secondaires comprenaient l’infection du site opératoire (ISO), la douleur postopératoire (EVA à J1), la durée d’hospitalisation et le taux de réintervention. Une analyse univariée puis multivariée a été réalisée pour identifier les facteurs associés aux complications, avec un seuil de significativité à p < 0,05.

Aucune différence significative n’a été observée concernant la survenue d’hématome symptomatique entre les groupes Drain et Sans drain (2,9 % vs 2,4 %, p = 0,84). Le taux d’ISO était comparable (3,9 % vs 3,6 %, p = 0,91). En analyse multivariée, l’utilisation du drainage n’était pas un facteur protecteur contre les complications (OR = 1,12 ; IC95 % [0,54–2,31], p = 0,76). En revanche, le groupe Drain présentait une douleur postopératoire plus élevée à J1 (EVA : 5,6 vs 4,3, p = 0,02) et une durée d’hospitalisation prolongée (5,8 ± 1,9 jours vs 4,2 ± 1,3 jours, p < 0,001). Aucun impact significatif n’a été observé sur le taux de réintervention.

Cette étude suggère que le drainage postopératoire systématique n’apporte pas de bénéfice en termes de prévention des complications hémorragiques ou infectieuses en chirurgie lombaire dégénérative. L’association avec une douleur postopératoire plus élevée et une durée d’hospitalisation prolongée pourrait refléter l’effet mécanique et inflammatoire du drain, ou un biais de sélection (patients plus complexes plus souvent drainés). Ces résultats sont en accord avec les tendances actuelles de la littérature internationale, qui tendent à limiter l’usage systématique du drainage aux situations à haut risque.

Le drainage postopératoire ne réduit pas les complications majeures et est associé à une augmentation de la douleur et de la durée d’hospitalisation. Son utilisation systématique devrait être reconsidérée au profit d’une stratégie sélective basée sur le profil de risque du patient.
Majdouline BARKACHE , Sadok CHTAI , Nader NAOUAR (, Tunisie)
00:00 - 00:00 #52921 - RA-e031 Tabagisme et chirurgie lombaire : impact sur fusion et complications postopératoires – revue narrative.
RA-e031 Tabagisme et chirurgie lombaire : impact sur fusion et complications postopératoires – revue narrative.

Le tabagisme est reconnu comme un facteur de risque majeur pour la cicatrisation osseuse et la récupération postopératoire. En chirurgie lombaire, son impact sur les complications, la fusion osseuse et la satisfaction fonctionnelle reste discuté. Cette revue narrative vise à synthétiser les données disponibles sur l’influence du tabagisme sur les résultats de la chirurgie lombaire dégénérative.

Une recherche bibliographique a été effectuée dans PubMed, Scopus et Web of Science jusqu’en décembre 2025, en utilisant les mots-clés « smoking », « lumbar surgery », « spine fusion », « postoperative outcomes » et « complications ». Les études incluses étaient des articles originaux, essais cliniques, cohortes et séries de cas publiés en anglais ou français, portant sur l’adulte et comparant fumeurs et non-fumeurs. Les données extraites comprenaient : taux de fusion, complications postopératoires, douleurs et qualité de vie.

Plus de 25 études ont été incluses. Le tabagisme est systématiquement associé à : • Taux de fusion réduit : OR 2,0–3,5 pour non-fusion chez fumeurs • Augmentation des complications : infection du site opératoire, retard cicatriciel • Récupération fonctionnelle retardée : douleurs persistantes plus fréquentes et scores fonctionnels inférieurs • L’arrêt du tabac préopératoire ≥4 semaines améliore significativement les résultats de fusion et réduit les complications. Certaines études suggèrent que la gravité du tabagisme (pack-years) est corrélée de manière dose-dépendante aux risques, tandis que les données sur la douleur chronique restent plus hétérogènes.

Le tabagisme apparaît comme un facteur de risque modifiable pour les complications et l’échec de fusion après chirurgie lombaire. Les mécanismes incluent : altération de la vascularisation, effet toxique de la nicotine sur l’ostéoblastes et retard cicatriciel. Ces données soulignent l’importance du conseil et de l’arrêt du tabac préopératoire comme mesure préventive simple mais efficace.

Le tabagisme influence négativement les résultats de la chirurgie lombaire dégénérative, en augmentant le risque de non-fusion et de complications postopératoires. La prise en charge chirurgicale devrait intégrer l’évaluation du tabagisme et la mise en place de stratégies d’arrêt préopératoire.
Majdouline BARKACHE , Sadok CHTAI (Sousse, Tunisie) , Nader NAOUAR
00:00 - 00:00 #52937 - RA-e032 La laminectomie en cross-over: une alternative chirurgicale encore viable pour décomprimer le canal lombaire étroit multi-niveau.
RA-e032 La laminectomie en cross-over: une alternative chirurgicale encore viable pour décomprimer le canal lombaire étroit multi-niveau.

Le canal lombaire étroit (CLE) a été historiquement traité chirurgicalement par laminectomie postérieure après dissection musculaire bilatérale et spinosectomie. Les techniques utilisant un abord unilatéral pour une décompression bilatérale sont nommées décompressions « over-the-top » ou en « cross-over ». La surface de section durale (SSD), mesurée sur les coupes axiales T2 de l’IRM, est utilisée pour l’analyse morphologique du canal lombaire étroit. L’objectif de ce travail était de décrire les étapes de la laminectomie en cross-over sous microscope pour la décompression du CLE, avec analyse de la SSD, des scores cliniques et de l’irradiation peropératoire.

Pendant 12 mois consécutifs, nous avons inclus prospectivement tous les patients adultes présentant un CLE symptomatique sans signes d’instabilité. Les scores Oswestry Disability Index (ODI), l’échelle visuelle analogique de la douleur (EVA) et la SSD en mm^2 ont été collectés en préopératoire et à 3 mois postopératoires. Le produit dose-surface (PDS) en mGy.cm^2 a été collecté depuis l’appareil de radioscopie pour calculer la dose efficace E en mSv ainsi que le risque absolu de cancer (RA) en %. Les complications ont été colligées.

50 patients ont été inclus, 20 femmes et 30 hommes, âgés en moyenne de 68 ans. 92 niveaux ont été décomprimés. L’ODI préopératoire était de 34% contre 15% en postopératoire, avec une différence significative (p < 0.01). L’EVA préopératoire était de 6/10 contre 2/10 en postopératoire, p < 0.01. La SSD moyenne était de 80 en préopératoire contre 155 en postopératoire (p < 0.01), avec une différence moyenne de 77mm^2. Le PDS moyen était de 398.5, avec une E moyenne de 0.07 mSv pour un AR de 3.3x10^-6%. 3 brèches durales (6%) et 1 infection (2%) ont été rapportées. Aucune déstabilitsation iatrogène n’a été rapportée, en particulier dans les cas multi-niveaux.

Une étude multicentrique coréenne de 2025 a retrouvé des résultats cliniques similaires à 1 an, comparant la technique décrite et la décompression endoscopique, sans recommander cette dernière. Les irradiations sont peu documentées dans la littérature médicale.

La laminectomie en cross-over était efficace, permettant une décompression adéquate du canal lombaire étroit, avec peu de complications et une irradiation minimale. Dans la tendance actuelle d’expansion de l’endoscopie, il nous apparaît important de conserver l’apprentissage de la technique décrite comme base de décompression du canal lombaire étroit simple ou multi-niveaux.
Marc PROD'HOMME , Lionel HELFER , Jonas MÜLLER (Lausanne, Suisse) , Arun THANGAVELU
00:00 - 00:00 #52966 - RA-e033 La chirurgie du rachis est-elle écoresponsable ?
RA-e033 La chirurgie du rachis est-elle écoresponsable ?

Le secteur de la santé génère 4,4% des émissions mondiales de CO₂, avec des coûts cachés estimés à 400 milliards USD/an liés à son impact environnemental. La chirurgie orthopédique, représentant 20-30% des déchets hospitaliers. Pourtant, l'empreinte écologique de cette spécialité chirurgicale reste encore méconnue dans notre pays. L'objectif de notre étude était d’évaluer l'empreinte écologique de la chirurgie du rachis par voie postérieure.

Nous avons réalisé une étude prospective monocentrique incluant 20 chirurgies du rachis lombaire par voie postérieure. Nous avons quantifié : Les émissions de CO2 pré-opératoires (déplacements patients), la consommation d’eau et d’énergie (personnes stériles, boites ouvertes), les gaz anesthésiques, ainsi que les déchets en postopératoire. La conversion en équivalent CO2 a utilisé les facteurs d' émission du GHG Protocol.

Le déplacement des patients avant la chirurgie a émis en moyenne 31kg de CO2 par patient (4 trajets x 25 km). Concernant les déchets, 52 kg de CO2 ont été émis par patient en moyenne (dont 73% liée à la production). 7 boites ont été ouvertes en moyenne et 5 opérateurs étaient stériles. Les gaz anesthésiques étaient utilisée dans toutes les chirurgies.

La quantification de l’empreinte carbone de la chirurgie rachidienne ( qui n’est pas exhaustive vu le manque de données des productions indirectes) met l’accent sur l’urgence de la création des comités environnements (comité vert). Ces comités viseront à intégrer des critères environnementaux dans les protocoles hospitaliers notamment : restreindre le nombre de boites et le nombre de personnes au minimum, favoriser la friction au lieu du lavage lorsque possible pour diminuer la consommation d’eau, diminuer les déplacements des patients en privilégiant la télémédecine et en améliorant les soins au niveau des hôpitaux régionaux.
Hassen YANES , Adnene BEN AMMOU (Tunis, Tunisie) , Akremi MOHAMED SEDDIK EDDINE , Mehdi BELLIL , Mohamed BEN SALAH
00:00 - 00:00 #52973 - RA-e034 Pseudo-spondylodiscite lombaire chez une patiente hémodialysée : un piège diagnostique évitant une chirurgie inutile.
RA-e034 Pseudo-spondylodiscite lombaire chez une patiente hémodialysée : un piège diagnostique évitant une chirurgie inutile.

Les atteintes rachidiennes chez les patients hémodialysés sont fréquentes et polymorphes. La spondyloarthropathie des hémodialysés peut mimer une spondylodiscite infectieuse sur les plans clinique et radiologique, constituant un piège diagnostique majeur pouvant conduire à des traitements inappropriés, notamment chirurgicaux. L’objectif est de rapporter un cas illustratif et de souligner les difficultés diagnostiques.

Patiente de 52 ans, suivie pour insuffisance rénale chronique terminale sous hémodialyse, consultant pour lombalgies avec sciatique L5 non déficitaire. L’examen retrouvait un syndrome rachidien lombaire sans syndrome infectieux. L’IRM lombaire montrait un aspect évocateur de spondylodiscite L5-S1 associé à un spondylolisthésis sur lyse isthmique. La TDM lombaire retrouvait un score SISS à 8, suggérant une instabilité potentielle. Le bilan étiologique était négatif : sérologies (Wright, Vidal), recherche de tuberculose et ponction disco-vertébrale scanno-guidée (bactériologie négative, anatomopathologie non spécifique). Le diagnostic de spondyloarthropathie des hémodialysés mimant une spondylodiscite a été retenu. Une prise en charge conservatrice (antalgiques, repos, surveillance) a été instaurée avec une évolution favorable, sans aggravation neurologique ni recours à la chirurgie.

La distinction entre spondylodiscite infectieuse et spondyloarthropathie des hémodialysés repose sur une approche multidimensionnelle intégrant données cliniques, biologiques, radiologiques et histologiques. L’IRM, bien que sensible, peut manquer de spécificité et être confondue avec des lésions dégénératives ou amyloïdes. L’absence de syndrome infectieux, la négativité des sérologies et cultures, et le caractère stérile de la ponction orientent vers une origine non infectieuse. La physiopathologie implique des dépôts de β2-microglobuline responsables de l’atteinte articulaire, souvent exacerbée par des anomalies phosphocalciques. La reconnaissance précoce de ce tableau permet d’éviter des interventions invasives inutiles et de privilégier une prise en charge conservatrice fondée sur le soulagement symptomatique et la surveillance clinique. Plusieurs séries de cas rapportent une évolution favorable dans la majorité des situations similaires.

