Mardi 24 mars
10:00

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C01
10:00 - 17:00

DCE de Neurochirurgie fonctionnelle et stéréotaxique
Spasticité et chirurgie du handicap

10:00 - 10:30 Spasticité : Evaluation chez l’adulte. Cecile LAMBERT (CCA) (Conférencier, Bordeaux)
10:30 - 11:00 Tests pré-chirurgicaux (ITB, TB, Blocs test, AG). Cecile LAMBERT (CCA) (Conférencier, Bordeaux)
11:00 - 11:30 Spasticité: Principes des indications neurochirurgicales et résultats. Patrick MERTENS (Head of the department) (Conférencier, LYON)
11:30 - 12:00 Techniques lésionnelles: radicotomie postérieure fonctionnelle. Kevin BUFFENOIR (PUPH) (Conférencier, Saint Pierre (REUNION), Réunion)
12:30 - 14:00 Pause Déjeuner.
14:00 - 14:30 Technique neuromodulatrice : infusions intrathécales. Insafe MEZJAN (CCA) (Conférencier, NANCY)
14:30 - 15:00 Spasticité: Techniques lésionnelles: Neurotomies sélectives. Corentin DAULEAC (Doctor) (Conférencier, Lyon)
15:00 - 15:30 Gestes orthopédiques en chirurgie de la spasticité. Philippe DENORMANDIE (conseiller) (Conférencier, paris)
15:30 - 16:00 Neuromodulation des troubles vésico-sphinctériens. Jean-Rodolphe VIGNES (PUPH Neurochirurgie) (Conférencier, Président du congrès SFNC 2026, Bordeaux)
16:00 - 17:00 Atelier pratiques : mannequin Medtronic pour KT intra-thécal, et apprentissage du remplissage des pompes.
Salle E1/E2
14:00

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B01
14:00 - 16:30

DCE PÉDIATRIE

14:00 - 16:30 Prise en charge des craniosténoses. Focus sur la trigonocéphalie.
14:00 - 14:15 Pourquoi opérer une trigonocéphalie ? Quelle technique ? Giovannna PATERNOSTER (Neurochirurgie) (Conférencier, Paris), Nadine TRAVERS (Conférencier, Tours)
14:15 - 14:25 La variante Marseillaise. Technique du point fixe. Vers une évolution des indications ? Grégoire PECH-GOURG (Conférencier, Marseille)
14:25 - 14:40 La gestion des creux temporaux dans la chirurgie de la trigonocéphalie. Olivier KLEIN (PUPH) (Conférencier, NANCY)
14:40 - 14:55 Prise en charge endoscopique de la trigonocéphalie. Federico DI ROCCO (PUPH) (Conférencier, Lyon)
14:55 - 15:10 Génétique des craniosténoses : focus sur la trigonocéphalie. Julien VAN-GILS (MCU-PH) (Conférencier, BORDEAUX)
15:10 - 15:25 Quel bilan et devenir cognitif ? Isabelle VERLUT (Conférencier, Lyon)
15:25 - 15:30 La découpe piézo. Intérêts. Introduction du hands-on Mectron. Edouard GIMBERT (PH neurochirurgie) (Conférencier, Bordeaux)
14:00 - 16:30 HANDS-ON de découpe au piezotome sur des crânes 3d de trigonocéphalie (collaboration MECTRON).
15:30 - 16:30 Hands-on piezo avec Mectron sur des crânes 3d de trigonocéphalie.
Salle F1/F2

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D01
14:00 - 17:00

JOURNÉE ANNUELLE 2026 DU CENTRE DE RÉFÉRENCE MALADIES RARES
Chiari, Malformations vertébro-médullaires: Errances diagnostiques – errances thérapeutiques. Les pièges à éviter.

Modérateurs : Nozar AGHAKHANI (PUPH) (PARIS), Fabrice PARKER (Paris), Jean-Rodolphe VIGNES (PUPH Neurochirurgie) (Président du congrès SFNC 2026, Bordeaux)
14:00 - 14:15 Chiari de l’Adulte avec une morphologie inhabituelle de crâne : conseils de neurochirurgiens pédiatres. Federico DI ROCCO (PUPH) (Conférencier, Lyon)
14:20 - 14:35 Approche clinique des Céphalées : comment s’orienter ? Anne PHILIPPE (Praticien Hospitalier) (Conférencier, Bordeaux)
14:40 - 14:55 Chirurgie de la scoliose - Chiari - Syringomyélie : dans quel ordre et avec quelles précautions ? Stéphane FUENTES (puph) (Conférencier, marseille)
15:00 - 15:10 Diagnostic de Chiari : errance médicale et "faux-diagnostic " : quel rôle pour les écoutants d'APAISER S&C ? Mado GILANTON
15:15 - 15:30 Chiari de l’enfant : ne pas oublier la suture sagittale. Irène STELLA (PH) (Conférencier, Nancy)
15:35 - 15:50 Caractéristiques radiologiques morphologiques et hemohydrodynamiques des HTIC idiopathiques et anomalies de chiari. Cyrille CAPEL (praticien hospitalier) (Conférencier, Amiens), Johann PELTIER (Professeur de Neurochirurgie) (Conférencier, AMIENS), Pauline CARLIER (interne) (Conférencier, amiens)
15:55 - 16:10 Hypotension intracrânienne, position basse des tonsilles, approche radiologique. Jean PAPAXANTHOS (Conférencier, Bordeaux)
16:15 - 16:30 Ma charnière crânio-cervicale est-elle instable ? Romuald SEIZEUR (Chef de Service) (Conférencier, BREST)
16:35 - 16:50 De quoi Chiari est-il le nom ? Descentes tonsillaires à l'heure du diagnostic intégré. Steven KNAFO (Neurochirurgien) (Conférencier, Paris)
16:50 - 17:00 Développement d’un score radio-clinique pour l’identification des descentes tonsillaires secondaires. Alessandro BROLI (Interne) (Conférencier, Paris)
Salle D1/D2
17:00

"Mardi 24 mars"

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D02
17:00 - 20:00

Conseil Scientifique

Salle D1/D2
Mercredi 25 mars
07:45 ACCUEIL & OUVERTURE DU CONGRES
08:30

"Mercredi 25 mars"

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A11
08:30 - 10:00

SESSION PÉDIATRIE
La trigonocéphalie du diagnostic à l'adolescence, le suivi avec ou sans chirurgie.

Modérateurs : Federico DI ROCCO (PUPH) (Lyon), Grégoire PECH-GOURG (Marseille)
08:30 - 08:45 Objectifs morphologiques de la chirurgie de la trigonocéphalie. Les creux temporaux, les dépressions supra orbitaires. Giovannna PATERNOSTER (Neurochirurgie) (Conférencier, Paris)
08:45 - 09:20 La prise en charge de la trigonocéphalie en chirurgie craniofaciale à Rotterdam. Irène MATHIJSSEN (Conférencier, Rotterdam, Pays-Bas)
09:20 - 09:35 Modélisation numérique dans la trigonocéphalie et les crêtes métopiques : intérêt clinique. Roman HOSSEIN KHONSARI (PU-PH - maxillo) (Conférencier, Paris)
09:35 - 09:45 Quel devenir cognitif ? Quel suivi pour les opérés et les non opérés ? Grégoire PECH-GOURG (Conférencier, Marseille)
09:45 - 10:00 Discussion & conclusion.
AMPHI A

"Mercredi 25 mars"

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B11
08:30 - 10:00

COMMUNICATIONS LIBRES - RACHIS

Modérateurs : Kevin BUFFENOIR (PUPH) (Saint Pierre (REUNION), Réunion), Stéphane FUENTES (puph) (marseille), Dominique LIGUORO (PUPH - chef de service) (bordeaux)
08:30 - 08:38 #51016 - CO01 La Réhabilitation Améliorée Après Chirurgie diminue-t-elle les complications sur les arthrodèses lombaires ?
CO01 La Réhabilitation Améliorée Après Chirurgie diminue-t-elle les complications sur les arthrodèses lombaires ?

Introduction : Les protocoles de réhabilitation améliorée après chirurgie (RAAC) ont pour objectif d’optimiser la prise en charge périopératoire afin de réduire la morbidité et la lourdeur des prises en charge chirurgicales, tout en maintenant la sécurité des patients. En chirurgie rachidienne, et notamment pour les arthrodèses lombaires, les données concernant l’impact de la RAAC sur les complications postopératoires restent limitées. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’effet de la RAAC sur les complications après arthrodèse lombaire au CHU de Nancy, ainsi que sur d’autres critères intéressant la période post-opératoire. Matériels et méthodes : Nous avons réalisé une étude observationnelle rétrospective monocentrique incluant des patients opérés d’une arthrodèse lombaire programmée entre janvier 2022 et juin 2025 au CHU de Nancy. Les patients ont été répartis en deux groupes selon la prise en charge périopératoire : RAAC versus prise en charge conventionnelle. Un score de propension a été calculé à partir des principales comorbidités des patients, permettant un appariement 1:1. Deux groupes comparables de 176 patients chacun ont ainsi été constitués, avec une répartition identique des techniques chirurgicales (PLIF, ALIF et MIS-TLIF). Nous avons ensuite étudié le taux de complication dans chacun des deux groupes, ainsi que la durée d’hospitalisation, l’orientation à la sortie, et d’autres critères cliniques et biologiques lors de la période hospitalière. Résultats : Après appariement, les deux groupes étaient comparables en termes de comorbidités et de type de chirurgie. La durée d’hospitalisation était significativement plus courte dans le groupe RAAC (p < 0,001). Le taux de retour direct à domicile était significativement plus élevé chez les patients RAAC, (p < 0,05). Les coûts globaux d’hospitalisation étaient significativement réduits dans le groupe RAAC (p < 0,05). Aucune différence significative n’a été observée entre les deux groupes concernant le taux de complications postopératoires. Conclusion : La mise en place d’un protocole RAAC pour les arthrodèses lombaires au CHU de Nancy a permis de réduire significativement la durée d’hospitalisation, d’améliorer le devenir à la sortie et de diminuer les coûts d’hospitalisation, sans augmentation du taux de complications. Ces résultats soutiennent l’intégration de la RAAC en chirurgie rachidienne.
Jean ELHOMSY (Nancy), Nacer MANSOURI, David MASSON, Sophie COLNAT-COULBOIS, Thierry CIVIT, Insafe MEZJAN
08:38 - 08:46 #51017 - CO02 L'ostéosynthèse percutanée associée à une vertébroplastie suffit-elle à traiter fractures A3 et A4 thoracolombaires non neurologiques ?
CO02 L'ostéosynthèse percutanée associée à une vertébroplastie suffit-elle à traiter fractures A3 et A4 thoracolombaires non neurologiques ?

Introduction : Les fractures thoracolombaires de type A3 et A4, selon la classification AO spine, représentent des lésions fréquentes de la colonne vertébrale, souvent causées par des traumatismes à haute énergie. Leur prise en charge chirurgicale repose principalement sur des techniques visant à restaurer la stabilité rachidienne et à optimiser la récupération fonctionnelle des patients. Parmi les options thérapeutiques, l’ostéosynthèse associée à la vertébroplastie (OS+VP) et l’ostéosynthèse associée à la corporectomie (OS+CP) sont couramment utilisées. Cependant, les bénéfices respectifs de ces deux stratégies sur la correction de l’alignement sagittal, notamment via l’évaluation de l’angle de Cobb, restent à préciser. Cette étude vise à comparer la correction de la cyphose régionale à 3 mois de la chirurgie entre ces deux techniques en mesurant l’angle de Cobb. Matériels et méthode : Une étude rétrospective a été menée au CHU Nancy de 2017 à 2022, sélectionnant 174 patients opérés pour une fracture thoracolombaire A3 ou A4. Parmi eux, 140 ont bénéficié d’une OS+VP et 34 d’une OS+CP. Les critères d’exclusion incluaient les fractures pathologiques, les fractures responsables d’un déficit neurologique et les patients présentant des contre-indications à l’une des procédures. L’angle de Cobb a été mesuré avant l’intervention et à trois mois après la chirurgie sur tomodensitométrie en coupe sagittale, constituant notre critère de jugement principal. En ce qui concerne les critères de jugement secondaires nous avons évalué l’angle de Cobb en post opératoire immédiat, la survenue de complications, le temps opératoire ainsi que la durée d’hospitalisation. Résultats : A 3 mois de la chirurgie, la réduction moyenne de l’angle de Cobb était de -5,74° dans le groupe OS+CP et de -5,75° dans le groupe OS+VP. L’analyse statistique n’a pas révélé de différence significative entre les deux groupes (p = 0,997 ; IC 95 % : -4,48 ; 4,50). Le temps opératoire et la durée d’hospitalisation était plus courte dans le groupe OP+VP (p<0,05). Conclusion : Notre étude suggère que l’OS+CP n’apporte pas de bénéfice significatif en termes de correction de l’angle de Cobb par rapport à l’OS+VP dans le traitement des fractures thoracolombaires A3 et A4. De plus, l’OS+VP permettait une hospitalisation et un temps chirurgical plus court. Ces résultats encouragent à privilégier une approche moins invasive lorsque cela est possible.
Jean ELHOMSY (Nancy), David MASSON, Nacer MANSOURI, Gaetan LAINE, Insafe MEZJAN
08:46 - 08:54 #51035 - CO03 La décompensation aiguë d’une sténose lombaire dégénérative est-elle une urgence fonctionnelle chirurgicale ?
CO03 La décompensation aiguë d’une sténose lombaire dégénérative est-elle une urgence fonctionnelle chirurgicale ?

Introduction : La sténose canalaire lombaire dégénérative (SCLD) est une pathologie neurochirurgicale croissante du fait du vieillissement de la population. Si son histoire naturelle demeure largement décrite, avec une évolution généralement lente, elle peut parfois se manifester lors d’une décompensation brutale avec apparition de déficits moteurs et/ou génito-sphinctériens. Actuellement, par analogie avec le syndrome de la queue de cheval d’origine discale, ces formes aiguës sont souvent opérées en urgence. Pourtant, la question du délai chirurgical reste largement débattue. Matériel et Méthodes : Il s’agit d’une série rétrospective de 85 patients consécutifs opérés dans le service de neurochirurgie du CHU de TOURS entre janvier 2020 et 2024. Les critères d'exclusion comprenaient les hernies discales associées à l’étage de la sténose, les spondylolisthésis et les scolioses dégénératives associés. La récupération neurologique a été évaluée selon l'échelle MRC (Medical Research Council). Résultats : L’âge médian de la série était de 70,7 ans. À l’inclusion, 84,7 % des patients présentaient un déficit moteur et 25,9 % des troubles génito-sphinctériens d’apparition brutale. Le suivi moyen était de 11.8 mois (SD 14,0). Une récupération neurologique complète a été observée chez 62,4 % des patients au premier suivi (en moyenne 4,6 mois). 92,9% des patients avaient au moins partiellement récupéré au dernier suivi. Aucune association significative n'a été mise en évidence entre le délai de la chirurgie et la récupération : < 48h (p=0,529), 2-7 jours (p=0,391), 8-15 jours (p=0,213) ou 1 mois (p=0,435). Par ailleurs, aucun autre facteur n'était significativement associé à la récupération, qu'il s'agisse de la sévérité de la sténose à l'IRM (p=0,147), de la sévérité initiale du déficit (p=0,06), de l'âge du patient (p=0,410) ou de l’étendue du nombre de muscles déficitaires (p=0,328). Discussion : Contrairement au syndrome de la queue de cheval lié à une hernie discale (ischémie radiculaire aiguë, destruction nerveuse directe), la physiopathologie de la SCLD repose davantage sur une congestion veineuse chronique, sans réel mécanisme lésionnel radiculaire identifié. Cette différence fondamentale pourrait expliquer l'absence d'impact du délai chirurgical immédiat. Par ailleurs, la littérature suggère qu'une récupération fonctionnelle peut survenir jusqu'à deux ans après l'intervention, ce qui relativise notre suivi moyen de 11,8 mois. Conclusion : Notre étude questionne le paradigme traditionnel d’une décompression en urgence pour les SCLD décompensée. En démontrant l'absence de corrélation significative entre le délai opératoire et la récupération neurologique, nous proposons une approche plus nuancée et pluridisciplinaire (MPR, rhumatologie), centrée sur le patient (âge, comorbidités, risques opératoires…).
Marie DUIGOU (Brest), Louis-Marie TERRIER, Alexia PLANTY-BONJOUR, Christophe DESTRIEUX, Ilyess ZEMMOURA, Patrick FRANÇOIS, Aymeric AMELOT
08:54 - 09:02 #51045 - CO04 L’osteosynthèse per cutané améliore la sécurité de la prise en charge des fractures thoraco-lombaires traumatiques non neurologiques par rapport à la chirurgie ouverte.
CO04 L’osteosynthèse per cutané améliore la sécurité de la prise en charge des fractures thoraco-lombaires traumatiques non neurologiques par rapport à la chirurgie ouverte.

Le traitement chirurgical des fractures thoraco-lombaires repose sur l’ostéosynthèse. En France, 50 % de ces procédures sont réalisées par les neurochirurgiens, souvent dans le cadre de la continuité des soins. Cette prise en charge a connu une transition progressive, passant des techniques chirurgicales ouvertes conventionnelles aux approches percutanées. Nous avons donc mené une étude rétrospective afin d’évaluer les complications associées à ces deux techniques dans ce contexte d’évolution des pratiques, au sein d’un centre régional où la traumatologie rachidienne est exclusivement prise en charge par les neurochirurgiens. L’inclusion des patients a été réalisée sur une période de huit ans, en excluant les fractures ostéoporotiques, cervicales, thoraciques hautes et celles associées à un déficit neurologique. Toute réintervention dans l’année suivant la procédure initiale était considérée comme une complication. Le choix entre une technique chirurgicale ouverte ou percutanée était laissé à la discrétion du chirurgien. Les variables suivantes ont été recueillies : sexe, âge, indice de masse corporelle, tabagisme actif, diabète, niveau de la fracture, type de fracture, longueur du montage chirurgical, durée de la chirurgie, durée d’hospitalisation, ainsi que l’expérience du chirurgien. Au total, 234 patients ont été inclus, avec un âge médian de 46 ans. Les fractures de type A représentaient 86 % des cas, et 72 % des fractures étaient localisées entre T12 et L1. Les procédures percutanées représentaient un tiers des chirurgies étudiées. 11% des patients ont été réopérés dans l’année suivant la chirurgie initiale, principalement pour des infections du site opératoire (n = 13), 5 pour malposition de vis, 7 pour débricolage et 2 pour d’autres motifs. Les résultats de cette étude montrent une diminution non significative du taux de complications à un an de suivi dans le groupe traité par ostéosynthèse percutanée. Le nombre d’infections était cependant significativement plus faible dans ce groupe. Les procédures percutanées étaient plus rapides (108 min vs 90 min) et permettaient une sortie d’hôpital plus précoce comparativement aux chirurgies ouvertes (5,76 jours vs 3,74 jours). La chirurgie percutanée représentait l’essentiel de la pratique au sein du centre sur les trois dernières années étudiées. Le taux global de réintervention de 11 % et la diminution notable des infections du site opératoire pour la chirurgie percutanée sont des résultats conformes à ceux publiés dans la littérature. Outre un taux de complications réduit, cette étude montre que la chirurgie percutanée est une procédure plus rapide et permet des séjours hospitaliers plus courts comparativement aux procédures « ouvertes ». Nous pouvons donc affirmer que la chirurgie percutanée est indiquée pour la prise en charge chirurgicale des traumatismes rachidiens et pensons qu’il s’agit d’une technique que les neurochirurgiens exposés à la traumatologie du rachis doivent maîtriser.
Paul FRECHON (CAEN), Frederick RAULT, Evelyne EMERY, Thomas GABEREL, Thomas METAYER, Francois LUCAS, Nathan DOLET
09:02 - 09:10 #51080 - CO05 Adoption de la chirurgie endoscopique du rachis en France : résultats d’une enquête nationale.
CO05 Adoption de la chirurgie endoscopique du rachis en France : résultats d’une enquête nationale.

Introduction Malgré plus de trente ans de recul, la chirurgie endoscopique du rachis reste inégalement diffusée en France. L’objectif de ce travail est de dresser un état des lieux des pratiques en France et d’identifier freins et leviers à sa diffusion. Méthodes Un questionnaire standardisé a été adressé à 522 membres de la Société Française de Chirurgie du Rachis. Les réponses, anonymisées, ont été analysées de manière descriptive. Résultats Cent vingt-trois chirurgiens ont répondu (24%). Parmi eux, seuls 39 (31,7%) déclarent utiliser l’endoscopie, bien que 92,1% rapportent de meilleures performances cliniques par rapport aux techniques conventionnelles, révélant un paradoxe diffusion-bénéfice ressenti par l'opérateur. Une observation marquante concerne le choix d’abord : l’interlaminaire est pratiqué par 97,3% des utilisateurs, alors que le transforaminal ne concerne que 67,6% d’entre eux. Cette hiérarchie inverse les tendances actuellement observées dans la plupart des programmes de formation internationaux, où le transforaminal représente souvent l’entrée dans la technique. La dynamique d’adoption s’avère polarisée. Près de la moitié des utilisateurs débutent (1 à 3 ans de pratique), tandis qu’un noyau restreint semble avoir franchi le cap d’intégration complète : trois chirurgiens réalisent plus de 30 actes mensuels, et quatre déclarent une activité 100% endoscopique, suggérant un basculement structurel dans certains centres. Enfin, les freins identifiés par les non-utilisateurs relèvent davantage de facteurs culturels que techniques : manque de conviction (38%) et manque de disponibilité pour se former (29%) arrivent devant les considérations technologiques pures. Conclusion La diffusion de l’endoscopie rachidienne en France semble caractérisée par deux phénomènes concomitants : une adoption globale modérée malgré une perception subjective largement positive des résultats, et une préférence nationale marquée pour l’abord interlaminaire au détriment du transforaminal. L’évolution future de la technique dépendra probablement moins de l’équipement que de l’accès à la formation.
Xavier CASTEL (Lyon), Marc SZADKOWSKI, Henri D'ASTORG
09:10 - 09:18 #51120 - CO06 Infections dans la chirurgie rachidienne non instrumentée : la suppression de l'antibioprophylaxie est-elle en cause ?
CO06 Infections dans la chirurgie rachidienne non instrumentée : la suppression de l'antibioprophylaxie est-elle en cause ?

La chirurgie rachidienne non instrumentée représente une grande partie des interventions neurochirurgicales. Les infections du site opératoire (ISO) sont des complications courantes. Depuis 2024, les recommandations officielles de la société française d'anesthésie réanimation (SFAR) préconisent l'arrêt de la prophylaxie antibiotique chez ces patients. L'objectif de cette étude est de comparer le taux d'ISO après une chirurgie rachidienne non instrumentée chez les patients opérés avec ou sans antibioprophylaxie. Il s'agit d'une série rétrospective monocentrique comprenant 651 patients opérés entre janvier 2022 et juin 2025 avec deux protocoles successifs d'antibioprophylaxie utilisés : de 2022 à 2023 (groupe A :antibioprophylaxie par céfazoline) et de 2024 à 2025 (groupe B : pas d'antibioprophylaxie). Le taux d'infection, les facteurs de risque d'infection et la bactériologie étaient les outils de mesures principaux. Au sein de notre série de 651 patients (401 dans le groupe A et 250 dans le groupe B), nous avons identifié 26 infections du site opératoire. Les taux d'infections étaient de 0,99% dans le groupe A (4/401) contre 8,8 % dans le groupe B (22/250) (p = 0,002). Les infections dans le groupe sans antibiotiques étaient plus graves, près de 50 % d'entre elles étant associées à des complications sérieuses (spondylodiscite, bactériémie et endocardite). Les staphylocoques prédominaient dans les deux groupes, mais des bacilles Gram négatifs sont apparus sans prophylaxie. Le modèle de régression logistique multiple a identifié que le score ASA 1 [HR : 0,027, IC à 95 % 0,005-0,150 ; p<0,0001], le score ASA 2 [HR : 0,038, IC à 95 % 0,008-0,119 ; p<.0001] et l'antibioprophylaxie [HR : .048, IC à 95 % .011-.202 ; p< .0001] étaient des facteurs favorables indépendants qui réduisaient significativement les infections pour les chirurgies du rachis non instrumentées. En revanche, nous soulignons que le diabète [HR : 3,120, IC à 95 % 1,091-8,924 ; p=.0034] était un facteur de risque prédictif indépendant d'infection pour les chirurgies du rachis non instrumentées. L'obésité (193/651 patients, p=.181) ou les traitements immunosuppresseurs (43/651 patients, p=.861) ne semblaient pas être des facteurs de risque d'infection. L'arrêt de l'antibioprophylaxie a entraîné une augmentation significative (multipliée par 8) de l'incidence et de la gravité des infections du site opératoire (ISO). Ces résultats confirment les données internationales et nous espérons que cette étude contribuera à la réévaluation des recommandations françaises.
Alexia PLANTY-BONJOUR (Tours), Aymeric AMELOT
09:18 - 09:26 #51123 - CO07 Étude comparant le SpineJack ® et le corset dans les fractures récentes AO Spine A1 : Critères d’orientation thérapeutique.
CO07 Étude comparant le SpineJack ® et le corset dans les fractures récentes AO Spine A1 : Critères d’orientation thérapeutique.

Introduction : Les fractures thoraco-lombaires représentent une proportion majeure des fractures rachidiennes, particulièrement localisées à la charnière T10–L2. Parmi elles, les fractures de type A1 selon la classification AOSpine sont des fractures de compression stables, dont la prise en charge reste débattue entre traitement chirurgical mini-invasif et traitement conservateur. Le SpineJack®, implant intravertébral initialement développé pour les fractures ostéoporotiques, a progressivement été proposé dans le cadre des fractures traumatiques récentes. Ce dispositif vise à restaurer la hauteur vertébrale et à limiter la déformation en cyphose, tandis que le corset constitue une alternative non invasive. L’objectif de ce travail est de comparer le SpineJack® au corset dans les fractures A1, en évaluant qualité de vie, paramètres radiologiques, reprise d’activité et seuil de correction justifiant l’approche chirurgicale. Sujet et méthodes : Cette étude rétrospective, observationnelle et monocentrique, menée au CHU d’Angers entre 2022 et 2024, compare l’efficacité du SpineJack® à celle du corset chez 97 patients présentant une fracture traumatique A1 récente. Les données cliniques et radiologiques ont été recueillies lors de l’admission, à trois mois, puis entre un et deux ans de suivi. Les critères principaux d’évaluation concernaient la qualité de vie à travers l’Oswestry Disability Index (ODI) et le SF-12 (PCS et MCS). Les critères secondaires incluaient la reprise du travail et de l’activité physique, ainsi que la corrélation entre paramètres radiologiques et résultats fonctionnels. Résultats : Les résultats montrent une amélioration significative du score ODI dans le groupe SpineJack (9,66 ± 13,14) par rapport au groupe corset (16,18 ± 13,14) à un an (p = 0,045). Aucune différence n’a été observée concernant les scores SF-12. Le SpineJack permet également une reprise du travail plus précoce (1,97 vs 4,46 mois ; p < 0,001). L’analyse multivariée identifie quatre facteurs prédictifs d’un meilleur score ODI : la reprise de l’activité physique, le retour au travail, le traitement par SpineJack et l’âge. Enfin, un seuil décisionnel de cyphose locale préopératoire ≥ 10° est proposé comme critère pertinent d’orientation thérapeutique en faveur du SpineJack. Conclusion : Le SpineJack® apparaît comme une alternative efficace au corset dans les fractures A1 récentes, offrant une amélioration fonctionnelle et un retour professionnel plus rapide, sans bénéfice démontré sur la qualité de vie perçue à long terme.
Ignacio BARRIO (Angers), Jean-Michel LEMEE, Rodrigue JAYR, Anne PASCO PAPON
09:26 - 09:34 #51138 - CO08 Traitement chirurgical des brèches durales rachidiennes avec hypotension intra crânienne: indications, résultats et analyse.
CO08 Traitement chirurgical des brèches durales rachidiennes avec hypotension intra crânienne: indications, résultats et analyse.

Le syndrome d’hypotension intra crânienne idiopathique est longtemps resté mystérieux quand à sa ou ses causes. Si les signes cliniques et radiologiques sont bien connus, et si la présence d’une brèche « spontanée » a longtemps été suspectée, la localisation de celle-ci était jusqu’à récemment difficile voire impossible. L’avénement des nouveaux myéloscanners a radicalement amélioré cela, conduisant à proposer la chirurgie beaucoup plus régulièrement. Depuis 2021, 126 patients ont été suivis pour un syndrome d’hypotension intra crânienne sur brèche méningée spinale. Parmi eux, 11 ont été traités chirurgicalement (soit 8,7%). Les autres ont soit subi des blood-patchs (dirigés ou non) ou ont guéri spontanément. Les procédures diagnostiques et de localisation de la brèche, d’indication opératoire, de même que les techniques chirurgicales et les résultats de la chirurgie sont détaillés. Sur les 11 patients opérés, 9 patients avaient une brèche de type I, 2 de type 2. Sont considérés comme guéris les patients n’ayant plus de symptômes, et n’ayant plus de signes d’hypotension sur l’imagerie cérébrale et spinale. 9 patients opérés ont été guéris, 1 a du être réopéré en raison de la persistance des symptômes, et le dernier ne présente plus de symptôme mais présente toujours une collection extra-durale spinale (SLEC) à l’IRM. Sur le plan chirurgical, 2 techniques ont été utiliseés : comblement de la brèche par voie intradurale uniquement, ou par voie intra et extra-durale. De courtes vidéos illustrations sont présentées. Au total, l’amélioration des techniques de myéloscanner a permis une meilleure localisation de la brèche et élargi la place de la chirurgie dans la prise en charge de ces patients très hétérogènes sur le mode de présentation clinique et radiologique. La stratégie actuelle consiste à proposer une chirurgie rapide chez les patients symptomatiques ou présentant des signes IRM d’hémosidérose chez qui une brèche a été localisée (hors type 3). La chirurgie est également proposée pour les patients améliorés par les blood-patchs ou chez qui les symptômes se sont nettement amendés mais qui présentent toujours un collection extra-durale spinale à l’IRM.
Vincent REINA (Paris), Aurélien NOUET, Eimad SHOTAR, Frédéric CLARENÇON, Alexandre CARPENTIER, Etienne LEFÈVRE
09:34 - 09:42 #51139 - CO09 Evaluation de l’efficacité diagnostique et thérapeutique de l’exploration et fermeture chirurgicale des brèches durales « spontanées » responsables d’un syndrome d’hypotension intracrânienne : Série rétrospective monocentrique de 45 patients.
CO09 Evaluation de l’efficacité diagnostique et thérapeutique de l’exploration et fermeture chirurgicale des brèches durales « spontanées » responsables d’un syndrome d’hypotension intracrânienne : Série rétrospective monocentrique de 45 patients.

Le syndrome d’hypotension intracrânienne est majoritairement secondaire à une brèche durale spontanée. Le diagnostic, souvent tardif, repose sur la documentation clinico-radiologique de l’hypotension intracrânienne et sur l’identification de la brèche par imagerie dynamique. Le traitement inclut des approches conservatrices, le blood-patch et la chirurgie. Cette étude a pour objectif d’évaluer les résultats des patients ayant bénéficié d’une exploration chirurgicale pour identification et fermeture d’une brèche durale responsable d’hypotension intracrânienne. Tous les patients inclus ont consulté au CHU de Montpellier pour un syndrome d’hypotension intracrânienne clinique. Ils ont bénéficié d’un bilan radiologique standardisé comprenant une IRM cranio-spinale et un myéloscanner dynamique permettant la localisation de la brèche. L’indication chirurgicale a été posée en concertation entre les équipes de neurochirurgie et neuroradiologie selon le type de brèche et sa localisation. Un suivi clinique et radiologique est ensuite réalisé à 3, 6 et 12 mois. Nous avons inclus 45 patients entre janvier 2023 et décembre 2025. L’âge moyen est de 44 ans et le sex-ratio H/F est de 0.41. Un antécédent traumatique est rapporté dans 8 cas (17 %). Les IRM cranio-spinales pré-opératoires retrouvent des signes d’hypotension intracrânienne dans 40 cas (89 %), et une collection épidurale dans 42 cas (93 %). Le myéloscanner a permis de suspecter fortement une brèche durale pour tous les patients et de la localiser. Au sein de notre cohorte, 24 patients (53 %) ont eu au moins un traitement antérieur (blood patch) d’efficacité temporaire et/ou partielle. L’exploration chirurgicale a identifié et confirmé une brèche dans 87 % des cas. Une amélioration précoce des anomalies radiologiques a été observée sur l’IRM spinale chez 84% des patients et sur l’IRM cérébrale chez 79% des patients dès les premiers jours post-opératoires. Cette amélioration se maintient et perdure, avec 86% de réduction des anomalies radiologiques médullaires et 92% de régression des anomalies encéphaliques à 3 mois. Ces modifications IRM sont corrélées dans 100% des cas à une amélioration clinique. Dans notre série, 10 patients ont présenté une complication post-opératoire dont 6 paraparésies légères et 3 reprises chirurgicales. Trois patients n’ont pas été améliorés significativement avec persistance d’une hypotension intracrânienne. Ainsi, l’exploration et le traitement chirurgical des brèches durales responsables d’hypotension intracrânienne est un traitement efficace et présentant une balance bénéfice/risque favorable pour ce type de pathologie. Le bilan initial et les imageries pré-opératoires sont indispensables afin de localiser précisément la brèche et guider le geste chirurgical. Cette prise en charge permet une amélioration clinique significative dans 84% des cas avec régression nette du syndrome d’hypotension intracrânienne clinique et des signes radiologiques dans plus de 85% des cas.
Nicolas LONJON, Carmen LUTZ (Lyon), Julien BOETTO, Marine LE CORRE, Federico CAGNAZZO, François Louis COLLEMICHE, Vivien SZABO
09:42 - 09:50 #51255 - CO10 Traumatismes vertébraux en ski et snowboard : une étude prospective descriptive dans les alpes françaises sur la saison 2023-2024.
CO10 Traumatismes vertébraux en ski et snowboard : une étude prospective descriptive dans les alpes françaises sur la saison 2023-2024.

Le ski-alpin et le snowboard sont des sports à risques traumatiques importants allant de 1,5 à 3 traumatismes pour 1000 forfaits jours dont 1 à 17% d’atteintes vertébrales. Avec 46,2 millions de forfaits jours vendus dans les Alpes Française sur la saison 2023-2024 cela fait du Centre Hospitalier Universitaire de Grenoble le plus gros centre de traumatologie rachidienne français intervenant dans ce domaine. Afin de réaliser un état des lieux de ces pratiques sportives et de rechercher des facteurs de gravité potentiels, nous avons réalisé cette étude prospective sur la saison 2023-2024 : elle inclut tous les avis donnés par les services de Neurochirurgie et d’Orthopédie de l’hôpital de Grenoble auprès des hôpitaux de la région concernant des fractures vertébrales ou des atteintes neurologiques médullaires liés à la pratique de sports d’hiver. On décompte 580 patients inclus dont 22 en seront exclus. Sur ces 580 inclusions 525 concernent le ski-alpin et le snowboard, 17 la luge, 4 le speed-riding et 12 le ski de fond. Nous nous sommes intéressés au ski-alpin et au snowboard, et nous avons montré que les hommes sont plus souvent atteints que les femmes de manière significative, et qu’ils sont également plus à risque de traumatisme sévère avec atteinte neurologique (OR = 3,53 ; p = 0,004) ou nécessité d’ostéosynthèse (OR = 2,83 ; p = 0,001). L’âge des traumatisés est également différent en fonction du genre, l’homme étant plus touché lorsqu’il est jeune (30% de 16 à 24 ans contre 19,6% chez la femme) contrairement à la femme qui le sera plus après la ménopause (32,3% de 55 à 75 ans contre 17,6% chez l’homme). Les atteintes neurologiques représentent 8,2% des traumatismes vertébraux allant de paresthésies sur atteintes cervicales (48,8%) aux para/tétraplégies (9,3%). Au vu des résultats de cette étude ainsi que des nombreux facteurs de risques connus et décrits dans la littérature, il serait intéressant de réaliser une étude détaillant de manière précise les traumatismes vertébraux les plus sévères et d’en faire la prévention auprès des intéressés.
Romain JEZRAOUI (GRENOBLE(GRENOBLE)), Stephan CHABARDES
09:50 - 09:58 #51278 - CO11 Pronostic neurologique des fractures lombaires responsables d’une atteinte de la queue de cheval.
CO11 Pronostic neurologique des fractures lombaires responsables d’une atteinte de la queue de cheval.

Introduction : Le pronostic neurologique des fractures lombaires (L2 à L5) responsables d’une atteinte radiculaire ou d’un syndrome de queue de cheval n’est pas décrit. Nous présentons la plus importante série consécutive de patients, opérés à Grenoble entre le 1er janvier 2020 et le 1er octobre 2025, présentant une fracture lombaire avec atteinte neurologique en dessous du cône médullaire terminal, leurs caractéristiques cliniques et leur devenir fonctionnel. Méthodes : Série consécutive rétrospective de 174 patients opérés à Grenoble d’une fracture lombaire (L2 à L5) entre janvier 2020 et octobre 2025. Parmi eux, 49 patients, soit 28% de l’échantillon, présentaient une atteinte neurologique (radiculalgie, paresthésies, déficit moteur, troubles sphinctériens). Les données concernant les caractéristiques cliniques des patients ainsi que leur devenir fonctionnel ont étés obtenues par la revue des dossiers médicaux. Résultats : L’âge moyen est de 37,1 ans. Le mécanisme traumatique est un accident lors d’une activité de montagne (29%), un AVP (14%) des cas, un accident domestique (essentiellement des chutes de grande hauteur) dans 24% des cas, une chute en parapente dans 25% des cas ou une défenestration dans 8% des cas. Le niveau lésé est L2 (37%), L3 (20 %), L4 (29 %), L5 (16 %). 22 patients avaient une atteinte neurologique sans déficit moteur (radiculalgies, paresthésies, troubles sphinctériens isolés). Concernant les patients présentant un déficit moteur (27 patients), le score ASIA initial était A pour 2 patients, B pour 4 patients, C pour 2 patients, D pour 19 patients. La chirurgie a systématiquement consisté en un premier temps d’ostéosynthèse postérieure avec décompression canalaire, dans les 12h suivant le traumatisme. Second temps antérieur pour 4 patients (8%). 20 patients (41%) présentaient une bèche durale traumatique, parmi eux 18 présentaient un déficit moteur. 81% des patients se sont améliorés au cours du suivi. Parmi les patients présentant initialement les atteintes neurologiques déficitaire les plus graves (ASIA A, B ou C, 8 patients): tous ont présentés une évolution remarquable avec notamment récupération de la marche et une fonction sphinctérienne utile sans autosondage. Parmi les patients ASIA D, 13 sont suivis dans le service et 11 ont présentés une récupération ad integrum. Conclusions : Le pronostic neurologique des fractures lombaires responsables d’une atteinte radiculaire ou d’un syndrome de queue de cheval semble meilleur que celui des traumatismes vertébro-médullaires (à score ASIA équivalent) et que celui des syndromes de la queue de cheval secondaires à une hernie discale.
Arnaud LAZARD, Emmanuel GAY, Adrien BILLET (Grenoble), Stéphan CHABARDÈS
AMPHI B

"Mercredi 25 mars"

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C11
08:30 - 10:00

SESSION VIDEOS

Modérateurs : Rabih ABOUKAIS (Professeur Universitaire - Praticien Hospitalier) (Lille), Damien BRESSON (PU-PH) (Suresnes)
08:30 - 08:37 #50982 - V01 Maximal safe function-based awake resection of a left frontal IDH-mutant diffuser glioma.
V01 Maximal safe function-based awake resection of a left frontal IDH-mutant diffuser glioma.

Background. The awake functional brain mapping for removing diffuse glioma shares a positive benefit-to-risk ratio with a low rate of permanent morbidity. Method. The technique requires intraoperative functional brain mapping to be performed under awake condition using direct electrical stimulations at both cortical and subcortical levels to identify brain connectivity supporting neurocognitive functions. Here, the resection is tailored laterally to langage pathways, posteriorly to premotor pathways, and inferiorly to anatomical landmarks. Conclusion. The awake functional brain mapping is a safe and efficient technique to remove diffuse glioma. Intraoperative functional brain mapping under awake condition allows preserving brain connectivity and tailoring the resection.
Johan PALLUD (PARIS), Angela ELIA, Marc ZANELLO, Alexandre ROUX
08:37 - 08:44 #51059 - V02 notes techniques à propos de la chirurgie des kystes épidermoides pétroclivaux de gros volume.
V02 notes techniques à propos de la chirurgie des kystes épidermoides pétroclivaux de gros volume.

La chirurgie des kystes épidermoides est au premier abord assez reproductible dès lors qu'il s'agit d'évacuer le contenu du kyste ; ces kystes lorsqu'ils intéressent l'angle ponto-cérébelleux ou la région pétroclivale posent des problèmes en terme de rapports anatomiques avec les structures neurovasculaires attenantes. Ces contraintes justifient d'ajustements techniques que nous nous proposons d'illustrer par des séquences de vidéo chirurgicales dans le cadre d'une expérience clinique relevant de 30 kystes épidermoïdes localisés à cette région pour plus de 1000 tumeurs de la base du crâne opérées par voie endocrânienne dans notre centre sur une période de 20 ans.
Pierre-Hugues ROCHE, Alexandre POUDREL (Marseille), Andrea PIZZI, Hussein BALHAS
08:44 - 08:51 #51085 - V03 Hémangiome orbitaire : exérèse par voie endoscopique endonasale transethmoïdale en monobloc.
V03 Hémangiome orbitaire : exérèse par voie endoscopique endonasale transethmoïdale en monobloc.

Introduction Les hémangiomes orbitaires, actuellement désignés comme malformations veineuses cavernomateuses orbitaires, sont des lésions vasculaires bénignes encapsulées et constituent la lésion primitive de l’orbite la plus fréquente chez l’adulte. Ils peuvent se développer dans n’importe quelle région de l’orbite, mais sont le plus souvent localisés dans le tiers moyen de l’orbite, en position intraconale latérale par rapport au nerf optique. Le signe clinique le plus fréquent est la proptose du globe oculaire (ou exophtalmie), suivie de l’atteinte visuelle, qui représente le deuxième motif de consultation. La localisation et la taille tumorales dictent le choix de l’approche chirurgicale, parmi lesquelles figurent l’orbitotomie antérieure (transcutanée ou transconjonctivale), l’orbitotomie latérale (approche de Kroenlein), les abords transcrâniens (fronto-orbitaires ou fronto-orbito-zygomatiques), ainsi que les abords endoscopiques (endonasaux ou transorbitaires). Nous présentons ici une prise en charge chirurgicale par voie endoscopique endonasale transethmoïdale, illustrée en vidéo. Observation Un patient de 48 ans, sans antécédents particuliers, consultait pour une baisse progressive de l’acuité visuelle associée à un scotome central. L’examen par tomographie en cohérence optique (OCT) révélait une perte axonale. L’IRM orbitaire mettait en évidence une lésion du canal optique, située en position inféro-médiale par rapport au nerf optique, en hypersignal T2 homogène et fortement rehaussée après injection de gadolinium, en faveur d’un hémangiome orbitaire. Technique Une approche endoscopique endonasale transethmoïdale uninarinaire a été réalisée. Elle a permis une décompression large de la paroi médiale de l’orbite et du canal optique. Après ouverture de la péri-orbite, l’exérèse monobloc de la lésion a été réalisée. Le nerf optique, décomprimé dans l’apex orbitaire, a pu être visualisé. La reconstruction de la péri-orbite a été effectuée à l’aide d’un patch hémostatique résorbable à base de fibrine, associé à une colle biologique. Résultats Le contrôle postopératoire immédiat confirmait une exérèse complète de la lésion, sans aggravation des troubles visuels. L’examen ophtalmologique à un an retrouvait une amélioration du statut visuel. Conclusion La voie endoscopique endonasale transethmoïdale constitue une option chirurgicale sûre et efficace pour l’exérèse des hémangiomes orbitaires localisés dans l’apex orbitaire, en particulier dans les localisations médiales ou inférieures. Elle offre un accès direct aux lésions profondes avec une morbidité limitée, à condition d’une sélection rigoureuse des indications. La vidéo associée illustre les étapes clés de la procédure et les points techniques essentiels.
Julie ROSUEL (Montpellier), Valentin FAVIER, Julien BOETTO
08:51 - 08:58 #51158 - V04 syndrome jonctionnel sur arthrodèse, approche endoscopique.
V04 syndrome jonctionnel sur arthrodèse, approche endoscopique.

Arthrodèse L5S1, décompensation étage L4L5, constitution d'une hernie discale extraforaminale, description de la technique chirurgicale de cure de l'hernie discale sous endoscopie (endospine) par abord inter-transversaire.
Luc CHADAN (DRACY LE FORT)
08:58 - 09:05 #51162 - V05 Rhizotomie sélective juxtapontine du nerf trijumeau par voie rétrosigmoïde keyhole dans les névralgies trigéminales réfractaires sans conflit vasculaire significatif.
V05 Rhizotomie sélective juxtapontine du nerf trijumeau par voie rétrosigmoïde keyhole dans les névralgies trigéminales réfractaires sans conflit vasculaire significatif.

Introduction La névralgie trigéminale (NT) est classiquement traitée par microdécompression vasculaire lorsqu’un conflit neurovasculaire compressif est identifié. Toutefois, certains patients présentent une NT typique réfractaire aux traitements médicaux, sans conflit compressif significatif à l’IRM, ou une récidive après procédure ablative telle que la radiochirurgie stéréotaxique. Dans ces situations, la rhizotomie sélective du nerf trijumeau constitue une alternative chirurgicale pertinente, fondée sur la somatotopie fonctionnelle du contingent sensitif. Objectif Présenter, à travers une vidéo chirurgicale, la technique de rhizotomie sélective juxtapontine du nerf trijumeau réalisée par une voie rétrosigmoïde keyhole. Cette vidéo est également l’occasion de rappeler l’anatomie chirurgicale et la somatotopie fonctionnelle du nerf trijumeau, indispensables à la réalisation d’un geste ciblé et sûr. Méthode L’intervention est réalisée sous anesthésie générale, en position park-bench, par une craniotomie rétrosigmoïde keyhole. Après ouverture de la citerne et exposition de l’angle ponto-cérébelleux, le nerf trijumeau est identifié à son émergence du tronc cérébral. Une inspection systématique du root entry zone est effectuée afin de confirmer l’absence de conflit vasculaire compressif significatif. La rhizotomie est ensuite réalisée au niveau juxtapontin par section sélective de la portion ventrolatérale de la pars major du contingent sensitif, en respectant les fibres dorsomédiales (territoire cornéen) et le contingent moteur. La vidéo détaille les repères anatomiques, l’orientation de la section et les précautions techniques. Résultats / Apport de la vidéo Nous rapportons le cas d’une patiente de 65 ans présentant une récidive typique de NT dix ans après radiochirurgie Gamma Knife, avec intolérance complète aux traitements médicamenteux. L’exploration chirurgicale confirme l’absence de conflit compressif significatif. La rhizotomie sélective permet un soulagement immédiat et durable de la douleur. L’IRM postopératoire objective la zone de rhizotomie au niveau juxtapontin du nerf trijumeau, corrélée à l’efficacité clinique. Une hypoesthésie faciale limitée est observée, avec préservation du réflexe cornéen. Conclusion La rhizotomie sélective juxtapontine du nerf trijumeau par voie rétrosigmoïde keyhole est une technique chirurgicale efficace et reproductible dans les NT réfractaires sans conflit vasculaire compressif significatif ou en cas de récidive après radiochirurgie. La vidéo met en évidence les repères anatomiques essentiels et les gestes clés permettant d’optimiser les résultats fonctionnels tout en limitant la morbidité.
Arthur LECLERC (Caen), Evelyne EMERY
09:05 - 09:12 #51163 - V06 Résection microchirurgicale des brides arachnoïdiennes spinales thoraciques : technique et rappels anatomiques à partir d’une vidéo opératoire.
V06 Résection microchirurgicale des brides arachnoïdiennes spinales thoraciques : technique et rappels anatomiques à partir d’une vidéo opératoire.

Introduction Les brides arachnoïdiennes spinales (arachnoid webs) constituent une cause rare mais probablement sous-diagnostiquée de compression dorsale de la moelle thoracique. Elles entraînent une obstruction focale de la circulation du liquide cérébrospinal, responsable du signe radiologique caractéristique en « scalpel » et fréquemment associée à une syringomyélie. La reconnaissance de cette entité est essentielle, car le traitement chirurgical permet une restauration immédiate de la dynamique du LCS et une amélioration neurologique significative. Objectif Présenter, à travers une vidéo chirurgicale didactique, la technique de résection microchirurgicale d’une bride arachnoïdienne thoracique. Cette vidéo est également l’occasion de rappeler l’anatomie chirurgicale de l’espace sous-arachnoïdien dorsal, la physiopathologie de l’obstruction du LCS et les éléments permettant de différencier cette entité des autres pathologies arachnoïdiennes dorsales. Méthode La procédure est réalisée sous anesthésie générale, en position ventrale. Une laminectomie thoracique ciblée est effectuée, suivie d’une ouverture durale longitudinale. Après ouverture soigneuse de l’arachnoïde, la bride est identifiée comme une membrane fibreuse transverse, adhérente à la face dorsale de la moelle. La résection est réalisée sous microscope par dissection microchirurgicale fine, en évitant toute traction sur les cordons postérieurs. La vidéo détaille les repères anatomiques, les étapes de la dissection et les précautions techniques permettant de restaurer la circulation du LCS sans morbidité médullaire. Résultats / Apport de la vidéo Nous illustrons la technique à partir du cas d’un patient de 56 ans présentant une myélopathie thoracique progressive associée à une syringomyélie extensive. La résection complète de la bride entraîne une restauration immédiate de la pulsatilité du LCS et une amélioration clinique précoce. L’IRM postopératoire confirme la disparition de la compression dorsale et la régression progressive de la syringomyélie. La vidéo met en évidence les pièges diagnostiques et chirurgicaux, ainsi que les points clés pour éviter les complications. Conclusion La résection microchirurgicale des brides arachnoïdiennes thoraciques est un geste efficace et sûr lorsqu’il est correctement indiqué. La vidéo souligne l’importance de la compréhension anatomique et physiopathologique de cette entité pour optimiser le diagnostic et le résultat chirurgical, et constitue un support pédagogique utile pour la pratique quotidienne.
Arthur LECLERC (Caen), Louis ANZALONE, Evelyne EMERY
09:12 - 09:19 #51199 - V07 Revascularisation cérébrale mini-invasive ats-acm guidé par l'angiographie 3d préopératoire.
V07 Revascularisation cérébrale mini-invasive ats-acm guidé par l'angiographie 3d préopératoire.

Background – Superficial temporal artery (STA) to middle cerebral artery (MCA) bypass surgery remains a technically demanding procedure in which neurological outcomes are closely linked to surgical precision. Minimally invasive strategies aim to reduce procedure-related morbidity by limiting operative time, skin incision length, craniotomy size, and dural opening. Methods – Three minimally invasive STA-MCA bypass were performed through an enlarged burr hole (2-2.5 cm), emphasizing presurgical planning with 3D digital subtraction angiography (3D-DSA)-guided neuronavigation. Indications included hemorrhagic moyamoya syndrome, ischemic moyamoya disease, and subacute revascularization following internal carotid artery dissection. Conclusion – We present three surgical cases with an accompanying video showing that precise presurgical localization of the recipient vessel using 3D-DSA-guided neuronavigation, combined with technical refinements, enables safe and efficient minimally invasive STA-MCA bypass and may reduce procedure related morbidity.
Alexandre GEHANNO (Paris), Alexandre CARPENTIER, Aurelien NOUET, Etienne LEFEVRE
09:19 - 09:26 #51208 - V08 Volumineux kyste péri-anévrysmal intraparenchymateux : une solution chirurgicale après échec du traitement endovasculaire.
V08 Volumineux kyste péri-anévrysmal intraparenchymateux : une solution chirurgicale après échec du traitement endovasculaire.

Les kystes parenchymateux péri-anévrismaux intracrâniens constituent une entité rare et mal comprise, principalement rapportée sous forme de cas cliniques isolés. Ils sont le plus souvent associés à des anévrismes intracrâniens volumineux et partiellement thrombosés. Leur physiopathologie reste débattue, impliquant possiblement des phénomènes inflammatoires, une rupture de la barrière hémato-encéphalique, des micro-hémorragies répétées et une dilatation secondaire des espaces de Virchow-Robin. La littérature récente souligne le rôle clé de l’œdème péri-anévrismal comme phase précurseur, précédant la formation et la progression du kyste. Sur le plan clinique, ces kystes peuvent rester longtemps asymptomatiques, mais tendent à augmenter progressivement de volume et peuvent engendrer un effet de masse, des déficits neurologiques focaux, des troubles cognitifs ou des crises d’épilepsie. Leur évolution naturelle est imprévisible et la prise en charge n’est pas codifiée. Les options thérapeutiques rapportées incluent la surveillance, la fenestration chirurgicale, le drainage par dérivation interne, ou le retraitement de l’anévrisme s’il reste perméable ou évolutif. Les résultats sont variables, avec un risque notable de récidive. Nous présentons une vidéo chirurgicale illustrant la prise en charge d’un anévrysme géant carotidien droit compliqué d’un kyste temporal intraparenchymateux, révélé par une crise tonico-clonique généralisée. Après des recanalisations successives malgré deux traitements endovasculaires associant coiling et mise en place de deux stents à diversion de flux, et devant l’évolution du kyste péri-anévrysmal, une prise en charge chirurgicale a été décidée. La stratégie opératoire comprenait la réalisation d’un double bypass protecteur entre l’artère temporale superficielle et des branches M4 frontale et temporale de l’artère cérébrale moyenne, suivie d’une exposition par voie sous-temporale de l’artère carotide interne intrapétreuse afin d’obtenir un contrôle proximal du vaisseaux, rendu impossible au niveau intracrânien en raison de la présence des flow-diverters. Secondairement, une fenestration du kyste a été réalisée, suivie du clipping de l’anévrysme. Les résultats postopératoires montrent une exclusion complète de l’anévrysme, ainsi qu’une diminution significative du volume du kyste et de l’œdème intraparenchymateux à distance de l’intervention. Ce cas illustre la complexité diagnostique et thérapeutique des anévrysmes associés à des kystes intraparenchymateux et souligne l’importance d’une approche multidisciplinaire pour une prise en charge optimale.
Matei MILITARU (Paris), Anne-Laure BERNAT, Alexis GUEDON, Vittorio CIVELLI, Sebastien FROELICH
09:26 - 09:33 #51216 - V09 Un écarteur simple et adaptable pour la neurochirurgie transorbitaire: application dans l’abord lacrymal keyhole.
V09 Un écarteur simple et adaptable pour la neurochirurgie transorbitaire: application dans l’abord lacrymal keyhole.

Objectif : Les abords transorbitaires (ATO) offrent un accès mini-invasif aux lésions des etages moyen et anterieur de la base du crane. Cependant, la rétraction orbitaire reste une difficulte de cette chirurgie car les corridors étroits limitent la maniabilité instrumentale, et une rétraction excessive augmente le risque de complications. Les écarteurs rigides ou malléables conventionnels peuvent obstruer le champ opératoire ou exercer une pression inhomogène sur les tissus orbitaires fragiles. Nous présentons un écarteur semi-rigide et economique, conçu pour optimiser la rétraction orbitaire dans les approches transorbitaires. Méthodes : Nous décrivons la fabrication et l’utilisation de cet écarteur à travers un cas clinique représentatif opéré pour un méningiome de la paroi latérale du sinus caverneux par un abord transorbitaire lacrymal keyhole (TELKA). L’écarteur est fabriqué à partir d’un boîtier cylindrique de foret, découpé en deux demi-coquilles aux bords arrondis. Lors de la phase osseuse, une première pièce est positionnée sur le toit orbitaire afin d’assurer la protection et la rétraction du périorbite, tandis qu’une seconde peut être placée latéralement pour protéger le muscle temporal si nécessaire. Une fois un espace de travail suffisant obtenu, l’écarteur latéral est retiré et l’écarteur médial est maintenu tout au long de l’intervention. Résultats : Au cours de treize procédures TELKA, l’écarteur semi-rigide a permis une rétraction stable, à faible intensité et à répartition homogène de la pression, tout en minimisant l’encombrement du corridor opératoire. Il a facilité la maniabilité des instruments en microscopie et en endoscopie. Aucune complication orbitaire ou visuelle liée à la rétraction n’a été observée. Les structures périorbitaires ont été préservées, sans proptose postopératoire ni défaut esthétique. Conclusion : Cet écarteur semi-rigide à faible cout constitue un outil sûr, personnalisable et reproductible permettant d’améliorer la liberté chirurgicale tout en réduisant la morbidité orbitaire lors des approches transorbitaires. Particulièrement adapté aux procédures keyhole telles que la TELKA, il représente une alternative simple et efficace aux systèmes de rétraction conventionnels.
Luca FERLENDIS (Paris), Arianna FAVA, Thibault PASSERI, Rosaria ABBRITTI, Sebastien FROELICH
09:33 - 09:40 #51236 - V10 Chirurgie d’une malformation artério-veineuse cervicale rompue : déroute chirurgicale ou un bon choix ?
V10 Chirurgie d’une malformation artério-veineuse cervicale rompue : déroute chirurgicale ou un bon choix ?

Introduction: Les malformations artérioveineuses médullaires sont d’origine congénitale, se manifestent avant 4O ans par des hémorragies méningées (1/3) et des troubles neurologiques aigus, régressifs partiellement et évoluant par poussées vers un état grabataire en 10 à 20 ans. Leur diagnostic est suspecté à L’IRM et confirmé par l’angiographie avec des aspects variés allant du simple shunt artérioveineux à de volumineuses malformations multi-pédiculaires au drainage veineux pseudo-tumoral. Le diagnostic différentiel se pose avec les cavernomes lorsqu’elles saignent. Leur traitement fait appel à l’embolisation et dans certaines situations à la chirurgie. Cas Clinique : une femme de 25 ans sans antécédents admise aux urgences médicochirurgicales du CHU de Batna pour une tétraplégie incomplète d’installation brutale. L’examen clinique retrouve une patiente consciente scorée 15 /15 avec une tétraplégie incomplète à prédominance crurale. L’IRM cérébro-medullaire a révélé une compression médullaire cervicale par un cavernome probable qui a saigné en C4C5.Nous ne disposant pas d’angiographie dans toute la région. On a opéré la patiente par une laminectomie de C4 et C5 et à l’ouverture de la dure mère :la surprise d’un aspect de peloton vasculaire avec de multiples afférences postérieures évoquant une malformation artério-veineuse. Entre le choix d’arrêter l’intervention ou continuer, On a opté pour la chirurgie .on a procédé à la préservation de l’artère et la veine spinale postérieures et la coagulation des afférences ce qui a permis l’affaissement du nidus incrusté en intramédullaire et en s’aidant à l’évacuation de l’hématome à travers une petite cardiotomie postérieure. Résultats : l’évolution post- opératoire était favorable avec conservation de la mobilité des deux membres supérieurs. La patiente a été adressé vers un centre de rééducation. L’anapathe est revenue en faveur d’une malformation artérioveineuse et l’angiographie de contrôle a montré l’absence de toute malformation vasculaire. Conclusion :si la confirmation diagnostique des malformations artérioveineuses reste facile dans des centres qui disposent d’angiographie, cependant sa prise en charge thérapeutique reste difficile avec des résultats qui dépendent de l’état neurologique préopératoire
Abdelaziz BENNADJI, Inas MERAD (Batna, Algérie), Kheira DIFFALLAH
09:40 - 09:47 #51239 - V11 Hernie discale transdurale post-traumatique de la jonction thoraco-lombaire.
V11 Hernie discale transdurale post-traumatique de la jonction thoraco-lombaire.

INTRODUCTION Les hernies discales transdurales sont des entités rares, au diagnostic radiologique souvent délicat. Nous rapportons le cas d’un jeune patient présentant une compression du cône médullaire par une hernie discale transdurale post-traumatique. DESCRIPTION DU CAS Il s’agit d’un patient de 29 ans, victime d’un accident de la voie publique en véhicule léger. Il présentait des douleurs lombaires associées à des sciatalgies S1 bilatérales. L’examen clinique retrouvait une hypoesthésie fessière gauche et une rétention aiguë d’urines. La tomodensitométrie lombaire montrait une cyphose locorégionale en L1–L2, sans lésion osseuse. L’IRM thoraco-lombaire objectivait une entorse du segment mobile L1–L2, classée B2 selon l’AO Spine, associée à un syndrome de masse comprimant le cône médullaire à gauche. Une discontinuité du ligament longitudinal postérieur orientait vers le diagnostic d’hernie discale transdurale post-traumatique. Une laminectomie L1–L2 a permis l’exérèse de la hernie par voie intradurale sous microscope opératoire. Le matériel discal était identifiable entre le cône médullaire et les racines de la queue de cheval. Après extraction, l’inspection par versant gauche du cône retrouvait l’orifice transdural, traité par apposition d’un patch. Une arthrodèse postérieure T12–L3 a été réalisée en raison de l’instabilité. L’évolution précoce était marquée par une amélioration des lombalgies, la disparition des sciatalgies et la persistance de troubles sphinctériens nécessitant des autosondages. DISCUSSION Une revue de la littérature publiée en 2025 par Morella et al. rapporte 285 patients issus de 161 articles. Les hernies discales transdurales représentent moins de 0,3 % des hernies discales, touchant principalement les étages lombaires bas. Seuls 6 % des cas surviennent dans un contexte post-traumatique, comme chez notre patient. L’âge médian rapporté est de 54 ans (extrêmes : 24–90 ans). Les mécanismes physiopathologiques supposés reposent sur des adhérences entre l’annulus fibrosus, le ligament longitudinal postérieur et la dure-mère, rendant le jeune âge de notre patient inhabituel. Le signe radiologique le plus spécifique est la discontinuité du ligament longitudinal postérieur. Cliniquement, l’atteinte neurologique est souvent sévère, justifiant une prise en charge chirurgicale urgente. La gestion de la brèche durale antérieure est décrite dans moins de la moitié des cas, le plus souvent par des techniques non suturées. Parmi 66 patients analysés, seuls 9 ont présenté une fuite de LCR post-opératoire, absente dans notre cas. CONCLUSION Ce cas illustre une hernie discale transdurale post-traumatique exceptionnelle compliquant une entorse rachidienne, responsable d’une compression du cône médullaire. La littérature souligne la rareté de cette entité, les difficultés diagnostiques et la nécessité d’une décompression chirurgicale précoce face à la gravité neurologique, avec des récupérations fonctionnelles souvent incomplètes.
Bastien GOUGES (RENNES), Mahamadou COULIBALY, François PROUST, Pierre-Louis HENAUX
09:47 - 09:54 #51269 - V12 Utilisation d’un lambeau pédiculé de l’avant-bras pour la reconstruction endonasale de la région préclivale.
V12 Utilisation d’un lambeau pédiculé de l’avant-bras pour la reconstruction endonasale de la région préclivale.

Introduction :
La chirurgie endonasale étendue de la base du crâne, en particulier au niveau préclival, expose à des pertes de substance complexes et à un risque élevé de complications, notamment de fistule de liquide cérébrospinal. Les techniques de reconstruction locales peuvent être insuffisantes dans certaines situations, justifiant le recours à des solutions alternatives. Observation / Objectif :
Nous rapportons l’utilisation d’un lambeau pédiculé de l’avant-bras, suturé sur une branche de la carotide externe, transféré par voie endonasale, pour la reconstruction de la région préclivale après chirurgie de la base du crâne. L’objectif est de décrire la faisabilité, les indications et les résultats fonctionnels de cette technique originale. Technique chirurgicale :
Après résection de la lésion préclivale par voie endonasale élargie, un lambeau pédiculé de l’avant-bras est prélevé, préparé et acheminé jusqu’au site receveur par un abord endonasale. Le lambeau est positionné afin d’assurer une couverture étanche de la zone préclivale, permettant une reconstruction solide et bien vascularisée. Résultats :
La mise en place du lambeau a permis une fermeture satisfaisante du défect, sans complication majeure peropératoire. L’évolution postopératoire a été favorable, sans fistule de liquide cérébrospinal ni nécrose du lambeau. La cicatrisation locale et les résultats fonctionnels se sont révélés satisfaisants. Conclusion :
La reconstruction endonasale de la région préclivale par un lambeau pédiculé de l’avant-bras est une technique faisable et efficace, à envisager dans les situations complexes de chirurgie de la base du crâne lorsque les options conventionnelles sont limitées.
Konstantina KAVOURA, Damien BRESSON (Suresnes)
Salle F1/F2
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10:05 - 10:25 #51185 - EP05 Prise en charge optimisée des hématomes intracérébraux par chirurgie mini-invasive guidée par échographie (HUG-MIS) : note technique.
EP05 Prise en charge optimisée des hématomes intracérébraux par chirurgie mini-invasive guidée par échographie (HUG-MIS) : note technique.

Nous présentons une note technique et des résultats préliminaires concernant la chirurgie mini-invasive guidée par échographie pour la prise en charge des hémorragies intracérébrales (HIC), basée sur huit cas (quatre HIC spontanées et quatre HIC secondaires). La procédure ciblait des hématomes profonds, cérébelleux et lobaires, avec une extension intraventriculaire dans cinq cas. À l’admission, les patients présentaient un score moyen de GCS à 11 ± 4,7 et un NIHSS à 14,7 ± 4,8. Avant la MIS, le GCS moyen diminuait à 8,4 ± 4,1, tandis que le NIHSS demeurait relativement stable à 14,5 ± 3,7. La MIS guidée par échographie a été réalisée avec un délai médian de 5,6 heures (IQR 3,8–22,7), pour une durée moyenne de procédure de 40 ± 19,1 minutes et une durée moyenne d’hospitalisation de 33,2 ± 25,9 jours. Le volume des HIC spontanées est passé de 67,7 ± 25,1 mL (31,2–86,4) à 15,7 ± 7 mL (7–22), soit une évacuation de 76,8 ± 6 % (69,4–84,03 %). Les HIC secondaires ont diminué de 68,7 ± 36,2 mL (48–123) à 27 ± 5,5 mL (20–32,8), correspondant à une évacuation de 56,7 ± 13,7 % (43,3–75,1 %). Il est à noter que les hématomes lobaires spontanés présentaient un taux moyen d’évacuation plus élevé (79,2 ± 4,2 %) que le cas unique d’hématome profond (69,4 %). Les scores moyens de GCS et de NIHSS en postopératoire étaient respectivement de 11 ± 4,3 et 12 ± 9,8. À la sortie, deux patients présentaient une évolution favorable (mRS 0–2), trois présentaient un handicap sévère (mRS 5) et trois sont décédés au cours de l’hospitalisation (mRS 6). Nous concluons que la chirurgie mini-invasive écho-guidée est une technique simple et efficace pour l’évacuation des hématomes. Des études de plus grande ampleur sont nécessaires pour préciser sa place, en particulier par rapport aux autres techniques mini-invasives, dans la prise en charge des HIC.
Nourou Dine A BANKOLE (Tours), Raphael LY, Etienne DUGAST, Aymeric AMELOT, Marco PASI, Gregoire BOULOUIS
10:05 - 10:25 #51200 - EP06 Association d’une fistule artérioveineuse durale spinale et d’une fistule piale périmédullaire : Cas clinique et revue de la littérature.
EP06 Association d’une fistule artérioveineuse durale spinale et d’une fistule piale périmédullaire : Cas clinique et revue de la littérature.

Abstract : Background : Le traitement microchirurgical des fistules artérioveineuses durales (FAVD) constitue le gold-standard et permet souvent une amélioration neurologique pérenne. En l’absence d’amélioration fonctionnelle post-opératoire, il faut suspecter en premier lieu un traitement incomplet ou une erreur d’étage vertébral. Rarement, cette absence d’amélioration peut révéler une fistule périmédullaire associée à la FAVD, non visible sur l’angiographie initiale car masquée par la FAVD. L’association d’une fistule artérioveineuse durale à une fistule périmédullaire chez un même patient est donc exceptionnelle, avec moins de 10 cas retrouvés dans la littérature. Description du cas : Il s’agit d’un patient de 73 ans aux antécédents de canal lombaire étroit opéré, hospitalisé pour des radiculalgies bilatérales mal systématisées associées à un déficit sensitivomoteur (côté à 1-2/5 aux deux membres inférieurs), ainsi qu’à des troubles sphinctériens. Son IRM médullaire révèle un œdème intramédullaire dorsal étendu avec, à l’angiographie, une FAVD typique T10 gauche, de même niveau et de même côté que son artère d’Adamkiewicz. Une exclusion microchirurgicale en salle hybride (avec artériographie médullaire peropératoire considérée comme normale en fin de chirurgie) est réalisée sans complication. Néanmoins, l’état du patient continue de se détériorer les semaines suivantes, corrélé à l’aggravation de l’œdème médullaire à l’IRM. Une nouvelle artériographie médullaire confirme la cure de la FAVD T10 gauche opérée, mais révèle une fistule piale périmédullaire à l’étage sus-jacent (T9 droit). Le patient est donc repris chirurgicalement en salle hybride avec artériographie peropératoire pour la cure complète de sa fistule périmédullaire. L’évolution neurologique est favorable avec une nette récupération motrice à 4/5 à 6 mois et la régression significative de l’œdème médullaire à l’IRM. Conclusion : La coexistence de fistules artérioveineuses de natures différentes chez un même patient, même si elle reste exceptionnelle, est possible et ne doit pas être oubliée notamment lorsque le traitement d’une fistule artérioveineuse durale n’apporte pas les bénéfices escomptés. Une revue de la littérature est proposée et la pathogénie de telles associations est discutée. Mots clés : Moelle épinière, malformation vasculaire, fistule artérioveineuse durale, fistule périmédullaire
Edouard MORLAIX (Dijon), Moncef BERHOUMA, Jacques BEAURAIN, Giulia COSSU, Ahmed EL CADHI, Olivier BALAND, Maxime LLEU, Tuan LE VAN, Catherine CAO, Walid FARAH, Luc KERHERVE, Alia HOUIDI, Jean-Francois BELLUS, Julian LOPEZ, Pierre DE BUCK, Kerima BELHADJALI, Nourou Dine BANKOLE, Frederic RICOLFI, Pierre THOUANT, Brivael LEMOGNE, Pierre-Olivier COMBY
10:05 - 10:25 #51202 - EP07 Sidérose superficielle : mode de présentation d’un anévrisme géant.
EP07 Sidérose superficielle : mode de présentation d’un anévrisme géant.

Background: La sidérose superficielle résulte de l'accumulation d'hémosidérine dans l'espace sous-arachnoïdien. Les causes cérébrovasculaires, telles que l'hémorragie sous-arachnoïdienne (HSA), sont fréquemment à l'origine de cette pathogénie, bien que l'apparition de sidérose due à des anévrismes non rompus n'a été que très rarement documentée. Méthodes : Présentation d’un cas de sidérose superficielle dû à un anévrisme géant non rompu et revue de la littérature. Résultats : Nous présentons le cas d'un anévrisme non rompu ayant entraîné une sidérose superficielle sévère symptomatique et qui a rompu avant le traitement. La revue de la littérature révèle 5 autres cas. Discussion : La diffusion des produits de dégradation du sang à travers la paroi anévrismale affaiblie a conduit à l'accumulation d'hémosidérine. Cette diffusion pourrait être due à des saignements intrathrombotiques, des saignements de néovaisseaux à l'intérieur du thrombus, ou un hématome intramural secondaire à des saignements répétés des vasa vasorum. Les flux anormaux intra-sacculaires au niveau du dôme, qui favorisent la formation de thrombus, aggravent les cascades inflammatoires et contribuent à la dégradation de la paroi, facilitant ainsi le passage de l'hémosidérine. Ainsi, la sidérose superficielle pourrait refléter la gravité de la dégénérescence du sac anévrismal. Conclusion : Ce cas souligne l'importance d'une intervention précoce dans le traitement des anévrismes cérébraux compliqués d’une sidérose superficielle. Une prise en charge rapide de l’anévrisme est requise chez ces patients à haut risque de saignement.
Valérie GILBERT (Montréal, Canada), Tristan MARTIN, Salma MRICHI, Sara CHAKIR, Marc-Antoine GOBEIL, Michel W. BOJANOWSKI
10:05 - 10:25 #51219 - EP08 Le second temps qui amplifie le premier : synergie interhémisphérique objectivée par le SPECT au Diamox après revascularisation bilatérale séquentielle dans le Moyamoya.
EP08 Le second temps qui amplifie le premier : synergie interhémisphérique objectivée par le SPECT au Diamox après revascularisation bilatérale séquentielle dans le Moyamoya.

Introduction : La revascularisation extracrânienne-intracrânienne est un traitement de référence du Moyamoya / Syndrome de Moyamoya (SMM) en cas d’altération de la réserve vasculaire cérébrale (CVR). Les effets interhémisphériques après stratégie bilatérale séquentielle restent insuffisamment documentés, notamment lorsqu’ils sont objectivés précocement. Méthodes : Deux patients avec atteinte bilatérale ont bénéficié d’une revascularisation directe séquentielle ATS-M4. La tomoscintigraphie d’émission monophotonique (SPECT) au Diamox a été réalisé selon un protocole strictement identique. CVR(%) = (CBF après Diamox - CBF avant) / CBF avant x 100, analysée bilatéralement sur les territoires de l’artère cérébrale antérieure (ACA), moyenne (ACM) et postérieure (ACP), avec distinction ACM superficielle et profonde. À titre d’ordre de grandeur, une CVR d’environ 20-30% est attendue dans un territoire non compromis avec ce type de protocole SPECT ; à l’inverse, une CVR très basse ( < 10%) ou négative est compatible avec une réserve sévèrement altérée et/ou un vol hémodynamique. La perméabilité des pontages était confirmée systématiquement par angioscanner et artériographie. Résultats : Cas 1 - SMM drépanocytaire symptomatique (16 ans). À 6 mois du premier temps, persistance d’une CVR sylvienne très altérée à gauche (ACM superficielle 0,2%) avec vol controlatéral (ACM superficielle droite -9,9%). Après second temps controlatéral, le contrôle précoce volontaire (J+10) montrait une amélioration bilatérale nette, plus marquée du côté initialement opéré (ACM superficielle gauche 20,8% ; droite 7,7%). Cas 2 - Moyamoya familial symptomatique (18 ans). Après le premier temps, CVR sylvienne basse du côté opéré (ACM superficielle gauche 9,7%) et vol controlatéral (ACM superficielle droite -9,1%). Après second temps, le contrôle à 4-5 mois montrait une normalisation bilatérale (ACM superficielle gauche 21,1% ; droite 21,0%). Dans les deux cas, les tendances étaient concordantes sur les autres territoires (ACA/ACP). Discussion / Conclusion : Habituellement, l’amélioration attendue est surtout ipsilatérale au bypass, tandis que la CVR controlatérale peut évoluer de façon variable (redistribution/vol). Ici, avec pontages perméables documentés, le second temps s’accompagne d’un gain bilatéral de CVR, incluant un effet très précoce dans un cas (J+10), compatible avec une redistribution hémodynamique « système ». Un suivi hémodynamique bilatéral standardisé peut guider l’indication et le calendrier du second temps en objectivant la persistance (ou la correction) d’un déficit/vol controlatéral.
Imane ABANI (Strasbourg), Charles-Henry MALLEREAU, Hélène CEBULA, Caroline BUND, Izzie Jacques NAMER, François PROUST, Julien TODESCHI

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10:05 - 10:25 #50616 - EP09 Glioblastome moléculaire : une entité en deux sous-groupes aux caractéristiques cliniques, radiologiques et pronostiques distinctes.
EP09 Glioblastome moléculaire : une entité en deux sous-groupes aux caractéristiques cliniques, radiologiques et pronostiques distinctes.

Contexte Le glioblastome moléculaire, défini par une amplification d’EGFR et/ou une association gain du chromosome 7/perte du chromosome 10 (+7/-10), et/ou une mutation du promoteur de hTERT en l’absence de prolifération microvasculaire ou de nécrose, est une entité rare et récente. Peu d’études ont exploré ses particularités cliniques, radiologiques et pronostiques. Cette étude vise à comparer ces glioblastomes moléculaires aux glioblastomes « classiques » IDH-non mutés, et à identifier des prédicteurs de survie. Méthodes Cette étude observationnelle, rétrospective et monocentrique (2008–2024) a inclus 1 139 patients atteints d’un glioblastome IDH-non muté nouvellement diagnostiqué, dont 26 (2,3 %) présentaient un glioblastome moléculaire. Résultats Les glioblastomes moléculaires présentaient un volume tumoral moyen de 31,1±38,9 cm³ et une cinétique de croissance spontanée significativement plus faible (27,7±20,6 mm/an) que les glioblastomes IDH-non mutés (140,2±61,7 mm/an, p<0,001). Les glioblastomes moléculaires étaient plus souvent associés à des crises d’épilepsie au diagnostic (73,1 % vs 31,3 %, p<0,001) et moins souvent à un déficit neurologique (23,1 % vs 73,1 %, p<0,001) ou à des signes d’hypertension intracrânienne (0 % vs 39,6 %, p<0,001) que les glioblastomes IDH-non mutés. Deux sous-groupes moléculaires ont été identifiés : 1/ mutation isolée du promoteur de hTERT (53,8 % des cas) ; 2/ ≥2 altérations moléculaires (46,2 %). Les patients avec une mutation isolée de hTERT avaient une survie sans progression (21,5 mois vs 7,7 mois, p=0,004) et une survie globale (56,8 mois vs 20,0 mois, p=0,004) significativement plus longues que ceux avec ≥2 altérations. Leur cinétique de croissance tumorale était aussi plus faible (17,6±11,9 mm/an vs 39,4±22,8 mm/an, p=0,020). Discussion Les glioblastomes moléculaires représentent une entité distincte, avec un pronostic plus favorable que les glioblastomes IDH-non mutés. Le sous-groupe avec mutation isolée de hTERT se distingue par une cinétique de croissance tumorale plus lente et une survie prolongée, suggérant une agressivité moindre. L’étude rétrospective et monocentrique limite la généralisation des résultats, mais souligne l’importance d’une analyse intégrée (clinique, radiologique et moléculaire) pour affiner le pronostic et adapter la prise en charge. Des études prospectives multicentriques sont nécessaires pour valider ces observations et explorer les mécanismes biologiques sous-jacents. Conclusion Le glioblastome moléculaire est une entité rare (2,3 % des glioblastomes) avec un pronostic plus favorable que les glioblastomes IDH-non muté. La distinction entre les sous-groupes moléculaires, notamment la mutation isolée de hTERT, est cruciale pour une prise en charge personnalisée. La mesure de la cinétique de croissance tumorale spontanée, sans retarder la prise en charge, pourrait devenir un outil clé pour identifier ces patients.
Alexandre ROUX (Paris), Angela ELIA, Elias AL HELOU, Kor Gael TORUSLU, Gonzague DEFRANCE, Saffroy RAPHAEL, Arnault TAUZIÈDE-ESPARIAT, Frédéric DHERMAIN, Alice METAIS, Edouard DEZAMIS, Eduardo PARRAGA, Catherine OPPENHEIM, Fabrice CHRÉTIEN, Pascale VARLET, Marc ZANELLO, Johan PALLUD
10:05 - 10:25 #51077 - EP10 L’IRM pré-opératoire peut-elle prédire les pertes sanguines peropératoires en chirurgie des méningiomes intracrâniens ?
EP10 L’IRM pré-opératoire peut-elle prédire les pertes sanguines peropératoires en chirurgie des méningiomes intracrâniens ?

Contexte : Les pertes sanguines dans la chirurgie d’exérèse du méningiome intracrânien influent sur le pronostic et sont liées au caractère hypervasculaire de la lésion. Cette hypervascularisation peut être estimée en IRM, cependant les outils publiés sont peu nombreux et complexes à inclure dans la pratique quotidienne. Pour autant, une évaluation radiologique de la vascularisation tumorale permettrait d’anticiper les pertes sanguines et d’orienter la prise en charge, en particulier dans la décision d’une embolisation préopératoire. L’objectif de cette étude est donc d’identifier les prédicteurs radiologiques qualitatifs et quantitatifs de pertes sanguines peropératoires lors de la chirurgie des méningiomes intracrâniens. Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique incluant 378 patients ayant bénéficié d’une chirurgie d’exérèse de méningiome entre juin 2017 et décembre 2020 au CHU de Lille. L’IRM préopératoire a été analysée pour évaluer le volume tumoral, les contours, l’hétérogénéité, l’œdème périlésionnel, les calcifications, les kystes, la nécrose, les vaisseaux intralésionnels et la vascularisation. L’hypervascularisation a été définie par un signal intratumoral en séquence T1-gado supérieur à 15 % de celui de l’hypophyse, et un ratio SignalMÉNINGIOME / SignalHYPOPHYSE, appelé Tumor-to-Pituitary T1 + gadolinium (TPT1+) index, a été défini. Nous avons réalisé une régression linéaire multivariée des prédicteurs du volume de saignement à partir des variables cliniques et d’imagerie dont le TCT1+. Résultats : L’âge moyen était de 56 ans (46.3; 65), avec 255 femmes (67,5%), et 348cc (0 ; 360.7) de pertes sanguines moyennes. Le volume tumoral, l’hypervascularisation définie en IRM, les vaisseaux intralésionnels, et le score ASA étaient associés au volume de saignement, avec des OR respectifs de 3,5 (p<0,001), 79,0 (p=0,027), 135,8 (p<0,001) et 171,4 (p=0,039). Un index TPT1+ >0.77 était significativement corrélé à des pertes sanguines supérieures à 500 mL (p = 0,0009). Conclusion : Un plus grand volume tumoral, une plus grande intensité du rehaussement et la présence de vaisseaux intralésionnels en IRM pré opératoire sont associés à des pertes sanguines plus élevées. De plus, l’index TPT1+ apporte un outil quantitatif complémentaire, facile à utiliser en routine clinique, pour l’évaluation de la vascularisation tumorale et l’orientation vers une embolisation préopératoire. Un TPT1+ index > 0,77 est statistiquement associé à un risque de saignement peropératoire considéré significatif (> 500cc).
Antoine KERAUDY (Lille), Amélie ZHANG, Pierre BOUSSEMART, Antoine DEVALCKENEER, Philippe BOURGEOIS, Jean-Paul LEJEUNE, Nicolas REYNS, Rabih ABOUKAIS, Martin BRETZNER
10:05 - 10:25 #51178 - EP12 Évaluation nationale des pratiques d’adressage en consultation de génétique dans le domaine neurochirurgical.
EP12 Évaluation nationale des pratiques d’adressage en consultation de génétique dans le domaine neurochirurgical.

Introduction. Certaines lésions cérébrales, qu’elles soient d’origine tumorale ou vasculaire peuvent s’inscrire dans un syndrome de prédisposition génétique au cancer ou dans une forme familiale héréditaire pour les lésions non cancéreuses. Leur identification est importante pour prévenir et prendre en charge les comorbidités associées à ces syndromes, et dépister les apparentés. Nous avons souhaité étudier l’adressage en génétique dans les services de neurochirurgie français de six pathologies fréquemment rencontrées en consultation de neurochirurgie ; méningiomes, schwannomes, adénomes hypophysaires, hémangioblastomes, anévrismes intracrâniens et cavernomes. Méthode. Nous avons réalisé un premier travail bibliographique portant sur l’organisation à l’échelle nationale de la prise en charge des pathologies étudiées et l’existence de recommandations d’adressage en génétique pour ces mêmes pathologies. Nous avons par la suite diffusé par mail un questionnaire en ligne à 647 neurochirurgiens seniors. Ce questionnaire comprenait 26 questions portant sur les six pathologies étudiées. Pour chacune d’entre elles nous avons interrogé leur définition, leur prise en charge et l’adressage en service de génétique. Les analyses ont été réalisées sur le logiciel Excel. Résultats. 95 neurochirurgiens, issus de 32 centres ont répondu. 46 % d’entre eux déclaraient collaborer régulièrement avec un médecin ou conseiller en génétique. Concernant les méningiomatoses, 40.7% des répondants adressaient le patient en consultation de génétique, en l’absence de prise de progestatifs. 83.1% des répondants adressaient systématiquement le patient en consultation de génétique, lors de la découverte d’un schwannome vestibulaire bilatéral. 32% des répondants adressaient ponctuellement leurs patients en consultation de génétique lors de la découverte d’un adénome hypophysaire. 46.1% des répondants adressaient le patient en génétique systématiquement en cas de découverte de cavernomatose. Lors de la découverte d’un anévrisme intracrânien chez 2 apparentés au premier degré, 76% des praticiens proposaient un dépistage non invasif aux autres apparentés. Lors de la découverte d’un hémangioblastome intracrânien, 19.5% adressaient le patient en consultation de génétique systématiquement, et 78% uniquement lors d’explorations complémentaires anormales. Conclusion. Ce travail constitue la première enquête nationale française visant à évaluer les pratiques d’adressage en consultation de génétique dans le champ neurochirurgical. Les 95 réponses recueillies sur 32 centres, offrent une vision représentative des habitudes neurochirurgicales nationales. Notre travail bibliographique a permis de constituer un carnet d’adresses en répertoriant les différents centres de référence et de compétence ainsi que l’organisation des RCP pour chaque pathologie. Il a également permis de créer un résumé des recommandations existantes pour orienter l’adressage en génétique dans la pratique neurochirurgicale.
Océane PETITJEAN (St-Pierre, La Réunion), Séverine AUDEBERT, Romuald SEIZEUR, Elsa MAGRO

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EP01.1
10:05 - 10:25

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10:05 - 10:25 #51083 - EP01 Existe-t-il un intérêt pour l’échographie per-opératoire lors d’une lobectomie temporale antérieure avec amygdalo-hippocampectomie ?
EP01 Existe-t-il un intérêt pour l’échographie per-opératoire lors d’une lobectomie temporale antérieure avec amygdalo-hippocampectomie ?

Introduction La lobectomie temporale antérieure avec amygdalo-hippocampectomie (LTA-AH) constitue le traitement chirurgical de référence des épilepsies temporo-mésiales pharmaco-résistantes. Le volume de la résection est un facteur déterminant du contrôle des crises. L’échographie per-opératoire (EchoPO) représente une modalité d’imagerie en temps réel, non irradiante, susceptible d’améliorer le guidage chirurgical. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’intérêt de l’EchoPO au cours de la LTA-AH dans la chirurgie de l’épilepsie. Matériel et méthodes Nous avons mené une étude observationnelle rétrospective incluant des patients opérés d’une lobectomie temporale antérieure pour épilepsie pharmaco-résistante. L’échographie per-opératoire était réalisée avant et après l’ouverture durale, avant et après résection, à l’aide d’une sonde haute fréquence stérilisable. Les objectifs de l’EchoPO étaient l’identification des structures temporales (hippocampe, amygdale, cortex piriforme, vaisseaux), et l’évaluation de l’étendue de la résection. Les données analysées incluaient la faisabilité de l’examen, la concordance anatomique avec l’IRM pré-opératoire, les résultats cliniques épileptologiques et les volumes de résection évalués sur l’IRM post-opératoire à distance. Résultats L’EchoPO a été réalisée chez 11 patients et les données ont été comparées à 11 patients sans EchoPO. Elle a permis une visualisation satisfaisante des structures temporales profondes, notamment de l’hippocampe et de l’amygdale, ainsi qu’une appréciation en temps réel des limites de la résection. Dans plusieurs cas, l’EPO a conduit à une adaptation per-opératoire de l’étendue de la résection afin d’optimiser l’exérèse des structures épileptogènes. Bien que les résultats en termes de résultats épileptologiques et d’amélioration des volumes anatomiques réséqués soient non significatifs en comparaison entre les 2 groupes, une amélioration du degré d’exérèse de l’amygdale et de l’hippocampe au fil des interventions est mise en évidence suggérant une courbe d’apprentissage de la méthode. Aucun allongement significatif du temps opératoire n’a été observé. Conclusion L’échographie per-opératoire apparaît comme un outil simple, fiable et peu coûteux pour le guidage de la LTA-AH dans la chirurgie de l’épilepsie. Elle permet une évaluation en temps réel de l’anatomie et de l’étendue de la résection, contribuant potentiellement à améliorer la précision chirurgicale sans augmenter la morbidité. L’intégration systématique de l’EPO pourrait représenter un complément pertinent aux techniques de neuronavigation conventionnelles en particulier en cas de couplage Echo/Neuronavigation. Bien que l’EchoPO nécessite une courbe d’apprentissage, en cas de bonne maitrise, elle peut être une aide précieuse pour les jeune chirurgiens commençant les LTA-AH. L’EchoPO peut également être vue comme un critère de contrôle qualité de l’étendue de la résection dès le per-opératoire.
Amaury DE BARROS (France), Vincent GRANDJEAN, Marina POINSIGNON, Luc VALTON, Marie DENUELLE, Abdulla ALFAZARI, Jonathan CUROT, Jean Christophe SOL
10:05 - 10:25 #51121 - EP02 Profilage spatial et transcriptomique : nouveaux mécanismes cellulaires de l’épilepsie dans la dysplasie corticale focale de type II.
EP02 Profilage spatial et transcriptomique : nouveaux mécanismes cellulaires de l’épilepsie dans la dysplasie corticale focale de type II.

Les dysplasies corticales focales (FCD) représentent des malformations du développement du cortex cérébral fréquemment associées à une épilepsie focale pharmacorésistante. Bien que ces pathologies soient liées à des mutations somatiques de la voie mTOR affectant les progéniteurs neuronaux, les mécanismes reliant l’anomalie génétique aux altérations architecturales, cellulaires et à l’hyperexcitabilité neuronale demeurent mal compris. Dans cette étude, nous avons combiné les approches de transcriptomique unicellulaire, d’imagerie par immunofluorescence multiplex et d’électrophysiologie en patch-clamp sur des échantillons corticaux issus de 16 enfants opérés (10 FCD type II et 6 contrôles épileptiques). Notre stratégie intégrée a permis d’identifier un sous-groupe de neurones glutamatergiques spécifiques des FCD II, caractérisés par une surexpression de neurofilaments intermédiaires (neurones NEFM). Le profil transcriptomique de ces neurones révèle une hyperexcitabilité et des perturbations du métabolisme énergétique. Morphologiquement cytomégaliques, ces neurones sont densément entourés de synapses inhibitrices GABAergiques et présentent une dérégulation des cotransporteurs du chlore, avec un profil électrophysiologique de « pace makers » GABA dépolarisés. L’analyse spatiale a mis en évidence un motif architectural propre aux FCD IIb, constitué de « micronodules » centrés par des balloon cells et d’astrocytes réactifs, perturbant l’organisation globale du cortex cérébral. Ces résultats démontrent l’existence de mécanismes cellulaires spécifiques dans l’épileptogénicité et l’ictogenèse des FCD, et ouvrent la voie au développement de nouvelles stratégies thérapeutiques ciblées.
Reyes CASTANO, Francesco CARBONE, Alice METAIS, Giampaolo MILIORE, Naziha BAKOUH, Nicolas GOUDIN, Emma LOSITO, Rima NABBOUT, Mark ZAIDI, Edor KABASHI, Sorana CIURIA, Thomas BLAUWBLOMME (Paris)
10:05 - 10:25 #51210 - EP03 La stimulation cérébrale profonde du noyau antérieur du thalamus représente-t-elle l’avenir du syndrome de Lennox-Gastaut ?
EP03 La stimulation cérébrale profonde du noyau antérieur du thalamus représente-t-elle l’avenir du syndrome de Lennox-Gastaut ?

Introduction Certaines études ont suggéré que la stimulation cérébrale profonde (SCP) du thalamus ciblant le noyau centromédian (CMN) pouvait réduire la fréquence des crises dans le syndrome de Lennox–Gastaut (SLG), bien que les résultats restent incomplets. La SCP ciblant le noyau antérieur du thalamus (ANT) a démontré son efficacité dans les épilepsies focales pharmacorésistantes. De plus, le noyau ANT est morphologiquement plus volumineux que le CMN, ce qui facilite un ciblage plus précis et pourrait être associé à des taux de succès d’implantation plus élevés. Méthodes Trois patients adultes (un homme, deux femmes), présentant tous des crises quotidiennes incluant des épisodes de chutes, ont bénéficié d’une SCP du noyau ANT : un patient à l’âge de 22 ans et deux à 28 ans. Deux électrodes ont été implantées sous anesthésie générale, par visée directe sur IRM stéréotaxique. Les données cliniques concernant la fréquence et la sévérité des crises, ainsi que les fonctions cognitives, ont été recueillies de manière prospective. Résultats Un patient a présenté une absence complète de crises trois ans après la chirurgie. Ce résultat a été confirmé lors d’un suivi actuel à huit ans après la SCP, correspondant à une période totale de cinq années sans crise. Les deux autres patients ont été suivis respectivement pendant 18 et 24 mois ; tous deux ont présenté une réduction des crises supérieure à 75 %. Les trois patients ont montré des améliorations significatives des comportements adaptatifs. Aucun effet indésirable, en particulier de nature psychiatrique, n’a été observé avec les paramètres de stimulation thérapeutique utilisés. Conclusion Cette série montre des résultats prometteurs chez des patients adultes atteints de SLG, tant en termes de réduction de la fréquence des crises que d’amélioration psycho-comportementale. L’utilisation actuelle de la stimulation thalamique chez l’enfant reste limitée, mais les bénéfices observés chez l’adulte ouvrent des perspectives encourageantes pour de futures applications.
Gaëtan POULEN, Mohamad EL SAWALHI (Montpellier), Philippe GELISSE, Arielle CRESPEL, Emilie CHAN SENG, Pierre-Olivier MOSER, Philippe COUBES
10:05 - 10:25 #51273 - EP04 Distribution de l’offre de soin et adéquation au besoin : analyse nationale OpenCCAM 2015–2024 de la stimulation cérébrale profonde en France.
EP04 Distribution de l’offre de soin et adéquation au besoin : analyse nationale OpenCCAM 2015–2024 de la stimulation cérébrale profonde en France.

Contexte : En France, la stimulation cérébrale profonde (SCP/DBS) est un traitement validé et remboursé des troubles du mouvement sévères, notamment la maladie de Parkinson et le tremblement essentiel. Dans un contexte de vieillissement de la population, l’augmentation attendue de la prévalence et des formes sévères devrait se traduire par une hausse soutenue des besoins en implantation de SCP. Objectif : Décrire l’évolution des pratiques DBS en France à l’échelle nationale, régionale et des établissements de santé, et confronter l’activité d’implantation observée à un besoin estimé. Méthodes : À partir des données OpenCCAM, une base publique issue du PMSI (Programme de Médicalisation des Systèmes d'Information) retraçant l’activité hospitalière de court séjour en France), nous avons analysé sur la période 2015–2024, 3 actes relatifs à la SCP : implantation stéréotaxique d’électrode intracérébrale, implantation de générateur et changement de générateur de SCP. Les variables d’intérêt étaient le nombre d’actes et le nombre de séjours, utilisées comme mesure indirecte du nombre d’implantations. Un besoin régional annuel d’implantation a été estimé à partir de données démographiques et d’hypothèses issues de la littérature, permettant de calculer des indices de couverture (implantations observées / besoin estimé). Résultats : Au niveau national, l’activité d’implantation de SCP est restée globalement stable sur la période (~560±70 séjours/an en moyenne), ne réflétant pas la dynamique d’évolution démographique. La reprise post-COVID ne montrait pas de rattrapage durable des niveaux antérieurs (868±35 vs 833±13 actes/an en moyenne pré- vs. post-Covid ; p = 0,09). Rapportée au besoin estimé, l’activité correspondait à une faible fraction annuelle des patients potentiellement éligibles à la SCP (1,4–2,3% des patients éligibles/an en moyenne). Parallèlement, la durée moyenne de séjour diminuait nettement pour les 3 actes, et l’activité ambulatoire progressait fortement pour les changements de générateur. À l’échelle régionale, l’allocation de l’activité était hétérogène, avec des écarts persistants de couverture entre les régions et des dynamiques divergentes entre elles (−13% à +8%/an d’implantation de SCP selon les territoires sur la période). Au niveau des établissements, l’activité reposait sur un noyau de centres à fort volume, avec néanmoins une tendance à la redistribution vers davantage de centres. Conclusion : Ces données mettent en évidence un décalage durable entre l’activité DBS observée et le besoin estimé en France, associé à des disparités territoriales et à une absence de reprise d’activité suite à la crise du COVID. Ces résultats suggèrent qu’un ajustement de l’organisation territoriale (réseau de recours, capacités des centres, parcours de référencement) pourrait être nécessaire pour réduire les écarts de couverture, répondre au besoin actuel et répondre à l’augmentation attendue des besoins liée au vieillissement.
Gonzague DEFRANCE (Paris), Alessandro MOIRAGHI, Philippe DOMENECH, Romain CARRON, Anne BUOT, Federica PORPIGLIA, Nicolas MELE, Angela ELIA, Alexandre ROUX, Johan PALLUD, Marc ZANELLO

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SESSION RACHIS
Complications neurologiques des hernies discales et pronostic des sciatiques déficitaires

Modérateurs : Olivier HAMEL (Neurochirurgien) (CORNEBARRIEU), Jean-Rodolphe VIGNES (PUPH Neurochirurgie) (Président du congrès SFNC 2026, Bordeaux)
10:30 - 10:30 Complications neurologiques de la chirurgie de la hernie discale.
10:30 - 10:45 Analyse du SNDS à propos de 80 000 dossiers. Julie BEZIN (Conférencier, Bordeaux)
10:45 - 11:00 Analyse de la littérature et impact des pratiques en mini-invasif et endoscopie. Laetitia LE PETIT (CCA) (Conférencier, Bordeaux)
11:00 - 11:00 Pronostic des radiculopathies lombaires déficitaires: Etude prospective multicentrique.
11:00 - 11:15 Introduction - Revue de la littérature. Olivier HAMEL (Neurochirurgien) (Conférencier, CORNEBARRIEU)
11:15 - 11:25 Méthodologie. Olivier HAMEL (Neurochirurgien) (Conférencier, CORNEBARRIEU)
11:25 - 11:40 Résultats. Xavier CASTEL (Neurochirurgien) (Conférencier, Lyon)
11:40 - 11:50 Discussion. Xavier CASTEL (Neurochirurgien) (Conférencier, Lyon)
11:50 - 12:00 Conclusion - Questions.
AMPHI A

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B12
10:30 - 12:00

COMMUNICATIONS LIBRES - PEDIATRIE

Modérateurs : Edouard GIMBERT (PH neurochirurgie) (Bordeaux), Stephanie PUGET (neurochirurgien) (fort de france, Martinique)
10:30 - 10:38 #51036 - CO12 Résultats à long-terme du traitement chirurgical endoscopique des scaphocéphalies primitives : une série toulousaine de 151 patients.
CO12 Résultats à long-terme du traitement chirurgical endoscopique des scaphocéphalies primitives : une série toulousaine de 151 patients.

INTRODUCTION : La craniosténose, qui touche environ 1 nouveau-né sur 2 500, constitue une pathologie fréquente en neurochirurgie pédiatrique. La scaphocéphalie primitive non syndromique en est la forme la plus courante, représentant 45 à 58 % des cas. Elle résulte de la fusion prématurée de la suture sagittale et se manifeste cliniquement par une dolichocéphalie avec un allongement antéropostérieur du crâne, une diminution du diamètre bipariétal et une protubérance frontale et/ou occipitale. Historiquement, les techniques chirurgicales ont présenté une mortalité et une morbidité importante, avec des résultats esthétiques parfois insuffisants. En 1998, Jimenez et Barone ont décrit la suturectomie mini-invasive par voie endoscopique, permettant d’optimiser la correction morphologique tout en réduisant la morbidité. Cette technique a été adoptée au CHU de Toulouse par le Dr Boetto depuis 2004. OBJECTIF : Décrire la technique chirurgicale ainsi que les résultats morphologiques et esthétiques à long terme, chez les patients opérés d’une scaphocéphalie primitive non syndromique par voie endoscopique au CHU de Toulouse entre 2004 et 2020. METHODES : Les données cliniques, morphométriques et esthétiques ont été recueillies de manière rétrospective à partir des dossiers informatisés et matériels archivés. L’évaluation des résultats esthétiques reposait sur l’index céphalique (IC : distance bi-tragale/distance nasion-inion) et la classification de Sloan. Une enquête de satisfaction téléphonique standardisée a également été menée auprès des parents et des enfants lorsque l’âge le permettait, afin d’évaluer la satisfaction esthétique à long terme. RÉSULTATS : 151 patients ont été inclus. L’âge moyen au diagnostic était de 3,3 mois, avec une nette prédominance masculine (75 %). L’âge moyen lors de la chirurgie était de 4,5 mois. À 3 mois post-opératoires, 99 % des patients présentaient une correction jugée bonne à excellente (Sloan 1–3), proportion qui se maintenait à 98 % à 1 an et à 97% à 3 ans. L’IC augmentait significativement d’environ 10% à 3 mois post-opératoires (p = 0,021), et durablement dans le temps (p = 0,024 à 3 ans). La satisfaction parentale atteignait 95 %, et celle des enfants 98 %. CONCLUSION : Cette série de 151 patients révèle que la technique de suturectomie mini-invasive par endoscopie s’avère être un traitement efficace de la scaphocéphalie primitive non syndromique. Elle permet une correction morphologique et esthétique satisfaisante et durable sur le long terme.
Julien NICOLAU, Marina POINSIGNON (Toulouse), Lubin KLOTZ, Amaury DE BARROS, Pierre ANTHERIEU, Sergio BOETTO
10:38 - 10:46 #51065 - CO13 Déformations rachidiennes après chirurgie des tumeurs spinales intradurales chez l’enfant: facteurs prédictifs et évolution à long terme.
CO13 Déformations rachidiennes après chirurgie des tumeurs spinales intradurales chez l’enfant: facteurs prédictifs et évolution à long terme.

Introduction La déformation rachidienne est une complication reconnue de la chirurgie des tumeurs médullaires pédiatriques. L’objectif de cette étude est d’évaluer la prévalence, l’évolution temporelle et les facteurs de risque de survenue d’une déformation rachidienne postopératoire dans une large cohorte pédiatrique. Méthodes Nous avons conduit une étude de cohorte rétrospective incluant 65 patients consécutifs (âge médian 9 ans, IQR 2–13) opérés pour une tumeur intradurale entre 2010 et 2023, avec un suivi médian de 6 ans. 75% présentaient une tumeur intramédullaire, 77 % concernaient trois niveaux rachidiens ou plus, et 66 % impliquaient une charnière jonctionnelle. Le critère de jugement principal était la survenue d’une déformation rachidienne postopératoire. Les facteurs associés ont été analysés en analyse univariée puis en régression logistique multivariée. L’analyse du délai d’apparition a été réalisée par la méthode de Kaplan–Meier et comparée par le test du log-rank. Résultats La prévalence des déformations rachidiennes était de 17 % en préopératoire et atteignait 54 % en postopératoire, avec 44 % de nouvelles déformations chez les patients initialement indemnes. Chez les patients développant une déformation, le délai médian d’apparition était de 2 ans (IQR 1,0–6,0) ; 58 % survenaient dans les trois premières années, mais des événements tardifs étaient observés jusqu’à 11 ans après la chirurgie. Une fois installées, les déformations ne régressaient pas spontanément et évoluaient fréquemment vers des phénotypes plus complexes, notamment en cyphoscoliose. Trois facteurs prédictifs indépendants ont été identifiés :la déformation rachidienne préopératoire (OR 28,0 ; p = 0,001), une chirurgie réalisée au pic pubertaire (12–14 ans ; OR 27,8 ; p = 0,005) et une localisation intramédullaire de la tumeur (OR 28,0 ; p = 0,005). La survie sans déformation était significativement plus faible chez les patients opérés au pic pubertaire (médiane 1,25 vs 10,0 ans ; p = 0,003). Au total, 15 % de la cohorte ont nécessité une chirurgie correctrice du rachis, correspondant à près d’un tiers des patients ayant développé une déformation. Cette chirurgie concernait préférentiellement les patients présentant une déformation préopératoire (36,4 % vs 11,1 % ; p = 0,003) et ceux opérés durant le pic de croissance pubertaire (41,7 % vs 9,4 % ; p = 0,01). Conclusion La déformation rachidienne postopératoire est fréquente après chirurgie des tumeurs intradurales de l’enfant. Elle est principalement déterminée par la déformation préopératoire, la période pubertaire et la localisation intramédullaire. Si la survenue est souvent précoce, la poursuite de l’évolution au long cours justifie une surveillance prolongée. L’identification précoce des patients à haut risque pourrait permettre une prise en charge optimisée avant l’apparition de déformations complexes ou la nécessité d’une chirurgie correctrice, améliorant ainsi le pronostic fonctionnel à long terme.
Amr ABDELHAKAM (Paris), Christophe GLORION, Sandro BENICHI, Lelio GUIDA, Paternoster GIOVANNA, Syril JAMES, Kevin BECCARIA, Thomas BLAUWBLOMME
10:46 - 10:54 #51148 - CO14 Amélioration de la fonction des membres supérieurs après rhizotomie dorsale sélective chez l’enfant : étude exploratoire.
CO14 Amélioration de la fonction des membres supérieurs après rhizotomie dorsale sélective chez l’enfant : étude exploratoire.

Introduction : La rhizotomie dorsale sélective (RDS) est une chirurgie fonctionnelle visant à diminuer durablement la spasticité. Elle a démontré une bonne tolérance et une efficacité précoce sur les signes cliniques de spasticité lorsqu’elle est indiquée et réalisée dans un cadre pluridisciplinaire spécialisé. Les bénéfices fonctionnels concernent classiquement les membres inférieurs, mais des améliorations des membres supérieurs sont également observées dans la pratique clinique. Objectif : Évaluer l’évolution de l’habileté manuelle et de la fonction des membres supérieurs après RDS chez des enfants atteints de paralysie cérébrale spastique. Matériels et méthodes : 17 enfants âgés de 4 à 18 ans (âge moyen : 8 ans) ont été évalués avec le questionnaire ABILHAND-Kids (questionnaire d'habileté manuelle dans les activités de la vie quotidienne), en préopératoire (M-1) et 6 mois post-opératoire, les scores bruts ont été transformés en mesures continues selon le modèle de Rasch, les scores pré- et post-opératoires ont été comparés à l'aide d'un test de Wilcoxon pour données appariées Résultats : On note une amélioration significative des performances manuelles entre les évaluations pré- et post-opératoires (p = 0,00116), plus de 50% des enfants présentent une progression fonctionnelle notable à 6 mois. Conclusion : La rhizotomie dorsale sélective est associée à une amélioration significative de la fonction des membres supérieurs chez les enfants opérés, suggérant un effet fonctionnel global au-delà de son action locale sur la spasticité des membres inférieurs.
Guillaume DANNHOFF (Strasbourg), Julie BONHEUR, Mona BOUSSIF, Nathalie DORISON, Aurélie LUCET, Domitille BOMMIER-LAUR, Anaïs CHIVET, Pia VAYSSIÈRE
10:54 - 11:02 #51174 - CO15 Traumatismes crâniens pédiatriques : l'essor inquiétant des trottinettes électriques.
CO15 Traumatismes crâniens pédiatriques : l'essor inquiétant des trottinettes électriques.

Contexte : Les trottinettes électriques (TE) sont devenues de plus en plus populaires chez les enfants et les adolescents en France. À ce jour, leur impact sur l’incidence et la gravité des traumatismes crâniens pédiatriques reste mal connu. Méthodes : Nous avons réalisé une étude rétrospective monocentrique incluant des patients âgés de 2 à 18 ans, admis dans le service de neurochirurgie pédiatrique de l’Hôpital Femme-Mère-Enfant de Lyon entre 2021 et 2025 pour un traumatisme crânien lié à une trottinette électrique, à un deux-roues non motorisé (vélo, trottinette mécanique) ou à une moto. Les données recueillies comprenaient les caractéristiques démographiques, les circonstances de l’accident, le port du casque, des indicateurs de gravité clinique et radiologique, la prise en charge neurochirurgicale, l’évolution hospitalière et le recours à une rééducation. La gravité des lésions a été évaluée à l’aide d’un modèle multivarié combinant des critères neurologiques, radiologiques et d’évolution hospitalière. Un questionnaire téléphonique de suivi a été réalisé dans un sous-groupe de patients victimes d’accidents de TE afin d’évaluer le pronostic fonctionnel à long terme. Résultats : Au total, 499 patients âgés de 2 à 18 ans ont été admis dans le service de neurochirurgie pédiatrique de Lyon pour un traumatisme crânien entre 2021 et 2025. Parmi ces cas, 168 (33,7%) étaient liés à des véhicules à deux roues : 156 patients étaient usagers du véhicule au moment de l’accident, tandis que 12 étaient des piétons percutés par ce type de véhicule. Parmi les usagers, 44 (28,2%) utilisaient une TE, 81 (51,2%) circulaient sur un deux-roues non motorisé, et 31 (19,9%) étaient sur une moto. Les traumatismes crâniens liés aux TE sont passés de 1 cas en 2021 à 25 cas en 2025, alors que le nombre de traumatismes crâniens liés aux deux-roues non motorisés et aux motos est resté globalement stable. Près de la moitié des patients victimes de traumatisme crânien en TE n’avait pas l’âge requis pour la conduite d’une TE (au moins de 14 ans). Le port du casque était exceptionnel dans cette cohorte. Le profil de gravité des traumatismes crâniens liés aux TE était supérieur à celui observé pour les accidents de deux-roues non motorisé, et comparable à celui des accidents de moto. Cinq patients du groupe TE ont nécessité une intervention chirurgicale, le plus souvent pour l’évacuation d’un hématome extradural. Au cours du suivi, la majorité des patients a présenté une évolution fonctionnelle favorable, mais près d’un tiers a conservé un handicap au moins modéré. Conclusions : Les TE apparaissent ainsi comme un mécanisme de traumatisme crânien pédiatrique en forte augmentation, avec un profil de gravité plus comparable à celui de la moto qu’à celui des deux-roues non motorisés. Le renforcement de mesures de prévention, notamment centrées sur l’usage du casque, est essentiel pour freiner cette nouvelle épidémie de traumatismes crâniens pédiatriques.
Pierre PETITET (LYON), Alessandra MUSARRA, Camilla DE LAURENTIS, Pierre-Aurélien BEURIAT, Alexandru SZATHMARI, Matthieu VINCHON, Sofia GUERNOUCHE, Etienne JAVOUHEY, Federico DI ROCCO
11:02 - 11:10 #51186 - CO16 Les dérivations ventriculo-atriales (DVA) dans une population pédiatrique : résultats d’une étude monocentrique sur 10 ans.
CO16 Les dérivations ventriculo-atriales (DVA) dans une population pédiatrique : résultats d’une étude monocentrique sur 10 ans.