La spondyloarthropathie des hémodialysés peut simuler une spondylodiscite infectieuse, constituant un piège diagnostique majeur. Le diagnostic repose sur un faisceau d’arguments cliniques, biologiques et histologiques. Une prise en charge conservatrice est souvent suffisante, permettant d’éviter des interventions chirurgicales injustifiées.
Hassen YANES , Akremi MOHAMED SEDDIK EDDINE (Tunis, Tunisie) , Adnene BEN AMMOU , Mehdi BELLIL , Mohamed BEN SALAH
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00:00 - 00:00 #51529 - TU-e001 Facteurs indépendants associés aux complications majeures après chirurgie tumorale osseuse : développement d’un modèle prédictif prospectif.
TU-e001 Facteurs indépendants associés aux complications majeures après chirurgie tumorale osseuse : développement d’un modèle prédictif prospectif.

La chirurgie tumorale osseuse est grevée d’un taux non négligeable de complications postopératoires majeures, en particulier infectieuses et mécaniques. La littérature récente identifie plusieurs facteurs indépendants associés à cette morbidité, notamment le statut ASA élevé, la localisation pelvienne ou tibiale, l’implantation prothétique, la durée opératoire prolongée, l’obésité et l’immunosuppression. L’objectif de ce travail était d’identifier, dans une cohorte prospective, les facteurs indépendants associés aux complications majeures et de proposer un modèle prédictif cliniquement exploitable.

Étude prospective observationnelle incluant 214 patients opérés pour tumeur osseuse primitive ou métastatique nécessitant résection et reconstruction. Les reconstructions comprenaient des prothèses modulaires massives ou des ostéosynthèses renforcées par ciment. Le critère principal était la survenue d’une complication majeure dans les 90 jours, définie par un grade ≥ III selon la classification de Clavien-Dindo. Les variables analysées étaient : âge, BMI, score ASA, albuminémie, tabagisme, localisation tumorale, chimiothérapie néoadjuvante, type de reconstruction et durée opératoire. Une régression logistique multivariée a été réalisée afin d’identifier les facteurs indépendants. La performance du modèle a été évaluée par l’aire sous la courbe ROC (AUC) et la calibration par le test de Hosmer-Lemeshow.

Quarante-six patients (21,5 %) ont présenté une complication majeure. En analyse multivariée, un score ASA ≥ 3 (OR 2,7 ; p = 0,01), une albuminémie < 35 g/L (OR 2,4 ; p = 0,02), une localisation pelvienne ou tibiale (OR 2,3 ; p = 0,03), une reconstruction prothétique massive (OR 2,1 ; p = 0,04) et une durée opératoire > 300 minutes (OR 2,5 ; p = 0,01) étaient significativement associés aux complications majeures. Le modèle final présentait une AUC de 0,81 et une calibration satisfaisante (p = 0,59). Trois groupes de risque ont été identifiés : faible (8 %), intermédiaire (24 %) et élevé (45 %).

Les facteurs indépendants identifiés confirment l’impact de la fragilité préopératoire et de la complexité chirurgicale sur la survenue des complications majeures. Le statut ASA, l’hypoalbuminémie, la localisation tumorale et la reconstruction prothétique traduisent à la fois le terrain du patient et l’ampleur du geste opératoire. Le modèle repose exclusivement sur des variables disponibles en préopératoire, permettant une stratification simple et directement applicable en pratique. Une validation externe reste nécessaire.

Plus d’un patient sur cinq présente une complication majeure après chirurgie tumorale osseuse. Le modèle prédictif développé permet d’identifier les patients à haut risque et pourrait contribuer à une optimisation préopératoire ciblée et à une meilleure planification chirurgicale.
Nasreddine ROUAG (Paris, Algérie) , Leila NEBCHI , Atika MAZARI
00:00 - 00:00 #51613 - TU-e002 Un synovialosarcome touchant un nerf périphérique chez une jeune femme de 46 ans : Rapport de cas rare et revue de littérature.
TU-e002 Un synovialosarcome touchant un nerf périphérique chez une jeune femme de 46 ans : Rapport de cas rare et revue de littérature.

Les synovialosarcomes survenant sous forme de tumeurs nerveuses primitives sont rares et seulement cinquante-sept cas sont rapportés dans la littérature. Malgré le peu de données disponibles, ces tumeurs diffèrent des autres synovialosarcomes sur certains aspects distinctifs tels que l’épidémiologie, la localisation et l’apparition précoce des symptômes. Ils sont sous-diagnostiqués et facilement confondus avec les tumeurs bénignes ou malignes de la gaine nerveuse périphérique d’où la nécessité des tests cytogénétiques et ou moléculaires pour poser un diagnostic correct.Compte tenu de sa rareté, le diagnostic peut être difficile et nécessite une biopsie pour permettre une analyse histologique, immunohistochimique et cytogénétique. La chirurgie sans marge est le pilier du traitement curatif, tandis que la chimiothérapie et où la radiothérapie peuvent jouer un rôle dans les tumeurs avancées ou marginales positives.Cet article traite d’un cas extrêmement rare de synovialosarcome monophasique imitant un schwannome touchant un nerf périphérique. À notre connaissance, il s’agit du quatrième cas atteignant le nerf sciatique au niveau de la cuisse droite.

Nous rapportons le cas d’une femme de 46 ans, atteinte d'un synovialosarcome rare du nerf sciatique découverte des suites d’une chirurgie pour tumeur vasculaire au niveau de la cuisse droite ressemblant à un schwannome dont la symptomatologie était marquée uniquement par une douleur de type sciatique d’allure ancienne sans déficit neurologique évoluant depuis trois ans. La patiente a bénéficié d’une exérèse chirurgicale complète de la tumeur avec préservation du nerf sciatique. Le diagnostic positif a nécessité une double lecture histologique, une analyse immunohistochimique et un test cytogénétique retrouvant un transcrit de fusion : SYT-SSX2 confirmant ainsi le diagnostic de synovialosarcome monophasique de grade 2 (FNCLCC) avec un bilan d’extension négatif, la tumeur était classée (T2b, N0, M0) TNM 2010. Un résidu tumoral avait été objectivait à l’IRM de contrôle à deux mois postopératoire ce qui a nécessité une chimiothérapie et une radiothérapie adjuvante. La chirurgie a été récusée en l’absence de récidive locale sur l’IRM de contrôle à trois mois. La surveillance radioclinique régulière après un recul de sept ans n’a retrouvait aucun signe suspect d’évolution locale ou à distance.

Nous avons décrit un cas d’une patiente atteinte d’un synovialosarcome primitif très rare touchant un nerf périphérique imitant un schwannome dont la particularité est la préservation du nerf sciatique ainsi que le membre inférieur après résection chirurgicale complète de la tumeur et malgré la présence d’un résidu tumoral la chimiothérapie ainsi que la radiothérapie adjuvante ont permis de neutraliser localement la tumeur sans qui est de récidive locale ni à distance après un suivi régulier de plus de sep t ans ce qui a permis une survie globale satisfaisante sans nécessité de complément de chirurgie locale.
Slimane KACEL (LENS) , Zoubir BELKHEYAR , Christophe OBERLIN
00:00 - 00:00 #51840 - TU-e003 A giant gluteal lipoblastoma in a 24-month-old girl: two cases reports.
TU-e003 A giant gluteal lipoblastoma in a 24-month-old girl: two cases reports.

Lipoblastomas are rare benign tumors that arise from embryonic white fat and almost always occur in babies and children.

Here, we report two cases of giant gluteal lipoblastoma in young children, a 24-month-old girl and a 50-month-old child, both successfully treated via complete surgical resection.

Clinical discussion: The gluteal location as in this case is an exceptional location. These tumors generally are benign, and there have been no reports of metastasis. Local recurrence can occur, particularly with lipoblastomatosis, when excision is incomplete. Surgical resection is the treatment of choice. The goal is always complete resection with negative margins, but this can be difficult to obtain with lip oblastomatosis. No spontaneous resolution or reduction of lipoblastoma has ever been reported, and a recurrence rate of 14 % and 25 % is reported in cases of incomplete excision.

Lipoblastoma is a benign neoplasm of immature fat tissue occurring in infants. The gluteal region location is relatively rare. Imaging, especially MRI, is helpful in diagnosis and preoperative evaluation. An adequate pathological examination could bring huge benefits. Total surgical resection is the treatment of choice. Subtotal resection and “wait and see policy” may be discussed for highly risky intervention.
Mansi ZIED , Karim BOUAGILA (Lon) , Slah SOUI , Abderrahmane SOUID , Hedi RBAI
00:00 - 00:00 #51942 - TU-e004 Exostose de l’extrémité distale du radius faisant manifester un syndrome de wartenberg.
TU-e004 Exostose de l’extrémité distale du radius faisant manifester un syndrome de wartenberg.

l’ostéochondrose représente la tumeur osseuse bénigne la plus fréquente. La majorité des lésions sont asymptomatiques et découvertes fortuitement. Toutefois, certaines complications peuvent survenir, notamment mécaniques, vasculaires ou neurologiques, lorsqu’une structure anatomique adjacente est comprimée par la lésion. Ces complications, bien que rares, sont décrites dans la littérature.

présentation du Cas cliniques Il s’agit d’une patiente âgée de 35 ans, droitière, consultant pour des paresthésies évoluant depuis deux ans au niveau du versant radial du poignet, s’accentuant lors des mouvements du poignet dans les activités quotidiennes. En effet, elle décrivait des douleurs a type de décharges électriques irradiant au niveau de la tabatière anatomiques, du pouce et l’index. Cliniquement, on retrouvait une discrète tuméfaction du versant latéral de l’extrémité distale du radius. un signe de Tinel positif. et aucune atrophie musculaire n’était notée.

La radiographie du poignet de face et profil révèle une excroissance métaphysaire osseuse présentant une continuité de la corticales et le médullaire. La prise en charge a consisté en une exérèse de l’exostose et une analyse anatomopathologique, confirmant le diagnostic d’exostose sans signe de malignités. L’évolution a te marquée par une disparition immédiate des paresthésie.

Il se caractérise par une excroissance osseuse métaphysaire recouverte d’un capuchon cartilagineux et en continuité avec la corticale et la cavité médullaire de l’os. La majorité des lésions sont asymptomatiques et découvertes fortuitement. Toutefois, certaines complications peuvent survenir, notamment mécaniques, vasculaires ou neurologiques, lorsqu’une structure anatomique adjacente est comprimée par la lésion. Au niveau du poignet, la compression de la branche superficielle du nerf radial est responsable du syndrome de Wartenberg, une neuropathie sensitive caractérisée par des douleurs et paresthésies.Les causes liées à des lésions osseuses restent exceptionnelles. Le diagnostic repose sur la corrélation entre les données cliniques et l'imagerie. La radiographie standard permet généralement d'identifier l'exostose et de confirmer sa continuité cortico-médullaire avec l'os porteur, tandis que l'IRM peut préciser les rapports avec les structures nerveuses et éliminer une transformation maligne, qui reste exceptionnelle dans les formes solitaires. En cas de symptomatologie neurologique persistante, le traitement repose sur l'exérèse chirurgicale de l'exostose associée à une libération de la branche superficielle du nerf radial. Cette prise en charge permet le plus souvent une amélioration rapide des symptômes.

le diagnostic de l'exostose compliqué de syndrome de warterberg est clinique et sa prise en charge consiste en une exérèse de l'excroissance osseuse et libération de la branche sensitif du nerf radiale.
Naell ABDALLAH MOHAMED , Ali NEDDAM , Shonarees BERROA WALDER (Strasbourg)
00:00 - 00:00 #51991 - TU-e005 Osteoid osteoma of the spine and scoliosis: about 5 cases.
TU-e005 Osteoid osteoma of the spine and scoliosis: about 5 cases.

Scoliosis, a sideways curvature of the spine, is generally asymptomatic in children but may be associated with pain in adults. This study explores five cases of painful scoliosis caused by osteoid osteoma (OO), a benign lesion often misdiagnosed due to its rarity and subtle presentation. The aim was to examine the diagnostic challenges and treatment outcomes in cases of spinal OO presenting with scoliosis.

A retrospective study was conducted on five patients treated between 1986 and 2016,who presented with painful scoliosis attributed to OO. Radiographic imaging, including computed tomography (CT) in four cases and magnetic resonance imaging (MRI) in one case, was used for diagnosis. All patients underwent surgical resection of the OO by posterior approach with postoperative bracing. The average follow-up period was 5 years and 5 months.

The average age of the patients was 12.2 years. The time to diagnosis averaged 13 months. Scoliosis was present in all cases, with two cases showing dorso-lumbar and three showing lumbar curvature. CT scans identified the OO in all patients. The lesion sites included the pedicle (2 cases: L3, L4), articular facets (1 case: L4), posterior hemi-arch (1 case: D12), and lamina (1 case: D10). Surgical resection resulted in spontaneous correction of scoliosis in three patients within an average of seven months, while one patient required additional corrective surgery due to severe scoliosis (57 °) diagnosed after 24 months. Spondylodesis with autologous bone graft was performed in two cases to ensure stability, and one patient required revision surgery due to resection at the wrong vertebral level. Postoperative bracing was used for three months in four patients. Histological analysis confirmed the diagnosis of OO in all cases. Outcomes were favorable in four patients, with resolution of pain and improved function. One case of graft nonunion occurred after revision surgery; however, the patient remained satisfied at 10 years of follow-up.

Spinal OO should be considered in cases of painful scoliosis, especially in children. Early diagnosis through CT imaging is crucial for effective management. Surgical resection provides good outcomes, and timely intervention prevents the development of structural scoliosis.
Mansi ZIED , Karim BOUAGILA (Lon) , Slah SOUI , Abderrahmane SOUID , Hedi RBAI
00:00 - 00:00 #52066 - TU-e006 Quand le cartilage se développe dans les tissus mous de la main une entité rare à propos d'un cas et revue de la littérature.
TU-e006 Quand le cartilage se développe dans les tissus mous de la main une entité rare à propos d'un cas et revue de la littérature.

Les chondromes sont des tumeurs cartilagineuses le plus souvent bénignes, sur l’os (enchondrome) ou dans les parties molles. Le principal enjeu est de les distinguer d’un chondrosarcome (tumeur maligne) et d’adapter le traitement pour préserver au mieux la fonction de la main. Contrairement aux chondromes osseux, le chondrome des parties molles est une tumeur rare. Elle est souvent localisée au niveau de la main. Le but de ce travail est d’illustrer les différentes particularités cliniques, thérapeutiques et évolutives de ces tumeurs et les confronter à ceux de la littérature.

Nous rapportons le cas d’un patient âgé de 53 ans aux antécédent d’hyperthyroïdie travailleur manuel qui a consulté pour des masses de la face dorsale de sa main gauche, fermes, mobiles par rapport aux plans superficiels et profonds légèrement douloureuses à l‘effort l'examen radiologique ainsi que l' IRM ont révélé des opacités des parties molles et des calcifications en regard des métacarpiens. Notre patient a bénéficié d’une biopsie exérèse et les pièces adressées pour examen histologique qui a confirmé le diagnostic de chondrome des parties molles.

On a constaté une bonne évolution clinique et radiologique de notre patient. Au recul moyen de 2 ans on n’a noté aucune récidive. La mobilité des doigts était conservée.

Les chondromes des parties molles sont des tumeurs bénignes rares. Ils touchent souvent les extrémités (96 % des cas) avec une localisation au niveau du membre supérieur dans 72 % des cas. La tumeur survenait surtout dans la troisième et la quatrième décennie, était légèrement plus fréquente chez l’homme (61 %) que chez la femme, et touchait principalement les tissus mous de la main (64 %) et du pied (20 %). Le symptôme initial était généralement une masse croissante, lente et insidieuse, occasionnellement sensible ou douloureuse. Presque toujours la tumeur était nettement délimitée, lobulée et mesurait entre 1 et 2 cm de diamètre maximal. Lorsqu’ils touchent la main, le pouce semble être le doigt le moins touché par cette affection. Plusieurs théories existent quant à l’origine de ces tumeurs. Les radiographies standards sont toujours utiles et peuvent montrer des calcifications et ce en fonction du degré de différenciation de la tumeur. Généralement, ce type de chondrome n’entraîne aucune gêne fonctionnelle. L’examen histologique permet souvent le diagnostic positif. Les récidives sont estimées à 18 % dans la littérature et semblent être liées à une exérèse incomplète.

Dans le diagnostic des chondromes le point crucial est de distinguer les formes bénignes des chondrosarcomes (douleur, destruction osseuse, récidives), ce qui nécessite souvent une évaluation spécialisée en chirurgie de la main et en anatomopathologie. Du fait de sa rareté, le diagnostic d’un chondrome des parties molles ne peut être évoqué en premier lieu devant une tumeur de la main. Son traitement est chirurgical et l’exérèse est facile et doit être complète pour éviter les récidives.
Houda ZEKRI (Alger, Algérie)
00:00 - 00:00 #52073 - TU-e007 Pourquoi les tumeurs osseuses deviennent symptomatiques uniquement lorsqu’elles sont douloureuses?
TU-e007 Pourquoi les tumeurs osseuses deviennent symptomatiques uniquement lorsqu’elles sont douloureuses?

Les tumeurs osseuses sont souvent détectées tardivement, la douleur étant le principal symptôme révélateur. Cette présentation retardée soulève la question des mécanismes biologiques et mécaniques responsables de l’apparition tardive des symptômes. Comprendre ces facteurs est essentiel pour améliorer le dépistage précoce et optimiser la prise en charge

Revue bibliographique et analyse physiopathologique des mécanismes expliquant la symptomatologie tardive des tumeurs osseuses. Les facteurs étudiés incluent la croissance tumorale intra-osseuse, la distension de la corticale, l’atteinte périostée, l’inflammation locale, et la pression sur les terminaisons nerveuses. L’accent est mis sur les tumeurs bénignes à croissance lente et les tumeurs malignes à évolution silencieuse.

La plupart des tumeurs osseuses restent asymptomatiques jusqu’à ce qu’elles provoquent : - Distension de la corticale osseuse → activation des nocicepteurs périostés. - Atteinte articulaire ou periarticulaire → limitation fonctionnelle et douleur mécanique. - Microfractures pathologiques → douleur aiguë soudaine. - Réactions inflammatoires locales → sensibilisation nerveuse et tuméfaction. Ainsi, la douleur correspond souvent à un stade où la tumeur a déjà atteint une taille critique ou altère la structure osseuse.

La symptomatologie tardive reflète une croissance silencieuse initiale et la faible densité nociceptive du tissu osseux. La douleur n’apparaît qu’en présence de mécanismes mécaniques ou inflammatoires significatifs. Cette physiopathologie explique le retard diagnostique fréquent et justifie le recours à l’imagerie systématique (radiographie, scanner, IRM) dans les situations à risque ou lors de douleurs osseuses inexpliquées.

Les tumeurs osseuses restent longtemps asymptomatiques en raison de la tolérance mécanique de l’os et de la faible innervation initiale. La douleur apparaît lorsque la tumeur perturbe la structure osseuse ou induit une inflammation locale. Une meilleure compréhension de ces mécanismes pourrait permettre un diagnostic plus précoce et améliorer le pronostic
Leila NEBCHI (Alger, Algérie) , Nacer Eddine ROUAG , Atika MAZARI
00:00 - 00:00 #52095 - TU-e008 Hémangiome synovial du genou : stratégie thérapeutique et revue de la littérature.
TU-e008 Hémangiome synovial du genou : stratégie thérapeutique et revue de la littérature.

Bien que bénin, l’hémangiome synovial du genou est une tumeur vasculaire rare dont la présentation clinique atypique piège souvent le praticien. Entre douleurs chroniques, tuméfactions intermittentes et épisodes d’hémarthrose inexpliqués, le retard diagnostique reste fréquent. L’enjeu majeur réside dans une caractérisation précise de l'extension lésionnelle afin de définir une stratégie d’exérèse optimale, condition sine qua non pour limiter un risque de récidive particulièrement élevé dans cette pathologie.

Nous avons réalisé une revue systématique de la littérature scientifique pour synthétiser les données actuelles concernant les profils cliniques, les marqueurs radiologiques et les résultats post-opératoires. L'analyse s'est concentrée sur la corrélation entre la topographie lésionnelle (intra-articulaire, juxta-articulaire ou infiltrante) et l'efficacité des différentes approches chirurgicales employées.

L’IRM s’impose comme le pivot du diagnostic : elle révèle classiquement une masse lobulée en hypersignal T2 avec un rehaussement marqué après injection, parfois ponctuée de phlébolithes pathognomoniques. Nos résultats confirment que le choix de la voie d’abord est dicté par la compartimentation de la lésion. Si les formes localisées et strictement intra-synoviales relèvent d'une synovectomie arthroscopique, les lésions volumineuses présentant une extension extra-capsulaire ou une infiltration des tissus mous (notamment intramusculaire) imposent une exérèse chirurgicale par abord direct. Cette approche ouverte permet une résection monobloc , de preference sans visualisation de la masse (exerese dans son environnement ).

La complexité de l’hémangiome synovial réside dans son caractère parfois infiltrant, dépassant les limites de la membrane synoviale. L’analyse rigoureuse des rapports anatomiques de la masse avec les structures péri-articulaires est l’étape critique de la planification. Si l'arthroscopie est séduisante par sa faible morbidité, elle expose à une résection incomplète dans les formes extensives. À l'inverse, l'exérèse directe, qu'elle soit trans-synoviale ou purement extra-articulaire, garantit un meilleur contrôle des marges et de l'hémostase, réduisant ainsi le taux de recidives .

L’hémangiome synovial doit être évoqué devant toute hémarthrose non traumatique du genou. Le succès du traitement est conditionné par la précision de la cartographie lésionnelle. L'imagerie par résonance magnétique (IRM) s'avère déterminante pour orienter la stratégie opératoire et choisir l'approche — arthroscopique ou par abord direct — la plus adaptée à l'extension réelle de la tumeur.
Atika MAZARI (Alger, Algérie) , Leila NEBCHI , Nasreddine ROUAG
00:00 - 00:00 #52102 - TU-e009 Limites de la chirurgie conservatrice dans les sarcomes osseux des membres : quand l’amputation reste-t-elle la seule option carcinologique ?
TU-e009 Limites de la chirurgie conservatrice dans les sarcomes osseux des membres : quand l’amputation reste-t-elle la seule option carcinologique ?

L'évolution des techniques chirurgicales et des protocoles de chimiothérapie a fait de la conservation du membre la règle en oncologie orthopédique. Toutefois, cette approche rencontre des limites anatomiques et carcinologiques infranchissables où la survie du patient et la fonctionnalité résiduelle doivent primer sur la conservation anatomique. La problématique actuelle repose sur la définition précise du seuil de résécabilité au-delà duquel l'amputation devient l'option thérapeutique la plus sûre et la plus fonctionnelle.

Ce travail s'appuie sur une analyse approfondie des recommandations actuelles des réseaux d'expertise en sarcomes. L'étude examine les critères d'imagerie, les facteurs histologiques et les paramètres cliniques qui influencent le choix entre une résection large avec reconstruction et une chirurgie radicale. L'évaluation porte notamment sur les rapports entre le volume tumoral et les structures neurovasculaires de voisinage, ainsi que sur l'impact des complications locales itératives.

L'analyse met en évidence plusieurs situations critiques imposant le recours à l'amputation. L'envahissement circonférentiel d'un axe vasculaire majeur ou l'atteinte d'un tronc nerveux moteur indispensable dont la reconstruction ne garantirait pas un membre utile constituent les limites principales. Par ailleurs, une extension tumorale massive rendant impossible l'obtention de marges saines de type R0, ou encore une infection chronique sur matériel de reconstruction complexe après plusieurs échecs, orientent la décision vers une chirurgie radicale. La mauvaise réponse à la chimiothérapie néoadjuvante, entraînant une progression locale incontrôlable, reste également un facteur déterminant.

Le choix de l'amputation ne doit plus être considéré comme un échec technique mais comme une décision stratégique visant à optimiser la qualité de vie. Si les progrès de la microchirurgie et des mégaprothèses permettent de repousser les limites de la résection, la fonctionnalité d'un membre conservé doit toujours être comparée aux performances actuelles des prothèses externes de nouvelle génération. La décision doit intégrer le pronostic vital immédiat, particulièrement dans des contextes complexes où le délai de traitement est crucial.

Les limites de la résection chirurgicale en orthopédie oncologique sont aujourd'hui dictées par l'impératif de la marge saine et l'utilité fonctionnelle du membre sauvé. L'amputation demeure une alternative thérapeutique de premier plan lorsque la conservation menace la survie globale ou aboutit à un membre non fonctionnel. Une concertation multidisciplinaire rigoureuse est l'unique garant d'un arbitrage cohérent entre audace chirurgicale et sécurité carcinologique.
Atika MAZARI (Alger, Algérie) , Leila NEBCHI , Nasreddine ROUAG
00:00 - 00:00 #52153 - TU-e010 Liposarcome pléomorphe primaire musculaire.
TU-e010 Liposarcome pléomorphe primaire musculaire.