Introduction Les dérivations ventriculo-atriales ou ventriculo-cardiaques (DVA) constituent une modalité de drainage du liquide céphalo-spinal (LCS) de plus en plus répandue chez l’adulte, retrouvée normalement en intention position après la localisation péritonéale (DVP), de loin la plus fréquente. Bien que peu utilisée en population pédiatrique, la DVA constitue une option pertinente en cas d’échec péritonéal, notamment lors de troubles de résorption du LCS ou de complications abdominales répétées. Matériel et méthodes Nous rapportons les résultats de notre série moncentrique, rétrospective, de patients pédiatriques ayant nécessité un changement de DVP vers une DVA entre 2015 et 2025, au CHRU de Brabois à Nancy, en utilisant la technique percutanée sous guidage peropératoire par fluoroscopie et échographie. Résultats Sur les 272 enfants porteurs d’une DVP suivis durant la période étudiée de 10 ans, 11 patients (4,04 %) ont bénéficié de la mise en place d’une DVA. La majorité d’entre eux (73 %) avaient présenté au moins une révision de leur DVP avant la conversion. Les troubles de résorption du LCS constituaient la principale indication du changement de dérivation. L’âge au moment de la pose de la DVA variait de 3 à 16,5 ans. Avant la chirurgie, le nombre de révisions par patient fluctuait entre 0 et 8 (moyenne : 2,09 révisions par patient ; médiane : 2). Après la pose, ce nombre était réduit entre 0 et 4 (moyenne : 1,18 révision par patient ; médiane : 1), traduisant une diminution globale de la fréquence des révisions chez 55 % des patients. Les thromboses sur matériel représentaient la principale cause de reprise chirurgicale après DVA. Aucune infection de matériel n’a été observée après la mise en place de la dérivation. Conclusion Dans notre expérience, la dérivation ventriculo-atriale par voie percutanée sous guidage peropératoire par fluoroscopie et échographie, apparaît comme une alternative sûre et efficace pour le drainage du LCS chez l’enfant, associée à une diminution du nombre de révisions et à un faible taux de complications, en particulier infectieuses, à court et à moyen terme. Son indication reste pertinente en cas de troubles de résorption du LCS, mais le risque thrombotique impose cependant une sélection rigoureuse et une surveillance adaptée. Des études multicentriques prospectives sont nécessaires pour mieux définir la place de la DVA en population pédiatrique.
Fred BTEICH (Nancy), Anthony JOUD, Irène STELLA, Olivier KLEIN
11:10 - 11:18 #51193 - CO17 Expansion vertébrale percutanée à l’aide du dispositif SpineJack chez une population pédiatrique : indications et faisabilité.
CO17 Expansion vertébrale percutanée à l’aide du dispositif SpineJack chez une population pédiatrique : indications et faisabilité.

Introduction La cyphoplastie est une procédure interventionnelle percutanée consistant en l’injection de polyméthacrylate de méthyle dans le corps vertébral, largement utilisée pour le traitement des tassements vertébraux ostéoporotiques symptomatiques. Récemment, cette technique a également été proposée pour les tassements non ostéoporotiques, notamment les fractures de type A (AO Spine) au niveau dorsolombaire (DL). Les fractures DL post-traumatiques sont fréquentes chez les patients jeunes, en particulier chez les adolescents. L’objectif de cette étude est d’évaluer les indications potentielles et les résultats possibles de la cyphoplastie percutanée avec stent (SpineJack®, SJ) dans une population pédiatrique. Méthodes Nous avons revu les dossiers des patients pris en charge dans notre institution entre novembre 2022 et octobre 2025 pour le traitement d’au moins une fracture vertébrale. Les données démographiques, les données radiologiques initiales (vertèbre(s) concernée(s), type AO Spine, wedge angle (WA), perte de hauteur (PH) de chaque vertèbre atteinte), le traitement et les données radiologiques au suivi ont été recueillis. Résultats Un total de 81 patients présentant 214 fractures vertébrales dorsolombaires (DL) ont été adressés à notre centre. Parmi celles-ci, 138 étaient des fractures de type A (113 de type A1, 2 de type A2, 13 de type A3 et 10 de type A4). Une procédure de SJ a été réalisée pour 3 fractures de type A1, 5 de type A3 et 1 de type A4 (ces dernières avec une atteinte minime de la paroi postérieure). Le WA moyen et la PH moyenne étaient respectivement de 12,7° (0°–19,5°) et de 29,8 % (20 %–50 %). Tous les patients présentaient des lombalgies sans déficit neurologique. Les autres fractures ont été traitées par corset (107) ou par chirurgie (22, dont 7 fractures A1 opérées pour d’autres lésions associées et 15 fractures non-A1). Le WA et la PH étaient respectivement de 6,1° (0°–16,5°) et 8,7 % (0 %–40 %) dans le groupe non chirurgical, et de 14,8° (5°–26°) et 44,5 % (20 %–70 %) dans le groupe chirurgical (non-A1). À un suivi médian de 5 mois, tous les patients ont présenté une amélioration des lombalgies avec un résultat radiologique satisfaisant. Le WA et la PH au dernier suivi étaient de 8° (0°–15°) et 11,7 % (0 %–18 %) dans le groupe SJ, de 5,8° (0°–12°) et 9,4 % (0 %–40 %) dans le groupe corset, et de 7,5° (5°–14°) et 20,5 % (5 %–35 %) dans le groupe chirurgical (non-A1). Conclusion La cyphoplastie percutanée avec stent (SpineJack®) apparaît comme une option mini-invasive pertinente, pouvant être envisagée chez les patients pédiatriques dans des cas sélectionnés. Les critères de sélection pourraient inclure des tassements isolés et douloureux, avec un WA et/ou une PH modérés, pour lesquels le traitement par corset semblerait insuffisant. L’indication devrait être discutée au sein d’une équipe multidisciplinaire impliquant des radiologues interventionnels et des neurochirurgiens.
Camilla DE LAURENTIS, Pierre Aurélien BEURIAT, Alexandru SZATHMARI, Pierre BASEILHAC, Marion BOUCHET, Jean-Baptiste PIALAT, Nicolas STACOFFE, Federico DI ROCCO (Lyon)
11:18 - 11:26 #51227 - CO18 Résultats oncologiques et fonctionnels des tumeurs bénignes intrinsèques du tronc cérébral de l’enfant : cohorte monocentrique (Necker Enfants Malades, 2012–2022).
CO18 Résultats oncologiques et fonctionnels des tumeurs bénignes intrinsèques du tronc cérébral de l’enfant : cohorte monocentrique (Necker Enfants Malades, 2012–2022).

Les tumeurs bénignes intrinsèques du tronc cérébral de l'enfant, astrocytomes pilocytiques ou gangliogliomes principalement, représentent un défi thérapeutique majeur en raison de leur localisation en région hautement fonctionnelle et de la morbidité des procédures chirurgicales. Notre étude vise à déterminer la faisabilité et le bénéfice de la chirurgie pour traiter ces tumeurs. Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique incluant les enfants traités à Necker Enfants Malades entre 2012 et 2022 pour des tumeurs bénignes intrinsèques du tronc cérébral (astrocytome pilocytique ou gangliogliome), classées selon leur localisation anatomique (mésencéphale, pont, bulbe). La prise en charge chirurgicale consistait en une biopsie ou une résection chirurgicale (partielle ou complète), en fonction de la localisation tumorale, des caractéristiques en imagerie, et des constatations peropératoires. Le critère de jugement principal était la récidive ou progression, définies par la nécessité d'un traitement complémentaire. Les critères de jugement secondaires incluaient la morbidité postopératoire et les résultats cliniques au dernier suivi. Trente-six cas ont été identifiés dont 25 astrocytomes pilocytiques et 11 gangliogliomes. Six patients ont eu une biopsie (3 stéréotaxiques et 3 par abord occipito-cervical médian) et 30 une exérèse dont 23 étaient partielles (STR) et 7 complètes (GTR). En cas de biopsie ou de STR, la majorité des patients ont reçu un traitement adjuvant (5 dans le groupe biopsie, 16 dans le groupe STR). L’âge moyen à la première intervention était de 6,6 ans. En analyse de régression univariée, on ne constatait pas de différence significative sur la survie sans progression (PFS) entre les 3 groupes de traitement (p = 0.33), y compris en séparant les analyses selon la région anatomique impliquée. Les astrocytomes pilocytiques étaient associés à un meilleur pronostic (p = 0.05). La PFS ne variait pas entre GTR, STR suivie d’un traitement adjuvant (STR+) ou STR sans traitement adjuvant (STR-) (p = 0.51), probablement du fait de la taille des effectifs. Cependant, une tendance était observée quant au taux de récidive ou de progression, plus élevé dans le groupe STR- (83%) que dans le groupe STR+ (70%) et GTR (50%) (ns). Il y avait 38.7% de complications après exérèse chirurgicale, aucune n'a été constatée dans le groupe biopsie.
 Les résultats de cette cohorte montrent une tendance en faveur de l’exérèse complète, lorsqu’elle est faisable, sur le risque de récidive ou progression. L’exérèse partielle ne semble utile qu’en association à un traitement adjuvant. Ces résultats doivent être confirmés sur une série plus large et il reste à déterminer les caractéristiques des lésions accessibles a priori à une exérèse complète et la place potentielle de thérapies innovantes telles que la LITT dans la prise en charge de ces tumeurs.
Eve RIGAULT (Paris), Lelio GUIDA, Jacques GRILL, Francois DOZ, Pascale VARLET, Nathalie BODDAERT, Stéphanie PUGET, Thomas BLAUWBLOMME, Kevin BECCARIA
11:26 - 11:34 #51263 - CO19 Impact de la stratégie chirurgicale sur le pronostic à long terme des craniopharyngiomes pédiatriques: 15 ans d’expérience à l’hôpital Necker enfants malades.
CO19 Impact de la stratégie chirurgicale sur le pronostic à long terme des craniopharyngiomes pédiatriques: 15 ans d’expérience à l’hôpital Necker enfants malades.

Introduction: Pediatric craniopharyngiomas are rare benign epithelial tumors historically treated with gross total resection and are associated with high rates of long-term morbidity. Over the past decades, management strategies have shifted toward conservative surgery combined with radiotherapy, aiming to preserve hypothalamic function while maintaining adequate tumor control. This study evaluates long-term outcomes of pediatric craniopharyngiomas according to treatment modality and tumor grade in a high-volume reference center. Methods : We conducted a retrospective monocentric study including all patients under 18 years of age treated for a histologically confirmed craniopharyngioma at Necker Enfants Malades between January 2010 and December 2020. Clinical, radiological, surgical, endocrinological, and oncological data were collected from electronic medical records. Tumors were classified according to Puget’s grading system. Recurrence was defined as radiological progression leading to treatment modification. Results: Ninety-three patients were included (54% female), with a mean age at diagnosis of 8 years. The mean follow-up duration was 8.5 years. Tumors were classified as grade 0 in 14 (15%) patients, grade 1 in 16 (17.2%), and grade 2 in 63 (67.7%). A total of 249 surgical procedures were performed, including 18 (7.2%) gross total resections (GTR), 55 (22%) subtotal resections (STR), 130 (52.2%) partial resections (PR), 1 (0.4%) biopsy, 42 (16.9%) cyst drainages, and 3 (1.2%) procedures for hydrocephalus treatment only. Following surgery, 72 (77.4%) patients received radiotherapy. Tumor recurrence occurred in 67 (72%) patients, who required a mean of 3.2 surgical procedures to achieve disease control. Hypothalamic syndrome was observed in 29 (31.2%) patients at the end of follow-up, including 17 cases present at diagnosis. Long-term endocrine morbidity was frequent, with permanent growth hormone deficiency in 90 (96.8%) patients, corticotropic deficiency in 86 (92.5%), permanent diabetes insipidus in 59 (63.4%), and gonadotropic deficiency in 55 (59.1%). Two (2.2%) deaths occurred during follow-up. Compared with the previous Necker cohort of 66 patients reported by Puget et al. in 2007, which included 50% gross total resection and 35% radiotherapy, the current strategy combining more conservative surgery with radiotherapy was associated with a significantly lower rate of diabetes insipidus (95.5% vs. 63.4%, p = 8.38 × 10⁻5) and a lower rate of obesity (60% vs 36.6%, p = 0.003). Conclusion: This large pediatric cohort with long-term follow-up demonstrates excellent overall survival using mostly a conservative surgical strategy combined with radiotherapy. Despite frequent endocrine impairment, this approach allows effective tumor control while limiting treatment-related hypothalamic damage.
Camille LOPEZ (Brest), Claire ALAPETITE, Dulanjalee KARIYAWASAM, Nathalie BODDAERT, Valentine MARTIN, Noura SELLAMI, Thomas BLAUWBLOMME, Stéphanie PUGET, Kevin BECCARIA
11:34 - 11:42 #51355 - CO20 Traumatisme crânien non-accidentel: analyse sociodémographique et médicochirurgicale d’une cohorte monocentrique de 259 patients.
CO20 Traumatisme crânien non-accidentel: analyse sociodémographique et médicochirurgicale d’une cohorte monocentrique de 259 patients.

Introduction. Le traumatisme crânien non-accidentel (TCNA) du nourrisson est une cause majeure de morbi-mortalité évitable avec des lésions notamment cérébrales et ophtalmologiques. A notre connaissance, aucune étude n’a à ce jour décrit conjointement le contexte social et de garde, la chronologie clinique et le phénotype lésionnel de ce syndrome. Matériel. Cohorte monocentrique rétrospective de 259 enfants pris en charge en neurochirurgie à l’Hôpital Necker–Enfants Malades (2010–2020) pour un hématome sous-dural avec confirmation multidisciplinaire (clinique, imagerie, fond d’œil (FO), bilan squelettique, biologie et évaluation médico-sociale) de l’origine non-accidentelle. Extraction standardisée des caractéristiques sociodémographiques (dont PCS 2020 et mode de garde), des circonstances et des délais entres l’apparition des symptômes et la prise en charge médicale, des données ophtalmo-radiologiques, neurochirurgicales et des conséquences. Résultats. La présentation est rapide : 44,6% vus le jour même, 75% ≤3 jours. FO anormal dans 76,0%, anomalies du bilan squelettique dans 18,6 % (côtes, membres, crâne). IRM initiale réalisée chez 61,4% avec atteinte des veines pont dans 76,7%. Chirurgie chez 64,0% ; mortalité 6,2% mais 23,8% parmi les intubés précocement. Malgré une répartition géographique homogène, deux profils sociaux se distinguent : PCS maternelle élevée (PCS3) avec recours à l’assistante maternelle (AM) (72%), et PCS défavorisée (PCS7) avec garde familiale (93,8%). Chez les 100 enfants gardés par AM, le diagnostic est posé au domicile de l’AM dans 64%. Discussion. Les comparaisons descriptives à l’ENP 2021 montrent une structuration familiale similaire, mais une différence marquée en termes de catégories socio-professionnelles, de mode de garde, et d’indicateurs périnataux. Les résultats confirment la gravité de ce syndrome avec un taux chirurgical à 64%, et de mortalité à 6,2% (dont 23,8% chez les patients intubés précocement). Nos résultats mettent en évidence un gradient social lié au mode de garde : patients issus de famille au niveau socioprofessionnel élevé plutôt gardé par une assistante maternelle vs. niveau socio-professionnel défavorisé avec mode de garde familial. Conclusions. Une évaluation précoce et protocolisée reste indispensable pour la prise en charge. La prévention contextualisée du mode de garde semble un axe de travail à privilégier pour ce syndrome aux conséquences médico-économiques et judiciaires lourdes.
Martin PLANET (PARIS), Lelio GUIDA, Sandro BENNICHI, Syril JAMES, Marie BOURGEOIS, Giovanna PATERNOSTER, Thomas BLAUWBLOMME, Kévin BECCARIA
11:42 - 11:50 #51393 - CO21 Déterminants de la non-éligibilité ou du refus de chirurgie anténatale pour le myéloméningocèle : expérience monocentrique.
CO21 Déterminants de la non-éligibilité ou du refus de chirurgie anténatale pour le myéloméningocèle : expérience monocentrique.

Contexte : La fermeture anténatale du myéloméningocèle (MMC), réalisée entre 19 et 27 semaines d’aménorrhées (SA), réduit significativement la nécessité de pose d’une dérivation du liquide cérébro spinal (LCS), diminue l’incidence et donc les conséquences de la malformation de Chiari de type 2, améliore le pronostic cognitif et permet, statistiquement, un gain de deux niveaux neurologiques. Cependant, toutes les grossesses adressées pour évaluation neurochirurgicale anténatale ne bénéficient pas d’une chirurgie fœtale. L’objectif de ce travail est d’étudier les facteurs de non-indication à cette chirurgie. Méthodes : Nous avons mené une étude rétrospective incluant toutes les grossesses adressées à notre centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal pour une éventuelle chirurgie anténatale du MMC entre janvier 2010 et décembre 2025. Toutes les patientes vues en consultation neurochirurgicale ont été incluses, quel que soit l’âge gestationnel. Les données maternelles, fœtales et obstétricales, ainsi que les décisions issues de l’évaluation multidisciplinaire, ont été recueillies. Une éligibilité hors de la fenêtre gestationnelle de 19 à 27 SA a été considérée comme un facteur de non-indication. Les motifs de non-indication ont été classés comme fœtaux ou liés au délai, maternels/obstétricaux, à la faisabilité neurochirurgicale, à l’anesthésie, à l’évaluation psychiatrique ou à la décision maternelle. Résultats : Neuf patientes ont bénéficié d’une réparation anténatale du MMC. Parmi les 37 grossesses sans chirurgie fœtale, le niveau lésionnel était thoracique dans 1 cas (2,7 %), thoraco-lombaire dans 3 (8,1%), lombaire dans 16 (43,2%), lombo-sacré dans 10 (27,0%), sacré dans 5 (13,5%) et thoraco-sacré dans 2 (5,4%). 32 grossesses (86,5%) ont donné lieu à une interruption médicale de grossesse (IMG), tandis que 5 enfants (13,5%) ont été opérés à la naissance. 5 grossesses (13,5%) ont été adressées après la fenêtre gestationnelle pour chirurgie anténatale. Des contre-indications gynécologiques ou obstétricales formelles ont été retrouvées dans 7 cas (19%) : 2 placenta praevia, 1 placenta recouvrant le col, 2 grossesses multiples (jumeaux, quadruplés), 1 utérus cicatriciel et 1 utérus angulé à 30°. La décision maternelle constituait un facteur déterminant dans la majorité des IMG. Conclusions : Dans cette cohorte monocentrique française, la non-indication à la réparation anténatale du MMC était multifactorielle. L’IMG, le plus souvent liée à la décision maternelle, représentait l’issue la plus fréquente. Les consultations rapportaient des décisions motivées par la crainte des séquelles pour l’enfant et des risques maternels de la chirurgie anténatale. Ces résultats soulignent l’importance d’une détection précoce, d’une évaluation multidisciplinaire rigoureuse et d’un conseil anténatal structuré pour accompagner une décision maternelle éclairée.
Xenia GORDON (Rennes), Olivier MOREL, Pascale BACH-SEGURA, Irène STELLA, Anthony JOUD, Olivier KLEIN
11:50 - 11:58 #51396 - CO22 Dérivation ventriculo-subgaléale dans le traitement de l'hydrocéphalie post-hémorragique du prématuré: experience rétrospective sur 115 patients.
CO22 Dérivation ventriculo-subgaléale dans le traitement de l'hydrocéphalie post-hémorragique du prématuré: experience rétrospective sur 115 patients.

Introduction : Le traitement de l’hydrocéphalie post-hémorragique chez les prématurés de faible poids de naissance est souvent complexe, en raison de la fréquente coexistence de pathologies liées à la prématurité (dysplasie bronchopulmonaire et entérocolite nécrosante) et de l’immaturité cérébrale. La dérivation ventriculo-sous-galéale (DVSG) représente l’une des stratégies proposées pour drainer temporairement le liquide céphalorachidien (LCR) lorsque les nourrissons ne remplissent pas les critères minimaux pour la mise en place d’une dérivation ventriculo-péritonéale (DVP). Comparée aux ponctions de réservoir et aux ponctions lombaires répétées, elle permet un drainage continu, limitant ainsi la nécessité d’un accès direct et fréquent au LCR. Nous rapportons ici les résultats et les complications d’une large cohorte monocentrique d’enfants prématurés traités par dérivation VSG. Méthodes : Cent quinze enfants ayant bénéficié d’une chirurgie de dérivation DVSG ont été inclus. Les variables suivantes ont été analysées : âge gestationnel, poids de naissance, assistance ventilatoire, âge et poids au moment de la chirurgie, pathologies concomitantes, grade de l’hémorragie intraventriculaire (HIV), évolution et complications. Des analyses univariées et multivariées ont été réalisées afin d’identifier les facteurs associés au pronostic et aux complications. Résultats : L’âge gestationnel moyen était de 29,3 ± 4,4 semaines (extrêmes : 24–33), le poids moyen de naissance de 1,4 ± 0,7 kg (0,5–3,2). L’âge gestationnel corrigé au moment de la chirurgie était de 34 ± 3,5 semaines (28–41) pour un poids moyen de 1,8 ± 0,7 kg (0,9–4). Six pour cent des patients ont nécessité des ponctions lombaires déplétives en attendant la chirurgie (en raison de pathologies concomitantes contre-indiquant la dérivation VSG). Une DVP a été nécessaire chez 59 % des patients après un délai médian de 49 jours suivant la mise en place de la dérivation VSG. Six pour cent des patients sont décédés du fait de pathologies concomitantes, tandis que 35 % n’ont pas développé d’hydrocéphalie persistante (ablation de la dérivation VSG). Une hémorragie intraventriculaire postopératoire a été observée chez 10 % de la cohorte, et des complications infectieuses chez 5 % des patients. Le faible poids de naissance et l’extrême prématurité étaient des facteurs pronostiques de mauvais devenir et de complications (p < 0,001). Conclusions : La dérivation VSG reste une option valide pour la prise en charge temporaire de l’hydrocéphalie chez les nourrissons prématurés. L’extrême prématurité et le faible poids de naissance constituent des signaux d’alerte majeurs pour prédire l’évolution précoce.
Lelio GUIDA (Paris), Nathan GAQUERE, Kevin BECCARIA, Sandro BENICHI, Syril JAMES, Giovanna PATERNOSTER, Alexandre LAPILLONNE, Raphaelle GUYOMARD, Charles-Joris ROUX, Nathalie BODDAERT, Stephanie PUGET, Thomas BLAUWBLOMME
AMPHI B
12:00 ATELIERS DEJEUNERS DE L'INDUSTRIE & PAUSE CAFE DANS L'EXPO

"Mercredi 25 mars"

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SYMPO_01
12:00 - 13:30

ATELIER DÉJEUNER - NOVOCURE
Comment optimiser la prise en charge du glioblastome en 2026 ?

Modérateur : Jean-Michel LEMÉE (PUPH) (Angers)
12:25 - 12:45 Perspective du neurochirurgien sur l’optimisation du traitement avec cas cliniques. Fabien RECH (MCU-PH) (Orateur, Nancy)
12:45 - 13:05 Perspectives du neuro-oncologue.
13:05 - 13:15 Session interactive de questions/réponses avec les orateurs et l’auditoire.
Salle E1/E2

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SYMPO_02
12:00 - 13:30

ATELIER DÉJEUNER - SERVIER
Prise en charge des gliomes diffus IDH mutés

Modérateur : Johan PALLUD (PU-PH) (PARIS)
12:00 - 13:30 Introduction : Le gliome de bas grade en France. Johan PALLUD (PU-PH) (Orateur, PARIS)
12:00 - 13:30 Le point de vue du Neurochirurgien dans la prise en charge des gliomes diffus IDH mutés.
12:00 - 13:30 Le point de vue du Neuro-Oncologue dans la prise en charge des gliomes diffus IDH mutés.
12:00 - 13:30 Conclusion. Johan PALLUD (PU-PH) (Orateur, PARIS)
Salle F1/F2
14:00

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A13
14:00 - 14:30

CÉRÉMONIE D'OUVERTURE

Conférenciers : Elodie COUAILLIER (Conférencier, Secrétaire Générale du CHU de Bordeaux, Bordeaux), Patrick DEHAIL (Conférencier, Conseiller médical de l’ARS Nouvelle Aquitaine, Bordeaux), Pierre-Gilles MERVILLE (Conférencier, Doyen de la faculté de Médecine de Bordeaux, Bordeaux), Thomas ROUJEAU (praticien hospitalier) (Conférencier, Président de la SFNC, montpellier), Nathalie SALLES (Conférencier, Présidente de la CME du CHU de Bordeaux, Bordeaux), Jean-Rodolphe VIGNES (PUPH Neurochirurgie) (Conférencier, Président du congrès SFNC 2026, Bordeaux)
AMPHI A

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F13/14
14:00 - 16:00

ATELIER COLLEGE CRANIOTOMIE SESSION A

Salle G1/G2
14:30

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A14
14:30 - 16:00

SESSION NEUROCHIRURGIE FONCTIONNELLE
Méthodes de ciblage dans les mouvements anormaux : mise au point

Modérateurs : Emmanuel CUNY (neurochirurgien) (bordeaux), Claire HAEGELEN (Neurosurgeon) (Lyon)
- Apprentissage du ciblage des ganglions de la base pour la stimulation cérébrale profonde
- Connaissance et maitrise des logiciels de ciblage
- Démarches thérapeutiques dans les mouvements anormaux
14:30 - 14:45 Résultats des études OPTIVIM et PARKEO2. Emmanuel CUNY (neurochirurgien) (Conférencier, bordeaux)
14:45 - 15:00 Atlas de segmentation du thalamus. Thomas TOURDIAS (Conférencier, Bordeaux)
15:00 - 15:15 Cartographie IRM du cerveau profond et IA en neurochirurgie fonctionnelle. Jean-Jacques LEMAIRE (PUPH) (Conférencier, Clermont-Ferrand)
15:15 - 15:25 Comparaison GuideXT et Suretune pour le ciblage en DBS. Paul CONSTANTHIN (Médecin Interne FFI) (Conférencier, Bordeaux)
15:25 - 15:35 Comparaison du ciblage du NST par GuideXT versus l’électrophysiologie peropératoire. Emile SIMON (Neurochirurgien) (Conférencier, Lyon)
15:35 - 15:35 Comment je fais mon ciblage:.
15:35 - 15:43 En radiochirurgie. Jean RÉGIS (PROFESSEUR) (Conférencier, Marseille)
15:43 - 15:51 En MRgFUS. Lain Hermes GONZALEZ-QUARANTE (Neurosurgeon) (Conférencier, Pamplona, Espagne)
15:51 - 15:59 En LITT. Michel LEFRANC (MEDECIN) (Conférencier, AMIENS)
AMPHI A

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B14
14:30 - 16:00

SESSION BASE DU CRANE
La chirurgie d’exérèse des tumeurs de l’orbite – approche multidisciplinaire

Modérateurs : Rabih ABOUKAIS (Professeur Universitaire - Praticien Hospitalier) (Lille), Pierre-Hugues ROCHE (PUPH) (Marseille)
- Connaitre les différentes lésions tumorales intraorbitaires et leur structure d’appartenance
- Distinguer les différentes structures anatomiques de l’orbite
- Connaitre les principales voies d’abord de l’orbite
- Connaitre les éléments de la prise en charge des troubles oculomoteurs post-chirurgicaux
14:30 - 14:38 Introduction - Diagnostic radiologique et histopathologie. Pierre-Hugues ROCHE (PUPH) (Conférencier, Marseille)
14:38 - 14:53 Anatomie chirurgicale – que retenir pour comprendre les approches. Dominique LIGUORO (PUPH - chef de service) (Conférencier, bordeaux)
14:53 - 15:01 Approches orbitaires externes. Eric LONGUEVILLE (Ophthalmologist/Plastic and reconstructive Surgeon) (Conférencier, BORDEAUX)
15:01 - 15:09 Approches ophtalmologiques médiales – approches inférieures. Eric LONGUEVILLE (Ophthalmologist/Plastic and reconstructive Surgeon) (Conférencier, BORDEAUX)
15:09 - 15:17 Approches externes transconjonctivales & déposes latérales. Eric LONGUEVILLE (Ophthalmologist/Plastic and reconstructive Surgeon) (Conférencier, BORDEAUX), Rabih ABOUKAIS (Professeur Universitaire - Praticien Hospitalier) (Conférencier, Lille)
15:17 - 15:25 Approches endocraniennes. Thierry CIVIT (Conférencier, Nancy)
15:25 - 15:33 Approches endoscopiques endonasales. Emmanuel JOUANNEAU (PU-PH, chef de service) (Conférencier, LYON)
15:33 - 15:41 Le bilan ophtalmologique (boite à outil). Eric LONGUEVILLE (Ophthalmologist/Plastic and reconstructive Surgeon) (Conférencier, BORDEAUX)
15:41 - 15:49 Réhabilitation des troubles oculomoteurs. B MORTEMOUSQUE (Conférencier, Bordeaux)
15:49 - 15:57 Cas cliniques "meet the experts". Rabih ABOUKAIS (Professeur Universitaire - Praticien Hospitalier) (Conférencier, Lille), Eric LONGUEVILLE (Ophthalmologist/Plastic and reconstructive Surgeon) (Conférencier, BORDEAUX)
AMPHI B
16:00 PAUSE CAFE DANS L'EXPOSITION - SESSION ePOSTERS COMMENTÉS
16:05

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EP02.1
16:05 - 16:25

Eposter Session 01 - Écran 1 - Base du crane
Posters présentés par leurs auteurs

16:05 - 16:25 #50966 - EP13 Neuroblastome sellaire primitif : pathologie exceptionnelle, description d’un cas et revue de la littérature.
EP13 Neuroblastome sellaire primitif : pathologie exceptionnelle, description d’un cas et revue de la littérature.

Introduction Les neuroblastomes olfactifs sont des tumeurs malignes rares et agressives. Ils représentant habituellement seulement 5% des tumeurs intranasales, se développant à partir du neuroépithelium olfactif, situé au sein de la cavité nasale supérieure. Dans de rares cas, une origine ectopique peut être retrouvée, avec environ une quarantaine de cas rapportés dont 11 dans la région sellaire. Description du cas Nous rapportons le rare cas d’une localisation sellaire primitive de neuroblastome, chez un patient sans antécédents notables de 60 ans, révélé par des troubles visuels. L’IRM montrait une large masse de localisation sellaire, comprimant le chiasma optique, avec un envahissement bilatérale des sinus caverneux et des artères carotides internes en rapport. Le bilan endocrinologique a exploré l'ensemble des lignées hypophysaires et n’a pas mis en évidence d’anomalies. La prise en charge a consisté initialement en une biopsie transnasale, ayant permis le diagnostic de neuroblastome (Heidelberg score 0.72, grade 2 selon HYAMS). Une résection chirurgicale partielle par approche combinée avec abord ouvert par craniotomie frontotemporale et endoscopique endonasale transphénoidale est réalisée, afin de lever la compression mécanique du chiasma. Une radiothérapie est réalisée ultérieurement, avec une dose totale de 54 Gy. Une involution de la masse tumorale a été mise en évidence au bout d’un an. Discussion et conclusion Une revue de la littérature a été réalisée et synthétisée sur les critères cliniques, endocrinologiques, radiologiques, anatomopathologiques, la prise en charge ainsi que le suivi. Après analyse de la littérature, nous avons retrouvé seulement 11 cas de localisation ectopique sellaire primitive de neuroblastome. Une harmonisation du traitement et du suivi est donc proposée.
Jean-François BELLUS (Dijon), Luc KERHERVE, Tuan LE VAN, Edouard MORLAIX, Ahmed EL CADHI, Maxime LLEU, Olivier BALAND, Walid FARAH, Catherine CAO, Alia HOUIDI, Julian LOPEZ, Pierre DE BUCK, Kerima BELHAJALI, Nouroudine BANKOLE, Gilles TRUC, Julie VINCENT, Jacques BEAURAIN, Moncef BERHOUMA
16:05 - 16:25 #51071 - EP14 Intérêt du scanner à comptage photonique dans la détection d’un microadénome hypophysaire corticotrope à IRM négative : cas illustratif et revue de la littérature.
EP14 Intérêt du scanner à comptage photonique dans la détection d’un microadénome hypophysaire corticotrope à IRM négative : cas illustratif et revue de la littérature.

INTRODUCTION : L’imagerie par résonance magnétique (IRM) est actuellement la méthode de référence pour l’évaluation des lésions hypophysaires. Toutefois, malgré l’intérêt de l’IRM dynamique avec injection de contraste, l’exploration de la région de la selle turcique reste difficile en raison de la petite taille de l’hypophyse et des artefacts liés à l’anatomie de la base du crâne et à l’aération des sinus sphénoïdaux. Près de la moitié des microadénomes corticotropes peuvent passer inaperçus à l’IRM. Le cathétérisme des sinus pétreux peut apporter dans ces là des éléments supplémentaires sur la latéralisation d’un éventuel microadénome, mais une résection neurochirurgicale complète, seule garante d’une guérison, est tributaire d’une imagerie morphologique performante. L’avènement récent du scanner à comptage photonique, du fait de son excellente résolution, ouvre ainsi de nouvelles perspectives dans l’exploration des pathologies hypophysaires notamment. CAS CLINIQUE : Nous rapportons le cas d’une patiente de 37 ans présentant une maladie de Cushing typique, sans anomalie décelée sur deux IRM hypophysaires interprétées par deux radiologues différents non concertés. Le déploiement récent du scanner phtonique dans notre institution a permis de réaliser une imagerie hypohysaire fine chez cette patiente. Celle-ci a mis en évidence un microadénome hypohysaire de 2,5 mm de l’aileron hypophysaire gauche. Ceci a permis de guider la resection neurochirurgicale de ce microadénome sous neuronavigation par voie endoscopique endonasale, permettant une exérèse complète et des suites simples incluant une évolution hormonale satisfaisante. DISCUSSION & CONCLUSION : Ce cas illustre l’intérêt du scanner à détecteur photonique (PCD-CT) dans le diagnostic des microadénomes hypophysaires chez les patients atteints de la maladie de Cushing, en particulier lorsque l’IRM conventionnelle est négative malgré des signes endocriniens évocateurs. Comparé au scanner à détecteur à intégration d’énergie (EID-CT), le PCD-CT offre une meilleure résolution spatiale et de contraste. Cette technologie émergente a déjà démontré sa nette supériorité et pourrait constituer un appoint intéressant, en plus de l’IRM, en cas de microadénomes hypohysaires secrétants à IRM normale.
Pierre DE BUCK, Julian LOPEZ (Dijon), Alexia ROULAND, Brivael LEMOGNE, Ahmed EL CADHI, Kerima BEL HAJ ALI, Nourou Dine BANKOLE, Alia HOUIDI, Edouard MORLAIX, Jean-François BELLUS, Luc KERHERVE, Jacques BEAURAIN, Tuan LE VAN, Moncef BERHOUMA
16:05 - 16:25 #51169 - EP15 Reconstruction de sauvetage de la base antérieure du crâne en contexte infectieux après chirurgie tumorale par double abord endonasal et bifrontal : place du lambeau libre de grand dorsal.
EP15 Reconstruction de sauvetage de la base antérieure du crâne en contexte infectieux après chirurgie tumorale par double abord endonasal et bifrontal : place du lambeau libre de grand dorsal.

Introduction : Les tumeurs endonasales invasives avec extension endocrânienne peuvent nécessiter un double abord endonasal ORL et bifrontal. Chez des patients irradiés et/ou multi-opérés, une complication post-opératoire à type de fuite de LCR avec fistulisation cutanée et surinfection chronique de l’espace extradural peut survenir, rendant le champ opératoire hostile et la cranioplastie à haut risque. Nous rapportons deux cas illustrant l’intérêt d’un lambeau libre musculaire de grand dorsal comme stratégie reconstructive de sauvetage avant cranioplastie différée. Matériel et méthodes : Deux patients présentaient une perte de substance de la base antérieure du crâne avec défaut d’étanchéité durale, compliquée d’infection chronique et de fistulisation après exérèse tumorale par double abord (endonasal et bifrontal) et radiothérapie, malgré plusieurs tentatives reconstructives conventionnelles. Une reconstruction de sauvetage a été réalisée par lambeau libre musculaire de grand dorsal, micro-anastomosé à des vaisseaux receveurs régionaux, sans cranioplastie initiale. Le lambeau a été positionné en intracrânien extradural pour restaurer l’étanchéité de la base, oblitérer les espaces morts infectés et servir de tissu d’interposition ; une antibiothérapie adaptée a été menée. La cranioplastie a été réalisée secondairement après contrôle infectieux, avec une préparation cutanée (prothèse d’expansion et/ou greffe) au besoin. Résultats : Dans les deux cas, l’apport musculaire vascularisé a permis un contrôle durable de l’infection avec disparition des fistules et absence de récidive au suivi. La cranioplastie différée a été effectuée sans complication, le muscle jouant un rôle de tissu d’interposition protecteur. À 1 an de suivi post-opératoire, aucun épisode infectieux, aucune nouvelle fistule et aucune complication liée à la cranioplastie n’ont été observées. Aucun déficit neurologique ni complication majeure n’a été rapporté. Les résultats fonctionnels et esthétiques étaient satisfaisants. Conclusion : En impasse reconstructive septique de la base antérieure du crâne, notamment après double abord (endonasal et bifrontal) et irradiation, le lambeau libre de grand dorsal constitue une option de dernier recours fiable. Intégré à une stratégie séquentielle, il sécurise l’étanchéité méningée, favorise la diffusion des antibiotiques, contrôle l’infection et prépare un lit receveur favorable à une cranioplastie secondaire.
Louise MARISSAL (Strasbourg), Simone ZINK, Victoria DEMBOUR, Victor SINNES, Hélène CEBULA, Julien TODESCHI
16:05 - 16:25 #51191 - EP16 Développement d’une extension 3D Slicer pour la cartographie des biopsies des tumeurs de la base du crâne.
EP16 Développement d’une extension 3D Slicer pour la cartographie des biopsies des tumeurs de la base du crâne.

Introduction : Si la neuronavigation est devenue la norme en chirurgie de la base du crâne, les données issues de cette navigation sont rarement exploitées au‑delà du bloc opératoire. Cela limite la collaboration interdisciplinaire et freine le développement d’approches de médecine de précision. L’objectif est de développer et d’évaluer une extension pour le logiciel « 3D Slicer » qui sera capable d’intégrer automatiquement les coordonnées de biopsies peropératoires issues du système de neuronavigation « Medtronic StealthStation® » (MSS) dans l’imagerie préopératoire, permettant une cartographie précise des prélèvements réalisés au bloc opératoire. Méthodes : Nous avons développé une extension Python pour 3D Slicer permettant d’importer les coordonnées de biopsies peropératoires issues du système MSS et de les projeter sur l’imagerie préopératoire. Une fois les données intégrées, l’extension permet leur export sous forme d’annotations Digital Imaging and Communications in Medicine (DICOM) ou d’objet DICOM, utilisables dans les PACS et les systèmes de planification radiothérapeutique. La précision a été évaluée en comparant des captures de navigation issues du système MSS aux mêmes coupes reconstruites dans Slicer en déterminant l’erreur de localisation des biopsies en millimètres. Résultat : Sept patients (62 biopsies) ont été inclus. Les erreurs moyennes de projection de chaque biopsie étaient de 0,285 ± 0,166 mm (axial), 0,279 ± 0,161 mm (coronal) et 0,393 ± 0,276 mm (sagittal), avec une moyenne globale de 0,319 ± 0,215 mm toutes coupes confondues. Discussion : Les performances de précision obtenues semblent remarquables avec une BPE qui reste inférieure à 0,4 mm dans tous les plans anatomiques. Cette précision est confirmée par une forte corrélation locale des intensités (r = 0,977 ± 0,024) entre les volumes alignés. La possibilité d’exporter la localisation des biopsies associées à leurs résultats anatomopathologiques sous forme d’objet DICOM ou d’annotations DICOM constitue un atout majeur facilitant ainsi la communication entre neurochirurgiens, radiologues, anatomopathologistes et radiothérapeutes. Cette extension pourrait répondre aux limites actuelles de l’imagerie préopératoire, notamment pour l’évaluation de l’envahissement tumoral dans les tumeurs sino-nasales agressives. Ces tumeurs infiltrent la base du crâne et l’évaluation de leurs envahissements est complexe. En offrant une correspondance entre l’anatomopathologie et les données d’imageries, cette méthode ouvre la voie à des analyses quantitatives de l’envahissement tumoral et à l’entraînement d’algorithmes en apprentissage supervisé. Conclusion : Ce travail démontre la faisabilité, la précision et la valeur clinique d’un outil permettant d’intégrer la navigation peropératoire à l’imagerie préopératoire.
Paul BRUGEROLLES (Paris), Kevin COMAIR, Antoine MOYA-PLANA, Charlotte ROBERT, Myriam EDJLALI-GOUJON, Damien BRESSON

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EP02.3
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16:05 - 16:25 #51061 - EP21 Le coût de la distance : La télémédecine, une stratégie d’économie de coûts et de carbone pour le suivi neurochirurgical dans des territoires français du Pacifique Sud.
EP21 Le coût de la distance : La télémédecine, une stratégie d’économie de coûts et de carbone pour le suivi neurochirurgical dans des territoires français du Pacifique Sud.

Contexte – La prise en charge neurochirurgicale dans les îles du Pacifique Sud est fortement centralisée dans un seul centre de référence tertiaire. La géographie de ces territoires impose des besoins substantiels en matière de transport pour les visites de suivi postopératoire. Cette étude visait à estimer le fardeau économique et environnemental associé aux consultations de suivi neurochirurgical en présentiel et à évaluer le potentiel de la télémédecine comme alternative permettant de réaliser des économies de coûts et de carbone. Méthodes – Tous les patients consécutifs ayant subi une intervention neurochirurgicale dans notre service entre le 1er février 2024 et le 1er février 2025 ont été examinés. Les patients résidant à plus de 3 heures du service de neurochirurgie (définis comme ≥ 200 km par la route) ou nécessitant un transport aérien, et ayant assisté à des consultations de suivi postopératoire, ont été inclus rétrospectivement. Tous les coûts générés par les visites en présentiel ont été estimés (en euros et en USD) à l’aide d’une approche de micro-coût basée sur l’utilisation observée des ressources et des coûts unitaires standardisés. Les émissions de carbone ont été estimées à partir de la base de données de l’ADEME (Agence française de la transition écologique), en se concentrant sur les émissions liées au transport des patients. Les émissions ont été exprimées en kilogrammes d’équivalent dioxyde de carbone (kgCO₂eq). Résultats – Cent patients ont été inclus, représentant un total de 200 visites de suivi en présentiel. Le coût financier total estimé de ces visites s’élève à 129 400 USD (111 631 euros), soit une moyenne de 647 USD/558,15 euros par patient, partagés entre la caisse de sécurité sociale et les familles. L’empreinte carbone moyenne estimée est de 138,4 kgCO₂eq par patient. Selon le mode de transport, cette estimation varie de 90 à 732 kgCO₂eq. Conclusion – Nos résultats indiquent que la distance géographique inhérente aux contextes archipélagiques engendre un fardeau financier et environnemental substantiel pour les soins de suivi neurochirurgicaux. Dans ce contexte, la télémédecine représente une stratégie hautement pertinente pour réduire les déplacements inutiles, améliorer l’accès aux soins et réaliser des économies significatives en termes de coûts et de carbone dans les territoires insulaires éloignés.
Lorenzo MONGARDI, Étienne LEFÈVRE, Romane CARIOU, Stephane FUENTES, Jean-Rodolphe VIGNES, Paul ROBLOT (Bordeaux)
16:05 - 16:25 #51125 - EP22 Etude anatomique de la vascularisation de la substance blanche cérébrale superficielle - A propos du sillon central.
EP22 Etude anatomique de la vascularisation de la substance blanche cérébrale superficielle - A propos du sillon central.

Contexte : La compréhension anatomique et physiologique de la connectivité cérébrale est à ce jour un des enjeux majeurs des avancées en neurosciences. Le substrat anatomique de cette connectivité se doit d’être appréhendée de manière fondamentale. Les études récentes sur la substance blanche superficielle de l’encéphale humain explicitent son organisation sans faire état de sa vascularisation. Objectif : L’objectif principal de cette étude est de mettre en évidence, s’il existe, un pattern de vascularisation de la substance blanche superficielle au niveau du sillon central, et d’observer le lien entre vaisseaux et faisceaux de substance blanche. Méthode : Par l’injection et la préparation de 12 hémisphères cérébraux humains (6 gauches et 6 droits), issus d’un programme de don du corps à la science, nous avons réalisé une dissection inside-out depuis la face profonde de chaque hémisphère vers sa surface afin d’observer la substance blanche superficielle et sa vascularisation. Résultats : Deux types d’artères participent à la vascularisation de la connectivité courte sous-corticale. Des artères courtes et de petits diamètres issus de la surface piale se destinent aux couches profondes du cortex (substance grise) et aux premiers faisceaux de substance blanche. A l’inverse des artères plus longues et de plus gros diamètres traversent le cortex pour irriguer spécifiquement la substance blanche. Conclusion : Par des artères courtes et longues, la vascularisation de la substance blanche complète celle du cortex. Les connaissances anatomiques de la vascularisation sous corticale tendent à s’intégrer dans des modèles physiologiques et physiopathologiques du fonctionnement cérébral.
Etienne DUGAST (Tours), Martin CHARON, Christophe DESTRIEUX, Igor LIMA MALDONADO
16:05 - 16:25 #51190 - EP23 Analyse automatisée des mouvements sur le simulateur Cyrano pour une évaluation objective des compétences techniques en chirurgie endonasale endoscopique.
EP23 Analyse automatisée des mouvements sur le simulateur Cyrano pour une évaluation objective des compétences techniques en chirurgie endonasale endoscopique.

Contexte: La simulation est un élément clé de la formation chirurgicale, offrant un environnement sûr et standardisé pour l’acquisition de compétences techniques. Le simulateur Cyrano a déjà été validé pour sa validité apparente et de construit. Une version intégrant un suivi automatisé des mouvements et un score de performance pourrait permettre une évaluation plus objective de la compétence chirurgicale. Objectifs: Évaluer si les scores de performance automatisés obtenus sur le simulateur Cyrano peuvent discriminer des chirurgiens de performance intermédiaire versus experte, tels que définis par l’évaluation OSATS-v (Objective Structured Assessment of Technical Skill) réalisée sur analyse vidéo. Méthodes: Vingt-neuf participants (internes et chirurgiens neurochirurgie et ORL) ont réalisé quatre exercices représentatifs de chirurgie endonasale endoscopique sur le simulateur Cyrano : Target the Target (navigation de l’optique), Captain Hook (utilisation de la pince) et Drag’n Drop (précision des pinces et de l’optique), et Chicken Run (précision du fraisage). Des scores de performance automatisés (score global et sous-scores : amplitude, fluidité, tremblement, précision, sécurité) ont été calculés à partir de capteurs de mouvement et de métriques spécifiques à chaque tâche. Des experts indépendants et en aveugle ont évalué des vidéos anonymisées à l’aide de l’OSATS-v. Les participants ont été classés en performance intermédiaire (PI, OSATS-v ≤ 15) ou performance experte (PE, OSATS-v ≥ 16). Les comparaisons entre groupes ont été réalisées avec des tests de Mann–Whitney (p < 0,05). Résultats: Le score moyen global au simulateur était plus élevé dans le groupe PE (68,2 %) que dans le groupe PI (57,1 %). Une différence statistiquement significative a été observée pour Captain Hook sur le score global (81,8 % vs 56,1 %, p = 0,029), avec des différences significatives sur des sous-scores concernant les erreurs, la manipulation des instruments, l’amplitude des mouvements et la précision de l’optique. Pour Drag’n Drop, les PE obtenaient de meilleurs résultats globaux (79,6 % vs 57,3 %), avec un avantage significatif sur le sous-score d’ouverture (p = 0,030). Target the Target montrait une différence significative sur le score moteur de l’optique (p = 0,040). Chicken Run ne discriminait pas les groupes. Conclusion: Cette étude suggère que l’analyse automatisée de la performance sur le simulateur Cyrano, basée sur des scores globaux et des sous-scores spécifiques, pourrait constituer un outil pertinent pour soutenir l’évaluation objective des compétences techniques en chirurgie endonasale endoscopique, en complément de l’enseignement par des experts.
Myriam AGUNAOUN (MONTPELLIER), Gallet PATRICE, Valentin FAVIER, Boetto JULIEN
16:05 - 16:25 #51258 - EP24 Impact de la Téléconsultation en Neurochirurgie. Etude pilote.
EP24 Impact de la Téléconsultation en Neurochirurgie. Etude pilote.

Introduction Le secteur de la Santé représente 8% de l’empreinte carbone de la France soit 49 millions de tonnes de C02 par an. Le transport des patients correspond à 9% de cette empreinte soit 4,5 millions de tonnes de C02 annuelles. Depuis plusieurs années, la téléconsultation connait un essor et tend à modifier les habitudes des patients et des médecins. Les objectifs de cette étude pilote étaient d’évaluer l’impact environnemental des transports liés à une consultation dans un centre de neurochirurgie, l’économie réalisée lors d’une téléconsultation et la faisabilité à une plus grande échelle Matériels et méthode Entre le 1er janvier et le 1er Mars 2025, les patients primo-consultants pour hernie discale lombaire sans indication chirurgicale ont été inclus. Une consultation de contrôle afin d’évaluer l’évolutivité sous traitement conservateur, leur a été proposée en téléconsultation. La réponse à la proposition de téléconsultation, la distance domicile/centre de consultation et le type de transport (véhicule thermique, véhicule électrique ou transport en commun) ont été recueillis. L’empreinte carbone liée au déplacement a été calculée avec l’algorithme de l’ADEME. Résultats 55 patients ont été inclus, 100% ont accepté le suivi en téléconsultation. La distance moyenne domicile/centre était de 85km. L’empreinte carbone moyenne par déplacement était de 34KgCo2. Seuls 3,6% des patients ont empruntés les transports en commun. La motorisation thermique représentait 91,4% des cas, pour 5% de voitures électriques. Les 55 téléconsultations de suivi ont économisé 1,6 tonnes de C02. Conclusions La téléconsultation ne peut remplacer la consultation en présentiel. En revanche, dans certains cas, et notamment lors des suivis, la téléconsultation présente des avantages. Elle permet de diminuer significativement l’empreinte carbone lié au transport. Pour autant l’impact environnemental du numérique n’est pas nul et fait actuellement l’objet d’études complémentaires. Une étude multicentricentrique menée par la commission éco-responsabiliité de la SFNC, en cours actuellement, prolongera cette étude pilote.
Martin DUPUY (Toulouse)

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EP02.2
16:05 - 16:25

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16:05 - 16:25 #51157 - EP17 Étude des relations entre les variations de la pression intracrânienne et les dynamiques de neurofluides cérébraux.
EP17 Étude des relations entre les variations de la pression intracrânienne et les dynamiques de neurofluides cérébraux.

Introduction : Les mécanismes de la genèse de la pression intracrânienne (PIC) ne sont pas parfaitement connus. Sur un cycle cardiaque, on observe une décomposition de la PIC en 3 ondes (P1, P2, P3). L’entrée du flux artériel dans la boîte crânienne lors de la systole est décrite comme le premier mécanisme de la dynamique du système cérébrospinal. Elle serait notamment responsable de l’apparition du pic P1. Cet afflux de sang artériel est régulé par la dynamique du sang veineux et du liquide cérébrospinal (LCS). Notre objectif est d’analyser l’impact de l’entrée artérielle dans la boîte crânienne sur l’amplitude de la PIC (Delta-PIC). Patients et méthodes : Un groupe de 50 patients suspectés d’hydrocéphalie chronique de l’adulte et ayant bénéficié d’un test d’infusion ont été inclus. La PIC était mesurée lors de la phase de repos d’un test d’infusion lombaire. Un échantillon de quelques secondes sans artéfacts a été sélectionné afin de reconstruire une courbe de PIC moyenne issue de plusieurs courbes de PIC sur plusieurs cycles cardiaques. Une IRM en séquence de contraste de phase a été réalisée afin de mesurer le débit artériel intracrânien (Qart) ainsi que le débit de LCS au niveau sous-arachnoïdien en C2C3 (QLCS) sur un cycle cardiaque moyen. Qart est mesuré selon la somme des débits des deux carotides internes et du tronc basilaire. L’amplitude de la courbe de débit (ampQart) était mesurée par la différence entre Qart maximal et minimal. Par intégration de la courbe de débit artériel, nous avons calculé le volume total de sang artériel entrant dans l’enceinte crânienne au cours d’un cycle cardiaque (VOart). Par intégration de la courbe de QLCS, nous avons extrait les variations de volume total de LCS intracrânien au cours d’un cycle cardiaque (VOLCS). Les données ont été normalisées sur un cycle cardiaque moyen pour réduire l’impact de la fréquence cardiaque sur les résultats. Au cours d’un cycle cardiaque, nous avons mesuré le delta-PIC, ampQart, VOart et VOLCS. Résultats : On retrouve une corrélation positive entre le delta PIC et ampQart (r = 0.29, p = 0.05). Delta-PIC et VOart ne sont pas corrélés (r = 0.075, p = 0.62). Delta-PIC est influencé positivement par VOLCS (r = 0.35, p = 0.02). Conclusion : Ainsi, les variations de débits et de volumes artériels et de LCS sont des acteurs de la régulation de la PIC. Seulement, d’autres facteurs peuvent influencer la PIC (fréquence cardiaque, résistances à l’écoulement des fluides, compliance veineuse et des structures parenchymateuses, système glymphatique…). Notre étude est centrée sur l’entrée artérielle qui est à l’origine des différents mécanismes de régulation. Le LCS est un système de régulation rapide mais incomplet pour ces contraintes artérielles. Des analyses complémentaires sont nécessaires afin d’approcher les autres facteurs de régulation.
Quentin CELIS, Kimi OWASHI, Gaylor CHAUDERLIER, Olivier BALÉDENT, Cyrille CAPEL (Amiens)
16:05 - 16:25 #51232 - EP18 Myélopathie compressive par lipomatose pan-rachidienne révélant une hypotension intracrânienne chronique liée à une dérivation ventriculo-péritonéale : à propos d’un cas.
EP18 Myélopathie compressive par lipomatose pan-rachidienne révélant une hypotension intracrânienne chronique liée à une dérivation ventriculo-péritonéale : à propos d’un cas.

Introduction Les dérivations ventriculo-péritonéales (DVP), implantées dans l’enfance pour traiter des hydrocéphalies congénitales ou acquises, peuvent être à l’origine de complications tardives et parfois méconnues en l’absence de suivi spécialisé ou en cas de symptomatologie peu spécifique. L’hyper-drainage chronique du liquide cérébrospinal (LCS) est une complication bien documentée. Il peut entraîner des hématomes sous-duraux, un élargissement des espaces sous-arachnoïdiens, une dilatation du réseau veineux épidural. La survenue d’une myélopathie dans ce contexte, associée à une lipomatose épidurale secondaire, demeure toutefois exceptionnelle et très peu décrite dans la littérature. Observation clinique Nous rapportons le cas d’une femme de 41 ans, porteuse d’une DVP depuis l’âge de 1 an pour hydrocéphalie post-infectieuse et n’ayant bénéficié d’aucun suivi spécialisé depuis près de deux décennies. Un hyper-drainage avait été suspecté par le passé, mais aucune intervention n’avait été réalisée faute de retentissement clinique à ce moment-là. La patiente a consulté pour une aggravation progressive de troubles de la marche, associée à des fuites urinaires anciennes, évoluant depuis plusieurs années. L’examen retrouvait un syndrome tétra-pyramidal et une ataxie proprioceptive, évoquant une myélopathie chronique. L’IRM médullaire a révélé une lipomatose épidurale pan-rachidienne induisant un rétrécissement marqué du canal rachidien et une compression du cordon médullaire. L’IRM cérébrale montrait des ventricules fente ainsi qu’une descente amygdalienne, suggérant une hypotension intracrânienne chronique liée à l’hyper-drainage. Conclusion Ce cas illustre une présentation inhabituelle de lipomatose épidurale pan-rachidienne compressive survenant chez une patiente porteuse d’une DVP ancienne, dans un contexte d’hypotension intracrânienne chronique liée à l’hyper-drainage. À notre connaissance, une telle association n’a pas encore été rapportée. Cette pathologie expose à un véritable défi diagnostique et thérapeutique, en l’absence de recommandations précises quant à sa prise en charge. Dans le cas présent, un changement complet du système de dérivation a été réalisé, sans recul clinique suffisant pour juger de l’évolution à ce jour. Ce cas souligne la nécessité d’un suivi prolongé et spécialisé chez les patients porteurs de DVP.
Victor SINNES (Strasbourg), Helene CEBULA, Charles-Henry MALLEREAU, Ragheed QASSAB, Julien TODESCHI, Victoria DEMBOUR
16:05 - 16:25 #51252 - EP19 Determinants of External Ventricular Drainage Efficacy in Traumatic Brain Injury.
EP19 Determinants of External Ventricular Drainage Efficacy in Traumatic Brain Injury.

Background: Refractory intracranial hypertension remains a major determinant of morbidity and mortality after traumatic brain injury (TBI). External ventricular drainage (EVD) is frequently used to control intracranial pressure (ICP), yet its effectiveness is variable, and predictors of response are insufficiently characterized. This study aimed to evaluate the short-term efficacy of EVD in controlling ICP in TBI patients and to identify factors associated with EVD success or failure. Methods: We conducted a retrospective, monocentric observational study including all consecutive TBI patients who underwent EVD placement for refractory intracranial hypertension between January 2020 and December 2024. Patients were dichotomized according to EVD efficacy: a control group defined by sustained ICP control (mean ICP < 20 mmHg after EVD) and a failure group defined by persistent intracranial hypertension. Demographic, clinical, radiological, surgical, and ICP data were analyzed. Univariate and multivariate analyses were performed to identify factors associated with EVD failure. Results: Fifty-four patients were included, predominantly male, with severe injuries and a high mortality rate. Overall, EVD induced a mean ICP reduction of 6.6 ± 19.6 mmHg. Sustained ICP control was achieved in 25 patients (46%), whereas EVD failed in 29 patients (54%). The main finding was a statistically significant difference in pre-EVD ICP between groups: patients in the control group had a significantly lower baseline ICP compared with those in the failure group (27.5 ± 5.5 mmHg vs. 38.2 ± 14.7 mmHg; p < 0.01). In the control group, ICP decreased markedly after EVD, while no meaningful reduction was observed in the failure group. Higher injury severity and more severe radiological signs of cerebral edema were more frequently observed in the failure group, although no variable remained independently associated with EVD efficacy in multivariate analysis. Conclusion: Pre-EVD ICP is a key discriminator between successful and unsuccessful EVD outcomes in TBI patients with refractory intracranial hypertension. Markedly elevated ICP before drainage may reflect irreversible intracranial pathology, limiting the effectiveness of CSF diversion. These results highlight the importance of early identification of patients most likely to benefit from EVD.
Guillaume BAUCHER, Lucas TROUDE (Marseille), Valentin AVINENS, Leslie LEMNOS, Singh AMAR, Marc LEONE, Pierre-Hugues ROCHE
16:05 - 16:25 #51398 - EP20 La dérivation ventriculo-atriale avec insertion percutanée du cathéter distal : une approche moins invasive et plus performante dans l’hydrocéphalie et l’HTIC idiopathique – étude prospective monocentrique.
EP20 La dérivation ventriculo-atriale avec insertion percutanée du cathéter distal : une approche moins invasive et plus performante dans l’hydrocéphalie et l’HTIC idiopathique – étude prospective monocentrique.

Bien que la dérivation ventriculo-péritonéale (DVP) demeure la référence dans le traitement de l’hydrocéphalie, la dérivation ventriculo-atriale (DVA) est généralement réservée à des cas sélectionnés en raison des risques liés à la dissection cervicale ouverte. Cette étude évalue une technique de DVA percutanée, échoguidée, permettant d’éviter la dissection ouverte chez des patients adultes atteints d’hypertension intracrânienne idiopathique (HTICi), d’hydrocéphalie à pression normale idiopathique (HPNi) et d’hydrocéphalie post-traumatique. Dans cette étude prospective monocentrique (janvier 2024 – Juin 2025), 43 patients adultes (HPNi = 29, HTICi = 11, post-traumatique = 3) ont bénéficié d’une DVA percutanée sous guidage échographique et fluoroscopique. Le cathéter distal a été introduit par la veine jugulaire interne et positionné dans l’oreillette droite ; la neuronavigation a été utilisée pour la ponction ventriculaire dans les cas d’HTICi. Cinq interventions ont été réalisées sous anesthésie locale et 38 sous anesthésie générale. Le temps opératoire, les complications, la durée d’hospitalisation et les résultats cliniques ont été recueillis de manière prospective. Toutes les interventions ont été techniquement réussies, avec un positionnement correct du cathéter confirmé au scanner postopératoire. Le temps opératoire moyen était de 22 ± 10 minutes. Aucune complication majeure n’a été observée. La durée médiane d’hospitalisation était de 2 jours. Au suivi à 3 mois, tous les patients ont présenté une amélioration clinique significative : amélioration de la marche et des fonctions cognitives dans le groupe HPNi, disparition des céphalées et amélioration visuelle chez les patients HTICi, et amélioration symptomatique dans les cas post-traumatiques. La DVA percutanée échoguidée constitue une alternative sûre, efficace et mini-invasive à la DVP pour l’HPNi, l’HTICi et l’hydrocéphalie post-traumatique. Cette série prospective confirme les données antérieures suggérant un faible taux de dysfonction ou d’obstruction du shunt, sans morbidité accrue. Cette approche mérite d’être envisagée comme stratégie primaire de dérivation du LCR, en particulier chez les patients à risque anesthésique élevé.
Firas AKROUT (Tunis, Tunisie), Sameh ACHOURA, Khaled RADHOUANE, Ridha CHKILI

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TABLE RONDE - Coopération internationale
MISSIONS DE COOPERATION NEUROCHIRURGICALE NORD- SUD

Modérateurs : Thomas ROUJEAU (praticien hospitalier) (Président de la SFNC, montpellier), Jean-Rodolphe VIGNES (PUPH Neurochirurgie) (Président du congrès SFNC 2026, Bordeaux)
16:30 - 16:37 Contextualisation, définitions, état des lieux. Jean-Rodolphe VIGNES (PUPH Neurochirurgie) (Conférencier, Président du congrès SFNC 2026, Bordeaux)
16:37 - 16:37 Trois exemples de missions :.
16:37 - 16:42 Madagascar. Jean Pierre HLADKY (NEUROCHIRURGIEN) (Conférencier, Nimes)
16:42 - 16:47 Asie. Didier SCAVARDA (PUPH) (Conférencier, Marseille)
16:47 - 16:52 Rwanda. Samiya ABI JAOUDE (Médecin Adjoint Spécialisé) (Conférencier, Paris)
16:52 - 17:07 Quelles sont les attentes sur place ? Seydou BADIANE (Conférencier, Dakar, Sénégal)
17:07 - 17:22 Les principales problématiques sur place : responsabilité, matériel, autre. Anthony Katanga BEKETI (oui) (Conférencier, Lomé, Togo)
17:22 - 17:37 La vision institutionnelle. Pascal NGO MANYINGA (Conférencier, Paris)
17:37 - 17:44 Bilan du Campus Africain de Neurochirurgie. Gilbert DECHAMBENOIT (Conférencier, Boulogne)
17:44 - 17:51 L’éthique, expérience d’une association : pédiatrie sans frontière. Frederic VILLEGA (Conférencier, Bordeaux)
17:51 - 17:58 Synthese, recommandations, position de la SFNC. Thomas ROUJEAU (praticien hospitalier) (Conférencier, Président de la SFNC, montpellier)
AMPHI A

"Mercredi 25 mars"

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B15
16:30 - 18:00

COMMUNICATIONS LIBRES - BASE DU CRANE

Modérateurs : Boetto JULIEN (MCU-PH) (Montpellier), Lucas TROUDE (MCU-PH) (Marseille)
16:30 - 16:38 #50987 - CO23 Translation and preliminary validation of a patient-centered, meningioma-specific quality-of-life questionnaire in French (MQOL-FR).
CO23 Translation and preliminary validation of a patient-centered, meningioma-specific quality-of-life questionnaire in French (MQOL-FR).

Background. Disease-specific instruments to assess quality of life in meningioma patients are scarce, and no validated French meningioma-specific questionnaire is available. We aimed to translate and validate the Meningioma Quality of Life questionnaire (MQOL) into French (MQOL-FR). Methods. We conducted a prospective study in adults with meningioma. The original MQOL was translated from English to French using the EORTC forward-backward procedure, with reconciliation by an expert panel. For psychometric testing, patients completed the MQOL-FR, Karnofsky Performance Status (KPS) score, Functional Assessment of Cancer Therapy - Brain (FACT-Br), and the EuroQol questionnaire 5-dimension (EQ-5D). Internal consistency (Cronbach’s alpha), test-retest reliability (intraclass correlation coefficient) and convergent validity (Pearson correlations) were assessed. Results. Of 56 invited patients, 37 completed at least part of the MQOL-FR. Between 29 and 34 patients contributed to internal consistency analyses across subscales, and 23 provided complete data for the MQOL total score. Cronbach’s alpha for the total score was 0.88 (95%CI 0.75-0.95), indicating good internal consistency; several subscales (symptoms, emotional, anxiety, functional well-being) also showed acceptable reliability, whereas others (vitality, family, social, physical) were less robust. Thirteen patients completed the questionnaire twice; test-retest reliability of the total score was excellent (ICC 0.93, 95%CI 0.71-0.98). The MQOL total score correlated strongly with the FACT-Br total score (r=0.84), supporting convergent validity. Conclusions. The MQOL-FR showed good internal consistency and excellent test-retest reliability for the total score, with encouraging convergent validity in this cohort. Larger, multicenter studies are needed to refine subscale performance and evaluate responsiveness to clinical change.
Benoit HUDELIST (Paris), Maimiti SENECA, Lea WATERHOUS, Jeanne LOY, Flavie ANGOUSTOURES, Jonas KARA, Fazari MELISS, Benedicte TRANCART, Awassi VIVIANE, Angela ELIA, Emmanuelle HUET-MIGNATON, Isabelle DUFAURE-GARE, Johan PALLUD
16:38 - 16:46 #50988 - CO24 Probabilistic MRI maps of presentation and management of 1676 intracranial meningiomas.
CO24 Probabilistic MRI maps of presentation and management of 1676 intracranial meningiomas.

Background. Meningioma location influences presentation, management, and grade, but prior atlases were limited by sample size and categorical labeling. Voxel-based MRI mapping can quantify spatial associations without predefined regions. Purpose. To develop a large voxel-based, MRI-derived atlas of intracranial meningiomas and test voxel-wise associations between location and clinical presentation, management strategy, and WHO grade. Materials and Methods. Single-center retrospective cohort (2000-2024) including adults with intracranial meningioma and preoperative MRI. Lesions were manually segmented and normalized to MNI152. Inter-rater reliability was assessed on a random subset. Results. The final cohort comprised 1,676 intracranial meningiomas (1,333 patients). Density analysis revealed a principal cluster in the anterior and middle skull base. Symptomatic presentation localized to bilateral motor/premotor cortex, deep frontobasal regions, and the antero-medial skull base (26,141 voxels; max Z = 7.70). Symptom-specific clusters included: left precentral and antero-medial skull base for focal deficits (max Z = 9.26); bilateral premotor for epilepsy (929 voxels; max Z = 5.89); deep right frontal and left cerebellar convexity for raised intracranial pressure (19,066 voxels; max Z = 7.62). Resection clustered in anterior/middle skull base, bilateral supplementary motor area, left precentral gyrus, and deep frontobasal voxels (56,649 voxels; max Z = 9.50). Higher WHO grade 2-3 localized to a right frontal cluster along the superior/middle frontal gyri (84 voxels; max Z = 4.88). Conclusion. In 1,676 meningiomas, voxel-wise maps show that location predicts symptoms, likelihood of resection, and higher grade. This standardized atlas provides a spatial reference to anticipate presentation and inform management.
Benoit HUDELIST (Paris), Angela ELIA, Alessandro MOIRAGHI, Clément DEBACKER, Maimiti SENECA, Joseph BENZAKOUN, Catherine OPPENHEIM, Fabrice CHRETIEN, Marc ZANELLO, Alexandre ROUX, Johan PALLUD
16:46 - 16:54 #51043 - CO25 Résultats volumétriques et cliniques à très long terme des schwannomes vestibulaires après radiochirurgie Gamma Knife.
CO25 Résultats volumétriques et cliniques à très long terme des schwannomes vestibulaires après radiochirurgie Gamma Knife.

Introduction : Les schwannomes vestibulaires sont des tumeurs bénignes fréquentes du nerf vestibulaire, dont la prise en charge se discute entre attitude observationnelle, chirurgie et radiochirurgie, avec pour objectifs le contrôle tumoral et la préservation fonctionnelle. La radiochirurgie Gamma Knife (LGK) a démontré son efficacité, mais les données volumétriques segmentaires à très long terme restent limitées. Objectif : L’objectif est d’évaluer l’évolution volumétrique à très long terme des schwannomes vestibulaires traités par radiochirurgie, à l’aide de mesures volumétriques segmentaires, afin d’analyser la réponse à la radiochirurgie et le risque d’échappement, en vue de proposer une stratégie de suivi IRM adaptée. Méthodes : Étude rétrospective monocentrique incluant 190 patients traités par radiochirurgie entre 2004 et 2012. Les schwannomes vestibulaires sporadiques Koos I à IV ont été analysés. Le suivi reposait sur des IRM séquentielles avec segmentation volumétrique (seuil de variation significative ≥20%) à 6 mois, 1, 2,3,5, 7 et 10 ans. La morbidité (paralysie faciale transitoire ou définitive) a été évaluée avant traitement, après la procédure et au dernier suivi. Le contrôle tumoral a été défini par une stabilité ou une diminution volumétrique. Résultats : Avec un suivi médian de 9 ans, le contrôle tumoral a été obtenu chez 93,2% des patients après un seul LGK, et 96,3% après retraitement. Une diminution volumétrique significative persistait jusqu’à 15 ans post-traitement dans les groupes Koos I à III, parfois après une phase d’augmentation transitoire. Les échecs nécessitant une chirurgie (7 cas, 3,1%) survenaient tous dans les cinq premières années (moyenne 3,75 ans). Des fontes volumétriques étaient constatées de manière très retardée jusqu’à 14 ans post-traitement. 2 paralysies faciales ont été constatées dans la cohorte (1%). Conclusion : La radiochirurgie Gamma Knife assure un contrôle tumoral durable, y compris à très long terme. Les réponses volumétriques retardées justifient un suivi prolongé, tandis que la majorité des échecs surviennent dans les 5 premières années. Ces résultats confirment le rôle de la radiochirurgie Gamma-Knife dans la stratégie thérapeutique lorsqu’un geste de décompression n’est pas requis. Un allègement du rythme de suivi remnographique peut être envisagé.
Antoine KERAUDY (Lille), Iulia PECIU, Gustavo TOUZET, William GORWOOD, Frédérique DUBRULLE, Christophe VINCENT, Nicolas REYNS
16:54 - 17:02 #51068 - CO26 Quel est le devenir sur le long terme des résidus de schannomes vestibulaires Koos IV opérés selon une chirurgie optimale préservatrice?
CO26 Quel est le devenir sur le long terme des résidus de schannomes vestibulaires Koos IV opérés selon une chirurgie optimale préservatrice?

Objectif : Evaluer le contrôle tumoral à long terme de patients opérés selon une « facial nerve-sparing technique » de volumineux schwannomes vestibulaires (SV) Koos IV. Méthode : Etude de cohorte rétrospective mono-centrique portant sur 167 patients porteurs de SV Koos IV opérés entre Janvier 2003 et Septembre 2017, et dont le suivi est supérieur à 60mois. Le volume tumoral résiduel postopératoire était mesuré sur des IRM séquences T1 en coupes fines après injection de Gadolinium six mois après la chirurgie, et contrôlé de manière séquentielle. Après l'exérèse microchirurgicale, les patients bénéficiait d'une surveillance armée « Wait & re-Scan policy » (W&reS) ou d'un traitement complémentaire par radiochirurgie Gamma-Knife (GKS) pro-active. Résultats : Le contrôle tumoral de la population globale était de 83% avec un suivi moyen de 126 mois (62-245 / médiane 113 mois). 10% des patients avaient bénéficié d'une exérèse complète (gross total resection - GTR), parmi lesquels 1 patient (6%) a présenté une récidive 10 ans après la chirurgie. 150 patients présentaient un résidu tumoral postopératoire. 70 d'entre eux (47%) ont été inclus dans le groupe W&reS et 80 (53%) ont été traités par GKS de manière pro-active. Chez les patients porteurs d'un résidu tumoral, les PFS à 1-, 5- et 7-ans étaient respectivement de 90%, 85% & 74% dans le groupe W&reS, et de 89%, 86% & 86% dans le groupe GKS (p=0.29). Parmi les 28 cas de croissance du résidu, 23 ont été traités par GKRS avec une stabilité tumorale, et un seul (0.5% de la population globale) a nécessité une reprise chirurgicale. Conclusion : Notre étude portant sur un large effectif de patients opérés de SV Koos IV montre que la surveillance armée « Wait & re-Scan policy » de petits résidus tumoraux semble raisonnable, en considérant la faible probabilité de croissance des petits résidus à long terme. La radiochirurgie Gamma-Knife est une option thérapeutique légitime devant un échec de contrôle tumoral.
Lucas TROUDE (Marseille), Guillaume BAUCHER, Mohamed BOUCEKINE, Anne BALOSSIER, Jean REGIS, Pierre-Hugues ROCHE
17:02 - 17:10 #51078 - CO27 Evolution de la place de la voie translabyrinthique dans la chirurgie des schwannomes vestibulaires de stade 4.
CO27 Evolution de la place de la voie translabyrinthique dans la chirurgie des schwannomes vestibulaires de stade 4.

Introduction : La voie translabyrinthique (VTL) est appropriée à l’exérèse des schwannomes vestibulaires (SV) de stade 4, permettant d’aborder la tumeur latéralement sans traction sur le cervelet et de contrôler la tumeur dans son entièreté depuis l’angle pontocérébelleux (APC) jusqu’au fond du conduit auditif interne. Au cours des deux dernières décennies, la modification des attendus de la chirurgie a re-paramétré la place de la VTL. Au travers de notre expérience sur une large période d’étude, nous précisons cette évolution et justifions les indications actuelles de la VTL. Matériel et méthode : Entre janvier 2003 et Janvier 2023, 322 SV de stade 4 ont été opérés dans notre centre par la même équipe d’opérateurs. Il s’agit d’une étude rétrospective observationnelle d’une cohorte de patients dont les données ont été renseignées prospectivement (données cliniques et radiologiques, voie d’abord chirurgicale, durée opératoire, taux de complications procédurales, résultats fonctionnels, étendu de l’exérèse). Résultats : Les pourcentages de recours à la VTL ont été successivement de 66% (2003-2008), 13% (2009-2014) et 3% (2015-2023). Le taux de complications procédurales était identique pour les 2 approches, en revanche la durée opératoire et la durée d’hospitalisation étaient significativement différentes (p<0.01) Discussion : Notre expérience égale des 2 voies d’abord, la large période d’étude, et la taille de notre échantillon nous donne légitimité à adresser la question de l’usage de la VTL dans le SV de stade 4. La chute drastique de nos indications sur le temps long est liée à l’évolution de notre stratégie thérapeutique. Une durée opératoire raccourcie, une tentative systématique de préservation de l’audition, un projet d’exérèse priorisant la conservation du nerf facial expliquent l’utilisation préférentielle de la VSORS. Cette tendance est également rapportée par de nombreux centres experts. Nous réservons la VTL aux situations de récidives, aux tumeurs suspectes de malignité, à l’infiltration pétreuse de la tumeur. Conclusion : La VTL a vu son niveau d’utilisation drastiquement diminuer au fil des années, tendance liée aux inconvénients de cette approche et à l’émergence de stratégies chirurgicales alternatives. Elle reste particulièrement utile dans certaines situations confidentielles et doit être maitrisée par les équipes d’otoneurochirurgie
Pierre-Hugues ROCHE, Andrea PIZZI, Alexandre POUDREL, Guillaume BAUCHER, Lucas TROUDE (Marseille), Hussein BALHAS
17:10 - 17:18 #51134 - CO28 Doit-on préserver la tige pituitaire dans la chirurgie du craniopharyngiome ?
CO28 Doit-on préserver la tige pituitaire dans la chirurgie du craniopharyngiome ?

Objectif Le traitement neurochirurgical des craniopharyngiomes soulève la question débattue de la conservation de la tige pituitaire (TP). Nous rapportons les résultats chirurgicaux et endocriniens d’une série de patients adultes opérés d’un craniopharyngiome. Matériel et méthodes Nous avons mené une étude rétrospective entre 2002 et 2023, dans le service de neurochirurgie du CHU La Timone, centre de référence des maladies rares hypophysaires. Ont été inclus les patients adultes avec une tumeur supradiaphragmatique et naïfs de chirurgie. Les paramètres analysés sont : TP conservée (complètement, partiellement, sacrifiée/non vue), qualité d’exérèse (totale, subtotale ou partielle), déficits endocriniens, résidu/récidive tumorale, radiothérapie adjuvante. Résultats Au total, 83 patients furent analysés. La conservation de la TP a été possible de manière totale dans 18% des cas, partielle dans 17% et sacrifiée ou non vue dans 65% des cas. La conservation de la tige, partielle ou totale, s’accompagnait d’une moindre proportion de déficits endocriniens anté (p < 0,001) et post-hypophysaires (p = 0,001) et d’une moindre prise de poids post-opératoire (p = 0,033). De plus, elle permettait une meilleure préservation des fonctions anté que post-hypophysaires. Aucun impact significatif de la conservation de la tige sur la qualité d’exérèse, la récidive ni l’irradiation n’a été mis en évidence. Au-delà de 24 mm de grand axe tumoral, le risque de sacrifice de la TP devenait 3 fois plus important (p = 0,027). Discussion Préserver la tige pituitaire, partiellement ou complètement, minimise le risque de survenue de déficits endocriniens chez des patients opérés pour craniopharyngiome, sans pour autant compromettre la qualité d’exérèse.
Anis MANSOURT (Marseille), Thomas CUNY, Nicolas SAHAKIAN, Romain APPAY, Thierry BRUE, Thomas GRAILLON, Henry DUFOUR
17:18 - 17:26 #51168 - CO29 Utilisation du corridor orbitotemporal dans l'abord mini fronto-orbito-zygomatique modifiée avec clinoïdectomie antérieure extradurale pour le traitement des méningiomes clinoïdiens volumineux et géants.
CO29 Utilisation du corridor orbitotemporal dans l'abord mini fronto-orbito-zygomatique modifiée avec clinoïdectomie antérieure extradurale pour le traitement des méningiomes clinoïdiens volumineux et géants.

Introduction Les méningiomes clinoïdiens antérieurs (MCA) sont de méningiomes du tiers interne du sphénoide dont la croissance complexe et les relations neurovasculaires rendent la résection difficile. L’abord classique fronto-temporo-orbitozygomatique offre une large exposition mais est souvent associé à une morbidité élevée. Pour la réduire tout en maintenant l’exposition, des approches modifiées, comme la mini-craniotomie fronto-orbito-zygomatique (FOZ) en un seul morceau, ont été développées. Cette étude évalue les avantages de l'abord mini-FOZ utilisant le corridor orbitotemporal ascendant à travers une analyse cadavérique et une série clinique de MCA volumineux et géants opérés. Méthodes Cinq têtes cadavériques fixées et injectées au latex (10 côtés) ont été disséquées en paires : mini-FOZ d’un côté, abord latéral supraorbitaire (LSO) de l’autre, chacun avec clinoïdectomie antérieure extradurale. La neuronavigation a quantifié surface d’exposition, liberté chirurgicale et angles d’attaque orthogonaux. Sur les côtés FOZ, la trajectoire sous-frontale du corridor orbitotemporal a été reconstruite pour calculer son élévation relative au toit orbitaire et ses projections sagittales et coronales. Le test U de Mann–Whitney a été utilisé pour les comparaisons. Parallèlement, une série clinique de 10 patients consécutifs (2014–2025) présentant des MCA volumineux (30–49 mm) ou géants (≥50 mm) opérés par mini-FOZ a été analysée. Résultats Dans l’étude anatomique, la mini-FOZ a offert une liberté chirurgicale significativement plus grande que l’abord LSO sur les cibles clés : nerf optique (p=0,001), apex du processus clinoïde antérieur (p=0,005), foramen ovale (p=0,035), artère communicante antérieure (p=0,009) et processus clinoïde postérieur (p=0,02), sans augmentation de la surface d’exposition globale. Les angles d’attaque dans les plans antéropostérieur et orbitotemporal ont été élargis de 10–20° sur ces repères. Sur les côtés FOZ, la trajectoire reconstruite via le corridor orbitotemporal a montré une élévation sous-frontale prononcée (73,1±11,6°) et une orientation quasi orthogonale dans les projections sagittale (77,1±7,9°) et coronale (80,5±12,1°). Dans la série clinique, 9 patients sur 10 (90 %) ont bénéficié d’une résection totale ou quasi totale. Aucun déficit visuel ni complication postopératoire, y compris d’hypersignaux frontaux sur l’IRM T2-FLAIR, n’a été observé. La fonction visuelle s’est améliorée ou stabilisée dans 80 % des cas, et les troubles cognitifs préopératoires ont régressé. Le patient ayant subi une résection subtotale a reçu une radiothérapie adjuvante. Conclusions L’abord mini-FOZ modifié avec clinoïdectomie antérieure extradurale, via le corridor orbitotemporal, offre une trajectoire sous-frontale sans rétracteur, orientée antéro-postérieurement, inféro-supérieurement et latéro-médialement, permettant une résection maximale des MCA tout en préservant la fonction visuelle et cognitive, sans compromis esthétique.
Thibault PASSERI (Paris), Rosaria ABBRITTI, Antoine KERAUDY, Arianna FAVA, Rakhmon EGAMBERDIEV, Fumihiro MATANO, Nobuyuki WATANABE, Sébastien FROELICH
17:26 - 17:34 #51187 - CO30 Chirurgie des craniopharyngiomes par voie endoscopique endonasale : modalités techniques, résultats chirurgicaux et courbe d’apprentissage à propos d’une série prospective de 25 patients au CHU de Montpellier.
CO30 Chirurgie des craniopharyngiomes par voie endoscopique endonasale : modalités techniques, résultats chirurgicaux et courbe d’apprentissage à propos d’une série prospective de 25 patients au CHU de Montpellier.

Introduction : La voie endoscopique endonasale est largement utilisée pour le traitement chirurgical des craniopharyngiomes. Peu de données sont disponibles sur les effets de la courbe d’apprentissage chirurgicale spécifique à cette pathologie. L’objectif de notre étude était de présenter les résultats chirurgicaux d’une série prospective de 25 patients opérés par voie endoscopique endonasale de craniopharyngiomes et d’évaluer l’impact de la courbe d’apprentissage. Matériel et méthodes : Tous les patients opérés de craniopharyngiomes par voie endoscopique endonasale de 2021 à 2025 étaient inclus dans cette série prospective (population pédiatrique et adulte). Les données démographiques, cliniques, radiologiques (avec volumétrie pré et post opératoire), chirurgicales, et post-opératoires étaient recueillies. Les effets de la courbe d’apprentissages étaient évalués sur la durée opératoire, le taux de fuite de liquide céphalo-rachidien post opératoire, et les déficits hypophysaires post opératoires. Résultats : 25 patients ont été inclus, d’âge moyen 30±20 ans (6-72 ans). 20 patients (80%) avaient un déficit visuel préopératoire. 4 patients (tous en population pédiatrique) avaient déjà bénéficié d’une chirurgie par voie trans-cranienne. 23 patients (92%) avaient au moins un déficit anté-hormonal préopératoire, et 7 (28%) avaient un diabète insipide pré-opératoire. Le volume moyen préopératoire était de 14±6 cm3. 10 patients (40%) ont bénéficié d’une voie transsphénoidale, et 15 patients (60%) d’une voie étendue trans-tuberculaire. 13 patients (52%) ont bénéficié d’un lambeau naso-septal de couverture, tous en deuxième partie d'expérience. La durée moyenne opératoire était de 143±37 minutes. 5 patients (20%) ont bénéficié d’une résection complète, 16 (64%) d’une résection sub totale, et 4 (16%) d’une résection partielle. Le volume moyen résiduel post-opératoire était de 0.38 cm3. 4 patients (16%) ont présenté une fuite de LCR post opératoire, dont 3 (12%) ont dû être repris au bloc opératoire. 2 patients ont présenté une méningite (dont une compliquée de ventriculite et d'hydrocéphalie). 2 patients (8%) ont présenté une aggravation visuelle post opératoire (avec récupération partielle à 1 an), et 9 patients ont améliorés leur statut visuel (soit 45% des patients avec déficit pré-opératoire). 12 patients ont présenté une aggravation de leur statut anté-hypophysaire et 8 un diabète insipide post-opératoire à 1 an. Les effets de la courbe d’apprentissage étaient non significatifs sur la durée opératoire, sur la survenue de fuite de LCR ou de nouveau déficit hypophysaire. Conclusion : Notre série est en accord avec les données de la littérature concernant les résultats oncologiques et chirurgicaux des chirurgies de craniopharyngiomes par voie endoscopique endonasales. Les effets de la courbe d’apprentissage chirurgicale peuvent être lissées sous réserve d’avoir une expérience solide en chirurgie endonasale hypophysaire au préalable.
Boetto JULIEN (Montpellier), Marine LE CORRE, Julie ROSUEL, Raingeard ISABELLE, Thomas ROUJEAU, Sidonie SAUVAGEOT, Bas VAN NIFTRIK, Valentin FAVIER
17:34 - 17:42 #51217 - CO31 Croissances nodulaires des schwannomes vestibulaires associés à la schwannomatose NF2 : conséquences cliniques et thérapeutiques.
CO31 Croissances nodulaires des schwannomes vestibulaires associés à la schwannomatose NF2 : conséquences cliniques et thérapeutiques.

La schwannomatose liée à la neurofibromatose de type 2 (SWN-NF2) se caractérise par le développement fréquent de schwannomes vestibulaires (SV) bilatéraux. L’évolution de l’audition est imprévisible et n’est pas corrélée de façon fiable avec la taille tumorale ou le taux de croissance global, rendant les stratégies de préservation auditive complexes. Nous avons émis l’hypothèse que la croissance des schwannomes vestibulaires associés à la NF2-SWN différait de celle des formes sporadiques, car ces tumeurs résulteraient de la confluence de plusieurs foyers tumoraux distincts, et que des patterns de croissance spatiale spécifiques, en particulier nodulaires, pourraient en partie expliquer la survenue d’une perte auditive. Méthodes Nous avons conduit une étude rétrospective dans le centre de référence de la SWN-NF2 de la Pitié Salpêtrière, incluant 32 patients atteints de SWN-NF2 présentant au total 43 SV en croissance, ayant une audition utile au début du suivi (c’est-à-dire A ou B), comparés à 43 SV sporadiques. Chaque tumeur disposait de 2 à 3 IRM de suivi. Une segmentation tridimensionnelle a été réalisée à l’aide d’un outil d’intelligence artificielle dédié, permettant une analyse volumétrique longitudinale et une visualisation précise des directions de croissance en 3D. Les patterns de croissance ont été classés comme homogènes ou nodulaires et corrélés à l’évolution de l’audition. Résultats Au cours d’un suivi moyen de 6 ans, 58 % des SV associés à la NF2-SWN présentaient une croissance nodulaire, alors dans le groupe sporadique tous les SV croissaient de façon homogène (p < 0,01). Chez les patients NF2-SWN, une dégradation auditive est survenue dans 14 cas (33 %). La croissance nodulaire était significativement associée à la perte auditive (86 % vs 47 %, p = 0,02). Plus précisément la croissance de nodule situé sur la face postéro-inférieure du SV dans l’angle ponto-cérébelleux était significativement associé à une dégradation de l’audition, alors que la croissance de nodule à la face antéro-supérieure était associée à une préservation auditive (p = 0,001). Ni le volume tumoral total ni le taux de croissance global ni la vitesse de croissance n’étaient corrélés à l’évolution de l’audition. Conclusion Les schwannomes vestibulaires associés à la NF2-SWN présentent des patterns de croissance spécifiques, souvent nodulaires, distincts des formes sporadiques. Le développement d’un nodule postéro-inférieur au contact du nerf cochléaire, apparaît comme un facteur déterminant de la perte auditive. D’autres mécanismes peuvent également être impliqués dans la dégradation de l’audition chez les patients NF2-SWN tel que la compression du nerf dans le conduit auditif interne, son infiltration tumorale, la sécrétion de facteur ototoxique, etc… L’analyse volumétrique 3D assistée par intelligence artificielle constitue un outil pertinent pour affiner la surveillance et pourrait guider des stratégies thérapeutiques focales visant à préserver l’audition.
Louise DEBOEUF (PARIS), Manwi SINGH, Noemi JESTER, Frank D. BUONO, Michel KALAMARIDES
17:42 - 17:50 #51223 - CO32 Sécurité et efficience d’un parcours de soins multidisciplinaire neurochirurgical et endocrinologique dédié pour la surveillance postopératoire des adénomes hypophysaires.
CO32 Sécurité et efficience d’un parcours de soins multidisciplinaire neurochirurgical et endocrinologique dédié pour la surveillance postopératoire des adénomes hypophysaires.

Contexte : La chirurgie des adénomes hypophysaires nécessite une surveillance postopératoire rapprochée en raison des complications potentielles chirurgicales et endocrinologiques. Dans les parcours de soins traditionnels, les patients sont transférés dans une unité d’endocrinologie après une surveillance neurochirurgicale première, une organisation susceptible d’augmenter la durée d’hospitalisation et les coûts de santé sans bénéfice clairement démontré en termes de sécurité. Une unité d’hospitalisation dédiée multidisciplinaire associant neurochirurgie et endocrinologie, couplée à un parcours de surveillance ambulatoire précoce, a été mise en place dans notre établissement. Cette étude compare la durée de séjour postopératoire et la sécurité des soins dans ce parcours dédié à ceux observés dans l’organisation conventionnelle antérieure. Méthodes : Nous avons inclus rétrospectivement tous les patients consécutifs opérés d’un adénome hypophysaire dans notre service en 2025, après la mise en place du parcours de soins multidisciplinaire dédié, et les avons comparés aux patients opérés en 2019, avant son introduction. Les patients porteurs d’un adénome corticotrope ou adressés par des unités d’endocrinologie externes étaient exclus du parcours dédié. Les données cliniques et paracliniques ont été recueillies, incluant les résultats postopératoires, la durée d’hospitalisation, ainsi que les taux de complications médicales et chirurgicales. Résultats : Parmi les 97 patients ayant bénéficié d’une chirurgie transsphénoïdale pour adénome hypophysaire en 2025, 69 ont été pris en charge dans le cadre du parcours dédié. Cinquante-trois patients présentaient un adénome gonadotrope, 15 un adénome somatotrope et un patient présentait un adénome thyréotrope. La durée moyenne d’hospitalisation était de 3,1 ± 1,3 jours en 2025, contre 9,4 ± 1,7 jours en 2019. En 2025, deux patients ont présenté une épistaxis postopératoire nécessitant une embolisation endovasculaire de branches de la carotide externe au 7ème et 29ème jours postopératoires. Deux patients ont nécessité une reprise chirurgicale pour fuite de liquide cérébrospinal et trois patients ont présenté un déficit transitoire en vasopressine qui a été supplémenté. Conclusion : La mise en place d’une unité d’hospitalisation multidisciplinaire dédiée associant neurochirurgie et endocrinologie, combinée à un parcours de surveillance ambulatoire, a été associée à une réduction marquée de la durée d’hospitalisation postopératoire sans compromettre la sécurité des patients. Ce modèle organisationnel intégré apparaît comme une stratégie efficace pour optimiser à la fois les résultats cliniques et l’utilisation des ressources de santé après chirurgie des adénomes hypophysaires.
Etienne LEFEVRE (PARIS), Christel JUBLANC, Alexandre DORMOY, Alexandre CARPENTIER, Aurelien NOUET, Anne-Laure BOCH, Emmanuelle KUHN
17:50 - 17:58 #51277 - CO33 Impact du délai de la radiothérapie après chirurgie sur la survie sans progression des chordomes de la base du crâne nouvellement diagnostiqués : une série rétrospective monocentrique.
CO33 Impact du délai de la radiothérapie après chirurgie sur la survie sans progression des chordomes de la base du crâne nouvellement diagnostiqués : une série rétrospective monocentrique.

Objectif : Le moment optimal pour initier la radiothérapie (RT) après chirurgie des chordomes de la base du crâne (CBC) reste indéterminé. Cette étude visait à évaluer l’impact du délai de la RT après chirurgie sur la survie sans progression (PFS) chez des patients nouvellement diagnostiqués. Méthodes : Une analyse rétrospective a été menée sur des patients ayant bénéficié d’une chirurgie suivie d’une RT dans notre centre entre février 1991 et juillet 2024. Les critères d’exclusion comprenaient une RT ou chirurgie antérieure, une RT adjuvante autre que la protonthérapie, une récidive tumorale avant RT, les patients pédiatriques (<18 ans), un suivi insuffisant ou des données RT incomplètes. Les patients ont été répartis en deux groupes selon le délai d’initiation de la RT : <3,9 mois (délai court) et ≥3,9 mois (délai long). La PFS a été évaluée à l’aide des courbes de Kaplan–Meier et du modèle de régression de Cox. Résultats : Quatre-vingt-seize patients ont été inclus, avec un suivi moyen de 67,1 ± 42,6 mois. Au dernier suivi, 26 patients (27,1 %) avaient présenté une récidive tumorale. Les taux de PFS à 5 et 10 ans étaient respectivement de 72,1 % et 59,5 %. Les deux groupes étaient globalement comparables, à l’exception d’une proportion plus élevée de tumeurs intradurales et d’un taux de résection complète (GTR) plus faible dans le groupe à délai long. Les analyses uni- et multivariées n’ont montré aucune association significative entre le délai de RT et la PFS (p=0,27 et p =0,56, respectivement). Les facteurs pronostiques indépendants d’une PFS réduite étaient l’absence de GTR (p=0,02) et un index de prolifération Ki-67 ≥6 % (p=0,03). Conclusions : Un délai de RT supérieur à 3,9 mois après chirurgie n’est pas associé à une diminution de la PFS chez les patients nouvellement diagnostiqués d'un CBC. Cette période peut constituer une fenêtre utile pour affiner la stratification du risque et guider de manière plus personnalisée l’indication de RT.
Thibault PASSERI (Paris), Yohan CAUDRON, Valentin CALUGARU, Constantin Lucian SOPANDA, Homa ADLE-BIASSETTE, Chiara VILLA, François NATAF, Emmanuel MANDONNET, Bertrand BAUSSART, Hamid MAMMAR, Sébastien FROELICH
AMPHI B

"Mercredi 25 mars"

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D15
16:30 - 18:00

CLUB DE STEREOTAXIE ET NEUROCHIRURGIE FONCTIONNELLE

16:30 - 16:50 Protocole CHEMOSTIM sur l’intérêt de la stimulation cordonale postérieure dans les douleurs post-chimiothérapies. Anne BALOSSIER (Dr) (Conférencier, Marseille)
16:50 - 17:10 #50981 - CL01 Feasibility and safety of awake craniotomy in adult patients with drug-resistant focal epilepsy.
CL01 Feasibility and safety of awake craniotomy in adult patients with drug-resistant focal epilepsy.

BACKGROUND. While awake craniotomy can guide functional brain mapping and resection, its feasibility and safety have been poorly studied on large series of patients with drug-resistant focal epilepsy surgery. METHODS. We conducted an observational, retrospective, single-center cohort study of 588 consecutive awake craniotomies (2010-2024). Patients with drug-resistant focal epilepsy were compared to controls, with a focus on subgroup analysis of patients with low-grade, developmental, epilepsy-associated brain tumor and associated non-tumoral epileptogenic brain lesion group (46/558 patients, 8.2%), patients with ≥2 years of uncontrolled epileptic seizures (32/558 patients, 5.6%), and patients on ≥2 antiseizure medications (77/588 patients, 13.1%) with control patients. Feasibility outcomes included time to awakening, intraoperative cooperation, and procedure abortion. Safety outcomes included surgery-related risks, intraoperative and early postoperative epileptic seizures. RESULTS. Compared to controls, patients with medically drug-resistant focal epilepsy: 1) did not present higher rates of late awakening (6.5-14.3% Vs. 8.7-9.8%, p=0.450, p=0.972, p=0.143) or of insufficient intraoperative cooperation (0-9.1% Vs. 5.0-6.1%, p=0.019, p=0.345, p=0.173); 2) did not require abortion of the awake procedure for epilepsy purpose (0% Vs. 0%, p=1.0); 3) did not present higher rate of intraoperative epileptic seizures (4.3-9.1% Vs. 2.7-5.0%, p=0.226, p=0.529); 3) presented a higher rate of intraoperative epileptic seizures when presenting a ≥2-year-long history of uncontrolled epileptic seizures (12.9 Vs. 2.3%, p<0.001); and 5) did not exhibit a higher rate of early postoperative epileptic seizures (13.0-19.3% Vs. 9.8-10.6%, p=0.613, p=0.143, p=0.078). In multivariable analysis, drug-resistant focal epilepsy was not independently associated with time to awakening, intraoperative cooperation, procedure abortion, or occurrence of intraoperative and of early postoperative epileptic seizures. CONCLUSION. Awake craniotomy appears feasible and safe in patients with medically drug-resistant focal epilepsy, with similar and low rates of adverse events, including intraoperative epileptic seizures.
Marc ZANELLO, Gonzague DE FRANCE, Angela ELIA, Marco DEMASI, Alessandro MOIRAGHI, Benedicte TRANCART, Maimiti SENECA, Alexandre ROUX, Johan PALLUD (PARIS)
17:10 - 17:30 #51198 - CL02 Stimulation Cérébrale Profonde du globus pallidus interne dans la maladie de Parkinson par l’électrode directionnelle CARTESIA™ : Résultats préliminaires d'une étude randomisée en cross-over.
CL02 Stimulation Cérébrale Profonde du globus pallidus interne dans la maladie de Parkinson par l’électrode directionnelle CARTESIA™ : Résultats préliminaires d'une étude randomisée en cross-over.

Introduction. La stimulation cérébrale profonde (SCP) permet d’améliorer de façon significative la symptomatologie motrice de la maladie de Parkinson, ainsi que les dyskinésies induites par le traitement dopaminergique. Les deux principales cibles chirurgicales sont le globus pallidus interne (GPi) et le noyau subthalamique (NST). L'arrivée des électrodes directionnelles a permis d'améliorer les résultats cliniques chez les patients traités par SCP des NST, notamment en réduisant les effets secondaires liés à la diffusion du courant vers les structures adjacentes. En revanche, aucune supériorité claire n'a été montrée à ce jour de l'utilisation de ces électrodes directionnelles pour la SCP du GPi. Objectifs. Évaluer, dans le cadre d’une étude pilote randomisée en cross-over, l’effet clinique chronique de différents modes de stimulation (directionnelle versus omnidirectionelle, mono- ou bipolaire), après l’implantation des électrodes Boston Scientific Cartesia™ chez des patients Parkinsoniens candidats à une SCP du GPi. Méthodes. Nous avons inclus les patients porteurs d’une maladie de Parkinson idiopathique remplissant les critères pour la chirurgie de SCP (n=10). A un mois post-opératoire, les tests plots par plots étaient effectués afin de rechercher les seuils d'efficacité et d'effets secondaires puis, les patients étaient randomisés soit dans le groupe stimulation en anneau, soit dans le groupe stimulation directionnelle. Six semaines plus tard, le type de stimulation était interverti puis six semaines après, la stimulation était passée en mode bipolaire. A la fin de la période des tests, la meilleure configuration de stimulation était mise en place et réévaluée à un an post-opératoire. Le critère de jugement principal était l'amélioration des signes moteurs (rigidité, tremblement, bradykinésie) évalués par la partie III de l’échelle UPDRS. Résultats. Nous avons inclus 9 patients sur 10 et bénéficions des données complètes des 6 premiers patients pour une analyse intermédiaire. L’UPDRS III (ON MED) moyen, était de 38,25 (±15,47) dans la population globale à la première visite lors de la sélection initiale (V0). L’UPDRS III (ON MED) moyen à la visite de 3 mois (V2) était de 16,44 (±9,33) dans la population globale à la première visite. Aucune différence significative de l’UPDRS III (ON MED) était à noter entre les deux groupes à cet instant (15,20±10,55 vs 18,00 ±8,83). L'analyse en comparaison par paires du critère de jugement principal n’est pas significative à 3 mois et à 12 mois. A l’issue de la période de test, le choix par les patients du mode de stimulation n’a pas montré de différence significative. Conclusion. Il ne semble pas y avoir de supériorité à la stimulation directionnelle du GPi chez les patients atteints de symptômes moteurs de la maladie de Parkinson. Une interprétation possible de ce phénomène est due à la taille de la cible, le GPi étant plus volumineux que le STN, engendrant ainsi moins de diffusion dans les structures adjacentes.
Victor NAKACHE (Montpellier), Emilie CHAN-SENG, Valérie GIL, Emily SANREY, Philippe COUBES, Gaëtan POULEN
17:30 - 17:50 Intérêt pour le chirurgien des sweet-spot, tractographie et autres données computationnelles en DBS: pour ou contre. Carine KARACHI (MEDECIN) (Conférencier, PARIS), Stephan CHABARDES (head of the department) (Conférencier, GRENOBLE)
Salle E1/E2
18:00

"Mercredi 25 mars"

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A16
18:00 - 18:45

CONFÉRENCE INVITÉ
Vin et santé

Discussion autour de l’opposition entre la culture du vin et l’impact sanitaire. Comment la réduction de la production a une conséquence sur la consommation, et les stratégies socio-économiques qui en découlent.
18:00 - 18:45 Vin et santé. Christophe CHATEAU (Directeur Communication Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux) (Conférencier, Bordeaux), Michel DAUTHERIBES (Conférencier, Bordeaux)
AMPHI A
Jeudi 26 mars
08:00

"Jeudi 26 mars"

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A21
08:00 - 09:30

SESSION HYDROCEPHALIE TRAUMA
Hypotension intracrânienne spontanée

Modérateurs : Cyrille CAPEL (praticien hospitalier) (Amiens), Steven KNAFO (Neurochirurgien) (Paris), Paul ROBLOT (Assistant) (Bordeaux)
08:00 - 08:05 Introduction. Philippe DECQ (Comité Scientifique) (Conférencier, Paris)
08:05 - 08:15 Clinique épidémiologie. Caroline ROOS (Neurologue) (Conférencier, PARIS)
08:15 - 08:25 Aspect radiologique diagnostique : IRM, myélographie (brèche, fistules). Simon HENRY (Radiologue) (Conférencier, Lille)
08:25 - 08:25 Traitements:.
08:25 - 08:35 Médical. Caroline ROOS (Neurologue) (Conférencier, PARIS)
08:35 - 08:45 NRI (fistule veine, colle). Simon HENRY (Radiologue) (Conférencier, Lille)
08:45 - 09:05 Neurochirurgical. Jürgen BECK (Chair) (Conférencier, Freiburg, Allemagne)
09:05 - 09:15 - Perspectives : De la physiopathologie à la prise en charge : évolutions et perspectives dans l’HTICi. Amir EL RAHAL (Conférencier, Freiburg, Suisse)
09:15 - 09:30 Discussion.
AMPHI A

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C21
08:00 - 09:30

COMMUNICATIONS LIBRES - FONCTIONNEL

Modérateurs : Emmanuel CUNY (neurochirurgien) (bordeaux), Gaëtan POULEN (PUPH) (MONTPELLIER)
08:00 - 08:08 #50390 - CO34 L'importance de la somatotopie pour obtenir des effets analgésiques dans la stimulation du cortex moteur à Visée Antalgique.
CO34 L'importance de la somatotopie pour obtenir des effets analgésiques dans la stimulation du cortex moteur à Visée Antalgique.

Introduction: L’objectif de cette étude est de localiser les contacts des électrodes en regard du cortex cérébral moteur et chercher la relation entre la localisation anatomique et l’effet antalgique de stimulation électrique de chaque contact. Matériaux et méthodes: 22 patients (14 hommes et 8 femmes) souffrant de douleurs neuropathiques centrales et/ou périphériques. Ils ont bénéficié d’une stimulation corticale à visé antalgique mise en place dans le département de Neurochirurgie du CHU de Lyon. - Implantation d'électrodes intracérébrales (Resume, Medtronic, MA): Le positionnement des électrodes (en extradural) a été effectué à l’aide de : 1) Repérage anatomique per-opératoire par la Neuronavigation en utilisant l’IRM ccérébrale en 3D. 2) Enregistrement de l’activité physiologique per-opératoire du cortex cérébral concernant les deux zones motrice et sensitive, en utilisant : A. Recueil des potentiels évoqués somesthésiques par stimulation périphérique. B. Recueil des réponses motrices par stimulation corticale per-opératoire afin d’identifier la zone motrice et sa somatotopie. 3) Choix de la position des contacts : (En fonction des résultats anatomo-physiologiques et cliniques) - Analyse des données anatomiques et cliniques : Dans le but de localiser les électrodes, nous réalisons tridimensionnelle d’imagerie pré (IRM) et post (TDM) implantation. Recueil des effets cliniques antalgiques de stimulation électrique de façon régulière. Analyse des données pour chercher la corrélation entre la position des contacts et les effets antalgiques. Résultats: Les effets analgésiques post-implantation ont été obtenus chez 18 (81,81%) patients sur 22. L'effet analgésique a été accompagné par la réduction de la consommation de médicaments chez 15 patients (68,18%). L’analyse du scanner 3D post-opératoire montre une correspondance entre la localisation des contacts efficaces et la somatotopie du cortex moteur chez les patients avec des effets analgésiques post-opératoires. Aucune correspondance n'a été trouvée entre la localisation des contacts et la somatotopie du cortex cérébral moteur chez les 4 patients sans effet analgésique. Des effets analgésiques ont été observés chez 3 de ces 4 patients, après une nouvelle chirurgie permettant un remplacement de la position de l'électrode sur la somatotopie du cortex moteur correspondant à la zone douloureuse. Conclusion: Cette étude montre la corrélation entre la position du contact sur le cortex pré-central et l'analgésie obtenue lorsque la somatotopie du cortex stimulé correspond à la zone douloureuse.
Afif AFIF (Paris), Luis GARCIA-LARREA, Patrick MERTENS
08:08 - 08:16 #51023 - CO35 Thermothérapie interstitielle au laser (LITT) guidée par IRM pour les lésions épileptogènes non résécables.
CO35 Thermothérapie interstitielle au laser (LITT) guidée par IRM pour les lésions épileptogènes non résécables.

INTRODUCTION La thermothérapie interstitielle au laser guidée par IRM (MRgLITT) est une option mini-invasive dans l’épilepsie pharmaco-résistante (EPR). Elle peut être discutée lorsque la chirurgie ouverte est jugée à haut risque. Dans ces indications de lésions épileptogènes dites « non résécables », les données restent limitées. L’objectif était d’évaluer, dans un centre tertiaire, la faisabilité, la sécurité et l’efficacité sur l’épilepsie après MRgLITT. METHODES Étude ambispective monocentrique incluant tous les adultes traités par MRgLITT entre septembre 2022 et septembre 2025 (prospective : EPILITT, NCT05198882 ; rétrospective : hors étude). Les procédures étaient réalisées avec le système Visualase® sous guidage stéréotaxique robotisé, avec thermométrie IRM per-opératoire. Les variables recueillies comprenaient : topographie et étiologie lésionnelle, nombre de sondes, biopsie stéréotaxique associée, complétude de l’ablation, durée d’hospitalisation, complications, et contrôle des crises à la dernière consultation selon la classification ILAE. RESULTATS 20 patients ont été inclus (36,1 ± 12,3 ans ; 14 hommes), avec un suivi médian de 18,5 mois (4-40). Les localisations cibles étaient : mésiotemporale (n=8), insulaire (n=4), frontale (n=3), cingulaire (n=3), temporale (n=1) et occipitale (n=1). Les diagnostics comprenaient : DNET (n=7), gangliogliome/gangliome (n=4), cavernome (n=3), dysplasie corticale focale (n=2), hétérotopie nodulaire périventriculaire (n=2), astrocytome pilocytique (n=1) ; aucune lésion visible chez un patient (n=1). Une biopsie a été réalisée dans 7 cas (35 %). Une sonde a été utilisée dans 16 cas et deux sondes dans 4 ; une ablation complète a été obtenue dans 16 cas (80 %). La durée médiane d’hospitalisation était de 1 jour (0-2) et des complications sont survenues dans 2 cas (10 %). Une complication était une hémorragie asymptomatique et l’autre était une crise généralisée à J7 postopératoire. À la dernière évaluation : ILAE 1 n=11 (55 %), ILAE 1-2 n=13 (65 %) et ILAE 1-3 n=15 (75 %). CONCLUSION Dans cette série monocentrique de lésions épileptogènes non résécables, la MRgLITT apparaît faisable et sûre, associée à une hospitalisation courte et à un taux de complications faible, avec un bon contrôle des crises à moyen terme. Ces données soutiennent l’intérêt de la MRgLITT chez des patients soigneusement sélectionnés. Des cohortes plus larges avec un suivi prolongé sont nécessaires pour préciser sa place et les facteurs prédictifs de réponse. La possibilité d’associer une biopsie stéréotaxique au même temps opératoire, et la thermométrie IRM en temps réel, renforcent l’intérêt de cette approche dans des localisations complexes.
Bertrand MATHON (Paris), Delphine LECLERCQ, Valerio FRAZZINI, Franck BIELLE, Vincent NAVARRO, Alexandre CARPENTIER
08:16 - 08:24 #51026 - CO36 Dénomination d’images : SEEG et connectivité.
CO36 Dénomination d’images : SEEG et connectivité.

Objectif Cette étude vise à explorer la dénomination d’images à l’aide de stimulations par stéréo-électroencéphalographie (SEEG) et à évaluer la contribution des faisceaux de substance blanche associés à l’aire temporale basale du langage (Basal Temporal Language Area, BTLA) au sein du réseau fonctionnel impliqué dans la dénomination d’images. Méthodes Chez des patients explorés par SEEG pour une épilepsie pharmaco-résistante, les sites de stimulation ont été classés comme éloquents (induisant une anomie) ou non éloquents (NE). Leur distribution spatiale a été analysée le long du cortex temporal ventral (VTC). La connectivité structurelle a été étudiée à l’aide d’une cartographie voxel-par-voxel des déconnexions (disconnectome). Les profils de connectivité ont été comparés entre sites éloquents et NE, et une analyse par Uniform Manifold Approximation and Projection (UMAP) a été utilisée pour caractériser l’organisation des profils de déconnexion associés aux stimulations éloquentes. Résultats Les sites éloquents étaient majoritairement distribués le long du VTC selon un gradient antéro-postérieur, avec une probabilité maximale au niveau du gyrus fusiforme postérieur. Ces sites présentaient le recouvrement le plus important avec le faisceau longitudinal inférieur (ILF), et les disconnectomes dérivés des sites éloquents impliquaient principalement l’ILF et le faisceau fronto-occipital inférieur (IFOF). Les comparaisons voxel-par-voxel ont mis en évidence des profils de réseau distincts entre sites éloquents et NE, caractérisés par une connectivité inférée plus élevée dans les disconnectomes associés à l’anomie. L’analyse UMAP a par ailleurs révélé une organisation antéro-postérieure des patterns de déconnexion, reflétant l’hétérogénéité structurelle de la BTLA. Conclusion Ces résultats suggèrent que la dénomination d’images repose sur un réseau temporo-occipital ventral organisé selon un gradient antéro-postérieur au sein du VTC, dans lequel la performance de dénomination semble dépendre davantage de l’intégrité des voies ventrales de substance blanche que de la seule localisation corticale. L’hétérogénéité structurelle de la BTLA, principalement déterminée par la convergence de l’ILF et de l’IFOF, avec des contributions additionnelles du faisceau arqué et du faisceau unciné, pourrait expliquer la variabilité des troubles de dénomination postopératoires. L’intégration de la cartographie fonctionnelle par SEEG et de l’évaluation individualisée des voies ventrales de substance blanche apparaît ainsi pertinente pour affiner la planification chirurgicale et optimiser la préservation du langage.
Insafe MEZJAN (NANCY), Fabien RECH, Olivier ARON, Louis MAILLARD, Sophie COLNAT-COULBOIS
08:24 - 08:32 #51037 - CO37 Capsulotomie par ultrasons focalisés: prédire la probabilité d’une lésion de taille significative en fonction de la morphologie du crâne.
CO37 Capsulotomie par ultrasons focalisés: prédire la probabilité d’une lésion de taille significative en fonction de la morphologie du crâne.