Les liposarcomes pléomorphes primaires (LPP) musculaires sont rares, ne représentant que moins de 5 % des sarcomes des tissus mous. Leur localisation intramusculaire, comme dans le faisceau antérieur du deltoïde, pose un défi diagnostique et thérapeutique en raison de leur évolution clinique insidieuse et de leur potentiel agressif. Nous rapportons le cas rare d'un LPP primaire du muscle deltoïde droit chez un homme de 61 ans.

Patient de 61 ans sans antécédents notables, consultant pour une tuméfaction lipomateuse du muscle deltoïde droit (faisceau antérieur), évoluant depuis 6 mois. L'examen clinique révélait une masse ferme et indolore de 8 cm de diamètre. L'IRM révélait une lésion hétérogène, hyperintense en T2, située au centre du faisceau antérieur du deltoïde, sans envahissement osseux ou vasculaire. Une biopsie percutanée a confirmé le diagnostic de LPP de haut grade. Le bilan d'extension (scanner thoracique-abdomino-pelvien, PET-scan, scintigraphie osseuse) était négatif. Le traitement consistait en une exérèse chirurgicale élargie (marge R0) sous anesthésie générale, associée à une radiothérapie adjuvante (50 Gy en 25 fractions). Suivi clinique et imagerie à 18 mois.

L'exérèse a permis une résection complète sans complication peropératoire. L'analyse anatomopathologique définitive confirmait le LPP pléomorphe (grade III de la FNCLCC), sans nécrose tumorale spontanée. À 18 mois de recul, aucun signe de récidive locale ou à distance n'était observé (IRM de contrôle normale). Le résultat fonctionnel était bon, avec une mobilité complète de l'épaule et une force musculaire préservée (MRC 5/5), sans douleur ni limitation fonctionnelle significative.

Ce cas illustre la rareté des LPP primaires intramusculaires, qui sont souvent initialement méconnus comme des lipomes. Le diagnostic précoce par biopsie est crucial pour éviter les récidives. La stratégie multimodale (chirurgie R0 + radiothérapie) semble optimale, conforme aux recommandations ESMO pour les sarcomes de haut grade > 5 cm. Le bon résultat fonctionnel à 18 mois souligne l'importance de préserver la continuité musculaire lors de l'exérèse. Un recul plus long est nécessaire pour confirmer l'absence de récidive, compte tenu du risque élevé (30-50% à 5 ans).

Le LPP pléomorphe primaire intramusculaire du deltoïde est une entité rare mais gérable par exérèse élargie et radiothérapie, assurant un contrôle oncologique et fonctionnel excellent à 18 mois. Une surveillance prolongée reste toutefois essentielle en raison du risque de récidive élevé.
Majd DELLAI , Ameni AMMAR (Tunis, Tunisie) , Ala ALOUI , Sami BAHROUN , Mahmoud SMIDA
00:00 - 00:00 #52157 - TU-e011 Lipome paraostéal avant-bras.
TU-e011 Lipome paraostéal avant-bras.

Les lipomes para-ostéaux sont des tumeurs bénignes adipocytaires matures, rares (<0,3-1% des lipomes), développées au contact du périoste sans plan de clivage, souvent sur os long (avant-bras 25-30% des cas). Ils apparaissent vers l'âge de 50 ans, sont indolores et évoluent lentement. Ils peuvent induire une réaction périostée ou une pseudo-exostose par traction mécanique. Nous rapportons le cas d'un lipome para-ostéal au radius proximal gauche, sans complication nerveuse, traité chirurgicalement.

Femme de 54 ans consultant pour tuméfaction lipomateuse de la face externe du radius proximal gauche, évoluant depuis 1 an, asymptomatique (taille 6 cm, ferme, immobile, non fixée à la peau). Examen clinique : pas de déficit moteur/sensitif (le nerf radial est intact). IRM : masse graisseuse lobulée (hyperintense T1/T2, suppression graisseuse), juxta-corticale au radius proximal, sans envahissement médullaire, vasculaire ou nerveux (branche motrice radiale adjacente préservée). Échographie : hypéréchogène homogène. Le bilan biologique et les examens d'imagerie complémentaires sont négatifs (TDM sans lésion osseuse associée). Traitement : exérèse d'emblée sous anesthésie locorégionale par voie antérieure brachiale, avec libération minutieuse de la branche motrice du nerf radial. Suivi à 6 mois (clinique et IRM).

Exérèse complète sans incident (durée : 75 minutes ; marge saine : 1,5 cm) : pièce de 6,2 x 4 cm de tissu adipeux mature. Anatomopathologie : lipome para-ostéal bénin (adipocytes matures, septa fibreux fins, sans atypies ni mitoses), corticale du radius intacte, sans érosion. Post-opératoire : pansement simple, mobilisation immédiate, sans déficit nerveux (force du poignet et des extenseurs : 5/5 MRC). À 6 mois : cicatrice discrète, masse absente (IRM contrôle normale), fonction excellente (DASH 5/100, amplitude complète, VAS 0/10), sans récidive ni complication.

Ce cas illustre parfaitement le lipome para-ostéal de l'avant-bras, localisation la plus fréquente (25-30%), au radius proximal par traction mécanique sur le périoste provoquant une réaction osseuse (67% des cas). Mimant une exostose ou un liposarcome, l'IRM permet de poser le diagnostic (signal graisseux pur en T1/T2, septa fibreux), évitant ainsi la biopsie systématique chez l'adulte de plus de 40 ans sans facteur alarme. L'exérèse d'emblée curative (récidive inférieure à 5 % si R0) est préférée à la simple évacuation, avec libération obligatoire du nerf interosseux postérieur (risque de compression de 15 à 20 %, paralysie temporaire dans 10 % des cas). Notre préservation nerveuse explique le DASH de 5/100.

Le lipome para-ostéal du radius proximal est une rareté bénigne, traitable par exérèse précise avec préservation nerveuse, offrant un résultat fonctionnel optimal à court terme. Une IRM pré-opératoire et un recul prolongé sont essentiels.
Majd DELLAI , Ameni AMMAR (Tunis, Tunisie) , Ala ALOUI , Khalil SOUYAH , Mahmoud SMIDA
00:00 - 00:00 #52167 - TU-e012 Primary Bone Lymphoma of Distal Femur: Resection and Complex Reconstruction in Two Cases.
TU-e012 Primary Bone Lymphoma of Distal Femur: Resection and Complex Reconstruction in Two Cases.

Primary bone lymphoma (PBL) is a rare entity accounting for 3-5% of primary malignant bone tumors, typically affecting older adults but occasionally adolescents. The distal femur is the most common site (25-30% of cases), with excellent response to neoadjuvant chemotherapy but challenging reconstruction due to growth plate involvement and recurrence risk. We report two cases of distal femur PBL treated with tumor resection and advanced reconstructive techniques, highlighting long-term functional outcomes.

Case 1: Adolescent female with PBL of the left distal femur. Neoadjuvant chemotherapy followed by en-bloc tumor resection and megaprosthesis reconstruction. Case 2: 19-year-old male operated 7 years prior for right distal femur PBL. Initial transepiphyseal intercalary resection with induced membrane technique (Masquelet): stage 1 - cement spacer; stage 2 - autologous grafting (non-vascularized fibula, tibial cortex, posterior iliac crest). Complication: periprosthetic fracture of plate and graft during football. Revision: external fixator for proximal lengthening + distal fracture stabilization (one device), curettage + biphasic synthetic bone graft (B-Regen, resorbable calcium-phosphate). Follow-up: clinical, radiological (X-ray/MRI), functional scores (MSTS, limb length discrepancy).

Case 1: Complete resection (R0 margins), no local recurrence or metastasis at 24 months. Stable megaprosthesis, full weight-bearing, MSTS 28/30 (excellent), ROM 0-110°, no infection. Case 2: Fracture healed after 6 months, 6 cm lengthening achieved, residual 2 cm limb length discrepancy compensated by insole. Final alignment neutral, union confirmed radiographically. MSTS 27/30, returned to sports, no pain (VAS 0/10), ROM 5-120°. Both patients achieved anatomical reduction and satisfactory function without tumor recurrence.

PBL distal femur poses unique challenges in young patients: physeal resection risks growth arrest, while chemotherapy sensitivity (95% response rate) allows limb-salvage in 80-90% cases. Case 1 demonstrates megaprosthesis reliability (10-year survival 85% in low-grade tumors), preferred for expendable bone ends. Case 2 illustrates induced membrane technique efficacy for intercalary defects (95% union rate), with external fixator innovation addressing dual issues (lengthening + stabilization) cost-effectively. B-Regen graft enhances osteoinduction in irradiated/chemotherapy-compromised bone. Complications (12-20% fractures) underscore need for activity restriction pre-consolidation. Compared to allografts (25% non-union) or vascularized fibula (technical demand), our hybrid approach optimizes biology and mechanics. Long-term surveillance essential (5-10% late relapse).

Distal femur PBL in adolescents is manageable by resection + tailored reconstruction (megaprosthesis or induced membrane), yielding excellent oncologic and functional results. Dual-purpose external fixation with synthetic graft offers innovative salvage for complex fractures.
Majd DELLAI , Ameni AMMAR (Tunis, Tunisie) , Ala ALOUI , Abdennaser BEN SALEM , Mahmoud SMIDA
00:00 - 00:00 #52182 - TU-e013 Low-Grade Intramedullary Osteosarcoma of Tibia: Bipolar Subperiosteal Resection and Biological Reconstruction in a Child.
TU-e013 Low-Grade Intramedullary Osteosarcoma of Tibia: Bipolar Subperiosteal Resection and Biological Reconstruction in a Child.

Low-grade intramedullary osteosarcoma (LGIO) is a rare subtype (1-2% of osteosarcomas), affecting children and young adults, typically in the tibia (30% of cases). Unlike conventional high-grade osteosarcoma, LGIO exhibits indolent growth, low metastatic potential (<10%), and excellent prognosis with wide resection. Due to its superficial cortical remodeling pattern, limb salvage is feasible in 90% of cases. we present the case of a 13-year-old boy who was successfully treated with bipolar subperiosteal resection and biological reconstruction.

13-year-old boy presenting with left tibial diaphyseal pain and swelling (6 months evolution). Imaging: An X-ray showed an intramedullary lytic lesion with subtle cortical thickening and no periosteal reaction. An MRI confirmed a 5 cm intramedullary mass (T1 hypointense and T2 heterogeneous) confined within the cortex with no soft tissue extension. Biopsy results revealed low-grade osteosarcoma (grade I/II FNCLCC). The staging workup was negative (chest CT, PET-CT, and bone scan). Surgical treatment involved a bipolar subperiosteal diaphyseal resection of an 18-cm segment while preserving the periosteum. Reconstruction involved a nonvascularized ipsilateral fibula graft, which was reinforced with biphasic calcium phosphate ceramic (B-Regen) and stabilized with a single LCP plate. Follow-up: monthly X-rays, MRI at 6/12/24 months, MSTS functional scoring.

R0 resection confirmed (margins >3 cm). No complications. At five months, there was radiographic graft consolidation with B-Regen integration (bridging callus tibiofibular). At 18 months: complete remodeling (hypertrophy + corticalization), no resorption, mechanical stability. Final follow-up (24 months): no local recurrence or metastasis, MSTS 29/30 (excellent), full weight-bearing, ROM 0-135° knee, no pain (VAS 0/10), returned to sports. Alignment neutral, leg length equality.

LGIO Management differs from that of high-grade osteosarcoma. Neoadjuvant chemotherapy is unnecessary (95% 10-year survival rate with surgery alone), and less aggressive margins suffice (2-3 cm versus 5 cm). Subperiosteal resection preserves biology (100% union versus 70% with an intercalary resection) and is ideal for a diaphyseal location. Non-vascularized fibula plus B-Regen has been shown to result in rapid incorporation (five months versus 12 months for fibula alone) by leveraging osteoconduction and osteoinduction (80% success rate for intercalary defects). Single plate fixation minimizes implant burden compared to dual plating. Compared to megaprostheses (15% revision rate) or allografts (30% complication rate), this biological approach is superior for skeletally immature patients because growth potential is preserved.