La capsulotomie antérieure par ultrasons focalisés guidés par IRM (MRgFUS-AC) est une procédure ablative sans incision ayant démontré une efficacité prometteuse dans le traitement du trouble obsessionnel-compulsif et de la dépression majeure résistants. Cependant, chez certains patients, la création de lésions reste impossible en raison de variations individuelles de la morphologie et des propriétés du crâne. Malgré la sélection préopératoire basée sur le rapport de densité osseuse du crâne, environ 25 % des traitements aboutissent à un échec technique. Cette variabilité limite l'utilisation de cette technique pourtant à fort impact thérapeutique, soulignant la nécessité de meilleurs prédicteurs de succès. Soixante tentatives de capsulotomies réalisées chez 57 patients entre 2017 et 2024, ont été analysées. Les traitements ont été classés en succès ou échec selon un seuil de volume lésionnel obtenu. Plusieurs paramètres préopératoires ont été étudiés, incluant le rapport de densité osseuse du crâne, l’épaisseur du crâne, l’angle d’incidence des faisceaux ultrasonores, le volume de liquide cérébro-spinal, les volumes cérébraux et céphaliques, ainsi que le côté traité. Des modèles de régression logistique et d’apprentissage automatique ont été évalués afin de prédire la probabilité de succès technique. Au total, 157 essais de lésions ont été réalisées, dont 31 échecs. Un rapport de densité osseux plus élevé, une épaisseur crânienne plus faible et un angle d’incidence plus faible étaient significativement associés à un succès du traitement (p < 0,05). Parmi les modèles testés, la régression logistique a montré les meilleures performances, avec une exactitude de 0,81 ± 0,07 et un score F1 de 0,89 ± 0,04. Ce modèle a été intégré dans un outil prédictif destiné à améliorer la sélection des candidats au MRgFUS-AC. En conclusion, le rapport de densité osseuse du crâne, l’épaisseur du crâne et l’angle d’incidence influencent significativement la probabilité de succès de la capsulotomie antérieure par MRgFUS. L’intégration de ces paramètres dans un outil prédictif pourrait réduire de manière substantielle les taux d’échec, en particulier chez les patients présentant un SDR intermédiaire compris entre 0,35 et 0,55.
Emmanuel DE SCHLICHTING (Grenoble), Yuexi HUANG, Ryan M. JONES, Ying MENG, Xingshan CAO, Anusha BASKARAN, Kullervo HYNYNEN, Clement HAMANI, Nir LIPSMAN, Maged GOUBRAN, Benjamin DAVIDSON
08:32 - 08:40 #51048 - CO38 Reprise chirurgicale après récidive de crises post hémisphérotomie : causes et résultats, à propos de 21 cas.
CO38 Reprise chirurgicale après récidive de crises post hémisphérotomie : causes et résultats, à propos de 21 cas.

Introduction. L’hémisphérotomie est un traitement curatif validé de l’épilepsie pharmaco-résistante hémisphérique pédiatrique. La première cause de récidive des crises après hemisphérotomie est une déconnexion hémisphérique incomplète, plus rarement une épileptogénicité émergeant de l’hémisphère cérébral controlatéral. La littérature concernant les échecs techniques, leurs mécanismes anatomiques et les résultats des reprises chirurgicales reste limitée. Objectif. Analyser les causes de récidive de crises après hémisphérotomie, les facteurs favorisants, les modalités de reprise chirurgicale le cas échéant, et les résultats sur les crises après reprise, à partir d’une large série monocentrique et d’une revue de la littérature. Matériel et méthodes. Entre 1995 et 2025, 388 hémisphérotomies par abord vertical parasagittal ont été réalisées. L’étiologie, les caractéristiques cliniques, électrophysiologiques et radiologiques initiales de la maladie épileptique ont été collectées pour chaque patient. Depuis 2012, une analyse multimodale de la qualité de déconnexion est systématiquement réalisée chez les patients présentant une récidive de crises après hémisphérotomie. Cette évaluation comprend une vidéo-EEG, une IRM cérébrale anatomique HR et la tractographie par diffusion(DTI), afin d’identifier des zones de déconnexion incomplète. Au total, 21 patients ont bénéficié d’une chirurgie de complément de déconnexion. Les résultats sur les crises ont été évalués selon la classification d’Engel. Résultats. L’âge moyen des patients lors de l’hémisphérotomie initiale était de 1 an. Le délai moyen entre la chirurgie initiale et la récidive des crises étaient 32 mois. Les étiologies prédominantes dans la cohorte de reprises étaient les malformations hémisphériques du développement cortical(77%), dont une majorité d’hémimégalencéphalie(62%). Les sites anatomiques de déconnexion incomplète les plus fréquents étaient l’amygdale(n=10), les régions fronto-basales mésiales(n=5), le genou et le splénium du corps calleux(n=4 ; n=3 respectivement). Le délai moyen entre l’hémisphérotomie initiale et la chirurgie de reprise était de 6,7 ans, sans corrélation avec le site anatomique en cause. Après un suivi minimum d’un an post reprise, 75 % des patients étaient libres de crises(Engel I), et 83 % présentaient un résultat favorable(Engel I–II). Un seul cas de complication post opératoire était noté(hyperphagie). Conclusion. Toute récidive de crises après hémisphérotomie doit conduire à une recherche systématique de déconnexion incomplète, s’appuyant sur une évaluation multimodale. Les malformations corticales diffuses, en particulier l’hémimégalencéphalie, sont un facteur de risque important d’échec de la chirurgie initiale en raison des distorsions anatomiques importantes associées à ces pathologies. La chirurgie de reprise permet d’obtenir des résultats favorables sur les crises dans la majorité des cas, sans morbidité majeure ajoutée
Georg DORFMULLER, Anaïs CHIVET (Paris), Marie-Thérèse DANGLES, Ahmed AL RISI, Mathilde CHIPAUX, Emmanuel RAFFO, Sarah ROSENBERG, Jerry BLUSTAJN, Christine BULTEAU, Sarah FERRAND-SORBETS
08:40 - 08:48 #51136 - CO39 Identifier le noyau ventral intermédiaire médian du thalamus pour traiter le tremblement essentiel par ultrasons focalisés.
CO39 Identifier le noyau ventral intermédiaire médian du thalamus pour traiter le tremblement essentiel par ultrasons focalisés.

High Intensity Focused Ultrasound (FUS) targeting the ventral intermediate nucleus (VIM) of the thalamus is an effective, incisionless treatment for essential tremor (ET)[1]. However, individual results could be variable with potential definitive side effects. Outcome is strongly influenced by the accuracy of lesion location. Since the VIM is not directly visualized on current MRI, targeting strategies rely on indirect methods. Advanced imaging techniques have been recently proposed to target directly the VIM showing a hypo-signal on White Matter Nulled sequence (WMN) thought to be the target[2]. Here, we search to determine to which component this hypo-intensity corresponds to and if it could be the optimal target. We collected data from 30 ET patients treated by unilateral VIM FUS, with quantification of the Clinical Rating Scale for Tremor score (CRST)[3] before and 3 months after. Preoperative 3T MRI included WMN and multishells diffusion acquisition. Dentato-Rubro-Thalamic (DRT), pyramidal and lemniscal tracts were reconstructed using probabilistic tractography (MrTrix). A mean target was defined using multiple methods using the Guiot parallelogram, the YeB atlas[4], DRT barycenter and visualization of the hypo-signal on WMN. The distance between the final target and the pyramidal and lemniscal tracts was verified for safety. For each patient, we delineated manually the lesion on immediate post operative MRI using 2D high resolution and 3D T2 FLAIR (3D Slicer). We built a multimodal patients-based template (T1, WMN, FA) to create a common brain space of our cohort to compare individual results. Voxel-based statistical analysis[5] lead to the construction of the optimal target volume (sweet spot) imported on the template. Mean age at surgery was 70 years. Mean disease duration was 33 years. Most patients were right-handed (89%), and 94% underwent left thalamotomy. Baseline mean CRST score was 39,6. Tremor was significantly reduced by 85,4% and 79,0% after one and 3 months. Coordinates of the target were variable across subjects (mean target : x = 13,96 ; y = 6,42 ; z = - 0,54). All lesions overlapped the preoperative target. The WMN template showed a clear hypo-intense signal in the posterior and ventral thalamus, corresponding to the contralateral DRT termination reconstructed in the template space. The sweet spot location covers this region. The WMN hypo-intensity observed on the posterior and ventral thalamus represents a critical landmark for direct VIM targeting showing the interface between the DRT termination and the VIM. As the DRT remains myelinated until it reaches the thalamus, this hypo-intensity marks the bundle's terminal portion and not the VIM itself. Building a WMN patients-based template yields the possibility to better define the target in individual patient where WMN could be suboptimal or unavailable for improving targeting and efficacy of VIM FUS. [1]Pineda 2020 [2]Tourdias 2014 [3]Stacy 2007 [4]Yelnik 2007 [5]Eisenstein 2014
Eve RIGAULT (Paris), Olivia MICHALCZYSZYN, Nicolas TEMPIER, Eric BARDINET, Nadya PYATIGORSKAYA, Elodie HAINQUE, Carine KARACHI
08:48 - 08:56 #51165 - CO40 Biomarqueurs d’imagerie de la réponse à la stimulation cérébrale profonde dans les dystonies secondaires à une anoxie périnatale.
CO40 Biomarqueurs d’imagerie de la réponse à la stimulation cérébrale profonde dans les dystonies secondaires à une anoxie périnatale.

Introduction. La stimulation cérébrale profonde du globus pallidus interne (SCP-GPi) constitue une option thérapeutique chez certains patients présentant un syndrome dystono-dyskinétique (SDD) secondaire à une encéphalopathie anoxo-ischémique périnatale (EAIP). Toutefois, les résultats cliniques restent hétérogènes, et les facteurs prédictifs de réponse à long terme demeurent mal définis. Objectifs. Évaluer la valeur prédictive de marqueurs IRM préopératoires sur les résultats cliniques après SCP-GPi chez des patients atteints de SDD post-anoxique. Méthodes. Nous avons analysé rétrospectivement 73 patients atteints de SDD secondaire à une EAIP traité dans notre centre par SCP du GPi. Les résultats moteurs et fonctionnels ont été évalués à l'aides des échelles de Burke-Fahn-Marsden Dystonia Rating Scale (BFMDRS) et Barry-Albright Dystonia Scale (BADS) en pré-opératoire et jusqu’à 15 ans après la chirurgie. Les IRM préopératoires ont fait l'objet d'une analyse morphologique qualitative et d'une volumétrie quantitative du putamen et du thalamus. Les relations entre les données d'imagerie, la sévérité initiale et la réponse clinique à la SCP ont été étudiées par analyses corrélatives et modèles multivariés. Résultats. La SCP du GPi a permis une amélioration significative et durable des scores moteurs et de handicap à 1 et 5 ans. Les patients présentant une atrophie putaminale sévère avaient une sévérité clinique préopératoire plus élevée et une réponse significativement plus limitée à la stimulation. La volumétrie du putamen était corrélée à l'amélioration clinique à 1 et 5 ans et constituait le seul facteur prédictif indépendant des résultats postopératoires. A l'inverse, les mesures volumétriques thalamiques étaient associées à la sévérité fonctionnelle initiale mais ne prédisaient pas l'efficacité de la SCP. Conclusion. L'intégrité du putamen apparaît comme un biomarqueur d'imagerie majeur de l'efficacité de la SCP du GPi dans les SDD secondaires à l'anoxie périnatale. La présence d'une atrophie putaminale sévère est associée à des bénéfices cliniques limités et doit être prise en compte dans la sélection préopératoire des candidats à la SCP.
Victor NAKACHE (Montpellier), Marylou GRASSO, Pierre-Olivier MOSER, Sidonie SAUVAGEOT, Valérie GIL, Emilie CHAN-SENG, Emily SANREY, Philippe COUBES, Gaëtan POULEN
08:56 - 09:04 #51209 - CO41 La stimulation cérébrale profonde du noyau antérieur du thalamus est efficace dans l’épilepsie pharmaco-résistante : à propos de 26 cas.
CO41 La stimulation cérébrale profonde du noyau antérieur du thalamus est efficace dans l’épilepsie pharmaco-résistante : à propos de 26 cas.

Introduction La stimulation cérébrale profonde (SCP) du noyau antérieur du thalamus (ANT) est reconnue pour être efficace pour le traitement de l’épilepsie pharmaco-résistante. Nous avons, au sein de notre cohorte rétrospective de patients atteints d’épilepsie réfractaire avec indication de SCP, évalué l'efficacité et la sécurité de cette technique. Méthodes Cette étude inclut des patients ayant une épilepsie pharmaco-résistante focale et/ou généralisée, avec ou sans stimulation préalable du nerf vague (SNV). Les indications ont été validées en RCP médico-chirurgicale. Les interventions ont été faites sous anesthésie générale, par visée directe sur IRM stéréotaxique, sous contrôle micro-endoscopique. Les patients étaient définis comme répondeurs s'ils avaient une diminution de la fréquence des crises d'au moins 50%. Résultats Vingt-six patients (n=26) ont bénéficié d’une SCP du ANT. Quinze pourcents (n=4) ont bénéficié d’une SNV préalable. La durée moyenne de suivi était de 56 mois (7-156). L’âge médian à la chirurgie était de 41.4 ans (23-66). Le sexe ratio (F/H) était de 1.6 (16/10). Le suivi médian était de 56 mois (7-156). Le pourcentage global de diminution des crises était de 67 % à un an et de 78% à 5 ans. Parmi les patients suivis à un an (n=24), 75% (n=18) étaient répondeurs. Parmi les patients suivis à cinq ans (n=8), 87.5% (n=7) étaient répondeurs. Parmi les non-répondeurs (n=6), un patient avait des problèmes d’adhésion à la recharge de son stimulateur et deux patients présentaient une diminution de l'intensité des crises, une meilleure récupération post-critique et une meilleure insertion sociale malgré l'absence significative de diminution de la fréquence des crises. Aucun patient n'a présenté de complication hémorragique post-opératoire. Une patiente a nécessité l'ablation complète du matériel, malgré son efficacité, pour un problème infectieux. Quatre patients ont présentés des troubles mnésiques au cours du suivi. Conclusion La stimulation cérébrale profonde (SCP) du noyau antérieur du thalamus (ANT) semble être une approche sûre et efficace pour les patients atteints d’épilepsie pharmaco-résistante.
Mohamad EL SAWALHI (Montpellier), Pierre-Olivier MOSER, Emilie CHAN SENG, Arielle CRESPEL, Philippe GELISSE, Philippe COUBES, Gaëtan POULEN
09:04 - 09:12 #51332 - CO42 Thalamotomie unilatérale par laser guidée par IRM (MRgLITT) robot-assistée pour le tremblement essentiel : résultats cliniques et sécurité à 12 mois.
CO42 Thalamotomie unilatérale par laser guidée par IRM (MRgLITT) robot-assistée pour le tremblement essentiel : résultats cliniques et sécurité à 12 mois.

Introduction : Le traitement chirurgical du tremblement essentiel (TE) pharmaco-résistant a connu un essor avec l'apparition de techniques lésionnelles mini-invasives ces dernières années. La thalamotomie par thermothérapie laser interstitielle guidée par IRM (MRgLITT) permet une ablation thermique millimétrique du noyau Ventral Intermédiaire (VIM) du thalamus mini-invasive. Nous rapportons l’évaluation clinique et la sécurité d’une série de thalamotomies unilatérales MRgLITT robot-assistées avec un suivi d'un an. Matériels et Méthodes : Vingt-et-un patients consécutifs souffrant d’un TE réfractaire ont été inclus. L'intervention utilisait un robot chirurgical (ROSA) pour le positionnement de la sonde laser (système Visualase). Le planning stéréotaxique était réalisé sur une IRM 3T acquise sous anesthésie générale, intégrant les coordonnées AC-PC,l'atlas de Schaltenbrand-Wahren et des séquences DTI. Un soin particulier a été apporté au contrôle de la trajectoire pour éviter les zones fonctionnelles. La dose thermique était monitorée en temps réel par thermométrie IRM. Toute l'intervention était réalisée sous anesthésie générale. L'efficacité motrice (échelle FTM-TRS), la qualité de vie (QUEST), la satisfaction (P-CGI), les effets indésirables et la sécurité cognitive (MoCA, MMSE) ont été évalués à 3 et 12 mois. Résultats : L'âge moyen était de 67,2 +/- 12,8 ans. Sur le plan moteur, le score FTM-TRS de tremblement du membre traité a été réduit de 75,1% à un an (14,0 +/- 3,1 à l'inclusion vs 3,5 +/- 1,6 à M12 ; p < 0,001). Le taux de répondeurs (>50% d'amélioration) était de 100 %. L'index de qualité de vie QUEST-SI s'est amélioré significativement (41,2 +/- 15,7% vs 18,0 +/- 14,6% ; p < 0,001) avec une satisfaction globale de 82,0 +/- 20,7%. Concernant la cognition, le score MMSE est resté stable à 12 mois (27,2 +/- 2,3 vs 26,5 +/- 2,6 ; p = 0,158). En revanche, une discrète diminution du score MoCA a été observée à un an (25,4 +/- 3,1 à l'inclusion vs 23,9 +/- 3,5 ; p = 0,024), sans retentissement fonctionnel au quotidien. Sur le plan de la sécurité, les complications à M1 (71,4%) comprenaient essentiellement des troubles proprioceptifs, une ataxie et des troubles de l'équilibre. Ces symptômes étaient transitoires et liés à l'oedème périlésionnel. Seule une ataxie de la marche persistait chez un patient à M12 (4,8%). Aucune complication hémorragique ou infectieuse n'a été observée. Conclusion : La thalamotomie unilatérale par MRgLITT robot-assistée est une technique robuste pour le TE. L’assistance robotique garantit la précision du ciblage tandis que la thermométrie IRM assure la sécurité de la thermolyse. Son caractère mini-invasif et l’absence de matériel implanté permanent constituent des avantages par rapport aux techniques conventionnelles.
Mickael AUBIGNAT (Amiens), Melissa TIR, Martial OUENDO, Jean-Marc CONSTANS, Michel LEFRANC
09:12 - 09:20 #51339 - CO43 Prédiction du résultat de la chirurgie du lobe temporal par machine learning.
CO43 Prédiction du résultat de la chirurgie du lobe temporal par machine learning.

L'épilepsie pharmaco-résistante du lobe temporal (TLE) est l'un des syndromes épileptiques les plus fréquents, conduisant souvent à une chirurgie du lobe temporal (CLT) afin de guérir les patients. Le pourcentage de patients présentant un résultat Engel1A/ ILAE 1 après une telle chirurgie varie dans la littérature de 56 % à 71 % (1,2). Le but de notre étude était de déterminer si des critères cliniques pré- et postopératoires, en particulier des données cliniques de soin courant facilement accessibles, pouvaient prédire le résultat chirurgical à 3 ans en moyenne de suivi des patients, à l’aide d’outils de machine learning (ML). L'objectif de notre étude était d'identifier les facteurs prédictifs d'un bon résultat postopératoire en analysant de manière rétrospective sur 6 ans, les résultats de 73 patients ayant eu une CLT antéro-mésial. Cette analyse a été faite à l'aide d’outils de ML et de 15 caractéristiques cliniques, démographiques et d'imagerie. Parmi les 73 patients, tous ont eu des évaluations cliniques, d'imagerie et de vidéo-EEG préopératoires et 39 ont eu une SEEG pour délimiter la zone de départ des crises. Les résultats en terme de guérison de l’épilepsie, ont été enregistrés à l'aide du score de l'ILAE. 55 patients avaient un score ILAE 1 avec une médiane de suivi de 36 (± 16,9) mois. Dans un deuxième temps, nous avons évalué l’algorithme obtenu, sur 23 nouveaux patients analysés de manière prospective, afin de prédire leurs résultats chirurgicaux à au moins un an de suivi. Pour les 73 patients analysés de manière rétrospective, l’analyse par ML a été réalisée à l’aide de 14 caractéristiques d'entrée en utilisant un modèle Random Forest et une validation croisée à 10 itérations (3). Les meilleures performances du modèle ont été obtenues avec un sous-ensemble de 6 critères pour la prédiction d'un bon résultat postopératoire, avec une précision de 79,2 % et un ROC de 0,72. Les 6 critères étaient : SEEG ou non, résection de l'hémisphère dominant ou non dominant, côté de la résection, nombre de traitements anticonvulsifs préopératoires, existence de convulsions fébriles pendant l'enfance et âge au moment de l'apparition de l'épilepsie. Pour l’analyse prospective des 23 patients, l’algorithme avait une précision de 82.6%. 94% des patients avec un score ILAE 1 ont été correctement prédits ainsi que 50% des patients avec un score ILAE supérieur à 1. Nous avons obtenu un modèle de ML assez robuste pour prédire le résultat chirurgical de patients épileptiques pharmaco-résistants ayant été opérés d’une lobectomie temporale, avec des résultats similaires en prospectif sur 23 nouveaux patients. Le but de cette étude était de construire un modèle de ML capable d’aider à la décision chirurgicale pour une épilepsie du lobe temporal, et surtout un modèle basé sur des critères cliniques facilement accessibles en routine clinique et sans l’aide d’un support ingénieur complexe.
Claire HAEGELEN (Lyon), Pauline MOUCHES, Maxime BONJOUR, Julien JUNG, Helene CATENOIX, Sylvain RHEIMS, Marc GUNEOT
09:20 - 09:28 #51403 - CO44 Optimisation de l’utilisation de l’échelle d’atteinte des objectifs (Goal Attainment Scaling) pour le membre supérieur spastique : menus déroulants personnalisés.
CO44 Optimisation de l’utilisation de l’échelle d’atteinte des objectifs (Goal Attainment Scaling) pour le membre supérieur spastique : menus déroulants personnalisés.

Background : Upper limb spasticity secondary to upper motor neuron lesions leads to deformities and functional limitations that significantly impair daily activities and quality of life. Although several treatments effectively reduce spasticity, outcomes are commonly assessed using generic scales that do not reflect patients’ individual goals and functional expectations. Goal Attainment Scaling (GAS) provides a patient-centered framework for outcome assessment but remains underused in clinical practice due to its methodological complexity and limited clinician training. Objectives: : This study aims to promote the use of GAS in upper limb spasticity management by proposing a structured, time-efficient goal-setting approach based on a drop-down menu of predefined objectives. Methods: We conducted a prospective study of adults with upper limb spasticity undergoing selective neurotomies between 2021 and 2025. Personalized goals were defined preoperatively using Goal Attainment Scaling (GAS) and categorized according to ICF domains. Descriptive statistics and saturation analysis were used to summarize patient characteristics and assess the diversity of goal categories Results: Forty-five patients (60% male; mean age 46.0 ± 15.7 years) were included, most with hemiplegia (82%) and primarily post-stroke spasticity (64%). A total of 108 personalized goals were collected (mean 2.4 per patient) and classified according to ICF domains: body functions (13%), activities (75%), and participation (12%). Thirty distinct goal areas were identified, with associated target activities and clear evaluation criteria for Goal Attainment Scaling (GAS) levels (−2 to +2), providing a structured framework for individualized goal assessment. Conclusion: Personalized goal setting and assessment using GAS enhances evaluation of patient-reported outcomes and quality of life in upper limb spasticity. The proposed drop-down menu streamlines goal definition with target activities and progression indicators, facilitating clinical implementation
Flora JOUBAUD (bron)
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Journée Soignants - Table Ronde n°1
Endoscopie : former et équiper les soignants pour les techniques innovantes

Modérateurs : Bruno OGEIX (Lyon), Jean-Rodolphe VIGNES (PUPH Neurochirurgie) (Président du congrès SFNC 2026, Bordeaux)
08:00 - 08:00 Retour d’expérience de mise en place de l’endoscopie rachidienne.
08:00 - 08:07 Implémentation d’une nouvelle technologie au sein d’un établissement libéral. Guillaume GRAS-COMBE (Neurochirurgien) (Conférencier, Nîmes)
08:07 - 08:14 Implémentation d’une nouvelle technologie au sein d’un établissement publique. Stéphane LITRICO (PH) (Conférencier, NICE)
08:14 - 08:24 Anticiper et financer le virage technologique. Stéphane LITRICO (PH) (Conférencier, NICE)
08:24 - 08:34 Clés de la logistique endoscopique au bloc opératoire. Pierre STRUBE (Conférencier, Bordeaux)
08:34 - 08:44 Stérilisation et traçabilité : spécificités du matériel endoscopique? Alexandra GOBET (Conférencier, Bordeaux)
08:44 - 08:54 Dispositifs médicaux, des difficultés d’approvisionnement aux disparitions de DM : la menace « MDR » (medical device regulation). Isabelle LE DU (Conférencier, Brest)
08:54 - 09:00 Discussion.
AMPHI B

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CLUB
08:30 - 10:30

CLUB NEURO ONCO

Salle E1/E2
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A22-1
09:30 - 09:45

CNP

09:30 - 09:45 Ce que vous devez savoir de la certification périodique en neurochirurgie. Olivier LANGLOIS (Praticien Hospitalier) (Conférencier, ROUEN)
AMPHI A

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B22
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Journée Soignants - Communications libres

Modérateurs : Elodie DORIGNAC (Bordeaux), Isabelle MERLOT (Praticien Hospitalier) (Nancy)
09:30 - 09:38 #51170 - CO89 Confrontation de scores en mémoire épisodique à l’imagerie dans l’hydrocéphalie idiopathique.
CO89 Confrontation de scores en mémoire épisodique à l’imagerie dans l’hydrocéphalie idiopathique.

L’hydrocéphalie chronique de l’adulte idiopathique (HCAi) est une pathologie fréquente du sujet âgé (5.9% des plus de 80 ans) associant troubles de la marche, vésicosphinctériens et cognitifs. Parmi les troubles cognitifs de l’HCAi, sont retrouvés préférentiellement des troubles mnésiques épisodiques, exécutifs, visuospatiaux et un ralentissement psychomoteur. Classiquement reconnue comme neurochirurgicalement curable, le diagnostic de l’HCAi est un enjeu de santé publique majeur au vu de ses nombreux diagnostics différentiels et copathologies. Nous nous sommes attachés à étudier plus particulièrement le plan mnésique épisodique, jusque-là très peu documenté, la littérature ne distinguant pas ou peu les profils mnésiques apparents et authentiques. Dans le cadre de notre étude ont été recrutés rétrospectivement 24 participants, de 55 à 85 ans, atteints d’HCAi. Des analyses de corrélation ont été effectuées entre les scores au RL/RI-16 (Van der Linden et al., 2004), test de référence en mémoire épisodique en modalité verbale utilisant le paradigme Encodage-Stockage-Récupération ; et les scores à l’iNPH RadScale (Kockum et al., 2015), échelle radiologique recensant les marqueurs morphologiques probants dans la pathologie. A également été réalisée une étude comparative de groupes, dissociant les participants avec profil mnésique apparent et authentique. Nos résultats ont montré dans un premier temps l’existence de corrélations structure/fonction, notamment avec l’angle calleux et l’index d’Evans. Il ressort que la morphologie ventriculaire des patients atteints d’HCAi influe sur des mécanismes de stockage comme de récupération. Dans un second temps a été montrée une différence radiologique significative entre les participants avec trouble authentique et apparent. En effet, le score total à l’échelle radiologique, l’angle calleux et la taille des cornes temporales sont liés au profil mnésique. Au-delà de la proximité avec les régions temporales internes et parahippocampiques (siège du stockage en mémoire épisodique), cela suggère une morphologie ventriculaire profil mnésique-dépendant. Au terme de ce travail, il serait pertinent d’analyser les possibles corrélations entre les marqueurs morphologiques et les performances mnésiques post-opératoires pour établir des profils initiaux péjoratifs, c'est-à-dire moins à même de s’améliorer par la chirurgie. Effectivement nous pouvons, en lien avec l’histoire de la maladie, questionner l’existence d’un continuum de temporalité et de sévérité entre un profil mnésique apparent et authentique. Cela nous permettrait d’espérer une amélioration post-chirurgicale de certains mécanismes spécifiquement. De plus, ce travail met en exergue l’apport possible de la neuropsychologie dans la prise en soin de cette pathologie dans les étapes de diagnostic et dans le suivi des thérapeutiques.
Marie FOREST-DODELIN, Virginie JOLLY (Tours), Ilyess ZEMMOURA
09:38 - 09:46 #51220 - CO90 Apparition de méningite chez un patient mineur porteur de dérivation ventriculaire externe.
CO90 Apparition de méningite chez un patient mineur porteur de dérivation ventriculaire externe.

Apparition de méningite chez un patient mineur porteur de dérivation ventriculaire externe Introduction
 La dérivation ventriculaire externe (DVE), en raison de son caractère invasif, expose le patient à un risque infectieux, notamment la méningite. Une incidence élevée observée en pratique clinique chez les enfants porteurs de DVE a motivé cette étude infirmière. Méthode 
Une étude observationnelle descriptive a été menée à partir des dossiers de patients mineurs porteurs de DVE au CHU de Montpellier en 2023. Les variables étudiées comprenaient l’âge, l’indication de pose de DVE, la durée de port, le nombre d’interventions chirurgicales antérieures, le nombre de DVE posées, la présence d’une antibioprophylaxie peropératoire et la survenue de méningite liée à la DVE ou à une infection de matériel implanté. Résultats 
Seize enfants ont bénéficié d’une DVE en 2023. Onze (68,7 %) ont présenté une méningite : cinq étaient directement liées au port de DVE et sept à une infection de matériel, avec un cas associant les deux. Parmi les infectés, sept patients (63,6 %) présentaient une infection de matériel ayant nécessité l’ablation du matériel et la pose d’une DVE, et cinq (45,5 %) ont développé une méningite secondaire au port de DVE.
Chez les 5 patients sans méningite, une seule DVE a été posée, avec une durée de port de 1 à 18 jours. Ces enfants présentaient peu ou pas d’antécédents chirurgicaux et ont bénéficié d’un sevrage simple.
Les patients avec infection de matériel ont nécessité de 1 à 5 DVE successives, pour une durée cumulée de drainage de 15 à 62 jours, et avaient au moins deux interventions antérieures.
Les patients avec méningite secondaire au port de DVE ont développé l’infection après 9 à 28 jours de drainage, le plus souvent au-delà de 10 jours, avec un sevrage généralement simple.
L’antibiothérapie prophylactique peropératoire a été utilisée de manière non systématique en 2023. En l’absence de protocole homogène, aucune conclusion sur son efficacité ne peut être tirée. Par précaution, elle a été décidée de façon systématique. Discussion 
Cette étude souligne le caractère plurifactoriel de la survenue de méningite et le rôle essentiel des soins infirmiers dans la prévention, tant sur le plan exécutif qu’éducatif. Malgré un échantillon limité, elle permet d’identifier des pistes de réflexion susceptibles d’améliorer la prise en soins en réduisant le risque de survenue de méningite : protocole infirmier de gestion des DVE (en cours de validation), antibiothérapie prophylactique systématique au bloc et projet d’utilisation de DVE imprégnée d’antibiotiques (Bactiseal), projet de sensibilisation des parents dans la gestion de la DVE. Enfin, une prochaine étude est prévue afin d’évaluer l’impact de la modification de nos pratiques sur le taux de survenue de méningite chez les patients mineurs porteurs de DVE. Mots-clés : dérivation ventriculaire externe, méningite, pédiatrie, soins infirmiers, prévention des infections, sensibilisation des parents
Jade CAYRON (Montpellier), Marie-Pierre BACONNET, Lucie VIALA, Elodie PANCHAU, Agnes COTTALORDA, Thomas ROUJEAU
09:46 - 09:54 #51253 - CO91 Le bilan neurocognitif pré chirurgie éveillée : entre standardisation et individualisation.
CO91 Le bilan neurocognitif pré chirurgie éveillée : entre standardisation et individualisation.

Introduction. La chirurgie en condition éveillée est la technique de référence pour le traitement des lésions intracérébrales situées dans ou à proximité de régions cérébrales éloquentes, permettant une exérèse maximale tout en préservant les fonctions cognitives. Le bilan neurocognitif pré-opératoire constitue une étape clé de la prise en charge, tant pour la préparation de la phase per-opératoire que pour l’évaluation de l’impact fonctionnel de la chirurgie. Toutefois, ce bilan standardisé doit fréquemment être adapté aux caractéristiques individuelles des patients et au contexte médical. Méthodes. L’organisation du bilan pré-opératoire repose sur un ensemble d’actes organisés autour d’une HDJ de chirurgie éveillée, et comprend un bilan neurocognitif détaillé. Celui-ci s’effectue en deux rendez-vous d’une demi-journée et a plusieurs objectifs. Il constitue tout d’abord d’un moment privilégié pour construire l’alliance thérapeutique nécessaire au bon déroulement de la la phase per-opératoire, en préparant une coopération optimale de la part du patient. Il s’attache ensuite à établir un profil neurocognitif complet, utile pour l’aspect technique de la phase éveillée, et pour la comparaison post-opératoire grâce aux données normalisées ainsi collectées. Ce bilan s’articule autour de l’évaluation des fonctions langagières, attentionnelles, exécutives, mnésiques, visuo-spatiales, etc. Résultats. Dans la pratique, la sélection des épreuves est modulée en fonction de plusieurs paramètres. La ou les langues parlées par le patient constitue un premier niveau d’adaptation incontournable du bilan. L’état neurologique initial et le contexte de prise en charge, notamment le degré d’urgence chirurgicale influencent les délais de réalisation du bilan ainsi que la nature et l’étendue des épreuves proposées. L’antécédent de chirurgie, impliquant parfois l’existence d’un bilan antérieur, ou de traitements oncologiques font également partie du contexte pris en compte. Par ailleurs, le niveau socio-culturel, l’âge, ainsi que les enjeux de reprise professionnelle, constituent des facteurs d’adaptation majeurs du contenu du bilan pré-opératoire. D’autres aspects, plus variables, comme la fatigue et l’anxiété sont régulièrement à intégrer à la réflexion clinique. Discussion. Les adaptations du bilan permettent d’obtenir des profils cognitifs exploitables, y compris dans des situations de contrainte temporelle ou de fragilité cognitive. Les objectifs de préparation de la phase éveillée, constitués à la fois de l’optimisation de la coopération du patient et du monitoring des fonctions cognitives, sont atteints. Le recueil de données pour la comparaison post-opératoire reste possible malgré des protocoles individualisés.
Maimiti SENECA (Paris), Benedicte TRANCART, Agathe GUIBERT, Alexandre ROUX, Angela ELIA, Alessandro MOIRAGHI, Marco DEMASI, Edouard DEZAMIS, Marc ZANELLO, Johan PALLUD
09:54 - 10:02 #51334 - CO92 Améliorer la qualité de vie des patients opérés en chirurgie éveillée : rôle infirmier et développement d’un parcours RAAC crâne en hôpital de jour.
CO92 Améliorer la qualité de vie des patients opérés en chirurgie éveillée : rôle infirmier et développement d’un parcours RAAC crâne en hôpital de jour.

L’annonce d’une tumeur cérébrale constitue un bouleversement majeur dans le parcours de vie des patients, tant sur le plan médical que personnel, social et professionnel. En neuro-oncologie, l’enjeu ne se limite pas à la survie, mais s’étend à la préservation de la qualité de vie, de l’autonomie et de l’identité du patient. Les soignants sont ainsi quotidiennement confrontés à des questions essentielles : quels sont les besoins du patient, à quels instants requiert-il de l'aide et comment adapter nos pratiques pour répondre au mieux à ces exigences complexes et évolutifs Ce travail s’intéresse plus spécifiquement aux patients atteints de tumeurs gliales de bas grade, opérés en conditions de chirurgie éveillée. Ces patients, souvent jeunes, actifs se trouvent confrontés à une maladie chronique potentiellement évolutive, avec un fort retentissement sur leur sphère cognitive, émotionnelle, familiale et professionnelle. La chirurgie éveillée, bien qu’offrant un bénéfice fonctionnel majeur, constitue une expérience singulière nécessitant une préparation, un accompagnement et un suivi spécifiques. À partir d’une analyse théorique du parcours de soins, enrichie par une enquête menée auprès de patients opérés en chirurgie éveillée, ce travail met en lumière la place centrale de l’infirmière à chaque étape du parcours : de l’annonce diagnostique à la période post-hospitalière. L’infirmière apparaît comme un acteur clé de l’accompagnement, de l’éducation thérapeutique, du soutien psychologique et de la coordination pluridisciplinaire. Dans ce contexte, la mise en place d’un parcours de Récupération Améliorée Après Chirurgie (RAAC) crâne, structuré autour d’un hôpital de jour, représente une opportunité majeure pour améliorer la continuité des soins, renforcer l’autonomie du patient et optimiser son rétablissement global. Ce projet, développé au sein du service de neurochirurgie de l’Hôpital Foch, vise à proposer une prise en charge personnalisée, anticipée et humanisée, plaçant le patient au cœur de son parcours de soins.
Alix TANTET (Suresnes), Kora HUET, Clara NAHOUM, Virginie VAILLANT, Catherine HORODYCKID
10:02 - 10:10 #51347 - CO93 Le suivi neurocognitif du patient en chirurgie éveillée : présentation de trois cas cliniques.
CO93 Le suivi neurocognitif du patient en chirurgie éveillée : présentation de trois cas cliniques.

Introduction Le parcours de chirurgie en conditions éveillées est la prise en charge la plus adaptée pour les patients porteurs de lésions intracérébrales situées dans des régions éloquentes. Cette prise en charge permet une exérèse maximale de la lésion et le contrôle de l’impact de l’intervention sur les fonctions cognitives, motrices ou sensitives. Dans ce parcours, le suivi neurocognitif du patient a la particularité de proposer une prise en soin individualisée et spécifique à chaque patient. Comment interpréter alors toutes ces données et pourquoi les intégrer au diagnostic ? Méthodes Le suivi neurocognitif du patient s’articule autour de quatre étapes principales. 1) En pré-opératoire, l’analyse précise des résultats des tests neurocognitifs normalisés et standardisés, au regard du contexte socio-culturel, de l’âge du patient et de la localisation de la lésion. 2) Au cours de l’intervention, la cartographie fonctionnelle réalisée par l’observation des réponses du patient à la passation d’épreuves spécifiques sous stimulations électriques corticales et sous corticales. 3) En post-opératoire, la prise en soin orthophonique ciblée et adaptée au patient, puis 4) l’évaluation neurocognitive 6 à 8 mois après l’intervention, prenant en compte le profil neurocognitif du patient observé précisément depuis le bilan préopératoire. Résultats L’intérêt du bilan neurocognitif dans la prise en charge de ces patients est démontré à travers trois cas cliniques. L’évaluation des fonctions attentionnelles, exécutives, mnésiques, visuo-spatiales, neurovisuelles, du langage et de la cognition sociale permet de dresser un profil cognitif spécifique à chaque patient. Ces résultats apportent des repères clés pour la compréhension de la maladie et la poursuite d’une prise en soin adaptée. Discussion L’intérêt d’une évaluation cognitive approfondie montre bien son intérêt pour la recherche et la connaissance théorique des gliomes afin de mieux les comprendre et mieux les maîtriser. L’intérêt pour nos patients est au cœur de notre évaluation. Comprendre précisément et spécifiquement le fonctionnement cognitif de chacun nous permet alors d’anticiper deux types de fonctionnement cérébral. Une fonction cognitive lésée, directement impactée par la présence de gliome, pourra bénéficier de plasticité cérébrale. Une fonction cognitive affaiblie, a priori plus à distance de gliome et donc moins engagée dans la plasticité cérébrale, devra faire l’objet d’attention particulière notamment dans la rééducation post-opératoire. Ceci démontrant bien un fonctionnement en réseau et non localisationniste.
Agathe GUIBERT (Paris), Benedicte TRANCART, Maimiti SENECA, Alexandre ROUX, Angela ELIA, Alessandro MOIRAGHI, Marco DEMASI, Edouard DEZAMIS, Marc ZANELLO, Johan PALLUD
10:10 - 10:18 Quand le bien être prend sa place en neurochirurgie : Améliorer la qualité de vie des patients (adultes et enfants), des aidants et parents, et de l’équipe soignante au sein d’un service. Aline DEBELLE (infirmiere puericultrice) (Orateur, Bordeaux), Laura DESCAMPS (Orateur, Bordeaux)
10:18 - 10:26 Déclarer pour progresser, les évènements indésirables au cœur de la sécurité. Marie-Astrid MAHISTRE
AMPHI B
09:45

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A22-2
09:45 - 10:30

CONFERENCE INVITÉ
CONFÉRENCE IA EN SANTÉ

Modérateur : Martin DUPUY (Neurochirurgien) (Toulouse)
Quand l’expertise médicale rencontre l’intelligence artificielle : comment les médecins peuvent-ils utiliser les technologies numériques ? entre enthousiasme et réalité de terrain.
09:45 - 10:30 IA en médecine et ses contradictions. Luc JULIA
AMPHI A
10:30 PAUSE CAFE DANS L'EXPOSITION - SESSION ePOSTERS COMMENTÉS
10:35

"Jeudi 26 mars"

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EP03.3
10:35 - 10:55

Eposter Session 03 - Écran 3 - Base du crane
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10:35 - 10:55 #51214 - EP33 Instrumentation occipito-cervicale en deux temps après résection des chordomes de la jonction cranio-vertébrale : une stratégie pour concilier contrôle oncologique et qualité de vie. Expérience préliminaire.
EP33 Instrumentation occipito-cervicale en deux temps après résection des chordomes de la jonction cranio-vertébrale : une stratégie pour concilier contrôle oncologique et qualité de vie. Expérience préliminaire.

Objectif : Les chordomes de la charnière cranio-vertébrale (CCV) envahissent fréquemment les condyles occipitaux et les articulations C1–C2. L’obtention d’une exérèse tumorale complète (GTR) impose fréquemment une résection osseuse extensive, responsable d’une instabilité postopératoire nécessitant une fusion occipito-cervicale (FOC). Toutefois, les implants en titane génèrent des artéfacts pouvant altérer la précision dosimétrique de la protonthérapie (PT). Nous rapportons notre expérience d’une stratégie d’instrumentation en deux temps visant à optimiser le contrôle oncologique tout en améliorant la qualité de vie fonctionnelle. Méthodes : Une étude rétrospective a été réalisée chez les patients opérés pour un chordome de la CCV dans notre institution entre janvier 2010 et décembre 2024. Tous ont bénéficié d’une résection tumorale (voie postéro-latérale endoscopique assistée ou voie antérolatérale), suivie d’une FOC longue (C0–C3–C6/C7), d’une PT adjuvante, puis d’un raccourcissement secondaire de l’instrumentation après contrôle tumoral. Lors de la première FOC, les vis cervicales étaient positionnées à plus de 30 mm du pôle tumoral inférieur afin de limiter les artéfacts liés au titane. Les résultats fonctionnels ont été évalués à l’aide du Neck Disability Index (NDI), de la consommation d’antalgiques et des radiographies dynamiques. Résultats : Cinq patients (4 femmes, 1 homme ; âge moyen 40,6 ans) présentant un chordome instable de la CVJ ont été inclus. Une exérèse macroscopiquement complète a été obtenue dans tous les cas, suivie d’une PT (dose moyenne 76,6 Gy). Le raccourcissement de l’instrumentation (C0–C2/C4), réalisé après un délai moyen de 37 mois, a permis une amélioration de la mobilité sagittale cervicale et une diminution des douleurs. Le score NDI moyen est passé de 28,2 à 14,0, et tous les patients ont arrêté les opioïdes. Une fusion radiologique a été obtenue dans quatre cas. Aucun événement postopératoire majeur n’a impacté l’évolution fonctionnelle. Le suivi moyen était de 53,2 mois. Conclusion : Cette stratégie de FOC en deux temps permet d’assurer la stabilité pendant la PT tout en restaurant secondairement la mobilité cervicale, améliorant ainsi la qualité de vie sans compromettre l’efficacité oncologique. L’absence actuelle de matériel radiotransparent adapté à la CCV souligne la nécessité d’innovations technologiques futures.
Luca FERLENDIS (Paris), Gonzague GUILLAUMET, Arianna FAVA, Hamid MAMMAR, Emmanuel MANDONNET, François NATAF, Valentin CALUGARU, Thibault PASSERI, Sebastien FROELICH
10:35 - 10:55 #51274 - EP34 Corridor nerf vidien – foramen lacerum : guide anatomique pour l’accès coronale en endoscopie endonasale étendue.
EP34 Corridor nerf vidien – foramen lacerum : guide anatomique pour l’accès coronale en endoscopie endonasale étendue.

Introduction : Le nerf vidien (NV) et son canal constituent des repères chirurgicaux majeurs dans les approches endoscopiques endonasales, guidant l’accès au genu antérieur de l’artère carotide interne pétreuse (pICA). Toutefois, la relation anatomique précise entre le NV et les structures adjacentes, en particulier le foramen lacerum (FL), reste décrite de façon hétérogène, pouvant entraîner des variations techniques et un risque accru de lésion carotidienne. Cette étude vise à préciser la relation NV–FL dans le plan coronal et à proposer une nouvelle classification anatomique simplifiée en quatre zones fondée sur la relation NV–FL–pICA, afin de fournir un guide pratique pour un accès endoscopique latéral sûr et reproductible. Méthodes : Cinq spécimens cadavériques adultes (10 côtés) ont été étudiés afin d’analyser la position du NV et de ses divisions par rapport au genu antérieur de la pICA. Le FL, la division du NV en nerf grand pétreux superficiel (GSPN) et nerf pétreux profond (DPN), ainsi que les principaux repères anatomiques, ont été exposés par voies endoscopique et transcrânienne. Les distances entre le canal vidien (CV), la division du NV et des repères anatomiques clés ont été mesurées à l’aide de la neuronavigation. Résultats : Pour chaque spécimen, l’ouverture postérieure du CV était située latéralement au FL, inférieure par rapport au genu antérieur de la pICA, délimitée par le tubercle ptérygoïdien (inféro-médiale), le pilier mandibulaire (inféro-latéral) et le processus lingual/ligament pétrolingual (supéro-latéral). La longueur moyenne du CV était de 17,7 ± 2,7 mm, et la distance entre la paroi médiale de l’ICA et l’aspect latéral du CV de 6,1 ± 1,4 mm. Le NV se divisait en GSPN (supérieur) et DPN (inférieur) à environ 20,9 ± 3,5 mm en arrière de l’ouverture antérieure du CV, en position inféro-latérale par rapport au genu carotidien et sous le ligament pétrolingual. Le tissu fibrocartilagineux recouvrant le FL entre l’ouverture postérieure du CV et la fissure ptérygo-sphénoïdale ne dépassait pas le niveau du CV après ablation du tubercule ptérygoïdien, exposant directement le genu antérieur de la pICA. Quatre zones de fraisage ont été définies autour du corridor NV–FL : Zone 1 (inféro-médiale, 6h–3h) comprenant le FL (1A) et le corridor sublacerum (1B) ; Zone 2 (supéro-médiale, 3h–12h) correspondant à l’apex pétreux antéro-médial ; Zone 3 (supéro-latérale, 12h–9h) incluant le cavum de Meckel et le sinus caverneux latéral ; Zone 4 (inféro-latérale, 6h–9h) correspondant à la fosse infratemporale et au plancher de la fosse moyenne. Conclusions : La division du nerf vidien, située en position inféro-latérale par rapport au genu antérieur de la pICA, constitue un repère constant définissant le corridor nerf vidien–foramen lacerum pour les approches endoscopiques endonasales latérales étendues. La classification anatomique en quatre zones améliore l’orientation chirurgicale et réduit le risque de lésion carotidienne.
Thibault PASSERI (Paris), Ivo PETO, Hussam ABOU-AL-SHAAR, Eric WANG, Garret CHOBY, Georgios ZENONOS, Carl SNYDERMAN, Paul GARDNER
10:35 - 10:55 #51279 - EP35 Exérèse d’un volumineux méningiome pétroclival chez un patient atteint d’hémophilie B sévère.
EP35 Exérèse d’un volumineux méningiome pétroclival chez un patient atteint d’hémophilie B sévère.

Introduction : La littérature ne permet pas de conseiller la prise en charge des patients hémophiles atteint d’une pathologie nécessitant une intervention neurochirurgicale. Nous partageons l’expérience d’un patient de 62ans atteint d’hémophilie B présentant un volumineux méningiome pétroclival. Résumé : Monsieur R 62ans est atteint d’une hémophilie B majeure, avec un facteur IX indosable (<1%). Il a subi de nombreuses interventions de chirurgie orthopédique (prothèses articulaires, arthrodèses). Un volumineux méningiome pétroclival gauche a été découvert devant une altération de l’état général apparu au décours d’une chirurgie complexe du membre inférieur. Lors du diagnostic, il présentait une tétraparésie avec paralysie faciale, cophose, troubles de la déglutition, hypoesthésie hémifaciale, syndrome cérébelleux gauche. Il se déplaçait en fauteuil roulant depuis deux ans. L’albutrépénonacog alfa (Idelvion) est un facteur IX à longue demie-vie prolongée d’indication validée en prophylaxie chirurgicale orthopédique chez les hémophiles B sévères. Le schéma de traitement a consisté en une substitution longue, pendant 42 jours péri-opératoire. L’intervention a été réalisée par voie rétrosigmoïdienne gauche et a permis de faire une exérèse large de ce méningiome. L’hémostase était ressentie comme normale pendant le geste. Le patient n’a pas connu de complication hémorragique. Les suites opératoires ont été marquées par l’aggravation de sa paralysie faciale, mais l’amélioration nette de tous ses autres symptômes, ce qui lui a permis de recouvrer la marche à deux mois post-opératoire. Conclusion : Grâce aux nouvelles thérapies de substitution en facteur IX, les interventions neurochirurgicales majeures sont envisageables chez les patients hémophiles. L’hémostase per-opératoire est ressentie comme normale et le patient n’a pas connu de complication hémorragique.
Emmanuel GAY, Arnaud LAZARD, Stéphan CHABARDÈS, Groza DMITRII (grenoble)
10:35 - 10:55 #51296 - EP36 Capacités diagnostiques intrinsèques entre la Tomographie par Émission de Positons couplée à l’Imagerie par Résonance Magnétique et la Tomographie par Émission de Positons couplée à la Tomodensitométrie dans les tumeurs sino-nasales envahissant la base du.
EP36 Capacités diagnostiques intrinsèques entre la Tomographie par Émission de Positons couplée à l’Imagerie par Résonance Magnétique et la Tomographie par Émission de Positons couplée à la Tomodensitométrie dans les tumeurs sino-nasales envahissant la base du.

Objectif : Comparer les performances diagnostiques intrinsèques de la tomographie par émission de positons couplée à l’imagerie par résonance magnétique (TEP-IRM) et de la tomographie par émission de positons couplée à la tomodensitométrie (TEP-TDM) pour la détection de l’envahissement tumoral dans les tumeurs sino-nasales envahissant la base du crâne, à partir des valeurs métaboliques maximales (SUVmax) mesurées. Méthodes : Étude diagnostique rétrospective appariée incluant huit patients (soit 143 biopsies) ayant bénéficié d’une TEP-IRM et d’une TEP-TDM réalisées pour la même injection de fluorodésoxyglucose marqué au fluor 18 (18F-FDG). Les performances diagnostiques intrinsèques ont été évaluées par la sensibilité, la spécificité et la mesure des courbes “Receiver Operating Characteristic” (ROC). La corrélation et la concordance inter-modalités ont été analysées à l’aide des coefficients de Pearson et de Bland-Altman. Résultats : La TEP-IRM présentait une sensibilité de 0,74 (IC95 % : 0,54–0,87) contre 0,70 (IC95 % : 0,49–0,84) pour le TEP-TDM (p=0,02) et une spécificité de 0,73 (IC95 % : 0,65–0,80) contre 0,67 (IC95 % : 0,58–0,74) pour le TEP-TDM (p=0,02). La TEP-IRM présentait une aire sous la courbe (AUC) de 0,69 (IC95 % : 0,58–0,80) contre 0,66 (IC95 % : 0,54–0,78) pour la TEP-TDM (p = 0,64). L’indice de corrélation entre les deux techniques était de 0,90. Conclusion : La TEP-IRM semble apparaître comme une modalité fiable pour un bilan pré- opératoire des tumeurs sino-nasales envahissant la base du crâne. Elle semble présenter des performances diagnostiques au moins équivalentes, voire légèrement supérieures, à celles de la TEP- TDM.
Paul BRUGEROLLES (Paris), Kevin COMAIR, Antoine MOYA-PLANA, Charlotte ROBERT, Myriam EDJLALI-GOUJON, Damien BRESSON

"Jeudi 26 mars"

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EP03.1
10:35 - 10:55

Eposter Session 03 - Écran 1 - Pédiatrie
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10:35 - 10:55 #51058 - EP25 Infarctus cérébral retardé par vasospasme après chirurgie d’un craniopharyngiome kystique chez l’enfant : présentation inaugurale par état de mal épileptique.
EP25 Infarctus cérébral retardé par vasospasme après chirurgie d’un craniopharyngiome kystique chez l’enfant : présentation inaugurale par état de mal épileptique.

Introduction L’ischémie cérébrale retardée secondaire à un vasospasme après chirurgie des craniopharyngiomes est une complication exceptionnelle mais potentiellement fatale. Sa présentation clinique est souvent atypique, exposant à un retard diagnostique et thérapeutique. Observation Nous rapportons le cas d’une fillette de 6 ans opérée pour un craniopharyngiome kystique sellaire et suprasellaire. Une exérèse subtotale a été réalisée par abord ptérional sous-frontal, confirmée par la tomodensitométrie postopératoire. L’évolution initiale était favorable, sans déficit neurologique ni trouble endocrinien. Au 7ᵉ jour postopératoire, la patiente a présenté brutalement un état de mal épileptique, associé à une altération de la conscience. La TDM cérébrale a mis en évidence une ischémie étendue du territoire de l’artère cérébrale moyenne, compatible avec un vasospasme cérébral retardé. Une hémicraniectomie décompressive a été réalisée en urgence. Malgré une prise en charge en réanimation, l’évolution a été défavorable avec un décès survenu trois jours plus tard. Discussion Le vasospasme cérébral retardé après chirurgie des tumeurs sellaires est probablement multifactoriel, impliquant la manipulation vasculaire, l’irritation des citernes basales et la diffusion du contenu kystique. Chez l’enfant, l’absence de signes focaux initiaux et la révélation par un état de mal épileptique peuvent masquer l’installation d’une ischémie cérébrale, retardant le diagnostic et limitant les options thérapeutiques spécifiques. Conclusion Ce cas souligne la gravité et le caractère imprévisible du vasospasme cérébral retardé après chirurgie du craniopharyngiome pédiatrique. Il met en évidence la nécessité d’un haut niveau de vigilance postopératoire prolongée et d’un recours précoce à l’imagerie cérébrale devant toute dégradation neurologique secondaire, même après une évolution initiale favorable.
Hamza SRIRI (FES, Maroc), Mdarhri MEHDI, Hmamouch OUALID, Lakhder FAYCAL, Mohammed BENZAGMOUT, Chakour KHALID, Mohammed CHAOUIELFAIZ
10:35 - 10:55 #51221 - EP26 SNaP® (NPWT ; Thérapie par pression négative portable) en neurochirurgie néonatale : sauvetage d’une perte de substance lombo-sacrée après exérèse intradurale d’un tératome mature sur spina bifida aperta.
EP26 SNaP® (NPWT ; Thérapie par pression négative portable) en neurochirurgie néonatale : sauvetage d’une perte de substance lombo-sacrée après exérèse intradurale d’un tératome mature sur spina bifida aperta.

Introduction : Les complications de cicatrisation après chirurgie des dysraphismes spinaux exposent le nouveau-né à un risque majeur d’infection et, en cas d’ouverture durale, de fistule de LCR. La Therapie par pression négative [Negative Pressure Wound Therapy (NPWT)] est bien établie chez l’adulte, mais reste peu documentée en neurochirurgie néonatale, en particulier avec des systèmes portables. Cas clinique : Nous rapportons le cas d’une nouveau-née opérée à J2 de vie pour un dysraphisme spinal ouvert lombo-sacré avec masse bourgeonnante. L’exploration a mis en évidence une extension intradurale d’un tératome mature, associée à une moelle basse attachée. Une exérèse monobloc complète a été réalisée, avec libération de la moelle basse attachée par section du filum terminale et fermeture durale étanche. À J12, survenue d’une nécrose cutanée extensive avec perte de substance. Après échec d’une cicatrisation dirigée initiale, une NPWT SNaP® (portable en pression mécanique continue) a été instaurée à -125 mmHg pour 22 jours (changé tous les 3 à 4 jours). L’évolution a été favorable avec granulation rapide, rapprochement progressif des berges, absence de fuite de LCR et absence d’infection. La fermeture complète a été obtenue après 2 semaines de soins locaux simples. À 1 an, l’évolution est satisfaisante sur les plans cutané et neurologique. Discussion : Dans notre revue PRISMA-guidée, nous avons identifié 4 publications rapportant 6 cas de NPWT en neurochirurgie pédiatrique/néonatale ; les cas décrits utilisent quasi exclusivement des systèmes VAC conventionnels (à l’aide d’un système d’aspiration électrique à pression modulable) à faible pression négative et les données en contexte intradural restent limitées. Aucun cas n’utilisait un dispositif SNaP® ni une pression négative importante après ouverture durale. Conclusion : Sous réserve d’une fermeture durale étanche, d’une interface de protection et d’une surveillance rapprochée, la NPWT portable (SNaP®) apparaît comme une option de sauvetage efficace et sûre pour les pertes de substance lombo-sacrées majeures chez le nouveau-né après chirurgie intradurale.
Xerxès PADONOU (Strasbourg), Guillaume DANNHOFF, Isabelle CHEVALIER, Hélène CEBULA, Hugo Andres COCA, Julien TODESCHI
10:35 - 10:55 #51228 - EP27 Traumatismes médullaires néonataux liés à l’accouchement : revue systématique et présentation clinique.
EP27 Traumatismes médullaires néonataux liés à l’accouchement : revue systématique et présentation clinique.

Background: Neonatal spinal cord injury (SCI) associated with childbirth is a rare but catastrophic event, often underdiagnosed due to nonspecific clinical signs and limited early imaging sensitivity. While classically linked to breech extractions and excessive obstetric maneuvers, recent reports suggest that such injuries can also occur after cephalic or even cesarean deliveries. The heterogeneity of case reports and the absence of standardized diagnostic frameworks make it difficult to assess incidence, identify preventable risk factors, and guide management. Objective: To conduct a systematic review of published cases of neonatal SCI related to childbirth, with the aim of identifying consistent clinical, obstetric, and radiological patterns that may support earlier diagnosis and better clinical or medico-legal understanding. Methods: A systematic search of PubMed up to July 2025 was performed using predefined keywords related to neonatal spinal trauma. Inclusion criteria targeted clinical case reports describing neonatal SCI attributed to delivery-related trauma. Data were extracted on obstetric context, injury mechanisms, clinical presentation, diagnostic workup, treatment, and outcomes. Methodological quality was assessed using the Joanna Briggs Institute (JBI) checklist for case reports. Results: 70 case reports in 32 articles were included from 1940 to 2023. 56 injuries followed vaginal delivery, including 30 with instrumental assistance (mainly forceps) ; 9 occurred after cesarean section, including 4 after attempted extraction by instrument. High cervical spinal cord injuries (C1–C2) predominated (over 37%), with suspected mechanisms including excessive traction, rotational stress, or prolonged compression. Initial signs of spinal cord injury were often nonspecific : apnea, hypotonia, or bladder dysfunction. MRI confirmed the diagnosis in 34% of cases. Ultrasound or autopsy were used in a few, mostly when MRI was not widespread (before the 1990). Nearly half the infants died within the first year of life and nearly all survivors had severe neurological sequelae (except in one case). The average JBI score was 6.2/8, reflecting overall moderate reporting quality. Conclusion: Birth-related neonatal SCI remains a diagnostically challenging and clinically devastating condition. Recurrent obstetric risk factors and characteristic injury patterns were identified, but the literature remains fragmented and methodologically weak. Early suspicion, serial imaging, and structured documentation are essential. This review provides a reference framework to support clinicians in early recognition and to inform medico-legal assessment in contentious cases.
Eva COHEN (Clermont Ferrand), Quentin BERTON, Guillaume COLL, Paul ROBLOT
10:35 - 10:55 #51397 - EP28 Manifestation neuroméningée et isolée d’une hystiocytose de Rosai-Dorfman de localisation bi-focale chez un enfant de 11 ans.
EP28 Manifestation neuroméningée et isolée d’une hystiocytose de Rosai-Dorfman de localisation bi-focale chez un enfant de 11 ans.

La maladie de Rosai-Dorfman est une histiocytose non langerhansienne rare caractérisée par une infiltration des ganglions lymphatiques ou des tissus extranodaux par des histiocytes non malins. Cette pathologie concerne plutôt les enfants et les adultes jeunes. Il est décrit des atteintes du système nerveux central, néanmoins elle reste rare. Sa manifestation la plus classique prend la forme d’une masse d’origine méningée et pourrait s’apparenter à un méningiome. Nous présenterons le cas d’un enfant de sexe masculin âgé de 11 ans, sans antécédent particulier, pour lequel il a été découvert deux lésions extra-axiales : au dépend de la tente du cervelet et du cul-de-sac dural. Cette manifestation isolée, et bi-focale de la maladie de Rosai-Dorfman semble exceptionnelle et très peu décrite dans la littérature. Le patient nous a été adressé aux urgences pédiatrique du CHU de Rouen dans les suites de la réalisation d’une IRM cérébrale et pan-médullaire. Il présentait depuis 4 mois une altération de l’état général, des céphalées et l’installation progressive d’un syndrome cérébelleux statique et cinétique. L’IRM a pu mettre en évidence un processus expansif au dépend de la tente du cervelet à droite de 43 mm de large, 40 mm en antéro-postérieur et 42 mm de hauteur, comprimant le V4, avec une extension en supratentorielle et infratentorielle, résultant un effet de masse du tronc cérébral. Il existe une hydrocéphalie triventriculaire obstructive traitée par une dérivation ventriculo-péritonéale gauche. L’IRM panmédullaire retrouve une localisation secondaire de cette lésion en regard du cul de sac dural, comblant alors le canal sacré pour lequel le patient est asymptomatique. Une biopsie scannoguidée de la lésion sacrée est réalisée. L’anatomopathologiste conclut à une maladie liée aux IgG4. En conséquence, une corticothérapie est débutée. L’enfant se dégrade quelques semaines plus tard (hémiparésie gauche) malgré une stabilité iconographique des lésions. Une nouvelle biopsie de la lésion sacrée est réalisée par voie chirurgicale. Les résultats sont non contributifs. Une stratégie de réduction tumorale est décidée. L’exérèse chirurgicale de la portion infratentorielle a été réalisée par voie rétro sigmoidienne droite. Le patient présente une récupération progressive des déficits neurologiques grâce à une rééducation. Les résultats anatomopathologiques confirment un infiltrat lymphoplasmocytaire associé à la présence de cellules de grande taille de nature hystiocytaire. En immunohistochimie, la PS100 marque d’assez nombreuses cellules histocytaires avec empériopolèse. Ces constatations évoquent en premier lieu un diagnostic d’histiocytose non langerhansienne de type Rosai-Dorfman. Après présentation en RCP national hystiocytose, un traitement par COBEMITINIB (inhibiteur protéine kinase de la voie MAPK) est initié à la dose de 40 mg/j. Le patient a poursuivi une rééducation en centre spécialisé et a montré de nombreux progrès sur le plan neurologique.
Clément GELIN (Rouen), Elisabeth GARRIDO, Sophie CUREY LEVEQUE, Mohamed-Sebti KARA, Florent MARGUET, Aude MARIE CARDINE BOBBIA, Mathieu LOZOUET, Stéphane DERREY

"Jeudi 26 mars"

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EP03.2
10:35 - 10:55

Eposter Session 03 - Écran 2 - Rachis
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10:35 - 10:55 #50387 - EP29 Un nouveau système d'expansion vertébrale avec ancrage pédiculaire - premier retour d'expérience clinique et radiologique.
EP29 Un nouveau système d'expansion vertébrale avec ancrage pédiculaire - premier retour d'expérience clinique et radiologique.

Introduction: Les fractures vertébrales ostéoporotiques sont fréquentes chez les sujets âgés et fragiles, elles sont responsables de douleurs invalidantes, de déformations rachidiennes et d’une réduction significative de la mobilité. Les techniques percutanées conventionnelles d’augmentation vertébrale, par ballon ou par SpineJack® ou la vertébroplastie, permettent généralement une diminution des douleur smais n’assurent pas toujours une stabilité mécanique suffisante, notamment lorsque la fracture est responsable d’une disjonction antéro-postérieure. La technique d’ancrage pédiculaire, réalisée à l’aide du système Sycamore ®, a été développée afin d’associer restauration de hauteur et ancrage pédiculaire robuste via une voie d’abord percutanée unique. Cette étude rapporte notre première expérience clinique et radiologique avec ce dispositif. Méthodes : Nous avons conduit une revue rétrospective de l’ensemble des patients ayant bénéficié d’une augmentation vertébrale par le système Sycamore® entre octobre 2022 et octobre 2025 au sein de l’Hôpital de la Timone. Les données cliniques, opératoires et radiologiques ont été analysées, incluant la hauteur vertébrale antérieure pré et post-opératoire, la correction de la cyphose locale, le temps opératoire et les complications per- et postopératoires. Résultats : Vingt-quatre patients ont été inclus. Le temps opératoire moyen était de 39,75 minutes (± 11,06 minutes) et la durée médiane d’hospitalisation de 4,5 jours (IQR : 2–7 jours). Une mobilisation précoce a été obtenue chez 83 % des patients, qui ont pu déambuler dans les 24 heures postopératoires. Dans les fractures de type A selon l’AO Spine, la hauteur vertébrale antérieure postopératoire était significativement augmentée par rapport à la valeur préopératoire, avec un gain moyen de 2,0 ± 2,0 mm (p = 0,0019). L’angle local de Cobb montrait une amélioration moyenne de –5,29° ± 10,55°, correspondant à une tendance non significative à la réduction de la cyphose locale (p = 0,0725). Des fuites de ciment ont été observées dans 33 % des cas, toutes asymptomatiques. Aucun cas de migration d’implant, de déficit neurologique ni de tassement secondaire n’a été rapporté. Conclusion : La technique d’ancrage pédiculaire utilisant le système Sycamore® apparaît comme une option mini-invasive sûre et efficace dans la prise en charge des fractures vertébrales chez les patients ostéoporotiques ou fragiles. Elle permet un soulagement rapide de la douleur, une réduction de la consommation de morphinique, une mobilisation précoce et une stabilité mécanique accrue. Cette approche pourrait constituer une alternative pertinente aux techniques d’instrumentation, notamment lorsque la chirurgie ouverte ou une ostéosynthèse percutanée longue ne sont pas envisageables.
Luc KERHERVE (Dijon), Stéphane FUENTES, Kaissar FARAH, Leo WEMAN, Daniel STARTUN, Anis CHOUCHA, Manel KROUMA, Stanislas LONIEWSKI
10:35 - 10:55 #51067 - EP30 Circuits mécanosensoriels dépendants de PIEZO2 : nouvelles perspectives biologiques pour la chirurgie médullaire et les déformations rachidiennes.
EP30 Circuits mécanosensoriels dépendants de PIEZO2 : nouvelles perspectives biologiques pour la chirurgie médullaire et les déformations rachidiennes.

Introduction La chirurgie de la moelle épinière confronte le neurochirurgien à un enjeu central: préserver les circuits sensorimoteurs responsables de la posture. Pourtant, les mécanismes biologiques sous-jacents aux déformations rachidiennes restent largement méconnus, et aucun biomarqueur fiable ne permet aujourd’hui d’anticiper l’évolution mécanique du rachis après chirurgie. PIEZO2 est un mécanotransducteur, clé de la sensibilité tactile et de la proprioception. Toutefois, l’organisation des voies de mécanotransduction dépendantes de PIEZO au sein de l'axe rachidien au cours du développement demeure incomplètement caractérisée. Méthodes Nous avons utilisé l’hybridation in situ par réaction en chaîne (HCR) pour cartographier l’expression des paralogues de piezo2 chez le poisson zèbre à différents stades du développement, au niveau de la moelle et des vertèbres, dans des larves Tg(vglut2:DsRed) et Tg(glyt2:GFP), avec quantifications rostro–médio–caudales. Sur tissu médullaire humain, nous avons exploré l’expression de Piezo2 par immunohistochimie et par HCR. Résultats À 3 dpf, piezo2b est fortement exprimé dans l’ensemble des neurones de Rohon-Beard. À 3 wpf, ces neurones persistent avec un enrichissement majeur en cellules Vglut2⁺ au niveau médian, correspondant à une zone de forte intégration sensorimotrice impliquée dans le contrôle postural. À 3 wpf, piezo2b est également exprimé dans les ganglions sensitifs, avec une co-expression partielle avec Vglut2. Les proportions homogènes le long de l’axe rostro–caudal suggèrent une organisation périphérique stable des afférences excitatrices vers la moelle. Au sein de la moelle, piezo2b colocalise partiellement avec les interneurones glycinergiques Glyt2⁺, avec un recrutement croissant rostro–caudal, révélant l’existence d’un axe intrinsèque de rétrocontrôle mécanosensoriel susceptible de moduler la stabilité posturale. À l’inverse, piezo2a est absent de la moelle mais fortement enrichi au niveau des plateaux vertébraux, suggérant une spécialisation fonctionnelle au niveau des zones de croissance vertébrale. Sur tissu humain, l’IHC a montré une immunoréactivité diffuse non spécifique malgré les optimisations, probablement liée à l’âge avancé des donneurs et aux conditions pré-analytiques. La HCR sur tissu congelé a été limitée par l’altération de la cytoarchitecture. Conclusion Ce travail met en évidence une architecture mécanosensorielle impliquant PIEZO2 reliant les circuits neuronaux de la moelle aux structures vertébrales responsables de la stabilité rachidienne. Ces données fournissent un cadre supplémentaire pour comprendre d’avantage le mécanismes de survenue des déformations rachidiennes, mais également pourquoi certaines chirurgies médullaires pourraient perturber durablement la posture. Ils soutiennent également l’exploration de la protéomique du LCR comme outil pour relier les altérations des circuits mécanosensoriels aux déformations rachidiennes chez l’homme.
Amr ABDELHAKAM (Paris), Kevin BECCARIA, Thomas BLAUWBLOMME, Feng QUAN, Claire WYART
10:35 - 10:55 #51155 - EP31 Intérët de la herniectomie laser percutanée dans la prise en charge de la hernie discale lombaire: série monocentrique à propos de 17 cas.
EP31 Intérët de la herniectomie laser percutanée dans la prise en charge de la hernie discale lombaire: série monocentrique à propos de 17 cas.

Depuis 15 mois nous proposons l'herniectomie laser percutanée. Cette technique est très utilisée aux USA et en Europe et est peu développée en France. Nous proposons cette étude prospective monocentrique du résultat de cette technique sur la radiculalgie. Matériel et méthode: Nous avons inclus dans cette série tous les patients chez qui a été réalisée une herniectomie laser indiquée dans le cadre d'une radiculalgie sur hernie discale sous ligamentaire concordante. Cette technique a été proposée dans les cas de radiculalgies non compliquées évoluant de façon défavorable après au moins deux mois de traitement médical bien conduit. Les patients ont tous été évalués en pré opératoire puis en post opératoire ( à 3 mois puis 1 an). Une IRM était réalisée en pré opératoire puis aux deux suivis. Les paramètres cliniques évalués étaient la radiculalgie et la lombalgie (Score douleur EN). Etaient également évalués la reprise professionnelle et la reprise d'activité sportives. Résultats: 17 patients (8 femmes et 9 hommes) âgés en moyenne de 41 ans [23-79 ans] présentant une lombo radiculalgie non compliquée, résistante au traitement médical bien conduit depuis plus de 2 mois, ont été inclus. 12 avaient une radiculalgie L5 sur hernie discale sous ligamentaire L4L5 (4 droite, 8 gauche), 4 une sciatique S1 sur hernie discale sous ligamentaire L5S1 (1 droite et 3 gauche) et 1 patient une cruralgie L4 gauche sur hernie sous ligamentaire L3L4. La procédure laser a toujours été réalisée au bloc opératoire, sous hypnosédation. Les patients ont tous été pris en charge en unité de chirurgie ambulatoire (lever à H2 et retour à domicile à H4). 800 joules étaient délivrés via la fibre laser insérée dans le disque en avant de la hernie sous ligamentaire par voie extra foraminale sous double scopie (face et profil) [durée moyenne 12 minutes]. Aucune complication n'a été rapportée. A 3 mois de la procédure 13 patients (76%) présentent une disparition ou diminution de la part radiculaire de la douleur de plus de 75%. La part lombaire de la douleur n'est améliorée que chez 7 de ces patients, non modifiée chez les autres. Les résultats sur la douleur sont stable à l'évaluation à 1 an. 4 patients n'ont pas été soulagés (dès le post opératoire immédiat) et ont été pris en charge pour injection de Discogel par nos confrères radiologues (2 patients) ou opérés de façon conventionnelle (herniectomie ou arthrodèse) pour 2 patients. Tous les patients ayant présenté une bonne évolution clinique ont repris leur activité professionnelle à J7 de la procédure, et leur activité sportive antérieure 1 mois après la procédure. L'ensemble des patients referraient la procédure sans hésiter. Conclusion: La herniectomie laser nous semble être une technique ambulatoire intéressante en premier intention en cas d'échec du traitement médical d'une lombo radiculalgie causée par une HD lombaire sous ligamentaire concordante. Une étude plus large et à plus long terme semble incontournable.
Arthur LAURENT (Saint Pierre - REUNION, Réunion), Sebastien FREPPEL, Otman KERKENI, Kevin BUFFENOIR
10:35 - 10:55 #51285 - EP32 Syndrome de schneider en Afrique de l’ouest : analyse du taux de mortalité hospitalier.
EP32 Syndrome de schneider en Afrique de l’ouest : analyse du taux de mortalité hospitalier.

Syndrome de schneider en Afrique de l’ouest : analyse du taux de mortalité hospitalier. Résume: introduction: En Afrique de l’Ouest, en 2021 les taux d’incidence et de prévalence de la lésion médullaire post-traumatique pour 100 000 habitants seraient respectivement de 12 et 250 (Mofidi et al., 2025). Le taux de mortalité de ces lésions aux conséquences fonctionnelles graves est méconnu en Côte d’Ivoire. Afin de sensibiliser les pouvoirs publics, nous cherchons à identifier les éléments perfectibles de cette filière de soin. L’objectif de notre travail était d’évaluer le taux de mortalité hospitalière d’une série consécutive de patients traités d’une myélopathie cervicarthrosique décompensée par traumatisme en Côte d’Ivoire et analyser les facteurs prédictifs Entre janvier 2023 et décembre 2025, 74 patients consécutifs ont été admis pour un syndrome de Schneider sur une myélopathie cervicarthrosique décompensée par traumatisme dans le service de neurochirurgie du CHU d’Abidjan. Outre, les caractéristiques épidémiologiques des patients, le mécanisme du traumatisme était classé en accident de la voie publique, chute de hauteur ou autres, le délai d’admission, l’état clinique initial selon le score ASIA, la lésion médullaire (hypersignal, étendue métamérique sur les séquences sagittales T2), le traitement conservateur ou chirurgical (voie antérieure, laminectomie, ostéosynthèse postérieure), la mortalité hospitalière. Résultats: Dans cet échantillon de 74 patients (48,8±16, sex ratio H/F :11,3), le score ASIA à l’admission était gradé en A chez 21 (28,4%), en B chez 30 (41,7%), en C chez 15 (20,3%), en D chez 7 (9,6%). Le délai d’admission hospitalière était de 98±56 heures. Le mécanisme du traumatisme était un accident de la voie publique (AVP) chez 50 (67,6%), une chute de hauteur chez 17 (22,9%), réception d’un poids en chute libre chez 7 (9,5%). Le traitement était chirurgical chez 59 patients (79,2%) et conservateur chez 15 (20,8%). Le décès survenait chez 10 patients (13,5%). Ces patients présentaient des déficits neurologiques sévères (grade A), un niveau métamérique étendu sur 4 niveaux, secondaire à des AVP. Une laminectomie était réalisée chez 4 patients. Commentaires: En Afrique de l’ouest, le rétrécissement canalaire cervical fréquent expose les patients lors de traumatisme à des myélopathies sévères, et se solde d’une mortalité hospitalière de 13,5% liée à des formes graves quel qu’en soit la stratégie thérapeutique. Conclusion : la prise en charge des myélopathies cervicarthrosiques décompensées reste un défi dans notre contexte de travail. La compréhension des facteurs pronostiques nous aiderait à relever ce défi.
Mahamadou COULIBALY, Mahamadou COULIBALY (RENNES), N'dri Dominique OKA, Landry KONAN, Perre Louis HENAUX, François PROUST, Malick KENMONE, Djiby Marcel OKAMON

"Jeudi 26 mars"

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EPOSTER3
10:35 - 10:55

Session ePosters commentés
Posters présentés par leurs auteurs

Mezzanine
11:00

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A23
11:00 - 11:45

Assemblée générale de la SFNC

AMPHI A

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B24
11:00 - 12:30

Journée Soignants - Table Ronde n°2
Dans la tête du patient : l’endoscopie crânienne, ventriculaire et endonasale au quotidien

Modérateurs : Marc BARONCINI (Praticien hospitalier) (Lille), Philippe DECQ (Comité Scientifique) (Paris), Roger JANKOWSKI (Professeur Emérite à la Faculté de Médecine de Nancy) (Nancy)
11:00 - 12:30 Plongée en équipe au cœur des ventricules : l’endoscopie ventriculaire.
11:00 - 11:10 Ventriculocysternostomie du V3 : de l’historique aux pratiques actuelles. Philippe DECQ (Comité Scientifique) (Conférencier, Paris)
11:10 - 11:20 Au bloc opératoire : Préparation, installation du patient et mise en place du matériel. Anthony JOUD (PH) (Conférencier, nancy), Marie-Charlotte LAMACZ (Conférencier, Nancy), Marie-Hélène FROITIER (Conférencier, Nancy)
11:20 - 11:27 Gestion du saignement en endoscopie ventriculaire. Damien BRESSON (PU-PH) (Conférencier, Suresnes)
Cas clinique saignement algorithme saignement
11:27 - 11:32 Discussion endo ventriculaire.
11:00 - 12:30 Du monde "sous-marin" au monde aérien, l’endoscopie endonasale de la base du crâne, une technique plus invasive qu’il n’y paraît ? :.
11:32 - 11:42 Genèse et indications modernes. Roger JANKOWSKI (Professeur Emérite à la Faculté de Médecine de Nancy) (Conférencier, Nancy)
11:00 - 12:30 Illustrations concrètes :.
11:42 - 11:49 Adénome hypophysaire par voie endoscopique endonasale : comment nous faisons à Lyon. Emmanuel JOUANNEAU (PU-PH, chef de service) (Conférencier, LYON)
11:49 - 11:56 Adénome hypophysaire par voie endoscopique endonasale : comment nous faisons à Marseille. Henry DUFOUR (Neurochirurgien) (Conférencier, Marseille)
11:56 - 12:03 En hospitalisation : dépister les complications potentiellement graves de la chirurgie endoscopique endonasale. Henri SALLE (PU-PH) (Conférencier, Limoges)
11:00 - 12:30 Cas cliniques interactifs : : dépister et traiter les complications de la chirurgie endoscopique endonasale ? Henri SALLE (PU-PH) (Conférencier, Limoges)
12:03 - 12:08 Troubles visuel aigu après exérèse d’un adénome hypophysaire.
12:08 - 12:13 Fièvre et confusion après exérèse d’un adénome hypophysaire.
12:13 - 12:18 Décompensation diabète insipide.
12:18 - 12:23 Écoulement nasale après endoscopie endonasale.
12:23 - 12:30 Discussion.
AMPHI B
11:45

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A24
11:45 - 12:30

Assemblée générale du Collège

AMPHI A
12:30 ATELIERS DEJEUNERS DE L'INDUSTRIE & PAUSE CAFE DANS L'EXPO

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SYMPO_03
12:30 - 14:00

ATELIER DÉJEUNER - C. Miethke
Hydrocéphalie: Traitement physiologique de l'enfant à l'adulte et suivi télémétrique de la PIC

12:30 - 14:00 Expérience M.blue en pédiatrie. Edouard GIMBERT (PH neurochirurgie) (Orateur, Bordeaux)
12:30 - 14:00 Expérience M.blue adulte.
12:30 - 14:00 Expérience M.scio. Samiya ABI JAOUDE (Médecin Adjoint Spécialisé) (Orateur, Paris)
AMPHI B

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SYMPO_04
12:30 - 14:00

ATELIER DÉJEUNER - GE Healthcare
Symposium sur l’Utilisation de l’Echographie Intra opératoire

Modérateur : Gaëtan POULEN (PUPH) (MONTPELLIER)
12:30 - 14:00 Résultat de l'enquête sur l'échographie peropératoire. Alexandre ROUX (MCU-PH) (Orateur, Paris)
12:30 - 14:00 Retour d'expérience sur l'utilisation de l'échographie per-opératoire dans différentes situations cliniques : attentes, satisfactions et limites.
12:30 - 14:00 Evacuation des hématomes intracérébraux - technique mini-invasive écho-guidée. Ilyess ZEMMOURA (PUPH) (Orateur, TOURS)
12:30 - 14:00 Utilisation de l'échographie peropératoire dans l'épilepsie.
Salle E1/E2

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SYMPO_05
12:30 - 14:00

ATELIER DÉJEUNER - Corza

Salle F1/F2
14:30

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A25
14:30 - 16:00

SESSION NEURO ONCO
L’impact des inhibiteurs d’IDH sur la prise en charge chirurgicale des gliomes diffus IDH mutés

Modérateurs : Fabien ALMAIRAC (PU-PH) (Nice), Jean-Michel LEMÉE (PUPH) (Angers)
14:30 - 16:00 Introduction. Jean-Michel LEMÉE (PUPH) (Conférencier, Angers)
14:30 - 16:00 Prise en charge chirurgicale des gliomes diffus IDH mutés. Hugues DUFFAU (Chef de Service) (Conférencier, Montpellier)
14:30 - 16:00 Prise en charge adjuvante des gliomes diffus IDH mutés. Charlotte BRONNIMMANN
14:30 - 16:00 Anti-IDH : molécules – mécanismes – essais - retour d'expérience. Charlotte BRONNIMMANN
14:30 - 16:00 Spectroscopie du 2HG. Lucia NICHELLI
14:30 - 16:00 Place de la chirurgie : impact du vorasidenib – nouvelles recommandations - questions soulevées. Fabien RECH (MCU-PH) (Conférencier, Nancy)
14:30 - 16:00 Conclusion. Jean-Michel LEMÉE (PUPH) (Conférencier, Angers)
AMPHI A

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B25
14:30 - 16:00

COMMUNICATIONS LIBRES - VASCULAIRE

Modérateurs : Isabelle MERLOT (Praticien Hospitalier) (Nancy), Laurent THINES (PUPH) (BESANÇON)
14:30 - 14:38 #50091 - CO45 Devenir fonctionnel à long terme des patients traités pour fistule durale à drainage veineux péri-médullaire.
CO45 Devenir fonctionnel à long terme des patients traités pour fistule durale à drainage veineux péri-médullaire.

Contexte et Objectifs : Les fistules durales à drainage veineux péri-médullaire sont les malformations vasculaires spinales les plus fréquentes, mais restent des pathologies rares et sous-diagnostiquées. La prédiction de leur bonne évolution clinique après traitement reste incertaine et les facteurs prédictifs de handicap sont controversés. Ainsi, le but de cette étude est d’analyser l’évolution fonctionnelle au long terme des patients traités d’une fistule durale spinale et d’en étudier les facteurs prédictifs d’une bonne évolution clinique après traitement. Méthodes : Nous avons réalisé une étude rétrospective sur 26 patients traités pour une fistule durale spinale entre 2005 à 2024 au CHU de Rouen Normandie. Les données démographiques, cliniques, radiologiques et l’évolution ont été recueillies avant traitement, après traitement immédiat et lors de la dernière consultation de suivi. Les exclusions incomplètes et les récidives ont également été étudiées. Résultats : Un total de 40 procédures a été analysé. La moyenne d’âge était de 62.5 ± 9.2 ans, avec 69% d’hommes. Les principaux symptômes des fistules durales spinales étaient les troubles de la marche (96%), les déficits sensitifs (92%) et les déficits moteurs (88%). L’embolisation a été privilégiée comme traitement de première intention chez 15 patients, tandis que l’exclusion chirurgicale a été réalisée chez 11 patients. Les récidives à distance du traitement ont été observées dans 18% après embolisation et 13% après exclusion chirurgicale. Le score Aminoff et Loque sous-catégorie trouble de la marche était de 3.3 ± 1.4 avant traitement et de 2.7 ± 1.4 lors de la dernière consultation de suivi à distance du traitement (p=0.14). Après traitement, une tendance vers l’amélioration clinique des patients a été observée. L’évolution clinique après traitement était améliorée dans 42% des cas, stabilisée dans 46% et aggravée dans 12%. Les principales causes de détérioration clinique étaient l’aggravation secondaire des troubles vésico-sphinctériens et l’apparition de douleurs neuropathiques. Les facteurs prédictifs de bonne évolution étaient le sexe féminin (p=0.03), la présence d’une dysfonction érectile avant traitement (p=0.05) et l’exclusion complète de la fistule (p=0.03). Le statut neurologique avant traitement, la durée d’évolution des symptômes, l’âge, la localisation de la fistule, le type de traitement et la récidive de la fistule n’ont pas été retrouvés comme facteurs prédictifs significatifs. Conclusion : Le traitement des fistules durales spinales permet dans la grande majorité des cas de stopper l’aggravation neurologique et d’espérer une récupération fonctionnelle. Les facteurs de bon pronostic sont le sexe féminin, l’exclusion complète de la fistule et la présence d’une dysfonction érectile avant traitement. Ainsi, l’objectif principal du traitement doit être son exclusion complète dès la première intervention.
Cheima MORTIER (rouen), Elisabeth GARRIDO, Stéphane DERREY, Mathieu LOZOUET
14:38 - 14:46 #51066 - CO46 Déterminants techniques et anatomiques des complications ischémiques dans la chirurgie des anévrismes sylviens non rompus : rôle du clampage temporaire.
CO46 Déterminants techniques et anatomiques des complications ischémiques dans la chirurgie des anévrismes sylviens non rompus : rôle du clampage temporaire.

Abstract Objective: To reappraise the safety of temporary artery occlusion (TAO) and highlight key technical considerations during microsurgical treatment of unruptured middle cerebral artery (MCA) aneurysms in contemporary practice (i.e., post-endovascular era). Methods: We retrospectively analyzed adult patients who underwent microsurgical clipping of unruptured MCA aneurysms between 2023 and 2025. TAO was applied selectively based on aneurysm morphology, size, calcification, need for circumferential dissection, or perceived rupture risk. Demographic, anatomical, intraoperative, and postoperative data were collected. Unfavorable outcome was defined as a new postoperative neurological deficit resulting in a modified Rankin Scale (mRS) score >1. Univariate associations with outcome were assessed using Firth’s penalized logistic regression to account for sparse events. Results: Among 47 patients undergoing microsurgical treatment of unruptured MCA aneurysms, TAO was required in nearly 60% of cases and was significantly associated with larger aneurysms (8.3 ± 2.7 vs 6.8 ± 2.4 mm, p = 0.048). TAO was safely applied, including repeated episodes and prolonged cumulative durations, without an increase in procedural morbidity or mortality. Intraoperative rupture was noted in 3 (6.1%). Larger aneurysms (≥10 mm) were associated with significantly longer TAO duration (30.7 ± 28.6 vs 10.2 ± 8.1 minutes, p = 0.026) and more complex definitive clipping strategies (2 or more permanent clip used in 91.0% of cases). Firth penalized logistic regression identified a short pre-aneurysmal M1 segment (OR: 30.4, 95% CI [1.31-707.4]; p=0.034) and intraoperative rupture (OR: 17.4, 95% CI [1.30-233.7]; p=0.031) as significantly associated with unfavorable early clinical outcome, whereas temporary clipping itself (OR: 0.67, 95% CI [0.06-6.97]; p=0.74) was not associated with worse outcome. Overall, microsurgical clipping achieved a 100% immediate occlusion rate with low morbidity (n=2; 4.3%) and 95.7% were discharged home. Conclusions: When integrated into an anatomy-driven microsurgical strategy, TAO is safe in unruptured MCA aneurysm surgery. Careful preoperative planning, identification of LSAs, and the use of short, repeated occlusion episodes systematically followed by an equal or longer clip-release and reperfusion phase are key to optimizing outcomes in the post-endovascular era.
Marine LE CORRE, Lucas RIBEIRO (montpellier)
14:46 - 14:54 #51082 - CO47 Angiopathie amyloïde cérébrale iatrogène ? : à propos de 7 cas.
CO47 Angiopathie amyloïde cérébrale iatrogène ? : à propos de 7 cas.

Introduction : parmi les sous types d’angiopathie amyloïde cérébrale (AAC), une forme relativement rare est identifiée, l’AAC iatrogène (AACi), révélée chez des patients ayant eu une procédure neurochirurgicale dans le passé. Nous rapportons une série supplémentaire de 7 cas admis au CHU de Saint-Etienne. Matériel et méthodes : nos patients répondent au diagnostic d’AAC probable (critères de Boston révisés) associée à une procédure neurochirurgicale entre 1970 et 1994 (date d’interdiction des greffes de dure-mère). Observations : 7 patients ont été analysés (anévrysme cérébral rompu traité par clip dans 3 cas, angiome du cervelet rompu traité par clip dans 1 cas, exérèse d’une tumeur de la fosse cérébrale postérieure dans 3 cas). L’âge médian était de 58 ans lors de l’événement neurologique révélateur. Le délai médian entre l’acte neurochirurgical et la survenue du premier événement neurologique était de 38 ans. Deux patients ont eu une allogreffe de dure-mère (confirmation du diagnostic d’AAC à l’autopsie post-mortem pour l’un deux). Pour les 5 autres, une greffe de dure-mère n’est pas spécifiée. La présentation clinique initiale a consisté le plus souvent en un déficit neurologique brutal focal en lien avec un hématome lobaire (5 cas) et un épisode neurologique transitoire non épileptique (2 cas). L’IRM cérébrale montrait des lésions évocatrices d’AAC : hématome lobaire (6 cas), hémosidérose corticale (4 cas), hémorragie sous-arachnoïdienne (2 cas), microbleeds lobaires (3 cas), leucopathie (4 cas). Une PL effectuée dans 2 cas a montré des résultats aspécifiques. L’évolution clinique sur une moyenne de 4 ans s’est associée à des récidives de déficits neurologiques focaux durables (5 cas), transitoires (4 cas), à des troubles cognitifs (3 cas). Une patiente est décédée suite à un hématome lobaire majeur en moins d’un an. Le suivi IRM retrouvait de nouvelles lésions hémorragiques cérébrales dans tous les cas (hématome lobaire dans 4 cas, hémosidérose corticale dans 3 cas, microbleeds lobaires dans 4 cas). Discussion : nos 7 cas d’AAC probable font discuter le lien avec la procédure neurochirurgicale. Pour nos 2 cas avec greffe dure-mérienne, une transmission de peptides bêta-amyloïdes par la greffe est possible. Pour les 5 autres, on ne peut être certain, sachant que l’hypothèse d’une contamination par le matériel neurochirurgical est également soulevée. Dans nos 7 cas et comme rapporté dans d’autres séries, l’AACi se caractérise par un délai de révélation long après la neurochirurgie chez des patients de moins de 60 ans, et par sa sévérité clinique, radiologique et évolutive. Conclusion : l’AACi bien que rare constitue une pathologie sévère chez des patients ayant eu une procédure neurochirurgicale dont les mécanismes de transmission sont discutés.
Antoine POUILLY (Saint-Etienne), François VASSAL, Remi ALLIBERT, Nathalie MOULIN, Jerome VARVAT, Magali EPINAT, Claire BOUTET, Pierre GARNIER
14:54 - 15:02 #51122 - CO48 Existe-t-il encore une place pour la chirurgie dans les cavernomes du tronc cérébral ?
CO48 Existe-t-il encore une place pour la chirurgie dans les cavernomes du tronc cérébral ?

Introduction : La chirurgie d’exérèse des cavernomes du tronc cérébral demeure parmi les plus complexes en neurochirurgie. Bien que la prise en charge conservatrice et la radiochirurgie soient de plus en plus proposées, les preuves démontrant de façon robuste la supériorité à long terme d’une stratégie thérapeutique par rapport à une autre restent limitées, en particulier pour les lésions à l’origine d’épisodes hémorragiques itératifs. La résection microchirurgicale peut néanmoins conserver une place chez des patients soigneusement sélectionnés. Objectif : Évaluer la place actuelle de la chirurgie dans les cavernomes du tronc cérébral et préciser les indications opératoires à partir d’une expérience chirurgicale monocentrique et d’une revue ciblée de la littérature. Méthodes : Nous avons revu rétrospectivement une série consécutive de 8 patients opérés d’un cavernome du tronc cérébral hémorragique et symptomatique entre septembre 2020 et janvier 2026. La présentation clinique, les caractéristiques radiologiques, les voies d’abord chirurgicales, le caractère complet ou non de la résection et les résultats fonctionnels ont été analysés. Une revue narrative de la littérature a été réalisée afin de mettre nos résultats en perspective. Résultats : La chirurgie a été réservée à des patients hautement sélectionnés, principalement en cas d’hémorragies symptomatiques répétées ou de dégradation neurologique aiguë incluant une altération de la conscience, avec des lésions atteignant ou affleurant la surface piale ou épendymaire. Une exérèse complète a été obtenue dans la majorité des cas. Une morbidité acceptable et des résultats fonctionnels favorables à long terme ont été observés. Le handicap à long terme semblait davantage lié à la sévérité des épisodes hémorragiques en eux-mêmes plus qu’à la morbidité chirurgicale, lorsque les patients étaient correctement sélectionnés et que les « safe entry zones » étaient utilisées. Conclusion : S’il reste difficile de démontrer de manière formelle que la chirurgie améliore le devenir à long terme par rapport au traitement conservateur dans les cavernomes du tronc cérébral hémorragiques, le traitement microchirurgical apparaît justifié chez des patients sélectionnés présentant une dégradation neurologique engageant le pronostic vital ou des hémorragies récidivantes responsables d’un handicap significatif. Dans des centres expérimentés, la morbidité chirurgicale peut être limitée, et le pronostic semble principalement déterminé par l’histoire naturelle des saignements plutôt que par la chirurgie elle-même.
Hugues BULTEAU (Lille), Rabih ABOUKAÏS, Jean-Paul LEJEUNE, Philippe BOURGEOIS, Antoine DEVALCKENEER
15:02 - 15:10 #51127 - CO49 Embolisation précoce de l’artère méningée moyenne après traitement chirurgical des hématomes sous-dural chroniques (OTEMACS) : essai contrôlé randomisé multicentrique Français.
CO49 Embolisation précoce de l’artère méningée moyenne après traitement chirurgical des hématomes sous-dural chroniques (OTEMACS) : essai contrôlé randomisé multicentrique Français.

Contexte Les hématomes sous-duraux chroniques (HSDc) sont une pathologie fréquente et invalidante, associée à des taux élevés de récidive malgré un traitement neurochirurgical. Le rôle de l’embolisation de l’artère méningée moyenne (AMM) reste débattu, les essais randomisés ayant rapporté des résultats hétérogènes concernant le moment optimal de l’intervention, la technique utilisée et la sélection des patients bénéficiaire. Méthodes Il s’agissait d’un essai clinique multicentrique, prospectif, randomisé et contrôlé, conduit en France. Les patients présentant un hématome sous-dural chronique symptomatique ont été randomisés selon un ratio 1:1 pour recevoir soit un traitement standard associé à une embolisation adjuvante précoce de l’artère méningée moyenne à l’aide d’un agent embolisant liquide, soit un traitement standard seul. Le critère principal d’efficacité était un critère composite associant des événements cliniques ou radiologiques, incluant une reprise chirurgicale ou une chirurgie de sauvetage dans les 90 ± 14 jours suivant la randomisation, ou la persistance d’un hématome d’épaisseur supérieure à 10 mm à l’imagerie à 90 ± 14 jours. Le critère principal de sécurité était la mortalité toutes causes confondues. Résultats L’analyse a porté sur 238 patients, dont 122 ont été assignés au groupe traitement standard associé à l’embolisation de l’AMM et 116 au groupe traitement standard seul. Au total, 225 patients (94,5 %) ont bénéficié d’une évacuation chirurgicale avant la randomisation, comprenant une craniostomie par twist drill dans 52,2 % des cas et une évacuation par trous de trépan dans 25,0 %. L’âge moyen des patients était de 73,8 ans, et 76,1 % étaient des hommes. L’épaisseur moyenne de l’hématome à l’inclusion était de 32,5 mm, et 60,6 % des patients présentaient un déficit neurologique focal. L’essai a été interrompu après l’analyse intermédiaire pour raison d’efficacité. Dans l’analyse principale d’efficacité, la composante clinique du critère principal est survenue chez 8 patients sur 105 (7,6 %) dans le groupe embolisation, contre 19 patients sur 101 (18,8 %) dans le groupe contrôle (p = 0,017). La mortalité à 90 jours était comparable entre les deux groupes. Conclusion Chez les patients présentant un hématome sous-dural chronique symptomatique nécessitant une évacuation chirurgicale, l’embolisation postopératoire précoce de l’artère méningée moyenne est associée à une réduction du risque de récidive clinique, sans survenue d’événements indésirables significatifs liés à la procédure.
Sam NG (Montpellier), Imad DERRAZ, Gautier MARNAT, Vincent JECKO, Jean PAPAXANTHOS, Guillaume BELLANGER, Christophe COGNARD, Jean-Christophe SOL, Tuan LE VAN, Moncef BERHOUMA, Pierre THOUANT, Timothee JACQUESSON, Omer EKER, Hassan EL FERTIT, Nicolas LONJON, Vincent COSTALAT
15:10 - 15:18 #51128 - CO50 Conséquences cliniques des lésions chirurgicales de la veine cérébrale moyenne.
CO50 Conséquences cliniques des lésions chirurgicales de la veine cérébrale moyenne.

Introduction La prise en charge chirurgicale des anévrysmes sylviens non rompus nécessite parfois le sacrifice de la veine cérébrale moyenne avec de potentielles conséquences cliniques. Les études précédentes ont rapporté la survenue d’œdème post opératoire important suite aux lésions sylviennes cependant sans répercussions cliniques. Le but de cette étude est d’évaluer le retentissement clinique des lésions de la veine sylvienne dans une cohorte homogène de patient ayant bénéficié d’une chirurgie pour anévrysme de l'artère cérébrale moyenne. Méthode Il s’agit d’une étude rétrospective. Les patients inclus avaient été traités pour un anévrysme sylvien non rompu par voie micro chirurgicale entre janvier 2013 et mai 2023. Tous les patients disposaient d’une artériographie pré et post opératoire ainsi qu’un dossier médical complet. Le critère de jugement primaire était la survenue en post opératoire de signes cliniques attribuables à une lésion radiologique pouvant faire suggérer une thrombose veineuse. Résultats Sur 151 patients opérés, 91 remplissaient les critères d’inclusion. La lésion de la veine sylvienne était identifiée chez 30 patients (31,6%). Seulement 3 patients (3,2%) ont présenté des signes cliniques pouvant faire évoquer une lésion veineuse, avec des suites favorables. Aucune association statistique n’a été retrouvée entre la survenue de complications et les lésions de la veine sylvienne : 1/3 (33,3%) dans le groupe des patients avec complications avaient une lésion sylvienne contre 29/92 (31,5%) dans le groupe sans complications (p= 0,6). La survenue de lésions parenchymateuse au scanner sans signe clinique était retrouvée chez 6/65 (9,2%) des patients sans lésion veineuse et 5/30 (16,6%) chez les patients avec lésion veineuse (p=0,3). Discussion Les lésions de la veine sylvienne au cours de la chirurgie des anévrysmes sylviens est fréquentes mais n’est responsable que très rarement de conséquences cliniques. L’absence d’association entre lésion veineuse et complications cliniques suggèrerait la possibilité de sacrifier la veine sylvienne lorsque cela est nécessaire. La préservation de la veine sylvienne est préférable, mais en cas de lésion accidentelle, la chirurgie pourra être poursuivie normalement.
Michèle Yolande MOUNE (Caen), Thomas GABEREL
15:18 - 15:26 #51250 - CO51 Evolution pré-rupturaire et rupturaire des malformations artérioveineuses dans deux modèle murins KRAS codon G12 gain-de-fonctions de l’induction au décès.
CO51 Evolution pré-rupturaire et rupturaire des malformations artérioveineuses dans deux modèle murins KRAS codon G12 gain-de-fonctions de l’induction au décès.

Introduction : Nous avons utilisé deux modèles murins inductibles de malformations artérioveineuses cérébrales (MAV) pour préciser la trajectoire pré-rupturaire et rupturaire, jusqu’au décès. Méthode : Soixante-dix-huit animaux ont été imagés en IRM (3DT1, TOF - Bruker 4,7 Tesla), 6 animaux par groupe (WT, KRAS G12C, KRAS G12D) d’une semaine post induction par tamoxifène (1mg/kg/j pendant 5 jours, 90-100% de recombinaison) jusqu’au décès théorique (G12C : 5 semaines, G12D : 3 semaines). De plus, 6 animaux (KRAS G12C, KRAS G12D) ont été imagés séquentiellement. Après co-registration des données sur un atlas IRM murin (Turone et al. et Common Coordinate Framework), nous avons comparé la charge lésionnelle des hémorragies et des nidus visibles au cours du temps et entre les modèles, réalisé une analyse spatiale voxel-à-voxel et de corrélation transcriptomique spatiale. Résultats : La charge hémorragique par souris (G12C vs G12D) était de 13,9 vs 27 (p=0,02) et la charge nidale était de 9,9 vs 10 (p=1). Onze sur 302 vs 19/177 nidus (p=0,006) étaient associés à des hémorragies. Les résultats étaient superposables entre souris indépendantes et souris séquentielles. L’analyse spatiale retrouvait 5015/130126 voxels parmi 1268 lésions associé aux nidus (6 régions) ou hémorragies (3 régions). Aucun voxel n’était associé au délai post-induction ou au génotype. L’analyse transcriptomique retrouvait plusieurs voies biologies associés à la survenus de lésions ainsi que des environnements spécifiques entre nidus et hémorragies. Conclusion : Nous montrons la trajectoire pré-rupturaire et rupturaire des MAV dans deux modèles murins en précisant leurs distributions spatiales, temporelles et leurs environnements transcriptionnels associés.
Sandro BENICHI (Brest)
15:26 - 15:34 #51251 - CO52 Anévrisme rompu du nourrisson : une présentation ischémique et hémorragique.
CO52 Anévrisme rompu du nourrisson : une présentation ischémique et hémorragique.

Introduction : L’anévrisme rompu du nourrisson est une pathologie exceptionnellement rare et grave, décrite uniquement par des cas isolés ou des revues de la littérature. Nous décrivons une série de 10 cas d’anévrismes rompus avant l’âge d’un an. Méthode : nous avons identifié rétrospectivement à partir d’une base de données prospective tous les cas d’anévrismes intracrâniens pédiatriques pris en charge depuis 2011. Nous avons inclus les patients âgés de moins de 1 an, et recueilli les données cliniques, radiologiques et de suivi. Résultats : Dix patients sur 55 pris en charge avaient moins de 1 an. L’âge moyen était de 4,7[0,03-11,37] mois. Tous les patients avaient un anévrisme unique, rompu. Les symptômes les plus fréquents étaient une altération de l’état général (7/10) et un coma (6/10). Le score de Glasgow moyen au diagnostic était de 8,5[3-15]. Huit anévrismes sur 10 étaient disséquants, 5/10 étaient sylviens, le diamètre moyen était de 12,9[1,4-22,4] mm. Tous les patients présentaient une hémorragie méningée, 5/10 une hémorragie intra-parenchymateuse, 6/10 une ischémie cérébrale concomitante et 5/10 un hématome sous-dural aigu. Tous les patients ont été traités par embolisation, 4/10 ont nécessité une dérivation externe et 3/10 une évacuation chirurgicale. Six patients sont décédés à la phase aiguë, 13,5[3-22] jours en moyenne après la rupture. Le KOSCHI moyen des survivants était de 3,2[2-5]. Deux patients ont nécessité un drainage péritonéal. Conclusion : L’anévrisme du nourrisson est une maladie rare extrêmement péjorative. Les anévrismes sont disséquants, responsables d’hémorragies cérébro-méningées concomitantes à des AVC ischémiques territoriaux. La majorité des patients sont décédés en phase aiguë, la plupart des survivants présentant un handicap sévère.
Sandro BENICHI (Brest)
15:34 - 15:42 #51259 - CO53 Modèles en impression 3D patient-spécifiques pour la planification du clipping microchirurgical des anévrismes intracrâniens.
CO53 Modèles en impression 3D patient-spécifiques pour la planification du clipping microchirurgical des anévrismes intracrâniens.

Contexte Les reconstructions tridimensionnelles des structures vasculaires en imagerie facilitent la planification des interventions et permettent de préciser la stratégie chirurgicale du clippage des anévrismes intracrâniens (AIC). L’objectif de cette étude est d’évaluer la qualité et l’utilité des modèles en impression 3D patient-spécifiques dans cette indication. Méthodes Nous présentons ici une série prospective de 36 patients évalués dont 34 porteurs de 41 anévrismes non rompus opérés microchirurgicalement de mars 2021 à décembre 2025 au CHRU de Besançon. Trente-quatre modèles en impression 3D (crâne + craniotomie adaptée + arbre vasculaire) ont été conçus au sein de notre institution à partir des données d’imagerie des patients (angioscanner / artériographie 3D) sur une imprimante 3D (Imprimante PolyJet J850 Digital anatomy Stratasys). Deux opérateurs (NB/LT) ont évalué les modèles à l’aide d’un questionnaire. En pré-opératoire, était noté la qualité du modèle physique (compréhension de la vascularisation, caractérisation de l’anévrisme, choix de la stratégie), simulé sur celui-ci le clippage du (des) AIC étudié(s) et choisit la référence et l’orientation du (des) clip(s) retenu(s) (Yasargil clip, BBraun Aesculap). En post-opératoire étaient évalués la précision du modèle, la pertinence de la stratégie choisie, la référence et l’orientation du (des) clip(s) définitif(s) posé(s). Une comparaison de la référence et du positionnement du clip entre le modèle chirurgical 3D et le patient opéré a été réalisée. Résultats Nous avons simulé 33 anévrismes sylviens, 3 anévrismes communicants antérieurs, 4 péri-calleux et 1 carotidien interne. Les modèles chirurgicaux 3D, analysés conjointement avec le PDF 3D spécifique au patient, ont permis d’anticiper correctement le choix du clip final posé (référence identique) dans 80,5% des cas avec un coefficient kappa de cohen Kappa=0,78 et un intervalle de confiance à 95% 0,64-0,92 ; p < 0,001. L’orientation du clip définitif au niveau du collet n’a été modifiée que dans 8 cas (19,5%), en raison de variations morphologiques. La précision anatomique globale a été jugée bonne ou excellente dans 100% des cas. La simulation a été jugée bénéfique, excellente ou bonne par les opérateurs dans 100% des cas. Un taux d‘occlusion satisfaisante ou complète était retrouvé dans 100% des cas sur l’angiographie postopératoire. La simulation a permis de réorienter le patient vers un traitement endovasculaire dans 2 cas en raison de contraintes anatomiques défavorables à la chirurgie. Conclusion L’utilisation de modèles en impression 3D patient-spécifiques (crâne, craniotomie et arbre vasculaire) améliore la capacité du chirurgien à anticiper sa procédure et le choix du clip définitif. L’intégration de cet outil de simulation procédurale dans la planification du clippage des AIC pourrait renforcer la confiance en eux des jeunes neurochirurgiens et améliorer leur courbe d’apprentissage.
Alexis PALUSCI (Besançon), Nassim BOUGACI, Camille COUSSENS, Aurélien LOUVRIER, Laurent THINES
15:42 - 15:50 #51265 - CO54 Anastomose temporo-sylvienne d’augmentation de flux comme stratégie de sauvetage de la pénombre ischémique subaiguë après occlusion artérielle intracrânienne proximale.
CO54 Anastomose temporo-sylvienne d’augmentation de flux comme stratégie de sauvetage de la pénombre ischémique subaiguë après occlusion artérielle intracrânienne proximale.

Introduction Les tentatives antérieures de revascularisation chirurgicale dans l’accident vasculaire cérébral ischémique aigu n’ont pas démontré de bénéfice par rapport à la prise en charge médicale optimale. Toutefois, en cas d’occlusion d’un gros vaisseau (OGV), la taille finale de l’infarctus et la viabilité tissulaire ne sont pas déterminées uniquement par le site de l’occlusion, mais dépendent largement de la circulation collatérale individuelle, incluant l’anatomie artérielle proximale et les anastomoses leptomeningées, qui influencent de manière déterminante la perfusion des territoires distaux et des zones frontières. Les techniques d’imagerie quantitative avancée permettent désormais une caractérisation plus précise du noyau ischémique et de la pénombre environnante, et autorisent l’identification de patients présentant un tissu hypoperfusé persistant mais potentiellement récupérable au-delà de la phase aiguë. Chez des patients hautement sélectionnés, présentant un noyau infarci établi de faible volume et une pénombre ischémique étendue, l'anastomose d’augmentation de flux entre l’artère temporale superficielle et l’artère cérébrale moyenne (ATS) pourrait constituer une stratégie de sauvetage potentielle en phase subaiguë, visant à améliorer la perfusion cérébrale distale et à prévenir la progression de l’infarctus. L’objectif de cette étude était d’identifier les facteurs cliniques et radiologiques associés à un bénéfice potentiel de l'ATS d’augmentation de flux réalisé comme traitement de sauvetage d’une pénombre ischémique subaiguë après OGV. Méthodes Nous avons inclus rétrospectivement neuf patients consécutifs ayant présenté une OGV aiguë avec un noyau ischémique de petit volume et une pénombre ischémique étendue, et ayant bénéficié d’une ATS d’augmentation de flux en urgence sur une période de cinq ans. Les variables analysées comprenaient l’âge, les facteurs de risque vasculaire, les symptômes initiaux, le nombre d’événements ischémiques préopératoires et les résultats cliniques. Les données radiologiques incluaient le volume du noyau infarci et les paramètres de perfusion issus de l’imagerie avancée, notamment le débit sanguin cérébral, le volume sanguin cérébral et le délai Tmax. Les variables peropératoires comprenaient la durée de l’intervention, le temps d’occlusion temporaire, la pression artérielle peropératoire, le monitorage de l’indice bispectral (BIS) ainsi que d’autres paramètres anesthésiques et chirurgicaux pertinents. L’ensemble des données a été recueilli rétrospectivement à partir des dossiers médicaux et des bases de données d’imagerie. Résultats La collecte et l’analyse des données sont actuellement en cours. Les résultats seront présentés lors du congrès annuel 2026 de la Société Française de Neurochirurgie (SFNC) à Bordeaux.
Etienne LEFÈVRE, Lubin KLOTZ (Toulouse), Anne-Laure BOCH, Alexandre CARPENTIER, Aurélien NOUET
15:50 - 15:58 #51275 - CO55 Absence d’effet week-end dans l’hémorragie sous-arachnoïdienne anévrismale dans un système de garde neurochirurgicale inter-centres à rotation quotidienne.
CO55 Absence d’effet week-end dans l’hémorragie sous-arachnoïdienne anévrismale dans un système de garde neurochirurgicale inter-centres à rotation quotidienne.