Low-grade intramedullary osteosarcoma of tibia in children yields excellent outcomes with subperiosteal resection, fibula autograft + biphasic ceramic reconstruction. Rapid consolidation and functional recovery validate this biological limb salvage strategy.
Majd DELLAI , Ameni AMMAR (Tunis, Tunisie) , Abdennaser BEN SALEM , Khalil SOUYAH , Mahmoud SMIDA
00:00 - 00:00 #52196 - TU-e014 TCG fibula proximal : Localisation rare de la TCG.
TU-e014 TCG fibula proximal : Localisation rare de la TCG.

La tumeur à cellules géantes (TCG) de l'extrémité proximale de la fibula est exceptionnelle (<1% des localisations de TCG), représentant un défi thérapeutique en raison de la rareté anatomique et des risques neurovasculaires (nerf péronier superficiel, SPE). Contrairement aux localisations classiques (fémur distal : 45 %, tibia proximal : 25 %), cette région bénéficie d'un potentiel de reconstruction fonctionnelle par réimplantation ligamentaire latérale (LLE). Nous rapportons deux cas traités par résection et réinsertion LLE sur le tibia, illustrant l'efficacité carcinologique et fonctionnelle à long terme.

Cas 1 : femme de 31 ans présentant un TCG du péroné proximal droit (8 cm) et une paralysie complète du SPE. IRM : lésion exophytique expansive sans envahissement tibial. Bilan d'extension négatif. Traitement : résection élargie extra-articulaire (marge 2 cm), réinsertion anatomique LLE sur tibia par suture trans-osseuse. Cas 2 : homme de 26 ans, TCG péroné proximal droit (6 cm). 3 cures de Dénosumab (120 mg/mois) : réduction 40% volume tumoral (IRM contrôle). Résection élargie + réinsertion LLE identique. Suivi : clinique (score MSTS, EMG, SPE), radiologique (radiographie, IRM), carcinologique (rechute locale).

Les deux résections R0 sont confirmées (marges saines > 2 cm). Cas 1 : à 9 ans, absence de récidive, récupération complète de la SPE (MRC 5/5, EMG normal), stabilité parfaite de la LLE (pas de laxité en varus), MSTS 29/30, reprise du sport. Cas 2 : à 6 mois, cicatrisation primaire, MSTS 27/30, pas de récidive. Aucun déficit vasculaire, aucune infection ni instabilité.

La TCG fibulaire proximale bénéficie de la résection totale (guérison définitive >95%) contrairement aux lésions agressives classiques nécessitant greffe (25% complications). Le Dénosumab (réponse 70-80% chez <30 ans) permet résection moins invasive. La réinsertion de la LLE sur le tibia restaure une cinématique parfaite (contrairement à la reconstruction ligamentaire synthétique, dont le taux d'échec est de 15 %). La Récupération SPE complète illustre potentiel nerveux jeune (<35 ans). Le pronostic carcinologique est excellent (récidive < 5 % de la fibula vs 10-15 % du fémur). Limites : recul court dans le cas 2 ; surveillance par IRM annuelle recommandée pendant 5 ans.

La TCG fibulaire proximale rare se traite idéalement par résection élargie et réinsertion LLE sur tibia, avec résultats oncologiques et fonctionnels excellents. Le Dénosumab neoadjuvant optimise les marges chez jeunes adultes.
Majd DELLAI , Ameni AMMAR (Tunis, Tunisie) , Khalil SOUYAH , Abdennaser BEN SALEM , Mahmoud SMIDA
00:00 - 00:00 #52282 - TU-e015 Tumeur à cellules géantes de l’hallux avec radiographies initialement normales : intérêt diagnostique de l’IRM – à propos d’un cas.
TU-e015 Tumeur à cellules géantes de l’hallux avec radiographies initialement normales : intérêt diagnostique de l’IRM – à propos d’un cas.

La tumeur à cellules géantes (TCG) est une tumeur osseuse primitive localement agressive, touchant préférentiellement l’épiphyse des os longs. L’atteinte des phalanges du pied est rare et peut poser des difficultés diagnostiques, en particulier lorsque les radiographies standards sont initialement normales. Nous rapportons un cas de TCG de l’hallux révélée par l’IRM.

Il s’agit d’un patient de 43 ans consultant pour des douleurs intenses et progressivement croissantes du gros orteil droit, sans déficit sensitivo-moteur ni signes généraux associés. L’examen clinique retrouvait une sensibilité localisée avec tuméfaction de l’hallux, avec un statut neurovasculaire conservé. Les radiographies standards initiales ne montraient aucune anomalie osseuse évidente. Devant la persistance des symptômes, une imagerie par résonance magnétique a été réalisée, mettant en évidence une lésion bien limitée de la phalange proximale de l’hallux, évocatrice d’une tumeur à cellules géantes, sans signe de destruction corticale ni extension aux parties molles. Le patient a bénéficié d’une exérèse chirurgicale de la lésion. L’examen anatomopathologique a confirmé le diagnostic de tumeur à cellules géantes, mettant en évidence de nombreuses cellules géantes multinucléées de type ostéoclastique réparties au sein d’un stroma mononucléé.

Les suites opératoires ont été simples. Au recul, le patient présentait un résultat fonctionnel satisfaisant avec disparition complète de la douleur et absence de récidive locale.

La localisation de la tumeur à cellules géantes au niveau de l’hallux est exceptionnelle et peut être radiographiquement occulte aux stades précoces. Ce cas souligne l’importance de l’IRM dans l’évaluation des douleurs persistantes du pied avec radiographies normales. Une prise en charge chirurgicale précoce permet d’obtenir de bons résultats fonctionnels. Une surveillance prolongée reste nécessaire en raison du risque de récidive.
Hadia HAOUARI (Alger, Algérie) , Abdessalam BENAMIROUCHE , Hanane GRINE , Lyes AIT EL HADJ , Mustapha YAKOUBI
00:00 - 00:00 #52292 - TU-e016 Schwannome intra-osseux du cinquième métatarsien : localisation exceptionnelle avec recul de trois ans.
TU-e016 Schwannome intra-osseux du cinquième métatarsien : localisation exceptionnelle avec recul de trois ans.

Le schwannome intra-osseux est une tumeur bénigne extrêmement rare dérivant des cellules de Schwann, représentant moins de 0,2 % des tumeurs osseuses primitives. Il siège préférentiellement au niveau de la mandibule et du sacrum. L’atteinte des os métatarsiens est exceptionnelle, avec seulement quelques observations rapportées dans la littérature. Nous rapportons un cas rare de schwannome intra-osseux du cinquième métatarsien.

Une patiente âgée de 69 ans consultait pour des douleurs progressives du bord latéral du pied droit associées à une boiterie évoluant depuis trois mois. Les radiographies standards objectivaient une lésion ostéolytique bien limitée intéressant le tiers distal du cinquième métatarsien, sans rupture corticale ni réaction périostée. Le diagnostic initial évoqué était celui d’un enchondrome. La patiente a bénéficié d’un curetage intralésionnel. En peropératoire, l’aspect macroscopique de la lésion s’est révélé atypique pour un chondrome. Le curetage complet a été réalisé et la cavité osseuse comblée par du ciment polyméthacrylate de méthyle. L’examen anatomopathologique a conclu à un schwannome intra-osseux, caractérisé par la présence de zones d’Antoni A et B avec une positivité immunohistochimique diffuse pour la protéine S-100.

Les suites opératoires ont été simples. L’appui complet indolore a été autorisé à 45 jours postopératoires. Au recul de trois ans, l’évaluation clinique et radiologique ne retrouve ni récidive tumorale ni complication.

Le schwannome intra-osseux du métatarsien constitue une localisation exceptionnelle pouvant mimer d’autres lésions ostéolytiques bénignes, rendant le diagnostic préopératoire difficile. L’analyse anatomopathologique reste indispensable pour le diagnostic de certitude. Le traitement par curetage intralésionnel associé à un comblement cimenté semble permettre d’obtenir d’excellents résultats avec un faible risque de récidive.
Hadia HAOUARI (Alger, Algérie) , Abdessalam BENAMIROUCHE , Lyes AIT EL HADJ , Hanane GRINE , Mustapha YAKOUBI
00:00 - 00:00 #52303 - TU-e017 Évaluation des conséquences vasculaires de l’irradiation de pontages artériels réalisés en reconstruction lors de la prise en charge des tumeurs de l’appareil locomoteur : étude rétrospective, multi-centrique.
TU-e017 Évaluation des conséquences vasculaires de l’irradiation de pontages artériels réalisés en reconstruction lors de la prise en charge des tumeurs de l’appareil locomoteur : étude rétrospective, multi-centrique.

Lorsque des axes vasculaires importants pour la vitalité d’un membre sont engainés par une tumeur mésenchymateuse maligne (sarcome), il est nécessaire d’en pratiquer l’exérèse pour assurer une résection en marges saines et de les reconstruire pour maintenir la vascularisation du membre. Dans la prise en charge des sarcomes, la radiothérapie (néo)adjuvante peut être associée à la résection pour diminuer le risque de récidive locale. Cette dernière, comme la chirurgie, étant potentiellement pourvoyeuse de complications, il est souvent préféré de la réaliser avant la prise en charge chirurgicale. Toutefois, il n’existe pas d’étude sur une éventuelle majoration des risques vasculaires lors de l’irradiation d’ un pontage artériel récemment réalisé.

Il s’agit d’une étude rétrospective, multi-centrique. Les critères d'inclusion étaient une chirurgie carcinologique avec reconstruction artérielle associée à une radiothérapie (néo)adjuvante. Le critère de jugement principal était la nécessité d’un geste chirurgical à visée vasculaire aigüe dans les suites de la prise en charge initiale (rupture du pontage, ischémie aigue). Trois groupes étaient constitués : groupe radiothérapie néo adjuvante (pontage irradié récemment – nRTN=11), radiothérapie adjuvante (irradiation du pontage – RTAn=16) et groupe contrôle (pontage sans irradiation – nRT0=8).

1 cas (9,1%) du groupe RTN a été repris à J1 post-opératoire pour ischémie aigue du membre opéré. 1 cas (12,5%) du groupe RT0 a été repris à J17 post-opératoire pour choc hémorragique, un changement prothétique vasculaire a dû être réalisé. Aucun patient du groupe RT0 n’a été opéré pour une cause vasculaire aiguë.

Dans notre étude, aucun patient du groupe RTA n’a présenté de complication vasculaire nécessitant une reprise chirurgicale, contrairement aux séries de Koperna et al. et de Shah et al., qui rapportent plusieurs thromboses après irradiation. Ces différences peuvent s’expliquer par les faibles effectifs et l’hétérogénéité des pratiques chirurgicales et radiothérapeutiques. Nos résultats suggèrent que la radiothérapie adjuvante n’augmente pas significativement le risque de complication vasculaire menaçant le pronostic du membre et peut être réalisée de manière sécurisée après reconstruction artérielle. En cas de reconstruction vasculaire, la temporalité de la radiothérapie reste toutefois discutée. Certaines équipes orthopédiques ou spécialité ( ex: ORL) privilégient l’irradiation préopératoire afin de réduire le risque de toxicité sur le pontage, sans validation comparative solide. Dans la série d’Illuminati et al., aucun cas de thrombose, infection ou rupture n’a été observé après irradiation de pontages en PTFE.

La radiothérapie ne semble pas augmenter le risque de reprise chirurgicale pour cause vasculaire aigüe. L’effectif de notre étude étant réduit du fait d’une situation rare, il serait souhaitable d’étendre cette étude à d’autres centres afin d’ apporter plus de puissance.
Marine RIOU (Chambray-les-Tours) , Louis-Romée LE NAIL
00:00 - 00:00 #52342 - TU-e018 Combined intra- and extraneural ganglion cysts causing cubital tunnel syndrome: diagnostic contribution of MRI and surgical management.
TU-e018 Combined intra- and extraneural ganglion cysts causing cubital tunnel syndrome: diagnostic contribution of MRI and surgical management.

Cubital tunnel syndrome is the second most frequent compressive neuropathy of the upper limb. Ganglion cysts are an uncommon etiology, reported in only 1–3% of cases. The coexistence of intra- and extraneural ganglion cysts within the cubital tunnel is exceptionally rare and may complicate both diagnosis and surgical management.