Contexte L’« effet week-end », caractérisé par des résultats cliniques plus défavorables chez les patients admis durant le week-end, est classiquement attribué à une réduction des effectifs et à un accès limité aux soins spécialisés en dehors des horaires ouvrables. Dans l’hémorragie sous-arachnoïdienne anévrismale (HSAa), sa pertinence demeure débattue. Dans notre contexte, la prise en charge neurochirurgicale en urgence repose sur un système original de garde quotidienne inter-centres à l’échelle de la ville de Paris, dans lequel la responsabilité de la prise en charge des HSAa est assurée de façon alternée par des centres à fort volume d’activité, tout en garantissant un accès permanent à des équipes neurovasculaires spécialisées et pleinement dotées. Ce modèle organisationnel vise à réduire l’hétérogénéité de la prise en charge entre les jours de semaine et le week-end. Objectif Évaluer l’influence d’une admission en week-end sur la prise en charge et le devenir fonctionnel à un an des patients atteints d’HSAa traités dans un centre tertiaire de grande capacité intégré à ce système. Méthodes Nous avons analysé 1 726 cas d’hémorragie sous-arachnoïdienne pris en charge entre 2002 et 2020 au service de neurochirurgie de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Les variables étudiées incluaient l’âge, le sexe, le score WFNS, le score de Fisher et le moment de l’admission. Le devenir fonctionnel était évalué à l’aide de l’échelle de Rankin modifiée (mRS). Résultats Les admissions en week-end représentaient 30,8 % de la cohorte. Un mauvais devenir fonctionnel à un an était indépendamment associé à un âge plus élevé (OR 1,03 ; IC 95 % 1,02–1,04), à un score WFNS plus élevé (OR 1,81 ; IC 95 % 1,64–2,00) et à la mise en place d’un drainage ventriculaire externe (DVE) (OR 2,22 ; IC 95 % 1,57–3,17). L’admission en week-end (OR 0,99 ; IC 95 % 0,75–1,32) et un score de Fisher élevé (OR 1,0 ; IC 95 % 0,89–1,30) n’influençaient pas le devenir fonctionnel. Le délai moyen de traitement ne différait pas entre les admissions en semaine et celles du week-end (1,14 ± 3,42 vs 1,30 ± 4,42 jours ; p = 0,5). La proportion de patients traités par clip chirurgical était comparable entre le week-end (26,6 %) et la semaine (24,2 %) (p = 0,57). Conclusion Dans ce contexte métropolitain à fort volume d’activité, une admission en week-end n’était pas associée à un pronostic défavorable après HSAa. Ces résultats suggèrent qu’un système de garde neurochirurgicale inter-centres coordonnée à l’échelle d’une ville, en assurant un accès continu à des équipes neurovasculaires hautement spécialisées et à des filières de soins standardisées tout au long de la semaine, permet de maintenir un niveau de prise en charge homogène et de limiter les disparités de traitement et de résultats entre les jours ouvrables et le week-end.
Etienne LEFÈVRE, Lubin KLOTZ (Toulouse), Marie RENAUDIER, Vincent DEGOS, Lamine ABDENNOUR, Anne-Laure BOCH, Maria Soledad NAVARRO, Stéphanie LENCK, Kévin PREMAT, Julien ALLARD, Eimad SHOTAR, Alexandre CARPENTIER, Frédéric CLARENÇON, Aurélien NOUET, Alice JACQUENS
AMPHI B

"Jeudi 26 mars"

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C25
14:30 - 16:00

Journée Soignants - Table Ronde n°3
Plonger au cœur du rachis : l’endoscopie rachidienne vue par les soignants

Modérateurs : Philippe CAM, Sandrine DULOUT (infirmière) (Bordeaux), Stéphane LITRICO (PH) (NICE)
Endoscopie rachidienne : enjeux techniques et pratiques de soins
14:30 - 14:40 Genèse de l’endoscopie rachidienne et indications actuelles. Jean-Rodolphe VIGNES (PUPH Neurochirurgie) (Conférencier, Président du congrès SFNC 2026, Bordeaux)
14:30 - 16:00 En pratique:.
14:40 - 14:50 Technique monoportale : comment je fais à Toulouse. Martin DUPUY (Neurochirurgien) (Conférencier, Toulouse)
14:50 - 15:00 Technique biportale : comment je fais à Bordeaux. Roxanne PECH-TORRES (Conférencier, Bordeaux), Arthur DUROUCHOUX (AHU) (Conférencier, Bordeaux)
14:30 - 16:00 Retours d’expérience, courbe apprentissage : erreurs évitables et points de vigilance en bloc.
15:00 - 15:10 Retour d’expérience à Nice. Stéphane LITRICO (PH) (Conférencier, NICE)
15:10 - 15:20 Retour d’expérience à Nimes. Guillaume GRAS-COMBE (Neurochirurgien) (Conférencier, Nîmes)
15:20 - 15:30 Parcours patient en endoscopie rachidienne. Marjory RUÉ (Neurochirurgien Libéral) (Conférencier, BORDEAUX), Sandrine DULOUT (infirmière) (Conférencier, Bordeaux)
15:30 - 15:40 En hospitalisation : point de vue des équipes de salle (douleurs, suites…). Philippe CAM
15:40 - 16:00 Discussion.
Salle F1/F2

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F14/16
14:30 - 16:00

ATELIER COLLEGE CRANIOTOMIE SESSION B

Salle G1/G2
16:00 PAUSE CAFE DANS L'EXPOSITION - SESSION ePOSTERS COMMENTÉS
16:05

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EP04.2
16:05 - 16:25

Eposter Session 04 - Écran 2 - Autre
Posters présentés par leurs auteurs

16:05 - 16:25 #51046 - EP41 Hématome extradural intracrânien spontané : un diagnostic inattendu. Cas clinique et revue systématique de la littérature.
EP41 Hématome extradural intracrânien spontané : un diagnostic inattendu. Cas clinique et revue systématique de la littérature.

Introduction : Les hématomes extraduraux intracrâniens (HEDIC) sont classiquement d’origine post-traumatique, causés par un saignement provenant d’une fracture de la calvaria ou d’une plaie de l’artère méningée moyenne. Nous rapportons ici un cas exceptionnel d’HEDIC spontané (non traumatique). Description du cas : Patient de 23 ans, sans antécédent. Il présente une céphalée ictale très intense et durable lors d’un trajet en avion depuis les USA et consulte en urgence à son arrivée en France. A l’admission, il est conscient (score de Glasgow = 14 ; Y3, V5, M6) sans déficit neurologique focal ni anisocorie, mais présente plusieurs épisodes de bradycardie jusqu’à 35 bpm. Le scanner montre un HEDIC supra tentoriel hémisphérique droit de 83 cm3, avec une déviation de la ligne médiane de 11.5 mm. Les cavités para-nasales et de l’oreille moyenne sont normalement aérées, sans collection visible. Il n’est pas mis en évidence d’anomalie ostéo-durale de nature vasculaire ou tumorale après injection. Le patient est opéré. Lors de l’évacuation, aucune source de saignement actif n’est identifiée. L’os et la dure-mère sont d’aspect normal. Les suites postopératoires sont favorables. Le bilan complémentaire extensif à visée étiologique (artériographie, IRM, dosages des facteurs de la coagulation, investigations immunologiques) s’avérera négatif et fera conclure à un HEDIC spontané idiopathique. Discussion : De très rares cas d’HEDIC spontanés ont été décrits et peuvent être regroupés en trois étiologies majoritaires dont nous discutons les mécanismes : la drépanocytose (26 cas), les tumeurs ostéo-durales (essentiellement des métastases, 19 cas) et les sinusites para-nasales ou mastoïdites de contiguïté (17 cas). D’autres étiologies beaucoup plus minoritaires ont également été rapportées : coagulopathies ou traitements anti-thrombotiques (9 cas), maladies auto-immunes (lupus, 2 cas) et anévrisme de l’artère méningée moyenne (1 cas), auxquelles s’ajoutent des formes idiopathiques sans cause retrouvée (5 cas, en incluant le nôtre). Conclusion : Bien qu’exceptionnelle, la possibilité de survenue spontanée d’un HEDIC doit être connue, ainsi que ses étiologies qui guideront le bilan complémentaire.
Emma FARROW (Saint-Etienne), Mohamed CHABAANE, François VASSAL
16:05 - 16:25 #51192 - EP42 Note technique : duroplastie expansive sans sutures par technique de sandwich au tachosil dans le traitement de la malformation de Chiari de type I.
EP42 Note technique : duroplastie expansive sans sutures par technique de sandwich au tachosil dans le traitement de la malformation de Chiari de type I.

Introduction La décompression de la fosse postérieure dans la malformation de Chiari de type I vise une augmentation efficace du compartiment infratentoriel afin de restaurer une circulation physiologique du liquide cérébrospinal. Les techniques classiques de duroplastie suturée permettent une fermeture hermétique, mais peuvent limiter l’expansion durale et s’accompagner d’un risque non négligeable de complications postopératoires, notamment fistules de LCR, pseudoméningocèles ou infections, tout en reposant sur un geste techniquement exigeant et potentiellement chronophage. Objectif Présenter une technique de duroplastie expansive sans sutures permettant d’associer une fermeture durale hermétique à un élargissement durable du compartiment infratentoriel, tout en simplifiant le geste chirurgical. Technique chirurgicale Après craniectomie sous-occipitale et laminectomie de C1, une ouverture durale en Y est réalisée. Une première couche de TachoSil® est placée en position subdurale, découpée suffisamment large pour recouvrir l’intégralité du défaut dural et adhérer aux berges de la dure-mère, la face adhésive orientée vers celle-ci. Une pression douce à l’aide d’une compresse humidifiée est appliquée afin d’assurer une adhérence optimale. Une seconde couche de TachoSil® est ensuite appliquée en position extradural, également avec sa face adhésive orientée vers la dure-mère, constituant la configuration finale en sandwich. Aucun point de suture dural n’est réalisé. Résultats Cette technique a été appliquée chez cinq patients opérés entre 2022 et décembre 2025. Aucun patient n’a présenté de complication postopératoire, notamment infection, fistule de LCR, pseudoméningocèle ou reprise chirurgicale. Une amélioration clinique complète a été observée chez l’ensemble des patients. Sur le plan anatomique, les imageries de contrôle par résonance magnétique ont montré une augmentation volumétrique significative de la fosse postérieure, suggérant une expansion infratentorielle plus importante comparativement aux techniques de duroplastie conventionnelles. Conclusion La duroplastie expansive sans sutures par technique de sandwich au TachoSil® apparaît comme une approche simple, sûre et reproductible, associant étanchéité durable, simplification technique et expansion infratentorielle efficace. Les résultats cliniques et radiologiques observés dans cette courte série suggèrent que cette technique pourrait constituer une alternative avantageuse aux méthodes classiques de fermeture durale dans le traitement de la malformation de Chiari de type I.
João Victor DE SOUZA SANTOS (Strasbourg), Patrick NEZA NTARIBI, Victoria DEMBOUR, Hugo Andres COCA, Julien TODESCHI, Hélène CEBULA
16:05 - 16:25 #51201 - EP43 Traitement percutané rapide des hématomes sous-duraux chroniques: expérience monocentrique préliminaire chez 7 patients.
EP43 Traitement percutané rapide des hématomes sous-duraux chroniques: expérience monocentrique préliminaire chez 7 patients.

Traitement percutané rapide des hématomes sous-duraux chroniques : expérience monocentrique préliminaire chez 7 patients Nicolo Norri2, Carlos Fullikini2(présentation), Albéric Bocco2, Georges Maalouf2, Soutongnoma Anna Ouoba Nana2, Stéphanie Sigaut2,4, Philippe Decq1,2,,5, Stéphane Goutagny1,2,6, Matthieu Faillot1,2,7 Introduction Le traitement percutané rapide des hématomes sous-duraux chroniques (HSDC) a été proposé comme une alternative mini-invasive aux techniques chirurgicales conventionnelles. Toutefois, ses indications optimales et son efficacité réelle restent discutées. Nous rapportons notre expérience préliminaire chez 7 patients. Méthodes Nous avons analysé rétrospectivement 7 patients consécutifs avec HSDC. L’intervention était effectuée au bloc opératoire sous anesthésie locale, à l’aide d’un dispositif d’accès vasculaire intra-osseux Arrow®, utilisant une aiguille de 25 mm. L’accès était réalisé sans incision cutanée, par forage transcutané direct, avec raccordement immédiat à une poire de Jackson-Pratt. Les paramètres recueillis incluaient les caractéristiques cliniques, les données d’imagerie préopératoire, les modalités de drainage (durée et volume), l’évolution clinique postopératoire et les réinterventions. Résultats La population comprenait 5 hommes et 2 femmes, d’âge moyen de 75 ans +/- 15 ans. Trois patients étaient sous anticoagulants. Le score de Glasgow préopératoire était de 14-15 chez six patients, et de 13 chez un patient. Les patients présentaient un déficit neurologique focal (6/7) et des troubles phasiques (4/7). Les hématomes étaient unilatéraux, gauche dans 5 cas. L’épaisseur médiane était de 30,5 mm avec une déviation de la ligne médiane de 7,5 mm. Aucun patient n’a été traité par corticoïdes (préopératoire ou postopératoire). Deux patients ont eu une embolisation de l’artère méningée moyenne (trois semaines avant, un jour après). La durée opératoire médiane était de 9 minutes. Le volume drainé variait de 12 à 400 mL. La durée de drainage était inférieure à 180 minutes chez tous les patients sauf deux (17 et 24 heures). Une amélioration clinique postopératoire immédiate était observée chez 6 patients, et un patient était stable (asymptomatique en préopératoire, opéré afin de pouvoir reprendre une anticoagulation curative). Aucun patient n’a présenté de complication mais 4 ont été réopérés, dans un délai de 1 à 64 jours. Conclusion Dans notre expérience, le traitement percutané des HSDC est une technique sure qui permet une amélioration clinique initiale, mais reste associé à un risque important de réintervention, probablement en lien avec une évacuation incomplète et des durées de drainage trop courtes. Ces résultats soulignent la nécessité d’une optimisation de la procédure, notamment concernant la stratégie et la durée de drainage, avant d’envisager une diffusion plus large. Mots clés : Hématome sous dural chronique, mini-invasif, percutané
Nicolo NORRI, Carlos FULIKINI MBAMA (batiment de l'internat), Albéric BOCCO, Georges MAALOUF, Stéphanie SIGAUT, Anna NANA OUOBA SOUTONGNOMA, Philippe DECQ, Stéphane GOUTAGNY, Matthieu FAILLOT
16:05 - 16:25 #51387 - EP44 Titre : Développement d’un score radio-clinique pour l’identification des descentes tonsillaires secondaires.
EP44 Titre : Développement d’un score radio-clinique pour l’identification des descentes tonsillaires secondaires.

Introduction : La position des tonsilles cérébelleuses au-delà de 5 mm sous le foramen magnum est un critère diagnostique usuel de malformation de Chiari. Or, une descente tonsillaire peut résulter d’une « fosse postérieure trop petite » (basiocccipital hypoplasia, BOH) mais aussi d’une hypotension (spontaneous intracranial hypotension, SIH) ou d’une hypertension (idiopathic intracranial hypertension, IIH) intracrânienne, lesquels ne relèvent pas d’une décompression ostéodurale de la jonction craniovertébrale. L’objectif de cette étude est l’élaboration d’un score radio-clinique permettant de détecter précocement les descentes tonsillaires secondaires afin de guider la prise en charge diagnostique et thérapeutique. Méthodes : Nous avons réalisé une étude cas-témoin rétrospective monocentrique au sein du centre coordinateur national maladie rare C-MAVEM (Chiari et Malformations Vertébrales et Médullaires). Quarante cas de descentes tonsillaires secondaires à une hypertension ou une hypotension intracrânienne ont été appariés à 40 cas de malformations de Chiari sur hypoplasie basioccipitale) à l’aide d’un score de propension composite (âge ; sexe ; descente sous la ligne de McRae). Les dossiers cliniques et les IRM ont ensuite été relues pour recueillir les variables cliniques et radiologiques d’intérêt. Résultats : Cohorte complète (N = 80) en cours d'analyse. Conclusion : Un score radio-clinique simple à utiliser en pratique clinique courante permettrait de détecter les descentes tonsillaires secondaires à des hyper- ou hypotensions intracrâniennes afin d’orienter le bilan étiologique et d’éviter la réalisation de chirurgies de décompression ostéodurale de la jonction craniovertébrale lorsque cela n’est pas nécessaire, voire délétère. Un score radio-clinique appliqué dès la première IRM pourrait standardiser le triage des descentes amygdaliennes chroniques, orienter vers un bilan approprié et limiter les décompressions inadaptées.
Alessandro BROLI (Paris), Nozar AGHAKHANI, Matthias BABIN, Silvia MORAR, Fabrice PARKER, Steven KNAFO

"Jeudi 26 mars"

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EP04.3
16:05 - 16:25

Eposter Session 04 - Écran 3 - Divers
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16:05 - 16:25 #50521 - EP45 Tuberculome cérébral.
EP45 Tuberculome cérébral.

A. ELWAVI, SM. MEYARA, A. TOLBA, N.KONE, A. ELMOCTAR, AS. KLEIB, O. SOUMARE, SM. SALIHY. Service de Neurochirurgie, CH des Spécialités de Nouakchott, Mauritanie Mots clés : Méningite tuberculeuse, Méningencephalite, crise epileptique, Tuberculome, Tuberculose multirésistante INTRODUCTION La tuberculose cérébrale reste une cause majeure de morbidité et représente jusqu’à 10 - 30% des lésions expansives intracrâniennes dans les pays sous-développés contre 0,2 % dans certains pays occidentaux. L’atteinte du système nerveux central SNC est une forme sévèrede la tuberculose, survient essentiellement par dissémination hématogène à partir d’un foyer pulmonaire. Les données sur cette pathologie sont limitées caractérisés par un polymorphisme clinique, un problème de diagnostique et thérapeutique. L’IRM avec les différentes séquences spectroscopiques contribue au diagnostic et évite une biopsie stériotaxique. Le traitement repose sur les anti-bacillaires, la chirurgie en fonction de la gravité de la maladie. MATERIELS ET METHODES il s’agit d’une étude rétrospective à propos de 12 cas de tuberculome cérébral pris en charge au niveau du service de Neurochirurgie du centre hospitalier des spécialités CHS et au centre hospitalier de Nouadhibou CH NDB entre 01 Juillet 2022 et 30 Juin 2025 dont l’âge moyen est de 36,7 ans. La tomodensitométrie (TDM) et l’imagerie par résonance magnétique (IRM) cérébrale ont réalisées chez la Majorité de nos patients. RESULTATS Les tuberculomes étaient localisés aux différents lobes, 7 cas en sus-tentoriel et 5 cas en sous-tentoriel, La TDM a été réalisée chez 10 patients et l’imagerie par résonance magnétique chez 11 patients. La ponction lombaire est pratiquée chez 6 patients. Le tableau clinique est principalement est dominé par une altération de l’état général, des céphalées, une hypertension intracrânienne, crises convulsives, déficit neurologique. Tous les patients ont bénéficié une hospitalisation, 9 patients patients ont bénéficié d’un traitement par des anti-bacillaires dont deux après une ponction lombraire (PL), 2 patients d’une biopsie stériotaxique, un patient a bénéficié d’un traitement chirurgical de son hydrocéphalie par une dérivation ventriculaire externe. L’évolution postopératoire été favorable dans 90%, avec des séquelles neurologiques variables. Le suivi été régulier jusqu’à un an environ. CONCLUSION La prise en charge des tuberculomes cérébraux nécessite une collaboration multidisciplinaire pour améliorer le pronostic vital qui dépend la rapidité du diagnostic et la modalité thérapeutique envisagée pour limiter les séquelles neurologiques, éviter l’état les complications sévères et diminuer la mortalité de cette catégorie de population active.
Ali ELWAVI (Nouakchott, Mauritanie), Sidi Mohamed SALIHY
16:05 - 16:25 #51180 - EP46 Guérison Angiographique Des MAV Cérébrales : Est‑elle Réellement Définitive ? Cas Illustratif Et Revue De La Littérature Des Récidives.
EP46 Guérison Angiographique Des MAV Cérébrales : Est‑elle Réellement Définitive ? Cas Illustratif Et Revue De La Littérature Des Récidives.

Introduction Les malformations artérioveineuses (MAV) cérébrales sont des lésions vasculaires caractérisées par un shunt artérioveineux direct au sein d’un nidus intraparenchymateux. Parmi les thérapeutiques possibles pour les MAV nécessitant un traitement, la résection microchirurgicale complète, confirmée par angiographie cérébrale per ou postopératoire, est habituellement synonyme de guérison. Nous rapportons un cas de récidive survenue cinq ans après guérison angiographique, associé à une revue de la littérature. Observation Une femme de 34 ans, tabagique, a été diagnostiquée en 2013 avec une MAV occipitale droite à la suite de crises épileptiques tonico-cloniques généralisées, associées à une hémianopsie homonyme latérale gauche et à une hémorragie sous-arachnoïdienne objectivée au scanner cérébral. Une première tentative d’embolisation s’est révélée infructueuse. Deux embolisations itératives ont été réalisées en 2018, ainsi qu’une radiothérapie stéréotaxique fractionnée, sans obtention d’une oblitération complète. Une exérèse microchirurgicale complète a ensuite été réalisée en avril 2019. L’angiographie postopératoire confirmait l’absence de résidu de la MAV. Cinq ans plus tard, une IRM de contrôle a mis en évidence une récidive, confirmée par artériographie cérébrale. Une nouvelle exérèse chirurgicale a été réalisée en mai 2025, avec confirmation angiographique peropératoire de l’exérèse complète, avec des suites simples. Discussion et conclusion La revue de la littérature identifie à ce jour moins de 30 cas de récidive de MAV cérébrale chez l’adulte après guérison angiographique, rapportés principalement sous forme de cas isolés ou de petites séries. Le délai de récidive varie de 3 à plus de 10 ans, la majorité étant détectée sur des IRM à titre systématique plutôt que lors d’une présentation hémorragique. Les mécanismes évoqués incluent la persistance occulte d’un nidus résiduel, des shunts angiographiquement silencieux et des phénomènes de néoangiogenèse. Ce cas souligne l’importance d’une surveillance radiologique au long cours, y compris chez les patients adultes considérés comme guéris.
Nourou Dine A BANKOLE (Tours), Ahmed EL CADHI, Edouard MORLAIX, Kerima BELHAJALI, Pierre DE BUCK, Julian LOPEZ, Jean-François BELLUS, Alia Sayda HOUIDI, Luc KERHERVE, Jacques BEAURAIN, Tuan LE VAN, Frederic RICOLFI, Pierre-Olivier COMBY, Moncef BERHOUMA
16:05 - 16:25 #51305 - EP47 L’implant olfactif comme traitement émergent de l’anosmie: aspects fonctionnels et chirurgicaux.
EP47 L’implant olfactif comme traitement émergent de l’anosmie: aspects fonctionnels et chirurgicaux.

Introduction L’odorat repose sur un code combinatoire complexe : chaque odorant active un ensemble spécifique de récepteurs dont les signaux convergent vers les glomérules du bulbe olfactif, générant des cartes spatio-temporelles interprétées par les structures olfactives centrales. Ce système soutient des fonctions essentielles telles que plaisir, nutrition, mémoire, émotions, mais aussi sécurité (détection de fumée, gaz toxiques, aliments avariés). L’anosmie, dont les principales étiologies sont virales (COVID-19), inflammatoires (polypose naso-sinusienne), traumatiques ou neurodégénératives (Maladies de Parkinson et d’Alzheimer), altère profondément la qualité de vie. Les solutions thérapeutiques restent à ce jour très insuffisantes. Objectif Il s’agit de décrire les fondements physiologiques d’un implant olfactif ciblant le bulbe olfactif et/ou la bandelette olfactive, de synthétiser les effets connus de la stimulation électrique de ces structures, ainsi que de rapporter la faisabilité neurochirurgicale via un abord supra-orbitaire mini-invasif. Méthodes Analyse narrative basée sur une revue systématique de la littérature (protocole PRISMA), complétée par une étude cadavérique d’implantation olfactive. Résultats Les travaux pionniers de stimulation chez l’homme rapportent que la stimulation électrique de ces cibles peut générer des percepts odorants distincts, constituant une preuve de concept d’un implant olfactif, non sans analogie avec l’implant cochléaire. La stimulation produit des effets dépendants des paramètres : perceptions olfactives en cas de stimulation focale, modulation limbique ou de la mémoire via le recrutement du cortex piriforme, de l’hippocampe et de l’amygdale. Par ailleurs, les données de recherche animale suggèrent qu’il serait envisageable de coder dans l’espace, dans le temps et en intensité la stimulation électrique du bulbe olfactif ou de la bandelette olfactif, à l’aide d’une matrice de micro-électrodes de surface, afin d’obtenir une variété de percepts olfactifs. Sur le plan chirurgical, un abord supra-orbitaire offre un accès sûr et direct au bulbe ou sa bandelette, soutenant la faisabilité d’une implantation mini-invasive chez des patients sélectionnés. Conclusion Le bulbe et le tractus olfactifs constitueraient de nouvelles cibles de neuromodulation, accessibles, connectées aux réseaux limbiques et cognitifs, et susceptibles de restaurer des percepts olfactifs. La mise en place d’études pilotes nécessite une collaboration étroite entre chirurgiens ORL et neurochirurgiens, aujourd’hui engagée dans un projet européen en cours d’évaluation (Horizon Europe, projet SNIFF).
Douglas HENDERSON (Paris), Hakim BENKHATAR, Federica GENOVESE, Claire MARTIN, Nicolas MEUNIER, Victor DRUET, Stéphanie LACOUR, Mark RICHARDSON, Damien BRESSON
16:05 - 16:25 #51356 - EP48 Apport de l’IRM fonctionnelle et de la MEG (magnétoencéphalographie) dans le guidage chirurgical d’une interface cerveau-machine.
EP48 Apport de l’IRM fonctionnelle et de la MEG (magnétoencéphalographie) dans le guidage chirurgical d’une interface cerveau-machine.

Introduction : Les interfaces cerveau-machine invasives (ICM), comme le système épidural WIMAGINE®, visent à restaurer la motricité des membres en enregistrant l'activité du cortex sensorimoteur et puis en relayant l'intention du mouvement décodée à des effecteurs externes (bras robotisé, exosquelette...). Le choix du placement de l'implant repose souvent sur des repères anatomiques et sur des données d'IRM fonctionnelle (IRMf) et de magnétoencéphalographie (MEG), sans critère prédéfini pour préciser la zone d'implantation idéale. La cartographie peropératoire étant inadaptée aux implants épiduraux, l'évaluation préopératoire non invasive est cruciale. L’IRMf (haute résolution spatiale) et la MEG (haute résolution temporelle) offrent des données complémentaires. Cette étude corrèle ces cartes préopératoires avec l'activité ECoG postopératoire pour optimiser le ciblage de la préhension manuelle. Matériels et méthodes : Un patient tétraplégique (lésion médullaire cervicale incomplète post-traumatique) a été inclus. L’IRMf et la MEG ont cartographié en préopératoire les tentatives d'ouverture/fermeture des mains droite et gauche. Dans le logiciel Brainstorm basé sur MATLAB, les données MEG de désynchronisation bêta et les cartes d'activation BOLD d'IRMf ont été projetées dans un même espace commun sur le cortex. La même manœuvre d'ouverture/fermeture des mains droite et gauche a été réalisée après implantation de l'ICM. Les signaux d'électrocorticographie (ECoG) de l'implant ont été projetés dans ce même espace. Des analyses des diagrammes temps-fréquence et des statistiques de permutation ont validé les corrélations entre modalités. Résultats : L'IRMf et la MEG ont prédit avec fiabilité l'activité ECoG postopératoire. L'IRMf a localisé des zones d'activation précises coïncidant avec les réponses bêta et gamma les plus fortes après implantation. La MEG a montré une forte corrélation avec la désynchronisation bêta de l'ECoG, capturant les dynamiques précoces de la tâche. La comparaison de l'amplitude de désynchronisation dans la bande bêta entre les régions d'intérêt IRMf et MEG n' a, par contre, pas montré de différence significative entre les deux modalités pendant la première seconde après la demande d'exécution de la tâche. Les régions d’activation générées par IRMf, MEG et ECoG restent très proches anatomiquement, mais plus focales pour l’IRMf. Conclusion : Les régions d’activation IRMf et MEG sont bien corrélées à celles détectées par l'implant en post-opératoire. Les activations en IRMf ne sont pas supérieures aux régions d’activation MEG dans le cadre de l’implantation des ICM épiduraux. Cette approche basée sur l'IRMf et MEG permet de cibler des zones fonctionnellement actives, maximisant la qualité des signaux ECoG pour le décodage. Une comparaison entre la contribution des régions d'activation MEG et IRMf à la performance du décodage de l'intention motrice sera nécessaire.
Mazen KALLEL (Grenoble), Lucas STRUBER, Vincent AUBOIROUX, Stephan CHABARDES

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EP04.1
16:05 - 16:25

Eposter Session 04 - Écran 1 - Hydro/Onco
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16:05 - 16:25 #51040 - EP37 Glioblastome et ventriculomégalie : les perturbations hydrodynamiques comme biomarqueurs émergents pour le diagnostic et la prise en charge de l’hydrocéphalie.
EP37 Glioblastome et ventriculomégalie : les perturbations hydrodynamiques comme biomarqueurs émergents pour le diagnostic et la prise en charge de l’hydrocéphalie.

INTRODUCTION L’hydrocéphalie est une complication sous-estimée du glioblastome (GBM), en particulier lors de la progression tumorale ou après les traitements. La radiothérapie crânienne peut altérer davantage la résorption du liquide cérébro-spinal (LCS) en induisant une fibrose arachnoïdienne, contribuant à une dilatation ventriculaire disproportionnée. Il est donc essentiel de distinguer une ventriculomégalie passive liée à l’atrophie cérébrale d’un dysfonctionnement hydrodynamique actif. Des données récentes suggèrent que l’altération de la dynamique du LCS constitue un marqueur central de l’hydrocéphalie secondaire, nécessitant des biomarqueurs objectifs. Nous avons émis l’hypothèse qu’une évaluation systématique de l’hydrodynamique du LCS associée à l’imagerie pourrait affiner le diagnostic et guider la prise en charge. MÉTHODES Nous avons analysé rétrospectivement 20 patients atteints de glioblastome présentant une ventriculomégalie et une suspicion de trouble de la circulation du LCS. L’imagerie cérébrale a été évaluée selon les critères de l’iNPH Radscale, et la dynamique du LCS a été analysée à l’aide d’un test de perfusion lombaire, permettant de mesurer la pression intracrânienne (PIC) de base et la résistance à l’écoulement du LCS (Rout). RÉSULTATS Un indice d’Evans > 0,25 était observé chez 87,1 % des patients, un rétrécissement des sillons de la convexité haute chez 32,3 %, et une dilatation des cornes temporales chez 45,2 %, suggérant des anomalies des mécanismes de résorption du LCS. Une élévation de la PIC (> 16 mmHg) était retrouvée chez 6,3 % des patients, tandis qu’une résistance à l’écoulement (rout) élevée (> 12 mmHg/ml/min) était présente chez 37,5 %. Sur la base des critères hydrodynamiques, 40,6 % des patients étaient considérés comme des candidats potentiels à une dérivation ventriculo-péritonéale. CONCLUSIONS Chez les patients atteints de glioblastome présentant une ventriculomégalie, l’altération de l’hydrodynamique du LCS est fréquente mais hétérogène. L’imagerie seule est insuffisante pour établir le diagnostic. La résistance à l’écoulement élevée apparaît comme un indicateur plus sensible des troubles hydrodynamiques que la pression du LCS de base, soutenant son utilisation comme biomarqueur fonctionnel. La fibrose arachnoïdienne radio-induite pourrait jouer un rôle sous-estimé dans les défaillances de la circulation du LCS. L’identification précoce d’une augmentation de la résistance à l’écoulement du LCS pourrait permettre une prise en charge personnalisée et améliorer le pronostic, en cohérence avec les stratégies de médecine de précision dans l’hydrocéphalie à pression normale.
Vincent GRANDJEAN (Toulouse), Delphine LARRIEU, Elizabeth COHEN-JONATHAN MOYAL, Jean Christophe SOL, Fabrice BONNEVILLE, Eric SCHMIDT
16:05 - 16:25 #51049 - EP38 Traitement chirurgical versus traitement endovasculaire de l’hypertension intracrânienne idiopathique.
EP38 Traitement chirurgical versus traitement endovasculaire de l’hypertension intracrânienne idiopathique.

Introduction : L’hypertension intracrânienne idiopathique (HII) est une affection sévère qui altère la vision des patients et leur qualité de vie. Lorsque le traitement médical est insuffisant, une approche invasive peut être proposée, consistant soit en la mise en place d’une dérivation ventriculaire, soit en la pose d’un stent dans un sinus veineux sténosé. L’objectif de cette étude est de comparer ces deux techniques. Méthodes : Tous les patients ayant bénéficié de l’un de ces traitements pour une HII associée à un œdème papillaire sur une période de cinq ans ont été analysés. Le critère de jugement principal était la résolution de l’œdème papillaire à trois mois, associée à l’absence de complications. Résultats : Sur une période de cinq ans, 101 patients ont été analysés, dont 61 ont bénéficié d’un traitement endovasculaire et 40 d’un traitement chirurgical. La résolution de l’œdème papillaire à trois mois sans complication a été obtenue dans 72 % des cas dans le groupe chirurgical et dans 89 % des cas dans le groupe endovasculaire (p = 0,04). Une proportion plus élevée de HII a été observée dans le groupe chirurgical (60 % vs 1,6 %, p < 0,001), associée à une pression intracrânienne plus élevée (38,8 vs 33,1 cmH₂O) et à une atteinte visuelle plus sévère (55 % vs 15 %). La résolution de l’œdème papillaire à trois mois, les céphalées, les acouphènes et l’amélioration visuelle ne différaient pas significativement entre les groupes. Le délai moyen d’amélioration était significativement plus court (p < 0,0001) dans le groupe traité chirurgicalement (3,62 vs 8,74 semaines). Conclusion : Le traitement endovasculaire semble présenter un meilleur rapport bénéfice-risque que la chirurgie, avec toutefois la limite que le groupe chirurgical présentait une forme plus sévère dans cette étude. Ces résultats encouragent la réalisation d’une étude randomisée afin d’obtenir deux groupes homogènes.
Samiya ABI-JAOUDÉ, William BOISSEAU, Rabih HAGE, Dorian CHAUVET, Sorin ALDEA, Manon PHILIBERT, Pierre BOURDILLON (Paris)
16:05 - 16:25 #51286 - EP39 Utilisation des techniques d’imagerie optique fonctionnelle en neurochirurgie pour l’identification peropératoire des fonctions langagières : preuve de concept.
EP39 Utilisation des techniques d’imagerie optique fonctionnelle en neurochirurgie pour l’identification peropératoire des fonctions langagières : preuve de concept.

INTRODUCTION : L’identification peropératoire des zones cérébrales à épargner lors des interventions neurochirurgicales est un challenge particulièrement important pour le neurochirurgien. La stimulation électrique directe est actuellement le gold-standard pour l’identification des zones fonctionnelles. L’imagerie optique peropératoire peut être utilisée pour visualiser des zones corticales fonctionnelles spécifiques du cerveau. L’équipe CREATIS a développé des techniques d’imagerie optique spectrale permettant de mesurer les mêmes biomarqueurs hémodynamiques que ceux utilisés lors des IRM fonctionnelles (effet BOLD). Pour valider ces modèles, les fonctions motrices ont été étudiées. Le langage a été très peu exploré jusqu’à présent du fait de sa plus grande complexité. MÉTHODES : De façon similaire au signal BOLD («blood-oxygen-level dependent»), utilisé pour les IRM fonctionnelles, nous cherchons à mesurer les variations locales et transitoires de l’hémodynamique, c’est-à-dire la quantité d'oxygène transporté par l'hémoglobine en fonction de l'activité neuronale du cerveau lors de réalisation de tâches au bloc opératoire (chirurgie en condition éveillée). Une fois le cortex cérébral exposé et le patient réveillé, des acquisitions sont réalisées en utilisant la source de lumière blanche du microscope opératoire qui va illuminer le cortex et être absorbé par le cerveau du patient. Le signal de la vidéo couleur enregistré par le microscope est ensuite traité avec des méthodes de spectroscopie pour convertir les variations d'intensité lumineuse que l'on mesure en données quantitatives correspondant aux variations de concentrations d'hémoglobine oxygénée. RÉSULTATS : Lors de la réalisation de tâches langagières au cours d’une chirurgie en condition éveillée, nous avons pu obtenir un signal correspondant à des variations hémodynamiques cérébrales chez les premiers patients de l’étude. Ce signal traité a pu être ensuite reporté sur une photographie du cortex cérébral exposé. Il est alors possible de comparer ces résultats avec ceux obtenus en stimulation électrique et en IRM fonctionnelle. CONCLUSIONS : La réponse hémodynamique à une tâche peut être mesurée de façon fiable grâce aux techniques d’imagerie optique en utilisant le même paradigme que l’IRM fonctionnelle. Afin de valider ce modèle, il semble indispensable de pouvoir continuer à comparer les données obtenues avec celles fournies par les autres techniques d’identification des zones fonctionnelles. La préservation des aires langagières est un défi auquel les neurochirurgiens sont fréquemment confrontés et l’absence de données robustes sur l’utilisation de l’imagerie optique pour les fonctions langagières renforce la nécessité d’explorer ce champ d’application. A l’ère du développement de la réalité augmentée, ces techniques d’imagerie neurofonctionnelle per-opératoire pourraient à l’avenir constituer un outil intéressant.
Tuan LE VAN (Dijon), Bruno MONTCEL, Charly CAREDDA, Hermine QUARDON, Arthur GAUTHERON, Antoine UZEL, Adithep KAWINKIJ, Moncef BERHOUMA, Thiebaud PICART
16:05 - 16:25 #51365 - EP40 La thermo-ablation laser interstitielle robot-assistée : une technique mini-invasive pour le traitement des tumeurs de la région pinéale.
EP40 La thermo-ablation laser interstitielle robot-assistée : une technique mini-invasive pour le traitement des tumeurs de la région pinéale.

Introduction La thermo-ablation laser interstitielle (LITT) constitue une option chirurgicale mini-invasive pour le traitement des tumeurs cérébrales, en particulier pour les lésions profondes ou difficilement accessibles. Les tumeurs de la région pinéale représentent un défi chirurgical majeur en raison de leurs rapports anatomiques complexes et de leur localisation profonde. Matériel et méthodes Nous rapportons notre expérience d'ablation par LITT robot assistée de tumeur pinéale prise en charge entre 2020 et 2026. Les données étudiées étaient les symptômes pré-opératoires, la durée de suivi pré-opératoire, l’histopathologie, la présence et le type de complications, les chirurgies associées, les traitements associés et le devenir clinique. Résultats La technique a été proposée dans cinq cas de tumeur pinéale après une réunion de concertation pluridisciplinaire dont un était une récidive post-LITT. Les patients ont été suivis pendant 30,4 mois (6-120) avant LITT. Deux sondes laser ont été utilisées chez deux patients afin d’optimiser l’ablation tumorale, les trois autres ont nécessité une seule sonde. Les analyses histopathologiques obtenues par biopsie initiales ont mis en évidence un pinéocytome avec dissémination leptomeningée, trois tumeurs parenchymateuses pinéales de différenciation intermédiaire et une tumeur papillaire pinéale de grade 3. Quatre patients présentaient initialement une hydrocéphalie obstructive ayant nécessité une ventriculocisternostomie endoscopique. La morbidité transitoire est de 20% (1 patient) avec une hémiparésie postopératoire de résolution complète sous corticothérapie, il n’a pas été rapporté de morbidité définitive post-LITT. La couverture lésionnelle était de 83,8% (70-99). Tous les patients ont bénéficié d’une radiothérapie adjuvante. Un patient a également reçu une chimiothérapie et est décédé secondairement d’une progression tumorale. Un patient est resté stable cliniquement et radiologiquement pendant 4 ans, puis a présenté une re-progression radiologique ayant entraîné une nouvelle LITT. Les autres patients restent cliniquement et radiologiquement stables au dernier suivi. Conclusion La LITT guidée par robot apparaît comme une option thérapeutique supplémentaire et complémentaire pour la prise en charge des tumeurs pinéales lorsque la chirurgie conventionnelle est associée à une morbidité élevée. Cette technique permet d'obtenir l'équivalent d'une résection chirurgicale avec un profil de morbidité faible lorsque la chirurgie d'exérèse est difficile ou non réalisable. Des études complémentaires sont nécessaires pour confirmer ces résultats préliminaires.
Antoine MAUREY (Amiens), Pauline CARLIER, Mathieu BOONE, Jean-Marc CONSTANS, Michel LEFRANC

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EPOSTER4
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Mezzanine
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A26
16:30 - 17:30

SESSION HISTOIRE
de l’anatomie à l’endoscopie.

Modérateurs : Isabelle MERLOT (Praticien Hospitalier) (Nancy), Jean-Rodolphe VIGNES (PUPH Neurochirurgie) (Président du congrès SFNC 2026, Bordeaux)
16:30 - 17:30 Histoire de l’endoscopie :.
16:30 - 17:30 Histoire de la ventriculocysternostomie. Philippe DECQ (Comité Scientifique) (Conférencier, Paris)
16:30 - 17:30 Histoire de la chirurgie endonasale endoscopique. Focus sur son développement en France. Roger JANKOWSKI (Professeur Emérite à la Faculté de Médecine de Nancy) (Conférencier, Nancy)
16:30 - 17:30 Histoire de l’anatomie du trijumeau à Bordeaux. Mark PREUL, Ali TAYEBI MEYBODI (Resident) (Conférencier, Newark, Etats-Unis)
AMPHI A

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B26
16:30 - 17:30

COMMUNICATIONS LIBRES - NEURO ONCO

Modérateurs : Julien ENGELHARDT (MCU-PH) (BORDEAUX), Jean-Michel LEMÉE (PUPH) (Angers)
16:30 - 16:38 #50617 - CO56 Les gliomes des adolescents et jeunes adultes (AJA) : une étude multicentrique française.
CO56 Les gliomes des adolescents et jeunes adultes (AJA) : une étude multicentrique française.

Contexte Les gliomes représentent les tumeurs primitives du système nerveux central les plus fréquentes et agressives, et constituent la 3ᵉ cause de cancer chez les adolescents et jeunes adultes (AJA, 15–39 ans). Leur incidence est en augmentation, sans explication claire à ce jour. Ces tumeurs se distinguent par une hétérogénéité histo-moléculaire marquée selon l’âge : profil pédiatrique (mutation H3K27M), profil adolescent (mutation H3G34), profil jeune adulte/adulte (mutation IDH), Profil adulte/personne âgée (sans mutation driver, dit « wildtype »). La classification OMS de 2021 a également identifié des sous-types plus rares, dont la fréquence et la prise en charge chez les AJA restent mal connues. Objectifs Cette étude multicentrique rétrospective vise à 1/ déterminer la fréquence des différents sous-types histo-moléculaires de gliomes chez les AJA ; 2/ évaluer la prise en charge neurochirurgicale et neuro-oncologique actuelle ; 3/identifier des pistes d’amélioration des pratiques cliniques, en s’appuyant sur une base de données multimodales. Méthodologie Étude rétrospective multicentrique, incluant une cohorte consécutive de patients âgés de 15 à 39 ans, opérés pour un gliome (bas grade ou haut grade) entre janvier 2010 et décembre 2024 dans les centres français de neurochirurgie participants. Nous collectons des données démographiques (âge, sexe), cliniques (symptômes initiaux, KPS, épilepsie), histo-moléculaires (mutations IDH, H3, BRAF, etc.), épigénétique (méthylome), d’imagerie (localisation tumorale, volume, cinétique de croissance, rehaussement et type de rehaussement), thérapeutiques (type de chirurgie, traitements oncologiques adjuvants) et de suivi (survie sans progression, survie globale, récidives, effets indésirables). Résultats La collecte des données est en cours de finalisation. Il s’agira de la première étude française multicentrique dédiée aux gliomes de tout grade des AJA, intégrant une approche multimodale. Nous serons à même d’identifier des sous-types rares et de leur pronostic, pour une meilleure stratification pronostique des patients. Nous pourrons également discuter l’optimisation des stratégies thérapeutiques en adaptant les protocoles aux spécificités des AJA. Conclusion Ce travail de collaboratif national tend à positionner la communauté neurochirurgicale Française sur la thématique de la neurochirurgie oncologique des AJA, où les projets de recherche clinique, translationnelle et fondamentale seront nécessaires pour mieux comprendre ces maladies et améliorer leur prise en charge.
Alexandre ROUX (Paris), Thiebaud PICART, Arthur LECLERC, Jean-François BELLUS, Guillaume DANNHOFF, Benjamin GUYOT, Yassine BOUCHOUCHA, Geoffroy BONNECAZE-LABORDE, François DUCRAY, Evelyne EMERY, Moncef BERHOUMA, Hélène CEBULA, Arnaud DAGAIN, Franck BOURDEAUT, Thomas BLAUWBLOMME, François CAIRE, Philippe METELLUS, Marc ZANELLO, Johan PALLUD
16:38 - 16:46 #50983 - CO57 Predicting early postoperative seizures following awake craniotomy for diffuse gliomas. It’s about control, location, and resection, but not prophylaxis.
CO57 Predicting early postoperative seizures following awake craniotomy for diffuse gliomas. It’s about control, location, and resection, but not prophylaxis.

Background. Awake craniotomy enables diffuse glioma maximal safe resection, but it is at risk of early postoperative epileptic seizures. Guidelines advocate against prophylactic antiseizure medication since efficacy remains uncertain. We assessed whether preoperative antiseizure medication use influences early postoperative epileptic seizures rate following awake craniotomy for a diffuse glioma and identified predictors of early postoperative seizure occurrence. Methods. We retrospectively analyzed 439 consecutive patients who underwent awake craniotomy for a supratentorial diffuse glioma (2009-2024) in a single tertiary center. Early postoperative seizures were defined as occurring within the first 10 postoperative days. Results. Early postoperative seizures occurred in 10.7% of cases. Preoperative antiseizure medication use did not reduce seizure incidence, neither in seizure-naive patients nor in those with preoperative epilepsy. On multivariable analysis, uncontrolled seizures preoperatively, frontal tumor location, supramarginal resection, and time to surgery ≥3 months independently predicted early postoperative seizures. In the IDH-mutant subgroup, only supramarginal resection and uncontrolled seizures preoperatively remained significant predictors. Conclusion. Preoperative antiseizure medication use does not provide a significant protective benefit against early postoperative seizures after awake craniotomy for diffuse gliomas. Early postoperative seizure risk is mainly determined by the level of preoperative seizure control and specific tumor and surgical factors. This emphasizes the importance of optimizing seizure management before surgery rather than relying on perioperative antiseizure medication prophylaxis. While routine prophylactic ASM is not justified overall, the identifying predictors of early postoperative epileptic seizures (incidental discovery, frontal location, supramarginal resection) may support considering perioperative ASM prophylaxis in high-risk, seizure-naive patients.
Shuroq TAJU (Paris), Petra BINTINAN SOCACIU, Angela ELIA, Benoit HUDELIST, Gonzague DE FRANCE, Elias AL HELOU, Walter THOMAS, Kor Gael TORUSLU, Marta GARVAYO, Marco DEMASI, Alessandro MOIRAGHI, Marc ZANELLO, Alexandre ROUX, Johan PALLUD
16:46 - 16:54 #50985 - CO58 Two-stage awake craniotomy for diffuse supratentorial gliomas.
CO58 Two-stage awake craniotomy for diffuse supratentorial gliomas.

Background. Maximal safe awake resection is the surgical standard for diffuse gliomas, as it optimizes extent of resection while preserving functional integrity. Progressive loss of accuracy during neurocognitive testing may preclude completion of a maximal function-based resection. We assessed the prevalence, feasibility, safety, and efficacy of a two-stage awake craniotomy approach and identified predictors for requiring a second awake procedure to achieve maximal function-based resection. Methods. We conducted a retrospective single-center cohort study of 449 consecutive supratentorial diffuse glioma awake craniotomies (2009–2024). Clinical, neurocognitive, imaging, oncological, and intraoperative data were collected. Surgeries requiring a second awake craniotomy to complete maximal safe resection (“two-stage awake craniotomy”) were analyzed separately. Results. Among 449 awake craniotomies, 12 (2.8%) required a second awake procedure. The first surgeries were interrupted due to increasing errors during intraoperative testing, fatigue, loss of participation, or pain-induced high blood pressure. The interval between procedures ranged from 1.0–7.5 months, allowing recovery of neurocognitive performance. Compared with all other awake surgeries, the second procedures showed no increase in intraoperative adverse events. Extent of resection after the second surgery ranged 66.1–100% (median 98.5%). Independent predictors of a two-stage awake craniotomy were preoperative attention impairment (p=0.021), left-hemispheric tumor location (p=0.017), and insular involvement (p=0.016). Conclusion. Two-stage awake craniotomy is a rare but effective and safe strategy for achieving maximal function-based resection when the initial awake procedure must be prematurely stopped. Patients with attention deficits, left-sided lesions, or insular tumor involvement are more likely to require a two-stage awake craniotomy.
Petra BINTINAN SOCACIU (Paris), Shuroq TAJU, Angela ELIA, Benoit HUDELIST, Gonzague DE FRANCE, Elias AL HELOU, Walter THOMAS, Kor Gael TORUSLU, Marta GARVAYO, Marco DEMASI, Alessandro MOIRAGHI, Houssem FATHALLAH, Eduardo PARRAGA, Marc ZANELLO, Alexandre ROUX, Johan PALLUD
16:54 - 17:02 #50986 - CO59 Determinants of surgical morbidity following glioblastoma resection: an 839-patient contemporary neurosurgical cohort.
CO59 Determinants of surgical morbidity following glioblastoma resection: an 839-patient contemporary neurosurgical cohort.

Background and Objectives: In glioblastoma surgery, neurosurgeons must balance the oncologic benefit of maximal safe cytoreduction against the risk of postoperative morbidity. We evaluated surgery-related complications, unplanned readmission, and functional outcomes, and assessed whether reoperation, awake mapping, or greater extent of resection increase morbidity. Methods: We performed a retrospective single-center study of 839 adults who underwent supratentorial glioblastoma resections (first-line or recurrent) between 2000 and 2024. Primary endpoints were regional or systemic complications within 90 days, unplanned readmission within 30 days, ≥30-point KPS score decline, and KPS score <70 at three postoperative months. Multivariable logistic regression identified independent predictors of postoperative morbidity, with particular focus on surgical strategies (reoperation, awake mapping, extent of resection). Results: Surgery-related morbidity was infrequent. Across all models, increased odds of complications, readmission, or functional decline were independently associated with older age, frailty, baseline KPS score <70, larger tumor volume, midline mass effect, multilobar involvement, tumor-related epilepsy, and preoperative neurological deficit. In contrast, reoperation, awake craniotomy, and greater extent of resection were not associated with higher complications, readmission, or functional decline rates. Conclusion: In this large contemporary cohort, durable postoperative morbidity was determined primarily by baseline physiological reserve (frailty, low KPS score, preoperative deficits) and disease burden (volume, multilobar spread, midline crossing). Reoperation, awake mapping, and maximal resection did not increase surgical morbidity. These findings support frailty-informed selection and function-preserving maximal safe resection to maintain independence, facilitate timely adjuvant therapy, and ultimately improving survival of glioblastoma patients.
Elias AL HELOU (Lyon), Angela ELIA, Benoit HUDELIST, Marco DEMASI, Shuroq TAJU, Petra BINTINAN SOCACIU, Gonzague DE FRANCE, Walter THOMAS, Kor Gael TORUSLU, Alessandro MOIRAGHI, Houssem FATHALLAH, Eduardo PARRAGA, Marc ZANELLO, Alexandre ROUX, Johan PALLUD
17:02 - 17:10 #51038 - CO60 Ouverture de la BHE par ultrasons : un axe innovant pour les tumeurs cérébrales.
CO60 Ouverture de la BHE par ultrasons : un axe innovant pour les tumeurs cérébrales.

La barrière hémato encéphalique (BHE) constitue depuis toujours une limite à la pénétration et à la rémanence intra-cérébrale de la majorité des agents thérapeutiques : la structure des jonctions serrées bloquant toute molécule supérieure à 0,5 kDa; la fonction des pompes efflux éliminant tout médicament intru en 20 minutes. Les ultrasons pulsés de faible intensité, non hyperthermiques, couplés à un agent de contraste ultrasonore intravasculaire (microbulles liposomales de perfluoro-carbonne) pourraient constituer une solution d’avenir puisque les preuves accumulées par différentes équipes concordent en terme de sécurité, de réversibilité en 6h de l’intégrité structurelle de la BHE, et d’efficacité de pénétration de grosses molécules (jusqu’à 2000kDa), tout en allongeant leurs rémanences intracérébrales par sidération et baisse d’expression des pompes efflux pendant les 48h suivantes. L’application à l’homme s’est heurtée à l’absorption et la distorsion des ondes par l’épaisseur et l’hétérogénéité de sa boite crânienne. S’il est possible d’émettre des ultrasons de l’extérieur du crane à condition de les focaliser, la stratégie à APHP Sorbonne a été de remplacer le volet crânien de la résection tumorale par un émetteur extradural implantable (sonoCloud®), permettant de réaliser une ouverture étendue (180cm3) en 4 minutes à chaque cure ultérieure de chimiothérapie en hôpital de jour, sans anesthésie ni alea de dose acoustique reçue. Depuis le premier patient en juillet 2014, 283 patients furent implantés du dispositif et 1230 séances d’ouverture de la BHE ont été réalisées au sein de plusieurs essais cliniques sans qu’aucune Dose Limiting Toxicity ne soit atteinte. Tout le challenge futur réside dans le choix de l’agent thérapeutique à associer aux ultrasons. Nous présenterons les résultats des essais cliniques réalisés à ce jour sur les tumeurs cérébrales traitées par ultrasons + Carboplatine, Paclitaxel, Immunothérapie, ou Temozolomide, ainsi que l’essai multicentrique de phase 3 en cours.
Alexandre CARPENTIER (Paris), Bertrand MATHON, Roger STUPP, Sonabend ADAM, Guillaume BOUCHOUX, Kevin BECCARIA, Catherine HORODYCKID, Charlotte SCHMITT, Michael CANNEY, Ahmed IDBAIH
17:10 - 17:18 #51063 - CO61 Analyse de l'impact neuropsychologique des gliomes pariétaux à partir d’une étude bicentrique.
CO61 Analyse de l'impact neuropsychologique des gliomes pariétaux à partir d’une étude bicentrique.

Introduction Le lobe pariétal constitue un carrefour fonctionnel majeur, impliqué dans le langage, l’intégration sensorielle, les traitements visuospatiaux et les fonctions cognitives supérieures. Malgré cette richesse fonctionnelle, les altérations neurocognitives spécifiques induites par les gliomes pariétaux restent insuffisamment décrites. Par ailleurs, l’imagerie fonctionnelle montre des limites pour une évaluation cognitive fine. L’objectif de cette étude était d’analyser de manière détaillée les troubles neuropsychologiques associés aux gliomes diffus pariétaux en préopératoire. Méthodes Nous avons mené une étude rétrospective multicentrique sur une période de 20 ans. Ont été inclus les patients porteurs de gliomes diffus pariétaux IDH-mutés ayant bénéficié d’une évaluation neuropsychologique complète dans les 15 jours suivant le diagnostic tumoral. Les localisations tumorales ont été analysées selon la latéralité et les sous-régions anatomiques suivantes : gyrus postcentral, lobule pariétal supérieur, gyrus supramarginal, gyrus angulaire et précuneus. Résultats Quarante-six patients majoritairement droitiers ont été inclus ; les oligodendrogliomes de grade 2 de l’OMS représentaient le sous-type tumoral le plus fréquent (45,6 %). Les gliomes pariétaux droits étaient principalement associés à des déficits du raisonnement logique (60 %), ainsi qu’à des troubles de l’apprentissage et du rappel (43,5 %), de la flexibilité cognitive (39,1 %) et de la mémoire de travail (39,1 %). À l’inverse, les gliomes pariétaux gauches présentaient surtout des atteintes de la flexibilité cognitive (63,6 %), de la mémoire de travail (52,2 %) et de l’inhibition mentale (40 %). À l’échelle sous-régionale, le précuneus gauche apparaissait comme le hub pariétal le plus vulnérable, avec des déficits fréquents et convergents touchant les fonctions exécutives ainsi que l’apprentissage et le rappel, tandis que les autres sous-régions présentaient des profils cognitifs plus sélectifs ou inconsistants. Conclusion Les gliomes pariétaux induisent des troubles neuropsychologiques étendus, dépassant les seules atteintes somatosensorielles et visuospatiales pour inclure des dysfonctions exécutives et langagières, indépendamment de la latéralité. Une compréhension approfondie de ces fonctions est essentielle pour le neurochirurgien afin d’évaluer l’indication opératoire, optimiser le mapping cortical, anticiper les déficits postopératoires et planifier la rééducation.
Charles-Henry MALLEREAU (Strasbourg), Guillaume DANNHOFF, Viviane DU BOULLAY, Mathias BILGER, Igor Lima MALDONADO, Christophe DESTRIEUX, Julien TODESCHI, Hélène CEBULA, Alexandre CARPENTIER, Carine KARACHI, Bertrand MATHON
17:18 - 17:26 #51064 - CO62 Impact de la localisation des gliomes focaux sur la préférence intrinsèque pour le choix.
CO62 Impact de la localisation des gliomes focaux sur la préférence intrinsèque pour le choix.

Introduction Motivation can be divided into extrinsic motivation, which drives behavior toward extrinsic rewards and intrinsic motivation, which reflects the inherent value of actions, such as free choice opportunity. When the risk of loss increases, current neuroeconomics models predict a reduced preference for free choice. However, humans sometimes favor free choice, even when it could decrease extrinsic rewards intake (Munuera et al., 2023). We hypothesized that the arbitration mechanism between extrinsic and intrinsic rewards, when the risk of loss increases, should involve mainly the prefrontal cortex (PFC) and its projection towards the basal ganglia (Bendetowicz et al., 2025). To test this, we examined how focal cortical gliomas, especially those involving the PFC, could affect preference for free choice. Methods We recruited 34 patients with low (n=22) and high-grade glioma (n=12) through the Neurosurgery Department of the Pitié Salpêtrière Hospital (Paris, France). The mean age of the patients’ cohort was 38.7 ± 10.2 with 20 women. Lesions were predominantly located in dorsolateral frontal regions (35.3%), followed by lateral temporal regions (17.6%) and the anterior temporal pole (11.8%). Mixed temporo-insular (11.8%) and fronto-temporo-insular (2.9%) localizations were less frequent, while all other locations (parietal, occipital, medial frontal cortex) each accounted for less than 5% of cases. Overall, a marked left-hemispheric predominance was observed (77.1%). The study was approved by the local ethics committee. Each patient signed an informed consent. All patients completed a validated two-stage behavioral task allowing the dissociation of intrinsic and extrinsic reward preferences. Behavioral assessments were performed preoperatively in all patients and pre- and postoperatively in 21 patients. The effect of surgical status (pre- post-operative), glioma location and side were also analyzed in the statistical model. Results Unlike patients with parietal and occipital glioma, patients with temporal and frontal glioma show a strong preference for free choice. Importantly, only the patients with frontal glioma did this intrinsic preference increase as a function of the risk of losing extrinsic rewards in the free-choice condition (Choice = 0.98). This effect was maximized in patients with high-grade frontal glioma. In temporal gliomas, this preference remained stable and near ceiling despite increasing computer reliability (Choice =0.95). Conclusion These results shows that prefrontal dysfunction increases considerably intrinsic motivation for making choices, particularly in risky scenarios. This study highlights the key role of the fronto-temporal networks in the reward trade-off mechanisms of decision-making in humans.
Charles-Henry MALLEREAU (Strasbourg), Mariana ANAYA MARTINEZ, Virginie CZERNECKI, David BENDETOWICZ, Eve RIGAUD, Laurent CAPELLE, Jerome MUNUERA, Carine KARACHI
AMPHI B

"Jeudi 26 mars"

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AT3-PARAMED
16:30 - 17:30

Atelier pratique Soignants
Endoscopie crâne

Salle D1/D2

"Jeudi 26 mars"

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AT2-PARAMED
16:30 - 17:30

Atelier pratique Soignants
Endoscopie rachis

Salle E1/E2

"Jeudi 26 mars"

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AT1-PARAMED
16:30 - 17:30

Atelier 1 Soignants
Simulation d’une rupture de carotide interne lors d’une chirurgie endoscopique endonasale étendue

Salle F1/F2
17:30

"Jeudi 26 mars"

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A27
17:30 - 18:15

CONFERENCE INVITÉ
Projet Gemini Untwined

Conférencier : Owase JEELANI (Professeur de neurochirurgie pédiatrique) (Conférencier, Londres, Royaume-Uni)
Retour d’expérience structuré sur l’organisation d’un parcours de prise en charge des jumeaux craniopages : planification préopératoire, simulation, stratégie opératoire multi-temps et coordination pluridisciplinaire. Focus sur l’évaluation des résultats, la sécurité, et les enseignements transférables aux pratiques de neurochirurgie complexe.
AMPHI A
Vendredi 27 mars
08:00

"Vendredi 27 mars"

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A31
08:00 - 09:30

SESSION LIBERAUX

Modérateurs : Bertrand DEBONO (Neurosurgeon) (Versailles), Marjory RUÉ (Neurochirurgien Libéral) (BORDEAUX)
Me sortir d'une situation médico-chirurgicale difficile
Gérer les effets négatifs d'une mise en cause médico-légale par un patient
Identifier le mode de fonctionnement de mon cerveau
08:00 - 08:01 Introduction. Marjory RUÉ (Neurochirurgien Libéral) (Conférencier, BORDEAUX)
08:01 - 08:16 Biais cognitifs sur la décision chirurgicale. Bertrand DEBONO (Neurosurgeon) (Conférencier, Versailles)
08:16 - 08:31 Décisions absurdes. Vincent POINTILLART (Orthopédiste) (Conférencier, Bordeaux)
08:31 - 08:46 La seconde victime dans les procédures. Etienne MIREAU (Neurochirurgien) (Conférencier, Paris)
08:46 - 09:01 L’approche psycho-physiologique. Bernard CLAVERIE (Conférencier, Bordeaux)
09:01 - 09:26 Discussion.
09:26 - 09:30 Conclusion.
AMPHI A

"Vendredi 27 mars"

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B31
08:00 - 09:30

COMMUNICATIONS LIBRES - NEURO ONCO2

Modérateurs : Jean-Michel LEMÉE (PUPH) (Angers), Fabien RECH (MCU-PH) (Nancy)
08:00 - 08:08 #51076 - CO63 Apport des séquences IRM T1, T2, et ADC dans la prédiction de la consistance peropératoire des méningiomes.
CO63 Apport des séquences IRM T1, T2, et ADC dans la prédiction de la consistance peropératoire des méningiomes.

Contexte : La consistance des méningiomes intracrâniens a été identifiée comme prédictive des résultats post-opératoires en termes de résidu tumoral et de survenue de complications (J Neurosurg,2025). Elle constitue un paramètre utile dans le choix de la stratégie chirurgicale, mais les marqueurs radiologiques peinent à trouver une place dans la pratique clinique par manque de validation. L’identification de marqueurs quantitatifs fiables, reproductibles et accessibles à partir des séquences IRM de routine permettrait d’améliorer la prédiction des difficultés chirurgicales et anesthésiques. L’objectif de ce travail est de valider, sur données prospectives, la corrélation entre des paramètres radiologiques quantitatifs de consistance des méningiomes, mesurés sur les séquences IRM T1, T2, FLAIR et ADC, et les constatations peropératoires évaluées prospectivement à l’aide d’un grading objectif. Méthode : Il s’agit d’une étude monocentrique en cours incluant 80 patients opérés d’un méningiome intracrânien au CHU de Lille entre Janvier 2025 et Mars 2026. La consistance tumorale peropératoire était classée en trois groupes (A, mou ; B ; intermédiaire ; C, ferme) à l’aide du grading décrit par Zada et coll. et du seuil d’intensité efficace du CUSA. Nous avons mesuré sur l’IRM préopératoire des ratios de signal entre le méningiome et le pédoncule cérébelleux : ratio T2 (TCTI, Tumor to Cerebellar Peduncle T2-Weighted Imaging Intensity Ratio), ratio FLAIR (TCFI, Tumor to Cerebellar Peduncle Fluid-Attenuated Inversion Recovery Intensity Ratio), ratio T1 (TCT1I Tumor/cerebellar peduncle T1-weighted imaging intensity ratio) et ratio ADC. Résultats : Le ratio TCTI était significativement plus grand, donc l’intensité de signal plus élevée en séquence T2, dans le groupe des méningiomes mous (Kruskal-Wallis, p<0,01). Le ratio TCFI était également plus grand, donc l’intensité de signal plus élevée, dans les intermédiaires (Kruskal-Wallis, p<0,05)) ou les mous (Kruskal-Wallis, p<0,001), par rapport aux lésions fermes. Aucune différence significative n’était observée pour les ratios T1 ou ADC. Après dichotomisation, les valeurs seuils optimales des ratios TCTI en T2 et TCFI en FLAIR pour identifier les méningiomes fermes étaient respectivement de < 1,30 (AUC 0,86) et < 1,14 (AUC 0,87). Conclusion : Nous avons validé sur notre cohorte prospective les ratios quantitatifs dérivés des séquences IRM T2 et FLAIR comme associés à la consistance peropératoire des méningiomes. Un signal T2 tumoral qui est < 1,3 fois le signal du pédoncule cérébelleux correspond à une lésion dure et donc potentiellement difficile à réséquer. Facilement accessibles à partir des séquences de routine, ces paramètres pourraient constituer des outils d’aide à la décision pour l’orientation vers une voie d’abord mini-invasive ou une stratégie combinée associant chirurgie et radiochirurgie.
Antoine KERAUDY (Lille), Amélie ZHANG, Philippe BOURGEOIS, Amélie TOUBOL, Antoine DEVALCKENEER, Nicolas REYNS, Rabih ABOUKAIS, Martin BRETZNER
08:08 - 08:16 #51152 - CO64 Étude échographique d’un modèle artificiel de tumeur cérébrale pour la formation en neurochirurgie.
CO64 Étude échographique d’un modèle artificiel de tumeur cérébrale pour la formation en neurochirurgie.

Introduction : L’échographie peropératoire constitue un outil d’aide à la résection tumorale en neurochirurgie, mais son utilisation reste limitée par son caractère opérateur-dépendant et par une formation encore insuffisante des praticiens. Le développement de modèles pédagogiques réalistes apparaît nécessaire pour faciliter l’apprentissage de cette technique. L’objectif de cette étude était de décrire les caractéristiques échographiques d’un modèle artificiel de tumeur cérébrale et d’en évaluer l’intérêt pour la formation en neurochirurgie. Matériels et méthodes : Dix modèles de fausses tumeurs cérébrales (FTC) ont été réalisés par injection intraparenchymateuse de F.I.T.T. Kerr dans des cerveaux d’agneaux ex vivo conservés à 4 °C. Une analyse échographique a été réalisée à l’aide d’un échographe BK5000 avec sonde matricielle de 8 MHz. Les paramètres étudiés comprenaient des mesures quantitatives (diamètre maximal, volume tumoral, distance cortex-tumeur, ratio de résistance à la déformation en élastographie) et des critères qualitatifs (limites, forme, homogénéité, échogénicité, cône d’ombre postérieur). Les résultats ont été comparés de manière descriptive à des images échographiques de tumeurs humaines obtenues en peropératoire. Résultats : Le diamètre maximal moyen des FTC était de 12,0 mm et le volume moyen de 0,4 mL. Le ratio moyen de résistance à la déformation était de 3,3, traduisant une rigidité supérieure au parenchyme cérébral adjacent. Les FTC présentaient majoritairement des limites nettes, une échogénicité homogène et un aspect hyperechogène avec cône d’ombre postérieur. Les formes étaient variables, ovalaires ou multilobées. Les comparaisons qualitatives avec des tumeurs humaines montraient une bonne similitude des FTC avec les composantes solides de tumeurs telles que les métastases ou les méningiomes, tandis que les aspects kystiques n’étaient pas reproduits. Conclusion : Ce modèle artificiel de tumeur cérébrale reproduit de manière satisfaisante les caractéristiques échographiques des tumeurs solides rencontrées en neurochirurgie. Malgré une reproductibilité imparfaite des volumes et des formes, cette variabilité constitue un atout pédagogique. L’utilisation de FTC pourrait représenter un outil pertinent pour la formation à l’échographie peropératoire et favoriser une diffusion plus large de cette technique en pratique clinique.
Arthur DUROUCHOUX (Bordeaux)
08:16 - 08:24 #51156 - CO65 Chirurgie des métastases cérébrales irradiées : récidive tumorale, radionécrose et bénéfice clinique réel.
CO65 Chirurgie des métastases cérébrales irradiées : récidive tumorale, radionécrose et bénéfice clinique réel.

Introduction La radiothérapie focale est largement utilisée dans le traitement des métastases cérébrales. En cas de progression radiologique secondaire, distinguer récidive tumorale et radionécrose demeure un défi, conditionnant la prise en charge. La chirurgie est alors proposée, mais son bénéfice clinique réel reste discuté. Objectif Évaluer les résultats anatomopathologiques, l’évolution clinique et la morbidité après chirurgie de métastases cérébrales précédemment irradiées. Méthodes Étude rétrospective monocentrique incluant les patients opérés d’une métastase cérébrale après radiothérapie focale. Les données cliniques, radiologiques et anatomopathologiques ont été analysées. Les diagnostics histologiques distinguaient radionécrose pure et récidive tumorale viable. Résultats Soixante-seize patients disposaient d’une analyse anatomopathologique exploitable. Une récidive tumorale viable était retrouvée dans 68,4 % des cas, tandis qu’une radionécrose pure représentait 31,6 %. Le délai entre radiothérapie et chirurgie était significativement plus court en cas de récidive tumorale (11 vs 18 mois ; p = 0,026). Les métastases de cancer du sein présentaient un taux plus élevé de radionécrose (53,8 %) comparativement aux autres primitifs (27,0 %). Chez les patients symptomatiques, une amélioration clinique post-opératoire était observée dans 80,7 % des cas, indépendamment du diagnostic histologique. Le taux global de complications post-opératoires était de 18,4 %, sans mortalité. Conclusion Après radiothérapie focale, la majorité des métastases cérébrales opérées correspondent à une récidive tumorale viable. La chirurgie permet cependant une amélioration clinique fréquente, quel que soit le diagnostic histologique, avec une morbidité acceptable. Ces résultats confortent la place de la chirurgie comme outil diagnostique et thérapeutique dans des situations sélectionnées de progression post-radiothérapie.
Joshua MARCHAL (Caen), Arthur LECLERC, Evelyne EMERY, Thomas GABEREL
08:24 - 08:32 #51167 - CO66 Caractéristiques cliniques et radiologiques des patients atteint de radionécrose : une étude rétrospective.
CO66 Caractéristiques cliniques et radiologiques des patients atteint de radionécrose : une étude rétrospective.

Introduction : La radionécrose est une complication rare et tardive de l’irradiation d’une lésion cérébrale. Ce phénomène est souvent retardé après la fin du traitement de radiothérapie, dont 5% sont symptomatiques. C’est un diagnostic différentiel, avec la récidive tumorale, à évoquer en cas d’évolution radiologique des lésion lors du suivi des patients. Actuellement, il n'existe pas de recommandations concernant les modalités d'imageries les plus adaptées à cet effet et les symptômes cliniques sont généralement peu spécifiques. La méthode de référence pour le diagnostic est l’analyse anatomopathologique. L’objectif de cette étude est d’analyser rétrospectivement, chez des patients présentant une radionécrose confirmée histologiquement, les caractéristiques cliniques et radiologiques préopératoire pouvant orienter vers ce diagnostic. Matériel et méthode : Dans cette étude monocentrique rétrospective, 121 patients avec un diagnostic histopathologique de radionécrose ayant nécessité une prise en charge opératoire au CHU d’Angers sur la période du 01/01/2010 au 31/12/2025 ont été inclus. Les données cliniques et radiologiques préopératoires ont été analysé afin d’identifier des éléments discriminants susceptibles d’orienter le diagnostic de radionécrose avant une prise en charge chirurgicale. Résultats : Au total, 121 patients présentant une radionécrose cérébrale prise en charge chirurgicalement et confirmée histologiquement au CHU d’Angers entre le 01/01/2010 et 31/12/2025 ont été inclus. La clinique est marqué par une importante discordance radio-clinique entre une imagerie évolutive et un patient stable neurologiquement. La présentation clinique était dominée par des symptômes neurologiques d’aggravation progressive survenant à distance de la radiothérapie avec une médiane de 13.3 mois [9,6-16.8] et régressif sous corticothérapie. L’IRM conventionnelle retrouvait en majorité (89,7%) des lésions présentant un rehaussement hétérogène ou annulaire associé à un œdème vasogénique étendu. Les séquences d’IRM multimodales, montrent des profils compatibles avec des phénomènes de nécrose et d’inflammation, notamment une diminution des paramètres de perfusion avec un rCBV moyen <1,24 et des anomalies à la spectroscopie avec des rapports choline/créatine (Cho/Cr) faible. Conclusion : Pris isolément, l’ensemble de ces éléments cliniques et radiologiques ne permettent pas à eux seuls un diagnostic formel de radionécrose. En pratique la combinaison de plusieurs modalités d’imageries couplées à la symptomatologie clinique pourrait contribuer à renforcer la suspicion de radionécrose avant une prise en charge chirurgicale. Dans les situations à risque, la chirurgie reste indiquée en cas de doute diagnostic.
Bastian DUDOUET (Brest), Jean Michel LEMEE
08:32 - 08:40 #51172 - CO67 Registre national des cancers et bases de données en neuro-oncologie.
CO67 Registre national des cancers et bases de données en neuro-oncologie.

Le 30 juin 2025, l’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté la loi n°2025-596 visant à mettre en place un registre national des cancers et a missionné l’Institut national du cancer (INCa) pour sa mise en place et son pilotage. L’INCa est le responsable du traitement des données, centralise les données populationnelles relatives à l’épidémiologie et aux soins dans le domaine de la cancérologie. Le décret parut le 28 décembre 2025 en précise les finalités, les catégories de données et informations qui y sont rassemblées de même que les sources de données qui l’alimenteront, les conditions de pseudonymisation et d’appariement de ces données, sans négliger les conditions de leur mise à disposition et de leur utilisation. Il précise enfin l’articulation entre le Registre national des cancers et les registres locaux. Les détails de son fonctionnement ne sont pas encore précisés, mais il est déjà prévu d’utiliser les données des différentes structures nationales existantes : SNDS (données de l’Assurance Maladie, PMSI, CépiDc), et des données des différentes bases financées par l’INCa, et en particulier la base clinico-biologique glioblastome, et possiblement d’autres travaux à financement publique. Les objectifs de la présentation sont d’une part de présenter rapidement les différentes bases de données nationales en neuro-oncologie existantes, et d’autre part, de préciser les informations actuellement disponibles à propos de la mise en place et du fonctionnement du future registre national des cancers.
Luc BAUCHET (Montpellier)
08:40 - 08:48 #51189 - CO68 Valeur ajoutée de la réalité augmentée dans la prise en charge des pathologies tumorales crâniennes : méta-analyse.
CO68 Valeur ajoutée de la réalité augmentée dans la prise en charge des pathologies tumorales crâniennes : méta-analyse.

Introduction La chirurgie des tumeurs cérébrales repose sur une bonne compréhension de l’anatomie 3D et une intégration précise des données d’imagerie dans un environnement opératoire dynamique. Malgré les progrès de la neuronavigation, la dissociation entre les images affichées sur écran et le champ opératoire réel demeure une limite majeure. La réalité augmentée et la réalité mixte (RA/RM), en superposant des informations anatomiques directement au champ opératoire, pourraient améliorer le déroulement peropératoire. L’objectif de ce travail est d’évaluer l’existence ou non d’une valeur ajoutée de la RA/RM dans la prise en charge chirurgicale des pathologies tumorales crâniennes. Méthodes Une revue systématique de la littérature a été conduite conformément aux recommandations PRISMA 2020. Trois stratégies de recherche ont été utilisées : recherche manuelle sur PubMed, recherche assistée par intelligence artificielle (Undermind AI) et analyse d’une revue systématique institutionnelle préalable. Les études incluses étaient les études évaluant l’utilisation peropératoire de la RA/RM en chirurgie des tumeurs intracrâniennes chez l’humain. Le critère de jugement principal était l’impact peropératoire, défini comme toute modification rapportée de la stratégie chirurgicale, de la trajectoire, de la prise de décision ou du déroulement opératoire attribuable à la RA/RM. Résultats Quinze études cliniques ont été incluses, comprenant un essai randomisé prospectif, des études comparatives observationnelles et des séries de cas. La majorité des études rapportaient un impact peropératoire positif de la RA/RM. Lorsque cet impact était explicitement évalué, il se traduisait par des adaptations de la trajectoire chirurgicale, des modifications de la stratégie opératoire (concernant souvent l’étendue de résection) ou une optimisation du déroulement opératoire (notamment par une réduction du recours aux outils de neuronavigation conventionnels). Dans l’unique essai randomisé inclus, l’utilisation de la RA était associée à une diminution significative de la dépendance à la neuronavigation classique. Conclusion Les données actuelles suggèrent que la RA/RM exerce un impact peropératoire cliniquement pertinent en chirurgie des tumeurs cérébrales, principalement en améliorant le déroulement opératoire et la prise de décision peropératoire. Toutefois, la faible proportion d’études comparatives et l’hétérogénéité méthodologique limitent les conclusions sur les bénéfices cliniques réels et à long terme. Ces résultats sont à considérer prudemment et des études prospectives randomisées avec critères de jugement standardisés sont nécessaires pour mieux définir la place de la RA/RM en neuro-oncologie.
Gaspard CHABERT (Bordeaux), Yaniss BELAROUSSI, Jean-Rodolphe VIGNES
08:48 - 08:56 #51204 - CO69 Thérapie photodynamique peropératoire au 5-ALA dans la prise en charge des glioblastomes : retour d’expérience après 2 études cliniques.
CO69 Thérapie photodynamique peropératoire au 5-ALA dans la prise en charge des glioblastomes : retour d’expérience après 2 études cliniques.

Introduction: la récidive des glioblastomes après leur traitement de référence s’effectue dans la majorité des cas au niveau des berges de la cavité opératoire. La thérapie photodynamique au 5-ALA (5ALA-PDT) des gliomes de haut grade consiste en l’illumination à une longueur d’onde donnée des cellules photosensibilisées par la protoporphyrine IX. Elle permet la production de dérivés de l’oxygène et de radicaux libres cytotoxiques. Nous rapportons les résultats de 2 études cliniques de phase I/II conduites au moyen d’un dispositif d’illumination développé au terme d’études précliniques. Matériel et méthode : étude clinique INDYGO (2017-2018) : 5ALA-PDT peropératoire à la dose de 200J/cm2 (laser 3w) chez 10 patients présentant un glioblastome. Suivi clinique et remnographique postopératoire puis à 1 mois puis tous les 3 mois. Objectif primaire : évaluation de la faisabilité et de la toxicité de la thérapie- Objectifs secondaires : évaluation de la survie sans progression (PFS) et de la survie globale (OS). Etude clinique DOSINDYGO (2021-2023) : escalade de dose de 5ALA-PDT peropératoire : 400J (3patients-3w), 600J (3 patients-4,5w), 800J (6 patients-6w). Objectif primaire : évaluation de la toxicité dose-dépendante. Objectifs secondaires : évaluation de la PFS et de l’OS. Résultats: Les comités de surveillance indépendants n’ont mis en évidence aucune toxicité surajoutée significative liée à la PDT. L’augmentation de dose n’a pas mis en évidence d’augmentation de la PFS (17,1 vs 12 mois) ni de l’OS (23,1 vs 19 mois). L’augmentation de l’irradiance semble avoir un effet péjoratif. Conclusion La PDT peropératoire telle que délivrée est une thérapie sans toxicité inacceptable et associée à des résultats de survie encourageant. Sa délivrance est simplifiée et reproductible par le dispositif médical développé.
Nicolas REYNS, Iulia PECIU (LILLE), William GORWOOD, Quentin VANNOD-MICHEL, Enora VAULEON, Claude Alain MAURAGE, Guillaume GROLEZ, Nadira DELHEM
08:56 - 09:04 #51229 - CO70 Limites diagnostiques de l’imagerie cérébrale conventionnelle confrontée à l’analyse histopathologique dans les lésions cérébrales post-thérapeutiques : étude rétrospective de 50 patients.
CO70 Limites diagnostiques de l’imagerie cérébrale conventionnelle confrontée à l’analyse histopathologique dans les lésions cérébrales post-thérapeutiques : étude rétrospective de 50 patients.

INTRODUCTION Pour les patients atteints de métastases cérébrales traitées par radiothérapie, la distinction entre récidive tumorale et radionécrose post-thérapeutique reste complexe. Malgré l’utilisation de techniques d’imagerie avancées telles que l’IRM de perfusion ou la TEP, la précision diagnostique demeure insuffisante, exposant à des erreurs pouvant influencer négativement la stratégie thérapeutique. L’objectif de ce travail était d’analyser la valeur diagnostique des séquences d’IRM conventionnelles sur une serie de patients pour lequelle l’indication chirurgicale a été retenue soit lorsque le patient est symptomatique ou a visée diagnostique. MATÉRIELS ET MÉTHODES Nous avons mené une étude rétrospective monocentrique incluant 50 patients pris en charge entre janvier 2020 et décembre 2025 pour des métastases cérébrales, quelle que soit l’origine du cancer primitif. Tous avaient bénéficié d’une radiothérapie stéréotaxique ou encéphalique totale et présentaient secondairement des lésions suspectes à l’IRM, ayant conduit à une prise en charge chirurgicale dans un delai de 6 – 24 mois. Les séquences analysées comprenaient les séquences T1 avec injection de gadolinium, FLAIR, diffusion, perfusion (rCBV) et SWI. Le diagnostic radiologique initial a été confronté aux résultats anatomopathologiques postopératoires, permettant de différencier radionécrose et progression tumorale. Les données cliniques et thérapeutiques ont également été étudiées. RÉSULTATS Une discordance notable a été observée entre l’interprétation radiologique et le diagnostic histologique définitif. Les séquences de perfusion, notamment le rCBV, se sont révélées peu spécifiques, certaines radionécroses simulant une activité tumorale persistante. Aucun paramètre clinique, radiologique ou thérapeutique pris isolément n’a permis d’améliorer significativement la fiabilité diagnostique. Le taux global d’erreur du diagnostic radiologique était de 33,3 %, avec 18,75 % des cas surestimés comme une progression tumorale et 14,58 % des cas sous-estimés comme une radionécrose.La fréquence des faux positifs et faux négatifs souligne les limites des outils d’imagerie actuellement disponibles. CONCLUSION Cette étude met en évidence les insuffisances majeures de l’IRM conventionnelle, y compris des séquences avancées, pour différencier radionécrose et progression tumorale après radiothérapie cérébrale. Le développement de nouvelles stratégies diagnostiques plus performantes apparaît indispensable afin d’optimiser la prise en charge des patients et d’éviter des décisions thérapeutiques inappropriées. Dans ce contexte, la prise en charge chirurgicale demeure un outil essentiel, permettant d’établir un diagnostic de certitude et d’orienter la stratégie thérapeutique, en attendant le développement de techniques d’imagerie plus performantes capables de différencier de manière fiable la progression tumorale de la radionécrose.
Bianca-Ioana AGAVRILOAE, Kevin COMAIR (Paris), Damien BRESSON, Stephanie CONDETTE-AULIAC, Nadia YOUNAN, Maxime LOO, Catherine HORODYCKID
09:04 - 09:12 #51240 - CO71 Thermométrie IRM lors de l’illumination laser pour la thérapie photodynamique interstitielle du glioblastome.
CO71 Thermométrie IRM lors de l’illumination laser pour la thérapie photodynamique interstitielle du glioblastome.

INTRODUCTION La thérapie photodynamique interstitielle (iPDT) cérébrale pour le glioblastome est une procédure thérapeutique stéréotaxique locorégionale sélective consistant en une illumination laser du glioblastome préalablement photosensibilisé par un agent pharmaceutique. Une réaction d’œdème cérébral symptomatique est décrite chez 37% des patients à la suite de ce traitement. Ces complications pourraient être liées à des blessures thermiques liées à l’illumination. Néanmoins, les modifications de température du parenchyme cérébral secondaires à cette illumination n’ont jamais été décrites expérimentalement. L'objectif principal de cette étude est de mesurer les effets thermiques spatiaux et temporels induits par le l’illumination laser, en suivant les protocoles utilisés pour l’iPDT, par l’utilisation d’un outil de thermométrie par imagerie de résonance magnétique (IRM). MATÉRIEL ET MÉTHODES Des mesures thermiques par acquisition IRM ont été menées ex vivo sur douze cervelles de veau à une température de base de 20 °C, à l'aide de 1 (n = 3) à 3 (n = 9) fibres optiques cylindriques diffusantes (635 nm) lors de séance d’illumination laser durant une heure à 200 mW/cm. L’illumination avec une seule fibre a été effectuée par intermittence et la thermométrie IRM a été corrélée avec des fibres optiques de thermométrie implantées à proximité de la fibre diffusante. Avec 3 fibres diffusantes, l’illumination était continue et leur espacement était calibré à 0.6, 1, et 2 cm. La thermométrie par IRM est effectuée par la méthode « Proton Resonance Frequency Shift (PRFS) » sur une IRM de 1,5 T à l'aide d'une séquence d'imagerie écho-planaire optimisée. Des cartographies spatiales et temporelles de température ont été générées. L'influence de l'espacement entre les fibres sur les effets thermiques cumulatifs a été évaluée. RÉSULTATS L'illumination laser a induit des élévations de température localisées, atteignant +5 à +10 °C dans un rayon de 2 mm autour de la partie diffusante d'une fibre unique. La thermométrie par IRM a montré une excellente concordance spatiale et temporale avec les mesures effectuées à l'aide d'une sonde de thermométrie à fibre optique, avec des écarts maximaux inférieurs à 1 °C. Avec 3 fibres espacées de 2 cm, aucun échauffement cumulatif n'a été observé, tandis qu’à 1 et 0,6 cm on mesure des élévations de température de +25 à +30 °C sur un rayon de 4 mm. Les courbes température-temps ont présenté un comportement logarithmique avec un ralentissement de l’échauffement après 15 à 20 min d’illumination. CONCLUSION La thermométrie IRM permet une caractérisation précise et reproductible dans le temps et l’espace des effets thermiques induits par le laser pendant l'iPDT. Cette technique constitue un outil robuste de contrôle qualité et de planification du traitement, permettant d'optimiser les stratégies d'implantation des fibres et d'améliorer la sécurité de l'iPDT dans le traitement du glioblastome.
Bastien GOUGES (RENNES), Valery OZENNE, Manon DESCLIDES, Anne-Sophie DEWALLE, Benoît DERRE, Quentin VANNOD MICHEL, Grégory KUCHCINSKI, Nadira DELHEM, François PROUST, Nicolas REYNS
09:12 - 09:20 #51389 - CO72 Etude nationale de survie des patients opérés d’un méningiome.
CO72 Etude nationale de survie des patients opérés d’un méningiome.

Objectif : Etudier à l’échelle nationale la survie, le devenir et les facteurs de risques associés des patients opérés d’un méningiome. Méthode : Les données de 45 668 patients opérés d’une tumeur méningée entre 2009 et 2022 ont été extraits du système national de santé (SNDS) et appariées de manière probabiliste indirecte avec celles de 31 419 patients du recensement national histologique des tumeurs primitives du système nerveux central (RnhTPSNC). Des méthodes de survie ont ensuite été mise en œuvre. Résultats : Le processus d’appariement a permis d’identifier 19 763 patients dont 75,8% de femmes. L’âge moyen a la chirurgie était de 59 +/- 13 ans. 85% des tumeurs étaient de grade 1, 13% de grade 2 et moins de 2% de grade 3. Pour les patients opérés d’un méningiome de grade 1, les taux de survie à 10 et 15 ans sont de 86 et 77%. Pour les grades 2, ces probabilités baissent à 71 et 57% et la survie est inférieure à 50% à 10 ans en cas de méningiome malin. Le sexe, l’âge influence la survie à long terme.
Charles CHAMPEAUX-DEPOND (Marseille), Luc BAUCHET
09:20 - 09:28 #51420 - CO73 Facteurs pronostics des glioblastomes après chirurgie d'exérèse complète : atlas multimodal des topographies tumorales, récidives et leur prise en charge.
CO73 Facteurs pronostics des glioblastomes après chirurgie d'exérèse complète : atlas multimodal des topographies tumorales, récidives et leur prise en charge.

Introduction : Le pronostic des glioblastomes demeure sombre malgré des traitements agressifs associant chirurgie et radiochimiothérapie. Les mode de récidive, de même que la survie globale demeurent toutefois très différents. La population avec exérèse complète et considérée comme de bon pronostic peut néanmoins présenter des survies globales très faibles. Notre objectif est d'évaluer la survie globale et le mode de récidive à l'aide d'un atlas multimodal statistique dans la cadre des glioblastomes avec exérèse complète de la prise de contraste (< 10 mL, incluant toutes les zones douteuses en IRM). Méthodes : des patients adultes présentant un glioblastome IDH sauvage entre 2013 et 2019 ont été sélectionnés. Les données cliniques et radiologiques ont été collectées. Les volumes préopératoires, postopératoires et à la récidive ont été segmentés et normalisés dans l'espace MNI pour créer des cartes statistiques. Des tests de Log-Rank et un modèle de Cox ont été utilisé pour évaluer la survie globale et les facteurs pronostics. Résultats : 60 patients ont été inclus. Le volume résiduel moyen était de 0.89 ± 2 mL. La survie médiane était de 22.3 mois (95% IC: (20-35)). La topographie initiale au sein du corps calleux était associée à une survie globale plus basse (317 vs 738 jours, HR= 0.46, p=0.003). A la récidive, un indice de Karnofsky > 90 et un volume tumoral < 10mL étaient associés à une plus haute survie (p=0.006 et p=0.05). Le contact de la tumeur avec la zone sous-ventriculaire de même que le caractère mutlifocal des récidives n'ont pas montré d'impact sur la survie globale. Conclusion : Des survies globales longues peuvent être obtenues grâce à une chirurgie permettant d'obtenir un résidu de prise de contraste < 10 mL. L'invasion du corps calleux au diagnostic est associée à un mauvais pronostic malgré des exérèses larges. Nos résultats suggèrent également que de larges résections au contact de la zone sous-ventriculaire pourraient diminuer son influence potentielle sur l'altération de la survie globale
Hajar SELHANE, Tiphaine OBARA, Guillaume VOGIN, René ANXIONNAT, Guillaume GAUCHOTTE, Luc TAILLANDIER, Marie BLONSKI, Fabien RECH (Nancy)
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10:00 - 11:00 L’ONDPS : ses missions, moyens et objectifs. Pierre CLAVELOU (président de l’ONDPS) (Conférencier, Président de L’ONDPS, Clermont-Ferrand)
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COMMUNICATIONS LIBRES
HYDROCEPHALIE TRAUMA & AUTRE

10:00 - 10:08 #50984 - CO74 Long-term outcomes following custom-made porous hydroxyapatite cranioplasty: a single-center experience of 234 consecutive cases.
CO74 Long-term outcomes following custom-made porous hydroxyapatite cranioplasty: a single-center experience of 234 consecutive cases.

Objective. Custom-made porous hydroxyapatite cranioplasty is used for reconstruction after decompressive craniectomy, but long-term complications remain poorly characterized. Understanding the durability of custom-made porous hydroxyapatite cranioplasty will help refine surgical decision-making and postoperative follow-up. Methods. Retrospective analysis of 234 consecutive custom-made porous hydroxyapatite cranioplasties (single tertiary neurosurgical center, 2008-2025). Surgery-related complications including epidural hematoma, infection, hydrocephalus, implant fracture, and cranioplasty removal were assessed with Kaplan–Meier survival analysis at one, two, five, 10, and 15 years. Results. Median follow-up was 7.3 years (range, 0.2–16.8). Cranioplasty removal for any reason occurred in 15.8% of patients, primarily during the first postoperative year (removal-free survival, 85.3% at one year, 83.9% at 15 years). An epidural hematoma requiring surgical evacuation occurred in 4.7% of patients, primarily during the first postoperative year (hematoma-free survival, 94.6% at one year, 94.1% at 15 years). A bacterial surgical site infection occurred in 10.6% of patients, primarily during the first postoperative year (infection-free survival, 89.5% at one year, 88.5% at 15 years). Postoperative hydrocephalus requiring shunting occurred in 4.7% of patients (hydrocephalus-free survival, 96.1% at one year, 95.1% at 15 years). Implant fracture occurred in 2.5% of patients, primarily during the first three postoperative years and never led to implant removal (fracture-free survival was 98.3% at one year, 97.3% at 15 years). No new complications were observed beyond three postoperative years. Conclusions. Custom-made porous hydroxyapatite cranioplasty demonstrates durable long-term safety. These findings emphasize the importance of close early follow-up, while suggesting minimal risk of late complications.
Walter THOMAS (Paris), Benoit HUDELIST, Petra BINTINAN SOCACIU, Elias AL HELOU, Angela ELIA, Alessandro MOIRAGHI, Gonzague DE FRANCE, Kor Gael TORUSLU, Shuroq TAJU, Eduardo PARRAGA, Houssem FATHALLAH, Edouard DEZAMIS, Marc ZANELLO, Alexandre ROUX, Johan PALLUD
10:08 - 10:16 #51027 - CO75 Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens pénétrants pendant la première guerre mondiale : une cohorte historique.
CO75 Prise en charge neurochirurgicale des traumatismes crâniens pénétrants pendant la première guerre mondiale : une cohorte historique.

Pendant la Première Guerre mondiale, 25 % des blessures pénétrantes concernaient la région céphalique. Le major Henri Brodier a décrit ses techniques chirurgicales dans un ouvrage dans lequel il rapportait tous les cas consécutifs de traumatismes crâniens pénétrants (TCP) qu’il a opérés entre août 1914 et juillet 1916. L’objectif était de compiler ses données et de discuter les différences significatives de prise en charge entre les soldats survivants et ceux décédés. Nous avons mené une étude rétrospective incluant tous les patients consécutifs atteints de traumatismes crâniens pénétrants opérés par Henri Brodier entre août 1914 et avril 1916 et consignés dans son livre. Nous avons analysé la prise en charge médicale et chirurgicale. Soixante-dix-sept patients ont bénéficié d’une trépanation réalisée par Henri Brodier pour traumatisme crânien pénétrant. Concernant le mécanisme de la blessure, 66 interventions (86 %) étaient dues à des éclats d’obus. Pour ce qui est de la localisation, 21 cas (30 %) concernaient l’ensemble de la convexité. Une plaie des sinus veineux intracrâniens a été diagnostiquée en peropératoire chez 11 patients (14 %). En postopératoire, 7 patients (9 %) ont présenté des crises d’épilepsie, 5 (6 %) une hernie cérébrale, 3 (4 %) un abcès cérébral et 5 (6 %) une méningite. Aucun patient présentant un abcès ou une méningite n’a survécu. Aucune différence significative entre les groupes n’a été retrouvée concernant le mécanisme de la blessure ou la localisation de la plaie, y compris l’atteinte des sinus veineux. Une chirurgie initiale extensive avec débridement doit être priorisée. Les complications infectieuses ne doivent pas être négligées. Les leçons du passé nous permettent de mieux appréhender la prise en charge des patients en guerre de haute intensité.
Rayan FAWAZ (Paris), Aurore SELLIER, Philémon ROBERT, Mathilde FOUET, François Leopold MAISON, Jean-Marc DELMAS, Christophe JOUBERT, Arnaud DAGAIN
10:16 - 10:24 #51039 - CO76 Ventriculomégalie après traitement des schwannomes vestibulaires : évaluation de l’hydrodynamique cérébrale pour guider la prise en charge de l’hydrocéphalie.
CO76 Ventriculomégalie après traitement des schwannomes vestibulaires : évaluation de l’hydrodynamique cérébrale pour guider la prise en charge de l’hydrocéphalie.

INTRODUCTION L’hydrocéphalie est une complication reconnue du traitement des schwannomes vestibulaires (SV). La distinction entre l’ataxie vestibulaire et les troubles de la marche liés à une hydrocéphalie demeure difficile en pratique clinique. Nous avons émis l’hypothèse qu’une évaluation structurée de la dynamique du liquide cérébro-spinal (LCS) associée à l’imagerie cérébrale pourrait améliorer le diagnostic et la prise en charge. MÉTHODES Nous avons analysé rétrospectivement 33 patients présentant une ventriculomégalie et des signes de perturbation de la circulation du LCS après traitement d’un schwannome vestibulaire. L’imagerie morphologique cérébrale a été évaluée à l’aide du score iNPH Radscale. Un test de perfusion lombaire a permis de mesurer la pression intracrânienne (PIC) de base et la résistance à l’écoulement du LCS (Rout). RÉSULTATS Les traitements comprenaient la chirurgie (16,7 %), la radiochirurgie (13,9 %), la radiothérapie (25,0 %) et l’absence de traitement (41,8 %). La cohorte présentait majoritairement des tumeurs grade élevé (grade moyen 3,4). L’imagerie montrait un indice d’Evans > 0,25, des sillons de la convexité étroits et une dilatation des cornes temporales. Les scores iNPH Radscale variaient de 5 à 8. Une PIC élevée (> 16 mmHg) était observée chez 17,6 % des patients et une Rout élevée (> 12 mmHg/ml/min) chez 63,6 %. Au total, 55,6 % des patients ont bénéficié d’une dérivation ventriculo-péritonéale. Parmi les patients dérivés, 85 % ont présenté une amélioration clinique significative, soulignant le bénéfice thérapeutique majeur de la dérivation lorsqu’elle est guidée par une évaluation hydrodynamique. CONCLUSIONS Après traitement des schwannomes vestibulaires, la ventriculomégalie reflète fréquemment un dysfonctionnement hydrodynamique sans correspondre systématiquement à une hydrocéphalie répondant à la dérivation. Une évaluation structurée de l’imagerie et de la dynamique du LCS permet d’affiner le diagnostic et d’orienter une prise en charge ciblée, la dérivation offrant un bénéfice substantiel chez des patients sélectionnés.
Vincent GRANDJEAN (Toulouse), Mathieu MARX, Justine ATTAL KHALIFA, Jean Christophe SOL, Fabrice BONNEVILLE, Eric SCHMIDT
10:24 - 10:32 #51081 - CO77 Traumatismes crâniens en mer : enjeux épidémiologiques et stratégies de prise en charge.
CO77 Traumatismes crâniens en mer : enjeux épidémiologiques et stratégies de prise en charge.

Objectif - Les traumatismes crâniens représente 10 à 20% des traumatismes recensés en mer. En haute mer, la prise en charge des traumatismes crâniens est complexe compte tenu de l’isolement géographique, l’absence de plateau technique et les difficultés d’évacuation. Ils sont associés à une mortalité élevée. Le Centre de Consultation Médicale Maritime (CCMM) est le destinataire des tous les appels pour soins médicaux civils sur un navire français en mer. Ce travail réalise le premier état des lieux français des traumatismes crâniens en mer. Méthodes – Cette étude rétrospective menée à partir des données du CCMM recueillies entre 2011 et 2019 inclut l’ensemble des traumatismes crâniens recensés. Elle détaille l’âge des patients, le sexe, le type de navire, le niveau de gravité (classification de Masters), le type de prise en charge (évacuation, déroutage du navire), la présence d’un soignant. Les variables sont décrites en termes d’effectif, médiane, et interquartile. Résultats – Entre le 1er janvier 2011 et le 31 décembre 2019, 403 traumatismes crâniens ont été recensés par le CCMM, majoritairement chez des hommes (84.4%). L’âge médian est de 42 [27 ; 51]. Parmi eux, 110 patients étaient des plaisanciers, 105 étaient des pêcheurs, et 151 d’autres types (transport de marchandises, de passagers, recherche, travaux). La gravité selon Masters varie de 1 (54.8% des patients) à 3 (14.4%) des patients. Les prises en charges sont jugées adaptées dans 59.7%, 29.8% jugées excessives, 9.9% jugées risquées, et un décès sur place. Conclusion - Les traumatismes crâniens en mer constituent un véritable enjeu, associant gravité médicale potentielle et contraintes logistiques. La standardisation des évaluations, le recours à la télémédecine et la mise en place de protocoles décisionnels apparaissent comme des outils essentiels. La formation des marins à l’évaluation neurologique d’urgence (score de Glasgow) et à la suture, pêcheurs en particulier, permettrait probablement de limiter le nombre de déroutage ou d’évacuation des patients présentant un traumatisme crânien en mer.
Paul ROBLOT (Bordeaux), Emlilie DEHOURS, Amel BELGACIMI, Jean-Rodolphe VIGNES
10:32 - 10:40 #51084 - CO78 Performance diagnostique des principaux outils d’analyse diagnostic de l’hydrocéphalie chronique de l’adulte.
CO78 Performance diagnostique des principaux outils d’analyse diagnostic de l’hydrocéphalie chronique de l’adulte.

INTRODUCTION : La sélection des patients pour une chirurgie de dérivation dans le cadre d’une suspicion d’hydrocéphalie chronique de l’adulte (HCA) reste complexe en raison de l’absence de critères diagnostiques standardisés. De nombreux outils diagnostiques existent, mais aucun n’est parfait. L’objectif de notre étude était d’évaluer la performance diagnostique d’une approche préopératoire multimodale incluant le test de ponction lombaire déplétive, le score DESH, l’angle calleux, l’indice d’Evans et le test d’infusion (Rout: résistance à l'écoulement du liquide cérébro-spinal). MÉTHODES : Nous avons inclus 87 patients ayant bénéficié d’une chirurgie de dérivation pour suspicion d’HCA. En préopératoire, tous les patients ont bénéficié d’un test de ponction lombaire déplétive avec une évaluation clinique selon l’échelle iNPH grading scale (iNPHgs), d’un test d’infusion afin de calculer le Rout, ainsi que d’une IRM cérébrale pour évaluer le score DESH, l’angle calleux et l’indice d’Evans. Nous avons calculé les indices de performance diagnostique (sensibilité (Se), spécificité (Sp), valeurs prédictives positive et négative (VPP et VPN)) de chaque outil diagnostique. Nous avons évalué l’évolution des patients selon l’échelle d’évaluation iNPHgs en excluant l’item d’analyse neuropsychologique devant le faible nombre de patient ayant bénéficié de cette analyse. Une augmentation d’au moins 10% de l’iNPHgs en postopératoire était le témoin d’une amélioration postopératoire. RÉSULTATS : Sur les 87 patients, 58 (85,3 %) ont présenté une amélioration clinique à un an. Pour un score DESH supérieur à 6, la sensibilité était de 0,83, la spécificité de 0,40, la VPP de 0,89 et la VPN de 0,29. Pour un angle calleux inférieur à 90°, la sensibilité était de 0,88, la spécificité de 0,4, la VPP de 0,89 et la VPN de 0,36. Pour un indice d’Evans supérieur à 0,35, la sensibilité était de 0,7, la spécificité de 0,56, la VPP de 0,90 et la VPN de 0,25. L’amélioration après le test de ponction lombaire déplétive montrait une sensibilité à 0,67, une spécificité à 0,9, une VPP à 0,98 et une VPN à 0,32. Une augmentation du Rout (supérieure à 14 mmHg/mL/min) montrait une sensibilité de 0,54, une spécificité de 0,50, une VPP de 0,85 et une VPN de 0,17. CONCLUSIONS : Aucun test pris isolément ne permet de prédire l’amélioration après une chirurgie de dérivation. Tous les tests présentent une faible valeur prédictive négative, si bien qu’aucun patient ne peut être exclu avec certitude d’une chirurgie de dérivation. Le risque est alors de ne pas opérer des patients qui auraient pu bénéficier de l’intervention. Ainsi, l’ensemble des outils diagnostiques sont potentiellement complémentaires afin d’affiner la probabilité d’amélioration après la chirurgie.
Charlotte ROZENBERG, Kimi OWASHI, Julien MOYET, Florine DALLERY, Johann PELTIER, Olivier BALÉDENT, Cyrille CAPEL (Amiens)
10:40 - 10:48 #51171 - CO79 Performance du scanner cérébral sans contraste pour l’évaluation pré-embolisation de l’artère méningée moyenne.
CO79 Performance du scanner cérébral sans contraste pour l’évaluation pré-embolisation de l’artère méningée moyenne.

Objectif L’hématome sous-dural chronique (HSDc) est classiquement diagnostiqué sur une tomodensitométrie cérébrale sans injection de produit de contraste. L’embolisation de l’artère méningée moyenne (AMM) est devenue une option thérapeutique efficace et de plus en plus utilisée. Toutefois, une connaissance pré-procédurale précise de l’anatomie de l’AMM demeure essentielle, car certaines variations anatomiques — telles que des origines atypiques ou des branches accessoires — peuvent influencer la sécurité et la stratégie de l’intervention. Cette étude visait à évaluer si des reconstructions tridimensionnelles (3D) obtenues à partir de scanners cérébraux sans contraste de routine permettent une visualisation fiable de l’anatomie de l’AMM, en comparaison avec l’angiographie par soustraction numérique (DSA), actuellement considérée comme la méthode de référence. Matériels et méthodes Dans cette étude rétrospective, 76 patients (91 AMM) ayant bénéficié à la fois d’un scanner cérébral sans injection et d’une DSA ont été analysés. Les branches antérieure, postérieure et moyenne de l’AMM ont été évaluées. La dominance des branches a été classée en type I (antérieure), type II (postérieure) ou type III (mixte), et l’origine de la branche postérieure a été catégorisée comme proximale (A), intermédiaire (B) ou distale (C). La classification d’Adachi étendue a été utilisée pour décrire les schémas anatomiques globaux. Le foramen spinosum (FS) ainsi que la tortuosité de l’AMM ont également été analysés. Les taux de concordance entre le scanner et la DSA ont été calculés. Résultats Au scanner, les branches antérieure, postérieure et moyenne étaient visualisées dans respectivement 100 %, 94,5 % et 96,7 % des cas. La concordance scanner–DSA était élevée pour l’identification des branches (91,1 % pour la branche antérieure, 85,7 % pour la branche postérieure et 78,0 % pour la branche moyenne), mais modérée pour la dominance des branches (45,5 %) et pour l’origine de la branche postérieure (39,3 %). L’absence du foramen spinosum au scanner était fortement associée à la présence de variantes anatomiques (3 cas sur 4). Conclusion Les reconstructions tridimensionnelles issues de scanners cérébraux sans injection permettent de visualiser les principales branches de l’artère méningée moyenne ainsi que le foramen spinosum. L’évaluation du foramen spinosum au scanner constitue un marqueur indirect pertinent pour l’identification de variations anatomiques et devrait être intégrée de manière systématique à l’évaluation pré-embolisation.
Lubin KLOTZ (Toulouse), Patrick CHAYNES, Amaury DE BARROS, Franck-Emmanuel ROUX, Jean-Christophe SOL
10:48 - 10:56 #51182 - CO80 Changements morphologiques du signal de pression intracrânienne après injection de solution saline hypertonique chez le traumatisé crânien.
CO80 Changements morphologiques du signal de pression intracrânienne après injection de solution saline hypertonique chez le traumatisé crânien.

Contexte : Avec l’émergence de nouveaux algorithmes dédiés [1-2], la morphologie du signal de pression intracrânienne (PIC) peut être précisément quantifiée en calculant les hauteurs relatives des pics P1, P2 et P3 visibles à l’échelle du cycle cardiaque. Si un lien qualitatif a bien été identifié entre morphologie du signal de PIC et compliance cérébrale, les mécanismes sous-jacents sont encore mal compris [3]. L’objectif de cette étude est de tirer parti du changement de volume intracrânien induit par une injection de solution saline hypertonique (SSH) pour identifier les propriétés biomécaniques du système cérébrospinal reflétées dans le signal de PIC. Matériel et méthodes : 89 épisodes d’hypertension intracrânienne survenus chez 10 patients atteints de traumatisme crânien ont été traités par des injections de solution saline hypertonique. Au cours des heures suivant ces injections, quatre caractéristiques du signal de PIC ont été calculées en continu : la pulsatilité, le ratio P2/P1, le pulse shape index (PSI) et le time to peak (TTP). Les trajectoires de la PIC ainsi que de ses quatre descripteurs ont été modélisées à l’aide d’une régression mixte quadratique afin de quantifier les différences individuelles dans la réponse à l’injection de SSH. Résultats : Les injections de SSH ont induit des diminutions temporaires de chacune des variables calculées : PIC (13.63 ± 9.41 mmHg), pulsatilité (5.00 ± 4.17 mmHg), P2/P1 (0.41 ± 0.35), PSI (0.37 ± 0.45) et TTP (54 ± 61 ms). La morphologie du signal de PIC mesurée avant injection, quantifiée par le ratio P2/P1, le PSI et le TTP est faiblement corrélée à la baisse de la PIC (corrélations respectives : 0.21, 0.14 et -0.04). Le niveau initial de PIC est comparativement mieux corrélé aux changement de morphologie induits par l’injection de SSH (corrélations respectives avec le P2/P1, le PSI et le TTP : 0.37, 0.54 et 0.19). En revanche, la trajectoire du signal de PIC était très similaire à celle de sa pulsatilité (corrélation > 0.8). Conclusions : La morphologie du signal de PIC, telle que quantifiée par le ratio P2/P1, le PSI et le TTP, est influencée à la fois par les propriétés mécaniques de l’arbre vasculaire cérébral (en particulier la rigidité des artères cérébrales) et par les variations du volume intracrânien. En revanche, la pulsatilité du signal de PIC est principalement déterminée par les variations du volume intracrânien. Références [1] Legé D. et al. "ICP-SWAn: A selective waveform analysis pipeline for conformal subpeak detection in intracranial pressure signals." Biomedical Signal Processing and Control 112 (2026) [2] Mataczyński C. et al. "End-to-end automatic morphological classification of intracranial pressure pulse waveforms using deep learning." IEEE Journal of Biomedical and Health Informatics 26.2 (2021) [3] Kazimierska A. et al. "Analysis of intracranial pressure pulse waveform in studies on cerebrospinal compliance: a narrative review." Physiological Measurement 44.10 (2023)
Donatien LEGÉ (Orsay), Celeste DIAS
10:56 - 11:04 #51226 - CO81 Prediction de l'outcome des enfants victimes de traumatisme crânien grave avec lésions axonales diffuses: création d'un modèle intégré clinica-radiologique de machine learning.
CO81 Prediction de l'outcome des enfants victimes de traumatisme crânien grave avec lésions axonales diffuses: création d'un modèle intégré clinica-radiologique de machine learning.

OBJECTIF : Les lésions axonales diffuses (LAD) surviennent à la suite d’un traumatisme crânien (TC), le plus souvent causé par des forces rapides d’accélération et de décélération. Ces lésions altèrent l’intégrité des réseaux neuronaux et peuvent entraîner des déficits fonctionnels variés. La classification prédominante des LAD, établie par Hume Adams et ses collaborateurs, repose uniquement sur des critères histopathologiques. Notre approche vise à corréler les données de l’imagerie par résonance magnétique (IRM) avec les caractéristiques cliniques des patients et leur suivi neuropsychologique. MATÉRIEL ET MÉTHODES : Après approbation du comité d’éthique, nous avons inclus des patients pédiatriques diagnostiqués avec une LAD sur la base d’IRM précoces réalisées entre janvier 2009 et décembre 2022, en excluant ceux présentant des contusions cérébrales. L’analyse a porté sur des paramètres démographiques et cliniques, incluant le score de Glasgow, la durée d’intubation, les résultats de l’examen neurologique et la présence d’une épilepsie. Les évaluations neuropsychologiques réalisées au cours du suivi, mettant l’accent sur les fonctions cognitives à l’aide de l’échelle d’intelligence de Wechsler pour enfants (cinquième édition), du test de la figure complexe de Rey–Osterrieth et de l’évaluation de la mémoire à court terme, ont été recueillies. Nous avons segmenté les lésions de LAD observées sur les séquences IRM FLAIR (Fluid Attenuated Inversion Recovery) et SWI (Susceptibility Weighted Imaging). À l’aide de techniques machine learning, notamment le gradient boosting, le Random Forest et le Support Vector Machine nous avons étudié les corrélations entre les données cliniques et les résultats de neuro-imagerie. RÉSULTATS : Cinquante-trois patients ayant bénéficié d’une IRM dans les 30 jours suivant le traumatisme dans notre institution ont été inclus. Tous ont été suivis dans le même centre. Des clusters de distribution significatifs ont été identifiés sur les plans anatomique et radiologique. L’analyse a mis en évidence des corrélations entre la localisation et la densité de ces zones et divers paramètres cliniques, la présence d’une épilepsie ainsi que les performances cognitives lors du suivi. CONCLUSION : Cette étude pose les bases, grâce à l’utilisation de modèles d’intelligence artificielle, d’une nouvelle classification des lésions axonales diffuses, susceptible de faciliter des études prospectives, notamment avec l’imagerie par tenseur de diffusion (DTI). Elle représente également la première étude explorant le lien entre LAD et les issues neuropsychologiques à long terme chez des patients pédiatriques.
Lelio GUIDA (Paris), Maria-Sole VENANZI, Mathilde CHEVIGNARD, Marjolaine GUILLAUME, Marie BOURGEOIS, Estelle VERGNAUD, Volodia DANGULOFF-ROS, Ludovic FILLON, Jennifer BOISGONTIER, Nathalie BODDAERT, Thomas BLAUWBLOMME
11:04 - 11:12 #51234 - CO82 Impact environnemental de la chirurgie de dérivation interne en France : initiative menée dans le cadre de la commission Eco-responsabilité de la SFNC.
CO82 Impact environnemental de la chirurgie de dérivation interne en France : initiative menée dans le cadre de la commission Eco-responsabilité de la SFNC.

INTRODUCTION : En réponse à l'urgence écologique, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a identifié comme prioritaire la nécessité d'un système de santé résilient et décarboné. En France, le secteur de la santé représente 8% des émissions de gaz à effet de serre et plus de 50% de ces gaz provient des blocs opératoires avec un fort impact de la stérilisation des instruments chirurgicaux. À la suite d'une enquête encourageante, la Société Française de Neurochirurgie (SFNC) a récemment créé un comité scientifique français sur l'éco-responsabilité, afin de promouvoir les initiatives et les projets dans ce domaine. Dans cette étude, nous présentons les résultats en cours de l'évaluation de l'impact environnemental de la chirurgie de dérivation interne pour l'hydrocéphalie, procédure choisie car courante et reproductible en neurochirurgie. MÉTHODES : Nous avons demandé aux centres membres du comité de nous fournir le contenu de leurs boites chirurgicales utilisées lors des interventions de dérivation (VA ou VP). Et pour chaque intervention de nous communiquer le nombre d'instruments que les chirurgiens ont utilisés. En rapportant sur le nombre total des instruments sortis lors de la chirurgie, cela permettra d'évaluer le coût environnemental de la stérilisation. Au cours de l’intervention, les centres participants remplissent également un formulaire conçu pour calculer le nombre de consommables utilisés. RÉSULTATS : Au total, 8 centres ont participé. Une boite chirurgicale de dérivation interne contenait en moyenne 59 instruments, avec des extrêmes allant de 42 à 83 selon les centres. En moyenne, seuls 48,9% [31,2 - 65,9] des instruments étaient utilisés pendant l'intervention chirurgicale. En ce qui concerne les consommables, 15 paires de gants stériles étaient utilisés en moyenne, et 600 ml étaient consommés en moyenne. Il existe une corrélation entre le nombre d’instruments utilisés et le nombre d’instruments mise à disposition. CONCLUSIONS : L'une des principales conclusions est qu'un nombre important d'instruments ne sont pas utilisés mais sont stérilisés ensuite, ce qui engendre une consommation d'énergie et d'eau. L'optimisation et la standardisation de la composition des plateaux chirurgicaux et des consommables pourraient contribuer à réduire l'impact environnemental d’une chirurgie. La chirurgie de dérivation étant associée à un risque élevé d'infection, les chirurgiens ont l'habitude de changer régulièrement leurs gants stériles, mais l'efficacité réelle de cette pratique devrait être étudiée. L’utilisation de stylets réutilisables pour ceux qui utilisent des systèmes de navigation pourrait réduire le gaspillage de métal et de composants électriques qui constituent les stylets jetables mais aussi les systèmes de monopolaire et bipolaire non réutilisables.
Tuan LE VAN (Dijon), Clément MILLOT-PICCOLI, Irène OLLIVIER, Paul FRECHON, Philippe DECQ, Stephane GOUTAGNY, Vincent REINA, Benjamin NICOT, Omar HOUARI, Charles PELTIER, Johan PALLUD, Romain MANET, Martin DUPUY
11:12 - 11:20 #51267 - CO83 Traitement conservateur des hématomes sous-duraux chroniques par corticostéroïdes versus placebo: un essai randomisé.
CO83 Traitement conservateur des hématomes sous-duraux chroniques par corticostéroïdes versus placebo: un essai randomisé.

Introduction : L’efficacité d’un traitement par corticostéroïdes dans les hématomes sous-duraux chroniques (HSDC) sans signes de gravité est controversée. Matériel et méthode : Dans un essai de phase III, en double aveugle, contrôlé par placebo, multicentrique, nous avons réparti de façon randomisée 202 patients avec des HSDC sans signes cliniques ni radiologiques de gravité afin qu’ils reçoivent soit de la méthylprednisolone à la dose de 1mg/kg pendant 3 semaines soit un placebo. Les patients ont eu une évaluation clinique, radiologique et biologique pendant 6 mois. Le critère de jugement principal était la survenue d’une intervention chirurgicale durant le premier mois après le diagnostic. Les critères de jugement secondaires étaient la survie globale, la qualité de vie (échelle SF12), l’autonomie au quotidien (échelle IADL), la cognition (score MMSE), et la tolérance clinique et biologique. Résultats :198 patients au total ont été inclus dans une analyse en intention de traiter (99 dans chaque groupe). A 1 mois, 4 patients ont été opérés de leur HSDC dans le groupe methylprednisolone (4%), et 12 (12,1%) dans le groupe placebo (rapport de risque (HR), 0.31; 95% CI, 0.10 à 0.96; p=0.03), et 10 versus 18, respectivement à 6 mois (HR, 0.51; 95% CI, 0.24 à 1.12; p=0.09). La survie globale, l’échelle SF12, l’échelle IADL et le score MMSE ne différaient pas entre les groupes. De façon significative, plus d’effets indésirables neuro-psychiques et endocriniens ont été observés dans le groupe méthylprednisolone. A 6 mois, 71,4% et 78,1% des patients non opérés avaient une amélioration radiologique respectivement dans les groupes methylprednisolone et placebo sans différence entre ces groupes. Conclusion : Parmi les patients avec un HSDC sans signes de gravité, la méthylprednisolone diminue la nécessité de recourir à la chirurgie à 1 mois. En outre cette étude nous informe sur l' histoire naturelle de ces HSDC sans signes de gravité avec une guérison spontanée observée dans environ 80 % des cas. Ainsi, tenant compte de ce haut taux de guérison spontanée et la possibilité d'effets indésirables des corticostéroïdes, la balance bénéfice-risque doit être évaluée avec prudence dans cette population gériatrique fragile avant d’utiliser ce traitement dans cette indication.
Pierre-Louis HÉNAUX (RENNES), Elsa MAGRO, Laurent THINES, Noor HAMDAN, Vincent JECKO, Hélène CEBULA, Julien TODESCHI, Thomas GABEREL, Edouard SAMARUT, Aymeric AMELOT, Violaine DELABAR, Michel WAGER, Pierre-Hugues ROCHE, François VASSAL, Chloé ROUSSEAU, Xavier MORANDI, Bruno LAVIOLLE, INVESTIGATEURS SUCRE
11:20 - 11:28 #51401 - CO84 Cranioplastie sur mesure "e;économique"e; à l’aide de moules imprimés en 3D: une innovation adaptée aux milieux à ressources limitées.
CO84 Cranioplastie sur mesure "e;économique"e; à l’aide de moules imprimés en 3D: une innovation adaptée aux milieux à ressources limitées.

La cranioplastie est essentielle pour restaurer l’intégrité du crâne et améliorer les résultats neurologiques et esthétique. Les implants personnalisés imprimés en Titane ou en PEEK offrent d’excellents résultats esthétiques, mais leur coût élevé limite leur accessibilité. Cette étude explore une alternative abordable et personnalisée utilisant l’impression 3D pour fabriquer des moules peropératoires destinés au modelage du ciment osseux à haute viscosité. Une série de cas prospective bicentrique a inclus vingt et un patients ayant bénéficié d’une cranioplastie à l’aide de moules personnalisés imprimés en 3D en deux parties auto-alignées. Les moules ont été conçus à partir de scanners préopératoires et imprimés à l’aide d’imprimante 3D. Le ciment osseux à haute viscosité a été moulé et implanté en peropératoire. Les données cliniques, démographiques, radiologiques et économiques ont été recueillies. La satisfaction esthétique des patients a été évaluée à l’aide d’une échelle ordinale en cinq points. Les indications comprenaient une perte de volet osseux infecté post-empyème, 15 craniectomie décompressive après un traumatisme crânien grave, une turgescence cérébrale après exclusion d’un anévrisme rompu, une tumeur de la voute crânienne, une craniectomie bifrontale et deux infarctus sylviens malins. Le coût moyen du matériel était d’environ 300 euros par patient. Tous les patients ont présenté d’excellents résultats esthétiques (scores de 4–5/5), sans complications postopératoires, notamment infection, défaillance de l’implant ou nécessité de reprise chirurgicale. Cette approche démontre que le ciment osseux à haute viscosité, modelé à l’aide de moules personnalisés imprimés en 3D à faible coût, constitue une alternative sûre, efficace et abordable pour la cranioplastie. Elle offre d’excellents résultats esthétiques et est particulièrement adaptée aux systèmes de santé à ressources limitées. L’adoption plus large de cette technique pourrait démocratiser l’accès à la reconstruction crânienne personnalisée.
Firas AKROUT (Tunis, Tunisie), Aziz HERMASSI, Khaled RADHOUANE, Ahmed HARBAOUI, Ridha CHKILI
11:28 - 11:36 #50354 - CO85 Facteurs prédictifs de reprise chirurgicale précoce en neurochirurgie : analyse monocentrique de 1000 interventions consécutives.
CO85 Facteurs prédictifs de reprise chirurgicale précoce en neurochirurgie : analyse monocentrique de 1000 interventions consécutives.

Objectif Les reprises chirurgicales précoces constituent un indicateur essentiel de qualité et de sécurité de soins en neurochirurgie. L’objectif de cette étude était d’identifier les facteurs significativement associés à une réintervention dans les 30 jours suivant une chirurgie neurochirurgicale. Matériel et méthodes Une étude rétrospective a été menée au sein du service de neurochirurgie de l’Hôpital Nord de Marseille à partir d’une base de donnée renseignée prospectivement. Mille patients opérés de manière consécutive entre novembre 2023 et octobre 2024 ont été inclus. Les données démographiques, cliniques, opératoires et postopératoires ont été analysées et comparées au groupe de patients non réopérés dans la même période. Résultats Le taux global de réintervention était de 6,9 %. Les facteurs significativement associés à une reprise étaient un score ASA élevé (p = 0,025), le caractère urgent de l’intervention (p = 0,0009), la réalisation de la chirurgie hors horaires de journée — avec un taux de reprise de 14,3 % (p = 0,005) —, une durée opératoire > 245 minutes (p < 1,5×10⁻⁹), la survenue d’une complication peropératoire (p < 0,001) et la nécessité d’un séjour postopératoire en réanimation (p = 0,003). Parmi les patients réopérés, 52,1 % avaient initialement été opérés du rachis et 42 % du crâne. Les reprises précoces étaient principalement dues à l’infection du site opératoire (21,7 % pour le rachis, 2,9 % pour le crâne), à l’écoulement de LCR (10,1 % pour le rachis, 5,8 % pour le crâne) et à l’hématome postopératoire (4,3 % pour le rachis, 7,2 % pour le crâne). Ces reprises étaient associées à une prolongation significative de la durée d’hospitalisation (p < 0,0001) et à une augmentation de la mortalité (20,3 % vs 4,9 %, p < 0,001) par comparaison au groupe de patients non réopérés. Conclusion L’identification des facteurs prédictifs et des événements survenus vise à améliorer la qualité et la sécurité des soins en neurochirurgie, en prévention des reprises précoces à impact défavorable sur l’évolution du patient.
Wiem BOUDABBOUS (Marseille), Leslie LEMNOS, Guillaume BAUCHER, Lucas TROUDE, Pierre-Hugues ROCHE
11:36 - 11:44 #51206 - CO86 Femmes neurochirurgiennes en France : évolution des effectifs, visibilité scientifique et accès aux postes d’influence (2019–2024).
CO86 Femmes neurochirurgiennes en France : évolution des effectifs, visibilité scientifique et accès aux postes d’influence (2019–2024).

INTRODUCTION : Malgré l’augmentation de la proportion de femmes en médecine, la neurochirurgie demeure marquée par une sous-représentation féminine, avec une attrition progressive au cours de la carrière. Les données internationales montrent que la progression démographique ne se traduit pas mécaniquement par un accès aux postes à forte responsabilité ni par une visibilité scientifique équivalente. En France, aucune analyse nationale intégrée (effectifs, visibilité en congrès, leadership) n’a été publiée à ce jour. OBJECTIFS (1) Décrire l’évolution de la proportion de femmes neurochirurgiennes en France ; (2) évaluer leur visibilité académique lors des congrès nationaux des principales sociétés savantes et des instances dirigeantes ; (3) identifier les freins et leviers perçus d’accès aux postes d’influence (académiques et de direction) via une enquête nationale. MÉTHODE Étude observationnelle nationale (France), combinant : (i) une analyse rétrospective des programmes des principaux congrès de neurochirurgie sur la période étudiée, avec extraction des rôles occupés selon le genre (orateurs, communications, présidences/animation de sessions, invités d’honneur, gouvernance des sociétés savantes) ; (ii) enquête nationale volontaire diffusée à l’ensemble des neurochirurgiens exerçant en France, explorant trajectoire professionnelle, accès aux postes académiques/de direction, exposition scientifique, mentorat, freins perçus et facteurs facilitants. RÉSULTATS (Données préliminaires) : La proportion de femmes en neurochirurgie française a augmenté (24% en 2017 à 36% en 2022), sans augmentation proportionnelle des postes de direction : en 2024, seules cinq femmes dirigent un service de neurochirurgie en France. Les indicateurs de visibilité et de gouvernance rapportent également une représentation féminine historiquement faible au sein des fonctions de décision (présidence de société savante, direction éditoriale, sections universitaires), suggérant un décalage persistant entre effectifs et accès aux postes à fort impact. CONCLUSION Cette étude vise à fournir, pour la première fois, un état des lieux national objectivé de la représentation des femmes neurochirurgiennes en France, en distinguant la parité démographique de l’accès aux postes d’influence (direction de service, gouvernance, visibilité scientifique). Les résultats attendus permettront d’identifier les points de rupture du parcours (attrition, plafond de verre, accès au mentorat et aux opportunités de visibilité) et de proposer des leviers d’action ciblés, au-delà d’un simple objectif de parité numérique.
Sandra AOUAISSIA (Bordeaux), Elsa MAGRO, Evelyne EMERY
11:44 - 11:52 #51222 - CO87 Développement durable : des actes concrets au quotidien. Bilan à 12 mois de la création d’une association locale les P’tits Doudous.
CO87 Développement durable : des actes concrets au quotidien. Bilan à 12 mois de la création d’une association locale les P’tits Doudous.

Introduction Le bloc opératoire produit 30% des déchets d’un établissement de santé. Une intervention chirurgicale génère autant de déchets qu’une famille de 4 personnes pendant une semaine. Une grande partie de ces déchets est valorisable à condition d’en améliorer le tri directement au bloc opératoire. L’association Nationale les P’tits Doudous a mis en place une filière de recyclage des déchets métalliques issus des blocs opératoires. Nous avons créé une antenne locale et évalué les résultats à un an. Matériels et méthode Les statuts de cette association loi 1901, ont été déposés en janvier 2025. Le protocole de décontamination des matériels métalliques a été validé par le CLIN. L’établissement a fait don de ces déchets à l’association qui en propriétaire. Une fois décontaminés, ils sont triés par type de métal (fer, aluminium, inox, cuivre) pesés et acheminés à une entreprise spécialisée pour y être vendus. Une information et une sensibilisation sur les objectifs, les actions et les résultats auprès de toutes les équipes des plateaux techniques ont été régulièrement effectuées. L’ensemble de ces étapes a été réalisée par les bénévoles de l’association Résultats L’association comprend désormais 28 membres actifs et est composée d’aides-soignantes, des secrétaires médicales, IADE, IBODE, IDE de salle de réveil, agents de la stérilisation et chirurgiens. 2042 kg de matériaux métalliques (292 kg de cuivre, 450 kg d’inox, 56 kg d’aluminium, 1121kg d’alliage ferreux, 83 kg de fer et 40 kg de plomb) ont pu être valorisés et n’ont pas été incinérés réalisant ainsi une économie environnementale et financière. Les fonds récoltés ont financé des programmes d’amélioration des parcours de pédiatrie (mission première de l’association Nationale des P’tits Doudous) et des conditions de travail des soignants. Conclusions S’inscrivant dans une approche éco-responsable, la création locale de l’association les P’tits Doudous a montré son efficacité dès les premiers mois. Ce projet porté par des actions simples, accessibles et concrètes, a fédéré les équipes des blocs opératoires et créer une dynamique. Ce dynamisme a permis de sensibiliser et d’impliquer tous les acteurs de l’établissement en faveur de pratiques durables au bloc en soulignant l’importance du tri et la valorisation des déchets.
Martin DUPUY (Toulouse), Charlotte MAHE, Nolwenn LEBVRE
11:52 - 12:00 #51353 - CO88 Développement et modalité d’utilisation d’un modèle de simulation en neurochirurgie et neuroradiologie interventionnelle.
CO88 Développement et modalité d’utilisation d’un modèle de simulation en neurochirurgie et neuroradiologie interventionnelle.

Ce projet, mené au sein du laboratoire de simulation de l'Hôpital Foch sur une durée de deux ans avec des étudiants en école d’ingénieur, porte sur la conception d'un système de simulation chirurgicale complet et personnalisé à partir d'imageries médicales réelles. L'objectif principal était de développer un dispositif de formation réaliste et financièrement abordable, facilement reproductible, permettant la formation des internes en neurochirurgie ou la préparation de cas complexes. La méthodologie repose sur l'exploitation de données DICOM issues de scanners et d'IRM (notamment l'angio-scanner et l'angio-IRM TOF). Ces images ont été traitées par segmentation via le logiciel 3D Slicer, utilisant des méthodes manuelles, semi-automatiques (seuil, Grow from Seeds) et automatiques pour isoler des structures complexes : système artériel, parenchyme cérébral, pathologies (anévrismes, tumeurs) et structures crâniennes. La modélisation 3D avancée sous Fusion 360 et Meshmixer a ensuite permis l'assemblage des couches anatomiques et la conception de raccords vasculaires et de moules spécifiques. La phase de fabrication a mobilisé l'impression 3D résine pour l'os et les tissus fins, ainsi que l'impression filaire. Une attention particulière a été accordée à la science des matériaux afin de substituer les composants alimentaires par des polymères synthétiques stables : la résine M68 pour l'os crânien, l'alcool polyvinylique (PVA) hydrosoluble pour la création de vaisseaux creux, et des silicones de type Ecoflex pour simuler la texture du cerveau et des muscles. Les résultats confirment la création de modèles 3D multicouches validés cliniquement par des neurochirurgiens et neuroradiologues, conçus pour être le plus fidèle possible à la sensation réelle. Ces prototypes permettent une simulation réaliste de la navigation endovasculaire par cathéter et des interactions avec les instruments de bloc opératoire. Malgré des défis techniques liés à la précision de segmentation et à l'assemblage final, ce travail constitue une avancée significative vers des outils pédagogiques haute fidélité pour l'entraînement préopératoire complexe, pouvant être réaliser sur mesure en fonction des données de chaque patient.
Catherine HORODYCKID, Kevin COMAIR (Paris), Marie HOFFMANN
AMPHI B
11:00

"Vendredi 27 mars"

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A33
11:00 - 11:30

Session collège IA générative

Modérateurs : Elsa MAGRO (PU PH) (BREST), François VASSAL (PU-PH) (Saint-Etienne)
11:00 - 11:30 IA générative et pédagogie : un outil pour les TCS et ECOS ? Alex MAURICE-SZAMBURSKI (Conférencier, MARSEILLE)
AMPHI A
11:30

"Vendredi 27 mars"

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A34
11:30 - 12:00

ECOS
Atelier Construction d’ECOS pour les futurs encadrants

Modérateurs : Elsa MAGRO (PU PH) (BREST), François VASSAL (PU-PH) (Saint-Etienne)
11:30 - 12:00 « Tips and Tricks » pour des ECOS « Conformes » 2è cycle. Fabien ALMAIRAC (PU-PH) (Conférencier, Nice)
AMPHI A
12:00

"Vendredi 27 mars"

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A35
12:00 - 13:00

SESSION DEROUTE OPERATOIRE

Modérateurs : Emmanuel CUNY (neurochirurgien) (bordeaux), Pierre-Hugues ROCHE (PUPH) (Marseille)
12:00 - 12:08 #51055 - DO01 Chirurgie d'une tumeur de la base du crâne. Vents contraires ou mauvais choix procéduraux ?
DO01 Chirurgie d'une tumeur de la base du crâne. Vents contraires ou mauvais choix procéduraux ?

La chirurgie d'une tumeur symptomatique (troubles cognitifs, comitialité) insérée sur l'étage moyen de la base du crâne est planifiée selon la procédure de notre équipe. Une voie d'abord ptérionale élargie avec procédure de type Dolenc est réalisée pour contrôler l'artère carotide interne paraclinoidienne et décomprimer le nerf optique dans son canal. La dissection tumorale s'avère délicate à la fois en rapport avec la texture tumorale, l'adhérence au parenchyme cérébral, l'incorporation des veines dans la capsule, et le contact étroit à la carotide supraclinoidienne. Une plaie carotidienne en rapport avec l'infiltration de sa paroi par la tumeur se produit durant la dissection. Seul un geste de trapping carotidien permet de juguler le saignement avec des conséquences immédiates et différées qui sont discutées lors de la présentation. L'analyse des causes racines de cette complication, et les mesures correctrices visant à prévenir une telle situation sont abordées.
Pierre-Hugues ROCHE (Marseille)
12:16 - 12:24 #51179 - DO03 Stress au bloc opératoire ; vécu des jeunes neurochirurgiens.
DO03 Stress au bloc opératoire ; vécu des jeunes neurochirurgiens.

Le stress accompagne les neurochirurgiens au bloc opératoire depuis toujours. Pour certains c’est un dopant naturel et améliore les performances alors que pour d’autres il conduit à la saturation, l’anxiété et l’épuisement mental et physique. Nous vous présentons une étude analytique portant à comprendre et identifier les causes de stress au bloc opératoire pour les jeunes neurochirurgiens des différents services de neurochirurgie d'Algérie afin de mieux les contrôler et de rester efficace tout au long de l’acte chirurgical.
Yasmina DJOUADI (baraki , alger, Algérie), Ibrahim BELGACEM, Mouhamed ABOUDJABEL, Mustapha AIT BACHIR
12:24 - 12:32 #51184 - DO04 Les méningites post-opératoires en neurochirurgie : expérience du CHU Ibn Rochd de Casablanca sur 5 ans.
DO04 Les méningites post-opératoires en neurochirurgie : expérience du CHU Ibn Rochd de Casablanca sur 5 ans.

INTRODUCTION Les méningites post-opératoires (MPO) représentent une complication redoutable en neurochirurgie, source de morbidité et de mortalité significatives. Leur incidence varie selon les séries entre 0,3% et 8,6%, avec des taux plus élevés dans les pays à ressources limitées. Le diagnostic précoce et la prise en charge adaptée conditionnent le pronostic. OBJECTIFS Analyser l'épidémiologie, les aspects cliniques, microbiologiques et évolutifs des méningites post-opératoires au sein du service de neurochirurgie du CHU Ibn Rochd de Casablanca. MATÉRIEL ET MÉTHODES Étude rétrospective descriptive menée sur 5 années (janvier 2020 - septembre 2025), portant sur 3700 patients opérés en neurochirurgie. L'analyse a inclus 136 cas de méningite post-opératoire documentée, soit une incidence de 3,67%. Les paramètres étudiés comprenaient les données démographiques, le type d'intervention, le délai diagnostic, la présentation clinique, les résultats du liquide céphalo-rachidien et l'évolution sous traitement. RÉSULTATS L'âge moyen était de 23,68 ans avec une prédominance masculine (59%). Les interventions concernaient principalement les valves de dérivation (52,9%) et les craniotomies (38,2%). Le délai diagnostic moyen était de 5 jours. La fièvre était constante, associée à une raideur méningée dans 40% des cas. L'analyse du LCR montrait une hypercellularité à prédominance de polynucléaires (94,1%), une hyperprotéinorachie (100%) et une hypoglycorachie (47%). Les cultures sont revenues négatives dans 66,2% des cas ; parmi les cultures positives, Acinetobacter baumanii et Klebsiella pneumoniae prédominaient. Tous les patients ont reçu une céphalosporine de 3ème génération, associée à la vancomycine dans 63,2% des cas. L'évolution a été favorable dans 91,2% des cas, avec une mortalité de 5,9%. CONCLUSION Notre étude confirme une incidence élevée des MPO dans notre contexte (3,67%), supérieure aux séries occidentales mais comparable à d'autres séries africaines. Le diagnostic repose sur un faisceau d'arguments clinico-biologiques. Une antibiothérapie précoce et adaptée permet une évolution favorable dans plus de 90% des cas, malgré un taux de culture négative important nécessitant souvent un traitement probabiliste.
Abdelkouddous LAAIDI (Casablanca, Maroc), Khadija EL GUETTABI, Oufaa JAMAL
12:32 - 12:40 Découverte d'une artère méningo-opthalmique dans le cadre du bilan pré opératoire d'un méningiome pétro-sphéno- caverneux : risques chirurgicaux et implications sur la stratégie chirurgicale. Lucas RIBEIRO (Chef de Clinique) (Conférencier, montpellier)
12:48 - 12:56 AVC inattendu après chirurgie endoscopique suprasellaire : conséquence d’un défaut d’étanchéité ? Fabien ALMAIRAC (PU-PH) (Conférencier, Nice)
12:56 - 13:04 Plaie carotidienne lors de la résection d’un méningiome de la base : analyse de l’interface tumeur-vaisseau. Rabih ABOUKAIS (Professeur Universitaire - Praticien Hospitalier) (Conférencier, Lille)
AMPHI A
13:00 DEJEUNER SNACKING DANS L'EXPOSITION
14:00

"Vendredi 27 mars"

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A36
14:00 - 14:30

REMISE DES PRIX

AMPHI A
14:30

"Vendredi 27 mars"

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A37
14:30 - 16:00

SESSION VASCULAIRE
Anticipation des difficultés et complications techniques de l’exclusion des Anévrismes Intracrâniens

Modérateurs : Gaultier MARNAT (Bordeaux), Elsa MAGRO (PU PH) (BREST), Guillaume PENCHET (Bordeaux)
14:30 - 14:30 Principes de l’évaluation des difficultés : anticipation de ce qui est « prévisible ».
14:30 - 14:45 Aspects neurochirurgicaux. Guillaume PENCHET (Conférencier, Bordeaux), Julien TODESCHI (MCU-PH) (Conférencier, Strasbourg)
- Apport et « check list » de lecture de l’imagerie angiographique pré-opératoire
- Principales difficultés techniques en pratique courante
- Vidéo démonstrative : Planning pré-op
14:45 - 15:00 Aspects Neuroradiologiques. Kevin JANOT (Conférencier, Tours)
- Pré-planning et choix techniques
- Mises au point techniques et dispositifs d’embolisation
15:00 - 15:05 Discussion.
15:05 - 15:05 Stratégies de l’exclusion anévrismale.
15:05 - 15:25 Aspects neurochirurgicaux. Marine LE CORRE (PH) (Conférencier, Montpellier), Thomas GABEREL (PU-PH) (Conférencier, Caen)
- Gestion de la rupture per-opératoire
- Anévrysmes athéromateux
- Adhérences locales de tout type (artères : décollement obligatoire ?, anévrysme intra-parenchymateux : résection sous-piale corticale obligatoire ? phlyctènes : Exposition ? …)
- Vidéo démonstrative : Réalité chirurgicale et aspects techniques
15:25 - 15:40 Aspects Neuroradiologiques. Pierre-Henri LEFEVRE (Conférencier, Montpellier)
- Gestion des complications per opératoires de l’embolisation d’anévrisme intracrânien
- Focus sur la technique et la balance bénéfice risque technique par technique
15:40 - 15:45 Discussion.
15:45 - 15:50 Sujet commun SFNC - SFNR: Projet de registre national des anévrismes intracrâniens FRAN et collaboration SFNR-SFNC. Gaultier MARNAT (Conférencier, Bordeaux)
15:50 - 15:55 Discussion.
AMPHI A
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POSTERS 4
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SESSION POSTERS HYDROCÉPHALIE
Posters affichés et consultables pendant la durée du Congrès

00:00 - 00:00 #50959 - EP056 Revue des biomarqueurs prédictifs de l’hydrocéphalie post-traumatique chez l’enfant.
EP056 Revue des biomarqueurs prédictifs de l’hydrocéphalie post-traumatique chez l’enfant.

L’hydrocéphalie post-traumatique chez l’enfant constitue une complication fréquente du traumatisme crânien modéré à sévère et peut entraîner des séquelles neurologiques significatives si elle n’est pas détectée précocement. La compréhension des biomarqueurs prédictifs représente une avancée prometteuse pour identifier les patients à risque et adapter la surveillance et le traitement. Cette revue narrative synthétise les données récentes sur les biomarqueurs biologiques, radiologiques et cliniques associés à l’apparition d’hydrocéphalie post-traumatique pédiatrique. Les biomarqueurs étudiés incluent notamment les protéines plasmatiques et cérébrospinales impliquées dans la réponse inflammatoire et l’apoptose neuronale, les indices radiologiques tels que l’élargissement ventriculaire précoce sur l’imagerie par résonance magnétique ou tomodensitométrique, ainsi que les scores cliniques intégrant la sévérité du traumatisme et la présence de lésions intracrâniennes multiples. L’analyse des séries et études prospectives suggère que la combinaison de biomarqueurs biologiques et d’indicateurs radiologiques améliore la prédiction du risque d’hydrocéphalie, permettant ainsi un suivi individualisé et une intervention précoce, y compris la pose de dérivations ventriculaires lorsque nécessaire. Cette synthèse met en évidence les limites actuelles, notamment la variabilité des marqueurs étudiés, la petite taille des cohortes et le manque de consensus sur les seuils prédictifs. Elle propose également des perspectives futures, incluant l’intégration de modèles prédictifs multivariés et l’exploration de nouveaux biomarqueurs moléculaires ou génétiques. La connaissance et l’application de ces biomarqueurs pourraient transformer la prise en charge post-traumatique chez l’enfant, réduire la morbidité et améliorer le pronostic neurologique à long terme.
Majdouline BARKACHE, Slim GALLAOUI (Dijon), Ameur AFFES, Rihab BEN FREDJ, Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51090 - EP057 Évaluation des valves programmables en hydrocéphalie pédiatrique.
EP057 Évaluation des valves programmables en hydrocéphalie pédiatrique.

L’hydrocéphalie pédiatrique représente une pathologie fréquente en neurochirurgie de l’enfant, dont le traitement repose principalement sur la dérivation ventriculaire. L’introduction des valves programmables a permis une adaptation plus fine du débit de drainage du liquide céphalorachidien, avec pour objectif de réduire les complications liées au sur- ou sous-drainage. Cette revue de la littérature évalue l’efficacité, la sécurité et les limites des valves programmables dans la prise en charge de l’hydrocéphalie pédiatrique. Les données actuelles suggèrent que ces dispositifs offrent une flexibilité thérapeutique permettant des ajustements non invasifs du niveau de pression, en particulier lors de la croissance de l’enfant ou en cas d’évolution clinique imprévisible. Plusieurs études rapportent une diminution des révisions chirurgicales liées aux troubles de drainage, bien que les taux globaux de complications restent comparables à ceux des valves à pression fixe. Les principales limites concernent le risque de reprogrammation accidentelle, notamment lors d’expositions à des champs magnétiques, ainsi que le coût plus élevé de ces dispositifs. Malgré l’absence de consensus définitif sur leur supériorité, les valves programmables apparaissent comme une option pertinente dans des situations sélectionnées, intégrées à une prise en charge individualisée de l’hydrocéphalie pédiatrique.
Ameur AFFES, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Slim GALLAOUI, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51106 - EP058 Monitorage multimodal dans le traumatisme crânien sévère.
EP058 Monitorage multimodal dans le traumatisme crânien sévère.

Le traumatisme crânien sévère est une cause majeure de mortalité et de morbidité neurologique, nécessitant une prise en charge neurointensive spécialisée. Le monitorage multimodal, combinant la pression intracrânienne, l’oxymétrie cérébrale, l’électroencéphalographie continue et la mesure du flux sanguin cérébral, permet d’optimiser la surveillance et la prise de décision thérapeutique. Cette revue de la littérature analyse l’efficacité, les bénéfices et les limites du monitorage multimodal dans le traumatisme crânien sévère. Les études disponibles montrent que l’utilisation combinée de plusieurs paramètres physiologiques améliore la détection précoce de l’ischémie cérébrale, guide la gestion de la pression intracrânienne et permet d’adapter les stratégies de perfusion et d’oxygénation cérébrale. Les données suggèrent également un impact potentiel sur la réduction des complications secondaires et l’amélioration des résultats neurologiques à long terme. Les limitations incluent la complexité technique, le coût, la formation nécessaire et l’hétérogénéité des protocoles entre centres. Le monitorage multimodal apparaît néanmoins comme un outil précieux dans la prise en charge des patients traumatisés sévèrement, permettant une approche individualisée et ciblée pour optimiser la protection cérébrale et les chances de récupération fonctionnelle.
Ameur AFFES, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Slim GALLAOUI, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51114 - EP059 Monitorage invasif de la pression intracrânienne (PIC) dans le traumatisme crânien précoce.
EP059 Monitorage invasif de la pression intracrânienne (PIC) dans le traumatisme crânien précoce.

Le traumatisme crânien sévère précoce est associé à un risque élevé de complications secondaires liées à l’hypertension intracrânienne (HTIC), pouvant aggraver les lésions cérébrales et compromettre le pronostic neurologique. Le monitorage invasif de la pression intracrânienne (PIC) constitue un outil clé pour la prise en charge neurointensive, permettant une détection précoce des variations de pression et une optimisation des interventions thérapeutiques. Cette revue de la littérature analyse les indications, les techniques de monitorage invasif, les paramètres mesurés et l’impact clinique du suivi de la PIC dans les phases précoces du traumatisme crânien. Les dispositifs les plus utilisés incluent les cathéters ventriculaires, les capteurs intraparenchymateux et les systèmes de télémétrie, offrant une mesure continue et fiable de la PIC. Les données montrent que l’utilisation du monitorage invasif guide efficacement la gestion hémodynamique, le contrôle de l’oxygénation cérébrale et l’application de mesures thérapeutiques ciblées, telles que la décompression chirurgicale, l’osmothérapie ou l’hyperventilation contrôlée. Les complications rapportées, bien que rares, incluent infection, hématome intracrânien et dysfonction du capteur, nécessitant une surveillance rigoureuse. Les résultats suggèrent que l’implantation précoce de systèmes invasifs de mesure de la PIC peut améliorer la détection des crises hypertensives intracrâniennes et contribuer à une meilleure récupération neurologique, en particulier lorsqu’elle est intégrée dans un protocole de prise en charge standardisé et multidisciplinaire. Les limites de la littérature concernent la variabilité des seuils de traitement, la diversité des dispositifs et l’absence d’essais randomisés robustes sur l’effet direct du monitorage sur la mortalité. En conclusion, le monitorage invasif de la PIC constitue un outil essentiel dans la prise en charge précoce des traumatismes crâniens sévères, permettant d’optimiser les décisions thérapeutiques et de réduire les complications secondaires, avec un impact potentiel favorable sur le pronostic fonctionnel.
Ameur AFFES, Maryem KHAYAT, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51116 - EP060 Gestion urgente de l’hydrocéphalie post-hémorragique.
EP060 Gestion urgente de l’hydrocéphalie post-hémorragique.

L’hydrocéphalie post-hémorragique constitue une complication fréquente et grave des hémorragies intraventriculaires, sous-arachnoïdiennes ou intraparenchymateuses, pouvant entraîner une hypertension intracrânienne rapide et des défaillances neurologiques sévères. La gestion urgente vise à réduire la pression intracrânienne, prévenir les lésions cérébrales secondaires et améliorer la récupération fonctionnelle. Cette revue de la littérature analyse les stratégies de prise en charge de l’hydrocéphalie post-hémorragique en situation urgente, incluant la dérivation ventriculaire externe (DVE), la ventriculostomie endoscopique et l’implantation de valves temporaires. Les données montrent que la dérivation ventriculaire externe constitue le traitement initial de choix, permettant une décompression rapide et un suivi précis des pressions, tout en offrant la possibilité de lavage ventriculaire pour les hémorragies intraventriculaires. L’ETV (ventriculostomie endoscopique du troisième ventricule) peut être envisagée chez certains patients sélectionnés, offrant une alternative sans matériel externe et réduisant le risque infectieux. Les complications les plus fréquentes incluent infection du matériel, obstruction, hémorragie secondaire et dysfonction de la dérivation, nécessitant une surveillance étroite et un ajustement thérapeutique rapide. Le pronostic neurologique dépend du délai d’intervention, de l’étendue de l’hémorragie initiale et de l’état neurologique préopératoire. Les recommandations actuelles insistent sur une approche multidisciplinaire intégrant neurochirurgiens, neurologues et soins intensifs, avec un suivi radiologique et clinique rapproché. En conclusion, la gestion urgente de l’hydrocéphalie post-hémorragique repose sur une décompression rapide et adaptée, combinée à une surveillance intensive et à une prise en charge personnalisée, afin de prévenir les séquelles neurologiques et optimiser la récupération.
Ameur AFFES, Maryem KHAYAT, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51131 - EP061 Décompression par craniectomie précoce versus tardive chez l’adulte comateux avec traumatisme crânien sévère score III.
EP061 Décompression par craniectomie précoce versus tardive chez l’adulte comateux avec traumatisme crânien sévère score III.

Introduction Le traumatisme crânien sévère chez l’adulte comateux, caractérisé par un score de Glasgow égal à III, représente une urgence neurochirurgicale majeure associée à une mortalité et une morbidité élevées. La craniectomie décompressive constitue une option thérapeutique en cas d’hypertension intracrânienne réfractaire. Toutefois, le moment optimal de sa réalisation, précoce ou tardif, demeure controversé. Objectif Comparer, à travers une revue de la littérature, les résultats cliniques et neurologiques de la craniectomie décompressive précoce versus tardive chez l’adulte comateux présentant un traumatisme crânien sévère avec score de Glasgow III. Matériel et méthodes Une revue narrative de la littérature a été réalisée à partir des bases de données PubMed et Google Scholar. Ont été inclus les essais randomisés, études observationnelles, méta-analyses et recommandations internationales portant sur la craniectomie décompressive chez les patients adultes comateux avec traumatisme crânien sévère. Les critères analysés comprenaient la mortalité, l’évolution neurologique, le contrôle de l’hypertension intracrânienne et les complications postopératoires, en fonction du délai de réalisation de la chirurgie. Résultats La craniectomie décompressive précoce, réalisée dans les premières heures suivant le traumatisme ou dès l’apparition de signes radiologiques de souffrance cérébrale, permet un contrôle plus rapide de l’hypertension intracrânienne. Certaines études rapportent une réduction de la mortalité, au prix toutefois d’un taux plus élevé de survie avec handicap sévère. La craniectomie tardive, indiquée après échec du traitement médical maximal, est associée à une meilleure sélection des patients mais à un risque accru de lésions secondaires irréversibles. Les résultats fonctionnels restent hétérogènes selon les séries et les critères de sélection. Conclusion La craniectomie décompressive chez l’adulte comateux avec traumatisme crânien sévère score III doit être envisagée au cas par cas. Le choix entre une stratégie précoce ou tardive repose sur l’évaluation clinique, radiologique et physiologique. Des études complémentaires sont nécessaires pour mieux définir les profils de patients susceptibles de bénéficier d’une intervention précoce.
Ameur AFFES, Maryem KHAYAT, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Slim GALLAOUI, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51132 - EP062 Intérêt de la phénytoïne dans le contrôle des crises post-traumatiques précoces.
EP062 Intérêt de la phénytoïne dans le contrôle des crises post-traumatiques précoces.

Introduction Les crises épileptiques post-traumatiques précoces, survenant dans les sept premiers jours après un traumatisme crânien, constituent une complication fréquente des traumatismes crâniens modérés à sévères. Elles sont associées à une aggravation de l’hypertension intracrânienne, à une augmentation des lésions cérébrales secondaires et à un pronostic neurologique défavorable. La prophylaxie antiépileptique vise à réduire leur incidence, la phénytoïne étant historiquement l’un des traitements les plus utilisés. Objectif Évaluer, à travers une revue de la littérature, l’intérêt de la phénytoïne dans la prévention et le contrôle des crises post-traumatiques précoces chez l’adulte. Matériel et méthodes Une revue narrative de la littérature a été réalisée à partir des bases de données PubMed et Google Scholar. Ont été inclus les essais randomisés, études comparatives, méta-analyses et recommandations internationales portant sur l’utilisation de la phénytoïne en prophylaxie des crises post-traumatiques précoces. Les critères analysés comprenaient l’incidence des crises, les effets indésirables, l’impact sur le pronostic neurologique et la comparaison avec d’autres antiépileptiques. Résultats La majorité des études montre que la phénytoïne permet une réduction significative de l’incidence des crises épileptiques précoces après traumatisme crânien, sans effet démontré sur la survenue des crises tardives. Son efficacité est comparable à celle d’autres antiépileptiques récents, bien que son utilisation soit limitée par une fenêtre thérapeutique étroite et des effets indésirables potentiels. Les recommandations actuelles soutiennent son utilisation prophylactique limitée aux sept premiers jours post-traumatiques chez les patients à haut risque. Conclusion La phénytoïne conserve une place dans la prévention des crises post-traumatiques précoces chez les patients présentant un traumatisme crânien sévère. Son utilisation doit être ciblée, de courte durée et encadrée par une surveillance clinique et biologique. De nouvelles études comparatives sont nécessaires pour préciser sa place face aux antiépileptiques de nouvelle génération.
Ameur AFFES, Maryem KHAYAT, Majdouline BARKACHE, Slim GALLAOUI, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51133 - EP063 Valve programmable dans la gestion aiguë des hydrocéphalies obstructives d’origine tumorale.
EP063 Valve programmable dans la gestion aiguë des hydrocéphalies obstructives d’origine tumorale.

Introduction L’hydrocéphalie obstructive d’origine tumorale constitue une urgence neurochirurgicale fréquente, responsable d’une élévation rapide de la pression intracrânienne et d’une dégradation neurologique potentiellement fatale. La prise en charge initiale vise à rétablir un drainage efficace du liquide cérébrospinal en attendant le traitement étiologique. Les valves programmables ont été proposées comme alternative aux valves à pression fixe afin d’optimiser la gestion aiguë et secondaire de ces patients. Objectif Évaluer, à travers une revue de la littérature, l’intérêt des valves programmables dans la prise en charge aiguë des hydrocéphalies obstructives d’origine tumorale. Matériel et méthodes Une revue narrative de la littérature a été réalisée à partir des bases de données PubMed et Google Scholar. Ont été inclus les articles publiés en langue française ou anglaise portant sur l’utilisation des valves programmables chez des patients présentant une hydrocéphalie obstructive secondaire à une tumeur intracrânienne. Les études observationnelles, séries cliniques et revues ont été analysées en termes d’indications, de résultats cliniques, de complications et de nécessité de réinterventions. Résultats La littérature montre que l’utilisation de valves programmables permet une adaptation progressive de la pression de drainage en phase aiguë, réduisant le risque de surdrainage et de complications hémorragiques. Elles facilitent également l’ajustement secondaire après traitement tumoral, limitant le recours aux réinterventions chirurgicales. En situation aiguë, les valves programmables apparaissent particulièrement utiles chez les patients instables ou chez ceux nécessitant une modulation rapide du drainage. Les taux de complications infectieuses et mécaniques rapportés sont comparables à ceux des systèmes à pression fixe. Conclusion Les valves programmables représentent une option pertinente dans la gestion aiguë des hydrocéphalies obstructives d’origine tumorale. Leur flexibilité offre un avantage dans l’adaptation du drainage en phase aiguë et post-thérapeutique. Toutefois, les données actuelles restent majoritairement issues de séries rétrospectives, soulignant la nécessité d’études prospectives pour mieux définir leurs indications en urgence.
Ameur AFFES, Majdouline BARKACHE, Slim GALLAOUI, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51142 - EP064 Eye-tracking et détection de la conscience résiduelle dans le coma traumatique : revue de la littérature.
EP064 Eye-tracking et détection de la conscience résiduelle dans le coma traumatique : revue de la littérature.

Eye-tracking et détection de la conscience résiduelle dans le coma traumatique : revue de la littérature Introduction L’évaluation de la conscience chez les patients en coma traumatique reste complexe et exposée à un risque non négligeable d’erreur diagnostique. Les outils cliniques standards peuvent méconnaître une conscience résiduelle. Objectif Revoir l’intérêt de l’eye-tracking comme outil complémentaire pour la détection de la conscience résiduelle chez les patients en coma traumatique. Méthodes Une revue narrative de la littérature a été réalisée, incluant les études utilisant l’eye-tracking dans les troubles de la conscience et analysant sa corrélation avec les évaluations cliniques et neurophysiologiques. Résultats Les études montrent que l’eye-tracking permet de détecter une attention visuelle et des réponses intentionnelles chez certains patients considérés comme non répondeurs sur le plan clinique. Les mesures les plus fréquemment utilisées sont la fixation visuelle, la poursuite oculaire et la latence saccadique, évaluées en réponse à des stimuli visuels simples (visages, objets, mouvements). Chez certains patients, ces réponses sont observées malgré l’absence de réponse motrice volontaire, suggérant une dissociation entre conscience et capacité motrice. Les résultats d’eye-tracking sont souvent corrélés à des marqueurs neurophysiologiques favorables, tels que la réactivité EEG, la présence de potentiels évoqués somesthésiques préservés et des signes de connectivité corticale. Plusieurs études rapportent également que les patients présentant des réponses positives à l’eye-tracking ont un taux de récupération de la conscience plus élevé à moyen terme, avec une amélioration fonctionnelle plus rapide. Toutefois, l’hétérogénéité des protocoles et l’absence de standardisation limitent encore la généralisation des résultats. Conclusion L’eye-tracking représente un outil non invasif prometteur pour améliorer l’évaluation de la conscience et affiner le pronostic des patients en coma traumatique. Une standardisation des protocoles et des études multicentriques sont nécessaires pour valider son utilité clinique.
Majdouline BARKACHE, Slim GALLAOUI (Dijon), Ameur AFFES, Rihab BEN FREDJ, Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51145 - EP065 hydrocéphalie chronique de l’adulte : place des biomarqueurs du liquide céphalo-rachidien pour prédire la réponse à la dérivation.
EP065 hydrocéphalie chronique de l’adulte : place des biomarqueurs du liquide céphalo-rachidien pour prédire la réponse à la dérivation.

hydrocéphalie chronique de l’adulte : place des biomarqueurs du liquide céphalo-rachidien pour prédire la réponse à la dérivation Introduction L’hydrocéphalie chronique de l’adulte (HCA) est une cause fréquente de troubles cognitifs et de marche, souvent sous-diagnostiquée. La dérivation ventriculo-péritonéale ou l’endoscopie de troisième ventricule peuvent améliorer les symptômes, mais la réponse est variable et difficile à prédire. Objectif Analyser les données de la littérature concernant les biomarqueurs du liquide céphalo-rachidien (LCR) pouvant prédire la réponse clinique à la dérivation chez les patients atteints d’HCA. Méthodes Revue narrative de la littérature réalisée sur PubMed, Scopus et Web of Science, incluant les études évaluant les biomarqueurs du LCR (protéines amyloïdes, tau, neurofilaments, cytokines, marqueurs de neuroinflammation) et leur association avec la réponse à la dérivation. Résultats Plusieurs séries rapportent que des profils biologiques spécifiques du LCR sont associés à une meilleure réponse à la dérivation. Les patients répondant favorablement présentent souvent des concentrations plus faibles de protéines tau totales et phospho-tau, suggérant une moindre neurodégénérescence associée. Des niveaux plus bas de β-amyloïde 1-42 ont été rapportés dans certains travaux, mais les résultats sont variables. Les marqueurs de neuroinflammation (IL-6, IL-1β, TNF-α) et les neurofilaments légers semblent plus élevés chez les non-répondeurs, en accord avec un mécanisme de lésions axonales chroniques. Les études combinant plusieurs biomarqueurs montrent une meilleure performance prédictive que les marqueurs isolés, en particulier lorsqu’ils sont associés aux tests d’épreuve d’extraction d’eau ou à l’imagerie. Conclusion Le profil du LCR, notamment les marqueurs de neurodégénérescence et d’inflammation, apparaît prometteur pour prédire la réponse à la dérivation dans l’hydrocéphalie chronique de l’adulte. Une approche combinant biomarqueurs et paramètres cliniques/imagerie pourrait améliorer la sélection des patients et réduire les dérivations non efficaces.
Majdouline BARKACHE, Slim GALLAOUI (Dijon), Ameur AFFES, Rihab BEN FREDJ, Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51207 - EP066 Migration spontanée de l'extrémité distale d'un cathéter de dérivation ventriculo-péritonéale (DVP) dans l'artère pulmonaire. Étude d'un cas.
EP066 Migration spontanée de l'extrémité distale d'un cathéter de dérivation ventriculo-péritonéale (DVP) dans l'artère pulmonaire. Étude d'un cas.

Cas clinique : Patient de 80 ans traité par DVP pour une hydrocéphalie chronique de l'adulte. Il présentait une triade de Hakim et Adams avec des chutes répétées et des troubles cognitifs progressifs. Après évaluation positive par IRM cérébrale évocatrice et ponction lombaire soustractive, une chirurgie de DVP du carrefour droit est programmée avec tunnelisation para-ombilical droite. Les suites opératoires sont initialement simples avec un bonne amélioration clinique, un scanner cérébral montrant une diminution de la taille ventriculaire et des radiographies initiales de valve un matériel en place avec un cathéter distal dans la cavité abdominale. Le patient consulte aux urgences à J14 pour l'apparition d'un hématome cervical antérieur droit. Un scanner cervical retrouve le cathéter distal de DVP passant à travers la veine jugulaire externe droite probablement embrochée lors de la tunnelisation et un thrombus étendu de 13 mm d’épaisseur. Après discussion d’équipe, on décide de ne pas réopérer avant la lyse du caillot entraînant la mise en place d'une anticoagulation curative par RIVAROXABAN, chez un patient toujours amélioré sur le plan neurologique. Les radiographies du trajet de valve à la consultation post-opératoire à un mois montre incidemment un cathéter distal en position thoracique. Un angioscanner veineux cervico-thoracique réalisé un mois plus tard confirme la position du cathéter distal en intracardiaque jusque dans le tronc de l’artère pulmonaire droite ainsi qu’une bonne diminution de la thrombose jugulaire à 3 mm de grand axe. Les symptômes d’hydrocéphalie chronique et le volume ventriculaire se majorent progressivement. On réalise alors une reprise chirurgicale par retrait manuel du cathéter intracardiaque (dont l’extrémité est thrombosée) via l’abord retro auriculaire, puis changement de principe du corps de valve et tunnelisation d’un nouveau cathéter distal repositionné en controlatéral en intra-péritonéal avec une bonne évolution secondaire. Discussion : On recense 32 cas publiés de migration spontanée intracardiaque de DVP dans la littérature médicale. La cause est souvent traumatique via un faux trajet accidentel de la tunnelisation sous cutanée en intravasculaire, plus rarement par une érosion vasculaire chronique. La pression veineuse négative fait ensuite migrer progressivement le cathéter distal via une boucle intraveineuse jusqu’aux cavités cardiaques. L’identification précoce de cette complication par une bonne analyse radiologique initiale et au suivi permet une révision chirurgicale toujours nécessaire en raison de la longueur inadaptée et à risque sur le plan cardio-pulmonaire du cathéter. Une technique rigoureuse de tunnelisation et la bonne fixation au péritoine permettent de la prévenir.
Lou GUILLOT (BESANCON), Noor HAMDAN, Laurent THINES
00:00 - 00:00 #51380 - EP067 Intelligence artificielle et CT-body du polytraumatisé : amélioration du diagnostic des lésions crânio-rachidiennes.
EP067 Intelligence artificielle et CT-body du polytraumatisé : amélioration du diagnostic des lésions crânio-rachidiennes.

Objectif Analyser, à travers la littérature, l’intérêt de l’intelligence artificielle (IA) dans l’interprétation du scanner corps entier (CT-body) chez les patients polytraumatisés, en mettant l’accent sur la détection des lésions crânio-rachidiennes et l’impact sur la prise de décision neurochirurgicale. Matériel et Méthodes Revue narrative des études radiologiques et traumatologiques portant sur l’intégration de l’IA dans l’analyse du CT-body. Les travaux analysés ont évalué la sensibilité, la spécificité et la performance des algorithmes dans l’identification des lésions intracrâniennes et rachidiennes critiques. Résultats Les données de la littérature montrent que l’IA améliore la détection des lésions intracrâniennes associées et des fractures rachidiennes instables, réduisant le nombre de faux négatifs initiaux. L’utilisation de ces outils facilite la priorisation des lésions menaçant le pronostic neurologique et permet une orientation plus rapide vers les interventions neurochirurgicales appropriées. L’IA contribue également à uniformiser les pratiques diagnostiques et à soutenir les équipes lors des périodes de forte activité ou en l’absence d’experts disponibles. Conclusion L’intelligence artificielle renforce la valeur diagnostique du CT-body chez le patient polytraumatisé et participe à une meilleure prise de décision neurochirurgicale. Intégrée comme outil d’aide au diagnostic, elle améliore la rapidité, la précision et la sécurité de la prise en charge des lésions crânio-rachidiennes critiques.
Ameur AFFES, Maryem KHAYAT, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51382 - EP068 Intelligence artificielle et triage des traumatismes crâniens chez le polytraumatisé : revue de la littérature.
EP068 Intelligence artificielle et triage des traumatismes crâniens chez le polytraumatisé : revue de la littérature.

Objectif Analyser, à partir de la littérature récente, l’apport de l’intelligence artificielle (IA) dans le triage et la détection des lésions neurochirurgicales chez les patients polytraumatisés. Matériel et Méthodes Revue narrative de la littérature issue de PubMed et Scopus, incluant études cliniques, revues systématiques et méta-analyses portant sur l’utilisation de l’IA appliquée à la TDM crânienne en contexte de polytraumatisme. L’accent a été mis sur la détection automatisée des hémorragies intracrâniennes et l’impact sur la priorisation des patients pour la prise en charge neurochirurgicale. Résultats Les algorithmes de deep learning démontrent une excellente sensibilité pour la détection des hémorragies intracrâniennes aiguës, avec une réduction significative du délai diagnostique. Plusieurs études rapportent une amélioration du triage neurochirurgical chez les polytraumatisés, permettant une identification rapide des patients nécessitant une intervention urgente et une optimisation du flux des urgences. L’IA facilite également la standardisation des lectures et la sécurisation des décisions en période de forte activité. Conclusion L’intelligence artificielle constitue un outil fiable pour sécuriser le triage neurochirurgical en situation d’urgence, en particulier chez les patients polytraumatisés à forte charge lésionnelle. Son intégration dans les parcours cliniques pourrait améliorer la rapidité d’orientation, la précision diagnostique et la sécurité globale des prises en charge en urgence.
Ameur AFFES, Maryem KHAYAT, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51392 - EP069 Mise en place d’un parcours d’aide à la décision chirurgicale devant une suspicion d’Hydrocéphalie à Pression Normale Idiopathique à l’Hôpital Fondation Adolphe de Rothschild.
EP069 Mise en place d’un parcours d’aide à la décision chirurgicale devant une suspicion d’Hydrocéphalie à Pression Normale Idiopathique à l’Hôpital Fondation Adolphe de Rothschild.

L’hydrocéphalie chronique de l’adulte, également appelée Hydrocéphalie à Pression Normale Idiopathique, est décrite pour la première fois par Adams et Hakim en 1965. Sa prévalence est estimée entre 0,5 et 3% après 65 ans et pouvant atteindre 14% après 80 ans. Elle se caractérise cliniquement par la triade d’Hakim-Adams associant des troubles de la marche (marche lente, instable, à petits pas avec impression d’aimantation des pieds au sol), des troubles cognitifs à prédominance dysexécutive et apathique, et des troubles sphinctériens, principalement à type d’urgenturies ou d’incontinence urinaire. Le diagnostic repose sur un faisceau d’arguments cliniques et paracliniques incluant l’imagerie cérébrale, une ponction lombaire soustractive et idéalement un test d’infusion, ainsi qu’une évaluation standardisée de la marche et des fonctions cognitives. Le traitement de référence demeure la chirurgie par mise en place d’une dérivation du liquide cérébro-spinal, permettant une amélioration des symptômes chez des patients sélectionnés. Depuis trois ans, un parcours pré-chirurgical structuré a été mis en place à l’hôpital Fondation Adolphe de Rothschild, reposant sur une prise en charge pluridisciplinaire associant neurologues, gériatres, neurochirurgiens, neuropsychologues, kinésithérapeutes et radiologues. Ce parcours vise à optimiser la sélection des patients susceptibles de bénéficier d’une dérivation, à travers une hospitalisation dédiée incluant un bilan neuropsychologique approfondi, des tests quantitatifs et qualitatifs de la marche avant et après ponction lombaire, ainsi qu’une imagerie cérébrale standardisée. Nous présentons les différentes étapes de ce parcours et discutons plus particulièrement la pertinence des tests psychométriques utilisés dans l’aide à la décision chirurgicale.
Clotilde ARNAUD-BESNIER (Paris), Samiya ABI JAOUDE
00:00 - 00:00 #51419 - EP070 Craniectomie décompressive pour les infarctus sylviens malins.
EP070 Craniectomie décompressive pour les infarctus sylviens malins.

Introduction : L'infarctus sylvien malin est une forme particulièrement grave d'accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique, caractérisée par un œdème cérébral massif entraînant une augmentation rapide de la pression intracrânienne et des risques élevés de mortalité. La craniectomie décompressive (CD) est souvent envisagée comme une intervention de dernier recours pour réduire cette pression et prévenir l'engagement cérébral. Dans cette étude, nous analysons les résultats de la CD chez les patients atteints d'infarctus sylvien malin, en nous basant sur une étude rétrospective menée de 2014 à 2025 et incluant un total de 60 patients traités dans notre centre. Résultats Nos analyses montrent une réduction significative de la mortalité chez les patients traités par CD en comparaison avec ceux ayant reçu un traitement médical seul. Parmi les 60 patients de notre cohorte, le taux de survie après CD s'est avéré plus élevé, avec une amélioration de l'état neurologique observée dans certains cas. Cependant, les résultats fonctionnels varient, plusieurs patients conservant des déficits neurologiques malgré la survie accrue. Les facteurs influençant ces résultats incluent l'âge des patients, le délai de l'intervention, et la gravité initiale de l'infarctus. Conclusion : La craniectomie décompressive apparaît comme une intervention efficace pour réduire la mortalité associée à l'infarctus sylvien malin. Bien que cette technique améliore les chances de survie, une sélection minutieuse des patients et une évaluation du pronostic fonctionnel sont nécessaires. Cette étude souligne l'importance d'une meilleure standardisation des critères de sélection pour la CD et encourage la poursuite des recherches pour optimiser la prise en charge post-opératoire et la qualité de vie des patients.
Oualid HMAMOUCHE, Mehdi MDARHRI (Fes, Maroc), Marouane HAMMOUD, Faycal LAKHDAR, Benzagmout MOHAMMED, Khalid CHAKOUR, El Faiz Mohammed CHAOUI
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00:00 - 00:00 #50961 - EP165 Biomarqueurs prédictifs d’ischémie cérébrale post-anévrysme : revue narrative.
EP165 Biomarqueurs prédictifs d’ischémie cérébrale post-anévrysme : revue narrative.

Titre : Biomarqueurs prédictifs d’ischémie cérébrale post-anévrysme : revue narrative Résumé : L’ischémie cérébrale post-anévrysme représente une complication redoutée de l’hémorragie sous-arachnoïdienne, pouvant entraîner une morbidité neurologique sévère malgré une prise en charge optimale. La prédiction précoce de ce risque est essentielle pour adapter la surveillance et les stratégies thérapeutiques. Cette revue narrative synthétise les données récentes sur les biomarqueurs prédictifs, incluant la protéine S100B et la NSE comme indicateurs de dommage neuronal, ainsi que l’endothéline-1 et les interleukines (IL-6, IL-8) comme marqueurs de vasospasme et d’inflammation, complétés par des indices radiologiques issus de l’IRM ou du CT perfusion et du Doppler transcrânien. L’analyse des séries cliniques suggère que la combinaison de biomarqueurs biochimiques et d’indicateurs radiologiques améliore la détection précoce des patients à risque, permettant une intervention ciblée, telle que l’optimisation de la perfusion cérébrale et la prophylaxie vasospasmodique. Nous discutons également des limites actuelles, incluant la variabilité des marqueurs, la petite taille des cohortes et l’absence de seuils standardisés, ainsi que des perspectives futures pour l’intégration de modèles prédictifs multivariés et de nouvelles approches moléculaires ou génétiques. La connaissance et l’utilisation de ces biomarqueurs offrent un potentiel significatif pour réduire la morbidité et améliorer le pronostic neurologique après rupture d’anévrisme.
Majdouline BARKACHE, Slim GALLAOUI (Dijon), Ameur AFFES, Rihab BEN FREDJ, Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51013 - EP166 Quand un avc hémorragique révèle une maladie de moyamoya à un stade précoce : à propos d'un cas.
EP166 Quand un avc hémorragique révèle une maladie de moyamoya à un stade précoce : à propos d'un cas.

La maladie de Moyamoya est une vasculopathie cérébrale occlusive progressive rare de l’enfant, classiquement révélée par des événements ischémiques, tandis que la présentation hémorragique demeure exceptionnelle, en particulier aux stades précoces de la maladie. Nous rapportons l’observation d’une patiente agée de quatre ans admise pour céphalées et vomissements avec altération de la vigilance, sans déficit neurologique focal initial. L’angio-IRM cérébrale a mis en évidence une hémorragie intracérébrale temporale gauche avec extension intraventriculaire, sans anomalie vasculaire associée. Le bilan étiologique a été complété par une artériographie cérébrale, objectivant une sténose bilatérale des carotides internes au segment supraclinoïdien, permettant de retenir le diagnostic de maladie de Moyamoya à un stade très précoce de son développement. La prise en charge a été conservatrice, associant une surveillance neurologique rapprochée et un traitement symptomatique, avec une évolution clinique favorable sans aggravation secondaire. Cette observation illustre un mode de révélation inhabituel de la maladie de Moyamoya chez l’enfant, marqué par un accident vasculaire cérébral hémorragique.
Imane DAOUD (Rabat, Maroc), Kaoutar MOUTAOUAKIL, Mahjouba BOUTARBOUCH
00:00 - 00:00 #51088 - EP167 Chirurgie de Mc Connell pour épilepsie temporale pharmacorésistante.
EP167 Chirurgie de Mc Connell pour épilepsie temporale pharmacorésistante.

L’épilepsie temporale pharmacorésistante constitue une indication majeure de la chirurgie de l’épilepsie. Parmi les techniques chirurgicales décrites, la procédure de Mc Connell représente une alternative historique visant à contrôler les crises tout en préservant les fonctions cognitives. Cette revue de la littérature analyse les principes, les indications et les résultats de la chirurgie de Mc Connell dans la prise en charge de l’épilepsie temporale résistante. Les données disponibles montrent que cette technique repose sur une résection temporale antérieure limitée associée à une prise en charge ciblée des structures mésiales impliquées dans la genèse des crises. Les résultats rapportés mettent en évidence des taux de contrôle des crises inférieurs à ceux de la lobectomie temporale standard, mais avec un profil cognitif potentiellement plus favorable, notamment sur le plan mnésique et langagier. La morbidité chirurgicale est globalement faible, bien que des troubles visuels ou neuropsychologiques transitoires puissent survenir. L’évolution des méthodes d’exploration préopératoire, incluant l’imagerie avancée et l’électrophysiologie invasive, a conduit à une diminution de l’utilisation de cette technique au profit d’approches plus ciblées. Néanmoins, la chirurgie de Mc Connell conserve une place dans des situations sélectionnées, intégrée à une stratégie personnalisée de prise en charge de l’épilepsie temporale pharmacorésistante.
Ameur AFFES, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51089 - EP168 Revue des flow-diverters pour anévrismes basilaires complexes.
EP168 Revue des flow-diverters pour anévrismes basilaires complexes.

Les anévrismes complexes de l’artère basilaire constituent un défi thérapeutique majeur en raison de leur morphologie souvent large, fusiforme ou disséquante, et de l’implication fréquente de branches perforantes critiques. Le développement des dispositifs de diversion de flux a élargi l’arsenal thérapeutique endovasculaire pour ces lésions difficiles. Cette revue de la littérature analyse les indications, les résultats et les limites de l’utilisation des flow-diverters dans le traitement des anévrismes basilaires complexes. Les études disponibles rapportent des taux d’occlusion progressive satisfaisants, avec une reconstruction durable de l’axe vasculaire dans une proportion significative des cas. Cependant, le traitement de la circulation postérieure est associé à un risque accru de complications ischémiques, en particulier liées à l’occlusion des artères perforantes, ainsi qu’à des événements thromboemboliques favorisés par la nécessité d’une double anti-agrégation prolongée. La sélection rigoureuse des patients, l’évaluation précise de l’anatomie vasculaire et l’expérience des équipes apparaissent déterminantes pour optimiser les résultats. Malgré des données encore limitées et hétérogènes, les flow-diverters représentent une option thérapeutique prometteuse pour certains anévrismes basilaires complexes non accessibles aux techniques conventionnelles, à intégrer dans une stratégie multidisciplinaire individualisée.
Ameur AFFES, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51100 - EP169 Stenting carotidien symptomatique.
EP169 Stenting carotidien symptomatique.

La sténose carotidienne symptomatique constitue un facteur majeur de risque d’accident vasculaire cérébral ischémique. Lorsqu’une revascularisation est indiquée, le stenting carotidien représente une alternative endovasculaire à la chirurgie classique (endarteriectomie carotidienne), particulièrement chez les patients à haut risque chirurgical. Cette revue de la littérature analyse les indications, les techniques et les résultats cliniques du stenting carotidien dans les sténoses symptomatiques. Les données actuelles montrent que le stenting, associé à une double anti-agrégation plaquettaire, permet une réduction significative du risque d’accident cérébral récurrent, avec des taux de succès technique élevés et une morbidité acceptable. Les complications rapportées incluent les événements thromboemboliques per-procéduraux, les spasmes vasculaires et les hémorragies locales, nécessitant une sélection rigoureuse des patients et une expertise technique confirmée. Comparativement à l’endarteriectomie, le stenting offre l’avantage d’une approche moins invasive, avec une récupération plus rapide et un bénéfice notable chez les patients fragiles. Toutefois, le choix de la stratégie optimale dépend de l’anatomie carotidienne, du profil de risque et de l’expérience de l’équipe interventionnelle. Le stenting carotidien symptomatique constitue ainsi une option efficace et sécurisée dans la prévention secondaire des accidents vasculaires cérébraux.
Ameur AFFES, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51110 - EP170 Clipping vs coiling des anévrismes rompus en phase hyperaiguë.
EP170 Clipping vs coiling des anévrismes rompus en phase hyperaiguë.

La prise en charge des anévrismes cérébraux rompus en phase hyperaiguë constitue une urgence neurovasculaire critique, visant à prévenir la re-rupture, la mortalité précoce et les complications neurologiques sévères. Les deux stratégies principales incluent le clipping microsurgical, réalisé par voie transcrânienne, et le coiling endovasculaire, chacune présentant des avantages et limitations spécifiques. Cette revue de la littérature analyse les indications, les résultats cliniques, les taux de re-rupture et la morbidité associée à ces deux approches dans les premières 24 heures suivant l’hémorragie. Les études montrent que le clipping offre un contrôle définitif immédiat du sac anévrismal et permet la décompression concomitante dans les cas compliqués d’hématome intracrânien, mais il est associé à une morbidité chirurgicale plus élevée, notamment chez les patients instables ou âgés. Le coiling, technique moins invasive, permet une occlusion rapide et réduit le risque de complications liées à la chirurgie ouverte, avec une récupération postopératoire souvent plus rapide, mais peut présenter un risque accru de recanalisation ou de nécessité de réintervention à moyen terme. La décision thérapeutique dépend de facteurs multiples, incluant la morphologie de l’anévrisme, sa localisation, l’état neurologique initial, les comorbidités et l’expertise locale des équipes chirurgicales et endovasculaires. Les méta-analyses récentes suggèrent que, lorsqu’elle est réalisée dans un centre spécialisé, chaque technique peut offrir des résultats comparables en termes de survie et de contrôle de l’anévrisme, mais le profil de complications diffère. La prise en charge optimale repose sur une approche multidisciplinaire, individualisée et intégrant les avancées techniques et les protocoles de neuro-intensivisme pour améliorer la survie et la récupération fonctionnelle des patients.
Ameur AFFES, Maryem KHAYAT, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51117 - EP171 Traitement endovasculaire des dissections carotidiennes traumatiques en urgence.
EP171 Traitement endovasculaire des dissections carotidiennes traumatiques en urgence.

Les dissections carotidiennes traumatiques constituent une complication grave des traumatismes cervicaux ou crâniocervicaux, exposant à un risque élevé d’accident vasculaire cérébral ischémique, de thrombose ou d’embolie cérébrale. La prise en charge repose sur la prévention des événements neurologiques secondaires et la restauration du flux sanguin, avec une attention particulière à la stabilité du patient et à la préservation neurologique. Cette revue de la littérature analyse les indications, les techniques et les résultats du traitement endovasculaire des dissections carotidiennes traumatiques, comparativement aux traitements conservateurs par anticoagulation ou antiagrégation. Les dispositifs endovasculaires incluent les stents recouverts, les stents flexibles et les systèmes combinés, permettant de rétablir le calibre artériel, de stabiliser la paroi vasculaire et de prévenir la propagation du thrombus. Les études montrent que l’angioplastie et la stentoplastie offrent un taux élevé de succès technique, avec une amélioration du flux artériel et une réduction des complications ischémiques, particulièrement dans les dissections symptomatiques ou instables. Les complications potentielles incluent l’occlusion thrombique, l’embolisation distale et les lésions iatrogènes de la paroi artérielle, bien que leur incidence reste faible dans les centres spécialisés. Le succès clinique dépend de la rapidité de prise en charge, de l’anatomie de la dissection et de la sélection appropriée des patients. Les recommandations actuelles soulignent l’importance d’une approche multidisciplinaire combinant neurochirurgie, neuroradiologie interventionnelle et soins intensifs, ainsi qu’un suivi radiologique régulier pour évaluer la perméabilité du stent et la récupération vasculaire. En conclusion, le traitement endovasculaire des dissections carotidiennes traumatiques constitue une option sûre et efficace, permettant de prévenir les accidents vasculaires cérébraux et d’optimiser le pronostic neurologique des patients traumatisés.
Ameur AFFES, Maryem KHAYAT, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51118 - EP172 Gestion urgente des hématomes intracérébraux hypertensifs spontanés.
EP172 Gestion urgente des hématomes intracérébraux hypertensifs spontanés.

Les hématomes intracérébraux hypertensifs spontanés représentent une urgence neurochirurgicale majeure, associée à une mortalité élevée et à un risque significatif de séquelles neurologiques permanentes. La prise en charge urgente vise à limiter l’expansion de l’hématome, réduire l’hypertension intracrânienne, prévenir les complications secondaires et améliorer le pronostic fonctionnel. Cette revue de la littérature analyse les stratégies actuelles de traitement, incluant les mesures médicales, la surveillance neurointensive et les interventions chirurgicales, telles que l’évacuation mini-invasive ou classique. Les données montrent que la chirurgie, lorsqu’elle est réalisée précocement dans des hématomes volumineux ou symptomatiques, peut réduire la pression intracrânienne et améliorer la récupération neurologique, surtout chez les patients présentant un déclin neurologique rapide. Les techniques chirurgicales modernes incluent la craniotomie ouverte, la microchirurgie assistée par navigation et les approches endoscopiques, permettant de limiter les traumatismes cérébraux additionnels. Les mesures médicales complémentaires comprennent le contrôle strict de la pression artérielle, la gestion des troubles métaboliques et la prévention des complications thromboemboliques. Les complications post-opératoires incluent hémorragie secondaire, œdème cérébral, infection et déficit neurologique résiduel, nécessitant une surveillance intensive et des soins neurochirurgicaux spécialisés. Les résultats fonctionnels dépendent de l’âge, du volume de l’hématome, du score initial de gravité et de la rapidité de la prise en charge. Les recommandations actuelles insistent sur une approche multidisciplinaire intégrant neurochirurgiens, anesthésistes et équipes de soins intensifs, avec un suivi clinique et radiologique rapproché. En conclusion, la gestion urgente des hématomes intracérébraux hypertensifs spontanés repose sur une combinaison de mesures médicales ciblées et de chirurgie adaptée, permettant de réduire la mortalité, d’optimiser la récupération neurologique et de limiter les séquelles à long terme.
Ameur AFFES, Maryem KHAYAT, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51130 - EP173 Utilisation de la bivalirudine dans l’occlusion mécanique des thromboses de sinus veineux cérébraux.
EP173 Utilisation de la bivalirudine dans l’occlusion mécanique des thromboses de sinus veineux cérébraux.

Introduction La thrombose des sinus veineux cérébraux constitue une pathologie neurovasculaire rare mais potentiellement grave, pouvant engager le pronostic vital et fonctionnel. L’anticoagulation systémique par héparine demeure le traitement de référence, y compris en présence d’hémorragie intracrânienne. Toutefois, certaines formes sévères ou réfractaires nécessitent un traitement endovasculaire en urgence. L’utilisation de la bivalirudine, anticoagulant direct inhibiteur de la thrombine, a récemment été rapportée comme alternative lors des procédures d’occlusion mécanique, en particulier chez les patients présentant une contre-indication à l’héparine. Objectif Analyser les données de la littérature concernant l’utilisation de la bivalirudine au cours des procédures d’occlusion mécanique des thromboses de sinus veineux cérébraux. Matériel et méthodes Une revue narrative de la littérature a été réalisée à partir des bases de données PubMed et Google Scholar. Ont été inclus les articles publiés en langue française ou anglaise rapportant l’utilisation de la bivalirudine dans le traitement endovasculaire des thromboses veineuses cérébrales. Les séries cliniques, études observationnelles et rapports de cas ont été analysés, en s’intéressant aux indications, aux modalités d’administration, à la sécurité et aux résultats cliniques. Résultats La bivalirudine est principalement utilisée lors de thrombectomies mécaniques chez des patients présentant une thrombose étendue, un échec de l’anticoagulation conventionnelle ou une suspicion de thrombopénie induite par l’héparine. Son action anticoagulante prévisible, son absence de liaison aux protéines plasmatiques et sa courte demi-vie constituent des avantages théoriques en situation aiguë. Les données disponibles, bien que limitées, suggèrent une efficacité satisfaisante en termes de recanalisation, avec un profil de sécurité acceptable et un faible taux de complications hémorragiques per-procédurales. Conclusion L’utilisation de la bivalirudine lors des procédures d’occlusion mécanique des thromboses de sinus veineux cérébraux apparaît comme une option thérapeutique prometteuse dans des situations sélectionnées. Toutefois, les preuves actuelles reposent sur des séries limitées. Des études prospectives sont nécessaires pour mieux définir sa place, ses indications et ses modalités d’utilisation dans la prise en charge en urgence de cette pathologie.
Ameur AFFES, Maryem KHAYAT, Majdouline BARKACHE, Slim GALLAOUI, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51143 - EP174 Facteurs génétiques et complications thromboemboliques en neurochirurgie vasculaire : revue de la littérature.
EP174 Facteurs génétiques et complications thromboemboliques en neurochirurgie vasculaire : revue de la littérature.

nétiques et complications thromboemboliques en neurochirurgie vasculaire : revue de la littérature Introduction Les complications thromboemboliques constituent une cause majeure de morbidité après chirurgie neurovasculaire. Si les facteurs de risque cliniques sont bien identifiés, le rôle des prédispositions génétiques est encore insuffisamment exploré. Objectif Analyser les données de la littérature concernant l’association entre polymorphismes génétiques et risque thromboembolique en neurochirurgie vasculaire. Méthodes Une revue narrative a été menée à partir des études évaluant les thrombophilies héréditaires et leur impact en contexte neurochirurgical. Résultats Les mutations du facteur V Leiden et de la prothrombine (G20210A) sont les thrombophilies les plus fréquemment associées à un risque thromboembolique accru après chirurgie neurovasculaire, avec des complications veineuses (phlébites, embolies pulmonaires) et artérielles (ischémies). La neurochirurgie vasculaire crée un terrain pro-thrombotique par la manipulation vasculaire, la lésion endothéliale et l’activation de la coagulation, renforcées par l’inflammation postopératoire, l’immobilisation et les déficits neurologiques. Les dispositifs endovasculaires (stents, clips) augmentent également la thrombogénicité locale. Les thrombophilies génétiques agissent en synergie avec ces facteurs, expliquant une hausse du risque thromboembolique. D’autres polymorphismes (MTHFR, PAI-1) sont décrits avec des résultats plus hétérogènes. Une stratification combinant facteurs génétiques et cliniques pourrait améliorer la prévention. Conclusion L’intégration des facteurs génétiques dans l’évaluation du risque thromboembolique pourrait permettre une prévention plus personnalisée chez les patients opérés en neurochirurgie vasculaire.
Majdouline BARKACHE, Slim GALLAOUI (Dijon), Ameur AFFES, Rihab BEN FREDJ, Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51181 - EP175 Dolicho-éctasie vertébro- basilaire ; à propos d’un cas et revue de la littérature.
EP175 Dolicho-éctasie vertébro- basilaire ; à propos d’un cas et revue de la littérature.

La dolichoéctasie du tronc vertébro-basilaire est une anomalie vasculaire rare, caractérisée par une dilatation, un allongement et une tortuosité des artères postérieures, en particulier de l’artère basilaire. Elle peut se manifester par divers symptômes neurologiques en fonction de la compression exercée sur les structures du tronc cérébral. Nous rapportons le cas d’une patiente de 56 ans, sans antécédents médicaux, ni chirurgicaux particuliers, reçue à la consultation pour des troubles de la déglutition, une dysphonie et une hémiparésie gauche d’installation progressive. L’imagerie par IRM cérébrale et angio-IRM a révélé une dolichoéctasie marquée du tronc vertébro-basilaire, comprimant le tronc cérébral, notamment les noyaux impliqués dans la déglutition et la phonation. Nous avons opté pour un traitement symptomatique et une prise en charge multidisciplinaire ( cardiologie , ORL, rééducation fonctionnelle ) ont été instaurés, et un suivie en consultation à notre niveau. . La dolichoéctasie basilaire est souvent asymptomatique, mais peut entraîner des manifestations cliniques graves par effet de masse ou par ischémie secondaire. Les troubles de la déglutition et de la phonation sont rarement révélateurs, rendant ce cas particulièrement intéressant. La revue de la littérature souligne la rareté de cette présentation clinique et met en évidence les difficultés de prise en charge, en l'absence de recommandations standardisées. Ce cas illustre une présentation atypique d’une dolichoéctasie vertébro-basilaire et rappelle l’importance d’un diagnostic précoce pour éviter des complications neurologiques irréversible d’où la nécessité d’un suivi à long terme et d’une approche thérapeutique individualisée.
Yasmina DJOUADI (baraki , alger, Algérie), Ibrahim BELGACEM, Mouhamed ABOUDJABEL, Mustapha AIT BACHIR
00:00 - 00:00 #51203 - EP176 Palinopsie : un mécanisme épileptogène ou non?
EP176 Palinopsie : un mécanisme épileptogène ou non?

Objectif : Décrire un cas de palinopsie secondaire à une fistule artérioveineuse (FAV) occipitale droite, réfractaire aux anticonvulsivants et résolue après cure endovasculaire, et, à la lumière de la littérature, distinguer les mécanismes épileptogènes des mécanismes non épileptogènes de la palinopsie. Méthode : Étude observationnelle d’un cas de FAV occipitale gauche responsable d’épisodes quotidiens de palinopsie pendant 9 mois malgré un traitement anticonvulsivant et résolu après traitement endovasculaire. Revue ciblée de la littérature sur la palinopsie. Extraction des critères cliniques et paracliniques permettant de considérer le mécanisme (épileptique vs non épileptique). Résultats : Patiente de 72 ans présentant des épisodes récurrents de palinopsie persistant malgré un traitement anticonvulsivant. L’exploration neuroradiologique met en évidence une FAV occipitale gauche. Une embolisation curative est réalisée, suivie d’une disparition complète des phénomènes visuels. Aucun autre stigmate d’épilepsie n’a été relevé sur le plan clinique et les épisodes n’ont pas montré de dépendance aux facteurs déclenchant classiquement ictaux. La revue de la littérature suggère deux cadres physiopathologiques principaux : 1. Épileptogène/hallucinatoire : images formées, souvent homonymes, liées à hyperexcitabilité occipitale (lésionnelle ou épileptique), répondant aux anticonvulsivants et/ou à l’étiologie causale 2. Non épileptogène/illusoire ou dys-inhibitive: persistance anormale liée à la dysfonction de l’inhibition corticale ou le stress hémodynamique/métabolique peu sensible aux anticonvulsivants et réversible après correction de la cause. Conclusion : La résolution des symptômes uniquement après l’exclusion de la FAV et l’inefficacité des anticonvulsivants, en l’absence d’autres arguments en faveur d’une épilepsie, orientent vers un mécanisme non épileptogène de la palinopsie dans ce cas. Nous proposons que la dysrégulation hémodynamique et secondairement métabolique du cortex visuel constitue le mécanisme le plus probable.
Valérie GILBERT (Montréal, Canada), Salma MRICHI, Morgane SOLER RICO, Michel W. BOJANOWSKI
00:00 - 00:00 #51246 - EP177 Kyste arachnoïdien secondaire à une hémorragie sous arachnoïdienne post rupture anévrismale : rapport de cas.
EP177 Kyste arachnoïdien secondaire à une hémorragie sous arachnoïdienne post rupture anévrismale : rapport de cas.

Présentation clinique : Nous rapportons le cas d’une patiente de 56 ans qui a présenté une rupture d’un pseudo anévrisme disséquant de l’artère cérébelleuse antéroinférieur (WFNS 4) responsable d’un hématome cérébelleux droit. Le traitement à la phase initiale a consisté en une embolisation de l’AICA, la mise en place d’une dérivation ventriculaire externe puis l’évacuation de l’hématome cérébelleux droit. Une dérivation ventriculo-péritonéale a été mise secondairement. En sortie d’hospitalisation la patiente est mRS 4 avec une récupération neurologique à 2 ans, mRS 2. Elle est réadressée pour dégradation neurologique progressive évocatrice de compression médullaire avec un mRS à 3. L’IRM retrouvait un kyste arachnoïdien compressif, antérieur à la moelle, étendu de C2 jusqu’en T5 avec des brides arachnoïdiennes antérieures et latérales. Intervention : Nous avons réalisé une laminoplastie avec arachnoïdolyse spinale au niveau de T5 et une mise en place d’un cathéter kysto-sous dural guidée par échographie. Lors du suivi postopératoire, l'IRM médullaire retrouvait une absence d’évolution du kyste et un drainage efficace. Au cours du suivi l’amélioration clinique a été rapide permettant à la patiente de retrouver une autonomie mRS 1 et une reprise du travail. Discussion : Ce cas illustre une complication rare post hémorragie sous arachnoïdienne (HSA) rapportée dans une vingtaine de cas. L’analyse de la littérature montre une fréquence plus importante de kystes arachnoïdiens secondaires à une HSA en cas de rupture d’anévrisme de la circulation postérieure et selon le volume de l’HSA. Les hypothèses physiopathologiques évoquent une implication de l’hémolyse dans la survenue d’une irritation méningée et d’une réaction inflammatoire avec un afflux rapide de cellules inflammatoires et une libération locale de cytokines induisant une réponse fibroproliférative et une augmentation de la synthèse de collagène. Cette cascade aboutit à une fibrose méningée et une arachnoïdite spinale, pouvant se manifester par un épaississement arachnoïdien, des adhérences et une formation de cloisons arachnoïdiennes. La localisation thoracique serait expliquée par la cyphose locale et l’alitement prolongé des patients dans ce contexte. L’hydrocéphalie communicante ayant nécessité une dérivation du LCS serait également un facteur prédictif. Enfin notre cas concorde avec l’évolution rapporté dans la littérature avec une amélioration clinique et stabilisation radiologique du kyste, probablement en lien avec l’extension de l’arachnoïdite. Conclusion : Notre cas illustre une complication rare post HSA, devant être évoquée lors d’une aggravation neurologique à distance nécessitant une prise en charge spécifique permettant une amélioration ou stabilisation clinique.
Alexis PALUSCI (Besançon), Nassim BOUGACI, Marion DAVID, Lisa BOUDY, Laurent THINES
00:00 - 00:00 #51260 - EP178 Fistule carotido-caverneuse post-traumatique : une complication vasculaire inhabituelle.
EP178 Fistule carotido-caverneuse post-traumatique : une complication vasculaire inhabituelle.

Introduction Les fistules carotido-caverneuses correspondent à des communications anormales entre le système carotidien et le sinus veineux. Les signes neuro-ophtalmologiques sont au premier plan de la pathologie du sinus caverneux et peuvent orienter le clinicien vers le diagnostic de fistule carotido-caverneuse, en particulier après un traumatisme. Nous rapportons une observation de fistule carotido-caverneuse post-traumatique prise en charge au service de neurochirurgie de Sfax et passons en revue les données de la littérature (clinique, imagerie et traitement). Observation Nous rapportons le cas d’un patient de 53 ans, victime d’un traumatisme crânien non exploré survenu 4 mois avant l’admission, compliqué deux mois plus tard par l’apparition d’une exophtalmie avec rougeur de l’œil gauche, associée à une diplopie. L’imagerie a montré un aspect spontanément hyperdense de la loge caverneuse gauche. L’exploration par angio-IRM et angiographie cérébrale a confirmé le diagnostic de fistule carotido-caverneuse à haut débit. Le patient a été traité avec succès par voie endovasculaire. Discussion La fistule carotido-caverneuse est une communication anormale entre la carotide interne intracaverneuse et le sinus caverneux ; l’étiologie post-traumatique est retrouvée dans 72 à 90 % des cas. Les signes oculaires sont prédominants en raison des relations anatomiques du sinus caverneux avec les structures vasculo-nerveuses, et surviennent dans les 15 premiers jours post-traumatiques dans 75 % des cas. Le Doppler transcrânien constitue le premier examen paraclinique pouvant fortement évoquer le diagnostic. L’angio-IRM avec la séquence « time of flight » met en évidence un flux anormal et précoce au niveau du sinus caverneux. L’angiographie cérébrale demeure la méthode de référence pour le diagnostic ; elle permet en outre le traitement endovasculaire. Un traitement chirurgical est recommandé en cas d’échec de la prise en charge endovasculaire. Les complications sont principalement ophtalmologiques et neurologiques. Conclusion La fistule carotido-caverneuse doit être évoquée devant une exophtalmie survenant après un traumatisme crânio-facial. L’artériographie est indispensable pour préciser l’anatomie du shunt et réaliser une embolisation, qui constitue actuellement le traitement de choix.
Haifa MECHERGUI (tunis, Tunisie), Khalil GHEDIRA, Khansa ABDERRAHMEN, Roua LATRACH, Sofiene BOUALI, Jalel KALLEL
00:00 - 00:00 #51276 - EP179 Fistules artérioveineuses ethmoïdales bilatérale : une entité rare aux implications diagnostiques et thérapeutiques spécifiques.
EP179 Fistules artérioveineuses ethmoïdales bilatérale : une entité rare aux implications diagnostiques et thérapeutiques spécifiques.

Introduction Les fistules artério-veineuses durales (FAVd) de la fosse antérieure constituent une entité rare, représentant une faible proportion des FAV intracrâniennes. Leur localisation ethmoïdale est associée à un drainage veineux cortical quasi constant, expliquant leur comportement agressif et leur risque hémorragique élevé. Les formes bilatérales sont exceptionnelles et encore mal connues, pouvant engendrer des difficultés techniques lors du traitement en particulier chirurgical. Objectif Décrire les caractéristiques anatomiques, diagnostiques et thérapeutiques des FAV ethmoïdales bilatérales à partir des données de la littérature, et souligner les implications pratiques pour la prise en charge. Matériel et méthodes Basée sur un cas illustratif, revue ciblée des cas publiés de FAVd ethmoïdales bilatérales, avec analyse de la présentation clinique, de l’imagerie, des modalités thérapeutiques et des résultats. Cas illustratif On présente le cas d’une patiente âgée de 71 ans chez qui on découvre une fistule artérioveineuse de l’étage antérieur de la base du crane sur un bilan d’ictus amnésique. L’artériographie cérébrale retrouve une fistule alimentée des branches des artères ophtalmiques et cérébrales antérieures bilatérales. La patiente a été opérée abord frontolatéral droit avec fraisage de la crist-galli et artériographie peropératoires Les suites étaient simples. Résultats Les FAV ethmoïdales bilatérales sont définies par une alimentation artérielle bilatérale, principalement issue des branches ethmoïdales des artères ophtalmiques. Le drainage veineux cortical peut être bilatéral, mais il est fréquemment dominé par une veine de drainage principale, masquant un drainage controlatéral secondaire. Ainsi, malgré une angiographie préopératoire complète, la bilatéralité peut ne pas être identifiée. Ces lésions se manifestent le plus souvent par une hémorragie intracrânienne ou des crises comitiales, traduisant leur caractère agressif. Le traitement repose sur l’exclusion complète de la fistule, objectif le plus souvent atteint par la chirurgie. La déconnexion de la ou des veines de drainage au niveau de la lame criblée permet une guérison durable. L’angiographie peropératoire constitue un outil essentiel pour confirmer l’exclusion complète et détecter une fistule controlatérale méconnue. Les techniques endovasculaires restent limitées par les contraintes anatomiques et le risque ophtalmologique. Conclusion Les FAV ethmoïdales bilatérales sont probablement sous-diagnostiquées en raison de leurs particularités anatomiques et angioarchitecturales. Leur reconnaissance repose sur une compréhension fine des mécanismes de drainage veineux et de leurs limites d’exploration en imagerie. Une stratégie thérapeutique rigoureuse, le plus souvent chirurgicale idéalement en salle hybride pour permettre une artériographie peropératoire, est nécessaire pour assurer une exclusion complète de ces lésions à haut risque hémorragique.
Kerima BENHADJALI (Dijon), Giulia COSSU, Ahmed EL CADHI, Tuan LEVAN, Walid FARAH, Catherine CAO, Edouard MORLAIX, Nouroudine BANKOLE, Jean-François BELLUS, Pierre DE BUCK, Julian LOPEZ, Jacques BEAURAIN, Frederic RICOLFI, Fabien ROBELIN, Angelique BERNARD, Laura BAPTISTE, Marc LENFANT, François LEBEAUPIN, Pierre Olivier COMBY, Moncef BERHOUMA
00:00 - 00:00 #51329 - EP180 Prise en charge chirurgicale du ramollissement pseudo-tumoral de la fosse cérébrale postérieure.
EP180 Prise en charge chirurgicale du ramollissement pseudo-tumoral de la fosse cérébrale postérieure.

Introduction: Le ramollissement pseudo-tumoral de la fosse cérébrale postérieure est une pathologie rare et grave avec une mortalité de 80%. Son traitement est encore sujet à discussion. En effet, l’arsenal thérapeutique est très hétérogène et les indications sont reléguées au jugement propre et à l’expérience du chirurgien. Ce travail avait pour but de définir cette pathologie, relever ses aspects cliniques et radiologiques, noter les résultats de chaque technique chirurgicale et proposer un algorithme décisionnel en s’appuyant sur la littérature. Méthodes : Il s’agissait d’une étude rétrospective rassemblant 42 ramollissements malins de la fosse cérébrale postérieure opérés aux services de neurochirurgie de l’INN, du CTGB et de l’HMPIT depuis l’année 2004 jusqu’à l’année 2014. Résultats : L’incidence annuelle était de 4 nouveaux cas/an. Il existait une prédominance masculine nette (71%) et pour la tranche d’âge de 45 à 60 ans. Les principaux facteurs de risque étaient l’HTA (64%), le diabète (47%) et le tabagisme (38%). Les territoires les plus fréquemment touchés étaient ceux de la PICA et de l’artère vertébrale. Les signes cliniques initiaux étaient dominés par les signes cérébelleux (88%) et les signes d’HTIC (78%). La détérioration neurologique s’était faite 54 heures après, avec altération de l’état de conscience et apparition des signes d’engagement. Cette aggravation était liée à l’hydrocéphalie (95%), à la compression du tronc (80%), à l’engagement amygdalien (57%) et à la transformation hémorragique (31%). 23% des patients ont eu un drainage ventriculaire seul, 36% une CSO seule et une association des deux méthodes dans 40% des cas. La mortalité globale était de 33,3% prédominante dans les groupes ayant un DV seul ou un DV suivi d’une CSO. Les séquelles neurologiques étaient plus nombreuses en cas de CSO surtout si celle-ci a été associée à une nécrosectomie, et elles étaient dominées par le syndrome cérébelleux cinétique (50%), le syndrome cérébelleux statique (30%), et la dysarthrie (18%). Le mRS était en moyenne de 1,39. Conclusion : Il ressort que le drainage ventriculaire seul doit être réservé aux cas graves « désespérés » et aux patients conscients ayant une hydrocéphalie sans signes de compression du tronc. Pour le reste des patients, la CSO est le seul moyen qui permet de réduire la mortalité de 80% à 15%. L’association d’un drainage ventriculaire se pose s’il existe une hydrocéphalie.
Fatma BEN ATIG, Malek BOURGOU (Tunis, Tunisie)
00:00 - 00:00 #51417 - EP181 Cavernome révélé par un hématome sous-dural aigu : à propos d’un cas et revue de la littérature.
EP181 Cavernome révélé par un hématome sous-dural aigu : à propos d’un cas et revue de la littérature.

Introduction L’hématome sous-dural aigu secondaire au saignement d’un cavernome est une entité rare, avec peu de cas rapportés dans la littérature. Cette présentation inhabituelle peut poser un défi diagnostique et thérapeutique. Observation Nous rapportons le cas d’une patiente de 40 ans, sans antécédents pathologiques notables, admise pour un syndrome d’hypertension intracrânienne associé à une altération de la conscience. Le score de Glasgow (GCS) à l’admission était de 7. L’imagerie cérébrale a objectivé un hématome sous-dural aigu frontal droit associé à un cavernome cortical homolatéral. Une prise en charge chirurgicale en urgence a été réalisée, consistant en l’évacuation de l’hématome et l’exérèse complète du cavernome. Résultats L’évolution postopératoire était favorable avec récupération neurologique complète. À trois mois de suivi, la patiente présentait un score de Glasgow de 15 sans déficit neurologique. Conclusion La révélation d’un cavernome par un hématome sous-dural aigu est exceptionnelle. Cette étiologie doit être évoquée devant tout hématome sous-dural spontané. La prise en charge chirurgicale permet le traitement de l’hématome et l’exérèse de la lésion causale, avec un bon pronostic fonctionnel.
Oualid HMAMOUCHE (FES, Maroc), Marouane HAMMOUD, Faycal LAKHDAR, Benzagmout MOHAMMED, Khalid CHAKOUR, El Faiz Mohammed CHAOUI
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00:00 - 00:00 #51030 - EP113 Kyste hydatique cérébral pédiatrique révélé par une déformation cranienne : à propos d’un cas.
EP113 Kyste hydatique cérébral pédiatrique révélé par une déformation cranienne : à propos d’un cas.

Introduction : Le kyste hydatique cérébral est une affection parasitaire rare, touchant préférentiellement l’enfant dans les zones endémiques. La déformation crânienne comme mode de révélation demeure exceptionnelle. Observation : Nous rapportons le cas d’un enfant de 5 ans présentant une tuméfaction temporale droite d’évolution progressive associée à des céphalées. L’examen neurologique était sans particularité. L’imagerie cérébrale mettait en évidence une volumineuse lésion kystique uniloculaire responsable d’un effet de masse chronique avec déformation de l’os temporal. La prise en charge chirurgicale a révélé un amincissement osseux majeur, imposant une craniotomie douce à l’aide d’un trépan classique et d’une scie de Gigli afin de préserver l’intégrité de la voûte crânienne. L’exérèse complète du kyste a été réalisée par hydro-dissection sans rupture. Une chimiothérapie antiparasitaire adjuvante par albendazole a été instaurée. L’évolution postopératoire a été favorable. Conclusion : La déformation crânienne peut constituer un mode de révélation inhabituel du kyste hydatique cérébral chez l’enfant. Cette présentation doit être évoquée devant toute déformation crânienne inexpliquée en zone endémique. Une planification chirurgicale adaptée est essentielle afin d’assurer une exérèse complète tout en préservant les structures osseuses fragilisées.
Mehdi MDARHRI (Fes, Maroc), Hamza SRIRI, Oualid Mohammed HMAMOUCHE, Marouane HAMMOUD, Faycal LAKHDAR, Mohammed BENZAGMOUTE, Khalid CHAKOUR, Mohamed CHAOUI EL FAIZ
00:00 - 00:00 #51031 - EP114 Dysplasie ostéofibreuse temporale comprimant le nerf optique et mimant une lésion agressive chez l’enfant : à propos d’un cas.
EP114 Dysplasie ostéofibreuse temporale comprimant le nerf optique et mimant une lésion agressive chez l’enfant : à propos d’un cas.

Introduction : La dysplasie ostéofibreuse craniofaciale est une pathologie bénigne rare pouvant être responsable de compressions neurologiques. Certaines formes présentent un aspect radiologique trompeur simulant une lésion osseuse agressive. Observation : Nous rapportons le cas d’une enfant de 5 ans présentant une baisse progressive de la vision de l’œil gauche associée à des céphalées. L’imagerie cérébrale révélait une lésion ostéolytique hétérogène de l’aile sphénoïdale, avec prise de contraste irrégulière et composante tissulaire, évoquant initialement un processus malin. Une exérèse chirurgicale avec décompression du nerf optique a été réalisée. L’analyse anatomopathologique concluait à une dysplasie ostéofibreuse avec remaniements kystiques anévrysmaux. L’évolution postopératoire a été favorable. Conclusion : La dysplasie ostéofibreuse peut présenter un aspect radiologique agressif mimant une tumeur maligne, en particulier dans les localisations craniofaciales pédiatriques. La confirmation histopathologique est indispensable pour guider la stratégie thérapeutique.
Mehdi MDARHRI (Fes, Maroc), Hamza SRIRI, Oualid Mohammed HMAMOUCHE, Marouane HAMMOUD, Faycal LAKHDAR, Mohammed BENZAGMOUTE, Khalid CHAKOUR, Mohamed CHAOUI EL FAIZ
00:00 - 00:00 #51109 - EP115 Prise en charge urgente des traumatismes crâniens sévères pédiatriques.
EP115 Prise en charge urgente des traumatismes crâniens sévères pédiatriques.

Les traumatismes crâniens sévères chez l’enfant représentent une cause majeure de morbidité et de mortalité pédiatrique, nécessitant une prise en charge urgente et multidisciplinaire. Les particularités anatomiques et physiologiques du rachis et du crâne pédiatrique, telles que la malléabilité du crâne, le volume cérébral relatif et la vulnérabilité des tissus neuronaux immatures, influencent la présentation clinique et la tolérance aux variations de la pression intracrânienne. Cette revue de la littérature analyse les stratégies actuelles de prise en charge d’urgence, incluant l’évaluation initiale, le monitorage neurointensif, les interventions chirurgicales et les mesures de soutien vital. Les protocoles recommandent une évaluation rapide selon les principes avancés de réanimation pédiatrique, le contrôle des voies aériennes, la stabilisation hémodynamique et la correction des anomalies métaboliques. Le monitorage multimodal, incluant la pression intracrânienne, l’oxymétrie cérébrale et l’imagerie sériée, est essentiel pour guider les décisions thérapeutiques et prévenir les lésions secondaires. Les indications chirurgicales incluent la craniectomie décompressive, l’évacuation d’hématomes intracrâniens et la stabilisation des fractures dépressives, avec une attention particulière à la croissance future et à la préservation fonctionnelle. Les résultats fonctionnels dépendent de l’âge, du mécanisme lésionnel et de la rapidité d’intervention, avec une récupération souvent partielle nécessitant une rééducation intensive et un suivi à long terme. Les limites des études concernent la faible taille des cohortes, la variabilité des protocoles et le manque d’essais randomisés pédiatriques. En conclusion, la prise en charge urgente des traumatismes crâniens sévères pédiatriques repose sur une approche coordonnée, combinant soins intensifs, interventions chirurgicales adaptées et suivi neurodéveloppemental pour optimiser la survie et les résultats fonctionnels.
Ameur AFFES, Maryem KHAYAT, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51135 - EP116 Tétraplégie révélant un kyste arachnoïdien intramédullaire spontanément résolutive : A propos d’un cas.
EP116 Tétraplégie révélant un kyste arachnoïdien intramédullaire spontanément résolutive : A propos d’un cas.

Introduction : Les kystes arachnoïdiens intramédullaires sont des entités rares en pathologie rachidienne pédiatrique et peuvent se révéler par des déficits neurologiques sévères, faisant souvent discuter une prise en charge chirurgicale en urgence. Toutefois, l’évolution clinique n’est pas toujours corrélée à la gravité initiale du tableau neurologique. Nous rapportons un cas de tétraplégie aiguë chez un enfant, secondaire à un kyste arachnoïdien intramédullaire cervico-dorsal, ayant évolué favorablement sans recours à la chirurgie. Observation : Il s’agit d’un patient âgé de 10 ans, sans antécédents pathologiques notables, admis pour une impotence fonctionnelle des quatre membres évoluant sur dix jours dans un contexte atraumatique, apyrétique et de conservation de l’état général. A l’examen neurologique, la station debout et la marche étaient impossibles, avec une tétraplégie cotée à 2/5 aux quatre membres, sans troubles sensitifs ni sphinctériens. L’IRM médullaire réalisée a objectivé une formation kystique intramédullaire à signal liquidien, compatible avec un kyste arachnoïdien intramédullaire. Une corticothérapie intraveineuse a été immédiatement démarrée avec surveillance clinique rapprochée. L’évolution a été marquée par une amélioration neurologique progressive sous kinésithérapie, avec récupération de la marche et de la motricité globale sur 1 mois sans recours à une exérèse chirurgicale du kyste. Conclusion : Ce cas illustre l’intérêt d’une approche diagnostique et thérapeutique prudente devant les kystes arachnoïdiens intramédullaires chez l’enfant. L’IRM joue un rôle central dans le diagnostic et l’orientation de la prise en charge. L’amélioration spontanée observée souligne que, dans certaines situations bien déterminées, une attitude conservatrice peut être justifiée évitant une chirurgie médullaire potentiellement délétère.
Mohamed Mourad LAKHOUAJA (Marrakech, Maroc), El Mehdi HAMIDI, Yassine AIT M'BAREK, Lamia BENANTAR, Khalid ANIBA
00:00 - 00:00 #51141 - EP117 Modifications de la perfusion cérébrale après chirurgie des craniosténoses : revue de la littérature.
EP117 Modifications de la perfusion cérébrale après chirurgie des craniosténoses : revue de la littérature.

Modifications de la perfusion cérébrale après chirurgie des craniosténoses : revue de la littérature Introduction La craniosténose est associée à des anomalies morphologiques du crâne pouvant retentir sur la dynamique intracrânienne et la perfusion cérébrale. Si la chirurgie vise principalement la correction morphologique, son impact physiologique reste encore imparfaitement connu. Objectif Revoir les données de la littérature concernant les modifications de la perfusion cérébrale avant et après correction chirurgicale des craniosténoses non syndromiques. Méthodes Une revue narrative a été réalisée à partir des études utilisant l’IRM de perfusion, en particulier l’arterial spin labeling, chez les nourrissons opérés de craniosténose. Les données de perfusion globale et régionale, ainsi que les corrélations avec le développement neurocognitif, ont été analysées. Résultats La littérature met en évidence, en préopératoire, des anomalies régionales du débit sanguin cérébral, variables selon la suture concernée, avec une atteinte plus marquée des territoires frontaux et pariétaux dans les craniosténoses coronales et métopiques. Certaines études rapportent une hypoperfusion relative associée à une diminution de la compliance intracrânienne et à une élévation de la pression intracrânienne. Après correction chirurgicale et remodelage de la voûte crânienne, une amélioration significative du débit sanguin cérébral est fréquemment observée, tant sur le plan global que régional. Cette normalisation de la perfusion semble progressive et plus marquée dans les régions corticales antérieures. Plusieurs travaux suggèrent une corrélation entre l’amélioration de la perfusion postopératoire et une évolution favorable des scores neurodéveloppementaux, notamment cognitifs et moteurs, bien que les données restent hétérogènes. L’IRM de perfusion apparaît ainsi comme un outil sensible pour évaluer l’impact physiologique de la chirurgie. Conclusion La chirurgie des craniosténoses semble induire des bénéfices physiologiques mesurables sur la perfusion cérébrale, au-delà de la correction morphologique. L’IRM de perfusion pourrait constituer un biomarqueur pertinent pour l’évaluation postopératoire et le suivi à long terme des enfants opérés.
Majdouline BARKACHE, Slim GALLAOUI (Dijon), Ameur AFFES, Rihab BEN FREDJ, Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51173 - EP118 Malformations de la charnière occipito-cervicale chez l’enfant : expérience du CHU de Bordeaux.
EP118 Malformations de la charnière occipito-cervicale chez l’enfant : expérience du CHU de Bordeaux.

Introduction. Les malformations de la charnière occipito-cervicale (COC) chez l’enfant constituent des entités rares, complexes. Elles exposent à un risque de compression bulbomédullaire, de myélopathie cervicale haute et/ou d’instabilité cranio-cervicale Elles sont parfois responsables de déficits neurologiques sévères. Leur prise en charge repose sur l’identification précise des anomalies morphologiques, l’évaluation de l’instabilité, du retentissement neurologique, et une stratégie chirurgicale individualisée. Objectifs. L'objectif principal est de déterminer les critères nécessaires pour une fixation complémentaire à une décompression. l’objectif secondaire est d'étudier l'utilité de la réalisation d'impressions 3D dans le cadre de la planification chirurgicale. Méthodes. Après sélection des dossiers (exclusion des malformations de Chiari, notamment), nous proposons une cohorte de 8 patients pédiatriques opérés entre 2013 et 2023 pour des malformations de la COC ou du rachis cervical. Les données cliniques, radiologiques, chirurgicales et évolutives ont été analysées, avec recul minimum de 30,5 mois. Tous les cas ont été préalablement étudiés avec une impression 3D (planification chirurgicale) Résultats. Huit patients (6 filles, 2 garçons) ont été inclus, d’âge moyen 6,5 ans (extrêmes : 6 mois-15 ans). Le contexte était syndromique dans la majorité des cas (achondroplasie, syndrome de Down, mucopolysaccharidose de type I, neurofibromatose de type 1, syndromes polymalformatifs). Sur les 8 patients de la série, 6 ont bénéficié d’une décompression postérieure de la charnière cranio-cervicale, 1 patient d’une décompression postérieure cranio-thoracique, et un autre d’une laminectomie cervicale isolée. Une stabilisation occipito-cervicale a été associée dans trois cas, en raison soit d’une instabilité radiologiquement documentée, soit de malformations osseuses jugées déstabilisantes. Aucune complication peropératoire n’a été observée ; une infection précoce du site opératoire a nécessité une reprise chez une patiente. Tous les patients étaient améliorés ou stables au dernier suivi ; la fusion était obtenue chez tous les patients instrumentés. L'aide à l'impression 3D est importante pour la planification. La principale difficulté a été d'adapter le matériel existant aux conditions pédiatriques. Conclusion. La décompression cranio-cervicale, avec ou sans arthrodèse, constitue une option thérapeutique sûre et efficace chez l’enfant, à condition d’une analyse morphologique rigoureuse et d’une indication chirurgicale raisonnée.
Septembaire AZANDOSSESSI (Bordeaux), Lawrence KAMDEM, Jean Davy MOUDOUMOU, Thomas WAVASSEUR, Jean-Rodolphe VIGNES
00:00 - 00:00 #51177 - EP119 MCOV Chez un enfant trisomique;à propos d'un cas .
EP119 MCOV Chez un enfant trisomique;à propos d'un cas .