We report the case of a 52-year-old woman presenting with a 7-month history of paresthesia, sensory loss, and progressive weakness in the ulnar nerve distribution. Clinical examination revealed hypothenar atrophy with positive Tinel and Froment signs. Electromyography confirmed significant ulnar neuropathy at the elbow. Ultrasound suggested a cystic lesion compressing the nerve, while MRI demonstrated the coexistence of intraneural and extraneural ganglion cysts communicating with the humeroulnar joint.

Surgical treatment consisted of complete cyst excision associated with anterior muscular transposition of the ulnar nerve. Histological examination confirmed ganglion cysts. Postoperative evolution was favorable, with progressive recovery of sensory and motor function. At 27-month follow-up, the patient showed excellent functional outcome with no clinical or radiological recurrence.

Intraneural ganglion cysts are rare and are most commonly explained by the articular synovial theory. MRI plays a key role in identifying the cyst origin and its communication with the elbow joint. Failure to address this articular connection may lead to recurrence. In such cases, surgical decompression combined with nerve transposition appears to provide reliable functional recovery.

The coexistence of intra- and extraneural ganglion cysts is a rare cause of cubital tunnel syndrome. Multimodal imaging, particularly MRI, is essential for accurate diagnosis and surgical planning. Complete cyst excision associated with ulnar nerve transposition may provide good functional outcomes and reduce recurrence risk.
Mohammed BOUHOUCHE (Casablanca, Maroc) , Elmehdi BACHKIRA , Charaf Eddine ELKASSIMI , Abderrahim RAFAOUI , Abdeljebbar MESSOUDI , Mohamed RAHMI , Mohamed RAFAI
00:00 - 00:00 #52363 - TU-e019 Défis chirurgicaux et résultats oncologiques des tumeurs à cellules géantes du bassin.
TU-e019 Défis chirurgicaux et résultats oncologiques des tumeurs à cellules géantes du bassin.

Les tumeurs à cellules géantes (TCG) du bassin et du sacrum sont rares, représentant moins de 5 % des TCG osseuses. Leur prise en charge est particulièrement complexe en raison de leur agressivité locale et de la complexité anatomique pelvienne. L’obtention d’un contrôle tumoral tout en préservant la stabilité pelvienne et la fonction constitue un défi majeur. L’objectif de cette étude était d’évaluer les modalités thérapeutiques et les résultats oncologiques des TCG pelviennes dans notre expérience.

Une étude rétrospective a été réalisée incluant les patients traités pour une TCG pelvienne entre 2013 et 2022. Les données analysées comprenaient l’âge, le sexe, la localisation tumorale, les caractéristiques radiologiques, la classification de Campanacci, les résultats histopathologiques et les modalités thérapeutiques. Les critères de jugement principaux étaient la récidive locale, les complications et l’évolution clinique et radiologique au cours du suivi.

Quatre patients ont été inclus, tous de sexe masculin, avec un âge moyen de 29 ans (19–40 ans). Les localisations tumorales étaient l’aile iliaque dans deux cas et le sacrum dans deux cas. Selon la classification de Campanacci, trois tumeurs étaient de grade III et une de grade II. Le traitement a été adapté à la localisation et au stade tumoral : un patient a bénéficié d’une embolisation artérielle sélective suivie d’un curetage étendu ; un autre a reçu un traitement néoadjuvant par dénosumab pour une localisation sacrée ; les deux autres patients ont été traités par exérèse intralésionnelle. Le suivi moyen était de 7 mois. Une récidive locale avec métastases pulmonaires est survenue chez un patient, entraînant un décès à 10 mois. Les trois autres patients ont présenté une évolution favorable avec récupération fonctionnelle satisfaisante. Aucune complication neurovasculaire majeure immédiate n’a été observée.

Les TCG pelviennes représentent des lésions localement agressives, situées à la frontière entre comportement bénin et potentiel malin. Leur prise en charge chirurgicale est difficile en raison des contraintes anatomiques pelviennes et du risque élevé de récidive locale. L’utilisation de traitements adjuvants, notamment le dénosumab, peut faciliter le geste chirurgical dans certaines localisations complexes.

La prise en charge des TCG pelviennes nécessite une stratégie thérapeutique individualisée tenant compte de la localisation et de l’extension tumorale. Les traitements adjuvants peuvent optimiser les conditions chirurgicales, mais un contrôle oncologique rigoureux et un suivi prolongé demeurent indispensables.
Rami BEN MHENNI (Sousse, Tunisie) , Aymen HANAFI , Sadok CHTAI , Yassine ZINELABIDINE , Mahmoud BEN MAITIGUE , Mohamed Ali KHALIFA , Karim BOUATTOUR
00:00 - 00:00 #52757 - TU-e020 Limitation fonctionnelle sévère de l'épaule révélant un ostéochondrome proximal huméral chez un adulte: à propos d'un cas rare.
TU-e020 Limitation fonctionnelle sévère de l'épaule révélant un ostéochondrome proximal huméral chez un adulte: à propos d'un cas rare.

L’ostéochondrome représente la tumeur osseuse bénigne la plus fréquente, habituellement diagnostiquée chez le sujet jeune et localisée au niveau des métaphyses des os longs, en particulier autour du genou. Les localisations proximales humérales sont rares, notamment chez l’adulte, et peuvent être révélées par des complications mécaniques ou fonctionnelles atypiques.

Nous rapportons le cas d’une patiente de 45 ans, sans antécédents particuliers, présentant une masse de l’épaule évoluant progressivement depuis plusieurs années, avec augmentation récente de volume et retentissement fonctionnel croissant. L’examen clinique retrouvait une tuméfaction dure, indolore, fixée aux plans profonds, sans signes inflammatoires, associée à une limitation marquée de la mobilité active et passive, notamment une rotation interne abolie (0°). Le bilan radiologique, comprenant radiographies standards et tomodensitométrie, objectivait une formation osseuse sessile développée aux dépens de la métaphyse proximale de l’humérus, avec continuité cortico-médullaire caractéristique. L’IRM montrait une coiffe cartilagineuse fine sans critères en faveur d’une transformation maligne.

Une résection chirurgicale complète a été réalisée. L’examen anatomopathologique confirmait le diagnostic d’ostéochondrome bénin. Les suites opératoires ont été simples, avec amélioration significative de la fonction articulaire et récupération complète de la rotation interne.

Les ostéochondromes de l’extrémité proximale de l’humérus sont inhabituels et souvent diagnostiqués tardivement chez l’adulte. Leur expression clinique est dominée par les conflits mécaniques péri-articulaires responsables de douleurs et de limitations fonctionnelles, pouvant aller jusqu’à une raideur articulaire sévère. Le diagnostic repose sur l’imagerie, la continuité cortico-médullaire étant pathognomonique. L’IRM est essentielle pour évaluer l’épaisseur de la coiffe cartilagineuse et éliminer une transformation sarcomateuse. Le traitement est chirurgical en cas de symptomatologie, avec une exérèse complète permettant d’éviter les récidives et d’améliorer la fonction.

Cette observation souligne la rareté des ostéochondromes proximaux huméraux chez l’adulte et leur potentiel retentissement fonctionnel sévère. Une prise en charge chirurgicale précoce permet d’obtenir un bon résultat fonctionnel et de prévenir les complications évolutives.
Hanane GRINE (Alger, Algérie) , Lyes AIT EL HADJ , Hadia HAOUARI , Abdesselam BENAMIROUCHE , Yakoubi MUSTAPHA
00:00 - 00:00 #52820 - TU-e021 Management of C2 hemangiomas with kyphoplasty in the cervical spine : A case report.
TU-e021 Management of C2 hemangiomas with kyphoplasty in the cervical spine : A case report.

Cervical spine hemangiomas, although rare, can lead to significant clinical symptoms, including pain and neurological deficits, particularly when they adopt an aggressive course. Conventional management typically involves conservative approaches or invasive surgical intervention, both of which pose challenges, especially in the sensitive cervical region. Kyphoplasty, a minimally invasive procedure, presents a novel alternative for vertebral stabilization and pain relief. This case report discusses a symptomatic C2 vertebral hemangioma successfully managed with kyphoplasty, underscoring its effectiveness and safety in this anatomically complex region.

A 57-year-old female presented with a six-month history of progressively worsening neck pain radiating to the occipital area, accompanied by intermittent upper limb numbness. Magnetic resonance imaging (MRI) revealed a substantial hemangioma in the C2 vertebra, contributing to cortical thinning and mild spinal canal encroachment. Conservative management had failed to alleviate her symptoms. Kyphoplasty was performed under fluoroscopic guidance, involving the injection of bone cement. The procedure was completed without complications, and the patient reported significant pain relief within 24 hours. At three-month follow-up, imaging confirmed stable cement placement, with no evidence of complications or symptom recurrence.

Although traditionally employed for vertebral compression fractures, kyphoplasty is emerging as a viable treatment for symptomatic cervical spine hemangiomas. Its minimally invasive nature offers significant advantages in the cervical region, where conventional surgery poses heightened risks due to the proximity of critical neurovascular structures. In this case, kyphoplasty provided rapid symptomatic relief and stabilization of the C2 vertebra, demonstrating its potential efficacy in managing benign lesions in the cervical spine. However, the procedure necessitates meticulous patient selection and precise technical execution to mitigate risks, such as cement leakage, which could have severe consequences in the cervical spine.

This case illustrates the promise of kyphoplasty as a therapeutic option for symptomatic cervical spine hemangiomas, offering substantial pain relief and vertebral stabilization with a reduced risk profile compared to more invasive surgical methods. The successful outcome in this instance suggests that kyphoplasty may become an important tool in the management of benign cervical spine lesions, particularly in challenging anatomical locations like the C2 vertebra. Further studies are warranted to establish best practices and assess long-term outcomes associated with this technique.
Majdi BEN ROMDHANE , Aymen BEN MAHMOUD (Tunis, Tunisie) , Ahmed SAADALLAH , Majdi SGHAIER , Mehdi CHARFI
00:00 - 00:00 #52941 - TU-e022 Reconstruction par mégaprothèse après résection d'une tumeur osseuse.
TU-e022 Reconstruction par mégaprothèse après résection d'une tumeur osseuse.

Le diagnostic des tumeurs osseuses était associé à un pronostic fonctionnel et vital sombre avec un nombre d’amputations et d’évolutions métastatiques. Les avancées réalisées dans les techniques de chirurgie de reconstruction, la découverte d’agents et protocoles de thérapie adjuvante ont permis de révolutionner la prise en charge et d’en améliorer le pronostic, avec la possibilité de conserver le membre atteint et d’allonger la survie. Notre étude a pour objectif d’évaluer les résultats fonctionnels de patients ayant bénéficié d’une reconstruction osseuse par prothèse massive après chirurgie d’exérèse tumorale.

Etude prospective réalisée aux. Etalée sur cinq ans : de Janvier 2015 à février 2020, incluant des patients souffrants de tumeurs osseuses malignes ou à malignité et intermédiaires, articulaires, non métastatiques, dont l’exérèse nécessitait un geste de reconstruction par mégaprothèse. Tous les patients avaient un diagnostic histologique et un bilan iconographique permettant de faire une planification préopératoire. Les malades ont été évalué une année après la reconstruction osseuse selon le MSTS score fonctionnel d’Enneking et après 5 ans.

Dix-neuf patients inclus, 17 tumeurs malignes dont 2 chondrosarcomes, 7 ostéosarcomes, 8 tumeurs de la famille Ewing, et 2 tumeurs à malignité intermédiaires (TCG) ; l’âge moyen était de 26,89 ans (14- 54); le recule moyen a été de 87 mois. 79% de reconstruction ont concerné le genou. Quatre patients sont décédés avant 5 ans du fait de complications métastatiques. Dix huit patients ont été évalué après une année. Le score moyen d’Enneking était à 22,66, la survie de la prothèse après 5ans a été estimé à 73,3%.

Les résultats obtenus dans notre étude s’accordent avec ce qui est décrit dans la littérature malgré des conditions de prise en charge différentes. La chirurgie d’exérèse et de reconstruction osseuse reste un challenge pour l’équipe chirurgicale en charge de la pathologie tumorale osseuses car il s’agit de trouver une solution individuelle à chaque situation. La concertation pluridisciplinaire et le travail d’équipe permet surement d’optimiser les résultats.