Les anomalies de la charnière occipito-vertébrale sont rares mais potentiellement graves chez l’enfant porteur de trisomie 21, en raison du risque d’instabilité atlanto-axoïdienne et de compression médullaire. Nous rapportons le cas d’un enfant de 8 ans, trisomique 21, admis à notre niveau suite à une tétraparésie progressive, sans troubles vésico-sphinctériens. L’examen neurologique retrouvait un déficit moteur des quatre membres coté à 3/5 avec une sensibilité conservé . L'exploration radiologique(IRM médullaire et scanner cérébro-cervical) a mis en évidence une luxation C1–C2 sur os odontoideum responsable d’une compression médullaire sévère. L’indication chirurgicale a été retenue . Une décompression médullaire associée à une fixation occipito-cervicale (c2) a été proposée afin d’assurer la stabilisation et de prévenir l’aggravation neurologique. Chez l’enfant trisomique, l’apparition de signes neurologiques en lien avec une instabilité C1–C2, notamment sur os odontoideum, constitue une indication formelle à la chirurgie. La présence d’une compression médullaire radiologique renforce cette indication, en raison du risque élevé d’aggravation neurologique. La décompression associée à une fixation occipito-cervicale permet d’assurer une stabilisation durable et d’améliorer le pronostic fonctionnel. Ce cas illustre l’importance du dépistage précoce des anomalies cervico-occipitales chez les enfants trisomiques( trisomie 21) présentant des signes neurologiques, ainsi que la place de la chirurgie dans la prévention des complications médullaires.
Yasmina DJOUADI (baraki , alger, Algérie), Ibrahim BELGACEM, Mouhamed ABOUDJABEL, Mustapha AIT BACHIR
00:00 - 00:00 #51194 - EP120 Une plante sauvage aux conséquences mortelles : de la blessure bénigne au coma chez l’enfant.
EP120 Une plante sauvage aux conséquences mortelles : de la blessure bénigne au coma chez l’enfant.

L’intoxication accidentelle par les plantes demeure un problème de santé publique majeur dans les pays en développement,en particulier chez les enfants. Au Maroc, l’Atractylis gummifera L. (connue localement sous le nom d’Addâd) est une cause importante d’intoxication grave en raison de sa large diffusion dans la région méditerranéenne. La plante contient de l’atractyloside, une puissante toxine glycosidique qui perturbe la synthèse mitochondriale d’ATP, entraînant une défaillance multiviscérale, notamment une nécrose hépatique, une atteinte rénale et, plus rarement, un œdème cérébral aigu. Nous décrivons le cas d’un garçon de 7 ans, en bonne santé jusque-là, qui a présenté un coma d’apparition brutale (score de Glasgow à 9/15), une anisocorie gauche et une épistaxis spontanée, évoquant initialement un traumatisme crânien. L’imagerie cérébrale a mis en évidence un œdème cérébral diffus sans hémorragie ni fracture. Les analyses biologiques ont révélé des troubles métaboliques critiques : hypoglycémie profonde (0,53 g/L), hyponatrémie (128 mmol/L) et atteinte hépatocellulaire aiguë (ASAT 670 U/L, ALAT 730 U/L). L'anamnèse a confirmé l'ingestion d'Atractylis gummifera 24 heures auparavant. L'Atractylis gummifera possède plusieurs usages thérapeutiques en médecine traditionnelle. La racine séchée est traditionnellement utilisée pour arrêter les saignements et provoquer des vomissements. On pense que les femmes enceintes qui inhalent la fumée d'Atractylis gummifera brûlée accoucheraient plus facilement. La plante, en particulier sa racine, possède des propriétés narcotiques et est utilisée pour traiter les œdèmes, l'épilepsie et la manie. L'inhalation de ses vapeurs est également employée dans le traitement des rhumes, des vertiges, des maux de tête . Conclusion : Ce cas souligne la difficulté diagnostique de l'encéphalopathie toxique secondaire à une intoxication végétale, mimant souvent des causes traumatiques ou infectieuses. Un diagnostic précoce et des examens biologiques spécifiques sont essentiels dans les zones endémiques pour améliorer le pronostic des patients.
Abdelhamid JEHRI (casablanca, Maroc), Abdelkouddous LAIDI, Mohamed Yassine HAOUAS, Khadija IBAHIOIN, Said HILMANI, Abdessamad NAJA, Abdelhakim LAKHDAR
00:00 - 00:00 #51205 - EP121 Localisation exceptionnelle d’un kyste hydatique cérébelleux chez l’enfant : prise en charge neurochirurgicale et enjeux diagnostiques.
EP121 Localisation exceptionnelle d’un kyste hydatique cérébelleux chez l’enfant : prise en charge neurochirurgicale et enjeux diagnostiques.

La maladie hydatique est une zoonose endémique dans plusieurs régions du monde. L’atteinte cérébrale est rare (environ 2 % des localisations), et celle de la fosse cérébrale postérieure est exceptionnelle, surtout chez l’enfant. Nous rapportons le cas d’une fillette de 4 ans présentant des céphalées, des vomissements et des troubles de la marche évoluant depuis deux semaines, sans fièvre. L’examen retrouvait un syndrome cérébelleux statokinétique et un œdème papillaire stade III. L’imagerie cérébrale a mis en évidence une lésion kystique de la fosse cérébrale postérieure évocatrice d’un kyste hydatique. La patiente a bénéficié d’une exérèse chirurgicale en bloc du kyste, avec une évolution post-opératoire favorable. Ce cas souligne l’importance d’évoquer le diagnostic de kyste hydatique devant toute lésion kystique de la fosse cérébrale postérieure chez l’enfant en zone endémique. La chirurgie avec exérèse en bloc reste le traitement de référence pour éviter la récidive et les complications.
Omar HAMAMSI (Casablanca, Maroc), Khadija EL GUETTABI
00:00 - 00:00 #51287 - EP122 Kyste hydatique cérébrale géant chez un nourrisson : un challenge chirurgical (A propos d'un cas).
EP122 Kyste hydatique cérébrale géant chez un nourrisson : un challenge chirurgical (A propos d'un cas).

L'hydatidose se caractérise par la prolifération de larves d'Echinococcus granulosus dans l'organisme humain. Cette affection représente un fardeau socio-économique important, notamment dans les pays à faible revenu comme le Maroc. L'atteinte intracrânienne est considérée comme une manifestation rare de la maladie hydatique, représentant moins de 2 % des cas d'échinococcose kystique signalés. Nous rapportons le cas d'un nourrisson de 2 ans originaire d'une zone rurale, sans antécédents pathologiques, qui présente depuis cinq mois une lourdeur de l'hémicorps gauche.L'examen clinique retrouve un nourrisson conscient en bon état général avec une hémiparésie gauche à 3/5, le reste de l'examen somatique est sans particularité. L'imagerie par résonance magnétique (IRM) cérébrale a révélé une volumineuse lésion kystique solitaire bien définie fronto-pariétale droite en hypo T1, hyper T2, sans réhaussement à l'injection du gadolinium. Le bilan d'extension a mis en évidence de multiples kystes dans la cavité thoracique, ainsi qu'une structure kystique unique du rein droit. La patiente a bénéficié d'une large craniotomie avec accouchement du kyste sans rupture grâce à la technique d'hydrodissection d'Arana-Iniguez, avec un résultat postopératoire favorable avec récupération progressive et totale de son hémiparésie. L'analyse histopathologique et paraitologique du kyste a confirmé le diagnostic de kyste hydatique, nécessitant la prescription d'un traitement anthelminthique. Le suivi dans les 1 an était sans particularité
Baayoud KARIM (Agadir, Maroc), Zakariae BENYAICH, Alaoui Naji KADIRI, Meryem AMGHAR, Mohamed LMEJJATI
00:00 - 00:00 #51416 - EP123 Craniosténoses pédiatriques : aspects diagnostiques et thérapeutiques à propos de 11 cas.
EP123 Craniosténoses pédiatriques : aspects diagnostiques et thérapeutiques à propos de 11 cas.

Introduction : La craniosténose est une malformation congénitale rare définie par la fermeture prématurée d’une ou plusieurs sutures de la voûte crânienne. Elle peut entraîner des anomalies morphologiques, une hypertension intracrânienne (HTIC) et des troubles du développement neuropsychomoteur, justifiant une prise en charge précoce et spécialisée. Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive portant sur 12 cas de craniosténoses pris en charge au service de neurochirurgie du CHU Hassan II de Fès sur une période de 10 ans, de janvier 2015 à janvier 2025. L’objectif de ce travail était de décrire les aspects épidémiologiques, cliniques, radiologiques, thérapeutiques et évolutifs des craniosténoses colligées dans notre centre. Résultats : La série comprenait 12 patients, répartis comme suit : 5 scaphocéphalies, 1 plagiocéphalie isolée, 1 oxycéphalie dans le cadre d’un syndrome de Crouzon, 1 cas associant plagiocéphalie et scaphocéphalie, 1 cas associant une plagiocéphalie antérieure et postérieure unilatérales, 1 cas de crâne en trèfle, 1 cas de trigonocéphalie et 1 cas de turricéphalie. L’âge moyen au moment de la prise en charge était de 13,3 mois, avec des extrêmes allant de 4 mois à 2 ans et une médiane de 10,5 mois. Le sexe-ratio était de 1. La dysmorphie crânienne constituait le motif de consultation principal chez tous les patients. Le diagnostic a été confirmé dans tous les cas par un scanner crânio-facial avec reconstruction tridimensionnelle. Une prise en charge chirurgicale avant l’âge d’un an a été réalisée chez 50 % des patients. Les techniques chirurgicales comprenaient une craniectomie en H chez 5 patients, ainsi qu’un remodelage crânio-facial avec transposition de volets et avancement fronto-orbitaire unilatéral chez 3 patients. Les suites opératoires immédiates étaient globalement simples. Quelques complications hémodynamiques à type d’hypotension et de saignement peropératoire ont été notées, nécessitant une transfusion sanguine. À long terme, l’évolution était jugée favorable sur le plan clinique, avec amélioration des signes d’HTIC et un développement psychomoteur satisfaisant. La correction morphologique était partielle mais jugée acceptable chez l’ensemble des patients. Conclusion : Les craniosténoses nécessitent une prise en charge précoce et multidisciplinaire afin de prévenir les complications neurologiques et esthétiques. La chirurgie demeure le traitement de référence, avec des techniques classiques ou mini-invasives adaptées au type de craniosténose, à l’âge du patient et aux ressources disponibles.
Oualid HMAMOUCHE (FES, Maroc), Marouane HAMMOUD, Faycal LAKHDAR, Benzagmout MOHAMMED, Khalid CHAKOUR, El Faiz Mohammed CHAOUI
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00:00 - 00:00 #50289 - EP071 Apport de la cytométrie en flux sur le liquide de rinçage de trocart biopsique dans le diagnostic des lymphomes primitifs du système nerveux central : étude rétrospective multicentrique (2011–2024).
EP071 Apport de la cytométrie en flux sur le liquide de rinçage de trocart biopsique dans le diagnostic des lymphomes primitifs du système nerveux central : étude rétrospective multicentrique (2011–2024).

Introduction Les lymphomes primitifs du système nerveux central (LPSNC) sont des tumeurs rares et particulièrement agressives. Leur diagnostic repose sur l’analyse d’un fragment biopsique, examen invasif et associé à un délai diagnostique de plusieurs jours. Or, la précocité de la mise en place du traitement représente un facteur pronostique important dans la prise en charge des LPSNC. La cytométrie en flux (CMF) appliquée au liquide de rinçage de trocart biopsique (LRTB) a récemment émergé comme une technique rapide et complémentaire à l’anatomo-pathologie, mise en place parallèlement dans les CHU de Lyon et de Dijon. Notre objectif a consisté à analyser les performances de la CMF concernant le délai de diagnostic, le délai de mise en place du traitement et la survie, comparativement à une série de patients n’ayant pas eu de CMF sur LRTB. Matériel et méthodes Nous avons mené une étude rétrospective bi-centrique (2011–2024) incluant 155 patients pris en charge pour suspicion de LPSNC (90 patients avec CMF, 65 patients contrôles sans CMF). Les performances diagnostiques de la CMF ont été comparées à l’anatomopathologie, prise comme gold standard. L’impact sur le délai diagnostique, l’instauration du traitement et la survie a été analysé. Résultats Parmi les 90 patients du groupe expérimental, 68 présentaient un lymphome et 22 une autre pathologie. La CMF a montré une spécificité de 100 %, une sensibilité de 79 % et une exactitude globale de 84 %. Le délai médian de rendu du diagnostic était de 19 h pour la CMF (vs. 7 jours pour l’anatomopathologie, soit un délai diagnostique ~ 9 fois plus court), permettant une mise en route plus rapide du traitement systémique spécifique (méthotrexate haute dose). Ainsi, un traitement précoce (
Alia HOUIDI (Dijon), Moncef BERHOUMA, Thiebaud PICART
00:00 - 00:00 #50403 - EP072 Impact du délai d’initiation de radio-chimiothérapie sur la survie après résection chirurgicale dans le glioblastome : analyse d’une cohorte monocentrique.
EP072 Impact du délai d’initiation de radio-chimiothérapie sur la survie après résection chirurgicale dans le glioblastome : analyse d’une cohorte monocentrique.

Purpose: Current guidelines recommend initiating adjuvant chemoradiotherapy within six weeks after glioblastoma surgery, yet delays are common and their impact on survival remains debated. This study evaluates the effect of chemoradiotherapy timing in a monocentric retrospective cohort, with a median radiotherapy (RT) initiation time longer than recommended delays, offering new insight into this underexplored factor. Methods: Two hundred and fifty four (254) consecutive patients with a newly diagnosed glioblastoma treated by surgical resection followed by chemoradiotherapy between January 2015 and August 2023 were retrospectively included. Patients were classified as ‘early’ (<42 days) or ‘late’ (≥42 days) based on the interval from surgery to chemoradiotherapy initiation. Results: Median initiation time of radiotherapy was 51 days; 76% of the cohort started chemoradiotherapy ≥42 days post-surgery. No significant differences were observed in overall survival (501 vs 518 days; 16.4 vs 17.0 months; HR 1.11, 95% CI 0.80–1.53; p=0.542) or progression free survival (HR 1.06, 95% CI 0.77–1.45; p=0.726) between patients beginning chemoradiotherapy before and after 42 days of resection. Strong positive effects on survival were observed for maximal extent of resection and for MGMT promoter methylation. Conclusion: In our cohort of newly diagnosed glioblastoma patients who underwent surgical resection, initiating adjuvant chemoradiotherapy more than six weeks after surgery was not associated with worse overall survival or progression-free survival.
Clotilde PALUMBO (Grenoble), Emmanuel DE SCHLICHTING, Florian LE LANN, Alexandre LEBOUCHER, Habert Dantigny RAPHAËLLE, Emmanuel GAY, Stephan CHABARDES, Mazen KALLEL, Arnaud LAZARD
00:00 - 00:00 #50615 - EP073 Impact des implants de Carmustine sur l’épilepsie tumorale des patients adultes porteurs d’un glioblastome IDH-non muté nouvellement diagnostiqué.
EP073 Impact des implants de Carmustine sur l’épilepsie tumorale des patients adultes porteurs d’un glioblastome IDH-non muté nouvellement diagnostiqué.

Contexte Le glioblastome IDH-non muté (OMS grade 4) est la tumeur cérébrale primitive agressive la plus fréquente chez l’adulte, associée à un pronostic sombre malgré des traitements multimodaux. Les crises épileptiques, fréquentes et souvent résistantes aux médicaments, compliquent la prise en charge. La mise en place de chimiothérapie in situ par implants de Carmustine (BCNU), utilisée pour améliorer la survie après résection chirurgicale, pourrait théoriquement influencer le contrôle des crises, soit en les aggravant (toxicité chimique), soit en les réduisant (meilleur contrôle tumoral). Cependant, son impact spécifique sur l’épilepsie postopératoire reste mal connu, notamment dans cette population. Méthodes Cette étude observationnelle, rétrospective et monocentrique (2006–2024) évalue l’influence de l’implantation de Carmustine sur le contrôle des crises épileptiques chez 656 adultes opérés d’un glioblastome IDH-non muté supratentoriel, avec (n=257) ou sans (n=419) chimiothérapie in situ. Les données ont été collectées rétrospectivement. Le contrôle des crises a été évalué à trois temps : au diagnostic, en postopératoire précoce (1 mois), et durant l’oncologique adjuvant (6 mois). Résultats L’épilepsie au diagnostic concernait 36,1 % des patients, sans différence entre les groupes (35,8 % vs 36,3 %, p=0,483). En postopératoire précoce, 17,6 % des patients épileptiques présentaient des crises non contrôlées, sans différence significative selon l’implantation de chimiothérapie in situ (6,6 % vs 10,5 %, p=0,098). Durant les 6 premiers mois de traitement adjuvant, 18,6 % des patients épileptiques avaient des crises non contrôlées, là encore sans différence (11,6 % vs 12,5 %, p=0,797). En analyse multivariée, seules les crises non contrôlées préopératoires (OR ajusté = 76,9, p<0,001) et l’antécédent d’épilepsie au diagnostic (OR ajusté = 2,38, p<0,001) étaient indépendamment associées à un mauvais contrôle, pas l’implantation de chimiothérapie in situ (OR ajusté = 0,92, p=0,761). Discussion Contrairement à l’étendue de la résection ou à la radiothérapie, cette étude montre que les implants de Carmustine n’aggravent ni n’améliorent le contrôle des crises d’épilepsie. Ces résultats confirment les données antérieures et les étendent à une population homogène de glioblastomes IDH-non mutés traités selon le protocole standard actuel (radio-chimiothérapie). Aucune adaptation spécifique des antiépileptiques n’est donc nécessaire après implantation. Conclusion L’implantation de chimiothérapie in situ par implants de Carmustine n’influence pas le risque de crises épileptiques chez les adultes atteints de glioblastome IDH-non muté. Cette étude permet de simplifier la prise en charge postopératoire en évitant des ajustements inutiles des traitements antiépileptiques. Des études prospectives multicentriques, incluant un suivi EEG standardisé, sont nécessaires pour confirmer ces résultats et affiner les stratégies thérapeutiques.
Alexandre ROUX (Paris), Angela ELIA, Camille NADLER, Benoit HUDELIST, Gonzague DEFRANCE, Elias AL HELOU, Kor Gael TORUSLU, Edouard DEZAMIS, Eduardo PARRAGA, Catherine OPPENHEIM, Fabrice CHRÉTIEN, Marc ZANELLO, Johan PALLUD
00:00 - 00:00 #50960 - EP074 Revue des techniques de revascularisation après exérèse de méningiomes hypervascularisés.
EP074 Revue des techniques de revascularisation après exérèse de méningiomes hypervascularisés.

Titre : Revue des techniques de revascularisation après exérèse de méningiomes hypervascularisés Résumé : Les méningiomes hypervascularisés représentent un défi majeur en neurochirurgie en raison du risque élevé de saignement peropératoire et des complications associées à l’exérèse complète. La revascularisation péri- et postopératoire est essentielle pour maintenir la perfusion cérébrale et prévenir l’ischémie dans les territoires adjacents. Cette revue narrative analyse les techniques actuelles de revascularisation utilisées après l’exérèse de ces lésions, en se basant sur la littérature récente et les séries cliniques publiées. Les méthodes étudiées incluent les techniques microchirurgicales de revascularisation directe, les pontages artério-artériels ou veineux, ainsi que l’utilisation de substituts vasculaires et d’outils d’imagerie peropératoire pour guider la reconstruction vasculaire. L’analyse met en évidence les indications spécifiques de chaque technique, les complications potentielles, ainsi que les résultats fonctionnels et neurologiques rapportés. Nous discutons également de l’importance de la planification préopératoire, intégrant l’IRM, l’angiographie et les modèles 3D, pour anticiper les besoins de revascularisation et minimiser la morbidité. Cette synthèse souligne la nécessité d’une approche multidisciplinaire et personnalisée, combinant expertise microchirurgicale et technologies avancées, pour optimiser la sécurité et l’efficacité de l’exérèse des méningiomes hypervascularisés. La connaissance des différentes techniques de revascularisation et de leurs résultats permet de guider les décisions thérapeutiques, de réduire le risque de complications et d’améliorer le pronostic des patients.
Majdouline BARKACHE, Slim GALLAOUI (Dijon), Ameur AFFES, Rihab BEN FREDJ, Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #50962 - EP075 Neurochirurgie en situation d’urgence oncologique : décisions chirurgicales en contexte de pronostic limité.
EP075 Neurochirurgie en situation d’urgence oncologique : décisions chirurgicales en contexte de pronostic limité.

Neurochirurgie en situation d’urgence oncologique : décisions chirurgicales en contexte de pronostic limité Résumé Les urgences oncologiques en neurochirurgie représentent des situations cliniques complexes où la rapidité de la prise de décision doit s’articuler avec une évaluation réaliste du pronostic global du patient. Elles incluent notamment les métastases cérébrales compliquées d’hémorragie, les compressions médullaires tumorales aiguës et les tumeurs intracrâniennes responsables d’une hypertension intracrânienne menaçante. Dans ces contextes, l’objectif de la chirurgie ne se limite pas à un contrôle anatomique de la lésion, mais vise principalement l’amélioration rapide de l’état neurologique et de la qualité de vie. Cette revue narrative analyse les données récentes de la littérature concernant les indications, les bénéfices et les limites de la chirurgie neuro-oncologique en situation d’urgence chez des patients présentant un pronostic vital engagé ou une maladie systémique avancée. Les principaux facteurs influençant la décision chirurgicale sont discutés, incluant le statut neurologique initial, le score de performance, le contrôle de la maladie primaire, l’espérance de vie estimée et les attentes du patient et de sa famille. Les différentes options thérapeutiques, allant des gestes de décompression à visée palliative à des interventions plus agressives, sont comparées en termes de résultats fonctionnels, de morbidité et de survie. Cette synthèse met en évidence l’importance d’une approche multidisciplinaire intégrant neurochirurgiens, oncologues, anesthésistes-réanimateurs et équipes de soins palliatifs afin d’optimiser la pertinence des décisions thérapeutiques. La prise en charge individualisée, centrée sur le bénéfice neurologique immédiat et le respect des objectifs de soins, apparaît essentielle pour éviter les interventions disproportionnées. La neurochirurgie conserve ainsi une place majeure dans les urgences oncologiques, à condition que les indications soient soigneusement sélectionnées et adaptées au contexte pronostique.
Majdouline BARKACHE, Slim GALLAOUI (Dijon), Ameur AFFES, Rihab BEN FREDJ, Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #50963 - EP076 Complications neurologiques aiguës liées aux nouveaux traitements anticancéreux : place du neurochirurgien.
EP076 Complications neurologiques aiguës liées aux nouveaux traitements anticancéreux : place du neurochirurgien.

L’émergence des nouveaux traitements anticancéreux, notamment les immunothérapies par inhibiteurs de points de contrôle immunitaire (anti-PD-1/PD-L1 tels que le nivolumab et le pembrolizumab, anti-CTLA-4 comme l’ipilimumab), les thérapies ciblées (inhibiteurs de tyrosine kinase, inhibiteurs BRAF/MEK) et plus récemment les thérapies cellulaires de type CAR-T cells, a profondément modifié le pronostic de nombreux cancers. Toutefois, ces stratégies innovantes s’accompagnent de complications neurologiques aiguës parfois sévères, pouvant engager le pronostic vital et fonctionnel. Ces complications incluent des œdèmes cérébraux majeurs, des hémorragies intracrâniennes, des encéphalites immuno-induites, des lésions pseudotumorales ou de radionécrose, ainsi que des syndromes de neurotoxicité spécifiques tels que l’ICANS (Immune Effector Cell–Associated Neurotoxicity Syndrome). Elles posent des défis diagnostiques majeurs, notamment pour différencier une progression tumorale d’une toxicité thérapeutique ou d’une réaction inflammatoire. Cette revue narrative analyse les principales complications neurologiques aiguës associées à ces traitements et discute la place spécifique du neurochirurgien dans leur prise en charge. Les indications neurochirurgicales potentielles comprennent les gestes de décompression à visée urgente, l’évacuation d’hématomes, la réalisation de biopsies diagnostiques et, dans certains cas, la surveillance de la pression intracrânienne. La prise de décision repose sur une évaluation individualisée intégrant le contexte oncologique, l’état neurologique et le bénéfice fonctionnel attendu. Cette synthèse souligne l’importance d’une approche multidisciplinaire étroite associant neurochirurgiens, oncologues, neurologues et réanimateurs afin d’optimiser la prise en charge, d’éviter des interventions disproportionnées et d’améliorer le pronostic neurologique dans ce contexte thérapeutique en pleine évolution.
Majdouline BARKACHE, Slim GALLAOUI (Dijon), Ameur AFFES, Rihab BEN FREDJ, Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #50974 - EP077 Biopsie neuronaviguée des lésions de la fosse postérieure via un trou à la mèche dans le « keyhole » rétrosigmoïdien: technique chirurgicale, rendement diagnostique et profil de sécurité dans une cohorte monocentrique (2021–2025).
EP077 Biopsie neuronaviguée des lésions de la fosse postérieure via un trou à la mèche dans le « keyhole » rétrosigmoïdien: technique chirurgicale, rendement diagnostique et profil de sécurité dans une cohorte monocentrique (2021–2025).

Introduction :
Les lésions de la fosse postérieure constituent un défi diagnostique en raison de leur localisation profonde et de la proximité de structures neurales éloquentes. Si la biopsie stéréotaxique avec cadre est bien établie, les données concernant la biopsie neuronaviguée sans cadre dans le compartiment infratentoriel restent très limitées. Cette étude évalue la sécurité et le rendement diagnostique de la neuronavigation sans cadre (BrainLab VarioGuide), avec comparaison des temps opératoires à une cohorte robot-assistée. Méthodes :
Une étude rétrospective monocentrique a inclus tous les patients ayant bénéficié d’une biopsie neuronaviguée par twist-drill entre 2021 et 2025. Les données cliniques, radiologiques, opératoires, histopathologiques et moléculaires ont été analysées. Les temps d’installation et de chirurgie ont été comparés à un groupe de biopsies robot-assistées à l’aide du test de Mann–Whitney. Résultats :
Onze patients (âge médian 37 ans) ont été inclus. Les lésions étaient majoritairement rehaussées (69,2 %) et situées au pédoncule cérébelleux, l’hémisphère cérébelleux au pont ou à la moelle allongée. Les durées médianes d’installation et d’intervention étaient respectivement de 33 et 29 minutes. Aucune complication per- ou postopératoire n’a été observée. Le rendement diagnostique était de 100 %. Comparativement, le groupe robotisé (n = 7) présentait des temps d’installation plus longs. La neuronavigation est significativement plus rapide (p < 0,05). Conclusion :
La biopsie neuronaviguéeest une technique sûre, efficace et hautement fiable pour les lésions profondes de la fosse postérieure. Son installation est simple et sa réalisation rapide permettant d’optimiser le temps d’occupation de bloc opératoire
Abdulla ALFZARI (toulouse), Vincent GRANDJEAN, Marina POINSIGNON, Julien NICOLAU, Pierre ANTHERIEU, Jean Christophe SOL, Amaury DE BARROS
00:00 - 00:00 #51034 - EP078 Lymphome primitif du système nerveux central : étude monocentrique sur 7 ans.
EP078 Lymphome primitif du système nerveux central : étude monocentrique sur 7 ans.

État des connaissances et Objectif : Le lymphome primitif du système nerveux central (LPSNC) est une pathologie oncohématologique rare affectant le parenchyme cérébral, les méninges et/ou les yeux. Les progrès thérapeutiques, en particulier l’utilisation du méthotrexate à haute dose, ont permis une amélioration significative de la survie des patients. Le diagnostic repose principalement sur l’IRM cérébrale avec injection de produit de contraste, suivie d’une confirmation histologique par biopsie cérébrale. Toutefois, certains marqueurs biologiques, tels que l’immunophénotypage lymphocytaire) ou le dosage des interleukines (IL-6, IL-10) dans le LCS ou l’humeur vitrée, peuvent constituer une aide diagnostique, notamment lorsque le recours à un geste chirurgical présente un risque élevé. Méthodes: Il s’agit d’une étude observationnelle rétrospective portant sur les éléments diagnostiques des formes primitives de lymphome du système nerveux central chez les patients pris en charge au CHRU de Tours entre 2017 et 2023 inclus. Les données analysées comprennent les résultats des biopsies cérébrales, des biomarqueurs biologiques, les caractéristiques IRM ainsi que les examens ophtalmologiques. Résultats : 65 patients adultes diagnostiqués d’un lymphome primitif du système nerveux central ont été inclus. La biopsie cérébrale, réalisée chez 34 patients (52 %), demeure le gold standard diagnostique. La confirmation cytologique, incluant l’immunophénotypage lymphocytaire, a permis le diagnostic dans 17 % des cas à partir des échantillons d’humeur vitrée et dans 14 % des cas à partir des échantillons de LCS. Un taux élevé d’interleukines a conduit au diagnostic et à l’instauration du traitement chez 6 % des patients à partir d’échantillons d’humeur vitrée et chez 5 % des patients à partir d’échantillons de LCS. Enfin, 6 % des patients, ne présentant pas de marqueur biologique diagnostique, ont été traités sur la base de la présentation clinique et des caractéristiques IRM, après exclusion de l’ensemble des diagnostics différentiels. Conclusion : Le diagnostic du lymphome primitif du système nerveux central peut être établi par différentes approches complémentaires. La confirmation biologique indirecte comme par exemple l’élévation des interleukines 6 et 10, bien qu’utile, ne constitue qu’un élément diagnostique additionnel. La mise en place de protocoles diagnostiques standardisés permettrait d’optimiser le délai diagnostique et d’initier rapidement le traitement, favorisant ainsi une meilleure réponse thérapeutique.
Etienne DUGAST (Tours), Cédric AUMONT, Ilyess ZEMMOURA
00:00 - 00:00 #51041 - EP079 Diaschisis dans le Glioblastome IDH-wildtype : TEP/IRM longitudinale 18F-FDG–18F-FDOPA et effet biopsie versus résection sur le métabolisme hémisphérique.
EP079 Diaschisis dans le Glioblastome IDH-wildtype : TEP/IRM longitudinale 18F-FDG–18F-FDOPA et effet biopsie versus résection sur le métabolisme hémisphérique.

Introduction : La quantification TEP des gliomes utilise fréquemment un cortex ou un striatum controlatéral comme tissu de référence, en supposant une physiologie stable. Nous avons évalué la réorganisation métabolique hémisphérique dans le glioblastome IDH-wildtype avec une approche TEP/IRM bi-traceur. Matériel et méthodes : Étude monocentrique rétrospective incluant 26 patients adultes avec glioblastome IDH-wildtype, ayant bénéficié d’une TEP/IRM au 18F-FDG et à la 18F-FDOPA en préopératoire puis au premier bilan post-traitement (après radio-chimiothérapie). Après correction des effets de volume partiel, les SUVmean ont été extraits dans des régions atlasées (cortex, substance blanche, noyau caudé, putamen) en excluant les voxels tumoraux. Un indice d’asymétrie (AI) a été calculé (hémisphère tumoral vs controlatéral). Une cohorte de 38 sujets neurologiquement sains explorés en 18F-FDG sur le même système a servi de référence physiologique. Résultats : À l’état initial, le 18F-FDG montrait un hypométabolisme diffus du côté tumoral, au-delà de la lésion, dans toutes les régions analysées. L’AI cortical FDG était négatif chez les patients (médiane -0,057) alors qu’il était centré sur 0 chez les témoins (p<0,001). De plus, la captation FDG était diminuée dans les deux hémisphères des patients par rapport aux témoins, suggérant que l’hémisphère controlatéral n’est pas une référence physiologique fiable. À l’inverse, la 18F-FDOPA montrait une discrète prédominance ipsilatérale au diagnostic (AI cortical +0,02 ; p=0,004). Au suivi, l’asymétrie FDG corticale s’accentuait (p=0,020), alors que les métriques hémisphériques FDOPA restaient globalement stables. En revanche, l’évolution de l’AI FDOPA cortical divergeait selon la stratégie initiale : augmentation après biopsie et tendance à la normalisation après tentative de résection (différence inter-groupes p=0,002). Conclusion : Le glioblastome IDH-wildtype s’accompagne d’une désorganisation métabolique hémisphérique de type effet réseau, avec diaschisis FDG progressive, remettant en cause l’usage systématique d’un tissu controlatéral comme référence. La modulation de l’asymétrie FDOPA par la stratégie chirurgicale suggère un impact du débulking sur l’environnement métabolique global, avec implications pratiques pour l’interprétation des TEP en neuro-oncologie.
Julien TODESCHI (Strasbourg), Julien SALVADORI, Oreste ALLEGRINI, Hélène CEBULA, Charles-Henry MALLEREAU, Caroline BUND, Izzie-Jacques NAMER
00:00 - 00:00 #51052 - EP080 Rendement diagnostique et sécurité des biopsies stéréotaxiques avec cadre pour les lésions intracrâniennes infra-centimétriques : étude de cohorte appariée.
EP080 Rendement diagnostique et sécurité des biopsies stéréotaxiques avec cadre pour les lésions intracrâniennes infra-centimétriques : étude de cohorte appariée.

Introduction. La biopsie cérébrale stéréotaxique est une procédure neurochirurgicale de référence pour le diagnostic des lésions intracrâniennes. La taille de la lésion est souvent considérée comme un facteur limitant ; toutefois, la sécurité et le rendement diagnostique des biopsies de lésions de moins de 10 mm restent mal définis. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats des biopsies stéréotaxiques avec cadre pour des lésions < 10 mm, comparativement à des lésions de plus grande taille. Méthodes. Nous avons réalisé une analyse rétrospective de tous les patients adultes ayant consécutivement bénéficié d’une biopsie stéréotaxique avec cadre pour une lésion de diamètre maximal < 10 mm entre avril 2009 et avril 2024 dans notre centre. Chaque patient a été apparié (1:3) à des patients présentant des lésions ≥ 10 mm selon l’âge, la localisation de la lésion et le rehaussement après injection. Le critère de jugement principal était le rendement diagnostique. Les critères secondaires incluaient les complications, évaluées à l’aide d’une échelle de gravité validée. Les variables continues ont été comparées à l’aide du test t de Student ou du test de Wilcoxon. Résultats. Parmi les 2 347 patients ayant bénéficié d’une biopsie stéréotaxique durant la période d’inclusion, 74 patients (3,2 %) présentaient des lésions < 10 mm et ont été comparés à 222 patients contrôles. Sur les 296 patients analysés, le rendement diagnostique global était de 95 %. Il n’existait pas de différence significative de rendement diagnostique entre les groupes « petites lésions » et « grandes lésions » (91,9 % vs 96,0 %, p = 0,2). Les pathologies non tumorales constituaient le principal facteur associé aux biopsies non contributives. Des complications symptomatiques sont survenues chez 4,1 % des patients, sans différence significative entre les groupes (1,4 % vs 4,9 % ; p = 0,3). Aucune complication sévère n’a été observée dans le groupe < 10 mm. La mortalité globale était de 1,3 %, sans décès dans le groupe des petites lésions. Conclusion. La biopsie cérébrale stéréotaxique avec cadre des lésions de moins de 10 mm est une procédure sûre et efficace, avec un rendement diagnostique comparable à celui des lésions de plus grande taille et sans sur-risque de complications. Ces résultats remettent en question les réticences historiques concernant la biopsie des petites lésions et soutiennent son utilisation lorsqu’elle est cliniquement indiquée.
Charles-Henry MALLEREAU (Strasbourg), Lucia NICHELLI, Karima MOKHTARI, Alexandre CARPENTIER, Bertrand MATHON
00:00 - 00:00 #51054 - EP081 Efficacité diagnostique et sécurité des biopsies cérébrales stéréotaxiques robot-assistées comparées aux biopsies avec cadre : étude de cohorte appariée.
EP081 Efficacité diagnostique et sécurité des biopsies cérébrales stéréotaxiques robot-assistées comparées aux biopsies avec cadre : étude de cohorte appariée.

Introduction. La biopsie cérébrale stéréotaxique avec cadre constitue historiquement le standard de référence pour le diagnostic des lésions intracrâniennes. Les techniques stéréotaxiques robot-assistées ont récemment émergé comme des alternatives prometteuses. Néanmoins, les comparaisons méthodologiquement rigoureuses entre ces deux approches restent limitées. L'objectif était de comparer le rendement diagnostique et les taux de complications des biopsies cérébrales stéréotaxiques avec cadre et robot-assistées à l’aide d’une méthodologie de cohortes strictement appariées. Méthodes. Nous avons réalisé une étude rétrospective, bicentrique et comparative incluant des patients adultes ayant bénéficié d’une biopsie cérébrale stéréotaxique entre janvier 2011 et décembre 2019. Chaque patient ayant eu une biopsie robot-assistée (n = 230) a été apparié selon un ratio 2:1 à des patients ayant bénéficié d’une biopsie avec cadre (n = 460). L’appariement reposait sur des critères cliniquement pertinents : localisation, taille et rehaussement de la lésion, histopathologie et âge du patient. Les critères de jugement principaux étaient le rendement diagnostique et les taux de complications. Résultats. Le rendement diagnostique était identique pour les deux techniques (97,4 %), avec un taux de biopsies non contributives de 2,6 % dans chaque groupe (p = 1,0). Les complications symptomatiques transitoires étaient plus fréquentes dans le groupe robot-assisté (6,5 %) que dans le groupe avec cadre (2,8 %) (OR = 2,40 ; IC 95 % : 1,04–5,58 ; p = 0,02). Aucune différence significative n’a été observée concernant les hémorragies symptomatiques, les infections, les crises épileptiques, les déficits neurologiques permanents ou la mortalité. Conclusion. Les biopsies stéréotaxiques avec cadre et robot-assistées présentent une efficacité diagnostique équivalente. Bien que les biopsies robot-assistées soient associées à une incidence plus élevée de complications symptomatiques transitoires, les deux techniques démontrent un excellent profil de sécurité en termes de complications sévères. Le choix de la technique doit tenir compte de l’expérience du chirurgien, des ressources institutionnelles et de l’intégration dans les flux de travail existants.
Charles-Henry MALLEREAU (Strasbourg), Julien TODESCHI, Lucia NICHELLI, Salvatore CHIBBARO, Karima MOKHTARI, Hélène CEBULA, Alexandre CARPENTIER, Bertrand MATHON
00:00 - 00:00 #51069 - EP082 Laser interstitiel en oncologie gliomateuse récurrente - Revue de la littérature.
EP082 Laser interstitiel en oncologie gliomateuse récurrente - Revue de la littérature.

La prise en charge des gliomes récurrents représente un défi majeur en neuro-oncologie, en raison de la morbidité des reprises chirurgicales et des options thérapeutiques limitées après les traitements initiaux. Le traitement thermique interstitiel par laser, également appelé laser interstitial thermal therapy, s’est imposé comme une alternative mini-invasive pour les patients sélectionnés présentant une récidive tumorale profonde ou située à proximité de zones éloquentes. Cette revue de la littérature analyse les indications, les résultats cliniques et les limites de cette technique dans le contexte des gliomes récurrents. Les données actuelles montrent que le laser interstitiel permet un contrôle tumoral local satisfaisant à court et moyen terme, avec une réduction volumique significative des lésions traitées et une amélioration ou stabilisation des symptômes neurologiques dans une proportion importante des cas. La morbidité rapportée est globalement faible, dominée par l’œdème postopératoire transitoire et les déficits neurologiques réversibles. Les bénéfices semblent plus marqués chez les patients présentant des lésions de petit volume et une bonne réserve fonctionnelle. Cependant, l’absence d’essais randomisés, l’hétérogénéité des critères de sélection et le recul limité ne permettent pas de conclure à une supériorité par rapport aux autres stratégies de rattrapage. Le laser interstitiel apparaît ainsi comme une option thérapeutique complémentaire prometteuse, à intégrer dans une prise en charge multidisciplinaire des gliomes récurrents.
Ameur AFFES, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Slim GALLAOUI, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51096 - EP083 Immunothérapie en gliome de bas grade récurrent.
EP083 Immunothérapie en gliome de bas grade récurrent.

Les gliomes de bas grade récidivants posent un défi thérapeutique majeur en raison de leur évolution prolongée et de la limitation des options après les traitements initiaux. L’immunothérapie a récemment émergé comme une approche innovante visant à moduler la réponse immunitaire antitumorale dans ces tumeurs du système nerveux central. Cette revue de la littérature analyse les différentes stratégies d’immunothérapie évaluées dans le traitement des gliomes de bas grade récurrents, ainsi que leurs résultats et leurs limites. Les données actuelles concernent principalement les vaccins thérapeutiques, les thérapies cellulaires et les inhibiteurs de points de contrôle immunitaire. Les études disponibles montrent une tolérance globalement satisfaisante et des signaux d’activité antitumorale, notamment en termes de stabilisation de la maladie chez certains patients. Toutefois, les résultats restent hétérogènes et souvent issus de séries limitées ou d’essais de phase précoce. Les particularités du microenvironnement immunitaire cérébral et la faible charge mutationnelle des gliomes de bas grade constituent des obstacles majeurs à l’efficacité de ces traitements. À ce jour, l’immunothérapie demeure une option expérimentale, dont la place exacte devra être précisée par des essais cliniques prospectifs, idéalement intégrés à des stratégies thérapeutiques multimodales.
Ameur AFFES, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51103 - EP084 Nanotherapies dans les méningiomes récurrents.
EP084 Nanotherapies dans les méningiomes récurrents.

Les méningiomes récurrents représentent un défi thérapeutique en neuro-oncologie, en raison du risque accru de récidive après chirurgie et radiothérapie conventionnelle et de la limitation des options pharmacologiques. Les nanothérapies, utilisant des vecteurs nanoparticulaires pour délivrer des agents cytotoxiques ou modulant le microenvironnement tumoral, ont émergé comme des approches innovantes pour améliorer l’efficacité thérapeutique tout en limitant la toxicité systémique. Cette revue de la littérature analyse les différentes stratégies nanothérapeutiques expérimentées dans les méningiomes récurrents, incluant les nanoparticules chargées en chimiothérapies, les systèmes ciblés par ligands et les approches combinées avec radiothérapie ou immunothérapie. Les données précliniques suggèrent une meilleure pénétration tumorale, une cytotoxicité accrue et une modulation favorable de la prolifération cellulaire. Toutefois, les études cliniques restent limitées et hétérogènes, avec peu de données sur l’efficacité à long terme et le profil de sécurité chez l’homme. Les principaux défis incluent la biodistribution, la spécificité tumorale et la réponse immunitaire. Les nanothérapies apparaissent néanmoins comme une option prometteuse pour le traitement des méningiomes récurrents, ouvrant la voie à des stratégies thérapeutiques plus ciblées et personnalisées.
Ameur AFFES, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51107 - EP085 Réirradiation hypofractionnée des métastases crâniennes.
EP085 Réirradiation hypofractionnée des métastases crâniennes.

Les métastases cérébrales représentent une complication fréquente des cancers avancés, souvent traitées par radiothérapie conventionnelle. La réirradiation hypofractionnée a émergé comme une option thérapeutique pour les patients présentant une récidive locale ou une progression après une irradiation antérieure, offrant un compromis entre contrôle tumoral et tolérance cérébrale. Cette revue de la littérature analyse les indications, les schémas hypofractionnés et les résultats cliniques de la réirradiation des métastases crâniennes. Les données montrent que la technique permet un contrôle local satisfaisant, une réduction des symptômes neurologiques et une qualité de vie préservée, avec un risque limité de toxicité aiguë ou tardive lorsque les doses cumulées et les volumes irradiés sont soigneusement évalués. Les approches les plus utilisées incluent la radiothérapie stéréotaxique hypofractionnée et la radiothérapie conformationnelle à haute précision. Les facteurs influençant les résultats comprennent le volume tumoral, l’intervalle depuis la première irradiation et l’état neurologique prétraitement. Malgré la variabilité des protocoles et l’absence d’essais randomisés robustes, la réirradiation hypofractionnée constitue une stratégie efficace et sûre pour le traitement des métastases crâniennes récurrentes, particulièrement dans un contexte multidisciplinaire et individualisé.
Ameur AFFES, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51144 - EP086 profil inflammatoire du liquide céphalo-rachidien et récidive des méningiomes atypiques : revue de la littérature.
EP086 profil inflammatoire du liquide céphalo-rachidien et récidive des méningiomes atypiques : revue de la littérature.

Introduction Les méningiomes atypiques présentent un risque élevé de récidive malgré une exérèse chirurgicale complète. Des biomarqueurs biologiques complémentaires à l’imagerie sont activement recherchés. Objectif Analyser le rôle du profil inflammatoire du liquide céphalo-rachidien comme facteur prédictif de récidive des méningiomes atypiques. Méthodes Une revue narrative de la littérature a été réalisée à partir des études évaluant les cytokines inflammatoires du liquide céphalo-rachidien dans les méningiomes. Résultats Les études analysées montrent que les méningiomes atypiques et les formes de haut grade s’accompagnent souvent d’un profil inflammatoire spécifique du liquide céphalo-rachidien (LCR). Des taux élevés de cytokines pro-inflammatoires, notamment l’interleukine-6 (IL-6), le TNF-α et l’IL-1β, ont été corrélés à un volume tumoral plus important, une infiltration périvasculaire et une angiogenèse accrue, suggérant un microenvironnement tumoral pro-inflammatoire. Ces profils inflammatoires semblent associés à un comportement tumoral plus agressif et à un risque accru de récidive, notamment dans les séries rapportant une élévation persistante des cytokines après chirurgie. À l’inverse, des niveaux plus élevés de cytokines anti-inflammatoires (IL-10, TGF-β) et une balance cytokine pro/anti-inflammatoire orientée vers un profil immunorégulateur ont été associés à une meilleure réponse au traitement et à un contrôle tumoral plus durable. Plusieurs études soulignent également que la présence d’un LCR inflammatoire peut refléter une perturbation de la barrière hémato-encéphalique et une activation microgliale, éléments connus pour favoriser la progression tumorale. Toutefois, la variabilité des méthodes de dosage et la faible taille des cohortes limitent la généralisation de ces résultats. Conclusion Le profil inflammatoire du liquide céphalo-rachidien pourrait constituer un biomarqueur pronostique utile et compléter la surveillance radiologique des méningiomes atypiques. Mots-clés Méningiome atypique ; liquide céphalo-rachidien ; cytokines ; inflammation ; récidive ; biomarqueur
Majdouline BARKACHE, Slim GALLAOUI (Dijon), Ameur AFFES, Rihab BEN FREDJ, Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51161 - EP087 Nouvelles cibles thérapeutiques dans les chordomes.
EP087 Nouvelles cibles thérapeutiques dans les chordomes.

Introduction Les chordomes sont des tumeurs primitives malignes rares, longtemps considérées à tort comme bénignes, caractérisées par un taux élevé de récidive et un pronostic défavorable en cas de prise en charge suboptimale. Les chordomes récidivants représentent aujourd’hui un véritable défi en oncologie. En raison de la rareté de ces tumeurs, les essais cliniques sont peu nombreux, avec des résultats souvent décevants, et les modèles précliniques in vitro restent insuffisamment développés. Les voies de signalisation PI3K–AKT–mTOR et MAP kinase ont été impliquées dans la tumorigenèse des chordomes. L’objectif de cette étude était de développer de nouveaux modèles précliniques et d’évaluer l’efficacité de thérapies ciblées, seules ou en association, dans les chordomes. Matériel et méthodes Des cultures cellulaires primaires en 2D ont été établies à partir de 15 chordomes frais, préalablement bien caractérisés sur les plans clinique et histologique. La viabilité cellulaire, la prolifération et l’apoptose ont été analysées sous inhibiteurs des voies PI3K–AKT–mTOR (Alpelisib et Everolimus) et MAP kinase (Trametinib). Les traitements ont été testés seuls et en association. Résultats Les cultures cellulaires primaires ont été validées par l’expression de la brachyury, et l’efficacité des inhibiteurs a été confirmée par Western blot. L’Alpelisib induisait une diminution dose-dépendante de la viabilité cellulaire dans l’ensemble des chordomes testés (effet maximal −67 %, IC50 = 10⁻⁶ M), plus marquée que celle observée avec l’Everolimus (effet maximal −22 %, IC50 = 10⁻¹⁰ M) et le Trametinib (effet maximal −30 %, IC50 = 10⁻⁸ M). En revanche, le Trametinib présentait l’effet dose-dépendant le plus marqué sur la prolifération cellulaire (effet maximal −73 %, IC50 = 10⁻⁹ M), comparativement à l’Alpelisib (effet maximal −61 %, IC50 = 10⁻⁸ M) et à l’Everolimus (effet maximal −41 %, IC50 = 10⁻¹⁰ M). L’association de l’Alpelisib (10⁻⁶ M) et du Trametinib (10⁻⁷ M) entraînait une diminution plus importante de la viabilité cellulaire que chaque traitement pris isolément. L’association du Trametinib (10⁻⁷ M) avec l’Everolimus ou l’Alpelisib induisait un effet sur la prolifération cellulaire comparable à celui du Trametinib seul à la même concentration. Conclusion La culture 2D de chordomes humains frais apparaît comme un modèle préclinique prometteur pour l’évaluation de thérapies ciblées, seules ou en association. Les voies PI3K–AKT–mTOR et MAP kinase constituent des cibles thérapeutiques pertinentes dans le traitement des chordomes. Dans notre modèle préclinique, le co-ciblage des voies PI3K–AKT–mTOR et MAP kinase améliore l’inhibition de la viabilité cellulaire par rapport au ciblage isolé de chaque voie. Les effets du co-ciblage sur la viabilité et la prolifération cellulaire restent à préciser et font actuellement l’objet d’investigations complémentaires.
Anis MANSOURT (Marseille), Grégoire MONDIELLI, Anne BARLIER, Thomas GRAILLON
00:00 - 00:00 #51166 - EP088 Lien entre etude restrospective et meta-revue de comportements addictifs chez les patients porteurs de gliome.
EP088 Lien entre etude restrospective et meta-revue de comportements addictifs chez les patients porteurs de gliome.

Objectif Les gliomes diffus peuvent s’accompagner de manifestations neuropsychiatriques précoces, suggérant une atteinte fonctionnelle de réseaux cérébraux spécifiques. Si l’usage de substances psychoactives a été largement étudié comme facteur de risque de gliome, le rôle potentiel des gliomes — en particulier ceux localisés dans des régions fonctionnelles — dans le développement de troubles liés à l’usage de substances ou de comportements addictifs reste largement inexploré. L’objectif de cette étude était d’analyser l’existence d’une association, voire d’un lien causal, entre gliomes et troubles addictifs, en combinant une revue systématique de la littérature et une série de cas institutionnelle. Méthodes Une revue systématique et une analyse de type méta-revue ont été réalisées à partir de la base PubMed (depuis l’origine jusqu’au 10 janvier 2026), incluant les études publiées en français ou en anglais. Les études rapportant une association entre gliome et troubles liés à l’usage de substances ou addictions comportementales ont été sélectionnées. En parallèle, une série rétrospective de patients opérés en chirurgie éveillée dans notre service de neurochirurgie entre 2023 et 2025 a été analysée, avec une caractérisation détaillée de la localisation tumorale, du profil neurocognitif et des comportements addictifs au cours de l’anée de diagnostique. Résultats Parmi 4 514 articles identifiés, aucun ne s’intéressait spécifiquement au rôle étiologique du gliome dans le développement d’un trouble addictif. Les études incluses portaient majoritairement sur l’alcool et le tabac comme facteurs de risque de development de gliome, avec peu de données sur la localisation tumorale, et aucune étude sur les circuits motivationnels et de la récompense. La série institutionnelle comprenait 12 patients (âge moyen 37,3 ans) présentant un gliome et un trouble addictif concomitant (alcool, cannabis, cocaïne ou addiction comportementale). Les lésions étaient majoritairement localisées dans des régions impliquées dans les circuits de la récompense et du contrôle exécutif (lobes frontal et temporal, insula, ganglions de la base). Les troubles cognitifs, affectifs et comportementaux observés suggéraient une atteinte fonctionnelle de ces réseaux. Conclusion L’absence de données spécifiques dans la littérature contraste avec les observations issues de notre série de cas, suggérant que les gliomes localisés dans des régions fonctionnelles pourraient moduler les circuits de la motivation et de la récompense, favorisant l’émergence ou l’exacerbation de comportements addictifs. Ces résultats exploratoires plaident pour une prise en compte systématique des troubles addictifs chez les patients atteints de gliome et justifient des études prospectives ciblées.
Catalin ANTON (Suresnes), N. YOUNAN, Damien BRESSON, L PELAN, C. DIOT, Catherine HORODYCKID, Dilanda TERFAIA
00:00 - 00:00 #51175 - EP089 Corticothérapie pré-biopsie et baisse du rendement diagnostique dans le lymphome primitif du système nerveux central.
EP089 Corticothérapie pré-biopsie et baisse du rendement diagnostique dans le lymphome primitif du système nerveux central.

Introduction : Le lymphome primitif du système nerveux central (LPSNC) est une tumeur fortement sensible aux corticostéroïdes (CTC), dont l’administration avant biopsie est suspectée depuis longtemps de compromettre le diagnostic histopathologique. Toutefois, les études publiées ont rapporté des résultats contradictoires, certaines suggérant que l’exposition aux CTC n’entraîne pas de diminution significative de la précision diagnostique et l’ampleur de cet effet reste insuffisamment quantifiée dans une grande cohorte bien caractérisée. Nous avons donc évalué l’association entre l’exposition aux CTC avant biopsie — indépendamment du délai ou de la posologie — et le rendement diagnostique de la première biopsie chez des patients finalement diagnostiqués d'un LPSNC dans notre centre national expert. Méthodes : Nous avons mené une étude rétrospective chez des patients immunocompétents traités à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière entre janvier 2011 et septembre 2025, avec un diagnostic final de LPSNC. Parmi 406 patients éligibles, 29 ont été exclus car le diagnostic avait été établi par analyse du liquide cérébrospinal ou vitrectomie, et 10 ont été exclus pour données manquantes. La population finale comprenait 367 patients, dont 84 (22,9 %) avaient reçu des CTC avant l’intervention diagnostique. Le critère principal était le résultat de la première biopsie, classée comme diagnostique (positive pour LPSNC) ou négative. Les associations ont été évaluées par test du chi-carré et exprimées en odds ratios (OR) avec intervalles de confiance à 95 %. Résultats : L’administration de CTC avant biopsie était significativement associée à l’échec de la première biopsie diagnostique. Parmi les patients exposés aux CTC, une première biopsie non contributive a été observée dans 19/89 (21,3 %) cas, contre seulement 2/278 (0,7 %) cas chez les patients sans exposition préalable. L’administration de CTC était ainsi associée à un risque nettement accru de biopsie négative (OR ≈ 37, IC 95 % ≈ 8–164, p < 0,001). Cette association était constante quel que soit le type de biopsie. Les patients ayant une première biopsie non contributive ont plus souvent nécessité des procédures diagnostiques répétées, entraînant un retard de confirmation histologique. De plus, l’analyse IRM des 89 patients exposés aux corticostéroïdes a révélé une évolution radiologique distincte après l’administration de corticostéroïdes chez les patients avec biopsie négative, comparativement à ceux restés diagnostiques malgré l’exposition. Conclusion : L’administration de CTC avant biopsie est fortement associée à l’échec de la première biopsie diagnostique dans le LPSNC. Compte tenu de l’ampleur de cette association, les CTC doivent être évités tant que cela est cliniquement possible jusqu’à confirmation histologique. Ces résultats soutiennent les recommandations actuelles visant à différer le traitement CTC en cas de suspicion de LPSNC et soulignent l’importance d’une consultation neurochirurgicale précoce.
Oumaima ABOUBAKR (Paris), Henri MALAIZE, Karima MOKHTARI, Khe HOANG XUAN, Caroline HOUILLIER, Bertrand MATHON
00:00 - 00:00 #51183 - EP090 Mélanocytome méningé; à propos d’un cas et revue de la littérature.
EP090 Mélanocytome méningé; à propos d’un cas et revue de la littérature.

Les mélanocytomes méningés sont des tumeurs pigmentées rares qui affectent le système nerveux central et se développent dans les leptoméninges cérébrospinales.et qui peuvent parfois avoir une évolution aggressive. Nous vous présentons les cas du patient B. B âgé de 23 ans sans antécédents médico chirurgicaux particuliers reçus au pavillon des Urgence suite à une crise épileptique tonico-clonique généralisé après une mise en condition. Un scanner cérébral été réalisé en urgence ayant montré un volumineux processus intra axial temporo-pariétal gauche d’aspect hétérogène. Le patient présentait par ailleurs deux tâches hyperpigmenté bleuâtres au niveau du cuir chevelu ainsi qu’au niveau de la sclère d’allure ancienne. Le reste de l’examen clinique était sans particularité. L’exploration radiologique était complétée par une IRM cérébrale en séquence pondéré en T1, T2, T1 avec injection de gadolinium dans les trois plans ayant montré une lésion très hétérogène se rehaussant de façon intense au produit. L’intervention chirurgicale a été réalisée par un abord ptérional, macroscopiquement, il s'agissait d'une tumeur noirâtre molle et gélatineuse très hémorragique, une participation de la dure mère qui avait un aspect très particulier avec une couleur noirâtre, l'exérèse était subtotale. Les suites post opératoires était marqué par l’installation d’ecchymoses avec œdème cranio -faciale très important sans retentissement biologique. L’examen anatomopathologique est revenu en faveur d’un mélanocytome méningée. Les tumeurs mélanocytaires sont des lésions très rares peu de cas sont publiés dans la littérature . En général ce sont des tumeurs bénignes. Mais une transformation maligne et un envahissement leptoméninge diffus sont possibles d’où l’intérêt de poser le diagnostic précocement, et mise en place d'une thérapeutique adaptée ; bien que non protocolisée, basée sur l'exérèse chirurgicale complète quand elle est possible .
Yasmina DJOUADI (baraki , alger, Algérie), Ibrahim BELGACEM, Mouhamed ABOUDJABEL, Mustapha AIT BACHIR
00:00 - 00:00 #51188 - EP091 Germinoma recurrence along a ventricular catheter tract: diagnostic challenge and therapeutic implications.
EP091 Germinoma recurrence along a ventricular catheter tract: diagnostic challenge and therapeutic implications.

Background: Intracranial germinomas are highly radiosensitive germ cell tumors with excellent long-term survival rates following combined treatment. Recurrences are rare and pose diagnostic challenges when occurring in atypical locations, particularly along ventricular shunt tracts. Case Presentation: We report the case of a 15-year-old male adolescent with a history of pineal region germinoma in complete remission, who developed tumor recurrence along a previous ventricular catheter tract. The lesion was initially interpreted as a post-surgical hemorrhagic complication. The patient had undergone ventriculoperitoneal shunt placement at age 12 years, followed by complete remission after chemotherapy and radiotherapy. Multiple shunt revisions were subsequently required for mechanical dysfunction. Brain MRI performed 4 months after the last revision revealed a suspicious lesion along the previous catheter tract. Stereotactic biopsy confirmed germinoma recurrence. The patient received salvage chemotherapy with near-complete tumor regression at 6-month follow-up. Conclusion: This case illustrates the complexity of differential diagnosis between mechanical complications and tumor recurrence in patients with intracranial germ cell tumors and ventricular shunts. Systematic consideration of recurrence is warranted for any new lesion appearing along previous surgical tracts in patients with germinoma history. Neuronavigation-guided biopsy enables definitive diagnosis and guides appropriate management.
Abdelkouddous LAAIDI (Casablanca, Maroc), Oufaa JAMAL, Khadija EL GUETTABI, Abdelhamid JEHRI
00:00 - 00:00 #51235 - EP092 Tumeur tératoïde rhabdoïde atypique du système nerveux central de l’adulte : à propos de 2 cas et revue de la littérature.
EP092 Tumeur tératoïde rhabdoïde atypique du système nerveux central de l’adulte : à propos de 2 cas et revue de la littérature.

La tumeur rhabdoïde tératoïde atypique (ATRT) du système nerveux central est une tumeur exceptionnellement rare et particulièrement agressive, habituellement observée chez l’enfant. Son pronostic est très péjoratif, avec une évolution fréquemment fulminante. Chez l’adulte, seuls une dizaine de cas ont été rapportés dans la littérature. Observation : Nous décrivons le cas de 2 patients âgé de 45 ans et de 50 ans, sans antécédents pathologiques notables, présentant un syndrome cérébelleux cinétique. L’imagerie cérébrale a révélé pour le premier patient une lésion prenant naissance au niveau du plancher du quatrième ventricule (V4), latéralisée à droite, d’aspect polylobé et composée de trois contingents : solide, calcifié et kystique et une lésion cérébelleuse droite pour le deuxième patient. Une prise en charge chirurgicale a été réalisée. L’analyse anatomopathologique a confirmé le diagnostic d’ATRT du cervelet. Le premier patient a bénéficié d’un traitement adjuvant avec une survie post opératoire sans progression à 9 mois. Cependant le deuxième patient a présenté une récidive tumorale avant de commencer le traitement adjuvant. Conclusion : La tumeur rhabdoïde maligne du système nerveux central demeure l’une des tumeurs les plus agressives. À ce jour, aucun protocole thérapeutique efficace et bien établi n’a encore été clairement défini.
Haifa MECHERGUI (tunis, Tunisie), Khalil GHEDIRA, Khansa ABDERRAHMEN, Emna OUNI, Abdelhafidh SLIMANE, Sofiene BOUALI, Jalel KALLEL
00:00 - 00:00 #51241 - EP093 Hémangiome intra-osseux de la voûte crânienne : à propos d'un cas.
EP093 Hémangiome intra-osseux de la voûte crânienne : à propos d'un cas.

Introduction Les hémangiomes intra-osseux de la voûte crânienne sont des tumeurs bénignes rares, à croissance lente, touchant préférentiellement l’os frontal ou pariétal et fréquemment diagnostiquées à l’âge adulte. L’imagerie peut mimer des lésions plus fréquentes (méningiome en plaque avec hyperostose, métastase, dysplasie fibreuse), rendant la confirmation histologique déterminante. Patient et Méthodes : Nous rapportons le cas d’une femme de 52 ans, sans antécédents notables, consultante pour une tuméfaction crânienne à évolution progressive, associée à des céphalées modérées, sans déficit neurologique. Le scanner crânien a montré une lésion intradiploïque expansile de la voûte (table externe soufflée), à trame trabéculaire compatible avec un aspect en « nid d’abeille» et sans signe d’envahissement intracrânien. L’IRM retrouvait un signal hétérogène, hyperintense en T2, avec rehaussement après gadolinium, sans atteinte durale significative. Une exérèse chirurgicale avec résection en bloc incluant une marge osseuse saine a été réalisée. La reconstruction a été assurée par cranioplastie. Les suites opératoires ont été simples, avec amélioration des symptômes et résultat esthétique satisfaisant. Résultats L’examen histologique a confirmé un hémangiome intra-osseux de type caverneux, avec cavités vasculaires dilatées séparées par des travées osseuses, sans signe de malignité. Conclusion Devant une lésion ostéolytique/expansive de la voûte crânienne chez l’adulte, l’hémangiome intra-osseux doit être intégré au diagnostic différentiel. Le scanner reste central pour l’analyse de l’architecture osseuse, et l’IRM aide à caractériser l’extension aux tissus mous. La résection complète en bloc avec marge suivie de cranioplastie constitue le traitement de référence, avec un faible risque de récidive. Une embolisation préopératoire peut être discutée pour les lésions volumineuses ou très vascularisées.
Senda LAFIF, Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Mohamed Dehmani YEDEAS, Ahmed HARBAOUI, Maila BOUNEMRA, Ridha CHKILI, Khaled RADHOUANE
00:00 - 00:00 #51256 - EP094 E^ Métastases de la voûte crânienne d’un carcinome thyroïdien simulant un méningiome : à propos de deux cas.
EP094 E^ Métastases de la voûte crânienne d’un carcinome thyroïdien simulant un méningiome : à propos de deux cas.

Les métastases cérébrales constituent les lésions intracrâniennes les plus fréquentes chez l’adulte et peuvent être limitées aux méninges, mimant alors un méningiome. Les métastases osseuses sont souvent rapportées dans les cancers du poumon, du sein et de la prostate, mais les métastases de la voûte crânienne d’origine thyroïdienne restent rares en pratique médicale. Nous rapportons deux cas de métastases secondaires de la voûte crânienne d’un carcinome thyroïdien, dont les aspects radiologiques préopératoires évoquaient un méningiome au cours de la prise en charge. L’examen histopathologique a confirmé, pour la première observation, une métastase osseuse d’un carcinome papillaire de la thyroïde, et pour la seconde, une métastase d’un carcinome vésiculaire (folliculaire) de la thyroïde. Les métastases d’un cancer primitif de la thyroïde au niveau de la voûte crânienne sont rarement observées, d’autant que les métastases de la voûte sont elles-mêmes peu fréquentes. Elles peuvent simuler un méningiome. Notre expérience à travers ces deux cas nous a conduits à considérer la métastase comme un diagnostic différentiel du méningiome et à ne retenir le diagnostic définitif qu’après les résultats anatomopathologiques.
Haifa MECHERGUI (tunis, Tunisie), Khalil GHEDIRA, Salim BACHRAOUI, Abdelhafidh SLIMANE, Sofiene BOUALI, Jalel KALLEL
00:00 - 00:00 #51264 - EP095 Tumeur aqueducale: défi diagnostique et thérapeutique.
EP095 Tumeur aqueducale: défi diagnostique et thérapeutique.

Les tumeurs naissant de la région périaqueducale sont appelées les tumeurs aqueducale pure (PAT). Elles sont extrêmement rares et posent un problème de diagnostic différentiel avec les gliomes tectaux dont le pronostic et la prise en charge thérapeutique est complètement différente. Les PAT se manifestent le plus souvent par une hydrocéphalie. Nous rapportons le cas d’un patient âgé de 35 ans qui présente des céphalées paroxystiques évoluant depuis 2 ans avec aggravation progressive. A l’IRM cérébral, on objective une hydrocéphalie triventriculaire avec une lésion infiltrante de la région péri-aqueducale en hypersignal T2 et hyposignal T1 sans rehaussement après injection de Gadolinium. Une ventriculocysternostomie endoscopique a été effectuée. Les suites opératoires ont été simple avec une amélioration des céphalées. Après 2 ans post opératoire, la lésion est stable et le patient est asymptomatique. Une IRM multimodale est indispensable pour orienter le diagnostic. La distinction radiologique entre les tumeurs aqcueducale et tectale est difficile. Cependant, les séquences CISS permettent de déterminer l’origine de la tumeur et d’orienter par la suite l’indication de la biopsie voir l’exerèse chirurgicale dans certains cas de PAT.
Haifa MECHERGUI (tunis, Tunisie), Khalil GHEDIRA, Khansa ABDERRAHMEN, Emna MZOUGUI, Sofiene BOUALI, Jalel KALLEL
00:00 - 00:00 #51268 - EP096 Multiple métastases cérébrales : quand opérer ?
EP096 Multiple métastases cérébrales : quand opérer ?

Introduction :Longtemps, les patients présentant des métastases cérébrales multiples ont été considérés comme de mauvais candidats aux traitements locaux agressifs (chirurgie, radiochirurgie stéréotaxique) et étaient majoritairement traités par radiothérapie seule. La décision thérapeutique dépend de facteurs liés au patient (KPS, âge, statut du cancer primitif, extension systémique) et à la tumeur (nombre, localisation, volume tumoral total), imposant une stratégie individualisée. Nous rapportons deux observations de métastases cérébrales multiples traitées par exérèse chirurgicale simultanée des lésions via deux craniotomies distinctes. • Cas 1 : Homme de 44 ans, céphalées et vertiges évoluant depuis un mois, avec syndrome cérébelleux cinétique ; exérèse simultanée de deux lésions par deux craniotomies. • Cas 2 : Homme de 53 ans, hémiparésie gauche depuis une semaine associée à céphalées et troubles du langage ; bilan thoraco-abdominal en faveur de lésions pulmonaires néoplasiques ; exérèse simultanée de deux lésions par deux craniotomies. Dans les deux cas, l’évolution postopératoire a été favorable avec amélioration clinique et sortie à J2. Discussion : La résection de lésions multiples non adjacentes a longtemps été évitée par crainte d’une morbidité accrue, mais les progrès de la neurochirurgie mini-invasive et l’amélioration des traitements adjuvants oncologiques renforcent aujourd’hui l’importance des objectifs de qualité de vie. Les recommandations ESMO (2021) proposent d’envisager la chirurgie dans des situations ciblées : métastases volumineuses (>3 cm) symptomatiques (HTIC/déficit), localisation en régions éloquentes, fosse postérieure (risque d’hydrocéphalie obstructive), et lésions kystiques/nécrotiques moins sensibles à la radiothérapie stéréotaxique ; la chirurgie facilite aussi un sevrage rapide des corticoïdes et optimise les traitements ultérieurs. Dans la littérature, la survie médiane est estimée à 14 mois lorsque toutes les lésions (≤3) sont réséquées, versus 6 mois si la résection est incomplète. Conclusion : Chez des patients bien sélectionnés, l’exérèse simultanée de plusieurs métastases peut être réalisable, avec bénéfice clinique rapide et morbidité acceptable. La décision d’opérer une ou plusieurs lésions doit être individualisée selon la symptomatologie, la localisation, le volume tumoral et le terrain.
Haifa MECHERGUI (tunis, Tunisie), Khalil GHEDIRA, Khansa ABDERRAHMEN, Roua LATRACH, Sofiene BOUALI, Jalel KALLEL
00:00 - 00:00 #51272 - EP097 Métastase pachyméningée d'un cancer du cavum : à propos d'un cas.
EP097 Métastase pachyméningée d'un cancer du cavum : à propos d'un cas.

Introduction : Les sites métastatiques les plus fréquemment observés dans le carcinome nasopharyngé sont l'os, les poumons et le foie. La métastase pachyméningée est exceptionnellement rapportée dans le carcinome nasopharyngé de type indifférencié (UCNT) malgré leur proximité anatomique. Matériel et méthodes : Nous rapportons le cas d'une patiente âgée de 40 ans prise en charge dans le service de neurochirurgie du CHU de Sahloul en 2018 pour métastase durale d'un UCNT. Résultats : Patiente âgée de 40 ans aux antécédents de néoplasie du cavum type UCNT qui s'est présentée aux urgences pour des céphalées chroniques associées à des crises partielles gauches bravais-jacksoniennes. L'examen clinique a révélé une hémiparésie gauche avec participation faciale et une dysarthrie. L'IRM cérébrale a objectivé un volumineux processus fronto-pariétal, extra-axial, parasagittal droit infiltrant le sinus longitudinal supérieur évoquant un méningiome. L'exérèse chirurgicale a été incomplète respectant la portion intrasinusale . L'étude anatomopathologique a conclu à une métastase méningée d'un UCNT et la patiente a bénéficié d'une chimiothérapie adjuvante. Conclusion : Bien qu'elle ne soit observée que dans 2% des cas de carcinomes de la tête et du cou, la Métastase pachyméningée demeure un diagnostic plausible à évoquer devant l'histoire clinique d'un UCNT. Elle est généralement tardive signant le non-contrôle du primitif.
Haifa MECHERGUI (tunis, Tunisie), Khalil GHEDIRA, Khansa ABDERRAHMEN, Emna OUNI, Abdelhafidh SLIMANE, Sofiene BOUALI
00:00 - 00:00 #51280 - EP098 Syndrome de compression médullaire révélant un sarcome d'Ewing dorsal chez un adulte jeune : A propos d'un cas.
EP098 Syndrome de compression médullaire révélant un sarcome d'Ewing dorsal chez un adulte jeune : A propos d'un cas.

Les sarcomes d'Ewing (SE) sont des tumeurs osseuses primitives hautement malignes, qui font partie d'une entité tumorale (la famille tumorale du sarcome d'Ewing) qui se partage les mêmes caractéristiques histologiques, immunohistochimiques ainsi que la présence d'une translocation chromosomale. Les sarcomes d'Ewing ont une prédilection pour les régions métaphysaires et les os longs, avec une atteinte rachidienne beaucoup plus rare estimée entre 3,5 % et 14,9 % de toutes les atteintes osseuses. La localisation rachidienne peut être primitive ou secondaire. Ces lésions prédominent chez l'enfant et l'adolescent. Nous rapportons le cas d'un jeune de 20 ans de sexe masculin sans antécédents pathologiques particuliers, qui s'est présenté aux urgences pour un tableau de compression médullaire datant de 10 jours, fait d'une lourdeur des 2 membres inférieurs avec troubles sphinctériens à type d'incontinence urinaire, sans signes infectieux associés, avec conservation de l'état général. L'examen clinique retrouve un patient paraplégique flasque à 0/5 sans signes d'irritation pyramidal, avec un niveau sensitif D10, ainsi qu'une tuméfaction para-vertébrale gauche. L'Imagerie par résonance magnétique (IRM) a révélé un processus intracanalaire étendu de D10 à D12 en hypo T1 et léger hypersignal T2, se réhaussant après injection du gadolinium, qui s'étend au niveau des parties molles para-vertébrales gauches. Le patient a bénéficié d'une laminectomie des vertèbres de D10 à D12 avec exérèse large du processus intracanalaire et paravertébrale gauche, sans incidents peropératoires. Les suites post-opératoires étaient simples, avec récupération partielle du déficit à 2/5. L'étude anatomopathologique a confirmé le diagnostic de Sarcome d'Ewing Le patient fut adressé au service d'oncologie pour radiothérapie et chimiothérapie adjuvantes.
Baayoud KARIM (Agadir, Maroc), Zakariae BENYAICH, Alaoui Naji KADIRI, Mohamed LMEJJATI
00:00 - 00:00 #51282 - EP099 Hémangiopéricytome: étude de 14 cas.
EP099 Hémangiopéricytome: étude de 14 cas.

L’hémangiopéricytome intracrânien (HPC) est une tumeur mésenchymateuse rare (<1% des tumeurs du SNC) posant un problème diagnostique préopératoire, notamment vis-à-vis du méningiome. Nous rapportons une étude rétrospective de 14 patients opéré à l’Institut National de Neurologie de Tunis entre 2015 et 2025. L’âge moyen des patients était de 45,5 ans, avec une sex-ratio 1. Tous les patients inclus dans notre étude présentaient des céphalées chroniques (100%) et un œdème papillaire dans 50% des cas. Sur le plan radiologique, il s’agit de Lésions multi lobulées extra-axiales dont la taille moyenne des lésions était de 5,5cm, avec un rehaussement intense ; la localisation fronto-pariétale dominante. Une exérèse complète a été obtenue dans 69% des cas. Une RT adjuvante avec une dose de 54 Gy a été faite dans 57% des cas. Sur le plan anatomopathologique, les lésions étaient classées grade II dans 57% et grade III dans 43%. Une récidive locale a été objectivé dans 57% (moyenne 37 mois) Le HPC nécessite une exérèse maximale avec radiothérapie adjuvante. Les récidives locales fréquentes imposent un suivi prolongé ; Le pronostic dépend du grade histologique et de la qualité d’exérèse.
Haifa MECHERGUI (tunis, Tunisie), Khalil GHEDIRA, Khansa ABDERRAHMEN, Emna OUNI, Sofiene BOUALI, Jalel KALLEL
00:00 - 00:00 #51283 - EP100 Prédiction de la réponse aux thérapies innovantes dans le glioblastome à l’aide de tumoroïdes dérivés de patients.
EP100 Prédiction de la réponse aux thérapies innovantes dans le glioblastome à l’aide de tumoroïdes dérivés de patients.

Introduction : Le glioblastome IDH-wildtype (GBM) est la tumeur cérébrale primitive maligne la plus fréquente chez l’adulte. La prise en charge standard associe une résection chirurgicale maximale à une radiothérapie concomitante à une chimiothérapie par témozolomide. Malgré ces traitements, la survie globale médiane demeure limitée à environ 15 mois, soulignant la nécessité urgente de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques. Par ailleurs, l’hétérogénéité biologique du GBM rend indispensable l’identification de biomarqueurs prédictifs permettant de sélectionner les patients susceptibles de bénéficier de traitements innovants et personnalisés. Méthodes : Une cohorte prospective de patients atteints de GBM a été constituée, avec recueil systématique des données cliniques, radiologiques, histo-moléculaires (mutations, fusions, délétions) et du suivi clinique incluant la survie sans progression et la survie globale. À partir des tumeurs prélevées lors de la chirurgie, des tumoroïdes dérivés de patients ont été générés le jour même de l’intervention et maintenus en culture pendant trois semaines. Après neuf jours de culture, les tumoroïdes ont été exposés à trois conditions thérapeutiques : (1) un traitement mimant le protocole de Stupp, (2) un traitement par Navitoclax, agent sénolytique et pro-apoptotique, et (3) une combinaison séquentielle du protocole de Stupp suivie du Navitoclax. Les réponses tumorales ont été évaluées afin d’analyser la sensibilité aux traitements et d’identifier les patients potentiellement répondeurs au Navitoclax, en corrélant ces résultats aux données clinico-biologiques. Résultats : Entre novembre 2024 et octobre 2025, des tumoroïdes (n = 150–300 par patient) ont été générés à partir de 23 GBM de patients opérés à la Pitié-Salpêtrière. In vitro, les traitements ont été analysés à une et deux semaines d’exposition. L’étude de la croissance des tumoroïdes a mis en évidence des profils de sensibilité distincts aux différentes modalités thérapeutiques, permettant d’identifier deux clusters de patients, sensibles ou résistants. Cette première stratification, fondée sur la dynamique de croissance, a été affinée par l’analyse de la densité tumorale et de l’index de prolifération. Une analyse transcriptomique est actuellement en cours afin d’identifier d’éventuelles signatures associées à la réponse au Navitoclax. Des marquages multiplex permettront de caractériser les mécanismes d’apoptose et de sénescence, tandis que le marquage SA-β-gal évaluera l’élimination des cellules sénescentes. L’ensemble de ces données sera corrélé aux paramètres cliniques des patients. Conclusion : Les tumoroïdes dérivés de patients constituent un modèle pertinent pour évaluer la sensibilité du GBM à des traitements innovants, ici illustrée par le Navitoclax, dans un délai compatible avec la prise en charge clinique. Cette approche ouvre la voie à une médecine de précision et à l’intégration de ces résultats dans un futur essai clinique.
Oumaima ABOUBAKR (Paris), Naya NIEVES-RIVERA, Karima MOKHTARI, Franck BIELLE, Mehdi TOUAT, Isabelle LE ROUX, Bertrand MATHON
00:00 - 00:00 #51288 - EP101 Choriocarcinome cérébelleux en dehors de tout contexte de péri‑partum.
EP101 Choriocarcinome cérébelleux en dehors de tout contexte de péri‑partum.

Contexte : Le choriocarcinome gestationnel est une tumeur trophoblastique maligne rare, caractérisée par un fort potentiel métastatique. L’atteinte cérébrale est exceptionnelle et peut se révéler sans contexte périnatal récent, compliquant le diagnostic clinique. *Observation clinique* : Nous rapportons le cas d’une patiente de 31 ans, sans grossesse récente, présentant des antécédents de six fausses couches spontanées, la dernière en 2024. Elle a été admise pour vomissements incoercibles et céphalées progressives. Le scanner cérébral initial n’a pas objectivé de saignement intracrânien mais a montré une lésion du cervelet gauche responsable d’un effet de masse. L’IRM a confirmé une lésion unique du cervelet gauche prenant le contraste après injection, sans signe de saignement actif. Investigations complémentaires : Le dosage plasmatique de β‑hCG était élevé (5 000 mUI/mL), alors que l’échographie pelvienne était normale. En raison du risque de décompensation neurologique et de l’incertitude étiologique, une exérèse neurochirurgicale complète a été réalisée sans complication postopératoire ni déficit neurologique. L’étude histopathologique et immunohistochimique a confirmé une métastase de choriocarcinome. Le bilan d’extension a objectivé une localisation pulmonaire associée. *Discussion* : Ce cas met en évidence une présentation rare de métastase cérébelleuse de choriocarcinome en dehors de tout contexte de péri‑partum. La discordance entre l’aspect non hémorragique à l’IRM et l’expression clinique démontre l’intérêt d’une approche multimodale. La prise en charge neurochirurgicale précoce a permis le contrôle de la compression cérébrale aiguë et l’obtention d’un diagnostic histologique essentiel pour orienter le traitement oncologique. *Conclusion* : Chez une femme en âge de procréer avec une lésion cérébrale unique prenant le contraste et une β‑hCG inexplicablement élevée, un choriocarcinome doit être évoqué, même sans antécédent de grossesse récente. Une stratégie multidisciplinaire, incluant la neurochirurgie, est déterminante pour le diagnostic et le pronostic.
Fidele SUMAHILI KALONDA (Rennes), Franvois PROUST, Pierre Louis HENAUX
00:00 - 00:00 #51303 - EP102 Fonctionnement neurocognitif, contrôle des crises d’épilepsie et retour au travail après une chirurgie éveillée avec ou sans traitement adjuvant dans les gliomes diffus de grade 3 IDH-mutés.
EP102 Fonctionnement neurocognitif, contrôle des crises d’épilepsie et retour au travail après une chirurgie éveillée avec ou sans traitement adjuvant dans les gliomes diffus de grade 3 IDH-mutés.

Introduction : La prise en charge oncologique optimale des patients adultes atteints de gliomes diffus IDH-mutés de grade 3 demeure débattue, notamment en raison des effets potentiellement neurotoxiques des thérapies adjuvantes sur la cognition et la qualité de vie à long terme. Méthodes : Nous avons mené une étude de cohorte rétrospective monocentrique incluant 87 patients consécutifs présentant un gliome IDH-muté de grade 3 opérés par craniotomie éveillée. Les patients ont été répartis en deux groupes : chirurgie seule (n=23) et traitement oncologique adjuvant (radiothérapie avec ou sans chimiothérapie, n=64). Les performances neurocognitives, le contrôle des crises épileptiques et le retour au travail ont été évalués. Une analyse voxel-par-voxel (lesion-symptom mapping) a été réalisée pour identifier les associations entre la distribution des doses de radiothérapie et les performances neurocognitives postopératoires. Résultats : Les patients n’ayant pas reçu de traitement adjuvant postopératoire présentaient de meilleurs résultats des fonctions langagières (normalité 100 % vs 73,4 %, p=0,005) et des fonctions exécutives (normalité 95,6 % vs 70,1 %, p=0,013). Une localisation hémisphérique gauche et l’application d’un traitement oncologique adjuvant étaient des prédicteurs indépendants de moins bonnes performances en langage et en fonctions exécutives, tandis que le traitement adjuvant était le seul prédicteur indépendant des fonctions langagières et des fonctions exécutives. Les analyses voxel-par-voxel ont confirmé des associations significatives entre l’exposition à la radiothérapie de certains faisceaux de substance blanche impliqués dans les réseaux langagiers et des fonctions exécutives, et le déclin neurocognitif postopératoire. Le contrôle des crises ne différait pas entre les groupes. Les patients traités par chirurgie seule présentaient des taux d’emploi à 6 mois plus élevés et reprenaient le travail plus précocement. Conclusion : Dans cette cohorte, la traitement oncologique adjuvant est associé à une altération des performances neurocognitives et à une diminution des taux de retour au travail, reflétant potentiellement l’impact de l’irradiation sur la connectivité cérébrale préservée lors de la chirurgie éveillée. Chez des patients sélectionnés porteurs d’un gliome diffus IDH-muté de grade 3, une stratégie de surveillance après une résection maximale peut contribuer à préserver le fonctionnement neurocognitif.
Angela ELIA (Paris), Alexandre ROUX, Marco DEMASI, Clément DEBACKER, Benedicte TRANCART, Maimiti SENECA, Edouard DEZAMIS, Catherine OPPENHEIM, Fabrice CHRETIEN, Marc ZANELLO, Johan PALLUD
00:00 - 00:00 #51327 - EP103 Ependymal cyst.
EP103 Ependymal cyst.

Intracranial ependymal cysts are rare, histologically benign neuroepithelial cysts that mostly occur in the cerebral parenchyma. The majority of these cysts are clinically silent and discovered incidentally, but when symptomatic they may compress surrounding structures, thus surgical intervention is needed. We present a case of a 33 year old women who presented to our emergency with a rapid progressing intracranial hypretension syndrom. Brain MRI showed an intra parenchymal vermien well-defined cyst, thin-walled and do not contrast enhance The patient underwent a suboccipital cranectomy and a gross total resection of the lesion. Histological examination of the resected tissue demonstrated that, it was an ependymal cyst Since there is often times a clinico-radiological discordance they are generally incidental findings in majority of cases. While complete surgical excision is the treatment of choice for the symptomatic cysts, cystic fluid diversion presents a better compromise nevertheless in cases where this may not be achieved.
Fatma BEN ATIG, Malek BOURGOU (Tunis, Tunisie)
00:00 - 00:00 #51328 - EP104 Neuroepithelial cyst.
EP104 Neuroepithelial cyst.

Neuroepithelial cyst is considered an unusual differential diagnosis for brain. Here, we present 2 cases with such a pathology A 48-year old male with a right V2 medically resistant trijiminal neurolgia was diagnosed with a cystic lesion in the right cerebellopontine angle after brain MRI study. He was operated with the pre-operative diagnosis of an arachnoid cyst. A 75-year old women presented with a progressive right hemiparesia was diagnosed with a left rolandic cystic lesion mimiking a hydatic cyst. A transparent, colourless cyst was observed intraoperatively. Total removal of the cyst was attempted.Definite histopathological studies was in favour of neuroepithelial cyst. No regrowth of the cyst or recurrence of the symptoms was observed in both cases in the 2-year follow-up. As neuroepithelial cyst is rarely encountered the clinical, radiological and pathological characteristics of our cases were reviewed and discussed.
Fatma BEN ATIG, Malek BOURGOU (Tunis, Tunisie)
00:00 - 00:00 #51371 - EP105 Déficit neurologique aigu chez le patient cancéreux aux urgences : étiologies neurochirurgicales et stratégie diagnostique — revue de la littérature.
EP105 Déficit neurologique aigu chez le patient cancéreux aux urgences : étiologies neurochirurgicales et stratégie diagnostique — revue de la littérature.

Objectif Analyser, à partir des données de la littérature, les principales causes neurochirurgicales de déficit neurologique aigu chez le patient atteint de cancer admis aux urgences, et identifier les éléments déterminants de la démarche diagnostique et d’orientation thérapeutique. Matériel et Méthodes Revue narrative de la littérature incluant études cliniques, séries de cas, revues systématiques et recommandations internationales portant sur les déficits neurologiques aigus en contexte oncologique. Les travaux analysés concernaient les étiologies intracrâniennes et rachidiennes, les modalités d’imagerie et les stratégies de prise en charge initiale en situation d’urgence. Résultats Les déficits neurologiques aigus chez le patient cancéreux sont majoritairement liés à des causes structurelles relevant d’une prise en charge urgente : métastases cérébrales compliquées d’effet de masse, hémorragies intra-tumorales, compressions médullaires néoplasiques ou fractures pathologiques. La présentation clinique est souvent polymorphe et peu spécifique, exposant à des retards diagnostiques. L’imagerie cérébrale et rachidienne précoce, notamment l’IRM, constitue l’élément clé pour identifier rapidement les situations neurochirurgicales. Une corticothérapie probabiliste, la gestion de l’hypertension intracrânienne et l’orientation vers un centre spécialisé conditionnent le pronostic fonctionnel. Conclusion Chez le patient atteint de cancer, tout déficit neurologique aigu doit être considéré comme une urgence potentiellement neurochirurgicale. Une évaluation clinique rigoureuse associée à une imagerie rapide et à une coordination multidisciplinaire est essentielle pour optimiser la prise en charge et améliorer le pronostic neurologique et la qualité de vie.
Ameur AFFES, Maryem KHAYAT, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51372 - EP106 Urgences neurochirurgicales complexes aux urgences générales : spécificités du polytraumatisé et du patient cancéreux — revue de la littérature.
EP106 Urgences neurochirurgicales complexes aux urgences générales : spécificités du polytraumatisé et du patient cancéreux — revue de la littérature.

Objectif Comparer, à partir des données de la littérature, les spécificités diagnostiques, organisationnelles et décisionnelles des urgences neurochirurgicales chez deux populations à haut risque admises aux urgences générales : les patients polytraumatisés et les patients atteints de pathologies cancéreuses. Matériel et Méthodes Revue narrative réalisée à partir des bases PubMed, Scopus et Web of Science. Ont été inclus les articles originaux, revues systématiques et recommandations de sociétés savantes portant sur les urgences neurochirurgicales en contexte de traumatologie sévère et d’oncologie, avec analyse des modalités d’imagerie, des délais diagnostiques et des parcours de soins. Résultats La littérature met en évidence des caractéristiques communes à ces deux populations : présentations cliniques complexes, symptomatologie parfois atypique et risque élevé de retard diagnostique. Chez le polytraumatisé, la coexistence de lésions extra-neurologiques peut masquer une atteinte intracrânienne ou rachidienne engageant le pronostic vital ou fonctionnel. Chez le patient cancéreux, les déficits neurologiques sont fréquemment attribués à tort à des causes métaboliques, infectieuses ou iatrogènes, retardant l’identification de métastases cérébrales, d’hémorragies tumorales ou de compressions médullaires. Dans les deux situations, l’imagerie en urgence constitue l’élément central du diagnostic, mais son accessibilité et la rapidité d’interprétation demeurent des enjeux organisationnels majeurs. Conclusion Les urgences neurochirurgicales du polytraumatisé et du patient cancéreux requièrent une vigilance particulière au sein des urgences générales. La mise en place d’algorithmes décisionnels simples, l’accès prioritaire à l’imagerie et une coordination multidisciplinaire étroite sont indispensables pour réduire les délais de prise en charge et améliorer le pronostic neurologique.
Ameur AFFES, Maryem KHAYAT, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51374 - EP107 Urgences neurochirurgicales chez le patient cancéreux : enjeux diagnostiques et thérapeutiques — revue de la littérature.
EP107 Urgences neurochirurgicales chez le patient cancéreux : enjeux diagnostiques et thérapeutiques — revue de la littérature.

Objectif Décrire, à partir des données récentes de la littérature, les principales urgences neurochirurgicales rencontrées chez le patient atteint de cancer et analyser leurs implications diagnostiques et thérapeutiques en contexte d’urgence. Matériel et Méthodes Revue narrative de la littérature incluant études cliniques, revues systématiques et recommandations internationales portant sur les urgences neurochirurgicales en oncologie. L’analyse a concerné les étiologies intracrâniennes et rachidiennes, les modalités d’imagerie, ainsi que les stratégies de prise en charge initiale aux urgences. Résultats Les urgences neurochirurgicales du patient cancéreux sont dominées par les compressions médullaires néoplasiques, les métastases cérébrales compliquées d’effet de masse et les hémorragies intra-tumorales. Ces situations sont associées à une morbidité neurologique élevée et à un risque fonctionnel majeur en cas de retard thérapeutique. Les études soulignent le caractère souvent atypique des présentations cliniques, pouvant conduire à des erreurs d’orientation diagnostique. L’accès rapide à une imagerie cérébrale et rachidienne, en particulier l’IRM, constitue l’élément déterminant pour identifier les indications de décompression chirurgicale, de corticothérapie ou de traitement oncologique urgent. Conclusion Chez le patient atteint de cancer, toute manifestation neurologique aiguë doit être considérée comme potentiellement grave et relevant d’une évaluation spécialisée rapide. Une coordination étroite entre équipes d’urgences, d’oncologie, de radiologie et de neurochirurgie est indispensable pour réduire les délais de prise en charge et améliorer le pronostic neurologique et fonctionnel.
Ameur AFFES, Maryem KHAYAT, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51375 - EP108 Intelligence artificielle et diagnostic des métastases cérébrales compliquées aux urgences : apport de l’imagerie assistée.
EP108 Intelligence artificielle et diagnostic des métastases cérébrales compliquées aux urgences : apport de l’imagerie assistée.

Objectif Évaluer, à partir des données de la littérature, l’apport de l’intelligence artificielle (IA) dans le diagnostic des métastases cérébrales compliquées en situation d’urgence, et son impact sur la rapidité et la fiabilité de l’interprétation radiologique. Matériel et Méthodes Revue narrative réalisée à partir des principales bases bibliographiques. Ont été inclus les travaux portant sur l’utilisation de l’IA en imagerie cérébrale oncologique, notamment pour la détection automatisée, la segmentation et la caractérisation des métastases cérébrales et de leurs complications aiguës. Résultats La littérature met en évidence une progression rapide des algorithmes de deep learning appliqués à l’analyse de l’imagerie cérébrale. Ces outils permettent une détection plus précoce et plus sensible des métastases, ainsi qu’une meilleure identification de leurs complications telles que l’hémorragie intratumorale, l’effet de masse, l’œdème périlésionnel ou l’hydrocéphalie. Plusieurs études rapportent une amélioration des performances diagnostiques comparativement à la lecture standard, avec une réduction significative des délais d’interprétation, particulièrement dans les structures à forte activité d’urgence ou en l’absence de neuroradiologue dédié. L’IA facilite également la priorisation des examens critiques et l’alerte précoce des équipes neurochirurgicales. Conclusion L’intelligence artificielle constitue un outil prometteur pour le diagnostic des métastases cérébrales compliquées aux urgences. Utilisée comme aide à la décision, elle pourrait favoriser une identification plus rapide des situations à haut risque et une orientation précoce vers la neurochirurgie, contribuant ainsi à l’optimisation globale de la prise en charge oncologique urgente.
Ameur AFFES, Maryem KHAYAT, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51383 - EP109 Les gangliogliomes à l’aune de la classification OMS 2021 : résultats oncologiques, épileptologiques et apport d’un atlas cérébral tridimensionnel.
EP109 Les gangliogliomes à l’aune de la classification OMS 2021 : résultats oncologiques, épileptologiques et apport d’un atlas cérébral tridimensionnel.

Introduction Les gangliogliomes sont des tumeurs glioneuronales de bas grade, fréquemment associées à une épilepsie pharmacorésistante et représentant le principal type tumoral retrouvé dans la chirurgie de l’épilepsie. La classification OMS 2021 et l’apport de la biologie moléculaire ont supprimé l’entité « gangliogliomes anaplasiques » et ont profondément modifié les critères diagnostiques des GGG de grade 1. Il apparaissait alors nécessaire de redéfinir ces tumeurs. L’objectif de ce travail était de proposer une description actualisée des gangliogliomes selon cette classification, d’en analyser les pronostics oncologiques et épileptologiques après chirurgie, et d’évaluer l’apport d’un atlas cérébral tridimensionnel. Méthodes Nous avons conduit une étude rétrospective incluant des patients opérés d’un gangliogliome entre 1996 et 2022 dans les services de Neurochirurgie de l’hôpital Necker Enfants Malades et du GHU Paris Sainte Anne. Tous les cas ont bénéficié d’une relecture anatomopathologique centralisée conforme à la classification OMS 2021. Une segmentation tumorale tridimensionnelle des IRM a permis la constitution d’un atlas cérébral normalisé. Résultats Deux cent cinquante patients ont été analysés. La révision diagnostique a conduit à exclure 18 % des cas initialement étiquetés gangliogliomes, soulignant l’impact majeur de la classification OMS 2021 et la nécessité de revoir les conclusions issues de séries antérieures. La survie sans progression à cinq ans était de 82 % et la survie globale de 100%. Avec un taux de récidive de 21 %, significativement associé à 1) la population pédiatrique, 2) l’étendue de la résection et 3) une localisation de la ligne médiane, nous soulignons le potentiel évolutif de ces tumeurs bénignes. Parmi les gangliogliomes supratentoriels, 89 % étaient associés à une épilepsie, dont 72 % d’épilepsie pharmacorésistante. Après chirurgie, 90 % des patients étaient libres de crises (Engel I) et 65 % ont pu interrompre leur traitement antiépileptique. Un âge plus jeune à la chirurgie et une durée d’évolution plus courte de l’épilepsie étaient significativement associés au sevrage médicamenteux. L’atlas tridimensionnel a montré une prédominance des localisations temporales internes. Conclusion Cette étude constitue, à notre connaissance, la première large série de gangliogliomes selon la classification OMS 2021. Cette relecture diagnostique montre qu’un nombre significatif de tumeurs antérieurement classées comme gangliogliome correspondait en réalité à des entités tumorales différentes, au potentiel évolutif et agressif plus important. Ces résultats soulignent la nécessité d’une relecture critique des séries antérieures et des conclusions tirées. Cette étude montre également l’excellent pronostic oncologique et épileptologique des gangliogliomes après chirurgie notamment si celle-ci est complète et intervient précocement dans la prise en charge.
Louise DEBOEUF (PARIS), Thomas BLAUWBLOMME, Gilles HUBERFELD, Pascale VARLET, Alice METAIS, Alexandre ROUX, Alessandro MOIRAGHI, Gonzague DEFRANCE, Nathalie BODDAERT, Johan PALLUD, Marc ZANELLO
00:00 - 00:00 #51385 - EP110 Méningiomatose intracrânienne compliquée d’une atteinte rachidienne secondaire : à propos d’un cas.
EP110 Méningiomatose intracrânienne compliquée d’une atteinte rachidienne secondaire : à propos d’un cas.

Introduction Les méningiomes sont des tumeurs généralement bénignes, à évolution lente. Les métastases rachidiennes secondaires sont exceptionnelles, en particulier dans les formes histologiquement bénignes. Nous rapportons le cas rare d’une atteinte rachidienne cervicale secondaire dans un contexte de méningiomatose intracrânienne ancienne. Observation Il s’agit d’une patiente suivie depuis le début des années 2000 pour une méningiomatose intracrânienne, ayant bénéficié de plusieurs prises en charge chirurgicales et de traitements adjuvants par radiothérapie et radiochirurgie. Le suivi prolongé montrait une maladie intracrânienne globalement stable. En 2020, la patiente a présenté une symptomatologie rachidienne cervicale progressive. L’imagerie par résonance magnétique a mis en évidence une lésion osseuse et intra-canalaire cervicale, centrée sur C6, évocatrice d’une localisation secondaire. Une prise en charge chirurgicale a été réalisée avec corpectomie de C6 et arthrodèse cervicale étendue de C4 à C7. L’analyse anatomopathologique a confirmé la nature méningiomateuse de la lésion rachidienne, de type méningothélial, WHO grade I, avec un index de prolifération faible (Ki-67 < 5 %), sans critère de malignité. L’évolution post-opératoire a été favorable sur le plan clinique, avec une stabilisation neurologique et radiologique. Discussion Les métastases rachidiennes de méningiome sont rares et surviennent le plus souvent dans des formes agressives. Ce cas illustre une dissémination rachidienne secondaire survenant malgré une histologie bénigne, soulignant la complexité des mécanismes de diffusion, possiblement hématogènes ou via le liquide cérébrospinal, dans les méningiomatose étendues. Conclusion La survenue de symptômes rachidiens chez les patients atteints de méningiomatose doit faire évoquer une atteinte secondaire, même en l’absence de critères histologiques de malignité. Une prise en charge chirurgicale adaptée permet un contrôle symptomatique et fonctionnel satisfaisant.
Alia HOUIDI (Dijon), Catherine HORODYCKID, Damien BRESSON
00:00 - 00:00 #51386 - EP111 Faisabilité de la chirurgie stéréotaxique robo-assistée par voie trans-rhino-septale : à propos de deux cas cliniques incluant un chordome rétro-clival traité par LITT et un craniopharyngiome ponctionné dans sa partie pré-protuberantielle.
EP111 Faisabilité de la chirurgie stéréotaxique robo-assistée par voie trans-rhino-septale : à propos de deux cas cliniques incluant un chordome rétro-clival traité par LITT et un craniopharyngiome ponctionné dans sa partie pré-protuberantielle.

Faisabilité de la chirurgie stéréotaxique robo-assistée par voie trans-rhino-septale : à propos de deux cas cliniques incluant un chordome rétro-clival traité par LITT et un craniopharyngiome ponctionné dans sa partie pré-protuberantielle
Khalid ALQAHTANI (Amiens), Michel LEFRANC
00:00 - 00:00 #51409 - EP112 Imagerie longitudinale bi-traceur FDG–FDOPA en TEP/IRM du glioblastome IDH-wildtype : la co-localisation spatiale à la récidive (Dice intensity-weighted) prédit la survie.
EP112 Imagerie longitudinale bi-traceur FDG–FDOPA en TEP/IRM du glioblastome IDH-wildtype : la co-localisation spatiale à la récidive (Dice intensity-weighted) prédit la survie.

Objectif : analyser longitudinalement les paramètres TEP/IRM bi-traceur [18F]FDG et [18F]FDOPA entre un examen pré-thérapeutique (PET1, avant chirurgie initiale) et un examen à la suspicion de récidive (PET2), et évaluer la valeur pronostique de la co-localisation FDG–FDOPA à PET2 sur la survie globale mesurée à partir de PET2 (OS2). Méthodes : étude monocentrique incluant 26 patients atteints de glioblastome IDH-wildtype ayant réalisé une double TEP/IRM FDG et FDOPA à PET1 et PET2. Le volume tumoral morphologique IRM (WT) était défini comme l’union des composantes ET (rehaussement), TC (core) et FLAIR; ce volume à PET2 était intégré aux modèles après transformation logarithmique. La co-localisation FDG–FDOPA était quantifiée principalement par un Dice intensity-weighted (Dice_IW). L’association entre Dice_IW à PET2 et OS2 était testée par modèle de Cox multivarié ajusté sur l’âge, le statut MGMT, le type de chirurgie initiale (biopsie vs résection) et le volume tumoral IRM à PET2. Résultats : quatorze patients ont eu une résection et 12 une biopsie initiale. Les trajectoires PET1→PET2 différaient selon la chirurgie : l’augmentation des volumes métaboliques (MTV) FDG et FDOPA était plus marquée après biopsie qu’après résection (Delta FDG-MTV : p=0,011; Delta FDOPA-MTV : p=0,029). La co-localisation FDG–FDOPA augmentait également davantage après biopsie (Delta Dice_IW : p=0,006). À PET2, Dice_IW stratifiait fortement OS2 (log-rank p=0,001). En analyse ajustée, une co-localisation plus élevée à PET2 était associée à une survie plus courte (Dice_IW à PET2 : HR 2,28 par +1 écart-type; IC95 1,20–4,35; p=0,012), indépendamment du volume tumoral IRM et des facteurs cliniques. Conclusion : l’imagerie longitudinale FDG–FDOPA en TEP/IRM met en évidence des trajectoires métaboliques distinctes selon le type de chirurgie initiale. À la récidive, la co-localisation spatiale FDG–FDOPA mesurée par Dice_IW constitue un biomarqueur pronostique indépendant pouvant compléter les métriques usuelles pour la stratification du risque et l’orientation de la prise en charge.
Julien TODESCHI (Strasbourg), Julien SALVADORI, Oreste ALLEGRINI, Charles-Henry MALLEREAU, Caroline BUND, Hélène CEBULA, Izzie-Jacques NAMER
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00:00 - 00:00 #51060 - EP041 Evaluation de l’imagerie stéréotaxique O-ARM peropératoire par rapport à l’imagerie stéréotaxique conventionnelle pré-opératoire en Stimulation Cérébrale Profonde pour la maladie de Parkinson Etude prospective randomisée de non infériorité STEREOBLOC.
EP041 Evaluation de l’imagerie stéréotaxique O-ARM peropératoire par rapport à l’imagerie stéréotaxique conventionnelle pré-opératoire en Stimulation Cérébrale Profonde pour la maladie de Parkinson Etude prospective randomisée de non infériorité STEREOBLOC.

La précision d’implantation lors d’une stimulation cérébrale profonde repose sur la qualité de l’imagerie stéréotaxique préopératoire. L’O-Arm® de nouvelle génération permet l’acquisition d’une imagerie stéréotaxique tridimensionnelle directement au bloc opératoire. Cette stratégie pourrait améliorer l’organisation opératoire et la sécurité du patient, tout en maintenant une précision d’implantation équivalente. Aucune étude randomisée contrôlée n’a comparé ces deux stratégies d’imagerie. L’objectif principal de l’étude est de comparer la précision d’implantation dans le noyau subthalamique des électrodes de SCP obtenue à l’aide d’une imagerie stéréotaxique par O-Arm® à celle obtenue avec une imagerie stéréotaxique conventionnelle. Les objectifs secondaires évaluent les évènements indésirables, la dosimétrie et les résultats cliniques à 6 mois. Méthodes Il s’agit d’une étude prospective randomisée monocentrique incluant des patients atteints de maladie de Parkinson avec implantation du noyau subthalamique. Les patients sont randomisés en deux groupes : un groupe contrôle bénéficiant d’une imagerie stéréotaxique conventionnelle préopératoire, et un groupe expérimental bénéficiant d’une imagerie stéréotaxique par O-Arm® réalisée directement au bloc opératoire avec cadre en place. L’implantation des électrodes est effectuée selon la technique standard avec électrophysiologie peropératoire. Un scanner cérébral de contrôle est réalisé à 48 heures post-opératoires. Le critère de jugement principal est la précision d’implantation, évaluée par la distance radiaire entre la cible théorique et la position de l’électrode sur l’imagerie de contrôle calculé par deux chirurgiens différents à partir du logiciel de planification BrainLab®. Les critères secondaires incluent la précision euclidienne, les temps opératoires, les doses d’irradiation, les événements indésirables, ainsi que l’efficacité clinique à 6 mois évaluée par les scores MDS-UPDRS. Résultats : La précision radiaire moyenne d’implantation était de 1,07 ± 0,58 mm dans le groupe O-Arm et de 1,15 ± 0,65 mm dans le groupe standard. La différence moyenne entre les groupes était de −0,08 mm (IC 95 % : −0,52 à 0,37). La non-infériorité de la technique O-Arm a été démontrée. Deux hématomes centimétriques aux points d’entrée (1 dans chaque groupe) sans répercussion clinique ont été mis en évidence. A 6 mois, les scores UPDRS III ne montrent pas de différences significatives entre les 2 groupes en Med Off / Stim Off, Med Off / Stim On et Med On / Stim On. L'amélioration moyenne entre le Med Off / Stim Off vers Med Off / Stim On étaient de 53,3% (O-ARM) versus 51,1% (Standard). Le délai moyen entre la pose du cadre et l’incision cutanée était d’1h18 minutes (O-ARM) versus 2h14min (Standard). L’irradiation totale était significativement réduite. Conclusion : Une acquisition stéréotaxique O-ARM® lors d’une stimulation cérébrale profonde est aussi efficace et sûr qu’une acquisition stéréotaxique standard.
Amaury DE BARROS (France), Vincent GRANDJEAN, Raquel BARBOSA, Margherita FABBRI, Marina POINSIGNON, Jean Christophe SOL
00:00 - 00:00 #51070 - EP042 État des lieux chirurgical pour épilepsie temporale résistante.
EP042 État des lieux chirurgical pour épilepsie temporale résistante.

L’épilepsie temporale résistante aux traitements médicamenteux représente la forme focale la plus fréquente d’épilepsie pharmacorésistante chez l’adulte. La chirurgie constitue une option thérapeutique majeure permettant un contrôle durable des crises chez des patients rigoureusement sélectionnés. Cette revue de la littérature propose un état des lieux des stratégies chirurgicales actuellement utilisées dans l’épilepsie temporale résistante, en mettant l’accent sur les indications, les résultats et les limites. Les techniques les plus largement rapportées incluent la lobectomie temporale antérieure, l’amygdalohippocampectomie sélective et, plus récemment, les approches mini-invasives telles que l’ablation thermique interstitielle. Les données de la littérature montrent des taux élevés de liberté de crises à long terme, particulièrement chez les patients présentant une sclérose hippocampique bien documentée. La morbidité chirurgicale est globalement faible, bien que des troubles mnésiques et visuels puissent être observés, notamment après des résections étendues. Les progrès de l’imagerie, de l’électrophysiologie invasive et de la cartographie fonctionnelle ont permis d’affiner la sélection des candidats et d’optimiser les résultats fonctionnels. Malgré ces avancées, la chirurgie reste sous-utilisée, souvent retardée par une orientation tardive des patients. Une évaluation précoce dans des centres spécialisés apparaît essentielle pour améliorer le pronostic et la qualité de vie des patients atteints d’épilepsie temporale résistante.
Ameur AFFES, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51095 - EP043 Stimulation cérébrale profonde en maladie de Parkinson avancée.
EP043 Stimulation cérébrale profonde en maladie de Parkinson avancée.

La maladie de Parkinson avancée est fréquemment marquée par des fluctuations motrices et des dyskinésies induites par la lévodopa, limitant l’efficacité du traitement médical. La stimulation cérébrale profonde s’est imposée comme une option thérapeutique majeure chez des patients soigneusement sélectionnés. Cette revue de la littérature analyse les indications, les cibles chirurgicales et les résultats cliniques de la stimulation cérébrale profonde dans la maladie de Parkinson avancée. Les données actuelles montrent une amélioration significative des symptômes moteurs, une réduction des fluctuations et des dyskinésies, ainsi qu’une diminution des doses médicamenteuses, notamment après stimulation du noyau sous-thalamique ou du globus pallidus interne. Les bénéfices fonctionnels sont durables à moyen et long terme, avec un impact positif sur la qualité de vie. La morbidité chirurgicale est globalement faible, dominée par des complications infectieuses ou matérielles et des effets neuropsychiatriques transitoires. La sélection rigoureuse des patients, l’évaluation multidisciplinaire et l’optimisation du réglage postopératoire demeurent des éléments clés pour maximiser les résultats. La stimulation cérébrale profonde constitue ainsi un traitement efficace et sûr dans la prise en charge de la maladie de Parkinson avancée.
Ameur AFFES, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Slim GALLAOUI, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51098 - EP044 Neuromodulation vagale dans l’épilepsie focale.
EP044 Neuromodulation vagale dans l’épilepsie focale.

L’épilepsie focale pharmacorésistante constitue une indication fréquente pour les stratégies de neuromodulation. La stimulation du nerf vague (VNS) est une option thérapeutique non résective visant à réduire la fréquence et la sévérité des crises chez des patients inéligibles à la chirurgie conventionnelle. Cette revue de la littérature analyse les principes, les indications, l’efficacité et les limites de la neuromodulation vagale dans l’épilepsie focale. Les études disponibles montrent que la VNS induit une réduction significative du nombre de crises dans environ 40 à 60 % des patients, avec une amélioration progressive au fil du temps. Les bénéfices cliniques sont observés tant chez l’adulte que chez l’enfant, avec un impact positif sur la qualité de vie, l’humeur et le sommeil. Les effets secondaires, généralement bénins et réversibles, incluent des modifications de la voix, des paresthésies cervicales et une toux transitoire. La variabilité de la réponse individuelle et la nécessité d’un suivi et d’un réglage optimisés limitent encore l’efficacité maximale. La neuromodulation vagale s’impose ainsi comme une stratégie sûre et complémentaire dans la prise en charge de l’épilepsie focale pharmacorésistante, intégrée dans une approche multidisciplinaire.
Ameur AFFES, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51101 - EP045 Optogénétique dans l’épilepsie expérimentale.
EP045 Optogénétique dans l’épilepsie expérimentale.

L’épilepsie expérimentale constitue un modèle essentiel pour étudier les mécanismes pathophysiologiques et tester de nouvelles stratégies thérapeutiques. L’optogénétique, technique combinant l’expression de canaux ioniques sensibles à la lumière et la stimulation lumineuse ciblée, a émergé comme un outil innovant permettant de moduler de manière précise l’activité neuronale. Cette revue de la littérature explore les applications de l’optogénétique dans les modèles animaux d’épilepsie, en particulier pour contrôler les crises focales ou généralisées et étudier la dynamique des réseaux neuronaux impliqués. Les études montrent que l’activation ou l’inhibition ciblée de populations neuronales spécifiques peut réduire la fréquence des crises, moduler la synchronisation neuronale et prévenir la propagation des décharges épileptiques. L’optogénétique offre également une meilleure compréhension des circuits impliqués et des mécanismes sous-jacents aux crises. Malgré ces avancées, la transposition clinique reste limitée par les défis liés à la délivrance des gènes, à la stimulation lumineuse intracérébrale et aux questions de sécurité. L’optogénétique constitue néanmoins une approche prometteuse pour le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques ciblées et pour l’étude fondamentale de l’épilepsie.
Ameur AFFES, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51224 - EP046 Estimation de la zone épileptogène dans l'épilepsie insulaire réfractaire pédiatrique et sa correlation avec l'outcome après chirurgie de Thermocoagulation Laser.
EP046 Estimation de la zone épileptogène dans l'épilepsie insulaire réfractaire pédiatrique et sa correlation avec l'outcome après chirurgie de Thermocoagulation Laser.

Objectif : Analyser l’évolution épileptique d’une cohorte de 8 patients pédiatriques atteints d’épilepsie insulaire (EI) traités par thermothérapie interstitielle au laser guidée par IRM (MRgLA) et la corréler à l’évaluation préopératoire, incluant l’Indice d’Épileptogénicité, l’algorithme MELD et la TEP au FDG. Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective, observationnelle, monocentrique. Les patients ont bénéficié d’une évaluation préchirurgicale de phase 1 comprenant une IRM morphologique et une TEP au FDG. Les patients présentant une épilepsie à IRM négative ont ensuite eu une stéréo-EEG et ont été traités par MRgLA en conséquence. La segmentation manuelle du volume prenant le contraste après l’ablation laser a été co-enregistrée avec les sorties insulaires de l’algorithme MELD, l’analyse SPM en volume d’intérêt individuel de la TEP au FDG et le masque binarisé de l’Indice d’Épileptogénicité (IE). Des coefficients de similarité de Dice ont été calculés par paires entre les masques binaires. La proportion de chacun de ces volumes chevauchant le masque d’ablation a été calculée pour chaque modalité et corrélée à la classe de résultat ILAE. Résultats : Les patients avaient un âge médian de 9 ans (intervalle : 2,3–16,7). Le suivi médian était de 26,4 mois. Chez deux patients, l’IRM a mis en évidence une lésion insulaire, complètement ablatée par MRgLA, et ces deux patients étaient classés ILAE 1 au suivi. Chez les enfants avec IRM négative, la TEP au FDG a montré un hypométabolisme insulaire chez 4/6 patients, tandis que la stéréo-EEG a mis en évidence une activité ictale focale dans des contacts insulaires chez 3/6 patients. Quatre des six patients à IRM négative étaient classés ILAE 1 ou 2 au suivi. Un patient a présenté une aphasie perceptive transitoire après la MRgLA. Chez les patients à IRM négative, l’algorithme MELD a détecté une médiane d’un cluster insulaire (intervalle : 1–3). L’analyse TEP au FDG a mis en évidence un hypométabolisme insulaire focal significatif chez 4/6 patients. L’Indice d’Épileptogénicité était focalement augmenté au niveau de l’insula dans 4/6 cas. Les coefficients de Dice inter-modalités ont révélé un faible chevauchement entre les modalités. L’ablation d’un volume plus important d’hypométabolisme en TEP au FDG était corrélée à un meilleur résultat clinique (p = 0,047). Signification : La thermothérapie interstitielle au laser guidée par IRM, orientée par une évaluation préopératoire adaptée et concordante, peut être efficace dans l’épilepsie insulaire focale, notamment en cas de lésions insulaires et chez les patients à IRM négative présentant une évaluation préchirurgicale concordante.
Lelio GUIDA (Paris), Emma LOSITO, Ludovic FILLON, Marie BOURGEOIS, Anna KAMINSKA, Sebastien RODRIGO, Nicole CHEMALY, Volodia DANGULOFF-ROS, Nathalie BODDAERT, Rima NABBOUT, Thomas BLAUWBLOMME
00:00 - 00:00 #51230 - EP047 Etude de la fréquence d’implantation de neurostimulateurs VNS en France : une offre de soins encore insuffisante !
EP047 Etude de la fréquence d’implantation de neurostimulateurs VNS en France : une offre de soins encore insuffisante !

Introduction : Une estimation récente de la prévalence de l’épilepsie en France est d’environ 600000 patients épileptiques, dont 30% sont pharmaco-résistants (180000-200000 patients) avec un pic chez les patients de plus de 65 ans. Dans ce contexte, la pose de stimulateurs du nerf vague, traitement invasif de recours en cas d’épilepsie pharmaco-résistante devrait être importante dans les centres experts et augmenter compte tenu du vieillissement de la population. Le but de ce travail est d’étudier la variation de l’activité de pose de stimulateurs du nerf vague au sein d’un centre expert et à l’échelle nationale. Matériels et Méthodes : Une base de données rétrospective des patients implantés d’une stimulation du nerf vague au sein du service de Neurochirurgie du GHU PARIS Sainte Anne a été constituée entre 2004 et 2025. Nous avons étudié la base de données nationale OpenCCAM pour obtenir la fréquence de pose de neurostimulateurs VNS (code CCAM : ADLA001) en France entre 2015 et 2024. Résultats : Un total de 172 patients (70 hommes et 102 femmes) a été opéré pour une primo implantation de VNS au GHU Paris Neuro Sainte-Anne entre 2004 et 2025. L’âge moyen des patients est de 37,4 ans avec une durée moyenne de la maladie au moment de l’implantation du neurostimulateur VNS de 24,6 ans. Seulement 17 patients (moins d’un dixième dans notre série), présentait un traitement avec 2 médicaments antiépileptiques ou moins, les autres patients présentaient un traitement avec 3-6 médicaments avec une moyenne de 3,6 antiépileptiques. L’activité nationale reste faible avec une augmentation entre 2015 (267 implantations) et le pic d’activité en 2018 (392 implantations), les années de pandémie ont vu une inflexion de l’activité avec seulement 770 implantés en 3 ans (2020-2022) et une activité qui remonte à 312 patients en 2024, en légère augmentation, mais représentant moins de 80% de l’activité de 2018. Nous avons observé la même évolution dans notre service avec 22 patients implanté en 2018, une diminution de l’implantation entre 2019-2022 avec 13 patients et 23 patients en 2024. La distribution dans les différentes régions montre aussi une importante disparité avec plus de 80% des patients implantés en 2024 qui ont été pris en charge dans cinq régions : Ile-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Hauts-de-France et Nouvelle Aquitaine. Si on observe le volume d’activité des centres, 44% des patients opérés en 2024 ont été pris en charge dans des centres avec une activité d’implantation supérieure à 11 patients par an tandis que la majorité des patients (66%) reste implanté dans les centres à plus petit volume. Conclusions : Notre étude montre que l’activité d’implantation de stimulateurs du nerf vague en France est insuffisante par rapport au volume de malades, au sein d’un centre expert comme à l’échelle nationale. Les patients sont adressés tard à la chirurgie et vivent une grosse disparité d’offre de soins entre les différentes régions.
Alessandro MOIRAGHI (Paris), Gonzague DEFRANCE, Philippe DOMENECH, Anne BUOT, Federica PORPIGLIA, Martine GAVARET, Elisabeth LANDRE, Cristina FILIPESCU, Eve SALLELES, Suela Ana DYLGJERI, Angela ELIA, Alexandre ROUX, Romain CARRON, Johan PALLUD, Marc ZANELLO
00:00 - 00:00 #51248 - EP048 Traiter deux troubles, moduler un circuit ? Premier cas de stimulation cérébrale profonde du noyau subthalamique antérieur dans un TOC comorbide d'une anorexie mentale et réponse clinique dissociée.
EP048 Traiter deux troubles, moduler un circuit ? Premier cas de stimulation cérébrale profonde du noyau subthalamique antérieur dans un TOC comorbide d'une anorexie mentale et réponse clinique dissociée.

Contexte : Le trouble obsessionnel compulsif (TOC) et l’anorexie mentale (AM) sont deux troubles psychiatriques fréquemment comorbides et impliquant des circuits neurobiologiques potentiellement partagés. La stimulation cérébrale profonde (SCP) a démontré son efficacité dans le TOC sévère et pharmacorésistant, tandis que son potentiel dans l’AM reste peu exploré. Le noyau suthalamique antérieur (NSTa), cible validée pour le TOC, pourrait représenter une option prometteuse dans l’AM, cependant, aucun cas n’a été rapporté à ce jour. Méthodes : Nous rapportons le cas d’une patiente de 50 ans présentant un TOC de contamination sévère et pharmacorésistant (Y-BOCS 37/40), associé à une AM restrictive (IMC minimal 13,2 kg/m²). Une SCP bilatérale du NSTa a été implantée dans le cadre de son TOC. L’IMC avait été normalisé avant la chirurgie grâce à une prise en charge spécialisée. La stimulation a été initiée à 1 mois de la chirurgie, avec des contacts et une fréquence (130 Hz) maintenus, et un suivi clinique (Y-BOCS, MADRS, IMC, EDI-2) pendant 2 ans. Une reconstruction anatomique et une analyse de connectivité normative ont été réalisées afin d’estimer les faisceaux recrutés et leur compatibilité avec un faisceau thérapeutique du TOC rapporté dans la littérature. Résultats : La SCP bilatérale du NSTa a permis une amélioration rapide et durable du TOC (amélioration ~40% maintenue à 2 ans). Les symptômes thymiques associés se sont normalisés (MADRS 22/60 préopératoire ; 2/60 à 2 ans). En revanche, la psychopathologie centrale de l’AM est restée inchangée. L’EDI-2 s’est amélioré globalement (103/273 vs 133/273), mais restait maximal sur des dimensions centrales de l’AM (“Désir de minceur” 21/21 ; “Insatisfaction corporelle” 27/27 ; “Inéfficacité” 21/30). L’IMC a fluctué autour de sa valeur préopératoire (25,6 à 1 an ; 21,8 à 2 ans). L’analyse de connectivité normative était compatible avec le recrutement d’un faisceau cible bénéfique décrit dans le TOC. Un épisode hypomaniaque transitoire à l’initiation a régressé après réduction brève de l’intensité de stimulation et n’a pas récidivé lors de la titration. Conclusion : Cette première observation de SCP du NSTa dans un tableau de TOC et d’AM comorbide met en évidence une réponse dissociée, malgré des hypothèses de circuits neurobiologiques partagés. Un bénéfice robuste sur la compulsivité et l’humeur a été observé, conformément au recrutement d’un circuit connu dans le TOC. Cependant la SCP du NSTa résultait en une absence d’effet sur la psychopathologie centrale de l’AM. Ces données suggèrent que, malgré une comorbidité fréquente, les réseaux impliqués dans l’AM pourraient différer de ceux modulés par la SCP du NSTa, et soutiennent une approche personnalisée de la neuromodulation dans les troubles psychiatriques complexes et comorbides.
Gonzague DEFRANCE (Paris), Alessandro MOIRAGHI, Philippe DOMENECH, Anne BUOT, Federica PORPIGLIA, Romain CARRON, Nicolas MELE, Angela ELIA, Alexandre ROUX, Johan PALLUD, Marc ZANELLO
00:00 - 00:00 #51254 - EP049 Stimulation par interférence temporelle : une approche multipolaire augmente la spécificité spatiale et le degré de focalité de la modulation d'amplitude.
EP049 Stimulation par interférence temporelle : une approche multipolaire augmente la spécificité spatiale et le degré de focalité de la modulation d'amplitude.

Contexte: La stimulation par interférence temporelle (TIS) est une méthode innovante de neuromodulation qui conjugue l’ajustabilité et la réversibilité de la stimulation cérébrale profonde (DBS). Elle se distingue des stimulations transcrâniennes directe ou magnétique (tDCS, TMS) par son aptitude à atteindre la profondeur du cerveau (amygdale, hippocampe) de façon totalement non invasive. Les applications potentielles en neurosciences cliniques sont nombreuses. La TIS consiste à utiliser deux stimulations à très haute fréquence (kHz) avec décalage fréquentiel permettant d’obtenir, via le phénomène d'interférence constructive ondulatoire une modulation du signal sinusoïdal en profondeur. Cette méthode a été appliquée chez le rongeur (Grossmann et al., Cell,2017) mais aussi chez les volontaires sains avec une excellente tolérance (Violante et al., Nat. Neurosciences, 2023). Actuellement, la spécificité spatiale pouvant être obtenue par la méthode de TI simple (sTI) est méconnue mais probablement insuffisante pour une application DBS-like. Le développement d’une approche de TI multiple ou TI multipolaire (mTI) vise à améliorer le degré de focalité de la technique. Méthodes: La TIS a été appliquée ex vivo sur des sujets anatomiques humains implantés avec électrodes de SEEG (8 à 10 électrodes bilateralement; 15 à 18 contacts) permettant d'obtenir jusqu'à 162 contacts intracrâniens. Différentes configurations de stimulation de type sTI (4 électrodes) et de mTI (16 électrodes) ont été testées. Une acquisition scanner post-procédure a été réalisée chez tous les sujets. Des reconstructions tridimensionnelles ont permis de localiser avec précision les contacts intracrâniens. Il a été procédé à l’analyse quantitative de la distribution spatiale de la modulation d’amplitude du signal induite au niveau des régions profondes via une évaluation indirecte spectrale (power density) et directe (enregistrement de l’artefact de stimulation). Résultats: La stimulation mTI permet une amélioration significative du degré de focalité par rapport à la sTI (pWilcox<0.01) de l’ordre de 300 à 500%. L’augmentation du nombre d’électrodes se traduit par une meilleure restriction spatiale de modulation au sein de la région d’intérêt, avec une diminution marquée des artefacts secondaires observés en surface au niveau des régions corticales – aucune région corticale n’est impactée en mTI. Les comparaisons directes sTI versus mTI montrent une réduction du nombre de contacts intracrâniens dépassant les seuils d’activation de 70% hors cible, traduisant un gain de spécificité spatiale infracentimétrique dans la zone ciblée. Conclusion: Pour une application optimale, la mTI permet d’approcher le degré de focalité obtenue en stimulation cérébrale profonde (VTA). Des résultats préliminaires obtenus chez les patients épileptiques explorés en SEEG et chez des patients Parkinsoniens sous stimulation sous-thalamique commencent à montrer l’impact de la méthode sur l’activité cérébrale in vivo.
Florian MISSEY (Marseille), Trejlinek JAN, Eva JOUVAL-MISSEY, Sami BARRIT, Adam WILLIAMSON, Viktor JIRSA, Romain CARRON
00:00 - 00:00 #51281 - EP050 Étude prospective non comparative régionale de l’impact de la radiochirurgie par Gamma-Knife sur le tremblement de la SEP.
EP050 Étude prospective non comparative régionale de l’impact de la radiochirurgie par Gamma-Knife sur le tremblement de la SEP.

Introduction La sclérose en plaques (SEP) est une maladie inflammatoire chronique du système nerveux central, représentant la première cause de handicap non traumatique chez le jeune adulte. Le tremblement, présent chez 25 à 60% des patients, est souvent invalidant et résiste aux traitements médicamenteux. La stimulation cérébrale profonde ou la thalamotomie stéréotaxique ciblant le noyau ventral intermédiaire (VIM) du thalamus offrent une amélioration fonctionnelle, mais sont parfois contre-indiquées. Dans ces cas, la thalamotomie par radiochirurgie Gamma Knife constitue une alternative mini-invasive intéressante. Objectifs Documenter chez des patients présentant des tremblements sévères dans le cadre d'une SEP, l'efficacité à 12 et 24 mois d'un traitement radiochirurgical Gamma-Knife des VIM en évaluant les modification sur l'échelle Tremor and Coordination Scale (North American Research Committee of Multiple Sclerosis) entre avant et à 12 et 24 mois post thalamotomie unilatérale par radiochirurgie Gamma-Knife. Décrire l’efficacité du traitement radiochirurgical GK par les évaluations cliniques (EDSS, MSFC), cognitives (MSFC, batterie de Rao) et psychiques (HAD), et des questionnaires d’évaluation de la qualité de vie (MusiQol). Méthode Sept patients (âge médian : 53,8 ans) atteints de SEP selon les critères de McDonald 2010, avec tremblement unilatéral sévère, ont bénéficié d’une thalamotomie Gamma Knife (dose : 120–130 Gy) au niveau du VIM. Les évaluations cliniques ont été réalisées avant, puis à 12 et 24 mois après l’intervention, incluant les échelles NARCOMS Tremor and Coordination Scale, EDSS, et des tests cognitifs et de qualité de vie. Résultat Toxicité - Sur 7 patients, 3 ont présenté un évènement indésirable grave imputable à la thérapie radiochirurgicale (hyper-répondeurs) dont 2 avec des séquelles invalidantes à 24 mois, 1 patient a partiellement récupéré à 24 mois. En raison de la survenue de ces événements indésirables grave nous avons interrompu les inclusions avec l’accord du comité de surveillance. Efficacité - Pas d’amélioration du tremblement chez 4 des7 patients. Conclusion Cette étude prospective ne confirme pas la bonne balance bénéfice risque (précédemment publiée) de la radiochirurgie du VIM pour traitement du tremblement du tremblement du membre supérieur chez les patients (es) atteint (es) d’une sclérose en plaques. Il est possible que ces résultats négatifs soient liés à la gravité importante de la SEP chez les patients inclus dans cette étude. La difficulté à faire la part entre l’aggravation neurologique liée à l’histoire naturelle de la maladie et celle potentiellement liée à la thérapie a été aussi soulignée. Quoi qu’il en soit ces résultats ne sont pas en faveur du recours à la radiochirurgie unilatérale du VIM pour le traitement du tremblement du membre supérieur chez les patients souffrant d’une SEP
Ghassen SOUISSI, Anne BALOSSIER (Marseille), Tatiana WITJAS, Alexandre EUSEBIO, Audrey RICO, Clémence BOUTIERE, Bertrand AUDOIN, Jean PELLETIER, Jean REGIS
00:00 - 00:00 #51363 - EP051 Neuroinflammation et plasticité cérébrale chez l’enfant opéré : implications neurochirurgicales.
EP051 Neuroinflammation et plasticité cérébrale chez l’enfant opéré : implications neurochirurgicales.

Neuroinflammation et plasticité cérébrale chez l’enfant opéré : implications neurochirurgicales Introduction Chez l’enfant, la plasticité cérébrale constitue un déterminant majeur de la récupération fonctionnelle après chirurgie intracrânienne. Toutefois, l’agression chirurgicale induit une réponse neuroinflammatoire susceptible d’interagir avec les mécanismes de plasticité cérébrale, influençant les trajectoires neurodéveloppementales à moyen et long terme. Objectif Analyser les interactions entre neuroinflammation postopératoire et plasticité cérébrale chez l’enfant, et leurs implications cliniques et neurochirurgicales. Méthodes Une revue narrative de la littérature a été menée à partir de PubMed, Scopus et Google Scholar. Ont été incluses les études expérimentales et cliniques pédiatriques portant sur la réponse inflammatoire cérébrale après chirurgie intracrânienne et son impact sur la plasticité neuronale, la récupération fonctionnelle et le développement cognitif. Résultats La neuroinflammation postopératoire chez l’enfant est caractérisée par une activation microgliale et astrocytaire rapide, avec libération de cytokines pro-inflammatoires (IL-1β, IL-6, TNF-α). Cette réponse est maximale dans les 48–72 heures suivant la chirurgie et décroît sur 7–14 jours dans les cas de récupération normale. La plasticité cérébrale montre un effet biphasique : Une neuroinflammation modérée favorise la synaptogenèse, la réorganisation corticale et la régénération dendritique, avec des améliorations observées dans 80–90 % des cas pour les fonctions motrices et sensorielles après chirurgie des craniosténoses ou tumeurs bénignes. Une inflammation excessive ou prolongée, en particulier lors de complications postopératoires, est associée à altération des réseaux neuronaux, diminution de la myélinisation et déficits cognitifs persistants dans 20–30 % des enfants à long terme. L’impact varie selon l’âge, la localisation chirurgicale et la pathologie, avec des fenêtres critiques pour le développement cognitif et moteur. Certains biomarqueurs, tels que l’IL-6 plasmatique et la CRP du LCR, sont corrélés à des performances cognitives inférieures à 6–12 mois postopératoires. Ces données suggèrent que la modulation de la neuroinflammation pourrait influencer directement la récupération neurodéveloppementale, bien que les cohortes pédiatriques restent limitées. Conclusion La neuroinflammation postopératoire représente un déterminant clé de la plasticité cérébrale chez l’enfant opéré. Une inflammation modérée favorise la récupération, tandis qu’une réponse excessive peut compromettre le neurodéveloppement. Une meilleure compréhension de ces interactions pourrait guider des stratégies neurochirurgicales et périopératoires visant à optimiser la récupération fonctionnelle et cognitive.
Majdouline BARKACHE, Slim GALLAOUI (Dijon), Ameur AFFES, Rihab BEN FREDJ, Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51390 - EP052 Mise en place d'une réunion de concertation pluridisciplinaire pour la prise en charge de la névralgie du trijumeau.
EP052 Mise en place d'une réunion de concertation pluridisciplinaire pour la prise en charge de la névralgie du trijumeau.

Introduction : La névralgie du trijumeau est une pathologie médico-chirurgicale caractérisée par des épisodes de douleurs paroxystiques, intenses, dans une ou plusieurs branches du nerf trijumeau. Historiquement, dans notre établissement, sa prise en charge était assurée conjointement par les neurochirurgiens et les algologues, sans parcours de soins clairement établi. Afin d’harmoniser les indications thérapeutiques et de structurer le parcours patient, une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) dédiée, réunissant algologues, neurochirurgiens et radiochirurgiens, a été instaurée en mars 2024. L’objectif de ce travail est d’évaluer l’impact organisationnel de cette RCP sur l’orientation diagnostique et thérapeutique des patients. Méthodes : Étude observationnelle rétrospective monocentrique incluant l’ensemble des patients présentés en RCP pour névralgie du trijumeau entre mars 2024 et septembre 2025. Les données recueillies comprenaient l’orientation thérapeutique décidée en RCP et le type de prise en charge retenu : traitement médical spécialisé en centre d’évaluation et de traitement de la douleur (CETD), décompression microvasculaire, thermocoagulation ou radiochirurgie. Une enquête de satisfaction était associée par le biais d'un questionnaire en ligne évaluant la qualité de l'information préopératoire, la qualité du confort lors de l'hospitalisation, ainsi que la satisfaction du suivi postopératoire. Résultats : Au total, 192 dossiers ont été discutés amenant à 122 prises en charge en CETD, 47 décompressions microvasculaires, 23 thermocoagulations et 8 radiochirurgies. La mise en place de la RCP a entrainé une augmentation de l'indication de décompression microvasculaire (Figure). Le délai de consultation chirurgicale après RCP était d'environ 3 semaines. Sur 80 questionnaires envoyés, 42 patients ont répondu (taux de réponse = 52,5%). La qualité de l'information était considérée comme claire ou très claire dans 95% des réponses, l'attention portée au confort lors de l'hospitalisation était considérée comme bonne ou excellente dans 95% des réponses et les patients étaient satisfaits ou très satisfaits du suivi postopératoire dans 88% des réponses. Conclusion : La mise en place d'une RCP permet de sécuriser le parcours patient, standardiser les indications opératoires, réduire le délai thérapeutique ainsi qu'une meilleure coordination entre les différents acteurs de soins. Cette organisation apparaît associée à un niveau de satisfaction patient globalement élevé.
Yohan CAUDRON (Paris), Marie-Hélène DELMOTTE, Sabrina MEASSO-SANANES, François NATAF, Bertrand DEVAUX, Sebastien FROELICH
00:00 - 00:00 #51395 - EP053 Stimulation du nerf grand occipital dans une algie vasculaire de la face secondaire à une dissection carotidienne : à propos d’un cas.
EP053 Stimulation du nerf grand occipital dans une algie vasculaire de la face secondaire à une dissection carotidienne : à propos d’un cas.

Introduction : La stimulation du nerf grand occipital est une stratégie de neuromodulation utilisée dans le traitement de certaines céphalées primaires réfractaires, notamment l’algie vasculaire de la face (AVF). Cependant, son utilisation dans les formes secondaires n’a jamais été rapportée. Présentation du cas : Nous décrivons le premier cas d’une patiente de 53 ans souffrant d’une AVF secondaire à une dissection carotidienne droite, résistante aux traitements médicamenteux et interventions classiques. La prise en charge par stimulation bilatérale du nerf grand occipital a permis une amélioration significative, avec disparition de la douleur hémicrânienne et réduction des symptômes autonomiques. Conclusion : Ce cas suggère que la neuromodulation occipitale pourrait constituer une option thérapeutique innovante pour certaines formes d’AVF secondaire réfractaire.
Eva COCHARD (Genève, Suisse), Lawrence KAMDEM NOUMOYE, Emmanuel CUNY
00:00 - 00:00 #51404 - EP054 Analyse de la précision des biopsies stéréotaxiques robot-assistées avec imagerie scanner intra-opératoire. Données d'une série consécutive monocentrique de 110 procédures.
EP054 Analyse de la précision des biopsies stéréotaxiques robot-assistées avec imagerie scanner intra-opératoire. Données d'une série consécutive monocentrique de 110 procédures.

Contexte : Le couplage de l'assistance robotisée et de l'imagerie intraopératoire (scanner X) devient un standard en neurochirurgie fonctionnelle notamment pour les biopsies stéréotaxiques. A la différence des procédures de type SEEG/DBS qui impliquent la mise en place d’électrodes comportant une certaine flexibilité intrinsèque, les biopsies stéréotaxiques sont réalisées avec un trocart rigide guidé jusqu'à la cible. L'utilisation d'un objet rigide était fortement corrélée à une diminution de l’erreur dans une précédente étude. L’objectif de ce travail était d'analyser la précision des biopsies stéréotaxiques effectuées avec contrôle intraopératoire (trocart en place) avec différentes modalités de recalage. Méthodes : Recueil rétrospectif, monocentrique des biopsies stéréotaxiques réalisées entre 2018 et 2026 (Timone adulte) pour laquelle une imagerie intraopératoire était acquise juste avant les prélèvements. Pour chaque trajectoire, les coordonnées des points d’entrée et cible de la trajectoire théorique et celles de la trajectoire réellement effectuée définie sur le scanner intraopératoire fusionné sur l'imagerie préopératoire ont été exportées automatiquement via un script MatLab®. Les distances euclidiennes d’erreur à l'entrée, à la cible (mm) ainsi que les valeurs de déviation angulaire ont été calculées. Le type de recalage (fiduciaires osseux définis sur cadre Leksell, inserts vissés, recalage surfacique) ont été colligés pour chaque procédure, de même que la longueur de la trajectoire et la valeur "rms" du recalage obtenu. Résultats : Entre 2018 et 2026, sur un total de 346 biopsies stéréotaxiques, 111 ont été réalisées avec scanner intraopératoire (Airo®, Loop-X®). La distance Euclidienne moyenne d’erreur au point d’entrée était de 1,06 mm (SD=0,71), au point cible de 1,30 mm (0,94), avec une déviation angulaire moyenne de 0,8° (0.62). Parmi les facteurs significativement associés à l’imprécision à la cible, on retrouvait l’erreur au point d’entrée (p < 0,001), la longueur de la trajectoire (p < 0,02) et le type de recalage (p = 0,043; Régression linéaire modèle mixte). En revanche, la valeur rms de précision du recalage n’était pas significativement associée à l’erreur à la cible (p = 0,20). Conclusion : La littérature est discordante, avec des résultats contradictoires entre certaines études notamment sur fantôme (Lefranc et al.) et les études cliniques (Brandmeir et al.) concernant l’existence d’une différence significative entre recalage laser et inserts osseux. Notre étude plaide pour un impact significatif de la modalité de recalage sur la précision et ce au détriment du recalage surfacique. La précision finale reste néanmoins en adéquation avec les objectifs cliniques pour la majorité des biopsies stéréotaxiques quel que soit le recalage. L’imprécision finale mesurée est en outre en partie surestimée, du fait de facteurs confondants difficiles à quantifier (déviation de la mèche lors du fraisage, fusion-recalage entre imageries).
Sami BARRIT, Samuel MEDINA, Christian-G BÉNAR, Michel LEFRANC, Marc ZANELLO, Romain CARRON (MARSEILLE)
00:00 - 00:00 #51405 - EP055 Neurotomie sélective pour le traitement du membre supérieur spastique : étude de cohorte de 3 mois basée sur une approche centrée sur les objectifs personnels.
EP055 Neurotomie sélective pour le traitement du membre supérieur spastique : étude de cohorte de 3 mois basée sur une approche centrée sur les objectifs personnels.

Background: Selective musculo-cutaneus, median and ulnar neurotomies has already demonstrated their effectiveness to reduce upper limb deformities and spasticity, but assessment according to a goal-centered approach is Objective: To evaluate the effectiveness of selective neurotomies associated with a postoperative rehabilitation program for the treatment of the spastic upper limb, according to a goal-centered approach. Methods: Interventional, prospective study (before-after neurotomies and rehabilitation program) including consecutive adult patients with spastic upper limb, who received Selective neurotomies followed by a rehabilitation program was performed. The primary outcome measure was the achievement of individual goals at 1-year follow-up using the Goal Attainment Scaling methodology (with T-score). The secondary outcomes measures were the modified Ashworth scale (MAS). Results: A total of 44 patients were included. At 3-month follow-up 98/108 (90,7%) goals were achieved: 13/108 (12%) were achieved as initially expected, 85/108 (78,7%) were achieved better than initially expected, and none (0%) were achieved better than initially expected. The mean T-score was increased at 3-month follow-up (56,8±8,9) compared to the preoperative period (30±0). At follow-up, spastic deformities were all significantly decreased (p<.0001), the MAS was significantly lower for each muscle targeted (p<.0001). Conclusion: This study showed that selective neurotomies, associated with a postoperative rehabilitation program, successfully achieve personal goals in patients with spastic upper limb.
Flora JOUBAUD (bron)
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00:00 - 00:00 #50306 - EP001 IMPACT DES INTERVENTIONS PHARMACEUTIQUES SUR LA SECURITE DES TRAITEMENTS EN NEUROCHIRURGIE : RETOUR D’EXPERIENCE A L’HOPITAL MILITAIRE D’INSTRUCTION MOHAMMED V.
EP001 IMPACT DES INTERVENTIONS PHARMACEUTIQUES SUR LA SECURITE DES TRAITEMENTS EN NEUROCHIRURGIE : RETOUR D’EXPERIENCE A L’HOPITAL MILITAIRE D’INSTRUCTION MOHAMMED V.

INTRODUCTION : L’optimisation de l’usage des médicaments en milieu hospitalier constitue un enjeu majeur pour la sécurité des soins et l’efficience thérapeutique. Les interventions pharmaceutiques (IP), portées par le pharmacien clinicien, permettent d’identifier, de prévenir et de corriger les erreurs liées à la prescription médicamenteuse. Cette étude, menée au sein du service de neurochirurgie de l’Hôpital Militaire d’Instruction Mohammed V, analyse la nature et la fréquence des IP réalisées. Elle évalue également leur impact potentiel sur la qualité des soins et la sécurité des patients. Les résultats mettent en évidence la contribution du pharmacien clinicien à l'amélioration de la prise en charge médicamenteuse. MATERIELS ET METHODES : Cette étude rétrospective a été menée en service de neurochirurgie à l’Hôpital Militaire d’Instruction Mohammed V. Les données ont été collectées à l’aide d’une fiche standardisée (version 3) élaborée par l’équipe de pharmacie clinique du CHU Ibn Sina, permettant de caractériser les interventions pharmaceutiques selon plusieurs critères : type de problème, nature de l’intervention, classe médicamenteuse, impact clinique et acceptation. Les informations ont été saisies et analysées via Excel pour en tirer des statistiques descriptives. RESULTATS ET DISCUSIONS : Au total, 48 interventions pharmaceutiques ont été recensées dans le service de neurochirurgie. Les problèmes les plus fréquemment identifiés concernaient les interactions médicamenteuses (46 %), suivis des effets indésirables, des contre-indications et des posologies inadaptées. Les classes thérapeutiques majoritairement impliquées étaient les antiinfectieux, les psychotropes et les médicaments agissant sur le tractus gastro-intestinal et le métabolisme. Le suivi thérapeutique constituait la principale forme d’intervention (35 %), devant la substitution et l’ajustement posologique. Le taux global d’acceptation des interventions par les médecins s’élevait à 70,8 %, traduisant une bonne intégration du pharmacien clinicien dans la prise en charge multidisciplinaire. L’évaluation de l’impact clinique a montré que plus de la moitié des interventions (58 %) présentaient un bénéfice significatif pour le patient, voire vital dans un cas. Ces résultats confirment l’importance de l’analyse pharmaceutique dans un service à haute technicité comme la neurochirurgie, où le risque iatrogène est élevé en raison de traitements complexes et souvent associés. Le pharmacien clinicien joue ainsi un rôle déterminant dans la prévention des erreurs médicamenteuses et l’amélioration continue de la sécurité des soins. CONCLUSION : L’analyse de 48 interventions pharmaceutiques en neurochirurgie a mis en évidence une prédominance des interactions médicamenteuses et un taux élevé d’acceptation médicale. Les médicaments les plus concernés relevaient des classes des antiinfectieux et du système nerveux.
Abdennabi AMEZOUAR, Bouhlala NADIA (0673887706, Maroc)
00:00 - 00:00 #50307 - EP002 PHARMACOVIGILANCE EN NEUROCHIRURGIE : ANALYSE DES EFFETS INDESIRABLES MEDICAMENTEUX A L’HOPITAL MILITAIRE D’INSTRUCTION MOHAMMED V.
EP002 PHARMACOVIGILANCE EN NEUROCHIRURGIE : ANALYSE DES EFFETS INDESIRABLES MEDICAMENTEUX A L’HOPITAL MILITAIRE D’INSTRUCTION MOHAMMED V.

INTRODUCTION : La pharmacovigilance constitue un pilier essentiel de la sécurité médicamenteuse, visant à détecter, évaluer, comprendre et prévenir les effets indésirables liés à l’utilisation des médicaments. En milieu hospitalier, et particulièrement dans un service spécialisé comme la neurochirurgie, les patients sont souvent exposés à des traitements complexes, augmentant ainsi le risque d’effets indésirables médicamenteux (EIM). Cette étude a été menée au sein du service de neurochirurgie de l’Hôpital Militaire d’Instruction Mohammed V, à l’aide de la fiche officielle de déclaration du Centre Marocain de Pharmacovigilance. Elle a pour objectif d’analyser les EIM survenus, de caractériser les médicaments en cause et d’évaluer la gravité, l’évolution clinique et les mesures correctrices mises en place. MATERIELS ET METHODES : Cette étude descriptive rétrospective a été conduite en service de neurochirurgie à l’Hôpital Militaire d’Instruction Mohammed V. Elle repose sur l’analyse de déclarations d’effets indésirables médicamenteux (EIM) recueillies à l’aide de la fiche du Centre Marocain de Pharmacovigilance. Chaque fiche renseignait les données cliniques du patient, les médicaments suspectés, la nature des effets indésirables, leur évolution, et les mesures correctrices mises en œuvre. Les données ont été saisies dans un tableau Excel pour une analyse descriptive. L’objectif était de caractériser les EIM observés et d’évaluer leur retentissement clinique RESULTATS ET DISCUSIONS : L’analyse a identifié 19 cas d’effets indésirables médicamenteux (EIM) déclarés en neurochirurgie. Les patients étaient répartis entre 52,6 % de femmes et 47,4 % d’hommes. Les EIM les plus fréquents étaient les vertiges (15,8 %), suivis des nausées, vomissements, hypokaliémie et confusion (10,5 % chacun). Les médicaments suspectés comprenaient le valproate de sodium (10,5 %), l’empagliflozine (10,5 %), la carbamazépine, le Néfopam associé à la Prégabaline (5,3 %), ainsi que des anticoagulants et antibiotiques. Cette diversité thérapeutique reflète la complexité des prises en charge en neurochirurgie et les risques liés à la polymédication. L’évolution clinique a été globalement favorable, notamment après arrêt ou substitution du traitement. Ces résultats soulignent l’importance du suivi pharmacothérapeutique et d’une déclaration rigoureuse des EIM. Dans ce cadre, le pharmacien clinicien joue un rôle clé: il identifie les EIM, les documente et collabore avec l’équipe médicale pour sécuriser les prescriptions. Son action s’inscrit pleinement dans une démarche de qualité et de prévention des risques médicamenteux. CONCLUSION : Cette étude souligne la diversité des effets indésirables médicamenteux observés en neurochirurgie et l’importance de leur déclaration. Le pharmacien clinicien joue un rôle clé dans leur identification, leur analyse et leur gestion. La pharmacovigilance hospitalière apparaît ainsi comme un levier essentiel pour sécuriser les prescriptions.
Abdennabi AMEZOUAR, Bouhlala NADIA (0673887706, Maroc)
00:00 - 00:00 #50972 - EP003 Prélèvement bactériologique systématique des hématomes sous-duraux chroniques primaires; analyse prospective.
EP003 Prélèvement bactériologique systématique des hématomes sous-duraux chroniques primaires; analyse prospective.

Introduction : Les hématomes sous-duraux chroniques (HSDC), dont l’incidence est de 20/100 000/an, nécessitent souvent une intervention chirurgicale. Une récidive imposant une reprise chirurgicale survient chez 12 % des patients. Cette étude vise à évaluer la présence de bactéries dans les HSDC par le prélèvement systématique de multiples échantillons de tissus et par l'analyse de l'association entre les cultures positives, le pronostic et la récidive. Méthodes : Cette étude prospective monocentrique a été menée au Centre Hospitalier Universitaire Henri Mondor, en France, entre janvier 2023 et juin 2024. Des patients adultes opérés pour un HSDC ont été inclus. Les données cliniques, radiologiques et microbiologiques ont été analysées avec un suivi de 6 mois. La chirurgie consistait en un trou de trépan ou une mini-craniotomie avec drainage postopératoire systématique. Trois échantillons sous-duraux indépendants ont été prélevés pendant l'intervention. Résultats : Quatre-vingts patients ont été inclus. Une récidive est survenue chez 20 % des patients, avec un délai médian de reprise chirurgicale de 15 jours. Des germes sous-duraux ont été détectés chez 21 % des patients, avec une majorité d'échantillons positifs dans 53 % des cas et une majorité d'échantillons négatifs dans 47 % des cas. Les bactéries les plus fréquentes étaient *Cutibacterium acnes* et les espèces de *Staphylococcus*. Aucune corrélation n'a été trouvée entre la détection de germes et la récidive de l'hématome ou le décès. Aucun patient n'a développé d'empyème postopératoire. Discussion : Cette étude est la première à rapporter un dépistage bactériologique systématique des collections sous-durales. La détection de bactéries du microbiote cutané n'était pas rare, mais il n'y avait pas d'augmentation significative de la récidive en cas de détection de bactéries. Les résultats suggèrent qu'une contamination bactérienne est plus probable qu'une infection. Conclusion : L'infection cliniquement inapparente de l'hématome sous-dural n'est pas courante et ne devrait pas être explorée systématiquement. La décision de traiter par antibiotiques doit reposer sur la présence de multiples échantillons bactériens positifs et sur les données cliniques.
Caroline APRA, Kevin COMAIR (Paris)
00:00 - 00:00 #50991 - EP004 Chirurgie décompressive dans l’œdème cérébral réfractaire : qui en bénéficie réellement ?
EP004 Chirurgie décompressive dans l’œdème cérébral réfractaire : qui en bénéficie réellement ?

Introduction : L’œdème cérébral réfractaire demeure l’une des principales causes de mortalité et de morbidité en neurochirurgie d’urgence. Malgré les avancées de la prise en charge médicale, certaines situations évoluent vers une hypertension intracrânienne incontrôlée, imposant une décision chirurgicale rapide. La chirurgie décompressive représente alors une option thérapeutique majeure, dont l’impact sur le devenir fonctionnel reste discuté. Objectif : Préciser la place actuelle de la chirurgie décompressive dans l’œdème cérébral réfractaire, en identifiant les indications validées, le timing optimal et les critères cliniques et radiologiques guidant la décision neurochirurgicale. Méthodes : Une revue narrative de la littérature récente a été réalisée, incluant les principales études et recommandations concernant la chirurgie décompressive dans l’œdème cérébral réfractaire secondaire au traumatisme crânien grave, à l’AVC ischémique malin, aux hémorragies intracrâniennes et aux lésions tumorales. Les facteurs pronostiques influençant les résultats fonctionnels ont été analysés. Résultats : La chirurgie décompressive permet une diminution significative de la mortalité dans la majorité des contextes étudiés. Toutefois, le bénéfice fonctionnel à long terme dépend étroitement de l’étiologie, du délai d’intervention et d’une sélection rigoureuse des patients. Un âge jeune, une intervention précoce, un score de Glasgow initial conservé et l’absence de lésions cérébrales étendues bilatérales sont associés à de meilleurs résultats fonctionnels. À l’inverse, la chirurgie expose à un risque non négligeable de survie avec handicap sévère dans certaines situations. Conclusion : La chirurgie décompressive occupe une place ciblée mais essentielle dans la prise en charge de l’œdème cérébral réfractaire. Elle doit être envisagée comme une stratégie de sauvetage raisonnée, fondée sur une évaluation multidimensionnelle et intégrée dans une décision multidisciplinaire, visant non seulement la survie mais également la qualité de vie postopératoire.
Majdouline BARKACHE, Slim GALLAOUI (Dijon), Ameur AFFES, Rihab BEN FREDJ, Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #50993 - EP005 Status épileptique d’origine chirurgicale : quand faut-il intervenir ?
EP005 Status épileptique d’origine chirurgicale : quand faut-il intervenir ?

Introduction : Le status épileptique est une urgence neurologique majeure, associée à une morbi-mortalité élevée. Lorsque le traitement médical standard échoue, certaines situations révèlent une origine structurelle pouvant bénéficier d’une intervention neurochirurgicale. La place de la chirurgie dans ce contexte reste peu définie et controversée. Objectif : Déterminer les indications, le timing et les critères décisionnels pour l’intervention neurochirurgicale dans le status épileptique d’origine chirurgicale. Méthodes : Une revue narrative de la littérature récente a été réalisée, incluant les cas de status épileptique secondaire à des lésions tumorales, hémorragiques, infectieuses, traumatiques ou post-opératoires. Les critères cliniques, radiologiques et électrophysiologiques guidant la décision chirurgicale ont été analysés, ainsi que les résultats fonctionnels et les complications. Résultats : La chirurgie peut être bénéfique dans des situations sélectionnées : présence d’une lésion structurelle, effet de masse ou hypertension intracrânienne réfractaire. Les séries récentes montrent que 20–35 % des patients avec status réfractaire d’origine structurelle peuvent bénéficier d’une intervention précoce, idéalement dans les 24 heures suivant le diagnostic. Les facteurs associés à un meilleur pronostic sont : âge jeune, score de Glasgow initial conservé, extension limitée des lésions et EEG compatible. Une sélection rigoureuse permet de réduire le risque de morbidité et de survie avec handicap sévère, tandis qu’une intervention tardive augmente ces risques. La chirurgie ne doit pas être considérée comme un dernier recours, mais comme une stratégie ciblée intégrée dans un algorithme multidisciplinaire. Conclusion : Le status épileptique d’origine chirurgicale nécessite une approche multidisciplinaire. L’intervention neurochirurgicale, lorsqu’elle est décidée sur des critères précis, peut améliorer le contrôle des crises et le pronostic neurologique, tout en limitant les complications. La décision doit rester individualisée et fondée sur une évaluation clinique, radiologique et électrophysiologique rigoureuse.
Majdouline BARKACHE, Slim GALLAOUI (Dijon), Ameur AFFES, Rihab BEN FREDJ, Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #50994 - EP006 Quand s’abstenir en neurochirurgie : limites de l’acharnement thérapeutique.
EP006 Quand s’abstenir en neurochirurgie : limites de l’acharnement thérapeutique.

Introduction : En neurochirurgie, certaines situations critiques posent la question de l’intervention chirurgicale vs abstention. L’acharnement thérapeutique peut exposer le patient à une morbidité sévère sans bénéfice réel, d’où l’importance de critères décisionnels clairs. Objectif : Décrire les limites de l’acharnement thérapeutique en neurochirurgie, en identifiant les situations où l’abstention ou la prise en charge palliative est préférable. Méthodes : Revue narrative de la littérature et analyse des recommandations récentes concernant la neurochirurgie d’urgence, neuro-oncologie et chirurgie de la fosse postérieure. Les critères cliniques, radiologiques, pronostiques et éthiques guidant la décision d’abstention ont été synthétisés. Résultats : L’abstention chirurgicale est envisagée lorsque : • le pronostic neurologique est extrêmement limité malgré l’intervention, • l’âge avancé et les comorbidités rendent le risque opératoire disproportionné, • l’atteinte neurologique est irrémédiable, • la qualité de vie postopératoire serait gravement compromise. Les décisions multidisciplinaires intégrant neurologie, réanimation, éthique et famille permettent d’optimiser le pronostic global et de limiter les interventions inutiles. Les publications récentes montrent que 30–40 % des cas critiques pourraient bénéficier d’une stratégie d’abstention raisonnée, améliorant la qualité de fin de vie et réduisant les complications. Conclusion : L’acharnement thérapeutique en neurochirurgie doit être limité par une évaluation rigoureuse du pronostic, des risques et de la qualité de vie attendue. L’abstention raisonnée, multidisciplinaire et documentée est un acte éthique et nécessaire.
Majdouline BARKACHE, Slim GALLAOUI (Dijon), Ameur AFFES, Rihab BEN FREDJ, Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51051 - EP007 Quand l’amibiase invasive atteint le cerveau: A propos d'un cas.
EP007 Quand l’amibiase invasive atteint le cerveau: A propos d'un cas.

Introduction Les abcés cérébraux à protozoaires sont rares et associées à une mortalité élevée. Entamoeba histolytica est responsable de 0,6 à 8,1 % des cas. L’infection débute habituellement au niveau colique, où les trophozoïtes envahissent la muqueuse avant de se disséminer vers des sites à distance. Elle est le plus souvent, mais pas exclusivement, associée à la présence concomitante d’un abcès hépatique. Le pronostic sombre de cette affection est principalement lié aux difficultés du diagnostic précoce et à l’absence de stratégies thérapeutiques bien codifiées. Méthodes Nous rapportons le cas d’un homme de 45 ans, admis pour fièvre associée à des signes d’hypertension intracrânienne, sans déficit neurologique focal, dans un contexte de lésions intracrâniennes multiples. Le patient présentait également des douleurs abdominales. Le bilan étiologique a mis en évidence une cytolyse hépatique. Une tomodensitométrie abdominale a révélé une masse hépatique associée. Résultats Une exérèse chirurgicale complète des 2 lésions frontales a été réalisée. La mise à plat a permis l’écoulement d’un liquide épais jaunâtre. L’étude anatomopathologique a conclu à un abcès amibien, et le diagnostic a été confirmé par une sérologie amibienne positive. Conclusion Le diagnostic précoce de l’amibiase invasive joue un rôle essentiel dans la réduction de la morbidité et de la mortalité. Toutefois, l’indication chirurgicale et la durée optimale du traitement amibicide dans les abcès cérébraux amibiens restent discutées, en raison de la rareté de cette forme clinique et du faible nombre de cas rapportés dans la littérature.
Senda LAFIF, Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Sameh ACHOURA, Maila BOUNEMRA, Mohamed Dehmani YEDEAS, Ridha CHKILI, Khaled RADHOUANE
00:00 - 00:00 #51062 - EP008 Faut-il vraiment surveiller étroitement la syringomyélie idiopathique de l’adulte ? Données d’une cohorte rétrospective.
EP008 Faut-il vraiment surveiller étroitement la syringomyélie idiopathique de l’adulte ? Données d’une cohorte rétrospective.

Introduction La syringomyélie idiopathique (SI) de l’adulte est une entité rare, définie par la présence d’une cavité syringomyélique sans étiologie identifiable après un bilan clinique et radiologique exhaustif. Son histoire naturelle reste mal connue et il n’existe pas de recommandations consensuelles concernant le suivi et la prise en charge. Objectif Étudier l’évolution clinique et radiologique à long terme des syringomyélies idiopathiques diagnostiquées à l’âge adulte et évaluer la fréquence d’une évolution bénigne. Méthodes Étude rétrospective monocentrique réalisée dans un centre de référence entre 2010 et 2025. Parmi 357 patients adultes porteurs d’une cavité syringomyélique, les formes secondaires (Chiari, tumeur, traumatisme, arachnoïdite, etc.) ont été exclues. Vingt-six patients présentant une syringomyélie idiopathique diagnostiquée à l’âge adulte ont été inclus. Les données cliniques, l’évolution radiologique du syrinx et la nécessité d’un traitement chirurgical ont été analysées. Une corrélation entre évolution clinique et radiologique a été étudiée. Résultats Vingt-six patients (15 femmes, 11 hommes), d’âge moyen 48 ans, ont été suivis en moyenne 39,8 mois. L’évolution clinique était stable chez 57 % des patients, améliorée chez 15 % et aggravée chez 27 %, sans déficit moteur aigu ni détérioration neurologique sévère. Sur le plan radiologique, la cavité est restée stable chez 57 %, a augmenté chez 23 % et diminué chez 19 %. Aucune corrélation significative n’a été retrouvée entre l’évolution clinique et la variation de la taille du syrinx (p > 0,05). Seuls 1,1 % de l’ensemble des patients porteurs d’une syringomyélie présentaient une forme idiopathique avec progression radiologique. Aucun patient n’a nécessité de prise en charge chirurgicale. Conclusion La syringomyélie idiopathique de l’adulte est exceptionnelle et évolue le plus souvent de façon bénigne. La progression radiologique est rare et ne prédit pas l’évolution clinique. Ces résultats soutiennent une stratégie conservatrice, privilégiant la surveillance clinique et un espacement des contrôles radiologiques en l’absence de dégradation neurologique.
David MASSON, Camille NADLER (NANCY), Insafe MEZJAN, Anthony JOUD
00:00 - 00:00 #51112 - EP009 Décompression nerveuse carpienne en urgence ischémique.
EP009 Décompression nerveuse carpienne en urgence ischémique.

Le syndrome du canal carpien ischémique constitue une urgence neurochirurgicale rare mais potentiellement sévère, pouvant entraîner une atteinte irréversible du nerf médian si elle n’est pas traitée rapidement. Il survient typiquement dans des contextes de traumatisme, de compression post-traumatique ou de reperfusion artérielle après accident vasculaire périphérique. La décompression chirurgicale urgente du canal carpien vise à restaurer la circulation nerveuse, à prévenir la nécrose axonale et à limiter les déficits moteurs et sensoriels permanents. Cette revue de la littérature analyse les indications, les techniques chirurgicales, les délais d’intervention et les résultats fonctionnels de la décompression en urgence. Les études disponibles montrent que la prise en charge rapide, idéalement dans les premières heures suivant l’apparition des symptômes, est associée à une récupération significativement meilleure de la force et de la sensibilité digitales. Les méthodes classiques incluent la section du ligament carpien transverse, avec ou sans incision mini-invasive, et la gestion des tissus environnants pour réduire la compression vasculaire et nerveuse. Les complications rapportées sont rares mais peuvent inclure infection, hématome, lésion nerveuse iatrogène et cicatrisation hypertrophique. Les facteurs influençant la récupération comprennent le délai entre l’apparition de l’ischémie et la chirurgie, la sévérité initiale du déficit et l’état vasculaire général du patient. En conclusion, la décompression nerveuse carpienne en urgence ischémique constitue une intervention efficace et salvatrice, nécessitant une identification précoce, une intervention rapide et un suivi fonctionnel attentif pour optimiser la récupération nerveuse et prévenir les séquelles permanentes.
Ameur AFFES, Maryem KHAYAT, Majdouline BARKACHE, Slim GALLAOUI, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51140 - EP010 Troubles du sommeil et neuroinflammation après craniotomie : revue de la littérature.
EP010 Troubles du sommeil et neuroinflammation après craniotomie : revue de la littérature.

Troubles du sommeil et neuroinflammation après craniotomie : revue de la littérature Introduction Les troubles du sommeil postopératoires sont fréquents en neurochirurgie mais restent encore insuffisamment pris en compte. Après une craniotomie, des altérations significatives de l’architecture du sommeil ont été décrites, susceptibles d’influencer la récupération cognitive, la réponse immunitaire et le pronostic neurologique. Des données récentes suggèrent une interaction étroite entre perturbation du sommeil et phénomènes inflammatoires postopératoires. Objectif Analyser les données de la littérature concernant les modifications du sommeil après craniotomie et leur association avec la réponse inflammatoire. Méthodes Une revue narrative de la littérature a été réalisée à partir des bases PubMed, Scopus et Web of Science. Les études évaluant la qualité du sommeil, les données polysomnographiques et les marqueurs inflammatoires après chirurgie intracrânienne chez l’adulte ont été analysées. Résultats La majorité des études rapportent une diminution du temps total de sommeil, de l’efficacité du sommeil et du sommeil lent profond dans la période postopératoire précoce. Une élévation des cytokines pro-inflammatoires, notamment l’interleukine-6 et le TNF-α, est fréquemment observée après craniotomie. Plusieurs travaux suggèrent une relation bidirectionnelle entre inflammation et perturbation du sommeil, associée à un risque accru de délirium et à un retard de récupération cognitive. Conclusion Les troubles du sommeil après craniotomie sont étroitement liés aux mécanismes inflammatoires postopératoires. Leur identification et leur prise en charge pourraient améliorer la récupération neurologique et fonctionnelle des patients neurochirurgicaux.
Majdouline BARKACHE, Slim GALLAOUI (Dijon), Ameur AFFES, Rihab BEN FREDJ, Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51146 - EP011 Neurochirurgie et Microbiote : Influence de la dysbiose sur la récupération postopératoire.
EP011 Neurochirurgie et Microbiote : Influence de la dysbiose sur la récupération postopératoire.

neurochirurgie et microbiote : influence de la dysbiose sur la récupération postopératoire Introduction Le microbiote intestinal exerce une influence majeure sur le système immunitaire, l’inflammation et la fonction neurologique via l’axe microbiote-intestin-cerveau. En neurochirurgie, la chirurgie, l’anesthésie, les antibiotiques et la nutrition peuvent perturber l’équilibre microbien, mais les conséquences de cette dysbiose sur la récupération postopératoire restent encore peu explorées. Objectif Revoir les données de la littérature sur l’impact de la dysbiose du microbiote intestinal sur la récupération postopératoire en neurochirurgie et sur les mécanismes physiopathologiques sous-jacents. Méthodes Une revue narrative de la littérature a été réalisée sur PubMed, Scopus et Web of Science, incluant les études cliniques et expérimentales explorant l’axe microbiote-cerveau, l’inflammation postopératoire, et les complications neurologiques après chirurgie cérébrale. Résultats Les données disponibles suggèrent que la chirurgie neurochirurgicale favorise une altération rapide du microbiote, caractérisée par une baisse de la diversité microbienne et une augmentation de bactéries pro-inflammatoires. Cette dysbiose est associée à une hausse des marqueurs inflammatoires systémiques (IL-6, TNF-α, CRP) et à une activation microgliale, pouvant aggraver l’œdème cérébral et retarder la récupération neurologique. Des études expérimentales montrent également que la dysbiose peut favoriser une hyperréactivité immunitaire, une altération de la barrière hémato-encéphalique et une vulnérabilité accrue aux complications infectieuses. Chez les patients, des profils microbiotiques spécifiques ont été corrélés à une augmentation du risque de delirium postopératoire, d’infections nosocomiales et de retentissement fonctionnel prolongé. Les interventions modulant le microbiote (probiotiques, prébiotiques, alimentation enrichie) ont montré des résultats prometteurs dans des contextes chirurgicaux, mais restent peu étudiées en neurochirurgie. Conclusion La dysbiose du microbiote intestinal après chirurgie neurochirurgicale pourrait influencer la récupération via l’activation inflammatoire et l’axe microbiote-cerveau. La compréhension de ces mécanismes ouvre la voie à des stratégies de modulation du microbiote pour améliorer le pronostic postopératoire.
Majdouline BARKACHE, Slim GALLAOUI (Dijon), Ameur AFFES, Rihab BEN FREDJ, Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51147 - EP012 les techniques de neuromodulation dans la douleur chronique : état des lieux et perspectives.
EP012 les techniques de neuromodulation dans la douleur chronique : état des lieux et perspectives.

les techniques de neuromodulation dans la douleur chronique : état des lieux et perspectives Introduction La douleur chronique est une cause majeure de handicap et de diminution de la qualité de vie. Lorsque les traitements médicamenteux et les approches non invasives sont insuffisants, la neuromodulation constitue une option thérapeutique intéressante. Les techniques neurochirurgicales (stimulation médullaire, stimulation cérébrale profonde, stimulation du ganglion de la racine dorsale, neuromodulation corticale) ont connu un développement important ces dernières années. Objectif Faire le point sur les techniques de neuromodulation utilisées dans la douleur chronique, leurs indications, leurs résultats et leurs perspectives en neurochirurgie. Méthodes Revue narrative de la littérature basée sur les bases PubMed, Scopus et Web of Science, incluant les études cliniques et les revues systématiques évaluant la stimulation médullaire, la stimulation du ganglion de la racine dorsale, la stimulation cérébrale profonde, et la neuromodulation corticale. Résultats La stimulation médullaire (SCS) reste la technique la plus largement utilisée, avec des indications établies pour les douleurs neuropathiques radiculaires, la douleur lombaire chronique, et certaines douleurs ischémiques. Les progrès technologiques (ondes haute fréquence, stimulation burst, électrodes segmentaires) ont amélioré l’efficacité et la tolérance en réduisant les paresthésies. La stimulation du ganglion de la racine dorsale (DRG) montre une efficacité supérieure à la SCS pour certaines douleurs focales (syndrome douloureux régional complexe, douleurs inguinales ou pelviennes) et permet une stimulation plus ciblée. La stimulation cérébrale profonde (DBS) est réservée à des douleurs réfractaires sévères, notamment neuropathiques ou centrales, avec des résultats variables selon les cibles (thalamus, periaqueducal grey). La neuromodulation corticale (MCS) peut être une option pour les douleurs neuropathiques centrales, mais son efficacité reste hétérogène et dépend de la sélection des patients. Les principales complications rapportées incluent les infections, les migrations d’électrodes, les dysfonctions de l’implant et les complications liées aux essais peropératoires. Les perspectives incluent l’optimisation des paramètres de stimulation, l’intégration de l’IA pour le réglage automatique, et le développement de technologies moins invasives. Conclusion Les techniques de neuromodulation offrent une alternative efficace pour certaines douleurs chroniques réfractaires, avec un champ d’application en expansion. Une sélection rigoureuse des patients et une personnalisation des paramètres de stimulation sont essentielles pour optimiser les résultats.
Majdouline BARKACHE, Slim GALLAOUI (Dijon), Ameur AFFES, Rihab BEN FREDJ, Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51149 - EP013 Caractéristiques des apprenants, choix de spécialité et performance aux évaluations chez les étudiants en médecine de dernière année : une étude transversale.
EP013 Caractéristiques des apprenants, choix de spécialité et performance aux évaluations chez les étudiants en médecine de dernière année : une étude transversale.

Contexte : Comprendre la diversité des apprenants représente un défi en pédagogie médicale. Les traits de personnalité et les préférences de style d’apprentissage ont été proposés comme des facteurs influençant les choix de spécialité et la performance académique des étudiants en médecine. Pourtant, les preuves restent limitées et incohérentes, en particulier dans les contextes européens et selon les différents formats d’évaluation. Méthodes : Notre étude transversale a inclus des étudiants en dernière année de médecine à l’Université de Bordeaux, en France, en 2021. Les participants ont complété les versions françaises du Big Five Inventory (BFI-Fr) et du Questionnaire des Styles d’Apprentissage de Honey et Mumford (LSQ-Fa), indiqué leur spécialité préférée et fourni leurs notes à l’Examen Clinique Objectif Structuré (ECOS). Les résultats de l’Examen National Classant Informatisé (ECNi) ont été reliés de manière sécurisée par un administrateur indépendant. Les associations ont été explorées à l’aide d’analyses de variance avec tests post-hoc, de tests du χ² et de corrélation de Pearson. Résultats : Un total de 155 étudiants ont participé (70 % de femmes). L’ouverture à l’expérience variait selon les préférences de spécialité, avec des scores plus élevés chez les étudiants choisissant des spécialités médicales comparativement aux spécialités chirurgicales (p = 0,019). Les styles d’apprentissage les plus fréquents étaient Théoricien (36,2 %) et Réfléchi (35,5 %). Les étudiants préférant les spécialités d’urgence et de soins intensifs présentaient des scores plus élevés en tant qu’Activiste (p = 0,012) et Pragmatique (p = 0,007). La performance à l’ECNi était positivement corrélée aux scores des styles d’apprentissage Théoricien (p = 0,001) et Pragmatique (p = 0,038), tandis qu’aucun trait de personnalité ni préférence de style d’apprentissage n’était associé à la performance à l’ECOS. Conclusions : Chez les étudiants en médecine de dernière année, les caractéristiques individuelles présentaient des associations modestes et contextuelles avec les préférences de spécialité et la performance à un examen écrit. L’alignement entre les préférences d’apprentissage Théoricien et Pragmatique et la performance à l’ECNi suggère que les formats d’évaluation mettant l’accent sur le raisonnement structuré et les connaissances appliquées pourraient favoriser certaines approches d’apprentissage, tandis que les évaluations cliniques basées sur la performance semblent moins sensibles à ces différences. Ces résultats offrent une perspective sur la diversité des apprenants à un moment clé de la formation médicale.
Haythem NAJAH, Paul ROBLOT (Bordeaux), Ksira NADIA, Annabelle CAILLEAUX, Bouaziz NOOMANE, Jean-Rodolphe VIGNES
00:00 - 00:00 #51150 - EP014 Prise en charge des hydatidoses du système nerveux centrale au service de neurochirurgie hôpital ibn tofail centre hospitalier universitaire Mohammed VI Marrakech.
EP014 Prise en charge des hydatidoses du système nerveux centrale au service de neurochirurgie hôpital ibn tofail centre hospitalier universitaire Mohammed VI Marrakech.

L'hydatidose est un parasite qui constitue un problème de santé publique. Elle est endémique dans de nombreux pays d’élevage bovin traditionnel, dont le Maroc. Le bassin méditerranéen est un foyer important d'hydatidose, et on peut dire que les pays les plus touchés sont les pays d'Afrique du Nord, du Proche-Orient, des pays méditerranéens, d'Amérique du Sud, d'Australie et de Nouvelle-Zélande Les moyens de diagnostic de cette affection ont bien évolué ces dernières années avec l'avènement de la tomodensitométrie, l'imagerie par résonance magnétique ainsi que le perfectionnement des techniques immunologiques. Il s'agit d'une étude rétrospective, étalée sur une période de 10 ans (entre janvier 2016 et décembre 2025) portant sur 50 cas d'hydatidose du SNC colligés au service de neurochirurgie de l'hôpital Ibn tofail du CHU Med 6 de Marrakech. Dans notre série, la fréquence des kyste hydatiques cérébrales était de 70 % contre 30 % des atteintes vertébro- médullaires. La tranche d'âge la plus touchée se situe entre 7 et 15 ans pour les localisations cérébrales, et plus de 22 ans pour les localisations vertébro- médullaires. il y avait une nette prédominance masculine, l’origine rurale a été retrouvée chez 80,4 % patients de notre série. Les manifestations cliniques ont un début progressif avec un délai de consultation de 4 mois pour le KHC et de 18 mois pour le KHVM La présentation clinique du KHC est prédominée par l’hypertension intracrânienne, que l’on retrouve chez tous les patients. Pour le KHVM, la majorité des patients consultaient pour des troubles moteurs, sensoriels et sphinctériens. La TDM est l’exploration de choix pour les KHC car elle permet de préciser le nombre des kystes, leur siège et leur volume, d'apprécier l'effet du kyste sur les structures avoisinantes et de soulever certains diagnostics différentiels. l'IRM a été faite chez 11 patients, celle-ci a permis d'obtenir un bilan lésionnel précis et de poser le diagnostic positif, les vésicules à l’IRM ont un hyposignal sur les séquences pondérées T1, et un hypersignal en T2 Tous les patients de cette série ont bénéficié d’une cure chirurgicale. La technique d’hydro dissection d' « Arana-Iniguez » était la méthode la plus utilisée. Sauf, dans 2 cas, où il y avait des adhérences gênant la technique d'hydro dissection, on a procédé à la ponction évacuation du kyste. KHVM: Tous nos patients ont bénéficié d’une cure chirurgicale. L’évolution postopératoire précoce et tardive est généralement satisfaisante ; rendant compte de la bénignité de la maladie, surtout si elle est diagnostiquée précocement et traitée à temps. Cependant, des complications tel que l’infection de la plaie opératoire, la méningite post-opératoire, la cécité séquellaire, la diplopie, la paralysie séquellaire de la VIème paire crânienne diplopie ont été notées.
El Mehdi HAMIDI (Marrakech, Maroc), Mohamed Mourad LAKHOUAJA, Kenza JAMAI, Yassine AIT M'BAREK, Lamia BENANTAR, Khalid ANIBA
00:00 - 00:00 #51176 - EP015 Biopsie cérébrale précoce : amélioration du pronostic fonctionnel dans les maladies neurologiques d’étiologie indéterminée.
EP015 Biopsie cérébrale précoce : amélioration du pronostic fonctionnel dans les maladies neurologiques d’étiologie indéterminée.

Introduction : L’indication et le délai de la biopsie cérébrale chez l’adulte présentant une maladie neurologique d’étiologie inconnue restent incertains. Nous avons évalué le rendement diagnostique, les complications, l’évolution fonctionnelle et la survie après biopsie cérébrale, et étudié si une biopsie précoce améliore le pronostic chez ces patients. Méthodes : Étude rétrospective monocentrique (2008–2024) chez des adultes ayant subi une biopsie après bilan exhaustif non contributif, avec exclusion des patients aux hypothèses tumorale ou infectieuse. Les critères principaux étaient le rendement diagnostique, l’évolution fonctionnelle à 6 mois (mRS) et la survie globale. Une régression logistique multivariée a identifié les facteurs associés à une évolution favorable à 6 mois (mRS ≤2) et des modèles de Cox ont évalué les prédicteurs de survie. Une biopsie précoce était définie comme réalisée dans le mois suivant l’apparition des symptômes neurologiques. Résultats : Sur 3014 biopsies réalisées, 294 patients répondaient aux critères d’inclusion (âge moyen 51±15 ans ; 47% immunodéprimés). Le taux de biopsie contributive était de 69% et la biopsie a modifié le traitement chez 71% des patients. Les complications symptomatiques sont survenues chez 3,4% des cas. À la biopsie, 44,6% étaient indépendants fonctionnellement (mRS ≤2) ; à 6 mois, 54,1% (Δ+9,5%, p=0,003), avec une mortalité de 22,4%. L’indépendance fonctionnelle initiale (mRS ≤2) (OR 7,15, IC 95 % 3,94–12,97) et une biopsie précoce (OR 2,03, IC 95 % 1,05–3,93) prédisaient une évolution fonctionnelle favorable à 6 mois. Les antécédents de néoplasie (OR 0,32, IC 95 % 0,14–0,72) et une altération de la conscience (GCS ≤13) au moment de la biopsie (OR 0,53, IC 95 % 0,29–0,97) prédisaient une évolution défavorable. Sur un suivi moyen de 37,9 mois, 31,3% sont décédés (survie moyenne 9,3 mois). Les facteurs associés à une survie plus longue étaient un mRS initial ≤2 (HR 0,5, IC 95 % 0,3–0,8) et un diagnostic auto-immun ou inflammatoire (HR 0,5, IC 95 % 0,3–0,9), tandis qu’un antécédent de néoplasie (HR 2,3, IC 95 % 1,4–3,8), une altération de la conscience (HR 1,8, IC 95 % 1,0–3,0) et un coma au moment de la biopsie (HR 2,6, IC 95 % 1,4–4,7) étaient associés à une survie plus courte. La biopsie précoce était associée à un meilleur rendement diagnostique (82,2% vs 64,7%, p=0,005), bien que non significatif en analyse multivariée, et à une meilleure indépendance à 6 mois (62% vs 52%), sans impact sur la survie. Discussion : La biopsie cérébrale est sûre, fournit un diagnostic dans 69% des cas et permet d’ajuster le traitement chez l’adulte présentant une maladie neurologique d’étiologie indéterminée. La biopsie précoce est associée à un meilleur rendement diagnostique et à de meilleurs résultats fonctionnels, soutenant une stratégie d'adressage précoce après bilan non invasif négatif. La survie quant à elle dépend de l’état neurologique initial du patient et de la nature de la maladie sous-jacente.
Oumaima ABOUBAKR (Paris), Karima MOKHTARI, Lucia NICHELLI, Franck BIELLE, Sophie DEMERET, Anne-Laure DUBESSY, Sonia ALAMOWITCH, Marc PINETON DE CHAMBRUN, Alexandre LE JONCOUR, Valérie POURCHER, Ahmed IDBAIH, Bertrand MATHON
00:00 - 00:00 #51211 - EP016 Leuco-encéphalopathie multifocale progressive sans immunodéficience apparente : à propos de 2 cas et revue de la littérature.
EP016 Leuco-encéphalopathie multifocale progressive sans immunodéficience apparente : à propos de 2 cas et revue de la littérature.

Introduction Le JC virus, acquis dans l’enfance, persiste chez 50–80% des adultes. Sa réactivation, le plus souvent liée à l’immunodépression, entraîne la leuco-encéphalopathie multifocale progressive (LEMP), maladie démyélinisante rare parfois compliquée d’un syndrome inflammatoire de reconstitution immune (SIRI). Nous rapportons 2 cas de LEMP avec SIRI sans immunodépression. Cas numéro 1 Patient de 65 ans présentant une aphasie d’installation aiguë. Son IRM cérébrale montrait de multiples lésions cortico–sous-corticales frontales gauches, en hypersignal T2/FLAIR, prenant le contraste, sans restriction de la diffusion. Son LCR montrait un index IgG élevé avec des bandes oligoclonales, une Il-6 élevée et une Il-10 basse. Une PCR JCV sur le LCR était initialement négative. Une biopsie cérébrale a confirmé le diagnostic de LEMP par JC virus sur PCR. Le patient a reçu un bolus de corticoïdes avec évolution favorable tout en gardant des séquelles cognitives modérées. Une PCR JCV sur le LCR faite deux mois plus tard est revenue positive. Cas numéro 2 Patient de 55 ans, VHC non traité, tabagique, ayant eu le COVID-19 trois 3 avant. Il a été initialement admis pour des paresthésies de l’hémicorps gauche. Son IRM cérébrale montrait une lésion sous-corticale frontale droite, une lésion fronto-pariétale droite et une autre occipitale gauche, avec discret rehaussement et restriction de la diffusion. Le diagnostic initial était celui d’un AVC. Le patient a été réadmis après 7 jours pour aggravation neurologique. Le bilan sanguin montrait une PCR JCV sérique positive. La PCR JCV fait sur le LCR est revenue négative. A la suite d’une aggravation clinique et radiologique, une biopsie cérébrale a été faite sur laquelle la PCR JCV est revenue positive. Sous corticoïdes, on a constaté une amélioration partielle du patient, qui a gardé des séquelles cognitives, avec disparition du rehaussement des lésions à 1 an, tout en gardant les hypersignaux FLAIR. Discussion Entre 2000 et 2025, 33 études ont rapporté 39 cas de LEMP chez des sujets sans immunodéficience évidente. Les patients étaient majoritairement des hommes (61,5%), d’âge moyen de 60 ans. Des comorbidités possibles étaient rapportées (maladies auto-immunes 15–18%, cirrhose 10%, VHC 5%). La présentation initiale pouvait être une hémiparésie (43,6%), des troubles de la marche (43,6%) ou une aphasie (38,5%), avec un délai d’accès aux soins supérieur à 1 mois dans 74% des cas. Une lymphopénie et/ou des CD4 bas était notée chez 25% des patients, avec une| PCR JCV positive dans le LCR dans 62% des cas. Le diagnostic est histologique dans 69% des cas avec des erreurs diagnostiques fréquentes (38,5%). Les corticoïdes sont utiles surtout en SIRI. Conclusion Nous rapportons deux cas de LEMP chez des sujets immunocompétents : un cas sans anomalie immunitaire retrouvée à ce jour et un cas possiblement favorisé par une susceptibilité transitoire post-COVID et/ou le VHC. Les deux ont présenté un SIRI.
Mohamad EL SAWALHI (Montpellier), Thomas GHEZI, Emilie CHAN SENG, Sam NG, Gaëtan POULEN
00:00 - 00:00 #51212 - EP017 État des lieux de la neurochirurgie hors CHU métropolitains : Ressources humaines, techniques, et logistiques.
EP017 État des lieux de la neurochirurgie hors CHU métropolitains : Ressources humaines, techniques, et logistiques.

Objectif – La neurochirurgie hospitalière française se concentre dans des centres hospitaliers disposant d’un agrément, répartis dans 45 villes françaises, métropolitaines et ultramarines. Les centres hospitaliers universitaires (CHU) métropolitains disposent généralement des technologies correspondant à l’état de l’art. En dehors de ces CHU, l’activité neurochirurgicale est plus variable, associée à des technologies disparates, une ressource humaine plus hétérogène, et un maillage territorial mal défini. L’objectif de ce travail est de décrire l’état des lieux de l’offre de soins neurochirurgicaux hors CHU métropolitains. Méthodes – Un questionnaire a été adressé en juin 2025 aux responsables de tous les centres hospitaliers hors CHU métropolitains disposant d’un service ou d’une unité de neurochirurgie via Google Forms. Les questions portaient sur le type de centre hospitalier (CH), le nombre de neurochirurgiens, leurs statuts, l’activité neurochirurgicale, le matériel disponible, les ressources hors neurochirurgie. Les résultats sont décrits en médiane et interquartiles. Résultats – Treize centres hospitaliers ont décrits leurs effectifs. Parmi eux, la majorité (69.2%) regroupés en CH, ou CH général ou territorial. Les équipes disposent de 4 [3 ; 6] praticiens, dont 3 [2 ; 4] hommes et 1 [0 ; 2] femme. La proportion de titulaires de diplômes français ou de l’Union Européenne varient de 33 à 100% en fonction des centres. Le nombre de lits médian est de 17.5 [10.75 ; 20.27]. Le nombre d’actes par centre est de 650 [400 ; 750]. La majorité des centres dispose d’une neuronavigation (10/13 – 77%), d’une échographie peropératoire (8/13 – 61.5%) et l’ensemble des centres dispose de craniotomes, têtières à pointes, amplificateur de brillance. Conclusion – Le maillage territorial offre une répartition de l’offre de soins neurochirurgicale à l’ensemble de la population de façon relativement disparate. Certains centres manquent encore d’une partie de la technologie correspondant à l’état de l’art. L’activité neurochirurgicale est relativement hétérogène en nombre d’actes et de consultations par chirurgien. Ces données permettent aux praticiens de tous les centres de comprendre l’offre de soins dite « périphérique » et les modalités de prise en charge dans ces centres.
Paul ROBLOT (Bordeaux), Lorenzo MONGARDI, Jean-Rodolphe VIGNES
00:00 - 00:00 #51225 - EP018 Titane chirurgical. Etat des lieux et perspectives.
EP018 Titane chirurgical. Etat des lieux et perspectives.

Introduction Le titane est le principal matériau composant les dispositifs médicaux, DM, implantables en chirurgie du rachis. Les DM sont responsables plus de 20 % de l’empreinte carbone de notre système de santé. Durant son usinage, une vis génère plus de 50% de son poids en copeaux de titane considérés comme déchets. Près de 10% d’une gamme rachis de DM sont réellement utilisés. Les 90% restants, produits et non consommés, sont destinés à être détruits. Nos objectifs sont d’évaluer les aspects chirurgicaux permettant d’optimiser sa consommation, de décrire le cycle de vie du titane chirurgical, d’étudier la création d’une filière spécifique de valorisation. Matériels et méthode Durant 12 mois nous avons recensé tous les échecs de pose de DM et leurs causes dans notre centre. L’analyse des données de la littérature a permis une description du cycle du titane chirurgical. Une étude de faisabilité du recueil du titane au bloc a été menée sur 6 mois dans 5 centres de chirurgie du rachis. Le projet de création d’une filière de valorisation du titane chirurgical est porté par l’Association Les P’tits Doudous, l’Institut de Recherche Technologique Matériaux Métallurgie et Procédés, IRTM2P et IMETAlloys. Résultats Sur 12 mois, 64 échecs de pose ont été notés dont 58 DM en titane pour un montant de 13061 euros. Dans 80 %, il s’agissait d’un DM « non adapté lors de la pose ». La production de titane est extrêmement énergivore (ratio de 1 pour 10 équivalent carbone). Le titane chirurgical est détruit par incinération/enfouissement (majorité des déchets liés à la production et des stocks périmés) et par incinération dans la filière DASRI (ablations de matériel, ailettes de vis percutanées, résidus de tige, échecs de pose). Une très faible quantité est valorisée dans la filière dite « ferro-titane », matière de qualité et de valeur marchande inférieures au produit initial. 80 kg de titane ont été collectés durant l’étude pilote, évitant leur incinération. Transmis aux P’tits Doudous, ce titane a été intégré à la filière. Initier une filière de valorisation spécifique du titane chirurgical à iso-qualité, nécessite : -d’obtenir un gisement de titane chirurgical, -d’être capable de garantir la traçabilité et la qualité initiale du titane, rendre utilisable le gisement, étapes réalisées par IMETAlloys -produire de nouveaux lingots et en garantir les caractéristiques, réalisés par IRTM2P. Conclusion Le titane chirurgical a une empreinte carbone très importante. Son utilisation en chirurgie du rachis est exponentielle. Une optimisation de la planification préopératoire et de la conception des gammes de DM permettraient d’en diminuer la consommation. Une filière de spécifique de valorisation permettrait de produire du titane chirurgical à partir de titane chirurgical, diminuant son empreinte environnementale. Un protocole simple et reproductible permet de récupérer le titane au bloc, étape importante de cette filière.
Martin DUPUY (Toulouse), Nolwenn LEBVRE, Alexis PEREZ, Guillaume LONJON, François-Xavier FERRACCI, Alice DARNIS, Thomas CHEVILLOTTE, Alexandre DHENIN, Matthieu VASSAL, Hugo DARMANTE, Aymeric AMELOT, Tété DOSSAH, Pascal LAMESLE
00:00 - 00:00 #51233 - EP019 Maladie de Gilchris du système nerveux central mimant une néoplasie cérébrale maligne : une complication rare et fatale de Blastomyces dermatitidis.
EP019 Maladie de Gilchris du système nerveux central mimant une néoplasie cérébrale maligne : une complication rare et fatale de Blastomyces dermatitidis.

La blastomycose, également appelée « maladie de Gilchrist », est une mycose profonde causée par un champignon dimorphe : Blastomyces dermatitidis. Ce champignon tellurique est principalement retrouvé dans les zones boisées de l’est de l’Amérique du Nord. L’inhalation de ses spores entraîne le plus souvent des atteintes pulmonaires et peut provoquer des maladies granulomateuses chroniques. Dans certains cas, l’infection se dissémine vers d’autres organes, notamment la peau, les os et les viscères, et peut s’accompagner de manifestations neurologiques parfois fatales. Nous rapportons le cas d’un homme africain de 55 ans, admis pour des céphalées et des troubles du comportement évoluant depuis cinq jours. L’examen clinique retrouvait un syndrome frontal avec ralentissement, sans déficit moteur ni sensitif. Les autres examens étaient sans particularité. L’IRM cérébrale a mis en évidence une lésion fronto basale retro-orbitaire gauche en iso signal T1 et hyposignal T2 avec une prise de contraste intense évoquant une lésion métastatique . Le patient a été opéré en urgence devant l’altération de l’état de conscience. L’évolution postopératoire a été défavorable, marquée par l’absence de réveil et le décès du patient. L’examen anatomopathologique a confirmé le diagnostic de blastomycose cérébrale. La blastomycose extrapulmonaire demeure une affection rare. Le diagnostic repose principalement sur l’examen du LCR (liquide céphalorachidien) ou d’un prélèvement, après des colorations spéciales. Les formes légères à modérées sont traitées par du itraconazole. En cas d’infection sévère menaçant le pronostic vital, l’amphotéricine B est nécessaire. Le pronostic est malheureusement réservé, au prix de plusieurs complications.
Haifa MECHERGUI (tunis, Tunisie), Khalil GHEDIRA, Roua LATRACH, Khansa ABDERRAHMEN, Sofiene BOUALI, Jalel KALLEL
00:00 - 00:00 #51242 - EP020 Actinomycose cérébrale isolée chez un patient immunocompétent : à propos d’un cas et intérêt de la prise en charge neurochirurgicale.
EP020 Actinomycose cérébrale isolée chez un patient immunocompétent : à propos d’un cas et intérêt de la prise en charge neurochirurgicale.

Introduction L’actinomycose cérébrale est une infection rare, pouvant se présenter sous forme de lésion pseudo-tumorale intracrânienne. Son diagnostic est difficile en raison d’une présentation clinique et radiologique non spécifique, notamment chez les patients immunocompétents. Nous rapportons un cas d’actinomycose cérébrale isolée diagnostiquée et traitée avec succès grâce à une prise en charge neurochirurgicale. Méthodes Nous décrivons le cas d’un homme de 54 ans, immunocompétent, présentant une lésion intra-axiale frontale gauche. L’IRM cérébrale montrait une lésion frontale gauche avec œdème péri-lésionnel. Une spectroscopie par résonance magnétique (SRM) a été réalisée, retrouvant une élévation de la choline ainsi que des pics de lactate et de lipides, avec un ratio choline/N-acétylaspartate (NAA) à 1,8. Une biopsie ouverte de la lésion rehaussée a été effectuée. Résultats Les constatations peropératoires mettaient en évidence une lésion jaunâtre, friable, encapsulée, bien limitée par rapport au tissu cérébral sain, contenant du pus, sans contenu nécrotique. Le diagnostic d’actinomycose cérébrale a été confirmé par l’examen histologique. Une aspiration chirurgicale a été réalisée, suivie d’une antibiothérapie adaptée pendant 3 mois. L’évolution clinique a été favorable, avec résolution rapide des symptômes et récupération complète. Conclusion L’actinomycose cérébrale isolée doit être évoquée devant une lésion intra-axiale frontale pseudo-tumorale, même chez un patient immunocompétent. La prise en charge neurochirurgicale joue un rôle clé en permettant un diagnostic histologique de certitude et un contrôle local de la lésion, autorisant ainsi une antibiothérapie ciblée et potentiellement raccourcie, avec amélioration rapide et complète du pronostic fonctionnel.
Senda LAFIF, Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Mohamed Dehmani YEDEAS, Ahmed HARBAOUI, Sameh ACHOURA, Ridha CHKILI, Khaled RADHOUANE
00:00 - 00:00 #51243 - EP021 Tuberculomes intracrâniens géants chez les enfants : un diagnostic inattendu et une prise en charge difficile – À propos de deux cas et revue de la littérature.
EP021 Tuberculomes intracrâniens géants chez les enfants : un diagnostic inattendu et une prise en charge difficile – À propos de deux cas et revue de la littérature.

Contexte : Les tuberculomes intracrâniens géants sont des lésions rares occupant de l'espace dans le parenchyme cérébral, avec un diamètre supérieur à 2,5 cm. Ils peuvent imiter des gliomes, des méningiomes et des métastases. Le diagnostic de cette maladie peut être difficile sans preuve histologique. La tuberculose (TB) touche des personnes de tous âges, mais constitue un problème de santé majeur chez les enfants. Les erreurs de diagnostic sont fréquentes, car de nombreuses caractéristiques cliniques et radiologiques sont non spécifiques. Description des cas : Cas 1 : Un enfant de 4 ans présentait un syndrome hypertensif intracrânien et des crises de Brave-Jackson. L'imagerie a montré une lésion temporopariétale gauche avec un rehaussement périphérique intense après injection de gadolinium, et attachée à la dure-mère. Une excision chirurgicale totale a été pratiquée et l'analyse histologique a confirmé une TB granulomateuse. Un mois plus tard, il s'est présenté au service des urgences avec une détérioration neurologique. L'imagerie par résonance magnétique a révélé une TB disséminée du système nerveux central, avec des tuberculomes dans le tronc cérébral. L'enfant est décédé après un mois en soins intensifs. Cas n° 2 : un garçon de 11 ans s'est présenté avec des maux de tête qui s'aggravaient progressivement depuis 7 mois. L'imagerie a révélé un processus frontal droit ressemblant à une tumeur gliale de haut grade. L'enfant a subi une intervention chirurgicale avec excision totale de la tumeur. Après quelques jours, il a développé une miliaire tuberculeuse et a été mis sous traitement antibacillaire. Conclusion : Le traitement comprend une thérapie antituberculeuse associée à une intervention chirurgicale. Cet article décrit l'intérêt de la chirurgie pour les tuberculomes intracrâniens géants chez deux enfants pris en charge par notre équipe, avec une revue de la littérature. Nous pensons que les résultats de la chirurgie pour les tuberculomes intracrâniens géants chez les enfants sont favorables.
Mohammed Yassine HAOUAS (Casablanca, Maroc), Amine ELKHAMOUYE, Abdelhamid JEHRI, Khadija IBAHIOIN, Said HILMANI, Abdelhakim LAKHDAR
00:00 - 00:00 #51247 - EP022 Modélisation d’une préparation mentale pré-opératoire et évaluation de son impact sur les compétences non techniques au cours d’une intervention neurochirurgicale.
EP022 Modélisation d’une préparation mentale pré-opératoire et évaluation de son impact sur les compétences non techniques au cours d’une intervention neurochirurgicale.

Introduction: La formation chirurgicale est de plus en plus dispensée dans des environnements simulés afin d’améliorer le planning pré-opératoire ainsi que les performances techniques. Pour autant, de tels environnements restent coûteux et inappropriés pour des préparations d’interventions au quotidien. La préparation mentale, définie comme une répétition cognitive d’une tâche sans son exécution physique, a prouvé son efficacité dans l’amélioration des performances sportives. Cependant, peu d’études ont jusqu’à présent exploré son potentiel en chirurgie, et encore moins en conditions réelles de travail. Cette étude avait pour objectif de développer un questionnaire de préparation mentale et d’en évaluer sa faisabilité ainsi que son impact sur les compétences non techniques du neurochirurgien en environnement réel au bloc opératoire. Matériel et méthode: Nous avons développé un questionnaire de préparation mentale théoriquement fondé sur l’environnement de développement d’ingénierie appelé hiérarchie d’abstraction. Cette étude prospective, préliminaire, dans un seul service de neurochirurgie a été réalisée en conditions réelles de travail. Le neurochirurgien réalisant une exérèse de tumeur intracrânienne superficielle était dans un premier temps observé dans le cadre d’une chirurgie menée sans préparation mentale puis sur une chirurgie menée après la réalisation d’un entretien pré-opératoire de préparation mentale structuré. Ses compétences non techniques ont été évaluées au bloc opératoire en utilisant l’échelle NOTECHS. Le stress pré-opératoire ainsi que la charge mentale ont été également évalués. Résultats: 3 neurochirurgiens ont été inclus et 10 interventions chirurgicales ont été analysées. 5 d’entre elles ont été réalisées avec une préparation mentale et 5 sans préparation mentale. Nous avons montré par cette étude que ce questionnaire de préparation mentale développé était faisable et facilement intégrable en pratique quotidienne. Même si ce travail sur ce petit échantillon n’a pas montré d’amélioration statistiquement significative des compétences non techniques, une tendance vers l’amélioration des performances et une réduction de la charge mentale a été observée dans les cas de préparation mentale. Conclusion: Cette étude préliminaire a mis en évidence la faisabilité d'une approche de préparation mentale structurée pour les neurochirurgiens dans des conditions réelles de travail. Une étude la plus grande ampleur multicentrique est désormais nécessaire pour déterminer si cette préparation mentale peut significativement améliorer la performance chirurgicale en optimisant les compétences non techniques et en particulier en réduisant la charge mentale.
Sandra AOUAISSIA (Bordeaux), Inas REDJEM, Ismael MAHAZOU ABDOU, Anis MALEK, Nouha MALEK, Pierre JANNIN, John BAXTER, Pierre-Louis HÉNAUX
00:00 - 00:00 #51257 - EP023 Traumatisme cranio-facial par objet pénétrant trans-orbitaire.
EP023 Traumatisme cranio-facial par objet pénétrant trans-orbitaire.

Introduction Les traumatismes crâniens pénétrants sont associés à une morbidité et une mortalité élevées. Ils peuvent être liés à des actes de violence ou à des accidents. Nous rapportons deux cas de traumatismes crânio-faciaux par corps étranger avec une revue de la littérature, dans le but de préciser la conduite à tenir. Observations Cas n°1 : Un homme de 21 ans a été victime d’un accident de pêche, avec pénétration accidentelle d’un harpon par l’œil gauche, dont l’extrémité s’est extériorisée au niveau de la voûte crânienne après un trajet endocrânien. L’examen neurologique était normal, mais l’œil atteint n’a pas pu être évalué. Le scanner cérébral a montré un corps étranger métallique intracrânien. Une extraction prudente a été réalisée au bloc opératoire sans incident. Le patient a gardé une paralysie incomplète du nerf oculomoteur commun gauche (III). Cas n°2 : Un patient de 33 ans a présenté un traumatisme crânio-facial par corps étranger à la suite d’une agression. L’examen neurologique était normal. Le manche cassé d’un rouleau de peinture faisait saillie au niveau du canthus interne de l’œil gauche. Au scanner, le corps étranger traversait l’orbite gauche jusqu’à la région temporale, associé à une contusion cérébrale. L’objet a été retiré avec précaution. L’évolution a été favorable, mais le patient a conservé une cécité gauche. Discussion Le traumatisme crânien est une cause majeure de morbidité et de mortalité, en particulier chez les sujets jeunes. Peu de séries ont été rapportées concernant les traumatismes pénétrants avec l’objet encore en place à l’entrée. La tomodensitométrie (scanner) est incontournable dans ce contexte. Les lésions dues au corps étranger correspondent essentiellement à des dommages directs le long de son trajet. Aucun de nos patients ne présentait de lésion vasculaire associée. L’extraction directe du corps étranger au cours de la chirurgie a permis une évolution favorable. Conclusion Le pronostic des traumatismes crâniens avec corps étranger dépend de l’état neurologique initial. Ces observations soulignent l’importance de l’imagerie cérébrale et de la prise en charge neurochirurgicale.
Haifa MECHERGUI (tunis, Tunisie), Khalil GHEDIRA, Khansa ABDERRAHMEN, Emna OUNI, Abdelhafidh SLIMANE, Sofiene BOUALI, Jalel KALLEL
00:00 - 00:00 #51352 - EP024 Case report : arachnoïdite spinale cervico thoracique compressive secondaire à un papillome du 4e ventricule : saignements itératifs ou colonisation par voie liquidienne ?
EP024 Case report : arachnoïdite spinale cervico thoracique compressive secondaire à un papillome du 4e ventricule : saignements itératifs ou colonisation par voie liquidienne ?

Introduction L'arachnoïdite spinale kystique est essentiellement décrite au décours d'hémorragie sous-arachnoïdienne spinale ou d'une infection du système nerveux central. Nous rapportons la survenue chez un jeune adolescent d'un kyste spinal sous-dural compressif associé à un papillome du 4e ventricule (V4). Cas clinique Un adolescent de 14 ans sans antécédent particulier, consulté pour des vomissements quotidiens matinaux associés à des troubles de l'équilibre et des vertiges évoluant depuis trois mois, responsables d'une altération de l'état général. L'examen clinique permettait de confirmer une instabilité à la marche sans souffrance objective des paires crâniennes ni des voies longues motrices et sensitives. L'exploration par imagerie en résonance magnétique cérébrale (IRM) a révélé une lésion tumorale du V4 responsable d'un effet de masse sur le tronc cérébral et une hydrocéphalie tri ventriculaire obstructive. L'IRM vertébro médullaire dévoiler une collection liquidienne intradurale péri médullaire de topographie cervicale basse et thoracique refoulant un cordon médullaire d'aspect festonné vers l'arrière. Aucune prise de contraste médullaire ou du kyste n'était noté. Le patient a bénéficié d'une ventriculo cisternostomie première, puis à J2 par voie sous occipitale de la résection d'une tumeur friable, peu adhérente, hémorragique purement intraventriculaire. L'IRM cérébrale de contrôle confirmait le caractère complet de l'exérèse. Les suites opératoires immédiates ont été favorables. L'IRM médullaire post-opératoire révélait une régression des kystes péri médullaires avec repositionnement central de la moelle. Le diagnostic neuro pathologique était celui d'un papillome des plexus choroïdes du V4. À J15, une para parésie se développer rapidement, liée à une récidive de compression médullaire cervico thoracique par kyste péri médullaire. En urgence, l'approche par laminoplastie permettait d'une part de constater l'existence d'une néo membrane sous-dural en continuité avec une arachnoïdite via le médullaire cloisonnant un kyste compressif contenant du sang vieilli, et d'autre part de réaliser une marsupialisation combinée à des prélèvements de paroi (en cours d'analyse) Commentaire : L'arachnoïdite spinale est un processus inflammatoire méningée secondaire essentiellement à des hémorragie sous-arachnoïdienne mais aussi à des événements infectieux. Elle détermine une myélopathie souvent sévère en raison non seulement de granulome inflammatoire extensif sous piale perturbateurs de la perfusion vasculaire médullaire mais aussi de la circulation liquidienne, et parfois induit le développement de kyste compressif sous arachnoïdien. Dans notre cas, la contamination sanguine « à bas bruit itérative » de l'espace sous-arachnoïdien médullaire à partir de la tumeur hémorragique du V4 a pu initier le développement du kyste mais on ne peut exclure une colonisation cellulaire par voie liquidienne en dépit de l'absence de prise de contraste.
Nouha HAMROUCHE (Rennes), Anis MALEK, François ADJIOU, François PROUST, Pierre-Louis HENAUX, Laurent RIFFAUD
00:00 - 00:00 #51361 - EP025 Peut-on prédire l’infection postopératoire par l’analyse du liquide céphalo-rachidien ? Revue narrative.
EP025 Peut-on prédire l’infection postopératoire par l’analyse du liquide céphalo-rachidien ? Revue narrative.

Peut-on prédire l’infection postopératoire par l’analyse du liquide céphalo-rachidien ? Revue narrative Introduction Les infections postopératoires en neurochirurgie, notamment les méningites et ventriculites, constituent des complications graves associées à une morbidité et une mortalité élevées. Leur diagnostic précoce reste difficile, en raison du chevauchement entre réaction inflammatoire aseptique postopératoire et infection véritable. L’analyse du liquide céphalo-rachidien (LCR) pourrait permettre une détection plus précoce grâce à des biomarqueurs spécifiques. Objectif Analyser la valeur diagnostique et prédictive des paramètres biologiques et des biomarqueurs émergents du LCR dans l’identification précoce des infections postopératoires en neurochirurgie. Méthodes Une revue narrative de la littérature a été menée à partir des bases de données PubMed, Scopus et Google Scholar. Ont été incluses les études évaluant les modifications du LCR après chirurgie intracrânienne ou rachidienne, en lien avec une infection postopératoire confirmée ou suspectée. Les paramètres conventionnels (cellularité, glycorachie, protéinorachie, lactates) et les biomarqueurs émergents (procalcitonine, interleukines, sTREM-1) ont été analysés. Résultats Les paramètres conventionnels du LCR présentent une bonne sensibilité mais une faible spécificité en période postopératoire, limitant leur valeur discriminante isolée. Les lactates du LCR apparaissent comme le biomarqueur le plus robuste, avec des seuils compris entre 3,5 et 4 mmol/L, permettant de différencier infection et inflammation aseptique avec une sensibilité de 85 à 92 % et une spécificité de 80 à 90 %, notamment chez les patients porteurs de drains ventriculaires ou de dérivations. La procalcitonine du LCR montre une performance diagnostique supérieure à celle de la procalcitonine sérique, avec une élévation précoce observée jusqu’à 48 heures avant la positivité des cultures, et une spécificité rapportée supérieure à 85 % pour les infections bactériennes. Les cytokines pro-inflammatoires, en particulier IL-6 et IL-8, sont significativement plus élevées en cas d’infection confirmée, avec des concentrations multipliées par 5 à 10 par rapport aux patients non infectés. Le sTREM-1 semble présenter une excellente valeur prédictive négative dans les séries limitées disponibles. L’hétérogénéité des protocoles et l’absence de seuils standardisés constituent toutefois des limites majeures. Conclusion L’analyse du LCR représente un outil prometteur pour la détection précoce des infections postopératoires en neurochirurgie, en particulier à travers les lactates, la procalcitonine et certains biomarqueurs inflammatoires. Néanmoins, la distinction entre inflammation postopératoire et infection reste complexe. Des études prospectives standardisées sont nécessaires pour définir des seuils validés et intégrer ces biomarqueurs dans des algorithmes décisionnels cliniques.
Majdouline BARKACHE, Slim GALLAOUI (Dijon), Ameur AFFES, Rihab BEN FREDJ, Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51362 - EP026 Fatigue chronique après chirurgie intracrânienne : réalité clinique ignorée ? Revue narrative.
EP026 Fatigue chronique après chirurgie intracrânienne : réalité clinique ignorée ? Revue narrative.

Fatigue chronique après chirurgie intracrânienne : réalité clinique ignorée ? Revue narrative Introduction La fatigue chronique est un symptôme fréquemment rapporté par les patients après chirurgie intracrânienne, altérant durablement la qualité de vie et la reprise des activités socioprofessionnelles. Malgré son impact fonctionnel majeur, elle demeure insuffisamment reconnue et rarement évaluée de manière systématique en neurochirurgie. Objectif Analyser la prévalence, les mécanismes physiopathologiques et les facteurs associés à la fatigue chronique après chirurgie intracrânienne, ainsi que les perspectives de prise en charge. Méthodes Une revue narrative de la littérature a été réalisée à partir des bases PubMed, Scopus et Google Scholar. Ont été incluses les études évaluant la fatigue persistante après chirurgie intracrânienne pour pathologies tumorales, vasculaires ou traumatiques, avec une durée de suivi ≥ 3 mois. Les outils d’évaluation, les facteurs de risque et les hypothèses physiopathologiques ont été analysés. Résultats La prévalence de la fatigue chronique après chirurgie intracrânienne varie entre 30 et 70 % selon les séries et les pathologies, persistant au-delà de 6 à 12 mois chez une proportion significative de patients. Cette fatigue est souvent indépendante du déficit neurologique objectif et faiblement corrélée aux résultats radiologiques. Les facteurs associés incluent la neuroinflammation postopératoire, les perturbations du rythme veille-sommeil, les troubles cognitifs légers, la douleur chronique et les symptômes anxiodépressifs. Plusieurs études rapportent une association entre fatigue persistante et élévation prolongée de cytokines pro-inflammatoires (notamment IL-6 et TNF-α), suggérant un mécanisme central plutôt que purement psychologique. Les outils d’évaluation restent hétérogènes, dominés par les échelles auto-rapportées (Fatigue Severity Scale, Multidimensional Fatigue Inventory), rarement intégrées au suivi neurochirurgical standard. Aucune stratégie thérapeutique spécifique validée n’est actuellement recommandée. Conclusion La fatigue chronique après chirurgie intracrânienne constitue une réalité clinique fréquente mais largement sous-estimée. Son origine multifactorielle, mêlant neuroinflammation, troubles du sommeil et facteurs psychosociaux, justifie une approche multidisciplinaire. Une évaluation systématique et des études prospectives sont nécessaires afin d’intégrer la fatigue comme critère de résultat fonctionnel en neurochirurgie.
Majdouline BARKACHE, Slim GALLAOUI (Dijon), Ameur AFFES, Rihab BEN FREDJ, Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51368 - EP027 Place actuelle de l’intelligence artificielle dans les urgences neurochirurgicales.
EP027 Place actuelle de l’intelligence artificielle dans les urgences neurochirurgicales.

Objectif Analyser, à travers une revue de la littérature, la place actuelle de l’intelligence artificielle (IA) dans la prise en charge des urgences neurochirurgicales, en particulier son impact sur le triage, le diagnostic précoce et la sécurité des décisions en situation d’urgence. Matériel et Méthodes Une revue narrative de la littérature a été réalisée à partir des bases de données PubMed, Scopus et Web of Science. Ont été inclus les articles originaux, revues systématiques, méta-analyses et recommandations publiés au cours des dernières années portant sur l’utilisation de l’IA en neuro-imagerie urgente (TDM et IRM), en traumatologie crânio-rachidienne et en urgences neuro-oncologiques. Résultats La littérature met en évidence une expansion rapide des applications de l’IA dans les urgences neurochirurgicales, principalement en imagerie. Les algorithmes de deep learning montrent des performances élevées pour la détection automatisée des hémorragies intracrâniennes, des fractures rachidiennes et des lésions compressives aiguës. L’IA permet une réduction des délais d’interprétation, une diminution des faux négatifs et une amélioration du triage neurochirurgical, notamment en contexte de surcharge des services d’urgences ou en l’absence de spécialistes disponibles en continu. Dans les urgences carcinologiques, l’IA facilite l’identification des métastases cérébrales compliquées et des compressions médullaires, contribuant à une orientation plus rapide vers la prise en charge spécialisée. Discussion & Conclusion L’intelligence artificielle occupe aujourd’hui une place croissante dans les urgences neurochirurgicales, principalement comme outil d’aide au diagnostic et de sécurisation du triage. Elle ne se substitue pas à l’expertise clinique et neurochirurgicale, mais agit comme un second lecteur et un filet de sécurité décisionnel. Son intégration raisonnée dans les parcours d’urgence pourrait améliorer la rapidité, la fiabilité et la qualité globale de la prise en charge neurochirurgicale.
Ameur AFFES, Maryem KHAYAT, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51370 - EP028 Intelligence artificielle comme second lecteur en urgences neurochirurgicales : apport diagnostique et sécurité décisionnelle.
EP028 Intelligence artificielle comme second lecteur en urgences neurochirurgicales : apport diagnostique et sécurité décisionnelle.

Objectif Évaluer, à partir des données récentes de la littérature, le rôle de l’intelligence artificielle (IA) utilisée comme second lecteur en imagerie neurochirurgicale urgente, et son impact sur la performance diagnostique et la sécurisation des décisions cliniques. Matériel et Méthodes Revue narrative des travaux publiés portant sur l’utilisation de l’IA appliquée à la TDM et à l’IRM cérébrales et rachidiennes en contexte d’urgence. Ont été analysées les études évaluant la détection automatisée des lésions aiguës, la comparaison IA–lecteur humain et l’intégration des algorithmes dans les flux de travail cliniques. Résultats Les études rapportent une amélioration significative des performances de détection des lésions neurochirurgicales urgentes, notamment des hémorragies intracrâniennes, des lésions ischémiques précoces et des fractures rachidiennes. L’IA utilisée comme second lecteur permet une réduction des faux négatifs et un raccourcissement des délais d’interprétation, particulièrement lors des périodes de forte activité des services d’urgences ou en l’absence de neuroradiologue disponible en continu. Son apport est également démontré dans la priorisation des examens critiques et l’alerte précoce des équipes neurochirurgicales. Conclusion L’intelligence artificielle s’impose comme un outil complémentaire fiable en urgences neurochirurgicales, agissant comme un véritable filet de sécurité diagnostique. Sans se substituer à l’expertise humaine, elle contribue à renforcer la qualité du triage, la rapidité de prise en charge et la sécurisation des décisions thérapeutiques. Son intégration raisonnée dans les parcours d’urgence représente une évolution majeure des pratiques.
Ameur AFFES, Maryem KHAYAT, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51377 - EP029 Urgences neurochirurgicales du patient polytraumatisé : enjeux diagnostiques et organisationnels — revue de la littérature.
EP029 Urgences neurochirurgicales du patient polytraumatisé : enjeux diagnostiques et organisationnels — revue de la littérature.

Objectif Décrire, à travers la littérature récente, les principales urgences neurochirurgicales chez le patient polytraumatisé et analyser les enjeux spécifiques de leur prise en charge diagnostique et thérapeutique. Matériel et Méthodes Revue narrative incluant séries cliniques, recommandations et guidelines internationales concernant les traumatismes polytraumatiques avec atteintes crâniennes et rachidiennes, en mettant l’accent sur les stratégies de triage et l’organisation des soins. Résultats Les lésions crâniennes et rachidiennes sont fréquentes chez le polytraumatisé et sont souvent associées à des atteintes extra-neurologiques, ce qui complique l’évaluation clinique et la priorisation des interventions. La littérature souligne l’importance d’une approche hiérarchisée et structurée, combinant imagerie rapide, surveillance neurodynamique et coordination entre urgences, anesthésie-réanimation, radiologie et neurochirurgie. Les retards diagnostiques ou thérapeutiques peuvent compromettre le pronostic neurologique et vital. Conclusion La prise en charge des urgences neurochirurgicales chez le patient polytraumatisé nécessite une organisation multidisciplinaire rigoureuse et des protocoles décisionnels clairs. Une approche structurée et coordonnée est indispensable pour optimiser la rapidité d’intervention, la sécurité des patients et le pronostic fonctionnel et vital.
Ameur AFFES, Maryem KHAYAT, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51289 - EP0001 Décompression microvasculaire du nerf trijumeau : Technique chirurgicale.
EP0001 Décompression microvasculaire du nerf trijumeau : Technique chirurgicale.

La névralgie du trijumeau est une pathologie caractérisée par des épisodes de douleurs paroxystiques, intenses, dans une ou plusieurs branches du nerf trijumeau. Elle est souvent attribuée à la présence d'un conflit entre une artère et le nerf trijumeau au niveau de la root entry zone. Malgré l'efficacité de certains traitements médicamenteux, ceux-ci peuvent être mal tolérés ou entrainer des effets indésirables. Dès lors, la décompression microvasculaire est le traitement de référence pour traiter les névralgies primaires liées à un conflit neurovasculaire. Dans cette communication vidéo, nous présentons notre technique de décompression microvasculaire du nerf trijumeau en insistant sur les points clés permettant de sécuriser le geste et d’optimiser les résultats fonctionnels. Après un rappel de l’anatomie chirurgicale de l’angle ponto-cérébelleux, nous détaillons l'installation, l’abord rétro-sigmoïdien minimal, l’ouverture durale combinant accès supracérébelleux et rétro-sigmoïdien, ainsi que les étapes de dissection arachnoïdienne large nécessaires à une exposition atraumatique du nerf trijumeau et des structures adjacentes. Les principaux tips and tricks sont illustrés : repérage précis de la jonction des sinus, gestion des veines pétreuses pour préserver le drainage veineux, obtention d’une relaxation cérébelleuse par l'ouverture des citernes. Les pièges classiques et les moyens de prévenir les complications, notamment les fuites de LCR et les déficits des nerfs adjacents, sont discutés.
Yohan CAUDRON (Paris), Sebastien FROELICH
00:00 - 00:00 #51079 - EP0002 Reconstruction du nerf facial par greffon interposé après exérèse d'un schwannome complexe du nerf facial intrapétreux.
EP0002 Reconstruction du nerf facial par greffon interposé après exérèse d'un schwannome complexe du nerf facial intrapétreux.

Nous présentons le cas clinique illustré par une vidéo chirurgicale d'un schwannome du nerf facial (NF) étendu depuis l'angle ponto-cérébelleux jusqu'au trou stylomastoidien que nous avons opéré par voie translabyrinthique élargie. La résection justifiait d'un sacrifice du nerf infiltré et d'une technique de restauration de la motricité faciale en un temps avec prélèvement d'un greffon de nerf sural qui était interposé entre l'émergence du NF au tronc et le trou stylomastoidien. Les détails techniques de cette intervention sont soulignés; le résultat anatomique et fonctionnel est présenté.
Pierre-Hugues ROCHE (Marseille), Leslie LEMNOS, Laetitia ROS, Stéphane GARGULA, Lucas TROUDE
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POSTERS 7
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SESSION POSTERS RACHIS
Posters affichés et consultables pendant la durée du Congrès

00:00 - 00:00 #50205 - EP124 Prise en charge chirurgicale des schwannomes cervicaux en sablier par voie intra-radiculaire : étude monocentrique de 24 cas.
EP124 Prise en charge chirurgicale des schwannomes cervicaux en sablier par voie intra-radiculaire : étude monocentrique de 24 cas.

Introduction Les schwannomes cervicaux en sablier sont des tumeurs rares à la prise en charge chirurgicale débattue. L’objectif de cette étude est d’évaluer les résultats d’une prise en charge chirurgicale homogène et de décrire les résultats de cette chirurgie dans la population de patients porteurs d’une Schwannomatose. Méthodes Dans le cadre de cette étude rétrospective monocentrique, nous avons inclus les patients opérés d’un schwannome cervical en sablier entre 2013 et 2025. Les patients opérés de neurofibromes ont été exclus. Tous les patients ont été opérés par voie postérieure extra-durale intra-radiculaire initiale sans arthrodèse associée. Le suivi moyen post-opératoire était de 21.7 mois (2 - 90 mois). Résultats Parmi les 24 patients inclus dans l’étude (15 H ; 9 F), 10 étaient porteurs d’une Schwannomatose. Les schwannomes opérés étaient majoritairement situés sur les racines C2 (7 cas) et C3 (6 cas). Le volume tumoral moyen était de 9.2 cm3 (1,5 -24,1 cm3). L’indication chirurgicale reposait en majorité sur l’existence d’une compression médullaire clinique (17 cas, 71%, dont un reliquat évolutif), suivie par les compressions médullaires radiologiques (7 cas, 29%, dont deux reliquats évolutifs). L’âge moyen à la chirurgie était de 46.8 ans (15,4 - 82,1 ans). Parmi les 10 patients porteurs d’une Schwannomatose, 4 ont été opérés d’une tumeur intra-durale concomitante au même niveau participant à la compression médullaire. Sur l’ensemble des 20 patients restants, 16 ont été opérés par voie radiculaire pure. Aucune complication infectieuse, hémorragique ou liquidienne n’a été rencontrée. Sur le plan symptomatique, une majorité de patients a constaté une amélioration des symptômes douloureux et sensitifs et une disparition des symptômes de compression médullaire, avec deux cas d’aggravation (8,3%) (motrice radiculaire sur la main et sensitive médullaire sur le membre inférieur). Le taux d’exérèse complète était de 83% (20 patients). Sur les 4 reliquats extra-foraminaux laissés en place, un seul, chez une patiente Schwannomatose, a nécessité une réintervention précoce à 11 mois de la chirurgie initiale avec une exérèse complète par voie cervicale, les 3 autres restants en surveillance. Trois cas de cyphose post-opératoire ont été identifiés dans la série, asymptomatiques et stables sur un suivi moyen de 2 ans. Conclusion A l’exception des patients atteints de Schwannomatoses pour lesquelles l’exérèse d’une seconde lésion intradurale concomitante nécessite souvent un abord intra-dural associé, la voie intra-radiculaire permet l’exérèse des schwannomes vertébraux en sablier dans une majorité des cas sans augmentation du risque opératoire.
Matthieu PEYRE (Paris)
00:00 - 00:00 #51014 - EP125 CompressIons médullaires d’étiologies rares : à propos de plusieurs observations neurochirurgicales.
EP125 CompressIons médullaires d’étiologies rares : à propos de plusieurs observations neurochirurgicales.