Les résultats obtenus dans notre étude s’accordent avec ce qui est décrit dans la littérature malgré des conditions de prise en charge différentes. La chirurgie d’exérèse et de reconstruction osseuse reste un challenge pour l’équipe chirurgicale en charge de la pathologie tumorale osseuses car il s’agit de trouver une solution individuelle à chaque situation. La concertation pluridisciplinaire et le travail d’équipe permet surement d’optimiser les résultats.
Mahdjoub Hadj Ali BENFODDA (Oran, Algérie) , Ahlam MEGAIZ , Omar Farouk LAKSARI , Mohamed BELAID , Anouar Djawad MIDAS , Mohamed MEDJAHED
00:00 - 00:00 #52977 - TU-e023 Impact des métastases osseuses sur la survie des patients atteints de cancer bronchique.
TU-e023 Impact des métastases osseuses sur la survie des patients atteints de cancer bronchique.

Le cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) représente 85% des cancers pulmonaires. Le pronostic des formes avancées dépend du nombre et du type de sites métastatiques. Les métastases osseuses sont reconnues comme un facteur péjoratif majeur.

Nous avons conduit une étude observationnelle incluant 45 patients atteints de CBNPC non épidermoïde inopérable et/ou métastatique, traités au CHU d’Oran par Chimiothérapie première associée à une thérapie ciblée type Paclitaxel-Carboplatine-Bevacizumab. L’âge médian était de 59 ans (42–72), avec une prédominance masculine (65%). L’adénocarcinome représentait 85% des cas, et l’état général était conservé (ECOG 0–1 dans 70%). La survie sans progression (SSP) a été analysée selon le nombre de sites métastatiques et la présence de métastases osseuses.

Les patients avec un seul site métastatique (n=18) avaient une SSP médiane de 8,1 mois, comparable à ceux avec plusieurs sites (n=27 ; SSP médiane 7,5 mois), sans différence significative. En revanche, la présence de métastases osseuses (n=15) était associée à une SSP significativement plus courte (5,2 mois vs 8,4 mois ; p<0,0001). La survie globale était également réduite dans le sous-groupe avec atteinte osseuse.

Nos résultats confirment que le nombre de sites métastatiques n’est pas un facteur pronostique indépendant dans cette série. En revanche, les métastases osseuses constituent un marqueur péjoratif majeur qui réduit de manière significative la survie sans progression et la survie globale, en accord avec les données de la littérature. Leur impact négatif peut être lié au microenvironnement osseux favorisant la progression tumorale, ainsi qu’aux complications cliniques (douleurs, fractures, compression médullaire).

Dans le CBNPC avancé, la présence de métastases osseuses réduit significativement la survie sans progression. Une prise en charge spécifique et multidisciplinaire, incluant traitements de support osseux et radiothérapie ciblée, est indispensable pour améliorer le pronostic et la qualité de vie des patients.
Ahlam MEGAIZ (Oran, Algérie) , Mahdjoub Hadj Ali BENFODDA , Soumeya GHAZLI , Malika AHED MESSAOUD , Zoubida BEHOURAH , Abdelkader BOUSAHBA , Aicha RABAH
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00:00 - 00:00 #51750 - CS-e001 L’évolution du niveau de preuve et du facteur d’impact de la revue OTSR (Orthopaedics & Traumatology: Surgery & Research) est-elle corrélée ?
CS-e001 L’évolution du niveau de preuve et du facteur d’impact de la revue OTSR (Orthopaedics & Traumatology: Surgery & Research) est-elle corrélée ?

L’orthopédie, la traumatologie et la chirurgie sont des disciplines en constante évolution qui nécessitent des données scientifiques de haute qualité pour favoriser les progrès. Deux indicateurs permettent d’évaluer la qualité et l’impact des publications scientifiques : le niveau de preuve et le facteur d’impact. Cependant, ce dernier est largement critiqué car il peut être influencé et ne pas refléter la qualité réelle de l’article publié. Cette étude visait à : 1) évaluer, entre 2010 et 2023, l’évolution du niveau de preuve des articles publiés dans la revue Orthopaedics & Traumatology: Surgery & Research (OTSR) ; 2) déterminer s’il existe une corrélation entre cette évolution et celle du facteur d’impact de la revue. Hypothèses : L’augmentation du facteur d’impact d’OTSR ces dernières années est associée à une amélioration du niveau de preuve des études publiées, témoignant d’une progression de la qualité scientifique.

Étude rétrospective des articles publiés dans OTSR entre 2010 et 2023. Les articles ont été extraits des bases de données PubMed et Google Scholar. Les articles retenus ont été répartis en quatre sous-groupes selon les années suivantes : 2010-2011, 2015-2016, 2019-2020 et 2022-2023. Pour chaque article, les informations suivantes ont été recueillies : nombre d’auteurs et de citations, type d’article, méthodologie et niveau de preuve. Le nombre total d’articles publiés chaque année et le facteur d’impact correspondant ont également été enregistrés. Les lettres, hommages, éditoriaux, erreurs et rétractations ont été exclus, de même que les articles publiés en dehors des années cibles. Cette étude compare ces données avec le facteur d’impact de la revue.

Les résultats montrent une augmentation significative du nombre d’articles (171 articles publiés en 2010 contre 324 en 2023), une amélioration du niveau de preuve moyen (0,63 % = 1/158 des articles de niveau 1 ou 2 publiés en 2010 contre 1,98 % = 6/303 pour le niveau 1 et 7,26 % = 22/303 pour le niveau 2 publiés en 2023), ainsi qu’une augmentation du facteur d’impact d’OTSR (0,5 en 2010 contre 2,3 en 2023). Une forte corrélation entre les deux indicateurs ciblés a été identifiée (Rs = -0,98 ; p < 0,00)¹, suggérant que l’amélioration de la qualité scientifique des articles publiés contribue à renforcer la visibilité et la réputation d’OTSR, et que l’amélioration du niveau de preuve des articles publiés dans OTSR est associée à une augmentation de son facteur d’impact.

Les résultats obtenus montrent une tendance à l’amélioration de la qualité méthodologique des articles publiés dans OTSR, ainsi qu’une augmentation de son facteur d’impact, ces deux éléments étant fortement corrélés. De plus, l’augmentation du nombre de publications annuelles témoigne d’une dynamique éditoriale croissante en orthopédie, essentielle au progrès.
Roger ERIVAN (Clermont Ferrand) , Stéphane BOISGARD , Stéphane DESCAMPS , Guillaume VILLATTE
00:00 - 00:00 #51753 - CS-e002 Dynamique et indicateurs de publication dans la recherche orthopédique : une analyse rétrospective de 128 articles français.
CS-e002 Dynamique et indicateurs de publication dans la recherche orthopédique : une analyse rétrospective de 128 articles français.

Le processus de publication dans les revues scientifiques implique généralement de multiples soumissions, révisions et délais. En orthopédie, les données relatives à la dynamique de publication sont limitées. Afin de combler ces lacunes, nous avons cherché à répondre aux questions suivantes : 1) Quel est le nombre moyen de soumissions nécessaires pour la publication d’un article ? 2) Quel est le délai moyen entre la soumission et la publication finale ? 3) Quels facteurs influencent le nombre de soumissions et le délai de publication ? Hypothèse : Nous avons émis l’hypothèse que le nombre de soumissions nécessaires à la publication dans différentes revues est relativement faible.

Neuf équipes de recherche françaises ont été contactées, dont cinq ont accepté de participer à cette étude. Chaque équipe participante a fourni tous les manuscrits qu’elle avait produits et soumis à des revues entre 2015 et 2023. Au total, 128 articles ont été recueillis. Pour chaque article, des données ont été recueillies concernant le nombre de soumissions à différentes revues, le délai entre la soumission à la revue acceptante et la publication en ligne, le nombre de cycles de révision au sein de la revue finale, le type d'étude, le nombre d'auteurs, le niveau de preuve, le facteur d'impact (FI) et le domaine de spécialisation (orthopédie générale ou spécialisée) de la revue, ainsi que le nombre de citations après publication. Les corrélations entre ces différents résultats ont été analysées.

En moyenne, les articles ont été soumis à 1,7 ± 1,2 revues (de 1 à 7), et 74 d'entre eux sur 128 (58 %) ont été acceptés par la première revue. Le délai moyen de publication était de 256 ± 221 jours (de 22 à 1 220 jours), avec 2,74 ± 1 cycles de révision (de 1 à 7). La plupart des études étaient rétrospectives (n = 72/128, soit 56,2 %) et de niveau de preuve 4 (n = 101/128, soit 78,8 %). Le facteur d'impact moyen des revues était de 2,78 ± 1,98 (intervalle : 0,5-18,5), et le nombre moyen de citations (selon Google Scholar) était de 14 319,7 (intervalle : 0-111). Aucune corrélation significative n'a été observée entre le délai de publication ou le nombre de soumissions et le type d'étude, le nombre d'auteurs ou le niveau de preuve. Cependant, le délai de publication était modérément corrélé négativement avec le facteur d'impact de la revue (ρ = -0,347, p = 0,0009), indiquant que les revues à facteur d'impact élevé présentaient des délais de publication plus courts.

Un facteur d’impact élevé et une spécialisation dans la revue étaient les seuls facteurs significativement associés à une publication plus rapide. Le type d’article, le nombre d’auteurs et le niveau de preuve n’ont eu aucun impact mesurable. Ces résultats soulignent l’importance des dynamiques éditoriales par rapport aux caractéristiques du manuscrit dans la détermination des délais de publication.
Roger ERIVAN (Clermont Ferrand) , Stéphane BOISGARD , Stéphane DESCAMPS , Guillaume VILLATTE , Joe GHANIMEH
00:00 - 00:00 #52048 - CS-e003 Early Functional Outcomes After Robotic-Assisted Versus Conventional Total Knee Arthroplasty: A Paired Bilateral Study.
CS-e003 Early Functional Outcomes After Robotic-Assisted Versus Conventional Total Knee Arthroplasty: A Paired Bilateral Study.

Robotic-assisted total knee arthroplasty (TKA) has been introduced to enhance implant positioning accuracy and potentially improve functional outcomes compared with conventional instrumentation. This study aimed to compare early functional outcomes in patients who underwent staged bilateral primary TKA, with one knee implanted using a conventional technique and the contralateral knee using robotic assistance.

We performed a retrospective paired analysis of 12 patients who underwent staged bilateral primary TKA using the same implant design (Triathlon®, Stryker, USA). One knee was implanted using conventional instrumentation, and the contralateral knee with MAKO® (Stryker, USA) robotic assistance. The cohort included 9 women and 3 men, with a mean age of 66 years [IQR 62–71]. The mean interval between procedures was 15 months [IQR 12–19]. Functional outcomes were assessed at a standardized 3-month postoperative follow-up using the Oxford Knee Score (OKS) for both knees.

At 3 months postoperatively, OKS demonstrated a small but statistically significant difference favoring the MAKO-assisted technique (median 48 [IQR 46–48] vs 46 [IQR 41–48] for conventional TKA; p = 0.041). The mean paired difference (MAKO – conventional) was +1.9 points.

The present paired analysis suggests that robotic-assisted TKA may provide a small early functional benefit compared with conventional instrumentation when the same implant design is used. The improved OKS observed in the MAKO-assisted knees could be related to the increased accuracy of component positioning and soft-tissue balancing reported with robotic systems. However, the magnitude of the difference was modest and its clinical relevance remains uncertain, particularly considering the minimal clinically important difference reported for the Oxford Knee Score. In addition, the small sample size and retrospective design limit the generalizability of these findings. Larger prospective studies with longer follow-up are needed to determine whether robotic assistance leads to sustained functional improvements and better patient satisfaction over time.

In this paired bilateral study using identical implants, MAKO-assisted TKA was associated with a small but statistically significant improvement in early functional outcome at 3 months compared with conventional TKA. Longer follow-ups are needed to determine whether these early differences persist over time.
Bob BROUWERS (Lausanne, Suisse) , Arnaud FISCHBACHER , Julien WEGRZYN
00:00 - 00:00 #52623 - CS-e004 Correction automatique de segmentations par apprentissage faiblement supervisé pour la planification préopératoire.
CS-e004 Correction automatique de segmentations par apprentissage faiblement supervisé pour la planification préopératoire.

La délinéation précise de l’humérus en tomodensitométrie (TDM) est essentielle pour la planification préopératoire 3D. Bien que précise, l’annotation manuelle est chronophage et sujette à une forte variabilité inter-observateur. Ces limitations ont conduit au développement de méthodes automatiques de segmentation basées sur des réseaux d’apprentissage profond. Toutefois, malgré leur robustesse, ces modèles peuvent commettre des erreurs qui limitent leur utilisation en routine clinique. Nous proposons SCORE (Segmentation COrrection from Regional Evaluations), une approche faiblement supervisée de correction de segmentations guidée par des évaluations visuelles simples.