Introduction : La compression médullaire représente une urgence diagnostique et thérapeutique en neurochirurgie. Si les étiologies dégénératives, tumorales fréquentes et traumatiques sont les plus couramment rencontrées, certaines causes rares peuvent être responsables de tableaux cliniques sévères et poser des difficultés diagnostiques. L’objectif de ce travail est de rapporter une série de compressions médullaires d’étiologies rares et d’en analyser les particularités diagnostiques et thérapeutiques. Observations : Nous rapportons plusieurs cas de compression médullaire d’étiologies inhabituelles pris en charge dans notre service. Il s’agissait d’un hémangioblastome extramédullaire responsable d’un syndrome compressif progressif, d’un kyste arachnoïdien extradural symptomatique, d’un cas exceptionnel de compression médullaire extradural chez un nourrisson dont l’examen anatomopathologique était en faveur d’un myxome, ainsi que d’une atteinte rachidienne compliquée de compression médullaire dans le cadre d’une maladie d’Ollier. L’imagerie par résonance magnétique a constitué l’examen de référence, permettant de localiser la lésion et d’évaluer l’importance de la compression, bien que les aspects radiologiques aient souvent été peu spécifiques. Tous les patients ont bénéficié d’une prise en charge chirurgicale visant la levée de la compression médullaire et l’obtention d’un diagnostic histologique. L’évolution postopératoire a été globalement favorable, avec une amélioration neurologique variable selon la durée d’évolution préopératoire. Discussion : Ces observations soulignent la diversité des étiologies rares de compression médullaire. La similitude radiologique avec des lésions plus fréquentes peut retarder le diagnostic. La chirurgie demeure le traitement de choix, permettant une décompression efficace et un diagnostic de certitude. Conclusion : Les compressions médullaires d’étiologies rares doivent être connues du neurochirurgien. Une prise en charge précoce améliore le pronostic fonctionnel.
Ibrahim BELGACEM (Tizi ouzou, Algérie), Hamida CHERFIOUI, Yasmine DJOUADI, Mohamed ABOUDJABEL, Mustapha AIT BACHIR
00:00 - 00:00 #51025 - EP126 L'angiolipome spinale: une cause rare de compression medullaire.
EP126 L'angiolipome spinale: une cause rare de compression medullaire.

Les angiolipomes spinaux (ALS) sont des tumeurs bénignes rares, composées d'adipocytes matures et de vaisseaux sanguins anormaux. Leurs symptômes apparaissent généralement progressivement en raison de la compression graduelle de la moelle épinière. Nous rapportons le cas d'une patiente de 34 ans, sans antécédents médicaux notables, qui consultait pour une sensation de lourdeur dans les deux membres inférieurs et des difficultés à la marche depuis six mois. L'IRM a révélé une lésion épidurale postérieure s'étendant de la première à la sixième vertèbre thoracique, comprimant fortement la moelle épinière. Une intervention chirurgicale de décompression médullaire et de résection complète de la lésion a été réalisée avec succès. L'examen histologique a révélé une lésion lobulée composée de deux composantes : vasculaire et adipeuse, confirmant le diagnostic. Les ALS étant des tumeurs bénignes rares de la moelle épinière, caractérisées par une prolifération mixte de tissu adipeux mature et de structures vasculaires anormales, leur incidence exacte demeure inconnue, bien que la littérature suggère une prédominance masculine et un pic d'incidence à l'âge adulte. Les manifestations cliniques sont généralement progressives et dépendent du niveau de compression médullaire, faisant de l'IRM l'outil diagnostique clé. Le traitement étant principalement basé sur la chirurgie de décompression, un diagnostic et une intervention précoces sont essentiels. Bien que rares, les lésions sous-arachnoïdiennes peuvent être potentiellement invalidantes en raison de leurs effets compressifs progressifs ; l'IRM permet donc un diagnostic fiable et la prise en charge repose sur une exérèse chirurgicale appropriée. Un suivi à long terme est crucial pour prévenir les complications neurologiques.
El Mehdi HAMIDI (Marrakech, Maroc), Kenza JAMAI, Mohamed Mourad LAKHOUAJA, Yassine AIT M'BAREK, Lamia BENANTAR, Khalid ANIBA
00:00 - 00:00 #51028 - EP127 Localisation cervicale d’une tumeur brune compliquée d’un syndrome de compression médullaire lente : à propos d’un cas.
EP127 Localisation cervicale d’une tumeur brune compliquée d’un syndrome de compression médullaire lente : à propos d’un cas.

Introduction : La tumeur brune est une manifestation osseuse rare de l’hyperparathyroïdie. L’atteinte rachidienne est exceptionnelle, en particulier au niveau cervical, et peut être responsable de graves atteintes fonctionnelles liées à la compression médullaire. Observation : Nous rapportons le cas d’une patiente de 65 ans, insuffisante rénale terminale sous hémodialyse depuis cinq ans, hospitalisée pour des cervicalgies chroniques évoluant depuis six mois, compliquées d’une tétraparésie progressive responsable d’une perte de la marche. L’examen neurologique objectivait un syndrome pyramidal avec tétraparésie spastique cotée à 3/5, sans déficit sensitif ni trouble sphinctérien. Le bilan biologique montrait une hyperphosphatémie, une hypercalcémie, ainsi qu’une élévation majeure de la parathormone et des phosphatases alcalines, compatibles avec une hyperparathyroïdie tertiaire. L’IRM cervicale révélait une lésion ostéolytique hétérogène du corps vertébral de C6, responsable d’une compression antérieure sévère de la moelle cervicale. Une corpectomie antérieure de C6 avec reconstruction par cage (mesh) a été réalisée, associée à l’exérèse d’une masse cervicale droite. L’examen anatomopathologique concluait à une tumeur brune vertébrale associée à un adénome parathyroïdien. Un traitement médical par cinacalcet a été instauré en postopératoire. L’évolution clinique a été favorable, avec une récupération neurologique complète. Conclusion : La tumeur brune doit être évoquée devant toute lésion vertébrale ostéolytique chez un patient insuffisant rénal chronique, en particulier en cas de troubles sévères du métabolisme phosphocalcique. La prise en charge repose sur une décompression chirurgicale rapide associée au traitement de l’hyperparathyroïdie sous-jacente.
Mehdi MDARHRI (Fes, Maroc), Mohammed BENZAGMOUTE, Oualid Mohammed HMAMOUCHE, Marouane HAMMOUD, Faycal LAKHDAR, Khalid CHAKOUR, Mohamed CHAOUI EL FAIZ
00:00 - 00:00 #51033 - EP128 Décompression indirecte du canal rachidien pour les fractures thoraco-lombaires instables avec déficit neurologique : Résultats fonctionnels et radiologiques – Série de cas et revue de la littérature.
EP128 Décompression indirecte du canal rachidien pour les fractures thoraco-lombaires instables avec déficit neurologique : Résultats fonctionnels et radiologiques – Série de cas et revue de la littérature.

Type d’étude Série rétrospective de sept patients traités pour fractures thoraco-lombaires instables avec déficit neurologique par stabilisation postérieure percutanée et ligamentotaxie sans laminectomie. L’étude évalue les résultats radiographiques et cliniques. Introduction Les fractures thoraco-lombaires instables avec déficit neurologique entraînent fréquemment une compromission du canal rachidien responsable d’une compression radiculaire et/ou médullaire. Les stratégies thérapeutiques restent débattues. Les systèmes de distraction postérieure utilisant la ligamentotaxie permettent une décompression indirecte du canal rachidien, évitant potentiellement la laminectomie. Cette étude évalue les résultats fonctionnels et radiologiques de la stabilisation postérieure percutanée avec décompression indirecte chez des patients présentant des fractures thoraco-lombaires instables avec déficit neurologique. Méthodes Sept patients présentant des fractures thoraco-lombaires instables avec déficit neurologique, traités entre novembre 2024 et mai 2025, ont été inclus dans cette étude. Ils ont bénéficié d’une ostéosynthèse postérieure percutanée à l’aide du système SPACE-T Distraction System (Medtronic) avec décompression indirecte par ligamentotaxie, sans laminectomie. Les scores cliniques préopératoires et à 3 mois (Indice de Handicap d’Oswestry [ODI] et échelle ASIA) ainsi que les données d’imagerie (restauration de la hauteur vertébrale, angle de Cobb et degré de compromission canalaire sur scanner) ont été rapportés. Résultats Aucun patient n’a présenté de détérioration neurologique immédiate en postopératoire. À 3 mois de suivi, tous les patients ont montré une amélioration neurologique partielle sur l’échelle ASIA. La hauteur vertébrale antérieure médiane est passée de 15 mm en préopératoire à 25 mm en postopératoire. L’angle de Cobb cyphotique médian préopératoire (local et régional) était de 25° et 15°, avec une amélioration postopératoire respective de 2° et 0°. Le taux médian de compromission canalaire a diminué de 63 % en préopératoire à 30 % en postopératoire. Au suivi à un an, une fusion complète a été obtenue chez tous les patients, la majorité présentant une récupération neurologique significative sur l’échelle ASIA et un handicap minime à modéré (scores ODI). Conclusion La stabilisation postérieure percutanée associée à une décompression indirecte par ligamentotaxie constitue une approche mini-invasive sûre pour la prise en charge des fractures thoraco-lombaires instables avec déficit neurologique. Elle permet une décompression canalaire efficace, une restauration de la hauteur vertébrale et un maintien de l’alignement sagittal tout en évitant la laminectomie.
Leo WEMAN (Marseille), Jean ELHOMSY, Anis MANSOURT, Jean D'ARTIGUES, Mikael MEYER, Kaissar FARAH, Stephane FUENTES
00:00 - 00:00 #51047 - EP129 Canal Lombaire étroit aggravé par une hydatidose lombaire avec localisation intra-durale : A propos d’un cas.
EP129 Canal Lombaire étroit aggravé par une hydatidose lombaire avec localisation intra-durale : A propos d’un cas.

Introduction L’hydatidose est une parasitose due à l’infestation chez l’homme par un cestode au stade larvaire, le tænia Echinococcus granulosus. La maladie hydatique sévit encore à l’état endémique autour du Bassin méditerranéen notamment en Tunisie. Le foie et le poumon étant les organes les plus touchés, l’atteinte cérébro-spinale représente 1 % de toutes les atteintes hydatiques, et la localisation lombo-sacrée est extrêmement rare. Observation Nous rapportons le cas d’une dame âgée de 75 ans, diabétique, hypertendue, hospitalisée pour un syndrome de la queue de cheval évoluant depuis 10 jours avant l’admission. L’examen a objectivé une paraparésie. L’IRM médullaire a montré un canal lombaire étroit décompensé par une Hydatidose des masses para-vertébrales étendue de L4 à S3, avec extension intracanalaire. La patiente a été opérée par une laminectomie lombaire, avec découverte en per-opératoire d’une effraction dure-mèrienne au niveau sacré. Le foyer opératoire a été continuellement irrigué par du sérum salé hypertonique. Une bonne décompression des racines conflictuelles a été obtenue en fin d’intervention, et la patiente a été mise sous Albendazole. Discussion Bien qu'elle soit généralement observée au niveau du foie (65-70%) et les poumons (20-27%), l’hydatidose peut toucher l’os dans 0.5 à 3% des cas. Les kystes peuvent être localisés en intra et/ou extra-dural selon la classification de Braithwaite & Dew. Afin de réduire les récidives et stériliser les kystes, les solutions scolicides utilisées le plus souvent sont l'éthanol à 95 % et le sérum physiologique hypertonique à 20 %. Certaines études ont conseillé de commencer le traitement par l'albendazole au moins 4 heures avant le début de l'acte pour atteindre des niveaux sanguins scolicides, compte tenu du risque élevé de rupture du kyste. Conclusion La prise en charge du kyste hydatique spinal relève d’une synergie médicamenteuse et chirurgicale. Pendant l’intervention chirurgicale, une vigilance accrue est de mise, afin d’éviter la rupture des vésicules pouvant mettre en péril le pronostic vital. Le suivi à long terme est essentiel avec des examens cliniques, radiologiques et sérologiques réguliers.
Senda LAFIF, Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Ghassen GADER, Kamel BAHRI, Ihsen ZAMMEL
00:00 - 00:00 #51050 - EP130 Traitement dynamique d'une lombo-sciatique avec scoliose dégénérative.
EP130 Traitement dynamique d'une lombo-sciatique avec scoliose dégénérative.

Présentation d’un cas clinique : Patiente de 72 ans, 10 ans de lombo-sciatique D, anesthésie voûte, aggravation récente, 1,53m, 93 kg, IMC 39,7, périmètre 10m, diabète II, HTA, Hypothyroïdie. Rx+ EOS : scoliose lombaire SC 24°, lordose L1S1 11°, scoliose thoracique DC 17°, SVA 14cm, C7CSL 31mm. Spondylolisthésis II + cyphose L4L5 : 9°. Scanner : CLE L4L5 + Lipomatose L3L4. Traitement dynamique : conserver et contrôler la mobilité, traiter le CLE et la déformation, éviter les pseudarthroses, le bris de matériel, les artéfacts radio. Principe du double effet : écarter dans la concavité corrige le Cobb ; rapprocher dans la convexité corrige aussi le Cobb et redonne de la lordose. Matériel : 6 vis + 2 barres peek 5,5mm. Durée 2 h. Perte 200cc. Résultats : Cobb 2°(24°), Lordose L1S1 41°(11°), lordose L4L5 9°(-10°). Suites simples sans sciatique. J+2 mois : tb, dms 5cm. J+ 5ans : Cobb lombaire 2°, Cobb tho 3°, Fr L2, Lordose L1S1: 30°. SVA 10cm (frL2), C7CSL 6mm(31mm) Mobilité : flex-ext L3L5 :11° ; inflexion lat L3L5 : 2x9°. DMS 10cm (77ans).
Gilles VOYDEVILLE (Nancy)
00:00 - 00:00 #51056 - EP131 Paragangliome intradural intramédullaire du cône médullaire : à propos d’un cas et revue de la littérature.
EP131 Paragangliome intradural intramédullaire du cône médullaire : à propos d’un cas et revue de la littérature.

Introduction Les paragangliomes rachidiens sont des tumeurs neuroendocrines rares, représentant moins de 0,1 % des tumeurs spinales. Ils siègent habituellement dans la région de la queue de cheval et du filum terminale, et leur localisation au niveau du cône médullaire avec composante intramédullaire est exceptionnelle, posant des défis diagnostiques et thérapeutiques. Observation Nous rapportons le cas d’un patient de 59 ans, admis pour une paraparésie progressive associée à une rétention aiguë d’urines. L’IRM médullaire montrait une lésion intradurale au niveau du cône médullaire, isointense en T1, hyperintense en T2 avec rehaussement intense après injection de gadolinium, évoquant en premier lieu un épendymome ou un schwannome. Une prise en charge chirurgicale a été réalisée. En per-opératoire, la tumeur apparaissait hautement vascularisée et intimement adhérente au parenchyme médullaire, exposant à un risque neurologique majeur. Une exérèse subtotale a donc été décidée afin de préserver la fonction neurologique. L’examen anatomopathologique et immunohistochimique a confirmé le diagnostic de paragangliome (chromogranine et synaptophysine positives). L’évolution post-opératoire était favorable avec récupération neurologique progressive et amélioration des troubles sphinctériens. Une radiothérapie adjuvante a été indiquée en raison du caractère incomplet de l’exérèse. Discussion Les paragangliomes du cône médullaire sont des entités extrêmement rares, souvent confondues radiologiquement avec les épendymomes ou schwannomes. La chirurgie reste le traitement de choix, avec un excellent pronostic après exérèse complète. Toutefois, lorsque la tumeur est intramédullaire ou fortement adhérente, une résection totale peut exposer à un déficit neurologique sévère. Dans ces situations, une exérèse subtotale suivie d’une radiothérapie constitue une alternative thérapeutique acceptable, permettant un bon contrôle tumoral tout en préservant la fonction neurologique, comme rapporté dans la littérature. Conclusion Le paragangliome intramédullaire du cône médullaire est une tumeur rare dont le diagnostic est souvent posé après l’exérèse. La stratégie thérapeutique doit être individualisée. En cas de risque neurologique élevé, l’exérèse subtotale associée à une radiothérapie adjuvante peut offrir un bon résultat fonctionnel et un contrôle tumoral satisfaisant.
Hamza SRIRI (FES, Maroc), Mdarhri MEHDI, Hmamouch OUALID, Lakhder FAYCAL, Mohammed BENZAGMOUT, Chakour KHALID, Mohammed CHAOUIELFAIZ
00:00 - 00:00 #51057 - EP132 Radiculite chimique postopératoire mimant une récidive de hernie lombaire : à propos d’un cas et revue de la literature .
EP132 Radiculite chimique postopératoire mimant une récidive de hernie lombaire : à propos d’un cas et revue de la literature .

Introduction La radiculopathie après cure de hernie discale est souvent attribuée à une récidive discale. Cependant, la radiculite chimique, due à l’exposition de la racine nerveuse à des débris discaux ou à des médiateurs inflammatoires, peut imiter une récidive sur l’IRM, compliquant le diagnostic et la prise en charge. Observation clinique Patient homme de 35 ans, sans antécédents, opéré pour une hernie discale lombaire S1 avec déficit moteur. La récupération postopératoire était complète. Quatre semaines après la chirurgie, le patient a présenté une sciatalgie S1 hyperalgique, résistante aux antalgiques. L’IRM suggérait une récidive discale. La reprise chirurgicale a montré l’absence de fragment discal, confirmant une radiculite chimique. La prise en charge conservatrice a entraîné une amélioration progressive. Discussion La radiculite chimique survient plusieurs semaines après la chirurgie et peut provoquer un hypersignal radiculaire à l’IRM, mimant une récidive discale. Elle résulte de l’inflammation induite par les débris discaux et les cytokines pro‑inflammatoires (TNF‑α, IL‑1) et ne nécessite pas toujours une reprise chirurgicale. La corrélation clinique et l’interprétation prudente de l’imagerie sont essentielles pour éviter une intervention inutile. Conclusion La radiculite chimique postopératoire peut imiter une récidive de hernie lombaire sur le plan clinique et radiologique. Sa reconnaissance permet d’éviter des interventions chirurgicales inutiles et d’orienter une prise en charge conservatrice efficace.
Hamza SRIRI (FES, Maroc), Mdarhri MEHDI, Hmamouch OUALID, Lakhder FAYCAL, Mohammed BENZAGMOUT, Chakour KHALID, Mohammed CHAOUIELFAIZ
00:00 - 00:00 #51091 - EP133 Chirurgie rachidienne minimally invasive pour sténose lombaire.
EP133 Chirurgie rachidienne minimally invasive pour sténose lombaire.

La sténose lombaire dégénérative constitue une cause fréquente de douleur lomboradiculaire et de claudication neurogène chez le sujet âgé. La chirurgie de décompression représente le traitement de référence en cas d’échec du traitement conservateur. Au cours des dernières décennies, les techniques de chirurgie rachidienne minimally invasive se sont développées dans le but de réduire la morbidité opératoire tout en maintenant l’efficacité clinique. Cette revue de la littérature analyse les principes, les indications et les résultats de la chirurgie mini-invasive dans la prise en charge de la sténose lombaire. Les études comparatives rapportent une amélioration significative de la douleur et de la fonction, comparable à celle obtenue par les approches ouvertes, avec une réduction des pertes sanguines, de la douleur post-opératoire et de la durée d’hospitalisation. Les techniques les plus décrites incluent les décompressions unilatérales pour abord bilatéral, la microdécompression tubulaire et les approches endoscopiques. Toutefois, la sélection des patients demeure déterminante, notamment en présence d’instabilité segmentaire ou de déformations associées. Malgré une courbe d’apprentissage non négligeable, la chirurgie mini-invasive s’impose comme une alternative efficace et sûre pour des cas sélectionnés de sténose lombaire dégénérative.
Ameur AFFES, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51092 - EP134 Chirurgie rachidienne endoscopique pour sténose lombaire.
EP134 Chirurgie rachidienne endoscopique pour sténose lombaire.

La sténose lombaire dégénérative est une pathologie fréquente responsable de lombalgies, de douleurs radiculaires et de claudication neurogène, altérant significativement la qualité de vie. La chirurgie de décompression est indiquée en cas d’échec du traitement conservateur. Le développement des techniques endoscopiques rachidiennes a permis l’émergence d’approches mini-invasives visant à réduire l’agression tissulaire tout en assurant une décompression efficace. Cette revue de la littérature analyse les différentes techniques de chirurgie endoscopique utilisées dans le traitement de la sténose lombaire, leurs indications et leurs résultats cliniques. Les données actuelles montrent une amélioration significative des symptômes douloureux et des scores fonctionnels, avec des taux de complications faibles et une récupération postopératoire rapide. Les approches interlaminaires et transforaminales sont les plus largement rapportées, permettant une décompression ciblée du canal rachidien et des récessus latéraux. Toutefois, la courbe d’apprentissage, la durée opératoire initialement prolongée et la sélection rigoureuse des patients constituent des limites importantes. Malgré ces contraintes, la chirurgie rachidienne endoscopique apparaît comme une option thérapeutique efficace et sûre pour des patients sélectionnés atteints de sténose lombaire dégénérative.
Ameur AFFES, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Slim GALLAOUI, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51093 - EP135 Chirurgie rachidienne endoscopique pour hernie discale.
EP135 Chirurgie rachidienne endoscopique pour hernie discale.

La hernie discale lombaire constitue une cause fréquente de radiculalgie, avec un retentissement fonctionnel parfois majeur. Lorsque le traitement conservateur échoue ou en présence d’un déficit neurologique, la chirurgie devient indiquée. Le développement de la chirurgie rachidienne endoscopique a permis l’émergence d’approches mini-invasives visant à réduire l’agression tissulaire tout en assurant une décompression efficace de la racine nerveuse. Cette revue de la littérature analyse les principes, les indications et les résultats de la chirurgie endoscopique dans la prise en charge de la hernie discale. Les études récentes rapportent des taux élevés de soulagement de la douleur radiculaire et d’amélioration fonctionnelle, comparables à ceux de la microdiscectomie conventionnelle, avec une réduction significative de la douleur postopératoire, des pertes sanguines et de la durée d’hospitalisation. Les approches transforaminale et interlaminaire sont les plus couramment décrites, permettant une adaptation à la localisation et au type de hernie. Toutefois, la courbe d’apprentissage et le risque de récidive précoce dans les premières phases d’expérience constituent des limites. Malgré ces contraintes, la chirurgie rachidienne endoscopique apparaît comme une alternative efficace et sûre dans la prise en charge des hernies discales sélectionnées.
Ameur AFFES, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Slim GALLAOUI, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51097 - EP136 Ostéosynthèse pédiatrique post-traumatisme rachidien.
EP136 Ostéosynthèse pédiatrique post-traumatisme rachidien.

Les traumatismes rachidiens chez l’enfant sont rares mais peuvent entraîner des atteintes neurologiques sévères et des déformations rachidiennes à long terme. La chirurgie, notamment l’ostéosynthèse, est indiquée en cas d’instabilité vertébrale, de déplacement important ou de déficit neurologique progressif. Cette revue de la littérature analyse les différentes techniques d’ostéosynthèse pédiatrique, leurs indications et leurs résultats fonctionnels et radiologiques. Les méthodes les plus couramment rapportées incluent la fixation pédiculaire, la traction interne et la spondylodèse segmentaire, avec des adaptations spécifiques à la croissance vertébrale et à l’anatomie pédiatrique. Les données montrent une stabilisation efficace du rachis et une récupération neurologique satisfaisante dans la majorité des cas, avec un faible taux de complications, principalement liées aux implants et à la progression de la scoliose post-traumatique. La planification préopératoire précise, le respect de la croissance rachidienne et le suivi radiologique à long terme sont essentiels pour optimiser les résultats. L’ostéosynthèse pédiatrique post-traumatique constitue ainsi une approche sûre et efficace, permettant de restaurer la stabilité rachidienne et de prévenir les complications secondaires dans cette population fragile.
Ameur AFFES, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Slim GALLAOUI, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51099 - EP137 Fixation hybride dans les scolioses déformantes.
EP137 Fixation hybride dans les scolioses déformantes.

Les scolioses déformantes représentent un défi majeur en chirurgie rachidienne, en raison des courbures sévères et de l’importance de préserver la mobilité et la croissance vertébrale lorsque cela est possible. La fixation hybride, combinant des techniques de vis pédiculaires et d’implants sous-laminaires ou hooks, a été proposée pour optimiser la correction tout en limitant les risques liés aux implants. Cette revue de la littérature analyse les indications, les résultats et les complications de la fixation hybride dans les scolioses déformantes, tant idiopathiques que syndromiques. Les données disponibles montrent une amélioration significative des courbures scoliotiques et de l’équilibre sagittal et coronal, avec une réduction des contraintes mécaniques sur les vertèbres et une stabilité postopératoire satisfaisante. La morbidité, bien que globalement faible, inclut des complications mécaniques telles que le déchaussement des implants et des défauts de consolidation. Les auteurs soulignent l’importance d’une planification préopératoire minutieuse, de l’évaluation de la rigidité de la courbure et de la maîtrise technique pour maximiser les résultats. La fixation hybride constitue ainsi une option efficace et sûre pour le traitement des scolioses déformantes complexes, offrant un compromis entre correction optimale et préservation anatomique.
Ameur AFFES, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Slim GALLAOUI, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51105 - EP138 Laminoplastie cervicale dégénérative.
EP138 Laminoplastie cervicale dégénérative.

La sténose cervicale dégénérative est une cause fréquente de myélopathie cervicale, pouvant entraîner déficits moteurs, sensoriels et troubles sphinctériens. La laminoplastie cervicale a été développée comme une technique de décompression postérieure visant à élargir le canal rachidien tout en préservant la stabilité et la mobilité segmentaire. Cette revue de la littérature analyse les indications, les techniques chirurgicales et les résultats cliniques de la laminoplastie cervicale dans la sténose dégénérative. Les données montrent une amélioration significative des symptômes neurologiques, des scores fonctionnels et de la qualité de vie, avec un taux de complications généralement faible. Les techniques les plus décrites incluent la laminoplastie en “open-door” et en “French-door”, avec fixation par plaques ou sutures, permettant de maintenir l’alignement cervical et de limiter la perte de lordose. Les complications rapportées concernent principalement la raideur cervicale, les douleurs postérieures et, plus rarement, la lésion du canal rachidien ou des racines nerveuses. La laminoplastie cervicale constitue ainsi une option efficace et sûre pour le traitement de la sténose cervicale dégénérative, offrant un compromis entre décompression optimale et préservation fonctionnelle.
Ameur AFFES, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51111 - EP139 Stabilisation rachidienne urgente post-accident de la voie publique (AVP).
EP139 Stabilisation rachidienne urgente post-accident de la voie publique (AVP).

Les traumatismes rachidiens post-accident de la voie publique (AVP) constituent une urgence majeure en neurochirurgie et orthopédie, pouvant entraîner une instabilité vertébrale aiguë et des déficits neurologiques sévères. La stabilisation rachidienne urgente vise à prévenir la progression des lésions médullaires, à réduire la douleur et à restaurer l’intégrité mécanique du rachis. Cette revue de la littérature analyse les indications, les techniques chirurgicales et les résultats cliniques de la stabilisation urgente après traumatisme post-AVP. Les indications comprennent les fractures instables, les luxations vertébrales et les atteintes associées de la moelle ou des racines nerveuses. Les méthodes utilisées incluent la fixation pédiculaire, la spondylodèse antérieure ou postérieure, et les systèmes combinés “hybrides” adaptés à l’anatomie et à l’âge du patient. Les études montrent une amélioration significative de la stabilité rachidienne et de la récupération neurologique, particulièrement lorsque la chirurgie est réalisée rapidement après le traumatisme. Les complications rapportées incluent les infections, le déchaussement des implants, la progression secondaire de la déformation et les complications neurovasculaires, bien que leur incidence soit globalement faible dans les centres spécialisés. Le choix de la technique dépend de l’étendue de la lésion, du segment rachidien impliqué, de l’état neurologique initial et de l’expérience chirurgicale. Le suivi postopératoire prolongé et la rééducation intensive sont essentiels pour optimiser la récupération fonctionnelle et prévenir les séquelles. En conclusion, la stabilisation rachidienne urgente post-AVP constitue une intervention efficace et sûre, permettant de réduire la morbidité neurologique et de restaurer la stabilité mécanique, lorsqu’elle est intégrée dans une stratégie multidisciplinaire de prise en charge traumatique.
Ameur AFFES, Maryem KHAYAT, Majdouline BARKACHE, Slim GALLAOUI, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51113 - EP140 Hernie discale lombaire paralysante aux urgences.
EP140 Hernie discale lombaire paralysante aux urgences.

La hernie discale lombaire peut occasionner une compression radiculaire ou médullaire sévère, entraînant des déficits moteurs, sensitifs et sphinctériens, constituant une urgence neurochirurgicale. Les présentations paralysantes, incluant la parésie ou la paralysie des membres inférieurs et les troubles de la vessie ou du rectum, nécessitent une prise en charge rapide afin de limiter la progression des lésions neurologiques et d’améliorer le pronostic fonctionnel. Cette revue de la littérature analyse les indications, la prise en charge chirurgicale, le délai d’intervention et les résultats fonctionnels des hernies discales lombaires paralysantes traitées en urgence. Les études montrent que la décompression chirurgicale rapide, par laminectomie ou microdiscectomie, permet une récupération significative de la fonction motrice et sensorielle, surtout lorsque l’intervention est réalisée dans les 24 heures suivant l’apparition des déficits. La sélection du patient et l’évaluation préopératoire par imagerie (IRM, scanner) sont essentielles pour localiser la hernie et planifier l’approche chirurgicale optimale. Les complications postopératoires sont rares et incluent infection, hématome, lésion nerveuse et récidive herniaire, mais restent minoritaires dans les séries publiées. La récupération neurologique dépend du délai de décompression, de la sévérité initiale du déficit et de l’âge du patient. Le suivi postopératoire, incluant la rééducation fonctionnelle et la surveillance neurologique, est crucial pour optimiser la récupération et prévenir les séquelles. En conclusion, la hernie discale lombaire paralysante constitue une urgence neurochirurgicale nécessitant une intervention rapide et ciblée, combinée à une prise en charge multidisciplinaire, afin de maximiser la récupération neurologique et la qualité de vie du patient.
Ameur AFFES, Maryem KHAYAT, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51129 - EP141 Luxation atlo-axoïdienne traumatique instable : indications et timing de la réduction en urgence.
EP141 Luxation atlo-axoïdienne traumatique instable : indications et timing de la réduction en urgence.

Introduction La luxation atlo-axoïdienne traumatique instable est une pathologie rare mais grave, exposant à un risque élevé de compression médullaire aiguë et de décès. Elle survient le plus souvent dans un contexte de traumatisme à haute cinétique et nécessite une prise en charge rapide. Les indications et le délai optimal de la réduction en urgence restent cependant sujets à discussion dans la littérature. Objectif Analyser les données actuelles de la littérature concernant les indications et le timing de la réduction en urgence des luxations atlo-axoïdiennes traumatiques instables. Matériel et méthodes Une revue de la littérature a été réalisée à partir des bases de données PubMed et Google Scholar. Ont été inclus les articles publiés en langue française ou anglaise portant sur les luxations atlo-axoïdiennes traumatiques chez l’adulte et l’enfant. Les séries cliniques, revues systématiques et recommandations ont été analysées. Les principaux critères étudiés étaient les mécanismes lésionnels, les modalités diagnostiques, les indications de réduction urgente, le délai de prise en charge et les résultats neurologiques. Résultats Le scanner cervical constitue l’examen de première intention pour confirmer la luxation et analyser l’atteinte osseuse, tandis que l’IRM permet l’évaluation de l’intégrité ligamentaire et de la moelle épinière. La réduction en urgence est indiquée en cas d’instabilité avérée, de déficit neurologique, de compression médullaire radiologique ou de risque évolutif. La traction cervicale peut être envisagée dans des cas sélectionnés sous surveillance stricte. La réduction chirurgicale avec stabilisation instrumentée est recommandée en cas d’instabilité majeure, d’échec de la réduction orthopédique ou de lésions ligamentaires étendues. Plusieurs études rapportent une amélioration du pronostic neurologique lorsque la réduction est réalisée précocement, idéalement dans les premières heures suivant le traumatisme. Conclusion La luxation atlo-axoïdienne traumatique instable constitue une urgence neurochirurgicale absolue. Une réduction rapide, guidée par l’imagerie et l’état neurologique, est essentielle pour prévenir les complications secondaires et améliorer le pronostic fonctionnel. Le timing de la réduction apparaît comme un facteur clé de la prise en charge.
Ameur AFFES, Maryem KHAYAT, Majdouline BARKACHE, Slim GALLAOUI, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51137 - EP142 Ostéosynthèse avec laminectomie mini-invasive transaponévrotique, à propos de l'expérience toulousaine.
EP142 Ostéosynthèse avec laminectomie mini-invasive transaponévrotique, à propos de l'expérience toulousaine.

Introduction : La technique classique à ciel ouvert de laminectomie décompressive associée à une ostéosynthèse expose à une morbidité non négligeable, incluant un risque accru de saignement, d’infection, un temps opératoire prolongé et un risque de malposition des implants. Depuis la description par D. Chou en 2011 d’une ostéosynthèse transaponévrotique couplée à un geste focalisé sur le niveau décompressif, initialement utilisée pour des corporectomies traumatiques, infectieuses ou tumorales, les approches mini-invasives ont suscité un intérêt croissant. Notre objectif était d’évaluer l’application de cette technique dans les cas d’ostéosynthèse associée à laminectomie décompressive et de comparer sa morbidité à celle de l’approche ouverte traditionnelle. Objectif : Comparer la morbidité postopératoire (taux d’infection, pertes sanguines peropératoires, temps opératoire) entre la technique transaponévrotique mini-invasive et la chirurgie ouverte conventionnelle, et présenter cette dernière sous forme d'une vidéo didactique. Méthodes : Étude rétrospective monocentrique menée au CHU de Toulouse, incluant des patients opérés d’une ostéosynthèse associée à une laminectomie décompressive. Deux groupes ont été comparés : technique ouverte classique versus technique transaponévrotique mini-invasive. Le critère de jugement principal était la morbidité postopératoire globale. Les critères secondaires incluaient le temps opératoire, la perte sanguine et la qualité du positionnement des implants. L’étude présente aussi la technique pas à pas sous forme de vidéos et photographies légendées per opératoire. Résultats : Un total de 40 patients a été inclus (20 en technique ouverte, 20 en mini-invasive). les données sont en cours de recueil. Conclusion : La technique transaponévrotique mini-invasive semble offrir une alternative fiable à l’approche ouverte classique, avec une morbidité potentiellement réduite en termes de pertes sanguines et de complications infectieuses. Ces résultats encouragent l’utilisation de cette technique dans les indications d’ostéosynthèse associée à une laminectomie décompressive. Des études prospectives sont nécessaires pour confirmer ces données.
Nicolas ASTAFIEFF (Toulouse), Amaury DE BARROS, Mahamadou NIARE, Jean-Christophe SOL
00:00 - 00:00 #51196 - EP143 Métastase rachidienne d’une tumeur gastrointestinale stromale GIST: à propos d’un cas.
EP143 Métastase rachidienne d’une tumeur gastrointestinale stromale GIST: à propos d’un cas.

Les métastases rachidiennes des tumeurs gastro-intestinales stromales GIST sont très rares. Nous rapportons le cas d’un patient âgé de 55 ans, aux antécédents de chirurgie d’une tumeur rectale type GIST (tumeur gastrointestinale stromale), admis pour l’installation brutale d’un syndrome de compression médullaire. L’IRM spinale avait objectivé un aspect de métastases rachidiennes multiples sur tout le rachis, avec tassement de D4 et extension prémédullaire compressive de la lésion. Un complément par TDM thoraco-abdomino-pelvienne avait objectivé d’autres localisations métastatiques, cérébral centimétrique, pulmonaire et hépatique en plus de la récidive locale, devenue plus aggressive. Vu le caractère radio-chimiorésistant de ce type de tumeur, le bilan lésionnel (métastases multiples) et surtout l’état général du patient, il a été décidé de faire d’abord un geste à minima avec laminectomie décompressive D4 et réduction tumorale dans la mesure du possible, puis de rediscuter, en fonction de l’évolution postopératoire, le démarrage d’une thérapie ciblée à base d’inhibiteurs de la tyrosine kinase (ITK). Les suites post opératoires étaient marquées par l’installation après 72 heures d’un syndrome occlusif justifiant la réalisation d’une stomie, et le décés du patient dux jours plus tard. Ce cas illustre la rareté de la localisation métastatique rachidienne des tumeurs GIST ainsi que la complexité thérapeutique surtout en l’absence de guidelines claires relatives au timing idéal d’introduction d’ITK.
Malak EL MARRAKCHI (Marrakech, Maroc), Nahla Zian NAHLA ZIAN
00:00 - 00:00 #51197 - EP144 Spondylolyse cervicale congénitale, une entité rare, prise en charge chirurgicale et implications sportives : rapport d’un cas et revue de la littérature actuelle.
EP144 Spondylolyse cervicale congénitale, une entité rare, prise en charge chirurgicale et implications sportives : rapport d’un cas et revue de la littérature actuelle.

La lyse isthmique cervicale congénitale constitue une entité rare du rachis cervical, nettement moins fréquente que sa forme lombaire. Elle correspond à un défaut de continuité de la pars interarticularis, le plus souvent localisé en C6, et est principalement rapportée dans la littérature sous la forme de cas cliniques isolés ou de petites séries. Son origine congénitale est suggérée par l’absence de signes de fracture aiguë et l’association possible à d’autres anomalies osseuses ou malformatives. Dans la majorité des cas, la lyse isthmique cervicale est découverte fortuitement, au décours d’examens d’imagerie réalisés pour des cervicalgies banales ou à la suite d’un traumatisme mineur. Son évolution est généralement bénigne, avec une symptomatologie absente ou peu spécifique. Toutefois, certaines formes peuvent s’accompagner d’un spondylolisthésis associé et, plus rarement, d’une instabilité segmentaire documentée sur les clichés dynamiques, exposant alors à des cervicalgies persistantes, voire à des complications neurologiques. En raison de la rareté de cette pathologie, les indications thérapeutiques demeurent mal codifiées. La prise en charge est le plus souvent conservatrice, reposant sur un traitement symptomatique et une surveillance clinique et radiologique. La chirurgie est réservée à des situations sélectionnées, notamment en cas de retentissement fonctionnel significatif et/ou d’instabilité segmentaire avérée. Les techniques chirurgicales rapportées dans la littérature sont hétérogènes, tant dans leurs indications que dans les voies d’abord et les modalités de fixation. Par ailleurs, les implications fonctionnelles et sportives de la lyse isthmique cervicale congénitale restent peu abordées dans la littérature. Chez des patients souvent jeunes et actifs, la question des restrictions ou des recommandations concernant la pratique sportive, en particulier des sports à risque cervical, se pose fréquemment. À ce jour, il n’existe pas de recommandations consensuelles spécifiques, que ce soit pour les patients pris en charge de manière conservatrice ou après traitement chirurgical, et les décisions reposent essentiellement sur des considérations empiriques. Nous rapportons ici le cas d’un patient jeune présentant une lyse isthmique cervicale congénitale de C4 compliquée d’un spondylolisthésis instable et symptomatique, traité chirurgicalement avec une évolution favorable. À partir de ce cas, nous réalisons une revue de la littérature actualisée afin de synthétiser les données disponibles concernant, d’une part, les modalités de prise en charge et les résultats fonctionnels rapportés, et, d’autre part, les recommandations ou restrictions relatives à la pratique sportive chez ces patients.
Pablo AYLLON (Bordeaux), Jean-Rodolphe VIGNES, Laetitia LE PETIT
00:00 - 00:00 #51213 - EP145 TRAUMATISME DU RACHIS CERVICAL SUPERIEUR, HANGMAN FRACTURE. A PROPOS D’UN CAS EXCEPTIONNEL HYPER COMPLIQUE.
EP145 TRAUMATISME DU RACHIS CERVICAL SUPERIEUR, HANGMAN FRACTURE. A PROPOS D’UN CAS EXCEPTIONNEL HYPER COMPLIQUE.

TRAUMATISME DU RACHIS CERVICAL SUPERIEUR, HANGMAN FRACTURE. A PROPOS D’UN CAS EXCEPTIONNEL HYPER COMPLIQUE Dr Merad.i, Dr Khelifi.T.R, Dr Guerri.R, Dr Difallah.K, Pr Sebane.S. Service de Neurochirurgie. CHU Benflis Touhami BATNA. ABSTRACT : Introduction : la fracture de Hangman est le 2eme type de fracture le plus fréquent de la vertèbre C2 après celle de l’odontoïde. C’est une fracture bipédiculaire résultant d’un mouvement d’hyper extension. Cette lésion met potentiellement en jeu le pronostic vital avec un taux de mortalité de 80%. Ici, Nous rapportons un cas très rare de cette fracture avec les différentes complications encourues par notre patient. Description du cas : il s’agissait d’un homme de 33 ans, victime d’un poly traumatisme grave suite à une chute d’une hauteur estimée à 04m. Cliniquement, il s’est présenté pour des cervicalgies sans déficit sensitivo moteur mis à part une impotence fonctionnelle du membre inférieur droit due à une fracture tibiale. Le patient avait une légère dyspnée avec une bradycardie. Un body Scanner a objectivé une fracture isthmo pédiculaire bilatérale de C2(type Hangman) avec translation majeur du corps vertébral et de l’odontoïde qui vient se projeter en avant du corps vertébral C3. Il avait comme lésion associées des contusions pulmonaires avec pneumatocèle et fracture pluri étagée costale. Dans le cadre de l’urgence, le malade a été tracté, sous sédation avec injection du Valium. Par la suite, il a été opéré par arthrodèse par voie antéro-latérale en utilisant une plaque C2C3 avec .discectomie et mise en place d’une cage. En concomitance, l’équipe d’orthopédie ont fixé la fracture tibiale. Résultats : le malade a été réopéré pour ajustement de la plaque vu le tassement de la 3eme vertèbre cervicale en utilisant une plaque à 2 étages C2-C3-C4. En J4 post opératoire, plusieurs incidents sont survenus. Lors du retrait du drain aspiratif cervical, l’artère faciale, une branche de la carotide externe s’est arrachée, nécessitant la ligature de l’artère au bloc opératoire. Le malade a fait un arrêt cardio respiratoire récupéré en per opératoire. Une rupture du pneumatocèle a occasionné un pneumo médiastin de grande abondance traité médicalement par l’équipe de chirurgie thoracique. Le malade avait une raideur du membre inférieur droit. Durant son hospitalisation, le malade était stable sur le plan hémodynamique, non déficitaire avec une position debout autorisée. Conclusion : ce rapport de cas expose une rare fracture du rachis cervical supérieure ; Hangman fracture, potentiellement grave car elle compromet le pronostic vital du patient. Une approche adéquate et une bonne gestion des différentes complications est cruciale pour la prise en charge de ce grave traumatisme.
Ines MERAD, Khiera DIAFALLAH (Batna)
00:00 - 00:00 #51218 - EP146 Dynamics :étude prospective observationnelle monocentrique au CHU de Nantes de l’apport de la filière de radiographies dynamiques dans le diagnostic des entorses cervicales.
EP146 Dynamics :étude prospective observationnelle monocentrique au CHU de Nantes de l’apport de la filière de radiographies dynamiques dans le diagnostic des entorses cervicales.

Introduction : L’entorse cervicale post-traumatique est une lésion rare mais potentiellement grave. La place des radiographies dynamiques dans sa démarche diagnostique reste débattue. Méthodes : Il s’agit d’une étude prospective, observationnelle, monocentrique menée de mai 2022 à mai 2024 au CHU de Nantes. Deux populations ont été comparées : les patients orientés vers la filière des radiographies dynamiques et ceux dont l’entorse cervicale était diagnostiquée dès les urgences. Les données cliniques, radiologiques et épidémiologiques ont été recueillies et analysées. Résultats : Sur 303 patients inclus dans la filière, aucune entorse n’a été diagnostiquée lorsque les critères d’orientation étaient respectés. Les rares diagnostics différés concernaient des patients présentant des anomalies neurologiques et/ou radiologiques dès le passage aux urgences, comparables à ceux des 23 entorses diagnostiquées en aigu. L’association d’un examen neurologique et d’une TDM normaux permettait d’exclure une entorse cervicale significative. L’IRM a confirmé son rôle central en cas de suspicion disco-ligamentaire. Par ailleurs, 27 entorses cervicales opérées sur deux ans ont permis de préciser leur profil épidémiologique : une majorité d’hommes, d’âge moyen de 60 ans, avec des traumatismes principalement liés aux AVP et aux chutes. Conclusion : Les radiographies dynamiques ne doivent plus être un examen systématique mais réservées à des situations ciblées, après avis spécialisé. Cette étude propose un algorithme diagnostique adapté à notre centre pour exclure les lésions instables du rachis cervical post-traumatique.
Laure EMIN (Nantes), Laure GARDETON, Stéphanie RAVAILLAULT, Alexis MOLES, Céline SALAUD, César LAFONT, Edouard SAMARUT
00:00 - 00:00 #51237 - EP147 Syringomyélie foraminale révélée par une épaule de Charcot : à propos de 4 cas.
EP147 Syringomyélie foraminale révélée par une épaule de Charcot : à propos de 4 cas.

Introduction : La syringomyélie foraminale sur une malformation de Chiari 1 est souvent révélée par des céphalées et des troubles de la sensibilité thermo-algésique. La présence d’une épaule neuropathique (épaule de Charcot) qu’est une maladie articulaire chronique et progressive doit faire rechercher une syringomyélie qui est la cause la plus fréquente. Le diagnostic est établi à l'aide de radiographies de l'épaule et complété par une IRM de la colonne cervicale afin d'évaluer la présence d'une syringomyélie et une malformation de Chari1. le traitement de la syringomyélie doit être en premier Le traitement de l'arthropathie doit être individualisé en fonction du degré de limitation fonctionnelle et de l'état neurologique sous-jacent (rééducation ou arthroplastie). Matériel et méthodes : Sur une série prospective de 34 patients opérés d’une syringomyélie foraminale sur malformation de Chiari 1, nous rapportant l’histoire de 4 patients dont le diagnostic de syringomyélie a été révélé dans le cadre de l’exploration d’une arthropathie de l’épaule avec une rupture des tendons de la coiffe des rotateurs. Tous les patients ont été opérés par un une décompression osseuse avec une plastie durale et une tonsillectomie. Deu patients ont été adressés pour la rééducation de l’épaule. Une patient a subit une chirurgie de réparation de la coiffe des rotateurs. Une autre patiente a présenté une fracture associée de l’humérus ui a nécessité une immobilisation. Résultats : Tous les patients ont présenté une amélioration clinique avec amélioration des douleurs neuropathiques avec un suivi au centre anti-douleur. Deux patients ont présenté une améloration de la surélévation de l’épaule et les deux autres ont gardé une limitation motrice. Discussion : Environ 70 cas au total rapportés dans la littérature 25 % des personnes atteintes de syrinx développent une arthropathie neuropathique, 80 % des cas touchant les membres supérieurs La localisation anatomique la plus fréquente touche l’épaule en premier et le coude en second lieu. La perte de la sensation de douleur/température des syringomyélies entraîne une anesthésie dissociative dans laquelle la proprioception et la fonction motrice sont préservées puis entraîne une aréflexie, une perte de force motrice et une atrophie musculaire. Les symptômes musculo-squelettiques peuvent précéder les signes neurologiques manifestes et vis vers ça. Ce qui complique encore davantage le diagnostic rapide. L'imagerie permet de poser le diagnostic. La prise en charge chirurgicale de la malformation de Chiari 1 avec syringomyélie peut améliorer l’évolution de l’arthropathie neuropathique mais ne l’arrête pas, cependant le traitement de cette dernière n’est pas toujours chirurgicale. Conclusion : L’épaule de Charcot est une pathologie destructive dont la découverte doit faire rechercher la présence de malformation de Chiari 1 avec syringomyélie, et son traitement doit etre adapté en fonction de chaque patient.
Abdelaziz BENNADJI, Inas MERAD (Batna, Algérie), Kheira DIFFALLAH
00:00 - 00:00 #51238 - EP148 Compression médullaire secondaire aux hémopathies malignes : Etude de 40 cas.
EP148 Compression médullaire secondaire aux hémopathies malignes : Etude de 40 cas.

Introduction : Les hémopathies malignes révélant une compression médullaire sont rares et constituent un groupe hétérogène de pathologies. Aucun standard thérapeutique n’existe à ce jour, ce qui souligne l’intérêt d’une prise en charge multidisciplinaire. L’objectifs de notre travail étaient de souligner la problématique la prise en charge thérapeutique devant l’urgence diagnostique et thérapeutique Méthodes : Nous avons mené une étude bi centrique, descriptive, rétrospective à partir des dossiers médicaux des patients présentant une hémopathie maligne révélée par une compression médullaire, traités dans les 2services de neurochirurgie, sur une période de 16 ans, allant de 2008 à 2024. Résultats : Notre série a compris 40 patients, dont 23 hommes et 17 femmes. L’âge médian était de 58 ans. Le délai médian de consultation était de 8 semaines. La majorité des patients ont présenté des signes prodromiques (n=29) et un syndrome de compression médullaire lente (n=29). Les syndromes, lésionnel et sous-lésionnel, étaient présents chez les 29 patients. Sur le plan fonctionnel, 22 patients ont présenté un déficit moteur. L’hémopathie maligne sous-jacente était le myélome multiple (n=20), le plasmocytome (n=6), le lymphome agressif (n=11) et le lymphome indolent (n=3). Sur le plan thérapeutique, le traitement de la compression médullaire a consisté en une radiothérapie de décompression (n=9), chirurgie de décompression (n=13), chirurgie suivie de radiothérapie de consolidation (n=17), et chimiothérapie seule (n=1). Un traitement systémique a été reçu par 29 patients. Sur le plan évolutif, les patients ont présenté une récupération complète (n=22), une récupération partielle (n=15), et une aggravation (n=3). Au terme du traitement, 32 patients étaient ambulants. Conclusion : Ces résultats soulignent l’impact du choix de la stratégie thérapeutique sur le pronostic des patients, d’où l’importance de standardiser le traitement. Mots clés : compression médullaire, hémopathies malignes, chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie
Hajer HAMMAMI, Haifa MECHERGUI (tunis, Tunisie), Khalil GHEDIRA, Khansa ABDERRAHMEN, Roua LATRACH, Jalel KALLEL
00:00 - 00:00 #51245 - EP149 Compression médullaire secondaire à un sarcome d’Ewing épidural : un rapport de cas et une revue de la littérature.
EP149 Compression médullaire secondaire à un sarcome d’Ewing épidural : un rapport de cas et une revue de la littérature.

Le sarcome d’Ewing est une tumeur à petites cellules rondes d’histogenèse incertaine, appartenant à la famille des tumeurs neuro ectodermiques. Les formes épidurales rachidiennes sont très rares. Nous rapportons le cas d’une patiente âgée de 14 ans sans antécédent pathologiques notables. Elle est admise dans notre service pour prise en charge de trouble de la marche d’aggravation progressive évoluant depuis 3 mois sans notion de troubles vésico-sphinctériens. A l’examen neurologique : on objective un syndrome rachidien dorsal sans déformation du rachis dorsal, une monoparésie des 2 membres inférieurs coté à 3/5 à prédominance proximal à droite et à 4/5 à gauche. . La patiente arrive à marcher avec un aide unilatéral. Les ROT sont vifs polycinétique et diffusées aux deux membres inférieurs avec un réflexe cutané-plantaire en flexion. Une IRM médullaire a été faite en urgence objectivant un processus expansif intra dural extra médullaire de D7 en antérolatéral droit mesurant 15 x 12 mm comprimant la moelle avec des signes de souffrances médullaires faisant évoquant un méningiome. La patiente a été opérée en urgence avec une exérèse complète d’une lésion fibreuse ayant une base d’insertion calcifiée et hémorragique. L’étude anatomopathologique identifie un sarcome d’Ewing CD 99+. En post opératoire, on note une amélioration du déficit moteur avec un testing musculaire à 4/5 en bilatéral. La patiente a eu en post opératoire une polychimiothérapie et une radiothérapie. Le sarcome d’Ewing épidural rachidien est une localisation exceptionnelle de cette tumeur maligne, plus fréquemment décrite au niveau osseux chez l’enfant et l’adolescent. La compression médullaire est le plus souvent secondaire à une extension canalaire d’une invasion vertébrale ou paravertébrale. L’IRM médullaire est l’examen clé. Le diagnostic de certitude repose sur l’étude histologique et immunohistochimique. Le traitement est multimodal, associant chimiothérapie systémique, chirurgie de décompression lorsque nécessaire, et radiothérapie, avec pour objectifs le contrôle tumoral et la récupération neurologique. Les formes épidurales rachidiennes semblent avoir un pronostic moins favorable que les formes osseuses.
Haifa MECHERGUI (tunis, Tunisie), Khalil GHEDIRA, Khansa ABDERRAHMEN, Emna OUNI, Sofiene BOUALI, Jalel KALLEL
00:00 - 00:00 #51262 - EP150 Ostéochondrome solitaire du rachis cervical.
EP150 Ostéochondrome solitaire du rachis cervical.

L’ostéochondrome est une tumeur osseuse primitive fréquente des os longs. L’atteinte du rachis est rare représentant 1à 4% de toutes localisations confondues. L’ostéochondrome rachidien est le plus souvent asymptomatique et cause rarement de trouble neurologique. Le scanner est l’examen de choix pour poser le diagnostique. L’IRM est essentielle pour définir les rapports de la lésion avec les structures vasculonerveuses qui l’entoure. Le traitement est chirurgicale quelque soit le tableau clinique afin d’éviter la transformation maligne et les complications lié à la compression des structures nerveuses. Nous rapportons un cas extrêmement rare d’un ostéochondrose de l’arc postérieur de l’atlas chez une patiente âgé de 13 ans qui présentait une tuméfaction latéro-cervicale gauche indolore évoluant depuis 6 mois. L’examen neurologique était sans particularité. La TDM cervical montre une lésion osseuse aux dépens de l’arc post de l’atlas qui saillie dans le canal cervical. L’IRM cervical montrait une masse au dépend de C1 avec une matrice osseuse centrale et une coiffe cartilagineuse qui se rehausse en périphérie. La lésion refoule la moelle dans le canal cervical sans la comprimer. La patiente a été opérée avec exérèse complète en monobloc de la lésion. Les suites opératoires étaient simples.
Haifa MECHERGUI (tunis, Tunisie), Khalil GHEDIRA, Aziz ABDELMOULA, Salim BACHRAOUI, Sofiene BOUALI, Jalel KALLEL
00:00 - 00:00 #51266 - EP151 Neurinome spinal extradural : A propos d’un cas et revue de la littérature.
EP151 Neurinome spinal extradural : A propos d’un cas et revue de la littérature.

Les neurinomes sont des tumeurs nerveuses bénignes qui se développent au dépend des cellules de Schwann. Ils représentent 25 à 30 % des tumeurs intrarachidiennes primitives. Ils peuvent survenir de manière sporadique ou dans le cadre d’une neurofibromatose de type 2 (NF2). Classiquement les neurinomes se développent au niveau de l’espace sous dural. Toutefois il n’est pas rare de constater un contingent extradural par envahissement de la dure mère. Les formes purement extradurales sont exceptionnelles. Nous rapportons le cas d’un neurinome purement extradural chez un homme âgé de 37 ans révélé par une dorsalgie et des troubles de la marche associé à des impériosités mictionnelles évoluant depuis 1 an. L’examen neurologique objective un discret syndrome rachidien et un syndrome sous lésionnel fait de paraplégie et un niveau sensitif D12. L’IRM médullaire a mis en évidence une lésion extra médullaire naissant du foramen gauche de D9, bien limitée à contours polylobés en iso signal T1 et hypersignal T2. La lésion refoule le cordon médullaire à droite sans signe de souffrance médullaire et réalise un scalopping sur le mur postérieur du corps vertébral de D9. Une exérèse complète de la lésion a été effectué après avoir réalisé une laminectomie D8, D9 et D10 associé à une arthrectomie gauche de D9 et D10. La lésion a été strictement extradural naissant de la racine D9 gauche qui a été sacrifié. Le diagnostic de schwannome spinale a été confirmé par l’étude anatomopathologique. Le patient a récupéré partiellement son déficit moteur gardant une paraparésie sans trouble sensitif. Les neurinomes spinaux extra duraux sont une entité rare représentant 2 à 31% des neurinomes spinaux. Le traitement chirurgical dépend de la localisation et de l’extension tumoral nécessitant parfois le recours à une ostéosynthèse. L’exérèse complète sans sacrifice de la racine reste possible.
Haifa MECHERGUI (tunis, Tunisie), Khalil GHEDIRA, Khansa ABDERRAHMEN, Salim BACHRAOUI, Abdelhafidh SLIMANE, Sofiene BOUALI
00:00 - 00:00 #51270 - EP152 Entorse occipito-cervicale.
EP152 Entorse occipito-cervicale.

Introduction L'entorse atlanto-occipitale est une lésion ligamentaire grave de la jonction occipito-cervicale (C0–C1), secondaire à un traumatisme à haute énergie cinétique dont le traitement peut être chirurgical ou conservateur. L'indication thérapeutique reste l'objet de discussion. Nous rapportons un cas d'entorse cervico-occipitale bénéficiant d'un traitement conservateur exposant à une éventuelle instabilité Observation: Patiente de 34 ans, médecin, victime d'un accident de la voie publique à haute cinétique (choc frontal, airbag non déclenché). Bénéficiant d'un Bodyscanner initiale avec complément d'IRM L’examen clinique secondaire retrouve un Glasgow 15, une diplopie (paralysie du VI bilatérale), des troubles sensitifs latéralisés gauches, sans déficit moteur distal objectivable classée ASIA D. L’imagerie initiale met en évidence une entorse atlanto-occipitale droite type II (Traynelis) associée à une fracture simple non déplacée de la masse latérale droite, ainsi que des lésions traumatiques associées (HSA diffuse pétéchiale, fracture sternale, contusion mésentérique sans saignement actif, fracture de l’ulna gauche). L’IRM cérébro-cervicale confirme le contexte lésionnel (dissections vertébrales bilatérales perméables, AVC cérébelleux bilatéraux semi-récents, stigmates de lésion axonale diffuse) et retrouve surtout une réduction de la subluxation C0–C1, avec hypersignal STIR des parties molles cervicales. Après discussion avec différents centres (Lille et Strasbourg) ainsi que nos confrères orthopédistes, nous proposons une immobilisation par corset occipitaux-thoracique avec bandeau frontal, prévue pour au moins 3 mois. A deux mois du traumatisme, nous retrouvons une patiente qui présente une évolution clinique favorable ainsi qu'un contrôle radiographique objectivant une parfaite congruence articulaire. Commentaires: L'entorse occipito-cervicale est une urgence lésionnelle en raison d'une possible instabilité de charnière. Si le traitement chirurgical de stabilisation est rapporté avec succès, en cas de réduction, de lésions ligamentaires partielle, une immobilisation stricte est une proposition possible. Dans notre cas , la réduction spontanée était survenue , l’intégrité du ligament transverse, l’absence de disjonction articulaire, ainsi que la congruence entre l’odontoïde et l’arc antérieur de C1 ont constitué les principaux arguments en faveur de notre stratégie.
Anis MALEK, Nouha HAMROUCHE, Bastien GOUGES (RENNES), Antoine BOURGOIN, Francois PROUST, Pierre-Louis HENAUX
00:00 - 00:00 #51271 - EP153 Métastase intramédullaire du cône médullaire d’origine pulmonaire.
EP153 Métastase intramédullaire du cône médullaire d’origine pulmonaire.

Les métastases intramédullaires de la moelle épinière sont extrêmement rares. La revue de la littérature ne retrouve que six cas, dont la plupart sont secondaires à un cancer pulmonaire. Nous rapportons le cas d’un homme de 62 ans, suivi pour un adénocarcinome pulmonaire traité depuis 2017 par lobectomie pulmonaire suivie d’une chimiothérapie. Il a bénéficié de deux métastasectomies cérébrales en 2017 puis en 2020. Il consultait pour une sensation de lourdeur des deux membres inférieurs évoluant depuis trois mois, sans troubles vésicosphinctériens ni dysfonction érectile. Le patient n’avait jamais présenté de radiculopathie ni de claudication médullaire. À l’examen, il présentait une paraplégie à prédominance droite avec un niveau sensitif au niveau de D11. Les réflexes étaient présents, sans signe de Babinski. L’IRM médullaire montrait une masse homogène du cône médullaire s’étendant de D12 à L1, à prédominance droite. Une laminectomie D12–L1–L2 a été réalisée, mettant en évidence une lésion ovoïde infiltrant le cône médullaire, de consistance fibreuse. Une large biopsie a été effectuée. Après la chirurgie, une légère amélioration distale du déficit moteur a été notée, avec aggravation proximale. La physiopathologie des métastases intramédullaires demeure mal élucidée. Le mécanisme le plus probable de dissémination tumorale inclut la propagation hématogène ou l’invasion leptomeningée. Elles peuvent parfois constituer la première manifestation du cancer. Le pronostic de ces métastases est généralement défavorable. Lorsque l’état général du patient est conservé, la chirurgie peut soulager la douleur et préserver ou stabiliser la fonction neurologique.
Haifa MECHERGUI (tunis, Tunisie), Khalil GHEDIRA, Khansa ABDERRAHMEN, Asma BOUHOULA, Sofiene BOUALI
00:00 - 00:00 #51284 - EP154 Résultats cliniques et paracliniques après ablation de matériel dans les fractures type B de l’AOspine.
EP154 Résultats cliniques et paracliniques après ablation de matériel dans les fractures type B de l’AOspine.

INTRODUCTION : Les fractures type B de l’AOspine sont des lésions ostéoligamentaires instables. Nous nous posons la question du risque d’instabilité en cas d’ablation du matériel à distance d’une ostéosynthèse, après consolidation osseuse. L'objectif de notre étude est d’évaluer l’évolution clinique et radiologique de ces patients à distance de l’ablation du matériel. MATÉRIELS ET MÉTHODE : Une étude rétrospective est menée de février 2017 à octobre 2022 incluant les patients admis pour ablation de matériel à distance d’un traumatisme thoraco-lombaire. RESULATS : 95 patients ont bénéficié d’une ablation de matériel ; 23 ayant une fracture de type B. L’âge moyen est de 32,78 ans±12,1 avec une nette prédominance masculine (78,3%). 2(8,7%) patients ont une fracture type B1, 18(78,3%) une fracture B2 et 3(13%) une fracture B3. Le délai moyen entre la chirurgie et l’ablation du matériel est de 21,13(±9,6) mois. Les raisons d’ablation du matériel sont une gêne fonctionnelle avec raideur rachidienne (n=9 ; 39,13%), des douleurs requérant des antalgiques de palier 2 (n=6 ; 26,1%), une demande du patient (n=4 ; 17,4%), une infection du site opératoire (n=2 ; 8,7%), un débricolage de matériel (n=2 ; 8,7%). Les angles de cyphose régionale αCR et locale αCL, le pourcentage de compression antérieure du corps vertébral % CACV ont été mesurés sur les imageries pré et post-opératoire de la fracture, juste avant l’ablation du matériel et 3 mois après. Comparativement à l’imagerie validant la consolidation, l’αCR et l’αCL sont équivalents sur l’imagerie à distance de l’ablation de matériel (15,6° ± 9,48 Vs 17,70°±10,75 et 11,02° ± 7,46 Vs 11,59°±5,83). Le % CAVC semble avoir diminué (68,87% ± 17,68 Vs 63,66% ± 22,39). A un an du traumatisme, 9 patients (39,1%) sont restés douloureux. 3 mois après ablation du matériel, 4 (17,4%) restent douloureux mais prenant moins d’antalgique. 87% des patients ont repris leurs activités habituelles après l’ablation du matériel sans restriction. CONCLUSION : L’ablation du matériel dans les fractures de types B peut être réalisée, si la consolidation osseuse est obtenue.
Izoudine Blaise KOUMARE (Annecy), Adjiou Dognon KOSSI FRANÇOIS DE PAULE, Rostom MESSERER, Vivvien MENDES-MARTINS
00:00 - 00:00 #51354 - EP155 Sténose lombaire congénitale : facteurs prédictifs de récidive après chirurgie de décompression isolée.
EP155 Sténose lombaire congénitale : facteurs prédictifs de récidive après chirurgie de décompression isolée.

Introduction : La sténose lombaire congénitale (SLC) est une pathologie rare touchant principalement les jeunes. L'intervention chirurgicale est le traitement de référence. Cependant, les données disponibles dans la littérature concernant les facteurs pronostiques de récidive sont limitées. Notre étude vise à les identifier afin d’améliorer notre approche des patients atteints de SLC. Matériel et méthodes : Nous avons mené une étude descriptive rétrospective au sein du service de neurochirurgie de l'Hôpital Militaire de Tunis, incluant 35 patients admis pour la prise en charge d'une SLC. Les données cliniques et radiologiques ont été recueillies sur une période de 10 ans [2013-2022]. Le critère de jugement principal était la survenue d'au moins une récidive. Nous avons cherché à déterminer les facteurs de risque de récidive de la symptomatologie chez les patients opérés pour une SLC avec évolution post-opératoire immédiate favorable. Résultats : L'âge moyen des patients était de 44 ans. Cette étude a montré que 43 % des patients présentaient au moins une comorbidité, principalement une hypertension artérielle et un diabète. La durée moyenne de la maladie était de 9 mois. Une claudication radiculaire était présente chez 80 % des patients, des troubles sensitifs chez 40 % et des troubles sphinctériens chez 20 %. Nous avons constaté une récidive chez 34 % des patients. Les facteurs déterminants associés de manière statistiquement significative à la récidive étaient la longue durée d’évolution de la maladie (p = 0,04), les habitudes de vie, plus particulièrement le travail de charge du patient (p = 0,017), la présence de troubles sphinctériens en préopératoire (p = 0,029) et le nombre de niveaux de laminectomie (p = 0,03). Ainsi, des mesures seront à prendre telle qu’une prise en charge précoce, des indications de fusion et une correction de l’hygiène de vie ainsi que l’ergonomie au travail. Conclusion : La sténose lombaire congénitale est une affection rare pouvant entraîner une morbidité importante et altérer la qualité de vie des patients. La laminectomie est le traitement de référence. La durée d’évolution de la maladie, le travail du patient, la présence de troubles sphinctériens et le nombre de niveaux de laminectomie jouent un rôle déterminant dans l’évolution postopératoire et le risque de récidive motivant à prendre des précautions en pré, per et post-opératoire.
Hajer KAMMOUN, Sameh ACHOURA, Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Ameur AFFES, Mohamed Dehmani YEDEAS, Khaled RADHOUANE, Ridha CHEKILI
00:00 - 00:00 #51366 - EP156 Chirurgie du Rachis Lombaire et Qualité de Vie Sexuelle : Analyse des Changements Pré- et Post-Opératoires chez l'Homme.
EP156 Chirurgie du Rachis Lombaire et Qualité de Vie Sexuelle : Analyse des Changements Pré- et Post-Opératoires chez l'Homme.

Introduction : La chirurgie lombaire est une intervention neurochirurgicale courante, reconnue pour son efficacité dans la réduction de la douleur et l'amélioration de la mobilité chez les patients atteints de pathologies dégénératives du rachis. Cependant, l'impact de ces procédures sur la fonction sexuelle masculine reste un aspect largement sous-évalué et rarement abordé en pratique clinique, malgré son rôle crucial dans la qualité de vie globale des patients. Notre étude vise à éclairer cette dimension souvent négligée. Matériels et Méthodes : Nous avons mené une étude rétrospective descriptive incluant 28 patients de sexe masculin, opérés du rachis lombaire pour des motifs non sexuels au service de neurochirurgie du CHU Sahloul de Sousse entre mai et octobre 2025. Tous les patients ont bénéficié d'une évaluation pré- et post-opératoire (à deux mois de la chirurgie) à l'aide d'une batterie de questionnaires standardisés et validés, incluant l'International Index of Erectile Function (IIEF), le Male Sexual Health Questionnaire (MSHQ), le Premature Ejaculation Diagnostic Tool (PEDT), le Brief Sexual Function Inventory (BSFI), le Sexual Desire Inventory (SDI), l'Oswestry Disability Index (ODI) et le Hospital Anxiety and Depression Scale (HAD). Résultats : Un résultat frappant de notre étude est que 100% des patients ont consulté initialement pour des motifs rachidiens sans mentionner de troubles sexuels, alors qu'une évaluation systématique a révélé que 64,28% d'entre eux souffraient de dysfonction sexuelle en pré-opératoire. Après la chirurgie lombaire, nous avons observé une amélioration significative de presque tous les scores sexologiques. Parallèlement, les scores de douleur (Échelle Visuelle Analogique - EVA) et de handicap (ODI) ont diminué drastiquement, et les scores d'anxiété et de dépression (HAD) ont également montré une amélioration notable en post-opératoire. Ces améliorations suggèrent un lien étroit entre la résolution des symptômes lombaires et la récupération de la fonction sexuelle. Conclusion : Cette étude met en lumière le "paradoxe du silence" entourant la fonction sexuelle masculine après chirurgie lombaire. Elle démontre non seulement une prévalence élevée de dysfonctions sexuelles pré-opératoires non rapportées spontanément, mais aussi une amélioration significative de ces fonctions après l'intervention. Il est impératif que les neurochirurgiens adoptent une approche proactive en abordant systématiquement la fonction sexuelle avec leurs patients, afin de briser les tabous socioculturels et d'optimiser la prise en charge globale pour une meilleure qualité de vie post-opératoire. Une communication éclairée et une approche multidisciplinaire sont essentielles pour intégrer pleinement cette dimension dans la pratique neurochirurgicale.
Ameur AFFES, Rihab BEN FREDJ, Majdouline BARKACHE, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51369 - EP157 Traumatismes médullaires aigus : prise en charge urgente et stratégies thérapeutiques — revue de la littérature.
EP157 Traumatismes médullaires aigus : prise en charge urgente et stratégies thérapeutiques — revue de la littérature.

Objectif Synthétiser les données récentes de la littérature concernant la prise en charge des traumatismes médullaires aigus en situation d’urgence, en mettant l’accent sur les délais thérapeutiques, les stratégies diagnostiques et les modalités de traitement influençant le pronostic neurologique. Matériel et Méthodes Revue narrative de la littérature réalisée à partir des principales bases de données biomédicales. Ont été inclus les études cliniques, essais thérapeutiques, recommandations internationales et méta-analyses portant sur la prise en charge initiale des traumatismes médullaires aigus, incluant les aspects d’imagerie, de stabilisation, de décompression chirurgicale et de soins intensifs. Résultats Les données analysées confirment que le délai de prise en charge constitue un facteur pronostique déterminant, en particulier la réalisation d’une décompression chirurgicale précoce, idéalement dans les 24 premières heures. L’imagerie médullaire urgente, principalement par IRM, permet une évaluation précise des lésions compressives et ligamentaires. L’immobilisation adaptée, la prévention des lésions secondaires (hypotension, hypoxie) et la coordination entre urgentistes, radiologues, anesthésistes-réanimateurs et neurochirurgiens sont essentielles pour limiter l’aggravation neurologique. Les protocoles standardisés améliorent la qualité du triage et la rapidité d’orientation vers les centres spécialisés. Conclusion Les traumatismes médullaires aigus demeurent une urgence fonctionnelle majeure. L’optimisation des filières de soins, la réduction des délais de décompression et une approche multidisciplinaire structurée sont indispensables pour améliorer le pronostic neurologique et fonctionnel. La mise en place de recommandations opérationnelles constitue un enjeu prioritaire de santé publique.
Ameur AFFES, Maryem KHAYAT, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51373 - EP158 Intelligence artificielle et priorisation de l’IRM dans les urgences rachidiennes tumorales : apport des modèles prédictifs.
EP158 Intelligence artificielle et priorisation de l’IRM dans les urgences rachidiennes tumorales : apport des modèles prédictifs.

Objectif Analyser, à travers les données récentes de la littérature, le rôle potentiel de l’intelligence artificielle dans la priorisation de l’IRM chez les patients suspects de compression médullaire tumorale admis aux urgences, et son impact sur les délais diagnostiques. Matériel et Méthodes Revue narrative des travaux évaluant des modèles d’intelligence artificielle intégrant données cliniques, biologiques et radiologiques pour orienter l’indication d’IRM en contexte d’urgence oncologique rachidienne. Les études analysées portaient sur les performances prédictives, la stratification du risque et l’intégration de ces outils dans les parcours de soins. Résultats Les données disponibles montrent que l’IA permet d’identifier avec une sensibilité élevée les patients à haut risque de compression médullaire tumorale. Les algorithmes combinant symptômes d’alerte, antécédents oncologiques et paramètres d’imagerie initiale facilitent une priorisation plus pertinente des examens d’IRM. Leur utilisation est associée à une réduction des délais diagnostiques et à une meilleure allocation des ressources, en particulier dans les contextes de forte demande ou de disponibilité limitée de l’IRM. Ces outils contribuent également à homogénéiser les pratiques entre centres et à sécuriser le triage des patients. Conclusion L’intelligence artificielle apparaît comme un levier prometteur pour optimiser l’accès à l’IRM dans les urgences rachidiennes tumorales. Utilisée comme aide à la décision et non comme substitut au jugement clinique, elle pourrait améliorer la rapidité du diagnostic, la pertinence des indications et, in fine, le pronostic neurologique des patients.
Ameur AFFES, Maryem KHAYAT, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51376 - EP159 Compression médullaire carcinologique : urgence diagnostique et thérapeutique et impact du délai de prise en charge.
EP159 Compression médullaire carcinologique : urgence diagnostique et thérapeutique et impact du délai de prise en charge.

Objectif Analyser, à travers la littérature récente, les enjeux diagnostiques et thérapeutiques de la compression médullaire d’origine tumorale en situation d’urgence, en mettant l’accent sur l’impact du délai de prise en charge sur le pronostic neurologique. Matériel et Méthodes Revue narrative réalisée à partir des bases PubMed, Scopus et Google Scholar. Ont été inclus les articles originaux, revues systématiques et recommandations internationales portant sur la compression médullaire carcinologique, son diagnostic en urgence et les stratégies thérapeutiques disponibles, incluant chirurgie, radiothérapie et approches combinées. Résultats La compression médullaire tumorale constitue une urgence fréquente chez les patients atteints de cancer évolutif. Les retards diagnostiques persistent, souvent en raison de symptômes initiaux peu spécifiques tels que lombalgie, troubles sensitifs discrets ou faibles déficits moteurs. L’IRM rachidienne demeure l’examen de référence, permettant une localisation précise et une évaluation complète de l’extension tumorale. Les études confirment que la précocité du traitement est le facteur clé du pronostic fonctionnel. Une approche multidisciplinaire rapide, impliquant urgentistes, oncologues, radiologues et neurochirurgiens, optimise la décision thérapeutique et réduit le risque de séquelles neurologiques permanentes. Conclusion La compression médullaire carcinologique doit être considérée comme une urgence neurochirurgicale et oncologique. Toute symptomatologie rachidienne associée à un déficit neurologique chez un patient cancéreux nécessite une imagerie urgente. L’amélioration du parcours diagnostique et de la coordination multidisciplinaire constitue un enjeu majeur pour préserver la fonction neurologique et améliorer le pronostic.
Ameur AFFES, Maryem KHAYAT, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51378 - EP160 Fractures rachidiennes en urgence : apport de l’intelligence artificielle au diagnostic.
EP160 Fractures rachidiennes en urgence : apport de l’intelligence artificielle au diagnostic.

Objectif Évaluer, à travers la littérature, l’apport de l’intelligence artificielle (IA) dans le diagnostic des fractures rachidiennes traumatiques en situation d’urgence et son impact sur la rapidité et la précision du triage. Matériel et Méthodes Revue narrative des études utilisant des algorithmes d’IA appliqués à l’analyse des scanners rachidiens cervicaux, thoraciques et lombaires. Les travaux analysés portaient sur la détection automatisée des fractures, y compris les lésions complexes ou occultes, et leur intégration dans le parcours de soins d’urgence. Résultats Les algorithmes d’IA démontrent de bonnes performances pour l’identification des fractures rachidiennes, avec une sensibilité et une spécificité supérieures à la lecture standard dans plusieurs séries. L’utilisation de ces outils permet de détecter précocement des lésions difficiles à identifier, contribuant à une meilleure immobilisation, orientation thérapeutique et priorisation des patients. L’IA réduit ainsi les délais diagnostiques, particulièrement dans les services à forte charge ou en l’absence d’experts disponibles en continu. Conclusion L’intelligence artificielle représente un outil complémentaire prometteur pour le diagnostic des fractures rachidiennes en urgence. Utilisée comme aide au diagnostic et non comme substitut à l’expertise clinique, elle améliore la sécurité, la rapidité d’évaluation et la qualité globale de la prise en charge des urgences rachidiennes.
Ameur AFFES, Maryem KHAYAT, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51384 - EP161 Une discectomie endoscopique à évolution imprévisible révélant une tumeur rare.
EP161 Une discectomie endoscopique à évolution imprévisible révélant une tumeur rare.

Introduction : Le ganglioneurome (GN) est une tumeur à croissance lente issue du système nerveux sympathique et de la médullosurrénale au cours du développement embryonnaire, pouvant affecter n'importe quel site ganglionnaire, le plus souvent le médiastin et le rétropéritoine. Les ganglioneuromes spinaux sont rares. Ils se développent le plus souvent au niveau cervical. Leur localisation au niveau d'une racine nerveuse lombaire est encore plus rare, avec seulement 5 cas rapportés dans la littérature. Rapport de cas : Nous rapportons le cas d'une patiente de 67 ans admise pour prise en charge de lombosciatalgies L5 droites associées à une claudication radiculaire limitant son périmètre de marche à 50 mètres. Cette affection évoluait depuis deux ans et s'aggravait progressivement malgré un traitement médical bien conduit. Une IRM lombaire a été faite objectivant un canal lombaire étroit, associé à une hernie discale L3-L4 paramédiane gauche et à une hernie discale L4-L5 foraminale et extra-foraminale droite, ainsi qu'à une tuméfaction de la racine nerveuse L4 droite, attribuée à une inflammation réactionnelle au conflit disco-radiculaire. La patiente a bénéficié d’une discectomie L4-L5 par voie endoscopique trans-foraminale sans amélioration, ce qui a motivé la réalisation d'une intervention chirurgicale à ciel ouvert. On a alors découvert une lésion tumorale arrondie et encapsulée, prenant naissance au niveau de la racine nerveuse L4 droite dont l’étude anatomopathologique a conclu à un ganglioneurome. Discussion : Les ganglioneuromes spinaux sont des tumeurs bénignes. L'IRM montre généralement un hyposignal T1 et un hypersignal hétérogène en T2, avec un rehaussement progressif sur les séquences dynamiques. À l'IRM avec injection de produit de contraste, le fragment discal hernié est fréquemment associé à une prise de contraste périphérique annulaire au gadolinium et rarement à une prise de contraste centrale ou méningée. Dans notre cas, le diagnostic préopératoire (hernie discale lombaire) était erroné en l'absence d'une séquence IRM T1 avec injection de gadolinium. Dans le cas du ganglioneurome, l'exérèse chirurgicale complète est le traitement de choix. Compte tenu de la complexité de la lésion, une décompression obtenue par résection subtotale peut également améliorer le pronostic. Cependant, le risque de récidive locale et de transformation maligne existe. Un suivi régulier est donc recommandé, même après une exérèse complète. Conclusion : À travers notre observation clinique, nous avons illustré les caractéristiques cliniques, radiologiques et histopathologiques d’un ganglioneurome mimant celles d’une hernie discale et passé en revue la littérature pertinente afin de solliciter l’attention des neurochirurgiens sur ce diagnostic possible et de leur rappeler de ne pas hésiter à reprendre la chirurgie par voie endoscopique ou à recourir, si nécessaire, à une chirurgie ouverte en l’absence d’amélioration clinique postopératoire.
Hajer KAMMOUN, Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Mohamed Dehmani YEDEAS, Majdouline BARKACHE, Khaled RADHOUANE, Ridha CHEKILI
00:00 - 00:00 #51400 - EP162 Dysplasie spondylo-épiphysaire tardive révélée par un syndrome de la queue de cheval : à propos d’un cas.
EP162 Dysplasie spondylo-épiphysaire tardive révélée par un syndrome de la queue de cheval : à propos d’un cas.

La dysplasie spondyloépiphysaire tardive (SED tarda) est est une maladie génétique rare du cartilage et de l'os, caractérisée par une dégénérescence progressive du rachis et des articulations, se manifestant le plus souvent à la fin de l’enfance ou au début de l’âge adulte. L’absence de diagnostic précoce peut évoluer vers une compression médullaire ou un syndrome de la queue de cheval. Ce cas illustre les défis diagnostiques et chirurgicaux posés par une atteinte rachidienne sévère liée à une SED tarda non diagnostiquée. Un homme de 27 ans a consulté pour des lombalgies et des douleurs irradiant aux membres inférieurs, associées à une faiblesse progressive des membres inférieurs, des troubles de la marche et une rétention urinaire. L’IRM montrait des hernies discales géantes aux niveaux T12–L1 et L2–L3 entraînant une compression d’environ 80 % du canal rachidien, une sténose lombaire étagée (L1–S1), une scoliose lombaire et des anomalies vertébrales compatibles avec une SED tarda, incluant une platyspondylie et des plateaux vertébraux irréguliers. Le patient a bénéficié d’une arthrodèse postérieure avec instrumentation par vis pédiculaires de T9 jusqu’aux ailes iliaques, associée à une laminectomie décompressive de T10 à L5 et à une greffe osseuse. En postopératoire, une amélioration significative de la sensibilité des membres inférieurs a été observée, avec disparition complète des douleurs radiculaires et des troubles urinaires. La force musculaire ne s’est améliorée que légèrement. L’imagerie postopératoire a confirmé une décompression satisfaisante et une stabilité correcte du montage. Ce cas met en évidence les risques neurologiques liés au retard diagnostique de la SED tarda ainsi que l’efficacité d’une décompression et stabilisation chirurgicales réalisées précocement. Une reconnaissance clinique précoce, un dépistage radiologique adapté et une prise en charge multidisciplinaire, impliquant notamment la génétique, la rhumatologie, la neurochirurgie et la médecine physique, sont indispensables pour optimiser les résultats fonctionnels et prévenir le handicap à long terme chez les patients atteints de pathologies rachidiennes congénitales.
Firas AKROUT (Tunis, Tunisie), Sameh ACHOURA, Mohamed Dehmani YEDEAS, Achref ABDENNADHER, Ridha CHKILI
00:00 - 00:00 #51402 - EP163 Fenestration d’un kyste arachnoïdien intramédullaire du cône médullaire : à propos de deux cas.
EP163 Fenestration d’un kyste arachnoïdien intramédullaire du cône médullaire : à propos de deux cas.

Les kystes arachnoïdiens intramédullaires sont rares, en particulier au niveau du cône médullaire. Ces lésions bénignes remplies de liquide cérébrospinal sont souvent congénitales et peuvent rester asymptomatiques pendant des années. Lorsqu’elles deviennent symptomatiques, elles entraînent des déficits neurologiques progressifs par compression médullaire. Une prise en charge chirurgicale est indiquée en cas d’aggravation clinique. Nous rapportons deux cas de kystes arachnoïdiens intramédullaires du cône médullaire. Une femme de 50 ans a consulté pour des troubles progressifs de la marche, une urgenturie, une spasticité des membres inférieurs et une anesthésie en selle débutante. Un homme de 42 ans présentait une urgenturie associée à une dysfonction érectile. L’IRM rachidienne a montré, chez les deux patients, une lésion intramédullaire T2-hyperintense, non rehaussée, s’étendant de T11 à L1, compatible avec un kyste arachnoïdien. Une fenestration chirurgicale par myelotomie a été réalisée dans les deux cas. Les constatations peropératoires ont confirmé le diagnostic. Une amélioration clinique marquée a été observée en postopératoire, avec disparition complète des troubles urinaires chez les deux patients, tandis que la force musculaire est restée inchangée. Aucune complication chirurgicale ni récidive du kyste n’a été notée après un suivi d’un an. L’IRM postopératoire a confirmé une décompression efficace. Bien que rares, les kystes arachnoïdiens intramédullaires du cône médullaire doivent être évoqués devant un syndrome de compression du cône, notamment en présence de troubles sphinctériens ou sexuels. L’IRM est essentielle pour le diagnostic et la planification chirurgicale. La fenestration constitue un traitement sûr et efficace chez les patients symptomatiques, en particulier pour l’amélioration des troubles autonomes.
Firas AKROUT (Tunis, Tunisie), Mohamed Amine RACHDI, Khaled RADHOUANE, Sameh ACHOURA, Ridha CHKILI
00:00 - 00:00 #51418 - EP164 Tératome mature bénin du cône médullaire chez une patiente de 57 ans : à propos d’un cas et revue de la littérature.
EP164 Tératome mature bénin du cône médullaire chez une patiente de 57 ans : à propos d’un cas et revue de la littérature.

Introduction Le tératome mature du cône médullaire est une tumeur exceptionnelle chez l’adulte, avec très peu de cas rapportés dans la littérature. Son diagnostic est souvent retardé en raison de la non-spécificité des signes cliniques. Observation Nous rapportons le cas d’une patiente de 57 ans adressée pour une faiblesse brutale des membres inférieurs. Elle présentait comme antécédent des lombalgies chroniques, sans troubles sphinctériens associés. L’examen neurologique objectivait un déficit moteur des membres inférieurs avec une force proximale cotée à 0/5 à droite et 2/5 à gauche. L’IRM médullaire a révélé une lésion intramédullaire bien limitée au niveau du cône médullaire. Une intervention chirurgicale en urgence a été réalisée sous microscope opératoire, avec laminectomie bilatérale de T12 à L2 et exérèse complète de la tumeur. L’étude histologique était en faveur d’un tératome mature bénin. Aucune aggravation neurologique postopératoire n’a été constatée. Conclusion Les tératomes matures du cône médullaire chez l’adulte sont extrêmement rares. La symptomatologie est principalement liée à la compression médullaire. Le diagnostic de certitude repose sur l’examen histologique. L’exérèse chirurgicale constitue le traitement de référence, avec un objectif de résection complète lorsque cela est possible. L’utilisation du monitorage neurophysiologique peropératoire est recommandée afin de limiter le risque de lésions neurologiques. La rareté des données concernant les traitements adjuvants représente un défi supplémentaire dans la prise en charge de ces tumeurs.
Oualid HMAMOUCHE (FES, Maroc), Marouane HAMMOUD, Faycal LAKHDAR, Benzagmout MOHAMMED, Khalid CHAKOUR, El Faiz Mohammed CHAOUI
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POSTERS 2
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SESSION POSTERS BASE DU CRANE
Posters affichés et consultables pendant la durée du Congrès

00:00 - 00:00 #50532 - EP030 Kyste épidermoïde intracrânien extra-dural : à propos d’un cas.
EP030 Kyste épidermoïde intracrânien extra-dural : à propos d’un cas.

Les kystes épidermoïdes intracrâniens sont des tumeurs bénignes rares, d’origine congénitale, à croissance lente, responsables de symptômes souvent tardifs et peu spécifiques. Leur diagnostic repose principalement sur l’imagerie par résonance magnétique, tandis que l’exérèse chirurgicale constitue le traitement de référence. Nous rapportons le cas d’une patiente âgée de 74 ans, hypertendue sous traitement, consultant pour des céphalées diffuses évoluant depuis quatre mois, associées à un flou visuel bilatéral prédominant à gauche et à l’apparition d’une tuméfaction occipitale basse non inflammatoire. L’examen neurologique était sans particularité notable hormis une latéralisation du test de Romberg vers la droite. La tomodensitométrie cérébrale montrait une masse sous-tentorielle gauche à contenu hétérogène avec une composante graisseuse. L’IRM cérébrale mettait en évidence un processus extra-axial occipital gauche infiltrant l’os et le sinus latéral, responsable d’une hydrocéphalie triventriculaire active. Une prise en charge chirurgicale a été réalisée par un abord sous-occipital médian latéralisé à gauche. L’exploration peropératoire retrouvait une lésion extra-durale de couleur blanc nacré, de consistance ferme-élastique, non vascularisée et facilement décollable, associée à une lyse osseuse avec os friable, la dure-mère étant intacte et non infiltrée. Une exérèse macroscopiquement complète a été effectuée. L’examen anatomopathologique a confirmé le diagnostic de kyste épidermoïde. La présentation extra-durale des kystes épidermoïdes intracrâniens associée à une atteinte osseuse demeure exceptionnelle et constitue un véritable piège diagnostique, pouvant orienter à tort vers d’autres lésions kystiques. Bien que l’imagerie par résonance magnétique représente l’examen de référence, certaines formes atypiques peuvent prêter à confusion, rendant indispensable une analyse fine et corrélée aux données cliniques. L’aspect peropératoire, classiquement décrit comme une lésion blanc nacré, avasculaire, de consistance ferme-élastique et facilement clivable, demeure un élément fortement évocateur et contribue de manière déterminante à l’orientation diagnostique. La prise en charge repose sur une exérèse chirurgicale aussi complète que possible, conditionnant le pronostic et nécessitant un suivi clinique et radiologique prolongé en raison du risque de récidive. Ce cas illustre une présentation rare de kyste épidermoïde intracrânien extra-dural avec atteinte osseuse, soulignant les difficultés diagnostiques possibles et l’importance de la corrélation radio-clinique et peropératoire pour une prise en charge adaptée.
Kenza JAMAI (MARRAKECH, Maroc)
00:00 - 00:00 #51029 - EP031 Régression spontanée de macro-adénomes hypophysaires non fonctionnels compressifs : à propos de deux cas, implications diagnostiques et thérapeutiques.
EP031 Régression spontanée de macro-adénomes hypophysaires non fonctionnels compressifs : à propos de deux cas, implications diagnostiques et thérapeutiques.

Introduction : La régression spontanée des macro-adénomes hypophysaires non fonctionnels constitue un événement rare. Les cas de disparition complète en l’absence de signes cliniques ou radiologiques d’apoplexie hypophysaire sont exceptionnels et demeurent insuffisamment expliqués. Ces observations soulèvent la question de la stratégie thérapeutique, d’autant plus que certaines lésions hypophysaires non adénomateuses peuvent présenter des caractéristiques radiologiques proches de celles des macro-adénomes et évoluer spontanément vers la régression. Objectif : Rapporter deux cas de régression spontanée de macro-adénomes hypophysaires non fonctionnels compressifs, analyser les caractéristiques radiologiques et leurs implications diagnostiques, notamment les diagnostics différentiels des lésions hypophysaires pseudoadénomateuses, puis discuter les conséquences thérapeutiques associées. Observation : Nous rapportons deux patients présentant des macro-adénomes hypophysaires non fonctionnels avec compression chiasmatique, responsables de céphalées et de troubles visuels, associés à des déficits endocriniens. Dans les deux cas, une prise en charge endocrinologique a été instaurée et la chirurgie initialement indiquée a été différée. Un contrôle radiologique préopératoire a mis en évidence une disparition complète de la lésion, sans signe d’hémorragie ni de nécrose tumorale. L’évolution clinique a été favorable, avec récupération visuelle et stabilité endocrinienne sous traitement substitutif, sans récidive au suivi. Discussion : Ces observations confirment que la régression spontanée de lésions hypophysaires compressives peut survenir en l’absence d’apoplexie patente. Plusieurs mécanismes sont évoqués, notamment une ischémie tumorale subclinique ou des influences hormonales, en particulier dans le contexte post-partum. Par ailleurs, plusieurs entités peuvent mimer un macro-adénome hypophysaire à l’imagerie, notamment les hypophysites inflammatoires, certaines lésions kystiques, les phénomènes de nécrose ischémique transitoire, ou encore des pseudotumeurs liées à des variations hormonales. Ces diagnostics différentiels, associés à une évolution potentiellement régressive, justifient une réévaluation radiologique systématique avant chirurgie, en particulier chez les patients cliniquement et visuellement stables. Conclusion : Bien que la chirurgie demeure le traitement de référence des macro-adénomes hypophysaires compressifs, une approche prudente et individualisée, intégrant les diagnostics différentiels des lésions hypophysaires pseudoadénomateuses, peut, dans des situations sélectionnées, éviter une intervention inutile. La répétition de l’imagerie et l’évaluation multidisciplinaire avant tout geste chirurgical sont essentielles.
Mehdi MDARHRI (Fes, Maroc), Hamza SRIRI, Oualid Mohammed HMAMOUCHE, Marouane HAMMOUD, Faycal LAKHDAR, Mohammed BENZAGMOUTE, Khalid CHAKOUR, Mohamed CHAOUI EL FAIZ
00:00 - 00:00 #51053 - EP032 Méningiome clinoidien bilatérale symétrique à propos d’un cas et revue de la littérature.
EP032 Méningiome clinoidien bilatérale symétrique à propos d’un cas et revue de la littérature.

Introduction : Les méningiomes intracrâniens sont le plus souvent des lésions uniques. Les formes multiples restent rares, et l’atteinte de la clinoïde antérieure représente un défi chirurgical majeur en raison de la proximité immédiate des structures neurovasculaires critiques. La survenue de méningiomes clinoïdiens antérieurs bilatéraux strictement symétriques est exceptionnelle et peu décrite dans la littérature. Observation : Nous rapportons le cas d’une patiente adulte admise pour un syndrome d’hypertension intracrânienne. L’IRM cérébrale a révélé deux lésions extra-axiales de la clinoïde antérieure, bilatérales, strictement symétriques, évocatrices de méningiomes. La prise en charge chirurgicale a été réalisée en deux temps opératoires, compte tenu du risque fonctionnel visuel. Les suites postopératoires ont été simples, sans complication neurologique ni visuelle, avec une évolution clinique favorable. Discussion : À partir de cette observation et d’une revue ciblée de la littérature, nous discutons la rareté de cette entité, les hypothèses physiopathologiques avancées — notamment la théorie du défaut de champ méningé — ainsi que les différentes stratégies thérapeutiques rapportées. Le principal dilemme thérapeutique concerne le choix entre une chirurgie en un temps ou en deux temps, décision qui doit être individualisée selon l’atteinte visuelle, l’anatomie tumorale et le rapport aux structures optiques et vasculaires. Conclusion : Les méningiomes clinoïdiens antérieurs bilatéraux symétriques constituent une entité exceptionnelle et un véritable défi neurochirurgical. En l’absence de recommandations standardisées, une stratégie progressive et personnalisée, privilégiant la préservation fonctionnelle, semble être l’approche la plus appropriée.
Hamza SRIRI (FES, Maroc), Mdarhri MEHDI, Hmamouch OUALID, Lakhder FAYCAL, Mohammed BENZAGMOUT, Chakour KHALID, Mohammed CHAOUIELFAIZ
00:00 - 00:00 #51073 - EP033 les incidents per et poste operatoires dans la chirurgie de l angle pontocerebelleux a propos dune serie de 47cas.
EP033 les incidents per et poste operatoires dans la chirurgie de l angle pontocerebelleux a propos dune serie de 47cas.

Introduction La chirurgie des tumeurs de l’angle ponto-cérébelleux (APC) est reconnue comme l’un des gestes les plus complexes en neurochirurgie. Elle est associée à un risque fonctionnel et vital important en raison de l’étroitesse de cette loge anatomique et de la densité exceptionnelle des structures vasculo-nerveuses qui s’y trouvent, notamment les nerfs crâniens, le tronc cérébral et les axes vasculaires postérieurs. Matériel et méthodes Il s’agit d’une étude rétrospective menée sur une période de 5 ans, incluant 50 patients porteurs d’une tumeur de l’angle ponto-cérébelleux, parmi lesquels 47 ont bénéficié d’un traitement chirurgical. Tous les patients ont eu une IRM cérébrale. Une TDM cérébrale a été réalisée en complément chez les patients présentant un méningiome ou un chordome. Le monitorage peropératoire par potentiels évoqués a été utilisé systématiquement. La voie translabyrinthique n’a été employée qu’une seule fois, en collaboration avec l’équipe ORL. Discussion Dans notre série, une légère prédominance féminine a été observée, avec un âge moyen compris entre 40 et 60 ans, données concordantes avec celles rapportées dans la littérature. L’hypoacousie de perception constituait le signe clinique révélateur le plus fréquent, traduisant l’atteinte précoce du nerf cochléovestibulaire, souvent observée dans les tumeurs de l’APC. Le syndrome cérébelleux était également fréquemment retrouvé, reflétant la compression progressive du cervelet. La présence d’un syndrome d’hypertension intracrânienne chez 14 patients témoigne de l’évolution souvent tardive de ces tumeurs et de leur effet de masse sur les structures adjacentes. L’imagerie par résonance magnétique demeure l’examen de référence pour le diagnostic, l’évaluation de l’extension tumorale et la planification chirurgicale. La TDM conserve un intérêt dans l’analyse de l’atteinte osseuse, notamment pour les méningiomes et les chordomes. Le recours systématique au monitorage peropératoire par potentiels évoqués a permis de réduire le risque de lésions irréversibles des nerfs crâniens, bien que les déficits neurologiques restent une complication redoutée. Le choix de la voie d’abord dépend de plusieurs facteurs, incluant la taille tumorale, l’audition préopératoire et l’expérience de l’équipe chirurgicale, la voie translabyrinthique étant réservée à des indications spécifiques. Conclusion La chirurgie des tumeurs de l’angle ponto-cérébelleux reste un défi majeur en neurochirurgie. Une meilleure compréhension de l’anatomie, une imagerie performante et une prise en charge multidisciplinaire permettent de limiter les complications, mais le risque de morbidité demeure significatif, justifiant une évaluation préopératoire rigoureuse et un suivi postopératoire étroit.
Ibrahim BELGACEM (Tizi ouzou, Algérie), Yasmine DJOUADI, Lila MAAMERI, Hamida CHERFIOUI, Mohamed ABOUDJABEL, Mustapha AIT BACHIR
00:00 - 00:00 #51074 - EP034 difficultes chirurgical dans la prise en charge chirurgicale de pathologie neuroendocrine de la region sellaire et suprasellaire sur une serie de 700 cas.
EP034 difficultes chirurgical dans la prise en charge chirurgicale de pathologie neuroendocrine de la region sellaire et suprasellaire sur une serie de 700 cas.

Introduction Le traitement chirurgical des tumeurs intrasellaires et suprasellaires demeure un défi majeur en neurochirurgie, malgré les progrès importants réalisés dans la compréhension biologique de ces lésions et dans les techniques opératoires. La localisation profonde et médiane de ces tumeurs, à proximité du chiasma optique, de l’hypophyse et des structures vasculaires majeures, impose une planification chirurgicale rigoureuse et individualisée. Matériel et méthodes Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 700 patients opérés pour des tumeurs intrasellaires et/ou suprasellaires au sein d’un centre de neurochirurgie sur une période prolongée. Tous les patients ont bénéficié d’une évaluation clinique, endocrinienne et ophtalmologique complète, associée à une imagerie par résonance magnétique cérébrale. Le choix de l’approche chirurgicale reposait sur les caractéristiques tumorales, incluant le volume, l’extension suprasellaire ou latérale, les rapports avec les structures vasculaires, la distance par rapport au chiasma optique ainsi que la consistance tumorale. Les approches utilisées comprenaient la voie endoscopique ou microchirurgicale endonasale, les approches transcrâniennes (bicornale, sous-frontale, interhémisphérique) et l’approche pterionale classique. Discussion L’analyse de cette large série met en évidence la diversité morphologique et anatomique des tumeurs de la région sellaire et suprasellaire, justifiant l’utilisation de multiples voies d’abord chirurgicales. Le choix de l’approche constitue l’enjeu central de la prise en charge. Si les techniques endonasales offrent une voie directe et efficace pour les lésions médianes, les approches transcrâniennes demeurent indispensables pour les tumeurs volumineuses, latéralisées ou engainant les structures vasculaires. Outre le volume tumoral, l’enveloppement vasculaire, la distance du bord tumoral au chiasma optique et la consistance de la tumeur se révèlent être des facteurs déterminants de la résécabilité chirurgicale et du pronostic fonctionnel. Une stratégie adaptée permet de maximiser l’exérèse tout en limitant les complications visuelles, endocriniennes et neurologiques. Conclusion La chirurgie des tumeurs intrasellaires et suprasellaires reste une procédure complexe nécessitant une expertise avancée. Une analyse préopératoire minutieuse et un choix personnalisé de l’approche chirurgicale sont essentiels pour optimiser les résultats. Les études de grande ampleur confirment l’importance d’une prise en charge multidisciplinaire dans l’amélioration du pronostic des patients.
Ibrahim BELGACEM (Tizi ouzou, Algérie), Mohamed ABOUDJABEL, Yasmine DJOUADI, Lila MAAMERI, Hamida CHERFIOUI, Mustapha AIT BACHIR
00:00 - 00:00 #51075 - EP035 Mélanome méningé de la base du crâne chez un adulte jeune : à propos d’un cas rare.
EP035 Mélanome méningé de la base du crâne chez un adulte jeune : à propos d’un cas rare.

Abstract Les mélanomes méningés primitifs sont des tumeurs rares du système nerveux central, représentant une entité diagnostique et thérapeutique particulière, surtout chez le sujet jeune. Nous rapportons le cas d’un patient âgé de 22 ans, admis pour des céphalées intenses associées à une baisse de l’acuité visuelle de l’œil gauche et une atteinte incomplète de la troisième paire crânienne. L’imagerie par résonance magnétique cérébrale a mis en évidence un volumineux processus tumoral bien limité de la fosse temporale. Le patient a été opéré avec succès. L’ouverture chirurgicale a révélé un aspect osseux inhabituel avec une coloration noirâtre de la table interne et de la dure-mère. L’exploration macroscopique montrait une tumeur noirâtre, très hémorragique, avec un plan de clivage net, permettant une exérèse complète. L’examen anatomopathologique a conclu à un mélanome méningé primitif. Les suites opératoires ont été simples, avec une évolution clinique favorable. Discussion Les mélanomes méningés primitifs sont exceptionnellement rencontrés et surviennent le plus souvent à la base du crâne ou au niveau de la fosse postérieure. Leur présentation clinique est polymorphe et dépend essentiellement de la localisation tumorale. L’IRM joue un rôle central dans le diagnostic, bien que l’aspect radiologique puisse prêter à confusion avec d’autres lésions méningées pigmentées ou hémorragiques. Le diagnostic de certitude repose sur l’examen histologique. La chirurgie reste le traitement de choix, l’exérèse totale étant associée à un meilleur pronostic. Le caractère hémorragique et l’aspect pigmenté constituent des particularités peropératoires évocatrices. Conclusion Le mélanome méningé primitif est une pathologie rare, surtout chez l’adulte jeune. Une prise en charge chirurgicale précoce et une exérèse complète permettent d’obtenir de bons résultats cliniques. Ce cas souligne l’importance d’évoquer ce diagnostic devant une tumeur méningée pigmentée de la base du crâne.
Ibrahim BELGACEM (Tizi ouzou, Algérie), Yasmine DJOUADI, Mohamed ABOUDJABEL, Hamida CHERFIOUI, Lila MAAMERI, Mustapha AIT BACHIR
00:00 - 00:00 #51087 - EP036 Revue des approches endonasales pour chordomes clivaires.
EP036 Revue des approches endonasales pour chordomes clivaires.

Les chordomes clivaires sont des tumeurs rares, localement agressives, issues de reliquats de la notochorde, posant des défis chirurgicaux majeurs en raison de leur localisation profonde et de la proximité de structures neurovasculaires critiques. L’avènement des approches endonasales endoscopiques a profondément modifié leur prise en charge chirurgicale. Cette revue de la littérature analyse les différentes approches endonasales décrites pour le traitement des chordomes clivaires, leurs indications et leurs résultats. Les données actuelles montrent que l’abord endonasal endoscopique permet un accès direct et médian au clivus, facilitant une exérèse tumorale étendue tout en limitant la morbidité liée aux approches transcrâniennes traditionnelles. Les taux de résection macroscopiquement complète rapportés sont encourageants, notamment pour les lésions médianes ou paramédianes, avec une amélioration du contrôle local lorsqu’une exérèse maximale est associée à une radiothérapie adjuvante. Les principales complications restent les fuites de liquide céphalorachidien, les déficits des nerfs crâniens et les complications infectieuses, dont l’incidence a diminué avec les progrès des techniques de reconstruction de la base du crâne. Malgré ces avancées, le contrôle à long terme demeure un enjeu en raison du caractère infiltrant des chordomes. Les approches endonasales s’imposent aujourd’hui comme une option de première ligne pour les chordomes clivaires sélectionnés, au sein d’une stratégie thérapeutique multimodale.
Ameur AFFES, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51094 - EP037 Méningiomes base du crâne : approches transcrâniennes vs endoscopiques.
EP037 Méningiomes base du crâne : approches transcrâniennes vs endoscopiques.

Les méningiomes de la base du crâne représentent un défi chirurgical en raison de leur localisation profonde et de leur proximité avec des structures neurovasculaires critiques. Historiquement, les approches transcrâniennes ont constitué le traitement de référence, permettant une exérèse tumorale large au prix d’une morbidité parfois significative. L’essor des techniques endoscopiques endonasales a introduit des alternatives mini-invasives offrant un accès direct aux lésions médianes. Cette revue de la littérature compare les approches transcrâniennes et endoscopiques dans la prise en charge des méningiomes de la base du crâne, en analysant leurs indications, leurs résultats et leurs limites. Les données actuelles montrent que les approches endoscopiques permettent une réduction de la manipulation cérébrale et une amélioration des résultats fonctionnels pour des lésions médianes bien sélectionnées, notamment au niveau du tubercule de la selle et du clivus supérieur. En revanche, les approches transcrâniennes conservent une place essentielle pour les méningiomes latéralisés ou envahissant les structures neurovasculaires. Les taux de résection complète et de contrôle tumoral sont globalement comparables lorsque l’indication est adaptée, tandis que les profils de complications diffèrent selon l’approche. Le choix de la stratégie chirurgicale doit ainsi être individualisé, fondé sur l’anatomie tumorale et l’expertise de l’équipe.
Ameur AFFES, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Slim GALLAOUI, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51102 - EP038 Schwannomes vestibulaires : chirurgie microchirurgicale.
EP038 Schwannomes vestibulaires : chirurgie microchirurgicale.

Les schwannomes vestibulaires, ou neurinomes de l’acoustique, sont des tumeurs bénignes de l’angle ponto-cérébelleux, responsables de surdité progressive, acouphènes et troubles de l’équilibre. La chirurgie microchirurgicale constitue un traitement de référence pour les lésions symptomatiques ou volumineuses, permettant une exérèse complète tout en préservant les structures neuro-vasculaires adjacentes. Cette revue de la littérature analyse les différentes techniques microchirurgicales, les approches trans-labyrinthique, rétro-sigmoïdienne et sous-occipitale, ainsi que leurs résultats fonctionnels et complications. Les données montrent que le choix de l’approche dépend principalement de la taille tumorale, de la préservation auditive souhaitée et de l’expérience du chirurgien. Les taux de préservation du nerf facial sont élevés dans les séries récentes, tandis que la conservation auditive reste limitée aux tumeurs de petit volume. Les complications principales incluent la lésion faciale transitoire, l’hématome, le déficit vestibulaire et les fuites de liquide céphalorachidien. La chirurgie microchirurgicale continue de jouer un rôle central dans la prise en charge des schwannomes vestibulaires, avec des résultats favorables sur le contrôle tumoral et la préservation fonctionnelle lorsque les indications et la planification sont appropriées.
Ameur AFFES, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51104 - EP039 Évolution de l’ETV après malformation de Chiari.
EP039 Évolution de l’ETV après malformation de Chiari.

La malformation de Chiari de type I est fréquemment associée à l’hydrocéphalie ou à des troubles de la circulation du liquide céphalorachidien. La ventriculostomie endoscopique du troisième ventricule (ETV) a été proposée comme alternative au shunt ventriculo-péritonéal pour restaurer la dynamique du LCR. Cette revue de la littérature analyse les résultats et l’évolution de l’ETV chez les patients présentant une malformation de Chiari, en évaluant l’efficacité, la durabilité et les complications de la technique. Les données montrent que l’ETV peut permettre une amélioration clinique et radiologique significative, notamment chez les patients avec obstruction du foramen de Monro ou du troisième ventricule. Le succès de l’intervention dépend de l’âge, de l’anatomie ventriculaire et de l’existence d’une dissociation pressions intracrâniennes. Les complications incluent des échecs précoces liés à la sténose du stoma, des infections et des déséquilibres hydrodynamiques, bien que leur incidence soit faible dans les séries récentes. L’ETV apparaît comme une alternative sûre et efficace au shunt chez des patients sélectionnés, permettant de réduire la morbidité liée aux dispositifs implantés et de restaurer durablement la circulation du LCR.
Ameur AFFES, Majdouline BARKACHE, Rihab BEN FREDJ, Mohamed Amine RACHDI (Tunis, Tunisie), Iadh KSIRA
00:00 - 00:00 #51399 - EP040 Schwannome du nerf accessoire: Une tumeur rare de la citerne cérébello-médullaire :.
EP040 Schwannome du nerf accessoire: Une tumeur rare de la citerne cérébello-médullaire :.

Les schwannomes du nerf accessoire sont rares, en particulier lorsqu’ils siègent au niveau de son segment cisternal. Leur localisation atypique et leur présentation clinique souvent frustre peuvent rendre le diagnostic difficile. Peu de cas ont été rapportés dans la littérature. Ce cas contribue à une meilleure compréhension de leur présentation clinique, de leurs caractéristiques radiologiques, de leur prise en charge chirurgicale et de leurs résultats. Un homme de 70 ans a consulté pour des céphalées persistantes et des troubles de la marche évoluant depuis plusieurs jours. L’examen neurologique retrouvait uniquement une discrète faiblesse de l’élévation de l’épaule droite. L’IRM montrait une masse bien limitée, partiellement calcifiée, située dans la citerne cérébello-médullaire droite, s’étendant jusqu’au niveau de C1 et comprimant le bulbe rachidien. Une craniotomie sous-occipitale médiane a permis une exérèse microchirurgicale complète de la lésion. L’exérèse tumorale a été totale, sans complication peropératoire. Les suites postopératoires ont été simples, sans déficit neurologique nouveau, permettant une sortie précoce du patient. L’analyse anatomopathologique confirmait le diagnostic de schwannome, avec un marquage immunohistochimique S100 intense et diffus. L’IRM de contrôle à 3 mois confirmait l’absence de résidu tumoral ou de récidive. Les schwannomes du segment cisternal du nerf accessoire sont exceptionnellement rares et peuvent se manifester par une symptomatologie neurologique minime malgré un effet de masse significatif. L’IRM est essentielle pour le diagnostic et la planification chirurgicale. Ce cas souligne l’importance d’inclure les schwannomes des nerfs crâniens dans le diagnostic différentiel des lésions de la citerne cérébello-médullaire. Une exérèse microchirurgicale complète par voie sous-occipitale permet d’obtenir d’excellents résultats avec préservation de la fonction neurologique.
Firas AKROUT (Tunis, Tunisie), Mohamed Amine RACHDI, Sameh ACHOURA, Ahmed HARBAOUI, Ridha CHKILI