SCORE est développé et validé sur un dataset privé de TDM d’humérus sains, avec des segmentations initiales générées par TotalSegmentator. Nous avons évalué la généralisation de notre approche sur trois jeux de test : Privé-Complet (humérus entiers), Privé-Proximal (région de l’épaule), Public-Distal (région du coude). SCORE repose sur un modèle UNet-3D, un réseau de neurones convolutifs pour la segmentation d'images. Le modèle prend en entrée l'image TDM pour le contexte anatomique, le masque à corriger, et une carte de probabilités des contours pour guider la correction vers la surface corticale. Contrairement aux méthodes supervisées qui nécessitent des masques de références complets pour l’apprentissage, SCORE utilise des évaluations régionales simples. Un clinicien contrôle visuellement la segmentation initiale et lui attribue, pour chaque région anatomique, un score de qualité et un label d’erreur (sur-segmentation, sous-segmentation, ou combinaison des deux). Pour l'entraînement, nous introduisons une nouvelle fonction de coût, basée sur des contraintes morphologiques, qui traduit ces évaluations en corrections à l’échelle du voxel. Cette fonction garantit la préservation de l’intérieur de l’os, tout en ajustant les marges externes du masque selon les erreurs identifiées et les contraintes anatomiques.

SCORE améliore de manière statistiquement significative les segmentations initiales sur l’ensemble des datasets. Sur Privé-Complet, le Dice augmente de 92,4% à 96,2% et la distance de Hausdorff au 95e percentile diminue de 2,1 à 1,4 mm. Ces performances se généralisent à Privé-Proximal (+3,3% de Dice) et Public-Distal (+1,1% de Dice). SCORE atteint ainsi des performances équivalentes à celles des méthodes supervisées. Si les corrections manuelles et semi-automatiques ont une précision légèrement supérieure, elles demandent ~90 minutes d'annotation par scan, ce qui limite leur déploiement. À l’inverse, SCORE réduit ce temps de 95% avec seulement 4 minutes d'évaluation visuelle par scan.

Ces résultats montrent que des annotations légères peuvent guider des modèles de segmentation génériques vers la précision requise en orthopédie. En s'affranchissant des vérités terrain complètes, SCORE propose une solution de correction pour l’intégration clinique de ces outils automatisés.
Alix DE LANGLAIS (Valbonne) , Benjamin BILLOT , Théo AGUILAR VIDAL , Marc-Olivier GAUCI , Hervé DELINGETTE
00:00 - 00:00 #52812 - CS-e005 Role of 3D Imaging in Surgical Planning for Thoracic Scoliosis.
CS-e005 Role of 3D Imaging in Surgical Planning for Thoracic Scoliosis.

Scoliosis surgery requires precise understanding of vertebral rotation, pedicle morphology, and sagittal alignment. Conventional radiographs and 2D CT may underestimate three-dimensional deformities, increasing the risk of screw malposition. Three-dimensional (3D) reconstruction enhances visualization and supports tailored surgical planning.

A 14-year-old female with progressive idiopathic thoracic scoliosis (apex T7–T9) underwent preoperative evaluation with standing radiographs, CT, and 3D reconstruction. The 3D model was used to assess vertebral rotation, pedicle size, and sagittal alignment. Posterior spinal fusion from T5 to T10 with segmental pedicle screw fixation was planned using the 3D analysis to determine optimal screw trajectories and fusion levels.

3D imaging revealed pedicle asymmetry and rotational deformity at the apex that were underestimated on 2D CT. Preoperative planning based on 3D reconstruction allowed accurate screw selection and trajectory, reducing intraoperative uncertainty and fluoroscopy time. Surgery was performed without complications. Postoperative imaging demonstrated correction of the main curve from 42° to 18° and restoration of sagittal alignment. At 12month follow-up, correction was maintained with solid fusion and no neurological or mechanical complications.

3D reconstruction is a valuable adjunct in scoliosis surgery, providing detailed assessment of vertebral morphology and pedicle anatomy. It enhances surgical accuracy, facilitates safe deformity correction, and should be integrated into preoperative planning even in non-severe scoliosis cases.
Majdi BEN ROMDHANE , Aymen BEN MAHMOUD (Tunis, Tunisie) , Majdi SGHAIER , Ahmed SAADALLAH , Mehdi CHARFI
00:00 - 00:00 #52813 - CS-e006 Real-time augmented reality in perioperative for low-cost navigation.
CS-e006 Real-time augmented reality in perioperative for low-cost navigation.

The cervical region's anatomy is intricate due to the proximity of vital organs to the osteo-ligamentous structures of the cervical spine. This complexity renders any surgical approach delicate, with significant risks of vascular and neurological complications. Preoperative planning and a comprehensive understanding of the patient's specific anatomy are crucial for ensuring successful surgical outcomes. We have adopted a new technique: pedicle screw navigation using augmented reality.

The patient, diagnosed with cervicarthrosis at levels C3–C7 accompanied by cervical myelopathy and neurological signs, was indicated for a posterior arthrodesis with pedicle screws and decompression. Preoperative planning involved performing a cervical spine CT scan followed by 3D reconstruction using specialized software. This produced a 3D model of each vertebra, reflecting the patient's unique anatomy. Subsequently, we prepared the screw trajectories on the reconstruction. A detailed examination of the entire reconstruction allowed for a comprehensive 3D model of the cervical spine with the intended construct. During the surgical procedure, the surgeon utilized augmented reality glasses to visualize the cervical spine reconstruction in 3D. This enabled real-time observation of screw trajectories, cuts, and the construct without manual manipulation. Evaluation was based on operative time, accuracy of screw placement relative to preoperative planning, and radiological assessment (CT scan).

The surgical procedure lasted 150 minutes. The placement of screws was facilitated by viewing the 3D model, which minimized manual adjustments and reliance on image intensification. Postoperative outcomes were uncomplicated: no neurological complications, resolution of paresthesias, and significant reduction in cervicobrachial neuralgias. The postoperative CT scan confirmed accurate screw positioning.

Augmented reality navigation achieved satisfactory results, comparable to those predicted during preoperative planning, with high precision in screw trajectories. The 3D reconstruction of the spine reduced operative time and enabled real-time visualization of predefined screw paths, facilitating easier manipulation of the construct.

The integration of new technologies such as augmented reality and artificial intelligence represents the future of surgery. These innovations provide excellent results with minimal risk and render surgical procedures more reproducible.
Ahmed SAADALLAH , Majdi BEN ROMDHANE , Aymen BEN MAHMOUD (Tunis, Tunisie) , Majdi SGHAIER , Mehdi CHARFI
00:00 - 00:00 #52815 - CS-e007 A low-cost 3D-printed guide for pedicle screw navigation in the lower cervical spine.
CS-e007 A low-cost 3D-printed guide for pedicle screw navigation in the lower cervical spine.

Posterior cervical spine osteosynthesis is increasingly popular for providing stable arthrodesis along with decompression and release. Currently, pedicle screw placement is the standard practice for achieving spine stability. However, the complexity of this anatomical region and the presence of vital structures pose significant challenges. Cervical pedicles are anatomically smaller compared to thoracolumbar pedicles, making the surgical procedure more delicate and prolonged with a notable risk of postoperative complications. To address this issue, we have adopted a novel approach: 3D reconstruction and 3D-printed guides.

This preliminary retrospective study involved two cases of cervical spondylosis from C3 to C7, with signs of myelopathy on imaging. The surgical indication was posterior spinal fusion with pedicle screws and decompression. Surgical planning began with cervical spine CT imaging followed by 3D reconstruction to understand the patient's anatomy and pre-plan screw trajectories. Custom 3D-printed guides were then created for each vertebra based on the pre-established screw paths. Evaluation metrics included operative time, bleeding, postoperative complications (particularly neurological), and screw positioning accuracy compared to preoperative planning using radiological control (CT).

The average operative time was 160 minutes. Image intensifier use was required only twice. No blood transfusions were necessary postoperatively. Postoperative outcomes were uncomplicated: no neurological issues, resolution of paresthesias, and a significant reduction in cervical radiculopathy. Postoperative CT scans demonstrated screw placement accuracy of 90% (with screws deviating by 4° transversely and 5° frontally). The average postoperative hospital stay was 4 days.

Pedicle screw placement in the cervical spine is challenging due to anatomical complexity and the small size of the pedicles. Precise screw positioning is crucial for achieving solid arthrodesis and avoiding complications. This technique has demonstrated the feasibility of achieving intra-pedicular screw placements that closely match preoperative plans, thereby mitigating potential complications such as neurological damage to the spinal cord and roots or vascular injury to the vertebral artery. The procedure duration was reduced with lower risk of infection and minimal reliance on image intensification.

The combination of 3D reconstruction and intraoperative augmented reality navigation has yielded excellent results with precise anatomical accuracy, minimizing complications. This approach facilitates the surgical procedure, making it more reproducible and manageable.
Majdi BEN ROMDHANE , Aymen BEN MAHMOUD (Tunis, Tunisie) , Ahmed SAADALLAH , Majdi SGHAIER , Mehdi CHARFI
00:00 - 00:00 #52879 - CS-e008 Génération de données synthétiques pour l'analyse 3D automatique des fractures de l'humérus proximal en planification préopératoire.
CS-e008 Génération de données synthétiques pour l'analyse 3D automatique des fractures de l'humérus proximal en planification préopératoire.

En chirurgie orthopédique, la planification préopératoire 3D des fractures de l’humérus proximal nécessite une identification précise des fragments osseux. Si les algorithmes de segmentation sémantique permettent d’isoler l’os des tissus adjacents, l’analyse automatique des cas fracturés requiert une segmentation par instance pour identifier et délimiter chaque fragment osseux individuellement. L’entraînement de tels modèles est actuellement limité par le manque de données annotées, la segmentation manuelle des fragments étant extrêmement chronophage et sujette à une forte variabilité inter-observateur. Pour répondre à ces problématiques, nous proposons une méthode pour la génération de fractures synthétiques 3D de l'humérus proximal.

Notre générateur de données repose sur des images tomodensitométriques (TDM) saines et sur leurs masques de segmentation associés. Dans un premier temps, les plans de fracture de la classification de Neer (col anatomique et chirurgical, tubérosités) sont définis sur un atlas de référence. Ils sont ensuite recalés sur l'anatomie de chaque patient, puis combinés pour générer des cas multipartites. Dans un second temps, les masques osseux sains sont scindés le long de ces plans avec l’ajout d’irrégularités pour simuler des lignes de fractures réalistes. Cette étape est paramétrable, permettant de contrôler la rugosité des surfaces ainsi que le niveau de complexité de la fragmentation. Les fragments sont ensuite déplacés à l'aide de paramètres cinématiques simulant un impact, selon des trajectoires cohésives ou indépendantes. Un solveur itératif ajuste leur position afin de respecter des contraintes anatomiques, notamment pour les distances de déplacement et la gestion des collisions. Enfin, les distributions d’unités Hounsfield spécifiques au patient sont ajustées localement pour recréer une texture tissulaire réaliste autour des os, assurant une intégration cohérente des fragments déplacés dans le volume TDM initial.

Notre approche permet ainsi de produire des volumes TDM synthétiques de fractures multipartites de l’humérus proximal, associées à une segmentation multi-label des fragments. Ces scans reproduisent des caractéristiques radiologiques visuelles, tel que l’aspect de la structure osseuse, tout en reposant sur des paramètres ajustables par l’utilisateur. Notre approche se caractérise par son adaptabilité, permettant notamment un contrôle précis sur le volume de données créées, la diversité des fractures et le réalisme des scans générés.

En exploitant des images TDM saines pour simuler des fractures annotées à l’échelle du voxel, notre méthode propose donc une solution au manque de données nécessaires à l’entraînement de réseaux de neurones pour la segmentation d’instance. À terme, cette approche pourra contribuer au développement de méthodes de segmentation automatique en imagerie TDM appliquées à la traumatologie, en facilitant l’analyse de fractures multipartites et en limitant la dépendance à l’annotation manuelle.
Alix DE LANGLAIS (Valbonne) , Benjamin BILLOT , Marc-Olivier GAUCI , Hervé DELINGETTE